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14 juillet 2008
Un peu de sexe
Un peu de sexe
L’été est la saison des marronniers — ces sujets incontournables régulièrement tirés de la naphtaline pour meubler ce temps vide que l’on nomme opportunément « vacances ». À la une des magazines, tout sur le sexe des congés (et les lacaniens peuvent voir dans ce dernier mot tous les sous-sens possibles, je ne m’y oppose pas). À la une de Bonnet d’âne, donc, le sexe du susdit : et là encore, les lacaniens…
(Je m’avise en me relisant que ce qui suit est miné de lacanismes d’hiver et variés — tant pis pour moi, ou pour les psys amateurs de passage : que ceux qui y liront des sous-entendus évitent de me jeter la première pierre qui roule ou de me la peindre en noir, comme disaient les Rolling Stones dans Paint it black).
Dans le Monde de l’Education de juin, un article enthousiaste nous racontait comment (dans la région de Grenoble, si ma mémoire est bonne) une équipe éducative strictement composée de femmes (les hommes sont suspects — ah, Lacan…) venait éduquer les petits de Maternelle à la sexualité. Le fait pourrait paraître anecdotique, ou simplement grotesque, si l’on n’y sentait pas la volonté d’inscrire cet enseignement (à cinq ans) dans cette béance « éducative » ouverte dans l’Ecole par les sciences du même nom.
Petit retour en arrière… Le sexe (n.m.) est entré à l’école (n.f.) dans les années 60, par le biais d’une information dispensée, à l’époque, en Troisième, par les profs de Sciences-Nat’, comme on appelait alors les SVT — dont le nom sonne fâcheusement comme une maladie honteuse, comme on disait alors. La description de l’appareil uro-génital (on notera la poésie et l’érotisme insoutenable de l’expression consacrée…) fut l’occasion de grosses rigolades, devant l’embarras de la prof — l’une des trois ou quatre femmes sur une grosse centaine d’enseignants que comptait le lycée Saint-Charles à Marseille, lycée de garçons à l’époque où la mixité était encore un rêve. C’était une brune péroxydée à puissante poitrine, qui nous fascinait quelque peu, et même quelque beaucoup, et dont la liaison supposée avec un prof de gym faisait couler beaucoup d’encre…
(Ah bon, s’exclament ici les apprentis-analystes et les autres, vous appelez cela de l’encre ?)
Puis peu à peu, ce qui était au départ présentation du système reproductif humain s’est enrichi d’un enseignement préventif sur les MST. L’épidémie de SIDA n’a fait que renforcer cet aspect — et après tout, pourquoi pas ? N’y avait-il pas urgence à conseiller de sortir couvert, à l’époque ?
Mais c’est justement dans ce « pourquoi pas ? « , comme aurait dit Charcot (pas le psychiatre — l’autre) que s’est insinuée l’idée d’une extension de « l’information », et de sa transformation en « éducation ». C’est un point mineur, mais puissamment significatif (tout ce qui concerne le bas du corps, comme aurait dit Mikhaïl Bakhtine, est hautement symbolique). L’Ecole, au cours des années 80, est devenue centrale d’Education. Le rapport ancien (deux parts d’Instruction pour une part d’Education) s’est renversé.
Ma prof de Sciences Naturelles est à la retraite depuis vilaine lurette, mais ses remplaçant(e)s ont désormais fort à faire. Et ce, dès la Maternelle, apparemment. Les parents sont déclarés incompétents sur les choux et les roses, les abeilles et les fleurs, ou le picoti-picota de Roger Rabbitt.
C’est que j’ai un léger doute sur le désir d’enfants en pré-primaire de connaître le détail des flagelles des uns et des trompes de l’autre. J’aurais même tendance à supposer que les missionnaires du sexe opérant en Maternelle compensent, à en parler à des gosses qui ne leur ont rien fait, ces faits de leur vie privée dont elles n’ont pas grand-chose à dire.
Deux aspects donc. En parler ou non. Et qu’en dire.
Questions subsidiaires : Quand le dire ? Et qui est le mieux placé pour ça ?
Petite anecdote personnelle pour illustrer mon propos. Il y a cinq ou six ans, une prof de Lettres de mon lycée dispensait dans une section de BTS des exposés hebdomadaires sur l’un ou l’autre de ces « sujets de société » dont raffolent les fabricants de synthèses — l’épreuve-type des BTS en Français. Les vieux, l’obésité, la pollution et autres calamités de notre civilisation avancée. Et bien qu’elle eût, à près de cinquante ans, toute l’expérience souhaitée, elle commit un jour un impair : elle leur demanda de quoi diable voulaient-ils qu’elle parle la semaine suivante.
- De sexe, m’dame, répondirent en chœur les chérubins — vingt ans de moyenne d’âge, dans une section qui n’hébergeait que des garçons.
Voilà ma collègue fort marrie. Elle aurait aussi bien pu refuser, mais elle se sentait obligée par sa parole (elle était au SGEN, si je me souviens bien). Dans la salle des profs, à la récré de dix heures, elle confia son embarras à un collègue. « Parler de sexe ? Demande à JPB », lui suggéra-t-il, mi-figue mi-raisin.
C’est ainsi que je fis mon premier — et, à ce jour, dernier — cours sur la sexualité à ces adolescents en sursis qu’on appelle aujourd’hui des étudiants. Je leur expliquai les trois âges de la sexualité : la période primitive, où l’on pensait prioritairement à transmettre ses gènes (et là où il n’y a que du gène, il n’y a pas de plaisir, on le sait bien) ; puis la période « bourgeoise », un toit sur la tête, porte fermée, dans le huis clos du face à face ou du tête à queue, trois minutes douche comprise. En gros, du néolithique moyen à aujourd’hui. Enfin, l’ère moderne, qui se subdivise en deux séquences inconciliables, l’art et l’industrie : l’érotisme d’un côté, la pornographie de l’autre (1).
Illustrations en main (non, non, pas ce que vous pensez : vases grecs, peintures murales pompéiennes, miniatures persanes — à l’usage de ceux qui croient que les Musulmans ne représentent pas la figure humaine et ses divers attributs de l’hémisphère sud —, quelques estampes japonaises, et des bas-reliefs indiens), j’expliquai que toutes les civilisations n’avançaient pas au même rythme. Que les Indiens des Kama-Soutra étaient passés au stade esthétique il y a 1500 ans, pendant que certains Montpelliérains de ma connaissance pataugeaient encore dans le primitivisme. Que, comme l’a fort bien expliqué Pascal Quignard (2), il a fallu le judéo-christianisme pour inventer la culpabilité, et certains états américains pour condamner encore la sodomy — et ce que recouvrait ce terme, dans l’Utah. Que contrairement à ce qu’on affirme toujours trop vite, Onan n’avait pas inventé l’onanisme, mais le coïtus interruptus. Que Du Bellay n’aurait pas pu réclamer à sa muse des « baisers florentins » si les Français n’étaient pas opportunément partis guerroyer en Italie. Que les libertins du XVIIIème siècle étaient bien plus libérés qu’ils ne le seraient jamais, eux — et qu’une civilisation peut fort bien déchoir. Qu’ils croyaient à tort que leurs pornos cryptés célébraient Eros, alors qu’ils encensent Ploutos. Et que l’érotisme commence par une attention infinie à l’Autre — le vrai décryptage est là, celui de Canal n’en est que la caricature.
Et qu’enfin l’orgasme n’a rien d’obligatoire, et qu’il y a une foule de gens que le sexe n’intéresse pas, pour des raisons ou des déraisons qui leur appartiennent.
Une heure, textes et images à l’appui. Une heure de silence studieux — ils tentèrent bien de prendre des notes, puis réalisèrent soudain que devant eux, le Verbe se faisait Chair — très chair, même.
« Tu ne sais pas ? » me dit plus tard ma collègue, qui m’avait prévenu avant mon cours que ses garnements de Conception de Produits Industriels post-pubères avaient une tendance à la dissipation. « En deuxième heure, ils ont été exquis — ils étaient encore suspendus à tes phrases… »
Où voulais-je en venir ? Ah oui : la vraie initiation à la sexualité passe par la Culture — pas par les mystères de l’orga(ni)sme. Bien sûr, j’avais évoqué au passage, pour donner à mon exposé un aspect plus technique, le rôle de l’hypothalamus et de l’adrénaline dans ce que les poètes et TF1 appellent coup de foudre. Mais j’avais surtout expliqué que ce bouquet hormonal se combine avec une bibliothèque (rose) pour amener Emma à s’abandonner à Rodolphe — et que le cul, c’est toujours culturel.
Alors, laissons les parents raconter, comme ils l’entendent, leurs histoires de papillons qui fleurètent avant de flirter. Laissons les enfants butiner à leur gré — le sexe est sans doute le seul domaine où l’on a intérêt à construire son propre savoir, et c’est justement celui où l’on prétend l’imposer. Inutile, sauf en phase finale, d’en rajouter une couche. La surinformation tue l’amour, qui vit de tâtonnements.
Allez, chacun à ses devoirs de vacances. S’enivrer d’amour ou de vertu, comme dit le poète. Et, toujours, de poésie.
Jean-Paul Brighelli
PS. Rien de plus difficile que d’écrire un texte érotique, et quelques bonnes plumes s’y sont cassé les dents (évitez par exemple le déplorable Gamiani de Musset). Mais d’autres y ont démontré des talents remarquables. Petite bibliographie des textes imparables, à lire sur la plage : Crébillon, le Sopha — mais aussi la Nuit et le moment. D’Argens (attribué à), Thérèse philosophe. Diderot, les Bijoux indiscrets. Sade, Justine et Juliette — mais aussi bien la Philosophie dans le boudoir, pour rire. Apollinaire, les Onze mille verges (mais on évitera les Exploits d’un jeune Don Juan). Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère. Ce joli roman au quel Oscar Wilde a peut-être mis la main — Télény. Sans oublier Pauline Réage, et Histoire d’O (mais sans le Retour à Roissy).
Et quelques autres, plus modernes. Mais s’il faut tout avouer, je dirai que pour moi, le sommet de l’érotisme, c’est Stendhal, et Julien prenant la main de Madame de Rênal — cette main qui résiste, et finalement s’abandonne. Ou Charlus et Jupien échangeant deux regards qui disent tout.
Mais c’est un domaine où chacun a ses préférés, et je conçois fort bien que d’aucuns s’éclatent avec la Semaine de Suzette, la Cuisine de Tante Laure ou le Jardinier françois.
(1) À titre indicatif, et parce que c’est l’été, je signale que le même raisonnement marche fort bien pour la cuisine ou l’architecture — entre autres. Je prendrai une posture de penseur quand je n'aurai rien d'autre à faire.
(2) Le Sexe et l’effroi (Gallimard). Indispensable.
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Commentaires
Prem's pour le commentaire :
Je suis un rien monomaniaque de Montaigne (chacun ses tares), mais enfin l'obscénité de notre époque, qui étale ce qui devrait rester caché, cette pornographie obligatoire et tapageuse, me fait trouver un doux refuge dans Des trois commerces et Sur des vers de Virgile.
Et à l'adresse des féministes militants (il y a aussi des hommes d'où mon accord masculin) : «Il est plus facile d'accuser un sexe que d'excuser l'autre».
