Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


26 juillet 2008

Formation des maitres

Formation des maîtres

   « Alleluia ! » s’exclament les plus naïfs des anti-pédagogistes. « Les IUFM seront bientôt dissous dans les universités, par la grâce des nouveaux concours de recrutement » — tout comme, jadis, le communisme était, paraît-il, soluble dans l’alcool.

   J’ai bien peur que les universités soient déjà iufmisées jusqu’au cou, et que le champagne des célébrations ait tourné vinaigre. La nouvelle mouture des concours de recrutement, qui diminue sensiblement la part purement disciplinaire, tout en sauvegardant la (grosse) moitié « pédagogique », en est la preuve par neuf.

   Au cours des mois de juin et juillet, diverses rumeurs ont agité les jurys de CAPES, en plein exercice — la plus constante étant la disparition, ou quasi-disparition, des concours, et la régionalisation du recrutement. Certains jurys ont même été reçus en délégation par un conseiller du ministre, qui les a, selon une technique éprouvée, rassurés et épouvantés.

   Donc…

   Premier point, les candidats à tous les concours de recrutement devront avoir un Master 1 au moment de l’écrit, et avoir achevé le M2 au moment de l’oral : d’où la dissociation sensible, dans le temps, entre un écrit passé à la fin du premier semestre universitaire (fin janvier) et un oral en mai ou juin.

   La préparation des concours s’effectuera dans un temps bref. Mais la qualité des universitaires et de leur enseignement compensera sans doute ce minuscule inconvénient… Voir plus bas.

   La validation du M1 pourrait s’accomplir via les notes de « concours blancs » organisés par les facs — qui restent en l’état maîtresses de leurs cursus, comme elles le sont désormais de leurs finances (et forcément, elles investiront lourdement dans la préparation des concours d’enseignement). Entre l’écrit et l’oral, débrouillez-vous pour faire quelques semaines (de trois à six — comme en BTS…) de stage dans un établissement scolaire — sur la base du volontariat ou du nombre de places disponibles. Vous voudrez bien rédiger un rapport de stage (modèle BTS toujours — plus on monte le niveau de recrutement, plus le niveau d’exigence descend) de synthèse courant avril-mai. Aucune difficulté : vous n’aurez pas grand-chose à préparer pour l’oral, comme nous allons le voir.

   Quels Masters ? Silence radio chez Darcos. Adressez-vous au ministère des Universités. « Des masters professionnalisés », disent déjà les plus inventifs des Pédagogues installés à demeure dans les facs, à Créteil ou ailleurs : tout le monde sait bien que les « profs » des deux derniers siècles n’étaient en rien des « professionnels », et qu’il est temps de les recadrer. « Des masters pluri-disciplinaires », proposent des universités (Artois, par exemple) qui se soucient de la formation des futurs maîtres du Primaire. Et pour les profs du Second degré ? « Vous délivrez déjà des Licences disciplinaires, n’est-ce pas ? » insinue délicatement le Conseiller consulté, mi-figue mi-raisin (ou faut-il dire « tongue in  cheek » ?). « Donc, le niveau disciplinaire est acquis en Licence », continue-t-il avec l’imperceptible ironie qui le caractérise (mais plus une ironie est légère, plus elle est cinglante, tout le monde sait cela).
   C’est un argument déjà utilisé en 1990 par Claude Allègre, alors dir-cab d’un certain Lionel Jospin. Le ministère pensait à l’époque (sérieusement, vu l’idéologie du ministre d’alors et la compétence universelle de son second) qu’un étudiant de troisième année avait victorieusement construit lui-même ses propres savoirs. Et la rue de Grenelle semble persister à le penser.

   C’est que les conseillers du ministre n’ont pas vu les candidats au CAPES d’Histoire-Géo hésiter longuement devant une carte de France avant de se décider à placer la source du Rhône dans les Ardennes, ni ceux du CAPES de Lettres asséner au jury la preuve formelle que La Fontaine aimait les animaux, puisqu’il a dédié les Fables à un « dauphin » — un grand dauphin, même… C’est qu’ils ne savent pas que les candidats les plus sérieux sortent de classes préparatoires, ou d’une formation agrégation (1). C’est qu’ils ne veulent pas savoir qu’un étudiant que l’on fait échouer en Licence, ce sont des crédits qui s’envolent. Donc…

   Au passage, j’aimerais bien avoir des statistiques sérieuses sur le nombre de candidats au CAPES (ou même au concours de Professeur des écoles) qui sont déjà titulaires d’un M2. L’âge moyen des candidats dérive de plus en plus, comme s’ils se rabattaient tardivement vers l’enseignement après avoir tenté leur chance dans des carrières plus lucratives, mieux considérées, ou moins dangereuses.

   Quant à ceux qui se lançaient dans les concours avec une simple Licence en poche, ils patienteront bien deux ans encore — deux ans de petits boulots et de grosses galères (2). Il faut ce qu’il faut pour s’assurer que l’on a la vocation pour le plus beau métier du monde…

   Les concours nouveau style doivent démarrer en 2010. Les Masters doivent donc se mettre en place en÷ septembre 2008. Dans un mois.

   À supposer que les profs de facs se sentent motivés pour opérer une rentrée universitaire début septembre, et non fin octobre, et renoncent aux belles conférences (éventuellement lucratives) où ils dissertent agréablement, comme chez David Lodge, sur décodage et encodage.

   C’est pour le coup que les PRAG (les agrégés enseignant dans le Supérieur) trouveront une utilisation massive.

   Pour ce qui est des épreuves elles-mêmes, le plan évoqué avec insistance par le ministère suggère une épreuve à l’écrit (deux dans les CAPES bivalents, comme en Histoire-Géographie), et deux épreuves à l’oral : l’une de didactique (schéma actuel : comment faire un cours, pour un niveau donné, en s’appuyant sur divers documents, en général des extraits de manuels scolaires — les IPR font pratiquement la loi dans ces épreuves, qui ont cependant évolué vers une appréciation globale de la culture générale du candidat), l’autre de « connaissance du système éducatif ». Le contenu en reste encore flou, mais l’interrogation tournerait autour d’un cas concret vu en stage (par exemple le commentaire du « projet d’établissement » du collège où le candidat, entre l’écrit et l’oral, se sera fait recruter pour se mettre dans le bain — voir plus haut). En pratique, ce sera, indique une source très proche du ministre, de l’ordre d’un entretien d’embauche classique, motivation, dynamisme, projet personnel. L’établissement scolaire est une entreprise…
   Puis-je suggérer que le candidat soit également interviewé sur ses « prétentions » de rémunération, afin que l’Etat, dont on nous clame sans cesse qu’il est tout à fait désargenté, recrute principalement des masochistes ou des ascètes ?

   Rassurez-vous : le coefficient de cette dernière épreuve sera anecdotique. C’est un os donné à ronger à tous ceux qui veulent « professionnaliser » la profession, sans souci réel des compétences disciplinaires.

   Qui organisera ces épreuves ? Pour le moment, elles sont nationales, comme les programmes — mais il n’est pas exclu qu’on les fasse passer, à l’avenir, sous la tutelle des Académies — comme en Allemagne. Le CAPES finira par valoir ce que valent les facs. Très cher, forcément.

   L’agrégation est maintenue en l’état — à ceci près que le nombre de postes sera pratiquement divisé par deux, dans un avenir très proche : les philosophes du ministère risquent de ne pas avoir trop de néophytes à appeler « chers collègues », dans les temps à venir. C’est mettre le concours en extinction, ou vouloir former des enseignants immédiatement disponibles en facs… pour la formation des futurs Certifiés ? Quant au nombre de postes mis aux concours… Qu’en sera-t-il, quand on voit la rue de Grenelle se référer à la Validation des Acquis de l’Expérience, pour combler les trous ?

   Bien entendu, le Maître est le sommet de la pyramide. Il n’est formé que pour répondre aux ambitions du système éducatif dans son ensemble : ambitions très raisonnables dans le Primaire, et même en dessous du raisonnable, ambitions maintenues en bas au collège, et en cours de révision à la baisse au lycée (Jean-Paul de Gaudemar « consultera » les organisations syndicales fin août sur le sujet, selon la nouvelle définition du terme qui signifie « communiquer les décisions prises »).

   Dans les grandes années du maoïsme, le Grand Timonier avait inventé un triple système de formation des médecins. Le plus grand nombre ne connaissait à fond que les dix maladies les plus courantes. Sinon, vous pouviez, plus tard, consulter un praticien maîtrisant trente maladies. Enfin, vous pouviez tenter votre chance avec de vrais toubibs — si vous n’étiez pas mort dans l’intervalle.

   Je ne peux que répéter ce que je clame sans lassitude depuis la Fabrique du crétin : pour faire classe à des élèves faibles, et à petit niveau, il faut en connaître dix fois plus que ce que suggèrent les programmes. Cent fois plus, parfois. Le Savoir est une chaîne, où tout se tient, et où l’on va se servir selon les besoins. Allons, mon cher Mark, vous n’auriez pas fait un cours sur le Rationalisme, autrefois, en vous en tenant au Discours de la Méthode. Vous seriez allé butiner chez Spinoza, ou Leibniz, ou Démocrite et Lucrèce — ou que sais-je, comme disait Montaigne…

   J’oubliais : les heureux lauréats auront la chance d’enseigner tout de suite 18 heures par semaine : ils seront, dit le ministère, mis en situation de plein exercice, tout en bénéficiant de l’aide et du soutien de professeurs « expérimentés » — ils en ont de la chance.

   Puis définitivement titularisés après une inspection. Mais ils bénéficieront de stages pédagogiques — hors temps scolaire : heureux lascars !

   Ou plutôt 35 heures, selon le vieux rêve de tous ceux qui pensent que les profs n’en fichent pas une rame. Elle est pas belle, la vie ?

   Dernier point : n’attendez pas de revalorisation financière. Vous aurez des avantages en nature, dans la mesure des moyens des Régions, chargées de prendre le relais d’un Etat qui se désinvestit massivement. Un stylo neuf, pour faire face aux frais de première installation. Un bureau (si ! on va vous le construire, même dans les établissements — la grande majorité — où il n’y a pas assez de place et de classes pour les élèves). Des facilités informatiques (il y aura deux ordinateurs de plus pour entrer les notes en cours et en fin de trimestre, de sorte que vous en ferez plus trop la queue pour les taper).

   Byzance !

   Mais je suis méchante langue : une concertation large (pour la définition de ce terme complexe, voir ci-dessus) est prévue début septembre, quand la « feuille de route » du projet sera rendue publique. Pourquoi ne pas l’appeler tout de suite « décret » ?

Jean-Paul Brighelli

(1) Nous sommes quelques-uns à avoir demandé aux profs de facs des jurys pourquoi diable ils ne faisaient pas, en université, des cours comparables à ceux des Khâgnes. Les réponses fluctuent, au gré de la bonne ou de la mauvaise foi des interlocuteurs : « pas les mêmes élèves » (serait-il qu’on enseigne en fac au rabais ?), ou « nous n’avons pas vocation à préparer des concours, mais à former à la recherche ». Personne qui ne réponde : « Nous n’avons pas envie de travailler autant que les profs de prépas… » Comme c’est étrange…Cela dit, quelques facs préparent consciencieusement au CAPES. Ce sont rarement celles auxquelles ont été associés les IUFM — et elles reçoivent donc moins de crédit. Voir la concurrence déloyale, dont je parle dans Fin de récré, entre Paris III et Paris IV, par exemple.

(2) Le plan gouvernemental promet des bourses au mérite. Dont acte. On reste loin de la restauration des IPES, ces concours qui, passés en Première ou Deuxième année, assuraient le SMIC aux futurs enseignants. C’était pourtant une promesse du candidat Sarkozy, comme je le rappelle dans Fin de récré.

Commentaires

Eh bien, les prévisions les plus pessimistes semblent confirmées. Une seule épreuve à l'écrit du CAPES ? Une licence censée assurer toutes les connaissances requises ? Et dix-huit heures de cours aussitôt après le concours? La fabrique du crétin risque de fonctionner encore longtemps.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 juillet 2008

"L’agrégation est maintenue en l’état — à ceci près que le nombre de postes sera pratiquement divisé par deux, dans un avenir très proche."

Qui sont les masochistes qui voudront bien faire ces deux années d'étude supplémentaires - ou presque- qui plus est non disciplinaires -c'est à dire chiantes au possible- alors que les chances de réussir l'agrég seront divisées par deux, que le boulot devient de plus en plus pénible - car vidé de toute substance- et qu'aucune revalorisation financière sérieuse n'est prévue?

Écrit par : TotoWeininger | 26 juillet 2008

C'est sans doute ce que Darcos appelle une "revalorisation morale et matérielle" du métier.
Quand un ministre parle de cette façon, il faut comprendre le contraire, comme quand ces types-là affirment dans leur langage "qu'il n'y aura pas de privatisation" ou que "M. Untel a toute leur confiance"... on est alors sûr que M. Untel va bientôt se faire jeter et que l'argenterie va être vendue.

Écrit par : Lariba | 26 juillet 2008

"Au passage, j’aimerais bien avoir des statistiques sérieuses sur le nombre de candidats au CAPES (ou même au concours de Professeur des écoles) qui sont déjà titulaires d’un M2."

J'avais déjà donné l'adresse dans le fil précédent. Les statistiques sont là :

http://www.education.gouv.fr/cid5542/regards-statistiques.html

Elles confirment votre intuition.

Écrit par : Cyrano | 26 juillet 2008

Qui a cru une seule seconde, de manière un peu sérieuse, que l'IPES serait rétabli? Encore aurait-il fallu, dans un premier temps, que l'objectif de Sarko ne soit pas de torpiller l'école publique...
Et pourquoi pas rétablir les écoles normales, pendant qu'on y est?

Écrit par : Christophe Sibille | 26 juillet 2008

Encore aurait-il fallu, dans un premier temps, que l'objectif de Sarko ne soit pas de torpiller l'école publique...

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 juillet 2008

On ne torpille pas un champ de ruine, mon cher Christophe (j'emprunte l'expression à Guy Morel, s'il le veut bien).

Écrit par : Manu | 26 juillet 2008

"ils ne savent pas que les candidats les plus sérieux sortent de classes préparatoires, ou d’une formation agrégation"

Ils doivent bien le savoir, mais du sérieux des candidats au CAPES, ils se soucient comme d'une guigne!

Ce que cette réforme risque de consacrer, c'est le décrochage du train CAPES de la locomotive agrég. car, bien entendu, les futurs candidats à l'agrégation ne mettront jamais les pieds dans des masters "professionnalisés" qui ne leur seraient d'aucun intérêt - c'est le moins que l'on puisse dire- dans la mesure où, effectivement, "l’agrégation est maintenue en l’état" et reste un concours aux exigences exclusivement disciplinaires. Ils iront en classes préparatoires, intègreront l'ENS ou bien poursuivront à l'Université un cursus DISCIPLINAIRE.

Bref, c'est l'émulation CAPES / agrégation que l'on sabote et le CAPES conçu comme une "petite" agrégation et qui repêche ici et là quelques agrégatifs malchanceux.

C'est NUL, NUL, NUL et NUL.

Écrit par : TotoWeininger | 26 juillet 2008

tiens un marrionnier sur le blog...ça fait penser à l'automne...


bisous très cher JPB

Saperlotte , pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 27 juillet 2008

marronniers! glups!

Écrit par : Saperlipopette | 27 juillet 2008

A propos des concours – ainsi que de la persévérance de l’homme aux rats :

http://www.dailymotion.com/video/x68n3c_nicolas-sarkozy-sen-prend-a-la-prin_news

Écrit par : Pli | 27 juillet 2008

Bon alors quoi, ce sera encore pire après ?

Tout ça ne cessera donc jamais d'empirer ?

Écrit par : Jeremy | 27 juillet 2008

On en a parlé plusieurs fois ici, de cette fameuse histoire d'amour malheureuse entre la princesse de Clèves et Zébulon. Mais, effectivement, elle a peut-être encore plus d'importance qu'on imagine dans ce qui se passe en ce moment concernant la destruction programmée de l'école publique.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 juillet 2008

Monsieur JPB, quels sont vos bons conseils de lectures pour cet été déjà bien entamé ? J'ai adoré "L'ombre du vent", beaucoup aimé Indridason, ri aux éclats avec Tom Sharp... ENCORE !!!!
Pour tout cela et plus encore.... Thank you Satan !!!!

Écrit par : NC | 27 juillet 2008

C'est une très mauvaise nouvelle: le niveau du capes en sciences physiques est déjà bas, et j'ai peine à imaginer qu'on puisse encore diminuer le niveau disciplinaire. Comment voudrait-on que ces professeurs nouvelle mouture soient fichus d'enseigner correctement en terminales scientifiques ? Je ne comprends pas.

Écrit par : françois duhem | 27 juillet 2008

C'est vraiment à ce point?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 juillet 2008

C'est pourtant bien simple : des élèves dotés d'un carnet d'expériences qui les suit depuis leur Petite Section, dans lequel ils ont noté avec application leurs expériences personnelles lors des modules La Main à la Pâte, n'ont besoin en terminale scientifique que d'une personne qui est là pour les encourager à se documenter par eux-mêmes et à continuer sur la voie de la Science par leurs propres moyens.
Autant d'ailleurs recruter des personnes titulaires du BAFA, ça reviendra moins cher et, au moins, elles ne seront pas imbues de leurs connaissances au point de vouloir les transmettre.

Écrit par : c. cru | 27 juillet 2008

"Autant d'ailleurs recruter des personnes titulaires du BAFA, ça reviendra moins cher et, au moins, elles ne seront pas imbues de leurs connaissances au point de vouloir les transmettre."

Bah ça va en revenir à ça.

Je confirme que le niveau est déjà tellement bas.

Dans quelques années, les profs feront tous les memes "séquences" (il n'y a plus de raison pour que le mot disparaisse, maintenant...) sur Candide de Voltaire, Don Juan de Molière, La Peste de Camus et Rhinocéros de Ionesco. On n'étudiera même plus d'oeuvres du Moyen-Age ni du 16eme siècle car ce sera trop compliqué (pour les eleves comme pour les profs). Du 17e, il ne restera que Molière, Corneille, Racine, La Bruyère et La Princesse de Clèves. Du 18eme, il restera 2 Lettres persanes (toujours les mêmes : celle sur la mode et celle sur le pape et le roi), Candide, et des extraits de l'Encyclopédie et du Dictionnaire philosophique.
Le 19eme et le 20eme se tailleront par contre la part du lion.

En guise d'explication de texte, on fera des exercices insipides du genre "modifiez des mots dans le texte", "trouvez le bon mot", ou des "sujets d'invention" (écrivez la suite du texte)

Ai-je besoin de préciser que ces séquences seront reprises d'internet et de revues ad hoc ? Cela dit, le travail sera devenu assez difficile comme ça pour en plus passer du temps à préparer les cours.

Écrit par : Jeremy | 27 juillet 2008

C'est très bien; il restera les établissements privés où on continuera à faire des cours "comme avant" et les établissements publics prestigieux qui résisteront jusqu'à la mise à la retraite des vieux grognards.
Après, tour ira bien dans le nouveau monde qui s'annonce.
Parfois on veut extirper la maladie, quand bien même on tuerait le malade. N'est-ce pas ce qui est en train de nous arriver? Au moins on ne souffrira plus d'élitisme, puisque c'est ce dont on souffrait, paraît-il.

Écrit par : Sénéchal | 27 juillet 2008

Au risque de "tourner en rond", (l'argument a souvent été débattu ici), c'est très souvent pire dans le privé que dans le public.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 juillet 2008

A propos des concours – ainsi que de la persévérance de l’homme aux rats :
Ecrit par : Pli | 27 juillet 2008

On n'est pas sortis de l'auberge...

« La marque Thor Steinar joue également la provocation avec des T-Shirts aux motifs et slogans clairement ambigus : par exemple, le T-shirt « Ski Heil ! » rappelant fortement le salut nazi « Sieg Heil » ou encore l’inscription « Nordmark »sur certains vêtements alors même qu’un camp d’éducation et de travail de la SS à Kiel portait ce nom. Thor Steinar a également mis en vente des sweat shirts avec le titre « No Inquisition ». Le motif du dos représente un aigle attrapant entre ses serres un poisson, symbole du christianisme. »
http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article333

"L'homme aux rats" dit juste qu'il ne peut être au four et au moulin. J'espère que personne ne souhaite, ici, le dire à sa place.

Écrit par : Steppenwolf | 27 juillet 2008

" Du dix-septième, il ne restera plus que Molière, Corneille, Racine, La Bruyère et La Princesse de Clèves." (écrit par Jeremy)

Je vous trouve optimiste. J'ai bien peur qu'il ne reste même plus ceux-là.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 juillet 2008

Ah, pour être honnete, pour l'instant les professeurs les font encore. Est-ce que ça durera longtemps, ça je l'ignore.

Mais ces oeuvres ont résisté aux programmes Viala, je pense qu'elles sont parées pour résister à tout. Disons que la plus menacée est justement la Princesse de Clèves - je ne crains pas trop pour La Bruyère, Molière et Racine.

Corneille résiste bien aussi pour les Littéraires.

Écrit par : Jeremy | 27 juillet 2008

Oui Christophe, c'est à ce point. Certains titulaires du capes de sciences physiques sont très faibles dans leur discipline. Pour donner un exemple: l'un d'entre eux expliquait consciencieusement que toutes les forces appliquées à un corps partent de son centre de gravité, à des élèves de TS...Le même ignorait tout de la notation complexe en électromagnétisme. J'en passe et des meilleures.

Écrit par : françois duhem | 27 juillet 2008

JE N'AI RIEN À DIRE !


Le sujet abordé, la formation des maîtres, étant à la fois très sérieux, bien spécifique, corporatiste, au bon sens du terme, je me sens plutôt hors-jeu, car pas du tout prêt à entrer dans le dédale des mesures concrètes “réorganisant” la fabrique des chrétiens (ceux qui croient et qui portent la croix).
Je n'ai pas cru devoir tomber dans le délire de l'exclusion pour avancer qu'un complot ourdi par une secte ayant comme chef de file un certain Briguélalaïtou cherche à chasser les non-enseignants de ces débats et de ce blog créateur et vertueux.
Je n'ai pas cru devoir tomber dans une pratique de sabotage d'une démarche, somme toute, citoyenne, en lançant en contre-feu un sujet brûlant comme la correction orthographique et les cuistres (je me demande bien ce qui peut me faire évoquer un tel thème – sans doute son universalité !) ou encore un sujet explosif comme “ Le discours homosexuel dominant entre-t-il dans la catégorie des communautarismes ? Dans les deux cas, vous auriez droit à quatre pages, fautes incluses.
JE ME SUIS DIT, SEUL LE SILENCE EST GRAND !… Voilà, j'l'ai dit ! ! !

R.F.

N.B. J'anticipe, en soulignant que l'intervention de Christophe Sibille sera du type : “Vous voyez, même quand il dit qu'il se tait, il en fait une tartine !”
Ce Christophe Sibille a des réflexions toujours empreintes d'une profonde sagesse…
N.B. 2 : Il se peut qu'il extraie de mes commentaires cette dernière phrase pour écrire : “Vous voyez, Roger Felts reconnaît enfin mes mérites !”
N.B. 3 : Dans ce cas, je sortirai de mon silence pour faire du Christophe Sibille bis : “ Mais Christophe, j'ai toujours reconnu vos mérites !”
N.B. 4 : Mais je ne rajouterai pas cette remarque fielleuse : “… Mais il faut savoir lire entre les lignes !”
N.B. 5 : J'exclus que se servant de ma phrase “Seul le silence est grand !” il ose dire “… Et vous, vous êtes petit, petit.” Ce serait mesquin et surtout, je viens de l'écrire…
N.B. 6 : J'exclus aussi la probabilité que son sens de la contradiction, l'amène à ne pas intervenir. En fait, c'est le but recherché, mais il le sait : il interviendra donc par esprit de contradiction au carré… Pour ne rien dire… Comme dab. C'est le carré qui devient nul.
N.B. 7 : Ce commentaire démontre par l'absurde que même quand je veux faire du Sibille, je n'y arrive pas en cinq lignes. Il m'en faut cinquante…

Suis-je la première personne qui a énoncé en acte que dans le RIEN, il y a TOUJOURS QUELQUE CHOSE ? Galilée ou Christophe Sibille, tel est mon destin !

C'était vos trente secondes de distraction… Vous pouvez maintenant ranger votre mouchoir et retourner à vos chères études dont le sujet est “la formation des maîtres”…

N.B. 8 : C.S. risque de murmurer : “ Comme distraction, on fait mieux.”
Oui, il y a Christophe Sibille…

Des personnes averties pourraient craindre que mes obsessions actuelles, ce sont moins les fautes d'orthographe que les interventions de Christophe Sibille. Il n'en est rien. Pour vivre heureux, ce blog a besoin de commentaires… Donc que vivent les commentaires de C.B. C'est le côté donneur de leçon qui fait problème… Dans la mesure de mes moyens, modestes, je m'efforce de donner des leçons aux donneurs de leçons… C'est un peu comme la formation des formateurs de formateurs de nos spichio-pédalogistes !
Que voilà une manière habile de rebondir dans le sujet ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 27 juillet 2008

Autant d'ailleurs recruter des personnes titulaires du BAFA, ça reviendra moins cher et, au moins, elles ne seront pas imbues de leurs connaissances au point de vouloir les transmettre.

Ecrit par : c. cru | 27 juillet 2008
Comment vont les petites, c. cru? maile-moi, merci.

Écrit par : dix de der | 27 juillet 2008

Un lien utile qui semble confirmer des prises de position désespérantes concernant l'avenir des concours :

http://capesentrouble.forumactif.com/forum-agregation-f24/du-grec-ancien-a-l-agreg-externe-de-lm-t30898.htm

Écrit par : Flo | 27 juillet 2008

Bonsoir, bonjour.
Terrifiant ce que je viens de lire.
Avez-vous des informations quant aux concours internes ?
Seront-ils maintenus ? Sous quelle forme ?
Merci

Écrit par : Flo | 27 juillet 2008

Le lien que je viens de donner semble dire que les concours internes seraient plus préservés. Tendance qui apparaissait déjà cette année.

Écrit par : Flo (la première) | 27 juillet 2008

On n'est pas sortis de l'auberge...

« La marque Thor Steinar joue également la provocation avec des T-Shirts aux motifs et slogans clairement ambigus : par exemple, le T-shirt « Ski Heil ! » rappelant fortement le salut nazi « Sieg Heil » ou encore l’inscription « Nordmark »sur certains vêtements alors même qu’un camp d’éducation et de travail de la SS à Kiel portait ce nom. Thor Steinar a également mis en vente des sweat shirts avec le titre « No Inquisition ». Le motif du dos représente un aigle attrapant entre ses serres un poisson, symbole du christianisme. »
http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article333

"L'homme aux rats" dit juste qu'il ne peut être au four et au moulin. J'espère que personne ne souhaite, ici, le dire à sa place.

Ecrit par : Steppenwolf

Oui, voilà
http://www.lescamps.org/images/31077autodafe.jpg :

Tout ça, ce n’est que de la manipulation symbolique pour faire hurler dans le camp du Bien. Il ne faut surtout pas s’inquiéter.

Écrit par : Pli | 27 juillet 2008

Comment vont les petites, c. cru? maile-moi, merci.

Ecrit par : dix de der | 27 juillet 2008

Je dois d'abord procéder aux vérifications d'usage... Bérestikone.... ?

Écrit par : c.cru | 27 juillet 2008

Frankaloupette !

Rassurée ?

Écrit par : The Assyrian Think Tank Over Ovary | 27 juillet 2008

Nous voilà rassurés, on avait révé que le recrutement à master 2 des enseignants allait revaloriser les débuts de carrière des enseignants, il n'en rien et il y aura toujours des gens pour se présenter à ces postes à 1200 euros net par mois, donc à quoi bon revaloriser, la division par deux des postes à l'agrégation (moins de postes que de normaliens) est lourde de conséquences pour les classes préparatoires et les ens qui orienteront leurs élèves vers les doctorats et la recherche donc vers l'enseignement supérieur, les classes prépas et le privé, les agrégés n'ont plus vocation à enseigner en pré bac. Pour moi tout est clair.

Écrit par : piot | 27 juillet 2008

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU CONSEIL ET AU PARLEMENT EUROPÉEN - Améliorer la qualité des études et de la formation des enseignants

Bruxelles - 2007

http://ec.europa.eu/education/com392_fr.pdf

Extrait :

"Les évolutions de l’enseignement et de la société imposent de nouvelles exigences aux enseignants. Par exemple, outre qu’ils doivent dispenser les connaissances élémentaires, les
enseignants sont de plus en plus fréquemment appelés à aider les jeunes à devenir des apprenants parfaitement autonomes grâce à l’acquisition de compétences clés, plutôt que par la mémorisation d’informations ; ils sont priés de mettre au point des méthodes d’acquisition de connaissances plus constructives, davantage axées sur la collaboration, et d’être, non plus des formateurs ex cathedra, mais des animateurs et des administrateurs de classes. Ces nouveaux rôles supposent une formation aux différents styles et techniques pédagogiques, sans compter que les classes se composent maintenant d’un mélange plus hétérogène de
jeunes du triple point de vue de leur milieu d’origine, de leurs aptitudes et de leurs inaptitudes. De surcroît, les enseignants sont tenus de recourir aux possibilités qu’offrent les
nouvelles technologies et de donner suite à la demande relative à l'individualisation des études. Enfin, ils peuvent être appelés à assumer des responsabilités supplémentaires –
intervention dans les processus décisionnels ou activités de gestion et d’administration –, conséquence de l’autonomie accrue des établissements scolaires."

Exercice pour futurs apprenants d'apprenants : repérer les mots-clés ...

Écrit par : Hervé | 27 juillet 2008

"JE ME SUIS DIT, SEUL LE SILENCE EST GRAND !"

...

Écrit par : Jeremy | 27 juillet 2008

Frankaloupette !

Rassurée ?

Ecrit par : The Assyrian Think Tank Over Ovary | 27 juillet 2008

Ben... pas trop, non... C'est toi, klebsorum rex? Logiquement, ça ne peut être que toi. Qu'est-ce que tu pourrais bien venir zoner ici?

Écrit par : dix de der | 27 juillet 2008

« " ... Ce que je ne comprends pas, c'est que ce n'est pas le genre de mec à sauter sur n'importe quelle fille, autrement j'aurais pas voulu dès le premier soir. Il s'est vraiment passé un truc entre nous. En fait, je crois que je lui fais peur, faut pas croire : les garçons ont toujours peur des filles qui ont une forte personnalité."
Elle aborde volontiers le thème de sa "forte personnalité". Tout comme elle évoque facilement sa vive intelligence ou l'étendue de sa culture. Enigme du système mental, Dieu seul sait comment elle s'est mis ça en tête.
Il est vrai qu'elle soigne sa conversation. Elle l'émaille de bizarreries dûment accréditées par le milieu qu'elle fréquente. Elle se compose également une série de références culturelles qu'elle choisit comme ses accessoires vestimentaires : selon l'air du temps, avec un talent certain pour ressembler à sa voisine.
Elle s'entretient donc la personnalité comme elle entretient l'épilation du maillot, car elle sait qu'il faut jouer sur tous les tableaux pour séduire un garçon. Le but ultime étant de devenir la femme de quelqu'un et, avec le mal qu'elle se donne, elle envisage de devenir la femme de quelqu'un de bien.
L'intuition masculine aidant, les garçons se tiennent à bonne distance du bonsaï. Elle finira pourtant par s'en attacher un. C'est alors dans son crâne à lui qu'elle fera ses besoins quotidiens. »

Baise-moi

Écrit par : Virginie Despentes | 27 juillet 2008

C'est très bien; il restera les établissements privés où on continuera à faire des cours "comme avant" et les établissements publics prestigieux qui résisteront jusqu'à la mise à la retraite des vieux grognards.

J'ignore comment citer !

Je voudrais dire que le privé dans les grandes agglomérations peut encore résister à la folie démago ambiante. Malheureusement, dans les régions rurales, il en est souvent autrement, et les établissements privés y sont souvent le lieu privilégié des expériences diafoiresques qui sont ensuite appliquées à tout le monde. Suivez le lien, pour vous en convaincre : http://www.lesfeuillants.com/Connaitre/Pedagogie2.htm

Avec 50 minutes de cours et, mettons, 28 heures de cours hebdomadaires, vous obtenez 3 séances de 50 minutes hebdomadaires à consacrer à des activités aussi passionnantes que le hip-hop ou les graffiti !

Est-ce que cet "emploi du temps innovant" n'est pas ce que nous prépare notre ministre, à savoir 15% du temps consacré aux activités de soutien etc. ?

Écrit par : Cédric | 27 juillet 2008

"...ils sont priés de mettre au point des méthodes d’acquisition de connaissances plus constructives, davantage axées sur la collaboration, et d’être, non plus des formateurs ex cathedra, mais des animateurs et des administrateurs de classes. Ces nouveaux rôles supposent une formation aux différents styles et techniques pédagogiques, sans compter que les classes se composent maintenant d’un mélange plus hétérogène de
jeunes du triple point de vue de leur milieu d’origine, de leurs aptitudes et de leurs inaptitudes..."

Et ils ne se sont jamais demandé si ce ne serait pas ceci qui explique cela ou cela qui explique ceci ?

Écrit par : catmano | 27 juillet 2008

"JE N'AI RIEN À DIRE !"

Ecrit par : Roger Felts | 27 juillet 2008

J'espère que cette vérité fondamentale (et, pour une fois, lapidaire) entraînera, de votre part, la conclusion qui s'impose...

Écrit par : Christophe Sibille | 27 juillet 2008

J'informe ceux que cela intéresse que la deuxième partie de :
UN DÉBAT SUR RACES ET RACISME…
qui s'efforce de synthétiser l'essentiel du débat qui a eu lieu sur ce site est visible sur mon site… Les adeptes des notes ultra courtes risquent d'être déçu. L'adresse : http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/27/un-debat-sur-races-et-racisme%e2%80%a6-suite-2/#more-4476

Par ailleurs en réaction à mon dernier commentaire, Jéremy et
Christophe Sibille publient deux courtes réponses :

Jérémy reprend une de mes phrases :
"JE ME SUIS DIT, SEUL LE SILENCE EST GRAND !"

Et Christophe Sibille en reprend une autre en y ajoutant une touche personnel…
"JE N'AI RIEN À DIRE !"
J'espère que cette vérité fondamentale (et, pour une fois, lapidaire) entraînera, de votre part, la conclusion qui s'impose...

Et bien, autant je trouve que la réponse de Jérémy est intelligente et adaptée à la situation tant de son point de vue que du mien… Et je l'en suis gré…
Autant je trouve que la réponse de Sibille est débile et comme d'habitude à coté de la plaque. De toute manière conforme au personnage qu'il sait si bien jouer… Même en deux lignes, il est capable de donner des leçons… Chapeau !

Écrit par : Roger Felts | 27 juillet 2008

Je ne donne jamais de leçons, Roger Felts...
Je les vends!... :-)
Ceci-dit, merci de votre hommage, (avec sa touche "personnel", ;-), qui ve va droit au coeur.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juillet 2008

"...ils sont priés de mettre au point des méthodes d’acquisition de connaissances plus constructives, davantage axées sur la collaboration, et d’être, non plus des formateurs ex cathedra, mais des animateurs et des administrateurs de classes. Ces nouveaux rôles supposent une formation aux différents styles et techniques pédagogiques, sans compter que les classes se composent maintenant d’un mélange plus hétérogène de
jeunes du triple point de vue de leur milieu d’origine, de leurs aptitudes et de leurs inaptitudes..."

Et ils ne se sont jamais demandé si ce ne serait pas ceci qui explique cela ou cela qui explique ceci ?

Ecrit par : catmano | 27 juillet 2008

N'est-il pas possible d'avoir un rôle de vrai transmetteur de connaissances en tenant compte des différences entre les élèves?
N'y a t-il pas plusieurs déclinaisons possibles entre le prof qui arrive, sûr de lui, de ses méthodes et de son contenu, et celui qui se contenterai de jouer un rôle de G.O.?
D'ailleurs, c'est si on veut tendre à ce type de cours qu'il faut être le plus au dessus des contenus qu'on est censé transmettre! (Carl Rogers le dit assez clairement dans son livre: "liberté pour apprendre".) Et cela semble logique!
Si on veut pouvoir répondre à n'importe quelle question qu'on laisse poser, (dans le cas d'un cours qui serait magistral, mais avec des parties "interactives"... Une sorte de cours "mixte", en fait),n'est-ce pas vraiment là qu'il faut le plus tendre à la perfection, plutôt que dans un cours magistral "pur"?
Bon, pas sur la tête... Ce sont des questions que je pose... Et que je continue à me poser aussi sur la manière de faire cours, en essayant de faire du mieux que je peux dans les miens... Et avec des convictions, mais sans vraiment de certitudes, sauf, parfois, très ponctuelles.
Ceci-dit, François, je suis quand même assez sidéré de ce que vous nous dites! Avec seulement un bac scientifique, qui date d'il y a un bon moment, je n'aurai pas sorti d'âneries comme celles que vous dites avoir été proférées par un collègue de physique!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juillet 2008

C'est un pays et sa culture que ces fascistes de droite et de gauche assassinent depuis au moins 1989 (mais en réalité ça a commencé bien avant).

Il y a un moment où ces malades devront bien rendre des comptes à la Nation, d'une manière ou d'une autre. Ca sera peut-être dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 100 ans, mais je peux vous garantir qu'on reverra au pire des têtes aux bouts de piques et au mieux quelques tontes bien ajustées au train où vont les choses ! Le Français sait généralement faire le gros dos mais quand ça pète, ça pète ! Et tous ces connards des VIè et VIIè arrondissement qui dirigent la France, ces bons bourgeois plus ou moins "bohèmes" qui vont jusqu'à haïr ce qu'ils sont eux-mêmes et qui n'ont que mépris pour ce peuple qu'ils prétendent représenter, ces minables "grands" fonctionnaires magouilleurs qui sont ceux qui tiennent le pouvoir dans ce pays faussement démocratique, feraient bien de commencer à penser à mettre leurs économies dans l'achat d'une propriété à l'étranger.

En attendant, je crois que c'est moi qui vais quitter le navire et observer la ruine de ce pays depuis l'étranger.

Conseil aux étudiants de Lettres de Fac en particulier : LAISSEZ TOMBER, soit vous "réussirez" et aurez le cerveau lavé par toutes les théories débiles véhiculées par la matière (psychanalyse, Barthes etc) et par son accompagnement (pédamongoleries et compagnies) soit vous échouerez par faute de votre intelligence et on vous laissera crever sur le trottoir !)

Écrit par : Basta | 28 juillet 2008

Tiens, voilà qui nous promet une belle soirée en perspective, pas énervante du tout !

Je cite le "TéléObs" de cette semaine : "Lutte des classes - Jean-François Balmer tourne actuellement en Savoie dans une fiction pour France 3 intitulée 'Beauregard'. L'acteur y joue le rôle d'un professeur de lettres dont la méthode, basée sur une discipline de fer, va être contestée par un nouveau professeur, plus jeune et rebelle dans l'âme. Le tournage se poursuivra jusqu'au 27 août."

Ah, je pourrais faire bien des commentaires sur cette petite info, mais je me contenterai de dire que ma prof de lettres à moi, en première, m'a appris qu'il ne fallait pas dire "basé sur" mais "fondé sur"...

Mais elle n'était pas rebelle, et encore moins rebelle dans l'âme...

Écrit par : sanjuro | 28 juillet 2008

Frankaloupette !

Rassurée ?

Ecrit par : The Assyrian Think Tank Over Ovary | 27 juillet 2008

Ben... pas trop, non... C'est toi, klebsorum rex? Logiquement, ça ne peut être que toi. Qu'est-ce que tu pourrais bien venir zoner ici?

Ecrit par : dix de der | 27 juillet 2008

Non, c'est D'*******.

Écrit par : c. cru | 28 juillet 2008

"Tiens, voilà qui nous promet une belle soirée en perspective, pas énervante du tout !"

Il y a toujours la possibilité de ne pas allumer sa télévision....

Écrit par : Hervé (de retour et de Strasbourg) | 28 juillet 2008

Un petit extrait susceptible d'intéresser certains lecteurs :

« Une armée de maîtres non qualifiés, recrutés à la hâte pour encadrer l’afflux des élèves provoqué par la généralisation de l’enseignement secondaire en même temps que par l’essor démographique, s’est trouvée d’un seul coup titularisable et titularisé.
Du même coup aussi, parce que ce n’était plus le contenu des savoirs qui importait, ceux qui en avaient acquis la maîtrise n’étaient plus à leur place dans une institution où les nouveaux enseignants étaient aussi incultes que leurs élèves.

Agrégés, certifiés et autres docteurs devinrent l’objet de persécutions et de vexations multiples : à eux les postes les plus excentriques, les établissements les moins reluisants, les classes les plus difficiles.

Comme toujours dans la lutte des plus nombreux, des faibles - en l’occurrence ceux qui ne savaient rien - contre les forts - les diplômés -, se doublait d’un renversement des valeurs au terme duquel les valeurs du savoir n’importaient plus dans l’Université et devaient céder la place à d’autres plus appropriées, la bonne volonté, le sens social, le dévouement, l’amour des enfants, des déshérités, etc.
Le renversement des valeurs trouve son achèvement dans l’idéologie politique dont il dévoile le sens véritable : l’égalitarisme, la lutte contre l’élitisme, etc.

[…/…]

Le point extrême de ce déferlement nihiliste, le plus grand danger fut atteint lorsque que, conformément à la prédiction nietzschéenne, les forts se laissèrent gagner par l’idéologie et le ressentiment des faibles, prenant la tête du cortège et allant cracher avec eux sur la tombe de la culture.

C’étaient des professeurs en titre, des présidents d’Université qui contestaient le titre et la fonction de professeur, prônaient leur élimination des conseils d’Université, le cadre unique, la suppression des thèses, c’est-à-dire de toute norme qualificative pour l’enseignement supérieur.

Ce n’était pas une catégorie professionnelle à vrai dire, c’était la possibilité même d’un enseignement supérieur qui était mise en cause quand le service lié à la condition de professeur se trouvait contesté à son tour.
Car tout enseignement supérieur résulte d’une recherche en soi infinie aboutissant à des conférences dont la préparation demande es mois ou des années, doit normalement aboutir, d’autre part, à la publication d’ouvrage ou se construit une bonne partie de la culture d’un pays et d’un temps. »
Michel Henry, La barbarie, Paris, 1987

lu sur Schizodoxe :
http://www.schizodoxe.com/2008/07/28/la-barbarie/#more-5415

Écrit par : Brazon | 28 juillet 2008

@Brazon.
Michel Henry avait un peu de retard par rapport à ce qui suit.

"Le sacrifice permanent des enseignants sera facilité par l'atomisation de l'enseignement secondaire 18. Si l'on a voulu se débarrasser de l'émulation parmi les élèves, celle-ci va, par contre, trouver un autre champ parmi les professeurs. Au niveau de l'établissement, l'enseignant ne sera plus ce fonctionnaire chargé d'un labeur précis et limité, mais un adulte commis à la formation psychologique, sociale et morale de l'adolescent. Et là, il faut préciser que, contrairement à une croyance commune à beaucoup
d'enseignants, le haut niveau culturel des maîtres du second degré n'est pas du tout nécessaire à la bonne marche de la société 19. On peut même supprimer sans aucun risque une bonne partie des disciplines enseignées, car le développement économique dépend de l'organisation de l'enseignement
supérieur et non de l'enseignement secondaire, qui peut être très médiocre sans graves inconvénients. La culture est un vain mot pour les thuriféraires de l'idéologie du PIB, car elle ne sert rigoureusement à rien d'immédiatement productif et l'enseignement devrait, selon eux, distribuer une connaissance non plus abstraite, mais socialisant l'élève et l'intégrant aux réalités présentes. Aussi n'est-ce pas sur son savoir et sa capacité à véhiculer des connaissances que le professeur sera demain jugé, mais sur son habileté à jouer un rôle d'adulte apprenant à des adolescents l'art de se comporter dans la société compréhension des signaux, utilisation des institutions, participation à des tâches collectives, etc. 20. A partir de là, les professeurs, enserrés dans un cadre plus étroit, devront faire la preuve de leur sûreté dans ce nouveau labeur de guides sociaux, et une compétition permanente s'établira entre eux pour la désignation des plus qualifiés. Autrefois, le professeur était jugé sur son savoir et sur sa technique de transmission des connaissances par une administration lointaine; demain, il sera, sur place et en permanence, pesé selon son adresse à manier les groupes et son dévouement à la jeunesse. Hier, la vanité universitaire se maintenait au niveau de l'individu et s'arrêtait là – chaque enseignant était convaincu d'être un petit génie; demain, une confrontation permanente devant des juges permanents créera une certaine émulation parmi tous les professeurs quelle que soit la matière enseignée – la transmission des connaissances sera remplacée par l'art des public-relations. Et le professeur surveillera le professeur 21. Ce système mènera à une escalade démagogique et écrasante pour l'intellectuel salarié. Le travail proprement dit ne sera pas tellement alourdi, mais la présence sera incessante et la vie de l'enseignant sera dévorée par des tâches non pas pénibles mais multiples et contraignantes 22. Dans ce nouveau système, les médiocres, les minuscules ambitieux, les malins étriqués triompheront; dans la société telle qu'elle est, c'est le conformisme qui assure les plus brillantes perspectives lorsque votre carrière dépend de juges locaux. Laminé par son travail et peu désireux de conflits – car, justement, le conflit prouverait votre gaucherie dans vos nouvelles attributions –,l'enseignant pratiquera l'autocensure et apprendra à courber l'échine. Risquant sans cesse d'être discuté, il évitera de donner des aliments à ces discussions et adoptera les points de vue et les attitudes les plus conventionnels. Perpétuellement comparé à ses pairs, il essaiera de leur ressembler le plus possible. Adieu la véritable originalité et la fraîcheur intellectuelle. Jugé sur son dévouement et sur ses qualités sociales, il négligera la culture au bénéfice d'une insertion plus poussée dans la société et guettera du coin de l’œil ses collègues pour ne pas se retrouver distancé par eux dans les faveurs du public.
Le laminage du professeur sera quotidien."

Henri Gunsberg " Lycée unidimensionnel" Le mercure de France, 1970.
Le texte intégral de cet ouvrage est en ligne sur le site de Michel Delord.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

N'est-il pas possible d'avoir un rôle de vrai transmetteur de connaissances en tenant compte des différences entre les élèves?
N'y a t-il pas plusieurs déclinaisons possibles entre le prof qui arrive, sûr de lui, de ses méthodes et de son contenu, et celui qui se contenterai de jouer un rôle de G.O.?
D'ailleurs, c'est si on veut tendre à ce type de cours qu'il faut être le plus au dessus des contenus qu'on est censé transmettre! (Carl Rogers le dit assez clairement dans son livre: "liberté pour apprendre".) Et cela semble logique!
Si on veut pouvoir répondre à n'importe quelle question qu'on laisse poser, (dans le cas d'un cours qui serait magistral, mais avec des parties "interactives"... Une sorte de cours "mixte", en fait),n'est-ce pas vraiment là qu'il faut le plus tendre à la perfection, plutôt que dans un cours magistral "pur"?
Bon, pas sur la tête... Ce sont des questions que je pose... Et que je continue à me poser aussi sur la manière de faire cours, en essayant de faire du mieux que je peux dans les miens... Et avec des convictions, mais sans vraiment de certitudes, sauf, parfois, très ponctuelles.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 juillet 2008

Mais finalement, pourquoi garderiez-vous quelque chose du cours magistral ? Quel intérêt lui trouvez-vous ?

Écrit par : Pli | 28 juillet 2008

Autrefois, le professeur était jugé sur son savoir et sur sa technique de transmission des connaissances par une administration lointaine; demain, il sera, sur place et en permanence, pesé selon son adresse à manier les groupes et son dévouement à la jeunesse. Hier, la vanité universitaire se maintenait au niveau de l'individu et s'arrêtait là – chaque enseignant était convaincu d'être un petit génie; demain, une confrontation permanente devant des juges permanents créera une certaine émulation parmi tous les professeurs quelle que soit la matière enseignée – la transmission des connaissances sera remplacée par l'art des public-relations. Et le professeur surveillera le professeur 21. Ce système mènera à une escalade démagogique et écrasante pour l'intellectuel salarié. Le travail proprement dit ne sera pas tellement alourdi, mais la présence sera incessante et la vie de l'enseignant sera dévorée par des tâches non pas pénibles mais multiples et contraignantes 22. Dans ce nouveau système, les médiocres, les minuscules ambitieux, les malins étriqués triompheront; dans la société telle qu'elle est, c'est le conformisme qui assure les plus brillantes perspectives lorsque votre carrière dépend de juges locaux.
Henri Gunsberg " Lycée unidimensionnel" Le mercure de France, 1970.
Ecrit par : guy morel

Ce texte prédit avec une saisissante précision ce qui se passe déjà ailleurs, en Europe.

Maintenant que le diagnostic est posé, que faire ?

Écrit par : Pli | 28 juillet 2008

Il reste indispensable. Et je ne vois pas en quoi ce que j'ai dit le contredirait. Je pense qu'il faut tendre à savoir faire un cours magistral, mais pas seulement. Mais peut-être l'ai-je mal exprimé?
Je ne voudrais pas que mes propos soient mal interprétés, et qu'on me taxe de vouloir "donner des leçons" à qui que ce soit. J'essaie simplement de pratiquer ainsi.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juillet 2008

"Je ne vois pas en quoi ce que j'ai dit le contredirait"

Je ne vous ai pas prêté un tel propos, mais pourquoi, selon vous, est-il indispensable ? Pourquoi faudrait-il tendre à savoir faire un cours magistral, et d’un autre côté, pourquoi "pas seulement" ?

Écrit par : Pli | 28 juillet 2008

Il est des moments pendant lesquels l'apport de contenus gagne à être "centralisé", (c'est la partie magistrale du cours, plus ou moins longue selon le sujet à approfondir), et d'autres pendant lesquels une "mise en pratique" de ce qui a été appris plus ou moins théoriquement, (sous forme d'ateliers, en maternelle, d'exercices, en élémentaire ou en collège, de devoirs au lycée, et de TD en fac) est nécessaire. Suivant les niveaux de classe, j'ai l'impression qu'une "interactivité" plus ou moins importante ajoute à l'efficacité de cette mise en pratique. Et, même pendant les parties magistrales, un questionnement plus ou moins ponctuel, (ce pourrait être un des vrai sens du mot "évaluation" qui, au mien, ne peut pas être dissocié de la "formation"; je pense qu'il n'est pas forcément mauvais d'évaluer en permanence la manière dont les "élèves" suivent).
Mais, bon, ce sont de "grands discours". Je déteste ça et, en plus, je n'ai vraiment pas l'impression d'être particulièrement original... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juillet 2008

Ceci-dit, ce qui reste le plus important est la maîtrise de sa discipline, et une relative confiance en soi quand on est en face du groupe. Je crois que c'est cela qui donne l'équilibre vrai et optimal pour asseoir sa propre pédagogie. Mais, malheureusement, la connaissance de sa discipline ne suffit pas obligatoirement à donner cette confiance en soi.
Tout cela n'est pas très original non plus, remarquez... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juillet 2008

Tiens, je viens de recevoir ça... Je le livre, "brut de décoffrage"... Puisqu'on parlait des rapports public-privé, il y a peu.

Nicole Guérin, Présidente à M Alain Frachon, Directeur de la rédaction Monde
M Bertrand Legendre, Editorialiste

LETTRE OUVERTE AU MONDE
Loi sur le droit d’accueil dans les écoles, Article 89 de la loi du 13 août 2004 : OMERTA!

Messieurs,
Les lecteurs-citoyens que nous sommes n’en reviennent pas de l’absence de relais de l’information par le Monde des discussions parlementaires autour du projet de loi sur le droit d’accueil dans les écoles.
L’éditorial du 15 juillet de M Bertrand Legendre [1], ne pouvant en tenir lieu, de par la date même de parution antérieure aux débats de l’Assemblée. En outre, le choix d’introduire l’article par une déclaration du député UMP Frédéric Lefebvre donne un registre très partial et orienté au contenu, bien en phase avec les interventions des députés UMP et de Frédéric Lefebvre qui le jour même[2], comme par hasard se fait fort d’évoquer cet éditorial.
Au nom de l’objectivité, nous n’attendons pas du Monde qu’il privilégie les arguments de la droite, préalablement à l’évènement qui plus est.
Nous aurions aimé qu’il couvre réellement l’évènement et nous restitue la teneur des débats des 15 et 16 juillet à l’Assemblée, voire des 22 et 23 juillet.
Cette loi touche un sujet suffisamment grave, à savoir l’éducation, fondement d’un projet de société (et comme le soulignait Sandrine Mazetier, Députée de Paris, c’était la 1ère fois depuis cette mandature que l’on parlait d’éducation dans l’hémicycle).
Les procédures de vote et modifications en urgence, les mises à mal du service public d’éducation, du droit de grève des enseignants, de la libre administration des communes induites par cette loi ont tout lieu d’inquiéter les citoyens-bailleurs de fonds que nous sommes, parents, élus, enseignants, et auraient mérité une information digne de ce nom de la part de votre journal.
De même, les nouveaux privilèges accordés à l’enseignement privé dans le cadre de cette loi, qui viennent s’ajouter à ceux de l’article 89.
Article 89 qui une nouvelle fois a fait l’objet d’amendements présentés par un parlementaire de gauche, le député des Hautes-Pyrénées Jean Glavany, amendements encore repoussés.
Mais pire, une fois de plus, et surtout manquant à des engagements devant l’AMF, le député-président de l’Association des Maires de France Jacques Pélissard n’a fait aucune proposition visant à donner une valeur légale à l’accord tripartite 2006 sur lequel lui et ses collègues ne cessent de nous leurrer [3].
Enfin, nous avons beaucoup de mal à croire que cette « frénésie législative » aille dans le sens de l’intérêt des familles et de l’intérêt de l’enfant comme vous le prétendez

Pour ne citer qu’un dernier exemple, le prétendu droit d’inscrire son enfant dans l’établissement de son choix (suppression de la carte scolaire) est ainsi refusé par les autorités académiques à toutes les nouvelles familles (près d’une vingtaine) hors département du Cantal souhaitant inscrire leur enfant au collège de Saint-Martin Valmeroux (collège à recrutement national), ceci afin de mieux faire fermer ce collège sous le prétexte fallacieux des petits effectifs, et supprimer une fois de plus un établissement scolaire public de proximité.
COMME LE DISAIT LE COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT LORS DU RECOURS AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CET ETABLISSEMENT EN 2002,
“ CETTE PRATIQUE (DE L’EDUCATION NATIONALE), QUI CONSISTE EN FAIT A DEBRANCHER LE MALADE POUR POUVOIR ENSUITE AFFIRMER SANS RISQUE DE CONTESTATION QU’IL EST MORT, NOUS PARAIT CARICATURALE D’UN DETOURNEMENT DE POUVOIR, ... ” .
Nicole Guérin, Présidente

Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité
http://ecoledeproximite.lautre.net /06 22 13 57 29 /ecoledeproximite@yahoo.fr

[1]- article Le Monde, 15/7/08, « Les parents, les instits et le droit de grève /Bertrand Le Gendre
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/15/les-parents-les-instits-et-le-droit-de-greve-par-bertrand-le-gendre_1073479_3232.html?xtor=RSS-3232

[2]- extrait de la discussion sur le Droit d’accueil dans les écoles, 15 juillet, à l’Assemblée,
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2007-2008-extra/20081015.asp , rech « l’éditorial qui figure en page 2 du Monde »

[3]- extrait de la discussion sur les amendements 65, 66 sur l’article 89
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2007-2008-extra/20081017.asp , rech « article 89 »

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juillet 2008

" Pour faire classe à des élèves faibles et à petit niveau il faut en connaître 10 fois plus que ce que suggèrent les programmes." affirme JPB.
Je suis bien d'accord. Malheureusement les idées reçues ont la vie dure. Plus les élèves sont âgés et plus l'enseignant est considéré. Pourtant les fondations c'est ce qui fait tenir l'édifice non ?
Par ailleurs, l'un de mes collègues enseignant les sciences physiques et félicité par le chef d'établissement pour les résultats de ses élèves avait répondu qu'il n'avait guère de mérite car il avait eu la chance d'avoir eu une bonne classe.
Enfin pourquoi faudrait-il croire à une quelconque revalorisation du métier par les temps qui courent ? J'ai beau être hors circuit , je la souhaite très sincèrement. Mais pour avoir essuyé, comme beaucoup, promesses non tenues et mensonges divers je ne crois plus au père Noël.
J'ai constaté également , quand je me mettais en quatre pour telle exposition, tel voyage ou telle sortie ou tout simplement à un nombre de devoirs suffisant pour juger des connaissances assimilées, que je m'exposais inévitablement à des critiques, à l'instar du meunier de La Fontaine dans " Le meunier, son fils et l'âne."
Tiens , on y revient toujours à cette brave bête qui a rendu, et rend encore, tant de services et sur laquelle on tape toujours. Modestine et Culotte comme je vous aime. Avec vous je m'évade et je rêve et c'est si bon.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 28 juillet 2008

correction :" pour " un nombre suffisant de devoirs. Comme je n'aimais pas du tout les absences au second ou troisème contrôle dans le but de sauvegarder la moyenne, je tenais bon. Face aux élèves , bien sûr, mais aussi face à la direction.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 28 juillet 2008

juges locaux.
Henri Gunsberg " Lycée unidimensionnel" Le mercure de France, 1970.
Ecrit par : guy morel

Ce texte prédit avec une saisissante précision ce qui se passe déjà ailleurs, en Europe.

Maintenant que le diagnostic est posé, que faire ?
Ecrit par : Pli | 28 juillet 2008

Faire ce que fait le GRIP, avec une perspective à trente ans :
1-réévaluer de manière critique l'héritage de " l'École française" ( pas de connotation nationaliste !) ;
2- faire de la question des programmes la question non-exclusive mais centrale ;
3- tenter, autour de cette question, de détacher de l'idéologie scolaire de la mort de l'école décrite par Gunsberg, des enseignants conscients de cette idéologie et les armer pour refaire l'école ;
4- assurer un retentissement international - notamment dans les milieux scientifiques - à cette entreprise.

Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

Il est des moments pendant lesquels l'apport de contenus gagne à être "centralisé", (c'est la partie magistrale du cours, plus ou moins longue selon le sujet à approfondir), et d'autres pendant lesquels une "mise en pratique" de ce qui a été appris plus ou moins théoriquement, (sous forme d'ateliers, en maternelle, d'exercices, en élémentaire ou en collège, de devoirs au lycée, et de TD en fac) est nécessaire. Suivant les niveaux de classe, j'ai l'impression qu'une "interactivité" plus ou moins importante ajoute à l'efficacité de cette mise en pratique. Et, même pendant les parties magistrales, un questionnement plus ou moins ponctuel, (ce pourrait être un des vrai sens du mot "évaluation" qui, au mien, ne peut pas être dissocié de la "formation"; je pense qu'il n'est pas forcément mauvais d'évaluer en permanence la manière dont les "élèves" suivent).
Mais, bon, ce sont de "grands discours". Je déteste ça et, en plus, je n'ai vraiment pas l'impression d'être particulièrement original... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille

J’avoue que la définition du cours magistral comme centralisation de l’apport des contenus me laisse perplexe. Du reste, on ne voit pas pourquoi il y aurait des moments où on gagnerait quelque chose à cette centralisation. Je remarque, enfin, que le cours magistral tient une place bien secondaire dans la description plus précise que vous faites de votre conception de l’enseignement, par rapport à ce que vous en disiez plus haut.

Je vous pose cette question, parce qu’il me semble que l’immixtion du pédagogisme dans la réflexion sur l’enseignement n’a été et n’est encore possible que par l’analyse erronée de l’essence du cours magistral. En effet, il est, à mon sens, la forme la plus élevée de l’enseignement qui puisse être dispensé à plusieurs élèves, et donc, ce que tout autre forme de cours ne peut avoir, pour légitimité, que d’atteindre.

Je m’efforcerai plus tard d’argumenter sur ce point.

Pour ce qui est de faire de la confiance en soi un thème de la réflexion sur l’enseignement, je laisse cela aux amateurs de psychologismes comme le développement personnel, la PNL et autre coaching, qui sont les formes modernes du souci du soi servile.

Écrit par : Pli | 28 juillet 2008

Dans mon école,pendant une dizaine d'années avant l'an 2000,au CM2,nous étions trois maîtres.Nous étions plutôt antipédagogistes même si on n'employait pas ce terme.
J'étais mal à l'aise avec certaines matières comme la géographie,le dessin,la peinture,mes collègues,c'était les sciences ,le sport qu'ils n'aimaient pas. .
Alors que fîmes nous ?Nous nous bâtîmes,illégalement bien sûr,un emploi du temps un peu spécial.
Je faisais la science aux trois CM2.Le sport à deux cm2.On me faisait la géographie et la peinture.
Le troisième faisait la chorale etc etc etc etc .
Complexe mais faisable.
Les élèves changeaient de salle, car nous avions du matériel intransportable.
Nous travaillions "magistralement" car nous n'étions pas passés par l'EN.Je n'ai jamais été si bien dans l'Ecole.
26 heures en classe.Moins de préparations à la maison,plus d'aisance face aux élèves.
Mes élèves étaient bons en géo alors que moi j'étais nul.Et en sciences,la collègue n'en revenait pas de ce que je leur faisais faire.
Bien sûr nous subissions les sarcasmes,vous vous prenez pour des profs,vous tournez la tête des élèves qui bougent trop dans l'école . les inspecteurs ne nous embêtèrent pas trop quand même pourvu que nous ne fassions ( fissions ?) pas de propagande pour notre façon de faire auprès des autres écoles lors des rencontres.On tolérait les échanges de service.
Et puis il y eut le mouvement .Certains partirent.Ceux qui arrivèrent ne voulurent pas continuer.Je repris donc ma géographie à 2 sous.
Si on n'y connait rien,on aura beau faire un cours magistral.
En revanche si on n'y connait rien, en se mettant en rond ,on pourra faire illusion quelques décennies.
Jusqu'à ce que les parents comprennent enfin qu'ils n'apprennent rien .
Tout ça pour dire que les échanges de service ne sont pas impossibles dans le primaire et qui sait même dès le CP.
J'ai du dire une obscénité,là.
A petite dose au cp.

Écrit par : bernard | 28 juillet 2008

@ Pli

Le "cours magistral" est une arnaque fabriquée par Meirieu et autres. Au primaire, au collège et au lycée, on fait des "leçons" intégrées à un "cours" c'est-à-dire à quelque chose qui mêle programme et manière personnelle de penser l'enseignement du programme ( une parole). Et j'ai tendance à penser qu'un bon cours de fac - j'en ai eu - ou une bonne "visite" d'un grand patron de service hospitalier sont eux aussi des "leçons" et pas des "cours magistraux". Meirieu, Charnay, et toute la bande d'hirsutes qui nous emmerdent sont incapables de faire valoir autre chose que leur "discours" "magistral" ( magistral mon cul, dirait Zazie, discours oui et pas du meilleur ! ), c'est pourquoi ils ont inventé le cours "non-magistral", ce non-lieu de l'enseignement et ce chef-lieu du prêche !
De manière générale, on peut dire qu'il vaut mieux éviter de prendre le contre-pied d'un con quand il profère une connerie parce que si on ne prend pas cette précaution on est à peu près certain d'en proférer une autre encore plus grasse.
Ainsi les "syllabistes" par rapport aux "globalistes" ! Par exemple.
Ou ceux qui opposent "grammaire de texte" à "grammaire de phrase" et votent les félicitations au rapport Bentolila.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

Si on n'y connait rien,on aura beau faire un cours magistral.
En revanche si on n'y connait rien, en se mettant en rond ,on pourra faire illusion quelques décennies.
Jusqu'à ce que les parents comprennent enfin qu'ils n'apprennent rien .

Ecrit par : bernard | 28 juillet 2008
Bah non !
Quand on n' y connaît rien, on peut faire un "cours magistral" et même faire n'importe quoi en rond ou en carré ; pour faire une leçon au contraire, adaptée aux élèves qu'on a devant soi, vaut mieux ne connaître pas mal et même un peu plus.

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

Bah si
Quand on n'y connait rien et qu'on fait un cours "magistral",une leçon quoi,la supercherie ne dure pas longtemps.
En tout cas moins longtemps que quand on se met en rond et qu'on donne la parlotte à tout le monde .
..
De toute façon,il vaut mieux bien connaitre ce que l'on apprend aux autres et pas de la veille .

Écrit par : bernard | 28 juillet 2008

Quand on n'y connait rien et qu'on fait un cours "magistral",une leçon quoi,la supercherie ne dure pas longtemps.
En tout cas moins longtemps que quand on se met en rond et qu'on donne la parlotte à tout le monde .
..
De toute façon,il vaut mieux bien connaitre ce que l'on apprend aux autres et pas de la veille .
Ecrit par : bernard | 28 juillet 2008
Eh non ; les mots ont un sens et celui de "cours magistral" est tordu.
Si je fais en CE une leçon sur la notion d'échelle, je ne fais pas un cours magistral ( voir mon exposé à Roncq sur le site du GRIP) mais je fais une leçon.
Le cours dit "magistral" - qui est l'idéal dénié des "pédago" - est la négation de la "leçon".
Cordialement

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

Bah, p't'êt' ben qu'si, p't'êt' ben qu'non. Tout dépend de ce qu'on attend comme rendu de la part des élèves.
J'avais (dobo l'a eu aussi, nous en parlions à midi) un horrible prof de maths en 3° qui alternait savamment cours magistraux endormants au possible pendant lesquels nous n'avions même pas le droit de prendre des notes et séances en activité où nous alignions exercice sur exercice selon un principe très simple : un exercice, lu par un élève pointé au hasard sur la liste, fait (ou pas fait, nous n'avions pas le droit de poser des questions) en temps limité, corrigé au tableau par un élève pointé au hasard sur la liste, recorrigé ensuite par le prof si le résultat du camarade était faux (pendant ce temps-là, nous devions rester bras croisés) puis à nouveau un exercice, sous la même forme et ainsi de suite jusqu'à ce que la cloche sonne.
Lui, il ne cherchait pas à obtenir quoi que ce soit de la part de ses élèves, ses interventions aux conseils de classe étaient très sobres, il se bornait à donner la moyenne de chacun de ses élèves, suivie d'un commentaire bref ("bon élève", "élève moyen", "élève faible") et je ne saurai jamais si c'est parce qu'il en savait trop ou pas assez qu'il procédait ainsi.
En tout cas, ils le donnaient aux 4° et 3° classiques, ceux qui iraient forcément au lycée, donc je suppose qu'il était considéré comme un bon prof.
Remarquez, pour trier les futurs C des futurs A, c'était simple : ceux qui avaient appris quelque chose avec lui allaient en C, et les autres en A, quitte à obliquer vers la 1° D, si les méthodes du prof de 2° leur avaient permis de raccrocher les wagons.

Écrit par : catmano | 28 juillet 2008

Et le cours DIALOGUÉ ? Si on veut une expression toute faite, ce serait pas plus adapté à la réalité de tous les jours ? En tout cas, moi je ne crois pas avoir fait beaucoup de cours magistraux dans ma carrière : la plupart du temps, si je dois présenter une notion en cours (lettres en lycée, je précise) je ne perds pas mon temps à faire le sacro-saint "recueil de conception" mais je veille à ce que les élèves puissent intervenir, je les questionne même, et je pense que beaucoup de mes collègues pratiquent ainsi (y inclus JPB, je me trompe ?) - le cours magistral, c'est me semble-t-il un fait minoritaire qu'on agite comme un épouvantail ; c'est l'occasion d'entendre parler latin, d'ailleurs : ses détracteurs ne manquent jamais de caser un petit "ex cathedra" au passage...

Cela dit, observons bien qu'avec une classe de 35 élèves, un programme super chargé et abstrait et seulement quatre heures par semaine, le cours magistral c'est la solution la plus économique, et de loin !

Ça coûte combien, les Cdi, les bureaux pour travailler en petits groupes, les sorties scolaires, les tableaux blancs interactifs, l'audio-visuel... ? C'est là qu'on voit bien que, quand Autonomie des élèves et Réductions budgétaires sont dans un bateau, celui qui tombe à l'eau a des chances d'être celui qui a fait monter à bord le second...

Écrit par : sanjuro | 28 juillet 2008

Hé ben on en est revenu de Darcos^^

Écrit par : Loki | 28 juillet 2008

Henry Gunsberg , pour info :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=25291&razSqlClone=1

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=23291&razSqlClone=1

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=19224&razSqlClone=1
Ecrit par : Amélie | 28 juillet 2008

Merci Amélie,
mais des livres de Gunsberg ici signalés, je retiens surtout le premier. Et pendant que j'y suis, en dehors des miens naturellement, je signale " La gestion des stocks lycéens" bien mauvais titre d'un excellent livre de Gilbert Molinier chez l'Harmattan aussi.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

Le lien pour le bouquin de Molinier.
http://moliniergilbert.free.fr/pres_sit/pres_GSL.htm

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

Cela dit, observons bien qu'avec une classe de 35 élèves, un programme super chargé et abstrait et seulement quatre heures par semaine, le cours magistral c'est la solution la plus économique, et de loin !

Ça coûte combien, les Cdi, les bureaux pour travailler en petits groupes, les sorties scolaires, les tableaux blancs interactifs, l'audio-visuel... ? C'est là qu'on voit bien que, quand Autonomie des élèves et Réductions budgétaires sont dans un bateau, celui qui tombe à l'eau a des chances d'être celui qui a fait monter à bord le second...
Ecrit par : sanjuro | 28 juillet 2008
Je vous comprends, mais franchement, de prof de lettres à prof de lettres, vous le trouvez vraiment "super chargé et abstrait" le programme ?

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

Et tant qu'à faire le site -resté en plan- dudit Gilbert.
Je vous recommande l'histoire du "grand pénis et de la petite cuiller". Ne pas mélanger les couverts !
http://moliniergilbert.free.fr/

Écrit par : guy morel | 28 juillet 2008

@Guy Morel :
Je trouve, oui : cinq objets d'études, dont un seul est susceptible d'être un peu maitrisé par les élèves (le roman et ses personnages, vision du monde et de l'homme).

Poésie : il faut souvent commencer par expliquer ce qu'est la versification, et aller jusqu'à rendre les élèves capables de disserter sur la nature et la spécificité de la poésie (point je n'ai abordé, personnellement, que quand j'ai commencé à préparer le concours !!) BEAUCOUP d'élèves arrivent en première (et pas en ZEP) en n'ayant vu que des Fables de La Fontaine et quelques poèmes de résistants. Pour eux, poésie = poésie engagée.

Théâtre : il faut aborder les textes sous l'angle de la représentation, c'est-à-dire rendre les élèves conscients du fait qu'une représentation de texte de théâtre est une création à part entière ; idéalement vous faites venir une troupe de comédien qui propose plusieurs mises en scène d'un même passage du Dom Juan, par exemple (je l'ai fait une année, c'est la seule fois où j'ai eu l'impression que tout le monde avait compris !) - on peut bien sûr diffuser des vidéos de mises en scène, mais ce n'est plus du théâtre ! Les devoirs abondent par conséquent de considérations sur le théâtre, qui est bien sympa, mais on a le cinéma maintenant, alors il ne sert plus à rien.

Argumentation : déjà abordé au collège, et en seconde, mais la notion de délibération (nouvelle en première) est archi-difficile à faire comprendre : les élèves n'arrivent pas tous à se dédoubler pour voir les différentes faces d'un problème, et bonne chance pour les y amener ! (D'ailleurs, les adultes y arrivent rarement, il n'y a qu'à puiser des exemples sur ce blog)

Un mouvement littéraire des XVII et XVIIIème siècles : si on fait le Baroque, je trouve que c'est sans grand intérêt humain (opinion personnelle) - si on fait les Lumières, c'est évidemment très important pour comprendre la société dans laquelle on vit, mais c'est très ardu, sauf si on se contente de "faire" Candide, qu'ils comprennent bien souvent de travers (mes interrogations d'oral sur ce conte me laissent souvent pantois !) à moins qu'on ne leur ait fait étudier dans l'entrée "le roman" - ce qui fait que c'est déjà moins leur faute !

Enfin, donc, le roman : dans un roman, il y a des personnages et une vision du monde. Certes. Au moins ils ont lu des romans, mes élèves, d'ailleurs c'est 90% de la littérature qu'ils connaissent, ancienne ou récente, mais surtout récente. Il a fallu réintroduire cet objet d'études cette année, car on faisait étudier la littérature en première sans parler du roman. Oups.

Donc oui, je le maintiens (j'ai pris le programme de première, mais depuis le collège c'est la même chose) le programme est abstrait et ardu. Ajoutons à ce contenu les méthodes :
- trois travaux d'écritures à présenter et sur lesquels il faut les exercer (sujet d'invention, commentaire littéraire, dissertation)
- l'épreuve d'oral (même coef que l'écrit) : un exercice ambitieux et technique, qui nécessiterait un trimestre à lui tout seul, et qui n'est souvent préparé que par le bac blanc (en dehors du cours, donc !)
- la remédiation en orthographe (3 points en moins à l'écrit, potentiellement, 1,3 points en moins, en moyenne, sur les copies que je corrige)
- les lectures cursives,
- la recherche documentaire,
- l'étude d'images (qui ne sert à rien, il n'y a pas d'épreuve au bac là-dessus, mais les manuels scolaires y consacrent des pages et des pages)

et il y a aussi des notions qui peuvent être utiles pour le commentaire ou pour l'oral, et sur lesquelles portent parfois les questions d'écrit (sur 4 points) :
- les genres et registres (entre 7 et 24 registres identifiés, selon les manuels !)
- l'énonciation (même chanté en breton ou expliqué les pieds au mur, 20% d'échec absolu sur cette notion dans mes classes. Vous savez comment faire pour qu'ils comprennent tous, vous ? moi pas)
- les figures de style (jusqu'au bac je ne connaissais que métaphore et comparaison, j'ai découvert la métonymie en licence de lettres... les manuels insistent pour que les élèves distinguent métonymie et synecdoque !! et dès la classe de quatrième !)
- les types de raisonnement (inductif, déductif, syllogisme, raisonnement par l'absurde...)
- l'ouverture à la littérature européenne et mondiale
etc. etc. etc.

Bien sûr, on peut ne pas tout faire ce qui est au programme : j'ai des collègues qui ne parlent jamais de dissertation, ni en seconde ni en première ! Et parfois même le commentaire passe à la trappe !

Et puis surtout, on se raconte des histoires avec un programme quasi universitaire, mais c'est au moment de l'examen que le masque tombe : on abdique en rase campagne sur ces ambitions délirantes, on donne la réponse dans les questions, on prend ce que les élèves arrivent à faire et on note de façon à ce qu'ils aient la moyenne générale, parce que les réunions d'harmonisation nous y obligent !

Critiquer intelligemment l'école d'aujourd'hui, ce n'est pas toujours répéter "le niveau baisse" à tout propos, car , de fait, les programmes de français d'aujourd'hui sont sans doute les plus volontaristes que nous ayons eus, mais ce pédantisme et cette prétendue ambition ne sont que de la poudre aux yeux puisque son évaluation n'est qu'une farce, et qu'ils ne cherchent pas réellement à faire connaître et aimer la littérature ou la langue aux élèves.

Alors on va dire que je pleurniche et que je ne sais que me plaindre, donc voici le paragraphe intitulé : "MA réforme du programme de première" ou "si j'étais ministre de l'éducation nationale, prof de lettres classiques auteur d'un bouquin sur Tacite MAIS pas un faux-derche"

- UNE entrée générique (poésie, théâtre, roman, OU argumentation)
- UNE entrée thématique (la rencontre amoureuse, la mort en littérature, ville et campagne, le tyran, la famille, c'est pas les idées qui manquent)
- UNE entrée historique (un mouvement littéraire, et je veux bien qu'on fasse les Lumières, mais avec un peu de temps pour ça)
- UNE entrée d'auteur, ou un pays, ou même une œuvre.

Ce serait plus varié que 4 entrées génériques sur 5, plus modeste (on prépare pas aux dissert de CAPES) et plus susceptible d'intéresser les élèves. Osez me dire que non !

Écrit par : sanjuro | 29 juillet 2008

"Cela dit, observons bien qu'avec une classe de 35 élèves, un programme super chargé et abstrait et seulement quatre heures par semaine, le cours magistral c'est la solution la plus économique, et de loin !

Ça coûte combien, les Cdi, les bureaux pour travailler en petits groupes, les sorties scolaires, les tableaux blancs interactifs, l'audio-visuel... ? C'est là qu'on voit bien que, quand Autonomie des élèves et Réductions budgétaires sont dans un bateau, celui qui tombe à l'eau a des chances d'être celui qui a fait monter à bord le second...
Ecrit par : sanjuro | 28 juillet 2008
Je vous comprends, mais franchement, de prof de lettres à prof de lettres, vous le trouvez vraiment "super chargé et abstrait" le programme ?

Ecrit par : guy morel | 28 juillet 2008"

Au lycée :
- En Seconde, le programme annuel peut se faire en une vingtaine d'heures, évaluation comprise.
- En première, le programme de lettres est subitement celui du Capes, avec des sujets de dissertation infaisables du genre : Selon vous, quel est le rôle du costume au théâtre ? ou : En quoi le roman est-il le moyen privilégié de connaissance du coeur humain ?

Au collège, le programme est tout aussi dense, et le nouveau qui a été pondu n'est pas mieux de ce point de vue-là, puisqu'on veut faire étudier entre autres Louise Labé et Philippe Jaccottet en 4eme ! ! !

Écrit par : Jeremy | 29 juillet 2008

Aviez-vous bien lu cet entretien avec le recteur de Gaudemar sur la réforme du lycée ?

http://blogs.laprovence.com/comptes/pwallez/index.php/post/19/07/2008/Le-recteur-de-Gaudemar-precise

Même exercice qu'avec le texte de l'OCDE sur la formation des maîtres que j'ai donné plus haut : cherchez les mots-clès ...

A "recouper" avec le texte édifiant de Henri Gunsberg donné par Guy Morel (merci pour ce rappel). Maintenant la perspective de trente ans n'est pas vraiment mobilisatrice ! On peut peut-être trouver des raccourcis ... D'autant que l'attaque est frontale et touche tous les secteurs de la société (on n'a jamais vu une régression de cette envergure au niveau des acquis sociaux !) D'autant aussi, pour rester dans notre "petit", "tout petit" domaine - je n'ai jamais cru en une "école libératrice" -, que cette amorce d'une autocritique, fort bienvenue ici :-), me paraît fort salutaire :

"De manière générale, on peut dire qu'il vaut mieux éviter de prendre le contre-pied d'un con quand il profère une connerie parce que si on ne prend pas cette précaution on est à peu près certain d'en proférer une autre encore plus grasse.
Ainsi les "syllabistes" par rapport aux "globalistes" ! Par exemple.
Ou ceux qui opposent "grammaire de texte" à "grammaire de phrase" et votent les félicitations au rapport Bentolila."

Devinette qui peut, peut-être, donner une piste ...
Qui a dit : " la nouvelle pédagogie dont ils se parent est stérile autant que prétentieuse, pompeuse ; elle n’aboutit qu’à l’impuissance et au pédantisme ". Et quand ?

Sur la réforme du lycée, une première analyse :

http://motstocsin.autonomie.org/html/actu/docactu/reformelycee_21072008.htm

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

Luc Ferry, l'ex ministre de la Désinstruction Nationale, avait déclaré dans une émission sur LCI que passé l'âge de 7 ans, l'apprentissage des langues était impossible. J'ai pensé sur le moment : "12 balles dans la peau pour ce connard", et puis je me suis dit que j'allais me raviser et faire quelque chose de plus intelligent : me mettre aux langues !

Je dévore Assimil et suis en train de faire des progrès fulgurant tout en apprenant de nouvelles langues. Objectif : polyglotte à plus de 30 ans en quelques mois pour faire mentir ce plouc ! Et je crois que ça marche... (j'en travaille 5 quotidiennement)

Un mot sur les élèves à haut potentiels - dits "surdoués" - et qui ont toujours été souvent sacrifiés du fait de l'incompatibilité du système scolaire avec leur fonctionnement propre (un élève surdoué se reconnait souvent par le fait qu'il obtient des résultats excellents sans vraiment fournir de grands efforts et qu'il s'écroule entre la 4è et la 2de : c'est d'ailleurs mon expérience personnelle) : c'est leur génocide qu'on prépare à rue de Grenelle ni plus, ni moins ! Et comme les programmes sont censément conçus pour des QI faibles, qui sont fortement représentés dans les populations immigrées - sujet tabou, mais rue de Grenelle, on est au courant du rapport entre éthnie et QI, même s'il faut évidemment sans doute y voir un relation culturelle étant donné par exemple qu'un univers coranique ne pousse pas fondamentalement à devenir intelligent, ou à exprimer cette intelligence (cf note) - c'est une génération que notre pays est en train de sacrifier, et on peut dire que c'est le pays lui-même qui est en train de se suicider sans avoir de grandes chances de se tromper.

Toujours à propos des "QI forts", il faut savoir que parmi les choses qui leur sont préjudiciables, c'est le bruit (du fait d'une hyperesthésie). Quand un Meirieu raconte qu'une bonne classe c'est en gros une classe où il y a du bruit avec plein d'activités différenciés, le tout en reprenant les propos de cette frappadingue de Dolto, on se dit que ce type est vraiment un dangereux criminel, ni plus, ni moins !

Ceux qui seront intéressés par la douance, qui n'est pas vraiment une chance par les temps qui courent, pourront aller consulter ce lien : http://www.douance.be/douance-ahp-caracteristiques.htm

Les professeurs pourront d'ailleurs mieux comprendre certains de leurs élèves.

NOTE. Un test de QI montre l'intelligence exprimée à un moment donné. Si l'on obtient un QI de 160, on est manifestement "surdoué", mais si l'on obtient simplement un QI bien moins important, cela ne signifie pas que l'on en est pas un (de nombreux "surdoués" annihilant leur potentiel pour se fondre dans la masse notamment)

Écrit par : Basta | 29 juillet 2008

"Et comme les programmes sont censément conçus pour des QI faibles, qui sont fortement représentés dans les populations immigrées - sujet tabou, mais rue de Grenelle, on est au courant du rapport entre éthnie et QI..."

C'est quoi cette énorme connerie ?
Il y a des lois contre ce genre de bavure !
Siné s'est fait viré pour moins que ça !
Merde !

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

Pardon, "virer" ...

Soufflé j'étais par autant d'imbécilité crasse !
Roger Felts, Pedro Cordoba et quelques autres, cela ne vous interpelle pas ? Ethnie, intelligence, QI ... Tout cela pue !

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

QUELS SONT LES CHIFFRES MOYENS (QI par éthnie) ?

* Africains d'afrique noire : entre 70 et 80 (l'écart-type serait plus grand)
* Afro-américains : 85 (en moyenne : 15 à 20% de métissage)
* Africains du nord ( Berbères et Arabes principalement) : entre 85 et 90
* Européens et Américains d'origine européenne : entre 95 et 100
* Extrême-orientaux (Asie du sud-est) et Asian-americains (même origine) : 105 à 110 (l'écart-type serait plus petit)
* Ashkénazes (Juifs d'Europe centrale) : 112 à 115 (fort avantage en QI verbal)

COMMENT EXPLIQUE-T-ON CES DIFFERENCES ?

On n'a pas de réponse définitive à cette question. On peut cependant remarquer qu'un certain nombre de contraintes pendant le pléistocène ont eu un impact. A noter aussi que des choix politiques peuvent avoir des conséquences à long terme : un pays qui choisirait de défavoriser les intellectuels ferait baisser son QI moyen pour les générations à venir, tandis qu'un autre qui priviligierait économiquement les intellectuels le ferait augmenter de générations en générations (l'explication n'est pas que génétique, mais se situe aussi au niveau de l'éducation, de l'alimentation, etc.).

PEUT-ON EN DEDUIRE QU'IL EXISTE DES PEUPLES DE GENIES ET DES PEUPLES D'IMBECILES ?


NON. Cette erreur est fréquente, et dangereuse. En réalité la différence à l'intérieur d'un groupe est beaucoup plus importante que la différence entre les groupes. Même si vous trouvez deux groupes ethniques avec 30 points d'écart moyen de QI, chacun de ces groupes comportera des individus qui montreront plus de 100 points d'écart : la différence moyenne est donc négligeable.

Pour bien comprendre cela il suffit de comparer la différence d'intelligence moyenne entre les groupes avec la différence de taille moyenne entre les hommes et les femmes. Les hommes sont en moyenne 20% plus grand que les femmes. Mais beaucoup de femmes sont plus grandes que beaucoup d'hommes : il y a intersection. Donc si vous avez un rendez-vous avec un inconnu dont vous ne connaissez que le sexe masculin, vous pouvez parier que votre contact sera plus grand que les femmes autour de lui. Mais vous avez néanmoins un risque important de perdre votre pari.
http://www.douance.org/qi/intelligence.htm

***

Ceci rend parfaitement compte de ce qu'on entend souvent dans les salles des professeurs dans certains établissements sous d'autres mots, souvent plus crus - entre deux manifestations de soutien aux clandestins par les mêmes par ailleurs (lol)

Écrit par : Basta | 29 juillet 2008

Le QI ? Vaste foutaise !

Vous soulevez un faux problème et qui plus est, un problème plutôt glauque !

« M. Watson estime qu’il n’y a nul besoin de mesurer par des tests l’intelligence d’un homme, puisque selon la définition qu’il en donne cette intelligence est très précisément indiquée par son revenu. » Bertrand Russel

Franchement, vous êtes à côté de la plaque. Restez-y !

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

Le QI vaste foutaise ? Qu'est-ce que vous en savez ?

Ces tests sont des outils, et croyez-le, ce sont des outils extrêmement utiles notamment en milieu scolaire pour déceler et aider à résoudre certains cas d'échec scolaire.

CI DESSOUS UN EXEMPLE, un témoignage trouvé sur le net (en faisant des recherches, vous en trouverez d'autres, mais quelque chose me dit que vous aimez vos petites idées étroites préconçues et que vous n'irez pas courir le risque de les voir être remises en cause plus en avant) :


Quand j'étais enfant, on m'a fait sauter le CE1 parce que j'ai appris à lire très rapidement.

D'aussi loin que remonte mes souvenirs, je me suis ennuyé à l'école. Au début, j'avais de très bons résultats, puis j'ai commencé à ne plus travailler. Je me suis attiré les foudres de mes enseignants. En 4ème, on m'a fait passer des tests psycho-techniques qui m'ont sauvé de la voie de garage dans laquelle, je m'engouffrais. Le directeur de l'école a alors conseillé à mes parents de me faire redoubler ma 3ème parce que j'avais des résultats désastreux qui n'étaient pas du tout en rapport avec le résultat des tests. Cette année là, j'ai passé mes cours à faire tout autre chose qu'écouter les enseignants.

Pendant un cours de Maths, j'ai découvert et démontré que la somme des n premiers entiers naturels était = à n(n+1)/2. J'ai montré ce théorème à mon prof de maths qui m'a accusé de l'avoir pompé dans un bouquin de terminale. Par la suite, toute mes petites découvertes sont restées secrètes. Mon parcours jusqu'à la terminale s'est ponctué de quelques rares notes excellentes relevant une moyenne médiocre. Je ne travaillais toujours pas et tout m'ennuyait. On m'a alors orienté fermement vers une terminale A (littéraire); je me suis opposé à cette décision et ai changé de lycée pour pouvoir faire une terminale C (scientifique), parce que je savais que les enseignants ne me comprenaient pas.

Mais ma moyenne en maths était de 6/20. Seul un 20/20 en fin d'année sur un devoir de logique ne demandant aucune connaissance et que j'avais traité d'une façon très originale m'a permis de redoubler ma terminale C. Cette année là, il y a eu un déclic, je ne travaillais toujours pas à la maison, mais j'étais un peu plus attentif pendant les cours de Maths et ma moyenne est devenue excellente; le prof de maths m'a alors conseillé de faire Maths Sup. Mais Quand on n'a pas appris à travailler, Maths Sup: c'est l'enfer. J'ai tenu 3 mois avec une moyenne de 14
et puis j'ai craqué à cause de la charge de travail.

L'université vers laquelle je me suis retranché n'était pas faite pour moi, étant donné une tendance plus que marquée à la dilettante. Mes études auraient du s'arrêter là, si une fois encore des tests de QI passés dans une société n'avait pas révélé mon potentiel. On m'a alors proposé de me payer des études universitaires. La première année, j'ai frolé la catastrophe avec une moyenne de 6/20 qui m'interdisait de poursuivre mes études; puis le dernier projet traité encore une fois d'une façon très originale et approfondie a fait changer mes enseignants d'avis. Par la suite, ayant légèrement muri, j'ai fourni le minimum de travail me permettant de concilier activité professionnelle et cours universitaires:
licence, maitrise et D.E.S.S d'Intelligence Artificielle m'ont permis de découvrir tout un champs d'activité pour lequel j'avais des affinités réelles.

Je ne citerais pas les exemples où j'ai particulièrement brillé pendant cette période, mais ils étaient tous exclusivement orientés vers l'univers logico-mathématique qui m'a permis de compenser largement les domaines plus traditionnels de l'informatique pour lequels j'étais plus que moyen. Plus j'avançais dans mon parcours universitaire et plus je prenais un réel plaisir à étudier; mais il m'aura fallu attendre si longtemps... Puis responsabilités familiales obligent, il m'a fallu arrêter et abandonner l'idée de faire de la recherche.

Aujourd'hui, mes aspirations professionnelles tendent vers les activités complexes dans lesquelles, je me sens beaucoup plus à l'aise que dans la routine; mais hélas, ces activités sont rares et je n'ai pas l'impression de m'épanouir pleinement en milieu professionnel.

Tout ceci, pour vous dire ce que je pense des tests de QI:
- Ils m'ont sauvé deux fois d'un parcours peu brillant promis par le système scolaire et m'ont permis d'accéder à une vie professionnelle raisonnablement intéressante (mais ça: c'est strictement personnel).
- Ils ajoutent une dimension supplémentaire très intéressante à l'appréciation des enseignants dans le sens où ils permettent d'étendre l'amplitude du champs de sollicitation des compétences. Un élève jugé médiocre par ses enseignants par rapport aux activités normalisées qui correspondent au programme scolaire de sa classe, pourra, au cours d'un test de QI, débrider complètement son potentiel et pouvoir enfin s'exprimer sans contraintes.
- Ils ne font peut-être qu'approcher une mesure d'une seule dimension des différents types d'intelligence, mais ils le font certainement très bien; et si ça ne suffit pas à balayer tous les arguments de leurs détracteurs, c'est que ces derniers ont de "bonnes" raisons certainement pas très avouables de s'opposer à leur justification.
- Ils ne fourniront pas une solution pour les enfants sujets à un ennui "morbide", mais permettront de mettre en valeur le faible pourcentage d'élèves (que je me garderais bien de quantifier ) qui s'ennuient à l'école parce qu'on les laisse végéter intellectuellement et qui n'apprennent pas le goût de l'effort car tout leur parait dérisoire...

Je crois que la plupart des enseignants, par naïveté où par manque d'expérience de ce qu'est la précocité intellectuelle ne sont, encore aujourd'hui, pas conscient des conséquences de leur attitude par rapport à un enfant précoce qu'ils ont ou n'ont pas détecté (de très sérieuses études mettent en valeur que très peu de précoces ne sont pas reconnus comme tels par leur enseignant, idem pour les non-précoces qui se voient injustement attribués cette étiquette et poussés en surrégime); et que étant donné que ce problème est statistiquement marginal, il n'est pas très démagogique d'essayer de lui trouver une solution.
Mais, bien sur, votre propre expérience de l'enseignement va certainement statistiquement à l'encontre de la mienne, et vous avez donc une position tout à fait différente par rapport aux tests de QI et à la précocité intellectuelle.
Je pense comprendre effectivement pourquoi ce débat se révèle souvent stérile, et je n'éprouve pas le besoin de convaincre qui que ce soit, juste celui de dire ce que je pense de cette problématique.

Écrit par : Basta | 29 juillet 2008

"Et comme les programmes sont censément conçus pour des QI faibles, qui sont fortement représentés dans les populations immigrées - sujet tabou, mais rue de Grenelle, on est au courant du rapport entre éthnie et QI..."

C'est quoi cette énorme connerie ?
Il y a des lois contre ce genre de bavure !
Siné s'est fait virer pour moins que ça !
Merde !"

Ecrit par : Hervé | 29 juillet 2008

Effectivement, pouvoir dire, (et, apparemment, croire à) des imbécillités de ce genre aurait tendance, si besoin était encore, à relativiser toute crédibilité qu'on accorde aux tests de QI.
Siné, lui, fait de la provoc. Mais là, j'ai l'impression que notre interlocuteur croit vraiment à ce qu'il dit.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

A propos de Gilbert Molinier...

http://users.skynet.be/aped/Forum/ForumAncien/textes/petitionmolinier.html

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

@ Christophe Sibille

Ce qui est surtout imbécile c'est de croire que parce que l'on place deux réalités en rapport, on établit systématiquement un rapport de cause à effet... alors que la suite montre que non.

Par contre, ce qui est imbécile c'est de juger "imbécile" un simple fait et de faire l'autruche face à certaines réalités pour ne pas avoir à devoir revoir ses préjugés et continuer à vivre dans son petit confort intellectuel.

Personnellement, je serais sociologue, j'irai étudier ce qui fait des juifs askhénazes une ethnie avec une si bonne moyenne et j'essayerai de voir quels éléments pourraient leur être empruntées pour améliorer celle de notre société. Mais il est vrai que les sociologues sont avant tout des pitres idéologiques dans notre pays...

Écrit par : Basta | 29 juillet 2008

Je pense que vous avez mal lu ce que j'avais écrit. Je suis simplement sceptique concernant l'importance qu'on accorde aux tests de QI... Et à toutes les dérives auxquels ils peuvent donner lieu dans des pays dits "civilisés". (Je me rappelle un reportage à donner froid dans le dos sur "envoyé spécial".
Maintenant, il est clair qu'il existe un problème d'EIP.
En outre, prétendre qu'une "ethnie" puisse être intrinsèquement plus "intelligente" qu'une autre me paraît effectivement assez dangereux. J'ai l'impression qu'il y a là extension d'interprétatation de données de tradition culturelle, ni plus, ni moins.
Tiens, vous me donnez envie de relire "Mangeclous"... ;-)
Même s'il n'a rien d'Ashkenase.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

@ Hervé


https://www.halde.fr/Saisir-en-ligne.html

Écrit par : pratique et théorie | 29 juillet 2008

allez Hervé !

Écrit par : théorie et pratique | 29 juillet 2008

Bonjour

Je voudrais dire que j'ai acheté une méthode de lecture "Léo et Léa" pour un élève qui, je crois, entre en CE2 à la rentrée prochaine.

Je pourrais en parler sur un forum spécialisé mais comme c'est ici que j'ai découvert Léo et Léa, j'ai trouvé normal d'en parler ici d'abord !

J'ai fini par franchir le pas après avoir entendu lire ce garçon pendant les dernières vacances de pâques : lecture de plus en plus hâchée au fur et à mesure qu'il avançait (le début semblant être déjà connu) et devinettes des mots difficiles, apparemment sans avoir le réflexe de les syllaber.

Le texte lu était assez peu intéressant et imprimé sur une grande feuille A3, sans illustration ni le moindre effort de mise en page.

En parlant avec les parents, ils me parlaient d'étiquettes de mots et de listes de mots à apprendre...

Je ne l'aurais jamais cru il y a seulement un an, mais j'ai eu l'impression d'accomplir un acte de résistance !

Je m'apprête à envoyer cette méthode aux parents, qui ont l'air enthousiastes, mais les questions que je me posent sont à présent les suivantes :

comment doit-on s'y prendre pour présenter une méthode de lecture de CP à un élève qui entre en CE2 ?

comment s'y prendre pour présenter Léo et Léa à un élève de 12 ans (son grand frère) totalement démotivé par la lecture et éprouvant semble-t-il encore plus de difficultés à déchiffrer ?

comment présente-ton la chose aux deux soeurs, âgées de 9 et 13 ans, qui semblent n'avoir pas de rapport conflictuels avec la lecture ?

Merci d'avance à ceux qui voudront bien me répondre !

Écrit par : johnmarguerite | 29 juillet 2008

La personne qui signe BASTA et qui traite d'imbécilités ce que dit Christophe Sibille n'est pas un troll du dénommé Roger FELTS. Il existe par lui-même, et c'est très bien ainsi…

Par contre, j'avais écrit quelque part qu'après avoir décrété que LES RACES N'EXISTENT PAS… On allait écrire que L'INTELLIGENCE, CELA N'EXISTE PAS… Encore un petit effort… On n'y est presque…
Toujours en avance pour dégager les thèmes fondamentaux de notre triste époque… J'avance ce qui sera notre prochain sujet : CHRISTOPHE N'EXISTE PAS… Avec comme sujet annexe, si la réponse est positive, la question subsidiaire : FAUT-IL L'INVENTER ?

Écrit par : Roger Felts | 29 juillet 2008

Il vaudrait sans doute mieux s'adresser à des orthophonistes. En effet, il est toujours beaucoup plus difficile de démolir pour reconstruire que de démarrer sur rien.
J'ai eu cette année, un élève de CE1, à peine déchiffreur (les sons simples uniquement, grosse salade entre les on, ou, an, oi,etc.) à son arrivée au mois de janvier. Pendant quelques semaines, il a suivi la lecture avec les CP le matin et les CE1 l'après-midi. Il était par ailleurs suivi par une orthophoniste et je ne sais pas ce que celle-ci lui a fait faire pendant ses séances.
Il a très bien pris cette organisation et me disait chaque soir après la lecture CE1 : "Tu as vu, c'est bien, je fais des progrès !", ce qui était vrai d'ailleurs.
Son gros problème, disparu en fin d'année, mais il a quand même fallu plusieurs mois était la tendance à la devinette. Je me rappelle très exactement du premier jour où "ses yeux ont enfin corrigé son cerveau".
Il avait à lire "Il poussa un cri", et, très lentement, il déchiffra "Il... pou..ssa un hurle... ah non ! un... c...r...i, un cri, il poussa un cri !". C'est à partir de ce jour-là qu'il a commencé à réellement déchiffrer ce qu'il avait sous les yeux sans chercher sans arrêt à deviner les derniers mots de la phrase. Mais il n'avait que quelques mois de lecture par hypothèses derrière lui, l'orthophoniste devait aussi travailler le déchiffrage, le problème n'est pas le même.

Il est sûr que présenter Léo et Léa, ou tout autre manuel d'apprentissage de la lecture à des "grands", ce n'est pas très motivant. Pour le plus jeune, cela ira peut-être s'il progresse vite. En revanche pour le plus grand, il vaudrait peut-être mieux (en se servant du manuel comme "banque de données") lui proposer des "gammes" sur les lettres ou les sons sur lesquels il bute.
Vous lui faites lire un texte tiré d'un livre en rapport avec son âge et ses intérêts et au fur et à mesure de la lecture, vous pointez les mots qu'il a eu de la peine à lire.
Cela vous permettra de repérer ce qui n'est pas acquis et de fabriquer alors des listes de mots contenant ces difficultés qu'il devra lire les uns à la suite des autres.

Pour obtenir le déchiffrage, vous pouvez vous servir d'un cache (règle, feuille de papier) et ne dévoiler les mots que syllabe par syllabe.
S'ils continuent à "inventer" une fin alors que le mot n'est pas encore dévoilé en entier, je vous propose ce petit exercice : admettons qu'ils aient lu "cabane" alors qu'il ne pouvait voir que la syllabe "ca", vous prenez alors leur cahier et écrivez les uns sous les autres une suite de mots commençant tous par la syllabe "ca" en leur disant : "Bien sûr, ça pourrait être ca-bane, mais aussi ca-hier, ca-ténère, ca-lendrier, ca- membert...". C'est un exercice que je fais souvent avec mes GS idéovisualisés et ils comprennent ainsi assez vite les limites de leur "technique imparable".

Parallèlement à ces exercices de lecture, il faut aussi les faire écrire (dictées de syllabes, de mots, de phrases). Là, je pense que Léo et Léa peut être d'un grand secours et servir de base à ces dictées. Même si les phrases sont très, très nunuches, ils auront l'impression de progresser très vite et cela les motivera à continuer, je pense (au moins le plus jeune).

Quant aux sœurs, je ne comprends pas très bien le sens de votre question. Avez-vous peur qu'elles se moquent d'eux ?

Écrit par : catmano | 29 juillet 2008

A Christophe Sibille : "Je m’efforcerai plus tard d’argumenter sur ce point"

"@ Pli

Le "cours magistral" est une arnaque fabriquée par Meirieu et autres. Au primaire, au collège et au lycée, on fait des "leçons" intégrées à un "cours" c'est-à-dire à quelque chose qui mêle programme et manière personnelle de penser l'enseignement du programme ( une parole). Et j'ai tendance à penser qu'un bon cours de fac - j'en ai eu - ou une bonne "visite" d'un grand patron de service hospitalier sont eux aussi des "leçons" et pas des "cours magistraux". Meirieu, Charnay, et toute la bande d'hirsutes qui nous emmerdent sont incapables de faire valoir autre chose que leur "discours" "magistral" ( magistral mon cul, dirait Zazie, discours oui et pas du meilleur ! ), c'est pourquoi ils ont inventé le cours "non-magistral", ce non-lieu de l'enseignement et ce chef-lieu du prêche !
De manière générale, on peut dire qu'il vaut mieux éviter de prendre le contre-pied d'un con quand il profère une connerie parce que si on ne prend pas cette précaution on est à peu près certain d'en proférer une autre encore plus grasse.
Ainsi les "syllabistes" par rapport aux "globalistes" ! Par exemple.
Ou ceux qui opposent "grammaire de texte" à "grammaire de phrase" et votent les félicitations au rapport Bentolila.
Cordialement."
Ecrit par : guy morel

Ce que j’entends pas cours magistral, c’est effectivement ce qui peut se passer, par exemple, à l’université : la dispensation orale d’une leçon, en un langage soutenu et selon l’ordre de découverte que la problématique initiale a déterminé.

Un cours, donc, ou la parole de l’enseignant est prépondérante, mais qui n’exclut nullement et même requiert, selon les nécessités internes à la discipline et à la leçon, de se dérouler à certains moments à partir d’un support visuel ou d’un texte ou bien encore de consacrer, après chaque grand palier atteint, un temps pour revenir sur le cheminement accompli, par exemple à partir des questions posées par les élèves.

Cette prépondérance de la parole de l’enseignant a plusieurs vertus : par exemple, elle apprend à l’élève la patience d’écouter et de différer les questions qui naissent en lui à même cette écoute – voire d’y répondre lui-même ou de se rendre compte que la réponse devait arriver peu après. Mais aussi permet-il que le temps consacré au questionnement des élèves se déroule au mieux : les questions sont plus réfléchies, donc en fin de compte plus intéressantes pour tous et, plus généralement, la prise de parole - l’enseignant ayant eu le temps de donner le ton - , de meilleure qualité. Quand cette prépondérance n’est plus, que la parole de l’enseignant ne s’investit plus, en majeure partie, que dans le faire-faire, l’explication personnalisée et le maintien de l’ordre, on n’obtient plus que des questions d’incompréhension dues à l’inattention de l’élève et un sens de l’écoute qui se confond avec le simple respect du silence.

Toujours suivant les nécessités internes à la leçon, des séances peuvent devoir être consacrées à l’acquisition des notions par des constructions effectuées par l’élève. Mais à mon sens, elle ne peuvent elles aussi se dérouler correctement que dans un contexte où l’habitude est au cours magistral, à savoir un contexte où l’élève sait se tenir assis sur une chaise et se trouve prioritairement disposé à l’écoute et à la réflexion, plutôt qu’à la simple expression – ce qu’on ne saurait, par la simple exigence de discipline, obtenir.

Aussi est-ce dans cette configuration que la parole de l’enseignant est la plus formatrice : il faut que l’enseignant comprenne en profondeur ce qu’il dit pour que l’élève le comprenne aussi – ce qui exclue que le cours magistral soit une simple lecture - , et donc, c’est quand l’enseignant est dans le concept qu’il est occupé à transmettre, dans la pleine intellection du champ des relations à l’intersection desquelles se situent les notions qu’il manipule pour les faire comprendre que l’enseignant les exprime le mieux et que l’élève a le plus de chances de les comprendre effectivement, fut-ce avec un délai - seul pendant que le cours continue, en posant une question (sur le coup, ce qu’il faut limiter, ou bien un peu plus tard), ou lors du travail de révision à domicile, grâce à la disposition d’esprit plus studieuse à laquelle invite le cours magistral. Mieux, ce n’est pas seulement tel contenu que transmet alors l’enseignant, mais aussi sa maîtrise même, qui n’est pas le contraire du questionnement ou de la recherche, mais bien plutôt ce qui les rend possibles.

C’est donc là le type de cours où l’enseignant, se consacrant à l’essentiel, transmet le plus, donc, permet la formation la plus intense, et en même temps, se trouve être le moins contraignant : l’élève, travaillant à son rythme, peut décrocher un temps et s’en remettre à une prise de note plus automatique, raccrocher une fois sa pause intellectuelle terminée et, si nécessaire, réparer son trou d’attention lors de la révision à domicile ou de la phase dialoguée que l’enseignant ménage en classe.

A cet égard, la critique principale dont fait l’objet cette façon de faire cours, c’est – le constructivisme ayant énoncé qu’on ne pouvait que construire son savoir et jamais simplement le recevoir, et la pédagogie béhavioriste que l’acquisition d’une compétence devait être observable, donc manifeste – que l’élève s’y trouverait foncièrement passif. Mais c’est oublier qu’il est inséparable du travail à domicile et surtout de la prise de note. Ecrire, en effet, ce n’est pas rien faire, et même lorsqu’on le fait avec automatisme, on ne saurait éternellement se disperser, sous l’exigence de silence et de prise de note, on est forcé de s’intéresser à nouveau au cour, sous un angle ou sous un autre. Plus tard dans la scolarité, vient en plus un moment où la prise de note ne peut plus être mécanique, parce qu’il ne s’agit plus de recopier ce qui est au tableau ou écrire ce qui est dicté, parce que le cours des choses fait qu’on est contraint de reformuler ce qui est dit ou vu. On est donc alors forcé de comprendre ce que dit l’enseignant en même temps que cela commence de susciter en soi, non plus seulement des questions, mais des commentaires. Ainsi, au contraire de ce que disent les critiques, c’est dans le cours magistral que l’élève se trouve le plus intensément actif, et l’on pourrait même avancer la formule selon laquelle ce que suscite les méthodes pédagogiques chez les élèves, à savoir, finalement, de la simple agitation, est inversement proportionnel à l’activité de l’esprit.

Enfin, le cours magistral repose sur une primauté, par la place qu’y prend la parole de l’enseignant, des savoirs constitués sur l’opinion des élèves, ce qui permet de forcer leur sens critique immédiat - qui autrement les ferme au savoir et ne développe que leur capacité d’ignorance, au sens où on ignore quelqu’un -, et ce, au profit d’un sens critique supérieur, informé par le savoir.

Or tout cela, c’est ce que négligent constamment les pédagogistes dans l’analyse caricaturale qu’ils font jusqu’à la fiction, du cours magistral, afin de justifier l’apport de leurs propres techniques qui ne consistent, en gros, qu’à forcer et accompagner le déclin de l’autorité de l’enseignant afin de l’obliger à n’avoir plus de contrôle possible de ses élèves que par des rapports sans distance à eux, une certaine façon d’être familial si l’on peut dire, qui est profondément malsaine.

Je ne sais donc pas si l’expression de cours magistral est une invention des pédagogistes, bien qu’assurément la grotesque caricature de son concept le soit, mais j’en ai eu connaissance à l’université, lorsqu’il a s’agit de distinguer les cours en amphithéâtre de ceux faits en plus petits groupes. Les premiers étaient appelés cours magistraux et les seconds, travaux dirigés, mais ils n’étaient pas différents, si ce n’est que dans les seconds était donné plus de place au questionnement des étudiants. Et eux-mêmes n’étaient pas essentiellement différents de ceux que je suivais au lycée et même au collège, si ce n’est que, progressivement, était de plus en plus laissée à l’élève la responsabilité de la prise de note et que les exercices en classe disparaissaient. C’est donc finalement tout cela que j’appelle cours magistral, et c’est aussi précisément cela, dans son unité d’essence, que les pédagogistes visent à détruire, ne serait-ce qu’en le relativisant, ce qui, à terme, revient au même. Cette réflexion ne procède pas chez moi d’une prise de position à l’intérieur de l’opposition dessinée par les pédagogistes, simplement d’un constat, à savoir que ce qu’assurait le type de cours que j’ai suivi tout au long de ma scolarité - et que j’ai appelé cours magistral bien avant d’avoir connaissance de quels que travaux que ce soient en pédagogie - , ne l’était plus du tout et que, de ce fait même, la situation était désastreuse.

Au sens où je l’entends, donc, à savoir comme cours où la parole de l’enseignant est constitutivement prépondérante mais qui peut requérir, dans son déroulement, autre chose que cette parole - autres choses qui ne sont d’ailleurs efficaces que dans un contexte de cours magistral -, il m’apparaît être la forme la plus élevée de l’enseignement qui puisse être dispensé à plusieurs élèves et, en conséquence, être ce que toute autre forme de cours n’a pour légitimité que de permettre l’exercice.

Pardon de m’être contenté de produire un texte si indigeste.

Écrit par : Pli | 29 juillet 2008

Quant aux sœurs, je ne comprends pas très bien le sens de votre question. Avez-vous peur qu'elles se moquent d'eux ?

Ecrit par : catmano | 29 juillet 2008

D'abord, merci beaucoup pour cette réponse si rapide, vraiment !

J'ai juste eu le temps de passer sur le site "Lire-écrire" pour voir que Toto compilait vos posts !

Ensuite, pour ce qui concerne les soeurs, je n'avais pas pensé aux moqueries mais plutôt à la jalousie en voyant que les parents s'occuperaient scolairement plus du ou des garçons (ce qui peut ensuite conduire les soeurs à se moquer des garçons pour se venger d'être l'objet de moins d'attentions).

Enfin, je précise que ces enfants sont les demi-soeurs et frères de ma douce et tendre, qu'on habite à 400 kilomètres de chez eux et que je ne les connais donc pas encore très bien !

Merci encore, car mon univers à moi, ce sont les bibliothèques plus que les salles de classe (même si j'ai été emploi-jeune dans une BCD à l'école primaire), et bonne journée à vous !

Bien cordialement

Écrit par : johnmargueritze | 29 juillet 2008

"lorsqu’il s’est agi" !

Écrit par : Pli | 29 juillet 2008

"Pardon de m’être contenté de produire un texte si indigeste."

Ecrit par : Pli | 29 juillet 2008

Non, Pli, c'est parfait. Parfaitement clair, très agréable à lire, et une remise au point parfaite. Et je crois que je vous rejoins cinq sur cinq!
Certains, par contre, non seulement nous abreuvent parfois de discours longs et insipides, mais réussissent à être indigestes même quand ils s'efforcent de faire court. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Au sujet des tests de QI. Ils mesurent certainement une composante de l'intelligence, le nier tout à trac est stupide. De plus, ils sont parfois utiles, pas comme outils de sélection, mais de détection. J'étais un peu comme Basta, en dérive dans le système scolaire français. A la suite d'un test de QI (obtenu 142), on m'a fait sauter une classe, et le problème a été résolu.
Ce n'est pas toujours aussi simple que cela, mais ces tests sont parfois utiles en contribuant à débloquer des situations d'échec. Devenu professeur, j'ai pu le vérifier à plusieurs reprises.

Écrit par : françois duhem | 29 juillet 2008

"QUELS SONT LES CHIFFRES MOYENS (QI par éthnie) ?

* Africains d'afrique noire : entre 70 et 80 (l'écart-type serait plus grand)
* Afro-américains : 85 (en moyenne : 15 à 20% de métissage)
* Africains du nord ( Berbères et Arabes principalement) : entre 85 et 90
* Européens et Américains d'origine européenne : entre 95 et 100
* Extrême-orientaux (Asie du sud-est) et Asian-americains (même origine) : 105 à 110 (l'écart-type serait plus petit)
* Ashkénazes (Juifs d'Europe centrale) : 112 à 115 (fort avantage en QI verbal)"

@ Basta

Le scientisme dans toute sa bêtise. Quels sont les protocoles exacts de réalisation de ces tests ?

Vous n'en savez rien, bien sûr. Mais vous vous jetez sur les premiers chiffres venus PARCE QU'ILS VOUS ARRANGENT. Je ne sais pas si vous êtes enseignants, mais si vous l'êtes et que vous encouragez vos élèves à se précipiter ainsi sur le premier texte lu sur internet pour en tirer des vérités irréfutables, il y a de quoi s'inquiéter.

Plaquer un verni pseudo-scientifique sur des propos racistes ne suffit pas à les rendre crédibles. La prétention d'une certaine "science" à mesurer l'intelligence est tout simplement grotesque. Ce que mesurent les tests de QI, c'est le quotient intellectuel. Rien de plus.

On pourrait s'amuser, de la même façon, à mesurer la longueur moyenne du sexe en fonction des "ethnies" : on en apprendrait tout autant sur leur intelligence.

Et peut-être davantage sur ce que cache cette propension des occidentaux à vouloir tout mesurer.

Écrit par : Gros QI | 29 juillet 2008

Tant mieux alors, merci Christophe.

Écrit par : Pli | 29 juillet 2008

Tant mieux alors, merci Christophe.

Écrit par : Pli | 29 juillet 2008

Fichue connexion.

Écrit par : Pli | 29 juillet 2008

"Par contre, j'avais écrit quelque part qu'après avoir décrété que LES RACES N'EXISTENT PAS… On allait écrire que L'INTELLIGENCE, CELA N'EXISTE PAS… Encore un petit effort… On n'y est presque…
Toujours en avance pour dégager les thèmes fondamentaux de notre triste époque… J'avance ce qui sera notre prochain sujet : CHRISTOPHE N'EXISTE PAS… Avec comme sujet annexe, si la réponse est positive, la question subsidiaire : FAUT-IL L'INVENTER ?

Ecrit par : Roger Felts | 29 juillet 2008 "



@ Roger Felts


"Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent."

Boris Vian.

Écrit par : Mon QI sur la commode | 29 juillet 2008

""Plaquer un verni pseudo-scientifique sur des propos racistes ne suffit pas à les rendre crédibles. La prétention d'une certaine "science" à mesurer l'intelligence est tout simplement grotesque ""

Voir le débat sur les races qui a révélé les mêmes aveuglements .

""Ce que mesurent les tests de QI, c'est le quotient intellectuel. Rien de plus. ""

Donc , comme Dobolino , au sujet des races , vous n'êtes pas d'accord , mais vous êtes d'accord !

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/27/un-debat-sur-races-et-racisme%e2%80%a6-suite-2/#more-4476

Écrit par : Amélilagroupie | 29 juillet 2008

"Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent."

Boris Vian.

Ecrit par : Mon QI sur la commode | 29 juillet 2008


Je dois le prendre pour moi ?

Écrit par : Roger Christ | 29 juillet 2008

"Je dois le prendre pour moi ?

Ecrit par : Roger Christ | 29 juillet 2008 "


Je ne sais pas. Vous avez un QI de combien ?

Écrit par : Mon QI sur la commode | 29 juillet 2008

Car sur le blog ...

Roger Christ et ...la caravane passe ?

Écrit par : Amélilagroupie | 29 juillet 2008

Encore une fois M. Jean-Paul Brighelli, votre post est excellent !

Écrit par : ced | 29 juillet 2008

Un petit truc marrant et instructif posté des USA par Michel Delord.

http://www.youtube.com/watch?v=a81YvrV7Vv8

Comme quoi le désastre scolaire n'a pas commencé en 1989.

Écrit par : guy morel | 29 juillet 2008

Gilbert Molinier :

""On soutiendra ici le point de vue suivant qu’il n’y a pas de crise de l’Ecole, mais qu’elle n’existe plus, parce qu’elle a été systématiquement détruite aussi par ceux qui étaient chargés de la défendre. Cette véritable débâcle de l’Ecole est le résultat attendu, programmé, la production d’une entreprise politique tout à fait consciente de destruction des jeunes générations sacrifiées à l’aune du profit capitaliste. Plutôt que de lutter contre cette catastrophe, l’Ecole s’inscrit complètement dans cette politique.

Il est pour l’instant extrêmement difficile de soutenir un tel point de vue, parce qu’il suppose de sortir de deux préjugés particulièrement tenaces :
d’une part les politiques scolaires mises en œuvre sont le fait de la dite gauche plurielle, mais il s’agit d’une véritable imposture politique,

d’autre part, il est très difficile de comprendre que l’Ecole s’attache de toutes ses forces à faire exactement le contraire de ce qu’elle devrait faire.

A cela, on doit ajouter que cette entreprise de destruction massive des intelligences n’aurait aucune espèce de chance de réussir si elle ne recevait le soutien de millions de personnes, parents et enseignants. Mais la vérité finira bien par faire son chemin, car la réalité est contraignante.""

http://moliniergilbert.free.fr/Tex_div/ecoledes.htm

Écrit par : Amélie | 29 juillet 2008

Oui, voilà
http://www.lescamps.org/images/31077autodafe.jpg :
Tout ça, ce n’est que de la manipulation symbolique pour faire hurler dans le camp du Bien. Il ne faut surtout pas s’inquiéter.
Ecrit par : Pli | 27 juillet 2008

Je vois que nous sommes dans le même train d'ondes. (i.d. : fautons ensemble !)
Savez-vous qui est Nonie Darwish ? (5 secondes pour consulter son mini-CV).
http://ndarwish.wordpress.com/

Si vous avez une heure et quart à tuer, elle (co-)développe quelques arguments, ici :
http://www.dailymotion.com/video/xblax_obsession

Le Camp du Bien ne va pas se calmer tout de suite...

Écrit par : Steppenwolf | 29 juillet 2008

""Je vois que nous sommes dans le même train d'ondes. (i.d. : fautons ensemble !) ""

Oh !OUIIII !


Le Camp du Bien ne va pas se calmer tout de suite...

Ecrit par : Steppenwolf | 29 juillet 2008


... Il y a encore beaucoup de wagons à accrocher , sans compter les aiguillages à dégripper !

Écrit par : Amélie | 29 juillet 2008

"Le Camp du Bien ne va pas se calmer tout de suite..."

Ecrit par : Steppenwolf | 29 juillet 2008

C'est quoi, le camp du bien?

Concernant le QI, il ne mesure effectivement qu'une des composantes de l'intelligence.
Le reportage dont je parlais, un peu plus haut, tentait de prendre comme axiome qu'il définissait l'intelligence...
Comme disait l'autre, en une citation qu'on pourrait aisément mettre en rapport: "vaste programme".

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

"Fichue connexion."

Ecrit par : Pli | 29 juillet 2008

J'accepte avec plaisir ce bégaiement de la connexion!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Guy Morel : "Comme quoi le désastre scolaire n'a pas commencé en 1989."

Certes !

La citation, un peu plus haut (" la nouvelle pédagogie dont ils se parent est stérile autant que prétentieuse, pompeuse ; elle n’aboutit qu’à l’impuissance et au pédantisme ") était d'Albert Duruy ... 1886.

On peut en sortir des tonnes ...

« J’estime que les trois quarts des bacheliers ne savent pas l’orthographe » (Victor Bérard, 1899)

« L’enseignement secondaire se primarise… Les éleves n’ont ni l’orthographe, ni vocabulaire exact et varié, ni connaissances grammaticales, ni analyse logique, ni méthode d’exposition écrite ou orale » (Paul Laumonnier, 1929)

et pour faire bonne mesure car on risque de me sortir les programmes (excellents par ailleurs) de 1923 :

« Le baccalauréat est devenu dérisoire. Notre élite ne sait pas raisonner, elle ne sait pas exposer » (René Soudée, 1936)

...

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

C'est quoi, le camp du bien?
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Ask Pli !

@ Amélie : toute cette énergie autour du monde du chemin de fer me rappelle furieusement "la Madone des sleepings", de Dekobra. Avec tout le respect, etc.
BàV

Écrit par : Steppenwolf | 29 juillet 2008

C'est quoi, le camp du bien?
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Ask Pli !
Ecrit par : Steppenwolf

Non, je vous en prie, dites-nous d’abord. C'est l'expression "l'homme aux rats" reliée à la vidéo qui vous a fait plaisir ?

Écrit par : Pli | 29 juillet 2008

BASTA ! Effectivement !
Ne tournons pas autour du pot !

Ce que vous avez donné plus haut ce sont bien des *statistiques ethniques*, répréhensibles. D'autre part vos paroles - en passant elles mettent en cause l'état français qui, selon vous, pratiquerait une politique ouvertement discriminatoire - : "Et comme les programmes sont censément conçus pour des QI faibles, qui sont fortement représentés dans les populations immigrées - sujet tabou, mais rue de Grenelle, on est au courant du rapport entre éthnie et QI...", sont également passibles de poursuites.

L’article 1er de la constitution française qui dispose que « La France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Retrait de ces messages insupportables !

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

Oh ! Un réel plaisir à la Badiou que vous décrirez bien mieux que moi.
Allons, je ne pense pas que vous, vous soyez emberlificoté.

Écrit par : Steppenwolf | 29 juillet 2008

@ Pli :

Merci pour cette contribution très intéressante.

Je pense également qu'écouter ce qui est dit en cours n'est pas être passif, tout au contraire. C'est là effectivement une fausse évidence sur laquelle repose l'idéologie constructiviste.

De même, la prise de note est une forme d'apprentissage : elle consiste à appliquer une hiérarchie à ce que l'on entend, une synthèse, qui enclenche l'appropriation et la mémorisation. Le geste même d'écrire contribue, dit-on, à la mémorisation.

Il faut le dire, il y a quelques années, la prise de note était un point sur lequel les élèves étaient bombardés d'injonctions de la part du prof de français, de celui d'histoire-géo ou de SES ; je ne sais pas si c'est pareil chez vous, mais maintenant, cette "compétence" pourtant bien "interdisciplinaire" n'est pas au premier plan dans mon établissement.

Je me trouve souvent (je n'ai pas eu de seconde pendant quelques années) face à des premières qui EXIGENT que je parle moins vite pour noter mes propos. Que je dicte, quoi. Et je sais que certains collègues obtempèrent : observez les bénéfices :
- silence dans la salle, des élèves concentrés sur leur écriture et persuadés que ce qu'ils font est important : ils écrivent dans leur cahier ce qu'ils pourront potasser (apprendre par cœur) quinze jours avant le bac ! Le TALISMAN : le cours du prof VERBATIM ! Quand je fais passer des oraux, il faut voir la fierté avec laquelle certains élèves me ressortent ce fameux cours du prof, avec des expressions savantes (pédantes) à tire-larigot ! C'est le "bouclier de diamant" de l'épopée !
- gain de temps (pour le prof) qui mettra bien une demi-heure à faire noter une page bien aérée... On peut préparer le dimanche soir, en une demi-heure, tous les cours de la semaine de cette façon. On peut même dicter les synthèses du manuel !

Cette année, j'ai tenté une expérience. Quand mes Premières S (pas méchants, mais passés par des secondes où ils ne s'étaient absolument pas débarrassés de leurs habitudes anciennes) ont encore protesté contre le fait que je ne dictais pas, j'ai fait venir un élève au tableau. Je lui ai demandé de prendre en note au tableau ce que j'allais dire. La première phrase que j'ai prononcée s'est retrouvée écrite au tableau in extenso, avec articles, verbes, etc. J'ai pris la bosse pour effacer tout ce qui n'était pas utile, j'ai abrégé des mots, replacé des verbes par des symboles... scandale dans la classe ! quoi ? C'est ça qu'il faut écrire ? Comment on pourrait le savoir ? À quoi ça ressemble ? C'est même pas des vraies phrases !

Encore une fois, une partie de la classe le savait, une autre partie a fait son miel de ces remarques, mais ce qui s'exprimait comme l'opinion la plus évidente et consacrée dans les usages scolaires, c'était l'indignation. Prendre des notes, c'est faire un boulot de sagouin, c'est perdre le verbatim qui seul garantit que, le jour du bac, on pourra "redire ce qu'a dit le prof !"

Question fréquente des élèves en première, d'ailleurs : "dites-nous ce qu'il faut dire sur ce texte, m'sieur". Ils seraient prêt à noter chaque mot tombé de ma bouche oraculeuse, si je voulais bien répondre....

Aux oraux de latin (et donc pas avec les élèves les plus déscolarisés qui soient, vous en conviendrez), une examinatrice me racontait qu'elle avait écouté le commentaire du texte par une élève, et qu'elle s'était permis de critiquer un point de ce commentaire, en suggérant une modification ou une réserve sur une affirmation qu'elle trouvait un peu schématique. Révolte de l'intéressée, qui lui a assuré "c'est ce que le prof a dit, je peux vous montrer mon cours, si vous voulez !"

Écrit par : sanjuro | 29 juillet 2008

A propos de psychologie et d'enseignement, de qui est le texte ci-dessous (BASTA, lisez-le attentivement ...) ?

Le psychologue et l’enseignant

Parler de psychologie à propos de la formation des maîtres n'est-ce pas, pour un psychologue, risquer le reproche souvent mérité par les spécialistes de préconiser chacun sa spécialité comme un remède indispensable? De ce travers il résulte trop souvent que les problèmes d'éducation sont transformés en questions de programme. Chacun y réclamant sa part, les programmes se surchargent, se morcellent, deviennent une mosaïque disparate où se brisent la spontanéité intellectuelle et le pouvoir unifiant de la réflexion.

Mais si la psychologie doit intervenir dans la formation des maîtres, c'est beaucoup moins, à mon sens, comme une nouvelle matière d'enseignement que pour les mettre en garde, au contraire, contre certains slogans psychologiques et pour les amener à tirer de leur propre expérience des conclusions qui seront instructives pour le psychologue lui-même, car il reste toujours vrai que la psychologie appliquée ne peut être purement et simplement déduite d'une psychologie qui serait déjà en possession de ses principes, mais qu'elle est le terrain expérimental où peuvent s'élaborer et se contrôler ses vérités et ses méthodes.

Si le sens pédagogique peut s'acquérir, ce n'est évidemment pas par simple routine, c'est par expérience, et toute expérience peut être ramenée à des préceptes ou des principes. Certains estiment cependant que l'expérience pédagogique est une expérience toute personnelle, qu'elle se nourrit d'impressions et de conclusions qui dépendent, pour chacun, de rapports intellectuels et moraux qui lui sont propres. Ils professent, non sans raison, que ramener l'art d'enseigner à des prescriptions, à des procédés, c'est le figer, c'est s'interdire les possibilités d'adaptation que peuvent offrir, suivant les circonstances, la matière enseignée et les dispositions de l'enfant. Mais c'est précisément à l'étude de ces deux termes qu'il faut s'attacher : les dispositions que l'enfant tient de son âge ou de son tempérament individuel, les aptitudes qu'exige et qu'exerce chaque matière d'enseignement.

Les réformateurs en éducation ont le plus souvent pour programme de respecter et d'utiliser les activités spontanées de l'enfant. Leurs systèmes sont donc à base psychologique. Mais il faut savoir distinguer entre la pratique et les principes. La pratique peut être, pour une part, la traduction directe d'intuitions expérimentales où s'exprime le génie pédagogique du réformateur, et pour une autre part les conséquences qu'il déduit de ses conceptions psychologiques. Mais ses conceptions psychologiques ne sont parfois qu'une schématisation trop simplifiée de ses expériences, une formule abstraite et inadéquate d'où il risque de tirer des applications contraires à leur contenu originel. Elles peuvent aussi n'être qu'une simple prévention plus ou moins traditionnelle.

Chacun tombera d'accord par exemple qu'il faut à l'enfant du simple et du concret. Mais partir de ce précepte sans avoir expérimentalement défini ce qui, pour l'enfant, est en effet simple et concret, c'est souvent s'aventurer dans des contresens pédagogiques. Ainsi la théorie sensualiste, malgré bien des échecs et des reculs, garde encore pour beaucoup une sorte d'évidence essentielle et indiscutable. La sensation, fondement supposé de toute connaissance, est aussi considérée comme ce qui s'impose d'abord à l'enfant. Identifiant le concret et le sensoriel, certaine pédagogie s'efforce non seulement d'exercer la discrimination sensorielle de l'enfant, ce qui peut utilement l'habituer à la comparaison et au classement, mais aussi de le mettre sans cesse devant une traduction sensible de toutes les opérations mentales qui lui sont demandées, ce qui peut être contraire à la nature de ces opérations et risque, en tout cas, de substituer à ses libres investigations les artifices ingénieux de l'adulte.

De même le simple pour l'adulte, c'est l'élément ou le principe ultimes auxquels il est possible de ramener une réalité complexe ou confuse. Pour l'enfant c'est, au contraire, ce qui fait l'objet immédiat de son activité, c'est-à-dire l'ensemble plus ou moins indifférencié, le complexe d'objets et de circonstances dont il est simultanément occupé. Il ne peut même en détacher que très incomplètement ce qui relève de sa propre activité. Il y est plus ou moins mêlé de sa personne et la perception qu'il en a est globale. C'est en partant de sa propre expérience, des répétitions et des différences qui s'y présentent, qu'il deviendra capable d'y sélectionner certains traits plus constants et plus essentiels que d'autres. Sachant reconnaître ce qui est conforme ou non à son attente, il progressera de choses en choses par voie d'analogie. Mais l'élément caché qui leur est commun et qui leur sert d'explication pour l'adulte reste longtemps inaccessible à son imagination ...

Les enfants ne diffèrent entre eux que par l'étape de leur développement. Mais pour connaître leurs différences individuelles les maîtres sont bien mal outillés. Il n'en est que plus surprenant d'en rencontrer qui récusent préventivement toute aide technique, mise simplement à leur disposition. Mais la conviction que tout a toujours été pour le mieux et qu'aucun progrès n'est possible est de celles qu'il faut renoncer à entamer. Il est curieux de l'observer parfois chez des personnes que leur formation professionnelle a dû mettre en contact avec l'esprit de la recherche scientifique.

Initier les maîtres à quelques-unes des méthodes psychologiques d'examen qui sont actuellement en usage, ce n'est pas nécessairement les inviter à les pratiquer. Les tâches de l'enseignement sont absorbantes et l'attitude qu'elles entraînent peut être en opposition avec celle de l'expérimentateur. Le meilleur pédagogue est souvent celui que l'habitude et le désir de toujours enseigner mettent hors d'état d'observer sans intervenir. Mais il est utile à quiconque a pour fonction d'exercer une action sur les personnes de savoir par où elles sont accessibles à des investigations méthodiques, à des mesures précises, et la vraie signification de ces mesures. Souvent les affirmations péremptoires de ceux qui les appliquent ont suscité une juste méfiance ... "

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

Allons, je ne pense pas que vous, vous soyez emberlificoté.
Ecrit par : Steppenwolf

Sûrement pas en tout cas comme un wagon qu’on accrocherait à un train.

