Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


14 juillet 2008

Un peu de sexe

Un peu de sexe

 

 

   L’été est la saison des marronniers — ces sujets incontournables régulièrement tirés de la naphtaline pour meubler ce temps vide que l’on nomme opportunément « vacances ». À la une des magazines, tout sur le sexe des congés (et les lacaniens peuvent voir dans ce dernier mot tous les sous-sens possibles, je ne m’y oppose pas). À la une de Bonnet d’âne, donc, le sexe du susdit : et là encore, les lacaniens…

   (Je m’avise en me relisant que ce qui suit est miné de lacanismes d’hiver et variés — tant pis pour moi, ou pour les psys amateurs de passage : que ceux qui y liront des sous-entendus évitent de me jeter la première pierre qui roule ou de me la peindre en noir, comme disaient les Rolling Stones dans Paint it black).

 

   Dans le Monde de l’Education de juin, un article enthousiaste nous racontait comment (dans la région de Grenoble, si ma mémoire est bonne) une équipe éducative strictement composée de femmes (les hommes sont suspects — ah, Lacan…) venait éduquer les petits de Maternelle à la sexualité. Le fait pourrait paraître anecdotique, ou simplement grotesque, si l’on n’y sentait pas la volonté d’inscrire cet enseignement (à cinq ans) dans cette béance « éducative » ouverte dans l’Ecole par les sciences du même nom.

   Petit retour en arrière… Le sexe (n.m.) est entré à l’école (n.f.) dans les années 60, par le biais d’une information dispensée, à l’époque, en Troisième, par les profs de Sciences-Nat’, comme on appelait alors les SVT — dont le nom sonne fâcheusement comme une maladie honteuse, comme on disait alors. La description de l’appareil uro-génital (on notera la poésie et l’érotisme insoutenable de l’expression consacrée…) fut l’occasion de grosses rigolades, devant l’embarras de la prof — l’une des trois ou quatre femmes sur une grosse centaine d’enseignants que comptait le lycée Saint-Charles à Marseille, lycée de garçons à l’époque où la mixité était encore un rêve. C’était une brune péroxydée à puissante poitrine, qui nous fascinait quelque peu, et même quelque beaucoup, et dont la liaison supposée avec un prof de gym faisait couler beaucoup d’encre…

   (Ah bon, s’exclament ici les apprentis-analystes et les autres, vous appelez cela de l’encre ?)

 

   Puis peu à peu, ce qui était au départ présentation du système reproductif humain s’est enrichi d’un enseignement préventif sur les MST. L’épidémie de SIDA n’a fait que renforcer cet aspect — et après tout, pourquoi pas ? N’y avait-il pas urgence à conseiller de sortir couvert, à l’époque ?

   Mais c’est justement dans ce « pourquoi pas ? « , comme aurait dit Charcot (pas le psychiatre — l’autre) que s’est insinuée l’idée d’une extension de « l’information », et de sa transformation en « éducation ». C’est un point mineur, mais puissamment significatif (tout ce qui concerne le bas du corps, comme aurait dit Mikhaïl Bakhtine, est hautement symbolique). L’Ecole, au cours des années 80, est devenue centrale d’Education. Le rapport ancien (deux parts d’Instruction pour une part d’Education) s’est renversé.

   Ma prof de Sciences Naturelles est à la retraite depuis vilaine lurette, mais ses remplaçant(e)s ont désormais fort à faire. Et ce, dès la Maternelle, apparemment. Les parents sont déclarés incompétents sur les choux et les roses, les abeilles et les fleurs, ou le picoti-picota de Roger Rabbitt.

   C’est que j’ai un léger doute sur le désir d’enfants en pré-primaire de connaître le détail des flagelles des uns et des trompes de l’autre. J’aurais même tendance à supposer que les missionnaires du sexe opérant en Maternelle compensent, à en parler à des gosses qui ne leur ont rien fait, ces faits de leur vie privée dont elles n’ont pas grand-chose à dire.

 

   Deux aspects donc. En parler ou non. Et qu’en dire.

   Questions subsidiaires : Quand le dire ? Et qui est le mieux placé pour ça ?

 

   Petite anecdote personnelle pour illustrer mon propos. Il y a cinq ou six ans, une prof de Lettres de mon lycée dispensait dans une section de BTS des exposés hebdomadaires sur l’un ou l’autre de ces « sujets de société » dont raffolent les fabricants de synthèses — l’épreuve-type des BTS en Français. Les vieux, l’obésité, la pollution et autres calamités de notre civilisation avancée. Et bien qu’elle eût, à près de cinquante ans, toute l’expérience souhaitée, elle commit un jour un impair : elle leur demanda de quoi diable voulaient-ils qu’elle parle la semaine suivante.

   - De sexe, m’dame, répondirent en chœur les chérubins — vingt ans de moyenne d’âge, dans une section qui n’hébergeait que des garçons.

   Voilà ma collègue fort marrie. Elle aurait aussi bien pu refuser, mais elle se sentait obligée par sa parole (elle était au SGEN, si je me souviens bien). Dans la salle des profs, à la récré de dix heures, elle confia son embarras à un collègue. « Parler de sexe ? Demande à JPB », lui suggéra-t-il, mi-figue mi-raisin.
   C’est ainsi que je fis mon premier — et, à ce jour, dernier — cours sur la sexualité à ces adolescents en sursis qu’on appelle aujourd’hui des étudiants. Je leur expliquai les trois âges de la sexualité : la période primitive, où l’on pensait prioritairement à transmettre ses gènes (et là où il n’y a que du gène, il n’y a pas de plaisir, on le sait bien) ; puis la période « bourgeoise », un toit sur la tête, porte fermée, dans le huis clos du face à face ou du tête à queue, trois minutes douche comprise. En gros, du néolithique moyen à aujourd’hui. Enfin, l’ère moderne, qui se subdivise en deux séquences inconciliables, l’art et l’industrie : l’érotisme d’un côté, la pornographie de l’autre (1).

   Illustrations en main (non, non, pas ce que vous pensez : vases grecs, peintures murales pompéiennes, miniatures persanes — à l’usage de ceux qui croient que les Musulmans ne représentent pas la figure humaine et ses divers attributs de l’hémisphère sud —, quelques estampes japonaises, et des bas-reliefs indiens), j’expliquai que toutes les civilisations n’avançaient pas au même rythme. Que les Indiens des Kama-Soutra étaient passés au stade esthétique il y a 1500 ans, pendant que certains Montpelliérains de ma connaissance pataugeaient encore dans le primitivisme. Que, comme l’a fort bien expliqué Pascal Quignard (2), il a fallu le judéo-christianisme pour inventer la culpabilité, et certains états américains pour condamner encore la sodomy — et ce que recouvrait ce terme, dans l’Utah. Que contrairement à ce qu’on affirme toujours trop vite, Onan n’avait pas inventé l’onanisme, mais le coïtus interruptus.  Que Du Bellay n’aurait pas pu réclamer à sa muse des « baisers florentins » si les Français n’étaient pas opportunément partis guerroyer en Italie. Que les libertins du XVIIIème siècle étaient bien plus libérés qu’ils ne le seraient jamais, eux — et qu’une civilisation peut fort bien déchoir. Qu’ils croyaient à tort que leurs pornos cryptés célébraient Eros, alors qu’ils encensent Ploutos. Et que l’érotisme commence par une attention infinie à l’Autre — le vrai décryptage est là, celui de Canal n’en est que la caricature.

   Et qu’enfin l’orgasme n’a rien d’obligatoire, et qu’il y a une foule de gens que le sexe n’intéresse pas, pour des raisons ou des déraisons qui leur appartiennent.

   Une heure, textes et images à l’appui. Une heure de silence studieux — ils tentèrent bien de prendre des notes, puis réalisèrent soudain que devant eux, le Verbe se faisait Chair — très chair, même.

   « Tu ne sais pas ? » me dit plus tard ma collègue, qui m’avait prévenu avant mon cours que ses garnements de Conception de Produits Industriels post-pubères avaient une tendance à la dissipation. « En deuxième heure, ils ont été exquis — ils étaient encore suspendus à tes phrases… »

   Où voulais-je en venir ? Ah oui : la vraie initiation à la sexualité passe par la Culture — pas par les mystères de l’orga(ni)sme. Bien sûr, j’avais évoqué au passage, pour donner à mon exposé un aspect plus technique, le rôle de l’hypothalamus et de l’adrénaline dans ce que les poètes et TF1 appellent coup de foudre. Mais j’avais surtout expliqué que ce bouquet hormonal se combine avec une bibliothèque (rose) pour amener Emma à s’abandonner à Rodolphe — et que le cul, c’est toujours culturel.

   Alors, laissons les parents raconter, comme ils l’entendent, leurs histoires de papillons qui fleurètent avant de flirter. Laissons les enfants butiner à leur gré — le sexe est sans doute le seul domaine où l’on a intérêt à construire son propre savoir, et c’est justement celui où l’on prétend l’imposer. Inutile, sauf en phase finale, d’en rajouter une couche. La surinformation tue l’amour, qui vit de tâtonnements.

   Allez, chacun à ses devoirs de vacances. S’enivrer d’amour ou de vertu, comme dit le poète. Et, toujours, de poésie.

 

 

Jean-Paul Brighelli

 

 

PS. Rien de plus difficile que d’écrire un texte érotique, et quelques bonnes plumes s’y sont cassé les dents (évitez par exemple le déplorable Gamiani de Musset). Mais d’autres y ont démontré des talents remarquables. Petite bibliographie des textes imparables, à lire sur la plage : Crébillon, le Sopha — mais aussi la Nuit et le moment. D’Argens (attribué à), Thérèse philosophe. Diderot, les Bijoux indiscrets. Sade, Justine et Juliette — mais aussi bien la Philosophie dans le boudoir, pour rire. Apollinaire, les Onze mille verges (mais on évitera les Exploits d’un jeune Don Juan). Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère. Ce joli roman au quel Oscar Wilde a peut-être mis la main — Télény. Sans oublier Pauline Réage, et Histoire d’O (mais sans le Retour à Roissy).

Et quelques autres, plus modernes. Mais s’il faut tout avouer, je dirai que pour moi, le sommet de l’érotisme, c’est Stendhal, et Julien prenant la main de Madame de Rênal — cette main qui résiste, et finalement s’abandonne. Ou Charlus et Jupien échangeant deux regards qui disent tout.

Mais c’est un domaine où chacun a ses préférés, et je conçois fort bien que d’aucuns s’éclatent avec la Semaine de Suzette, la Cuisine de Tante Laure ou le Jardinier françois.

 

(1) À titre indicatif, et parce que c’est l’été, je signale que le même raisonnement marche fort bien pour la cuisine ou l’architecture — entre autres. Je prendrai une posture de penseur quand je n'aurai rien d'autre à faire.

(2) Le Sexe et l’effroi (Gallimard). Indispensable.

 

Commentaires

Prem's pour le commentaire :

Je suis un rien monomaniaque de Montaigne (chacun ses tares), mais enfin l'obscénité de notre époque, qui étale ce qui devrait rester caché, cette pornographie obligatoire et tapageuse, me fait trouver un doux refuge dans Des trois commerces et Sur des vers de Virgile.

Et à l'adresse des féministes militants (il y a aussi des hommes d'où mon accord masculin) : «Il est plus facile d'accuser un sexe que d'excuser l'autre».

Enfin, pour remettre le sexe à sa place (si je puis dire), Montaigne partant en voyage : «La femme ne doit pas être si attachée au devant de son mari qu'elle ne puisse en voir le derrière.»

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Où voulais-je en venir ? Ah oui : la vraie initiation à la sexualité passe par la Culture [...] et que le cul, c’est toujours culturel.

Le sexe est sans doute le seul domaine où l’on a intérêt à construire son propre savoir, et c’est justement celui où l’on prétend l’imposer. Inutile, sauf en phase finale, d’en rajouter une couche. La surinformation tue l’amour, qui vit de tâtonnements.

Jean-Paul Brighelli

Tout est dit, M. Brighelli. Comme d'habitude, bravo pour ce papier...et quel humour (ce qui ne gâte rien...) !

Écrit par : Manu | 14 juillet 2008

Deuz pour le commentaire.

Franchement, JPB, c'est une très belle note que celle-ci. Et puis récolter les compliments d'une adhérente au SGEN, ça ne doit pas vous arriver tous les jours. Ca se fête !

Frank Boizard, rassurez-vous : votre monomanie ne concerne pas que Montaigne, vous ressassez toujours à peu près les mêmes thèses, que ça concerne Montaigne ou non.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Et à l'adresse des féministes militants (il y a aussi des hommes d'où mon accord masculin)

Ecrit par : Franck Boizard

Roooh, ça, "c'est pas bien", comme me dirait la plus conne et la plus politiquement correcte de mes collègues "professeure" dans la salle des profs.

Vous êtes incorrigible, Franck !

Écrit par : Manu | 14 juillet 2008

Ah zut, troisième.

Manu m'est passé devant.

Z'avez pas trop peur, Manu, dans ces conditions ?

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Ah zut, troisième.

Manu m'est passé devant.

Z'avez pas trop peur, Manu, dans ces conditions ?

Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Oh, la fine allusion ! Certes, elle est sur le ton de la plaisanterie, mais vous vous enfermez tellement dans des schémas caricaturaux , vous "pensez" de façon tellement binaire que vous vous trompez la plupart du temps sur le compte des gens : en particulier, je ne suis pas l'homohobe réac que vous imaginez. Et... pour poursuivre dans la même veine, de mon côté, je suis rassuré que vous sachiez compter jusqu' a trois.

Écrit par : Manu | 14 juillet 2008

Ca y est, Manu est dos au mur, Jeremy! Et Franck le rase.
Merci pour cette note, Jean-Paul!
Et Saperlipopette, elle ne semble pas trop concernée par les problèmes du sexe, ou elle est en vacances?

Et ne pas oublier non plus la maxime préférée des "barbus" islamistes et autres, (en privé): "Dieu est amour, avec du poil autour".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Si on commence dans le graveleux :

j'ai un collègue, qui ne déborde pas de finesse je le reconnais, qui a coutume de dire : «Toutes les lois lois contre l'homophobie ne m'empêcheront pas de proclamer cette évidence : les homosexuels sont tous des enculés.»

Il faudra un jour que je le lui explique que ce n'est pas nécessairement vrai. Mais à la cantine entre la poire te le fromage, j'hésite.

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Dites-lui simplement qu'il n'y a pas que les homos qui le sont. Malgré ses facultés d'élaboration, que je pressens légèrement inférieures à la normale, si vous êtes persuasif, il pourra éventuellement comprendre ce que vous voulez lui expliquer!!! ;-)
A moins qu'il soit prof de Karaté, et un peu parano sur les bords, auquel cas je vous suggère un entraînement préalable au démarrage sur starting-blocks avant de choisir le jour où vous exposerez votre argumentaire...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

J'ai aussi un collègue qui, à chaque fois qu'il termine une bouteille de vin, ce qui lui arrive de temps en temps, proclame:
"Marié ou pendu dans l'année".
Ce sur quoi, un jour, un autre lui a rétorqué en des circonstances similaires: "moi, je préfère pendu, ça dure moins longtemps".
Un troisième, pas mal éméché, a eu la présence d'esprit d'en chaîner: "et, en plus, ça fait bander".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

"d'enchaîner"

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

bravo JPB votre texte est bandant.

Écrit par : Léon | 14 juillet 2008

Mon fantasme est de me faire prendre par une classe entière de SEGPA (ils ont des mains d'hommes...) tour à tour qu'ils sodomisent mes grosses fesses vieillies par la solitude... ah qu'il est bon de fantasmer...

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Meirieu !! cessez donc de polluer ce blog qui ne vous appartiend pas! ingrat! L'on vous a reconnu dès le début !! ingrat !!!

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

appartienT
(désolé)

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

.....bravo JPB votre texte est bandant....
sauf qu'un homme sur deux est une femme

Écrit par : léonne | 14 juillet 2008

Je faisais "timidement" allusion à l'attirance visuel (yeux qui bandent) du texte... Apparemment vous y voyez autre autre...

Écrit par : Léon | 14 juillet 2008

Jérémy, ayez un peu d'indulgence : quelqu'un qui aime Montaigne ne saurait être entièrement mauvais...

Construire son propre savoir en matière de sexualité? Bien sûr, mais un minimum d'information ne nuit pas. J'ai grandi à une époque où la sexualité ne s'exprimait pas dans l'espace social, où l'école n'en soufflait pas un mot, et mes parents m'ont toujours laissée dans une ignorance absolue. A vingt ans, j'avais un lourd handicap à surmonter.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2008

Avec le retour impromptu du fils prodigue et un thème sur le cul, je me suis retrouvé un peu con avec un texte synthétique, définitif et un chouia longuet sur un thème qui m'est cher : RACE et RACISME que je comptais envoyé comme 1568éme intervention sur la note précédente. Le temps que j'y avais consacré m'a poussé à penser qu'il était toujours aussi indispensable à une diffusion publique… Je l'ai donc envoyé sur la note précédente où il est aussi hors sujet que sur celle-ci mais dans la continuité de ce qui était abordé… Les masochistes peuvent s'y consacrer.
En ce qui concerne le cul, il ne faut pas compter sur moi pour apporter mes vérités sur le sujet.
Je pense que jusqu'au mariage (hétérosexuel), la jeune fille (vierge) doit croire que les garçons naissent dans les roses et les filles dans les choux. Le jour de la nuit de noce (ou plutot la nuit du jour de la noce) le garçon expliquera que c'est le contraire.
Si la jeune fille s'adapte à ce genre de situation, le mariage ne sera pas invalidé…

Écrit par : Roger Felts | 14 juillet 2008

Sexe,mensonge et ... saperlotte j'ai oublié...
gros bisous au maître des lieux...

message perso pour Christophe Sibille: une pensée pour vous pour demain que je vous souhaite très joyeux

Écrit par : Saperlipopette | 14 juillet 2008

Zut, moi qui attendais un billet sur Carla, je suis déçu ...

A propos de sexe :

http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/billets_textes/billets2008/darcosnousaime.htm

Écrit par : Hervé | 14 juillet 2008

Construire son propre savoir en matière de sexualité? Bien sûr, mais un minimum d'information ne nuit pas. J'ai grandi à une époque où la sexualité ne s'exprimait pas dans l'espace social, où l'école n'en soufflait pas un mot, et mes parents m'ont toujours laissée dans une ignorance absolue. A vingt ans, j'avais un lourd handicap à surmonter.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2008
Un de mes confrères, à la colle avec une ex enfant de Marie dit que ce sont celles-là les plus inventives dans l'alcôve. Ça me parait éminemment plausible, si on réfléchit bien. Etre bridé vaut mieux que d'être débandé a priori, non? Rien de plus jouissif que de transgresser un interdit.
Moi, je n'en sais rien. Je me suis jeté sur Justine dès que mes quatorze ans m'ont autorisée à accéder aux rayons "adultes" de la bibliothèque municipale et les tracts du MLAC et du MLF ont complété mon enseignement. Pour transgresser un interdit, y'avait plus que la zoophilie, et encore...

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Un troll m'a piqué mon pseudo juste au-dessus pour écrire sur Meirieu. C'est idiot.

Bref, ces messages, bien que signés avec mon pseudo, ne sont pas de moi : "Meirieu !! cessez donc de polluer ce blog qui ne vous appartiend pas! ingrat! L'on vous a reconnu dès le début !! ingrat !!! Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
appartienT (désolé) Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008"

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Pile dans le sujet!
Aujourd'hui, j'étais allé voir Magnan qui faisait une scéance de dédicace à la librairie de Banon. Arrive une dame propre sur elle qui lui annonce qu'elle a fait étudier à ses élèves Les Charbonniers de la Mort. Je ne sais pas si vous avez lu ce bouquin mais il faut une certaine dose d'inconscience pour faire étudier ça à des ados boutonneux et puceaux, en pleine romance fleur bleue. Le pire, c'est que quand je lui ai demandé comment les gosses avaient pris cette étude, elle m'a expliqué que, mon dieu, mon dieu, ils s'étaient passionnés pour la vie des charbonniers italiens et la découverte de la Provence du XIX° siècle.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu, ce roman policier décrit des scènes de mort en état de priapisme aigu pour les hommes et de déchaînement du même type pour les femmes. Ils meurent collés comme les chiens dans des souffrances atroces suite à l'absorption d'une poudre trafiquée vendue par les charbonniers. C'est un des romans de Magnan les plus gerbants.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

"Jérémy, ayez un peu d'indulgence : quelqu'un (Frank Boizard) qui aime Montaigne ne saurait être entièrement mauvais..."

Bah, il faut bien qu'il ait quand même des qualités. La nature n'est pas si ingrate : elle a compensé un (énorme) défaut de représentation du réel par de saines lectures. Si ça se trouve, comme l'imaginait Christophe Sibille (que je salue au passage), il est peut-être même charmant dans le civil, à l'image d'Eric Zemmour. Mais il devrait parfois lâcher Montaigne pour les sonnets de Shakespeare, tiens, ça lui ferait du bien. Et j'imagine sa tête quand il lira que certains commentateurs pensent que Montaigne couchait avec La Boétie. Il va répondre qu'il s'en fout, de savoir ça, mais au moins, à l'époque, on ne qualifiait pas Montaigne de déviant et d'anormal.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Hum, sur ce coup-là, je ne vous suis pas. A part quelques poèmes sur la dame, j’ai trouvé les sonnets assez ennuyeux .
Je préfère ça :
http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=513
ou encore les réjouissants poèmes en argot homosexuel de Villon
ou même « hombres » de Verlaine à cause du mauvais goût de certaines pièces.

Écrit par : uncertain | 14 juillet 2008

«Et j'imagine sa tête quand il lira que certains commentateurs pensent que Montaigne couchait avec La Boétie.»

Si, si je suis au courant mais je n'y crois pas pour diverses raisons.

«on ne qualifiait pas Montaigne de déviant et d'anormal.»

Nom de Dieu, combien de fois faut-il vous le dire ? La déviance et l'anormalité ne concernent que la reproduction et la perpétuation de l'espèce, ce pour quoi la société reconnait l'union d'un homme et d'une femme, sous le nom de mariage.

Pour le reste, n'ai-je pas dit que chacun fait ce qu'il veut de son cul ? Peut-on être plus clair ?

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

« Il va répondre qu'il s'en fout, de savoir ça, mais au moins, à l'époque, on ne qualifiait pas Montaigne de déviant et d'anormal. »
Que voulez-vous dire ?
Le petit : brûlé ( même s’il y a une dimension politique)
Chausson : brûlé
Dassoucy : manque d’être lynché en notre bonne ville de Montpellier (même s’il faut faire la part de la légende)
Etc
Il me semble que nous tout de même plus civilisés.

Écrit par : uncertain | 14 juillet 2008

nous sommes

Écrit par : uncertain | 14 juillet 2008

uncertain, c'est un peu après Montaigne, les messieurs que vous évoquez.

Et le mythe de "notre époque est plus civilisée" a fait long feu (c'est le cas de le dire) : Hirschfeld sous la République de Weimar ou Cambacérès sous Napoléon étaient plus heureux que maintenant.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

"La déviance et l'anormalité ne concernent que la reproduction et la perpétuation de l'espèce."

Grammaticalement et sémantiquement, ça ne veut rien dire.

Uncertain, vous avez de bonnes lectures, mais je vous jure qu'il y a de très beaux poèmes de Shakespeare adressés à un beau jeune homme (qui ont d'ailleurs souvent été expurgés ou traduits exprès à contresens !) - il faudra que vous consultiez l'édition en bibliothèque.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

A woman's face with Nature's own hand painted
Hast thou, the master mistress of my passion
A woman's gentle heart, but not acquainted
With shifting change, as is false women's fashion;

An eye more bright than theirs, less false in rolling,
Gilding the object whereupon it gazeth;
A man in hue all hues in his controlling,
Which steals men's eyes and women's souls amazeth.

And for a woman wert thou first created,
Till Nature as she wrought thee fell a-doting,
And by addition me of thee defeated

By adding one thing to my purpose nothing.
But since she pricked thee out for women's pleasure,
Mine be thy love, and thy love's use their treasure.

(Shakespeare 1977, Sonnet 20)

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

«Grammaticalement et sémantiquement, ça ne veut rien dire. »

Je ne comprends pas.

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

"Nom de Dieu, combien de fois faut-il vous le dire ? La déviance et l'anormalité ne concernent que la reproduction et la perpétuation de l'espèce, ce pour quoi la société reconnait l'union d'un homme et d'une femme, sous le nom de mariage."

Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Tiens, on est déviant et anormal, aux yeux de la société, si on se reproduit sans être marié? Incroyable!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Et le mythe de "notre époque est plus civilisée" a fait long feu (c'est le cas de le dire) : Hirschfeld sous la République de Weimar ou Cambacérès sous Napoléon étaient plus heureux que maintenant.

Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008
Et il vaut mieux aussi être Talleyrand en 1805 qu'à présent. D'ailleurs, notre époque prive Talleyrand d'être lui-même.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Tiens, on est déviant et anormal, aux yeux de la société, si on se reproduit sans être marié? Incroyable!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Rigolez pas, Sibille, ça revient en force. On n'est pas sorti d'en voir.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Ben, sauf erreur toujours possible, les personnes que je cite sont du 1ier 17e . Montaigne n’était pas mort depuis longtemps. Il fallait être Monsieur(un peu + tard), frère du roi, pour ne pas courir de risque.

J’ai tenté de lire les sonnets en bilingue .
j’en ai gardé une pénible impression : des lieux communs(c’est normal, c’est l’époque) , une fatigante variation autour de will (volonté/désir ou nom de l’amant), le lieu commun des yeux et du cœur …Comme je l’ai dit, et pour autant que je me souvienne, les pièces à la dame(ou la 2e partie si vous préférez), plus outrageuses ou plus brûlantes, marquent davantage les esprits.
J’admets qu’il y a des beautés mais il faut les dégager de la rhétorique de l’époque qui semble un peu pesante. Cela dit, je ne suis pas là juger Shakespeare et je ne conteste pas la place des sonnets dans la littérature amoureuse. Question de goût en somme.

PS :
Pour coller au fil, au Mercure : Mémoires de l’abbé de Choisy habillé en femme.
En voilà un qui avait trouvé le truc pour séduire :-)

Écrit par : uncertain | 14 juillet 2008

Petit intermède hétéro : ne le trouvez-vous pas adorablement fleur bleue celui-là?

"Plus vive est la résistance de ce qu'on doit dévorer, plus vive sera la flamme du moment de jouissance. Application à l'oxygène / Le viol est la plus forte jouissance / La femme est notre oxygène - /"

Novalis, le brouillon général - fragment 117

Écrit par : TotoWeininger | 14 juillet 2008

« Que les libertins du XVIIIème siècle étaient bien plus libérés qu’ils ne le seraient jamais, eux »
Dans cette liste il manque Casanova qui , sauf erreur , couche avec sa fille sans en être plus torturé que la cela. Vous me direz, la récente actualité prouve qu’il le sert à rien d’être Casanova pour cela.

Écrit par : uncertain | 14 juillet 2008

"Rigolez pas, Sibille, ça revient en force. On n'est pas sorti d'en voir."

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Ne le dites pas à Franck! Il se croit politiquement incorrect!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

"La déviance et l'anormalité ne concernent que la reproduction et la perpétuation de l'espèce"
Ecrit par : Frank Boizard
"Grammaticalement et sémantiquement, ça ne veut rien dire." Ecrit par : Jeremy
"Je ne comprends pas." Ecrit par : Frank Boizard

C'est con, ça vous aurait permis de me répondre. En gros, je voulais dire que votre phrase n'a pas de sens. Je tente cependant une explication pour éclairer vos dires embrouillés : "Ceux qui ne se reproduisent pas et qui ne sont pas mariés sont des déviants anormaux, que la société ne doit pas reconnaître." C'est bien ça, votre pensée ?

Pour Totoweininger : vous voulez qu'on vous réponde quoi ?

Pour uncertain : préférer la 2eme partie des Sonnets à la partie, c'est vraiment arbitraire (ce n'est pas un reproche) ! C'est effectivement une question de goût (seulement esthétique ???), mais j'ai du mal à comprendre qu'on doive "dégager les beautés de Shakespeare de la rhétorique de l'époque" dans une partie de l'oeuvre et non dans l'autre ! Je pensais que le sonnet 20 vous aurait convaincu.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Je ne suis pas assez bonne angliciste pour lire les sonnets dans le texte. Voici la traduction de La Pleiade :

Ton visage est de femme, et par Nature peint
Ô de ma passion le maître et la maîtresse;
De femme est ton doux coeur, quoiqu'il ne sache rien
Des changements soudains qu'on voit à ces traitresses;
Ton oeil est plus brillant, moins pervers à rouler :
Il dore tout objet auquel il s'abandonne;
Ton aspect d'homme, auquel obéit tout aspect,
Des hommes ravit l'oeil, des femmes l'oeil étonne.
Et c'est femme d'abord que Nature te fit,
Mais en te façonnant s'éprit de son ouvrage
Et par addition de toi me déconfit
En t'ajoutant un rien à mes fins sans usage:
Armé pour le plaisir des femmes, fais donc mien
Ton amour, et du fruit de ton amour leur bien.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2008

Franck est absolument dans le bain tiède et puritain qui prend un vilain volume ces derniers temps.
Fallait pas rêver, ça devait pas durer très longtemps. Maïakovski s'est suicidé en 1930, soit treize ans après une prétendue libération. Nous, on a eu quoi? Trente ans en comptant large?

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Pour Totoweininger : vous voulez qu'on vous réponde quoi ?

Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Par exemple : oui.
Mais vous savez, vous n'êtes pas obligé de répondre.

Écrit par : TotoWeininger | 14 juillet 2008

Oui, question de goût seulement esthétique( vous êtes parfois « taquin »). Bien, je m’avance en terre en partie inconnue , mais enfin, outrager la dame, n’est-ce pas faire de l’anti-pétrarquisme et sortir donc de la rhétorique (pour aussitôt retomber dans une autre sorte de rhétorique j’en conviens) ? J’ai mauvais goût c'est vrai. Je riais assez fort au « Parnasse des poètes satyriques »(1622) . Que voulez-vous ?
Ps : avez-vous lu mon post sur le fil précéden au sujet du mariage ? Il y a là manifestement un abus du lexicographe.

Écrit par : uncertain | 14 juillet 2008

précédent

Écrit par : uncertain | 14 juillet 2008

Tiens, JPB is back? Ils l'ont relâché? Il a réussi à s'échapper de sa grande tour? Il est revenu pour nous parler de la belle Clélia?

Écrit par : Sanseverina | 14 juillet 2008

On y trouve aussi des beautés
« Tout y chevauche, tout y fout ;
L'on fout en ce livre partout :
Afin que les lecteurs n'en doutent,
Les Odes foutent les Sonnets,
Les lignes foutent les feuillets,
Les lettres mêmes s'entrefoutent ! »
Avant la lettre, on dirait « les mots font l’amour » d’A Breton

Écrit par : uncertain | 14 juillet 2008

Ah, je préfère décidément le sonnet 20 !

Mais c'est sympathique quand même, c'est le sonnet combien ?

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

"Franck est absolument dans le bain tiède et puritain qui prend un vilain volume ces derniers temps.
Fallait pas rêver, ça devait pas durer très longtemps. Maïakovski s'est suicidé en 1930, soit treize ans après une prétendue libération. Nous, on a eu quoi? Trente ans en comptant large?"

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Ne soyons pas pessimistes! Après tout, nous sommes gouvernés par un maître soixante-huitard (que jamais) qui s'ignore!!! ;-)

Merci, Saperlipopette! Mais quelle mémoire! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

C’est la pièce 5 du Parnasse.

Écrit par : uncertain | 15 juillet 2008

dobolino approchez que je puisses atteindre vos grosses fesses avec ma bite branlante et de verser son "contenu" chaud dans votre bouche... Sale chienne...

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

Moi, je choisis Félix qui vole un baiser à Madame de Mortsauf au bal où il se sent fagoté comme un savoyard , ou Julien qui hésite à tendre la main pour sonner chez Madame de Rênal, pour expliquer aux élèves de collège ou plutôt pour ne rien leur expliquer, pour leur suggérer l'approche, la lenteur, les mots et le silence.
Et puis si les élèves étaient un peu plus grands que ceux que j'ai, je leur montrerais les mots et l'amour comme un savant "mesclun". Et je choisirais Ronsard:

" Ma main ne sait cultiver autre nom,
Et mon papier n'est émaillé, sinon
De vos beautés que ma plume colore."

Ou encore:

" Bien mille fois et mille j'ai tenté
De fredonner sur les nerfs de ma lyre,
Et sur le blanc de cent papiers écrire
Le nom, qu ' Amour dans le coeur m'a planté(...)
Ainsi piqué de l'amour qui me touche
Si fort au coeur, la voix fraude ma bouche,
Et voulant dire en vain je suis béant."

Et puis quelques "érotiques":

" Hé que ne suis-je puce!
La baisotant tous les jours je mordrais
Ses beaux tétins, mais la nuit je voudrais
Que rechanger en homme je me pusse."

Écrit par : Sanseverina | 15 juillet 2008

Sanseverina vous puez du cul! Par conséquent vous n'êtes point baisable! Lavez-vous! vite!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 15 juillet 2008

Et aussi Louise Labé :

"Baise m'encor , rebaise-moi et baise :
Donne m'en un de tes plus savoureux ,
Donne m'en un de ts plus amoureux :
Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise"

Et H.Pichette :

"Poète je t'imprime

Amoureuse je te savoure

Poète je te rame

Amoureuse je te précède

Poète je te vertige

Amoureuse et tu me recommences

Poète je t'innerve te musique

Amoureuse te gamme te greffe

Poète te mouve

Amoureuse te luge

Poète te hanche te harpe te herse te larme

Amoureuse te mire t'infuse te cytise te valve

Poète te triangle te pylône te spirale te bagage te semence

Amoureuse t'hirondelle t'arraisonne te reptile te bobine te tisane te mygale te nageoire

Poète te calcaire te pulpe te golfe te disque ..... "

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Hé le troll , tu pars pas en vacances ??? Va te rincer l'oeil sur les plages , gros cochon !!

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

«on est déviant et anormal, aux yeux de la société, si on se reproduit sans être marié? Incroyable!!!»

Vous faites un contresens, c'est donc que je ne me suis pas exprimé clairement.

Je dis que ce qui est anormal du point de vue de la perpétuation de la société est le mariage sans reproduction, pas la reproduction sans mariage (quoiqu'on puisse aussi en discuter).

Bien sûr, c'est symbolique, on peut aussi se marier à 70 ans et être sûr de ne pas avoir d'enfants. Cependant, le symbole d'un mariage homosexuel n'a aucun sens : quelles que soient les circonstances, ça ne fera jamais une famille puisque pas de reproduction possible.

Vous pouvez me prendre pour un affreux réactionnaire, mais si des milliers de générations d'êtres humains à travers le monde ont éprouvé le besoin de donner un statut juridique et social à leur union en vue de fonder une famille, ce ne sont pas quelques arguties chantournées par des agitateurs à la mode qui vont suffire à me convaincre, il y faudrait un peu plus de recul, un peu plus du poids des réalités et de l'expérience.

Je vous propose que nous nous revoyions dans deux ou trois siècles pour discuter de ce qu'a donné notre société de familles décomposées, recomposées, avec de vrais-faux papas et des vraies-fausses mamans, des frères et soeurs qui n'en sont pas tout en étant.

En matière de moeurs, je suis un précautionneux, un conservateur et un pragmatique : je ne prends pas nos ascendants pour des imbéciles et, si il y a des choses qu'ils ont fait pendant des générations, c'est sans doute que les choses en question avaient reçu une validation par l'épreuve du temps.

Il faut y réfléchir à deux fois avant de les détruire. Je trouve notre époque affreusement prétentieuse avec son discours «i' zavaient rien compris, ' faut tout casser, on va vous montrer ce qu' c'est la vraie vie».

Par exemple, je suis opposé de longtemps à la peine de mort. Néanmoins, je considère que la peine de mort avait ses raisons (et que l'abolition a ses ombres). Nous ne sommes pas passés de l'obscurité à la lumière mais de sombre à légèrement moins sombre.

Le même attitude de prudence peut être tenue en matière d'école : la méthode d'écriture-lecture introduite par «l'école de Jules Ferry» qui consistait à apprendre à tracer les lettres en même temps qu'on apprenait les sons (voir l'exemple de la lettre i dans le dictionnaire pédagogique de Ferdinand Buisson) était novatrice. Il se trouve que, quoi qu'en disent certains, elle a révélé son efficacité. Pourquoi changer ce qui fonctionnait ?

Comme disait Pascal, «quand tous vont vers le débordement, nul n'y semble aller. Celui qui s'arrête fait remarquer l'emportement des autres, comme un point fixe.»

Écrit par : Franck Boizard | 15 juillet 2008

"Dans la société hyperfestive , qui est le retournement , la conclusion et l'effacement de toutes les sociétés qui l'ont précédée , le principe de plaisir devient le post-scriptum du principe de réalité .....L'époque hyperfestive a d'ores et déjà gané sa guerre contre la vie comme multiplicité des contradictions .Et c'est ainsi qu'apparait enfin la véritable langue que parle Homo festivus : l'hermaphrodite .....Il existe désormais une subversivité spontanée , pour ainsi dire de droit divin ."

Quant aux familles décomposées , recomposées , redécomposées , elles ont produit des bataillons d'enfants déboussolés , souvent malheureux . A cause de l'obligation de bonheur total érigé en loi , à cause de l'égoïsme des parents . Je sais de quoi je parle , j'ai commis ces erreurs . 1968 a brouillé toutes les cartes et je ne pense pas que nous ayons gagné en liberté . 40 ans après , on peut faire le bilan ; il est par bien des aspects , consternant .

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

La phrase entre guillemets est de Muray , bien sûr !

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Amélie, je vous aime. C'est fou comme je vous aime...

Écrit par : Le Troll | 15 juillet 2008

Le Troll pour une commande supérieure à 50 € les frais de porc sont offert!

Écrit par : Durex | 15 juillet 2008

Amélie, voyons ma dulcinée... pourquoi m'invectivez-vous de "gros cochon"? Je conteste cette invective car :
-Primo, je ne suis pas gros, seul ma bite est grosse;
-Secondo, ma queue n'est point en tir-bouchon! Elle est longue, légèrement courbée, forte, appétissante..., (très) nerveuse comme une Formule 1. Autrement dit, elle éjacule au 1/4 de tour... Aussi, elle dégaine comme une Winchester...
Du gros calibre dit-on...

Écrit par : frotti frotta | 15 juillet 2008

Merci monsieur Brighelli pour la fraîcheur de votre texte du 14 juillet. Une fois de plus, vous dénoncez toutes les âneries qui nous accablent dans l'éducation nationale. Je retiens deux de vos phrases" l'érotisme passe par une intention infinie à l'autre", " la vraie initiation à la sexualité passe par la culture".
Il est très difficile de décrire le sexe, l'érotisme. Je suis femme et desespérée par certaines de mes consoeurs: Pauvre Angot! quelle misère. Ce n'est que dans l'écriture des hommes que je me reconnais. J'aime la pudeur qui précède une page crue puis le retour à la délicatesse et surtout à l'humour. J'ai commis un petit roman dans ce sens mais plein d'imperfections hélas!

Je viens de lire avec beaucoup d'amusement "pur porc" au bord de la piscine de vos amis François et Pierrette d' U Licettu au dessus d'Ajaccio. Oh le repas! la hure, le porcelet grillé, la soupe corse enfin. La générosité du couple et l'aide qu'il m'ont apportée au moment où mon ami a failli se noyer à Porticcio, voilà quelques jours seulement.
La sexualité ne peut être détachée d'un contexte lié à d'autres nourritures terrestres. Vive la vie après tant d'émotions!
Madeleine zonza

Écrit par : madeleine zonza | 15 juillet 2008

J'oubliais, monsieur Brighelli vous êtes le bienvenu sur mes terres corse où la fellation est de rigueur. Je vous embrasse sur le bout du prépuce.
Cordialement

Écrit par : madeleine zonza | 15 juillet 2008

"Je pense que jusqu'au mariage (hétérosexuel), la jeune fille (vierge) doit croire que les garçons naissent dans les roses et les filles dans les choux."
Ecrit par : Roger Felts | 14 juillet 2008

Pourquoi conditionnez-vous le mariage sous réserve de la sacro-sainte virginité. Sans vous heurter, je remarque-là une touche de catégorisation dans votre propos en étroite contradiction de que vous évoquiez avec recul sur le racisme?

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008

Bonjour

A propos de sexe, je pense toujours avec émotion à cet extraordinaire moment de bravoure du Tome 2 des aventures de Wilt écrites par Tom Sharpe, quand notre héros, après quelques pintes de bières, se prend un soir les attributs virils dans un rosier en voulant se soulager, puis se fait embarquer par la police qui passait par là pour outrage sur la voie publique, puis, une fois rentré chez lui, et dans un état semi-conscient se couvre le membre meurtri de sparadrap après avoir désinfecté la plaie dans le verre à dent et enduré simultanément la colère de son épouse, puis se réveille le lendemain pris d'une envie pressante mais dans l'incapacité de retirer le pansement sans provoquer une grave hémorragie, puis requiert l'assistance de son épouse, puis se retrouve transporté d'urgence à la table d'opération, puis termine enfin dans les robes de grossesses de sa femme faute de pouvoir enfiler le moindre pantalon... Impossible d'oublier, comme cette phrase, un certain nombre de chapitres plus loin, prononcé par un policier témoin auditif d'une scène de grande tension coïtale et dramatique :

"Quelle santé ce Wilt !"

Écrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008

Eh bien, JPB, en laissant apparaître sur le blog les mails de ce crétin qui en profite pour régler ses comptes, empêché sans doute qu'il est de partir en vacances, vous allez décourager même ceux qui sont encore présents!

Écrit par : Sanseverina | 15 juillet 2008

Sinon, pour couvrir le bruit Trollesque, on a qu'à en faire nous-même d'avantage, comme dans "Casablanca :

http://aucollege.over-blog.fr/

Écrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008

« empêché sans doute qu'il est de partir en vacances »

mais oui, j’suis coincé chez moi. Pas de thune, pas de meuf . l’école est finie je peux même plus me pignoler en matant mes élèves . Du coup j’viens sur le blog de JPB balancer des conneries . C’est quand même triste d’être puceau à mon âge . En fait, sous mes airs de méchanceté j’suis tout amour, j’aimerais qu’une femme ici présente m’initie, c’est tout. Voilà, c’est tout, c’est ma triste vie, coincé dans mon F2 pourri devant un écran d’ordi. Quelle misère !

Écrit par : le Troll | 15 juillet 2008

je frotte, frotte, frotte mais rien ne vient je tire à blanc nom de dieu la Winchester est enrayée.

Écrit par : le Troll | 15 juillet 2008

je sens que ça vient, je sens que ça vient

Écrit par : le Troll | 15 juillet 2008

ça va venir, ça va venir ça...va...

Écrit par : le Troll | 15 juillet 2008

OOOUIIIII!!!!

Écrit par : le Troll | 15 juillet 2008

(deux gouttes) bon, faut que j'aille chercher du PQ...à tout à l'heure.

Écrit par : le Troll | 15 juillet 2008

« -Primo, je ne suis pas gros, seul ma bite est grosse;
-Secondo, ma queue n'est point en tir-bouchon! Elle est longue, légèrement courbée, forte, appétissante..., (très) nerveuse comme une Formule 1. Autrement dit, elle éjacule au 1/4 de tour... Aussi, elle dégaine comme une Winchester...
Du gros calibre dit-on... »

Ce n’est pas moi qui ai écrit ce message. Je suis gros, ça fait longtemps que je n’ai pas vu ma queue. Ma queue est un peu ratatinée, elle sent fort. Elle est très nerveuse : elle se recroqueville à l’approche de la moindre femme. Autrement , elle éjacule au ¼ de tour…parfois je n’ai même pas le temps de la sortir de mon vieux caleçon

Écrit par : le Troll trollé | 15 juillet 2008

Pour les amateurs de bande dessinées, je crois pouvoir dire que Ralf König est un must !

Je viens de terminer la lecture de Djinn Djinn, Tome 2 et comme presque toujours, c'est excellent : n'hésitez donc pas à lire les aventures de la théière magique et son génie ex-mollah intégriste enfermé à l'intérieur et condamné pour 1266 ans à satisfaire tous les désirs sexuels de celui ou celle qui le commande

Mais je crois que mon album préféré reste "Comme des lapins", prix du scénario au festival d'Angoulème

Voici un lien vers le site français d'un fan !

http://ralfkonig.free.fr/

Écrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008

m'invectivez-vous de "gros cochon"?
Ecrit par : frotti frotta | 15 juillet 2008

Invectiver DE, oui DE
MDR BOUFFON !

Écrit par : le Troll trollé | 15 juillet 2008

Ouvre le dico frottis XD

Écrit par : le Troll trollé | 15 juillet 2008

Faut apprendre à construire un verbe
invectiver [RvDktive] v.

• 1542; de invective

• Littér.

1• V. intr. Vieilli Lancer des invectives.  crier, fulminer, pester. Invectiver contre qqn, contre le vice.

2• V. tr. Couvrir d'invectives.  injurier. L'ivrogne invective les passants.

Écrit par : le Troll trollé | 15 juillet 2008

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux...

Écrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008

Pour ceux que cela intéresse, j'ai ajouté dans la note précédante "Garçons et filles" un dernier commentaire sur le thème “Races et racisme” intitulé :
POUR SOLDE DE TOUT COMPTE ou MAUVAISE FOI QUAND TU NOUS TIENS…

Bon courage… Pour l'instant le sexe parle peu…

Écrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008

Pour que le sexe parle un peu :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/monologue%2Bvagin/video/x1fn6j_les-monologues-du-vagin_events
je sais, elle est facile.

Écrit par : uncertain | 15 juillet 2008

Bravo , Roger Felts ! Comme ça je le dis deux fois , ici , et plus longuement sur l'autre fil !

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Bon, le troll m'a encore piqué mon nom pour signer une intervention vaseuse et particulièrement mal écrite. C'est ça le plus déplaisant.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008

Wilt1 et Wilt2 sont parmi les lectures les plus jubilatoires que je connaisse. Mais il me semble que les derniers livres de Tom Sharpe ne sont pas tout à fait à la hauteur.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008

Autrement dit, elle éjacule au 1/4 de tour... Aussi, elle dégaine comme une Winchester...
Du gros calibre dit-on...

Ecrit par : frotti frotta | 15 juillet 2008
Ça me rappelle une BD de Reiser avec un curé (ou un maire?) mort de rire qui essayait de marier M. Ejaculation Précoce et Melle Peine à Jouir. Et il n'arrivait pas à dire sa phrase jusqu'au bout sans rire. Je n'arrive pas à me souvenir dans quel volume c'est.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

Je n’ai plus grand-chose à dire sur le cul. Je me contenterai (pour faire plaisir simultanément à F. Boizard et à Jérémy) de souligner les bienfaits avérés du mariage. Quand on pratique union libre et libertinage, on s’expose en effet à certaines mésaventures. Comme ces deux anciens amants qui se revoient vingt ans plus tard. Elle, tout émoustillée : « Ah, mon vieux complice ! ». Et lui : « Mes couilles aussi, ma chère ». S’ils s’étaient mariés, ils auraient eu le temps de s’habituer à leurs rides.

Point final sur le cul. Mais le fil dérivera bien vite sur les thèmes habituels… Pour l’instant je préfère répondre, sur le fil précédent, au long message de Roger Felts par un message plus long encore qui, en ce qui me concerne, clôt le débat sur les « races humaines ».

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2008

"Eh bien, JPB, en laissant apparaître sur le blog les mails de ce crétin qui en profite pour régler ses comptes, empêché sans doute qu'il est de partir en vacances, vous allez décourager même ceux qui sont encore présents!
Ecrit par : Sanseverina | 15 juillet 2008
C'est sûr qu'un ban ne lui ferait pas de mal. Un peu de censure rendrait la conversation plus agréable et plus facile à suivre.


Pour le chant des réacs :
"Quant aux familles décomposées , recomposées , redécomposées , elles ont produit des bataillons d'enfants déboussolés , souvent malheureux." Ecrit par Amelie
Je n'ai lu nulle part que les enfants de "bonnes familles" aient produit des enfants plus heureux. Des époux qui se battent ne sont pas meilleurs que des époux qui se sont séparés.


And now Ladies and gentleman, nous allons répondre à l'inénarrable Frank Boizard, dont la réputation durement acquise n'est plus à faire. Go !

1) "Vous faites un contresens, c'est donc que je ne me suis pas exprimé clairement." -> Frank, on ne peut rien vous cacher.

2) "Je dis que ce qui est anormal du point de vue de la perpétuation de la société est le mariage sans reproduction" -> Alors interdisez le mariage à tous les couples hétéros stériles, à tous ceux qui ne souhaitent pas d'enfants, et à tous les impuissants. Ce sont des anormaux qu'il faut priver du mariage selon votre définition.

3) "On peut aussi se marier à 70 ans et être sûr de ne pas avoir d'enfants." -> Alors pourquoi peut-on se marier dans ce cas précis ?

4) "Cependant, le symbole d'un mariage homosexuel n'a aucun sens : quelles que soient les circonstances, ça ne fera jamais une famille puisque pas de reproduction possible." Alors pourquoi peut-on se marier à 70 ans ? A 70 ans, "pas de reproduction possible" non plus. Vous n'êtes pas "un pragmatique" comme vous le prétendez,vous êtes un dogmatique borné qui s'empêtre dans ses propres convictions.

Ce sont des types avec votre état d'esprit qui justifiaient l'apartheid, en se retranchant derrière des principes arrêtés qu'ils croyaient dictés par la Nature, la Morale, et la Civilisation, dont ils se pensaient les triples et indispensables gardiens. Vous n'avez pas honte de parler d' "arguties chantournées par des agitateurs à la mode" alors que vos propres affirmations ne tiennent pas la route trente secondes ?

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

Tiens, je regarde un film sur 13eme rue (enfin pas moi, mais la télé tourne pour d'autres).

Un personnage vient de dire, soutenu par les autres :
"On ne va tout de même pas se laisser donner des leçons par un gros pédé honteux".
Avant d'ajouter, sans être contesté : "Je n'ai fait que dire tout haut ce que chacun pensait tout bas".

Evidemment, comme c'est un film prétendûment policier, l'homo sera soit coupable des meurtres, soit victime du tueur (comme il est forcément louche, ça attire l'intérêt du beauf).

Le téléfilm qui présente ces belles répliques date de 2001 (tiens, ça n'a pas manqué, l'homo vient de se faire tuer).

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

Pour l’instant je préfère répondre, sur le fil précédent, au long message de Roger Felts par un message plus long encore qui, en ce qui me concerne, clôt le débat sur les « races humaines ».
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2008
Oui, j'ai lu aussi avec étonnement - comme j'ai lu quelques considérations sur le "sexe" - ce qui s'est dit ici sur les "races".
Il me semble que c'est le langage qui caractérise l'homme, noir, blanc ou autre, et que c'est d'ailleurs le langage aussi qui fonde la sexualité humaine hétéro, homo ou autre.
GM

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2008

Pour que le sexe parle un peu :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/monologue%2Bvagin/video/x1fn6j_les-monologues-du-vagin_events
je sais, elle est facile.
Ecrit par : uncertain | 15 juillet 2008
Pas facile la mère Michel qui parle de son vagin , plutôt comique troupier féminisé ; Ouvrard revu MLF.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2008

Aëi aïe aïe... Je pense aussi qu'il vaut mieux une bonne famille recomposée qu'une mauvaise "vraie" famille qui produit assez souvent des enfants malheureux, je n'ai aucune affinité avec le mariage, et, en plus, je suis définitivement contre la peine de mort...
Complètement bien-pensant-bobo-politiquement correct... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

Aëi aïe aïe... Je pense aussi qu'il vaut mieux une bonne famille recomposée qu'une mauvaise "vraie" famille qui produit assez souvent des enfants malheureux, je n'ai aucune affinité avec le mariage, et, en plus, je suis définitivement contre la peine de mort...
Complètement bien-pensant-bobo-politiquement correct... ;-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008
Franchement, vous en avez quelque chose à faire ?

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2008

Guy, mon message était un tout petit peu ironique.
Je trouve le discours de Franck quelque peu révoltant, par moments. Croire tout savoir au point où il le fait, et être persuadé, (ou faire semblant) que ce sont les autres qui se livrent à ce léger travers, cela relève du Guinness des records.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

@JPB
Ni les "Onze mille verges" (c'est de la marrade !), ni Réage ; un des plus beaux textes érotiques qui ait été écrit est "Un coeur simple", un texte qui vaut tous les Monologues du vagin.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2008

Le Troll Trollé arrête de parler la bouche pleine
de sperme. Prend exemple sur ta défunte mère...
elle avale, secoue la tête, rouvre les yeux et enfin
s'exprime, la belle salope qu'est votre bonne mère
insuffisamment sodomisée... Elle ta chier ta généreuse
maman par le trou du cul et non par sa chatte
puante... Et vlan sur ta bite.

Écrit par : Le Troll troller | 15 juillet 2008

Pour le chant des réacs :
"Quant aux familles décomposées , recomposées , redécomposées , elles ont produit des bataillons d'enfants déboussolés , souvent malheureux." Ecrit par Amelie
Je n'ai lu nulle part que les enfants de "bonnes familles" aient produit des enfants plus heureux. Des époux qui se battent ne sont pas meilleurs que des époux qui se sont séparés.


ça , Jérémy , il faut le vivre pour le savoir . Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

GM, l’intention du post était ironique. C’était une réponse à RF. Pour ma part j’ajoute Proust à la liste des auteurs.

Écrit par : uncertain | 15 juillet 2008

"ça , Jérémy , il faut le vivre pour le savoir . Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??"

Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Il suffit parfois de bien regarder autour de soi.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??

Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008

dois-je en conclure que vous êtes divorcée?
Contactez-moi au plus vite : bite_pensante@lanus.fr
bisou sur votre minou

Écrit par : Le Troll Bandant | 15 juillet 2008

"ça , Jérémy , il faut le vivre pour le savoir . Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??"

Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Très franchement Amélie, qu'est-ce que ça change ? Élever des enfants, les siens ou ceux des autres, c'est le minimum qu'un homme ou une femme puisse faire ; quant au mariage et au divorce, hétéro ou homo, ça concerne les arrangements de fortune, legs et autres amuseries.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2008

Ouah trop véner le Troll XD j’t’ai marave bouffon !

« prend
ta chier »


= 3 fautes en 4 lignes gros bouffon XD
suicide-toi tu rendras un service à la planète.

Ps : comment tu peux toucher ma bite, elle est dans ton cul ?

Écrit par : troll trollé | 15 juillet 2008

"Je n'ai lu nulle part que les enfants de "bonnes familles" aient produit des enfants plus heureux. Des époux qui se battent ne sont pas meilleurs que des époux qui se sont séparés." Ecrit par : Jeremy
"ça , Jérémy , il faut le vivre pour le savoir . Vous avez élevé des enfants ?? Vous avez divorcé ??" Ecrit par : Amélie

Dites donc, Amélie, vous n'êtes pas sans savoir que la loi, en France, sous la pression des lobbies d'inspiration catho-trado, n'a pas prévu que j'aie la possibilité d'élever des enfants. J'attends que ça change, mais c'est long d'attendre 2012 ou 2017. Et j'apprends difficilement le néerlandais.

Pour répondre à votre question, votre argument du "il faut le vivre pour le savoir" ne tient pas : par définition, on ne peut pas vivre les deux situations à la fois ("bonne famille mariée" et "famille décomposée/recomposée"). Je ne dis pas qu'il est souhaitable de divorcer, je dis qu'un couple qui se bat est pire qu'un couple qui divorce. Et que personne (à part peut-être l'illuminé Xavier Thévenot et le fondamentaliste Xavier Lacroix) n'a jamais mis en évidence que les enfants de couples divorcés auraient été plus heureux si le couple était resté ensemble à se battre.

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

Il suffit parfois de bien regarder autour de soi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

Evidemment , Christophe , on en a des classes pleines .

Ce que j'ai voulu dire à propos des familles décomposées , c'est que celles qui étaient adolescentes en 68 et qui ont dû ensuite construire leur vie de femme et de mère ont souvent payé très cher leur liberté et leurs enfants aussi . Pour toutes sortes de raisons , je les vois (elles) comme une génération sacrifiée , assise entre deux chaises , deux époques , deux façons de voir le monde et la vie !
C'est ce que j'ai observé autour de moi !

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

C'est ce que j'ai observé autour de moi !
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Ce qu'on observe autour de soi est beaucoup et peu de choses à la fois.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2008

"quant au mariage et au divorce, hétéro ou homo, ça concerne les arrangements de fortune, legs et autres amuseries."

Si c'est une manière de dire qu'il faut accorder le mariage aux homos, pourquoi pas ? Si c'est une manière de dire que le mariage, c'est dépassé, pourquoi pas non plus ?

Mais quand les Noir(e)s réclamaient, avec raison, le droit au mariage mixte aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, personne ne songeait à dire que ce n'était que pour des questions de pognon.

Donc je ne partage pas tout à fait l'argument, mais je ne le conteste pas s'il aboutit à la même conclusion que moi.

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

"Celles qui étaient adolescentes en 68 et qui ont dû ensuite construire leur vie de femme et de mère ont souvent payé très cher leur liberté et leurs enfants aussi"

Elles auraient sans doute payé encore plus cher leur captivité, et leurs enfants n'ont actuellement meme pas idée de ce à quoi ils ont échappé !

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

"Dites donc, Amélie, vous n'êtes pas sans savoir que la loi, en France, sous la pression des lobbies d'inspiration catho-trado, n'a pas prévu que j'aie la possibilité d'élever des enfants. J'attends que ça change, mais c'est long d'attendre 2012 ou 2017. Et j'apprends difficilement le néerlandais."

Mais je vous le souhaite , Jérémy et je crois bien vous l'avoir déjà dit . Vous avez tort de me coller des étiquettes . J'ai de très bons copains qui souhaitent la même chose que vous et que je vois comme de futurs bons parents .

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

En général quand on dit d'un livre qu'il est "jubilatoire" je me méfie un peu, mais à propos de Wilt 1 et 2, ce n'est vraiment pas une exagération.

Wilt 3 était effectivement une déception et je n'ai pas lu le tout dernier, peut-être par crainte d'être déçu..

Écrit par : johnmarguerite | 15 juillet 2008

Mais je vous le souhaite , Jérémy et je crois bien vous l'avoir déjà dit . Vous avez tort de me coller des étiquettes . J'ai de très bons copains qui souhaitent la même chose que vous et que je vois comme de futurs bons parents .
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Amélie, je me souvenais de votre position sur ce point-là, et je vous assure n'avoir voulu vous coller aucune étiquette. Mon ton fut peut-être trop sec, auquel cas je m'en excuse - j'ai voulu répondre de manière tout à fait neutre en disant, de fait, que je n'ai pas élevé d'enfants car je n'en ai pour l'instant pas le droit :-)

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

Ce qu'on observe autour de soi est beaucoup et peu de choses à la fois.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008

Mais quand on l'a vécu aussi , c'est ..beaucoup .

Elles auraient sans doute payé encore plus cher leur captivité, et leurs enfants n'ont actuellement meme pas idée de ce à quoi ils ont échappé !

Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

Juste un changement de prison ! C'est ce que je me dis quand je suis pessimiste !

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

" Elever des enfants, les siens ou ceux des autres, c'est le minimum qu'un homme ou une femme puisse faire."

Je réclame le droit de ne pas élever d'enfant !

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008

Si c'est une manière de dire qu'il faut accorder le mariage aux homos, pourquoi pas ? Si c'est une manière de dire que le mariage, c'est dépassé, pourquoi pas non plus ?

Mais quand les Noir(e)s réclamaient, avec raison, le droit au mariage mixte aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, personne ne songeait à dire que ce n'était que pour des questions de pognon.

Donc je ne partage pas tout à fait l'argument, mais je ne le conteste pas s'il aboutit à la même conclusion que moi.
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Accordons le mariage à tous ceux qui le veulent ; il n'y a aucune raison de réserver le ridicule à quelques-uns, noirs ( ah les noirs calotins made in US), WASP homo de Californie et autres variétés d'innocents.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2008

Je réclame le droit de ne pas élever d'enfant !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008

Et moi celui de ne pas en avoir!

Écrit par : TotoWeininger | 15 juillet 2008

Quand vous en aurez le droit , Jérémy , la solution sera donc forcément l'adoption ?

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

@"Dites donc, Amélie, vous n'êtes pas sans savoir que la loi, en France, sous la pression des lobbies d'inspiration catho-trado, n'a pas prévu que j'aie la possibilité d'élever des enfants. J'attends que ça change, mais c'est long d'attendre 2012 ou 2017. Et j'apprends difficilement le néerlandais."

Jeremy; vous avez besoin d'une loi pour élever des enfants ?
Vous voulez dire "pour élever des enfants qui soient les miens."

Cordialement.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2008

"Quand vous en aurez le droit , Jérémy , la solution sera donc forcément l'adoption ?"
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
"Jeremy; vous avez besoin d'une loi pour élever des enfants ?" Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2008

L'adoption est bien souvent un drame pour beaucoup de parents très méritants. C'est encore un tabou, mais c'est malheureusement la réalité.
Ce que j'aimerais vraiment, c'est la disparition des lois prises en 1994 sous le règne d'Edouard Balladur Ier. Pour cela, il faudrait :
1) Que la Procréation Médicalement Assistée (=insémination artificielle, fécondation in vitro) soit autorisée à toutes les femmes en couple (lesbiennes ou non). Le recours à un donneur de sperme anonyme est autorisé en cas de stérilité du conjoint - pourquoi pas dans un couple de femmes ?
2) Que l'accès à la Gestation Pour Autrui soit autorisé à tous les couples (femme stérile dans un couple hétéro, hommes gays...). Evidemment, la Gestation Pour Autrui doit être réglementée au niveau national et européen, et chacun doit être conscient de ce à quoi il s'engage avant le début-même de la GPA.

Écrit par : Jeremy | 16 juillet 2008

Mon éducation ressemble fort à celle de Sylvie Huguet.

Enfant j'aurais tout simplement souhaité que l'on réponde à mes questions en quelques phrases toute simples. Mais non, j'étais toujours rabrouée, envoyée au diable et pour sûr celui-là m'aurait initiée, toujours aussi curieuse aussi comme tous les gosses qui veulent savoir et à qui on répond : " c'est pas d' ton âge" sur un ton qui ne permet pas d'insister. Pourtant l'enfant voit tout et entend tout ,depuis les commentaires sur la mariée qui n'a pas droit à la robe blanche ou la fille-mère montrée du doigt, quand elle n'est pas mise à la porte par les parents mais qui revient quand le bébé est là. Ah Pagnol ! Rien dans le dico des grands. Rien. Quant au maître, je sais qu'il répondra comme les parents, alors je cherche en secret A chacun sa quête comme j'ai déjà dit. Je suis une fille et j'aurai sûrement un bébé dans mon ventre plus tard. A la campagne les animaux m'ont appris que le mâle et la femelle doivent s'unir pour avoir un ou des petits. Sur ce point ça va , je suis à peu près rassurée. Pour la naissance je ne sais toujours pas car les "gamins" sont toujours casés chez la tante pour la naissance du petit dernier. On s'arrange même pour que la vache ou la chatte mettent bas à l'écart. En me cachant j' obtiens des éléments d'information que je complète auprès d'une personne extérieure dont j'ai testé le bon sens et la disponibilité. Quand on sait, ça va mieux et l'angoisse est tombée. Si j'ai un bébé un jour, on ne me coupera pas le ventre sauf complication(s).

A l'Ecole normale inférieure d'avant la loi Neuwirth de décembre 1967, ce n'est pas triste non plus. Garçons et filles sont séparés mais se retrouvent pour les cours de langue, le ciné-club et la chorale ,ainsi qu'en terminale math-élém ou Philo, la terminale sciences-ex faisant le plein de filles et de garçons, chacun reste dans son école pour cette terminale. Je suppose qu'il y a des moments d'intimité concrétisés par promesse d'enfant. Quand j'étais en seconde, une fille a interrompu ses études une année pour les reprendre ensuite afin de mettre au monde son enfant. Même chose en première puis en terminale. En année de formation professionnelle la fille n'est plus interne et peut se marier pour "réparer" la faute, au mieux la bêtise. Je sais que dans certaines écoles normales- j'en connais une en Auvergne- la fille risque l'exclusion définitive mais que le syndicat joue pleinement son rôle.
En formation professionnelle notre professeur d'enseignement ménager qui nous enseigne la poterie, la cuisine, la diététique, la couture et la puériculture demande la permission à la directrice de nous projeter un film sur la sexualité. C'est accordé.
Entre temps j'ai lu " La faute de l'abbé Mouret." et déniché quelques autres bouquins à la bibliothèque municipale où je me rends chaque jeudi.
Décembre 67, la loi Neuwith est votée. La revue" Pourquoi ? "de la Ligue française de l'enseignement publie un reportage sur les interventions des députés à l'Assemblée nationale. Un morceau d'anthologie. On croirait entendre monsieur Prud'homme affirmant que le char de l'etat navigue sur un volcan.
Je pense à mes parents qui ne répondaient pas à mes questions mais s'autorisaient quelques chansons à double sens dans les réunions de famille. Au delà de leur silence je suis certaine d'une chose : l'intention infinie à l'autre et je vais relire le fil de discussion.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 juillet 2008

----
" Elever des enfants, les siens ou ceux des autres, c'est le minimum qu'un homme ou une femme puisse faire."

Je réclame le droit de ne pas élever d'enfant !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008
----

Par conséquent que faîtes-vous donc dans notre institution?

Écrit par : thomas | 16 juillet 2008

Quelle institution ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008

Le contenu du best of de l'émission de Fogiel diffusée hier soir est un ramassis de pornographie je cite :
"-Avant de la sodomiser, crache dans ta main".
Et j'en passe....
Face à ce crétinisme légalisé que doivent penser nos vaillants "chérubns/têtes blondes" (sic) ou faire pendant que leurs parents accourent au Stade de France pour le spectacle de Bigarre.....
Plus bobo que ça, tu meurs....

Écrit par : thomas | 16 juillet 2008

L'éducation nationale? Etes-vous enseignante?

Écrit par : thomas | 16 juillet 2008

"L'éducation nationale? Etes-vous enseignante?"