Enfin, pour remettre le sexe à sa place (si je puis dire), Montaigne partant en voyage : «La femme ne doit pas être si attachée au devant de son mari qu'elle ne puisse en voir le derrière.»
Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008
Où voulais-je en venir ? Ah oui : la vraie initiation à la sexualité passe par la Culture [...] et que le cul, c’est toujours culturel.
Le sexe est sans doute le seul domaine où l’on a intérêt à construire son propre savoir, et c’est justement celui où l’on prétend l’imposer. Inutile, sauf en phase finale, d’en rajouter une couche. La surinformation tue l’amour, qui vit de tâtonnements.
Jean-Paul Brighelli
Tout est dit, M. Brighelli. Comme d'habitude, bravo pour ce papier...et quel humour (ce qui ne gâte rien...) !
Ecrit par : Manu | 14 juillet 2008
Deuz pour le commentaire.
Franchement, JPB, c'est une très belle note que celle-ci. Et puis récolter les compliments d'une adhérente au SGEN, ça ne doit pas vous arriver tous les jours. Ca se fête !
Frank Boizard, rassurez-vous : votre monomanie ne concerne pas que Montaigne, vous ressassez toujours à peu près les mêmes thèses, que ça concerne Montaigne ou non.
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Et à l'adresse des féministes militants (il y a aussi des hommes d'où mon accord masculin)
Ecrit par : Franck Boizard
Roooh, ça, "c'est pas bien", comme me dirait la plus conne et la plus politiquement correcte de mes collègues "professeure" dans la salle des profs.
Vous êtes incorrigible, Franck !
Ecrit par : Manu | 14 juillet 2008
Ah zut, troisième.
Manu m'est passé devant.
Z'avez pas trop peur, Manu, dans ces conditions ?
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Ah zut, troisième.
Manu m'est passé devant.
Z'avez pas trop peur, Manu, dans ces conditions ?
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Oh, la fine allusion ! Certes, elle est sur le ton de la plaisanterie, mais vous vous enfermez tellement dans des schémas caricaturaux , vous "pensez" de façon tellement binaire que vous vous trompez la plupart du temps sur le compte des gens : en particulier, je ne suis pas l'homohobe réac que vous imaginez. Et... pour poursuivre dans la même veine, de mon côté, je suis rassuré que vous sachiez compter jusqu' a trois.
Ecrit par : Manu | 14 juillet 2008
Ca y est, Manu est dos au mur, Jeremy! Et Franck le rase.
Merci pour cette note, Jean-Paul!
Et Saperlipopette, elle ne semble pas trop concernée par les problèmes du sexe, ou elle est en vacances?
Et ne pas oublier non plus la maxime préférée des "barbus" islamistes et autres, (en privé): "Dieu est amour, avec du poil autour".
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008
Si on commence dans le graveleux :
j'ai un collègue, qui ne déborde pas de finesse je le reconnais, qui a coutume de dire : «Toutes les lois lois contre l'homophobie ne m'empêcheront pas de proclamer cette évidence : les homosexuels sont tous des enculés.»
Il faudra un jour que je le lui explique que ce n'est pas nécessairement vrai. Mais à la cantine entre la poire te le fromage, j'hésite.
Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008
Dites-lui simplement qu'il n'y a pas que les homos qui le sont. Malgré ses facultés d'élaboration, que je pressens légèrement inférieures à la normale, si vous êtes persuasif, il pourra éventuellement comprendre ce que vous voulez lui expliquer!!! ;-)
A moins qu'il soit prof de Karaté, et un peu parano sur les bords, auquel cas je vous suggère un entraînement préalable au démarrage sur starting-blocks avant de choisir le jour où vous exposerez votre argumentaire...
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008
J'ai aussi un collègue qui, à chaque fois qu'il termine une bouteille de vin, ce qui lui arrive de temps en temps, proclame:
"Marié ou pendu dans l'année".
Ce sur quoi, un jour, un autre lui a rétorqué en des circonstances similaires: "moi, je préfère pendu, ça dure moins longtemps".
Un troisième, pas mal éméché, a eu la présence d'esprit d'en chaîner: "et, en plus, ça fait bander".
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008
"d'enchaîner"
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008
bravo JPB votre texte est bandant.
Ecrit par : Léon | 14 juillet 2008
Mon fantasme est de me faire prendre par une classe entière de SEGPA (ils ont des mains d'hommes...) tour à tour qu'ils sodomisent mes grosses fesses vieillies par la solitude... ah qu'il est bon de fantasmer...
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008
Meirieu !! cessez donc de polluer ce blog qui ne vous appartiend pas! ingrat! L'on vous a reconnu dès le début !! ingrat !!!
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
appartienT
(désolé)
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
.....bravo JPB votre texte est bandant....
sauf qu'un homme sur deux est une femme
Ecrit par : léonne | 14 juillet 2008
Je faisais "timidement" allusion à l'attirance visuel (yeux qui bandent) du texte... Apparemment vous y voyez autre autre...
Ecrit par : Léon | 14 juillet 2008
Jérémy, ayez un peu d'indulgence : quelqu'un qui aime Montaigne ne saurait être entièrement mauvais...
Construire son propre savoir en matière de sexualité? Bien sûr, mais un minimum d'information ne nuit pas. J'ai grandi à une époque où la sexualité ne s'exprimait pas dans l'espace social, où l'école n'en soufflait pas un mot, et mes parents m'ont toujours laissée dans une ignorance absolue. A vingt ans, j'avais un lourd handicap à surmonter.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2008
Avec le retour impromptu du fils prodigue et un thème sur le cul, je me suis retrouvé un peu con avec un texte synthétique, définitif et un chouia longuet sur un thème qui m'est cher : RACE et RACISME que je comptais envoyé comme 1568éme intervention sur la note précédente. Le temps que j'y avais consacré m'a poussé à penser qu'il était toujours aussi indispensable à une diffusion publique… Je l'ai donc envoyé sur la note précédente où il est aussi hors sujet que sur celle-ci mais dans la continuité de ce qui était abordé… Les masochistes peuvent s'y consacrer.
En ce qui concerne le cul, il ne faut pas compter sur moi pour apporter mes vérités sur le sujet.
Je pense que jusqu'au mariage (hétérosexuel), la jeune fille (vierge) doit croire que les garçons naissent dans les roses et les filles dans les choux. Le jour de la nuit de noce (ou plutot la nuit du jour de la noce) le garçon expliquera que c'est le contraire.
Si la jeune fille s'adapte à ce genre de situation, le mariage ne sera pas invalidé…
Ecrit par : Roger Felts | 14 juillet 2008
Sexe,mensonge et ... saperlotte j'ai oublié...
gros bisous au maître des lieux...
message perso pour Christophe Sibille: une pensée pour vous pour demain que je vous souhaite très joyeux
Ecrit par : Saperlipopette | 14 juillet 2008
Zut, moi qui attendais un billet sur Carla, je suis déçu ...
A propos de sexe :
http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/billets_textes/billets2008/darcosnousaime.htm
Ecrit par : Hervé | 14 juillet 2008
Construire son propre savoir en matière de sexualité? Bien sûr, mais un minimum d'information ne nuit pas. J'ai grandi à une époque où la sexualité ne s'exprimait pas dans l'espace social, où l'école n'en soufflait pas un mot, et mes parents m'ont toujours laissée dans une ignorance absolue. A vingt ans, j'avais un lourd handicap à surmonter.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2008
Un de mes confrères, à la colle avec une ex enfant de Marie dit que ce sont celles-là les plus inventives dans l'alcôve. Ça me parait éminemment plausible, si on réfléchit bien. Etre bridé vaut mieux que d'être débandé a priori, non? Rien de plus jouissif que de transgresser un interdit.
Moi, je n'en sais rien. Je me suis jeté sur Justine dès que mes quatorze ans m'ont autorisée à accéder aux rayons "adultes" de la bibliothèque municipale et les tracts du MLAC et du MLF ont complété mon enseignement. Pour transgresser un interdit, y'avait plus que la zoophilie, et encore...
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008
Un troll m'a piqué mon pseudo juste au-dessus pour écrire sur Meirieu. C'est idiot.
Bref, ces messages, bien que signés avec mon pseudo, ne sont pas de moi : "Meirieu !! cessez donc de polluer ce blog qui ne vous appartiend pas! ingrat! L'on vous a reconnu dès le début !! ingrat !!! Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
appartienT (désolé) Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008"
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Pile dans le sujet!
Aujourd'hui, j'étais allé voir Magnan qui faisait une scéance de dédicace à la librairie de Banon. Arrive une dame propre sur elle qui lui annonce qu'elle a fait étudier à ses élèves Les Charbonniers de la Mort. Je ne sais pas si vous avez lu ce bouquin mais il faut une certaine dose d'inconscience pour faire étudier ça à des ados boutonneux et puceaux, en pleine romance fleur bleue. Le pire, c'est que quand je lui ai demandé comment les gosses avaient pris cette étude, elle m'a expliqué que, mon dieu, mon dieu, ils s'étaient passionnés pour la vie des charbonniers italiens et la découverte de la Provence du XIX° siècle.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu, ce roman policier décrit des scènes de mort en état de priapisme aigu pour les hommes et de déchaînement du même type pour les femmes. Ils meurent collés comme les chiens dans des souffrances atroces suite à l'absorption d'une poudre trafiquée vendue par les charbonniers. C'est un des romans de Magnan les plus gerbants.
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008
"Jérémy, ayez un peu d'indulgence : quelqu'un (Frank Boizard) qui aime Montaigne ne saurait être entièrement mauvais..."
Bah, il faut bien qu'il ait quand même des qualités. La nature n'est pas si ingrate : elle a compensé un (énorme) défaut de représentation du réel par de saines lectures. Si ça se trouve, comme l'imaginait Christophe Sibille (que je salue au passage), il est peut-être même charmant dans le civil, à l'image d'Eric Zemmour. Mais il devrait parfois lâcher Montaigne pour les sonnets de Shakespeare, tiens, ça lui ferait du bien. Et j'imagine sa tête quand il lira que certains commentateurs pensent que Montaigne couchait avec La Boétie. Il va répondre qu'il s'en fout, de savoir ça, mais au moins, à l'époque, on ne qualifiait pas Montaigne de déviant et d'anormal.
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Hum, sur ce coup-là, je ne vous suis pas. A part quelques poèmes sur la dame, j’ai trouvé les sonnets assez ennuyeux .
Je préfère ça :
http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=513
ou encore les réjouissants poèmes en argot homosexuel de Villon
ou même « hombres » de Verlaine à cause du mauvais goût de certaines pièces.
Ecrit par : uncertain | 14 juillet 2008
«Et j'imagine sa tête quand il lira que certains commentateurs pensent que Montaigne couchait avec La Boétie.»
Si, si je suis au courant mais je n'y crois pas pour diverses raisons.
«on ne qualifiait pas Montaigne de déviant et d'anormal.»
Nom de Dieu, combien de fois faut-il vous le dire ? La déviance et l'anormalité ne concernent que la reproduction et la perpétuation de l'espèce, ce pour quoi la société reconnait l'union d'un homme et d'une femme, sous le nom de mariage.
Pour le reste, n'ai-je pas dit que chacun fait ce qu'il veut de son cul ? Peut-on être plus clair ?
Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008
« Il va répondre qu'il s'en fout, de savoir ça, mais au moins, à l'époque, on ne qualifiait pas Montaigne de déviant et d'anormal. »
Que voulez-vous dire ?
