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24 juin 2008

GARCONS ET FILLES

                                                              Tous les garçons et les filles…

 

 

   Les filles réussissent mieux que les garçons : cette intuition commune à la plupart des enseignants — particulièrement les hommes — est confirmée par les statistiques. 14% des garçons ont des difficultés à lire, contre un peu plus de 7% de filles. Il y a près de 8 filles sur 10 au niveau du baccalauréat, et seulement 6 garçons sur 10. Une fille sur deux dans sa génération obtient un diplôme du supérieur ; il n’y a qu’un garçon sur trois dans le même cas. Les filles sont beaucoup moins concernées par le décrochage scolaire. Et (là il s’agit d’une estimation obtenue par recoupements, aucune statistique officielle n’existant sur ce sujet), dans neuf cas sur dix les conseils de discipline concernent des garçons.

     Enfonçons le clou : « À 14 ans, les filles sont pour les deux-tiers en troisième contre la moitié des garçons qui, à cet âge, sont environ un tiers à être encore en quatrième contre un quart des filles. Les garçons suivent également plus souvent un enseignement adapté. De façon plus générale, quel que soit le niveau d’enseignement, les filles sont plus jeunes que les garçons et redoublent moins souvent. Les différences précoces de résultats scolaires entre filles et garçons expliquent en grande partie leurs parcours différents car on connaît l’influence très forte du retard scolaire sur les scolarités futures des élèves. En effet, les filles entrent en CP avec des niveaux de compétences plus élevés que les garçons. Par la suite, elles réussissent également mieux à tous les examens du premier cycle (82% de réussite au Brevet contre 79% pour les garçons), du second cycle (84 ;4% de réussite au baccalauréat contre 79,9% pour les garçons), mais également aux examens de l’enseignement supérieur. » (1)

       Ne nous accablons pas sous les statistiques. Les filles ont, au Primaire, de meilleures compétences en lecture, et, globalement, dans toutes les questions relatives au langage. Et le phénomène se vérifie sur la longue durée : «  Parmi les élèves du panel 1989 dont le parcours scolaire a été suivi jusqu’au terme de l’enseignement supérieur, les garçons sont bien plus nombreux que les filles à ne pas obtenir le baccalauréat (14 points d’écart ) tandis que les filles sont plus nombreuses à devenir diplômées du supérieur, particulièrement au niveau « Bac+3 » ( 11points d’écart) » (2) Et si l’on se penche sur les échecs les plus marqués, on obtient les mêmes résultats. En France, 17% des jeunes (environ un jeune sur six) sortent sans aucune qualification du système éducatif. en 2005. Il s’agit de 8% de jeunes ayant arrêté leurs études avant la fin d’un second cycle de l’enseignement secondaire et de 9% de jeunes qui ont atteint la fin d’un second cycle, mais ont échoué aux Baccalauréat, CAP ou BEP. Ils sont 133 000 en 2005. Un garçon sur cinq se trouve dans cette situation de sortir du système éducatif sans CAP, ni BEP, ni Baccalauréat, alors que cela ne concerne qu’une fille sur sept. » Même constatation dans les SEGPA et autres dispositifs réservés aux enfants en difficulté : les garçons y sont en moyenne deux à trois fois plus nombreux que les filles.

     Résultat : « Davantage protégées que leurs homologues masculins par leurs diplômes plus élevés, leur taux de chômage est aujourd’hui, sensiblement inférieur à celui des garçons, à échéance égale de la fin de leurs études. »

     Cerise sur le gâteau, les filles issues de milieux sociaux défavorisées réussissent nationalement aussi bien que les garçons issus de milieux sociaux favorisés. Dans le cas de familles issues de l’immigration, l’hypothèse immédiate est que les filles se sentent probablement valorisées par le système scolaire, alors que l’égalité qui y règne répugne à des garçons traités en petits rois à la maison (pour mémoire, une étude de l’Inspection générale, il y a deux ans, faisait le même constat à propos de la Corse, ce qui entraîna sur l’île une levée de boucliers — à tort, ce me semble…).

     Alors, comment expliquer ces différences ? Faut-il désormais se pencher sur les garçons avec la sollicitude réservée aux espèces menacées ?

    Hypothèse génétique (les filles sont « naturellement » plus intelligentes que les garçons) : peu crédible, et peu étayée — même si l’INSERM note que la dyslexie, qui concerne environ 5% des élèves, touche surtout des garçons.

    Hypothèse prolétarienne : les garçons, plus forts physiquement, trouveront toujours à s’employer dans le secteur primaire (métiers manuels), ce qui n’est pas le cas des filles. Inconsciemment, les parents, dont les comportements sont souvent plus induits par des représentations mentales antérieures que par la réalité du marché, pourraient moins pousser les frères que les sœurs.

    Hypothèse inconsciente : au cours de leur scolarité, les enfants rencontrent surtout des femmes (enseignants, assistantes sociales, médecins, etc. sont des professions très largement féminisées — le seul métier de proximité majoritairement masculin, c’est flic), et les unes s’identifient pendant que les autres vivent dans le rejet. Du coup, les filles se construisent des parcours qui mènent vers ces métiers, ou des équivalents, alors que les garçons errent dans le système éducatif sans modèles de référence. À cela s’ajoute le mécanisme d’imitation / rejet du système familial : les filles ont à cœur de faire mieux que leurs mères, afin d’échapper à ce qu’elles ressentent souvent comme une servitude, surtout dans les couches de population les plus déshéritées, pendant que les garçons, par instinct œdipien, répugnent à imiter leurs pères — dont l’autorité a été sérieusement entamée par des années de chômage ou de galère. Et je ne parlerai que pour mémoire de tous ces garçons qui vivent dans des familles mono-parentales comme on dit par euphémisme — c’est-à-dire avec leur mère (4).

     Hypothèse hormonale : les filles deviennent femmes à l’adolescence (en moyenne vers 14 ans), pendant que les garçons restent bien au chaud dans un cocon d’enfance perpétuée. C’est ce que j’ai appelé dans mon dernier livre, Fin de récré, le complexe de Peter Pan. Caricaturalement, les garçons bavent devant des lolitas qui les méprisent. Et les modes vestimentaires actuelles n’arrangent rien : l’adolescent happé par le string de la fille assise devant lui a peu de chances d’être attentif en cours, la testostérone ne faisant pas bon ménage avec le travail scolaire. On en est même arrivé à interroger le bien-fondé de la mixité, devenue un credo à la fin des années 1960. Apprendre aux garçons à considérer les filles comme leurs égales, fort bien. Mais aujourd’hui, ce sont eux qui se pensent parias. Remettre en cause la mixité (nous disposons d’études anglo-saxonnes sur le sujet) n’arrange en rien les résultats scolaires des garçons, dans la mesure même où cela renforce les stéréotypes — et renforce la différence de performances.

 

    Ces diverses hypothèses peuvent bien entendu se combiner pour expliquer la fracture sexuée entre garçons et filles — une fracture qui tend régulièrement à s’accroître. Je notais plus haut les meilleurs résultats des filles quant aux compétences langagières en Primaire. À l’autre bout de la chaîne, on sait qu’elles entrent massivement dans les Prépas littéraires — ou dans les facs de Lettres, ou en Droit. Mais depuis quelques années, elles rivalisent de plus en plus avec les garçons dans les Prépas scientifiques — ou en Médecine. Encore une idée reçue qui succombe.

 

     Ces différences ne seraient pas bien graves (après tout, qu’importe que votre vétérinaire soit un homme ou une femme ?) si elles n’entraînaient pas des phénomènes inquiétants. Les garçons, qui se sentent inconsciemment rejetés par un système scolaire massivement féminisé dans lequel les filles entrent en connivence, ont à cœur de faire sentir leur différence — violemment. Les enseignants agressés sont quasi exclusivement des enseignantes. Les filles sont soumises à des pressions (le « succès » du port du voile est à ranger dans cette catégorie), des chantages, voire des attaques (le logiciel SIGNA du ministère constate, sans la commenter, une augmentation des agressions à caractère sexuel en milieu scolaire : la séduction implique des compétences de langage, le viol nettement moins…). Et il ne s’agit pas seulement des comportements de petits mâles adeptes d’un Islam radical — même si la fracture susdite nourrit abondamment le discours machiste de l’extrémisme religieux). Les clubs sportifs, les bandes de supporters, véhiculent des « valeurs » d’une misogynie affirmée. Les garçons n’ont plus guère de rites de passage officiels : ils les reconstituent dans les phénomènes de bandes. Et nous avons tous pu observer que les couples d’adolescents ont des attitudes de plus en plus dépourvues de sentimentalité — comme si le modèle quelque peu dégradant que proposent certaines émissions de télé déteignait sur les Roméos contemporains, qui négligent ostensiblement Juliette.

     De surcroît, les garçons qui se comportent « comme des filles » (les fameux « intellos », suspects de lèche dès qu’ils lèvent la main) sont victimes des mêmes ostracismes. Il est aujourd’hui chic, dans les classes, lorsqu’on est un petit mâle en quête de repères, de se faire aussi cancre que possible. Et je ne suis pas sûr que la fascination du vide (intellectuel) soit la meilleure réponse à la crise identitaire masculine — à l’école comme ailleurs.

     Alors, quelles mesures prendre ? Quelles solutions ? Comment infléchir les discours égalitaires pour récupérer des garçons qui se sentent méprisés, sans pour autant brimer les filles ? Il est un peu paradoxal de constater qu’un système éducatif qui, à l’origine, profitait surtout aux hommes s’est retourné contre eux.

     Je crois que c’est en modifiant notre regard sur les Savoirs — en réévaluant la Connaissance — que nous pourrons commencer à réduire une fracture qui, si elle s’accentuait, mettrait l’Ecole et la Société dans une situation d’extrême péril. Il faut lancer une nouvelle mode : si t’es pas intello, t’es zéro !

 

 

 

Jean-Paul Brighelli

 

 

PS. Cette Note s’appuie sur un article de mon ami Jean-Louis Auduc, vice-président de l’IUFM de Créteil (si !). Qu’il soit ici vivement remercié.

 

PPS. Quant à celles et ceux qui m'objecteraient que malgré les chiffres ci-dessus les postes de direction, dans le public comme dans le privé, sont encore majoritairement assumés par des hommes, je me permettrai de leur rappeler la situation actuelle entérine l'état de l'éducation d'il y a trente ans - et qu'en perspective, les directions se féminiseront au fur et à mesure que les générations actuelles remplaceront les papy-boomers. 

 

 

(1) Note d’information Direction de l’Evaluation et de la Prospective N°06.06 février 2006.

(2) L’Etat de l’Ecole n°16  octobre 2006. Indicateur 13. Sauf indication contraire, les citations suivantes sortent de cette étude.

(3) La non-mixité à l’école : quels enjeux ? Pierrette Bouchard, Jean-Claude Saint-Amant, Options CSQ, automne 2003

(4)  C'était la touche personnelle...

 

Commentaires

Hola,

Je suis la premiERE à poster !!! Tiens, j'ai grillé Saperlipopette!

Écrit par : maria | 24 juin 2008

Hola,

Je suis la premiERE à poster !!! Tiens, j'ai grillé Saperlipopette!

Ecrit par : maria | 24 juin 2008

Ah ! C'est bien vrai que les filles nous passent toujours devant ! Pauvre Saperlipopette, il va en être malade !

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

Grillé aussi ! Trop de travail ce matin.

Et bien content de n'avoir que des filles. Qui cadrent tout à fait avec vos stats. Et tiennent les "petits mâles" dans un mépris infini...

Écrit par : yann | 24 juin 2008

Suggestion :
mettre les garçons bons en classe à plusieurs dans une même classe. Ils forment un petit groupe uni. C'est stimulant pour eux et ils se font mieux respecter. C'est le cas de mon fils en 5 ème. Les meilleurs élèves sont au nombre de 5 : 4 garçons, une fille. Les 4 garçons sont respectés par les autres. Il y a un groupe de garçons qui font de leur mieux pour les imiter. Et puis, bien sûr il y a tout le reste des garçons déjà largués. Mais au moins, ils ont du respect pour les bons. En ce qui concerne la fille, elle est archi respectée.

Dans la classe de ma fille, 4ème, ce sont les filles qui sont les meilleures. Le seul gars brillant de la classe passe pour une femelette. Du coup, il devient insolent, histoire de faire mâle et se faire accepter par les autres garçons.

Mais bon, tout cela n'est pas politiquement correct et ce n'est pas demain la veille que les garçons accepteront de se faire dépasser par les filles sans réagir d'une façon ou d'une autre. Pour beaucoup, ils préfèrent déserter le champ de bataille plutôt que d'accepter la compétition avec les filles ! A signaler qu'ils se font un plaisir de se venger des filles en cours d'EPS.

Écrit par : Florence | 24 juin 2008

Merci pour cet article brillant et fouillé (comme toujours), M. Brighelli.

C'est cependant la première fois que je n'en comprends pas la "structure" : vous exposez des preuves statistiques durant tout l'article pour démontrer et appuyer votre idée de départ , fort bien.

Puis, viens, en conclusion, l'essentiel, que je reproduis ici tellement c'est court :

"Je crois que c’est en modifiant notre regard sur les Savoirs — en réévaluant la Connaissance — que nous pourrons commencer à réduire une fracture qui, si elle s’accentuait, mettrait l’Ecole et la Société dans une situation d’extrême péril. Il faut lancer une nouvelle mode : si t’es pas intello, t’es zéro !"

C'est ce passage que j' aurais aimé voir développer, quitte à prendre mes désirs pour des réalités. Le lien entre le constat et la solution au problème est-il assez explicite ?

Écrit par : Manu, qui a décidé d'être pénible aujourd'hui | 24 juin 2008

"Les garçons, qui se sentent inconsciemment rejetés par un système scolaire massivement féminisé dans lequel les filles entrent en connivence, ont à cœur de faire sentir leur différence — violemment. Les enseignants agressés sont quasi exclusivement des enseignantes."

C'était déjà le cas il y a quinze ans. C'étaient les garçons qui foutaient le bordel, les filles qui écoutaient, et les profs masculins avaient beaucoup moins de problèmes de discipline que les profs féminins.

Vous n'évoquez pas, tout simplement, le machisme ambiant, conscient et inconscient, qui dure depuis plusieurs millénaires, et qui a été analysé entre autres par Bourdieu dans La Domination masculine.

Et c'est amusant : quand vous parlez d'amour ou de mixité, vous n'imaginez meme pas qu'il puisse y avoir des ados homos. A propos d'un message entièrement dédié au(x) sexe(s), avouez que c'est une remarque qui n'est pas déplacée.

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

C'est ce passage que j' aurais aimé voir développer, quitte à prendre mes désirs pour des réalités. Le lien entre le constat et la solution au problème est-il assez explicite ?

Ecrit par : Manu, qui a décidé d'être pénible aujourd'hui | 24 juin 2008

Il me semble que JPB a voulu souligner le lien entre le regard que notre société porte sur la connaissance, la culture, le savoir, bref sur la valorisation du savoir et l'envie que les élèves peuvent avoir de l'acquérir, sachant qu'un "objet" est d'autant plus convoité qu'il est plus désiré par les autres.

Ce désir se heurte aujourd'hui à la concurrence du "divertissement" et aux attaques du relativisme culturel.

Par ailleurs, et pour serrer de plus près le fil du blog, il est indéniable, d'un point de vue anthropologique que l'étude et en particulier la lecture favorise une "féminisation" symbolique de l'être intérieur ("féminisation" ne veut pas dire "efféminisation").

Ce phénomène est bien connu dans toutes les grandes traditions spirituelles de l'Humanité, notamment dans la tradition juive.

Il est possible que cette limitation imposée de l'affirmation masculine et de ses attributs traditionnels (violence, domination, mainmise sur les choses) soient perçue comme une abdication et une menace.

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

Vos remarques sont intéressantes, JPB, et formalisent de manière claire ce que nous constatons plus ou moins empiriquement tous les jours.
Hypothèse supplémentaire: les filles ne seraient pas forcément plus "poussées" que les garçons par les familles mais elles intégreraient les lois, "la loi" plus facilement que les garçons.
Question d'éducation, sans doute. Peut-être est-ce dû au modèle féminin que nos sociétés continuent de renvoyer: la femme, future responsable d'enfants, de famille... Je ne sais pas. Dans mes classes, l'image du père qui s'en va et qui laisse tomber sa famille et de la mère qui reste pour tout assumer est prégnante. Les psy pourraient peut-être nous en dire plus.
Et pourtant malgré tous les chiffres que vous avancez, dans le monde de l'entreprise, les femmes se retrouvent souvent en position d'infériorité. Les projets intéressants leur échappe comme par hasard, les postes de direction leur sont moins souvent attribués...
Il serait intéressant de poursuivre votre analyse en mettant en regard la féminisation de la fonction publique et des professions libérales qui vont dans le sens des stats que vous présentez et le monde de l'entreprise où les choses sont, me semble-t-il encore bien différentes.
Car la vie de famille avec ses contraintes et ses obligations semblent ne pas être un obstacle au même degré selon qu'on fait carrière dans l'entreprise ou non.
J'ai un peu l'impression que le "retard" que prennent les garçons dans leurs études est rattrapé ultérieurement dans le monde du travail. Les carrières féminines brillantes s'évanouissant parfois face aux responsabilités familiales qui prennent le pas.
Tout cela n'est qu'empirique et mériterait une étude sérieuse et chiffrée.

Dans tous les cas de figure, oui, pour le " Si t'es pas intello, t'es zéro". Mais ce n'est pas le chemin que prend l'école actuellement ni l'image que les chefs d'établissements féminines offrent, hélas!

Écrit par : Sanseverina | 24 juin 2008

Même si les filles réussissent mieux que les garçons, elles sont encore sous représentées dans les filières scientifiques du lycée et de l'enseignement supérieur. En fouillant sur le net rapidement après lecture de votre article, j'ai trouvé un document de l'association Femmes et mathématiques qui indique qu'en 1998, il y avait 22% de femmes dans les écoles d'ingénieurs et 35% en troisième cycle scientifique, contre 59% en troisième cycle littéraire! Certes ces chiffes ont dix ans, mais je ne pense pas qu'ils aient beaucoup bougé depuis.
Quant aux garçons qui jouent aux petits caïds devant ceux qui veulent travailler, ils sont d'autant moins nombreux que le collège ou le lycée se situe dans une zone d'autant plus favorisée. Dans mon lycée de banlieue "chic", la majorité des garçons de ma classe de terminale se battent pour être admis les meilleurs classes prépas.

http://wwwmaths.univ-bpclermont.fr/irem/documents/archives/mathfemmes.pdf

Écrit par : Archytas | 24 juin 2008

"Les garçons, qui se sentent inconsciemment rejetés par un système scolaire massivement féminisé dans lequel les filles entrent en connivence, ont à cœur de faire sentir leur différence — violemment. Les enseignants agressés sont quasi exclusivement des enseignantes."

C'était déjà le cas il y a quinze ans. C'étaient les garçons qui foutaient le bordel, les filles qui écoutaient, et les profs masculins avaient beaucoup moins de problèmes de discipline que les profs féminins. Je viens de relire un bouquin des années 70 (dans lu lycée où la mixité existait déjà) : ceux qui fichaient le plus le bazar, c'étaient déjà les garçons...

Vous n'évoquez pas, tout simplement, le machisme ambiant, conscient et inconscient, qui dure depuis plusieurs millénaires, et qui a été analysé entre autres par Bourdieu dans La Domination masculine.

Et c'est amusant : quand vous parlez d'amour ou de mixité, vous n'imaginez meme pas qu'il puisse y avoir des ados homos. A propos d'un message entièrement dédié au(x) sexe(s), avouez que c'est une remarque qui n'est pas déplacée.

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Dans mes classes, l'image du père qui s'en va et qui laisse tomber sa famille et de la mère qui reste pour tout assumer est prégnante.
Ecrit par : Sanseverina | 24 juin 2008

A propos de prégnance on en est pas encore en France dans la situation de certaines écoles américaines où les jeunes filles nouent des "pregnancy pact", comme dans ce lycée de Gloucester!
Mais qui sait?

Écrit par : marigot | 24 juin 2008

Est-ce qu'une des solutions possibles pour renouer avec l'excellence chez les garçons ne serait pas la réintroduction (modérée) de la compétition dans les études ?

Ce que vous dites, Archytas, est vrai, mais se limite à la première et à la terminale, souvent, et dans des matières jugées "importantes" par les élèves (les Maths et la Physique).

Mais pourquoi ne pas proposer à nos petits cadets une émulation plus importante dans le cadre des cours ? J'ai pris l'habitude, par exemple, de lancer de temps en temps des défis sur les exercices, de faire un petit palmarès sur les meilleures progressions d'un devoir à l'autre... cela les stimule tout particulièrement.

Bien sûr, il n'est pas nécessaire d'en revenir à la compo trimestrielle avec classement, mais là encore on a peut-être jeté le bébé, le canard et la puéricultrice avec l'eau du bain.

Les filles ont en moyenne une approche plus individuelle de l'école, les garçons cherchent à se situer davantage par rapport à un groupe. On peut peut-être partir de ces aspirations et les utiliser, non ?

Écrit par : sanjuro | 24 juin 2008

Ou alors, vu que les repères proposés à nos petits mâles sont souvent des footballeurs incultes autant que milliardaires, pourquoi ne pas composer d'équipes de football mixtes? Cela permettrait peut-être de résorber l'écart en donnant les mêmes exemples à suivre aux demoiselles? ;-)

Robin, il me semble que "Saperlipopette" soit également du beau sexe...

Jeremy, je me demande ce que penserait Caroline Fourest de ce problème, et de la manière dont il est posé... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 juin 2008

Mais pourquoi ne pas proposer à nos petits cadets une émulation plus importante dans le cadre des cours ? J'ai pris l'habitude, par exemple, de lancer de temps en temps des défis sur les exercices, de faire un petit palmarès sur les meilleures progressions d'un devoir à l'autre... cela les stimule tout particulièrement.

écrit par Sanjuro

Je le fais aussi et ils adorent !

Mes souvenirs d'élève de lycée mixte sont ceux d'une saine émulation entre filles et garçons de la 6ème à la terminale , années 60-70 .

Les garçons ne cherchaient pas à être les héros du zéro !

Quant à la féminisation à outrance du corps enseignant , c'est une catastrophe pour la collectivité . Cette année , seulement 3 profs de lettres hommes pour 10 femmes . Un part à la retraite , donc plus que deux .

Sur 3 CPE , 1 homme, qui part l'année prochaine .
Quant aux surveillants , 2 garçons sur 12 !

Où sont les hommes ?

Écrit par : Amélie | 24 juin 2008

Caroline Fourest dirait que Jean-Paul Brighelli est un réac qui s'ignore dans d'autres domaines que l'éducation, qu'il écoute trop Eric Zemmour en matière de genres, et que quand il étudie la différenciation filles/garçons, il ne se rend pas compte qu'il pourrait étudier aussi la distinction grande taille/petite taille, blond(e)s/brun(e)s, homos/hétéros, blancs/metis, yeux bleus/yeux verts, etc. Mais bizarrement, il trouverait toute ces catégorisations incongrues et par trop essentialistes. Caroline Fourest arriverait à le faire réfléchir sur son propre message, et peut-être même prendrait-elle dans le panthéon intellectuel de Jean-Paul Brighelli la place d'Eric Zemmour.

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

"Quant à la féminisation à outrance du corps enseignant , c'est une catastrophe pour la collectivité"
Ecrit par : Amelie (forcement).

Ah oui, la perte du référent. On nous fait le coup régulierement.

Rassurez-vous, Amelie, les enfants auront leur référent masculin à la maison, quand ils auront des familles avec deux papas :-)

D'ailleurs, je me souviens avoir lu certains de vos messages avec des participes passés, vous concernant, accordés au mascullin, bien que l'auxiliaire fût le verbe être. C'étaient des fautes de frappe ou vous êtes bien de sexe masculin ?

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Hola,

Je suis la premiERE à poster !!! Tiens, j'ai grillé Saperlipopette!

Ecrit par : maria | 24 juin 2008

Ah ! C'est bien vrai que les filles nous passent toujours devant ! Pauvre Saperlipopette, il va en être malade !

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

Saperlotte Robin! vous trouvez donc que Saperlipopette est un pseudo masculin? permettez-moi cher monsieur de vous adresser un sourire très féminin ...
pirouette de Saperlipopette
bonne journée à tous et coucou aux amis qui savent qui se cache derrière les lunettes de Saperlipopette , je les ai retrouvées!
bisous à JPB

Écrit par : Saperlipopette | 24 juin 2008

C'étaient des fautes de frappe ou vous êtes bien de sexe masculin ?

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

C'est quand j'étais un ange , cher Jérémy , on accorde donc au masculin puisque même la grammaire est sexiste !:-)))

Ce que je veux dire , c'est que nos potaches sont maternés du début à la fin et lorsqu'en plus ils vivent seuls avec leur mère , ils manquent forcément de re-pères .
Je parle en connaissance de cause ( ça sent le vécu ! )

Écrit par : Amélie | 24 juin 2008

Rassurez-vous, Amelie, les enfants auront leur référent masculin à la maison, quand ils auront des familles avec deux papas :-)


Tant mieux , je n'y vois aucun inconvénient , mais je pense à ceux qui n'en ont même pas un !

Vous ne pouvez ignorer que beaucoup de pères divorcés n'assument pas ! Il suffit d'écouter les élèves !

Écrit par : Amélie | 24 juin 2008

Saperlotte Robin! vous trouvez donc que Saperlipopette est un pseudo masculin? permettez-moi cher monsieur de vous adresser un sourire très féminin ...
pirouette de Saperlipopette
bonne journée à tous et coucou aux amis qui savent qui se cache derrière les lunettes de Saperlipopette , je les ai retrouvées!
bisous à JPB

Ecrit par : Saperlipopette | 24 juin 2008

Je vous présente mes humbles excuses et mes respectueux hommages, chERE et mystérieuSE inconnuE !
;-)

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

"Quant à la féminisation à outrance du corps enseignant , c'est une catastrophe pour la collectivité"
Ecrit par : Amelie

"Rassurez-vous, Amelie, les enfants auront leur référent masculin à la maison, quand ils auront des familles avec deux papas :-)"
Ecrit par : Jeremy

"Tant mieux , je n'y vois aucun inconvénient"
Ecrit par : Amelie

C'est vrai ? Amélie, vous me ravissez.

Pour les pères divorcés, je confirme : il y en a plus d'un qui considèrent que l'enfant n'existe plus, ou qu'à moitié. Mais ça ne remet pas en cause le divorce, ca remet juste en cause ceux qui fonctionnent ainsi.

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

C'étaient des fautes de frappe ou vous êtes bien de sexe masculin ?

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Pour vous ôter le doute , demandez à JPB , il vous (r)assurera !

Écrit par : Amélie | 24 juin 2008

C'est vrai ? Amélie, vous me ravissez


Mais oui , Jérémy , l'harmonie et l'affection nécessaires à un enfant ne sont pas des valeurs ou des qualités intrinsèquement hétérosexuelles !

Écrit par : Amélie | 24 juin 2008

Je vous présente mes humbles excuses et mes respectueux hommages, chERE et mystérieuSE inconnuE !
;-)

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

Cher Robin , pas si mystérieuse que cela soyez en assuré,mes pas ayant croisé la trace des votres dans le magnifique parc d'un lycée...

Amélie et Jérémy, vos considérations sur le comportement des pères divorcés, sociologiquement datent un peu, les papas sont au contraire de plus en plus présents aussi je vous suggèrerais si vous le voulez bien de laisser de côté ces clichés de plus en plus éculés et si vous souhaitez des chiffres à l'appui , allez regarder le pourcentage de divorces dans lesquels la garde partagée a été prononcée.
De plus en plus de papa à la sortie des écoles et accompagnant les enfants à leurs activités parascolaires...
Hommage donc à tous ces papas qui de plus en plus jouent un rôle et le revendiquent à part égale avec les mamans.
bonne journée...il me faut aller travailler...
Pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 24 juin 2008

laisser de côté ces clichés de plus en plus éculés et si vous souhaitez des chiffres à l'appui , allez regarder le pourcentage de divorces dans lesquels la garde partagée a été prononcée.


Il y a un mieux , c'est vrai , et on ne peut que s'en réjouir , mais ça n'est pas encore une généralité !

Quant à la garde alternée , est-ce vraiment une panacée pour l'enfant ainsi ballotté et qui ne sait plus où il habite au sens propre comme au figuré ?
Le partage de la garde est souvent mathématique et les parents semblent parfois penser plus à eux qu' à l'intérêt de l'enfant : on coupe l'enfant en deux , deux jours chez l'un , deux chez l'autre ou une semaine , une semaine , résultat : livres et cahiers souvent oubliés chez l'un ou chez l'autre , par exemple , devoirs pas faits , instabilité ...
Mais tant mieux si les jeunes pères se sentent davantage responsables et attachés à leur enfant !

Écrit par : Amélie | 24 juin 2008

Saperlipopette, il y a la meme proportion de gens intelligents et de sombres idiots parmi les pères divorcés que parmi toute autre catégorie sociétale. Croyez bien que j'en suis persuadé. Je pensais juste à quelques cas où effectivement le père ne s'est plus intéressé à ce que devenaient lesenfants de la premiere union, mais je suis bien incompétent pour en tirer des conclusions générales, si ce n'est que ceux qui se comportent ainsi pourraient s'intéresser davantage à ce que deviennent leur rejeton. Et j'ai d'ailleurs autant de cas à vous fournir de pères divorcés ayant gardé intact leur souci de voir leur enfant heureux.

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Même si les filles réussissent mieux que les garçons, elles sont encore sous représentées dans les filières scientifiques du lycée et de l'enseignement supérieur.

Ecrit par : Archytas | 24 juin 2008

En effet. Vous trouverez sur le site scei-concours point org les statistiques d'admission dans les grandes écoles d'ingénieurs.
Ca manque de filles !

Écrit par : yann | 24 juin 2008

Oups !
Apparemment, c'est déjà plus le sujet.

Écrit par : yann | 24 juin 2008

BLAISE OU JACQUELINE (PS au fil précédent)
Pour Guy Morel :

Il semblerait que ce soit Pascal lui-même et non sa soeur qui ait inventé cette méthode d'apprentisage de la lecture et de l'écriture. Il serait intéressant d'essayer d'en savoir plus, par exemple s'il en subsiste quelque chose.


"Les Solitaires, soucieux de ce qu'on appellerait aujourd'hui "les sciences de l'éducation", utilisent de nouvelles méthodes rédigées et expérimentées par eux-mêmes. Claude Lancelot publia ainsi des méthodes de versification et d'apprentissage des langues vivantes; la Grammaire, due à Lancelot et Arnauld (1660), et la Logique, composée par Arnauld et Nicole (1662), qui comptent parmi les oeuvres les plus importantes produites dans l'orbite de Port-Royal, appartiennent à l'ensemble des publications pédagogiques liées à l'activité des Petites Ecoles; Blaise Pascal rédigea de même une Nouvelle méthode pour apprendre à lire. "

http://www.amisdeportroyal.org/portroyal/articles.php?lng=fr&pg=66
Ecrit par : Robin | 24 juin 2008
Dans une lettre datée du 26 octobre 1665, Jacqueline Pascal écrit à Blaise :" Mon très cher frère, nos mères m'ont commandé de vous écrire, afin que vous me mandiez toutes les circonstances de votre méthode pour apprendre à lire..."

Donc.
GM

Écrit par : guy morel | 24 juin 2008

Un intéressant commentaire sur les sujets du bac philo séries technologiques...Les garçons s'en tireront-ils aussi bien que les filles ou tout le monde se cassera-t-il la figure ? A moins que les Zorros de la "commission d'harmonisation"...

http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

Force est de constater que le comportement de nos élèves masculins est celui d'un groupe de jeunes primates; c'est génétique, lié à nos origines lointaines. Observez les groupes dans une cour de collège ou de lycée et cette évidence vous sautera aux yeux -surtout si vous allez au zoo juste après. Ce constat étant fait, il faut bien dire que ce ne sont pas les qualités intellectuelles qui définissent le mâle Alpha. C'est peut-être là la racine du problème.
Comme chez nos cousins chimpanzés, les filles -sauf exception- calment la horde et tempèrent ses excès. Moins concernées par la compétition pour la domination du groupe, elles ont plus de temps à consacrer aux activités intellectuelles et coopératives. D'ailleurs, chez les chimpanzés (aussi) , ce sont elles qui transmettent le savoir aux jeunes. Ceci explique peut-être la féminisation du métier : l'enseignement n'est plus aussi valorisé qu'il l'était et permet donc moins aux mâles de se positionner dans la "horde" sociale.
Provocation en forme de sujet de thèse : le professeur homme est-il un mâle évolué ou un mâle vaincu ?

Écrit par : vignon | 24 juin 2008

Provocation en forme de sujet de thèse : le professeur homme est-il un mâle évolué ou un mâle vaincu ?

Ecrit par : vignon | 24 juin 2008

le professeur homme est un mâle aimé

Écrit par : Florence | 24 juin 2008

Bonjour à tous

Les profs de philo de Lille esssaient d'organiser une action collective pour protester à la fois contre les conditions de correction du bac, les menaces sur la matière (risque d'optionnalisation) liées à la réforme des lycées, et la question de la mobilité. Une des idées envisagées est celle d'une rétention des notes. Une conférence de presse est prévue à Douai (lieu des réunions d'harmonisation) lundi 30 juin à 13 h 15. Les réunions d'harmonisation du 30 doivent être transformées en AG.



Ceux qui sont intéressés par cette action peuvent écire à philolille@yahoogroupes.fr

Je joins un premier texte qui a été écrit par un collègue pour expliquer l'action.


"la 1ère harmonisation des épreuves écrites a donné lieu dans l'Académie
de Lille a une distribution de deux tracts complémentaires, élaborés par
des groupes informels de professeurs (pour l'essentiel militants de base
du SNES et de SUD), puis à une intervention en séance plénière.
Une motion, jointe, a été souscrite par 76 personnes et servira de base
à une conférence de presse donnée devant le lycée où se tiendra la
seconde harmonisation. Y sera dénoncée l'alourdissement continue des
conditions de correction, en tant que cet alourdissement a pour effet,
voire pour but, de rendre ingérable le baccalauréat et l'épreuve de
philosophie, qui sont la cible d'une campagne médiatique permanente de
la part des milieux gouvernementaux. Pour dénoncer cet alourdissement
les correcteurs sont invités à apporter leurs paquets de copies pour
dresser un "rempart" pour le bac. Mais le but principal de la conférence
de presse sera de dénoncer la mise à mort programmée de l'enseignement
philosophique, pris en tenaille entre la RGPP (destruction du statut de
la fonction publique en tant qu'il garantit la sécurité de l'emploi aux
fonctionnaires recrutés sur concours, mobilité forcée d'une discipline à
l'autre, voire d'un métier à l'autre sous peine de licenciement) et la
réforme des lycées: Darcos doit annoncer celle-ci le 10 juillet à
l'issue des oraux de bac (...!) mais il n'est pas besoin d'être grand
clerc pour savoir que les principes déjà annoncés seront repris,
notamment la fin des séries, le "lycée à la carte" et donc,
l'optionnalisation de fait de la philosophie. Pris entre ces deux
exigences les philosophes seront en grave danger et dans certaines
académies, on les invite déjà à se reconvertir. Il ne s'agit pas
seulement de défendre l'emploi des profs de philo mais de préserver,
contre l'invasion du marché éducatif travesti en "liberté de choix",
cette maudite "exception française" (sic) corrélative de la séparation
institutionnelle de l'Etat et des Eglises, qui permet aux élèves de
terminale de bénéficier d'une initiation philosophique à la philosophie
(et non de cours de religion ou d'un enseignement d'histoire des idées).

Au-delà de la conférence de presse, il est envisagé de transformer la
seconde harmonisation en AG de discussion et, si les collègues en
décident, de lutte. Il pourra éventuellement y être décidé d'une
rétention des notes du baccalauréat et d'autres actions à la rentrée,
dans le cadre de la discipline et bien sûr, en lien avec l'ensemble des
enseignants et des parents d'élèves.
Une liste de diffusion internet est constituée pour permettre la
discussion permanente entre professeurs de philosophie et pour
éventuellement, organiser des initiatives, y compris estivales".

Écrit par : EP | 24 juin 2008

Pour moi, si les filles ont de meilleurs résultats scolaires, en règle générale, que les garçons, c'est que nous, les mères,ne les surprotégeons pas et que, même convaincues rationellement de l'égalité des sexes, nous sommes instinctivement en extase devant les petits mâles que nous avons fabriqués et sommes beaucoup moins exigeantes envers eux qu'envers leurs sœurs. Comme les pères actuels sont assez falots du fait que nous hurlons de rire dès qu'ils jouent les machos avec fiston, ça n'arrange pas la sauce.

Écrit par : dobolino | 24 juin 2008

le professeur homme est un mâle aimé

Ecrit par : Florence | 24 juin 2008


Joli !

Écrit par : vignon | 24 juin 2008

A propos de la féminisation du "corps enseignant" (un corps de blonde à forte poitrine ?), il faut rappeler que plus un métier est féminisé, moins c'est un métier valorisé et moins c'est payé.

Et j'observe que beaucoup de garçons qui vivent avec maman brutalisent leur mère en paroles et parfois physiquement et en classe ce sont souvent des emmerdeurs finis.

Écrit par : Lariba | 24 juin 2008

"A propos de la féminisation du "corps enseignant" (un corps de blonde à forte poitrine ?), il faut rappeler que plus un métier est féminisé, moins c'est un métier valorisé et moins c'est payé."

Bravo Lariba !

C'est la plus pure vérité.

Regardez les deux métiers les plus mal payés dans la fonction publique, eu égard à la formation qu'ils nécessitent :
Professeur et Infirmier !

En revanche, les militaires, dont on rembourse le déménagement et à qui on offre généralement un logement, gagnent des p*** de fortune à trainer leurs guêtres dans un bureau avec un téléphone et une carte de la région.

Je renvoie à Françoise d'Eaubonne pour une étude précise de la question (in : Eros minoritaire).
Elle faisait également remarquer la différence de représentation mentale que l'on peut avoir entre un grand couturier et une couturière, un grand cuisiner et une cuisinière, un grand professeur et une enseignante, etc.

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

" Quand il étudie la différenciation filles/garçons, il ne se rend pas compte qu'il pourrait étudier aussi la différenciation grandes tailles/ petites tailles, brun(es)/blond(es)..."
écrit par Jeremy

Mais la différenciation grandes tailles/petites tailles, etc, n'a pas d'incidence sur les résultats scolaires, si?

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 juin 2008

Provocation en forme de sujet de thèse : le professeur homme est-il un mâle évolué ou un mâle vaincu ?

Ecrit par : vignon | 24 juin 2008

question subsidiaire : le professeur homme est-il un mâle heureux ?

Écrit par : Florence | 24 juin 2008

Pour Florence : Le professeur homme est forcément un mâle appris.

Pour Sylvie Huguet : pourquoi la différenciation homme/femme serait-elle plus pertinente que la différenciation brun/blond pour faire des études statistiques ? Notez bien que c'est une question ouverte.

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Pour Florence : Le professeur homme est forcément un mâle appris.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

excellent et surtout moins connu !

Écrit par : Florence | 24 juin 2008

Et j'observe que beaucoup de garçons qui vivent avec maman brutalisent leur mère en paroles et parfois physiquement et en classe ce sont souvent des emmerdeurs finis.

Ecrit par : Lariba | 24 juin 2008

Et moi, dans ma petite école rurale, j'observe les beaux cartables Spiderman, les pantalons de treillis, les sweats à capuche (dont ils mâchonnent les ficelles à longueur de journée), les tonnes de gel dans les cheveux et les casquettes à l'envers dont les affublent les "petites mamans" en extase devant la "virilité" de leurs jeunes caïds de 4 ans !

Dans les classes où j'enseigne (fin de maternelle, début d'élémentaire), les petits garçons sont aussi souvent têtes de classe que leurs camarades féminines. Ils sont souvent beaucoup plus demandeurs qu'elles, mais aussi beaucoup plus "accro" à la note, chiffrée de préférence.

C'est moins sensible chez les petits caïds, ceux qui traitent leur mère comme une vieille chaussette. Ceux-là, dans un premier temps, ne comprennent ni les remarques, ni les mauvaises notes, les prennent pour des attaques personnelles et réagiraient volontiers par la violence si la maîtresse ne mesurait pas 1,74 m et n'avait pas une voix puissante.
Généralement, les papas de ces petits caïds, même présents, ont plutôt des rapports de grands frères, joueurs et admiratifs, avec leurs "vrais mecs".

Écrit par : catmano | 24 juin 2008

Pour moi, si les filles ont de meilleurs résultats scolaires, en règle générale, que les garçons, c'est que nous, les mères,ne les surprotégeons pas...

Ecrit par : dobolino | 24 juin 2008

Pas si sûr! Je me suis ramassé il y a quelques mois une inspection en bonne et due forme (et avec les excuses de l'IPR) après qu'une mère d'élève se soit plainte directement auprès du Recteur pour "maltraitance" de sa fille. Celle-ci, dans une épreuve de gymnastique tout ce qu'il y a de plus règlementaire était tombée sur la figure en réalisant un équilibre, cent fois exécuté auparavant.
En réalité, la gamine avait perdu la face devant ses camarades filles (ce jour là j'avais pris le parti de faire passer l'épreuve, les filles à part des garçons, sans quoi une dizaine de filles auraient refusé de la subir tellement elles sont coincées).
Quand je raconte ça à mes collègues - surtout des femmes, d'autres disciplines, elles n'en croient pas leurs oreilles. Tant elles s'imaginent, ne croyant que leurs yeux, que les élèves sont ce qu'ils paraissent devant eux, plus ou moins sagement assis à leur table.
A propos, la différence entre filles et garçons ne tient-elle pas au fait que les garçons croient plutôt leurs oreilles que leurs yeux? Ainsi, dans l'expérience que fait un petit garcon qui, lorsqu'il voit une petite fille nue, continue de croire, bien que désavoué par ses yeux à l'existence d'un pénis (caché, coupé, trop petit, pas encore poussé...) conformément à la fiction symbolique. Ne serait-ce pas au demeurant cette dénégation qui pousserait ultérieurement et plus facilement les garçons que les filles à imaginer un univers autre que celui, naturel et visible par les yeux de la tête et ceux du coeur? Ce qui pourrait expliquer une plus forte propension chez les garçons que chez les filles à étudier la physique et la métaphysique.
S'agissant maintenant de la plus grande réussite des filles que des garçons ne conviendrait-il pas de questionner au préalable les critères ( devenus dans le jargon managérial "compétences indispensables") par lesquels l'école des femmes juge et mesure cette réussite?