Ecrit par : thomas | 16 juillet 2008


Je ne vois pas le rapport! On peut évidemment très bien être enseignant, (et excellent enseignant, même), sans avoir eu d'enfant.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008

Thomas, vous vous trompez. Les bobos n'aiment pas Bigard, en général.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008

Je ne suis jamais intervenue dans toutes ces dicussions sur l'homosexualité et le mariage.
Pour être dans des collèges difficiles depuis des années, je me garderai bien de jugements tranchés. On voit un peu de tout. Des élèves malheureux à cause de la garde alternée qui ne savent plus où ils habitent à force de bouger sans cesse; des élèves malheureux dans des familles dites "classiques" parce que les parents ne sont pas équilibrés et ne leur offrent que tensions et engueulades; des élèves sans père en pagaille avec des mères qui ont bien du mal à les élever; des familles recomposées avec succès et enrichies de demi-frères et soeurs; d'autres où la galère recommence avec le beau-père ou la belle-mère. Franchement, il est difficile d'émettre un avis. Le bonheur d'un enfant, c'est bien dur d'en parler et de le faire. Et quoi qu'on fasse, on ne sera jamais des parents parfaits.
Et c'est aussi la vie tout bêtement. A force de vouloir rendre tout lisse et sans accroc, on se leurre et on les leurre.
Je crois quand même que quand ils se sentent aimés, vraiment, malgré tout ce qui arrive entre les adultes, ils ont une chance de s'en sortir.
C'est la raison pour laquelle je ne vois pas pourquoi un enfant élevé par un couple d'homosexuels serait a priori plus malheureux qu'un autre. Il y a des pères et des mères qui ne font pas leur travail de parents dans des couples "classiques"; et les familles mono parentales n'offrent pas non plus l'image de l'équilibre idéal tant demandé .
Quant au mariage, je me demande pourquoi tant d'encre coule encore sur cette question. C'est un contrat juridique qui offre de nombreux avantages et qui devrait être autorisé pour toutes les personnes qui vivent ensemble et qui s'achètent des biens en commun. Ces personnes travaillent, acquièrent des biens à deux; je ne vois pas pourquoi la personne qui survit à l'autre devrait se voir dépouillée de tout.
Libres aux personnes d'y mettre après tous les affects qu'ils veulent pour couvrir pudiquement l'aspect juridique de la chose. Mais un mariage n'a jamais "créé" de l'amour.
Je connais des unions très réussies sans enfant, et je suis d'accord avec Sylvie dans son dernier post.
Il y a des tas de parents qui s'aperçoivent après coup que les enfants les gênent, oui, les gênent; et qui sans jamais dire quelque chose d'aussi impolitiquement correct, ne s'occupent plus vraiment bien d'eux.
Il y a aussi des tas de gamins qui ne demandent qu'à être adoptés dans des pays de misère et de prostitution. Et je suis à chaque fois choquée par cette importance accordée aux prétendus liens du sang. Quelle étroitesse d'esprit! Il y a des parents qui ne supportent pas ce que deviennent leurs gamins et qui se seraient bien mieux entendus avec des gamins non sortis de leur chair.
En ce qui concerne, la procréation par autrui. Je ne comprends pas bien. Tous ces gamins qu'on pourrait sortir d'affaire en les adoptant. L'idée de se retrouver soi à travers son gamin est déjà à mon avis une manière d'empiéter sur sa liberté propre, c'est déjà ne pas l'élever pour lui, mais pour soi-même, et c'est déjà lui voler une part de sa liberté.

Écrit par : Sanseverina | 16 juillet 2008

Par la formule "élever des enfants" je ne l'entends pas dans le registre familiale et culturelle mais dans celui de l'instruction commune (lire, écrire, dire) prodiguée en particulier par notre institution publique (j'insiste sur le mot publique) afin d'élever/ériger ou si vous préférez arracher/kidnapper les consciences de l'ignorance pour les bases de la connaissances. Autrement dit, :
"Je réclame le droit de ne pas élever d'enfant !"
devient un lapsus contradictoire car en réfléchissant de près cette "élever/instruire" est un droit auquel chacun a droit...

Écrit par : thomas | 16 juillet 2008

---
Je connais des unions très réussies sans enfant
---

c'est une opinion relative, or qu'entendez-vous par "réussies"?
Dans quelle mesure le sujet enfant est-il nuisible à cette "réussite"? Ca suffit le bi-individualisme....

Écrit par : thomas | 16 juillet 2008

or qu'entendez-vous par "réussies"?

Les gens sont heureux, disent l'être, semblent l'être. Après on peut douter de tout ce que les autres disent, certes.
Quand on vous a flanqué là sur terre sans vous demander votre avis par définition, le tout est d'essayer de s'embêter le moins possible et de souffrir le moins possible. Ce qui n'exclut en aucun cas la solidarité avec les autres mais je ne vois pas en quoi les enfants seraient une obligation pour une "réussite" quelconque.

Écrit par : Sanseverina | 16 juillet 2008

ACADÉMIE DE SCIENCES ET RÉFORME DU LYCÉE

Rien à voir avec le sexe :
http://www.academie-sciences.fr/enseignement/enseign_lycee_07_08.pdf

Écrit par : guy morel | 16 juillet 2008

Pour le chant des réacs :
"Quant aux familles décomposées , recomposées , redécomposées , elles ont produit des bataillons d'enfants déboussolés , souvent malheureux." Ecrit par Amelie
Je n'ai lu nulle part que les enfants de "bonnes familles" aient produit des enfants plus heureux. Des époux qui se battent ne sont pas meilleurs que des époux qui se sont séparés.



Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
A voir... Ne possédant que mon expérience personnelle sur le sujet, je n'en tirerai aucune conclusion. Je suis la fille d'un couple qui s'engueulait en permanence puis, à partir de quatorze ans, la fille de parents divorcés: j'étais plus à l'aise durant la première période parce que, malgré leurs empoignades, je bénéficiais de l'attention éducative conjointe de mes deux parents. Durant la deuxième période, je fus constamment un enjeu, ballottée de l'un à l'autre. On exigeait régulièrement de moi des approbations, des jugements de valeur sur l'un ou l'autre, on m'achetait. Chacune de mes bêtises était pesée dans la balance et ce n'était jamais ma faute et je ne me faisais plus engueuler d'une seule voix comme lorsqu'ils étaient en couple. Mon éducation passait au second plan et si, mettant ma vie en danger, je faisais peur à ma mère qui avait la garde, mon père m'approuvait et me soutenait pour la faire ch... J'en jouais à fond.
Je n'ai pas l'impression d'être le seul enfant de divorcé qui ait été soumis à ce régime délétère. J'ai eu la chance d'être victime d'un divorce tardif et d'avoir reçu auparavant une solide éducation. les garde-fous étaient en place. Si j'avais été soumise à ce rôle d'enjeu dès l'âge de deux ans, comme ça arrive souvent, je doute fort que je m'en serais tiré sans casier judiciaire.

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Je rajoute que j'avais un grand-frère et une grande sœur (Catmano) qui ont eu peine de ma détresse et ont joué un rôle éducatif fondamental jusqu'à mes 22 ans. Ç'aurait été épouvantable si je ne les avais pas eu!

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Merci pour le lien vers ce rapport où on trouve tout et son contraire : une dimension élitiste affirmée (concurrence entre les meilleurs, groupes de niveaux), une projection sur une formation qui devrait quand même demeurer suffisamment générale d'un modèle qui est celui du supérieur, voire même de la recherche (travail de groupe, "laboratoire"), une volonté de spécialiser très tôt tout en maintenant les autres disciplines mais en diminuant les horaires (référence appuyée sur les langues anciennes; présence de toutes les disciplines qui existent actuellement), une uniformisation de l'esprit scientifique (de la SVT aux maths).

L'idée d'une filière qui allierait sciences et humanités ne semble pas être à l'ordre du jour (pourtant la SVT n'est peut-être pas plus pertinente pour un matheux que la philosophie). Le succès relatif de la S par rapport aux autres filières, c'est quand même la polyvalence et la pluralité (non la spécialisation), et c'est quand même Allègre qui a tué la L en supprimant les mathématiques en Terminale.

Le modèle proposé par ce rapport s'adresse à des élèves idéaux; avec des élèves réels, on va plonger dans l'horreur du TPE (entre l'Idée (platonicienne) de TPE et le TPE sensible, il y a un gouffre). Bref, on recycle du "pédagogique" sous les atours d'une exigence scientifique. Plutôt inquiétant. Sans parler de la multiplication des unités d'enseignement dans le contexte d'une réduction d'effectifs et d'horaire.

NB1. Juste pour rire, le rapport de l'Académie des Sciences Morales et Politiques sur l'enseignement de l'économie :
http://www.asmp.fr/travaux/gpw/enseignement_SES_lycees.pdf
Rapport à charge qui peut faire rire tellement les ficelles idéologiques semblent grosses.

NB2. Je ne sais pas ce qu'en pensent les enseignants de PC et de SVT ici présents, mais le TP au bac est loin d'être un gage d'excellence. Pour les jurys où j'étais, des élèves plus que médiocres passaient la moyenne grâce à la partie expérimentale de l'épreuve.

NB3. A.de Gaudemar doit donner la feuille route de la réforme du lycée demain (l'info. est ici : http://www.laprovence.com/articles/2008/07/10/511003-Region-en-direct-Premier-rapport-du-recteur-de-Gaudemar-au-ministre-le-17.php )

Écrit par : Romuald | 16 juillet 2008

Mieux vaut ne pas avoir d'enfants que de leur transmettre des angoisses et des névroses que l'on n'a jamais réussi à liquider.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008

Mieux vaut ne pas avoir d'enfants que de leur transmettre des angoisses et des névroses que l'on n'a jamais réussi à liquider.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008

Si seuls ceux qui n'ont ni angoisses ni névroses font des gosses, qui va payer nos retraites?
Bon nombre de parents font du mieux qu'ils peuvent mais il n'en est point qui ne commette pas la faute existentielle.
Tout enfant est le fruit de l'histoire familiale et de l'histoire tout court. C'est ce qui fait la richesse du monde.

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Contre "LE MORTIFÈRE MONOPOLE",

et revoilà SOS ÉDUC et ANNE COFFINIER...

http://www.ifrap.org/iFRAP-en-action/20060625-fete-liberte.htm

Écrit par : guy morel | 16 juillet 2008

TOUJOURS ET ENCORE ANNE COFFINIER
CONTRE LE "MORTIFÈRE MONOPOLE"
http://lumiere101.com/categories/invites/coffinier/

Écrit par : guy morel | 16 juillet 2008

"Si seuls ceux qui n'ont ni angoisses ni névroses font des gosses, qui va payer nos retraites?"

Il y a des degrés dans la névrose. Je parlais de cas assez lourds. Si vous saviez dans quel bain d'angoisse et de dépression a macéré mon enfance, vous comprendriez ce que j'entends par là.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008

Pour ceux que cela intéresse :

Je viens de publier UNE RÉPONSE À PEDRO CORDOBA dans la note précédente GARçONS ET FILLES…

Écrit par : Roger Felts | 16 juillet 2008

Il y a des degrés dans la névrose. Je parlais de cas assez lourds. Si vous saviez dans quel bain d'angoisse et de dépression a macéré mon enfance, vous comprendriez ce que j'entends par là.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Vous voulez que je vous prête ma maman? Pour vous donner une vague idée, je suis son curateur (curatelle renforcée).... Le détail des péripéties pourrait faire l'objet d'un roman sublime et il n'est pas dit que Catmano et moi n'occupions pas notre retraite à le rédiger à quatre mains. Pris avec distance, c'est à mourir de rire. Du Woody Allen pur jus!

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Tiens, Sylvie, rien que de l'écrire, j'en ai un sourire d'une oreille à l'autre. Ah! La vermine...
Et je suis certaine que quand Catmano va revenir de vacances et lire ces lignes, elle hurlera de rire toute seule face à son ordi. Demandez à notre cher Toto de vous raconter la sienne, aussi chouette que la nôtre, dans un autre genre. La sienne est sépharade, si je ne me trompe pas, la nôtre ashkénase. C'est pas pareil mais ça se vaut.

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Sylvie , dobolino , avez-vous lu "Les mots pour le dire " de Marie Cardinal ? Névrose et mal de mère !

Écrit par : Amélie | 16 juillet 2008

Amélie, je n'ai plus de névrose de mère! Je peux en avoir d'autres, mais, celle-là, elle est récurée à fond depuis belle lurette. Trop, c'est trop! Y'a un moment où on n'a plus envie de jouer.

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

" Les mots pour le dire" m'a inspiré un tel malaise que j'ai dû interrompre ma lecture. Moi, je n'ai pas liquidé ma névrose de mère, et ce n'est pas faute d'avoir essayé.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008

Moi, je n'ai pas liquidé ma névrose de mère, et ce n'est pas faute d'avoir essayé.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juillet 2008
Mettez là sous curatelle et soyez curateur: vous allez voir, c'est radical! Je me marre mais si vous saviez d'où je sors...
Franchement, je trouve que mes momes vont plutôt bien, malgré tout. Je ne regrette pas de les avoir fait. Vous verriez mon fils dans le rôle de Damis (Le Tartuffe), on dirait un héros de Dostoïevski. Il a la haine, le lardon, les poings serrés, la bave aux lèvres. Il exorcise, lui aussi.

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

"Sabine Hérold, Nicolas Lecaussin, Guy Millière"
dans le lien que nous propose Guy;

Je ne connais pas les autres, mais rien que ces trois-là... Brrrr...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008

@ Christophe

Je n'ai jamais écrit ni pensé que je savais tout sur tout. Vous affabulez.

Je sens que je vous énerve. Vous perdez votre sang-froid. J'espère que cette excitation ne trouve pas sa source dans une frustration sexuelle, car je vous préviens : je ne partage pas les penchants de Jeremy.

Écrit par : Franck Boizard | 16 juillet 2008

"Je sens que je vous énerve. Vous perdez votre sang-froid. J'espère que cette excitation ne trouve pas sa source dans une frustration sexuelle, car je vous préviens : je ne partage pas les penchants de Jeremy."

Ecrit par : Franck Boizard | 16 juillet 2008

Oh, mon cher, vous vous surestimez, à double titre;
Il faut en avoir une autre paire que la vôtre pour m'énerver, et une (paire) placée un peu plus haut pour m'exciter!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008

Je n'ai pas vu Christophe s'énerver, ni même devenir haineux.

Mais étant donné votre dernière réplique, on ne peut pas en dire autant de vous.

Écrit par : Jeremy | 16 juillet 2008

"Je n'ai jamais écrit ni pensé que je savais tout sur tout. Vous affabulez."

Ecrit par : Franck Boizard | 16 juillet 2008

Et ne soyez donc pas si susceptible!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008

@ Jeremy

Mon pauvre, je vous plains : vous n'avez pas un sens de l'humour très développé.

Mes propos n'ont rien d'haineux.

Christophe l'a bien compris.

Écrit par : Franck Boizard | 16 juillet 2008

Pauvre Frank, réduit au mauvais goût parce qu'il n'a plus aucun argument.

Moi je pensais qu'il nous ressortirait son argument du "il-faut-continuer-à-exclure-les-homos-passque-ça-fait-deux-à-trois-mille-ans-que-certains-le-font".

Là, il est tombé très bas. J'ai de la peine.

Écrit par : Jeremy | 16 juillet 2008

Ah, nos messages se sont croisés.

Écrit par : Jeremy | 16 juillet 2008

Nos deux messages montrent finalement que nous sommes des êtres très compassionnels.

Écrit par : Jeremy | 16 juillet 2008

Loin de moi l'idée de jeter de l'huile sur le feu , mais Christophe a dit ça : :-)))))


Je trouve le discours de Franck quelque peu révoltant, par moments. Croire tout savoir au point où il le fait, et être persuadé, (ou faire semblant) que ce sont les autres qui se livrent à ce léger travers, cela relève du Guinness des records.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

:-))))

Écrit par : Amélie | 16 juillet 2008

Bien sûr qu'il l'a dit (enfin, écrit, même).

Mais Boizard est susceptible, et cette déclaration lui est restée en travers de la gorge (et il y verra certainement une allusion sexuelle due à mes penchants).

Écrit par : Jeremy | 16 juillet 2008

Bien sûr qu'il l'a dit (enfin, écrit, même).

Mais Boizard est susceptible, et cette déclaration lui est restée en travers de la gorge (et il y verra certainement une allusion sexuelle due à mes penchants).
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2008
Je réponds à ce post là mais j'aurais répondu la même chose à beaucoup d'autres : très franchement, vous ne croyez pas qu'il vaudrait mieux arrêter de nous les briser avec ces histoires de cul. JPB vous a-t-il pas dit qu'il proposait un marronnier ( je sais, cela sent le foutre!) ; alors si on laissait tomber l'homosexualité, la procréation de remplacement, la névrose familiale et autres sujets du bêtisier ? Il y a pour ce genre d'épanchements une émission sur Europe 1 tous les soirs.
GM

Écrit par : guy morel | 16 juillet 2008

"vous ne croyez pas qu'il vaudrait mieux arrêter de nous les briser avec ces histoires de cul, [...] alors si on laissait tomber l'homosexualité, la procréation de remplacement, la névrose familiale et autres sujets du bêtisier ? Il y a pour ce genre d'épanchements une émission sur Europe 1 tous les soirs.
Ecrit par : guy morel | 16 juillet 2008

Guy Morel, rédigez la charte des sujets auxquels Votre Haute Personne s'intéresse, et nous nous appliquerons à la respecter scrupuleusement.

JPB parle de sexe(s) dans deux notes successives, dont la deuxième est plus réussie que la première ; un dogmatique borné développe des thèses d'exclusion contre les déviants ; un débat s'installe et vous demandez à ce qu'on arrête de vous les briser avec nos histoires de cul ?

Le langage est aussi grossier que le fond de la demande. Je sais bien que vous visez autant Boizard et Manu que C.Sibille et moi (tous les sombres cons comme nous qui ont pris part à cette discussion, en fait), je sais bien aussi que vous vous contrefoutez de prendre position pour les uns ou pour les autres. Mais vous avez la possibilité de changer de sujet sans mépriser tous ceux qui écrivent. Vous n'avez qu'à participer à la discussion sur le racisme présente dans l'autre note.

Vous nous renvoyez à Europe 1 pour parler de nos épanchements. C'est bien aimable, mais est-ce qu'on vous préconise RTL en raison de leurs émissions à succès auprès des beaufs ? Ce serait certainement injuste - votre pique générale l'est tout autant.

J'avais un prof de physique qui avait dit à un petit happy few dont je saisais partie : "Prévenez-moi quand je parlerai comme un vieux con aigri". Eh bien quand on lit "arrêtez de nous les briser avec ces histoires de cul", il est temps de donner l'alerte.

Enfin, ce n'est pas une manière d'imposer un sujet que de s'en prendre à ceux qui traitent le précédent.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

C'est amusant de lire "il vaudrait mieux arrêter de nous les briser avec ces histoires de cul" en commentaire d'une note qui s'intitule "Un peu de sexe". Il y a une incohérence dont la profondeur est abyssale.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Allez, Guy, racontez nous une bonne histoire de cul! Une histoire drôle!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

Allez, Guy, racontez nous une bonne histoire de cul! Une histoire drôle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

Apollinaire : "Les cénobites tranquilles" !
Vous avez vu comme tout le monde se fâche quand on s'écarte un tant soit peu du ton sérieux de mise ici ?

@Jeremy
Vous écrivez : "Guy Morel, rédigez la charte des sujets auxquels Votre Haute Personne s'intéresse, et nous nous appliquerons à la respecter scrupuleusement. "
Qu'est-ce qui a pu vous faire penser que je ne m'intéressais pas à ce fil de discussion ? Une réflexion un peu rude sur les épanchements qui nous les brisent, à peine démarquée de "la chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres" ?

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

Je soutiens juste Guy sur un point : notre époque est obsédée sexuelle. C'est cul à tous les étages avec orgasme obligatoire en trois exemplaires.

Tout est tellement permis que ne pas avouer ce qu'on appelait anciennement une perversité passe pour le summum du bizarre, de l'anormal.

A contrario, je lutte pour le droit fondamental et inaliénable de se désintéresser complètement du cul.

Écrit par : Franck Boizard | 17 juillet 2008

Méfiez-vous, Franck, vous êtes moins politiquement incorrect que vous espérez l'être.
Et puis, après tout, vous n'avez pas complètement tort! Il n'y a pas que le cul, dans la vie... .... Il y a aussi la chatte, et les seins!!!!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

"Je soutiens juste Guy sur un point : notre époque est obsédée sexuelle. C'est cul à tous les étages avec orgasme obligatoire en trois exemplaires.

Tout est tellement permis que ne pas avouer ce qu'on appelait anciennement une perversité passe pour le summum du bizarre, de l'anormal.

A contrario, je lutte pour le droit fondamental et inaliénable de se désintéresser complètement du cul."

Ecrit par : Franck Boizard | 17 juillet 2008

Il me semble que Guy n'ait rien contre une certaine "obsession sexuelle".

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

A contrario, je lutte pour le droit fondamental et inaliénable de se désintéresser complètement du cul.
Ecrit par : Franck Boizard | 17 juillet 2008

En la matière, le désintérêt, comme l'intérêt d'ailleurs, est sujet à fluctuations.
Je ne suis pas du tout d'accord sur le fait que notre époque est "obsédée sexuelle". Je crois au contraire que l'exhibition du sexe dans les medias, la banalisation de la pornographie etc. recouvrent un très profond puritanisme et un désir aussi profond de normalité.

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

Trop de quelque chose tue le quelque chose et son pratiquant par dessus le marché.
Le cul n'y échappe pas.
Le bloguage, non plus.
Le pétrole faut voir.

Écrit par : on n'est pas fatigués bis | 17 juillet 2008

Allez , un peu de M H :

" Je mange une galette aux haricots rouges, et Jean-Pierre Buvet me parle de sexualité. D'après lui, l'intérêt que notre société feint d'éprouver pour l'érotisme (à travers la publicité, les magazines, les médias en général) est tout à fait factice. La plupart des gens, en réalité, sont assez vite ennuyés par le sujet ; mais ils prétendent le contraire, par une bizarre hypocrisie à l'envers. Il en vient à sa thèse. Notre civilisation, dit-il, souffre d'épuisement vital. Au siècle de Louis XIV, où l'appétit de vivre était grand, la culture officielle mettait l'accent sur la négation des plaisirs et de la chair ; rappelait avec insistance que la vie mondaine n'offre que des joies imparfaites, que la seule vraie source de félicité est en Dieu. Un tel discours, assure-t-il, ne serait plus toléré aujourd'hui. Nous avons besoin d'aventure et d'érotisme, car nous avons besoin de nous entendre répéter que la vie est merveilleuse et excitante ; et c'est bien entendu que nous en doutons un peu. »



"Décidément, me disais-je, dans nos sociétés, le sexe représente bel et bien un second système de différenciation, tout à fait indépendant de l'argent ; et il se comporte comme un système de différenciation au moins aussi impitoyable. Les effets de ces deux systèmes sont d'ailleurs strictement équivalents. Tout comme le libéralisme économique sans frein, et pour des raisons analogues, le libéralisme sexuel produit des phénomènes de paupérisation absolue. Certains font l'amour tous les jours ; d'autres cinq ou six fois dans leur vie, ou jamais. Certains font l'amour avec des dizaines de femmes ; d'autres avec aucune. C'est ce qu'on appelle la " loi du marché ". Dans un système économique où le licenciement est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver sa place. Dans un système sexuel où l'adultère est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver son compagnon de lit. En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des fortunes considérables ; d'autres croupissent dans le chômage et la misère. En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et excitante ; d'autres sont réduits à la masturbation et la solitude. Le libéralisme économique, c'est l'extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c'est l'extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. Sur le plan économique, Raphaël Tisserand appartient au camp des vainqueurs ; sur le plan sexuel, à celui des vaincus. Certains gagnent sur les deux tableaux ; d'autres perdent sur les deux. Les entreprises se disputent certains jeunes diplômés ; les femmes se disputent certains jeunes hommes ; les hommes se disputent certaines jeunes femmes ; le trouble et l'agitation sont considérables. »

Écrit par : uncertain | 17 juillet 2008

Je vois qu' à la faveur des vacances, le génialissime FranckBoizard a réinvesti ce blog pour vérifier si les enseignants -sur un sujet comme le sexe- possèdent bien une "capacité à soutenir une pensée analytique" égale à la sienne.
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer in extenso ce post figurant sur le blog dudit génie des alpages :

"Citation de Sir Peter Medawar piquée sur un autre blog :

«Just as compulsory primary education created a market catered for by cheap dailies and weeklies, so the spread of secondary and latterly tertiary education has created a large population of people, often with well-developed literary and scholarly tastes, who have been educated far beyond their capacity to undertake analytical thought.»

Traduction :

Tout comme l'éducation primaire obligatoire a créé un marché fourni par des quotidiens et des hebdomadaires à bas prix, la diffusion de l'instruction secondaire puis tertiaire a créé une grande population de gens au goût littéraire et savant développé qui ont été instruits bien au-delà de leur capacité à soutenir une pensée analytique.

Cette phrase explique assez bien pourquoi certains membres de populations instruites, je pense notamment à des enseignants et à des journalistes, montrent parfois des faiblesses d'analyse étonnantes.

Je ne vois guère de manière de prévenir ces faiblesses si ce n'est d'avoir la modestie de ne pas s'aventurer sur des terrains trop complexes (1).

Par exemple, pour comprendre le libéralisme, je sens bien que mes notions de thermodynamique statistique sont de puissantes aides, car l'idée comme quoi à partir de quelques objets simples, on peut obtenir des ensembles ordonnés très complexes n'est pas intuitive.

Or, si je fais le compte, il m'a bien fallu six ans d'école (à partir de la terminale) plus quelques années qui ont suivi pour me sentir à l'aise avec ces concepts. Il n'est donc pas étonnant que ceux dont les études n'avaient pour objet ces modes d'analyse ne les maitrisent pas.

(1) : pour ma part, j'avoue que les problèmes liés à l'immigration ou à la religion me laissent perplexes et que je m'y colle avec difficulté. J'ai quelquefois du mal à comprendre des stratégies politiques à 36 000 bandes.
Publié par fboizard à l'adresse jeudi, juillet 10, 2008"

... étonnant, non ?

Écrit par : victor | 17 juillet 2008

Un cache-sexe , un remède : la burka !

Roger Felts , j'ai beaucoup aimé votre article sur le sujet et je retiens cette phrase avant de donner le lien :

"Mais nous ne pourrons plus longtemps occulter la vraie question : l’ampleur de l’offensive du voile nécessitera un vrai débat de société, au terme duquel devra jaillir une décision ferme pour mettre fin à cette provocation sur le territoire français. Sinon, cela veut dire que la République, auteur d’une si belle loi en 1905, n’aura pas su défendre l’esprit de cette loi, un siècle plus tard, face à une offensive religieuse venue d’ailleurs."

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/15/le-debat-sur-le-voile-ne-doit-pas-s%e2%80%99arreter-a-la-burqa/#more-4473

Pouvez-vous me dire si le commentateur qui signe A.B et qui donne le lien vers son blog est bien Abdenour Bidar ,esprit remarquable qui enseigne la philo dans l'académie de Nice ?

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Ah Jeremy, vous devriez lire Renaud Camus !

Écrit par : vddyhj | 17 juillet 2008

Amélie, n'allez pas en vacances sur nos côtes : les voiles y pullulent, y compris dans nos eaux territoriales ! Par contre sur les plages, rien ou presque, ça devrait vous rassurer...

Écrit par : victor | 17 juillet 2008

N.B. : Je fais figurer ce commentaire dans cette nouvelle note sur le sexe bien qu'il soit dans la continuité du débat sur “race et racisme” de la note précédente… Le sujet de cette dernière, dans une organisation multi dimensionnelle bien spécifique, était “garçons et filles”…
Les raisons en sont multiples :
- D'abord pour perpétuer le charme de ce blog et ce qui en fait son succès, son côté irrationnel et anarchique où l'on parle de ce qu'on veut, comme on veut, de tout et de rien, du fondamental comme du superficiel, seul ou en compagnie, avec ceux qui disjonctent à tout moment et ceux qui ramènent tout au sérieux des choses et à la profondeur de l'âme – Dobolino est manifestement celle qui exprime le mieux l'une de ces catégories, je symbolise assez bien l'autre, Christophe Sibille continuant à jouer son rôle de ravi de la crèche, du blog et de la gôche réunis ( il le fait fort bien).
- Ensuite parce que par paresse d'esprit et de corps associés, la plupart des gens consultent surtout la dernière production. Encore plus dramatique que pour notre journal quotidien : pour être lu ici, on a tout intérêt à être dans l'actualité (pire dans l'instantanéité) du moment.
- Enfin parce qu'une partie du thème que j'aborde : la fascination de la rupture, peut se retrouver dans ce grand sujet que constitue la sexualité et ses quelques institution comme le mariage, l'adoption, etc. Là comme ailleurs, on peut être conservateur, pas de rupture, révolté, toutes les ruptures, révolutionnaire, beaucoup de ruptures, réformistes, les bonnes ruptures dans la continuité de l'humanisation de l'homme.

Ces précisions faites, voici mon commentaire :
En mettant en avant le SENS COMMUN dans mon dernier commentaire “Réponse à Pedro Cordoba” numéroté 1659, dans la note “Garçons et Filles”, je pensais que si un penseur un peu maso se dévouait pour me répondre, je n'échapperais pas aux reproches de fossoyeur de la science et de la scientificité et à l'étiquette de populiste. Bien que pour moi, ce dernier reproche n'en soit pas un (sous réserve de donner à ce mot une définition dégagée des connotations diverses de la période actuelle), je tiens à préciser que le sens commun et le discours scientifique sont deux étapes du processus de la connaissance et que je mets le discours scientifique bien au-dessus du sens commun… Celui-ci, qui allie le bon sens et le pragmatisme, n'a pas la méthodologie, la profondeur et la solidité de l'approche scientifique. Cela ne l'invalide pas pour autant a priori. L'approche scientifique le plus souvent d'ailleurs s'inscrit dans le prolongement du sens commun… Parfois pourtant, il y a rupture, l'exemple le plus frappant est sûrement Galilée et son “Et pourtant, elle tourne”… Ce faisant il s'opposait à la fois au sens commun qui constatait de visu que le soleil tournait autour de la terre et la science officielle qui dans la logique du sens commun, confortait une idéologie scientifico-religieuse.
Mais pour que la rupture s'avère être la voie (et la voix) de la vérité, il faut que son tenant amène du “biscuit” pour nourrir les critiques. Quand c'est le cas, on s'installe dans une nouvelle vérité scientifique plus complète ou différente de l'ancienne.
Notons que pour une fraction du monde scientifique et chez les intellectuels en général, il y a une fascination pour le discours de rupture… Il suffirait, en quelque sorte, d'être en rupture pour être dans le vrai… On l'a vu dans la mémoire de l'eau où un prix Nobel a cru bon, sinon d'adhérer, du moins de soutenir un discours complètement délirant… parce que c'était un discours de rupture.
Répétons-le, ce n'est pas la rupture qui fonde la validité d'une thèse, mais son contenu confronté au réel. Le fait que cela choque ne veut pas plus dire qu'on est dans le vrai ou le faux.
À un autre niveau : qui ici pourrait prétendre que le discours de rupture de Nicolas Sarkozy est un discours de vérité… Tant qu'il s'inscrit (et à mon avis, il ne changera pas) dans une logique de promotion du fric, sa nature n'est pas d'être dans le vrai, c'est d'être dans le fric.

Pour en revenir à nos moutons, c'est-à-dire la négation de la race, c'est bien un discours de rupture. Il est vrai un peu éculé : quand notre ancien ministre de la Santé J.F. Mattéi, éminent généticien marseillais, mais aussi tuteur malgré lui de l'amélioration provisoire du budget des retraites par canicule interposée, signe une proposition de loi proposant de faire disparaître le mot race de la Constitution (pour ceux qui l'ignorent, il y figure dans la phrase “… sans distinction de sexe, de race et de religion…”), on ne peut pas dire qu'il représente l'avant garde en marche appelant au changement. Je n'ai pas souvenance qu'il ait signé une proposition de loi limitant les plus hauts revenus à 20 fois le salaire minimum… Cela se saurait… Pour les socialistes idem : Ils sont probablement tous pour la suppression du mot race… Combien pour la limitation à 20 ? Pourtant si le racisme est bien un scandale, des revenus supérieurs à 100 fois et jusqu'à 2000 fois le salaire de base sont des scandales bien plus grands, car ils créent les conditions mêmes pour que les racismes se perpétuent.
Je disais donc que la négation de la race était un discours de rupture un peu éculé. Mais surtout il ne présente pas l'assise scientifique lui permettant de se situer dans une logique galiléenne. Le constat que jusqu'à présent les études génétiques n'ont pas fait ressortir de corrélation entre une constatation macroscopique évidente (des populations différenciées aux caractères génétiquement transmissibles) et l'infiniment petit du monde des gènes, ne démontre rien. À ce stade deux attitudes sont possibles :
- on continue à chercher. Et le champ est largement ouvert, on n'est qu'à l'aube de ces recherches particulièrement pointues.
- on n'a rien trouvé… Et on en conclut que les races n'existent pas. Car du coup le passé récent d'une “science” construite pour justifier le racisme est enterré à bon compte… À la promotion de l'inégalité des races faite au début du XX éme siècle, on aurait pu croire que la réplique, c'était de s'attaquer au terme “d'inégalité” . Non, nos preux chevaliers de la vérité scientifique ce sont attaqués au mot “race”. Une fois de plus le maniement du paradoxe sert à biseauter la réalité : il est plus facile de faire disparaître le mot race même si la réalité de ce qu'il recouvre demeure, que de faire disparaître les inégalités.

Écrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

à Amélie :

L'article sur la Burka n'est pas moi mais de l'éditorialiste de RIPOSTE LAÏQUE qui signe CYRANO…

Je ne pense pas que ce soit le même Cyrano que celui qui intervient de temps en temps sur ce blog… Mais était-il besoin de le préciser ?

Je ne sais pas si mon commentaire qui signe A B est bien Abdenour Bidar. A priori, il y a de forte chance pour que cela soit le cas. Mais je ne le connais pas du tout en dehors de son blog qui est remarquable.
R.F.

Écrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

"Tout est tellement permis que ne pas avouer ce qu'on appelait anciennement une perversité passe pour le summum du bizarre, de l'anormal."

Ah mais Frank, vous m'emmerdez, avec votre perversité :ange:
Il paraît que la connerie, par contre, est une perversité indécrottable, mais les chercheurs qui se sont penchés sur l'étude du phénomène ont hélas eux-mêmes fini aux Petites-Maisons avant de rendre leurs conclusions sur ce point.

Bon, Guy Morel, Christophe a raison, vous nous raconteriez une histoire drôle, avec ou sans cul, ça détendrait tout le monde. Et je n'ai pas "le cénobite tranquille" d'Apollinaire à la maison.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Victor , sur la côte d'azur , j'y vis !

Nos ports sont pleins de voiles en partance !

Maintenant , les autres voilures ont passé un cap : elles sont bouclées à la maison , c'est ça la liberté qu'offre le voile !

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Ah Jeremy, vous devriez lire Renaud Camus !
Ecrit par : vddyhj | 17 juillet 2008

Quel livre en particulier ? J'ai lu Renaud Camus par extraits pour le moment, j'y ai trouvé des choses excellentes, et du très mauvais - donnez-moi un livre où je ne trouve que du bon.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

"Christophe Sibille continuant à jouer son rôle de ravi de la crèche, du blog et de la gôche réunis ( il le fait fort bien)."

Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Vous savez, même Toto ne parvient plus à m'énerver, ici, alors je doute que vous y réussissiez...
Mais peut-être le fait que je n'inonde pas le blog avec des analyses moins roboratives qu' indigestes, (et un rien superfétatoires), vous incommode t-il? ;-)
Ou peut-être est-ce tout simplement que, quand je tresse des couronnes, elles vous soient rarement destinées?
Ca se mérite, vous savez!!! N'est pas Pedro Cordoba qui veut.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

Et je n'ai pas "le cénobite tranquille" d'Apollinaire à la maison.
Ecrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

"LES CÉNOBITES TRANQUILLES" ! Les moines ainsi désignés vivaient en communauté, d'où l'indispensable pluriel. Un cénobite solitaire n'en est plus un, et le vers d'Apollinaire perd tout son charme.

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

C'est ça, votre blague ?

Je suis déçu.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Article de Xavier Darcos à paraître dans Le Monde demain :

"Le sarkozysme est l'allié de l'école".

Franchement, qui en doutait ?

Écrit par : Cyrano | 17 juillet 2008

C'est ça, votre blague ?

Je suis déçu.
Ecrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Alors une autre, pas tout à fait du même tabac.


"Si petit et si grand! C’est ici que tu es à ton aise, homme enfin digne de ton nom, c’est ici que tu te retrouves à l’échelle de tes désirs. Ce lieu, ne crains pas d’en approcher ta figure, et déjà ta langue, la bavarde, ne tient plus en place, ce lieu de délice et d’ombre, ce patio d’ardeur, dans ses limites nacrées, la belle image du pessimisme. Ô fente, fente humide et douce, cher abîme vertigineux.
C'est dans ce sillage humain que les navires enfin perdus, leur machinerie désormais inutilisable, revenant à l'enfance des voyages, dressent à un mât de fortune la voilure du désespoir. Entre les poils frisés comme la chair est belle sous cette broderie bien partagée par la hache amoureuse, amoureusement la peau apparaît pure, écumeuse, lactée. Et les plis joints d'abord des grandes lèvres bâillent. Charmantes lèvres, votre bouche est pareille à celle d'un visage qui se penche sur un dormeur, non pas transverse et parallèle à toutes les bouches du monde, mais fine et longue, et cruciale aux lèvres parleuses qui la tentent dans leur silence, prête à un long baiser ponctuel, lèvres adorables qui avez su donner aux baisers un sens nouveau et terrible, un sens à jamais perverti.

Que j'aime voir un con rebondir.

Comme il se tend vers nos yeux, comme il bombe, attirant et gonflé, avec sa chevelure d’où sort, pareil aux trois déesses nues au-dessus des arbres du Mont Ida, l’éclat incomparable du ventre et des deux cuisses. Touchez mais touchez donc vous ne sauriez faire un meilleur emploi de vos mains. Touchez ce sourire voluptueux, dessinez de vos doigts l’hiatus ravissant. Là que vos deux paumes immobiles, vos phalanges éprises à cette courbe avancée se joignent vers le point le plus dur, le meilleur, qui soulève l’ogive sainte à son sommet, ô mon église.
Ne bougez plus, restez, et maintenant avec deux pouces caresseurs, profitez de la bonne volonté de cette enfant lassée, enfoncez, avec vos deux pouces caresseurs écartez doucement, plus doucement, les belles lèvres, avec vos deux pouces caresseurs, vos deux pouces. Et maintenant, salut à toi, palais rose, écrin pâle, alcôve un peu défaite par la joie grave de l’amour, vulve dans son ampleur à l’instant apparue. Sous le satin griffé de l’aurore, la couleur de l’été quand on ferme les yeux.

Ce n’est pas pour rien, ni hasard ni préméditation, mais par ce BONHEUR d’expression qui est pareil à la jouissance, à la chute, à l’abolition de l’être au milieu du foutre lâché, que ces petites soeurs des grandes lèvres ont reçu comme une bénédiction céleste le nom de nymphes qui leur va comme un gant. Nymphes au bord des vasques, au coeur des eaux jaillissantes, nymphes dont l’incarnat se joue à la margelle d’ombre, plus variables que le vent, à peine une ondulation gracieuse chez Irène, et chez mille autres mille effets découpés, déchirés, dentelles de l’amour, nymphes qui vous joignez sur un noeud de plaisir, et c’est le bouton adorable qui frémit du regard qui se pose sur lui, le bouton que j’effleure à peine que tout change. Et le ciel devient pur, et le corps est plus blanc. Manions-le, cet avertisseur d’incendie. Déjà une fine sueur perle la chair à l’horizon de mes désirs. Déjà les caravanes du spasme apparaissent dans le lointain des sables. Ils ont marché, ces voyageurs, portant la poudre en poire, et les pacotilles dans des caisses aux clous rouillés, depuis les villes des terrasses et les longs chemins d’eaux qu’endiguent les docks noirs. Ils ont dépassé les montagnes. Les voici dans leurs manteaux rayés. Voyageurs, voyageurs, votre douce fatigue est pareille à la nuit. Les chameaux les suivent, porteurs de denrées. Le guide agite son bâton, et le simoun se lève de terre, Irène se souvient soudain de l’ouragan. Le mirage apparaît, et ses belles fontaines... Le mirage est assis tout nu dans le vent pur. Beau mirage membré comme un marteau-pilon. Beau mirage de l’homme entrant dans la moniche. Beau mirage de source et de fruits lourds fondant. Voici les voyageurs fous à frotter leurs lèvres. Irène est comme une arche au-dessus de la mer. Je n’ai pas bu depuis cent jours, et les soupirs me désaltèrent. Han, han. Irène appelle son amant. Son amant qui bande à distance. Han, han. Irène agonise et se tord. Il bande comme un dieu au-dessus de l’abîme. Elle bouge, il la fuit, elle bouge et se tend. Han. L’oasis se penche avec ses hautes palmes. Voyageurs vos burnous tournent dans les sablons. Irène à se briser halète. Il la contemple. Le con est embué par l’attente du vit. Sur le chott illusoire, une ombre de gazelle...

Enfer, que tes damnés se branlent, Irène a déchargé."

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

En tout cas, vous êtes un plaisant cachottier : vous n'aviez qu'à le dire, que c'était un groupe de musiciens dont la présentation est disponible sur youtube.

Allez, je ne suis pas chien, pour ceux qui aiment Desproges, il y a ça : http://fr.youtube.com/watch?v=vxxFSvY_KG0

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Jeremy : « J'ai lu Renaud Camus par extraits pour le moment, j'y ai trouvé des choses excellentes, et du très mauvais - donnez-moi un livre où je ne trouve que du bon. »


Hmm, je ne vous connais pas assez pour savoir ce que vous trouveriez tout-à-fait bon (ni tout-à-fait mauvais d'ailleurs), et quant à moi, je n'y trouve pas tout tout-à-fait bon.

Cependant, je pense évidemment au Journal (essayez peut-être ceux qui sont sortis dans les années 97, 98, 99, avant la déplorable « affaire », quitte à aborder celui qui est sorti en 2000 après, et les suivants).
Du reste, « Tricks » a paraît-il rendu un fier service à un grand nombre de « pédés de province » coincés entre leur « anormalité » et leur désir. Mais bon, Tricks c'est peut-être un peu vieillot (et un peu trop « pédé » à mon goût, Gai-pied, tout ça). Non, je vous suggère vraiment le Journal.

Pour l'anecdote, voilà quelqu'un qu'on ne peut guère soupçonner d'être indifférent à la manière dont on traite les homosexuels, en France ou ailleurs, mais qui, je pense, n'en tire pas les mêmes conclusions que vous.
Vous aimerez ou détesterez, mais j'aime à penser que vous vous plairez à lire le cheminement d'une pensée, fût-elle différente, divergente de la vôtre...

# L'Esprit des terrasses. Journal 1990, P.O.L. (1994)
# La Guerre de Transylvanie. Journal 1991, P.O.L. (1996)
# Le Château de Seix. Journal 1992, P.O.L. (1997)
# Graal-Plieux. Journal 1993, P.O.L. (1998)
ou
# Les Nuits de l'âme. Journal 1996, Fayard (2001)
# Derniers jours. Journal 1997, Fayard (2002)
# Hommage au carré. Journal 1998, Fayard (2002)

Bref, vous avez le choix (je n'ai pas tout cité)...
(Ai-je dit que j'aime beaucoup cet écrivain ?)

Écrit par : vddyhj | 17 juillet 2008

http://www.renaud-camus.org/livres/ebooks/

Vous pouvez lire des extraits à cette adresse (mais peut-être sont-ce ceux que vous aviez déjà lus ?)

Voir Buena Vista Park, le Journal romain. Et le Discours de Flarans, si vous appréciez l'Art contemporain.

Écrit par : vddyhj | 17 juillet 2008

"Article de Xavier Darcos à paraître dans Le Monde demain :

"Le sarkozysme est l'allié de l'école".

Franchement, qui en doutait ?"

Ecrit par : Cyrano | 17 juillet 2008

C'est ça, votre blague? Je suis déçu!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

Tiens, sur youtube, Caroline Fourest est désignée ainsi : "l'horrible lesbienne qui fait allégeance au sionisme"

Comme quoi, tout est lié.
Et on ne fait que parler d'éducation depuis le début.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Dans notre débat sur les races, un fait caractéristique est à noter qui prouve la haute tenue des intervenants de ce blog, moi comprise. Personne n'a marqué de point Godwin et, pourtant, le sujet s'y prêtait.
Conclusion: même si nos avis divergent, nous sommes tous des bons sujets!
Encore que si on intégrait l'insulte "bobo" ou "gauche bien-pensante" dans le cadre des points godwin, Felts aurait pu s'en voir attribuer et Amélie aussi.
Avouez, Felts, que je vous aurais comblé en vous traitant de fasciste et que cela aurait étayé votre diagnostic sur mé.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Allez, un peu de sérieux pour tout le monde, si ça vous intéresse.

Ca parle de laïcité :
http://fr.youtube.com/watch?v=OTIOOCPgj7s&feature=related

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

"Christophe Sibille continuant à jouer son rôle de ravi de la crèche, du blog et de la gôche réunis ( il le fait fort bien)."

Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008


Vous savez, même Toto ne parvient plus à m'énerver, ici, alors je doute que vous y réussissiez...
Mais peut-être le fait que je n'inonde pas le blog avec des analyses moins roboratives qu' indigestes, (et un rien superfétatoires), vous incommode t-il? ;-)
Ou peut-être est-ce tout simplement que, quand je tresse des couronnes, elles vous soient rarement destinées?
Ca se mérite, vous savez!!! N'est pas Pedro Cordoba qui veut.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

Christophe Sibille confirme : il est bien le ravi de la crêche…

Écrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Juste pour changer d'aire. Mais pas de marronnier.

http://stalker.hautetfort.com/archive/2008/07/07/la-chair-de-serge-rivron.html

Écrit par : Steppenwolf | 17 juillet 2008

"Christophe Sibille confirme : il est bien le ravi de la crêche…"

Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Allons, ne vous fâchez pas, Roger! Je vous disais cela sans méchanceté aucune... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

Felts, mon Addisonien n'arrivant pas à se rééquilibrer et faisant un vilain yoyo entre kaliémie et natrémie, je vais aujourd'hui sortir la batterie lourde et lui prescrire Natrum muriaticum 15 CH et China 5 CH.
Bisous à vous!

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

À Dobolino :

Vous êtes suffisamment (et même un peu plus) intelligente pour savoir que si vous m'aviez traité de fasciste, vous seriez passée pour une vraie conne…
Par contre, faire rentrer le boboïsme dans le point Goldwin m'apparait un abus de langage (?), de pouvoir (?) de situation (?). Le fascisme existe bien, mais sûrement pas dans ce type de blog. En utilisant ce terme ici on est dans le déni de réalité. Le boboisme est un mal bien français, bien actuel el malheureusement bien présent dans ce blog, même s'il n'est pas majoritaire… Si on aime, il vaut mieux aller sur des sites meirieuiste… On peut constater qu'ici certain peuvent y succomber… Dans une conception plus fine de la chose, j'ai conçu le concept concomitant de RAVI… Je trouve que c'est une trouvaille ravissante…
Dussais-je vous décevoir je ne ferai même pas de vous un RAVI d'horreur.

Écrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Christophe Sibille confirme : il est bien le ravi de la crêche…

Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Il est auto-suffisant, le Sibille; il nage dans le contentement de soi; et père de trois enfants, s'il vous plaît, ce n'est pas rien. Il donne ses petites leçons de morale aux enseignants de terrain; il fait son petit travail de formateur (qu'il estime grand) dans son petit IUFM qui l'engraisse petitement; il a ses petites relations avec Cordoba qu'il a déjà rencontré plusieurs fois; et avec Catmano aussi; il a ses petites complicités sur le blog de Brighelli; ça l'aide à penser et à se justifier. Ainsi il se sent grand.
C'est un petit homme dans sa petite crèche: ange.

Écrit par : Novembre | 17 juillet 2008

Avouez, Felts, que je vous aurais comblé en vous traitant de fasciste et que cela aurait étayé votre diagnostic sur mé.

Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2008


Vous savez bien que le sous-entendre derrière certaines grimaces et froncements de sourcils très lisibles sous les mots , c'est pire !

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

DOBOLINO 2

Si votre information subtile sur la prescription de Natrum muriaticum 15 CH et China 5 CH vise à me faire démarrer au quart de tour pour dénoncer la mystification que constitue l'homéopathie, considérez que vous y avez pleinement réussi… Mais j'ai déjà donné : j'ai consacré sur mon blog une note à ce sujet qui s'intitule : IN AQUA MEMORIA, IN VINO VERITAS… Après sa lecture, on soigne son Addison au Bourgogne 13 CH.

L'adresse c'est :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/?name=2005_07_in_aqua_memoria

Cela commence comme cela :
Je ne traumatiserai personne en 2005 en écrivant que l’homéopathie est une agréable fumisterie. L’effet Placébo, et seulement l’effet Placébo, constitue le noyau rationnel exclusif de cette entreprise de décervelage.
En soi, d’ailleurs, l’effet Placébo est suffisamment complexe pour être un sujet d’étude très interessant où les explications scientifiques n’ont pas encore fait tout le tour de la question.
Mais en 1988, un chercheur reconnu, le docteur Benveniste crut découvrir une expérience prouvant que l’eau "avait de la mémoire" et ce faisant que l’homéopathie avait des bases scientifiques.
Je me suis attaqué à ma manière à cette question :………

Écrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

À Dobolino :

Vous êtes suffisamment (et même un peu plus) intelligente pour savoir que si vous m'aviez traité de fasciste, vous seriez passée pour une vraie conne…
Dussais-je vous décevoir je ne ferai même pas de vous un RAVI d'horreur.

Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008
En toute honnêteté, ça ne m'est pas venu à l'idée, pour le fascisme.
Vous ne me décevez pas mais pour l'instant, excusez-moi, je n'arrive pas à admirer ni vos idées ni votre style . Je vous trouve un tantinet rasoir. Ça m'a fait pareil avec, si je me souviens bien, Guy Morel puis finalement, maintenant, ça roule et j'aime bien le lire.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Pour l'homéo placebo, je vous rejoins mais un bon placebo vaut mieux qu'un mauvais remède et vous savez aussi bien que moi que la confiance est un excellent adjuvant de guérison. Les petits granules donnent un rôle au maître, ne nuisent pas et n'interdisent ni prednisone ni désoxycortone ni Na Cl 0.9% en perf.
Primum non nocere étant la devise des homéopathes, ça me parait un programme très raisonnable en l'attente des résultats de la stimulation à l'ACTH.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Dussais-je vous décevoir je ne ferai même pas de vous un RAVI d'horreur.

Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

"Christophe Sibille confirme : il est bien le ravi de la crêche…"

Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Pour ne pas être trop nouille, il faut surtout être un ravi au lit.

(Ceci pour revenir au sujet initial.)

Écrit par : Cyrano | 17 juillet 2008

Quant au Bourgogne, sans dilution, c'est pour remonter le moral du personnel soignant.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Caroline Fourest écrit dans « the Wall street journal ». Bizarre non ?

Elle écrit un article intitulé « the war for Eurabia » . Vous savez d’où ça vient le concept d’Eurabia ? Non ? Tapez « Eurabia » sur le net et voyez où vous allez tomber : soit sur des sites juifs américains , soit sur des sites d’extrême-droite.

Elle écrit :
« But in Europe, they take advantage of free speech and democracy as well as the failure of Arab immigrants to integrate. Here, they recruit at their leisure -- offering renewed pride and a political family united by a belief in radical Islam to thousands of alienated Muslims. »

Attention, il ne s’agit plus de condamner les extrémismes religieux , là c’est carrément les immigrés arabes qui nous menacent. Dingue non ?

Écrit par : Camille Maurel | 17 juillet 2008

Pour en revenir au sujet, il me semble plus judicieux de soigner les petits troubles du cycle féminin et de l'érection, en général d'origine psychique, avec des petits granules de lactose qu'avec une grosse batterie allopathique.
Quant aux fleurs de Bach et particulièrement le divin "rescue", à condition de ne pas en avaler dix litres d'un coup, c'est encore mieux car bucolique à souhait. Au dessus d'un demi-dé à coudre, on appelle ça un verre de Brandy.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

DOBOLINO 3


Réellement avec vous la paix, c'est difficile à gérer : Je vous dis que vous êtes intelligente et que vous ne méritez pas un RAVI d'horreur… Ce qui est manifestement une preuve de bonne volonté et d'oblativité bien comprise… Et vous m'envoyez à la figure que je suis chiant comme un rat mort et que mon style ne vaut pas un clou…
Enfin si dans dix ans, je deviens votre Guy Morel, croyez bien que dès demain je verrai la vie en rose et mon avenir sera lumineux.
RF

Écrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Elle écrit un article intitulé « the war for Eurabia » . Vous savez d’où ça vient le concept d’Eurabia ?

ça prouve seulement que c'est une réalité , pour tous , the war for Eurabia , Caroline Fourest ne peut nier l'évidence , c'est tout , elle n'est pas d'extrême-droite . Revoyez vos classements et catégories vieillotes , tout va changer bientôt ...Il faudra choisir son camp .

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Pour éclairer Camille Maurel


http://atheisme.free.fr/Citations/Warraq.htm

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Enfin si dans dix ans, je deviens votre Guy Morel, croyez bien que dès demain je verrai la vie en rose et mon avenir sera lumineux.
RF

Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008
Ça va beaucoup plus vite que ça! Je suis bonne fille.
Mon histoire d'homéopathie rejoint votre histoire de race. Parmi vos arguments, vous notez lefait que le peuple du monde non gauche bobo a conscience de l'existence des races et que leur dire que ce mot est vilain et qu'ils sont des imbéciles ets une erreur et une marque de mépris injustifié, voire plus.
Les propriétaires du chien an Addison aigu sont pro-médecines dites alternatives. Pour les faire patienter, j'ajoute Natrum et China. Je viens de le leur annoncer et ils ont sauté de joie au plafond, enfants de dix ans inclus: "Ah! Super!". De toute façon, le chien va mieux, je corrige par perf une légère hypokaliémie et par métoclopramide un transit intestinal carrément bloqué et rajoute des granules qui vont leur plaire. Si je n'y pense pas, ils vont le le demander et si je ricane comme vous le faites et les traite de ravis de la crèche, ils iront chez l'ésotérique d'à côté qui va "rééquilibrer" les énergies à prix d'or et la prochaine crise peut-être fatale et à deux heures du mat sera pour ma pomme!

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Film anglais sur ce qui se dit dans les mosquées , d'où l'intérêt d'en construire au nom de la liberté de culte !!!!

http://www.dailymotion.com/video/x1s8dz_enquete-dans-les-mosquees-13_politics

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

J'irai plus loin: plus vous insulterez les médecines douces, plus vous ricanerez, plus, par esprit de révolte contre la science occidentale dictatoriale et obtuse se renforcera l'effet placebo des ostéopathies et autres massages énergétiques, par révolte du peuple contre le mépris des classes dirigeantes occidentales qui veulent imposer à tous leur système.
Vous voyez comme j'ai parfaitement compris votre argumentaire contre les intellos qui rayent le mot race et qui, de ce fait, renforcent le racisme du peuple insulté.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Et alors ? Je dis simplement qu’on ne peut pas dire « je suis pour la liberté d’expression mais attention les méchants barbus ils en profitent ». Plus le cul entre deux chaises : c’est soit oui, soit non. Faut pas jouer les grands défenseurs des libertés si à côté de ça on souhaite la censure pour les autres. Ensuite, présenter l’Europe comme un vivier d’islamistes c’est faire bon marché des modérés et mettre tout le monde dans le même sac.

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

Donc, Felts, par le secours bienfaisant de l'homéopathie, j'adhère à votre discours. En contrepartie, ne faites pas le grand scientifique méprisant face aux médecines alternatives et vous les verrez retrouver la place qui devrait leur être échue, soit la bobologie.
Deuxième avantage des médecines douces: les thérapeutes qui obtiennent les meilleures résultats ne sont pas remboursés par les assurances maladies, ce qui évacue la bobologie et libère des fonds pour les coûteuses interventions.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Articles sur "gènes et races" glissés sur le fil garçons et filles, à toutes fins utiles.

BàV

Écrit par : Steppenwolf | 17 juillet 2008

Vous ne me décevez pas mais pour l'instant, excusez-moi, je n'arrive pas à admirer ni vos idées ni votre style . Je vous trouve un tantinet rasoir. Ça m'a fait pareil avec, si je me souviens bien, Guy Morel puis finalement, maintenant, ça roule et j'aime bien le lire.
Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Ravi de savoir qu'après vous avoir gratouillée mes propos vous chatouillent. Quant à ceux de Roger Felts, permettez-moi de vous dire que ce ne sont pas les pires que je connaisse. Sur le racisme, par exemple, je suis assez d'accord avec lui : combattre les théories raciales en s'appuyant sur l'argument de l'inexistence des races au regard de la biologie et de la génétique me paraît être une entreprise hasardeuse.
Tiens, je viens de relire "Contre-révolution au XXe siècle", un petit texte rédigé par Georges Politzer en réponse au discours que fit à Paris en 1941 Herr Doktor Alfred Rosenberg ( cela se trouve assez facilement sur le Net) sur l'Or et le sang ; pas un mot de biologie ou de génétique là-dedans.

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

DOBOLINO 4

Je ne mélange pas trois choses :
- les débats "théoriques" entre gens de bonne compagnie sur la réalité du monde, par exemple sur ce blog
- Des récits à vocation littéraire et humoristique où je dénonce si possible de manière plaisante ce que j'estime être des pratiques abusivesde notre société (cf : In aqua memoria, in vino veritas).
- mon comportement de thérapeute dans mon cabinet où j'ai le plus grand soucis de partir de la réalité de mes patients. Les placébos, quelques médecines douces (sans le discours d'escroc qui les accompagnent parfois), la tape sur l'épaule et même de vrais psychothérapies sont selon les circonstances des armes utiles… comme l'haldol ou le Prozac…
Je n'ai pas de message à faire passer vis-à-vis d'eux, J'essaie de les aider… Enfin, et j'abrège, tout cela, je dois l'écrire au passé puisque maladie = retraite… Ce qui me donne beaucoup de temps devant l'ordinateur quand je n'écris pas, Ce qui est le cas en ce moment.

Écrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Et alors ? Je dis simplement qu’on ne peut pas dire « je suis pour la liberté d’expression mais attention les méchants barbus ils en profitent ». Plus le cul entre deux chaises : c’est soit oui, soit non. Faut pas jouer les grands défenseurs des libertés si à côté de ça on souhaite la censure pour les autres. Ensuite, présenter l’Europe comme un vivier d’islamistes c’est faire bon marché des modérés et mettre tout le monde dans le même sac.

Ecrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

Pour parodier Molière : vous serez donc dhimmitisé !

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

"on ne peut pas dire « je suis pour la liberté d’expression mais attention les méchants barbus ils en profitent »"

Tiens , vous ne voulez pas censurer le fascisme ? Il y a des fascismes plus sympas que d'autres ???

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Le lien pour le texte de Politzer.
http://amidelegalite.free.fr/article.php3?id_article=12

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

Plutôt rouge que mort , Maurel !

Écrit par : Youkaïdi, youkaïda ... | 17 juillet 2008

"présenter l’Europe comme un vivier d’islamistes "

C'est devenu un vivier d'islamistes , renseignez-vous . Le voile est un signe que ça gagne ! Il fallait dire "No pasaran" , plus tôt !
Les islamistes utilisent la naïveté , l'angélisme et l'ignorance des européens qui deviennent ainsi leurs complices , leurs idiots utiles .

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Ravi de savoir qu'après vous avoir gratouillée mes propos vous chatouillent. Quant à ceux de Roger Felts, permettez-moi de vous dire que ce ne sont pas les pires que je connaisse. Sur le racisme, par exemple, je suis assez d'accord avec lui : .

Ecrit par : guy morel | 17 juillet 2008
Ce ne sont pas ses propos qui m'épuisent mais son sérieux imperturbable. Peut-être devrait-il adopter un âne? J'ai l'impression que le vôtre a réussi à déboutonner votre col de chemise.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Pourquoi ? Parce que « les ennemis de nos ennemis sont nos amis ». Entre l’exigence de laïcité et l’intolérance vous ne trouvez pas que la frontière est de plus en plus mince ? ça fait le jeu de qui d’après-vous le débat sur l’Islam ? Vous savez que le MNR/B Mégret utilise des éditos de Val pour justifier sa politique ? Vous vous rappelez de l’affaire du gîte de F T ? Quand pour défendre cette pauvre F T les « défenseurs de la laïcité » se sont retrouvés dans le même camp que de Villiers . En tant que défenseur (sincère) de la laïcité vous n’avez pas l’impression de jouer le rôle de l’idiot utile ? Parce que quand, pour finir, ça sera un camp ou l’autre qui l’aura emporté, la laïcité n’existera plus.

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

Ce ne sont pas ses propos qui m'épuisent mais son sérieux imperturbable.

Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2008

C'est qu'il est difficile d'être matérialiste et spirituel en même temps...


Si vous voulez rire un bon coup, allez lire la tribune de Darcos. Outre son titre désopilant, on y apprend que la quintessence de la pensée sarkozyste est de "donner plus à ceux qui ont moins"... fallait oser !

Écrit par : Cyrano | 17 juillet 2008

« Tiens , vous ne voulez pas censurer le fascisme ? Il y a des fascismes plus sympas que d'autres ??? »
Ne donnez pas dans la facilité SVP. Je peux le faire aussi : qui censure, à part les fascistes ?
Vous voyez. Je ne pense pas que ce genre d’argument fasse avancer le débat.

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

INFO:

REFORME DU LYCEE

Les premières pistes sont proposées sur le site suivant:
http://www.educpros.fr/

"ça va changer"...

Bonne lecture.

Écrit par : Clement | 17 juillet 2008

Bon, les amis, il me faut vous dire adieu. Un fidèle ami m'a à plusieurs reprises vivement incitée à ne plus venir écrire ici. Je viens enfin de comprendre pourquoi. Ça m'ennuie carrément de ne plus pouvoir vous donner la réplique mais c'est ainsi. Vous allez me manquer. Certains ont mon mail mais ce n'est pas pareil que ce débat public. Je le redonne pour au cas où:
vet.coup@wanadoo.fr
Quant à ceux qui viennent ici pour me lire sans me donner la réplique, si ma verve leur manque, ils connaissent mon adresse. Je suis apte à répondre aux questions de vive voix. Ce petit jeu a assez duré.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Quant à ceux qui viennent ici pour me lire sans me donner la réplique, si ma verve leur manque, ils connaissent mon adresse.
Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Remplacer "à ceux qui viennent" par "au pithécanthrope qui vient"

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2008

"Il est auto-suffisant, le Sibille; il nage dans le contentement de soi; et père de trois enfants, s'il vous plaît, ce n'est pas rien. Il donne ses petites leçons de morale aux enseignants de terrain; il fait son petit travail de formateur (qu'il estime grand) dans son petit IUFM qui l'engraisse petitement; il a ses petites relations avec Cordoba qu'il a déjà rencontré plusieurs fois; et avec Catmano aussi; il a ses petites complicités sur le blog de Brighelli; ça l'aide à penser et à se justifier. Ainsi il se sent grand.
C'est un petit homme dans sa petite crèche: ange.
Ecrit par : Novembre

Ce texte est dégueulasse.
C'est gratuit et inepte.


Quant à Camille Maurel, votre attaque contre Caroline Fourest ne tient pas deux secondes quand on compare le texte anglais que vous citez à l'analyse tronquée que vous en faites. La traduction est bonne, c'est l'analyse qui est fausse. Elle s'attaque à l'"islam radical", pas aux immigrés, lisons correctement.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Dobolino, je vous comprends, j'ai failli en faire autant.

Bon courage à vous pour tout :-)

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

« the failure of Arab immigrants to integrate. »

ça c’est une critique des islamistes poseurs de bombes ?


Maintenant si vous voulez à tout prix défendre C F je m’en moque.
De toute façon, depuis tout à l’heure le débat a évolué(cf récents posts avec Amélie)

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

Pour le texte de Darcos sur "le sarkozisme est-il un humanisme ?" (ce n'est pas tout à fait la question posée, mais c'est l'esprit du texte), ce n'est même pas lui qui l'a rédigé, c'est Raphaël Muller.
http://www.education.gouv.fr/cid2534/les-membres-du-cabinet.html#muller

Et il n'est pas franchement bon (le texte, naturellement).

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Et je me moque, moi, que le débat ait évolué ou non. Vous critiquez à tort, je rectifie dans la faible mesure de mes moyens.

Caroline Fourest ne dit pas que les immigrés arabes ont totalement raté toute tentative d'intégration, elle dit que les islamistes radicaux profitent des échecs de l'intégration des immigrés (à moins que vous ne considériez qu'il n'y a eu AUCUN échec dans la politique d'intégration des trente dernières années, auquel cas vous devriez vite appeler la presse pour les en informer). Ca ne me semble pas très dur à traduire, mais évidemment, il ne faut pas vouloir faire une lecture orientée du texte en langue source dès le départ.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Ce que je critique c’est la généralisation. C'est-à-dire « tous dans le même sac ». Le fait de prendre tout en bloc. Il faut un peu de nuance non ? j’aurais aimé qu’elle évite de généraliser et qu’elle rappelle un peu (ce qu’elle fait fait parfois ailleurs) que tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier.

OK ?

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

D'accord avec Jeremy au sujet de Caroline Fourest.

Ce Novembre, c'est un avatar de toto ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 juillet 2008

Oui mais enfin c'est une phrase extraite d'une partie d'un article de journal, qui plus est sujette à traduction anglais-français alors qu'elle a déjà été traduite du français vers l'anglais. Une fois levée l'ambiguïté de la traduction, et en lisant d'autres textes de la même auteure (ce que vous avez déjà manifestement fait), vous pouvez aisément vous persuader qu'elle a sur ce sujet autant de nuance qu'il en faut.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Dernière ( ?) mise au point sur les races.

Le mot « race » fait désormais partie du langage commun. Vouloir le supprimer est absurde (encore plus que la féminisation forcée de noms de métiers et autres trucs du même genre). D’accord aussi pour dire qu’on ne va pas faire un cours de génétique des populations à un ancien électeur communiste devenu électeur du FN avant de devenir probablement autre chose. Ces gens-là, qui ont perdu leurs anciens repères politiques et n’en trouvent pas d’autres, se fichent éperdument de la « biologie des races ». Ce qui les inquiète, c’est le chômage, l’insécurité (comme on dit), la misère, etc. Et ils cherchent (ils trouvent) un bouc émissaire dans la figure de l’immigré. Ils ne sont donc pas racistes, au sens exact du terme. Mais ils peuvent basculer dans le racisme parce que ce dernier a marqué si profondément notre histoire récente qu’il peut ressurgir à tout moment et n’importe où.

Entre gens cultivés (comme on le suppose des lecteurs de ce blog), les choses sont différentes. Il convient de soutenir les savants qui ont décidé de réserver le mot « race » aux produits d’une sélection artificielle. En bons racistes (d’après le sens aujourd’hui savant du mot « race »), les nazis ont en effet traité l’homme comme un animal domestique. Sélection artificielle : élimination des produits dégénérés (juifs, tziganes, homos) et renforcement de la sélection aryenne (femmes pondeuses). La décision terminologique des biologistes est donc deux fois pleine de raison :
- parce que, malgré l’obstination de Roger Felts, la sélection naturelle et la sélection artificielle sont deux choses très différentes, qu’il faut désigner par des termes différents si l’on veut savoir de quoi en parle (il ne peut pas y avoir d’équivocité dans le discours scientifique).
- parce que, ce faisant, ils définissent ce qu’est le racisme au sens propre du mot et montrent à quoi il conduit.

Le discours savant n’est pas celui du sens commun. Il n’y a pas de lien direct entre l’un et l’autre. Mais il y a des continuités diffuses. Le discours raciste n’aurait jamais pu « prendre » si celui de « la biologie des races » ne l’avait pas accompagné pendant plus d’un demi-siècle. Il faut donc dire et répéter que les spécialistes de l’évolution sont aujourd’hui d’accord pour dire que la notion de « races humaines » n’a aucun sens. Qui doit dire et répéter cela ? Eh bien nous, gens cultivés, journalistes, profs, etc. qui sommes les médiateurs entre le discours scientifique et celui du sens commun. C’est seulement à cette condition que les séquelles de l’ancien discours pseudo-scientifique ont une chance de disparaître. Il convient de créer une nouvelle « continuité diffuse » entre le discours actuel de la science et celui du sens commun.