Le petit : brûlé ( même s’il y a une dimension politique)
Chausson : brûlé
Dassoucy : manque d’être lynché en notre bonne ville de Montpellier (même s’il faut faire la part de la légende)
Etc
Il me semble que nous tout de même plus civilisés.
Ecrit par : uncertain | 14 juillet 2008
nous sommes
Ecrit par : uncertain | 14 juillet 2008
uncertain, c'est un peu après Montaigne, les messieurs que vous évoquez.
Et le mythe de "notre époque est plus civilisée" a fait long feu (c'est le cas de le dire) : Hirschfeld sous la République de Weimar ou Cambacérès sous Napoléon étaient plus heureux que maintenant.
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
"La déviance et l'anormalité ne concernent que la reproduction et la perpétuation de l'espèce."
Grammaticalement et sémantiquement, ça ne veut rien dire.
Uncertain, vous avez de bonnes lectures, mais je vous jure qu'il y a de très beaux poèmes de Shakespeare adressés à un beau jeune homme (qui ont d'ailleurs souvent été expurgés ou traduits exprès à contresens !) - il faudra que vous consultiez l'édition en bibliothèque.
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
A woman's face with Nature's own hand painted
Hast thou, the master mistress of my passion
A woman's gentle heart, but not acquainted
With shifting change, as is false women's fashion;
An eye more bright than theirs, less false in rolling,
Gilding the object whereupon it gazeth;
A man in hue all hues in his controlling,
Which steals men's eyes and women's souls amazeth.
And for a woman wert thou first created,
Till Nature as she wrought thee fell a-doting,
And by addition me of thee defeated
By adding one thing to my purpose nothing.
But since she pricked thee out for women's pleasure,
Mine be thy love, and thy love's use their treasure.
(Shakespeare 1977, Sonnet 20)
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
«Grammaticalement et sémantiquement, ça ne veut rien dire. »
Je ne comprends pas.
Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008
"Nom de Dieu, combien de fois faut-il vous le dire ? La déviance et l'anormalité ne concernent que la reproduction et la perpétuation de l'espèce, ce pour quoi la société reconnait l'union d'un homme et d'une femme, sous le nom de mariage."
Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008
Tiens, on est déviant et anormal, aux yeux de la société, si on se reproduit sans être marié? Incroyable!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008
Et le mythe de "notre époque est plus civilisée" a fait long feu (c'est le cas de le dire) : Hirschfeld sous la République de Weimar ou Cambacérès sous Napoléon étaient plus heureux que maintenant.
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Et il vaut mieux aussi être Talleyrand en 1805 qu'à présent. D'ailleurs, notre époque prive Talleyrand d'être lui-même.
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008
Tiens, on est déviant et anormal, aux yeux de la société, si on se reproduit sans être marié? Incroyable!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008
Rigolez pas, Sibille, ça revient en force. On n'est pas sorti d'en voir.
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008
Ben, sauf erreur toujours possible, les personnes que je cite sont du 1ier 17e . Montaigne n’était pas mort depuis longtemps. Il fallait être Monsieur(un peu + tard), frère du roi, pour ne pas courir de risque.
J’ai tenté de lire les sonnets en bilingue .
j’en ai gardé une pénible impression : des lieux communs(c’est normal, c’est l’époque) , une fatigante variation autour de will (volonté/désir ou nom de l’amant), le lieu commun des yeux et du cœur …Comme je l’ai dit, et pour autant que je me souvienne, les pièces à la dame(ou la 2e partie si vous préférez), plus outrageuses ou plus brûlantes, marquent davantage les esprits.
J’admets qu’il y a des beautés mais il faut les dégager de la rhétorique de l’époque qui semble un peu pesante. Cela dit, je ne suis pas là juger Shakespeare et je ne conteste pas la place des sonnets dans la littérature amoureuse. Question de goût en somme.
PS :
Pour coller au fil, au Mercure : Mémoires de l’abbé de Choisy habillé en femme.
En voilà un qui avait trouvé le truc pour séduire :-)
Ecrit par : uncertain | 14 juillet 2008
Petit intermède hétéro : ne le trouvez-vous pas adorablement fleur bleue celui-là?
"Plus vive est la résistance de ce qu'on doit dévorer, plus vive sera la flamme du moment de jouissance. Application à l'oxygène / Le viol est la plus forte jouissance / La femme est notre oxygène - /"
Novalis, le brouillon général - fragment 117
Ecrit par : TotoWeininger | 14 juillet 2008
« Que les libertins du XVIIIème siècle étaient bien plus libérés qu’ils ne le seraient jamais, eux »
Dans cette liste il manque Casanova qui , sauf erreur , couche avec sa fille sans en être plus torturé que la cela. Vous me direz, la récente actualité prouve qu’il le sert à rien d’être Casanova pour cela.
Ecrit par : uncertain | 14 juillet 2008
"Rigolez pas, Sibille, ça revient en force. On n'est pas sorti d'en voir."
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008
Ne le dites pas à Franck! Il se croit politiquement incorrect!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008
"La déviance et l'anormalité ne concernent que la reproduction et la perpétuation de l'espèce"
Ecrit par : Frank Boizard
"Grammaticalement et sémantiquement, ça ne veut rien dire." Ecrit par : Jeremy
"Je ne comprends pas." Ecrit par : Frank Boizard
C'est con, ça vous aurait permis de me répondre. En gros, je voulais dire que votre phrase n'a pas de sens. Je tente cependant une explication pour éclairer vos dires embrouillés : "Ceux qui ne se reproduisent pas et qui ne sont pas mariés sont des déviants anormaux, que la société ne doit pas reconnaître." C'est bien ça, votre pensée ?
Pour Totoweininger : vous voulez qu'on vous réponde quoi ?
Pour uncertain : préférer la 2eme partie des Sonnets à la partie, c'est vraiment arbitraire (ce n'est pas un reproche) ! C'est effectivement une question de goût (seulement esthétique ???), mais j'ai du mal à comprendre qu'on doive "dégager les beautés de Shakespeare de la rhétorique de l'époque" dans une partie de l'oeuvre et non dans l'autre ! Je pensais que le sonnet 20 vous aurait convaincu.
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Je ne suis pas assez bonne angliciste pour lire les sonnets dans le texte. Voici la traduction de La Pleiade :
Ton visage est de femme, et par Nature peint
Ô de ma passion le maître et la maîtresse;
De femme est ton doux coeur, quoiqu'il ne sache rien
Des changements soudains qu'on voit à ces traitresses;
Ton oeil est plus brillant, moins pervers à rouler :
Il dore tout objet auquel il s'abandonne;
Ton aspect d'homme, auquel obéit tout aspect,
Des hommes ravit l'oeil, des femmes l'oeil étonne.
Et c'est femme d'abord que Nature te fit,
Mais en te façonnant s'éprit de son ouvrage
Et par addition de toi me déconfit
En t'ajoutant un rien à mes fins sans usage:
Armé pour le plaisir des femmes, fais donc mien
Ton amour, et du fruit de ton amour leur bien.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2008
Franck est absolument dans le bain tiède et puritain qui prend un vilain volume ces derniers temps.
Fallait pas rêver, ça devait pas durer très longtemps. Maïakovski s'est suicidé en 1930, soit treize ans après une prétendue libération. Nous, on a eu quoi? Trente ans en comptant large?
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008
Pour Totoweininger : vous voulez qu'on vous réponde quoi ?
Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Par exemple : oui.
Mais vous savez, vous n'êtes pas obligé de répondre.
Ecrit par : TotoWeininger | 14 juillet 2008
Oui, question de goût seulement esthétique( vous êtes parfois « taquin »). Bien, je m’avance en terre en partie inconnue , mais enfin, outrager la dame, n’est-ce pas faire de l’anti-pétrarquisme et sortir donc de la rhétorique (pour aussitôt retomber dans une autre sorte de rhétorique j’en conviens) ? J’ai mauvais goût c'est vrai. Je riais assez fort au « Parnasse des poètes satyriques »(1622) . Que voulez-vous ?
Ps : avez-vous lu mon post sur le fil précéden au sujet du mariage ? Il y a là manifestement un abus du lexicographe.
Ecrit par : uncertain | 14 juillet 2008
précédent
Ecrit par : uncertain | 14 juillet 2008
Tiens, JPB is back? Ils l'ont relâché? Il a réussi à s'échapper de sa grande tour? Il est revenu pour nous parler de la belle Clélia?
Ecrit par : Sanseverina | 14 juillet 2008
On y trouve aussi des beautés
« Tout y chevauche, tout y fout ;
L'on fout en ce livre partout :
Afin que les lecteurs n'en doutent,
Les Odes foutent les Sonnets,
Les lignes foutent les feuillets,
Les lettres mêmes s'entrefoutent ! »
Avant la lettre, on dirait « les mots font l’amour » d’A Breton
Ecrit par : uncertain | 14 juillet 2008
Ah, je préfère décidément le sonnet 20 !
Mais c'est sympathique quand même, c'est le sonnet combien ?
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
"Franck est absolument dans le bain tiède et puritain qui prend un vilain volume ces derniers temps.
Fallait pas rêver, ça devait pas durer très longtemps. Maïakovski s'est suicidé en 1930, soit treize ans après une prétendue libération. Nous, on a eu quoi? Trente ans en comptant large?"
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008
Ne soyons pas pessimistes! Après tout, nous sommes gouvernés par un maître soixante-huitard (que jamais) qui s'ignore!!! ;-)
Merci, Saperlipopette! Mais quelle mémoire! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008
C’est la pièce 5 du Parnasse.
Ecrit par : uncertain | 15 juillet 2008
dobolino approchez que je puisses atteindre vos grosses fesses avec ma bite branlante et de verser son "contenu" chaud dans votre bouche... Sale chienne...
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Moi, je choisis Félix qui vole un baiser à Madame de Mortsauf au bal où il se sent fagoté comme un savoyard , ou Julien qui hésite à tendre la main pour sonner chez Madame de Rênal, pour expliquer aux élèves de collège ou plutôt pour ne rien leur expliquer, pour leur suggérer l'approche, la lenteur, les mots et le silence.
Et puis si les élèves étaient un peu plus grands que ceux que j'ai, je leur montrerais les mots et l'amour comme un savant "mesclun". Et je choisirais Ronsard:
" Ma main ne sait cultiver autre nom,
Et mon papier n'est émaillé, sinon
De vos beautés que ma plume colore."
Ou encore:
" Bien mille fois et mille j'ai tenté
De fredonner sur les nerfs de ma lyre,
Et sur le blanc de cent papiers écrire
Le nom, qu ' Amour dans le coeur m'a planté(...)
Ainsi piqué de l'amour qui me touche
Si fort au coeur, la voix fraude ma bouche,
Et voulant dire en vain je suis béant."
Et puis quelques "érotiques":
" Hé que ne suis-je puce!
La baisotant tous les jours je mordrais
Ses beaux tétins, mais la nuit je voudrais
Que rechanger en homme je me pusse."
Ecrit par : Sanseverina | 15 juillet 2008
Sanseverina vous puez du cul! Par conséquent vous n'êtes point baisable! Lavez-vous! vite!
