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24 juin 2008

GARCONS ET FILLES

                                                              Tous les garçons et les filles…

 

 

   Les filles réussissent mieux que les garçons : cette intuition commune à la plupart des enseignants — particulièrement les hommes — est confirmée par les statistiques. 14% des garçons ont des difficultés à lire, contre un peu plus de 7% de filles. Il y a près de 8 filles sur 10 au niveau du baccalauréat, et seulement 6 garçons sur 10. Une fille sur deux dans sa génération obtient un diplôme du supérieur ; il n’y a qu’un garçon sur trois dans le même cas. Les filles sont beaucoup moins concernées par le décrochage scolaire. Et (là il s’agit d’une estimation obtenue par recoupements, aucune statistique officielle n’existant sur ce sujet), dans neuf cas sur dix les conseils de discipline concernent des garçons.

     Enfonçons le clou : « À 14 ans, les filles sont pour les deux-tiers en troisième contre la moitié des garçons qui, à cet âge, sont environ un tiers à être encore en quatrième contre un quart des filles. Les garçons suivent également plus souvent un enseignement adapté. De façon plus générale, quel que soit le niveau d’enseignement, les filles sont plus jeunes que les garçons et redoublent moins souvent. Les différences précoces de résultats scolaires entre filles et garçons expliquent en grande partie leurs parcours différents car on connaît l’influence très forte du retard scolaire sur les scolarités futures des élèves. En effet, les filles entrent en CP avec des niveaux de compétences plus élevés que les garçons. Par la suite, elles réussissent également mieux à tous les examens du premier cycle (82% de réussite au Brevet contre 79% pour les garçons), du second cycle (84 ;4% de réussite au baccalauréat contre 79,9% pour les garçons), mais également aux examens de l’enseignement supérieur. » (1)

       Ne nous accablons pas sous les statistiques. Les filles ont, au Primaire, de meilleures compétences en lecture, et, globalement, dans toutes les questions relatives au langage. Et le phénomène se vérifie sur la longue durée : «  Parmi les élèves du panel 1989 dont le parcours scolaire a été suivi jusqu’au terme de l’enseignement supérieur, les garçons sont bien plus nombreux que les filles à ne pas obtenir le baccalauréat (14 points d’écart ) tandis que les filles sont plus nombreuses à devenir diplômées du supérieur, particulièrement au niveau « Bac+3 » ( 11points d’écart) » (2) Et si l’on se penche sur les échecs les plus marqués, on obtient les mêmes résultats. En France, 17% des jeunes (environ un jeune sur six) sortent sans aucune qualification du système éducatif. en 2005. Il s’agit de 8% de jeunes ayant arrêté leurs études avant la fin d’un second cycle de l’enseignement secondaire et de 9% de jeunes qui ont atteint la fin d’un second cycle, mais ont échoué aux Baccalauréat, CAP ou BEP. Ils sont 133 000 en 2005. Un garçon sur cinq se trouve dans cette situation de sortir du système éducatif sans CAP, ni BEP, ni Baccalauréat, alors que cela ne concerne qu’une fille sur sept. » Même constatation dans les SEGPA et autres dispositifs réservés aux enfants en difficulté : les garçons y sont en moyenne deux à trois fois plus nombreux que les filles.

     Résultat : « Davantage protégées que leurs homologues masculins par leurs diplômes plus élevés, leur taux de chômage est aujourd’hui, sensiblement inférieur à celui des garçons, à échéance égale de la fin de leurs études. »

     Cerise sur le gâteau, les filles issues de milieux sociaux défavorisées réussissent nationalement aussi bien que les garçons issus de milieux sociaux favorisés. Dans le cas de familles issues de l’immigration, l’hypothèse immédiate est que les filles se sentent probablement valorisées par le système scolaire, alors que l’égalité qui y règne répugne à des garçons traités en petits rois à la maison (pour mémoire, une étude de l’Inspection générale, il y a deux ans, faisait le même constat à propos de la Corse, ce qui entraîna sur l’île une levée de boucliers — à tort, ce me semble…).

     Alors, comment expliquer ces différences ? Faut-il désormais se pencher sur les garçons avec la sollicitude réservée aux espèces menacées ?

    Hypothèse génétique (les filles sont « naturellement » plus intelligentes que les garçons) : peu crédible, et peu étayée — même si l’INSERM note que la dyslexie, qui concerne environ 5% des élèves, touche surtout des garçons.

    Hypothèse prolétarienne : les garçons, plus forts physiquement, trouveront toujours à s’employer dans le secteur primaire (métiers manuels), ce qui n’est pas le cas des filles. Inconsciemment, les parents, dont les comportements sont souvent plus induits par des représentations mentales antérieures que par la réalité du marché, pourraient moins pousser les frères que les sœurs.

    Hypothèse inconsciente : au cours de leur scolarité, les enfants rencontrent surtout des femmes (enseignants, assistantes sociales, médecins, etc. sont des professions très largement féminisées — le seul métier de proximité majoritairement masculin, c’est flic), et les unes s’identifient pendant que les autres vivent dans le rejet. Du coup, les filles se construisent des parcours qui mènent vers ces métiers, ou des équivalents, alors que les garçons errent dans le système éducatif sans modèles de référence. À cela s’ajoute le mécanisme d’imitation / rejet du système familial : les filles ont à cœur de faire mieux que leurs mères, afin d’échapper à ce qu’elles ressentent souvent comme une servitude, surtout dans les couches de population les plus déshéritées, pendant que les garçons, par instinct œdipien, répugnent à imiter leurs pères — dont l’autorité a été sérieusement entamée par des années de chômage ou de galère. Et je ne parlerai que pour mémoire de tous ces garçons qui vivent dans des familles mono-parentales comme on dit par euphémisme — c’est-à-dire avec leur mère (4).

     Hypothèse hormonale : les filles deviennent femmes à l’adolescence (en moyenne vers 14 ans), pendant que les garçons restent bien au chaud dans un cocon d’enfance perpétuée. C’est ce que j’ai appelé dans mon dernier livre, Fin de récré, le complexe de Peter Pan. Caricaturalement, les garçons bavent devant des lolitas qui les méprisent. Et les modes vestimentaires actuelles n’arrangent rien : l’adolescent happé par le string de la fille assise devant lui a peu de chances d’être attentif en cours, la testostérone ne faisant pas bon ménage avec le travail scolaire. On en est même arrivé à interroger le bien-fondé de la mixité, devenue un credo à la fin des années 1960. Apprendre aux garçons à considérer les filles comme leurs égales, fort bien. Mais aujourd’hui, ce sont eux qui se pensent parias. Remettre en cause la mixité (nous disposons d’études anglo-saxonnes sur le sujet) n’arrange en rien les résultats scolaires des garçons, dans la mesure même où cela renforce les stéréotypes — et renforce la différence de performances.

 

    Ces diverses hypothèses peuvent bien entendu se combiner pour expliquer la fracture sexuée entre garçons et filles — une fracture qui tend régulièrement à s’accroître. Je notais plus haut les meilleurs résultats des filles quant aux compétences langagières en Primaire. À l’autre bout de la chaîne, on sait qu’elles entrent massivement dans les Prépas littéraires — ou dans les facs de Lettres, ou en Droit. Mais depuis quelques années, elles rivalisent de plus en plus avec les garçons dans les Prépas scientifiques — ou en Médecine. Encore une idée reçue qui succombe.

 

     Ces différences ne seraient pas bien graves (après tout, qu’importe que votre vétérinaire soit un homme ou une femme ?) si elles n’entraînaient pas des phénomènes inquiétants. Les garçons, qui se sentent inconsciemment rejetés par un système scolaire massivement féminisé dans lequel les filles entrent en connivence, ont à cœur de faire sentir leur différence — violemment. Les enseignants agressés sont quasi exclusivement des enseignantes. Les filles sont soumises à des pressions (le « succès » du port du voile est à ranger dans cette catégorie), des chantages, voire des attaques (le logiciel SIGNA du ministère constate, sans la commenter, une augmentation des agressions à caractère sexuel en milieu scolaire : la séduction implique des compétences de langage, le viol nettement moins…). Et il ne s’agit pas seulement des comportements de petits mâles adeptes d’un Islam radical — même si la fracture susdite nourrit abondamment le discours machiste de l’extrémisme religieux). Les clubs sportifs, les bandes de supporters, véhiculent des « valeurs » d’une misogynie affirmée. Les garçons n’ont plus guère de rites de passage officiels : ils les reconstituent dans les phénomènes de bandes. Et nous avons tous pu observer que les couples d’adolescents ont des attitudes de plus en plus dépourvues de sentimentalité — comme si le modèle quelque peu dégradant que proposent certaines émissions de télé déteignait sur les Roméos contemporains, qui négligent ostensiblement Juliette.

     De surcroît, les garçons qui se comportent « comme des filles » (les fameux « intellos », suspects de lèche dès qu’ils lèvent la main) sont victimes des mêmes ostracismes. Il est aujourd’hui chic, dans les classes, lorsqu’on est un petit mâle en quête de repères, de se faire aussi cancre que possible. Et je ne suis pas sûr que la fascination du vide (intellectuel) soit la meilleure réponse à la crise identitaire masculine — à l’école comme ailleurs.

     Alors, quelles mesures prendre ? Quelles solutions ? Comment infléchir les discours égalitaires pour récupérer des garçons qui se sentent méprisés, sans pour autant brimer les filles ? Il est un peu paradoxal de constater qu’un système éducatif qui, à l’origine, profitait surtout aux hommes s’est retourné contre eux.

     Je crois que c’est en modifiant notre regard sur les Savoirs — en réévaluant la Connaissance — que nous pourrons commencer à réduire une fracture qui, si elle s’accentuait, mettrait l’Ecole et la Société dans une situation d’extrême péril. Il faut lancer une nouvelle mode : si t’es pas intello, t’es zéro !

 

 

 

Jean-Paul Brighelli

 

 

PS. Cette Note s’appuie sur un article de mon ami Jean-Louis Auduc, vice-président de l’IUFM de Créteil (si !). Qu’il soit ici vivement remercié.

 

PPS. Quant à celles et ceux qui m'objecteraient que malgré les chiffres ci-dessus les postes de direction, dans le public comme dans le privé, sont encore majoritairement assumés par des hommes, je me permettrai de leur rappeler la situation actuelle entérine l'état de l'éducation d'il y a trente ans - et qu'en perspective, les directions se féminiseront au fur et à mesure que les générations actuelles remplaceront les papy-boomers. 

 

 

(1) Note d’information Direction de l’Evaluation et de la Prospective N°06.06 février 2006.

(2) L’Etat de l’Ecole n°16  octobre 2006. Indicateur 13. Sauf indication contraire, les citations suivantes sortent de cette étude.

(3) La non-mixité à l’école : quels enjeux ? Pierrette Bouchard, Jean-Claude Saint-Amant, Options CSQ, automne 2003

(4)  C'était la touche personnelle...

 

Commentaires

Hola,

Je suis la premiERE à poster !!! Tiens, j'ai grillé Saperlipopette!

Ecrit par : maria | 24 juin 2008

Hola,

Je suis la premiERE à poster !!! Tiens, j'ai grillé Saperlipopette!

Ecrit par : maria | 24 juin 2008

Ah ! C'est bien vrai que les filles nous passent toujours devant ! Pauvre Saperlipopette, il va en être malade !

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

Grillé aussi ! Trop de travail ce matin.

Et bien content de n'avoir que des filles. Qui cadrent tout à fait avec vos stats. Et tiennent les "petits mâles" dans un mépris infini...