Mais Badiou, justement, considère que l’éthique consiste à désirer le Bien.

Par quoi donc, exactement, pensez-vous que je ne sois pas emberlificoté ?

Merci sanjuro, je vous retourne le compliment et m’accorde à votre diagnostic. J’ajouterai simplement qu’on ne peut passer brutalement de la dictée à la prise de notes, sous peine de perdre les élèves. Pour ce qui est de leur donner des clés pour la prise de notes, faire cela quand l’occasion se présente, c’est très bien et, à l’inverse, consacrer en début d’année un temps seulement à cela serait, il me semble, inefficace. Mais comme il ne faudrait pas que cela empiète sur leur entraînement à l’écriture, je pense que l’introduction d’abréviations et de symboles doit être mesurée et suffisamment spécifique pour qu’elle ne soit pas confondue avec la pratique du SMS.

Écrit par : Pli | 29 juillet 2008

Le meilleur pédagogue est souvent celui que l'habitude et le désir de toujours enseigner mettent hors d'état d'observer sans intervenir. Mais il est utile à quiconque a pour fonction d'exercer une action sur les personnes de savoir par où elles sont accessibles à des investigations méthodiques, à des mesures précises, et la vraie signification de ces mesures. Souvent les affirmations péremptoires de ceux qui les appliquent ont suscité une juste méfiance ... "

Ecrit par : Hervé | 29 juillet 2008

Votre première phrase aurait tendance à affirmer qu'aucun inspecteur ne peut être crédible en tant que pédagogue.
Mais la deuxième partie tempère votre propos, en admettant qu'un inspecteur qui serait convaincu de ses "théories", (ou de ses pratiques anciennes) et de leur mise en oeuvre, mais qui admettrait qu'il y a d'autres manières possibles que la sienne de voir les choses, pourrait aider la personne qu'il inspecte?

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Christophe Sibille a écrit :

Certains, par contre, non seulement nous abreuvent parfois de discours longs et insipides, mais réussissent à être indigestes même quand ils s'efforcent de faire court. ;-)

…mais de qui donc, votre subjectivité voulez-vous nous parler ? Je ne vois autour de moi que des textes lumineux donnant un plaisir extrême à ceux qui les lisent.

Mon QI sur la commode a écrit :
"Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent." Signé Boris Vian.

… Je m'inscris en faux sur ce qu'est sensé illustrer ce propos : Christophe Sibille n'a jamais déclaré qu'il était le plus intelligent… D'abord parce que personne ne l'aurait cru. Et ensuite parce qu'il ne le pense pas. Je me permets de le dire à sa place, c'est-à-dire de le défendre, car je ne l'ai jamais entendu le dire. Ce Boris Vian, que je ne connais pas, est un sale con…

Roger Christ a écrit :
“Je dois le prendre pour moi ?"

Surement pas, c'est la première fois que vous intervenez… Et sur ce blog, avant d'être jugé intelligent, il faut en écrire des pages de conneries :
Regardez, cette phrase de Boris Vié s'adressait à Christophe Sibille… Et Dieu sait qu'il en a écrit des pages… Et bien pas assez pour pouvoir estimer qu'il est au dessus des autres
… D'où sa très grande modestie.

à Amélie et Amélie groupie :

Êtes-vous la même personne ou deux réalités différentes. J'avais entendu des bruits qui laissaient entendre qu'Amélie serait la groupie d'un triste et insipide individu. Si quelqu'un d'autre se fait appeler Amélie groupie, on ne va plus savoir qui est qui et qui fait quoi. Quelqu'un chercherait-il à semer la confusion sur la question fondamentale de la formation de l'intelligence dans la question de l'existence des maîtres chargés de lutter contre la théophobie dans ses rapports avec les races… quand celles-ci existent, of course !

Pour terminer (pour faire plaisir à l'individu qui pense que je fais long même quand je fais court) je signale que la ressemblance factuelle entre le corbeau de Guingamp et l'auteur de ces lignes n'a aucune signification particulière comme le précise d'ailleurs la note que j'ai écrite sur mon blog et qui s'intitule DÉFENSE SOLIDAIRE…
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/29/defense-solidaire%e2%80%a6/

Écrit par : Roger Felts | 29 juillet 2008

Y'en a même qui enregistrent les cours pour être certains de ne pas en perdre une miette. Quand j'étais étudiante, il y a fort longtemps mais quand même après l'invention des petits magnétophones, ça existait déjà. Pour certains étudiants étrangers, ça peut se justifier tout de même car prendre des notes abrégées pendant un cours dans une langue qui n'est pas notre langue maternelle et qu'on maîtrise du mieux qu'on peut mais pas parfaitement, ça se conçoit.

Écrit par : vera | 29 juillet 2008

Ce texte n'est pas de moi ... :-) En fait, j'en cherche l'auteur.

La pondération, la prudence, la démonstration et des possibles "apports" et des limites de la psychologie (élargissons aux "sciences de l'éducation") me font penser à un auteur d'avant la déferlante (dévastatrice à plus d'un titre) des années 70. René Zazzo ?

Votre remarque par rapport à l'inspection est tout à fait pertinente, je n'y avais pas pensé ... J'ai d'ailleurs et fort heureusement connu des inspecteurs qui "aidaient", conseillaient, plus qu'ils n'inspectaient ; terme qui me fait toujours penser à l'inspecteur des impôts ou pire, à celui des compteurs à gaz.

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

Mon QI sur la commode a écrit :
"Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent." Signé Boris Vian.

… Je m'inscris en faux sur ce qu'est censé illustrer ce propos : Christophe Sibille n'a jamais déclaré qu'il était le plus intelligent… D'abord parce que personne ne l'aurait cru. Et ensuite parce qu'il ne le pense pas. Je me permets de le dire à sa place, c'est-à-dire de le défendre, car je ne l'ai jamais entendu le dire. Ce Boris Vian, que je ne connais pas, est un sale con…

Ecrit par : Roger Felts | 29 juillet 2008

Allons, allons, Roger, ne faites pas semblant de ne pas être assez intelligent pour comprendre que ce message de "mon QI sur la commode" ne m'était pas destiné...
Mais à vous, peut-être?
Et essayez d'arrêter de parler à la place des autres! Déjà parler à la vôtre, c'est quelquefois un peu compliqué pour vous.... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Mon message répondait bien sûr à celui de Christophe Sibille, un peu plus haut ... On s'y perd un peu ...

Je pensais aussi à Wallon ...

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

"Ce Boris Vian, que je ne connais pas, est un sale con…"

C'est une blague ?

Écrit par : Hervé | 29 juillet 2008

"Y'en a même qui enregistrent les cours pour être certains de ne pas en perdre une miette. Quand j'étais étudiante, il y a fort longtemps mais quand même après l'invention des petits magnétophones, ça existait déjà. Pour certains étudiants étrangers, ça peut se justifier tout de même car prendre des notes abrégées pendant un cours dans une langue qui n'est pas notre langue maternelle et qu'on maîtrise du mieux qu'on peut mais pas parfaitement, ça se conçoit."

Ecrit par : vera | 29 juillet 2008

Oui, mais je ne pense pas, (j'espère que non, en tous cas) que ce soit dans le but de le mémoriser totalement, (je préfère cette expression à "apprendre par coeur"), à l'exception de quelques citations, mais pour mieux s'en laisser imprégner en l'écoutant plusieurs fois.
Je reprends l'exemple de l'enregistrement de Deleuze sur Spinoza... Dans la première partie, cette fois.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

""Ce Boris Vian, que je ne connais pas, est un sale con…"

C'est une blague ?"

Ecrit par : Hervé | 29 juillet 2008
Oui, sûrement. Roger Felts est un grand blagueur, vous savez. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

"…mais de qui donc, votre subjectivité voulez-vous nous parler ? Je ne vois autour de moi que des textes lumineux donnant un plaisir extrême à ceux qui les lisent."

Ecrit par : Roger Felts | 29 juillet 2008

Vous avez le nez sur vos textes, c'est pour ça que vous ne les voyez pas! Prenez un peu de distance, (stricto sensu), quelquefois, ça ouvre les yeux!

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Pli, je trouve votre analyse du cours magistral tout à fait remarquable. C'est exactement ma conception de l'enseignement. Quant à la prise de notes, il est vrai que les élèves ont souvent tendance à vouloir copier in extenso la parole du professeur, et il n'est pas facile de leur faire perdre cette habitude. Les miens me reprochaient souvent de "parler trop vite", et j'avais du mal à leur faire comprendre qu'il ne fallait noter que l'essentiel.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 juillet 2008

Je pense qu'il faut ausi faire la part de l'anxiété : les élèves veulent le cours in extenso parce qu'ils ne se font pas confiance, parce qu'ils ont peur de manquer quelque chose d'essentiel.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 juillet 2008

Dans le feuilleton à bas Val et vive Siné ou à bas Siné et vive Val selon l'endroit où vous situez, un texte de Delfeil de Ton qui remet bien les choses en perspective

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/commentaires/20080728.OBS4999/comment_fonctionne_la_calomnie.html

Bonne lecture M. Sibille!

Écrit par : Merlemocoeur | 29 juillet 2008

@ Hervé qui écrit :

BASTA ! Effectivement !
Ne tournons pas autour du pot !

Ce que vous avez donné plus haut ce sont bien des *statistiques ethniques*, répréhensibles. D'autre part vos paroles - en passant elles mettent en cause l'état français qui, selon vous, pratiquerait une politique ouvertement discriminatoire - : "Et comme les programmes sont censément conçus pour des QI faibles, qui sont fortement représentés dans les populations immigrées - sujet tabou, mais rue de Grenelle, on est au courant du rapport entre éthnie et QI...", sont également passibles de poursuites.

L’article 1er de la constitution française qui dispose que « La France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Retrait de ces messages insupportables !

Ecrit par : Hervé | 29 juillet 2008

***

Il est interdit de créer des études statistiques éthniques ou religieuses en France, sauf qu'elles sont faites, soit en secret (par les services de l'Etat), soit par des gens qu'on va qualifier de "bien intentionnés". Par exemple, c'est grâce à un sociologue de gôche qui voulait que les musulmans aient leurs curés à eux en prison, qu'on a procédé à une enquête concernant le taux de personnes se déclarant musulmanes dans les prisons françaises : on était arrivé à 60 % ! (alors qu'ils sont quoi ? 5 à 10 % de la population ?)

Evidemment, si l'enquête avait été mené par un sociologue de droite (mais ça ne doit pas exister), on aurait hurlé au fascisme et à l'amalgame insupportâbleuh !

Ces informations ont dernièrement été reprises par le Washington Post puis par le Monde, mais le journal de France 3 s'en était fait l'écho dès 2006 :
http://clesnes.blog.lemonde.fr/2008/04/30/en-france-les-prisons-sont-remplies-de-musulmans/

Mais revenons à nos moutons : s'il est officiellement interdit de d'organiser des statistiques éthniques et ou religieuses, il n'est aucunement interdit de reprendre des études existantes dans d'autres pays.

"L’article 1er de la constitution française qui dispose que « La France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion »."
Vous y croyez encore vous ? Pauvre naïf ! Savez-vous que la circoncision est normalement interdite en France, du fait de l'acte de barbarie qu'elle constitue effectivement. Seules sont autorisées en France les amputations pour cause médicale.
Donc, l'amputation du prépuce est interdite, pour tout le monde, en vertu de l'article que vous citez. Pourtant dans les faits, elle est autorisée pour les juifs (sans majuscule : religion) et pour les musulmans à qui l'Etat français donne, et à eux seuls, le droit de charcuter leur rejeton pour faire plaisir à leur allah ou à leur yahvé.
Par contre, c'est pas de chance pour certaines populations essentiellement Noires qui voudraient bien charcuter leur petite fille en pratiquant l'excision pour d'autres motifs superstitieux.
Et bien là, la loi est formelle, c'est non, 100 fois non, 1000 fois non et les parents risquent de plus en plus gros !

Pourtant, à mon sens, voilà ce que l'Etat devrait dire une bonne fois pour toute : "si vous voulez charcuter votre gosse, vous faites comme vous voulez, mais pas dans ce pays. Bref, vous vous assimilez ou vous vous cassez, c'est pas plus compliqué !"

Pour le blah-blah psychotruc, hyper long, j'ai l'impression que le zouave dit en 50 lignes ce qu'il pourrait dire en 2. Vous pouvez me donner l'idée principale, svp ?

Écrit par : Basta | 29 juillet 2008

Et voilà! La comparaison entre la circoncision et l'excision... Il ne manquait plus que ça...
Même s'il faut lutter contre les deux, il est absolument innommable de les mettre sur le même plan. Honteux. L'excision correspondrait à peu près à une amputation du gland, pas du prépuce. Je vous laisse apprécier la différence, basta.
Merci à vous, Merlemocoeur mais, vous savez, je suis un tout petit peu au courant d'une bonne partie des jalousies et querelles personnelles qui entretiennent ce qui est en fait, ou aurait dû rester, en tous cas, "une tempête dans un bénitier".

En d'autres termes, Delfeil a assez mal supporté le fait qu'on ne lui ait pas fait un "pont d'or" pour entrer dans la nouvelle équipe de Charlie-hebdo, un peu après 1992.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Il y a plus de 20 ans, j'avais écrit un texte sur la clitoridectomie et la circoncision… Le débat était déjà bien engagé… Je l'ai repris sur mon blog. Si certains veulent des arguments…
Ce texte s'appelait : CLTORIS ET PrÉPUCE…
Son adresse :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/?name=2006_07_clitoris_et_pre

Écrit par : Roger Felts | 29 juillet 2008

@ Christophe

Personnellement, je ne m'amuse pas à savoir s'il est plus ou moins barbare d'arracher le bout d'un doigt ou la main entière : les deux pratiques sont interdites comme acte de barbarie. De même, excision et circoncision sont-ils des actes de barbarie également interdits par le loi, loi absolument pas respectée dans l'un des deux cas.

Et pour le coup, je trouve qu'il est bien plus honteux de s'amuser à quantifier la barbarie comme vous le faites, plutôt que de mettre tout ça sur le même plan de pratiques absolument dégueulasses, comme je le fais.

Écrit par : Basta | 29 juillet 2008

@ Roger Felts

Oui . Les deux sont une seule et même groupie .
Ce terme , utilisé par Cordoba , qui comme on le sait , est une référence et pas la moitié d'un con , me plait bien . Et on doit lui accorder sur ce point une grande clairvoyance ! Pedro , bienvenue dans le monde réel !

Écrit par : Amélie | 29 juillet 2008

Steppenwolf , dans le bréviaire des nouveaux jésuites , il est écrit que Nonie Darwish et ses soeurs de misère en Egypte , en Iran et ailleurs ( la liste est longue dans le monde arabe , pardon musulman ) sont des islamophobes virulentes parce qu'elles ont subi les traumatismes des guerres , de l'exil etc..alors que l'islam est une religion de paix et d'amour , je n'ajoute pas tolérance , faut pas pousser ...Les néo-jésuites dont certains rôdent par ici , préconisent , pour ces illuminées qui exagèrent et qui fantasment , un traitement médical .

Roger Felts , s'il vous plait , ne peut-on pas organiser rapidement une psychothérapie de groupe , avant que ces malheureuses ne soient envoyées dans des camps de rééducation ?

Y a-t-il une différence entre un khmer rouge et un néo-jésuite ?

Écrit par : Amélie | 29 juillet 2008

"Pourtant, à mon sens, voilà ce que l'Etat devrait dire une bonne fois pour toute : "si vous voulez charcuter votre gosse, vous faites comme vous voulez, mais pas dans ce pays. Bref, vous vous assimilez ou vous vous cassez, c'est pas plus compliqué !"

Ecrit par : Basta | 29 juillet 2008

Encore heureux que l'on puisse vivre en France sans être obligé d'être "assimilé" à un type comme vous.

En somme, vous êtes très tolérant. Mais uniquement à l'égard des blancs, chrétiens, riches, possesseurs d'un gros QI et de papiers en règle.

J'imagine que vous proscrivez aussi, par souci de ne pas "quantifier la barbarie", le piercing, la chirurgie esthétique, les ongles courts ?

Écrit par : Mon QI sur la commode | 29 juillet 2008

Amélie, pour vos fayotages, Felts a un blog où il sera ravi de vous accueillir vu que c'est plutôt le désert au niveau commentaires.
L'avantage majeur de Brighelli, c'est qu'il fait son miel de toute intervention pertinente et argumentée et est apte à modifier sa vision des choses en faisant son profit de la vision d'autrui. C'est rare en ce bas monde, les gens qui savent bosser en équipe.
Felts ne recherche que les applaudissements... C'est d'un banal!

Écrit par : véra | 29 juillet 2008

Qu'est le dernier livre de Brighelli, si ce n'est une compilation des opinions avisées de l'un ou de l'autre sur tel ou tel sujet, ici présentées et débattues, opinions qu'il a faites siennes après réflexions pesées et mesurées, sur des sujets divers où il a su faire fi de ses préconçus parfois opposés?
Aucune des interventions de Felts ici n'a rapport à l'éducation, de près ou de loin. Il vient semer le bordel ici parce qu'il s'ennuie tout seul sur son blog où peu lisent ses pontifiages et où personne n'intervient pour contre-argumenter tellement c'est mortifère et orienté vers "regardez comme je suis fort, grand et beau!".
Amélie, allez frétiller du cul sur son blog, ça lui fera une groupie de plus, c'est la seule chose qui l'intéresse.

Écrit par : véra | 29 juillet 2008

Basta, je laisse le soin à ceux et à celles qui ont subi l'un ou l'autre de vous dire ce qu'ils pensent de vos propos.

Merci, Véra. Je me sentais un peu seul, sur ce coup-là!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Et merci aussi à: "mon QI sur la commode"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Guy Morel : "Comme quoi le désastre scolaire n'a pas commencé en 1989."

Certes !

La citation, un peu plus haut (" la nouvelle pédagogie dont ils se parent est stérile autant que prétentieuse, pompeuse ; elle n’aboutit qu’à l’impuissance et au pédantisme ") était d'Albert Duruy ... 1886.

On peut en sortir des tonnes ...

« J’estime que les trois quarts des bacheliers ne savent pas l’orthographe » (Victor Bérard, 1899)

« L’enseignement secondaire se primarise… Les éleves n’ont ni l’orthographe, ni vocabulaire exact et varié, ni connaissances grammaticales, ni analyse logique, ni méthode d’exposition écrite ou orale » (Paul Laumonnier, 1929)

et pour faire bonne mesure car on risque de me sortir les programmes (excellents par ailleurs) de 1923 :

« Le baccalauréat est devenu dérisoire. Notre élite ne sait pas raisonner, elle ne sait pas exposer » (René Soudée, 1936)

...
Ecrit par : Hervé | 29 juillet 2008
Et alors ? dirai-je.
Les citations ne sont pas mon fort -Lamaury bien sûr.
Bon, les maths dites modernes ont elles joué un rôle - et lequel - dans le désastre scolaire ? C'était un peu la question; qui demande des réponses un peu précises et circonstanciées. Mais je vois qu'ici on agite beaucoup d'idées générales et de pétitions de principe attendrissantes et bien peu de choses précises concernant l'école.
Tiens, par exemple : oui ou non Darcos a-t-il confirmé trois années d'idéo-visuelle en maternelle ? En quoi c'est pas bon et que faudrait-il faire à la place ? C'est précis, cela demande une réponse précise qui ne divague pas sur les races et le QI, pas plus que sur la marchandisation, la globalisation et autres euphémismes pour ne pas dire capitalisme et impérialisme.
Alors, on fait quoi en maternelle, question contenus ?
Autre question précise : pourquoi la division en GS ? Ou pourquoi pas ?

Écrit par : guy morel | 29 juillet 2008

"Tiens, par exemple : oui ou non Darcos a-t-il confirmé trois années d'idéo-visuelle en maternelle ? En quoi c'est pas bon et que faudrait-il faire à la place ? C'est précis, cela demande une réponse précise qui ne divague pas sur les races et le QI, pas plus que sur la marchandisation, la globalisation et autres euphémismes pour ne pas dire capitalisme et impérialisme.
Alors, on fait quoi en maternelle, question contenus ?
Autre question précise : pourquoi la division en GS ? Ou pourquoi pas ?"

Ecrit par : guy morel | 29 juillet 2008

Trois années d'idéovisuelle en maternelle? Cela me semble quand-même, compte tenu de ce que je vois régulièrement, assez réducteur. Il y a beaucoup d'autres pratiques que celle des "étiquettes", et je vois faire aussi pas mal de travail de graphisme, d'études de syllabes, etc...
Telle que vous présentez la chose, il semblerait que Foucambert soit aux commandes! Ce n'est pas tout à fait le cas, même si on peut certes faire mieux.
Darcos cherche aussi à flatter son électorat dans le sens du poil, et vous le savez. Les parents sont plus nombreux que les enseignants, et nos hommes politiques n'auraient pas tellement avantage à ce que ceux-ci prennent conscience du fait qu'une bonne partie des problèmes de l'école sont dûs à des problèmes d'éducation.
De plus, "Barnaby" ne sait pas grand-chose de ce qui se passe en maternelle, et vous le savez aussi bien que moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

j'ai abrégé des mots, replacé des verbes par des symboles... scandale dans la classe ! quoi ? C'est ça qu'il faut écrire ? Comment on pourrait le savoir ? À quoi ça ressemble ? C'est même pas des vraies phrases !


Ecrit par : sanjuro | 29 juillet 2008
Suis désolé, mais pour de mauvaise raisons il avaient raison vos élèves : on n'utilise jamais d'abréviation, on ne remplace pas les verbes par des "symboles", on ne magouille pas un leçon digne de ce nom.

Écrit par : guy morel | 29 juillet 2008

Trois années d'idéovisuelle en maternelle? Cela me semble quand-même, compte tenu de ce que je vois régulièrement, assez réducteur. Il y a beaucoup d'autres pratiques que celle des "étiquettes", et je vois faire aussi pas mal de travail de graphisme, d'études de syllabes, etc...
Telle que vous présentez la chose, il semblerait que Foucambert soit aux commandes! Ce n'est pas tout à fait le cas, même si on peut certes faire mieux.
Darcos cherche aussi à flatter son électorat dans le sens du poil, et vous le savez. Les parents sont plus nombreux que les enseignants, et nos hommes politiques n'auraient pas tellement avantage à ce que ceux-ci prennent conscience du fait qu'une bonne partie des problèmes de l'école sont dûs à des problèmes d'éducation.
De plus, "Barnaby" ne sait pas grand-chose de ce qui se passe en maternelle, et vous le savez aussi bien que moi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008
Je constate qu'on ne répond pas sur la division et qu'encore une fois les idées générale sur le ministre valent pensée.
En revanche, on me ramène Foucambert, pour ne pas parler de Goigoux bien sûr. Je ne sais pas ce que vous fichez dans la vie, Christophe, mais moi je vais voir avant de causer et ce que j'ai j'ai vu en maternelle défie la raison et explique en grande partie, sinon pour l'essentiel, que les enfants restent idiots.
Mais à part cela, dites-nous si vous penchez côté Charnay ou côté Delord pour ce qui est de la division en GS ?
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 29 juillet 2008

@ Mon QI sur la commode qui a écrit le machin qui suit :

"Encore heureux que l'on puisse vivre en France sans être obligé d'être "assimilé" à un type comme vous.

En somme, vous êtes très tolérant. Mais uniquement à l'égard des blancs, chrétiens, riches, possesseurs d'un gros QI et de papiers en règle.

J'imagine que vous proscrivez aussi, par souci de ne pas "quantifier la barbarie", le piercing, la chirurgie esthétique, les ongles courts ?"

Ecrit par : Mon QI sur la commode | 29 juillet 2008

Toi y en a comprendre la différence entre gamin qu'on force à faire un truc et adulte libre de ses choix, ou moi y en a devoir t'expliquer avec des mots encore plus simples ?

(PS. Prière de récupérer son QI posé sur la commode)

Écrit par : Basta | 29 juillet 2008

Mais à part cela, dites-nous si vous penchez côté Charnay ou côté Delord pour ce qui est de la division en GS ?
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 29 juillet 2008

Expliquez. Catmano aussi... Je suppose qu'en Gs, on peut envisager six bonbons pour trois enfants, combien de bonbons par enfant sans prendre de risques majeurs?

Écrit par : véra | 29 juillet 2008

@ Christophe qui écrit :

Basta, je laisse le soin à ceux et à celles qui ont subi l'un ou l'autre de vous dire ce qu'ils pensent de vos propos.

Merci, Véra. Je me sentais un peu seul, sur ce coup-là!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Donc, si je suis votre raisonnement, si je crée moi aussi une religion qui autorise l'amputation du petit doigt chez les gamins pour faire plaisir à mon allah ou à mon yahvé à moi, j'aurais comme argument que c'est bien moins traumatisant que l'amputation du bras pour que les autorités ferme les yeux dessus ?

Dites ? Ca vous dirait de vous remettre la tête à l'endroit et d'arrêter de raconter des sornettes ? :-)

Écrit par : Basta | 29 juillet 2008

Mais à part cela, dites-nous si vous penchez côté Charnay ou côté Delord pour ce qui est de la division en GS ?
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 29 juillet 2008

Expliquez. Catmano aussi... Je suppose qu'en Gs, on peut envisager six bonbons pour trois enfants, combien de bonbons par enfant sans prendre de risques majeurs?
Ecrit par : véra | 29 juillet 2008

C'est un peu expliqué à l'adresse suivante :
http://www.slecc.fr/division_brissiaud.htm

Maintenant pour ce qui est de la "lecture" en maternelle, j'attends des précisions de Christophe Sibille qui m'a l'air de s'y connaître.
Et puisque je parle de lui, autre question : règle de trois, comment, à quel niveau ?

Écrit par : guy morel | 29 juillet 2008

A Vera , la groupie de Brighelli , enfin une qui se déclare , comme ça , chacun la sienne !

""C'est rare en ce bas monde, les gens qui savent bosser en équipe."""

""Qu'est le dernier livre de Brighelli, si ce n'est une compilation des opinions avisées de l'un ou de l'autre sur tel ou tel sujet, ici présentées et débattues, opinions qu'il a faites siennes après réflexions pesées et mesurées "

Mais , Vera , que me vaut cette hargne et cette vindicte ?

Vous non plus les contradictions ne vous étouffent pas . Ma chère , relisez-vous , vous venez de dire que Brighelli n'a aucune idée personnelle et qu'il n'est qu' un vulgaire plagiaire ?? A vous lire , on peut croire même qu'il se sert du blog pour écrire ses livres .
C'est petit , Vera , il va vous en vouloir , je le crains ! Et là , vous perdez votre titre de groupie auto-proclamée , dommage !

""Amélie, allez frétiller du cul sur son blog,""

C'est fait , merci . Quant à mon postérieur ( restons polies , je vous en prie ) puisque vous dites "frétiller ", vous avez deviné , ( mais comment est-ce possible , puisqu'on ne se connait pas ) qu'il plait beaucoup à la gente masculine . Voilà donc une nouveauté dans la catégorie des phobies : madame souffre de callipygiphobie ! Bof , j' ai l'habitude de cette mesquinerie très féminine !

"""Aucune des interventions de Felts ici n'a rapport à l'éducation, de près ou de loin. Il vient semer le bordel ici parce qu'il s'ennuie tout seul sur son blog où peu lisent ses pontifiages et où personne n'intervient pour contre-argumenter tellement c'est mortifère et orienté vers "regardez comme je suis fort, grand et beau!".""

Mais on s'emmerde Vera , si on ne parle que d'éducation ! Que je sache , Brighelli soi-même n'a pas l'air de s'en plaindre au contraire ! Je vois , à votre intervention fielleuse , mielleuse et cucul , que vous vous auto-proclamez aussi gardienne de la bonne pensée du blog ! C'est ça le camp du Bien qui veut censurer et discriminer !

Moi je dis : "Heureusement qu'on a Roger Felts pour bousculer vos certitudes , un peu poussiéreuses , il faut le dire ! " Et j'ajoute , pour frétiller du cul ( selon mon habitude ), dans l'autre sens , que si on ne l'avait pas Roger , il faudrait l'inventer . Tout comme Christophe d'ailleurs !

Là , je mérite la lapidation , mais tant pis , quand on aime , on ne compte pas : "J'ADOOORE LE BLOG DE ROGER FELTS "

Écrit par : Amélie | 29 juillet 2008

France culture sur les programmes du primaire aujourd'hui : conversation chez mademoiselle Lelongbec.
Bonne écoute !
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/expertise/

Écrit par : guy morel | 29 juillet 2008

A Vera , la groupie de Brighelli , enfin une qui se déclare , comme ça , chacun la sienne !
Là , je mérite la lapidation , mais tant pis , quand on aime , on ne compte pas : "J'ADOOORE LE BLOG DE ROGER FELTS "

Ecrit par : Amélie | 29 juillet 2008

Tiens, une copine à Jérémy qui vient nous expliquer ce qu'il faut penser et qu'aller sur le blog de Roger Felts, c'est paaaaaas bien...
C'est trés con, mais en fait, on s'en fout : on va où on veut, même si c'est paaaaaaaaaas bien (voire même carrément sur le blog de Franck Boizard, éventuellement, si le coeur nous en dit).

Vous avez raison Amélie. Et puisqu'il y a des groupies partout, je vais avec votre permission devenir votre 1er groupie (masculin) officiel .

A défaut de frétiller du postérieur, je crois que je vais frétiller de la zigounette, tiens.

Écrit par : Manu | 30 juillet 2008

- Véra a écrit :
" Amélie, pour vos fayotages, Felts a un blog où il sera ravi de vous accueillir vu que c'est plutôt le désert au niveau commentaires.
L'avantage majeur de Brighelli, c'est qu'il fait son miel de toute intervention pertinente et argumentée et est apte à modifier sa vision des choses en faisant son profit de la vision d'autrui. C'est rare en ce bas monde, les gens qui savent bosser en équipe.
Felts ne recherche que les applaudissements... C'est d'un banal!…
… “Aucune des interventions de Felts ici n'a rapport à l'éducation, de près ou de loin. Il vient semer le bordel ici parce qu'il s'ennuie tout seul sur son blog où peu lisent ses pontifiages et où personne n'intervient pour contre-argumenter tellement c'est mortifère et orienté vers "regardez comme je suis fort, grand et beau!".
Amélie, allez frétiller du cul sur son blog, ça lui fera une groupie de plus, c'est la seule chose qui l'intéresse.”

- Je réponds :
“ 1) Les blogs sont heureusement divers… Celui de J.P. Brighelli est un excellent lieu de débat principalement sur l'école, mais s'autorise bien des déviations. Le mien contient surtout des textes personnels pertinents ou impertinents sur de petites et grandes choses de la vie, mais s'autorise aussi bien des écarts. C'est idiot de les opposer, ils ne font pas dans le même registre. Même si parfois ils se complètent : le débat sur “Races et racisme” sur ce blog était excellent même si l'originalité de son thème n'était pas évidente. Dans l'abondance et la diversité des interventions qui se mêlaient à lui, il devenait très difficile d'accès. En le reprenant sur mon blog dégagé du “fatras” des commentaires hors sujet, je lui ai donné une accessibilité qui lui permet d'exister plus longtemps. Cela ressort plus de la collaboration implicite que de l'opposition entre le bien et le mal… Réellement pas de quoi faire un missile.
2) La première qualité de ceux qui savent bosser en équipe, c'est de savoir reconnaître la valeur du travail individuel.
3) J'aime la banalité des applaudissements. Par contre le “ne recherche que” m'apparaît abusif. Je recherche surtout la cohérence de l'argumentation et la qualité de son rapport au réel : si on applaudit, je ne vais pas me verser de l'huile bouillante sur la tête.
4) Il ne faut pas parler sans savoir. Sur l'éducation, on peut consulter sur ce blog le débat que j'ai eu avec Guy Morel et Michel Delord (entre autres) et que j'ai repris sur mon blog (toujours question lisibilité
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/10/un-debat-chez-brighelli%e2%80%a6/).
Et toutes les interventions que j'ai fait sur Mérieux, Charmeux, etc. Cf dans le sous chapitre “La dure école de la vie – La dure vie de l'école” de la note “Bœuf premier choix”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/11/05/2006_10_buf_premier_cho/#comments
5) Je ne savais pas que je semais le bordel sur ce blog. Je croyais participer à un débat riche et non consensuel. Ma vision de ce qu'est le bordel ne me permet pas de reconnaître la validité d'une telle appréciation.
6) Généralement les gens qui sont d'accord où trouvent une certaine résonance avec ce qu'ils pensent, ne trouvent pas que je pontifie. Je fais souvent dans le détail, mais pour démonter un discours qui présente apparemment tous les aspects de la cohérence, le passage à la dissection permet souvent de faire ressortir ses faiblesses. Je rassure : le nombre de personnes venant lire mon blog est suffisant pour penser que l'effet pontifiant est sélectif. Il correspond à ceux à qui mes thèses ne conviennent pas. Partiellement d'ailleurs, je ne crois pas que Pedro Cordoba ait utilisé comme argument mes pontifications et pourtant nos échanges ont été rudes.
7) "regardez comme je suis fort, grand et beau!". Je conteste le mot fort s'il concerne le physique. Mais il est vrai que j'ai une grande force morale. Il manque deux qualificatifs : intelligent et cancéreux et le portrait synthétique sera parfait ! (pour beau, dans les mois qui suivent ma première chimio, ce n'était pas évident)
8) Quand on aura compris la différence entre un blog destiné au débat et un blog personnel, on s'évitera d'inutiles développements sur le manque d'intervenants.

Voilà, je crois avoir répondu correctement à deux interventions qui manifestement ne l'étaient pas. Je ne sais pas qui est Véra, si c'est le énième nom d'une habituée ou un nouveau chevalier blanc. De toute manière, ce sont des textes qui mettent plus en évidence les distorsions de la personnalité de celle qui les profère que la validité de ce qu'elle affirme, même si j'ai pris la précaution d'y répondre point par point. Le sommet c'est quand même la manière dont est traitée Amélie. Véra a dû beaucoup tortiller son cerveau (faute peut-être de savoir faire frétiller son cul) pour en arriver à de tels propos. Comme je ne connais rien d'elle en dehors de ces vingt lignes, je ne peux que la renvoyer à leur néant.

Additif : quand j'ai rédigé cette réponse, je n'avais pas lu les réponses aux attaques de Véra… J'ai fait dans le soft, d'autres dans le hard. Je ne suis pas contre l'alliance de ses deux qualités.

Écrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

"Tiens, une copine à Jérémy qui vient nous expliquer ce qu'il faut penser et qu'aller sur le blog de Roger Felts, c'est paaaaaas bien..." Ecrit par : Manu.

Ah mais, vous avez l'art de m'emmerder même quand je ne suis pas là et que je ne dis rien ! C'est de la haine ou de l'obsession ?

Apprenez à lire les messages de Véra, qui sont compréhensibles, eux, à l'inverse du verbiage parfois indigeste de Roger Felts. Elle ne vous dit pas que c'est mal d'aller sur le blog de Roger Felts, elle vous dit au contraire d'y courir sur le champ, pour l'emplir de commentaires charmants comme vous seul en avez le secret. En effet, Roger Felts est victime d'un grave cercle vicieux : plus il écrit, moins on le lit, et voyant qu'on le lit moins il se met à écrire davantage, ce qui fait qu'on le lit encore moins, ce à quoi il essaie de rémédier en écrivant encore plus, etc. Vous êtes peut-être le sauveur de son blog : courez-y !

Écrit par : Jeremy | 30 juillet 2008

Je retire le mot "parfois" dans le post précédent.

Et j'ajoute que tous, à commencer par l'auteur de la phrase lui-même, nous devrions méditer sur cette belle phrase de Roger Felts, qui a écrit : "Il ne faut pas parler sans savoir".

Après "Seul le silence est grand", ça se précise : Roger Felts nous prépare un grand livre d'aphorismes de son cru.

Écrit par : Jeremy | 30 juillet 2008

"Tout a été dit cent fois
Et beaucoup mieux que par moi
Aussi quand j'écris ces vers
C'est que ça m'amuse
C'est que ça m'amuse
C'est que ça m'amuse et je vous chie au nez"

Je voudrais pas crever

Par ce "sale con" de Boris Vian ...

Écrit par : Hervé | 30 juillet 2008

Guy Morel : "Maintenant pour ce qui est de la "lecture" en maternelle, j'attends des précisions ..."

http://www.meirieu.com/PATRIMOINE/montessoridelacour.pdf

Aïe ! Pas sur la tête ! Pas sur la tête !

Écrit par : Euh ... | 30 juillet 2008

Guy Morel : " ... autre question : règle de trois, comment, à quel niveau ?"

Bah ...

http://www.slecc.fr/regle_3.htm

Pas sur la bouche ! Pas sur la bouche !

Écrit par : Re-Euh ... | 30 juillet 2008

Guy Morel : " ... dites-nous si vous penchez côté Charnay ou côté Delord pour ce qui est de la division en GS ?"

Euh ...
Freinet ?
Ferdinand Delord ou Michel Buisson ?
Il me reste combien de jokers ?

Écrit par : Re-Re-Euh ... | 30 juillet 2008

Je ne sais pas ce que vous fichez dans la vie, Christophe, mais moi je vais voir avant de causer

Ecrit par : guy morel | 29 juillet 2008


Vous terminez votre message par: "cordialement, mais le début ne l'est pas tellement, cordial. Passons.
Ce que je fiche dans la vie? J'enseigne la musique à des PE1 et des PE2. Et j'accomplis, au titre de ma charge de travail, un certain nombre de visites annuelles dans les classes de maternelle et d'élémentaire. Et ce que j'y vois est assez souvent caricaturé ici.
J'y vois effectivement la pratique de "l'étiquette", dès la petite section mais, aussi, une pratique de la lecture souvent assez analytique en moyenne, puis en grande section; (alphabétisation, puis association par syllabes et par phonèmes). J'y vois également un travail autour de l'écriture, (graphisme de lettres, puis mots, puis phrases). Peut-être pas assez systématique, effectivement. Mais je ne peux pas laisser dire que tout est fondé sur la méthode idéovisuelle.
Sur la division, je n'ai pas d'opinion très tranchée, ni de gourou. Mais le type d'exercice que relate Véra, je l'ai vu faire en grande section, et même avant.
Maintenant, je suis parfaitement d'accord avec vous sur l'optimisation du rythme de travail dans toutes ces classes. Mais je persiste à affirmer que la principale cause des difficultés à l'instaurer vient de problèmes d'ordre éducatif. Si vous niez cela, je suis persuadé que vous même n'allez pas assez souvent mettre les pieds dans des classes de maternelle.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

"Véra a dû beaucoup tortiller son cerveau (faute peut-être de savoir faire frétiller son cul) pour en arriver à de tels propos."

Ecrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

La classe!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Guy Morel : "Maintenant pour ce qui est de la "lecture" en maternelle, j'attends des précisions ..."

http://www.meirieu.com/PATRIMOINE/montessoridelacour.pdf

Aïe ! Pas sur la tête ! Pas sur la tête !
Ecrit par : Euh ... | 30 juillet 2008

Merci pour ce remarquable texte de Montessori.
GM

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

Vous terminez votre message par: "cordialement, mais le début ne l'est pas tellement, cordial. Passons.
Ce que je fiche dans la vie? J'enseigne la musique à des PE1 et des PE2. Et j'accomplis, au titre de ma charge de travail, un certain nombre de visites annuelles dans les classes de maternelle et d'élémentaire. Et ce que j'y vois est assez souvent caricaturé ici.
J'y vois effectivement la pratique de "l'étiquette", dès la petite section mais, aussi, une pratique de la lecture souvent assez analytique en moyenne, puis en grande section; (alphabétisation, puis association par syllabes et par phonèmes). J'y vois également un travail autour de l'écriture, (graphisme de lettres, puis mots, puis phrases). Peut-être pas assez systématique, effectivement. Mais je ne peux pas laisser dire que tout est fondé sur la méthode idéovisuelle.
Sur la division, je n'ai pas d'opinion très tranchée, ni de gourou. Mais le type d'exercice que relate Véra, je l'ai vu faire en grande section, et même avant.
Maintenant, je suis parfaitement d'accord avec vous sur l'optimisation du rythme de travail dans toutes ces classes. Mais je persiste à affirmer que la principale cause des difficultés à l'instaurer vient de problèmes d'ordre éducatif. Si vous niez cela, je suis persuadé que vous même n'allez pas assez souvent mettre les pieds dans des classes de maternelle.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008
Qu'est-ce que vous êtes susceptible, Christophe ; une petite provoc et vous grimpez aux rideaux ! Bien sûr que c'était cordial.
Bon, sur la lecture en maternelle, ce que vous dites observer couramment confirme ce que j'y ai vu faire et, comme un honorable correspondant a eu l'heureuse idée de poster le texte de Montessori suivi des commentaires de Jacques Delacour, on peut se rendre compte qu'on est assez loin de la maîtrise de l'écriture-lecture.
Re-cordialement.

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

"Je pense qu'il faut ausi faire la part de l'anxiété : les élèves veulent le cours in extenso parce qu'ils ne se font pas confiance, parce qu'ils ont peur de manquer quelque chose d'essentiel."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 juillet 2008

Merci Sylvie. Effectivement, c’est une certaine inquiétude quant à la justesse de leur compréhension qui les incline à cela, aussi bien d'ailleurs qu’à paraphraser dans le cadre du commentaire de texte. Toutefois, je ne crois pas que les élèves doivent simplement surmonter cette inquiétude : il est bon qu’ils la conservent, pour que, se souciant d’être fidèles à ce qui est dit dans la transposition écrite qu’ils en font, ils ne se bornent pas à y faire de la reconnaissance et, en même temps, qu’ils se trouvent obligés d’en oser une reformulation. C’est ce risque pris à partir de cette inquiétude qui est à mon sens intéressant. Mais pour que cela se déroule correctement, il faut que les acquis soient importants et, en l’état, cela ne me semble pouvoir devenir vraiment fructueux qu’à partir de la terminale.

A propos de Badiou, tout de même, que personne ne croit qu’il serait de la catégorie des décomplexés de la bassesse d’esprit qui pullulent de nos jours.

Enfin, sans musique, la vie serait une erreur :
http://fr.youtube.com/watch?v=ujX4AXAIOWY

Écrit par : Pli | 30 juillet 2008

4) Il ne faut pas parler sans savoir. Sur l'éducation, on peut consulter sur ce blog le débat que j'ai eu avec Guy Morel et Michel Delord (entre autres) et que j'ai repris sur mon blog (toujours question lisibilité
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/10/un-debat-chez-brighelli%e2%80%a6/).
Roger Felts

Cher Roger Felts, ce débat sur les "républicains" et le bilan du mouvement anti-pédagogiste est loin d' être terminé. Il reprendra après la trêve estivale.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

"Qu'est-ce que vous êtes susceptible, Christophe ; une petite provoc et vous grimpez aux rideaux ! Bien sûr que c'était cordial."

Ecrit par : guy morel | 30 juillet 2008

Alors, tant mieux! Sans smiley, ce n'est pas toujours facile, c'est pour cela que j'en ajoute, (un peu trop, peut-être???)

Et, concernant la susceptibilité de l'un ou de l'autre, je ne vous fais pas l'injure de vous rappeler notre première "confrontation" en ces lieux mêmes... ;-)))))
Zut, trop tard... ;-)
Cordialement.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

"Sans la musique"

Écrit par : Pli | 30 juillet 2008

Guy Morel : "Maintenant pour ce qui est de la "lecture" en maternelle, j'attends des précisions ..."

http://www.meirieu.com/PATRIMOINE/montessoridelacour.pdf

Aïe ! Pas sur la tête ! Pas sur la tête !
Ecrit par : Euh ... | 30 juillet 2008

Pourquoi cette crainte de prendre un coup sur la tête ? Parce que Meirieu ?
Si vous êtes familier de ce blog, vous avez dû vous observer que je ne mêle jamais ma voix aux huées que provoque ici la simple mention de son nom.
Meirieu sait parfaitement ce qu'il en est de l'écriture-lecture ou du calcul intuitif. Reste qu'il faudrait qu'il explique pourquoi il a poussé l'école dans un autre sens.

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

Guy, j'apprécie énormément vos interventions!
Et merci à Pli pour cette plage musicale... Vous avez entièrement raison.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

POUR UN BILAN.

En attendant la fin de la trêve estivale, on peu toujours lire :

http://michel.delord.free.fr/institut-07022007.pdf

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

Ce Boris Vian, que je ne connais pas, est un sale con…

Ecrit par : Roger Felts | 29 juillet 2008

Ce Roger Felts, que je ne connais pas, est un sale con…

Écrit par : le vengeur masqué | 30 juillet 2008

"que personne ne croie" ; c'est pénible, il y a manifestement des fautes qui ne me deviennent visibles qu'un moment après.

Écrit par : Pli | 30 juillet 2008

Je ne vous l'envoie pas dire...

La faute de Badiou apparaît pourtant de manière très claire.

A propos de musique et de sacrements : http://www.youtube.com/watch?v=gU8Z25Ep1jo

Écrit par : Steppenwolf | 30 juillet 2008

Amélie, allez frétiller du cul sur son blog, ça lui fera une groupie de plus, c'est la seule chose qui l'intéresse.
Ecrit par : véra | 29 juillet 2008

Chevalier blanc ou pas, la callipygeophobie relevée par Amélie doit être le poivre de ce blog dont le sel consacré était autrefois la lutte contre l'homophobie.
L'expression doit par ailleurs avoir été mûrement réfléchie, car destinée à des garçons ou hommes aux penchants homosexuels, le trait serait infiniment plus cruel.

Mais ça, le camp de la bien-pensance (le Front de Libération du Blog) se garderait bien de le signaler, entamé qu'il est dans sa chair par les dents acérées des rats du président

Écrit par : Steppenwolf | 30 juillet 2008

À Jérémy, je ne répondrai pas à ses différentes assertions. Mon livre d'images avec très peu de texte et beaucoup d'images, dont une réhabilitation du corps de la femme (bis repetita) est à sa disposition sur mon blog… Il va sûrement “y courir sur le champ comme conseille son amie Olga.”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/category/pompiers-et-pedagogues/

Au vengeur masqué qui reprend :
“Ce Boris Vian, que je ne connais pas, est un sale con…” …(Roger Felts – 29 juillet)
Puis ajoute :
“Ce Roger Felts, que je ne connais pas, est un sale con…” …(le vengeur masqué - 30 juillet)

Je (Roger Felts) précise :
Monsieur le vengeur masqué, et quelques autres : c'était de l'humour ! Il n'y a qu'un imbécile pour croire que j'ignore qui est Boris Vian et que je pense que c'est un sale con. Le second degré vous savez ce que c'est ?
Il s'agissait d'une citation du dit qui était censé mettre une pierre dans mon jardin ! J'ai organisé ma réponse comme certains ont l'air de fonctionner : S'il dit noir, il faut penser blanc… Et s'il pense blanc, il faut dire noir… Boris énonce que ce n'est pas très intelligent quand on est intelligent de croire que l'on est le plus intelligent. Rien à redire à ce propos… Pourtant, j'énonce que c'est un sale con. Avec un pois chiche dans la tête, on comprend que c'est celui qui utilise cette formule de manière inadaptée qui est un sale con… Entre autres en faisant croire que mon intelligence me fait croire que je suis plus intelligent que tout le monde… Oui, c'est un sale con d'utiliser la citation de quelqu'un de reconnu pour faire passer un message dont le rapport a la réalité est hautement contestable.
Quoique ! Je n'ai jamais pensé être ou vouloir démontrer que je suis “le plus intelligent” mais l'intelligence que je possède, je pense qu'elle est faite pour que je m'en serve. À lire certains, on sent qu'ils ont choisi l'option économique : pour ne pas user leurs neurones, ils pensent avec leurs pieds… Ils y arrivent assez bien.

À Christophe Sibille, toujours égale à lui-même qui reprend :
"Véra a dû beaucoup tortiller son cerveau (faute peut-être de savoir faire frétiller son cul) pour en arriver à de tels propos." (Roger Felts - 30 juillet )
Et qui ajoute de manière lapidaire :
“La classe!!! ;-)”
(Christophe Sibille - 30 juillet)

Sauf que de manières moins lapidaires, je suis contraint de lui préciser que je ne fais que reprendre les propos de Tania, adressés à Mélanie… Et s'il y a “classe”, c'est celle de Macha qui est en cause et pas la mienne… Sibille, avant de foncer (dans l'écriture ou dans l'action) ne négliger pas de réfléchir et éventuellement de vous informer, votre pourcentage d'erreurs et d'errements tombera de 50 %…
Voilà ti pa que je me transforme en donneur de leçon… C'est contagieux cette bête-là !… Pour m'immuniser, j'va m'faire une piqure d'extrait de Sibille : guérir le mal par le mal ?
Voilà de quoi faire un débat sur l'homéopathie… Je ne suis pas volontaire !

Écrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

-Blog,mon bon blog,dis moi,suis-je le plus intelligent ?
- Mais non,roger christo,mais non,le plus intelligent,c'es.....................................................................
..........................................
-Blog de mes deux,tu ne perds rien pour attendre.

Écrit par : roger christo | 30 juillet 2008

Ce Roger christo, quel con !

Écrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

Ce Roger christo, quel con !

Ecrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

merci mon frère !

Écrit par : roger christop | 30 juillet 2008

@ Roger

""Monsieur le vengeur masqué, et quelques autres : c'était de l'humour ! Il n'y a qu'un imbécile pour croire que j'ignore qui est Boris Vian et que je pense que c'est un sale con. Le second degré vous savez ce que c'est ?""

Tout le monde avait compris , mais quand on pense avec ses pieds , dans le camp du bien , on cherche surtout à dire du mal , parce qu'on n'a pas d'arguments !

@ steppenwolf

Merci pour le film sur l'islam(issime) que le FLB ( Front de Libération du Blog ) ne commente pas , probablement parce qu'ils n'y voient que fantasmes et paranoïa .

Le parallèle avec l'idéologie nazie est saisissant de vérité . Retenons surtout le chiffre de la minorité ( coucou à Victor en passant !) d'islamistes dans le monde : 15% soit 150 millions d'individus partout dans le monde , presque trois fois la population de la France . Cela devrait nous ouvrir les yeux sur ce qui nous attend si on continue nos accommodements raisonnables .

A propos de Badiou le dhimmi :

http://www.manifeste.org/article.php3?id_article=29

Écrit par : Amélie | 30 juillet 2008

" ne négliger pas "
Ecrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

On dit: "ne pas négliger", je crois.

"À Christophe Sibille, toujours égale à lui-même"

Ecrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

Comment avez-vous fait pour découvrir mon fantasme le plus secret? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Formation des maitres

Formation des maîtres



« Alleluia ! » s’exclament les plus naïfs des anti-pédagogistes. « Les IUFM seront bientôt dissous dans les universités, par la grâce des nouveaux concours de recrutement » — tout comme, jadis, le communisme était, paraît-il, soluble dans l’alcool.

J’ai bien peur que les universités soient déjà iufmisées jusqu’au cou, et que le champagne des célébrations ait tourné vinaigre. La nouvelle mouture des concours de recrutement, qui diminue sensiblement la part purement disciplinaire, tout en sauvegardant la (grosse) moitié « pédagogique », en est la preuve par neuf.


Au cours des mois de juin et juillet, diverses rumeurs ont agité les jurys de CAPES, en plein exercice — la plus constante étant la disparition, ou quasi-disparition, des concours, et la régionalisation du recrutement. Certains jurys ont même été reçus en délégation par un conseiller du ministre, qui les a, selon une technique éprouvée, rassurés et épouvantés.

Donc…

Premier point, les candidats à tous les concours de recrutement devront avoir un Master 1 au moment de l’écrit, et avoir achevé le M2 au moment de l’oral : d’où la dissociation sensible, dans le temps, entre un écrit passé à la fin du premier semestre universitaire (fin janvier) et un oral en mai ou juin.

La préparation des concours s’effectuera dans un temps bref. Mais la qualité des universitaires et de leur enseignement compensera sans doute ce minuscule inconvénient… Voir plus bas.

La validation du M1 pourrait s’accomplir via les notes de « concours blancs » organisés par les facs — qui restent en l’état maîtresses de leurs cursus, comme elles le sont désormais de leurs finances (et forcément, elles investiront lourdement dans la préparation des concours d’enseignement). Entre l’écrit et l’oral, débrouillez-vous pour faire quelques semaines (de trois à six — comme en BTS…) de stage dans un établissement scolaire — sur la base du volontariat ou du nombre de places disponibles. Vous voudrez bien rédiger un rapport de stage (modèle BTS toujours — plus on monte le niveau de recrutement, plus le niveau d’exigence descend) de synthèse courant avril-mai. Aucune difficulté : vous n’aurez pas grand-chose à préparer pour l’oral, comme nous allons le voir.

Quels Masters ? Silence radio chez Darcos. Adressez-vous au ministère des Universités. « Des masters professionnalisés », disent déjà les plus inventifs des Pédagogues installés à demeure dans les facs, à Créteil ou ailleurs : tout le monde sait bien que les « profs » des deux derniers siècles n’étaient en rien des « professionnels », et qu’il est temps de les recadrer. « Des masters pluri-disciplinaires », proposent des universités (Artois, par exemple) qui se soucient de la formation des futurs maîtres du Primaire. Et pour les profs du Second degré ? « Vous délivrez déjà des Licences disciplinaires, n’est-ce pas ? » insinue délicatement le Conseiller consulté, mi-figue mi-raisin (ou faut-il dire « tongue in cheek » ?). « Donc, le niveau disciplinaire est acquis en Licence », continue-t-il avec l’imperceptible ironie qui le caractérise (mais plus une ironie est légère, plus elle est cinglante, tout le monde sait cela).
C’est un argument déjà utilisé en 1990 par Claude Allègre, alors dir-cab d’un certain Lionel Jospin. Le ministère pensait à l’époque (sérieusement, vu l’idéologie du ministre d’alors et la compétence universelle de son second) qu’un étudiant de troisième année avait victorieusement construit lui-même ses propres savoirs. Et la rue de Grenelle semble persister à le penser.

C’est que les conseillers du ministre n’ont pas vu les candidats au CAPES d’Histoire-Géo hésiter longuement devant une carte de France avant de se décider à placer la source du Rhône dans les Ardennes, ni ceux du CAPES de Lettres asséner au jury la preuve formelle que La Fontaine aimait les animaux, puisqu’il a dédié les Fables à un « dauphin » — un grand dauphin, même… C’est qu’ils ne savent pas que les candidats les plus sérieux sortent de classes préparatoires, ou d’une formation agrégation (1). C’est qu’ils ne veulent pas savoir qu’un étudiant que l’on fait échouer en Licence, ce sont des crédits qui s’envolent. Donc…

Au passage, j’aimerais bien avoir des statistiques sérieuses sur le nombre de candidats au CAPES (ou même au concours de Professeur des écoles) qui sont déjà titulaires d’un M2. L’âge moyen des candidats dérive de plus en plus, comme s’ils se rabattaient tardivement vers l’enseignement après avoir tenté leur chance dans des carrières plus lucratives, mieux considérées, ou moins dangereuses.

Quant à ceux qui se lançaient dans les concours avec une simple Licence en poche, ils patienteront bien deux ans encore — deux ans de petits boulots et de grosses galères (2). Il faut ce qu’il faut pour s’assurer que l’on a la vocation pour le plus beau métier du monde…

Les concours nouveau style doivent démarrer en 2010. Les Masters doivent donc se mettre en place en÷ septembre 2008. Dans un mois.

À supposer que les profs de facs se sentent motivés pour opérer une rentrée universitaire début septembre, et non fin octobre, et renoncent aux belles conférences (éventuellement lucratives) où ils dissertent agréablement, comme chez David Lodge, sur décodage et encodage.

C’est pour le coup que les PRAG (les agrégés enseignant dans le Supérieur) trouveront une utilisation massive.

Pour ce qui est des épreuves elles-mêmes, le plan évoqué avec insistance par le ministère suggère une épreuve à l’écrit (deux dans les CAPES bivalents, comme en Histoire-Géographie), et deux épreuves à l’oral : l’une de didactique (schéma actuel : comment faire un cours, pour un niveau donné, en s’appuyant sur divers documents, en général des extraits de manuels scolaires — les IPR font pratiquement la loi dans ces épreuves, qui ont cependant évolué vers une appréciation globale de la culture générale du candidat), l’autre de « connaissance du système éducatif ». Le contenu en reste encore flou, mais l’interrogation tournerait autour d’un cas concret vu en stage (par exemple le commentaire du « projet d’établissement » du collège où le candidat, entre l’écrit et l’oral, se sera fait recruter pour se mettre dans le bain — voir plus haut). En pratique, ce sera, indique une source très proche du ministre, de l’ordre d’un entretien d’embauche classique, motivation, dynamisme, projet personnel. L’établissement scolaire est une entreprise…
Puis-je suggérer que le candidat soit également interviewé sur ses « prétentions » de rémunération, afin que l’Etat, dont on nous clame sans cesse qu’il est tout à fait désargenté, recrute principalement des masochistes ou des ascètes ?

Rassurez-vous : le coefficient de cette dernière épreuve sera anecdotique. C’est un os donné à ronger à tous ceux qui veulent « professionnaliser » la profession, sans souci réel des compétences disciplinaires.

Qui organisera ces épreuves ? Pour le moment, elles sont nationales, comme les programmes — mais il n’est pas exclu qu’on les fasse passer, à l’avenir, sous la tutelle des Académies — comme en Allemagne. Le CAPES finira par valoir ce que valent les facs. Très cher, forcément.

L’agrégation est maintenue en l’état — à ceci près que le nombre de postes sera pratiquement divisé par deux, dans un avenir très proche : les philosophes du ministère risquent de ne pas avoir trop de néophytes à appeler « chers collègues », dans les temps à venir. C’est mettre le concours en extinction, ou vouloir former des enseignants immédiatement disponibles en facs… pour la formation des futurs Certifiés ? Quant au nombre de postes mis aux concours… Qu’en sera-t-il, quand on voit la rue de Grenelle se référer à la Validation des Acquis de l’Expérience, pour combler les trous ?

Bien entendu, le Maître est le sommet de la pyramide. Il n’est formé que pour répondre aux ambitions du système éducatif dans son ensemble : ambitions très raisonnables dans le Primaire, et même en dessous du raisonnable, ambitions maintenues en bas au collège, et en cours de révision à la baisse au lycée (Jean-Paul de Gaudemar « consultera » les organisations syndicales fin août sur le sujet, selon la nouvelle définition du terme qui signifie « communiquer les décisions prises »).

Dans les grandes années du maoïsme, le Grand Timonier avait inventé un triple système de formation des médecins. Le plus grand nombre ne connaissait à fond que les dix maladies les plus courantes. Sinon, vous pouviez, plus tard, consulter un praticien maîtrisant trente maladies. Enfin, vous pouviez tenter votre chance avec de vrais toubibs — si vous n’étiez pas mort dans l’intervalle.

Je ne peux que répéter ce que je clame sans lassitude depuis la Fabrique du crétin : pour faire classe à des élèves faibles, et à petit niveau, il faut en connaître dix fois plus que ce que suggèrent les programmes. Cent fois plus, parfois. Le Savoir est une chaîne, où tout se tient, et où l’on va se servir selon les besoins. Allons, mon cher Mark, vous n’auriez pas fait un cours sur le Rationalisme, autrefois, en vous en tenant au Discours de la Méthode. Vous seriez allé butiner chez Spinoza, ou Leibniz, ou Démocrite et Lucrèce — ou que sais-je, comme disait Montaigne…

J’oubliais : les heureux lauréats auront la chance d’enseigner tout de suite 18 heures par semaine : ils seront, dit le ministère, mis en situation de plein exercice, tout en bénéficiant de l’aide et du soutien de professeurs « expérimentés » — ils en ont de la chance.

Puis définitivement titularisés après une inspection. Mais ils bénéficieront de stages pédagogiques — hors temps scolaire : heureux lascars !

Ou plutôt 35 heures, selon le vieux rêve de tous ceux qui pensent que les profs n’en fichent pas une rame. Elle est pas belle, la vie ?

Dernier point : n’attendez pas de revalorisation financière. Vous aurez des avantages en nature, dans la mesure des moyens des Régions, chargées de prendre le relais d’un Etat qui se désinvestit massivement. Un stylo neuf, pour faire face aux frais de première installation. Un bureau (si ! on va vous le construire, même dans les établissements — la grande majorité — où il n’y a pas assez de place et de classes pour les élèves). Des facilités informatiques (il y aura deux ordinateurs de plus pour entrer les notes en cours et en fin de trimestre, de sorte que vous en ferez plus trop la queue pour les taper).

Byzance !

Mais je suis méchante langue : une concertation large (pour la définition de ce terme complexe, voir ci-dessus) est prévue début septembre, quand la « feuille de route » du projet sera rendue publique. Pourquoi ne pas l’appeler tout de suite « décret » ?

Jean-Paul Brighelli

(1) Nous sommes quelques-uns à avoir demandé aux profs de facs des jurys pourquoi diable ils ne faisaient pas, en université, des cours comparables à ceux des Khâgnes. Les réponses fluctuent, au gré de la bonne ou de la mauvaise foi des interlocuteurs : « pas les mêmes élèves » (serait-il qu’on enseigne en fac au rabais ?), ou « nous n’avons pas vocation à préparer des concours, mais à former à la recherche ». Personne qui ne réponde : « Nous n’avons pas envie de travailler autant que les profs de prépas… » Comme c’est étrange…Cela dit, quelques facs préparent consciencieusement au CAPES. Ce sont rarement celles auxquelles ont été associés les IUFM — et elles reçoivent donc moins de crédit. Voir la concurrence déloyale, dont je parle dans Fin de récré, entre Paris III et Paris IV, par exemple.

(2) Le plan gouvernemental promet des bourses au mérite. Dont acte. On reste loin de la restauration des IPES, ces concours qui, passés en Première ou Deuxième année, assuraient le SMIC aux futurs enseignants. C’était pourtant une promesse du candidat Sarkozy, comme je le rappelle dans Fin de récré.


Le sujet, c'est ça!

Écrit par : eldu | 30 juillet 2008

Bien, eldu; il a été pas mal évoqué, et débattu, ce sujet. Maintenant, nous aimerions avoir quelque chose de plus personnel de votre part!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

"Il s'agissait d'une citation du dit qui était censé mettre une pierre dans mon jardin ! J'ai organisé ma réponse comme certains ont l'air de fonctionner : S'il dit noir, il faut penser blanc… Et s'il pense blanc, il faut dire noir… Boris énonce que ce n'est pas très intelligent quand on est intelligent de croire que l'on est le plus intelligent. Rien à redire à ce propos… Pourtant, j'énonce que c'est un sale con. Avec un pois chiche dans la tête, on comprend que c'est celui qui utilise cette formule de manière inadaptée qui est un sale con… Entre autres en faisant croire que mon intelligence me fait croire que je suis plus intelligent que tout le monde… Oui, c'est un sale con d'utiliser la citation de quelqu'un de reconnu pour faire passer un message dont le rapport a la réalité est hautement contestable."

Ecrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

Allons, allons, Roger, vous savez bien, n'est-ce pas, que cette citation de Boris Vian est placée en exergue de l'article "Quotient intellectuel", dans "Petite philosophie à l'usage des non-philosophes" d'Albert Jacquard ?

Vous n'allez tout de même pas me dire que votre sommité de l'a pas lu ?

Et puis rassurez-vous, nous savons tous bien, ici, que vous n'êtes pas assez intelligent pour ne pas vouloir nous persuader que vous êtes trop intelligent pour vous croire le plus intelligent...

Écrit par : Mon QI sur la commode | 30 juillet 2008

.......nous aimerions.....
nous ou Nous ?

Écrit par : c'est pas fini ? | 30 juillet 2008

Je rejoins eldu pour dire que certains feraient bien d'arrêter de monopoliser la parole pour réagir à la "réaction-en-réaction-à-la-réponse-au-coup-de-gueule qui n'intéresse que deux personnes !

Y'a vraiment des égos en bandoulière, ici !

Faudrait savoir laisser pisser le mérinos, des fois...

Parlez un peu d'éducation, au moins, à défaut de s'en tenir à la chronique de JPB ! On se croirait dans une émission de télé-réalité !

Écrit par : sanjuro | 30 juillet 2008

Ce blog ne survivra pas au combat kékéto-neuronal Roger contre Christophe.
Pour sauver ce blog,il serait de notre responsabilité de faire se réconcilier ces deux frères ennemis.
Mais nous sommes impuissants,rien n'y fait.
Seul Sarkozy ( même pas Darcos) est capable de leur faire dire qu'ils sont en fait d'accord.
Nicolas,je sais, tu es en vacances,mais pour sauver le blog qui "court à sa perte",fais quelque chose,dis quelque chose .
Sur l'Education.

Écrit par : I will survive | 30 juillet 2008

Cet exemple de dérive du débat au sein des blogs n'est pas exceptionnel. Il est intéressant de constater qu'une population d'un niveau plutôt supérieur à la moyenne n'y échappe pas. Ici et maintenant d'ailleurs c'est moins le problème de la dérive que celui de la dérive SUR RIEN… Je retourne travailler aux dernières parties du débat RACE et RACISME. Cela renforcera mon opinion comme quoi il se dit aussi des choses très intéressantes sur ce blog.

Écrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

Tiens, pour changer de sujet, (et pour rafraîchir la mémoire de "Merlemocoeur"), je laisse un petit lien, ici:

http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article441

Et désolé que cela n'ait aucun lien avec l'éducation... Encore que...

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

...Il est intéressant de constater qu'une population d'un niveau plutôt supérieur à la moyenne n'y échappe pas.
Ca va être bientôt notre faute,vous allez voir.
..
Il faut savoir arrêter une querelle , camarades supérieurs !
.
bac +1

Écrit par : roger christop | 30 juillet 2008

Bonjour

Je voudrais bien dire à ceux qui se cherchent des noises à longueur de journée :

1 - qu'ils en seront au même point dans six mois
2 - qu'ils feraient bien d'arrêter puisque de toute façon ils n'arriveront jamais à la cheville de ça :

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=16

Écrit par : johnmarguerite | 30 juillet 2008

Et si le message précédent n'était pas assez explicite, je crois que ceci devrait remettre "les pendules à leur place" :


http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=42

Écrit par : johnmarguerite | 30 juillet 2008

Merci, Johnmarguerite... Dommage qu'il manque l'image... ;-)Mais j'ai bien ri!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Bonjour à tous,

Je reviens sur le sujet de la réforme du lycée. Est-il vrai que, dès la rentrée 2009, l'enseignement deviendra à la carte ?
L'histoire-géographie, ma discipline, risque fort de disparaître, à ce petit jeu, dans un pot-pourri façon "sciences humaines" - dont on connaît les ravages par ailleurs.

Écrit par : Mathieu | 30 juillet 2008

Bah, oui, tant qu'à se castagner, autant prendre la leçon par un professionnel :

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=54

Écrit par : johnmarguerite | 30 juillet 2008

Mathieu : "Je reviens sur le sujet de la réforme du lycée."

C'est vrai que tout le monde ou presque s'en contrefout un peu. Je redonne une partie de mon message noyé dans une marée que j'éviterai de qualifier (à propos du QI, c'est évident !)

Aviez-vous bien lu cet entretien avec le recteur de Gaudemar sur la réforme du lycée ?

http://blogs.laprovence.com/comptes/pwallez/index.php/post/19/07/2008/Le-recteur-de-Gaudemar-precise

Même exercice qu'avec le texte de l'OCDE sur la formation des maîtres que j'ai donné plus haut : cherchez les mots-clès ...

Sur la réforme du lycée, une première analyse :

http://motstocsin.autonomie.org/html/actu/docactu/reformelycee

et

"En voiture Simone" :)
http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/billets_textes/envoituresimone2.htm

Alors l'Histoire-géographie, les lettres, la philo ... dans tout ça ... Les compétences ! Les compétences !

Il est sûr que ces évolutions détermineront la future formation des maîtres.

Écrit par : Hervé | 30 juillet 2008

J'en ai retiré la fin... Edifiant... ;-(

S'attaquer aux structures, cela ne veut pas dire tailler à la hache dans les emplois, mais bien avoir une idée moderne, novatrice de l'enseignement dans un cadre pédagogique. Ce qui est novateur, c'est que l'accompagnement concerne tous les élèves et pas seulement ceux qui sont en difficulté. Puis il faut trouver une façon de travailler différemment, c'est un demande très forte des lycéens, qui disent tous on veut moins de cours et plus de temps d'étude, que l'on peut s'approprier. C'est une culture de l'autonomie, travailler sur des choses diverses,travailler sur un atelier, approfondir ce qu'il aime, entre autres choses. Quelque chose qui ne soit pas ce temps passif du cours, quand le prof parle,quelle que soit la valeur de l'enseignant. C'est un argument pour réduire l'horaire lycéen, en France, on pense que l'enseignement est d'autant meilleur qu'il y a d'heures de cours. Si cette chose était démontrée, cela se saurait depuis longtemps, la preuve en est de ce qui se passe ailleurs.".

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Mais oui, ils s'ennuient sur les bancs de l'école ! Ce n'est pas nouveau !

Tout est dit :
"Quelque chose qui ne soit pas ce temps passif du cours, quand le prof parle, quelle que soit la valeur de l'enseignant. "

"temps passif ... quand le prof parle"

Ah, ils nous en veulent !
BASTA !

Sue les compétences une bonne mise au point sur le site de l'APED (un article très fouillé aussi sur la Finlande) :

"Sauvons les savoirs de...
L’évaluation par « grilles de compétences »

http://www.ecoledemocratique.org/spip.php?article480

Écrit par : Hervé | 30 juillet 2008

http://www.ecoledemocratique.org/spip.php?article480
Ecrit par : Hervé | 30 juillet 2008

Ouais, cela m'a permis de relire l'étude de Braibant sur l'apprentissage de la lecture ; c'est bien parce que cela permet de voir que les braves de l'APED sont totalement imprégnés des thèses pédagogistes.

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

Ces "braves de l'APED" ont aussi accueilli MD et JPB. C'est vrai que Nico Hirtt est un con, n'est-ce pas Monsieur Morel ?

Et puis, c'est vrai quoi : "GRIP un jour, GRIP toujours".

Je connais des enseignants qui ne sont pas au GRIP et qui réussissent fort bien ! Ah oui, vous allez me dire qu'ils sont au GRIP sans le savoir ... :-)

C'est terrible ce *manque d'ouverture* et ce côté quasi passionnel, mais pas nouveau : un siècle ou plus qu'on s'écharpe sur l'enseignement en général, les programmles et les méthodes pédagogiques en particulier.

Franchement vous ne pensez pas que les ruines actuelles n'ont pas une autre origine ?

Écrit par : Hervé | 30 juillet 2008

Apprenez à lire les messages de Véra, qui sont compréhensibles, eux, à l'inverse du verbiage parfois indigeste de Roger Felts. Elle ne vous dit pas que c'est mal d'aller sur le blog de Roger Felts, elle vous dit au contraire d'y courir sur le champ, pour l'emplir de commentaires charmants comme vous seul en avez le secret. En effet, Roger Felts est victime d'un grave cercle vicieux : plus il écrit, moins on le lit, et voyant qu'on le lit moins il se met à écrire davantage, ce qui fait qu'on le lit encore moins, ce à quoi il essaie de rémédier en écrivant encore plus, etc. Vous êtes peut-être le sauveur de son blog : courez-y !

Ecrit par : Jeremy | 30 juillet 2008

Comme d'habitude, Jérémy :

1) donne des ordres
2) prends ses fantasmes pour des réalités (lit-on ou non les messages de Roger Felts ? Par définition Il ne peut pas le savoir mais il affirme quand même car lui seul sait. Lui seul connait la vérité).

Allez consulter un psy, Jérémy. Mais un trés bon et un trés cher parce qu'i y a un sacré taf.

Ah, et au passage, la différence entre les messages de Felts -qu'on soit d'accord avec lui ou non n'est pas le problème, mais ça, ça dépasse votre entendement - et de Véra, c'est que les messages de Felts ont la plupart du temps un contenu (même s'il ne fait pas toujours court, c'est vrai). Les messages de Véra sont vides,

Comme les vôtres, en fait .

Écrit par : Manu | 30 juillet 2008

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=54

Ecrit par : johnmarguerite | 30 juillet 2008

Excellent, ce site ! Merci John !

Écrit par : Manu | 30 juillet 2008

Il est intéressant de constater qu'une population d'un niveau plutôt supérieur à la moyenne n'y échappe pas.
Ecrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008
Plutôt supérieur à la moyenne! Parlez pour vous... Personnellement, je ne mange pas de ce pain là, le mien est tout ce qu'il y a de plus ordinaire.

Écrit par : dobolino l'abruti | 30 juillet 2008

Ces "braves de l'APED" ont aussi accueilli MD et JPB. C'est vrai que Nico Hirtt est un con, n'est-ce pas Monsieur Morel ?

Et puis, c'est vrai quoi : "GRIP un jour, GRIP toujours".

Je connais des enseignants qui ne sont pas au GRIP et qui réussissent fort bien ! Ah oui, vous allez me dire qu'ils sont au GRIP sans le savoir ... :-)

C'est terrible ce *manque d'ouverture* et ce côté quasi passionnel, mais pas nouveau : un siècle ou plus qu'on s'écharpe sur l'enseignement en général, les programmles et les méthodes pédagogiques en particulier.

Franchement vous ne pensez pas que les ruines actuelles n'ont pas une autre origine ?
Ecrit par : Hervé | 30 juillet 2008
Hervé, si vous avez des problèmes d'ego, il faut aller les régler ailleurs. Je sais parfaitement que l'APED a accueilli, comme vous dites Michel Delord, et j'ai lu Nico Hirtt sans jamais penser que c'était un con même si ses analyses sont comme les miennes discutables. Je ne sais pas qui manque d'ouverture, mais je constate - et ce n'est pas la première fois - que quand on aborde des questions précises - ici l'enseignement de la lecture - vous vous échappez bien vite sur un terrain affectif ou polémique.
Donc je persiste à dire - que vous m'appeliez Monsieur Morel ou pas - que l'étude de Braibant s'appuie sur des présupposés qui sont ceux de Goigoux et autres et que cela devrait poser problème dans le camp des antipédagos. Et je précise que la question de l'apprentissage de la lecture n'est pas une question de méthode mais une question de contenu.

Cordialement.
GM
PS. Quant à la fermeture d'esprit, Monsieur Hervé, feriez bien de pas repasser le plat, parce que cela risque de tourner vilain. Tiens, j'ai mis il y a une quinzaine une citation de Lénine sur l'Europe : z'avez pas reconnu ? Et j'ai mis un texte de Politzer sur la race supérieure : vos commentaires ?
Et j'ai dit, hier je crois, que personne n'était plus capable d'appeler les choses par leur nom, le capitalisme par le capitalisme et la division du travail par l'impérialisme.

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

C'est de circonstance , je crois !

Écrit par : Amélie | 30 juillet 2008

"Et je précise que la question de l'apprentissage de la lecture n'est pas une question de méthode mais une question de contenu.
Cordialement.
GM"
Ecrit par : guy morel | 30 juillet 2008

Je pressens que je vais être d'accord avec vous, mais j'aimerais quand même un ou deux éclaircissements, (il y a sûrement certains de vos messages ou, plus sûrement, des liens que vous avez laissés, qui m'ont échappé).

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Manu, je vous trouve quand même légèrement de mauvaise foi!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Manu, je trouve que vous avez quand même légérement raison quand vous parlez de la longueur de mes textes. Je me suis relu : ces textes ne sont pas fait pour l'écran… Mais je trouve que vous avez lourdement raison quand vous parlez du vide abyssale de certaines productions… Longueur et langueur, vide et creux, chacun ses valeurs !

Écrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

"C'est de circonstance , je crois !

Ecrit par : Amélie | 30 juillet 2008 "


Doc Savage !

Bon sang, ce mec m'a tout appris !!!

Écrit par : johnmarguerite | 30 juillet 2008

Ecoutez la parole du Doc, les amis !

"Et surtout, gardez le sourire !"

Écrit par : johnmarguerite | 30 juillet 2008

Manu, je vous trouve quand même légèrement de mauvaise foi!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008 :

Mon cher Christophe,

J'ai pris comme d'habitude Jérémy la main dans le sac pour ce passage où parlant de R. Felts, il affirme que, je cite, "plus il écrit, moins on le lit, et voyant qu'on le lit moins il se met à écrire davantage"

Or il ne SAIT PAS si nous lisons R. Felts ou pas. Il n'en n'a pas la moindre idée. Il se prends juste pour Big Brother ou pour Dieu (au choix), et j'en ai assez des imprécations du gourou Jérémy et de sa bien-pensance à la con.

Il n'a pas le droit - ni lui ni un autre - de nous imposer son point de vue sous prétexte qu'il détient la Vérité : on l'a trés bien vu sur le (hors) sujet de l'homophobie, par exemple.

Nous sommes ici tous des adultes et je n'accepte pas d'être traité avec condescendance comme si nous étions des enfants sur l'air de "vous avez des oeillères" et de "vous n'avez rien compris" parce qu'on n'est pas d'accord avec môssieur sur tel ou tel point. Mouron rouge, Steppenwolf, Frank Boizard pour ne citer que ceux-là et pour éviter de citer Roger Felts peuvent en témoigner.

Les interventions de Boizard, par exemple, sont intéressantes, qu'on le veuille ou non, parfois même si on n'est pas d'accord avec ce qu'il dit. Il n'est donc pas question de jouer les commissaires politiques en jetant des anathèmes ici ou là (pour ne prendre que cet exemple, vous souvenez-vous lorsque notre gourou-en-chef m'a accusé d'être un lecteur du "Cri du contribuable" ? je ne connaissais même pas ce truc et mes idées sont aux antipodes de ce torchon !),

Exactement de la même manière, et à titre d'exemple, je n'admet pas la demande d'Hervé ( "Retrait de ce message !" -sic- ) parce que le contenu ne lui convient pas.

L'intimidation, ça suffit ! Nous sommes libre d'exprimer un point de vue et de poster sur ce blog sans autre autorisation que celui du maître des lieux. Ce blog s'appelle "Bonnet d'âne", il ne s'appelle pas "la Pravda".

Tenez, Christophe, pour parler d'autre chose et tant que j'y suis, si un jour vous avez le temps, expliquez moi (puisque vous y avez fait allusion) comment en gros vous faites pour enseigner la musique (et l'enseignement de cette discipline) à de futurs PE. Ça, ça m'intéresse vivement (comme vous le savez, je suis un de vos collègues qui enseigne en collège).

Ça m'intéresse ne serait-ce qu'au titre de ce que sont censé avoir fait mes 6èmes en musique lorsqu'ils débarquent dans l'établissement, pour ne pas parler du reste.

Écrit par : Manu | 30 juillet 2008

Manu, je trouve que vous avez quand même légérement raison quand vous parlez de la longueur de mes textes. Je me suis relu : ces textes ne sont pas fait pour l'écran… Mais je trouve que vous avez lourdement raison quand vous parlez du vide abyssale de certaines productions… Longueur et langueur, vide et creux, chacun ses valeurs !

Ecrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

Il était temps, je crois, mon cher Roger de pousser un coup de gueule contre ceux qui prétendent détenir LA vérité. Ils ne sont pas trés nombreux sur ce blog, mais particulièrement agressifs et ont déjà réussi à en faire fuir quelques-uns, à l'instar de Mouron rouge. Resistons, donc.

Et vous avez fort bien résisté, à titre personnel. J'espère en tout cas que vous n'avez pas cru le pieux mensonge comme quoi vous n'étiez pas lu (Amélie l'a déja souligné, d'ailleurs). Ce qui prouve bien que certains prennent leurs désirs pour des réalités.

Écrit par : Manu | 30 juillet 2008

@ Manu
A priori, la plupart de "mes étudiants", en arrivant à l'IUFM, ont pour tout bagage musical les vestiges de ce qu'ils ont appris en sortie de collège. Et cela date, pour eux, de six ans en moyenne, qui plus est.
A part quelques exceptionnels candidats au concours ayant passé l'option "légère" au bac et quelques-uns, encore plus rares, qui ont une licence de musicologie, (à peu près un par an, en moyenne, et ce ne sont pas forcément les meilleurs), je vous laisse donc juger du niveau moyen.
Mon boulot est d'essayer de leur faire placer leur voix, de leur faire prendre à peu près conscience de ce que peut être interpréter passablement une chanson, seuls devant un jury, (et une classe de CM2, accessoirement), et de prendre confiance en eux pour y parvenir, (quand je leur pose la question, en début d'année, de savoir qui pense "chanter faux", à peu près les deux tiers de doigts se lèvent; ravages de l'entourage, pédagogique ou personnel suivant les cas??).

Pour ce faire, nous travaillons, d'abord collectivement, puis semi-collectivement, puis individuellement, un répertoire de chansons qui réclame des qualités diverses, (de Barbara à Charles Trenet, en passant par Maxime le Forestier, Brassens, Renaud, et quelques autres encore).

J'essaie aussi de leur "ouvrir les oreilles" à différentes formes de musique en leur faisant écouter, et analyser, différents extraits de différents styles de musiques, (classique, jazz, musiques du monde essentiellement), de manière à ce qu'ils en retirent la "substantificque moëlle" pour après, une fois qu'ils y ont autant que possible pris goût, approfondir leurs connaissances en écoutant eux-mêmes ces différentes formes de musique.
J'essaie aussi, dans le cadre du cours, de constituer avec eux une sorte de "batucada" assez simple pour que, à partir de cette pratique et de cette mise en place, ils réussissent à acquérir suffisamment de sens du rythme, et de connaissance de celui-ci, pour faire de même en cours, (en plus simple, évidemment).
Pour ceci, "j'ai" cinquante heures, en PE1 et, en PE2, environ la moitié. (La discipline est optionnelle, et ceux qui ne l'ont pas choisie au concours l'étudient l'année du stage).

J'anime également trois chorales; celle des instits ou PE "en poste", (ou retraités), celle des PE "en formation", et un choeur féminin un peu plus abouti. Nous donnons environ sept ou huit concerts par an avec chacune de ces chorales, (dont quelques représentations intéressantes sur le plan du spectacle; première partie de Jacques Higelin, de Christophe Alévêque, et de Henri Tachan, et participation à "l'opérette imaginaire", de Valère Novarina, sur la scène nationale de "ma" ville, entre autres).

Etant professur "bivalent", je me bats également pour que le théâtre fasse au maximum partie intégrante de la formation, même si cela se passe actuellement sous la forme du volontariat, hélas. Et donc, simplement, d'un atelier.

Il y a quelques années, j'avais en charge, (en heures sup), l'option "légère" d'un des deux lycées de la ville. Lors d'une réunion qui regroupait tous les collègues d'IUFM, les responsables de la formation continue et l'IPR, ce dernier nous a dit: "de toutes façons, les élèves ne savent rien quand ils arrivent en sixième".
Je me suis fait un malin plaisir de lui répondre qu'arrivés en seconde, ce n'était pas terrible non plus... Et c'est vrai! Combien de ces charmants bambins, qui, en plus, ont plusieurs années de conservatoire derrière eux, sont incapables de prendre trois accords de trois sons consécutifs en note!
La grosse chance, l'inestimable chance que j'ai, est d'avoir des étudiants motivés "a priori", ce qui simplifie considérablement le travail. Car, évidemment, là comme ailleurs, (et même, là beaucoup plus qu'ailleurs), en collège ou en lycée, ce sont avant tout les carences éducatives des élèves qui empêchent de travailler.
Bien à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Bon, presonnellement, il me semblait que c'était plutôt Roger, Franck et Amélie qui semblaient (affecter de) détenir la vérité... Je n'ai pas souvent vu d'interrogations dans leurs contributions mais, après tout, chacun voit midi à quatorze heures... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Discrètement , pour Manu et Roger ....


http://www.fotosearch.com/bigcomp.asp?path=IMG/IMG139/149012.jpg

...........et même pour Frank Boizard ...

Écrit par : Amélie | 30 juillet 2008

Roger est certainement lu... Jusqu'au bout, par contre, je suis sceptique, comme pour Anne-Marie Valette... Mais, bon, qui sait... ...
à part eux? :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

C'est bien vous avez gagné Guy Morel. Les gens qui n'ont aucun sens de l'humour, qui se prennent au sérieux, les donneurs de leçons, très peu pour moi ...

Votre échec est dans votre propos ....

Un interlocuteur de moins.

je suis votre conseil ...
Je vais ailleurs.
D'ailleurs, la vie est ailleurs.

Écrit par : Hervé | 30 juillet 2008

Oh, non, Hervé!!! Restez-donc.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Je n'ai pas compris l'allusion de Christophe Sibille sur son scepticisme à mon égard et à la comparaison qu'il fait entre moi et Anne-Marie Valette. Pourrait-il m'éclairer ?
R.F.

Écrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

Manu : "Exactement de la même manière, et à titre d'exemple, je n'admet pas la demande d'Hervé ( "Retrait de ce message !" -sic- ) parce que le contenu ne lui convient pas."

Vous avez raison. Humblement, je retire cette parole malheureuse ...

Simplement, les propos de BASTA incriminés m'ont semblé hors-la-loi... C'est tout. Et c'était le sens de mon coup de gueule. Mais on en a vu d'autres et je crois qu'au train où vont les choses les censeurs et autres détenteurs de la vérité absolue ont de beaux jours devant eux ... Ce blog n'est pas la Pravda ? En êtes-vous si sûr ? Du moins devient-il de plus en plus la chasse gardée de quelques-uns ...

Dans le fond tout cela n'a que peu d'importance ...

Un dernier mot amical à Roger Felts, qu'il sache que je l'apprécie beaucoup ; l'insoutenable légèreté de son être me touche énormément ...

Au revoir

Hervé,
pauv'con

Écrit par : Hervé | 30 juillet 2008

C'est quoi, le camp du bien?
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

Ask Pli !
Ecrit par : Steppenwolf

Comme on peut le voir de façon insistante, "camp du Bien", "bien-pensance", c’est derniers temps, ce sont là les insultes préférées de ceux qui n’ont que leur petitesse morale et intellectuelle à proposer. Impuissants à la vertu comme à l’argumentation, ils ne savent, dans l’idée qu’il en restera toujours quelque chose, que procéder par insinuations, afin de risquer le moins possible leurs petites certitudes et de pouvoir continuer à délirer confortablement en elles. Tout au plus ne savent-ils s’exprimer clairement que pour se plaindre de ne plus arriver à continuer de fienter ici en paix, mais qui peut en toute rigueur le regretter ?

Écrit par : Pli | 30 juillet 2008

Moi, je lis Roger jusqu'au bout... C'est vrai qu' il m'arrive de m'impatienter, de le trouver filandreux et indigeste, mais ses idées ne sont pas dépourvues d'intérêt, loin de là. Et puis, comment juger si l'on se contente de le parcourir en diagonale ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 juillet 2008

C'est bien vous avez gagné Guy Morel. Les gens qui n'ont aucun sens de l'humour, qui se prennent au sérieux, les donneurs de leçons, très peu pour moi ...

Votre échec est dans votre propos ....

Un interlocuteur de moins.

je suis votre conseil ...
Je vais ailleurs.
D'ailleurs, la vie est ailleurs.
Ecrit par : Hervé | 30 juillet 2008
Qu'est-ce que cette crise de nerfs ?
Et ce "votre échec est dans votre propos" ?
Et c'est moi qui manque d'humour ? Mon cher Hervé, dans le pathos vous n'avez pas à craindre la concurrence. Mais vous fuyez toujours les questions sérieuses ; comme biaiseur, vous battez celle de chez Paquin.
Alors comme cela les méthodes et les contenus, le capitalisme et la loi du marché, cela vous indiffère et vous partez "vivre ailleurs".
N'est-ce pas vous qui disiez dans un post qu'une perspective à trente ans ce n'était pas - comment disiez-vous ? ah oui : "mobilisateur" ?
Et une perspective à trois ou quatre jours pas plus...
Serait-ce abuser de vous demander, en attendant que vous vous retiriez ailleurs pour y vivre, de nous expliquer en quoi le GRIP vous défrise ?

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

"Et je précise que la question de l'apprentissage de la lecture n'est pas une question de méthode mais une question de contenu.
Cordialement.
GM"
Ecrit par : guy morel | 30 juillet 2008

Je pressens que je vais être d'accord avec vous, mais j'aimerais quand même un ou deux éclaircissements, (il y a sûrement certains de vos messages ou, plus sûrement, des liens que vous avez laissés, qui m'ont échappé).
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008
Pour savoir si vous pressentez juste, il y a un moyen imparable : vous dites ce que sont pour vous les "contenus" en matière d'apprentissage de la lecture et aussi d'apprentissage de la numération et du calcul. En GS naturellement.

Écrit par : guy morel | 30 juillet 2008

- À Sylvie Huguet
Que Sylvie se rassure quand j'écris pour être lu (projet de livre, nouvelles, etc. 'voir mon blog) je suis beaucoup moins filandreux. Dans les débats, où il s'agit de convaincre, l'expérience inverse m'a montré que la concision entraine l'interprétation et la déformation systématique et la critique sur les absences ou les impasses du texte. Un exemple, j'écris que Boris Vian est un sale con.( je vise en fait celui qui "exploite" une de ses citations). C'est tout de suite pris au premier degré et on fait mon procès.
L'aspect filandreux est à mettre en rapport avec ma volonté intellectuelle de réduire au maximum les angles d'attaques critiques… Ce qui entraine en conséquence des critiques… sur la longueur, la langueur et filandrositude de mes écrits.

- À Christophe Sibille
Vous avez l'habitude de dégainer plus vite que votre ombre. Et là où je vous demande le sens d'une comparaison avec Anne-Marie Valette… Je ne vois rien venir… D'accord vous avez pu avoir envie de faire pipi ou d'aller dormir… Mais demain, sans faute, expliquez-moi ce rapprochement entre A.M. Valette et Roger Felts sous les auspices du scepticisme.

Écrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

Comme on peut le voir de façon insistante, FACHO , REAC c’est derniers temps, ce sont là les insultes préférées de ceux qui n’ont que leur petitesse morale et intellectuelle à proposer. Impuissants à la vertu comme à l’argumentation, ils ne savent, dans l’idée qu’il en restera toujours quelque chose, que procéder par insinuations, afin de risquer le moins possible leurs petites certitudes et de pouvoir continuer à délirer confortablement en elles. Tout au plus ne savent-ils s’exprimer clairement que pour se plaindre de ne plus arriver à continuer de fienter ici en paix, mais qui peut en toute rigueur le regretter ?

Ecrit par : Pli | 30 juillet 2008

Il suffit seulement de changer deux mots et le tour est joué !

Écrit par : Amélie | 31 juillet 2008

BILAN ET CHOSES SÉRIEUSES ( ces dernières étant à éluder si l'on a toujours dix-sept ans)

Pas de réponse au texte au texte de Michel Delord : c'est normal.
Pas de réponse non plus au billet initial de JPB sur la formation des maîtres : c'est normal aussi.
Sur cette deuxième question, deux ou trois trucs
1-vers 1930, un type ( masculin ou féminin) qui sortait des EPS pouvait intégrer l'EN et se retrouver instit à vingt ans. Ce type savait assez de grammaire, d'arithmétique, de sciences nat, de physique et de quelques autres petites babioles non seulement pour les enseigner aux gamins mais encore - et les exemples abondent- pour passer une agrégation.
2- dans un des inénarrables débats organisés par une chaîne de radio qui a l'audace de continuer à s'appeler France-culture ( j'ai donné le lien hier), le doyen des IG du primaire, onctueux comme un yaourt au bifidus actif, estimait normal que la formation des futurs PE soit à bac+5, ceci ne garantissant pas du tout des compétences pluridisciplinaires pourtant indispensables à l'enseignement primaire.
3- il résulte de ce qui précède qu'il est inéluctable que dans un futur proche, et dans un but d'élévation de la formation au niveau européen, les professeurs des écoles et autres devront être recrutés à bac+10 voire à bac+20.
On progresse.

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Putain mais ca faisait 6 mois que j'étais pas venu sur ce site et c'est toujours la même chose!
Les mêmes débats stériles.
Faut bouger, les gars.

Écrit par : Loki | 31 juillet 2008

A propos de la lecture on peut écouter cette conférence : Évaluation scientifique des méthodes pédagogiques, par Franck Ramus : http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1203

"Comme on peut le voir de façon insistante, FACHO , REAC c’est derniers temps, ce sont là les insultes préférées de ceux qui n’ont que leur petitesse morale et intellectuelle à proposer. Impuissants à la vertu comme à l’argumentation, ils ne savent, dans l’idée qu’il en restera toujours quelque chose, que procéder par insinuations, afin de risquer le moins possible leurs petites certitudes et de pouvoir continuer à délirer confortablement en elles. Tout au plus ne savent-ils s’exprimer clairement que pour se plaindre de ne plus arriver à continuer de fienter ici en paix, mais qui peut en toute rigueur le regretter ?

Il suffit seulement de changer deux mots et le tour est joué !"
Ecrit par : Amélie | 31 juillet 2008


Tout d’abord, libérez-vous donc de votre imaginaire, je ne sache pas qu’ici, on vous ait traitée ainsi, c’est-à-dire par ces mots et sans arguments – car il ne faudrait pas croire qu’il soit forcément injustifié de le faire.

Ensuite, si vous mettez "facho" et "réac" sur le même plan que bien-pensance, c’est que nous n’avez rien compris au problème (petitesse intellectuelle), qui est qu’au fond, on ne peut pas plus se moquer du bien que se débarrasser de la vérité.

Écrit par : Pli | 31 juillet 2008

A propos de la lecture on peut écouter cette conférence : Évaluation scientifique des méthodes pédagogiques, par Franck Ramus : http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1203

Amélie : pas Ramus, je vous en prie !

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

"Amélie : pas Ramus, je vous en prie !"

Ecrit par : guy morel

C'est moi et non Amélie qui l'a signalé. Mais pourquoi pas Ramus ?

Écrit par : Pli | 31 juillet 2008

A propos de la lecture on peut écouter cette conférence : Évaluation scientifique des méthodes pédagogiques, par Franck Ramus : http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1203

Amélie : pas Ramus, je vous en prie !
Ecrit par : guy morel | 31 juillet 2008
Et j'ajoute : franchement ce genre d'andouille après Montessori -oui je sais, sur le site de Meirieu ! - ou Kergomard, cela veut dire que l'on est descendu très bas dans le recrutement à l'ENS.

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

C'est moi et non Amélie qui l'a signalé. Mais pourquoi pas Ramus ?
Ecrit par : Pli | 31 juillet 2008
Pardon.
Il est tard et je ne vais vous expliquer pourquoi "pas Ramus" et d'ailleurs pourquoi pas le professeur Israel non plus.
Vous trouverez vous-même ou pas. Suffit de lire Kergomard ou Montessori d'ailleurs.
Bonne nuit.

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Merci pour le film sur l'islam(issime) que le FLB ( Front de Libération du Blog ) ne commente pas , probablement parce qu'ils n'y voient que fantasmes et paranoïa .

Le parallèle avec l'idéologie nazie est saisissant de vérité.
Ecrit par : Amélie | 30 juillet 2008

Je vous en prie, votre lien "manifeste.org" valait aussi le détour.

Contrairement à ce qui fut exposé tout récemment par l'artifice d'un enfilage de perles plus précieuses qu'une théologie de Libération, de tels propos et images me plongent dans le camp du Doute.
Inapte par essence à la vertu, celui qui doute se heurte à celui qui la détient, en sombre évêque naphtaliné de près (boule à mitre pour les intimes), très certainement rasé de près, aussi, puisqu'il rase gratis.

Effectivement, Amélie, le camp du Bien, aujourd'hui c'est celui de l'accommodement ; celui qui, ayant oublié l'issue de la Conférence de Téhéran de 1943 (le débarquement en Normandie, un de ces jours si rares où l'on peut entendre les Français vibrer de bonheur à l'unisson) ferma aussi les yeux sur celle de 2006.
Plus exactement, s'il ne ferma pas les yeux, il tenta d'en brouiller la transmission : http://oumma.com/La-conference-de-Teheran-et-les

D'aucuns appellent cela "fienter en paix".

Écrit par : Steppenwolf | 31 juillet 2008

GM : "Il est tard et je ne vais vous expliquer pourquoi "pas Ramus ..."

En matière d'enseignement le terme de "science(s)" me hérisse toujours un peu le poil. Mais bon, autant aller à la source :

Un point de vue scientifique sur l’enseignement de la lecture
[version intégrale d’une lettre au Monde de l’éducation, mars 2006]

Dans le débat sur " les méthodes de lecture ", la Science a bon dos. Invoquée à la fois par le Ministre de l’Education Nationale et par ses opposants, elle semble se plier aux différents points de vue. Pourtant, après maints débats alimentés de citations tronquées, les nuances d’un point de vue qui vise à l’objectivité scientifique n’ont toujours pas réussi à se faire entendre. Il nous paraît donc important de clarifier ce que les recherches scientifiques permettent (ou pas) de dire.

Tout d’abord, nous affirmons avec force que la question de l’efficacité comparée de différentes pratiques pédagogiques est une question qui peut et qui doit être abordée de manière scientifique. En médecine il est devenu un lieu commun que l’approche scientifique, et elle seule, permet de déterminer lequel de deux traitements est le plus efficace (en comparant statistiquement leurs effets sur deux groupes de patients suffisamment nombreux). Il en est de même dans le domaine de l’éducation. Les enseignants ont une expérience incomparable des enfants et de leurs propres pratiques, et ils en tirent parfois des idées novatrices, mais ils ne sont pas en position (pas plus que les médecins traitants) d’évaluer de manière objective l’efficacité de leurs pratiques. Si leurs observations et leurs idées sont une source irremplaçable qui doit alimenter et enrichir la recherche scientifique, seule cette dernière, en menant des études rigoureusement contrôlées, est en mesure de déterminer avec certitude quelles pratiques sont objectivement les meilleures.

Que dit donc la recherche scientifique sur les méthodes d’enseignement de la lecture?

Tout d’abord deux précisions. Si les recherches que nous citons sont essentiellement anglophones (car beaucoup plus nombreuses), elles incluent également quelques études francophones dont les résultats vont globalement dans le même sens. Deuxièmement, les mots "syllabique" et "globale" ne font pas partie du vocabulaire scientifique car trop ambigus. Les recherches se sont plus précisément attachées à comparer l’efficacité des méthodes en fonction de l’importance accordée au déchiffrage (des lettres en sons, ou plus précisément des graphèmes en phonèmes) : le déchiffrage est-il enseigné ou non, de manière systématique ou pas, précocement ou pas ? Les résultats sont les suivants :


l'enseignement systématique du déchiffrage est plus efficace que son enseignement non systématique ou absent;
l'enseignement systématique du déchiffrage est plus efficace lorsqu'il démarre précocement que lorsqu'il démarre après le début de l'apprentissage de la lecture;
les enfants qui suivent un enseignement systématique du déchiffrage obtiennent de meilleurs résultats que les autres, non seulement en lecture de mot, mais également en compréhension de texte (contrairement aux idées reçues sur les méfaits du déchiffrage qui conduirait à ânonner sans comprendre) ;
l'enseignement systématique du déchiffrage est particulièrement supérieur aux autres méthodes pour les enfants à risque de difficultés d'apprentissage de la lecture, soit du fait de faiblesses en langage oral, soit du fait d'un milieu socio-culturel défavorisé;
du moment que le déchiffrage est enseigné systématiquement, il importe peu que l’approche soit plutôt analytique (du mot ou de la syllabe vers le phonème) ou synthétique (du phonème vers la syllabe et le mot).
Les programmes de 2002 tiennent-ils compte de ces résultats?

Ils s’en sont largement inspirés, ce qui est déjà un progrès considérable. Pourtant, après un long passage explicitant l’enseignement du déchiffrage, vient un paragraphe plus ambigu : "On considère souvent aujourd'hui que [les méthodes globales comportent] plus d'inconvénients que d'avantages […] On peut toutefois considérer que la plupart de ces méthodes […] parviennent aussi à enseigner […] les relations entre graphèmes et phonèmes. Il appartient aux enseignants de choisir la voie qui conduit le plus efficacement tous les élèves à toutes les compétences fixées par les programmes ". Ainsi, les programmes sont globalement compatibles avec les connaissances scientifiques, mais un court passage laisse la porte ouverte à toutes les méthodes.

Y a-t-il donc lieu de décréter l’état d’urgence?

Probablement pas. Il semble qu’une grande majorité de professeurs des écoles enseignent effectivement le déchiffrage dès le début du CP, et la plupart des manuels publiés respectent l’esprit des programmes. Néanmoins, il faudrait à tout prix éviter que dans une minorité de classes les enfants perdent les premières semaines voire les premiers mois du CP à faire semblant de lire en devinant les mots. Pour cette raison, une clarification des programmes serait utile, tout comme le suivi de leur mise en application effective, en relation avec les personnels des IUFM et des différents corps d’inspection.

Faut-il donc revenir aux vieilles méthodes enseignant exclusivement le B-A-BA de manière répétitive et dénuée de sens?

Certainement pas. Sur ce point nous rejoignons largement l’avis du monde enseignant pour dire que les méthodes qui, dans l’état actuel de l’art, semblent optimales, initient l’enfant non seulement au déchiffrage, mais également à la morphologie, à la syntaxe, à la compréhension de textes ayant un sens, ainsi qu’à l’écriture. Simplement, le déchiffrage doit être présent dès le début du CP.

Peut-on espérer d’une telle réforme l’éradication de l’illettrisme?

L’obligation d’enseigner le déchiffrage dès le début du CP serait un net progrès pour la minorité d’enfants qui actuellement n’en bénéficieraient pas. Cela réduirait sans doute marginalement l’illettrisme, sans pour autant l’éradiquer. Les causes de l’illettrisme sont multiples, incluant de nombreux facteurs socio-culturels et une faible maîtrise de la langue orale. L’école (notamment maternelle) a un rôle important à jouer à ces niveaux aussi. Quant à la dyslexie, elle concerne un groupe très minoritaire d’enfants souffrant d’un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, pour qui l’enseignement précoce du déchiffrage est aussi bénéfique, à défaut d’être réellement curatif.

L’évaluation scientifique des méthodes et pratiques remet-elle en cause la liberté pédagogique des enseignants ?

Dans l’état actuel des connaissances, les données scientifiques ne conduisent qu’à une seule recommandation forte: enseigner systématiquement et précocement le déchiffrage, en parallèle avec les autres compétences langagières. Cela laisse toute latitude aux enseignants pour déterminer les modalités de cet enseignement. Néanmoins, les études scientifiques dont nous avons fait état n’explorent qu’une infime partie des paramètres sur lesquels on pourrait jouer pour améliorer encore l’enseignement de la lecture. La recherche scientifique appliquée à l’éducation doit donc encore être développée et soutenue. Toutes les pratiques pédagogiques en vigueur à l’école sont largement perfectibles, encore faut-il disposer d’études fiables pour fonder les évolutions.

Franck Ramus, Chargé de Recherches au CNRS
Séverine Casalis, Maître de Conférences à l'Université Lille 3
Pascale Colé, Professeur à l’Université de Savoie
Alain Content, Professeur à l’Université Libre de Bruxelles
Jean-François Démonet, Directeur de Recherches à l’INSERM
Elisabeth Demont, Professeur à l’Université de Strasbourg
Jean Ecalle, Maître de Conférences à l’Université Lyon 2
Jean-Emile Gombert, Professeur à l’Université Rennes 2
Jonathan Grainger, Directeur de Recherches au CNRS
Régine Kolinsky, Chercheur qualifié du FNRS, Communauté française de Belgique
Jacqueline Leybaert, Chargée de Cours à l’Université Libre de Bruxelles
Annie Magnan, Professeur à l’Université Lyon 2
José Morais, Professeur à l'Université Libre de Bruxelles
Laurence Rieben, Professeur à l'Université de Genève
Liliane Sprenger-Charolles, Directrice de Recherches au CNRS
Sylviane Valdois, Directrice de Recherches au CNRS
Pascal Zesiger, Professeur à l'Université de Genève
Johannes Ziegler, Directeur de Recherches au CNRS


Tout est, on le comprendra aisément, dans "Certainement pas." VADE RETRO SATANAS !

D'autres réflexions ici :

http://www.lscp.net/persons/ramus/lecture/index.html

Écrit par : Pratique et théorie | 31 juillet 2008

"- À Christophe Sibille
Vous avez l'habitude de dégainer plus vite que votre ombre. Et là où je vous demande le sens d'une comparaison avec Anne-Marie Valette… Je ne vois rien venir… D'accord vous avez pu avoir envie de faire pipi ou d'aller dormir… Mais demain, sans faute, expliquez-moi ce rapprochement entre A.M. Valette et Roger Felts sous les auspices du scepticisme."

Ecrit par : Roger Felts | 30 juillet 2008

Cela veut simplement dire que, sur certaines de vos contributions (assez longues), je devinais que c'était vous en en lisant les premières lignes, et finissais par zapper le reste du message en descendant directement en bas, pour constater que je ne m'étais pas trompé.
Je n'aime pas m'ennuyer, et j'ai connu ce même type phénomène avec certains copiés-collés interminables d'Anne-Marie Valette. Et jamais avec des contributions assez longue de Pedro Cordoba, par exemple. Mais ce n'est que mon opinion, après tout. Il ne faut pas que ça vous empêche de dormir!
(Mes excuses pour ne pas vous avoir répondu hier soir, mais j'ai mes deux filles de huit et quatre ans avec moi en ce moment, et elles, avec la chaleur, manifestaient de relatives difficultés à l'endormissement).

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

"Putain mais ca faisait 6 mois que j'étais pas venu sur ce site et c'est toujours la même chose!
Les mêmes débats stériles.
Faut bouger, les gars."

Ecrit par : Loki | 31 juillet 2008

Mais maintenant que vous revoilà, ça va changer à coup sûr!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

"Pour savoir si vous pressentez juste, il y a un moyen imparable : vous dites ce que sont pour vous les "contenus" en matière d'apprentissage de la lecture et aussi d'apprentissage de la numération et du calcul. En GS naturellement."

Ecrit par : guy morel | 30 juillet 2008

Je vous en prie, j'ai demandé d'abord! Après vous! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Amélie, en petit clin d'oeil, et eu égard à certains propos tenus ici, je vous dédie cette chanson:

http://pascalcourty.fr/Alcoolisme/Chanson/Parole/Jaja.htm

Cordialement.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

En GS, les contenus ? Trop faaaaass, comme diraient mes GS.

En premier, si les collègues de PS et de MS ne l'ont pas fait, ce qui est dommage, l'attitude d'élève, pour éviter les "corps désarticulés", les "langues en miettes" et les "débordements d'amour" évoqués dans le texte de G. Molinier.

En deuxième, l'écriture cursive, des bêtes suites de boucles, de vagues, de ponts "à l'endroit" ou "à l'envers" faites aux stylos feutres de couleur sur de grandes feuilles non lignées à la copie du tableau sur un cahier d'écriture (seyes agrandi ou double ligne) de courtes phrases qu'ils savent lire.

En troisième, la lecture des lettres, des syllabes, des mots que l'on sait écrire. On peut leur apprendre toutes les voyelles (sans la subtilité du y entre deux voyelles), la plupart des consonnes (en laissant de côté a priori les syllabes ce, ci, ge, gi, gue, gui) et quelques "sons" à deux lettres, ch, indispensable, an, ou, on et oi, si on a le temps.

En quatrième, le comptage et le calcul entre 0 et 30, du dénombrement de collections d'objets aux calculs additifs, soustractifs, multiplicatifs et de division sur des quantités, des mesures de longueurs, de masses, des monnaies.

En cinquième, l’ouverture sur le monde : leçons de choses, contes et récits, chants, poésies et comptines, tout ce qui fait parler, comprendre, rêver, jouer.

Comment ?
Comme on veut ! Et la liberté pédagogique, alors ? A condition d'être capable de se dire : "En m'y prenant comme ça, je perds un temps fou donc je ne remplirai pas le contrat, ils n'accrochent pas donc je fais fi de l'apprentissage de l'attitude d'élève, je me remets donc en question et je trouve autre chose. Tiens, si je lisais Maria Montessori, par exemple, ou Freinet... des gens sérieux, quoi ! Pas des « gros messieurs tout rouges » !

Écrit par : catmano | 31 juillet 2008

Mais justement, là où je ne comprends pas la vindicte de Guy, c'est que j'ai souvent vu faire en tous cas une bonne partie de ce que vous décrivez!
Avec plus ou moins de talent, (propre à chaque enseignant et non analysable seulement par une méthode), et plutôt "partie" que "tout", ceci étant également imputable à des difficultés d'ordre éducatif à pallier par l'enseignant, (et Dieu sait si, en maternelle, les contenus seuls ne peuvent pas y parvenir).
Maintenant, évidemment, il faudrait faire TOUT ce que vous dites. C'est là où les progrès sont souhaitables.

Mais cela implique aussi que les parents, quand ils font des enfants, décident de potasser aussi le mode d'emploi...

Et qu'on arrête également de donner le mauvais exemple en couvrant de ponts d'or animateurs de télé minables, donneurs de coups de pied dans un ballon, et patrons de boîte coulant leurs boîtes... ... Mais, là, je vais encore certainement me faire traiter de "ravi de gôôôche"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Mais justement, là où je ne comprends pas la vindicte de Guy, c'est que j'ai souvent vu faire en tous cas une bonne partie de ce que vous décrivez!
Avec plus ou moins de talent, (propre à chaque enseignant et non analysable seulement par une méthode), et plutôt "partie" que "tout", ceci étant également imputable à des difficultés d'ordre éducatif à pallier par l'enseignant, (et Dieu sait si, en maternelle, les contenus seuls ne peuvent pas y parvenir).
Maintenant, évidemment, il faudrait faire TOUT ce que vous dites. C'est là où les progrès sont souhaitables.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Il faut croire que vous êtes dans un département où les enfants ont de la chance.

Si je compulse attentivement mes souvenirs, sur les dix dernières années pour ne pas remonter au déluge, j'ai reçu en cours de GS ou au début du CP, quatorze élèves arrivant d'une autre école (six communes, sept écoles), parfois d'un autre département (cinq différents), aucun n'avait travaillé régulièrement le graphisme préparatoire à l'écriture, huit d'entre eux dessinaient un truc qui s'apparentait plus ou moins à l'écriture cursive de leur prénom, deux alignaient péniblement et maladroitement certaines lettres majuscules de celui-ci dans un ordre plus ou moins exact (ALXDNRE, ALXEDARE, par exemple pour Alexandre).

Aucun n’avait travaillé sur la syllabe écrite, certains connaissaient l’alphabet (en majuscules d’imprimerie pour la plupart), mais rien n’apparaissait sur les cahiers d’école, on peut donc supposer que ceci venait de la maison. Généralement, ils connaissaient uniquement le nom de la lettre (six ne reconnaissaient que quelques lettres, deux n’en connaissaient aucune) et étaient incapables de dire « le bruit qu’elle faisait ». Certains n’entendaient pas un son, même voyelle, même très appuyé (mOOOOOOOOtOOOOOO), dans un mot (sept).

Seule l'écriture des chiffres (à l'endroit, en miroir, en partant du bas, selon les écoles et les enfants) avait été travaillée (sauf quatre, issus de la même école).
Certains savaient ajouter ou soustraire de tête de petites quantités ; mais d’autres, venant des mêmes écoles, me regardant avec des yeux de zombis lorsque je leur assurais qu’ils étaient magiciens et qu’ils leur suffisait de réfléchir pour savoir combien de billes il y avait maintenant dans la boîte, on peut à nouveau supposer que ceux qui savaient avaient développé seuls cette compétence. Il n’y avait aucune trace de ce genre de travail dans les cahiers auxquels j’ai pu avoir accès.

Dans ma propre école, jusqu’à il y a trois ans, les CP, puis les GS que j’accueillais n’avaient travaillé en graphisme préparatoire à l’écriture liée que très occasionnellement (une à deux fois par trimestre au cours des deux premiers, une dizaine de séances au troisième, toujours sur des mots globaux et sous forme de « dessin » : les prénoms, joyeux noël, bonne fête papa, bonne fête maman).
En lecture, ils avaient travaillé et retravaillé la couverture de l’album (quatre ou cinq dans l’année), avaient entouré, recopié en majuscules, découpé lettre à lettre et recomposé quelques mots vus globalement et jamais réutilisés au cours des trois ou quatre « projets » annuels et avaient fait une ou deux « maisons des sons » dans l’année.
En « calcul », ils savaient dénombrer plus ou moins jusqu’à 30, lisaient les nombres en mélangeant allègrement 11 et 21, 12 et 22, 13 et 23, écrivaient à l’endroit, à l’envers, en miroir les chiffres, certains confondant d’ailleurs le 6 et le 9, le 4 et le 7... Ils avaient au cours du troisième trimestre essayé en groupe de résoudre mentalement quelques petits problèmes additifs ou soustractifs, du coup, les « bons » avaient accroché et savaient faire tout seuls, les « faibles » attendaient gentiment que les « bons » donnent la réponse en comatant ou en faisant les andouilles.
Ceci s’est bien arrangé depuis que j’ai réussi à convaincre deux de mes collègues, mais cela m’a valu de me mettre à dos une troisième qui a préféré changer d’école plutôt que d’essayer de se contraindre à chercher une méthode qui lui convenait pour faire acquérir à ses élèves ces quelques connaissances qui, selon elle, étaient incompatibles avec son « projet de classe ».

Donc, soit les élèves de votre département ont beaucoup de chance, soit moi-même je n’en ai vraiment pas.

PS : Je m'occupe du "problème" des parents ensuite.

Écrit par : catmano | 31 juillet 2008

Catmano, je ne pense pas être dans un "département qui a de la chance". Mais, simplement, j'essaie aussi de voir le côté "à moitié plein" de la bouteille. Tout en sachant bien qu'il y en a un à moitié vide aussi.
S'occuper des parents ensuite? Voire... C'est une possibilité. Personnellement, je pense que la seule manière d'optimiser l'enseignement est de tenter de favoriser le contact et l'entente avec les parents, (une sorte de "travail d'équipe", bien que l'expression soit assez mal vue en ces lieux-mêmes), et cela le plus tôt possible.
Mais cela fait certainement partie du côté "lisseur" qu'on m'a souvent reproché ici... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Mais non, je n'ai pas dit qu'il fallait s'occuper des parents ensuite, j'ai dit que j'écrirais un truc sur les parents ensuite, quand j'aurai le temps, quoi.
J'ai un compagnon qui est parti à 7 heures pour travailler dans ses vignes, il doit faire 32 ° à l'ombre actuellement, je suis sûre qu'il ne va pas tarder à arriver avec l'estomac dans les talons et une intense envie de dormir.
Soit je lui prépare à manger tout de suite, il mange en arrivant et s'endort ensuite, soit il s'endort sur le canapé, je mange seule et lui, il se réveille complètement anémié vers 15 heures et mange un truc immonde complètement racorni ! Il faut faire des choix dans la vie. ;-)

Écrit par : catmano | 31 juillet 2008

Bon courage, Catmano... Bonjour de ma part à votre homme, et n'oubliez pas de m'envoyer, un jour, une "doc" sur le vin que vous faites... Je suis toujours intéressé!

Personnellement, je vais aller donner la becquée à mes deux "monstres" à moi, qui, même si elles ne bossent pas, sont affamées également.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Merci , Christophe pour cette gentille attention . J'aime beaucoup cette version "valienne" de la madelon (ou de la madone des sleepings !) . Il n'y a forcément qu'un lien ironique avec moi , puisque :
1° Je suis petite et belle et encore je reste modeste .

2° Je ne tortille du croupion que lorsque Roger écrit .

:-))))))

Écrit par : Amélie | 31 juillet 2008

.....Personnellement, je vais ...
moi,je vais aux water.
Et je reviens.

Écrit par : Merveille Dumas | 31 juillet 2008

.....Personnellement, je vais ...
moi,je vais aux water.
Et je reviens.

Ecrit par : Merveille Dumas | 31 juillet 2008

C'est bien, mais surtout n'oubliez pas de tirer la chasse, il fait très chaud.

Écrit par : catmano | 31 juillet 2008

- AMÉLIE…
Bien que je n'oserai jamais vous comparer au chien de Pavlov qui salive quand il entend une cloche, votre conditionnement à tortiller du croupion dès que vous reniflez mon nom, m'émeut au plus haut point.
À titre de récompense (le stimuli renforçateur), je vous oriente vers une de mes nouvelles qui s'intitule "INTERMÈDE ÉROTIQUE”. Après sa lecture, vous serez atteinte d'un tortillement de nez à la simple évocation de mon esprit habité par la vertu.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2006/04/03/2006_04_intermde_rotiqu/

Écrit par : Roger Felts | 31 juillet 2008

AMÉLIE :
Surtout ne filez pas cette adresse à tout ceux qui pourraient trouver ce texte politiquement incorrecte, homophobe ou filandreux… En ce moment je suis zabité par un profond désir de paix et souhaite que mon environnement soit calme, désir et volupté, loin des tracas des vaines et funestes querelles humanoïdes.
Quand à vous, tortillez, mais tortillez droit ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 31 juillet 2008

Merde, je me suis gourré! C'est là.
L’allumette a enflammé une poche de gaz intestinal et une flamme a jailli du tube, enflammant les cheveux de M. Tomaszewski et brûlant sévèrement sa figure. Elle a aussi mis le feu au pelage de la gerboise, qui, à son tour, a enflammé une poche plus grande de gaz plus loin dans l’intestin, propulsant le rongeur comme un boulet de canon. Tomaszewski a été brûlé au deuxième degré et a eu le nez cassé par l’impact avec la gerboise, tandis que Farnum a été brûlé au premier et au deuxième degré à son anus et sur la partie inférieure de son intestin."

Pauvre gerboise! L'article ne dit même pas si elle a survécu

Écrit par : eldu | 31 juillet 2008

"de tels propos et images me plongent dans le camp du Doute. "
Ecrit par : Steppenwolf

Votre pratique du sous-entendu, où il s’agit de parler à demi-mot pour, si possible, ne s’adresser en douce qu’à vos frères et soeurs de Connaissance qui passeraient par-là - vous savez, ceux qui, au fond, ont tout compris et donc, "ne se laissent pas emberlificoter" -, prouve incessamment le contraire.

Quoi qu’il en soit, se réclamer du camp du Doute pour se démarquer de celui du Bien – ce qui n’est encore qu’une façon, certes hypocrite, de se signaler être du bon côté -, cette modestie de pacotille, donc, est proprement inconsistante puisqu’il est des doutes vertueux et d’autres, ignobles (qualificatifs qui ne manqueront pas, dans votre moralisme rentré, de vous faire bondir)

"enfilage de perles", "évêque naphtaliné", ne savez-vous donc répondre à la critique qu’en faisant du mauvais Audiard, c’est-à-dire, comme font les enfants, en tentant de la conjurer par l’usage à son encontre de mots magiques ?

"En matière d'enseignement le terme de "science(s)" me hérisse toujours un peu le poil."
Ecrit par : Pratique et théorie

On comprend, tant ce terme a été utilisé à tort et à travers, mais il n’y a rien à redire à l’affirmation suivante :

"Tout d’abord, nous affirmons avec force que la question de l’efficacité comparée de différentes pratiques pédagogiques est une question qui peut et qui doit être abordée de manière scientifique."

Cela dit, il faut connaître précisément le protocole d’expérimentation pour savoir ce qu’on peut vraiment conclure de ces études - ce qu'on peut penser des conclusions que leurs auteurs en tirent, et de la scientificité même de son déroulement.

Écrit par : Pli | 31 juillet 2008

RAMUS ET COMPAGNIE...

Je cite un passage de l'entretien aimablement fourni par Pratique et théorie.

"Faut-il donc revenir aux vieilles méthodes enseignant exclusivement le B-A-BA de manière répétitive et dénuée de sens?

Certainement pas. Sur ce point nous rejoignons largement l’avis du monde enseignant pour dire que les méthodes qui, dans l’état actuel de l’art, semblent optimales, initient l’enfant non seulement au déchiffrage, mais également à la morphologie, à la syntaxe, à la compréhension de textes ayant un sens, ainsi qu’à l’écriture. Simplement, le déchiffrage doit être présent dès le début du CP."

On a bien lu et tous ceux qui suivent, spécialistes patentés de la lecture, pensent et disent la même chose que Ramus, chargé de Recherches au CNRS
Séverine Casalis, Maître de Conférences à l'Université Lille 3
Pascale Colé, Professeur à l’Université de Savoie
Alain Content, Professeur à l’Université Libre de Bruxelles
Jean-François Démonet, Directeur de Recherches à l’INSERM
Elisabeth Demont, Professeur à l’Université de Strasbourg
Jean Ecalle, Maître de Conférences à l’Université Lyon 2
Jean-Emile Gombert, Professeur à l’Université Rennes 2
Jonathan Grainger, Directeur de Recherches au CNRS
Régine Kolinsky, Chercheur qualifié du FNRS, Communauté française de Belgique
Jacqueline Leybaert, Chargée de Cours à l’Université Libre de Bruxelles
Annie Magnan, Professeur à l’Université Lyon 2
José Morais, Professeur à l'Université Libre de Bruxelles
Laurence Rieben, Professeur à l'Université de Genève
Liliane Sprenger-Charolles, Directrice de Recherches au CNRS
Sylviane Valdois, Directrice de Recherches au CNRS
Pascal Zesiger, Professeur à l'Université de Genève
Johannes Ziegler, Directeur de Recherches au CNRS


On a donc là un bel exemple de consensus "scientifique" autour d'une idée fausse, celle de l'existence, dans l'école d'avant, de " vieilles méthodes enseignant exclusivement le B-A-BA de manière répétitive et dénuée de sens."
Pour être précis, cela pourrait convenir à la manière dont on enseignait en général la lecture avant l'instruction publique, mais c'est faux pour l'école de la République puisque la méthode recommandée, l'écriture-lecture, n'a rien à voir avec le B-A. BA pas plus d'ailleurs qu'avec le "déchiffrage" recommandé par Ramus et, paraît-il, par les programmes de 2002.
Hier ou avant-hier, l'un des participants à ce blog nous a aimablement donné le lien pour consulter un excellent texte de Maria Montessori datant de 1935 où celle-ci montre l'intérêt de faire passer l'apprentissage de la lecture par celui de l'écriture. En 1896, Pauline Kergomard, dans L'éducation maternelle à l'école, condamne l'apprentissage mécanique des syllabes et préconise l'écriture comme voie d'accès à la lecture, en 1887, le Dictionnaire pédagogique de Buisson décrit la méthode Schuler d'écriture-lecture.
Plus récemment, en 2001, dans son deuxième et très bon livre au bien mauvais titre (J'apprends le BA-BA), Rachel Boutonnet reproduit en annexe l'article du DP ; moi-même, en 2004, je prononce rue d'Ulm une conférence dont le sujet central est la dénonciation du révisionnisme historique dont est victime l'école de la République de la part de pseudo spécialistes de la lecture ; en 2005 Michel Delord et Gérard Molinier reviennent à la charge dans un texte fort important, "la globale et la syllabique", où ils ridiculisent ces pseudo spécialistes. ( tous ces textes sont sur le site du projet SLECC).
Christophe Sibille, dans un de ces derniers posts, parle de la "vindicte" qui m'animerait à propos cette histoire de lecture.
Il se trompe ; je n'ai aucune vindicte à l'égard des enseignants de maternelle trompés et laissés dans l'ignorance depuis près de quarante ans par des charlatans déguisés en "spécialistes" ; je n'en pas non plus à l'égard de ces derniers : ce serait un luxe, le mépris suffit.
GM

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

ELDU, c'est très laid de mettre de telles platitudes sur un blog destiné à améliorer la qualité de l'enseignement…
R.F.

Note destinée aux membres la Société Protectrice des Gerboises et assimilé :
La malheureuse Raggot n'a pas survécu à son affrontement avec le nez de Tomaszewski. Le plus triste, c'est que ses parrains, tous les deux hospitalisés, n'ont pu assister à ses funérailles au crématorium de Salt Lake City.

Écrit par : Roger Felts | 31 juillet 2008

"Il se trompe ; je n'ai aucune vindicte à l'égard des enseignants de maternelle trompés et laissés dans l'ignorance depuis près de quarante ans par des charlatans déguisés en "spécialistes" ; je n'en ai pas non plus à l'égard de ces derniers : ce serait un luxe, le mépris suffit.
GM"

Ecrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Beaucoup ne se laissent tromper par personne, ne vous inquiétez pas!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

"Il se trompe ; je n'ai aucune vindicte à l'égard des enseignants de maternelle trompés et laissés dans l'ignorance depuis près de quarante ans par des charlatans déguisés en "spécialistes" ; je n'en ai pas non plus à l'égard de ces derniers : ce serait un luxe, le mépris suffit.
GM"

Ecrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Beaucoup ne se laissent tromper par personne, ne vous inquiétez pas!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008
Ah bon !
Combien d'IUFM mettent au programme de formation des PE l'enseignement del'écriture-lecture ?

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Ils le font. Mais, si la formation durait un peu plus que les six mois réels, et si on ne remplaçait pas ce défaut de formation par un excès d'évaluation, comme pour se défausser ou se donner bonne confiance, cet enseignement pourrait être largement plus complet.
(Là, je ne fais que transcrire ici les souhaits de la plupart des PE2 avec qui j'en ai parlé.)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Vraiment, Christophe, je vous assure, votre département fait figure d'exception, à moins que ce ne soient les autres... Allez faire un tour sur le forum EPD dans la partie "Les domaines d'activité à l'école maternelle". Elles sont quasiment toutes dans le "ponctuellement, on le fait" de mon ancienne collègue et dans les triturages de méninges au sujet des programmations, progressions, évaluations diagnostiques et autres projets de remédiation chers à tous nos "spécialistes".
Sur ce, je vole m'occuper des parents. J'espère que les gerboises ne m'en voudront pas trop.

Écrit par : catmano | 31 juillet 2008

Ils le font. Mais, si la formation durait un peu plus que les six mois réels, et si on ne remplaçait pas ce défaut de formation par un excès d'évaluation, comme pour se défausser ou se donner bonne confiance, cet enseignement pourrait être largement plus complet.
(Là, je ne fais que transcrire ici les souhaits de la plupart des PE2 avec qui j'en ai parlé.)
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Comment cela, "ils le font" ? Comment pratiquerait-il une méthode qui n'a plus cours depuis quarante ans ?
Allez-vous me dire aussi qu'ils font faire des divisions en GS-CP ?

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Mon boulot est d'essayer de leur faire placer leur voix, de leur faire prendre à peu près conscience de ce que peut être interpréter passablement une chanson, seuls devant un jury, (et une classe de CM2, accessoirement), et de prendre confiance en eux pour y parvenir, (quand je leur pose la question, en début d'année, de savoir qui pense "chanter faux", à peu près les deux tiers de doigts se lèvent; ravages de l'entourage, pédagogique ou personnel suivant les cas??).

Pour ce faire, nous travaillons, d'abord collectivement, puis semi-collectivement, puis individuellement, un répertoire de chansons qui réclame des qualités diverses, (de Barbara à Charles Trenet, en passant par Maxime le Forestier, Brassens, Renaud, et quelques autres encore).

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Merci Christophe ! Je ne pensais pas que c'était si proche de mon boulot...répertoire mis à part (qui forcément varie d'un professeur à l'autre).

Pour le coup du "chanter faux", moi j'ai plutôt cette réaction du côté des parents, qui, pour la plupart, n'ont aucune idée de l'origine du problème, ni du fait que cela peut se corriger même si cela prends du temps...Certains s'en servent même (c'est rare) pour exiger que son rejeton ait une bonne note parce que "s"il chante faux il n' y peut rien".

Il ne leur viendrait pas à l'idée, bien sûr, que l'on puisse exiger une bonne note en math parce que "mon enfant n'est pas doué pour les math, de toute façon" et qu'une éventuelle mauvaise note soit jugée, à ce titre, discriminante (sauf chez les parents les plus "militants", type FCPE).

Bref, en musique, on admet parfois difficilement (plus que dans les autres matières, il me semble) d'être jugé en fonction de son niveau, parce qu'après tout "c'est de la musique, c'est tout" (sous-entendu, ça n'a pas d'importance et/ou la musique est une chose innée, on l'a ou on ne l'a pas - comme si Mozart, Bach ou Beethoven étaient nés comme ça et n'avaient jamais travaillé de toute leur vie...). C'est parfois curieux comme cette idée du travail et du mérite, fondatrice de l'idée d'égalité républicaine, a du mal à rentrer dans les esprit au profit d'une idée égalitariste de nivellement par le bas et de déterminisme absolu (c'est sur ce principe qu'on été fondées les ZEP, à mon avis : vous êtes de milieu social modeste, donc vous n'aurez droit qu'à une sous-culture sous prétexte d'"enseignement adapté" dégoulinant de bon sentiment. Pour rester dans la musique, combien de mes collègues ai-je entendu dire des inepties comme quoi il fallait faire du rap si on avait un public immigré, voire si on avait "des noirs dans sa classe". Et ce sont des gens de gauche tout ce qu'il y a de bien intentionné qui vous disent ce genre de truc, c'est ça le drame...).

Écrit par : Manu | 31 juillet 2008

Si je puis me permettre de proposer l'étude d'un cas particulier aux spécialistes ici présents, je voudrais me faire l'écho d'un débat qui anime ma proche famille en ce moment.

Mon neveu a cinq ans, il vient de terminer sa moyenne section, et il ne sait pas compter jusqu'à 5 : si on lui demande combien de personnes il y a autour de lui, il compte 1, 2, 3, 4, 2). Il va fêter son anniversaire dans 3 semaines et il ne sait pas dire quel âge il aura.

Son enseignante a mis sur son évaluation de fin d'année : « sait compter jusqu'à 3 ! » (le point d'exclamation est d'origine)

Son père, sa mère, son oncle et son grand-père sont enseignants du secondaire ; sa grand-mère est institutrice.

Autant dire que le débat est vif !

Les uns pensent que cela témoigne de difficultés à prendre en compte dès à présent : il ne prend pas l'école au sérieux, il ne veut que s'amuser, il ne fera peut-être pas d'études longues ! (on signale en effet qu'il est très turbulent en classe)

Les autres estiment que cela ne veut rien dire, qu'il a le temps d'apprendre, qu'il finira bien par savoir compter à un moment ou à un autre, son intelligence n'étant pas en doute dans beaucoup d'autres domaines.

Pour ma part, je ne sais pas quoi en penser, mon expérience étant nulle sur ce point !

Croyez-vous qu'on puisse faire des diagnostics aussi précoces ?

D'un autre côté, si on constate une attitude trop légère à l'égard de l'apprentissage, ou des lacunes réelles, n'est-il pas légitime de chercher à y porter remède ?

Je sais que ces questions peuvent vous sembler naïves, surtout si vous voyez passer des centaines d'enfants de cet âge sous vos yeux chaque jour, mais quand on manque de repères, on craint de surestimer ou sous-estimer la situation...