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 15 juillet 2008
Et aussi Louise Labé :
"Baise m'encor , rebaise-moi et baise :
Donne m'en un de tes plus savoureux ,
Donne m'en un de ts plus amoureux :
Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise"
Et H.Pichette :
"Poète je t'imprime
Amoureuse je te savoure
Poète je te rame
Amoureuse je te précède
Poète je te vertige
Amoureuse et tu me recommences
Poète je t'innerve te musique
Amoureuse te gamme te greffe
Poète te mouve
Amoureuse te luge
Poète te hanche te harpe te herse te larme
Amoureuse te mire t'infuse te cytise te valve
Poète te triangle te pylône te spirale te bagage te semence
Amoureuse t'hirondelle t'arraisonne te reptile te bobine te tisane te mygale te nageoire
Poète te calcaire te pulpe te golfe te disque ..... "
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Hé le troll , tu pars pas en vacances ??? Va te rincer l'oeil sur les plages , gros cochon !!
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
«on est déviant et anormal, aux yeux de la société, si on se reproduit sans être marié? Incroyable!!!»
Vous faites un contresens, c'est donc que je ne me suis pas exprimé clairement.
Je dis que ce qui est anormal du point de vue de la perpétuation de la société est le mariage sans reproduction, pas la reproduction sans mariage (quoiqu'on puisse aussi en discuter).
Bien sûr, c'est symbolique, on peut aussi se marier à 70 ans et être sûr de ne pas avoir d'enfants. Cependant, le symbole d'un mariage homosexuel n'a aucun sens : quelles que soient les circonstances, ça ne fera jamais une famille puisque pas de reproduction possible.
Vous pouvez me prendre pour un affreux réactionnaire, mais si des milliers de générations d'êtres humains à travers le monde ont éprouvé le besoin de donner un statut juridique et social à leur union en vue de fonder une famille, ce ne sont pas quelques arguties chantournées par des agitateurs à la mode qui vont suffire à me convaincre, il y faudrait un peu plus de recul, un peu plus du poids des réalités et de l'expérience.
Je vous propose que nous nous revoyions dans deux ou trois siècles pour discuter de ce qu'a donné notre société de familles décomposées, recomposées, avec de vrais-faux papas et des vraies-fausses mamans, des frères et soeurs qui n'en sont pas tout en étant.
En matière de moeurs, je suis un précautionneux, un conservateur et un pragmatique : je ne prends pas nos ascendants pour des imbéciles et, si il y a des choses qu'ils ont fait pendant des générations, c'est sans doute que les choses en question avaient reçu une validation par l'épreuve du temps.
Il faut y réfléchir à deux fois avant de les détruire. Je trouve notre époque affreusement prétentieuse avec son discours «i' zavaient rien compris, ' faut tout casser, on va vous montrer ce qu' c'est la vraie vie».
Par exemple, je suis opposé de longtemps à la peine de mort. Néanmoins, je considère que la peine de mort avait ses raisons (et que l'abolition a ses ombres). Nous ne sommes pas passés de l'obscurité à la lumière mais de sombre à légèrement moins sombre.
Le même attitude de prudence peut être tenue en matière d'école : la méthode d'écriture-lecture introduite par «l'école de Jules Ferry» qui consistait à apprendre à tracer les lettres en même temps qu'on apprenait les sons (voir l'exemple de la lettre i dans le dictionnaire pédagogique de Ferdinand Buisson) était novatrice. Il se trouve que, quoi qu'en disent certains, elle a révélé son efficacité. Pourquoi changer ce qui fonctionnait ?
Comme disait Pascal, «quand tous vont vers le débordement, nul n'y semble aller. Celui qui s'arrête fait remarquer l'emportement des autres, comme un point fixe.»
Ecrit par : Franck Boizard | 15 juillet 2008
"Dans la société hyperfestive , qui est le retournement , la conclusion et l'effacement de toutes les sociétés qui l'ont précédée , le principe de plaisir devient le post-scriptum du principe de réalité .....L'époque hyperfestive a d'ores et déjà gané sa guerre contre la vie comme multiplicité des contradictions .Et c'est ainsi qu'apparait enfin la véritable langue que parle Homo festivus : l'hermaphrodite .....Il existe désormais une subversivité spontanée , pour ainsi dire de droit divin ."
Quant aux familles décomposées , recomposées , redécomposées , elles ont produit des bataillons d'enfants déboussolés , souvent malheureux . A cause de l'obligation de bonheur total érigé en loi , à cause de l'égoïsme des parents . Je sais de quoi je parle , j'ai commis ces erreurs . 1968 a brouillé toutes les cartes et je ne pense pas que nous ayons gagné en liberté . 40 ans après , on peut faire le bilan ; il est par bien des aspects , consternant .
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
La phrase entre guillemets est de Muray , bien sûr !
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Amélie, je vous aime. C'est fou comme je vous aime...
Ecrit par : Le Troll | 15 juillet 2008
Le Troll pour une commande supérieure à 50 € les frais de porc sont offert!
Ecrit par : Durex | 15 juillet 2008
Amélie, voyons ma dulcinée... pourquoi m'invectivez-vous de "gros cochon"? Je conteste cette invective car :
-Primo, je ne suis pas gros, seul ma bite est grosse;
-Secondo, ma queue n'est point en tir-bouchon! Elle est longue, légèrement courbée, forte, appétissante..., (très) nerveuse comme une Formule 1. Autrement dit, elle éjacule au 1/4 de tour... Aussi, elle dégaine comme une Winchester...
Du gros calibre dit-on...
Ecrit par : frotti frotta | 15 juillet 2008
Merci monsieur Brighelli pour la fraîcheur de votre texte du 14 juillet. Une fois de plus, vous dénoncez toutes les âneries qui nous accablent dans l'éducation nationale. Je retiens deux de vos phrases" l'érotisme passe par une intention infinie à l'autre", " la vraie initiation à la sexualité passe par la culture".
Il est très difficile de décrire le sexe, l'érotisme. Je suis femme et desespérée par certaines de mes consoeurs: Pauvre Angot! quelle misère. Ce n'est que dans l'écriture des hommes que je me reconnais. J'aime la pudeur qui précède une page crue puis le retour à la délicatesse et surtout à l'humour. J'ai commis un petit roman dans ce sens mais plein d'imperfections hélas!
Je viens de lire avec beaucoup d'amusement "pur porc" au bord de la piscine de vos amis François et Pierrette d' U Licettu au dessus d'Ajaccio. Oh le repas! la hure, le porcelet grillé, la soupe corse enfin. La générosité du couple et l'aide qu'il m'ont apportée au moment où mon ami a failli se noyer à Porticcio, voilà quelques jours seulement.
La sexualité ne peut être détachée d'un contexte lié à d'autres nourritures terrestres. Vive la vie après tant d'émotions!
Madeleine zonza
Ecrit par : madeleine zonza | 15 juillet 2008
J'oubliais, monsieur Brighelli vous êtes le bienvenu sur mes terres corse où la fellation est de rigueur. Je vous embrasse sur le bout du prépuce.
Cordialement
Ecrit par : madeleine zonza | 15 juillet 2008
"Je pense que jusqu'au mariage (hétérosexuel), la jeune fille (vierge) doit croire que les garçons naissent dans les roses et les filles dans les choux."
Ecrit par : Roger Felts | 14 juillet 2008
Pourquoi conditionnez-vous le mariage sous réserve de la sacro-sainte virginité. Sans vous heurter, je remarque-là une touche de catégorisation dans votre propos en étroite contradiction de que vous évoquiez avec recul sur le racisme?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008
Bonjour
A propos de sexe, je pense toujours avec émotion à cet extraordinaire moment de bravoure du Tome 2 des aventures de Wilt écrites par Tom Sharpe, quand notre héros, après quelques pintes de bières, se prend un soir les attributs virils dans un rosier en voulant se soulager, puis se fait embarquer par la police qui passait par là pour outrage sur la voie publique, puis, une fois rentré chez lui, et dans un état semi-conscient se couvre le membre meurtri de sparadrap après avoir désinfecté la plaie dans le verre à dent et enduré simultanément la colère de son épouse, puis se réveille le lendemain pris d'une envie pressante mais dans l'incapacité de retirer le pansement sans provoquer une grave hémorragie, puis requiert l'assistance de son épouse, puis se retrouve transporté d'urgence à la table d'opération, puis termine enfin dans les robes de grossesses de sa femme faute de pouvoir enfiler le moindre pantalon... Impossible d'oublier, comme cette phrase, un certain nombre de chapitres plus loin, prononcé par un policier témoin auditif d'une scène de grande tension coïtale et dramatique :
"Quelle santé ce Wilt !"
Ecrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008
Eh bien, JPB, en laissant apparaître sur le blog les mails de ce crétin qui en profite pour régler ses comptes, empêché sans doute qu'il est de partir en vacances, vous allez décourager même ceux qui sont encore présents!
Ecrit par : Sanseverina | 15 juillet 2008
Sinon, pour couvrir le bruit Trollesque, on a qu'à en faire nous-même d'avantage, comme dans "Casablanca :
http://aucollege.over-blog.fr/
Ecrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008
« empêché sans doute qu'il est de partir en vacances »
mais oui, j’suis coincé chez moi. Pas de thune, pas de meuf . l’école est finie je peux même plus me pignoler en matant mes élèves . Du coup j’viens sur le blog de JPB balancer des conneries . C’est quand même triste d’être puceau à mon âge . En fait, sous mes airs de méchanceté j’suis tout amour, j’aimerais qu’une femme ici présente m’initie, c’est tout. Voilà, c’est tout, c’est ma triste vie, coincé dans mon F2 pourri devant un écran d’ordi. Quelle misère !
Ecrit par : le Troll | 15 juillet 2008
je frotte, frotte, frotte mais rien ne vient je tire à blanc nom de dieu la Winchester est enrayée.
Ecrit par : le Troll | 15 juillet 2008
je sens que ça vient, je sens que ça vient
Ecrit par : le Troll | 15 juillet 2008
ça va venir, ça va venir ça...va...
Ecrit par : le Troll | 15 juillet 2008
OOOUIIIII!!!!
Ecrit par : le Troll | 15 juillet 2008
(deux gouttes) bon, faut que j'aille chercher du PQ...à tout à l'heure.
Ecrit par : le Troll | 15 juillet 2008
« -Primo, je ne suis pas gros, seul ma bite est grosse;
-Secondo, ma queue n'est point en tir-bouchon! Elle est longue, légèrement courbée, forte, appétissante..., (très) nerveuse comme une Formule 1. Autrement dit, elle éjacule au 1/4 de tour... Aussi, elle dégaine comme une Winchester...
Du gros calibre dit-on... »
Ce n’est pas moi qui ai écrit ce message. Je suis gros, ça fait longtemps que je n’ai pas vu ma queue. Ma queue est un peu ratatinée, elle sent fort. Elle est très nerveuse : elle se recroqueville à l’approche de la moindre femme. Autrement , elle éjacule au ¼ de tour…parfois je n’ai même pas le temps de la sortir de mon vieux caleçon
Ecrit par : le Troll trollé | 15 juillet 2008
Pour les amateurs de bande dessinées, je crois pouvoir dire que Ralf König est un must !