Ecrit par : yann | 24 juin 2008

Suggestion :
mettre les garçons bons en classe à plusieurs dans une même classe. Ils forment un petit groupe uni. C'est stimulant pour eux et ils se font mieux respecter. C'est le cas de mon fils en 5 ème. Les meilleurs élèves sont au nombre de 5 : 4 garçons, une fille. Les 4 garçons sont respectés par les autres. Il y a un groupe de garçons qui font de leur mieux pour les imiter. Et puis, bien sûr il y a tout le reste des garçons déjà largués. Mais au moins, ils ont du respect pour les bons. En ce qui concerne la fille, elle est archi respectée.

Dans la classe de ma fille, 4ème, ce sont les filles qui sont les meilleures. Le seul gars brillant de la classe passe pour une femelette. Du coup, il devient insolent, histoire de faire mâle et se faire accepter par les autres garçons.

Mais bon, tout cela n'est pas politiquement correct et ce n'est pas demain la veille que les garçons accepteront de se faire dépasser par les filles sans réagir d'une façon ou d'une autre. Pour beaucoup, ils préfèrent déserter le champ de bataille plutôt que d'accepter la compétition avec les filles ! A signaler qu'ils se font un plaisir de se venger des filles en cours d'EPS.

Ecrit par : Florence | 24 juin 2008

Merci pour cet article brillant et fouillé (comme toujours), M. Brighelli.

C'est cependant la première fois que je n'en comprends pas la "structure" : vous exposez des preuves statistiques durant tout l'article pour démontrer et appuyer votre idée de départ , fort bien.

Puis, viens, en conclusion, l'essentiel, que je reproduis ici tellement c'est court :

"Je crois que c’est en modifiant notre regard sur les Savoirs — en réévaluant la Connaissance — que nous pourrons commencer à réduire une fracture qui, si elle s’accentuait, mettrait l’Ecole et la Société dans une situation d’extrême péril. Il faut lancer une nouvelle mode : si t’es pas intello, t’es zéro !"

C'est ce passage que j' aurais aimé voir développer, quitte à prendre mes désirs pour des réalités. Le lien entre le constat et la solution au problème est-il assez explicite ?

Ecrit par : Manu, qui a décidé d'être pénible aujourd'hui | 24 juin 2008

"Les garçons, qui se sentent inconsciemment rejetés par un système scolaire massivement féminisé dans lequel les filles entrent en connivence, ont à cœur de faire sentir leur différence — violemment. Les enseignants agressés sont quasi exclusivement des enseignantes."

C'était déjà le cas il y a quinze ans. C'étaient les garçons qui foutaient le bordel, les filles qui écoutaient, et les profs masculins avaient beaucoup moins de problèmes de discipline que les profs féminins.

Vous n'évoquez pas, tout simplement, le machisme ambiant, conscient et inconscient, qui dure depuis plusieurs millénaires, et qui a été analysé entre autres par Bourdieu dans La Domination masculine.

Et c'est amusant : quand vous parlez d'amour ou de mixité, vous n'imaginez meme pas qu'il puisse y avoir des ados homos. A propos d'un message entièrement dédié au(x) sexe(s), avouez que c'est une remarque qui n'est pas déplacée.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

C'est ce passage que j' aurais aimé voir développer, quitte à prendre mes désirs pour des réalités. Le lien entre le constat et la solution au problème est-il assez explicite ?

Ecrit par : Manu, qui a décidé d'être pénible aujourd'hui | 24 juin 2008

Il me semble que JPB a voulu souligner le lien entre le regard que notre société porte sur la connaissance, la culture, le savoir, bref sur la valorisation du savoir et l'envie que les élèves peuvent avoir de l'acquérir, sachant qu'un "objet" est d'autant plus convoité qu'il est plus désiré par les autres.

Ce désir se heurte aujourd'hui à la concurrence du "divertissement" et aux attaques du relativisme culturel.

Par ailleurs, et pour serrer de plus près le fil du blog, il est indéniable, d'un point de vue anthropologique que l'étude et en particulier la lecture favorise une "féminisation" symbolique de l'être intérieur ("féminisation" ne veut pas dire "efféminisation").

Ce phénomène est bien connu dans toutes les grandes traditions spirituelles de l'Humanité, notamment dans la tradition juive.

Il est possible que cette limitation imposée de l'affirmation masculine et de ses attributs traditionnels (violence, domination, mainmise sur les choses) soient perçue comme une abdication et une menace.

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

Vos remarques sont intéressantes, JPB, et formalisent de manière claire ce que nous constatons plus ou moins empiriquement tous les jours.
Hypothèse supplémentaire: les filles ne seraient pas forcément plus "poussées" que les garçons par les familles mais elles intégreraient les lois, "la loi" plus facilement que les garçons.
Question d'éducation, sans doute. Peut-être est-ce dû au modèle féminin que nos sociétés continuent de renvoyer: la femme, future responsable d'enfants, de famille... Je ne sais pas. Dans mes classes, l'image du père qui s'en va et qui laisse tomber sa famille et de la mère qui reste pour tout assumer est prégnante. Les psy pourraient peut-être nous en dire plus.
Et pourtant malgré tous les chiffres que vous avancez, dans le monde de l'entreprise, les femmes se retrouvent souvent en position d'infériorité. Les projets intéressants leur échappe comme par hasard, les postes de direction leur sont moins souvent attribués...
Il serait intéressant de poursuivre votre analyse en mettant en regard la féminisation de la fonction publique et des professions libérales qui vont dans le sens des stats que vous présentez et le monde de l'entreprise où les choses sont, me semble-t-il encore bien différentes.
Car la vie de famille avec ses contraintes et ses obligations semblent ne pas être un obstacle au même degré selon qu'on fait carrière dans l'entreprise ou non.
J'ai un peu l'impression que le "retard" que prennent les garçons dans leurs études est rattrapé ultérieurement dans le monde du travail. Les carrières féminines brillantes s'évanouissant parfois face aux responsabilités familiales qui prennent le pas.
Tout cela n'est qu'empirique et mériterait une étude sérieuse et chiffrée.

Dans tous les cas de figure, oui, pour le " Si t'es pas intello, t'es zéro". Mais ce n'est pas le chemin que prend l'école actuellement ni l'image que les chefs d'établissements féminines offrent, hélas!

Ecrit par : Sanseverina | 24 juin 2008

Même si les filles réussissent mieux que les garçons, elles sont encore sous représentées dans les filières scientifiques du lycée et de l'enseignement supérieur. En fouillant sur le net rapidement après lecture de votre article, j'ai trouvé un document de l'association Femmes et mathématiques qui indique qu'en 1998, il y avait 22% de femmes dans les écoles d'ingénieurs et 35% en troisième cycle scientifique, contre 59% en troisième cycle littéraire! Certes ces chiffes ont dix ans, mais je ne pense pas qu'ils aient beaucoup bougé depuis.
Quant aux garçons qui jouent aux petits caïds devant ceux qui veulent travailler, ils sont d'autant moins nombreux que le collège ou le lycée se situe dans une zone d'autant plus favorisée. Dans mon lycée de banlieue "chic", la majorité des garçons de ma classe de terminale se battent pour être admis les meilleurs classes prépas.

http://wwwmaths.univ-bpclermont.fr/irem/documents/archives/mathfemmes.pdf

Ecrit par : Archytas | 24 juin 2008

"Les garçons, qui se sentent inconsciemment rejetés par un système scolaire massivement féminisé dans lequel les filles entrent en connivence, ont à cœur de faire sentir leur différence — violemment. Les enseignants agressés sont quasi exclusivement des enseignantes."

C'était déjà le cas il y a quinze ans. C'étaient les garçons qui foutaient le bordel, les filles qui écoutaient, et les profs masculins avaient beaucoup moins de problèmes de discipline que les profs féminins. Je viens de relire un bouquin des années 70 (dans lu lycée où la mixité existait déjà) : ceux qui fichaient le plus le bazar, c'étaient déjà les garçons...

Vous n'évoquez pas, tout simplement, le machisme ambiant, conscient et inconscient, qui dure depuis plusieurs millénaires, et qui a été analysé entre autres par Bourdieu dans La Domination masculine.

Et c'est amusant : quand vous parlez d'amour ou de mixité, vous n'imaginez meme pas qu'il puisse y avoir des ados homos. A propos d'un message entièrement dédié au(x) sexe(s), avouez que c'est une remarque qui n'est pas déplacée.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Dans mes classes, l'image du père qui s'en va et qui laisse tomber sa famille et de la mère qui reste pour tout assumer est prégnante.
Ecrit par : Sanseverina | 24 juin 2008

A propos de prégnance on en est pas encore en France dans la situation de certaines écoles américaines où les jeunes filles nouent des "pregnancy pact", comme dans ce lycée de Gloucester!
Mais qui sait?

Ecrit par : marigot | 24 juin 2008

Est-ce qu'une des solutions possibles pour renouer avec l'excellence chez les garçons ne serait pas la réintroduction (modérée) de la compétition dans les études ?

Ce que vous dites, Archytas, est vrai, mais se limite à la première et à la terminale, souvent, et dans des matières jugées "importantes" par les élèves (les Maths et la Physique).

Mais pourquoi ne pas proposer à nos petits cadets une émulation plus importante dans le cadre des cours ? J'ai pris l'habitude, par exemple, de lancer de temps en temps des défis sur les exercices, de faire un petit palmarès sur les meilleures progressions d'un devoir à l'autre... cela les stimule tout particulièrement.

Bien sûr, il n'est pas nécessaire d'en revenir à la compo trimestrielle avec classement, mais là encore on a peut-être jeté le bébé, le canard et la puéricultrice avec l'eau du bain.

Les filles ont en moyenne une approche plus individuelle de l'école, les garçons cherchent à se situer davantage par rapport à un groupe. On peut peut-être partir de ces aspirations et les utiliser, non ?

Ecrit par : sanjuro | 24 juin 2008

Ou alors, vu que les repères proposés à nos petits mâles sont souvent des footballeurs incultes autant que milliardaires, pourquoi ne pas composer d'équipes de football mixtes? Cela permettrait peut-être de résorber l'écart en donnant les mêmes exemples à suivre aux demoiselles? ;-)

Robin, il me semble que "Saperlipopette" soit également du beau sexe...

Jeremy, je me demande ce que penserait Caroline Fourest de ce problème, et de la manière dont il est posé... :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 juin 2008

Mais pourquoi ne pas proposer à nos petits cadets une émulation plus importante dans le cadre des cours ? J'ai pris l'habitude, par exemple, de lancer de temps en temps des défis sur les exercices, de faire un petit palmarès sur les meilleures progressions d'un devoir à l'autre... cela les stimule tout particulièrement.

écrit par Sanjuro

Je le fais aussi et ils adorent !

Mes souvenirs d'élève de lycée mixte sont ceux d'une saine émulation entre filles et garçons de la 6ème à la terminale , années 60-70 .

Les garçons ne cherchaient pas à être les héros du zéro !

Quant à la féminisation à outrance du corps enseignant , c'est une catastrophe pour la collectivité . Cette année , seulement 3 profs de lettres hommes pour 10 femmes . Un part à la retraite , donc plus que deux .

Sur 3 CPE , 1 homme, qui part l'année prochaine .
Quant aux surveillants , 2 garçons sur 12 !

Où sont les hommes ?

Ecrit par : Amélie | 24 juin 2008

Caroline Fourest dirait que Jean-Paul Brighelli est un réac qui s'ignore dans d'autres domaines que l'éducation, qu'il écoute trop Eric Zemmour en matière de genres, et que quand il étudie la différenciation filles/garçons, il ne se rend pas compte qu'il pourrait étudier aussi la distinction grande taille/petite taille, blond(e)s/brun(e)s, homos/hétéros, blancs/metis, yeux bleus/yeux verts, etc. Mais bizarrement, il trouverait toute ces catégorisations incongrues et par trop essentialistes. Caroline Fourest arriverait à le faire réfléchir sur son propre message, et peut-être même prendrait-elle dans le panthéon intellectuel de Jean-Paul Brighelli la place d'Eric Zemmour.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

"Quant à la féminisation à outrance du corps enseignant , c'est une catastrophe pour la collectivité"
Ecrit par : Amelie (forcement).