Écrit par : sanjuro | 31 juillet 2008

je continue le commentaire de la réponse de Christophe, que je fractionne pour que ce soit plus clair :

"Il y a quelques années, j'avais en charge, (en heures sup), l'option "légère" d'un des deux lycées de la ville. Lors d'une réunion qui regroupait tous les collègues d'IUFM, les responsables de la formation continue et l'IPR, ce dernier nous a dit: "de toutes façons, les élèves ne savent rien quand ils arrivent en sixième".
Je me suis fait un malin plaisir de lui répondre qu'arrivés en seconde, ce n'était pas terrible non plus..."

C'est incroyable ! Si on voulait une preuve plus flagrante de l'échec de la "nouvelle pédagogie" par ceux-là même qui la mettent en place...c'est un aveu inconscient, ou quoi ?

Écrit par : Manu | 31 juillet 2008

@Christophe
Un petit lien sur les contenus en maternelle.

http://www.slecc.fr/programmes_grip/historique_progmat_janv2008.pdf

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

La troisième partie "résumé synthétique” du débat "RACES et RACISME" qui s'est déroulé sur le blog de J.P. Brighelli courant juillet est disponible sur mon site au =
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/31/un-debat-sur-races-et-racisme%e2%80%a6-suite-3/

Il est précédé, en toute logique, d'une première et seconde partie =
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/27/un-debat-sur-races-et-racisme%e2%80%a6/#respond
et
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/27/un-debat-sur-races-et-racisme%e2%80%a6-suite-2/#comments

Il sera suivi, si les astres nous sont favorables, par une quatrième et dernière partie… Ouf !

Écrit par : Roger Felts | 31 juillet 2008

@ Contenus en maternelle - suite.
http://www.slecc.fr/programmes_grip/programme-maternelle-1-janvier2008.pdf

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Et c'est vrai! Combien de ces charmants bambins, qui, en plus, ont plusieurs années de conservatoire derrière eux, sont incapables de prendre trois accords de trois sons consécutifs en note!


Ecrit par : Christophe Sibille | 30 juillet 2008

Ça me fait vraiment plaisir que vous évoquiez, le problème. Je me suis toujours demandé son origine... L'an dernier, par exemple, j'avais un élève pianiste d'assez haut niveau en conservatoire... qui était infoutu de plaquer trois accords de quinte dans le cadre de l'un de mes ateliers.

Les conservatoires et autres écoles de musiques auraient-ils eux aussi sombré dans les affres du pédagogisme et donc de l'innefficacité ?
C'est ce qu'affirme Pierre Farago dans l'excellent receuil d'articles intitulé "La débacle de l'école", ouvrage publié sous la direction de Liliane Lurçat et Laurent Lafforgue.

En tout cas, merci mille fois pour votre longue réponse, Christophe. Et mes excuses aux autres car elle n'était pas tout à fait dans le sujet.

Écrit par : Manu | 31 juillet 2008

G.M. : "...l'intérêt de faire passer l'apprentissage de la lecture par celui de l'écriture."

Oui, c'est évident ...

FREINET entre autres ...

Bibliographie

Autour de la Méthode naturelle de lecture-écriture...
C. Freinet : Méthode naturelle de lecture, in Oeuvres pédagogiques, tome 2, Éditions du Seuil. 1994.

ICEM : Lire Écrire (I), les modèles de lecture, vieux débats et lueur d'espoir. Lecture et production d'écrits en maternelle et CP.

ICEM : Lire Écrire (II), au primaire, ateliers de lecture dans un CE1-CE2. Lecture et mathématiques. Lire au collège.

ICEM : Lire Écrire (III), Lecture... apprentissage technique ou formation de l'homme ? Lire naturellement. Ateliers de lecture au CM. Etc.

ICEM : Lire Écrire (IV), s'apprendre à écrire-lire par la Méthode naturelle de lecture.

(Éditions ICEM-pédagogie Freinet, 18, rue Sarrazin, 44000 Nantes).

Et puis, c'est bien le résultat qui compte. Non ?

Le résultat ce sont des milliers de postes d'enseignants supprimés chaque année, des concours fermés (la liste vient de paraître au BO), la réduction incessante des horaires, le socle des connaissances, les compétences à la mode de Bruxelles, une formation des maîtres formateuse qu'on va rendre encore plus destructrice, une école maternelle dans le collimateur (en finir avec l'exception française), la généralisation de l'enseignant-animateur bon à tout faire , le lycée modulaire à la Cohn Bendit... Bref, il faut raser ces ruines trop coûteuses et passer la main au privé ! Basta !

La messe est dite (si j'ose dire), le malade est en phase terminale et on s'acharne à soigner une petite grippe à coup de SLECC ... Louable effort. Mais plantage total !

Écrit par : Pratique et théorie | 31 juillet 2008

Et puis, c'est bien le résultat qui compte. Non ?

Le résultat ce sont des milliers de postes d'enseignants supprimés chaque année, des concours fermés (la liste vient de paraître au BO), la réduction incessante des horaires, le socle des connaissances, les compétences à la mode de Bruxelles, une formation des maîtres formateuse qu'on va rendre encore plus destructrice, une école maternelle dans le collimateur (en finir avec l'exception française), la généralisation de l'enseignant-animateur bon à tout faire , le lycée modulaire à la Cohn Bendit... Bref, il faut raser ces ruines trop coûteuses et passer la main au privé ! Basta !

La messe est dite (si j'ose dire), le malade est en phase terminale et on s'acharne à soigner une petite grippe à coup de SLECC ... Louable effort. Mais plantage total !
Ecrit par : Pratique et théorie | 31 juillet 2008

Merci pour les liens ICEM. J'avais oublié de signaler que la méthode naturelle de Freinet est une méthode d'écriture-lecture.
Bien d'accord avec le diagnostic sur l'état du malade.
En ce qui concerne le "plantage total", vous suggérez quoi ?

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Un bachelier original...

Pour sourire et réfléchir différemment ...



"Une intelligence peu courante, mais riche de la Vie !(GPD)A 17 ans, il va sillonner les routes de France avec sa vache Camomille
AFP - Mercredi 30 juillet, 12h10
ANGERS (AFP) - Le 1er août, Hadrien, 17 ans, quitte son village de Valanjou (Maine-et-Loire) avec sa vache Camomille, une charolaise de 18 mois, pour parcourir à pied près de 1.200 km, un périple de quatre mois destiné à étudier les plantes au bord des chemins.


Le jeune homme a choisi sa compagne de route en septembre parmi les vaches du troupeau de ses parents, agriculteurs bio en Anjou. Depuis, il la dresse. "Je la mets en confiance surtout et lui montre que l'Homme est gentil", témoigne-t-il. Il a "fallu l'habituer à marcher en longe et lui faire accepter de porter des provisions sur le dos".


Mais Camomille "a son caractère" et Hadrien devra composer. Il a ainsi prévu de ne pas marcher plus de 20 km par jour et de s'arrêter au moins un jour par semaine.


"Ce qui est sympa dans le voyage, c'est que nous partons à deux", ajoute le jeune homme, pour qui la présence de la vache "va faciliter le contact avec les gens".


Hadrien s'arrêtera chez des agriculteurs bio que connaissent ses parents ou avec lesquels il a pris contact par internet. Mais il dormira surtout sous la tente ou chez l'habitant, selon les rencontres qu'il fera sur la route, car il "préfère l'aventure".


Le jeune bachelier (section S), qui s'est donné une année pour réfléchir à son avenir, "s'intéresse beaucoup aux vieux métiers". Il va ainsi rendre visite à des artisans "pour découvrir, voir autre chose" et en faire son "métier si ça (lui) plaît". Une halte de quelques jours est prévue chez un forgeron au château du Clos-Lucé à Amboise, puis chez un boulanger bio à Dénézé-sous-Doué.


Hadrien, qui "recherche d'autres modes de vie", passera enfin quelques jours près de Villeneuve-sur-Lot, chez un philosophe "qui a choisi de vivre en dehors de la société".


Comme ce dernier, le jeune voyageur a décidé de se nourrir de plantes, celles qu'il cueillera sur le bord de sa route. "Cela fait trois ans que j'en mange, je commence à bien les connaître", affirme Hadrien, qui a donné le nom de Camomille à sa vache en référence à l'emblème de Chemillé, la ville la plus proche de son domicile, "capitale française des plantes médicinales".


Le jeune homme, qui a obtenu deux bourses pour son voyage, va réaliser un "compte-rendu sur les noms vernaculaires des plantes" et ce qu'ils nous apprennent sur leurs vertus et leurs utilités.


En entreprenant ce voyage, Hadrien n'échappe pas aux références au célèbre film d'Henri Verneuil, "La vache et le prisonnier", avec le duo légendaire Fernandel/Marguerite. Mais, avoue-t-il, "je ne l'ai pas vu"."

Écrit par : Maminou | 31 juillet 2008

Guy, vous parliez de "contenus", pas de "programmes", me semble t-il? Je ne vous parlais pas de théorie, mais de pratique. Et c'est en ce sens que j'affirmais que beaucoup d'instits n'étaient pas prêts à se faire rouler dans la farine si facilement!!!
Sanjuro, ma fille sort de petite section. Et, comme la plupart des enfants de son âge, elle sait compter jusqu'à vingt, avec une instit tout ce qu'il y a de plus normale, (et qui ne se laisse pas trop rouler dans la farine!!!)
@ Manu: Je ne sais pas si le "pédagogisme" est à mettre en cause, en ce domaine. Je crois que, de tous temps, (et vous avez certainement pu le vérifier), des élèves assez avancés en instrument n'ont pas su dire trois mots du compositeur dont ils ont joué le dernier morceau, quand ils connaissaient même son nom!!!
Par contre, mépriser profondément le professeur de l'éducation nationale quand ils étudient un peu dans l'enseignement spécialisé, ça, ils savent faire!!! Problème d'éducation, encore une fois!!!
Concernant la personne dont je parlais un peu plus haut, je ne peut malheureusement pas en dire beaucoup plus ici... C'est toute la limite dûe au fait de se présenter sous son vrai nom.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

G.M. : "En ce qui concerne le "plantage total", vous suggérez quoi ?"

Et vous ?

La résistance individuelle (Roger Felts en avait parlé il me semble) ? Et un autre habitué avait donné cet extrait de Jack London qui me plaît bien :

"Je ne me soucie plus de monter. L'imposant édifice de la société qui s'élève au-dessus de ma tête ne recèle pour moi rien de délectable. C'est la fondation de cet édifice qui m'intéresse. Là je me contente de travailler, le levier à la main, au coude à coude avec les intellectuels, les idéalistes, les travailleurs ayant la conscience de leur classe, en prenant de temps à autre une prise solide pour secouer tout l'édifice. Un jour, lorsque nous aurons pour travailler quelques mains et quelques leviers de plus, nous le renverserons, en même temps que tous ces vivants pourris et ces morts sans sépulture, son égoïsme monstrueux et son matérialisme sordide. Alors, nous nettoierons la cave et nous construirons une nouvelle habitation pour l'humanité, dans laquelle il n'y aura pas d'étage de salon, où toutes les pièces seront claires et aérées, et où l'air qu'on y respire sera propre, noble et vivant." (CE QUE LA VIE SIGNIFIE POUR MOI - Jack London - 1906 )

Ce qui exclut tout forme de "courtisanerie" (lobbying) ... "Amitié de cour, foi de renards, et société de loups." a dit un penseur des Lumières dont le nom m'échappe.

Est-ce le boulot admirable que font tant d'enseignants - et je pense bien sûr à des collègues comme Muriel ou Catmano, mais ausssi à tant d'autres qui sans être SLECC, voire même "opposés" (faussement) ; je pense ici à ce collègue de la rue Cavé pourchassé pour non conformité ... non conformité à la "nouvelle pensée unique" qui comme toute pensée unique est toujours celle du moment et s'oppose à la précédente ? Sans aucun doute ... Mais je pense aussi à ceux de Renault ou de La Poste, à ceux des hôpitaux ou à ceux des chantiers navals, à ceux qui pourrissent dans les immondes centres de rétention, à ces 8 millions de pauvres officiels ...

Faire confiance à ceux qui sont "en bas" et être avec eux ou plutôt, à leur côté ...

Écrit par : Pratique et théorie | 31 juillet 2008

Sur le thème de la fabrique du crétin, connaissez vous Wikipédia, bien placée dans le classement de ceux qui contribuent à faire progresser à grands pas cette fabrique ? Et connaissez-vous le blog d'alithia, une prof de philo qui critique cet instrument de crétinisation ?

http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/

Écrit par : jakadi | 31 juillet 2008

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=41588

Écrit par : eldu | 31 juillet 2008

Mais cela implique aussi que les parents, quand ils font des enfants, décident de potasser aussi le mode d'emploi...

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Ah oui, c’est sûr, ce serait plus simple. Mais, en Maternelle, ça a toujours été, au moins depuis 1882, et même bien avant. Si je ne m’abuse, c’est pour une histoire de mode d’emploi que le pasteur Oberlin avait créé ses « petites écoles à tricoter » dans les années 1700 et quelques, non ?
La situation s’est même améliorée depuis l’époque. Lorsqu’on lit l’« Objet de l’école maternelle » dans les programmes et instructions du 16 mars 1908, on se rend compte que, pour une partie au moins de nos élèves, la situation est meilleure qu’à l’époque.
Bien sûr, nous en étions pas mal sortis, il y a quelques années, et, malheureusement, la description de l’école maternelle, abri destiné à sauvegarder l’enfant des logis malsains, et des dangers de la rue ou de la solitude, revient au goût du jour.
Ce qui serait triste, ce serait que l’on en revienne à avant 1882, lorsque les enfants en état d’extrême pauvreté en étaient réduits à compter sur les œuvres de charité pour trouver un lieu d’accueil où l’on s’occupait au moins un peu de leur protection.

Donc, les parents, et tout particulièrement les familles Groseille, si j’ai bien compris. Ça tombe bien, j’en ai de ceux-là chez moi. Moins qu’ailleurs sans doute, mais quand même quelques uns.
Des familles qui vous fabriquent des caïds en couches-culottes, hyperactifs et assimilés, des « salades dans le jardin » (vous savez, ces délicieuses petites filles, bien pomponnées, habillées à la mode de la veille, que l’on assied le matin dans un coin de la classe et qui, si l’on n’y prend pas garde, y sont encore le soir, n’ayant rien fait d’autre au cours de la journée que de vous sourire en inclinant délicatement la tête sur leur épaule) et des zombis de tout poil qui comatent à longueur de journée et n’ont aucune idée de ce à quoi sert le bruit que fait la maîtresse avec sa bouche.
Ces parents pour lesquels on a envie de commencer les notes que l’on affiche au portail par « Nous informons notre aimable clientèle... » et dont on se demande s’ils ne seraient pas ravis que nous installions à l’entrée de l’école un système de dépose-minute qui ressemblerait à l’abri à caddies des supermarchés.
Ceux qui nous mettent leur gamin à l’école, morveux, toussant à fendre l’âme, fiévreux ou couvert de poux et qui ne le mettent pas le lundi matin ou le vendredi après-midi parce qu’ils vont à Auchan et que passer par l’école leur ferait faire un crochet.

Ces gens-là sont souvent des gens très simples, n’ayant pas fait de longues études, souvent préoccupés par des problèmes extra scolaires graves, parfois vitaux. Cela, en tant qu’enseignant du moins, nous n’y pouvons pas grand-chose, pas plus que les maîtresses d’école de 1908.

En revanche, je n’ai pas l’impression que l’organisation actuelle de l’école maternelle aide leurs enfants en quoi que ce soit, pas plus qu’elle ne provoque chez leurs parents une quelconque notion de respect qui pourrait influer, au moins de façon un tout petit peu perceptible, sur leur absence totale de principes éducatifs, absence encouragée, je vous l’accorde, par l’ensemble des médias qu’ils consultent.

Prenons une journée-type d’école maternelle, du moins ce qu’ils en voient.

Le matin, dans presque toutes les classes, on commence par l’ACCUEIL. Les parents déposent donc leurs bambins dans une salle dans laquelle la maîtresse se tient en retrait ou s’occupe d’un enfant ou d’un groupe en particulier pendant que tous les autres vaquent à leur guise d’un jeu à l’autre, d’un camarade à l’autre, et même parfois d’une bêtise à l’autre.

Premières pierres dans le jardin : Comment, dans ce cas, faire la différence entre l’École Maternelle et une garderie quelconque ? Comment prendre au sérieux une personne qui ne s’occupe que d’un ou quelques enfants et laisse les autres s’amuser ? Comment soi-même, en tant que parent, comprendre qu’il est parfois bon de solliciter son enfant, de lui donner des cadres et des structures quand on constate qu’à l’école, c’est comme à la maison ?

Si dans la journée, ils passent près de l’école au moment où leurs enfants sont en récréation, ils peuvent observer leurs petits Monchéri et Moncœur hurlant, se chamaillant, se roulant par terre, comatant assis dans un coin, ou se pavanant dans leurs jolies petites tenues, exactement comme à la maison.
S’ils accompagnent une sortie scolaire - généralement, ce ne sont pas les Groseille qui accompagnent les sorties scolaires, même s’ils sont très demandeurs (que la collègue qui n’a jamais eu droit au fameux « Quand est-ce que vous leur ferez prendre le car ? » en réunion de rentrée me jette la première pierre), ils n’ont pas le temps, mais, admettons.
Même chose, c’est « comme à la maison », les gosses hurlent, n’écoutent pas, ne regardent pas, se bousculent, se chamaillent et nombreuses sont les maîtresses qui ont l’air de trouver cela tout à fait normal (ou alors, je n’ai pas de chance).
Comment, franchement, voulez-vous qu’ils changent quoi que ce soit dans l’élevage de leurs petits ?

De ce qu’il se passe en classe, ils ne voient rien, ou presque rien. Quelques barbouillages que l’enfant rapporte à moitié chiffonnés le soir à la maison, les nombreuses et magnifiques œuvres d’art à grand renfort de coulures d’encre et autres techniques issues de l’art contemporain, auxquelles ils ne comprennent sans doute pas grand-chose, parfois quelques fifiches sans lien entre elles qui ressemblent fort à celles proposées dans les cahiers d’activités à deux balles que l’on trouve dans les supermarchés et les merveilleux cadeaux d’Halloween, de Noël, de Pâques, de fête des mères ou des pères qui les émeuvent jusqu’aux larmes !

Deuxième série de petits cailloux : « À l’École Maternelle, ils s’amusent et fabriquent, tout seuls, si, si, tout seuls, des cadeaux pour les parents. C’est normal, ils sont tout petits, on ne peut rien leur demander d’autre. Ce n’est pas grave s’ils manquent puisqu’on ne leur apprend rien, ce n’est pas grave non plus de les mettre à l’école malades, ils pourront s’y reposer tout aussi bien, et même parfois mieux, qu’à la maison. Ce dernier cas de figure peut même aller jusqu’à : « De toute façon, vu qu’elles ne fichent rien, tu vas pas me dire que mon gamin les emmerde ! »

Dernier moment commun : Les réunions de parents.
Admettons que tout ou partie de la classe Groseille ait pu se libérer, bien que ce soit hautement improbable.
La maîtresse expose ses projets, explique les dernières théories en vigueur avec les termes à la mode. Je suppose qu’à la rentrée, cela parlera « ateliers de métacognition », « LJ », « productions », « éveil culturel », « diversification des expériences », « domaines d’activité » et, deux heures de soutien obligent, « troubles spécifiques du langage ».
Ils n’y comprendront rien, ou pas grand-chose, d’autant qu’ils n’auront aucun autre retour à la maison que ce que j’ai cité plus haut et cet énorme et indigeste « livret d’évaluation », qu’au mieux, ils ne consulteront pas et qui, au pire, les vexera par ses petites phrases assassines (une mère d’élève, récemment, est venue me voir le soir même de la rentrée et m’a demandé, les larmes aux yeux, si j’avais, comme ma collègue de l’an passé, l’impression que son petit bonhomme de 4 ans 9 mois était en « échec scolaire complet »).

Je disais donc plus haut, beaucoup plus haut (que les gerboises veuillent bien m’en excuser), qu’un jour, les Groseille arrivaient dans ma classe, le plus souvent à l’état de nature, c'est-à-dire sous forme de caïds, de salades ou de zombis, l’année de leurs cinq ans.
En début d’année, rien, à part une ou deux mères un peu soucieuses qui s’affolent à l’idée que Monchéri soit très fatigué et qui me demandent s’il ne serait pas possible de le coucher l’après-midi ou qui me signalent qu’il ne viendra pas tel ou tel samedi (hélas, mon pauvre samedi !) parce que son papa ne travaille pas et qu’il veut « profiter » de son gamin.
Je leur réponds que je suis désolée, mais que pour la sieste, ça ne va pas être possible et qu’elles n’ont qu’à essayer de le coucher plus tôt, et que, pour le samedi, je ne peux rien dire puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, mais que c’est quand même dommage parce qu’il va forcément manquer quelque chose et que, de plus, ils ne verront pas les cahiers.

Le premier samedi (maintenant, ça sera le vendredi soir, mais ça ne m’arrange pas), tous mes petits Groseille emportent donc leurs cahiers où sont rangézs les premières fiches d’écriture, de mathématiques, la poésie illustrée, plus quelques travaux annexes (motricité fine, résumé de leçon de choses illustré lui aussi).
Souvent, le lundi, j’ai déjà droit à quelques petits commentaires : « Eh ben, dites donc, ils en font des choses, dans votre classe ! Et puis, ça l’intéresse, il nous a tout raconté ! », et parfois même à quelques questions, « Faut-il lui faire réciter la poésie, « relire » le texte de la leçon de choses, faire faire des lignes de lettres à la maison ? », vite suivies d’autres « Est-ce qu’il est sage ? Est-ce qu’il écoute bien ? Comment on peut faire pour vous aider ? ».
Je réponds, souvent brièvement, je n’ai pas une demi-heure d’accueil moi, les rassure, les encourage parfois.

Avant la Toussaint, il n’est pas rare toutefois que l’un ou l’autre de leurs enfants manque l’école une demi-journée, de semaine ou un samedi matin et je n’ai pas toujours droit à des explications très cohérentes, ou même tout simplement à des explications.

Et puis, bizarrement, en cours d’année, cela arrive de moins en moins souvent, et l’on vient toujours m’en informer avant ou s’en excuser après.
J’ai même eu droit au mois de juin, à cette petite phrase d’un papa d’une de mes futures élèves de GS : « Je la garde cet après-midi parce qu’elle est un peu fatiguée. Autant qu’elle en profite cette année, parce que, à la rentrée, ça sera sérieux et elle n’aura pas intérêt à faire la comédie pour manquer l’école. Hein, M ? Remarque, je me fais du souci pour rien, depuis qu’elle est dans ta classe, L (la grande sœur) n’a jamais réclamé de rester à la maison ! »

Enfin, ils sont très fiers des résultats de leurs enfants, souvent même, lorsque l’aîné a effectué sa scolarité préélementaire dans une école, stupéfaits de voir que les petits derniers apprennent à écrire, à lire, à compter, pour de vrai, pas « ponctuellement » ou pas du tout.
Je dois d’ailleurs souvent en calmer quelques uns qui commencent à envisager la possibilité d’un QI de prix Nobel en leur signalant gentiment que les petits camarades y arrivent aussi très bien.
Cela les encourage à exiger un peu plus de leur enfant, à s’intéresser à sa scolarité et même, souvent, à leur faire mener une vie un peu plus régulière, à être un peu plus exigeants sur leur comportement, à envisager de leur faire découvrir autre chose (la médiathèque intercommunale, une autre activité extrascolaire que le foot, des sorties culturelles le week end ou pendant les vacances scolaires). Il m’arrive même d’être obligée de les freiner lorsque, une fois leur gamin arrivé au CE1, ils lui imposent des dictées tous les mercredis, des leçons à réciter par cœur, sans oublier une seule virgule, la reprise des exercices ratés au cours de la semaine, le dimanche après-midi.
Même chez les deux ou trois familles, réellement en très grande difficulté, j’ai pu noter une nette différence d’investissement chez les deux parents au bout de quelques semaines, même si, hélas, cela n’avait rien à voir avec l’encadrement que peuvent proposer certaines familles ayant un réel projet éducatif.

J’en conclus donc que si l’École Maternelle, dès la PS (je faisais le même constat tous les ans lorsque j’ai eu des PS et des MS), était plus lisible pour les familles en grande difficulté et se mettait à proposer autre chose que des grands projets vaseux, des arts visuels à tous les étages et un verbiage complètement creux, celles-ci prendraient conscience de son importance et l’aideraient, dans la mesure de leurs faibles moyens, à réellement initier leurs enfants « au travail et à la régularité de l’école* » (* P. Kergomard, Objet de l’école maternelle, 2 août 1882).

Écrit par : catmano | 31 juillet 2008

Je lis ce blog depuis quelques temps et c'est la 1e fois que je me sens tenu de faire un commentaire. A l'université, on fait effectivement des conférences, des colloques, des journées d'études. On ne paie personne, et nul intervenant n'est payé ou ne demande à l'être. Donc, les universitaires ne sont pas des personnes malhonnêtes ou des "planqués". Les textes réglementaires nous permettent de nous livrer à des travaux lucratifs en tant que fonctionnaires qui se résument à la publication d'œuvres diverses. Ce sont les mêmes pour le secondaire et le supérieur.

Écrit par : surpris par le texte | 31 juillet 2008

Le voyage de ce bachelier avec sa vache me paraît sympathique ; il me rappelle ce livre peu connu et que j'adore : R.-L. STEVENSON, Voyage avec un âne dans les Cévennes, 1879.

Mais Stevenson dit bien qu'il ne voyage « que pour marcher ». Notre jeune ami a-t-il bien fait de revêtir son voyage des oripeaux du sacro-saint "projet", avec subvention à la clé ?

Cela dit, beaucoup d'élèves de terminale me disent vouloir prendre une année sabbatique après le bac, pour voyager, partir à l'étranger... Je ne suis pas sûr que ce soit toujours une bonne idée, au vu des résultats quand ils reprennent les études après : ils ont pris l'habitude d'une certaine autonomie, d'un salaire, d'une voiture, d'un mode de vie qui bien souvent les rend incapables de se plier au retour à la discipline universitaire.

Je leur conseille souvent d'attendre la dernière année de licence pour aller faire un semestre en Europe, ça les détache moins des études longues, si c'est ce qu'ils envisagent.

Mais chacun est différent : pour certains, c'est vraiment une volonté de se mesurer au monde, tandis que pour d'autres, c'est davantage un désir régressif de faire n'importe quoi pendant un an. Ceux-là d'ailleurs en parlent plus qu'ils ne le font.

Écrit par : sanjuro | 31 juillet 2008

Sinon, je suis toujours à l'écoute de vos avis concernant mon neveu : laisser faire le temps ou lui faire un peu de soutien ?

Écrit par : sanjuro | 31 juillet 2008

Catmano, il y a plus d'instits de maternelle que vous pensez pour qui "l'accueil" n'est pas ce que vous dites, où il est hors de question de tolérer la moindre bagarre, et où les "objectifs" scolaires, et la manière d'y parvenir sont sans concession. Vous êtes de toute évidence dans la "partie haute de la fourchette", mais il y en a quand même beaucoup d'autres qui assurent! Et si les cas que vous relatez sont la règle, effectivement, vous n'avez pas de chance!

@Sanjuro: Comptez avec lui quand vous descendez un escalier, par exemple, ou quand vous marchez, tout simplement ou, si vous jouez aux dominos avec lui, comptez systématiquement quand vous distribuez les cartes; c'est l'imprégnation, avec un côté un peu ludique, (non, pas sur la tête... Mais non! Jean n'est pas là!)
Ce ne sont que deux ou trois exemples, mais l'orage menace...
Cordialement.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2008

Attendre la rentrée, voir ce qu'il fait en GS et, éventuellement, si cela s'avère nécessaire, faire un peu de soutien.
Quelqu'un chante, chez vous ? Aime-t-il les chansons, ce petit ? "Un, deux, trois, j'irai dans les bois...", cela lui plairait-il ?

Écrit par : catmano | 31 juillet 2008

La découverte de ma tare, un fort QI, est tout récent.

On le sait, les pédamongols ont repris le conseil de ne surtout pas faire redoubler un élève à QI fort pour l'appliquer en gros à tout le monde.
A l'opposé, les tenants d'un certain conservatisme, ne veulent pas tenir compte de cette dimension et veulent faire redoubler tout élève qui n'est "pas au niveau".

Je vous invite à découvrir mon parcours scolaire puis post-scolaire, ou plutôt un parcours scolaire qui est copie-conforme du mien. C'est celui de centaines de milliers d'élèves qui ont été sacrifiés par l'ancienne manière de faire et qui sont encore plus sacrifiés dans l'école nouvelle manière (du fait que les professeurs sont censés cours pour des QI 70).

Si vous êtes professeurs, lisez ce fort beau texte. Et réfléchissez et comprenez pourquoi :
"Ne pas adapter l'éducation d'un enfant surdoué dès son plus jeune âge risque de le faire redoubler en 4°-3° avec des conséquences psychologiques dramatiques."

http://www.douance.org/psycho/adda96.htm

Écrit par : Basta | 31 juillet 2008

Erratum, phrase 1 : * est toute récente

Écrit par : Basta | 31 juillet 2008

Salut à toutes et à tous...
Je ne suis présent que par intermittences, parce que je suis en vadrouille, en train de me chercher un point de chute à Marseille pour la rentrée (adieu au Languedoc...).
Cela dit...

1. Pour NC, qui voulait un conseil de lecture : je viens de finir le sixième volume des aventures du capitaine Alatriste - un pur chef d'oeuvre de roman historique dû à la plume splendide (et narquoise) d'Arturo Perez Riverte : je me suis félicité à chaque ligne de l'avoir fait entrer dans l'édition du Petit Larousse qui vient de sortir. Tant pis si c'est ma dernière contribution à cet estimable objet de recensement.
Sinon, pour ceux qui aimeraient un résumé remarquable de l'articulation historique, entre IVème et XIVème siècles, entre latin, langues d'oc et français, un superbe bouquin de Robert Lafont, immense occitaniste, intitulé "Prémices d'Europe" (aux éditions Gulliver) : ça bruisse de batailles et de poésie.
2. Pour je ne sais qui qui me félicitait de cueillir ici la matière première de mes livres sur l'école : j'espère bien. Jamais eu la prétention d'avoir du génie. Et je vous renvoie à cette splendide formule de Valéry, que j'aime citer à propos de l'apprentissage de la littérature en classe : "Rien d eplus soi que de se nourrir d'autrui. Le lion est fait de mouton assimilé."

3. Sur cette intervention largement tendancieuse (allez, avouez-le) sur le QI des uns et des autres : les psychologues de l'école de Chicago ont démontré (dans les années 30...) que la personnalité (y compris la couleur de peau) du testeur influait pour près de 20% dans la qualité des réponses du testé. Figurez-vous qu'un Noir testé par un Noir est plus intelligent que lorsqu'il est testé par un Peau-Rouge. Et je ne parmle pas de la remise en cause des contenus des tests - pourquoi ne jamais tester que l'expression et les maths ? Z'avez rien d'autre en magasin ?

4. Pour Sanjuro, à propos des cours magistraux et des prises de notes : mes derniers élèves de Première (il y a deux ans) m'ont tanné toute l'année parce que je ne dicais pas mes cours, contrairement à telle ou telle de mes collègues (ne pas y voir un quelconque machisme : je suis le seul homme, ou peu s'en faut, dans ce secteur de mon lycée). Puis au mois de septembre suivant, les mêmes sont spontanjément venus me voir pour me dire qu'ikls avaient, en moyenne, quatre points de plus, à l'oral, que les petits gavés de Mme*** ou de Mlle***. J'écris beaucoup, au tableau - des noms, des plans, des dates, des idées, des enchaînements. A eux de transformer cette matière première en discours. Et quand on interroge ,(et ça m'et arrivé au CAPES le mois dernier), le malheureux qui ne sait pas improviser à partir d'une question impromptue patauge et se noie. Il faut leur apprendre à nager, pas leur donner automatiquement des brassières.

Allez, je retourne ,aux hard labour...
JPB
PS. Je ne détesterais pas que d'aucuns se lancent dans des contre-propositions sur la formation des maîtres. Les arbitrages sont loin d'être rendus - même s'ils sont décidés. Il faut peser, et avec autre chose en main que des protestations indignées.

Écrit par : brighelli | 31 juillet 2008

@Christophe
Vous écrivez : "Guy, vous parliez de "contenus", pas de "programmes", me semble t-il? Je ne vous parlais pas de théorie, mais de pratique. Et c'est en ce sens que j'affirmais que beaucoup d'instits n'étaient pas prêts à se faire rouler dans la farine si facilement!!!"

Je croyais naïvement que les programmes ( des programmes dignes de ce nom) indiquaient les contenus et les progressions pour enseigner les contenus. Je ne vois pas ce que vient faire là-dedans la théorie.
Quant aux instituteurs qui ne sont pas prêts à se laisser rouler dans la farine, je vous crois volontiers, mais comment par exemple enseigner l'arithmétique quand on ne sait pas ce que c'est, ou enseigner l'écriture-lecture quand on a soi-même appris à lire dans des albums ?
Je me suis procuré un cours complet d'élève PE à l'IUFM des Pays de Loire. C'est parlant : rien dans ce cours ne permet à la jeune femme qui me l'a donné d'enseigner quoi que ce soit : ni la lecture, ni l'arithmétique, ni la géométrie, ni l'histoire, ni la géographie, ni les sciences. Et comme elle-même, étant donné son jeune âge, n'a pas appris grand chose durant ses études secondaires, je serai curieux de savoir comment elle va s'y prendre pour enseigner ce qu'elle ne sait pas.

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Vous êtes bien décevant monsieur Brighelli avec votre petite sortie sur cette "preuve" qui est du dernier ridicule puisqu'il existe des tests pratiqués en groupe (dans une salle de classe, avec correcteurs anonyme, mais oui ! c'est en Belgique que ça se passe !)

Mais vous allez pouvoir nous en dire davantage non ?
Ces erreurs étaient-elles volontaires ? Les procédures des tests étaient-elles respectées ? A-t-on alors essayé d'améliorer ces procédures ? Quel était exactement le type de test employé ? Car vous connaissez tout, n'est-ce pas de cette étude de cette "école de Chicago" qui date en outre de Mathusalem...

Vous avez décidément de temps à autre un petit côté obscurantiste qui vous fait par moment ressembler à Meirieu (cf vos envolées lyriques sur Barthes, les structuralistes ou la psychanalyse). Mais après tout, à chacun ses tares, n'est-ce pas ? Mais il ne faut venir vous plaindre ensuite qu'il y ait des gens plus obscurantistes que vous à la tête de l'Education nationale ! Balayez donc un peu devant votre porte !

Bref on se dit que vous êtes en fin de compte finalement mal placé pour faire la morale au pédagogistes, et on pourrait même se demander si votre positionnement n'est pas que pure stratégie politico-économique (après tout, les "Fabriques du crétin", ça se vend, non ?).

Mais je suis mauvaise langue, vous avez simplement ne pas voulu montrer que vous n'y connaissiez rien et avez simplement essayé de gratter 1 point. Perdu : zéro pointé pour le coup !

Sinon, vous l'avez lu ce texte ?
http://www.douance.org/psycho/adda96.htm

Écrit par : Basta | 31 juillet 2008

Pour répondre aux sollicitations de JPB sur les propositions de formation et faire oeuvre utile :
- instituteurs : licence disciplinaire (puisque le deug n'existe plus) + deux ans de vraie formation généraliste dans toutes les disciplines du primaire avec lourde insistance sur la maîtrise de la langue + deux ou trois heures hebdo de "psychopédagogie", cela suffirait amplement !
- profs : propédeutique avec options jusqu'à bac + 2, licence et master puis maintien des concours actuels

Deuxième geste utile de la soirée, signer la pétition :
www.soutenir-siné

Écrit par : victor | 31 juillet 2008

J’en conclus donc que si l’École Maternelle, dès la PS (je faisais le même constat tous les ans lorsque j’ai eu des PS et des MS), était plus lisible pour les familles en grande difficulté et se mettait à proposer autre chose que des grands projets vaseux, des arts visuels à tous les étages et un verbiage complètement creux, celles-ci prendraient conscience de son importance et l’aideraient, dans la mesure de leurs faibles moyens, à réellement initier leurs enfants « au travail et à la régularité de l’école* » (* P. Kergomard, Objet de l’école maternelle, 2 août 1882).

Ecrit par : catmano | 31 juillet 2008

Très juste !

Écrit par : victor | 31 juillet 2008

Ce blog devient le fond de commerce d'un certain nombre de boutiquiers qui veulent revendre leur douteuse marchandise. BASTA votre QI, on l'a dit, n'est qu'un élément d'appréciation parmi d'autres, de nombreux autres ; en passant les psychomachins et autres charlatans en "sciences" de l'éducation (il y en a de sérieux qui prennent du champ par rapport à ces "outils" ) en font leurs choux gras. De plus vous en faites une utilisation plus que douteuse à propos des "ethnies"! Un bon enseignant sait assez vite détecter les particularités de ses élèves et donner à manger à ceux qui ont faim. J'ai connu une petite en CP qui faisait des multiplications complexes de nombres décimaux ou qui lisait couramment en janvier, son institutrice, intelligente savait fort bien l'"occuper" ! Faux débat !

Vpus nous ennuyez :-) !

A propos des dons, Snyders, cité ici, a toujours fait le pari de l'intelligence. Relisez-le.

Écrit par : Pratique et théorie | 31 juillet 2008

Un article du Monde , extrait :


""La France pète de trouille, et ça ne sent pas bon. La poltronnerie de la plupart favorise l'autoritarisme de quelques-uns. Toute pensée, toute parole libres sont immédiatement soumises à un feu roulant d'intimidations, de condamnations ronflantes et sans appel. Comme le dit un proverbe japonais : "Le clou qui dépasse appelle le marteau." Malheur à celui qui critique les replis communautaristes, l'invasion massive du religieux dans l'espace public, la défaite annoncée de la laïcité dont le discours de Latran était un avant-goût, les clés des banlieues remises aux barbus par une république capitularde, l'arrogance grandissante des imams et des rabbins, la montée des intégrismes sous couvert de quête légitime d'identité, la politique israélienne ou palestinienne. Antisémite ! Islamophobe !

La rhétorique victimaire, chère à nos dirigeants, est omniprésente. Philippe Val n'est plus un patron de journal qui a licencié arbitrairement un collaborateur : il devient la victime d'une horde déchaînée dont l'oeil perçant du philosophe a saisi les motivations racistes. Ainsi Jean Sarkozy, bien fils de son père en matière d'arrogance, d'opportunisme et de grossièreté, est transformé en victime d'attaques honteuses dignes du Pilori (un journal antisémite sous l'Occupation) ou de la Milice."

La suite :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/31/nous-avons-besoin-des-outrances-de-sine-par-jean-marie-laclavetine_1079061_3232.html

Écrit par : Amélie | 31 juillet 2008

J’en conclus donc que si l’École Maternelle, dès la PS (je faisais le même constat tous les ans lorsque j’ai eu des PS et des MS), était plus lisible pour les familles en grande difficulté et se mettait à proposer autre chose que des grands projets vaseux, des arts visuels à tous les étages et un verbiage complètement creux, celles-ci prendraient conscience de son importance et l’aideraient, dans la mesure de leurs faibles moyens, à réellement initier leurs enfants « au travail et à la régularité de l’école* » (* P. Kergomard, Objet de l’école maternelle, 2 août 1882).

Ecrit par : catmano | 31 juillet 2008

C'est valable aussi pour les enfants de "l'élite" à la Felts, tu sais, ceux qui ont une "supériorité intellectuelle", parce que, franchement, la maternelle, j'ai pas voulu te vexer à l'époque, mais je n'y ai envoyé mon gosse que pour te faire plaisir et je n'ai jamais ren pigé à ce qu'il y faisait. Pour la deuxième, la maternelle s'est prolongé jusqu'au CM2. Heureusement qu'ils ont atteri rudement sur leur petit moi dans un collège vaguement réac.

Écrit par : dobolino l'abruti | 31 juillet 2008

@ Pathétique théorie

C'est dingue ça. Ca marche tellement super bien la prise en charge des hauts potentiels que leur nombre en échec scolaire est hausse de 10 % en 10 ans en France.

J'ai l'impression que votre super institutrice vachement super bien est bien seule (sans compter qu'il faut compter que les années suivantes l'élève tombe sur aussi bien).

Sinon c'est vraiment con que je l'ai pas eu moi votre institutrice sur une dizaine d'année ou plus.

Sinon moi aussi je connais une institutrice qui... lol

***

Pour le reste, laissez tomber vos insinuations sur mes propos, j'ai les mains propres moi et je n'ai pas fait partie des Jeunesse Hitlériennes Chinoises moi... heu... pardon, Maoïste, ce qui est pire au vu du nombre des morts causés par le régime de Mao comparativement au régime d'Hitler (mais il est vrai que ce sont des jaunes, donc pas tout à fait des hommes, en Chine, aussi ne veuillez pas trop tenir compte de ma remarque).

Écrit par : Basta | 31 juillet 2008

Pour répondre aux sollicitations de JPB sur les propositions de formation et faire oeuvre utile :
- instituteurs : licence disciplinaire (puisque le deug n'existe plus) + deux ans de vraie formation généraliste dans toutes les disciplines du primaire avec lourde insistance sur la maîtrise de la langue + deux ou trois heures hebdo de "psychopédagogie", cela suffirait amplement !

Ecrit par : victor | 31 juillet 2008


Je vote "pour".

Écrit par : catmano | 31 juillet 2008

Question à Catmano -entre autres- : mon épouse s'est vu suggérer par un parent d'élève d'utiliser la "méthode gestuelle Borel" qui semblerait "fôoormidaaaable" pour l'apprentissage de la lecture, qu'en pensez-vous ?

Écrit par : victor | 31 juillet 2008

Question à Catmano -entre autres- : mon épouse s'est vu suggérer par un parent d'élève d'utiliser la "méthode gestuelle Borel" qui semblerait "fôoormidaaaable" pour l'apprentissage de la lecture, qu'en pensez-vous ?
Ecrit par : victor | 31 juillet 2008

Il s'agit de la méthode Borel-Maisonny - Catmano dira tout le bien qu'elle en pense - inspirée du procédé phonomimique inventé à la fin du XIXe par Grosselin et signalée dans le DP de Buisson.

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

Petite contribution tirée d'une expérience personnelle pour étoffer ( un tout, tout petit peu) le débat sur la maternelle pour laquelle je suis parfaitement ignorante et incompétente...

Depuis la fin mai, j'initie, à la demande de la maman, une petite A. à la lecture pour l'aider à aborder le CP en septembre ...
Elle est arrivée en écrivant son prénom de façon très aproximative en majuscules d'imprimerie, et n'avait aucune connaissance en écriture cursive.

Depuis début juillet, je travaille avec D., qui habite à 25 km de là, il écrit son prénom en majuscules d'imprimerie très élégantes et d'une main sûre, mais découvre l'écriture cursive avec moi...

Rétrospectivement , je remercie ma collègue de l'école maternelle de notre RPI qui m'envoyait des enfants qui écrivaient tous et de bien belle façon en cursive... je pensais que c'était normal, je n'avais pas réalisé que c'était un privilège !!!

Force est de constater que les élèves de Catmano sont aussi des privilégiés...

Et les PE qui parlent pourtant si souvent du programme (l'ancien et le nouveau, ohoh, ohoh!!) n'en tiennent pas vraiment compte...

Écrit par : Maminou | 31 juillet 2008

@écriture-lecture, Borel-Maisonny, phonomimie et Goiguoux.
Allez, encore un petit lien :
http://michel.delord.free.fr/goigoux.pdf

Écrit par : guy morel | 31 juillet 2008

"Réunissez toute votre logique et vos acquis pour atteindre un score qui vous permettra de vous placer dans l’échelle intellectuelle de la société. "

http://www.aquadesign.be/test/qi/

J'aime bien "l'échelle intellectuelle de la société" ...

C'est comme ce truc :

http://www.deathclock.com/

Finalement, je préfère ne pas savoir !

Version Shadoks : "Vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes." Y'en a un plus haut qui a tout compris ... Nous on est petit, petit, petit ...

Écrit par : Pratique et théorie | 31 juillet 2008

Le plus intelligent, c’est moi :

http://fr.youtube.com/watch?v=UViibChsUKg&feature=related

Écrit par : Chimp | 01 août 2008

Sur la formation des maîtres, je ne suis pas un théoricien ni un spécialiste du système éducatif, mais si je devais donner mon petit avis, je dirais ceci :

J'ai suivi un an de formation à l'IUFM après mon concours (agrégation) il y a vingt ans.

J'ai été choqué de suivre des cours qui me paraissaient de pures pertes de temps :
- cours de psychologie sur l'apprentissage de la numération chez le nourrisson, alors que nous étions tous de futurs profs de langue, histoire, lettres, philo, appelés à travailler avec des adolescents. Le prof refaisait un cours qu'il assurait à l'université, et ne se souciait pas de savoir s'il était pertinent ou pas pour nous.
- cours de didactique totalement déconnecté de la pratique, farci de termes abstraits, délirants, que l'enseignante elle-même ne savait pas définir quand on le lui demandait. Une autre enseignante nous donnait en exemple ses propres cours, mais elle se concentrait uniquement (en français, classe de seconde) sur la linguistique, au point que sa première interrogation écrite de l'année comportait des questions du style : "quelle est la différence entre le destinateur et le destinataire", le schéma de Jacobson, etc. Elle nous incitait vivement à faire comme elle, contre tout principe de réalité !

En revanche, j'ai gardé de bons souvenirs :
- d'un séminaire d'analyse des pratiques, où intervenait un collègue enseignant en collège ZEP depuis dix/quinze ans, et dans lequel on évoquait des situations-type, des problèmes concrets, avec pour but non pas de nous enseigner la (seule bonne) façon de faire, mais de nous aider à trouver nos propres réponses aux problèmes que nous rencontrions déjà (dans notre stage de 6 h) ou que nous pensions pouvoir rencontrer dans le futur. On parlait beaucoup de la discipline en classe, de la motivation, du rapport avec les élèves ou le groupe-classe, il y avait une grosse demande de cela, et une bonne écoute en face, c'était très enrichissant.
- les interventions de spécialistes, comme des personnes travaillant sur les problèmes de drogue et de dépendance chez les ados, ou même les IPR, dont le discours était assez biaisé, mais intéressant à entendre quand même. (*)

En résumé, je dois dire que mes connaissances sur l'IUFM datent un peu, et que je l'ai traversé comme agrégé, donc moins impliqué (les agrégés ne devaient pas faire de rapport de stage, à l'époque).

Mais j'ai aussi le recul que m'a donné mon expérience d'enseignement par la suite, et je peux au moins dire ce que j'aimerais avoir comme formation aujourd'hui.

Je crois qu'on devrait demander une formation disciplinaire de niveau licence minimum, laisser passer le concours, puis proposer une année de formation. Cela me paraît largement suffisant (et économique !)

Dans cette formation post-concours, je souhaiterais qu'on apporte des connaissances en pédagogie adaptées aux matières enseignées (et non des discours tout faits et généraux) sans les évaluer. Cela éviterait l'effet "catéchisme" dont se plaignaient les certifiés, avec le rapport. Un contrôle de présence suffit.

Et je retiens les séminaires d'analyse de pratique, les interventions de spécialistes, ce sont des éléments qui ouvrent l'esprit, avertissent de situations qu'on ne peut suspecter à l'avance, en matière d'échec scolaire ou de malaise social chez nos élèves.

Une visite du formateur en cours d'année de stage, une inspection formeraient l'évaluation. Cela me paraît suffisant.

On va dire que je ne propose pas vraiment une révolution, mais je garde le plus lourd pour la fin : J'ai passé l'agrégation, et pas le CAPES. C'est une décision dont je ne cesse de me féliciter tous les jours.

J'ai vu, dans mes études supérieures (en lettres classiques, je précise), des étudiants bien plus brillants que moi se laisser prendre à ce que j'appellerais "le piège du CAPES" : incertains de leur succès à l'agreg, dont ils se faisaient une montagne, ils passaient le CAPES, l'obtenaient, puis demandaient un report de stage pour passer l'agreg. Mais ils échouaient souvent à cause de la pression antérieure (le sentiment de n'être pas au niveau) que venait renforcer une nouvelle pression, celle de l'avoir coûte que coûte cette année-là. Il en est résulté dans plusieurs cas que j'ai connus un échec, qui m'a donné à réfléchir.

Je me suis donné six tentatives pour avoir l'agreg, qui me paraissait le seul statut intéressant pour un enseignant. J'avais il est vrai le soutien de ma famille pour ce projet, qui aurait pu se révéler coûteux. Mais j'ai aussi travaillé, y compris en faisant des remplacements en lycée, pour me payer ce projet.

La première année, je n'ai pas été admissible, et je me suis senti humilié d'avoir eu 4/20 à ma dissertation, moi qui n'avais jamais eu moins de la moyenne à un devoir de français auparavant. Beaucoup de candidats jetaient l'éponge après une note de ce genre, qui froissait leur orgueil d'éternels bons élèves.

Mais j'ai lu les rapports de jury. J'y ai compris ce que j'avais fait comme erreurs, et en particulier le fait qu'il fallait non pas chercher à briller, mais éviter les erreurs trop disqualifiantes pour être reçu. J'ai découvert qu'au contraire de l'évaluation de nos profs de fac, la notation au concours fonctionnait sur un mode "on/off", et que les correcteurs se refusaient à envoyer devant des élèves (et à l'oral, pour commencer) des gens qui leur paraissaient mal maîtriser les bases.

L'année suivante, je me suis donc attaché à comprendre ce que je devais ABSOLUMENT savoir, et j'ai retravaillé mes bases pour être inattaquable. Cette année-là, je ne me suis même pas inscrit au concours. Mais l'année suivante, j'ai été admissible, puis admis à l'oral, en ayant tout simplement lu TOUS les livres au programme (il y en avait six en français, 4 en langues anciennes). Vous ne pouvez pas savoir le nombre de candidats qui n'avaient pas lu la totalité du programme, sous des prétextes variés ("de toute façon cette année je ne serai pas admissible", "les textes d'oral on verra après l'écrit", "le XIXème est déjà tombé l'an passé"… préjugés dangereux qu'on m'a bien conseillé de ne pas adopter).

J'ai été impressionné de voir, à l'oral, à quel point les examinateurs cherchaient à savoir tout simplement si j'avais lu le livre ! Cela a confirmé mes intuitions qu'il fallait travailler le programme, s'adapter aux exigences nouvelles du jury, et ne pas se comporter en fonction de représentations erronnées...

Depuis ce temps, je vénère l'agrégation qui est pour moi une institution fondamentalement saine, et je pense que le CAPES est une anomalie.

Je suis bien content de ne devoir que 15 heures et d'être payé plusieurs centaines d'euros qu'un certifié (ils travaillent plus pour gagner moins, ceux-là, qui le dit ?), mais je pense que cela doit cesser.

Ou bien il est clair que le CAPES permet d'enseigner en collège et l'agreg en lycée (avec des exceptions, selon la volonté du collègue, pour des compléments de service, on n'est pas obligé de faire des castes, non plus.)

Ou bien on reconnaît que quand on fait le même travail devant le même public, on perçoit le même salaire et on a les mêmes obligations horaires.

Je sens bien que je lance une polémique monumentale ici, et mon post est déjà archi-long parce que j'ai (encore) raconté ma vie, mais je suis désolé, je suis sur le terrain et je n'ai pas le temps de me tenir informé de toutes les situations et de tous les statuts. J'essaye de faire part de mon expérience et j'accepte qu'on me dise que je n'ai pas une vision globale du problème ; je sens qu'on va me le dire, et je remercie d'avance ceux qui me diront où je me trompe. Mais je peux aussi dire quelque chose de basique qui ne soit pas complètement faux ; on arrive parfois à cumuler les deux, non ?

Mais il me semble que la fusion de ces deux concours ou leur spécialisation serait une VRAIE réforme, et en plus (s'il y a fusion) une vraie économie.

Songez-y, il suffit de recruter le nombre d'enseignants du secondaire que l'on veut parmi tous les candidats du CAPES et de l'agreg, appelés à se présenter devant le concours unifié. Cela se fait d'un trait de plume. Les épreuves unifiées sont moins coûteuses, plus simples à organiser, et il y a le rang de sortie si l'on veut malgré tout piocher de bons éléments pour les prépas, par exemple.... Pas de baisse de niveau, donc !

Evidemment, il reste le problème de la rémunération et des horaires... mais cela peut être le début d'un nouveau corps avec les néo-recrutés... faute de mieux et faute d'accord syndical. Là, je sens que c'est pas gagné, mais si l'on veut être juste...

Bon, j'ai vidé mon sac, désolé pour ceux qui trouveront cela d'un niveau médiocre, mais encore une fois, je suis prof, pas spécialiste ni idéologue. J'aimerais bien avoir le niveau pour prétendre être l'un ou l'autre, qu'on ne me prenne pas pour un "basiste", je signale ce fait pour éviter qu'on me démolisse de façon polémique (mais ça n'arrive jamais sur ce blog, non non !)

Sanjuro.


(* Je veux dire par là qu'un d'entre eux, par exemple, nous a parlé de tous les cas sociaux qu'il avait été amené à connaître chez les enseignants, comme un certain prof, dans un lycée rural, qui faisait cours bourré avec son fusil de chasse posé sur le bureau. Cette histoire (et d'autres) en disait long sur son sentiment de supériorité et l'idée qu'il se faisait de sa mission : empêcher les profs de nuire, ce qu'ils sont nécessairement amenés à faire. Il cultivait la connivence avec nous en dénigrant à plaisir les profs plus anciens ; il fallait voir son visage se fermer quand un de nos collègues stagiaires a demandé si on pouvait refuser d'être inspecté. Il passait son temps à se prétendre prêt à nous aider, à nous conseiller, disant qu'il n'était pas notre juge, mais quand il m'a inspecté pour ma titularisation il m'a traité de haut, apparemment parce qu'il me sentait trop peu malléable. J'ai beaucoup appris de cet homme-là, mais indirectement !)

Écrit par : sanjuro | 01 août 2008

Offre «raisonnable» d'emploi : de pire en pire !
Vendredi, 01 Août 2008

Voici le type d'offre «raisonnable» que l'ANPE du Val d'Oise propose (pardon, peut désormais imposer contre sanction) aux demandeurs d'emploi concernés, en toute illégalité. Amis chômeurs, il va falloir être vigilants et apprendre à vous battre !

Numéro d'offre 651155N
Offre actualisée le 31/07/08

INSTITUTEUR/INSTITUTRICE H/F
(Code Métier ROME 22111)

AU SEIN D'UNE ÉCOLE PRIVÉE, VOUS ASSUREZ LES COURS D'UNE CLASSE DE CM2.

Lieu de travail : 95 - SARCELLES

Type de contrat : CONTRAT A DUREE DÉTERMINEE DE 6 MOIS
Nature d'offre : CONTRAT ACCOMPAGN. EMPLOI (CAE)

Expérience : SOUHAITÉE DE 1 A 2 ANS

Formation et connaissances : DIPL. NIV. BAC+3 EXIGÉ

Qualification : Employé qualifié

Salaire indicatif : HORAIRE 8,71 Euros

Durée hebdomadaire de travail : 20H00 HEBDO

Taille de l'entreprise : 20 A 49 SALARIÉS

Secteur d'activité : FORMATION CONTINUE D'ADULTES (?????)

Un(e) instituteur/trice de CM2 en contrat aidé, Bac+3 payé(e) au Smic : là, on touche carrément le fond !!!

Source :
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=3901

Écrit par : Pratique et théorie | 01 août 2008

Pour Basta : vous avez récemment découvert que vous étiez un génie - bravo, j'en suis content pour vous. Moi, on m'a testé (en CE2, crois-je me rappeler...), et on a déterminé que je n'avais aucune disposition pour des études longues, mais qu'au contraire les métiers manuels me tendaient les bras... Devait être sérieusement bourré, le psy de l'époque - mais pas plus que ceux d'aujourd'hui. Alors, c'est entendu, l'école "démocratisée" ne tient aucun compte des enfants "intellectuellement précoces", et même les sacque souvent. Mais je trouve qu'il commence à y en avoir beaucoup, de ces petits génies en herbe. Et c'est soit un effet bde mode, soit une impertinence du thermomètre.

Merci à Sanjuro pour son témoignage, et ses suggestions - il y a effectivement de quoi faire hurler, mais il y a au moins une vraie suggestion, bien loin des calculs d'apothicaire du ministère.

J'ai beaucoup apprécié le coup de gueule de Laclavetine dans le Monde, signalé par Amélie. Nous savions déjà que BHL était nul, mais heureusement, quelques bons esprits commencent à le dire (ai-je fait assez de pub au livre de Marc-Vincent Howlett, Triomphe de la vulgarité, paru en mars dernier aux éditions de l'Olivier ?). Tiens, pour la peine, je remets le lien :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/31/nous-avons-besoin-des-outrances-de-sine-par-jean-marie-laclavetine_1079061_3232.html

JPB

Écrit par : brighelli | 01 août 2008

- "instituteurs : licence disciplinaire (puisque le deug n'existe plus) + deux ans de vraie formation généraliste dans toutes les disciplines du primaire avec lourde insistance sur la maîtrise de la langue + deux ou trois heures hebdo de "psychopédagogie", cela suffirait amplement !"

Ecrit par : victor | 31 juillet 2008

Je vote à fond pour, évidemment. C'est une des idées que je défendrai jusqu'au bout.
Concernant les accusations (imbéciles) portées contre Charlie-hebdo, qui ferait soi-disant le jeu de Sarko, je tiens quand même à redire que c'est quand même l'organe le presse dans lequel notre Zébulon est le moins ménagé.
Même si je sais que peu le feront, je vous conseille de lire l'édito de Val dans le Charlie de cette semaine. Cela remet assez bien "les pendules à leur place".

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

QUESTION INFORMATIQUE À GUY MOREL =

Il nous donne une adresse qu'il me plairait de visiter :

http://michel.delord.free.fr/goigoux.pdf

Je clique. Apparait le sigle Quick Time puis la première page de l'exposé dans un format difficilement lisible. Et on ne peut ni agrandir la page, ni accèder aux autres pages…
QUID ?
Je suis sur MAC et je suis un beau mac…
Amicalement
RF

Écrit par : Roger Felts | 01 août 2008

je suis sur MàC ?!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : ose wind | 01 août 2008

Bonjour

D'abord, pour coller au sujet, j'ai lu récemment "Sorbonne Confidential", livre dans lequel une américaine décide de profiter de son licenciement pour changer de carrière et préparer l'Agrégation d'Anglais à la Sorbonne.

Ce n'est pas formidablement écrit, mais instructif et on m'a dit par ailleurs qu'aujourd'hui le niveau de recrutement avait beaucoup baissé par rapport à il y a 15 ans quand je passais le CAPES d'Anglais (et me prenait des taules), au point que j'aimerais bien repasser ce concours, histoire de voir.

Ensuite, hier soir, il y avait une émission spéciale sur France 2 présenté par Stéphane BERN, dont le sujet était "Catherine de Médicis et les châteaux de la Loire".

C'est l'occasion de refaire ma pub' pour le Jeu de Rôle historique "Te Deum pour un massacre", dont je viens d'achever la lecture avant d'animer mon premier atelier Jeu de Rôle à la rentrée prochaine.

En effet, voici un passage assez savoureux à propos du massacre des protestants au cours de la nuit du 24 août 1572 :

"L'émeute ne prend pas seulement les protestants pour cibles : nombre de bourgeois catholiques sont également massacrés. On profite du chaos pour voler les biens des riches, voire les tuer s'ils résistent.

On profite également du chaos pour régler des comptes personnels ; Jacques Charpentier, professeur à la Sorbonne, envoie ainsi des meurtriers chez son contradicteur Pierre Ramus, professeur au collège royal. Ramus était un des plus grands philosophes et mathématiciens de l'époque : il n'en est pas moins rançonné, dagué, défenestré, traîné jusqu'à la Seine par des écoliers..."

Etonnant, non ? Surtout quand on sait que certains comparent la prochaine suppression des IUFM à une Saint barthélémy !

En tout cas, j'ai dévoré cet ouvrage sur les guerres de religion et je rêve à un projet d'Histoire de France rôliste, tant je me passionne grâce à ce jeu pour cette période de l'histoire à laquelle je ne connaissais quasimment rien auparavant, alors qu'aujourd'hui j'ai commencé "La reine Margot" d'Alexandre Dumas avant d'enchaîner sur la série des Pardaillan de Zévaco et "l'Oeuvre au noir" de Marguerite Yourcenar.

Il est vrai que lorsqu'on s'intéresse à la vie de Diane Poitiers et Marguerite de Valois, la lecture devient soudain un tantinet plus sexy ! (pour reprendre une expression de Daniel Picouly)

Écrit par : johnmarguerite | 01 août 2008

QUESTION INFORMATIQUE À GUY MOREL =

Il nous donne une adresse qu'il me plairait de visiter :

http://michel.delord.free.fr/goigoux.pdf

Je clique. Apparait le sigle Quick Time puis la première page de l'exposé dans un format difficilement lisible. Et on ne peut ni agrandir la page, ni accèder aux autres pages…
QUID ?
Je suis sur MAC et je suis un beau mac…
Amicalement
RF
Ecrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Chez moi, sur MAC aussi, cela fonctionne. Alors ?
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

@ victor

Borel Maisonny, je l'utilise depuis dix ans dans ma classe et je l'utiliserai encore cette année avec les six futurs CP déjà "presque lecteurs" (je ne dis pas qu'ils sont "lecteurs" parce qu'on va encore me dire que devant un article du Monde, ou même de Voici, un texte de Proust, ou même de la collection Harlequin, ils ne sont pas encore vraiment performants), mais d'une façon différente, en accéléré.

Je ne sais pas si c'est une méthode formidââââble, mais j'ai pu vérifier que c'est une méthode qui marche, et avec tous les QI de 90 à 148 (excusez-moi, je n'ai pas plus large).

Le livre est très simple de présentation, au début les voyelles (et sons voyelles) sont en rouge, les consonnes en noir, puis dès qu'une nouvelle difficulté est censée être acquise, elle passe elle aussi au noir.
La police choisie est très claire, le corps d'écriture est très gros dans les premières pages, puis diminue progressivement.

Chaque phonème est associé à un geste, présenté par une photo d'enfant. On ne présente généralement qu'une graphie de ce phonème à la fois, au moins au début. Certains élèves utilisent ce geste pendant toute la première période, d’autres ne l’utilisent qu’au tout début. Tous s’en défont assez vite et, visiblement, il aide vraiment les plus fragiles. Je l’utilise quant à moi, en miroir, face aux enfants lorsque je leur dicte un mot (on prend le coup très vite, et il m’arrive d’associer bêtement le geste à la parole lorsque je réarticule un mot face à quelqu’un qui ne m’a pas comprise !).

Les vingt premières pages ne présentent que les premières lettres à étudier (voyelles et consonnes "longues") et cela peut dérouter des collègues habitués à la "quête du sens" qui trouveront sans doute cela très aride et peu motivant. (J’étudie quant à moi la compréhension dans toutes les autres activités de la classe et je n’ai pas remarqué depuis que j’utilise cette méthode que mes élèves aient plus de difficultés de compréhension du langage écrit que les autres lors des évaluations nationales (CE2, puis CE1), au contraire.)

En pratique, malgré l’aridité de la méthode, cela s'est toujours très bien passé dans mes classes, mais il est vrai que j'ai chaque année des effectifs peu importants (de 2 à 10 CP) et qu'il m'est donc possible de motiver et remotiver chacun des élèves en leur permettant de nombreuses interventions et mises en activité (« jeux » avec des lettres mobiles, mimes, gammes). Même les plus faibles accrochent malgré le côté abstrait, en témoigne cette réflexion de mon « QI 90 » : « Dis, maîtresse, il est bien ton jeu et puis, en plus, tu sais, si ça se trouve, ça va nous apprendre à lire ! » (Pour la petite histoire, il a appris à lire en deux trimestres, a fait un CE1 acceptable, mais doit cette année redoubler son CE2 et, pour lui, je milite activement pour le « droit au redoublement » des élèves au rythme d’acquisition plus lent que la moyenne).

A partir de la vingtième page, on nous présente des mots et de courtes phrases, complètement déchiffrables. Elles ne sont pas toujours très malines, les chats chassent les rats, les papas fument la pipe et le chien Azor avale un os, mais même mes « QI 148 » s’y retrouvent puisque eux ont compris que c’était un passage obligé pour pouvoir lire bientôt ce splendide bouquin sur l’Égypte Ancienne ou le système solaire que tonton Cédric leur a offert pour leur dernier Noël, d’autant qu’au hasard des pages, ils découvrent des mots « rares » qu’ils s’empressent de rajouter à leur vocabulaire quotidien (sur les vingt premières pages contenant des mots et des phrases : la vue, un jars, un navire, le lilas, il a paru, il tapote, il ôte, une cosse, il fuit).

Une fois passée l’étude des premières lettres, on continue, selon le même principe, avec les consonnes occlusives sourdes et sonores et on passe ensuite aux premières acquisitions grammaticales grâce à l’étude de la lettre e, d’abord seule, sonore ou muette. Dans les bonnes classes, j’en profite généralement pour proposer quelques exercices sur la mise au féminin d’adjectifs qualificatifs (eh, eh, eh, je fais de l’ORL en situation !), je continue sur le pluriel avec l’association « e+s » dans les articles et les adjectifs possessifs et sa valeur muettes dans la finale « es » des verbes du 1° groupe à la deuxième personne du singulier, puis nous fixons l’orthographe du verbe être à la troisième personne du singulier et les élèves prennent l’habitude d’écrire « il est », bien avant que « et », étudié bien plus tard, risque de créer la confusion, et finalement, dans le dernier volet de la leçon, ils s’habituent à lire et à écrire la terminaison « ent » des verbes. Il est donc très facile avec cet ouvrage de démarrer l’apprentissage des premières règles d’orthographe, de grammaire et de conjugaison avant même que l’apprentissage de la lecture ne soit terminé.

L’autre avantage du « tout déchiffrable », c’est que c’est aussi du coup du « tout dictable » et que, dès les premiers jours, on écrit ce qu’on lit et on lit ce qu’on écrit, soit à l’aide des lettres mobiles (utiles pour les plus faibles qui ont besoin d’agir pour apprendre et évidemment pour les rares enfants qui n’ont pas appris à écrire en GS), soit directement au crayon sur le cahier.

Le manuel peut être accompagné du cahier d’exercices qui présente des exercices gradués allant de l’écoute phonémique en début d’année aux questions de compréhension tournant généralement autour des substitutions pronominales dans les dernières leçons. Il m’occupe généralement les deux premiers trimestres de l’année scolaire, le troisième étant alors complètement dégagé pour la lecture graduée de contes et récits complets, présents dans le deuxième volume. Mais ceci est variable selon les années, il est même arrivé que j’aie juste le temps de le finir à la fin juin (groupe d’enfants très faibles).

Un petit souci néanmoins, son prix (20,20 € lorsque je l’ai acheté, mais cela a dû augmenter). Lorsque l’on sait que, dans certaines communes octroient généreusement 7,80 € par an et par enfant pour l’achat les fournitures scolaires que la loi de 1882 leur impose de fournir aux élèves (livres, matériel pédagogique restant en classe), on se rend bien compte que l’égalité de traitement des enfants fréquentant l’École Publique a bien des soucis ! (Je milite également pour une caisse de péréquation au moins départementale, bien qu’il soit vrai que, dans mon département, si certaines écoles n’ont pas de budget faramineux, cela prouve au moins qu’elles sont loin d’une centrale nucléaire et que les gosses peuvent boire au robinet sans risquer l’irradiation).

Écrit par : catmano | 01 août 2008

Alors ?
Guy Morel ne connait pas grand chose en informatique. Tout comme moi…
C'est un sacré MIC-MAC… Et je n'accéderai pas pleinement à la vérité Delordienne.
Dobolino va nous faire une crise de jalousie. Elle n'est surement pas dans l'élite du Mac… Son PC va lui rester au travers du gosier.
Amicalement
RF

Écrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Pour Johnmarguerite : plutôt que les Pardaillan (mal écrits à mon avis), je vous conseille toute la série que Dumas consacre au seizième siècle, c'est-à-dire, après La Reine Margot, La Dame de Montsoreau (je ne suis pas sûre de l'orthographe) et les Quarante-cinq, avec un Henri III passionnant. Quant à L'Oeuvre au noir, c'est une merveille.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2008

Pour la formation des PE, pourquoi ne pas retenir l'idée, déjà évoquée ici, d'une licence pluridisciplinaire ? Il faudrait aussi au concours une épreuve éliminatoire de langue française.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2008

"Je clique. Apparait le sigle Quick Time puis la première page de l'exposé dans un format difficilement lisible. Et on ne peut ni agrandir la page, ni accèder aux autres pages…
QUID ?
Je suis sur MAC et je suis un beau mac…
Amicalement
RF"
Ecrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Peut-être y parviendrez-vous en installant le programme qui permet d’ouvrir les fichiers PDF, à savoir Acrobat Reader.

Écrit par : Pli | 01 août 2008

Dobolino va nous faire une crise de jalousie. Elle n'est surement pas dans l'élite du Mac… Son PC va lui rester au travers du gosier.
Amicalement
RF

Ecrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Dobolino relativise fortement suite à une kératoconjonctivite due à une projection d'éther dans l'œil. C'est fou comme les petites misères de notre corps nous rendent détachés des contingences intellectuelles. je vais me payer 130 bornes de virages encombrés de belges en mobilhome, entre midi et deux, dans un véhicule non climatisé, pour montrer ma cornée à l'homme de l'art avant de finir aux urgences ce week end face à un interne incompétent et submergé.

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

pour Sylvie Huguet

Et bien merci du conseil ! Je pense effectivement alors que je ne m'arrêterai pas à la Reine Margot et que j'enchaînerai sur tout le cycle (quelle ambition!).

Écrit par : johnmarguerite | 01 août 2008

De toute façon, Dobo a commencé sur PC à l'époque lointaine où MAC était un projet fumeux. Fidélité à mes jeunes années et à mon grand frère qui m'a formée.

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

Peut-être y parviendrez-vous en installant le programme qui permet d’ouvrir les fichiers PDF, à savoir Acrobat Reader.
Ecrit par : Pli | 01 août 2008
RF n'aurait pas Acrobat rider ? Et on ne m'aurait rien dit ?

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

Pour la formation des PE, pourquoi ne pas retenir l'idée, déjà évoquée ici, d'une licence pluridisciplinaire ? Il faudrait aussi au concours une épreuve éliminatoire de langue française.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2008

Oui, oui. J'ai voté pour la licence disciplinaire un peu vite, hier soir. Pluridisciplinaire, c'est beaucoup mieux. Et le cinq fautes = 0, comme au certif, aussi.

Écrit par : catmano | 01 août 2008

Pour la formation des PE, pourquoi ne pas retenir l'idée, déjà évoquée ici, d'une licence pluridisciplinaire ? Il faudrait aussi au concours une épreuve éliminatoire de langue française.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2008

Bien d'accord. Sauf que si l'on enseigne aux futurs PE les différentes matières à un niveau universitaire, cela ne les aidera guère et risque même de faire un sacré mic-mac. Dégager les éléments ( de calcul, de géographie etc.) à enseigner à l'école élémentaire, cela fait bien longtemps que cela ne se fait plus. À ma connaissance, au niveau universitaire, il n' y a que Laurent Lafforgue qui se soit donné la peine de le faire.

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

RF n'aurait pas Acrobat rider ? Et on ne m'aurait rien dit ?

Ecrit par : guy morel | 01 août 2008
RF est has been!

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

Et le cinq fautes = 0, comme au certif, aussi.

Ecrit par : catmano | 01 août 2008

Reçue ou recalée ?

"Moi aussi j'étais dans ce cas là l'année dernière et j'avais aidé les collègues à aménager leur classe et à préparer les cahier le jour de la pré rentrée.
A la rentrée, je prenais des petits groupes d'élèves pour alléger leur groupe (double niveau, élèves en difficultés, ou alors elle les gardait et moi je prenais les autres).
Voilà, en espérant t'avoir éclairer un peu.
Bon courage "

Écrit par : c. cru | 01 août 2008

@ Roger Felts :

Apparemment, votre navigateur Mac (Safari ?) ne vous permet pas de lire les fichiers PDF directement. Vous pouvez alors effectuer un clic-droit sur le lien fourni par G. Morel (cliquer avec le bouton droit de votre souris, ou, si vous n'en avez qu'un, cliquer en maintenant la touche "ctrl" enfoncée) - Dans le menu qui apparaît, choisissez
« Télécharger le fichier lié sous…» (Safari) ou « Enregistrer la cible du lien sous… » (Firefox). Ouvrez ensuite le fichier qui a été téléchargé avec Aperçu (fourni sur votre mac sous OSX) ou Acrobat reader, que Pli vous indique.

Écrit par : sanjuro | 01 août 2008

@ Roger Felts :

Apparemment, votre navigateur Mac (Safari ?) ne vous permet pas de lire les fichiers PDF directement. Vous pouvez alors effectuer un clic-droit sur le lien fourni par G. Morel (cliquer avec le bouton droit de votre souris, ou, si vous n'en avez qu'un, cliquer en maintenant la touche "ctrl" enfoncée) - Dans le menu qui apparaît, choisissez
« Télécharger le fichier lié sous…» (Safari) ou « Enregistrer la cible du lien sous… » (Firefox). Ouvrez ensuite le fichier qui a été téléchargé avec Aperçu (fourni sur votre mac sous OSX) ou Acrobat reader, que Pli vous indique.
Ecrit par : sanjuro | 01 août 2008
Les souris MAC n'ont qu'un seul clitoris ! Pas question de cliquer à droite ou à gauche !

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

Et le cinq fautes = 0, comme au certif, aussi.
Ecrit par : catmano | 01 août 2008
Attention, ce n'est pas si simple ce truc là ! L'article Orthographe du DP note que l'exigence est abusive et qu'il serait souhaitable de noter l'orthographe au concours d'entrée à l'EN aussi sur l'épreuve de rédaction. Il semblerait que des candidats par ailleurs brillants buttaient sur le 5=0 éliminatoire.

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

Guy Morel, rien n'interdit de connecter une souris à deux boutons à un Mac !

Il suffit qu'elle soit compatible. Beaucoup d'utilisateurs de Mac préfèrent cela à la souris à un bouton livrée avec l'ordinateur. Je ne connais pas la configuration de RF...

Sur un Mac, beaucoup d'actions sont possibles avec le clic alternatif, et il n'est pas logique que l'on doive utiliser le clavier pour le produire.

Vous êtes décidément toujours en mode "catégorique" ! On va vous appeler le Père Emptoire, attention !

Écrit par : sanjuro | 01 août 2008

@ Catmano,

Merci beaucoup pour tous les renseignements fournis !

Écrit par : victor | 01 août 2008

"Pour la formation des PE, pourquoi ne pas retenir l'idée, déjà évoquée ici, d'une licence pluridisciplinaire ? Il faudrait aussi au concours une épreuve éliminatoire de langue française."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2008

Oui, ça fait un bon moment qu'elle est plus qu'évoquée ici, et même recommandée avec instance, (voir les messages de Pedro Cordoba à ce sujet, et ... les miens.

"Dégager les éléments ( de calcul, de géographie etc.) à enseigner à l'école élémentaire, cela fait bien longtemps que cela ne se fait plus. À ma connaissance, au niveau universitaire, il n' y a que Laurent Lafforgue qui se soit donné la peine de le faire."

Ecrit par : guy morel | 01 août 2008

A l'IUFM, par contre, ça se fait beaucoup, et dans toutes les disciplines...
Avec le maigre temps qui nous est imparti, et essentiellement par les "PRAG" et "PRCE".

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

Je remercie Pil pour ses bons et loyaux services.
Je trouve étonnant que vous ayez pu trouver une photo de moi à une époque où je voulais devenir cosmonaute à la NASA.

Encore plus étonnant que vous m'envoyiez sur un site où on fournit Adobe Acrobar Reader en version Window… Alors que tout le monde sait sur Internet, y compris Guy Morel, que j'ai un MAC… Si vous pensez comme cela, me convaincre d'acheter un PC vous faites fausse route… Depuis que je sais que Dobolino a un PC, je SAIS (tient cela me rappelle quelque chose) qu'en ayant un Mac je suis sur la juste voie (voix, vue, vié et j'en passe !)
Merci pour l'information…

Écrit par : Roger Felts | 01 août 2008

"Alors que tout le monde sait sur Internet, y compris Guy Morel, que j'ai un MAC… "

Ecrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Et "on" m'accuse d'être égocentrique...
Tiens, d'ailleurs, "on", c'est Roger... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

"Je remercie Pil pour ses bons et loyaux services."

Ecrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Et vous ne remerciez pas "Fac"???

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

Vous êtes décidément toujours en mode "catégorique" ! On va vous appeler le Père Emptoire, attention !

Ecrit par : sanjuro | 01 août 2008

Moi je l'aurais dit comme ça :


http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12


Irrésistible !

Écrit par : Amélie | 01 août 2008

Je remercie les autres informateurs (Sanjuro, Guy Morel) pour les éléments qu'ils me fournissent… D'ici 15 jours à un an, je confirmerai que leur mise en place s'est avérée fructueuse…
Je peux, au moins sur un point précis, revenir au principe de réalité. Les souris dont je suis spécialiste d'une sous-espèce pour laquelle j'ai pu rassembler des travaux très éprouvants, je veux parler de la gerboise, les souris donc, n'ont qu'un clitoris. Il n'y a que les femmes dont n'importe quel point du corps est excitable qui peuvent être considérées comme multi clitoridiennes… J'ai le souvenir d'une enseignante dont les tympans avaient pu assumer cette fonction. Un individu de sexe mâle (moi en l'occurrence) arriva par téléphone à prononcer les mots qui déclenchèrent son orgasme alors qu'elle était à Aix et moi à Marseille. Le fait qu'elle soit prof d'Anglais n'était peut-être pas totalement étranger à une sensibilité tympanique si particulière.

Écrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Vous êtes décidément toujours en mode "catégorique" ! On va vous appeler le Père Emptoire, attention !
Ecrit par : sanjuro | 01 août 2008

Très drôle ! Mais cela vaut mieux que si on m'appelait la Mère Michèle.
Tiens, au fait, savez quel était le surnom d'un certain Morel, prof en Sorbonne au XVIe ? "Mâchoire d'âne" figurez-vous.
Décidément, y a pas de hasard : dans la vie tout est écrit d'avance.
Cordialement

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

"Dégager les éléments ( de calcul, de géographie etc.) à enseigner à l'école élémentaire, cela fait bien longtemps que cela ne se fait plus. À ma connaissance, au niveau universitaire, il n' y a que Laurent Lafforgue qui se soit donné la peine de le faire."

Ecrit par : guy morel | 01 août 2008

A l'IUFM, par contre, ça se fait beaucoup, et dans toutes les disciplines...
Avec le maigre temps qui nous est imparti, et essentiellement par les "PRAG" et "PRCE".
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

Christophe,
Je ne sais pas si je suis le père Emptoir, mais vous vous n'en êtes pas loin.
Donc on fait tout bien dans les IUFM, par PRAG et PRCE interposés, en ce qui concerne l'enseignement des éléments - ce qui se fait les doigts dans le nez assurément.
Alors, soyez gentil : postez sur ce blog une leçon sur la poussée d'Archimède ; ou une autre sur la manière dont on enseigne la règle de trois sans recourir à la règle de trois en CE2 ; ou sur la manière dont on fait, en CE, percevoir et construire la notion de courbe de niveau, après avoir enseigné la notion d'échelle, naturellement.
Cordialement.
GM
Cordialement

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

Vous êtes décidément toujours en mode "catégorique" ! On va vous appeler le Père Emptoire, attention !

Ecrit par : sanjuro | 01 août 2008

Moi je l'aurais dit comme ça :


http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12


Irrésistible !
Ecrit par : Amélie | 01 août 2008

Amélie,
Arrêtez de me flatter sans savoir ; je vous jure que je suis mieux que cela.
GM :-)))

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

Sur Radio Politesse, l’enregistrement du débat qui s’est déroulé entre messieurs Felts et Meirieu :

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=39

Écrit par : Pli | 01 août 2008

Sur Radio Politesse, l’enregistrement du débat qui s’est déroulé entre messieurs Felts et Meirieu :

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=39
Ecrit par : Pli | 01 août 2008
Z'avez pas quelque chose d'approchant sur le QI ?
Au fait, où elle en est la discussion sur le QI ?
J'aimais bien la discussion sur le QI.

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

Dernier B.O .

Enseignements élémentaire et secondaire


RELATIONS ÉCOLE-FAMILLE
Opération expérimentale “Ouvrir l’École aux parents pour réussir l’intégration”
NOR : MENE0800648C
RLR : 511-8 ; 523-1c
CIRCULAIRE N° 2008-095 DU 25-7-2008
MEN
IMI
DGESCO B3-2
DAIC

--------------------------------------------------------------------------------
Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux préfets de région ; aux préfets de département ; aux préfètes et préfets ; aux délégués pour l’égalité des chances ; aux sous-préfètes et sous-préfets chargés de mission pour la politique de la ville

--------------------------------------------------------------------------------

Le ministre de l’éducation nationale et le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire souhaitent promouvoir une opération expérimentale destinée aux parents d’élèves, étrangers ou immigrés. Cette opération, appelée “Ouvrir l’École aux parents pour réussir l’intégration”, vient enrichir l’offre existante, en s’appuyant sur les expériences locales. Elle s’inscrit dans le programme d’actions de la convention cadre : “pour favoriser la réussite scolaire et promouvoir l’égalité des chances pour les jeunes immigrés ou issus de l’immigration”, signée le 27 décembre 2007 entre le ministère de l’éducation nationale, le ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, le ministère du logement et de la ville, l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé).


La suite :


http://www.education.gouv.fr/bo/2008/31/MENE0800648C.htm

Écrit par : Amélie | 01 août 2008

"Sur Radio Politesse, l’enregistrement du débat qui s’est déroulé entre messieurs Felts et Meirieu :

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=39"

Ecrit par : Pli | 01 août 2008


Vous êtes sûrs que c'est ça? J'étais persuadé que c'était la prochaine entrevue Val vs Siné!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

"Vous êtes sûrs que c'est ça? J'étais persuadé que c'était la prochaine entrevue Val vs Siné!!!"

Ecrit par : Christophe Sibille

Oui, il s'agit peut-être de Roger Siné.

"Z'avez pas quelque chose d'approchant sur le QI ?
Au fait, où elle en est la discussion sur le QI ?
J'aimais bien la discussion sur le QI."
Ecrit par : guy morel

Un certain Chimp satisfaisait à votre première demande et donnait ce faisant des éléments pour satisfaire à la seconde. Mais avant d’en discuter, il faut d’abord avoir quelque chose de consistant à en dire et, pour ma part, je n’ai pour l’instant pas encore travaillé dans ce sens.

Écrit par : Pli | 01 août 2008

Je me demande si Guy n'était pas un peu ironique, dans sa déclaration concernant la discussion sur le QI?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

UNE INCINÉRATION D'INSINUATIONS

En lisant ces lignes, je m'étais dit : “Vaut mieux ne pas relever… Ne pas retomber dans des polémiques stupides et nombrilistes qui ne font que trop exister ceux qui vivent exclusivement de ces basses œuvres.”
… et puis aller savoir pourquoi ? Peut-être un virus internetien ? Je me suis dit : “Laisser passer, c'est se figer dans une position typiquement conservatrice : c'est comme cela, et ce sera toujours comme cela. Dans un débat-polémique, les armes de la médiocrité, de la médisance et de la calomnie seront toujours utilisées pour détruire l'autre. Le mieux, c'est de bien faire, et laisser dire… Et c'est là que mon côté humaniste, “va-de-l'avant” intervient en me faisant croire que même pour les pires crapules, il y a toujours des raisons d'espérer. Ne rien dire, c'est le maintenir dans l'erreur de la mauvaise foi… Il faut le sauver… Il faut lui montrer que les chemins semés de pétales de rosses, recouverts de tapis tissés avec des lames de rasoir ne débouchent que sur les gouffres sans fond de la bêtise et de l'aveuglement. Qu'il vaut mieux emprunter les chemins escarpés de la bonne foi et de la raison, encombrés souvent par les éboulis de la justice et de la bonne conscience pour accéder, après mille tourments, épuisé, mais heureux au nirvanana de la vérité vraie où de jeunes houris en tenue d'éve entameront des chants guerriers de tortillement de cul pour concélébrer votre arrivée dans ces lieux saints.
Pour son bien donc, et exclusivement pour son bien et sa rédemption, sans tomber insidieusement dans la polémique vulgaire, je relève finalement les propos de Christophe Sibille dit R. de G. dit le Ravi de la Gôche ou encore, mais c'est nouveau le Ranci de la gaule…
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/08/01/une-incineration-dinsinuations/#respond

(Tenant le plus grand compte des critiques qui ont été faites, longueur, dispersion, nombrilisme, mais n’excluant quand même pas que cela puisse présenter un certain intérêt, je continue, pour les êtres indignes s’intéressant à ce genre de texte défoulatoir, mon exposé dans un lieu que je maîtrise mieux et où je peux corriger mes fautes d’orthographe.)

Écrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Je me demande si Guy n'était pas un peu ironique, dans sa déclaration concernant la discussion sur le QI?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008
Pas du tout, pas du tout ; j'ai adoré cette discussion comme j'ai adoré ces prolongements sur la douance ( Jean Sablon non ?)

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

Vous dites adieu trop facilement.
Dans 3 semaines, vous êtes de retour, comme d'habitude.
A très vite.

Ecrit par : Bolino | 17 juillet 2008

Même pas !!!
13 jours !
Record battu...

Écrit par : Bolino | 01 août 2008

pas mechant,ce roger felts,mais un peu frapadingue quand même. Ou sont les hommes en blanc?

Écrit par : gary | 01 août 2008

pas mechant,ce roger felts,mais un peu frapadingue quand même. Ou sont les hommes en blanc?

Ecrit par : gary | 01 août 2008

Vous n'auriez pas dû... cela va vous attirer 250 lignes de réponse de l'intéressé et une dizaine de liens vers son blog.

Écrit par : Cyrano | 01 août 2008

Pour Johnmarguerite : toujours sur le seizième siècle, vous avez la longue série de Robert Merle intitulée "Fortune de France", mémoires imaginaires d'un jeune noble huguenot. C'est très distrayant, historiquement solide, et écrit dans une langue savoureuse qui pastiche celle de l'époque.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2008

Je ne résiste pas : la dernière livraison de VOUS-NOUS-ILS agence d'informations de la CASDEN nous fait savoir qu'il y a des profs heureux. Heureux !
À lire et à méditer.
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/a_suivre/&key=itm_20080526_164911_mon_prof_cest_le_meilleur_le_liv.txt

Écrit par : guy morel | 01 août 2008

pas mechant,ce roger felts,mais un peu frapadingue quand même. Ou sont les hommes en blanc?

Ecrit par : gary | 01 août 2008

"Vous n'auriez pas dû... cela va vous attirer 250 lignes de réponse de l'intéressé et une dizaine de liens vers son blog."

Ecrit par : Cyrano | 01 août 2008

Je suis d'accord avec Cyrano; ce n'est pas très malin, même si tout le monde sait que c'est un peu vrai... ;-).

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

Pour gary = une ligne : c'est nul.
Pour cyrano : Je le préfère quand il parle de TODOROV
Pour Sibille : j'en ai déjà trop dit, et c'est toujours aussi creux !

Écrit par : Roger Felts | 01 août 2008

"Pour Sibille : j'en ai déjà trop dit, et c'est toujours aussi creux !"

Ecrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Là, ce n'est pas moi qui l'ai dit!!! ;-))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008

Depuis que je sais que Dobolino a un PC, je SAIS (tient cela me rappelle quelque chose) qu'en ayant un Mac je suis sur la juste voie (voix, vue, vié et j'en passe !)


Ecrit par : Roger Felts | 01 août 2008

La bave du crapeau n'atteint pas la blanche colombe. Dobolino a deux PC et une 306 Peugeot. Et toc!

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

Vous dites adieu trop facilement.
Dans 3 semaines, vous êtes de retour, comme d'habitude.
A très vite.

Ecrit par : Bolino | 17 juillet 2008

Même pas !!!
13 jours !
Record battu...

Ecrit par : Bolino | 01 août 2008

Mais non, couillon! J'ai réglé mon problème, c'est tout.

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

C'est mon psychothérapeute préféré qui m'a dit de revenir.

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

Avis !
GRIP un jour, GRIP toujours !
Et pour éviter à certain(s) de recopier sans cesse les mêmes liens :

http://grip.ujf-grenoble.fr/

http://www.slecc.fr/

http://michel.delord.free.fr/

Tout le reste c'est de la merde !
JPB pourrait mettre ce message en fin de chacun de ses billets.

On gagnerait du temps ...

Écrit par : Représentant de commerce | 01 août 2008

Le crapaud tuerait bien le veau gras pour le retour de la colombe prodigue… Mais le veau gras proteste. Il estime qu'il faut tout reprendre à zéro, recommencer à débattre et c'est seulement quand crapaud et colombe marcheront la main dans la main qu'il acceptera de mettre sa tête dans l'assiette.
Comme Chirac, le crapaud adore la tête de veau…

Écrit par : Roger Felts | 01 août 2008

Oui, Roger ?

Mon QI doit être celui du crapaud ...

Tout ce que je sais c'est que le veau (d'or) est toujours debout.

Écrit par : Pratique et théorie | 01 août 2008

Mince ! En suivant les liens donnés par "représentant du commerce" et en lisant pour la première fois les programmes SLECC du Lycée, je viens de me rendre compte que je faisais en seconde du quasi-SLECC sans le savoir (respect de la chronologie, récupération des heures d'aide individualisée et des modules pour l'étude de la langue, etc.) !

Seules différences notables : Rutebeuf au lieu des Fabliaux, la poésie marotique plutôt que la Pléiade, et Shakespeare à la place de La Fontaine (rien à voir, pour le coup, mais permet de faire comprendre ce qu'est le baroque avant d'étudier le classicisme).

Horreur ! Je suis donc un vrai réac'...

Écrit par : Cyrano | 01 août 2008

"Je viens de me rendre compte que je faisais en seconde du quasi-SLECC sans le savoir"
écrit Cyrano.
Profitez, on cher, profitez : avec la réforme du lycée qui se prépare, Monsieur Jourdain ne sera plus habilité à choisir entre vers et prose : il fera ce que lui dira de faire le ministère, et dans le caniveau idoine.
Tiens, quand nous en saurons un peu plus, je ferai une Note sur ladite réforme des lycées.
JPB
PS. A tous ceux qui justement voudraient faire autre chose que ce que nous mitonne présentement monsieur de Gaudemar : repérez quelque part en France un lycée en déshérence - il s'en trouve un certain nombre - et montez un projet pédagogique innovant : je crois que le ministère, qui il y a trois mois était prêt à accorder je ne sais combien d'établissements de ce type à Gaby Cohn Bendit, se fera un plaisir d'essayer un peu de nouveauté classique... Je suis moi-même en train d'y penser : à libéraux, libéraux et demi, non ?

Écrit par : brighelli | 01 août 2008

Tiens, quand nous en saurons un peu plus, je ferai une Note sur ladite réforme des lycées.
JPB

Ah bah oui, c'est une bonne idée, parce que ici, ça commence à être plein. Ça met un temps fou à s'ouvrir. Euh, j'ai un PC, vous croyez que ça vient de là ?

Écrit par : catmano | 01 août 2008

"Tiens, quand nous en saurons un peu plus, je ferai une Note sur ladite réforme des lycées.
JPB"

Parfait!

Écrit par : clem | 01 août 2008

c'est seulement quand crapaud et colombe marcheront la main dans la main

Ecrit par : Roger Felts | 01 août 2008
Compte là-dessus puis bois de... l'aud!

Écrit par : dobolino l'abruti | 01 août 2008

Pour compléter le dossier "Races et racismes " , voici les dix commandements du scientifico- politiquement correct en la matière !



http://www.sciencepresse.qc.ca/node/21199

Écrit par : Amélie | 01 août 2008

"""repérez quelque part en France un lycée en déshérence - il s'en trouve un certain nombre - et montez un projet pédagogique innovant : je crois que le ministère, qui il y a trois mois était prêt à accorder je ne sais combien d'établissements de ce type à Gaby Cohn Bendit, se fera un plaisir d'essayer un peu de nouveauté classique... Je suis moi-même en train d'y penser : à libéraux, libéraux et demi, non ?"""

Ecrit par : brighelli | 01 août 2008

C'est exactement ce à quoi je pense depuis quelques temps , il faut faire sécession , donc prendre d'assaut des établissements à défaut de créer des lycées privés ! Mais on ne peut pas faire ça tout seul ! Il faut convaincre les collègues et le proviseur !

Écrit par : Amélie | 01 août 2008

Amélie, Dieu nous départagera pour les siècles des siècles et pour l'éternité.

Écrit par : dobolino l'abruti | 01 août 2008

@ Brighelli

Vous écrivez encore une fois n'importe quoi. Je n'ai jamais dit que j'étais un "génie" et j'ai qualifié le fait d'être "doué" de tare.

Vous prenez votre cas pour une généralité et il est vrai que tout ce qui a trait au psy est complètement à l'ouest en France (les personnes compétentes se comptant sur les doigts de la main).

J'ajoute que contrairement à ce que vous semblez penser, un vrai psy digne de ce nom (comptez quelques dizaines en France du fait du ravage qui fait le freudisme, notamment) ne tient pas uniquement compte du QI et qu'on peut avoir un QI faible au test et être à Haut Potentiel.

Moi, tout ce que j'écris - certes nerveusement - c'est que c'est dans l'intérêt de TOUS que les Hauts Potentiels soient détectés, et notamment dans l'intérêt des Hauts Potentiels dont au moins 50 % vont gâcher leur vie par faute d'une école inadaptée.

Maintenant, si le gaspillage de talents pour la société et de milliers de vie vous est indifférent, cela ne m'étonne guère, ainsi va le monde.

Mais simplement, il serait bon, parfois, qu'avant de raconter des bêtises indignes d'un professeur, vous soyez un peu plus curieux et ayez un peu plus de capacité à remettre en question vos croyances - il est vrai que malheureusement, ce n'est pas une des principales qualités du corps enseignant que la capacité de douter et de se remettre en question.

Mais allez donc lire ce texte, je vous assure que vous apprendrez quelque chose sur certains élèves que vous avez eu - à moins que vous ne vouliez surtout pas savoir que vous aviez pris à l'époque de mauvaises décisions... (car il est vrai aussi que pédagogiste ou non, le professeur est un être souvent doué d'une mauvaise foi assez effarante en temps normal)

Le texte (bis repetitae) :
http://www.douance.org/psycho/adda96.htm

Écrit par : Basta | 01 août 2008

Profitez, on cher, profitez : avec la réforme du lycée qui se prépare, Monsieur Jourdain ne sera plus habilité à choisir entre vers et prose : il fera ce que lui dira de faire le ministère, et dans le caniveau idoine.
Tiens, quand nous en saurons un peu plus, je ferai une Note sur ladite réforme des lycées.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 août 2008
Pitié! Non! J'ai une fille qui entre en troisième! Laissez-moi dans l'ignorance douillette des autruches.

Écrit par : dobolino l'abruti | 01 août 2008

Maintenant, si le gaspillage de talents pour la société et de milliers de vie vous est indifférent, cela ne m'étonne guère, ainsi va le monde.



Ecrit par : Basta | 01 août 2008

Deux pour cent d'une classe d'âge, Basta, dont la quasi-moitié féminine et une partie des garçons bien encadrés à la maison tirent largement leur épingle du jeu! On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... Cessez de vous ronger les sangs avec ce truc.

Écrit par : dobolino l'abruti | 01 août 2008

@ Dobolino

Vous ne comprenez pas.

Les "hauts potentiels" en échec ont plusieurs types de problème :

1. n'ayant jamais eu à faire d'efforts pour mémoriser un cours tout de suite assimilé, ils deviennent largués rapidement dès que les choses se complexifient car ils n'ont pas appris à apprendre. Ils ne savent pas comment on apprend et quand ils le savent, ils n'ont pas réussi à acquérir le gout d'un effort qui leur semble pénible et stupide. (Sur le bulletin, ça donne souvent le fameux "peu mieux faire" dans le meilleur des cas... mais ça peut aussi donner des élèves ingérables, insupportables à l'école, insupportables à la maison, classé TDHA et compagnie...)

2. étant différents des autres, ils sont facilement ostracisés par leur camarades. Pour se fondre dans la masse, ils peuvent en venir à arrêter de travailler complètement. Mais ils vont se fondre dans la masse de telle manière qu'ils ne pourront manquer d'apparaître de toute façon différents...

3. ce sont enfin des élèves plus anxieux, plus propices à essayer des choses "interdites", surtout si cela leur permet de rattraper du prestige auprès de leurs camarades (et du sexe opposé à partir du collège).

1, 2 et 3 peuvent aussi se mêler de multiples manières et souvent pour le pire des résultats !

Enfin, tout ceci est un raccourci fort maladroit du texte que j'invite à lire.

Écrit par : Basta | 01 août 2008

Excusez-moi, Basta, de mon "abruptitude" précédente mais il se trouve que si le prétendu EIP bénéficie successivement de l'enseignement façon SLECC ou déjantée de Catmano, Victor, MàC, Jérémy, Brighelli etc... j'en passe et des meilleurs, il en sortira largement vainqueur.
J'ai un p'tit gars dit "EIP" qu'on (nous, parents) a tenu la tête hors de l'eau des années. Il suffit qu'il ait un prof, non testé, mais plein d'humour ou ouvert ou hyperexigeant, comme Brighelli ou Catmano ou MàC ou Jérémy ou Robin ou Jean ou la plupart de ceux qui viennent ici, pour tirer son épingle du jeu.
Alors, pour lutter pour les EIP, c'est franchement pas le site idéal vu que, chez ces profs-là, Monsieur, les EIP sont des gens normaux, avec au besoin une année d'avance, éventuellement perdue pour raison de débauche et de disjonctage normal sous l'œil amusé mais discret du professeur qui a frôlé la correctionnelle au même âge.
Vous vous trompez de site, Basta! Ce n'est pas ici qu'on trouve les idiots de l'enseignement.
Je vous le dis, moi, qui n'ai jamais enseigné et n'ai pas grand chose à voir avec l'enseignement. Ce n'est certainement pas au GRIP qu'on fait du tort aux "EIP".

Écrit par : dobolino l'abruti | 01 août 2008

Basta, je comprends nickel chrome! (Maman d'un gars en échec scolaire à dix ans avec QIV 155)
Et, ici, tout le monde comprend tellement bien que ce n'est pas pour eux un problème, pas plus que pour le prof de français de mon fiston cette année.
on en revient au recrutement des maîtres: on ne peut recueillir la lie des masters, ceux qui sont trop nuls pour faire autre chose et naviguent vers un vague espoir de sécurité de l'emploi et de gâche bien planquée avec quatre mois de vacances. Il nous faut des maîtres honorés, convenablement payés et recrutés, de préférence, sur vocation au niveau bac pour le primaire et maternelle ou avec un CAPES ou une Agreg de qualité pour le secondaire. Après, dans le supérieur, on peut avoir des profs plus passionnés par la matière que pour l'enseignement, on s'en tire bien quand même...
On n'y va pas, ça va être de pire en pire pour les "EIP". Au rythme où nous allons, les EIP vont proliférer, se multiplier pire que les pains et les poissons du Christ! A 105, tu seras hors normes, mon gars, avec ce type de formation et de recrutement débile des enseignants. C'est ce qu'on se tue à te dire et c'est le sujet de ce blog: marre de l'enseignement au rabais pour les masses "populaires".

Écrit par : dobolino l'abruti | 01 août 2008

Il nous faut des maîtres honorés, convenablement payés et recrutés, de préférence, sur vocation au niveau bac pour le primaire et maternelle ou avec un CAPES ou une Agreg de qualité pour le secondaire.

Ecrit par : dobolino l'abruti | 01 août 2008
Mais, là, c'est du rêve! C'est ce que j'aime ici, la part de rêve... C'est carrément planant, ce blog, quand on n'est pas promu "unité de soins palliatifs".

Écrit par : dobolino sans humilité | 01 août 2008

En plus, Basta, t'as pas à te plaindre, t'es même pas dysorthographique, ce qui prouve que ça a merdé au collège et qu'avant, ça a été plutôt top!
Ce n'est pas toi qui écrirait crapaud "crapeau" comme moi qui me suis fait pourrir par mon instit' de service...

Écrit par : dobolino sans humilité | 01 août 2008

Quel est le sens exact de EIP ? même si je pense que ce sont les "hauts potentiels" dont je parle.

Je suis à moitié d'accord avec vous sauf que ça ne peut pas marcher avec tous (mais il est vrai que rien ne marche jamais avec tous).

Je suis aussi d'accord avec le fait que la nouvelle éducation nationale selon les fantasmes des pédagos sont des usines à tuer les élèves les plus sensibles et les plus "intelligents" et à rendre la partie bien plus difficiles aux élèves dites normaux.

Pour vous donner un exemple, plutôt que plus intelligent, il faudrait presque dire à l'intelligence différente. Par exemple, savez-vous que j'ai eu 01/20 à l'oral du Capes de Lettres parce que je ne comprenais pas les questions d'un manuel de 6è. Mais vraiment je ne les comprenais pas ! J'avais beau les formuler à l'endroit et à l'envers, c'était du chinois pour moi. (Et il est vrai que quelque soit le manuel employé, du Lagarde et Michard aux tous derniers, j'ai énormément de mal avec les questions)
Bon, en réalité j'ai aussi été recalé du Capes parce que je n'ai toujours pas les bonnes stratégies d'apprentissages qu'un élève normal apprend quasi naturellement (stratégies qui en outre doivent être différentes - mais peu à peu, je commence à piger le truc grâce à Assimil (oui, les méthodes de langues)... peu à peu... doucement... à plus de 30 ans...).
Pourtant, en licence, j'avais des 16, des 18... J'ai une maîtrise avec mention TB.

Voilà pourquoi contrairement à ce que penser Brighelli, les doués se pensant des génies sont bien bien rares ; sauf par provocation ou pas révolte, tel un Baudelaire (l'Albatros "Ses ailes de géants l'empêchent de marcher"), un Nietzsche etc.

Écrit par : Basta | 01 août 2008

C’est que les conseillers du ministre n’ont pas vu les candidats au CAPES d’Histoire-Géo hésiter longuement devant une carte de France avant de se décider à placer la source du Rhône dans les Ardennes, ni ceux du CAPES de Lettres asséner au jury la preuve formelle que La Fontaine aimait les animaux, puisqu’il a dédié les Fables à un « dauphin » — un grand dauphin, même… C’est qu’ils ne savent pas que les candidats les plus sérieux sortent de classes préparatoires, ou d’une formation agrégation (1). C’est qu’ils ne veulent pas savoir qu’un étudiant que l’on fait échouer en Licence, ce sont des crédits qui s’envolent. Donc…

Au passage, j’aimerais bien avoir des statistiques sérieuses sur le nombre de candidats au CAPES (ou même au concours de Professeur des écoles) qui sont déjà titulaires d’un M2. L’âge moyen des candidats dérive de plus en plus, comme s’ils se rabattaient tardivement vers l’enseignement après avoir tenté leur chance dans des carrières plus lucratives, mieux considérées, ou moins dangereuses.

Quant à ceux qui se lançaient dans les concours avec une simple Licence en poche, ils patienteront bien deux ans encore — deux ans de petits boulots et de grosses galères (2). Il faut ce qu’il faut pour s’assurer que l’on a la vocation pour le plus beau métier du monde…



Jean-Paul Brighelli

Excusez-moi... Je recite pour Basta qui n'a pas l'air d'avoir pigé que son instit' de CP, c'est un bon vieux souvenir!

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

" Après, dans le supérieur, on peut avoir des profs plus passionnés par la matière que pour l'enseignement"

C'était mon cas, et j'étais dans le secondaire. Et j'en ai eu, des élèves que mes collègues trouvaient médiocres et que je jugeais brillants, et je crois en avoir révélé quelques uns. Bon, cette fois, c'est moi qui manque de modestie...

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2008

Bon, en réalité j'ai aussi été recalé du Capes parce que je n'ai toujours pas les bonnes stratégies d'apprentissages qu'un élève normal apprend quasi naturellement (stratégies qui en outre doivent être différentes - mais peu à peu, je commence à piger le truc grâce à Assimil (oui, les méthodes de langues)... .

Ecrit par : Basta | 01 août 2008
Venez à la maison! J'ai réussi, à force de bachotage chronométré, à tirer un 19/20 de fiston en Enseignement Scientifique, Bac L. Ça ne s'est pas fait sans mandales mais on y est arrivé. Je suis la championne des épreuves à la con, débiles et niveau ras des pâquerettes. Plus c'est bête, plus j'aime. Roger Felts vous dira que c'est pour ça que je ne l'admire pas.

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

Par exemple, savez-vous que j'ai eu 01/20 à l'oral du Capes de Lettres parce que je ne comprenais pas les questions d'un manuel de 6è. Mais vraiment je ne les comprenais pas ! J'avais beau les formuler à l'endroit et à l'envers, c'était du chinois pour moi.

Ecrit par : Basta | 01 août 2008

Ah, ben ça, c'est pareil pour tout le monde... Faut apprendre par cœur, même si c'est pénible. Les gamins s'y collent, y'a pas de raison que leurs futurs profs ne s'y collent pas. Moi, j'y comprends que couic, mes minots non plus, alors, on vient ici pour demander ce qu peut bien être ce chant (oups! champ?) lexical. Après, on navigue à vue...

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

" Après, dans le supérieur, on peut avoir des profs plus passionnés par la matière que pour l'enseignement"

C'était mon cas, et j'étais dans le secondaire. Et j'en ai eu, des élèves que mes collègues trouvaient médiocres et que je jugeais brillants, et je crois en avoir révélé quelques uns. Bon, cette fois, c'est moi qui manque de modestie...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2008
J'ai eu un prof de maths comme ça en terminale. Une bête, ce type! Trop bon. Finalement, les moyens ne s'en sortaient pas plus mal pour autant.

Écrit par : dobolino | 01 août 2008

Je rectifie : je ne t'ai pas pourrie, je t'ai dit que RF s'était gaussé de ta faute, tu m'as dit que non, et après, je t'ai tout expliqué : "Crapo, ça s'écrit avec un o, comme chapo, demande à ortograf..."

Écrit par : catmano | 01 août 2008

@ Dobolino.

Apprentissage par coeur.

Et oui... et le problème (ce sont ici des souvenirs de lycée) c'est que lorsque vous avez des problèmes d'apprentissage et lorsque vous avez certains profs qui dévalorisent l'apprentissage (ce que même dans vos plus beaux fantasmes vous n'auriez jamais cru possible), alors vous y allez en roue libre et vous maudissez ces autres "profs" qui vous demandent encore d'apprendre. Surtout qu'il y a des matières où j'arrivais sans rien apprendre à avoir de très bonnes notes.

J'ajoute ce qui est évident pour vous ne l'est pas du tout pour moi. Pour apprendre, je me suis créé récemment des stratégies - aidé en cela par mes quelques lectures de psychologie et par la découverte d'Assimil qui m'a fait découvrir tout un pan de possibilités par l'oral à ma grande stupéfaction. Stratégies qui sont différentes de la manière traditionnelle de procéder et qui correspondent à ma manière particulière de faire fonctionner mon cerveau. Mais je ne peux pas trop en dire parce que c'est de l'expérimentation, cependant c'est prometteur et j'espère avoir d'ici trois mois un bon niveau "terminale" dans 4 langues vivantes (et avoir une super aisance en anglais en plus). Si ça marche comme ça semble marcher, alors, j'essayerais d'appliquer ça aux Lettres, si je veux toujours aller dans cette voie. (Inutile de dire que mon problème tient aussi que j'ai notamment choisi les Lettres parce que j'ai toujours réussi dans cette matière sans jamais avoir rien eu à apprendre... et que j'ai senti ma douleur lorsqu'est arrivé le CAPES - mais entre temps j'ai fait d'autres choses et je parle là d'une chose ancienne)

Apprendre comme apprennent la plupart des gens, je crois qu'en réalité c'est absolument impossible pour moi pour tout un tas de raisons que je ne vais pas vous donner ici afin de couper là un développement déjà bien trop long. La répétition doit s'effectuer sur un mode ludique de telle sorte qu'à chaque répétition corresponde un enjeu ; en outre, elle doit être étalée sur plusieurs jours.

Bon, je blablate :)

Écrit par : Basta | 01 août 2008

Basta, vous blablatez moins quand vous parlez de ce que vous avez vécu que quand vous venez évangéliser les masses à coup de liens vers des sites spécialisés ! Ne le prenez pas mal...

Écrit par : Sanjuro | 01 août 2008

Pour CRAPAUD, c'est Dobolino qui a raison. Je ne me suis gaussé de personne. C'est simplement que mon correcteur orthographique marche mieux que le sien…
…Normal, j'ai un Mac ! J'suis un beau mec… Et j'ai de la culture, je connais mes classiques : RIEN N'EST PLUS BEAU POUR UN CRAPAUD QUE SA CRAPAUDE…

Écrit par : Roger Felts | 02 août 2008

Dans gougueule 46 900 entrées pour crapeau et même une avec "Le crapeau" de Victor Hugo ...

Crapotons, crapotons comme dirait Evin ...

Notre surdoué multilingue et futur lettreux va résoudre cet intéressant problème ! COA COA COA COA !

Écrit par : Robert (le petit) | 02 août 2008

Apprendre à apprendre (autant parler de la compétence des compétences), la méthode Assimil, le ludisme : voilà quelques beaux concepts clés du pédagogisme.

Écrit par : Pli | 02 août 2008

Bien d'accord avec Pli !

Un point de vue :

Q.I. : la grande illusion

Affolante, disait-elle au téléphone. "Affolante, cette course effrénée aux tests de quotient intellectuel ! Cela fait un moment que nombre de psychologues sont alarmés et appellent à un sursaut. Mais il est difficile de lutter contre l’air du temps. Pourtant quelle escroquerie ! Quelle horrible idéologie sous-jacente et, surtout, quel préjudice pour certains enfants !"

Docteur en psychologie, auteur de nombreux ouvrages et psychologue réputée, Claire Meljac a trop l’habitude d’étudier et de peser les mots des autres pour ne pas mesurer les siens. Aussi, lorsqu’elle parle de "catastrophe", qu’elle dénonce "le commerce de l’intelligence", qu’elle s’inquiète de la "déification des surdoués" et qu’elle signe sans réserve un texte-pétition intitulé "Des psychologues s’interrogent sur le Q.I. et certains de ses usages", pressent-on l’existence d’un malaise parmi les psychologues spécialisés dans l’enfance. Un trouble et une inquiétude qui soulèvent moult questions sur l’école, la performance et le surinvestissement de la famille, et de la société, dans l’enfant.

Depuis quelques années, explique la psychologue dans son bureau parisien de l’unité de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent de l’hôpital Sainte-Anne, les centres de consultation spécialisés pour enfants sont assaillis de demandes d’un type nouveau que l’on pourrait résumer ainsi : "Vite, un Q.I. !"

Des parents se précipitent chez le psychologue afin de faire tester l’intelligence de leur enfant, généralement en échec scolaire, convaincus - et c’est la nouveauté - qu’il s’agit en fait d’un enfant surdoué, que son "surdon" explique l’ennui profond qu’il éprouve à l’école ou peut-être son insubordination, et qu’un certificat doté d’un chiffre élevé en guise de Q.I. - "la preuve qu’il appartient à une race supérieure", ironise Claire Meljac - permettra de mieux le comprendre, l’apprécier à sa juste valeur et l’orienter. Sans compter, ajoute la psychologue, la restauration narcissique des parents qui, de géniteurs d’un cancre, deviendraient, par la grâce d’un chiffre, parents d’un petit génie.

Superbe affaire ! La raison de ce phénomène ? Des programmes de télévision sur des enfants surdoués rescapés à temps d’une école où ils se morfondaient ; des émissions valorisant le fameux Q.I. ; des dizaines de sites Internet proposant, moyennant quelques euros, d’évaluer son propre quotient. ; ou encore la presse people incluant désormais le Q.I. dans les mensurations des stars : Madonna 140, Sharon Stone 153...

"Hélas ! dit Claire Meljac. S’il m’est arrivé de découvrir ainsi des enfants très doués, c’est loin d’être la majorité des cas !" Les trois quarts des enfants testés n’appartiennent nullement à la catégorie espérée, encombrent à tort des services hospitaliers déjà débordés - la proportion d’enfants consultant pour "surdon" s’élève dans certains centres de consultation jusqu’à 50 % - ou cachent de vrais problèmes qu’il conviendrait d’identifier et de traiter. Cela peut aller de légères difficultés d’apprentissage à des autismes profonds.

Encore faudrait-il que les parents entendent jusqu’au bout le diagnostic du psychologue. Et qu’ils abandonnent l’obsession du fameux Q.I., cette évaluation intellectuelle et psychologique quantitative, objet de mille malentendus et tellement réductrice. Mais la plupart, semble-t-il, ne veulent pas. Venus se faire confirmer des dons intensément souhaités, ils préfèrent casser le thermomètre et rechercher un psychologue plus compréhensif.

La tâche n’est pas difficile, le marché est immense. Des psychologues - souvent liés à des associations de parents d’enfants surdoués - acceptent de faire passer des tests rapides et peu coûteux, quitte à supprimer certaines épreuves (subtests) qui risqueraient de diminuer la note moyenne que représente le Q.I. Une note qui, par convention, s’étale globalement entre 55 et 145, moins de 0,2 % des individus ayant un score supérieur à 145. Les élèves dits surdoués, pourvus d’un score supérieur à 130, ne constituant que 2,2 % de la population.

Psychologue à l’éducation nationale, enseignant à l’Ecole de psychologues praticiens et à l’université Paris-V, Robert Voyazopoulos a constaté, lui aussi, l’afflux de demandes de tests, exprimées par des parents qui, dit-il, n’ont jamais autant investi dans l’enfant. Mais, si le praticien se réjouit d’un regain de confiance dans l’examen psychologique de l’enfant, il s’inquiète du malentendu sur le Q.I., trop souvent considéré comme une mesure aussi objective que la taille ou le poids, alors qu’il n’est, insiste-t-il, qu’une "commodité professionnelle".

En 1905, le ministère de l’instruction publique chargea Alfred Binet, qui s’intéressait au développement des enfants, de trouver un moyen de détecter les enfants déficients, incapables de suivre le cursus scolaire classique, rendu obligatoire par les lois de Jules Ferry, et pour lesquels il faudrait organiser un enseignement adapté. Binet, assisté par le médecin Théodore Simon, construisit alors l’ébauche de ce qui allait devenir plus tard les tests mentaux, introduisant notamment une distinction entre l’âge mental d’un enfant (déterminé en fonction de sa capacité à comprendre ou à accomplir des tâches réussies par la plupart des sujets d’un groupe d’âge) et son âge biologique.

L’idée remporta immédiatement un immense succès, notamment en Amérique du Nord, où elle connut cependant des dérives eugénistes et raciales (dévalorisant les Noirs et sélectionnant des immigrés) et profondément inégalitaires.

D’où une longue méfiance dans de nombreux pays, renforcée en France par la dynamique antisélective de Mai-68 et l’héritage de la psychanalyse. Mais les tests d’évaluation de l’intelligence ont évolué, se sont enrichis, sophistiqués, prenant davantage en compte les différents types d’intelligence tout en renforçant leur assise scientifique.

"C’est un outil précieux, affirme Robert Voyazopoulos. Langage, comportement, processus de pensée, mémoire... Une discipline ne peut pas reposer uniquement sur l’écoute et l’observation du sujet. Elle doit rechercher le maximum d’objectivation grâce à des outils de mesure et des modèles de référence. Même relative, la donnée du Q.I. est donc la moins subjective et aléatoire qui soit... à condition d’être interprétée et replacée dans un contexte psychologique global. Livrer tel quel un chiffre nu aux parents ou aux institutions est à la fois absurde, dangereux et dénué de sens."

Il s’en garde bien, préférant expliquer longuement aux parents son analyse avec un maximum d’informations sur les capacités de l’enfant et son état psychologique. C’est sur ses conseils que le petit garçon de Karine Studnia, qui étonnait tant ses parents et sa nounou par son désir insatiable d’histoires, sa maîtrise des nombres et de l’alphabet à 2 ans et demi, sa mémoire et sa curiosité stupéfiantes - mais qui allait à l’école "comme à l’abattoir" - a finalement sauté deux classes et s’apprête à 8 ans et demi à entrer au collège. "Je viens de le faire tester à la demande d’une association avant son entrée en 6e, raconte la maman. La psy nous a annoncé un Q.I. de 149, mais qu’en faire ? En quoi nous aurait-il servi, il y a quatre ans ? Ce qui a été essentiel dans l’épanouissement de Jérémie et le fait qu’il retrouve du plaisir à l’école, c’est le suivi et le soutien du psychologue, ainsi que son rôle permanent d’interface avec l’établissement scolaire."

Un repère donc, mais pas une valeur brute. Un indice, mais avec une marge d’erreur. Un point de départ d’hypothèses et d’investigations. C’est pour rappeler ces éléments, et affirmer que le Q.I. n’est "ni une fatalité ni un destin", que Robert Voyazopoulos et d’autres praticiens ont rédigé un texte que plus de 600 professionnels ont déjà signé.

Christine Arbisio fait partie du nombre. Psychologue et psychanalyste, elle juge consternant que des psychologues entrent dans le jeu des tests instantanés. "J’ai constaté, raconte-t-elle, des erreurs de diagnostic dramatiques ! Sur la foi d’une épreuve qu’elle avait ratée et d’un Q.I. très faible, une petite fille d’une dizaine d’années a failli être envoyée dans une institution pour enfants inadaptés alors qu’il s’agissait d’une enfant prématurée qui souffrait simplement d’une déficience visuelle !"

Elle se méfie également de ce mouvement qui "valorise l’intelligence comme étant héréditaire et minimise l’influence du milieu culturel, qui est pourtant fondamentale". Mais, ce qui la frappe, ce sont les exigences croissantes de performances qui pèsent sur les enfants. Sélection dès la maternelle, pressions à la réussite... "On parle de l’enfant-roi ? Moi, je vois surtout des enfants surstimulés, priés de gratifier narcissiquement leurs parents. La quête du Q.I. n’est qu’un symptôme de cette société dingue de performances."

Supprimons-le ! suggère le professeur émérite Jacques Lautrey, du laboratoire cognition et développement à l’université René-Descartes. "Il est trop souvent source de dérives, de malentendus, de rivalités, voire de dégâts dans une école ou une fratrie." Et surtout, dit-il, "il entretient une conception de l’intelligence totalement dépassée sur le plan scientifique. Fini, l’usage d’un chiffre unique pour traduire une intelligence que l’on sait désormais multidimensionnelle !

Et finis les tests survalorisant les aptitudes nécessaires à la réussite d’un cursus scolaire. Tant d’autres qualités, la créativité, l’intelligence sociale, méritent reconnaissance. Osons le vrai débat !"

Annick Cojean Le Monde Article paru dans l’édition du 02.05.07

Et c'est une UL FCPE qui diffuse l'article ...
http://ul.fcpe.rueil.free.fr/article.php3?id_article=1326

Écrit par : Mon QI dans la commode | 02 août 2008

L'article d'A. Cojean résume bien les choses. L'insistance actuelle sur les EIP frise parfois l'escroquerie.
Basta, j'aurais raté quelqu'un ? C'est bien possible... Mais soyez plus précis(e).
Dobolino, en grande forme, assène une vérfité d'importance : si on continue comme ça (et à l'heure actuelle, je ne vois plus trop ce qui va renverser le cours des choses), on sera génial avec un QI de 105. Et probablement stigmatisé.
Allez, une anecdote personnelle. Quand j'ai fait les "trois jours", j'étais prof depuis quelques années, et j'avais fait travailler des élèves de Terminale technique (à Genevilliers) sur les tests de QI et de personnalité alors très à la mode parmi ceux qu'un livre de l'époque appelait les "psychopitres" - ces psychologues d'entreprises chargés du recrutement. Je leur avais montré les ficelles des tests - et plus on en fait, plus on devient virtuose. Et toc, je me retrouve à passer les mêmes à l'armée. Forcément, je suis sorti de là avec un QI d'élite - bien loin de la réalité, comme pourraient en témoigner tous ceux qui me connaissent. Le capitaine qui 26 heures plus tard m'a signé mon bon de sortie m'a avoué qu'il n'avait jamais eu en main des résultats pareils - mais frelatés. Ces tests ne mesurent jamais que l'intelligence de celui qui les fait passer. Ou, dans mon cas, ma capacité d'adaptation : le seul talent que je me reconnais, c'est de survivre - comme la plupart d'entre nous.

J'ai lu l'article de la demoiselle Adda. C'est un peu une longue déploration pro domo. Et appliquez quelques principes darwiniens là dessus. Qui survit en milieu hostile ? J'ai souvenir d'un roman de Van Vogt (je crois), sur l'irruption d'une "race" (coucou à Felts !) de surdoués, pourchassés par les humains "ordinaires". C'était tout à fait terrifiant, mais crédible : la Vie sélectionne prioritairement la médiocrité, et ne s'occupe des exceptions que pour les éliminer. Et une fois de temps en temps, un être plus doué que les autres fait avancer la machine dans un sens nouveau. Ce n'est pas pour rien que nous avons mis quelques millins d'années à cesser de marcher à quatre pattes. "La vie est lente", dit Valéry.

A propos des redoublements, qu'évoque l'article sus-cité, je me suis clairement prononcé dans mon dernier livre contre cette pratique, à condition de mettre en place des circuits de substitution (pendant l'été, entre autres) - et je me suis attiré les foudres de bien des enseignants. Ce n'est jamais facile. Et j'ai dû dans une vie antérieure me prononcer pour des redoublements foncièrement injustes - mais la justice n'a rien à voir avec la sélection, ni avec les conseils de classe.
Tenez, si vous ne l'avez plus en tête, lisez ou relisez Bel-Ami. Maupassant explique fort bien (il était un grand lecteur de Darwin et de Spencer, je raconte ça dans un opuscule jadis paru chez Ellipses) comment un individu médiocre, et même en dessous du médiocre, se trouve, à la fin, survivant et gagnant dans une société donnée. Et j'attire particulièrement votre attention sur le personnage de son épouse (l'ex Mme Forestier), qui est vraiment douée, et qui n'en finit plus de secouer la malédiction attachée à l'époque (1880) aux femmes capables dans un monde d'hommes. Et qui pourtant, apprend-on à la fin, ne se résigne pas, et remet ça, encore une fois.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 août 2008

"Du crû et du QI".

Écrit par : Jean's Levis Tross | 02 août 2008

J'ai souvenir d'un roman de Van Vogt (je crois)...

Ecrit par : brighelli | 02 août 2008

"A la poursuite des Slans". Foncez l'acheter, c'est génial.

Écrit par : yann | 02 août 2008

De retour après des aventures mouvementées (les concours des Grandes Ecoles, même par procuration, c'est l'enfer), où sont Robin, Pendariès, Dugong et Cadichon ?
Je ne reconnais plus rien, même si on continue à sodomiser les mouches à tour de bras.

Dobolino, magnifique psychothérapie express. En cas de besoin, il faudra que tu me donnes l'adresse de ton psy ;o)))

Écrit par : yann | 02 août 2008

"Maupassant explique fort bien (il était un grand lecteur de Darwin et de Spencer, je raconte ça dans un opuscule jadis paru chez Ellipses) comment un individu médiocre, et même en dessous du médiocre, se trouve, à la fin, survivant et gagnant dans une société donnée."
Ecrit par : brighelli | 02 août 2008


Médiocre, mais beau ! Un beau mac, comme dirait Felts. Et quelle moustache !

Écrit par : Cyrano | 02 août 2008

A propos du QI, si vous faites partie des 2% de la population à QI supérieur à 140, vous pouvez toujours vous inscrire ici :

http://www.mensa.fr/

"Les hommes de la MENSA ont, c'est vrai, un QI élevé ; sont-ils pour autant des "hommes supérieurs" ? Le seul fait d'avoir pris la peine de s'inscrire à ce club est plutôt signe d'une certaine débilité de caractère. Ils cherchent à afficher leur performance ; ils n'ont même pas conscience du caractère infantile de cette attitude." Albert Jacquard.

Écrit par : Cyrano | 02 août 2008

J'ai besoin du texte exact d'une citation… Je pense qu'elle est de Voltaire : il s'adressait à un adversaire victime de la censure. Le sens de ce qu'il disait était :
“Je suis absolument contre vos idées, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez les écrire…”
Si quelqu'un peut confirmer l'auteur et rapporter ses propos exacts, je saluerai sa grande culture d'ex-perroquet apprenant et l'en remercierais.
R.F.

Pour les inquiétudes de Yann : Le mieux qu'on puisse souhaiter, c'est que Robin et les autres soient partis en congés et qu'ils reviendront. Au pire du mieux, qu'ils aient passé des concours… Et qu'ils y ont réussi… Au pire du pire, qu'ils sont de la race, victime expiatoire de la sélection naturelle …

Pour être fidèle à ma réputation (éditer une adresse qui renvoie à mon site), je réitère… Sur la sodomisation des mouches, j'ai publié un texte qui s'intitule “Didactique de l'enculage de mouches”… C'est très antipsychopédagogique
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2005/09/17/2005_09_didactique_de_l/#comments

Écrit par : Roger Felts | 02 août 2008

Sur les races - et le racisme qui en découle -, les tests d’intelligence, le gène du délinquant - cher à l’incertain Lumbroso -, l’évolution…Darwin et encore plus... Notamment la propension d’un malfaisant bipède, de la famille des hominidés et du genre humain, l’homo sapiens, à la classification et la taxinomie.
Ce collectionneur insatiable, passe son temps à juger, évaluer, diviser, tester, etc ... Les professeurs en savent quelque chose. Pour forcément prouver qu’il est bien le plus fort, le plus intelligent… si bien qu’il en devient férocement bête et méchant.
L’incontournable « La mal mesure de l’homme » du regretté Stephen Jay Gould.

Malheureusement indisponible, lisez tout de même la quatrième de couverture :
http://www.amazon.fr/Mal-mesure-lhomme-Stephen-Jay-Gould/dp/2738105084

Mais un peu de patience, l’ouvrage est en réimpression et sortira de nouveau en octobre 2008 :
http://livre.fnac.com/a2446100/S-J-Gould-La-mal-mesure-de-l-homme?Mn=-1&Mu=-13&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0

Écrit par : Philippe | 02 août 2008

A propos des redoublements, qu'évoque l'article sus-cité, je me suis clairement prononcé dans mon dernier livre contre cette pratique, à condition de mettre en place des circuits de substitution (pendant l'été, entre autres) - et je me suis attiré les foudres de bien des enseignants. Ce n'est jamais facile. Et j'ai dû dans une vie antérieure me prononcer pour des redoublements foncièrement injustes - mais la justice n'a rien à voir avec la sélection, ni avec les conseils de classe.
Tenez, si vous ne l'avez plus en tête, lisez ou relisez Bel-Ami. Maupassant explique fort bien (il était un grand lecteur de Darwin et de Spencer, je raconte ça dans un opuscule jadis paru chez Ellipses) comment un individu médiocre, et même en dessous du médiocre, se trouve, à la fin, survivant et gagnant dans une société donnée. Et j'attire particulièrement votre attention sur le personnage de son épouse (l'ex Mme Forestier), qui est vraiment douée, et qui n'en finit plus de secouer la malédiction attachée à l'époque (1880) aux femmes capables dans un monde d'hommes. Et qui pourtant, apprend-on à la fin, ne se résigne pas, et remet ça, encore une fois.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 août 2008

Encore une fois la preuve que le métier d’instituteur n’est pas le même que celui de professeur de collège ou de lycée, du moins un professeur de français, il faudrait entendre l’avis des professeurs qui enseignent les mathématiques ou la physique, matières où, il me semble, l’apprentissage d’une notion est forcément conditionné par la connaissance « sur le bout des doigts » d’un nombre fini d’autres notions.

Lorsqu’à l’issue de la GS, un enfant n’est pas encore capable de dessiner même très maladroitement une dizaine de sujets simples (bonhomme, maison, arbre, animal quadrupède, fleur, voiture, bateau, table, chaussure, par exemple) et encore moins capable d’en agencer quelques uns pour constituer une scène simple (le bonhomme est sorti de sa voiture, il va vers sa maison), qu’il n’arrive pas, de plus, à recopier, toujours même maladroitement, une figure géométrique (carré, triangle, losange) et encore moins une lettre ou une suite courte de lettres, que, lorsqu’on lui raconte une histoire très simple, il ne sait ni en répéter quelques phrases, ni l’associer à l’un des dessins que l’on met devant ses yeux, qu’il n’entend pas non plus un phonème, même très accentué dans un mot et qu’il a de la peine à mémoriser le début de la suite des nombres et n’arrive pas à dénombrer, même de toutes petites collections d’objets (2, 3, 4, 5 objets), on sait très bien que son CP ne sera ni médiocre, ni en dessous du médiocre, mais tout simplement nul et qu’il serait cruel d’envoyer ce petit bonhomme au casse-pipe.
On sait très bien que cet enfant ne pourra pas « suivre », ni au même rythme que ses camarades, ni à un rythme plus lent que la maîtresse ne suivrait que pour lui, sauf à ralentir ce rythme jusqu’à celui d’un Moyenne ou Grande Section, dans le meilleur des cas.
S’il n’échoue qu’à quelques uns des petits tests cités plus haut, on peut bien entendu tenter le CP et mettre tout en œuvre pour qu’il le réussisse au moins partiellement.

Si un autre enfant, élève de CP, a passé l’année dans un brouillard profond et que, malgré une progression bien conçue et adaptée à son rythme d’acquisition plus lent, malgré des exercices quotidiens, et même pluriquotidiens, de lecture, d’écriture, de calcul, il arrive en fin d’année, commençant tout juste à arriver à recopier péniblement quelques mots, très lentement et très maladroitement, capable seulement d’ânonner quelques syllabes simples, mais incapable de les mémoriser assez longtemps pour ensuite reconstituer les mots, ayant toujours des délicatesses avec la suite des nombres jusqu’à 20 et ne sachant toujours pas trouver de tête le résultat d’un ajout ou d’un retrait très simple (5 + 2 ; 6 – 1), ce n’est hélas pas même un stage qui durerait l’intégralité des vacances d’été qui lui permettra d’entamer son CE1 en toute sérénité. Celui-ci peut néanmoins être envisagé si l’une des conditions posées ci-dessus est remplie, mais je suis au regret de vous dire que, sauf cas exceptionnel d’enfant ayant subi un lourd traumatisme au cours de son CP (maladie grave, difficultés familiales très importantes), il risque fort de végéter dans un coin de la classe, ne tirant que très peu parti des leçons auxquelles il participera, de moins en moins d’ailleurs.