(je dois partir, je reviendrai demain sur ce qui explique, à mon avis, la position de Roger Felts)

Écrit par : Pedro Cordoba | 17 juillet 2008

Bon, les amis, il me faut vous dire adieu.
Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Vous dites adieu trop facilement.
Dans 3 semaines, vous êtes de retour, comme d'habitude.
A très vite.

Écrit par : Bolino | 17 juillet 2008

Sylvie, je pense effectivement que Novembre est disciple de Toto. Maisil n'y a que lui qui pourrait nous le dire.

Toto, es-tu là?

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

"Bon, les amis, il me faut vous dire adieu.
Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Vous dites adieu trop facilement.
Dans 3 semaines, vous êtes de retour, comme d'habitude.
A très vite.

Ecrit par : Bolino | 17 juillet 2008"

Ah, ça, je sais qui c'est !!! Oh le filou qui s'est déguisé derrière le pseudo d'une marque de pâtes !

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Cher Roger Felts

Je suis désolé de n'avoir pu répondre de manière détaillée à vos questions mais je le ferai ( Vous savez , je fais des textes longs ...) mais j'ai perdu les données d'un de mes disques et ça m'a pris un peu de temps pour les restaurer. Je vous promets de me mettre à un texte sérieux sur la critique du "républicanisme scolaire" dès que je rentre des USA où je passe un mois en partant demain.

Pour me faire pardonner, un petit texte sur la pensée unique

Michel Delord

* * * * *

A propos de la pensée unique

Je suis disons inquiet ( en fait ça me fait froid dans le dos parce que ça me replonge dans les années 70 pendant lesquelles je me battais seul en doutant en permanence de la validité de ce que j’avançais ) lorsque je vois que des gens qui prétendent lutter contre la dégénérescence de l'Instruction Publique écrivent " On entrerait alors dans un système proche de celui de que nous combattons, à savoir, celui de la pensée unique de l’Education Nationale." Parce qu'il me semble que le sens de cette argumentation rentre tout à fait, on va le voir , dans le discours de ceux - de droite ET de Gauche - qui ont détruit l'école. Et il me semble difficile de vouloir reconstruire l'école en reprenant la problématique de ceux qui l'on détruite…

Il n’est donc pas inutile de rappeler un peu ce qu'il s'est passé à partir des années 70 parce que bien comprendre le passé est la condition nécessaire de la compréhension du présent[1] ; cette mise au point, nécessaire pour les « jeunes » est également nécessaire pour une partie des vieux « dans notre camp antipédagogiste », ceux qui, pour diverses raisons, ont été pédagogistes dans les années 70/80[2] ou n’ont pas compris ce qui se passait et donc reprennent logiquement actuellement des positions qu’ils croient positives et qui ont en fait partie des positions qui ont permis de détruire l’école.

A cette époque, donc les années70, *pour la première fois depuis la création de l'école publique en France*, on introduit des programmes qui ne permettent pas d'apprendre ( ou qui forcent à apprendre sans comprendre).

Lorsqu’il y a une certaine prise de conscience de cet état de fait, il n'est surtout pas question que les rédacteurs des programmes reconnaissent publiquement que ces programmes étaient nocifs ni que les corps d'inspection[3] qui sont chargés de les faire appliquer reconnaissent publiquement qu’ils ont imposé par la force leur application[4] ( je ne parle pas ici la couche des formateurs divers qui n'étaient formateurs que par leur adhésion à ces programmes ).

Et là, un raisonnement magique salvateur pour tous les responsables apparaît : ce ne sont donc pas les programmes qui sont en cause - ils étaient bons - mais le fait que les enseignants n’ont pas su les adapter
1) au contexte local
2) au profil psychologique de chaque élève

Et la solution arrive : projet d’établissement pour l’adaptation au contexte local et pédagogie de projet pour l’adaptation à chaque élève et première mise en place de la déconcentration/décentralisation[5] …

C'est-à-dire que se met en place la destruction de programmes uniques au nom du « droit à la différence », d’une critique du « jacobinisme » , de la « centralisation », de la « pensée unique » …. Et ceci avec l’approbation d’une bonne partie du corps enseignant qui, incapable de critiquer les contenus d’enseignement proposés, limitait sa critique au fait qu’on lui imposait la réforme : une partie de ces enseignants se trouvent quelquefois flattée par le fait qu’on lui donne la responsabilité de la mise en place de différents projets, sans voir que non seulement c’est une manœuvre des responsables pour se dédouaner à peu de frais mais parce que c’est exactement le biais par lequel ces mêmes responsables vont leur faire porter le chapeau.

Et, bien sûr , cette compréhension du malaise de l’école qui accuse la centralisation, le jacobinisme et non pas les contenus des programmes et des progressions va avoir un grand succès. Une première raison est qu’elle ne demande pas trop d’effort intellectuel - en tout cas, elle demande moins de formation disciplinaire que d’écrire des programmes et des progressions ou de commencer par faire une critique théorique de ceux qui existent – et, tout simplement, qu’elle est en fait assez démagogique.

Mais surtout elle va obtenir le soutien des mouvements antiautoritaires aussi bien de gauche et d’extrême gauche ( le lien avec les pires aspects antiautoritaires de « 68 » est connu même s’il est déformé par les journaux de droite) que de droite qui va , se basant sur un anticommunisme traditionnel dénoncer l’école parce qu’elle est ‘soviétiforme’ , parce qu’elle est la plus grande administration stalinienne mondiale après l’Armée rouge ….[6]

Je me suis intéressé ici surtout à ce que signifiait symboliquement la critique de l’organisation de l’éducation nationale au nom de la critique de la « pensée unique » : il s’agit donc de la négation de la nécessité de programmes uniques et de la critique de toute forme de centralisation et d’autorité présentée comme étant par essence oppressive.

Mais il y a un autre aspect non négligeable de cette critique de l’école au nom de la critique de la pensée unique. En fait, contrairement à ce que dit la gauche, l’expression pensée unique n’a pas été inventée par la gauche et le Monde diplomatique mais par la Nouvelle droite et il est intéressant de voir ce qu‘elle y met fondamentalement[7] . On peut le trouver dans l’article “ Contre la Pensée Unique ”[8] . Il désigne bien l’ennemi, c'est-à-dire Les Lumières et, en fait, l’instruction publique qui en est une réalisation :

« Et c'est pourquoi, dans son sens le plus large, la pensée unique peut aussi se définir comme ce socle de légitimité à partir duquel tout mode de pensée qui ne peut être identifié comme héritier des Lumières, tout mode de pensée qui prétend assigner à la société un autre but que la recherche exclusive du bien-être matériel, est aujourd'hui rejeté, exclu, calomnié, pourchassé comme il ne l'a jamais été. »



17 juillet 2008
Michel Delord







[1] Le modernisme et le « pédagogisme » qui vivent dans l’immédiat (et la « pratique » qui ne peut justement qu’être immédiate) sont basés justement sur le refus du « patrimoine », cad du fait de « se placer sur des épaules de géant » ( au contraire, ils vantent leur intelligence et leurs mérites personnels) et sur le refus de la compréhension historique qui est bien elle aussi la caractéristique du pédagogisme puisqu’il a eu à dénaturer l’image des aspects positifs de l’école de Jules ferry pour en développer ce qui est pire que ses pires aspects.

[2] En effet, s’ils ont été « pédagogistes » dans les années 75/85, c’est parce qu’ils ont effectivement partagé les erreurs théoriques de cette période, ont continué à les partager ensuite et ont cru rompre avec le « pédagogisme » seulement parce qu’ils faisaient des cours magistraux au lieu d’être « constructivistes » : on pouvait ainsi se croire bon enseignant parce que l’on ‘transmettait’ des connaissances idiotes au lieu de les faire découvrir par les élèves. Et ce type de personnage n’est pas rare dans le mouvement. Son portrait robot est le suivant : il place la rupture en 89 ou aux alentours i) parce qu’avant il ne s’était rendu compte de rien en terme de contenus d’enseignement (ce qui est quand même relativement grave) ii) parce qu’il va continuer à revendiquer le contenu d’enseignement que l’on peut appeler pédagogisme propre, c'est-à-dire celui des années 75 qui est un mélange incohérent de progression classique et de progression « structuraliste » aussi bien en mathématiques qu’en grammaire ii) parce qu’il va donc logiquement défendre les programmes de 2008 qui représentent effectivement ce pédagogisme propre avec un contenu non constructiviste mais …basé sur une progression qui ne permet pas de construire la cohérence et la rationalité de l’élève.

[3] Dans mon cas, l’IPR de mathématiques, Mr Leroy a fait vers 1975/76 un commentaire du BO de 70 sur les maths modernes en primaire pour montrer justement qu’il n’y avait pas eu d’excès ( mais cet exposé a apparemment été fait partout)

[4] … avec des résistances dont il aurait fallu reconnaître qu’elles étaient justes !

[5] Voir MD, Déconcentralisation, juin 2003 http://michel.delord.free.fr/central.html

[6] Le mouvement « antipédagogiste » gagnerait beaucoup 1) à être plus performant sur la critique des programmes et la proposition de nouveaux programmes 2 ) à éviter de se présenter toujours comme une victime du totalitarisme , car même s’il a subi quelques vexations, cette mise en avant ne fait pas très sérieux surtout dans des milieux qui subissent une oppression plus forte . Combien d’enseignants ont-ils été licenciés parce qu’ils étaient anti-pédagogistes ?

[7] Lire Michel Delord, La « pensée unique » : querelle sur la paternité, http://michel.delord.free.fr/pu.pdf

[8] Éléments , revue du GRECE, Pour la civilisations européenne, Avril 1997.

Écrit par : MichelDelord | 17 juillet 2008

Et je suis certaine que quand Catmano va revenir de vacances et lire ces lignes, elle hurlera de rire toute seule face à son ordi.
Ecrit par dobolino

Ça y est, c'est fait !

Pour en revenir au sujet initial, ou presque, hier soir, j'assistais à l'ouverture d'un spectacle basé sur Orfeo de Monteverdi.
A côté de moi, se trouvait une adolescente, 14 ans environ, entourée de quatre ou cinq bambins de 4 à 10 ans, fort bruyants d'ailleurs et apparemment "orphelins de père et de mère" au moins pendant la durée du spectacle.

Le plus âgé des bambins demande à la grande ce qu'est une noce...

- J'peux pas te l'dire, t'es trop jeune (gloussements appuyés), enfin bon, tu vois, euh, c'est un truc, oh quoi, t'as quand même entendu parler des noces de miel !
- Aaaahhh ouais (rire graveleux du bambin suivi du rire tout aussi graveleux des plus jeunes) !

Alors oui, je crois que remettre un peu de culture au milieu des descriptions d'appareils génitaux devient vraiment urgent. Je crois aussi qu'il serait urgent d'attendre, en maternelle et au moins dans les premières années de l'élémentaire, si ce n'est dans toutes.

Écrit par : catmano | 17 juillet 2008

Je viens de lire que l'enseignant organisateur d'une sortie scolaire qui s'est terminée par le drame d'Allinges dans lequel 7 de ses élèves ont perdu la vie,vient de se suicider, ne supportant plus le poids de la culpabilité. Un autre drame qui aurait pu être évité , comment ne pas se sentir révolté et bouleversé devant la solitude et le désespoir de cet enseignant !

silence...

Écrit par : Saperlipopette | 17 juillet 2008

Quand pour défendre cette pauvre F T les « défenseurs de la laïcité » se sont retrouvés dans le même camp que de Villiers .

Et alors ?
Qu'est-ce qui est le plus grave , ne pas défendre la laïcité et la démocratie ou se retrouver avec De Villiers ??

A choisir , je choisis le républicain royaliste pluôt que la charia !

Pas de quartier , pas de compromissions ! On sait où mènent les accommodements raisonnables ! Ou peut-être n'est-ce pas encore assez pour vous ??

Ne soyez pas borné !

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Je pense que le républicain royaliste est aussi fou et nuisible que ce qui inspire la charia.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Maintenant vous vous trompez je pense sur mon camp. Je ne m’oppose pas à vous, je critique une stratégie et une méthode désastreuses. Quel est l’effet de cette agitation ? Montée des tensions d’un côté, de l’autre …Oui et puis la déclaration de N. S. :

« Quand on menace un Arabe, un Musulman ou un Juif en France, on menace la République. Le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme ne s’expliquent pas, ils se combattent. »

Vous avez remarqué le glissement ? L’islamophobie placée sur le même plan que le racisme. Tout le monde a été choqué à l’époque. Donc, ce que je critique c’est aussi tout ceux qui, sans le vouloir, ont contribué à ce glissement de sens qui empêche maintenant toute évolution.
Au lieu d’un débat sur la laïcité on se retrouve dans un débat sur le racisme. C’est là que certains ont joué le rôle d’idiot utile. Simplement en tombant dans le piège.

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

« Je pense que le républicain royaliste est aussi fou et nuisible que ce qui inspire la charia. »

C’est ce que je voulais dire. Bientôt, il n’y aura plus qu’une alternative. C’est regrettable.

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

"Qu'est-ce qui est le plus grave , ne pas défendre la laïcité et la démocratie ou se retrouver avec De Villiers ?? "


Le problème c’est que de Villiers n’est pas un laïque pur jus . Voir son ITW dans la croix. Il rappelle la part du catholicisme dans notre morale et notre éthique.

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

De Villiers n'est surtout ABSOLUMENT PAS laïque ! Et il s'en fait l'honneur.

C. Maurel : "Vous avez remarqué le glissement ? L’islamophobie placée sur le même plan que le racisme."
C'est juste, Caroline Fourest a d'ailleurs toujours combattu l'extension outrancière, effectuée à des fins peu avouables, du concept d'"islamophobie".

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

"Caroline Fourest a d'ailleurs toujours combattu l'extension outrancière"
je sais. un bon point pour elle.

Mais voir aussi son embarras sur l’affaire F.T. (question du voile dans les lieux publics) dans prochoix et sur internet dans son blog du 6 oct 2007

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

17 juillet 2008
Michel Delord

Excellente analyse ; rien n’est d’ailleurs plus salutaire, dans tout débat public, que de porter l’attention sur les expressions où se niche l’inertie de la pensée, à partir de laquelle peuvent dès lors - et ne manquent pas de - se prendre des décisions mal éclairées ou injustes.

Écrit par : Pli | 17 juillet 2008

Honnetement, je ne me souviens pas bien de "l'affaire F.T."

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

"Il rappelle la part du catholicisme dans notre morale et notre éthique."

Ecrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

Oui , on n 'est pas musulmans . Rappeler les fondements de notre civilisation , c'est un crime ?


« Je pense que le républicain royaliste est aussi fou et nuisible que ce qui inspire la charia. »

L'Iran , les ayatollahs , l'Afghanistan et les Talibans c'est beaucoup mieux !


Bientôt, il n’y aura plus qu’une alternative. C’est regrettable.

Ecrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008


Peut-être , mais on l'a cherché , à force de se tromper d'ennemi pour ne pas être catalogué dans le camp du Mal .

C'est ainsi qu'on a permis aux islamistes d'inventer l'islamophobie , d'en faire un synonyme de racisme avec la bénédiction du camp du Bien !

Je vous trouve bien en retard , pour moi , aujourd'hui , il n'y a plus ni droite ni gauche , mais seulement les universalistes de droite ou de gauche , même combat :le fric , et puis les autres .

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Une proprio refuse que 2 femmes soient voilées dans les parties communes d’un gîte. Plainte. Les association s’en mêlent . Grosse confusion : de Villiers, MRAP LDH association défense de la laïcité. Que faire ? Là on se sent merdeux. Laïcité, droit de la femme, soupçon de racisme …Le cœur balance. Elle écrit « Connaissant le travail de sape qu’ils ont mené pour empoisonner ce débat, je n’aurais pas aimé devoir figurer sur les bancs de ce procès aux côtés du MRAP et de la LDH. Mais je ne me serais pas sentie mieux de l’autre côté de la barre » c'est-à-dire avec les laïcs et de Villiers. En gros, elle l’a bien dit, le débat est empoisonné.
Conclusion difficile de FC : oui pour la laïcité mais dans le respect des libertés individuelles .

Là, on a le cul entre deux chaises (elle aussi ). On peut pas jouer sur tous les tableaux : défense de la femme/des libertés/de la laïcité.
J’avais pris cet exemple pour montrer combien le débat était pourri et surtout insoluble si on continue à entretenir la confusion.

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

Juste , Maurel !

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

« C'est ainsi qu'on a permis aux islamistes d'inventer l'islamophobie »

Qu’est-ce que je dis depuis tout à l’heure ? Sous ce on y a qui ? Une seule nuance : ce n’est « on a permis » mais « on a collaboré » soit en se laissant entraîner soit en laissant pourrir les choses .

PS : de Villiers ne dit pas que notre pays a une culture chrétienne. Moi aussi je dis que notre pays a une culture et une tradition chrétiennes. Il dit que la culture chrétienne doit alimenter le débat sur l’éthique ou la bio-éthique. Je cite :
"Ce qui ne signifie pas que les deux sphères doivent être étanches. Il serait absurde de réduire la religion à un espace privé sans influence sur la société. » : « Ce serait nier le rôle de la doctrine sociale de l'Église qui, d'encycliques en encycliques, a porté un certain nombre de messages. Les parlementaires vont avoir à débattre bientôt de la bioéthique et du clonage. Il est important que sur ces questions, il y ait une parole publique de tous ceux qui ont une conception métapolitique de l'homme. »

Donc , dans ce cas-là, quelle est son opinion sur le mariage homo, l’avortement… ?(en fait, non , on la connaît son opinion).
Donc vous voyez la nuance : entre dire il y une tradition catholique et dire la doctrine catholique a sa place au parlement il y a un (grand) écart.

Écrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

DEVINETTE : PAR QUELLE PERSONNALITÉ DE LA LUTTE ANTIPÉDAGOGISTE LE TEXTE SUIVANT A-T-IL ÉTÉ ÉCRIT ?


"L'homme est à la naissance un être inachevé. Pour se parfaire, il a besoin d'apprendre. D'apprendre que : ce sont les connaissances ; d'apprendre à : c'est le savoir-faire. Il y avait autrefois diverses manières d'acquérir connaissances et savoir-faire. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'une : l'école. Or, l'école est en crise dans tous les pays industrialisés. Particulièrement en France, pays qui consacre chaque année près de 100 milliards d'euros à l'éducation et où les ressources affectées à ce secteur ont pratiquement doublé en l'espace de vingt ans, chacun s'accorde à constater que l'école va mal. Beaucoup se bornent à constater des pathologies quotidiennes (violences, drogue, " incivilités ", baisse de niveau, etc.) qui ne sont que des épiphénomènes. D'autres, non sans raison, dénoncent le centralisme étatique, l'inefficacité bureaucratique du "mammouth" de l'Education nationale, les aberrations du " pédagogisme " ou la croyance selon laquelle tout le monde peut suivre une scolarité normale jusqu'au niveau du baccalauréat. Mais c'est encore s'en tenir à la surface des choses. L'école est toujours le reflet de la société, en même temps qu'elle la renforce en reproduisant ses traits essentiels.
L'idéal qui visait à "transformer l'homme" par l'éducation (à "régénérer l'humanité" par le "perfectionnement général de l'espèce", comme disait Condorcet) a de toute évidence fait faillite. Celui, plus modeste, qui visait à transformer les individus en citoyens ("c'est l'éducation qui doit donner aux âmes la forme nationale", assurait Rousseau) a pareillement échoué. Au moins ces deux idéaux reconnaissaient-ils la nécessité d'apprendre et de transmettre. C'est cette nécessité qui est aujourd'hui en question. L'école peut-elle transmettre (des noms, des récits, des symboles, des savoirs, des obligations) dans un monde qui ne veut plus transmettre, mais seulement communiquer ? Peut-elle instruire dans une société qui ne jure que par la performance utilitaire et le pragmatisme de l'efficacité ? Pourquoi apprendre si une machine peut le faire à ma place ? Pourquoi apprendre si ça ne me rapporte pas ? Pourquoi ap-prendre si le seul but dans la vie est de prendre ? Ce sont bien les finalités de l'acte d'apprendre qui ont changé. Et c'est pourquoi il y a quelque paradoxe à tout attendre de l'école au moment même où, après avoir depuis longtemps renoncé à éduquer, elle est en passe de ne plus savoir comment instruire.
Mais il faut aller plus loin. L'enseignement privé a toujours été, en grande partie, un enseignement confessionnel. Il le demeure, sauf que la religion de l'économie a remplacé les autres - et que, sous son influence, l'école publique se privatise à son tour. Au fur et à mesure que la logique du capital étend son emprise, l'école devient de plus en plus l'antichambre du cabinet d'embauche. "C'est à l'école que se forge la compétitivité des nations, des entreprises et des individus", lisait-on récemment dans Valeurs actuelles (8 février 2002). L'éducation est alors perçue comme processus d'entrée sur le marché, perspective purement utilitaire selon laquelle la formation dispensée aux élèves doit être considérée avant tout comme un investissement économique et un service rendu au monde de l'argent. Derrière le duel dérisoire des "républicains" et des "libertaires", des partisans d'une restauration de l'ordre et des tenants du laisser-faire, il faut savoir lire l'offensive du marché.
L'école, dans le meilleur des cas, n'est plus alors que le moyen d'inculquer des recettes - le savoir en étant une parmi d'autres - permettant d'être le plus performant possible. A l'"école du capitalisme total" (Jean-Claude Michéa), on apprend à acquérir des connaissances "utiles", c'est-à-dire les raccourcis et les techniques nécessaires pour naviguer, en pilote automatique, dans "le monde qui fait le malin, le monde de ceux à qui on n'a plus rien à apprendre" (Péguy). On apprend à maximiser son intérêt personnel toute sa vie durant. On apprend à se satisfaire du présent en le considérant comme seul possible, c'est-à-dire à oublier le passé tout en désespérant de l'avenir. Cette façon d'apprendre se nourrit tout naturellement du manque de curiosité, de la démission de l'esprit critique. Elle s'en nourrit et elle les stimule.
Ce n'est en effet pas l'inculture qui surprend le plus chez les jeunes (leurs aînés sont majoritairement tout aussi ignorants), mais l'absence totale de curiosité, l'absence de cet esprit de rébellion, fût-il sommaire, qui fut de tout temps le propre du sortir de l'enfance. "L'acte d'apprendre dans la perspective de (se) comprendre fait de nous des hommes libres et critiques", écrit Charles Coutel (Pourquoi apprendre ?, Pleins Feux, Nantes 2001). De fait, l'école a longtemps été vue comme un moyen d'émancipation privilégié. Mais elle est devenue l'inverse : un lieu de vie à la fois barbare et conforme, un concentré de tout ce qui aliène au sein de la société globale. On n'y apprend plus à être libre, à penser par soi-même, mais à se conformer à la logique du capital. L'école ne remplit plus son rôle ? Du point de vue de l'idéologie dominante, elle le remplit au contraire parfaitement. La réflexion constitue une entrave à la consommation, qui exige des individus sans repères. Il est donc nécessaire que les individus soient dissuadés de réfléchir. L'école s'y emploie à merveille. Elle produit en série des sujets non critiques, des êtres inauthentiques échappant à tout rapport de sens, des individus flottants qui grandissent dans la passion des "marques", déjà ouverts à toutes les pressions et suggestions consommatoires. La télévision, dont la fonction éducative a largement supplanté celle des parents, pousse déjà les jeunes à confondre le réel et l'imaginaire en leur désapprenant la maîtrise des catégories symboliques de personne, d'espace et de temps. L'école fabrique à la chaîne des enfants à la fois informes et prodigieusement conformes.
On voit bien, alors, vers quoi l'on se dirige. La montée du consumérisme scolaire avec la complicité de parents qui sont les premiers à détourner leur progéniture de toute forme d'enrichissement culturel inutile à leurs yeux pour "s'épanouir" et "acquérir un métier" - autrefois inscrit d'abord dans le social, l'enfant ne s'inscrit plus aujourd'hui que dans l'affectif -, conduira à laisser le marché réguler l'offre éducative, ce qui accentuera les inégalités sociales et géographiques. Avec d'un côté un enseignement "unique" produisant une masse informe de consommateurs et d'individus décérébrés, et de l'autre des élites entraînées et dressées au service exclusif du capital, l'école est appelée à reproduire la société à deux vitesses dont elle est déjà l'une des pierres angulaires. Système en forme de miroir aux alouettes, système qui attire et désespère à la fois. Sait-on que, par rapport à celles nées autour de 1945, le taux de suicide des générations nées autour de 1960 a déjà plus que doublé?"

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

Ah oui, je me souviens effectivement. Mais c'était une affaire troublante, où les deux parties avaient finalement tort. C'est pour ça qu'il était quasi-impossible de prendre parti.
Nous sommes vraisemblablement d'accord tous les deux sur ce point.

Je suis plus contrarié par les réponses d'Amélie :

1) "Il rappelle la part du catholicisme dans notre morale et notre éthique."Ecrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008
Oui , on n 'est pas musulmans . Rappeler les fondements de notre civilisation , c'est un crime ? Ecrit par : Amelie

Or, le catholicisme ne représente qu'une partie seulement des fondements de notre civilisation, au même titre que l'athéisme et le paganisme. Faire du catholicisme la source de la civilisation européenne, c'est tirer un trait sur la démocratie athénienne, le droit romain, le système numérique babylonien, les libres-penseurs, etc. Pour moi, au contraire, la civilisation actuelle fait tout son possible pour s'émanciper du joug que lui a trop longtemps imposé la secte catholique, avec ses disciples, ses martyrs et ses gourous.

2) « Je pense que le républicain royaliste est aussi fou et nuisible que ce qui inspire la charia. » Ecrit par : Jeremy
L'Iran , les ayatollahs , l'Afghanistan et les Talibans c'est beaucoup mieux ! Ecrit par : Amelie.

Je n'ai pas dit que l'islamisme était préférable à De Villiers, j'ai dit qu'il n'était vraisemblablement pas meilleur que les talibans. Je doute même profondément qu'il serait moins sanguinaire, s'il avait les pleins pouvoirs. Ce type est un intégriste radical, et il me hait intrinsèquement, ça me suffit pour me ficher la frousse.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Le message ci-dessus est en réponse à C. Maurel, qui écrivait : Une proprio refuse que 2 femmes soient voilées dans les parties communes d’un gîte. Plainte. Les association s’en mêlent . Grosse confusion : de Villiers, MRAP LDH association défense de la laïcité. Que faire ? Là on se sent merdeux. Laïcité, droit de la femme, soupçon de racisme …Le cœur balance. Elle écrit « Connaissant le travail de sape qu’ils ont mené pour empoisonner ce débat, je n’aurais pas aimé devoir figurer sur les bancs de ce procès aux côtés du MRAP et de la LDH. Mais je ne me serais pas sentie mieux de l’autre côté de la barre » c'est-à-dire avec les laïcs et de Villiers. En gros, elle l’a bien dit, le débat est empoisonné.
Conclusion difficile de FC : oui pour la laïcité mais dans le respect des libertés individuelles .

Là, on a le cul entre deux chaises (elle aussi ). On peut pas jouer sur tous les tableaux : défense de la femme/des libertés/de la laïcité.
J’avais pris cet exemple pour montrer combien le débat était pourri et surtout insoluble si on continue à entretenir la confusion.

Ecrit par : C. Maurel | 17 juillet 2008

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Il est auto-suffisant, le Sibille; il nage dans le contentement de soi; et père de trois enfants, s'il vous plaît, ce n'est pas rien. Il donne ses petites leçons de morale aux enseignants de terrain; il fait son petit travail de formateur (qu'il estime grand) dans son petit IUFM qui l'engraisse petitement; il a ses petites relations avec Cordoba qu'il a déjà rencontré plusieurs fois; et avec Catmano aussi; il a ses petites complicités sur le blog de Brighelli; ça l'aide à penser et à se justifier. Ainsi il se sent grand.
C'est un petit homme dans sa petite crèche: ange.

Ecrit par : Novembre | 17 juillet 2008

Toto? (m Novembre? ;-) ?; non, je ne crois pas. Où alors, il aurait vraiment avalé en vitesse accélérée tous les volumes de "léo et léa", suivis du bled et de quelques lectures dont le sens ne serait pas absent. ;-) .
Cela fleure plutôt son Guillaume, qu'on n'a pas vu depuis assez longtemps. Guillaume, qui a dû se sentir ragaillardi et renforcé dans ses certitudes que je suis un suppôt du pédagogisme, un terroriste vis à vis des instits stagiaires en formation et, surtout, un thuriféraire de la gauche bien-pensante quand Roger Felts, dont je n'ai goûté ni les arguments ni, surtout, le style, (c'est vrai qu'il est un peu chiant, Dobolino) a appuyé dans ce sens. Mais cela a assez peu d'importance.
Je remercie en tous cas Jeremy d'avoir dit ce qu'il pensait de ce mini-torchon. Qui aurait avantageusement pu figurer, (en ce qui concerne l'argumentaire et le style en tous cas), dans les gazettes les plus minables des périodes les plus sombres de notre histoire.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

Rappelons quand même ici, (même si cela a été dit un certain nombre de fois), que ce sont les alter-mondialistes (et l'équipe du monde diplomatique) qui ont fait entrer le loup dans la bergerie en invitant Tarik Ramadan, en toute connaissance de cause, au premier forum social européen, (et qui ont d'ailleurs récidivé, en mieux, au deuxième).

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

"DEVINETTE : PAR QUELLE PERSONNALITÉ DE LA LUTTE ANTIPÉDAGOGISTE LE TEXTE SUIVANT A-T-IL ÉTÉ ÉCRIT ?


"L'homme est à la naissance un être inachevé. Pour se parfaire, il a besoin d'apprendre. D'apprendre que : ce sont les connaissances ; d'apprendre à : c'est le savoir-faire. Il y avait autrefois diverses manières d'acquérir connaissances et savoir-faire. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'une : l'école. Or, l'école est en crise dans tous les pays industrialisés. Particulièrement en France, pays qui consacre chaque année près de 100 milliards d'euros à l'éducation et où les ressources affectées à ce secteur ont pratiquement doublé en l'espace de vingt ans, chacun s'accorde à constater que l'école va mal. Beaucoup se bornent à constater des pathologies quotidiennes (violences, drogue, " incivilités ", baisse de niveau, etc.) qui ne sont que des épiphénomènes. D'autres, non sans raison, dénoncent le centralisme étatique, l'inefficacité bureaucratique du "mammouth" de l'Education nationale, les aberrations du " pédagogisme " ou la croyance selon laquelle tout le monde peut suivre une scolarité normale jusqu'au niveau du baccalauréat. Mais c'est encore s'en tenir à la surface des choses. L'école est toujours le reflet de la société, en même temps qu'elle la renforce en reproduisant ses traits essentiels.
L'idéal qui visait à "transformer l'homme" par l'éducation (à "régénérer l'humanité" par le "perfectionnement général de l'espèce", comme disait Condorcet) a de toute évidence fait faillite. Celui, plus modeste, qui visait à transformer les individus en citoyens ("c'est l'éducation qui doit donner aux âmes la forme nationale", assurait Rousseau) a pareillement échoué. Au moins ces deux idéaux reconnaissaient-ils la nécessité d'apprendre et de transmettre. C'est cette nécessité qui est aujourd'hui en question. L'école peut-elle transmettre (des noms, des récits, des symboles, des savoirs, des obligations) dans un monde qui ne veut plus transmettre, mais seulement communiquer ? Peut-elle instruire dans une société qui ne jure que par la performance utilitaire et le pragmatisme de l'efficacité ? Pourquoi apprendre si une machine peut le faire à ma place ? Pourquoi apprendre si ça ne me rapporte pas ? Pourquoi ap-prendre si le seul but dans la vie est de prendre ? Ce sont bien les finalités de l'acte d'apprendre qui ont changé. Et c'est pourquoi il y a quelque paradoxe à tout attendre de l'école au moment même où, après avoir depuis longtemps renoncé à éduquer, elle est en passe de ne plus savoir comment instruire.
Mais il faut aller plus loin. L'enseignement privé a toujours été, en grande partie, un enseignement confessionnel. Il le demeure, sauf que la religion de l'économie a remplacé les autres - et que, sous son influence, l'école publique se privatise à son tour. Au fur et à mesure que la logique du capital étend son emprise, l'école devient de plus en plus l'antichambre du cabinet d'embauche. "C'est à l'école que se forge la compétitivité des nations, des entreprises et des individus", lisait-on récemment dans Valeurs actuelles (8 février 2002). L'éducation est alors perçue comme processus d'entrée sur le marché, perspective purement utilitaire selon laquelle la formation dispensée aux élèves doit être considérée avant tout comme un investissement économique et un service rendu au monde de l'argent. Derrière le duel dérisoire des "républicains" et des "libertaires", des partisans d'une restauration de l'ordre et des tenants du laisser-faire, il faut savoir lire l'offensive du marché.
L'école, dans le meilleur des cas, n'est plus alors que le moyen d'inculquer des recettes - le savoir en étant une parmi d'autres - permettant d'être le plus performant possible. A l'"école du capitalisme total" (Jean-Claude Michéa), on apprend à acquérir des connaissances "utiles", c'est-à-dire les raccourcis et les techniques nécessaires pour naviguer, en pilote automatique, dans "le monde qui fait le malin, le monde de ceux à qui on n'a plus rien à apprendre" (Péguy). On apprend à maximiser son intérêt personnel toute sa vie durant. On apprend à se satisfaire du présent en le considérant comme seul possible, c'est-à-dire à oublier le passé tout en désespérant de l'avenir. Cette façon d'apprendre se nourrit tout naturellement du manque de curiosité, de la démission de l'esprit critique. Elle s'en nourrit et elle les stimule.
Ce n'est en effet pas l'inculture qui surprend le plus chez les jeunes (leurs aînés sont majoritairement tout aussi ignorants), mais l'absence totale de curiosité, l'absence de cet esprit de rébellion, fût-il sommaire, qui fut de tout temps le propre du sortir de l'enfance. "L'acte d'apprendre dans la perspective de (se) comprendre fait de nous des hommes libres et critiques", écrit Charles Coutel (Pourquoi apprendre ?, Pleins Feux, Nantes 2001). De fait, l'école a longtemps été vue comme un moyen d'émancipation privilégié. Mais elle est devenue l'inverse : un lieu de vie à la fois barbare et conforme, un concentré de tout ce qui aliène au sein de la société globale. On n'y apprend plus à être libre, à penser par soi-même, mais à se conformer à la logique du capital. L'école ne remplit plus son rôle ? Du point de vue de l'idéologie dominante, elle le remplit au contraire parfaitement. La réflexion constitue une entrave à la consommation, qui exige des individus sans repères. Il est donc nécessaire que les individus soient dissuadés de réfléchir. L'école s'y emploie à merveille. Elle produit en série des sujets non critiques, des êtres inauthentiques échappant à tout rapport de sens, des individus flottants qui grandissent dans la passion des "marques", déjà ouverts à toutes les pressions et suggestions consommatoires. La télévision, dont la fonction éducative a largement supplanté celle des parents, pousse déjà les jeunes à confondre le réel et l'imaginaire en leur désapprenant la maîtrise des catégories symboliques de personne, d'espace et de temps. L'école fabrique à la chaîne des enfants à la fois informes et prodigieusement conformes.
On voit bien, alors, vers quoi l'on se dirige. La montée du consumérisme scolaire avec la complicité de parents qui sont les premiers à détourner leur progéniture de toute forme d'enrichissement culturel inutile à leurs yeux pour "s'épanouir" et "acquérir un métier" - autrefois inscrit d'abord dans le social, l'enfant ne s'inscrit plus aujourd'hui que dans l'affectif -, conduira à laisser le marché réguler l'offre éducative, ce qui accentuera les inégalités sociales et géographiques. Avec d'un côté un enseignement "unique" produisant une masse informe de consommateurs et d'individus décérébrés, et de l'autre des élites entraînées et dressées au service exclusif du capital, l'école est appelée à reproduire la société à deux vitesses dont elle est déjà l'une des pierres angulaires. Système en forme de miroir aux alouettes, système qui attire et désespère à la fois. Sait-on que, par rapport à celles nées autour de 1945, le taux de suicide des générations nées autour de 1960 a déjà plus que doublé?""

Ecrit par : guy morel | 17 juillet 2008

Ah, Guy, j'avais bien fait de vous demander une bonne histoire de cul!!! ;-) Celle-là est vraiment exceptionnelle!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008

Guy Morel, l'auteur du texte que vous citez est Robert de Herte.

Pour avoir lu deux de ses écrits (trois avec le vôtre), je puis vous affirmer, avec une certitiude dont la solidité n'a d'égale que celle du roc sur lequel se brisent les flots du Triangle des Bermudes, que c'est un sombre individu malfaisant.

Sans doute pleinement érudit, mais repoussant au possible.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Alain de Benoist alias Robert de Herte du GRECE ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_de_Benoist

Bien Guy ...
Préfère encore les histoires de cul !

Écrit par : Yves | 17 juillet 2008

"Ah, Guy, j'avais bien fait de vous demander une bonne histoire de cul!!! ;-) Celle-là est vraiment exceptionnelle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2008"

Son histoire est sympa, mais elle un peu longue.
Et il choisit mal ses auteurs !

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

"Alain de Benoist alias Robert de Herte"

Ah c'est le meme personnage ? Beurk !

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Trouvé sur un blog :

"Feuilletant le chapitre consacré à la Nouvelle Droite dans le livre de Pierre Milza, Fascisme français. Passé et présent, j'y apprends que Alain de Benoist utilise souvent comme pseudonyme "Robert de Herte". Comme il vient encore de le faire récemment, il n'est peut-être pas totalement inutile de vous en avertir. Je reviendrai certainement un jour de façon approfondie sur certaines des idées actuelles d'Alain de Benoist (dont j'ai écrit le 8 janvier qu'il avait pour vrai nom Fabrice Laroche : un lecteur attentif et connaisseur m'informe que c'est une erreur, et que Laroche est un autre pseudonyme de celui qui s'appelle bien Alain de Benoist. Dont acte !)."

C'est compliqué !

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Trouvé dans l'article "Reseaux ideologiques de l'extrême-droite en Europe"

"Alain de Benoist a étudié le droit constitutionnel à la faculté de droit de Paris, puis la philosophie et la sociologie à la Sorbonne. Il est directeur de la revue Nouvelle Ecole (depuis 1969), éditorialiste de la revue Eléments (depuis 1973), directeur de la revue Krisis (depuis 1988), directeur de collections aux éditions Labyrinthe (depuis 1982), ainsi qu’aux éditions L’Age d’Homme (depuis 2003). Il participa à la plupart des colloques du GRECE de 1991 à 2001, il est invité régulièrement par Radio Courtoisie depuis 1991, il participa à des colloques organisés par Action Française dans les années 90, et répondit aux invitations de la revue The Scorpion, l’association Politica Hermetica, Nuova Destra, Junge Freiheit, le centre d’études "Alfieri Seri" de la Lega Nazionale et participa à des dîners et colloques organisés par le Club des Mille. Il publie en plus de ses articles dans Eléments, Nouvelle Ecole, et de ses livres publiés aux éditions Labyrinthe, plusieurs articles dans la revue Elemente, publiée par le Thule Seminar. Il publia également les livres Heide Sein, Die entscheidenden Jahre, et participa aux ouvrages Das unvergängliche Erbe et Mut zur Identität, tous publiés par le Thule Seminar. Il publia également plusieurs articles et livres sous les pseudonymes Robert de Herte et Fabrice Laroche.

Absolument rien de très recommandable !

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Guy Morel, l'auteur du texte que vous citez est Robert de Herte.

Pour avoir lu deux de ses écrits (trois avec le vôtre), je puis vous affirmer, avec une certitiude dont la solidité n'a d'égale que celle du roc sur lequel se brisent les flots du Triangle des Bermudes, que c'est un sombre individu malfaisant.

Sans doute pleinement érudit, mais repoussant au possible.
Ecrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Qu'il soit repoussant n'est pas la question.

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

En tout cas ce texte a sa place sur ce blog , il ne dépare pas du tout , ce qui prouve que les étiquettes n'ont aucun sens et que certaines valeurs sont partagées et surtout partageables par des gens appartenant à des "clans" différents .

Jérémy , c'est seulement le nom A.De Benoist qui vous dérange , mais pas les idées qu'il exprime dans ce texte , qui sont aussi les vôtres , les nôtres , non ?

On m'aurait dit qu'il était de Guy Morel ou de JPB que je n'en aurais pas été surprise !

Écrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Le débat s'oriente en ce moment vers la laïcité et l'intégrisme. On a l'air de critiquer la tendance la plus ferme (les laïcards) en formulant un certain nombre d'appréciations qui m'apparaissent plutôt inexactes. Pour ceux que cela intéresse, le mieux serait d'aller voir ce qu'ils disent sur leur revue paraissant sur Internet, RIPOSTE LAÏQUE. Comme elle recueille des points de vue divers, on n'est pas forcément d'accord sur tous, mais pour l'essentiel elle remet les pendules à l'heure. Si on n'est pas laïque et républicain, on peut s'abstenir.
À titre d'introduction, on peut lire sur mon blog, l'éditorial de Cyrano (ce n'est pas le même que celui qui écrit de temps en temps ici). Le titre de l'article : "le débat sur le voile ne doit pas s'arrêter à la burqa."
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/15/le-debat-sur-le-voile-ne-doit-pas-s%e2%80%99arreter-a-la-burqa/

Pour consulter directement la revue allez à :
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Écrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008

Guy : "Qu'il soit repoussant n'est pas la question."

En clair tu veux nous dire que ce n'est pas parce que Le Pen aime la choucroute qu'il ne faut pas en manger !

L'argument est éculé et me rappelle certaines péripéties "courtoises" ! Michel doit se souvenir de cet épisode peu glorieux sur des ondes que doit d'ailleurs fréquenter ce de Benoist-de Herte ; la moustache de notre hôte y traîne d'ailleurs encore, là sur cette page, un peu plus bas :

http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-2692124.html

Est-il vraiment utile d'aller fouiner de ce côté plutôt nauséabond ?

Écrit par : Yves | 17 juillet 2008

Dites, Guy Morel, vous êtes prêt à faire feu de tout bois pour justifier la cause anti-pédagogiste, au point d'aller chercher Alain de Benoît et de me renvoyer dans mes cordes quand je vous dis que son idéologie d'extrême-droite est repoussante ?

Bon joueur malgré tout, je vous offre ce texte-là, dont vous chercherez l'auteur comme j'ai cherché celui du vôtre.

Vous n'aurez qu'à accrocher ce texte à côté de l'extrait d'Alain de Benoît.

"Encore aujourd’hui, l’enseignement de l’histoire mondiale dans les écoles primaires est bien souvent mauvais. Peu de professeurs comprennent que le but de l’enseignement de l’histoire n’est pas seulement d’apprendre des dates et des faits ; qu’il est sans intérêt que l’enfant sache la date exacte d’une bataille ou de la naissance d’un maréchal. Là n’est pas la question.

Étudier l’histoire, c’est rechercher les causes déterminantes des événements historiques.

L’art de lire et d’étudier consiste en ceci : conserver l’essentiel, oublier l’accessoire.

Ma vie entière a peut-être été déterminée par le fait que j’ai eu un professeur d’histoire qui comprenait, comme bien peu de gens, l’intérêt primordial à attribuer à ces considérations pour l’enseignement et les examens : il personnifiait tout cela de manière idéale. C’était un digne vieillard d’aspect résolu, mais plein de bonté. Sa verve éblouissante nous enchaînait et nous enlevait à la fois. Aujourd’hui encore, je n’évoque pas sans émotion cet homme grisonnant, qui si souvent, dans le feu de son exposé, nous faisait oublier le présent, nous transportait magiquement dans le passé et rendait une vivante réalité à quelque souvenir historique desséché qu’il dégageait des brumes des siècles. Nous demeurions assis, l’esprit illuminé, émus jusqu’aux larmes.

Plus heureusement encore, ce professeur savait non seulement éclairer le passé par le présent, mais aussi tirer du passé des enseignements pour le présent. Mieux que personne, il expliquait les problèmes d’actualité qui nous tenaient haletants. Il tirait de notre petit fanatisme national des moyens d’éducation.

Un tel professeur fit de l’histoire mon étude favorite."

Bonne lecture, et bien à vous.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Jérémy , c'est seulement le nom A.De Benoist qui vous dérange , mais pas les idées qu'il exprime dans ce texte , qui sont aussi les vôtres , les nôtres , non ?

On m'aurait dit qu'il était de Guy Morel ou de JPB que je n'en aurais pas été surprise !
Ecrit par : Amélie | 17 juillet 2008

Chère Amélie,

Le jour où vous trouverez un ouvrage ou un article du GRECE qui cite en bien une ligne des livres sur l'école que Daniel Tual-Loizeau et moi avons écrits, je vous paie un week-end à Capri.

Petit exercice de comparaison pour éclairer votre lanterne : quel est le point commun entre la citation qui suit encore d'Alain de Benoist et les thèses de Herr Doktor Rosenberg combattues en 1941 par le philosophe Georges Politzer ( voir le lien que j'ai donné plus haut) ?




"L'extraordinaire dégradation du climat politico-idéologique à laquelle on assiste aujourd'hui n'a pas d'autre origine, en
effet, que ce constat très simple que la philosophie des Lumières, conçue au départ comme grandiose programme de
libération de l'homme, a partout abouti à sa totale aliénation. Elle devait engendrer le règne de la liberté et l'autonomie
de la raison. Elle a abouti à l'hétéronomie généralisée, à l'aplatissement devant la marchandise et les impératifs de
rendement, à l'éradication des cultures et des identités collectives, à la dévastation de la Terre, à la montée de
l'insignifiance, de l'indifférence et de l'inauthenticité. Dans ce contexte, les tenants de la pensée unique n'ont qu'une
terreur: qu'on établisse un rapport de cause à effet entre les diverses pathologies sociales et spirituelles qui signent
l'échec de la modernité et les principes fondateurs de cette modernité."

Écrit par : guy morel | 17 juillet 2008

"Michel doit se souvenir de cet épisode peu glorieux sur des ondes que doit d'ailleurs fréquenter ce de Benoist-de Herte"

Yves, c'est écrit un peu plus haut : "Alain de Benoist participa à la plupart des colloques du GRECE de 1991 à 2001, il est invité régulièrement par Radio Courtoisie depuis 1991, et il participa à des colloques organisés par Action Française dans les années 90."

Mais la Haute Personne de Guy Morel a décrété que ce point-là ne l'intéressait pas car ce n'était pas "la question". La suite est connue : il va vous bientôt vous demander d'arrêter de les "lui briser" avec vos histoires, et il va vous préconiser d'écouter Europe 1.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

"Qu'il soit repoussant n'est pas la question."
Ecrit par : guy morel | 17 juillet 2008

C'est pourtant ce que vous traitez trois posts plus loin en disant qu'il ressemble à Rosenberg.

Ca, c'est encore un coup à se battre alors qu'on est d'accord, je le sens.

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2008

Guy : "Qu'il soit repoussant n'est pas la question."

En clair tu veux nous dire que ce n'est pas parce que Le Pen aime la choucroute qu'il ne faut pas en manger !

L'argument est éculé et me rappelle certaines péripéties "courtoises" ! Michel doit se souvenir de cet épisode peu glorieux sur des ondes que doit d'ailleurs fréquenter ce de Benoist-de Herte ; la moustache de notre hôte y traîne d'ailleurs encore, là sur cette page, un peu plus bas :

http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-2692124.html

Est-il vraiment utile d'aller fouiner de ce côté plutôt nauséabond ?
Ecrit par : Yves | 17 juillet 2008
Je crois, cher Yves, que tu es en train de te mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.
Et me prêter des pensées si sommaires que ce que tu dis de Le Pen et de la choucroute est presque une offense.
GM

Écrit par : guy morel | 18 juillet 2008

"Je crois, cher Yves, que tu es en train de te mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.
Et me prêter des pensées si sommaires que ce que tu dis de Le Pen et de la choucroute est presque une offense."

Mais on ne comprend pas ce que vous voulez démontrer en citant les propos de ce sinistre personnage !

Vous m'intriguez.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Bon, je crois que "intriguer" est un terme franchement trop positif dans les circonstances actuelles.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

"J'appelle ici de droite, par pure convention, l'attitude consistant à considérer la diversité du monde, et par suite , les inégalités relatives qui en sont nécessairement le produit comme un bien, et l'homogénéisation progressive du monde, produit et réalisée par le discours bimillénaire de l'idéologie égalitaire, comme un mal"

Alain de Benoist, préface à la deuxième édition de Vue de Droite - anthologie critique des idées contemporaines.

Première édition 1977, tirage 25000 exemplaires selon l'auteur pour qui le passage cité tient lieu de "profession de foi inégalitaire"

Un peu plus haut, toujours dans la préface :

"J'exprimai le souhait que l'on parvienne à être en même temps la droite et la gauche"

Bon, demain je retourne bronzer idiot.

Écrit par : TotoWeininger | 18 juillet 2008

Mais la Haute Personne de Guy Morel a décrété que ce point-là ne l'intéressait pas car ce n'était pas "la question". La suite est connue : il va vous bientôt vous demander d'arrêter de les "lui briser" avec vos histoires, et il va vous préconiser d'écouter Europe 1.
Ecrit par : Jeremy | 17 juillet 2008
Cher Jeremy,
Que vous me les brisiez ou non, a assez peu d'importance, comme le fait que je sois un auditeur assidu d'Europe 1.
Quant à ma Haute Personne, sa stature ne dépasse pas le mètre soixante-dix-huit que la nature lui a donné. Au passage, je vous signale que vous devriez vous défier de votre propension à prononcer des jugements de ce type sur des gens que vous ne connaissez pas.
La question - puisqu'il faut que je vous l'explique - est donc de se demander pourquoi le concept de "pensée unique" inventé par les gens du GRECE - si proches des thèses du Doktor Rosenberg - pour condamner les Lumières est devenu si commun.
Accessoirement, on peut se demander comment il se fait qu'Amélie puisse confondre les thèses d'Alain de Benoist sur l'école et ce que je peux dire de l'école dans les divers livres que j'ai écrits.

Écrit par : guy morel | 18 juillet 2008

A lire absolument cet autre article de riposte laïque , dont voici la conclusion :


"En conclusion, en interdisant aux non musulmans d’avoir peur de l’islam, ses séides leur interdisent en fait de lui résister. Car le courage a pour condition d’existence… la peur ! Le courage n’est pas l’opposé de la peur, mais c’est « la crainte d’une chose jointe à l’espoir d’éviter le dommage causé par cet objet en résistant. » (7) Ceux qui n’ont pas peur, ne peuvent avoir aucun courage. J’ai peur de l’islam, mais j’espère éviter les dommages qu’il pourrait causer à la République, en résistant. Surfons sur notre peur, avec la planche de notre espoir !"

http://www.ripostelaique.com/Dejouer-quatre-rhetoriques,1212.html

Et aussi , celui-ci :

Comment utiliser les mots "raciste" et "fasciste" pour imposer une pensée unique


http://www.ripostelaique.com/Comment-utiliser-les-mots-raciste,1201.html

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Mais on ne comprend pas ce que vous voulez démontrer en citant les propos de ce sinistre personnage !

Vous m'intriguez.
Ecrit par : Jeremy | 18 juillet 2008
Je ne cherche pas à démontrer. S'il était seulement possible de faire réfléchir, ce serait déjà pas mal.
Quand on ne comprend pas on cherche à comprendre. Vous avez des éléments dans le post de Michel Delord sur la pensée unique.

Écrit par : guy morel | 18 juillet 2008

Guy "... tu es en train de te mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude."

Bien ! Alors laissons ces tristes personnages dans leur fange et cherchons plutôt comment construire un enseignement qui tienne debout sans ces fondements plus que douteux ...

Il ne faut pas isoler quelques mots sur l'enseignement d'une pensée plus globale et qui doit être assez proche des SOS Education ou de ce programme :

http://motstocsin.autonomie.org/html/actions/candidats2007/Le%20Pen.htm

Où veux-tu en venir ?

Tu joues ton troll pornographe ?

Écrit par : Yves | 18 juillet 2008

C.S. écrit :
… quand Roger Felts, dont je n'ai goûté ni les arguments ni, surtout, le style, (c'est vrai qu'il est un peu chiant, Dobolino) a appuyé dans ce sens…

Christophe Sibille réagit à un texte le mettant méchamment en cause d'une manière parfaitement incorrecte. Il a parfaitement raison. Certains des propos relevés sont inadmissibles.
Il en a malheureusement profité pour m'impliquer dans un comportement qui m'est totalement étranger. J'ai ramassé simplement en une formulation très courte (trois mots) le comportement exemplaire d'un des piliers de ce blog. RAVI de gôche, je trouve que c'est ravissant comme formule. Et en plus c'est une formulation qui malgré sa brièveté semble bien correspondre à l'essence de vos interventions. Et ce n'est même pas méchant… C'est gentil un RAVI. C'est quasiment comme le DAHU de notre enfance… Sauf qu'il existe, nous l'avons rencontré, dans les crèches provençales… et dans les blogs républicains !
Il serait regrettable que des appréciations désagréables à mon égard puissent remettre en cause cette catégorisation dans une espèce qui a sa grandeur et sa noblesse (RAVI de père en fils, et jusqu'à la onzième génération…). Un RAVI est à même de comprendre qu'un style un peu chiant et des arguments peu goûteux, à partir du moment où ils sont inducteurs de débats et de controverses assument une fonction honorable qui mérite le respect sinon l'adhésion.

Écrit par : Roger Felts | 18 juillet 2008

Cher Guy Morel,

"Que vous me les brisiez ou non, a assez peu d'importance, comme le fait que je sois un auditeur assidu d'Europe 1."
Ca devient un tic de langage, là, de décréter ce qui a de l'importance ou non.

"Quant à ma Haute Personne, sa stature ne dépasse pas le mètre soixante-dix-huit que la nature lui a donné."
C'est déjà pas mal !

"Au passage, je vous signale que vous devriez vous défier de votre propension à prononcer des jugements de ce type sur des gens que vous ne connaissez pas."
Je juge les gens d'ici sur ce qu'ils écrivent. Et à force de me dire ce qui pour vous a de l'importance ou non, vous comprendrez que j'en prenne ombrage.

"La question - puisqu'il faut que je vous l'explique -"
C'est sûr, tout le monde avait compris, sauf moi. Vous n'avez pas l'impression d'avoir été un tout petit peu obscur ? Hm ?

"La question est donc de se demander pourquoi le concept de "pensée unique" inventé par les gens du GRECE - si proches des thèses du Doktor Rosenberg - pour condamner les Lumières est devenu si commun."
Oui.

"Accessoirement, on peut se demander comment il se fait qu'Amélie puisse confondre les thèses d'Alain de Benoist sur l'école et ce que je peux dire de l'école dans les divers livres que j'ai écrits."
Si vous voulez la réponse, ça nécessitera que vous vous remettiez un tout petit peu en cause (pas sur le contenu de ce que vous défendez). Bon courage !

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

"Quand on ne comprend pas on cherche à comprendre."

Dites donc, j'ai peut-être passé l'âge pour ce genre de leçons.

Quand on veut être compris, on se rend compréhensible. Et on évite de renvoyer les gens dans leurs cordes en leur disant que ce qu'ils disent "n'est pas la question", alors que c'est justement l'un des points essentiels de la question. Si cet homme était de bonne compagnie, ça changerait un peu la donne.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Comment utiliser les mots "raciste" et "fasciste" pour imposer une pensée unique


http://www.ripostelaique.com/Comment-utiliser-les-mots-raciste,1201.html
Ecrit par : Amélie | 18 juillet 2008
On vient de vous dire Amélie - le week-end à Capri s'éloigne - que le concept de "pensée unique" a été forgé par le GRECE, et que les thèses de ce mouvement ne sont pas sans rappeler celles - imprégnées du plus pur paganisme - du Doktor Rosenberg, idéologue nazi, qui vint à Paris en 1941 vilipender les Lumières.

Écrit par : guy morel | 18 juillet 2008

Guy "... tu es en train de te mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude."

Bien ! Alors laissons ces tristes personnages dans leur fange et cherchons plutôt comment construire un enseignement qui tienne debout sans ces fondements plus que douteux ...

Il ne faut pas isoler quelques mots sur l'enseignement d'une pensée plus globale et qui doit être assez proche des SOS Education ou de ce programme :

http://motstocsin.autonomie.org/html/actions/candidats2007/Le%20Pen.htm

Où veux-tu en venir ?

Tu joues ton troll pornographe ?
Ecrit par : Yves | 18 juillet 2008

Tu déconnes de plus en plus et en plus tu la joues secrétaire de cellule des pires années : "camarades, le titre du livre du camarade Guy Morel est cité par les pires ennemis de la classe ouvrière etc."
Au moins on sait où tu veux en venir.

Écrit par : guy morel | 18 juillet 2008

Accessoirement, on peut se demander comment il se fait qu'Amélie puisse confondre les thèses d'Alain de Benoist sur l'école et ce que je peux dire de l'école dans les divers livres que j'ai écrits.

Ecrit par : guy morel | 18 juillet 2008

Je n'ai pas lu vos livres sur l'école , c'était donc une boutade !
Je vois qu'on ne peut plus rire de tout , en France !

Que reprochez-vous au texte que vous avez cité comme étant anti-pédagogiste , donc , de votre bord ?

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Yves et Amélie ont compris comme moi, Guy Morel, et on n'est que trois à vous avoir répondu.

Alors si vous remettiez un peu en cause la façon dont vous avez amené tout ça, au lieu d'attaquer tous azimuts, ca satisferait tout le monde, et surtout la logique.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Amélie :

"Que reprochez-vous au texte que vous avez cité comme étant anti-pédagogiste , donc , de votre bord ?"

Aïe !

Capri c'est fini !

Yves,
membre de la cellule Politzer, Paris XIX ème :-))

Écrit par : Yves | 18 juillet 2008

"Quand on ne comprend pas on cherche à comprendre."

Dites donc, j'ai peut-être passé l'âge pour ce genre de leçons.

Quand on veut être compris, on se rend compréhensible. Et on évite de renvoyer les gens dans leurs cordes en leur disant que ce qu'ils disent "n'est pas la question", alors que c'est justement l'un des points essentiels de la question. Si cet homme était de bonne compagnie, ça changerait un peu la donne.
Ecrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Je me remets en cause et je fais ce que je peux pour me rendre compréhensible.

Citation :

A propos de la pensée unique

Je suis disons inquiet ( en fait ça me fait froid dans le dos parce que ça me replonge dans les années 70 pendant lesquelles je me battais seul en doutant en permanence de la validité de ce que j’avançais ) lorsque je vois que des gens qui prétendent lutter contre la dégénérescence de l'Instruction Publique écrivent " On entrerait alors dans un système proche de celui de que nous combattons, à savoir, celui de la pensée unique de l’Education Nationale." Parce qu'il me semble que le sens de cette argumentation rentre tout à fait, on va le voir , dans le discours de ceux - de droite ET de Gauche - qui ont détruit l'école. Et il me semble difficile de vouloir reconstruire l'école en reprenant la problématique de ceux qui l'on détruite…

Il n’est donc pas inutile de rappeler un peu ce qu'il s'est passé à partir des années 70 parce que bien comprendre le passé est la condition nécessaire de la compréhension du présent[1] ; cette mise au point, nécessaire pour les « jeunes » est également nécessaire pour une partie des vieux « dans notre camp antipédagogiste », ceux qui, pour diverses raisons, ont été pédagogistes dans les années 70/80[2] ou n’ont pas compris ce qui se passait et donc reprennent logiquement actuellement des positions qu’ils croient positives et qui ont en fait partie des positions qui ont permis de détruire l’école.

A cette époque, donc les années70, *pour la première fois depuis la création de l'école publique en France*, on introduit des programmes qui ne permettent pas d'apprendre ( ou qui forcent à apprendre sans comprendre).

Lorsqu’il y a une certaine prise de conscience de cet état de fait, il n'est surtout pas question que les rédacteurs des programmes reconnaissent publiquement que ces programmes étaient nocifs ni que les corps d'inspection[3] qui sont chargés de les faire appliquer reconnaissent publiquement qu’ils ont imposé par la force leur application[4] ( je ne parle pas ici la couche des formateurs divers qui n'étaient formateurs que par leur adhésion à ces programmes ).

Et là, un raisonnement magique salvateur pour tous les responsables apparaît : ce ne sont donc pas les programmes qui sont en cause - ils étaient bons - mais le fait que les enseignants n’ont pas su les adapter
1) au contexte local
2) au profil psychologique de chaque élève

Et la solution arrive : projet d’établissement pour l’adaptation au contexte local et pédagogie de projet pour l’adaptation à chaque élève et première mise en place de la déconcentration/décentralisation[5] …

C'est-à-dire que se met en place la destruction de programmes uniques au nom du « droit à la différence », d’une critique du « jacobinisme » , de la « centralisation », de la « pensée unique » …. Et ceci avec l’approbation d’une bonne partie du corps enseignant qui, incapable de critiquer les contenus d’enseignement proposés, limitait sa critique au fait qu’on lui imposait la réforme : une partie de ces enseignants se trouvent quelquefois flattée par le fait qu’on lui donne la responsabilité de la mise en place de différents projets, sans voir que non seulement c’est une manœuvre des responsables pour se dédouaner à peu de frais mais parce que c’est exactement le biais par lequel ces mêmes responsables vont leur faire porter le chapeau.

Et, bien sûr , cette compréhension du malaise de l’école qui accuse la centralisation, le jacobinisme et non pas les contenus des programmes et des progressions va avoir un grand succès. Une première raison est qu’elle ne demande pas trop d’effort intellectuel - en tout cas, elle demande moins de formation disciplinaire que d’écrire des programmes et des progressions ou de commencer par faire une critique théorique de ceux qui existent – et, tout simplement, qu’elle est en fait assez démagogique.

Mais surtout elle va obtenir le soutien des mouvements antiautoritaires aussi bien de gauche et d’extrême gauche ( le lien avec les pires aspects antiautoritaires de « 68 » est connu même s’il est déformé par les journaux de droite) que de droite qui va , se basant sur un anticommunisme traditionnel dénoncer l’école parce qu’elle est ‘soviétiforme’ , parce qu’elle est la plus grande administration stalinienne mondiale après l’Armée rouge ….[6]

Je me suis intéressé ici surtout à ce que signifiait symboliquement la critique de l’organisation de l’éducation nationale au nom de la critique de la « pensée unique » : il s’agit donc de la négation de la nécessité de programmes uniques et de la critique de toute forme de centralisation et d’autorité présentée comme étant par essence oppressive.

Mais il y a un autre aspect non négligeable de cette critique de l’école au nom de la critique de la pensée unique. En fait, contrairement à ce que dit la gauche, l’expression pensée unique n’a pas été inventée par la gauche et le Monde diplomatique mais par la Nouvelle droite et il est intéressant de voir ce qu‘elle y met fondamentalement[7] . On peut le trouver dans l’article “ Contre la Pensée Unique ”[8] . Il désigne bien l’ennemi, c'est-à-dire Les Lumières et, en fait, l’instruction publique qui en est une réalisation :

« Et c'est pourquoi, dans son sens le plus large, la pensée unique peut aussi se définir comme ce socle de légitimité à partir duquel tout mode de pensée qui ne peut être identifié comme héritier des Lumières, tout mode de pensée qui prétend assigner à la société un autre but que la recherche exclusive du bien-être matériel, est aujourd'hui rejeté, exclu, calomnié, pourchassé comme il ne l'a jamais été. »



17 juillet 2008
Michel Delord

Écrit par : guy morel | 18 juillet 2008

Voulez-vous dire tout simplement , qu'une certaine gauche a été complice de l'extrême droite dans la destruction de l'école ?

C'est peut-être trop simple pour tant de mystères , non ?

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

La pensée de Guy Morel ne pouvant être résumée en quelques phrases (même longues et complexes), j'abandonne et je vais au lit.

Amélie, je suis comme vous, je ne vois toujours pas où il veut en venir. Et pourtant, "ça doit pas être con", comme dirait ma grand-mère. Mais c'est le bazar dans la présentation - je n'y comprends goutte.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Guy , même si Capri c'est fini , Jérémy et moi , nous aimerions une explication claire .

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

La maïeutique de Guy Morel , c'est quelque chose !

Démerdons-nous !

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Allez, on résume …

Chacun ici connaît :

«Notre cause est trans-partisane : alter-mondialistes, libéraux, communistes, gaullistes, socialistes ou chrétiens-démocrates, croyants, agnostiques ou libres penseurs, enseignants et parents d'élèves, nous sommes rassemblés par un même attachement à l'Ecole et une même volonté : refonder l'instruction publique sur la transmission de savoirs riches, solides et cohérents, et sur la liberté pédagogique des professeurs."

Si j’ai bien suivi la pensée de Guy, j’ai plutôt tendance à crier : « Tu parles ! » (D'ailleurs, je n'ai pas signé...) En fait de pensée inique du scoutisme, illustrée par cette charmante utopie - une sorte d’école sanctuarisée -, on atteint le sommet … Tout cela est contredit par la réalité politique et historique ! Ce ne sont que des contes pour endormir les petits enfants (de chœur) … Chaque jour en apporte la preuve évidente.

Et franchement Guy, – là, je vais être très critique, justement parce que je pense qu’une bonne part de ce que vous faites (de ce que nous faisons) mérite mieux qu’une sordide récupération ou que de douteux amalgames -, le GRIP-SLECC ne prend-il pas le risque de redistribuer les rôles de la servitude volontaire ? Un certain recul n’est-il pas nécessaire ? Vite !

Réveillez-vous ! ILS cassent tout !

A propos, pour le lycée, un aperçu :

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20080717&key2=080717144912.soqopy0j.xml

et là:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/18/01016-20080718ARTFIG00019-lycee-darcos-reorganise-la-classe-de-seconde-.php

Écrit par : Yves | 18 juillet 2008

"C'est-à-dire que se met en place la destruction de programmes uniques au nom du « droit à la différence », d’une critique du « jacobinisme » , de la « centralisation », de la « pensée unique » …

Je lis, je relis et j'essaie de comprendre ...

Et je pense que Michel se plante. Il prend les choses par le petit bout mais il oublie le plus gros ! Cette destruction - aujourd'hui, car nous ne sommes plus en 70, ce glissement des savoirs vers les compétences - se met en place au nom de l'économie de marché, du profit à court terme et de la concurrence (qu'on voudra plus tard "libre et non faussée"). Du fric, quoi !

Et nous atteignons des sommets en la matière ...

Écrit par : Yves | 18 juillet 2008

"RAVI de gôche, je trouve que c'est ravissant comme formule. Et en plus c'est une formulation qui malgré sa brièveté semble bien correspondre à l'essence de vos interventions."

Ecrit par : Roger Felts | 18 juillet 2008


Si vous trouvez ça ravissant, alors, je tire la bride de l'âne de Guy! Mais je trouve que, pour quelqu'un qui semble apprécier la puissance du raisonnement hypothético-déductif, un peu léger sur le plan de l'argumentation!
Amélie, vous vous rallieriez à n'importe qui, pour peu qu'il semble défendre une conception de l'école qui soit la vôtre? C'est une question...
Je dis bien "qu'il semble", parce que cela risque d'être le cas uniquement sur certains points...

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Le résumé de ce que dit Michel Delord est assez simple :

les enseignants ont été trompés quand on leur a imposé des réformes en les charmant sous prétexte de lutte contre la pensée unique, de décentralisation, d'autonomie, du droit à la différence ...