Écrit par : buntovchik | 24 juin 2008

Cher Robin , pas si mystérieuse que cela soyez en assuré,mes pas ayant croisé la trace des votres dans le magnifique parc d'un lycée...

"Dans le vieux parc solitaire et glacé, deux âmes ont tout à l'heure passé..."

Vous me ramenez plus de trente ans en arrière pour me rappeler qu'un jour je fus jeune et beau, moi qui suis vieux...et beau ;-) La nostalgie n'est plus ce qu'elle était !

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

"Ceux-là, dans un premier temps, ne comprennent ni les remarques, ni les mauvaises notes, les prennent pour des attaques personnelles et réagiraient volontiers par la violence si la maîtresse ne mesurait pas 1,74 m et n'avait pas une voix puissante."

Zavez po vu Zemour Vs Ramzi ?
le põve Ramzy ... l'o po tout compris :)

Écrit par : toto | 24 juin 2008

C'est marrant : personne ne parle des méthodes d'enseignement pour expliquer cette différence.

Par exemple, les méthodes directives décriées qui conviennent mieux aux garçons et les méthodes à la mode (travail de groupe par exemple) qui conviennent mieux aux filles.

Il y a d'intéressantes discussions sur des sites pédagogiques américains sur le sujet (oui, oui, je sais, les Américains, tous des cons, restons entre Français).

Parce que j'aime bien vous provoquer, je vous renvoe à un site néo-conservateur :

http://www.webloggin.com/little-girls-are-made-from-sugar-and-spice/

Quitte à ne pas être politiquement correct, je vais l'être jusqu'au bout : les méthodes structurées, qui fonctionnent (par opposition aux méthodes constructivistes) supposent une hiérarchie entre l'enseignant et les élèves, et donc une autorité de celui-ci vis-à-vis de ceux-là.

Or je pense que l'autorité est globalement (il y a bien sûr toujours des exceptions) plus naturelle aux hommes qu'aux femmes.

Écrit par : Franck Boizard | 24 juin 2008

Mais noooooooon. Vouz n'avez rien compris. Alain Soral y va tout vous esssspliquez ! Toute l'interview vaut son pesant de cacahouètes (et de connerie), mais c'est surtout à 3'30 que ça devient fameux.

http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/soral%20féminisme

Écrit par : Kap | 24 juin 2008

Ouhlà ! esssspliquer.


Fatiguée ce soir.

Écrit par : Kap | 24 juin 2008

A propos de pédagogisme, voici une information interessante, que je pourrais appeler "les papis font de la résistance".

5bien que Fracko ait pris une retraite bien méritée, vous remarquerz qu'il fait partie de la liste des signataires.)

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/06/24062008Accueil.aspx

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 juin 2008

Franck, je pense que vous confondez autorité et potentiel de violence.

J'ai vu une prof de maths d"un mètre cinquante et quarante cinq kilos toute mouillée qui mettait au garde-à-vous des classes de STG où il n'y avait pas un djeunz en-dessous d'un mètre quatre-vingt.

Je crois que c'est surtout une question de charisme. On l'a ou pas, c'est tout. Après, c'est une question de respect mutuel.

Écrit par : vignon | 24 juin 2008

J'avoue que votre note me laisse perplexe, JPB, et le fait que les filles réussiraient mieux que les garçons à l'école plutôt sceptique. Certes, vous avancez des statistiques.
Mais, surtout dans l'Education nationale, on sait qu'il faut se méfier du thermomètre. Aussi :
- que faut-il réellement entendre par "réussite aux examens" dans les chiffres donnés?
- le correcteur valorise-t-il vraiment un meilleur niveau dans les copies des filles, ou le fait qu'elles soient plus soignées? (Après dix copies de garçons indéchiffrables, on est toujours heureux de trouver une copie lisible, claire, avec plein de couleurs...).
- les conseils de discipline révèlent effectivement plus de violence physique chez les garçons, mais que nous disent-ils du niveau de la fille qui ne sabote pas le cours, mais qui ne le suit pas non plus?
- dans quelle mesure le passage dans la classe supérieure vient-il "récompenser" non pas ce qui a été acquis pendant l'année, mais le fait qu'une élève qui traîne ses lacunes sans faire beaucoup de bruit, finalement, ne dérange pas grand monde?
Ce qui m'amène à m'interroger, c'est le constat que j'ai été amené à faire en Lycée Professionnel, que ce soit en banlieue parisienne ou en province. Pendant que la classe moyenne se retrouve au lycée général, on enseigne en CAP et en BEP, le plus souvent, au Tiers Etat, garçons et filles confondus. Pour ce qui est du niveau (déficit de vocabulaire, manque de repères historiques...), je ne vois pas de différence entre les sexes , mais bel et bien entre les classes (sociales). Pour ce qui est du comportement, en revanche, on préfère effectivement les classes de filles (CAP Petite Enfance, BEP Secrétariat...), qui peuvent être bavardes mais qu'on n'entend jamais dans la salle d'à côté, aux classes de garçons (BEP Maçonnerie, Electrotechnique...) où peuvent, quelquefois, voler les tables et apparaître les pétards en fusion... On sait à cet égard qu'on risque moins de se prendre un coup de couteau dans le dos avec une classe du secteur tertiaire. D'où, d'ailleurs, l'une des caractéristiques du LP : les profs bien installés s'empressent de se débarasser des classes d'"industriels" pour les laisser à la bleusaille qui débarque de l'IUFM (vous imaginez le carnage!).
Mais en définitive, les filles qui arrivent au BEP ou au Bac Pro ne possèdent elles non plus pas davantage de 300 mots. Il leur arrive d'ignorer le sens du mot "démocratie". Récemment, j'ai vu une élève de 18 ans, en CAP, ignorer le sens du mot "licenciement" (de quelles armes disposera-t-elle pour se défendre dans le monde du travail, face à un patron malhonnête?).
Oui, assez perplexe et sceptique...

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 juin 2008

Sur la site indiqué par Anne-Marie, Meirieu encore, Meirieu toujours, avec son air de fouine.
Impossible d'échapper à Meirieu! Meirieu est partout, Meirieu est persuadé d'être un grand homme! Mouche du Coche, va!
Et toujours ce charabia oraculaire , ce cliquetis de mots dont il a fait son fonds de commerce depuis vingt ans.

"Les IUFM, récemment intégrés aux universités, doivent avoir les moyens de d’élaborer des masters, préparer aux concours de recrutement et d'améliorer la formation en relation étroite avec les autres composantes de l’Université ainsi qu’avec les partenaires de l’Education Nationale (maîtres formateurs, établissements, inspecteurs...). Supprimer cette structure, la diluer dans l’ensemble de l’Université ou l’étrangler faute de moyens fléchés serait une remise en cause de la spécificité et l’efficacité de la formation des enseignants".

Monsieur craint pour son pactole! C'est lamentable!
"Améliorer la formation des enseignants", glapit-il? Quelle tristesse qu'il y ait assez de crétins pour le croire!

Écrit par : Jean | 24 juin 2008

"J'ai vu une prof de maths d"un mètre cinquante et quarante cinq kilos toute mouillée qui mettait au garde-à-vous des classes de STG "
y's'rait po aussi prof de boxe, par zazard ?

Écrit par : toto | 24 juin 2008

Cher Jean-Paul Brighelli,

Je vous lis depuis un certain temps avec intérêt mais je dois m'avouer déçu par le niveau de réflexion de cet article ainsi que par une conclusion simplificatrice, et, pour ainsi dire, un peu légère pour une plume aussi brillante que la vôtre. J'aurais préféré autre chose qu'un slogan, aussi salutaire soit-il, comme proposition de solution à ce délicat problème. Peut-être vous ai-je mal lu, mais il me semble que la réhabilitation du savoir ne peut se réduire à une incantation et ne peut certainement pas se faire en procédant à un tel étiquetage des élèves. Il est certain que les modèles médiatiques dont nous subissons le matraquage quotidien affectent bien plus gravement encore les jeunes, mais je ne pense pas que l'école puisse lutter à armes égales avec ces fameux modèles. Cependant, elle peut leur opposer ses propres atouts: la rigueur, un apprentissage certes lent, mais méthodique et raisonné, la réalité (la possibilité de s'améliorer, de se dépasser) contre le virtuel (des images sans consistance, mais tellement séduisantes). Il n'est pas offert à chacun de devenir un intellectuel, et cette condition n'est en soi ni déshonorante ni particulièrement honorable, mais c'est le devoir de chaque individu d'exploiter ses qualités intellectuelles, pour soi et pour la collectivité à laquelle il appartient.
Je ne sais pas si j'ai été très clair, et je ne prétends certainement pas détenir LA solution aux nombreux maux dont souffrent notre institution. Je pense simplement que les causes du déclin du savoir et de la culture dans notre société tiennent davantage au système scolaire et à son organisation qu'à la nature même des élèves. Oui, ceux-ci ont besoin de compétition, d'exigence, de discipline. Après tout, si ces qualités sont valorisées dans le sport de haut niveau (où les garçons sont assez bien représentés), pourquoi ne le seraient-elles pas ailleurs?

Écrit par : shidaifeng | 24 juin 2008

"Dans le vieux parc solitaire et glacé, deux âmes ont tout à l'heure passé..."

Vous me ramenez plus de trente ans en arrière pour me rappeler qu'un jour je fus jeune et beau, moi qui suis vieux...et beau ;-) La nostalgie n'est plus ce qu'elle était !

Ecrit par : Robin | 24 juin 2008

ce n'était qu'hier...Le temps a suspendu son vol...

très bonne nuit à vous

pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 24 juin 2008

Je pense simplement que les causes du déclin du savoir et de la culture dans notre société tiennent davantage au système scolaire et à son organisation qu'à la nature même des élèves. ( Shidaifeng)


Si ce déclin ne tenait qu'à l'école, nous pourrions être optimistes!

Écrit par : Sanseverina | 24 juin 2008

""Les IUFM, récemment intégrés aux universités, doivent avoir les moyens de d’élaborer des masters, préparer aux concours de recrutement et d'améliorer la formation en relation étroite avec les autres composantes de l’Université ainsi qu’avec les partenaires de l’Education Nationale (maîtres formateurs, établissements, inspecteurs...). Supprimer cette structure, la diluer dans l’ensemble de l’Université ou l’étrangler faute de moyens fléchés serait une remise en cause de la spécificité et l’efficacité de la formation des enseignants".

Bah, c'est couru : les IUFM vont lutter pour leur survie, ils ne l'obtiendront pas, et en échange on leur donnera plein de pouvoir dans les masters auxquels on va les rattacher.

Alors, là, si on s'est pas fait couillonner...

Pyrrhus, si tu es là, frappe deux fois... et arrête de rigoler comme ça, on a bien compris qu'on avait fait trois fois pire que toi avec notre victoire à nous...

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Bonjour

Je crois que c'est le moment de parler de la communauté du jeu de rôle, celle qui fait rouler les dés et se retrouve autour d'une table pour interprèter une histoire collective autour d'un meneur de jeu !

En effet, cette communauté rôliste est à 90 % masculine, alors que le jeu de rôle est une activité ludique à forte valeur culturelle ajoutée.

Connaissez vous les jeux "Te deum pour un massacre" ou Maléfices" ?

Ce sont deux créations françaises :

"Te deum pour un massacre" propose aux joueurs d'interprèter des personnages à l'époque des guerres de religion entre Protestants et Catholiques.

http://www.matagot.com/tedeum.htm

"Maléfices" propose de son côté des aventures fantastiques sous la troisième république.

http://spip.malefices.com/

Franchement, vous ne pensez pas que ces jeux mériteraient un examen de votre part, une appréciation ?

Ca m'intéresse car je réfléchis au concept de rôlothèque pour le compte de la fédération française de jeux de rôles : je cherche à démontrer que les rôlistes sont de gros lecteurs et que leurs pratiques de lecture peuvent apporter beaucoup aux bibliothèques.

Je n'imagine pas une pédagogie rôliste à l'oeuvre dans l'éducation nationale, mais je pense que le lecteur rôliste est un modèle sur lequel on peut s'appuyer pour promouvoir l'encyclopédisme et l'humanisme auprès des jeunes lecteurs, et ainsi les intéresser à l'Histoire, aux grands textes classiques, aux sciences et techniques... etc

Si vous êtes intéressés, merci de me contacter ! Je peux vous proposer d'expérimenter une méthode de découverte des collections des bibliothèques que j'ai déjà évoquée et que j'ai perfectionné.

J'ai décidé d'appeler mon joujou la méthode "Un-trois-un" : un lecteur, trois dés, un livre.

si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas !

Cordialement

johnmarguerite@yahoo.fr

Écrit par : johnmarguerite | 24 juin 2008

En revanche, les militaires, dont on rembourse le déménagement et à qui on offre généralement un logement, gagnent des p*** de fortune à trainer leurs guêtres dans un bureau avec un téléphone et une carte de la région.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Etes-vous sûrs de vos sources?

Ne vous plaignez pas si les gens disent que les professeurs ont 4 mois de vacances et sont payés les jours de grève...
Ils doivent avoir les mêmes sources que vous quand vous évoquez les militaires...

Ce que j'en sais, c'est qu'effectivement les déménagements sont payés (tous les 3 ans et pour les besoins du service) , par contre leur loyer ou les mensualités de la maison qu'ils possèdent sont à leur charge...

Quant à la planque derrière un bureau, c'est selon ...

J'ai de superbes photos des montagnes afghanes parcourues par des hommes bien de chez nous qui dorment par terre sous une bâche et qui crapahutent en priant le ciel que les balles des talibans qui sifflent à leurs oreilles passent "leur chemin".
Vous n'aimez pas les militaires?
Libre à vous...
Mais vérifiez vos sources, vous serez plus convaincant...

Écrit par : Maminou | 25 juin 2008

Oui, ceux-ci (les élèves) ont besoin de compétition, d'exigence, de discipline. Après tout, si ces qualités sont valorisées dans le sport de haut niveau (où les garçons sont assez bien représentés), pourquoi ne le seraient-elles pas ailleurs?

Ecrit par : shidaifeng | 24 juin 2008

Dans la foulée de 1968 l'école s'est libérée de tout ce qui dans son fonctionnement pouvait mettre les élèves en compétition, un mot alors honni.
La discipline que je représente ici, l'EPS, a été le théâtre de violentes polémiques opposant les partisans d'une éducation physique "sportive" et rigoureuse aux militants d'une éducation libérale, hédoniste, libérée de l'obligation principale de toute éducation: conduire tous les élèves vers un même endroit (c'est le sens du mot latin "competitio"), celui, en l'occurence, du Monde Autre des fictions symboliques de la culture.

D'une certaine façon cette désinstitution de l'école, la mise au rebut des classements, des distributions des prix, des catégories d'élèves, de la séparation des sexes à l'école, (au profit de l'uni-sexualisation de l'enseignement), du port de l'uniforme, de la discipline imposée, etc. est aujourd'hui accomplie.

Le paradoxe de cette "dé-sportivisation" de l'institution scolaire républicaine tient au fait que loin d'être éliminée, la rivalité (autre sens de competitio) entre les classes sociales n'a fait que s'exacerber, en en faisant payer le prix fort aux enfants des catégories sociales les moins équipées pour participer au combat.

Il n'y aucune chance dans les décennies à venir pour que l'école assure à nouveau cette fonction de conduire tous les enfants au même endroit de la culture. Parce que cela nécessite en toute logique, d'une part, la reconstruction du tiers républicain institutif et compétitif (une sorte de re-nationalisation de l'école) et d'autre-part, et encore moins probable, la formation d'une génération nouvelle de maîtres habités du discours retrouvé de la Loi républicaine.

Écrit par : buntovchik | 25 juin 2008

Jeremy, merci de votre réponse à votre message, (au sujet de Jean-Paul et Caroline Fourest). Je n'aurais pas eu votre talent pour le formuler, mais je pense à peu près la même chose que vous.
Par contre, parler "des militaires", en les "assimilant" tous, est un peu léger. Effectivement, entre le combattant en Afghanistan et celui qui enfile les bières au mess des sous-off en attendant la quille, (est-ce vraiment un métier), il y a vraiment un monde!!!
Autrement, entendu ce matin sur France-inter; not'bon président fait un cadeau à tous les députés, (pour s'en attirer les bonnes grâces?). A côté du stylo et autre bloc-note habituel dans ce genre de paquetage, figure, dans tous les paquets... Une cravate! Mesdames, il y a encore du chemin à faire.
Cet homme n'est rien de plus qu'un gros blaireau vulgaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

"pour la formuler", pardon.
"sous-offs".

Écrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

Je n'ai pas très bien compris votre message, Buntovchik; vous pensez qu'en réinstaurant la séparation des sexes à l'école, (ou, du moins, des gens de sexes différents, ;-), on arrivera à plus d'équité en fin de parcours scolaire?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

L'appel pour des états généraux de la formation (extrait du Café pédagogique)

"Les signataires s’opposeront à toute réforme qui aboutirait au démantèlement de la formation et des statuts des enseignants et des IUFM. Ils demandent une réelle concertation avec des États généraux de la formation.

A l'initiative de : Yves Jean, Professeur, Université de Poitiers, Michelle Lauton, Maître de Conférences Paris XI, Philippe Meirieu, Professeur, Université Lumière-Lyon 2, François Poirier, Professeur, Université Paris 13, Claire Pontais, Enseignante, Université de Caen (IUFM de Basse Normandie).

Parmi les premiers signataires : Chantal Amade-Escot, Anne Barrère, Alain Beitone, Stéphane Bonnery, Yves Chevallard, Jacques Fijalkow, Pierre Frackowiak, Sylvain Grandserre, Philippe Joutard, Jean-Pierre Kahane, Claude Lelièvre, Laurent Ott, Claude Pair, Philippe Perrenoud, Robin Renucci, Philippe Watrelot , Jean-Michel Zakhartchouk."

Toujours les mêmes bobines! Toujours les mêmes Trissotins brasseurs de vent!

Écrit par : Jean | 25 juin 2008

En revanche, les militaires, dont on rembourse le déménagement et à qui on offre généralement un logement, gagnent des p*** de fortune à trainer leurs guêtres dans un bureau avec un téléphone et une carte de la région.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Ca y est, Jérémy recommence dans l'antimilitarisme primaire !
Je donne votre adresse à un copain qui part dans deux jours trainer ses guêtres en Afghanistan. Il vous enverra une carte postale.
PS : je vous tiens au courant du nombre de morts et de blessés.

Écrit par : yann | 25 juin 2008

C'est une véritable "Eglise de Scientopédagolâtrie"!

Écrit par : Jean | 25 juin 2008

Autrement, entendu ce matin sur France-inter; not'bon président fait un cadeau à tous les députés, (pour s'en attirer les bonnes grâces?). A côté du stylo et autre bloc-note habituel dans ce genre de paquetage, figure, dans tous les paquets... Une cravate! Mesdames, il y a encore du chemin à faire.
Cet homme n'est rien de plus qu'un gros blaireau vulgaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

Passe encore pour le stylo, mais cette cravate me gêne aussi (j'aurais du mal à l'expliquer rationnellement), mais du "Casse-toi pauvre con !" au "Viens ici si t'es un homme !"...une addition d'inconvenances finit par faire une politique, surtout quand elles s'agrègent à un tableau d'ensemble : Les "amitiés particulières" (Bolorée; Khadafi, G.W. Bush...) et le pouvoir d'achat.

Écrit par : Robin | 25 juin 2008

Regardez pendant quelques secondes (je n'ai pas pu tenir plus longtemps tellement j'avais honte pour eux) la vidéo débile sur le site du "Café pédagogique". Ca résume tout.

Écrit par : Robin | 25 juin 2008

En revanche, les militaires, dont on rembourse le déménagement et à qui on offre généralement un logement, gagnent des p*** de fortune à trainer leurs guêtres dans un bureau avec un téléphone et une carte de la région.

Ecrit par : Jérémy | 24 juin 2008

Ca y est, Jérémy recommence dans l'antimilitarisme primaire !
Je donne votre adresse à un copain qui part dans deux jours trainer ses guêtres en Afghanistan. Il vous enverra une carte postale.
PS : je vous tiens au courant du nombre de morts et de blessés.

Ecrit par : yann | 25 juin 2008

Si vous voulez quelques détails que je tiens de quelqu'un qui m'est très proche, les missions là-bas durent 6 mois et demi, aux aguets nuits et jours, la trouille au ventre.
Les femmes et les enfants restent ici, avec l'inquiétude et le quotidien pas toujours facile à gérer quand "l'aide semblable" est absente si longtemps.

Écrit par : Maminou | 25 juin 2008

Bon alors, pour Christophe, Yann et Maminou...

Certes, ma sortie sur et contre les militaires n'était pas très maligne. Je reconnais que, comme dans tout métier, il y a des courageux, des planqués, et sûrement des militaires qui alternent entre les deux.

En tout cas, Yann, je ne peux pas "re"-commencer avec "mon" antimilitarisme primaire, dans la mesure où je ne me suis encore jamais essayé à l'exercice - vous devez me confondre avec qq'un d'autre.

Au fait, personne n'a mentionné que les militaires avaient droit à une réduction de 75% lorsqu'ils prennent le train, quel que soit le motif de leur déplacement. Et pour le déménagement remboursé tous les trois ans, n'importe quel prof en rêverait. Ce que je voulais dire, c'est que beaucoup d'avantages financiers sont octroyés aux militaires (y compris aux planqués dans un bureau, et il y en a), car c'est une profession masculine, alors que les professions féminisées comme prof et infirmier ne bénéficient d'aucun avantage de la sorte.

Pour Yann : suite à votre PS que je viens de relire, je veux bien connaître le nombre de morts et de blessés dans l'armée française durant le temps que votre ami fera sa mission. Je souhaite bien sûr qu'il n'y en ait pas. Je ne dis pas que ce n'est pas dangereux, mais il m'est avis que vous exagérez en parlant des morts et des blessés français.

Écrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Et pour le déménagement remboursé tous les trois ans, n'importe quel prof en rêverait.
Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Parce que vous rêvez, vous de quitter une région, des amis, l'école pour les enfants, l'appartement que vous aviez trouvé difficilement tous les 3 ans?
Et de 3 ans en 3 ans ne jamais savoir où sera le prochain point de chute pour la famille entière?

Vous avez peut-être des ancètres nomades, étrangers et voyageurs sur la terre...

Écrit par : Maminou | 25 juin 2008

Les états généraux de la formation ???!!!! Comment font-ils pour s'attribuer ainsi l'idée de formation ? Ils procèdent toujours de la même manière : le titre qu'ils se donnent ou donnent à leur mouvement laisse croire qu'ils sont les seuls garants d'un projet. Ce faisant ils dépossèdent tous les autres. Lorsque, à l'inverse, des enseignants fondent un mouvement du type "sauver les lettres", ils s'opposent à des réformes, à des dérives, ils ne s'approprient pas une discipline. "L'habileté" des iufmiens fumistes est de se dire pour : ils sont pour la formation des enseignants, pour la pédagogie... dès lors bien sûr, aux yeux myopes de l'opinion, ceux qui ne les soutiennent pas sont contre... et immédiatement disqualifiés. La naissance de cette "pensée" ne vient pas d'une création mais d'une captation. Ils confisquent, ils volent.
Il faudra s'interroger davantage sur la fonction de la Ligue de l'enseignement : cette association prend une part de plus en plus active dans les mouvements fumeux du pédagogisme. Elle se présente comme garante de l'éducation populaire mais ne sert en réalité que quelques individus qui disposent ainsi d'un pouvoir culturel que leur manque de talent personnel ne leur aurait pas permis d'avoir par des voies républicaines. Cette nébuleuse pédagogiste devrait être davantage analysée dans ses composantes : on verrait en effet que ce sont toujours les mêmes et sinistres individus. Je rappelle que la ligue de l'enseignement organise le salon de l'éducation !

Écrit par : laurent | 25 juin 2008

Jérémy, je veux bien vous croire quand vous dites n'être jamais intervenu sur le thème de l'armée, mais il me semble bien que c'est déjà à vous que Maminou et moi avions répondu l'an dernier. A rechercher dans les archives (Maminou le fera peut-être plus facilement que moi, elle doit avoir des repères chronologiques plus fiables que les miens).

Je peux redemander à mon copain les chiffres qu'il m'a donné concernant les morts anglais et américains en Afghanistan ces derniers mois (il s'est renseigné, lui, comme c'est curieux), si ça vous intéresse. Mais il est vrai que ça ne concerne pas les Français, qui sont planqués et ne risquent rien, comme chacun le sait bien.

Écrit par : yann | 25 juin 2008

Il faudra s'interroger davantage sur la fonction de la Ligue de l'enseignement : cette association prend une part de plus en plus active dans les mouvements fumeux du pédagogisme. Elle se présente comme garante de l'éducation populaire mais ne sert en réalité que quelques individus qui disposent ainsi d'un pouvoir culturel que leur manque de talent personnel ne leur aurait pas permis d'avoir par des voies républicaines. Cette nébuleuse pédagogiste devrait être davantage analysée dans ses composantes : on verrait en effet que ce sont toujours les mêmes et sinistres individus. Je rappelle que la ligue de l'enseignement organise le salon de l'éducation !

Ecrit par : laurent | 25 juin 2008

"Sinistres individus", c'est bien le mot. Il suffit de voir la tête hallucinée de Meirieu!
Sur "leur manque de talent personnel", il faut avoir constamment présent à l'esprit que ces gens-là ne se sont jamais , pour la plupart, frottés aux grands concours de recrutement de professeurs. Combien sont Capésiens? Encore moins agrégés? Ce sont des médiocres qui ont réussi dans un domaine où aucune compétence n'est requise, les "sciences de l'éducation", et où un verbe habile, démagogique et racoleur garantit une carrière en or et les honneurs y-afférents.

Écrit par : Jean | 25 juin 2008

Parce que vous rêvez, vous de quitter une région, des amis, l'école pour les enfants, l'appartement que vous aviez trouvé difficilement tous les 3 ans?
Et de 3 ans en 3 ans ne jamais savoir où sera le prochain point de chute pour la famille entière? ( maminou)

Il y a dans ma famille et très, très proches des militaires de carrière. Reconnaissez que c'est un choix librement fait avec des inconvénients que les épouses ont acceptés, et qu'elles connaissaient avant. Il n'y a que les enfants qui subissent car on ne leur a pas demandé leur avis...

Écrit par : Sanseverina | 25 juin 2008

Bonjour,

Je tenais a inormer les gens qui veulent réfléchir sur le devenir de l'école que je viens de créer un groupe sur facebook s'intitulant Pas de groupe pour Jean Paul Brighelli erreur ou oubli". Ce groupe a été rejoint par quelques fans de l'auteur mais également des gens soucieux de s'interroger sur les problemes de lécole aujourd'hui. Alors, n'hésitez pas à venir rejoindre ce groupe sur facebook. L'inscrition est bien entendue gratuite pour ceux qui ne connaissent pas.
Cordialement,
Clément CHATAIN
Etudiant en Master 1 et professeur particulier en économie gestion et comptabilité

Écrit par : clement chatain | 25 juin 2008

Bonjour,

Je tenais a inormer les gens qui veulent réfléchir sur le devenir de l'école que je viens de créer un groupe sur facebook s'intitulant Pas de groupe pour Jean Paul Brighelli erreur ou oubli".

Ecrit par : clement chatain | 25 juin 2008

C'est bien sympa, mais si vous ne donnez aucune coordonnée, comment voulez-vous qu'on vous rejoigne?

Écrit par : Jean | 25 juin 2008

Je donne votre adresse à un copain qui part dans deux jours trainer ses guêtres en Afghanistan. Il vous enverra une carte postale.
PS : je vous tiens au courant du nombre de morts et de blessés.

Ecrit par : yann | 25 juin 2008

Vous voulez qu'on les plaigne ?
Comme le disait le général Négrier à ses hommes : "vous êtes légionnaires pour mourir et je vous envoie où l'on meurt."

PS : donnez-nous le nombre de morts et de blessés afghans et la date du dernier referendum (chez eux et chez nous) où cette intervention a été démocratiquement approuvée.

Écrit par : victor | 25 juin 2008

"Et pour le déménagement remboursé tous les trois ans, n'importe quel prof en rêverait.
Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Parce que vous rêvez, vous de quitter une région, des amis, l'école pour les enfants, l'appartement que vous aviez trouvé difficilement tous les 3 ans? Et de 3 ans en 3 ans ne jamais savoir où sera le prochain point de chute pour la famille entière?"

Ecrit par : Maminou

Ben, Maminou, ça, je l'ai vécu (non je n'ai pas été militaire). Par contre, vous êtes sûre que TOUS les militaires doivent déménager TOUS les trois ans dans une région située à au moins 200 km ? Je n'ai pas réussi à trouver la trace écrite stipulant la fréquence à laquelle les militaires doivent déménager. Le "tous les trois ans" m'étonne, mais c'est peut-être moi effectivement qui manque d'infos sur ce point précis.

Écrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Nous n'allons pas passer l'après midi à nous congratuler sur "avantages et inconvénients de la fonction militaire", ni sur le bienfondé d'un engagemant dans cette voie.
En 12 ans, 5 déménagements pour celui qui m'est proche et que j'avais essayé de dissuader en son temps...
Mais chacun a le droit de faire ses choix...

Écrit par : Maminou | 25 juin 2008

Une idée de réforme pour sarko-Darkos:

les militaires dans les écoles pour faire régner la discipline (et la méthode alphabéto-syllabique) et les profs en caserne pour en faire des hommes (oui je sais que la profession est très féminisée).

Écrit par : Hervé | 25 juin 2008

Vous voulez qu'on les plaigne ?
Comme le disait le général Négrier à ses hommes : "vous êtes légionnaires pour mourir et je vous envoie où l'on meurt."

Joli !
C'est comme quand les parents d'élèves nous disent : "c'est votre boulot de supporter nos gosses !"

Et vous voudriez qu'on nous plaigne ??

Écrit par : Amélie | 25 juin 2008

Puisqu'on fait dans la citation virile...

"Meirieu nous barrait la route,
Ordre fut donné de passer quand même,
Jean l'exécuta."

Légèrement modifiée...

Écrit par : Guillaume | 25 juin 2008

Maminou, je ne parlais pas de se congratuler, mais vous avez piqué ma curiosité : à quelle fréquence un militaire est-il tenu de déménager ? Pour être honnête, je ne le sais pas. Tous les trois ans me semble excessif, mais je le répète : c'est peut-être parce que je n'ai pas réussi à trouver le lieu où c'est écrit.

Écrit par : Jérémy | 25 juin 2008

"Et vous voudriez qu'on nous plaigne ??

Ecrit par : Amélie | 25 juin 2008 "

Surtout pas!!! On vous plaint et on laisse la situation perdurer.

Écrit par : Hervé | 25 juin 2008

"France (Éducation) - Xavier Darcos veut lutter contre «l'omerta sur l'homophobie» à l'école

À quelques jours de la Marche des fiertés LGBT de Paris, dont le thème sera «Pour une école sans AUCUNE discrimination!», le ministre de l'Éducation dénonce «l'omerta sur l'homophobie à l'école», qui est «toujours présente», dans un entretien à Libération publié aujourd'hui, mercredi 25 juin. Il y cite également les actions qu'il entend lancer à la rentrée pour lutter contre ce phénomène.

«L'homophobie est une attitude, elle crée un climat et ne s'exprime pas forcément par des violences. Il est en outre toujours un peu compliqué de la dénoncer. Nous pouvons progresser», estime Xavier Darcos (photo). «Des chiffres alarmants montrent que nos jeunes homosexuels ne vont pas bien et qu'ils sont victimes de leur orientation sexuelle: leur taux de suicide est près de trois fois supérieur à la moyenne», s'insurge-t-il. Il souhaite que «tout élève qui pourrait subir des vexations, voire des violences, liées à son orientation sexuelle soit protégé».

Pour cela, il propose trois actions: mentionner dans la circulaire de rentrée 2008 la lutte contre l'homophobie (lire Quotidien du 28 mai), rendre systématique à la rentrée l'affichage de la ligne Azur dans les lycées et une brochure sur l'homophobie, qui sera disponible dans tous les établissements."

Bon ben ça au moins c'est bien.

Je doute que les actions proposées soient suffisantes, mais c'est déjà pas mal : on part de tellement loin... Ca épargnera peut-être aux urgences quelques milliers de tentatives de suicide sur trois ans.

Écrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Jérémy, j'ai certainement lu vite, mais je n'ai pas très bien compris ,votre long mail sur mes rapports prétendus avec l'homophobie et Caroline Fourest - que j'aime bien, elle a fait un excellent livre sur notre commun ami Tariq. Vous m'expliquez en clair ?
JPB

Écrit par : brighelli | 25 juin 2008

Pour cela, il propose trois actions: mentionner dans la circulaire de rentrée 2008 la lutte contre l'homophobie (lire Quotidien du 28 mai), rendre systématique à la rentrée l'affichage de la ligne Azur dans les lycées et une brochure sur l'homophobie, qui sera disponible dans tous les établissements."

Bon ben ça au moins c'est bien.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008


Je suis sceptique....

La première injure dans la bouche des enfants et de leurs parents est "pédé" alors....

Le niveau de langage général est d'une telle vulgarité (voir par "exemple" Notre Président (et je ne parle pas de celui de Groland)) et d'une telle violence qu'on voit mal comment on peut s'attaquer à l'homophobie sans s'attaquer à cette violence quotidienne.

Écrit par : vignon | 25 juin 2008

Trouvé sur blog pédago :

http://www.youtube.com/watch?v=ks0bMAkQC2U

humour ioufemesque garanti !

Écrit par : victor | 25 juin 2008

"Un intéressant commentaire sur les sujets du bac philo séries technologiques..."

Encore un commentaire pleurnichard sur les méchants professeurs élitistes qui imposent une violence symbolique aux élèves en leur donnant des sujets trop durs pour eux, etc.
On oublie que les professeurs de philosophie font preuve de bons sens dans leur correction et que, concernant le sujet sur les oeuvres d'art, on valorisera les exemeples, mais on attend de toute façon pas d'eux de nous parler des quatuors à cordes de Bartok ou de la période métaphysique de Giorgio de Chirico...

Écrit par : EP | 25 juin 2008

Si j'ai bien compris l'essence du dernier message de J.P.B., on constate depuis une trentaine d'années qu'à l'école les filles ont de meilleurs résultats que les garçon…
Je croyais avoir compris l'essence de l'œuvre brighélienne comme quoi, à cause des psycho-pédagogues, depuis une trentaine d'années, l'école est en déliquescence complète.
Peut-on concevoir qu'il y ait un lien entre ces deux constats ?
Si oui, de quel nature est-il ?
- Dans une situation de crise, le sexe féminin s'adapte mieus au désastre…
- Les qualités développées à travers la psycho-pédagogie conviennent mieux au sexe féminin…
- Les défauts développés à travers la psycho-pédagogie conviennent mieux au sexe féminin…
- Et pour clore le tout : le mouvement de résistance au psycho-pédagogisme n'est-il pas l'expression d'un phallocratisme récurrent destiné à enrayer la marche triomphale de la féminitude…
On a eu Obama aux États Unis, on a Brighelli en France ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 25 juin 2008

Je n'ai pas très bien compris votre message, Buntovchik; vous pensez qu'en réinstaurant la séparation des sexes à l'école, (ou, du moins, des gens de sexes différents, ;-), on arrivera à plus d'équité en fin de parcours scolaire?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juin 2008

Je ne pense pas que le retour à un enseignement séparé pour les filles d'un côté et les garçons de l'autre soit une solution aux problèmes multiples que pose aujourd'hui la mixité et pas seulement en EPS.
La solution serait de renoncer une bonne fois pour toutes avec l'habitude prise par l'école de prendre en charge toutes les questions sociales qui traversent la société au profit d'un recentrage sur sa fonction première: instruire, en s'en donnant les moyens humains et règlementaires. J'enfonce là une porte ouverte. Mille excuses!

Écrit par : buntovchik | 25 juin 2008

"Jérémy, j'ai certainement lu vite, mais je n'ai pas très bien compris ,votre long mail sur mes rapports prétendus avec l'homophobie et Caroline Fourest - que j'aime bien, elle a fait un excellent livre sur notre commun ami Tariq. Vous m'expliquez en clair ?
JPB

"Ma foi, je n'en ai pas dit autant. Je ne vous ai pas du tout mis en rapport avec l'homophobie.

Au sujet de Caroline Fourest, j'ai simplement dit qu'elle s'y connaît fort bien sur les questions de genre, et que j'aurais aimé que pour ce thème précis, elle prît, dans votre panthéon intellectuel personnel, la place d'Eric Zemmour, dont les thèses sont très souvent caricaturales (je ferai un catalogue de ses approximations quand j'aurai le temps de m'y livrer, l'idée m'en démange depuis un certain temps).

Par rapport à l'homosexualité, j'ai dit que votre post partait du principe que tous les garçons étaient forcément en proie à de douces fureurs envers leurs camarades féminines. J'ai dit également que la réflexion menée sur "Filles/Garçons" ne prenait pas en compte des éléments sociaux importants, comme le machisme toujours en vigueur dans les salles de classe, et qu'elle reflétait une réflexion épineuse : pourquoi prendre comme mesure statistique la différence filles/garçons plutôt que la différence brun(e)s/blond(e)s, yeux bleus/yeux verts, blancs/métis, etc.? Qu'est-ce que la distinction fille/garçon a de plus légitime que les trois autres ?

Mon post de départ était donc (les quatre paragraphes suivants entre crochets) :

["Les garçons, qui se sentent inconsciemment rejetés par un système scolaire massivement féminisé dans lequel les filles entrent en connivence, ont à cœur de faire sentir leur différence — violemment. Les enseignants agressés sont quasi exclusivement des enseignantes." (Jean-Paul Brighelli)

C'était déjà le cas il y a quinze ans. C'étaient les garçons qui foutaient le bordel, les filles qui écoutaient, et les profs masculins avaient beaucoup moins de problèmes de discipline que les profs féminins. Je viens de relire un bouquin des années 70 (dans lu lycée où la mixité existait déjà) : ceux qui fichaient le plus le bazar, c'étaient déjà les garçons...

Vous n'évoquez pas, tout simplement, le machisme ambiant, conscient et inconscient, qui dure depuis plusieurs millénaires, et qui a été analysé entre autres par Bourdieu dans La Domination masculine.

Et c'est amusant : quand vous parlez d'amour ou de mixité, vous n'imaginez meme pas qu'il puisse y avoir des ados homos. A propos d'un message entièrement dédié au(x) sexe(s), avouez que c'est une remarque qui n'est pas déplacée.]

Puis avec Christophe, nous avons cherché ce qu'aurait dit Caroline Fourest en lisant votre post. Ca aurait donné ceci (un paragraphe entre crochets) :

["Caroline Fourest dirait que Jean-Paul Brighelli est un réac qui s'ignore dans d'autres domaines que l'éducation (à savoir la question des genres et des sexes), qu'il écoute trop Eric Zemmour en matière de genres, et que quand il étudie la différenciation filles/garçons, il ne se rend pas compte qu'il pourrait étudier aussi la distinction grande taille/petite taille, blond(e)s/brun(e)s, homos/hétéros, blancs/metis, yeux bleus/yeux verts, etc. Mais bizarrement, il trouverait toute ces catégorisations incongrues et par trop essentialistes. Caroline Fourest arriverait à le faire réfléchir sur son propre message, et peut-être même prendrait-elle dans le panthéon intellectuel de Jean-Paul Brighelli la place d'Eric Zemmour."]

Par contre, vous avez effectivement dû lire un peu vite, car mon "mail" de départ n'était pas long du tout ! En revanche, ma réponse actuelle, forcément, est longue, puisque j'ai dû développer les deux posts précédents.

Quant à la citation de Darcos sur l'homophobie, ça n'a rien à voir. C'est juste une déclaration d'intention qui me réjouit en partie, même si je doute de son efficacité, mais c'est toujours mieux que rien (c'est-à-dire ce qui se passait avant).

Écrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Alors, si des personnes sont intéressés par rejoindre le groupe que j'ai créé sur facebook qui tente de réfléchir au devenir de l'école, il faut simplement créer un compte sur facebook qui est gratuit www.facebook.fr. L'inscriptiion est graatute, facebook étant un site de réseau où vous pouvez retrouver plein de personnes que vous connaissez et tisser des contacts.
Voila, j'espere avoir été assez clair, sinon n'hésitez pas!!!

Écrit par : clement chatain | 25 juin 2008

RAVAC, garçon ou fille, je suis reçue au concours de PE !

Écrit par : helenej | 25 juin 2008

Bravo Hélène !

(c'est quoi RAVAC ???)

Écrit par : Jérémy | 25 juin 2008

«L'homophobie est une attitude, elle crée un climat et ne s'exprime pas forcément par des violences. Il est en outre toujours un peu compliqué de la dénoncer. Nous pouvons progresser», estime Xavier Darcos (photo). «Des chiffres alarmants montrent que nos jeunes homosexuels ne vont pas bien et qu'ils sont victimes de leur orientation sexuelle: leur taux de suicide est près de trois fois supérieur à la moyenne», s'insurge-t-il. Il souhaite que «tout élève qui pourrait subir des vexations, voire des violences, liées à son orientation sexuelle soit protégé».


Merde! Que le monde a changé en trente ans! Quand j'étais lycéenne, c'était plutôt ceux qui répugnaient à tenter l'expérience homosexuelle qui passaient pour des nouilles, enfin tout au moins chez les filles. Quant à celui ou celle qui aurait tenu des propos homophobes, il se serait vu prier de rejoindre les crânes rasés de l'UNI et plus personne ne lui aurait adressé la parole. La seule option post-bac envisageable aurait été Droit à Assas.

Écrit par : dobolino | 25 juin 2008

J'enfonce là une porte ouverte. Mille excuses!

Ecrit par : buntovchik | 25 juin 2008

Ne vous excusez en rien Buntovchik, vous avez tellement raison.
En PNL on dit "les problèmes sont des portes, non des murs!".

Écrit par : Carole | 25 juin 2008

En plus, ce n'est nullement une porte ouverte. Elle est même carrément murée, cette porte, à l'heure actuelle. Il n'y a qu'une poignée de nostalgiques "réactionnaires" pour croire que l'école n'est là que pour instruire.
Hier mon époux a séché le Conseil d'école de peur que les parents et professeurs ne lui fassent encore sortir le chéquier du SIVOS pour tout un tas d'activités épanouissantes d'ouverture sur le monde et autres intervenants extérieurs ou découvertes culinaires exotiques ou biololo.