On peut continuer ainsi, relevant pour chaque année de l’élémentaire les « passages obligés » qui, s’ils ont été manqués, s’accumuleront et provoqueront chez l’élève un sentiment d’insécurité, de dépassement, d’échec contre lequel il sera bien difficile de lutter, même à coup de soutien : la résolution de problèmes et la numération décimale au CE1 (centaines, dizaines, unités), la compréhension de textes (lecture, problèmes de mathématiques) et les règles d’orthographe de base au CE2 (qui relèvent toutes deux de la logique des liens entre les mots), ces deux mêmes « compétences » auxquelles on peut ajouter le choix de « la bonne opération » et la capacité à résoudre un problème à « tiroirs » ainsi que la maîtrise des nombres décimaux et des fractions décimales pour les deux années du CM.

Bien sûr, ceci n’est valable que lorsque l’instituteur a joué son rôle, celui de transmetteur de connaissances et d’entraîneur, soit lorsque ces connaissances ont été abordées au cours de l’année scolaire de façon progressive et raisonnée et qu’il a été effectué autant d’exercices qu’il en était besoin pour que l’élève ne se retrouve pas dans une situation de découverte au moment du bilan.
Pour certains, il faut énormément d’exercices et c’est en cela que des stages pendant les vacances ou un soutien en dehors des heures scolaires peut en effet être utile.
Par ailleurs, il me semblerait notoirement plus efficace de proposer ces stages dès les premières années de l’élémentaire plutôt que d’attendre que le problème se soit enkysté. (Dernière pierre dans le jardin des stages : celui prévu cette année début juillet n’a pas dû être très efficace, après un troisième trimestre de presque 11 semaines pour les élèves de la zone B et avec la perspective de deux mois de grandes vacances qui se sont fait vraiment attendre...)

Mais, lorsque la coupe est pleine, rien ne sert de continuer à verser. Il suffit souvent dans ces cas-là d’attendre un peu que la terre ait absorbé l’eau, que l’évaporation ait joué son rôle, pour pouvoir à nouveau verser un peu de liquide, et plus l’enfant est jeune et plus cela est vrai.

Sans doute est-il vrai, au Lycée et peut-être même dans les deux dernières années du Collège, qu’un élève, pris à part quelques heures ou quelques jours pendant l’année civile (temps scolaire et vacances) peut raccrocher les wagons et s’en sortir finalement honorablement sans être obligé de redoubler. N’oublions pas aussi qu’il peut être réorienté et découvrir dans une autre filière un monde qui lui convient mieux et où, malgré sa médiocrité (scolaire), il se trouve à la fin survivant et gagnant.

Un petit bonhomme de CP, de CE1, de CE2 ou même de CM, s’il ne sait pas lire, pas écrire, pas compter, si les heures d’école ressemblent pour lui à des déserts arides auxquels on ne comprend rien, ne trouvera pour survivre et gagner que la bagarre, l’exclusion ou la somnolence selon son caractère.
Si tout a été tenté en classe, tout au long des 24 heures et des 36 semaines pour le faire au moins surnager, si même les procédures de différenciation et de soutien ne lui ont pas permis de se remettre un tant soit peu à flot, puisqu’il ne peut être question pour lui de naviguer dans d’autres eaux (les classes de perfectionnement ont disparu, les classes d’adaptation sont vouées à une mort certaine, les réseaux d’aide spécialisés sont en plein naufrage et perdent leurs équipages à grands coups d’un fonctionnaire sur deux), il ne lui reste comme chance que celle de reprendre la croisière à zéro, un peu mieux accastillé que l’année précédente, et, je me répète, le plus tôt sera le mieux.

Écrit par : catmano | 02 août 2008

Ecrit par : catmano | 02 août 2008

La collection de vos précieux écrits s'étoffe...
Ils sont sagement rangés ensemble et accessibles... à tous...
Si un jour la curiosité est trop forte, je vous dirai où ils s'accumulent !!!

Écrit par : Maminou | 02 août 2008

c’est en cela que des stages pendant les vacances ou un soutien en dehors des heures scolaires peuVENt en effet être utileS.

Écrit par : catmano | 02 août 2008

Pour Roger Felts : la citation est bien de Voltaire, mais je suis incapable de retrouver la formulation exacte.

Petite anecdote : il y a de cela des lustres, j'avais donné à commenter à mes élèves de première une citation selon laquelle le roman nous raconterait des histoires "où nous nous reconnaissons tels que nous voudrions être" . Certains garçons avaient cité en exemple Bel Ami.J'étais pleine d'illusions à l'époque; j'avais été atterrée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2008

Je crois que c'est la citation, au mot près... De mémoire.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2008

J'ajoute ce qui est évident pour vous ne l'est pas du tout pour moi. Pour apprendre, je me suis créé récemment des stratégies -

Ecrit par : Basta | 01 août 2008

Figurez-vous que ce n'était pas si évident mais que l'entraînement à la mémorisation qu'on nous faisait dès la section de grands de maternelle nous conduisait à découvrir plus vite nos propres stratégies qui n'étaient pas obligatoirement celles de nos professeurs. Du lundi matin au samedi midi, il fallait suivre et ce n'est que le samedi après-midi qu'on pouvait lever un peu le pied. Avec un an d'avance pour lutter contre l'ennui, ça se passait plutôt bien. Je serais curiuse, Basta, de connaître votre année de naissance, juste pour voir si je me trompe.

Écrit par : dobolino | 02 août 2008

Je n'ai jamais pensé que la citation fût effectivement de Voltaire. Elle est aux antipodes de son caractère (voir ses relations avec Rousseau).
J'ai fait une petite recherche. Et j'ai trouvé ça (à confirmer, évidemment) :

"À croire certains commentateurs (Norbert Guterman, A Book of French Quotations, 1963), cette citation reposerait sur une lettre du 6 février 1770 à un abbé Le Riche où Voltaire dirait : « Monsieur l'abbé, je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire. » En fait, cette lettre existe mais la phrase n'y figure pas, ni même l'idée. On la considère alors comme pseudo-citation ayant sa source dans le passage suivant :


« J’aimais l’auteur du livre de l’Esprit [Helvétius]. Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n’ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu’il débite avec emphase. J’ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l’ont condamné pour ces vérités mêmes. » (Questions sur l’Encyclopédie, article « Homme »).

Elle a été employée pour la première fois en 1906 dans The friends of Voltaire, livre anglais d’Evelyn Beatrice Hall écrivant sous le pseudonyme de S. G. Tallentyre, pour résumer la position de Voltaire : « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it », car elle correspondait à l'idée que Hall se faisait de Voltaire."

JPB

Écrit par : brighelli | 02 août 2008

Je conseille vivement à Basta la lecture de De l'enfant Roi à l'enfant tyran de Didier Pleux. Mon fils y a trouvé pas mal de réponses à ses soucis du même ordre et quelques bons coups de pied au cul.
Votre "façon" d'apprendre, Basta, ne constitue en rien une excuse. Il n'y a rien de ludique à se contraindre et la récompense n'est pas immédiate.
On a parfaitement la possibilité d'être HQI et pourri-gâté, feignant et buté.
Ne le prenez pas mal!
Ici, c'est plein d'anciens élèves bons à excellents mais "pourrait mieux faire s'il voulait s'en donner la peine, étourdi, doit arrêter de s'amuser en classe, doit soigner la présentation et l'écriture etc...". Je doute être la seule à avoir sauté une classe de primaire ou à avoir fait un CP anticipé. On ne nous a jamais appelés HQI, on nous a juste contraints méthodiquement, à la maison et à l'école, à accepter de respecter les rails.

Écrit par : dobolino | 02 août 2008

C'est vrai, Brighelli, que vous êtes contre le redoublement en primaire?

Écrit par : dobolino | 02 août 2008

"À cette occasion, plusieurs témoins à décharge citent Voltaire (du moins le croient-ils) : «Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer». Cette célèbre formule, devenue en France le paradigme de la liberté d’expression, a été en fait inventée par un auteur anglo-saxon, Evelyn Beatrice Hall. Elle figure dans son livre : The friends of Voltaire (Les amis de Voltaire), publié en 1906 sous le pseudonyme S[tephen] G. Tallentyre."

http://andre.herodote.net/actualite/voltaire-mahomet-et-la-tolerance-20

Écrit par : Pli | 02 août 2008

Merci, Catmano. Je n'ai pas votre talent ni votre expérience (directe) en primaire, et je ne suis pas assez courageux, (bien qu'en aucune façon HQI) pour prendre la peine de détailler comme vous, mais je partage absolument vos points de vue, vos conceptions, et votre mise en oeuvre.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2008

Merci, Catmano. Je n'ai pas votre talent ni votre expérience (directe) en primaire, et je ne suis pas assez courageux, (bien qu'en aucune façon HQI) pour prendre la peine de détailler comme vous, mais je partage absolument vos points de vue, vos conceptions, et votre mise en oeuvre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 août 2008

Oh, ben merci, c'est gentil.
J'ai pourtant oublié chez les élèves de CM au moins une caractéristique de celui qui "plafonne" : les tracteurs qui défilent toujours en rangs aussi serrés dans les yeux du gamin après plusieurs jours d'entraînement aux conversions de mesures d'aires et de volumes. Vous me direz sans doute que c'est un détail, mais associé aux autres "incompétences", c'est souvent un signe qui ne trompe pas.

Écrit par : catmano | 02 août 2008

Je ne reconnais plus rien, même si on continue à sodomiser les mouches à tour de bras.


Ecrit par : yann | 02 août 2008

Je ne savais pas que ça se faisait avec les bras!!!

Écrit par : Troll | 02 août 2008

"De retour après des aventures mouvementées (les concours des Grandes Ecoles, même par procuration, c'est l'enfer), où sont Robin, Pendariès, Dugong et Cadichon ?
Je ne reconnais plus rien, même si on continue à sodomiser les mouches à tour de bras."

Ecrit par : yann | 02 août 2008

Heureux de vous revoir, Yann!
Vous n'avez pas totalement tort, mais, à ce(s) sujet(s), vous aurez sans nul doute remarqué qu'on a récolté Roger Felts, qui réussit le tour de force de pallier à la fois l'absence d'Anne-Marie Valette et celle de Toto!!!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2008

Ouais, j'ai vu.
L'avantage, c'est qu'on gagne en temps de survol.

Pour Troll : ça pourrait s'appeler du fist fly fucking (FFF).

Écrit par : yann | 02 août 2008

@ Dobolino
Je connais l'ouvrage excellent de Didier Pleux (je vous recommande aussi son article dans Le Livre noir de la psychanalyse). Il a bien entendu raison. Et je n'ai pas été un enfant gâté, j'ai eu droit aux mêmes préceptes que ceux que vous développez avec raison. Mon problème était ailleurs.

@ Brighelli
Je suis absolument d'accord avec ce que vous dites sur les QI et le fait qu'avec de l'entrainement et/ou en apprenant les ficelles, on s'améliore. Le QI n'est (ou ne devrait être) qu'un outil permettant de déceler une différence qu'on appelle "douance", "haute potentialité" mais qu'on appelle aussi "hypersensibilité" dans d'autres milieux. Cette différence s'explique notamment par un usage différent du cerveau et par des stratégies d'adaptation au milieu différentes.
Ce que vous dites sur Bel Ami est excellent !

@ Pil qui écrit :
"Apprendre à apprendre (autant parler de la compétence des compétences), la méthode Assimil, le ludisme : voilà quelques beaux concepts clés du pédagogisme.
Ecrit par : Pli | 02 août 2008 "

"Apprendre à apprendre" doit (devrait) être quelque chose réservé pour le psychologue à destination des élèves ayant des problèmes d'apprentissage.
"Assimil" : vous seriez étonné du fait que ça n'a strictement rien à voir avec les méthodes pédagogistes. Je trouve que ça ressemble à la méthode syllabique de lecture ! On répète, on anône à haute voix et on joue avec ça. Peu à peu, on retient, et on arrive à complexifier. En outre, c'est très formateur car on est forcé d'améliorer la technique proposée pour qu'elle corresponde mieux à sa manière d'apprendre.
"Le ludisme" concerne les stratégies personnelles d'apprentissage, PAS la classe.

L'escroquerie du pédagogisme consiste à faire rentrer dans la classe quelque chose qui concerne le hors classe et à adapter, généraliser et/ou déformer des données particulières pour qu'elles s'adaptent à la théorie dans l'air du temps défendue par le Grand Gourou en Chef afin de monter en grade.

Qu'est-ce que vous voulez qu'un professeur qui a 10, 20, 30 élèves puisse faire face à un élève en grande difficulté pour quelque raison que ce soit sinon du bricolage ? Ce n'est pas à lui de s'adapter à chacun de ses élèves, c'est impossible. C'est aux élèves de s'adapter à lui. Mais certains élèves peuvent avoir besoin d'aide et cette aide ne peut être qu'extérieur à la classe (bref, rendre les psys de collège et de lycée enfin utiles à quelque chose et qu'on fiche un peu la paix aux profs sur les particularités de chacun de leurs élèves !). Dans l'idéal, ce que le prof peut faire c'est déceler un élève ayant des problèmes d'apprentissage et l'envoyer chez le psy de l'établissement pour que cette personne tente de remédier au problème (mais actuellement, c'est déconseillé vu le degré de compétence des psys de collèges et lycées).

Par contre, faire des classes spécialisés par niveau, c'est une bonne manière de faire de la bonne pédagogie différenciée. Après tout, le latin, le grec et/ou l'allemand ont un peu aussi valeur de test QI, non ?

@ Mon QI dans la commode

Le problème du Monde, c'est qu'ils sont noyautés par le lobby psychanalyste (comme la plupart des journaux français d'ailleurs). Ce qui est dit sur la QI brut, j'en suis parfaitement d'accord ; sur l'abus du QI aussi. Mais encore une fois, c'est juste un outil permettant d'élaborer un diagnostic plus complet et plus intéressant sur la douance et de pouvoir tenter telle ou telle stratégie en cas de problème (la douance pour la douance n'est absolument pas intéressante en temps que telle). Le problème des élèves dépressifs, c'est qu'on leur propose en gros deux possibilités : la psychanalyse (ridicule, coûteuse et inutile, mais c'est la chose la plus pratiquée encore dans ce pays) et le traitement chimique. Ce que disent les psys spécialistes de la douance, c'est que pour les enfants en situation d'échec et/ou dépressifs, il faudrait peut-être avant tout voir du côté de la douance car il semble que ce soit dans ce domaine qu'on trouvera le plus grand nombre de diagnostics pertinents et parce que les techniques de soin y sont en définitive, plus simples, moins coûteuses, moins toxiques, plus rapides et plus efficaces.

Écrit par : Basta | 02 août 2008

"la psychanalyse (ridicule, coûteuse et inutile, mais c'est la chose la plus pratiquée encore dans ce pays)"

Ecrit par : Basta | 02 août 2008

Ne confondez-vous pas une discipline, assurément souvent bienfaitrice en elle-même, et les excès qu'elle a parfois pu engendrer?

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2008

Non, Christophe, je ne confonds pas. Si vous analysez en toute bonne foi les arguments de pro et des anti psychanalyse, comme je l'ai fait alors que j'avais un préjugé favorable de la psychanalyse, il ne reste rien du freudisme, mais strictement rien qu'une gigantesque supercherie.

Il existe tout un tas d'arguments (analyses épistémologiques, biographiques, épidémilologiques etc présents dans le Livre noir de la psychanalyse, Les Illusions de la psychanalyse ou Les Illusions de la psychanalyse).

Mais les littéraires peuvent lire l'étude consacré aux élucubrations de Freud sur le rêve dans "Sigmund est fou et Freud a tout faux" de René Pommier.

Un texte de Pommier sur les "amnésies infantiles" selon Freud pour se mettre en bouche ?
http://rene.pommier.free.fr/Freud.html

Écrit par : Basta | 02 août 2008

'l'affaire Siné'

en tant que telle aucun intérêt

en réalité très intéressante dans ce qu'elle révèle indirectement

la gauche française est extrêmement divisée

or un citoyen rationnel ne peut être ni pro-Siné ni pro-BHL

Siné représente le rire bête et méchant, rien de positif, rien de subtil

BHL représente la bien pensance la plus intolérante qui s'autoproclame vertueuse et jète l'anathème sur quiconque pense différemment

exsite t-il une autre gauche, ni extrémiste, ni bien pensante, ni opportuniste de ceux de la soi disante ouverture, des crabes du PS ?

apparemment pas

une tribune publiée dans Le Monde contre la bien pensance est assez intéressante, jusqu'à la chute, terrible, prouvant que l'auteur de la tribune est à mettre dans la même catégorie que ceux qu'ils dénonce : tant lui qui défend Petrella que BHL qui défend Battisti défendent l'inacceptable, l'irresponsabilité de criminels de sang

Écrit par : jim | 02 août 2008

J'ajoute qu'un bon tiers de l'ouvrage de Pommier sur l'inteprétation des rêves selon Freud est disponible à cette adresse :
http://rene.pommier.free.fr/Sigmund00.html

Écrit par : Basta | 02 août 2008

@ Dobolino

Année de naissance : 1971.

Écrit par : Basta | 02 août 2008

Robert Merle : c'est noté, merci !!!

Je repars avec un extrait en forme de dédicace pour les vétérinaires de ce blog !

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=2

Écrit par : johnmarguerite | 02 août 2008

* Je remercie les espécialistes patentés, en particulier J.P. Brighelli et Pli qui ne se sont pas fait piéger par le nom de Voltaire… La formule est heureuse, «Je ne partage pas vos idées, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer», mais il ne la pas prononcé… Et d'ailleurs, cela ne correspondait ni à son caractère, ni à son entregent… Reste que l'analyse qui est faite dans l'adresse fournie par Pli est intéressante. En voici une partie : “…De ce point de vue, les milieux intellectuels n’ont guère évolué depuis Voltaire : ceux qui réclament (avec raison) le droit de critiquer sans entrave le fait religieux sont aussi (à tort) parmi les premiers à mettre des bornes à la liberté de penser l’Histoire (génocides, esclavage, colonisation,…).

* On ne m'a pas interrogé sur les raisons de mon intérêt pour cette question… C'est que je pensais qu'il y avait quelques pratiquants du produit internétien qui n'étaient pas du tout prêts à mourir pour que les autres vivent, mais qui étaient prêts à tuer (virtuellement) pour qu'on n'entende que leur discours formaté.
Exemple type, ces propos de Christophe Sibille du 2 août à Yann qui constate certaines absences (Robin, Pendaries, Dugong et Cadichon) :
Heureux de vous revoir, Yann!
« …Vous n'avez pas totalement tort, mais, à ce(s) sujet(s), vous aurez sans nul doute remarqué qu'on a récolté Roger Felts, qui réussit le tour de force de pallier à la fois l'absence d'Anne-Marie Valette et celle de Toto!!! »
Sans tomber dans l'exagération d'un lutte à mort pour défendre son adversaire, ce serait bien que l'exemple inspiré de la symbolique voltairienne prenne le pas sur la nombrilitude pseudo-intellectuelle d'une réalité beaucoup moins exemplaire

* J'informe par ailleurs que la quatrième et dernière partie du débat sur “Races et racisme” a été mis en place sur mon site.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/08/02/un-debat-sur-races-et-racisme%e2%80%a6-suite-4/
On y trouvera en apothéose l'extrait fourni par Amélie concernant Génétique et racisme, communiqué de 18 généticiens et psychologues californiens. Ceux-ci expriment une conception de la science et de la recherche scientifique proprement effarante qui met encore mieux en perspective la réalité du débat. La fausse phrase de Voltaire, c'est la cerise sur le gâteau…

Écrit par : Roger Felts | 02 août 2008

Un texte de Pommier sur les "amnésies infantiles" selon Freud pour se mettre en bouche ?
http://rene.pommier.free.fr/Freud.html

Ecrit par : Basta | 02 août 2008

Plutôt sympa à lire. J'y ai trouvé cette belle conclusion:



"La démarche de Freud se veut scientifique, mais elle est le contraire d'une démarche vraiment scientifique. Au lieu de partir des faits, il leur demande de le confirmer dans ses idées a priori, quitte à les déformer complètement. Sa démarche n'est pas celle d'un savant, elle est celle d'un philosophe qui prétend obliger les faits à se plier à ses théories".
Ça ne vous rappelle pas les théories pédagogiques modernes, un peu, non?

Écrit par : dobolino | 02 août 2008

Basta, je n'arrive pas à bien comprendre comment il vous a fallu attendre le CAPES pour réaliser que vous n'aviez pas de stratégie d'apprentissage. Quoique... Mon expérience est aussi assez amusante. J'ai passé toute ma scolarité à user de ma mémoire d'éléphant et de ma fort convenable intelligence ainsi que des stratégies qui me furent enseignées pour surmonter toutes les embûches et valider les concours et examens. Ce n'est qu'à partir de mon premier remplacement (je suis vétérinaire), à trois mois du diplôme de fin d'études, que j'ai commencé à élaborer les balbutiements de mes propres stratégies de véritable apprentissage solide. Il me faut en fait partir d'une situation pratique, du soin à apporter à un malade, pour réussir à intégrer véritablement dans mon cerveau toutes les données scientifiques qui sous-tendent la thérapeutique et il ne m'est pas plus intense frustration que de guérir un animal sans savoir exactement le pourquoi de cette guérison, bien que ce soit mon lot quotidien. En gros, c'est à présent qu'il me faudrait suivre des cours de biologie moléculaire, de physiologie etc... avec profit réel.
Impossible pour moi de réellement mémoriser à long terme et autrement qu'en vue de l'épreuve d'examen sans avoir tâté d'un modèle pratique qui fixera les données scientifiques dans mon cerveau, en caricaturant mon mode d'apprentissage.
Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre?

Écrit par : dobolino | 02 août 2008

Moi aussi j'ai lu le texte de René Pommier. C'est brillant, comme toujours, mais pas vraiment convaincant. Ce n'est pas (il me semble) parce qu'un cerveau est immature qu'il ne peut rien enregistrer. J'ai des souvenirs très antérieurs à ma huitième année, et je crois aussi que l'enfant au berceau "absorbe" le climat affectif qui l'entoure. Si la mère est dépressive, angoissée, si elle se laisse aller à des crises d'hystérie, je pense que l'enfant perçoit une insécurité, et qu'il a plus de chance de développer par la suite une névrose d'angoisse.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2008

Ecrit par : catmano | 02 août 2008

La collection de vos précieux écrits s'étoffe...
Ils sont sagement rangés ensemble et accessibles... à tous...
Si un jour la curiosité est trop forte, je vous dirai où ils s'accumulent !!!

Ecrit par : Maminou | 02 août 2008
Où? Les avez-vous classés par genre?

Écrit par : dobolino | 02 août 2008

Dites vraiment votre pensée, Sylvie! Ce texte, excusez-moi, est à peu près du n'importe quoi! Et je peux vous certifier qu'on retrouve, sur le divan, des souvenirs d'évènements qu'on a vécus vraiment beaucoup plus jeune. Mais c'est une évidence, et je ne pense pas qu'il y ait matière à s'attarder sur ce type d'articles.
Je pense que la "Dobolino" qui a manifesté son admiration pour cet article a été "trollée"...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2008

Non, Non,!!! Dobolino pas trollée! Dobolino elle-même et parfaitement réjouie.
Excusez-moi, Sibille, mais Freud me sort pas les trous de nez. Je rejette absolument sa dictature sur nous!

Écrit par : dobolino | 02 août 2008

J'ai lu avec attention et sérieux le texte de Pommier, parce que je le connais pour être l'auteur d'analyses littéraires de valeur. Cela dit, j'ai moi aussi des souvenirs antérieurs à ma scolarisation en maternelle.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2008

Pour DOBOLINO - à propos de la psychanalyse…
Voici ce que j'écris dans ma dernière production sur mon site : C'est la quatrième et dernière partie du récit d'un débat qui éveillera surement des souvenirs vivifiants :
Voici l'extrait :
“j’ignore tout des thèses de Pichot sur ce plan mais je fais l’hypothèse – à vérifier mais ce n’est pas moi qui le ferait car le sujet ne me passionne pas – qu’il a pu se poser la question du noyau de vérité pouvant éventuellement exister dans une thèse globalement rejeté par les milieux scientifiques. Beaucoup de scientifiques s’accordent pour penser que les thèses fondamentales de la psychanalyse ne sont pas scientifiques pourtant des pans entiers de la psychanalyse entrent dans le cadre d’une démarche scientifique… Et une donnée comme l’importance de la relation dans les protocoles thérapeutiques est incontournable. Pour Lyssenko, ma foi, on l’a monté trop haut, pour que le descendre au niveau 0 n’apparaisse pas scientifiquement dérisoire.”

Écrit par : Roger Felts | 02 août 2008

3 questions à Jim :
1) La gauche peut-elle être autre chose qu' "extrémiste" sans devenir la droite ?
2) Qu'est-ce qu'un "citoyen rationnel " ?
3) Quelle est votre définition de "bien pensance" ?

Au plaisir de vous lire !

Écrit par : victor | 02 août 2008

"Même si les phrases sont très, très nunuches"
Les phrases ne sont pas 'nunuches', ELLES SONT HYPER TECHNIQUES !!!!

Relis les ATTENTIVEMENT !!!!



Longue vie aux ALPHAS
Longue vie à Léo & Léa
Longue vie à Roger Felt ;)


Aux chiottes bill6 charmeux frakkon !!!!

Libérez Marie-Jeanne !

Écrit par : toto | 02 août 2008

Lui,il défend Val et Bush,voilà-t-il le bien -pensant type??.

http://www.lefigaro.fr/debats/2008/08/02/01005-20080802ARTFIG00182-les-bons-points-de-george-wbush-.php
..
..
Le bien pensant,c'est l'acteur qui au milieu de sa pièce,s'autorise à lâcher son jeu et son texte pour nous parler de l'intermittence .

etc etc
Il y a de moins en moins de bien-pensants.
Siné est un bien-pensant et Sibille sur ce coup pense tout court.Bravo,Chri Chri.
Bedos voilà la bien-pensance,voilà-ait plutôt.
La bien-pensance a un passage obligé,l'antiaméricanisme.

Écrit par : n'est-ce-pas | 02 août 2008

"n'est-ce-pas" d'une extrême confusion ?

Écrit par : victor | 02 août 2008

L'article d' Alexandre Adler "bla-blateux stipendié" multicarte à l'amicale des bushites est un exercice de haute voltige... avec filet tout de même !
Tous les ex-staliniens reconvertis -et leur déclinaison maoïste-finiront-ils par nous lâcher la grappe ?

Écrit par : victor | 02 août 2008

Je ne connaissais pas du tout René POMMIER… Et Basta, Sylvie Huguet et Dobolino m'ont permis de le découvrir… Je n'en ai pas fait encore le tour donc je ne peux encore dire que mon enthousiasme est sans réserve… En tous les cas, ce que je viens d'en connaître me satisfait pleinement.
Par honnêteté, le fait que R de G (le ranci de la gaule) est déclaré que c'était n'importe quoi, qu'il n'y avait pas matière à s'attarder et qu'une Dobolino l'approuvant ne pouvait être qu'un Troll, n'est pour rien dans mon engagement sous la bannière pommiesque…
Mais le résultat est pourtant là : ce choc frontal de deux esprits qui s'opposent, de deux certitudes qui s'affrontent n'est que le fruit d'une incertitude : R de G a-t-il bien un cerveau ?… Le doute scientifique étant la première étape sur le chemin de la vérité, nous en resterons là : Pommier existe, le cerveau de R de G est dans le même positionnement que Dieu… Certains s'interrogent toujours pour savoir si ce dernier existe. Il paraît qu'il y en a même qui sont surs qu'il existe… Une certitude plus ferme que celle de ceux qui croient que les races n'existent pas…

Sans trop m'attarder, je voudrais intervenir pour qu'on ne dénature pas de bonne foi les positions de Pommier…
Sylvie Huguet écrit :
« Moi aussi j'ai lu le texte de René Pommier. C'est brillant, comme toujours, mais pas vraiment convaincant. Ce n'est pas (il me semble) parce qu'un cerveau est immature qu'il ne peut rien enregistrer. J'ai des souvenirs très antérieurs à ma huitième année, et je crois aussi que l'enfant au berceau "absorbe" le climat affectif qui l'entoure. »

C'est Freud qui parle de “la singulière amnésie qui dissimule à la plupart des hommes (pas à tous !) les six ou huit premières années de leur enfance.” Pour lui, l'amnésie infantile est un « phénomène psychique » qui existe parce que le souvenir est préexistant. Pommier dit qu'il n'y a pas d'amnésie infantile, car à l'origine pas de souvenir parce que pas de maturation suffisante du cerveau… Cette maturation se constituant lentement chez l'homme, mais étant bien réelle : progressivement les souvenirs se constituent sur une matière cérébrale en plein développement. À la naissance, le cerveau est un chef-d'œuvre inachevé. Vous ne vous souvenez de rien. Petit à petit, renforcés par les stimulations extérieures, les phénomènes de maturation permettent la fixation de souvenir de plus en plus élaboré. Il n'y a pas de contradiction entre ce que dit Pommier et le fait que vous ayez des souvenirs de la maternelle… Et le constat que dés le plus jeune âge, l'ambiance, l'environnement joue un rôle va de soit…(Cela nécessiterait un long développement que je n'assurerai pas).
Sauf qu'il ne faut pas en rajouter : j'ai le souvenir de deux émissions “sérieuses” : dans l'une “le scientifique” montrait des dessins de bonhomme-têtard d'enfants de trois à quatre ans et les comparait à des photos d'embryons au stade têtard… Il affirmait avec le plus grand sérieux que cette ressemblance prouvait bien que l'enfant de 3 à 4 ans avait le souvenir de ce qu'il était dans le ventre de sa mère… Un tenant de l'effet apaisant de la musique classique sur le développement de l'embryon, imposait à ses parturientes de se mettre en cercle autour du piano, en se tenant par les bras et les mains bien à plat sur le ventre… Pour renforcer l'effet bienfaisant des ondes sonores par le renforcement de la transmission tactile. À mon avis, si l'embryon dans le ventre de sa mère entend quelque chose, c'est plutôt les battements du cœur et de l'aorte abdominale, les gargouillis de l'estomac et les déplacements gazeux au niveau de l'intestin (les déplacements non gazeux étant le plus souvent silencieux sauf dans la dernière partie de leur périple.) L'accès à Bach et à Beethoven doit suivre d'autres cheminement…
… tout cela dans le cadre de la défense et illustration du Pommier et de sa floraison…
Outre “les amnésies infantiles”, j'ai lu aussi “assez décodé”… Quelques auteurs de commentaire sur ce blog et ailleurs devraient en prendre de la graine, de Pommier… Ils passeraient de trop déconné à cet “assez décodé”.

Écrit par : Roger Felts | 02 août 2008

""Même si les phrases sont très, très nunuches"
Les phrases ne sont pas 'nunuches', ELLES SONT HYPER TECHNIQUES !!!!

Relis les ATTENTIVEMENT !!!!



Longue vie aux ALPHAS
Longue vie à Léo & Léa
Longue vie à Roger Felt ;)


Aux chiottes bill6 charmeux frakkon !!!!

Libérez Marie-Jeanne !"

Ecrit par : toto | 02 août 2008

Ah, Toto, vous nous manquiez! Heureux de voir que le bon air vous a aéré le neurone, (et réciproquement). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2008

"Excusez-moi, Sibille, mais Freud me sort pas les trous de nez. Je rejette absolument sa dictature sur nous!"

Ecrit par : dobolino | 02 août 2008

C'est vraiment obligé, de se laisser "dictatorer"???

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2008

"Et le constat que dés le plus jeune âge, l'ambiance, l'environnement joue un rôle va de soit"

Ecrit par : Roger Felts | 02 août 2008

Attention! Toto est allergique à ce type de phôtt d'aureteaugraf, (je parle de la troisième, évidemment). :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

Dobolino, sur la question des redoublements...
Catmano remarquait plus haut qu'instits et profs ne font décidément pas le même métier. Bien sûr, je parlais des redoublements au Secondaire - ceux qui sont motivés par une insuffisance dans une ou deux matières, dont je pense qu'elles peuvent être récupérées par un travail personnalisé intensif (à condition de vouloir s'y mettre, ce qui est encore une autre question). Je conçois très bien qu'en Primaire, un bébé-lune gagne le droit à une année supplémentaire, le temps de s'extirper de ses couches mentales (on les prend en Maternelle quansd ils sont propres, on devrait les prendre en CP quand ils sont intellectuellement aptes). Et dans le Secondaire, à quoi bon faire redoubler ceux qui n'y arriveront pas parce qu'ils ont des retards abyssaux ? L'une des raisons de mon opposition au collège unique est là, dans le fait qu'il faut trouver une voie pour ceux qui n'y arrivent pas - et quelle que soit leur bonne volonté.
J'attends (d'un ami spécialiste) des renseignements précis sur les situations de handicap pour faire une Note au sujet de l'intégration forcée, dans des classes standard, de gosses qui n'en profitent guère, et en font pâtir les autres. Mais en attendant, plutôt que de nous lamenter sur ce qui arrive aux EIP, on pourrait se demander ce que l'on fait des EIS, Elèves Intellectuellement Sous-développés (et je suis prêt à dévisser la tête de celles et ceux qui m'affirmeront que ça n'existe pas). Comme dit Goscinny dans Astérix en Corse, il y en a, avant de leur faire comprendre quelque chose, on a le temps de tuer un âne à coups de figues molles.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 août 2008

"on pourrait se demander ce que l'on fait des EIS, Elèves Intellectuellement Sous-développés (et je suis prêt à dévisser la tête de celles et ceux qui m'affirmeront que ça n'existe pas)."
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 août 2008

Jean-Paul, je continue à être certain que cette technique d'approche du problème n'est pas viable. (Le dévissage de tête) ;-)
Je pense n'avoir été ni particulièrement intelligent, ni particulièrement stupide, ni spécialement bon élève, ni mauvais. Mais une chose est certaine, c'est que le fait d'avoir redoublé deux fois, (une en quatrième, et une en seconde), ne m'a absolument rien apporté.
Je pense très sincèrement que si l'école, (et, éventuellement, le milieu familial), sans être aucunement constructivistes, avait su me faire comprendre un minimum l'intérêt qu'il pouvait y avoir à bosser, et que la plupart des enseignants que j'ai eu avaient été un peu moins ennuyeux, ma scolarité se serait passée un tout petit peu différemment.
Franchement, si ces dimensions n'existent pas, à quoi le "peut mieux faire" peut-il bien servir?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

Content de vous voir revenir, en tous cas, Jean-Paul. Les charmes que représentent l'idée d'une "dream team" Toto-Roger Felts omniprésente ici, même si elle a un côté assez comique, risquent d'être limités rapidement.
Je suis quasiment certain qu'avant ma psychanalyse, j'aurais eu aussi une légère envie de leur "dévisser la tête".
Mais l'avantage de "l'expérience divanesque", même si elle coûte légèrement plus cher que d'aller créer un blog où se tirer sur la nouille semble être la distraction favorite, (allez voir chez Roger, ça vaut vraiment le coup), aide réellement à faire prendre conscience de l'inutilité de ce genre d'attitudes. L'investissement vaut vraiment le coup! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

Bravo ! R. de G. (le Ravi de la gôche) a réalisé l'exploit de nous offrit un front commun “Toto-Roger Felts”. Toto en arrive même à m'envoyer des messages de soutien… “Long vié à vous, Toto, également.
Bien que nous usassions de styles très différents, le propos de R. de G. (le rassi de la gaule) est d'une vérité irréfutable : à preuve, s'il y avait une manif où un groupe serait porteur d'une banderole “MORT AUX CONS”, Toto et loi, nous nous retrouverions sous cette même bannière.
Sûr que R de G (le ravi de la crèche de la gôche rassi de la gaule ! Ces nobles, c'est pas une sinécure !), Sûr donc que R. de G. serait sur le bord du trottoir, une larme à l'œil, essuyée furtivement par un mouchoir imbibé de moraline et il murmurerait d'une vois de stentor : “… Mais je ne leurs est rien fait ! Pourquoi veulent-ils me tuer.”
R. de G. (Christoffe Sibille) arrêter de vous conduire comme un minet, un minot, un minus qui va chercher l'assentiment du grand frère… J.P. Brighelli, depuis qu'il a failli se battre en duel avec Lafforgue, sait combien ces débats sont vains et passionnants (passion au sens de faiblesse trop humaine). De toute manière, il n'a pas attendu votre conseil pour aller me lire sur mon blog ou le sien… La preuve ?… Depuis, il porte des lunettes en plus de la moustache…

Écrit par : Roger Felts | 03 août 2008

L'avis de quelqu'un qui aurait voulu devenir instit' :

"Je pense beaucoup à cette réforme ces temps-ci, et surtout aux gens qui se retrouvent devant le mur, ces titulaires d'une licence, condamnés à se lancer à eux-mêmes un ultimatum (" cette année ou jamais...") comme si le concours ne constituait déjà pas une sacrée pression en soi.
Je pense que cette réforme, comme toutes celles qu'on nous a pondues cette année, est profondément démagogique, et que sous couvert d'une revalorisation du métier enseignant (qui sera certainement approuvée par une grande partie de l'opinion, tout comme ces histoires de samedi matin et de soutien), il s'agit de se débarrasser vite fait (très) mal fait d'un problème de fond (la formation initiale) et surtout, SURTOUT, de faire des économies. Je suis écoeurée. Et le mot est faible. Entrer dans l'éducation nationale va bientôt être synonyme de sacrifice (si ce n'est déjà la cas).
Je ne me souviens pas d'avoir eu auparavant la sensation plus prégnante d'un acharnement à plomber l'école. "

Écrit par : c. cru | 03 août 2008

"R. de G. (Christoffe Sibille) arrêter de vous conduire comme un minet, un minot, un minus qui va chercher l'assentiment du grand frère… J.P. Brighelli, depuis qu'il a failli se battre en duel avec Lafforgue, sait combien ces débats sont vains et passionnants (passion au sens de faiblesse trop humaine). De toute manière, il n'a pas attendu votre conseil pour aller me lire sur mon blog ou le sien… La preuve ?… Depuis, il porte des lunettes en plus de la moustache…"

Ecrit par : Roger Felts | 03 août 2008

Mon pauvre ami, si vous saviez à quel point je n'ai besoin de l'assentiment de personne... Et nous nous sommes suffisamment "frités", avec Jean-Paul, pour que je reconnaisse les qualités que je lui trouve sans me faire traiter de "minot" par un Roger Felts.
Car, contrairement à vous, je n'ai pas besoin de supplier des blogueurs à genoux, et à chaque occasion, de m'égarer sur une sorte de champ d'épandage qui, aux yeux de son "créateur", est censé développer et argumenter.
Je ne voudrais pas vous faire de peine, mais votre blog n'a strictement aucun intérêt. Auriez-vous besoin, sinon, de faire une sorte de retape permanente et honteuse pour qu'on aille s'y égarer?
Votre accusation de "quête d'assentiment", c'est, encore une illustration intéressante de "la paille et la poutre"... ;-)
Et, je vous en supplie, si vous recherchez un peu de crédibilité, faites un effort au moins minimum sur l'orthographe! On en a "flingué", (au sens figuré), pour moins que ça, ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

Brighelli, se battre en duel avec Lafforgue ? Mais mon cher Roger, ce serait un assassinat. On voit bien que vous ne connaissez pas les individus dont vous parlez. JPB est un tueur, avec une âme de tueur, sous ses airs polis. La même moustache que le capitaine Alatriste, dont il faisait la publicité il y a peu ici même. Près de 100 kgs de méchanceté. Quant à Lafforgue, c'est un mégacéphale avec des embryons de poils sous le nez, pour tenter de faire viril - peine perdue -, et, dessous, une absence de corps qui frise l'abstraction. On comprend qu'il ait polémiqué avec le susdit JPB sur l'horreur que lui inspirent les libertins du XVIIIème, le pôvre. Le tout mesure difficilement 1m60, ce qui fait qu'on risque de l'écraser dans la foule sans même s'en rendre compte - sauf un souvenir malodorant sous la semelle.

Écrit par : Abraxas | 03 août 2008

Bien sûr, je parlais des redoublements au Secondaire - ceux qui sont motivés par une insuffisance dans une ou deux matières, dont je pense qu'elles peuvent être récupérées par un travail personnalisé intensif (à condition de vouloir s'y mettre, ce qui est encore une autre question).

Ecrit par : brighelli | 03 août 2008

Comme ça, à peu près OK sauf que je trouve que le redoublement de la seconde imposé à mon lardon a été un excellent coup de pied au cul où, comme chacun le sait depuis Freud, se situe le centre vital de l'amour de soi. Ceci dit, s'il y avait un troisième trimestre digne de ce nom en seconde, il n'aurait fort probablement pas redoublé, vu que c'était depuis toujours sur ce trimestre qu'il comblait le plus gros de ses lacunes accumulées de septembre à février. Ceci dit, ça continue à se discuter vu que le problème aurait été repoussé en première...

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Abraxas, vous êtes à mon goût! C'est vous qui me rendrez visite, j'espère?

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Quoique si mon lardon (dois-je écrire "mon petit loup" pour ne froisser personne?) avait vécu ses années scolaires sous la menace d'un éventuel rattrapage estival en cas d'insuffisances, il y a fort à parier qu'il aurait maintenu son effort sur le deuxième trimestre.

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Et une autre :

"Ce qui est assez paradoxal, c'est que d'un côté on va élever le niveau du concours, du recrutement, en rendant l'accès au métier beaucoup plus difficile qu'avant...tout ça soit-disant pour un salaire plus élevé...

ET

dans le même temps, on va augmenter massivement la précarité en recourant à des non-titulaires payés au lance-pierre : étudiants ou intérimaires pour effectuer les remplacements, "service minimum" avec remplacement des enseignants par du personnel municipal, etc.

Je ne pense pas qu'on demandera à ces intérimaires d'avoir un master 2, ni même une licence : le bac seul devrait suffire...ou peut-être même aucune condition de diplôme, allez savoir...nous le saurons quand nous verrons fleurir sur les murs d'Adecco des petites annonces du style "école Machin cherche remplaçant pour la période du Tant au Tant. Débutant accepté. Rémunération : SMIC horaire, poste à pourvoir de suite".

Je suis bien d'accord que le premier objectif de cette réforme, c'est de faire dégager les 20 000 postes de stagiaires qui étaient jusqu'ici rémunérés (et qui ne le seront plus puisqu'il n'y aura plus de stagiaires), mais tout de même, il y a là une contradiction majeure entre d'un côté des titulaires à BAC+5 et de l'autre des non-titulaires non-diplômés, et je me demande bien comment Darcos va la justifier...
D'autant plus que même si la liste complémentaire disparaît, les postes vacants ne vont pas disparaître, eux...qui mettra t-on pour les compléter à la place ?
Encore des intérimaires ??? "

Écrit par : c. cru | 03 août 2008

Finalement, nonobstant toute considération superfétatoire, je vous avoue que je me régale à lire les posts de Catmano. A force de la lire ici et de lui téléphoner quand je n'ai pas tout compris, je me sens presque capable de gérer une classe maternelle ou CP ou CE1, voire plusieurs niveaux à la fois. Cette gonzesse a des talents de formatrice exceptionnels. Quand on la lit, on comprend tout, on voit le cheminement qu'elle a suivi avec sagacité à partir de préconçus qu'elle a remis en question systématiquement. C'est "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage" à la puissance mille. C'est un génie qui frotte et polit la théorie au contact de la pratique. C'est un libre penseur qui ne se rallie à aucune chapelle, à aucune mode, à aucune idée préconçue et inamovible qui entraveraient sa marche en avant.
Je ne le dis pas souvent parce que on peut croire que je fais la claque vu que c'est ma frangine, mais, franchement, c'est du tout bon.
Trop bien!

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Ciel ! Dobolino m'a peut-être percé à jour ! Mais gardez-le pour vous, ma chère... Lafforgue n'a pas à savoir les détails de la cuisine.

Écrit par : Abraxas | 03 août 2008

Eh beh ! Fan de chichorle !
T'y es sûre qu'on connaît la même ?
T'as pas envie de faire IEN à Montélo l'année prochaine ?

Écrit par : catmano | 03 août 2008

Ciel ! Dobolino m'a peut-être percé à jour ! Mais gardez-le pour vous, ma chère... Lafforgue n'a pas à savoir les détails de la cuisine.

Ecrit par : Abraxas | 03 août 2008

Croyez-vous vraiment qu'elle soit la seule ?

Écrit par : catmano | 03 août 2008

"Croyez-vous vraiment qu'elle soit la seule ?"

Ecrit par : catmano | 03 août 2008

Bien sûr que non! Nous sommes déjà un certain nombre! ;-)

Dobolino, je ne partage pas votre opinion concernant Siegmund, mais, concernant votre frangine, totalement.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

C'est dommage, la frangine est totalement nulle en rédaction de livre. Ça fait deux fois qu'elle essaie et deux fois qu'on lui dit que ce n'est pas vendeur.
Y'aurait pas une méthode Assimil pour écrire des livres ? Je dois être comme Basta, j'ai des problèmes de stratégie d'apprentissage.

Écrit par : catmano | 03 août 2008

Catmano, sans vouloir remuer le fer, je vous ai dit ce que l'on voulait de vous : que vous cousiez bout à bout, en les reclassant, vos interventions sur ce blog depuis trois ans. Voilà - et ça fera un tabac. Je vous l'ai dit en face, chez moi - du temps où j'avais un chez moi -, et je suis prêt à parier que tous les participants ici vous diraient la même chose. Le livre à faire, vous l'avez déjà fait, et vous l'enrichissez tous les jours (qui donc collationne les posts de Catmano ? Qu'il me les envoie regroupés). Dès que vous cherchez à écrire, vous perdez cette qualité si précieuse - la spontanéité qui fonde la communication, parce qu'elle est séduction, et qui donne envie de lire la suite, parce qu'elle donne à sourire. Vous essayez de préciser vos idées, et vous ne parvenez qu'à réduire le charme.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 août 2008

Il me semble que Maminou a dit il y a peu qu'elle avait tout collecté!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

Ce Boris Vian, que je ne connais pas, est un sale con…

Ecrit par : Roger Felts | 29 juillet 2008

C'était donc de l'humour !!
Drôle, donc, forcément drôle.

J'en ai une autre bien bonne pour vous, de Pierre Desproges (encore un sale con ?) : "Noël au scanner, Pâques au cimetière."
Hilarant, non ?

Écrit par : le vengeur masqué | 03 août 2008

""Apprendre à apprendre" doit (devrait) être quelque chose réservé pour le psychologue à destination des élèves ayant des problèmes d'apprentissage.
"Assimil" : vous seriez étonné du fait que ça n'a strictement rien à voir avec les méthodes pédagogistes. Je trouve que ça ressemble à la méthode syllabique de lecture ! On répète, on anône à haute voix et on joue avec ça. Peu à peu, on retient, et on arrive à complexifier. En outre, c'est très formateur car on est forcé d'améliorer la technique proposée pour qu'elle corresponde mieux à sa manière d'apprendre.
"Le ludisme" concerne les stratégies personnelles d'apprentissage, PAS la classe.

L'escroquerie du pédagogisme consiste à faire rentrer dans la classe quelque chose qui concerne le hors classe et à adapter, généraliser et/ou déformer des données particulières pour qu'elles s'adaptent à la théorie dans l'air du temps défendue par le Grand Gourou en Chef afin de monter en grade.

Qu'est-ce que vous voulez qu'un professeur qui a 10, 20, 30 élèves puisse faire face à un élève en grande difficulté pour quelque raison que ce soit sinon du bricolage ? Ce n'est pas à lui de s'adapter à chacun de ses élèves, c'est impossible. C'est aux élèves de s'adapter à lui. Mais certains élèves peuvent avoir besoin d'aide et cette aide ne peut être qu'extérieur à la classe (bref, rendre les psys de collège et de lycée enfin utiles à quelque chose et qu'on fiche un peu la paix aux profs sur les particularités de chacun de leurs élèves !). Dans l'idéal, ce que le prof peut faire c'est déceler un élève ayant des problèmes d'apprentissage et l'envoyer chez le psy de l'établissement pour que cette personne tente de remédier au problème (mais actuellement, c'est déconseillé vu le degré de compétence des psys de collèges et lycées).

Par contre, faire des classes spécialisés par niveau, c'est une bonne manière de faire de la bonne pédagogie différenciée. Après tout, le latin, le grec et/ou l'allemand ont un peu aussi valeur de test QI, non ?"

Ecrit par : Basta

Tout d’abord, l’expression "apprendre à apprendre ", au sens strict, est un non-sens : si apprendre peut être sa propre condition de possibilité, alors il n’y a pas de raison de ne pas devoir, pour commencer en toute rigueur, régresser à l’infini. De plus apprendre, cet acte qui consiste, pour un individu, à accéder aux savoirs qui lui sont nouveaux, donc d’abord inassimilables - sans quoi ils ne lui seraient pas véritablement nouveaux et, de ce fait, ne constitueraient pas un réel apprentissage -, apprendre, donc, est divers par principe, aussi divers que le sont les savoirs, de telle sorte qu’on ne puisse jamais parvenir au moment où l’on sache enfin apprendre, pas plus, en d’autres termes, que créer ne résulte du suivi d’un ensemble de règles.

Mais il existe bien des pratiques qu’on désigne par cette expression. Or que sont-elles ? Au mieux, un ensemble de recettes pour se concentrer et mémoriser, au pire, une invitation à la métacognition.

Au mieux, donc, des recettes pour se concentrer et mémoriser ; mais ce ne sont là que deux pauvres dimensions de l’apprentissage : d’abord, même si la concentration est là, lors des moments d’apprentissage, il n’est pas sûr que viser la concentration soit fructueux et même puisse réussir, si tant est que la concentration soit bien un acte et non pas l’abstraction, sur le phénomène du travail, du simple fait d’être pris dedans ; ensuite, apprendre ne se réduit pas à mémoriser, et l’usage d’une stratégie de mémorisation fait prendre ce qui est tout au plus un moyen pour une fin, ce dont il ne saurait résulter, dans bien des cas, le savoir requis.

Au pire, une métacognition : en effet, cette réflexion sur ses propres stratégies d’apprentissage n’est qu’une forme d’introspection où l’on se met, au lieu de constater ce qu’elles sont comme cela peut arriver à même son travail, à délirer ces stratégies et, tout du moins, à s’enfermer dans les méandres intimes que l’on crée à foison en se fouillant, jusqu’à ne plus être que le spécialiste – supposé - de son propre esprit. Et finalement, on se met a apprendre moins qu’à s’émerveiller sur ce qui se passe en soi quand on apprend, et même à ne plus apprendre vraiment – et sa propre architecture spirituelle devient alors l’excuse de son ignorance. On pourra d’ailleurs remarquer que les "métacogniticiens" sont en général assez incultes, ne s’intéressant au mieux qu’à ce qui entre en résonance avec ce dont ils sont, à la lettre, captifs: les méandres de leur esprit.

Il n’y a donc pas lieu d’apprendre à apprendre – bien plutôt de désapprendre ce qui empêche d’apprendre.

Pour ce qui est de la méthode Assimil, elle est basée sur les principes de la pédagogie de la maîtrise (héritière du béhaviorisme) : définition de l’objectif – modeste mais précis ; décomposition de la compétence visée en compétences plus simples dont on organise l’enchaînement de l’acquisition jusqu’au terme ; évaluation fréquente du niveau de maîtrise et révision en cas d’échec. Ici, l’apprentissage est supposé être réduit à l’essentiel. Mais à quoi, exactement ? A un ensemble de savoirs – préalablement atomisés puis enchaînés selon un ordre de supposition par les suivants des précédents – qu’il s’agit de stocker en mémoire. Or comment une si faible ambition pourrait-elle constituer l’essentiel d’un enseignement ? Que la description de l’apprentissage comme maillage des nouvelles compétences sur les prérequis soit valable est une chose, qu’on en puisse déduire un meilleur enseignement – parce qu’enfin réduit à l’essentiel - en est une autre, et dans la mesure où Assimil tient sur ce pari, il s’agit bien là de pédagogisme (dévoiement d’un enseignement à partir d’une pédagogie hâtivement déduite d’une théorie).

Le ludisme, quant à lui, suppose une séparation possible entre la méthode et la contenu de l’apprentissage, symptôme du pédagogisme. Mais à quoi ressemble une méthode ludique pour apprendre, par exemple, à disserter ? Seul le cours magistral respecte l’esprit qui convient à cet apprentissage.

A propos de l’adaptation, enfin. Vous dites que ce n’est pas à l’enseignant de s’adapter aux élèves, mais l’inverse qui doit se produire, puisque autrement, ce ne serait pas possible. Et certes, on ne peut qu’être d’accord avec vous : l’injonction pédagogiste (parce que c’est bien souvent à ça, que conduit la prise en charge des prérequis) qui veut que ce soit l’enseignant qui s’adapte à chacun de ses élèves conduit celui-ci à ne plus rien enseigner à tous – c’est-à-dire à ne plus enseigner du tout. Mais justement, s’il s’agit d’un cours où il n’est plus question que de faire des exercices à la limite du jeu et des débats, est-ce bien encore à l’élève de s’adapter à l’enseignant ? Non bien sûr, car il n’apprendra rien de bien formateur en plus, par cette adaptation - si bien qu’on peut même se demander si ce n’est pas alors le déploiement de sa capacité à ne pas s’adapter, qui lui serait le plus bénéfique. Votre propos ne concerne donc que le cours magistral, et le mouvement qu’il faut effectuer pour se disposer à lui est plus précisément une élévation, parce que c’est seulement là qu’on se trouve en plein régime d’acquisition du savoir en tant qu’exposé dans toute sa richesse.

Ceci dit, visites chez le psychologue, travail avec Assimil, ludisme, il n’y a pas à juger de cela si c’est bien ce dernier point qu’il s’agit d’atteindre et que cela le permet effectivement – car on ne saurait affirmer qu’ils ne puissent constituer, pour certains, des détours nécessaires au dépassement des obstacles internes à leur faculté de connaître – mais cela, toutefois, ne saurait être qu’un moment du processus.

Écrit par : Pli | 03 août 2008

Je vous l'ai dit en face, chez moi - du temps où j'avais un chez moi -,
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 août 2008
Vous avez été expulsé? Brighelli est SDF. C'est d'un banal. Même avec un salaire de prof agrégé et des droits d'auteur, on ne trouve plus à se loger.
Au fait, pourquoi vous cherchez sur Marseille, vous avez été muté là-bas?

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

La bien pensance* informatique,c'est quand vous êtes dix à table et qu'on parle informatique et que les deux seuls Macs arrivent à faire taire et culpabiliser tout le monde avec leurs théories alors que tout le monde sait, même eux, qu'avec le honni PC et Windows qu'ont les huit autres, ils en font deux fois plus que ces deux héros du clic intelligent.
Mais Mac c'est bien,le reste c'est mal.c'est comme ça.
Windauber,va !
..
..
Mais pour qu'il y ait bien-pensance véritable,il faut que ce soit deux Mac antiaméricains,sinon,il reste de l'espoir pour la pensance pure.

Écrit par : Mac intox et Mac Cain | 03 août 2008

Il me semble que Maminou a dit il y a peu qu'elle avait tout collecté!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

De toute façon, je crois savoir que Catmano a tout aussi. On se réunit, on fait un TPE ensemble avec Catmano comme encadreur et on lui fait tout un ramassis de copiés-collés en forme de bouquin. Et hop!

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

* le vengeur masqué a écrit : J'en ai une autre bien bonne pour vous, de Pierre Desproges (encore un sale con ?) : "Noël au scanner, Pâques au cimetière."
Hilarant, non ?

La différence entre Pierre Desproges qui effectivement, tout comme Boris Vian, avait de l'humour et le vengeur masqué, c'est que Pierre Desproges avait un cancer. Alors que derrière le masque du vengeur il y a le vide intégral, sidéral, abyssal de la bêtise à son niveau le plus extrême de pureté. Cela existe, ce soir, je l'ai rencontré…

Écrit par : Roger Felts | 03 août 2008

* le vengeur masqué a écrit : J'en ai une autre bien bonne pour vous, de Pierre Desproges (encore un sale con ?) : "Noël au scanner, Pâques au cimetière."
Hilarant, non ?

La différence entre Pierre Desproges qui effectivement, tout comme Boris Vian, avait de l'humour et le vengeur masqué, c'est que Pierre Desproges avait un cancer. Alors que derrière le masque du vengeur il y a le vide intégral, sidéral, abyssal de la bêtise à son niveau le plus extrême de pureté. Cela existe, ce soir, je l'ai rencontrée…

Écrit par : Roger Felts | 03 août 2008

Stratégie d'apprentissage imparable pour Basta et tous les autres.
http://www.dailymotion.com/video/x1app0_le-fut-du-canon
Bravo à Mac Intox et Mac Cain! C'est ceux qui en parlent le moins qui en mangent le plus...
Vive le peuple et les PC plug and play. Vive le défunt Paris FC! Petit QI mais franche gaieté de vivre. Marre de la dictature snobinarde de la bien-pensance. Comme si utiliser un Mac n'était pas la preuve la plus criante qu'on est un bobo ravi de gôche, se partageant entre le Marais et l'Ile de Ré ou rêvant d'en avoir les moyens. Je suis certaine que tous les "masets" du Lubéron sont équipés de Mac'.
Ils vont jusqu'à nous piquer notre Tour de France, ces sangsues!

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Alors que derrière le masque du vengeur il y a le vide intégral, sidéral, abyssal de la bêtise à son niveau le plus extrême de pureté. Cela existe, ce soir, je l'ai rencontré…

Ecrit par : Roger Felts | 03 août 2008

Vous avez mis du temps!

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Il me semble que certains trollent en volant les pseudos des autres intervenants. Je me trompe ?

@ Dobolino
Je comprends parfaitement votre manière de procéder. En philo, j'avais des notes excellentes en terminale et je n'ai jamais vraiment appris un cours. Citer un auteur me barbait au possible. A la place, je préférais faire marcher mon cerveau et, mi-rêvant, mi-pensant en fumant une vingtaine de cigarettes à la suite, élaborer des théories que je me suis parfois surpris à retrouver - certes mieux élaborées mais parfois bien moins écrites aussi je dois le dire :-) - chez de vrais philosophes par la suite.
Au bac, par contre, la personne qui m'a corrigé a sensiblement tenu compte du fait que j'avais cité peu d'auteurs... hum :-)

***

Une citation de Freud qu'il faudrait vérifier parce que c'est la première fois que je la lis et parce que je la trouve absolument phénoménale :

"Le destin de la femme doit rester ce qu'il est : dans sa jeunesse, celui d'une délicieuse et adorable chose ; dans l'âge mûr, celui d'une épouse aimée... L'envie de réussir chez une femme est une névrose, le résultat d'un complexe de castration dont elle ne guérira que par une totale acceptation de son destin passif."
Sigmund FREUD , La Féminité, 1932

Écrit par : Basta | 03 août 2008

Une citation de Freud qu'il faudrait vérifier parce que c'est la première fois que je la lis et parce que je la trouve absolument phénoménale :

"Le destin de la femme doit rester ce qu'il est : dans sa jeunesse, celui d'une délicieuse et adorable chose ; dans l'âge mûr, celui d'une épouse aimée... L'envie de réussir chez une femme est une névrose, le résultat d'un complexe de castration dont elle ne guérira que par une totale acceptation de son destin passif."
Sigmund FREUD , La Féminité, 1932

Ecrit par : Basta | 03 août 2008

Y'a des chances que ce soit véridique car c'est justement ce qu'on m'a asséné sur le divan. Je précise, à toutes fins utiles, que l'analyste était une femme...

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

" Alors que derrière le masque du vengeur il y a le vide intégral, sidéral, abyssal de la bêtise..." (écrit par Roger Felts)

Oui, c'est aussi ce que j'ai pensé.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 août 2008

C'est ce qu'on a tous pensé.

Écrit par : catmano | 03 août 2008

On a même pensé à:
"Peut-on rire de tout? Oui! Peut-on rire avec tout le monde? Non!"
Vengeur masqué, quand j'avais dix ans, je me suis allègrement moqué de trois myopes, frères et sœurs, de mon âge. On les appelait les binoclards... Six mois après, ma vue commençait à baisser et justifiait les lunettes tant moquées. Mes dix ans y ont vu la justice immanente
Vengeur masqué, on ne peut que vous souhaiter d'être emmasqué...
Et vous savez que je garde un chien de ma chienne à ce crapaud de Felts qui m'a soigneusement ridiculisée sur son blog, la vieille salope!

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Mais pour qu'il y ait bien-pensance véritable,il faut que ce soit deux Mac antiaméricains,sinon,il reste de l'espoir pour la pensance pure.

Ecrit par : Mac intox et Mac Cain | 03 août 2008



Fréhel
OÙ EST-IL DONC?
Paroles: A. Decaye, Lucien Carol, musique: Vincent Scotto, 1926


Y'en a qui vous parlent de l'Amérique
Ils ont des visions de cinéma
Ils vous disent "quel pays magnifique"
Notre Paris n'est rien auprès de ça
Ces boniments-là rendent moins timide,
Bref, l'on y part, un jour de cafard...
Ça fera un de plus qui, le ventre vide
Le soir à New-York cherchera un dollar
Au milieu des gueuses, des proscrits,
Des émigrants aux coeurs meurtris;
Il pensera, regrettant Paris

REFRAIN:
Où est-il mon moulin de la Place Blanche?
Mon tabac et mon bistrot du coin?
Tous les jours étaient pour moi Dimanche!
Où sont-ils les amis les copains?
Où sont-ils tous mes vieux bals musette?
Leurs javas au son de l'accordéon
Où sont-ils tous mes repas sans galette?
Avec un cornet de frites à dix ronds
Où sont-ils donc?

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Ben alors?????????, Et la psychothérapie de groupe, merde!
Felts, par pitié, alignez-moi ou je meurs...

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Dobolino, je vous ai ridiculisé, mais avec amour et parce que je sais que vous avez le sens de l'humour.
R.F.
Je suis satisfait de savoir qu'il y a au moins une personne qui lit mon blog !
PS : Je vois que vous ne vous entêtez pas dans l'erreur et que vous écrivez crapaud correctement

Écrit par : Roger Felts | 03 août 2008

Dobolino, je vous ai ridiculisé, mais avec amour et parce que je sais que vous avez le sens de l'humour.
R.F.


Ecrit par : Roger Felts | 03 août 2008
Vous êtes décevant... pire que ma fille qui vient de me fracasser mon onduleur, la petite vermine.
Et j'écris crapeau comme les crapaudes de Freud.

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

Quand on suscite l'amour marseillais, Felts, y'a intérêt à avoir le sens de l'humour...

Écrit par : dobolino | 03 août 2008

"C'est ce qu'on a tous pensé."

Ecrit par : catmano | 03 août 2008

Je confirme. Je n'aime pas ce genre d'attaque.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

Concernant Freud, et malgré certaines erreurs, (compréhensibles si l'on tient compte du contexte) concernant la sexualité féminine, (et masculine, donc), il serait bon que les femmes, (donc les hommes également) reconnaissent quand même ce qu'elles lui doivent. (Avant lui, les femmes étaient assez facilement considérées comme "hystériques".)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2008

@ M. Sibille :`
Je regarde depuis quelque temps le site Bonnet d'âne, car les problèmes de l'enseignement m'intéressent. Aujourd'hui, j'interviens pour la première fois, car une polémique assez vive vous oppose à un autre internaute. Contrairement à ceux qui pourraient la qualifier de dérisoire, je pense, en allant au fond des choses, qu'elle concerne deux conceptions du débat et deux visions différentes de la notion de progrès… Mais je n'irai pas plus loin sur ce plan, c'était simplement pour invalider le côté dérisoire. Cela peut mériter l'attention (en tous les cas mon attention).
Sur la manière, j'ai quand même des choses à dire… Je m'adresse plutôt à vous, mais j'espère bien dans un prochain post m'adresser à l'autre.
Ainsi dans votre commentaire vous écrivez : “ allez voir chez Roger, ça vaut vraiment le coup…” qui était précédé de : (la psychanalyse)…“Même si elle coûte légèrement plus cher que d'aller créer un blog où se tirer sur la nouille semble être la distraction favorite… ”
J'ai donc suivi votre recommandation et me suis rendu sur le site de M. Roger Felts… J'ai d'abord consulté les dix dernières interventions :
- quatre textes, forts longs, étaient une reprise plus lisible du débat sur “races et racisme ” qui avait eu lieu sur ce blog et où il avait était un participant très actif. Il semble qu'il avait plus de choses à dire que vous sur le sujet et son interlocuteur principal, le professeur Pedro Cordoba del Toro de la Sorbonne n'a pas mégoté pour lui répondre.
-Une intervention faisait de la publicité pour Riposte Laïque en reproduisant un éditorial de Cyrano (est-ce le même que celui qui intervient sur ce site ?) sur “Le débat sur le voile ne doit pas s'arrêter à la burqa”.
-Une intervention où il s'excusait d'être moins présent sur son site du fait de sa participation active au débat sur les races dans Bonnet d'âne.
- Une intervention où il célébrait l'année qui le séparait de son opération primitive.
- Une intervention “Défense solidaire” où il évoque un fait divers curieux : une psychiatre qui s'est révélé être un corbeau…
- Un article “une incinération d'insinuations” où il évoque la polémique dont il prétend être victime entre vos propos qu'il juge médisants et qu'il résume dans “Ah, Felts ! Bof ! c’est long, ennuyeux et pas du tout original…” et ceux qu'il estime plus proche de la réalité “ Chez Felts, il y a du vécu, de l’identification, de l’humour et souvent du contenu…”
- Enfin un article sur les lectures “sérieuses” de vacances moins sérieuses où il conseille Philippe Muray, Jacques Bouveresse, J.C. Michéa, J.P. Brighelli et René Pommier…

Après la lecture attentive de ces dix contributions, j'avoue que je ne vois pas trop le sens que vous pouvez donner à la phrase “se tirer sur la nouille” ? Quelle différence faite vous entre la masturbation intellectuelle et la réflexion intellectuelle ? Qu'un prolo ne soit pas clair sur cette question ! Et encore ! Mais un enseignant ?
Je me suis dit que je n'avais peut-être pas été assez au fond des choses… Et je me suis plongé dans le reste du site… Sans prétendre avoir pu faire le tour des choses, car l'abondance y est extrême (trois ans de blog actif). Mon bref résumé est donc très incomplet : j'ai cru y voir des mises en bouche (4), des textes personnels (une vingtaine), des branchés cul, mais avec distinction (5), des textes en tout irréligiosité (8), des textes pour penser avec sa tête (5), sur les jeunes (6), sur la dure vie de l'école et la dure école de la vie (10), sur le politiquement incorrect (25), des feuilletons (5) et même un texte pataphysicien… j'en oublie sûrement.
Mais rien qui peut laisser supposer l'absence totale d'intérêt que vous semblez prêtée à ce blog. Il est évidemment inégal. Certains textes sont excellents, d'autres mériteraient d'être retravaillé. Quelques uns sont médiocres ou purement conjoncturels à l'époque où ils ont été rédigés. Rien qui mérite cet excès d'indignités. Vos trente-cinq années de psychanalyse ne vous ont-elles pas appris à mieux contrôler vos affects afin qu'ils ne se distancient pas trop de la réalité ?

J'ai noté que dans vos critiques, le fond, en dehors de jugements péremptoires n'était jamais abordé. Vous insistez sur la longueur des propos… Et vous ne répondez qu'en quatre lignes, ce qui vous dispense d'aborder le fond des problèmes. Vous vous appesantissez sur les fautes d'orthographe… En temps habituel, on pourrait dire que c'est mesquin, mais de bonne guerre… Mais après qu'il ait expliqué que de très grosses fautes avaient été faites après avoir subi une chimio, vous revenez dessus, et vous revenez encore dessus, au risque de vous mettre dans une position indéfendable… Où personne ne dit rien, mais n'en pense pas moins… À de propos, je vous conseille d'aller lire sur son blog, l'histoire intitulée “Monsieur, vous êtes un con”… Cela ne concerne pas l'orthographe, mais c'est tout comme.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/06/26/monsieur-vous-etes-un-con-%e2%80%a6/

J'ai constaté aussi que vous maîtrisez mal les catégories ordinaires de la logique : sur un post, vous prenez à témoin le gérant des lieux pour pointer l'abominable dream-team Toto-Roger Felts et son caractère omniprésent, “assez” comique, mais très limité… Et le post suivant vous déclarer : “Mon pauvre ami, si vous saviez à quel point je n'ai besoin de l'assentiment de personne...” Ce qui enlève toute cohérence à l'ensemble des propos. Prenez garde aussi à la crédibilité de ce que vous affirmez. Quand vous dénoncez l'omniprésence du couple infernal Toto – Felts que vous avez créé de toutes pièces, avez-vous pensez à comptabiliser le nombre d'interventions que vous faites chaque jour, chaque semaine, chaque mois pour les comparer aux leurs. Je ne pense pas que vous suggériez que vos contributions sont tellement creuses que leur omniprésence représente plus une présence absence qu'une quelconque omnipotence…

Bien qu'il y aurait encore bien des choses à dire, je vais m'arrêter là. Je ne tiens pas à être comparé à votre adversaire pour la longueur de mes propos.
Ne voyez pas dans ces critiques une quelconque volonté de vous nuire. C'est pour vous en tiriez le suc afin que dans vos prochaines polémiques vous soyez mieux armé et puissiez d'avantage faire illusion… Je pratiquerai pareil avec votre adversaire dans un prochain post… Mais avec lui, c'est plus compliqué, car il en dit beaucoup… C'est plus difficile de trier le bon grain de l'ivraie. Enfin pour vous c'est simple : peut mieux faire, beaucoup d'ivraie, le bon grain a du être bouffé par les rats !

Écrit par : Héraclite | 03 août 2008

""Le destin de la femme doit rester ce qu'il est : dans sa jeunesse, celui d'une délicieuse et adorable chose ; dans l'âge mûr, celui d'une épouse aimée... L'envie de réussir chez une femme est une névrose, le résultat d'un complexe de castration dont elle ne guérira que par une totale acceptation de son destin passif."

BASTA, cette citation de Freud (il s'agit bien d'un extrait d'une lettre à sa future femme - voir les "Lettres à Martha" ) n'est jamais qu'un reflet du sexime ordinaire de la société bourgeoise de son époque ... Et c'est franchement une douce rigolade quand on sait ce qu'en fera un Lacan !

Écrit par : Hervé (de passage) | 04 août 2008

@ Christophe
Et de quoi devrait donc être reconnaissante l'humanité au sieur Freud ? D'avoir inventé le traitement de l'héroïnomanie par la cocaïne ? (traitement tout aussi efficace que la psychanalyse et qui valut au charlatan sa célébrité, son goût immodéré pour la poudre blanche et ses idées de grandeurs ainsi que ses premiers morts sur ce qu'il pouvait avoir de conscience)

"Je me dis souvent pour apaiser le conscient : surtout ne pas vouloir guérir, apprendre et gagner de l'argent ! Ce sont les représentations de but conscientes les plus utilisables."
(S. Freud à Jung, lettre du 25-01-1909.).

@ Dobolino
J'échange n'importe quel sketch de Fernand Reynaud contre tout Freud !

Écrit par : Basta | 04 août 2008

Christophe Sibille intervient ici plutôt sur le mode de la conversation ; il n’est donc pas pertinent d’évaluer le contenu théorique de ses interventions puisque exposer une position argumentée n’est pas ce qu’il cherche à faire. Il exprime une sensibilité, avec prudence et, généralement, sans réelle méchanceté (sauf, parfois, en réponse aux agressions, qui ne sont pas rares ici).

Je m’accorde cependant avec vous sur le problème du fond, ou, disons plutôt, de la profondeur argumentative : comme il n’y en a pas, et que ses diverses prises de position n’ont pas de cohérence simple, on reste toujours dubitatif sur le sens réel de ses assentiments et refus – ce qui peut mériter critique, mais nullement le CS bashing auquel certains se laissent parfois aller.

Pour étayer mon propos, ci en lien le résumé du débat RF-CS :
http://www.dailymotion.com/video/x2hwaj_kennedy-vs-batista-great-american-b_extreme

Écrit par : Pli | 04 août 2008

Quand je parlais de "se tirer sur la nouille", je faisais référence à la partie du blog de Roger Felts- Héraclite, (la faute d'orthographe-type qui émaille ses posts, et qui consiste à remplacer un participe passé par un infinitif, aurait tendance à faire sérieusement songer à ce dédoublement), où il détaille ce qui se passe ici... Et où, effectivement, il y a assez peu de distanciation avec ses propres affects, et qui sont sans aucune contestation possible un verbiage peu intéressant.
J'avoue que je me suis peu appesanti sur le reste, par manque de temps. Je le ferai, dès que je reviens de cette semaine de congés qui se prépare.
Si j'argumente assez peu, (sauf sur les sujets qui me touchent directement et-ou sur lesquels je considère que tout, ou à peu près, a été dit), c'est en effet parce que, d'une part, certains, comme Pedro, le font beaucoup mieux que moi, et, d'autre part, je travaille en parallèle sur "l'ordi" à des réalisations musicales qui me prennent pas mal de temps, et desquels je me "sors" de temps en en intervenant sur le mode de la conversation. Une sorte de "récréation", disons. Mais, si vous regardez bien, il m'arrive quand même d'être plus détaillé et argumentatif.
Ceci-dit, Héraclite-Roger, je suis indigné par l'attaque qui a été portée contre vous hier, attaque que je trouve trop facile, et assez mesquine.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 août 2008

@ M. Sibille :`
Je regarde depuis quelque temps le site Bonnet d'âne, car les problèmes de l'enseignement m'intéressent. Aujourd'hui, j'interviens pour la première fois, car une polémique assez vive vous oppose à un autre internaute. Contrairement à ceux qui pourraient la qualifier de dérisoire, je pense, en allant au fond des choses, qu'elle concerne deux conceptions du débat et deux visions différentes de la notion de progrès… Mais je n'irai pas plus loin sur ce plan, c'était simplement pour invalider le côté dérisoire. Cela peut mériter l'attention (en tous les cas mon attention).
Sur la manière, j'ai quand même des choses à dire… Je m'adresse plutôt à vous, mais j'espère bien dans un prochain post m'adresser à l'autre.
Ainsi dans votre commentaire vous écrivez : “ allez voir chez Roger, ça vaut vraiment le coup…” qui était précédé de : (la psychanalyse)…“Même si elle coûte légèrement plus cher que d'aller créer un blog où se tirer sur la nouille semble être la distraction favorite… ”
J'ai donc suivi votre recommandation et me suis rendu sur le site de M. Roger Felts… J'ai d'abord consulté les dix dernières interventions :
- quatre textes, forts longs, étaient une reprise plus lisible du débat sur “races et racisme ” qui avait eu lieu sur ce blog et où il avait était un participant très actif. Il semble qu'il avait plus de choses à dire que vous sur le sujet et son interlocuteur principal, le professeur Pedro Cordoba del Toro de la Sorbonne n'a pas mégoté pour lui répondre.
-Une intervention faisait de la publicité pour Riposte Laïque en reproduisant un éditorial de Cyrano (est-ce le même que celui qui intervient sur ce site ?) sur “Le débat sur le voile ne doit pas s'arrêter à la burqa”.
-Une intervention où il s'excusait d'être moins présent sur son site du fait de sa participation active au débat sur les races dans Bonnet d'âne.
- Une intervention où il célébrait l'année qui le séparait de son opération primitive.
- Une intervention “Défense solidaire” où il évoque un fait divers curieux : une psychiatre qui s'est révélé être un corbeau…
- Un article “une incinération d'insinuations” où il évoque la polémique dont il prétend être victime entre vos propos qu'il juge médisants et qu'il résume dans “Ah, Felts ! Bof ! c’est long, ennuyeux et pas du tout original…” et ceux qu'il estime plus proche de la réalité “ Chez Felts, il y a du vécu, de l’identification, de l’humour et souvent du contenu…”
- Enfin un article sur les lectures “sérieuses” de vacances moins sérieuses où il conseille Philippe Muray, Jacques Bouveresse, J.C. Michéa, J.P. Brighelli et René Pommier…

Après la lecture attentive de ces dix contributions, j'avoue que je ne vois pas trop le sens que vous pouvez donner à la phrase “se tirer sur la nouille” ? Quelle différence faite vous entre la masturbation intellectuelle et la réflexion intellectuelle ? Qu'un prolo ne soit pas clair sur cette question ! Et encore ! Mais un enseignant ?
Je me suis dit que je n'avais peut-être pas été assez au fond des choses… Et je me suis plongé dans le reste du site… Sans prétendre avoir pu faire le tour des choses, car l'abondance y est extrême (trois ans de blog actif). Mon bref résumé est donc très incomplet : j'ai cru y voir des mises en bouche (4), des textes personnels (une vingtaine), des branchés cul, mais avec distinction (5), des textes en tout irréligiosité (8), des textes pour penser avec sa tête (5), sur les jeunes (6), sur la dure vie de l'école et la dure école de la vie (10), sur le politiquement incorrect (25), des feuilletons (5) et même un texte pataphysicien… j'en oublie sûrement.
Mais rien qui peut laisser supposer l'absence totale d'intérêt que vous semblez prêtée à ce blog. Il est évidemment inégal. Certains textes sont excellents, d'autres mériteraient d'être retravaillé. Quelques uns sont médiocres ou purement conjoncturels à l'époque où ils ont été rédigés. Rien qui mérite cet excès d'indignités. Vos trente-cinq années de psychanalyse ne vous ont-elles pas appris à mieux contrôler vos affects afin qu'ils ne se distancient pas trop de la réalité ?

J'ai noté que dans vos critiques, le fond, en dehors de jugements péremptoires n'était jamais abordé. Vous insistez sur la longueur des propos… Et vous ne répondez qu'en quatre lignes, ce qui vous dispense d'aborder le fond des problèmes. Vous vous appesantissez sur les fautes d'orthographe… En temps habituel, on pourrait dire que c'est mesquin, mais de bonne guerre… Mais après qu'il ait expliqué que de très grosses fautes avaient été faites après avoir subi une chimio, vous revenez dessus, et vous revenez encore dessus, au risque de vous mettre dans une position indéfendable… Où personne ne dit rien, mais n'en pense pas moins… À de propos, je vous conseille d'aller lire sur son blog, l'histoire intitulée “Monsieur, vous êtes un con”… Cela ne concerne pas l'orthographe, mais c'est tout comme.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/06/26/monsieur-vous-etes-un-con-%e2%80%a6/

J'ai constaté aussi que vous maîtrisez mal les catégories ordinaires de la logique : sur un post, vous prenez à témoin le gérant des lieux pour pointer l'abominable dream-team Toto-Roger Felts et son caractère omniprésent, “assez” comique, mais très limité… Et le post suivant vous déclarer : “Mon pauvre ami, si vous saviez à quel point je n'ai besoin de l'assentiment de personne...” Ce qui enlève toute cohérence à l'ensemble des propos. Prenez garde aussi à la crédibilité de ce que vous affirmez. Quand vous dénoncez l'omniprésence du couple infernal Toto – Felts que vous avez créé de toutes pièces, avez-vous pensez à comptabiliser le nombre d'interventions que vous faites chaque jour, chaque semaine, chaque mois pour les comparer aux leurs. Je ne pense pas que vous suggériez que vos contributions sont tellement creuses que leur omniprésence représente plus une présence absence qu'une quelconque omnipotence…

Bien qu'il y aurait encore bien des choses à dire, je vais m'arrêter là. Je ne tiens pas à être comparé à votre adversaire pour la longueur de mes propos.
Ne voyez pas dans ces critiques une quelconque volonté de vous nuire. C'est pour vous en tiriez le suc afin que dans vos prochaines polémiques vous soyez mieux armé et puissiez d'avantage faire illusion… Je pratiquerai pareil avec votre adversaire dans un prochain post… Mais avec lui, c'est plus compliqué, car il en dit beaucoup… C'est plus difficile de trier le bon grain de l'ivraie. Enfin pour vous c'est simple : peut mieux faire, beaucoup d'ivraie, le bon grain a du être bouffé par les rats !

Ecrit par : Héraclite | 03 août 2008

Un peu puéril comme système de défense,cher roger felts

Écrit par : Badinter | 04 août 2008

Enfin une bonne nouvelle ce matin, ce grossier personnage de c.sibille va prendre congé du blog.
Et si c'était définitif?:-)

Écrit par : j'ai fait un rêve.. | 04 août 2008

Ainsi parla Héraclite.
Tout ce long verbiage savant,le point de vue de Dieu, pour défendre un penseur plein de méchanceté,méchanceté polluant ses pensées profondes , il faut le reconnaitre.
C'est puéril en effet.
Stop ,Felts contre Sibille,de vos égos je m'en fous.Mais je ne parle que pour moi.
Et c'est juste pour parler ,car je ne suis pas drogué à ce blog.

Écrit par : premier de la classe | 04 août 2008

"L'envie de réussir chez une femme est une névrose." Est-ce qu'il n'y aurait pas des variantes possibles à cette opinion qui se pose comme un constat ?

Par exemple :" Ils ne disent rien vos parents de vous voir étudier comme ça ? Ben oui, ils ne crient pas après vous en voyant que vous ne rapportez pas la paye à la maison ? (propos d'une ouvrière entendus été 69 dans une usine où je travaillais l'été pour payer mes études et aider mes parents traversant une mauvaise passe.)

Ou encore :" Pour une fille de petit paysan, c'était déjà bien d'être institutrice. Vous avez quand même eu une drôle d'idée là que de reprendre des études ."( Observation formulée par un viticulteur du village où je réside.)

Ne rien répondre ou plutôt répondre avec élégance en choisissant une formulation un peu plus élégante que celle-ci :" Je vous emmerde, je fais ce que j'aime , ce qui me passionne, donne un sens à ma vie, sans faire de tort à personne et j'y mets le prix. Alors foutez- moi la paix." Et puis chanter avec Brassens :" Mais les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux..." Je ne pense pas finir pendue malgré tout.
Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 août 2008

Un triste individu prétend s'arroger le droit de passer mes écrits au scanneur , pardon ! au crible (décidément, ce vengeur masqué exerce partout sa sinistre influence !). Donc passer au crible mes écrits sous le prétexte fallacieux d'arbitrer un débat conflictuel entre deux membres de la communauté des ânes. Il faut se méfier de ces âmes “généreuses” à la réalité bien vénéneuse. Si cet Héraclite fait subir à mes écrits le même sort que celui qu'ont subi les écrits (si je puis m'exprimer ainsi) de mon alter-inego, il ne me restera plus que mes beaux yeux pour pleurer.
Je dénie à cet étranger venu de je ne sais où, le droit de me critiquer. Je préfère, et de loin, les belles et bonnes critiques de Christophe Sibille (G. de M., le Génie du Marais) qui font qu'en ce moment mon blog succombe sous le poids des visites… Je vais passer d'une demi-visite tous les 35 jours à X visites toutes les trente secondes (Chuttt ! Top secret, c'est pour les annonceurs… Bientôt à chaque clic , une pub et une photo de femme à poil pour maintenir tension et attention)… Et la liste des candidates pour tortiller du cul sur mon blog s'allonge indéfiniment. Nous avions déjà Galipette et Améliette, et Allumette est toute prête à s'enflammer. J'ai bon espoir pour que Dobolino succombe à son tour. J'ai d'ailleurs commencé les travaux d'approche (c'est pire que d'accéder au camp 5 dans la conquête de l'Annapurna). Mais il faudra qu'elle change de nom. Dobolinette lui ira très bien. Pour faire partie des groupies de Felts (marque déposée), il faut un minimum de discipline… Sinon le tortillement de cul part en couilles.
C'est Brighelli qui va piquer sa crise de jalousie. Déjà sa moustache droite penche du côté gauche… Dans mon extrême mansuétude, je l'autoriserai à venir faire quelques piges sur mon blog…

Pour en revenir à Héraclite : pas question qu'il fasse de l'analyse de texte avec mes textes ! Seul Felts, et par autorisation spéciale Christophe Sibille dit G. de M., ont le droit de raconter dessus n'importe quoi !

Écrit par : Roger Felts | 04 août 2008

" Alors que derrière le masque du vengeur il y a le vide intégral, sidéral, abyssal de la bêtise..." (écrit par Roger Felts)

Oui, c'est aussi ce que j'ai pensé.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 août 2008

J'admets pouvoir être traité de "sale con", mais c'est ce à quoi on s'expose en étalant complaisamment ses états d'âme, sa dysorthographie et ses métastases sur le web.

Écrit par : le vengeur masqué | 04 août 2008

Felts,arrêtez votre cirque !
Vous êtes lourdingue.

Écrit par : toute puissance | 04 août 2008

J'ai bon espoir pour que Dobolino succombe à son tour. J'ai d'ailleurs commencé les travaux d'approche (c'est pire que d'accéder au camp 5 dans la conquête de l'Annapurna). Mais il faudra qu'elle change de nom. Dobolinette lui ira très bien.

Ecrit par : Roger Felts | 04 août 2008

L'espoir fait vivre. Y'en a bien qui ont cru qu'ils pourraient aller pendre leur linge sur la ligne Siegfried.

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

Victor dit :
...Tous les ex-staliniens reconvertis -et leur déclinaison maoïste-finiront-ils par nous lâcher la grappe ?.....
2 remarques et questions.
1 On parlait d'Adler,vouliez vous parler aussi de Soljentsyne ?
Même mort, il ne vous lâchera pas la grappe ,"toujours camarade Victor ".

2 Pourquoi employez-vous ce terme ex-stalinien et non pas le terme ex-communiste ? En seriez-vous ?
Stalinien contre Communisme,voila encore la Bien-pensance .

Écrit par : n'est-ce-pas pareil ? | 04 août 2008

"2 Pourquoi employez-vous ce terme ex-stalinien et non pas le terme ex-communiste ? En seriez-vous ?"

La différence s'impose sinon c'est comme confondre croyants et cléricaux.
De plus staliniens correspond à une certaine forme historique du communisme. Le dire n'est pas innocenter le communisme mais l'amalgame ne sert jamais la compréhension des choses.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 04 août 2008

Pour une nouvelle application pratique et intelligente du nazisme alors si on va comme ça pendant que l'on y est.
Ah là, ça choque un peu ?
Refaites du communisme pratique n'importe où sur Terre et vous obtiendrez encore les mêmes résultats.
A moins que sur Mars,dans 20 ans .
Mars et ça repart ?

Écrit par : n'est-ce-pas | 04 août 2008

"Pour une nouvelle application pratique et intelligente du nazisme alors si on va comme ça pendant que l'on y est.
Ah là, ça choque un peu ?"

Ecrit par : n'est-ce-pas

Mais si l’idée n’était pas intrinsèquement immorale, où serait le problème ?

Écrit par : Pli | 04 août 2008

"Felts,arrêtez votre cirque !
Vous êtes lourdingue."

Ecrit par : toute puissance | 04 août 2008

Mais non, mais non. pourquoi dites-vous ça? j'ai fait un rêve a l'air d'aimer.

Écrit par : T-ROLLER | 04 août 2008

Enfin une bonne nouvelle ce matin, ce grossier personnage de c.sibille va prendre congé du blog.
Et si c'était définitif?:-)

Ecrit par : j'ai fait un rêve.. | 04 août 2008

Je ne suis pas toujours d'accord avec ce qu'il écri,mais je ne vois pas où est la grossièreté chez lui.

Écrit par : Tortillerduculpourchierdroit | 04 août 2008

@ Dobolino :
“J'ai bon espoir pour que Dobolino succombe à son tour. J'ai d'ailleurs commencé les travaux d'approche (c'est pire que d'accéder au camp 5 dans la conquête de l'Annapurna).”

Finalement, Dobolino, je m'arrêterai au camp 4… Celui où j'ai appris que vous aviez lu les notes de mon blog sur “Races et racisme” pour “voir” ce que je disais de vos interventions.

@Pli :
“Pour étayer mon propos, ci en lien le résumé du débat RF-CS :
http://www.dailymotion.com/video/x2hwaj_kennedy-vs-batista-gre”

Je vous en voudrai toute ma vie de m'avoir contraint à vingt minutes de catch pour essayer d'extraire la substantifique moelle du message dont ce match était censé être le vecteur; Avec deux angoisses : allais-je aller jusqu'au bout et qu'est ce que je perdrais si je n'y allais pas ? Et pour Pli, est-ce que je symbolisais Battista ou Kennedy… Pour ma part j'ai choisi Battista, parce qu'il faisait 20 kilos de muscles de plus que Kennedy et qu'au catch, ça compte… Et puis aussi parce qu’à la fin, il gagne… À part pour les masos (et encore !), c'est toujours plus agréable de gagner que de perdre…
L'absence de réelle méchanceté de Christophe Sibille m'interroge… Avant que nous nous empoignions, j'avais été frappé par son côté donneur de leçons… appuyé par aucune leçon. J'ai ensuite noté les pratiques d'exclusions dont ont été victimes quelques hôtes honorables même si on n'est pas forcément d'accord avec tout ce qu'ils disent. Avec son compère Jérémy, ils ont pratiqué la Karchérisation dite de gôche. Je ne pense pas que ce soit la bonne réponse à la Karchérisation de notre président bling-bling. Dans les débats où j'ai participé sur l'école et sur les races, la majorité des participants débattaient, C.S. était au premier rang des dénonciateurs… Pour ma part, je fais l'objet de critiques virulentes, mais sans contenus alors qu'il reconnaît que cela l'emmerde de me lire, donc il ne me lit pas. Sur les longueurs, je lisais hier René Pommier qui reconnaissait qu'il lui avait fallu cinquante pages pour démonter une formulation de Barthes qui prenait deux lignes.
C.S. préfère les formulations courtes, cela ne l'autorise pas à critiquer les démontages longs s'il ne les lit pas.
J'ai expliqué au moins trois fois que les grosses fautes d'orthographe qui avaient pu être relevé par des âmes sensibles étaient liées aux troubles causés par une chimiothérapie (je ne détaille pas). Et bien encore ce matin, il a le bon goût d'évoquer les fautes qui émaillent mes posts… tout en condamnant la basse attaque dont le vengeur masqué s'est rendu coupable. À ce stade de l'aveuglement, on confine à la méchanceté bête…
C'est un peu pour tout cela que je ne suis pas très gentil avec C.S.… Il me le rend bien… je ne pense pourtant pas que finalement ce soit 0 à 0, la balle au centre !

@ Badinter :
je dénonce vos pratiques visant à reproduire un texte dont Héraclite est l'auteur. Le lire une fois, c'est dur, mais deux fois, quelle épreuve ! D'autant que ce que vous y ajoutez à la fin ou rien, c'est pareil…

@ premier de la classe :
« …de vos égos je m'en fous. Mais je ne parle que pour moi. Et c'est juste pour parler , car je ne suis pas drogué à ce blog. »

Votre opinion est très intéressante et nous en tiendrons le plus grand compte…

@ Sale con :
" Alors que derrière le masque du vengeur il y a le vide intégral, sidéral, abyssal de la bêtise..." (écrit par Roger Felts)
Oui, c'est aussi ce que j'ai pensé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 août 2008
J'admets pouvoir être traité de "sale con", mais c'est ce à quoi on s'expose en étalant complaisamment ses états d'âme, sa dysorthographie et ses métastases sur le web.
Ecrit par : le vengeur masqué | 04 août 2008

Mais non “Vengeur masqué” on ne vous traite pas de sale con. Cette expression convient pour les problèmes mineurs. Pour vous, on évoque le vide abyssal de la bêtise à l'état pur. Vous êtes au sommet de la hiérarchie… Et en plus, avec ce que vous ajoutez dans votre dernière, vous avez droit à la grande croix de Commandeur.
Je ne relèverai qu'une expression : “l'étalage complaisant” pour dire que les quelques personnes avec qui j'ai pu parlé de ces écritures, on dit que c'était tout le contraire d'un étalage complaisant… Votre bêtise absolue vous aveugle un peu.

@ toute puissance :
“Felts,arrêtez votre cirque ! Vous êtes lourdingue.”

La toute puissance a ses limites…

Écrit par : Roger Felts | 04 août 2008

Il semblerait que la limite à la toute puissance de Felts sur ce blog soit Sibille.
Le TOUT stoppé,en tout cas très gêné, par le NEANT.
Etonnant,non ?

Écrit par : paradoxe | 04 août 2008

Mais si l’idée n’était pas intrinsèquement immorale, où serait le problème ?

Ecrit par : Pli | 04 août 2008

Donc , c'est juste une question de morale ?? Et à partir de là , on a le droit d'imposer n'importe quoi . Mais , dans ce domaine , qui juge de ce qui est moral ou ne l'est pas ? Les bien pensants agréés ?

"Pour une nouvelle application pratique et intelligente du nazisme alors si on va comme ça pendant que l'on y est.
Ah là, ça choque un peu ?"

Ecrit par : n'est-ce-pas


Pour les terroristes de la bonne pensée , il y a communisme et communisme " revu et corrigé " .
De même , sans voir le danger ni le parallèle entre communisme , nazisme et islamisme ( car les morts du communisme n'ont pas le même poids que ceux du nazisme . Ils ont eu une mort "morale", au nom d'un idéal humaniste , eux ! ) ils rêvent d'un islam dit "modéré" ( oula , oula , là non plus , pas d'amalgame !) "accommodé" aux normes morales et pourquoi pas , imposé par le parlement européen ?
Et , là non plus , ça ne choque pas du tout !

Rêvons ensemble !

Écrit par : Amélie | 04 août 2008

"les candidats à tous les concours de recrutement devront avoir un Master 1 au moment de l’écrit"

Chiche?
Dacodac.

Livrons-nous à un petit calcul:
Soit un master1 de Mathématiques dans une université bien connue qui recrute 14 personnes sur 45 par an. Il y a environ 20 master1 en France aujourd'hui.
Donc 20 que multiplie 14 égal 280 (En faisant l'hypothèse que le M1 de Paris est autant sélectif que celui de Marseille, de Nantes, Lille .... etc....)
Du coup, si le recrutement en M1 reste inchangé (fort possible croyez moi...) , il y aura au plus 280 étudiants qui pourront s'inscrire au CAPES cuvée 2010...
plus les doublants...Mouais...Encore faut il qu'ils aient un M1 pour se réinscrire !
plus les équivalences de M1..Mouais au carré... Ainsi on permettra à des non-matheux -ils ne seront peut-être même pas titulaires d'une Licence!- d'enseigner les maths....

Donc il est tout à fait possible qu'en 2010 on se retrouve dans la situation suivante:
environ 400 étudiants* qui pourront s'inscrire au CAPES pour environ 700 places qui seront, à mon avis, disponibles... (807 cette année, et il manque de prof de maths... n'en déplaise aux élèves...et aux financiers)

Finalement, reste environ 300 places**... qu'il n'est pas possible de pourvoir via le concours...


Aller ... Superqualifragilidigespialidosious...



*280+ les matheux de la dernière équation...
**d'autant plus que s'inscrire n'est pas réussir...

Écrit par : matheutorduinthesky | 04 août 2008

Dobolino, je n'arrive pas à vous joindre : vous m'appelez au 06 80 32 81 08 ?
Oui, oui, je sais, j'devrais pas...
JPB

Écrit par : brighelli | 04 août 2008

On parlait d'Adler,vouliez vous parler aussi de Soljentsyne ?
Même mort, il ne vous lâchera pas la grappe ,"toujours camarade Victor ".

Soljenitsyne ? Lequel ? Le communiste, l'ultra-othodoxe, l'antisémite ou -et- le copain de Poutine ?
Je pense que vous voudriez parler de celui qui a découvert le goulag trente ans après les autres ?
N'oubliez pas que les premières victimes de Staline ont été les communistes ; je crois qu'en trois ou quatre ans il a dû liquider 90% du Comité Central du PCUS de 1917...
1917, vous vous rappelez, la Révolution... pardon, le complot, "n'est-ce pas ?"

Écrit par : victor | 04 août 2008

Matheutorduinthesky, raisonnement impeccable - à ceci près : tous les master 1 ne se proposent pas forcément de devenir profs...
Ce sera facile, décidément, de passer le CAPES...
Quelqu'un a-t-il les chiffres en Lettres ? Le nombre de postes est à peu près équivalent à celui des Maths.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 août 2008

@ Dobolino :
“J'ai bon espoir pour que Dobolino succombe à son tour. J'ai d'ailleurs commencé les travaux d'approche (c'est pire que d'accéder au camp 5 dans la conquête de l'Annapurna).”

Finalement, Dobolino, je m'arrêterai au camp 4…

Ecrit par : Roger Felts | 04 août 2008

Vous me décevez! Moi qui venais ici, fébrile, pour recueillir vos vibrantes déclarations d'amour...
Enfin, plutôt que mettre cette déception sur le compte de mon âge canonique, je veux pour cause de ce manque de constance les effets secondaires de la chimiothérapie et attendrais la rémission qui, je nous le souhaite, ne saura tarder.

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

Dobolino, je n'arrive pas à vous joindre : vous m'appelez au 06 80 32 81 08 ?
Oui, oui, je sais, j'devrais pas...
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 août 2008
Là, faut reconnaître que vous prenez des risques. D'autant plus que je me demande bien comment vous faites pour ne pas me joindre sur mon numéro professionnel vu que je suis pendue à un clou. Bon, je vous appelle sans tarder.

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

car les morts du communisme n'ont pas le même poids que ceux du nazisme . Ils ont eu une mort "morale", au nom d'un idéal humaniste , eux !

Ecrit par : Amélie | 04 août 2008

Amélie, jusqu'à preuve du contraire, je parlerai des morts du stalinisme et je distinguerai l'"élimination programmée" de la séquestration. Cruel distinguo ? Pas plus que tous les autres !
Les dizaines de millions de morts du capitalisme ordinaire restent, eux, victimes de la fatalité ou d'"erreurs", une mort immorale au nom d'une absence d'idéal. Avec une bonne répartition dans le temps et l'espace, ça passe presque inaperçu. En système capitaliste on a juste trouvé la bonne formule "Responsables mais pas coupables".
Ce qui fait la différence c'est la théâtralisation, on dirait aujourd'hui la "médiatisation".
Hier soir, vous auriez dû regarder l'excellent documentaire d'Arte sur Hiroshima, Nagasaki et la fin du Japon afin de peser dans la grande balance de l'Histoire le poids de l'innocence et celui de la culpabilité (question subsidiaire : vous imaginez un peu si c'était les "communistes" qui avaient fait ça ?).

Écrit par : victor | 04 août 2008

Des centaines de milliers de faces de cit..., pardon de civils sacrifiés pour contrer une improbable insurrection communiste au Japon : irradiés, oui, mais par le Monde libre !

Écrit par : victor | 04 août 2008

@ Victor

Il y a pire comme ignominie que Nagasaki et Hiroshima : le bombardement de Dresde me semble être un vrai crime de guerre (c'est si je ne me trompe la réponse au bombardement de Londres selon la Loi du Talion)

Maintenant, entre un système civilisé ou libéral (ce que vous appelez "capitalisme") et un système barbare (tous les autres), il y a ce me semble une grande différence.

L'homme étant ce qu'il est, il ne faudrait pas croire qu'il réussisse à éliminer la barbarie d'un coup de baguette magique. La différence c'est que la barbarie chez les civilisés est ponctuelle, anormale, critiquée, condamnée, et parfois même condamnée en acte. Chez les barbares, la barbarie est la norme, et toute critique est non pas impossible, mais fait courir des risques de persécutions plus ou moins grave.

Dans un pays civilisée, vous pouvez dire, Victor, que la civilisation c'est de la merde, comme vous le faites, sans courir le risque d'être jeté en prison. Vous pouvez être communiste, scientologue, musulman ou encore adepte de la secte à neuneu sans trop courir de risques pour votre vie.

Dans un pays barbare, vous ne pouvez pas dire que la barbarie (communisme, islam, fascisme etc) c'est de la merde sans courir de gros risques pour votre vie.

Voilà, c'est pas plus compliqué que ça :)

Écrit par : Basta | 04 août 2008

J'ajoute qu'en temps de guerre, si pour sauver 10 concitoyens, je dois tuer 1000 ennemis, et bien, je sauve les 10 concitoyens.

Et oui, c'est dégueu la guerre.

Écrit par : Basta | 04 août 2008

attendrai, Felts!

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

Tant pis si je suis la 504è à poster ici, mais concernant le niveau d'enseignement en fac, je tiens à me poser en faux.
Les étudiants qui arrivent ont tous eu le bac dans une pochette surprise, ce n'est pas nouveau.
Les profs font leur rentrée en septembre et non pas fin octobre.
Ils enseignent avec exigence, mais les étudiants ne captent rien de ce qui leur est dit car ils n'ont AUCUNE base. Ils auraient dû les acquérir dans le secondaire, mais dans le secondaire, on passe plus de temps à savoir lire un livre sous forme de BD qu'à raisonner.
Les profs ne savent même plus comment faire pour essayer de leur faire comprendre les choses, pour qu'ils admettent que si, le cours sert à quelque chose, qu'il est là pour être appris et approfondi, que rien ne tombe tout cuit. C'est malheureusement dans cet état d'esprit qu'ils arrivent en fac: nourrissez-nous encore, comme vous le faisiez avant .
Les profs se prennent la tête depuis plusieurs années à faire maquette sur maquette pour actualiser les enseignements selon les desiderata de l'administration.
Ils font tout pour éviter que les profs d'iufm aient trop de pouvoirs, ils font tout pour que les recrutements ne soient pas ceux de l'iufm, ils font tout pour que le fondamental reste présent.
Tout cela est extrêmement compliqué .

Écrit par : la nounou | 04 août 2008

Basta, il faut m'expliquer la subtile différence barbarie/civilisation, j'ai un peu de mal, là.
Le "civilisé" pourrait-il être ce conquistador fendant au nom de la Foi cette foule de barbares aztèques-sacrificateurs-de-prisonniers, ce blond général commandant une charge de cavalerie contre d'autres barbares-à-plume ou cet aviateur à casquette qui crie "yessssss" lorsque son gentil colis atomique -customisé, svp- se détache au-dessus d'une ville ?
Et c'est moi qui dit que "la civilisation c'est de la merde" ? De la civilisation, de la vraie, j'en redemande : la même que réclamait Jack London cité plus haut...

Écrit par : victor | 04 août 2008

J'ajoute qu'en temps de guerre, si pour sauver 10 concitoyens, je dois tuer 1000 ennemis, et bien, je sauve les 10 concitoyens.

Et oui, c'est dégueu la guerre.

Ecrit par : Basta | 04 août 2008
Ça se discute, surtout si ce sont des cons-citoyens. Imaginez qu'il y ait parmi eux le correcteur qui vous a fracassé au CAPES? C'est encore plus dégueu que ça, mon gars!

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

J'ajoute qu'en temps de guerre, si pour sauver 10 concitoyens, je dois tuer 1000 ennemis, et bien, je sauve les 10 concitoyens.

Ecrit par : Basta | 04 août 2008

Et il ne vous viendrait pas à l'esprit que pour sauver dix cons de "chez-vous" vous venez de massacrer plein de surdoués : un Chopin, trois Einstein, deux Brighelli, six Dobolino, un Roger Felts et cent Cadichon ou Franck Boizard (bon, là c'est pas grave ! ;-)

Écrit par : victor | 04 août 2008

Dobolino, nos commentaires se sont croisés pour mieux se rejoindre ! Quand je vous disais de revenir...

Écrit par : victor | 04 août 2008

Et il ne vous viendrait pas à l'esprit que pour sauver dix cons de "chez-vous" vous venez de massacrer plein de surdoués : un Chopin, trois Einstein, deux Brighelli, six Dobolino, un Roger Felts et cent Cadichon ou Franck Boizard (bon, là c'est pas grave ! ;-)

Ecrit par : victor | 04 août 2008

Et deux caveurs de truffes...

Écrit par : catmano | 04 août 2008

@ Dobolino & Victor
En temps de guerre, la logique n'est pas la même qu'en temps de paix. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? C'est absolument dégueulasse la guerre. Mais quand on y est et bien on applique la logique de guerre.
L'émission d'Arte peut dire tout et n'importe quoi sur Hiroshima et Nagasaki, le fait est que cela a permis de sauver des vies de gars qui étaient de notre camp.

Plus douloureux que ces deux événements, les bombardements des villes françaises : Brest, Lorient... Sans compter les dizaines de milliers de morts civils en Normandie à la suite du bombardement.

Voilà, là étaient de vrais innocents. Mais il fallait sans doute en passer par là (?).

@ Victor.
J'appelle "civilisée" toute région du monde où la liberté d'expression est garantie.
Je n'ai jamais vu de pays communiste garantissant la chose, croyez que je le regrette, mais les faits sont têtus.
Je suis bien conscient d'avoir une définition restrictive de la civilisation, mais ça a le mérite de la clarté :) (et je tiens les pouvoirs royaux dans temps anciens pour barbares).

Écrit par : Basta | 04 août 2008

"Donc , c'est juste une question de morale ?? Et à partir de là , on a le droit d'imposer n'importe quoi . Mais , dans ce domaine , qui juge de ce qui est moral ou ne l'est pas ? Les bien pensants agréés ?"
Ecrit par : Amélie

Mais quelle autre raison que morale voulez-vous donc avoir d’être choquée par quoi que ce soit ? Et pourquoi s’insurger que cela puisse conduire à imposer n’importe quoi, si ce n’est parce qu’imposer n’importe quoi est précisément immoral ? Ceux qui peuvent en juger, c’est déjà ceux dont le jugement procède du travail de la raison. Il ne faudrait pas croire que, parce que le juste n’est ni un objet ni un concept donné d’emblée, toute affirmation soit possible en morale.

A Roger Felts

:D Mais figurez-vous que moi aussi, je l’ai regardée en entier ! Avec, pour ma part, comme interrogation principale, le fait de savoir comment il est possible qu’on veuille déployer autant de moyens pour servir une aussi grotesque comédie - mais il est vrai que ce déploiement appartient à la comédie elle-même. Cela, toutefois, a une certaine efficace, puisque j’en ai ri.

Battista, évidemment : je n’ai pas cherché à voir autre chose, dans la différence de poids, que la différence de quantité de mots que l’un et l’autre produisez quotidiennement, et il se trouvait justement que c’était lui qui était le plus agressif au commencement. Enfin, c’est Battista qui gagne certes, mais à la vérité, personne ne perd dans ce genre de matches.

Sinon à propos des interventions de CS, je ne veux pas entrer dans le détail, mais à mon souvenir, ce n’est jamais foncièrement malveillant comme cela arrive à d’autres

"Dans un pays civilisée, vous pouvez dire, Victor, que la civilisation c'est de la merde "
Ecrit par : Basta

C’est vrai, mais il ne faudrait pas non plus faire gober implicitement qu’il suffit qu’on puisse le dire pour qu’on ne se trouve plus dans la barbarie.

Ni, d’ailleurs, que la communisme s’identifie aux politiques dictatoriales qui s’en sont réclamées – le communisme ne se réduisant pas au marxisme, ni le marxisme à ce qui en a été tiré dans le cadre de ces politiques.

Écrit par : Pli | 04 août 2008

C'est pas beau, ça, Catmano? Victor me chante
http://fr.youtube.com/watch?v=LtlgR6AI5CY
tandis que Brighelli m'écrit
http://fr.youtube.com/watch?v=PMqhDz0MSEM
alors que je n'ai d'yeux que pour Felts qui me dédaigne...
Las!

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

(et je tiens les pouvoirs royaux dans temps anciens pour barbares).

Ecrit par : Basta | 04 août 2008

D'autres que moi sauraient vosu démontrer que c'est faux! Et sans être Action Française pour autant...
Ça existe toujours, Action Française???????

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

Les bombardements de villes françaises plus "douloureux" que ceux d'Hiroshima et de Nagasaki? Le nationalisme conduit à d'étranges aberrations...

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 août 2008

Victor n'est pas terrible en play back...

Écrit par : catmano | 04 août 2008

vosu=vous, bien sûr!

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

Victor n'est pas terrible en play back...

Ecrit par : catmano | 04 août 2008

de toute façon, il cave comme une cloche, alors... Faut dire que les truffes de Cuba, bof!

Écrit par : dobolino | 04 août 2008

@ Dobolino

J'ai bien précisé que j'avais une vision restrictive de la civilisation que j'assimile à la mise en pratique de la liberté d'expression.

Cela n'empêche pas que dans la Barbarie telle que je la conçois, il n'y ait pas des ilots de Lumières ;-).

Ma vision ne fera sans doute plaisir ni à l'historien qui voit de la civilisation partout, ni au sociologue qui en voit partout sauf en occident... Mais cette vision a le mérite (pour moi en tout cas) de me rendre fort clair le monde actuel.

Écrit par : Basta | 04 août 2008

@ Sylvie

Je pense effectivement que le choix de bombarder les villes françaises fut plus douloureux à prendre que de bombarder Hiroshima ou Dresde. D'autant qu'il me semble qu'il y avait des pilotes français aussi dans ces missions là.

Je ne suis pas nationaliste, merci (mais un peu de patriotisme bien compris de temps à autre, ça ne fait pas de mal).

Écrit par : Basta | 04 août 2008

L'Action Française 2000 existe bel et bien. Elle a même son blog.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 août 2008

On n'oubliera d'ailleurs pas que les premiers résistants fusillés furent issus des rangs de l'Action Française (oui... ça n'est jamais dit en cours d'Histoire) et que le mouvement a donné de grandes figures de la Résistance.

Pour le reste, je ne partage absolument pas l'idéologie de ce groupe.

Écrit par : Basta | 04 août 2008

HÉRACLITE RÉPOND :

Après mon premier et unique courrier du 3 août, il y a eu une fin de non-recevoir du dénommé Felts le lendemain. Devant la manifeste mauvaise foi du sus-nommé, qui en toute injustice et impunité dénie aux autres le droit de dire sur lui n'importe quoi – ce qui est une atteinte scandaleuse à la liberté d'expression – je ne comprends pas Monsieur Sibille que vous continuassiez à dialoguer avec ce sinistre phraseur.
Il faut le laisser moisir dans son jus et ne rien relever de ses propos. Faire comme s’il n'existait pas. Fermez là ! (je précise uniquement par rapport à lui, il ne s'agit pas que vous vous imposassiez un silence total, d'ailleurs impossible). Votre abstention signera sa virtualité… N'est-ce pas ce que vous souhaitez ? Un proverbe dit : le poisson pourrit par la tête. Vous qui êtes la queue vous ne risquez rien pendant longtemps.
Je connais bien ce genre d'individus : ils sont animés par un profond sentiment d'injustice – probablement qu'à huit mois et onze jours, leur mère a du oublier de leur fourguer une cuillérée de Nutela pour leur quatre heures – ils ont utilisé ce sentiment pour affronter les moulins à vent pendant une bonne partie de leur existence. Et maintenant qu'ils sont arrivés au crépuscule d'une vie bien (ou mal) remplie, vous ne les ferez pas taire s'ils ont le sentiment qu'on est injuste à leur égard. Et vous monsieur Sibille, pas plus que d'autres. Le moindre propos qu'ils jugeront attentatoire à leur dignité sera l'objet d'une réplique qui se voudra réparatrice, voire destructrice (s'attaquer au capital, c'est une chose, s'attaquer à un Sibille, c'est autre chose)…
Vous pouvez miser sur le fait que votre adversaire va crever d'ici six mois, mais on ne peut avoir une confiance totale dans la médecine actuelle qui peut tout aussi bien le prolonger de cinq ans… Vous vous voyez à ce régime pendant quatre ans et demi, avec tous les deux ou trois jours un commentaire qui vous fait sentir que vous êtes l'avant-dernier des cons. Et dans une certaine confusion qu'il vaudra mieux ne pas éclaircir, l'impression désagréable qu'il y a une part de vérité dans ces propos…
Montrer que finalement vous êtes plus intelligent que lui en cessant toute attaque injuste directe ou indirecte contre lui (par indirecte j'entends par exemple critiquer les Marseillais). Je suis à peu près sûr qu'il vous foutra la paix… C'est évidemment le genre de décision où le narcissisme en prend un coup (tient justement à ce propos : il a écrit quelque chose sur le narcissisme qui pourrait vous intéressez. Cela s'appelle “Désir des dieux”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2005/06/04/2005_06_dsir_des_dieux/#respond )
Narcissisme ou pas, il faut savoir ce que l'on veut. Si vous aspirez à plus de tranquillité, je vous ai montré le chemin… Qui sait ? Peut-être que lui aussi ?

Bon manifestement l'un des parties ayant refusé mon intervention et l'autre doutant de ma réalité, je me retire dans mon appartement et dans mes contradictions.
Salut et que les dieux de la toile soient avec vous…

Héraclite d'Éphèse dit l'obscur

Écrit par : Roger Felts | 04 août 2008

M'sieu l'Miniss', M'dame le Miniss', dans votre Master 1, 2, 4 ou 12, spécial PE, siouplaît, n'oubliez pas une petite (re)mise à niveau en grammaire...
J'dis ça, hein, mais vous faites bien comme vous voulez, chuis pas Miniss', moi... Chais pas c'qui est bon pour le bon peuple...
M'enfin quand même, vaudrait mieux être aveugle que de lire ça :

"Pour l'adjectif, je leur dis qu'il complète le nom ou le verbe. Pour ce qui est des déterminants, lorsque nous faisons le trace écrite, je leur fais un tableau en distinguant bien les articles des adjectifs en les sous catégories définis, indéfinis puis démonstratifs, posséssifs..."

Écrit par : c. cru | 05 août 2008

@ Victor.
J'appelle "civilisée" toute région du monde où la liberté d'expression est garantie.

Ecrit par : Basta | 04 août 2008

Un humoriste -Coluche, je crois- disait fort sagement : il existe deux sortes de dictatures, celles où on te dit "Ferme ta gueule !" et celles où on te dit "Cause toujours !".

Nous vivons dans la seconde, plus supportable dans la mesure où une partie de la population tire profit du système et une autre, plus naïve, pense être écoutée.
L'insupportable prétention d'une majorité de Français à répondre "non" à un referendum venant d'être étouffée, cela constitue le dernier exemple en date des vertus de notre système "civilisé" et des "granties" qu'il offre.
Notre système politique gravite autour d'un mensonge permanent entretenu par des médias aux ordres ou complices. J'ai dernièrement pris l'exemple des prétendus "déficits publics" dont la réduction serait l'alpha et l'omega des "réformes" de nos gouvernants. Or ce déficit vient d'être annulé par différents rapports de la Cour de Comptes ou de l'IGF qui montrent qu'entre non-perçu budgétaire (bouclier fiscal, niches fiscales, fraude) et distribution directe -mais camouflée sous 6000 (sic) dispositifs différents- aux entreprises (65 milliards, plus que le budget de l'Education nationale), notre budget devrait dégager un excédent appréciable.
Ces faits sont incontestables, alors la solution, fort respectueuse de la "liberté d'expression", est de n'en parler jamais. A part quelques pisse-vinaigre qui ira la chercher ? J'ai récemment eu l'occasion d'en toucher deux mots à un parlementaire UMP qui -off- m'a avoué ignorer le rapport de l'IGF au Sénat qui faisait état du montant des aides publiques et leur coût réel.

Écrit par : victor | 05 août 2008

de toute façon, il cave comme une cloche, alors... Faut dire que les truffes de Cuba, bof!

Ecrit par : dobolino | 04 août 2008

Dobo, vous ne seriez pas du pays des truffes du Tricastin par hasard ? Vous savez, celles qu'on cherche au compteur Geiger, les "tuber tchernobylum" ?

Écrit par : victor | 05 août 2008

Ni, d’ailleurs, que la communisme s’identifie aux politiques dictatoriales qui s’en sont réclamées – le communisme ne se réduisant pas au marxisme, ni le marxisme à ce qui en a été tiré dans le cadre de ces politiques.

Ecrit par : Pli | 04 août 2008

Je trouve cette conclusion fort pertinente.

Écrit par : victor | 05 août 2008

Dobo, vous ne seriez pas du pays des truffes du Tricastin par hasard ? Vous savez, celles qu'on cherche au compteur Geiger, les "tuber tchernobylum" ?

Ecrit par : victor | 05 août 2008

Ah non, nous, on craint rien, on est de l'autre côté de l'Enclave !
On nous l'a garanti en 1986 ! Les Alpes à l'est, l'Enclave à l'ouest, aucun risque !

Écrit par : catmano | 05 août 2008

On n'oubliera d'ailleurs pas que les premiers résistants fusillés furent issus des rangs de l'Action Française (oui... ça n'est jamais dit en cours d'Histoire) et que le mouvement a donné de grandes figures de la Résistance.
Pour le reste, je ne partage absolument pas l'idéologie de ce groupe.

Ecrit par : Basta | 04 août 2008

"ça n'est jamais dit en cours d'histoire"... et pour cause !
Quelques beaux arbres (Bénouville, Renouvin, d'Estienne d'Orves, etc.) ne peuvent cacher la forêt des "Je suis partout" à Maurras lui-même, ses fameux "Pas de guerre pour les Juifs", Pétain "divine surprise", "soixante-dix ans de démocratie ça se paie", etc.
J'apprécie donc hautement que vous déclariez ne pas partager l'idéologie de ce groupe !
Désolé pour la dispersion de mes interventions ; venant de relire l'histoire de la marine française, j'aurais pu lâcher une unique bordée...

Écrit par : victor | 05 août 2008

voici un commentaire de libé

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/08/ecole-en-avant.html

mabiche

Écrit par : mabiche | 05 août 2008

désolé ce n'est pas libé mais contre journal

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/08/ecole-en-avant.html


mabiche

Écrit par : mabiche | 05 août 2008

Sur le lien donné par Mabiche , il y a un commentaire de JPB soi-même ! Vous êtes autorisés à aller le lire .

@ Victor
Coluche :

" La dictature , c'est "ferme ta gueule " , la démocratie , "c'est cause toujours". "

Écrit par : Amélie | 05 août 2008

Dobo, vous ne seriez pas du pays des truffes du Tricastin par hasard ? Vous savez, celles qu'on cherche au compteur Geiger, les "tuber tchernobylum" ?

Ecrit par : victor | 05 août 2008

On remplace progressivement les chiens par des compteurs geiger, plus précis, plus fiables et moins coûteux à l'entretien;

Écrit par : dobolino | 05 août 2008

Sur le lien donné par Mabiche , il y a un commentaire de JPB soi-même ! Vous êtes autorisés à aller le lire .

Ecrit par : Amélie | 05 août 2008

Allez, je suis sympa, je le colle là :

"Nous y voici, nous y voilà : Jean-Yves Vlahovic résume en deux pages toute l'horreur de la profonde nuit pédagogiste. Eduquer plutôt qu'instruire ! Vivre ensemble, plutôt qu'apprendre ! Et Meirieu dysorthographié "Meyrieu" - avec un jambage inutile, du même type que ceux ajoutés par les graphistes médiévaux pour faire joli. Du contenu réel des programmes, pas de nouvelles.
Je les ai défendus, ces programmes, même s'ils ne sont pas tout à fait satisfaisants. Oui, la Grande Section de Maternelle pourrait être un CP1. Oui, on peut enseigner les quatre opérations en CP - et maîtriser, en même temps, lecture et écriture : on y arrivait bien il y a trente ans, quand on formait le petit Vlahovic, qui ne veut décidément pas que les défavorisés d'aujourd'hui jouissent des mêmes avantages que lui hier (à moins qu'il n'appartienne à la génération issue de la loi Jospin de 89, cette apocalypse molle de la déroute scolaire - auquel cas, tout serait dit). Oui, l'Ecole est faite prioritairement pour instruire, pas pour éduquer - les parents sont là pour ça, que je sache : mais Vlahovic a-t-il lu Condorcet ?
Ou peut-être se satisafait-il de substituer "l'expression" aux apprentissages, quitte à former à la chaîne les barbares qui demain sacrifieront d'autres petits Ilan Halimi...
Et non, tout ne me satisfait pas dans la politique de la rue de Grenelle - en particulier le fait que cette politique se décide en grande partie à Bercy : on a bien acheté quelques syndicats (l'UNSA ou le SGEN, par exemple), mais pas les enseignants de base. Et je crois que la rentrée sera chaude, très chaude - n'en déplaise à la majorité libéralo-frileuse du PS qui veut se tricoter un petit congrès par mer calme.
Quant à la future formation des maîtres... J'invite Vlahovic à venir voir sur mon blog ,ce que j'en pense. Peut-être s'apercevra-t-il que tout n'est pas en noir et blanc. Mais voilà : sait-il lire ?
Allons, il reste un mois d'été : je peux lui proposer une formation expresse. Il y a quarante ans, je l'aurais expédié quelque part en Camargue pour replanter le riz.

Rédigé par: Jean-Paul Brighelli | le 05/08/2008 à 07:45"

Écrit par : catmano | 05 août 2008

Catmano , lèche - truffe !!!!! :-))))))))))))))))))))))

Écrit par : Amélie | 05 août 2008

Qui ? Moi ?

Écrit par : catmano | 05 août 2008

Tous les étés, le blog « Langue sauce piquante » organise un concours dit de l'Université du Léthé. Le Léthé est le fleuve de l’oubli dans la mythologie grecque (on retrouve le mot dans léthargie ).
Cette année-là, j'étais parti en guerre contre la question n° 6 et surtout contre la “bonne” réponse que proposaient les auteurs du site.
Je reparle de ce débat, parce que récemment on m'a fait le reproche de ne pas faire court et de tomber dans la filandrositude… Comme il faut bien que de temps en temps, l'homéopathie serve à quelque chose, j'ai décidé de guérir le mal par le mal… Et j'ai pris l'exemple de ce débat où une argumentation courte conduit à l'incompréhension et au rejet alors qu'en rallongeant la sauce et en cherchant le poil sous les yeux, on arrive à la fin à chanter ensemble “Youkaïdi – Youkaïda”. Ce qui est quand même un grand bonheur !
Ceusses qui ont pris l'habitude de lire dans mes textes les premières lignes, pour zapper le reste et constater en lisant les dernières qu'ils ne se sont pas trompés, peuvent continuer à avoir de telles pratiques… (Suivez mon regard ). Ils auront simplement la décence de se dispenser de tout commentaire… Ce qui m'évitera d'avoir à y répondre… Ce qui me sera beaucoup plus facile puisque je sais maintenant qu'ils ne me lisent pas.
La suite dans :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/08/05/universite-du-lethe/

Écrit par : Roger Felts | 05 août 2008

Felts, la fréquentation assidu de bonnetdane vous fait le plus grand bien! Vous avez déboutonné votre col, comme Guy Morel en son temps. Vous devenez lisible. Dommage que Christophe ne soit plus là ces temps-ci.

Écrit par : dobolino | 05 août 2008

assidue s'accorde avec "fréquentation", genre féminin. Merci, je sais, Catmano!

Écrit par : dobolino | 05 août 2008

"Je les ai défendus, ces programmes, même s'ils ne sont pas tout à fait satisfaisants. Oui, la Grande Section de Maternelle pourrait être un CP1. Oui, on peut enseigner les quatre opérations en CP - et maîtriser, en même temps, lecture et écriture : on y arrivait bien il y a trente ans, quand on formait le petit Vlahovic, qui ne veut décidément pas que les défavorisés d'aujourd'hui jouissent des mêmes avantages."

Rédigé par: Jean-Paul Brighelli | le 05/08/2008 à 07:45"

Ecrit par : catmano | 05 août 2008

En comptant ceux de l'été dernier et ceux de cet été, sur 6 gamins sortant de GS que j'ai initiés ou que j'initie un petit peu à la lecture et à l'écriture, il y en a seulement 1 qui déchiffre et qui sait écrire en cursive.... donc un veinard pour lequel l'institutrice de maternelle a fait un CP1...
Et maintenant, ce petit veinard peut apprendre à lire avec n'importe quel outil, mixte ou global...

Les 5 autres ont eu ou auront aussi un bon départ puisque nous travaillons ensemble plusieurs heures par semaine ....

Dommage que l'école n'offre pas à tous, ce que cette école laïque, publique et obligatoire a offert à ce gamin-là ....

Écrit par : Maminou | 05 août 2008

Au secours PARMÉNIDE !

J'ai pu constater qu'un individu se faisant passer pour Héraclite d'Éphèse – ce qui est d'une obscurité totale car l'obscur est né dans la seconde moitié du VI ème siècle avant Jésus-Christ – cet individu donc, a produit un commentaire dont l'origine semble provenir de mon ordinateur… Je vois dans cette manifestation incontournable de la dualité des êtres, l'éventualité de plusieurs hypothèses :
- Soit cet Héraclite est un troll et on comprend pourquoi la dialectique a débouché sur la chute du mur de Berlin !
- Soit, je suis somnambule… donc coupable… donc irresponsable : on n'inculpe pas un somnambule cancéreux et en chimiothérapie !
Soit, je suis un être d'une duplicité extrême qui cherche à faire croire que Christophe Sibille symbolise la rigueur et l'honnêteté intellectuelle dans son épanouissement moderne.
Dernière possibilité : je fais un syndrome de Kreshmer et je suis en pleine paranoïa sensitive : “Puisque personne ne m'aime et ne veut me comprendre, il ne me reste plus qu'à dialoguer avec moi-même.”
Je n'impose rien au lecteur. Sa liberté de choix est totale, car c'est un choix éclairé par le soleil radieux de la vérité vraie…

De toute manière, le combat va cesser faute de combattant. Dans son infini sagesse, Christophe Sibille en partant en vacances a choisi la voie (voix) de la raison et du repos bien mérité pour ses neurones… Son silence va me forcer à parler d'autres choses. Car je suis en repos permanent donc comme les scouts “Toujours prêt !”…
Je verrais bien un débat sur la nécessité de mettre dans les programmes scolaires, la question de l'existence de Dieu ? C'est un problème trop important pour qu'on l'écarte à priori des sujets d'enseignement. Je le mettrais même avant la question de la non existence des races. C'est dire !
Pour ma part, je pense que………

Écrit par : Roger Felts | 05 août 2008

Suite de l'épineux problème de grammaire de ce matin. Finalement, M'sieur le Miniss', ne faites rien, c'était une erreur ! En fait, tous les PE savent tout bien komyfô !

Petit rappel :
"Pour l'adjectif, je leur dis qu'il complète le nom ou le verbe. Pour ce qui est des déterminants, lorsque nous faisons le trace écrite, je leur fais un tableau en distinguant bien les articles des adjectifs en les sous catégories définis, indéfinis puis démonstratifs, posséssifs..."

Réponse d'un forumeur : "Je suis loin d'être un spécialiste en grammaire, mais ce que tu dis me semble très bizarre... Pourrais-tu nous donner un exemple où l'adjectif (qualificatif, démonstratif, possessif, numéral, indéfini, relatif, interrogatif...) compléterait un verbe qui ne serait pas employé comme substantif ?"

Explication (claire et succincte) :
"Oups sorry, je voulais parler de l'adjectif qui est dans le GN du complément du verbe. En CE2, je ne vais pas plus loin c'est déjà bien compliqué comme cela "

Ah bah oui, c'est sûr, maintenant c'est beaucoup plus clair...

Écrit par : c. cru | 05 août 2008

Ah bah oui, c'est sûr, maintenant c'est beaucoup plus clair...

Ecrit par : c. cru | 05 août 2008

c.cru, vous vous faites du mal....
Ces pauvres gosses trouveront bien l'année suivante quelqu'un qui redressera la situation et éclaircira ce profond mystère!!!

Écrit par : c.cuit | 05 août 2008

"Un humoriste -Coluche, je crois- disait fort sagement : il existe deux sortes de dictatures, celles où on te dit "Ferme ta gueule !" et celles où on te dit "Cause toujours !"."

Ecrit par : Victor

"Coluche :

" La dictature , c'est "ferme ta gueule " , la démocratie , "c'est cause toujours". ""

Ecrit par : Amélie

Voilà qui exprime bien ce que j’étais tenté d’expliquer - enfin, plus exactement, ce dans l’explication de quoi je n’avais vraiment pas envie me lancer malgré le fait que cela s’imposait. Merci, donc, à Victor d’avoir sacrifié à cet exercice.

Mais un système politique où c’est le "c'est cause toujours" qui prévaut, est-ce bien une démocratie ?

Écrit par : Pli | 05 août 2008

Ah bah oui, c'est sûr, maintenant c'est beaucoup plus clair...

Ecrit par : c. cru | 05 août 2008

c.cru, vous vous faites du mal....
Ces pauvres gosses trouveront bien l'année suivante quelqu'un qui redressera la situation et éclaircira ce profond mystère!!!

Ecrit par : c.cuit | 05 août 2008
Un titulaire du BAFA qui fera un remplacement précaire payé à la vacation?
Je vais faire passer le BAFA à mes gosses! A défaut de manger à leur faim, ils pourront toujours se rendre ponctuellement utiles...
BAFA option Grammaire Française? Ça va finir par exister!

Écrit par : dobolino | 05 août 2008

Mais un système politique où c’est le "c'est cause toujours" qui prévaut, est-ce bien une démocratie ?

Ecrit par : Pli | 05 août 2008




"La démocratie est le plus mauvais système de gouvernement - à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'histoire."

Discours à la Chambre des Communes du 11 novembre 1947. Sir Winston Churchill .
Ça peut être quoi, une démocratie moderne, dans un monde où tous sont égaux, les femmes aux hommes, les noirs aux blancs, les homos aux hétéros etc... le tout dans le cadre d'une démographie galopante, à part "cause toujours, tu m'intéresses!"?
A noter que même les enfants de dix ans sont égaux et ont droit, et même devoir, de faire la leçon aux adultes. Dans le cas cité par C.CRU, y'aurait besoin...

Écrit par : dobolino | 05 août 2008

Sur la dysorthographie de Meirieu, la seule qui pourrait satisfaire tout le monde, les Meirieulâtres comme les Meirieuphobes est de rajouter en "d" entre le "r" et le second "i".

@ Victor
C'est possible qu'en démocratie ce soit "cause toujours", en attendant c'est un progrès considérable par rapport à un "ferme ta gueule" qui envoie relativement souvent au cimetière (ou à la fosse commune).

J'ajoute que par rapport aux héros de la Résistance ayant fait partie de l'Action française et dont on ne parle jamais, il est vrai qu'on préfère mettre à la place un faux résistant (Guy Mollet).
D'un point de vue éthique, je ne serais d'ailleurs pas si fier du rôle du Parti durant la Seconde Guerre Mondiale (et surtout avant 1941) si j'étais communistophile.

@ un communistolâtre
Moi aussi je peux inventer un communisme, un fascisme ou n'importe quel totalitarisme où les opposants ne soient ni jetés en prison, ni torturés, ni massacrés.
La chose n'existant pas, je pense qu'il est raisonnable de laisser pourrir communisme et fascisme dans les poubelles de l'histoire.

Écrit par : Basta | 05 août 2008

De toute façon, ici, nous sommes tous globalement d'accord. Chacun frémit aussi bien à la vue d'une PE qui a des adjectifs compléments du verbe dans un hasard fumeux qu'à la vue d'une femme voilée des pieds à la tête (surtout avec cette chaleur...). Le hiatus, c'est que y'a guère plus que Brighelli et Victor à être convaincus des bienfaits de la dictature prolétarienne. Nous sommes assez nombreux à préférer des aujourd'hui qui pleurent sans bruit à d'hypothétiques lendemains qui chantent, ni courageux ni imprudents.
A la limite, c'est vachement dangereux de s'exprimer ici. On est repéré, Amélie! Et, ma chère, croyez bien que si Brighelli devient conducator, ce ne sera pas le voile pour vous ni pour moi, mais une belle rizière camargaise dix-huit heures par jour et même Lafforgue sera enfermé dans le camp des hommes.