Ce qu'il faut, ce n'est pas se battre contre la pensée unique, mais se battre pour que le contenu de la pensée unique soit bon. Il se faut se battre non pas pour que les programmes accordent plus de place à l'autonomie et à la décentralisation, mais pour qu'ils imposent à tous une progression correcte.

Ceux qui luttent contre la centralisation au nom de l'anti-pédagogisme font la même erreur que lorsqu'ils luttaient contre la décentralisation au nom du pédagogisme.

C'est à peu près ce que j'ai compris de ce qu'a écrit Michel Delord.

Vous connaissez mes affreuses pulsions libérales. Vous ne serez donc pas étonnés que je conteste un tel point de vue aux forts relents liberticides et bureaucratiques (mais dont je ne suis pas étonné).

Je considère au contraire qu'il faut tellement d'autonomie que les programmes soient presque totalement dissous, réduits à quelques objectifs.

Mais, évidemment, une telle pratique suppose de vrais examens avec une vraie concurrence entre écoles, afin qu'une saine émulation dégage les meilleures pédagogies.

On ne serait alors d'ailleurs pas si loin de l'âge mythique de l'école de la IIIème République, où, tout étatisé que le système scolaire était, il y avait une compétition entre écoles pour avoir le plus de reçus au "certif" ou le vainqueur du concours général.

Écrit par : Franck Boizard | 18 juillet 2008

Je vous retourne le compliment , Christophe , car ce qui me choque c'est que des générations aient été formatées au catéchisme bien pensant de la gauche à pensée unique .

Vous avez été nourri à ce lait-là et vous vous y êtes RALLIE , sans esprit critique , comme des milliers d'autres , hier et aujourd'hui . Ce communisme des esprits m'a toujours gênée et paru suspect , c'est pourquoi , je me suis peu à peu éloignée de la gauche , devenue à mes yeux , une secte malfaisante pour les élèves qui nous étaient confiés , parce que complètement déconnectée du réel .

Cet extrêmisme dans la doxa vaut bien celui de A de Benoist . Pourtant son texte , donné par Guy , est intéressant . Est-ce que c'est se rallier à ses thèses nauséabondes , comme il est convenu de dire , que de le trouver juste sur le sujet de l'école ?

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

A quoi voit-on que, si le texte cité par Guy Morel ressemble à du Canada Dry, en fait ce n’en est pas ? (A mon humble avis, mais je ne suis qu’une pauvre petite instit’ de campagne sans aucune espèce d’importance, et encore moins d’influence, n’en déplaise à ceux qui croient que CS fait de la lèche en rencontrant ma microscopique personne...)

1) Dès le premier paragraphe, petit rappel sournois : en France, l’école coûte trop cher, beaucoup trop cher : « Particulièrement en France, pays qui consacre chaque année près de 100 milliards d'euros à l'éducation et où les ressources affectées à ce secteur ont pratiquement doublé en l'espace de vingt ans ».

2) Deuxième petite pique quelques lignes plus loin : la France est un pays de merde, totalement incapable de s’en sortir, à cause de sa bureaucratie tentaculaire qui s’oppose bêtement, et de son idéal de liberté, d’égalité et de fraternité, capable de refuser les bienfaits d’un bon « travail, famille, patrie » : « D'autres, non sans raison, dénoncent le centralisme étatique, l'inefficacité bureaucratique du "mammouth" de l'Education nationale, les aberrations du " pédagogisme " ou la croyance selon laquelle tout le monde peut suivre une scolarité normale jusqu'au niveau du baccalauréat. Mais c'est encore s'en tenir à la surface des choses. L'école est toujours le reflet de la société, en même temps qu'elle la renforce en reproduisant ses traits essentiels. »

3) Dernier signe, complètement brun celui-là, l’allusion à un « troisième idéal », différent à la fois de celui de Condorcet et de celui de Rousseau (« L'idéal qui visait à "transformer l'homme" par l'éducation (à "régénérer l'humanité" par le "perfectionnement général de l'espèce", comme disait Condorcet) a de toute évidence fait faillite. Celui, plus modeste, qui visait à transformer les individus en citoyens ("c'est l'éducation qui doit donner aux âmes la forme nationale", assurait Rousseau) a pareillement échoué. Au moins ces deux idéaux reconnaissaient-ils la nécessité d'apprendre et de transmettre »), jamais clairement expliqué, mais que la pauvre petite instit’ de campagne que je suis sent « transpirer » à travers toute la démonstration des deux derniers paragraphes.

Maintenant, je persiste, je ne suis qu’une misérable mouche qui n’a pas beaucoup étudié, pas beaucoup réfléchi, il est donc plus que probable que je n’aie rien, mais alors absolument rien compris à la prose de ce monsieur. Veuillez m’en excuser.

Écrit par : catmano | 18 juillet 2008

Le BON CONTENU ?
Que l'Ecole fasse passer nos idées !
Il en est encore là.
Tout ça pour ça !!!!!!!

Écrit par : que faire ? | 18 juillet 2008

"""On voit bien, alors, vers quoi l'on se dirige. La montée du consumérisme scolaire avec la complicité de parents qui sont les premiers à détourner leur progéniture de toute forme d'enrichissement culturel inutile à leurs yeux pour "s'épanouir" et "acquérir un métier" - autrefois inscrit d'abord dans le social, l'enfant ne s'inscrit plus aujourd'hui que dans l'affectif -, conduira à laisser le marché réguler l'offre éducative, ce qui accentuera les inégalités sociales et géographiques. """


Dénoncer le consumérisme , et le retour des inégalités
c'est "brun" ??

C'est pourtant ce qu'on dit tous les jours !

Quelle mauvaise foi , pour coller coûte que coûte à la doxa !

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Non, c'est l'allusion au "troisième idéal" qui est brune...

Écrit par : catmano | 18 juillet 2008

Vraiment , j'ai beau relire , je ne vois pas .

On n'a pas dû recevoir le même "formatage" ; je n'arrive pas à me sentir obligée de trouver du "brun" dans ce texte juste parce qu' il est signé De Benoist !

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Je suis loin d'avoir les connaissances des titulaires de ce salon. Je suis sur le terrain le quidam moyen, mais je vais oser une "petite" intervention.
Mes propos n'ont rien à voir avec le fil, mais les interventions ici ou là me donnent envie d'intervenir, pour une fois que j'ai un peu de temps.

Pour rejoindre Yves, je sens bien que l'on nous emmène sur un terrain que je n'ai pas envie de fouler et que je ne veux pas pour mes petits-enfants. Mais hélas je suis convaincue que d'un côté comme de l'autre, on nous y emmène... plus ou moins vite selon le bord.

Je me dis qu'il ne nous reste qu'une seule solution : agir sur le terrain, donner des preuves et même là serons-nous entendus?

C'est en ce sens que je prends les programmes du GRIP.
Les objectifs sont clairs : en fin d'année, les élèves de tel niveau doivent savoir ceci et cela. (c'est d'ailleurs le point des nouveaux programmes auquel ont adhéré tous mes collègues (même les plus pédagogistes, ceux-ci n'étant pas d'accord sur le choix des connaissances retenues mais reconnaissant quand même que cela allait éviter les "trous" dans les savoirs des élèves. Bon, c'est un début)!

Si on étudie ce qui se passe les années avant et après l'année concernée, on voit la cohérence.

Si on étudie ce qui est demandé dans l'année concernée on voit la faisabilité (enfin, faut voir, avec encore 2 heures de moins) et encore faut-il que les élèves arrivent avec les bons bagages, sinon c'est un peu plus compliqué, mais faut-il abandonné pour autant?

Je crois que les participants à la rédaction desdits programmes ont tenu compte de la diversité des élèves. En tout cas, dans ma classe de CP CE1 à 25 élèves de niveaux extrêmes cela a fonctionné au-delà même de mes espérances compte-tenu du fait qu'ils arrivaient de classes ne suivant pas les programmes du GRIP.
Bien sûr cela a fonctionné mieux pour certains. Mais je n'ai pas l'intention de les ralentir parce que d'autres ont moins de connaissances que les premiers.
Je suis quand même capable de voir que mes plus faibles sont meilleurs et surtout mieux armés que ceux à qui j'ai enseigné, il y a quelques années, par une méthode mixte en lecture, une, allez deux opérations en calcul pour les CP, une grammaire de textes et deux opérations et demi en calcul pour les CE1. N'allez pas caricaturer, je n'ai pris que 2 exemples pour "raccourcir" mon propos.
A une mère inquière, j'ai confirmé que je n'avais pas fait moins dans les autres matières que lorsque je suivais les programmes officiels.
J'ai fait comme j'ai voulu, il n'y a d'ailleurs aucune indication de pédagogie à suivre sur le site.

Je considère que le Primaire (son nom le dit bien) doit donner les clés à TOUS les élèves. Ces clés leur ouvriront ENSUITE toutes les portes qu'ils désirent.
On reproche semble-t-il au GRIP de vouloir en quelque sorte reformater d'une autre manière les élèves.
Je crois qu'au contraire en ayant les clés les élèves auront vraiment accès librement à tout.
L'école actuelle ne formate-t-elle pas le futur citoyen qui, de plus, pour un grand nombre d'entre eux, ne saura pas exprimer ses idées par manque de vocabulaire, de connaissances...
La seule obligation qu'entraîne ces programmes c'est d'instruire et non d'attendre le bon vouloir de chaque élève. Et je vous assure, ils aiment ça.
Pour l'instant, les programmes de français et de calcul, seuls programmes de référence du GRIP, ne me semblent pas formater qui que se soit (à moins que bien sûr savoir lire écrire, compter et calculer soit déjà un formatage aux yeux de certains).
Allez, je le concède la seule obligation qui est faite c'est de partir de leur intuition pour construire un savoir solide. Et quand on a 6 ans, l'intuition ne permet pas d'avoir une réflexion digne d'un grand savant mais d'un enfant de 6 ans.

La réflexion de mes élèves cette année s'est approfondie au fil des jours au point même que certaines leçons, certaines résolutions de problèmes complexes se faisaient sans presqu'aucune intervention de ma part, les élèves démontrant eux-même le pourquoi de leurs résultats.

J'admets qu'ensuite il est difficile d'obtenir spontanément l'application de ce qu'ils sont capables de trouver et d'apprendre. Ce qu'ils réussissent dans un exercice n'est pas forcément appliqué dans une dictée ou une rédaction pour certains d'entre eux. Mais cela vient avec le temps. Donc je me dis que ce qui marche sur une année doit apporter un résultat concret en fin de primaire.
Le tout est de pouvoir l'appliquer d'où l'expérimentation SLECC : un enseignement explicite et progressif appuyé sur des conceptions pédagogiques et disciplinaires rigoureuses.
A ma connaissance, c'est la seule possibilité qui m'est offerte pour vraiment instruire et qui de plus me convient parfaitemant puisqu'elle vise le plus grand nombre d'élèves divers possible à travers son école publique.
Encore une fois, j'espère ne pas avoir "barbé" certains en m'éloignant du propos initial.

Écrit par : Muriel | 18 juillet 2008

Le misérable vermisseau se serait donc trompé. Il fait cependant remarquer qu'il a bien mis en garde ses lecteurs sur cette éventualité. Faute avouée est à demi pardonnée.
Ah, j'vous jure, ces instits, quelle bande de nuls !
Bonne journée quand même.

Écrit par : catmano | 18 juillet 2008

Veuillez excuser les fautes par-ci par-là.
Merci.

Écrit par : Muriel | 18 juillet 2008

De même , ce n'est parce que Konk est classé à l'extrême droite que je m'interdis d'apprécier ses dessins que je trouve
intelligents et amusants , je ne suis pas coincée , ni sectaire :

http://www.konk.org/pol12.htm

http://www.konk.org/pol17.htm

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

"Je vous retourne le compliment , Christophe , car ce qui me choque c'est que des générations aient été formatées au catéchisme bien pensant de la gauche à pensée unique .

Vous avez été nourri à ce lait-là et vous vous y êtes RALLIE , sans esprit critique , comme des milliers d'autres , hier et aujourd'hui . Ce communisme des esprits m'a toujours gênée et paru suspect , c'est pourquoi , je me suis peu à peu éloignée de la gauche , devenue à mes yeux , une secte malfaisante pour les élèves qui nous étaient confiés , parce que complètement déconnectée du réel .

Cet extrêmisme dans la doxa vaut bien celui de A de Benoist . Pourtant son texte , donné par Guy , est intéressant . Est-ce que c'est se rallier à ses thèses nauséabondes , comme il est convenu de dire , que de le trouver juste sur le sujet de l'école ?"

Ecrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Il me semble bien avoir explicitement formulé, (précaution inutile, apparemment), que je vous posais une question. Vous préférez répondre absolument n'importe quoi, ou, plutôt, ne pas répondre du tout.
Vous ne savez rien, ni du "lait auquel je me suis nourri", ni "à quoi je me suis rallié". Et, (mais je l'ai déjà dit plusieurs fois, et encore récemment), je suis aussi anti communiste que vous. Essayez de trouver des arguments de discussion un peu plus riches, convaincants, et moins binaires, surtout. Tellement binaires qu'ils en deviennent absolument primaires.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Otez-moi d'un doute, Amélie; vous trouvez vraiment ça bon, les dessins de Konk?????????????

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Je pense que Franck Boizard a bien résumé (même si comme tout résumé, il est un peu caricatural) le texte de Michel Delord, repris par Guy Morel… Mais peut-être que ceux-ci diront le contraire ! ! !
Évidemment je ne suis pas du tout d'accord avec la conclusion de Franck, pervertie par ses affreuses pulsions libérales. Il a pourtant pointé dans cette “bonne” pensée unique le risque réel d'une dérive bureaucratique… Qui définira et impulsera la mise en place de la “bonne” pensée unique ? On a vu ce que cela donne lorsque les “pédagogistes” (au sens large) s'emparent des leviers de l'école. De fait, leur fonction principale que leur a donné le pouvoir politico-économique moderne était de casser la forteresse “école publique”
Et c'est là que les objections d'Yves prennent leur valeur : c'est l'économie de marché sous sa forme la plus totalitaire qui est au pouvoir… Ce ne sont pas les citoyens républicains de gauche antipédagogistes.
Dans un texte antérieur, j'écrivais :
"Un contre-projet global n'a guère de sens. Il s'agit avant tout de résister. Partout où cela est possible et à tous les nivaux en opposant des principes simples, des valeurs mobilisatrices conformes aux exigences républicaines…"
"Finalement la reconstruction de l'école, l'école refondée, revisitée, renaissante, c'est avant tout l'école de la résistance aux insuffisances notoires de la réalité, aux pratiques fumeuses du psychopédagogisme, à la privatisation rampante et à la marchandisation de l'école publique."

J'étais sûrement unilatéral sur l'absence de sens d'un “contre-projet global”, c'est-à-dire d'une “bonne” pensée unique (j'avoue que je n'aime pas, avec ou sans l'influence des “opposants” à la pensée unique, ce terme d'UNIQUE. Le remplacer par “commune”, “consensuelle”, “de gauche”, et j'entends déjà les ricanements… J'attends les propositions… ). Dire donc que “la définition d'une “bonne” pensée sur le sujet n'a guère de sens”, est tout à fait abusif… Mais cette élaboration ne peut constituer un contre-plan dont la mise en place serait portée par l'évidence de sa vérité, éventuellement renforcée par des expériences ponctuelles, et qui n'aurait à attendre que la bonne volonté de ceux qui nous dirigent pour être mis en place globalement… On attendra longtemps…
Cette “bonne” pensée unique, ce contre-projet doit être un outil, une référence, un repère, pour toutes les résistances qui doivent être mises en place partout où cela est possible. Et là, je reprends ma citation d'il y a quelques lignes :
"Finalement la reconstruction de l'école, l'école refondée, revisitée, renaissante, c'est avant tout l'école de la résistance aux insuffisances notoires de la réalité, aux pratiques fumeuses du psychopédagogisme, à la privatisation rampante et à la marchandisation de l'école publique."

Précision : Je ne prends pas position contre les expériences ponctuelles et les initiatives locales. Je pense simplement qu'on ne doit pas tomber dans l'illusion de leur généralisation par le pouvoir… Mais par contre, elles peuvent être d'une grande utilité comme repères concrets dans l'organisation de résistances plus larges et plus fortes.

Écrit par : Roger Felts | 18 juillet 2008

Damned, je suis démasquée ! Comme tous les sectaires coincés, je vois des bêtes immondes partout, là où les autres ne voient que de gentils petits lapins roses...
Et le pire, c'est que là où les autres voient des bêtes immondes, il m'arrive de ne voir que des lapins roses.

Bon, pour en revenir aux choses sérieuses, je constate dans ma classe de GS, CP, CE1 la même chose que Muriel dans la sienne, et j'en tire les mêmes conclusions.

Muriel, vous ne m'avez pas barbée, et vos propos m'encouragent à revenir ici bien plus que d'autres.

Écrit par : catmano | 18 juillet 2008

C'est peut-être vous qui êtes binaire , Christophe , et je dois être en effet primaire , car les dessins de Konk me font rire .

Et j'ajoute qu'il y a longtemps que la gauche ne sait plus rire ni faire rire ( sauf par son ridicule ! ).

Quoi de marrant en effet dans le consensuel et le convenu ? Quoi de subversif et d'insolent ?

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

MURIEL

Je trouve que le témoignage de Muriel est excellent. Car il montre concrétement ce qu'est UNE RÉSISTANCE…

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 18 juillet 2008

Le débat s'oriente en ce moment vers la laïcité et l'intégrisme.
Ecrit par : Roger Felts | 17 juillet 2008


L'interminable psychanalyse d'Amélie autour de son islamophobie obsessionnelle, un "débat" ?

Sur le thème de l'éducation, il y a des choses gravissimes qui s'annoncent et se répandent -merci à Yves pour le recentrage-: tirer des bords sur l'islam, la supériorité des filles sur les garçons et le sexe en vacances, c'est de saison mais est-ce vraiment l'urgence ?

Écrit par : victor | 18 juillet 2008

"Et j'ajoute qu'il y a longtemps que la gauche ne sait plus rire ni faire rire ( sauf par son ridicule ! ).

Quoi de marrant en effet dans le consensuel et le convenu ? Quoi de subversif et d'insolent ?"

Ecrit par : Amélie | 18 juillet 2008


Vous avez raison, Amélie, et je fais amende honorable. Konk est très bon, très drôle et très insolent, et Cabu, Riss, Tignous, Siné, Luz, Catherine, Lefred-Thouron, Potus, Charb, Ryad Sattouf, et j'en oublie quelques autres, sont des mous du gland convenus, sans talent, consensuels, et chiants. Mais quoi de plus logique, vu qu'ils sont de gauche.
Excusez-moi, et merci d'avoir ouvert mes yeux, et amélioré mon goût artistique!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Oui vive Siné et à bas Val!

Écrit par : Merlemocoeur | 18 juillet 2008

Encore une fois, j'espère ne pas avoir "barbé" certains en m'éloignant du propos initial.

Ecrit par : Muriel | 18 juillet 2008

Chère Muriel,
Il y a des interventions, qu'on lit en diagonale et sur lesquelles on n'a vraiment pas envie de s'attarder.
La vôtre ne fait pas partie de cette catégorie...
Elle pourrait être plus longue...
Venez donc un peu pus souvent, vous êtes le bienvenue...
Et sachez que vous n'êtes pas seule à faire de la résistance, et Catmano tient notre étendard en digne chef de file...

Écrit par : c.cuit | 18 juillet 2008

"Oui vive Siné et à bas Val!"

Ecrit par : Merlemocoeur | 18 juillet 2008

Encore quelqu'un qui parle sans savoir... Décidément...

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

"L'interminable psychanalyse d'Amélie autour de son islamophobie obsessionnelle, un "débat" ?

Sur le thème de l'éducation, il y a des choses gravissimes qui s'annoncent et se répandent -merci à Yves pour le recentrage-: tirer des bords sur l'islam, la supériorité des filles sur les garçons et le sexe en vacances, c'est de saison mais est-ce vraiment l'urgence ?

Ecrit par : victor | 18 juillet 2008 "


Excellente intervention.

Le problème est de savoir si les anti-pédagogistes, aguichés qu'ils sont par les nouveaux programmes du primaire et les appels du pied du ministre, ne vont pas se comporter en nouveaux courtisans, se substituant aux pédagogistes et regardant pudiquement ailleurs quand on liquide le service public.

Une éthique de la résistance, comme la définit ci-dessus Roger Felts, me semble à ce titre salutaire.

Écrit par : Cyrano | 18 juillet 2008

"Oui vive Siné et à bas Val!"

Ecrit par : Merlemocoeur | 18 juillet 2008

Encore quelqu'un qui parle sans savoir... Décidément...

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Bien sur, M Sibille sait toujours tout, les autres sont forcément des ignorants.

Il est vrai que je ne lis Charlie que depuis 15 ans et bête comme je suis, je n'y ai vu aucune évolution !

Dire du mal de Philippe Val et hop son chien de garde sort les crocs, ...et dire que j'ai au moins encore deux ou trois de ses disques avec, avec qui, tiens j'ai oublié le nom de son partenaire... mais que cette pochette avec François Léotard à genoux me faisait rire...et même que je les ai vus sur scène au moins 3 fois , c'est vous dire que j'ignore tout de la carrière et de l'évolution de M. VAL.

Quant au licenciement de Siné sans autre forme de procès , Siné avec ses qualités et ses défauts, Siné cet anar athée de toutes les religions pour paraphraser Péguy parlant de Bernard Lazare, je vous laisse le soin de le justifier.

Écrit par : Merlemocoeur | 18 juillet 2008

Merlemocoeur, j'ai eu Philippe au téléphone pendant une heure et quart, il y a trois jours... Mais vous aussi, certainement... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

D'ailleurs, si vous avez vu "Font et Val "en scène entre 90 et 94, j'y étais probablement. Mais je doute que ce sujet passionne les foules, ici.
Si vous voulez en parler, (et, également, de "l'affaire Denis Robert" et de "l'affaire" Siné), je vous laisse mon mail.
ch.sibille@wanadoo.fr
N'oubliez pas, non plus, les éditos brillants et percutants qu'a commis Val récemment en faveur de l'enseignement des lettres... Rien n'est simple, vous savez. Et, en aucune manière, je n'aimerais vivre dans un régime où Siné (et ses amis) seraient au pouvoir.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Réforme des lycées :

60% de tronc commun + 25% de modules + 15% d'accompagnement

Coupes sombres nouvelles dans les horaires selon la norme européenne (les compétences, les compétences ...), annualisation du service des enseignants ... Nous y sommes ! Presque !

Allez, je fais un tir groupé ... Et puis, dans le fond, tout se tient !

"Une éthique de la résistance, comme la définit ci-dessus Roger Felts, me semble à ce titre salutaire."

Tout à fait d'accord !

Merci (et bonjour) aussi à Muriel.

« Je me suis aperçu que cela ne me plaisait pas de vivre à l'étage du salon dans la société. Intellectuellement j'étais excédé. Moralement et spirituellement, j'étais écoeuré. Je me rappelais mes intellectuels et mes idéalistes, mes prédicateurs défroqués, mes professeurs congédiés, et les travailleurs à l'esprit clair, ayant la conscience de classe. Je me rappelais mes jours de soleil et mes nuits de lumière des étoiles, où la vie était une merveille sauvage et douée, un paradis spirituel d'aventure altruiste et de romanesque moral. Et je vis devant moi toujours brûlant et étincelant, le saint Graal.

Si bien que je suis retourné à la classe ouvrière, dans laquelle je suis né, à laquelle j'appartiens. Je ne me soucie plus de monter. L'imposant édifice de la société qui s'élève au-dessus de ma tête ne recèle pour moi rien de délectable. C'est la fondation de cet édifice qui m'intéresse. Là je me contente de travailler, le levier à la main, au coude à coude avec les intellectuels, les idéalistes, les travailleurs ayant la conscience de leur classe, en prenant de temps à autre une prise solide pour secouer tout l'édifice. Un jour, lorsque nous aurons pour travailler quelques mains et quelques leviers de plus, nous le renverserons, en même temps que tous ces vivants pourris et ces morts sans sépulture, son égoïsme monstrueux et son matérialisme sordide. Alors, nous nettoierons la cave et nous construirons une nouvelle habitation pour l'humanité, dans laquelle il n'y aura pas d'étage de salon, où toutes les pièces seront claires et aérées, et où l'air qu'on y respire sera propre, noble et vivant.

Telles sont mes perspectives. J'aspire à l'avènement d'une époque où l'homme réalisera des progrès d'une plus grande valeur et plus élevés que son ventre, où il y aura pour pousser les hommes à l'action un stimulant plus noble que le stimulant actuel, qui est celui de leur estomac. Je garde intacte ma confiance dans la noblesse et l'excellence de l'espèce humaine. Je crois que la délicatesse spirituelle et l'altruisme triompheront de la gloutonnerie grossière qui règne aujourd'hui. Et en dernier lieu, ma confiance va à la classe ouvrière. Comme a dit un Français : « L'escalier du temps résonne sans cesse du bruit des sabots qui montent, et des souliers vernis qui descendent. » »

CE QUE LA VIE SIGNIFIE POUR MOI - Jack London - 1906

Écrit par : Yves | 18 juillet 2008

Merlemocoeur, j'ai eu Philippe au téléphone pendant une heure et quart, il y a trois jours... Mais vous aussi, certainement... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Vous auriez pu l'avoir même deux heures au téléphone ce matin que le problème n'en serait pas changé.

Il a viré Siné, ce vieil anar, comme un malpropre, montrant sur le coup une absence total de courage et de sens moral, cédant au premier coup de vent.

Oui, je le maintiens, sur ce coup, à bas Val et vive Siné!

Écrit par : Merlemocoeur | 18 juillet 2008

J'ai schématisé pour signifier qu'il ne faut pas exclure quelqu'un avec des a priori comme ça se fait toujours ici , mon cher Christophe !

On vire Siné mais on défend les caricatures de Mahomet .

Victor , vous avez raison , mon islamophobie est incurable , mais je vous trouve sympa quand même dans votre rôle de Khmer rouge , tout comme Christophe en RDC ( ravi de la crèche ) !

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Il m'arrive effectivement, (pour revenir au thème initié par Jean-Paul), d'être ravi quand j'introduit mon jésus dans la crèche!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

"On vire Siné mais on défend les caricatures de Mahomet ."

Ecrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Hé oui... Vous voyez, il est des choses qui ne sont ni simples, ni binaires, finalement!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

"Quand j'introduiS"... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Franck Boizard :

"Vous connaissez mes affreuses pulsions libérales. Vous ne serez donc pas étonnés que je conteste un tel point de vue aux forts relents liberticides et bureaucratiques (mais dont je ne suis pas étonné).

Je considère au contraire qu'il faut tellement d'autonomie que les programmes soient presque totalement dissous, réduits à quelques objectifs.

Mais, évidemment, une telle pratique suppose de vrais examens avec une vraie concurrence entre écoles, afin qu'une saine émulation dégage les meilleures pédagogies."

Vous considérez, mais quand vous arrive-t-il d’argumenter ?

A propos de la liberté comme de la concurrence, il vous a déjà été répondu. Mais quelle que soit la critique dont ils font l’objet, vous persistez, sans y répondre pourtant, à ne penser qu’à partir des mêmes présupposés.

Écrit par : Pli | 18 juillet 2008

"Sur le thème de l'éducation, il y a des choses gravissimes qui s'annoncent et se répandent -merci à Yves pour le recentrage-"

Ben faites un résumé. J'ai cherché hier la feuille de route de Gaudemar, impossible de la trouver. Ca a peut-être changé aujourd'hui, je vais regarder tout de suite.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Au fait, question naïve auprès des gens bien informés :

Antoine de Gaudemar (ancien directeur de la rédaction de Libération) et Martine de Gaudemar (professeur des Université en philosophie à Paris-X) ont-ils un lien avec Jean-Paul de Gaudemar (recteur de l'Université d'Aix-Marseille) ?

Question subsidiaire : fêterons-nous bien l'année prochaine les 220 ans de la Révolution française, ou sommes-nous toujours sous l'Ancien Régime, avec la domination des grandes familles, des lignées et des dynasties ? Gaudemar devrait relire Bourdieu (dont le fils est lui-même un nanti aujourd'hui...)

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Font et Val :

http://www.dailymotion.com/video/x2sqwb_esprit-68-font-et-val_fun

Vous avez de la chance si ça vous fait marrer !

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

" L'autre objectif revendiqué est de faire baisser le taux de redoublement : un élève mal à l'aise dans une ou deux matières passerait dans la classe supérieure tout en étant suivi de façon individuelle quelques heures dans la semaine. En conséquence, les enseignants seront amenés à passer plus de temps dans les établissements, pour assurer le suivi des élèves. «L'organisation matérielle des établissementsdoit évoluer», promet Xavier Darcos. "

"Il s'agit d'une organisation différente du temps scolaire. Pour cela, il faut aussi que les professeurs puissent avoir des salles ou des bureaux. Nous allons travailler avec les régions pour discuter de ces questions", a précisé Xavier Darcos.

"Le principe est de donner plus d'autonomie aux élèves dans le travail, plus de temps de recherche, plus de souplesse, d'organiser les carrières scolaires moins systématiquement", a ajouté le ministre de l'Education"


On nous construit des bureaux pendant nos dernières vacances ??
Ils font faire des mezzanines ? Pour des profs schtroumpfs ?

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Voilà l'exemple-type d'article où l'on n'apprend pas grand chose.

Xavier Darcos précise l'organisation du futur lycée "modulaire" - LE MONDE | 18.07.08 | 10h06

Officiellement, ce ne sera pas "le lycée à la carte". Mais cela commence à y ressembler. Jeudi 17 juillet, Xavier Darcos, le ministre de l'éducation, a précisé la nouvelle organisation du lycée "modulaire" qu'il veut mettre en place à partir de 2009. La réforme devrait aboutir en 2012.

M. Darcos s'appuie sur le document d'étape qui lui a été remis après plusieurs semaines de consultations par le recteur d'Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar, "chef de projet" de la réforme.

L'objectif affiché par ces "premiers principes pour la réforme du lycée" est de "donner à notre pays le lycée adapté à ses ambitions majeures" : limiter les sorties sans qualification, amener effectivement 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat, mieux préparer l'enseignement supérieur.

En ouvrant le dossier, début juin, le ministre avait promis que le lycée deviendrait "le lieu d'une réelle liberté de choix des lycéens".

LES FILIÈRES CONSERVÉES

"La classe de seconde, qui devrait avoir une fonction de détermination, ne joue plus son rôle", a relevé le ministre. M. Darcos propose de lui faire "retrouver son rôle de carrefour" offrant "un choix réel".

En classes de première et de terminale, le principe des filières (générales et technologiques) est conservé, mais sous la forme moins rigide, moins étanche, de "dominantes".

L'idée est de sortir des "tuyaux d'orgue" des séries du bac, en mettant en place "des parcours guidés laissant place à une certaine autonomie de l'élève, clairement colorés pour préparer de manière pertinente à des études supérieures, mais plus ouverts, davantage polyvalents et donc moins exposés à des hiérarchisations implicites, mieux susceptibles de répondre à la diversité des élèves et de leurs aspirations".

DES ENSEIGNEMENTS "GÉNÉRAUX", "COMPLÉMENTAIRES" ET "DE SOUTIEN"

M. Darcos veut sortir de "la juxtaposition des cours". L'idée est de mettre en place "trois blocs principaux". D'abord, des enseignements généraux, avec des cours tels que les élèves les ont connus au collège. Ensuite, des enseignements complémentaires pour découvrir de nouveaux domaines ou approfondir les fondamentaux en classe de seconde, et se spécialiser ensuite. Enfin, un accompagnement de tous les élèves afin d'assurer une meilleure individualisation et une plus grande réussite.

Pour préparer le passage dans le supérieur, le ministère propose de baisser progressivement la part des "enseignements généraux" et celle de l'accompagnement au cours de la scolarité au lycée. Les premiers passeraient de 60 % du temps scolaire de l'élève en seconde, à 45 % à partir de la première. Les seconds passeraient de 15 % à 10 %. Les enseignements complémentaires, eux, passeraient de 25 % à 45 % du temps.

"Il n'y aura pas moins d'heures, globalement, même si le temps disciplinaire au sens étroit devrait se réduire un peu", a expliqué M. Darcos. Le ministre assure que la réforme ne se traduira pas par des suppressions de postes d'enseignant.

L'ANNÉE ORGANISÉE EN MODULES

L'organisation annuelle des enseignements serait remplacée par "une architecture modulaire". L'emploi du temps des élèves serait composé de modules semestriels d'une cinquantaine d'heures, dans l'esprit de ce qui se pratique à l'université. En seconde, à côté des enseignements généraux, "trois ou quatre modules" offriraient ainsi aux élèves "une palette de choix plus importante, avec la possibilité de changer" en cours d'année.

LES PROGRAMMES REVUS

Une concertation est prévue en septembre autour de la "maquette pédagogique" qui découle de ces propositions de réforme. Avant que le ministre ne tranche sur l'ensemble, fin octobre. Les programmes devront ensuite être revus. M. Darcos assure qu'"il n'y a pas de réflexion" sur le bac, même si la réforme "aura des conséquences" sur l'examen, reconnaît Jean-Paul de Gaudemar.

LES LYCÉES PLUS AUTONOMES

Le nouveau lycée suppose, dans l'esprit du ministre, "des établissements plus autonomes" et "une marge de manœuvre importante pour le chef d'établissement en matière d'organisation pédagogique". Dans l'entourage de M. Darcos, on souligne également que "la manière d'organiser les enseignements aura un impact sur la manière d'enseigner".

La réforme pourrait être, pour le ministère, l'occasion de revenir sur les thèmes du rapport commandé en 2007 au conseiller d'Etat Marcel Pochard sur le métier d'enseignant. Celui-ci proposait notamment de mesurer la performance des établissements. Très mal accueilli, le rapport a depuis été mis sous le boisseau.

Benoit Floc'h

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Les Inconnus , plus antisémites que Siné :

http://fr.youtube.com/watch?v=4UhSYCh9CmU

Et Coluche , raciste :


http://fr.youtube.com/watch?v=p3_sVpqFq9c


Ils n'ont pas été condamnés , à l'époque !!

Écrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Bonne question Jérémy. Amusez-vous à éplucher la liste des acteurs/chanteurs/écrivains, vous aurez des surprises. Le pire, à mon sens, les maisons d’édition. Pourcentage de mns arrivés par la poste et publiés : 0% dans certains cas.


A côté de ça, on a B. Bergmann , le lycéen de 15 ans qui nous torche un bouquin et qui veut le prix de Flore. On pourrait en citer d’autres

Écrit par : uncertain | 18 juillet 2008

Bourdieu (dont le fils est lui-même un nanti aujourd'hui...)

Ecrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Manquerait plus que le fils vienne infirmer les thèses du père!

Aux vieilles lignées de sang aristocratiques ont succédées de grandes familles bourgeoises qui se reproduisent par l'argent, par les réseaux d'amitié et (de plus en plus accessoirement, j'ai l'impression) par les diplômes.

Font et Val : Vous avez de la chance si ça vous fait marrer !

Ecrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Je savais obscurément que ce n'était pas ma tasse de thé, mais alors là, j'oscille entre la pitié - mais mon maître Alain de Benoist m'a appris à rejeter toute cette sensiblerie judéo-chrétienne - et la pure et simple consternation.
Ce qui m' agace le plus chez les "comiques" professionnels bien installés, c'est cette connivence qu'ils entretiennent avec "leur" public, qui annule toute prise de risque, même dans la provocation, tant les oreilles qui les écoutent sont d'avance conquises. On l"entend" très distinctement dans l'enregistrement proposé.

Écrit par : TotoWeininger | 18 juillet 2008

Bonne question Jérémy. Amusez-vous à éplucher la liste des acteurs/chanteurs/écrivains, vous aurez des surprises. Le pire, à mon sens, les maisons d’édition. Pourcentage de mns arrivés par la poste et publiés : 0% dans certains cas. A côté de ça, on a B. Bergmann , le lycéen de 15 ans qui nous torche un bouquin et qui veut le prix de Flore. On pourrait en citer d’autres.
Ecrit par : uncertain | 18 juillet 2008

Est-ce qu'il serait malséant de dire que notre hôte lui-même, en qui j'ai toute estime, est présenté sur wikipedia comme le "fils de l'ancien président de l'Université de Corse" ? Et qu'on croise rarement à Normale Sup' des fils de prolos (surtout depuis les 10 dernières années) ? La reproduction des élites n'est pas un vain mot.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Et qu'on croise rarement à Normale Sup' des fils de prolos (surtout depuis les 10 dernières années) ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

C'était effectivement autre chose il y a trente ans. Un exemple, parmi tant d'autres : mes deux directeurs de thèse - hé oui j'en avais deux!- tous les deux cinquantenaires, le premier ancien de la rue d'Ulm et fils de petit employé, le deuxième passé par l'Ecole Polytechnique, fils de concierge.

Écrit par : TotoWeininger | 18 juillet 2008

"On l"entend" très distinctement dans l'enregistrement proposé."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juillet 2008

Je ne sais pas... Sur mon écran, la video ne passe pas, et tout resque bloqué sur la couverture de Cabu... Il n'y a même pas le nom du sketch, (ou de la chanson), en référence. Avez-vous un autre lien, Amélie?

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

La « reproduction » (à tous les sens du terme) ne suffit pas. Ajoutons les réseaux. Plus facile de publier quand on est journaliste par exemple. Un échange de bons procédés en somme entre l’éditeur et le journal.
Exemple récent , la sélection du Fémina. Curieux, dans les romanciers sélectionnés, il n’y a quasiment que des journalistes/critiques littéraires/ directeur de collection/éditeurs.

mais bon, là je m'éloigne du sujet.

Écrit par : uncertain | 18 juillet 2008

Je reviens -tardivement - sur la "pensée unique". L'expression a peut-être des connotations douteuses qui rendent son emploi problématique, mais peut-on vraiment nier qu'il existe une bien-pensance de gauche qui fausse souvent les débats ? Je pense que c'est ce que voulait dire Amélie. Quant au texte d'Alain de Benoist, j'y ai trouvé des formulations justes, si contestable que soit par ailleurs le personnage.
Bon, maintenant je rentre sous terre avant de me faire traiter de fasciste.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 juillet 2008

Tout à fait d'accord avec vous, merlemocœur. Moi qui ai une belle collection de Hara-kiri hebdo où figure même le numéro interdit (bal tragique à Colombey) , je suis consternée par l'évolution de Charlie Hebdo. Un des derniers numéros, où 2 pages étaient offertes à l'ignoble Meirieu a constitué pour moi un point de non retour. C'était la goutte d'eau bénite qui faisait déborder la coupe. Siné osait encore dire tout haut ce que certains n'osent même plus dire tout bas, et j'ai hautement apprécié son coup de gueule contre les femmes embastillées dans leurs voiles. Val se fait le chantre (le chancre?) de la bienpensance, alors, pour moi, Charlie, c'est fini.

Écrit par : mouron rouge | 18 juillet 2008

Le "hantre de la bienpensance" Et l'avant dernier édito de France-Inter, (j'ai loupé le dernier). Et le procès des caricatures? Et les prises de position énergiques pour stigmatiser le discours ignoble de Sarko sur "la princesse de Clèves", et défendre l'enseignement de la littérature?(plusieurs éditos y ont été consacrés). Et la liste n'est pas limitative...
La bien-pensance, c'est quoi? Accepter le dialogue avec ceux qui ne pensent pas comme nous? Non, ça, ça s'appelle être démocrate. Tout simplement.
Alors, j'attends qu'on m'explique ce qu'est la "bien-pensance". Tout comme j'attends qu'on m'explique aussi ce qu'est la "pensée unique".
Merci.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

"mes deux directeurs de thèse - hé oui j'en avais deux!- tous les deux cinquantenaires, le premier ancien de la rue d'Ulm et fils de petit employé, le deuxième passé par l'Ecole Polytechnique, fils de concierge."

Maintenant, on ne trouve plus de concierges que dans L'élégance du hérisson, le roman à succès de Muriel Barbery, ancienne normalienne, enseignante à l'IUFM et mise en disponibilité de l'Education Nationale.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

J'ai adoré ce livre!!!
C'était une prof à l'IUFM? Je l'ignorais!
Vous m'en bouchez un coin!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Avez-vous un autre lien, Amélie?
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

Patrick Font nous explique qu'il vaut mieux éveiller les enfants au sexe plutôt que de leur mettre un pistolet en plastique (c'est facho) ou une poupée (c'est macho) sous le sapin.
Val, lui, proteste contre la censure dont peuvent faire l'objet des spectacles jugés pornographiques.

Écrit par : Bolino | 18 juillet 2008

La réforme du lycée n'a pas l'air de passionner les foules ici...

La synthèse d'étape de Gaudemar :
http://www.education.gouv.fr/cid21733/point-de-situation-sur-la-reforme-du-lycee.html

Tour de la presse sur la réforme du lycée :
Libé :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/339714.FR.php

Le Figaro :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/18/01016-20080718ARTFIG00019-lycee-darcos-reorganise-la-classe-de-seconde-.php

Le Monde
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/18/lycees-ce-que-veut-xavier-darcos_1074694_3224.html

Quatre défauts majeurs :
- le saupoudrage ou l'émiettement des enseignements
- le risque de dilution des programmes nationaux dans les modules
- la diminution horaire de l'enseignement disciplinaire au profit d'activités croisées
- l'ignorance du rythme de l'enseignement (il faut du temps pour apprivoiser une classe; la semestrialisation fait le pari d'élèves autonomes et responsables)

sans parler des conséquences sur les statuts (je parie que les heures d'enseignement non disciplinaires vont valoir moitié moins dans les services)...

Des choses séduisantes cependant sur la polyvalence de la culture générale.

Écrit par : Romuald | 18 juillet 2008

"La réforme du lycée n'a pas l'air de passionner les foules ici..."

Dites donc, Romuald, je ne suis peut-être pas les foules, mais j'ai cité l'article du monde.

Je trouve cette réforme extrêmement consensuelle, et je ne vois pas bien qui pourra s'y opposer. Je n'y trouve personnellement pas grand chose à redire.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

"Patrick Font nous explique qu'il vaut mieux éveiller les enfants au sexe plutôt que de leur mettre un pistolet en plastique (c'est facho) ou une poupée (c'est macho) sous le sapin.
Val, lui, proteste contre la censure dont peuvent faire l'objet des spectacles jugés pornographiques."

Ecrit par : Bolino | 18 juillet 2008
Effectivement, pour autant que je m'en souvienne, ils ont fait mieux... Mais, vu le commentaire ajouté sous la video par la personne ayant proposé le lien, il ne fallait pas tellement s'attendre à ce qu'elle en soit un (ou une) prosélyte... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juillet 2008

"Je trouve cette réforme extrêmement consensuelle, et je ne vois pas bien qui pourra s'y opposer. Je n'y trouve personnellement pas grand chose à redire."

"Consensuelle" ? Est-ce vraiment le bon mot ? Mais au point où nous en sommes, effectivement, moi aussi, "je ne vois pas bien qui pourra s'y opposer". Un schtroumpf grincheux ?
Il m'a semblé en voir un juste au-dessus ...

Écrit par : Hervé | 18 juillet 2008

Et pour reprendre l'excellente expression de Muriel -"Ces clés leur ouvriront ENSUITE toutes les portes qu'ils désirent." -, j'ai comme le sentiment qu'il va leur falloir un trousseau drôlement bien fourni pour sortir leur épingle de ce jeu de massacre ...

Au fait ce sont bien les lycées expérimentaux dont celui de Saint-Nazaire (celui de Gabriel Cohn Bendit) qui ont inpiré les grandes lignes de cette réforme ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyc%C3%A9e_exp%C3%A9rimental_de_Saint-Nazaire

Qui, ici, parlait récemment de pensée unique ?

Écrit par : Hervé | 18 juillet 2008

Moi, je n'avais pas trop aimé L'Elégance du hérisson. J'ai eu l'impression de lire un cours de philo recyclé, et j'ai trouvé que les personnages manquaient d'épaisseur romanesque, qu'ils n'étaient guère que des constructions abstraites auxquelles l'auteur accrochait ses idées.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 juillet 2008

La réforme des lycées ne me paraît pas si consensuelle. La place des savoirs disciplinaires risque de se restreindre encore. Et l'annonce d'une présence accrue dans les établissements ne devrait-elle pas nous faire réagir plus énergiquement?

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 juillet 2008

Je disais "passionner les foules" au sens de susciter un débat acharné...

Je me méfie du consensus avant toute discussion (c'est moi le Schroumph grognon? :-)); en l'occurrence, si le modèle est si séduisant au premier abord, c'est que l'enseignant du secondaire s'y voit comme un universitaire; mais à bien y réfléchir, la segmentation permanente donne une illusion de rigueur (c'est propre et net) où il n'est pas sûr que les élèves se retrouvent. La relation pédagogique, cela se construit, et avec un turn over semestriel, les élèves les plus fragiles trouveront difficilement leurs marques (à moins d'appauvrir le contenu d'enseignement au point que la réussite devienne facile). [La semestrialisation à l'université n'est pas une grande réussite en terme de formation, en particulier dans des disciplines qui demandent du temps.]

Cette accélération du temps de l'apprentissage, qui va de pair avec le raccourcissement des horaires de discipline (le modèle est un module de 3h) répond bien à l'esprit de l'époque, mais est-il réellement formateur du point de vue intellectuel?

On retrouve le même problème qu'avec les compétences, à savoir le saucissonnage ou la segmentation (le dépeçage?) de l'acte unique, humaniste, de la transmission.

En même temps, la possibilité pour les élèves de ne pas s'enfermer dans une voie est vraiment intéressante.

Bref, loin d'être consensuelles, ces orientations me semblent mériter un vrai débat.

Écrit par : Romuald | 18 juillet 2008

Ce n’est pas le sujet du fil du tout, tant pis. Un point de math, j’en suis sûre évident, me turlupine. Pas pour la beauté de la chose, mais parce que je suis supposée l’enseigner (PE en CM). Je vais passer pour une vile sotte, mais je me lance.
Comment établir, dans la tête des élèves, l’équivalence suivante :

6/3 (comprendre 6 barre de fraction 3, difficile d’écrire les math avec Word)) se lit 6 divisé par 3, par exemple 6 gâteaux partagés entre 3 enfants, valeur d’une part 2 gâteaux

et se lit aussi 6 tiers, par exemple un gâteau partagé en trois, valeur d’une part un tiers, si on prend 6 parts on a 6 tiers.

Les fractions à l’école primaire sont enseignées selon la deuxième représentation : une unité (objet ou groupe d’objets) partagée en parts égales (le dénominateur), dont on prend un certain nombre (le numérateur).

Puis arrive le moment (règle de trois, pourcentage…) où, par commodité, c’est l’autre représentation qui est utilisée : un certain nombre d’objets (numérateur) est partagé en un certain nombre de parts (le dénominateur).

Je constate l’équivalence, et je la comprends jusqu’à un certain point. En fait, je crois que je ne la comprends pas vraiment. Quelque chose de fondamental m’échappe. Comme dit mon mari, peut-être que tout simplement je ne comprends pas les math (jamais plus de 8 sur 20 en math à partir de la 6ème, ceci explique cela). Quant à mon mari, il ne comprend pas ce que je ne comprends pas…

Quelqu’un peut-il m’aider ? L’aveu d’ignorance me coûte, soyez gentils…
Note : J’ai lu les explications de Brissiaud sur le sujet, mais je ne vois pas comment mettre en œuvre ses propos avec des élèves ; j’ai aussi compulsé plusieurs manuels scolaires, anciens et modernes, sans que la lumière ne me vienne. Rien chez SLECC ni le site de Michel Delord, ou bien je n’ai pas trouvé.

Écrit par : collombon | 18 juillet 2008

La stricte équivalence vient du fait qu'en mathématiques, six parts de gateaux équivalentes chacune à un tiers de gateau sont égales à deux gateaux complets.

Si y = un gateau, alors
(6y)/3 = la part qu'obtiendra une personne lorsque 6 gateaux sont répartis entre trois personnes
et
6x(y/3) = ce que l'on obtient lorsqu'on prend des gateaux identiques et qu'on en coupe deux, chacun en trois.

Dans le premier cas, on a deux gateaux (entiers)
Dans le second cas, on a deux gateaux (coupés chacun en trois, mais entiers quand meme)
Donc (6y)/3 = 6x(y/3).

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Pour expliquer si besoin aux enfants ce qu'il y a ci-dessus, il faut en passer par le dessin au tableau des six gateaux répartis en trois (=deux gateaux pour chaque personne) et des deux gateaux coupés chacun en trois (= toujours deux gateaux).

Mais je ne me lancerais pas dans l'explication de tout ça s'il n'y a pas une question précise de l'élève sur ce point, car sinon ça risque de les embrouiller encore plus.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

"si le modèle est si séduisant au premier abord, c'est que l'enseignant du secondaire s'y voit comme un universitaire"

C'est pour ça que ça marchera ! Ca flatte dans le sens du poil !

Je suis TRES surpris que Gaudemar n'ait pas osé lancer l'annualisation du service des enseignants, ce serait un énorme gain d'économies !

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Quant à ceux qui viennent ici pour me lire sans me donner la réplique, si ma verve leur manque, ils connaissent mon adresse. Je suis apte à répondre aux questions de vive voix. Ce petit jeu a assez duré.

Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2008

Dobolino, vous n'allez pas nous faire ça ? Pourquoi ? Vous étiez un peu le sel de ce blog, ne nous laissez pas tomber ! Je suis prêt à tout pour vous relire, même à admettre que la truffe provençale peut être consommée - avec modération certes.

Écrit par : victor | 18 juillet 2008

Je ne me livre à des paroles écrites ici que rarement mais j'aime beaucoup vous lire Dobolino... et même si on ne peut être d'accord tout le temps avec tout le monde, on peut l'être souvent avec quelques uns!

Écrit par : Merlemocoeur | 18 juillet 2008

A cette époque-ci de l'année, il n'y a vraiment plus personne ici non plus !

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Charlie hebdo en 78 était moins scrupuleux ! Carrément IGNOBLE et ABJECT :

http://palladio.free.fr/harakiri/ChH/1978-2/no416.jpg


http://palladio.free.fr/harakiri/ChH/1978-2/no418.jpg

Si vous voulez voir les autres couvertures :

http://palladio.free.fr/harakiri/ChH/index01.html

Écrit par : 6né | 18 juillet 2008

"si le modèle est si séduisant au premier abord, c'est que l'enseignant du secondaire s'y voit comme un universitaire"

C'est pour ça que ça marchera ! Ca flatte dans le sens du poil !

Ecrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Plutôt que de transformer les lycées en sous-facs, on aurait peut-être mieux fait de transformer les facs en super lycées (c'est-à-dire laisser moins d'"autonomie" aux étudiants pendant les premières années, plutôt que de vouloir rendre les élèves autonomes dès la seconde).

Il est vrai que cela existe déjà : ce sont les classes prépas (repères infâmes d'enfants de bourges).

Écrit par : Cyrano | 18 juillet 2008

Cyano, vous êtes le bon sens même.

Pour améliorer les résultats des étudiants à la fac, on va prendre ce qui ne marche pas à la fac pour l'importer au lycée. C'est la logique de l'E.N.

Mais je suis surpris qu'Yves ait parlé de "l'annualisation des services" des enseignants, car il n'en est question nulle part.

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Cela dit, au vu des pourcentages annoncés dans l'organisation du temps d'autonomie et des modules, il est à parier que ça ne changera pas grand chose.

Ca fera sauter les "modules" actuels, complètement inutiles, et les "aides individualisées", qui seront remplacées, donc ça aura un impact très limité.

On peut même envisager que la réforme ait l'effet inverse de celui qui est craint : si l'on met des temps d'autonomie à la disposition des lycéens dans les horaires scolaires, on peut imaginer que les temps de cours seront donc en grande partie des cours magistraux !

Écrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

"Plutôt que de transformer les lycées en sous-facs, on aurait peut-être mieux fait de transformer les facs en super lycées (c'est-à-dire laisser moins d'"autonomie" aux étudiants pendant les premières années, plutôt que de vouloir rendre les élèves autonomes dès la seconde).

Il est vrai que cela existe déjà : ce sont les classes prépas (repères infâmes d'enfants de bourges)."

Ecrit par : Cyrano | 18 juillet 2008

C'est très exactement ce que je me disais à la lecture du texte de Gaudemar.

Écrit par : TotoWeininger | 18 juillet 2008

En ce moment à la télé, une émission de "vulgarisation" culturelle de qualité : "La boîte à musique" de JF Zygel, consacrée ce soir à la musique française.

3 invités sur le plateau, dont un chanteur, l'écrivain Daniel Picouly et notre ministre, X. Darcos. L'émission commence par un "quizz", où Zygel s'installe au piano pour jouer quelques airs fameux de Debussy, Ravel, Fauré, St Saëns, etc., avec mission pour les candidats d'en reconnaître un maximum.

Résultat : notre ministre est largement le meilleur et reconnaît sans problème presque tous les extraits (titre d'oeuvre compris) trés loin devant le chanteur et devant Picouly qui n'a apparemment aucune culture (tout du moins pas musicale, en tout cas).

Voilà. On pense ce qu'on veut de ce gars là pour diverses raisons, mais je préfère mille fois un ministre comme ça qu'un gros plouc dans le style Allègre qui fait 2 fautes par mot et de la lèche aux patrons entre une apologie du pédagogisme et des insultes aux professeurs. Entre un Darcos plutôt cultivé et un "socialiste" qui décrète que les maths et le français ne servent à rien parce qu'il existe des calculatrices et des correcteurs orthographiques, il ne faut pas s'étonner de voir certains d'entre nous déserter les rangs de ce qui est devenu aujourd'hui la "gôche". C'est dit.

Pour en revenir à l'émission, son seul défaut -hélas courant- est de faire l'impasse totale sur la musique médiévale et la Renaissance. Quand on sait que les grands compositeurs de ces époques sont trés majoritairement français (Machault, Adam de la Halle, Ockeghem, Lejeune, etc.), ça la fout quand même un peu mal, mais ne mégotons pas...

Écrit par : Manu | 18 juillet 2008

"l'écrivain Daniel Picouly"

Ecrit par : Manu | 18 juillet 2008

Picouly, c'est pas un acteur?

Écrit par : TotoWeininger | 19 juillet 2008

Ah non, ça doit pas être le même, l'acteur est fils d'un violoniste et d'une pianiste - bon sang ne saurait mentir.

Écrit par : TotoWeininger | 19 juillet 2008

"3 invités sur le plateau, dont un chanteur, l'écrivain Daniel Picouly et notre ministre, X. Darcos. L'émission commence par un "quizz", où Zygel s'installe au piano pour jouer quelques airs fameux de Debussy, Ravel, Fauré, St Saëns, etc., avec mission pour les candidats d'en reconnaître un maximum."

"Entre un Darcos plutôt cultivé et un "socialiste" qui décrète que les maths et le français ne servent à rien parce qu'il existe des calculatrices et des correcteurs orthographiques, il ne faut pas s'étonner de voir certains d'entre nous déserter les rangs de ce qui est devenu aujourd'hui la "gôche". C'est dit."

Ecrit par : Manu | 18 juillet 2008

Comme on comprend votre admiration, Manu ! Et encore, ce n'était que Darcos, un sous-fifre, quoi ! Si vous entendiez le mec qu'est au-dessus de lui, le vrai boss, il s'y connaît encore plus en musique !

Entre un Sarkosy vachement mélomane, cultivé, amoureux des livres et un Mitterand qui savait à peine déchiffrer, il ne faut pas s'étonner de voir certains d'entre nous déserter les rangs de ce qui est devenu aujourd'hui la "gôche". C'est dit.

Écrit par : Cyrano | 19 juillet 2008

"Sarkozy" ... "Mitterrand"...

Écrit par : Cyrano | 19 juillet 2008

Il était de gauche, Mitterrand?

Écrit par : TotoWeininger | 19 juillet 2008

Merci Jeremy pour votre réponse sur les fractions.
Juste une constatation donc, pas de lumineuse révélation mathématique.

Écrit par : collombon | 19 juillet 2008

""Entre un Darcos plutôt cultivé et un "socialiste" qui décrète que les maths et le français ne servent à rien parce qu'il existe des calculatrices et des correcteurs orthographiques, il ne faut pas s'étonner de voir certains d'entre nous déserter les rangs de ce qui est devenu aujourd'hui la "gôche""

J'ajoute que Le Pen parle toujours un très bon français, riche en images et en références culturelles de toutes sortes, et qu'il est le seul de nos hommes politiques à respecter l'emploi en subordonnée conjonctive du subjonctif imparfait.

A l'inverse, j'ai entendu Jack Lang dire : "voire même" et "je m'en rappelle".

De là à dire qu'il faut déserter la gôche pour la droitt extrem, j'hésite à franchir le pas.

Écrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

« OPA sur l'éducation nationale »
ou« Main basse sur l'école publique »

de Muriel FITOUSSI et Eddy KHALDI

à paraître aux Editions DEMOPOLIS (sortie le 25 août 2008)

"L'Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d'entretenir le « chaos pédagogique », l'insécurité et le chômage.
En évitant les débats parlementaires, Xavier Darcos impose sans discussion une véritable révolution libérale. Le gouvernement met rapidement en oeuvre une succession de mesures : suppression de la carte scolaire et de postes d'enseignants, évaluation publique des enseignants et des établissements, financement par l'État du développement des établissements privés dans les banlieues…
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures.

Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l'Opus Dei sont à l'origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l'Éducation. La réforme de l'école est au coeur du projet de Nicolas Sarkozy./.../

la suite :
http://ecolesdifferentes.info/OPA.htm

Écrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

Comme on comprend votre admiration, Manu ! Et encore, ce n'était que Darcos, un sous-fifre, quoi ! Si vous entendiez le mec qu'est au-dessus de lui, le vrai boss, il s'y connaît encore plus en musique !

Entre un Sarkosy vachement mélomane, cultivé, amoureux des livres et un Mitterand qui savait à peine déchiffrer, il ne faut pas s'étonner de voir certains d'entre nous déserter les rangs de ce qui est devenu aujourd'hui la "gôche". C'est dit.

Ecrit par : Cyrano | 19 juillet 2008

Persiflez donc : je parlais des ministres del'éducation nationale, chargés tout de même de... l'école de la République, Auquel cas, je maintiens que je préfère un gars cultivé à ce poste tout particulièrement.

Au 2ème quiz, qui est arrivé plus tard dans la soirée : 6 oeuvres à trouver (avec le compositeur). Résultat : 4 pour Darcos, 2 pour le chanteur de varèt' et... 0 pour Picouly.

Darcos s'est même mis au piano. Cyrano va être déçu : il joue bien (surtout pour un ministre dont ce n'est pas la fonction première ).

Il y avait aussi une chanteuse (lyrique), agrégée, ayant enseigné 5 ans en collège, et qui après nous avoir interprêté un air classique, s'est fait le chantre de l' "enseignement adapté aux centres d'intérêts des élèves" (sic). Connasse.
L'histoire ne dit pas si pendant ses 5 années de collège, elle leur a fait exclusivement du rap (de quoi bien rentabiliser son agreg). En tout cas, elle s'est tellement bien adaptée aux élèves qu'aujourd'hui, elle n'enseigne plus. Un peu comme Bégaudeau.

Pour Sarkozy et Mittterand, effectivement, la comparaison n'est pas flatteuse pour l'actuel locataire de l'Elysée. Je ne suis pas sûr par ailleurs que si Gogolène avait remporté la course, nous nous en serions mieux tiré sur ce plan.

Mais puisque Cyrano ramène Mitterand sur le tapis,ce qui est une bonne idée, est-ce que quelqu'un sait pourquoi ce gars là, aussi cultivé qu'il était, a laissé foutre en l'air l'école de la République et la transmission des savoirs ?

La loi Jospin, qui entérine de façon consciente les foutaise des "sciences" de l'éducation et de papy Meirieu avec entre autres 'l"élève au centre" et les saloperies constructivistes, c'est bien en 89 au début du deuxième septennat, non ?

Ça, trés sincèrement, je n'ai jamais compris comment quelqu'un comme Mitterand a pu laisser faire un truc pareil.

Écrit par : Manu | 19 juillet 2008

Manu : "Ça, trés sincèrement, je n'ai jamais compris comment quelqu'un comme Mitterand a pu laisser faire un truc pareil."

Une piste ...
http://assoreveil.org/ert.html

Écrit par : Hervé | 19 juillet 2008

Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l'Opus Dei sont à l'origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l'Éducation. La réforme de l'école est au coeur du projet de Nicolas Sarkozy./.../

la suite :
http://ecolesdifferentes.info/OPA.htm

Ecrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

Une fois l'école de la République entièrement vidée de sa substance et de son objet par les théories de la gauche émotionelle (Meirieu n'est pas de droite, que je sache), une certaine extrême droite a en effet beau jeu de dire : " vous voyez l'école publique ne marche pas et elle coûte cher : achevons-la !"

C'est comme les privatisations : la droite n'ose pas commencer, c'est la gauche qui le fait en jurant ses grands dieux que l'État restera majoritaire. Une fois le boulot commencé (sans manif, c'est normal, ils sont gentils puisqu'ils sont "de gauche"), la droite n'a plus qu'à le terminer.

Même chose avec les statuts : Deferre démarre la décentralisation en 1982 (1er septennat de Mitterand), divise la fonction publique d'État en 3 (fonction publ. hospitalière, territoriale et d'État), précarise ainsi de fait ce qui était autrefois une forteresse intouchable. Lla droite n'a alors plus qu'à passer la dernière couche en privatisant le tout, mais de façon ouverte, cette fois.

Un petit dernier pour la route ? Alain savary, 1er ministre de l'EN sous Mitterand crée les ZEP pour "donner plus à ce qui ont moins" et crée par là même un "enseignement adapté pour les élèves défavorisés", terrain favori des scientologues de l'éducation. Comme si les élèves en question étaient débiles. Comme si l'intelligence des élèves était directement liée au nombre de zéro sur la fiche de paye. Comme si un fils d'ouvrier ou de chômeur était forcément plus con qu'un fils d'avocat ou de médecin.

Voilà comment avec un argument "social", on enferme définitivement les élèves "défavorisés" dans un ghetto, tout en prétendant que c'est ça qui va les en sortir.

"Entre la droite et la gauche", dit Zemmour, "Il n' y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette".

Il a raison, à ceci près que sans supplément de prix, la gauche prend vraiment les gens pour des cons.

Écrit par : Manu | 19 juillet 2008

Une piste ...
http://assoreveil.org/ert.html

Ecrit par : Hervé | 19 juillet 2008

Merci pour le lien, hervé, quoique la page d'accueil soit loin de me rassurer :

"L'association R.E.V.E.I.L. est parrainée par :
Messieurs Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES, Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN"


C'est, comme qui dirait, une belle brochette de pédagogos (au moins Jacques Pain et Louis Legrand, ne parlons même pas de PG de Gennes et de ses trcus "main à la pâte"...)

Écrit par : Manu | 19 juillet 2008

"Darcos s'est même mis au piano. Il en joue bien"

Et encore, vous ne l'avez pas vu jouer du pipeau (comme tous ses prédécesseurs).

Écrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

Tiens, je viens de voir que les deux syndicats les plus représentés au CNESER (commission des Enseignants du Supérieur) étaient, tenez-vous bien, le Snes en première position puis le Sgen en deuxième.

Et après, on se demande d'où vient la chute de l'Université française.

Écrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

Réponse à la question de Jeremy :

"Au fait, question naïve auprès des gens bien informés :
Antoine de Gaudemar (ancien directeur de la rédaction de Libération) et Martine de Gaudemar (professeur des Université en philosophie à Paris-X) ont-ils un lien avec Jean-Paul de Gaudemar (recteur de l'Université d'Aix-Marseille) ? "

Ils sont cousins. Antoine (que j'ai connu en khâgne) était à l'époque un type très bien.

Écrit par : Pedro Cordoba | 19 juillet 2008

"Voilà. On pense ce qu'on veut de ce gars là pour diverses raisons, mais je préfère mille fois un ministre comme ça qu'un gros plouc dans le style Allègre qui fait 2 fautes par mot et de la lèche aux patrons entre une apologie du pédagogisme et des insultes aux professeurs. Entre un Darcos plutôt cultivé et un "socialiste" qui décrète que les maths et le français ne servent à rien parce qu'il existe des calculatrices et des correcteurs orthographiques, il ne faut pas s'étonner de voir certains d'entre nous déserter les rangs de ce qui est devenu aujourd'hui la "gôche"."

Ecrit par : Manu | 18 juillet 2008

Il est vrai qu'au royaume des aveugles... Et j'admire votre honnêteté intellectuelle, qui vous a fait mettre le mot "socialiste" entre guillemets pour qualifier Allègre. Ceci étant dit, rappelez-vous Monory... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

"Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l'Éducation. La réforme de l'école est au coeur du projet de Nicolas Sarkozy."

Ecrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

Merci de le rappeler, Jeremy. Mais cela fait un an et demi que je le dis, ici-même. Et, évidemment, d'autres l'ont dit avant moi... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

"Pour améliorer les résultats des étudiants à la fac, on va prendre ce qui ne marche pas à la fac pour l'importer au lycée. C'est la logique de l'E.N."

Ecrit par : Jeremy | 18 juillet 2008

Oui, dans la même logique, on a aussi importé dans la formation des PE ce qui ne marchait pas dans celle des PLC.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

""Charlie hebdo en 78 était moins scrupuleux """

Même si ces couvertures sont nulles et ne font rire personne , on peut constater que la liberté de la presse était bien réelle , il y a 30 ans . Avant l'invention de la pensée unique politiquement correcte .

Écrit par : Amélie | 19 juillet 2008

Elles étaient excellentes, et je crois que le message de "6né" était ironique, Amélie. ;-)
Ceci-dit, je vous engage à regarder aussi les récentes...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

La comparaison avec les m... de Konk est assez rapide, en tous cas.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

Dobolino, vous n'allez pas nous faire ça ? Pourquoi ?
Ecrit par : victor | 18 juillet 2008
Pour des raisons qui n'ont rien à voir avec aucun d'entre vous ni avec la structure de ce blog et j'avoue que ça me fait carrément chier car j'ai goût à l'effervescence qui règne ici.. Celui qui m'a demandé d'arrêter sait certainement ce qu'il dit. Pour le coup, ce n'est ni parce que je suis vexée ni parce que j'ai trouvé machin ou bidule trop agressif. C'est quasi aussi dur que d'arrêter de fumer.

Écrit par : dobolino | 19 juillet 2008

Dobolino , vous avez peur de quoi ?

Écrit par : Amélie | 19 juillet 2008

Ah , bon ? Comme il s'agit de Charlie Hebdo , cette vulgarité , c'est excellent ??

Ha , Ha , Ha ! Il fallait pas virer Siné alors !

On a tort de lui faire ce procès , mais ces deux couvertures , franchement , même si Charlie Hebdo n'a jamais fait dans la dentelle , vous les trouveriez excellentes si elles paraissaient aujourd'hui ...et pas .. comment dites-vous quand il s'agit du camp adverse...nauséabondes ?

C'est bien ce que je pensais , vous avez l'humour sélectif et sectaire !

et ça , aujourd'hui , ça vous plairait aussi , alors ? Moi , non .

http://palladio.free.fr/harakiri/ChH/1977-2/no367.jpg

La Halde , le Mrap , SOS racisme , seraient sur le pied de guerre !

La pensée unique , c'est toujours deux poids , deux mesures , c'est ça qui est gênant ! Les m..de Konk , le génie de Charlie Hebdo ! PFFFF !

Écrit par : Amélie | 19 juillet 2008

De Gaudemar connaît le pédagol parfaitement. Est-ce que pour autant pouvoir parler de "groupes de pilotage" ou de "stratégies de remédiation" sans éclater de rire en fait quelqu'un de compétent pour comprendre les problèmes du lycée ?