Ah oui, la perte du référent. On nous fait le coup régulierement.

Rassurez-vous, Amelie, les enfants auront leur référent masculin à la maison, quand ils auront des familles avec deux papas :-)

D'ailleurs, je me souviens avoir lu certains de vos messages avec des participes passés, vous concernant, accordés au mascullin, bien que l'auxiliaire fût le verbe être. C'étaient des fautes de frappe ou vous êtes bien de sexe masculin ?

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Hola,

Je suis la premiERE à poster !!! Tiens, j'ai grillé Saperlipopette!

Ecrit par : maria | 24 juin 2008

Ah ! C'est bien vrai que les filles nous passent toujours devant ! Pauvre Saperlipopette, il va en être malade !

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

Saperlotte Robin! vous trouvez donc que Saperlipopette est un pseudo masculin? permettez-moi cher monsieur de vous adresser un sourire très féminin ...
pirouette de Saperlipopette
bonne journée à tous et coucou aux amis qui savent qui se cache derrière les lunettes de Saperlipopette , je les ai retrouvées!
bisous à JPB

Ecrit par : Saperlipopette | 24 juin 2008

C'étaient des fautes de frappe ou vous êtes bien de sexe masculin ?

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

C'est quand j'étais un ange , cher Jérémy , on accorde donc au masculin puisque même la grammaire est sexiste !:-)))

Ce que je veux dire , c'est que nos potaches sont maternés du début à la fin et lorsqu'en plus ils vivent seuls avec leur mère , ils manquent forcément de re-pères .
Je parle en connaissance de cause ( ça sent le vécu ! )

Ecrit par : Amélie | 24 juin 2008

Rassurez-vous, Amelie, les enfants auront leur référent masculin à la maison, quand ils auront des familles avec deux papas :-)


Tant mieux , je n'y vois aucun inconvénient , mais je pense à ceux qui n'en ont même pas un !

Vous ne pouvez ignorer que beaucoup de pères divorcés n'assument pas ! Il suffit d'écouter les élèves !

Ecrit par : Amélie | 24 juin 2008

Saperlotte Robin! vous trouvez donc que Saperlipopette est un pseudo masculin? permettez-moi cher monsieur de vous adresser un sourire très féminin ...
pirouette de Saperlipopette
bonne journée à tous et coucou aux amis qui savent qui se cache derrière les lunettes de Saperlipopette , je les ai retrouvées!
bisous à JPB

Ecrit par : Saperlipopette | 24 juin 2008

Je vous présente mes humbles excuses et mes respectueux hommages, chERE et mystérieuSE inconnuE !
;-)

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

"Quant à la féminisation à outrance du corps enseignant , c'est une catastrophe pour la collectivité"
Ecrit par : Amelie

"Rassurez-vous, Amelie, les enfants auront leur référent masculin à la maison, quand ils auront des familles avec deux papas :-)"
Ecrit par : Jeremy

"Tant mieux , je n'y vois aucun inconvénient"
Ecrit par : Amelie

C'est vrai ? Amélie, vous me ravissez.

Pour les pères divorcés, je confirme : il y en a plus d'un qui considèrent que l'enfant n'existe plus, ou qu'à moitié. Mais ça ne remet pas en cause le divorce, ca remet juste en cause ceux qui fonctionnent ainsi.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

C'étaient des fautes de frappe ou vous êtes bien de sexe masculin ?

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Pour vous ôter le doute , demandez à JPB , il vous (r)assurera !

Ecrit par : Amélie | 24 juin 2008

C'est vrai ? Amélie, vous me ravissez


Mais oui , Jérémy , l'harmonie et l'affection nécessaires à un enfant ne sont pas des valeurs ou des qualités intrinsèquement hétérosexuelles !

Ecrit par : Amélie | 24 juin 2008

Je vous présente mes humbles excuses et mes respectueux hommages, chERE et mystérieuSE inconnuE !
;-)

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

Cher Robin , pas si mystérieuse que cela soyez en assuré,mes pas ayant croisé la trace des votres dans le magnifique parc d'un lycée...

Amélie et Jérémy, vos considérations sur le comportement des pères divorcés, sociologiquement datent un peu, les papas sont au contraire de plus en plus présents aussi je vous suggèrerais si vous le voulez bien de laisser de côté ces clichés de plus en plus éculés et si vous souhaitez des chiffres à l'appui , allez regarder le pourcentage de divorces dans lesquels la garde partagée a été prononcée.
De plus en plus de papa à la sortie des écoles et accompagnant les enfants à leurs activités parascolaires...
Hommage donc à tous ces papas qui de plus en plus jouent un rôle et le revendiquent à part égale avec les mamans.
bonne journée...il me faut aller travailler...
Pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 24 juin 2008

laisser de côté ces clichés de plus en plus éculés et si vous souhaitez des chiffres à l'appui , allez regarder le pourcentage de divorces dans lesquels la garde partagée a été prononcée.


Il y a un mieux , c'est vrai , et on ne peut que s'en réjouir , mais ça n'est pas encore une généralité !

Quant à la garde alternée , est-ce vraiment une panacée pour l'enfant ainsi ballotté et qui ne sait plus où il habite au sens propre comme au figuré ?
Le partage de la garde est souvent mathématique et les parents semblent parfois penser plus à eux qu' à l'intérêt de l'enfant : on coupe l'enfant en deux , deux jours chez l'un , deux chez l'autre ou une semaine , une semaine , résultat : livres et cahiers souvent oubliés chez l'un ou chez l'autre , par exemple , devoirs pas faits , instabilité ...
Mais tant mieux si les jeunes pères se sentent davantage responsables et attachés à leur enfant !

Ecrit par : Amélie | 24 juin 2008

Saperlipopette, il y a la meme proportion de gens intelligents et de sombres idiots parmi les pères divorcés que parmi toute autre catégorie sociétale. Croyez bien que j'en suis persuadé. Je pensais juste à quelques cas où effectivement le père ne s'est plus intéressé à ce que devenaient lesenfants de la premiere union, mais je suis bien incompétent pour en tirer des conclusions générales, si ce n'est que ceux qui se comportent ainsi pourraient s'intéresser davantage à ce que deviennent leur rejeton. Et j'ai d'ailleurs autant de cas à vous fournir de pères divorcés ayant gardé intact leur souci de voir leur enfant heureux.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Même si les filles réussissent mieux que les garçons, elles sont encore sous représentées dans les filières scientifiques du lycée et de l'enseignement supérieur.

Ecrit par : Archytas | 24 juin 2008

En effet. Vous trouverez sur le site scei-concours point org les statistiques d'admission dans les grandes écoles d'ingénieurs.
Ca manque de filles !

Ecrit par : yann | 24 juin 2008

Oups !
Apparemment, c'est déjà plus le sujet.

Ecrit par : yann | 24 juin 2008

BLAISE OU JACQUELINE (PS au fil précédent)
Pour Guy Morel :

Il semblerait que ce soit Pascal lui-même et non sa soeur qui ait inventé cette méthode d'apprentisage de la lecture et de l'écriture. Il serait intéressant d'essayer d'en savoir plus, par exemple s'il en subsiste quelque chose.


"Les Solitaires, soucieux de ce qu'on appellerait aujourd'hui "les sciences de l'éducation", utilisent de nouvelles méthodes rédigées et expérimentées par eux-mêmes. Claude Lancelot publia ainsi des méthodes de versification et d'apprentissage des langues vivantes; la Grammaire, due à Lancelot et Arnauld (1660), et la Logique, composée par Arnauld et Nicole (1662), qui comptent parmi les oeuvres les plus importantes produites dans l'orbite de Port-Royal, appartiennent à l'ensemble des publications pédagogiques liées à l'activité des Petites Ecoles; Blaise Pascal rédigea de même une Nouvelle méthode pour apprendre à lire. "

http://www.amisdeportroyal.org/portroyal/articles.php?lng=fr&pg=66
Ecrit par : Robin | 24 juin 2008
Dans une lettre datée du 26 octobre 1665, Jacqueline Pascal écrit à Blaise :" Mon très cher frère, nos mères m'ont commandé de vous écrire, afin que vous me mandiez toutes les circonstances de votre méthode pour apprendre à lire..."

Donc.
GM

Ecrit par : guy morel | 24 juin 2008

Un intéressant commentaire sur les sujets du bac philo séries technologiques...Les garçons s'en tireront-ils aussi bien que les filles ou tout le monde se cassera-t-il la figure ? A moins que les Zorros de la "commission d'harmonisation"...

http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

Force est de constater que le comportement de nos élèves masculins est celui d'un groupe de jeunes primates; c'est génétique, lié à nos origines lointaines. Observez les groupes dans une cour de collège ou de lycée et cette évidence vous sautera aux yeux -surtout si vous allez au zoo juste après. Ce constat étant fait, il faut bien dire que ce ne sont pas les qualités intellectuelles qui définissent le mâle Alpha. C'est peut-être là la racine du problème.
Comme chez nos cousins chimpanzés, les filles -sauf exception- calment la horde et tempèrent ses excès. Moins concernées par la compétition pour la domination du groupe, elles ont plus de temps à consacrer aux activités intellectuelles et coopératives. D'ailleurs, chez les chimpanzés (aussi) , ce sont elles qui transmettent le savoir aux jeunes. Ceci explique peut-être la féminisation du métier : l'enseignement n'est plus aussi valorisé qu'il l'était et permet donc moins aux mâles de se positionner dans la "horde" sociale.
Provocation en forme de sujet de thèse : le professeur homme est-il un mâle évolué ou un mâle vaincu ?

Ecrit par : vignon | 24 juin 2008

Provocation en forme de sujet de thèse : le professeur homme est-il un mâle évolué ou un mâle vaincu ?

Ecrit par : vignon | 24 juin 2008

le professeur homme est un mâle aimé

Ecrit par : Florence | 24 juin 2008

Bonjour à tous

Les profs de philo de Lille esssaient d'organiser une action collective pour protester à la fois contre les conditions de correction du bac, les menaces sur la matière (risque d'optionnalisation) liées à la réforme des lycées, et la question de la mobilité. Une des idées envisagées est celle d'une rétention des notes. Une conférence de presse est prévue à Douai (lieu des réunions d'harmonisation) lundi 30 juin à 13 h 15. Les réunions d'harmonisation du 30 doivent être transformées en AG.



Ceux qui sont intéressés par cette action peuvent écire à philolille@yahoogroupes.fr

Je joins un premier texte qui a été écrit par un collègue pour expliquer l'action.


"la 1ère harmonisation des épreuves écrites a donné lieu dans l'Académie
de Lille a une distribution de deux tracts complémentaires, élaborés par
des groupes informels de professeurs (pour l'essentiel militants de base
du SNES et de SUD), puis à une intervention en séance plénière.
Une motion, jointe, a été souscrite par 76 personnes et servira de base
à une conférence de presse donnée devant le lycée où se tiendra la
seconde harmonisation. Y sera dénoncée l'alourdissement continue des
conditions de correction, en tant que cet alourdissement a pour effet,
voire pour but, de rendre ingérable le baccalauréat et l'épreuve de
philosophie, qui sont la cible d'une campagne médiatique permanente de
la part des milieux gouvernementaux. Pour dénoncer cet alourdissement
les correcteurs sont invités à apporter leurs paquets de copies pour
dresser un "rempart" pour le bac. Mais le but principal de la conférence
de presse sera de dénoncer la mise à mort programmée de l'enseignement
philosophique, pris en tenaille entre la RGPP (destruction du statut de
la fonction publique en tant qu'il garantit la sécurité de l'emploi aux
fonctionnaires recrutés sur concours, mobilité forcée d'une discipline à
l'autre, voire d'un métier à l'autre sous peine de licenciement) et la
réforme des lycées: Darcos doit annoncer celle-ci le 10 juillet à
l'issue des oraux de bac (...!) mais il n'est pas besoin d'être grand
clerc pour savoir que les principes déjà annoncés seront repris,
notamment la fin des séries, le "lycée à la carte" et donc,
l'optionnalisation de fait de la philosophie. Pris entre ces deux
exigences les philosophes seront en grave danger et dans certaines
académies, on les invite déjà à se reconvertir. Il ne s'agit pas
seulement de défendre l'emploi des profs de philo mais de préserver,
contre l'invasion du marché éducatif travesti en "liberté de choix",
cette maudite "exception française" (sic) corrélative de la séparation
institutionnelle de l'Etat et des Eglises, qui permet aux élèves de
terminale de bénéficier d'une initiation philosophique à la philosophie
(et non de cours de religion ou d'un enseignement d'histoire des idées).