Écrit par : dobolino | 25 juin 2008

"Merde! Que le monde a changé en trente ans! Quand j'étais lycéenne, c'était plutôt ceux qui répugnaient à tenter l'expérience homosexuelle qui passaient pour des nouilles, enfin tout au moins chez les filles. Quant à celui ou celle qui aurait tenu des propos homophobes, il se serait vu prier de rejoindre les crânes rasés de l'UNI et plus personne ne lui aurait adressé la parole. La seule option post-bac envisageable aurait été Droit à Assas.

Ecrit par : dobolino | 25 juin 2008

Alors, oui, effectivement, ça a changé.

Cela dit, Dobolino, l'expérience homosexuelle chez les filles a toujours été plus larement acceptée chez les filles que chez les garçons (enfin ca depend où : je connais des cons qui ne supportent pas les lesbiennes non plus).

Écrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Mon pauvre Jérémy, si vous saviez les horreurs et les grossièretés que mon père est capable de sortir sur les femmes homo. C'est à en vomir! Le petit mac de banlieue fait craquer le vernis universitaire.

Écrit par : dobolino | 25 juin 2008

Je ne connais pas les horreurs en question, mais je les imagine fort aisément, et je vous crois sur parole :-(

Écrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Maminou, je ne parlais pas de se congratuler, mais vous avez piqué ma curiosité : à quelle fréquence un militaire est-il tenu de déménager ? Pour être honnête, je ne le sais pas. Tous les trois ans me semble excessif, mais je le répète : c'est peut-être parce que je n'ai pas réussi à trouver le lieu où c'est écrit.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Après 3 ans au Xème BCA le jeune homme a dû postuler pour une autre région et a rédigé sa demande en choisissant 2 postes sur une liste fournie par l'armée.
Sa demande lui est revenue avec "avis défavorable" de la part de son chef qui voulait le garder.
La décision finale était prise à Paris et il a pu rester à sa plus grande joie.
Il a déjà terminé une année de cette période et sait qu'il ne lui reste que 2 (ou peut-être 3, mais rien n'est moins sûr) ans sur ce poste et là il est sûr et certain qu'il devra aller ailleurs.

Écrit par : Maminou | 25 juin 2008

Merci Amélie. J'ai bien pensé au collègue aujourd'hui...

Écrit par : Sanseverina | 25 juin 2008

Bonjour,

Je tenais a inormer les gens qui veulent réfléchir sur le devenir de l'école que je viens de créer un groupe sur facebook s'intitulant Pas de groupe pour Jean Paul Brighelli erreur ou oubli".

Ecrit par : clement chatain | 25 juin 2008

C'est bien sympa, mais si vous ne donnez aucune coordonnée, comment voulez-vous qu'on vous rejoigne?

Ecrit par : Jean | 25 juin 2008

Encore une victilme de la méthode globale...

Écrit par : Manu, qui a décidé d'être pénible aujourd'hui | 25 juin 2008

"France (Éducation) - Xavier Darcos veut lutter contre «l'omerta sur l'homophobie» à l'école

À quelques jours de la Marche des fiertés LGBT de Paris, dont le thème sera «Pour une école sans AUCUNE discrimination!», le ministre de l'Éducation dénonce «l'omerta sur l'homophobie à l'école», qui est «toujours présente»,[...]

Bon ben ça au moins c'est bien.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008

Tu parles d'une connerie, oui ! Si on veut lutter contre l'homophobie (dont je ne vois pas bien d'ailleurs ce que ça vient
faire dans l'école ), rétablissons les heures de français supprimées depuis 30 ans et faisons-leur étudier Gide et Montherlant !

On connaît trés bien par ailleurs les effets parfaitement contre-productifs de ce genre de cours de morale à la con (que ce soit déguisé en ECJS ou en "éducation à la citoyenneté"). Dans mon bahut, On appelle ça du "catéchisme de curé de gauche"...

Homosexualité ? : "Bieeeennn !"
Homophobie ? : "Paaas bieeeennnnn !"

Sortez les clowns !

Écrit par : Manu | 25 juin 2008

Oui, euh, Montherlant il les prenait pas au-dessus de 15 ans, je suis pas sûr que ce soit un bon exemple. Sa correspondance avec Gide est assez claire là-dessus, je crois.

Ma solution : la répression. Même tarif pour "sale pédé" que pour "sale juif' !

J'ai eu l'honneur de recevoir le premier des deux de la part d'une élève de quatrième il y a quelques années. Je lui ai demandé de m'accompagner à la vie scolaire. Comme elle refusait, je l'ai empoignée par le bras et traînée jusqu'au rez-de-chaussée depuis le troisième étage. Tout le collège nous suivait, elle beuglait comme un cochon ! En arrivant chez le CPE, j'ai dit "prends la déposition de la demoiselle, je ferai la mienne après !" - Il m'a répondu, "OK, en attendant va te faire recoudre !" La jeune fille avait un blouson clouté, et je m'étais ouvert une phalange... J'ai reçu une lettre d'excuses et le surnom de "l'Ascenseur" !

Mais depuis je me suis calmé, c'est jamais bon de porter la main sur les élèves.

Écrit par : sanjuro | 26 juin 2008

Ah non, Manu, non.

Si vous ne voyez pas ce que l'homophobie vient faire à l'école, renseignez-vous et réfléchissez deux secondes. Allez dans une cour d'école, un collège, un lycée, et vous verrez bien ce que ça vient y faire. Si vous n'êtes toujours pas convaincu, demandez à un psy honnête qui travaille aux urgences, et il vous en parlera, lui, de l'homophobie à l'école.

Quant à Gide et Montherlant, ce sont les paragons de l'homosexualité (masculine) choisis par l'Institution. En les lisant, on voit bien pourquoi ! (Boutin ne désapprouverait pas la moitié de ce que l'on peut lire dans Corydon). Vous auriez pu citer Verlaine et Rimbaud, aussi, l'alcoolique repenti qui finit par écrire des poèmes cathos, et la petite frappe qui meurt à Marseille en trafiquant des armes et du hasch. Citez Green aussi, qui culpabilisait à mort, et la liste sera pleine. Tu m'étonnes qu'on ait choisi ceux-là ! Eux ils sont à étudier comme écrivains à part entière, pas comme homos. C'est vous qui confondez la littérature et le préchi-précha de gauche.

Bon, et puis renseignez-vous sur le "catéchisme du curé de gauche". La gauche moraliste et vaguement catholique, c'est Royal et Hilary Clinton. Vous les avez vues favorables aux droits des homos, vous ? Un curé de gauche, ça existe, l'Education en foisonne, mais je peux vous dire qu'ils n'ont rien de favorable envers l'homosexualité. Agazinski, Montebourg, Fabius, etc., je peux vous en citer, moi, des gens qui illustrent votre curé de gauche, et qui n'ont rien de favorable aux homos.

Quant à votre dernière phrase débile "Homosexualité ? : "Bieeeennn !" ; Homophobie ? : "Paaas bieeeennnnn !"", je perdrais bien cinq minutes pour la critiquer, mais je ne comprends même pas qui elle vise ni quel est son but. Donc je me permets de la laisser telle qu'elle est.

BREF : Vous avez dit une connerie (ça arrive aux meilleurs : j'en ai bien dit une belle sur les militaires) en ne voyant pas ce que la lutte contre l'homophobie vient faire à l'école.
Par contre, vous avez raison lorsque vous prenez ça pour du moralisme inutile, mais rassurez-vous : le ministre n'a jamais dit qu'on fera ça en ECJS !!! Il a simplement dit qu'il éditerait une brochure afin de combattre l'homophobie. Ca devrait vous prouver que vous avez tort quand vous pensez qu'on aura affaire à du moralisme "relou" à la Ségo, mais ça devrait vous montrer que vous avez raison sur un point : ça ne servira à rien, car personne ne sera convaincu par cette "campagne" timide et frileuse.

Par contre, je ne digère pas votre "Homosexualité ? Bien !" qui est d'une bêtise sans borne puisque je n'ai jamais entendu personne proférer cela (à part peut-être Boutin et Vanneste pour lutter contre le fantasmatique prosélytisme et la fumeuse menace de pandémie gay, contre lesquels ils mettent régulièrement en garde la France entière).

Dites, Maminou et Yann, je viens de me rendre compte de l'effet que ça fait, quand on lit une énormité sans nom. Si j'ai dit des absurdités de niveau équivalent sur les militaires, vous voudrez bien les remplacer par des considérations plus raisonnables...

Écrit par : Jérémy | 26 juin 2008

Bien, sanjuro, bon travail :-)

Ma remarque pour Manu arrive par contre juste après (elle est en cours de validation par midiblogs)

Écrit par : Jérémy | 26 juin 2008

Ah ben non finalement ma réplique à Manu est bien arrivée avant celle à Sanjuro.

Écrit par : Jérémy | 26 juin 2008

Sinon, Sanjuro, le terme "prendre" appliqué à Montherlant et aux 12-15 ans va encore prêter à confusion et aux plaisanteries les plus graveleuses...

Je préfère donc le relever moi-même, provoquer les sourires de certains qui se reconnaîtront, et vous souhaiter à tous, selon le cas, une bonne nuit ou une bonne journée !

Écrit par : Jérémy | 26 juin 2008

D'accord avec Manu et Sanjuro. "Le moralisme coule à pleins bords" comme le disait Pierre Nora dans son excellent discours sur la vertu (2006). J'en ai maaaaaarrre de ces cours de morale qu'on nous impose, nous professeurs d'histoire-géo. C'est simple, je ne suis pas bonne soeur de gauche. Je suis historienne. La seule solution, hormis un authentique enseignement des lettres (Proust, Julien Green...), est effectivement la sanction pour TOUTE insulte et l'exigence du respect inconditionnel de l'autre quel qu'il soit. C'est une affaire d'éducation parentale et de règlement d'établissement. Mais, surtout, ne rentrons pas dans une dangereuse concurrence victimaire.

Écrit par : Esther | 26 juin 2008

Franck, je pense que vous confondez autorité et potentiel de violence.

J'ai vu une prof de maths d"un mètre cinquante et quarante cinq kilos toute mouillée qui mettait au garde-à-vous des classes de STG où il n'y avait pas un djeunz en-dessous d'un mètre quatre-vingt.

Je crois que c'est surtout une question de charisme. On l'a ou pas, c'est tout. Après, c'est une question de respect mutuel.
Ecrit par : vignon | 24 juin 2008

Je connais bien cette rhétorique du charisme. Quelqu’un, que feu Dugong aurait qualifié de pédagol, et de la pire espèce - parce que pas même théoricien, mais spontané -, me la déféquait avec satisfaction parce que ses cours, d’une sidérante niaiserie (passages de tests extraits de Femme actuelle), avaient du succès. Il ignorait, dans son bonheur émollient, qu’ailleurs, même les élèves les plus durs pussent exiger des cours dignes de ce nom qu’il aurait été bien incapable de donner, et qu’il n’y aurait donc pas fait long feu.

Ailleurs encore, c’est le style de l’enseignant dur et familier, qui dispense un savoir rudimentaire mais bien maîtrisé, qui marche – et pas autre chose.

Cela pour mettre en évidence que ce que chacun, dans son étroite perspective sur l’école, peut nommer charisme s’avère n’être, à bien y regarder, qu’un pauvre phénomène de compatibilité de profils.

Toutefois, un professeur forgé au feu d’établissements difficiles n’aura, il est vrai, aucun mal à obtenir le calme ailleurs – et il est des expériences après lesquelles maîtriser une classe de STG paraît un exploit bien futile. Mais cela n’a pas grand rapport avec le charisme. De charisme, étaient éminemment doués certains professeurs que j’ai eus à l’université, qui auraient été tout à fait impuissants à obtenir le calme dans certaines classes, tout simplement parce ce n’est qu’en en imposant physiquement que la parole y devient possible.

Écrit par : Pli | 26 juin 2008

Je connais bien cette rhétorique du charisme. Quelqu’un, que feu Dugong aurait qualifié de pédagol, et de la pire espèce - parce que pas même théoricien, mais spontané -, me la déféquait avec satisfaction parce que ses cours, d’une sidérante niaiserie (passages de tests extraits de Femme actuelle), avaient du succès. Il ignorait, dans son bonheur émollient, qu’ailleurs, même les élèves les plus durs pussent exiger des cours dignes de ce nom qu’il aurait été bien incapable de donner, et qu’il n’y aurait donc pas fait long feu.

Ecrit par : Pli | 26 juin 2008

Tout-à-fait d'accord. Mon post était incomplet. Il faut bien sûr des cours de qualité et une exigence élevée. Le charisme seul ne suffit pas.

Pas d'accord sur le fait qu'il faut en imposer physiquement. Ca aide, mais ce n'est pas l'essentiel.

Écrit par : vignon | 26 juin 2008

Des infos sur la nouvelle formation :

http://metier-prof.blogspot.com/2008/06/masterisation-la-maquette-des-concours.html

Écrit par : catmano | 26 juin 2008

Je rebondis sur le post, plus haut, de Roger Felts - ci-dessous, pour les paresseux :

"Si j'ai bien compris l'essence du dernier message de J.P.B., on constate depuis une trentaine d'années qu'à l'école les filles ont de meilleurs résultats que les garçon…
Je croyais avoir compris l'essence de l'œuvre brighélienne comme quoi, à cause des psycho-pédagogues, depuis une trentaine d'années, l'école est en déliquescence complète.
Peut-on concevoir qu'il y ait un lien entre ces deux constats ?
Si oui, de quel nature est-il ?
- Dans une situation de crise, le sexe féminin s'adapte mieux au désastre…
- Les qualités développées à travers la psycho-pédagogie conviennent mieux au sexe féminin…
- Les défauts développés à travers la psycho-pédagogie conviennent mieux au sexe féminin…
- Et pour clore le tout : le mouvement de résistance au psycho-pédagogisme n'est-il pas l'expression d'un phallocratisme récurrent destiné à enrayer la marche triomphale de la féminitude…"

Il y a du vrai dans tout ça. Les filles ont des capacités d'adaptation (je ne me lancerais pas dans une explication du "pourquoi", qui tournerait forcément à la polémique, et ce n'est pas mon genre) que les garçons n'ont pas. Les ados mâles ont un besoin sérieux d'un encadrement corseté, que le pédagogisme ne fournit pas, ni les programmes déliquescents d'aujourd'hui. Donnez la parole à une fille, elle en profitera pour écouter. Donnez la parole à un garçon, il débitera (un joli mot lacanien, ça !) des niaiseries au kilomètre.

Question homo(phobie)...
Il se trouve que nous disposons de stats sur le rapport garçons / filles, et pas sur rousses / blondes, ou mulâtre / aryen. Me faire une querelle d'Allemand sur ma note, franchement !
Et les homos, s'ils représentent, selon les sources, entre 5et 7% de la population, sont souvent, à 13 ou 14 ans, encore mal déclarés (et très franchement, dans le climat actuel des établissements scolaires, je ne conseillerais à personne de faire son coming out au collège...). Et ça ne doit pas être simple à vivre. Un témoignage, quelqu'un ?
JPB, très en retard comme chaque matin à Tours...

Écrit par : brighelli | 26 juin 2008

" Boutin ne désapprouverait pas la moitié de ce qu'on peut lire dans Corydon"
écrit par Jeremy

Vous croyez vraiment ? Gide (que j'aime beaucoup et sur qui j'ai travaillé en maîtrise) était pourtant bel et bien pédophile. Relisez les Carnets d'Egypte. Il horrifierait Ségolène, et garde aujourd'hui un réel potentiel subversif.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 juin 2008

Jean-Paul, vous n'avez pas répondu à Jérémy sur son poste mettant dos à dos le choix (drastique) à faire entre les positions "de genre" de Caroline Fourest et Eric Zemmour...

Écrit par : Christophe Sibille | 26 juin 2008

EN MARGE de "Tous les garçons et les filles".

Condorcet est-il l'inventeur des écoles privées de madame Coffinier ?
Sur l'excellent site de Marc Le Bris, je trouve ceci, qui mérite d'être réfléchi :


"....
MLB ; le 24 juin 2008

PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Écrit par : guy morel | 26 juin 2008

A propos de la petite différence entre filles et garçons, l'opinion en forme d'hommage d' Alexandre Pouchkine dit, "Le français":

" Une dame me disait que si un homme commençait à lui parler de sujets mineurs comme pour s'aligner sur la faiblesse de l'entendement féminin, cela dénonçait aussitôt à ses yeux sa méconnaissance des femmes. En effet n'est-il pas ridicule de considérer les femmes qui si souvent nous frappent par la vivacité de leur entendement et la finesse du sentiment et de la raison, comme des êtres inférieurs par comparaison avec nous ! Cela est particulièrement étrange en Russie où a régné Catherine II et où les femmes sont en général plus instruites, lisent plus, suivent davantage la marche des choses en Europe que nous, fiers Dieu sait pourquoi. "

Écrit par : buntovchik | 26 juin 2008

Épreuve de Français au brevet des collèges ce matin : plusieurs questions "de compréhension" demandent de paraphraser voire de réécrire le texte, avec un certain nombre de points à la clef.

Dictée : 6 lignes et demie d'un extrait de "La guerre des boutons". J'ai lu une dizaine de copies en dénombrant les fautes. Pour ces 6 lignes, j'ai compté entre 3 fautes pour la meilleure, et 31 pour la plus mauvaise, avec une moyenne entre 10 et 15 fautes, soit 2 ou 3 fautes par ligne (des grosses, en général).

Les élèves, que je connais bien (je les ai tous les ans depuis la 6ème -privilège des petites matières), sont plutôt ce qu'on appelle le dessus du panier.

Le niveau monte (proverbe populaire sur le Titanic en 1912).

Écrit par : Manu | 26 juin 2008

Merci, Buntovchik, pour votre réponse, et pour votre dernière contribution également. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 juin 2008

" À 14 ans, les filles sont pour les deux-tiers en troisième contre la moitié des garçons qui, à cet âge, sont environ un tiers à être encore en quatrième contre un quart des filles. "

Si je comprends bien à 14 ans un tiers des filles a redoublé une classe et 50% des garçons?

Écrit par : Hervé | 26 juin 2008

Sur l'excellent site de Marc Le Bris, je trouve ceci, qui mérite d'être réfléchi :

MLB ; le 24 juin 2008
PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Ecrit par : guy morel | 26 juin 2008

Etonnant ? pas sûr... Accablant, certainement. Mais peut-être notre collègue s'est-il un peu laissé aller sur le Chouchen ? C'est traître, avec la chaleur...

Écrit par : FGuichard | 26 juin 2008

En parlant de la supériorité des filles sur les garçons (je parle en quantité) dans les études supérieures, que pensez-vous des candidates du CAPES de cette année Monsieur Brighelli ?

Écrit par : PFC | 26 juin 2008

Etonnant ? pas sûr... Accablant, certainement. Mais peut-être notre collègue s'est-il un peu laissé aller sur le Chouchen ? C'est traître, avec la chaleur...

Accablant aussi. Mais à mettre plutôt sur le compte de la vodka...

Écrit par : Guillaume | 26 juin 2008

LA POSTÉRITÉ DE CONDORCET

Une descendance possible ?

http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2005-3.html

Écrit par : guy morel | 26 juin 2008

Tiens, en parlant de Condorcet et de l'école libérée du monopole de l'Etat, où est passée Cadichon ?
Aurait-elle renoncé à prêcher la bonne parole aux "gauchistes" qui fréquentent ce blog ?

Écrit par : catmano | 26 juin 2008

Ca va passer avant, mais ce n'est pas grave . :lol:
So:


Ouuuuuupppppsssss

Vive les Alphas
Vive Léo & Léa

Au zoo CharmeuxFraKKKMoudupav........
Libérez Marie-Jeanne !

Écrit par : toto | 26 juin 2008

"Il y a du vrai dans tout ça. Les filles ont des capacités d'adaptation (je ne me lancerais pas dans une explication du "pourquoi", qui tournerait forcément à la polémique, et ce n'est pas mon genre) que les garçons n'ont pas. Les ados mâles ont un besoin sérieux d'un encadrement corseté, que le pédagogisme ne fournit pas, ni les programmes déliquescents d'aujourd'hui. Donnez la parole à une fille, elle en profitera pour écouter. Donnez la parole à un garçon, il débitera (un joli mot lacanien, ça !) des niaiseries au kilomètre."

pour le pourquoi ... désolé filles et garçons sont identiques où on va dire qu'ils ont plus de 'communs' que de 'différences' (à part le robinet :ange: )

Par contre, comme tu l'as dit, le fait que les garçons ne rencontrent que du personnel 'féminin', ça n'aide pas à prendre conscience du 'potentiel' 'étude' . J'attends encore d'avoir UN prof (ce2, FUCK !) et avec un peu de chance je vais tomber sur un CON (RE FUCK !) !

Ils n'ont besoin de sérieux que 10 à 20 minutes toutes les heures (au début, je te la fais court ;) ) ILS N'ONT MÊME PAS CA (RE RE FUCK !!!! ) ! (je ne parle pas que pour moi....)

Et je ne vais pas t'en faire des kilomètres ;)

Écrit par : toto | 26 juin 2008

Tiens, en parlant de Condorcet et de l'école libérée du monopole de l'Etat, où est passée Cadichon ?
Aurait-elle renoncé à prêcher la bonne parole aux "gauchistes" qui fréquentent ce blog ?

Ecrit par : catmano | 26 juin 2008

Cadichon relit sur son yatch "Rapport et projet de décret sur l'organisation générale de l'instruction publique", elle avait encore quelques illusions sur l'infaillibilté du maître et la fermeté de ses positions en matière de contrôle de l'édifice idéal.
Mais rappelez-vous, aux dernières nouvelles, elle était en mer et se rapprochait dangereusement du triangle des Bermudes... D'ici que des extraterrestres subjugués nous l'aient enlevée pour en faire leur ministre de l'éducation !

Écrit par : victor | 26 juin 2008

Mais rappelez-vous, aux dernières nouvelles, elle était en mer et se rapprochait dangereusement du triangle des Bermudes... D'ici que des extraterrestres subjugués nous l'aient enlevée pour en faire leur ministre de l'éducation !
Ecrit par : victor | 26 juin 2008
Erreur ! cela trois semaines que mon âne la tient en otage dans sa cabane. Je l'ai délivrée ce soir contre les documents du Cercle Frédéric Bastiat plus haut cités.

Écrit par : guy morel | 26 juin 2008

Tout se passe bien dans le triangle des Bermudes , mais Victor , you miss me !!!


http://fr.fotolia.com/id/6572433

Écrit par : Cadichon | 26 juin 2008

Moi, je me moque de tout
Je vais noyer ma solitude
Dans le triangle des Bermudes





http://fr.fotolia.com/id/6572097

Écrit par : Cadichon | 26 juin 2008

Oraux de bac ce matin ; j'interroge sur la scène de folie de Lady Macbeth : « Quels sont les éléments du pathétique dans cette scène » (je sais, je n'en suis pas fier, mais attendez la suite)

L'élève planche, maussade, sur la question. Vient le moment de l'entretien, il me glisse d'un air entendu : « vous savez, on a surtout travaillé sur la nature baroque de la pièce »

Je suis bien content pour lui.

Écrit par : sanjuro | 26 juin 2008

LA POSTÉRITÉ DE CONDORCET

Une descendance possible ?

http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2005-3.html
Ecrit par : guy morel | 26 juin 2008

Une précision, pour ceux qui l'ignoreraient : Vincent Laarman est le fondateur de SOS-Éducation, association qui a intenté un procès contre SLL et RE.

Écrit par : guy morel | 26 juin 2008

Bonsoir à tous,

Je n'ai pas trop le moral en ce moment, excusez-moi. Je viens d'apprendre que j'étais nommé l'année prochaine sur deux établissements à une heure de route de mon dominicile et à une demi-heure de route l'un de l'autre.

Ce n'est qu'en téléphonant à la principale (c'est un collège) que j'ai appris qu'il y avait un complément de service dans un autre établissemnt, complément de service qui n'apparaissait pas sur I-PROF/SIAM.

J'ai assisté ce matin à la fin du dernier conseil d'enseignement ; les collègues sont jeunes et très sympathiques et me proposent de faire du co-voiturage (j'ai l'habitude du système, mais sur deux établissements, ça ne va pas être bien possible, il me faudra ma voiture).

Je vais sans doute finir par m'y faire, mais je trouve tout de même curieux que l'on nomme un professeur en fin de carrière (il me reste deux ans) en réadaptation après un CLD (je travaille depuis 2002, mais pas devant des élèves, sauf cette année avec des groupes restreints) sur deux établissements aussi éloignés.

Je n'ai pas pu rester à Lyon après mon CPR (obligation de prendre un poste double dans la région parisienne à laquelle je me suis soumis contre mon gré) et maintenant, près de vingt ans après (non, ce n'est pas du Dumas), ma situation ne s'est guère amélioré ; au moins, jusqu'à présent j'ai toujours eu un poste sur un seul établissement.

Mais bon, je n'ai pas à me plaindre ; je ne suis pas au chômage. Mais bonjour la fatigue et les frais d'essence.

Écrit par : Robin | 26 juin 2008

Sur l'excellent site de Marc Le Bris, je trouve ceci, qui mérite d'être réfléchi :

MLB ; le 24 juin 2008
PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Tout Chouchen et autres bolées de cidre mis à part, justifiant sans doute les parcours sinueux : je serais curieuse de voir la tête du camarade Marc Blondel et de nos amis de la Libre Pensée quand ils vont lire ça (sourire)

Écrit par : FGuichard | 26 juin 2008

Excusez ce message bourré de fautes de frappe que je n'ai pas le courage de corriger, sauf "dominicile"...domicile !

Écrit par : Robin | 26 juin 2008

n'ai pas trop le moral en ce moment, excusez-moi. Je viens d'apprendre que j'étais nommé l'année prochaine sur deux établissements à une heure de route de mon dominicile et à une demi-heure de route l'un de l'autre. ( Robin)

Bienvenue au club, Robin! C'est agréable, n'est-ce pas?
On sent à quel point on se paie notre tête.
Et dites-vous bien que tout le monde s'en contre fiche à part ceux qui ont droit au même traitement.
Vous en trouverez même qui bien au chaud vont vous demander pourquoi vous perdez le goût d'enseigner alors qu'eux l'ont encore, qui vont vous traiter de pleureuses ( pleureurs). Parce qu'en plus il faut la boucler quand ce genre de choses arrivent, ne rien dire...
Bon courage, Robin, nous serons plusieurs à en avoir besoin l'an prochain.

Écrit par : Sanseverina | 26 juin 2008

Excusez ce message bourré de fautes de frappe que je n'ai pas le courage de corriger, sauf "dominicile"...domicile !
Ecrit par : Robin | 26 juin 2008
Cher Robin,
Toutes mes amitiés et mon soutien - moral, mais que puis-je faire de plus ?
GM

Écrit par : guy morel | 26 juin 2008

Bon courage, Robin, nous serons plusieurs à en avoir besoin l'an prochain.

Ecrit par : Sanseverina | 26 juin 2008

Bon courage à tous les deux, c'est banal mais le coeur y est. Mon premier poste a été Landrecies (59), 820 km de mon Quercy natal. J'ai dû être battu par un de mes meilleurs amis qui a fait Toulouse-Jeumont (59) : 900 km !
On aurait pu jouer sans problème "Bienvenue chez les Chtis", on connaissait le scénario...

Écrit par : victor | 26 juin 2008

Oraux de bac ce matin ; j'interroge sur la scène de folie de Lady Macbeth : « Quels sont les éléments du pathétique dans cette scène » (je sais, je n'en suis pas fier, mais attendez la suite)

L'élève planche, maussade, sur la question. Vient le moment de l'entretien, il me glisse d'un air entendu : « vous savez, on a surtout travaillé sur la nature baroque de la pièce »

Je suis bien content pour lui.

Ecrit par : sanjuro | 26 juin 2008

C'est bien la preuve que tout bon sens a disparu des programmes Viala du bac de français!
Les cuistres qui l'ont conçu font rater aux élèves le sens vrai et la portée humaine des oeuvres. Au lieu de faire en classe, modestement, de l'"explication de texte", ils les bassinent, les dégoûtent et décalés qui tuent les chefs-d'oeuvre.
Les élèves sont incapables, à la suite d'un tel conditionnement, de lire ce qu'ils ont sous les yeux. Ils se croient obligés de faire les singes savants. Belle pédagogie, ou "Comment fausser l'esprit des jeunes gens"!
Il faut dire qu'en matière d'esprit faux, les éléèves d'aujourd'hui, pauvres cobayes qui n'en demanderaient pas tant, ont un illustre prédécesseur: Meirieu. Mais chez lui, c'est de naissance! S'il n'y avait pas eu les "sciences de l'éducation", dépotoir de toutes les cervelles lacunaires, qu'aurait-on fait de Meirieu?

Écrit par : Jean | 26 juin 2008

Erratum (fantaisie de mon ordi)
ils les bassinent, les dégoûtent et les désespèrent avec des tonnes de commentaires abstraits, pédants et décalés qui tuent les chefs-d'oeuvre.

Écrit par : Jean | 26 juin 2008

@ Jean : vous lisez dans mes pensées...

@ Robin : toute ma sympathie, et même si cela ne peut guère vous consoler, de nombreux cas autour de moi de collègues "à cheval" sur des établissements ; la colère monte sur ces situations, pas assez dénoncées.

Écrit par : sanjuro | 26 juin 2008

Bon courage Robin et bonnes vacances aussi.
Et dire qu'en primaire, j'ai des collègues qui ne voient pas le problème qu'elles créent en se mettant à mi-temps, à trois quarts-temps et qui ont le culot de dire : "Oh ben non, c'est bien pour les collègues qui me complètent. Tu comprends, comme ça, elles n'ont pas la responsabilité d'une classe et puis elles font un peu de tout, c'est intéressant..." Il y a des claques qui se perdent.

Écrit par : catmano | 26 juin 2008

CONDORCET TOUJOURS, BASTIAT ENCORE !
Pour rire ( jaune), une conférence de 2003 de ce cercle distingué qui convoqua plus tard monsieur Laarman et madame Coffinier, ardents défenseurs de la liberté de l'enseignement.
http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2003-3.html

Écrit par : guy morel | 26 juin 2008

Merci à Victor, Sanseverina, Sanjuro et à Guy Morel.

Je vais passer un coup de fil demain pour savoir pourquoi ils n'ont pas tenu compte de ma situation et n'ont retenu que mon dernier voeu.

Une collègue ce matin m'a dit que le niveau des élèves avait encore baissé depuis 2002, notamment en grammaire et en orthographe et qu'il "y avait du boulot".

Elle relie cette baisse de niveau avec la diminution des horaires de français.

L'enseignement en séquences est devenu "une seconde nature".

La liberté des méthodes n'est plus ni possible, ni impossible, elle est désormais "impensée" et même "impensable". C'est très intéressant philosophiquement (et politiquement) et très triste.

Pourrester dans le fil, je pense à Bourdieu, dans "La domination masculine" qui a parlé de cette "pensée naturelle" qui reproduit indéfiniment les rapports dominants/dominé(e)s.

Orwell avait bien compris aussi le processus (réduire la possibilité de penser au point qu'il n'y ait même plus besoin de répression)

Je n'ai pas insisté, je teste jusqu'à la lueur d'incrédulité et j'arrête. A quoi bon ?

Écrit par : Robin | 26 juin 2008

Une collègue ce matin m'a dit que le niveau des élèves avait encore baissé depuis 2002, notamment en grammaire et en orthographe et qu'il "y avait du boulot".

Elle relie cette baisse de niveau avec la diminution des horaires de français.


Ecrit par : Robin | 26 juin 2008
Cher Robin,
Rassurez-vous ; le niveau n'a pas baissé : il n' y a plus de niveau.
Et l'explication par la diminution des horaires est bien courte : c'est la déstructuration de l'ensemble des disciplines qui est en cause.
Soyez résolument pessimiste, c'est la seule manière, dans la situation actuelle, d'être heureusement étonné que le pire ne soit pas encore arrivé.
Bon courage.
GM

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

@ Robin (et à tous ceux qui subissent les "compléments de service", sans oublier les jeunes collègues expédiés loin de chez eux)

Bon courage, et, comme disait Beaumarchais, "il faut sans doute en rire avant que d'avoir à en pleurer".

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 juin 2008

A Robin,

L'affectation dans des établissements qui ne sont pas dans la même ville est ILLEGALE. Les rectorats le savent très bien, mais comme personne ne proteste, ils s'en servent pour la "gestion" des "ressources" humaines.

Le décret de 1950 est très clair sur ce point (art. 3) ;

"1° Les fonctionnaires qui ne peuvent assurer leur maximum de service dans l'établissement auquel ils ont été nommés peuvent être appelés à le compléter dans un autre établissement public DE LA MEME VILLE. (...)

2° Les professeurs qui n'ont pas leur maximum de service dans l'enseignement de leur spécialité et qui ne peuvent pas le compléter dans un autre établissement d'enseignement public de la même ville peuvent être tenus, si les besoins du service l'exigent, à participer à un enseignement différent.
Toutefois, les heures disponibles doivent, autant qu'il est possible, être utilisées de la manière la plus conforme à leurs compétences et à leurs goûts."

Il faut donc faire un recours grâcieux (première étape) avec l'appui d'un syndicat pour faire sauter le complément de service, tout en sachant que cela entraîne bien souvent, l'année suivante, la perte du poste par mesure de carte scolaire. On trouve un exemple de lettre de recours sur le site du Snes Lyon (ici : http://www.lyon.snes.edu/spip/article.php3?id_article=755 ), lettre qui mentionne des jugements au TA en faveur des enseignants.

Si vous êtes TZR, il semblerait que cela soit plus difficile à faire appliquer, le TA ayant tranché en la défaveur des TZR (je n'ai pas de textes) (le tézédariat pourtant n'est qu'une fonction et pas un statut, mais on leur fait encaisser de force toute la précarité du système).

Si vous avez l'âme d'un juriste, vous pouvez vous appuyer sur ceci : http://www.snsfp.org/tzr/jurisprudence_tribunal_administratif_cour_appel_conseil_etat.html#3

Sur la question des compléments de service plutôt pour les TZR, mais aussi pour les autres, voir ici :
http://www.snsfp.org/tzr/dossiers/complement_service.html

Bon courage.

Écrit par : Romuald | 27 juin 2008

Romuald a tout dit, Robin. Protestez, hurlez, menacez - c'est le seul langage qu'ils comprennent.

Par ailleurs,
"En parlant de la supériorité des filles sur les garçons (je parle en quantité) dans les études supérieures, que pensez-vous des candidates du CAPES de cette année Monsieur Brighelli ?"

me demande PFC (?)

Cher blogueur, je n'en pense rien, parce qu'en quinze jours - ou presque - de concours, à raison de sept candidats par jours, ma commission n'a vu que trois garçons (même stat dans les autres commissions) : ça ne s'arrange pas, côté féminisation.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 juin 2008

Robin, tous les moyens sont bons. Il ne faut pas laisser l'administration (qui, on le sait très bien, ne nous considère guère que comme des pions, qu'elle caresse dans le sens du poil quand ça l'arrange, pour s'en défausser en fonction de ses besoins), se foutre ouvertement de nous. Arrêt maladie, etc...

Catmano, pourquoi incriminer les collègues qui demandent un temps partiel? Je n'ai pas bien compris... N'est-ce pas faire le jeu de l'administration, justement?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 juin 2008

Être nommé " à cheval" sur deux établissements, surtout aussi éloignés l'un de l'autre, c'est effectivement une situation qui multiplie les difficultés et la fatigue, particulièrement scandaleuse pour quelqu'un qui sort d'un congé lonue durée. Moi aussi, Robin, je vous dis "bon courage", ainsi qu' Sanseverina et à tous ceux qui sont dans cette situation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 juin 2008

Personne n'a vraiment répondu à ma suggestion que les méthodes à la mode seraient plus favorables aux filles.

Digression :

C'est marrant comme la liberté des parents fait figure d'épouvantail dans les milieux enseignants.

La liberté de choisir l'école de ses enfants, totale (hors contrat) ou partielle (contournement de la carte scolaire), me semble pourtant un droit élémentaire.

L'économie dit que l'existence d'un monopole induit que le fonctionnement de ce monopole est capturé au profit des producteurs et au détriment des consommateurs.

C'est bien entendu valable pour le monopole de l'enseignement. C'est pourquoi les profs (les producteurs) ont peur de la liberté des consommateurs (les parents).

Les profs ont tellement l'habitude de se présenter en victimes qu'ils peuvent douter que le système tourne à leur profit.

Et pourtant, exemple parmi mille, il suffit d'avoir assisté à une réunion parents-profs organisée à une heure difficile pour les non-profs pour le vérifier.

Écrit par : Franck Boizard | 27 juin 2008

Robin, vous avez toute ma sympathie et je vous souhaite aussi bon courage en espérant qu'une solution sera trouvée.

Et j'ai aussi une pensée pour les Zimbabwéens ce matin : un peuple martyrisé qui vit dans la terreur.
Jour d'élections mais "jour d'humiliation et de honte" selon le chef de l’opposition au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai.

Et pendant ce temps-là à Paris :
"Révolution de palace au Royal Monceau.
L'hôtel parisien fait table rase du passé pour s'adapter aux nouvelles clientèles du luxe et se donner des airs de rendez-vous d'artistes.
La nuit dernière, une étrange cérémonie s'est déroulée avenue Hoche à Paris. En vêtements de soirée mais armés de pioches et marteaux, sous la conduite d'hommes de chantier, les 1.500 invités du Royal Monceau s'en sont donné à cœur joie pour détruire l'intérieur de l'hôtel de luxe, tandis que des artistes envahissaient les lieux pour faire des happenings." (Les Echos)

Mon petit-déjeuner m'est resté en travers de la gorge ce matin en écoutant les infos...

Écrit par : lucile | 27 juin 2008

" C'est pourquoi les profs (les producteurs) ont peur de la liberté des parents (les consommateurs)"

Parce que pour vous, l'enseignement est un pur et simple produit de consommation ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 juin 2008

La liberté de choisir l'école de ses enfants, totale (hors contrat) ou partielle (contournement de la carte scolaire), me semble pourtant un droit élémentaire.

L'économie dit que l'existence d'un monopole induit que le fonctionnement de ce monopole est capturé au profit des producteurs et au détriment des consommateurs.

C'est bien entendu valable pour le monopole de l'enseignement. C'est pourquoi les profs (les producteurs) ont peur de la liberté des consommateurs (les parents).

Ecrit par : Franck Boizard | 27 juin 2008
Bonjour,
Deux ou trois remarques.
1- la liberté d'enseignement est constitutionnelle ; les parents ont le droit d'instruire leurs enfants comme ils l'entendent, y compris à domicile. Il n' y a pas de monopole en matière d'éducation. La question de la carte scolaire est tout autre puisqu'elle ne concerne que le système éducatif de l'État.
2- l'économie ne peut dire le contraire de ce qui est, c'est-à-dire que l'économie est entièrement monopolistique et la concurrence une chimère.
3- l'originalité du système éducatif français depuis 1882 -mais on pourrait la faire remonter à 1833 et à Guizot - est de faire en sorte, autant qu'il est possible, que l'instruction des enfants, considérée comme la première condition de l'élévation générale du niveau culturel - ne dépende pas du hasard de la naissance et de la fortune des parents.
Je ne nie pas que le fonctionnement de l'école soit de ce point du vue devenu calamiteux. Ni qu'il faille se demander pourquoi. Mais la réponse à cette question n'est certainement pas dans l'affirmation, qui nous ramène, sous couvert de liberté de la consommation, à l'école de l'Ancien régime, à une époque où les enfants qui avaient eu la chance d'apprendre à lire devaient avoir des parents suffisamment fortunés pour leur payer le "droit" d'apprendre à écrire, à compter et à calculer.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

J'apprends les mauvaises nouvelles les unes après les autres. Le complément de service dans l'autre établissement n'est pas de 10, mais de 13 heures !

Donc 8 + 13 = 21 heures et, d'après ce que j'ai compris - l'adjoint. était un peu gêné au téléphone pour me le dire - pour maintenir des classes à effectifs réduits, les collègues ont accepté des heures supplémentaires non payées (Loi de 1950 ?)

Je récapitule : Sortie de réadaptation (dépression grave et hernie discale), deux heures de trajet aller-retour, deux établissements et 21 heures payés 18.

Elle est pas belle la vie ?

Écrit par : robin | 27 juin 2008

Elle est pas belle la vie ?

Ecrit par : robin | 27 juin 2008

Vraiment désolée, Robin, d'apprendre cette série de galères qui vous tombe dessus. Toute ma sympathie. Tenez bon, et ne vous laissez pas faire ! Comme le dit JPB, ces gens ne comprennent les choses que quand on hurle, de préférence accompagné par un représentant syndical efficace...

Écrit par : FGuichard | 27 juin 2008

CONDORCET ( suite)

À ceux que la fondation et l'histoire de l'instruction publique intéressent, je me permets de signaler trois textes.
1- http://marc.le.bris.free.fr/textes_pdf/instruction2deducation.pdf
2- le rapport Cogniot de 1943 que l'on peut trouver sur le site de RE. ( J'en cite des extraits dans La débâcle de l'école), lecture à faire en parallèle avec celle du Plan Langevin-Wallon
3-L'article Convention, signé James Guillaume, du Dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson ( Tome 1 de la 1ère partie, p.520 à 571- consultable sur Gallica).

On vérifiera encore une fois que la simplification est rarement le chemin de la vérité, quand elle ne conduit pas réécrire l'histoire dans le sens du vent.
GM

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

Merci à Victor, Arnauld et Sylvie...

Écrit par : Sanseverina | 27 juin 2008

"Je récapitule : Sortie de réadaptation (dépression grave et hernie discale), deux heures de trajet aller-retour, deux établissements et 21 heures payés 18.

Elle est pas belle la vie ?"

Ecrit par : robin | 27 juin 2008

Ne vous laissez pas faire!
Amicalement.
Christophe.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 juin 2008

"Mon petit-déjeuner m'est resté en travers de la gorge ce matin en écoutant les infos..."

Ecrit par : lucile | 27 juin 2008

Moi aussi... Et ils ont remis ça à midi! Dégueulasse.
Mais peut-être ont-ils envisagé une campagne de pub auprès du (et payée par) le contribuable pour rentabiliser plus efficacement les nouveaux locaux une fois qu'ils seront créés?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 juin 2008

Robin, je vous souhaite bon courage.
La connerie administrative a encore frappé. Tentez quand même tous les recours possibles.