Écrit par : Lariba | 19 juillet 2008

@ Amélie

Il me semble en avoir déjà parlé, mais les Russes ont comme image de la France un pays où la liberté d'expression est attaquée. Cela peut laisser dubitatif venant de Russie mais c'est ainsi.

On n' a pas le droit de dire «Je l'avoue, je n'aime pas les Juifs (ou les PDs, ou les Arabes, ou les musulmans, ou les profs, ou les fonctionnaires ...)».

Mais, heureusement, il reste tout de même un peu de liberté d'expression, on a le droit de dire «Je l'avoue, je n'aime pas les riches.»

Et je pense que «Je l'avoue, je n'aime pas les catholiques.» et «Je l'avoue, je n'aime pas les patrons.» seraient également tolérés.

Comme quoi, en France, nous sommes plus libres que les Russes pensent.

Écrit par : Franck Boizard | 19 juillet 2008

"...ou les PDs, ou les Arabes, ou les musulmans, ou les profs, ou les fonctionnaires ..."

Et depuis le temps que vous le dites sur ce blog, vous n'êtes pas encore en prison ?

Écrit par : Cyrano | 19 juillet 2008

«Et depuis le temps que vous le dites sur ce blog, vous n'êtes pas encore en prison ?»

Non, et ça m'étonne :-)

Peut-être que la police de la pensée ne lit pas ce blog (mais que fait Jeremy ?).

Je ne serai pas dépaysé, la prison, je connais : j'ai donné des cours à Fresnes.

Écrit par : Franck Boizard | 19 juillet 2008

J'aime beaucoup votre ironie , Franck .

J'ironisais ( moi aussi , Christophe ), sur la DUPLICITE de la pensée UNIQUE et les diktats de la doxa : il faut trouver Charlie Hebdo génial , et Konk , con !

Tout est dans la signature . Yasmina Reza a très bien analysé ce ridicule de notre époque dans sa pièce " Art " .

Cela me fait penser à cette phrase de Picasso :


"Dans l'art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l'étrange, l'extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j'ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m'admiraient.
A force de m'amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse. Et aujourd'hui, comme vous le savez, je suis célèbre, je suis riche.
Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n'ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot."

Écrit par : Amélie | 19 juillet 2008

Je l'ai déjà dit; je n'aimerais pas vivre dans un pays dans lequel Siné et ses amis de "Bakchich" seraient au pouvoir.

Maintenant, Amélie, pour clore la polémique, disons que vous n'avez pas le même humour que moi. Et pas la même appréhension de ce qu'on appelle "le second degré".
Si vous osez m'envoyer un mail, je vous envoie par retour une très belle chanson écrite par Philippe Val, en fichier mp3.
ch.sibille@wanadoo.fr

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

"J'ironisais ( moi aussi , Christophe ), sur la DUPLICITE de la pensée UNIQUE et les diktats de la doxa : il faut trouver Charlie Hebdo génial , et Konk , con !"

Ecrit par : Amélie | 19 juillet 2008

Mais non, Amélie, il ne faut rien du tout! Faites absolument comme vous voulez! Pourquoi?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

""Si vous osez m'envoyer un mail""

QUOI ?? Pour que vous me dénonciez à la police de la pensée !


https://www.halde.fr/Saisir-en-ligne.html

Écrit par : Amélie | 19 juillet 2008

"On n' a pas le droit de dire «Je l'avoue, je n'aime pas les Juifs (ou les PDs, ou les Arabes, ou les musulmans, ou les profs, ou les fonctionnaires ...)».
Mais, heureusement, il reste tout de même un peu de liberté d'expression." Ecrit par : l'immonde Frank Boizard.

Mettons à profit le peu de liberté d'expression qu'il nous reste avant que la Halde nous la retire :

JE N'AIME PAS LES CONS.

Et je trouve odieux qu'un type regrette de ne pouvoir dire "je n'aime pas les juifs", "je n'aime pas les PD", "je n'aime pas les arabes", "je n'aime pas les musulmans".

Vous savez, Frank, il y a des pays où c'est encore tout à fait toléré de dire ces phrases-là, demandez-leur l'asile politique. Si vous écrivez une belle lettre au autorités iraniennes pour leur dire que vous réclamez le droit de dire "je n'aime pas les Juifs" et "Je n'aime pas les PD", ils vous accueilleront à bras ouverts. Là-bas au moins, la Halde n'embête personne. C'est un pays qui serait tout à fait conforme à votre mode de pensée, s'il n'était pas aux mains des musulmans que vous honnissez.
Un Iran catholique, voilà ce qui plairait à Frank Boizard.

Une réponse ayant été apportée au cuistre malsain, je propose qu'on en revienne à la réforme des lycéees.

Écrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

JE N'AIME PAS LES CONS.


MOI NON PLUS, MAIS JE FAIS AVEC.

Pour les moins cons : http://www.iran-resist.org/article3458

Écrit par : Steppenwolf | 19 juillet 2008

"Une réponse ayant été apportée au cuistre malsain, je propose qu'on en revienne à la réforme des lycéees.

Ecrit par : Jeremy | 19 juillet 2008 "


A ce propos, il me semble qu'une allusion à l'annualisation du temps de travail des professeurs est faite ici :


"Cette exploration doit évidemment être confrontée à deux questions essentielles : celle d'une définition des programmes adaptée à ce nouveau séquençage des enseignements, capable par conséquent de proposer pour une même discipline une différenciation des modules fondée sur une différenciation claire voire une progressivité des acquisitions attendues ; celle de la capacité correspondante des établissements à repenser de manière assez substantielle l'organisation des enseignements et des services."

http://www.education.gouv.fr/cid21733/point-de-situation-sur-la-reforme-du-lycee.html

Écrit par : Cyrano | 19 juillet 2008

Tiens, Steppenwolf, j'ai trouvé ça, dans votre lien... A transmettre à Roger Felts...

http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=20483

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

Merci Christophe, ça fait plaisir de savoir que vous avez au moins jeté un coup d'œil à mon message sur "garçons et filles".

A charge de revanche. :)

Écrit par : Steppenwolf | 19 juillet 2008

Allons , allons, gens de gauche , calmez vous ,dites 100 fois sales ricains et réconciliez-vous !

Écrit par : siné quoi val ? | 19 juillet 2008

J'ai fait plus qu'y jeter un oeil! N'oubliez pas que je suis un ravi de la crèche, il faut que je m'instruise!!! ;-)
Et puis, j'aime bien le discours de Langaney à ce sujet!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

Je l'ai déjà dit; je n'aimerais pas vivre dans un pays dans lequel Siné et ses amis de "Bakchich" seraient au pouvoir.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

Franchement M. Sibille, entre le patron de Bakchich, Nicolas BEAU et celui de Charlie, Philippe VAL, il n' y a pas photo!

D'un côté un vrai journaliste d'enquête et d'investigation et de l'autre un procureur de la nouvelle pensée unique qui s'envole au premier coup de vent!

Écrit par : Merlemocoeur | 19 juillet 2008

leslibertaires.blogger.com

Écrit par : lesli | 19 juillet 2008

Deux exemples d'articles de grande qualité que l'on trouve sur bakchich

http://www.bakchich.info/article4460.html

http://www.bakchich.info/article4326.html

M. Sibille il faut tout lire avant de juger!

Écrit par : Merlemocoeur | 19 juillet 2008

Val est drôle. La preuve:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/philippe%2Bval/video/xuuc5_blaguounette_fun

Écrit par : 6néquanon | 19 juillet 2008

" ... il faut aussi que les professeurs puissent avoir des salles ou des bureaux. Nous allons travailler avec les régions pour discuter de ces questions."

Ségolène en avait rêvé, Xavier va le faire ...

Comme disait quelqu'un sur Prof-bi (un site d'avenir) :"Un bureau et un ordinateur au lycée, est-ce bien suffisant ? Pourquoi pas quelque chose qui ressemblerait à une couchette, très sommairement aménagée dans une sorte de niche, au fond d'un couloir, d'une cour ou même d'une salle de classe ? Cela permettrait de ne pas perdre du temps en voiture ou dans le métro. On serait constamment à pied d'oeuvre. On rentrerait chez soi pour les vacances, mais serait-il encore nécessaire d'avoir des vacances ? Cela aussi gagnerait grandement à être supprimé : que de temps perdu !"

Écrit par : Hervé | 19 juillet 2008

Lycée une réforme consensuelle ...

http://www.lesechos.fr/info/france/4753164.htm

PHILIPPE MEIRIEU : "Telle qu'elle est présentée, la réforme semble aller dans le bon sens. [...] Cela suppose une redéfinition du service enseignant. Ceux-ci devront travailler ensemble et communiquer entre eux. Pour cela, il faut des enseignants impliqués autrement. Ce ne sera plus l'enseignant qui vient donner son cours et qui rentre chez lui corriger ses copies. Ce sera un enseignant pédagogue. On peut dès lors s'étonner de voir une telle réforme apparaître quand, par ailleurs, on supprime les IUFM et quand il semble que la formation des maîtres pour le collège et le lycée ne soit plus une priorité pour le ministère. Faute d'un effort pédagogique très important, le remède sera pire que le mal : seuls les élèves les plus adaptés survivront."

Écrit par : Hervé | 19 juillet 2008

N'oubliez pas que je suis un ravi de la crèche, il faut que je m'instruise!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008


Il y a tout de même un biais, c'est que la science offre aux communautés "ethniques" des avantages plutôt applaudis, voir l'exemple du BiDil.
http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=8273


L'arrêt de ces recherches est-il souhaitable, et dans le cas contraire, peut-on le fonder sur d'autres "critères" ?
Tentative de réponse (à voir en sreaming ou en différé après téléchargement).
http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1990

Bon dimanche studieux, il n'y a pas que la politique dans la vie.
BàV

Écrit par : Steppenwolf | 19 juillet 2008

"Cela suppose une redéfiniition du service enseignant"

Il devrait jubiler, Meirieu, la réforme va dans le sens de ses obsessions.

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 juillet 2008

"M. Sibille il faut tout lire avant de juger!"

Ecrit par : Merlemocoeur | 19 juillet 2008

Concernant Val, je ne peux que vous retourner le compliment...
Bakchich fait un peu moins son beurre que d'autres sites, (genre "Acrimed"), en reniflant le cul de ceux qu'il accuse d'être récupérés par "le grand capital". Et il y a aussi de grands reportages. Comme dans "Charlie".
Mais je préfère Nicolas Beau dans "le Canard" que sur le net.

6néquanon, lisez un peu les commentaires figurant sous "la blagounette", (extrait par ailleurs décontextualisé, et visant à renifler le cul de ceux que etc etc). C'est vraiment pitoyable. Il y a vraiment des gens qui feraient mieux de tenter d'être un peu constructifs, plutôt que d'en vouloir aux autres de leur propre nullité.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

Jeremy, si je ne m'abuse, vous me traitez de «cuistre malsain» en public.

Ne serait-ce pas de la diffamation ? Ne suis je pas en droit de porter plainte ?

Bien entendu, je plaisante : vous êtes dans le camp des victimes et moi dans celui des bourreaux, vous avez tous les droits, même celui d'être impoli, et moi aucun.

Écrit par : Franck Boizard | 19 juillet 2008

http://www.voltaire-integral.com/20/tolerance.htm

Écrit par : Hervé | 19 juillet 2008

"vous êtes dans le camp des victimes et moi dans celui des bourreaux, vous avez tous les droits, même celui d'être impoli, et moi aucun."

Ecrit par : Franck Boizard | 19 juillet 2008


Je dirai plutôt que Jeremy est dans le camp de "la civilisation", et vous plutôt dans celui de "l'espèce."

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

En référence aux propos cités plus haut de l'antipape Meyrieu, quelle horreur que de le voir se reconnaître dans la nouvelle "réforme" ou le nouveau projet de lycée à la carte!!
La vision que M. Meyrieu a des professeurs est toujours aussi plaisante : des monstres froids séparés par leur diplôme de leurs élèves et qui n'ont aucun souci humain d'autrui. Est-ce qu'il lui est arrivé de fréquenter des êtres en chair et en os, ce Rousseau de pacotille?? Cela n'est pas une caricature, c'est seulement une diffamation. Enfin, ce personnage et tant d'autres n'hésitaient pas à parler récemment, dans un quotidien du soir, de St Barthélemy au sujet de la suppression des UBUFM... alors une outrance de plus ou de moins, qu'est-ce que cela fait sur la balance des mensonges?

Écrit par : Sénéchal | 19 juillet 2008

Meirieu, Sénéchal, Meirieu... Faites un effort!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

Vous vous étonnez que je puisse regretter la liberté de dire «Sale juif !».

Ce faisant, ce n'est pas l'insulte que je regrette, mais que la loi soit utilisée pour limiter la parole, quelle qu'elle soit, ce qui est à mes yeux une perversion de la loi. Avec les meilleures intentions du monde, une perversion reste une perversion.

Écrit par : Franck Boizard | 19 juillet 2008

Franck, vous êtes-vous déjà posé la question de savoir ce que serait le signe de croix si jésus avait été empalé???

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

"certains membres de populations instruites, je pense notamment à des enseignants et à des journalistes, montrent parfois des faiblesses d'analyse étonnantes.

Je ne vois guère de manière de prévenir ces faiblesses si ce n'est d'avoir la modestie de ne pas s'aventurer sur des terrains trop complexes."
... disait Franck Boizard sur son blog

Pourrions-nous l'inviter à en faire autant ? Je doute que cette fois-ci la "thermodynamique statistique" qui l'a tant éclairé pour comprendre le libéralisme (sic) lui soit d'une quelconque utilité...

Écrit par : victor | 19 juillet 2008

ce n'est pas l'insulte que je regrette, mais que la loi soit utilisée pour limiter la parole, quelle qu'elle soit, ce qui est à mes yeux une perversion de la loi. Avec les meilleures intentions du monde, une perversion reste une perversion.

Ecrit par : Franck Boizard | 19 juillet 2008

ou encore :

"ce n'est pas le meurtre que je regrette, mais que la loi soit utilisée pour limiter la liberté d'action, quelle qu'elle soit, ce qui est à mes yeux une perversion de la loi."

Écrit par : Cyrano | 19 juillet 2008

Il faut trouver Charlie Hebdo génial

Ecrit par : Amélie | 19 juillet 2008

Mais Val est génial.
Il est indispensable au système.
Son côté transgressif (sexe avec les enfants ou n'importe quoi d'autre, peu importe) a permis la lutte contre la vieille morale traditionnelle; ceci a rendu possible l'avénement du capitalisme financier, fondamentalement amoral.
C'est un idiot utile, et le système lui en sait gré.
Ceux qui ont une guerre de retard peuvent le trouver bon, je les salue d'ailleurs :-)

Écrit par : Bolino | 19 juillet 2008

"ce n'est pas l'émeute que je regrette, mais que la loi soit utilisée pour limiter la liberté d'action, quelle qu'elle soit, ce qui est à mes yeux une perversion de la loi."
Les gauchistes pour la répression,c'est nouveau !
Franck Boizard est un accoucheur de première.

Écrit par : ........je touche | 19 juillet 2008

Frank, vous me faites perdre encore un peu plus de la foi qu'il me reste en la nature humaine.

Je pense que, comme vous me l'avez gentiment proposé, je vous appellerai, un jour, sérieusement. Quand je penserai par exemple que ce n'est plus la peine de s'engager contre le racisme, l'homophobie, l'antisémitisme, etc.

Je me dirai : "Si, si, rappelle-toi, il y a encore des arriérés stupides (au sens étymologique du terme) qui pensent comme Frank Boizard, qui s'attristent du fait qu'on ne puisse pas dire "Je n'aime pas les pédés", "je n'aime pas les arabes", "je n'aime pas les Juifs" et "je n'aime pas les musulmans"."

Frank Boizard, je regrette que vous existiez, mais je vous remercie de me signaler qu'il y a des gens comme vous. J'ai une amie qui ne me croit pas quand je lui dis qu'il reste des gens de votre espèce, vous accepteriez qu'elle vous appelle un jour ? Vous lire ne lui suffira pas, elle croirait que je vous ai inventé pour prouver ce que je lui dis.

Je remercie Christophe pour sa rectification au sujet des "camps" qu'il plaît à Frank Boizard d'établir (ce doit être l'un de ses désirs latents pour d'autres camps, sans doute : ceux où l'on pouvait dire sans craindre la Halde "sale juif" et "sale pédé").

Je félicite Cyrano pour son raisonnement intelligent, qui, en raison même de sa validité, risque malheureusement de ne pas atteindre Frank Boizard.

Je soutiens Victor qui invite F.B. à "avoir la modestie de ne pas s'aventurer sur des terrains trop complexes." Que Frank Boizard nous parle de Montaigne, ou de quoi que ce soit d'autre qu'il soit capable de faire semblant de maîtriser, ce sera bien suffisant.

Ah, Frank Boizard, l'expression "cuistre malsain" vous va si bien... J'en viens d'ailleurs à l'équation suivante, irréfutable sur tous les plans : F.B. = C.M.

Et arrêtez de voir des perversions partout : entre ce que vous prétendez être la mienne, et celles que vous croyez découvrir dans la loi, ca vire à la monomanie obsessionnelle.

Écrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

Je viens de trouver par hasard ce commentaire de R de G :

Tiens, Steppenwolf, j'ai trouvé ça, dans votre lien... A transmettre à Roger Felts...

http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=20483

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juillet 2008

Un peu inquiet, je me suis rendu sur le lieu en me disant que j'allais trouver un texte à prétention scientifique qui atomisait mes positions… Et j'ai commencé à le lire. Mais très vite c'est avec de plus en plus de plaisir et de satisfaction que j’ai poursuivis ma lecture… Il faut bien le dire, en dépit de ma charité non chrétienne, c'est Pedro Cordoba, Dobolino et par voie de conséquence leur annexe R de G, qui étaient atomisés… Sur, ils s'en remettront, soit parce qu'on se remet toujours d'avoir eu tort, soit parce qu'ils contesteront l'auteur, André Pichot qui n'est qu'un sale con et de surcroit modeste historien des sciences.
Personnellement je trouve que ce Pichot est un grand homme…

Je m’interroge pourtant sur les motivations de Christophe Sibille qui me fournit les armes qui annihile son combat :
- N’a-t-il lu que le titre et croyant mettre une pierre dans mon jardin, il me donne du ciment pour construire ma maison.
- Il l’a lu, très mal lu et a pu croire que la thèse de Pichot contrariait la mienne.
- Les arguments ont glissés sur ses circonvolutions cérébrales comme l’eau de pluie sur un toit en ardoise.
- Il est naturellement bon et est toujours prêt à fournir à son adversaire une fronde, convaincu que la grosse Bertha qu’il a dans sa poche suffira pour le réduire au silence…

À titre de remerciement je lui signale qu’Amélie s’est trompé en le surnommant R. de C., Ravi de la Crèche. C’est R. de G., le Ravi de la Gôche qui est la bonne expression… Vous conviendrez avec moi qu’elle est beaucoup plus saisissante.

Écrit par : Roger Felts | 19 juillet 2008

Comment , qu'est-ce que je vois ?
J'arrive de la plage , soleil magnifique , température de l'eau idéale , coincée entre les cigales , la mer et une tranche de pastèque , ô bonheur , ô volupté , et c'est encore le bordel , chez JPB !!?
Jérémy dans tous ses états , échevelé , rouge , vitupérant contre Franck !
Philippe Val qui nous apprend que la gauchitude n'est pas innée , qu'elle se travaille , mais que seuls les intelligents y parviennent , donc de gauche = intelligent !
Christophe , bonne âme IUFM ( ou ravi de la crèche ) , s'improvise au pied levé , remplaçant de Robin pendant les vacances et soutient son ami Jérémy !!
Quant à Victor , le guérillero bourru qui est allé vérifier récemment la validité de ses théories à Cuba , il a attendu la minute psychologique pour intervenir vertement comme à l'accoutumée , contre ce libéral infâme de FB et il a hurlé comme au bon vieux temps : CRS SS!!!

Mais jusqu'où va-t-on descendre ??

Et pendant ce temps , on nous aménage des bureaux high-tech pour nous chouchouter à la rentrée !

Écrit par : Amélie | 19 juillet 2008

Roger Felts , effectivement cet article est jubilatoire !

Écrit par : Amélie | 19 juillet 2008

«Frank Boizard, je regrette que vous existiez»

Mais moi, Jeremy, je ne regrette pas que vous existiez. C'est toute la différence entre nous.

Écrit par : Franck Boizard | 19 juillet 2008

"Mais moi, Jeremy, je ne regrette pas que vous existiez."

Ce sont pourtant des gens comme vous qui m'empêchent de vivre correctement. Je maintiens mon affirmation : je regrette que vous et les gens de votre espèce existent.

"C'est toute la différence entre nous."

Soyez gentil, affirmez qu'il existe plus d'une différence entre nous. Je l'affirme pour vous si besoin, et vous laisse même l'illusion de croire que ces différences vous sont favorables (après tout, si ça peut vous faire plaisir).

Bon, F.B.=C.M. pensant bêtement m'être supérieur, on peut sans doute en revenir au débat sur la réforme du lycée.

Écrit par : Jeremy | 19 juillet 2008

Jérémy , je pense que comme tout le monde ici , FB vous aime bien .
Vous êtes excessif et voyez le mal où il n'est pas . Il n'y a aucune homophobie dans les propos de Franck , cette colère est vaine , aveugle et vous vous faites du mal bêtement .

Écrit par : Amélie | 19 juillet 2008

Pour Amélie :

Non, non, Frank Boizard le Cuistre malsain (FB/CM) distingue deux catégories dans le monde tel qu'il est : les normaux et les anormaux. Il m'a placé dans la catégorie des anormaux, et il s'est auto-proclamé normal. Tout cela est parti de l'ambition de Darcos de lutter contre l'homophobie, mesure qui aurait dû être prise il y a plus de 10 ans (mais il n'est jamais trop tard pour bien faire). FBCM est persuadé que sa mission consiste à défendre la Morale, la Civilisation et la Nature contre les attaques de notre triste époque. Il faudrait peut-être raisonner le prophète, et lui faire admettre que ses déclarations blessantes ne sont pas dignes d'un homme normal (j'en garde plus d'une en travers de la gorge).

Sinon, Amélie, je vous remercie de prendre soin de ma santé. J'ai d'ailleurs été surpris que dans votre dernier message votre ironie caustique ne se soit appliquée qu'à un camp (les échevélés - c'est moi, les cubains - c'est Victor, les ravisurleurgochs - c'est Christophe), alors que le camp d'en face prêtait au moins tout autant au sarcasme et à la moquerie.

Enfin, je vous le mal là où il est, et s'il y a excès quelque part, c'est bien dans les propos du cuistre malsain, qui s'entête à voir des perversions dans tout ce qui ne concorde pas pleinement avec sa vision catholique de la normalité.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

*Je vous = Je vois

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

"Je m’interroge pourtant sur les motivations de Christophe Sibille qui me fournit les armes qui annihile son combat :
- N’a-t-il lu que le titre et croyant mettre une pierre dans mon jardin, il me donne du ciment pour construire ma maison.
- Il l’a lu, très mal lu et a pu croire que la thèse de Pichot contrariait la mienne.
- Les arguments ont glissés sur ses circonvolutions cérébrales comme l’eau de pluie sur un toit en ardoise.
- Il est naturellement bon et est toujours prêt à fournir à son adversaire une fronde, convaincu que la grosse Bertha qu’il a dans sa poche suffira pour le réduire au silence…"
Ecrit par : Roger Felts | 19 juillet 2008


Et il ne vous est pas venu une seconde à l'esprit que Christophe Sibille aurait pu donner ce lien par simple souci d'honnêteté intellectuelle, sans esprit partisan ? Le sujet d'un tel débat ne mérite-t-il pas que l'on recherche la vérité, l'âpre vérité, sans vouloir à tout prix "enfoncer" son contradicteur ?

Je m'apprêtais moi-même à mettre en ligne un texte extrait du beau livre de Tzvetan Todorov, "Nous et les autres". Je l'avais relu en me souvenant qu'il y exposait clairement la problématique des "races" et du racisme.

Pour faire vite, il commence par distinguer le racisme "ordinaire" (qui est un comportement) du racialisme (qui est une idéologie). Puis il tente de définir, en un ensemble de cinq propositions, les caractéristiques de la doctrine racialiste.

La première des thèses racialistes est justement de poser l'existence des races. Todorov rejoint sur ce point les arguments exposés ici par Pedro Cordoba : "les êtres humains diffèrent bien entre eux dans leurs caractéristiques physiques ; mais ces variations, afin de donner naissance à des groupements clairement délimités, devraient coïncider entre elles ; or tel n'est pas le cas." La carte des "races" changera selon que l'on prendra pour critère les caractéristiques génétiques, l'analyse du sang, le système osseux ou l'épiderme. De plus, on observe une plus grande distance entre individus qu'il n'y a de distances entre les groupes. Voilà pourquoi la biologie, nous dit-il ne fait plus appel à la notion de race.

Il passe ensuite en revue les autres propositions de la doctrine racialiste (la continuité entre physique et moral, l'action du groupe sur l'individu, la hiérarchie unique des valeurs, enfin la politique fondée sur ce savoir.)

Mais ce qui va sans doute vous intéresser, c'est qu'il finit son exposé en rejoignant votre position (du moins si je le lis bien et si je vous ai bien lu, hein !) sur la question de la lutte contre le racisme :

"il se peut aussi, après tout, que ce qui apparaît comme une évidence aux yeux des biologistes d'aujourd'hui soit considéré
demain comme une erreur. Le serait-il, cependant, qu'il ne pourrait légitimer un comportement qu'on aurait de bonnes raisons de condamner par ailleurs. Les généticiens ne sont pas particulièrement qualifiés pour combattre le racisme.

"Soumettre la politique à la science, et donc aussi le droit au fait, est une mauvaise philosophie, non une mauvaise science ; l'idéal humaniste peut être défendu face à l'idéal raciste non parce qu'il est plus vrai (un idéal ne saurait l'être), mais parce qu'il lui est éthiquement supérieur, étant fondé dans l'universalité du genre humain."


Reste à savoir si nous partageons tous, ici, un "idéal humaniste" "fondé dans l'universalité du genre humain"...

Et, pour ceux que ce débat n'intéresse pas, pardon pour ce post aussi long !

Écrit par : Cyrano | 20 juillet 2008

"Il commence par distinguer le racisme "ordinaire" (qui est un comportement) du racialisme (qui est une idéologie)."

C'est éclairant, et ça marche aussi pour l'homophobie ordinaire et l'homophobie idéologique ! Sauf que l'homophobie idéologique est, pour l'heure, moins bien combattue que le racialisme (en particulier au plan international). Hein, Frank Boizard ?

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

"Todorov rejoint sur ce point les arguments exposés ici par Pedro Cordoba : "les êtres humains diffèrent bien entre eux dans leurs caractéristiques physiques ; mais ces variations, afin de donner naissance à des groupements clairement délimités, devraient coïncider entre elles ; or tel n'est pas le cas." La carte des "races" changera selon que l'on prendra pour critère les caractéristiques génétiques, l'analyse du sang, le système osseux ou l'épiderme. De plus, on observe une plus grande distance entre individus qu'il n'y a de distances entre les groupes. Voilà pourquoi la biologie, nous dit-il ne fait plus appel à la notion de race.

Il passe ensuite en revue les autres propositions de la doctrine racialiste (la continuité entre physique et moral, l'action du groupe sur l'individu, la hiérarchie unique des valeurs, enfin la politique fondée sur ce savoir.)

Mais ce qui va sans doute vous intéresser, c'est qu'il finit son exposé en rejoignant votre position (du moins si je le lis bien et si je vous ai bien lu, hein !) sur la question de la lutte contre le racisme :

"il se peut aussi, après tout, que ce qui apparaît comme une évidence aux yeux des biologistes d'aujourd'hui soit considéré
demain comme une erreur. Le serait-il, cependant, qu'il ne pourrait légitimer un comportement qu'on aurait de bonnes raisons de condamner par ailleurs. Les généticiens ne sont pas particulièrement qualifiés pour combattre le racisme.

"Soumettre la politique à la science, et donc aussi le droit au fait, est une mauvaise philosophie, non une mauvaise science ; l'idéal humaniste peut être défendu face à l'idéal raciste non parce qu'il est plus vrai (un idéal ne saurait l'être), mais parce qu'il lui est éthiquement supérieur, étant fondé dans l'universalité du genre humain.""

Ecrit par Cyrano

Tout ça, ce n’est que de la pensée soumise au politiquement correct, pour mettre ceux qui, comme moi, pensent différemment, dans le camp des "méchants racistes".

Écrit par : Générateur de boizarderies | 20 juillet 2008

Non, vraiment la réforme du lycée n'intéresse pas les foules. Extrait d'une réflexion d'une collègue sur une liste de discussion :

"Quelqu'un va bien essayer de faire une simulation de ce qui nous attend du côté de nos services. J'ai comme l'impression que ces 60%-25%-15% en seconde - et il me semble que cela passera à 45-45-10 en première et terminale - vont aboutir à 11 ou 12 heures d'enseignement "disciplinaire" et 14 ou 15 heures de travail bidulaire et remédiatif (7 heures multipliées par 2 pour ces TPE généralisés, ces activités "éducatives" en petits groupes, dans les salles et bureaux qu'on va nous aménager ... ) pour un certifié ... 25, 26 heures de présence sans compter les heures supplémentaires ... Je ne vois pas non plus comment gérer ces horaires autrement qu'en annualisant nos services ... "

Ah, en passant, à propos des races et du racisme, un texte connu sur un site intéressant ...
http://www.potomitan.info/divers/eloge.php

Écrit par : Hervé | 20 juillet 2008

"Il commence par distinguer le racisme "ordinaire" (qui est un comportement) du racialisme (qui est une idéologie)."

C'est éclairant, et ça marche aussi pour l'homophobie ordinaire et l'homophobie idéologique ! Sauf que l'homophobie idéologique est, pour l'heure, moins bien combattue que le racialisme (en particulier au plan international). Hein, Frank Boizard ?

Ecrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Notez d'ailleurs que l'argument d'une origine "génétique" de l'homosexualité constituerait une arme à double tranchant : on affirmerait un droit à la différence qui serait d'origine biologique (point positif (?)), mais on conforterait ainsi ceux qui soutiennent la thèse de l'"anormalité" (suivez mon regard).

Donc, ici aussi, un "humanisme bien tempéré" (Todorov), est préférable à une approche purement scientiste de la question.

Écrit par : Cyrano | 20 juillet 2008

Panne d'ordinateur. Cela remarche et je trouve ce qui suit.
La maïeutique de Guy Morel , c'est quelque chose !

Démerdons-nous !
Ecrit par : Amélie | 18 juillet 2008

Allez, on résume …

Chacun ici connaît :

«Notre cause est trans-partisane : alter-mondialistes, libéraux, communistes, gaullistes, socialistes ou chrétiens-démocrates, croyants, agnostiques ou libres penseurs, enseignants et parents d'élèves, nous sommes rassemblés par un même attachement à l'Ecole et une même volonté : refonder l'instruction publique sur la transmission de savoirs riches, solides et cohérents, et sur la liberté pédagogique des professeurs."

Si j’ai bien suivi la pensée de Guy, j’ai plutôt tendance à crier : « Tu parles ! » (D'ailleurs, je n'ai pas signé...) En fait de pensée inique du scoutisme, illustrée par cette charmante utopie - une sorte d’école sanctuarisée -, on atteint le sommet … Tout cela est contredit par la réalité politique et historique ! Ce ne sont que des contes pour endormir les petits enfants (de chœur) … Chaque jour en apporte la preuve évidente.

Et franchement Guy, – là, je vais être très critique, justement parce que je pense qu’une bonne part de ce que vous faites (de ce que nous faisons) mérite mieux qu’une sordide récupération ou que de douteux amalgames -, le GRIP-SLECC ne prend-il pas le risque de redistribuer les rôles de la servitude volontaire ? Un certain recul n’est-il pas nécessaire ? Vite !

Réveillez-vous ! ILS cassent tout !

A propos, pour le lycée, un aperçu :

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20080717&key2=080717144912.soqopy0j.xml

et là:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/18/01016-20080718ARTFIG00019-lycee-darcos-reorganise-la-classe-de-seconde-.php
Ecrit par : Yves | 18 juillet 2008


Et bien je regrette d'avoir réparé mon ordi.

@ Amélie, vous dites ne pas comprendre. Faites un effort : je vous ai donné le texte de Politzer - très daté sur bien des points (la confiance en l'URSS), très discutable sur d'autres ( l'attaque contre Bergson alors porteur de l'étoile jaune) mais juste sur l'essentiel. Tout discours à propos des thèmes raciaux ou religieux - l'islam aussi- qui ne repose pas sur une analyse des intérêts économiques mis en jeu n'est que du bavardage ; à quoi il faut ajouter que l'expression idéologique de ces intérêts mérite aussi analyse.
@ Yves, décidément tu me désoles. La signature de l'appel de Laurent Lafforgue - un jour je dirai les empressements de certains auprès du grand homme et les flagorneries de quelques-uns, comme je dirai les noms de ceux qui, avant Michel Delord, avaient accepté d'aller sur Radio-Courtoisie, et qui bien incapables de tenir les propos antipétainistes qu'il a tenus sur cette antenne, ont ensuite craché sur lui -, la signature de l'appel de Laurent Lafforgue, donc, n'a en elle-même qu'une importance conjoncturelle. Sauf que Laurent Lafforgue, avec lequel je suis plutôt en délicatesse au sujet de madame Coffinier et de ce qu'un autre appelle le "mortifère monopole", est le seul universitaire de France à être capable d'écrire un texte de "cadrage" sur les programmes de l'école primaire - l'enseignement des mathématiques évidemment ( Voir le site du GRIP). J'attends encore qu'un prof d'université, linguiste, littéraire,historien, géographe, physicien, naturaliste ou biologiste en fasse autant pour sa discipline.
Mais je sais bien ce que tu vas dire ; les programmes, c'est de la petite bière ; il nous faut "résister" car "ils" attaquent de tous côtés ; alerte générale ! Au front !
Mon Dieu, si je puis dire, quelle pusillanimité !
Dis donc, tu t'es levé un beau matin et tu découvert ce matin-là - quand ? - que le capitalisme avait soudain pris consistance dans sa composante impérialiste ? Que la division mondiale du travail était une pénible réalité et que, la technologie aidant, notre capitalisme local avait réalisé que l'on pouvait faire tourner la machine à profits ici avec moins de cerveaux humains instruits ?
Tocsin, tocsin ! c'est tout ce que tu as à proposer ? Ce n'est pas brillant. Ah, j'oubliais l'attaque contre les évaluations truquées de SLECC. Encore moins brillant.

Cela suffira pour ce soir. Demain je reviendrai sur cette histoire de "pensée unique".
GM
PS
Spécialement à l'attention de Roger Felts qui use aussi du concept de "résistance".
Cher Roger Felts donc, vous avez trop le sens des mots pour ne pas voir ce que l'emploi de ce vocable a d'excessif dans les circonstances que nous vivons.

Écrit par : guy morel | 20 juillet 2008

MURIEL

Je trouve que le témoignage de Muriel est excellent. Car il montre concrétement ce qu'est UNE RÉSISTANCE…

R.F.
Ecrit par : Roger Felts | 18 juillet 2008

Muriel - que je connais bien - ne "témoigne" pas; elle vit en Seine et Marne et enseigne SLECC.
Décidément, le syndrome Ingrid Bettancourt !

Écrit par : guy morel | 20 juillet 2008

Ce n’est pas le sujet du fil du tout, tant pis. Un point de math, j’en suis sûre évident, me turlupine. Pas pour la beauté de la chose, mais parce que je suis supposée l’enseigner (PE en CM). Je vais passer pour une vile sotte, mais je me lance.
Comment établir, dans la tête des élèves, l’équivalence suivante :

6/3 (comprendre 6 barre de fraction 3, difficile d’écrire les math avec Word)) se lit 6 divisé par 3, par exemple 6 gâteaux partagés entre 3 enfants, valeur d’une part 2 gâteaux

et se lit aussi 6 tiers, par exemple un gâteau partagé en trois, valeur d’une part un tiers, si on prend 6 parts on a 6 tiers.

Les fractions à l’école primaire sont enseignées selon la deuxième représentation : une unité (objet ou groupe d’objets) partagée en parts égales (le dénominateur), dont on prend un certain nombre (le numérateur).

Puis arrive le moment (règle de trois, pourcentage…) où, par commodité, c’est l’autre représentation qui est utilisée : un certain nombre d’objets (numérateur) est partagé en un certain nombre de parts (le dénominateur).

Je constate l’équivalence, et je la comprends jusqu’à un certain point. En fait, je crois que je ne la comprends pas vraiment. Quelque chose de fondamental m’échappe. Comme dit mon mari, peut-être que tout simplement je ne comprends pas les math (jamais plus de 8 sur 20 en math à partir de la 6ème, ceci explique cela). Quant à mon mari, il ne comprend pas ce que je ne comprends pas…

Quelqu’un peut-il m’aider ? L’aveu d’ignorance me coûte, soyez gentils…
Note : J’ai lu les explications de Brissiaud sur le sujet, mais je ne vois pas comment mettre en œuvre ses propos avec des élèves ; j’ai aussi compulsé plusieurs manuels scolaires, anciens et modernes, sans que la lumière ne me vienne. Rien chez SLECC ni le site de Michel Delord, ou bien je n’ai pas trouvé.
Ecrit par : collombon | 18 juillet 2008
Bonsoir,
Vous avez lu trop rapidement le site du projet SLECC.
Mais je transmets votre post à Isabelle Voltaire, Pascal Dupré et Rudolf Bkouche.
Le mieux d'ailleurs étant de poser la question sur le forum du projet SLECC.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 20 juillet 2008

Guy Morel, j'ai répondu du mieux que j'ai pu à Collombon, ça a l'air de lui avoir plu.

Cyrano, vous trouverez ci-dessous ce que dit la BBC au sujet d'un récent rapport qui reprend une thèse développée depuis déjà quelques années : l'homosexualité, par essence innée (c'est quasi-certain), aurait en fait deux rôles dans l'économie de la Nature. L'article ci-dessous développe l'un des deux rôles qu'une partie de la communuauté scientifique lui attribue dans ce cadre.

How homosexuality is 'inherited'

Campaigners object to gay being labelled a lifestyle.
Scientists say they have shown how male homosexuality could be passed from generation to generation.
Nature encourages mothers to pass on a "gay trait" to their male offspring by boosting their fertility, the Italian University of Padova team believes.

This would keep the pattern of gay inheritance alive, they told the Royal Society's Biological Sciences journal.

Critics of the theory argue a gay gene would eventually be wiped out because gay couples do not procreate.

Inheritance theory

There is controversy about whether sexual orientation is a matter of choice, the authors of the study admitted to the journal.

Campaigners say equality for homosexual people is the more important issue.

Back in 1993, US researchers suggested male homosexuality was passed from mother to son after they found strong patterns of inheritance in family trees.

There might be...reproductive advantages associated with male homosexuality.

It has also been noted that homosexual males are more often the younger siblings of a number of older brothers.

Scientists have said it might be that the mother develops some kind of resistance to the male Y chromosome in her offspring that makes subsequent baby boys more likely to be born gay.

Scientists doing DNA studies on homosexual brothers pinpointed 'culprit' genetic material to a region of the X chromosome that mothers pass on to their offspring.

But other researchers in the US have not been able to replicate these findings.

Highly fertile

Andrea Camperio-Ciani and colleagues argue genetic factors favouring homosexual male offspring could make women more fertile.

"Our data resolve this paradox by showing that there might be, hitherto unsuspected, reproductive advantages associated with male homosexuality," they said.

They looked at 98 homosexual and 100 heterosexual men and their relatives, which included more than 4,600 people overall.


Is a "gay gene" passed from mother to son?
The female relatives on the mother's side of the homosexual men tended to have more offspring than the female relatives on the father's side.

This suggests that these women who, in theory, pass on the gay trait to their male offspring are also more fertile.


In comparison, the female relatives on both the mother's and the father's side of the heterosexual men did not appear to be as fertile, having fewer offspring.

The researchers believe the homosexuality-increased fertility trait must be passed down on the female X chromosome.

They pointed out that this would not explain the majority (80%) of cases, and that cultural factors might be important.

Bigger picture

"It is clear that our findings, if confirmed by further research, are only one piece in a much larger puzzle on the nature of human sexuality," they said.

In 2002, the Nuffield Council on Bioethics produced a report into the possible link between genes and behaviour, which included sexual orientation.

It concluded: "There are numerous problems with genetic and other biological research into sexual orientation which mean that any reported findings must be viewed with caution."

It said many of the genetic studies were too small to draw definite conclusions from.

Alan Wardle from the gay rights charity Stonewall said: "This is an interesting debate and there may well be a genetic element, but it's not conclusive.

"It does not really matter whether it is nature or nurture.

"The important thing is getting equality for homosexual people."

Hervé, je n'ai rien compris à la démonstration mathématique de votre collègue : il est tout à fait possible que la réforme Darcos s'organise avec le même nombre d'heures hebdomadaire, pour les élèves comme pour les professeurs, qu'actuellement. Je pense cependant que le service des professeurs passera dans quelques années à 18h pour les agrégés et 21h pour les certifiés.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Formation des enseignants
Pour des Etats généraux le 4 octobre à la Sorbonne

Les signataires, personnalités ou organisations, dénoncent :
- la précipitation du gouvernement qui veut imposer la « mastérisation » de la formation des enseignants, fonctionnaires d'Etat, dès cette rentrée 2008 pour les nouveaux concours de recrutement de 2010
- l'absence de référence aux IUFM jusqu'à maintenant et à leur potentiel dans les propositions gouvernementales.

La nouveauté de création de masters adaptés à l'enseignement dans le premier degré ou les lycées professionnels, la nécessité d'adapter de nombreux masters disciplinaires pour l'enseignement en collèges et lycées justifient une réflexion approfondie, qui nécessite du temps pour la mener.

Conscients de l'enjeu de la formation des enseignants pour l'avenir des jeunes, ils proposent d'organiser des Etats Généraux de la formation des enseignants samedi 4 Octobre à la Sorbonne pour faire émerger des propositions. Les actions organisées par les différentes organisations dans les IUFM et les universités tout au long du mois de septembre contribueraient à la préparation des Etats Généraux, qui devraient rassembler personnalités, personnels, étudiants, stagiaires, jeunes, et parents. Une prochaine réunion fin août définira plus précisément les thèmes à débattre, qui tiendront compte de l'état des projets ministériels et qui pourraient notamment être :

- articulation recrutement, formation et mastérisation dans le cadre d'un recrutement de fonctionnaires d'Etat par concours
- démocratisation de l'accès au métier d'enseignant pour tous : les aides et les pré-recrutements pour que les futurs enseignants soient à l'image de la diversité de la société
- prise en compte de l'unité professionnelle et de la diversité du monde enseignant selon les différents niveaux d'enseignement
- rapport disciplinaire universitaire / disciplinaire scolaire, rapport disciplinaire / transversal/ professionnel, la place pour la recherche dans la formation
- formation professionnelle des enseignants : contenus, stages, articulation entre stages, apports théoriques et analyse de pratiques professionnelles, les limites du « compagnonnage »,
- relations famille/école
- les formateurs : leur formation en lien avec la recherche, leur diversité -
- avenir des IUFM et structures de formation initiale dans le nouveau dispositif : les partenariats ; irrigation territoriale - avenir des personnels enseignants et BIATOSS des IUFM
- développement de la recherche en éducation
- formation tout au long de la vie pour les enseignants - formation continue - place de la VAE
- la situation de la formation des enseignants en Europe (avec quelques invités)

Premiers Signataires : Gérard Aschiéri - Chantal Amade-Escot - Jean Louis Auduc – Stéphane Bonnery - Rémi Brissiaud – Thierry Cadart - Marie-France Carnus – Bernard Cornu - Danielle Czalczynski – Yves Jean – Jacques Fijalkow - Philippe Joutard – Jean Gallot - Jean Emile Gombert - Patrick Gonthier - Michelle Lauton – Claude Lelièvre – Philippe Meirieu – André Ouzoulias - Claire Pontais – Jean Baptiste Prévost - Ghyslaine Richard - Philippe Watrelot -

Organisations Signataires :
CEMEA – Ligue de l'Enseignement – CRAP Cahiers Pédagogiques - ICEM pédagogie Freinet – Jeunesse au Plein Air – FOEVEN, fédération des AROEVEN – GFEN – FCPE

FSU – UNSA Education – SGEN CFDT - FERC CGT – UGICT – Sud Education – UNEF - Sud Etudiant

Syndicats FSU : SNESUP – SNES – SNEP – SNUIPP – SNUEP - SNETAP – SNPI - SNCS – SNASUB –
Syndicats UNSA : SE - A&I – SIEN - SNPTES - Sup'Recherche. –
Syndicats CGT : CGT Educ Action - FERC Sup-CGT – SNTRS –

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

L'homosexualité à l'école

Pendant très longtemps, l’homosexualité n’a pas eu droit de cité à l’Ecole et elle a été tout particulièrement redoutée, stigmatisée et pourchassée. Il faut attendre les toutes premières années de ce troisième millénaire pour que certains groupes d’enseignants homosexuels, appuyés par certains syndicats de l’enseignement public relèvent ouvertement le défi.

Si bien que le 29 juin 2002, des professeurs et éducateurs de l’enseignement secondaire public manifestent pour la première fois es qualité, et sous bannière syndicale, à la Marche des fiertés lesbiennes, gays, bi et trans à Paris. Cela ne passe pas inaperçu dans la presse, et les réactions sont parfois vives et contrastées. Par exemple, après que " L’Express " ait fait paraître un article intitulé : " Gay Pride, des profs s’affichent ", un professeur reproche dans le courrier des lecteurs à l’article d’avoir été " homophobe, lorsqu’il utilise des termes comme ‘’dérive communautariste’’ ou ‘’affichage collectif’’ ", tandis qu’un autre professeur s’insurge : " Lorsqu’une représentante du SNES, syndicat enseignant, demande que l’homosexualité acquière ses lettres de noblesse dans l’Education nationale, je dis non ![…]. Ma mission de professeur ne sera jamais de ‘’modéliser’’ ces fiers acteurs de fourvoiements."

Le débat se porte très vite sur le contenu même des programmes et des manuels scolaires. Dans le mensuel " Tétu" de septembre 2002, Philippe Clauzard ( l’un des dirigeants de l’ " Amicale gay et lesbienne autonome des enseignants ") affirme avec force : " L’école est le lieu où se créent les savoirs. Par on ne sait quelle magie, ou à cause de l’homophobie institutionnelle, les questions liées à l’homosexualité en sont absentes. Le silence de l’école sur l’homosexualité tronque la réalité de notre société contemporaine, faite de couples homosexuels, de familles homoparentales et d’individus désirant des personnes de leur sexe. Agir sur les programmes scolaires permettrait de faire évoluer les mentalités dès le premier âge et tout au long de la scolarité. Cela offrirait la possibilité de donner un visage à l’homosexualité en abordant cette thématique-là où elle est passée sous silence, en histoire, en littérature, en éducation à la citoyenneté, en éducation à la sexualité ".

Dans son ouvrage paru en 2004 ( " Enculé ! L’école est-elle homophobe ? " ) Guillaume Tanhia s’attache à démontrer que l’enseignement n’est certes pas ouvertement anti-homosexuel, mais que la discrimination se fait insidieusement ( " par ignorance, par omission ou par lâcheté " ). Dans les livres d’histoire, les rares lignes consacrées aux homosexuels sont limitées à leur déportation par les nazis (encore certains manuels ne mentionnent-ils même pas ce fait historique). Le constat qui est fait pour les manuels de littérature est de même nature. On étudie communément Rimbaud et Verlaine en euphémisant leurs rapports : on évoque des " liaisons tumultueuses " ou " des amitiés particulières ". Idem pour Wilde, Gide ou Genet. Et Michel-Ange est qualifié d’ " homme tourmenté ". Guillaume Tanhia en conclut que, en occultant que d’autres façons d’aimer et de vivre la sexualité existent, " on impose un modèle de société patriarcal et hétérocentré ". Autant d’ "oublis " poursuit-il, qui montrent que l’homosexuel n’a pas sa place à l’école, qu’il soit élève ou professeur. Alors même que, dans la société, il la prend bien davantage : " On va parler partout de l’homo de service qui apparaît désormais dans chacune des émissions de télé- réalité ; mais on n’en dira jamais rien à l’école ! ".

A l’instar des mouvements féministes qui condamnent la représentation stéréotypée ( dénoncée comme discriminatoire ) des femmes et des hommes de la famille hétéroparentale (dans les livres d’histoire, de lecture ou de littérature, ou les manuels de langues vivantes ), de plus en plus de groupes d’enseignants homosexuels s’en prennent à la représentation stéréotypée ( dénoncée comme discriminatoire ) de la famille ‘’normale’’ dans ces mêmes livres ou manuels.

En définitive, la situation actuelle paraît être celle –ci : le tabou semble être levé pour ce qui concerne les questions ( qui peuvent être posées ouvertement et avec ampleur, comme en témoigne le succès même de la ‘’Gay Pride’’ et le slogan de cette année ) ; mais les réponses institutionnelles sont ( sauf cas d’espèce ) très générales et n’engagent pas le plus souvent à grand chose. Ce n’est certainement pas la circulaire ministérielle de rentrée telle qu’elle a été annoncée ces jours ci par Xavier Darcos sur ce sujet qui changera foncièrement la donne, même si elle sera en quelque sorte une ‘’nouveauté’’ et un signe des temps ( plus ‘’ouverts’’ ).

Dans son interview à " Libération " du 25 juin, le ministre a en effet déclaré que pour que les personnels de l’Education nationale se sentent concernés, la circulaire de rentrée mentionnera explicitement la lutte contre l’homophobie ( des circulaires l’ont déjà fait, en particulier celle du 21 novembre 2001 qui comprend pour la première fois le terme homophobie et précise que " l’éducation sexuelle doit aujourd’hui intégrer les questions liées à la mixité, à la lutte contre le sexisme, l’homophobie, et permettre de mieux prendre en compte les attentes des jeunes, avec leurs différences et leurs préoccupations spécifiques " ; mais ce n’était pas à proprement parler une circulaire " de rentrée "… ). Par ailleurs Xavier Darcos a décidé de rendre systématique à la rentrée l’affichage de la ligne Azur ( pour ceux qui se posent des questions sur leur identité sexuelle ) dans les lycées ( mais pas dans les collèges, ce qui suscite les récriminations de ceux qui pensent que c’est justement une période très sensible et difficile pour certains jeunes ).

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Bonjour,
6 heures du matin, la bonne surprise de votre réponse, merci. Vous avez raison, je vais poser la question sur le site SLECC.
Cordialement,

Écrit par : collombon | 20 juillet 2008

Merci sincère à Cyrano, (et mes excuses à Roger), mais je dois avouer que je me suis planté de lien...
Et le quiproquo a continué malgré les messages de Steppenwolf, (dont je tâcherai de potasser les articles dont il a bien voulu poster les liens ici, bien qu'ils me semblent bien compliqués pour ma petite tête de ravi de la crèche de gôch...)
Celui, (le lien) que je pensais joindre, (sur le même site), était celui-ci... Mais ce n'était qu'un clin d'oeil!

http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=15387

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juillet 2008

Vous voudrez bien croire, Christophe, que je ne vous ai pas emberlificoté à dessein. Ou si je l'ai fait, c'est avec politesse.

Merci à Cyrano pour son post dont la longueur n'est pas à justifier. En revanche, si Todorov fait autorité en analyse narratologique, il est, say it, gentil pour ce qui concerne les qualifications des généticiens en combat du racisme.
Dans le genre, jai aussi "Greanpeace n'est pas particulièrement qualifié pour lutter pour l'écologie", leur navire consommait du fuel et servait auparavant à la chasse au phoque (Arctic Sunrise).
On pourrait trouver aussi "La chirurgie orthopédique n'est pas particulièrement qualifiée pour lutter contre les mines antipersonnel".
André Langaney apprécierait sûrement les propos de Todorov, s'il les connaîssait, et Jérémy doit être ravi pour des raisons similaires de se voir privé des qualifications pour lutter contre l'homophobie.

Les recherches génétiques aboutissant à des thérapies "ethniques" ne le sont pas à des fins racialistes. Ceux qui le croiraient sont de fieffés imbéciles, tous les bords en sont pourvus

Écrit par : Steppenwolf | 20 juillet 2008

« Dans son ouvrage paru en 2004 ( " Enculé ! L’école est-elle homophobe ? " ) »

Soit je ne comprends pas, soit il y a là un mauvais procès. Pour ma part, il m’arrive de mentionner Genet ou Wilde et je « n’euphémise » pas lorsqu’il est question de Rimbaud et Verlaine. Cela appelle toutefois deux remarques :
-les auteurs cités, peu ou prou, ne représentent pas une vision positive de l’homosexualité. Genet , par exemple, soucieux d’affirmer son individualité, travaille aussi sur l’infamie, la honte, le mal, même s’il s’agit en dernier lieu, de magnifier « l’ignoble » pour en faire un « objet précieux » (exemple : le tube de Vaseline du Journal ).
- Il faut prendre garde à ne renforcer les stéréotypes et les préjugés par l’étude des textes. Genet, toujours lui, présente une vision en partie convenue et stéréotypée de l’homosexualité qui est loin de rendre compte de l’expérience homosexuelle, qui est loin de l’épuiser. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est R. Camus.

Pour ce qui est de l’histoire, avec Proust on pourrait dire qu’il est absurde de placer sur le même plan l’homosexualité antique et l’homosexualité moderne. Enfin, certains de nos auteurs « gay » , comme Dassoucy, relèvent plutôt de la pédérastie, ce qui tout de même moins glorieux.

En somme, ça ressemble un peu à un procès d’intention.

Écrit par : uncertain | 20 juillet 2008

« l’homosexualité n’a pas eu droit de cité à l’Ecole »

Bon sujet d’article : représentation de l’homosexualité à l’école.

Pour le corpus de départ(à enrichir), on pourrait penser à certains bouquins de Cocteau, au premier vol des Thibault ou aux premières pages des « Deux étendards »de Rebatet( heureusement que montaigneàcheval n’est pas là), magnifique description du « ficelage »

Écrit par : uncertain | 20 juillet 2008

@ Jeremy

Je vous aime. Sincèrement : Amélie a bien résumé mon opinion. Il n'y a dans mes propos rien d'homophobe et vous m'êtes plutôt sympathique avec votre manière de démarrer au quart de tour.

Certains commentateurs de ce blog, qui n'ont visiblement pas l'habitude d'opinions réellement différentes de la leur, recourent à tout bout de champ à l'insulte pour cacher le vide de leur argumentation.

Ce comportement puéril m'amuse plus qu'il ne m'énerve. J'ai déjà rencontré des contradicteurs autrement plus solides et plus coriaces, sans qu'ils aient besoin d'un mot d'insulte.

Allez, je vais les aider : j'ai déjà dit que je souhaitais une privatisation des écoles. Or, il se trouve que cette privatisation est en cours en Suède et a déjà eu lieu au Chili. Peut-être mes opposants trouverait-ils dans ces expériences matière à me contredire ?

Écrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008

Quant à Victor , le guérillero bourru qui est allé vérifier récemment la validité de ses théories à Cuba , il a attendu la minute psychologique pour intervenir vertement comme à l'accoutumée , contre ce libéral infâme de FB et il a hurlé comme au bon vieux temps : CRS SS!!!
Mais jusqu'où va-t-on descendre ??
Ecrit par : Amélie | 19 juillet 2008

Amélie,

1) N'ayant jamais été stalinien -à la différence de Revel, Leroy-Ladurie, Furet et bien d'autres "ravis de la crêche de droite"- je n'ai pu vérifier à Cuba que ce que je savais déjà. Je n'en ai pas pour autant été reconverti aux vertus du marché et je ne lui ai pas vendu ma plume (il n'en a d'ailleurs pas besoin me direz-vous, le nombre de renégats et de mercenaires excédant largement ses capacités de rémunération).

2) infâme accolé à libéral me convient très bien en général et plus encore dans le "cas" de Franck Boizard ; je suis un lecteur régulier et fasciné de son blog et je vous invite à le découvrir : un mélange de prêt-à-penser issu des think tanks de l'ère Thatcher-Reagan pour la "ligne générale", de poujadisme, voire de pétainisme relooké pour la morale et la culture. Le tout avec un Montaigne jamais lu ou feuilleté ou mal compris en guise de mise en bouche (ce jeune homme est certainement très compétent en culture scientifique mais ses "lettres" datent du lycée, au mieux).
Je trouve donc très bien venu le qualificatif lancé par Jérémy : "cuistre malsain".

Écrit par : victor | 20 juillet 2008

"Ce comportement puéril m'amuse plus qu'il ne m'énerve. J'ai déjà rencontré des contradicteurs autrement plus solides et plus coriaces, sans qu'ils aient besoin d'un mot d'insulte."
Ecrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008


Votre ton condescendant dissimule mal le fait que vous aimez contredire pour le plaisir de contredire, sans souci de cohérence ou de sincérité. C'est, vous en conviendrez, ce qui se fait de mieux en matière de puérilité.

Écrit par : Cyrano | 20 juillet 2008

Steppenwolf, en aucun cas je ne vous accuse de m'avoir emberlificoté! Je me suis emberlificoté tout seul, comme un idiot (inutile ;-)
Coup de gueule: J'aierais savoir comment il est possible de supporter l'écoute de France-culture le dimanche matin, si on n'est pas passionné par les élucubrations d'un crypto beat-nick qui est devenu le gourou d'une secte qui nous fait ch... depuis une vingtaine de siècles, tout en ayant mal fini en faisant un V de la victoire fort bien imité, quoiqu'un peu forcé...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juillet 2008

Salut à toutes et à tous...
De passage entre deux cols pyrénéens (eh oui, le Tour propre, c'est ma pomme...), je signale à l'aimable assemblée que si la pétition sur la réforme de la formation des maîtres citée ci-dessus est bien entendu inacceptable, il n'en est pas moins qu'elle met le doigt sur un sujet sérieux. J'ai hésité, depuis un bon mois que je sais deux ou trois choses sur la question, à les synthétiser sous forme de Note, parce qu'à certains moments, j'ai l'impression que le ministère lui-même ne sait pas exactement ce qu'il veut - à court terme, mais surtout à long terme. Lorsque par exemple on nous annonce que la part poprement "disciplinaire" des concours sera réduite, "puisque la Licence octroyée par les Facs sanctionne par définition un niveau de compétence", je me demande si ce n'est pas là un trait de cet humour quasi britannique fréquent dans la bouche d'un certain conseiller du ministre... J'y reviendrai donc quand nous disposerons de quelques renseignements de plus - d'ici là, le reste n'est que rumeur.Allez, bonne continuation, et bon coup de pédale aux uns et aux autres (non, ce n'est pas une allusion délicate au débat sus-cité...)
JPB

Écrit par : brighelli | 20 juillet 2008

Rien chez SLECC ni le site de Michel Delord, ou bien je n’ai pas trouvé.
Ecrit par : collombon | 18 juillet 2008

Je viens de verifier : je croyais avoir mis en lien le resume (Sorry clavier QWERTY) de mon topo a Gien en 2006, or il n'est pas en lien.

Voila le lien

http://michel.delord.free.fr/3_quarts_de_u.pdf

MD

C'est le plan d'un cours - tres intuitif mais qui degage une certaine logique -que je faisais en sixieme a des eleves qui avaient vu - plus ou moins - des fractions en primaire. Et apres avoir travaille cela, on pouvait passer a des choses plus systematisees

Écrit par : Michel Delord | 20 juillet 2008

1) à Guy Morel :
Ras l'bol des connotations chargées… Quand je parle de résistance, je n'évoque pas la lutte contre le nazisme mais la lutte contre les insuffisances de la réalité scolaire, contre les délires du psycho-pédagogisme, contre la mercantilisation et la privatisation de l'école public. Je parle de résistance parce que nous sommes dans un rapport de force où les perspectives de victoire rapide et totale ne sont pas à l'ordre du jour.… Il y a p'tet ben une allusion à la Résistance (la grande) dans le sens qu'elle était bien faible au départ… Et qu'elle a vaincu assez vite (aidée il est vrai par des interventions extérieures)… C'est tout le mal que je souhaite à “notre” résistance.
Muriel et le SLECC ne sont-ils pas de vivants exemple de résistance aux méfaits que je viens d'énoncer ? Muriel en acte et le SLECC en tant que système théorico-pratique. On peut réfléchir sur ce que cette évolution voudra dire quand un gouvernement de droite ou de gauche pensera généraliser à l'ensemble de l'école et dans toute sa pureté ce que préconise les SLECC.
2)à Cyrano :
C'est beau d'avoir surévalué l'honnêteté intellectuelle de notre R. de G.… Mais il l'a reconnu par la suite qu'il s'était trompé. C'était un article de Langaney qui m'était destiné : article qui visait peut-être à atomiser mes positions, comme d'ailleurs l'article très fouillé signalé par Hervé (http://www.potomitan.info/divers/eloge.php)… Sauf que ces deux auteurs (Langaney et Jacquard) sont à la fois des biologistes reconnus et des personnalités très engagées dans le combat idéologique de la race et du racisme. Et quand on oppose leur discours, où on a l'impression que pour retomber sur leurs pattes, ils sont forcés de se mordre la queue, à celui d'André Pichot, historien des sciences, force est de reconnaître que ce sont les propos de ce dernier qui ont le plus de tenu… (http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=20483) Je le reconnais d'autant plus volontiers que je tiens sensiblement les mêmes et que ceux-ci rejoignent les conclusions (surtout les conclusions) de Todorov.

Écrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

Pour alimenter les "états généraux" réclamés par nos amis pédagogistes et dans la série "il faut sauver l'IUFM", ce lien vers une épreuve du concours de recrutement PE dans l'académie d'Orléans-Tours :
http://www.orleans-tours.iufm.fr/formations/prepa_crpe/sujets_2007/Sujet-9.pdf

Lisez à jeun, il y a un risque de régurgitation immédiate du repas dominical.

Écrit par : victor | 20 juillet 2008

@ Victor et Cyrano

Je suis nul, soit. Mais pourquoi ne me faites vous pas partager vos lumières ?

Je n'ai rien compris à Montaigne, expliquez le moi. Je pense mal, caricaturalement, et je n'ai pas la moindre once de finesse, je l'admets. Mais essayez donc de me dégrossir.

Comme vous l'avez sans doute remarqué, Victor, puisque vous dites fréquenter mon blog, je n'y ai jamais censuré un commentaire (sauf une fois un commentaire en arabe que je ne pouvais laisser puisque je ne le comprenais pas), je m'efforce généralement de répondre et je ne rechigne pas à reconnaitre mes torts quand on me les a démontrés.

Alors, qu'est-ce qui vous retient ?

Après tout, je suis peut-être un cas désespéré, mais il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre.

Écrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008

"C'est beau d'avoir surévalué l'honnêteté intellectuelle de notre R. de G.… Mais il l'a reconnu par la suite qu'il s'était trompé."

Ecrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

Hé oui... Mais le fait que je l'aie reconnu sans que qui que ce soit ne me le demande, ou me fasse une remarque à ce sujet, ne pourrait-il pas être aussi considéré comme in signe d'H. I.??? ;-)

Écrit par : R. de la Crèche de G. | 20 juillet 2008

"un" signe, évidemment!

Écrit par : R. de la Crèche de G. | 20 juillet 2008

À Jésus-Marie Ravi de la Crêche de Gôche

Non, parce que votre erreur était là… Et nous avion une grosse inquiétude quand à votre comportement… Il fallait rassurer !

Ces troubles du comportement ne montrent en rien que vous êtes intellectuellement honnête. mais il confirme que vous êtes un R. de la C. de G.

Au fait avez-vous lu l'article de Pichot. Vous en êtes vous imprégné et vous a-t-il transformé en R. de P. (Ravi de Pichot pour ceux qui ont des difficultés avec les langues modernes) ?

Écrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

Commenceriez-vous à parler de vous à la troisième personne, Roger?
Voilà peut-être une preuve de troubles du comportement beaucoup plus palpables, et potentiellement ennuyeux... Qui font, en général, mal finir.
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juillet 2008

"bon coup de pédale aux uns et aux autres"

Vous savez bien qu'on a tous la tête dans le guidon, qu'on est sur des chapeaux de roue - bien qu'on en connaisse un rayon -, qu'on suit la chaîne de vos propos, même si parfois on déraille, et qu'à l'instar de Copé, on dîne à Meaux.

Bref, grâce à nous, votre blog ne ne manque pas de sel(le).

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Je suis rassurée , Jérémy , vous allez mieux car vous avez retrouvé votre coup de pédale !!:-)))))))))))))

:-))))))))))))))))))))))))))))))))))))

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

@ Jeremy
Je vous aime. Sincèrement : Amélie a bien résumé mon opinion. Il n'y a dans mes propos rien d'homophobe et vous m'êtes plutôt sympathique avec votre manière de démarrer au quart de tour.
Ecrit par : Frank Boizard, Cuistre Malsain | 20 juillet 2008

Frank, si vous étiez si intelligent, vous comprendriez que je refuse votre soi-disant sympathie tant que vous me considèrerez comme anormal. Ce n'est pas dur à comprendre.

Vous vous récriez tel Diane au bain découverte par Actéon, en vous étonnant qu'on vous reproche de n'avoir pas compris Montaigne - honnêtement, il faut espérer que vous ayez compris Montaigne, car ça vous ferait au moins une qualité. La Nature n'étant pas si cruelle, elle a bien dû vous en donner une (dites-moi, feriez vous bien la cuisine ? ou jouez-vous d'un instrument avec talent ?).

Je ne sais pas si vous êtes un cas désespéré (j'ai mon idée sur la question), mais il semble bien que vous soyez un cas (presque) désespérant. Mais on ne peut pas désespérer à cause d'un Cuistre Malsain, merci donc d'être ce que vous êtes :-)

Une sorte d'anti-virus, en somme, un vaccin.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

"Je suis rassurée , Jérémy , vous allez mieux car vous avez retrouvé votre coup de pédale !!:-)))))))))))))

:-))))))))))))))))))))))))))))))))))))

Ecrit par : Amélie | 20 juillet 2008

Dites, donc, Amélie, jouez le jeu : il s'agissait d'en trouver d'autres sur le cyclisme, pas de reprendre celle de Brighelli. Mais en tout cas je vous donne le sourire, c'est déjà pas mal.

Par contre, votre sollicitude à l'égard de ma santé m'inquiète : je n'ai pas les moyens de me payer une aide-soignante. Votre dévouement restera donc éternellement bénévole et déintéressé, j'espère que vous, par contre, avez les moyens d'assumer cette charge.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

"si la pétition sur la réforme de la formation des maîtres citée ci-dessus est bien entendu inacceptable, il n'en est pas moins qu'elle met le doigt sur un sujet sérieux."
Merci, c'est moi qui l'ai portée à la connaissance des gens d'ici.

"A certains moments, j'ai l'impression que le ministère lui-même ne sait pas exactement ce qu'il veut - à court terme, mais surtout à long terme."
C'est l'impression de tout le monde. Je peux vous dire que ça grogne dans les rangs car les professeurs voudraient bien savoir ce qu'il adviendra des concours internes (un capes obtenu avec Bac +3 suffira-t-il pour passer une agrégation pour laquelle il faudra Bac +5 ?)