Au-delà de la conférence de presse, il est envisagé de transformer la
seconde harmonisation en AG de discussion et, si les collègues en
décident, de lutte. Il pourra éventuellement y être décidé d'une
rétention des notes du baccalauréat et d'autres actions à la rentrée,
dans le cadre de la discipline et bien sûr, en lien avec l'ensemble des
enseignants et des parents d'élèves.
Une liste de diffusion internet est constituée pour permettre la
discussion permanente entre professeurs de philosophie et pour
éventuellement, organiser des initiatives, y compris estivales".

Ecrit par : EP | 24 juin 2008

Pour moi, si les filles ont de meilleurs résultats scolaires, en règle générale, que les garçons, c'est que nous, les mères,ne les surprotégeons pas et que, même convaincues rationellement de l'égalité des sexes, nous sommes instinctivement en extase devant les petits mâles que nous avons fabriqués et sommes beaucoup moins exigeantes envers eux qu'envers leurs sœurs. Comme les pères actuels sont assez falots du fait que nous hurlons de rire dès qu'ils jouent les machos avec fiston, ça n'arrange pas la sauce.

Ecrit par : dobolino | 24 juin 2008

le professeur homme est un mâle aimé

Ecrit par : Florence | 24 juin 2008


Joli !

Ecrit par : vignon | 24 juin 2008

A propos de la féminisation du "corps enseignant" (un corps de blonde à forte poitrine ?), il faut rappeler que plus un métier est féminisé, moins c'est un métier valorisé et moins c'est payé.

Et j'observe que beaucoup de garçons qui vivent avec maman brutalisent leur mère en paroles et parfois physiquement et en classe ce sont souvent des emmerdeurs finis.

Ecrit par : Lariba | 24 juin 2008

"A propos de la féminisation du "corps enseignant" (un corps de blonde à forte poitrine ?), il faut rappeler que plus un métier est féminisé, moins c'est un métier valorisé et moins c'est payé."

Bravo Lariba !

C'est la plus pure vérité.

Regardez les deux métiers les plus mal payés dans la fonction publique, eu égard à la formation qu'ils nécessitent :
Professeur et Infirmier !

En revanche, les militaires, dont on rembourse le déménagement et à qui on offre généralement un logement, gagnent des p*** de fortune à trainer leurs guêtres dans un bureau avec un téléphone et une carte de la région.

Je renvoie à Françoise d'Eaubonne pour une étude précise de la question (in : Eros minoritaire).
Elle faisait également remarquer la différence de représentation mentale que l'on peut avoir entre un grand couturier et une couturière, un grand cuisiner et une cuisinière, un grand professeur et une enseignante, etc.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

" Quand il étudie la différenciation filles/garçons, il ne se rend pas compte qu'il pourrait étudier aussi la différenciation grandes tailles/ petites tailles, brun(es)/blond(es)..."
écrit par Jeremy

Mais la différenciation grandes tailles/petites tailles, etc, n'a pas d'incidence sur les résultats scolaires, si?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 juin 2008

Provocation en forme de sujet de thèse : le professeur homme est-il un mâle évolué ou un mâle vaincu ?

Ecrit par : vignon | 24 juin 2008

question subsidiaire : le professeur homme est-il un mâle heureux ?

Ecrit par : Florence | 24 juin 2008

Pour Florence : Le professeur homme est forcément un mâle appris.

Pour Sylvie Huguet : pourquoi la différenciation homme/femme serait-elle plus pertinente que la différenciation brun/blond pour faire des études statistiques ? Notez bien que c'est une question ouverte.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Pour Florence : Le professeur homme est forcément un mâle appris.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

excellent et surtout moins connu !

Ecrit par : Florence | 24 juin 2008

Et j'observe que beaucoup de garçons qui vivent avec maman brutalisent leur mère en paroles et parfois physiquement et en classe ce sont souvent des emmerdeurs finis.

Ecrit par : Lariba | 24 juin 2008

Et moi, dans ma petite école rurale, j'observe les beaux cartables Spiderman, les pantalons de treillis, les sweats à capuche (dont ils mâchonnent les ficelles à longueur de journée), les tonnes de gel dans les cheveux et les casquettes à l'envers dont les affublent les "petites mamans" en extase devant la "virilité" de leurs jeunes caïds de 4 ans !

Dans les classes où j'enseigne (fin de maternelle, début d'élémentaire), les petits garçons sont aussi souvent têtes de classe que leurs camarades féminines. Ils sont souvent beaucoup plus demandeurs qu'elles, mais aussi beaucoup plus "accro" à la note, chiffrée de préférence.

C'est moins sensible chez les petits caïds, ceux qui traitent leur mère comme une vieille chaussette. Ceux-là, dans un premier temps, ne comprennent ni les remarques, ni les mauvaises notes, les prennent pour des attaques personnelles et réagiraient volontiers par la violence si la maîtresse ne mesurait pas 1,74 m et n'avait pas une voix puissante.
Généralement, les papas de ces petits caïds, même présents, ont plutôt des rapports de grands frères, joueurs et admiratifs, avec leurs "vrais mecs".

Ecrit par : catmano | 24 juin 2008

Pour moi, si les filles ont de meilleurs résultats scolaires, en règle générale, que les garçons, c'est que nous, les mères,ne les surprotégeons pas...

Ecrit par : dobolino | 24 juin 2008

Pas si sûr! Je me suis ramassé il y a quelques mois une inspection en bonne et due forme (et avec les excuses de l'IPR) après qu'une mère d'élève se soit plainte directement auprès du Recteur pour "maltraitance" de sa fille. Celle-ci, dans une épreuve de gymnastique tout ce qu'il y a de plus règlementaire était tombée sur la figure en réalisant un équilibre, cent fois exécuté auparavant.
En réalité, la gamine avait perdu la face devant ses camarades filles (ce jour là j'avais pris le parti de faire passer l'épreuve, les filles à part des garçons, sans quoi une dizaine de filles auraient refusé de la subir tellement elles sont coincées).
Quand je raconte ça à mes collègues - surtout des femmes, d'autres disciplines, elles n'en croient pas leurs oreilles. Tant elles s'imaginent, ne croyant que leurs yeux, que les élèves sont ce qu'ils paraissent devant eux, plus ou moins sagement assis à leur table.
A propos, la différence entre filles et garçons ne tient-elle pas au fait que les garçons croient plutôt leurs oreilles que leurs yeux? Ainsi, dans l'expérience que fait un petit garcon qui, lorsqu'il voit une petite fille nue, continue de croire, bien que désavoué par ses yeux à l'existence d'un pénis (caché, coupé, trop petit, pas encore poussé...) conformément à la fiction symbolique. Ne serait-ce pas au demeurant cette dénégation qui pousserait ultérieurement et plus facilement les garçons que les filles à imaginer un univers autre que celui, naturel et visible par les yeux de la tête et ceux du coeur? Ce qui pourrait expliquer une plus forte propension chez les garçons que chez les filles à étudier la physique et la métaphysique.
S'agissant maintenant de la plus grande réussite des filles que des garçons ne conviendrait-il pas de questionner au préalable les critères ( devenus dans le jargon managérial "compétences indispensables") par lesquels l'école des femmes juge et mesure cette réussite?

Ecrit par : buntovchik | 24 juin 2008

Cher Robin , pas si mystérieuse que cela soyez en assuré,mes pas ayant croisé la trace des votres dans le magnifique parc d'un lycée...

"Dans le vieux parc solitaire et glacé, deux âmes ont tout à l'heure passé..."

Vous me ramenez plus de trente ans en arrière pour me rappeler qu'un jour je fus jeune et beau, moi qui suis vieux...et beau ;-) La nostalgie n'est plus ce qu'elle était !

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

"Ceux-là, dans un premier temps, ne comprennent ni les remarques, ni les mauvaises notes, les prennent pour des attaques personnelles et réagiraient volontiers par la violence si la maîtresse ne mesurait pas 1,74 m et n'avait pas une voix puissante."

Zavez po vu Zemour Vs Ramzi ?
le põve Ramzy ... l'o po tout compris :)

Ecrit par : toto | 24 juin 2008

C'est marrant : personne ne parle des méthodes d'enseignement pour expliquer cette différence.

Par exemple, les méthodes directives décriées qui conviennent mieux aux garçons et les méthodes à la mode (travail de groupe par exemple) qui conviennent mieux aux filles.

Il y a d'intéressantes discussions sur des sites pédagogiques américains sur le sujet (oui, oui, je sais, les Américains, tous des cons, restons entre Français).

Parce que j'aime bien vous provoquer, je vous renvoe à un site néo-conservateur :

http://www.webloggin.com/little-girls-are-made-from-sugar-and-spice/

Quitte à ne pas être politiquement correct, je vais l'être jusqu'au bout : les méthodes structurées, qui fonctionnent (par opposition aux méthodes constructivistes) supposent une hiérarchie entre l'enseignant et les élèves, et donc une autorité de celui-ci vis-à-vis de ceux-là.

Or je pense que l'autorité est globalement (il y a bien sûr toujours des exceptions) plus naturelle aux hommes qu'aux femmes.

Ecrit par : Franck Boizard | 24 juin 2008

Mais noooooooon. Vouz n'avez rien compris. Alain Soral y va tout vous esssspliquez ! Toute l'interview vaut son pesant de cacahouètes (et de connerie), mais c'est surtout à 3'30 que ça devient fameux.

http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/soral%20féminisme

Ecrit par : Kap | 24 juin 2008

Ouhlà ! esssspliquer.


Fatiguée ce soir.

Ecrit par : Kap | 24 juin 2008

A propos de pédagogisme, voici une information interessante, que je pourrais appeler "les papis font de la résistance".

5bien que Fracko ait pris une retraite bien méritée, vous remarquerz qu'il fait partie de la liste des signataires.)

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/06/24062008Accueil.aspx

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 juin 2008

Franck, je pense que vous confondez autorité et potentiel de violence.

J'ai vu une prof de maths d"un mètre cinquante et quarante cinq kilos toute mouillée qui mettait au garde-à-vous des classes de STG où il n'y avait pas un djeunz en-dessous d'un mètre quatre-vingt.

Je crois que c'est surtout une question de charisme. On l'a ou pas, c'est tout. Après, c'est une question de respect mutuel.