Un autre exemple de cette rationalité bureaucratique : une collègue demande sa mutation pour se rapprocher de son mari, prof lui aussi. Que se passe-t-il au pays de la folie ordinaire ? Elle est mutée mais son mari est envoyé dans son poste à elle !

Écrit par : Lariba | 27 juin 2008

A Robin,

On ne peut pas vous imposer plus d'une heure supplémentaire.

La majoration horaire pour classe à effectif réduit suppose que l'on enseigne plus de huit heures dans une ou des classes de moins de 20 élèves. Cette majoration n'est que d'UNE HEURE, en aucun cas de trois heures (art. 4 du décret de 1950).

Donc au pire on peut vous imposer 18h+1h (heure sup)+1h (majoration horaire pour effectif réduit)= 20h. Si jamais vous acceptez le complément de service, vous devriez bénéficier d'une décharge horaire d'une heure (mais les règles varient en fonction des académies). En reprise après un CLD, vous devriez même avoir le droit de refuser l'HS obligatoire.

Attention! Certains chefs d'établissement savent que des classes entières sont parfois ingérables et qu'il faut faire des groupes pour pouvoir en faire quelque chose, et ils proposent à l'enseignant de faire gratuitement, en prétextant son confort, une heure supplémentaire pour diviser la classe ; c'est inadmissible (à mon sens). Il ne faut pas hésiter à dire NON, même si les collègues le font. La classe est ingérable, tant pis, ils le savent et n'ont qu'à prévoir dans la DGH de quoi rémunérer le travail de l'enseignant.

C'est malheureux à dire, mais si le chef d'établissement vous sent en position de faiblesse, prêt à être conciliant, il a tendance à proposer l'inacceptable. C'est pourquoi dès la première rencontre il est préférable d'avoir sa pochette avec une copie des textes (décret de 50, texte sur les heures sup.) pour refuser fermement mais poliment en lui mettant les textes sous le nez. C'est toujours celui qui a la plus grande gueule (en conformité avec les textes, bien sûr) qui est en paix avec l'administration.

Bon courage

Écrit par : Romuald | 27 juin 2008

@Robin
J'ai demandé à Isabelle Voltaire qui fut longtemps commissaire paritaire académique.
"Voici ce que je conseille :
1) si le collègue a demandé un poste normal et non un temps partiel, l'administration lui doit en tout état de cause son traitement entier.
2) vu son état de santé (hernie discale), les déplacements en voiture sont fortement déconseillés : qu'il le dise en avertissant que l'administration n'a pas intérêt à le mettre dans une situation où il va retomber en maladie sous peu.
3) ou qu'elle vient de tomber hors d'usage, et que à cause de sa hernie discale il n'a pas du tout l'intention - ni les moyens - d'en racheter une.
4) il propose donc aux deux chefs d'établissement de s'entendre : il accepte l'un des postes mais pas les deux. Comme il n'a jamais demandé de temps partiel, et que le décret de 1950 (http://r-lecole.freesurf.fr/Lois/D50581.html)
fixe le **maximum** de service à 18 heures, c'est bien un maximum, que rien n'oblige à atteindre ; il prend donc le service à 8 heures, ou à 10 selon le lieu qu'il préfère, payé en tout état de cause par un traitement complet.

Je me permets d'ajouter d'autres remarques :
les collègues de l'un de ces établissements ont, paraît-il, accepté de faire des heures sup non payées : ils sont tombés sur la tête, pour deux raisons :
- des gens qui acceptent de travailler gratis sont d'une bêtise à faire éclater de rire même Sarkozy ; et on leur confie l'éducation des gamins ?
- ces heures sup, puisqu'elles ne sont pas payées, ne peuvent donc pas figurer sur les états de service qui s'appelaient jadis états H (ils ont sans doute changé de nom), ni les états P ni les VS, c'est-à-dire les emplois du temps officiels signés par les professeurs. Or, ceux-ci font foi pour la responsabilité civile et pénale des professeurs vis-à-vis des élèves dont ils ont la charge, et la responsabilité de l'Etat en matière d'accidents du travail. Si donc un professeur reçoit des classes à des heures non déclarées, ou pour lesquelles la déclaration sur les différents états est contradictoire, il n'est plus couvert pour les accidents du travail, et se trouve en faute professionnelle s'il reçoit des élèves non déclarés.
Bref, c'est se mettre dans les pires embarras.
Je conseille vivement au collègue de le dire dans les termes les plus fermes au principal du collège, et d'alerter l'inspection académique de son département et son rectorat sur ces errements dangereux par rapport au minimum de règlements de sécurité.

Cordialement,
--
Isabelle Voltaire

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

'ces gens ne comprennent les choses que quand on hurle'
Tu parles des céfran ? :ange:

Écrit par : toto | 27 juin 2008

"Catmano, pourquoi incriminer les collègues qui demandent un temps partiel? Je n'ai pas bien compris... N'est-ce pas faire le jeu de l'administration, justement?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 juin 2008 "

ET LES GAMINS, trouduQ ?
Tu y penses ? Trois profs pour une classe tu trouves que c'est bien ? Tu sais ce que ça leur fait ? Tu es une grosse burne !

Si ca les fait chier de faire un plein temps ZONT CAS ALLER BOSSER à CARROUF !

Écrit par : toto | 27 juin 2008

Le lien donné par IV sur le décret de 1950.
GM

http://r-lecole.freesurf.fr/Lois/D50581.html

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

Robin,

Facile de conseiller lorque l'on ne vit pas une situation.
Vous êtes victime d'un "reclassement" suite à une "restructuration". Constat amer : les RH n'exitent pas à L'EN (on le savait), puisque votre dossier médical n'a pas été pris en compte.
Seul conseil : utilisez votre médecin et tapez haut. A 2 ans de la retraite, vous n'avez rien à perdre.
Bon courage de la part de la mère Fouettard.

Écrit par : Carole | 27 juin 2008

Oraux de bac ce matin ; j'interroge sur la scène de folie de Lady Macbeth : « Quels sont les éléments du pathétique dans cette scène » (je sais, je n'en suis pas fier, mais attendez la suite)

L'élève planche, maussade, sur la question. Vient le moment de l'entretien, il me glisse d'un air entendu : « vous savez, on a surtout travaillé sur la nature baroque de la pièce »

Je suis bien content pour lui.

Ecrit par : sanjuro | 26 juin 2008
Rhââââ! Que suis-je venu faire ici, soi-disant pour me distraire, alors que mon pauvre gamin passe l'oral cet après-midi et qu'il espère être interrogé sur le baroque...

Écrit par : dobolino | 27 juin 2008

Robin, les conseils de Romuald et d'Isabelle Voltaire sont excellents. Ne vous laissez surtout pas faire. De toute façon, vu votre état de santé, on ne peut pas vous imposer d'heure supplémentaire (sauf une si vous avez plus de huit heures en sous effectif).

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 juin 2008

ces gens ne comprennent les choses que quand on hurle'
Tu parles des céfran ? :ange:
Ecrit par : toto | 27 juin 2008

ET LES GAMINS, trouduQ ?
Tu y penses ? Trois profs pour une classe tu trouves que c'est bien ? Tu sais ce que ça leur fait ? Tu es une grosse burne !

Si ca les fait chier de faire un plein temps ZONT CAS ALLER BOSSER à CARROUF !

Ecrit par : toto | 27 juin 2008
Existe t-il un dieu assez charitable pour fermer définitivement et une fois pour toute le claque-merde de ce crétin qui se nomme toto? Surtout qu'on parle de sujet assez graves, apparemment. Quel honte pour ce blog.

Écrit par : Fred parent | 27 juin 2008

Facile de conseiller lorque l'on ne vit pas une situation.
Vous êtes victime d'un "reclassement" suite à une "restructuration". Constat amer : les RH n'exitent pas à L'EN (on le savait), puisque votre dossier médical n'a pas été pris en compte.
Seul conseil : utilisez votre médecin et tapez haut. A 2 ans de la retraite, vous n'avez rien à perdre.
Bon courage de la part de la mère Fouettard.
Ecrit par : Carole | 27 juin 2008
Les RH existent à l'EN. Le dossier médical de notre collègue a été pris en compte ; la preuve, il en sort.
Robin appelez-moi au 02 43 46 29 11.
GM

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

Rhââââ! Que suis-je venu faire ici, soi-disant pour me distraire, alors que mon pauvre gamin passe l'oral cet après-midi et qu'il espère être interrogé sur le baroque...
Ecrit par : dobolino | 27 juin 2008

Tous mes voeux pour sa réussite !
Notre aîné l'a passé hier matin et à sa grande joie a eu le même texte qu'à l'oral blanc et... devinez quoi : il a dû expliquer en quoi le théâtre de Molière était... baroque !

Écrit par : lucile | 27 juin 2008

Je vais sans doute finir par m'y faire, mais je trouve tout de même curieux que l'on nomme un professeur en fin de carrière (il me reste deux ans) en réadaptation après un CLD (je travaille depuis 2002, mais pas devant des élèves, sauf cette année avec des groupes restreints) sur deux établissements aussi éloignés.

Je n'ai pas pu rester à Lyon après mon CPR (obligation de prendre un poste double dans la région parisienne à laquelle je me suis soumis contre mon gré) et maintenant, près de vingt ans après (non, ce n'est pas du Dumas), ma situation ne s'est guère amélioré ; au moins, jusqu'à présent j'ai toujours eu un poste sur un seul établissement.

Mais bon, je n'ai pas à me plaindre ; je ne suis pas au chômage. Mais bonjour la fatigue et les frais d'essence.

Ecrit par : Robin | 26 juin 2008

G Morel

Ah OUI ?????????????????????
Réactifs les RH ?????????????
Il sort d'où, Robin, d'une sombre soirée pleine d'interrogations !

Écrit par : Carole | 27 juin 2008

Notre aîné l'a passé hier matin et à sa grande joie a eu le même texte qu'à l'oral blanc et... devinez quoi : il a dû expliquer en quoi le théâtre de Molière était... baroque !
Ecrit par : lucile | 27 juin 2008
Réponse facile : Molière donne des coups de bâton, sa mère est morte quand il était petit, Dom Juan se passe en Sicile, ce qui n'est pas très loin de l'Espagne, et Sganarelle est italien et il forme un couple avec son maître ( le couple maître-valet qu'on rencontre aussi chez Brecht dans Mozila et son valet Spaghetti), ce qui est assurément la preuve que le baroque repose sur l'irrégularité des rapport sociaux si bien mise en valeur dans L'île des esclaves ( résumé d'un cours de français d'aujourd'hui. Si si, j'ai des preuves.)
Il a eu bon le petit ?

Il a eu bon le petit

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

Ah OUI ?????????????????????
Réactifs les RH ?????????????
Il sort d'où, Robin, d'une sombre soirée pleine d'interrogations !
Ecrit par : Carole | 27 juin 2008
Vous en connaissez dans le privé des RH comme ceux que vous vous plaisez à imaginer ?
Réactifs ? - C'est quoi ça ?

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

pour ceux qui n'ont pas vu la très belle émission d'Arte sur l'esclavage sans tabous .

http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2075246,CmPage=1697660.html

Et je suis de tout coeur avec Robin le juste , qui saura , j'en suis sûre , faire face ! Et Sanseverina itou , avec l 'allant qui la caractérise !
Je retourne aux copies de Bac qui sont mauvaises , un vrai pensum !!!

Écrit par : Amélie | 27 juin 2008

"dans Mozila et son valet Spaghetti"
Ecrit par : guy morel | 27 juin 2008

Je croyais que c'était Mozilla !!
;-)

Il a eu bon le petit ?

Je ne sais pas quelles bêtises il a raconté à son examinatrice, on verra le 11 juillet !

Écrit par : lucile | 27 juin 2008

le claque-merde, il te pine, connard ! :ange:

Écrit par : toto | 27 juin 2008

le claque-merde, il te pine, connard ! :ange:

Ecrit par : toto | 27 juin 2008

Robin, Toto vous donne la solution. Allez dire ça au recteur d'académie et je suis certaine qu'il va arranger vos bidons...

Écrit par : dobolino | 27 juin 2008

pour ceux qui n'ont pas vu la très belle émission d'Arte sur l'esclavage sans tabous .

http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2075246,CmPage=1697660.html


Ecrit par : Amélie | 27 juin 2008
Kessel arrive après coup en écrivain talentueux mais un peu ramasse miettes. Vous connaissez l'histoire de Léopold II ?
GM

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

"Surtout qu'on parle de sujet assez graves, apparemment."

Encore un DUCON qui n'est jamais sorti de chez lui.... bouffon....

Robin, Toto vous donne la solution. Allez dire ça au recteur d'académie et je suis certaine qu'il va arranger vos bidons...

Ecrit par : dobolino | 27 juin 2008

Le robin il n'a qu'à se faire un AM tous les mois ! Comme les autres ! :ange

Écrit par : toto | 27 juin 2008

Ça y est! C'est fait! Il a tiré Malherbe et, à la fin de la prestation le correcteur lui a demandé s'il envisageait de faire une hypokhâgne et l'y a incité et lui a dit que ça se voyait qu'il avait bossé comme un turc cette année.

Écrit par : dobolino | 27 juin 2008

voyait qu'il avait bossé comme un turc cette année.

Ecrit par : dobolino | 27 juin 2008

Il ne lui a pas dit qu'il bossait comme un français ????????

Écrit par : carole | 27 juin 2008

@robin
Bien vu, votre lapsus! vous profiterez de votre domi(ni)cile lors du repos(?) dominical; Sinon, comme d'autres avant moi vous l'ont conseillé, Gueulez, mettez les syndicats dans le coup, et surtout ne vous laissez pas faire. N'hésitez pas, s'il le faut, à aller trouver le député du coin. Il arrive que ça marche.
Une de mes amies s'est trouvée dans une situation similaire à la vôtre. Après des années de galère dans un collège éloigné de son domicile, elle a enfin obtenu sa mutation pour un lycée de sa ville, patatras, suppression de poste, la dernière arrivée saute, et elle s'est retrouvée à perpète, dans un collège pire que celui qu'elle avait quitté, et plus loin de chez elle. Et ce, à 2 ans de la retraite. Elle galérait moins il y a 35 ans, quand elle était MA! De quoi vous dégoûter de passer le CAPES et l'Agrég., et, surtout, de vouloir changer d'établissement.
Courage, et battez-vous.

Écrit par : mouron rouge | 27 juin 2008

Vous en connaissez dans le privé des RH comme ceux que vous vous plaisez à imaginer ?
Réactifs ? - C'est quoi ça ?

Ecrit par : guy morel | 27 juin 2008

Oh sacrilège, je ne me serais pas permise de comparer avec le privé, lol......................

Écrit par : carole | 27 juin 2008

Vous connaissez l'histoire de Léopold II ?
GM

Oui , maintenant :

http://lesogres.org/article.php3?id_article=2052

Écrit par : Amélie | 27 juin 2008

Notre aîné l'a passé hier matin et à sa grande joie a eu le même texte qu'à l'oral blanc et... devinez quoi : il a dû expliquer en quoi le théâtre de Molière était... baroque !

Ecrit par : lucile | 27 juin 2008

C'est complètement dingue! Car on ferait peut-être mieux d'expliquer aux élèves la lettre du texte, au lieu de les embarquer dans des considérations fumeuses sur le baroque -d'autant que chacun sait qu'il n'est presque pas possible de définir le baroque en littérature. Mais ça fait savant, ça c'est sûr, ça fait chic, ça fait salon mondain. Je vois d'ici la tronche et les roucoulades des collègues dans le vent (ou qui s'y croient): "Je travaille avec mes élèves sur le baroque chez Molière." "Je travaille sur"! Rien que l'expression "travailler sur" m'insupporte!

Écrit par : Jean | 27 juin 2008

Xavier Darcos entend renforcer la lutte contre l'homophobie à l'école


"L'omerta sur l'homophobie à l'école est toujours présente", déclare Xavier Darcos dans une interview à Libération, mercredi 25 juin 2008. C'est pourquoi le ministre de l'Education entend renforcer la lutte contre le phénomène. Il souhaite que tout élève qui pourrait subir des vexations, voire des violences liées à son orientation sexuelle, soit protégé.

Pour la première fois, la lutte contre l'homophobie sera explicitement mentionnée dans la circulaire de rentrée 2008 afin que tous les personnels se sentent concernés. De plus, le numéro de la ligne Azur, qui vient en aide aux jeunes homosexuels, sera systématiquement affiché dans tous les lycées et la brochure Homophobie savoir et réagir sera également mise à la disposition des élèves.

Par ailleurs, une campagne d'information sera menée dans les universités et les grandes écoles à la rentrée. En revanche, aucune action spécifique n'est prévue au collège. Selon le ministre, avec les collègiens, "il faut être plus prudent, car il n’y a pas d’homogénéité", ce sont "des enfants et des adolescents".

Les actes liés à l'homophobie sont en progression dans le recensement des violences à l'école (0,6% du total). Le ministre reconnaît qu'il s'agit uniquement de signalement et que ces chiffres sont, sans doute, en deçà de la réalité. Le taux de suicide des jeunes homosexuels est près de trois fois supérieur à la moyenne.

Source : Libération, AFP, France Info

"Ça y est! C'est fait! Il a tiré Malherbe"

a écrit Dobolino.

Ce blog devient de plus en plus chaud !
M'étonne pas que personne ne s'intéresse à CONDORCET !

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

je ne me serais pas permise

Ecrit par : carole | 27 juin 2008

Encore heureux! Encore que... Cela dépend à qui - n'est-ce pas, Christophe?

Écrit par : Jean | 27 juin 2008

"mettez les syndicats dans le coup,"

Mouhahahahahahahahahahahahahaha .

Elle est bonne ! :)

Écrit par : toto | 27 juin 2008

C'est complètement dingue! Car on ferait peut-être mieux d'expliquer aux élèves la lettre du texte, au lieu de les embarquer dans des considérations fumeuses sur le baroque -d'autant que chacun sait qu'il n'est presque pas possible de définir le baroque en littérature. Mais ça fait savant, ça c'est sûr, ça fait chic, ça fait salon mondain. Je vois d'ici la tronche et les roucoulades des collègues dans le vent (ou qui s'y croient): "Je travaille avec mes élèves sur le baroque chez Molière." "Je travaille sur"! Rien que l'expression "travailler sur" m'insupporte!
Ecrit par : Jean | 27 juin 2008

En fait, la question portait sur l'aspect purement comique ou non d'une scène de Dom Juan (acte IV, scène III), donc plus sur le sens du texte a priori. Et le baroque chez Molière c'était pendant l'entretien et je ne crois pas qu'ils avaient beaucoup "travaillé dessus" !

Écrit par : lucile | 27 juin 2008

"Romuald a tout dit, Robin. Protestez, hurlez, menacez - c'est le seul langage qu'ils comprennent."

A Robin,

S'il s'agit de faire un carnage chez les administratifs, je peux toujours vous envoyer une de mes hordes de BEP en renfort pour aller les voir... (Ca, c'était pour en rire avant d'avoir à en pleurer).
Sinon, on a effectivement le droit de refuser les heures sup' au-delà de l'heure obligatoire (c'est ce que je n'hésite pas à faire depuis deux ans). Certes, dire "non" peut être assez inconfortable sur le moment : la hiérarchie peut se montrer désagréable sur le moment, et même faire pression sur nous pour nous dissuader de faire valoir nos droits. Mais c'est vrai, il n'y a au bout du compte que ça qui marche. Dans un système fascisant, qui se moque pas mal de l'humain, il faut se rappeler qu'on se trouve face à des gens qui s'habituent à nous traiter plus mal s'ils ne rencontrent aucune résistance.

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 juin 2008

Et Sanseverina itou , avec l 'allant qui la caractérise !
Je retourne aux copies de Bac qui sont mauvaises , un vrai pensum !!!

Ecrit par : Amélie | 27 juin 2008

Cela fait quelques mois, depuis Février en fait, depuis la DGH, que je connais la suppression d'une partie de mon horaire et ma nomination sur deux établissements sans savoir lequel sera le deuxième. Bagarre longue et difficile. Depuis ce moment, le chef d'établissement ayant vu que je ne céderai pas , ne m'adresse plus la parole. Je communique avec l'adjointe. Malheureusement, il vient de faire craquer l'adjointe qui est en arrêt jusqu'aux vacances...
La collègue( pédago en diable) qui, dernière arrivée, devait assurer le complément de service ne m'adresse plus la parole non plus...et ses copines non plus. M'en fous, sont c...
Je suppose que je vais avoir des nouvelles après la fin des cours comme d'habitude. Et je sais que si je gagne cette manche-là, je vais le payer cher: 1ère punition: pas de 3ème, emploi du temps dégeulasse et brimades toute l'année. Je connais.
Ce qui m'effraie le plus est que s'il lâche cette année sur le complément de service, il supprimera mon poste en entier l'an prochain. L'adjointe me l'a dit en aparté...
Les perspectives sont tout-à- fait réjouissantes.
D'ici là, j'aurai posé une bombe au rectorat, empoisonné les pages du projet d'établissement pour que le principal ait une touche Renaissance qui lui ira à merveille, mis un laxatif
dans les plats de la cantine pour voir les collègues défiler aux toilettes et ne plus occuper la salle des profs en débitant leurs insanités pédagos et leurs projets de "vivre ensemble", savonné le couloir de la vie scolaire pour que la CPE dégage, elle et sa démagogie envers les élèves et donné un somnifère sous forme de cookies-maison pour que les infirmières ne nous prennent plus des heures de cours.

Cela dit, ma chère Amélie, je suis de tout coeur avec vous pour les corrections de copies de bac. Les copies , quand cela ne passe plus, je fais en général : 5 copies puis un peu de thé ou d'eau puis 5 et un tour dans le jardin, puis 5 et un peu de balle de tennis avec le chien, and so on... Peu avec le chat qui est un peu coincé par une vision sans doute trop philosophique de la vie...

Écrit par : Sanseverina | 27 juin 2008

"Ça y est! C'est fait! Il a tiré Malherbe"

a écrit Dobolino.

Ce blog devient de plus en plus chaud !
M'étonne pas que personne ne s'intéresse à CONDORCET !

Ecrit par : guy morel | 27 juin 2008

Z'êtes d'un cochon! Je suis choquée...

Écrit par : dobolino | 27 juin 2008

Dans un système fascisant, qui se moque pas mal de l'humain, il faut se rappeler qu'on se trouve face à des gens qui s'habituent à nous traiter plus mal s'ils ne rencontrent aucune résistance.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 juin 2008


Très vrai ,Robin , il ne faut plus avoir de pitié et savoir être aussi inhumain que ceux qui le sont si facilement avec nous !

Réflexion d'une toute jeune collègue au sortir du conseil d'enseignement :
"En tout cas je retiens la leçon . Je constate qu'Amélie qui l'ouvre toujours pour dire franchement les choses , même si ça fâche , et qui agresse la hiérarchie ( et même parfois les parents d'élèves !) au point d'être toujours au bord du conflit , a , ELLE , été bien servie en ce qui concerne les classes et les horaires !

Conclusion : si les chiens aboient trop fort , la caravane fait une halte !!!

Écrit par : Amélie | 27 juin 2008

Sanseverina , quelle énergie ! Moi , à la troisième , je disjoncte .
Alors je compte en soupirant celles qui restent à faire en imaginant que j'ai dû corriger les pires et que le meilleur est à venir !
A remarquer , chaque année , de plus en plus de copies "sveltesse " , à peine 3 pages simples pour la question ET le travail d'écriture !!

Écrit par : Amélie | 27 juin 2008

il supprimera mon poste en entier l'an prochain.

Ecrit par : Sanseverina | 27 juin 2008

Parfois, une suppression de poste peut vous propulser "prioritairement" dans un lieu qui n'est pas forcément plus inclément. Me trompe-je? - comme l'éléphant, bien sûr.

Écrit par : Jean | 27 juin 2008

Je vois que mes petits problèmes ont suscité des réactions "en chaîne"...Merci à tous ! J'ai besoin de réfléchir ce week-end à toutes les données du problème. Il y a un peu de nouveau : 2 heures sur les 3 seraient payées et le PAdj. m'a assuré qu'il me ferait un emploi du temps vivable. D'autre part, il y effectivement des classes à effectifs réduits, ce qui peut représenter un certain confort en collège. Les deux établissements m'ont fait plutôt bonne impression. Le collège TZR que je remplace (en fait je lui prends sa place et ça ne me plaît pas beaucoup) est plutôt du côté de "Sauver les Lettres" et a fait des dictées et de la grammaire ; les parents sont paraît-il "demandeurs". Le seul problème, ce sont les "machines" (le véhicule et la sciatique du "roseau pensant") . Je ne m'en ferais pas autant si j'avais ne serait-ce que dix ans de moins.

le claque-merde, il te pine, connard ! :ange:

Ecrit par : toto | 27 juin 2008

Robin, Toto vous donne la solution. Allez dire ça au recteur d'académie et je suis certaine qu'il va arranger vos bidons...

Ecrit par : dobolino | 27 juin 2008

Le robin il n'a qu'à se faire un AM tous les mois ! Comme les autres ! :ange

Ecrit par : toto | 27 juin 2008

je n'exclus pas de suivre le premier conseil de toto, pour en finir en beauté ;-), mais je n'ai pas compris le second. Qu'est ce qu'un AM ?

Écrit par : Robin | 27 juin 2008

Un AM, je pense que c'est un arrêt maladie. Les enseignants, c'est bien connu, sont toujours en congé de complaisance. Toto nous le rappelle avec cette élégance qui n'appartient qu'à lui.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 juin 2008

les parents sont paraît-il "demandeurs"

Ecrit par : Robin | 27 juin 2008

Cela n'a rien d'étonnant! Les parents en ont marre de la chienlit!
Et c'est même, je trouve, un excellent signe que le Principal-adjoint vous ai dit cela, car c'était une façon de vous dire ce qu'on y attend de vous. Vous arrivez donc, semble-t-il, dans un milieu favorable, du moins en ce qui concerne le français, aux programmes Darcos. Vous allez donc pouvoir enseigner "à l'ancienne" à fond la caisse, faire exactement ce qui vous plaît, un vrai cours de grammaire, de la conjugaison systématique, des dictées, des vraies rédactions, des explications de texte linéaires, lire Molière, La Fontaine, Corneille, surtout pas Bégaudeau! Plus votre enseignement sera de la transmission des connaissances, plus vous serez archi-directif, plus vous serez apprécié des parents qui sont exigeants pour leurs enfants, et alors, là, c'est carrément le bonheur en perspective.
Bien sûr, les "séquences" à la poubelle, et Meirieu par-dessus!

Écrit par : Jean | 27 juin 2008

vous ait dit

Écrit par : Jean | 27 juin 2008

HÔPITAL ET CHARITÉ

aux adorables amateurs de chouchen ennemi du "mortifère monopole d'état" ceci qui n'a rien à voir avec l'école. Encore que...
GM, auteur entre autres livres des "PEURS DU GENDARME" (Ramsay 2001)
Je vous envoie l'adresse du site d'un collectif dont j'ai lu l'appel dans Le Monde de cette semaine et qu'il me parait important de relayer tant notre avenir (aussi bien comme professionnels que comme éventuels patients) me parait menacer :
http://www.appel-sauver-hopital.fr/ (si le lien ne fonctionne pas, copier l'adresse)

Il y a une pétition en ligne.

N'hésitez pas à le diffuser autour de vous parents, collègues, amis ...

Bon week end,
Gérard

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

plus vous serez apprécié des parents qui sont exigeants pour leurs enfants, et alors, là, c'est carrément le bonheur en perspective.
Bien sûr, les "séquences" à la poubelle, et Meirieu par-dessus!
Ecrit par : Jean | 27 juin 2008
Puis-je me permettre de dire qu'il y a comme un léger contresens sur l'exigence des parents ?
Faut sortir, excellent collègue, et aller voir le monde comme il va.
GM

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

Puis-je me permettre de dire qu'il y a comme un léger contresens sur l'exigence des parents ?
Faut sortir, excellent collègue, et aller voir le monde comme il va.
GM

Ecrit par : guy morel | 27 juin 2008

Vous pouvez vous permettre, non moins excellent collègue, de dire tout ce que vous voulez - ce n'est même pas la peine de m'en demander la permission - mais permettez-moi en retour de vous certifier qu'il n'y a de ma part aucun contresens, léger ou pas léger, sur ce que demandent les parents. Je parle des parents du secteur de mon collège, lequels sont "demandeurs "d'un enseignement de français méthodique, précis, directif et rigoureux, exactement ce que voulait dire, à n'en pas douter, le futur principal-adjoint de Robin. Nous n'allons pas supposer, quand même, que ce principal-adjoint, dont le bureau résonne à longueur de journée des échos qui lui reviennent des parents de ses élèves, ne sait pas ce qu'il dit!

Écrit par : Jean | 27 juin 2008

Jean a dit et je pense qu'il a complètement raison:
.....plus vous serez apprécié des parents qui sont exigeants pour leurs enfants, et alors, là, c'est carrément le bonheur en perspective......
C'est si on sort justement qu'on croit que les gens se fichent de tout et n'ont aucune exigence.Les gens ne disent pas ce qu'ils pensent, 30 ans de """"socialisme"""" politique et culturel ne s'effacent pas des consciences comme ça.Les gens parlent en pensant qu'il faut avoir l'air """progressiste"""", donc un peu de gauche,donc très relativiste,très laxiste,très bon,très ""humaniste"",très tolérant.
Mais quand ils sont chez eux ,seuls avec leurs neurones ,le gens apprécient l'enseignant qui se fait respecter et apprend quelque chose à leurs enfants.
Tout le monde se parle faux en ce moment mais n'en pense pas moins.
Comment je le sais ?Mais en m'introspectant !Je suis comme les gens.En société je parle aussi un peu faux avec mes interlocuteurs qui me croient encore ""révolutionnaire".
Dur dur de sortir le premier de nos vieux discours d'il y a quelques années.
Tout seul,il admire l'autorité,la compétition,le savoir,le marché et tous les produits qu'il s'achète.Mettez le en groupe et il raconte qu'il déteste tout ça.
En 2008,c'est comme en 68,mais à l'envers.La multitude parle mais n'en pense pas moins ,intimement.

Écrit par : bernard | 27 juin 2008

On parle de moi?

Au moins pourrait-on ne pas parler pour moi.

On ne parle jamais que de soi.

Écrit par : Alex Igence d'Eparan | 27 juin 2008

Au moins pourrait-on ne pas parler pour moi.

Ecrit par : Alex Igence d'Eparan | 27 juin 2008

Bon! Mettons les points sur les i!
Je tiens de la maman d'un de mes élèves de 4ème, qui a décidé de mener campagne contre la dégradation de la discipline dans mon collège par la faute de la principale et qui a lancé une grande enquête à ce sujet auprès de tous les parents qui ont un enfant qui va entrer en 6ème, que tous les parents qu'elle a rencontrés, et elle les a pratiquement tous vus, savent pertinemment avec quels professeurs leurs enfants apprennent véritablement quelque chose en français et avec lesquels ils perdent leur année. Comme par hasard, ceux avec lesquels ils apprennent vraiment le français, ce sont ceux qui enseignent '"à l'ancienne" et ignorent les "séquences " et autres fariboles!

Écrit par : Jean | 27 juin 2008

"Réflexion d'une toute jeune collègue au sortir du conseil d'enseignement :
"En tout cas je retiens la leçon . Je constate qu'Amélie qui l'ouvre toujours pour dire franchement les choses , même si ça fâche , et qui agresse la hiérarchie ( et même parfois les parents d'élèves !) au point d'être toujours au bord du conflit , a , ELLE , été bien servie en ce qui concerne les classes et les horaires !

Conclusion : si les chiens aboient trop fort , la caravane fait une halte !!!"

Ecrit par : Amélie | 27 juin 2008


Bien dit, chère Amélie!
Voilà comment on se garde de "L'Ecole de la lâcheté", pour reprendre le titre de Maurice T. Maschino. Ce que ne veulent pas comprendre ceux qui ont pris pour habitude de s'écraser devant la hiérarchie, c'est qu'il n'ont rien, strictement rien, à gagner dans cette attitude. "Vous avez choisi le déhonneur pour éviter la guerre,vous aurez le déshonneur et la guerre", disait Churchill. Maurice T. Maschino résume bien ce Munich des esprits :
"Se taire sous l'insulte, accepter sans réagir injustices et vexations, se soumettre passivement à des instructions débiles, saboter son métier et prêter main-forte, par sa docilité, à ceux qui le dénaturent et le détruisent, [...] cette série de capitulations quotidiennes compose très vite une image de soi détestable.
[...]
Et, peu à peu, on craque".

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 juin 2008

"La liberté de choisir l'école de ses enfants, totale (hors contrat) ou partielle (contournement de la carte scolaire), me semble pourtant un droit élémentaire."
Franck Boizard

Entendue comme simple possibilité de choisir, la liberté n’est plus qu’un petit mot creux dont on se sert pour tenter de perpétuer les iniquités, ce en considération de quoi, sa revendication telle quelle ne saurait être prise au sérieux.

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=414

Écrit par : Pli | 27 juin 2008

Parfois, une suppression de poste peut vous propulser "prioritairement" dans un lieu qui n'est pas forcément plus inclément. Me trompe-je? - comme l'éléphant, bien sûr.

Ecrit par : Jean | 27 juin 2008

Ecoutez, Jean, étant donné le nombre de suppressions de postes en lycée cette année et ceux qui sont prévus dans les années à venir, il faut n'être pas au courant de ce qui se passe pour dire ce que vous dites! Les suppressions de postes actuellement sont calamiteuses pour les collègues sur qui cela tombe! Renseignez-vous un petit peu! En tout cas dans la ville où je suis il y a un collège de ZEP auquel j'ai déjà goûté et dans lequel je ne remettrai jamais les pieds; plutôt démissionner que de revoir ce que j'y ai vu.
Bienheureux les profs à l'abri, dont vous êtes, cher collègue!

Écrit par : Sanseverina | 27 juin 2008

Je cite le passage du dernier post de JPB qui me concerne :

"Question homo(phobie)...
Il se trouve que nous disposons de stats sur le rapport garçons / filles, et pas sur rousses / blondes, ou mulâtre / aryen. Me faire une querelle d'Allemand sur ma note, franchement !
Et les homos, s'ils représentent, selon les sources, entre 5et 7% de la population, sont souvent, à 13 ou 14 ans, encore mal déclarés (et très franchement, dans le climat actuel des établissements scolaires, je ne conseillerais à personne de faire son coming out au collège...). Et ça ne doit pas être simple à vivre. Un témoignage, quelqu'un ?
JPB, très en retard comme chaque matin à Tours..."

Littré nous dit : "Une querelle d'allemand, c'est-à-dire une querelle sans sujet."

Je n'ai pas l'impression d'avoir mené querelle, même "franchement". Et ce que je disais était censé avoir un peu plus de profondeur qu'"une querelle d'Allemands". Prenez le programme de litt. comp. pour la session 2009 de l'agreg : il y aura au programme "le personange féminin dans le roman naturaliste" - ce ne serait venu à l'idée de personne de faire un programme sur "le personnage masculin dans le roman naturaliste".
Mais enfin, je réinvente l'eau tiède : dire que l'image et la place de la femme dans la société sont encore à améliorer est une évidence.

Bon, sinon, pour les ados homos, je peux évidemment vous fournir tous les témoignages que vous voulez. Il va de soi que le collégien qui fait son coming-out par les temps qui courent, ou pire encore qui est détecté par les autres comme étant homo, a tous les soucis à se faire.

Écrit par : Jérémy | 27 juin 2008

Je parle des parents du secteur de mon collège, lequels sont "demandeurs "d'un enseignement de français méthodique, précis, directif et rigoureux, exactement ce que voulait dire, à n'en pas douter, le futur principal-adjoint de Robin. Nous n'allons pas supposer, quand même, que ce principal-adjoint, dont le bureau résonne à longueur de journée des échos qui lui reviennent des parents de ses élèves, ne sait pas ce qu'il dit!
Ecrit par : Jean | 27 juin 2008
Cela vous est-il arrivé, cher collègue, d'aller vendre votre force de travail ailleurs ?
À quel prix ?

Écrit par : guy morel | 27 juin 2008

"La liberté de choisir l'école de ses enfants, totale (hors contrat) ou partielle (contournement de la carte scolaire), me semble pourtant un droit élémentaire."
Franck Boizard

Entendue comme simple possibilité de choisir, la liberté n’est plus qu’un petit mot creux dont on se sert pour tenter de perpétuer les iniquités, ce en considération de quoi, sa revendication telle quelle ne saurait être prise au sérieux.

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=414
Ecrit par : Pli | 27 juin 2008
Je doute que Marie Duru-Bellat ait jamais eu quelque chose d'intelligent à dire.

Écrit par : guy morel | 28 juin 2008

Et bon courage, cher Robin.

Dites-nous effectivement si vous arrivez à obtenir des conditions plus satisfaisantes.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

"Je doute que Marie Duru-Bellat ait jamais eu quelque chose d'intelligent à dire."
guy morel

Je ne sais pas si l’on doit juger de la valeur d’un article en fonction de son auteur, mais celui-ci est en tout cas de Nico Hirtt.

Écrit par : Pli | 28 juin 2008

Tiens, en parlant de Condorcet et de l'école libérée du monopole de l'Etat, où est passée Cadichon ?
Aurait-elle renoncé à prêcher la bonne parole aux "gauchistes" qui fréquentent ce blog ?

Ecrit par : catmano | 26 juin 2008

Cadichon relit sur son yatch "Rapport et projet de décret sur l'organisation générale de l'instruction publique", elle avait encore quelques illusions sur l'infaillibilté du maître et la fermeté de ses positions en matière de contrôle de l'édifice idéal.
Mais rappelez-vous, aux dernières nouvelles, elle était en mer et se rapprochait dangereusement du triangle des Bermudes... D'ici que des extraterrestres subjugués nous l'aient enlevée pour en faire leur ministre de l'éducation !

Ecrit par : victor | 26 juin 2008

Erreur ! cela trois semaines que mon âne la tient en otage dans sa cabane. Je l'ai délivrée ce soir contre les documents du Cercle Frédéric Bastiat plus haut cités.

Ecrit par : guy morel | 26 juin 2008

Tout se passe bien dans le triangle des Bermudes , mais Victor , you miss me !!!
http://fr.fotolia.com/id/6572433

Ecrit par : Cadichon | 26 juin 2008

Moi, je me moque de tout
Je vais noyer ma solitude
Dans le triangle des Bermudes

http://fr.fotolia.com/id/6572097

Ecrit par : Cadichon | 26 juin 2008
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Merci Catmano, je suis émue , Vous avez la bonté et la magnanimité de Mère Theresa. Grâces vous soient rendues.


J'ai aussi le plaisir d'apprendre ( par 2 messages apocryphes) que Victor regrette de ne plus avoir son punching ball favori.C'est trop d'honneur.

Me voici puisque GM m'a enfin relachée mais ici aussi je dois à la vérité de préciser que Bastiat n'y est pour rien.
Pourtant mon mari a fait comme Marcel Dassault jadis: il a offert le double au ravisseur pour qu'il me garde .

En réalité, Catmano est la plus fine mouche : c'est bien Condorcet qui me fait reprendre du service.
Il est le seul philosophe français qui a eu une véritable approche libérale de l'éducation. Non seulement il était farouchement opposé à tout monopole étatique,et voulait un système entièrement ouvert, pluraliste, autonome vis-à-vis de la puissance publique, avec un enseignement réellement laïque ( c-à-d. apolitique) que la France n'a jamais connu, mais c'est trahir son oeuvre et sa pensée que de perpétuer(comme le fait entre autres Marc Le Bris) ce mythe de l'héritage condorcétien de l'école de Jules Ferry. Le catéchisme positiviste et républicain était incompatible avec la neutralité axiologique requise par Condorcet.
Le philosophe de la liberté n'a jamais sacrifié celle-ci
sur l'autel de la "funeste passion pour l'égalité" dont les Français ne sont toujours pas guéris, deux siècles plus tard.

Pour revenir au sujet du fil, il était aussi partisan de la mixité, et c'est en ce sens qu'il avait une vue égalitaire de l'école républicaine, une égalité de "dignité" dira Jules Ferry, un des rares points sur lesquels il l'a suivi. Condorcet se méfiait comme de la peste de l'égalitarisme enragé qui
se sert de l'école comme d'un outil d'égalisation sociale, ce qu'elle ne peut être et c'est justement depuis que les égalitaristes lui ont collé cette mission contre nature, qu'elle n'enseigne plus.

Condorcet aécrit sur le sujet de fort belles pages. L'homme de science récusait toute supériorité intellectuelle masculine. Inutile de dire que si, à son époque, il a prêché quasiment dans le désert, ce fut encore pire un siècle plus tard. Ferry et les positivistes n'étaient pas féministes...

Si j'avais à recommencer mes études, je choisirais un college exclusivement féminin. Pas folles les guêpes.

De toutes façons quand les barbus auront installé leur république islamiste en France, il vous règleront immédiatement ce problème car les filles n'iront plus du tout à l'école

Écrit par : Cadichon | 28 juin 2008

Tiens, en parlant de Condorcet et de l'école libérée du monopole de l'Etat, où est passée Cadichon ?
Aurait-elle renoncé à prêcher la bonne parole aux "gauchistes" qui fréquentent ce blog ?

Ecrit par : catmano | 26 juin 2008

Cadichon relit sur son yatch "Rapport et projet de décret sur l'organisation générale de l'instruction publique", elle avait encore quelques illusions sur l'infaillibilté du maître et la fermeté de ses positions en matière de contrôle de l'édifice idéal.
Mais rappelez-vous, aux dernières nouvelles, elle était en mer et se rapprochait dangereusement du triangle des Bermudes... D'ici que des extraterrestres subjugués nous l'aient enlevée pour en faire leur ministre de l'éducation !

Ecrit par : victor | 26 juin 2008

Erreur ! cela trois semaines que mon âne la tient en otage dans sa cabane. Je l'ai délivrée ce soir contre les documents du Cercle Frédéric Bastiat plus haut cités.

Ecrit par : guy morel | 26 juin 2008

Tout se passe bien dans le triangle des Bermudes , mais Victor , you miss me !!!
http://fr.fotolia.com/id/6572433

Ecrit par : Cadichon | 26 juin 2008

Moi, je me moque de tout
Je vais noyer ma solitude
Dans le triangle des Bermudes

http://fr.fotolia.com/id/6572097

Ecrit par : Cadichon | 26 juin 2008
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Merci Catmano, je suis émue , Vous avez la bonté et la magnanimité de Mère Theresa. Grâces vous soient rendues.