Je viens de terminer la lecture de Djinn Djinn, Tome 2 et comme presque toujours, c'est excellent : n'hésitez donc pas à lire les aventures de la théière magique et son génie ex-mollah intégriste enfermé à l'intérieur et condamné pour 1266 ans à satisfaire tous les désirs sexuels de celui ou celle qui le commande
Mais je crois que mon album préféré reste "Comme des lapins", prix du scénario au festival d'Angoulème
Voici un lien vers le site français d'un fan !
http://ralfkonig.free.fr/
Ecrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008
m'invectivez-vous de "gros cochon"?
Ecrit par : frotti frotta | 15 juillet 2008
Invectiver DE, oui DE
MDR BOUFFON !
Ecrit par : le Troll trollé | 15 juillet 2008
Ouvre le dico frottis XD
Ecrit par : le Troll trollé | 15 juillet 2008
Faut apprendre à construire un verbe
invectiver [RvDktive] v.
• 1542; de invective
• Littér.
1• V. intr. Vieilli Lancer des invectives. crier, fulminer, pester. Invectiver contre qqn, contre le vice.
2• V. tr. Couvrir d'invectives. injurier. L'ivrogne invective les passants.
Ecrit par : le Troll trollé | 15 juillet 2008
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux...
Ecrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008
Pour ceux que cela intéresse, j'ai ajouté dans la note précédante "Garçons et filles" un dernier commentaire sur le thème “Races et racisme” intitulé :
POUR SOLDE DE TOUT COMPTE ou MAUVAISE FOI QUAND TU NOUS TIENS…
Bon courage… Pour l'instant le sexe parle peu…
Ecrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008
Pour que le sexe parle un peu :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/monologue%2Bvagin/video/x1fn6j_les-monologues-du-vagin_events
je sais, elle est facile.
Ecrit par : uncertain | 15 juillet 2008
Bravo , Roger Felts ! Comme ça je le dis deux fois , ici , et plus longuement sur l'autre fil !
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Bon, le troll m'a encore piqué mon nom pour signer une intervention vaseuse et particulièrement mal écrite. C'est ça le plus déplaisant.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008
Wilt1 et Wilt2 sont parmi les lectures les plus jubilatoires que je connaisse. Mais il me semble que les derniers livres de Tom Sharpe ne sont pas tout à fait à la hauteur.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008
Autrement dit, elle éjacule au 1/4 de tour... Aussi, elle dégaine comme une Winchester...
Du gros calibre dit-on...
Ecrit par : frotti frotta | 15 juillet 2008
Ça me rappelle une BD de Reiser avec un curé (ou un maire?) mort de rire qui essayait de marier M. Ejaculation Précoce et Melle Peine à Jouir. Et il n'arrivait pas à dire sa phrase jusqu'au bout sans rire. Je n'arrive pas à me souvenir dans quel volume c'est.
Ecrit par : dobolino | 15 juillet 2008
Je n’ai plus grand-chose à dire sur le cul. Je me contenterai (pour faire plaisir simultanément à F. Boizard et à Jérémy) de souligner les bienfaits avérés du mariage. Quand on pratique union libre et libertinage, on s’expose en effet à certaines mésaventures. Comme ces deux anciens amants qui se revoient vingt ans plus tard. Elle, tout émoustillée : « Ah, mon vieux complice ! ». Et lui : « Mes couilles aussi, ma chère ». S’ils s’étaient mariés, ils auraient eu le temps de s’habituer à leurs rides.
Point final sur le cul. Mais le fil dérivera bien vite sur les thèmes habituels… Pour l’instant je préfère répondre, sur le fil précédent, au long message de Roger Felts par un message plus long encore qui, en ce qui me concerne, clôt le débat sur les « races humaines ».
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2008
"Eh bien, JPB, en laissant apparaître sur le blog les mails de ce crétin qui en profite pour régler ses comptes, empêché sans doute qu'il est de partir en vacances, vous allez décourager même ceux qui sont encore présents!
Ecrit par : Sanseverina | 15 juillet 2008
C'est sûr qu'un ban ne lui ferait pas de mal. Un peu de censure rendrait la conversation plus agréable et plus facile à suivre.
Pour le chant des réacs :
"Quant aux familles décomposées , recomposées , redécomposées , elles ont produit des bataillons d'enfants déboussolés , souvent malheureux." Ecrit par Amelie
Je n'ai lu nulle part que les enfants de "bonnes familles" aient produit des enfants plus heureux. Des époux qui se battent ne sont pas meilleurs que des époux qui se sont séparés.
And now Ladies and gentleman, nous allons répondre à l'inénarrable Frank Boizard, dont la réputation durement acquise n'est plus à faire. Go !
1) "Vous faites un contresens, c'est donc que je ne me suis pas exprimé clairement." -> Frank, on ne peut rien vous cacher.
2) "Je dis que ce qui est anormal du point de vue de la perpétuation de la société est le mariage sans reproduction" -> Alors interdisez le mariage à tous les couples hétéros stériles, à tous ceux qui ne souhaitent pas d'enfants, et à tous les impuissants. Ce sont des anormaux qu'il faut priver du mariage selon votre définition.
3) "On peut aussi se marier à 70 ans et être sûr de ne pas avoir d'enfants." -> Alors pourquoi peut-on se marier dans ce cas précis ?
4) "Cependant, le symbole d'un mariage homosexuel n'a aucun sens : quelles que soient les circonstances, ça ne fera jamais une famille puisque pas de reproduction possible." Alors pourquoi peut-on se marier à 70 ans ? A 70 ans, "pas de reproduction possible" non plus. Vous n'êtes pas "un pragmatique" comme vous le prétendez,vous êtes un dogmatique borné qui s'empêtre dans ses propres convictions.
Ce sont des types avec votre état d'esprit qui justifiaient l'apartheid, en se retranchant derrière des principes arrêtés qu'ils croyaient dictés par la Nature, la Morale, et la Civilisation, dont ils se pensaient les triples et indispensables gardiens. Vous n'avez pas honte de parler d' "arguties chantournées par des agitateurs à la mode" alors que vos propres affirmations ne tiennent pas la route trente secondes ?
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Tiens, je regarde un film sur 13eme rue (enfin pas moi, mais la télé tourne pour d'autres).
Un personnage vient de dire, soutenu par les autres :
"On ne va tout de même pas se laisser donner des leçons par un gros pédé honteux".
Avant d'ajouter, sans être contesté : "Je n'ai fait que dire tout haut ce que chacun pensait tout bas".
Evidemment, comme c'est un film prétendûment policier, l'homo sera soit coupable des meurtres, soit victime du tueur (comme il est forcément louche, ça attire l'intérêt du beauf).
Le téléfilm qui présente ces belles répliques date de 2001 (tiens, ça n'a pas manqué, l'homo vient de se faire tuer).
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Pour l’instant je préfère répondre, sur le fil précédent, au long message de Roger Felts par un message plus long encore qui, en ce qui me concerne, clôt le débat sur les « races humaines ».
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2008
Oui, j'ai lu aussi avec étonnement - comme j'ai lu quelques considérations sur le "sexe" - ce qui s'est dit ici sur les "races".
Il me semble que c'est le langage qui caractérise l'homme, noir, blanc ou autre, et que c'est d'ailleurs le langage aussi qui fonde la sexualité humaine hétéro, homo ou autre.
GM
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
Pour que le sexe parle un peu :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/monologue%2Bvagin/video/x1fn6j_les-monologues-du-vagin_events
je sais, elle est facile.
Ecrit par : uncertain | 15 juillet 2008
Pas facile la mère Michel qui parle de son vagin , plutôt comique troupier féminisé ; Ouvrard revu MLF.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
Aëi aïe aïe... Je pense aussi qu'il vaut mieux une bonne famille recomposée qu'une mauvaise "vraie" famille qui produit assez souvent des enfants malheureux, je n'ai aucune affinité avec le mariage, et, en plus, je suis définitivement contre la peine de mort...
Complètement bien-pensant-bobo-politiquement correct... ;-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008
Aëi aïe aïe... Je pense aussi qu'il vaut mieux une bonne famille recomposée qu'une mauvaise "vraie" famille qui produit assez souvent des enfants malheureux, je n'ai aucune affinité avec le mariage, et, en plus, je suis définitivement contre la peine de mort...
Complètement bien-pensant-bobo-politiquement correct... ;-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008
Franchement, vous en avez quelque chose à faire ?
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
Guy, mon message était un tout petit peu ironique.
Je trouve le discours de Franck quelque peu révoltant, par moments. Croire tout savoir au point où il le fait, et être persuadé, (ou faire semblant) que ce sont les autres qui se livrent à ce léger travers, cela relève du Guinness des records.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008
@JPB
Ni les "Onze mille verges" (c'est de la marrade !), ni Réage ; un des plus beaux textes érotiques qui ait été écrit est "Un coeur simple", un texte qui vaut tous les Monologues du vagin.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
Le Troll Trollé arrête de parler la bouche pleine
de sperme. Prend exemple sur ta défunte mère...
elle avale, secoue la tête, rouvre les yeux et enfin
s'exprime, la belle salope qu'est votre bonne mère
insuffisamment sodomisée... Elle ta chier ta généreuse
maman par le trou du cul et non par sa chatte
puante... Et vlan sur ta bite.
Ecrit par : Le Troll troller | 15 juillet 2008
Pour le chant des réacs :
"Quant aux familles décomposées , recomposées , redécomposées , elles ont produit des bataillons d'enfants déboussolés , souvent malheureux." Ecrit par Amelie
Je n'ai lu nulle part que les enfants de "bonnes familles" aient produit des enfants plus heureux. Des époux qui se battent ne sont pas meilleurs que des époux qui se sont séparés.
ça , Jérémy , il faut le vivre pour le savoir . Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
GM, l’intention du post était ironique. C’était une réponse à RF. Pour ma part j’ajoute Proust à la liste des auteurs.
Ecrit par : uncertain | 15 juillet 2008
"ça , Jérémy , il faut le vivre pour le savoir . Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??"
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Il suffit parfois de bien regarder autour de soi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008
Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
dois-je en conclure que vous êtes divorcée?
Contactez-moi au plus vite : bite_pensante@lanus.fr
bisou sur votre minou
Ecrit par : Le Troll Bandant | 15 juillet 2008
"ça , Jérémy , il faut le vivre pour le savoir . Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??"
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Très franchement Amélie, qu'est-ce que ça change ? Élever des enfants, les siens ou ceux des autres, c'est le minimum qu'un homme ou une femme puisse faire ; quant au mariage et au divorce, hétéro ou homo, ça concerne les arrangements de fortune, legs et autres amuseries.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
Ouah trop véner le Troll XD j’t’ai marave bouffon !
« prend
ta chier »
= 3 fautes en 4 lignes gros bouffon XD
suicide-toi tu rendras un service à la planète.
Ps : comment tu peux toucher ma bite, elle est dans ton cul ?
Ecrit par : troll trollé | 15 juillet 2008
"Je n'ai lu nulle part que les enfants de "bonnes familles" aient produit des enfants plus heureux. Des époux qui se battent ne sont pas meilleurs que des époux qui se sont séparés." Ecrit par : Jeremy
"ça , Jérémy , il faut le vivre pour le savoir . Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??" Ecrit par : Amélie
Dites donc, Amélie, vous n'êtes pas sans savoir que la loi, en France, sous la pression des lobbies d'inspiration catho-trado, n'a pas prévu que j'aie la possibilité d'élever des enfants. J'attends que ça change, mais c'est long d'attendre 2012 ou 2017. Et j'apprends difficilement le néerlandais.