Ecrit par : vignon | 24 juin 2008

J'avoue que votre note me laisse perplexe, JPB, et le fait que les filles réussiraient mieux que les garçons à l'école plutôt sceptique. Certes, vous avancez des statistiques.
Mais, surtout dans l'Education nationale, on sait qu'il faut se méfier du thermomètre. Aussi :
- que faut-il réellement entendre par "réussite aux examens" dans les chiffres donnés?
- le correcteur valorise-t-il vraiment un meilleur niveau dans les copies des filles, ou le fait qu'elles soient plus soignées? (Après dix copies de garçons indéchiffrables, on est toujours heureux de trouver une copie lisible, claire, avec plein de couleurs...).
- les conseils de discipline révèlent effectivement plus de violence physique chez les garçons, mais que nous disent-ils du niveau de la fille qui ne sabote pas le cours, mais qui ne le suit pas non plus?
- dans quelle mesure le passage dans la classe supérieure vient-il "récompenser" non pas ce qui a été acquis pendant l'année, mais le fait qu'une élève qui traîne ses lacunes sans faire beaucoup de bruit, finalement, ne dérange pas grand monde?
Ce qui m'amène à m'interroger, c'est le constat que j'ai été amené à faire en Lycée Professionnel, que ce soit en banlieue parisienne ou en province. Pendant que la classe moyenne se retrouve au lycée général, on enseigne en CAP et en BEP, le plus souvent, au Tiers Etat, garçons et filles confondus. Pour ce qui est du niveau (déficit de vocabulaire, manque de repères historiques...), je ne vois pas de différence entre les sexes , mais bel et bien entre les classes (sociales). Pour ce qui est du comportement, en revanche, on préfère effectivement les classes de filles (CAP Petite Enfance, BEP Secrétariat...), qui peuvent être bavardes mais qu'on n'entend jamais dans la salle d'à côté, aux classes de garçons (BEP Maçonnerie, Electrotechnique...) où peuvent, quelquefois, voler les tables et apparaître les pétards en fusion... On sait à cet égard qu'on risque moins de se prendre un coup de couteau dans le dos avec une classe du secteur tertiaire. D'où, d'ailleurs, l'une des caractéristiques du LP : les profs bien installés s'empressent de se débarasser des classes d'"industriels" pour les laisser à la bleusaille qui débarque de l'IUFM (vous imaginez le carnage!).
Mais en définitive, les filles qui arrivent au BEP ou au Bac Pro ne possèdent elles non plus pas davantage de 300 mots. Il leur arrive d'ignorer le sens du mot "démocratie". Récemment, j'ai vu une élève de 18 ans, en CAP, ignorer le sens du mot "licenciement" (de quelles armes disposera-t-elle pour se défendre dans le monde du travail, face à un patron malhonnête?).
Oui, assez perplexe et sceptique...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 juin 2008

Sur la site indiqué par Anne-Marie, Meirieu encore, Meirieu toujours, avec son air de fouine.
Impossible d'échapper à Meirieu! Meirieu est partout, Meirieu est persuadé d'être un grand homme! Mouche du Coche, va!
Et toujours ce charabia oraculaire , ce cliquetis de mots dont il a fait son fonds de commerce depuis vingt ans.

"Les IUFM, récemment intégrés aux universités, doivent avoir les moyens de d’élaborer des masters, préparer aux concours de recrutement et d'améliorer la formation en relation étroite avec les autres composantes de l’Université ainsi qu’avec les partenaires de l’Education Nationale (maîtres formateurs, établissements, inspecteurs...). Supprimer cette structure, la diluer dans l’ensemble de l’Université ou l’étrangler faute de moyens fléchés serait une remise en cause de la spécificité et l’efficacité de la formation des enseignants".

Monsieur craint pour son pactole! C'est lamentable!
"Améliorer la formation des enseignants", glapit-il? Quelle tristesse qu'il y ait assez de crétins pour le croire!

Ecrit par : Jean | 24 juin 2008

"J'ai vu une prof de maths d"un mètre cinquante et quarante cinq kilos toute mouillée qui mettait au garde-à-vous des classes de STG "
y's'rait po aussi prof de boxe, par zazard ?

Ecrit par : toto | 24 juin 2008

Cher Jean-Paul Brighelli,

Je vous lis depuis un certain temps avec intérêt mais je dois m'avouer déçu par le niveau de réflexion de cet article ainsi que par une conclusion simplificatrice, et, pour ainsi dire, un peu légère pour une plume aussi brillante que la vôtre. J'aurais préféré autre chose qu'un slogan, aussi salutaire soit-il, comme proposition de solution à ce délicat problème. Peut-être vous ai-je mal lu, mais il me semble que la réhabilitation du savoir ne peut se réduire à une incantation et ne peut certainement pas se faire en procédant à un tel étiquetage des élèves. Il est certain que les modèles médiatiques dont nous subissons le matraquage quotidien affectent bien plus gravement encore les jeunes, mais je ne pense pas que l'école puisse lutter à armes égales avec ces fameux modèles. Cependant, elle peut leur opposer ses propres atouts: la rigueur, un apprentissage certes lent, mais méthodique et raisonné, la réalité (la possibilité de s'améliorer, de se dépasser) contre le virtuel (des images sans consistance, mais tellement séduisantes). Il n'est pas offert à chacun de devenir un intellectuel, et cette condition n'est en soi ni déshonorante ni particulièrement honorable, mais c'est le devoir de chaque individu d'exploiter ses qualités intellectuelles, pour soi et pour la collectivité à laquelle il appartient.
Je ne sais pas si j'ai été très clair, et je ne prétends certainement pas détenir LA solution aux nombreux maux dont souffrent notre institution. Je pense simplement que les causes du déclin du savoir et de la culture dans notre société tiennent davantage au système scolaire et à son organisation qu'à la nature même des élèves. Oui, ceux-ci ont besoin de compétition, d'exigence, de discipline. Après tout, si ces qualités sont valorisées dans le sport de haut niveau (où les garçons sont assez bien représentés), pourquoi ne le seraient-elles pas ailleurs?

Ecrit par : shidaifeng | 24 juin 2008

"Dans le vieux parc solitaire et glacé, deux âmes ont tout à l'heure passé..."

Vous me ramenez plus de trente ans en arrière pour me rappeler qu'un jour je fus jeune et beau, moi qui suis vieux...et beau ;-) La nostalgie n'est plus ce qu'elle était !

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

ce n'était qu'hier...Le temps a suspendu son vol...

très bonne nuit à vous

pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 24 juin 2008

Je pense simplement que les causes du déclin du savoir et de la culture dans notre société tiennent davantage au système scolaire et à son organisation qu'à la nature même des élèves. ( Shidaifeng)


Si ce déclin ne tenait qu'à l'école, nous pourrions être optimistes!

Ecrit par : Sanseverina | 24 juin 2008

""Les IUFM, récemment intégrés aux universités, doivent avoir les moyens de d’élaborer des masters, préparer aux concours de recrutement et d'améliorer la formation en relation étroite avec les autres composantes de l’Université ainsi qu’avec les partenaires de l’Education Nationale (maîtres formateurs, établissements, inspecteurs...). Supprimer cette structure, la diluer dans l’ensemble de l’Université ou l’étrangler faute de moyens fléchés serait une remise en cause de la spécificité et l’efficacité de la formation des enseignants".

Bah, c'est couru : les IUFM vont lutter pour leur survie, ils ne l'obtiendront pas, et en échange on leur donnera plein de pouvoir dans les masters auxquels on va les rattacher.

Alors, là, si on s'est pas fait couillonner...

Pyrrhus, si tu es là, frappe deux fois... et arrête de rigoler comme ça, on a bien compris qu'on avait fait trois fois pire que toi avec notre victoire à nous...

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Bonjour

Je crois que c'est le moment de parler de la communauté du jeu de rôle, celle qui fait rouler les dés et se retrouve autour d'une table pour interprèter une histoire collective autour d'un meneur de jeu !

En effet, cette communauté rôliste est à 90 % masculine, alors que le jeu de rôle est une activité ludique à forte valeur culturelle ajoutée.

Connaissez vous les jeux "Te deum pour un massacre" ou Maléfices" ?

Ce sont deux créations françaises :

"Te deum pour un massacre" propose aux joueurs d'interprèter des personnages à l'époque des guerres de religion entre Protestants et Catholiques.

http://www.matagot.com/tedeum.htm

"Maléfices" propose de son côté des aventures fantastiques sous la troisième république.

http://spip.malefices.com/

Franchement, vous ne pensez pas que ces jeux mériteraient un examen de votre part, une appréciation ?

Ca m'intéresse car je réfléchis au concept de rôlothèque pour le compte de la fédération française de jeux de rôles : je cherche à démontrer que les rôlistes sont de gros lecteurs et que leurs pratiques de lecture peuvent apporter beaucoup aux bibliothèques.

Je n'imagine pas une pédagogie rôliste à l'oeuvre dans l'éducation nationale, mais je pense que le lecteur rôliste est un modèle sur lequel on peut s'appuyer pour promouvoir l'encyclopédisme et l'humanisme auprès des jeunes lecteurs, et ainsi les intéresser à l'Histoire, aux grands textes classiques, aux sciences et techniques... etc

Si vous êtes intéressés, merci de me contacter ! Je peux vous proposer d'expérimenter une méthode de découverte des collections des bibliothèques que j'ai déjà évoquée et que j'ai perfectionné.

J'ai décidé d'appeler mon joujou la méthode "Un-trois-un" : un lecteur, trois dés, un livre.

si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas !

Cordialement

johnmarguerite@yahoo.fr

Ecrit par : johnmarguerite | 24 juin 2008

En revanche, les militaires, dont on rembourse le déménagement et à qui on offre généralement un logement, gagnent des p*** de fortune à trainer leurs guêtres dans un bureau avec un téléphone et une carte de la région.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Etes-vous sûrs de vos sources?

Ne vous plaignez pas si les gens disent que les professeurs ont 4 mois de vacances et sont payés les jours de grève...
Ils doivent avoir les mêmes sources que vous quand vous évoquez les militaires...

Ce que j'en sais, c'est qu'effectivement les déménagements sont payés (tous les 3 ans et pour les besoins du service) , par contre leur loyer ou les mensualités de la maison qu'ils possèdent sont à leur charge...

Quant à la planque derrière un bureau, c'est selon ...

J'ai de superbes photos des montagnes afghanes parcourues par des hommes bien de chez nous qui dorment par terre sous une bâche et qui crapahutent en priant le ciel que les balles des talibans qui sifflent à leurs oreilles passent "leur chemin".
Vous n'aimez pas les militaires?
Libre à vous...
Mais vérifiez vos sources, vous serez plus convaincant...

Ecrit par : Maminou | 25 juin 2008

Oui, ceux-ci (les élèves) ont besoin de compétition, d'exigence, de discipline. Après tout, si ces qualités sont valorisées dans le sport de haut niveau (où les garçons sont assez bien représentés), pourquoi ne le seraient-elles pas ailleurs?

Ecrit par : shidaifeng | 24 juin 2008

Dans la foulée de 1968 l'école s'est libérée de tout ce qui dans son fonctionnement pouvait mettre les élèves en compétition, un mot alors honni.
La discipline que je représente ici, l'EPS, a été le théâtre de violentes polémiques opposant les partisans d'une éducation physique "sportive" et rigoureuse aux militants d'une éducation libérale, hédoniste, libérée de l'obligation principale de toute éducation: conduire tous les élèves vers un même endroit (c'est le sens du mot latin "competitio"), celui, en l'occurence, du Monde Autre des fictions symboliques de la culture.

D'une certaine façon cette désinstitution de l'école, la mise au rebut des classements, des distributions des prix, des catégories d'élèves, de la séparation des sexes à l'école, (au profit de l'uni-sexualisation de l'enseignement), du port de l'uniforme, de la discipline imposée, etc. est aujourd'hui accomplie.

Le paradoxe de cette "dé-sportivisation" de l'institution scolaire républicaine tient au fait que loin d'être éliminée, la rivalité (autre sens de competitio) entre les classes sociales n'a fait que s'exacerber, en en faisant payer le prix fort aux enfants des catégories sociales les moins équipées pour participer au combat.

Il n'y aucune chance dans les décennies à venir pour que l'école assure à nouveau cette fonction de conduire tous les enfants au même endroit de la culture. Parce que cela nécessite en toute logique, d'une part, la reconstruction du tiers républicain institutif et compétitif (une sorte de re-nationalisation de l'école) et d'autre-part, et encore moins probable, la formation d'une génération nouvelle de maîtres habités du discours retrouvé de la Loi républicaine.