"Lorsque par exemple on nous annonce que la part poprement "disciplinaire" des concours sera réduite, "puisque la Licence octroyée par les Facs sanctionne par définition un niveau de compétence", je me demande si ce n'est pas là un trait de cet humour quasi britannique fréquent dans la bouche d'un certain conseiller du ministre..."
Ca aussi c'est une remarque rigolote ! J'imagine que c'est M.S. ?

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Jérémy ,

La ressemblance avec JPB était purement fortuite ( je n'ai pas de moustache ) , mon commentaire ne faisait que "sauter dans la roue " , sans pour autant "sucer la roue " !

Mon sponsoring affectueux vous est acquis tant que vous n'utilisez pas de produits illicites !!

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

"mon commentaire ne faisait que "sauter dans la roue " , sans pour autant "sucer la roue "

Votre toute dernière expression me rappelle que je n'ai pas fait d'allusion à la pompe à air. Pourtant, je m'y connais bien en trucs qui gonflent (je ne parle bien sûr que des propos de Frank Boizard - toute allusion salace serait à porter au crédit de votre imagination ravageuse et débridée).

Merci pour votre sponsoring affectueux (je reprendrai cette jolie expression quand l'occasion se présentera), en produits dopants, je ne prends que du Rocard 12 CH pour m'endormir facilement et du Giscard 30 CH pour rigoler un peu.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Enfer et damnation, au pays de cocagne du libéralisme radieux rien ne va plus en matière d'éducation. Et dire que Darcos déclare que sa réforme des lycées s'inspire d'un modèle nordique et anglo-saxon...

http://www.lesechos.fr/info/france/4753111-les-jeunes-californiens-a-la-derive.htm

Écrit par : victor | 20 juillet 2008

« Malheureusement, affirme le quotidien [Los Angeles Times], les professeurs ne peuvent pas mettre un terme aux problèmes de famille et à la pauvreté. » Pour l'éditorialiste, seule une réforme d'ensemble, sociale et éducative, serait à la hauteur de l'enjeu."

Quand je vous disais que la prochaine révolution prolétarienne naîtrait en Californie ! Cadichon red is back !

Écrit par : victor | 20 juillet 2008

"La crise de l'éducation américaine prend de l'ampleur."

Alors ça nous attend dans 5-10 ans à peu près, comme tout le reste.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

“ Des praticiens des Sciences molles seraient-ils fascinés par le scientisme ?”

Avant de partir en vacances ou en week-end, Pedro Cordoba nous avait promis un texte dont l'essence devait être “Pourquoi Roger Felts, qui est un garçon estimable, est-il dans l'erreur ?”
Je ne sais s'il s'exécutera. Peut-être que nos deux textes vont se croiser ? Peut-être que les affirmations de l'un ou de l'autre vont relancer le débat ?… Ce dernier point devrait me faire arrêter… Eh bien non ! L'homme succombe toujours au péché… Le meilleur moyen d'affronter le péché, c'est de le commettre : je me suis donc lancé dans la rédaction de ce texte que j'ai intitulé :
“ Des praticiens des Sciences molles seraient-ils fascinés par le scientisme ?”

Les deux fois où j'ai été dans l'affrontement sur le thème, “les races n'existent pas”, les deux animateurs du mouvement d'en face étaient des universitaires de haut niveau, praticiens des Sciences molles : Alain Policar, normalien, sociologue et économiste, professeur en Fac de Droit et Sciences économiques, rédacteur en chef de la Revue rationaliste et Pedro Cordoba, normalien, agrégé de Lettres, enseignant à La Sorbonne, ancien Président de Sauver les Lettres.
Certes, ils n'entrent pas dans cette catégorie de littéraires qui pensent que la science, c'est de la merde, que le discours littéraire vaut bien (vaut mieux) que le discours scientifique… Ceux-ci, quand ils se limitent à faire de la littérature, pas de problème ! Quand ils commencent à dire que leur vérité littéraire EST une vérité scientifique, cela est quelquefois vrai, la plupart du temps, ça craint !
Ils ne sont pas non plus ces littéraires ou chercheurs es sciences humaines, dénoncés par les auteurs des “Impostures Intellectuelles” et le philosophe Jasques Bouveresse. Ceux-ci ont bien compris que le discours scientifique tient la route et ils utilisent des succédanés pour développer des thèses qui ont l'apparence, mais assez peu la réalité de la vérité scientifique.
Non, Policar, Cordoba et bien d'autres encore, sont conscients de leur rang et de leur place dans le processus de la connaissance. Leur domaine, ce sont les Lettres ou les sciences humaines. Et c'est dans ce domaine qu'ils font ce qu'ils ont à faire… Mais ce sont des Universitaires de haut niveau. Ils ont le devoir d'être des gens informés, à la culture large et plutôt pointue… Dans les domaines qui ne sont pas les leurs, ils ont la plus grande confiance dans la science et dans ceux qui en sont les vecteurs (leurs pairs)… Ils sont même capables de reprendre leurs discours, car leur haute culture et leur universitarisme de bon aloi leur permettent de manier des concepts qui leurs sont à l'origine étrangère : Policar m'a assené des propos sur les populations panmictiques fermées, les taxons, les types raciaux disjoints, les expériences d’Aspect en mécanique quantique, Cordoba n'a pas hésité à me parler des goélands argentés, des mésanges charbonnières et des toros bravos (ce dernier point, du fait de son espagnolitude lui sera pardonné). Ce sont des propos qui donnent un grand pouvoir de conviction… Ils reconnaissent spontanément qu'ils ne sont pas dans leur domaine mais imprégnés du discours de leurs pairs, ils font comme s'ils en étaient. Et les Ravis qui écoutent sont ravis…
La référence à la vérité du discours scientifique est constante… Et ce n'est pas moi qui les contredirais… Mais il y a confusion mortifère entre vérités scientifiques et vérités du discours des scientifiques. Tant que ceux-ci ne mordent pas sur leur pré carré, ils s'inclinent sept fois devant le discours des sciences dures. Mais dans la pratique, ils ne se demandent pas si les questions qui nous traversent de part en part (comme les rapports entre idéologie et sciences) ne traversent pas aussi le discours des scientifiques.
Le fait qu'il y est une apparente congruence entre un “fait” scientifique, l'inexistence des races, et un fait politique, l'antiracisme, a valeur de preuve. Ils ne se posent pas la question de savoir si pendant 30 à 40 ans, les généticiens ayant dit noirs, si depuis les années 50, ils disent blanc, cela a peut-être autant à voir avec un processus de rédemption, de réaction compensatoire à la faute que d'une juste évaluation des recherches modernes. Ils ne se posent pas la question de la distinction entre le monde des hommes et celui des gènes et que l'un est irréductible à l'autre… Si la notion de race, d'espèce ou de genre n'est pas saisie par la génétique moléculaire au stade actuel du développement de cette science embryonnaire, il y a des races en taxonomie, en anthropologie et dans le monde humain où nous vivons. On est en plein scientisme quand au nom de la science, il y a un tel déni de la réalité…
Pour conclure, de l'excellent article de Pierre Pichot paru dans La Recherche n°295de février 1997, visible sur Internet au http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=20483, j'extrairai ce qui suit :

« … Ce qui est en question dans le racisme, ce n'est pas la diversité des races humaines, c'est l'égalité des droits des individus, quelle que soit leur race. Il ne s'agit donc pas de nier les différences individuelles ou raciales par une quelconque pantalonnade génétique, mais de montrer que l'égalité des droits les transcende.
Prétendre combattre le racisme en affirmant, au nom de la génétique et contre le sens commun, que les races n'existent pas, c'est implicitement fonder l'égalité des droits sur la relative unicité génétique de l'espèce humaine. C'est-à-dire retourner la thèse raciste qui prétend fonder l'inégalité sur des différences anatomiques, et justifier ce retournement par un préjugé réductionniste voulant que les gènes aient une dignité supérieure à celles-ci (ce qui n'est vrai qu'en génétique, pas en anatomie ni dans les rapports sociaux, où la couleur de la peau importe plus que le gène de la mélanine). La fragilité du procédé est d'autant plus flagrante que les mêmes biologistes ont maintes fois fait l'éloge de la diversité génétique pour justifier le droit à la différence.
Dans les deux cas, unicité ou diversité génétique, c'est une absurdité. L'égalité des droits ne doit rien à la biologie, et l'opinion des généticiens sur la question n'a aucune importance ; elle a d'ailleurs été éminemment changeante, et il serait cruel de rappeler ce qu'ont écrit à ce sujet les grands maîtres de la discipline……

……Dans cette affaire, le dernier mot revient aux philosophes du droit. Comme ils gardent le silence et abandonnent le terrain aux biologistes (ce qu'il ne faut surtout pas faire), je tenterai, tant bien que mal, de me substituer à eux, en avançant que, si les qualités objectives (physiques et intellectuelles) des hommes peuvent être différentes, de manière héréditaire ou de manière acquise, cela n'atteint pas ces hommes dans leur être même, parce que lesdits hommes ne se réduisent pas à un ensemble de qualités objectives ; ce ne sont pas des objets, des « ressources humaines» dont on évalue la rentabilité ou la contribution au progrès. En cela, ils ne sont ni inégaux ni différents, ils sont incomparables. Et c'est parce qu'ils sont incomparables, qu'ils sont égaux, mais d'une égalité qui ne se fonde ni sur la mesure ni sur la comparaison : l'égalité en dignité, et en droits. Les critères biologiques n'ont ici aucun intérêt, les généticiens non plus (sauf à servir de faire-valoir à des politiciens douteux, dans un ping-pong idéologique dont il ne peut rien sortir de bon). »
(André Pichot )

Écrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

"""Enfer et damnation, au pays de cocagne du libéralisme radieux rien ne va plus en matière d'éducation. Et dire que Darcos déclare que sa réforme des lycées s'inspire d'un modèle nordique et anglo-saxon...""

Chez nous , en tout cas , dans nos établissements publics et privés , ils ont tous le Bac ! :-))))

Cependant cette année encore ( j'ai le tableau sous les yeux ) 5 lycées privés sous contrat des Alpes Maritimes occupent les 5 premières places du palmarès du bac 2008 , avec 100 % de réussite pour les 2 premiers (234 candidats présentés ) et 99 et 98 % pour les 3 autres établissements (128 candidats ) .

Je trouve que Franck Boizard ne mérite pas du tout le torrent de fiel et de mépris qui s'abat sur lui . On peut ne pas être d'accord avec lui et lui expliquer pourquoi , au lieu de camper sur ses positions . Il a l'esprit ouvert et j'espérais que notre guérillero grognon accèderait à sa demande d'arguments .

Il va penser que les profs sont bornés et intolérants .

Pas bien , pas bon pour l'image !!!

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

Amélie : "Cependant cette année encore ( j'ai le tableau sous les yeux ) 5 lycées privés sous contrat des Alpes Maritimes occupent les 5 premières places du palmarès du bac 2008 , avec 100 % de réussite pour les 2 premiers (234 candidats présentés ) et 99 et 98 % pour les 3 autres établissements (128 candidats ) ."

Juste une question : comment sont "sélectionnés" les élèves de ces établissements ?

Écrit par : Hervé | 20 juillet 2008

" Je trouve que Franck Boizard ne mérite pas le torrent de fiel et de mépris que s'abat sur lui."
écrit par Amélie

Je suis d'accord. Je comprends que ses propos choquent, mais je n'y décèle pas de haine. Ce que je supporte mal chez beaucoup de gens de gauche, c'est qu'ils considèrent a priori que ceux qui ne partagent pas leurs convictions sont des imbéciles ou des salauds, ou les deux à la fois. Je me suis heurtée à cette attitude à mes débuts, quand j'étais confrontée à de jeunes collègues ( par ailleurs charmantes) qui avaient "fait" 68 et qui ne comprenaient pas que je demeure attachée à mon "élitisme bourgeois". J'en ai beaucoup souffert.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 juillet 2008

@ Amélie

«Il va penser que les profs sont bornés et intolérants .»

Rassurez vous : je pense que la salle des profs n'est pas le milieu le plus épanouissant qui se puisse trouver et que certains profs, il y a en a une concentration sur ce blog, deviennent pour reprendre votre expression, bornés et intolérants.

Mais je connais aussi des profs qui ont un esprit de finesse et un humour qui font plaisir.

Lesquels sont la règle, lesquels sont l'exception ? Et d'ailleurs, y a-t-il une règle ?

Quant à mes contradicteurs, il y a longtemps que je les ai jugés : on crie d'autant plus fort qu'on n'a rien à dire. Quand on a des arguments, nul besoin de manier l'insulte à tout bout de champ. Tout ce qui est excessif est insignifiant.

Et puis, il suffit de leur proposer un bon duel sur le pré blogueux, en présence des témoins et des badauds, pour qu'ils s'envolent comme une volée de moineaux.

Merci tout de même de votre soutien.

Je mets la dernière main sur mon blog au compte-rendu d'un livre décapant sur l'énergie, si ça vous intéresse.

Écrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008

Juste une question : comment sont "sélectionnés" les élèves de ces établissements ?

Ecrit par : Hervé | 20 juillet 2008

Le coût des études est élevé , 5 à 600 euros par mois pour celui que je connais .
Ce sont les parents qui sont sélectionnés !

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

" Je trouve que Franck Boizard ne mérite pas le torrent de fiel et de mépris que s'abat sur lui."
écrit par Amélie

Alors qu'il a été comparé à Diane au bain par Jeremy ? N'est-ce pas plutôt flatteur, au contraire ?

L'imaginer au milieu des nymphes, dans toute la splendeur de sa nudité dévoilée, de sa virginité exposée aux regards amoureux, debout au bord de la fontaine dont l'eau doucement tinte, la peau caressée par l'ombre envieuse des grands marronniers...

Écrit par : Ovide | 20 juillet 2008

J’avais promis à Roger Felts de… Et puis le fil de discussion avait pris un autre tour, j’avais (j’ai toujours) d’autres choses à faire avant de partir pour une semaine de vacances. Je n’ai donc pas tenu ma promesse. Mais voilà que le sujet rebondit, à propos d’un certain Pichot dont je ne connaissais pas l’existence. Si j’ai le temps, je répondrai sur ce dernier point. A cause de la sélection naturelle des sujets propre aux blogs très fréquentés, cela éliminera sans doute définitivement la première réponse que je pensais faire à R. F. En attendant, je rectifie une erreur sur ma personne. J’avais d’abord cru à un lapsus, mais comme elle se répète… Je ne suis pas l’ancien président de SLL mais celui de Reconstruire l’Ecole. C’est Denis Kambouchner qui me succède à la direction de RE. Quand à SLL, l’honneur de présider cette Association revient depuis toujours à Michel Buttet, inamovible à ce poste. Mais l’erreur n’est pas très grave : les différences génétiques entre SLL et RE ne sont pas visibles pour le sens commun.

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 juillet 2008

@ Sylvie Huguet : je ne suis pas sûr que les jeunes collègues de goche, même pas nés en mai 68 soient moins méprisants que leurs aînésvis-à-vis de ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils ont certainement moins d'atouts pour exprimer leurs positions et vous renvoient dans l'arbre à singes sans autre forme de procès. Je m'en délecte plutôt.

@ Roger Felts : bien que vous sembliez avoir touché le Pactole, à l'instar de Midas, prenez garde à ne pas mithridatiser vos adversaires par une lente administration de potion. Je préfère le coup de hache sous hypnose, on a l'impression d'avoir discuté mais on n'a plus la main...
BàV

Écrit par : Steppenwolf | 20 juillet 2008

"Je trouve que Franck Boizard ne mérite pas du tout le torrent de fiel et de mépris qui s'abat sur lui . On peut ne pas être d'accord avec lui et lui expliquer pourquoi , au lieu de camper sur ses positions ."

Ecrit par : Amélie

Il suffit de relire le blog depuis qu’il y intervient pour se rendre à l’évidence que l’exigence d’argumentation n’est chez lui qu’une posture superficielle, ne sachant y satisfaire, ne serait-ce que pour répondre aux objections qui lui sont faites. Il ne sait que demander – sans rire – des démonstrations, tout en se contentant de rallier sans vergogne le sens commun dans ce qu’il a de plus puant, et quand on surprend avec un peu de vigueur sa méprisable démarche tissée de petites tricheries conceptuelles, il achève toujours, avec un pitoyable automatisme, par se déclarer victime de l’intolérance tout en avouant avoir prévu, depuis le début, qu’il n’en irait pas autrement.

A partir de ce constat, ce qu’il est raisonnable de faire à son égard est effectivement de lui retourner son invitation à la modestie.

Écrit par : Pli | 20 juillet 2008

À Steppenwolf :

Mon goutte à goutte n'est pas un poison, c'est un élixir de longue vie intellectuelle destiné à immuniser contre les méfaits de la pensée correcte. Et c'est en même temps un cri de désespoir et un long soupir d'étonnement contre le déni de réalité. Je crois avoir trouver une formule totalement originale:
“Bien pensance, que de crimes ont commet en ton nom.”

Par ailleurs, bien que n'étant pas du tout du même bord, je commence à comprendre ce que veut dire notre premier ministre quand il déclare : “Nous avons gagné la bataille idéologique”

Écrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

""vous renvoient dans l'arbre à singes sans autre forme de procès. Je m'en délecte plutôt.""


Moi aussi !
Et même , si possible , allumer le feu ! Par ex: se parler à soi-même mais à voix haute devant une affiche syndicale ou profiter de la présence de pédagogos pour vanter le dernier bouquin de Brighelli ! Liste non exhaustive bien sûr !

Ambiance garantie et fin provisoire de la morosité ! On peut même espérer quelques conversions !

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

""tout en se contentant de rallier sans vergogne le sens commun dans ce qu’il a de plus puant,""

De plus puant seulement pour la bien-pensance ! Relisez ce que vient d'en dire Roger Felts qui a raison comme il a raison aussi sur le sujet des races !

On a l'impression que vous êtes très , trop nombreux à être autistes . Donc , la bataille idéologique est bel et bien gagnée !

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

@ Pli

J'ai effectivement oublié de répondre à deux de vos objections :

> une citait caricaturalement le cas de l'enseignement au Canada, vous trouverez toutes les réponses sur mon blog.

> L'autre sur les allés objectifs. Je n'y ai tout simplement rien compris (je compatis : pas toujours facile de s'adresser à un imbécile dans mon genre).

Écrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008

“Bien pensance, que de crimes ont commet en ton nom.”

Ecrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

Vous voyez que ça vaut le coup de se torturer les méninges!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juillet 2008

A propos du sens commun :

> ce n'est sans doute pas un hasard si Raymond Boudon, un sociologue libéral (je vous jure ça existe) a écrit un livre intitulé Renouveler la démocratie : éloge du sens commun.

> Victor, ayant nettement mieux compris Montaigne que moi, se fera un plaisir de vous expliquer l'opinion de cet auteur sur la question, qui ne manquera pas de vous éclairer (allez hop, Victor, au boulot, c'est pas le tout de promettre votre supériorité montanienne, maintenant, il faut tenir).

Écrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008

La discussion sur les races devient bourbeuse. Dans la première partie de son message, Roger Felts définit très bien ma position. N’étant pas biologiste, je m’interdis de prendre position sur les problèmes propres à cette discipline scientifique. Je m’en tiens à ce qu’en disent les spécialistes. Il se trouve que je connais à peu près l’état du savoir sur ces questions pour trois grandes raisons :

1. Je suis, dans l’une de mes facettes, ethnologue. Or l’ethnologie porte au moins autant de responsabilités que la biologie dans l’émergence du racisme. On ne peut pas, en outre, étudier les cultures humaines sans s’intéresser aux populations qui les portent et que, dans notre langage, nous appelons des ethnies. La plupart de ces ethnies appartiennent à des groupes humains beaucoup plus vastes qui présentent des degrés divers de proximité génétique. Le sens commun donne le nom de « races » à ces groupes humains. Il est donc normal qu’un ethnologue cherche à savoir ce que la biologie contemporaine dit de l’existence ou de la non-existence des races humaines.

2. Je suis, dans une autre de mes facettes, aficionado taurin. Les écologistes nous pompent l’air avec la défense des animaux. Les animalistes nous pompent l’air avec les droits des animaux. Pour combattre les seconds, il faut s’intéresser à l’éthique et à la philosophie politique (je ne développe pas). Pour combattre les premiers, il faut dire que la question de la souffrance animale ne relève pas de l’écologie, mais justement de l’existence éventuelle d’un droit des animaux. Ce qui relève en revanche de l’écologie, c’est la survie d’une race animale très particulière (le toro bravo) et de l’écosystème qui va avec. Cet animal et cet écosystème doivent paradoxalement leur caractère sauvage à l’intervention humaine. Cet animal et cet écosystème disparaîtraient si l’on interdisait la corrida. Pour montrer l’inconséquence des écologistes du point de vue de l’écologie elle-même, j’ai donc été amené à m’intéresser à la biologie et à la zootechnie, à la différence entre espèces, sous-espèces et races, etc.

3. Je suis enfin, dans une troisième facette, un ancien mao, très vite revenu de ses illusions politiques, mais fidèle aux raisons d’être de cet engagement. Il est donc normal que je m’intéresse au monde comme il va (pas bien du tout) et, entre autres, aux transformations du racisme. Est-il, par exemple, légitime de voir une continuité entre l’antisémitisme nazi et l’anti-judaïsme actuel des Palestiniens et, plus généralement, du monde arabe y compris dans nos banlieues ? Faut-il, au contraire, y voir une résurgence de l’antijudaïsme médiéval (qui n’était pas musulman mais chrétien) ? Est-ce que les historiens juifs (Yerushalmi pas exemple) ont raison de dire que l’Espagne des XVI° et XVII° siècles avait inventé le racisme biologique avec les « statuts de pureté de sang » ? Les réponses à ces questions ne sont pas simples mais cela explique aussi que je me sois intéressé au point de vue de la biologie sur la question des races.

Ces trois séries de raisons (ethnologique, tauromachique et politique) font que je connais assez bien l’état actuel du savoir en ce domaine. C’est pourquoi j’étais intervenu d’une façon d’abord très lapidaire : les races humaines n’existent pas. Puis il a fallu développer. Je pensais qu’après avoir vérifié sur Wilkipedia que dobolino et moi-même avions raison, Roger Felts en avait conclu que le débat scientifique était clos. On pouvait donc essayer de comprendre les raisons philosophiques, idéologiques et politiques de nos divergences. C’est ce que je m’apprêtais à faire. Mais non. Voilà que la discussion rebondit parce que Christophe Sibille s’est trompé de lien et qu’un certain Pichot redonne du grain à moudre à Roger Felts : c’est la deuxième partie de son message sur laquelle je m’inscris à nouveau en faux. La suite demain.

(J’aimerais aussi répondre à Guy Morel sur Politzer. Les sujets sont assez proches. Mais le temps va me manquer. Quant à Amélie, au lieu de répéter comme une groupie "Roger Felts a raison", elle pourrait nous donner les raisons qu'elle a pour dire que R F a raison. Mais je crains que ces raisons se résument à une seule : elle ne supporte pas la présence des immigrés et elle veut pouvoir dire qu'ils appartiennent à une autre race sans être soupçonnée de racisme. Parce qu'on a beau revendiquer la mal-pensance, s'affirmer raciste aujourd'hui, c'est quand même too much.)

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 juillet 2008

Il y a donc les bien-pensants qui pensent mal et les mal-pensants qui pensent bien. Qu'en penser ? D'autant que certains bien-pensants pensent bien que les mal-pensants pensent mal, et que pas mal de mal-pensants n'en pensent pas moins, même si c'est mal, des bien-pensants.

Écrit par : Cyrano | 20 juillet 2008

@ Pedro Cordoba

«Il est donc normal que je m’intéresse au monde comme il va (pas bien du tout) »

Comme tout jugement subjectif, il est difficile à justifier, mais j'aimerais que vous m'exposiez quelques unes des raisons qui provoquent cette noire vision.

Car jamais tant d'hommes n'ont vécu si vieux, en aussi bonne santé et dans un confort matériel appréciable. Et jamais tant d'hommes, même en Afrique, n'ont eu l'espoir de voir leur vie s'améliorer.

Écrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008

À Jésus Marie Ravi de la Crêche de Gôche…

Je pensais que sur ce blog une intervention qu'elle soit courte ou longue était sensé apporter quelque chose. J'avoue que je ne vois pas ce qu'une réflexion comme =
“Vous voyez que ça vaut le coup de se torturer les méninges!!!” apporte au débat. Il est évident que lorsqu'on compare les interventions de J M R de C de G et celles de R.F., une analyse du mouvement de méninge ferait ressortir un net avantage pour l'un des parties… Il est donc parfaitement inutile de le mettre en évidence car la modestie du vainqueur pourrait en souffrir.
Quitte à faire des commentaires, faisons en sorte qu'il présente un petit intérêt…
RF

Écrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

"Quant à Amélie, au lieu de répéter comme une groupie "Roger Felts a raison", elle pourrait nous donner les raisons qu'elle a pour dire que R F a raison. Mais je crains que ces raisons se résument à une seule : elle ne supporte pas la présence des immigrés et elle veut pouvoir dire qu'ils appartiennent à une autre race sans être soupçonnée de racisme."

Amélie est groupie de Roger Felts et de Frank Boizard. Ca fait beaucoup pour une seule et même personne. Beurk :-(

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Rires, Cyrano, voilà un bon résumé.

Dites donc, Amélie, j'avais commencé à m'attacher à vous, moi. Mais votre partialité vous pousse à dire des sottises.

J'ai développé des arguments à n'en plus finir, sur des pages et des pages, pour pousser Boizard dans ses retranchements sur le thème du mariage homosexuel. Non seulement le cuistre ne s'est pas donné la peine d'y répondre, mais je doute même qu'il se soit abaissé à les lire, tant il est empêtré dans ses convictions idéologiques. Boizard s'obstine à considérer que je suis un déviant, un pervers, je réponds en invoquant la biologie, l'Histoire, la psychologie ; mais il s'en fout résolument.

Je maintiens que les thèmes conjoints de l'homosexualité et de l'homophobie ont leur place à l'école, je maintiens que Boizard accorde à l'homosexualité une place inférieure à l'hétérosexualité, et je maintiens que Boizard est un poison qui pourrait bien ne pas rester toujours inoffensif. Quand je pense, Amélie, que vous m'accusez de haine lorsque je traite de cuistre malsain un type qui regrette qu'on ne puisse pas dire "je hais les pédés", "je hais les Arabes", "je hais les Juifs" et "je hais les musulmans" ! Vous pouvez remballer votre "sponsoring affectueux", j'ai perdu l'envie de sourire en vous lisant. Rendez-vous compte des énormités que vous laissez passer de la part de Frank Boizard.

Je remarque que les conditions de vie et d'existence de Frank Boizard sur ce blog (le pauvre maltraité) ont suscité plus de réactions que le lancement de la pétition pour la formation d'Etats généraux de l'Education rédigée par le SNES, le SGEN et la CGT. C'est incroyable.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Critiquer un propos en se limitant à le taxer de bien-pensance ne montre que l’absence de pensée.

Franck Boizard,

Il y avait d'autres objections (ce dont vous ne manquerez pas de demander démonstration).

Quant au sens commun, il n’est pas consistant, c’est pour cela qu’il exige un équilibre réfléchi.

Écrit par : Pli | 20 juillet 2008

Je suis d'accord avec Jeremy au moins sur un point : on ne parle pas assez d'instruction sur ce blog.

J'avais relancé plusieurs fois le débat sur le sexe de la réussite scolaire en suggérant que les méthodes pédagogistes pouvaient favoriser les filles.

Il n'y a pas eu de débat aussi intense et fructueux que sur les races.

Vous serait-il agréable d'y revenir ?

Écrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008

"Car jamais tant d'hommes n'ont vécu si vieux, en aussi bonne santé et dans un confort matériel appréciable. Et jamais tant d'hommes, même en Afrique, n'ont eu l'espoir de voir leur vie s'améliorer.

Ecrit par : Franck Boizard | 20 juillet 2008 "

... A condition d'émigrer en France, où un Franck Pangloss flanqué d'une Amélie Groupie les accueillera à bras ouverts, car "TOUT EST BIEN" (lu dans Montaigne ?).

Écrit par : Cyrano | 20 juillet 2008

"""Quant à Amélie, au lieu de répéter comme une groupie "Roger Felts a raison", elle pourrait nous donner les raisons qu'elle a pour dire que R F a raison. Mais je crains que ces raisons se résument à une seule : elle ne supporte pas la présence des immigrés et elle veut pouvoir dire qu'ils appartiennent à une autre race sans être soupçonnée de racisme. Parce qu'on a beau revendiquer la mal-pensance, s'affirmer raciste aujourd'hui, c'est quand même too much.)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 juillet 2008

Mes raisons sont celles qu'avance R.F .
Vous pataugez , puisque vous affirmez à nouveau que prétendre qu'il y a des races , c'est être raciste . Donc on repart à zéro .
Un point Godwin pour vous .
Je n'ai pas l'hypocrisie que vous me prêtez . Je vous la laisse .
C'est l'accusation de racisme qui est too much !
On dirait l'auto-proclamé procureur Philippe Val !
OUI ,j'applaudis RF ( l'expression "groupie" , n'est-elle pas un peu machiste et sexiste ? ) parce qu'il raisonne à partir du réel et que , comme lui , le déni de réel me consterne . Si vous voulez appeler ça du racisme , c'est votre problème .

Vous , vous êtes fumeux et méprisant .

Pour moi le communautarisme qui se développe sous nos yeux, c'est du racisme , mais ce serait too much de le dire pour le bien-pensant que vous êtes . Curieusement , seules les minorités visibles ont le droit de revendiquer le respect de leur identité , cela ne vous gêne pas ? Vous ne trouvez pas ça too much , pourquoi donc ? La burqa ne doit pas vous gêner non plus , puisque vous ne la portez pas ! not too much , donc !
Moi aussi , je suis une immigrée , alors , le catéchisme bigot , les tartufferies , ça va bien !

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

"J'avais relancé plusieurs fois le débat sur le sexe de la réussite scolaire en suggérant que les méthodes pédagogistes pouvaient favoriser les filles."

Roger Felts a dit que les interventions ici devaient être censées, Frank Boizard. Vous pourriez lui faire plaisir.

Votre thèse est d'autant plus débile qu'elle ne se fonde absolument sur rien. Les méthodes pédagogistes sont à destination des élèves faibles, garçons ou filles, elles sont si tarabiscotées qu'elles ne conviennent finalement qu'aux bons élèves, qui sont les seuls capables de s'en sortir car ils sont aidés par leur famille, leurs acquis et leurs capacités, et si vous considérez que les filles sotn par essence favorisées par les méthodes pédagogistes, cela veut dire qu'un enseignement par cours magistral les pénalise par rapport aux garçons. Donc, si l'on suit votre thèse, il faut des cours magistraux pour les garçons, et des TPE pédagos pour les filles.

Frank, j'ai à mon tour deux questions pour vous :
- Quel est votre métier ? (le mien c'est prof., donc vous pouvez me préciser le vôtre)
- Comment faites-vous pour enfiler autant de sottises les unes après les autres sans jamais vous arrêter ?

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

J'étais en train de m'amuser avec R de G quand le petit pavé de Pedro Cordoba est venu occuper le terrain. Je n'y répond pas. j'attends la suite. Je n'interviens que pour rectifier une illusion : la consultation de Wikipédia ne m'a pas convaincu que la génétique me donnais tort mais de l'indétermination dans laquelle elle se trouve par rapport au problème macroscopique. Le débat scientifique n'est pas clos mais ouvert sur l'avenir, et si possible dégagé des miasmes de l'idéologie. Je constatais que le discours universitaire dominant étant ce qu'il est, Je n'avais pas trouvé (je n'ai pas beaucoup cherché) de référent de cet ordre et j'ai mis en avant le sens commun et les travers idéologiques des scientifiques.
Pour moi l'intérêt de l'article de la Recherche, c'est qu'il apporte une parole universitaire reprenant l'essentiel de ce que j'avançais. Sans doute de manière plus organisée (c'est un article, j'étais dans un débat) et plus complète (c'est un professionnel de la chose, je suis un amateur, certes éclairé mais amateur quand même…)
Le statut d'amateur (éclairé) présente quelques avantages : Il permet d'aller à l"essentiel en évitant de se perdre dans les détails techniques et de risquer le scientisme et le dogmatisme entre autres classificatoire.

Écrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

"Curieusement , seules les minorités visibles ont le droit de revendiquer le respect de leur identité , cela ne vous gêne pas ?"

C'est faux.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

" l'expression "groupie" , n'est-elle pas un peu machiste et sexiste ?"

Non, un groupie, ça marche aussi.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

""Quand je pense, Amélie, que vous m'accusez de haine lorsque je traite de cuistre malsain un type qui regrette qu'on ne puisse pas dire "je hais les pédés", "je hais les Arabes", "je hais les Juifs" et "je hais les musulmans" ! Vous pouvez remballer votre "sponsoring affectueux" "

Que nenni , Jérémy , Franck a seulement dénoncé la bien-pensance et l'interdiction où nous sommes aujourd'hui , ( les exemples sont nombreux ici-même , voyez plus haut et suivez mon regard ! ) d'exprimer une opinion qui n'est pas conforme au dogme officiel .
Il a choisi ces exemples pour schématiser d'une manière goguenarde et pince-sans rire , mais sans vouloir stigmatiser quiconque . C'étaient des exemples extrêmes et généraux , ( puisque , pour se faire entendre par les temps qui courent , on y est souvent obligé !) ce n'était pas son opinion qu'il mettait en avant ! !

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

F.B. :"Comme tout jugement subjectif, il est difficile à justifier..."

Vous avez raison ! Tout va bien. Dormez braves gens ...

France d'en bas : 8 millions de Français sous le seuil de pauvreté

ISF : Le nombre d’assujettis en hausse en France

Et là, à l'instant dans ma boîte aux lettres, ce message de RESF : "Quatre affaires d'enfants ou de tout jeunes gens mis en prison simplement parce qu'eux ou leurs parents n'ont pas les bons papiers."

Dormez, braves gens...

Écrit par : Hervé | 20 juillet 2008

Amélie est groupie de Roger Felts et de Frank Boizard. Ca fait beaucoup pour une seule et même personne. Beurk :-(

Ecrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Et aussi de Jérémy , Victor , Christophe , dobolino , Guy Morel ....

Mais Pedro ...beauf !!

Au fait , j'aimerais bien que Guy nous donne la clé de son énigme , pas vous Jérémy ??

Écrit par : Amélie | 20 juillet 2008

Tard, grosse flemme et excellente réponse de Pli à M. Boizard. Quant aux arguments qu'il me demande, j'ai dû poster chez lui une bonne vingtaine de fois sous l'étiquette "anonyme" -la procédure d'inscription étant chiante au possible. J'invite donc Amélie et Sylvie Huguet qui me trouvent "méchant" à se rendre sur la "lime" et à juger sur pièces. Je déconseille vivement à Jérémy ou MàC la lecture du dernier fil du susdit.
Bonne nuit.

Écrit par : victor | 20 juillet 2008

Malheureusement, je pense que Frank Boizard n'a pour toute idée, en venant ici, que de faire de la pub pour son blog. Je répugne donc à m'y rendre, pour ne pas grossir des statistiques qui sont apparemment gonflées par d'horribles personnages d'extrème-droite - ceux qui se rendent habituellement sur fdesouche ou e-deo.

Vous savez, Victor, je pense - j'espère - qu'Amélie et Sylvie Huguet valent mieux que le blog de Frank Boizard. J'en suis sûr à 2000% pour Sylvie Huguet, j'attends de voir pour Amélie. Mais effectivement, il vaut mieux qu'elles aillent voir directement par elle-même ce que vaut le personnage. Ses trois derniers posts sont édifiants.

Oserai-je avouer que je reconnais à ce cuistre malsain une capacité non négligeable ? Celle de surmonter parfois sa misérable insignifiance pour monter au grade de malfaisant potentiel. Je le remercie encore une fois de ce qu'il est, et je l'incite surtout à le rester.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

Pour éviter à Amélie et Sylvie Huguet de salir leurs bottes en se rendant sur le terrain boueux qui sert de repaire au blog du Cuistre Malsain, je rends compte de quelques passages pris à peu près au hasard :

"les homosexuels ne font pas erreur en s'attaquant au mariage, ils choisissent bien leur cible. Détruire le peu de sens qui reste au mariage en en accordant la possibilité aux homosexuels, c'est achever de détruire les fondements d'une société d'hommes libres et responsables."

"tentative de destruction du mariage purement constructiviste : quelques prétentieux croient par la force de leur intellect pouvoir réduire à néant ce qui a été construit par les siècles."

"Le «mariage» homosexuel. J'entends à nouveau parler de mariage homosexuel. J'en veux à notre époque d'être si stupide qu'elle m'oblige à débattre de sujets ridicules."

"Ceux qui décrivent les Américains comme de méchants pollueurs en retard sur l'écologie sont soit des malhonnêtes soit des imbéciles (ou les deux à la fois ?). Je rappelle quelques faits : l'écologie moderne est née aux USA. Quand on rapporte leur pollution à leur production (ce qu'«oublient» toujours de faire leurs détracteurs), les Américains sont parmi ceux qui polluent le moins. les USA refusent les usines à gaz dans le style du protocole de Kyoto tout simplement parce qu'elles coûtent cher pour pas grand'chose."

"Je vais encore recevoir plein de messages d'écolos à la con (je distingue deux types d'écolos : les écolos intelligents et les écolos à la con)."

"La simplicité apparente des questions d'énergie est une illusion. Les gouvernements ne doivent pas s'en mêler, c'est trop compliqué pour eux."

Cette dernière citation m'invite à demander à FB/CM de laisser également de côté les questions qui lui semblent simples voire "stupides"et "ridicules", car elles sont manifestement trop compliquées pour lui.

Écrit par : Jeremy | 20 juillet 2008

@ Frank Boizard

De deux choses l'une. Ou bien vous savez ce qu'est "Contribuables associés" et je n'ai pas envie de discuter avec vous. Ou bien vous ne le savez pas et vous êtes un Ravi de Droite, un Idiot Utile, bien pire que les anciens "compagnons de route" du PC : tout ce que je vous souhaite alors, c'est d'ouvrir un jour les yeux mais, pour l'instant, le débat est inutile.

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008

"Le statut d'amateur (éclairé) présente quelques avantages : Il permet d'aller à l"essentiel en évitant de se perdre dans les détails techniques et de risquer le scientisme et le dogmatisme entre autres classificatoire."

Ecrit par : Roger Felts

Le sens, au fond, c’est l’usage. Chercher à savoir s’il existe vraiment des races à l’intérieur de l’espèce humaine ne peut donc signifier que se demander si le concept de race, tel que la recherche en biologie en a contraint la formation, a une quelconque pertinence au niveau de réalité biologique le plus élémentaire chez l’homme. S’il s’en conclut, par consensus, qu’il n’y a pas de races humaines, alors il n’y a pas de sens à le contester, sauf s’il y a une erreur dans l’étude des données. Autrement, on peut toujours décider de dire qu’il y a des races dans l’espèce humaine, mais cela n’a alors aucun sens de dire en même temps que c’est vrai. En ce cas, n’est plus discutable que la moralité de ce choix – et agiter la petite expression qui dispense de penser de "bien-pensance" à l’encontre des critiques n’est qu’une façon de dénier la réalité des connotations que charrient les mots.

Écrit par : Pli | 21 juillet 2008

@ Amélie
Le réel c'est donc ce qu'on voit, pas ce qu'en découvre la science. On voit des Noirs et des Blancs, on voit que le soleil tourne autour de la terre, c'est ça le réel. Si on dit que la terre tourne autour du soleil, c'est un déni du réel et ça vous consterne.

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008

Cher Pedro,

Je pense que cet article extrait du blog de Frank Boizard, le Cuistre malsain, vous donnera la réponse à la question que vous vous posez :

"La lime, blog de Frank Boizard
Vendredi, juin 20, 2008

Je vous invite à vous abonner à l'excellent bi-mensuel Le cri du contribuable (le titre m'a toujours fait rire, c'est probablement le cri d'un porc qu'on saigne), organe de l'association Contribuables associés (qui a plus de membres qu'ATTAC, les préoccupations des Français ne sont pas toujours ce qu'en disent les medias bien-pensants)."

FBoizard complète ainsi :
"ATTAC France compte dans les 20 000 membres tandis que Contribuables Associés tourne autour 140 000.
La différence est plus grande que l'épaisseur du trait.
Pourtant, même si ATTAC est un peu discréditée, le traitement médiatique des deux entités ferait croire à la proportion inverse. C'est un des nombreux indices du penchant gauchiste des journalistes français."

Je rappelle que le Cri du contribuable est la principale publication des "Contribuables associés", et que ce torchon avait publié un brulôt contre les profs, qui suçaient l'argent public en ne travaillant que 15 heures par semaine tandis ue l'honnête boulanger, lui, se lève à quatre heures du matin, et que le paysan valeureux seme ses graines en luttant contre les intempéries, quel que soit le jour de la semaine.

Je cherche dans ma mémoire si je connais d'autres Cuistres Malsains du même acabit que Frank Boizard. Il y avait l'immonde Robert Marchenoir, qui intervenait notamment sur fdesouche.com. Je sens que FBoizard, promis à un brillant avenir, pourrait bien finir Cuistre en chef.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Le message ci-dessus constituait la réponse à la question :

"@ Frank Boizard
De deux choses l'une. Ou bien vous savez ce qu'est "Contribuables associés" et je n'ai pas envie de discuter avec vous. Ou bien vous ne le savez pas et vous êtes un Ravi de Droite, un Idiot Utile."

Mais l'un n'exclut pas l'autre, vous savez.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Cher Jérémy,
Je n'aime pas parler sans savoir. J'avais donc lu le texte que vous citez sur le blog de F.B. Mais c'est bien que vous l'ayez repris. Comme ça, les autres intervenants sur ce blog sauront à quoi s'en tenir. A condition, bien sûr, qu'ils sachent eux-mêmes qui se trouve derrière "Constribuables associés". Il y a peu, un post de Guy Morel à propos d'une prétendue Fête de la Liberté suffit à faire les liens : aucun chaînon manquant.

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008

Pouvez-vous m'en dire plus sur cette "Fete de la liberté" ?

Je n'ai pas réussi à retrouver le post de Guy Morel.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Pedro Cordoba écrit pour Amélie :
"Le réel c'est donc ce qu'on voit, pas ce qu'en découvre la
science. On voit des Noirs et des Blancs, on voit que le soleil tourne autour de la terre, c'est ça le réel. Si on dit que la terre tourne autour du soleil, c'est un déni du réel et ça vous consterne”

R.F. dit : Non, le réel, c'est ce qu'étudie la science.
Ce qu'on voit, c'est ce qui est visible par l'œil humain quand il fonctionne bien. Un microbe est aussi réel qu'un éléphant mais on ne le voit pas. La vision donne une approche de la réalité mais elle n'en donne pas forcément la dimension scientifique.
Le réel, c'est que la terre tourne autour du soleil. La vision donne l'information inverse. Ce sont les travaux scientifiques de Galilée qui ont montré que c'était une fausse évidence. Là, le sens commun est en opposition avec le fait scientifique.
Par contre la vision donne l'information que certains hommes ont la peau noire et d'autres la peau blanche. Aucun travaux scientifique n'a jamais montré que cette information était fausse. Les travaux scientifiques ont montré que cette différence de coloration était du à la quantité de mélanine différente sous la peau. D'autres travaux ont montré que ce caractère peau noire, peau blanche se transmettait génétiquement pour peu que le couple parental possède le même caractère. La différence s'atténuant par métissage. Il y a même des scientifiques qui ont osé dire que ce genre de constatation objective permettait de définir le concept de race. Ces éléments où la temporalité joue son rôle (transmission héréditaire de certaines spécificités) sont des constatations macroscopique où le réel scientifique et en relation direct et non contradictoire avec le sens commun.
À partir du moment où le gène est devenu une catégorie du sens commun, l'origine génétique de ces différences est parue évidente, aussi bien dans le monde scientifique que le monde commun.
L'infiniment petit de la génétique moléculaire ne retrouve pas actuellement les catégories raciales macroscopique. Sur cette base on peut soit affirmer que le macroscopique n'existe pas et par exemple qu'en dermatologie, la pathologie de la peau noire est une fumisterie. On peut aussi attendre que la génétique moléculaire ait un peu vieilli pour qu'elle ait des assises plus larges, plus sur et moins idéologique. On peut dire enfin que les catégories raciales évidentes macroscopiquement ne peuvent être mis en évidence au niveau de la générique moléculaire. L'existence de l'un n'empêchant pas l'inexistence de l'autre, et vice-versa.

Écrit par : Roger Felts | 21 juillet 2008

Point de vue

Le sarkozysme est l'allié de l'école, par Xavier Darcos

LE MONDE | 17.07.08 | 13h26 • Mis à jour le 17.07.08 | 16h43


Peut-on être sarkozyste et aimer l'école ? De pétition en cortège, de défilé rituel en occupation d'école, les détracteurs de la politique gouvernementale ont désespérément tenté d'apporter une réponse négative à cette question, avec des arguments qui m'ont souvent laissé perplexe. Veut-on apprendre aux élèves du primaire à lire, à écrire et à compter ? C'est pour les empêcher de penser, entonnent en choeur les pédagogistes, qui réclament d'urgence le statu quo. Propose-t-on, pour lutter contre les déterminismes sociaux, d'offrir aux élèves en difficulté des stages gratuits de remise à niveau pendant les vacances scolaires, autrefois réservés aux enfants des milieux les plus aisés ? C'est pour mieux les stigmatiser, affirment sans rire les élus socialistes, certains n'hésitant même pas à s'y opposer. Recueille-t-on l'adhésion massive des familles sur les réformes engagées ? Une infamie ! lit-on, dans ces pages mêmes, sous la plume de ceux qui invoquent sans modération l'esprit de Munich ou la Saint-Barthélémy. Et pourquoi pas Gilles de Rais ?


Une fois passées la protestation systématique, l'indignation de circonstance et l'outrance rituelle, quel bilan peut-on faire de cette année scolaire ? Celui d'un système éducatif bien moins monolithique et rétif au changement que ne voudraient nous le faire croire les sempiternels pétitionnaires qui prétendent l'incarner. Je n'en citerai que trois exemples.

Premièrement, la réactivité de la communauté éducative a permis de mettre en oeuvre, en moins d'un an, une réforme complète de l'école primaire qui concerne 55 000 écoles, 380 000 enseignants et 5 millions d'écoliers. Dès la rentrée, de nouveaux programmes entreront en vigueur. Ils font une place plus importante aux savoirs essentiels liés à la lecture, à l'écriture et au calcul. Les parents pourront en suivre l'avancée grâce aux 4,5 millions de guides qui leur seront remis à la rentrée. Un traitement systématique de l'échec scolaire sera proposé grâce aux deux heures hebdomadaires qui seront consacrées au soutien des élèves en difficulté, et grâce aux stages gratuits de remise à niveau qui sont désormais proposés durant les vacances scolaires aux élèves de CM1 et de CM2.

Deuxièmement, notre système éducatif a su remettre en question le fonctionnement absurde de la carte scolaire. Désormais, la règle est celle de la liberté de choix de l'établissement d'inscription. Une régulation, par des critères précis et transparents, intervient lorsque la capacité d'accueil de l'établissement ne permet pas de satisfaire toutes les demandes. Les boursiers sociaux et les boursiers au mérite sont les premiers bénéficiaires de cette liberté nouvelle, qui n'est plus réservée à une minorité de passe-droits. Nous avons pris soin de maintenir à l'identique les moyens des établissements qui perdent des élèves. Comment peut-on continuer à affirmer que la suppression de la carte scolaire crée des ghettos scolaires, alors qu'elle en ouvre justement les portes ?

Troisièmement, j'ai pu constater que la maturité des lycéens permettait d'ouvrir, en toute franchise, un débat sur l'avenir du lycée. On aurait voulu qu'ils se contentent de porter des pancartes et de réciter des slogans rédigés par d'autres. Ils se sont révélés responsables, ouverts au dialogue et désireux de parler de la qualité des enseignements. La moitié des lauréats du baccalauréat de cette année échouera au cours des deux prochaines années : m'interdira-t-on de poser la question du fonctionnement du lycée, et, par exemple, de la filière scientifique, qui sélectionne les élèves davantage qu'elle ne les oriente ? Faudrait-il feindre de ne pas remarquer les résultats de la série économique et sociale au baccalauréat cette année, ou nier l'étiolement de la filière littéraire ? La "stratégie de Lisbonne" consacre la nécessité d'élever les qualifications : nous devons transformer le lycée pour y parvenir. Napoléonien, le lycée doit l'être dans son lien historique avec l'université. Mais il ne saurait le demeurer dans son organisation : ce sont les lycéens eux-mêmes qui le disent. Les lycéens de 2008 sont beaucoup plus mûrs que ne l'étaient leurs prédécesseurs. Ils sont plus lucides aussi, comme le montrent leurs demandes : plus d'encadrement, plus de soutien, plus d'aide à l'orientation.

Le monde enseignant est militant, facilement réactif, mais c'est lui qui conjure la fatalité sociale. Le projet éducatif de Nicolas Sarkozy a la même ambition. En affirmant la nécessité de donner plus à ceux qui ont moins, en n'hésitant pas à rompre avec des principes et des pratiques obsolètes, en rétablissant les valeurs du travail, de l'effort et du mérite, le président a réconcilié le projet politique et le projet scolaire autour d'une même vision du progrès partagé.

Depuis des décennies, l'institution scolaire s'en tient à une vision mécaniste du progrès social, comme si les évolutions de la société se résumaient au déplacement de masses d'élèves toujours plus considérables vers des niveaux de scolarisation et de qualification toujours plus élevés, grâce à la suppression progressive des obstacles susceptibles d'entraver la longue cohorte des générations scolaires de l'école primaire au collège, du collège au lycée, du lycée à l'université. Il faut se féliciter, bien sûr, de ce que notre société ait réussi la massification de son école. Mais massification n'est pas démocratisation. Et il n'est pas interdit de poser la question de la place qui revient aux personnes (l'élève, le maître, les familles) dans cette vision globale.

L'élève, d'abord. Les pédagogistes ont voulu le placer au centre du système éducatif, comme s'il fallait déduire de sa faculté d'apprendre, de comprendre et de restituer des savoirs, une forme de prescience égale au savoir du maître. Dans une telle conception, l'enfant n'a plus qu'à se laisser emporter par la dynamique scolaire qui, au gré des circonstances, l'entraînera vers une filière de qualification ou le laissera s'échouer parmi les 150 000 élèves qui sortent chaque année du système éducatif sans qualification ni diplôme. La réussite d'un élève, pourtant, n'a rien de mécanique. Elle résulte du savoir-faire de ses enseignants, des efforts qu'il produit, de la stabilité et du soutien qu'il reçoit dans son environnement familial et social. Autrement dit, chaque élève est un cas singulier. Aussi la personnalisation de l'enseignement voulue par Nicolas Sarkozy est une véritable révolution pédagogique et sociale, puisqu'elle permet de donner plus à ceux qui ont moins. Plus aux élèves de l'école primaire, avec les deux heures hebdomadaires et les stages gratuits de soutien personnalisé. Plus pour les collégiens, avec les deux heures quotidiennes d'accompagnement éducatif permettant de faire ses devoirs, de mener une activité culturelle ou une pratique sportive. Plus pour les lycéens des 200 lycées les plus en difficulté, dont les élèves pourront bénéficier d'un accompagnement personnalisé et de cours de soutien pendant les vacances scolaires.

Le maître, dont on a peu à peu affaibli la fonction et rabaissé le prestige. Il a connu la défiance, l'absence de reconnaissance, il a vu ses cris d'alarme détournés au service de slogans corporatistes. Les professeurs sont libres désormais de leurs méthodes, à partir du moment où ils en obtiennent des résultats. Ils ont reçu cette année, avec l'injection massive d'heures supplémentaires, l'équivalent de 1 milliard d'euros de pouvoir d'achat. Ceux qui accepteront de réaliser trois heures supplémentaires annuelles recevront, dès la rentrée prochaine, une prime de 500 euros. De même, une prime substantielle sera versée, cette année, aux enseignants récemment titularisés, prélude à la revalorisation des carrières qui accompagnera la réforme du recrutement.

Les familles, enfin, ont toute leur place au sein de la communauté éducative. Je veux rétablir le consensus qui les unit à l'école républicaine loin des arrière-pensées partisanes auxquelles voudraient les associer certains de ceux qui prétendent parler en leur nom. Elles ont désormais le droit de choisir leur établissement scolaire, dont elles pourront connaître les performances, et elles suivront les progrès réalisés en classe par leur enfant, grâce au livret qui leur sera remis à la rentrée, en primaire.

Assumer la liberté des élèves d'aller à leur rythme vers la réussite ; reconnaître et valoriser le mérite des enseignants ; accroître la place des parents au sein de la communauté éducative : sur ces trois ruptures majeures repose la réforme du système éducatif voulue par le président de la République. En rappelant que le vrai progrès social est celui qui assure la réussite de tous sans exception, Nicolas Sarkozy a levé le tabou d'une école qui a trop longtemps fermé les yeux sur ses échecs. Au fond, en dépit des caricatures entretenues par une minorité marginale, la France commence à comprendre que le sarkozysme est le meilleur allié de la cause de l'école.

Xavier Darcos est ministre de l'éducation nationale.

Écrit par : Manu | 21 juillet 2008

Oui, Manu, on l'a déjà signalé, on l'a déjà lu, on l'a déjà commenté, cet article.

Il faut vous mettre à la page.

J'ai même donné le nom de celui qui l'a écrit à la place de Darcos. Mais vous retrouverez ça tout seul, hein.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Dites donc, Jean-Paul Brighelli, votre note a recueilli 523 commentaires en cinq jours et demi. Sans compter qu'on est au mois de juillet (y avait personne à cette époque-ci, l'année dernière). Quel succès !

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

"À Jésus Marie Ravi de la Crêche de Gôche…

Je pensais que sur ce blog une intervention qu'elle soit courte ou longue était sensé apporter quelque chose. J'avoue que je ne vois pas ce qu'une réflexion comme =
“Vous voyez que ça vaut le coup de se torturer les méninges!!!” apporte au débat. Il est évident que lorsqu'on compare les interventions de J M R de C de G et celles de R.F., une analyse du mouvement de méninge ferait ressortir un net avantage pour l'un des parties… Il est donc parfaitement inutile de le mettre en évidence car la modestie du vainqueur pourrait en souffrir.
Quitte à faire des commentaires, faisons en sorte qu'il présente un petit intérêt…
RF"

Ecrit par : Roger Felts | 20 juillet 2008

Parce que vous trouvez qu'une intervention qui dit: "bien pensance, que de crimes on commet en ton nom?" représente un quelconque intérêt?
Ah, si, pardon! Elle est moins longue que les autres. Vous y êtes donc un tantinet moins verbeux, ce qui est toujours ça de gagné!
Et ne soyez pas si susceptible!!! ;-)

A part ça, parcouru le blog de Franck Boizard. Un tissu d'idéologie de café du commerce, que l'auteur tente d'emballer tant bien que mal dans une dialectique ampoulée... De la m. dans un paquet, avec un(e) joli(e) (tête de) noeud.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

"Dites donc, Jean-Paul Brighelli, votre note a recueilli 523 commentaires en cinq jours et demi. Sans compter qu'on est au mois de juillet (y avait personne à cette époque-ci, l'année dernière). Quel succès !"

Ecrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

En partie grâce à Franck Boizard et Roger Felts, Jeremy!!!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

En réponse à Jeremy, ke recopie le post de Guy Morel :

Contre "LE MORTIFÈRE MONOPOLE",

et revoilà SOS ÉDUC et ANNE COFFINIER...

http://www.ifrap.org/iFRAP-en-action/20060625-fete-liberte.htm

Ecrit par : guy morel | 16 juillet 2008

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008

Oui, et quels "prestigieux auteurs"...

De prestigieux auteurs partageant la même philosophie viendront dédicacer leurs livres :

Florin Aftalion, Jacques Bichot , Véronique Bouzou, Eric Brunet, Jean-Louis Caccomo, Christine Champion, Edouard Fillas, Charles Gave, Christian Gérondeau, Jacques de Guenin, Sabine Hérold, Alain Hertoghe, Roland Hureaux, Christian Julienne, Rachid Kaci, Jeanne-Hélenne Kaltenbach, Michèle Tribalat, Alain Laurent, Nicolas Lecaussin, Yves Montenay, Guy Millière, Ghislaine Ottenheimer,Guillaume Perrault, Michel de Poncins, Pierre Rigoulot, Ivan Rioufol, Yves Roucaute, Jean Sévilla, Patrick Simon, Philippe Simonnot, Erik Svane, Bernard Zimmern. "

Je ne connais que Millière, Hérold, et Lecaussin... Des potes à Franck, certainement??? ;-:
Si les autres sont du même tonneau, on ne va pas s'y ennuyer!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Tiens, en parlant de cul, (de mariage,plutôt, ;-)), et d'instruction...
Un homme rentre chez lui les yeux hors de la tête, et apostrophe violemment sa femme:
"Salope, je sais tout!
-On va voir ça", lui répond-elle. "Peux-tu me dire la date de naissance de Napoléon?"

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

du vécu !

Écrit par : cucu | 21 juillet 2008

@ Amélie
Le réel c'est donc ce qu'on voit, pas ce qu'en découvre la science. On voit des Noirs et des Blancs, on voit que le soleil tourne autour de la terre, c'est ça le réel. Si on dit que la terre tourne autour du soleil, c'est un déni du réel et ça vous consterne.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008

HA HA HA !!

C'est donc bien ce que je disais , vous prenez les gens pour des c.. et par conséquent vous ne répondez pas aux questions .

Je répète , bien que ces questions taboues suffisent à me faire taxer injustement de racisme :
Est-ce que le communautarisme , euphémisme trouvé pour nommer ce phénomène , ( mais bien sûr , si on vit retiré du monde réel dans les beaux quartiers bobos , on ne le voit pas et on s'en tient aux théories fumeuses et idéalistes ) qui consiste pour les populations immigrées à revendiquer et conserver leurs particularités identitaires , culturelles ou ethniques ne vous parait pas aller à contre-courant de l'idéologie anti-raciste en vigueur qui clame l'égalité de tous les individus déclarés interchangeables ??

Est-ce que ça n'est pas du racisme ou de la xénophobie , au sens où vous l'entendez , surtout lorsqu'ils chantent "on va baiser la France " ( too much , non ?) et ne sont curieusement , pour cela , victimes d'aucune poursuite de la Halde , mais au contraire vendent des CD ? On en déduit que la xénophobie ne peut être qu' unilatérale .
Est-ce que tout cela ne vous conduit pas à vous interroger , vous l'espagnol parfaitement et rapidement intégré ?

Quand j'observe le réel , c'est ce que je vois et bien sûr , ça me consterne , comme beaucoup d'autres . Prétendez-vous interdire le réel , parce qu'il n'y a qu'une seule bonne façon de penser : la vôtre ? Quant à cette bien-pensance de gauche , elle est désormais celle de la droite au pouvoir , car droite et gauche se confondent et font alliance il me semble , depuis un moment . Ces deux mots , et les postures correspondantes , n'ont donc plus aucun sens .

Et si je n'ai rien compris , imbécile que je suis , vous qui êtes un puits de science , qui êtes sage et tolérant , s'il vous plaît , expliquez-moi !

Écrit par : Amélie | 21 juillet 2008

"du vécu !"

Ecrit par : cucu | 21 juillet 2008

C'est vrai??? Racontez-nous ça, en détails!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Ainsi donc Roger Felts me vole le seul statut que je revendique, celui d’ « amateur éclairé » :-)

Venons en au sieur Pichot, à qui RF accorde grand crédit pour la seule raison qu’il dit, en apparence, la même chose que lui. N’ayant rien lu du bonhomme, je me suis contenté de le gougueliser. Et voilà ce qu’on trouve sur la Toile, en sélectionnant les sites qui me semblent les plus sérieux. Ce personnage n’est pas un savant (biologiste) mais un philosophe, soi-disant spécialiste d’épistémologie et d’histoire des sciences. Je pourrais m’arrêter là puisque j’affirmais qu’il n’y a, en ce moment, sur la question des races aucune controverse entre SAVANTS. Mais continuons. Le sieur Pichot est DR au CNRS dans sa discipline – ce qui, quand on sait comment fonctionne le machin, n’offre aucune garantie. Mais cela laisse beaucoup de temps pour publier bouquin sur bouquin, ce qui finit par faire une réputation parmi les demi-savants. Pour une fois, je serai « libéral » : avoir des chercheurs qui sont aussi des fonctionnaires à vie n’est sans doute pas une solution optimale et un peu de concurrence là-dedans ne ferait pas de mal…

La réputation du sieur Pichot repose sur une stratégie simple : faire feu de tout bois contre les sciences du vivant telles qu’elles existent aujourd’hui. Rien, à l’en croire, n’y est scientifique. Tout relève de l’idéologie, une idéologie bien précise : l’eugénisme. C’est pourquoi il intitule l’un de ses livres : « De Darwin à Hitler ». Fallait oser… Contrairement à ce qu’imagine RF, le sieur Pichot est donc un adepte de la bien-pensance de gauche. C’est au nom de l’antiracisme qu’il voit des racistes partout – et plus particulièrement parmi les savants qui, depuis Darwin, essaient d’avancer, petit bout par petit bout, dans un domaine particulièrement complexe. Cela l’amène à tout rejeter de la théorie de l’évolution, de la génétique, de la biologie moléculaire, etc. Et à réhabiliter Lyssenko ! Ça aussi, fallait oser. Je suppose qu’Amélie sera ravie de l’apprendre, si du moins elle sait qui était Lyssenko. Le camarade Pichot – désormais nous l’appellerons "camarade" – revendique donc, contre l’ensemble de la communauté scientifique, l’hérédité des caractères acquis ou l’indifférence entre inné et acquis. Cela tombe sous le sens… commun, n’est-ce pas ? Comme l’existence des races humaines, à n’en pas douter.
Contrairement à ce qu’imagine Roger Felts, ce ne sont pas les savants qui, à ce propos tiennent un « discours de rupture » mais des types comme le camarade Pichot. C’est du même acabit que des découvertes aussi fracassantes que la « mémoire de l’eau » ou « les avions renifleurs ». Ou plutôt que le « relookage » de vieilleries comme le créationnisme sous l’habit neuf de l’Intelligent Design. Car, comme le dit Milner, il n’y a rien de plus indestructible qu’un grenier de vieilleries. Il y a donc deux types de « discours de rupture » : celui des fous qui se voient comme de nouveaux Einstein, malheureusement incompris par la « science officielle » ; et celui des chineurs, qui recyclent, pour les yeux ébahis de leurs copains bobos, de vieux machins hors d’usage. Le camarade Pichot semble faire partie de la deuxième catégorie. En l’absence de toute découverte qui imposerait un changement de paradigme (cela n’arrive pas souvent en histoire des sciences) les biologistes se contentent pour leur part de continuer à bosser à partir d’hypothèses déjà vérifiées. Et c’est là que Roger Felts a enfin raison. Aucune théorie ne permet aujourd’hui de passer du niveau moléculaire au niveau phénotypique. Rien d’étonnant pour une science encore balbutiante : personne ne sait ce qu’encode 40% de l’ADN et si tout cela a été sauvegardé par l’évolution il faut bien que cela serve à quelque chose. A découvrir donc. On avance lentement avec les pseudogènes, l’ADN mitochondrial, l’ARN interférent, les introns, les protéines chaperons et les protéines histones. La biologie n’est pas la seule science à ne pas trouver de solution satisfaisante au changement d’échelle. Personne n’a encore pu réunir dans une théorie unique mécanique quantique et relativité ou microéconomie et macroéconomie. Cela n’implique pas qu’il faille revenir à Newton ou aux physiocrates. Ni aux théories de l’existence des races, qui donnèrent une caution scientifique au racisme biologique. Et qui sont encore "fécondes" puisqu'il n'y a rien de plus indestructible qu'un grenier de vieilleries.

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008

Je ne connais que Millière, Hérold, et Lecaussin...
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Etonnant !

Je veux bien que Rioufol vous défrise, que Svane vous paraisse un poil chauvin, que Tribalat et Kaltenbach enfreignent le devoir de réserve, mais Eric Brunet a réveillé pas mal de journalo-communicants honteux jusqu'alors par le fracassant "Etre de droite, un tabou français".
Caccomo et Bichot sont assez connus, à vrai dire, mais sans doute moins qu'Yves Roucaute "agrégé de philosophie, de droit public et de sciences politiques, docteur d’État, et professeur des universités".

Tous font partie de la réacosphère modérée, ce qui ne manquera pas de faire rire ceux pour qui les connotations de "modéré" sont savoureuses.

Écrit par : Steppenwolf | 21 juillet 2008

Belle brochette, apparemment, Steppenwolf!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Etonnant que Zemmour n'y figure pas... Il n'était pas libre, ou pas assez réac pour eux???

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Cher Pedro Cordoba, le tout-petit vermisseau que je suis, avec l'humour que vous me prêterez, tente à nouveau de faire entendre sa voix dans un collège d'érudits.
Le marché libéral ayant introduit la notion de "publish or perish" et par là-même, de "pay for reading", je ne peux retranscrire cet article payant (ou réservé aux abonnés, dont je suis).
Je peux en revanche vous le dénicher ici :
http://www.under-globe.org/forum/viewtopic.php?pid=13253

Vous remarquerez qu'il est co-signé par Lewontin, dont je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler les travaux de 1972. Et qui vit avec son temps.
BàV

Écrit par : Steppenwolf | 21 juillet 2008

@ Amélie,
... qui écrit :

"" Je répète , bien que ces questions taboues suffisent à me faire taxer injustement de racisme :
Est-ce que le communautarisme , euphémisme trouvé pour nommer ce phénomène , ( ...) qui consiste pour les populations immigrées à revendiquer et conserver leurs particularités identitaires , culturelles ou ethniques ne vous parait pas aller à contre-courant de l'idéologie anti-raciste en vigueur qui clame l'égalité de tous les individus déclarés interchangeables ??

Est-ce que ça n'est pas du racisme ou de la xénophobie , au sens où vous l'entendez , surtout lorsqu'ils chantent "on va baiser la France " ( too much , non ?) et ne sont curieusement , pour cela , victimes d'aucune poursuite de la Halde , mais au contraire vendent des CD ? On en déduit que la xénophobie ne peut être qu' unilatérale . ""

Amélie, pourquoi donnez-vous toujours autant d'importance aux phénomènes ultra-minoritaires ?
Vous croyez vraiment que le flambeau du communautarisme est plus porté par les "communautés immigrées" que par les régionalismes ou "nationalismes" alsacien, basque, breton, corse, savoisien ou occitan ?
Vous accordez vraiment de l'importance à une chanson provocatrice parmi des milliers d'autres (de la "Blanche hermine" à Renaud et son "Hexagone" ?).
Vous aurez beau dire votre obsession vous ramène encore et toujours à l'immigré "sud-méditerranéen". Entamez une psychanalyse, un passé proche (guerre d'Algérie, rapatriement, agression, cambriolage ?) vous a sans doute profondément marqué mais ça se soigne.

Écrit par : victor | 21 juillet 2008

Oui, Manu, on l'a déjà signalé, on l'a déjà lu, on l'a déjà commenté, cet article.

Il faut vous mettre à la page.

J'ai même donné le nom de celui qui l'a écrit à la place de Darcos. Mais vous retrouverez ça tout seul, hein.
Ecrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Moi, je ne l’avais pas lu. J’espère donc que je n’encombrerai pas ce blog avec mes redites. Remarquez, il y en a ici qui ne se gênent pas pour ressasser sans arrêt les mêmes propos et personne ne semble trouver qu’ils abusent, alors, après tout, pourquoi avoir ce genre de scrupules ?
Donc, quelques remarques et questions.