Écrit par : dobolino | 05 août 2008

@ Dobolino vous avez écrit ::

« C'est pas beau, ça, Catmano? Victor me chante
http://fr.youtube.com/watch?v=LtlgR6AI5CY
tandis que Brighelli m'écrit
http://fr.youtube.com/watch?v=PMqhDz0MSEM
alors que je n'ai d'yeux que pour Felts qui me dédaigne...
Las!

Dobolino vous n'avez d'yeux que pour moi parce que vous avez de moi une image “idéalisée”. Voilà ce que vous disiez de moi, il y a quelques jours :

« C'est valable aussi pour les enfants de "l'élite" à la Felts, tu sais, ceux qui ont une "supériorité intellectuelle", »

Et voilà ce que je répondais avant que je ne susse que ce n'était que la traduction d'un amour impossible :
Soumis à quelques attaques dont certaines me font porter des boulets totalement immérités (je ne parle pas de mes fautes d'orthographe ou de mes longueurs), cela me donne les boules. Aussi je réponds de temps en temps afin de rectifier le tir :
« C'est valable aussi pour les enfants de "l'élite" à la Felts, tu sais, ceux qui ont une "supériorité intellectuelle", »
Certes, c'est plus flatteur que de me comparer à Toto et A.M. Vialatte que l'on fait passer, À TORT, pour les derniers des cons…
Il faut parfois désespérer du flair clinique même quand on est un excellent vétérinaire comme Dobolino. On peut se planter…
JE NE SUIS PAS UN ENFANT DE “L'ÉLITE”…
Mon père était douanier (plus vrai que Rousseau qui était en fait employé de l'Octroi de Paris), et ma mère ne m'a pas même pas donné la satisfaction d'aller à la quintessence du message en étant technicienne de surface (femme de ménage pour les incultes). Elle faisait partie d'une élite : sténo-dactylo ! À la douane justement, je fais le pari que c'est là qu'ils se sont rencontrés. Elle a du interrompre cette brillante carrière à l'âge de vingt ans pour pondre des enfants, cinq en douze ans dont un décès à la naissance. Elle a élevé très correctement les quatre survivants qui sont des produits des trente glorieuses et de l'élitisme républicain qui était dans l'air du temps de cette époque… J'ai un frère ainé, principal de collège et agrégé d'éducation physique, un frère cadet, maître de conf en fac des sciences, une sœur qui a commis l'exploit en fin de carrière d'être inspecteur des travaux finis dans la construction d'ensemble immobilier et dans ce milieu hyper machiste de la construction, une femme inspecteur, ce n'est pas rien. Son autre exploit, c'est d'avoir été la femme du plus grand spécialiste des croisières maritimes en France et là encore cela ne passe pas par la promotion générationnelle : il a commencé comme grouillot à la compagnie Paquet avec une première partie de bac… Et terminé PDG de Costa Croisière France qui avait entre-temps absorbé la Paquet dont il avait été viré en 1981. Mais là on n'est plus dans l'élitisme républicain mais dans le monde des sélaciens de la famille des Carchariidés quand ils définissent leur territoire (c'est une fleur pour vous Dobolino, vous serez la seule à comprendre sans dico).
Dans la génération qui a suivi, cela va du polytechnicien, en passant par le chirurgien jusqu'au RMiste… Par pudeur, je ne dirai rien de ce qu'a fait ma descendance…

Tel que, je ne suis pas un enfant de “l'élite” et mon prétendu standing intellectuel ne résulte que de ma capacité à essayer de dire moins de connerie que d'autres… Parfois j'y arrive, parfois non… Dans ce dernier cas, je suis très reconnaissant à la personne qui me donne des ouvertures sur un monde que jusque-là, je ne maîtrisais pas.

Dobolino, maintenant que vous savez tout de moi (ou presque) est-ce que vous serez toujours aussi bouleversifié en jetant vos yeux sur ma prose alambiquée… Je ne suis qu'une petite chose voguant sur l'océan du net…

Écrit par : Roger Felts | 05 août 2008

"Ça peut être quoi, une démocratie moderne, dans un monde où tous sont égaux, les femmes aux hommes, les noirs aux blancs, les homos aux hétéros etc... le tout dans le cadre d'une démographie galopante, à part "cause toujours, tu m'intéresses!"?"
Ecrit par : dobolino

Faut-il donc comprendre que, pour qu’une démocratie moderne soit autre chose que "cause toujours, tu m'intéresses!", il faudrait qu’il n’y ait pas (d'exigence) d’égalité entre les hommes et les femmes, les noirs et les blancs, les homosexuels et des hétérosexuels ?

Et puis pourquoi parler d’emblée de "démocratie" moderne puisque c’était justement cela qui faisait question ?

"Moi aussi je peux inventer un communisme, un fascisme ou n'importe quel totalitarisme où les opposants ne soient ni jetés en prison, ni torturés, ni massacrés."
Ecrit par : Basta

Allons, vous avez assez montré que vous n’êtes pas capable d’autre chose que d’épouser servilement les sophismes les plus répandus de l’époque.

"La chose n'existant pas, je pense qu'il est raisonnable de laisser pourrir communisme et fascisme dans les poubelles de l'histoire."

Pour décider de cela, ce n’est pas l’existant mais le possible qui est pertinent.

Écrit par : Pli | 05 août 2008

@ Pli

"Allons, vous avez assez montré que vous n’êtes pas capable d’autre chose que d’épouser servilement les sophismes les plus répandus de l’époque."

Comme disaient les gamins du temps de Brice de Nice : "Cas-sé !" (Désolé, mais c'est de votre niveau :) )

"Pour décider de cela, ce n’est pas l’existant mais le possible qui est pertinent."

Vous avez des rêveries intéressantes, méditez aussi cette phrase de Pascal, il me semble : "Qui veut faire l'ange fait la bête".

Écrit par : Basta | 05 août 2008

On rentre et les nouvelles sont bonnes!
A lire les dernières lignes de JPB, on peut se dire que le Capes n'a probablement plus longtemps à vivre. On le maintient sous respiration artificielle avant de le faire disparaître totalement. Première étape, on le maintient de la manière dont notre hôte en parle, c'est à dire qu'il s'agit d'un non-concours obtenu avec des non-masters. On sait ce que sont certains masters professionnalisés: aucun cours et des stages bidons. Deuxième étape, le Capes est tellement réduit à l'état de fantôme et son organisation coûte si cher, qu'on le supprime. Le recrutement se fait alors au niveau master et directement par le chef d'établissement après un petit passage transitoire pour ne pas trop effrayer les gens par un recrutement dit "rectoral". Trosième étape, nos politiques de droite comme de gauche sont contents: ce sont de bons citoyens européens: nous nous serons alignés bien sagement sur les directives européennes qui stipulent un niveau de recrutement au niveau master, local, sous forme de contrat de gré à gré, avec un horaire et un salaire modulable en fonction de tas de critères à la noix, un entretien d'embauche pour voir si on a les dents blanches et si on pense bien comme le projet d'établissement nous demande de penser. C'est la fin de la liberté dont nous jouissions et qui était une des raisons du choix de ce métier.
L'agreg divisée par deux pour n'être plus qu'une porte d'entrée à la fac? Un moindre mal. D'une certaine manière, ce serait la revaloriser et permettre à ceux qui la passent de ne plus traîner leur dépit dans des établissements pourris. Mais quel désespoir pour les jeunes agrégés qui l'auront passée juste avant que la mesure ne s'applique! et pour les plus anciens, tout le monde s'en moque; on le sait.
Bien, voilà de quoi se remonter le moral!
Dans un des derniers numéros de la Repubblica, je lisais récemment un long article sur l'éducation. Mêmes problèmes en Italie que dans notre cher pays, même politique en perspective: réduction drastique de postes prévue pour l'an prochain, annonce d'une révision du recrutement au niveau master, le recrutement se fait déjà au niveau régional, même bla-bla pour dire que les profs doivent être respectés et qu'on doit leur redonner toute leur autorité grâce à je ne sais quelle opération du saint esprit ( mais nos amis ritals sont sur la question de l'esprit saint beaucoup plus forts que nous, on peut donc leur faire confiance). Ah, si petite différence, ils viennent de voter un texte pour dire que tout lycéen "maleducato" se verrait retirer 5 points pour le bac.
Nos problèmes ne se résoudront pas au sein de notre pays, rentrée chaude ou pas. Nous sommes embarqués avec beaucoup plus de monde que cela. Le problème de fond est la massification de l'enseignement. Et tous les états européens font un ajustement purement économique des coûts éducatif.
Je n'ai plus qu'à me consoler avec la superbe lasagnière que j'ai ramenée de la douce Ombrie. Les lasagnes y sont vraiment meilleures que dans les plats en terre cuite français. J'espère que vous serez sensible à une information de cette importance. Cela dit, si certains passent en Bretagne, je pourrais toujours leur en faire goûter quelques-unes.
Buona notte.

Écrit par : Sanseverina | 05 août 2008

"@ Pli

"Allons, vous avez assez montré que vous n’êtes pas capable d’autre chose que d’épouser servilement les sophismes les plus répandus de l’époque."

Comme disaient les gamins du temps de Brice de Nice : "Cas-sé !" (Désolé, mais c'est de votre niveau :) ) "
Ecrit par : Basta


En matière de niveau, vous vous posez là. Mais, probablement, n’avez-vous pas saisi que ma réponse était bien liée à votre propos.


""Pour décider de cela, ce n’est pas l’existant mais le possible qui est pertinent."

Vous avez des rêveries intéressantes, méditez aussi cette phrase de Pascal, il me semble : "Qui veut faire l'ange fait la bête"."
Ecrit par : Basta


Ici, vous n’avez manifestement pas compris que cette phrase n’exprimait rien d’autre qu’une nécessité logique.

Apprenez donc, dans vos lectures, à respecter la lettre de ce qui est dit plutôt qu’à en fantasmer le sens à partir de vos préjugés, cela vous évitera bien des errements sans intérêt.

Écrit par : Pli | 06 août 2008

Sanseverina, la lasagnière (j'ignorais que cela existât) est une des bonnes nouvelles de l'été. Tiens, je vais me mettre aux fourneaux, ça m'évitera d'avoir à le faire aux heures chaudes.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 août 2008

Felts, vous avez le don de sortir les phrases de leur contexte et j'ai la flemme d'aller rechercher et de vous expliquer. De toute façon, ça servirait à que couic. En plus, j'ai faim et ça me coupe le peu de neurones fonctionnels qu'il me reste par cette canicule.

Écrit par : dobolino | 06 août 2008

Dobolino, vous tapez en touche !

Écrit par : Héraclite | 06 août 2008

Si vous voulez vous soucier des enfants et de l'école, je vous conseille les sites suivants qui sont sur l'éducation en général, qu'on retrouve à l'école:

http://alice-miller.com/index_fr.php
http://maltraitances.blogspot.com/
http://www.oveo.org/


Et une méthode d'apprentissage qui vient du canada, qui serait bien plus profitable aux enfants et à la société que rajouter des heures de français:
http://www.alice-miller.com/courrier_fr.php?lang=fr&nid=1850&grp=0308

Les débats intellectuels sur l'enseignement ne m'intérèsse pas, seule la réalité de ce que vivent les enfants est intéréssante, pas les élucubrations théoriques de ministres ou autres qui ne connaissent rien au développement de l'enfant et qui le voient comme un disque dur vide qu'on doit remplir avec le plus de connaissances possibles !

Écrit par : roblin | 06 août 2008

Suite de la critique du nouveau projet de formation des maîtres, avis de collègues (ou probables futurs collègues) :

"Quelque soit le débutant d'où qu'il vienne , il apprend son métier avec ses collègues lorsque ceux ci sont à l'écoute et c'est rare qu'il n'y en ait pas ."
"Et maintenant il y aura plus que ça.. dans une grosse école ok on peut aider chacun son tour, mais dans les petites écoles à 2 postes, avec un nommé à titre provisoire d'année en année, au bout de 2/3 ans, malgré toute la gentillesse du monde, le/la collègue en aura assez de "former" sur le tas . Ce n'est pas à nous de s'occuper de ça, désolée ce n'est pas dans notre contact, y a des IMF et des PEMF pour cela, à moins qu'on nous verse un p'tit quelque chose chaque mois, mais là faut pas rêver .

Et qu'en sera-t-il de ces collègues qui viendront sans aucune pratique préalable du terrain, quand ils seront confrontés à la réalité du métier (parents, élèves difficiles etc...). Bon les stages actuels c'est pas suffisants, mais au moins les maîtres d'accueil expliquaient la réalité, comme gérer un coup dur etc... là j'ai peur que ces enseignants viennent pleins de rêves dans les yeux et tombent de haut, de très haut et que le taux de dépression monte en flèche...

Et ok la première année = bachotage, mais il y avait tout l'aspect législation, pas complète, mais les grandes lignes étaient vues. Là j'ai peur, dans quelle mesure vont-ils les connaître. J'ai pas envie de passer derrière et de dire à chaque fois, non ça tu ne peux pas parce que... bonjour l'ambiance entre collègues... "

Écrit par : c. cru | 06 août 2008

@ Pli

A défaut de cesser de faire l'ange ou la bête, cessez donc de faire l'âne. :-)

Écrit par : Basta | 06 août 2008

roblin :

Que vous vous y connaissiez vous-même suffisamment pour juger que les autres n’y connaissent rien reste à prouver.

D’où provient cette image imbécile du disque dur ? Il convient d’en bien interroger la pertinence avant de l’asséner comme une évidence.

Qu’une personne comme vous, aussi péremptoire que stéréotypique, soutienne ces méthodes ne fait que les discréditer a priori.

"A défaut de cesser de faire l'ange ou la bête, cessez donc de faire l'âne. :-)
Ecrit par : Basta"

Ca ne va pas fort ! Mais au lieu de régresser toujours plus, vous devriez vous essayer à argumenter cette profonde réflexion dans ce qu’elle suppose, cela vous fera un peu d’exercice et, pour ma part, je pourrai peut-être en tirer quelque profit.

Écrit par : Pli | 06 août 2008

Merci, Pli, d'avoir su me donner envie de lire le deuxième lien proposé par roblin. J'ai failli manquer ça !
Jusqu'à maintenant, pour assurer la "découverte du vivant" à l'école, on semait des lentilles sur du coton et on adoptait un cochon d'Inde ou un lapin nain. Nul !
Chers collègues, adoptez un bébé (ou faites-le vous-même), plus de frais de nourrice ou de crèche, vos élèves s'en occuperont !
Ils n'ont pas de frères et sœurs, les petits Québécois ? Leurs parents ne peuvent pas les intéresser à leur croissance et à leur développement ? Ils n'ont pas gardé en archives les vidéos de leurs premiers sourires ?
Ridicule !
Je m'en vais lire le premier lien...

Écrit par : catmano | 06 août 2008

Chers collègues, adoptez un bébé (ou faites-le vous-même), plus de frais de nourrice ou de crèche, vos élèves s'en occuperont !

Ecrit par : catmano | 06 août 2008

Je me souviens d'un professeur d'anglais du collège de notre secteur qui amenait de temps en temps son bébé à l'école, car apparemment il n'avait pas d'autre solution... serez-vous étonnés d'apprendre que ça ne passait pas très bien auprès des collègues et des parents d'élèves?
Précurseur , ce professeur-là???
Pas cool, ces gens-là???

"Plus l’année avance, plus les enfants s’attachent à « leur » bébé : mois après mois, ils observent son développement et en fêtent les grandes étapes, ils interagissent avec lui, apprennent quels sont ses besoins et sont témoins de sa croissance."

Et quand il se met à hurler et est inconsolable, ils font quoi tous ces braves gens?
C'est un truc à dégoûter les jeunes de faire des gamins à leur tour...

Écrit par : Maminou | 06 août 2008

-----
Numéro d’offre 651155N Offre actualisée le 31/07/08
INSTITUTEUR/INSTITUTRICE H/F (Code Métier ROME 22111)
AU SEIN D’UNE ÉCOLE PRIVÉE, VOUS ASSUREZ LES COURS D’UNE CLASSE DE CM2.
Lieu de travail : 95 - SARCELLES
Type de contrat : CONTRAT A DUREE DÉTERMINEE DE 6 MOIS
Nature d’offre : CONTRAT ACCOMPAGN. EMPLOI (CAE)
Expérience : SOUHAITÉE DE 1 A 2 ANS
Formation et connaissances : DIPL. NIV. BAC+3 EXIGÉ
Qualification : Employé qualifié
Salaire indicatif : HORAIRE 8,71 Euros
Durée hebdomadaire de travail : 20H00 HEBDO
Taille de l’entreprise : 20 A 49 SALARIÉS
Secteur d’activité : FORMATION CONTINUE D’ADULTES
----
ok parlons-en de la formation des maîtres...

Écrit par : la chômeuse | 06 août 2008

Numéro d’offre 651155N Offre actualisée le 31/07/08
INSTITUTEUR/INSTITUTRICE H/F (Code Métier ROME 22111)
AU SEIN D’UNE ÉCOLE PRIVÉE, VOUS ASSUREZ LES COURS D’UNE CLASSE DE CM2.
Lieu de travail : 95 - SARCELLES
Type de contrat : CONTRAT A DUREE DÉTERMINEE DE 6 MOIS
Nature d’offre : CONTRAT ACCOMPAGN. EMPLOI (CAE)
Expérience : SOUHAITÉE DE 1 A 2 ANS
Formation et connaissances : DIPL. NIV. BAC+3 EXIGÉ
Qualification : Employé qualifié
Salaire indicatif : HORAIRE 8,71 Euros
Durée hebdomadaire de travail : 20H00 HEBDO
Taille de l’entreprise : 20 A 49 SALARIÉS
Secteur d’activité : FORMATION CONTINUE D’ADULTES

Écrit par : la chômeuse | 06 août 2008

Je serais fort étonnée que cette ébouriffante méthode québécoise ne séduise pas chez nous quelques pédagogues innovants.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 août 2008

Bonjour

J'adore le basket (d'ailleurs, j'ai repris le jogging pour retrouver les terrains en automne).

Le rapport avec ce blog ? c'est ça !

http://www.basketsession.com/forums/?page=read&f=6&i=35016&t=35016

C'est pas pour me moquer, hein, parce que ce ne sont pas des professeurs des écoles et que ça reste assez frais, mais alors j'adore, j'a-dore !

D'ailleurs, est-ce qu'il y a des lecteurs du blog qui pratiquent le basket, histoire qu'on monte une team ?

Écrit par : johnmarguerite | 06 août 2008

... qu'on monte une équipe ?

Que d'anglicismes sur ce blog !

Écrit par : carpette anglaise | 06 août 2008

"Certe vous direz qu'il y a peut-etre beaucoup de faute dans mon petit discours mais ce n'est pas de sa que je veux que vous vous attardiez!"

Quelqu'un qui écrit ça avec autant de candeur ne peut pas être foncièrement mauvais !

Écrit par : johnmarguerite | 06 août 2008

En référence au message de Sanseverina relatif à l'harmonisation européenne (ce nouveau Paradis des belles âmes progressistes après la défunte U.R.S.S), une partie de notre avenir est (peut-être) esquissée dans ce qui se passe en Angleterre. Qui n'a vu avec effroi ces reportages (admiratifs) sur les pratiques habituelles dans les établissements anglais? Recrutement après un entretien d'embauche -les concours deviennennt des assignats -avec le proviseur; ensuite les élèves donnent leur avis. C'est normal, les futurs consommateurs ont un droit de regard sur les services attendus du prestataire de service -c'est quand même plus chic que professeur (hou! ça sent l'Ancien Régime) ou enseignant (trop de sang là-dedans).

Plus important, peut-être.
Certaines mauvaises langues avaient dit que la BCE était la victoire de l'Allemagne; c'était une manière un peu caricaturale de traiter la question de la signification de l'unité monétaire et politique. Ce qui est passionnant à observer -enfin, passionnant, c'est un grand mot -c'est la gigantestique machine à reféodaliser que représente l'Europe. La question du recrutement local des professeurs est très intéressante à ce niveau; en soi elle est anecdotique, n'est-ce pas? Si le contenu à enseigner est le même, pourquoi se soucier des personnes qui sont chargées de le dispenser? Sans discuter ce nihilisme administratif permanent, cette relocalisation est digne d'être questionnée, surtout dans un pays comme la France qui a toujours connu cette dialectique du local et du central (Paris/province), sans compter sur les différentes oppositions nord/sud, est/ouest.
Nous vivons peut-être la fin de cette croyance, de ce mythe républicain de l'unité et de l'homogénéité du corps de fonctionnaires -qui impliquait des sacrifices de moins en moins tolérés par ceux qui devaient quitter leur famille et leur amis pour aller "à l'autre bout de la France". Certes, me dira-t-on, il existe différents types de fonction publique et la fonction publique territoriale est l'exemple d'une fonction publique locale qui marche (? -ici je vous laisse témoigner, je n'en sais rien).

Quant bien même on laisserait tomber cette croyance en l'unité, etc. l'idée selon laquelle le concours serait un obstacle à la réussite montre la disparition d'une deuxième croyance. Si ce ne sont pas les compétences scientifiques qui comptent, alors le réseau des relations personnelles comptera de plus en plus, quand ce ne sont pas les stigmates sociaux qu'on exhibera pour dire qu'on a droit à...

Au fond, peut-être que la féodalité a du bon; si elle permet d'acheter la paix sociale, de faire plaisir aux parents et aux enfants, de recevoir une médaille de Bruxelles, et surtout de faire des économies, de quoi se plaint-on? Il faut juste le dire et ne pas faire croire qu'on refait la maison quand on ne fait que replâtrer les murs.
Excusez ces réflexions un peu désabusées en plein coeur de l'été.

Écrit par : Sénéchal | 06 août 2008

Oui, une team (et après, on fait tourner la mixtape avec nos meilleurs moves !!!)

Écrit par : johnmarguerite | 06 août 2008

Sénéchal désabusé, mais avisé. Salut à vous...
JPB

Écrit par : brighelli | 06 août 2008

John si je vous cueille la marguerite seriez-vous près
à lécher ma bouillonnante chatte?
J'aime faire bander les hommes ils me la rende bien
les coquins....

Écrit par : sam | 06 août 2008

Sénéchal, ce qui me choque le plus dans tout cela et on peut me reprocher en cela un jacobinisme excessif, mais je m'en moque un peu, c'est le "grenouillage local".
J'ai toujours regardé la décentralisation avec beaucoup de méfiance, à juste titre, me semble-t-il. Les effets secondaires de la mise en place ou du renforcement de " la territoriale" sont au niveau où je peux l'analyser très contestables.
Effectifs excessifs parce qu'on place les copains à tout prix, créations de faux-vrais concours qui correspondent à un poste profilé précisément et donc à un copain en particulier, concours dont personne n'est au courant sauf les copains qui doivent pourvoir les postes, et tout cela avec des gens qui ont refusé de passer des concours nationaux ( ou qui les ont ratés) pour ne pas bouger ailleurs pendant quelque temps ou parce qu'ils n'ont pas un niveau bien élevé.
Après, tout ce beau monde recrute les gens qui pensent comme soi et la boucle est bouclée.
Je connais quelques imbéciles patentés qui sont en train de se faire de fort belles carrières dans la territoriale depuis qu'ils ont pris leur carte au PS dans ma belle région de gauche.
Et bien sûr, plus de regard omniscient pour mettre un peu d'objectivité dans tout cela, plus le recul de l'éloignement de la capitale pour contrer certaines influences même si tout n'était pas clear/clean a Parigi, il ne faut pas être naïf, non plus.
Oui, l'exemple de la GB nous pend au bout du nez, of course et c'est à cela que je pensais, hier.
Le problème de fond est la massification de l'enseignement. Or cette classe moyenne qui a bénéficié pour partie du fameux ascenseur social n'est probablement pas si mécontente que cela de voir que l'école végète et s'effondre. Elle n'a pas vraiment envie de voir le niveau remonter. Elle a des craintes pour ses petits. Elle a ( pour partie d'entre elle) les moyens ( du moins le croit-elle) d'instruire "ses" propres gamins. Et l'effondrement du système protège ses petits au détriment des enfants vraiment défavorisés, qui avec un système de sélection véritable (qui reconnaîtrait le mérite et le mérite seulement,) pourraient prétendre à des postes qui leur sont en l'état interdits.
La petite bourgeoisie préfère une école qui vivote comme celle que nous avons sinon on l'entendrait un peu plus que cela; une vraie sélection mettrait ses enfants en péril et donnerait une chance aux intelligences qui dorment dans les banlieues et que personne n'a envie de voir se réveiller dans un contexte où les postes sont chers.
Alors, avec la régionalisation/décentralisation/autonomisation, c'est encore plus facile de caser ses rejetons. Pourquoi défendre un bac plus sélectif qui retrouve ses lettres de noblesse? Pourquoi défendre des concours nationaux et une sélection ouverte? Laissons cette école de la République crever, laissons cet idéal républicain mourir. Mais ils font, à terme, un bien mauvais calcul, même pour leurs petits, nous le savons tous bien.

Écrit par : Sanseverina | 06 août 2008

Votre analyse me paraît hélas très pertinente, Sanseverina.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 août 2008

Sam, je veux monter une Team : soit vous avez votre Master de Pom Pom girl, soit cela ne vas pas être possible ! Vous devez en vouloir plus si vous voulez que je fasse de vous une star.

Next !

Écrit par : johnmarguerite | 06 août 2008

INSTITUTEUR/INSTITUTRICE H/F (Code Métier ROME 22111)
AU SEIN D’UNE ÉCOLE PRIVÉE, VOUS ASSUREZ LES COURS D’UNE CLASSE DE CM2.
Lieu de travail : 95 - SARCELLES
Type de contrat : CONTRAT A DUREE DÉTERMINEE DE 6 MOIS
Nature d’offre : CONTRAT ACCOMPAGN. EMPLOI (CAE)
Expérience : SOUHAITÉE DE 1 A 2 ANS
Formation et connaissances : DIPL. NIV. BAC+3 EXIGÉ
Qualification : Employé qualifié
Salaire indicatif : HORAIRE 8,71 Euros
Durée hebdomadaire de travail : 20H00 HEBDO
Taille de l’entreprise : 20 A 49 SALARIÉS
Secteur d’activité : FORMATION CONTINUE D’ADULTES

Quelqu'un a l'adresse de cette école de ces connards ?

Je me sens des envies épistolaires.

Écrit par : Basta | 06 août 2008

J'ajoute que l'annonce ne prend évidemment pas en compte le temps de préparation des cours. En réalité, c'est en gros payé au taux du RMI

Écrit par : Basta | 06 août 2008

Dommage que l'école n'offre pas à tous, ce que cette école laïque, publique et obligatoire a offert à ce gamin-là ....

Ecrit par : Maminou

De retour (mais pas pour longtemps), j'ai ét pris par la folle envie d'ajouter : et ce d'autant plus que ça ne lui aurait pas coûté un centime supplémentaire.

Écrit par : moot | 06 août 2008

Et quand il se met à hurler et est inconsolable, ils font quoi tous ces braves gens?
C'est un truc à dégoûter les jeunes de faire des gamins à leur tour...

Ecrit par : Maminou | 06 août 2008
Figurez-vous que chez ces gens-là, Maminou, les bébés ne hurlent pas... C'est parce que, de notoriété publique, nous les tabassons dès la naissance, et, pire, mangeons parfois du pain blanc et du sucre raffiné que nos bébés hurlent. Les leurs s'expriment, nuance!

Écrit par : dobolino | 06 août 2008

Sénéchal, ce qui me choque le plus dans tout cela et on peut me reprocher en cela un jacobinisme excessif, mais je m'en moque un peu, c'est le "grenouillage local".
J'ai toujours regardé la décentralisation avec beaucoup de méfiance, à juste titre, me semble-t-il. Les effets secondaires de la mise en place ou du renforcement de " la territoriale" sont au niveau où je peux l'analyser très contestables.
Effectifs excessifs parce qu'on place les copains à tout prix, créations de faux-vrais concours qui correspondent à un poste profilé précisément et donc à un copain en particulier, concours dont personne n'est au courant sauf les copains qui doivent pourvoir les postes, et tout cela avec des gens qui ont refusé de passer des concours nationaux ( ou qui les ont ratés) pour ne pas bouger ailleurs pendant quelque temps ou parce qu'ils n'ont pas un niveau bien élevé.
Après, tout ce beau monde recrute les gens qui pensent comme soi et la boucle est bouclée.
Je connais quelques imbéciles patentés qui sont en train de se faire de fort belles carrières dans la territoriale depuis qu'ils ont pris leur carte au PS dans ma belle région de gauche.
Et bien sûr, plus de regard omniscient pour mettre un peu d'objectivité dans tout cela, plus le recul de l'éloignement de la capitale pour contrer certaines influences même si tout n'était pas clear/clean a Parigi, il ne faut pas être naïf, non plus.
Oui, l'exemple de la GB nous pend au bout du nez, of course et c'est à cela que je pensais, hier.
Le problème de fond est la massification de l'enseignement. Or cette classe moyenne qui a bénéficié pour partie du fameux ascenseur social n'est probablement pas si mécontente que cela de voir que l'école végète et s'effondre. Elle n'a pas vraiment envie de voir le niveau remonter. Elle a des craintes pour ses petits. Elle a ( pour partie d'entre elle) les moyens ( du moins le croit-elle) d'instruire "ses" propres gamins. Et l'effondrement du système protège ses petits au détriment des enfants vraiment défavorisés, qui avec un système de sélection véritable (qui reconnaîtrait le mérite et le mérite seulement,) pourraient prétendre à des postes qui leur sont en l'état interdits.
La petite bourgeoisie préfère une école qui vivote comme celle que nous avons sinon on l'entendrait un peu plus que cela; une vraie sélection mettrait ses enfants en péril et donnerait une chance aux intelligences qui dorment dans les banlieues et que personne n'a envie de voir se réveiller dans un contexte où les postes sont chers.
Alors, avec la régionalisation/décentralisation/autonomisation, c'est encore plus facile de caser ses rejetons. Pourquoi défendre un bac plus sélectif qui retrouve ses lettres de noblesse? Pourquoi défendre des concours nationaux et une sélection ouverte? Laissons cette école de la République crever, laissons cet idéal républicain mourir. Mais ils font, à terme, un bien mauvais calcul, même pour leurs petits, nous le savons tous bien.

Ecrit par : Sanseverina | 06 août 2008

Chapeau bas! C'est excellent et très proche de nos réalités, même de ruraux profonds.
A long terme, c'est vraiment un mauvais calcul mais le dire est une garantie d'inéligibilité constitutive. Personne ne veut l'entendre.

Écrit par : dobolino | 06 août 2008

Je pensais enfoncer des portes ouvertes en parlant de reféodalisation, mais vos réactions montrent votre bienveillance (du moins pour l'instant).
Je ne suis pas un historien et ne dispose pas du recul suffisant pour juger de la situation actuelle mais il se passe assurément quelque chose en France.

Depuis la décentralisation des années 80, c'est comme si on essayait d'appliquer une structure fédérale à un pays qui s'est unifié par un rejet de tout fédéralisme. La régionalisation des concours, le recrutement local ont un sens dans un ensemble politique où les régions forment une unité politique per se (excusez le jargon mais cela changera un peu des anglicismes). Dans le cas de la France, où la laïcité, l'Ecole et pendant un temps le service militaire furent des facteurs d'unification (à marche forcée, voir la question des langues régionales), on voit mal comment on pourra continuer longtemps sans choisir forcément : la logique des concours vise à produire un fonctionnaire passe-partout (excusez de l'expression, je n'allais pas parler comme Hegel de la classe de l'universel pour ne pas déclencher de sarcasmes), censé aller du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest. Cette logique produit du mécontement, de la frustration mais aboutit à un brassage social qui ne serait pas produit sinon. Entendons nous bien, je comprends ce qu'a de pénible une mutation non souhaitée (surtout les premières) mais on fait comme si cela ne représentait pas une série d'expériences formatrices! Je ne veux pas idéaliser, rassurez-vous!

La logique du recrutement (exclusivement) local est différente : à de petites unités, comme le sont encore nos régions, elle équivaudrait à une sorte de stagnation car elle permettrait à quelqu'un de ne pas sortir de chez lui et d'avoir un rapport exotique aux autres -de son pays et des pays alentour. Il y a quelque chose de surprenant dans cette idée selon laquelle l'honnête homme de demain sera formé par un professeur qui sera comme lui, qui aura les mêmes références que lui, qui aura mangé les mêmes choses que lui, etc. Je ne veux pas faire l'apologie du cosmopolitisme mais cette féodalisation est une provincialisation *** assez frappante (rampante). Restez entre vous et tout ira bien. On peut rêver -oui, employons un gros mot - on peut peut-être rêver mieux pour l'éducation du XXI° siècle.
Je comprends bien que pour ceux qui aiment de tout coeur leur région, ces réflexions paraissent déplacées, mais je ne parle pas des cas individuels, je parle de l'esprit général d'une procédure. Pas de méprise!

[***dans un Numéro d'Esprit tout récent J.F Kervégan, professeur de philosophie à Paris I, se lance d'ailleurs dans une diatribe contre le recrutement local à l'Université, signe de décrépitude par opposition à ce qui se passe dans des Universités, comme les Universités américaines, qui se souviennent encore de la déontologie...]

Enfin, pour ceux qui ont eu la patience de me lire, je pense que le succès du film Bienvenue chez les Ch'tis vient de la célébration (naïve et sentimentale) de cette France où les mutations prolongent encore l'idée de ce que les juristes qui l'on inventé appelaient le service public avec ses grandeurs et ses servitudes (la mutation dans le Grand Nord, etc.). Je ne tire aucune conclusion délirante de ce film, je fais simplement le rapprochement.
Bonne soirée à tous!

Écrit par : Sénéchal | 06 août 2008

J'ajouterai que la"régionalisation/décentralisation/autonomisation" permet aussi de régionaliser/décentraliser/atomiser les éventuels conflits. Les jacqueries délocalisées, les journées d'actions devant le conseil régional ou même le rectorat, l'Etat s'en contrefiche ...

Écrit par : Hervé (de passage) | 06 août 2008

Et vous avez entendu comme moi parler de la nécessaire synergie des politiques d'orientation avec les acteurs économiques du bassin d'emploi ?
Voilà quelque chose de bien gerbant : tu vas faire chaudronnerie parce qu'on manque de bras dans l'usine d'à côté, manant ! Et pas de prime au déménagement, hein ?

Il y a eu un décret de Dioclétien qui obligeait les sujets de l'empire à exercer le métier de leur père ; je suppose qu'il est encore en vigueur, n'ayant jamais été abrogé...

Écrit par : sanjuro | 07 août 2008

Eh bien, Sanseverina, vous nous êtes revenue en pleine forme ! Je partage tout à fait ces analyses. Mais, Corse comme je suis, je parlerais plus simplement de clientélisme que de néo-féodalisation. J'ai vu, tout gosse, des députés locaux acheter les vites d'uyne famille entière (et une famille, là-bas, c'est parfois une centaine de personnes) en attribuant un poste de concierge (ou en faisant obtenir à un "handicapé" une "pension d'invalidité" à laquelle il avait -ou, le plus souvent, n'avait pas - droit). Que ne feront-ils pas pour un poste de prof ou d'instit !
Et non seulement un tel système produit infailliblement du sous-développement, mais il génère en même temps de la violence, puisque le passe-droit, comme son nom l'indique, n'est pas un droit. Quand je parlais dans mes différents livres, de retour à la barbarie, c'était bien à cela que je pensais.
Et c'est vrai qu'une grande part de ce réflexe local tient à la peur de l'inconnu, au refus de quitter le giron familial. Dans les périodes d'expansion, on part - et le mouvement a toujours quelque chose de fécondant. Dans les périodes de crise, on se recroqueville - et on se stérilise. Avec un effet de spirale évident. On n'est pas sorti de l'auberge.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 août 2008

Sur cette question de la décentralisation, du séminaire de Souillac et du projet d'établissement, on peut consulter au lien suivant une version de la vulgate.

http://cpe.paris.iufm.fr/spip.php?article94

Écrit par : guy morel | 07 août 2008

"Sur un plan plus général, nous devons
sortir d'une vision du monde
encore imprégnée de notions empruntées
au monde industriel (cf. la
rigidité des emplois du temps qui
évoquent la précision des machines...).
Il est temps de passer à une
vision de l'école mieux accordée à
notre époque, où prédominent les
services. L'enfant agit, le maître
aide à son développement."
Michel Crozier au Séminaire de Souillac, 1982

Écrit par : guy morel | 07 août 2008

Je pensais enfoncer des portes ouvertes en parlant de reféodalisation, mais vos réactions montrent votre bienveillance (du moins pour l'instant).
Je ne suis pas un historien et ne dispose pas du recul suffisant pour juger de la situation actuelle mais il se passe assurément quelque chose en France.



Ecrit par : Sénéchal | 06 août 2008

Si je vous le décris comme ça, pour faire simple, ce qui se passe:
Deux candidats se présentent à une élection à laquelle participent 50 millions d'électeurs. L'un a comme argument: "je dispose de 50 millions d'euros et, si je suis élu, je m'engage à distribuer un euro à chacun". Le deuxième dit: " J'ai 50 millions d'euros et si je suis élu, l'un d'entre vous sera tiré au sort et gagnera 50 millions d'euros et deviendra aussi riche, puissant et beau que moi.".
Inutile de vous dire qui va gagner et c'est une illustration simple de la mentalité actuelle, aussi bien en France qu'ailleurs.

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

Je pensais enfoncer des portes ouvertes en parlant de reféodalisation, mais vos réactions montrent votre bienveillance (du moins pour l'instant).
Ecrit par : Sénéchal | 06 août 2008

Plutôt que de REféodalisation, il serait plus approprié de parler d'extension de la féodalisation déjà existante. Il y a beau temps qu'en période d'élections on nous parle de "fiefs" électoraux, de politiciens qui désignent leur "dauphin", de présidents qui "adoubent" des candidats. Le népotisme règne dans la Sarkozie (pas nouveau non plus mais là, c'est du népotisme décomplexé) et il n'est que logique que la pensée des maîtres se diffuse vers les bataillons serviles du peuple. A ce stade, c'est la démocratie qui est en danger et ce ne sont pas les "citoyens" formés par nos écoles qui vont la sauver.

Écrit par : vignon | 07 août 2008

N. B. Texte écrit avant lecture des commentaires qui ont suivi…

@ Sanseverina – extraits :
« Or cette classe moyenne qui a bénéficié pour partie du fameux ascenseur social n'est probablement pas si mécontente que cela de voir que l'école végète et s'effondre. Elle n'a pas vraiment envie de voir le niveau remonter… Et l'effondrement du système protège ses petits au détriment des enfants vraiment défavorisés,… La petite bourgeoisie préfère une école qui vivote… Laissons cette école de la République crever, laissons cet idéal républicain mourir. Mais ils font, à terme, un bien mauvais calcul,… »

Je suis plutôt d'accord avec la première partie de l'intervention de Sanseverina qui dénonce certains effets pervers de la décentralisation. Toutefois, je signale que tant que les processus de centralisation républicaine ou de décentralisation démocratiques seront orchestrés par le véritable pouvoir, celui du libéralisme mondialisé, on ne pourra que déplorer les dégâts de l'un ou de l'autre tout en regrettant les avantages de l'autre ou de l'un…

Par contre, la deuxième partie de son intervention m'apparaît beaucoup plus critiquable. Cette remise en cause des classes moyennes, de la petite bourgeoisie, dans leur positionnement sur la crise de l'école m'apparaît non fondé et facteur de division.
S'il est des catégories sociales où les enseignants républicains peuvent espérer trouver des alliés naturels dans les processus de résistance et de combat contre les réformes libérales de droite ou de gauche, c'est bien dans les couches moyennes (mais aussi populaires) qui ont pu bénéficier des bienfaits de l'école dans sa fonction d'ascenseur social, mais aussi et surtout dans sa fonction émancipatrice.
Je l'ai constaté professionnellement quand le hasard des conversations amenait mes patients à parler de l'école, les discours spontanés, critiques et cohérents venaient toujours des couches moyennes et parfois populaires… On peut effectivement s'étonner que cette opposition spontanée ne se soit pas exprimée sous la forme d'une résistance plus forte et plus soutenue au réformisme antirépublicain (on peut d'ailleurs se poser la même question vis-à-vis du milieu enseignant).
C'est là que l'intervention de la confusion des genres et de la complexification réductrice portés par le courant constructiviste et pédagogiteur du Meirieu (sans y) et consorts ont joué un rôle particulièrement toxique. Largement reproduits par les médias depuis quarante ans (et même Charlie Hebdo en 2008), ils polluent des références simples porteuses d'avenir et construisent une mythologie complètement aliénée…
On pourrait dire, c'est de bonne guerre, ce sont d'authentiques adversaires et ils se battent avec leurs armes… Par contre les propos de Sanséverina (qui est dans l'autre camp) en mettant l'accent sur la dénonciation de comportement individuel de “démerdage”, peut faire oublier que c'est dans la petite bourgeoisie (mais aussi l'ensemble des classes populaires) que se trouve le second ferment à une véritable résistance au rouleau compresseur libéral à l'école (où j'inclus le discours de la gôche officiel).
NON, “la petite bourgeoisie ne préfère pas une école qui vivote,” qui s'enlise et se perd. Collectivement, et autant que les couches populaires, leur intérêt est le même que celui des enseignants républicains (et de la très grande majorité d'ailleurs des autres enseignants)… Les solutions de “démerdage individuel” où certes, ils sont en meilleures postures que les “petites gens” n'autorisent pas pour autant à en faire des complices objectifs plus ou moins passifs de nos adversaires… Ce ne serait d'ailleurs pas de bonne guerre…

Écrit par : Roger Felts | 07 août 2008

Si je puis me permettre -mais pour cela il faudrait peut-être un historien pour mettre les choses au point? -on pourrait distinguer entre le clientélisme et la féodalité. Je suis tout à fait disposé à admettre qu'une nouvelle féodalité naît dans le cadre de la régionalisation et de la déconstruction de l'Etat-nation et qu'il est maladroit de parler de réféodalisation, faisant croire que du vin nouveau est versé dans de vieilles outres..
Le saupoudrage électoral, la constitution d'un réseau d'obligés relève du clientélisme -un logement, un travail, un vote. Pratique coutumière et on ne peut plus répandue.

Par contre quand on parle de féodalité, de nouvelle féodalité, c'est une nouvelle dialectique entre le particulier et l'universel qui se met en place. Les corporations, les groupements d'intérêts particuliers, privés -financiens, religieux, etc. -occupent alors une place plus ou moins (dis)proportionnée quand il n'y a pas assez d'éléments qui font contrepoids. Depuis Machiavel et son admirable relecture de Tite-Live on sait que la République meurt lorsque les différents éléments qui forment le corps politique ne sont plus en état d'équilibre, ce qui suppose toujours la possibilité d'un conflit -et peut-être un arbitre du conflit?

Peut-être que la situation actuelle se caractérise par la disparition de toute dialectique, si on s'en remet exclusivement au local et au particulier pour régler les problèmes d'intendance.
Sieyès le disait déjà dans son célèbre livre sur le Tiers Etat : il faut distinguer l'intérêt général, l'intérêt de corps (ou particulier) et l'intérêt égoïste (singulier). Tant qu'on n'est pas capable de donner un contenu à cet intérêt général, il ne peut plus y avoir de dialectique car le particulier et le singulier se renforcent mutuellement. Désolé pour cet excursus philosophique...

Et en plus, ce qui est peut-être pire, il n'est pas sûr que la notion juridique de service public ne conduise pas elle-même à cette logique contractuelle du service dû aux particuliers; les théoriciens français l'ont élaboré pour rejeter toute conception rousseauiste faisant de la volonté générale un être transcendant : l'Etat n'est personne, ce n'est pas un être, la seule chose qui existe c'est la société formée des individus et des groupes. En un sens, mais en un sens seulement, il est possible de tirer la notion de service public vers la notion de service d'intérêt général, qui peut être assuré aussi bien par des fonctionnaires que des prestataires de service privé.
D'où les réflexions sur le potentiel financier énorme que représente(rait) le marché de l'éducation.
Tout se tient. Alors face à cela, la prise en compte des réalités historiques de chaque pays fait peu de poids. La question est seulement de savoir combien de temps on pourra tenir, dans l'hypothèse la plus pessimiste.

Écrit par : Sénéchal | 07 août 2008

Cette nouvelle formation des maîtres fait décidément couler beaucoup d'encre chez les futurs PE qui posent, ce me semble, les bonnes questions.
Espérons qu'au ministère, caché dans le fond d'un bureau et doté d'un vieux PC et d'une connexion internet, un vacataire a été recruté pour fouiner sur ce blog et rassembler les quelques questions fort pertinentes qui permettront ensuite à ceux qui seront chargés de rédiger la réforme de tenir compte de la réalité du terrain :

"La question des LC est en effet assez interessante. Etant LC l'année dernière (enfin cette année jusqu'en juillet) je dois dire que j'ai bien été contente d'être appelée (et accéssoirement d'avoir aussi été formée en partie sur le terrain grâce à de supers collègues). Mais si la réforme rentre en vigueur l'an prochain que vont-ils faire des LC qui vont être appelés en septembre ou après ? Ceux-ci vont être payés pendant une année et ensuite plus rien ? Ou alors va t'on continuer à les payer pendant qu'ils feront leur seconde année de master (complétement inutile à mes yeux et qui ne leur apprendra pas la réalité du métier... mais bon je pense que c'est déjà le cas en PE2, et je vais vite le découvrir) ? Ou alors vont-ils les titulariser à la fin de leur année de LC afin d'être tranquille et de ne pas les avoir dans les pattes pendant un an ?
Je pense que cette réforme n'a pas pris en compte cet aspect tout comme bien d'autre, et que de nouveaux le métier va continuer à s'apprendre sur le tas en fonction de la bonne volonté des collègues et de la pédagogie de certains conseillers péda (et là je sais de quoi je parle). En tous les cas ça fera certainement une raison de plus pour l'état et pour pas mal de gens de cracher sur notre métier et sur notre "incompétence" au lieu de se poser la VRAIE question "et si les enseignants étaient mal formés ? Et si le problème ne venait pas forcément d'eux ?"
C'est un peu comme tous ces programmes, tous les ans des changements, tous les ans des nouveaux programmes, tous les ans des réformes et au final c'est toujours les mêmes qui trinquent !!! "

Écrit par : c. cru | 07 août 2008

Et c'est vrai qu'une grande part de ce réflexe local tient à la peur de l'inconnu, au refus de quitter le giron familial. Dans les périodes d'expansion, on part - et le mouvement a toujours quelque chose de fécondant. Dans les périodes de crise, on se recroqueville - et on se stérilise. Avec un effet de spirale évident. On n'est pas sorti de l'auberge.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 août 2008
Ou alors, il faut vraiment être au bout, affamé pour de vrai. La crise n'est pas assez profonde, le semblant de confort encore assez douillet, avec garderie scolaire et véhicules à moteur en état de marche.
La période n'est pas propice aux grandes idées et aux grands idéaux, ni stimulante ni désespérée. C'est très intelligemment conçu, d'ailleurs: ni trop, ni pas assez.

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

Tout se tient. Alors face à cela, la prise en compte des réalités historiques de chaque pays fait peu de poids. La question est seulement de savoir combien de temps on pourra tenir, dans l'hypothèse la plus pessimiste.

Ecrit par : Sénéchal | 07 août 2008
Ça va tenir très très longtemps. C'est très bien organisé.
A moins que les pays islamistes ne deviennent vraiment intenables? Enfin, c'est une hypothèse. J'avoue m'y retrouver assez mal mais ça semble être la seule bouilloire.

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

Enfin, c'est une hypothèse. J'avoue m'y retrouver assez mal mais ça semble être la seule bouilloire.

Ecrit par : dobolino | 07 août 2008

A moins qu'ils essaient d'imposer un peu trop vite ce merveilleux système économique chinois qui leur fait tellement envie.

Écrit par : catmano | 07 août 2008

Tu crois qu'il leur fait envie? Je ne sais pas trop. Enfin, plutôt, à qui fait-il envie?
La prochaine fois que tu passes à la maison, je te prêterais Les Hommes oubliés de Dieu de Cossery sans me permettre d'affirmer quoique ce soit de péremptoire et définitif. Juste pour la saveur.

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

"Espérons qu'au ministère, caché dans le fond d'un bureau et doté d'un vieux PC et d'une connexion internet, un vacataire a été recruté pour fouiner sur ce blog et rassembler les quelques questions fort pertinentes qui permettront ensuite à ceux qui seront chargés de rédiger la réforme de tenir compte de la réalité du terrain "

C'est bien beau tout cela, mais la réforme doit se mettre en place à la rentrée même : deux ans de master pour le concours de 2010. Personne ne sait apparemment comment doivent être composées les maquettes... Je vois mal comment ils vont tenir leurs objectifs, à moins de repousser d'un an au moins le changement. Les universités ne vont pas changer leur organisation en catastrophe.

Ce n'est plus de la politique, c'est du cirque.

Quant à la réforme du lycée, le calendrier est aussi déraisonnable.

Écrit par : Romuald | 07 août 2008

@ Sénéchal

Tout-à-fait d'accord avec la pertinence de vos rappels historiques. Le clientelisme est en effet une composante essentielle de ces nouveaux réseaux féodaux qui se mettent en place. Il est tellement évident aujourd'hui que j'avais oublié d'en parler. Mais à côté de ce clientelisme "traditionnel", on voit se développer une réelle politique de fiefs où le fief territorial traditionnel est remplacé par du pouvoir : position au CA d'une grande entreprise voire direction d'icelle, ministère ou secrétariat d'état de circonstance ou de l'argent -parachutes dorés, sinécures diverses, etc. Dans ces cas-là, on ne créée pas seulement des obligés (clientelisme traditionnel), on positionne des pions qui, à terme, ne servent qu'à soutenir et renforcer la structure de pouvoir. A ce jeu,même les syndicats qui représentaient et défendaient les masses dans leurs luttes sont devenus des accessoires du pouvoir et des lieux de pouvoir en eux-mêmes, financés si nécessaire par un patronat dont ils partagent au fonds largement l'agenda et les valeurs. L'individu, valeur suprême du libéralisme, est ainsi nu et sans défense face à lui puisqu'il n'y a effectivement plus de force politique dialectique à lui opposer. Qui à part la LCR et quelques groupuscules communistes conteste aujourd'hui la mondialisation et l'économie de marché ? Un individu, s'il n'est pas intégré dans une structure plus vaste qui relaie et amplifie ses revendications existe-t-il face à ces réseaux de pouvoir ? Ce n'est pas le moindre triomphe du libéralisme que d'avoir réussi à faire croire à tous qu'ils sont des individus alors même que la massification de la consommation de biens et de services (éducation comprise) n'a jamais été aussi forte et standardisée à des échelles continentales et mondiales.

Écrit par : vignon | 07 août 2008

Chez Mezetuelle, une analyse intéressante de la situation : http://www.mezetulle.net/article-21714459.html

Extrait : "De même il dépend de la politique de faire en sorte que l’école instruise assez les hommes pour qu’ils s’éveillent à la conscience d’eux-mêmes et deviennent des citoyens critiques. L’échec est patent, car l’école ne peut exister qu’à contrecourant de l’idéologie dominante, comme autrefois contre les superstitions des campagnes. Paraphrasons Bachelard : il n’y a de véritable école que là où la société est faite pour l’école et non l’école pour la société. Or on s’accorde aveuglément à dire que l’échec scolaire et le malaise de l’institution viennent de l’inadéquation de l’école à la société, alors qu’ils viennent de ce qu’on confond la fonction sociale de l’école et son essence."

Écrit par : Pli | 07 août 2008

Ce n'est pas le moindre triomphe du libéralisme que d'avoir réussi à faire croire à tous qu'ils sont des individus alors même que la massification de la consommation de biens et de services (éducation comprise) n'a jamais été aussi forte et standardisée à des échelles continentales et mondiales.

Ecrit par : vignon | 07 août 2008
On pourrait écrire que c'est le triomphe d'une intelligence très rationnelle qui a su tirer profit et conclusions de toutes les tentatives décevantes de socialisme ou autre communisme. Même les dissidents divers font tourner le système en vivant en marge de la société, ce qui est très exactement ce qu'on attend d'eux.
Felts dit qu'il rencontrait des gens lucides lors de ses consultations. Ceux que je rencontre à présent ont à peu près tous passé les soixante cinq ans et encore parce que je suis généreuse. Ce serait plutôt 75 bien tassés.
L'un d'entre eux(85 ans) me disait l'autre jour qu'il fallait être lucide: ou on arrête de faire des gamins et on tue les vieux ou on accepte le développement de l'énergie nucléaire. Comme il n'a nulle envie de devancer l'appel, il choisit le nucléaire. A contrario, mon beau-père, du même âge que cet homme, a choisi, après deux ans d'intense réflexion à l'issue de 25 ans d'atroces déceptions, de s'éliminer. Le plus "marrant" là-dedans, c'est que, pour tous les deux, la démarche choisie est la conséquence de l'éducation intellectuelle qu'ils ont reçu dans leur jeunesse, pendant la guerre et l'occupation, le premier chez les pacifistes convaincus qui ont refusé de s'engager politiquement, le deuxième au maquis FTP.
Comme quoi,une bonne éducation, y'a que ça de vrai pour forger des personnalités. Ces deux là, autant le mort que le vivant, n'ont rien de veaux ou de brebis bêlantes.
Ce qui tend à prouver

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

.....Ce n'est pas le moindre triomphe du libéralisme que d'avoir réussi à faire croire à tous qu'ils sont des individus alors même que la massification de la consommation de biens et de services (éducation comprise) n'a jamais été aussi forte et standardisée à des échelles continentales et mondiales.......
..
Mais non le libéralisme ne fait pas croire qu'ILS sont des individus.Le libéralisme a FAIT des individus et en FAIT encore.
Pendant ce temps le communisme sous toutes ses variantes dures ou soft n'a fait que des numéros pauvres et a été balayé de presque partout.
Nous sommes ou devenons tous des individus.
C'est mal d'être des individus ?
Pire que d'être un numéro ?
Laissons faire l'expérience historique.
Ah,nous ne sommes pas de VRAIS individus ?
Mais qui en a le mètre étalon ?
Nous sommes contrariés d'être des individus non exceptionnels j'en conviens, surtout en France car l'oeil de Marx est dans la tombe et nous regarde encore et encore.
Joue collectif,mec ,fais la passe !
Culpabilise bien,c'est ma faute....c'est ma ..
Faire le deuil de Marx et peut-être que nous deviendrons des individus améliorés plus vite,libertaires pour nous mais aussi pour les autres.
Mais avec cet oeil "communiste chrétien-laïco marxiste" sur nous , c'est le malheur assuré.
Les Hommes ont déjà donné,non,pour ce Paradis sur Terre ? Pas assez ?

Écrit par : comme un gaucher contrarié | 07 août 2008

Et pour l'autre ? http://pagesperso-orange.fr/alain.delfosse/html/fourmies.htm

Écrit par : catmano | 07 août 2008

@ comme un gaucher contrarié

Wow ! Quelle charge ! Désolé d'avoir donné lieu à une telle erreur d'interprétation. Ce que j'exprimais n'était pas une quelconque nostalgie d'utopies marxisantes ou autres. Quand je dis que le libéralisme créée des individus, il créée des individus qui sont constitutionnellement incapables de voir au-delà de leur nombril, c'est tout.
Le vrai individu, c'est pour moi celui qui peut choisir lucidement de s'engager pour le collectif, quel qu'il soit, dans un combat politique, quel qu'il soit et qui réalise la synthèse entre valeurs individuelles et valeurs collectives.
Dès lors que les valeurs collectives sont atomisées, que reste-t-il ? Le chacun pour soi avec pour se donner bonne conscience les grand-messes médiatiques type téléthon.

Écrit par : vignon | 07 août 2008

comme un gaucher contrarié :

Il convient, avant de se lancer dans une critique à la hache, de comprendre un minimum ce dont il s’agit. Cette réflexion prend simplement acte de ce que la série n’est pas le peuple ou, en d’autres termes, que l’injustice distributive ne tient qu’à ce que les individus ne se posent que comme individus. Et il n’y a rien à objecter à ce constat.

Écrit par : Pli | 07 août 2008

Cela faisait un certain temps que je n'étais pas passée au blog village, toujours aussi savoureux !


Quand je dis que le libéralisme créée des individus, il créée des individus qui sont constitutionnellement incapables de voir au-delà de leur nombril, c'est tout.
Ecrit par : vignon | 07 août 2008

WOAOUHhhhhhhhhhhhhhh, il faut mieux lire cela que d'être aveugle.

Suerte a usted Comme un gaucher contrarié

Écrit par : carole | 07 août 2008

Un pays où on fournit à "l'individu" du pain et des jeux, jusqu'à mettre en garde à vue huit heures d'affilée, en pleine nuit, des irresponsables(par définition) de treize ans, en promettant à la fureur populaire qu'ils écoperont de vingt ans de prison. Quel dommage qu'on ait successivement supprimé les exécutions publiques puis la peine de mort. Voilà qui aurait mieux apaisé l'individu grandiose... Deux gamins cloués au pilori, roués, pendus puis écartelés.
On finira par refaire des procès aux truies qui ont dévoré un bébé ou aux sauterelles qui ont détruit un champ d'OGM.
La Justice a perdu le Nord.

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

@ pli

Merci pour le soutien, ça fait plaisir dans un blog où le sarcasme gratuit vole bas. Carole, ouvrez les yeux et regardez autour de vous...

Écrit par : vignon | 07 août 2008

Encore plus jouissif que le Téléthon!
Tiens, demain midi, j'irai faire un tour au Café du Commerce et je sonderai un peu, pour voir...
En attendant, j'ai interdit à mon fils de s'amuser avec son copain de baguenaude à balancer des caladons dans la rivière du haut du parapet. On sait jamais... Des fois qu'il y est dessous une pêcheur blanc de blanc. Je leur ai dit: "Visez les sans-papiers, de préférence basanés, on vous décorera!".
bon, je sais! Là, je commence à être un peu énervée.

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

A quel âge devient-on un individu au sens strict?

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

Donc, nos gosses balançaient d'énormes blocs dans la rivière, huit mètres en contrebas. On leur a dit: "Faites attention! Il peut y avoir des promeneurs ou des pêcheurs!" Ils ne l'ont plus fait qu'après vingt-trois heures. D'autres passants les ont peut-être mis en garde. A treize ans, on vit dans l'instant.
Les responsables légaux, ce sont, en premier lieu les parents et, en deuxième lieu, tout adulte se promenant sur l'esplanade et n'ayant pas eu le bon sens de mettre en garde les deux gamins. C'est aux adultes d'assumer garde à vue et emprisonnement.

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

Finalement, si j'ai bien compris vos réactions massives, ces deux gamins vont payer parce que, outre le fait que nous avons élu un président hystérique, toute l'intelligentsia se dore les arpions à l'Île de Ré ou dans le Lubéron et se contrefout qu'on impose le statut d'adulte à deux minots?
Réflexe salutaire d'individu: "Ouf! C'est pas le mien!".

Écrit par : dobolino | 07 août 2008

Je passe très vite, en coup de vent (l'expression est appropriée par ces temps d'orage).

Je rappelle à tous les gens intelligents qu'il faut absolument signer cette pétition si ce n'est pas encore fait : http://nonaedvige.ras.eu.org/

Je rappelle également à Manu que "seul le silence est grand", dixit Roger Felts, et qu'il doit calmer sa haine à mon égard.

Écrit par : Jeremy | 07 août 2008

Refusant d'être intelligent sur ordre (une fois de plus), je ne signerai pas cette pétition.

Écrit par : Manu | 07 août 2008

Pendant ce temps le communisme sous toutes ses variantes dures ou soft n'a fait que des numéros pauvres et a été balayé de presque partout.
Nous sommes ou devenons tous des individus.
C'est mal d'être des individus ?
Pire que d'être un numéro ?
Laissons faire l'expérience historique.
Ah,nous ne sommes pas de VRAIS individus ?
Mais qui en a le mètre étalon ?
Nous sommes contrariés d'être des individus non exceptionnels j'en conviens, surtout en France car l'oeil de Marx est dans la tombe et nous regarde encore et encore.
Joue collectif,mec ,fais la passe !
Culpabilise bien,c'est ma faute....c'est ma ..
Faire le deuil de Marx et peut-être que nous deviendrons des individus améliorés plus vite,libertaires pour nous mais aussi pour les autres.
Mais avec cet oeil "communiste chrétien-laïco marxiste" sur nous , c'est le malheur assuré.
Les Hommes ont déjà donné,non,pour ce Paradis sur Terre ? Pas assez ?
Ecrit par : comme un gaucher contrarié | 07 août 2008

C'était une brève - un peu longue- de comptoir.

Écrit par : guy morel | 07 août 2008

Chez Mezetuelle, une analyse intéressante de la situation : http://www.mezetulle.net/article-21714459.html

Extrait : "De même il dépend de la politique de faire en sorte que l’école instruise assez les hommes pour qu’ils s’éveillent à la conscience d’eux-mêmes et deviennent des citoyens critiques. L’échec est patent, car l’école ne peut exister qu’à contrecourant de l’idéologie dominante, comme autrefois contre les superstitions des campagnes. Paraphrasons Bachelard : il n’y a de véritable école que là où la société est faite pour l’école et non l’école pour la société. Or on s’accorde aveuglément à dire que l’échec scolaire et le malaise de l’institution viennent de l’inadéquation de l’école à la société, alors qu’ils viennent de ce qu’on confond la fonction sociale de l’école et son essence."
Ecrit par : Pli | 07 août 2008

Impressionnant ! Le bavardage n'a même pas cette année l'excuse de la canicule.

Écrit par : guy morel | 07 août 2008

"Impressionnant ! Le bavardage n'a même pas cette année l'excuse de la canicule."

Ecrit par : guy morel

C'est une phrase auto-référentielle ?

Écrit par : Pli | 07 août 2008

"autoréférentielle"

Écrit par : Pli | 07 août 2008

"Impressionnant ! Le bavardage n'a même pas cette année l'excuse de la canicule."

Ecrit par : guy morel

C'est une phrase auto-référentielle ?

Ecrit par : Pli | 07 août 2008

Je souscris, j'aime, j'adore la réponse de Pli.


Quant à vous, Manu, relisez mon message : c'est la troisième phrase qui vous était destinée, pas la deuxième. Décidément, le complément d'objet indirect pose problème dans le-camp-de-ceux-qui-dénoncent-le-camp-du-Bien.

Écrit par : Jeremy | 08 août 2008

Quelques réflexions pédagogiques personnelles que je vous livre ici, ne sachant pas trop quoi en faire.

REDOUBLEMENTS :

On pourrait imaginer que le conseil de classe propose un redoublement en juin, mais que soit organisé début septembre dans chaque établissement un examen de passage pour ces élèves leur permettant de passer en classe supérieure s'ils satisfont aux exigences d'une moyenne de 10 par exemple ? (par besoin de réouvertures de classes pendant l'été : ils devront consulter leur cours et leurs manuels).

Les avantages :
- cela permettrait aux élèves de pouvoir se remettre sur de bons rails durant l'été grâce à cette seconde chance (car n'oublions pas qu'un redoublement peut être vécu comme un traumatisme par nombre d'élèves qui "se vengeront" souvent en ne fichant rien l'année d'après)
- cela permettrait aux élèves ne satisfaisant pas à l'examen de mieux accepter leur redoublement.

Voilà, je trouve que ce n'est pas une mauvaise idée, elle est simple. Je sais que certains la trouveront simplistes et je sais qu'administrativement cela n'irait pas sans quelques problèmes, mais bon...

***

MANUELS :

Je n'ai jamais compris cette politique consistant à imprimer des manuels chers et lourds seulement prêtés aux élèves.
Ne serait-il pas judicieux d'imprimer des manuels en format poches donnés aux élèves qu'ils retrouveront tout au long de leur scolarité ?

***

LANGUES :

A propos des langues vivantes (et mortes). Un support audio des textes imprimés ne serait-il pas préférable quand on sait le profit que l'on peut retirer de l'écoute chez soi de textes que l'on étudie ? (L'écoute des textes en classe n'étant jamais satisfaisant).

Écrit par : Basta | 08 août 2008

Depuis que je lis ce blog, je me sens moins isolée dans l'espace et les révoltes. Merci d'être là!
Décalée pour tout, je n'avais découvert le pédagogisme qu'en préparant un capes interne et tardif pour sortir enfin du statut débilitant de MA2 et de tentatives chaotiques hors EN. Fière de mon 4 à l'oral, le regard navrée du prof qui avait choisi le sujet toujours là (que pensait-elle?)...Un écrit politiquement correct me permet pourtant d'espérer dix, quinze ans de"carrière". Mais j'ai trahi mon amour de la littérature. L'agreg interne exigeant pareille trahison, j'ai laissé tomber malgré le plaisir de me retrouver en fac.
Merci aussi (on se croirait dans la pièce de Pennac!) pour les citations de Bachelard et de Michel Henry si limpides. Assez proches de "la défaite de la pensée"de Finkielkraut , non?
Connaissez-vous le papier de Philippe Val sur la Princesse de Clèves moquée par Sarkozy? Mais non, je saute pas du coq à l'âne... lacaniens s'abstenir!
Dernier merci à Basta...propositions très cohérentes et pleine de sens (oh pardon quelques tics de langage persistent...à force de me replonger dans les concours).

Écrit par : agnes pradel | 08 août 2008

Quelques réflexions pédagogiques personnelles que je vous livre ici, ne sachant pas trop quoi en faire.

REDOUBLEMENTS :

"On pourrait imaginer que le conseil de classe propose un redoublement en juin, mais que soit organisé début septembre dans chaque établissement un examen de passage pour ces élèves leur permettant de passer en classe supérieure s'ils satisfont aux exigences d'une moyenne de 10 par exemple ? (par besoin de réouvertures de classes pendant l'été : ils devront consulter leur cours et leurs manuels)."

Moi, je suis pour, mais je préfèrerais que l'avis de redoublement soit prononcé fin mai et que l'examen ait lieu à la fin du mois de juin.

Je dis ça sur la base de mes souvenirs personnels de fin de 5ème : 3élèves de ma classe devaient redoubler sauf s'ils réussissaient leur examen. Je trouvais que le système avait bien fonctionné comme ça.

Sinon, je peux citer un exemple de triplement de 5ème débouchant sur une orientation en CAP extrèmement positif. Il s'agissait d'un ami qui n'arrivait véritablement pas à suivre malgré sa bonne volonté. Lorsqu'on a appris qu'il triplait sa cinquième, ça nous faisait bien rigoler, sauf que dix ans plus tard, il travaillait depuis cinq ans comme jardinier et envisageait de passer agent de maîtrise alors que je ratais avec application mon CAPES pour la première ou deuxième fois sans savoir encore ce que j'allais devenir.

Tout ça me fait dire qu'on jugera mieux de la prétendue maturité des lycéens le jour où ils manifesteront pour des diplômes qui ne soient pas des simulacres et qui leur permettent d'entrer efficacement et surtout plus tôt dans la vie active s'ils veulent partir en retraite à taux plein après 42 annuités de cotisation.

Je pense aussi que dans le monde du travail, on rue d'avantage dans les brancards à 18/20 ans qu'à 25/27.

J'ai le sentiment que de longues études telles qu'elles sont conçues aujourd'hui, c'est-à-dire pour la masse, prépare paradoxalement mieux à la soumission qu'à autre chose.

Écrit par : johnmarguerite | 08 août 2008

orientation extrèmement positiVE

de longues études prépareNT

(doit y en avoir d'autres...)

Écrit par : johnmarguerite | 08 août 2008

Depuis que je lis ce blog, je me sens moins isolée dans l'espace et les révoltes. Merci d'être là!
Décalée pour tout, je n'avais découvert le pédagogisme qu'en préparant un capes interne et tardif pour sortir enfin du statut débilitant de MA2 et de tentatives chaotiques hors EN. Fière de mon 4 à l'oral, le regard navrée du prof qui avait choisi le sujet toujours là (que pensait-elle?)...Un écrit politiquement correct me permet pourtant d'espérer dix, quinze ans de"carrière". Mais j'ai trahi mon amour de la littérature. L'agreg interne exigeant pareille trahison, j'ai laissé tomber malgré le plaisir de me retrouver en fac.
Merci aussi (on se croirait dans la pièce de Pennac!) pour les citations de Bachelard et de Michel Henry si limpides. Assez proches de "la défaite de la pensée"de Finkielkraut , non?
Connaissez-vous le papier de Philippe Val sur la Princesse de Clèves moquée par Sarkozy? Mais non, je saute pas du coq à l'âne... lacaniens s'abstenir!
Dernier merci à Basta...propositions très cohérentes et pleine de sens (oh pardon quelques tics de langage persistent...à force de me replonger dans les concours).

Écrit par : agnes pradel | 08 août 2008

il y a trop de monde à l'adresse que vous avez indiquée.

2 Je rappelle à tous les gens intelligents ....
.....
.....
3 Je rappelle également à Manu.
....
....

Quant à vous, Manu, relisez mon message : c'est la troisième phrase qui vous était destinée, pas la deuxième.
....
....
Pourquoi le "également" alors ?
..
retour à l'envoyeur.

Écrit par : tri postal | 08 août 2008

Impressionnant ! Le bavardage n'a même pas cette année l'excuse de la canicule.

Ecrit par : guy morel | 07 août 2008
Apparemment, tout le monde attend que les maîtres à penser rentrent de vacances pour se positionner. C'est l'été et on met des enfants de treize ans en détention préventive comme s'il s'agissait de criminels aguerris ou de terroristes organisés, après avoir obtenu d'eux je ne sais quels aveux vers trois heures du matin suivi d'une reconstitution sur les lieux à cinq heures du matin sans que personne ne s'émeuve.

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

"Connaissez-vous le papier de Philippe Val sur la Princesse de Clèves moquée par Sarkozy? Mais non, je saute pas du coq à l'âne... lacaniens s'abstenir!"

Ecrit par : agnes pradel | 08 août 2008

oui.on en a beaucoup parlé.et ça nous change de l'affaire siné.

Écrit par : fred | 08 août 2008

"on met des enfants de treize ans en détention préventive comme s'il s'agissait de criminels aguerris ou de terroristes organisés"

Et pour ne pas qu'ils en réchappent, ensuite on les fiche à vie. C'est le sens du fichier Edvige, sur lequel j'attirais l'attention des nobles (pas tous) visiteurs de ce blog : renseignez-vous sur nonaedvige.ras.eu.org. Le décret relatif à Edvige instaure le fichage de toute personne, dès treize ans, "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", jugée ou non, condamnée ou non, mise en examen ou non.

Pour tri postal, cherchez des endroits où j'ai tort pour lancer vos piques, car, sur le point que vous évoquez, vous ajoutez le ridicule à la mesquinerie.

Écrit par : Jeremy | 08 août 2008

Si ces deux adolescents ont été effectivement traités comme vous le dites -j'avoue que je l'ignorais, d'habitude je ne suis guère les faits divers - alors je partage votre indignation.

Je trouve que les propositions de Basta sont pleines de bon sens. J'ai toujours été choquée que les élèves rendent en fin d'année leur livre de littérature, alors qu'ils devraient le conserver précieusement comme ouvrage de référence. Mais encore faut-il que ce livre en vaille la peine. C'était le cas pour les anthologies type Lagarde et Michard, mais beaucoup de manuels récents ne méritent pas tant d'honneur.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 août 2008

Mon post précédent répondait à celui de Dobolino.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 août 2008

Si ces deux adolescents ont été effectivement traités comme vous le dites -j'avoue que je l'ignorais, d'habitude je ne suis guère les faits divers - alors je partage votre indignation.


Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 août 2008
Je ne suis pas non plus les faits divers mais, s'il s'agit bel et bien au départ d'un triste fait divers, les démarches policière et judiciaire adoptées transforment ce fait divers en véritable fait de société et ça devient quelque chose de grave à discuter avec tous les responsables de l'enfance et de l'adolescence.
Ce que je relate, je l'ai entendu hier soir à la radio, de la bouche de l'avocate des deux ados qui a , dans un désert total, expliqué que les deux gamins étaient dans un état psychologique épouvantable, ce qui se conçoit.

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

Je n'étais pas au courant non plus, j'avais "juste" entendu "ont été emprisonnés cette nuit et passeront devant un juge pour enfants dans la journée".
Mon compagnon et moi avons bondi au mot "emprisonnés" et en avons conclu innocemment que c'était un raccourci de la journaliste et qu'en fait, ils avaient été mis en foyer fermé pour adolescents quelques heures en attendant la visite devant le juge.

Écrit par : catmano | 08 août 2008

on met des enfants de treize ans en détention préventive comme s'il s'agissait de criminels aguerris ou de terroristes organisés"

Et pour ne pas qu'ils en réchappent, ensuite on les fiche à vie. C'est le sens du fichier Edvige, sur lequel j'attirais l'attention des nobles (pas tous) visiteurs de ce blog : renseignez-vous sur nonaedvige.ras.eu.org. Le décret relatif à Edvige instaure le fichage de toute personne, dès treize ans, "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", jugée ou non, condamnée ou non, mise en examen ou non.


Ecrit par : Jeremy | 08 août 2008

J'ai signé la pétition il y a quelques semaines mais il mùe semble que les instigateurs de cette pétition et les signataires pourraient faire plus à présent que ce fait divers offre une belle piste de réflexion. Nous sommes en pleine régression.

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

Dans la même veine régressive, des manifestations prévues aujourd'hui à Paris pour protester contre les J.O. de Pékin ont été INTERDITES. Comment est-ce possible ? Jusqu'où notre gouvernement se couchera-t-il pour ne pas froisser nos "amis" chinois ?

Écrit par : vignon | 08 août 2008

C'est bien dans la même veine régressive avec toujours tout plein de beaux arguments auxquels nous nous laissons allègrement prendre.
Je trouve Cohn-Bendit trop nerveux et agressif. Ça le rend inaudible. Je l'ai encore entendu ce matin, l'invective à la bouche. Ça va pas, ça...

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

D'ailleurs, en ce moment, je caillaserais volontiers quelques touristes... , OK je sors!

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

expliqué que les deux gamins étaient dans un état psychologique épouvantable, ce qui se conçoit.
Oui ,ça se conçoit.
..
Mais voilà la Bien-Pensance:
dans un désert total,
expliqué que les deux gamins étaient dans un état psychologique épouvantable, ce qui se conçoit...
..
Ah ce "dans un désert total"
Comme je me sens mauvais.
Comme je DEVRAIS me sentir mauvais.
..
En réalité la Bien-Pensance nous ramène dans sa plainte compassionnelle le réglement de compte individuel et plus tard la peine de mort plus efficacement que la militance d'un Le Pen.
Vite, une marche blanche "plus jamais ça" et le tableau sera complet.
La régression, la voilà !

Écrit par : mort-vivant | 08 août 2008

Je vous ai retrouvé l'interview de l'avocate que j'ai entendu hier soir et qui m'a alarmée.

http://www.france-info.com/spip.php?article169932&var_recherche=murielle%20bujoli&theme=9&sous_theme=11

Désert total, Mort-Vivant, veut dire tout bêtement que vu qu'on est au mois d'août, il n'y a pas une voix pour s'élever face à cette nouvelle manière de concevoir la majorité pénale et le monde de l'enfance. C'est tout. Ça ne va pas plus loin. La bien-Pensance, je me la fous où je pense.

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

Revenons un instant au titre du fil.
Quelques témoignages.

"Témoignage IUFM 5 mai 08

Mine
J'ai mis longtemps à comprendre l'absurdité de ces théories...parce que je n'ai rien appris à l'IUFM sur la lecture. (ni bon, ni mauvais: c'est une chance me direz- vous!) Dans mon module de français, l'enseignante, complètement démotivée et alcoolique (je me demande pourquoi...) nous racontait sa vie.

J'ai imaginé, (naïve et crédule j'étais...) que tout ce blabla ("On ne saurait lire de la même manière une recette de cuisine et un récit de fiction, un fait divers et un texte théorique. Si pour l'un la chronologie des actions est essentielle, ainsi que la distinction ingrédients, outils, actions, pour les autres l'instance de narration, l'identité du personnage relativement aux actions, la structure du récit, mais aussi la constance du thème, le repérage de l'idée essentielle et de leur articulation auront toute leur importance." ) venait au troisième trimestre de CP, après l'enseignement progressif du code. Sur le terrain, je suis tombée de très haut et j'ai commencé à me faire qq cheveux gris.

La didactique est imbuvable à l'IUFM, c'est du grand n'importe quoi, et je vois d'après ces examens, que rien n'a changé, malgré les dires de certains. Les jeunes enseignants sont perdus une fois sur le terrain, ils naviguent à vue, et font des ravages parfois (pauvres mômes ), si aucun vieux prof routard ne les aide à y voir clair.

Mais parfois les vieux profs aussi, s'ils ne sont pas spécialistes de CP, sont perdus dans toutes ces méthodes. Une collègue, pourtant efficace et clairvoyante en cycle 3, m'avait conseillé Ribambelle pour un CM2 non-lecteur. Bien sur, ça a été un échec lamentable.

Heureusement, dans la foulée, elle m'a fait lire Le Bris, et j'ai acheté L et L immédiatement pour mon 'apprenant' malheureux, en non conformité Goigoux. Le miracle s'est produit, et G. a commencé à déchiffrer et à reprendre confiance...Que de temps perdu, que d'enfances gâchées...Ces gens sont des criminels intellectuels!


collombon

" J'ai hésité à mettre une contribution, parce qu'en vérité, je n'ai rien de neuf à ajouter. Je ne peux qu'acquiescer, encore et encore.

Après ma « formation » en IUFM, j'ai mis plusieurs années à réaliser que le peu que j'avais appris était faux. Cette année, après six ans d'enseignement et beaucoup de tâtonnements, je commence – commence seulement- à y voir plus clair.

Grâce à ce site et d'autres, grâce à des lectures, grâce à des enseignants courageux et clairvoyants (Marc Le Bris entre autres), je me refais ma petite formation personnelle. Quand je pense à tout ce temps gâché, je suis triste pour mes anciens élèves, et furieuse. "

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 août 2008

Exercice de préparation pour la fameuse "synthèse" du concours d'entrée à l'IUFM. (Il s'agit d'une excellente élève, qui avait bien intégré le "moule" : lavage de cerveau intégral)

Synthèse IUFMesque

"L’apprentissage de la lecture s’effectue de plus en plus à l’aide de différentes méthodes.
On peut alors se demander quelle méthode est à préconiser afin que l’apprentissage de la lecture soit le plus bénéfique possible.

C’est à cette question que tentent de répondre les quatre extraits des livres suivants :

- « Enseigner le français à l’école », de Carole Tisset (doc 1)
- « La lecture, apprentissage, évaluation, perfectionnement », d’Alain Bentolila. (doc2)
- « Ils ne sauront pas tous lire en même temps », de Pascal Bouchard (doc 3)
- « Les chemins de la lecture », de Gérard Chauveau (doc 4)

Afin d’élucider ceci, nous verrons dans un premier temps les différentes méthodes d’apprentissage de la lecture, puis dans un second temps l’importance de l’affectif, quelque soit la méthode utilisée.

Différentes méthodes d’apprentissage de la lecture ont été relatées.
Pour A. Bentolila, l’apprentissage de la lecture doit être précédé d’un « entraînement autonome de l’analyse phonique de l’oral ». Cet apprentissage est centré sur « la conscience phonique ».
Il devient donc très intéressant de travailler sur les mots d’une même famille, sur des homophones, afin que les élèves se rendent compte que, certes, le système orthographique français est relativement complexe, mais que celui-ci a à sa portée différents dispositifs permettant de passer outre ces obstacles.

Une autre méthode est appelée méthode globale. Cette méthode consiste à lire des textes assez longs dans lesquels différents sons et différentes graphies sont abordés. « C’est exactement ce qui se passe lorsqu’un enfant de CP lit un album », nous fait remarquer C.Tisset dans la doc 1.
« En effet, l’enfant apprend par imprégnation toujours plus de chose que prévu ».

D’après P.Bouchard dans le document 3, « les approches globales doivent être additionnées à d’autres méthodes, notamment celles mettant le « spot sur les lettres ».

En effet, comme le souligne Gérard Chauveau dans le doc 4, « un des codes de l’écrit est le code alphabétique et orthographique. C’est celui qui reste incontournable ».
Cependant, comme le dit Gérard Chauveau, « l’acte de lire n’est pas essentiellement technique et mécanique, et les difficultés propres à la lecture ne concernent pas que les processus de bas niveau ».

La place du merveilleux, de l’affectif, et du rationnel est prépondérante dans l’apprentissage de la lecture.
Pour un enfant de CP, apprendre à lire avec des albums « évite la coupure avec la grande section de maternelle où l’album et l’imaginaire sont très présents », nous dit C.Tesset dans le doc 1. Il faut qu’il y ait un relais entre la grande section et le CP. C’est pour cela que l’apprentissage de la lecture se fait souvent sous forme de jeux auditifs et visuels relatant au départ une lettre, un phonème ou un graphème. A ce moment là, l’enfant de CP fait un pas de plus vers l’avant, tout en gardant un univers merveilleux où jeux et imaginaire sont présents.

Des devinettes et des gestes prennent ensuite la place des jeux auditifs et visuels, ce qui amène beaucoup plus l’enfant à faire « une activité d’intelligence ».

Afin que tout ceci se réalise le mieux possible, il faut que les enfants se reconnaissent dans ce qu’ils lisent. C.Tisset ajoute qu’il est essentiel que l’enfant ne s’ennuie pas en lisant.

Ce qui semble essentiel pour l’apprentissage de la lecture dans la doc 3 de P. Bauchard, c’est que la lettre étudiée prenne « une réalité qui marque le collectif », mais que « cette réalité n’est pas la même pour chacun des enfants », suivant l’affectif porté à ce moment là.

L’enfant doit, pour parvenir à l’apprentissage de la lecture, être entouré.
G. Chauveau souligne que la capacité de lecture doit être développée avec l’aide de l’adulte.

Pour l’enfant, ce qui va être prédominant dans son apprentissage de la lecture, c’est que ce soit dynamique, motivant et encadré.
En effet, « la charge affective de l’album décuple la motivation, donc la capacité de mémorisation », écrit C.Tisset dans la doc 1.
Tout ce qui va être appris ou établi doit être introduit dans des « mots intéressants ». « Ces mots doivent avoir une vie antérieure pour pouvoir avoir une vie postérieure »

Le rationnel doit aussi trouver sa place dans l’apprentissage de la lecture, afin que l’enfant puisse s’y référer pour répondre à des questionnements qu’il pourrait se poser.
C’est pour cela que G.Chauveau souligne « qu’il n’y a pas un code de l’écrit, mais trois ».
En effet, pour les enfants, le support a un rôle prépondérant dans l’apprentissage de la lecture et l’acte de lire.
Après avoir appris à reconnaître les différents supports pouvant exister, un enfant se sentira plus à l’aise dans la lecture. De plus, le code de l’espace graphique lui permettra d’évoluer sans appréhension dans le monde de la lecture.

En conclusion, nous pouvons dire que, quelle que soit la méthode utilisée pour l’apprentissage de la lecture, le plus important pour les auteurs de ces différents documents reste la dimension affective portée à cette activité.
Pour de nombreux apprentissages, « la pédagogie diversifiée trouve ses fondements dans le collectif ».
Ne serait-il pas utile de l’appliquer concrètement et de manière systématique dans l’apprentissage de la lecture ?

Tout en sachant bien que tous les enfants ne sauront pas lire en même temps."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 août 2008

"Impressionnant ! Le bavardage n'a même pas cette année l'excuse de la canicule."

Ecrit par : guy morel

C'est une phrase auto-référentielle ?
Ecrit par : Pli | 07 août 2008

Pas du tout : comparez la longueur de vos posts à celle des miens.
Vous voulez du bavardage ? En voici : d'un type payé depuis quarante ans à ne faire que cela.
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/pour_vous/temoignages/en_pratique/&key=itm_20080521_115713_maths_a_lecole_inquietude_autour.txt
Ecrit par : guy morel

Écrit par : guy morel | 08 août 2008

Impressionnant ! Le bavardage n'a même pas cette année l'excuse de la canicule.

Ecrit par : guy morel | 07 août 2008
Apparemment, tout le monde attend que les maîtres à penser rentrent de vacances pour se positionner. C'est l'été et on met des enfants de treize ans en détention préventive comme s'il s'agissait de criminels aguerris ou de terroristes organisés, après avoir obtenu d'eux je ne sais quels aveux vers trois heures du matin suivi d'une reconstitution sur les lieux à cinq heures du matin sans que personne ne s'émeuve.
Ecrit par : dobolino | 08 août 2008

Cela fait longtemps que les positions sont connues : relisez le rapport Benisti qui propose de détecter les délinquants en maternelle. Quant aux "maîtres à penser", je me demande qui aurait la fatuité ici de se prétendre tel.

Écrit par : guy morel | 08 août 2008

A Zorglub, si vous êtes de passage.
Je rentre d'Iran (et accessoirement d'Asie centrale) : vous aviez raison, c'est un beau pays. Et la population est des plus hospitalière... Voilà qui repose un peu de l'EN!

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 août 2008

Chez Mezetuelle, une analyse intéressante de la situation : http://www.mezetulle.net/article-21714459.html

Extrait : "De même il dépend de la politique de faire en sorte que l’école instruise assez les hommes pour qu’ils s’éveillent à la conscience d’eux-mêmes et deviennent des citoyens critiques. L’échec est patent, car l’école ne peut exister qu’à contrecourant de l’idéologie dominante, comme autrefois contre les superstitions des campagnes. Paraphrasons Bachelard : il n’y a de véritable école que là où la société est faite pour l’école et non l’école pour la société. Or on s’accorde aveuglément à dire que l’échec scolaire et le malaise de l’institution viennent de l’inadéquation de l’école à la société, alors qu’ils viennent de ce qu’on confond la fonction sociale de l’école et son essence."
Ecrit par : Pli | 07 août 2008

Impressionnant ! Le bavardage n'a même pas cette année l'excuse de la canicule.
Ecrit par : guy morel | 07 août 2008
J'aime bien me répéter, surtout quand ça provoque des démangeaisons aux gens qui se croient en position de ramener leur fraise.
Je me répète donc. Le papier de Catherine Kintzler - que par ailleurs j'estime hautement - est du bavardage. Et j'ajoute : du bavardage "républicain" typique ! Je dis cela pour faire plaisir à Roger Felts que je salue au passage cordialement.

Écrit par : guy morel | 08 août 2008

""Je rentre d'Iran (et accessoirement d'Asie centrale) : vous aviez raison, c'est un beau pays. Et la population est des plus hospitalière... Voilà qui repose un peu de l'EN! ""

Même pas une petite lapidation à nous raconter , ni quelques pendaisons en live ???

Écrit par : Amélie | 08 août 2008

C'est toujours irrésistible et j'adore les colères de Doc Morel !:-))))


http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Écrit par : Amélie | 08 août 2008

Dobolino,

SOMOS TODOS ASSESINOS, accompagné d'une "jolie" musique de fanfare, c'est ce que je vois souvent sur une chaîne de tv à l'étranger. Et ceci me laisse songeuse et me fait frémir.

Nous avons accepté un concept bien français du tout laisser faire, et aujourd'hui cela se transforme avec toujours plus d'interdits. La passerelle allant de l'un à l'autre est en train de s'effondrer.
Où est le résultat ?

Des dérives occasionnées et dans le cas que vous citez, une justice qui ne fait plus la différence entre un accident dramatiquement regrettable commis par des gosses de 13 ans, des homicides involontaires et volontaires.

Nous sommes en train de payer très cher des années de laxisme, et nous allons nous prendre le retour de boomerang en pleine face !
On a joué avec le feu, maintenant nous allons nous brûler.
Sur ce, je vais m'en fumer une, ici, on n'est pas encore touchés par les interdits ridicules.

Écrit par : carole | 08 août 2008

C'est toujours irrésistible et j'adore les colères de Doc Morel !:-))))


http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Ecrit par : Amélie | 08 août 2008


Je précise que la voix délizieuze de zuavité est zelle de Zeorzes, pardon Georges Aminel, la célèbre doublure française entre autres de Grosminet ET de Darth Vador ET d'Orson Welles, ancien pensionnaire de la comédie française, qui nous a quitté il y a de cela deux ou trois ans.

Georges Aminel, qui double ici un acteur blond comme les blés, était d'origine créole, ce qui montre bien les bienfaits inestimables que procure la culture au sens le plus noble du terme.

Écrit par : johnmarguerite | 08 août 2008

Quant aux "maîtres à penser", je me demande qui aurait la fatuité ici de se prétendre tel.

Ecrit par : guy morel | 08 août 2008
Il n'y a pas besoin de se prétendre tel pour le devenir malgré soi!

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

On a joué avec le feu, maintenant nous allons nous brûler.
Sur ce, je vais m'en fumer une, ici, on n'est pas encore touchés par les interdits ridicules.

Ecrit par : carole | 08 août 2008
Sur ce coup-là, Carole, nous sommes en accord.
On croirait que nous ne sommes plus capables d'agir avec mesure.

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

Je veux devenir prof des écoles, j'ai 28 ans, je suis une recyclée ...
Les profs qui le deviennent sur le tard, on envie d'y arriver et passer une licence avec un BTS (c'est dur mais possible) alors qu'on bosse à plein temps pour sa reconversion c'est déjà un sarifice financier (car les CIF ne prennent pas tout en charge) et pensez-vous à nous en exigeant désormais le MASTER ? Pourra t'il se faire à distance pour les gens qui sont obligés de bosser tout en passant le concours ... J'espère que le projet ne prend pas seulement en compte les formations initiales ... sinon CNED, et processus de reconversion mis en place par les IUFM ou autre formation à distance peuvent être jetés à la poubelle, à moins que le contrôle continu puisse être de mise pour les étudiants à distance ...
Pensez aux reconvertis qui croient en ce métier !!!!
Oui, pour nous c'est encore le plus beau métier du monde, on y croit, on veut y arriver - Il y les ascètes et les masochistes, alors nous les reconvertis on serait ces masochistes, boulot à plein temps, bébé ... mari + concours ... Allez on y croit !
Arrêtez de nous mettre es bâtons dans les roues, le diplôme ne vaut plus rien on le sait, c'ets un moyen de sélection de plus et c'est tout !!!
Oui il faut en savoir des choses pour être instit mais pas besoin de pousser le bouchon trop loin !

Écrit par : Oberlinette | 08 août 2008

Vous voulez du bavardage ? En voici : d'un type payé depuis quarante ans à ne faire que cela.
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/pour_vous/temoignages/en_pratique/&key=itm_20080521_115713_maths_a_lecole_inquietude_autour.txt
Ecrit par : guy morel

Ecrit par : guy morel | 08 août 2008
Ce type est probablement nul en maths! Ce n'est pas pensable de dire de telles âneries.
On devrait réintroduire la lapidation.
J'en ai par-dessus la tête de tout ça. Je viens d'aller fouiner pour piger un peu ce qu'on offrira à ma fille en seconde en septembre 2009 et je me demande si, finalement, il ne vaudrait pas mieux qu'elle envisage un CAP Coiffure que véto. Va falloir leur faire faire des stages intensifs pendant les vacances scolaires? Ça va être prévu pour remettre à niveau les gosses de ceux qui ont les moyens de payer?

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

Ça va être prévu pour remettre à niveau les gosses de ceux qui ont les moyens de payer?

Ecrit par : dobolino | 08 août 2008

Dans la contrée reculée où tu habites ?
Ah nan, c'est pas prévu.
Chez vous, c'est "touristes à haut pouvoir d'achat" pendant les vacances scolaires, pas stages de remise à niveau ! De toute façon, vous n'êtes pas assez nombreux à avoir du fric, pas rentable ce truc !
En revanche, s'ils ont des internats vides dans des régions porteuses financièrement, tu pourras peut-être, en cherchant les bons contacts, y trouver une place pour ta petite...
Allez, courage, you can do it !

Écrit par : catmano | 08 août 2008

""Je rentre d'Iran (et accessoirement d'Asie centrale) : vous aviez raison, c'est un beau pays. Et la population est des plus hospitalière... Voilà qui repose un peu de l'EN! ""

Même pas une petite lapidation à nous raconter , ni quelques pendaisons en live ???

Ecrit par : Amélie | 08 août 2008

"Iran : Deux nouveaux homosexuels pendus
Têtu | 15/11/05
Selon le quotidien iranien Keyhan du 13 novembre, repris par l’agence de presse Iran Focus, deux jeunes hommes ont été pendus sur la place publique Chahid Bahonar de la ville de Gorgan, dans le nord de l’Iran, après avoir été jugés coupables de relations homosexuelles. Les deux hommes ont été identifiés comme Mokhtar N., 24 ans, et Ali A., 25 ans.

L’article du Keyhan précisait que si figuraient dans le « passé criminel » des deux jeunes les crimes d’enlèvement et de viol, ils avaient bien été pendus pour « crime » de sodomie. Cette exécution fait suite à celle de deux mineurs en juillet dernier et une autre prévue en août qui finalement n’avait pas eu lieu.

Plusieurs organisations font état du fait que plus de 4000 gays et lesbiennes auraient été pendus en Iran depuis 1979."

Écrit par : Jeremy | 08 août 2008

Dans la contrée reculée où tu habites ?

Allez, courage, you can do it !

Ecrit par : catmano | 08 août 2008

Ouf! Dans ma contrée reculée, c'est pas un loup qu'a bouffé le petit Louis, égaré à Verclause. Je commençais à voir notre avenir touristique en noir. Qui dit tourisme dit contrats saisonniers pour les intermiteux du spectacle. Qui dit loup dit boulot pour les professionnels de l'animal. L'un dans l'autre, on s'en sort...
I can do it!

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

Voilà, c'est la-bas qu'il faut aller faire du miltantisme, Jérémy (dites donc, ils y vont particulièrement fort , tout de même...). Pas chez nous où le fait que le maire réélu de la capitale du pays - excusez du peu (et peut-être même le futur président de la République au passage)- soit homo ne dérange plus personne, excepté un ou deux Vannestes aussi excités qu'ultra-minoritaires. C'est aussi par ce genre de contre-exemple iranien qu'on voit que les choses ont bougé chez nous en 20 ou 30 ans, tout de même.

Écrit par : Manu | 08 août 2008

Pfff! Dans le Quercy, ces nuls, ils ont même pas de loups! Trop ringards... Ils ne font que de l'élevage de retraités anglais.

Écrit par : dobolino | 08 août 2008

" Les choses ont bougé chez nous en 20 ou 30 ans, tout de même."

Oui, elles ont beaucoup bougé. En 1964, je suivais un cours de psychopathologie à la Sorbonne. L'homosexualité y était traitée, sur le même plan que les psychoses et les névroses, dans le chapitre consacré aux perversions. Ce ne serait plus pensable à l'heure actuelle.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 août 2008

Qu'est-ce que c'est que cette histoire de loup? C'est un animal auquel je m'intéresse.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 août 2008

Pour essayer de remonter le moral de Jeremy avec un peu de musique des années 80 :


http://fr.youtube.com/watch?v=01SBf0tsLyI&feature=related

Quant à celle-ci , il n'y a pas d'allusion , c'est juste joli et aérien ...
http://fr.youtube.com/watch?v=Jll8cMA_CIY

Écrit par : Amélie | 08 août 2008

C'est aussi par ce genre de contre-exemple iranien qu'on voit que les choses ont bougé chez nous en 20 ou 30 ans, tout de même.
Ecrit par : Manu | 08 août 2008

Bah oui, c'est bien, on exécute plus les homos, on se demande bien pourquoi en plus ils râlent.

Écrit par : Jeremy | 08 août 2008

Et j'avais posté un très long message pour Sylvie, qui m'avait coûté un peu de temps en recherches diverses et variés, eh bien il a disparu :-(

Écrit par : Jeremy | 08 août 2008

Pfff! Dans le Quercy, ces nuls, ils ont même pas de loups! Trop ringards... Ils ne font que de l'élevage de retraités anglais.

Ecrit par : dobolino | 08 août 2008

Peut-être, mais comme disaient les Cadurques : anglo homini lupus !

Écrit par : victor | 09 août 2008

Sylvie, si mon post n'apparaît pas cette fois encore, pourrez-vous m'indiquer une adresse-mail à laquelle je peux vous envoyer mon message ? Il s'agit d'une courte anthologie qui répond à votre interrogation ("Ce ne serait plus pensable à l'heure actuelle"). Apparemment, midi-blogs n'aime pas les messags constitués de plusieurs liens et extraits.

Écrit par : Jeremy | 09 août 2008

Bon, il n'apparaît effectivement pas.

J'en ai fait une copie, pourrez-vous me donner adresse à laquelle je vous l'enverrai ?

Écrit par : Jeremy | 09 août 2008

Jeremy, vous pouvez m'envoyer votre post à l'adresse suivante: syl.huguet@orange.fr

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 août 2008

Je suis d'une naïveté qui frise la plus noire bêtise! Il m'a fallu passer par "Vautours en Baronnies" faisant bombance sur le corps du petit Louis pour piger l'histoire du bébé, du pavé et des deux ados. Heureusement que l'équipe municipale de Bastia a une réactivité plus efficace que la mienne.
Accès à la citadelle interdit mais mal protégé. Ce n'est certainement pas la première fois que des gamins balancent des caladons de là. La mairie réagit rapidement, charge les minots tout en calmant les familles qui doivent bien avoir quelque terrain non constructible à intégrer dans le PLU, quelque raccordement litigieux aux réseaux d'eau ou d'assainissement, quelque ambition de gâche dans une quelconque collectivité territoriale. On fournit en urgence un bon avocat qui n'évoque à aucun moment le fait que ce lieu dangereux ne soit pas protégé.
Et hop! On satisfait et détourne l'attention de tous: les "bien-pensants" dans mon genre qui s'offusquent du traitement judiciaire infligé à des gamins et les anti-délinquance obsédés qui se réjouissent qu'on traite enfin avec la rigueur requise ces sales petits gamins criminels endurcis.
Ça marche super puisque les parents du bébé veulent se porter partie civile contre les deux ados.
La Mairie de Bastia n'a plus qu'à espérer qu'ils choisissent un avocat balourd.
Ce n'est pas du Pas de Zéro de conduite etc..., c'est juste l'art d'exploiter les tendances de l'opinion publique et les lois anti-délinquance.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Qu'est-ce que c'est que cette histoire de loup? C'est un animal auquel je m'intéresse.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 août 2008

Juste qu'on commence à avoir une suspicion de loups, on a des vautours réimplantés à grand renfort de pub, un PNR en gestation et beaucoup de tourisme.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Les jérémiades lancinantes du dénommé Jérémy commencent à courir sur les haricots des milliards de croyants. Sous l'évocation tonitruante, répétitive et obsédante du malheur des sodomites, il cherche à nous embarquer dans un combat douteux et réactionnaire contre les représentants d'une morale saine et rigoureuse qui seule nous sauvera de la noyade dans les égouts saumâtres de la modernité… Non ! Son islamophobie rampante et triomphante, trompeuse et trompettante n'échappera pas aux poubelles de l'histoire… Pas plus que le socialisme, le sodomisme ne passera pas ! ! !
Bientôt, parce que Dieu a transformé en statues de sel, les sinistres individus qui reluquaient dans le regret la honteuse Sodome, il va qualifier Dieux d'homophobe notoire et réclamer son exclusion du site, voire son excommunication des justes, voire son exécution…
Déjà, il entraîne dans son sillage de mort intellectuelle, de naïves gazelles qui croit pouvoir se réjouir qu'à la Sorbonne, la science se met aux abonnés absents… Dans ce haut lieu du savoir, la censure pseudoscientifique est à l'ordre du jour et on ne peut plus évoquer librement les troubles de la relation d'objet sans violer la loi et risquer l'opprobre. Peut-on scientifiquement discourir sur la pathologie du désir quand l'objet du désir est un enfant dans la pédophilie, un adolescent dans la pédérastie, un proche parent dans l'inceste, un vieillard dans la gérontophilie, un cadavre dans la nécrophilie, un animal dans le bestialisme, la partie plutôt que le tout dans le fétichisme, une merde dans la coprophilie, si en même temps on ne peut évoquer la norme d'un homme adulte désirant une femme adulte ou le ? ? ? d'un homme adulte désirant son semblable ?…
Mégoter sur le fait qu'un tel crime contre la science équivaut à un génocide intellectuel et mérite la peine de mort est à l'évidence faire preuve d'un bien petit esprit totalement ignorant du sens de l'histoire.
Heureusement que des éléments sains de notre société réagissent avec vigueur : on a bien compris qu'en organisant une solide défense de ces deux adolescents, victimes malheureuses d'un pouvoir hyper répressif et d'une justice aveugle alors qu'ils s'amusaient à jeter de jolis petits galets d'un kilo sur le crâne d'un promeneur dans son berceau, ces authentiques démocrates s'inscrivent dans un retour authentique à des valeurs fondamentales comme la lapidation de la femme adultère…
Je me permets de faire une suggestion afin que ce combat soit encore plus juste : que ceux qui se permettent de remettre en cause la foi de milliard de gens en dénonçant les comportements vertueux de ceux qui luttent contre les sodomites soient lapidés en Occident comme ils sont pendus en Orient.
Contre le communautarisme homosexuel vive le communautarisme musulman.

Le Vengeur en burka…

N. B. Afin d'éclairer le sens de ce message, il convient de préciser qu'en ce qui concerne les ongulés caucasiens, il s'agit évidemment, comme pour l'âne de la fable, de les tuer à coup de figues… Les galets d'un kilo sont à usage exclusif des circuits touristiques…

Écrit par : Le Vengeur en burka | 09 août 2008

J'ai failli m'énerver, mais c'est tellement con et mal écrit que je n'ai rien compris. Y en a qui ont vraiment du temps à perdre.
C'est pratiquement aussi long que les posts de Roger Felts, mais je préfère de loin ce qu'écrit Felts.

Écrit par : Jeremy | 09 août 2008

Les galets d'un kilo sont à usage exclusif des circuits touristiques…

Ecrit par : Le Vengeur en burka | 09 août 2008
Vous avez oublié les femmes adultères.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

@ Le Vengeur en burka

Commentaire sur la forme (le contenu ne méritant pas qu'on s'y attarde) : les mots soulignés en rouge dans votre texte quand vous le tapez sont ceux qui contiennent une faute d'orthographe. Si un dictionnaire est trop lourd, vous pouvez toujours essayer la méthode des essais et erreurs : modifiez le mot jusqu'à ce que le rouge disparaisse...

Écrit par : vignon | 09 août 2008

Toutefois, l'usage du dictionnaire est plus sûr, le correcteur orthographique ayant parfois quelques ratés.
Si vous ne disposez pas d'un dictionnaire chez vous, apprenez que l'on peut s'en procurer un dans toutes les bonnes librairies, ce qui permet d'envisager une sortie qui occupera sainement un moment de la journée et évitera un ennui bien compréhensible qui peut engager l'être humain sur la pente savonneuse de l'écriture automatique sur clavier, histoire de s'évader un peu.

Écrit par : catmano | 09 août 2008

il va qualifier Dieu d'homophobe notoire et réclamer son exclusion du site, voire son excommunication des justes, voire son exécution…
Ecrit par : Le Vengeur en burka | 09 août 2008

Pour l'exclusion de Dieu de ce site, j'ai cru comprendre que l'initiateur-créateur de ce blogaurait tendance à approuver.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Dieu, il a un Mac ou un PC ?

Écrit par : catmano | 09 août 2008

On va encore dire que je balance exagérément des hanches ( dans ma légère robe de soie pistache ), mais le texte du vengeur en burka est très clair et contient très peu de fautes d'orthographe , c'est à dire pas plus que tout un chacun ici-même . Ne soyez pas injustes , ni sectaires ! Relever les fautes , c'est petit !

Écrit par : Amélie | 09 août 2008

Je suis d'accord avec Amélie sur ce qu'elle constate au sujet de l'orthographe de La Burka.
Par contre, cette intervention a le mérite d'illustrer pile-poil l'individu au sens moderne du terme qui, sous prétexte de rejeter la bien-pensance de gôche jette allègrement le bébé avec l'eau du bain. Ce mouvement d'opinion ne durera probablement pas plus longtemps que le communisme et connaîtra vite des échecs similaires. Il y aura de belles morts criantes d'injustice par famine ou acculturation.

Catmano, Dieu n'a ni Mac ni PC. Combien de fois faudra-t-il que je te répète que Dieu est un pur esprit dont on n'a pas encore pu faire une description exacte, ce qui prouve qu'il n'est pas raccordé au réseau.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Je “remercie” le vengeur à la burka d'avoir fait quelques emprunts à mon texte “Intermède érotique” dans son évocation des pathologies du désir… Pour autant l'utilisation de mes textes, ne le fait pas pour autant se ranger sous la même bannière… Je ne sais pas trop ce qu'il a voulu démontrer, mais s'il y a quelque chose à comprendre, c'est que les communautarismes sont de belles conneries.
Personnellement si j'ai quelques réserves à faire sur le communautarisme homosexuel ; dans sa dimension actuelle (et parce que les homos dans bien des régions du monde sont encore victimes d'exclusions plus ou moins graves), il apparaît beaucoup moins dangereux, beaucoup moins porteur de tensions et de conflits que les communautarismes religieux et particulièrement le premier d'entre eux.
Je remercie également Jérémie de préférer mes textes longs à ceux du vengeur à la burka… Si réellement ses quelques jours de vacances lui permettent maintenant d'apprécier mes écrits : mon site est accessible 24 heures sur 24 et là, il y a du Felts en long, en large et en travers !… Et même de belles images quand les textes fatiguent…

P.S. Sans soutenir le vengeur à la burka comme le fait Amélie (toujours partie prenante quand il s'agit de soutenir les causes perdues), je dois dire qu'alarmé par l'importance donnée par certains aux fautes d'orthographe du vengeur à la burka, j'ai patiemment scruté son texte… Je n'en ai trouvé qu'une : “ de naïves gazelles qui croi(en)t pouvoir”… Je la signale donc au vengeur « le verbe s'accorde avec le sujet… gazelles étant au pluriel, le verbe croire est à la troisième personne du pluriel”…
C'est avec la satisfaction du devoir accompli, que je demande à ceux qui en ont vu beaucoup plus, de nous le signaler. Nous ferons ainsi tous ensemble de grands progrès. Personnellement, je crois que j'en ai bien besoin…

Écrit par : Roger Felts | 09 août 2008

Il y aura de belles morts criantes d'injustice par famine ou acculturation.



Ecrit par : dobolino | 09 août 2008

Il y a déjà, d'ailleurs. Croire que ça va s'arranger en s'obstinant et que nous allons vers des lendemains qui chantent, les communismes et autres régimes totalitaires ont déjà fait l'essai.
On est passé du lendemain collectif au lendemain individuel, c'est tout.
Comme tout un chacun ici s'accorde à penser qu'il faut une belle et bonne école laïque pour tous avec un beau programme national et empreint d'égalité et d'exigences, enseigné par des maîtres judicieusement formés et anonymement sélectionnés par un Etat fort, j'avoue ne pas suivre très bien les méandres de certains cerveaux.
Je reconnais avoir prouvé à plusieurs reprises et encore hier que j'avais le cerveau lent.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Et même de belles images quand les textes fatiguent…



Ecrit par : Roger Felts | 09 août 2008

Si vous voulez, pour illustrer, je peux vous envoyer une photo du vrai Dobolino. C'est un vrai gouttière pur jus qui s'est approprié, par la grâce des mutations génétiques ou des métissages félins, un phénotype de Siamois pur "race", coloris blue point.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Comme tout un chacun ici s'accorde à penser qu'il faut une belle et bonne école laïque pour tous avec un beau programme national et empreint d'égalité et d'exigences, enseigné par des maîtres judicieusement formés et anonymement sélectionnés par un Etat fort, j'avoue ne pas suivre très bien les méandres de certains cerveaux.
Je reconnais avoir prouvé à plusieurs reprises et encore hier que j'avais le cerveau lent.

Ecrit par : dobolino | 09 août 2008
Y'a quelqu'un qui peut m'expliquer?

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Amélie a raison, c'est petit de compter les fautes. Mea culpa..

Ceci étant, les gays, au lieu de réclamer DES droits, devraient en demander un, qui entraînera tous les autres : l'application stricte du préambule de la Constitution : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit." Les hommes, pas seulement les hétérosexuels. Le refus du mariage ou de l'adoption est une violation de leurs droits et ils devraient la traiter comme telle, avec les recours qui s'imposent.
En poussant cette logique jusqu'au bout (islamophobie de bon aloi oblige), il faudrait créer SOS Bourka que toute femme contrainte à se voiler, à porter la bourka ou à épouser une conjoint non choisi, ou menacée d'excision, pourrait appeler pour porter plainte pour violation de son droit constitutionnel à la liberté et à l'égalité. Ajoutez ce que vous voulez à la liste, elle n'est pas exhaustive.

Écrit par : vignon | 09 août 2008

J'ai écrit une grosse bêtise. Rectification: Dobolino est seal point un peu litigieux.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

"""P.S. Sans soutenir le vengeur à la burka comme le fait Amélie (toujours partie prenante quand il s'agit de soutenir les causes perdues),""

M'enfin , Roger , vous savez bien que je n'ai " Dieux " que pour vous ! Le vengeur a écrit DieuX , voilà une faute oubliée , mais qui , si on y regarde de très près , pourrait être révélatrice ( je m'comprends ! ) .

Je ne sais pas vous , mais moi , je trouve qu'en ce qui concerne le jeu anodin des deux innocents de Bonifacio , le vengeur en burka , fait preuve de beaucoup de pertinence et je ne m'étonne donc pas que beaucoup de démocrates ne veuillent pas le comprendre . Les oeillères , c'est tellement commode !

Écrit par : Amélie | 09 août 2008

Amélie, je crois que vous avez raison. Ce vengeur à la burka est finalement beaucoup moins con que le sinistre Vengeur Masqué. Je crois qu'il a essayé de nous envoyé un message sub liminal : en jouant au con, on trouvera toujours plus con… Mais que cela ne fait en rien avancer le Schmilblick… Pour certains, cela devenait trop compliqué, ils ont préféré dériver sur les fautes d'orthographes.
Mais je m'interroge, le vengeur à la burka a écrit une fois DIEU sans X et un fois DIEUX au singulier avec un X. Faut-il y voir un autre message sub liminal ou est-ce une faute d'inattention… Je crois que cette nuit je ne vais pas dormir !

Écrit par : Roger Felts | 09 août 2008

"Ceci étant, les gays, au lieu de réclamer DES droits, devraient en demander un, qui entraînera tous les autres : l'application stricte du préambule de la Constitution : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit."

Pour être honnête, c'est ce que l'on essaie de faire.

Vignon, j'aime la forme et le contenu de vos messages :-)

Écrit par : Jeremy | 09 août 2008

Merci Jeremy.

Écrit par : vignon | 09 août 2008

Une seule explication à tout ça;le vengeur à la burka EST felts.

Écrit par : fred | 09 août 2008

Bonjour à tous.
Ces quelques brèves d'actualité, (en espérant qu'une ou deux vous feront sourire, en cette actualité assez morose, précisément).

Proche orient
Israël serait prêt à libérer 100 prisonniers palestiniens ;
« mais on vous les rend seulement si vous acceptez qu’on vous livre Ehoud Olmert avec ».

Auto plus
Un bébé meurt dans les bras de sa mère, le crâne défoncé par des enfants qui jetaient des pierres ; « et dire qu’on venait d’acheter une décapotable pour ne pas risquer de l’oublier dans la voiture ».

Vive l’été
Baisse de 15,7 % des morts en voiture en juillet ; si on ne tient pas compte des enfants oubliés dans les voitures au soleil.

Paille et poudre
Sylvester Stallone initie Kate Moss à l’art de lire les lignes des fesses ; celle-ci nous dit : « je vais me remettre au yoga, comme ça, je pourrai les sniffer en même temps ».

Porte-bonheur
Des dizaines de naissances en Chine le 08 08 2008. Les nouveaux-nés commenceront l'entraînement le 10/10 2006, et le dopage le 12/12/2012.

Dissidence
Mort d’Alexandre Soljenytsine ; « pendant la deuxième partie de ma vie, je suis passé de l’exil à l’église ».

UVA
Le président préféré de John McCain est un héros télévisuel noir; "un homme politique qui me fait de la pub, c'est comme si les oeufs pondaient des poules", nous confie Jacques Séguéla.

Pastille verte
Guillaume Depardieu mis en garde à vue après un accident de scooter en état d'ébriété: "j'ai cru bien faire en achetant un véhicule qui roule à l'éthanol, mais j'ai eu tort de boire le plein au lieu de le faire".

N'importe quoi
Une fillette de 12 ans tuée par la chute d'un arbre; "son ADN sera prélevé, et il sera condamné pour arbarie", fulmine Rachida Dati.

N’importe quoi, (bis)
Le petit Louis, disparu depuis trente-six heures, retrouvé sain et sauf sous un arbre : « je ferai prélever l’ADN de l’arbre, et lui décernerai les palmes académiques », déclare Xavier Darcos.

Contrepet
Un Lyonnais fait le trajet à pied jusqu'en Chine. "Et, en plus, je m'appelle Robert Membré".

Sans particule
Un reptile d'origine historique devient papa pour la première fois à 111 ans; "c'est faux! J'en ai déjà quatre, des jenfants" proteste V.G.E.

En pointe
Un nid de guêpe découvert au beau milieu du service d'urgence d'un hôpital anglais: "C'est une nouvelle technique d'anésthésie; on met le patient au milieu, et il ne sait plus où il avait mal", se défend le chef du service.

Elephantiasis
Jack Lang hésite à se rendre à l'université du P.S.: "il a tort! On s'apprêtait à lui faire nous-mêmes sa prochaine opération de chirurgie esthétique! Et gratos, en plus!

Fichage
On va faire subir des tests ADN aux momies de deux foetus découverts dans le tombeau de Toutankhamon; " Ne me regardez pas comme ça, ce coup-ci, ce n'est pas moi", tempête Brice Hortefeux.

Non comptabilisé?
Nicolas Sarkozy pulvérise le record de l'aller et retour le plus rapide Paris-Pékin, et remporte donc la médaille d'or haut la main.

Actualité sportive
Hu Jintao a déclaré que "la Chine avait tenu ses engagements". Le pluriel s'explique! Il voulait parler de l'engagement politique des dissidents, et de l'engagement physique des athlètes.

Olympisme
Tornade meurtrière dans le nord ; « ce n’est pas moi, j’étais à Pékin », respire Nicolas Sarkozy.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 août 2008

Finalement j'ai abrege mon sejour en Georgie, la meteo est mauvaise sur le Caucase.

Dommage, apres l'Armenie j'etaıs sur le point de devenir un specialiste des friches industrielles post soviets ...

Du coup retour en Turquie qui va finir par etre ma seconde patrie ...

Écrit par : Zorglub | 09 août 2008

Les gens d'ici se rendent en Iran et en Géorgie.

Il y a de plus un musicien contestataire, dont la véritable activité est d'être un dangereux opposant politique au régime du bon Président Sarkozy, un marginal sodomite contre-nature qui tient des propos qui ne respectent pas les bonnes moeurs, une vétérinaire suspecte qui conteste à tout va la clairvoyance des représentants de l'ordre public, une institutrice qui cherche à instruire ses élèves, une femme de lettres qui critique les manuels officiels, et je n'oublie pas les tentatives passées d'intimidation lancées par un certain Robin (des Bois?) envers l'ambassadeur de Mykonos.

Et que dire du chef de cette bande de va-nu-pieds rebelles, qui organise ces réunions louches et répréhensibles ?

On va tous être fichés par les services de renseignement de la Nation.

Tiens, au fait, ai-je mentionné l'existence du fichier Edvige, et des 75000 signatures qui composent la pétition qui le combat ? nonaedvige.ras.eu.org

Écrit par : Jeremy | 09 août 2008

Fred a écrit le 09 août 2008 :
Une seule explication à tout ça ; le vengeur à la burka EST Felts.

Fred, vous devez faire erreur, on ne m'a jamais fait de procès pour mes fautes d'orthographe… On m'a toujours répondu sur le fond… Et d'ailleurs, Jérémy préfère ma prose même longue à celle du vengeur à la burka auquel il dit n'avoir rien compris…
J'ai dit par ailleurs que ce Vengeur avait fait des emprunts à un de mes textes “Intermède érotique”.
Enfin, Amélie qui est ma groupie qui ondule ou frétille, tout en reconnaissant quelques qualités à ce Vengeur à la burka, n'a Dieu que pour moi… Vous voyez bien Fred qu'une seule explication ne suffit pas à éclairer la complexité de la chose…

Écrit par : Roger Felts | 09 août 2008

J'ai dans l'idée qu'il est temps que j'opuvre un nouveau fil. Il y en a qui dérapent...
Bah, c'est l'été... Chantez, chantez, cigales...
JPB

Écrit par : brighelli | 09 août 2008

Tant que les cigales chantent, rien n'est vraiment foutu !
Sur ce, il va quand même falloir ouvrir un nouveau fil, ça ne va pas tarder à bloquer.
Remarquez, moi je m'en moque, je pars en vacances et puis, j'ai trouvé du boulot ailleurs.

Écrit par : catmano | 09 août 2008

Je suis atterrée de ce que je lis dans ce "forum".
Vulgarité, insultes, menaces, tout y est !
Je ne suis qu'une maman intéressée par ce que peuvent penser et dire des "profs", par ailleurs horrifiée par les fautes d'orthographe de ceux qui sont censés (hélas, apparemment peu sensés…) enseigner… et je cherche en vain l'intérêt des enfants dans tous ces commentaires…
Je puis juste témoigner que parmi mes 6 enfants, certains étaient "précoces" et d'autres avaient besoin de plus de temps… C'est une lapalissade, me direz-vous, mais je rétorquerai que l'Éducation (???) nationale est hermétique à ce genre de réalité. Il m'a donc fallu pallier cette ignorance des enseignants par une "mise à niveau" personnelle : j'ai "poussé" mes enfants plus "doués" vers le développement de leurs "talents", et leur réussite actuelle a oublié mes encouragements physiques les plus douloureux… quant à ceux qui avaient des difficultés, je les ai encouragés, aidés à dépasser les moqueries, les humiliations infligées par certains enseignants, jusqu'à ce qu'ils atteignent le meilleur niveau de leurs possibilités, et se réalisent dans leurs dons extérieurs à l'école. Aujourd'hui, ils sont très unis, jamais l'un d'eux ne se compare à l'autre, et chacun excelle dans un domaine qui lui est propre. Mais j'ai "récupéré" celle qui avait subi la méthode globale et continuait en Terminale à "déchiffrer" les mots sans avoir le plaisir de la lecture, j'ai stimulé celui qui se contentait de ses notes moyennes - avec la complicité de ses enseignants - jusqu'à ce qu'il comprenne (en école d'ingénieur… après la Prépa) que "no pain no gain", ce qui lui a permis de réussir brillamment dès qu'il a donné un petit coup de collier… et je "porte" la petite dernière vers un parcours parallèle dans lequel elle se sentira bien, pour qu'elle oublie qu'une instit' un jour l'a laminée devant toute sa classe… et pour qu'elle comprenne que redoubler n'est pas une preuve d'imbécillité.
Hélas, quand je vous lis, je constate que vous n'aimez pas les enfants, que vous ne voulez pas leur transmettre l'amour des livres, de la langue française, ni les intéresser en leur faisant comprendre qu'un pays n'est pas seulement une matière de géographie ou d'histoire, mais qu'à ces leçons complémentaires il faut ajouter la culture de ce pays, sa musique, sa littérature, la façon dont vit son peuple…
Je ne crois pas que vous changerez "l'école" ni en bien ni en mal, parce que vous campez sur des idéologies (comme l'abruti qui n'aime Vian que pour ses positions politiques et serait bien incapable de déclamer également Péguy !). C'est à cause de vous que se creuse le fossé des inégalités sociales : parce que nous les parents, qui avons la chance d'avoir reçu un enseignement plus solide, et qui baignons dans une ambiance de culture - par volonté mais aussi par plaisir -, nous sommes une minorité, sans cesse remise en cause et battue en brèche par votre complexe de supériorité ! Comment des parents moins chanceux que nous peuvent-ils aider leurs enfants et lutter contre votre mépris - voire votre haine ?

Écrit par : salammbo | 09 août 2008

"Et d'ailleurs, Jérémy préfère ma prose même longue à celle du vengeur à la burka auquel il dit n'avoir rien compris…"

Tout cela est vrai.

"J'ai dans l'idée qu'il est temps que j'opuvre un nouveau fil. Il y en a qui dérapent..."

Dites, JPB, j'espère que vous ne dites pas cela pour moi, car mon message est super sympa pour votre blog (et ses participants). D'ailleurs, je pensais que ce message vous plairait, c'est juste une description des gens d'ici romancée et très ironique ; vous y aurez reconnu dans l'ordre Daniel Arnaud qui revient vraiment d'Iran, Zorglub qui revient tout juste de Géorgie, Christophe Sibille, moi, dobolino, catmano, Sylvie Huguet Robin et vous. Ca me paraissait pas trop mal.

Écrit par : Jeremy | 09 août 2008

Salammbo, vous vous trompez, je crois que personne ici n'a le mépris des parents (y compris Manu, qui ne m'aime pas du tout, mais qui ne doit pas avoir que des défauts).

Le rôle des parents va vraisemblablement s'accroître, dans le mauvais sens du terme, puisque avec les réformes Gaudemar, il y aura plus de travail individuel, personnel ou en groupe, avec des élèves soi-disant autonomisés. Les parents devront pallier l'absence des professeurs, qui seront juste chargés de diriger et de corriger des travaux, et non plus d'enseigner.

Personnellement, en tant que professeur, je partage vos points de vue, et je pense que c'est le cas de la majorité des gens présents ici.

Écrit par : Jeremy | 09 août 2008

On va tous être fichés par les services de renseignement de la Nation.

Tiens, au fait, ai-je mentionné l'existence du fichier Edvige, et des 75000 signatures qui composent la pétition qui le combat ? nonaedvige.ras.eu.org

Ecrit par : Jeremy | 09 août 2008

C'est pas pour rien que Brighelli nosu dit que ce blog est très lu!
JPB serait-il un agent double qui nous stimule pour nous faire avouer nos dissidences que d'aucuns nomment "bien-pensance"?

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Salammbo, vous vous trompez, je crois que personne ici n'a le mépris des parents (y compris Manu, qui ne m'aime pas du tout, mais qui ne doit pas avoir que des défauts).

Personnellement, en tant que professeur, je partage vos points de vue, et je pense que c'est le cas de la majorité des gens présents ici.

Ecrit par : Jeremy | 09 août 2008

Affirmatif! Vous vous trompez, Salammbo. Vous avez lu quelques vagues extraits estivaux dus à quelques blogueurs ennuyés sous la chaleur estivale.
Personnellement, en tant que parent d'élèves, je partage vos points de vue, et je puis vous affirmer en toute certitude que c'est le cas de la majorité des gens présents ici.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

J'ai dans l'idée qu'il est temps que j'opuvre un nouveau fil. Il y en a qui dérapent...
Bah, c'est l'été... Chantez, chantez, cigales...
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 août 2008

Avant d'opuvrer un nouveau fil, essayez de trouver un logement muni d'une prise de courant pour brancher votre ordi. Au fait, vous avez toujours un ordi ou nous écrivez-vous vos mots doux d'un cybercafé?
La cigale, c'est qui, dans l'histoire?
Pour ma part, je revendique le statut de fourmi, bien mérité, au vu de mes efforts pour analyser sagement le fait-divers de Bastia.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

Hélas, quand je vous lis, je constate que vous n'aimez pas les enfants, que vous ne voulez pas leur transmettre l'amour des livres, de la langue française, ni les intéresser en leur faisant comprendre qu'un pays n'est pas seulement une matière de géographie ou d'histoire, mais qu'à ces leçons complémentaires il faut ajouter la culture de ce pays, sa musique, sa littérature, la façon dont vit son peuple…


On les déteste, d'ailleurs on déteste aussi la langue française et encore plus la littérature et l'histoire et la géographie...Et les élèves, on n'en veut plus. Ils sont pénibles et leurs parents plus encore qu'eux. Il faut supprimer tout cela. Plus d'école, rien que des cours particuliers pour enfants de bourg'. Du préceptorat pour satisfaire les moindres désirs de la bourgeoisie bien pensante.
L'école c'est aussi l'apprentissage de la vie en société. Vos petits que vous avez bichonnés en particulier doivent être de pures merveilles. Nous, nous en avons 35 en lycée et 30 en collège avec des horaires de 2 à 4 h par semaine. Alors votre article d'auto-glorification pour la scolarisation à la maison, vous pouvez vous le garder. On connaît votre musique; vous nous l'avez déjà assez chantée sur ce blog, la Maman de 5 ou 6 enfants qui s'intéresse à ce que pensent les profs!

Écrit par : dentifrice | 09 août 2008

Je ne sais pas si salammbo est déjà intervenue ici. Moi en tout cas je n'ai pas l'impression de la connaître.

En tout cas, il ne me semble pas que salammbo fasse de "l'auto-glorification pour la scolarisation à la maison", bien au contraire.

Écrit par : Jeremy | 09 août 2008

L'été est la saison d'activité aussi bien sexuelle qu'intellectuelle des trolls, semble-t-il!
C'est logique, pour des créatures scandinaves, non?

troll
n. m.
Dans le folklore nordique, les Trolls se voient affublés de toutes les formes et les tailles possibles (généralement assez grand, tout de même), l'invariant étant leur caractère effroyable, semant la zizanie.
Dans l'ouvrage « Les gnomes » de Wil Huygen/Rien Poortvliet (Albin Michel, 1979), les Trolls sont définis ainsi: « Les régions qu'ils habitent sont la Norvège, la Suède, la Finlande, la Russie, la Sibérie. Ils sont bêtes, primitifs, à la fois crédules et méfiants, d'une laideur répugnante. Ils ont un nez en forme de concombre et une queue. Leur force est redoutable ainsi que leur rapidité. Ils empestent et gardent souvent dans leur maison des caisses pleines d'argent et de bijoux volés, qu'ils caressent des doigts pendant des heures. Taille: plus d'un mètre. Couleur: jaune-brun. Cheveux: noirs et d'une saleté répugnante ».
Le sens du mot a glissé, mais, dans certains textes, les Trolls sont invisibles, n'apparaissant que de manière erratique, ce qui les rapprocherait assez des fameux bogues informatiques. Par extension, et en tant que lanceur de zizanie, on peut étendre le sens à « sujet qui fâche ». (D'après © Olivier Sotiriades) Un Troll est donc sur l'Usenet, soit 1°) un sujet qui fâche (e.g. « Mac ou PC ? »), soit 2°) un individu qui persiste à lancer des discussions sur des sujets qui fâchent.
Si le terme de Trolleur est utilisé, c'est pour la 2ème définition, Troll étant alors réduit au premier sens.

Écrit par : dobolino | 09 août 2008

PUB :)

Méthode de lecture « La Planète des alphas »

Les prix fous du mois d’août. Profitez vite de cette occasion unique pour vous équiper à moindre coût

Une réduction de 50 % sur de nombreux articles

Offre valable jusqu’au 31 aout 2008 au plus tard

Etant donné le caractère exceptionnel de cette offre, elle n’est valable que dans la limite des stocks actuellement disponibles.

Les commandes seront prises en compte dans leur ordre d’arrivée.



Pour bénéficier de cette offre, rendez-vous dans la boutique de notre site www.planete- alphas.net, sélectionnez et ajoutez à votre panier le(s) article(s) souhaité(s) dans la ou les rubriques concernée(s), puis introduisez le code promo : OFEX juste avant la confirmation de votre commande.
En outre, vous pouvez encore bénéficier des Offres « Privilège » en introduisant le code promo OFPRIV. (Attention, un seul code promo accepté par commande.)



Réf. PM11: Jeu de cartes La Planète des Alphas à 14€95 au lieu de 29€90
Ce jeu de cartes permet de travailler de manière ludique avec les élèves sur différents types d’écriture, tout en conservant la dimension affective et concrète des Alphas comme référence.

Réf. PM15: Le jeu du Bêta à 9€95 au lieu de 19€90
Ce jeu permet à l’enfant, tout en s’amusant, d’apprendre à reconnaître les lettres dans les types d’écriture les plus courants et d’enrichir son vocabulaire.

Réf. PM16: Le CD-ROM à 9€95 au lieu de 19€90
Un CD ROM pour écrire et dessiner avec les Alphas.

Réf. PM12: Le Loto des Alphas à 39€95 au lieu de 79€90
Le loto des Alphas comprend 94 fiches proposant quelque 300 mots illustrés répartis en dix niveaux. A l’aide de petits cartons représentant les Alphas, les élèves pourront s’exercer à écrire et à lire des mots usuels présentés dans un ordre croissant de complexité. D’abord, uniquement constitués de correspondances graphophonologiques élémentaires, les mots proposés incluront ensuite des correspondances plus complexes (ex: «ou», «an», «on», «in», «eu», «oi», «oin», «ien», «gn», «ill»,....).
Ces éléments sont introduits par de petites histoires amusantes et illustrées figurant dans un livret joint à la boîte de jeu.

Réf. PM14: Le Jeu des Invités à 34€95 au lieu de 69€90
La pratique du Jeu des invités permet à l’enfant de se constituer progressivement un lexique orthographique par la lecture de mots constitués des graphèmes complexes les plus courants pour représenter les phonèmes (ex: /o/ = “au”, “eau”). De plus, il permet d’exercer la lecture de mots dont la prononciation implique la connaissance de règles d’orthographe usuelles (ex: café et citron; garçon; gare, gifle et pigeon; rose). Ces dernières sont introduites par de petites histoires amusantes figurant dans un livret joint à la boîte de jeu.

Réf. PM04 : Les 2 Petits Romans « A la poursuite des Alphas » et « Sauve qui peut » à 14€95 au lieu de 29€90
Ces deux Petits Romans donnent une explication logique aux diverses métamorphoses des alphas correspondant aux différents types d’écriture.

Réf. PM06: Les Posters de référence à 24€95 au lieu de 49€90
16 posters de format A3 et 27 posters de format A4, permettent d’introduire progressivement les phonèmes simples, ceux qui sont représentés par des groupes de lettres (« ou », « an », « on » « eu », « in », « eu », «oi », etc.), ceux qui ont plusieurs représentations orthographiques (/o/ : «o », « au », « eau » ; /f/ : « f », « ph », etc.) ou enfin ceux qui sont représentés par des lettres qui changent de prononciation en fonction du contexte (« c », « g » et « s »). Affichés progressivement dans la classe, ils constituent les références auxquelles les élèves pourront recourir librement pour construire, de manière active et autonome, leur propre apprentissage. De plus, un livret comportant un grand nombre de petites histoires illustrées permet d'introduire ces différentes références auprès des enfants.