Ecrit par : buntovchik | 25 juin 2008

Jeremy, merci de votre réponse à votre message, (au sujet de Jean-Paul et Caroline Fourest). Je n'aurais pas eu votre talent pour le formuler, mais je pense à peu près la même chose que vous.
Par contre, parler "des militaires", en les "assimilant" tous, est un peu léger. Effectivement, entre le combattant en Afghanistan et celui qui enfile les bières au mess des sous-off en attendant la quille, (est-ce vraiment un métier), il y a vraiment un monde!!!
Autrement, entendu ce matin sur France-inter; not'bon président fait un cadeau à tous les députés, (pour s'en attirer les bonnes grâces?). A côté du stylo et autre bloc-note habituel dans ce genre de paquetage, figure, dans tous les paquets... Une cravate! Mesdames, il y a encore du chemin à faire.
Cet homme n'est rien de plus qu'un gros blaireau vulgaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

"pour la formuler", pardon.
"sous-offs".

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

Je n'ai pas très bien compris votre message, Buntovchik; vous pensez qu'en réinstaurant la séparation des sexes à l'école, (ou, du moins, des gens de sexes différents, ;-), on arrivera à plus d'équité en fin de parcours scolaire?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

L'appel pour des états généraux de la formation (extrait du Café pédagogique)

"Les signataires s’opposeront à toute réforme qui aboutirait au démantèlement de la formation et des statuts des enseignants et des IUFM. Ils demandent une réelle concertation avec des États généraux de la formation.

A l'initiative de : Yves Jean, Professeur, Université de Poitiers, Michelle Lauton, Maître de Conférences Paris XI, Philippe Meirieu, Professeur, Université Lumière-Lyon 2, François Poirier, Professeur, Université Paris 13, Claire Pontais, Enseignante, Université de Caen (IUFM de Basse Normandie).

Parmi les premiers signataires : Chantal Amade-Escot, Anne Barrère, Alain Beitone, Stéphane Bonnery, Yves Chevallard, Jacques Fijalkow, Pierre Frackowiak, Sylvain Grandserre, Philippe Joutard, Jean-Pierre Kahane, Claude Lelièvre, Laurent Ott, Claude Pair, Philippe Perrenoud, Robin Renucci, Philippe Watrelot , Jean-Michel Zakhartchouk."

Toujours les mêmes bobines! Toujours les mêmes Trissotins brasseurs de vent!

Ecrit par : Jean | 25 juin 2008

En revanche, les militaires, dont on rembourse le déménagement et à qui on offre généralement un logement, gagnent des p*** de fortune à trainer leurs guêtres dans un bureau avec un téléphone et une carte de la région.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Ca y est, Jérémy recommence dans l'antimilitarisme primaire !
Je donne votre adresse à un copain qui part dans deux jours trainer ses guêtres en Afghanistan. Il vous enverra une carte postale.
PS : je vous tiens au courant du nombre de morts et de blessés.

Ecrit par : yann | 25 juin 2008

C'est une véritable "Eglise de Scientopédagolâtrie"!

Ecrit par : Jean | 25 juin 2008

Autrement, entendu ce matin sur France-inter; not'bon président fait un cadeau à tous les députés, (pour s'en attirer les bonnes grâces?). A côté du stylo et autre bloc-note habituel dans ce genre de paquetage, figure, dans tous les paquets... Une cravate! Mesdames, il y a encore du chemin à faire.
Cet homme n'est rien de plus qu'un gros blaireau vulgaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

Passe encore pour le stylo, mais cette cravate me gêne aussi (j'aurais du mal à l'expliquer rationnellement), mais du "Casse-toi pauvre con !" au "Viens ici si t'es un homme !"...une addition d'inconvenances finit par faire une politique, surtout quand elles s'agrègent à un tableau d'ensemble : Les "amitiés particulières" (Bolorée; Khadafi, G.W. Bush...) et le pouvoir d'achat.

Ecrit par : Robin | 25 juin 2008

Regardez pendant quelques secondes (je n'ai pas pu tenir plus longtemps tellement j'avais honte pour eux) la vidéo débile sur le site du "Café pédagogique". Ca résume tout.

Ecrit par : Robin | 25 juin 2008

En revanche, les militaires, dont on rembourse le déménagement et à qui on offre généralement un logement, gagnent des p*** de fortune à trainer leurs guêtres dans un bureau avec un téléphone et une carte de la région.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Ca y est, Jérémy recommence dans l'antimilitarisme primaire !
Je donne votre adresse à un copain qui part dans deux jours trainer ses guêtres en Afghanistan. Il vous enverra une carte postale.
PS : je vous tiens au courant du nombre de morts et de blessés.

Ecrit par : yann | 25 juin 2008

Si vous voulez quelques détails que je tiens de quelqu'un qui m'est très proche, les missions là-bas durent 6 mois et demi, aux aguets nuits et jours, la trouille au ventre.
Les femmes et les enfants restent ici, avec l'inquiétude et le quotidien pas toujours facile à gérer quand "l'aide semblable" est absente si longtemps.

Ecrit par : Maminou | 25 juin 2008

Bon alors, pour Christophe, Yann et Maminou...

Certes, ma sortie sur et contre les militaires n'était pas très maligne. Je reconnais que, comme dans tout métier, il y a des courageux, des planqués, et sûrement des militaires qui alternent entre les deux.

En tout cas, Yann, je ne peux pas "re"-commencer avec "mon" antimilitarisme primaire, dans la mesure où je ne me suis encore jamais essayé à l'exercice - vous devez me confondre avec qq'un d'autre.

Au fait, personne n'a mentionné que les militaires avaient droit à une réduction de 75% lorsqu'ils prennent le train, quel que soit le motif de leur déplacement. Et pour le déménagement remboursé tous les trois ans, n'importe quel prof en rêverait. Ce que je voulais dire, c'est que beaucoup d'avantages financiers sont octroyés aux militaires (y compris aux planqués dans un bureau, et il y en a), car c'est une profession masculine, alors que les professions féminisées comme prof et infirmier ne bénéficient d'aucun avantage de la sorte.

Pour Yann : suite à votre PS que je viens de relire, je veux bien connaître le nombre de morts et de blessés dans l'armée française durant le temps que votre ami fera sa mission. Je souhaite bien sûr qu'il n'y en ait pas. Je ne dis pas que ce n'est pas dangereux, mais il m'est avis que vous exagérez en parlant des morts et des blessés français.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Et pour le déménagement remboursé tous les trois ans, n'importe quel prof en rêverait.
Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Parce que vous rêvez, vous de quitter une région, des amis, l'école pour les enfants, l'appartement que vous aviez trouvé difficilement tous les 3 ans?
Et de 3 ans en 3 ans ne jamais savoir où sera le prochain point de chute pour la famille entière?

Vous avez peut-être des ancètres nomades, étrangers et voyageurs sur la terre...

Ecrit par : Maminou | 25 juin 2008

Les états généraux de la formation ???!!!! Comment font-ils pour s'attribuer ainsi l'idée de formation ? Ils procèdent toujours de la même manière : le titre qu'ils se donnent ou donnent à leur mouvement laisse croire qu'ils sont les seuls garants d'un projet. Ce faisant ils dépossèdent tous les autres. Lorsque, à l'inverse, des enseignants fondent un mouvement du type "sauver les lettres", ils s'opposent à des réformes, à des dérives, ils ne s'approprient pas une discipline. "L'habileté" des iufmiens fumistes est de se dire pour : ils sont pour la formation des enseignants, pour la pédagogie... dès lors bien sûr, aux yeux myopes de l'opinion, ceux qui ne les soutiennent pas sont contre... et immédiatement disqualifiés. La naissance de cette "pensée" ne vient pas d'une création mais d'une captation. Ils confisquent, ils volent.
Il faudra s'interroger davantage sur la fonction de la Ligue de l'enseignement : cette association prend une part de plus en plus active dans les mouvements fumeux du pédagogisme. Elle se présente comme garante de l'éducation populaire mais ne sert en réalité que quelques individus qui disposent ainsi d'un pouvoir culturel que leur manque de talent personnel ne leur aurait pas permis d'avoir par des voies républicaines. Cette nébuleuse pédagogiste devrait être davantage analysée dans ses composantes : on verrait en effet que ce sont toujours les mêmes et sinistres individus. Je rappelle que la ligue de l'enseignement organise le salon de l'éducation !

Ecrit par : laurent | 25 juin 2008

Jérémy, je veux bien vous croire quand vous dites n'être jamais intervenu sur le thème de l'armée, mais il me semble bien que c'est déjà à vous que Maminou et moi avions répondu l'an dernier. A rechercher dans les archives (Maminou le fera peut-être plus facilement que moi, elle doit avoir des repères chronologiques plus fiables que les miens).

Je peux redemander à mon copain les chiffres qu'il m'a donné concernant les morts anglais et américains en Afghanistan ces derniers mois (il s'est renseigné, lui, comme c'est curieux), si ça vous intéresse. Mais il est vrai que ça ne concerne pas les Français, qui sont planqués et ne risquent rien, comme chacun le sait bien.

Ecrit par : yann | 25 juin 2008

Il faudra s'interroger davantage sur la fonction de la Ligue de l'enseignement : cette association prend une part de plus en plus active dans les mouvements fumeux du pédagogisme. Elle se présente comme garante de l'éducation populaire mais ne sert en réalité que quelques individus qui disposent ainsi d'un pouvoir culturel que leur manque de talent personnel ne leur aurait pas permis d'avoir par des voies républicaines. Cette nébuleuse pédagogiste devrait être davantage analysée dans ses composantes : on verrait en effet que ce sont toujours les mêmes et sinistres individus. Je rappelle que la ligue de l'enseignement organise le salon de l'éducation !

Ecrit par : laurent | 25 juin 2008

"Sinistres individus", c'est bien le mot. Il suffit de voir la tête hallucinée de Meirieu!
Sur "leur manque de talent personnel", il faut avoir constamment présent à l'esprit que ces gens-là ne se sont jamais , pour la plupart, frottés aux grands concours de recrutement de professeurs. Combien sont Capésiens? Encore moins agrégés? Ce sont des médiocres qui ont réussi dans un domaine où aucune compétence n'est requise, les "sciences de l'éducation", et où un verbe habile, démagogique et racoleur garantit une carrière en or et les honneurs y-afférents.

Ecrit par : Jean | 25 juin 2008

Parce que vous rêvez, vous de quitter une région, des amis, l'école pour les enfants, l'appartement que vous aviez trouvé difficilement tous les 3 ans?
Et de 3 ans en 3 ans ne jamais savoir où sera le prochain point de chute pour la famille entière? ( maminou)

Il y a dans ma famille et très, très proches des militaires de carrière. Reconnaissez que c'est un choix librement fait avec des inconvénients que les épouses ont acceptés, et qu'elles connaissaient avant. Il n'y a que les enfants qui subissent car on ne leur a pas demandé leur avis...

Ecrit par : Sanseverina | 25 juin 2008

Bonjour,

Je tenais a inormer les gens qui veulent réfléchir sur le devenir de l'école que je viens de créer un groupe sur facebook s'intitulant Pas de groupe pour Jean Paul Brighelli erreur ou oubli". Ce groupe a été rejoint par quelques fans de l'auteur mais également des gens soucieux de s'interroger sur les problemes de lécole aujourd'hui. Alors, n'hésitez pas à venir rejoindre ce groupe sur facebook. L'inscrition est bien entendue gratuite pour ceux qui ne connaissent pas.
Cordialement,
Clément CHATAIN
Etudiant en Master 1 et professeur particulier en économie gestion et comptabilité

Ecrit par : clement chatain | 25 juin 2008

Bonjour,

Je tenais a inormer les gens qui veulent réfléchir sur le devenir de l'école que je viens de créer un groupe sur facebook s'intitulant Pas de groupe pour Jean Paul Brighelli erreur ou oubli".