Je ne suis pas une spécialiste des adolescents en passe de devenir adultes. J’en ai bien fréquenté une cinquantaine il y a plus de trente ans et deux d’assez près, il y a moins de dix ans, mais cela suffit-il pour se faire une opinion définitive ?

« Les lycéens de 2008 sont beaucoup plus mûrs que ne l'étaient leurs prédécesseurs. Ils sont plus lucides aussi, comme le montrent leurs demandes : plus d'encadrement, plus de soutien, plus d'aide à l'orientation. »

Sur quels calculs se base-t-on pour évaluer la maturité de l’ensemble des adolescents. Chaque mois de septembre, mon compagnon, viticulteur, arpente les vignes armé de son réfractomètre pour évaluer la maturité du raisin et décider ainsi de la date de début des vendanges... Ça a l’air très simple et très performant.

Mais les ados, de quel appareil s’est-on servi pour décréter leur degré de maturité ?

Les deux zozos que j’avais à la maison ressemblaient beaucoup à ceux que j’avais fréquentés vingt ans auparavant. Ils vaquaient, comme eux, d’un lieu à l’autre, d’une idée à l’autre, d’une mode à l’autre et croyaient, comme eux, être des marginaux seuls à détenir la vérité... J’en ai un troisième sous la main ce matin, un de 2008, il est assez peu disert, mais je ne vois pas vraiment en quoi, globalement, il diffère de ceux des générations précédentes... Mais il est vrai qu’il est assez peu typique de sa génération...

Par ailleurs, en quoi leur demande d’encadrement, de soutien, d’aide montre leur degré de lucidité ? Oui, d’accord, c’est bien qu’ils se rendent compte qu’on ne leur a pas appris grand-chose et qu’ils ne sont pas prêts à être efficaces dans la suite de leurs études. Mais alors, c’est, selon moi, en totale contradiction avec leur prétendue maturité.

Je reviens à mes bambins de cinq, six ou sept ans... J’ai l’habitude en classe de leur dire qu’un « vrai grand », c’est quelqu’un qui est capable de se débrouiller seul dans la vie et je les encourage à bien apprendre car tout ce que nous faisons en classe leur permettra d’atteindre ce but et de devenir des adultes responsables et autonomes. J’utilise une pédagogie explicite, allant du simple au complexe, vérifiant à chaque pas qu’ils ont acquis l’autonomie suffisante pour le franchir et aborder le pas suivant. Au début d’une nouvelle acquisition, je leur donne tout l’encadrement nécessaire, fournis aux plus fragiles le soutien et l’aide dont ils ont besoin pour franchir ce fameux pas, mais mon but final n’est pas qu’ils aient encore et encore besoin de mon aide à longueur d’année et de vie.

Et puis, les adolescents que j’ai fréquentés il y a trente ans n’avaient qu’un but, s’affranchir de la tutelle des adultes et voler de leurs propres ailes. A l’époque, lorsque l’un d’entre nous sentait qu’il butait sur une difficulté (ou qu’il n’avait pas vraiment pris le temps de chercher à savoir ce qu’il fallait faire pour se débarrasser de cette difficulté), c’était auprès de ses pairs qu’il allait chercher la solution, se dirigeant vers le fort en thème ou le matheux de base qui pourraient l’aider à se sortir de ce mauvais pas (au passage, merci François pour tous les devoirs de maths et de physique dont tu m’as aimablement débarrassée).

C’est ce à quoi j’entraîne mes petits bonshommes dans ma classe et il n’est pas rare que, spontanément, l’un ou l’autre aille donner un coup de main au petit copain qui sue sang et eau à nouer un lacet, lire un énoncé d’exercice ou compter une opération délicate. Ils sont parfois bien plus patients que moi et aident vraiment sans « souffler bêtement ». Bien sûr, tout cela se fait sous mon contrôle et jamais je ne permettrai à un petit malin de se contenter de regarder François faire le devoir de maths en bayant aux corneilles. Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace.

Donc, si ça intéresse quelqu’un, peut-il me répondre sur le sujet de la maturité et de la lucidité des adolescents de 2008 ?

Deuxième point :

« Aussi la personnalisation de l'enseignement voulue par Nicolas Sarkozy est une véritable révolution pédagogique et sociale, puisqu'elle permet de donner plus à ceux qui ont moins. Plus aux élèves de l'école primaire, avec les deux heures hebdomadaires et les stages gratuits de soutien personnalisé. »

Non, définitivement non.

On a enlevé deux heures par semaine aux élèves de primaire (72 heures par an ou 360 heures sur les cinq ans de l’élémentaire, pour ne parler que des années à « programme d’instruction ») et on a maintenu au mieux au statu quo les élèves qui peuvent bénéficier d’un soutien, mais notre hiérarchie nous a bien spécifié qu’il était hors de question qu’un élève soit inscrit au soutien hebdomadaire « à l’année » et que le but était d’offrir une aide « ponctuelle » dont on doit à l’avance préciser la durée.
Par ailleurs, les stages d’été ne concernent que les élèves de CM1 et CM2, il n’y a rien de prévu pour le petit bonhomme qui n’aurait pas tout à fait bouclé le programme du CP, du CE1 ou du CE2 et encore moins celui de GS, MS ou PS, puisque, pour le moment, au moins dans mon département, il n’est pas prévu d’organiser le soutien annuel (les deux heures hebdomadaires) pour les plus jeunes et il est demandé aux PE exerçant en maternelle d’assurer des soutiens en élémentaire (Note n° 2 du 16/06/2008 : « chaque conseil des maîtres recense les élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage en cycle 2 et cycle 3 » N.B. : les nouveaux programmes stipulent que le cycle 2 (cycle des apprentissages fondamentaux) ne comprend maintenant plus que le CP et le CE1 et intègre à nouveau la GS dans le cycle 1 – programme de l’école maternelle)

« Elles ont désormais le droit de choisir leur établissement scolaire, dont elles pourront connaître les performances »

Ah bon, je croyais que cette idée de classer les établissements scolaires selon leurs performances avait été abandonnée. On m’aurait trompée...

Écrit par : catmano | 21 juillet 2008

« Vous croyez vraiment que le flambeau du communautarisme est plus porté par les "communautés immigrées" que par les régionalismes ou "nationalismes" alsacien, basque, breton, corse, savoisien ou occitan ? »

premier point : Je vis en plein pays catalan , à quelques minutes de la frontière, là où on se sent plus proche du voisin Espagnol que du compatriote Lillois. Pourtant, je n’ai pas constaté de phénomènes semblables à celui des Buttes-Chaumont.
Deuxième point : Beaucoup de mouvements régionalistes ou nationalistes ne sont pas « racistes » , ils s’appuient sur une réalité historique ou géographique et font appel au sens commun : Espagnols et Français se marient, sont parents, j’accueille des élèves dont la langue maternelle n’est pas le français etc

Écrit par : uncertain | 21 juillet 2008

" Ceux qui décrivent les Américains comme de méchants pollueurs sont soit des imbéciles, soit des malhonnêtes" ( extrait du blog de Franck Boizard cité par Jeremy)

Eh bien apparemment, Franck Boizard aussi prend ses adversaires pour des imbéciles ou des salauds... Personnellement, je dois me ranger dans la catégorie des "écologistes à la con"

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 juillet 2008

"Deuxièmement, notre système éducatif a su remettre en question le fonctionnement absurde de la carte scolaire. Désormais, la règle est celle de la liberté de choix de l'établissement d'inscription. Une régulation, par des critères précis et transparents, intervient lorsque la capacité d'accueil de l'établissement ne permet pas de satisfaire toutes les demandes."

Ecrit par : Manu | 21 juillet 2008

Alors-là, je prends les paris sur le résultat final de cette mesure. Si vous y croyez vraiment, Manu...
Ce texte, dans son ensemble, est un vrai tract. Celui qui l'a écrit ne serait-il pas le même que celui qui a rédigé les clips publicitaires télévisés à la gloire du "pouvoir d'achat"?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

"Donc, si ça intéresse quelqu’un, peut-il me répondre sur le sujet de la maturité et de la lucidité des adolescents de 2008 ?"

Je les ai en fin de parcours (en Terminale), et on voit bien que l'auteur de l'article n'a pas mis les pieds dans une classe depuis longtemps. Plus lucide, cela veut dire qu'ils n'aspirent plus à la révolution (ils sont minés par l'obsession d' "avoir une place dans la société" et d' "évoluer", souvent d'ailleurs avec des représentations assez fantaisistes et idéalisées de la réalité du monde du travail (notamment en terme de salaire)); bien sûr, il y en a toujours un ou deux par classe, hanté par l'idéal. Quant à la demande d'encadrement, elle est réelle (j'ai eu une classe qui, en Terminale!, demandait qu'on impose un plan de classe et qu'on les punisse) mais procède très largement d'un esprit de consommation (il faut voir leur tête quand je leur dis que les mauvaises notes de début d'année sont normales, qu'il ne faut pas dramatiser (pour apprendre il faut se planter) et que le travail ne commencera à payer qu'à la fin du deuxième trimestre).
Ils demandent de l'encadrement car ils ne savent pas travailler (et le pire c'est qu'ils n'y sont pour un grand nombre pour rien): des choses aussi simples que faire une fiche, lire un texte stylo en main ou même apprendre une leçon recèlent pour eux des difficultés insoupçonnables (on est obligé de segmenter à outrance les travaux pour qu'ils ne soient pas démobilisés devant l'ampleur de la tâche); la méthodologie doit être dans leur esprit un ensemble de recettes sécurisantes.
Maturité donc? Pas réellement. Beaucoup sont là, pas parce qu'ils prennent plaisir à apprendre, mais parce qu'ils doivent y être, supposant que les études intéressantes commencent après le bac.

PS. Pour ceux qui s'intéressent aux races, jetez un coup d'oeil aux travaux du spécialiste de génétique des population de L.Cavalli-Sforza (notamment le chap. IX de Qui sommes-nous? Essai sur la diversité humaine).

Écrit par : Romuald | 21 juillet 2008

Merci Romuald d'avoir pris le temps de me répondre.

Écrit par : catmano | 21 juillet 2008

Pedro rappelle plus haut que c'est actuellement Kambouchner qui préside Reconstruire l'Ecole.
Il était d'ailleurs, à ce titre et à pas mal d'autres, présent dans la commission qui, réunie discrètementau ministère en novembre, pesa si fort et si bien sur les programmes du primaire - et se révéla impuissante à réorienter ceux du collège, toujours en panne, ou à peser sur ceux du lycée, dont je crains le pire.
Et l'ensemble de ces activités lui a valu la Légion d'honneur, tout récemment...
JPBPS. C'est vrai que le blog, en plein été, rasemble encore une foule d'intervenants. Je ne suis pas sûr qu'il faille y voir une preuve de succès : moi, j'y vois la difficulté de plus en plus grande des uns et des autres à partir en vacances longtemps et pour de bon. J'ai l'impression que le rythme, cette année, c'est une semaine ici, quelques jours là... Comme disait l'abbé Pierre : "C'est pas possible... C'est plus possible..."

Écrit par : brighelli | 21 juillet 2008

"j'y vois la difficulté de plus en plus grande des uns et des autres à partir en vacances longtemps et pour de bon."

Pas faux du tout !

"les programmes [...] du collège, toujours en panne, et [...] ceux du lycée, dont je crains le pire."

Ce n'est pas rassurant, mais tout le monde s'en doute un peu.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

"Oui, Manu, on l'a déjà signalé, on l'a déjà lu, on l'a déjà commenté, cet article. [...] J'ai même donné le nom de celui qui l'a écrit à la place de Darcos. Mais vous retrouverez ça tout seul, hein. Ecrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Moi, je ne l’avais pas lu. J’espère donc que je n’encombrerai pas ce blog avec mes redites. Ecrit par : Catmano

Arf, Catmano, j'ai dit qu'il était inutile de re-recopier l'article, mais il n'est pas inutile de continuer à le commenter. Il n'y a aucune redite dans ce que vous écrivez.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Je voudrai dire à J.P. Brighelli que la raison parle par sa bouche : c'est parce que je suis coincé chez moi pour les raisons que l'on sait que je prends plaisir à meubler les colonnes de son blog. Si je pouvais courir le guilledou, je ne suis pas sur que je participerais aussi intensément à cette excellente gymnastique intellectuelle.
J'en profite pour m'excuser auprès de Pedro Cordoba de l'avoir fait Président de Sauver les Lettres plutôt que de Reconstruire l'École. C'est d'autant plus inexcusable que je suis membre de Reconstruire l'École et que j'ai voté pour lui (par correspondance) aux dernières élections du Conseil d'administration… Pour réparer au prochain congré de Reconstruire l'école je présenterai une motion proposant que la sensibilisation des élèves à l'anti racisme passe par l'étude du très beau texte de Vercors sur le sujet.

Écrit par : Roger Felts | 21 juillet 2008

Proposerez-vous aussi une sensibilisation à l'homophobie par un beau texte du grand Giorgio Bassani ?

Chiche ?

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Les phobies quand elles sont mineures, on peut vivre avec. Quand elles sont graves, on ne les soigne pas à l'école mais chez le psychiatre ou le psychothérapeute. Mais il ne faut peut-être pas faire de tous les comportements humains posant problèmes des maladies ?

Écrit par : Roger Felts | 21 juillet 2008

Ecrit par Frank Boizard sur son blog aujourd'hui-même :

"Pour l'instruction sur la connerie humaine, j'ai compris. Allez donc voir sur Bonnet d'âne, le blog de JP Brighelli."

"J'avais convié des commentateurs du blog de JP Brighelli à un duel, ça s'est terminé avec une agression par une bande de loubards dans une ruelle sombre, dans le style Orange Mecanique. Exactement l'exemple à ne pas suivre. Je les ai laissé entre bien-pensants se féliciter de leur bien-pensance."

Le loup a donc fini par sortir du bois.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Quel texte de Giogio Bassani? Je me rappelle avoir lu, il y a fort longtemps, Le jardin des Finzi-Contini et l'avoir beaucoup aimé, mais je ne connais rien d'autre de cet auteur.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 juillet 2008

"Les phobies quand elles sont mineures, on peut vivre avec. Quand elles sont graves, on ne les soigne pas à l'école mais chez le psychiatre ou le psychothérapeute. Mais il ne faut peut-être pas faire de tous les comportements humains posant problèmes des maladies ?"

L'homophobie n'êmpêche pas de vivre ceux qui la commettent. Et ce n'est pas une maladie.

Je n'ai lu dans aucun dicitonnaire de grec ancien que le mot "phobos" et l'élément "phobia" signifieraient "maladie". Sauf votre respect, et parce que votre réponse sèche ne m'invite pas à prendre des gants, il n'y a pas qu'en sciences dures que vous êtes un amateur : il vous manque aussi des connaissances de base en étymologie, lexicologie et langues anciennes.

Pour vous dispenser de toute recherche, vous trouverez ci-dessous la définition de l'élément "-phobie" en français moderne :

PHOBE, -PHOBIE, élém. formants
Élém. tirés du gr. «peur morbide, crainte»
I. -phobe. [Exprime l'aversion instinctive, l'hostilité irraisonnée ou parfois l'absence d'affinité vis-à-vis de qqn ou de qqc.; les mots constr. sont des adj. et des subst.]
II. -phobie. [Les mots constr. sont des subst. fém.] Aversion ou ,,peur morbide de ce que désigne le formant initial`` (COTTEZ 1980).

Recevez mes salutations les plus cordiales.

Et lisez Bassani, si vous avez du temps à tuer.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

"Quel texte de Giogio Bassani? Je me rappelle avoir lu, il y a fort longtemps, Le jardin des Finzi-Contini et l'avoir beaucoup aimé, mais je ne connais rien d'autre de cet auteur.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 juillet 2008"

Sylvie, il s'agit du roman Les lunettes d'or. Il y a une édition bilongue chez Folio bilingue, très pratique pour revoir quelques belles tournures italiennes.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

"Pour l'instruction sur la connerie humaine, j'ai compris. Allez donc voir sur Bonnet d'âne, le blog de JP Brighelli."

"J'avais convié des commentateurs du blog de JP Brighelli à un duel, ça s'est terminé avec une agression par une bande de loubards dans une ruelle sombre, dans le style Orange Mecanique. Exactement l'exemple à ne pas suivre. Je les ai laissé entre bien-pensants se féliciter de leur bien-pensance."

Écrit par : Vazyfranfy c 'bon | 21 juillet 2008

Tiens, un troll.

J'ai mon idée sur son identité.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

J'avais convié des commentateurs du blog de JP Brighelli à un duel, ça s'est terminé avec une agression par une bande de loubards dans une ruelle sombre, dans le style Orange Mecanique. Exactement l'exemple à ne pas suivre.

Je les ai laissé entre bien-pensants se féliciter de leur bien-pensance.

Mais ça m'a aussi fait réfléchir sur la responsabilité du maitre des lieux. A la place de Brighelli, je serais intervenu pour exiger un peu plus de mesure dans le vocabulaire et dans le ton.

Écrit par : Vazyfranfy c 'bon | 21 juillet 2008

Hélas, vu mon ignorance de l'italien, je devrai me contenter de la traduction.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 juillet 2008

Sylvie, le texte est également paru chez Folio en version française sans la VO :-)

Frank, arrêtez de troller.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Mais ça m'a aussi fait réfléchir sur la responsabilité du maitre des lieux. A la place de Brighelli, je serais intervenu pour exiger un peu plus de mesure dans le vocabulaire et dans le ton.

Ecrit par : Vazyfranfy c 'bon | 21 juillet 2008

Écrit par : ô bal des faux Q | 21 juillet 2008

"Les phobies quand elles sont mineures, on peut vivre avec. Quand elles sont graves, on ne les soigne pas à l'école mais chez le psychiatre ou le psychothérapeute. Mais il ne faut peut-être pas faire de tous les comportements humains posant problèmes des maladies ?"

Ecrit par : Roger Felts | 21 juillet 2008

Et c'est Roger Felts qui me qualifie de: "ravi"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

"J'avais convié des commentateurs du blog de JP Brighelli à un duel, ça s'est terminé avec une agression par une bande de loubards dans une ruelle sombre, dans le style Orange Mecanique. Exactement l'exemple à ne pas suivre.

Je les ai laissé entre bien-pensants se féliciter de leur bien-pensance.

Mais ça m'a aussi fait réfléchir sur la responsabilité du maitre des lieux. A la place de Brighelli, je serais intervenu pour exiger un peu plus de mesure dans le vocabulaire et dans le ton."

Ecrit par : Vazyfranfy c 'bon | 21 juillet 2008

Ce pauvre Boizard est finalement plus bête que méchant.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Et puis il oublie de citer un bout du message de départ : ""Pour l'instruction sur la connerie humaine, j'ai compris. Allez donc voir sur Bonnet d'âne, le blog de JP Brighelli."

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Lui, ce n'est pas un phobique. C'est un vrai malade. Et sa maladie porte un nom, et est incurable.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

"Deuxièmement, notre système éducatif a su remettre en question le fonctionnement absurde de la carte scolaire. Désormais, la règle est celle de la liberté de choix de l'établissement d'inscription. Une régulation, par des critères précis et transparents, intervient lorsque la capacité d'accueil de l'établissement ne permet pas de satisfaire toutes les demandes."

Ecrit par : Manu | 21 juillet 2008

Alors-là, je prends les paris sur le résultat final de cette mesure. Si vous y croyez vraiment, Manu...
Ce texte, dans son ensemble, est un vrai tract. Celui qui l'a écrit ne serait-il pas le même que celui qui a rédigé les clips publicitaires télévisés à la gloire du "pouvoir d'achat"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Le fait que je copie-colle un article n'implique pas que j'en soit d'accord avec tous les aspects, Christophe. Il paraît qu'il avait déjà été reproduit, d'ailleurs. Je ne l'avais pas vu, étant moins présent sur le blog.

Pour Franck Boizard, je vous trouve bien présompteux. Vous vous souvenez quand vous m'accusiez d'intervenir ici sous plusieurs identités ? Je ne l'ai pourtant jamais fait.

En tout cas, que ce soit lui ou pas, cela nous change des lamentations de Jérémy.

Écrit par : Manu | 21 juillet 2008

"Pour Franck Boizard, je vous trouve bien présompteux. Vous vous souvenez quand vous m'accusiez d'intervenir ici sous plusieurs identités ? Je ne l'ai pourtant jamais fait."

Ecrit par : Manu | 21 juillet 2008

Je ne veux pas parler du fait qu'il intervienne ici, (peut-être), sous plusieurs identités. Mais que ces écrits figurent bel et bien sur son blog. Que ce soit lui, ou non, qui les ait retranscrits ici n'a, à mes yeux, aucune importance.
Quant aux "lamentations", il ne me semble pas que ce soit Jeremy qui s'y adonne le plus volontiers.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Vous vous souvenez quand vous m'accusiez d'intervenir ici sous plusieurs identités ? Je ne l'ai pourtant jamais fait.

[...] Les lamentations de Jérémy. Ecrit par : Manu | 21 juillet 2008

Dites donc, Manu, nul n'est prophète en son pays. J'aime bien qu'on fasse des allusions bibliques, mais dire que je me lamente ici est une ineptie sans nom.

Quant au troll imbécile qui vient ici, il ne peut s'agir que de deux personnes : soit Frank Boizard lui-même, qui nous crache dessus sur son blog et qui vient troller ici, soit l'un des afficionados qui l'encensent sur son blog, et en ce cas il contrôle tout de même bien mal ses troupes. Ca craint.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

une jérémyade ça va ,
deux,bonjour........

Écrit par : tsss tsss | 21 juillet 2008

Frank Boizard lui-même, qui nous crache dessus sur son blog et qui vient troller ici, soit l'un des afficionados qui l'encensent sur son blog, et en ce cas il contrôle tout de même bien mal ses troupes. Ca craint.
écrit par Jeremy

la responsabilité du maitre des lieux. A la place de Brighelli, je serais intervenu pour exiger un peu plus de mesure dans le vocabulaire et dans le ton."
écrit par Franky

Jeremy et Franky sont enfin d'accord ;-)

Écrit par : ô bal des faux Q | 21 juillet 2008

"Il était d'ailleurs, à ce titre et à pas mal d'autres, présent dans la commission qui, réunie discrètement au ministère en novembre, pesa si fort et si bien sur les programmes du primaire - et se révéla impuissante à réorienter ceux du collège, toujours en panne, ou à peser sur ceux du lycée, dont je crains le pire."

Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2008

Ce qui est certain, c'est que ce nouveau lycée s'annonce comme une énorme usine à gaz. Pour s'en faire une idée, voici les précisions de Gaudemar (je ne sais pas si le lien a déjà été donné) :

http://blogs.laprovence.com/comptes/pwallez/index.php/post/19/07/2008/Le-recteur-de-Gaudemar-precise

la conclusion :

"Puis il faut trouver une façon de travailler différemment, c'est un demande très forte des lycéens, qui disent tous on veut moins de cours et plus de temps d'étude, que l'on peut s'approprier. C'est une culture de l'autonomie, travailler sur des choses diverses,travailler sur un atelier, approfondir ce qu'il aime, entre autres choses. Quelque chose qui ne soit pas ce temps passif du cours, quand le prof parle,quelle que soit la valeur de l'enseignant. C'est un argument pour réduire l'horaire lycéen, en France, on pense que l'enseignement est d'autant meilleur qu'il y a d'heures de cours. Si cette chose était démontrée, cela se saurait depuis longtemps, la preuve en est de ce qui se passe ailleurs.".


Avant d'en pleurer, on peut toujours rire de toutes ces trouvailles faramineuses qui ne masquent, au fond, qu'un seul véritable objectif : mettre fin au statut des enseignants.

Écrit par : Cyrano | 21 juillet 2008

Pas du tout, je dis que Boizard (vous-même?) a de drôles de supporters, et qu'il contrôle mal ses troupes.

Même ça, vous n'avez pas compris, alors.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Le message ci-dessus s'adresse bien sûr au troll qui soutient Boizard.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Cyrano, je ne pense pasque Darcos mettra fin au statut des enseignants : il s'agit simplement, dans ce que dit Gaudemar, de réduire les horaires de "cours" pour les remplacer par des heures du type des TPE et par des options.

Cela ne changera presque rien à ce qui existe déjà :

- En Seconde, les heures d'Aide et de module représentent déjà 33% ( ! ) de l'horaire d'un prof et/ou d'un élève en maths et en français

- En première, les 2 heures de TPE sont équivalentes à l'horaire accordé à la LV2 (!)

Il n'y a qu'en Terminale que ça changera plutôt les choses.

Moi je suis vraiment surpris que le ministère n'envisage pas l'annualisation du service des enseignants. Etonné, même, au sens étymologique du terme.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Une quinzaine de commentaires plus haut… Sur les phobies…

Il est regrettable de se réfugier derrière une compétence en éthymologie, léxicologie et autres savoirs pour ne pas avoir compris qu'il s'agissait de pointer la confusion permanente, savamment entretenue entre le sens courant d'aversion et la notion psycho-pathologique de peur morbide. Cette confusion permet d'assimiler certains dysfonctionnement de nos sociétés à des réactions de rejet pathologique (islamophobie, judéophobie, homophobie) d'individus ou de groupes d'individus en faisant l'économie de l'abord politique concret de l'Islam moderne, de l'état d'Israël ou des revendications sociétales des homosexuels.
Mais ceci est de ma faute, j'ai mal évalué les capacités de compréhension de certains membres actifs de ce blog.
Heureusement tout va changer : un nouveau concept apparait, celui de phobo-phobie… L'avenir est devant nous !

Écrit par : Roger Felts | 21 juillet 2008

PLAIDOYER POUR LA REHABILITATION DE FRANCK BOIZARD

"Le travail de compréhension à quelque chose de terrible, parce que celui qui comprend se met en dissymétrie totale avec celui qui ne veut ou ne peut pas comprendre, et notamment avec le fanatique qui ne comprend rien, et qui ne comprend évidemment pas qu'on le comprend. (...)

"La compréhension rejette le rejet, exclut l'exclusion.
Enfermer dans la notion de traître celui qui relève d'une intelligibilité plus riche empêche de reconnaître l'erreur, le fourvoiement, le délire idéologique, les dérives.

"Elle nous demande de nous comprendre nous-mêmes, de reconnaître nos insuffisances, nos carences, de remplacer la conscience suffisante par la conscience de notre insuffisance.

Elle nous demande, dans le conflit d'idées, d'argumenter, de réfuter, au lieu d'excommunier et d'anathémiser.

Elle nous demande de surmonter haine et mépris.

Elle nous demande de résister au talion, à la vengeance, à la punition, qui sont inscrits si profondément en nos esprits."

Edgard Morin, Ethique. (La méthode, tome 6)

Écrit par : Cyrano | 21 juillet 2008

"Mais ceci est de ma faute, j'ai mal évalué les capacités de compréhension de certains membres actifs de ce blog."

Ecrit par : Roger Felts | 21 juillet 2008

Il faut savoir aussi, quelquefois, se faire comprendre pour être compris, mon cher Roger. C'est le B-A BA de la pédagogie. Mais il est vrai que vous n'êtes pas prof...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

Excusez-moi, Cyrano... Nos messages se sont croisés... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juillet 2008

"Moi je suis vraiment surpris que le ministère n'envisage pas l'annualisation du service des enseignants. Etonné, même, au sens étymologique du terme.

Ecrit par : Jeremy | 21 juillet 2008 "

Mais l'enseignement en modules semestriels n'est-il pas la fin des horaires hebdomadaires pour les enseignants ?

Écrit par : Cyrano | 21 juillet 2008

Cathophobia sur Canal .

Le big blog bang au complet , dans ses oeuvres .

Vous les reconnaitrez ( Victor joue de la guitare , je vous dis seulement ça )



http://www.dailymotion.com/video/x66h80_action-discrete-la-bite-de-jesus_fun

Écrit par : Pathologik | 21 juillet 2008

"Mais l'enseignement en modules semestriels n'est-il pas la fin des horaires hebdomadaires pour les enseignants ?"

Les horaires hebdomdaires des professeurs peuvent être coordonnés à des enseignements semestriels (voire, selon les mots du ministre, infra-semestriels). Par contre, cela nécessite unegrande souplesse dans les emplois du temps, et la conséquence logique PEUT en être l'annualisation du temps de service.

Pour être honnête, je pense que l'annualisation du temps de service serait un vrai gain en efficacité du système. Mais si le ministère n'ose même pas en exprimer la pensée, c'est qu'à mon avis ce n'est pas près de se faire.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Roger Felts a daigné écrire :

1) "Il est regrettable de se réfugier derrière une compétence en éthymologie, léxicologie et autres savoirs pour ne pas avoir compris qu'il s'agissait de pointer la confusion permanente, savamment entretenue entre le sens courant d'aversion et la notion psycho-pathologique de peur morbide."

Les gens ne sont pas assez cons pour confondre le sens courant d'aversion et la notion de peur morbide ! C'est vous qui créez cette confusion de toute pièce ! Si vous confondez arachnophobie et judéophobie, ouvrez un dictionnaire, généraliste ou spécialisé, vous verez bien que n'importe quel clampin (même moi) fait la différence entre les deux "phobies".

2) "Cette confusion permet d'assimiler certains dysfonctionnement de nos sociétés à des réactions de rejet pathologique (islamophobie, judéophobie, homophobie) d'individus ou de groupes d'individus en faisant l'économie de l'abord politique concret de l'Islam moderne, de l'état d'Israël ou des revendications sociétales des homosexuels."

On peut changer le mot, le concept sera le même.

Je reprends donc : puisque vous envisagez de lancer une motion pour lutter contre le rejet des personnes "d'autres races" (j'adopte votre vocabulaire) - ou supposées telles - grâce à un beau texte de Vercors, seriez-vous prêt à proposer un beau texte de Bassani pour lutter contre le rejet des personnes homosexuelles ? Chiche ?

3) "Mais ceci est de ma faute, j'ai mal évalué les capacités de compréhension de certains membres actifs de ce blog."

Ah, ça y est, c'est à mon tour d'être pris pour un con par Roger Felts. Décidément, on y sera tous passés !
Honnêtement, gagnez du temps, remplacez "certains" par "tous", et vous aurez dit votre pensée !

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Merci à Steppenwolf pour l’article dont il nous donne aimablement le lien. Je l’ai lu un peu en diagonale mais ne vois pas vraiment ce qu’il apporte de nouveau au fond du débat. En fait, le corps du texte finit par démentir la première phrase, qui semble surtout destinée à appâter le lecteur par une sorte de provocation calculée. Et la conclusion qui s’en dégage est que le mot « race » (défini par rapport aux zones géographiques d’origine) ne présente aucun intérêt et aucune utilité. S’il y a 85% de variabilité génétique à l’intérieur d’un même groupe local (par exemple les Suédois), 8% de plus entre les groupes locaux d’une même « race » (par exemple les Français et les Italiens), il n’en reste que 7% pour distinguer les grandes « races classiques » (les Noirs, les Blancs, les Jaunes). Autrement dit, un Suédois est beaucoup plus différent d’un autre Suédois qu’un Français n’est différent d’un Italien. Et la différence entre un Français et un Italien est plus forte que celle qui existe entre un Noir est un Blanc. Que reste-t-il alors de la notion de « race » telle que l’emploie le « sens commun » ? Je signale aussi que la perception visuelle (« sens commun ») des différences est le résultat d’un dressage culturel particulier. Un Américain normal qui débarque à Paris est totalement incapable de distinguer dans la rue ou le métro un Français « ensouché » d’un Arabe, même après plusieurs mois de séjour. Etonnant, isn’it ? Mais guère plus étonnant que ceci : les Français « ensouchés » sont eux-mêmes incapables de distinguer un Arabe et un Berbère (sauf trait vraiment particulier – yeux bleus par exemple – et encore…) – ce pourquoi on les désigne indistinctement par le mot « Arabes » alors qu’ils appartiennent à des « races » différentes et que tous les épiciers « arabes » de Paris sont en vérité « berbères ». Sans compter que les Arabes et les Juifs appartiennent, eux, à la même « race ». De quoi en perdre son latin…

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008

Pathologik, envoyez une lettre au Saint-Père, il vient de rentrer chez lui.

Écrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

Quant au dénommé Boizard, il n'est pas parti pour les raisons qu'il dit :
" ça s'est terminé avec une agression par une bande de loubards dans une ruelle sombre, dans le style Orange Mecanique. Exactement l'exemple à ne pas suivre."

ça s'est terminé parce que je lui ai simplement demandé s'il savait qui était "Contribuables Associés". En guise d'agression on fait plus brutal. Et c'est parce qu'il n'a pas voulu répondre qu'il a décidé de fiche le camp. FB : un exemple à ne pas suivre.

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008

Cathophobia sur Canal .
Le big blog bang au complet , dans ses oeuvres .
Vous les reconnaitrez ( Victor joue de la guitare , je vous dis seulement ça )

Ecrit par : Pathologik | 21 juillet 2008

Sur le lien, un commentaire énergique :

"apostats,vendus,traitres.
vos ancetres étaient Catholiques,ils seraient mort pour Le Christ
mais vous vous etes des merdes,vous reniez votre identité bande de porcs allez baiser à droite à gauche comme des animaux,des créatures sans raison,vous n'etes bon qu'à ça
misérables damnés
par JCMD67 sur Action discrète, La Bite de Jésus"

Voilà qui est envoyé ! En plein dans la ligne du fil de JPB !

Écrit par : victor | 21 juillet 2008

incapable de distinguer dans la rue ou le métro un Français « ensouché » d’un Arabe, même après plusieurs mois de séjour. Etonnant, isn’it ?

Non , révolutionnaire !

Dire qu'on nous bassine avec le délit de faciès et la discrimination !
C'est que du pipeau , alors !

Écrit par : Pfff | 21 juillet 2008

ça s'est terminé parce que je lui ai simplement demandé s'il savait qui était "Contribuables Associés". En guise d'agression on fait plus brutal. Et c'est parce qu'il n'a pas voulu répondre qu'il a décidé de fiche le camp. FB : un exemple à ne pas suivre.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 juillet 2008


http://www.dailymotion.com/relevance/search/zorro%2Bgenerique/video/x4yqph_serie-tv-zorro_shortfilms

Écrit par : FB | 21 juillet 2008

Pedro rappelle plus haut que c'est actuellement Kambouchner qui préside Reconstruire l'Ecole.
Il était d'ailleurs, à ce titre et à pas mal d'autres, présent dans la commission qui, réunie discrètementau ministère en novembre, pesa si fort et si bien sur les programmes du primaire - et se révéla impuissante à réorienter ceux du collège, toujours en panne, ou à peser sur ceux du lycée, dont je crains le pire.
Et l'ensemble de ces activités lui a valu la Légion d'honneur, tout récemment...

Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2008
L a légion d'honneur lui a sans doute été attribuée pour n'avoir pas pesé en quoi que ce soit sur les programmes du primaire.
Jean-Paul, j'aime beaucoup ton humour.
GM

Écrit par : guy morel | 21 juillet 2008

"ça s'est terminé parce que je lui ai simplement demandé s'il savait qui était "Contribuables Associés". En guise d'agression on fait plus brutal. Et c'est parce qu'il n'a pas voulu répondre qu'il a décidé de fiche le camp. FB : un exemple à ne pas suivre."

Ecrit par : Pedro Cordoba


Quitte à spéculer sur les questions dont on peut penser qu’elles ont provoqué son départ, puisque il s’est produit juste après qu’elles furent posées, il y avait aussi cette autre, de Jérémy :

- Quel est votre métier ? (le mien c'est prof., donc vous pouvez me préciser le vôtre)

Mais il n’est pas non plus déraisonnable de penser que, relisant de façon plus sereine les réponses qui lui furent faites et portant un regard plus critique sur ses propres interventions, il repense enfin à nouveaux frais les présupposés de son discours.

Écrit par : Pli | 22 juillet 2008

Sur les réflexions induites par ma (?) notion de phobie ( voir plus haut) :

Je n'ai pas écrit qu'un tel ou un tel étaient des cons, j'ai dit qu'ils n'avaient pas compris que mon allusion au fait que l'homophobie n'entrait pas dans le cadre des maladies (névrose phobique) était une critique explicite d'une tendance moderne - les mots homophobie, judéophobie, islamophobie n'étaient pas utilisés il y a 30 ans - Entretenir l'illusion que certains dysfonctionnements de nos sociétés sont de l'ordre de comportement pathologique individuel ou de groupe alors qu'ils soulèvent des questions autrement complexes comme la nature de l'Islam contemporain, le rôle de l'état d'Israël ou les dimensions sociales et sociétales de certaines revendications homosexuelles. L'attitude de rejet individuel ou de groupe étant une composante du problème, mais pas forcément la plus importante.
Je m'étonne que Jérémy qui n'est pas un con et qui utilise assez systématiquement ces méthodes modernes, n'ait pas compris. Pour R. de G. je pense effectivement que dans son cas, la nécessité d'un très bon pédagogue est irréductible à sa compréhension de certains problèmes.
Je précise quand même que dans l'aversion même s'il n'y a pas de névrose organisée, la morbidité structure la réaction aversive et lui donne une dimension irrationnelle… Je suis satisfait enfin que tout clampin qu'il soit, mon disciple ait pu faire la différence entre l'arachnophobie (phobie des araignées) et la judéophobie (phobie des juifs). À son avis, et il fera une exception pour les petits Palestiniens qui ne sont pas dans la phobie, mais dans le réel, la plus pathologique des deux, est-ce la phobie pour les araignées ou celle pour les juifs ?

Je ne connais pas le texte de Bassani. Si en étant de qualité, il s'élève contre le rejet des personnes homosexuelles, il figurera évidemment dans ma motion d'étude par les élèves d'un texte antiraciste au congrès de Reconstruire l'école. J'espère que le texte ne met pas dans les rangs des ennemis de l'homosexualité, ceux qui sont en désaccord avec ces histoires de mariage et d'adoption… Ce serait gênant, car je connais certains homosexuels qui sont farouchement contre pour des raisons philosophiques ou autres. Les enfants risqueraient de ne plus comprendre comment des homosexuels peuvent être des ennemis de l'homosexualité.

Écrit par : Roger Felts | 22 juillet 2008

Roger Felts, à quelle adresse pourrai-je vous envoyer le texte de Bassani ? Je ne vous le promets pas tout de suite, puis-je vous l'envoyer d'ici le 13 août ?

Dobolino vous l'avait dit, avant que vous ne fissiez fuir ce blog : vous avez l'art de couper les cheveux en quatre et au carré (c'est-à-dire en seize). Ecrire des romans pour dire que l'élément "-phobie" de "arachnophobie" n'est pas le même que dans "judéophobie", il n'y a que vous pour y penser. Et pour donner au mot "phobie" une dimension médicale que le Trésor de la Langue française lui-même méconnaît, chapeau ! Ecrivez vite aux éditions du TLF, elles vous en seront reconnaissantes.

Selon votre raisonnement, il ne faut pas dire "homophobie" parce que ça "entetient l'illusion que certains dysfonctionnements de nos sociétés sont de l'ordre de comportement pathologique individuel ou de groupe alors qu'ils soulèvent des questions autrement complexes".

Bon alors quand Vanneste dit que les homosexuels sont inférieurs aux hétérosexuels, et qu'ils menacent la survie de l'humanité, il faut appeler ça comment ? Et quand des homosexuels sont refusés pour louer un appartement en province, parce que ça fait mauvais genre ? Ou quand un gamin est rejeté par sa classe parce que c'est "un sale pédé" ? Il ne faut pas dire "homophobie", il faut dire " c'est un dysfonctionnement de notre société qui soulève des questions autrement complexes" ?

Écrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

Je n’ai pas voulu intervenir sur la question du mariage gay. Celle des races et celle des homos, c’était trop. Mais je me sens assez proche de ce qu’en dit Roger Felts. Pour Jeremy et Christophe, bien que le premier soit plus concerné que le second, je me contente de donner les liens sur trois articles de Laurent Dispot. C’est un vieux copain de l’époque mao, peu soupçonnable d’ « homophobie » puisque c’est le co-fondateur du FHAR (Front homosexuel d’action révolutionnaire), lequel joua dans ces années-là le même rôle que le MLF pour la cause des femmes. A méditer peut-être. Par ordre chronologique :

http://www.minorites.org/article.php?IDA=2302
http://www.minorites.org/article.php?IDA=2566
http://www.liberation.fr/rebonds/251332.FR.php

Je ne répondrai pas à d’éventuelles réponses. Je m’en excuse par avance mais je n’ai pas encore totalement fini sur les races. J’aimerais ajouter quelques phrases du pétainiste Giraudoux et ne sais pas si j’en aurai le temps.

FB me fait trop d’honneur en me comparant à Don Diègue. Contrairement à Zorro, je ne porte pas de masque mais, comme lui, je déteste l’imposture. Je ne répondrai pas non plus à une éventuelle réponse de FB. Pas seulement par manque de temps mais parce qu’il n’en vaut pas la peine.

Écrit par : Pedro Cordoba | 22 juillet 2008

"vous avez l'art de couper les cheveux en quatre et au carré (c'est-à-dire en seize). Ecrire des romans pour dire que l'élément "-phobie" de "arachnophobie" n'est pas le même que dans "judéophobie", il n'y a que vous pour y penser. Et pour donner au mot "phobie" une dimension médicale que le Trésor de la Langue française lui-même méconnaît, chapeau ! Ecrivez vite aux éditions du TLF, elles vous en seront reconnaissantes."

Ecrit par : Jeremy | 21 juillet 2008

"Pour R. de G. je pense effectivement que dans son cas, la nécessité d'un très bon pédagogue est irréductible à sa compréhension de certains problèmes."

Ecrit par : Roger Felts | 22 juillet 2008

C'est marrant, je comprends à peu près tout ce que dit Pedro, et, avec vous, j'ai du mal, Roger...
Peut-être la très juste remarque de Jeremy concernant votre tendance à la capillotractaction recèle t-elle un début d'explication à ce sujet?

Un grand merci à Pathologik pour son lien, en tous cas! J'étais justement en panne de répertoire pour mes chorales, pour l'année à venir, et j'allais commencer à me colleter avec les arrangements de chansons! C'est pain bénit!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Jérémy, et si vous nous lâchiez un peu les baskets avec l'homophilie et l'homophobie? je réclame le droit à l'indifférence. Imaginez que tous les intervenants de ce blog étalent comme vous leurs problèmes ! A part toto qui se revendique comme fumeur de joints et plaide pour qu'on libère marie Jeanne, vous êtes le seul à faire étalage de votre sexualité . Ne vous rendez-vous pas compte que, loin de persuader, vous agacez ? parlez d'autre chose, ça nous fera des vacances, et ça vous fera du bien.
Bien entendu, vous allez décréter que je suis homophobe (merci RF pour le rappel au bon sens -les pédophiles aiment les enfants comme les cinéphiles le cinéma) mais je m'en tamponne. je me fiche de savoir si les vétos sont zoophiles, si l'un ou l'autre est adepte des partouzes ou du bondage, ou quoi que ce soit d'autre; Alors, envoyez-vous en l'air avec qui vous voulez, quand vous voulez, où vous voulez, mais arrêtez de nous emmerder avec ça; Moi aussi je me casse (pas comme vous, pour de bon) parce que vous m'emmerdez. Merci JPB de me désabonner.

Écrit par : mouron rouge | 22 juillet 2008

Pour se désabonner, il suffit de décocher une case non ? Mais je crois que cela serait dommage.

Écrit par : uncertain | 22 juillet 2008

Je ne désabonne personne : c'est à vous de le faire.

Je prépare une Note sur la future probable formation des maîtres. Mais avant qu'elle paraisse, j'accueille bien volontiers toutes les idées sur ce que nous prépare le ministère, et la façon dont on peut l'infléchir, ou le subvertir.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 juillet 2008

Bonjouir (je laisse la coquille, c'est trop beau)

Je voudrais faire une amicale mise en garde contre l'excès de zèle sur ce blog.

Avant de venir ici, j'ai séjourné un an sur un autre blog absolument impeccable sur le plan du politiquement correct, mais où les esprits s'échauffaient très vite, à un point que cela en donnait le tournis, et où le blogueur (appelons-le monsieur X) n'était pas le dernier à prendre la mouche, loin de là.

J'ai fini par me rendre compte de ce que cette situation avait de ridicule lorsque monsieur X a fini soi-disant par jeter l'éponge et abandonner son blog pour en fait en rouvrir un autre le jour-même sur un autre hébergeur.

Une personne s'est proposée pour reprendre l'administration du blog abandonné par monsieur X, afin d'éditer les billets de volontaires parmi la communauté des habitués.

Ce fut immédiatement une lutte de pouvoirs où s'entredéchirèrent des personnes qui n'avaient pas assez de mots pour agonir autrui d'injures et de sarcasmes, avec concrètement l'ouverture de blogs dissidents (!!!) et pendant ce temps, Monsieur X qui continuait benoîtement son oeuvre sur un espace il est vrai mieux organisé pour le suivi des discussions dans les commentaires.

Autrement dit, le fait d'avoir éjecté Frank Boizard ou qu'il soit parti de son plein gré, qu'il ait ou non des supporters qui viennent polluer ici ou pas sont exactement le genre de considérations qui ne m'intéresse plus pour m'être épuisé autrefois dans ce genre d'exercice quotidiennement et y avoir perdu le sens même des priorités.

Cordialement

Écrit par : johnmarguerite | 22 juillet 2008

"Bonjouir (je laisse la coquille, c'est trop beau)"

Ecrit par : johnmarguerite | 22 juillet 2008

Bien joué! Mais heureusement qu'en sus, vous n'avez pas ôté le cul de la coquille!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

"Je prépare une Note sur la future probable formation des maîtres."
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 juillet 2008

Hé non, il n'y aura pas de retour aux écoles normales, Jean-Paul... ;-((

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Mais je ne sens pas du tout le fait de rester sur l'idée d'un "master" pour les enseignants du premier degré...

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Ni de BTS "instituteur(-trice) d'École Primaire"... avec modules de (re)mise à niveau en orthographe-grammaire et en "quatre opérations-règle de trois".

Écrit par : catmano | 22 juillet 2008

Je trouve que le blog en vacances prend une allure de cour de récré avec engueulades, copains qui font la gueule et même bande à part (...), etc.
Jeremy n'a obligé personne à lui répondre que je sache ?
Je ne comprends pas pourquoi certains éprouvent le besoin de claquer la porte définitivement alors qu'il suffit de prendre du large, revenir à l'occasion et faire le tri dans les commentaires ou rester silencieux...
D'autant qu'à la rentrée, une actualité saignante va donner des regrets aux sortants. Affûtez plutôt vos claviers !

Écrit par : victor | 22 juillet 2008

Je n'ai pas de pseudo, pas de troupes, je ne trolle pas et ça fait deux jours que je n'étais pas venu ici.

Pour le reste, je suis d'accord avec Johnmarguerite : l'objet de ce blog n'est pas la discussion sur ma personne.

Après la mise au point factuelle que je viens de faire, je n'interviendrais plus que sur les questions d'éducation.

Écrit par : Franck Boizard | 22 juillet 2008

interviendrai (j'ai mélangé futur et conditionnel)

Écrit par : Franck Boizard | 22 juillet 2008

Ne vous laissez pas faire, Franck. Personne n'a le droit de vous empêcher de vous exprimer ici (malgré les menaces et les intimidations permanentes de certains) sauf le maître des lieux.

Ceux qui veulent imposer leur point de vue au nom du Bien sans jamais argumenter -ou si peu- peuvent toujours aller traîner sur les forums de la FCPE.

De la même manière, pour ne donner "raison" à ces gens-là, j'encourage Mouron rouge à rester, tout simplement.

Petit interlude pour nous changer les idées. Voici, pris au hasard d'un forum, le résultat de 30 ans de constructivisme et de méthode globale. Sur la forme comme sur le fond, ça résume ce à quoi nous mène le pédagogisme. Attention, c'est court :


aurélie | 03.06.2006 - 21h34

c tro bien!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! a part sa, je c pa koi dire!! c tro tro tro tro tro BIEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Manu | 22 juillet 2008

Jean-Paul, il semble que le ministère ait abandonné les bonnes idées de réformes sur le primaire qui avaient commencé avec Fillon, puis de Robien : revenir aux fondamentaux.
Depuis trois jours, je suis terrifiée de voir que mon petit-fils, âgé de huit ans et demi, ânonne comme un enfant en grosse difficulté en fin de CP, alors qu'il va entrer en CM1!!!!
Il a eu quatre ans de méthode globale ( depuis la moyenne section) : c'est difficile à corriger.
Meirieu et ses sbires continuent à inspirer toute la filière de formation des enseignants du primaire.
La preuve :

http://www.google.fr/search?hl=fr&q=http%3A%2F%2Fwww.orleans-tours.iufm.fr%2Fformations%2Fprepa_crpe%2Fsujets_2007%2F+&btnG=Recherche+Google&meta=

Quand seront-ils empêchés de nuire???

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 juillet 2008

Quand seront-ils empêchés de nuire???
quand les antipédagogistes arrêteront de lutter dans la rue avec les pédagogistes et la fcpe.
faut savoir ce que l'on veut.
Boof !

Écrit par : beurre et argent..... | 22 juillet 2008

"Jérémy, imaginez que tous les intervenants de ce blog étalent comme vous leurs problèmes !"
Je n'étale pas mes problèmes. C'est une remarque mesquine. Xavier Darcos, j'imagine, n'a pas fait une circulaire pour moi personnellement, et Frank Boizard a établi ses théories avant de me connaître. Je réponds donc sans parler de moi, qu'est-ce qui vous pousse à vouloir croire que je ne parle que de moi?

"Vous êtes le seul à faire étalage de votre sexualité."
Je ne me souviens pas vous avoir donné UNE SEULE indication sur ma sexualité. A la limite, vous déduisez de mes propos que je suis homo parce que j'ai trouvé bonne l'initiative de Darcos contre l'homophobie, et parce que j'ai tenu tête à Franck Boizard, mais c'est tout. Ce n'est pas de ma faute si vous avez de hautes capacités de déduction.

"Bien entendu, vous allez décréter que je suis homophobe"
Non, vous êtes un excessif, ou une excessive. Et vous ne m'aimez pas car je parle d'homosexualité, alors que le sujet de la note est justement "un peu de sexe", et que le sujet a été lancé par la circulaire de rentrée du Ministère. Apparemment, c'est surtout ça qui vous embête.

"Je m'en tamponne. je me fiche de savoir si les vétos sont zoophiles, si l'un ou l'autre est adepte des partouzes ou du bondage, ou quoi que ce soit d'autre"
Pourquoi caricaturez-vous ainsi ? Qu'est-ce qui vous pouse à le faire ? Pourquoi évoquez-vous les partouzes, le bondage et les zoophiles alors qu'on parle d'homosexualité ?

"Alors, envoyez-vous en l'air avec qui vous voulez, quand vous voulez, où vous voulez, mais arrêtez de nous emmerder avec ça"
Non, vraiment, je ne me souviens pas avoir donné la moindre indication sur l'identité, l'âge, le caractère, la couleur de peau, le nombre, etc. des gens avec qui je couche. Pourquoi une telle caricature, qui, elle, aurait pu vous emmerder ?

"Moi aussi je me casse parce que vous m'emmerdez."
C'est me faire trop d'honneur. Vous abaisser à répéter trois fois "emmerder" pour ensuite ne plus revenir sur ce blog (où vous reviendrez bien sûr, fût-ce sous un autre pseudo), c'est faire bien grand cas de ma personne. J'aurais préféré que vous vous attachiez moins à ma personne et plus à mes propos. Malheureusement, c'est vous qui choisissez vos démarches.

"Merci JPB de me désabonner."
Si chaque créateur de blogs devait désabonner lui-même chacun des abonnés qui s'est abonné lui-même, ça lui prendrait un temps fou. Il y a une petite case à décocher, à l'endroit-même où vous avez posté votre message fougueux. Mais pris dans votre fureur aveugle à mon égard, vous avez dû passer trop vite et ne pas la voir.

Un conseil : ne lisez pas mes messages, ou lisez les mieux (ça, j'y crois moins).

Écrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

J'ai entamé avec lui (mon petit-fils) la méthode Fransya.
Madame Wettstein-Badour, contrairement à des gens comme Meirieu, Frackowiak, Eveline Charmeux, a des références très riches...et ne se contente pas de citer ses propres oeuvres.
(Deux ou trois cents références).
Elle cite en particulier un prix Nobel de médecine, Erik Kandel, qui a prouvé dans ses recherches sur le cerveau, que la répétition était indispensable pour mémoriser, ce que l'expérience avait conduit depuis des siècles les anciens enseignants à utiliser.

Cette méthode est donc fondée sur la répétition de lignes faciles, devenant de plus en plus complexes.

La mémoire des élèves est complètement laissée en friches, ce qui est tout simplement aberrant.
On ne leur apprend pas comment mémoriser : c'est ainsi que les jeunes ignorent comment apprendre du vocabulaire dans une langue étrangère!
(Revoir le beau passage de George Steiner sur le par coeur, qui a fait l'objet d'un fil du blog)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 juillet 2008

"Je prépare une Note sur la future probable formation des maîtres. Mais avant qu'elle paraisse, j'accueille bien volontiers toutes les idées sur ce que nous prépare le ministère, et la façon dont on peut l'infléchir, ou le subvertir."

Il faudrait déjà savoir ce qui est prévu pour le moment :

- Pour le master obligatoire pour les PLC, suivi d'un concours : en M1 et M2, il faudra absolument prévoir plusieurs stages en établissements scolaires du secondaire (observation en S1 et S3 - lycée dans l'un, collège dans l'autre, au choix - puis intervention en S2 et S4) , mais surtout pas de modules "pédagogico-didactiques" ! Il faut autoriser tous les masters à passer les concours d'enseignement (sinon c'est la porte ouverte aux Masters Sciences de l'Education), et surtout faire des stages où l'ON OBSERVE D'ABORD, et où l'ON EXERCE ENSUITE.

- Un concours comportant des épreuves théoriques et pratiques : étant donné ce en quoi consiste l'EOD, il vaudrait mieux ne pas mettre au concours d'épreuve pratique ! En tout cas, laisser l'agreg libre de cette cochonnerie idéologique !

- Un stage sans formation parallèle : ça ne me semble pas impossible, mais il faudrait continuer à donner au stagiaire un ou deux professeurs tuteurs dans l'établissement.

- la distinction capes/agreg : a-t-elle encore un sens s'il faut le master pour passer les deux ? Il faudrait réserver les lauréats de l'agreg, même en nombre inférieur, pour une fonction propre (profs en lycée, profs dans le supérieur, que sais-je encore ?). L'agreg interne, c'est certain, subsistera comme moyen commode de promotion. Mais je ne suis pas favorable à une inflation du nombre de postes qui lui seraient attribués.

Je rappelle que je ne parle que pour les PLC, et que je ne connais rien du tout à la formation actuelle des PE, alors que Christophe Sibille et Catmano pourront donner des renseignements certainement très intéressants. Si les PE devaient avoir un master, je me prononcerais cependant pour une licence puis un mater professionnel pluridisciplinaire, et un concours où il faille savoir faire autre chose que chanter, danser, courir le 100 mètres et lire de la littérature jeunesse (ce sont, avec l'anglais, les épreuves orales actuelles du CRPE).

Écrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

Ce commentaire est ma réponse à la première intervention de Jérémy du 22 juillet.

Mon adresse est roger.felts@wanadoo.fr

Jérémy, vous avez le sens de l'a-propos, mais vous manquez d'humour quand vous avez le nez dans le guidon de votre combat… Je vous rappelle que c'est vous qui évoquez arachno et judéo phobie. Je n'ai fait que vous en complimenter et je souligne qu'en utilisant ces termes, vous faites bien entrer l'antisémitisme dans une catégorie pathologique. Ce qui est partiellement fondé : car à côté d'une critique parfois justifiée de l'État d'Israël (que certains rangent très (trop) vite dans la catégorie honnie de l'antisémitisme ou de la judéophobie), il y a bien une judéophobie (le rejet du juif parce que c'est un juif) qui se constitue comme mode de fonctionnement pathologique. C'est plus d'ailleurs une sociopathie qu'une psychopathie, bien que l'un n'exclut pas l'autre.

On peut effectivement faire une longue liste des souffrances du monde homosexuel… Tout en reconnaissant que la situation inégale dans sa diversité s'améliore plutôt globalement. Vous prenez l'exemple de Vanneste et de son homophobie en soulevant deux points : les homosexuels sont inférieurs aux hétéros. Posés en ces termes – infériorité – supériorité – Vanneste a tort à 1000 %. Mais quand il énonce la question de la survie de l'humanité, il pose très mal le problème, mais soulève une question qui peut faire débat : celui de la reproduction de l'espèce. Décréter que c'est un faux débat destiné plutôt à cacher son homophobie latente ou patente m'apparaît malhonnête… On peut trancher dans un sens ou dans l'autre, si possible après une argumentation construite, mais c'est un vrai débat.

Pour reconnaître que la situation s'améliore notablement on peut aussi faire une longue liste. Je ne citerai que l'exemple des maires de grandes villes en France où un certain nombre sont homosexuels déclarés ou demi-honteux. Mais ils le sont, et cela n'a pas l'air de gêner leurs électeurs…
Je me souviens qu'il y a quelques années aux élections municipales de Marseille, tous les candidats des grands partis étaient homosexuels (preuve s'il en est que l'exclusion homosexuelle, au moins dans ces partis n'était pas évidente). Vigouroux ne l'était pas… Il fut élu ! Je ne sais pas si c'est sa non-homosexualité qui lui valu ce titre de gloire (il a osé utiliser cet argument : moi je suis un homme, un vrai ! ). Cela ne l'a pas empêché d'être cocu (s'il ne l'était déjà)… On a les destins qu'on peut… Depuis Gaudin a été élu, dont on sait… Lui, c'est le demi-caché ou le demi-connu !

Je prends comme un compliment le fait que vous me considériez comme un coupeur de cheveux en quatre et même en seize… Car j'ai constaté que pour mettre en évidence les faiblesses ou la fausseté d'un discours, une analyse point par point est souvent nécessaire…
Pris globalement , sa cohérence apparaît le plus souvent évidente. Quand on analyse le détail des affirmations qui le meublent, on s'aperçoit que certaines sont fondées (ce sont elles qui lui donnent les apparences de la véracité, d'autres sont beaucoup plus aléatoires, quand elles ne sont pas fausses ou malhonnêtes…
J'ai fait cela avec Meyrieu et Charmeux sur mon blog, c'est assez efficace (cf en fin de note)… Même si pour certains esprits à la spontanéité vivifiante, cela peut apparaître trop lourd…
Je reconnais, avec regret, que je me suis lancé dans la même pratique avec un camarade de combat… Mais les erreurs de nos ennemies sont parfois aussi les nôtres !…
N'étant pas Dieu le Père, même si certains n'hésitent pas à insinuer que je m'y crois, je suis susceptible comme tout un chacun de commettre des erreurs et de me tromper. Mais ce n'est pas en m'insultant, même si on croit mettre des gants, ou en me catégorisant qu'on arrivera à me convaincre, c'est plutôt en argumentant… C'est ce qui se passe avec P. Cordoba. Cela explique la longueur de nos interventions. D'une certaine manière nous sommes de la même famille.
Vous, le plus souvent, vous assurer un coquetel fondamentalement explosif quand il n'est pas indigeste… Mais les bras de la famille sont largement ouverts, vous pouvez y entrer (je n'évoque pas l'opposition droite-gauche, race ou pas race, réforme ou révolution, libéralisme ou ……?……, je veux parler de débattre plutôt que d'insulter, même à fleurets mouchetés. Je reconnais que j'ai succombé à ce péché avec Christophe Sibille et mon Ravi de la Gôche. Je récuse mon erreur, je ne le ferai plus !
Vous m'apprenez que si Dobolino a déserté, c'est de ma faute. Si c'est vrai, j'en suis désolé. Cela n'a aucune équivalence avec le départ de Boizard… L'absence de Dobolino est un manque pour ce blog. Celle de Boizard, surtout après le tour qu'avait pris le débat, est plus difficile à évaluer. Mais il n'est fautif qu'à 50 %. Bien que je sois fondamentalement en désaccord avec son engagement libéral, certaines de ses argumentations n'étaient pas dénuées d'intérêt. Il affinait ses positions, ce qui pouvait permettre aux discours de la gauche d'être un peu plus dans le réel. Il ne faudrait quand même pas oublier que c'est la droite libérale qui est au pouvoir et qui mène le jeu. C'est son premier ministre qui dit : “Nous avons gagné la bataille idéologique.”
J'aimerais pouvoir lui dire qu'il se trompe… En voyant la nature de certains débats à gauche, je ne pense pas que ce soit demain…

Cela dit, je reprendrai l'argumentation de Cordoba, mon frère de combat qui déclare : « Je n’ai pas voulu intervenir sur la question du mariage gay. Celle des races et celle des homos, c’était trop… Je ne répondrai pas à d’éventuelles réponses. Je m’en excuse par avance, mais je n’ai pas encore totalement fini sur les races. »
Pour moi, c'est du pareil au même : voilà deux jours que j'essaie, dans mes temps informatiques, de pondre une note ayant un peu de tenu… et il y a un nid de guêpes qui vient constamment interférer pour me faire chasser autre chose.
Promis, juré, craché, la prochaine fois je ne vous parle que des races… Au moins, ça changera un peu !


Sur la dénonciation des discours Meyrieuistes, Charmeusiens et succédanés :
Dans la note Bœuf premier choix, dans le chapitre "La dure école de la vie – la dure vie de l'école", on peut choisir les notes 10 à 24 :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/11/05/2006_10_buf_premier_cho/

Écrit par : Roger Felts | 22 juillet 2008

je me prononcerais cependant pour une licence puis un mater professionnel pluridisciplinaire, et un concours où il faille savoir faire autre chose que chanter, danser, courir le 100 mètres et lire de la littérature jeunesse (ce sont, avec l'anglais, les épreuves orales actuelles du CRPE).

Ecrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

Un "master", Jeremy... Est-ce un lapsus?
Autrement, je suis d'accord avec vous, à ceci près qu'il y a un écrit assez sélectif au CRPE... Et, dans chacune des épreuves orales, autre chose que ce que vous dites; (écoute musicale, et il y a, de plus, un "oral pro", et une épreuve orale en EPS).
Par ailleurs, le 1500 mètres n'est pas une épreuve orale, Jeremy! ;-) Ou alors, vous avez du souffle.

Manu, personne n'a le pouvoir d'empêcher Franck Boizard de s'exprimer. Mais, à ce que je sache, on a le droit d'exprimer ce qu'on pense de ses propos, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Christophe Sibille écrit :
"C'est marrant, je comprends à peu près tout ce que dit Pedro, et, avec vous, j'ai du mal, Roger...
Peut-être la très juste remarque de Jeremy concernant votre tendance à la capillotractaction recèle t-elle un début d'explication à ce sujet?"

Je réponds :
J'ai compris votre problème Christophe… Aussi je vous oriente vers un blog où il n'y a pratiquement que des images.
Je pense alors que vous comprendrez toute la puissance de ma pensée :

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/08/le-detournement%e2%80%a6/

Écrit par : Roger Felts | 22 juillet 2008

"je veux parler de débattre plutôt que d'insulter, même à fleurets mouchetés. Je reconnais que j'ai succombé à ce péché avec Christophe Sibille. Je récuse mon erreur, je ne le ferai plus !"

Ecrit par : Roger Felts | 22 juillet 2008

Allez en paix, je vous absous!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Tiens, nos messages se sont croisés! C'est un signe du destin, sans doute!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Concernant la formation des PLC, je pense aussi qu'imposer un master professionnel où les sciences de l'éducation se tailleraient la part du lion serait une catastrophe. Le master conduisant au métier de professeur devrait avant tout assurer un haut niveau disciplinaire. Même chose pour les concours. Mais je crains fort qu'il ne s'agisse d'un voeu pieux.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 juillet 2008

"Concernant la formation des PLC, je pense aussi qu'imposer un master professionnel où les sciences de l'éducation se tailleraient la part du lion serait une catastrophe."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juillet 2008

Pour la formation des PE aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Je signale à Christophe Sibille, s'il est allé voir mon discours théorico-pratique en image intitulé “Le détournement du constructivisme psycho-pédagogique par les peintres pompiers” qu'il ne doit pas s'étonner qu'un des collaborateurs à cette œuvre magistrale s'appelle R de G. Il ne s'agit pas du tout de lui (Je n'oublie pas que je me suis engagé à ne plus utiliser ce terme pour évoquer sa personne, mais ses nom et prénom usuels.)
Ce R de G n'est pas le Ravi de la Gôche mais Réac de Gauche terme qui désignait une personne s'intéressant à des questions diverses avec une vision de gauche très réactive aux insuffisance de la gauche institutionnelle et de la droite établie.
Ce terme étant mal interprété, il a changé de surnom et s'appelle maintenant Benjamin.

Écrit par : Roger Felts | 22 juillet 2008

"Celle de Boizard, surtout après le tour qu'avait pris le débat, est plus difficile à évaluer. Mais il n'est fautif qu'à 50 %. Bien que je sois fondamentalement en désaccord avec son engagement libéral, certaines de ses argumentations n'étaient pas dénuées d'intérêt. Il affinait ses positions, ce qui pouvait permettre aux discours de la gauche d'être un peu plus dans le réel. Il ne faudrait quand même pas oublier que c'est la droite libérale qui est au pouvoir et qui mène le jeu. C'est son premier ministre qui dit : “Nous avons gagné la bataille idéologique.”
J'aimerais pouvoir lui dire qu'il se trompe… En voyant la nature de certains débats à gauche, je ne pense pas que ce soit demain…"

Ecrit par : Roger Felts

C’est précisément quand on trouve de la crédibilité aux stratégies de prise de parole et de raisonnement qui sont les siens qu’alors, en soi-même, "ils gagnent la bataille idéologique". Il ne suffit pas de prendre quelques tics de certains philosophes analytiques pour faire autre chose que de la sophistique.

Écrit par : Pli | 22 juillet 2008

"Concernant la formation des PLC, je pense aussi qu'imposer un master professionnel où les sciences de l'éducation se tailleraient la part du lion serait une catastrophe."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juillet 2008

Pour la formation des PE aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Je souscris à mon tour, pour le cas des PE.
Et effectivement, l'écrit des P.E. est sélectif, mais je trouve que la place du français, des maths, de l'histoire-géographie et des sciences (rien que ça) sont trop faibles. L'épreuve d'écoute musicale est-elle obligatoire, ou optionnelle à l'image de celle de la littérature pour la jeunesse ?

Écrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

"Merci à Steppenwolf pour l’article dont il nous donne aimablement le lien. Je l’ai lu un peu en diagonale mais ne vois pas vraiment ce qu’il apporte de nouveau au fond du débat."

Cher Pedro Cordoba, je crois au contraire que vous commencez à entrevoir que les mêmes scientifiques, qui travaillaient 34 ans plus tôt (article de 2006) sur les mêmes sujets, ont mis de l'eau dans leur vin.
Les études récentes (pas 1972, pas 1997) valident la théorie du "Family tree in every gene" d'Armand Leroi, si vaillamment contesté en 2005 par le SSRC.

Le vrai problème reste pour moi la faiblesse éventuelle d'institutions qui se laisseraient aller à appuyer leurs législations sur des différences si minimes, mais bien réelles.
BàV.

PS : Ravi d'apprendre que Mouron rouge n'est taxé que de fureur aveugle quand Manu et moi étions sur des positions ignobles d'ignorance crasse et imbécile.
L'humilité qui me caractérise me recommande de prendre ça pour des excuses...