J'ai aussi le plaisir d'apprendre ( par 2 messages apocryphes) que Victor regrette de ne plus avoir son punching ball favori.C'est trop d'honneur.

Me voici puisque GM m'a enfin relachée mais ici aussi je dois à la vérité de préciser que Bastiat n'y est pour rien.
Pourtant mon mari a fait comme Marcel Dassault jadis: il a offert le double au ravisseur pour qu'il me garde .

En réalité, Catmano est la plus fine mouche : c'est bien Condorcet qui me fait reprendre du service.
Il est le seul philosophe français qui a eu une véritable approche libérale de l'éducation. Non seulement il était farouchement opposé à tout monopole étatique,et voulait un système entièrement ouvert, pluraliste, autonome vis-à-vis de la puissance publique, avec un enseignement réellement laïque ( c-à-d. apolitique) que la France n'a jamais connu, mais c'est trahir son oeuvre et sa pensée que de perpétuer(comme le fait entre autres Marc Le Bris) ce mythe de l'héritage condorcétien de l'école de Jules Ferry. Le catéchisme positiviste et républicain était incompatible avec la neutralité axiologique requise par Condorcet.
Le philosophe de la liberté n'a jamais sacrifié celle-ci
sur l'autel de la "funeste passion pour l'égalité" dont les Français ne sont toujours pas guéris, deux siècles plus tard.

Pour revenir au sujet du fil, il était aussi partisan de la mixité, et c'est en ce sens qu'il avait une vue égalitaire de l'école républicaine, une égalité de "dignité" dira Jules Ferry, un des rares points sur lesquels il l'a suivi. Condorcet se méfiait comme de la peste de l'égalitarisme enragé qui
se sert de l'école comme d'un outil d'égalisation sociale, ce qu'elle ne peut être et c'est justement depuis que les égalitaristes lui ont collé cette mission contre nature, qu'elle n'enseigne plus.

Condorcet aécrit sur le sujet de fort belles pages. L'homme de science récusait toute supériorité intellectuelle masculine. Inutile de dire que si, à son époque, il a prêché quasiment dans le désert, ce fut encore pire un siècle plus tard. Ferry et les positivistes n'étaient pas féministes...

Si j'avais à recommencer mes études, je choisirais un college exclusivement féminin. Pas folles les guêpes.

De toutes façons quand les barbus auront installé leur république islamiste en France, il vous règleront immédiatement ce problème car les filles n'iront plus du tout à l'école

Écrit par : Cadichon | 28 juin 2008

Un dernier mot sur la liberté de choisir:
Je conseille à ceux qui réinventent le fil à couper les cheveux en quatre en prônant les mérites du "busing" d'aller demander à ceux qui l'ont mis en oeuvre à Boston dans les annéées 1970 qu'ils leur ouvrent les yeux. Ce fut un échec sur toute la ligne, car la encore, quand on impose l'égalité par la force, quand on prend dans ce domaine des mesures liberticides, on court droit à l'échec.
Jamais l'école française n'a été plus inégalitaire que depuis les réformes égalitaristes.
On lesait depuis 2 siècles, Condorcet nous avait bien prévenus, mais il ne fut jamais écouté. On a même par deux fois effacé son nom sur le lycée de la rue du Havre, tant cet homme était iconoclaste et l'est encore, dans le pays le plus anti-libéral d'Europe
Cadichon

Écrit par : Cadichon | 28 juin 2008

"quand les barbus auront installé leur république islamiste en France, il vous règleront immédiatement ce problème car les filles n'iront plus du tout à l'école"

Le Pen l'avait prévu pour 2006. Je le sais, j'ai encore les papiers où c'est écrit. "Dans 20 ans, la France sera devenue une République islamiste". C'était en 1986.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Cadichon

"l'égalitarisme enragé" : comme tous les -ismes, il n’a pas d’autre consistance que de dénigrer un courant de pensée tout en s’épargnant le moindre argument.

"Jamais l'école française n'a été plus inégalitaire que depuis les réformes égalitaristes."

C’est donc, par principe, que ces réformes n’étaient pas vraiment égalitaires. Je note que l’égalité reste une valeur de référence, dans votre jugement.

Enfin, pour ma part, je n’ai pas parlé d’égalité mais d’équité.

Écrit par : Pli | 28 juin 2008

Y a encore des gens debout à cette heure tardive ?

Pli, vous êtes à l'étranger ou insomniaque ?

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

EN MARGE de "Tous les garçons et les filles".

Condorcet est-il l'inventeur des écoles privées de madame Coffinier ?
Sur l'excellent site de Marc Le Bris, je trouve ceci, qui mérite d'être réfléchi :


"....
MLB ; le 24 juin 2008

PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Ecrit par : guy morel | 26 juin 2008


En toute bonne logique, vous êtes donc aussi tout à fait opposé à ce genre d'initiatives :
http://blog.reid.fr/pages/entretienFaridaBelghoul

Écrit par : Guillaume | 28 juin 2008

En toute bonne logique, vous êtes donc aussi tout à fait opposé à ce genre d'initiatives :
http://blog.reid.fr/pages/entretienFaridaBelghoul

Ecrit par : Guillaume | 28 juin 2008

Moi, je trouve ça formidable et si je pouvais je lui donnerais tout de suite l'argent dont elle a besoin. Au fond personne n'a vraiment tiré les leçons des émeutes des banlieues et on fait semblant de croire que ça ne se reproduira pas. Pourquoi s'en sont-ils pris aux écoles et aux collèges ? Je n'arrête pas d'y penser.

Écrit par : Robin | 28 juin 2008

Cela vous est-il arrivé, cher collègue, d'aller vendre votre force de travail ailleurs ?
À quel prix ?

Ecrit par : guy morel | 27 juin 2008

Tout à fait, cher collègue, en Première dans un grand lycée technique puis un grand lycée classique du centre ville. Et là, j'ai été allumé à chaque conseil de classe sans exception par le crétin de service ( de sévices) de la FCPE, qui se faisait le relais de "l'inquiétude des parents pour le bac" parce que l'on s'était aperçu que je n'enseignais pas en "séquences" et que j'évitais de parler d'"objets d'étude". C'était précisément au moment de la création du nouveau bac de français. Donc la connerie abrutie et malfaisante de certains parents "militants", je connais!
Que d'autres parents attendent de l'école qu'elle forme le petit consommateur docile et heureux et qu'un tel idéal soit parfaitement antinomique avec la conception que nous nous faisons de notre rôle, je l'admets sans hésitation.
Mais vous ne pouvez pas faire que les parents du secteur de mon collège ne considèrent pas que les "bons" professeurs de français de cet établissement, ce sont ceux qui enseignent "à l'ancienne", ni que le principal-adjoint de Robin n'ait pas souhaité qu'il dispense un enseignement de français "traditionnel" pour répondre à la "demande des parents"! Ce sont des faits que vous ne pouvez pas nier.

Écrit par : Jean | 28 juin 2008

A Jean :

En fait, ce n'est pas l'adjoint., mais le collègue TZR que je remplace qui m'a parlé de l'exigence des parents.

C'est une donnée nouvelle et j'aimerais bien savoir si c'est général ou seulement lié au contexte local (collège rural éloigné de la préfecture).

Il m'a dit aussi que les choses avaient changé depuis 2002 (l'année où je me suis arrêté) et "qu'on en était revenu de certaines pratiques (sous-entendu le pédagogisme et la construction des savoirs) et que le manuel de grammaire (Bordas, 98) n'était pas utilisable "tel quel" (si j'ose dire !)...trop compliqué, trop de linguistique, pas adapté à leur niveau)

C'est l'adjoint qui m'a parlé après le pot, au moment où je prenais congé, des parents d'élèves ("ah oui, au fait...")

Mais si c'est pour demander un enseignement précis, explicite (avec des "soupapes de sécurité" genre "initiation à l'image", exposés" ou "écriture d'invention") je n'y vois aucun inconvénient, bien au contraire.

Écrit par : Robin | 28 juin 2008

1. Robin, vous avez je crois tous les conseils salutaires pour améliorer votre situation. ET croyez ce que je vous ai dit, ce qu'Amélie vous dit : il faut hurler plus fort que les loups.

2. Jean, je n'ai jamais cessé d'avoir des problèmes avec la FCPE. Ils ont commencé quand j'étais encore jeune prof de collège, au Neubourg, dans l'Eure. Je travaillais - en Troisième - sur Paroles, et ils se sont fendus d'une lettre à la Principale faisant état de leur inquiétude de voir leur progéniture étudier des textes qui mettaient gravement en cause l'armée et la famille (sic !). Ajoutant que je ne parlais jamais aux élèves des réalités locales (la pousse de la betterave sucrière), mais que j'évoquais les spectacles de théâtre parisiens. Et que, turbo prof à 5 heures de transport par jour ouvrable, j'affichais une bonne forme qui leur faisait suspecter "l'usage de pratiques pharmaceutiques" (re-sic).
J'ai corrigé les fautes d'orthographe de leur missive, je l'ai notée, et je l'ai renvoyée. Elle doit traîner dans mon dossier administratif, parce que ces petits cons l'avaient aussi envoyée au rectorat - j'ai appris que c'était une toute jeune section FCPE, qui voulait se donner de l'importance en faisant virer un jeune maître-aux - ils ne pouvaient pas savoir, sur ma bonne mine et mes cheveux longs (et mon âge, 22 ans à l'époque) que j'étais agrégé).
En lycée, comme je n'ai jamais eu l'idée de travailler en séquences, rebelote - comment vont-ils faire au Bac ? Evidemment, quand en juillet ils s'apercevaient que leurs rejetons avaient les meilleures notes de tout le lycée, il était un peu trad pour présenter des excuses...
Comment dirait Toto pour qualifier ces gens-là ? Quand je pense que leur ancien président a été nommé maître de conf' en "sciences de l'éduc" à Bordeaux, avec comme thèse l'ensemble des éditoriaux de leur revue interne... There is something rotten...
JPB

Écrit par : brighelli | 28 juin 2008

C'est l'adjoint qui m'a parlé après le pot, au moment où je prenais congé, des parents d'élèves ("ah oui, au fait...")

Ecrit par : Robin | 28 juin 2008

Pour vous dire la même chose que le TZR?
Au total, les choses ne se présentent peut-être pas si mal pour vous, à part les déplacements. Un collège agréable, avec, semble-t-il, une direction intelligente, c'est devenu une perle rare.

Écrit par : Jean | 28 juin 2008

Quand je pense que leur ancien président a été nommé maître de conf' en "sciences de l'éduc" à Bordeaux, avec comme thèse l'ensemble des éditoriaux de leur revue interne...

Ecrit par : brighelli | 28 juin 2008

C'est hallucinant! Et cela révèle ce que sont en effet les prétendues "sciences de l'éducation": un prétexte à vain bavardage qui permet aux demi-pointures intellectuelles de se faire une carrière usurpée.

Écrit par : Jean | 28 juin 2008

"il y aura au programme "le personange féminin dans le roman naturaliste" -

Ecrit par : Jérémy | 27 juin 2008

J'adore votre lapsus!!! ;-)

"Comment dirait Toto pour qualifier ces gens-là ? "

Ecrit par : brighelli | 28 juin 2008

C'est, effectivement, une question capitale!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juin 2008

Et pendant que les fédés de parents d'élèves s'occupent doctement de pédagogie alors qu'elles n'y comprennent rien, elles ne s'occupent pas des vrais problèmes.

Je suis effaré de vois les individus recrutés pour remplacer les surveillants "traditionnels" dont on se débarrasse à tour de bras: des cas sociaux recrutés dans le cadre de divers plans de réinsertion et dont la place n'est certainement pas dans un milieu où on s'occupe d'enfants. J'attends de voir la réaction de ces mêmes fédérations le jour (hélas inévitable) où il se passera quelque chose de grave.

Un exemple dans mon lycée : le service photocopie. Personne, je dis bien personne ne fait de photocopies l'après-midi. La personne qui est là est une psychopathe sous camisole chimique qui fait peur à tout le monde. Qui l'a recrutée ? Le rectorat. Tout ce que nous pouvons faire, c'est attendre patiemment la fin de son contrat. Et faire nos photocopies le matin...

Écrit par : vignon | 28 juin 2008

"Comment dirait Toto pour qualifier ces gens-là ? "

Ecrit par : brighelli | 28 juin 2008

C'est, effectivement, une question capitale!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 juin 2008

Capitale en effet! Car la FCPE est le pire ramassis de malfaisants et d'imbéciles qui soit. Dans mon collège, le crétin qui, au dernier CA, s'est opposé à l'instauration d'une discipline plus ferme réclamée par la plupart des autres parents était le représentant de ... la FCPE.
Neutralisez la FCPE, vous aurez fait la moitié du travail de restauration du système éducatif. D'ailleurs des bagages de la FCPE, quelle tête hallucinée émerge? Celle de Meirieu, voyons!

Écrit par : Jean | 28 juin 2008

EN MARGE de "Tous les garçons et les filles".

Condorcet est-il l'inventeur des écoles privées de madame Coffinier ?
Sur l'excellent site de Marc Le Bris, je trouve ceci, qui mérite d'être réfléchi :


"....
MLB ; le 24 juin 2008

PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Ecrit par : guy morel | 26 juin 2008


En toute bonne logique, vous êtes donc aussi tout à fait opposé à ce genre d'initiatives :
http://blog.reid.fr/pages/entretienFaridaBelghoul
Ecrit par : Guillaume | 28 juin 2008

En bonne logique, où est le rapport entre madame Belghoul et les invités du cercle Frédéric Bastiat ?

Écrit par : guy morel | 28 juin 2008

PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Et quel était alors le rapport entre ce texte de Le Bris et le cercle Frédéric Bastiat ?

Écrit par : Guillaume | 28 juin 2008

L'amalgame...tss...tss...

Écrit par : Guillaume | 28 juin 2008

Bonjour à tous

Petit nouveau sur ce blog, et très impréssionné par les déviations que proposent les commentaires, j'aimerais, si certains d'entre vous ont des idées, que l'on revienne sur la conclusion de JPB :
" Alors, quelles mesures prendre ? Quelles solutions ? Comment infléchir les discours égalitaires pour récupérer des garçons qui se sentent méprisés, sans pour autant brimer les filles ? Il est un peu paradoxal de constater qu’un système éducatif qui, à l’origine, profitait surtout aux hommes s’est retourné contre eux.
Je crois que c’est en modifiant notre regard sur les Savoirs — en réévaluant la Connaissance — que nous pourrons commencer à réduire une fracture qui, si elle s’accentuait, mettrait l’Ecole et la Société dans une situation d’extrême péril. Il faut lancer une nouvelle mode : si t’es pas intello, t’es zéro !"

Quel regard porter sur les Savoirs ? ou plutôt quelle place leur redonner (centrale, évidemment, à la place de l'élève…, me semble-t-il) ? Mais aussi, pour notre domaine (le mien et celui de JPB, et d'un certain nombre d'entre nous sur ce blog, je crois), comment redonner sa vraie place à l'étude de la langue française ? Ce point m'intéresse tout particulièrement, car il me semble que la violence physique, mode d'expression plutôt masculin, est le mode qui apparaît dès que le langage fait défaut (à moins de passer à l'insulte…— :) —)Certainement pas en la saupoudrant comme un décor de pâtisserie dans les séquences pédagogiques, non ?
Modeste contribution de débutant, assez confuse, mais j'attends vos suggestions.
Amitiés
Laurent

Écrit par : Lcdt | 28 juin 2008

"Quand je pense que leur ancien président a été nommé maître de conf en sciences de l'éduc..."

Comme le dit très bien Jean, c'est hallucinant.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 juin 2008

On lesait depuis 2 siècles, Condorcet nous avait bien prévenus, mais il ne fut jamais écouté (...) tant cet homme était iconoclaste et l'est encore, dans le pays le plus anti-libéral d'Europe

Ecrit par : Cadichon | 28 juin 2008

L'Irlande ?

Écrit par : victor | 28 juin 2008

Oups, maladresse syntaxique due à l'insert post-scriptum : "Certainement pas en la saupoudrant comme un décor de pâtisserie dans les séquences pédagogiques, non ? " — "LA saupoudrant", c'est bien sûr l'étude de la langue française, et non la violence physique comme pourrait le laisser lire l'enchaînement de mes phrases… Commençons par éviter tout malentendu. — Salut
Laurent

Écrit par : lcdt | 28 juin 2008

comment redonner sa vraie place à l'étude de la langue française ?

Ecrit par : Lcdt | 28 juin 2008

C'est exclusivement une décision politique.
C'est bien pourquoi la réforme Darcos des programmes du primaire et du collège - et bientôt du lycée - tombe à pic en ce qui nous concerne. Mettez à la place des "séquences "de l'enseignement méthodique, progressif, archi-cloisonné, archi-directif, de la grammaire, de l'orthographe, de la conjugaison, faites des explications de texte linéaires, dont le but sera d'expliquer le texte et non de faire mousser le pseudo-pédagogue et ricaner d'aise les didacticiens fous, bref, recommencez à faire de vrais cours de français, dans lequels vous , le "professeur", vous allez apprendre à vos "élèves" ce que vous estimez indispensable qu'ils sachent, mission pour laquelle vous avez reçu mandat de la nation, et vous aurez "rendu sa vraie place à l'étude de la langue française".
Cela n'est possible, toutefois, que si le Ministère vous soutient, et si le fait de refuser les "séquences" et la fariboles pédagogolâtres et didacticopathes ne donne pas l'idée à un des chiens de garde zélés du pédagogisme, lorsqu'il vous inspecte, de bloquer votre carrière. Et encore, cela ne vous empêche pas de continuer à résister...

Écrit par : Jean | 28 juin 2008

FCPE : Fan Club (de Meirieu) Pseudo Educatif?

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 juin 2008

Hier, une Assistante vie scolaire de collège dont le chien avait une boudufle sous l'œil (probablement une infection du sinus de P4) m'a raconté le brevet des collèges. Les lardons se pointent sans convocation ni carte d'identité. La principale râle un peu et réclame la venue immédiate des parents avec les papiers justifiant l'identité des candidats. Réponse d'une gamine: "vous nous prenez pour des cons ou quoi?". Ben moi, je n'aurais pas discuté du tout. On ne rentre pas dans une salle d'examen sans sa convocation et une pièce d'identité. Point, à la ligne. Donc, ceux qui, au début de l'épreuve, se présentent sans pièces justificatives dégagent et c'est tout. Y'a pas de négociation possible. J'aurais été impitoyable et impavide, en ce cas. Je ne comprends même pas pourquoi cette principale de collège sape ainsi les lois de notre pays. C'est du pousse au crime.
D'ailleurs, dans la même veine, je propose qu'il soit interdit d'entrer en cours avec une alcoolémie détectable et que les gosses soufflent dans un éthylomètre matin, midi et soir de la quatrième à la terminale.

Écrit par : dobolino | 28 juin 2008

A mon avis, y'a deux f à bouduffle?????????

Écrit par : dobolino | 28 juin 2008

FCPE : Fan Club (de Meirieu) Pseudo Educatif?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 juin 2008

FCPE : Font Chier les Parents d'Elèves.

Natacha Polony a raison, d'ailleurs, de préciser qu'il y a des professeurs d'élèves et des parents d'enfants, mais pas de "parents d'élèves".

Comme le disait un inspecteur il y a longtemps "citez-moi donc une seule femme ayant, lors d'un accouchement dans une maternité, mis au monde un élève !"...

Écrit par : Manu | 28 juin 2008

Pour en revenir à la soi disante suprématie des filles sur les garçons je viens de consulter les statistiques des concours aux grandes écoles, à peine 10 % de filles à l'x, à peine 20 % de nanas à sup élec, d'accord en lettres c'est peut être le carton ( et encore à ulm?), mais lorsque les choses deviennent sérieuses, en tout cas lucratives, que ce soit à l'X, à L'ENA, au master 201 de finances, ou à la chambre des députés, les filles sont largement devancées par les garçons, et pourquoi se battre et bosser comme un fou pour un poste d'enseignant payé 1300 euros net, pour un petit caid il s'agit d'un salaire quotidien et non mensuel. Finalement pour conclure je ne suis pas sur que le niveau d'études soit corrélé au niveau social et financier, en tout cas les profs en sont en exemple presque parfait.......

Écrit par : Piot bernard | 28 juin 2008

"Ce point m'intéresse tout particulièrement, car il me semble que la violence physique est le mode qui apparaît dès que le langage fait défaut."

Pour être honnête, c'est la thèse philosophique défendue par pas mal des partisans anti-pédagogistes (Finkielkraut, Natacha Polony, etc.), mais personnellement je n'y crois pas. C'est de la sociologie bancale, et cela signifierait qu'on peut mettre fin à la violence physique en apprenant le beau langage à tout le monde.

Ce que je vais dire ne plaira pas, mais je n'ai jamais vu, au primaire ni aiileurs, que des cours de grammaire empêchaient les élèves de se battre.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Pas vraiment une idée neuve. La politesse du langage fait la politesse des mœurs :

« La phrase du grand siècle en reflète exactement l’âme , la vie et inscrit, dans son évolution, tous les changements de mœurs. Cependant, et cela n’a rien de surprenant, ce qu’elle exprime le plus fidèlement, et le plus complètement, c’est l’intelligence du siècle, qui est en avance sur les mœurs ; c’est l’effort vers l’ordre rationnel et clair ; c’est la volonté qui tâche de discipliner la spontanéité violente des émotions et des idées ; c’est l’élément raisonnable dépossédant, peu à peu, l’élément sensible dans la conception esthétique. »(G. Lanson, « L’Art de la prose »,1908)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Je mettrais bien deux f à bouduffle moi aussi.

Écrit par : catmano | 28 juin 2008

""J'ai aussi le plaisir d'apprendre ( par 2 messages apocryphes) que Victor regrette de ne plus avoir son punching ball favori.C'est trop d'honneur.""

écrit par Cadichon

Les 2 messages apocryphes avec photos , ça peut pas être Victor . Il n'a aucun humour !

D'ailleurs regardez dans quel état il nous est revenu de Cuba :

http://www.photos-voyages.com/cuba/cubain.htm

Une loque !!


Victor ...je rigooole !!!

Écrit par : Amélie | 28 juin 2008

complément :

"Les Amis du Désastre devraient offrir la présidence d'honneur de leur société au psychiatre et à la psychologue qui tandis que j'écris ce livre commentent chaque semaine, pour les innombrables téléspectateurs de M6, les assez minces événements du feuilleton Loft Story, et le comportement de ses protagonistes. La France est fascinée par ce spectacle , et on la comprend. On doute qu'il lui ait jamais été mis sous les yeux un miroir aussi clair de ce qu'elle est devenue. Elle peut voir là, en vraie grandeur, et en temps réel, ce que sont ses enfants, les jeunes gens d’aujourd’hui ; quel est le
résultat de son système d'éducation et, plus généralement, de son système social de transmission des connaissances et des valeurs ; et ce que c’est que d'être vivants et d'habiter la terre, maintenant, aujourd’hui ; parmi nous, pour des garçons et pour des filles à l'orée de l’âge adulte Elle peut entendre ce qu'est sa langue, elle peut appréhender ce qu’est le sens des mots au sein d’un groupe . considéré comme représentatif d’une tranche d'âge, et mesurer le degré de richesse, de complexité et d’efficacité des instruments syntaxiques des sujets sous observation . Par voie de conséquence, elle a tout loisir d'apprécier le type de rapports humains qui
fleurissent grâce à ces instruments-là, les idéaux .qu’ils autorisent ou qu’ils suscitent, la Weltanschauung d'une génération.
Ce qui lui crève les yeux, c’est le néant – non pas certes le grand néant métaphysique dont sont sorties des œuvres intrépides, d'immenses courants de pensée, des religions entières et quelques dizaines de civilisation" plus ou moins raisonnables ; non, un petit néant de rien du tout, un néant sans ombre et sans écho, sans rien qui puisse suggérer le plus élémentaire abyme. Trente ou quarante siècles de culture de l'âme ou du regard n'ont pas laissé la moindre trace. Les Parthénons ont été bâtis en vain, les Comédies humaines et divines sont lettres mortes, si des Hymnes à la joie ont jamais retenti aucun écho n'en est parvenu jusqu'au loft. Qu'il y ait eu des peintres, qu'il y en ait peut-être encore, que des paysages aient ému des voyageurs, qu'une sorte de lyrisme ait pu sourdre des mots, qu'on ait jamais pu s'exalter pour une cause, pour une patrie, pour une idée fausse, un pan de mur jaune, le chagrin d'un peuple ou d'un roi, une fleur sur le tapis, rien de tout cela n'émet plus la moindre perceptible vibration, entre les "lofteurs". Le sens s'arrête au bout des gestes de manger, de saisir, de désirer, déjouer. Aucun tremblement sémantique dans l'air, et moins encore dans le temps. Sauf à quitter une bonne fois la condition humaine, et le statut d'êtres conscients, il ne semble pas qu'on Puisse aller moins loin, convoquer moins de mots, ni tracer un cercle signifiant plus étroit." (R. Camus)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Comme le disait un inspecteur il y a longtemps "citez-moi donc une seule femme ayant, lors d'un accouchement dans une maternité, mis au monde un élève !"...

Ecrit par : Manu | 28 juin 2008

On ne devrait appliquer le vocable "parent" et conformément à l'étymologie (parens, parere...mettre au monde qu'aux seuls pères et au premier d'entre eux, le pater legum, l'Etat-totem).
Franchement, s'il n'y avait au monde que des parturientes, des "puerpera", nous serions comme nos amis les bêtes, dans l'attente passive et non consciente de la mort.
Il revient donc aux pères, et dieu sait combien de sortes il en fit naître à son image, de faire naître et être les humains à la vie, non pas celle violente et sauvage de la nature, mais celle, créée et non moins violente quand elle s'efface, par la loi du langage et de la culture.

PS J'en conviens moi-même: fin de trimestre laborieuse pour accoucher de telles divagations! Il est grand temps de prendre des vacances.

Écrit par : buntovchik | 28 juin 2008

et ce que c’est que d'être vivants et d'habiter la terre, maintenant, aujourd’hui , parmi nous, pour des garçons et pour des filles à l'orée de l’âge adulte

"de jouer" et pas "déjouer"

puisse et pas Puisse

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Comme le disait un inspecteur il y a longtemps "citez-moi donc une seule femme ayant, lors d'un accouchement dans une maternité, mis au monde un élève !"...


l'élève Törless?

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Plaisanterie à part cela me fait songer au personnage de la mère dans « La Vie et ailleurs » de Kundera, mère qui délibérément met au monde, fabrique( à tous les sens du terme)un poète(selon le vieux lieu commun)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Ce que je vais dire ne plaira pas, mais je n'ai jamais vu, au primaire ni aiileurs, que des cours de grammaire empêchaient les élèves de se battre.

Ecrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Justement, Jérémy, il me semble que l'instruction vise à rendre l'élève autre qu'il n'est "naturellement". C'est pour cette raison qu'un adulte n'est plus censé se battre comme un gamin. Mais en renonçant à instruire, le système conforte de petits barbares (initialement celui qui ne parle pas la langue de la Cité) en puissance. Quand on s'attarde sur le profil de ce "gang des Barbares", justement, qui a assassiné Ilan Halimi en 2006, on découvre un déficit de vocabulaire criant. Même chose, en Corse, pour les I Clandestini Corsi, qui ont commis des attentats anti-Maghrébins voilà quelques années. Très jeunes, les trois quarts sortaient de Lycée Professionnel ("public" que je connais bien), et leurs "communiqués" (qui essayaient vaguement d'imiter ceux du FLNC) étaient truffés de fautes de français. Je suis convaincu que tout est lié et que, bien souvent, quand on n'a pas les mots, on recourt aux maux. Et puisque nous sommes encore en période d'Euro 2008, je me risquerai à cette référence footbalistique (ça nous changera d'Alain Bentolila, sur ce sujet) : "les maux pour le dire", comme l'écrivait Eric Cantona.

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 juin 2008

Bref, deux questions dont on me dira encore que ce sont des querelles d'Allemands :

1) En quoi des cours de grammaire empêcheraient-ils les enfants de CM1 de se battre et de s'insulter ? (en général, et selon les cas : "sale nègre, bougnoule, pédé, connard, lopette, etc.)

2) Pour en revenir au sujet initial de l'article de JPB, en quoi la distinction homme/femme, et les statistiques fondées sur cette distinction, sont-elles plus légitimes que les distinctions suivantes, et les statistiques fondées sur celles-ci : yeux bleus/yeux verts, blond(e)s/brun(e)s, blancs/métis, hétéros/homos, etc. ?

Question bonus : si la notion de "parent d'élève" est caduque, qu'est-ce qui ferait contrepoids aux abus éventuels de l'Institution ? Ce n'est pas la notion de "parents d'élève" qu'il faut remettre en cause, c'est l'orientation dictatoriale qu'a pris la FCPE en imposant à toutes fins les directives pédagogos.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Comme le disait un inspecteur il y a longtemps "citez-moi donc une seule femme ayant, lors d'un accouchement dans une maternité, mis au monde un élève !"...


l'élève Törless?

Ecrit par : uncertain | 28 juin 2008

Ou Oscar dans le Tambour bien belle métaphore du pire régime génocidaire! la naissance d'Oscar ...il fallait y penser!

Écrit par : buntovchik | 28 juin 2008

Comme le disait un inspecteur il y a longtemps "citez-moi donc une seule femme ayant, lors d'un accouchement dans une maternité, mis au monde un élève !"...


l'élève Törless?

Ecrit par : uncertain | 28 juin 2008

Robert Musil était de sexe féminin? A cause du prénom, peut-être? Il en avait donc une paire quand même!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juin 2008

Mais oui, on accouche bien d’une oeuvre

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Mais enfin, le jeu de mots est drôle

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

@ Christophe.
Vous me demandiez hier ce que j’avais contre les temps partiel. Rien de plus que ce que je n’avais dit la veille.
J’avoue que j’ai un peu de mal à croire qu’un jeune collègue ait envie de travailler chaque jour de la semaine dans une classe différente avec des élèves différents et le plus souvent dans des niveaux différents, tout ceci avec pour seul gain une responsabilité moindre et quelques centimes de frais de déplacements...

J’ai un peu de mal aussi à considérer que l’on peut saucissonner le programme de chaque matière en rondelles fines et que l’un des deux pourrait prendre en charge le calcul et la numération totalement indépendamment de l’autre qui aurait à enseigner la géométrie, la résolution de problèmes et les mesures tout en restant efficace. Il en est de même bien sûr pour les différents domaines de l’enseignement du français.
N’oublions pas de plus que si l’un des protagonistes peut disposer de temps libre pour faire de temps en temps une petite réunion de coordination, l’autre, qui lui est à temps plein dans de très mauvaises conditions, devrait quant à lui dégager du temps pour assister à ce genre de réunions organisées par les deux, trois ou quatre collègues ayant décidé de travailler à temps partiel.

Dernier « petit » reproche : et les élèves dans tout cela ?

Pour les CM, cela peut être tout bénéfice. Ils s’habituent en douceur à avoir plusieurs maîtres avec des exigences, des habitudes, des manies différentes, à programmer leur semaine en sachant que la question qu’ils n’auront pas eu le temps de poser le mardi attendra forcément le lundi suivant, que le travail devra être fini avant que le maître du jeudi s’en aille assurer ses autres missions.

Pour les CE, cela peut encore leur apporter un petit quelque chose : « Tiens, la maîtresse vient de dire exactement la même chose que l’autre ! Y aurait-il donc des vérités fondamentales que tout le monde partage ? Bizarre autant qu’étrange... Après tout, puisqu’elles y tiennent toutes les deux, autant s’y conformer. »

Pour les CP, permettez-moi de douter, surtout lorsque le maître (le plus souvent la maîtresse) décide qu’elle travaillera le lundi et le mardi et que sa mi-temps assurera le jeudi et le vendredi. Croyez-vous vraiment que l’apprentissage de la lecture, surtout avec les méthodes un peu « délires » à l’usage dans de nombreuses classes, puisse ainsi être confiées à deux personnes qui sont parfois dans l’impossibilité matérielle de communiquer ?

Quant aux petits de maternelle qui voient souvent de plus les ATSEM arriver puis disparaître au hasard du calendrier concocté par les services scolaires de la mairie, quelle stabilité leur apporte la maîtresse Nathalie le lundi et le jeudi et la maîtresse Valérie le mardi et le vendredi ? Ce n’est déjà pas simple pour eux de considérer que Maman et Papa peuvent ainsi déléguer leurs pouvoirs à d’autres, mais à qui se raccrocher quand, au cours de la semaine, ils naviguent ainsi du projet de Valérie sur l’Afrique à la bouteille en plastique décorée de Nathalie en passant par les cases ATSEM du matin, qui sera d’après-midi la semaine prochaine, ATSEM d’après-midi, qui disparaîtra la semaine prochaine car elle est de service cantine / garderie du soir, quand il n’y a pas en plus l’animatrice de la garderie périscolaire et la dame de cantine qui roule sur deux ou trois écoles ?

Pour eux, l’idéal, c’est selon moi le maître ou la maîtresse attitrés que l’on retrouve chaque matin et avec le ou laquelle on peut créer un semblant de relation stable. Bien sûr, il n’est pas question de revenir sur des droits acquis et je me vois mal obliger mes collègues à travailler tous à plein-temps. En revanche, j’estime que l’organisation de l’emploi du temps de la semaine scolaire devrait être un peu plus encadré et qu’il serait bon de privilégier les mi-temps à la demi-journée ou les mi-temps annualisées (première moitié de l’année scolaire avec l’un et deuxième moitié avec l’autre).

Derniers lésés, les collègues et particulièrement le directeur ou la directrice... Combien de fois me suis-je dit le soir à 5 heures « Bon sang de bonsoir (je suis très bien élevée) ! J’ai encore oublié de dire à Valérie que Nathalie m’avait demandé s’il serait possible de l’avertir que Kévin ne serait pas là la semaine prochaine, que Môssieur l’Inspecteur avait envoyé une circulaire super hyper importante à signer de toute urgence et que la Mairie avait fait savoir qu’elle pouvait toujours se brosser pour le panneau d’affichage qu’elle convoitait depuis trois mois... Elle revient quand, Valérie ? Et zut de zut (toujours bien élevée), la semaine prochaine, il n’y a pas de mardi ! Ça reporte à mardi en quinze ! Eh ben, fichu, tu te le complètes toute seule le super magnifique tableau de Môssieu l’Inspecteur ! »
Sans parler bien sûr des équipes éducatives pour lesquelles Valérie n’a pas l’intention de se déplacer si ce n’est pas un jour où elle est sur place, les Conseils d’École auxquels elle ne veut pas assister parce que, tu comprends, elle est à mi-temps et il n’y a aucune raison qu’elle fasse les trois mais où en revanche elle veut qu’on parle du problème de la chasse d’eau qui fuit dans les toilettes des petits et de celui du goûter que les ATSEM ont refusé de préparer le 14 février, ce qui a complètement fichu en l’air son projet sur le goût auquel d’ailleurs Nathalie a refusé de participer, ce qu’il serait bon de signaler incidemment au cours du Conseil d’École, histoire que les délégués de parents se rendent compte que, quand même, la titulaire, c’est elle et que c’est Nathalie qui fiche des bâtons dans les roues...

Bon là, je m’énerve, c’est la fin de l’année et la directrice en a ras la casquette de gérer les sensibilités de six personnes en plus de la sienne alors que l’équipe pourrait n’en compter que quatre en tout.

Écrit par : catmano | 28 juin 2008

Tiens quelques photos de « roberts »

http://ludogrid.free.fr/biberons/robert.htm

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Impossible de m'intégrer au débat : je n'ai aimé ni Törless ni Matzerath.

Et Grass s'est toujours opposé à toute interprétation symbolique et/ou métaphorique de son oeuvre.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

« Pour en revenir au sujet initial de l'article de JPB, en quoi la distinction homme/femme, et les statistiques fondées sur cette distinction, sont-elles plus légitimes que les distinctions suivantes, et les statistiques fondées sur celles-ci : yeux bleus/yeux verts, blond(e)s/brun(e)s, blancs/métis, hétéros/homos, etc. ? »

Parce que les dernières sont des « accidents ». D’un point de vue logique, un merle blanc serait tout de même un merle , de même un Africain blanc serait tout de même un Africain ,’un eunuque serait encore un homme etc

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

"Raisonnable est en soi la différence de l'homme, aussi bien que mortel et susceptible de science. Mais l'aquilin et le camus ne sont pas des différences en soi ; elles sont purement accidentelles. "(Aristote)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Même si homme et femme appartiennent à la même espèce ,la distinction homme/femme doit , je suppose, avoir un pouvoir de discrimination plus fort. Mais ici il faudrait qu’un « philosophe » (comme Robin) confirme. Mes cours de logique sont loin.

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

"Parce que les dernières sont des « accidents »."
Si accident = chose due au hasard.
Alors naître homme ou femme est aussi un accident.

Si accident = chose sans importance
Alors en vertu de quoi naître homme ou femme serait-il plus important que de naître blanc ou noir, blond ou brun, etc ?

D'autre part, l'ajout suivant ne tient pas la route : "D’un point de vue logique, un merle blanc serait tout de même un merle , de même un Africain blanc serait tout de même un Africain , etc" En effet, un merle femelle appartient toujours à la même espèce et une Africaine appartient toujours au même continent. En quoi la distinction homme/femme aurait-elle une dimension ontologique et essentialiste plus forte que les autres distinctions ?

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

« Pour en revenir au sujet initial de l'article de JPB, en quoi la distinction homme/femme, et les statistiques fondées sur cette distinction… »

1) si l’homme est en voie de féminisation, une telle distinction n’a plus de sens
2) Complément : le but du féminisme est l’évaporation de la question féminine
3) on se souvient du débat sur la parité : faut-il être « universaliste »(il n’y a pas de différence entre homme et femme) ou paritaire(il y a bien une spécificité féminine) ?


4) vous savez bien qu’avec les questions de « genre »(tarte à la crème pseudo-branchouille) le problème du sexe biologique tend à disparaître. En définitive, l’avenir de l’humanité c’est « le remplacement des sexes par leur ratatouille définitive , dont l’horreur ne pourra être masquée que par l’éloge qui en sera fait »(Ph. Muray)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

"Même si homme et femme appartiennent à la même espèce ,la distinction homme/femme doit , je suppose, avoir un pouvoir de discrimination plus fort. Mais ici il faudrait qu’un « philosophe » (comme Robin) confirme. Mes cours de logique sont loin."

Mais ça n'a aucun rapport avec la logique ! Aucun !
C'est Bourdieu, cité par Robin, qui disait que l'évidence non remise en cause est en fait un leurre pour cacher les rapports dominants/dominé(e)s.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Parce qu’à l’intérieur de la l’échelle , la distinction homme/femme est située plus haut,elle a donc un pouvoir de discrimination plus grand :

au sommet: la matière
à l'intérieur: animé/inanimé

A l’intérieur d’animal on trouve
Raisonnable et mortel: homme
Déraisonnable et mortel :animal

Ainsi de suite

Je suppose que yeux verts ou marron doit se situer moins haut dans l’échelle de division que homme/femme

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Pour preuve : on peut être plus ou moins grand, avoir les yeux plus ou moins verts, le nez plus ou moins camus… on ne peut être en revanche plus ou moins homme ou plus ou moins femme

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Dites donc, uncertain, quel tissu d'âneries !

Vous aussi vous êtes un zemmourien convaincu.

Cours de rattrapage, donc :

"1) si l’homme est en voie de féminisation, une telle distinction n’a plus de sens"
-> les valeurs masculines, imposées durant des siècles, n'ont plus le monopole du Bien et du Beau. Ce n'est pas la féminisation de l'homme, c'est un rééquilibrage de la société, de ses fondements et de ses structures.

"2) Complément : le but du féminisme est l’évaporation de la question féminine"
-> Affirmation sans fondement logique. La question féminine n'existe que tant que les femmes sont considérées comme anormales ou inférieures par rapport à l'Homme.

"3) on se souvient du débat sur la parité : faut-il être « universaliste »(il n’y a pas de différence entre homme et femme) ou paritaire(il y a bien une spécificité féminine) ?"
-> Il faut d'abord être paritaire pour accéder à l'universalisme.

"4) vous savez bien qu’avec les questions de « genre »(tarte à la crème pseudo-branchouille) le problème du sexe biologique tend à disparaître. En définitive, l’avenir de l’humanité c’est « le remplacement des sexes par leur ratatouille définitive , dont l’horreur ne pourra être masquée que par l’éloge qui en sera fait »(Ph. Muray)
-> C'est justement le sens de mes questions. Ce n'est le problème du sexe biologique qui tend à disparaître, c'est la prédominance masculine qui s'est établie grâce à cette question. Ph. Murray a déjà eu des expressions plus heureuses que "la ratatouille définitive" des sexes, qui ne veut rien dire et ne correspond à aucune réalité.

Vous n'avez pas lu d'Eaubonne, Bourdieu, Badinter et Butler, alors que j'ai lu Zemmour et Murray. Je connais donc déjà vos arguments par coeur.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Uncertain, vous "supposez" beaucoup, et le peu que vous affirmez n'est pas bon. Quand vous dites : "à l’intérieur de la l’échelle , la distinction homme/femme est située plus haut,elle a donc un pouvoir de discrimination plus grand", vous fixez vous-même l'échelle, et il est donc aisé de faire semblant de prouver qqch que vous ne justifiez en fait pas du tout. Ne serait-ce que de commencer par "au sommet la matière", ça déglingue tout le reste du raisonnement.

D'autre part, la distinction entre ce qui ne peut être qu'absolu (adjectifs relationnels non gradables) comme "masculin" et "féminin", et ce qui peut être relatif ((adjectifs qualificatifs gradables ) comme "plus ou moins grand" et "[yeux] plus ou moins verts" est entièrement culturelle et linguistique.
Cela a été remis en cause dès Platon. C'est la définition du mot "masculin" qui le rend absolu. Idem pour le féminin.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

"Montrons clairement ce que nous voulons dire sur une seule Catégorie. La substance est elle-même genre. Au-dessous d'elle est le corps, au-dessous du corps, le corps animé sous lequel est l'animal; au-dessous de l'animal, l'animal raisonnable sous lequel est l'homme; sous l'homme, Socrate, Platon et tous les hommes en particulier. De tous ces termes, la substance est le plus générique, le seul qui ne soit que genre." (Aristote)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Une femelle humaine produisant des spermatozoïdes
Un mâle humain produisant des ovules
Ca n'existe pas,ça n'existe pas...??????????