Ecrit par : clement chatain | 25 juin 2008

C'est bien sympa, mais si vous ne donnez aucune coordonnée, comment voulez-vous qu'on vous rejoigne?

Ecrit par : Jean | 25 juin 2008

Je donne votre adresse à un copain qui part dans deux jours trainer ses guêtres en Afghanistan. Il vous enverra une carte postale.
PS : je vous tiens au courant du nombre de morts et de blessés.

Ecrit par : yann | 25 juin 2008

Vous voulez qu'on les plaigne ?
Comme le disait le général Négrier à ses hommes : "vous êtes légionnaires pour mourir et je vous envoie où l'on meurt."

PS : donnez-nous le nombre de morts et de blessés afghans et la date du dernier referendum (chez eux et chez nous) où cette intervention a été démocratiquement approuvée.

Ecrit par : victor | 25 juin 2008

"Et pour le déménagement remboursé tous les trois ans, n'importe quel prof en rêverait.
Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Parce que vous rêvez, vous de quitter une région, des amis, l'école pour les enfants, l'appartement que vous aviez trouvé difficilement tous les 3 ans? Et de 3 ans en 3 ans ne jamais savoir où sera le prochain point de chute pour la famille entière?"

Ecrit par : Maminou

Ben, Maminou, ça, je l'ai vécu (non je n'ai pas été militaire). Par contre, vous êtes sûre que TOUS les militaires doivent déménager TOUS les trois ans dans une région située à au moins 200 km ? Je n'ai pas réussi à trouver la trace écrite stipulant la fréquence à laquelle les militaires doivent déménager. Le "tous les trois ans" m'étonne, mais c'est peut-être moi effectivement qui manque d'infos sur ce point précis.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Nous n'allons pas passer l'après midi à nous congratuler sur "avantages et inconvénients de la fonction militaire", ni sur le bienfondé d'un engagemant dans cette voie.
En 12 ans, 5 déménagements pour celui qui m'est proche et que j'avais essayé de dissuader en son temps...
Mais chacun a le droit de faire ses choix...

Ecrit par : Maminou | 25 juin 2008

Une idée de réforme pour sarko-Darkos:

les militaires dans les écoles pour faire régner la discipline (et la méthode alphabéto-syllabique) et les profs en caserne pour en faire des hommes (oui je sais que la profession est très féminisée).

Ecrit par : Hervé | 25 juin 2008

Vous voulez qu'on les plaigne ?
Comme le disait le général Négrier à ses hommes : "vous êtes légionnaires pour mourir et je vous envoie où l'on meurt."

Joli !
C'est comme quand les parents d'élèves nous disent : "c'est votre boulot de supporter nos gosses !"

Et vous voudriez qu'on nous plaigne ??

Ecrit par : Amélie | 25 juin 2008

Puisqu'on fait dans la citation virile...

"Meirieu nous barrait la route,
Ordre fut donné de passer quand même,
Jean l'exécuta."

Légèrement modifiée...

Ecrit par : Guillaume | 25 juin 2008

Maminou, je ne parlais pas de se congratuler, mais vous avez piqué ma curiosité : à quelle fréquence un militaire est-il tenu de déménager ? Pour être honnête, je ne le sais pas. Tous les trois ans me semble excessif, mais je le répète : c'est peut-être parce que je n'ai pas réussi à trouver le lieu où c'est écrit.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

"Et vous voudriez qu'on nous plaigne ??

Ecrit par : Amélie | 25 juin 2008 "

Surtout pas!!! On vous plaint et on laisse la situation perdurer.

Ecrit par : Hervé | 25 juin 2008

"France (Éducation) - Xavier Darcos veut lutter contre «l'omerta sur l'homophobie» à l'école

À quelques jours de la Marche des fiertés LGBT de Paris, dont le thème sera «Pour une école sans AUCUNE discrimination!», le ministre de l'Éducation dénonce «l'omerta sur l'homophobie à l'école», qui est «toujours présente», dans un entretien à Libération publié aujourd'hui, mercredi 25 juin. Il y cite également les actions qu'il entend lancer à la rentrée pour lutter contre ce phénomène.

«L'homophobie est une attitude, elle crée un climat et ne s'exprime pas forcément par des violences. Il est en outre toujours un peu compliqué de la dénoncer. Nous pouvons progresser», estime Xavier Darcos (photo). «Des chiffres alarmants montrent que nos jeunes homosexuels ne vont pas bien et qu'ils sont victimes de leur orientation sexuelle: leur taux de suicide est près de trois fois supérieur à la moyenne», s'insurge-t-il. Il souhaite que «tout élève qui pourrait subir des vexations, voire des violences, liées à son orientation sexuelle soit protégé».

Pour cela, il propose trois actions: mentionner dans la circulaire de rentrée 2008 la lutte contre l'homophobie (lire Quotidien du 28 mai), rendre systématique à la rentrée l'affichage de la ligne Azur dans les lycées et une brochure sur l'homophobie, qui sera disponible dans tous les établissements."

Bon ben ça au moins c'est bien.

Je doute que les actions proposées soient suffisantes, mais c'est déjà pas mal : on part de tellement loin... Ca épargnera peut-être aux urgences quelques milliers de tentatives de suicide sur trois ans.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Jérémy, j'ai certainement lu vite, mais je n'ai pas très bien compris ,votre long mail sur mes rapports prétendus avec l'homophobie et Caroline Fourest - que j'aime bien, elle a fait un excellent livre sur notre commun ami Tariq. Vous m'expliquez en clair ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 juin 2008

Pour cela, il propose trois actions: mentionner dans la circulaire de rentrée 2008 la lutte contre l'homophobie (lire Quotidien du 28 mai), rendre systématique à la rentrée l'affichage de la ligne Azur dans les lycées et une brochure sur l'homophobie, qui sera disponible dans tous les établissements."

Bon ben ça au moins c'est bien.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008


Je suis sceptique....

La première injure dans la bouche des enfants et de leurs parents est "pédé" alors....

Le niveau de langage général est d'une telle vulgarité (voir par "exemple" Notre Président (et je ne parle pas de celui de Groland)) et d'une telle violence qu'on voit mal comment on peut s'attaquer à l'homophobie sans s'attaquer à cette violence quotidienne.

Ecrit par : vignon | 25 juin 2008

Trouvé sur blog pédago :

http://www.youtube.com/watch?v=ks0bMAkQC2U

humour ioufemesque garanti !

Ecrit par : victor | 25 juin 2008

"Un intéressant commentaire sur les sujets du bac philo séries technologiques..."

Encore un commentaire pleurnichard sur les méchants professeurs élitistes qui imposent une violence symbolique aux élèves en leur donnant des sujets trop durs pour eux, etc.
On oublie que les professeurs de philosophie font preuve de bons sens dans leur correction et que, concernant le sujet sur les oeuvres d'art, on valorisera les exemeples, mais on attend de toute façon pas d'eux de nous parler des quatuors à cordes de Bartok ou de la période métaphysique de Giorgio de Chirico...

Ecrit par : EP | 25 juin 2008

Si j'ai bien compris l'essence du dernier message de J.P.B., on constate depuis une trentaine d'années qu'à l'école les filles ont de meilleurs résultats que les garçon…
Je croyais avoir compris l'essence de l'œuvre brighélienne comme quoi, à cause des psycho-pédagogues, depuis une trentaine d'années, l'école est en déliquescence complète.
Peut-on concevoir qu'il y ait un lien entre ces deux constats ?
Si oui, de quel nature est-il ?
- Dans une situation de crise, le sexe féminin s'adapte mieus au désastre…
- Les qualités développées à travers la psycho-pédagogie conviennent mieux au sexe féminin…
- Les défauts développés à travers la psycho-pédagogie conviennent mieux au sexe féminin…
- Et pour clore le tout : le mouvement de résistance au psycho-pédagogisme n'est-il pas l'expression d'un phallocratisme récurrent destiné à enrayer la marche triomphale de la féminitude…
On a eu Obama aux États Unis, on a Brighelli en France ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 25 juin 2008

Je n'ai pas très bien compris votre message, Buntovchik; vous pensez qu'en réinstaurant la séparation des sexes à l'école, (ou, du moins, des gens de sexes différents, ;-), on arrivera à plus d'équité en fin de parcours scolaire?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

Je ne pense pas que le retour à un enseignement séparé pour les filles d'un côté et les garçons de l'autre soit une solution aux problèmes multiples que pose aujourd'hui la mixité et pas seulement en EPS.
La solution serait de renoncer une bonne fois pour toutes avec l'habitude prise par l'école de prendre en charge toutes les questions sociales qui traversent la société au profit d'un recentrage sur sa fonction première: instruire, en s'en donnant les moyens humains et règlementaires. J'enfonce là une porte ouverte. Mille excuses!

Ecrit par : buntovchik | 25 juin 2008

"Jérémy, j'ai certainement lu vite, mais je n'ai pas très bien compris ,votre long mail sur mes rapports prétendus avec l'homophobie et Caroline Fourest - que j'aime bien, elle a fait un excellent livre sur notre commun ami Tariq. Vous m'expliquez en clair ?
JPB

"Ma foi, je n'en ai pas dit autant. Je ne vous ai pas du tout mis en rapport avec l'homophobie.

Au sujet de Caroline Fourest, j'ai simplement dit qu'elle s'y connaît fort bien sur les questions de genre, et que j'aurais aimé que pour ce thème précis, elle prît, dans votre panthéon intellectuel personnel, la place d'Eric Zemmour, dont les thèses sont très souvent caricaturales (je ferai un catalogue de ses approximations quand j'aurai le temps de m'y livrer, l'idée m'en démange depuis un certain temps).

Par rapport à l'homosexualité, j'ai dit que votre post partait du principe que tous les garçons étaient forcément en proie à de douces fureurs envers leurs camarades féminines. J'ai dit également que la réflexion menée sur "Filles/Garçons" ne prenait pas en compte des éléments sociaux importants, comme le machisme toujours en vigueur dans les salles de classe, et qu'elle reflétait une réflexion épineuse : pourquoi prendre comme mesure statistique la différence filles/garçons plutôt que la différence brun(e)s/blond(e)s, yeux bleus/yeux verts, blancs/métis, etc.? Qu'est-ce que la distinction fille/garçon a de plus légitime que les trois autres ?

Mon post de départ était donc (les quatre paragraphes suivants entre crochets) :

["Les garçons, qui se sentent inconsciemment rejetés par un système scolaire massivement féminisé dans lequel les filles entrent en connivence, ont à cœur de faire sentir leur différence — violemment. Les enseignants agressés sont quasi exclusivement des enseignantes." (Jean-Paul Brighelli)

C'était déjà le cas il y a quinze ans. C'étaient les garçons qui foutaient le bordel, les filles qui écoutaient, et les profs masculins avaient beaucoup moins de problèmes de discipline que les profs féminins. Je viens de relire un bouquin des années 70 (dans lu lycée où la mixité existait déjà) : ceux qui fichaient le plus le bazar, c'étaient déjà les garçons...

Vous n'évoquez pas, tout simplement, le machisme ambiant, conscient et inconscient, qui dure depuis plusieurs millénaires, et qui a été analysé entre autres par Bourdieu dans La Domination masculine.

Et c'est amusant : quand vous parlez d'amour ou de mixité, vous n'imaginez meme pas qu'il puisse y avoir des ados homos. A propos d'un message entièrement dédié au(x) sexe(s), avouez que c'est une remarque qui n'est pas déplacée.]