Réf. PM10 : Les Fiches Pédagogiques à 37€95 au lieu de75€90
Contenues dans un classeur de rangement, les fiches pédagogiques proposent 216 pages d’activités dont 28 d’évaluations. Cet élément incontournable pour la mise en œuvre de la méthode concilie apprentissage du code et compréhension.

Écrit par : toto | 10 août 2008

Apprendre à lire coûte cher !

C'est plus rentable avec Leo et Lea !

Écrit par : Jeremy | 10 août 2008

Peut-être, mais Alpha c'est pour les tout petits (enfin, on peut aussi l'utiliser pour les grands si ils ne sont pas trop 'rétifs', mais comme le disait JohnnyMagrit, 'va faire comprendre à des grands de 13 ans qu'ils en ont besoin' alors que des zânes comme bill6 ne l'ont pas compris.... ange)

On est pas dans la 'rentabilité' on est dans le 'bonheur' d'étudier ... ;)

(petit rappel, les CD L&L coûtent (tout de même) 50€ l'unité)

ps: "la France qui se lève tôt"

Ce matin en Tallant faire mes courses (javion pu tabac pour fumer mon dernier splif de weed) j'avion trouvé un boutchit parterre, juste au moment où 2 condés sortaient de leur voiture, au début j'croyons c'étions un gag :)

Elle est po belle la vie ? Bon j'va l'gouter pour voir, mais déjà y sention bon :)

Merci zarki ;)

Écrit par : toto | 10 août 2008

C'est plus rentable avec Leo et Lea !

Ecrit par : Jeremy | 10 août 2008

Oui, mais c'est plus marrant avec les alphas !!!

Écrit par : Maminou | 10 août 2008

(Il y a une superbe et terrifiante description du bombardement de Dresde, vécu par deux petites filles dans le roman "L'adieu à la femme sauvage", de Christian Coullonges.)

Jeremy, n'ironisez pas.
J'ai vu ces jours-ci une jeune femme suisse qui m'a raconté avoir été stupéfaite de la rapidité avec laquelle les enfants apprenaient à lire dans son pays avec cette méthode, les alphas.

Quant à lire avec Léo et Léa, il continue à faire le bonheur de milliers d'enfants et de leurs parents, un peu dans certaines écoles, dans un pays où, hélas, apprendre à lire et à écrire est devenu un luxe réservé aux initiés, et en tout cas pas aux enfants de familles défavorisées.

Il ne faudra pas s'étonner si les banlieues, au moindre incident ou accident, s'enflamment de nouveau, et brûlent leurs écoles, où de toute façon on ne leur aura rien appris.

La France n'a jamais rien fait pour assimiler ses immigrés, et cela va de pire en pire.

On enferme des jeunes de plus en plus jeunes dans les "centres fermés", alors que les jeunes qui ne sont pas en échec scolaire sont RAREMENT délinquants.

Écrit par : Valette | 10 août 2008

Bonjour,

Est-ce que quelqu'un (JPB ?) sait ce qu'il en sera des concours internes ? Je me suis ramassé à l'agrégation interne cette année (ah ! la didactique...) et je voudrais savoir si j'ai encore une chance de progresser dans mon métier.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 10 août 2008

Je viens de me souvenir pourquoi je n'achète plus Charlie depuis 20ans... C'est vraiment à chier par la pine comme vannes !!!


très bon le chichon :)

Écrit par : toto | 10 août 2008

J'ai dans l'idée qu'il est temps que j'opuvre un nouveau fil. Il y en a qui dérapent...
Bah, c'est l'été... Chantez, chantez, cigales...
JPB

Et la bise, vous nous la prévoyez comment? Forte?Légère? Douce?

Écrit par : Sanseverina | 10 août 2008

La référence absolue sur Dresde, c'est la Peau, de Malaparte - un livre superbe en tous points, même si je préfère Kaputt.

Question pour les cinéphiles : quel film célèbre se passe en grande partie dans la villa de Malaparte ?

Je ne sais rien de précis sur les concours internes. Attendons la rentrée - la brise sera bise.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 août 2008

Film tourné à la villa Malaparte
1963 : Le Mépris de Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli.

Merci monsieur Gougleuh ! J'vais l'avoir mon B2i, dites, j'vais l'avoir ?

Écrit par : catmano | 10 août 2008

Film tourné à la villa Malaparte
1963 : Le Mépris de Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli.


Ecrit par : catmano | 10 août 2008

Jamais réussi à le regarder jusqu'au bout, celui-là. Je me tire toujours avant la fin, tellement ça m'énerve et m'ennuie à la fois. Du coup, je passe pour la dernière des nulles auprès de mon intello de mari. Heureusement, mon fils trouve ça chiant aussi. A deux, les bas de plafond peuvent présenter un front uni et quitter les fauteuils tête haute pour aller bouquiner Placid et Muzo au fond de leurs lits.

Écrit par : dobolino | 10 août 2008

"""La France n'a jamais rien fait pour assimiler ses immigrés, et cela va de pire en pire."""





http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=36&iddoc=1692

Écrit par : sarouel et tchador | 10 août 2008

http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=36&iddoc=1503

Écrit par : sarouel et tchador | 10 août 2008

"Les Alphas", une belle opération publicitaire! Et lucrative ! Et ludique ( "Dans leur méthode qui privilégie l'aspect ludique ...") ; très à la mode ...

http://www.lefigaro.fr/france/20060502.FIG000000090_test_reussi_pour_la_planete_des_alphas.html

Apprendre à lire : un stylo, un cahier, un tableau, une craie, des livres, et tout l'art du maître ou de la maîtresse.

Merci à catmano et à quelques autres qui savent de quoi ils (elles) parlent !

Écrit par : huissier en sciences de l'éducation | 10 août 2008

Ben oui, je n'ironisais pas, moi, Anne-Marie Valette, je disais juste que tout cela me semble bien cher pour apprendre à lire.

J'ai appris à lire avec une collection de 20 tout petits livres qui valaient à l'époque chacun entre 2F50 et 4F50, ce qui fait en gros 70F.

Le prix original du moindre article dans ce que présente toto coût 30 euros et plusieurs sont à 80 euros... Heureusement que là les prix sont divisés par deux.

Écrit par : Jeremy | 10 août 2008

Ecrit par : Jeremy | 10 août 2008

Personne n'est obligé d'acheter "tout ce bazar", une partie suffit, mais quand vous voyez et entendez un môme de 3 ans et demi vous nommer toutes les lettres en s'amusant, vous êtes bien obligé de constater qu'ils sont tout à fait "spéciaux" ces petits alphas ...
Et à l'origine, ils ont été créés par une orthophoniste qui s'occupait de cas très lourds... par exemple des enfants psychotiques ou aphasiques pour lesquels l'école ne pouvait rien.

Écrit par : Maminou | 10 août 2008

Dobolino, je suis aussi allergique que vous au génie de Jean-Luc Godard.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 août 2008

Dobolino, je suis aussi allergique que vous au génie de Jean-Luc Godard.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 août 2008

Et bien alors, nous sommes trois (quatre en comptant le neveu).

Écrit par : catmano | 10 août 2008

"""La France n'a jamais rien fait pour assimiler ses immigrés, et cela va de pire en pire."""
sarouel et tchador

ce n'est pas aux Français de faire quelque chose pour intégrer les étrangers, mais aux étrangers de s'adapter aux us, coutumes et lois du pays d'accueuil. car comme dit la chanson "les gens d'ici ne sont pas plus....... mais ils sont d'ici" alors adaptez-vous, et otez votre tcador.

mabiche

Écrit par : mabiche | 10 août 2008

ce n'est pas aux Français de faire quelque chose pour intégrer les étrangers, mais aux étrangers de s'adapter aux us, coutumes et lois du pays d'accueuil. car comme dit la chanson "les gens d'ici ne sont pas plus....... mais ils sont d'ici" alors adaptez-vous, et otez votre tcador.

mabiche

Il y a aussi une chanson qui parle des "imbéciles heureux qui sont nés quelque part" !

Écrit par : victor | 10 août 2008

La France n'a jamais rien fait pour assimiler ses immigrés, et cela va de pire en pire.


Ecrit par : Valette | 10 août 2008

bien d'accord avec vous Mabiche . Je répondais à Valette avec deux liens , sur le coût de l'immigration et sur les stratégies nuptiales de nombre d'immigrés

Écrit par : sarouel et tchador | 10 août 2008

Assimilation, intégration, répression ...
Accueil, solidarité, fraternité ...

Deux France !

Je hais les haies

Je hais les haies
qui sont des murs.
Je hais les haies
et les mûriers
qui font la haie
le long des murs.
Je hais les haies
qui sont de houx.
Je hais les haies
qu'elles soient de mûres
qu'elles soient de houx !
Je hais les murs
qu'ils soient en dur
qu'ils soient en mou !
Je hais les haies
qui nous emmurent.
Je hais les murs
qui sont en nous !

Un clown triste ...

Une famille arménienne et ses 2 enfants en rétention au CRA de Nîmes ...
Deux pères de famille au bord de l'expulsion : Mambé Touré de Cholet et Lassana Konaté de Paris ...
Les arrestations continuent pendant les vacances et les J.O. de Pékin

C'est sur le site de RESF ...

http://www.educationsansfrontieres.org/sommaire.php3

Écrit par : L'étranger | 11 août 2008

Les murs (suite)
par Zineb Dryef sur Rue89

« Qu’est-ce qu’on fait ? Des travaux, vous voyez bien . » L’ouvrier ne comprend pas la question qu’on vient de lui poser : « Vous construisez un mur ? » Il n’y voit pas même un possible sujet de conversation : « Oui, c’est ça. On construit un mur. » Épais, le mur. D’une hauteur de plus de 3 mètres par endroits, il longe les extrémités de la petite cité de la Fouilleuse à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine.

Dressé face aux immeubles HLM, cette centaine de mètres de béton gris en construction inquiète les habitants. Le dos contre la porte d’un immeuble aux tons rouges, de grands adolescents fulminent : « Ils veulent nous planquer, ils veulent cacher la misère. » Un plus bavard que les autres montre du doigt un bâtiment de l’autre côté de l’avenue, de l’autre côté du mur : un centre commercial E.Leclerc.

Il raconte qu’à Noël, il y a des décorations là-bas. Aucune chez eux. Il raconte aussi qu’avec les vigiles du Leclerc, c’est la guerre :

« Ils nous détestent et nous aussi. Ils nous provoquent et même s’ils peuvent pas nous interdire de rentrer, ils s’arrangent pour nous faire sortir. Ils sont là… C’est une milice, les vigiles. Ils veulent nous casser… »

« C’est Leclerc qui veut nous cacher. Pour vendre tranquille aux bourgeois. »

Les autres acquiescent bruyamment et multiplient les anecdotes. Un adulte confirme : au mois de juin une bagarre a opposé un jeune du quartier à un vigile. La construction du mur a commencé quelques semaines après, déclenchant ainsi la rumeur chez les plus jeunes : « C’est Leclerc qui veut nous cacher, genre on est une tache. Pour vendre tranquille aux bourgeois. »

En face, l’enseigne se fait imposante. Installé là depuis une quinzaine d’années, E.Leclerc a racheté une grande partie des terrains l’avoisinant. Des travaux d’extension sont d’ailleurs en cours depuis des semaines. Au service voirie de la mairie, on déplie le plan d’aménagement, et on explique de façon précise et détaillée que le bloc de béton gris n’est pas un mur de séparation.

Un double projet, réfléchi depuis 2004, vise en effet à restructurer l’ensemble du quartier : l’élargissement de l’avenue de la Fouilleuse -liée à l’extension de E.Leclerc-, et la réhabilitation de la cité.

Et la paroi de béton ? La mairie explique qu’il s’agit simplement d’un mur de soutènement, la cité n’étant pas construite au même niveau que l’avenue. On assure qu’il n’a jamais été question de ghettoïser le quartier : « Au contraire, on travaille au désenclavement de ce ghetto. »

Mais comment espérer désenclaver en construisant un tel mur ? La mairie explique que cette cité est la seule qui pose problème dans la ville :
« Le bailleur, France Habitations a décidé de résidentialiser la cité. Il y aura plusieurs petits blocs, avec des grilles sécurisées, des digicodes, des places de parkings. C’est très bien. Là, les gamins préfèrent détériorer l’immeuble voisin plutôt que le leur, et il y a constamment des tensions liées aux places de parking. Avec les résidences, le ghetto, les dégradations, ce sera fini. »

Le projet est mené par la ville et le bailleur dans le cadre du plan global de réhabilitation mené par l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru). Depuis un an et demi, des travaux modifient la physionomie de la cité : un immeuble a été détruit, une grande voie cyclable et piétonne est en chantier, un centre administratif sera construit derrière…

« Résidentialisation », mode d’emploi

On découpe en petits lots des grands espaces pour bien séparer espace public et privé. Les habitants peuvent ainsi s’approprier leur habitat et sont amenés à se responsabiliser (respect des espaces communs).

Les urbanistes alertent sur les dérives sécuritaires dans certaines cités et parlent de « bunkerisation ». En gros, une résidentialisation réussie doit associer protection/sécurité et amélioration réelle de la qualité de vie.

Un mur végétal, un grillage : « Ce sera très classe. »

Le bloc de béton séparant la cité de l’avenue commerçante produit tout de même un drôle d’effet chez qui le regarde. Hostile, moche, imposant. « Mais ça va changer ! On est en travaux là ! », s’agace-t-on au service voirie de la ville. La fin du chantier est prévue pour l’automne. Là, on promet du changement.

Des talus seront placés en contrebas du mur, qui sera entièrement végétalisé. « Ce sera classe », affirme fièrement la mairie. France Habitations va même ajouter un « très beau » grillage au dessus du mur. Toujours dans le même but : « désenclaver, tout en sécurisant ».

Le mur végétal « très classe » et le « beau » grillage ne font pourtant pas l’unanimité dans la cité. Les uns regrettent les arbres qui ont été coupés avant l’engagement des travaux, d’autres ont peur de l’enfermement.

Les locataires des étages inférieurs souffrent d’un vis-à-vis désormais bétonné, et un habitant de la cité « depuis trente ans » jure que « c’était mieux avant ». A ces plaintes plutôt classiques de riverains en colère s’ajoute la même amertume que chez les jeunes. Un quinquagénaire rejette la résidentialisation et pointe la marginalisation du seul quartier difficile d’une ville bourgeoise :

« Il y a une différence nette entre le Rueil du haut et le Rueil du bas. On nous enferme là pour que des kékés jouent tranquillement avec leur bagnoles. C’est hypocrite de dire qu’on veut ouvrir notre quartier. Avec ces résidences, on va le fermer. »

Les architectes chargés du projet, les frères Jade et Sami Tabet, sont spécialisés dans la conception d’opérations de logements sociaux et d’équipements sociaux d’urgence à Paris et en région parisienne. Dans un article paru dans Les annales de la recherche urbaine, Jade Tabet s’interroge sur les objectifs sécuritaires de ces projets de résidentialisation.

Plusieurs projets de ce type sont réalisés depuis les années 90 dans les cités. Les réactions des riverains sont globalement les mêmes : crainte d’être enfermés, scepticisme face aux promesses, méfiance face au mot même de « résidence », connoté rupin.

Les expériences précédentes avaient une lacune : le manque d’information et de concertation avec les habitants. Alors que la mairie estime avoir été suffisamment à l’écoute des habitants, à la Fouilleuse, on parle de « mur de Berlin » ou de « paravent ». Aucun des riverains interrogés n’a été capable d’expliquer à quoi allait servir le mur.

Écrit par : L'étranger | 11 août 2008

1. Moravia vous fait suer ? Admettons. Godard aussi ? Peut-être... Mais Bardot murmurant, de sa voix inimitable : "Et les fesses, comment tu les trouves, mes fesses ?", ça, ça me parle à l'âme...
D'autant qu'lle les avait belles, les fesses. S'il y en a qui se rappellent En cas de malheur, où elle les montre à Gabin...

Allez, c'est l'été encore, et puisqu'il est question incidemment d'immigrés...

Un élu du Seigneur, arrivé au Paradis depuis belle lurette, se laissa un jour gagner par un certain sentiment d'ennui. Chanter toute la journée la gloire du Seigneur... Il va voir Saint Pierre, lui confie son problème existentiel - et soudain, saisi d'une inspiration, lui glisse : "Et en bas, en Enfer, c'est comment ?" "Très facile, dit Pierre, allez-y donc faire un tour, je vous signe un bon de sortie pour une semaine..." "C'est vrai, je peux ?" " Mais oui, gros bêta !"
Voilà notre garçon qui emprunte un long, très long escalier descendant. Vers la fin, des vapeurs montent, il arrive devant une porte imposante, au-dessus de laquelle est écrit "Enfer". Il frappe d'un index timide, la porte s'ouvre, il est happé par des houris sublimes, il est jeté en douceur dans un océan de voluptés.
La semaine passe très vite, et il remonte le long, très long escalier avec nostalgie.
Pour le coup, le Paradis lui paraît de plus en plus languissant. "Plus près de toi mon Dieu..." Certes, mais toute la journée pendant une éternité (et chacun sait que l'éternité, c'est long, surtout vers la fin)... Bref, il retourne voir Saint Pierre, et, un peu penaud, mais décidé, il lui explique que ça n'a rien de personnel, mais peut-on résilier le bail ? "Rien de plus facile, dit le saint, signez ici." Notre héros signe, emprunte l'escalier qu'il descend cette fois à toute allure, frappe d'un poing décidé à la porte de l'Enfer...
... qui s'ouvre, et il est happé par des diables cornus, qui le jettent dans l'huile bouillante en l'aiguillonnant de leurs fourches... Et il se récrie, le malheureux, il proteste, mais en vain. Et une voix énorme, un rire colossal se fait entendre, et Satan paraît. "De quoi te plains-tu ? " "C'est que je suis venu la semaine dernière, il y avait à boire, à manger, des ruisseaux de miel, des femmes et..." "Eh bien, ricane le Diable, désormais, tu sais la différence entre un touriste et un immigré."
JPB

Écrit par : brighelli | 11 août 2008

"1. Moravia vous fait suer ? Admettons. Godard aussi ? Peut-être... Mais Bardot murmurant, de sa voix inimitable : "Et les fesses, comment tu les trouves, mes fesses ?", ça, ça me parle à l'âme..."

Ecrit par : brighelli

Et la musique de Georges Delerue ?

Écrit par : Pli | 11 août 2008

Derrière les liens de notre "ami" "sarouel et tchador" :

"L'objectif principal de la Fondation Polémia est de rendre aux Euros-français l'initiative doctrinale et stratégique.

Cette volonté affichée et pleinement assumée repose sur 5 objectifs prioritaires :

1. Eveiller la conscience civilisationnelle des Euros-français
- En affirmant, sans complexe, la supériorité de la civilisation européenne. "

Encore une intrusion au pas de l'oie; ça doit participer de la stratégie de la fondation susnommée...

Écrit par : victor | 11 août 2008

« Mais il y a deux façons d’enculer les mouches.

Avec ou sans leur consentement. »

Boris Vian (« Cantilènes en gelée »)

J’ai une idée. Et si tous ceux qui désirent continuer à tchatcher avec Roger Felts allaient le faire sur son blog ?
Son objectif serait atteint, et ça désengorgerait la lecture de celui-ci.

Objectif ?? Eh oui. Car enfin, si j’étais un grand penseur maudit en mal de notoriété, auquel dix éditeurs (ou plus) ont refusé l’édition pleine peau de mes œuvres complètes, et si je les publiais sur un blog à l’audience confidentielle, que faire, comme disait le regretté Lénine (ça, c’est pour Victor ;o))) ?
Poster sur les blogs plus fréquentés, non modérés, en glissant partout des liens vers le mien. C’est vieux comme internet ( ?!), ou comme le monde.
Nota : cela vaut aussi pour « l’étranger » ou Robert sans frontières.

Que diriez-vous si je lançais au hasard une question d’ordre vétérinaire, que Dobolino y réponde ET que nous soyons assez mal élevés pour insister et monopoliser ne serait-ce que le tiers de la place sur ce blog. Avec quelques mots bien choisis, Bonnet d’âne se retrouverait vite plus fréquemment référencé sur glouglou dans les pages véto que dans les pages éducation. Et il y aurait bientôt ici plus de vétos que de profs. Chiche ?

L’expérience montre qu’il suffit de lancer un propos un peu polémique ici sur n’importe quel sujet pour que quelqu’un fasse son coming-out, Tibet, races, homophobie, mercières, panleucopénie, et j’en passe.

C’était quoi le sujet déjà ? Formation des maîtres ?

Question : si j’ai bien trié les infos parmi la pollution abondante, il faudra une maîtrise (pardon un master 2) pour faire instit ? C’est pas un peu exagéré ?

Écrit par : yann | 11 août 2008

"L’expérience montre qu’il suffit de lancer un propos un peu polémique ici sur n’importe quel sujet pour que quelqu’un fasse son coming-out, Tibet, races, homophobie, mercières, panleucopénie, et j’en passe."

Bon en gros on est tous des cons, et ne devraient être tolérés ici que les messages portant à 100% sur l'éducation.

Que je sache, quand on parle des races et de l'homophobie, on aborde des thèmes en lien direct avec l'éducation (vous n'avez donc pas lu ici-même que la circulaire de rentrée 2008 place cette année parmi les priorités de l'éducation nationale la lutte contre l'homophobie).

Il faut être de mauvaise foi pour résumer ça par "qq'un fait son coming-out, [...] mercières et panleucopnénie".

Pour la formation des maîtres, la réforme soulève d'autres problèmes que le simple fait d'une "exagération" des conditions de recrutement : financement des 5 années d'étude, date plus tardive d'entrée sur le monde du travail (à l'heure où on repousse l'âge de la retraite !), masters acceptés pour passer les concours, place des concours internes, fonction de l'agrégation par rapport au capes, suivi des néotitulaires, stages imposés en master pour la découverte du monde de l'éducation, etc.

Écrit par : Jeremy | 11 août 2008

"Question : si j’ai bien trié les infos parmi la pollution abondante, il faudra une maîtrise (pardon un master 2) pour faire instit ? C’est pas un peu exagéré ?"

Non, non... Le M2 correspond à l'ancien DEA.

Écrit par : WWF | 11 août 2008

Non, non... Le M2 correspond à l'ancien DEA.

Ecrit par : WWF | 11 août 2008

Exact. Au temps pour moi.

Pour la formation des maîtres, la réforme soulève d'autres problèmes que le simple fait d'une "exagération" des conditions de recrutement : financement des 5 années d'étude, date plus tardive d'entrée sur le monde du travail (à l'heure où on repousse l'âge de la retraite !), masters acceptés pour passer les concours, place des concours internes, fonction de l'agrégation par rapport au capes, suivi des néotitulaires, stages imposés en master pour la découverte du monde de l'éducation, etc.

Ecrit par : Jeremy | 11 août 2008

Bien d'accord. Alors, recentrons...

Écrit par : yann | 11 août 2008

Bon en gros on est tous des cons, et ne devraient être tolérés ici que les messages portant à 100% sur l'éducation.

Ecrit par : Jeremy | 11 août 2008

Non, pas tous, et c'est vrai que le blog devient de plus en plus lassant à suivre, tant chacun tire à hue et à dia.
Il y a le café du Commerce pour ça.

Écrit par : yann | 11 août 2008

J'ai appris à lire avec une collection de 20 tout petits livres qui valaient à l'époque chacun entre 2F50 et 4F50, ce qui fait en gros 70F.

Le prix original du moindre article dans ce que présente toto coût 30 euros et plusieurs sont à 80 euros... Heureusement que là les prix sont divisés par deux.

Ecrit par : Jeremy | 10 août 2008
Ben moi, j'ai appris à lire dans un livre qui s'appelait Pigeon Vole et qui, vu son degré d'usure, n'en était pas à sa première année d'utilisation. Il a bien du servir encore quelques années. largement amorti le mec!. Pour le reste, cahier, porte-plume, ardoise et crayon d'ardoise.

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

Dobolino, je suis aussi allergique que vous au génie de Jean-Luc Godard.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 août 2008

Et bien alors, nous sommes trois (quatre en comptant le neveu).

Ecrit par : catmano | 10 août 2008

Pour rassurer Brighelli sur les goûts du dit-neveu, il s'en va toujours après la scène des fesses de Bardot, jamais avant.

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

Que diriez-vous si je lançais au hasard une question d’ordre vétérinaire, que Dobolino y réponde ET que nous soyons assez mal élevés pour insister et monopoliser ne serait-ce que le tiers de la place sur ce blog. Avec quelques mots bien choisis, Bonnet d’âne se retrouverait vite plus fréquemment référencé sur glouglou dans les pages véto que dans les pages éducation. Et il y aurait bientôt ici plus de vétos que de profs. Chiche ?
Ecrit par : yann | 11 août 2008

Chiche qu'on écoperait vite d'une plainte à l'Ordre, surtout, vu le ton que prennent ici les échanges!

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

Faudrait-il que Penda revienne?
Ce matin, j'ai regardé sur uen chaîne du câble un documentaire sur la jeunesse et les premeirs pas en politique, jusqu'au 10 downing street, de M. Thatcher.
Voila. Suis-je allé à hue ou à dia????

Portez-vous bien toutes et tous.

Écrit par : Pendariès | 11 août 2008

Hello, Penda! Certes, oui, il serait bon que vous revinssiez. C'est l'ennui qui domine ici. La morne plaine, en quelque sorte, en attendant la brise, enfin la bise ... de la rentrée.

Écrit par : Sanseverina | 11 août 2008

Bonjour, Pendariès ! J'ai lu un autre livre de Max Rouquette, La Quête du médecin à qui vous avez emprunté votre pseudo.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 août 2008

"Ben moi, j'ai appris à lire dans un livre qui s'appelait Pigeon Vole "

Houlàlà ...

J'ai un poteau qui a appris avec pigeon vole (très bonne méthode apparemment, que j'aimerai bien voir) un sacré caractère de cochon qu'il a le gars.

ange

ps: et le buvard :)

"J'ai appris à lire avec une collection de 20 tout petits livres qui valaient à l'époque chacun entre 2F50 et 4F50, ce qui fait en gros 70F. "
On voit ce que ça donne !! (joke)

Écrit par : toto | 11 août 2008

Yann a écrit :« Mais il y a deux façons d’enculer les mouches… »

LA SUITE 11 COMMENTAIRES PLUS HAUT

Je remercie Yann pour la publicité gratuite qu'il a l'amabilité d'assurer à mon blog ( où il y a un texte qui s'appelle “didactique de l'enculage de mouches ”)… Toutefois, je souhaite corriger un certain nombre d'assertions où il me prête des “valeurs” qui lui sont propres, mais me sont complètement étrangères : je ne fais pas dans la promotion de mes œuvres à travers des manoeuvres sur le net dont le seul but serait d'exister un peu plus en marchant sur le ventre de ceux qui ont la courtoisie de me recevoir…
- Un thème lancé qui recevrait de 1000 à 1600 commentaires et qui ne tomberait pas à un moment donné dans le hors-sujet, cela relèverait du miracle… Je ne crois pas aux miracles… La seule question qui se pose est : le hors-sujet est-il ou non digne d'intérêt ?… En ce qui concerne “races et racisme”, malgré son côté récurrent, qui peut contester son intérêt… C'est un sujet que je connais bien, car j'y ai déjà participé dans la revue des Cahiers Rationnalistes, il y a plusieurs années. Je suis donc intervenu ici activement bien que ce ne soit pas moi qui ai lancé le débat…
Il m'est arrivé antérieurement d'intervenir de manière ponctuelle sur le thème de l'école et plus activement assez récemment sur la politique plus ou moins unitaire des anti pédagogistes…
- Je dois dire qu'avant même de connaître et fréquenter “Bonnet d'âne” je faisais de la pub sur mon blog pour le livre de Brighelli “ La fabrique du crétin”. Comme quoi, ma vanité me portait à croire que “l'audience confidentielle” de mon blog, permettrait à Brighelli d'avoir quelques lecteurs supplémentaires… Et ce, sans intérêt mercantile ni recherche de fausses glorioles, tout simplement parce que j'étais d'accord avec les thèses de J.P. Brighelli.
- Il aura sans doute échappé à ce cher Yann que mon blog contient un certain nombre de textes sur l'école dont le contenu est en résonance avec le mouvement anti pédagogiste en général et Brighelli en particulier… Et c'est moins ma promotion que la promotion d'idées communes qui témoigne de ces participations croisées faisant tout l'intérêt d'Internet et ne participant pas forcément à ses dérives.
- Le sujet “Races et racisme” étant effectivement polémique et comme je défendais un point de vue non conforme au “politiquement correct”, j'ai été l'objet de critiques et d'attaques diverses, certaines licites dans un débat un peu vif, quelquefois amusantes, trop souvent injustes quand elles n'étaient pas injurieuses… Je ne détaille pas. Mais la plupart des renvois à mon blog correspondaient à des réponses plus générales à telle ou telle critique afin justement de ne pas trop encombrer le blog de Brighelli… D'une manière générale, la pratique du lien est un des meilleurs apports internetiens à la pratique du débat et du dialogue… On peut parfois assister à des déviances, Yann a l'air de bien en connaître les pratiques… Rien ne le force d'attribuer aux autres, ce qu'il maîtrise si bien…
- Merci enfin de me conférer le statut de « grand penseur maudit en mal de notoriété, auquel dix éditeurs (ou plus) ont refusé l’édition pleine peau de mes œuvres complètes, ». Il est regrettable que cette reconnaissance ne s'accompagne pas d'un brin de spikologie… Croyez-vous que moi, grand penseur maudit, je puisse recourir à ces procédés de bas étage : « Poster sur les blogs plus fréquentés, non modérés, en glissant partout des liens vers le mien. »… Cela afin de passer de la malédiction à l'adoration… Ce sont des pratiques dignes de Yann dans sa petite médiocrité… Moi je me contente de citer des textes personnels sur le sujet en cause… Libre au lecteur d'y aller si le cœur lui en dit.
- J'ajouterai enfin ceci : si l'on écrit, c'est pour être lu… Et il est sûrement plus satisfaisant d'être lu par un grand nombre que pas du tout… À partir de là, certains peuvent faire n'importe quoi pour être lu, d'autres préfèrent écrire et le faire connaître… Je préfère la deuxième catégorie. Et dans “le faire connaître”, je ne mets pas n'importe quoi et en tous les cas, pas le comportement que décrit si bien Yann…
- Je vois arriver gros comme une maison que si un jour j'écris un livre sur mon cancer, on va m'accuser de mettre mit volontairement dans une situation polémique (ou dramatique) afin de m'assurer un lectorat plus large…

Écrit par : Roger Felts | 11 août 2008

de m'être mis
(avant avant dernière ligne…)

Écrit par : Roger Felts | 11 août 2008

Bonjour, Pendariès ! J'ai lu un autre livre de Max Rouquette, La Quête du médecin à qui vous avez emprunté votre pseudo.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 août 2008

Génialissime! Je l'ai déjà lu deux fois et ne compte pas m'arrêter là. Je le conseille vivement à Yann. C'est un bouquin idéal pour véto. Felts a aussi le droit de le lire si ce n'est déjà fait.

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

Faudrait-il que Penda revienne?

Ecrit par : Pendariès | 11 août 2008

Hello, Penda! Certes, oui, il serait bon que vous revinssiez.

Ecrit par : Sanseverina | 11 août 2008

Tout le plaisir serait pour les lecteurs de ce blog...

Écrit par : Maminou | 11 août 2008

J'ai eu un mal fou à dénicher La Quête de Pendariès (qui en vaut effectivement la peine) La grand librairie où je m'approvisionne, et qui se pique pourtant de promouvoir la vraie littérature, n'avait jamais ouï parler ni de l'auteur, ni des éditions Trabucaire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 août 2008

Le mieux pour Rouquette, c'est de commander par internet chez Sauramps à Montpellier. Ils ont tout. A Banon, ils avaient en stock Tout le sable de la mer et Vert Paradis.

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

Faudrait-il que Penda revienne?

Ecrit par : Pendariès | 11 août 2008

Hello, Penda! Certes, oui, il serait bon que vous revinssiez.

Ecrit par : Sanseverina | 11 août 2008

Tout le plaisir serait pour les lecteurs de ce blog...

Ecrit par : Maminou | 11 août 2008

Même chose!

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

Itou !

Écrit par : yann | 11 août 2008

Pour répondre à Yann , je dirais qu'il aurait dû s'apercevoir que la formation des maîtres est un sujet épuisé , puisque de toute façon , les carottes sont cuites .

D'ailleurs Brighelli ne devrait-il pas songer à diversifier les sujets du blog afin de sortir de l'ornière , de l'ennui et du rabâchage?
Et pour cela , pourquoi pas s'assurer le concours de Roger Felts dont les interventions ravissent toujours ceux ( rares dans l'EN ou plutôt rares à oser le reconnaître ! ) qui , lassés du parcours fléché de la bien-pensance , préfèrent crapahuter en hors-piste ( que beaucoup ici confondent avec la "brunitude" ou le café du commerce , chochotte !! ) , vers des horizons plus réalistes et surtout plus ouverts !

Écrit par : Amélie | 11 août 2008

Les carottes sont peut-être et même certainement cuites pour la formation intiale des maîtres et l'obtention des diplomes ad hoc mais il me parait nécessaire de développer le créneau d'une offre de formation post-universitaire qui au lieu d'être le bastion des pédago et seulement d'eux pourrait être plus polyvalente. Prévoir des stages non pas d'art d'enseigner mais de remise à niveau en matière de savoirs fondamentaux. Pour les PE, ce ne serait pas du luxe. Y'a qu'à lire les citations importées ici par C.Cru et C. Cuit.
Il me semble qu'il y a un créneau à investir qui pourrait, qui plus est, être lucratif, ce qui ferait l'objet d'un autre débat. Offre de formation privée, conventionnée ou non, ou publique?
Parce que déjà que l'ORL est une méthode peu productive, c'est devenu une catastrophe depuis qu'elle est utilisée par des profs qui ignorent jusqu'aux bases de la grammaire.
Quant à aborder l'enseignement de la règle de trois, les pauvres...
Au collège et au lycée, en tant que parent, on se rend moins compte car on est moins derrière eux mais des fois, quand même, on fait un peu glurp.

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

""J'ai appris à lire avec une collection de 20 tout petits livres qui valaient à l'époque chacun entre 2F50 et 4F50, ce qui fait en gros 70F. "
On voit ce que ça donne !! (joke)
Ecrit par : Toto

Toto n'est pas avare de bons mots, mais ça, c'est une blague à deux sous :-p

Écrit par : Jeremy | 11 août 2008

"D'ailleurs Brighelli ne devrait-il pas songer à diversifier les sujets du blog afin de sortir de l'ornière , de l'ennui et du rabâchage? Et pour cela , pourquoi pas s'assurer le concours de Roger Felts..."
Ecrit par : Amelie

NNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNN, PITIIIIIIIEEEEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!

Vade retro, Amalia !

JPB avait collaboré avec Françoise Guichard, ça c'était fructueux.

Écrit par : Jeremy | 11 août 2008

NNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNN, PITIIIIIIIEEEEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!

Vade retro, Amalia !

JPB avait collaboré avec Françoise Guichard, ça c'était fructueux.

Ecrit par : Jeremy | 11 août 2008

Rien à ajouter!

Yann, on a divergé, mais on a quand même pas mal abordé le sujet!

"Fred, vous devez faire erreur, on ne m'a jamais fait de procès pour mes fautes d'orthographe… On m'a toujours répondu sur le fond… "

Ecrit par : Roger Felts | 09 août 2008

Problème de mémoire, Roger?

Écrit par : Chistophe SIBILLE | 11 août 2008

"Ecrit par : Toto"

Je voudrais savoir pourquoi tu mets une majuscule ?

C'était quoi déjà 'ces' petits livres ? ange :)

Écrit par : toto | 11 août 2008

"Problème de mémoire, Roger?"

J'avais cru percevoir de l'ironie dans l'affirmation de Roger Felts.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 août 2008

"
D'ailleurs Brighelli ne devrait-il pas songer à diversifier les sujets du blog afin de sortir de l'ornière , de l'ennui et du rabâchage?"

On peut imaginer aussi, mais c'est sans doute un rêve, que ceux qui n'ont rien de nouveau ou de pertinent à dire se taisent......

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 août 2008

Les carottes sont peut-être et même certainement cuites pour la formation intiale des maîtres et l'obtention des diplomes ad hoc mais il me parait nécessaire de développer le créneau d'une offre de formation post-universitaire qui au lieu d'être le bastion des pédago et seulement d'eux pourrait être plus polyvalente. Prévoir des stages non pas d'art d'enseigner mais de remise à niveau en matière de savoirs fondamentaux. Pour les PE, ce ne serait pas du luxe. Y'a qu'à lire les citations importées ici par C.Cru et C. Cuit

Dobolino

Leur orthographe est souvent hasardeuse, les fondamentaux quelques peu approximatifs mais elles bossent depuis le début des vacances ces petites PE et les plus "anciennes" viennent au secours des toute jeunes auxquelles "on" a très souvent confié des CP.
La solidarité n'est pas un vain mot et le courage ne manque pas...
En voici une petite illustration:


"Bonjour à tous!
Nouvelle sur le forum et nouvellement nommée sur un poste de CP (et encore c'est pas sûr mais bon faut bien se préparer ), j'ai lu avec attention tout le post. D'abord réticente à la méthode, vous avez finalement réussi à me convaincre . Je me pose cependant une question (qui a déjà été posée mais qui n'a pas trouvé de réponse ou alors je n'étais pas bien réveillée ) et j'en appelle aux grandes instances Othello, Sophie 37 et les autres bien sûr : si l'on souhaite débuter avec les alphas puis par la suite enchainer sur une autre méthode (en l'occurrence ribambelle pour moi, déjà dans la classe), quel matériel faut-il prendre? je précise même ma question, faut-il nécessairement avoir les recueils de textes sachant que je ne vais travailler que 3-4 semaines avec les alphas? Je suis désolée de relancer le sujet là-dessus mais achetant le nécessaire avec mon argent sans pour autant être sûre à 100% que j'aurai les CP, je ne voudrais pas me ruiner plus inutilement encore (je sais faudrait attendre la rentrée mais si finalement j'ai mon CP, je ne vais pas arriver les mains dans les poches ). Merci de vos réponses"

Écrit par : c.cuit | 11 août 2008

D'ailleurs Brighelli ne devrait-il pas songer à diversifier les sujets du blog afin de sortir de l'ornière , de l'ennui et du rabâchage?"

On peut imaginer aussi, mais c'est sans doute un rêve, que ceux qui n'ont rien de nouveau ou de pertinent à dire se taisent......

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 11 août 2008

C'est assez cocasse. Nous allons en prendre plein la tête à la rentrée. Les sujets qui fâchent sont là, connus de tout le monde. On ne saura rien de plus à la rentrée mais à ce moment on en parlera.
Or, pourtant, la réforme du lycée avec la "modularisation", les cours "classiques" divisés par deux pour faire du soutien, le travail en équipe pédagogique obligatoire, la pression sur les individus isolés qui veulent faire des cours et rien de plus, les salaires qui n'augmenteront pas, sont des choses qui nous attendent. L'université qui perd sa "collégialité", laissée aux mains des Présidents managerisés grâce à Dame Pécresse, pis encore que de la privatisation pure et simple. Les concours aux mains des sciences de l'éduc avant de mourir tout-à-fait.
Le collège qui s'enfonce et dont tout le monde se moque éperdument.
La maternelle bien entamée...
And what else?
Rien! Rien d'autre que la République qui va disparaître si l'école de la République meurt.

Écrit par : Sanseverina | 11 août 2008

Je suis désolée de relancer le sujet là-dessus mais achetant le nécessaire avec mon argent sans pour autant être sûre à 100% que j'aurai les CP, je ne voudrais pas me ruiner plus inutilement encore (je sais faudrait attendre la rentrée mais si finalement j'ai mon CP, je ne vais pas arriver les mains dans les poches ). Merci de vos réponses"

Ecrit par : c.cuit | 11 août 2008

Ça prouve, si c'était nécessaire, à quel point elles sont aussi paumées que dévouées. Et dévouées à un point digne du père de Marcel Pagnol. Capables de claquer leur salaire pour acheter la bonne méthode, le bon CD de" danse ou de musique. Heinhhh, Sibille, ce ne serait pas mieux d'entendre votre constat sur l'abyme d'ignorance musicale et la peine que vous avez à pallier à l'ignorance en quelques mauvaises heures bientôt supprimées que de vous voir pourrir Felts qui a un blog perso pour ce faire? Il répond toujours, j'ai testé...
Sibille, que manque-t-il aux jeunes PE que vous formez et que vous manque-t-il, en heures? Les moyens, c'est du pipô, ce sont les heures qui manquent et la qualité formative des sélectionnés pour bénéficier de vos enseignements. Vous nous livrez des PE qui ne savent même pas chanter Le Chant du Départ en canon parce que le matériel de départ n'est pas sélectionné sur les bons critères, tout simplement parce qu'on ne les forme pas à ce métier pour lequel ils ont une telle vocation qu'ils sont prêts à utiliser leurs propres deniers pour acheter "la bonne méthode".
Quand on lit le texte cité par C. Cuit, on voit bien que ce n'est pas la vocation qui manque, juste les fondamentaux. Merde! C'est dégueu!

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

à pallier l'ignorance... Milel excuses. On écrit ici comme on cause!

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

"ce n'est pas la vocation qui manque, juste les fondamentaux."

J'ajoute meme que sans la vocation, tout cela se serait écroulé depuis belle lurette. C'est d'ailleurs la même chose pour les infirmières à l'hopital.

Mais tant qu'il n'y aura pas, comme le réclame le Snalc, une revalorisation des salaires de 20 à 25% (ce ne serait franchement pas du luxe), la vocation va décroître, décroître, décroître.............................................................

Pourquoi le ministère trouve-t-il de l'argent pour financer des sorties inutiles, et pas revaloriser les salaires ? Pourquoi le ministère finance-t-il grassement les éditeurs de tout poil avec ses machines à fric comme les CRDP, CDDP, CNDP complètement inutiles ??? Et pourquoi y-a-t-il des fainéants incultes qui ont atteint la hors-classe, et des trimeurs efficaces qui passent à l'ancienneté ?

Écrit par : Jeremy | 11 août 2008

Message pour JPB et les penseurs du ministère :

Après les IUFM, on ne pourrait pas s'attaquer au CNDP pour trouver un moyen de faire des économies ?

Les CDDP pourraient très bien être intégrés aux bibliothèques universitaires, et coûter beaucoup moins cher.

http://www.cndp.fr/accueil.htm
Les CDDP de Haguenau, Guéret, Auch, Mimizan, Aurillac, Quimper... C'est pas un gâchis financier, ça, et des gens payés pour rien ?

Écrit par : Jeremy | 11 août 2008

Fonctions :
Le directeur de centre départemental de documentation pédagogique (CDDP) est associé de manière permanente au pilotage et au fonctionnement de l’établissement public centre régional de documentation pédagogique (CRDP). Membre de l’équipe de direction, il assiste le directeur du CRDP dans ses tâches de gestion, d’animation et de représentation.
À ce titre :
- il participe à l’élaboration des orientations soumises au conseil d’administration, à leur mise en œuvre et à l’évaluation des actions engagées ;
- il sera amené à assurer la conduite de projets académiques ;
- il anime des groupes de travail.
Il dirige le centre départemental de documentation pédagogique de la Creuse.
À ce titre :
- il met en œuvre les services aux usagers et les actions correspondant aux missions définies par les articles D 314-70 et suivants du code de l’éducation et selon les orientations de l’établissement ;
- il en assure la gestion locale des personnels du CDDP et coordonne leurs activités ;
- il s’attache en particulier à développer les ressources propres du centre (VENTE DE PRODUITS ET DE SERVICES, SUBVENTIONS...) ;
- dans le cadre du BUDGET du CRDP, il prépare et suit la mise en œuvre de la partie concernant le centre départemental ;
- il assure, en liaison avec le directeur du CRDP, les relations avec l’inspecteur d’académie-DSDEN, les services départementaux, les établissements de l’éducation nationale et les partenaires du système éducatif, notamment les collectivités territoriales et locales ;
- il assume, par délégation du directeur du CRDP, la gestion des personnels du CDDP et coordonne leurs activités ;
Il est chargé des fonctions d’ingénierie éducatives dans le domaine des TICE.
A ce titre :
- il participe à l’accompagnement des établissements et des équipes éducatives dans leurs usages des TICE, avec pour objectif d’en favoriser l’intégration dans l’enseignement des disciplines et dans les dispositifs pédagogiques transversaux ;
- il organise des animations destinées aux enseignants et aux équipes éducatives, en autonomie ou en complément des formations proposées par les partenaires éducatifs ;
- il travaille en étroite collaboration avec les personnels chargés de la documentation et de la diffusion des documents et ouvrages du CRDP et du réseau SCEREN, pour repérer, sélectionner, organiser et mettre à disposition les ressources numériques adaptées aux besoins des enseignants et des équipes, dans le cadre d’un dispositif de veille global du CRDP ;
- il travaille en étroite collaboration avec l’IA-DSDEN, l’IEN chargé des TICE et les animateurs TICE du département.
Compétences et aptitudes :
Dans le domaine technique :
Le candidat devra :
- bien connaître le système éducatif, son environnement, l’organisation et la culture des établissements scolaires, être attentif aux programmes et aux méthodes pédagogiques ainsi qu’à leur évolution ;
- le directeur de CDDP est le coordonnateur des activités qui fondent les missions du réseau : la documentation, l’édition et le développement des technologies d’information et de communication dans l’enseignement. Dans ce domaine, des compétences solides sont indispensables car le Directeur du CDDP devra seconder le Directeur du CRDP pour la mise en œuvre et la déclinaison de la politique académique des TICE dans le département, et ce dans le respect du projet d’établissement.
Dans le domaine relationnel et organisationnel :
Le candidat devra :
- faire preuve d’aptitude à l’exercice des responsabilités, à la relation et au travail en partenariat, à la communication et aux contacts avec les établissements scolaires et les usagers.
- posséder la capacité à coordonner et animer une équipe, disposer de compétences dans le domaine de l’organisation du travail et de la gestion, pouvoir s’adapter à des situations spécifiques et faire preuve d’une grande disponibilité.
Conditions d’exercice :
Sous l’autorité du directeur du CRDP, responsable administratif, juridique et ordonnateur des recettes et des dépenses de l’établissement, le directeur départemental agissant par délégation :
- assure le fonctionnement du centre et la prise en compte des spécificités départementales ;
- intervient en matière budgétaire ;
- établit des propositions relatives à la notation et à l’avancement des personnels ;
- négocie conventions, contrats et accords de partenariat soumis à la signature du directeur du CRDP. Il s’appuie sur les compétences de tous les membres de l’équipe de direction du CRDP et notamment, aux plans administratifs et financiers, sur celles du secrétaire général et de l’agent comptable.
Il est assisté d’un comité consultatif.
Pour exercer ces activités, le directeur départemental est appelé à effectuer de nombreux déplacements, notamment en établissements scolaires.
Modalités de recrutement :
Pour les enseignants, ce poste sera pourvu par voie de DETACHEMENT dans les conditions prévues par le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985. Les agents appartenant au corps des personnels de direction sont affectés et non détachés sur de tels postes.

Écrit par : Jeremy | 11 août 2008

Rien! Rien d'autre que la République qui va disparaître si l'école de la République meurt.

Ecrit par : Sanseverina | 11 août 2008
C'est programmé! C'est bien pour cela que depuis bientôt deux ans, je vous propose de créer des réseaux de formation post-universitaire s'attaquant aux fondamentaux, de façon à sauver la génération précédente et non la suivante qui n'en peut mais si ses enseignants ignorent la subordonnée conjonctive et le Roi-Soleil. Il y a à ce jour trente ans à rattraper, au bas mot.
Mesurez-vous bien le niveau d'ignorance des jeunes PE et même des jeunes Capessiens si on en croit les témoignages du correcteur Brighelli? Avez-vous lu l'histoire de La Fontaine et du Dauphin? Ça ne fait pas rire ma fille de treize ans! Elle me dit: "Mais, c'est débile!", l'air catastrophé et n'a pas le moindre sourire. Ça la hérisse, la gamine. Elle doit avoir ses raisons. Les bons élèves, comme elle, ont fait choix de ne pas juger négativement les professeurs de matières fondamentales et de jouer le jeu pour "arriver".
Mon fils en a toujours ri, amèrement, mais ri, depuis le CP. Il n'est pas en S que sa petite sœur vise froidement et avec détermination, si ça existe encore en 2010. Elle joue le jeu, la petite et, s'il faut pour se faire, dire que La Fontaine aimait les animaux et en apporter la preuve enseignée par le prof au contrôle, elle jouera le jeu jusqu'au bout et marchera sans pitié sur ses savoirs familiaux.

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

Pourquoi le ministère trouve-t-il de l'argent pour financer des sorties inutiles, et pas revaloriser les salaires ? Pourquoi le ministère finance-t-il grassement les éditeurs de tout poil avec ses machines à fric comme les CRDP, CDDP, CNDP complètement inutiles ??? Et pourquoi y-a-t-il des fainéants incultes qui ont atteint la hors-classe, et des trimeurs efficaces qui passent à l'ancienneté ?

Ecrit par : Jeremy | 11 août 2008

c'est tout expliqué là, en long en large et en travers:
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=262

Les sorties, c'est pas partout! Il y a des petits collèges ruraux qu'on affame, en arguant de faits économiques, pour justifier à terme leur fermeture par défaut de moyens. Ce serait sans gravité et même bénéfique si de plus grands collèges, plus éloignés, offraient un internat. Non! On offre un transport scolaire en car-cercueil ambulant passé au contrôle technique par la grâce du prince avec départ à six heures du matin et retour à sept heures du soir pour des petits sixièmes livides et exsangues.
Quant aux éditeurs, non seulement ils créent des sous, sonnants et trébuchants, mais, en plus, ils ont du pouvoir à cause que... Et toc!

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

Les CDDP de Haguenau, Guéret, Auch, Mimizan, Aurillac, Quimper... C'est pas un gâchis financier, ça, et des gens payés pour rien ?

Ecrit par : Jeremy | 11 août 2008

Que nenni! C'est un nonos à ronger et la belle preuve que l'état est tout dévoué aux enfants de France... Une belle poudre aux yeux qui coûte bien moins cher que des enseignants dûment formés et satisfait le peuple dans un discours pipôtesque à souhait qui leurre un bon 90% des électeurs.

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

D'autant plus que des enseignants dûment formés formeraient des citoyens lucides et informés, frondeurs et indisciplinés, insupportables en un mot autant qu'en cent.
Il nous faudrait un Orwell pour écrire 2084 à la lueur de 2008!

Écrit par : dobolino | 11 août 2008

@ Jérémy et Christophe Sibille :

“JPB avait collaboré avec Françoise Guichard, ça c'était fructueux.”

Pourquoi n'y aurait-il pas une âme charitable qui suplierait Roger FELTS de prendre JPB et Françoise Guichard comme conseillers éditoriaux ?

Le vengeur démasqué…

Écrit par : Le vengeur démasque | 11 août 2008

@ Jérémy et Christophe Sibille :

“JPB avait collaboré avec Françoise Guichard, ça c'était fructueux.”

Pourquoi n'y aurait-il pas une âme charitable qui supplierait Roger FELTS de prendre JPB et Françoise Guichard comme conseillers éditoriaux ?"

Le vengeur démasqué…

Ecrit par : Le vengeur démasque | 11 août 2008

Yessssss!!! Voilà l'idée du siècle!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 août 2008

"Sibille, que manque-t-il aux jeunes PE que vous formez et que vous manque-t-il, en heures? Les moyens, c'est du pipô, ce sont les heures qui manquent et la qualité formative des sélectionnés pour bénéficier de vos enseignements. Vous nous livrez des PE qui ne savent même pas chanter Le Chant du Départ en canon parce que le matériel de départ n'est pas sélectionné sur les bons critères, tout simplement parce qu'on ne les forme pas à ce métier pour lequel ils ont une telle vocation qu'ils sont prêts à utiliser leurs propres deniers pour acheter "la bonne méthode"."

Ecrit par : dobolino | 11 août 2008

Je rappellerai trois choses à notre amie véto:

-Les heures, ce sont aussi des moyens, (et vice-versa).
-L'épreuve de musique est optionnelle, au concours PE.
-Je n'ai jamais prétendu, ni que la formation était parfaite, ni que les PE1 étaient sélectionnés sur les bons critères, (il me semble même m'être élevé un certain nombre de fois contre ces fameux "QCM".)
A bon lecteur...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 août 2008

"En première, le programme de lettres est subitement celui du Capes, avec des sujets de dissertation infaisables du genre : Selon vous, quel est le rôle du costume au théâtre ? ou : En quoi le roman est-il le moyen privilégié de connaissance du coeur humain ? "
Dissertations d'autant plus infaisables que malgré leur étiquette, ces exercices n'ont rien à voir avec des dissertations.

Écrit par : George | 11 août 2008

"
D'ailleurs Brighelli ne devrait-il pas songer à diversifier les sujets du blog afin de sortir de l'ornière , de l'ennui et du rabâchage?"

On peut imaginer aussi, mais c'est sans doute un rêve, que ceux qui n'ont rien de nouveau ou de pertinent à dire se taisent......

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 11 août 2008

Rêvez Hervé !!!

En tout cas , je suis assez satisfaite , puisque je voulais juste mettre un peu d'animation et bingo , ça a marché , la machine est repartie à donf ....mais comme Sanseverina , je me demande ce qu'il sera possible de faire à la rentrée , à part des grèves et encore des grèves !!!

J'espère que vous n'avez pas vexé Roger et qu'il NOUS reviendra bientôt , car j'aime bien...

... quand Christophe S. voit ses fautes mais pas son ironie

et aussi... quand Jeremy pique une crise !!!

Écrit par : Amélie | 12 août 2008

Vous aimez peut-être quand je pique une crise, mais je n'aime pas quand vous dites des absurdités.

Tiens, vous feriez mieux de poster des messages intelligents comme celui-là :

"En première, le programme de lettres est subitement celui du Capes, avec des sujets de dissertation infaisables du genre : Selon vous, quel est le rôle du costume au théâtre ? ou : En quoi le roman est-il le moyen privilégié de connaissance du coeur humain ? " (écrit par Jérémy)
Dissertations d'autant plus infaisables que malgré leur étiquette, ces exercices n'ont rien à voir avec des dissertations.

Ecrit par : George | 11 août 2008

Tout à fait exact ! Les dissertations en STG qui reviennent le plus fréquemment sont des questions telles que "Aimez-vous...", "Préférez-vous...", etc.

Cela dit, pour être honnête, les élèves qui arrivent en première sont rarement capables de faire ces exercices-là, alors des dissertations plus dures, ils n'y arriveraient pas non plus. L'exemple extrême est bien sûr le sujet de STG 2006 : "Dans le Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig affirme : "La poésie ne se trouve pas que dans les vers". Vous direz si vous partagez son point de vue dans un développement argumenté, en vous appuyant sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés en classe ou lus personnellement. Bref y a rien qui va, mon brave George.

Écrit par : Jeremy | 12 août 2008

En attendant, Amélie, vous auriez mieux fait de vous renseigner sur ce que sont CNDP, CRDP et CDDP, et quel pourcentage de votre salaire est utilisé pour les financer.
Au lieu de vous occuper bêtement de moi...

Écrit par : Jeremy | 12 août 2008

"En attendant, Amélie, vous auriez mieux fait de vous renseigner sur ce que sont CNDP, CRDP et CDDP, et quel pourcentage de votre salaire est utilisé pour les financer.
Au lieu de vous occuper bêtement de moi..."

Ecrit par : Jeremy | 12 août 2008

Mais non, pas "bêtement", Jeremy! Amélie est un peu le moustique du sketch d'Alévêque... Une sorte de deuxième "Toto", mais qui parlerait français. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

"Je me demande ce qu'il sera possible de faire à la rentrée , à part des grèves et encore des grèves !!!"

La grève n'est pas indigne en soi, elle peut être efficace quand elle est stratégiquement pensée...

Sinon, dès la rentrée, nous pourrions profiter des heures d'info syndicale pour lancer un mouvement de boycott généralisé des voyages et des sorties avec communication à l'appui, mais encore faut-il savoir contre quoi précisément on se bat. Comme pour le boycott des bacs blancs contre le décret de Robien, cela peut avoir un certain retentissement dans l'opinion. En attendant une lutte un peu plus musclée, comme ici par exemple : http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/
(je n'y crois pas trop, mais bon...)

Écrit par : Romuald | 12 août 2008

Mais non, pas "bêtement", Jeremy! Amélie est un peu le moustique du sketch d'Alévêque... Une sorte de deuxième "Toto", mais qui parlerait français. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

Et on dit que je suis aussi très souvent mon propre moustique , " je m'auto-pompe " !!! :-)))

Si nous hantions la même salle de profs , Jeremy , vous apprécieriez , c'est sûr !!

Écrit par : Amélie | 12 août 2008

Sinon, dès la rentrée, nous pourrions profiter des heures d'info syndicale pour lancer un mouvement de boycott généralisé des voyages et des sorties avec communication à l'appui, mais encore faut-il savoir contre quoi précisément on se bat. Comme pour le boycott des bacs blancs contre le décret de Robien, cela peut avoir un certain retentissement dans l'opinion. En attendant une lutte un peu plus musclée, comme ici par exemple : http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/
(je n'y crois pas trop, mais bon...)

Ecrit par : Romuald | 12 août 2008

Chez nous , réunion d'info syndicale le jour de la pré-rentrée avec peut-être décision de ne pas accueillir les élèves le lendemain !
Et vous ??

Écrit par : Amélie | 12 août 2008

"Et on dit que je suis aussi très souvent mon propre moustique , " je m'auto-pompe " !!! :-)))"

Ecrit par : Amélie | 12 août 2008

J'ai beau faire énormément de yoga, je n'y arrive pas, et ça me désole! ;-)

Plus sérieusement, j'attends votre réponse, (ou commentaire), Dobolino.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

Votre commentaire sur la "formation musicale" des maîtres, évidemment, pas sur l'autopompage!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

Chez nous , réunion d'info syndicale le jour de la pré-rentrée avec peut-être décision de ne pas accueillir les élèves le lendemain !
Et vous ??

Ecrit par : Amélie | 12 août 2008

Et bien, "Dites-moi où, n'en quel pays" vous professez donc, Amélie, pour avoir un bahut aussi revendicatif? Les miens collègues sont de vieux schnocks et les plus jeunes sont encore plus vieux que les vieux tant ils dégoulinent de conformisme et de bons sentiments. Ils donnent dans la compassion collective pour les petits. Tout est affaire de sssspychologie et de ssssociologie z-aussi. Les réformes, les réunions syndicales, les textes, tout le monde s'en balance et écoute religieusement le chef et la course pour plaire à Raminagrobis commence avant la rentrée. Oui, oui, certains font déjà le pied de grue dans leur salle, s'affairant autour de leurs armoires 5 jours avant la rentrée, déplorant sans doute l'absence de lit de camp pour y passer les nuits. J'ai renoncé à évangéliser les troupes. Ils sont trop c... Dire qu'il va falloir encore voir leurs têtes pendant toute l'année!
Heureusement qu'il y a les élèves!

Écrit par : Sanseverina | 12 août 2008

A Sanseverina .

Un lycée de la côte d'Azur où quelques jeunes profs et moins jeunes tentent de sortir les autres ( les mêmes que ceux dont votre collège est affligé , car ils sont partout ! ) de leur torpeur ! C'est pas gagné , car s'ils viennent aux réunions , il n'en est pas de même lorsqu'il faut passer à l'action .

Au dernier conseil d'enseignement de Lettres , ma position de ( moustique )"brighellienne" m'a valu une leçon de cathéchisme pédagol et m 'a assise définitivement dans le camp des méchants réacs . Mais , je m'en fous , je persiste !

Sur France Inter , en ce moment "Faut-il forcer l'intégration" et les problèmes d'apprentissage de la langue française .

Écrit par : Amélie | 12 août 2008

Plus sérieusement, j'attends votre réponse, (ou commentaire), Dobolino.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

Votre commentaire sur la "formation musicale" des maîtres, évidemment, pas sur l'autopompage!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008
C'est à vous de commenter. Je ne peux que vous dire que j'ai trouvé l'enseignement musical primaire très bof bof. La fête de l'école qui en était l'illustration principale ne m'a jamais trop arraché des larmes de joie, franchement. C'était vraiment la corvée annuelle. Heureusement que la bouffe qui suivait était très conviviale et bien arrosée.
J'ai assisté au spectacle de fin d'année de juin 1994 à juin 2005: spectacle de PS à CM2 avec quelque chose comme douze professeurs ou treize, toutes générations confondues. La seule fois où nous nous sommes régalés, c'est quand nos petits de GS nous ont présenté Boucle d'or et les trois ours en anglais préparés par l'intervenante en anglais qui n'appartenait pas au corps enseignant...
Pour le chant comme pour la danse, sous prétexte d'égalité entre tous, on ne met ni les corps souples, élégants et rythmés, même s'ils appartiennent à une minorité visible! ni les belles voix en avant. L'important étant de participer, nous voilà contraints d'applaudir les plus médiocres prestations.
Ceci dit, durant la grande grève de 2005, deux comédiens en relâche, absolument pas formés à gérer des enfants, ont pris en charge tous les enfants volontaires de cette même école pour organiser un spectacle sur les Fables de La Fontaine et ont réussi en deux semaines à nous produire un spectacle d'une heure auquel nous avons applaudi en toute sincérité. Pas un accroc, pas un gosse qui oublia son texte, pas une seule erreur d'entrée en scène, le tout parfaitement audible alors que le spectacle était en extérieur et le public nettement plus nombreux que celui de la fêtes des écoles.

Écrit par : dobolino | 12 août 2008

Sur France Inter , en ce moment "Faut-il forcer l'intégration" et les problèmes d'apprentissage de la langue française .

Ecrit par : Amélie | 12 août 2008

Les intervenants , un camerounais et une arabe fille de harkis réclament "le droit à l'indifférence" et sont très sévères avec la politique de la gauche quand elle était au pouvoir. La gauche qui a introduit les cours d'arabe à l'école pour les enfants d'immigrés , dans une optique de repentance post-coloniale , plutôt que de renforcer les cours de français , ce qui a contribué au repli communautaire .
Mais quand on le disait , nous , on se faisait allumer par la gauche bien-pensante !

Écrit par : Amélie | 12 août 2008

Je n'ai, hélas, pas de commentaire à faire à votre commentaire.
Effectivement, tant que les instits, comme ils le font souvent, ne se décideront pas à comprendre que le "spectacle de fin d'année" peut (et doit) se préparer toute l'année, en y intégrant certaines "pratiques disciplinaires" au programme, tout cela n'est pas gagné!
Maintenant, une fois de plus, j'en connais plusieurs, ici, qui le font. Certains ayant participé, en tant que PE, à l'époque où la "maquette de formation" nous accordait, à nous, profs d'IUFM, le loisir de mettre en place ce genre de projets de manière à peu près approfondie. Et d'autres, parce qu'ils avaient pu le faire dans d'autres circonstances, ou parce qu'ils avaient eu une formation artistique assez complète en dehors de l'éducation nationale.
Maintenant, il y a effectivement des pros "ne sachant pas au départ "gérer des enfants", (ce que je peux haïr cette laide expression) qui font du super boulot. D'autres qui se plantent lamentablement. Encore une fois, rien d'idéologique là-dedans, mais des talents individuels qui se révèlent. Tant mieux, ou tant pis, suivant les cas.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

Je ne sais pas trop à quoi ça tient, cette histoire de spectacles nuls mais je peux formuler quelques hypothèses:
-trop d'ambitions par rapport aux capacités réelles de gosses (ah! les horribles choses produites par les PS sur des rythmes probablement trop complexes pour eux) et à celles des formateurs.
- a contrario, pas assez d'exigences de "rendu" sous prétexte peut-être que les parents sont toujours tout fiers des productions de leur lardonnerie (j'ai frémi de honte face à mes enfants médiocres ou ridicules, en tout cas complètement nuls )
- une manie égalitaire déjà expliquée plus haut qui interdit de mettre en valeur les meilleurs.
L'impression que j'en ai tiré, de tous ces spectacles, c'est que les professeurs ne voyaient pas à quel point c'était nul et nous balançaient n'importe quoi dans les gencives sans réaliser que certains parents se demandaient comment ils avaient pu aboutir à un aussi piètre résultat.

Écrit par : dobolino | 12 août 2008

Pour la grève à la rentrée, trouvez autre chose. C'est d'un chiant ces grèves, surtout pour des internes surveillés. Ou on les reprend à la maison et ils loupent des cours ou on les laisse à l'internat et ils tournent en rond.
en plus la Cité scolaire est en travaux, ce qui réduit leur espace vital.

Écrit par : dobolino | 12 août 2008

"Si nous hantions la même salle de profs , Jeremy , vous apprécieriez , c'est sûr !!
Ecrit par : Amélie | 12 août 2008

Le pire, je pense, c'est qu'en tant que collègue je suis sûr que vous apprécie(rais).

En tant qu'interlocutrice, vous m'êtes parfois franchement insupportable. Et vous avez des idées qui me donnent des frayeurs, comme celle de nous imposer Roger Felts comme co-rédacteur de notes. J'en frémis encore.

Bon, dites, plus sérieusement, vous n'avez pas exprimé votre opinion sur les CRDP/CDDP. Allez dans celui de votre département, vous serez édifiée.

Écrit par : Jeremy | 12 août 2008

On peut dire aussi:
-Manque de culture et de connaissances artistiques, parfois, des instituteurs.

-Mauvaise influence de la télévision, (une fois de plus).

-Faire la besogne pour qu'elle soit faite, et non pour la faire, (ce qui donne des trucs montés "à l'arrache" en trois semaines, nuls évidemment et qui, en plus, dégoûtent pour un bon bout de temps les mômes de ce type de mises en oeuvre.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

"Et vous avez des idées qui me donnent des frayeurs, comme celle de nous imposer Roger Felts comme co-rédacteur de notes. J'en frémis encore."

Ecrit par : Jeremy | 12 août 2008

Moi z'aussi!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

"" J'en frémis encore.""

écrit par Jeremy


Moi , je dirais :" J'en frétille encore !":-)))

Quant aux CNDP , CDDP , CRDP , il faut tout brûler ! Il y a longtemps que je fuis ces lieux !

Écrit par : Amélie | 12 août 2008

Tiens, on reparle de La Fontaine et même du "Singe et du dauphin."
Je suis en cinquième, année 59-60. Nous utilisons comme manuel scolaire ( dans ce Cours complémentaire qui deviendra collège deux ans plus tard si mes souvenirs sont exacts )" Vers et prose", classe de cinquième, chez Nathan 1958, par C. Rouger, R.France et A. Hubac. Je prépare l'explication de texte portant sur" Le singe et le dauphin" pages 160 à 162 ( la page 161 est occupée par une estampe japonaise ;cliché BN. )et m'efforce de répondre aux questions en lisant la fable attentivement et en consultant les notes. Il nous est demandé de comparer avec "Arrias" de La Bruyère, page 34. Mon père rentre des champs et me récite la fable. Il l'a apprise à l'école primaire vers 1905 ou 1906. L'intonation ironique de sa voix légèrement nasillarde retient mon attention. Il aime feuilleter mon livre. Je sais qu'il peut me réciter aussi "Les pauvres gens." ou des phrases de "La mule du pape". présentés dans mon manuel. Je lui indique mes textes préférés " Adverbe ou conjonction" (acte III, scène 15 du Mariage de Figaro) les textes d'auteurs grecs et latins, ceux du Moyen-Age, et ma poésie préférée :

"En octobre, les jours qui suivent les vendanges,
Lorsque le ciel est clair et qu'il fait du soleil,
Ont un charme secret et des douceurs étranges."

de Louis Mercier.

Par contre, je ne comprends pas vraiment un texte de Paul Valéry sur l'homme d'aujourd'hui extrait de "Regards sur le monde actuel." Il y est question du roi Louis XIV " au faîte de sa puissance" qui "n'a pas possédé la centième partie du pouvoir sur la nature et des moyens de se divertir, de cultiver son esprit, ou de lui offrir des sensations, dont disposent aujourd'hui tant d'hommes de condition assez médiocre." Disons que j'ai du mal à le croire. Je suis bien à la maison mais nous n'avons qu'une pompe, des seaux en émail que l'on vide sur le tas de fumier et une cabane au fond du jardin à la belle saison. Valéry, lui, il doit avoir de beaux cabinets et une salle de bain. Il doit aussi avoir les moyens de voyager autrement qu'en allant faire le service militaire en Algérie.
Enfin, j'aime bien mon livre, tous mes livres et j'en prends le plus grand soin car ils sont gratuits pour les élèves du chef lieu de canton seulement. Pas pour ceux qui viennent des communes sur le vélo du grand frère ou de la grande soeur. Je n'ai jamais pu me résoudre à m'en séparer. Pas possible.

Il n' y a plus de rentrée scolaire pour moi, ni comme élève, ni comme enseignante et pourtant nous avons des devoirs de vacances : déchiffrer les " Carmina Burana ". Mieux vaut connaître certains passages par coeur car on n'a pas le temps de tourner les pages. Concert prévu pour 2009 avec une autre chorale de la région. Voilà qui nous change de la musique vocale sacrée de César Franck, Dvorak, Mendelssohn et tant d'autres dont je ne parviens pas à me lasser et qui me font aimer la vie et les autres autant que mes livres.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 août 2008

A tout prendre, comme charmants souvenirs d'enfance du joli temps passé, je vous propose ceci:
http://www.amazon.fr/Souvenirs-dun-grand-chose-Charles-Bukowski/dp/2253041033/ref=sr_1_18?ie=UTF8&s=books&qid=1218549258&sr=1-18

Écrit par : dobolino | 12 août 2008

Votre commentaire sur la "formation musicale" des maîtres, évidemment, pas sur l'autopompage!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

Et interdiction de l'enseignement de la flûte à l'école, par pitié pour les oreilles des parents.
(NOTA : Ceci est un commentaire sérieux, malgré les apparences...)(Christophe, vous avez l'esprit mal placé ;o)).

Écrit par : yann | 12 août 2008

On peut dire aussi:
-Manque de culture et de connaissances artistiques, parfois, des instituteurs.

-Mauvaise influence de la télévision, (une fois de plus).

-Faire la besogne pour qu'elle soit faite, et non pour la faire, (ce qui donne des trucs montés "à l'arrache" en trois semaines, nuls évidemment et qui, en plus, dégoûtent pour un bon bout de temps les mômes de ce type de mises en oeuvre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008
Pour le 1/, c'est bien pour ça qu'il faudrait une belle licence pluridisciplinaire pour les futurs PE et je pense que ce serait une licence utile à bien d'autres futurs travailleurs.
Pour le 2/, étayez parce que je ne vois pas trop le rapport avec la télé à moins que vous vouliez dire que les professeurs et les élèves sont influencés par la mauvaise qualité de certains spectacles et aient envie de les recopier
Pour le 3/, on a vu un peu ça surtout quand le printemps est grèveux. La solution pourrait être de pouvoir s'octroyer le droit de ne pas produire de spectacle avec sa classe et de le remplacer par une expo de travaux et un stand de fête. Après tout, tous les PE ne sont pas forcés d'aimer pratiquer l'art du spectacle.

Écrit par : dobolino | 12 août 2008

Misère de misère! Lisez ça!
http://neoprofs.forumactif.net/projets-disciplinaires-et-interdisciplinaires-f11/recit-de-voyage-et-moyen-age-t443.htm#4604
Ils doivent avoir un CAPES de danse de salon, ceux-là. Si je n'étais pas fachée avec mon vieux médiéviste de père, j'y ferais lire aussi.

Écrit par : dobolino | 12 août 2008

Cette information s'adresse plutôt à ceux qui ne pensent pas que faire de la retape soit l'axe de mes activités et qui ne sont pas choqués que sur un site ami je puisse informer les lecteurs de quelques développements d'une pensée autonome…
Je viens de rééditer cinq textes plus ou moins anciens qui étaient enfouis dans les profondeurs des archives de mon blog :
- Université du Léthé…
- Ouille-ouille, une histoire de You-You…
-Quel talent !
- Débordement juvénile…
- Pouvoir !
Les deux derniers ayant à voir avec l'enfance ne seront peut-être pas considérés comme hors sujet…

Écrit par : Roger Felts | 12 août 2008

Là, il y a un Abraxas. Vous croyez que c'est le nôtre? Au vu de la photo, ça pourrait coller!
http://neoprofs.forumactif.net/lectures-et-projets-f4/litterature-etrangere-t30.htm#5400

Écrit par : dobolino | 12 août 2008

Jérémy, on peut avoir une méthode des Alphas dans une classe, pour aider les enfants détruits par les méthodes globales.
Madame Montessori, et plus récemment madame Wettstein-Badour, parlent de l'intérêt du toucher associé aux autres sens pour se mettre bien dans la tête les lettres. (Les enfants confondent b et d, p et q etc)
Maintenant, quand on voit le niveau de lecture de tant d'enfants, il peut être utile d'essayer cette méthode, quand on ne sait plus comment faire.
Il est sûr qu'elle est très chère.
Pour une classe entière de CP, on peut se faire acheter par l'école la méthode "Lire avec Léo et Léa", pour que chaque enfant ait son livre.
Ce n'est sûrement pas plus cher que les méthodes merdiques qui foisonnent hélas dans nos écoles, et qui font la fortune des éditeurs comme Belin, Retz, etc.
Je continue à penser que la pire est Mika : le livre de 230 pages de ce malfaiteur de Gérard Chauveau , livre du maître, est à vomir. C'est du pur global. Idem pour la méthode des enfants.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 août 2008

La gauche qui a introduit les cours d'arabe à l'école pour les enfants d'immigrés , dans une optique de repentance post-coloniale , plutôt que de renforcer les cours de français , ce qui a contribué au repli communautaire .
Mais quand on le disait , nous , on se faisait allumer par la gauche bien-pensante !

Ecrit par : Amélie | 12 août 2008

Amélie mais l'os ? Et les "langues régionales" ? La mémoire toujours aussi sélective, hein ? Au fait "nous", c'est qui ?

Écrit par : victor | 12 août 2008

Bien sûr que c'est notre Abraxas ! Ne fait-il pas mention de L'Ombre du vent et du Capitaine Alatriste ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 août 2008

Le hiatus, c'est que y'a guère plus que Brighelli et Victor à être convaincus des bienfaits de la dictature prolétarienne. Nous sommes assez nombreux à préférer des aujourd'hui qui pleurent sans bruit à d'hypothétiques lendemains qui chantent, ni courageux ni imprudents.

Ecrit par : dobolino | 05 août 2008

Aaaaaaaaaaaaah, je ne l'avais pas vue celle-là !

Je ne suis pas convaincu des bienfaits de la dictature prolétarienne mais persuadé des méfaits de la dictature capitaliste.

Je ne sais pas plus si la première pourrait organiser des lendemains qui chantent -si on la laissait faire- mais je suis à peu près sûr que la seconde va définitivement faire disparaître tout lendemain.
Les Américains ont fabriqué de super-héros pour sauver la planète, je ne veux pas vivre à Gottham-City (tant pis pour l'orthographe de la susdite ville) pour savoir si ce sera le cas : entre Batman et Marx, je préfère ce bon vieux Karl !

Écrit par : victor | 12 août 2008

QUI SUIS-JE ? Où VAIS-JE ?


Récemment, on m’a indiqué un site où par une série de 12 questions de trois à cinq options, on vous définit comme membre ou sympathisant de tel ou tel organisation nationale française prenant part au débat et aux élections politiques… Je m’y suis précipité car je n’étais plus du tout sûr de ce que j’étais :
D’abord parce qu’un galopin sympathique, rien d’un sauvageon ou d’une racaille, m’a fait le coup du vol à la portière (anciennement vol à l’Italienne mais ce terme n’était pas politiquement correct) et m’a subtilisé ma sacoche, tous mes papiers, mes carnets de rendez-vous, d’adresses et de téléphones, mes chéquiers, mes cartes de crédit, mes cartes électoral, professionnelle, d’invalidité, mes ordonnances, mes feuilles d’arrêt de travail, mes clefs, et j’en passe. Si bien que pour l’instant je suis incapable de prouver qui je suis, quel est mon statut et dans quel état j’erre… Je peux tout juste déceler que je suis de sexe masculin car je lève la tête quand on m’appelle par mon prénom qui est masculin. Mais suis-je Roger Féderer ou Roger le Pieux ?
Ensuite, parce qu’ayant produit un texte sur l’immigration qui fut publié à l’insu de mon plein gré sur un forum dit forum socialiste, des escrocs intellectuels sauvagement calleristes m’ont fait le coup de la manipulation de texte en faisant de moi un suppot de Le Pen et consorts.
J’avais besoin de me rassurer, de me resourcer… J’ai répondu au test de Politest et je dois reconnaître que c’est un très bon test.
Il m’a restitué un profil qui me convient parfaitement, à savoir :
- que le parti dont je suis le plus proche est le MRC de Jean-Pierre Chevènement (J’en suis tellement proche que j’en suis membre !).
Vient ensuite…
- l’aile gauche du Parti Socialiste.
En troisième position :
- le Parti Communiste… Oui, le P.C.F.
Enfin en quatrième position :
- les Collectifs Antilibéraux.
Mais pour ces deux derniers, je ne partage pas toujours les mêmes opinions sur l’importance de la responsabilité personnelle des gens, ni sur l’évolution des mœurs.

Le test détermine le profil politique à partir de trois axes :
- Économique et social.
- La manière de vivre.
- L’identité et la responsabilité.
La réponse à une question spécifique détermine l’axe principale… Pour ma pomme, le plus important, c’est l’axe économique et social. Une autre question définit ce que l’on juge prioritaire… Pour moi, c’est l’égalité républicaine.
Je ne détaille pas tous les aspects du test. Le mieux, c’est de le passer en allant sur Politest .
Pourtant, il y a un axe qui m’a paru poser problème et c’est sur cela que je voudrai intervenir… Politest dit :
Le troisième axe concerne des notions un peu plus abstraites : l’identité et la responsabilité.
Quelle importance accordez-vous au contexte dans lequel une personne évolue pour comprendre qui elle est et comment elle se comporte ?
Selon vous, quelle est la part du contexte et quelle est la part de notre responsabilité individuelle dans ce qui fait notre identité ?
Plus vous estimez que la part du contexte est importante, plus vous vous situez à gauche sur cet axe.
Plus vous estimez que la part de la responsabilité individuelle est importante, plus vous vous situez à droite sur cet axe.

Sur une note récente, je m’étonnais que la droite défendant les privilégiés, peu nombreux, et la gauche étant censée défendre les non privilégiés, beaucoup plus nombreux, comment en démocratie, où l’on exprime ses choix par le bulletin de vote et où le nombre fait loi, la gauche pouvait-elle aussi souvent perdre les élections alors qu’elle devrait systématiquement les gagner ?
Sans en faire une raison exclusive, je pense que c’est dans la mauvaise gestion par la gauche du troisième axe définissant l’individu (qui il est, et comment il se comporte) que le problème réside. La doctrine officielle c’est que la responsabilité individuelle s’oppose à l’importance du contexte socio-économique, l’une étant une valeur de droite, l’autre une valeur de gauche.
Pour moi, c’est une fausse dialectique qu’il faut rompre car elle met en opposition des niveaux complètement hétérogènes. À la responsabilité individuelle s’oppose en fait l’intérêt individuelle, et le niveau socio-économique oppose la recherche du profit et le service des hommes. Si on veut trouver un lien structurel entre l’homme et la dimention socio-économique, ce n’est pas l’individu qui est en cause mais les groupes humains (que l’on parle de classe si l’on est marxiste ou d’autres divisions à mon avis moins opérationnelles comme communautés, ethnies, nationalité, etc).
Que la droite fasse cette confusion, elle y a tout intérêt. C’est ce qui lui permet de gagner des élections. Ce que d’évidence elle perd électoralement en ayant une politique au profit d’une minorité socio-économique (la minorité nantie), elle le récupère en s’arrogeant la défense de l’individu (à travers la responsabilité… et l’intérêt individuelle)… Car le vote s’exprime toujours individuellement !
À cette confusion des contradictions, la gauche ajoute sa propre confusion : à l’axe socio-économique fondamental, en particulier pour un parti de gauche - par exemple, prendre des mesures pour que l’écart des revenus au lieu d’augmenter régresse - elle préfère, c’est plus facile, s’occuper de problèmes sociétaux (axe de l’identité et de la responsabilité). Le mariage des couples homosexuels ou leur possibilité d’adopter, au nom de l’égalité - question qui concerne quelques milliers de personne - prennent largement le pas sur la lutte contre les écarts énormes de revenus. Ce combat contre une inégalité criante semble moins urgent à résoudre qu’une question sociétale.
A contrario, quand la gauche intervient sur une question socio-économique, elle la traite en ne prenant pas en compte (ou mal) les retentissements que cela peut avoir sur le plan individuel. Par exemple sur les questions de violence et d’insécurité, elle argue, à juste titre, que le chômage, la misère et l’injustice économique sont les causes profondes de ces troubles et qu’avec la prévention, c’est le travail et la justice économique qui sont la solution… Elle oppose des réponses stratégiques là où la victime, mais aussi le citoyen lui demande aussi des réponses conjoncturelles (où elle apparaît toujours très en retrait par rapport à la droite)… Comme par ailleurs ces solutions stratégiques sont rien moins qu’alléatoires et marquées du sceau de la velléité, les déçus du “socialisme” sont de plus en plus nombreux ( cf les dernières élections et les votes Bayrou-Sarkozy).
Autre exemple au niveau de l’école : au lieu de créer les meilleurs conditions pour que TOUS les enfants accèdent à leur meilleur niveau (l’école, lieu d’acquisition des savoirs), ils en ont fait un instrument de lutte pour plus d’égalité : le collège unique, les classes hétérogènes, la carte scolaire et j’en passe… Le phantasme égalitaire doit se réaliser dans l’enfance : tous les enfants doivent passer dans le même moule, la même moulinette et l’enfant nouveau, produit du moule-moulinette, réalisera ce monde que les luttes ouvrières et la révolution bolchevique n’ont pu concrétisé… Evidemment cela ne marche pas… Les réactions individuelles de “défense” s’organisent : changement de quartier, d’école, passage au privé, etc… Sans évoquer les initiateurs de ces réformes plaçant leurs enfants à l’École Alsacienne car la lutte pour l’égalité de tous les enfants, c’est très beau, mais l’avenir de ses propres enfants justifie tous les sacrifices y compris celui de trahir ses propres principes.
Le but de l’école ce n’est pas l’égalité, c’est la diffusion du Savoir et des savoirs. L’égalité, c’est la cerise sur le gateau ou si l’on préfère ce qui arrive en prime si sa mission (le diffusion du savoir) se réalise bien dans la tête des enfants.
L’égalité abstraite s’oppose au fait individuel… Il a fallu trente ans pour que collectivement on réalise que ces projets fumeux s’opposent aux intérêts des couches les plus défavorisés… Et la prise de conscience est loin d’être générale : dans certains IUFM on continue à apprendre que des classes hétérogènes sont “meilleures” que des classes homogènes… Pas pour n’inporte qui quand même : les bons élèves dans une classe homogène ont de meilleures résultats qu’en classe hétérogène… Mais les mauvais élèves d’une classe homogène auraient, parait-il, des résultats pires que dans les classes hétérogènes… Pour l’enseignant, au nom de l’égalité, en choisissant l’hétérogéneité, il ne lui coûte rien de “sacrifier” les bons élèves, car les mauvais seront moins mauvais. Ses enfants à lui, sont dans le bon privé ou dans un quartier bien fréquenté… Et le nombre d’étudiants issus des milieux populaires, accédant aux Grandes Écoles, déjà pas assez nombreux, a énormément régressé en trente ans…
Sur ce plan pourtant, des solutions relativement simples existent qui ne lésent personne : imaginons trois types de classe homogène. La première tournant autour de 35 élèves où se retrouvent les niveaux bon et moyen supérieur et utilisant des méthodes laissant place à l’initiative individuelle, au travail personnel à la maison, avec des horaires de classe limitées, la seconde tournant autours de 25 élèves, réservée aux élèves moyens avec des méthodes de travail intermédiaires, enfin une classe de 15 élèves pour les enfants en difficulté, avec encadrement renforcé, horaires élargis, le travail personnel se faisant plus en classe qu’à la maison mais où, à ses obligations répondent aussi des activités ouvertes moins contraignantes.
Cette proposition tient compte du principe de réalité - les moyens- mais en les mettant en action pour que chaque enfant ne soit pas lésé et puisse accéder à son meilleur niveau de développement… Il n’y a pas photo entre cette solution et les classes hétérogènes soit disant égalitaires.

Si la gauche veut réellement se rénover, elle a intérêt à privilégier dans l’action, l’égalité républicaine et l’axe économique et social (évidemment pas pour que les patrons fassent plus de profits : Sarkozy privilégie le même axe, sa perspective n’est pas la même).

Écrit par : Roger Felts | 12 août 2008

Bien sûr que c'est notre Abraxas ! Ne fait-il pas mention de L'Ombre du vent et du Capitaine Alatriste ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 août 2008

Il n'est pas mal sur la photo. l'été lui a fait du bien. Il a rajeuni.

Écrit par : dobolino | 12 août 2008

En tout cas, il est bien laid l'Abraxas de la photo! Genre gros bras, videur de boîtes de nuits ou accroc aux salles de muscu avec la dope qui va avec. Berk! M'enfin... Des goûts et des couleurs...

Écrit par : Sanseverina | 12 août 2008

Nos mails se sont croisés, Dobolino...Sans rire, vous aimez le genre gros bras? Après tout, ces Messieurs dissertent bien et à raison sur les ex-fesses de Bardot qu'elle avait fort belles, c'est vrai. Nous pourrions aussi, nous, la gent féminine, émettre quelques avis esthétiques sur les canons masculins. Non? Qu'en pensez-vous? Qui commence?
Allez Dobolino...

Écrit par : Sanseverina | 12 août 2008

Victor , nous , ce sont tous ceux qui jugèrent ridicule et superflu de dispenser des cours d'arabe ( interdits aux autochtones , précisons-le ! ) que les enfants parlent chez eux . Il eût été préférable de donner des cours de français à leurs parents et j'aurais été volontaire .

Et je dirais la même chose des cours de tchétchène ou d'inuit . Ou de vietnamien ! J'ai lu quelque part qu'une crèche s'est ouverte à Paris , à l'initiative des parents eux-mêmes , pour que les petits chinois apprennent le français avant d'arriver à la maternelle .

Quant aux langues régionales , c'est différent , même si on en a exagéré parfois l 'importance dans certaines écoles . Je ne comprends pas votre comparaison artificielle puisque les niçois parlent d'abord le français et leur apprendre le nissart à l'école revêt donc un caractère un peu" folklorique" .

Mes aïeux napolitains , débarqués en Algérie au début de la colonisation , n'ont pas tenu à conserver leur langue . Ils ont appris le français à l'école et très souvent l'arabe ! De l'Italie , il ne nous reste que quelques injures , la cuisine et le tempérament !

Le même phénomène s'observe chez tous les immigrés italiens, espagnols , polonais en France , non ?

Plus récemment , on peut constater que les ex-yougoslaves que nous avons dans nos classes se sont rapidement adaptés ! Mon meilleur élève de 1ère cette année était un bosniaque . Parfaite maîtrise du français .

Cordialement .

Écrit par : Amélie | 12 août 2008

"Et interdiction de l'enseignement de la flûte à l'école, par pitié pour les oreilles des parents.
(NOTA : Ceci est un commentaire sérieux, malgré les apparences...)(Christophe, vous avez l'esprit mal placé ;o))."

Ecrit par : yann | 12 août 2008

Yann, j'ai dit (un certain nombre de fois) ce que je pensais de l'enseignement de la flûte en collège!
Je ne sais pas si Manu l'a fait! J'attends son point de vue!
En tous cas, nos grands inspecteurs en sont (en partie) revenus!!! Grâces leurs soient rendues!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

"De l'Italie , il ne nous reste que quelques injures , la cuisine et le tempérament !"

Ecrit par : Amélie | 12 août 2008

Donc, le meilleur!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

Dobolino, quelle perspicacité !
Quant à Sanseverina, peut-être pourrait-elle s'aviser que Daniel Craig est une image au second degré... :-))

Écrit par : Abraxas | 12 août 2008

Victor , nous , ce sont tous ceux qui jugèrent ridicule et superflu de dispenser des cours d'arabe ( interdits aux autochtones , précisons-le ! ) que les enfants parlent chez eux

Amélie, croyez-vous ça ? L'arabe, les enfants ne le parlent plus ou très mal ! Enquête faite auprès des 17 inscrits de mon collège, confirmation du "prof d'arabe" qui a vu la moitié de son effectif vouloir renoncer en cours d'année ("on comprend rien à qu'est-ce qu'i dit").

Écrit par : victor | 12 août 2008

Bonsoir à vous,

Je pourrai revenir dès que possible. L'ordi du frèrot a flambé, à cause d'un orage..... Ha l'électricité, quelle belle invention. A bientôt, continuez à garder la forme, mesdemoiselles, mesdames, messieurs!

Écrit par : Pendariès | 12 août 2008

On les déteste, d'ailleurs on déteste aussi la langue française et encore plus la littérature et l'histoire et la géographie...Et les élèves, on n'en veut plus. Ils sont pénibles et leurs parents plus encore qu'eux. Il faut supprimer tout cela. Plus d'école, rien que des cours particuliers pour enfants de bourg'. Du préceptorat pour satisfaire les moindres désirs de la bourgeoisie bien pensante.
L'école c'est aussi l'apprentissage de la vie en société. Vos petits que vous avez bichonnés en particulier doivent être de pures merveilles. Nous, nous en avons 35 en lycée et 30 en collège avec des horaires de 2 à 4 h par semaine. Alors votre article d'auto-glorification pour la scolarisation à la maison, vous pouvez vous le garder. On connaît votre musique; vous nous l'avez déjà assez chantée sur ce blog, la Maman de 5 ou 6 enfants qui s'intéresse à ce que pensent les profs!

Ecrit par : dentifrice | 09 août 2008

"Dentifrice" (qui lave plus blanc ??? vite, saisissons la HALDE !)
n'a pas bien lu ce que j'ai écrit - ou ses commentaires de textes sont-ils toujours ainsi manipulateurs ?

Je n'ai jamais eu envie de faire l'école à la maison, j'ai trop de boulot pour cela et à chacun son job, le mien est l'écriture - c'est pourquoi je suis aussi sensible à la catastrophe de l'analphabétisme à l'école - ni celui de mon mari, et cela m'a toujours barbée d'être obligée de reprendre à la maison les erreurs de certains (j'ai dit "certains" !) enseignants.

Oui, je suis une (sale) bourg', adjectif et nom que d'ailleurs les bien-pensants de gauche (pléonasme) ont toujours accolés - par tolérance, sans doute - et petite-fille d'ouvrier, un homme "de bien" (aïe !) qui disait que limiter la culture du peuple et lui parler avec un vocabulaire de base était le mépriser ! D'ailleurs, mes grands-parents (lui était né en 1890 et ouvrier-électricien à l'âge de 14 ans… mais il a mal fini en président international d'un groupe, le vilain qui a osé s'élever de sa condition par le travail !!!) ne faisaient aucune faute d'orthographe et comptaient de façon magistrale - champions aux chiffres et aux lettres sur leurs enfants diplômés de l'enseignement supérieur !!! -
Bref, je milite pour l'accès pour TOUS au même savoir - en prenant en considération que tous ne sont pas capables d'accéder aux mêmes études - heureusement d'ailleurs - et pour la revalorisation du travail manuel, et pour la fin du jugement méprisant des "diplômés" envers les "moins diplômés qu'eux". J'ai un BTS, et je n'ai jamais coûté un sou de chômage à mes concitoyens, mon travail paie les études de mes enfants, de l'ingénieur à l'ergothérapeute, du commercial à l'aide-soignante, sans discrimination (vous savez qu'une famille de 8 enfants est une micro-société qui se veut très tolérante ???)
Merci à tous les enseignants qui AIMENT les enfants et veulent les faire progresser à leur rythme, au mieux de leurs possibilités (je suis aussi pour la "coupdepiedauculthérapie"). Au fait, j'ai 52 ans et je suis toujours très liée avec l'un de mes profs de français, un homme merveilleux qui nous emmenait à Combourg pour étudier Chateaubriand et à Fougères pour "Les Chouans" de Balzac.

Enfin, je reçois des jeunes bacheliers ou Bac + 2 qui ne savent pas orthographier Bordeaux, n'ont jamais lu un classique : c'est pourquoi je suis une "fan" de M. Brighelli qui dénonce ces injustices.

Pourquoi la pauvre "dentifrice" ne sait-elle pas que la maîtrise de sa propre langue est le premier chemin de liberté ? et que la culture générale permet de se sortir de toutes les situations ?

Il reste que je suis choquée par les insultes échangées sur ce forum par certains… ce n'est pas un exemple pour les jeunes !

Écrit par : salammbo | 12 août 2008

Salammbo, je crois que tous les participants réguliers de ce blog partagent vos conceptions.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 août 2008

Dobolino, quelle perspicacité !
Quant à Sanseverina, peut-être pourrait-elle s'aviser que Daniel Craig est une image au second degré... :-))

Ecrit par : Abraxas | 12 août 2008

Je l'avais bien perçu comme tel quand même! Il n'empêche que je le trouve bien moche le dit bonhomme.

Écrit par : Sanseverina | 12 août 2008

Quant à Sanseverina, peut-être pourrait-elle s'aviser que Daniel Craig est une image au second degré... :-))

Ecrit par : Abraxas | 12 août 2008

On parle bien du Daniel Craig à l'impulsivité démangée de "Munich" ?

@Pli, avec aménité, le beau langage épuise la réflexion ; en doutiez-vous ?

Écrit par : Steppenwolf | 12 août 2008

"Salammbo, je crois que tous les participants réguliers de ce blog partagent vos conceptions."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 août 2008

Absolument! Sauf qu'il en est que les insultes ne choquent absolument pas. Et, en ce sens, je m'associe à l'indignation de Salammbo, tout en étant certain que ça ne changera pas grand-chose.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 août 2008

Trouvé sur le blog de notre ex-ami Franckie Boizard : totalement (voire...) hors sujet mais jouissif :

""canut a dit...
Guy Sorman, dit "le juste", pris la main dans le sac des dépenses publiques (bio de Wikipédia) :
"Prises de position
Guy Sorman défend dans ses ouvrages une politique libérale, passant par un État minimum."
(...)
"De 1995 à 1997, Guy Sorman a été le Président de la mission de Prospective auprès du premier ministre. Le ministre des Affaires étrangères lui a par ailleurs confié une mission de réflexion sur l'action culturelle de la France et l'a nommé en 1997, au Comité stratégique de l'action télévisuelle extérieure ; chargé de conseiller le gouvernement sur les grandes orientations de la politique extérieure en matière audiovisuelle."
Il s'est également impliqué dans la politique au niveau local en étant maire adjoint de Boulogne-Billancourt depuis 1995, délégué à la culture."
Que voulez-vous, c'est le mauvais exemple de Caccomo et Marseille !""

Bonne nuit !

Écrit par : victor | 12 août 2008

Amélie, croyez-vous ça ? L'arabe, les enfants ne le parlent plus ou très mal ! Enquête faite auprès des 17 inscrits de mon collège, confirmation du "prof d'arabe" qui a vu la moitié de son effectif vouloir renoncer en cours d'année ("on comprend rien à qu'est-ce qu'i dit").

Ecrit par : victor | 12 août 2008

Il y a l'arabe classique et l'arabe dialectal.



Un de mes élèves arabes de BTS avait cru bon de choisir l 'arabe à l'examen , puisqu'il le parlait couramment . Hélas , on ne l'avait pas prévenu qu'il composerait sur de l'arabe littéraire et il jura qu'on ne l'y reprendrait plus , car il avait obtenu 3 sur 20 , là où il avait cru triompher avec au moins 18 !!

Tunisiens , marocains , algériens , égyptiens ne parlent pas le même arabe dialectal .

Un p'tit coup de Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arabe_dialectal


Et puis un forum sur le sujet :

http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=12282


Donc , de toute façon , puisqu'ils vivent en France et sont français , le plus urgent n'est-il pas de leur permettre de maitriser le français et pourquoi pas avec des cours supplémentaires ?? La vraie discrimination positive , pour moi , c'est ça .
En effet , les quotas pour entrer sans concours à Science-Po sont ce qu'on fait de plus raciste en la matière :" vous , incapables de réussir , donc , cadeau !"

Doublement raciste et injuste , car eux sont trompés et les autres , tenus de passer le concours , sont lésés !

Écrit par : Amélie | 12 août 2008

" Il en est que les insultes ne choquent absolument pas"
écrit par Christophe Sibille.

Personnellement, je suis heurtée par la violence de certains échanges. Mais je crois que c'est malheureusement une conséquence de l'internet, comme l'observe quelque part Alain Finkielkraut. Dans l'échange épistolaire classique, le délai nécessaire incline à la réflexion. Dans le dialogue de visu, la présence physique de l'autre contraint à une certaine modération. Sur un forum, l'échange est immédiat, mais virtuel. Résultat, toutes les barrières tombent, et en particulier celles de la courtoisie. Il est permis de le regretter.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 août 2008

Donc , de toute façon , puisqu'ils vivent en France et sont français , le plus urgent n'est-il pas de leur permettre de maitriser le français et pourquoi pas avec des cours supplémentaires ?? La vraie discrimination positive , pour moi , c'est ça .
En effet , les quotas pour entrer sans concours à Science-Po sont ce qu'on fait de plus raciste en la matière :" vous , incapables de réussir , donc , cadeau !"

Doublement raciste et injuste , car eux sont trompés et les autres , tenus de passer le concours , sont lésés !

Ecrit par : Amélie | 12 août 2008

D'accord avec vous sur la "discrimination positive" à Sciences Po, le reste de votre commentaire renvoie toujours aux langues régionales...

Écrit par : victor | 12 août 2008

D'accord avec Amélie et Victor sur la dispense du concours à Sciences Po.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 août 2008

"Personnellement, je suis heurtée par la violence de certains échanges. Mais je crois que c'est malheureusement une conséquence de l'internet, comme l'observe quelque part Alain Finkielkraut. Dans l'échange épistolaire classique, le délai nécessaire incline à la réflexion. Dans le dialogue de visu, la présence physique de l'autre contraint à une certaine modération. Sur un forum, l'échange est immédiat, mais virtuel. Résultat, toutes les barrières tombent, et en particulier celles de la courtoisie. Il est permis de le regretter."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 août 2008

Hé oui! Internet est souvent une très belle invention, mais plus généralement une grosse daube dangereuse. Voir, dernièrement, les débordements dans "l'affaire Siné", par exemple. Ou les sites web des journaux comme "l'obs", qui se permettent de traiter l'information différemment de ce qu'ils écrivent dans leur version papier; (c'est un peu le même débat que celui lancé sur "Science-po cadeau". Il y a la vraie info, la bonne, sur le papier, pour le lecteur de la presse et celle qui va vite, la rumeur, non recoupée, celle au rabais pour l'internaute.)
Ceci-dit, nul n'est obligé de passer à l'insulte, et on a le droit de se relire, "l'immédiateté" dût-elle en souffrir.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 août 2008

D'accord avec vous sur la "discrimination positive" à Sciences Po, le reste de votre commentaire renvoie toujours aux langues régionales...

Ecrit par : victor | 12 août 2008

Et vous , vous ne répondez pas sur l'intérêt qu'il y aurait à renforcer l'étude du français plutôt que celle de l'arabe !

J'avais signalé le BO du 31 08 08 :



Le ministre de l’éducation nationale et le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire souhaitent promouvoir une opération expérimentale destinée aux parents d’élèves, étrangers ou immigrés. Cette opération, appelée “Ouvrir l’École aux parents pour réussir l’intégration”, vient enrichir l’offre existante, en s’appuyant sur les expériences locales. Elle s’inscrit dans le programme d’actions de la convention cadre : “pour favoriser la réussite scolaire et promouvoir l’égalité des chances pour les jeunes immigrés ou issus de l’immigration”, signée le 27 décembre 2007 entre le ministère de l’éducation nationale, le ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, le ministère du logement et de la ville, l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé).


La suite :


http://www.education.gouv.fr/bo/2008/31/MENE0800648C.htm

Ecrit par : Amélie | 01 août 2008

Écrit par : Amélie | 13 août 2008

Le proviseur , face aux résultats catastrophiques de certains élèves d'origine maghrebine en français , s'était inquiété de savoir si nous les invitions bien aux cours d'aide individualisée ( qui de toute façon sont des cataplasmes sur jambe de bois pour tout le monde ! ).

Il avait fallu lui révéler la triste réalité : ces élèves ( les garçons ) refusent de s'y rendre et ce , malgré le fait que nous ayons obligation de signaler leur absence à cette "invitation gracieuse " !

Donc , je rejoins Roger Felts lorsqu'il écrit :

""des solutions relativement simples existent qui ne lésent personne : imaginons trois types de classe homogène. La première tournant autour de 35 élèves où se retrouvent les niveaux bon et moyen supérieur et utilisant des méthodes laissant place à l’initiative individuelle, au travail personnel à la maison, avec des horaires de classe limitées, la seconde tournant autours de 25 élèves, réservée aux élèves moyens avec des méthodes de travail intermédiaires, enfin une classe de 15 élèves pour les enfants en difficulté, avec encadrement renforcé, horaires élargis, le travail personnel se faisant plus en classe qu’à la maison mais où, à ses obligations répondent aussi des activités ouvertes moins contraignantes.
Cette proposition tient compte du principe de réalité - les moyens- mais en les mettant en action pour que chaque enfant ne soit pas lésé et puisse accéder à son meilleur niveau de développement… Il n’y a pas photo entre cette solution et les classes hétérogènes soit disant égalitaires ""

Il ne faut pas craindre d'enfoncer les dogmes de l'égalitarisme gnan-gnan !

Écrit par : Amélie | 13 août 2008

D'accord avec vous sur la "discrimination positive" à Sciences Po, le reste de votre commentaire renvoie toujours aux langues régionales...

Ecrit par : victor | 12 août 2008

Faut-il en déduire que pour vous , l'arabe doit être retenu comme nouvelle langue régionale ??? :-)))))))

Écrit par : Amélie | 13 août 2008

"@Pli, avec aménité, le beau langage épuise la réflexion ; en doutiez-vous ?"

Ecrit par : Steppenwolf

Je doute de moins en moins que vous ne possédez que l’habileté vulgaire de l’insinuation.

Écrit par : Pli | 13 août 2008

Habileté vulgaire s'il en est ?
Gaussons-nous ensemble, prince de l'esprit !

Insinuer : v. tr. et pron. XIVe siècle. Emprunté du latin insinuare, « faire glisser dans, insinuer ».
I. V. tr.
1. Introduire doucement, faire pénétrer adroitement (vieilli).
2. Fig. Faire entrer dans l'esprit de manière détournée, faire entendre adroitement. Insinuer le doute. Qu'insinuez-vous par là ? Oseriez-vous insinuer qu'il est malhonnête ?
3. DROIT ANCIEN. Procéder à l'insinuation d'un acte privé. Insinuer un contrat, un testament.
II. V. pron.
1. Pénétrer doucement, se répandre peu à peu. L'eau s'était insinuée par les fentes du bois. Fig. Une éloquence qui s'insinue dans les cœurs. Le soupçon, le doute s'insinuait peu à peu.
2. En parlant des personnes. S'introduire habilement, se faire admettre quelque part. L'ennemi s'insinua dans nos lignes. S'insinuer dans une société, dans l'intimité de quelqu'un. Cet intrigant sait s'insinuer partout. Absolt. S'insinuer par la brigue, la flatterie. Fig. S'insinuer dans l'esprit, dans les bonnes grâces de quelqu'un, gagner adroitement sa confiance, sa bienveillance. Il cherchait à s'insinuer dans la faveur du prince.

Lorsqu'Ysengrin dit d'un homme qu'il est un rat, ne vous effarouchez pas qu'il y ait un Renart pour s'interroger

Écrit par : Steppenwolf | 13 août 2008

Nos mails se sont croisés, Dobolino...Sans rire, vous aimez le genre gros bras? Après tout, ces Messieurs dissertent bien et à raison sur les ex-fesses de Bardot qu'elle avait fort belles, c'est vrai. Nous pourrions aussi, nous, la gent féminine, émettre quelques avis esthétiques sur les canons masculins. Non? Qu'en pensez-vous? Qui commence?
Allez Dobolino...

Ecrit par : Sanseverina | 12 août 2008
OK. Je dirais alors qu'à force de vivre avec un esthète intello qui préfère mon plaisir au sien car il sait à quel point le mien est d'essence supérieure, plus subtil et plus complet, il m'arrive de rêver d'être dans les bras d'un gros con qui me tronche sans états d'âme.
Subsiste à ce fantasme un problème de taille: le gros con est incapable de pratiquer l'adultère discret vu que son objectif essentiel n'est pas la baise mais l'exhibition qu'on peut en faire pour frimer devant les copains. Le seul vrai fantasme du gros con est la chaude fraternité des vestiaires du stade, entre hommes. J'en veux pour preuve que, si on vous croit adultère avec un gros con, les autres gros cons s'imaginent, fantasme suprême, que vous êtes adepte inconditionnelle de la sodomie.
Le gros con est un homosexuel qui ne s'assume pas. L'esthète pour femmes a, en règle générale, essayé l'homosexualité puis choisi, en toute connaissance, l'hétérosexualité.
Je suis mal documentée sur la grosse conne mais si quelqu'un a des infos à me communiquer...
Abraxas est-il un gros con?

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Faut-il en déduire que pour vous , l'arabe doit être retenu comme nouvelle langue régionale ??? :-)))))))

Ecrit par : Amélie | 13 août 2008

La démarche et le résultat sont identiques à ceci près que le nombre d'élèves étudiant les reconstitutions audacieuses baptisées "langues régionales" sont bien plus nombreux. Les motivations des parents sont le plus souvent ouvertement communautaristes quand cela ne va pas jusqu'au sécessionnisme proclamé.
Avant de vous inquiéter des communautés immigrées en rupture majoritaire et progressive avec leur culture d'origine, intéressez-vous à ceux dont le projet politique est bâti sur l'exclusion et qui, depuis longtemps, ont construit des partis "nationalistes" à cette fin. Leur communautarisme -pour conserver une version "soft"- est puissamment relayé par les édiles, à grands coups de subventions. Calandretas, diwan, etc. fleurissent et prospèrent alors que le nombre d'écoles "musulmanes" pour rejoindre votre obsession doit se compter sur les doigts d'une seul main.

Écrit par : victor | 13 août 2008

Oui, je suis une (sale) bourg', adjectif et nom que d'ailleurs les bien-pensants de gauche (pléonasme) ont toujours accolés - par tolérance, sans doute - et petite-fille d'ouvrier, un homme "de bien" (aïe !) qui disait que limiter la culture du peuple et lui parler avec un vocabulaire de base était le mépriser ! D'ailleurs, mes grands-parents (lui était né en 1890 et ouvrier-électricien à l'âge de 14 ans… mais il a mal fini en président international d'un groupe, le vilain qui a osé s'élever de sa condition par le travail !!!) ne faisaient aucune faute d'orthographe et comptaient de façon magistrale - champions aux chiffres et aux lettres sur leurs enfants diplômés de l'enseignement supérieur !!! -


Ecrit par : salammbo | 12 août 2008

Et ragnagna! C'est reparti pour le petit couplet sur le bon vieux temps. Oserai-je enfin dire ce que j'en pense?
Oui!
Il y a 150 ans, nombreux étaient ceux qui, malgré des capacités intellectuelles bonnes ou excellentes, étaient maintenus dans des couches sociales inférieures Peu à peu furent créées des structures scolaires qui offraient la possibilité de grimper les échelons en deux ou trois générations. Nous en sommes ici, pour la plupart d'entre nous, les exemples et avons tous narrés à un moment ou l'autre la trajectoire familiale de la base au sommet.
Que voulez-vous qu'il reste après 150 ans de sélection génétique accélérée? Ceux qui sont restés en bas étaient ceux dont le patrimoine génétique n'était pas compatible avec une élévation. A part quelques mutants et cas particuliers, à présent, ce qui sort du peuple français de base, ça vole pas haut!
Si on veut renouveler l'élite, faut chercher chez les immigrés de fraîche date qui arrivent de pays où la scolarisation est balbutiante car le vivier génétique français est épuisé.
Ce en quoi notre système scolaire français déconne, c'est que, sans soutien assidu parascolaire, un gosse issu de l'élite intellectuelle et sociale actuelle qui s'est hissée à la force du cerveau au XX° siècle court à la dégringolade sociale.

Autre sujet: il me semble fondé de renforcer le bilinguisme des immigrés. C'est un énorme atout d'être bilingue, surtout chinois/français. Chinois/anglais est encore plus top; Si j'étais chinoise, j'émigrerais dans un pays anglo-saxon.
Enfin, si on opte pour une politique de retour à terme vers le pays d'origine ou de mondialisation des échanges, il faut également aider à maintenir le bilinguisme. Non?

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

C'est fini, l'identité française! Si tant est qu'elle n'ait jamais existé ailleurs que dans l'idée stratégique de nos gouvernants. Restent les identités régionales qui, elles, sont très réelles et dont, à dose filée, Pendariès, Victor, Catmano, Brighelli ou moi-même vous apportons la preuve tangible.
A noter que Catmano et moi-même sommes des immigrés intégrés qui, à défaut de le parler, tentent de comprendre au mieux le patois.

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

"C'est fini, l'identité française! Si tant est qu'elle n'ait jamais existé ailleurs que dans l'idée stratégique de nos gouvernants. Restent les identités régionales qui, elles, sont très réelles"

Ecrit par : dobolino | 13 août 2008

Vivement l'identité européenne.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 août 2008

Qu'elle ait!?????????????
Ceci dit, les immigrés de fraîche date qui veulent s'intégrer à tout prix doivent prendre garde à ne pas être plus royalistes que le roi.
Hier, Felts, l'égocentrissimus, causait du politest. C'est bien beau, ce bidule mais comment faut-il y répondre? En fonction de ses vieux idéaux indéboulonnables ou de la possible faisabilité de ces idéaux?
Doit-on ménager la chèvre et le chou ou être une vieille bique obstinée, prête à se faire égorger par le premier loup venu?

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Vivement l'identité européenne.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 août 2008
Ici, nous opterons plutôt pour l'union pour la méditerranée car nous nous sentons plus proches d'Albert Cossery que de Goethe...
Y'a pas d'identité réelle, Christophe! Pourquoi faudrait-il s'identifier absolument à un modèle unique? Je ne veux pas manger que du fromage plastifié hollandais et je veux continuer à me vautrer dans Le Bruit et La Fureur. OK?

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Connaissez-vous à fond cette chanson, Christophe?

Le jazz et la java
by Claude Nougaro


Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

Chaque jour un peu plus
Y a le jazz qui s'installe
Alors la rage au cœur
La java fait la malle
Ses p'tit's fesses en bataille
Sous sa jupe fendue
Elle écrase sa Gauloise
Et s'en va dans la rue

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

Quand j'écoute béat
Un solo de batterie
V'là la java qui râle
Au nom de la patrie
Mais quand je crie bravo
A l'accordéoniste
C'est le jazz qui m'engueule
Me traitant de raciste

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

Pour moi jazz et java
C'est du pareil au même
J'me saoule à la Bastille
Et m'noircis à Harlem
Pour moi jazz et java
Dans le fond c'est tout comme
Le jazz dit " Go men "
La java dit " Go hommes "

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

Jazz et java copains
Ça doit pouvoir se faire
Pour qu'il en soit ainsi
Tiens, je partage en frère
Je donne au jazz mes pieds
Pour marquer son tempo
Et je donne à la java mes mains
Pour le bas de son dos
Et je donne à la java mes mains
Pour le bas de son dos

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Calandretas, diwan, etc. fleurissent et prospèrent alors que le nombre d'écoles "musulmanes" pour rejoindre votre obsession doit se compter sur les doigts d'une seul main.

Ecrit par : victor | 13 août 2008

" Une seule main" pour l'instant !

On est donc bien d'accord alors pour que nous puissions avoir un oeil sur le contenu éducatif de TOUTES ces écoles !

J'attends toujours une réponse sur le fait que l'enseignement de l'arabe dans les écoles soit interdit aux non-arabes ! Pourquoi cette discrimination ?? Si tout le monde pouvait suivre ces cours , ce serait la preuve d'une réelle ouverture culturelle , et un moyen de contrer le communautarisme , non ??
On ne peut pas , d'un côté , encourager les immigrés à revendiquer leur identité et , de l'autre , refuser ce même droit aux français et dire qu'il n'y a pas d'identité française !!

Écrit par : Amélie | 13 août 2008

"Ceux qui sont restés en bas étaient ceux dont le patrimoine génétique n'était pas compatible avec une élévation. A part quelques mutants et cas particuliers, à présent, ce qui sort du peuple français de base, ça vole pas haut!"

Ecrit par : dobolino | 13 août 2008

Je ne pensais pas qu'on arriverait à un tel niveau d'imbécillité sur ce blog!!!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 13 août 2008

Ben si! On peut y arriver... Ça s'appelle "stimulus négatif".
Pour les cours d'arabe, c'est quoi, cette histoire d'interdit? Ce ne serait pas plutôt une question de niveau pré-requis?

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Le professeur qui avait giflé un élève après s'être fait traiter de connard a été condamné à une amende de 500 euros.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 août 2008

Hier, Felts, l'égocentrissimus, causait du politest. C'est bien beau, ce bidule mais comment faut-il y répondre? En fonction de ses vieux idéaux indéboulonnables ou de la possible faisabilité de ces idéaux?
Doit-on ménager la chèvre et le chou ou être une vieille bique obstinée, prête à se faire égorger par le premier loup venu?

Ecrit par : dobolino | 13 août 2008

Ben , dobolino , il faut y répondre sincèrement , sans contorsions mentales ! Vous avez peur que sur un faux-pas , on ne vous classe pas à gauche ?? Je vous préviens , dans les résultats on ne fait nulle part mention du parti des bobos ! :-))))

Le test est très fiable puisqu'il n'a pu me classer ni à gauche , ni à droite ! J'en conclus que je suis de nulle part ou ..ailleurs comme Jobert !!!

Écrit par : Amélie | 13 août 2008

D'ailleurs, ça a posé un gros problème rural agricultural dans les zones défavorisées, vu que tous ceux qui avaient des aptitudes intellectuelles, ou peu s'en faut, étaient partis "à la ville". Ça a aggravé le retard d'évolution vers l'agriculture moderne et il fut bien ardu de rattraper le retard accumulé à la suite de cet exode des têtes pensantes vers le cours complémentaire. On s'en est tout juste sorti, et encore, grâce aux têtes brûlées qui se sont obstinées à la terre malgré les sirènes de la ville.

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Calandretas, diwan, etc. fleurissent et prospèrent alors que le nombre d'écoles "musulmanes" pour rejoindre votre obsession doit se compter sur les doigts d'une seul main.

Ecrit par : victor | 13 août 2008

Mais , au départ , j'ai parlé des cours d'arabe dans les écoles primaires FRANçAISES , pas des écoles coraniques !

Écrit par : Amélie | 13 août 2008

Et aux néo qui se sont pointés là dans les années soixante-dix en offrant une nouvelle vision et en évoluant très vite.
Et aux JAC et aux MFR et tout et tout... Et à la PAC... Et tout ça
Et Aux maquis FTP qui ont éduqué les jeunes ruraux.
des heures, qu'on pourrait épiloguer sur l'extra-scolaire.
mais y'a des Hervés qui vivent en ville et en école.

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Ben , dobolino , il faut y répondre sincèrement , sans contorsions mentales ! Vous avez peur que sur un faux-pas , on ne vous classe pas à gauche ?

Ecrit par : Amélie | 13 août 2008

Nan! Relisez-moi...
Y'a pas de contorsion mentale qui tienne et je ne suis pas, n'ai jamais été, franchement, de gauche. J'oscille entre, par idéal, l'anarchisme absolu, et, par bon sens, le centre-centre qui va de droite à gauche et de gauche à droite sans connotation. Disons que je veux un bureau de poste fonctionnel dans ma bourgade et des routes goudronnées.

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Le test est très fiable puisqu'il n'a pu me classer ni à gauche , ni à droite ! J'en conclus que je suis de nulle part ou ..ailleurs comme Jobert !!!

Ecrit par : Amélie | 13 août 2008

Tout pareil pour moi et c'est bien là que je me situe.
ce qui ne m'empêche pas de ne manger des fraises qu'en juin et de me priver avec sérénité de tomes de chèvre en novembre, décembre et janvier.
Bon, je vais retenter ce test en ne tenant compte que d'une vision idéale et non réaliste.

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Diwan? Très drôle! Dans ma bonne ville , ce sont les bobos de gauche qui se pressent pour mettre leurs enfants à Diwan. Je connais des tas d'ingénieurs, de fonctionnaires bien pensants et bien placés, et qques toubibs égarés qui ne jurent que par la dite école. L'apprentissage du breton, ils s'en moquent éperdument pour les trois quarts d'entre eux. Leurs gamins sont bien entre eux, pas de mélange, pas de cas sociaux et l'apprentissage d'une langue régionale, c'est excellent pour l'apprentissage des langues étrangères, n'est-ce pas?
C'est une vaste farce, à mon humble avis. Cet apprentissage du breton de manière totalement artificielle ne correspond plus à rien du tout. Juste un moyen pour les bobos de ne pas mettre leurs gamins dans de vraies écoles privées cathos. Cela fait plus chic d'être à Diwan...
Le breton est depuis longtemps un biais local pour accéder à des postes, à des emplois bidons avec la bénédiction de la Région et de toutes les autorités locales. Le nombre de spectacles, d'activités en tout genre, de bouquins, de conférences qui sont faites au nom de la promotion du breton et qui en fait ne promeuvent que les "intervenants" et intermittents de tout poil!
C'est comme le Capes de breton. Je ne sais pas si cela existe encore! A l'époque où je préparais mes concours, il est sûr que les étudiants qui préparaient le Capes de breton n'auraient pas pu prétendre à autre chose qu'à ce concours régional aux couleurs nationales!
Et le breton au bac? Cela doit sûrement rapporter des tas de points...
Les langues régionales sont pour la plupart du folklore entretenu par de petits groupes qui s'en nourrissent et qui font leur beurre( ah!ah) avec.
J'excepte le basque qui vit authentiquement dans les villages et à Bayonne et peut-être quelques autres langues régionales si on veut bien me le démontrer. Mais quand je pense qu'en primaire, on oblige encore les gamins ( dans certaines écoles) à apprendre le Béarnais qui est un dialecte élevé pompeusement par certains au rang de langue! Ici on a aussi quelques allumés qui essaient de forcer la main pour le gallo!
Le pire dans tout cela est l'argent qui est donné aux facs et aux écoles pour une poignée de privilégiés qui s'octroient des passe-droits au nom d'une prétendue spécialisation linguistique!

Écrit par : Sanseverina | 13 août 2008

Quand je me fie à mes idéaux non corsetés pour répondre au politest, je ne suis plus rien, zéro, inexistante, nulle et non avenue. C'est à peine si le politest n'explose pas!
Une borie à Lure, à l'adret de préférence. Je ne vois que ça...

Écrit par : dobolino egocentrissimus | 13 août 2008

Cela fait plus chic d'être à Diwan...

Ecrit par : Sanseverina | 13 août 2008

Idem pour les calendretas.
Pas le moindre "nationalisme occitan" (kézako ??) là-dessous.

Écrit par : yann | 13 août 2008

Vous vous faites du mal, Sanseverina! Laissez béton. Ça mange pas de pain.

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Idem pour Yann! Facture-moi, s'iouplait, le Convenia 60 euro le ml pour les chats et les calendretas pourront se r'habiller.

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Dans le Canard du 13/08/08 :



"Le ruineux cadeau de Sarko aux expatriés

Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarko veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa, non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée.
Ces écoles très cotées - des stars comme Mdonna font des pieds et des mains pour y caser leurs gamins - étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout, 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous tutelle du Quai d'orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets : 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros - le record - à San Francisco. Au diable l'avarice ! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place. A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an - pas vraiment le smic - pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour sarko, ce n'était pas assez.
Depuis l'an dernier et à la demande expresse de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégrlité des frais de scolarité des élèves (français) de terminale ... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. "J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué srko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français."
Encore merci ! Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus de 1 million. "C'est scandaleux, commente Michèle Bloch, élue de gauche de l'Assemblée des Français de l'étranger. Pour aider les familles, il suffisait d'élargir le système des bourses."
La gratuité entraînera forcément de nouvelles inscriptions. Certains établissements prestigieux refusent déjà du monde. Comment s'opérera la sélection ? Par le piston et les bonnes grâces du Quai d'Orsay ? Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boîtes, comme Darty ou Auchan, remisent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ?
Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardée d'en publier le résultat. lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la bagatelle de 713 millions par an ! Intenable.
"C'est vraiment la fausse bonne idée, dit Olivier Cadic, élu de droite à l'Assemblée des Français de l'étranger. A Londres, il manque 500 places par an. La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Je ne comprends pas pourquoi Nicolas sarkozy s'est lancé là-dedans." Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à new York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée de Doha ... Et il va falloir payer !
Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle ... mais toujours sans conditions de revenus. sauf que, pour les moment, sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque nouvelle déclaration à l'étranger. sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité."

Écrit par : Kap | 13 août 2008

Je passe sur le blog entre deux lieux de villégiature sans connexion.
A Amélie, pour l'Iran, et à tous. Pas de lapidation, pas de pendaison, mais des impressions de voyage que je mets en ligne à partir d'aujourd'hui sur http://generation69.blog.nouvelobs.com/.
Sur l'Iran et les autres pays de la région, je recommande également "Chroniques orientales", le blog de Delphine Minoui, la correspondante du Figaro au Moyen-Orient. Sur le site du figaro.fr, ou lien par mon blog.
Pas mal, Zorglub, la Géorgie, mais j'ai effectivement cru comprendre que le temps y était à l'orage...

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 août 2008

Subsiste à ce fantasme un problème de taille: le gros con est incapable de pratiquer l'adultère discret vu que son objectif essentiel n'est pas la baise mais l'exhibition qu'on peut en faire pour frimer devant les copains...
... Abraxas est-il un gros con?
Ecrit par : dobolino | 13 août 2008

Rafraîchissez-le, profitez-en aussi, objectif et exhibition n'ont jamais fait aussi bon ménage.
http://wideo.turbo.fr/channel/iLyROoaftwY1.html

Écrit par : Steppenwolf | 13 août 2008

Vous vous faites du mal, Sanseverina! Laissez béton. Ça mange pas de pain.

Ecrit par : dobolino | 13 août 2008

Pfff! Je ne me fais pas de mal avec ce genre de choses, Dobolino, jamais avec les bretonneries, d'ailleurs!
Pour avoir vu à 15 ans la bêtise des bretonnants, fils et filles de gros et petits bourgeois du centre ville dans mon lycée, qui se donnaient des airs de rebelles bon marché en défendant la Bretagne aux Bretons, j'ai été définitivement guérie de leur idéologie crétine. Maintenant ils ont grandi, ils sont toujours aussi crétins et ils envoient leurs gosses à Diwan. Et surtout ils en sont fiers, et ils sont de gauche, et ils ne sont pas racistes mais ils évitent à leurs enfants tout contact prolongé avec une population un peu trop exotique. Au marché, ils évitent la deuxième partie d'icelui, celle qui est un peu trop colorée ou bigarrée, celle ou l'on vend les brèdes mafanes. D'ailleurs, ils ne savent même pas comment on cuisine les brèdes mafanes parce qu'ils ne sont jamais sortis de leur région pour vivre ailleurs, ou seulement pendant les vacances et encore.

Écrit par : Sanseverina | 13 août 2008

Pour Sanseverina, "les chinchards", par les Goristes, groupe Brestois :

Ils sont tous partis à Paname
sans se soucier, sans état d'âme,
bien sûr pour trouver du boulot
car ici y' en avait pas trop.

Ils ont quitté leur beau pays
pour gagner du fric à Paris,
et quand ils reviennent chez grand-mère
c'est pour faire chier la terre entière. (attends ! qui c'est ceux-là ?)

Refrain: On n'les voit que quinze jours par an
les "tud jentil" ou les toutous.
Ce sont les chinchards à Ouessant
qui sèment la chicane partout.

Ils ont oublié leur breton,
juste "mond a ra mad" en saluant,
ont l'autocollant "Breizh ma bro"
et disent kenavo en sortant.

Ils ont retapé une longère
tout en cailloux, rien que des pierres,
acheté les terrains devant
pour que personne ne fasse écran. (comment on fait nous alors?)

Ils ne supportent pas l' béton,
pas de belles routes, pas de goudron,
ne veulent pas sentir le cochon,
mais aiment bien manger l' jambon.

Ils ont déjà un p'tit corps-mort,
et qu'il est doux de naviguer.
Mais on n' veut pas d'un nouveau port,
les autres n'ont qu'à se démerder ! (C'est l'premier sur l'quai qu'enfile les bottes !)

Ils veulent retrouver un pays
sauvage comme quand ils sont partis,
mais ont seulement juste oublié
que nous, on y vit toute l'année.

Non ! Nous n' mettrons pas nos sabots
ni nos bons vieux chapeaux à guide
pour vous servir à l'apéro
un coup d'lambig ou un coup d'cidre.

Écrit par : yann | 13 août 2008

Merci Yann!!!

Écrit par : Sanseverina | 13 août 2008

"Y'a pas d'identité réelle, Christophe! Pourquoi faudrait-il s'identifier absolument à un modèle unique? Je ne veux pas manger que du fromage plastifié hollandais et je veux continuer à me vautrer dans Le Bruit et La Fureur. OK?"

Ecrit par : dobolino | 13 août 2008

Nous sommes d'accord... Et je connais bien "le jazz et la java", qui fait partie de mon répertoire, et pour laquelle j'ai écrit une parodie, que je vous envoie séance tenante par e-mail.
Merci, Kap! Encore s'indigner, ça devient fatigant, mais je pressens que c'est loin d'être fini. Ce Sarko est vraiment un gros blaireau.
Merci aussi, Yann, et... Merci, Sanseverina! Je souscris en totalité à votre diatribe sur les langues régionales, sauf à prétendre qu'il n'y ait que des gens de gauche qui inscrivent leur progéniture dans des écoles "Diwann".

Écrit par : Christophe Sibille | 13 août 2008

MA QUÊTE DU SENS


Soit Balthazar Lecter, un bambin de cinq ans en maternelle des grands, dans le tout premier temps de son accès aux savoirs académiques (car dans sa sphère privée, Balthazar est déjà un puit de sciences).
Son instite (ou professeure des écoles pour les Modernes) est une partisane fanatique de la méthode syllabique. Dans la logique de cet engagement qu’elle croit irréversible, elle l’initie à des combi­naisons entre la première voyelle qu’il a eu à connaître, le a et deux ou trois consonnes qu’il apprend à différencier, le p, le t et le c… Et miracle ! Les fruits de ces combinaziones donnent papa, tata et caca. Ce qui est proprement stupéfiant et nous ouvre le champ du possible pour un discours où le sens va prendre sens.

Balthazar qui a oublié d’être bête, relie quasi instantanément cette organisation de signes cabalistiques, “papa”, à son géniteur, Hannibal. Certes, il ne sait pas encore ce que veut dire “géniteur” mais il le conceptualise très bien au niveau de ce qu’il peut en entendre. p + a + p + a désigne le mec qui dort avec maman, qui lui file une baffe quand il s’agite un peu trop, qui le protège des ennemis divers qui le menacent à toute heure du jour et de la nuit (mais plutôt la nuit). Bien qu’il l’ait vécu très intensément entre deux et trois ans, il ne conceptualise pas que papa désigne aussi le mec qu’il voulait liquider pour prendre sa place au côté de sa maman chérie. Ce n’est qu’en classe de philo ou un peu avant, s’il est un esprit curieux, qu’il accédera à ce sens caché… Entre-temps évidemment, il n’aura ni tué son père, ni couché avec sa mère (à quelques exceptions près).
Il y a bien d’autres “sens cachés” du mot “papa” : le père tout puissant qu'il soit aux cieux ou dans le lit avec maman, le père contesté, l’héritage du père (génétique, culturel, matériel), etc, etc. La trajectoire existentielle de Balthazar lui permettra de les éprou­ver un à un… À cinq ans, que p + a + p + a lui permettent de lire et même d’écrire le mot familier désignant son père suffit largement à son bonheur.

Pour “caca”, c’est du pareil au même, si j'ose dire… Balthazar sait depuis longtemps de quoi il retourne : la désignation orale de cette chose à l’odeur ineffable et usuelle. Il l’a découverte dans ses couches, puis expulsée dans le pot pour faire plaisir à “maman”, jusqu’au moment où il a pu s’asseoir sur le trône égalitaire où tout le monde est Roi. Que cela s’écrive “c + a + c + a” ajoute à sa maîtrise de la chose et satisfait sa soif de connaissances.
Que les phases de rétention ou d’expulsion précédant l’acquisition de la propreté, puissent, selon les cas, procurer plaisir ou douleur lors du stade dénommé sadico-anal, que le premier caca dans le pot soit le premier cadeau de l’enfant à sa mère, que cette matière soit considérée comme un équivalent symbolique de l’argent, pourront à d’autres moments nourrir son esprit et enrichir sa capacité à entretenir une conversation sur le sujet. Pour l’heure, lire et écrire “caca” risque plutôt de provoquer chez lui des rires cristallins, rires prolongés par le fameux cri de guerre “caca-boudin” ! Avec comme bénéfice secondaire la possibilité d’introduire ultérieure-ment dans son enseignement le b, le ou, le d, le n et le in… ce qui lui donnera la possibilité extraordinaire non seulement de pousser le cri de guerre, mais de l’écrire, de le lire et passer ainsi de la sauvageonnerie à la civilisation !… baba ! dada ! nana! tout un programme de vie !