Eclairez scientifiquement un homme très con !



Une fourmi (1) de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Une fourmi traînant un char (2)
Plein de pingouins et de canards (3),
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas ?

Écrit par : transgenre | 28 juin 2008

" Mais ces différences qui divisent les genres sont complémentaires et constitutives des espèces. Ainsi l'animal est partagé par la différence de raisonnable et d'irraisonnable, comme il l'est aussi par la différence de mortel et d'immortel. Les différences de mortel et de raisonnable deviennent constitutives de l'homme ; celles de raisonnable et d'immortel deviennent constitutives de Dieu; celles de mortel et d'irraisonnable deviennent constitutives des animaux privés de raison. De même encore les différences d'animé et d'inanimé, de sensible et d'insensible, divisant la substance la plus élevée, les différences d'animé et de sensible, jointes à la substance, suffisent pour former l'animal; celles d'animé et d'insensible suffisent à former la plante."

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Jérémy, vous vous emportez inutilement. Première mise au point : je ne me situe pas sur un terrain historique, sociologique ou idéologique. Je réponds simplement à votre question : oui , il est plus pertinent de s’interroger sur le sexe que sur la couleur des yeux ou la longueur du nez. Mon chat a les yeux bleus , pourtant la différence essentielle entre lui et moi ne se situe pas là !

Première mise au point : je ne suis pas zemmourien, je me moque bien de Zemmour mais votre obsession de Zemmour vous pousse à voir des zemmouriens partout.


« Vous n'avez pas lu d'Eaubonne, Bourdieu, Badinter et Butler, alors que j'ai lu Zemmour et Murray. Je connais donc déjà vos arguments par coeur. »

vous ne savez pas ce que j’ai lu. Vous en savez sans doute plus que moi mais Je me suis un peu intéressé au débat à l’époque où je voulais proposer des cours « branchés » à mes élèves. Pour exemple , cette phrase que vous reprenez a été prononcée par une député européenne à l’époque du débat sur la parité. Le sens que je lui donne est bien celui que vous lui donnez . L’avenir du féminisme, s’il réussit, est bien la disparition du féminisme. Lisez correctement avant de vous emporter

"2) Complément : le but du féminisme est l’évaporation de la question féminine"
-> Affirmation sans fondement logique. La question féminine n'existe que tant que les femmes sont considérées comme anormales ou inférieures par rapport à l'Homme.


Je clarifie le point 4 avec une citation « l’idée du transgenre est simple : pourquoi lier le genre d’une personne à son sexe biologique »


Oui, je connais la thèse(c’est même celle de Beauvoir il est donc inutile d’utiliser des exemples contemporains) : tout cela est une construction historique et sociale ; le mariage lui-même est une construction sociale.
Toutefois, il n’a jamais été question de « valeurs masculines ». Ce qu’on reproche à ces « valeurs masculines » c’est bien de s’être présentées d’abord comme neutres et universelles (et je n’ai jamais dit le contraire).

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

"Jérémy, vous vous emportez inutilement. "

Ah non non, quand je m'emporte, je le revendique. Là je n'ai pas de raison de m'emporter. C'est le problème du blog : le déclaratif et l'exclamati passe facilement pour des modes d'expression de la colère, alors qu'ils ne sont pas.

Par contre, on peut être zemmourien sans avoir lu zemmour. Moi-même j'ai été fourestien avant d'avoir lu Fourest. Il se trouve que vos réflexions précédentes rejoignaient les thèses de Zemmour.

Nous n'avons pas résolu le problème de la légitimité de la distinction homes/femmes par rapport aux autres distinctions : quand M. Transgenre-le-troll vient écrire "une femelle humaine qui produit des spermatozoïdes, ça n'existe pas", il est gentil de venir me donner raison. Si être masculin signifie produire des spermatozoïdes (définition acceptable), en quoi cela rend-il nécessaire de distinguer, dans le cadre des statistiques de l'éducation, ceux qui produisent des spermatozoïdes de celles qui n'en prduisent pas ? En quoi cette distinction est-elle plus légitime que celle séparant yeux bleus/yeux verts, blond(e)s/brun(e)s, etc. ? Et un homme stérile est-il masculin dans le cadre de cette définition données par l'apparent bon sens de M. transgenre-le-troll?

Uncertain, nous nous rejoignons en fait sur l'idée que les valeurs masculines, ou supposées telles, ont été érigées en dogmes, et qu'il s'agit simplement qu'un rééquilibrage soit effectué. Je pense avoir bien lu en disant que l'universalisme ne peut être atetint qu'à condition que l'on passe d'abord par le paritarisme.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Excusez-moi de ne pas m'immiscer dans le fil de discussion initialement prévu... signé: uun chat aux yeus bleus.

Un petit peu de soupe (la musique vous tirerait des larmes de sang) :

http://regardeavue.com/index.php/2008/06/27/200-regarde-a-vue-contre-les-reformes-darcos

Écrit par : catmano | 28 juin 2008

« Et un homme stérile est-il masculin dans le cadre de cette définition données par l'apparent bon sens de M. transgenre-le-troll? » Qu’est-ce que j’avais écrit au sujet de l’eunuque au fait ?


Point 2 (je vous ressors le débat époque loi sur la parité) :
l’universalisme ôte toute distinction entre homme et femme

Le paritarisme risque de laisser aux femmes des modèles de réussite masculins.

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Jérémy , si vous devez définir Bérénice,m’expliquer ce qu’est Bérénice(ou Marine, Marc, Joséphine, Jean-Pierre), allez-vous préciser en premier lieu le sexe ou la couleur des yeux ?

Quel ordre faut-il choisir ?

Animal/raisonnable/sexe féminin/ cheveux noirs/grande bouche/assise à la terrasse d’un café

Ou

Assise à la terrasse d’un café/grande bouche/cheveux noirs etc.

La distinction féminin/masculin vient bien avant.

Ps :

Je crois que le malentendu vient de ce que nous ne donnons pas le même sens au mot genre.

PPS
J’admets sans difficulté qu’il y ait un problème linguistique au sein de la logique mais tel n’est pas mon propos. Je connais également les objections faites aux catégories logiques

« Dans l'espèce des substances, qui nous est [la] plus familière et que nous connaissons de la manière la plus intime, on a douté plusieurs fois si le fruit qu'une femme a mis au monde était homme, jusqu'à disputer si l'on devait le nourrir et baptiser; ce qui ne pourrait être si l'idée abstraite ou l'essence, à laquelle appartient le nom d'homme, était l'ouvrage de la nature et non une diverse et incertaine collection d'idées simples, que l'entendement joint ensemble et à laquelle il attache un nom après l'avoir rendue générale par voie d'abstraction. »( Leibniz)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Enfin, pour conclure, vous admettrez que « masculin » est le contraire de « féminin » : il y a bien un pouvoir de discrimination
Bleu n’est le contraire de………..rien. Ni de vert, ni de marron. Bleu n’a aucun pouvoir de discrimination.

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

signé: uun chat aux yeus bleus.


un chat aux yeux bleus (le téléphone sonnait).

Écrit par : catmano | 28 juin 2008

Et chez Platon dans la bouche de l’étranger :

« Voici. Nous avons fait comme un homme qui, se proposant de diviser en
deux le genre humain, procéderait à la manière des gens de ce pays
1
; ils
distinguent les Grecs de tous les autres peuples, comme une race à part, après
quoi réunissant toutes les autres nations, quoique en nombre infini, sans contact
ni relations entre elles, ils les désignent par le seul nom de barbares,
s’imaginant, parce qu’ils les désignent par un terme unique, qu’elles forment
une race unique. Ou comme un homme qui croirait diviser le nombre en deux

espèces, en mettant à part dix mille et le considérant comme une espèce, et en
donnant à tout le reste un seul nom, persuadé, à cause de cette appellation
unique, qu’il a bien une seconde espèce, différente de la précédente, unique
aussi. Combien ne diviserait-on pas avec plus de sagesse, et plus véritablement
par espèces et par moitiés, si l’on partageait le nombre en pair et impair, la race
humaine en mâle et en femelle, attendant, pour distinguer les Lydiens, les
Phrygiens, ou tel autre peuple, et les opposer à tous les autres, de se trouver
dans l’impossibilité de diviser tout à la fois par espèces et par parties »

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

c'est bien cela qu'il faut retenir :

"Combien ne diviserait-on pas avec plus de sagesse, et plus véritablement par espèces et par moitiés, si l’on partageait le nombre en pair et impair, la race humaine en mâle et en femelle, attendant, pour distinguer les Lydiens, les
Phrygiens, ou tel autre peuple..."

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

"Les femmes ? Combien de divisions ?"

Écrit par : Zorglub | 28 juin 2008

La formule "à quels enfants allons-nous laisser le monde ?", prononcée par Meirieu dans l'intervention donnée en lien par catmano est en fait...de Finkielkraut. Elle figure dans son dernier livre sur l'école. Faut-il en conclure que Meireu l'a plagié?

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 juin 2008

Uncertain, si je dois définir Bérénice, je dirais que c'est une reine de Palestine.

Cela signifie donc que ce qui définit une personne, c'est son statut social et son origine ethnique ?

Si je dois définir Pauline, Pierre et Jacques, je dirais que ce sont des Français, cela fait-il passer la nation au-dessus de toute autre notion ?

Il est idiot, votre exemple, et justifie tout et n'importe quoi du moment qu'on est dans le cadre de l'opinion commune et du bon sens de la doxa.

Et je n'admets rien du tout en disant que masculin est différent de féminin, je dis que la langue dispose de catégories qui sont étrangement différemment perçues selon qu'il s'agit du masculin et du féminin ou du blond, des yeux verts, de la couleur de peau, etc. Et que la prédominance de la première distinction sur les autres n'a aucun sens.

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Et si vous voulez citer Platon, soyez gentil, citez le Banquet !

Écrit par : Jérémy | 28 juin 2008

signé: uun chat aux yeus bleus.


un chat aux yeux bleus (le téléphone sonnait).

Ecrit par : catmano | 28 juin 2008


Il fallait envoyer le chat répondre au téléphone...

Écrit par : Maminou | 28 juin 2008

"Cela signifie donc que ce qui définit une personne, c'est son statut social et son origine ethnique ? «

Jérémy , ne faites pas l’âne et ne soyez pas de mauvaise foi : Bérénice est un exemple de prénom féminin.

« Si je dois définir Pauline, Pierre et Jacques, je dirais que ce sont des Français, cela fait-il passer la nation au-dessus de toute autre notion ? »
et c’est en cela que vous faites erreur. Ils sont homme ou femme avant d’être français et êtres humains avant d’être homme ou femme.

Et relisez s’il vous plaît ma citation :


« Nous avons fait comme un homme qui, se proposant de diviser en
deux le genre humain, procéderait à la manière des gens de ce pays ils
distinguent les Grecs de tous les autres peuples, comme une race à part, après
quoi réunissant toutes les autres nations, quoique en nombre infini, sans contact
ni relations entre elles, ils les désignent par le seul nom de barbares,
s’imaginant, parce qu’ils les désignent par un terme unique, qu’elles forment
une race unique. (…) Combien ne diviserait-on pas avec plus de sagesse, et plus véritablement par espèces et par moitiés, si l’on partageait le nombre en pair et impair, la race
humaine en mâle et en femelle, attendant, pour distinguer les Lydiens, les
Phrygiens, ou tel autre peuple… »

PS : vous remarquez que je dialogue de façon courtoise. Je n’utilise ni « idiot » ni « tissu d’âneries » ni « zemmourien » etc

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

" Ils sont hommes ou femmes avant d'être français" Est-ce si sûr ? N'y a-t-il pas plus de différences entre deux hommes de culture radicalement différente qu'entre un homme et une femme de même culture?

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 juin 2008

« la prédominance de la première distinction sur les autres n'a aucun sens. »

Bien , vous faites donc un trait sur quelques siècles de philosophie. Mais comment expliquer que , dans le domaine de la science, les zoologues s’amusent à faire des distinctions successives si , comme vous le dites, il est stupide de hiérarchiser les distinctions. En ce cas, comment distinguer une plante d’une baleine ? Et comment distinguer un lézard d’un chat ?

Je prends à dessein l’exemple du « lézard » . L’expérience est connue (elle est reprise je crois dans le bouquin de Couillaud). Si l’on demande au très jeune enfant de définir le lézard, il commence par dire qu’il est vert. Or, cette distinction est inopérante car comment alors distinguer la plante, verte elle aussi, du lézard. Peu à peu l’enfant va élaborer une conception du lézard et dans cette conception du lézard la couleur viendra en dernier.

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Dominique Dupont a couru le 100 mètres en 10 secondes 4 dixièmes.
Bof !
Waouh !
C'est selon.

Écrit par : le sexe des anges scolarisés | 28 juin 2008

Eh bien Sylvie , si j’accordais autant d’importance que cela au caractère « français » cela serait raciste . Car cela impliquerait qu’il n’y a au monde que deux catégories : les Français et les autres, de la même manière qu’autrefois il n’y avait que les Grecs et les barbares alors que le monde est bien plus divers que cela. Il faut donc dire que c’est un 1)Homme 2)français/russe/américain(au choix)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Je suis d'accord avec vous sur votre dernier post, uncertain. C'est moi qui me suis mal exprimée. Il ne me viendrait pas à l'idée de mettre les Français à part et de les opposer à tous les autres.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 juin 2008

Je n'ai pas particulièrement étudié le statut de la femme dans l'Antiquité grecque, je sais à peu près ce que vous en savez aussi à travers, entre autres Aristote (La Politique), Platon (Le Banquet) et les oeuvres de l'auteur comique Aristophane(IVème siècle av. JC).

Pour Aristote, la femme est un être imparfait (elle existe "en creux", alors que l'homme existe "en plein") et n'a pas le statut de "citoyenne" (de même que les enfants, les esclaves et les métèques = les étrangers).

Tout ceci nous fait évidemment hurler aujourd'hui, mais cette conception "sexiste" a été partagée par l'humanité dans son ensemble pendant des siècles et perdure encore aujourd'hui. N'étant pas schopenhauerien sur ce point, j'ajouterais, hélàs.

Mais il ne me semble pas qu'Aristote ait considéré que les femmes étaient d'une autre "essence" que les hommes, ni même d'ailleurs les esclaves ("si les navettes filaient toutes seules, il n'y aurait pas besoin d'esclaves").

Entre ce qui concerne l'esclavage, Aristote hésite en fait entre une justification "essentialiste" et une justification "fonctionnaliste".

L'homme et la femme n'ont pas une essence différente, mais des fonctions distinctes (la cuisine, la maison, les enfants/la politique, la Cité/la guerre)

La distinction fondamentale chez Aristote n'est pas, sur ce point précis, il me semble, entre l'essence et l'accident, mais entre "l'être en acte" et "l'être en puissance" (un gland est un chêne en puissance avant de devenir un chêne accompli, en acte),

L'enfant est un homme en puissance et la femme, d'une certaine manière aussi.

Il y a évidemment un point délicat longuement étudié par Michel Foucault celui de l'homophilie masculine et le rôle qu'il joue dans l'éducation des garçons (la paidéia) et l'émulation guerrière. Mais il faut évidemment tenir compte d'un l'ancrage civilisationnel très particulier.

Écrit par : Robin | 28 juin 2008

Merci Robin pour votre intervention mais la question de Jérémy (et le sujet de la « dispute »), était :

« Pour en revenir au sujet initial de l'article de JPB, en quoi la distinction homme/femme, et les statistiques fondées sur cette distinction, sont-elles plus légitimes que les distinctions suivantes, et les statistiques fondées sur celles-ci : yeux bleus/yeux verts, blond(e)s/brun(e)s, blancs/métis ?»

C’est bien le point qu’il fallait trancher : la distinction homme/femme est-elle, oui ou non, plus opérante que yeux bleus/verts ?

Mais ce débat a , j’imagine, trop duré et il tourne en rond en saturant le blog.

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Je propose donc un sujet plus consensuel : pour ou contre Ph. Meirieu ?

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Ce que je vais dire ne plaira pas, mais je n'ai jamais vu, au primaire ni aiileurs, que des cours de grammaire empêchaient les élèves de se battre.

Ecrit par : Jérémy | 28 juin 2008

Surtout si on se rappelle les souvenirs de collège de Marcel Pagnol, les moeurs des cours de récréation étaient assez "sauvages" et pourtant la grammaire et la sélection régnaient en maître!!!

Écrit par : Hervé | 28 juin 2008

" D'ailleurs, dans la même veine, je propose qu'il soit interdit d'entrer en cours avec une alcoolémie détectable et que les gosses soufflent dans un éthylomètre matin, midi et soir de la quatrième à la terminale.

Ecrit par : dobolino | 28 juin 2008 "

Et pour les profs à la sortie de la cantine???

Écrit par : Hervé | 28 juin 2008

"PS : vous remarquez que je dialogue de façon courtoise. Je n’utilise ni « idiot » ni « tissu d’âneries » ni « zemmourien » etc"

Ecrit par : uncertain | 28 juin 2008

Pourquoi? "zemmourien", c'est une insulte?

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 juin 2008

Mais oui : bathmologisons un peu…zemmourien n’a pas toujours le même sens, de même que le féminisme de S. Royal n’est pas celui de C Fourest , qu’il y a un anti-fascisme de gauche et de droite …etc.

Comme on disait autrefois : D’où parlez-vous ?

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

C’est bien le point qu’il fallait trancher : la distinction homme/femme est-elle, oui ou non, plus opérante que yeux bleus/verts ?

La féminité (féminitude ?) et la masculinité ne sont pas uniquement une question de sexe.

Les "garçons manqués" et les "filles manquées" ça existe. C'est une constation banale. Il est question dans "Malatesta" de la "virilté" d'âme de l'héroîne.

La distinction homme/femme est opérante d'un point de vue biologique et sociologique, au sens des "habitus" sociaux" analysés par S. de Beauvoir par exemple et des féministes : jouer à la poupée, s'habiller en rose, être docile, etc.

Toute la question étant de savoir si ces comportements renvoient à des dispositions naturelles.

Maintenant qu'il y ait, au-delà de la sociologie et des aspects civilisationnels du féminin et du masculin symboliques (le ying et le yang dans la civilisation chinoise, les deux atttributs fondamentaux du divin dans la Kabbale juive : "Hessed" (la miséricorde, attribut féminin) et "Gebourah" (la rigueur, attribut masculin), le fait qu'il y ait des divinités masculines et féminines dans l'antiquité grecque et chez dans l'hindouisme, etc.) suggère peut-être que l'univers est "sexué", sans que nous puissions en dire beaucoup plus.

Je me suis parfois demandé si Spinoza qui avait beaucoup lu la Kabbale et qui estimait que Dieu possédait une infinité d'attributs dont l'entendement humain ne pouvait saisir que deux : la pensée et l'étendue ne pensait pas à des attributs (sans jeu de mots ! ) de ce genre.

Plus profondément le premier récit de la création dans le Livre de la Genèse affirme : "Il Le créa Homme et Femme", contrairement au second (post-exilien) qui affirme qu'"Eve fut tirée de la côte d'Adam", donc une subordination de la femme par rapport à l'homme que ne sous-entend pas le premier récit.

Il me semble que la réalisation de "l'homme intérieur", tâche assignée aux adeptes des grandes spiritualités initiatiques (cf par ex. René Guénon) implique l'harmonisation des deux aspects. bref, comme Platon en avait eu l'intuition dans le Banquet, que l'Homme primordial (d'avant la "chute") est à la fois masculin et féminin.

PS : Je me rends compte en me relisant que je me suis éloigné du sujet. et que j'ai un peu déliré. Excusez-moi!

;-) Non, je n'ai pas pris du mezcal !

Écrit par : Robin | 28 juin 2008

Catmano, ma fille, à trois ans, a eu comme institutrices Nathalie le lundi et le vendredi, et Sandrine le mardi et le jeudi, et cela s'est plutôt bien passé.
Cela aurait pu ne pas être le cas, comme cela aurait pu aussi se passer moyennement avec Carine ou Stéphanie tous les jours de la semaine. Je pense que les enfants, (les élèves aussi, donc), savent s'adapter, assez bien. Ce qui compte, c'est que les insti-tuteurs, (-tutrices) soient compétents. Rien de bien bouleversifiant là-dedans!
Mille excuses pour avoir remis des considérations aussi terre- -à-terre sur le blog, après ces discussions absolument passionnantes sur le sexe des non-anges! (Référence appuyée au lapsus de Jeremy ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 juin 2008

Dernière mise au point sur la logique d'Aristote :

L'homme est un "animal rationnel" (doué du Logos)

animal : genre
rationnel : espèce (différence spécifique)
homme (au sens de masculin) ou femme, esclave, enfant, métèque, blond, brun, aux yeux bleus, verts sont des attributs et non des différences spécifiques.

La civilisation grecque, à travers sa philosophie et sa logique a été l'une des premières à penser "l'universel".

Je ne dis pas, bien sûr, que les Grecs n'aient pas pensé ces attributs en termes de différences spécifiques.

On voit bien en quels termes Aristophane qui représente la pensée populaire pose la question des sexes dans "Lysistrata"; il le fait bien en termes de "différences spécifiques" et de renversement des rôles interprétés comme des "essences."

Cette distinction entre l'essence et les attributs qui nous vient d'Aristote en passant par la scolastique médiévale, Descartes, Spinoza... est tout à fait essentielle, non seulement du point de vue de la pensée logique, mais aussi de l'ethique (les controverses sur la légitimité de l'esclavage entre le dominicain B. de Las Cases et ses adversaires tournent autour de ces deux notions, cf. "La controverse de Valladolid").

Il n'est pas étonnant de les retrouver à propos de la notion de "féminité" et je ne pense pas que vous vous soyiez éloigné tant que cela du sujet.

Écrit par : Robin | 28 juin 2008

« Cette distinction entre l'essence et les attributs qui nous vient d'Aristote en passant par la scolastique médiévale, Descartes, Spinoza... est tout à fait essentielle »

Oui, oui je me souviens de ce point, aujourd’hui devenu un lieu commun : faut-il parler d’une femme ou de la Femme ?

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

J’avais je crois déjà parlé du motif de l’allaitement chez Fr. de Sales


»Car ce n'est pas de votre lait, ni de vos mamelles, que vous nourrissez les enfants de Dieu ; c'est du lait des mamelles du divin époux, ne faisant autre chose que les leur montrer, et dire : Prenez, sucez, tirez, vivez… »

Il est même je crois un passage où il est question de la poitrine de Dieu ou une chose de ce genre…mais je ne suis pas un spécialiste de la littérature chrétienne.

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

En toute bonne logique, vous êtes donc aussi tout à fait opposé à ce genre d'initiatives :
http://blog.reid.fr/pages/entretienFaridaBelghoul
Ecrit par : Guillaume | 28 juin 2008

La logique n'a rien à voir ici. j'ai pu parler un petit peu avec madame Belghoul, qui enseigne le français et l'histoire-géo dans un LEP de Bezons (95),ville où je suis né et où j'ai vécu pendant trente ans ; je ne vois pas en quoi son projet peut faire penser à celui de madame Coffinier.

Écrit par : guy morel | 28 juin 2008

En relisant le fil de la discussion, je me rends compte que je ne suis pas allé au "point vif", savoir non pas si le concept de femme était une différence spécifique par rapport au concept d' "homme" comme le concept "Homme" (avec un grand H) par rapport au concept d' "animal" (je parle toujours pour Aristote, je crois que la biologie actuelle n'est pas d'accord pour considérer l'Homme comme une espèce à part), mais, une fois admis que femme et homme étaient des "attributs" - on dit aussi des prédicats - parmi d'autres (français, grec, blond, brun, aux yeux verts...), s'il y avait en quelque sorte une hiérarchie entre les prédicats.

La logique répond que non, contre le sens commun, d'où la critique de Leibniz.

Il n'y a donc pas de réponse "logique" à cette question, même si, effectivement, on a tendance dans la conversation courante à présenter quelqu'un en fonction de son sexe avant d'évoquer sa nationalité ou la couleur de ses cheveux.

Écrit par : Robin | 28 juin 2008

Chez Leibniz il y en a d’autres du même tonneau
« Au reste il est encore bon de remarquer que bien souvent le genre pourra être changé en différence, et la différence en genre, par exemple : le carré est un régulier quadrilatéral, ou bien un quadrilatère régulier, de sorte qu'il semble que le genre ou la différence ne diffèrent que comme le substantif et l'adjectif; comme si au lieu de dire que l'homme est un animal raisonnable, la langue permettait de dire que l'homme est un rational animable, c'est-à-dire une substance raisonnable douée d'une nature animale; au lieu que les génies sont des substances raisonnables dont la nature n'est point animale, ou commune avec les bêtes. Et cet échange des genres et différences dépend de la variation de l'ordre des sous-divisions. »

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

cet échange serait l’occasion de ressortir la blague de l’homme bipède sans plumes

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

Pas tout à fait cependant. Il faut introduire la notion d'"extension" : "femme" a une extension plus grande (désigne ou subsume un plus grand nombre d'individus que "aux yeux verts", "française", "blonde"...)

Dans le domaine de la logique aristotélicienne, le terme réfère à l'ensemble des caractères qui appartiennent à un concept (caractères de l'objet).

La compréhension s'oppose ainsi à l'extension qui désigne l'ensemble des objets auxquels s'appliquent ces caractères (objets de la classe).

Ainsi, vertébré a comme compréhension : animal qui a des vertèbres, et comme extension: Mammifères, oiseaux, batraciens, reptiles, poissons.

On remarque qu'un terme s'étend à d'autant plus d'êtres qu'il réunit moins de caractères : ainsi, la compréhension et l'extension sont en raison inverse l'une de l'autre.

Écrit par : Robin | 28 juin 2008

Cette page, assez intéressante , de R. Camus sur l’origine du sens(nature/culture) et sur les rapports entre langue et société :


« Est-ce parce qu'il existe une "hiérarchie du sens" qu'il existe ou qu'il a existé une "hiérarchie sociale", et que d'aucuns ont cru reconnaître ou vouloir imposer une "hiérarchie raciale" ? Ou bien, à l'inverse, est-ce parce que les "inventeurs" du sens (cf. supra) vivaient dans une société socialement, voire ethniquement, organisée sur un mode hiérarchique qu'ils ont conçu hiérarchiquement le sens? (Si l'on disposait du temps et de l'espace nécessaires, on placerait ici quelques considérations sur l'amphibologie bien connue des termes inventer et inventeur ; mais le lecteur n'aura pas de mal à les ajouter de lui-même.) Bref, la "hiérarchie" du sens lui est-elle naturelle, ou s'agit-il d'une construction de l'esprit? Et l'hostilité à toute hiérarchie (sociale et a fortiori raciale, ou plus simplement ethnique (...)) implique-t-elle comme une nécessité l'hostilité à la hiérarchie du sens, donc à la syntaxe, donc à la ponctuation traditionnelle ? Y a-t-il incompatibilité entre société démocratique égalitaire multiculturelle et pluri-ethnique, d'une part, et enseignement de la grammaire (c'est bien ce que certains croient observer) ? Et si cette incompatibilité est avérée, et si l'on tient absolument à une société démocratique égalitaire multiculturelle etc., faut-il abolir la grammaire (ainsi que d'aucuns l'ont soutenu) ? Ou bien une autre grammaire est-elle concevable, qui elle ne serait pas hiérarchique? (On songera ici aux modifications dans la grammaire et dans le vocabulaire entraînées ou réclamées par la lutte des femmes pour leur égalité - si l'objectif est l'égalité des genres dans la grammaire, le combat est à peine ébauché : les femmes et ceux qui les soutiennent dans leur combat pourraient par exemple exiger qu'on écrive, fruits et fleurs ayant été épargnées par l'orage (les deux genres sont représentés), les horticulteurs et leurs femmes (les horticultrices et leurs maris) se sentirent vivement soulagées ; cependant ce ne serait faire que remplacer une inégalité par une autre ; il conviendrait d'inventer un neutre, ou mieux un genre bisexué -.fruits et fleurs ayant été épargnées par l'orage (les deux genres sont représentés), les horti-culteures se sentirent vivement soulagées (on remarque qu'en français il est fréquent que le féminin comprenne le masculin, et que l'inverse n'est pas vrai) ; »(R. Camus)

Écrit par : uncertain | 28 juin 2008

La logique n'a rien à voir ici.

Si, justement.

Farida Belghoul : De mon projet : du dispositif R.E.I.D. C'est un dispositif de remédiation éducative très concret. Il y a deux ans, j'ai pris la décision de déscolariser mes propres enfants et j'ai opté pour « l’école à la maison » : j'ai voulu reprendre moi-même avec chacun d’eux les bases fondamentales de la langue française et des mathématiques.

Écrit par : Guillaume | 28 juin 2008

Certains sont peut-être au chouchen, mais les rillettes dans le café, cela ne donne pas non plus de beaux résultats...

Écrit par : Guillaume | 28 juin 2008

Je regarde iTélé après avoir émergé de ma sieste aujourd'hui (vidant, les oraux de bac !)

C'est juste moi, ou il y a vraiment du ridicule à parler de "Lesbophobie" ? Les Lesbiennes sont des homosexuelles, non ? Homophobie ne suffit pas ? Et les Bis ? Y'a pas de "Biphobie" ?

Et "Transphobie" ? Là on peut comprendre la nécessité d'un terme spécifique, mais lutter contre la Transphobie à l'école ? C'est vrai, tous ces élèves qui ont subi un changement de sexe à 12 ans, il faut les protéger des remarques discriminatoires, non ? Et tous ces profs qui s'appelaient Mylène et font la rentrée sous le nom de Robert, il faut un terme pour désigner ce qu'ils subissent, c'est sûr.

Pourquoi pas une loi, aussi ? Une loi sur les élèves transsexuels pour interdire qu'on leur reproche leur opération !

Bon, si on s'en tenait à "Homophobie", ou même, tiens, si on s'en tenait à "respect" ?

Je suppose que je vais recevoir une volée de bois vert pour ces remarques, mais c'est plus fort que moi, je sens le charlatanisme derrière ces appellations, et je trouve qu'on n'en finit pas de s'enfoncer dans le communautarisme. A-t-on vraiment besoin de cela pour contrer l'intolérance ? Et je crois n'avoir rien à prouver en matière de lutte contre l'homophobie (voir mon post au début de cette discussion).

Autre point : je ne suis pas sûr que l'école soit le lieu où la discrimination basée sur le genre ou la sexualité soit la plus forte. On se fait encore montrer du doigt, alors que ce qui se passe dans la police, ou en entreprise, est mille fois pire.

Vu aussi une enseignante interviewée et qui pleurnichait qu'elle n'était « pas assez formée » pour faire face à des comportements homophobes ("et lesbophobes" ajoutait-elle, en bonne élève de la novlangue).

Dire à des élèves qu'ils n'ont pas à insulter leurs camarades ou à les juger, rédiger un rapport, donner une punition sous forme de recherche sur les agressions homophobes, je ne crois pas que ce soit si compliqué que cela. Je vois venir des formations assurées par des couillons de l'IUFM qui vont nous apprendre pendant des jours entiers ce que je viens d'écrire en trois lignes.

La Rochefoucauld disait « la faiblesse est le seul défaut que l'on ne saurait corriger. »

Écrit par : sanjuro | 28 juin 2008

Le texte de Renaud Camus me fait penser à la remarque introductrice du cours au collège de France de Roland Barthes : "La langue est fasciste", remarque qui a été si mal comprise.

La langue instaure de l'arbiraire, à commencer par l'arbitraire du rapport signifiant/signifié, ainsi que des règles contraignantes.

La grande remise en question post moderne à laquelle la linguistique a d'ailleurs largement contribué, car tout se joue au niveau du langage, va dans le sens du relativisme et de la "déconsruction".

A l'aphorisme de Barthes "La langue est fasciste", réflexion subtile d'un intellectuel de haut vol, répond la révolte du sens commun : "Détruisons la langue !" ...ou élaborons des règles "qui ne laissent personne au bord de la route", mais si compliquées et si contraignantes à leur tour que toute pensée devient impossible.

Et nous voilà devant le vieux paradoxe de Kant et de la colombe qui croyait qu'elle volerait mieux dans le vide que dans l'air et qui tomba.

Le frottement de l'air comme condition du vol, la contrainte comme condition de la liberté.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

[.. ] mais c'est plus fort que moi, je sens le charlatanisme derrière ces appellations, et je trouve qu'on n'en finit pas de s'enfoncer dans le communautarisme. A-t-on vraiment besoin de cela pour contrer l'intolérance ? Et je crois n'avoir rien à prouver en matière de lutte contre l'homophobie (voir mon post au début de cette discussion).

Autre point : je ne suis pas sûr que l'école soit le lieu où la discrimination basée sur le genre ou la sexualité soit la plus forte. On se fait encore montrer du doigt, alors que ce qui se passe dans la police, ou en entreprise, est mille fois pire.

Vu aussi une enseignante interviewée et qui pleurnichait qu'elle n'était « pas assez formée » pour faire face à des comportements homophobes ("et lesbophobes" ajoutait-elle, en bonne élève de la novlangue).

Dire à des élèves qu'ils n'ont pas à insulter leurs camarades ou à les juger, rédiger un rapport, donner une punition sous forme de recherche sur les agressions homophobes, je ne crois pas que ce soit si compliqué que cela. Je vois venir des formations assurées par des couillons de l'IUFM qui vont nous apprendre pendant des jours entiers ce que je viens d'écrire en trois lignes.

La Rochefoucauld disait « la faiblesse est le seul défaut que l'on ne saurait corriger. »

Ecrit par : sanjuro | 28 juin 2008


Merci Sanjuro. C'est peu ou prou ce que j'ai voulu dire en demandant ce que la lutte contre l'homophobie venait bien faire à l'intérieur de l'école... Je n'ai toujours pas d'argument valable en dépit des vitupérations de Jérémy qui n'expliquent rien du tout :

1) Qu'est-ce qui de toute façon relève de la vie privée vient f... à l'intérieur de l'École de la République ? Je ne vois pas l'utilité de parler de l'orientation sexuelle des élèves, pas plus que de leur religion ou d'autre chose !

2) Quand bien même on voudrait le faire, en quoi le catéchisme moral - parce que c'est bien cela dont il s'agit : penser politiquement correct et pas autrement - pourrait être d'une quelconque efficacité par rapport à l'Instruction ?
J'avais cité Gide et Montherlant, je pensais à la valeur de leur oeuvre littéraire et non pas - une fois de plus - à leur vie privée, aussi dissolue soit-elle ! Et bien sûr, des auteurs homosexuels, il y'en a d'autres...

Bref, "lutter contre l'homophobie à l'intérieur de l'école", c'est une fois de plus ouvrir grand la porte aux pédagogistes et associations diverses à la con qui viendront déballer LEUR idéologie et LEUR conception du monde. A fuir.

Vous voulez réellement lutter contre l'homophobie, Jérémy ? Laissez donc le professeur de Français s'en charger à travers l'étude des oeuvres et celui de SVT à travers l'éducation sexuelle, le tout avec un horaire suffisant ! Le reste, c'est de la foutaise pure et simple.

En attendant,, si vous voulez à titre personnel aller manifester sur des chars à la con à faire palir n'importe quel carnaval et une sono qui fait boum- boum, ne vous en privez pas, ça vous rappellera la fête foraine ou les manifs du Snes, au choix.

Mais par pitié laissez l'école en dehors de tout ce cirque. Elle est déja assez en mauvais point comme ça.

Écrit par : Manu | 29 juin 2008

Quant à votre dernière phrase débile "Homosexualité ? : "Bieeeennn !" ; Homophobie ? : "Paaas bieeeennnnn !"", je perdrais bien cinq minutes pour la critiquer, mais je ne comprends même pas qui elle vise ni quel est son but. Donc je me permets de la laisser telle qu'elle est.

Ecrit par : Jérémy | 26 juin 2008

Mon cher Jerémy, j'imaginais ce que pouvais donner un cours bien manichéen de catéchisme moral, comme il s'en pratique tous les jours dans les collèges de France et de Navarre. J'ai caricaturé la chose (quoique, parfois, on est au-delà de la caricature en "vie de classe" ou en "éducation à la citoyenneté" ) en pensant à un sketch des Robins des bois. Vous voyez, qu'en plus, je suis vachement cultivé...

Plus sérieusement et suite à mon post précédent, expliquez-moi pourquoi lutter contre l'homophobie à l'école n'est pas une gigantesque connerie. Je veux bien changer d'avis mais il faudra me convaincre : et pas seulement en attirant l'attention comme vous l'avez fait sur les CONSÉQUENCES du problème, mais aussi sur ses causes.

Écrit par : Manu | 29 juin 2008

On pourrait même se demander si le fait de parler de problèmes (réels) avant qu'ils ne se posent ne constitue pas un moyen de contrôle social.

Je m'explique : on trouve beaucoup de monde pour déclarer devant les caméras que l'homophobie c'est pas bien, qu'il faut lutter contre etc. Même chose pour le racisme, et y compris à l'UMP, hormis quelques vieux crabes. De la même façon, on entend beaucoup parler dans l'EN des élèves en difficultés, des élèves des milieux modestes, etc.

Tout cela est bel et bon.

Mais dans la pratique, on a parfois l'impression que c'est le contraire qui est fait, et PAR LES MÊMES !

Vous même (ou un élève) avez été victime d'une agression raciste ou homophobe : « Allons, cher collègue, ne soyez pas paranoiaque ; et puis, êtes-vous sûr d'avoir bien entendu ? L'élève m'assure qu'il n'a rien dit de tel...»
Le conseil de discipline statue bien souvent (quand on y arrive) sur un non-lieu faute de preuve, ou une exclusion de quelques jours...

De même, l'échec scolaire est prétendument une cause nationale, mais on réduit le nombre d'heures, on réduit l'encadrement et sa formation, on veut laisser les élèves s'instruire tout seuls, on supprime les options « parce que ce ne sont pas les petits arabes de la cité qui font du latin » (propos d'un proviseur-adjoint). Les IPR ne prononcent pas une phrase sans y introduire la référence aux "élèves les plus en difficulté", à "l'égalité des chances", pour désamorcer en fait toute critique contre les projets dont ils sont porteurs.

En somme, en se drapant dans les valeurs de la république, on sabote plus tranquillement la république.

Il y a là une fabrique de consensus, une utilisation d'idées généreuses pour couvrir des régressions.

C'est la même chose que ce qui s'est passé déjà autour de la modernité, notion qui était autrefois de gauche (les forces de progrès) et qui a été utilisée contre la gauche pour qu'elle avalise toutes les régressions sociales (rappelez-vous la "modernisation" de la sidérurgie dans les années 80). Allègre était aussi un gros utilisateur de la ficelle qui consiste à considérer toute critique de ses idées comme régressive et réactionnaire.

Le danger est que beaucoup de gens finissent par rejeter en bloc toute cette hypocrisie, et que l'on en vienne à discréditer ces causes en prétendant les servir.

S'il est vrai, comme le disait Barthes, qu'on n'enseigne pas ce qu'on sait, mais ce qu'on est, c'est probablement sur ce point que cela sera sensible.

Les élèves ne sont pas toujours très clairvoyants dans certains domaines, mais ils voient tout de suite la différence entre ce qui relève des grandes déclarations et ce qui sera suivi d'effets. Essayons d'être cohérents avec nos affirmations, et on progressera. Ceux qui jouent avec les grands principes et les utilisent à des fins politiciennes portent de lourdes responsabilités.

Écrit par : sanjuro | 29 juin 2008

"C'est la même chose que ce qui s'est passé déjà autour de la modernité, notion qui était autrefois de gauche (les forces de progrès) et qui a été utilisée contre la gauche pour qu'elle avalise toutes les régressions sociales (rappelez-vous la "modernisation" de la sidérurgie dans les années 80). Allègre était aussi un gros utilisateur de la ficelle qui consiste à considérer toute critique de ses idées comme régressive et réactionnaire."

Ecrit par : sanjuro | 29 juin 2008

Oui, il me semble d'ailleurs qu'Alain Madelin a été un des premiers à populariser ce détournement sémantique, dans la lignée de celui de Thatcher et Reagan pour celui concernant le mot: "libéralisme".

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juin 2008

"Plus sérieusement et suite à mon post précédent, expliquez-moi pourquoi lutter contre l'homophobie à l'école n'est pas une gigantesque connerie. Je veux bien changer d'avis mais il faudra me convaincre : et pas seulement en attirant l'attention comme vous l'avez fait sur les CONSÉQUENCES du problème, mais aussi sur ses causes."

Ecrit par : Manu | 29 juin 2008

Peut-être tout simplement parce que, dans certains milieux familiaux, l'homophobie, (comme toute forme de racisme plus ou moins larvé) fait partie du fonds de culture? Pour faire un parallèle avec ce que disait Guy (Morel) à Jean à propos de ce que pensaient les parents, en général, de ce qui devait être fait en cours, on imagine peut-être assez mal quel est le "discours moyen" concernant ces sujets (de racismes divers). Discours moyen assurément souvent nourri par des heures de TF1 quotidiennes.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juin 2008

"qu'Alain Madelin ait été".

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juin 2008

Les IPR ne prononcent pas une phrase sans y introduire la référence aux "élèves les plus en difficulté", à "l'égalité des chances", pour désamorcer en fait toute critique contre les projets dont ils sont porteurs.

Ecrit par : sanjuro | 29 juin 2008

Ca fait partie de l'infantilisation des enseignants par la culpabilisation à-priori : je vous apporte la solution et vous avez des réticences ? Quelle étroitesse d'esprit. Goûtez-donc ma potion, on verra après. Mais bien sûr, après, il est trop tard.

La "lutte contre l'homophobie" à l'école participe du même processus. Comment peut-on s'y opposer sans passer pour un affreux réac homophobe ?

Question : pourquoi charge-t-on constamment l'école de ces missions qui n'ont rien à voir avec l'instruction mais relèvent du rôle des parents : citoyenneté, lutte contre les addictions, homophobie, sécurité routière, précautions à prendre face à un chien dangereux, apprendre à se moucher... et j'en passe. L'école est le dépotoir des carences éducatives de notre société. Revenons à l'instruction publique et rendons l'éducation aux parents. Encore que... on fait aujourd'hui des campagnes publicitaires pour dire aux femmes enceintes qu'il ne faut pas boire d'alcool...

Écrit par : vignon | 29 juin 2008

La logique n'a rien à voir ici.

Si, justement.