Puis avec Christophe, nous avons cherché ce qu'aurait dit Caroline Fourest en lisant votre post. Ca aurait donné ceci (un paragraphe entre crochets) :

["Caroline Fourest dirait que Jean-Paul Brighelli est un réac qui s'ignore dans d'autres domaines que l'éducation (à savoir la question des genres et des sexes), qu'il écoute trop Eric Zemmour en matière de genres, et que quand il étudie la différenciation filles/garçons, il ne se rend pas compte qu'il pourrait étudier aussi la distinction grande taille/petite taille, blond(e)s/brun(e)s, homos/hétéros, blancs/metis, yeux bleus/yeux verts, etc. Mais bizarrement, il trouverait toute ces catégorisations incongrues et par trop essentialistes. Caroline Fourest arriverait à le faire réfléchir sur son propre message, et peut-être même prendrait-elle dans le panthéon intellectuel de Jean-Paul Brighelli la place d'Eric Zemmour."]

Par contre, vous avez effectivement dû lire un peu vite, car mon "mail" de départ n'était pas long du tout ! En revanche, ma réponse actuelle, forcément, est longue, puisque j'ai dû développer les deux posts précédents.

Quant à la citation de Darcos sur l'homophobie, ça n'a rien à voir. C'est juste une déclaration d'intention qui me réjouit en partie, même si je doute de son efficacité, mais c'est toujours mieux que rien (c'est-à-dire ce qui se passait avant).

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Alors, si des personnes sont intéressés par rejoindre le groupe que j'ai créé sur facebook qui tente de réfléchir au devenir de l'école, il faut simplement créer un compte sur facebook qui est gratuit www.facebook.fr. L'inscriptiion est graatute, facebook étant un site de réseau où vous pouvez retrouver plein de personnes que vous connaissez et tisser des contacts.
Voila, j'espere avoir été assez clair, sinon n'hésitez pas!!!

Ecrit par : clement chatain | 25 juin 2008

RAVAC, garçon ou fille, je suis reçue au concours de PE !

Ecrit par : helenej | 25 juin 2008

Bravo Hélène !

(c'est quoi RAVAC ???)

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

«L'homophobie est une attitude, elle crée un climat et ne s'exprime pas forcément par des violences. Il est en outre toujours un peu compliqué de la dénoncer. Nous pouvons progresser», estime Xavier Darcos (photo). «Des chiffres alarmants montrent que nos jeunes homosexuels ne vont pas bien et qu'ils sont victimes de leur orientation sexuelle: leur taux de suicide est près de trois fois supérieur à la moyenne», s'insurge-t-il. Il souhaite que «tout élève qui pourrait subir des vexations, voire des violences, liées à son orientation sexuelle soit protégé».


Merde! Que le monde a changé en trente ans! Quand j'étais lycéenne, c'était plutôt ceux qui répugnaient à tenter l'expérience homosexuelle qui passaient pour des nouilles, enfin tout au moins chez les filles. Quant à celui ou celle qui aurait tenu des propos homophobes, il se serait vu prier de rejoindre les crânes rasés de l'UNI et plus personne ne lui aurait adressé la parole. La seule option post-bac envisageable aurait été Droit à Assas.

Ecrit par : dobolino | 25 juin 2008

J'enfonce là une porte ouverte. Mille excuses!

Ecrit par : buntovchik | 25 juin 2008

Ne vous excusez en rien Buntovchik, vous avez tellement raison.
En PNL on dit "les problèmes sont des portes, non des murs!".

Ecrit par : Carole | 25 juin 2008

En plus, ce n'est nullement une porte ouverte. Elle est même carrément murée, cette porte, à l'heure actuelle. Il n'y a qu'une poignée de nostalgiques "réactionnaires" pour croire que l'école n'est là que pour instruire.
Hier mon époux a séché le Conseil d'école de peur que les parents et professeurs ne lui fassent encore sortir le chéquier du SIVOS pour tout un tas d'activités épanouissantes d'ouverture sur le monde et autres intervenants extérieurs ou découvertes culinaires exotiques ou biololo.

Ecrit par : dobolino | 25 juin 2008

"Merde! Que le monde a changé en trente ans! Quand j'étais lycéenne, c'était plutôt ceux qui répugnaient à tenter l'expérience homosexuelle qui passaient pour des nouilles, enfin tout au moins chez les filles. Quant à celui ou celle qui aurait tenu des propos homophobes, il se serait vu prier de rejoindre les crânes rasés de l'UNI et plus personne ne lui aurait adressé la parole. La seule option post-bac envisageable aurait été Droit à Assas.

Ecrit par : dobolino | 25 juin 2008

Alors, oui, effectivement, ça a changé.

Cela dit, Dobolino, l'expérience homosexuelle chez les filles a toujours été plus larement acceptée chez les filles que chez les garçons (enfin ca depend où : je connais des cons qui ne supportent pas les lesbiennes non plus).

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Mon pauvre Jérémy, si vous saviez les horreurs et les grossièretés que mon père est capable de sortir sur les femmes homo. C'est à en vomir! Le petit mac de banlieue fait craquer le vernis universitaire.

Ecrit par : dobolino | 25 juin 2008

Je ne connais pas les horreurs en question, mais je les imagine fort aisément, et je vous crois sur parole :-(

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Maminou, je ne parlais pas de se congratuler, mais vous avez piqué ma curiosité : à quelle fréquence un militaire est-il tenu de déménager ? Pour être honnête, je ne le sais pas. Tous les trois ans me semble excessif, mais je le répète : c'est peut-être parce que je n'ai pas réussi à trouver le lieu où c'est écrit.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Après 3 ans au Xème BCA le jeune homme a dû postuler pour une autre région et a rédigé sa demande en choisissant 2 postes sur une liste fournie par l'armée.
Sa demande lui est revenue avec "avis défavorable" de la part de son chef qui voulait le garder.
La décision finale était prise à Paris et il a pu rester à sa plus grande joie.
Il a déjà terminé une année de cette période et sait qu'il ne lui reste que 2 (ou peut-être 3, mais rien n'est moins sûr) ans sur ce poste et là il est sûr et certain qu'il devra aller ailleurs.

Ecrit par : Maminou | 25 juin 2008

Merci Amélie. J'ai bien pensé au collègue aujourd'hui...

Ecrit par : Sanseverina | 25 juin 2008

Bonjour,

Je tenais a inormer les gens qui veulent réfléchir sur le devenir de l'école que je viens de créer un groupe sur facebook s'intitulant Pas de groupe pour Jean Paul Brighelli erreur ou oubli".

Ecrit par : clement chatain | 25 juin 2008

C'est bien sympa, mais si vous ne donnez aucune coordonnée, comment voulez-vous qu'on vous rejoigne?

Ecrit par : Jean | 25 juin 2008

Encore une victilme de la méthode globale...

Ecrit par : Manu, qui a décidé d'être pénible aujourd'hui | 25 juin 2008

"France (Éducation) - Xavier Darcos veut lutter contre «l'omerta sur l'homophobie» à l'école

À quelques jours de la Marche des fiertés LGBT de Paris, dont le thème sera «Pour une école sans AUCUNE discrimination!», le ministre de l'Éducation dénonce «l'omerta sur l'homophobie à l'école», qui est «toujours présente»,[...]

Bon ben ça au moins c'est bien.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Tu parles d'une connerie, oui ! Si on veut lutter contre l'homophobie (dont je ne vois pas bien d'ailleurs ce que ça vient
faire dans l'école ), rétablissons les heures de français supprimées depuis 30 ans et faisons-leur étudier Gide et Montherlant !

On connaît trés bien par ailleurs les effets parfaitement contre-productifs de ce genre de cours de morale à la con (que ce soit déguisé en ECJS ou en "éducation à la citoyenneté"). Dans mon bahut, On appelle ça du "catéchisme de curé de gauche"...

Homosexualité ? : "Bieeeennn !"
Homophobie ? : "Paaas bieeeennnnn !"

Sortez les clowns !

Ecrit par : Manu | 25 juin 2008

Oui, euh, Montherlant il les prenait pas au-dessus de 15 ans, je suis pas sûr que ce soit un bon exemple. Sa correspondance avec Gide est assez claire là-dessus, je crois.

Ma solution : la répression. Même tarif pour "sale pédé" que pour "sale juif' !

J'ai eu l'honneur de recevoir le premier des deux de la part d'une élève de quatrième il y a quelques années. Je lui ai demandé de m'accompagner à la vie scolaire. Comme elle refusait, je l'ai empoignée par le bras et traînée jusqu'au rez-de-chaussée depuis le troisième étage. Tout le collège nous suivait, elle beuglait comme un cochon ! En arrivant chez le CPE, j'ai dit "prends la déposition de la demoiselle, je ferai la mienne après !" - Il m'a répondu, "OK, en attendant va te faire recoudre !" La jeune fille avait un blouson clouté, et je m'étais ouvert une phalange... J'ai reçu une lettre d'excuses et le surnom de "l'Ascenseur" !

Mais depuis je me suis calmé, c'est jamais bon de porter la main sur les élèves.

Ecrit par : sanjuro | 26 juin 2008

Ah non, Manu, non.

Si vous ne voyez pas ce que l'homophobie vient faire à l'école, renseignez-vous et réfléchissez deux secondes. Allez dans une cour d'école, un collège, un lycée, et vous verrez bien ce que ça vient y faire. Si vous n'êtes toujours pas convaincu, demandez à un psy honnête qui travaille aux urgences, et il vous en parlera, lui, de l'homophobie à l'école.

Quant à Gide et Montherlant, ce sont les paragons de l'homosexualité (masculine) choisis par l'Institution. En les lisant, on voit bien pourquoi ! (Boutin ne désapprouverait pas la moitié de ce que l'on peut lire dans Corydon). Vous auriez pu citer Verlaine et Rimbaud, aussi, l'alcoolique repenti qui finit par écrire des poèmes cathos, et la petite frappe qui meurt à Marseille en trafiquant des armes et du hasch. Citez Green aussi, qui culpabilisait à mort, et la liste sera pleine. Tu m'étonnes qu'on ait choisi ceux-là ! Eux ils sont à étudier comme écrivains à part entière, pas comme homos. C'est vous qui confondez la littérature et le préchi-précha de gauche.

Bon, et puis renseignez-vous sur le "catéchisme du curé de gauche". La gauche moraliste et vaguement catholique, c'est Royal et Hilary Clinton. Vous les avez vues favorables aux droits des homos, vous ? Un curé de gauche, ça existe, l'Education en foisonne, mais je peux vous dire qu'ils n'ont rien de favorable envers l'homosexualité. Agazinski, Montebourg, Fabius, etc., je peux vous en citer, moi, des gens qui illustrent votre curé de gauche, et qui n'ont rien de favorable aux homos.

Quant à votre dernière phrase débile "Homosexualité ? : "Bieeeennn !" ; Homophobie ? : "Paaas bieeeennnnn !"", je perdrais bien cinq minutes pour la critiquer, mais je ne comprends même pas qui elle vise ni quel est son but. Donc je me permets de la laisser telle qu'elle est.

BREF : Vous avez dit une connerie (ça arrive aux meilleurs : j'en ai bien dit une belle sur les militaires) en ne voyant pas ce que la lutte contre l'homophobie vient faire à l'école.
Par contre, vous avez raison lorsque vous prenez ça pour du moralisme inutile, mais rassurez-vous : le ministre n'a jamais dit qu'on fera ça en ECJS !!! Il a simplement dit qu'il éditerait une brochure afin de combattre l'homophobie. Ca devrait vous prouver que vous avez tort quand vous pensez qu'on aura affaire à du moralisme "relou" à la Ségo, mais ça devrait vous montrer que vous avez raison sur un point : ça ne servira à rien, car personne ne sera convaincu par cette "campagne" timide et frileuse.

Par contre, je ne digère pas votre "Homosexualité ? Bien !" qui est d'une bêtise sans borne puisque je n'ai jamais entendu personne proférer cela (à part peut-être Boutin et Vanneste pour lutter contre le fantasmatique prosélytisme et la fumeuse menace de pandémie gay, contre lesquels ils mettent régulièrement en garde la France entière).

Dites, Maminou et Yann, j