Pour répondre à votre question, votre argument du "il faut le vivre pour le savoir" ne tient pas : par définition, on ne peut pas vivre les deux situations à la fois ("bonne famille mariée" et "famille décomposée/recomposée"). Je ne dis pas qu'il est souhaitable de divorcer, je dis qu'un couple qui se bat est pire qu'un couple qui divorce. Et que personne (à part peut-être l'illuminé Xavier Thévenot et le fondamentaliste Xavier Lacroix) n'a jamais mis en évidence que les enfants de couples divorcés auraient été plus heureux si le couple était resté ensemble à se battre.
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Il suffit parfois de bien regarder autour de soi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008
Evidemment , Christophe , on en a des classes pleines .
Ce que j'ai voulu dire à propos des familles décomposées , c'est que celles qui étaient adolescentes en 68 et qui ont dû ensuite construire leur vie de femme et de mère ont souvent payé très cher leur liberté et leurs enfants aussi . Pour toutes sortes de raisons , je les vois (elles) comme une génération sacrifiée , assise entre deux chaises , deux époques , deux façons de voir le monde et la vie !
C'est ce que j'ai observé autour de moi !
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
C'est ce que j'ai observé autour de moi !
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Ce qu'on observe autour de soi est beaucoup et peu de choses à la fois.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
"quant au mariage et au divorce, hétéro ou homo, ça concerne les arrangements de fortune, legs et autres amuseries."
Si c'est une manière de dire qu'il faut accorder le mariage aux homos, pourquoi pas ? Si c'est une manière de dire que le mariage, c'est dépassé, pourquoi pas non plus ?
Mais quand les Noir(e)s réclamaient, avec raison, le droit au mariage mixte aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, personne ne songeait à dire que ce n'était que pour des questions de pognon.
Donc je ne partage pas tout à fait l'argument, mais je ne le conteste pas s'il aboutit à la même conclusion que moi.
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
"Celles qui étaient adolescentes en 68 et qui ont dû ensuite construire leur vie de femme et de mère ont souvent payé très cher leur liberté et leurs enfants aussi"
Elles auraient sans doute payé encore plus cher leur captivité, et leurs enfants n'ont actuellement meme pas idée de ce à quoi ils ont échappé !
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
"Dites donc, Amélie, vous n'êtes pas sans savoir que la loi, en France, sous la pression des lobbies d'inspiration catho-trado, n'a pas prévu que j'aie la possibilité d'élever des enfants. J'attends que ça change, mais c'est long d'attendre 2012 ou 2017. Et j'apprends difficilement le néerlandais."
Mais je vous le souhaite , Jérémy et je crois bien vous l'avoir déjà dit . Vous avez tort de me coller des étiquettes . J'ai de très bons copains qui souhaitent la même chose que vous et que je vois comme de futurs bons parents .
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
En général quand on dit d'un livre qu'il est "jubilatoire" je me méfie un peu, mais à propos de Wilt 1 et 2, ce n'est vraiment pas une exagération.
Wilt 3 était effectivement une déception et je n'ai pas lu le tout dernier, peut-être par crainte d'être déçu..
Ecrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008
Mais je vous le souhaite , Jérémy et je crois bien vous l'avoir déjà dit . Vous avez tort de me coller des étiquettes . J'ai de très bons copains qui souhaitent la même chose que vous et que je vois comme de futurs bons parents .
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Amélie, je me souvenais de votre position sur ce point-là, et je vous assure n'avoir voulu vous coller aucune étiquette. Mon ton fut peut-être trop sec, auquel cas je m'en excuse - j'ai voulu répondre de manière tout à fait neutre en disant, de fait, que je n'ai pas élevé d'enfants car je n'en ai pour l'instant pas le droit :-)
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Ce qu'on observe autour de soi est beaucoup et peu de choses à la fois.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
Mais quand on l'a vécu aussi , c'est ..beaucoup .
Elles auraient sans doute payé encore plus cher leur captivité, et leurs enfants n'ont actuellement meme pas idée de ce à quoi ils ont échappé !
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Juste un changement de prison ! C'est ce que je me dis quand je suis pessimiste !
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
" Elever des enfants, les siens ou ceux des autres, c'est le minimum qu'un homme ou une femme puisse faire."
Je réclame le droit de ne pas élever d'enfant !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008
Si c'est une manière de dire qu'il faut accorder le mariage aux homos, pourquoi pas ? Si c'est une manière de dire que le mariage, c'est dépassé, pourquoi pas non plus ?
Mais quand les Noir(e)s réclamaient, avec raison, le droit au mariage mixte aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, personne ne songeait à dire que ce n'était que pour des questions de pognon.
Donc je ne partage pas tout à fait l'argument, mais je ne le conteste pas s'il aboutit à la même conclusion que moi.
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Accordons le mariage à tous ceux qui le veulent ; il n'y a aucune raison de réserver le ridicule à quelques-uns, noirs ( ah les noirs calotins made in US), WASP homo de Californie et autres variétés d'innocents.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
Je réclame le droit de ne pas élever d'enfant !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008
Et moi celui de ne pas en avoir!
Ecrit par : TotoWeininger | 15 juillet 2008
Quand vous en aurez le droit , Jérémy , la solution sera donc forcément l'adoption ?
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
@"Dites donc, Amélie, vous n'êtes pas sans savoir que la loi, en France, sous la pression des lobbies d'inspiration catho-trado, n'a pas prévu que j'aie la possibilité d'élever des enfants. J'attends que ça change, mais c'est long d'attendre 2012 ou 2017. Et j'apprends difficilement le néerlandais."
Jeremy; vous avez besoin d'une loi pour élever des enfants ?
Vous voulez dire "pour élever des enfants qui soient les miens."
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
"Quand vous en aurez le droit , Jérémy , la solution sera donc forcément l'adoption ?"
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
"Jeremy; vous avez besoin d'une loi pour élever des enfants ?" Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008
L'adoption est bien souvent un drame pour beaucoup de parents très méritants. C'est encore un tabou, mais c'est malheureusement la réalité.
Ce que j'aimerais vraiment, c'est la disparition des lois prises en 1994 sous le règne d'Edouard Balladur Ier. Pour cela, il faudrait :
1) Que la Procréation Médicalement Assistée (=insémination artificielle, fécondation in vitro) soit autorisée à toutes les femmes en couple (lesbiennes ou non). Le recours à un donneur de sperme anonyme est autorisé en cas de stérilité du conjoint - pourquoi pas dans un couple de femmes ?
2) Que l'accès à la Gestation Pour Autrui soit autorisé à tous les couples (femme stérile dans un couple hétéro, hommes gays...). Evidemment, la Gestation Pour Autrui doit être réglementée au niveau national et européen, et chacun doit être conscient de ce à quoi il s'engage avant le début-même de la GPA.
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2008
Mon éducation ressemble fort à celle de Sylvie Huguet.
Enfant j'aurais tout simplement souhaité que l'on réponde à mes questions en quelques phrases toute simples. Mais non, j'étais toujours rabrouée, envoyée au diable et pour sûr celui-là m'aurait initiée, toujours aussi curieuse aussi comme tous les gosses qui veulent savoir et à qui on répond : " c'est pas d' ton âge" sur un ton qui ne permet pas d'insister. Pourtant l'enfant voit tout et entend tout ,depuis les commentaires sur la mariée qui n'a pas droit à la robe blanche ou la fille-mère montrée du doigt, quand elle n'est pas mise à la porte par les parents mais qui revient quand le bébé est là. Ah Pagnol ! Rien dans le dico des grands. Rien. Quant au maître, je sais qu'il répondra comme les parents, alors je cherche en secret A chacun sa quête comme j'ai déjà dit. Je suis une fille et j'aurai sûrement un bébé dans mon ventre plus tard. A la campagne les animaux m'ont appris que le mâle et la femelle doivent s'unir pour avoir un ou des petits. Sur ce point ça va , je suis à peu près rassurée. Pour la naissance je ne sais toujours pas car les "gamins" sont toujours casés chez la tante pour la naissance du petit dernier. On s'arrange même pour que la vache ou la chatte mettent bas à l'écart. En me cachant j' obtiens des éléments d'information que je complète auprès d'une personne extérieure dont j'ai testé le bon sens et la disponibilité. Quand on sait, ça va mieux et l'angoisse est tombée. Si j'ai un bébé un jour, on ne me coupera pas le ventre sauf complication(s).
A l'Ecole normale inférieure d'avant la loi Neuwirth de décembre 1967, ce n'est pas triste non plus. Garçons et filles sont séparés mais se retrouvent pour les cours de langue, le ciné-club et la chorale ,ainsi qu'en terminale math-élém ou Philo, la terminale sciences-ex faisant le plein de filles et de garçons, chacun reste dans son école pour cette terminale. Je suppose qu'il y a des moments d'intimité concrétisés par promesse d'enfant. Quand j'étais en seconde, une fille a interrompu ses études une année pour les reprendre ensuite afin de mettre au monde son enfant. Même chose en première puis en terminale. En année de formation professionnelle la fille n'est plus interne et peut se marier pour "réparer" la faute, au mieux la bêtise. Je sais que dans certaines écoles normales- j'en connais une en Auvergne- la fille risque l'exclusion définitive mais que le syndicat joue pleinement son rôle.
En formation professionnelle notre professeur d'enseignement ménager qui nous enseigne la poterie, la cuisine, la diététique, la couture et la puériculture demande la permission à la directrice de nous projeter un film sur la sexualité. C'est accordé.
Entre temps j'ai lu " La faute de l'abbé Mouret." et déniché quelques autres bouquins à la bibliothèque municipale où je me rends chaque jeudi.
Décembre 67, la loi Neuwith est votée. La revue" Pourquoi ? "de la Ligue française de l'enseignement publie un reportage sur les interventions des députés à l'Assemblée nationale. Un morceau d'anthologie. On croirait entendre monsieur Prud'homme affirmant que le char de l'etat navigue sur un volcan.
Je pense à mes parents qui ne répondaient pas à mes questions mais s'autorisaient quelques chansons à double sens dans les réunions de famille. Au delà de leur silence je suis certaine d'une chose : l'intention infinie à l'autre et je vais relire le fil de discussion.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 juillet 2008
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" Elever des enfants, les siens ou ceux des autres, c'est le minimum qu'un homme ou une femme puisse faire."
Je réclame le droit de ne pas élever d'enfant !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008
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Par conséquent que faîtes-vous donc dans notre institution?
Ecrit par : thomas | 16 juillet 2008
Quelle institution ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Le contenu du best of de l'émission de Fogiel diffusée hier soir est un ramassis de pornographie je cite :
"-Avant de la sodomiser, crache dans ta main".
Et j'en passe....
Face à ce crétinisme légalisé que doivent penser nos vaillants "chérubns/têtes blondes" (sic) ou faire pendant que leurs parents accourent au Stade de France pour le spectacle de Bigarre.....
Plus bobo que ça, tu meurs....
Ecrit par : thomas | 16 juillet 2008
L'éducation nationale? Etes-vous enseignante?
Ecrit par : thomas | 16 juillet 2008
"L'éducation nationale? Etes-vous enseignante?"