Farida Belghoul : De mon projet : du dispositif R.E.I.D. C'est un dispositif de remédiation éducative très concret. Il y a deux ans, j'ai pris la décision de déscolariser mes propres enfants et j'ai opté pour « l’école à la maison » : j'ai voulu reprendre moi-même avec chacun d’eux les bases fondamentales de la langue française et des mathématiques.
Ecrit par : Guillaume | 28 juin 2008

Et alors ?

Écrit par : guy morel | 29 juin 2008

Question : pourquoi charge-t-on constamment l'école de ces missions qui n'ont rien à voir avec l'instruction mais relèvent du rôle des parents : citoyenneté, lutte contre les addictions, homophobie, sécurité routière, précautions à prendre face à un chien dangereux, apprendre à se moucher... et j'en passe. L'école est le dépotoir des carences éducatives de notre société. Revenons à l'instruction publique et rendons l'éducation aux parents. Encore que... on fait aujourd'hui des campagnes publicitaires pour dire aux femmes enceintes qu'il ne faut pas boire d'alcool...

Ecrit par : vignon | 29 juin 2008

Tout à fait d'accord. Vous auriez pu rajouter : "et le gouvernement va faire une campagne de pub dans les médias pour expliquer le bien-fondé de ses réformes en disant bien fort que les Français ont besoin qu'on leur fasse de la PÉ-DA-GO-GIE."

Écrit par : catmano | 29 juin 2008

"et le gouvernement va faire une campagne de pub dans les médias pour expliquer le bien-fondé de ses réformes en disant bien fort que les Français ont besoin qu'on leur fasse de la PÉ-DA-GO-GIE."

Ecrit par : catmano | 29 juin 2008

Vous avez vu la campagne pour nous expliquer que notre pouvoir d'achat augmente ? Surréaliste. Je me demande quel gogo peut avaler ça.

Écrit par : vignon | 29 juin 2008

Vous avez vu la campagne pour nous expliquer que notre pouvoir d'achat augmente ? Surréaliste. Je me demande quel gogo peut avaler ça.

Ecrit par : vignon | 29 juin 2008

Oui, ça fait combien de salaires de prof, une campagne de pub ?

Écrit par : catmano | 29 juin 2008

PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Farida Belghoul : De mon projet : du dispositif R.E.I.D. C'est un dispositif de remédiation éducative très concret. Il y a deux ans, j'ai pris la décision de déscolariser mes propres enfants et j'ai opté pour « l’école à la maison » : j'ai voulu reprendre moi-même avec chacun d’eux les bases fondamentales de la langue française et des mathématiques.

Et alors...
C'est un peu court...

Écrit par : Guillaume | 29 juin 2008

on supprime les options « parce que ce ne sont pas les petits arabes de la cité qui font du latin » (propos d'un proviseur-adjoint).

Ecrit par : sanjuro | 29 juin 2008

Un "Crétin" dans toute son efflorescence brighellienne!

Écrit par : Jean | 29 juin 2008

CONDORCET, suite logique.

1- "L’association Créer son école aide aussi à se monter des " écoles pilotes " afin de montrer qu’il est possible aujourd’hui comme hier d’éduquer correctement des enfants pour peu que le directeur et les professeurs soient en situation d’exercer leurs responsabilités et de choisir les méthodes qui fonctionnent. Ces écoles pilotes devraient contribuer à faire évoluer les mentalités et à obtenir un jour la fin de la pénalisation fiscale du libre choix de l’enseignement en France.

"Quand suffisamment d’écoles pilotes fonctionneront avec succès et que ce fait sera connu, alors la société civile devrait obtenir l’instauration d’un régime fiscal plus favorable aux écoles privées (déductions des impôts des frais de scolarité pour les parents ; faculté reconnue aux entreprises d’affecter une partie de leurs impôts directement à un fonds d’aide à la création d’école…) ou la mise en place de la parité de financement entre le public et le privé via le système du bon scolaire (appelé aussi chèque formation, ou crédit d’impôt, ou allocation scolaire) par lequel l’Etat financerait les établissements (qu’ils soient publics ou privés) au prorata du nombre d’élèves accueillis." Anne Coffinier, 17 septembre 2005 - Cercle Frédéric Bastiat.
2- " Il était réservé à la France, redevenue républicaine" pour la troisième fois, de reprendre l'oeuvre de la Révolution au point où celle-ci l'avait laissée, et d'en poursuivre la réalisation avec cette rectitude logique qui est un trait caractéristique de l'esprit français. A partir de 1879, une série de lois...ont jeté les fondements d'un système national d'instruction publique. L'instruction primaire, telle que la définit la loi du 23 mars 1882, n'est plus cet enseignement rudimentaire de la lecture, de l'écriture et du calcul que la charité des classes privilégiées offrait aux classes déshéritées : c'est une instruction nationale embrassant l'ensemble des connaissances humaines, l'éducation tout entière, physique, morale et intellectuelle ; c'est la large base sur laquelle reposera désormais l'édifice tout entier de la culture humaine.
Cette instruction nationale est obligatoire pour tous ; elle est donnée à tous aux frais de l'État qui l'a érigée en service public et gratuit ; elle est laïque, c'est-à-dire qu'elle est soustraite à toute ingérence de l'Église...Un système de bourses nationales, qui se développera de plus en plus...ouvre aux plus capables l'accès gratuit à l'enseignement primaire supérieur et à l'enseignement secondaire et tend à faire une réalité de ce principe républicain de l'égalité du point de départ et de l'accessibilité de tous à toutes les fonctions sociales. Nous n'en sommes aujourd'hui qu'au début,et bien des obstacles se dressent encore devant l'oeuvre commencée ; mais la démocratie moderne a pris conscience d'elle-même...par la refonte successive des diverses parties de l'ancien système d'enseignement, elle achèvera, conformément aux besoins de la société moderne, l'organisation de ce vaste système d'instruction publique dont l'école primaire nationale formera la pierre angulaire." Article Instruction publique du Dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson (1887)

Sans commentaires pour l'instant.

Écrit par : guy morel | 29 juin 2008

"Quand suffisamment d’écoles pilotes fonctionneront avec succès et que ce fait sera connu, alors la société civile devrait obtenir l’instauration d’un régime fiscal plus favorable aux écoles privées (déductions des impôts des frais de scolarité pour les parents ; faculté reconnue aux entreprises d’affecter une partie de leurs impôts directement à un fonds d’aide à la création d’école…) ou la mise en place de la parité de financement entre le public et le privé via le système du bon scolaire (appelé aussi chèque formation, ou crédit d’impôt, ou allocation scolaire) par lequel l’Etat financerait les établissements (qu’ils soient publics ou privés) au prorata du nombre d’élèves accueillis."

Ecrit par : guy morel | 29 juin 2008

C'est exactement le système qui existe aux Etats-Unis et au Canada avec des résultats calamiteux. La course au chèque éducation lance les écoles dans une compétition féroce où la qualité des clubs de sport et la quantité de gadgets sponsorisés par des multinationales passent largement devant la qualité des enseignements.

J'ai sous les yeux le Year Book d'un lycée de Toronto avec lequel j'ai fait un échange : 175 pages de photos des différents clubs de lycéens, groupes de musique, équipes de sports, manifestations "culturelles" (rock, hip-hop surtout...) témoignages du bon temps que les élèves ont pris au lycée. Pas un mot, pas une page sur ce qu'ils ont appris - s'ils ont appris quelque chose - ou sur les enseignements offerts. Un lieu de vie dans toute sa splendeur où les élèves sont heureux de venir puisqu'ils y font tout sauf travailler. Mais le lycée a du succès et il est riche : les élèves s'y bousculent !

Écrit par : vignon | 29 juin 2008

on supprime les options « parce que ce ne sont pas les petits arabes de la cité qui font du latin » (propos d'un proviseur-adjoint).

Ecrit par : sanjuro | 29 juin 2008

Et on s'étonne qu'ils imitent Néron.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

1- "L’association Créer son école aide aussi à se monter des " écoles pilotes " afin de montrer qu’il est possible aujourd’hui comme hier d’éduquer correctement des enfants pour peu que le directeur et les professeurs soient en situation d’exercer leurs responsabilités et de choisir les méthodes qui fonctionnent. Ces écoles pilotes devraient contribuer à faire évoluer les mentalités et à obtenir un jour la fin de la pénalisation fiscale du libre choix de l’enseignement en France.

"Quand suffisamment d’écoles pilotes fonctionneront avec succès et que ce fait sera connu, alors la société civile devrait obtenir l’instauration d’un régime fiscal plus favorable aux écoles privées (déductions des impôts des frais de scolarité pour les parents ; faculté reconnue aux entreprises d’affecter une partie de leurs impôts directement à un fonds d’aide à la création d’école…) ou la mise en place de la parité de financement entre le public et le privé via le système du bon scolaire (appelé aussi chèque formation, ou crédit d’impôt, ou allocation scolaire) par lequel l’Etat financerait les établissements (qu’ils soient publics ou privés) au prorata du nombre d’élèves accueillis." Anne Coffinier, 17 septembre 2005 - Cercle Frédéric Bastiat.

Ecrit par : guy morel | 29 juin 2008

Ça, au moins, ce sont des gens qui ont compris tout l'intérêt qu'ils pourront tirer de l'AGCS. Beurk !

Écrit par : catmano | 29 juin 2008

"C'est exactement le système qui existe aux Etats-Unis et au Canada avec des résultats calamiteux. La course au chèque éducation lance les écoles dans une compétition féroce où la qualité des clubs de sport et la quantité de gadgets sponsorisés par des multinationales passent largement devant la qualité des enseignements.

J'ai sous les yeux le Year Book d'un lycée de Toronto avec lequel j'ai fait un échange : 175 pages de photos des différents clubs de lycéens, groupes de musique, équipes de sports, manifestations "culturelles" (rock, hip-hop surtout...) témoignages du bon temps que les élèves ont pris au lycée. Pas un mot, pas une page sur ce qu'ils ont appris - s'ils ont appris quelque chose - ou sur les enseignements offerts. Un lieu de vie dans toute sa splendeur où les élèves sont heureux de venir puisqu'ils y font tout sauf travailler. Mais le lycée a du succès et il est riche : les élèves s'y bousculent !"
Ecrit par : vignon | 29 juin 2008

Exactement, la concurrence entendue comme course au client est toujours un principe de spéculation par le bas. Notons que, là aussi, celle-ci est ce à quoi se vouerait plus sûrement l’école par la suppression de la carte scolaire, comme on peut le voir ne serait-ce qu’en Europe.

Écrit par : Pli | 29 juin 2008

Question : pourquoi charge-t-on constamment l'école de ces missions qui n'ont rien à voir avec l'instruction mais relèvent du rôle des parents ?
Ecrit par : vignon | 29 juin 2008

Tout à fait d'accord.
Ecrit par : catmano | 29 juin 2008

La question est fondée, elle est d'ailleurs juste, mais elle n'est pas pertinente dans le cas de l'homophobie. L'école est LE lieu où l'homophobie sévit le plus, et où, Darcos l'a bien dit (pour une fois il a été bien renseigné, peut-être sur la foi de Dominique Versini, qui a elle-même pris de BONS renseignements), une omerta insupportable règne sur le sujet. Le chiffre de suicide et tentative de suicide des jeunes homos atteint des proportions qui frôlent la non-asistance à personne en danger. Et c'est la première fois que l'Institution ne s'en fout pas ouvertement.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

"La "lutte contre l'homophobie" à l'école participe du même processus. Comment peut-on s'y opposer sans passer pour un affreux réac homophobe ?"
Ecrit par : Vignon

"Eh bien Sylvie , si j’accordais autant d’importance que cela au caractère « français » cela serait raciste ."
Uncertain, vous confondez tout et n'importe quoi. Entre "Français"et "racisme", vous m'expliquerez le rapport. Ou alors vous n'imaginez pas quelqu'un d'une "race" différente (concept bête, idéologiquement nauséabond et philosophiquement sans fondement) appartenir au peuple français.

"Mon cher Jerémy, j'imaginais ce que pouvais donner un cours bien manichéen de catéchisme moral, comme il s'en pratique tous les jours dans les collèges de France et de Navarre."
Manu, quand vous aurez compris que dans les collèges de France et de Navarre, IL N'Y A PAS de catéchisme moral au sujet de l'homophobie, et qu'au contraire on n'en parle même pas (voir les problèmes de SOS Homophobie qui ne peut mettre le pied dans aucun collège, alors qu'elle peut commencer à aller au lycée), vous aurez alors la réponse à votre question. La campagne de Darcos est un début, inutile en soi, mais prometteur pour l'avenir.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Un lieu de vie dans toute sa splendeur où les élèves sont heureux de venir puisqu'ils y font tout sauf travailler. Mais le lycée a du succès et il est riche : les élèves s'y bousculent !"

Ecrit par : vignon | 29 juin 2008

Dire que les jeunes américains font au lycée tout sauf travailler n'est pas tout à fait exact, en tout cas pour les filles. Puisqu'une mère sur dix est dans ce pays encore lycéenne. Et que dans le lycée de Gloucester, autre exemple, des lycéennes ont pactisé pour travailler ensemble sur la table de couches.

Écrit par : marigot | 29 juin 2008

"Vous voulez réellement lutter contre l'homophobie, Jérémy ? Laissez donc le professeur de Français s'en charger à travers l'étude des oeuvres et celui de SVT à travers l'éducation sexuelle, le tout avec un horaire suffisant ! Le reste, c'est de la foutaise pure et simple."
C'est sûr, ça règlera les injures dans la cour. Les gamins ne crieront plus "sale pédé" à tout bout de champ, puisqu'ils auront étudié un poème de Verlaine, un extrait de La ville dont le Prince est un enfant, et étudié le système génital en SVT. Vous vivez dans quel monde, vous ?

"En attendant, si vous voulez à titre personnel aller manifester sur des chars à la con à faire palir n'importe quel carnaval et une sono qui fait boum- boum, ne vous en privez pas, ça vous rappellera la fête foraine ou les manifs du Snes, au choix."
Ce n'est pas la peine de parler de mes "vitupérations" pour vous permettre ensuite une sortie "à la con à faire pâlir n'importe quel" polémiste de bas étage. Si vous pensez que je suis allé à titre personnel à la Gay Pride, bien vous en fasse, mais il me semblait que les questions que l'on se posait à l'instant étaient autrement plus importantes que ce que je faisais de mon samedi aprem quand je suis à Paris.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Sans doute est-ce un réel problème en collège et en lycée. Mais j'ai très peur de ce que l'on va en faire.

Excusez-moi pour la comparaison (il est vrai que cela n'a rien à voir), mais regardons ce qui se passe avec la "pollution". Depuis vingt ans au moins, on "gonfle" les gamins de maternelle et d'élémentaire avec la "pollution". Il ne se passe pas une année de leur scolarité sans que leurs maîtres ne les emmènent nettoyer un coin de nature, visiter la station d'épuration ou le centre de tri des déchets ménagers, ils fabriquent des trucs et des machins avec des déchets, remplissent des fiches, établissent des "chartes de bonne conduite"...
Au bout du compte, lorsqu'on demande à des CM ce qu'ils entendent par "pollution", ils vous parlent presque toujours des "papiers par terre", de temps en temps de l'eau sale ou des arbres coupés, en revanche, les garçons sont toujours en extase devant les quads, les gros 4x4 et les motos puissantes et ne voient en aucune manière quel lien cela peut avoir avec leur éducation à la citoyenneté.
Par politesse, ils vous diront "Ramasser les papiers, cest bieeeeen ! Laisser la lumière allumée, c'est paaaas bieeeeen." Et ils continueront à vivre en dehors de l'école comme leurs parents vivent.

Pour résoudre le problème de l'homophobie au collège ou au lycée, on va faire des cours, des interventions de médecins, d'infirmières scolaires ou de membres d'associations, les "gentils" répondront bien comme il faut à la dame ou au monsieur, les "moins gentils" ricaneront sous cape, les "carrément méchants" foutront le boxon et hurleront de rire, c'est du moins ce qui s'était passé lorsque mon fils, alors en 5°, avait eu une intervention sur les MST avec distribution de préservatifs, il avait 11 ans et demi !

Je pense qu'il vaudrait bien mieux développer l'enseignement de ce que l'on appelait autrefois les Humanités. On pourrait alors espérer que les grosses vannes graisseuses de papa et tonton au repas de mariage de la cousine Vanessa, les gestes déplacés du copain Kévin ou les agressions des "mecs de la bande des bâtiments bleus" auraient moins d'impact chez eux.

Écrit par : catmano | 29 juin 2008

Tiens, s'il y a des gens bien renseignés ici, s'ils pouvaient savoir qui a conseillé Darcos pour que l'on aboutisse à cette campagne contre l'homophobie, ça m'intéresserait grandement.

Je ne crois pas que ce soit Gaylib : ils sont occupés à batailler au sujet du statut du beau parent et de l'Union Civile.

Je ne pense pas que ce soient ni Nembrini ni Sherringham, dont ce ne sont pas les domaines d'action.

Est-ce Dominique Versini elle-même, qui en a parlé à Darcos ? Elle l'a rencontré peu après le rapport qu'elle a commandé sur le suicide des jeunes, et Darcos cite fréquemment ce rapport.

Si c'est le cas, Dominique Versini bénéficie, elle au moins, de renseignements fiables. Je penche pour cette solution.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Catmano, je suis tout à fait d'accord avec vous sur la portée de cette opération. J'ai, moi aussi, "très peur de ce que l'on va faire".

L'exemple de la pollution (mais vous n'êtes pas au goût du jour, on doit dire "l'éducation au développement durable"), est bien choisi puisqu'effectivement, on fait des imbécillités pédagogos sans nom au titre de la lutte pour l'environnement.

Ce que je reconnais de positif dans cette campagne, c'est que le sujet de l'homosexualité est abordé PUBLIQUEMENT par le Minsitère de l'Education nationale. Vous ne vous rendez pas compte du poids symbolique que comporte l'acte de Darcos : un ministre de l'Education nationale, UMP de surcroît, vient de dire qu'IL FAUT lutter contre l'homophobie. On en attendait même pas autant de Royal, et Jack Lang lui-même n'avait fait qu'une misérable et lâche circulaire inutile, qui noyait franchement le poisson.

Evidemment, cette campagne n'est qu'une campagne, et je pense que ses résultats en seront quasi-nuls. Mais quel progrès par rapport à dix-vingt ans en arrière, où les professeurs eux-mêmes pouvaient mépriser les homos sans que personne n'y trouvât rien à redire (au contraire, c'était le bon sens-même). C'est cette évolution qui est positive, pas la campagne en soi.

Et je rassure tout le monde ici, la campagne contre l'homophobie, au moins, ne prendra pas une minute sur le temps scolaire si précieux des enfants et ados. Les trois points mentionnés par Darcos (officiellement ET dans la presse) en sont :
- la publicité pour un numéro de tph qui existe déjà
- la mise en place d'une brochure à lire chez soi
- l'inscription de la lutte contre l'homophobie parmi les innombrables objectifs de l'Education nationale.

Je ne suis pas dupe : tout cela est dérisoire, s'apparente à du trompe-l'oeil, mais le capital symbolique de cette action est quasi-révolutionnaire dans le monde de l'Education, le plus homophobe après l'armée, et juste avant l'entreprise.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Jérémy , je renonce à m’expliquer car vous déformez systématiquement mes propos.

Extrait d’un cours d’agrégation :

« L'Étranger, pour faire comprendre son erreur à Socrate, va alors prendre un exemple tout à fait significatif : celui, précisément, du genre humain. Il s'agit de répéter la leçon : on ne peut arbitrairement couper un genre en deux parties, il faut veiller à ce que ces deux parties soient authentiquement des espèces. Méconnaître cette règle et diviser le genre des vivants en hommes et bêtes, c'est faire
La même [erreur] que si, voulant diviser en deux le genre humain (anthrôpinon genos), on faisait le partage comme le font la plupart des gens par ici, lorsque, prenant d'abord à part le genre Hellène comme une unité distincte de tout le reste, ils mettent en bloc toutes les autres races (genesin), alors qu'elles sont une infinité qui ne se mêlent ni ne s'entendent entre elles, et, parce qu'ils les qualifient du nom unique de Barbares, s'imaginent que, à les appeler ainsi d'un seul nom, ils en ont fait un seul genre. (Politique, 262d).
C'est là l'erreur de la grue : ceux qui commettent cette erreur de découpage, opposant les Hellènes (partie mais pas genre) aux Barbares (partie et genre, puisqu'on peut à nouveau diviser les Barbares en différents peuples, ce qui n'est pas vrai des Hellènes), sont toujours des Hellènes. Cette erreur de subjectivité n'est pas neutre : elle vise à « se glorifier soi-même », et elle vise cela du point de vue d'une division des générations. La traduction de genesis par race ne doit en effet pas masquer le coeur du problème : le genre humain doit pouvoir se diviser en différentes espèces qui sont elles-mêmes des « générations » (plutôt que des races).
Troisième leçon du Politique : l'humanité prise comme genre humain n'est pas seulement une catégorie logique, mais aussi un composé de générations concrètes, c'est-à-dire une catégorie biologique. »
Remplacer Héllènes par Français et ça sera à peu près ça.

Maintenant, faites ce que vous voulez, dites que je suis un imbécile, que ces propos n’ont aucun sens , que c’est n’importe quoi

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

mais vous n'êtes pas au goût du jour, on doit dire "l'éducation au développement durable"

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Je sais, je l'ai fait exprès.
Remarquez, c'est bien, avant ils nous disaient :"C'est pas bien pasque ça pollue." et maintenant ils vont dire :"Ce n'est pas une attitude citoyenne, cela nuit au développement durable."
A moins qu'ils fassent comme les collègues qui écrivent sur les forums : "Ça y est, j'ai bouclé l'EDD, avez-vous une bonne idée de projet ?"

Écrit par : catmano | 29 juin 2008

Le chiffre de suicide et tentative de suicide des jeunes homos atteint des proportions qui frôlent la non-asistance à personne en danger. Et c'est la première fois que l'Institution ne s'en fout pas ouvertement.

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008

J'ai encore très vif et douloureux le souvenir du suicide de mon ami et collègue Bernard Hans victime directe d'une telle campagne de dénonciation à l'époque, de la pédophilie à l'école.
Cette campagne n'a pas été qu'une déclaration d'intention. Ma fille cadette alors enfant de 4 ans a reçu avec ses petits camarades un cours d'instruction sur la manière de repérer les papas ou les maîtres pervers.
Franchement est-ce le rôle de l'Etat, garant de l'identité des sujets de s'en prendre aussi tôt aux enfants pour délivrer de tels messages et enseigner de tels savoirs?

Toute cette génération d'enfants à qui l'on a appris en vérité à ne pas faire confiance aux adultes, à ne pas croire ce qu'ils disent est aujourd'hui au collège. Et tous les professeurs de se plaindre qu'ils ne s'intéressent à rien, qu'ils sont indifférents, narcissiques, élèves tyranniques etc. On obtient ce qu'on a récolté avec cette toute bonne conscience dégoulinante de dame patronnesse.

Je le dis comme je le pense, il ne revient pas à l'école et donc au professeur que je suis de traiter ce genre de questions sauf à jeter de l'huile sur le feu.

Écrit par : buntovchik | 29 juin 2008

« "Eh bien Sylvie , si j’accordais autant d’importance que cela au caractère « français » cela serait raciste ."
Uncertain, vous confondez tout et n'importe quoi. Entre "Français"et "racisme", vous m'expliquerez le rapport. Ou alors vous n'imaginez pas quelqu'un d'une "race" différente (concept bête, idéologiquement nauséabond et philosophiquement sans fondement) appartenir au peuple français. »

cela ne serait pas « raciste » mais « orgueilleux » car cela en ferait un absolu.

Est-ce mieux ?

Ps : je vous renvoie au message précédent avec sa citation.

PPS : oui, je sais, mon message est un tissu d’âneries

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

rappel:

"C'est là l'erreur de la grue : ceux qui commettent cette erreur de découpage, opposant les Hellènes (partie mais pas genre) aux Barbares (partie et genre, puisqu'on peut à nouveau diviser les Barbares en différents peuples, ce qui n'est pas vrai des Hellènes), sont toujours des Hellènes. Cette erreur de subjectivité n'est pas neutre : elle vise à « se glorifier soi-même », et elle vise cela du point de vue d'une division des générations. La traduction de genesis par race ne doit en effet pas masquer le coeur du problème : le genre humain doit pouvoir se diviser en différentes espèces qui sont elles-mêmes des « générations »

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Donc je suis homme avant d’être français car sans cela je retombe dans l’erreur ancienne qui divise le monde en deux catégories : Grecs et barbares.

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

" D'ailleurs, dans la même veine, je propose qu'il soit interdit d'entrer en cours avec une alcoolémie détectable et que les gosses soufflent dans un éthylomètre matin, midi et soir de la quatrième à la terminale.

Ecrit par : dobolino | 28 juin 2008 "

Et pour les profs à la sortie de la cantine???

Ecrit par : Hervé | 28 juin 2008

Les profs, je crois bien que je m'en fous... Inutile de me dire que c'est réciproque, je l'avais remarqué seule et c'est bien la raison pour laquelle je m'en fous car ce n'était pas vraiment le cas auparavant.
Quant à augmenter son pouvoir d'achat, c'est très facile: l'égoïsme ambiant, ici et ailleurs, est venu à bout de ma générosité maladive. J'ai licencié mon employée et fortement augmenté mes tarifs. Plus d'hésitations non plus à transformer un abcès en "intervention chirurgicale" ou une vague morsure en anesthésie générale, drain, radio, collerette et hospitalisation.
Après ça, qu'on réduise le nombre de fonctionnaire, qu'on dérembourse les médocs des pauvres et qu'on acculture les gosses du peuple, dans ces conditions, que voulez-vous que j'en ai à battre?

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Non mais, uncertain, si vous êtes absolument persuadé que la distinction essentielle dans le monde c'est celle des sexes (apparemment même au-dessus de celle des règnes), et que vous tenez absolument à me faire un copié-collé du même cours d'agrégation et de la même oeuvre platonicienne dans chacun de vos messages, libre à vous.

Tenez, puisque mes messages à moi ne vous plaisent pas, vous relirez l'allusion que fait Robin, lui, à l'oeuvre de Platon. Ca vous changera un peu.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

"Donc je suis homme avant d’être français car sans cela je retombe dans l’erreur ancienne qui divise le monde en deux catégories : Grecs et barbares.
Ecrit par : uncertain | 29 juin 2008"

Homme ou être humain ? Apparemment, pour vous c'est la même chose, mais quand on mélange l'appartenance nationale et l'hypothétique notion de race, on ne doit plus être à ça près.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Je ne suis pas dupe : tout cela est dérisoire,

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Les non dupes errent...Raison plus pour que l'école transmette les repères, non pas en plaçant les enfants devant la tâche impossible de les trouver par eux-mêmes, mais en rétablissant les conditions de la confiance, du crédit dans la parole des maîtres.
On en prend le chemin inverse!

Écrit par : buntovchik | 29 juin 2008

Nouvelles de Chine. L'oncle "passé à tabac" et décédé est enseignant.

http://actualite.aol.fr/chine-emeutes-dans-un-village-apres/article/20080629040123193729452

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

« Non mais, uncertain, si vous êtes absolument persuadé que la distinction essentielle dans le monde c'est celle des sexes… »

est-il question de cela dans mes derniers messages ?

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

HOmme comme être humain

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

"J'ai encore très vif et douloureux le souvenir du suicide de mon ami et collègue Bernard Hans victime directe d'une telle campagne de dénonciation à l'époque, de la pédophilie à l'école."

Buntovchnik, cette campagne honteuse a justement fait un mal affreux aux homos, en asimilant tout et n'importe quoi.D'ailleurs Royal n'a jamais rien fait envers Bernard Hans pour réparer les horreurs qui ont été dites, directement à cause d'elle, sur Bernanrd Hans, qui a été la victime d'un système verrouillé et de la bêtise humaine.

La campagne préente ne se situe pas du tout sur le même plan. Il n'y a plus de coupable à chercher ou à expulser de l'Education, il s'agit simplement de rétablir une certaine forme de respect commun et mutuel, que pendant longtemps on n'a pas cru nécessaire d'accorder aux homos.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

"Raison de plus pour que l'école transmette les repères, non pas en plaçant les enfants devant la tâche impossible de les trouver par eux-mêmes, mais en rétablissant les conditions de la confiance, du crédit dans la parole des maîtres."

Je ne serais pas là si je ne le pensais pas.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

En matière d'éducation au développement durable, j'ai aidé mon fils à préparer l'épreuve d'enseignement scientifique du bac L. Le sujet centrale nucléaire est très prisé. Les questions portant sur leurs avantages et leur mode de fonctionnement sont nombreuses et cumulent 4 à 5 points sur 20. On note, en fin de "problème", une question à 1/2 point concédée au lobby écolo et tournée ainsi: " Le recours à l'énergie nucléaire présente certains inconvénients: en citer un."
.../...

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Et je pense que votre grossièreté, votre dédain à l'égard de ceux qui ne sont pas du sérail est le signe que vous êtes, comme disait Giono, morts depuis longtemps mais que vous l'ignorez encore.
Il est évident que nous n'avons aucune raison d'écouter, a fortiori de soutenir les revendications des morts...

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Bon, mon cher Jérémy, nous ne sommes pas d'accord, dont acte, et je constate aussi au passage qu'un certain nombre d'intervenants vont plutôt dans mon sens. Entendu, ça ne prouve rien, ni dans un sens ni dans l'autre.

Pou répondre à votre question, je vis dans le même monde que vous si vous enseignez (je crois que c'est le cas) et non, je n'ai pas constaté que l'homophobie était le problème n°1 de l'école. Comme je vous l'ai dit, le problème n°1 de l'école et de nos élèves, c'est l'ignorance.

Tout le reste en découle et c'est là, à mon sens, où vous confondez causes et conséquences. Maintenant, effectivement, je peux me tromper, ça n'est pas exclu.

Je laisse la parole à Buntovchik pour le mot de la fin :

"Je le dis comme je le pense, il ne revient pas à l'école et donc au professeur que je suis de traiter ce genre de questions sauf à jeter de l'huile sur le feu."

Ecrit par : buntovchik | 29 juin 2008

Écrit par : Manu | 29 juin 2008

" D'ailleurs, dans la même veine, je propose qu'il soit interdit d'entrer en cours avec une alcoolémie détectable et que les gosses soufflent dans un éthylomètre matin, midi et soir de la quatrième à la terminale.

Ecrit par : dobolino | 28 juin 2008 "

Dans l'avant dernier établissement où j'ai exercé j'ai eu un élève qui est arrivé complètement saoûl en cours et qui m'a demandé s'il pouvait faire le cours à ma place.

Je lui ai répondu qu'étant donné l'état dans lequel il était, cela me paraissait problématique.

Il est allé s'assoir, sans le prendre mal, et il s'est écroulé à côté de sa chaise !

Le principal qui ne se déplaçait que dans des cas exceptionnels a dû trouver que celui-là l'était, mais j'ai senti qu'il m'en voulait (comme si c'était de ma faute) de l'avoir dérangé dans son "sommeil éducatif".

J'avais vainement cherché à attirer l'attention sur le cas de cet élève qui était en quatrième et qui entraînait son jeune frère de cinquième à boire du pastis et à fumer du hasch.

"Le grand jeu" pour parler comme Daumal consistant à monter ensuite sur une mobilette trafiquée pour faire n'importe quoi. ("boire, fumer ET conduire, il faut choisir !")

Scène de la vie ordinaire dans un collège ordinaire... Petit collège soi-disant "tranquille" à la campagne (comme chacun sait, il n'y aucun problème en France en dehors du 93), dont j'ai appris incidemment qu'il allait faire l'objet d'un audit, tant les "incidents" plus ou moins étouffés s'y étaient multipliés, sans "réveiller" le principal.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Bah si, Manu, ça prouve des choses. Et nous sommes d'accord, puisque vous dites que "le problème n°1 de l'école et de nos élèves, c'est l'ignorance", ce qui est bien évident, et ce dont je suis bien d'accord.

Mais il se trouve que l'homophobie est le problème n°1 d'un bon nombre de personnes, et que, en l'occurence le ministre UMP de l'Education fait semblant d'agir dans le bon sens. Il ne s'agit donc pas de faire de l'homophobie le thème d'une séquence ou d'un projet pédagogique, mais de remarquer que, enfin !, l'école reconnaît avoir favorisé de l'homophobie, avoir fermé les yeux sur un phénomène grave, même s'il ne s'adresse qu'à une minorité, et qu'elle se propose d'y remédier, ou du moins de faire semblant d'y remédier - pour moi, c'est un bon début.


Et dites , dobolino, comme je ne comprends pas à qui s'adresse le passage suivant, j'ose la question : c'est censé s'adresser à qq'un en particulier, à plusieurs personnes ou à tout le monde en général ?

"Et je pense que votre grossièreté, votre dédain à l'égard de ceux qui ne sont pas du sérail est le signe que vous êtes, comme disait Giono, morts depuis longtemps mais que vous l'ignorez encore. Il est évident que nous n'avons aucune raison d'écouter, a fortiori de soutenir les revendications des morts..."

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

"Nous sommes en Enfer et nous n'avons le choix que d'être damnées, que l'on tourmente ou que les diables , préposés à leur supplice" A. Caraco

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

« Je suis vivant parmi des hommes, qui le semblent, et dont je sais bien qu'ils sont morts, aussi morts que leurs dieux. »

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

j’suis en mode dépressif pour parler comme les élèves . Il faut que je remette la main sur mon volume de Cioran.

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Ah dans ces cas-là je vous conseille Inferno de Strinderg.

C'est paru en Collection "L'imaginaire" chez Galimard en 2001, c'est précédé de Coram Populo, et c'est extra-ordinaire. Si vous aimez Cioran, lisez-le vite.

C'est un vrai conseil d'ami (car nos débats sont ceux d'amis, en réalité des disputationes au sens cicéronien)

Bonne lecture :-)

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Mais il se trouve que l'homophobie est le problème n°1 d'un bon nombre de personnes,

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Alors c'est LÀ où, peut-être, je me trompe : c'est précisément ce que je n'ai absolument pas constaté personellement.

Tant que j'y suis, pour mon allusion aux chars et au carnaval de la gay-pride, ce n'est absolument pas vous que je visais, mon cher Jérémy (et d'une, je ne me le serais pas permis, et de deux, je ne vous connaît pas, donc 'l"argument" n'en n'est même pas un, et de trois, ce serait de toute façon complètement con). Ce que je visais, c'était le ridicule de ce genre de manifestation et son côté convenu à travers le masque de la tolérance.

Dans mon esprit, ce ridicule est comparable avec ce que l'on fait à l'école dans les régulières actions prêchi-prêcha (contre la drogue, le tabac, pour le "vivre-ensemble", les "élèves en difficultés", le développement durable, etc.) .

Bref, tout ce que le formatage idéologique bien-pensant a substitué à la transmission de connaissance.

Écrit par : Manu | 29 juin 2008

Les méthodes ‘pédagogiques’, Farida Belghoul et la remédiation

***
A) Les méthodes ‘pédagogiques’

Guy Morel dit : « Sans commentaires »

Alors je fais quelques commentaires car justement les faits et les théories présentées « brut de décoffrage » ont leurs défauts car

1) Il n’y a pas de faits hors de leurs interprétations

« Deux personnes se promènent dans la campagne à la recherche d'insectes ; l'une d'elles est un naturaliste ; il est myope ; l'autre a de bons yeux, mais ce ne sont pas des yeux d'entomologiste ; lequel pensez-vous qui trouvera le plus d'insectes dans l'herbe ou dans le feuillage? C'est le myope. Il les reconnaît si instantanément, qu'il paraît les deviner. L'observation doit donc toujours être éclairée par les prévisions de l'observateur ; l'idée de la forme et du fait possibles nous rend seule perceptibles la forme et le fait réels : il faut qu'une attente définie de l'esprit imprime aux sens une direction déterminée pour que leur activité soit fructueuse. On l'a très bien dit : le savant qui ne sait pas ce qu'il cherche ne comprend pas ce qu'il trouve ou plutôt ne trouve rien : trouver, c'est choisir, et choisir c'est discerner, c'est deviner ; pour tout dire, c'est déjà comprendre. »
Article ‘Observation’ du Dictionnaire pédagogique de Ferdinand Buisson

2) Et malheureusement( ?) , on ne peut juger d’une théorie en elle-même [ à part de son aspect logique : si quelqu’un veut discuter de Goedel et ses suites J ] , hors de son ( ses ) domaines d’application.

Donc je n’hésite pas à commenter « Farida Belghoul et la remédiation » sans faire allusion ni à Condorcet ni aux propositions du réseau « Créer son école » car la responsabilité centrale est bien du coté du pouvoir depuis une cinquantaine d’années. Commençons donc dans l’ordre.

***
B) Farida Belghoul et la remédiation

Farida Belghoul :

[De mon projet : du dispositif R.E.I.D. C'est un dispositif de remédiation éducative très concret. Il y a deux ans, j'ai pris la décision de déscolariser mes propres enfants et j'ai opté pour «l’école à la maison» : j'ai voulu reprendre moi-même avec chacun d’eux les bases fondamentales de la langue française et des mathématiques.]

Déclaration qui serait tout à fait compréhensible de la part du pékin moyen qui constate que, globalement, l’on n’enseigne rien dans toutes les écoles proches de son domicile. Et, donc, il déscolarise ses enfants.

Si un autre pékin moyen constate également que les écoles publiques ou sous-contrat du coin n'enseignent plus rien, on peut très bien comprendre qu'il mette son enfant dans une école hors contrat.

J'ai d'autant moins de difficultés à comprendre cette position du citoyen lambda que je suis en contact avec des homeschoolers depuis les années 95 et que le premier site qui a accepté de publier mes textes était celui d’un homeschooler canadien.

MAIS LÀ NOUS SOMMES DANS UNE SITUATION COMPLETEMENT DIFFÉRENTE : il ne s’agit pas du pékin moyen qui n’a aucun pouvoir, qui ne peut que subir et s’adapter tant bien que mal. Il s'agit d'un ministre en chargé de questions éducatives et dont, de toutes les façons, la position est solidaire de celle du ministre de l'éducation Nationale.

Il s’agit donc de quelqu’un qui, a priori , peut agir sur l’école avec son collègue ministre de l’E.N. et dont la parole, contrairement à la position du citoyen de base, n’est pas sans effet dans la perception générale que la société a de l’école.

Dans ces conditions lorsqu’un ministre du gouvernement

1) annonce qu’il déscolarise ses enfants, il envoie un ‘signe très fort’, comme le disent les conseillers en communication qui préparent toutes ses déclarations y compris les plus apparemment naïves, pour
i)signifier que l’école publique est foutue et qu’il ne croit absolument pas que l’échec scolaire ne touche que 15% des élèves et que, dans un délai bref, le système scolaire sera capable de diviser par trois l’échec scolaire. En ce cas, c'est-à-dire si l’échec scolaire n’est que de 15% et va être rapidement divisé par trois , pourquoi présente-t-il la déscolarisation comme un phénomène positif et pourquoi déscolariserait- il ses enfants ? .
ii)signifier que l’on va continuer la destruction de l’école en maintenant mettant en avant le homeschooling et bientôt les écoles hors-contrat ( bien que le homeschooling et les écoles hors contrat* soient pas du goût de tout le monde, et pour des raisons qui peuvent être antagoniques, dans les différents partis politiques et groupes de pression)

2) annonce, comme touts les ministères précédents, des ‘mesures de remédiation’ [ … dispositif R.E.I.D. C'est un dispositif de remédiation éducative très concret**.] sans annoncer EXPLICITEMENT que l’objection central est la reconstructions de l’école publique et que les mesures de remédiation sont transitoires et à durées de vie fixées au moment où on les prend. S’il ne le fait pas on sait d’avance que les mesures dites de remédiation ont au mimum pour fonction de servir d’écran positif pour cacher la dégradation de l’école . Elles peuvent avoir aussi pour fonction de dégrader l’enseignement de l’école publique puisque , si ça ne v pas, il suffira ensuite de remédier …..

Lire Michel Delord, février 2002, De l’enseignement à la remédiation,
http://michel.delord.free.fr/remed.html

Je n’ai pas traité ici le problème de manière historique, c’est pour une autre fois : Quelle est la responsabilité historique *** de ceux qui prônent maintenant le homeschooling et bientôt les écoles hors-contrat dans la dégradation de l’école publique ? Question d’autant plus pertinente que c’est la dégradation de l’école publique qui permet de justifier maintenant de manière généralisée le recours au homeschooling et aux écoles hors-contrat. Si c’était les mêmes ?
Ce texte n’engage pas le GRIP
Michel Delord


* par exemple les écoles catholiques sous contrat n’aiment pas du tout les écoles catholiques hors-contrat car elles partagent le même marché.

** Mon inquiétude est d’autant plus grande si non seulement on annonce un dispositif de remédiation mais on ajoute ensuite qu’il est « concret », et pas « abstrait » comme une refonte générale de l’école primaire. Mon inquiétude augmente encore d’un cran lorsque les mesures présentées ne se content pas d’être des « mesures de remédiation concrètes » mais si elles prétendent en plus avoir des effets immédiatement visibles, de préférence avant les prochaines élections , : et là, on sait bien que l’on est très loin d’une refondation de l’école ( un truc de gauchiste qui ne veut pas ‘Tout tout de suite’ et dont les effets sont à long terme) : la remédiation est la drogue démocratique et grand public, à effet immédiat et concret, qui permet de ne pas le voir la dégradation de l’école.

*** Répétons-le : je parle des appareils politiques et des décideurs : je ne parle pas, une fois de plus, des lampistes.

Écrit par : MichelDelord | 29 juin 2008

Merci pour le conseil Jérémy.

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Et dites , dobolino, comme je ne comprends pas à qui s'adresse le passage suivant, j'ose la question : c'est censé s'adresser à qq'un en particulier, à plusieurs personnes ou à tout le monde en général ?

"Et je pense que votre grossièreté, votre dédain à l'égard de ceux qui ne sont pas du sérail est le signe que vous êtes, comme disait Giono, morts depuis longtemps mais que vous l'ignorez encore. Il est évident que nous n'avons aucune raison d'écouter, a fortiori de soutenir les revendications des morts..."

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008
Ça ne s'adresse à personne en particulier, c'est-à-dire à aucun individu individuel, à aucune personnalité mais à un groupe social ici présent qui sévit depuis qu'ont été annoncées puis mises en œuvre les coupes sombres. C'est un peu compliqué d'expliquer mon ressenti de personne extérieure à la fonction publique mais vous vous êtes, semble-t-il, frileusement repliés sur vous-mêmes, comme si vous étiez déjà morts et vous rappeliez vos bons vieux souvenirs de vivants de l'ancien temps en vous congratulant les uns les autres. C'est triste et nous autres, citoyens extérieurs, nous nous sentons exclus et rejetés dans l'égoïsme, le "travailler plus pour gagner plus". Vous voyez ce que je veux dire ou vous êtes déjà tellement morts que mes propos restent en lisière sans pénétrer votre Tombeau d'infantes défuntes?