Avec “tata”, on entre carrément dans la complexité. Non seule­ment ce mot est la forme familière qui désigne la sœur du père ou de la mère ; c’est aussi la troisième personne du singulier du passé simple du verbe tâter ; c’est, du moins dans la ville de Marseille, le nom donné aux assistantes des institutrices des classes maternelles ; c’est enfin une forme dérivée des mots “tante” et “tantouze”, termes vulgaires et péjoratifs désignant une minorité sexuelle. Le dernier sens est voué à l’extinction, si l’efficacité des lois de la République, Une et Indivisible se vérifie. La loi sur l’homophobie devrait éradiquer ce type de pratique langagière. L’enseignante aura pédagogiquement deux possibilités : soit la non évocation du sens (le sens interdit) avec pour conséquence la disparition du mot dans la cour de récréation ( !), soit un cours citoyen sur la place des minorités dans le Destin National, sur le choix d’objet dans la sexualité et sur l’exclusion du principe d’exclusion.
Devant l’immensité de la tâche, Madame Potaufeu, l’“instite” disjoncta. Au lieu de proposer à partir de ces trois mots, la cons­truction de phrases simples, introduction sereine à la littérature selon les modèle des grammaires génératives :
- La tata de papa fait caca.
ou - Le papa de tata est caca.
… Des relents constructivistes envahirent son esprit. Elle distri­bua ces mots sur des bouts de papier en demandant aux enfants de les combiner pour faire une phrase qui ferait sens.
Cela donna entre autres :
- La tata du caca fait papa.
- Le caca de papa fait tata.
- Le papa du caca fait tata.
- Le caca de tata fait papa.
… De nombreuses heures furent fructueusement consacrées dans une atmosphère sérieuse et ludique à savoir si un caca pouvait avoir un papa ou une tata. À cette question fondamentale, il fut répondu oui pour le papa (c’est celui qui fait le caca) et non pour la tata (aucune contorsion ou circonlocution dialectique ou didac­tique ne permit d’établir une filiation quelconque entre tata et caca)…
Personnellement je regrette qu’un des sens possibles de “tata” soit exclu de cet ensemble de phrases. Je préfère, et de loin, ce qui suit :
“Tata tata le caca de papa”, où la diversité du sens et sa poétique sont beaucoup plus manifestes. Car il est permis, à partir de cette phrase inaugurale de composer une ode à la mémoire de Sigismond Freud !

N. B. Il faudrait préciser aux enfants que la littérature ce n’est pas la réalité et qu’il ne s’agit pas de mettre en pratique tout ce qui est écrit. Pas question d’aller tâter le caca de qui que ce soit. C’est réservé au premier âge et parfois au tout dernier… Le verbe tâter peut-être conjugué de bien d’autres manières. Citons : “Allons tâter ce sein que je ne saurais voir”.
Évidemment, ça, c’est de la littérature pour troisième cycle de l’Enseignement Supérieur.

Écrit par : Egocentissimus | 13 août 2008

Auriez- vous quelquechose contre les Cours complémentaires, chère Dobolino ? Non , bien sûr. A l'époque ça faisait plutôt rigoler. Un cours complémentaire pour les enfants des "petits" pour les péquenots ? Et puis quoi encore ? C'était contraire à l'ordre établi. Les "petits eux-mêmes n'étaient pas toujours convaincus . Je me souviens de cette amie d'enfance que la famille retira de l'établissement le jour même de ses 14 ans parce que le frère âiné n'admettait pas que la petite soeur, la septième des huit enfants ,puisse continuer ses études. Pourtant c'était une bonne élève et l'effort intellectuel ou manuel ça la connaissait L'intervention du directeur resta lettre morte. Elle devait impérativement donner un coup de main à la maison, aux champs et aux vignes et remplacer les grandes soeurs qui se mariaient avec un vigneron , un garagiste ou un artisan du coin, et s'installallaient ailleurs Cela ne suffisait pas. Comme je dépouille les délibérations du vingtième siècle de ma commune j'en ai retrouvé une concernant ma copine embauchée pour le ménage des classes et de la mairie. De nouveau ça m'a fait mal.
Elle s'est mariée à son tour avec le responsale d'une caserne de pompiers et a suivi une formation au cours de laquelle elle démontra ses capacités.
Joli temps passé... Hum ! Il fallait étudier et bosser. Saisir la chance qu s'offrait à nous. Point. Donner un coup de main à la maison dans les moments de bourre. Avec mes petits bras et mes soucis de santé je faisais de mon mieux ,comme le ménage, la cuisine, surveiller la petite soeur, cueillir les cerises ou les haricots verts faire les conserves pour l'hiver. Et puis quoi , c'était pas plus mal. On devenait débrouillard , organisé, prévoyant. Je sais , ça fait rigoler mais peu importe. J'ai toujours su où j'allais et je crois savoir à peu près où j'en suis. Merci pour la référence.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 août 2008

Abraxas est et n'est pas un gros con ! D'ailleurs, il est et n'est pas un intellectuel. Et il n'exhibe pas ses conquêtes dans les vestiaires, sauf à leur demande, bien sûr. Quant à savoir comment il baise... Je n'ai jamais couché avec lui.
JPB
PS. Fin de l'épisode scabreux? C'est un blog sérieux, scrogneugneu...

Écrit par : brighelli | 13 août 2008

Je disais donc, merci pour la référence Dobolino. En voici une , en échange. J'enregistre actuellement :"La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite et autres leçons de vie" d'Olivier Clerc, édité chez Lattès et repris par France Loisirs. Cet ouvrage développe sept métaphores, la première étant celle d'une grenouille qui ne s'aperçoit pas de la lente et imperceptible dégradation de son environnement. Quand elle s'en aperçoit , c'est trop tard, elle ne peut plus réagir et finit par mourir. La seconde c'est celle du bambou qui pousse d'un seul coup après plusieurs années de stagnation apparente mais en réalité il y a eu tout un travail de croissance invisible sous la terre. La troisième c'est l'histoire du papillon qu'il faut laisser sortir tout seul de son cocon parce l'aide affaiblit et l'épreuve renforce. J'en suis là.
Si par hasard mes recherches sur les délibérations de mon village natal vous intéressent, on peut en consulter les notes sur le blog " un p'tit coin tranquille" à la rubrique : hier nos camagnes. Ce travail de recherche qui n'aura qu'un impact local, pris en charge par la mairie correspond à un besoin presque viscéral. pourquoi ? Rattraper le temps perdu pour mieux comprendre mes racines peut-être ou encore voyager dans le temps à défaut de n'avoir pu courir le monde ...

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 août 2008

Ah! Hélène! Je caricaturais un peu mais il n'empêche. Je regrettais effectivement de ne point avoir épiloguer sur les filles douées qu'on n'empêcha de poursuivre leurs études et qui sauvèrent momentanément les exploitations agricoles, surtout dans les régions matriarcales comme celle où j'habite. Mais ça, c'est sur une génération car la fille entravée de poursuivre sa quête a mis souvent, sauf caractère de salope, un point d'honneur à éviter le même traitement inique à ses propres filles.
Mon grand-père, si vous voulez des souvenirs, né en 1906, fut un brillant élève du primaire, reçu à douze ans les doigts dans le nez au certif. Chaque année, le directeur de l'école présentait un élève au concours d'entrée en sixième. Cette année-là, le candidat pressenti tomba gravement malade. Le directeur ne fit ni une ni deux et supplia mon arrière-grand-père de lui céder son fils pour avoir un reçu à ce concours. L'arrière-grand-père prêta son fils en bougonnant pour le temps de l'examen puis le remit en apprentissage d'imprimeur illico. Inutile de vous dire que le garnement avait particulièrement brillé aux épreuves et que les portes du Lycée lui étaient grandes ouvertes. Il n'était pas question, pour de vagues glorioles scolaires, de se passer à l'imprimerie des bras du fils aîné.
Génération suivante: le fils de ce bon élève, brillant élève également, né en 1931, entra au lycée puis prépara normale sup à Henri IV. Petit bémol: face aux exigences de réussite de son père, il choisit de préparer Saint Cloud qu'il était certain d'obtenir, de préférence à Ulm où l'échec restait possible.
Génération suivante: un ingénieur ESPCI, un vétérinaire, métier dont mon père aurait rêvé s'il lui avait paru accessible à un gosse d'ouvrier mais qu'il avait très tôt rayé de ses ambitions malgré qu'il était lycéen à Marcellin Berthelot, le lycée des vétos par excellence, un major de polytechnique, un ingénieur INAPG et... une institutrice après bataille violente, fugue et coupage de vivres définitif. Je vous jure que ça a ronflé pour Catmano!
Génération suivante: à suivre mais déjà un gars alternant chômage et petits boulots, sans diplome aucun et une aide-soignante enchainant les CDD, un autiste grave inutilisable même en CAT. On attend la suite.
Nous avions trop pris l'habitude de faire confiance à l'excellence de l'école laïque française qui, en moins d'un siècle, nous avait portés des forêts grouillantes de loups du Morvan ou des apaches de banlieue aux statuts les plus enviés. Ou alors, c'est l'usure liée à une trop rapide ascension sur des bases relationnelles et de fortune familiale trop instables?

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Hélène, nos posts se croisant, que croyez-vous donc que je fais, moi qui ai choisi d'exercer ma profession dans un fond de campagne déshérité où l'état ne cesse de désinvestir dans l'aménagement du territoire et où je fais bouillir la marmite pendant que mon époux se démultiplie dans diverses tâches municipales, cantonales et départementales fort peu rémunératrices et dévoreuses de kilomètres?
M'enfin!!!!

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Egocentrissimus, vous qui, je le sens, nourissez un amour immodéré pour Freud et Dolto, je vais vous raconter mon caca.
Quand j'étais petite, trois ans, mon papa m'assistait pour mon caca et, miracle du progrès et de l'ascension sociale, nous avions un vrai WC avec chasse d'eau. Donc, quand le caca était émis, avant de tirer la chasse, le papa s'apitoyait sur le pauvre petit caca envoyé dans les égouts sans sa maman et chantait volontiers "il était un petit caca" sur l'air de "il était un petit navire".
Il m'a fallu dix ans de divan pour pouvoir tirer une chasse d'eau sans être déjà à vingt mètres au moment où elle se déclenche, fuyant cet abominable infanticide que je commets à chaque selle.
D'où mon goût à chier sur un tas de fumier (vous savez, Hélène, ces charmantes cahutes odorantes à la porte mal jointe avec du journal en guise de PQ? Ah! Nostalgie d'un passé révolu à l'heure du SPANC!) ou dans les bois, parce que je donne une chance de s'en sortir à cet enfant de mes tripes.
je sens que Brighelli va s'énerver...

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Pour les citadins ou les habitants de campagnes à habitat groupé, le SPANC, c'est ça:
http://www.spanc.fr/page.php?action=page&lk=explications&lg=fr&tp=h

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

PS. Fin de l'épisode scabreux? C'est un blog sérieux, scrogneugneu...

Ecrit par : brighelli | 13 août 2008

Ah, ben moi, je suis polie! Quand on me pose une question, je réponds. On m'a demandé pourquoi l'avatar d'Abraxas me faisait fantasmer, non?

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

"Ces charmantes cahutes odorantes à la porte mal jointe"

Vous me rappelez mes vacances morvandelles, que je trouvais paradisiaques, il y a de cela plus de cinquante ans...

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 août 2008

Sylvie, un jour, il y a un chien de chasse affamé qui m'a suivie. Aussitôt faite, aussitôt gobée. A quatre ans, ça impressionne! Ce chien était coutumier du fait. Rien ne se perd, à la campagne...

Écrit par : dobolino | 13 août 2008

Mon chien, citadin civilisé nourri de croquettes diététiques, manifeste aussi des tendances coprophages que je ne m'explique pas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 août 2008

Arrêtez de caqueter sur le caca…

Écrit par : Eroscentissimus | 13 août 2008

À propos du nouveau CAPES et du reste, vous rendez-vous compte, monsieur Brighelli, à quel point vous étiez "sous influence" en avril et mai 2007? Vous souvenez-vous quand vous rapportiez votre conversation avec le ministre actuel, qui vous expliquait qu'en supprimant les IUFM, on pourrait financer de nouveaux IPES et augmenter le salaire des professeurs, "les plus mal payés d'Europe"! Vous rendez-vous compte des conséquences qu'a pu avoir votre prise de position en faveur du président actuel, le rôle qu' a pu jouer votre blog auprès de professeurs naïfs, dépourvus de toute culture politique -et ils sont, hélas, légion.
Vous le reconnaîtrez, je pense, non seulement nous allons à très court terme vers la faillite de l'enseignement public -et vous savez aussi bien que moi, que ce se serait pas passé ainsi si un autre candidat avait élu- , mais, en outre, vous avez contribué à faire élire quelqu'un qui obéit à des gens comme Denis Kessler dont le but avoué, que dis-je avoué, clamé haut et fort c'est beau la droite décomplexée! -est de défaire tout ce qu'a fait le Conseil National de la Resistance. Tous ceux qui ont voté pour le président actuel vont être responsables du formidable -au sens ancien du terme! -bond en arrière de la société française dans son ensemble. Retour à avant 36! Merci!
Pourriez-vous, d'ailleurs me dire à quoi elle vous a servi, mesdames, messieurs des 53% qui êtes ici, votre culture lors de cette élection, il n'a pas été bien difficile de vous duper, n'est-ce pas? Où était-il donc votre esprit critique? Ou serait-ce que ce n'est pas l'école ni le lycée ni l'Université qui le forment, cet esprit critique? Peut-être faut-il des cours de citoyenneté?!!!

Écrit par : sarah | 14 août 2008

Je sais bien qu'il n'est pas dans le Lagarde et Michard mais tout de même! Pas un poème de Mahmoud Darwich, sa mort n'est même pas évoquée!
Moi aussi, voyez-vous, j'ai mes naïvetés parce que malgré l'arabophilie de certains d'entre vous, j'en ai été surprise!

Écrit par : sarah | 14 août 2008

Pour reparler un peu de formation des maîtres, je me suis laissé tenter par un bouquin sorti récemment, intitulé « Etre l'acteur de son cours », aux éditions Eyrolles. C'est écrit par une prof de communication en IUT (agrégée de Lettres modernes) et une prof d'art dramatique du cours Florent.

Ça aurait pu être atroce à lire, mais en fait c'est plein de bon sens et d'idées intéressantes.

Ça comble en fait le principal défaut des livres d'inspirations pédagogistes, qui est l'absence du groupe-classe comme variable dans l'enseignement. Sous l'influence de Rousseau, les théoriciens de l'éducation n'étudient souvent que le rapport entre enseignant et apprenant, comme si on ne donnait que des cours particuliers !

Ce bouquin répond à la question que se posent beaucoup de débutants (et de vieux croumirs comme moi !) : comment instruire, occuper et intéresser 30 à 35 ados ou pré-ados.

Le rapport avec le théâtre n'est pas sans pertinence, même s'il faut se méfier de la tendance à la théâtralité, c'est-à-dire la tentation de se mettre en scène.

Si vous voulez une preuve que ce bouquin est solide, je vous donne un indice qui ne trompe pas : on y emploie quelquefois le mot « démagogie » ! Pour moi, un livre qui parle d'enseignement et qui n'évoque jamais ce risque-là se disqualifie !

Bon, tout cela n'empêchera pas la rentrée d'être difficile, mais les occasions de lire des choses constructives et utiles sur le métier sans que cela soit farci de jargon et de prêt-à-penser sont rares, savourons-les !

Écrit par : sanjuro | 14 août 2008

Cette pauvre Sarah doit etre shootee à l'opium marxiste ou au prechi-precha de la bonne sainte du poitou.

Brighelli "sous influence", les profs "naifs", le ridicule ne tue pas, gracias a Dios.

En effet, on l'a echappe belle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : carole | 14 août 2008

Vous le reconnaîtrez, je pense, non seulement nous allons à très court terme vers la faillite de l'enseignement public -et vous savez aussi bien que moi, que ce se serait pas passé ainsi si un autre candidat avait élu

Ecrit par : sarah | 14 août 2008

A croire que vous avez (déjà) oublié que Sainte Ségolène était l'acolyte, que dis-je, l'âme damnée, d'un certain dégraisseur de mammouth.. Je ne crois pas qu'un gouvernement de soi-disant gauche aurait fait autrement que ce gouvernement-ci. La bonne sainte du poitou a une haine viscérale de l'éducation nationale et nous aurait tués tout aussi surement. Les 35 heures en établissement, elle est pour !

Écrit par : vignon | 14 août 2008

Sarah a parfaitement raison dans la plus grande partie de son message. Il y en a plusieurs quand même, ici, qui semblaient, à la suite de notre hôte, céder aux sirènes Sarkozystes.
Le torpillage de l'enseignement public est effectivement un des buts presque avoués de not'bon zébulon, (je rappelle le message qu'a posté Kap hier, pour ceux, Carole, qui semblent avoir la mémoire vraiment courte.)
Quant à ceux qui qualifient de "shootés à l'opium marxiste" ceux qui rappellent à bon droit ces évidences, il faudra qu'ils me donnent l'adresse de leur dealer. Ca a l'air d'être de la bonne.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Désolé de décevoir Sarah, qui me paraît avoir la conscience de classe d'une pomme de terre (avec un handicap pour la pomme de terre). L'ensemble de ce que représente la gauche ségoléniste (voir mon post sur Jack lang) me fait vomir - et serait le plus sûr barrage à l'émergence de vraies idées de gauche. Il faut arracher aux gouvernements successifs tout ce que nous pouvons - ici des programmes, là des horaires.
Quant à la décomposition de l'enseignement… Il y a longtemps qu'elle est engagée, et ça a commencé sous Mitterrand, avec la complicité active de certains syndicats à l'époque (les mêmes qui aujourd'hui jouent avec le gouvernement la carte de la "collaboration critique"…). La Pintade menaçait la laïcité au nom de la démocratie, et ses féaux se sont aujourd'hui ralliés au gouvernement, pour y glaner quelques postes. Le pire est à venir, et au fond je n'en suis pas mécontent parce que seul le pire convaincra les hésitants : il y a un vrai grand travail à faire à l'Education, et il est à peine ébauché, d'autant que le ministère est tiraillé par des ambitions et des contraintes diverses. C'est à nous de faire pression - et qui aurait osé faire pression sur un gouvernement de gôche ?
JPB

Écrit par : brighelli | 14 août 2008

On ne crachera jamais assez sur la tombe de Mitterand.

Écrit par : vignon | 14 août 2008

Ca me fera toujours rire
le pédagogiste est antisarkozyste
l'antipédagogiste est antisarkozyste
ça me rappelle
une seule solution la révolution
une seule solution le programme commun
Allez, tous dans la rue ,il n'y a que ça de vrai !
Et foutez-vous sur la gueule une bonne fois pour toute.
Comme aux bon vieux temps marxistes.

Écrit par : plus anti que moi tu meurs.... | 14 août 2008

Vous le reconnaîtrez, je pense, non seulement nous allons à très court terme vers la faillite de l'enseignement public -et vous savez aussi bien que moi, que ce se serait pas passé ainsi si un autre candidat avait élu

Ecrit par : sarah | 14 août 2008

A croire que vous avez (déjà) oublié que Sainte Ségolène était l'acolyte, que dis-je, l'âme damnée, d'un certain dégraisseur de mammouth.. Je ne crois pas qu'un gouvernement de soi-disant gauche aurait fait autrement que ce gouvernement-ci. La bonne sainte du poitou a une haine viscérale de l'éducation nationale et nous aurait tués tout aussi surement. Les 35 heures en établissement, elle est pour !

Ecrit par : vignon | 14 août 2008

Sarah est peut-être trop jeune pour savoir que les réformes actuelles étaient prévues par un certain Claude Allègre ...Elles ont juste été retardées , tout est dans les tiroirs depuis longtemps .. Gauche ou droite , même combat pour casser l'école .. C'est Bruxelles qui décide , vive l'Europe !
Voter est inutile , j'espère que tout le monde l'a compris , maintenant ! !

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

"Le pire est à venir, et au fond je n'en suis pas mécontent parce que seul le pire convaincra les hésitants."

Ah! La stratégie du pire, si chère à l'extrême gauche, qui seule est censée ouvrir sur le grand soir... Et dire que certains y croient encore (bon, en même temps, ils ont cru aussi en Darcos...).

Haut les coeurs! Accompagnons la catastrophe jusqu'à la révolution...

Écrit par : Romuald | 14 août 2008

"L'ensemble de ce que représente la gauche ségoléniste (voir mon post sur Jack lang) me fait vomir"

JPB

Ecrit par : brighelli | 14 août 2008

Jean-Paul, Jack Lang n'est pas plus "ségolèniste" que vous et moi, et vous le savez parfaitement. Jack Lang est langiste et, accessoirement, a été une hémorroïde de François Mitterrand, (avec deux "t" et deux "r"), et aspire à coller au cul de Sarko de la même façon.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

JPB , nous sommes nombreux à penser que c'est foutu et que les grèves ( forcément-car-c'est-le-seul-moyen !) qui seront lancées à la rentrée , ne mèneront nulle part .

Les profs s'agitent , mais au bout du compte , ne font rien . Chaque fois que d'autres actions que les grèves sont proposées , les syndicats répondent qu'il ne faut pas se mettre "hors-la-loi " . Les profs sont des péteux qui ont refusé de boycotter le bac blanc pour-ne-pas-pénaliser-les-élèves , et refusé ensuite de boycotter le Bac pour les mêmes raisons .

Bref , ils croient ( mais le croient-ils vraiment ?) que leurs manifs clownesques et festives sont un moyen d'action efficace ! Or , tout le monde se marre quand on annonce une grève ou un " défilé en chansons " !
Je pense que pour être pris au sérieux , il faut cesser de faire rire et d'être ridicules , il faut faire PEUR !

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

"Le pire est à venir, et au fond je n'en suis pas mécontent parce que seul le pire convaincra les hésitants : il y a un vrai grand travail à faire à l'Education, et il est à peine ébauché, d'autant que le ministère est tiraillé par des ambitions et des contraintes diverses. C'est à nous de faire pression - et qui aurait osé faire pression sur un gouvernement de gôche ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 14 août 2008

Ca, c'est un peu fastoche!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

@Vignon, d'abord. Vous n'êtes pas informé(e) ou vous n'êtes pas honnête.
Qui a été filmé sortant par la porte de derrière du QG de Sarkosy en avril 2007? Qui a dit pis que pendre de Ségolène Royal pendant toute la campagne? Avez-vous oublié ou faites-vous semblant? Je pourrais citer aussi une ode à Allègre écrite dans ce blog (les ennemis de nos ennemis sont nos amis, n'est-ce pas mais voyons.)

@tous les zélateurs ou ex-zélateurs du président actuel:
Puisque'on me dit "shootée", je cite monsieur Brighelli:
"Je discutais avec le plus sérieux postulant au ministère de l'éducation nationale, il y a deux jours:
Avec la moitié de ce que coûtent les IUFM, me disait-il, nous pourrions réinventer les IPES... Avec l'autre moitié, nous réévaluons les salaires des enseignants français, aujourd'hui parmi les moins bien payés d'Europe. "
"Alors pour qui voter? pour qui nous permettra de sortir le plus vite possible de cette panade où nous nous engluons. Le "fascisme" ne se lit pas dans le menton et le pétainisme gluant se dissimule très bien derrière un beau sourire". Quitte à se faire violence, camarades! Parce que sinon, le vieux monde sera devant nous"
Je n'aurai pas la cruauté de commenter! Intéressant cependant "nous nous engluons" et "gluant"! et très savoureux aussi le "camarades" !

Monsieur Brighelli, toujours: "Ne nous laissons pas bercer d'illusions et de phrases toutes faites sur "l'élève au centre du système". Il y a toujours été-mais dorénavant, ce n'est plus la gauche qui peut incarner l'école de la République. Pas cette gauche-là. "

Non, bien sûr, c'est le régime sous lequel nous vivons qui ne va cesser de supprimer des postes, qui, pour la première fois, fait figurer les établisseemnts privés dans l'annuaire des établissements des académies, qui va donner un CAPES au rabais avec une seule épreuve écrite et qui va écarter les agrégés du secondaire!


Une petite citation encore de monsieur Brighelli à propos de la gauche du PS, en gros Mélenchon:
"Non seulement elle a appris la reptation sous les jupes de Ségolène mais maintenant elle n'est jamais que l'écho de sa maîtresse... Pauvres types..."
Et aussi quand madame Royal a dit que l'élection de Sarkosy pouvait être accueillie par des troubles, "Le PS prépare une insurrection", nous assurait monsieur Brighelli (entrée du 5 mai). Que de mesure!

Sérieusement, comment avez-vous pu croire un seul instant que votre candidat allait faire une politique en faveur de l'enseignement? Les indices ne manquaient pas pourtant: cette phrase déjà sur La Princesse de Clèves, les anacoluthes quasi permanentes... Et si un candidat avait des comptes à régler avec l'enseignement et les enseignants, ce n'était ni Bayrou, l'agrégé ni Royal, l'énarque, n'était-ce pas plutôt le pauvre petit qui avait dû redoubler sa 6éme dans une boîte à bac du Parc Monceau, qui s'était fait virer de Sciences Po en raison d'un niveau trop bas en anglais -très injustement, d'ailleurs, souvenons-nous du superbe "It's magnifical" qu'il a lancé à Elizabeth II-?
Comment avez-vous pu être aussi aveugles et vous laisser prendre à des ruses de bonimenteur ?

Écrit par : sarah | 14 août 2008

Hé ben voilà! Ce n'est pourtant pas compliqué! On se sent moins seul. Merci, Sarah! Notre hôte vous a insultée un tout petit peu trop tôt.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Sauf que "Sarkozy" prend un "z"... comme "Zorro"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Bonjour

A propos de Claude Allègre, je viens de terminer le livre d'Adrien Barrot "La mort de l'enseignement" qui illustre bien les limites du raisonnement de Sarah lorsqu'elle affirme qu'avec Ségolène Royal l'enseignement public n'aurait pas couru à sa faillite, puisqu'au fond ce désastre est déjà une réalité et que ce sont justement les ministres de l'éducation socialistes que furent Jospin et Allègre qui en sont les responsables.

Par ailleurs, je voulais vous recopier dans ce livre ce passage que j'ai pris comme une immense claque dans la figure :

"Cette trahison de l'esprit, de la jeunesse et de la maturité, nous en avons pourtant des exemples historiques récents. Celui auquel je pense, on l'aura compris, c'est la folie de la révolution culturelle chinoise. qu'on n'y voie pas d'exagération : c'est une révolution analogue qui est en train de se produire. Au moment où Claude Allègre encourageait les élèves à faire feu sur les états-majors professoraux du confucianisme disciplinaire, notre ministère lançait dans les établissements les gardes rouges de la démocratie scolaire. Ils portent un nom, les soldats de cette vague du futur, ils s'appellent les "emplois-jeune".

Qu'ils exercent des fonctions pédagogiques de soutien ou de pur encadrement, ces malheureux, loin de soutenir les élèves en tant que tels, parce qu'ils sont en fait à peine plus formés que ces derniers, parce qu'ils sont proches d'eux, comme on dit si bien sans se rendre compte de ce qu'on dit, ces malheureux participent en réalité, à leurt corps défendant, à la destitution totale de l'autorité des professeurs, ou de ce qu'il en reste. Ils sont l'image même de ce que seront demain tous les professeurs lorsqu'ils auront tous été institués, si l'on peut dire, conformément aux normes de recrutement et de formation qui sont en train d'être mises en vigueur.

Puisqu'il est entendu qu'être jeune est désormais un titre, pourquoi ne serait-ce pas aussi bien un emploi ? c'est ce qu'on ose appeler la "professionnalisation du métier d'enseignant".

Si vous mettez de côté la comparaison avec les gardes rouges (faut arrêter, on a tué personne !), l'ancien emploi jeune que je suis ne peut malheureusement qu'acquiescer.

Combien de fois, à l'école primaire, me suis-je trouvé confronté à mes propres limites, voire à ma propre ignorance pour expliquer des notions dans le cadre d'ateliers où simplement m'exprimer avec suffisamment d'aisance ?

Et surtout, quand je regardais les emplois du temps des classes, avec tous les ateliers lecture, musique, informatique, théâtre, je me disais innocemment : mais quand est-ce qu'ils font des leçons de français ou de maths ? D'ailleurs, les enseignants n'étaient pas forcément enthousiastes t se rendaient bien compte qu'ils ne faisaient guère souvent la classe dans des conditions normales, à force de déleguer des demi-groupes à des aides éducateurs avec lesquels ils étaient finalement obligés de composer.

Sans oublier que naturellement, mon statut me donnait la possibilité de passer par équivalence une licence en sciences de l'éducation que j'ai eu au moins la lucidité de ne pas entreprendre en croyant sur le moment être malgré tout un peu lâche de ne pas me confronter au jargon de la profession !!!

Ces 20 dernières années, il faut être clair : gouvernement socialiste + éducation = n'importe quoi

Écrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

Oulala, et puis ceux qui pensent qu'il ne faut pas confondre Ségolène Royal avec Claude Allègre et Jack Lang, désolé mais là, mdr, mais looooool, pt de rire, mouahaha, ce que vous voulez quoi !

Je crois qu'on en a fait un livre et un documentaire qui s'appelle, si je me souviens bien "L'école du soupçon" de Monique Robin ! Ce sera d'ailleurs ma prochaine lecture tant le résumé m'a allêché.

Car franchement, ce que pense Allègre de Royal et réciproquement, quelle importance quand on connaît la capacité de nuisance des deux !

Écrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

Heeh oui , Johnmarguerite , quand la réalité pète à la gueule , ça fait mal !!!

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

@Sarah, je n'ai pas oublié et je suis informé. Le fait qu'Allègre lèche le cul de Sarkozy comme un clerc courant après un bénéfice - c'est devenu un sport à gauche - n'annule pas le fait que quand il était sinistre de l'éducation nationale, Ségolène était son acolyte. Qu'il la trahisse après ne fait qu'ajouter à la bassesse du personnage.
Pour ce qui est de Ségo, je vous invite à revoir ce clip

http://fr.youtube.com/watch?v=zSlxWXDLMVY

sur les 35 heures qu'il ne fallait surtout pas montrer aux enseignants qui auraient pu mal le prendre.

Écrit par : vignon | 14 août 2008

C'est nouveau la demande de confirmation de commentaire par code ou j'ai employé des mots qui fâchent ?

Écrit par : vignon | 14 août 2008

C'est nouveau la demande de confirmation de commentaire par code ou j'ai employé des mots qui fâchent ?

Ecrit par : vignon | 14 août 2008

Non , c'est normal , chaque fois qu'on propose un lien !

Vous êtes très correct , Vignon !!

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

C'est nouveau la demande de confirmation de commentaire par code ou j'ai employé des mots qui fâchent ?

Ecrit par : vignon | 14 août 2008

C'est quand vous glissez un lien dans votre commentaire : la demande de confirmation par code est automatique

Écrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

Ok. Merci pour l'info.

Écrit par : vignon | 14 août 2008

Pour ce qui est de Ségo, je vous invite à revoir ce clip



Je me demande pourquoi ceux qui l'entourent se bidonnent tant !!! :-)))

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

Sarah, je m'étonne de votre naïveté. Comment pouvez-vous croire encore que Royal eût défendu l'école? Elle déteste les profs, nous avait promis en catimini, à Nantes, de nous mettre à 35h, voyait dans une partie des profs des délinquants sexuels en puissance ( elle a commis un texte peu rassurant à ce propos) et n'aurait pas fait autre chose que de supprimer nombre de postes selon les directives européennes que tous les autres pays suivent également. Lire la presse étrangère est très instructive à ce propos.
De surcroît, elle n'aurait pas levé le petit doigt pour remettre un peu d'ordre en primaire comme cela a été fait même si ce n'est pas la panacée. Pour le lycée, nous aurions eu la même chose: Darcos a sans doute troqué sa réforme du primaire contre celle du lycée. Un peu d'ordre en primaire ( on mise sur la nouvelle génération) et on laisse le lycée aux pédagos et on calme du même coup l'agitation dans la rue. Choix discutable mais que faire quand la politique de l'EN se décide d'abord à Bruxelles puis à Bercy?
Le collège est condamné par tous comme un entre deux marécageux où l'on aide les petits à attendre que la crise d'adolescence passe. A gauche comme à droite. Et les projets de Royal pour le collège étaient bien de faire des profs des assistantes sociales à plein temps; lisez ce qu'elle a dit.
La maternelle est en danger; elle l'était déjà avant. Soumission à l'Europe oblige.
Franchement pour l'education, je continue de penser que cela eût été pire avec Royal. Même si ce que nous voyons est pitoyable.
Ensuite, je reste dubitative à l'égard des gens qui sont triomphants parce qu'ils se targuent fièrement maintenant de n'avoir pas voté pour Sarkosy. On peut avoir voté pour lui pour ne pas voir Royal et ses compères arriver au pouvoir: politique du moins pire. On peut n'avoir pas voté du tout en se disant que cela ne changerait pas grand chose. Mais croire encore que Royal eût sauvé la patrie et l'enseignement, c'est ne pas avoir analysé le système éducatif sérieusement et ne pas se tenir au courant des diktats européens qui nous étranglent chaque jour un peu plus.

Écrit par : Sanseverina | 14 août 2008

Ils se bidonnent quand Ségolène se demande benoîtement pourquoi les profs vont donner des heures de soutien payantes dans le privé au lieu de le faire gratuitement dans le public.

Une piste : se pourrait-il que ces salauds de profs aient du mal à boucler leurs fins de mois ?

Écrit par : vignon | 14 août 2008

Je reviens vers Hélène Charpentier pour épiloguer sur le joli temps passé et les difficultés à poursuivre des études.
Dans mes familles d'origine, il était de tradition de ne faire qu'un ou deux enfants mais espacés de plusieurs années, tout au moins dans toutes les branches qui ont porté des fruits.
Mes grand-pères, Hélène, méprisaient profondément les hommes qui ne savaient ni se tenir(abstinence), ni se retirer à temps. Ils les considéraient comme des boucs égoïstes et les curés n'avaient pas prise sur eux. Soulignera-t-on jamais assez le rôle néfaste des curés et de la politique nataliste du catholicisme?
Je ne connais pas les chiffres mais il est plus que probable que, parmi les familles ouvrières et paysannes, celles qui ont pu élever à tous les sens du terme leur progéniture étaient celles qui, pour de multiples raisons, pratiquaient par tous les moyens à leur disposition le contrôle des naissances. Les agriculteurs y avaient doublement intérêt, aussi bien pour pouvoir élever dignement le rejeton et, le cas échéant, lui payer des études que pour éviter le partage du bien qui n'était pas à même d'être divisé tous les trente ans en restant viable. (très belle scène dans La Ligne Générale d'Eisenstein où deux moujiks coupent en deux leur lopin et leur isba!).
Le droit à la laïcité a aussi ouvert le droit à ne pas faire naître des petits qu'on n'aurait pu élever.
On constate que les jeunes générations sont en train de retomber dans l'ornière, particulièrement les jeunes filles sans diplome et sans emploi qui exploitent le filon CAF. J'en connais bien quelques unes et ne vit pas vraiment en zone sinistrée.
Les grandes fratries sont à réserver aux grandes familles et la politique nataliste est un opium du peuple, la meilleure façon de l'empêcher de s'élever socialement d'une génération sur l'autre. L'école n'y peut pas grand chose, même en réintroduisant les quatre opérations au CP, même en rayant Roald Dahl de la liste des ouvrages à lire et en le remplaçant par le Roman de Renart.

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Je passe sur le blog entre deux lieux de villégiature sans connexion.
A Amélie, pour l'Iran, et à tous. Pas de lapidation, pas de pendaison, mais des impressions de voyage que je mets en ligne à partir d'aujourd'hui

écrit par Daniel Arnaud

Merci pour la dédicace... !!

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

C'est incroyable de voir à quel point, pour certains, quand on attaque Sarko, cela veut dire qu'on défend systématiquement Royal!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

"conscience de classe d'une pomme de terre", merci monsieur Brighelli! mais la cible a été bien mal choisie, j'en ai peur!
Justement, contrairement à vous, moi, la lutte de classes, je connais. Les miens n'étaient pas des bourgeois, comme les vôtres, monsieur, ils étaient ceux qu'exploitaient les bourgeois. J'ai donc ingurgité votre "culture bourgeoise" et je m'en suis maquillée mais je n'en suis pas devenue une bourgeoise pour autant. Je suis née à l'extrême gauche et je mourrai à l'extrême gauche, mais la vraie, pas celle des petits maoïstes de pacotille qui, sous un prétexte ou un autre, en se trouvant toujours de bons alibis, vont sucer la droite et les puissants dès que l'occasion se présente.
Bien sûr que madame Royal n'était pas ma candidate, et que j'aurais préféré quelqu'un comme Mélenchon. L'éventualité de l'élection de votre candidat me semblait pourtant tellement grave que j'étais prête à voter Bayrou pour lui barrer la route!
Ni Royal ni Bayrou n'auraient fait une politique qui favorise à ce point une petite frange de la population et cherche à exploiter toujours plus les plus fragiles. Vous tous qui avez appelé à voter Sarkosy, vous êtes donc responsables de la dégradation de la vie quotidienne des petites gens, les seuls qui m'importent, et pour cela, je vous exècre, vous qui avez voté pour le président actuel et n'avez pas l'excuse d'être quasiment analphabètes, vous qui allez rendre possible le démantèlement de la Sécu, de tous les services publics, qui vont affecter en premier les plus démunis.
Quant à la décomposition de l'enseignement, monsieur Brighelli, elle a été engagée bien avant Mitterand, elle a été engagée par Giscard -il suffit de chercher sur le net, quand on ne connaît pas une période, c'est ce que j'ai fait au lieu d'asséner des contre-vérités -et par souci d'économie. Les classes dites de transition et autres filières coûtaient trop cher, c'est la gauche qui a essayé de colmater un peu les brèches avec les ZEP, par exemple. Pourquoi, si vous parlez de Mitterand, n'évoquez-vous pas son lâchage de Savary à propos de l'enseignement privé? Ca oui, c'est très triste!
Ah mais soudain un doute m'assaille, monsieur Brighelli, vous qui appelez le pire, n'auriez-vous pas incité à voter pour le président actuel, pour qu'advienne enfin la Révolution? Ah! Ah! Désolée, vous m'amusez, savez-vous? Comme dit la pub, "Nous n'avons décidément pas les mêmes valeurs"

Écrit par : sarah | 14 août 2008

C'est incroyable de voir à quel point, pour certains, quand on attaque Sarko, cela veut dire qu'on défend systématiquement Royal!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Moi je dirais plutôt que c'est incroyable de voir certains se cantonner encore à une prudente neutralité au sujet de Ségolène Royal !!!

Écrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

C'est incroyable de voir à quel point, pour certains, quand on attaque Sarko, cela veut dire qu'on défend systématiquement Royal!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Christophe, pour ma part, je réponds à Sarah. Or, Sarah remettait en cause le vote de partie d'entre nous sur ce blog aux dernières présidentielles. Et sauf erreur de ma part, le choix était bien entre Sarkozy et Royal, non? On peut être précis, non? Et ne pas tout mélanger?

Écrit par : Sanseverina | 14 août 2008

Même problème chez les musulmans. pression religieuse.
Je connais un kabyle qui était venu travailler en France dans les années soixante-dix quatre-vingt pour faire bouillir la marmite, laissant sa femme au bled. Il ne désirait que deux enfants et impérativement les élever au pays d'origine mais sa femme, sous la pression des voisines, arrêta subrepticement la contraception car elle avait honte de n'avoir pu procréer que deux fois et était la risée de tous. Le jour de l'accouchement, il l'a posé devant la porte de l'hôpital sans un mot puis est revenu la chercher à la fin du séjour toujours sur le même mode. d'après lui, la seule façon de lutter contre les traditions.
Vous me direz que j'aurais pu lui conseiller la vasectomie mais il m'arrive parfois de savoir tenir ma langue.

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

"Ni Royal ni Bayrou n'auraient fait une politique qui favorise à ce point une petite frange de la population et cherche à exploiter toujours plus les plus fragiles. Vous tous qui avez appelé à voter Sarkosy, vous êtes donc responsables de la dégradation de la vie quotidienne des petites gens, les seuls qui m'importent, et pour cela, je vous exècre, vous qui avez voté pour le président actuel "

Tout le problème est là : la différence entre Sarkozy et Bayrou et Royal, c'est une différence de nature ou de degré ? Ca r pour moi, si vous enlevez "à ce point" du paragraphe ci-dessus, on ne voit probablement plus la différence.

Écrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

"Moi je dirais plutôt que c'est incroyable de voir certains se cantonner encore à une prudente neutralité au sujet de Ségolène Royal !!!"

Ecrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

De qui parlez-vous?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

"Moi je dirais plutôt que c'est incroyable de voir certains se cantonner encore à une prudente neutralité au sujet de Ségolène Royal !!!"

Ecrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

De qui parlez-vous?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Parce que vous êtes plus précis peut-être ?

Écrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

A franchement parler, chère Dobolino, je ne sais pas pourquoi nous sommes six enfants et on ne parlait pas de ces choses là à la maison. Seuls les deux aînés nés en 35 et 36 se suivent puis les intervalles sont de , 6, 4, 4 et 8 ans. Quand la petite dernière est arrivée ma mère avait 42 ans et mon père 63. Moi j'avais un peu plus de 11 ans et j'ai bien vu que ce n'était pas l'enthousiasme. J'ai entendu et retenu mot pour mot certaines réflexions moqueuses , des insinuations méchantes auxquelles mes parents répondaient avec dignité. Ils ont toujours su remettre les gens en place avec une élégance cinglante. Surtout mon père qui savait choisir ses mots, ce dont il était assez fier. Le savoir, c'est le capital du pauvre comme dit JPB. C'était exactement cela chez nous. Nous étions pauvres mais nous avions de la tenue. Aucune place pour la vulgarité.
Chez mon père, deux enfants étaient morts en bas âge et la même année de la diphtérie. Un troisième est disparu dans l'argonne en 1915. Chez ma mère, c'est la typhoïde qui a fait des dégâts. Ma mère m'a souvent dit que trois enfants lui auraient bien suffi. Comme j'étais la quatrième cela m'inquiétait quand même mais elle m'expliquait qu'elle adorait les gosses et qu'elle était fière de nous tous.
Quant au partage de la propriété,il était limité : 37 ares de vignes et deux hectares de terre en location. Ajoutons le grand jardin parfaitement entretenu, le cochon, les poules et les lapins et nous mangions à notre faim toute l'année pourvu que nous sachions faire les conserves. Côté habillement, la machine à coudre faisait des merveilles et la société de consommation n'imposait pas encore sa loi.
Ma mère n'était pas faite pour avoir six enfants ni pour les gros travaux, malgré son courage, son amour de la vie, ses chansons. Plusieurs interventions chirurgicales ont été nécéssaires pour réparer les dégâts. Quand , en 1967, des parlementaires se sont opposés à la loi Neuwirth en se permettant de donner des leçons de morale, grotesques et déplacées ils n'ont rien fait d'autre que d'afficher leur ignorance , leur égoïsme et leur inconscience. Il y a des gens comme ça qui se croient autorisés à diriger la vie des autres comme si ces autres ne disposaient d'aucune identité , aucun désir d'être eux-mêmes...

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 août 2008

Sarah est peut-être trop jeune pour savoir que les réformes actuelles étaient prévues par un certain Claude Allègre ...Elles ont juste été retardées , tout est dans les tiroirs depuis longtemps .. !

Ecrit par : Amélie | 14 août 2008

En ce qui concerne français et histoire géo, je fais partie de ceux qui ont eu l'insigne honneur d'être le matériel expérimental de tous jeunes agrégés de gauche, absolument convaincus des bienfaits des 10% pour les gosses des banlieues, aux alentours de 1974/76 en lycée. Travail en groupe sur documents émanant exclusivement d'auteurs dits de gauche, bavardages insipides et improductifs, professeurs qui partageaient volontiers leur alcool et leur cannabis avec les plus disciplinés d'entre nous, ceux qui adhéraient à leur discours. Ce sont eux qui ont promotionné à l'époque ces nouvelles techniques pédagogiques auxquelles ils croyaient dur comme fer, persuadés qu'elles allait faire le bonheur des classes populaires, sans aucun machiavélisme et en toute bonne foi. On dépoussiérait.

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Le débat sur les mérites respectifs de la droite et de la gôche officielle pour enterrer l'école est éclairant… À quelques bémols près, stratégiquement, elles poussent toutes les deux dans le même sens. Par contre, conjoncturellement, malgré l'insatisfaction globale vis-à-vis de la droite au pouvoir, la majorité des participants de ce blog considèrent avec mansuétude quelques-unes de ses réformes et réformettes…
Il semble qu'en ce qui concerne le primaire, la droite a constaté :
- qu'électoralement, la critique de ce qui se fait à l'école depuis trente ans pouvait être rentable.
- que par rapport à ses besoins économiques, la formation de base des bas salaires sous l'égide du constructivisme psychopédagogiteur laisse beaucoup à désirer… Maintenant qu'ils ont cassé l'école publique, il convient de les éliminer du primaire et de les remplacer, au moins pour les bases (lire, écrire, compter) par des procédés plus sérieux.
- que dans ses choix fondamentaux d'ouverture de l'école au marché, la droite convient de “sacrifier” le primaire qui restera gratuit, laïque (plutôt nouvelle manière) et obligatoire pour les raisons d'opportunités que l'on vient d'énoncer et parce que l'installation du marché à l'école se fera plus facilement par le haut (le Supérieur, malheureusement pour le privé dans l'immédiat peu rentable et surtout le secondaire)… La grande tolérance pour le pédagogisme dans le secondaire est du au fait que la situation y pourrira encore plus vite, autorisant une politique des “cent fleurs” (que cent fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent) permettant au marché de l'école de se développer encore mieux.
Pour le primaire, ils verront après ! ! !
Dans ce contexte, ces choix vis-à-vis de l'école primaire, permettent au courant républicain anti pédagogiste de voir s'ouvrir quelques perspectives où la relative ouverture sur le primaire donne des possibilités de résistances et, qui sait ? de victoires sur des points parfois décisifs, y compris dans le secondaire…
C'est ce qui vaut sans doute cet excès “d'honneur” sur l'opportunisme brighelliste de la part de porte-paroles de la vraie gôche pure votant Besancenot (! ! ! !). Celle-ci a des principes… Le problème, c'est que concrètement on ne voit pas trop en quoi ils consistent sous les feux de la réalité.

Écrit par : Eroscentissimus | 14 août 2008

Dobolino, l'atmosphère de travail que vous décrivez, c'est celle qu'on voit dans "Le Péril jeune", le film de Klapish qui passait cette semaine ?

Ce film m'a carrément mis mal à l'aise, avec ces élèves qui réinventent l'eau chaude lorsqu'ils réalisent qu'il n'y a pas que le bac dans la vie, et ce Tomasi qui défonce le foyer parce que ses copains, finalement, révisent, lui dont l'horizon ne dépasse pas la prochaine poilade (c'est ça, être idéaliste ?)

Écrit par : johnmarguerite | 14 août 2008

A franchement parler, chère Dobolino, je ne sais pas pourquoi nous sommes six enfants et on ne parlait pas de ces choses là à la maison.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 août 2008

chez nous, on en a parlé. Je sais que ma conception, troisième enfant, a provoqué une levée de bouclier de mes grands-parents réunis qui ont reproché à mon père son manque d'auto-contrôle. Il s'est défendu en arguant du fait que j'étais une sécurité anti-mobilisation si le conflit en Algérie s'envenimait. C'était un beau mensonge pour calmer les fureurs des aînés, ma mère utilisant avec plein succès la méthode Oginot.
mon époux est fils unique par décision de son père, agriculteur communiste. Sa mère, gavée de Veillées des Chaumières, de Brigitte maman et autres curetonneries, aînée d'une famille de six enfants malgré la santé chancelante de sa mère (comme chez vous mais dix ans plus tôt), rêvait d'avoir de nombreux enfants.
A noter d'ailleurs que si mon beau père n'est pas entré au CC après son certif en 1935, c'est qu'il a refusé obstinément car, lui-même fils unique, ses parents l'y aurait volontiers envoyé en se serrant un peu la ceinture.
A noter que dans la fratrie de ma belle-mère, aucun n'a accédé au certif sauf le petit dernier, né en 1946, qui fut élevé en grande partie par mes beaux-parents et est devenu ingénieur après moultes tribulations et grâce à l'obligation scolaire jusqu'à quatorze puis seize ans qui lui a laissé le temps de mûrir et de prendre un peu de plomb dans la cervelle. Il est ingénieur Airpic, spécialisé dans les turbines hydrauliques. Ce sont des ingénieurs rarissimes très recherchés dans le monde entier pour la construction des barrages hydrauliques. Ils sont une poignée sur notre planète Terre et il a du faire des pieds et des mains pour réussir à prendre sa retraite.

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Dobolino, l'atmosphère de travail que vous décrivez, c'est celle qu'on voit dans "Le Péril jeune", le film de Klapish qui passait cette semaine ?


Ecrit par : johnmarguerite | 14 août 2008
Je n'ai pas vu ce film mais il est difficile d'appeler ce que j'ai vécu là une "atmosphère de travail". Ce dont je me souviens très bien, c'est que ceux qui patouillaient et se demandaient bien ce qu'on attendait d'eux, étaient jugés imbécilisés par le système classique, incurablement abrutis et profondément réactionnaires si par malheur ils réclamaient des cours structurés. C'était une sorte de dictature et mon nom de famille ne jouait guère en ma faveur, ce qui m'obligeait pour survivre à faire régulièrement mon autocritique et à accentuer à outrance les comportements bien-pensants. J'ai soufflé à la fin de la première quand j'ai pu remiser le français. En maths/physique, c'était normal, avec un rythme soutenu. En philo, j'avais un élève de Lacan qui nous a gavé de psychanalyse mais très frontalement et pas en ateliers. Ouf!

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Bonne analyse d'Eroscentrissimus à laquelle j'adhère à la virgule près.

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Je suis née à l'extrême gauche et je mourrai à l'extrême gauche, mais la vraie...
Ecrit par : sarah | 14 août 2008

Il est faux que les femmes frigides vivent plus longtemps que les autres. Simplement, le temps leur semble plus long.
Ecrit par : François Cavanna | 14 août 1986

Tous ces mondes vous appartiennent ; jouissez-en ensemble ; jouissez-en en paix
Ecrit par : Arthur C. Clarke | 14 août 1982

Requiescat in Pace

Écrit par : Alcibiade | 14 août 2008

J'adore Dobolino quand elle me caresse dans le sens du poil…

Écrit par : Hérocentissimo | 14 août 2008

Si l'on prend un arbre comme mtaphore de l'EN, on peut dire qu'il y a deux méthodes pour le tuer.

Méthode de gauche : on empoisonne la sève (injection massive de pédagogols dans le système). Ca prend du temps, ça fait "soft", mais ça marche. L'arbre pourrit de l'intérieur et tout le monde finit par l'abattre d'un commun accord.

Méthode de droite : idem pour la sève mais on y injecte n'importe quoi (voir formation des maîtres), et en plus, on scie les racines et on empoisonne le sol. L'arbre meurt plus vite, souffre, et on s'assure ainsi que rien ne repousse après lui.

Auprès de mon arbre je vivais heureux...

Écrit par : vignon | 14 août 2008

Pardon : métaphore.

PS : pourquoi tant de haine pour ce pauvre arbre ?

Essai de réponse brève :

Haine de droite : l'école publique, c'est pour les pauvres (l'ascenseur social et toutes ces conneries). On emmerde les pauvres. C'est l'ultra-libéralisme thatchérien dans sa splendeur : le pauvre est stigmatisé parce que pauvre. Dieu n'est pas avec lui, pourquoi l'aider ? C'est cher et ça ne sert à rien.

Haine de gauche : l'école publique, c'est pour les pauvres (l'ascenseur social et toutes ces conneries). On emmerde les pauvres. Ils finiraient par nous forcer à être de gauche ! (voir Ségo qui croit tellement à l'école publique qu'elle met ses enfants dans le privé).

Haine d'extrême-gauche : l'école publique, c'est pour les pauvres (l'ascenseur social et toutes ces conneries). On emmerde les pauvres. S'il y avait autant d'électeurs de la LCR que de pauvres.... L'école ne sert qu'à former des aspirants petit-bourgeois. La révolution n'a pas besoin d'eux !

Haine d'extrême-droite : l'école ne forme pas au racisme et au nationalisme (on a des stades de foot et TF1 pour ça). Telle qu'elle existe aujourd'hui, l'école est un danger pour le facho au front bas de base.

Moralité, Gauche ou Droite : on est mal camarades !

Écrit par : vignon | 14 août 2008

Comme d'habitude , le réalisme objectif de " mon hérosanctissimo " fait mouche ! Comme quoi , c'est parfois lorsqu'on est à l'extérieur de l'EN , qu'on peut analyser la situation avec pragmatisme ! JPB devrait vraiment songer à utiliser vos compétences et votre sagacitude !

Seul l'avant-dernier paragraphe me semble empreint d'un optimisme excessif !

Mais , bien sûr , total soutien !!

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

J'adore Dobolino quand elle me caresse dans le sens du poil…

Ecrit par : Hérocentissimo | 14 août 2008
On ne vosua jamais dit que "caresse de chien donne des puces"?

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Hérosanctissimo = R.Felts . Tout le monde aura compris que je m'adresse à lui .

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

C'est mal de refuser une caresse qui vient du coeur. D'ailleurs : Si à la St Valentin il te caresse la main, vivement la St Boris.

Écrit par : vignon | 14 août 2008

Mais c'est con ,Vignon,convenu,bien-pensant,café du commerce pour snob.
Tout le monde est laid ,tout le monde il est méchant.

Écrit par : je pense donc j'essuie | 14 août 2008

Je vous emmerde je pense donc j'essuie. Moi ça m'amuse. Convenu-bien-pensant etc.. lisez donc le reste du blog avant de porter des jugements assénés avec un snobisme d'intellectuel-trou-du-cul-je-sais-tout.

Écrit par : vignon | 14 août 2008

Je trouve que ce blog est un parfait exemple de la confusion idéologique qui règne un peu partout en ce moment.

Les uns s'attachent encore à des visions du passé, (Sarah, désolé) tandis que d'autres tentent de surfer sur les vagues du changement, avec plus ou moins de succès (il est vrai que Darcos, et même Sarko en face de Royal, avaient des arguments)

Le nœud du problème a été bien analysé, je trouve, par un article assez ancien du Monde Diplo, qui parlait de la "Révolution conservatrice".

Il expliquait bien à quel point les mots "révolution" et "réforme" ont été confisqués par la droite la plus dure (Reagan, Thatcher) dans les années 80, avec comme effet de déboussoler toute la gauche. Ceux qui se voyaient comme "les forces de progrès" ont dû faire face à un pilonnage médiatique sur le thème de l'archaïsme, du conservatisme qu'ils incarnaient tout à coup (souvenez-vous de "Toujours plus" de de Closets et de "Vive la crise" avec Montand).

Dans l'Education, cela a été encore pire avec ce que Finkelkraut a appelé "la révolution cuculturelle à l'école" qui décrétait que les élèves voulaient spontanément apprendre (les masses sont spontanément révolutionnaires) mais que c'était le "verrou stalinien" (i. e. les profs et leur autoritarisme mâtiné de narcissisme) qui les empêchait d'accéder au savoir.

On a vu alors les enseignants sommés de faire leur autocritique, priés de retourner à la "production" (les 35 h dans l'établissement) et remplacés par fournées entières par des éléments plus sûrs idéologiquement (emplois-jeunes, le garde rouge du pauvre, en effet !)

Tout cela pose problème pour la grande masse des enseignants, qui a pris l'habitude d'acquiescer par principe à tout ce qui semble être un changement.

Aujourd'hui, quand un enseignant prend une position, c'est comme s'il se regardait d'abord dans le miroir : ai-je l'air réactionnaire ? Suis-je bien du côté de ceux qui veulent le changement ? Est-ce que je prouve bien mon amour pour les élèves ?

Une position politique n'est adoptée par eux que si elle correspond à l'image qu'ils se font d'eux-mêmes, même si elle ne peut plus être établie avec cette grille de lecture (changement/conservatisme) vidée de sens et dépassée.

Devant ce hold-up idéologique monumental, il faut d'abord reconnaître que les marges de manœuvres sont minces : les arguments de nos adversaires sont au ras du sol, tandis que nous devons pratiquement faire un historique du système éducatif depuis Jules Ferry pour espérer convaincre.

Cette exaspération, cette frustration nous amène bien souvent à nous déchirer les uns les autres, tant il paraît évident que, si nous avons à ce point raison et eux si évidemment tort sans que la balance penche en notre faveur, c'est qu'il y a des traîtres, des incompétents dans notre propre camp.

Je voudrais pour ma part souligner deux choses : premièrement que la révolution n'est pas une perspective très réaliste en ce moment, pour la raison que j'ai dite mais aussi pour d'autres :
- Sarko apparaît comme hyper-actif, dynamique, à l'écoute : on va difficilement rallier autour de nos slogans une population qui attend encore des miracles de lui, même si sa cote de popularité s'érode,
- les chars russes ne débarqueront plus place de la Concorde pour instaurer le communisme, une crainte qui rendait les patrons français plus enclins à négocier autrefois,
- il faudrait une révolution européenne, puisque les gouvernements et parlement des pays européens s'encouragent mutuellement à appliquer des politiques anti-sociales....

Deuxièmement, je crois qu'il y a une chose que nous n'avons pas encore assez valorisée, et qui sera plus difficilement récupérable me semble-t-il, c'est la SUBVERSION.

Il est facile de se prétendre révolutionnaire, facile aussi d'attendre que le capitalisme tombe comme un fruit mûr.

Pourquoi ne pas se placer plutôt en position de désobéissance, et créer des foyers d'action dissidente ?
Beaucoup de ceux qui écrivent sur ce blog le font déjà, et je trouve dommage que leurs expériences ne soient pas davantage encouragées, leurs informations centralisées et leur exemple imité.

On prouve le mouvement en marchant, et je pense que notre atout le plus précieux aujourd'hui, ce sont les élèves qui peuvent sortir de nos cours avec une conscience plus claire des choses, les parents d'élèves qui nous comparent à nos collègues à notre avantage, et les collègues qui constatent que nos méthodes sont plus efficaces. [je sais, j'abuse un peu du rythme ternaire, excusez-moi]

Je croise beaucoup d'étudiants qui se préparent à devenir enseignants, et je n'en connais pas beaucoup, même parmi les plus intoxiqués par les idées à la mode, qui refusent de discuter sur des exemples concrets, des expériences. De même pour des remédiations réussies avec des élèves quand on parle aux parents.

Soyons modestes, le terrain à reconquérir est immense, et je ne crois pas qu'on y arrive en lavant notre linge sale. Il faut repartir de la base, et espérer qu'on arrivera à construire une doctrine cohérente à partir de nos pratiques, puis à la rendre hégémonique là où on voudra nous entendre.

Écrit par : sanjuro | 14 août 2008

Amélie écrit : Tout le monde aura compris que je m'adresse à LUI

Quand on s'adresse au soleil, ses rayons éclairent votre visage et réchauffent votre cœur… Dans le sens du poil, et même en sens contraire…

Ouf ! Je vous dis pas tout ce qui faut pas faire pour maintenir son lot de groupies en état de marche et de frétillement permanent !
HÉLIOSANCTISSIMO…

Personnellement, je trouve que c'est ma recherche du SENS qui m'apparait la plus sensuelle…

Écrit par : Héliosanctissimo | 14 août 2008

"Aujourd'hui, quand un enseignant prend une position, c'est comme s'il se regardait d'abord dans le miroir : ai-je l'air réactionnaire ? Suis-je bien du côté de ceux qui veulent le changement ? Est-ce que je prouve bien mon amour pour les élèves ?

Une position politique n'est adoptée par eux que si elle correspond à l'image qu'ils se font d'eux-mêmes, même si elle ne peut plus être établie avec cette grille de lecture (changement/conservatisme) vidée de sens et dépassée."

Sanjuro , vous avez raison , là est le coeur du problème et tant que les profs n'auront pas mis leurs postures archaïques à la poubelle , comme on jette un vieux manteau , on n'avancera pas .

Comment leur faire comprendre cette nécessité de se regarder autrement dans le miroir ??

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

Une réflexion intéressante de P.A Tagguieff dans les "Contre -réactionnaires . Le Progressisme entre illusion et imposture "



http://www.nouveau-reac.org/docs/TPA/TPA_reac.htm

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

@ Sanjuro : vous avez fait un formidable résumé auquel un autre grand artiste de la plume, Muray pour ne pas le nommer, ne put se soustraire :

« Ses signes distinctifs ? L’identification forcenée du monde au Bien, la fin de l’Histoire comme catastrophe déjà advenue, la festivisation généralisée, la loi comme bras armé de la morale, l’acharnement judiciariste comme compensation rageuse au désastre des existences particulières, la négation de la différence sexuelle, la chasse aux délits d’opinion, l’inversion de toutes les anciennes valeurs. Le moderne, diagnostique Muray, a triomphé de la tradition. L’affrontement n’est plus entre conservateurs et progressistes mais entre les diverses factions prétendant incarner le changement, entre les diverses formes hégémoniques de la destruction. »

http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=3072

Écrit par : Steppenwolf | 14 août 2008

Finkielkraut " La révolution cuculturelle à l'école " :


""Les gardes rouges de la cuculture ne désarment pas pour autant. Ils redoublent de colère et ils incriminent le sabotage des professeurs ou les manœuvres inciviques des parents bourgeois pour soustraire leur progéniture aux bienfaits de l'hétérogénéité. Mais, se consolent-ils, le temps est avec nous. Ils tablent, en effet, sur la formation de la faculté d'animation pour assurer l'extinction et le non-renouvellement des maîtres à l'ancienne ; et, pour rendre les statistiques idylliques, ils s'apprêtent à demander le rééquilibrage des examens et des concours par une politique de quotas. De tous les démentis que la réalité lui inflige, la révolution cuculturelle fait des arguments en faveur de sa radicalisation. Elle puise sa raison d'être dans le désastre qu'elle engendre. Son égalitarisme se nourrit des inégalités dont il est la cause. Rien n'arrêtera, j'en ai peur, sa marche triomphale. Car il n'est pas de haine plus implacable, plus sûre de son bon droit, que la haine au nom de l'amour."

http://www.nouveau-reac.org/docs/FA/AF_Monde18052000.htm

Écrit par : Amélie | 14 août 2008

"Il expliquait bien à quel point les mots "révolution" et "réforme" ont été confisqués par la droite la plus dure (Reagan, Thatcher) dans les années 80, avec comme effet de déboussoler toute la gauche. "

Ecrit par : sanjuro | 14 août 2008

Et le détournement sémantique a été encore plus structurel avec les mots: "libéralisme" et "modernisme", qui, dans leur récupération par les mêmes, ont subitement réhabilité des conceptions politiques dignes de l'homme de Cro-Magnon.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

(Voir Madelin).

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Sanjuro, brillante analyse : reste à en tirer une politique.
Pour l'Ecole du soupçon de Marie-Monique Robin, j'en ai dit jadis (il y a presque deux ans) tout le bien que j'en pensais. En particulier, un prof à peu près honnête (ce n'est tout de même pas un oxymore ?) y trouvera toutes les bonnes raisons de haïr la Pintade.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 août 2008

Comment leur faire comprendre cette nécessité de se regarder autrement dans le miroir ??
Ecrit par : Amélie | 14 août 2008

Comme vous avez raison Amélie !
Et comme je vous suis reconnaissant, moi qui ai du mal à embrasser les vastes vues des divers prophètes de malheur abondamment cités ici, et même à saisir la moindre idée un peu générale, de nous rappeler aux exigences non narcissiques que requiert l'exercice du métier.
Donc voici un cours de géographie pour l'école primaire. Puisqu'il était question, à l'origine de ce fil de discussion, de la formation des maîtres, l'exercice consistera à dire si ce cours est bon ou mauvais et pourquoi.
Cordialement.
GM
PS. Que ce cours soit proposé sur le site de Bernard Appy n'aura évidemment aucune incidence sur la réponse.

http://www.professeurphifix.net/eveil/geo/geographie.htm

Écrit par : guy morel | 14 août 2008

@ Guy Morel : j'ai toujours, malheureusement, l'impression que la géographie physique est le dindon de la farce de l'enseignement de l'HG.

Le document : "comment reconnaître un pays" est assez édifiant : je subodore, avec quelques prophètes de malheur que les avions vont disparaître dans quelques dizaines d'années, au mieux, mais reconnaître un pays à ses candélabres à 7 branches ou à ses geishas vus du ciel me laisse circonspect. Bien que mon domaine ne soit pas l'histoire-géographie-ECJS.
Bien à vous.

Écrit par : Steppenwolf | 14 août 2008

@ Steppenwolf
Votre crainte n'est qu'à moitié justifiée, car la géographie physique est présente sur le le lien indiqué par Bernard Appy :
http://www.professeurphifix.net/eveil/geologie/geologie.htm
La question est la même : est-ce un bon ou un mauvais cours pour le primaire ?
Cordialement.
GM
PS. Je rappelle que la "3e voie" est réputée appartenir à la galaxie "antipédagogiste".

Écrit par : guy morel | 14 août 2008

CLASSE ou PRÉCEPTEUR

Sanjuro vient de faire coup sur coup deux interventions très intéressantes… A-t-il consommé trop de rosé bien frais en ce 14 août ensoleillé ?
De la seconde, la plus longue, je retiendrai surtout son appel à la SUBVERSION, dans laquelle je retrouve ce que j'envisageais comme la nécessité d'une RÉSISTANCE aux insuffisances de la réalité, aux délires de la psychopédagogie et à la marchandisation de l'école… Mais c'est sa première intervention qui me retiendra. Celle où il écrit :
“ Ce livre (Être l'acteur de son cours)… comble en fait le principal défaut des livres d'inspirations pédagogistes, qui est l'absence du groupe-classe comme variable dans l'enseignement. Sous l'influence de Rousseau, les théoriciens de l'éducation n'étudient souvent que le rapport entre enseignant et apprenant, comme si on ne donnait que des cours particuliers !”
Enseigner à une classe ou faire du préceptorat ? Telle est la mauvaise question que nous ont imposée les psycho-pédagogues…
Dans une situation d'enseignement démocratique prenant en charge TOUS les enfants, l'enseignant du primaire ou du secondaire prend en charge simultanément de 10 à trente-cinq élèves. Il doit gérer une classe.
Or depuis trente à quarante ans, l'obsession de l'égalité hante les “réformateurs” et les conduit à défendre systématiquement le principe d'hétérogénéité égalitaire. Appliqué à la lettre (ce qui n'est pas toujours le cas), ce principe amène aux plus grands écarts possible entre les membres du collectif en formation. Ces très grands écarts justifient la prise en compte des différences et des difficultés individuelles jusqu'à construire toute une théorisation de la prise en charge individuelle comme valeur dominante. L'influence Rousseauiste peut s'esprimer à fond : dans la classe, l'enseignant doit se transformer en initiateur de multiples cours particuliers. Il doit devenir un précepteur pour chaque enfant… Chacun d'eux est un “petit prince” ayant droit à toute l'attention que porte le dévoué précepteur à son jeune aristocrate… Cela, c'est la théorie ! ! !
Pour revenir au principe de réalité, rappelons que l'enseignant moyen a de 25 (quand il est instit.) à 450 enfants (quand il est prof de dessin) qui passent dans sa classe.
Les réformateurs ne demandent pas à l'enseignant d'être vierge et martyr, mais c'est tout comme… Par cette focalisation sur l'individualisation de la prise en charge, ils enferment l'enseignant dans une situation sans issue, avec un niveau d'exigence maximum dans l'investissement et une rentabilité minimum dans les résultats.
Cette issue fatale n'ayant pas échappé aux informateurs, leur solution est de compliquer un peu plus les choses en remettant en cause la notion de classe, en organisant des groupes de niveau thématique et hors classe et en multipliant les intervenants, en disqualifiant les repères…

… La suite qui aborde l'autre face de la question : l'enseignement collectif sera traité incessamment sous peu, car je suis présentement appelé à d'autres nécessités.

Écrit par : Egocentissimus | 14 août 2008

En tant que parent, j'aurais aimé que l'école primaire dispense à mes enfants un tel cours de géo mais pour enseigner ces belles choses si simples, à savoir absolument, il faut avoir une solide formation de base pour bien expliquer et parer aux questions éventuelles. On ne peut découvrir ces notions en même temps que les élèves et les enseigner efficacement. Donc, on en revient à la formation des maîtres.
Imaginez un maître qui enseignerait ces notions bêtement sans même savoir un peu ce qui les sous-tend. Ce serait lamentable, digne d'une caricature de b-a ba.
Bon, je n'ai pas tout épluché. Il y a peut-être des erreurs et des approximations. Là où j'ai visité, je n'en ai pas vu. C'est complet et simple avec beaucoup de vocabulaire de base.

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Ecrit par : Egocentissimus | 14 août 2008

Il m'agréerait que vous ne déformiez point votre pseudo qui est egocentRissimus. Ça n'a aucun sens autrement!

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

L'hétérogénéité est surtout éducative.
Même avec toutes les qualifications disciplinaires du monde, il est extrêmement difficile de maîtriser une classe de gamins mal élevés, que ce soit en petite section de la maternelle ou en terminale, et même après.
C'est le plus grand reproche qu'on puisse faire à tous nos ministres de l'éducation, ou presque; celui d'avoir préféré taper sur les profs que sur les parents, parce qu'électorale-
-ment, ça rapporte plus.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

C'est le revers de la politique nataliste, Christophe! J'ai longuement épilogué aujourd'hui sur ce sujet sans recevoir aucun écho. La France est la fille aînée de l'Eglise et laisse venir à elle les petits enfants.
Encourager les femelles à pondre sans se soucier de l' éducation et de la subsistance intellectuelle des œufs est un choix que la France assume assez mal mais dans lequel elle persiste.
Ceci dit, si l'école gérait pile-poil les classes maternelles, il y aurait certainement moins de quatrièmes intenables et de collèges hyperlaxistes ou hyperstricts. Que peut-on faire en quatrième quand on ne sait pas encore lire?

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Il fut une époque où au lieu de donner notre accord syndical et politique de gauche à la droite pour généraliser en France la constitution d'un ou deux groupes scolaires au chef lieu de canton ,on se battit pour conserver des petites écoles partout y compris des classes uniques de la ps au fin d'études avec 20 élèves,j'ai connu ça. Mea culpa.
Vaste erreur UID/UA.
Dans un groupe scolaire,on aurait pu alors faire des échanges de service histoire géo sciences etc en institutionnalisant un Mouvement adéquat,postes qualifiés.
Mais le syndicalisme des avantages acquis et de l'ancienneté ne fait pas bon ménage avec une vision d'avenir rationnelle.
Le pédagogisme convient très bien à la classe unique puisqu'il s'agit de ne rien apprendre en fait,mais d'animer.
Demander à un instituteur de tout savoir dans toutes les matières est utopique.
Dans les groupes scolaires,dès la rentrée,échangez vos services sur quelques heures.Je l'ai fait pendant des années dans un grand groupe,ça marchait bien.
Dans les petites écoles rurales,je ne vois pas de solution.
On regroupera peut-être un jour les communes et leurs écoles.
J'ai regardé les leçons de grammaire 3ème voie.
Groupe sujet groupe verbal déterminants ils s'encombrent encore.Pour pactiser avec le "modernisme pédagogiste" ?

Écrit par : bernard | 14 août 2008

Le débat, c'est école "lieu de vie" ou école "lieu de savoir". Faut opter pour l'un ou l'autre! Vous savez que j'opte pour le deuxième. La vie est ailleurs, bien sûr, et elle sera d'autant plus belle que l'école aura pu, en toute liberté, mener sa partie. Rien n'empêche de développer de riches structures d'accueil à côté de l'école qui soient des lieux de vie, centres aérés, MJC, colonies de vacances...
Recentrer clairement l'école sur son vrai rôle et ne pas lui faire porter tous les chapeaux et toutes les responsabilités des échecs cuisants. On va à l'école pour lire et compter, pour Pythagore et Rabelais, pour la Renaissance et le calcul intégral, etc... Enfin, c'est ainsi que je le vois.

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

@Dobolino
Je crois que mon déficit visuel me vaut un mécompte. J'avais cru lire EGOCENTISSIMUS, c'est à dire que mon EGO vaut à peine plus qu'un centime… Ce qui est tellement loin de la réalité que je l'ai interprété comme un énoncé paradoxal : Dobolino pense qu'à coté de moi, l'homme qui valait trois milliards fait partie des économiquement faibles.
S'il faut comprendre EGOCENTRISSIMUS, cela voudrait-il dire que Dobolino pense que je suis très égocentrique. Comment se peut-il ? Moi qui suis psychiatre, au lieu de me pencher sur les malheurs des psychiatres et de la psychiatrie, j'investis l'enseignement et les enseignants. Quelle meilleure preuve d'oblativité ?
Quoique, un psychiatre qui s'occupe des fous en général et des névrosés en particulier, et une vétérinaire qui s'occupe des bêtes en général et des ânes en particulier se préoccupent du tragique destin du corps enseignant est peut-être plus inquiétant qu'il ne parait pour le dit corps.

Urgocentrissimus

Écrit par : Éroticocentrissimus | 14 août 2008

Il fut une époque où au lieu de donner notre accord syndical et politique de gauche à la droite pour généraliser en France la constitution d'un ou deux groupes scolaires au chef lieu de canton ,on se battit pour conserver des petites écoles partout y compris des classes uniques de la ps au fin d'études avec 20 élèves,j'ai connu ça. Mea culpa.
Vaste erreur UID/UA.

Ecrit par : bernard | 14 août 2008
Vaste erreur qu'épargner trois quarts d'heure de route matin et soir à nos enfants! Allez vous cacher!
Chef lieu de canton, il a dit! Doit habiter en plaine plate ce couillon et ne pas s'imaginer une minute que Saint Dizier en Diois est au bout d'une vilaine route tortueuse et enneigée tout l'hiver. Catmano y a enseigné deux ans pour trois élèves et il n'était pas question pour elle de rentrer tous les soirs chez elle. Elle vous racontera quand elle reviendra, si le sujet est encore d'actualité, cette expérience de jeune instit'.
De chez moi au chef-lieu, et j'habite à trente mètres de la départementale, il y a une demi-heure au bas mot et en prenant des risques et en ne s'arrêtant pas. Si mes gosses avaient été scolarisés au chef-lieu, il eut été impensable de les scolariser avant le CP.
Oh! Bernard! La France, c'est pas le plat pays. Faut la contempler de près! Pas de la préfecture sur une carte Michelin toute plate. Y'a du dénivelé, des cols, des chemins de terre qui mènent à des fermes isolées, des éboulements dans les gorges profondes, des avalanches, des glissements de terrain. C'est pas si simple. Nous ne vivons pas tous en Beauce!

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

S'il faut comprendre EGOCENTRISSIMUS, cela voudrait-il dire que Dobolino pense que je suis très égocentrique. Comment se peut-il ? Moi qui suis psychiatre, au lieu de me pencher sur les malheurs des psychiatres et de la psychiatrie, j'investis l'enseignement et les enseignants. Quelle meilleure preuve d'oblativité ?

Ecrit par : Éroticocentrissimus | 14 août 2008

C'est une façade, une manipulation mentale! Tous les psychiatres sont égocentrés. C'est à cause de leur complexe d'infériorité. Ils cherchent à se rassurer en accusant les autres d'infériorité constitutive.
"Mais non, vous ne souffrez pas d'un complexe d'infériorité! Vous êtes inférieur! C'est quand vous l'aurez admis que vous serez heureux et épanoui."
Voilà résumé le discours des psychiatres de ville qui sont eux-mêmes convaincus de leur indéniable supériorité qu'ils ont bâti comme une forteresse sur leur propre complexe d'infériorité. C'est de l'oblativité qu'ils te disent. Et mon cul, c'est du poulet?

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Quoique, un psychiatre qui s'occupe des fous en général et des névrosés en particulier, et une vétérinaire qui s'occupe des bêtes en général et des ânes en particulier se préoccupent du tragique destin du corps enseignant est peut-être plus inquiétant qu'il ne parait pour le dit corps.

Urgocentrissimus

Ecrit par : Éroticocentrissimus | 14 août 2008

Ou alors psychiatres et vétérinaires ont aussi des brebis galeuses. Pour l'instant, ici, à ma connaissance, nous sommes deux vétérinaires pour un psychiatre, tous scrutant ce grand corps malade. Les vétérinaires sont nettement plus présents. Quelles conclusions en tirer?

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Je suis confuse, mais tellement confuse, je m'aperçois que j'ai oublié hier de rendre hommage aux qualités de prosateur de monsieur Brighelli. À la fin du billet où, avant le second tour, il rapporte sa conversation avec l'actuel ministre de l'Education- vous vous souvenez, la création de nouveaux IPES, nos augmentations de salaire...-, il écrit cette phrase remarquable:
"Ainsi parlions-nous dans les avoines folles du XIIème arrondissement et la nuit seule entendit nos paroles. "
Admirable! "et la nuit seule entendit nos paroles", ça nous fait bien un décasyllabe. Superbe!
Même "une pomme de terre" peut savourer, si je puis dire, une prose d'une telle qualité!

Écrit par : sarah | 14 août 2008

" Tels ils marchaient dans les avoines folles
Et la nuit seule entendit leurs paroles."

Eh bien Sarah, on ne reconnaît plus Verlaine?

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008

" Tels ils marchaient dans les avoines folles
Et la nuit seule entendit leurs paroles."

Eh bien Sarah, on ne reconnaît plus Verlaine?

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008

Désolée pour le doublon. Fausse manoeuvre.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008

Vous avez une idée bien négative des psychiatres, Dobolino. J'en connais pour ma part qui sont très bien.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008

"Il fut une époque où, au lieu de donner notre accord syndical et politique de gauche à la droite pour généraliser en France la constitution d'un ou deux groupes scolaires au chef lieu de canton , on se battit pour conserver des petites écoles partout y compris des classes uniques de la ps au fin d'études avec 20 élèves; j'ai connu ça. Mea culpa."

Ecrit par : bernard | 14 août 2008

Mais oui! C'est bien ça! L'école doit être rentable! Eurêka.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

"Vous avez une idée bien négative des psychiatres, Dobolino. J'en connais pour ma part qui sont très bien."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008

Je crois que c'est surtout Roger-go Felts qui agace Dobolino!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Roger, qui n'est assurément pas un grugé de l'ego! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Vous avez une idée bien négative des psychiatres, Dobolino. J'en connais pour ma part qui sont très bien.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008
En tant que copains ou en tant que soignants? Là est la question... Ceci dit, je me suis attachée à Felts. Probablement mon amour des bêtes... Au fait, notre hamster est guéri! Hier soir, je le donnais pour mort. Cette douloureuse épreuve nous est épargnée mais j'avoue mal démêler entre le lumbago et la pneumonie.

Écrit par : dobolino | 14 août 2008

Ou alors psychiatres et vétérinaires ont aussi des brebis galeuses. Pour l'instant, ici, à ma connaissance, nous sommes deux vétérinaires pour un psychiatre, tous scrutant ce grand corps malade. Les vétérinaires sont nettement plus présents. Quelles conclusions en tirer?

Ecrit par : dobolino | 14 août 2008


Sûrement une plus grosse clientèle que vous Dobolino, pas le temps de s'épancher. Le C.A, le C.A.........

Écrit par : carole | 14 août 2008

@sylvie huguet
Merci, je ne connaissais pas ces vers, le niveau baisse, j'en suis la preuve vivante!
J'ai eu un doute quand même "et la nuit seule entendit () paroles", ça me disait bien qq chose mais comme je trouve la phrase avec le XII ème arrondissement grotesque, que monsieur Brighelli m'a insultée ce matin et que je suis en pétard, je me suis lancée à tout hasard!

Écrit par : sarah | 14 août 2008

" En tant que copains ou en tant que soignants?"
écrit par Dobolino.

En tant que soignants. Enfin... Je n'en connais qu'un seul, à vrai dire. Je suis peut-être bien tombée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008

Petit paisan,je suis allé du cp au cm2 à mon école rurale, 6km à pied par jour 6 jours par semaine,hiver et le reste.
Ensuite 6ème /Philo, interne à 20 km, retour chez moi tous les quinze jours.
""""""""""""""""République,que m'as-tu fait vivre ? Tu n'as pas honte ? """"""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""
Vite un psy ou une cellule psychologique !

Écrit par : bernard | 14 août 2008

Pour vous, Sarah, le poème in extenso. Il est si beau qu'il adoucira peut-être votre humeur :
Colloque sentimental

Dans le vieusx parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le grand parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.

"Te souviens-t-il de notre extase ancienne?"
"Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?"

"Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve?" - "Non."

"Ah! Les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joigions nos bouches!"-"C'est possible."

"Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir!"
"L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir."

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles."

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008

vieuX parc

Te souvienT-il

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2008

@Sylvie Huguet écrit :
Vous avez une idée bien négative des psychiatres, Dobolino. J'en connais pour ma part qui sont très bien.

Moi aussi, Sylvie, j'en connais un qui est très bien : il est grand, beau, intelligent et il écrit des textes pleins de sagesse et de fantaisie, voire d'un grain de folie…

ÉGOUTCENTRISSIMUS

Écrit par : Égoutcentrissimus | 14 août 2008

En tant que parent, j'aurais aimé que l'école primaire dispense à mes enfants un tel cours de géo mais pour enseigner ces belles choses si simples, à savoir absolument, il faut avoir une solide formation de base pour bien expliquer et parer aux questions éventuelles. On ne peut découvrir ces notions en même temps que les élèves et les enseigner efficacement. Donc, on en revient à la formation des maîtres.
Imaginez un maître qui enseignerait ces notions bêtement sans même savoir un peu ce qui les sous-tend. Ce serait lamentable, digne d'une caricature de b-a ba.
Bon, je n'ai pas tout épluché. Il y a peut-être des erreurs et des approximations. Là où j'ai visité, je n'en ai pas vu. C'est complet et simple avec beaucoup de vocabulaire de base.
Ecrit par : dobolino | 14 août 2008
Parce que vous appelez cela un "cours de géo" ? Moi j'appelle cela de la merde en branche, du néant concentré, la part des anges de l'imbécillité.
Du Meirieu qui ne se sait pas Meirieu.
Puisque l'on est censé parler ici de formation des maîtres, il faudrait commencer par savoir ce qu'est un cours. Et par savoir ce qu'est la géographie.

Écrit par : guy morel | 14 août 2008

Demander à un instituteur de tout savoir dans toutes les matières est utopique.

Ecrit par : bernard | 14 août 2008

On ne demande pas à un instituteur de "tout savoir", mais de maîtriser les éléments des matières qu'il a à enseigner. Des générations d'instituteurs titulaires d'un brevet supérieur en ont été capables, et nos bac +5 ne le pourraient pas ?
Chercher l'erreur !

Écrit par : guy morel | 15 août 2008

Oh! Bernard! La France, c'est pas le plat pays. Faut la contempler de près! Pas de la préfecture sur une carte Michelin toute plate. Y'a du dénivelé, des cols, des chemins de terre qui mènent à des fermes isolées, des éboulements dans les gorges profondes, des avalanches, des glissements de terrain. C'est pas si simple. Nous ne vivons pas tous en Beauce!
Ecrit par : dobolino | 14 août 2008

Cela tombe bien !
Dobolino, vous me direz ce qui permet à un petit de CE-CM, dans le pseudo cours de géographie propulsé sur le site de la 3e voie, d'accéder à la compréhension de ce qui n'est pas la Beauce, et de la Beauce elle-même !

Écrit par : guy morel | 15 août 2008

"Il fut une époque où, au lieu de donner notre accord syndical et politique de gauche à la droite pour généraliser en France la constitution d'un ou deux groupes scolaires au chef lieu de canton , on se battit pour conserver des petites écoles partout y compris des classes uniques de la ps au fin d'études avec 20 élèves; j'ai connu ça. Mea culpa."

Ecrit par : bernard | 14 août 2008

Mais oui! C'est bien ça! L'école doit être rentable! Eurêka.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 août 2008

Christophe,
au lieu de vous moquer, vous feriez bien de relire ou de lire Muglioni "La gauche et l'école" !
Ce qui va dans le sens de l'économie, ce sont les EPLE, pas les classes uniques rurales.

Écrit par : guy morel | 15 août 2008

L'École et la Vie…

Je dis souvent à mes élèves que, pour moi, l'école est une MÉTAPHORE de la vie.

J'explique ce qu'est la métaphore –c'est au programme – et après je fais un sermon dans le cadre de ce que j'intitule "Monsieur Sanjuro explique la vie, volume 12, DVD 5 : la Vie"
(Je suppose que s'excuser de faire des sermons aux élèves n'autorise pas à en faire, mais au moins je leur montre que je suis conscient de ma vocation d'ecclésiastique rentré. Je leur dis que Voltaire prêchait en chaire le dimanche pour ses paysans à Ferney, donc j'ai un précédent laïque...)


Bref, l'école est une métaphore de la vie, et je pense qu'on y trouve deux catégories de "demi-habiles" :
ceux qui pensent que l'école EST la vie, et ceux qui pensent que l'école n'EST PAS la vie.

De façon amusante, il y a des élèves et des enseignants dans ces deux catégories.

Si vous êtes saoulé par le concept avant que j'aie fini de l'exposer, sautez au commentaire suivant, je n'y vois pas de mal. Sinon, je vais essayer de pas me perdre, il est quand même tard... sans garantie !

Ceux qui pensent que l'école EST la vie sont de deux sortes.

- On trouve d'abord nos amis pédagogistes, qui estiment que l'école est un lieu de vie, puisque c'est un lieu, et qu'on y vit. L'École est dans la société, la société est dans l'école. Ça paraît limpide. Le seul problème, c'est qu'un lieu de vie n'a pas de finalité, ou alors il n'est un lieu de vie que SECONDAIREMENT. Votre entreprise est aussi un lieu de vie, mais à part les machines à café, ça n'a pas d'incidence notable. Une entreprise est un lieu où l'on travaille, de même que le métro est un lieu de vie mais surtout un moyen de transport. Ils surévaluent cet aspect sans voir (ou en sachant parfaitement, je vais pas encore subdiviser) que cela éloigne potentiellement des missions PREMIÈRES de l'école (pour moi, instruire et former l'esprit).

Mais il y a aussi des élèves qui pensent que l'école est un lieu de vie. Ils font leur vie à l'école, et croient que la vie est exactement comme l'école. Ceux-là réussissent parfaitement bien à l'école, puisque leur vie est entièrement bâtie sur ce qu'on y fait. Ils se conforment si parfaitement aux règles et au fonctionnement de l'école qu'ils en perdent de vue, eux aussi, la finalité. L'école n'est pas un moyen mais une fin. Ils agissent en parfaits fonctionnaires, au sens péjoratif du terme. Je les vois quitter ma salle, et je me demande parfois s'ils ont appris autre chose que le strict contenu de leurs leçons. Ils l'oublient d'ailleurs avec entrain, sans doute, ne mémorisant que ce qui est nécessaire pour le contrôle que je vais leur donner. Je suppose qu'ils finissent par s'adapter à la vraie vie, mais je doute que l'école leur ait servi.

D'autre part, il y a ceux qui pensent que l'école n'EST PAS la vie. Ils estiment que ce qu'on y apprend n'est pas utile, ou pas assez en situation. Quand on apprend une langue dans son pays, on apprend pas les listes de verbes irréguliers, alors c'est artificiel. Pour écrire des lettres à la sécu, pas besoin de littérature, etc.
D'autres sont simplement réfractaires au fonctionnement de l'institution scolaire, soit qu'ils aient une mentalité individualiste, soit que papa et maman soient à genoux devant leur intelligence. Ceux-là comptent mettre en œuvre des stratégies, dans la vie, qui n'auront pas grand-chose à voir avec ce qu'on attend d'un élève. Ils ont parfois raison, quand on voit leur réussite professionnelle, et parfois tort parce qu'il leur suffirait de mettre en perspective ce que l'école leur apporte, au lieu de le rejeter comme non pertinent. Ils réussissent, mais se vantent de "n'avoir rien appris à l'école", gagnent beaucoup d'argent en étant restés incultes, ou bien ils se ramassent parce que leur bagage scolaire ne suffit pas pour leurs ambitions, en fin de compte.

Un prof qui pense que l'école n'est pas la vie est facile à repérer : il se contente de faire son boulot au minimum, et considère que toutes les petites vexations qu'il subit de la part des élèves seront soldées par la société. Il jubile à l'idée que les patrons, la police, l'armée ou le mariage mettront plus tard du plomb dans ces cervelles juvéniles, et cette pensée l'aide à tenir...

Je pourrais continuer comme cela longtemps, mais coupons court.

Là où je veux en venir, c'est que quand on discute des cas individuels en conseil de classe (pour des orientations de seconde, ou pour des avis sur les livrets en terminale) je trouve que souvent cette question du rapport à l'école est essentielle pour comprendre le fonctionnement des élèves (ou des profs, pour le coup).

Voir les choses sous cet angle permet selon moi de varier les conseils d'orientation ou les avis sur le redoublement de façon plus fine, même si les résultats chiffrés sont sans appel : ce serait une erreur de considérer qu'une note standard (mettons 10/20) est requise dans tous les cas pour passer en classe supérieure : certains élèves en effet, dans ma classification, sont très intelligents, mais ne travaillent pas, et on sait qu'ils réussiront. Ils ne travaillent pas parce qu'ils ont l'espoir d'exister en face de l'institution, ou face aux adultes, et on peut parier qu'effectivement ils survivront très bien après leur sortie du système scolaire. Bien sûr, il y a aussi le cas fréquent et moins plaisant du prétentieux qui croit tout savoir et court à sa perte. Celui-là, c'est parfois avec regret qu'on le retient une année de plus, mais dans quelques cas c'est mieux pour lui...

D'autres au contraire ont "tout fait comme il faut", mais on les laisse passer avec regret, car on a l'impression qu'ils n'ont pas tiré profit de ce qui a été fait. Ils observent les textes, forment des phrases, répondent aux questions, mais ils ne retirent rien au fond de ce qui leur est dit. Ils se sont suradaptés à un milieu artificiel, qui devait être le prétexte à une réflexion sur ce qui les entoure.

Désolé d'avoir été aussi long, mais je roule ces réflexions dans ma tête en ce moment...

Pour résumer, je dirais que la sociologie et la psychologie des élèves ont un rôle important dans le processus d'apprentissage, et qu'on y prête peu d'attention parmi les penseurs en vue des "sciences de l'éducation", à part pour en tirer des schémas simplistes.

En gros, les parents transmettent un bagage culturel (ou pas), les élèves vont à l'école et apprennent, et s'ils ne comprennent pas, c'est qu'on ne leur fait pas assez faire par eux-mêmes et qu'ils s'ennuient, ou qu'on doit leur réexpliquer. Là se trouvent les seuls leviers du problème, pour eux.

Pour moi, la façon dont l'élève appréhende l'école, et le rôle qu'il accepte (ou pas, ou trop facilement) d'y jouer, constitue un point central, et particulièrement dans les situations d'échec scolaire que j'ai eu à traiter au lycée.

On peut prolonger cette réflexion d'une façon plus générale (non, pitié !) en disant que l'école est une promesse. La teneur de cette promesse, telle que l'institution l'élabore de façon dynamique, et sa réception par les parents ou les élèves conditionne aussi grandement les apprentissages. Disons pour être plus précis que beaucoup d'élèves se dirigent vers des études courtes ou professionnelles en fonction de leur culture familiale, et non en fonction de leurs capacités propres. Inversement, un fils de cadre se voit faire une Terminale S ou rien. Chacun voit dans l'école un outil auquel il peut demander, dont il peut attendre un certain degré d'attention et de service. De façon plus personnelle, aussi, chaque élève s'estime à un certain niveau dans les différentes disciplines. Il attend souvent que le professeur lui confirme ce niveau (je vaux 11 en français, si le prof me met 11 à cette copie, c'est normal) et calibre même ses efforts dans une discipline pour demeurer à ce niveau défini. Là encore, il y a à creuser pour trouver des moyens, peut-être, de redéfinir le pacte social ou individuel qu'offre l'institution scolaire.

Bon, j'arrête là, merci de votre attention.

Écrit par : sanjuro | 15 août 2008

Toujours aussi passionnant, Sanjuro... Mais ne pensez-vous pas que, de manière intermédiaire aux "catégorise" que vous décrivez, il y en ait, justement, qui déclinent des caractéristiques de chacune? De la même manière qu'on parle, concernant les apprentissages, de "visuels", d'auditifs", des "mixages entre différentes catégories ne sont-ils pas possibles, d'après vous?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 août 2008

Guy Morel est parvenu à revenir au fil de discussion au moment où j'avais mauvaise conscience d'avoir évoqué la vie laborieuse des miens - hantise du hors-sujet - en dépit des épreuves de l'existence et de leur détermination à les surmonter avec bon sens et lucidité. Je me dis qu'il leur aura fallu à la fois des qualités de caractère et des ressources intellectuelles pour s'en sortir au mieux. Leur exemple, semblable à celui de mes maîtres qui eux aussi avaient eu leur part " d'emmerdes" a joué un rôle essentiel pour construire ma vie professionnelle et privée qui n'a rien de spectaculaire mais a suivi son bonhomme de chemin. Institutrice de classe unique à mes débuts, chargée d'un secrétariat de mairie et du ménage de la classe ( je voulais refuser ce travail supplémentaire mais le syndicat me conseiila de l'accepter pour que l'emploi restât associé au poste dans l'éventualité d'un chargé de famille et ce fut effectivement le cas l'année suivante) j'ai réussi vaille que vaille, et non sans beaucoup de travail, à m'organiser, à décrocher le CAP deux mois après la rentrée. En milieu d'année "ça tournait" comme me le déclara le conseiller pédagogique venu faire un petit tour sans prévenir ( c'était la règle) au second trimestre.
Je n'avais que mon bac et une année de formation professionnelle , fort intéressante, mais dispensée au pas de charge entre théorie et pratique et il n' y avait pas à discuter.

J'en arrive au fil de discussion concernant la formation des maîtres. L'an dernier, dans un village voisin, l'institutrice s'absenta pour suivre un stage de formation sur l'enseignement d'une langue étrangère à l'école primaire. Elle fut remplacée par un stagiaire de l'IUFM dont le comportement étonna la population. Il arrivait en retard, et prolongeait les récréations bien au delà de la durée nécessaire. Quelques personnes se permirent quelques remarques. Il répondit qu'il ne s'en sortait pas car la classe comportait deux niveaux.
Je me demande donc tout simplement si on apprend à surmonter les "emmerdes" dans la formation dispensée dans les IUFM.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 août 2008

Hélène, les stages de formation continue sont prévus pour que les stagiaires IUFM pussent prendre la classe, et non l'inverse.
Votre PE2 fait preuve d'une inconséquence condamnable en arrivant en retard et en prolongeant les récréations. Mais vous devez parfaitement savoir, (et vos messages en font foi à chaque fois) qu'on n'apprend à maîtriser valablement les "emmerdes" qu'au bout d'un certain nombre d'années sur le terrain. Et plus ou moins vite, selon qu'on ait plus ou moins de talent, et qu'on soit plus ou moins bosseur!
Par ailleurs, j'ai vu beaucoup de PE2, (la plupart, même), revenir de stage un peu scandalisés par le laxisme de certains instits chevronnés concernant la longueur des récréations. Alors, vous savez... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 août 2008

Les réformateurs ne demandent pas à l'enseignant d'être vierge et martyr, mais c'est tout comme… Par cette focalisation sur l'individualisation de la prise en charge, ils enferment l'enseignant dans une situation sans issue, avec un niveau d'exigence maximum dans l'investissement et une rentabilité minimum dans les résultats.
Cette issue fatale n'ayant pas échappé aux informateurs, leur solution est de compliquer un peu plus les choses en remettant en cause la notion de classe, en organisant des groupes de niveau thématique et hors classe et en multipliant les intervenants, en disqualifiant les repères…( ego/ felts...)

J'aime bien ce que vous dites-là, Felts; et d'ailleurs, les interventions de certains parents ici montrent qu'on leur a fait croire depuis quelques années qu'une bonne école serait une école qui se pencherait sur LEUR petit en particulier. Or, une des vertus de l'école, me semble-t-il, est exactement le contraire; quand elle fonctionne bien, quand les gamins savent lire et écrire, j'entends, elle doit soumettre LE petit aux exigences intellectuelles du groupe, même si par moments LE petit se sent "moins bon", même s'il doit aussi subir le regard des autres et leurs réflexions. La mode qui consiste par exemple à ne plus donner pudiquement lecture des notes à voix haute aux élèves va dans le sens de cette individualisation trompeuse de l'enseignement. Et je n'y cède jamais même si tous les ans les élèves me le demandent.
Dans des contextes" normaux", ( je ne parle pas de bahuts de fous)les élèves profitent incontestablement d'une émulation qu'ils n'auront jamais en cours particuliers. Et le prof aussi.
Cela explique aussi pourquoi les cours de soutien, individualisés, PPRE et toutes les conneries du genre ne marchent jamais avec les très très mauvais élèves. Ce sont des élèves qui lorsqu'ils acceptent d'en faire un minimum ne le font que parce que les autres copains vont les voir, les apprécier, les juger correctement.

Écrit par : Sanseverina | 15 août 2008

Les vétérinaires sont nettement plus présents. Quelles conclusions en tirer?

Ecrit par : dobolino | 14 août 2008


Sûrement une plus grosse clientèle que vous Dobolino, pas le temps de s'épancher. Le C.A, le C.A.........

Ecrit par : carole | 14 août 2008

C'est une hypothèse qui se tient... J'en ai une autre: les psychiatres en ont leur claque de causer avec des humains et vont au zoo et à l'aquarium pour se détendre. Les vétos passent le plus clair de leur temps à décoder des muets et viennent ici pour se détendre.
Ceci dit, Carole, mon CA se porte de mieux en mieux, surtout si on tient compte de la récession explosive de cette belle année 2008. Je vais à nouveau me retrouver face à "développer or not développer". Quelle galère, ce boulot!
Une borie à Lure, je ne vois que ça...

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

Cela tombe bien !
Dobolino, vous me direz ce qui permet à un petit de CE-CM, dans le pseudo cours de géographie propulsé sur le site de la 3e voie, d'accéder à la compréhension de ce qui n'est pas la Beauce, et de la Beauce elle-même !

Ecrit par : guy morel | 15 août 2008

L'enseignant, espèce de naïf! Tout dépend de qui manipule ces fifiches. Un PE à fifiche ou ma sœur (qui d'ailleurs bat le beurre! Quand elle battra etc..., vous connaissez la suite, j'espère?)
On offre un canevas qui n'est bien évidemment pas un cours à réciter bêtement. Si le gars qui enseigne ignore tout de Péguy et de la présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres, ça risque d'être un peu chiant mais toujours plus productif que ce qu'a servi à ma fille l'abrutie qui lui a fait construire ses savoirs dans le paté et la patée pendant quatre ans sur les cinq de Primaire.
Je persiste à penser que la troisième voie est une solution gourouesque moins néfaste et plus productive que Frackowiak. A tant qu'à avoir besoin d'un gourou...

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

En fait, M'sieur Morel, on peut le résumer ainsi
http://www.allpotes.ch/images/photos/h_shadoks/shadoks_intelligence_connerie.jpg
Ce qui nous ramène à la formation des maîtres ou, plus exactement, à la sélection des maîtres. Si on ne recueille pour l'enseignement maternel et élémentaire que la lie de la course universitaire, va falloir assurer au niveau fifiches!

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

Parce que vous appelez cela un "cours de géo" ? Moi j'appelle cela de la merde en branche, du néant concentré, la part des anges de l'imbécillité.
Du Meirieu qui ne se sait pas Meirieu.
Puisque l'on est censé parler ici de formation des maîtres, il faudrait commencer par savoir ce qu'est un cours. Et par savoir ce qu'est la géographie.

Ecrit par : guy morel | 14 août 2008
Moi, ce que j'appelle de la merde en branche, c'est les paumés abrutis débiles incultes qu'on recrute comme enseignants depuis belle lurette. Je vais faire passer le BAFA à mes deux gosses car je suis certaine qu'avec ce diplome, dans dix ans max, ils pourront se faire quelques sous comme vacataires à l'Ed. Nat. où ils ne seront pas pires enseignants que bien d'autres diplomés ad hoc.

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

Ca y est, Dobolino a ses ragnana.c'est trois fois par mois, maintenant.

Écrit par : troll | 15 août 2008

Je me demande tout simplement si Hélène s'est déjà fait gamahucher pendant ses ragnagnas.

Écrit par : troll | 15 août 2008

Cela tombe bien !
Dobolino, vous me direz ce qui permet à un petit de CE-CM, dans le pseudo cours de géographie propulsé sur le site de la 3e voie, d'accéder à la compréhension de ce qui n'est pas la Beauce, et de la Beauce elle-même !

Ecrit par : guy morel | 15 août 2008

L'enseignant, espèce de naïf! Tout dépend de qui manipule ces fifiches. Un PE à fifiche ou ma sœur

Ecrit par : dobolino | 15 août 2008
Etant par ailleurs entendu que ma sœur n'a nul besoin de ces fifiches pour gérer son cours de géo...
Pour en revenir à la géo, je me souviens parfaitement de ce que j'avais retiré en 1967 du cours de géo CE2 sur les points cardinaux: il me suffisait de me mettre debout dans la position du crucifié pour que l'est soit à main droite, l'ouest à main gauche, le sud dans mon dos et le nord devant moi. J'ai depuis un peu évolué sur ces notions.
Le cours sur l'adjectif possessif me faisait écrire leures maisons. J'ai également sur ce point un peu évolué depuis... sans être au top sur tous les sujets pour autant. La raison pure et le matérialisme historique, la littérature chinoise du XV° siècle, la théorie des ensembles, j'en passe et des meilleures. J'ai même un peu de peine à comprendre la politique de l'euro fort mais c'est pas de la faute à mes instituteurs de primaire.

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

Ca y est, Dobolino a ses ragnana.c'est trois fois par mois, maintenant.

Ecrit par : troll | 15 août 2008

Ne pas confondre logorrhée et ménorrhée.

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

L'enseignant, espèce de naïf! Tout dépend de qui manipule ces fifiches. Un PE à fifiche ou ma sœur (qui d'ailleurs bat le beurre! Quand elle battra etc..., vous connaissez la suite, j'espère?)
On offre un canevas qui n'est bien évidemment pas un cours à réciter bêtement. Si le gars qui enseigne ignore tout de Péguy et de la présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres, ça risque d'être un peu chiant mais toujours plus productif que ce qu'a servi à ma fille l'abrutie qui lui a fait construire ses savoirs dans le paté et la patée pendant quatre ans sur les cinq de Primaire.
Je persiste à penser que la troisième voie est une solution gourouesque moins néfaste et plus productive que Frackowiak. A tant qu'à avoir besoin d'un gourou...

Ecrit par : dobolino | 15 août 2008

Oui ,vous avez bien raison.
.....
Si déjà le commun des pédagogistes de base adoptait petit à petit cette façon de faire dans la classe, parce qu'il n'aurait pas le sentiment de se renier,ce serait un grand bond en avant.
La 3ème voie n'est pas une impasse,c'est une première marche pour les hésitants .
Quand il n'y a pas de coca,je prends du pepsi.

Écrit par : bernard | 15 août 2008

@sylvie Huguet
Merci de la peine que vous avez prise. C'est l'un des poèmes ls plus connus de Verlaine, je l'ai croisé et recroisé, je ne sais combien de fois et je ne l'ai pas reconnu!
Pourquoi, comme tant d'autres, a-t-il "glissé" ainsi sur moi?
Voyez-vous, au collège et au lycée, j'étais terrorisée par ce qu'il est convenu d'appeler le français. En première, je passais le samedi après-midi à la bibliothèque municipale pour lire des études à propos de l'auteur du texte sur lequel je devais écrire un commentaire composé. Si j'avais une intuition, il n'était pas question que je la suive sans avoir de garants! Difficile dans ces conditions d'éprouver une émotion quelconque, n'est-ce pas?
En revanche, j'avais emprunté au CDI une vieille anthologie bilingue de la poésie espagnole de Mathilde Pomès, que je gardais sur les genoux en cours-j'étais au fond de la classe- et j'apprenais avec enthousiasme et l'espagnol et des dizaines de vers espagnols.
Mes professeurs de français, je les trouvais acides et méprisants -en général, rarement avec moi mais..- . Avec le recul, je me dis que certains étaient peut-être terrorisés eux aussi.
Je ne parlerais sans doute pas si j'étais seule atteinte! mais je suis TZR et j'ai eu souvent l'occasion de parler avec des collègues que je remplaçais et certains m'ont avoué avoir éprouvé en tant qu'élève ou éprouver encore parfois -à des degrés divers- cette panique devant un texte à expliquer.
En passant, tous ces collègues étaient, comme moi, d'origine modeste, c'est bien pour cela que l'expression "culture bourgeoise" ne me semble pas aussi sotte qu'on veut bien le dire.
Cette peur, je ne devrais plus raisonnablement l'éprouver, je suis agrégée de lettres classiques, j'ai eu 9.5 à l'oral en français, ce qui n'est pas extraordinaire mais pas déshonorant non plus , j'ai été inspectée, ça s'est très bien passée et pourtant...

Écrit par : sarah | 15 août 2008

Sarah, moi aussi j'ai éprouvé cette panique face aux textes à expliquer, moins lorsque j'étais élève (je réussissais très bien en français) que lorsqu'il m'a fallu préparer des cours, alors que j'avais été reçue à l'agrégation avec un très bon rang. C'était en fait la peur de n'être pas à la hauteur une fois confrontée à la classe. Pour ce qui est de la "culture bougeoise", j'ai sans doute eu la chance d'être intiée à la poésie hors du cadre scolaire, par un père qui en était féru - et qui appartenait pourtant à la classe ouvrière. J'ai ainsi lu Les Fêtes galantes et Les Fleurs du mal quand j'avais une douzaine d'années, avec un pur enchantement.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 août 2008

Pour en revenir aux très intéressantes réflexions de Sanjuro sur les rapports de l'école et de la vie, je voudrais dire qu'il y a une autre façon de les confondre. Lorsque j'ai fait mes études, le système méritocratique fonctionnait encore à plein, et il me réussissait particulièrement. La grosse erreur que j'ai faite, c'est que je me suis imaginé que "la vie" fonctionnait exactement de la même manière, que dans tous les domaines c'était toujours "à chacun selon ses mérites". Il m'a fallu pas mal de temps pour comprendre que c'était faux.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 août 2008

---
On n'est pas sorti de l'auberge.
JPB
---
nous ne sommes pas toutes sorties de votre verge, gentil monsieur à la queue longue....

Écrit par : lea | 15 août 2008

La 3ème voie n'est pas une impasse,c'est une première marche pour les hésitants .
Quand il n'y a pas de coca,je prends du pepsi.

Ecrit par : bernard | 15 août 2008

Moi aussi, même si le PEPSI a un peu le goût de la punaise écrasée (punaise de sacristie?).
Donc, M. Guy Morel, si nous pouvions déjà obtenir que se déroule, du 05/09 au 05/07, un cours de géo codifié à la portée du niveau intellectuel des PE moyens en fonction, tous les mardis, de 14H15 à 15H00, selon un schéma régulier, quels que soient les divers téléthons et tsunamis extérieurs, avec contrôle écrit ou oral (alternativement, pour laisser sa chance à tous) des acquisitions le mardi suivant de 13H50 à 14H15, on aurait déjà fait un pas de géant.
Et, si la troisième voie est un pas de fourmi, c'est que la troisième voie se met à la portée du matériel existant et ne se destine pas à une élite très imaginaire.

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

"... gentil monsieur à la queue longue..."
croit savoir Léa.
Y'en a qui ont cafté ? :-)))

Bon, cela dit, la Pintade va recevoir demain le Dalaï-lama. Qui a dit que si elle avait été élue, nous n'en serions pas là ? Je ne répèterai pas ce qui a été fort bien dit par d'autres déjà ici même, ou ailleurs, mais vouloir absolument se distinguer du Petit Nicolas en offrant une audience (à tous les sens du terme) au chef potentiel d'un état théocratique et esclavagiste, ce n'est plus gauche, c'est maladroit...
JPB

Écrit par : brighelli | 15 août 2008

La grosse erreur que j'ai faite, c'est que je me suis imaginé que "la vie" fonctionnait exactement de la même manière, que dans tous les domaines c'était toujours "à chacun selon ses mérites". Il m'a fallu pas mal de temps pour comprendre que c'était faux.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 août 2008

Nous nous rejoignons donc! C'est exactement ce que j'expliquais sur l'ascension et la chute de ma famille. Je discutais l'autre jour avec un professeur renommé qui a eu de la peine à obtenir sa mutation et qui, alors qu'il luttait pour ce faire, a complètement omis d'en causer un peu avec un de ses amis Ministre de la République et fort bien placé pour lui donner un bon coup de pouce. Une sorte de mélange d'orgueil et d'honnêteté... Nous sommes les purs produits de la méritocratie et avons bien de la peine à comprendre que c'est fini et que, quelque part, ça n'a fonctionné que dans notre imaginaire, à une époque où il y avait un mécanisme d'aspiration vers le haut parce que la demande était forte et qu'il fallait élargir l'offre.

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

vouloir absolument se distinguer du Petit Nicolas en offrant une audience (à tous les sens du terme) au chef potentiel d'un état théocratique et esclavagiste, ce n'est plus gauche, c'est maladroit...
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 août 2008

Vous ne connaissez pas les boudhistes français???!!!
Moi, je les fréquente depuis 25 ans, que mon corps s'en défende ou pas, et ces gars/filles-là, au deuxième tour, voire même au premier, ont voté Ségo. La pintade n'est pas si conne, elle soigne son électorat. Cette gonzesse a parfaitement raison, dans son optique a. D'autant plus que y'a des afficionados du dalaïlala qui sont carrément encartés au PS et sanglotant d'amour devant Fracko et Meirieu, ces grands incompris. Faut remettre les petons sur terre, de temps en temps, mon cher!

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

Brighelli, y'a des fois où il faudrait que vous sortiez de votre tour d'ivoire! Merde, à la fin! Vous n'avez donc rien pigé à la naissance et l'évolution du mouvement hippie? Y'a des claques qui se perdent, j'vous jure! Je suis d'une colère! mais vous vivez donc où? C'est les voix de Bové qu'elle récupère, la meuf, celles de Besancenot, celles des abstentionnistes, peut-être même certaines de voix de Bayrou...
you hou! je vous parle de France!
Ce ne sont pas là les voix de De Villiers, malgré la communauté d'objectifs, qu'elle retape en s'entretenant avec Dalaïlala.

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

Dites-moi que vous le saviez, par pitié, Brighelli! C'est une telle évidence, tellement indiscutable. Ce serait effectivement une belle pintade si elle ne recevait pas dalaï et Sarko serait un beau con s'il le recevait sans faire de manières. Il n'a guère de temps à perdre pour des électeurs français qu'il hérisse avant d'agir.

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

Le site du centre Zen de Montpellier possède une page d'humour bouddhiste. Quelques morceaux choisis :

"Fixer son esprit sur un objet unique pendant douze secondes s'appelle concentration ou dhaâranâ. Fixer son esprit sur un objet unique pendant deux minutes et demie s'appelle médiation ou dhyâna Fixer son esprit sur un objet unique pendant une demi-heure s'appelle transe ou samâdhi. Fixer son esprit sur un objet unique au-delà d'une demi-heure s'appelle coma et il faut appeler tout de suite le 15 ou le 18."


L'esprit de Ségo sera fixé sur ses futurs électeurs (pourvu qu'elle ne rentre pas en transe), mais si elle parle, le Dalai-lama comprendra-t-il ce qu'elle veut dire. Si elle est aussi bonne en anglais qu'en espagnol, il a du soucis à se faire.


Viens de voir une émission sur CNN en espagnol. Leurs journalistes sont allés dans des cyber à Pekin, pas de censure sur internet. Ils ont surfé sur google sans problème.

Écrit par : carole | 15 août 2008

L'esprit de Ségo sera fixé sur ses futurs électeurs (pourvu qu'elle ne rentre pas en transe), mais si elle parle, le Dalai-lama comprendra-t-il ce qu'elle veut dire. Si elle est aussi bonne en anglais qu'en espagnol, il a du souci à se faire.

Ecrit par : carole | 15 août 2008

Se comprendre! Vous avez de ces mots! L'essentiel est que ces futurs électeurs soient flattés dans le sens du poil!
Ceci dit, ça caille. On vient d'allumer un feu et on supporte ça très bien. Putain de mistral!

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

De toute façon, chez nous, la gauche n'est élue aux présidentielles que quand la droite a vraiment exaspéré tout le monde et c'est très difficile à obtenir. Je suis certaine que Sarko le sait bien mieux que moi. Attendons 2011.

Écrit par : dobolino | 15 août 2008

OK pour "décoder"

"La gauche", cela veut encore dire quelque chose ?

Écrit par : carole | 15 août 2008

"La droite", on sait ce que ça veut dire.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 août 2008

PETITION = Fanny Truchelut doit être relaxée…

TOUS LES DÉTAILS SUR LE SITE RIPOSTE LAÏQUE :

http://www.ripostelaique.com/#sp1242

Écrit par : Roger Felts | 15 août 2008

Au moins C Sibille, on n'a pas tout perdu !
Vous n'êtes pas en train de pouponner à cette heure ?

Felicidades para la pequena.

Écrit par : carole | 15 août 2008

Dobolino, je sais fort bien que Royal pense récupérer tout ce qui traine de mous de la coiffe, et que le post-modernisme en a enfanté des cageots. Mais si la gauche en est à tenter de récupérer les descendants des "hare krishna" des années 70, qui nous faisaient bien marrer quand même, c'est qu'elle n'a rien compris au discours qu'elle devrait tenir - et qui s'adresserait à ceux qui, actuellement, ne partent pas en vacances, et ont, comme disait Prévert, "le pain quotidien relativement hebdomadaire". La chasse aux électeurs n'excuse pas tout, et s'il reste des électeurs de gauche au PS, ils savent bien que ce n'est pas pour elle qu'il faut voter.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 août 2008

"S'il reste des électeurs de gauche au PS, ils savent bien que ce n'est pas pour elle qu'il faut voter.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 16 août 2008

Il en reste certainement, et de moins en moins qui voteront pour elle.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

"Vous n'êtes pas en train de pouponner à cette heure ?
Felicidades para la pequena."

Ecrit par : carole | 15 août 2008

Hé non! Et à celle-ci non plus!
Ma vie privée vous intéresse? Vous avez tort, c'est un vrai désastre!!! ;-)
Mais merci quand même pour la queue de message!
(Même si elle n'est pas aussi longue que celle de Jean-Paul... ;-())

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

Pétition signée, Roger.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

Le laxisme de certains instits chevronnés, c'est exact Christophe et ce n'est pas nouveau. Quand j'ai pris mon premier poste à la rentée 67, j'ai succédé à un instit ,bien en place, qui prolongeait les parties de balle aux prisonniers bien au delà de la récréation dans le cadre de l'EPS et n'éprouvait pas le besoin de sensibiliser les gosses à la musique, au chant, ni aux arts plastiques. Il n'y avait absolument RIEN comme matériel pédagogique dans l'armoire de la classe et j'ai démarré ces activités avec mes disques et l'aide de la commune car les habitants avaient remarqué justement que les récrés ne s'éternisaient pas ,détail qui fit agréer ma demande.
Autre exemple : mon mari , passionné d'histoire et de généalogie a dépouillé toutes les archives de sa commune. Il aimait bien son instit. Sa maîtrise de la langue, de l'arithmétique et du calcul mental sont d'un haut niveau. Néanmoins j'ai souvent entendu cette petite phrase: " Ah, il était bien le père S..., on travaillait, on a appris des choses qui sont restées, mais tout de même en histoire ça a toujours été la même chose pendant toute ma scolarité et jusqu'au certificat l'histoire se limita des Gaulois à Louis XIV."
Enfin, ayant été documentaliste, 17 ans, fonction qui permet d'entendre et de voir beaucoup de choses, j'ai observé tous les cas de figure : titulaires compétents et passionnés ou à l'inverse ronrons et pantouflards ; débutants perdus ou au au contraire manifestant une force intérieure surprenante. Beaucoup de collègues me disaient bonjour et me considéraient apte à entretenir une conversation constructive tandis que certains ou certaines me regardaient de haut. J'entends encore cet agrégé arrogant me répondre dans les années 85 : "Tu ne crois pas que je vais m'intéresser au concours de la Résistance. Ca me fait chier. J''ai ma thèse à finir moi, et tu diras au censeur que je l'emmerde." N'ayant pas été habituée à tenir ce genre de propos,il me fallut transmettre le message à la direction en termes beaucoup plus corrects non lui avoir conseillé cependant de faire sa commision lui-même. Mais je savais bien que la direction n'était pas digne de lui non plus.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 août 2008

c'est qu'elle n'a rien compris au discours qu'elle devrait tenir - et qui s'adresserait à ceux qui, actuellement, ne partent pas en vacances, et ont, comme disait Prévert, "le pain quotidien relativement hebdomadaire".

Oui, le PS toutes tendances confondues se moque éperdument de ceux qui font les poubelles pour manger un peu. Et même ceux qui se penchent sur la question ne font que s'y pencher de loin, adoptant un discours qui peut marcher en termes de voix électorales mais l'adoptant de manière uniquement opportuniste.
Il n'y aura que la pression de quelques individus, de quelques "gens de courage" qui pourra avoir un peu de poids pour faire avancer ponctuellement les choses. On aimerait bien avoir une vraie opposition, digne de ce nom dans ce pays.

Écrit par : Sanseverina | 16 août 2008

Quand Muray évoquait Ségolène :


LE SOURIRE À VISAGE HUMAIN
Notre époque ne produit pas que des terreurs innommables, prises d’otages à la chaîne, réchauffement de la planète, massacres de masse, enlèvements, épidémies inconnues, attentats géants, femmes battues, opérations suicide. Elle a aussi inventé le sourire de Ségolène Royal. C’est un spectacle de science-fiction que de le voir flotter en triomphe, les soirs électoraux, chaque fois que la gauche, par la grâce des bien-votants, se trouve rétablie dans sa légitimité transcendantale. On en reste longtemps halluciné, comme Alice devant le sourire en lévitation du Chat de Chester quand le Chat lui-même s’est volatilisé et que seul son sourire demeure suspendu entre les branches d’un arbre.

On tourne autour, on cherche derrière, il n’y a plus personne, il n’y a jamais eu personne. Il n’y a que ce sourire qui boit du petit-lait, très au-dessus des affaires du temps, indivisé en lui-même, autosuffisant, autosatisfait, imprononçable comme Dieu, mais vers qui tous se pressent et se presseront de plus en plus comme vers la fin suprême.

C’est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l’homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l’avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien.

C’est un sourire tutélaire et symbiotique. Un sourire en forme de giron. C’est le sourire de toutes les mères et la Mère de tous les sourires.

Quiconque y a été sensible une seule fois ne sera plus jamais pareil à lui-même.

Comment dresser le portrait d’un sourire ? Comment tirer le portrait d’un sourire, surtout quand il vous flanque une peur bleue ? Comment faire le portrait d’un sourire qui vous fait mal partout chaque fois que vous l’entrevoyez, mal aux gencives, mal aux cheveux, aux dents et aux doigts de pieds, en tout cas aux miens ?

Comment parler d’un sourire de bois que je n’aimerais pas rencontrer au coin d’un bois par une nuit sans lune ?

Comment chanter ce sourire seul, sans les maxillaires qui devraient aller avec, ni les yeux qui plissent, ni les joues ni rien, ce sourire à part et souverain, aussi sourd qu’aveugle mais à haut potentiel présidentiel et qui dispose d’un socle électoral particulièrement solide comme cela n’a pas échappé aux commentateurs qui ne laissent jamais rien échapper de ce qu’ils croient être capables de commenter ?

C’est un sourire qui a déjà écrasé bien des ennemis du genre humain sous son talon de fer (le talon de fer d’un sourire ? la métaphore est éprouvante, j’en conviens, mais la chose ne l’est pas moins) : le bizutage par exemple, et le racket à l’école. Ainsi que l’utilisation marchande et dégradante du corps féminin dans la publicité.

Il a libéré le Poitou-Charentes en l’arrachant aux mains des Barbares. Il a lutté contre la pornographie à la télé ou contre le string au lycée. Et pour la cause des femmes. En reprenant cette question par le petit bout du biberon, ce qui était d’ailleurs la seule manière rationnelle de la reprendre ; et de la conclure par son commencement qui est aussi sa fin.

On lui doit également la défense de l’appellation d’origine du chabichou et du label des vaches parthenaises. Ainsi que la loi sur l’autorité parentale, le livret de paternité et le congé du même nom. Sans oublier la réforme de l’accouchement sous X, la défense des services publics de proximité et des écoles rurales, la mise en place d’un numéro SOS Violences et la promotion de structures-passerelles entre crèche et maternelle.

C’est un sourire près de chez vous, un sourire qui n’hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens. Vous pouvez aussi bien le retrouver, un jour ou l’autre, dans la cour de votre immeuble, en train de traquer de son rayon bleu des encoignures suspectes de vie quotidienne et de balayer des résidus de stéréotypes sexistes, de poncifs machistes ou de clichés anti-féministes. C’est un sourire qui parle tout seul. En tendant l’oreille, vous percevez la rumeur sourde qui en émane et répète sans se lasser : « Formation, éducation, culture, aménagement du territoire, émancipation, protection, développement durable, agriculture, forums participatifs, maternité, imaginer Poitou-Charentes autrement, imaginer la France autrement, imaginer autrement autrement. »

Apprenez cela par cœur, je vous en prie, vous gagnerez du temps.

Je souris partout est le slogan caché de ce sourire et aussi son programme de gouvernement. C’est un sourire de nettoyage et d’épuration. Il se dévoue pour en terminer avec le Jugement Terminal. Il prend tout sur lui, christiquement ou plutôt ségolènement. C’est le Dalaï Mama du III e millénaire. L’Axe du Bien lui passe par le travers des commissures. Le bien ordinaire comme le Souverain Bien. C’est un sourire de lessivage et de rinçage. Et de rédemption. Ce n’est pas le sourire du Bien, c’est le sourire de l’abolition de la dualité tuante et humaine entre Bien et Mal, de laquelle sont issus tous nos malheurs, tous nos bonheurs, tous nos événements, toutes nos vicissitudes et toutes nos inventions, c’est-à-dire toute l’Histoire. C’est le sourire que l’époque attendait, et qui dépasse haut la dent l’opposition de la droite et de la gauche, aussi bien que les hauts et les bas de l’ancienne politique.

Un sourire a-t-il d’ailleurs un haut et un bas ? Ce ne serait pas démocratique. Pas davantage que la hiérarchie du paradis et de l’enfer. C’est un sourire qui en finit avec ces vieilles divisions et qui vous aidera à en finir aussi. De futiles observateurs lui prédisent les ors de l’Élysée ou au moins les dorures de Matignon alors que l’affaire se situe bien au-delà encore, dans un avenir où le problème du chaos du monde sera réglé par la mise en crèche de tout le monde, et les anciens déchirements de la société emballés dans des kilomètres de layette inusable.

Quant à la part maudite, elle aura le droit de s’exprimer, bien sûr, mais seulement aux heures de récréation. Car c’est un sourire qui sait, même s’il ne le sait pas, que l’humanité est parvenue à un stade si grave, si terrible de son évolution qu’on ne peut plus rien faire pour elle sinon la renvoyer globalement et définitivement à la maternelle.

C’est un sourire de salut public, comme il y a des gouvernements du même nom.

C’est évidemment le contraire d’un rire. Ce sourire-là n’a jamais ri et ne rira jamais, il n’est pas là pour ça. Ce n’est pas le sourire de la joie, c’est celui qui se lève après la fin du deuil de tout.

Les thanatopracteurs l’imitent très bien quand ils font la toilette d’un cher disparu.

http://www.philippe-muray.com/extraits-philippe-muray.php#frames(content=philippe-muray-sourire.html)

Écrit par : Amélie | 16 août 2008

J'ai été vérifié : Christophe l'a bien signé !… Et les autres ? Qu'est ce qu'ils attendent ?… N'oubliez pas votre B.A. du 15 août… Après vous pourrez aller écraser quelques estivants sur la route.
… Si Christophe continue comme cela, nous irons pendre Meirieux ensemble…

Écrit par : Dobolinocentrissimo | 16 août 2008

… Mais pourquoi donc Philippe Muray a cru bon de s'autoriser à nous quitter ?

Écrit par : Muraycentrissimo | 16 août 2008

Oui, le PS toutes tendances confondues se moque éperdument de ceux qui font les poubelles pour manger un peu.

Ecrit par : Sanseverina | 16 août 2008
Votre manque de cynisme à tous me laisse sans voix.

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

D'autant plus qu'au quotidien, vous n'en faites pas plus que moi, et peut-être encore moins, pour ceux qui font les poubelles avec leur chien. Après j'en pense plein d'autres choses mais bon...

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

C'est là que nous sommes:

p.24 Les moyens d’anticiper la crise
[…] La clairvoyance politique est indispensable pour agir rapidement et efficacement. Si un gouvernement arrive au pouvoir au moment où les déséquilibres macro-économiques se développent, il bénéficie d’une courte période d’ouverture (quatre à six mois), pendant laquelle l’opinion publique le soutient et il peut rejeter sur ses prédécesseurs l’impopularité de l’ajustement. Grâce à ce soutien, les corporatismes sont temporairement affaiblis et il peut dresser l’opinion contre ses adversaires. Après ce délai de grâce, c’est fini : le nouveau gouvernement doit assumer en totalité les coûts politiques de l’ajustement, car il est considéré comme le seul responsable de la situation. Il a donc intérêt à appliquer sur-le-champ [p.25] un programme de stabilisation, tout en reportant la responsabilité des difficultés sur ses adversaires. Cela suppose une bonne stratégie de communication, cette stratégie étant une arme importante dans le combat politique. Il faut dès l’arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres, souligner les responsabilités des prédécesseurs et le rôle des facteurs exogènes défavorables, au lieu de tenir un discours optimiste et de reporter l’heure de vérité. En revanche, dès que le programme de stabilisation a été appliqué, le gouvernement peut tenir un discours plus optimiste pour rétablir la confiance (un facteur positif pour la reprise), tout en s’imputant le mérite des premiers bénéfices de l’ajustement.
Il est souhaitable, par ailleurs, que le gouvernement suscite rapidement une coalition d’intérêts qui fasse contrepoids à l’opposition. C’est le complément indispensable à sa stratégie de communication et le seul moyen de s’assurer un soutien durable. L’ajustement apporte des gains aux agriculteurs, aux chefs d’entreprise et aux travailleurs des industries exportatrices. Un volet social bien défini peut bénéficier à certains ménages pauvres en ville. Par ailleurs, si l’on réduit les salaires des fonctionnaires, des secteurs stratégiques (l’armée ou la police, par exemple) peuvent être exemptés. Le gouvernement doit s’efforcer de coaliser ces divers groupes en faveur de l’ajustement. Il est inévitable que l’opposition tire parti de la situation pour développer un vaste mouvement des mécontents, et l’on ne peut appliquer un programme de stabilisation sans léser les intérêts de salariés du secteur public et parapublic, de consommateurs urbains, de salariés et de chefs d’entreprise du secteur moderne. Mais il faut éviter que ce mouvement s’étende à toute la population urbaine, en se ménageant par des actions discriminatoires le soutien de divers groupes, afin de constituer une coalition opposée. Il est souhaitable, par exemple, de limiter les réductions de salaire aux fonctionnaires civils et d’accorder une aide bien adaptée à des familles pauvres. Cette stratégie permet de gagner des soutiens, sans en perdre, puisque beaucoup de fonctionnaires civils auraient été de toute façon hostiles à l’ajustement.

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

avoir été ou être allé,that is the question.

Écrit par : être et avoir | 16 août 2008

D'autant plus qu'au quotidien, vous n'en faites pas plus que moi, et peut-être encore moins, pour ceux qui font les poubelles avec leur chien. Après j'en pense plein d'autres choses mais bon...

Ecrit par : dobolino | 16 août 2008

D'abord vous n'en savez rien , ma brave dame, ensuite on est en droit d'attendre d'un parti qui se dit de gauche, proche des gens en difficulté ( bla-bla-bla) qu'il se remue un peu pour les dites personnes. Et l'on ne peut mettre sur le même plan l'action d'un parti politique et les actions des individus que nous sommes; mais je suis sûre que vous faites parfaitement la distinction.
De surcroît, lorsqu'on travaille dans un établissement comme le mien, on travaille tous les jours à aider les enfants de ceux qui font les poubelles et ce n'est pas toujours facile ni reposant. Et je doute qu'ils aient beaucoup d'argent à dépenser chez des vétos qui se font leur beurre grassement si j'en juge par celui qui me fait payer bien cher sa consultation à chaque fois que je vais le voir. A moins que vous ne fassiez partie des ces qques vétos qui soignent gratuitement les animaux de certaines personnes en difficulté . Je ne sais.

Écrit par : Sanseverina | 16 août 2008

A moins que vous ne fassiez partie des ces qques vétos qui soignent gratuitement les animaux de certaines personnes en difficulté . Je ne sais.

Ecrit par : Sanseverina | 16 août 2008
Ces qques sont finalement assez nombreux.
D'ailleurs, pensez à rapporter à votre véto les médicaments inutilisés (ceux de médecine humaine peuvent également convenir) de façon à ce qu'il puisse en user pour ce type de cas.
En règle générale, il est bon d'éviter la totale gratuité. Inutile, je pense, de vous expliquer pourquoi.

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

"... gentil monsieur à la queue longue..."
croit savoir Léa.
Y'en a qui ont cafté ? :-)))
Ecrit par : brighelli | 15 août 2008

Encore la langue bien pendue de Pendariès, sans nul doute.

Charité bien ordonnée, Bonnet d'âne l'été :
http://www.youtube.com/watch?v=821L4Q2W5io

Écrit par : Alcibiade | 16 août 2008

Je viens également de signer la pétition de Riposte laïque.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 août 2008

Ségolène Royal annonce son intention de partir au Tibet. Peut-être, là-bas, a t-elle l'intention de leur apprendre la Lhassitude???

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

"J'ai été vérifié : Christophe l'a bien signé !… Et les autres ? Qu'est ce qu'ils attendent ?… N'oubliez pas votre B.A. du 15 août… Après vous pourrez aller écraser quelques estivants sur la route.
… Si Christophe continue comme cela, nous irons pendre Meirieux ensemble…"

Ecrit par : Dobolinocentrissimo | 16 août 2008

Vous avez été vérifié? De quoi?
Attention, quelquefois, une simple erreur d'orthographe change complètement le sens d'une phrase... Remarquez, là, il y a aussi une erreur d'emploi de l'auxiliaire... Je pense que vous vouliez dire: "je suis allé vérifier???"
Alors, premièrement, je vous remercie de votre confiance, deuxièmement, je n'ai pas à "continuer" ou à ne pas "continuer", (quoi exactement, d'ailleurs?) et, troisièmement, je n'irai pas pendre Meirieu, ni personne, d'ailleurs. Même au figuré.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

Cela fait trois fois que je dis à ce pauvre Christophe que je suis sous chimio… Si cela n'altère pas l'essentiel de mes facultés intellectuelles, cela présente quand même quelques petits inconvénients… que je ne détaillerai pas… Et Christophe continue à corriger mes fautes… Il me rappelle ce juge de natation qui avait déclassé dans un 200 mètres brasse, le nageur arrivé second parce qu'il n'avait pas touché le plot d'arrivée avec les deux mains comme le règlement le prévoit… Ce nageur avait pourtant quelques mérites à être arrivé second : il lui manquait une main qu'il avait perdu dans un accident du travail… Quand j'évoque la bêtise humaine, c'est toujours cet exemple que je donne en premier… C'est bien, maintenant j'en aurai un second… Merci Christophe d'enrichir mon catalogue…

Écrit par : Orthographocentrissimo | 16 août 2008

Hé bien, Roger, si vous êtes fatigué, postez un peu moins! Il y a quelques messages dont vous pourriez faire l'économie, ou dont vous pourriez diviser la longueur au moins par deux! Cela vous reposera, et nous avec.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

s'il reste des électeurs de gauche au PS, ils savent bien que ce n'est pas pour elle qu'il faut voter.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 août 2008

C'est assez amusant de voir quelqu'un qui a voté pour Sarkozy jouer à je-suis-plus-à-gauche-que-toi...
Surtout juste après un post où il écrit que finalement, avant Sarkozy, c'était déjà pas terrible, mais qu'après, c'est sûr, ça sera pire.
Et Ségolène Royal, malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, est une des rares à avoir compris que la gauche ne reviendrait jamais au pouvoir en comptant seulement sur son électorat aisé des grandes villes.
Mais bon, continuez de lui taper dessus, en général ça la fait monter dans les sondages !