Ecrit par : thomas | 16 juillet 2008
Je ne vois pas le rapport! On peut évidemment très bien être enseignant, (et excellent enseignant, même), sans avoir eu d'enfant.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008
Thomas, vous vous trompez. Les bobos n'aiment pas Bigard, en général.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008
Je ne suis jamais intervenue dans toutes ces dicussions sur l'homosexualité et le mariage.
Pour être dans des collèges difficiles depuis des années, je me garderai bien de jugements tranchés. On voit un peu de tout. Des élèves malheureux à cause de la garde alternée qui ne savent plus où ils habitent à force de bouger sans cesse; des élèves malheureux dans des familles dites "classiques" parce que les parents ne sont pas équilibrés et ne leur offrent que tensions et engueulades; des élèves sans père en pagaille avec des mères qui ont bien du mal à les élever; des familles recomposées avec succès et enrichies de demi-frères et soeurs; d'autres où la galère recommence avec le beau-père ou la belle-mère. Franchement, il est difficile d'émettre un avis. Le bonheur d'un enfant, c'est bien dur d'en parler et de le faire. Et quoi qu'on fasse, on ne sera jamais des parents parfaits.
Et c'est aussi la vie tout bêtement. A force de vouloir rendre tout lisse et sans accroc, on se leurre et on les leurre.
Je crois quand même que quand ils se sentent aimés, vraiment, malgré tout ce qui arrive entre les adultes, ils ont une chance de s'en sortir.
C'est la raison pour laquelle je ne vois pas pourquoi un enfant élevé par un couple d'homosexuels serait a priori plus malheureux qu'un autre. Il y a des pères et des mères qui ne font pas leur travail de parents dans des couples "classiques"; et les familles mono parentales n'offrent pas non plus l'image de l'équilibre idéal tant demandé .
Quant au mariage, je me demande pourquoi tant d'encre coule encore sur cette question. C'est un contrat juridique qui offre de nombreux avantages et qui devrait être autorisé pour toutes les personnes qui vivent ensemble et qui s'achètent des biens en commun. Ces personnes travaillent, acquièrent des biens à deux; je ne vois pas pourquoi la personne qui survit à l'autre devrait se voir dépouillée de tout.
Libres aux personnes d'y mettre après tous les affects qu'ils veulent pour couvrir pudiquement l'aspect juridique de la chose. Mais un mariage n'a jamais "créé" de l'amour.
Je connais des unions très réussies sans enfant, et je suis d'accord avec Sylvie dans son dernier post.
Il y a des tas de parents qui s'aperçoivent après coup que les enfants les gênent, oui, les gênent; et qui sans jamais dire quelque chose d'aussi impolitiquement correct, ne s'occupent plus vraiment bien d'eux.
Il y a aussi des tas de gamins qui ne demandent qu'à être adoptés dans des pays de misère et de prostitution. Et je suis à chaque fois choquée par cette importance accordée aux prétendus liens du sang. Quelle étroitesse d'esprit! Il y a des parents qui ne supportent pas ce que deviennent leurs gamins et qui se seraient bien mieux entendus avec des gamins non sortis de leur chair.
En ce qui concerne, la procréation par autrui. Je ne comprends pas bien. Tous ces gamins qu'on pourrait sortir d'affaire en les adoptant. L'idée de se retrouver soi à travers son gamin est déjà à mon avis une manière d'empiéter sur sa liberté propre, c'est déjà ne pas l'élever pour lui, mais pour soi-même, et c'est déjà lui voler une part de sa liberté.
Ecrit par : Sanseverina | 16 juillet 2008
Par la formule "élever des enfants" je ne l'entends pas dans le registre familiale et culturelle mais dans celui de l'instruction commune (lire, écrire, dire) prodiguée en particulier par notre institution publique (j'insiste sur le mot publique) afin d'élever/ériger ou si vous préférez arracher/kidnapper les consciences de l'ignorance pour les bases de la connaissances. Autrement dit, :
"Je réclame le droit de ne pas élever d'enfant !"
devient un lapsus contradictoire car en réfléchissant de près cette "élever/instruire" est un droit auquel chacun a droit...
Ecrit par : thomas | 16 juillet 2008
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Je connais des unions très réussies sans enfant
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c'est une opinion relative, or qu'entendez-vous par "réussies"?
Dans quelle mesure le sujet enfant est-il nuisible à cette "réussite"? Ca suffit le bi-individualisme....
Ecrit par : thomas | 16 juillet 2008
or qu'entendez-vous par "réussies"?
Les gens sont heureux, disent l'être, semblent l'être. Après on peut douter de tout ce que les autres disent, certes.
Quand on vous a flanqué là sur terre sans vous demander votre avis par définition, le tout est d'essayer de s'embêter le moins possible et de souffrir le moins possible. Ce qui n'exclut en aucun cas la solidarité avec les autres mais je ne vois pas en quoi les enfants seraient une obligation pour une "réussite" quelconque.
Ecrit par : Sanseverina | 16 juillet 2008
ACADÉMIE DE SCIENCES ET RÉFORME DU LYCÉE
Rien à voir avec le sexe :
http://www.academie-sciences.fr/enseignement/enseign_lycee_07_08.pdf
Ecrit par : guy morel | 16 juillet 2008
Pour le chant des réacs :
"Quant aux familles décomposées , recomposées , redécomposées , elles ont produit des bataillons d'enfants déboussolés , souvent malheureux." Ecrit par Amelie
Je n'ai lu nulle part que les enfants de "bonnes familles" aient produit des enfants plus heureux. Des époux qui se battent ne sont pas meilleurs que des époux qui se sont séparés.
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
A voir... Ne possédant que mon expérience personnelle sur le sujet, je n'en tirerai aucune conclusion. Je suis la fille d'un couple qui s'engueulait en permanence puis, à partir de quatorze ans, la fille de parents divorcés: j'étais plus à l'aise durant la première période parce que, malgré leurs empoignades, je bénéficiais de l'attention éducative conjointe de mes deux parents. Durant la deuxième période, je fus constamment un enjeu, ballottée de l'un à l'autre. On exigeait régulièrement de moi des approbations, des jugements de valeur sur l'un ou l'autre, on m'achetait. Chacune de mes bêtises était pesée dans la balance et ce n'était jamais ma faute et je ne me faisais plus engueuler d'une seule voix comme lorsqu'ils étaient en couple. Mon éducation passait au second plan et si, mettant ma vie en danger, je faisais peur à ma mère qui avait la garde, mon père m'approuvait et me soutenait pour la faire ch... J'en jouais à fond.
Je n'ai pas l'impression d'être le seul enfant de divorcé qui ait été soumis à ce régime délétère. J'ai eu la chance d'être victime d'un divorce tardif et d'avoir reçu auparavant une solide éducation. les garde-fous étaient en place. Si j'avais été soumise à ce rôle d'enjeu dès l'âge de deux ans, comme ça arrive souvent, je doute fort que je m'en serais tiré sans casier judiciaire.
Ecrit par : dobolino | 16 juillet 2008
Je rajoute que j'avais un grand-frère et une grande sœur (Catmano) qui ont eu peine de ma détresse et ont joué un rôle éducatif fondamental jusqu'à mes 22 ans. Ç'aurait été épouvantable si je ne les avais pas eu!
Ecrit par : dobolino | 16 juillet 2008
Merci pour le lien vers ce rapport où on trouve tout et son contraire : une dimension élitiste affirmée (concurrence entre les meilleurs, groupes de niveaux), une projection sur une formation qui devrait quand même demeurer suffisamment générale d'un modèle qui est celui du supérieur, voire même de la recherche (travail de groupe, "laboratoire"), une volonté de spécialiser très tôt tout en maintenant les autres disciplines mais en diminuant les horaires (référence appuyée sur les langues anciennes; présence de toutes les disciplines qui existent actuellement), une uniformisation de l'esprit scientifique (de la SVT aux maths).
L'idée d'une filière qui allierait sciences et humanités ne semble pas être à l'ordre du jour (pourtant la SVT n'est peut-être pas plus pertinente pour un matheux que la philosophie). Le succès relatif de la S par rapport aux autres filières, c'est quand même la polyvalence et la pluralité (non la spécialisation), et c'est quand même Allègre qui a tué la L en supprimant les mathématiques en Terminale.
Le modèle proposé par ce rapport s'adresse à des élèves idéaux; avec des élèves réels, on va plonger dans l'horreur du TPE (entre l'Idée (platonicienne) de TPE et le TPE sensible, il y a un gouffre). Bref, on recycle du "pédagogique" sous les atours d'une exigence scientifique. Plutôt inquiétant. Sans parler de la multiplication des unités d'enseignement dans le contexte d'une réduction d'effectifs et d'horaire.
NB1. Juste pour rire, le rapport de l'Académie des Sciences Morales et Politiques sur l'enseignement de l'économie :
http://www.asmp.fr/travaux/gpw/enseignement_SES_lycees.pdf
Rapport à charge qui peut faire rire tellement les ficelles idéologiques semblent grosses.
NB2. Je ne sais pas ce qu'en pensent les enseignants de PC et de SVT ici présents, mais le TP au bac est loin d'être un gage d'excellence. Pour les jurys où j'étais, des élèves plus que médiocres passaient la moyenne grâce à la partie expérimentale de l'épreuve.
NB3. A.de Gaudemar doit donner la feuille route de la réforme du lycée demain (l'info. est ici : http://www.laprovence.com/articles/2008/07/10/511003-Region-en-direct-Premier-rapport-du-recteur-de-Gaudemar-au-ministre-le-17.php )
Ecrit par : Romuald | 16 juillet 2008
Mieux vaut ne pas avoir d'enfants que de leur transmettre des angoisses et des névroses que l'on n'a jamais réussi à liquider.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Mieux vaut ne pas avoir d'enfants que de leur transmettre des angoisses et des névroses que l'on n'a jamais réussi à liquider.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Si seuls ceux qui n'ont ni angoisses ni névroses font des gosses, qui va payer nos retraites?
Bon nombre de parents font du mieux qu'ils peuvent mais il n'en est point qui ne commette pas la faute existentielle.
Tout enfant est le fruit de l'histoire familiale et de l'histoire tout court. C'est ce qui fait la richesse du monde.
Ecrit par : dobolino | 16 juillet 2008
Contre "LE MORTIFÈRE MONOPOLE",
et revoilà SOS ÉDUC et ANNE COFFINIER...
http://www.ifrap.org/iFRAP-en-action/20060625-fete-liberte.htm
Ecrit par : guy morel | 16 juillet 2008
TOUJOURS ET ENCORE ANNE COFFINIER
CONTRE LE "MORTIFÈRE MONOPOLE"
http://lumiere101.com/categories/invites/coffinier/
Ecrit par : guy morel | 16 juillet 2008
"Si seuls ceux qui n'ont ni angoisses ni névroses font des gosses, qui va payer nos retraites?"
Il y a des degrés dans la névrose. Je parlais de cas assez lourds. Si vous saviez dans quel bain d'angoisse et de dépression a macéré mon enfance, vous comprendriez ce que j'entends par là.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Pour ceux que cela intéresse :
Je viens de publier UNE RÉPONSE À PEDRO CORDOBA dans la note précédente GARçONS ET FILLES…
Ecrit par : Roger Felts | 16 juillet 2008
Il y a des degrés dans la névrose. Je parlais de cas assez lourds. Si vous saviez dans quel bain d'angoisse et de dépression a macéré mon enfance, vous comprendriez ce que j'entends par là.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Vous voulez que je vous prête ma maman? Pour vous donner une vague idée, je suis son curateur (curatelle renforcée).... Le détail des péripéties pourrait faire l'objet d'un roman sublime et il n'est pas dit que Catmano et moi n'occupions pas notre retraite à le rédiger à quatre mains. Pris avec distance, c'est à mourir de rire. Du Woody Allen pur jus!