Écrit par : Steppenwolf | 22 juillet 2008

Roger Felts, c'est le point de départ de votre réflexion qui n'est pas bon. Vous dites : "En utilisant les termes arachno et judéo phobie, vous faites bien entrer l'antisémitisme dans une catégorie pathologique."
Bon, alors, les molécules hydrophobes, elles font partie d'une catégorie pathologique à cause des médias ? Il n'y a rien qui puisse permettre d'affirmer que le langage courant fasse de l'homophobie une pathologie. Voilà, j'espère que ce n'est pas indigeste, comme remarque.
Sinon, je vous trouve bien réducteur quand vous me parlez des maires de grandes villes homos "demi-honteux" pour me dire que l'homophobie recule. J'aurais préféré que vous me parliez des suicides d'ados, mais vous devez être moins renseigné sur le sujet - on ne peut pas tout savoir.

En tout cas, je suis heureux que Darcos ait pris l'initiative qu'il a lancée, et si Dominique Versini est bien derrière cette décision, je la bénis mille fois.

Écrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

"PS : Ravi d'apprendre que Mouron rouge n'est taxé que de fureur aveugle quand Manu et moi étions sur des positions ignobles d'ignorance crasse et imbécile. L'humilité qui me caractérise me recommande de prendre ça pour des excuses..."

Il n'y a pas d'exclusive : le cumul n'est pas interdit en la matière !

Écrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

"L'épreuve d'écoute musicale est-elle obligatoire, ou optionnelle à l'image de celle de la littérature pour la jeunesse ?"

Ecrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

Les candidats ont le choix entre trois options: musique, arts visuels, (arts plastiques), ou littérature de jeunesse. L'EPS est obligatoire.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Autre questoin dont je ne me souviens pas qu'on l'ait traitée :

Le ministère prévoit-il de faire passer le recrutement des PE à Bac +5, et prévoit-il également de refonder le CRPE ?

Ce qui me semble nécessaire, c'est le développement des licences et master pluridisciplinaires à destination des PE, pour ne pas perdre les connaissances acquises dans le Secondaire.

Écrit par : Jeremy | 22 juillet 2008

Hé oui. C'est une idée que Pedro défend, (en ce qui concerne la licence, en tous cas), et je le suis totalement sur ce point.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Allez, un peu de poésie (et de politique) dans ce monde de brutes :

"La meilleure façon de servir la République est de redonner force et tenue au langage" (Francis Ponge)

Donnons tous et partout l'exemple! (même ici)

Écrit par : Sénéchal | 22 juillet 2008

N'est-ce pas un point sur lequel nous sommes tous d'accord?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

Enfin, jusqu'à ce que Toto soit rentré de vacances...

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juillet 2008

@ Jeremy

Monsieur, vous êtes un ongulé… Et pas un cheval… Un âne !

Écrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

Bonjour,
Vous avez raison, le registre érotique est certainement un des plus difficiles à manipuler. En faire un genre est une erreur. Musset n'est jamais aussi bon que lorsqu'il fait dire à Octave à propos de Marianne : Ma foi ma foi elle a de beaux yeux. Tout est dit. Nous y sommes.
Angelo et Pauline, Octave Mourret et Denise, tant d'autres qui ont nourri mon imaginaire, Jane Eyre, ah Jane Eyre, je ne peux les citer tous ces personnages ...
Ce qui compte c'est la non image, le non dit, le vagabondage de l'esprit.
Cette nuance est tout un art et c'est bien vrai un exercice périlleux. Trouver le mot, le geste, l'instant qui va faire basculer le lecteur vers sa propre représentation voilà le génie de l'écrivain, mais aussi sa punition.

Écrit par : Lune et Soleil | 23 juillet 2008

GIRAUDOUX ET LE DICTIONNAIRE
(considération finale sur les races)

Qu’il s’agisse de phobies ou de races, il faut se méfier des homonymes. Prendre le même mot dans des sens différents n’amène qu’à des confusions et des malentendus, pire encore dans les cas qui nous occupent. Et quoi qu’en dise Steppenwolf, l’emploi du mot « race » par tel ou tel biologiste ne correspond en rien à l’usage courant du mot « race ». Les sens inscrits dans la langue sont le résultat d’une très longue histoire (sur laquelle je reviendrai plus bas), enfouis dans des couches sédimentaires dont il convient de faire l’archéologie (Foucault). Il ne s’agit pas de mettre en place une police de la langue mais de donner un sens univoque aux mots qu’on emploie dans le discours scientifique. Un mot = un concept = un sens. Tel est l’avantage de réserver le mot « race » aux produits d’une sélection artificielle et de parler de « populations » lorsqu’il s’agit des différences (minimes et que personne ne nie) dues à la sélection naturelle en fonction des zones géographiques d’origine, des migrations ou de l’effet en retour des contextes sociaux et culturels sur le patrimoine génétique des êtres humains. Cela permet, en outre, de définir de façon précise en quoi consiste le racisme au sens propre (= biologique) et d’éviter, là encore, les homonymes.

C’est ici que je voulais faire intervenir Giraudoux. Ce type-là n’était pas un de ces prolos déboussolés, anciens électeurs du PC passés au FN, dont nous parlions au début mais un homme fort cultivé, pur produit de l’élitisme républicain (lycée, rue d’Ulm, quoi d’Orsay), grand écrivain, grand commis de l’Etat, nommé en 1939 au gouvernement Daladier et maréchaliste de suite. Un bon Français, un bon Européen aussi, pas nationaliste ni chauvin, partisan de l’ouverture des frontières (rencontre de Siegfried et du Limousin). Il félicite donc la France d’avoir su accueillir « outre nos frères suisses et belges, la race anglo-saxonne, la scandinave, la germanique, la latine ». Le mot « race » cependant a été employé, de façon neutre semble-t-il. Mais non. Car le texte (de 1939) continue : « Sont entrés chez nous, par une infiltration dont j’ai essayé en vain de trouver le secret, des centaines de mille Ashkénasis, échappés des ghettos polonais ou roumains… Horde…que sa constitution physique précaire et anormale, amène par milliers dans nos hôpitaux qu’elle encombre ». Toujours dans le même texte (« Pleins pouvoirs »), on trouve le vibrant éloge d’un fonctionnaire du Bureau d’émigration aux Etats-Unis : « C’était le défenseur le plus acharné de la race américaine… Il tenait d’abord de l’ELEVEUR, il excluait systématiquement celui qui était laid, celui qui était infirme… Il admettait un immigrant menacé de renvoi, à cause d’une couleur de cheveux sympathique, à cause d’une expression de son visage ou de ses yeux. Quelle mission plus belle que celle de modeler avec amour sa race ! ».

Quel sens a donc le mot « race » sous la plume de Giraudoux (et de celui de l’ensemble, ou presque, de ses contemporains) ? C’est un mot qui « homonymise » populations humaines et animaux domestiques. Pour « modeler avec amour sa race », pourquoi se priver des apports de la « technique » moderne aux anciens procédés, si rudimentaires, de la « sélection artificielle » ? Cela donne les chambres à gaz.

Or si l’on fait un peu d’archéologie à la Foucault, on constate que la « biologie des races humaines » telle qu’elle se met en place au milieu du XIX è siècle ne fait que reprendre, dans un contexte scientifique cette fois, une très vieille homonymie. Celle qu’on trouve dès l’apparition dans nos langues de ce mot « race », qui n’existait pas en latin et dont l’étymologie est fort incertaine. On trouve dans le premier Dictionnaire de l’espagnol, celui de Covarrubias (1611), les deux définitions suivantes : 1. s’applique aux chevaux pur-sang. 2. par extension, ceux qui ont une « mauvaise race », les Juifs. Peut-on dire les choses de façon plus claire ? Le racisme n’existait pas au XVIIè siècle, ni en Espagne ni ailleurs. Mais les homonymies de la langue invitaient déjà à mettre sur le même plan une population humaine particulière (toujours la même…) et des animaux domestiques. On connaît la suite. Qu’est-ce qu’un raciste donc ? Celui qui transforme ces homonymes en synonymes jusqu’à faire du génocide un moyen de sélection. Pour « modeler avec amour sa race », bien sûr. C’est pourquoi je ne peux qu’approuver les biologistes qui, refusant cette homonymie, tiennent à réserver l’emploi du mot « race » aux produits de la sélection artificielle des plantes et des animaux. Cela n’empêche pas de continuer à travailler sur la « génétique des populations » et d’approfondir, autant qu’on voudra, les mécanismes qui y sont à l’œuvre. Mais du moins, les doctrines racistes ne peuvent-elles pas s’appuyer sur les homonymies du discours de la science.

PS Après m’avoir renvoyé à Lewontin, steppenwolff me met entre les pattes un article du New York Times qui prend le contre-pied des thèses de Lewontin. J’ai du mal à savoir où il veut en venir. Un seul article ne fait pas le printemps. Les thèses de cet Armand Marie Leroi font apparemment l’objet de nombreuses discussions sur la Toile. Par exemple : http://www.onedroprule.org/about255.html
Je n’ai pas le temps d’approfondir la question. Mais je soupçonne fort que ces « nouvelles découvertes » (il y a tous les ans de nouvelles découvertes) ne font que ressusciter les homonymies dont j’ai voulu souligner les dangers.

Écrit par : Pedro Cordoba | 23 juillet 2008

Tiens, Pedro, on parle pas mal du substantif: "race", depuis quelques jours, sur ce blog, mais que penser du deuxième sens de l'adjectif: "racé"???

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juillet 2008

Le Petit Robert donne une citation de Mac Orlan qui nous fait revenir au sujet initial :
"Une petite fille publique, populaire et curieusement racée"

Écrit par : Pedro Cordoba | 23 juillet 2008

racé...mique

Écrit par : véra | 23 juillet 2008

un peu de sexe et beaucoup d'amour:

Barbara
Les amours incestueuses

Paroles et Musique: Barbara 1972


--------------------------------------------------------------------------------


Mon amour, mon beau, mon roi,
Mon enfant que j'aime,
Mon amour, mon beau, ma loi,
Mon autre moi-même,
Tu es le soleil couchant
Tombé sur la terre,
Tu es mon dernier printemps.
Mon dieu, comme je t'aime.

J'avais déjà fait ma route.
Je marchais vers le silence
Avec une belle insolence.
Je ne voulais plus personne.
J'avançais dans un automne,
Mon dernier automne, peut-être.
Je ne désirais plus rien
Mais, comme un miracle,
Tu surgis dans la lumière

Et toi, mon amour, mon roi,
Brisant mes frontières,
Et toi, mon soleil couchant,
Mon ciel et ma terre,
Tu m'as donné tes vingt ans
Du cœur de toi-même.
Tu es mon dernier printemps.
Mon dieu, comme je t'aime.

J'ai toujours pensé
Que les amours les plus belles
Etaient les amours incestueuses.
Il y avait, dans ton regard,
Il y avait, dans ton regard
Une lumineuse tendresse.
Tu voulais vivre avec moi
Les plus belles amours,
Les amours les plus belles.

J'ai réouvert ma maison,
Grandes, mes fenêtres
Et j'ai couronné ton front,
J'ai baisé ta bouche
Et toi, mon adolescent,
Toi, ma déchirure,
Tu as couché tes vingt ans
A ma quarantaine.

Mais, à peine sont-elles nées
Qu'elles sont déjà condamnées,
Les amours de la désespérance.
Pour que ne ternisse jamais
Ce diamant qui nous fut donné,
J'ai brûlé notre cathédrale.
Les amours les plus belles,
Les plus belles amours
Sont les amours incestueuses.

Adieu mon amour, mon roi,
Mon enfant que j'aime.
Plus tard, tu le comprendras.
Il faut, quand on aime,
Partir au plus beau, je crois
Et cacher sa peine.
Mon amour, mon enfant roi,
Je pars et je t'aime.

Ceci est ma vérité,
Du cœur de moi-même...

Écrit par : véra | 23 juillet 2008

Vous m'apprenez que si Dobolino a déserté, c'est de ma faute. Si c'est vrai, j'en suis désolé.

Ecrit par : Roger Felts | 22 juillet 2008
Je récuse, c'est absolument faux! Ce pourrait à la limite être "la faute" à l'être humain marseillais JPB (pas à l'auteur ni au professeur engagé dans une lutte pour la défense de l'école de la République) et encore, ça se discuterait grandement.

Écrit par : dobolino | 23 juillet 2008

@ Jeremy

Monsieur, vous êtes un ongulé… Et pas un cheval… Un âne !
Ecrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

Tant qu'à être un ongulé, mieux vaut être âne que cheval ! L'usage courant du mot "âne" comme synonyme d'imbécile, voire pire quand on ajoute "bâté", est révélateur de la fragilité des jugements humains. Et de leur perversité : que l'âne n'en fasse souvent qu'à sa tête prouve au moins qu'il en a une ; qu'il prémédite ses coups de pied pour les délivrer à bon escient le prouve encore. N'est-ce pas cette concurrence qui nous déplaît, au point de nous faire transformer l'amitié que nous devrions avoir pour ce semblable en mépris ? Tout au moins en mépris apparent, déni de la tendresse que nous portons à cet animal si proche de nous. Le cancre affublé d'un "bonnet d'âne" ne nous est-il pas plus sympathique que le "premier de la classe", ce pur sang "chouchou" mais inapte à tout sauf à courir en tête aveuglément pour plaire à son dresseur ?
Gardons-nous d'insulter l'âne car nous en sommes d'autres qui ne courons pas droit au but et traçons des sillons capricieux, plus ânes décidément que chevaux de courses menés à la cravache ou laboureurs asservis à l'araire.
Bongo brait dans son pré en lisant ce post.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 23 juillet 2008

.... Le cancre affublé d'un "bonnet d'âne" ne nous est-il pas plus sympathique que le "premier de la classe", ce pur sang "chouchou" mais inapte à tout sauf à courir en tête aveuglément pour plaire à son dresseur ?......
..
Ici pourtant sur ce blog que des premiers de la classe en train de se mesurer la kékette ntellectuelle la plupart du temps .
J'ai pas dit premières.

Écrit par : théorie et pratique | 23 juillet 2008

Je me permets d’apporter quelques compléments, en espérant être utile, sur l’élaboration des doctrines racistes.

En 1611, dans le Cotgrave, le mot « race » a le sens de lignage. Une sorte de « gens » en somme. Toutefois, pour s’en tenir à une simple évolution linguistique, et donc en faisant l’impasse sur Bruno, Bodin ou la division biblique, le mot « race » va servir assez vite, avant la fin du 17e , à la classification du genre humain chez Bernier (1) dans la « Nouvelle division de la terre… »(1684)
Naît un principe de division sur la couleur de peau et non sur l’origine géographique. On distingue déjà en somme les races au sens ethnologique( Mélanoderme, leucoderme, xanthoderme etc.). Si l’on suit ce principe de division, la race blanche comprend les Européens mais aussi les Indiens , les Egyptiens. En effet, la couleur des Indiens ne serait due qu’à l’exposition au soleil. Il n’en va pas de même pour les noirs qui, transportés sous un autre climat, ne changent pas de couleur. C’est donc, en conclut l’auteur, qu’ils n’appartiennent pas à la même race et qu’il y a quelque chose dans leur sang, leur sperme ou leur chair qui leur permet de reproduire ces caractères :

« La noirceur qui leur est essentielle, et dont la cause n’est pas l’ardeur du soleil, comme on le pense : puisque si on transporte un Noir ou une Noire d’Afrique en un pays froid, leurs enfants restent noirs. Il faut donc chercher la cause dans la contexture particulière de leurs corps, ou dans la semence, ou dans le sang, qui sont néanmoins de la même couleur que partout ailleurs. »




Si l’on en croit les auteurs de « Race, histoire et théories » , c’est dès les années 1690 qu’il vient aux savants l’idée de chercher un lien manquant entre le singe et l’homme, le singe étant déjà, chez Bodin, à mi-chemin entre le « déraisonnable » et le « raisonnable »(2). L’idée va faire son chemin. On sait que le fameux Gobineau « animalisait » déjà le noir . Il en va de même chez C. Vogt, le médecin et zoologue disciple et défenseur de Darwin. Celui-ci, dans ses » leçons sur l’homme »(trad. en 1865), entend démontrer qu’il n’y a pas d’unité de l’espèce chez l’homme de la même manière qu’il n’y a pas d’unité de l’espèce chez les singes : « ce qu’on l’on nomme espèce pour l’un de ces types, on ne peut le nommer race ou variété pour l’autre »(p. 224), Pour cela, il va procéder à la comparaison du « Nègre » et du « Germain ». Cette comparaison est globalement en défaveur du « Nègre ». Il y a mieux, l’examen des os, de la forme et de la capacité du crâne, de l’apparence du cerveau , tout va finir par lui révéler une « parenté simienne » : « tout cela laisse entendre la parenté simienne à travers l’enveloppe humaine »(p. 226)(3) Le but de l’auteur en effet est de montrer qu’il y a bien une évolution du singe au noir , du noir à l’homme, que le noir en somme est une transition entre le singe et l’homme. L’examen historique ne lui révélant pas d’évolution du noir ou du blanc, l’auteur peut conclure qu’il faut les considérer comme des « espèces différentes avec type indépendant » (4)



1 pour l’intégrale , « journal des scavans », année 1684 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343488023/date

en extrait dans le livre de Jacquard « La science face au racisme »

http://books.google.fr/books?id=szfsLo3VSVAC&pg=PA41&dq=%22nouvelle+division+de+la+terre%22&sig=ACfU3U3NNMH2iJDHeuhcNME6lQi4tMkmKA#PPA41,M1

2 Le théâtre de la nature universelle

3 Pour la petite histoire, dans la description scientifique du noir apparaît déjà la « verge d’une grandeur démesurée »
4 En somme, la biologie des races humaines n’existe pas. Elle est fondue dans la zoologie. Le but de l’auteur étant de démontrer l’unité de la zoologie.

Écrit par : uncertain | 23 juillet 2008

De grands premiers de la classe , mais petits flics de la pensée...

Écrit par : pratique et théorie | 23 juillet 2008

Pour complément (j’ignore si quelqu’un a déjà signalé cette déclaration) :


http://genomebiology.com/2008/9/7/404

Avec une traduction française sur le site de Mediapart :
http://www.mediapart.fr/club/blog/thomas-heams/220708/usages-raciaux-de-la-genetique-importante-declaration

Un point intéressant dans l’article 4 :
« nous reconnaissons que les catégories raciales et ethniques apparaissent et sont dépendantes des contextes sociopolitiques et ont changé de sens au cours des époques »

Écrit par : uncertain | 23 juillet 2008

Felts n'a pas écrit : Monsieur, vous êtes un ongulé… Et pas un cheval… Un âne

À Jeremy :

Un troll a malheureusement emprunté mon nom pour vous insulter. Sachez que je réprouve totalement ce procédé… Bien que je trouve cette formulation originale, elle n'est pas de mon cru. Votre entêtement à faire semblant de ne pas me comprendre, m'aurait sans doute autorisé à penser (pas à écrire) que vous étiez un âne, mais jusqu'à ce jour, j'ignorais tout du destin des ongulés… Le dictionnaire Robert m'a sorti de cette impasse : vous ne correspondait visiblement pas à un groupe d'espèces à sabot unique (unique par membre, je précise… mais sans compter le membre viril, je reprécise)… Notez qu'il spécifie une catégorie animal située entre l'ordre des mammifères placentaires et les proboscidiens, et qu'il n'évoque pas du tout la race… Ce troll a poussé la subtilité jusqu'à ne pas s'immiscer dans un combat qui manifestement “ne le regarde pas”.
Cet incident regrettable survient à un moment où je m'étais engagé à ne plus qualifier votre collègue et ami monsieur Christian Sibille de Ravi de la Gôche… Il y a de la malhonnêteté chez ce troll.
À titre de réparation, je ne peux que vous conseiller comme je l'ai fait pour Christian Sibille, d'aller vous imprégner de mon livre d'image :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/08/le-detournement%e2%80%a6/. C'est une excellente introduction à une réhabilitation du corps féminin, et en même temps, cela pérennise ce combat qui nous est cher et commun, la lutte contre le pédagogisme?… Cela vous éloignera (provisoirement) de la méchanceté des hommes.

À ce propos, je vous rappelle que vous m'avez demandé mon adresse informatique pour m'envoyer un texte qui magnifiait votre combat… Je vous ai fourni l'adresse, vous ne m'avez pas fourni le texte . Ma motion au congrès de Reconstruire l'École risque d'être insatisfaisante pour ce combat qui est avant tout le votre, mais aussi celui de tous les Républicains (surtout quand ce sont de bons démocrates…).

Bien qu'il ait quelques excuses car il a pu croire que c'était moi qui avait écrit cette formulation lapidaire, je m'élève contre l'analyse de Guy Morel. Si je le comprend bien, il estime que l'âne est insulté quand Jeremy est comparé à lui :“Gardons-nous d'insulter l'âne”. Certes le troll a tort d'avoir comparer Jeremy à un âne, sous mon nom et sans mon autorisation. Mais si on fait abstraction de cela, à quel animal peut on comparer Jeremy sans que ce soit une insulte pour l'animal ? Je n'en vois que deux : Morel et Felts… Mais je me demande si Jeremy, en ce qui me concerne, n'en fera pas une maladie.

À Dobolino :

Très heureux d'apprendre que l'information de Jeremy comme quoi vous auriez déserté à cause de moi est complètement bidon… Moi qui ne sème autour de moi qu'amour, ordre et rationalité, je me voyais mal en agent de la fracture sociale… Par contre vos propos sur la véritable raison sont tellement elliptique qu'ils autorise toutes les suppositions, y compris celle comme quoi Brighelli se serait rasé la moustache. Si cette dernière hypothèse est la bonne, nous serons deux à démissionner car Brighelli sans moustache, c'est comme un repas sans fromage, Landru sans barbe, ou Cordoba sans race…

Écrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

À titre de réparation, je ne peux que vous conseiller comme je l'ai fait pour Christian Sibille, d'aller vous imprégner de mon livre d'image. C'est une excellente introduction à une réhabilitation du corps féminin.

Ecrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

Roger, faites un effort concernant les prénoms et les noms de vos interlocuteurs. Ce n'est pas la première fois!
De plus, et je vais vous rassurer totalement à ce sujet, le corps féminin est totalement "habilité" à mes yeux, (et pas seulement à mes yeux, d'ailleurs... ;-) Il n'a donc aucun besoin de votre livre d'images pour "réhabilitation".
Ce qui ne m'a évidemment pas empêché par ailleurs de le feuilleter avec beaucoup d'aise!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juillet 2008

@jeremy

Une fois pour toutes, et pour solde de tout compte:
Non, mon cher, je ne reviendrai pas ici sous un autre pseudo, je suis trop crasse en informatique pour décocher les bonnes cases et j'avais laissé à d'autres le soin de m'inscrire sur le blog. Et puis, moi, je tiens mes engagements.
Vous m'accusez de ne pas savoir lire, j'en prends acte, mais convenez que vous refusez d'entendre vous même les arguments qui vous ont été donnés par l'un ou l'autre.
J'adore vos pastiches et vos parodies, et ce n'est pas la fureur qui m'aveugle, mais une saine colère qui s'est emparée de moi, colère qui couvait depuis bien des semaines. Le simple fait que vous usiez du terme "fureur" pour qualifier ce que j'ai écrit me renvoie à la folie et à la bête sauvage. Je vous remercie du compliment. Il me semble pourtant que, dès qu'il est question d'homosexualité, la passion l'emporte chez vous sur la raison, et que c'est vous qui alors, portez des oeillères.
Lorsque j'étais jeune, il y a fort longtemps, les militants de la cause homosexuelle revendiquaient une sexualité "supérieure", car déconnectée de toute procréation. Ils ironisaient sur le "mariage bourgeois" . Je vous laisse mesurer le chemin parcouru!

Écrit par : mouron rouge | 23 juillet 2008

Monsieur Felts,toutes ces fautes d'orthographe,c'est voulu ?c'est pour voir si on vous lit vraiment ?
Il y en a un paquet quand même !

Écrit par : moi qui vous l'dit | 23 juillet 2008

"PS Après m’avoir renvoyé à Lewontin, steppenwolff me met entre les pattes un article du New York Times qui prend le contre-pied des thèses de Lewontin. J’ai du mal à savoir où il veut en venir." écrit Pedro.

Non pas non pas, j'ai déposé sur ce blog le lien de l'article de Leroi le 17 juillet, sur le fil "Garçons et filles", relié à celui du SSRC, et notant une similitude d'empoignade avec la polémique Gougenheim. (1667ème et dernier jusqu'à présent message).
Ne voyant que la route poudroyer, Petit Poucet plaça des cailloux sur le chemin, qui égaraient Christophe comme un marin crétois dans les brumes de Dogger, mais décrivaient quelques reculades par rapport aux positions tranchées de Lewontin dans les années 70.
En dernier recours, je vous offrais sur un plateau l'article de Lewontin lui-même, en 2006.
Veuillez me pardonner si d'aventure ce procédé vous apparaît par trop jésuitique.
BàV.

Écrit par : Steppenwolf | 23 juillet 2008

Monsieur Felts,toutes ces fautes d'orthographe,c'est voulu ?c'est pour voir si on vous lit vraiment ?
Il y en a un paquet quand même !

Ecrit par : moi qui vous l'dit | 23 juillet 2008

iS ! C'est qui qui vous l'dit ? C'est moi, 1° personne du singulier ! Moi qui vous l'dis, IS !
Eh, quand on corrige les fautes des autres, faudrait voir à pas en faire soi-même !

Écrit par : catmano | 23 juillet 2008

À moi qui vous l'dit :

J'ai écrit cet article vers une heure… Je venais de subir une chimiothérapie dans la matinée… Je vous souhaite d'écrire ce texte sans faute après un tel traitement…

Merci quand même de me lire

Écrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

Catmano, quand même !
Vous n'auriez pas pu pensé que je l'avais faite exprès.
Cette faute.
Ca craint !

Écrit par : c'est moi qui vous l'dit | 23 juillet 2008

c'est moi qui vous l'dit écrit:
"Catmano, quand même !
Vous n'auriez pas pu pensé que je l'avais faite exprès."


Repérez la confusion entre le participe et l’infinitif.
A vous.

Écrit par : el corrector | 23 juillet 2008

Voici le même texte avec correction des fautes et quatre heures après la fin de la chimiothérapie.
Merci à : moi qui vous l'diSSSSSS
Mais surtout à Catmano, défenseur de la veuve, de l'orphelin, du cancéreux et de l'orthographe non faisandé…
.
Felts n'a pas écrit : Monsieur, vous êtes un ongulé… Et pas un cheval… Un âne

À Jeremy :

Un troll a malheureusement emprunté mon nom pour vous insulter. Sachez que je réprouve totalement ce procédé… Bien que je trouve cette formulation originale, elle n'est pas de mon cru. Votre entêtement à faire semblant de ne pas me comprendre m'aurait sans doute autorisé à penser (pas à écrire) que vous étiez un âne, mais jusqu'à ce jour, j'ignorais tout du destin des ongulés… Le dictionnaire Robert m'a sorti de cette impasse : vous ne correspondait visiblement pas à un groupe d'espèces à sabot unique (unique par membre, je précise… mais sans compter le membre viril, je reprécise)… Notez qu'il spécifie une catégorie animal située entre l'ordre des mammifères placentaires et les proboscidiens, et qu'il n'évoque pas du tout la race… Ce troll a poussé la subtilité jusqu'à ne pas s'immiscer dans un combat qui manifestement “ne le regarde pas”.
Cet incident regrettable survient à un moment où je m'étais engagé à ne plus qualifier votre collègue et ami, monsieur Christian Sibille de Ravi de la Gôche… Il y a de la malhonnêteté chez ce troll.
À titre de réparation, je ne peux que vous conseiller comme je l'ai fait pour Christian Sibille, d'aller vous imprégner de mon livre d'images : http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/08/le-detournement%e2%80%a6/. C'est une excellente introduction à une réhabilitation du corps féminin, et en même temps, cela pérennise ce combat qui nous est cher et commun, la lutte contre le pédagogisme?… Cela vous éloignera (provisoirement) de la méchanceté des hommes.

À ce propos, je vous rappelle que vous m'avez demandé mon adresse informatique pour m'envoyer un texte qui magnifiait votre combat… Je vous ai fourni l'adresse, vous ne m'avez pas fourni le texte . Ma motion au congrès de Reconstruire l'École risque d'être insatisfaisante pour ce combat qui est avant tout le votre, mais aussi celui de tous les Républicains (surtout quand ce sont de bons démocrates…).

Bien qu'il ait quelques excuses, car il a pu croire que c'était moi qui avais écrit cette formulation lapidaire, je m'élève contre l'analyse de Guy Morel. Si je le comprends bien, il estime que l'âne est insulté quand Jeremy est comparé à lui :“Gardons-nous d'insulter l'âne”. Certes le troll a tort d'avoir comparé Jeremy à un âne, sous mon nom et sans mon autorisation. Mais si on fait abstraction de cela, à quel animal peut-on comparer Jeremy sans que ce soit une insulte pour l'animal ? Je n'en vois que deux : Morel et Felts… Mais je me demande si Jeremy, en ce qui me concerne, n'en fera pas une maladie.

À Dobolino :

Très heureux d'apprendre que l'information de Jeremy comme quoi vous auriez déserté à cause de moi est complètement bidon… Moi qui ne sème autour de moi qu'amour, ordre et rationalité, je me voyais mal en agent de la fracture sociale… Par contre, vos propos sur la véritable raison sont tellement elliptiques qu'ils autorisent toutes les suppositions, y compris celle comme quoi Brighelli se serait rasé la moustache. Si cette dernière hypothèse est la bonne, nous serons deux à démissionner, car Brighelli sans moustache, c'est comme un repas sans fromage, Landru sans barbe, ou Cordoba sans race…

Écrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

el corrector
j'arrête de déconnez avec vous , je suis trop incompris.
J'arrête.

Écrit par : c'est moi qui vous l'dit | 23 juillet 2008

CRISTOPHE, vous n'êtes pas mon centre du monde. Pour la réhabilitation du corps féminin, je m'adressais à Jeremy pas à vous. Je vous avais conseillé cette même note, faite essentiellement d'images, parce que vous vous étiez plaint de ne pas comprendre ce que j'écrivais.

Écrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

Noter la bonne éducation de "c'est moi qui vous l'diSSS |" qui ne relève surtout pas les raisons qui expliquent mes fautes d'orthographe… Car il faudrait qu'il s'excuse de les avoir pointés, mais qui proclame qu'il est un incompris parce qu’on lui en a trouvé une ou deux…
R.F.

Écrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

"@jeremy: vous refusez d'entendre vous même les arguments qui vous ont été donnés" Non seulement je les entends, mais j'y réponds.

"J'adore vos pastiches et vos parodies" : merci (sincèrement) :-)

"Le simple fait que vous usiez du terme "fureur" me renvoie à la folie et à la bête sauvage" : non, votre réaction était simplement démesurée et excessive : le simple fait que l'homosexualité évoque pour vous la zoophilie, le bondage et les partouzes devrait vous conduire à vous interroger.

"dès qu'il est question d'homosexualité, la passion l'emporte chez vous sur la raison" : j'ai le ton sec pour répondre aux attaques et pour dire des choses simples, que je justifie à chaque fois : la circulaire de Darcos est une bonne chose, l'école doit faire une place à la lutte contre l'homophobie, l'homosexualité n'est pas une anomalie et l'homophobie existe toujours.

"Lorsque j'étais jeune, il y a fort longtemps, les militants de la cause homosexuelle revendiquaient une sexualité "supérieure" : LES militants ? DES militants, vous voulez dire.

Vous n'avez pas répondu à mes questions relatives à votre message précédent, j'en suis fort marri.

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

"Il y a de la malhonnêteté chez ce troll."

De la bêtise, aussi.

Dites donc, Roger Felts, il me semble que vous avez mal lu le message de Guy Morel (qui défend juste l'âne avec raison et talent). Cependant, quitte à être comparé à "nos ami(e)s les bêtes", je préfère à toutes les autres votre comparaison, qui me met sur le plan de Guy Morel et vous-même.

Pour le texte de Bassani, je vous avais dit qu'il me fallait des délais (vous n'avez pas dû lire ce passage !) Je vous l'envoie ce soir.

Bon, je pensais lire des remarques sur la formation pluridisciplinaire des PE, mais il n'y en a pas eu aujourd'hui. Heureusement que Christophe et Sylvie ont donné leur avis, eux.

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

Au fait, Vera = ... Vera Lane ? C'est vous ?

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

..de les avoir pointées,Roger.
roger !

Écrit par : c'est moi qui vous l'dit | 23 juillet 2008

Jérémy, je vous colle ci-dessous un texte qui a déjà eu les honneurs de ce blog, mais il y a bien longtemps...
Il fait partie d'une lettre que j'avais envoyée à M. Le Bris, suite à la lecture de son livre.
Il ne répond pas exactement à votre question, mais j'ai peur de manquer d'un peu trop de données sur ce sujet-là et de trop voir les choses par le petit bout de la lorgnette.
J'attends le texte de JPB et j'interviendrai si j'ai quelque chose à dire sur ce qu'il a écrit.

Je vous ai déjà parlé du succédané de formation que j’ai reçu pendant les années 1975/1976 et 1976/1977 ; à l’issue de ces deux ans, j’ai passé une épreuve écrite (certificat d’aptitude pédagogique) et une épreuve pratique en classe.
Au cours de ces deux ans, j’ai dû rendre une vingtaine de devoirs écrits, tous basés sur la psychopédagogie et/ou l’enseignement disciplinaire (il fallait généralement bâtir ce que l’on n’appelait pas encore une séance de français, de maths, d’éveil, d’EPS, de musique puis la commenter et l’argumenter). Certains de ces devoirs concernaient la maternelle et nous devions alors les envoyer à l’Inspectrice chargée des écoles maternelles (Nous, les vieilles badernes, nous avons remarqué à quel point les choses ont changé lorsque les IDEN spécialisées en maternelle ainsi que leurs conseillères pédagogiques ont disparu).
Comme je l’ai dit plus haut, ces devoirs étaient corrigés et annotés par les IDEN. Dès le premier devoir, on nous a « fermement enjoints » à surveiller à la fois notre écriture et notre orthographe, nous étions chargés d’enfants à former et il était proprement impensable que nous formions mal nos lettres. Si nous sentions que nous avions des lacunes, il fallait acheter un petit cahier d’écriture et faire des lignes jusqu’à acquérir une écriture régulière et conforme aux modèles proposés. Quant à l’orthographe, les quatre IDEN que nous avons rencontrés nous ont tous signalé qu’il était totalement inconcevable qu’il y ait des « fautes » dans nos copies de CAP.
En plus de ces journées de formation, dans les classes où nous effectuions nos remplacements (courts ou longs : la 3° année, juste avant ma « stagiarisation », j’ai eu un poste à l’année dans une classe unique (GS à CM2) de 22 élèves), nous recevions les visites fréquentes et impromptues (environ une par mois la première année) du conseiller pédagogique qui n’hésitait pas à nous donner des recettes, nous suggérer des lectures et prendre la classe à notre place.
Bien sûr, ce qu’ils nous préconisaient, c’était ce qui était à la mode à l’époque : les maths modernes (ensembles, bases, additions à trous...), les activités d’éveil, la grammaire structurale et l’un des IDEN était déjà un farouche partisan de la lecture d’albums pour l’apprentissage de la lecture ; il m’avait d’ailleurs fait dire par son conseiller pédagogique que je ne devais pas passer l’épreuve pratique du CAP dans sa circonscription car ma méthode Freinet ne passerait pas. L’IDEN chargée des maternelles m’avait fait passer le même message car j’avais refusé devant sa conseillère pédagogique de frapper dans mes mains en chantant à des petits de 2/3 ans : « Pomme de reinette et pomme d’api, on va se mettre en rang ! » parce que je trouvais ça débile et que les enfants venaient très bien se ranger sans qu’on bêtifie devant eux.
J’ai donc passé mon épreuve pratique dans une troisième circonscription un après-midi de printemps à la fin de ma deuxième année dans le CM2 du directeur dont j’assurais la demi-décharge. Il avait bien sûr « briefé » ses élèves qui ont été impeccables (maintenant cette école est classée ZEP). Au fond de la classe, il y avait trois personnes : l’IDEN, son conseiller pédagogique et une directrice d’école. Je devais présenter trois séances : musique, français et EPS. A la suite de cette partie pratique, ils m’ont posé quelques questions sur ce que j’avais produit, puis une deuxième partie portant sur « l’administratif » (les congés, les registres obligatoires, etc.). Comme vous le soulignez fort justement, c’est mon savoir-faire d’artisan qu’ils jugeaient encore à cette époque : ils se sont assurés que je « tirais vers le haut » des élèves déjà réputés difficiles (même si on ne parlait pas encore de ZEP, la population qui entourait l’école était déjà repérée comme « à risques ») ; ils ont vérifié que je serais capable d’assumer une direction d’école (notre département rural possédait encore de très nombreuses classes uniques ne disposant même pas d’une ligne téléphonique, en revanche, en tant que service public, nous bénéficiions de la franchise postale), ils ont à nouveau vérifié que je maîtrisais les savoirs fondamentaux et les programmes de l’école primaire, niveau par niveau.
Ca, c’était la formation d’ « avant » (elle n’était déjà plus vraiment d’avant : ma mère a vécu l’Ecole Normale de 1946 à 1950 (pour être finalement proposée et reçue au concours de Normale Sup) m’a souvent raconté le contenu de ses cours de seconde, première et terminale avec cours de couture et d’écriture obligatoire en plus du programme de la classe de Sciences Expérimentales (notre D à nous, leur S bio à eux). Les connaissances qu’elle a en littérature lui suffiraient sans doute actuellement pour intégrer sans peine un niveau agrégation de lettres modernes... Elle m’a aussi raconté la directrice qui débarbouillait en public les élèves – institutrices qui avaient le malheur d’arriver légèrement maquillées (comme dans Diabolo Menthe, de D. Kurys) et qui jugeait inadmissible que les internes choisissent (je sais, il faudrait un imparfait du subjonctif, mais j’ai de la peine...) de passer chaque dimanche dans leurs familles.
Pour la formation de « maintenant », j’ai hélas moi aussi de nombreux exemples de leur dégradation. Au hasard, petit florilège :
- F – DEUG de maths + Ecole Normale : « Dis, au fait, je voulais te demander, Louis XVI, ils l’ont guillotiné, mais Marie-Antoinette, ils en ont fait quoi ? »

- C – licence de ... + IUFM : affiche dans sa classe : Verbe être au présent : je suis – tu es – il est – nous sommes – vous êtEZ – ils sont.

- B – licence en Sciences de l’Education + IUFM : prépare tout elle-même, n’a aucun manuel, copie sur son ordinateur des livres entiers (des « J’aime Lire » de 40 pages pour les CM2), prépare ses « séquences d’observation réfléchie de la langue »à partir de ces bouquins et me montre une de ses œuvres : « Regarde, pour travailler le Passé Composé, qu’est-ce que tu en penses ? » Je lis un long texte où sont soulignés de nombreux verbes en deux parties... auxiliaire être au présent de l’indicatif... participe passé du verbe... « Bah oui, mais il y a un problème... » « Ah bon, oui, j’ai vu, il n’y a pas souvent l’auxiliaire avoir. » « Bien sûr, il est au passif ton texte, ce sont tous des verbes au présent passif. » « Au quoi ?... »

- C – liste complémentaire, larguée dans l’école pour remplacer un congé-maternité qui n’avait pas été prévu par l’administration (on se demande comment fait l’administration peut ne pas prévoir un congé-maternité) et – A – jeune PE - :
C : « Dis, Catherine, tu n’aurais pas du vinaigre chez toi ? (A l’époque, j’habitais au-dessus de l’école)
A : -Tu veux faire quoi avec du vinaigre ?
C : - Eh bien, dans « la main à la pâte », ils disent que si on met du vinaigre sur de la craie, ça mousse...
A : - Ah bon, pourquoi ? »
J’interviens, j’explique puis je conclus : « Mais, je te préviens, ça ne marchera pas.
A : -Ah bon, pourquoi ?
moi : - Parce que les craies que nous avons ne sont pas calcaires, c’est du plâtre.
A : - Et le plâtre, ça ne mousse pas ? »

B – encore elle – expose dans la salle polyvalente les panneaux que ses CE2-CM1-CM2ont préparés en une demi-journée après la visite de ruines romaines. Elle est très fière, d’autant que mes GS-CP-CE1 traînent lamentablement depuis trois semaines sur leurs panneaux de la classe de découverte : « Tu as vu, avec les miens, ça va beaucoup plus vite... » Ma collègue de maternelle et moi-même, un peu vexées, rétorquons : « Eh bien, tu vois, ça prouve au moins qu’on les a bien préparés, tes élèves.
- Oh non, ça n’a rien à voir ! » (Bon peut-être, mais sur les panneaux issus de ma classe, les textes étaient bien plus fournis et il n’y avait plus une seule faute d’orthographe... [Commentaire juillet 2006 : j’ai compris le pourquoi de cette réaction en lisant « Journal d’une institutrice clandestine » de R. Boutonnet]

Moi non plus, ça ne me fait pas rire quand je réalise que la plupart de ces jeunes collègues, remplies de bonne volonté, prêtes à se coucher à minuit tous les soirs pour « faire leurs fiches de prép’, auraient pu m’avoir comme instit depuis la section de petits...
Bien sûr, les humiliations subies par les élèves – institutrices qui étaient victimes de ces directrices – bonnes sœurs, humiliations qui pouvaient continuer ensuite sous la coupe de directrices ou directeurs d’école – maîtres après Dieu (j’en ai connu en début de carrière qui venaient intervenir dans nos classes pour nous mettre « plus bas que terre ») ou d’IDEN qui commençaient leur inspection l’oreille collée à la serrure, ces humiliations devaient être combattues. Mais cela nécessitait-il de jeter le bébé avec l’eau du bain ? Fallait-il tout démolir sans avoir la moindre idée de ce que l’on allait reconstruire à la place ?
Que leur enseigne-t-on, dans ces IUFM [commentaire juillet 2006 : maintenant que j’ai lu R. Boutonnet, je comprends mieux...] ? Comment s’y prennent-ils pour les déstabiliser à ce point ? Comment se fait-il que les nouveaux n’ont le plus souvent jamais entendu parler de Piaget, Freinet, Montessori, Decroly (je n’ai jamais osé tester Rousseau, Pestalozzi, Froebel, Montaigne ni F. Buisson ou Mmes Pape-Carpentier ou Kergomard...) ? Le seul avantage qu’ils ont sur nous, c’est qu’ils ne connaissent pas non plus « Libres enfants de Summerhill » ou « Une société sans école ».

Depuis l’histoire de Marie-Antoinette (c’était en 1989, bien sûr, car pour motiver nos petits apprenants, il faut coller à l’actualité), je pense que le report de recrutement des futurs instits a été une erreur et qu’il aurait bien mieux valu garder les Ecoles Normales qui auraient formé en deux ou trois ans de véritables spécialistes de la petite enfance et de l’enfance. Pourquoi obliger une personne qui se destine à tout enseigner aux enfants de 2 à 11 ans à se spécialiser pendant 2 à 5 ans dans une seule matière (la « sauveuse » de Marie-Antoinette avait un DEUG de mathématiques) ?
Ces Ecoles Normales auraient pu, bien mieux que l’université, mettre l’accent sur la croissance physiologique, psychologique et psychomotrice de l’enfant (je suis souvent étonnée par l’inculture de mes jeunes collègues de maternelle sur ces sujets). Elles auraient pu continuer à insister sur l’importance de l’orthographe, donner à leurs étudiants de solides connaissances historiques, géographiques et scientifiques, leur apprendre réellement leur métier.

Écrit par : catmano | 23 juillet 2008

Pour rire un peu avec la formation des professeurs(pour ceux qui ne connaissent pas ce dessinateur, qui est aussi PE, vous pouvez explorer le reste du blog, mais je pense que vous avez dû voir ses pubs à la TV ou dans la presse)
http://vidberg.blog.lemonde.fr/2008/05/29/un-bac5-pour-enseigner/#comments

Écrit par : uncertain | 23 juillet 2008

Catmano, vous les choisissez? Je n'en ai jamais vu des comme ça!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juillet 2008

"CRISTOPHE, vous n'êtes pas mon centre du monde."

Ecrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

J'espère bien! ;-)

Christophe, Roger, CHRISTOPHE.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juillet 2008

Catmano, vous les choisissez? Je n'en ai jamais vu des comme ça!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 juillet 2008

J'ai hélas les noms, Christophe. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas crade à ce point. :-(

Écrit par : catmano | 23 juillet 2008

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
(cri d'effroi)

Vous en rêviez, Pécresse l'a fait : TOUS LES CONCOURS DE RECRUTEMENT AURONT DESORMAIS COMME NIVEAU EXIGE LE MASTER :
- L'AGREGATION (ok)
Mais aussi :
- LE CAPES
- LE CRPE
- LE CAPLP !
- et le Concours de recrutement des CPE !

A long terme, la France comptera donc au moins 1 million de diplômés du Master (Bac +5), rien qu'en comptabilisant les personnels de l'Education Nationale !

Si les conditions d'enseignement restent les mêmes, et si les salaires ne grimpent pas très vite, il va y avoir une grande vague de diplômés aigris, au vu de l'investissement demandé et de la réalité vécue par la suite !

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

Les fonctionnaires sont aigris, malheureusement ils ne sont pas révolutionnaires. Consultez les statistiques ou l’Encyclopedia Universalis. Ils sont généralement surdiplômés (et donc sous-payés en regard de leur formation). Le goût pour le fonctionnariat est si répandu, la concurrence si grande, que le bachelier passe un concours niveau brevet, le licencié obtient le concours niveau bac, le titulaire d’un DEA passe les concours niveau licence . C’est cette situation qui permet aux sociologues d’expliquer la mauvaise humeur chronique de la fonction publique.

Écrit par : uncertain | 23 juillet 2008

Je note l'intelligence de "c'est moi qui vous l'dit |" et Christophe Sibille à qui je viens d'expliquer que j'ai subi une chimio ce matin.Ils continuent pourtant à repérer les fautes que je peux commettre dans mes notes aujourd'hui.
J'ai une histoire authentique qui symbolisait à mes yeux la bêtise humaine dans toute son horreur. Là, c'est moins marrant mais c'est quand même pas mal.
Mais peut-être qu'ils ne savent pas ce qu'est une chimio ?

Écrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

En tout cas, il faut absolument qu'ils développent l'obtention des masters à distance, car le ministère n'est peut-être pas au courant, mais il y a beaucoup de monde qui a besoin de bosser après le bac, et qui a déjà du mal à subsister sans travail jusqu'à la licence.

Alors si au moins la formation pouvait avoir lieu à distance, les gens pourraient par exemple travailler dans un restaurant à Aurillac, et suivre le master 2 de l'Université de Clermont-Ferrand, ou travailler dans une banque de Valence et suivre le master 2 de la fac de Chambéry ou Grenoble.

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

Jérémy, c’est de l’ironie ou de la résignation?

Écrit par : uncertain | 23 juillet 2008

C'est de l'expérience vécue, uncertain, et partagée par toutes les personnes autour de moi.

Il n'y a que les normaliens qui peuvent atteindre le niveau master sans se donner la peine de faire des petits boulots à côté. De quoi vit-on, pendant qu'on fait les cinq ans du master ?

Je crois qu'ils n'ont pas maîtrisé l'ensemble des conséquences de cette réforme, qui va démultiplier le nombre des étudiants et des petits boulots précaires, et qui va submerger les facs de tous les candidats aux concours de l'enseignement qui s'arrêtaient auparavant à la Licence.

Des cours de master 2 en amphi, quelle brillante idée !

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

(la dernière remarque, pour le coup, était bel et bien ironique).

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

"Je note l'intelligence de "c'est moi qui vous l'dit |" et Christophe Sibille à qui je viens d'expliquer que j'ai subi une chimio ce matin."

Ecrit par : Roger Felts | 23 juillet 2008

Roger, contrairement à vous, je ne vous ai jamais agressé.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juillet 2008

Et on en revient toujours au marronnier traditionnel :

Pourquoi vont-ils encore attendre le 15 décembre pour publier le nombre de postes disponibles aux concours, qui se déroulent le 30 janvier, le 15 mars et le 08 avri ????

La moindre des choses, ce serait de publier le nombre des postes AVANT les inscriptions, qui ont lieu autour du 30 septembre !!!

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

Deux de mes anciens élèves ont passé cette année le concours de professeur des écoles, l'un avec une licence de maths, l'autre avec une licence de droit. Si leur niveau en français est resté ce qu'il était en fin de première, ils ne sont pas armés pour enseigner cette discipline. Une formation pluridisciplinaire exigeante me paraît un préalable indispensable au recrutement.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 juillet 2008

En 5 ans, on peut espérer que la formation disciplinaire sera conséquente.

Organiser une licence pluridisciplinaire avec du français, des maths, des sciences, de l'histoire-géographie et des arts ne me semble pas la chose la plus difficile du monde.

Les masters devraient être là pour approfondir les connaissances dans chaque matière (Semestres 1 et 3), faire des stages d'observation (Semestres 1 et 3) et faire des stages de mise en pratique en situation d'enseignement (Semestres 2 et 4)

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

1. J'ai toujours ma moustache. Tout le reste est rumeur et fantasme.
2. Dobolino, comment diable l'être civil (à ,tous les sens du terme) que je suis pourrait être responsable de votre présente absence ? Et par ailluers, vous savez qu'il en est de la responsabilité comme de la Faute - il faut, pour l'assumer, avoir un minimum de sens d ela culpabilité.
Et le mien, ma pôvre, est inexistant. On ne me l'a pas greffé à la naissance - ni plus tard. Défaites-vous du vôtre, vous verrez, c'est très pratique.
JPB
PS. Pour se débarrasser d'un sentiment de culpabilité, il suffit, comme dans un conte célèbre d'Oscar Wilde, de découper son ombre autour de soi et de s'éloigner sur la pointe de spieds.
PPS. Décidément, je vais retarder un peu ma Note sur la formation des maîtres, et en pondre une (demain, promis) sur l'ineffable Jack Lang - notre prochain ministre...

Écrit par : brighelli | 23 juillet 2008

"je vais retarder un peu ma Note sur la formation des maîtres, et en pondre une (demain, promis) sur l'ineffable Jack Lang - notre prochain ministre."

Certes, mais les comptes-rendus les plus sérieux sur les ambitions du ministère en matière de concours de l'enseignement datent déjà du 21 juillet, il serait quand même temps qu'on en parle, de la formation des maîtres, des concours et des masters.

D'autre part, Jack Lang est pressenti pour être le Défenseur des Droits instauré par la réforme des Institutions, ça lui siérait tout de même mieux que le poste de ministre de l'Education, auquel il froisserait 90% des électeurs UMP.

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

"PPS. Décidément, je vais retarder un peu ma Note sur la formation des maîtres, et en pondre une (demain, promis) sur l'ineffable Jack Lang - notre prochain ministre..."

Ecrit par : brighelli | 23 juillet 2008

Vous croyez vraiment???

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juillet 2008

Selon Le Monde :

"Restera à mettre un nom sur le futur Défenseur des droits. Celui de Jack Lang, qui a beaucoup défendu ce concept au sein du comité Balladur, dont il était vice-président et qui a été le seul membre du PS à voter la réforme constitutionnelle, est évoqué."

Cependant : "M. Lang dément."

Darcos aurait-il démérité à ce point ?! Pécresse est-elle fatiguée de ce qu'elle fait ? Jack Lang ne préfèrerait-il pas avoir un jour le Ministère des Affaires étrangères, dont on dit qu'il souhaite l'avoir depuis des années ?

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

Saint Yvan Rioufol a dit : "Lang sera récompensé par Sarkozy, qui lui doit une belle victoire. Le président ira-t-il jusqu’à lui proposer un poste ministériel ? La possibilité avait déjà été caressée du temps de l’ouverture (dont on voit à quel point elle a radicalisé la gauche). Elle pourrait resurgir lors d’un prochain remaniement. Or, l’originalité de Lang ne peut faire oublier son désastreux passage à l’Education nationale, où il aura accompagné la déculturation de l’institution. Semblablement, sa politique de démocratisation de la culture aura surtout contribué à son nivellement et aux impostures commercialo-artistiques, qui conduisent aujourd’hui un Jeff Koons à exposer notamment, avec les encouragements des médias, un gigantesque homard dans une des salles du château de Versailles… Or, comme le fait remarquer Lang lui-même, le texte a été adopté "par deux voix de majorité, et non pas une seule". La droite, qui depuis lundi se dit débitrice et ne cesse de le remercier pour sa dissidence, ne lui doit donc rien, sinon d’avoir mis la zizanie au PS. Ce petit plaisir n’oblige pas la majorité a en faire plus que nécessaire. Alors, oui: merci Jack Lang ! Et basta !"

Ils ne sont pas prêts à le voir ministre, à droite, et surtout pas de l'Education.

Moi je parie donc contre l'allusion prédictive de Brighelli, et je parie plutôt pour le poste de Défenseur des droits ou le Ministère des Affaires étrangères, quand Kouchner sera fatigué.

Écrit par : Jeremy | 23 juillet 2008

Comment les professeurs vont-ils être recrutés à partir de septembre 2009 ?
Ca fait froid dans le dos...
Ou comment Darcos et Pécresse sacrifient le recrutement sur l'autel de la rentabilité...
Ce n'est même pas la peine d'essayer de se rappeler ce que Sarkozy disait durant la campagne présidentielle au sujet de l'excellence et tout et tout... les promesses n'engageant que ceux qui y croient.

Voici donc 2 copiés-collés :

Compte rendu de la rencontre de la Coordination Concours Lettres de la SMLLOO
avec Mme Bénédicte Durand, conseillère de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
21 juillet 2008, 10-12h

1° Les épreuves du nouveau CAPES
Sur les épreuves des nouveaux concours, les informations données par Mme Durand confirment, en les précisant quelque peu, celles qu’avait données M. Sherringham le 15 juin.
- L’agrégation ne connaîtrait « pas de grand changement » ; à terme, les agrégés seraient nommés exclusivement en lycée, en classes préparatoires et dans « le L des Universités ».
- Pour le nouveau Capes, « trois types d’épreuves » (voir communiqué du conseil des ministres du 2 juillet 2008) sont envisagés ; notre interlocutrice nous redit que le souhait du ministère est de réduire le nombre des épreuves selon une configuration qui serait la suivante:
•1 ou éventuellement plusieurs épreuves disciplinaires (nos arguments en faveur d’épreuves multiples ne paraissent guère entendus : dans le nouveau système, c’est dans le cadre du master plutôt que par le concours que s’évaluera la maîtrise des compétences disciplinaires. Le master sert à former, le concours ne fait que recruter)
•1 épreuve de « connaissance du système éducatif » (réclamant notamment des connaissances en droit et sociologie)
•1 épreuve « pédagogique » (« organisation et planification de l’enseignement »).
L’idée majeure qui sous-tend la réforme est qu’un concours disciplinaire ferait double emploi avec le contrôle des connaissances en master. Pour devenir enseignant, il faudra à la fois réussir un M2 et réussir le concours : c’est plutôt la réussite du M2 qui sanctionnera les compétences disciplinaires du futur enseignant : « Ce n’est pas le concours qui décide de la qualité de la formation », dit Mme Durand, ce qui signifie pour elle que le concours n’a pas vocation à évaluer la formation disciplinaire des candidats (charge réservée au master), mais plutôt leur capacité à enseigner efficacement. D’où cette autre maxime à méditer : désormais, « vous n’existez plus par le concours, vous existez par les masters ».

2° Le calendrier
Le projet en cours d’élaboration devrait être terminé dans six mois, pour entrer en vigueur en septembre 2009. En septembre, Mme Pécresse et M. Darcos annonceront une série de mesures ; notamment l’ensemble des universités devront revoir leurs maquettes de masters en vue d’habilitations à l’été 2009.

3° Nouveaux masters : « Les Universités ont la main »
Aussi étrange que cela puisse paraître, les Universités vont donc être invitées dès la rentrée à repenser complètement les maquettes des masters en fonction de la préparation aux concours, sans toutefois connaître d’emblée la maquette exacte de ces nouveaux concours. Cette dernière précision nous a été répétée : il s’agit là d’une volonté politique affichée comme telle.
Pour notre interlocutrice, les masters en sciences humaines et sociales - et également en lettres - sont trop légers par rapport à ceux des autres secteurs disciplinaires. D’où l’idée d'augmenter significativement la charge horaire avec un tronc commun de M1, renforcé en volume horaire. Quant au M2, le premier semestre serait exclusivement consacré à la préparation du concours, de sorte que le M2 sera beaucoup plus faible en terme de préparation à la recherche qu'aujourd'hui. Rien n’est dit en revanche sur le semestre 4 du master qui reste dans le flou. Il est signalé que l’écrit des concours devrait se passer dans la même période, vraisemblablement en février. La préparation de concours devrait, elle, commencer début septembre et durer six mois.
D’une façon générale, notre interlocutrice n’indique pas dans quelle mesure et selon quelles modalités pratiques les nouveaux masters pourraient concilier la formation à la recherche (nécessairement spécialisée) et la préparation des concours (nécessairement généraliste) ; pour elle, c’est aux universités qu’il reviendra d’inventer des solutions originales. La CPU, l'inspection générale et la CDIUFM sont considérées comme essentielles dans cette élaboration.
Quant aux contenus des nouveaux masters destinés aux futurs enseignants (PLC et professeurs d’école), les universités devront aussi faire preuve d’initiative et innover ; c’est surtout aux universités elles-mêmes que reviendra la responsabilité de définir les contenus des nouveaux masters. Pour préciser quels devront être les enseignements délivrés en master à destination des futurs enseignants et en vue de la préparation des concours, le ministère définira un cahier des charges, mais sans entrer dans le détail des enseignements discipline par discipline.
Il conviendra, laisse entendre notre interlocutrice, de ne pas limiter l’enseignement à nos disciplines spécifiques : on pourra par exemple proposer aux futurs enseignants (PLC et professeurs d’école) des enseignements de psychologie, ou de pathologie du langage. La difficulté essentielle tient à la polyvalence des professeurs d’école et à l’articulation avec les masters.
Mme Durand indique qu'on peut concevoir un master enseignement, un master recherche, un master métiers du livre. A terme toutefois, il est envisagé d’abandonner la distinction actuelle entre master de recherche et master professionnel, puisque d’excellents professionnels peuvent aussi être d’excellents chercheurs.
Pour les étudiants en lettres qui continueront à préparer les concours de recrutement avant de s'inscrire en thèse, et qui suivront donc un M2 professionnel, on peut imaginer une troisième année axée sur la recherche : c'est, nous indique notre interlocutrice, ce à quoi songerait l'École normale supérieure. Elle souligne la difficulté économique que représenterait cette année supplémentaire pour les étudiants de l'université.
La conseillère insiste aussi sur l’accroissement important des effectifs qu’entraînera la réforme : finis les cours de master à 15 étudiants ; tous les futurs enseignants devant obtenir un M2, les étudiants seront beaucoup plus nombreux… si bien que certaines universités seront amenées à refuser des étudiants en master faute de place. D’où l’idée qu’une sélection à l’entrée en M1 pourrait devenir nécessaire.
Enfin, il est indiqué que tous les concours de recrutement auront désormais comme niveau exigé master : outre l’agrégation, le CAPES et le concours de professeur des écoles, les concours de PLP et de CPE auront les mêmes conditions.

Compte rendu de la rencontre de la SLLMOO avec M. Sherringham, conseiller du ministre de l’Education Nationale X. Darcos
15 juillet 2008, 16h

La présidente de la SLLMOO, Joëlle Ducos, et deux des membres du Bureau, Chantal Connochie-Bourgne et Pierre Nobel, ont été reçus par M. Sherringham ; l’objet de la rencontre était la mise en place d’un nouveau concours de recrutement des professeurs des collèges et lycées.

1° concours national avec ou sans recrutement académique ?
Le nouveau concours est national au niveau des épreuves : le recrutement académique ne paraît pas envisagé.

2° Lettres Modernes/Lettres Classiques
A la question sur une éventuelle fusion de ces deux disciplines et la création d’un concours commun de lettres, il a été nettement dit qu’elles n’étaient pas envisagées dans le projet actuel, mais qu’une réflexion pourrait être engagée ultérieurement.

3° l’articulation CAPES/Master
Le pilotage des concours relève du ministère de l’éducation nationale, celui des masters de la CPU et du ministère de l’enseignement supérieur; il incombe aux universités de mettre en place les quatre semestres de master. M. Sherringham insiste sur la nécessité d’une formation à la recherche pour tous les enseignants. L’encadrement des « masterisants » doit être renforcé dans ce sens, de nouvelles modalités d’évaluation peuvent être fixées. La préparation doit être envisagée sur l’ensemble des semestres de master avec une double composante qui est la recherche et la formation du futur enseignant : il faut songer à une augmentation du volume horaire des masters pour permettre cette double formation. La question des stages est restée sans réponse. La confection d’une maquette nationale correspondant à la préparation des
concours est une hypothèse envisageable, mais qui relève du ministère de l’Enseignement
Supérieur.

4° le calendrier
Les travaux préparatoires des commissions dont la composition reste encore inconnue doivent aboutir à la fin de l’année civile 2008.
M. Sherringham invite les universitaires de toutes disciplines à envoyer au Cabinet du Ministre de l’Education Nationale, avec copie pour information à la CPU, des propositions sur les épreuves (voir ci-dessous 5°) de ce nouveau concours de recrutement en octobre 2008. En particulier il attend celles que la SLLMOO pourrait lui faire en association avec les autres sociétés savantes et universitaires.
L’année universitaire 2008-2009 sera une année de transition ; une réflexion doit être menée dans les universités au sujet de la validation de certains enseignements (obtention de pointscrédits) qui permettront d’entrer en M2. Ces dispositions seront à mettre en place pour les futurs candidats à ce concours, ceux qui sortent de L3, ceux qui sortent de M1 et ceux qui ont échoué au CAPES.

C’est en septembre 2009 que cette réforme des masters et des concours (CAPES, CAPET et CRPE) entrera en vigueur ; les candidats ne pourront s’y inscrire que s’ils sont inscrits en M2.
La première promotion du concours sous sa nouvelle forme sera celle de 2010.

5° Les épreuves de ce concours
M. Sherringham précise que « trois types d’épreuves » (voir communiqué du conseil des ministres du 2 juillet 2008) ne signifie pas « trois épreuves » ; toutefois il ne cache pas que le souhait du ministère est de réduire le nombre des épreuves selon une configuration qui serait la suivante:
1 ou éventuellement plusieurs épreuves disciplinaires
1 épreuve de méthodologie qui s’apparenterait à une leçon et serait de ce fait « disciplinaire »
1 épreuve d’histoire de la discipline ou de l’enseignement.
Il appartient aux universitaires de proposer une ou deux épreuves de type « disciplinaire » (il semble qu’au-delà de ce chiffre, la proposition ne sera pas reçue et la possibilité d’un tirage au sort est évoquée pour l’écrit et de faire des propositions pour l’ensemble de ces épreuves. A l’oral, il semblerait qu’on s’oriente vers une épreuve qui soit une sorte d’étude de cas, mais appliquée à des situations concrètes à la frontière du disciplinaire et du professionnel : elle ressemblerait à celle qui est en usage pour le recrutement du personnel administratif. A été évoquée aussi la présence de chefs d’établissements, d’inspecteurs, etc., dans le jury. Le coefficient de l’épreuve ne devrait pas être démesuré, pas ridicule non plus.

Les épreuves écrites se dérouleront à la fin du second semestre de M2, soit au troisième semestre de master ; les résultats d’admissibilité devraient être donnés dans un délai assez bref ; les épreuves orales pourraient se dérouler à la fin du second semestre de master 2, mais ces dates sont susceptibles de bouger : mais M. Sherringham attend d’avoir les dates demandées par l’administration, les affectations devant être faites pour la rentrée de
septembre ; il se pourrait donc que l’oral soit placé avant la fin du second semestre de M2 ; les universités auront à réfléchir à un calendrier qui permette l’organisation d’une session de rattrapage en juin, puisque les admis à ce concours ne pourront en obtenir la validation (donc leur recrutement) que s’ils ont obtenu le niveau M2.

6° concours sur programme ?
La question du programme a aussi été posée (terme que M. Sherringham avait employé plusieurs fois au cours de l’entrevue ; il évoquait même la possibilité d’un programme sur deux ans) ; la réponse est restée vague: le programme est celui des lycées et collèges. Sur ce point aussi des propositions peuvent être faites.

7° CAPES et agrégation
L’agrégation est maintenue en l’état pour l’instant. Elle doit cependant correspondre au même schéma, c’est-à-dire être obtenue avec un diplôme de master, ce qui signifie qu’elle doit se passer en M2. Toutes les dispositions antérieures (exigence de la maîtrise ou CAPES) sont désormais caduques. Il y aurait donc sur le modèle des écoles d’ingénieur trois concours correspondant à des niveaux différents : CRPE, CAPES et Agrégation.

Écrit par : Pat | 24 juillet 2008

Merci Pat : c'est à ces documents-là, que j'ai reçus par mail il y a peu, que je faisais allusion quand je disais : "Les comptes-rendus les plus sérieux sur les ambitions du ministère en matière de concours de l'enseignement datent déjà du 21 juillet, il serait quand même temps qu'on en parle ici aussi, de la formation des maîtres, des concours et des masters. "

Cela dit, je pense que Jean-Paul Brighelli a des infos complémentaires émanant d'autres sources, et j'aimerais bien connaître ces infos-là aussi.

Écrit par : Jeremy | 24 juillet 2008

"Ou comment Darcos et Pécresse sacrifient le recrutement sur l'autel de la rentabilité..."

On peut les taxer de tout ce qu'on veut, mais le reproche automatique de la rentabilité me semble complètement caduque ici : qu'y-a-t-il de rentable à faire faire deux à trois ans d'études supplémentaires, payés par l'Etat, pour obtenir le même concours qu'avant ?

Écrit par : Jeremy | 24 juillet 2008

Parce que cela coûte bien moins cher de faire des masters bidons et des concours croupions que des vrais concours, avec un nombre d'épreuves suffisant et donc avec les cours de préparation à l'université suffisants pour préparer ces épreuves.

Je précise ma pensée : vu ce qu'est l'Université actuellement, les étudiants n'apprennent réellement des choses qu'en prépa, s'ils y passent; parce qu'ils préparent un concours, puis au moment du Capes, parce qu'ils préparent un concours.
Si cette partie concours est réduite à la portion congrue, les profs qu'on recrutera seront moins bons pour ce qui est du contenu disciplinaire.

Si bien que les anti-pédagogistes auront été (nous aurons été) les idiots utiles de l'ultra-libéralisme : puisque ça va mal, faisons aussi mal avec moins de moyens.

Après, JPB peut toujours essayer de nous convaincre que si Ségolène Royal avait été élue, ce serait pire. Je ne sais pas qui peut encore le croire.

Écrit par : Pat | 24 juillet 2008

Je suis d'accord avec Pat. Si le master est en grande partie consacré à la préparation du concours, et si les épreuves de celui-ci sont simplifiées, je vois mal comment le résultat ne serait pas une baisse de niveau dans la discipline enseignée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 juillet 2008

"Si bien que les anti-pédagogistes auront été (nous aurons été) les idiots utiles de l'ultra-libéralisme : puisque ça va mal, faisons aussi mal avec moins de moyens."

Absolument.

Écrit par : Pli | 24 juillet 2008

Un article de City Journal sur les différences de résultats en sciences entre garçons et filles :

http://www.city-journal.org/2008/eon0728hm.html

Écrit par : Franck Boizard | 29 juillet 2008

Les commentaires sont fermés.