Écrit par : Pat | 16 août 2008

Pat a dit:
"Mais bon, continuez de lui taper dessus, en général ça la fait monter dans les sondages !"
En général peut-être
mais en particulier,non.
Donc
tapons,tapons,
qu'un .......



http://www.marianne2.fr/Sondage-CSA-Marianne-l-ete-pourri-des-socialistes_a90250.html

Écrit par : à sa juste place | 16 août 2008

mais vouloir absolument se distinguer du Petit Nicolas en offrant une audience (à tous les sens du terme) au chef potentiel d'un état théocratique et esclavagiste, ce n'est plus gauche, c'est maladroit...
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 août 2008

Dans cet article de Marianne2.fr (http://www.marianne2.fr/Le-dalai-lama-fait-la-lecon-a-la-France_a90244.html), on apprend que le Sénat a également reçu le Dalai-Lama et que celui-ci "n'a eu de cesse depuis son accession au pouvoir à seize ans de démocratiser les institutions tibétaines".
Suit un encadré que je reproduis ici :

En 1963, le dalaï-lama a promulgué une Constitution pour le Tibet futur, qui instaure un système parlementaire. Mais cette dernière n'a pu entrer en application jusqu'à aujourd'hui. En conséquence depuis 1991, les Tibétains en exil sont régis par une Charte spéciale. L'Assemblée des députés du peuple tibétain qui comprend des élus femmes se compose de 43 représentants élus et de 3 personnalités qualifiées désignées par le dalaï-lama. Ce parlement exerce le pouvoir législatif, oriente et contrôle la politique du gouvernement. C'est la plus haute autorité politique tibétaine. Depuis 2001, les ministres sont nommés par le premier ministre tibétain dont l'élection par les tibétains en exil au suffrage universel a été instaurée. Le gouvernement tibétain en exil est responsable devant le parlement et peut être renversé à la majorité simple des députés.

Le dalaï-lama reste le chef de l'État, mais le Parlement peut lui retirer ses responsabilités politiques à la majorité des deux tiers et nommer un Conseil de régence. Le Parlement supervise la Commission électorale, la Commission de nomination des fonctionnaires du gouvernement tibétain en exil. Tous les Tibétains en exil, qui sont au nombre de 130.000 environ, ont le droit de vote. Leur taux de participation aux élections varie entre 62% et 74%.
(source : Sénat)

Écrit par : Pat | 16 août 2008

Bon courage, R. Felts, pour vos probèmes; cela fait assez longtemps que je voulais vous le dire sans oser le faire. Mais les répliques de certains me choquent. Je sais, cela ne sert pas à grand chose mais bon...

Écrit par : Sanseverina | 16 août 2008

Je souhaite aussi, et évidemment, bon courage à Roger pour (la solution de) ses problèmes. Ce que chacun ici aurait pu faire. Et j'ose le dire sans aucune espèce de retenue. Il n'empêche que certaines de ses répliques à certains ont été choquantes.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

Non seulement Christophe Sibille se soucie de mon orthographe, mais il se préoccupe de ma santé en me conseillant le repos et l'abstention. Ce sont des sentiments qui l'honorent et j'avoue que j'aurai quelques difficultés à être à la hauteur de ses sollicitudes… Je me sens impuissant devant la bêtise et je ne vois pas comment je pourrais l'aider à en sortir… Toutefois, je lui conseille de persévérer. À Marseille, avec le marégraphe, nous avons le niveau 0 de la mer en Europe. Il est bon pour tous les abonnés de Bonnet d'âne quand ils consultent leur blog préféré, d'avoir en permanence avec Christophe Sibille le niveau 0 de… ? Mais de quoi ?… C'est là toute la question… Le mystère Sibille… Le niveau 0 ! C'est sur ! Mais de quoi ?… Impossible de répondre. C'est peut-être mieux qu'il en soit ainsi…
additif : S'il fallait une preuve à ce que j'avance, la toute dernière réplique de C.S. qui précède mon commentaire est une brillante démonstration…
Merci à Sanseverina.

Écrit par : Reposcentrissimus | 16 août 2008

Quel bavard impénitent!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

Il est vrai qu'en consultation, ce sont surtout les patients qui s'expriment... Il faut bien compenser quelque part! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

Je viens également de signer la pétition de Riposte laïque.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 août 2008

Ai signé aussi. Ne pensais pas en faire état mais, au fond, j'ai peut-être des groupies qui iront signer rien que pour se rapprocher de l'astre brillant que je suis.

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

Non seulement Christophe Sibille se soucie de mon orthographe, mais il se préoccupe de ma santé en me conseillant le repos et l'abstention
Ecrit par : Reposcentrissimus | 16 août 2008
Tant qu'il ne vous conseille pas l'abstinence, rien n'est perdu. D'autant plus que la chimiothérapie est un argument de choix auprès des belles, aussi efficace que la vasectomie.

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

Je me demande tout simplement si Hélène s'est déjà fait gamahucher pendant ses ragnagnas.

Ecrit par : troll | 15 août 2008
C'est interdit par l'Eglise car ce n'est pas procréateur, donc impur. C'est dingue les connaissances ou les pressentis en biologie qu'avaient les gourous du passé.
Règle N°1: ne pas baiser pendant les ragnagna parce que, premio, ça enfonce le tampax et après, c'est galère pour le retirer et, deuxio, ça fait pas de bébé et les gonzesses, ça se tronche pour assouvir ses besoins et pour qu'elles procréent, pas pour qu'elles prennent leur pied.

Écrit par : JO la trollette | 16 août 2008

Vous savez pas la meilleure: R.Felts considère que la vasectomie relève du délirium très mince et après il vient plastronner en nous annonçant qu'il a fait des avortements avec le MLAC... Ça me laisse rêveuse!
La vision de la libération de la femme par les hommes couillus et poilus m'a toujours ????????????????????

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

Barbara
Mes hommes

Paroles et Musique: Barbara 1968 "Le soleil noir"


--------------------------------------------------------------------------------


Ils marchent le regard fier,
Mes hommes,
Moi devant, et eux derrière,
Mes hommes
Et si j'allonge le pas,
Ils me suivent pas à pas.
Je leur échappe pas,
Mes hommes, mes hommes.

Où que je sois, ils sont là,
Mes hommes.
Je n'ai qu'à tendre les bras,
En somme.
Je les regarde venir,
Fière de leur appartenir.
C'est beau de les voir sourire,
Mes hommes.

Moi qui suis fille des brumes,
En somme,
De la nuit et de la lune,
Tout comme,
Quand j'arrive, le teint clair,
Moi devant et eux derrière,
Je comprends bien que les gens
S'étonnent, s'étonnent

Car, ils viennent de Tunisie,
Mes hommes,
Marseille, Toulon, le Midi,
Mes hommes.
Ils marchent avec insolence,
Un petit rien dans la hanche.
Ça ressemble à une danse,
Mes hommes.

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

On ne parle pas de ce qu'on connaît pas… Sous antimitotiques (sel de platine et Taxotere) les sens n'existent plus. Moi qui était une fine gueule, j'étais au yaourt matin, midi et soir et je compensais en regardant les émissions culinaires jusqu'à l'écœurement. Le cul n'existait plus et je n'avait même pas envie de regarder les films pornos ou érotiques. Avec l'Avastin, c'est différent, les sens reviennent doucement mais vous êtes tellement fatigués… que vous négligez l'orthographe… et les nanas. À doses homéopathiques, à la rigueur, il y a peut-être une ouverture ? ? ? On garde toujours sa spiritualité… C'est ce qui me fait dire que j'ai toutes mes chances.
Je signale à la chatte de Dobolino que vasectomie et ligature de trompe sont des mutilations, envisageables peut-être pour les êtres inférieurs comme les ânes (qui sont afin que nul n'ignore, des ongulés) mais la femme n'est pas un être inférieur (et l'homme non plus)… Merci pour les photos souvenirs, je trouve qu'avec ma compagne nous formons un très beau couple…

Écrit par : asinuscentrissimus | 16 août 2008

Dobolino a écrit :
R.Felts considère que la vasectomie relève du délirium très mince et après il vient plastronner en nous annonçant qu'il a fait des avortements avec le MLAC... Ça me laisse rêveuse!
La vision de la libération de la femme par les hommes couillus et poilus m'a toujours ????????????????????

Dans “Le Faiseur d'Ange” (sur mon blog) je raconte l'histoire d'un MLAC où j'ai effectivement pratiquer 150 avortements (gratuitement je précise), mais je ne plastronne pas, je raconte… Et il faut aller sur mon site pour le lire, ce qui n'est pas donné à tout le monde… Ici, je ne crois pas en avoir fait état. Ici on ne parle pas cul, mais tête.
Je resignale à notre véto qu'avortement, vasectomie et ligature de trompe ne peuvent pas être considérer comme des méthodes contraceptives chez les êtres humains… Je ne développe pas mais je peux servir une argumentation fondée, de gauche et antisexiste pour le démontrer… Ce qui n'est pas contradictoire avec le fait d'être pour le droit à l'avortement libre, et bon marché (pas gratuit, sauf pour les économiquement très faibles).

Si R de G relève que j'ai encore fait une faute à délirium trémens, ne lui dites pas que c'était une astuce. Celle-ci est réellement bas de gamme…

Écrit par : angélocentrissimus | 16 août 2008

M. BRIGHELLI ne change jamais et ce qui est bien avec les anciens Mao comme le commandant en chef de ce lieu, c'est que même passé de l'extrême-gauche la plus sectaire au soutien de la droite la plus dure depuis..., choisissez-vous même, il persiste et signe!

En plus du symptôme de l'insulte gratuite à la bouche ( la Pintade) , on discerne aussi ce goût certain pour le refus du réel et une croyance naïve en des réformes attrape-gogo, du genre Nicolas Sarkozy et son fidèle Darcos vont vraiment réformer l'école pour le bien des élèves mais pour cela il faut d'abord supprimer des postes, oui, aussi dans les quartiers difficiles, les nécessités budgétaires vous comprenez, et oui et même si le nombre des collégiens et lycéens va fortement augmenter.

Car il est bien connu dans les hautes sphères coupeuses de têtes des fonctionnaires en surnombre que l'on fait toujours mieux avec moins et puis, qui s'en soucie là-haut du moment que Louis le Grand et Henri IV sont bien dotés!

Et me remonte à la mémoire une controverse sur ce site pendant la campagne présidentielle où M BRIGHELLI, se targuant de vouloir jouer aussi au professeur d'économie, soutenait sans barguigner que travailler plus aurait un effet bénéfique pour notre économie et que les 35 heures c'était mal, etc etc etc, on voit aujourd'hui le résultat.

Il est vrai que depuis plus d'un an l'économie n'intéresse plus du tout notre grand manitou, et oui, il lui est difficile de reconnaître que le PIB baisse, que cela ne fait que 6 ans que la droite gouverne sans partage et que Mme Royal n'y est pour rien, reconnaître cela, et surtout ce dernier point, c'est tout à fait au dessus de ses forces!

Toutefois, gardant toute ma foi dans votre intelligence, je sais qu'un jour de retour à meilleure fortune, dans un dernier moment de lucidité et de fidélité au Grand Timonier, vous vous repentirez en public!

Et alors pour la première fois je pourrais crier, de préférence en choeur avec vous, "vive la bibliothèque rose et la révolution permanente"

Écrit par : Merlemocoeur | 16 août 2008

C'est pas une chatte, c'est un chat... castré!
Nous ne l'avons pas vasectomisé car sa stérilité n'aurait rien changé à son comportement.
D'ailleurs, la vasectomie ou la ligature des trompes ne doivent s'entendre que comme actes librement consentie, en ce qui concerne l'être humain. Si vous préférez l'avortement...

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

"Si R de G relève que j'ai encore fait une faute à délirium trémens, ne lui dites pas que c'était une astuce. Celle-ci est réellement bas de gamme…"

Ecrit par : angélocentrissimus | 16 août 2008

Trente secondes de lucidité par jour. En nets progrès.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 août 2008

http://www.dailymotion.com/video/xlwit_barbara-mes-hommes_music
Ben moi, le seul homme que, quelque soient ses abominables défauts, je respecte par dessus tout, c'est mon copain vasectomisé. Je me contente de soigner ses biques et ses chats et n'ai jamais éprouvé de désir pour lui ni lui pour moi mais il a poussé sa libération de la femme jusqu'au bout. Et, là, ça a bien à voir avec l'enseignement quoiqu'on en dise. On nous a abreuvé au bahut de MLAC et MLF, de tract du Dr Carpentier et autres mais je ne connais qu'un soixante-huitard mâle qui soit allé au bout de sa réflexion. Le mieux, c'est qu'il a choqué les "femmes"...
Le fait que ce soit nous qui concevions le fruit de l'amour n'interdit absolument pas que vous sectionniez les petits tuyaux superficiels qui amènent les bébés.
Marre de votre dictature et de notre esclavage médicamenteux.

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

Ce qui n'est pas contradictoire avec le fait d'être pour le droit à l'avortement libre, et bon marché (pas gratuit, sauf pour les économiquement très faibles).

Ecrit par : angélocentrissimus | 16 août 2008

Comment ça, pas gratuit? Vous voulez qu'on vous paye, en plus, bande de machos? Ça va pas, la tête?
Bon, moi, j'ai jamais eu à avorter mais bon, pour les copines, c'est crade. En plus, si ça ne m'est pas arrivé, ça aurait pu quand même. Je ne ferai pas de leçon de morale aux copines.

Écrit par : dobolino | 16 août 2008

Arrête de dire des conneries , Pascale !!!

Écrit par : Brigitte Lahaye | 16 août 2008

Je suis entièrement d'accord avec ce qu'écrit Merlemocoeur !

Écrit par : Pat | 17 août 2008

Je me souviens de l'émission "Apostrohe" consacrée à Etiemble, écrivain, critique littéraire, professeur de littérature comparée parlant une quinzaine de langues, défenseur virulent de la langue française et orientaliste passionné. Bernard Pivot lui fit la remarque suivante :" Quand personne n'était maoïste vous l'étiez, et maintenant que beaucoup de gens le sont, vous ne l'êtes plus. Pouvez-vous m'expliquer ?
La réponse fut brève et limpide :" C'est vrai, j'ai approuvé un homme qui délivrait son peuple. Mais cet homme , corrompu par le pouvoir est devenu un tyran et je n'étais plus d'accord."
A méditer.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 août 2008

Arrête de dire des conneries , Pascale !!!

Ecrit par : Brigitte Lahaye | 16 août 2008

C'est en attendant le texte sur la réforme des bahuts. Faut bien tuer le temps comme on peut en attendant que Brighelli ait trouvé un point de chute avec prise de courant ad hoc.
En plus, Guy Morel nous donne un lien vers un cours de géo, nous demande notre avis puis revient pour nous dire que c'est "de la merde en branche", point à la ligne. Dont acte!
Comme j'ai une fille qui entre en troisième, il faut que je me penche à fond sur la réforme du second cycle pour pouvoir l'orienter au LAB dès la seconde ou au plus tard en première, vu qu'elle veut faire soit véto soit médecine ou, de toute façon, professions de santé. Qui peut le plus peut le moins, n'est-ce pas, Felts? On va faire comme si elle voulait entrer en BCPST au Lycée du Parc ou à Champollion ou à Thiers.
J'ai pour idée de survoler avec elle la grammaire de base jusqu'en février puis on va se brancher sur les maths à fond les manettes. Tout l'été, elle a pris trois heures par semaine de cours particulier d'allemand, ce qui devrait nous permettre, en continuant à une heure par semaine toute l'année scolaire et à trois heures par semaine durant les vacances, de la balancer en allemand LV1 en seconde.
Faut aussi que je m'occupe du premier stage de BAFA de mon fils vu que, comme Catmano et moi vous l'avons souligné à plusieurs reprises, ce diplome ouvrira à lui tout seul dans dix ans max les portes de l'enseignement primaire et maternel dans certaines communes selon le bon désir de certaines collectivités territoriales pûis deviendra ensuite la voie royale pour "animer" la vie des collégiens à raison de 38 heures par semaine.
Je signale à tout hasard que mon fils sait que le Grand Dauphin à qui La Fontaine dédia ses Fables n'est pas un animal. Je ne suis pas certaine qu'il puisse sur une carte situer la source du Rhône mais vous tient au courant dès que je l'ai récupéré. Pour l'instant, j'ignore absolument où il est, peut-être en train de se baigner dans les plans d'eau du Tricastin. Quand il reviendra, nous écouterons Higelin.

Écrit par : dobolino | 17 août 2008

"Vous tiens", bien sûr! Toutes mes confuses pour cette abominable faute. J'en ferai encore d'autres, et sans excuses de chimio, si Dieu le veut.

Écrit par : dobolino | 17 août 2008

J'essaie de déposer un texte et cela ne marche pas ?

Écrit par : Roger Felts | 17 août 2008

Orwell et Jean-Claude Michéa ont développé et fait connaître le concept de COMMON DECENCY, l'ensemble des valeurs morales simples qui permettent au peuple de réguler ses rapports avec lui-même et de les rendre humainement et socialement mieux que supportables, viables. Telle que, la common decency orwelienne (le sens de l'amitié, de l'entraide, de la réciprocité, de la loyauté), cette triple obligation de donner, recevoir et rendre, apparaît comme une valeur fondamentale que nous aurions intérêt à faire notre.
On pourrait s'attendre que ceux qui prétendent aspirer à une société plus juste, plus libre, plus égale, soient des praticiens convaincus de la common decency… Il semble que cela ne soit pas très fréquent. On peut le voir dans les grands faits de société, mais aussi dans le détail de notre vie quotidienne…
Restons à notre échelle : le débat démocratique sur la toile au sein d'un site qui fonctionne bien, “Bonnet d'âne”…
Soit deux tenants de la “gauche” réformatrice…

- L'un, R. de G. est porteur du message de la gauche officielle, matinée d'un soupçon d'aspiration à la pureté des origines. Bien que ce concept soit un peu flou, il exprime dans sa vérité à plusieurs vitesses la notion de gôche boboisante…

- L'autre, R.F. exprime plutôt celui de la gauche républicaine avec suffisamment de liberté d'esprit pour ne pas être figé dans l'orthodoxie d'un discours conforme, voire conformiste. C'est un adversaire convaincu du “politiquement correct” dont il a constaté les effets délétères quand à l'état actuel de la gôche officielle…

Peut-on se résigner à ce que ces tenants de deux gauches différentes s'empoignent à qui mieux mieux ? Doit-on s'interroger sur leur capacité à respecter la common decency ?

- Il est vrai qu'en plusieurs occasions, R.F. a suggéré que R. de G. était un imbécile… A priori ce n'est ni charitable, ni chrétien… Viole-t-il la common decency ?
Si c'était un point de vue subjectif, unilatéral, marqué par la violence de la polémique, sûrement !… Mais si c'est un fait objectif, scientifique, ettayé par l'étude de l'ensemble des productions du dit “imbécile” ?… Là, il faut introduire un bémol : le caractère imbécile ne concerne évidemment pas l'ensemble de son œuvre. R. de G. est capable d'écrire des choses forts justes et forts sérieuses…
Prenons un illustrissime exemple : personne ne contestera ici que Meirieu est un sinistre imbécile. Pourtant dans ses propos, il énonce souvent des choses fort justes… C'est d'ailleurs, ce qui lui a permis une si brillante carrière… Pourtant, la nature perverse de son discours commence à devenir de plus en plus évidente… C'est un peu ce que R.F. cherche à pointer chez R. de G. : ce qui dans le discours de la gôche boboisante fait que devant un Sarkozy aussi mauvais qu'il puisse paraître, l'ensemble de la Nomenklatura sociétalisante apparaisse encore plus mauvaise ! ! !
En aspirant à la vérité d'un discours scientifique, R.F. ne viole pas la common decency…

- Et R. de G. ?… D'abord sur un plan général : foncer dans le mur qui cache un précipice est une insulte au sens commun, tenir des propos que l'on peut très vite reconnaître comme imbéciles est un viol délibéré de la common decency… Mais plus spécifiquement dans le débat qui l'oppose à R.F. a-t-il la Korrect attitude, lui qui prône les valeurs du politiquement correct ?
Il ne répond jamais sur le fond, se limitant à des critiques sur la forme… Ce n'est pas sérieux !
Ses critiques sur la forme sont avant tout destinée à détourner, à casser la cohérence démonstrative du texte adverse… c'est un artifice ! Parfois cela fonctionne, parfois non…

La première critique formelle : c'est trop long et c'est chiant contient une part de vérité… La longueur n'est sans doute pas adaptée au débat sur le blog, mais c'est aussi une nécessité si on veut donner du contenu. Que ce soit chiant, c'est parfois vrai… Mais l'accusation systématique est parfaitement malhonnête… Le caractère du débat sur blog oblige souvent à une production rapide et l'étape de l'élagage qui aère le texte dans la production papier est beaucoup plus difficilement réalisable sur blog.
Mais regardons ce que peuvent donner des interventions courtes… Christophe Sibille dans ses œuvres :
“ Hé bien, Roger, si vous êtes fatigué, postez un peu moins! Il y a quelques messages dont vous pourriez faire l'économie, ou dont vous pourriez diviser la longueur au moins par deux! Cela vous reposera, et nous avec. ”
“ Quel bavard impénitent!!! ;-) ”
“ Il est vrai qu'en consultation, ce sont surtout les patients qui s'expriment... Il faut bien compenser quelque part! ;-) ”
“ Trente secondes de lucidité par jour. En nets progrès. ”
C'est ce qu'on pourrait appeler du Zapping débat ! Celui-ci a sûrement plus à voir avec l'influence télévisuelle post-moderne et l'échange tel que peuvent le concevoir des adolescents prépubères. Ce n'est plus l'enseignant qui éduque, ce sont les élèves qui mettent leur maître sous influence.
R.F. qui s'est débattu avec les discours alambiqués des névroses obsessionnelles, les rationalisations des délires paranoïaques quand ce n'est pas l'irréalité de l'imaginaire paraphrénique n'a pas dû subir la même influence !

La deuxième critique formelle, les fautes d'orthographe, est typique du non-respect de la common decency. Une fois énoncé que la chimiothérapie que subissait R.F. expliquait ses négligences à ce niveau, la simple courtoisie, la politesse la plus basique, la décence dans son expression la plus évidente aurait du amener au minimum l'abstention ultérieure, au mieux des excuses !… Eh bien non !… Pas du tout… R. de G. revient encore, et encore à la charge… En espérant que le débat sur le fond passera une fois de plus à l'as…
Avec en plus une sacrée dose d'hypocrisie :
À Sanseverina qui écrit :
“ Bon courage, R. Felts, pour vos problèmes ; cela fait assez longtemps que je voulais vous le dire sans oser le faire. Mais les répliques de certains me choquent. Je sais, cela ne sert pas à grand-chose, mais bon...”
Christophe Sibille ose ajouter :
“Je souhaite aussi, et évidemment, bon courage à Roger pour (la solution de) ses problèmes. Ce que chacun ici aurait pu faire. Et j'ose le dire sans aucune espèce de retenue. Il n'empêche que certaines de ses répliques à certains ont été choquantes.”

Enfin, cela a été l'occasion d'introduire un autre débat, celui sur la COMMON DECENCY… Manifestement je ne crois pas que R. de G. soit partie prenante…

Pour plus de détail sur ce sujet, on trouvera un large extrait des propos tenus par J.C. Michéa lors d'une rencontre avec le MAUSS sur mon site.

Écrit par : Roger Felts | 17 août 2008

Excusez-moi, Roger, mais quand on écrit: "j'ai été vérifié" au lieu de: "je suis allé vérifier", c'est au delà de la simple faute d'orthographe. Tous les profs de lettre ici présents le confirmeront.
Maintenant, je ne vois vraiment pas le rapport entre relever ça et ne pas souhaiter la guérison de quelqu'un. Pas besoin d'avoir fait dix ans d'études, (surtout en spécialisation "psychiatrie") pour le comprendre, me semble t-il.
Mais bon, libre à vous de penser que je ne souhaite pas que vous alliez mieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008

Et arrêtez de parler de vous à la troisième personne! Ou alors, je vous conseillerai de consulter un spécialiste!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008

"Excusez-moi, Roger, mais quand on écrit: "j'ai été vérifié" au lieu de: "je suis allé vérifier", c'est au delà de la simple faute d'orthographe. Tous les profs de lettre ici présents le confirmeront."

Le verbe être peut avoir le sens d'aller, comme dans "il s'en fut" par exemple.

Écrit par : Hervé | 17 août 2008

Je suppose que c'est la "common decency", qui veut qu'on parle de soi à la troisième personne?
A moins que ce soit une légère forme de schizophrénie? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008

"Le verbe être peut avoir le sens d'aller, comme dans "il s'en fut" par exemple."

Ecrit par : Hervé | 17 août 2008

J'ai souvent été repris par mes instits et profs pour ce genre de bévues qui, surtout en langage écrit. Mais, à l'époque, on était sans doute plus exigeant à l'école!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008

le "qui" était de trop, mille excuses. J'avais prévu une subordonnée...

Écrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008

"Je m'en fus vérifié"... ??? ???

Écrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008

""Je m'en fus vérifié"... ??? ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008 "

Oui, oui, ça sonne un peu littéraire et vieillot mais ça peut se dire (on n'est pas obligé non plus de parler comme dans les livres).

Écrit par : Hervé | 17 août 2008

le "qui" était de trop, mille excuses. J'avais prévu une subordonnée...
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008

Ce n'était donc pas une bévue ancillaire, grand hiérarque des Instituts Formatant les Maîtres ?

Écrit par : La Cantatrice Chauve en direct de Blois | 17 août 2008

Mais que d'enculages de mouches !
Passez-moi l'expression ...

Écrit par : Hervé (de passage) | 17 août 2008

D'après Grévisse, messieurs, qui fait autorité en matière de bon usage, "aux temps composés comme aussi au passé simple et au subjonctif imparfait, aller peur être remplacé par être, surtout quand un infinitif complément suit." Exemples :"Je fus retrouver mon janséniste" (Pascal) "Je ne reviens pas, car je n'ai pas été " (Molière) " Chacun fut se coucher" (Mérimée)
Par ailleurs, le dictionnaire de l'Académie précise que l'emploi de "être" pour "aller" est plutôt du registre familier.

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 août 2008

Excusez-moi d'en rajouter dans la sodomisation des mouches !

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 août 2008

Je trouve que la manière dont Sylvie Huguet sodomise les mouches me convient parfaitement.
Mais dans tout cela, la common decency de cher Orwell ? ? ?

Écrit par : Roger Felts | 17 août 2008

-Je suis été au docteur.
-Encore,chérie ?

Écrit par : disez 33 | 17 août 2008

"Excusez-moi d'en rajouter dans la sodomisation des mouches !"

Pauvres bêtes, depuis la nuit des temps, elles sont blindées ...

Maintenant, Roger, j'ai quelques doutes sur la "common decency" des Tapie, Arnaud, Tchuruk, Russo, Dutreil, Bolloré, de Margerie, Pinault, Bouygues, Leclerc, Mestrallet, Dubrule, Lauvergeon, Lagardère, Pébereau, Dassault ... Oui Dassaut, par exemple pour n'en prendre qu'un ... Tu peux développer ?

L'empire du moindre pal ?

Écrit par : Hervé (de passage) | 17 août 2008

"-Je suis été au docteur.
-Encore,chérie ?"

Ecrit par : disez 33 | 17 août 2008

Pas mal, mais ça ne vaut quand même pas: "j'ai été vérifié"...
C'est la vérification des 5000???

Écrit par : Christophe Sibille | 17 août 2008

La "Common decency", si j'ai bien compris, c'est l'équivalent des scrupules moraux que l'on fait souvent taire par idéologie, ou par cupidité, égoïsme, etc.

J'ai lu quelque part que, confronté aux partisans de la liberté absolue du marché (souvent des hommes d'affaires qui engagent la conversation avec lui dans des avions) Michael Moore, le documentaliste américain, leur demande si ces principes sont compatibles avec la vente d'héroïne, par exemple.

Il est vrai qu'en matière de "business plan", on ne fait pas mieux !

Si on discute avec quelqu'un d'honnête, il est obligé de reconnaître que la "main invisible du marché" ne peut pas être la panacée.

Il y a quelques années, j'avais vu sur France 3 une interview menée par un journaliste économique (mettez plein de guillemets à ces deux mots, voilà pourquoi) : il interrogeait un directeur du marketing de chez GDF, encore entreprise publique à l'époque. Le type lui confie que le CA de son entreprise est en lien avec la météo, compte tenu de l'augmentation de la consommation des gens qui se chauffent au gaz quand les hivers sont froids.

Eclat de rire du journaliste qui conclue son entretien en lançant à son interlocuteur : eh bien j'ai compris, tout ce qu'il me reste à vous souhaiter, c'est un hiver bien dur pour l'an prochain ! Même le type de GDF en était gêné...

Mais la tendance à la prédation ou au mépris de nos contemporains n'est pas l'apanage des milieux économiques : combien d'enseignants choisissent de croire aux thèses pédagogistes parce qu'elles leur permettent
- de ne pas chercher à améliorer leurs connaissances,
- de réduire la quantité de travail fourni pendant les cours,
- de se valoriser à leurs propres yeux en prenant la défense des pauvres petits enfants opprimés et défavorisés,
- de suivre le courant qui leur paraît majoritaire dans leur milieu ou dans les médias

etc.

Et si tout cela ne suffit pas, il suffit d'agiter à tout propos les spectres du communisme et du totalitarisme, il sont encore puissants. Pendant tout le XIXème siècle, il suffisait d'évoquer la Terreur de 93 pour clore le bec aux républicains. Ils ne s'en sont sortis qu'un siècle après.

Écrit par : sanjuro | 17 août 2008

"... pour clore le bec ..."

Quelqu'un plus haut demandait s'il existait encore une "gauche" ... Christophe en bon logicien a répondu, je crois : tout ce qui n'est pas à droite ... Pour ma part, j'ai eu comme premier réflexe de mettre ici une chanson célèbre de Ferrat et puis je me suis dit ... Et puis, merde, je la mets ! A la mémoire de mes parents et puis parce que dans le fond, avec quelques précautions, c'est un peu comme cela que je la vois la "gauche". Et je pense qu'elle existe toujours ...

"De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France"

Jean Ferrat - 1969

J'aurais pu, tout aussi, bien mettre "Le Temps de cerises" ...
Ou bien citer le tout dernier film que je viens de voir "It's a free world" ...

Écrit par : Hervé (de passage) | 17 août 2008

+1, Hervé !

Plus pour le film de Ken Loach (It's A Free World) que pour Ferrat, mais c'est une affaire de goût, sans plus.

Écrit par : Sanjuro | 18 août 2008

http://www.frmusique.ru/texts/h/higelin_jacques/irradie.htm

Écrit par : dobolino | 18 août 2008

Orwell et Jean-Claude Michéa ont développé et fait connaître le concept de COMMON DECENCY, l'ensemble des valeurs morales simples qui permettent au peuple de réguler ses rapports avec lui-même et de les rendre humainement et socialement mieux que supportables, viables. Telle que, la common decency orwelienne (le sens de l'amitié, de l'entraide, de la réciprocité, de la loyauté), cette triple obligation de donner, recevoir et rendre, apparaît comme une valeur fondamentale que nous aurions intérêt à faire notre.
On pourrait s'attendre que ceux qui prétendent aspirer à une société plus juste, plus libre, plus égale, soient des praticiens convaincus de la common decency… Il semble que cela ne soit pas très fréquent. On peut le voir dans les grands faits de société, mais aussi dans le détail de notre vie quotidienne…
Restons à notre échelle : le débat démocratique sur la toile au sein d'un site qui fonctionne bien, “Bonnet d'âne”…
Soit deux tenants de la “gauche” réformatrice…

- L'un, R. de G. est porteur du message de la gauche officielle, matinée d'un soupçon d'aspiration à la pureté des origines. Bien que ce concept soit un peu flou, il exprime dans sa vérité à plusieurs vitesses la notion de gôche boboisante…

- L'autre, R.F. exprime plutôt celui de la gauche républicaine avec suffisamment de liberté d'esprit pour ne pas être figé dans l'orthodoxie d'un discours conforme, voire conformiste. C'est un adversaire convaincu du “politiquement correct” dont il a constaté les effets délétères quand à l'état actuel de la gôche officielle…

Peut-on se résigner à ce que ces tenants de deux gauches différentes s'empoignent à qui mieux mieux ? Doit-on s'interroger sur leur capacité à respecter la common decency ?

- Il est vrai qu'en plusieurs occasions, R.F. a suggéré que R. de G. était un imbécile… A priori ce n'est ni charitable, ni chrétien… Viole-t-il la common decency ?
Si c'était un point de vue subjectif, unilatéral, marqué par la violence de la polémique, sûrement !… Mais si c'est un fait objectif, scientifique, ettayé par l'étude de l'ensemble des productions du dit “imbécile” ?… Là, il faut introduire un bémol : le caractère imbécile ne concerne évidemment pas l'ensemble de son œuvre. R. de G. est capable d'écrire des choses forts justes et forts sérieuses…
Prenons un illustrissime exemple : personne ne contestera ici que Meirieu est un sinistre imbécile. Pourtant dans ses propos, il énonce souvent des choses fort justes… C'est d'ailleurs, ce qui lui a permis une si brillante carrière… Pourtant, la nature perverse de son discours commence à devenir de plus en plus évidente… C'est un peu ce que R.F. cherche à pointer chez R. de G. : ce qui dans le discours de la gôche boboisante fait que devant un Sarkozy aussi mauvais qu'il puisse paraître, l'ensemble de la Nomenklatura sociétalisante apparaisse encore plus mauvaise ! ! !
En aspirant à la vérité d'un discours scientifique, R.F. ne viole pas la common decency…

- Et R. de G. ?… D'abord sur un plan général : foncer dans le mur qui cache un précipice est une insulte au sens commun, tenir des propos que l'on peut très vite reconnaître comme imbéciles est un viol délibéré de la common decency… Mais plus spécifiquement dans le débat qui l'oppose à R.F. a-t-il la Korrect attitude, lui qui prône les valeurs du politiquement correct ?
Il ne répond jamais sur le fond, se limitant à des critiques sur la forme… Ce n'est pas sérieux !
Ses critiques sur la forme sont avant tout destinée à détourner, à casser la cohérence démonstrative du texte adverse… c'est un artifice ! Parfois cela fonctionne, parfois non…

La première critique formelle : c'est trop long et c'est chiant contient une part de vérité… La longueur n'est sans doute pas adaptée au débat sur le blog, mais c'est aussi une nécessité si on veut donner du contenu. Que ce soit chiant, c'est parfois vrai… Mais l'accusation systématique est parfaitement malhonnête… Le caractère du débat sur blog oblige souvent à une production rapide et l'étape de l'élagage qui aère le texte dans la production papier est beaucoup plus difficilement réalisable sur blog.
Mais regardons ce que peuvent donner des interventions courtes… Christophe Sibille dans ses œuvres :
“ Hé bien, Roger, si vous êtes fatigué, postez un peu moins! Il y a quelques messages dont vous pourriez faire l'économie, ou dont vous pourriez diviser la longueur au moins par deux! Cela vous reposera, et nous avec. ”
“ Quel bavard impénitent!!! ;-) ”
“ Il est vrai qu'en consultation, ce sont surtout les patients qui s'expriment... Il faut bien compenser quelque part! ;-) ”
“ Trente secondes de lucidité par jour. En nets progrès. ”
C'est ce qu'on pourrait appeler du Zapping débat ! Celui-ci a sûrement plus à voir avec l'influence télévisuelle post-moderne et l'échange tel que peuvent le concevoir des adolescents prépubères. Ce n'est plus l'enseignant qui éduque, ce sont les élèves qui mettent leur maître sous influence.
R.F. qui s'est débattu avec les discours alambiqués des névroses obsessionnelles, les rationalisations des délires paranoïaques quand ce n'est pas l'irréalité de l'imaginaire paraphrénique n'a pas dû subir la même influence !

La deuxième critique formelle, les fautes d'orthographe, est typique du non-respect de la common decency. Une fois énoncé que la chimiothérapie que subissait R.F. expliquait ses négligences à ce niveau, la simple courtoisie, la politesse la plus basique, la décence dans son expression la plus évidente aurait du amener au minimum l'abstention ultérieure, au mieux des excuses !… Eh bien non !… Pas du tout… R. de G. revient encore, et encore à la charge… En espérant que le débat sur le fond passera une fois de plus à l'as…
Avec en plus une sacrée dose d'hypocrisie :
À Sanseverina qui écrit :
“ Bon courage, R. Felts, pour vos problèmes ; cela fait assez longtemps que je voulais vous le dire sans oser le faire. Mais les répliques de certains me choquent. Je sais, cela ne sert pas à grand-chose, mais bon...”
Christophe Sibille ose ajouter :
“Je souhaite aussi, et évidemment, bon courage à Roger pour (la solution de) ses problèmes. Ce que chacun ici aurait pu faire. Et j'ose le dire sans aucune espèce de retenue. Il n'empêche que certaines de ses répliques à certains ont été choquantes.”

Enfin, cela a été l'occasion d'introduire un autre débat, celui sur la COMMON DECENCY… Manifestement je ne crois pas que R. de G. soit partie prenante…

Pour plus de détail sur ce sujet, on trouvera un large extrait des propos tenus par J.C. Michéa lors d'une rencontre avec le MAUSS sur mon site :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/08/17/common-decency-et-jean-claude-michea%e2%80%a6/#respond
Et le compte-rendu complet sur le site “Revue du MAUSS permanente” :
http://journaldumauss.net/spip.php?article308

Écrit par : Decencycentrissimo | 18 août 2008

Orwell et Jean-Claude Michéa ont développé et fait connaître le concept de COMMON DECENCY, l'ensemble des valeurs morales simples qui permettent au peuple de réguler ses rapports avec lui-même et de les rendre humainement et socialement mieux que supportables, viables. Telle que, la common decency orwelienne (le sens de l'amitié, de l'entraide, de la réciprocité, de la loyauté), cette triple obligation de donner, recevoir et rendre, apparaît comme une valeur fondamentale que nous aurions intérêt à faire notre.
On pourrait s'attendre que ceux qui prétendent aspirer à une société plus juste, plus libre, plus égale, soient des praticiens convaincus de la common decency… Il semble que cela ne soit pas très fréquent. On peut le voir dans les grands faits de société, mais aussi dans le détail de notre vie quotidienne…
Restons à notre échelle : le débat démocratique sur la toile au sein d'un site qui fonctionne bien, “Bonnet d'âne”…
Soit deux tenants de la “gauche” réformatrice…

- L'un, R. de G. est porteur du message de la gauche officielle, matinée d'un soupçon d'aspiration à la pureté des origines. Bien que ce concept soit un peu flou, il exprime dans sa vérité à plusieurs vitesses la notion de gôche boboisante…

- L'autre, R.F. exprime plutôt celui de la gauche républicaine avec suffisamment de liberté d'esprit pour ne pas être figé dans l'orthodoxie d'un discours conforme, voire conformiste. C'est un adversaire convaincu du “politiquement correct” dont il a constaté les effets délétères quand à l'état actuel de la gôche officielle…

Peut-on se résigner à ce que ces tenants de deux gauches différentes s'empoignent à qui mieux mieux ? Doit-on s'interroger sur leur capacité à respecter la common decency ?

- Il est vrai qu'en plusieurs occasions, R.F. a suggéré que R. de G. était un imbécile… A priori ce n'est ni charitable, ni chrétien… Viole-t-il la common decency ?
Si c'était un point de vue subjectif, unilatéral, marqué par la violence de la polémique, sûrement !… Mais si c'est un fait objectif, scientifique, ettayé par l'étude de l'ensemble des productions du dit “imbécile” ?… Là, il faut introduire un bémol : le caractère imbécile ne concerne évidemment pas l'ensemble de son œuvre. R. de G. est capable d'écrire des choses forts justes et forts sérieuses…
Prenons un illustrissime exemple : personne ne contestera ici que Meirieu est un sinistre imbécile. Pourtant dans ses propos, il énonce souvent des choses fort justes… C'est d'ailleurs, ce qui lui a permis une si brillante carrière… Pourtant, la nature perverse de son discours commence à devenir de plus en plus évidente… C'est un peu ce que R.F. cherche à pointer chez R. de G. : ce qui dans le discours de la gôche boboisante fait que devant un Sarkozy aussi mauvais qu'il puisse paraître, l'ensemble de la Nomenklatura sociétalisante apparaisse encore plus mauvaise ! ! !
En aspirant à la vérité d'un discours scientifique, R.F. ne viole pas la common decency…

- Et R. de G. ?… D'abord sur un plan général : foncer dans le mur qui cache un précipice est une insulte au sens commun, tenir des propos que l'on peut très vite reconnaître comme imbéciles est un viol délibéré de la common decency… Mais plus spécifiquement dans le débat qui l'oppose à R.F. a-t-il la Korrect attitude, lui qui prône les valeurs du politiquement correct ?
Il ne répond jamais sur le fond, se limitant à des critiques sur la forme… Ce n'est pas sérieux !
Ses critiques sur la forme sont avant tout destinée à détourner, à casser la cohérence démonstrative du texte adverse… c'est un artifice ! Parfois cela fonctionne, parfois non…

La première critique formelle : c'est trop long et c'est chiant contient une part de vérité… La longueur n'est sans doute pas adaptée au débat sur le blog, mais c'est aussi une nécessité si on veut donner du contenu. Que ce soit chiant, c'est parfois vrai… Mais l'accusation systématique est parfaitement malhonnête… Le caractère du débat sur blog oblige souvent à une production rapide et l'étape de l'élagage qui aère le texte dans la production papier est beaucoup plus difficilement réalisable sur blog.
Mais regardons ce que peuvent donner des interventions courtes… Christophe Sibille dans ses œuvres :
“ Hé bien, Roger, si vous êtes fatigué, postez un peu moins! Il y a quelques messages dont vous pourriez faire l'économie, ou dont vous pourriez diviser la longueur au moins par deux! Cela vous reposera, et nous avec. ”
“ Quel bavard impénitent!!! ;-) ”
“ Il est vrai qu'en consultation, ce sont surtout les patients qui s'expriment... Il faut bien compenser quelque part! ;-) ”
“ Trente secondes de lucidité par jour. En nets progrès. ”
C'est ce qu'on pourrait appeler du Zapping débat ! Celui-ci a sûrement plus à voir avec l'influence télévisuelle post-moderne et l'échange tel que peuvent le concevoir des adolescents prépubères. Ce n'est plus l'enseignant qui éduque, ce sont les élèves qui mettent leur maître sous influence.
R.F. qui s'est débattu avec les discours alambiqués des névroses obsessionnelles, les rationalisations des délires paranoïaques quand ce n'est pas l'irréalité de l'imaginaire paraphrénique n'a pas dû subir la même influence !

La deuxième critique formelle, les fautes d'orthographe, est typique du non-respect de la common decency. Une fois énoncé que la chimiothérapie que subissait R.F. expliquait ses négligences à ce niveau, la simple courtoisie, la politesse la plus basique, la décence dans son expression la plus évidente aurait du amener au minimum l'abstention ultérieure, au mieux des excuses !… Eh bien non !… Pas du tout… R. de G. revient encore, et encore à la charge… En espérant que le débat sur le fond passera une fois de plus à l'as…
Avec en plus une sacrée dose d'hypocrisie :
À Sanseverina qui écrit :
“ Bon courage, R. Felts, pour vos problèmes ; cela fait assez longtemps que je voulais vous le dire sans oser le faire. Mais les répliques de certains me choquent. Je sais, cela ne sert pas à grand-chose, mais bon...”
Christophe Sibille ose ajouter :
“Je souhaite aussi, et évidemment, bon courage à Roger pour (la solution de) ses problèmes. Ce que chacun ici aurait pu faire. Et j'ose le dire sans aucune espèce de retenue. Il n'empêche que certaines de ses répliques à certains ont été choquantes.”

Enfin, cela a été l'occasion d'introduire un autre débat, celui sur la COMMON DECENCY… Manifestement je ne crois pas que R. de G. soit partie prenante…

Pour plus de détail sur ce sujet, on trouvera un large extrait des propos tenus par J.C. Michéa lors d'une rencontre avec le MAUSS sur mon site :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/08/17/common-decency-et-jean-claude-michea%e2%80%a6/#respond
Et le compte-rendu complet sur le site “Revue du MAUSS permanente” :
http://journaldumauss.net/spip.php?article308

Écrit par : Decencycentrissimo | 18 août 2008

Orwell et Jean-Claude Michéa ont développé et fait connaître le concept de COMMON DECENCY, l'ensemble des valeurs morales simples qui permettent au peuple de réguler ses rapports avec lui-même et de les rendre humainement et socialement mieux que supportables, viables. Telle que, la common decency orwelienne (le sens de l'amitié, de l'entraide, de la réciprocité, de la loyauté), cette triple obligation de donner, recevoir et rendre, apparaît comme une valeur fondamentale que nous aurions intérêt à faire notre.
On pourrait s'attendre que ceux qui prétendent aspirer à une société plus juste, plus libre, plus égale, soient des praticiens convaincus de la common decency… Il semble que cela ne soit pas très fréquent. On peut le voir dans les grands faits de société, mais aussi dans le détail de notre vie quotidienne…
Restons à notre échelle : le débat démocratique sur la toile au sein d'un site qui fonctionne bien, “Bonnet d'âne”…
Soit deux tenants de la “gauche” réformatrice…

- L'un, R. de G. est porteur du message de la gauche officielle, matinée d'un soupçon d'aspiration à la pureté des origines. Bien que ce concept soit un peu flou, il exprime dans sa vérité à plusieurs vitesses la notion de gôche boboisante…

- L'autre, R.F. exprime plutôt celui de la gauche républicaine avec suffisamment de liberté d'esprit pour ne pas être figé dans l'orthodoxie d'un discours conforme, voire conformiste. C'est un adversaire convaincu du “politiquement correct” dont il a constaté les effets délétères quand à l'état actuel de la gôche officielle…

Peut-on se résigner à ce que ces tenants de deux gauches différentes s'empoignent à qui mieux mieux ? Doit-on s'interroger sur leur capacité à respecter la common decency ?

- Il est vrai qu'en plusieurs occasions, R.F. a suggéré que R. de G. était un imbécile… A priori ce n'est ni charitable, ni chrétien… Viole-t-il la common decency ?
Si c'était un point de vue subjectif, unilatéral, marqué par la violence de la polémique, sûrement !… Mais si c'est un fait objectif, scientifique, ettayé par l'étude de l'ensemble des productions du dit “imbécile” ?… Là, il faut introduire un bémol : le caractère imbécile ne concerne évidemment pas l'ensemble de son œuvre. R. de G. est capable d'écrire des choses forts justes et forts sérieuses…
Prenons un illustrissime exemple : personne ne contestera ici que Meirieu est un sinistre imbécile. Pourtant dans ses propos, il énonce souvent des choses fort justes… C'est d'ailleurs, ce qui lui a permis une si brillante carrière… Pourtant, la nature perverse de son discours commence à devenir de plus en plus évidente… C'est un peu ce que R.F. cherche à pointer chez R. de G. : ce qui dans le discours de la gôche boboisante fait que devant un Sarkozy aussi mauvais qu'il puisse paraître, l'ensemble de la Nomenklatura sociétalisante apparaisse encore plus mauvaise ! ! !
En aspirant à la vérité d'un discours scientifique, R.F. ne viole pas la common decency…

- Et R. de G. ?… D'abord sur un plan général : foncer dans le mur qui cache un précipice est une insulte au sens commun, tenir des propos que l'on peut très vite reconnaître comme imbéciles est un viol délibéré de la common decency… Mais plus spécifiquement dans le débat qui l'oppose à R.F. a-t-il la Korrect attitude, lui qui prône les valeurs du politiquement correct ?
Il ne répond jamais sur le fond, se limitant à des critiques sur la forme… Ce n'est pas sérieux !
Ses critiques sur la forme sont avant tout destinée à détourner, à casser la cohérence démonstrative du texte adverse… c'est un artifice ! Parfois cela fonctionne, parfois non…

La première critique formelle : c'est trop long et c'est chiant contient une part de vérité… La longueur n'est sans doute pas adaptée au débat sur le blog, mais c'est aussi une nécessité si on veut donner du contenu. Que ce soit chiant, c'est parfois vrai… Mais l'accusation systématique est parfaitement malhonnête… Le caractère du débat sur blog oblige souvent à une production rapide et l'étape de l'élagage qui aère le texte dans la production papier est beaucoup plus difficilement réalisable sur blog.
Mais regardons ce que peuvent donner des interventions courtes… Christophe Sibille dans ses œuvres :
“ Hé bien, Roger, si vous êtes fatigué, postez un peu moins! Il y a quelques messages dont vous pourriez faire l'économie, ou dont vous pourriez diviser la longueur au moins par deux! Cela vous reposera, et nous avec. ”
“ Quel bavard impénitent!!! ;-) ”
“ Il est vrai qu'en consultation, ce sont surtout les patients qui s'expriment... Il faut bien compenser quelque part! ;-) ”
“ Trente secondes de lucidité par jour. En nets progrès. ”
C'est ce qu'on pourrait appeler du Zapping débat ! Celui-ci a sûrement plus à voir avec l'influence télévisuelle post-moderne et l'échange tel que peuvent le concevoir des adolescents prépubères. Ce n'est plus l'enseignant qui éduque, ce sont les élèves qui mettent leur maître sous influence.
R.F. qui s'est débattu avec les discours alambiqués des névroses obsessionnelles, les rationalisations des délires paranoïaques quand ce n'est pas l'irréalité de l'imaginaire paraphrénique n'a pas dû subir la même influence !

La deuxième critique formelle, les fautes d'orthographe, est typique du non-respect de la common decency. Une fois énoncé que la chimiothérapie que subissait R.F. expliquait ses négligences à ce niveau, la simple courtoisie, la politesse la plus basique, la décence dans son expression la plus évidente aurait du amener au minimum l'abstention ultérieure, au mieux des excuses !… Eh bien non !… Pas du tout… R. de G. revient encore, et encore à la charge… En espérant que le débat sur le fond passera une fois de plus à l'as…
Avec en plus une sacrée dose d'hypocrisie :
À Sanseverina qui écrit :
“ Bon courage, R. Felts, pour vos problèmes ; cela fait assez longtemps que je voulais vous le dire sans oser le faire. Mais les répliques de certains me choquent. Je sais, cela ne sert pas à grand-chose, mais bon...”
Christophe Sibille ose ajouter :
“Je souhaite aussi, et évidemment, bon courage à Roger pour (la solution de) ses problèmes. Ce que chacun ici aurait pu faire. Et j'ose le dire sans aucune espèce de retenue. Il n'empêche que certaines de ses répliques à certains ont été choquantes.”

Enfin, cela a été l'occasion d'introduire un autre débat, celui sur la COMMON DECENCY… Manifestement je ne crois pas que R. de G. soit partie prenante…

Pour plus de détail sur ce sujet, on trouvera un large extrait des propos tenus par J.C. Michéa lors d'une rencontre avec le MAUSS sur mon site :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/08/17/common-decency-et-jean-claude-michea%e2%80%a6/#respond

Écrit par : decencycentrissimus | 18 août 2008

http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2008/08/17/les-puristes-sont-ils-des-losers/

Un lieu qui pourra, peut-être, intéresser quelques uns des lecteurs du blog.

Écrit par : Hervé | 18 août 2008

http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2008/08/17/les-puristes-sont-ils-des-losers/

J'ai mis ce lien il y aquelques minutes mais il n'apparait pas.

Écrit par : Hervé | 18 août 2008

je supprime "http:// " pour que ça passe ( il faut donc le rajouter avant la ligne suivante:

correcteurs.blog.lemonde.fr/2008/08/17/les-puristes-sont-ils-des-losers/

Écrit par : Hervé | 18 août 2008

Un problème Roger ? par trois fois tu nous le fais savoir
Quoi ? On se le demande un peu d'ailleurs !

Encore une fois et pour être clair, aucune "COMMON DECENCY" dans cet univers de loups ! A notre étage des pseudos nantis comme aux autres étages. Nada ! Rien ! C'est la loi de la jungle.

Michéa ... Oui ... Orwell a du génie et Jean-Claude était beau ... Mais les poutres mortelles sur la tronche, qui les donne et qui se les prend ? Mais Dassault, le marchand d'armes, le patron de presse, le politicard, explique-moi donc son "sens sens de l'amitié, de l'entraide, de la réciprocité, de la loyauté, cette triple obligation de donner, recevoir et rendre" ... Oui, explique !

Écrit par : Hervé (de passage) | 18 août 2008

"Quoi ? On se le demande un peu d'ailleurs !"

Ecrit par : Hervé (de passage) | 18 août 2008

Oui, c'est un peu vrai. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 août 2008

"personne ne contestera ici que Meirieu est un sinistre imbécile."

Ecrit par : decencycentrissimus | 18 août 2008

Alors, vous lisez mal. Guy, lui-même, a soutenu le contraire il y a peu. Pour ce qui est de l'imbécillité, en tous cas.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 août 2008

@ Hervé (de passage)
Il me semble Hervé que pour un texte de deux lignes, vous vous y êtes pris trois fois…
C'est sans doute que vous avez rencontré le même problème :
vous publiez une fois… An bout de 20 minutes, le texte n'est toujours pas apparu sur le site… Vous recommencer une deuxième fois : idem… Une heure après vous recommencez en mettant une seule adresse http : idem,idem.
Deux heures après, vous recommencez sans mettre d'adresse et avec votre vrai nom : c'est tout de suite publé…
Les trois première, elles ont du paraitre tard dans la nuit… C'est la raison pour laquelle vous avez droit à quatre fois le même texte…

Cela doit être insuffisant pour me lire correctement : j'avais précisé que la common decency pourrait, peut-être (?), s'appliquer à ceux qui prétendent aspirer à une société plus juste, plus libre, plus égale…

Écrit par : Roger Felts | 18 août 2008

Les messages répétitifs d'hervé viennent de moi (dit Hervé de Strasbourg depuis qu'un deuxième Hervé est apparu) et non pas de Hervé (de passage).

Je ne répondais à personne en particulier (et surtout pas, à RF dont je ne lis pas les longues tartines - je ne peux dire si j'ai raison ou tord puisque je les lis pas) sauf peut-être à Christophe Sibille.

J'essaierai à l'avenir de ne plus oublier le "de Strasbourg" et de ne pas m'énerver trop vite quan cette s....... de machine à la c.. ne fera pas ce que je voudrai!!!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 18 août 2008

Celle-là m'a bien plu:
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=31625898

Écrit par : dobolino | 18 août 2008

tu fais un clic sur envoyer,t'as un texte peu après sur le blog.
tu fais un second clic d'impatience sur envoyer,t'auras deux textes.
trois clics,trois messages.
....
..
.
Oui ? Non ?

Écrit par : c'est l'ordinateur | 18 août 2008

Merci, Hervé. Ce lien est extrêmement intéressant. J'aime bien ce texte!
Vous savez, on est tous le puriste de quelqu'un, et il y a, de plus, multiplication par les domaines dans lesquels on peut revendiquer de l'être. J'ai souvent été repris sur ce blog, (et souvent à juste titre), et c'est comme ça qu'on progresse. Pas en insultant ceux qui vous reprennent.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 août 2008

Dobolino, si vous aimez ce type de reprises, je vous conseille les spectacles de "la framboise frivole"!!! Courez-y, s'ils passent dans votre coin!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 août 2008

Dobolino, si vous aimez ce type de reprises, je vous conseille les spectacles de "la framboise frivole"!!! Courez-y, s'ils passent dans votre coin!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 août 2008
Ben, oui, c'est bien rigolo mais en plus, la pianiste, c'est ma petite sœur. Alors, forcément, je fais un peu de pub...

Écrit par : dobolino | 18 août 2008

bonjour à tous,
voici un article sur l'enseignement "progressiviste"

http://3e.voie.free.fr/appy/fran05.pdf

Écrit par : mabiche | 18 août 2008

Roger : " ... j'avais précisé que la common decency pourrait, peut-être (?), s'appliquer à ceux qui prétendent aspirer à une société plus juste, plus libre, plus égale…"

L'ennui Roger c'est que TOUS, et plus particulièrement les loups, y prétendent. Cela me fait penser à un texte célèbre que tu connais aussi (tiens, j'ai entendu dans le poste qu'un de nos nageurs médaillés l'avait dans ses bagages !) Cet extrait tout particulièrement pour autant que la farce est permanente dans cette société du spectacle :

"En régime de paresse, pour tuer le temps qui nous tue seconde par seconde, il y aura des spectacles et des représentations théâtrales toujours et toujours; c'est de l'ouvrage tout trouvé pour nos bourgeois législateurs. On les organisera par bandes courant les foires et les villages, donnant des représentations législatives. Les généraux, en bottes à l'écuyère, la poitrine chamarrée d'aiguillettes, de crachats, de croix de la Légion d'honneur, iront par les rues et les places, racolant les bonnes gens. Gambetta et Cassagnac, son compère, feront le boniment de la porte. Cassagnac, en grand costume de matamore, roulant des yeux, tordant la moustache, crachant de l'étoupe enflammée, menacera tout le monde du pistolet de son père et s'abîmera dans un trou dès qu'on lui montrera le portrait de Lullier; Gambetta discourra sur la politique étrangère, sur la petite Grèce qui l'endoctorise et mettrait l'Europe en feu pour filouter la Turquie; sur la grande Russie qui le stultifie avec la compote qu'elle promet de faire avec la Prusse et qui souhaite à l'ouest de l'Europe plaies et bosses pour faire sa pelote à l'Est et étrangler le nihilisme à l'intérieur; sur M. de Bismarck, qui a été assez bon pour lui permettre de se prononcer sur l'amnistie... puis, dénudant sa large bedaine peinte aux trois couleurs, il battra dessus le rappel et énumérera les délicieuses petites bêtes, les ortolans, les truffes, les verres de margaux et d'yquem qu'il y a engloutonnés pour encourager l'agriculture et tenir en liesse les électeurs de Belleville.

Dans la taraque, on débutera par la "Farce électorale".

Devant les électeurs, à têtes de bois et oreilles d'âne, les candidats bourgeois, vêtus en paillasses, danseront la danse des libertés politiques, se torchant la face et la postface avec leurs programmes électoraux aux multiples promesses, et parlant avec des larmes dans les yeux des misères du peuple et avec du cuivre dans la voix des gloires de la France; et les têtes des électeurs de braire en choeur et solidement: hi han ! hi han !

Puis commencera la grande pièce: "Le Vol des biens de la nation".

La France capitaliste, énorme femelle, velue de la face et chauve du crâne, avachie, aux chairs flasques, bouffies, blafardes, aux yeux éteints, ensommeillée et bâillant, s'allonge sur un canapé de velours; à ses pieds, le Capitalisme industriel, gigantesque organisme de fer, à masque simiesque, dévore mécaniquement des hommes, des femmes, des enfants dont les cris lugubres et déchirants emplissent l'air; la Banque à museau de fouine, à corps d'hyène et mains de harpie, lui dérobe prestement les pièces de cent sous de la poche. Des hordes de misérables prolétaires décharnés, en haillons, escortés de gendarmes, le sabre au clair, chassés par des furies les cinglant avec les fouets de la faim, apportent aux pieds de la France capitaliste des monceaux de marchandises, des barriques de vin, des sacs d'or et de blé. Langlois, sa culotte d'une main, le testament de Proudhon de l'autre, le livre du budget entre les dents, se campe à la tête des défenseurs des biens de la nation et monte la garde. Les fardeaux déposés, à coups de crosse et de baïonnette, ils font chasser les ouvriers et ouvrent la porte aux industriels, aux commerçants et aux banquiers. Pêle-mêle, ils se précipitent sur le tas, avalant des cotonnades, des sacs de blé, des lingots d'or, vidant des barriques; n'en pouvant plus, sales, dégoûtants, ils s'affaissent dans leurs ordures et leurs vomissements... Alors le tonnerre éclate, la terre s'ébranle et s'entrouvre, la Fatalité historique surgit; de son pied de fer elle écrase les têtes de ceux qui hoquettent, titubent, tombent et ne peuvent plus fuir, et de sa large main elle renverse la France capitaliste, ahurie et suante de peur. "

Cette "common decency", n'est finalement que le "cause toujours" de Coluche cité plus haut ; hi han ! hi han !
Rien de plus ... Avec la variante "participative" de la future réincarnation (en pintade ? :-)) de l'agitée du bocage ...

P.S. (tu parles !) : Je signerai désormais HLB afin d'éviter à notre sympathique autre Hervé une compromission avec certaines instances où la common decency passe plus par l'OMC ou l'AGCS (l'empire du pal) que par une quelconque morale pas et avec la fameuse saucisse dénaturée par des décennies de common decencie industrielle ...

Écrit par : HLB | 18 août 2008

En préambule, il faut saluer le combat pour la défense de la belle écriture et être conscient de la difficulté de ce combat à l'heure actuelle. Il faut être également conscient que pour le corps enseignant la tâche est particulièrement difficile : il baigne dans l'ambiance du ”discours jeune”, où cette exigence n'est pas du tout respectée, alors qu'il est porteur et garant du respect du à la belle langue…
Cela dit, il faudrait ne pas pousser le bouchon trop loin et tomber dans un purisme de mauvais aloi où la déformation correctrice est telle que les propos sur la forme obèrent complètement l'abord des problèmes réels, les problèmes de fond.
J'en ai été victime ces temps-ci et les derniers développements après ma contribution sur la common decency sont plutôt comiques (confer les interventions onculométriques de diptères brachyceres muscidés)…
Je ne suis pas seul : le bon gros juge Rosenczveig est lui aussi victime d'un “complot” orthographique : Sur son blog du Monde, il vient de commettre un texte d'actualité où il aborde un sujet cher au corps enseignant : la condamnation du professeur qui avait giflé l'élève l'ayant traité de sale con… Dans son texte, plusieurs fautes d'orthographe dont une assez énorme : il confond la lyre, instrument de musique et l'ire, la colère.
Dans les nombreux commentaires sur ce texte, dont une majorité d'enseignants, une bonne partie des interventions investissaient le caractère “scandaleux” d'un juge faisant des fautes d'orthographe… Le problème de fond, celui de l'analyse habile, mais tout à fait contestable du juge donnant raison à l'enfant et à son père gendarme contre l'enseignant était mis au second plan.
Je suis aux antipodes des positions du juge Rosenczveig. Je me suis en certaines occasions sérieusement empoigné avec lui (dans ces cas-là, il sait utiliser le courrier privé d'Internet pour essayer de vous virer le clou). Il représente à gôche ce qui m'insupporte le plus (comme Meirieu à l'éducation nationale et C. Sibille à son échelle (petite))… Pour autant, je trouve que l'angle d'attaque choisi spontanément par certains enseignants, à savoir, ses faiblesses orthographiques, pour le déstabiliser, est mal orienté… Les positions de Rosen… m'apparaissent fausses à 200 % mais elles sont défendues habilement (l'habileté, comme pour Meirieu, n'est pas la moindre de leur qualité). Il importe de montrer le caractère factice de ces démonstrations… Il est peut-être de bonne guerre de pointer les faiblesses orthographiques. Les mettre au premier plan au point de négliger les questions de fond est une erreur.
Dans ces problèmes de fond, au-delà de la recherche des responsabilités individuelle du maître, de l'élève ou de son père, il s'agit d'ailleurs d'approfondir les responsabilités institutionnelles des représentants de l'autorité (principal du collège, recteur, officier de gendarmerie, juge) qui ont transformé une banale affaire en affaire d'État de niveau national… Cela se discute… Eh bien non ! C'est la contestation des fautes d'orthographe qui s'affirment !
Je crains que les vertus correctrices du corps enseignant quand elles s'exacerbent chez certains d'entre eux, risquent d'aller contre leur propre intérêt…

Écrit par : Onculocentrissimus | 18 août 2008

J'ai vu. J'ai sauté. Cette histoire de gifle m'emmerde. Elle n'est plus bonne qu'à faire du papier. Tout a été dit (et notamment, à l'époque, par Julliard dans un excellent article du Nouvel Obs que je peux redonner si vous le souhaitez).

Si je peux me permettre, deux questions Roger, puisque les tours et les détours de ton "discours" - comme tu aimes t"écouter écrire ! - te rendent souvent obscur :

- peux-tu en quelques mots résumer (c'est dur, je sais, et cet excellent exercice n'est plus dans les épreuves du bac ...) ton différend avec Christophe ? C'est bien sûr d'abord à usage thérapeutique - il est mentionné dans quasiment tous tes longs messages - mais j'avoue que, parfois, j'ai du mal à comprendre ... Cette demande n'est pas innocente : je pense que l'avenir dépend beaucoup de ces mains finalement tendues qui ne se rencontrent jamais (je me souviens de cette remarque de Guy Morel à propos des divergences entre pédagos et des antipédagos qu'il faudra bien régler un jour ...) :

- répondre également simplement à mes questions précises sur cette divertissante diversion : le common decency ?

Je sais que nous ne sommes pas très loin mais pourrais-tu toujours éviter de faire ces pas de côté (ah, le crabe !), de longer ces murs que tu t'es construits (et je comprends pourquoi), bref, d'aller droit au but ... Merde v'là que je donne dans la connerie. Désolé.

Sur l'orthographe, passons aussi : les claviers (et les écrans, si difficile à lire) sont d'excellents alibis ...

Écrit par : HLB | 18 août 2008

Tout à fait d'accord pour regretter la disparition de l'exercice de contraction de texte.

Écrit par : dobolino | 18 août 2008

"Le 4 juillet 2008, Sazak Dourdymouradov, collaborateur de Radio Free Europe (RFE), a été libéré, après avoir été arrêté le 20 juin par les services secrets, torturé puis interné de force dans un hôpital psychiatrique.

“Nous sommes soulagés d’apprendre que Sazak Dourdymouradov a recouvré sa liberté et a pu rentrer dans son foyer. Cela signifie surtout la fin des mauvais traitements que ce collaborateur de Radio Free Europe a endurés. Il est urgent que les autorités comprennent que le recours à ces méthodes barbares est intolérable et qu’elles doivent y renoncer sans plus tarder”, a déclaré Reporters sans frontières.

Le 4 juillet, Sazak Durdymouradov, un professeur d’histoire contribuant depuis quelques mois aux programmes de Radio Free Europe, a regagné son domicile de Baharden (à 200 kilomètres à l’ouest de la capitale), où il avait été arrêté par la police secrète (MNB) deux semaines plus tôt. Son retour a été confirmé par ses proches qui ont remercié tous ceux qui se sont mobilisés en faveur de Sazak Dourdymouradov.

Le journaliste a été torturé. Il a été violemment battu et on lui a fait subir des électrochocs, dans le but de lui faire signer un document dans lequel il aurait renoncé à collaborer à RFE."
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27713

L'indispensable !

http://www.rferl.org/

Écrit par : Alcibiade | 18 août 2008

EPREUVE DE CONTRACTION DE TEXTE :

- Sur ma dernière intervention (58 lignes):
Trop d'intervenants enseignants s'attachent à ergoter sur les aspects formels d'autres interventions. Pour les copies d'élèves, tout à fait d'accord. Dans les échanges qu'implique le débat entre adultes, à toutes petites doses, à la rigueur… Mais le systématisme de certains ! ! ! Exprime-t-il chez eux l'incapacité à débattre sur le fond ?

- Sur la common decency (120 lignes) :
Dans le combat qui nous oppose au méchant Capital, le sens de l'amitié, de l'entraide, de la réciprocité, de la loyauté), la triple obligation de donner, recevoir et rendre me semblent être des valeurs qui lorsque nous aurons pendu le dernier capitaliste avec les tripes du dernier bureaucrate nous permettront d'espérer un monde moins pourri que celui d'où nous venons…

- Mon différent avec Christophe (un roman) :
Deux choses :
1) Rosenczveig représente la gôche ce qui m'insupporte le plus (comme Meirieu à l'éducation nationale et C. Sibille à son échelle (petite)) : la gôche boboisante du politiquement correcte. On voit ce que cela donne… Aussi mauvais que soit Sarko… Et Dieu sait s'il est mauvais… Il fait nettement plus de voix que le meilleur socialiste… Et quand on sait que c'est toujours Ségolène… Reste plus que le long terme de la common decency…
2) C. Sibille est un cuistre : quand j'ai expliqué pourquoi je faisais des fautes, la décence aurait voulu qu'il n'en parle plus… Il a continué… C'est un cuistre… Je n'aime pas les cuistres.

Voilà, j'espère avoir TRÈS BIEN à l'épreuve de réduction de texte… Sinon je continuerai à faire long (et ce n'est pas un chantage).

Écrit par : Contractionitude en mi bémol majeur | 18 août 2008

Correction :

1) Rosenczveig représente la gôche qui m'insupporte le plus…

Écrit par : Roger Felts | 18 août 2008

Mon différent avec Roger Felts? C'est très simple: je supporte l'hypertrophie de l'ego chez les gens quand elle est accompagnée d'une certaine dose d'humour.
Roger Felts est simplement, pour ce que j'ai pu en lire ici et, en partie, sur son blog, (je suis comme Hervé, je n'ai pas le courage de me farcir toute sa prose), d'une suffisance que je trouve insupportable. Et il ne me semble pas être le seul à l'avoir remarqué, et fait remarquer.
Mais il s'en remettra! Les gens comme lui s'en remettent toujours.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 août 2008

Felts, la contraction de textes est bien plus pointue! Vous devez résumer en cent ou cent dix ou cent vingt mots. Pour le concours véto, il n'y avait pas de 10% de tolérance. Je crois me souvenir que la ponctuation jouait aussi son rôle mais n'en suis pas certaine.
Il s'agissait de faire un quadrillage de dix sur dix, si la contraction était en cent mots, et de faire entrer son texte là-dedans, en remplissant toutes les cases et sans dépasser. Cet exercice très amusant nécessite non seulement de bien comprendre le texte offert en pâture mais de maîtriser à peu près convenablement la langue, l'orthographe et la grammaire.
Entraînez-vous: c'est le meilleur remède contre la logorrhée.

En une seule épreuve, on vérifiait pas mal de "compétences", comme on dit aujourd'hui.

Écrit par : dobolino | 18 août 2008

"Entraînez-vous: c'est le meilleur remède contre la logorrhée."

Ecrit par : dobolino | 18 août 2008

Se relire, ce n'est pas mal, non plus. Ca fait partie de l'entraînement. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 août 2008

Quand à l'exercice de contradiction de texte, face à Felts...

Écrit par : dobolino | 18 août 2008

Mon différent avec Roger Felts? C'est très simple: je supporte l'hypertrophie de l'ego chez les gens quand elle est accompagnée d'une certaine dose d'humour.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 août 2008

Il y a réellement de l'humour chez notre bon docteur, un humour aux dépens de la gôche coconne et de celle qui lui donne le foin.
La droite auto-centrée et les réacs de gôche la décèlent très rapidement, eux.

Écrit par : Alcibiade | 18 août 2008

Il y a réellement de l'humour chez notre bon docteur, un humour aux dépens de la gôche coconne et de celle qui lui donne le foin.

Ecrit par : Alcibiade | 18 août 2008
C'est d'un facile, "à l'heure actuelle". Il enfonce des portes ouvertes. Il n'a qu'à lire Charlie toutes les semaines pour y arriver sans le moindre effort intellectuel. Mon copain Philippe, le berger d'à côté, en chie deux comme lui au petit dèj', tous les jours.

Écrit par : dobolino | 18 août 2008

Le retour au Larzac est aussi une forme de gôche coconne, si l'on ne s'y emploie qu'à chier en double au petit déjeuner.

La gôche centriste ferait bien de surveiller les débordements de la canaille. Leurs épanchements se multiplient.
Exemple : http://culturalgangbang.blogspot.com/

ou encore : http://sansceline.blogspot.com/2008/07/retour-de-vacances-texte-violent.html

Écrit par : Alcibiade | 18 août 2008

Qui est le plus hypertrophique des deux :
- HLB me demande :peux-tu en quelques mots résumer (c'est dur, je sais, et cet excellent exercice n'est plus dans les épreuves du bac ...) ton différend avec Christophe ?
Je répond en onze lignes…

- On ne demande rien à Christophe Sibille (car on doit penser que son avis a peu d'importance).
Il prend l'initiative de répondre en 10 lignes…

Entre quelqu'un qui répond à une question qu'on lui pose et quelqu'un qui impose son discours alors qu'on ne lui demande rien, un être simple dirait que c'est le second qui souffre d'hypertrophie de l'ego… Christophe Sibille ne doit pas être un être simple…

Écrit par : Hypertrophicoegocentrissimo | 18 août 2008

@Dobolino
Vous commencez à me les casser avec vos souvenirs de grand'mère sur les contractions de texte, vos contractures de sexe ou vos constrictions cérébrales.
Si vous aviez un peu plus le sens de l'amitié, de l'entraide, de la réciprocité, de la loyauté, cela donnerait un peu plus d'unité à une pensée qui part un peu dans tous les sens et même en sens contraire… À petites doses cela peut avoir du charme… En saturation, ça sature ! ! !

Écrit par : Decencycentrissimo | 18 août 2008

Il y a réellement de l'humour chez notre bon docteur, un humour aux dépens de la gôche coconne et de celle qui lui donne le foin.
La droite auto-centrée et les réacs de gôche la décèlent très rapidement, eux.

Ecrit par : Alcibiade | 18 août 2008

Alcibiade voit juste .

Felts s'épanche beaucoup mais Montaigne ne dit-il pas que "chaque homme porte en lui la forme entière de l'humaine condition "? On ne va donc pas lui reprocher de nous faire partager ses expériences et les leçons qu'il en tire !

Oui , il s' épanche et se raconte mais c'est aussi et surtout pour se moquer de lui-même , cela s'appelle de l'autodérision et je m'étonne que Christophe ne l'ait pas vue ( il est vrai qu'il avoue n'avoir pas lu les textes de Roger ! )

Quant aux fautes d'orthographe , je remarque que lorsqu'elles émanent d'un groupe ami , elles ne suscitent aucun commentaire : groupe ami = groupe admis .

Brighelli lui-même en fait et j'en ai vues d'énormes ! Mais on sait très bien que cet homme pressé a mille excuses et on rectifie en silence . D'ailleurs , j'aime bien les fautes de frappe ou d'étourderie de Brighelli car elles ont pour vertu d'humaniser le personnage !

J'aurais bien aimé en revanche qu'on parlât de la gifle du prof et surtout de la lâcheté habituelle des collègues de la gôche coconne comme de la couillemollitude de l'administration en pareille circonstance . Amitié , entraide , réciprocité , où ça ?

Écrit par : Amélie | 18 août 2008

J'en ai vu .Pas d'accord lorsque le cod qui précède est le pronom EN .

Je vous prie de bien vouloir m'excuser !

Écrit par : Amélie | 18 août 2008

@Dobolino II

a écrit : “Quand à l'exercice de CONTRADICTION de texte, face à Felts...”

Je n'avais pas lu cette courte phrase lors de ma précédente adresse à Dobolino…
Soit je la prends comme l'hommage du vice à la vertu : c'est à dire que vous reconnaissez que dans une discussion sur le fond, il est difficile de me coincer… Et je reconnais bien là votre étonnante clairvoyance et votre suprême intelligence.
Soit je n'ai rien compris et c'est une phrase à l'emporte pièce comme vous êtes capable d'en chier cent par jour, y compris les jours de constipation.
Vous allez me rassurer sur le bon choix, hein ?

Écrit par : Contradictionissimo | 18 août 2008

Je viens de recevoir cette requête sur mon site et j'avoue ne pouvoir y apporter de réponse… Si quelqu'un à la connaissance, il peut en faire bénéficier J.P. Boudine dont l'adresse mail est :
jean-pierreboudine@orange.fr
Son texte :
“J’ai entendu parler d’une enquête, publiée dans “Le Monde”, à propos de l’orthographe et de la grammaire dans les actes de justice et les procès verbaux. Selon cette enquête, quarante pour cent des actes les plus ordinaires seraient inexploitables parce qu’incompréhensibles.
Je n’ai pas pu retrouver trace de cet article, ni de cette enquête
Pouvez-vous m’aider, ?
Bien à vous,
Jean-Pierre Boudine
“Qui suit un autre, il ne suit rien” (Montaigne) ”

Écrit par : Reposcentrissimus | 18 août 2008

Cela doit être insuffisant pour me lire correctement : j'avais précisé que la common decency pourrait, peut-être (?), s'appliquer à ceux qui prétendent aspirer à une société plus juste, plus libre, plus égale…
Ecrit par : Roger Felts | 18 août 2008

Juste un passage sur ce blog, qui hélice hélas, devient hélas lassant pour qui a appris à lire. Donc, sauf le respect dû à l'aléatoire descendance d'Abel Michéa, collaborateur émérite de l'Huma, relisons donc Engels ( L'origine de la famille etc.) et laissons de côté la "common decency".
Le BA.-BA, cela a l'air d'être ici fait pour les chiens.

Écrit par : guy morel | 18 août 2008

Un peu de millet pour les moineaux.
http://www.re3.freesurf.fr/align.html

Écrit par : guy morel | 18 août 2008

Bonsoir , Doc Morel !!



http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Écrit par : Amélie | 18 août 2008

GM : " ... relisons donc Engels ( L'origine de la famille etc.) et laissons de côté la "common decency".

C'est ce que je me tue à dire depuis hier ... La citation du gendre d'Engels n'y a rien fait ! Des fondamentaux on se contrefout ! Et tout part en couille dans tous les sens. Désespérant.

Toujours est-il que je reste sur ma faim à propos de l'opposition entre Roger et Christophe. Christophe seriez-vous pro-Meirieu ou adepte de la madonne poitevine ou bobo irradié irrémédiablement ? Personnellement, à vous lire, ce n'est pas l'idée que je me fais de vous ... Je vous sens plutôt doutant et cherchant, deux qualités que j'apprécie beaucoup, assez rares ici ...

Et quand Roger cessera-t-il de nous abreuver de ces divagations pontifiantes (aux signatures ridicules) et retournera à ce qu'il sait faire de mieux : aller au fond des choses ...

Eviter, en psy, c'est très "signifiant", non ? Ce blog devient un divan ... Dans le fond si cela peut lui être utile ...

Écrit par : HLB | 19 août 2008

On pourrait peut-être rappeler que le but de ce blog, c'est de réagir aux sujets que propose JPB ; on peut bien sûr lancer des sujets d'actualité, si ça reste autour de l'enseignement, mais y raconter sa vie en permanence et polémiquer sans fin avec des intervenants, c'est pas très « common decency », non ?

Mon conseil :

- Vérifier que son post apporte quelque chose aux lecteurs, éviter d'écrire pour se faire plaisir.

- Laisser pisser le mérinos trois fois sur quatre, quand on se croit obligé de répondre à des attaques, ça repose les autres.

« L'extrême plaisir que nous prenons à parler de nous-mêmes nous doit faire craindre de n'en donner guère à ceux qui nous écoutent. » – La Rochefoucauld.

Il y a trois règles pour plaire dans une conversation :
premièrement : raconter des histoires intéressantes, deuxièmement : raconter des histoires intéressantes, troisièmement : raconter des histoires intéressantes. – Stendhal.

Peut-on signer un cesser-le-feu sur cette base ?

Écrit par : Sanjuro | 19 août 2008

J'approuve.

Juste une dernière citation de Hegel ("Phénoménologie de l'esprit") que cite un autre célèbre médecin psychiatre en introduction à l'avant-dernier chapitre de son essai : "Peau noire, masque blanc".

"La conscience de soi est *en soi* et *pour soi* quand et parce qu'elle est en soi et pour soi pour une autre conscience de soi ; c'est-à-dire qu'elle n'est qu'en tant qu'être reconnu."

Le dernier chapitre, se termine sur ces mots que je me permets en toute humilité de livrer à la méditation à notre cher Roger Felts (il peut l'ajouter quelque part au chapitre "Race et racisme, mais cela va bien au-delà ... ) :

http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/fanon1.htm

Christophe peut me contacter sur LMT s'il le souhaite ...

Bonne nuit et merci pour votre sagesse Sanjuro,
Hervé

Écrit par : HLB | 19 août 2008

"Toujours est-il que je reste sur ma faim à propos de l'opposition entre Roger et Christophe. Christophe seriez-vous pro-Meirieu ou adepte de la madonne poitevine ou bobo irradié irrémédiablement ? Personnellement, à vous lire, ce n'est pas l'idée que je me fais de vous ... Je vous sens plutôt doutant et cherchant, deux qualités que j'apprécie beaucoup, assez rares ici ..."

Ecrit par : HLB | 19 août 2008


Je vais (tenter de) vous répondre brièvement; Sanjuro a raison, (et je le remercie aussi de sa sagesse, maintes fois prouvée et éprouvée ici); l'étalement de la vie privée et la polémique gratuite prennent souvent, en effet, de la place pour pas grand chose.
-Je l'ai souvent dit, je ne suis pas pro-Meirieu; simplement, son choix comme bouc émissaire par certains ici me semble à côté de la plaque.
-Je suis très anti-Royal et ça, par contre, je l'ai souvent dit, et j'ai souvent expliqué pourquoi.
-Je pense avoir quelques convictions, mais peu de certitudes.
-Pour l'opposition avec Roger Felts, je n'ai absolument rien à ajouter à mon message d'hier à ce sujet.

Dernière question, (et, là, je vais peut-être passer pour un abominable distrait;) qu'est-ce que: "LMT"?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 août 2008

Je n'avais pas lu cette courte phrase lors de ma précédente adresse à Dobolino…
Soit je la prends comme l'hommage du vice à la vertu : c'est à dire que vous reconnaissez que dans une discussion sur le fond, il est difficile de me coincer… Et je reconnais bien là votre étonnante clairvoyance et votre suprême intelligence.
Soit je n'ai rien compris et c'est une phrase à l'emporte pièce comme vous êtes capable d'en chier cent par jour, y compris les jours de constipation.
Vous allez me rassurer sur le bon choix, hein ?

Ecrit par : Contradictionissimo | 18 août 2008

Par ma foi, c'est vous l'homme de l'art! Dans une société bien organisée, votre avis d'expert primera sur mon opinion de citoyenne lambda.

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

Merci Amélie. A propos d'amis : "Trois sortes d'amis sont utiles, trois sortes d'amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard."

Intéresse que pourra !

Dans le cadre (noir) de la formation des maîtres, on note que dans la "bio" de Patrice Franchet d'Esperey, héritier d'un grand nom français de l'histoire militaire -trop souvent accouplé à la Cagoule- figure son titre de docteur en Sianséduk.

Bien que le cheval soit le meilleur ami de l'homme, ce diplôme brandi comme une épée n'est-il que simple malice d'éditeur ou la validation d'une discipline à dormir debout pour les bêtes à manger du foin ?

http://www.odilejacob.fr/nouveautes/index.php?op=nouveautes&cat=03&livre=2443&desc=2443

Écrit par : Alcibiade | 19 août 2008

Peut-on signer un cesser-le-feu sur cette base ?

Ecrit par : Sanjuro | 19 août 2008

Ca pourrait éventuellement redevenir lisible, ici...

Écrit par : yann | 19 août 2008

NB : Ce commentaire a été écrit avant que je lise les dernières participations au débat. Il n'en tient donc pas compte… On verra plus tard ce qu'il faut penser de la démagogie du discours “raisonnable”, sage et cultureux par citationnisme… Tout en ne négligeant pas la profondeur de ce qu'a dit Lao Tseu : “c'est dans une merde de mouche qu'on peut accéder à l'univers…”

Hier, on m'a passé à l'essoreuse… Lao Tseu l'a écrit : “Après passage à l'essoreuse, on se sent plus propre.”
C'est mon cas. Ce matin je me sens tout à fait prêt à aborder, avec d'autres, les problèmes fondamentaux de l'heure, sans mettre en avant mon petit narcissisme de merde dont tout le monde n'a rien à foutre…
Celui qui a dit “Rien de ce qui est humain ne m'est étranger” était un sacré con !

Reste cependant une blessure profonde et intime, indélébile et que je porterai comme une croix jusqu'à la fin des temps : Christophe Sibille, cet individu que je ne connais ni d'Ève ni des dents et qui ne me lit pas, a doctement affirmé que je manquais totalement d'humour…
… çà fait mal quand on entend cela !
Depuis ma première rédaction en cinquième jusqu'à une date récente, on ne m'a jamais, mais alors jamais signifié que j'avais une orthographe remarquable. Mais au fil du temps, il n'y a pas eu d'année où un critique habilité a pu avancer que je n'étais pas dénué d'humour.
Je mets entre parenthèses ma période maoïste où l'engagement idéologique avait pris nettement le pas sur mes qualités primesautières et où je suis resté muet quand une groupie de Mao TSE Toung (bonjour Émilie, ton Mao Tse Toung te salue !) affirma devant moi et devant les portraits de Che Guevara et de Mao : “Pour moi, Mao Tsé Toung est nettement plus beau que le Che, car il a la beauté intérieure de la Révolution Prolétarienne et pas l'image dégoulinante et écœurante du révolutionnarisme petit-bourgeois.”… Mon humour de l'époque ne m'a pas autorisé à écrire dix pages, ou dix lignes sur l'étrange aveuglement des groupies (à l'exception d'Amélie dont la clairvoyance est proprement stupéfiante)… À l'époque, j'ai dû craindre d'être exclu pour déviationnisme droitier contre-révolutionnaire… Ma haine actuelle (car dans le passé, j'ai beaucoup péché) du “politiquement correct” doit venir de là…

J'étais donc dans l'illusion la plus totale : celle de croire que parmi mes nombreux défauts, une qualité surnageait, l'humour… Tout le monde connaît maintenant la citation d'Oscar Wilde, “L'humour est la politesse du désespoir.”… Sibille m'a plongé dans le désespoir le plus totale en m'enlevant ma politesse…
À moins que ?…
Entre les jugements stupides recueillis depuis des dizaines d'années et le point de vue honnête d'un individu au-dessus de tout soupçon, le cœur balance différemment… Pour ceux qui veulent juger par eux-mêmes, je conseille sur mon site ; “L'effet Edelweiss”, “Fleur de courgette” et “Les fèves”… ou tout autre texte qui lui conviendra…

Écrit par : Roger Felts | 19 août 2008

Juste un passage sur ce blog, qui hélice hélas, devient hélas lassant pour qui a appris à lire.
Le BA.-BA, cela a l'air d'être ici fait pour les chiens.

Ecrit par : guy morel | 18 août 2008

A votre place, j'aurais écrit autre chose. Vous avez les connaissances et l'audience nécessaire.

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

Vous savez, Roger, la capacité à encaisser les insultes, même si elle n'est pas la seule composante de l'humour, en fait partie intégrante.
Or, vous, vous avez pris la mouche un certain nombre de fois bien que, contrairement à vous, je ne vous aie jamais insulté en aucune manière. Et, comme j'ai très mauvais esprit, ça m'a encouragé à vous taquiner un peu... Faiblesse humaine.

Ceci-dit, restons-en là, et faisons la paix! Je vous propose de transiger en acceptant l'idée que nous n'avons pas le même sens de l'humour... Ce qui vous rassurera certainement, et moi, vraisemblablement.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 août 2008

Entre l'armistice et la paix complète, il est peut-être nécessaire de rectifier quelques indéterminations afin que les bases de cette paix soient beaucoup plus sures.
- La capacité à encaisser les insultes ne participe pas des catégories de l'humour. C'est la capacité à se moquer de soi-même qui est propre à l'humour et le différencie d'ailleurs de l'ironie…
- Il n'y a pas plusieurs sens de l'humour. Il peut y avoir plusieurs types d'humour, mais il n'y a qu'un seul sens de l'humour : j'ai été voir les propos de plusieurs écrivains sur l'humour dans le Grand Robert… Leurs violons ne sont pas toujours accordés, mais ils poussent tous dans le même sens…
- Comment peut-on mettre dans la même phrase “que j'ai pris la mouche un certain nombre de fois et que vous ne m'avez jamais insulté en aucune manière ”… Cela voudrait-il dire que je prends la mouche quand on me dit que je suis grand, beau, intelligent, modeste, que j'écris bien, que j'ai beaucoup d'humour et que la puissance de ma pensée n'a d'égale que la verdeur de mon sexe ?… Prendre la mouche quand on vous caresse autant dans le sens du poil, révèle un esprit pour le moins curieux souffrant probablement d'une modestie hypertrophique et caractérisée par des conduites paradoxales ou l'hyperdévalorisation narcissique induit des comportements de rejet dont vous avez été le vivant témoignage.
Mais tout cela c'est la passé : à partir du moment où vous reconnaissez que les races, cela existe, et que tout ceux qui disent que j'ai de l'humour ne peuvent se tromper, je suis prêt à reconnaître que faisant parti de la grande famille de la gauche comme moi, un devoir commun de common decency nous contraint à un peu plus de réserve dans nos relations internetiennes…

Écrit par : Roger Felts | 19 août 2008

-Se moquer de soi-même, comme savoir encaisser les insultes, prouvent une certaine capacité à "distancier", sans laquelle il n'est point d'humour possible.

-Il est beaucoup de manières de ne pas "caresser quelqu'un dans le sens du poil" sans pour autant l'insulter. Ne soyons pas "manichéens". * Si je dis: "je ne trouve pas que Roger Felts fasse preuve d'un grand sens de l'humour", ni je ne vous caresse dans le sens du poil, ni je ne vous insulte.

-Je suis bien d'accord avec vous. Il n'y a qu'un sens de l'humour, plusieurs types d'humour...
Comme il n'y a pas de races humaines??? ;-)

*; je plaisante, bien entendu!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 août 2008

moi je suis PLP2 lettres anglais et fier et jai pas limpression que la plupart des mes collegues confondent "le" dauphin avec un dauphin...ça me gêne votre vision des profs certifiés, jai limpression que pour vous être agrégé cets le summum et que les autres cest de la merde ( je parle meme pas du plp que je suis, vous devez nous conchier).En tout cas jai amé votre livre mais je suis étonn"é du decalage entre votre livre et vos mots ici et à la télé...

Écrit par : gwenhael | 19 août 2008

@Christophe Sibille en disant :"je ne trouve pas que Roger Felts fasse preuve d'un grand sens de l'humour", ni je ne vous caresse dans le sens du poil, ni je ne vous insulte.”… énonce une contre-vérité… Car une enquête un peu sérieuse montrerez que j'ai “un grand sens de l'humour”…
Formuler une contre-vérité sur ce que je considère comme une de mes rares qualités, pourrait m'amener à penser que vous m'insultez… Mais je souhaite passer à un autre type de relation moins conflictuelle. Je dirai que c'est inutilement déplaisant pour quelqu'un qui est en demande d'amour permanente et n'aspire qu'à une chose : que tout le monde l'adore et reconnaisse qu'il est le plus beau… Je sais que c'est un rêve impossible… mais après avoir cru à la révolution, croire que tout le monde peut s'accorder sur votre dos, est une bonne adaptation au rapport entre phantasme et réalité…

Écrit par : Roger Felts | 19 août 2008

Je viens d'etre interrompu par une mesure de securite et n'ai pas pu faire ce qui etait requis : recopier des lettres et des chiffres et mettre mon code. Il y avait un cadre dans lequel j'ai mis mon code, mais ou fallait-il recopier les signes ?
Du coup, j'ai perdu mon message !

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

"jai pas limpression", "jai limpression", "cets le summum"...

Gwenhael, j'espère que vous le faites exprès ??!!

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 août 2008

Mais non! Il faut recopier les chiffres et letttres qu'on voit dans le cadre prévu à cet effet. Y'a pas à mettre de code.

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

De toute façon, Brighelli a décrit certains candidats au CAPES mais il n'a pas dit que ces candidats édifiants avaient obtenu le fameux CAPES en question. Il est permis d'espérer que ce genre de réponse reste rhédibitoire?

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

Je ne comprends pas ce qu'il faut faire quand la securite se met en marche. Faut-il recopier les chiffres et les lettres dans le cadre ; est-ce cela le code ? Ou bien s'agit-il de la meme chose ?

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

Merci, Dodelino !

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

"redhibitoire" (avec accent aigu sur le premier e), Dodelino, soit dit amicalement.
Je suis en Angleterre, incapable de trouver les lettres avec accents et les cedilles, etc.

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

Pardon, Dobolino ! Je manque d'attention, ces temps-ci.

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

moi aussi, c'est rédhibitoire! Ceci dit, je ne brigue pas le CAPES de Français.
Quoiqu'il en soit, si vous êtes coincé par le code et un clavier inadapté, ne mettez pas de lien vers d'autres sites et découpez votre texte en petits tronçons. Ça passera sans code de sécurité.

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

Gwenhael, de trois choses l'une : ou bien vous etes vraiment PLP2 lettres/anglais et vous ecrivez sur ce blog sans faire vos fautes volontairement, et c'est ahurissant ; ou bien vous pretendez etre PLP2 et vous faites ces fautes par ignorance du francais (pardon pour la cedille manquante) dans je ne sais quel but ; ou bien, enfin, vous faites ces fautes - quelle que soit votre situation professionnelle - pour deconsiderer les PLP.
J'aimerais savoir laquelle des trois choses est la bonne.

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

Encore un différent au sujet de l'orthographe.
Pitied !

Écrit par : dédé | 19 août 2008

Oui, encore un differend avec quelqu'un sur l'orthographe. Et pourquoi pas ?
Je me confonds en excuses dans chacun de mes messages pour les accents manquants du fait que je suis en Angleterre.
Quand je serai de retour en France vous chercherez vainement des fautes de francais (mettez la cedille, SVP) dans mes messages. Et si vous en trouvez quand meme (je ne suis pas infaillible et je fais une faute tous les dix mille mots, mais il faut etre attentif pour la decouvrir tant ces fautes sont rares et peu visibles), mettez-moi au pilori !
Sans rancune ?

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

Il y a une quatrième hypothèse : Gwenhael est vraiment PLP2 mais ses fautes volontaires sont une provocation, adressée aux puristes qui hantent ce blog!

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 août 2008

Arrêtez avec l'aureteaugraf, enfin!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 août 2008

Merci, Dobolino, pour vos conseils. Ai-je bien compris ? Me recommandez-vous de decouper mes messages en troncons (+ une cedille), c'est-a-dire sauter une ligne de temps en temps ? Et non d'envoyer mes messages par troncons !

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

Reponse a Sylvie Huguet : j'avais pense a cette quatrieme hypothese, mais s'amuser a ce genre d'enfantillages sur le blog de J.-P. Brighelli est-il raisonnable ?
Le sujet introduit par Brighelli merite mieux que cela.
Pourtant cette quatrieme hypothese serait la moins grave...
Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

Vous êtes bouché à l'émeri! C'est pas possible.
Vous écrivez un paragraphe, vous postez.
Vous écrivez un deuxième paragraphe, vous postez. Ainsi de suite jusqu'à nous avoir collé vos vingt pages.
Vous êtes autorisé à faire des fautes. on comprendra quand même.

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

Non, je ne suis pas bouche a l'emeri. Merci de vos explications detaillees. J'en ferai usage
Je ne prends pas en mauvaise part votre premiere phrase. Je suis au-dessus de cela. Je suis agrege de sciences physiques et j'etais reconnu comme un excellent professeur, car je detaillais mes explications de sorte que les meilleurs eleves n'en demandaient jamais davantage. Je suis retraite, ne cours plus aussi vite qu'il y a vingt ans, mais mon cerveau est intact. Et je ne fais guere de fautes: une tous les dix mille mots. Si vous en trouvez, vous etes fort.

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

Voyons, qu'avez-vous contre l'orthographe, Christophe Sibille ?
Ne serait-il pas utile que nous ecrivions (ou "ecrivissions", si vous n'etes pas allergique au subjonctif imparfait) tous dans la meme langue ?

Écrit par : Francis Penin | 19 août 2008

C'était une blague, Francis. Je pense que certaines polémiques récentes du blog vous ont échappé.
Mais n'y revenons pas, c'est terminé, je crois.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 août 2008

"moi je suis PLP2 lettres anglais et fier et jai pas limpression que la plupart des mes collegues confondent "le" dauphin avec un dauphin...ça me gêne votre vision des profs certifiés, jai limpression que pour vous être agrégé cets le summum et que les autres cest de la merde ( je parle meme pas du plp que je suis, vous devez nous conchier).En tout cas jai amé votre livre mais je suis étonn"é du decalage entre votre livre et vos mots ici et à la télé...

Ecrit par : gwenhael | 19 août 2008 "

Cher collègue PLP,

Vous accordez trop d'importance aux propos de nos charmants collèges agrégés.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 19 août 2008

Francis Penin! Bon sang, mais c'est bien sûr! Je savais bien que votre nom me disait quelque chose. Moi, il m'arriva aussi de m'appeler V26, dans un lointain passé, et, parfois, Cilice.
Quand je pense qu'il aurait suffi que je me retourne vers ma bibliothèque de vétérinaire où se trouve votre cancre-roi.
Pour le "bouché à l'émeri", ne le prenez pas en mauvaise part. Catmano, dite Simplinstit, dite Marinella, connait ce code. C'est notre vaillante institutrice de CP, qui tirait facilement 40/45 élèves par an vers la lecture courante à coup de gaule en noyer, qui rythmait cette phrase, à coup de la dite gaule, sur la tête de ses "in-dé-cro-ta-bles bou-chées à l'é-me-ri".
Bouch-""ées, pas de faute d'orthographe car la mixité n'était pas encore de rigueur.
Après, bien plus tard, j'ai eu un patron qui, avec un bel accent languedocien, me disait "bougre de baluche!" quand je m'étais plantée sur un diagnostic. Ça ne me traumatisait pas, j'étais aguerrie.
Salutations, Gilpa!

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

C'était une blague, Francis. Je pense que certaines polémiques récentes du blog vous ont échappé.
Mais n'y revenons pas, c'est terminé, je crois.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 août 2008

Ouais, ici, Francis, on s'amuse bien quand on n'est pas promu unité de soins palliatifs, on fait plein de fautes très vilaines parce qu'on a les neurones qui courent plus vite que les doigts, ce qui ne veut pas dire, notez le bien, qu'ils courent bien, et, le champion, c'est le maître du blog, actuellement absent car SDF.
Ah! puis, aussi, on s'insulte, souvent très gratuitement. Faut surtout pas le prendre en mauvaise part!

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

Vous accordez trop d'importance aux propos de nos charmants collèges agrégés.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 19 août 2008
Les collèges actuels sont plutôt désagrégés, et même salement...

Écrit par : dobolino | 19 août 2008

Oulala ! Vite un nouveau post !
JPB avait parlé du futur lycée ...

Hervé

Merci Christophe pour votre réponse. Je vois que je ne m'étais pas trompé. LMT ? Un dérapage, ne faites pas attention. Une toute petite liste de discussion de profs (surtout de lettres) où pour l'instant il n'y a pas Roger ... Je plaisante, bien sûr. Le lien est avec ma signature, je crois.

Ah si tout de même, je vous conseille les TEXTES, il y en a d'excellents notamment ceux de Clarac (sur l'explication française), de London, de Debord (à savourer), de Muglioni (une grosse pointure dirait GM) et des petites merveilles de Thierry. Je ne résiste pas. Celle-ci par exemple :

L'égalité

...- Lisez-moi ces vers-là...
J'hésite à désigner quelqu'un. Ils crient pour se proposer:
- Msieu, moi ! -Moi ! - Moi ! -Moi, msieu, j'ai pas lu une seule fois !
- Moi msieu, je lis jamais.
- Non, dis-je en imposant le silence, c'est de beaux vers qu'il ne faut pas massacrer. Quelqu'un qui lise bien, Maurice !
- Ah, i lit tout le temps, grogne André, l'anarchiste.
- On devrait lire chacun son tour, insinue le géographe, Emile, ça serait pus juste. Ils ont raison, mais ils me surprennent. Je les fais taire, quoique cette idée si épaisse du droit me réjouisse.

... Charles, encore plus irritable et malfaisant ce jour-là que d'habitude, pique d'une plume à la joue l'un de ses camarades. Deux heures de consigne.
- Charles, vous ne travaillez pas et vous vous conduisez mal. Votre composition de morale est absurde. On peut ménager un bon élève, mais un paresseux comme vous, on ne doit pas le manquer.
Maxime chuchote :
- On devrait punir les bons élèves plus que les mauvais. Si iz ont pas de facilité pour apprendre, c'est pas leur faute. Et iz ont plus de peine que les autes à se tenir tranquilles.
- Maxime, dis-je, vous êtes trop intéressé dans la question pour la trancher.
Mais je riais en moi-même de cette subtile parole, d'entendre maintenant affirmer l'inégalité comme une forme plus haute de la justice.

... Nous commentons, ainsi que l'Administration le conseille, la Déclaration des Droits de l'Homme. Charles encore, levant la main, demande un éclaircissement direct:
- Alors nous, msieu, on est vos égaux ?
Question ridicule ; mais elle va profond. Après avoir laissé la classe rire, j'y réponds avec une aisance de bonneteur :
- Vous êtes moins instruits et moins forts que moi, c'est tout. Vous aurez les mêmes devoirs et les mêmes droits que moi dès que vous serez des hommes. Les lois physiques et la loi morale s'exerceront sur vous comme sur moi. On s'arrangera, je l'espère, pour que les lois sociales non plus ne fassent pas de différence. Que vous deveniez ministres et que je reste instituteur, vous ne serez pas plus privilégiés que moi et je ne serai pas plus privilégié que vous.
Ils sourient ; ils ont si bien compris, c'était si compréhensible; ils me regardent avec orgueil et de haut comme un balayeur.
Et moi, je caresse enfin ma définition dans mon esprit : l'Égalité, c'est l'accessibilité de tous à l'Inégalité.

Albert Thierry - L'Homme en proie aux enfants (1909)
Livre deuxième - " Entrons dans la danse ! " Chapitre XI

Écrit par : HLB | 19 août 2008

Vous avez raison sur toute la ligne, Jean-Paul Brighelli : vos informations, assorties de commentaires pertinents, recoupent les informations que j'ai lues dans un document fiable (fait par des personnes raisonnables, mais assez mal vues car desservies par leur trop grand savoir), il y a peu. (Enfin un message de ma "plume" sans faute d'accentuation !)
By the way, yes, "with his tongue in his cheek" or "tongue in cheek" = ironiquement ou "mi-figue, mi-raisin" as you said, but you omitted the comma, if I may point that out, with all due respect. But let us remain French.

Écrit par : Francis Penin | 20 août 2008

Vous avez raison sur toute la ligne, J.-P. Brighelli : vos informations, assorties de commentaires pertinents, recoupent les informations que j'ai lues dans un document fiable (fait par des personnes raisonnables, mais assez mal vues, desservies qu'elles sont par leur trop grand savoir, si vous voyez ce que je veux dire), il y a peu.
(Enfin, un message de ma plume sans accents manquants.)
By the way, yes, "tongue in cheek" = ironiquement or "mi-figue, mi-raisin". But you omitted the comma, if I may point that out, with all due respect.
But let us remain French !)

Écrit par : Francis Penin | 20 août 2008

Vous avez raison sur toute la ligne, Jean-Paul Brighelli : vos informations, assorties de commentaires que j'approuve, recoupent les informations que j'ai lues dans un document fiable (car fait par des personnes raisonnables, mais assez mal vues, desservies qu'elles sont par leur trop grand savoir, si vous voyez ce que je veux dire), il y a peu.
Oui, cher collegue : tongue in cheek = mi-figue, mi-raisin (ou ironiquement), avec une virgule entre les deux mots composes. If I may say so with all due respect.
But let us remain French.

Écrit par : Francis Penin | 20 août 2008

http://www.bmlisieux.com/normandie/vices.htm

Écrit par : dobolino | 20 août 2008

Desole pour ce message en trois exemplaires. J'ai cru avoir perdu les deux premiers en raison de mon cafouillage avec la securite.
Merci encore, Dobolino.

Écrit par : Francis Penin | 20 août 2008

Merci, Dobolino ! Je sentais confusement que votre "bouche a l'emeri" n'etait pas vraiment agressif. Rien a voir avec les horreurs que nous avons vues sur Education France 2 (d'ou je suis parti, non a cause des insultes, mais parce que j'estimais avoir dit - et a plusieurs reprises - ce que j'avais a dire). De la a deviner qui vous etiez... non, je n'avais pas assez d'indices. En revanche j'ai reconnu aisement D'Enguell en raison de son style deliberement desuet et qui fait mes delices. Toutefois, plutot que le passe simple dont il fait grand (et pertinent) usage, je m'adonne plutot au subjonctif imparfait.
Un petit mot a Gwenhael : je ne suis pas sur de savoir a qui vous adressez votre dernier message ci-dessus. Quoi qu'il en soit, si c'est a moi, je m'empresse de dire que je ne meprise personne. J'ai ete maitre auxiliaire pendant 4 ans, puis certifie pendant 21 ans, puis agrege en activite pendant seulement 5 ans. Si je meprisais les enseignants de grades inferieurs a celui d'agrege, je mepriserais retrospectivement l'enseignant que j'ai ete tant d'annees, et nullement moins bon alors qu'une fois devenu agrege (par concours interne en 1995). L'un de mes freres, ancien macon (que c'est ennuyeux - pour l'ennuyeux puriste que je suis - de ne pas pouvoir mettre les cedilles !), titulaire du certificat d'etudes primaires et du CAP de macon, est entre comme maitre auxiliaire dans l'Education nationale, puis a passe le concours de PLP1, qu'il a reussi et est devenu PLP2 en fin de carriere. Il ne fait pas beaucoup de fautes, mais il est ne en 1947, ce qui explique cela.
A Christophe Sibille : OK, c'etait donc une blague, d'accord. Je ne viens sur ce blog que depuis trois ou quatre jours, et je n'ai pas saisi immediatement que les insultes etaient simulees, bien qu'a chaque fois elles fussent accompagnees de mots apaisants. Dobolino maitrise l'art de souffler le chaud et le froid comme personne.
Je pense avoir pris la temperature - variable - de ce blog.
Ah ! Gwenhael, votre message - celui dont je parle un peu plus haut ici - s'adresse a J.-P. B. . Je le realise avec un peu de retard. Mais comme j'ai ecrit un livre (300 exemplaires vendus seulement) et ai eu l'occasion d'en parler sur France 3 Region Centre le 9 decembre 2004, je pouvais m'y tromper.
Je viens de relire mon message, et, croyez-moi, je souffre de lire toutes ces fautes que je puis eradiquer.
Bonne journee a tous.

Écrit par : Francis Penin | 20 août 2008

Ça m'a tout l'air d'être bloqué, ce blog...

Écrit par : dobolino | 20 août 2008

Mais pas du tout ! Ce blog n'est pas definitivement bloque. Il ne tient qu'a nous de lui redonner vie. Il m'a fallu m'acclimater. Maintenant je vais m'efforcer de revenir au sujet initial.
Dans mon precedent message, je voulais dire, bien sur :"Je viens de relire mon message, et, croyez-moi, je souffre de lire toutes ces fautes que je ne puis eradiquer."

Je commence. Je ne pense pas que le retour a un enseignement rationnel avec du serieux, de l'ordre, de la discipline, du respect, du travail soit pour demain. Meme si le pouvoir le voulait cela prendrait du temps, je ne sais combien de temps.
Mais il est clair que le pouvoir n'a nullement envie de cela. Il est tellement plus facile de gouverner un peuple de cretins, d'incultes qu'un peuple instruit qui ne se saoule pas de programmes de television insignifiants.
Rien d'etonnant a cela de la part d'un gouvernement de droite.
Mais d'un gouvernement de gauche ? Et pourtant qu'avons-nous vu depuis 1981 pendant trois legislatures sous pouvoir "socialiste" ? La meme chose, peu ou prou.
Il y aurait de quoi desesperer.
Tenez, voici un sujet de reflexion : notre planete est menacee par la pollution.
Or, quelle est l'origine de cette menace ?
La surpopulation. Eh bien, ce mot n'est jamais prononce, ni a la radio ni a la television; il n'est jamais imprime dans les journaux.
C'est un mot tabou.
L'humanite va droit dans le mur.
Plus tard elle prendra les dispositions necessaires a sa survie, plus il sera difficile de survivre, plus il y aura de souffrances.
Il y a deja cinquante ans environ que des esprits eclaires disent ce que je viens d'ecrire. (Cela n'est pas une creation de mon petit cerveau ; je l'ai lu dans des livres ecrits par de grands esprits, des scientifiques de renom. Mais ce ne sont pas les auteurs qui sont les plus lus, vous comprenez : c'est qu'il faut reflechir pour comprendre ces livres, et c'est fatigant, sinon au-dessus des moyens intellectuels de la grande majorite de la population des pays industrialises. Que dire alors des pays sous-developpes !)
Prenez un anxiolytique, un antidepresseur et un somnifere et allez vite oublier mon message dans les bras de Morphee...

Écrit par : Francis Penin | 20 août 2008

" L'Homme est le cancer de la Terre" ( Cioran)

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 août 2008

Pour ceux qui ne l'ont pas lu, je mets ici un article du « Canard Enchaîné » de ce matin sur l'éducation :

« Hécatombe dans les bahuts.

Xavier Darcos ne s'est pas contenté d'annoncer, en juillet, la plus grande "hécatombe" (13 500 suppressions de postes à la rentrée 2009) dans l'histoire de l'Éducation nationale. Il a aussi tenu à en vanter les mérites. Cette opération se fera "sans toucher à l'offre éducative, bien au contraire", a-t-il précisé à "Libération" (9/7). Et d'insister sur le soutien scolaire accru, favorisé par l'augmentation des heures sup'. Avant de conclure, débordant d'optimisme : "Je crois que les professeurs comprendront." Y'a aucun doute...

L'un de ses prédécesseurs, le socialiste Jack Lang, peu suspect d'anti-sarkozysme primaire, commente tout autrement cette purge, dans "L'École abandonnée" (Calmann-Lévy), paru le 20 août : "Le gouvernement auquel vous appartenez, monsieur le Ministre, détruit méthodiquement tous les moyens dont dispose l'Éducation nationale pour mener sa mission à bien. Entre 2002 et 2008, ce sont plus de 60 000 emplois qui ont été supprimés."

Et Jack Lang prophétise même, sur la base des annonces gouvernementales, que 80 000 postes supplémentaires seront sabrés d'ici à 2012. "La natalité est repartie largement à la hausse, poursuit-il. Comment comptez-vous faire ? Avez-vous pour projet d'employer toujours plus de vacataires et de contractuels ?"

Une probabilité confirmée, en coulisse, par un haut fonctionnaire du ministère, qui rappelle que la gauche n'a pas hésité, quand il le fallait, à recruter plus de 30 000 de ces "profs de secours". Mais, avec Darcos, tous ces records de précarité risquent de tomber...

J.-F. J. »

Je retire de cette brève deux sentiments :

- il semble bien que le caractère confus, peu réaliste de la formation des profs que l'on nous propose (une licence + un master, des concours maintenus...) soit voulu, et non pas le fruit d'un compromis. Il s'agit manifestement de tarir le recrutement de fonctionnaires pour privilégier des embauches plus ponctuelles...

- Au secours, Jack Lang revient et il a écrit un livre ! On va le voir sur tous les plateaux et je ne lui reconnais, personnellement, aucune légitimité pour me représenter !

Le débat va encore être compliqué à mener avec tous ces parasites sur l'antenne...

Écrit par : sanjuro | 21 août 2008

Vous avez raison sur toute la ligne, Jean-Paul Brighelli.

Vos informations, assorties de commentaires que j'approuve, recoupent celles que j'ai lues dans un document fiable (fait par des personnes raisonnables mais assez mal vues, desservies qu'elles sont par leur grand savoir qui met mal a l'aise bien du monde, si vous voyez ce que je veux dire), il y a peu.

Yes, "tongue in cheek" = ironiquement ou "mi-figue, mi-raisin". (But you omitted the comma, if I may point that out, with all due respect.)

Écrit par : Francis Penin | 21 août 2008

Non, je ne suis pas bouche a l'emeri. Merci de vos explications detaillees. J'en ferai usage
Ecrit par : Francis Penin | 19 août 2008

Cher Francis, ici, c'est marche ou crève.
On se moque des cancéreux et des vieux crabes pour qui l'Internet n'est pas inscrit dans les gènes.
Pendant que la gôche coconne continue de conspuer l'orthographe et se vautre dans le registre familier, je vous en prie, montrez-nous ce qu'un représentant d'une gauche ferme et républicaine peut encore apporter à ce pays.

Amicalement

Écrit par : Alcibiade & le mystère de la perruque | 21 août 2008

Il n'y a pas que dans l'EN où l'on réforme dans le bordel le plus complet, cela vaut aussi pour toute la fonction publique.... Remarquez qu'au passage on se demande, comme si c'était une chose normale, s'il faut supprimer la culture générale à certains concours.

http://www.educpros.fr/detail-article/h/1aeb74a3c9/a/les-cpag-et-les-ipag-anticipent-la-reforme-des-concours-administratifs.html

Décidément, on vit une époque formidable.

Écrit par : Romuald | 21 août 2008

Hé oui, Sanjuro, ça commence... Croquignol est invité ce matin sur France-inter, où il va consciencieusement descendre en flèches la politique de Barnaby qui, ceci-dit, le mérite amplement.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 août 2008

ai écouté France Inter, le Jack aussi bien que ceux qui téléphonaient. Voilà, voilà! On n'est pas rendus...

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Au secours, la machine m'en veut ! Et de deux messages qu'elle refuse de publier !

Écrit par : catmano | 21 août 2008

Citation:
"Là je suis pas de votre avis. En fait, je crois que c'est un mythe, l'école d'antan meilleure que l'école actuelle.

Vous parlez des fautes d'orthographe. Eh bien de votre temps en 1945 comme du mien dans les années 80, il y avait des bons élèves, des grosses têtes et des gens plus faibles. Tout comme aujourd'hui. Des analphabètes, il y en a toujours eu.

Ce que l'on ne dit pas assez avec l'école primaire, que ce soit en France ou en Belgique là où je réside, c'est que les exigences sont terriblement plus élevées maintenant. De votre temps, vous avez appris à lire, écrire et calculer et des leçons dites d'éveil (culture, histoire, géographie, etc...).

De nos jours, un gamin d'école primaire, en plus de ces cours principaux, l'enfant à l'école primaire doit s'intéresser à l'environnement, à l'informatique et même parfois à des langues étrangères.

C'est souvent difficile à admettre, mais un gamin d'école primaire qui sort en 2008 est plus compétent que vous et moi ne l'étions à son âge."

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

"ai écouté France Inter, le Jack aussi bien que ceux qui téléphonaient. Voilà, voilà! On n'est pas rendus..."

Ecrit par : dobolino | 21 août 2008

Merci pour moi... :-(
J'étais le premier auditeur à appeler...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 août 2008

Je vous avais reconnu, Christophe ! Si la machine a la gentillesse de bien vouloir rendre mon petit message (il faisait 20 lignes tout au plus), j'avais même commenté. Bon, je me tais, elle va encore me piquer mon message. Va bientôt falloir écrire en SMS pour que ce soit publié !

Écrit par : catmano | 21 août 2008

Suite à la rumeur de suppression de la culture générale dans certains concours de la fonction publique, quelques réflexions un peu rapides.

Si on considère que l'ancienne procédure était une sélection injuste car elle supposait des compétences culturelles inégalement réparties d'un point de vue social, dans ce cas c'est la victoire du nihilisme adminstratif dont on dénonce ici les effets délétères -enfin un recrutement local qui sera le moins "humiliant" où la misère du monde aura remplacé la connaissance du monde.

"Dis-moi quels sont tes stigmates sociaux, je te dirai quelle place est la tienne, à quel emploi tu as DROIT"

Mais dans ce cas il faut le dire et ne pas se réfugier derrière un brouilllard de considérations fumeuses.

Comme d'habitude quand la fonction publique imite le monde privé, c'est de la façon la plus caricaturale. Un entretien permet souvent de voir ce qu'il y a derrière la façade d'un candidat et bien souvent il faut plus qu'un simple vernis socio-psycho-machinchose destiné à témoigner de l'employabilité et de l'adaptabilité (ouh que c'est laid -la servilité, c'est mieux non?) du futur cadre. Ceci dit, ne voyez pas ici une pique contre le capitalisme ou le libéralisme mais seulement contre la barbarie de notre langage actuel.

Pourtant depuis Kafka, on sait qu'un peu d'humanité n'est pas inutile dans le Moloch administratif, mais un DRH suffira amplement à cette mission, n'est-ce pas?

Écrit par : Sénéchal | 21 août 2008

J'étais le premier auditeur à appeler...

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 août 2008

Le premier, je ne l'ai pas entendu parce que mes diamants mandarin poussaient leur goualante et qu'ils sont cinq. Ceci dit, j'ai entendu un pépé qui ne comprenait pas que ses petits enfants ne sachent pas à onze ans calculer un volume simple à partir de trois mesures dans la même unité.

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Ce que je dis, c'est que "les masses bêlantes" préfèrent entendre ce qu'elles ont envie d'entendre, d'une part, et que, d'autre part, par exemple, les professeurs de mathématique actuels et les répétiteurs sont séduit par l'approche de la règle de trois par le biais de la proportionalité en classe de cinquième avec introduction du produit en croix en quatrième et sans jamais nommer la règle de trois et qu'ils usent pour vous convaincre d'une argumentation qu'il n'est pas à ma portée de contrer.
Et, Catmano, ce n'est pas en parlant de l'un ou l'autre Robert de notre connaissance, tous trois ayant arrêté l'école à douze ans, qu'on aura gain de cause. Il s'agit là d'un argument insuffisant.

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Face au pouvoir de séduction du discours pédago auquel bien peu nombreux sont ceux qui ne se sont jamais laissé prendre, le jeu est très difficile.
L'exemple de terrain semble la meilleure voie mais peut difficilement être utilisé massivement dans le secondaire.

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Je coupe en tronçons pour passer!
Imaginez-vous en train d'écouter Lang sans avoir jamais lu Guy Morel, Catmano, Brighelli, etc...,
et tout en rêvant d'une belle école pour tous, égalitaire, laïque, gratuite et obligatoire.
Vous aurez bu ce matin du petit lait!

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Même si on en a gros sur le cœur de voir les gamins patouiller dans l'ignorance des bases, on ne voit pas obligatoirement la solution qui est proposée ici ou au GRIP et on peut très bien croire que la seule solution est l'allègement des effectifs.
Si on a un niveau CAP ou BEP, on ne peut s'imaginer dans quel état d'ignorance pluridisciplinaire sont certains M2 et on peut effectivement se laisser aisément convaincre que c'est la formation en pédagogie, la professionalisation préalable à l'embauche, qui sauvera la situation.

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Qu'est-ce qu'un diamant mandarin ? Aucun rapport, je suppose, avec les canards du même nom ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 août 2008

Bon, ben moi, tant pis, je ne tronçonne pas. D'abord, je ne me rappelle plus ce que j'avais écrit exactement. Si la machine n'est pas capable d'ingurgiter 20 lignes et de les régurgiter poliment, je change de crèmerie ! Ce n'est pas une machine qui va m'imposer quoi que ce soit !
Les diamants mandarins sont des piafs de base connus aussi sous le nom de bengalis, si je ne m'abuse.

Écrit par : catmano | 21 août 2008

Bah voilà ! Quand on écrit des bêtises, ça passe ! C'est horripilant, ce truc ! Je vais me promener !
Ce que je raconte n'a aucun intérêt, donc cela va passer. J'ai tout compris.

Écrit par : catmano | 21 août 2008

Ce que je raconte n'a aucun intérêt, donc cela va passer. J'ai tout compris.

Ecrit par : catmano | 21 août 2008

C'est pour moi que tu dis ça? Passque moi, ça passe toujours...
Là où on va se marrer, c'est quand tous les messages qui ont été coincés dans la machine vont sortir en vrac.

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Le diamant mandarin est une espèce de piafou de vingt grammes qui fait un boucan d'enfer de bon matin, pas vraiment dans le genre cuicui harmonieux, trilles et tout et tout et les miens ont couvert la voix mâle de Sibille.

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Je viens d'aller écouter l'intervention de Christophe, tout à fait bien. Bonne réponse de Lang mais quand il reprend pour conclure il supprime l'adjectif pluridisciplinaire accolé à Licence, alors que c'est là le nœud du problème.
Faut aller faire un tour sur son blog...

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Il a quand même insisté sur le côté pluridisciplinaire!
Où avez-vous pu réécouter l'émission? Vous avez un lien? Je ne savais pas que "radio-com" était "pod-castable"!!!
Si vous en avez un, pouvez-vous me le mettre, ici ou en e-mail?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 août 2008

Merci d'avoir éclairé ma lanterne au sujet de cette variété de mandarin que j'ignorais.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 août 2008

Ben, grand dadais, sur france inter.com!!!!
Je ne risque pas de vous donner le lien, ça passera pas. Allez écrire france inter sur google. On vous entend sans les mandarins! qui sont d'ailleurs fort jolis et pas assez nombreux pour que je vous invite à une partie brochettes.

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Ils sont beaucoup^plus jolis que Lang mais bon après c'est affaire de goût.

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

J'avais déjà essayé, la dernière fois que j'étais passé à l'antenne, (dans la même émission, avec Allègre comme invité), mais on pouvait tout écouter sauf cette partie de l'émission. Je vais aller y voir.
Et ne me traitez pas de grand dadais! Toto serait trop content!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 août 2008

Cher Alcibiade,
Je ferai de mon mieux pour n'ennuyer personne, la semaine prochaine, quand je serai en France. (Et les accents seront presents.)
Ce blog est d'une bonne tenue, et tant qu'il le restera je viendrai avec plaisir confronter mes idees avec celles des autres intervenants. Je suis un vieux c.. mais cela ne me gene nullement si on me le dit gentiment et en pratiquant comme je le fais toujours la reticence de plume. (Jolie figure de style, n'est-ce pas ? Pour la rendre moderne il faudrait dire "reticence de clavier" mais ce serait moins poetique.)
Comment fait-on pour citer le propos d'une personne a qui on repond ?
Merci.
A bientot.
Bonjour a Dobolino et aux autres personnes.

Écrit par : Francis Penin | 22 août 2008

Comment fait-on pour citer le propos d'une personne a qui on repond ?
Merci.
A bientot.
Bonjour a Dobolino et aux autres personnes.

Ecrit par : Francis Penin | 22 août 2008

On met en surbrillance la partie que l'on veut citer, on la copie d'un clic droit et on la colle dans le petit cadre toujours grâce au clic droit.
J'espère avoir été claire.
Pour une bonne utilisation de ce blog, je vous conseille d'émigrer maintenant sur le nouveau sujet (Pékin express), c'est l'usage.
Bonjour Gilpa, Catmano, alias Simplinstit.

Écrit par : catmano | 22 août 2008

Merci, Catmano,
J'etais a cent lieues de deviner que vous etiez Simplinstit, mais comme il y a pres d'un an que je ne dis plus rien sur Education France 2 (et vous non plus, peut-etre), il m'aurait ete difficile de vous identifier sur le seul style (contrairement a D'Enguell a cause de ses chers passes simples et de son style fleuri adorablement - et volontairement - desuet.
Vous avez ete claire, tout autant que Dobolino, mais je suis toujours aussi bouche a l'emeri : il me faudrait avoir mon fils pres de moi pour me montrer les gestes a faire. Je vous epargne la peine de me dire que je suis bouche a l'emeri en prenant les devants. Mais vous etes moins nerveuse que Dobolino. Vous ne m'auriez jamais rien dit de tel.
J'essaierai de nouveau en France.
Je vais suivre votre conseil d'emigrer vers Pekin express.
A bientot, Catmano !

Écrit par : Francis Penin | 22 août 2008

C'est PE, ça ?
Formation des enseignants, 1° année, module "Cause la France !" : 36 x 36 = 1296 heures minimum, niveau requis pour passer en deuxième année : BLED CP/CE1 !

"salut xxx je vous remercie pour votre aide . je ne sais pas quoi vous dire.vous m'avais vraiment aider asurmenter ce probleme.meme ci j'ai encors beaucoup de soucis comme si j'ai jamais travailler. je ne sais pas pourquoi j'ai un peu le traque surtout avec la grande section .peut etre parce que je vais travailler dans une nouvelle ecole. cela veut dire que je dois donner mon maximum pour etre a la hauteur .parfois je me dis que j'ai eu tort de quitter mon ancienne ecole .j'avais des bonnes relation avec tous mes collegues meme avec la direction. merci xxx et bon voyage"

Écrit par : c.cru | 23 août 2008

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/08/20/01011-20080820FILWWW00211-lang-publie-une-lettre-a-xavier-darcos.php

Lang est probablement la meilleure arme que Sarkozy a trouvé pour écoeurer toute critique à l’encontre de ce que lui et son gouvernement veulent faire du système scolaire français.

Écrit par : Ruse | 24 août 2008

What a wonderful world , dobolino !


http://fr.youtube.com/watch?v=c5IIXeR5OUI

Écrit par : Amélie | 25 août 2008

Et Croquignol a approuvé Christophe Sibille !
Environ dix minutes après avoir dit que le niveau Master 2, c'était bien pour les PE et qu'il regrettait simplement que celui-ci soit suivi d'une entrée directe dans le métier, suite à la proposition de Christophe concernant la création d'une licence pluridisciplinaire suivie de deux ans de formation professionnelle et de préparation au métier, il a approuvé chaudement.
Se rendant compte ensuite que ses deux propos pouvaient paraître contradictoires, il a évoqué la possibilité d'une équivalence entre licence pluridisciplinaire + formation professionnelle et Master.

A part ça, je regrette fortement que le journaliste ou les heureux élus téléphoniques ne lui aient pas demandé ce qu'il entendait par "rétablissement des programmes de lecture et d'écriture" saccagés, selon lui, par la réforme Darcos 2008...
Il est en effet peu probable que les auditeurs, même intéressés par la question, aient lu avec toute l'attention requise les recommandations données par les documents d'application et d'accompagnement des programmes 2002 dans ces deux domaines.
Pour ceux que cela intéresse, demandez à votre moteur de recherche favori : "Lire au CP", "Littérature" ou "Lire et écrire au cycle 3".

Dernier point, il crée un blog "éducation" ! Chiche qu'on y va ?

Sinon, rien qui n'ait été dit ici même (asphyxie des moyens alors que le mini baby boom entrera au collège en septembre 2009 ; 24 heures sur 4 jours en primaire, c'est de la folie, l'attention des moins de douze ans étant quand même assez limitée ; les 2 heures de soutien par semaine sont incasables sur 4 jours en bien des lieux) et le reste, je ne me rappelle plus, aidez-moi, Christophe.

Ah si ! Il a habilement éludé le problème des "instits nuls" et celui des gamins qui ne savent pas calculer le volume d'un parallélépipède rectangle à l'entrée en 6°...

Écrit par : catmano | 25 août 2008

Dites donc , si on s'entrainait un peu , la rentrée approche et on est un peu ankylosés ! Allez , quelques exercices de contorsions mentales et on est paré ! Commando , GO !

http://www.accordphilo.com/article-21249041.html

Écrit par : Amélie | 25 août 2008

On trouve communément ce genre de textes sur les forum débattant d'instruction/éducation:
"Là je suis pas de votre avis. En fait, je crois que c'est un mythe, l'école d'antan meilleure que l'école actuelle.

Vous parlez des fautes d'orthographe. Eh bien de votre temps en 1945 comme du mien dans les années 80, il y avait des bons élèves, des grosses têtes et des gens plus faibles. Tout comme aujourd'hui. Des analphabètes, il y en a toujours eu.

Ce que l'on ne dit pas assez avec l'école primaire, que ce soit en France ou en Belgique là où je réside, c'est que les exigences sont terriblement plus élevées maintenant. De votre temps, vous avez appris à lire, écrire et calculer et des leçons dites d'éveil (culture, histoire, géographie, etc...).

De nos jours, un gamin d'école primaire, en plus de ces cours principaux, l'enfant à l'école primaire doit s'intéresser à l'environnement, à l'informatique et même parfois à des langues étrangères.

C'est souvent difficile à admettre, mais un gamin d'école primaire qui sort en 2008 est plus compétent que vous et moi ne l'étions à son âge."

Alors, on n'est pas rendu et je me demande quelle pourrait être la stratégie à adopter pour se rendre audible sans être pris pour un vieux réac nostalgique quand on prône un retour aux fondamentaux.
Si Catmano veut publier sa réponse nerveuse à ce petit texte, nous pourrons l'analyser et juger de son bien-fondé: hérisse-t-elle ou emporte-t-elle l'adhésion?

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

L'art de l'ironie ne se perd pas tant que ça. Jetez donc un coup d'oeil sur l'excellent article de Herzog (auteur d'une biographie de Bernard-Henri Lévy) sur Marianne2 :
http://www.marianne2.fr/A-Gori,-BHL-ne-s-est-pas-mis-a-la-vodka-_a90430.html
JPB

Écrit par : brighelli | 25 août 2008

"salut (majuscule!!!)xxx je vous remercie pour votre aide .
je (majuscule) ne sais pas quoi vous dire.vous m'avais (avez!!!)vraiment aider (aidé ouaidée selon le sexe) asurmenter (à surmonter) ce probleme(problème).meme (même) ci (si)j'ai encors beaucoup de soucis comme si j'ai jamais travailler(peut-être: comme si je n'avais jamais travaillé) . je (majuscule) ne sais pas pourquoi j'ai un peu le traque (trac)surtout avec la grande section .peut etre(peut-être) parce que je vais travailler dans une nouvelle ecole(école). cela (majuscule)veut dire que je dois donner mon maximum pour etre (être)a (à)la hauteur .parfois (majusculeje me dis que j'ai eu tort de quitter mon ancienne ecole(école) .j'avais des bonnes relation (relations) avec tous mes collegues (collègues)meme (même)avec la direction. merci (majuscule) xxx et bon voyage"

Ecrit par : c.cru | 23 août 2008

Écrit par : sans commentaire | 25 août 2008

Je crois, Catmano, que c'était, en substance, l'essentiel, noyé dans quelques phrases de la plus belle langue de bois.
Pour les "instits nuls", qui existent, personne ne peut le nier, je ne vois pas ce qu'il y a de faux dans ce qui a été dit par Croquignol!
Pour son "blog sur l'éducation", je suis allé voir...L'accès aux commentaires est clos depuis février 77... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Les commentaires sont fermés.