Ecrit par : dobolino | 16 juillet 2008
Tiens, Sylvie, rien que de l'écrire, j'en ai un sourire d'une oreille à l'autre. Ah! La vermine...
Et je suis certaine que quand Catmano va revenir de vacances et lire ces lignes, elle hurlera de rire toute seule face à son ordi. Demandez à notre cher Toto de vous raconter la sienne, aussi chouette que la nôtre, dans un autre genre. La sienne est sépharade, si je ne me trompe pas, la nôtre ashkénase. C'est pas pareil mais ça se vaut.
Ecrit par : dobolino | 16 juillet 2008
Sylvie , dobolino , avez-vous lu "Les mots pour le dire " de Marie Cardinal ? Névrose et mal de mère !
Ecrit par : Amélie | 16 juillet 2008
Amélie, je n'ai plus de névrose de mère! Je peux en avoir d'autres, mais, celle-là, elle est récurée à fond depuis belle lurette. Trop, c'est trop! Y'a un moment où on n'a plus envie de jouer.
Ecrit par : dobolino | 16 juillet 2008
" Les mots pour le dire" m'a inspiré un tel malaise que j'ai dû interrompre ma lecture. Moi, je n'ai pas liquidé ma névrose de mère, et ce n'est pas faute d'avoir essayé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Moi, je n'ai pas liquidé ma névrose de mère, et ce n'est pas faute d'avoir essayé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Mettez là sous curatelle et soyez curateur: vous allez voir, c'est radical! Je me marre mais si vous saviez d'où je sors...
Franchement, je trouve que mes momes vont plutôt bien, malgré tout. Je ne regrette pas de les avoir fait. Vous verriez mon fils dans le rôle de Damis (Le Tartuffe), on dirait un héros de Dostoïevski. Il a la haine, le lardon, les poings serrés, la bave aux lèvres. Il exorcise, lui aussi.
Ecrit par : dobolino | 16 juillet 2008
"Sabine Hérold, Nicolas Lecaussin, Guy Millière"
dans le lien que nous propose Guy;
Je ne connais pas les autres, mais rien que ces trois-là... Brrrr...
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008
@ Christophe
Je n'ai jamais écrit ni pensé que je savais tout sur tout. Vous affabulez.
Je sens que je vous énerve. Vous perdez votre sang-froid. J'espère que cette excitation ne trouve pas sa source dans une frustration sexuelle, car je vous préviens : je ne partage pas les penchants de Jeremy.
Ecrit par : Franck Boizard | 16 juillet 2008
"Je sens que je vous énerve. Vous perdez votre sang-froid. J'espère que cette excitation ne trouve pas sa source dans une frustration sexuelle, car je vous préviens : je ne partage pas les penchants de Jeremy."
Ecrit par : Franck Boizard | 16 juillet 2008
Oh, mon cher, vous vous surestimez, à double titre;
Il faut en avoir une autre paire que la vôtre pour m'énerver, et une (paire) placée un peu plus haut pour m'exciter!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008
Je n'ai pas vu Christophe s'énerver, ni même devenir haineux.
Mais étant donné votre dernière réplique, on ne peut pas en dire autant de vous.
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2008
"Je n'ai jamais écrit ni pensé que je savais tout sur tout. Vous affabulez."
Ecrit par : Franck Boizard | 16 juillet 2008
Et ne soyez donc pas si susceptible!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008
@ Jeremy
Mon pauvre, je vous plains : vous n'avez pas un sens de l'humour très développé.
Mes propos n'ont rien d'haineux.
Christophe l'a bien compris.
Ecrit par : Franck Boizard | 16 juillet 2008
Pauvre Frank, réduit au mauvais goût parce qu'il n'a plus aucun argument.
Moi je pensais qu'il nous ressortirait son argument du "il-faut-continuer-à-exclure-les-homos-passque-ça-fait-deux-à-trois-mille-ans-que-certains-le-font".
Là, il est tombé très bas. J'ai de la peine.
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2008
Ah, nos messages se sont croisés.
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2008
Nos deux messages montrent finalement que nous sommes des êtres très compassionnels.
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2008
Loin de moi l'idée de jeter de l'huile sur le feu , mais Christophe a dit ça : :-)))))
Je trouve le discours de Franck quelque peu révoltant, par moments. Croire tout savoir au point où il le fait, et être persuadé, (ou faire semblant) que ce sont les autres qui se livrent à ce léger travers, cela relève du Guinness des records.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008
:-))))
Ecrit par : Amélie | 16 juillet 2008
Bien sûr qu'il l'a dit (enfin, écrit, même).
Mais Boizard est susceptible, et cette déclaration lui est restée en travers de la gorge (et il y verra certainement une allusion sexuelle due à mes penchants).
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2008
Bien sûr qu'il l'a dit (enfin, écrit, même).
Mais Boizard est susceptible, et cette déclaration lui est restée en travers de la gorge (et il y verra certainement une allusion sexuelle due à mes penchants).
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2008
Je réponds à ce post là mais j'aurais répondu la même chose à beaucoup d'autres : très franchement, vous ne croyez pas qu'il vaudrait mieux arrêter de nous les briser avec ces histoires de cul. JPB vous a-t-il pas dit qu'il proposait un marronnier ( je sais, cela sent le foutre!) ; alors si on laissait tomber l'homosexualité, la procréation de remplacement, la névrose familiale et autres sujets du bêtisier ? Il y a pour ce genre d'épanchements une émission sur Europe 1 tous les soirs.
GM
Ecrit par : guy morel | 16 juillet 2008
"vous ne croyez pas qu'il vaudrait mieux arrêter de nous les briser avec ces histoires de cul, [...] alors si on laissait tomber l'homosexualité, la procréation de remplacement, la névrose familiale et autres sujets du bêtisier ? Il y a pour ce genre d'épanchements une émission sur Europe 1 tous les soirs.
Ecrit par : guy morel | 16 juillet 2008
Guy Morel, rédigez la charte des sujets auxquels Votre Haute Personne s'intéresse, et nous nous appliquerons à la respecter scrupuleusement.
JPB parle de sexe(s) dans deux notes successives, dont la deuxième est plus réussie que la première ; un dogmatique borné développe des thèses d'exclusion contre les déviants ; un débat s'installe et vous demandez à ce qu'on arrête de vous les briser avec nos histoires de cul ?
Le langage est aussi grossier que le fond de la demande. Je sais bien que vous visez autant Boizard et Manu que C.Sibille et moi (tous les sombres cons comme nous qui ont pris part à cette discussion, en fait), je sais bien aussi que vous vous contrefoutez de prendre position pour les uns ou pour les autres. Mais vous avez la possibilité de changer de sujet sans mépriser tous ceux qui écrivent. Vous n'avez qu'à participer à la discussion sur le racisme présente dans l'autre note.
Vous nous renvoyez à Europe 1 pour parler de nos épanchements. C'est bien aimable, mais est-ce qu'on vous préconise RTL en raison de leurs émissions à succès auprès des beaufs ? Ce serait certainement injuste - votre pique générale l'est tout autant.
J'avais un prof de physique qui avait dit à un petit happy few dont je saisais partie : "Prévenez-moi quand je parlerai comme un vieux con aigri". Eh bien quand on lit "arrêtez de nous les briser avec ces histoires de cul", il est temps de donner l'alerte.
Enfin, ce n'est pas une manière d'imposer un sujet que de s'en prendre à ceux qui traitent le précédent.
Ecrit par : Jeremy | 17 juillet 2008
C'est amusant de lire "il vaudrait mieux arrêter de nous les briser avec ces histoires de cul" en commentaire d'une note qui s'intitule "Un peu de sexe". Il y a une incohérence dont la profondeur est abyssale.
Ecrit par : Jeremy | 17 juillet 2008
Allez, Guy, racontez nous une bonne histoire de cul! Une histoire drôle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008
Allez, Guy, racontez nous une bonne histoire de cul! Une histoire drôle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008
Apollinaire : "Les cénobites tranquilles" !
Vous avez vu comme tout le monde se fâche quand on s'écarte un tant soit peu du ton sérieux de mise ici ?
@Jeremy
Vous écrivez : "Guy Morel, rédigez la charte des sujets auxquels Votre Haute Personne s'intéresse, et nous nous appliquerons à la respecter scrupuleusement. "
Qu'est-ce qui a pu vous faire penser que je ne m'intéressais pas à ce fil de discussion ? Une réflexion un peu rude sur les épanchements qui nous les brisent, à peine démarquée de "la chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres" ?
Ecrit par : guy morel | 17 juillet 2008
Je soutiens juste Guy sur un point : notre époque est obsédée sexuelle. C'est cul à tous les étages avec orgasme obligatoire en trois exemplaires.
Tout est tellement permis que ne pas avouer ce qu'on appelait anciennement une perversité passe pour le summum du bizarre, de l'anormal.
A contrario, je lutte pour le droit fondamental et inaliénable de se désintéresser complètement du cul.
Ecrit par : Franck Boizard | 17 juillet 2008
Méfiez-vous, Franck, vous êtes moins politiquement incorrect que vous espérez l'être.
Et puis, après tout, vous n'avez pas complètement tort! Il n'y a pas que le cul, dans la vie... .... Il y a aussi la chatte, et les seins!!!!!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008
"Je soutiens juste Guy sur un point : notre époque est obsédée sexuelle. C'est cul à tous les étages avec orgasme obligatoire en trois exemplaires.
Tout est tellement permis que ne pas avouer ce qu'on appelait anciennement une perversité passe pour le summum du bizarre, de l'anormal.
A contrario, je lutte pour le droit fondamental et inaliénable de se désintéresser complètement du cul."
Ecrit par : Franck Boizard | 17 juillet 2008
Il me semble que Guy n'ait rien contre une certaine "obsession sexuelle".
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008
A contrario, je lutte pour le droit fondamental et inaliénable de se désintéresser complètement du cul.
Ecrit par : Franck Boizard | 17 juillet 2008
En la matière, le désintérêt, comme l'intérêt d'ailleurs, est sujet à fluctuations.
Je ne suis pas du tout d'accord sur le fait que notre époque est "obsédée sexuelle". Je crois au contraire que l'exhibition du sexe dans les medias, la banalisation de la pornographie etc. recouvrent un très profond puritanisme et un désir aussi profond de normalité.
Ecrit par : guy morel | 17 juillet 2008
Trop de quelque chose tue le quelque chose et son pratiquant par dessus le marché.
Le cul n'y échappe pas.
Le bloguage, non plus.
Le pétrole faut voir.
Ecrit par : on n'est pas fatigués bis | 17 juillet 2008
Allez , un peu de M H :
" Je mange une galette aux haricots rouges, et Jean-Pierre Buvet me parle de sexualité. D'après lui, l'intérêt que notre société feint d'éprouver pour l'érotisme (à travers la publicité, les magazines, les médias en général) est tout à fait factice. La plupart