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Tiens, une référence moins littéraire « je suis vivant et vous êtes morts »

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Quand il s'agissait d'un grand corps malade, on avait envie de trouver des remèdes. A présent, c'est un grand corps mort. Enfin, pour moi... Je me recentre sur l'essentiel immédiat soit trouver les financements et les relations à même d'instruire convenablement mes enfants et de les placer sur l'échiquier, en tout égocentrisme, dans le genre sauve-qui-peut. Et c'est ici que pour moi le voile de l'idéalisme s'est, devant mes yeux, déchiré, et le dernier post de Michelm Delord ne vient que confirmer.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Tiens, une référence moins littéraire « je suis vivant et vous êtes morts »

Ecrit par : uncertain | 29 juin 2008

Oui, si vous=fonction publique au sens noble.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

C'est triste et nous autres, citoyens extérieurs, nous nous sentons exclus et rejetés dans l'égoïsme, le "travailler plus pour gagner plus".

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

C'est plutôt le contraire. Ce sont les enseignants qui se sentent de plus en plus exclus et rejetés par des consommateurs d'école qui ne les respectent plus, les traitent de fainéants et leur tapent dessus à tout propos et hors de propos.

Rejetés dans l'égoïsme ? Ce ne sont pas les profs - graine de gauchistes s'il en est - qui ont créé la civilisation du chacun pour sa gueule : ils en sont les premières victimes.

Travailler plus pour gagner plus ? On aimerait bien. Mais nos heures supplémentaires étant à 50 % (contre 125 % dans le privé), il nous faut faire 10 heures supplémentaires pour gagner l'équivalent de 5 heures (contre 4 dans le privé). Et par un artifice comptable, on "oublie" toujours de payer les heures supplémentaires effectuées en septembre.

Et si les profs semblent repliés sur eux-mêmes, c'est normal. Quand on est attaqués, on fait le cercle.

Écrit par : vignon | 29 juin 2008

J'ai pris pour moi le dernier post de dobolino et, au risque d'étonner, je pense qu'elle a raison.

Je pense que chacun a cru consciemment ou inconsciemment "tirer son épingle du jeu" (c'est ça, la stratégie-Sarkozy) et nous voilà Gros Jean comme devant (enfin moi) avec mes trois heures sup en partie non payées (travailler pluspour gagner moins) et mes deux heures et demi de trajet à 57 balais et des poussières.

Le collègue de français m'a dit que ma situation était directement liée à la politique de suppression de postes.

Et dire que j'ai joué a prudence au lieu de partir comme j'en avais la possibilité.

Donc exact, la routine et l'égoïsme du monde enseignant est bien réel, et je me mets dans le lot.

Ceci dit, il est possible que je me revéille sérieusement sur le plan politique comme en 68 et en 80 (association France-Pologne, défense de la liberté d'enseignement).

Mais cette fois-ci sur des positions différentes, d'autres combats.

Et ça peut faire très mal...Comme me disait un copain à l'époque : "Des gens comme toi, on préfère les avoir avec nous !"

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

A guy morel :

Ne parvenant pas à vous joindre par téléphone, je vous ai laissé mail.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Donc exact, la routine et l'égoïsme du monde enseignant est bien réel

Ecrit par : Robin | 29 juin 2008

Soit. Objection retenue. Mais est-ce que ça ne reflète pas plutôt la fracture grandissante entre ceux qui ont encore la foi et ceux sont là juste pour la gamelle ? entre ceux qui veulent instruire et les missionnaires opportunistes et carriéristes du pédagogisme ?

Écrit par : vignon | 29 juin 2008

Pardon si je m'immisce, mais pour ce qui concerne le premier ordre de grandeur des raisons qui poussent Mme Farida Belghoul à déscolariser ses enfants, il est absolument nécessaire de considérer les deux premières minutes et les quinze secondes suivantes du reportage suivant :
http://www.vimeo.com/1019736

Je crois que le chapeau de l'entrefilet pourrait s'écrire : "Rapport d'incidents".

Pour ce que je pense du détournement de la séparation filles-garçons de la note Brighellienne, je crois qu'il est très difficile, dans les établissements scolaires, de ne pas amalgamer lutte contre l'homophobie et sollicitude "particulière" à l"endroit des homosexuels.
L'une étant une évidence, l'autre beaucoup moins en raison du fragile équilibre à observer entre indifférence cruelle et sollicitude appuyée, tout aussi pénible.

Écrit par : Steppenwolf | 29 juin 2008

"I am alive and You are dead"

Philip K. Dick, Ubik

The Book (pour ados)

Écrit par : Steppenwolf | 29 juin 2008

bien vu

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Soit. Objection retenue. Mais est-ce que ça ne reflète pas plutôt la fracture grandissante entre ceux qui ont encore la foi et ceux sont là juste pour la gamelle ? entre ceux qui veulent instruire et les missionnaires opportunistes et carriéristes du pédagogisme ?

Ecrit par : vignon | 29 juin 2008

Oui, encore qu'il serait juste que la "foi" soit mieux récompensée ; je pensais aussi à tous ceux qui font le dos rond et qui ne disent jamais rien ou qui s'arrangent toujours pour être du bon côté, d'une manière et d'une autre, en se disant ou en souhaitant que ça n'arrive qu'aux autres.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

« Oui, encore qu'il serait juste que la "foi" soit mieux récompensée » notre royaume n’est pas de ce monde

Mais enfin, honnêtement, vous en croisez encore beaucoup qui ne sont pas là que pour la gamelle ?

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

pour rire un peu (même si ce n'est pas le but premier de la vidéo)
http://www.dailymotion.com/relevance/search/roland%2Bbarthes/video/x26k54_tombeau-pour-roland-barthes_creation

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Avec toutes excuses à Farida Belghoul pour l'avoir faite passer pour un ministre.
Parce qu'il y aura bien un jour - et je l'attendais tellement que je croyais qu'il était arrivé - où des courants politiques responsables - pas des lampistes - , après avoir pris sur de longues années des mesures qui détruisent l'instruction publique vont venir nous dire : vous voyez bien que les systèmes jacobins et centralisés ne valent rien. Il faut mettre vos enfants à l'école à la maison ou construire un réseau d'écoles privées.
Encore avec toutes mes excuses
Michel Delord

Écrit par : MichelDelord | 29 juin 2008

Ça me rappelle les propositions de campagne…Je suis loin de la retraite et je me demande si je pourrai exercer jusqu’au bout

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Et si les profs semblent repliés sur eux-mêmes, c'est normal. Quand on est attaqués, on fait le cercle.

Ecrit par : vignon | 29 juin 2008
Et quand on fait le cercle, on tourne le dos à l'extérieur. Vous faites quoi, vous jouez à la chandelle?
Enfin, bon, ce n'était pas ce que je voulais dire mais la fonction publique répond: "parle à mon cul, ma tête est malade!".

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Heureusement j’entrevois une solution : écrire un bouquin de dialogues avec beaucoup de blanc(plus vite fait) sur ce qui se passe dans mon établissement , en faire une adaptation ciné et obtenir une mise en disponibilité

Merde …c’est déjà fait !

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

J'ai pris pour moi le dernier post de dobolino et, au risque d'étonner, je pense qu'elle a raison.

.../...

Donc exact, la routine et l'égoïsme du monde enseignant est bien réel, et je me mets dans le lot.


Ecrit par : Robin | 29 juin 2008

Sauf que ce n'est pas vraiment ce que je voulais dire et même pas du tout.
En fait, j'ai pris pour un mouvement de renouveau ce qui ne peut être que des convulsions pré-agoniques. Je déplore mon manque de lucidité. En fait, votre combat est has been. Même en exterminant les mercières et les architectes paysagistes, ça ne suffira pas.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Tenez, "un petit quelque chose" pour élérgir notre horizon...
Il y a une vie en dehors de l'école...
Et merci à l'école qui a instruit cet homme de la terre qui tient un blog passionnant....


"A la Croix de Roche,il me restait environ 1,70 ha de terre inculte. Je pensais y semer de l’avoine en mars, mais étant trop pris par les vêlages je n’ai pas pu le faire au moment propice.
Ensuite les gelées, puis le mauvais temps m’ont empêché d’emblaver.

A un moment j’avais pensé laisser cette parcelle en jachère, mais voyant le prix des céréales et de l’aliment du commerce, je me suis ravisé. Au 20 mai, en terre légère je n’avais guère d’autre solution que de semer du sarrasin.

C’est ce qu’on appelait le blé noir, dont on a fait du pain pendant longtemps. Dans les années d’après-guerre il s’en cultivait bien dans la région. Réduit en farine il entrait dans la nourriture des porcs et avait la particularité de les faire graisser un maximum. Il faut dire que lard et saindoux étaient recherchés. A cette époque la récolte en fin d’été était difficile.

Le grain n’est pas enfermé dans un épi et il se détache très facilement de la tige lorsqu’il est mur. Le sarrasin était coupé à la faux, les gerbes liées à la main et maniées avec précaution pour ne pas perdre de grain.

Aujourd’hui, avec la moissonneuse-batteuse on ne connaît plus ces problèmes.

Autre particularité de cette céréale, l’important couvert végétal qu’elle développe, étouffe les mauvaises herbes concurrentes et rend le sol propre après la récolte.
Un vrai désherbant biologique.

J’ai donc labouré, hersé, semé dans un décor de fleurs, de végétation en plein essor avec en toile de fond les collines du Morvan noyées dans la verdure. Avec le temps lourd et humide qui a suivi, 8 jours après le semis, je connaissais déjà les rangs.

Comme tous les ans, j’ai nettoyé les bâtiments. Cette année je l’ai fait plus tard. J’ai transporté le fumier accumulé durant l’hiver à Croix de Roche, dans un tas où il va pourrir. Il sera sur place pour l’épandre après la récolte. Les étables “entravées” ont été lavées à haute pression et particulièrement celle qui jouxte la maison.

Elle va sûrement servir de terrain de jeux à nos petits-enfants pendant les vacances d’été.

Dernièrement j’ai rencontré un problème inhabituel avec un veau.
Fin avril il avait pris mal au pied arrière gauche. Je l’ai soigné pour un mal blanc (panaris). Un antibiotique longue action (genre clamoxyl) est habituellement radical pour ce genre d’infection.
Un léger mieux a été suivi d’une rechute et son pied enflé le faisait vraiment souffrir. Le véto m’a fait essayer un autre antibio, des anti-inflammatoires; à chaque fois amélioration mais rechute, grosse infection et souffrance : dernier diagnostic, arthrite.
Il a donc fallu amputer l’onglon infecté et une partie du pied. Après anesthésie, le véto coupe à la scie-fil, chirurgie d’un autre temps, pas beau à voir.
Mais difficile de s’apitoyer, on a du faire bien pire en Chine ou en Thaïlande après les catastrophes.
Un bon pansement, et le veau s ‘appuyait le soir même sur l’onglon restant.

Cela fait bientôt 15 jours que l’opération à eu lieu et la cicatrisation progresse lentement. Pourvu qu’il s’en sorte car je pense que le montant des frais vétérinaires dépasse largement la valeur du veau.

A bientôt"

Journal d'une ferme en Bourgogne.

Écrit par : Maminou | 29 juin 2008

J'aurais tenté des cataplasmes à l'argile et Calendula TM. Pyrogenium 9CH une dose. Hepar sulfur? Enfin, faut voir le cas. Il est vrai que si l'éleveur bombarde aux antibios avant de consulter, faut pas nous demander de faire des miracles...

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

pour rire un peu (même si ce n'est pas le but premier de la vidéo)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/roland%2Bbarthes/video/x26k54_tombeau-pour-roland-barthes_creation

Ecrit par : uncertain | 29 juin 2008

Une petite précision pour mieux comprendre la vidéo :

Fauché par une camionnette (d'une entreprise de blanchissage) alors qu'il se rendait au Collège de France, le 25 février 1980, Barthes mourut des suites de cet accident le 26 mars suivant à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Les intellectuels se heurtent à la vaste indifférence des camionettes...Et du monde en général (ceci est valable pour les enseignants, qu'ils fassent ça uniquement "pour la soupe" ou non)

Que restera-t-il ? aurait peut-être dit Cioran. Les baisers que nous aurons volés au malheur. "Carpe diem !"

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Et quand on fait le cercle, on tourne le dos à l'extérieur. Vous faites quoi, vous jouez à la chandelle?
Enfin, bon, ce n'était pas ce que je voulais dire mais la fonction publique répond: "parle à mon cul, ma tête est malade!".

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Non, quand on fait le cercle, on fait face à l'extérieur. Revoyez vos vieux westerns...

La charge finale "parle à mon cul..." me paraît déplacée et insultante. Quand quelqu'un prend les pincettes nécessaires pour répondre à vos outrances, la courtoisie voudrait que vous fissiez de même.

Je me demande quel traumatisme vous avez subi à l'école pour débiter autant de venin...

Écrit par : vignon | 29 juin 2008

Une petite citation de R. Barthes :

« La littérature n’est plus soutenue par les classes riches (...) Qui soutient la littérature ? Vous, moi. C’est-à-dire des gens sans revenus. La littérature est soutenue par une clientèle de déclassés. Nous sommes des exilés sociaux et nous emportons la littérature dans nos maigres bagages. »

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Oui…je l’avais constaté avec amertume . La mort de Derrida/Blanchot/Gracq/ Robbe-Grillet/qui vous voulez fait moins de bruit que celle de Th. Gilardi.

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Je me souviens aussi des pages tantôt émues, tantôt cruelles de Sollers sur Barthes dans « Femmes ». Le narrateur y décrit d’ailleurs la mort de Barthes.

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Et pour renouer avec le fil , Sollers fait clairement allusion à l’homosexualité de Barthes mais sans en faire un tableau très reluisant.

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Pas très reluisant mais assez réussi d’un point de vue littéraire. Barthes en devient un second Charlus, vaguement pathétique.

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

- Ne jamais devenir propriétaire.
- Rester nomade et n'emporter, "dans ses maigres bagages" que la littérature.
- Ne se fixer nulle part.
- Ne pas croire pas aux promesses des hommes politiques.
- Avoir toujours un recueil de poésie dans sa poche.
- Etre fier(e) d'être traité de "rêveur".
- N'adhérer à aucun parti politique.
- Ne pas faire d'heures supplémentaires.
- Ne pas cherchez à travailler plus pour gagner plus.
- N'accepter aucune décoration.
- Acheter le moins "d'objets" possible.
- Aller respirer le parfum des tilleuls sur la promenade.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

"La mort de Derrida/Blanchot/Gracq/ Robbe-Grillet/qui vous voulez fait moins de bruit que celle de Th. Gilardi.

Ecrit par : uncertain | 29 juin 2008 "

N'est-ce pas normal voire souhaitable?
Que peut-on espérer de "commémorations" ou "d'hommages " sur TF1 ou un autre média assimilé?

Écrit par : Hervé | 29 juin 2008

Dobolino, très sincèrement, si "on" était là "pour la gamelle", je pense qu'"on" aurait choisi une autre voie...
Ceci-dit, c'est vrai qu'il n'y avait pas assez de monde pour gueuler, dans la rue, contre les suppressions de postes, ces derniers temps.
Et ce n'est pas ici qu'il y a eu beaucoup de prosélytisme en ce sens, (pour ne pas risquer de mettre Darcosy en porte à faux dans l'application des nouveaux programmes).

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juin 2008

Et pour renouer avec le fil , Sollers fait clairement allusion à l’homosexualité de Barthes mais sans en faire un tableau très reluisant.

Ecrit par : uncertain | 29 juin 2008

Roland Barthes n'était pas plus homosexuel qu'Henri de Montherlant, André Gide, Roger Peyrefite ou Gabriel Matzneff... et Philippe Sollers est un âne.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Sans oublier Julien Green !

(relire "Sodome et Gomorhe" de Proust pour comprendre les nuances entre les "espèces")

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

- Aller respirer le parfum des tilleuls sur la promenade.

Ecrit par : Robin | 29 juin 2008

Aller s'aménager un gour d'eau dans la rivière en attendant que le tilleul soit assez mûr pour le ramasser. Le ramasser sous label Ecocert pour le vendre 5 euros les cent grammes aux bobos qui croient que le tilleul traité existe. Ouarf!

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Ecouter les cigales. J'ai entendu les premières aujourd'hui.

Écrit par : catmano | 29 juin 2008

Et ne pas oublier de se repasser en boucle ceci:
http://fr.youtube.com/watch?v=EdM8PDu6VMg&feature=related

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Je me demande quel traumatisme vous avez subi à l'école pour débiter autant de venin...

Ecrit par : vignon | 29 juin 2008
Dé qué venin? Où il a vu du venin? Il est un peu basu, ce nouveau! Il a pas lu Cadichon?
Vignon, ça fait deux ans que je viens ici alors, je vous explique: aucun trauma scolaire, parcours sans faute, papa universitaire, moi y'en a être sœur à Catmano.
Je fais le bouffon, c'est tout.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Je fais le bouffon, c'est tout.

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

On s'y tromperait...

Écrit par : vignon | 29 juin 2008

Dobolino, très sincèrement, si "on" était là "pour la gamelle", je pense qu'"on" aurait choisi une autre voie...


Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juin 2008

? Vous avez lu ça, vous?????????????????????????
Ah! Parce que ce n'est absolument pas ce que j'ai voulu exprimer, j'étais à cent lieues d'attaques personnelles.
Relisez Robin qui a compris, me semble-t-il, le sens de mes propos.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

En fait, votre combat est has been. Même en exterminant les mercières et les architectes paysagistes, ça ne suffira pas.

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Pouvez-vous préciser votre pensée ? Pensez-vous que le combat soit perdu ou bien qu'il soit "mauvais" (mauvais combattants ? mauvais moyens ? mauvaise cause ? Vous fonderez votre argumentation sur des exemples judicieusement choisis. ;-)

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Je fais le bouffon, c'est tout.

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

On s'y tromperait...

Ecrit par : vignon | 29 juin 2008
Ce qui prouve que je suis un bon bouffon. N'ayant point vu mon bonnet à grelots, vous ne pouviez point le savoir.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Robin, je ne pense pas que le combat soit mauvais, je pense qu'il est hors réalité. J'aimerais qu'il ne le soit pas mais j'y suis impuissante. Promenez-vous sous les tilleuls, gagnez le maquis, lisez Proust et Green, pensez, il en restera quelque chose pour plus tard.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Et ça. Il faudrait une transposition pour la France

http://fr.youtube.com/watch?v=YEfcbBtypi4&NR=1

A propos du film de Visconti (extrait des Damnés, il me semble), deux remarques antagonistes, l'une de Vladimir Jankélévitch : "Il n'y a pas de mystère derrière la beauté" et l'autre d'Ernst Jünger, dans "Les falaises de marbre" : "profonde est la haine des coeurs abjets contre la beauté."

Visconti a bien saisi ce que le détournement avait de particulièrement sacrilège. Le diable en rit encore, comme dit Régine Desforges.

Si la haine des "coeurs abjects" est si "profonde", c'est que peut-être, justement, il y a un mystère.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

"Alors c'est LÀ où, peut-être, je me trompe : je n'ai absolument pas constaté personnellement que ''homophobie était le problème n°1 d'un bon nombre de personnes. Tant que j'y suis, pour mon allusion aux chars et au carnaval de la gay-pride, ce que je visais, c'était le ridicule de ce genre de manifestation et son côté convenu. Dans mon esprit, ce ridicule est comparable avec ce que l'on fait à l'école dans les régulières actions prêchi-prêcha."

Enfin, retirez vos oeillères ! Des jeunes homos qui tentent de se suicider à cause de leur homosexualité, des assoces qui accueillent des homos reniés par leurs familles, des gamins qui se font traiter de "sales pédés", évidemment ça ne fait pas l'ouverture du J.T. de T.F.1, mais c'est la réalité QUOTIDIENNE.

Quant à la Gay pride, vous apprendrez qu'elle commémore les émeutes de Stonewall. Comme vous ne savez ni à quoi ça correspond, ni surtout quelle fut la cause de ces émeutes, je vous laisse le soin de chercher sur wikipedia, ce doit être très bien expliqué.

Enfin, vous avez convenu avec moi qu'il n'existe pas de "préchi-précha" favorable aux homosexuels dans les établissements scolaires, bien au contraire. Il n'y a, dans l'Institution, aucune place pour l'homosexualité.

Écrit par : Jeremy | 29 juin 2008

par chez nous y a ça:

http://www.dailymotion.com/relevance/search/homophobie/video/x5jkuy_homophobie-le-refuge_news

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Ce mystère est individuel et non collectif. Vous serez d'accord avec moi si je vous dis que l'être humain est perfectible, sans parler d'en faire un être parfait, mais combien sommes-nous à le penser et rêver à défaut de pouvoir vouloir?
Il y a plus de six milliards d'êtres humains et ça ne s'arrêtera pas là. Leur notion de perfectibilité, c'est autre chose que celle de nous autres nantis.
D'où mon lien précédent qui voulait dire qu'il nous faudrait une dictature aux frontières closes pour assurer momentanément vos objectifs.
A présent, on est là:
http://fr.youtube.com/watch?v=rkRIbUT6u7Q&feature=related

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

le lien vers l'assoc'
http://www.le-refuge.org/

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Et ne pas oublier de se repasser en boucle ceci:
http://fr.youtube.com/watch?v=EdM8PDu6VMg&feature=related

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Moi aussi, ça me revient, avec le pic de mélancolie, et toujours au plus mauvais moment, que ce pays que j'aime tant, qui a accueilli mon grand-père maternel en 1905, après le pogrom de Kichinev, a aussi organisé la rafle du Vel' d'Hiv'. et que ça pourrait, sous une forme ou sous une autre, recommencer, malgré "l'éducation à la citoyennenté". Alors les "lendemains radieux, y compris pour l'éducation... Ai-je bien compris ?

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Quant à la querelle sur les homos, je préfère voir mes copines et copains vivre à l'air libre et tolérés, les exactions commises contre eux sanctionnées, dans le cadre de la mondialisation qu'avoir une bonne école de la République une et indivisible et propre sur elle. Faut choisir les gars!

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Tiens tout ça me rappelle les bouquins autobiographiques d’E.White où l’on suit l’évolution d’un homosexuel de l’adolescence à l’âge adulte, puis jusqu’à l’âge des désillusions.

Un lien vers WIKI pour ceux qui ne connaissent pas l’auteur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmund_White

de lui il y a aussi « la bibliothèque qui brûle ». Voilà longtemps que je ne l’ai pas relu mais il doit bien y avoir quelques trucs sur la culture gay

Écrit par : uncertain | 29 juin 2008

Les profs, je crois bien que je m'en fous... Inutile de me dire que c'est réciproque, je l'avais remarqué seule et c'est bien la raison pour laquelle je m'en fous car ce n'était pas vraiment le cas auparavant.
Quant à augmenter son pouvoir d'achat, c'est très facile: l'égoïsme ambiant, ici et ailleurs, est venu à bout de ma générosité maladive. J'ai licencié mon employée et fortement augmenté mes tarifs. Plus d'hésitations non plus à transformer un abcès en "intervention chirurgicale" ou une vague morsure en anesthésie générale, drain, radio, collerette et hospitalisation.
Après ça, qu'on réduise le nombre de fonctionnaire, qu'on dérembourse les médocs des pauvres et qu'on acculture les gosses du peuple, dans ces conditions, que voulez-vous que j'en ai à battre?

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Ca tombe bien comme on n'en a plus rien à faire des mômes qu'on nous refile. Mais on se demande bien pourquoi vous continuez à venir ici.

Écrit par : Novembre | 29 juin 2008

Sur le site contre l'homophobie, j'ai trouvé ce petit dessin animé :

http://www.dailymotion.com/related/9311578/video/xjiv9_sugar-baby-love_music

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Et je précise tout de suite : je ne demande pas à ce que l'Institution fasse une place à l'homosexualité, je demande à ce que homosexualité et hétérosexualité soient traitées de la même façon. Qu'on ne présente pas simplement, dans les fameux cours de SVT en 4eme qu'on a vantés plus haut, l'homosexualité comme le vecteur du Sida et l'hétérosexualité comme la norme ultime à atteindre et sans laquelle point de salut. Y a des homos, y a des hétéros, point. Ca devrait suffire, non ? Et si l'Institution avait un langage clair à ce propos, alors la campagne ridicule de Darcos, qui a cependant le mérite de ne pas coûter un centime, et, je le rappelle, de ne pas prendre une seconde sur le temps scolaire de ces chers petits, n'aurait même pas de raison d'être.

Pas dur à établir ni à reconnaître, merdre !

Quant à vous, Manu, puisque vous n'avez pas l'air de savoir que l'homophobie sévit encore, je vous renvoie entre autres à :

- http://www.liberation.fr/actualite/societe/275609.FR.php
- http://www.fdesouche.com/?p=3633#comment-161222
- http://www.soulrebels.org/dancehall/u_lyrics_mcdoom.htm
- http://www.dailymotion.com/video/x3evnr_meme-les-animaux-ne-font-pas-ca-che_events
- "OUI MAIS COMMENT REAGIR QUAND ON SAIT QUE DES PEDES ONT LA GARDE D ENFANTS?QUEL AVENIR POUR DES ENFANTS ELEVES PAR DES PERVERS QUI NE PENSENT QU A SE SODOMISER COMME DES CHIENS? DEJA LAISSONS LES ENFANTS AUX GENS NORMAUX"
- "N'empêche que le 19 au matin, il y aura encore des pédés et enc.. qui planteront des trains. Comme on devra aller à Paris et galérer."
- L'Association des familles Catholiques et deux parents d'élèves ont poursuivi le rectorat de Versailles devant le Tribunal administratif de Versailles pour obtenir le retrait de l’agrément donné par le rectorat à l'association SOS Homophobie, et elles ont exigé des dommages et intérêts.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Quant à la querelle sur les homos, je préfère voir mes copines et copains vivre à l'air libre et tolérés, les exactions commises contre eux sanctionnées, dans le cadre de la mondialisation qu'avoir une bonne école de la République une et indivisible et propre sur elle.
Ecrit par : dobolino

Dobolino, je vous aime.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

"Ce qui prouve que je suis un bon bouffon. N'ayant point vu mon bonnet à grelots, vous ne pouviez point le savoir."

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Je vois que Toto est un bon pédagogue; mais je ne savions point que "Léo et Léa" avait sorti un tome: "spécial bouffon"... Quels pédagogues, quand même!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juin 2008

Et merci à Jeremy pour son opiniâtreté!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 29 juin 2008

et que ça pourrait, sous une forme ou sous une autre, recommencer, malgré "l'éducation à la citoyenneté". Alors les "lendemains radieux, y compris pour l'éducation... Ai-je bien compris ?

Ecrit par : Robin | 29 juin 2008
Et que ça peut si on veut, en Irlande aussi bien qu'en France, avec éducation musclée et propre à la citoyenneté.
On ne peut avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crèmière, le tout gratuitement.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Après ça, qu'on réduise le nombre de fonctionnaire, qu'on dérembourse les médocs des pauvres et qu'on acculture les gosses du peuple, dans ces conditions, que voulez-vous que j'en ai à battre?

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Ca tombe bien comme on n'en a plus rien à faire des mômes qu'on nous refile. Mais on se demande bien pourquoi vous continuez à venir ici.

Ecrit par : Novembre | 29 juin 2008
Juste par cruauté! Je préfère les Enfants de Septembre.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Quant à la querelle sur les homos, je préfère voir mes copines et copains vivre à l'air libre et tolérés, les exactions commises contre eux sanctionnées, dans le cadre de la mondialisation qu'avoir une bonne école de la République une et indivisible et propre sur elle.
Ecrit par : dobolino

Dobolino, je vous aime.

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008
Vous n'êtes ni le premier ni la première mais je vous aime aussi. Venez voir le super gour que je me suis aménagé: on n'en a jusqu'au haut des cuisses, y'a des cascades et je suis d'humeur rieuse. Je ris au Wasserfall blond!

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Je suis d'accord avec vous Jérémy, sauf quand vous écrivez : "Il y a les homos et il y a les hétéros. Point.

Je ne crois pas que les choses soient aussi simples.

Proust a montré dans "Sodome et Gomorhe" qu'il y a beaucoup de nuances, de gradations et d'espèces, pas seulement deux.

Et c'est justement parce que les "hétéros" se persuadent qu'ils sont hétéros. Point. qu'ils pensent que les homos sont des "monstres".

Ce qui est absolument confondant, c'est de constater qu'une société soi-disant libérée et moderne fait encore peser une telle chape de plomb sur ces sujets.

Je suis bien d'accord avec dobolino quand elle affirme que nous avons terriblement régressé depuis les années 70.

Je viens de reparcourir "Le Banquet" de Platon, un livre que vous admirez à juste titre car c'est non seulement un ouvrage de philosophie, mais aussi une oeuvre littéraire, poétique et dramatique magnifique et j'admire aussi l'extrême liberté de parole, la richesse et la multitude des points de vue et l'intelligence avec laquelle la question de l'"éros" est abordé.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

l'intelligence avec laquelle la question de l'"éros" est abordé.

abordéE, mais le lapsus est révélateur ! ;-)

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Robin, je vous aime aussi, comme Dobolino. Et merci à vous, Christophe.

Je suis allé voir Sagan de Diane Kurys aujourd'hui. A un moment, Sagan en voix-off déclare (c'est un extrait de ses écrits) : "J'ai toujours pensé qu'en dehors de ses propres parents, il existe une famille, une vraie famille, que l'on finit toujours par rencontrer sur cette terre". (Je transcris de mémoire)

Eh bien, vous le croirez si vous voulez, mais j'ai pensé à quelques-un(e)s d'ici. J'espère que les personnes concernées se reconnaîtront - il y en a plusieurs, et Christophe, Robin et Catmano en font partie.

Pour Sodome et Gomorrhe, Robin, je suis bien d'accord avec vous, et Le Banquet participe également de cette idée. J'ai d'ailleurs un projet de traduction d'une oeuvre du 19eme qui confirmera tout cela, et, à l'inverse d'un texte de Zweig qui traine toujours dans mes cartons, et qui attend encore preneur, je ne le laisserai pas prendre la poussière.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Et c'est justement parce que les "hétéros" se persuadent qu'ils sont hétéros. Point. qu'ils pensent que les homos sont des "monstres".


Ecrit par : Robin | 29 juin 2008
Quel(-le) hétéro n'a jamais rêvé qu'il vivait avec plaisir une relation homosexuelle?
Levez-vous, les concernés. Moi, je reste assise.

Écrit par : dobolino | 29 juin 2008

Quel(-le) hétéro n'a jamais rêvé qu'il vivait avec plaisir une relation homosexuelle?
Levez-vous, les concernés. Moi, je reste assise.

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Je tiens de source (presque) sûre que Cadichon elle-même aurait rêvé vivre le domestical bliss avec Margaret Thatcher.

Écrit par : Kap | 29 juin 2008

"Proust a montré dans "Sodome et Gomorhe" qu'il y a beaucoup de nuances, de gradations et d'espèces, pas seulement deux."

Ecrit par : Robin | 29 juin 2008

C'est pour ça que Kinsey a fait son échelle, Robin. Vous avez vu le film inspiré de ses travaux, Jérémy ? Sinon, je vous le conseille - à vous et à tous les lecteurs du blog. Ca a un côté documentaire filmé mais c'est très intéressant.

Écrit par : Kap | 29 juin 2008

Un lien vers la fiche du film :

http://www.imdb.com/title/tt0362269/

Écrit par : Kap | 29 juin 2008

Je suis allé voir Sagan de Diane Kurys aujourd'hui. A un moment, Sagan en voix-off déclare (c'est un extrait de ses écrits) : "J'ai toujours pensé qu'en dehors de ses propres parents, il existe une famille, une vraie famille, que l'on finit toujours par rencontrer sur cette terre". (Je transcris de mémoire)

Je ressens une sympathie et une amitié réelle pour tous ceux qui sont "différents", quelle que soit leur différence, car je sais ce que c'est qu'être "différent".

Je crois aussi à l'existence de familles d'esprits.

Quand j'étais petit, mon histoire préférée était "Le vilain petit canard" d'Andersen.

Je m'identifiais évidemment au "vilain petit canard" et je rêvais qu'un jour je renconterai les autres vilains petits canards comme moi...devenus cygnes qui m'accepteraient enfin parmi eux.

Écrit par : Robin | 29 juin 2008

Enfin, vous avez convenu avec moi qu'il n'existe pas de "préchi-précha" favorable aux homosexuels dans les établissements scolaires, bien au contraire. Il n'y a, dans l'Institution, aucune place pour l'homosexualité.

Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2008

Et pour cause, puisque ça n'a rien à y faire. Le jour où on le fera, cela aura probablement des effets contre-productifs. Je vais vous donner un exemple, vécu celui-là :

Mon chef d'établissement, toujours prêt à surfer sur le politiquement correct pour des raisons évidentes de carrière, s'est fendu d'un discours le jour de la pré-rentrée comme quoi nous devions "lutter contre le racisme", dans un établissment où il n' y avait juqu'à présent pas ce genre de problème. Un élève est un élève, quelque soit sa couleur de peau, et il n'y aucun raciste parmi mes collègues.

Ce racisme a pourtant fini par arriver, mais pas sous la forme prévue par les biens-pensants, tout du moins les plus naïfs d'entre-eux : Mes collègues et moi-même ont vu se dévellopper ces derniers temps des exigences extravagantes chez beaucoup d'élèves de couleur, voire un comportement de délinquant (vols, insultes, dégradations, parfois agressions physiques, etc.) inconnu jusque lors.

Nous nous voyons progressivement interdire toute réaction -même minime- vis-à-vis de ces élèves parce que le jugement tombe immédiatement : "raciste" !

Tout ça parce que ce racisme, inexistant auparavant, il a fallu le trouver une fois décrété pour des raisons purement idéologiques. On l' a trouvé : tout collègue disant QUOI QUE CE SOIT à un élève arabe ou noir se verra désavoué par la direction.

L'amusant paradoxe se trouve là : ce racisme, inexistant auparavant, on l'a crée de toutes pièces au nom de l'anti-racisme.

De la même façon que l'on créera sans doute une homophobie qui n'existe pas encore (dans mon établissement en tout cas) au nom d'un préchi-prêcha idéologique formaté par le camp du Bien.

On en revient toujours au même problème : l'homophobie comme le racisme sont des formes de la bêtise. On ne la combattra que par la culture et une solide instruction.

Si au contraire on promeut cette même bêtise par le biais d'un catéchisme moral de curé de gauche, on obtiendra trés exactement l'inverse des objectifs affichés -aussi généreux soient-ils en apparence-.

Non, je n'ai pas d'"oeillères" comme vous dites. Je ne réfléchis pas comme vous, c'est tout.

Tient, au fait, mon professeur de français de 4ème (ou de 3ème, je ne me souviens plus), nous avait fait étudier du Gide (et j'étais en ZEP !). Je doute que ce soit le cas des crétins mentionnés dans l'article de Libé que vous avez mis en lien et qui sont sortis casser du pédé pour "se faire du fric" .

Quel est le niveau d'étude de ces gars là ? Que leur a-t-on mis dans le cerveau ? Sans doute pas grand chose.

Hannah Harendt a raison quand elle dit "Si nous ne leur transmettons pas le monde, ils le détruiront".

Écrit par : Manu | 29 juin 2008

Ah mince, pas vu le film sur Kinsey. Merci Kap pour l'info, il faudra que je le voie.

Manu, arrêtez avec des phrases comme "on créera sans doute une homophobie qui n'existe pas encore". L'homophobie n'a pas besoin qu'on la crée, elle existe déjà. Bien sûr que l'anti-racisme à tout bout de champ est agaçant, mais l'anto-homophobie, si vous en avez marre de l'entendre, c'est que vous n'êtes vraiment pas au courant des réalités. Je vous le dis honnêtement : je ne crois pas que votre établissement soit dénué de problèmes à ce niveau-là. J'en veux pour preuve le peu d'informations que vous aviez sur tout ces problèmes.

Et il y a des homophobes très cultivés, les cours de grammaire et de littérature ne guérissent pas tout.

Écrit par : Jérémy | 29 juin 2008

tout collègue disant QUOI QUE CE SOIT à un élève arabe ou noir se verra désavoué par la direction.
écrit par Manu

Et tout élève qui subit le racisme anti-blanc n'a qu'un droit , celui de se taire !
Cela se passe ainsi partout et depuis longtemps ! C'est ainsi que ceux qui ont été sommés de se taire , qu'on a gavés de catéchisme anti-raciste et qui ont donc été obligés de ravaler leurs humiliations , avec qui on a donc été injuste , parce qu'il fallait nier la réalité , eh bien , on en a fait de vrais racistes !!!

Ceux-là , ce sont nos élèves aussi , qui s'en est inquiété jusque là ???
Manu a raison , ouh ouh ! réveillez-vous les gars , ouvrez les yeux !!

Écrit par : Amélie | 29 juin 2008

Oui, Amélie, oui, il y a un racisme anti-arabes, il y a un racisme anti-noirs, il y a un racisme anti-blancs, etc.

Pas la peine de crier au loup, ici on lit Finkielkraut, on est au courant de tout ça.

Écrit par : Jérémy | 30 juin 2008

J'ai d'ailleurs un projet de traduction d'une oeuvre du 19eme qui confirmera tout cela, et, à l'inverse d'un texte de Zweig qui traine toujours dans mes cartons, et qui attend encore preneur, je ne le laisserai pas prendre la poussière.

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Vous voulez parler de cette admirable nouvelle de Zweig intitulée "La confusion des sentiments" ?

Écrit par : Robin | 30 juin 2008

Ah bon , vous avez entendu Darcos ou les médias parler du racisme anti-blanc comme des autres discriminations ???

Écrit par : Amélie | 30 juin 2008

Pour Robin : la nouvelle de Zweig est effectivement magnifique, mais je parlais d'autres nouvelles pour la traduction, qui ne sont pas en lien avec l'homosexualité.

Pour Amélie : Darcos ne parle pas non plus du racisme anti-arabe, ni du racisme anti-noir, etc. En général, l'E.N. dit "racisme", point. Après, ce sotn les interprétations locales qui diffèrent.

Écrit par : Jérémy | 30 juin 2008

Je vous le dis honnêtement : je ne crois pas que votre établissement soit dénué de problèmes à ce niveau-là. J'en veux pour preuve le peu d'informations que vous aviez sur tout ces problèmes.

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Vous ne savez pas mieux que moi ce qui se passe dans mon établissement et je ne suis pas convaincu que votre obsession apparente sur le problème de l'homophobie soit le reflet de la réalité.

Quand à l'instruction , si elle ne protège pas de tout, c'est vrai, elle est la seule à pouvoir influer sur les choses. Le catéchisme moral ne résoud jamais rien, il ne fait que créer des problèmes.

Et ce n'est pas en mettant "moins d'école dans l'école" selon la formule de X. Darcos, que l'on résoud les problèmes de la société.

C'est au contraire en faisant entrer la société dans l'école que l'on détruit l'école, et par contrecoup que l'on nuit à la société.

L'école doit redevenir un sanctuaire dans lequel la lutte contre le racisme, la drogue, l'homophobie, la promotion du code de la route, du développement durable, de la "citoyenneté", du "vivre ensemble" et autres fariboles ne doivent pas avoir droit de cité.

Nous devons réapprendre, professeurs comme élèves, à laisser nos problèmes personnels à la grille et cesser d'instrumentaliser l'Ècole de la République pour exacerber nos petites névroses. C'est notre seule chance.

Zemmour a raison quand il dit que "le monde est plein d'idées chrétiennes devenues folles".

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Manu, vous arriveriez en trois phrases à me dégouter de partager la même cause que vous. L'un des derniers messages de Dobolino est éclairant à cet égard, et je l'en remercie.

Je me permets, par respect intellectuel, de vous citer et de réfuter vos poncifs, mais je commence à me lasser car vous paraissez indécrottable.

1) "Vous ne savez pas mieux que moi ce qui se passe dans mon établissement"

Je n'ai pas prouvé que j'en savais plus que vous sur votre établissement, mais vous m'avez prouvé que vous ne saviez RIEN sur l'homophobie. Dans la logique cartésienne (l'originale), je suis donc à un degré de vérité potentielle plus élevé que vous. Vous connaissez le lieu, mais absolument pas le phénomène, et je connais la situation, qui englobe l'endroit précis.

2) "je ne suis pas convaincu que votre obsession apparente sur le problème de l'homophobie soit le reflet de la réalité."

Je me fous de ce dont vous êtes convaincu ou non. Nous discutons d'un sujet de société qui est grave, vous passez votre temps à me dire qu'il n'y a aucun problème d'homophobie, que le problème ce sont les cons qui circulent dans des chars pour on ne sait meme pas quelle raison (sûrement pour emmerder lesgens) et surtout que dans votre établissement, en tout cas, tout va bien. Moi, je passe le mien à vous dire que l'homophobie, à l'école en particulier, fait de terribles ravages. Les chiffres sur le suicide des homos, le rapport présenté par Dominique Versini, les mises en garde des urgentistes eux-memes, vous vous en foutez : qu'ils se suicident, du moment que dans votre établissement vous êtes "convaincu" que tout va bien, et que votre fils, lui au moins, n'ira pas défiler à la Gay Pride.

3) "L'école doit redevenir un sanctuaire dans lequel la lutte contre le racisme, la drogue, l'homophobie, et autres fariboles ne doivent pas avoir droit de cité."
Oué, une école "sanctuaire" où on ne parle absolument pas de drogue, ni d'homophobie, ni du racisme. Ca existe, de telles écoles ! Généralement, elles sont hors contrat, on y apprend la réalité du monde tel que Dieu l'a créé, et on y parle absolument pas d'homophobie. D'ailleurs, pas besoin : il n'y a pas d'homos dans ces écoles. Si vous voulez fonder la meme école version laïcisée, ne vous en privez pas. Mais faire de l'école un lieu où règne l'omerta sur tout ce qui relève des problématiques sociales, c'est grave.

Je vous laisse la responsabilité de cette phrase : "Nous devons réapprendre, professeurs comme élèves, à laisser nos problèmes personnels à la grille et cesser d'instrumentaliser l'Ècole de la République pour exacerber nos petites névroses." Soit elle vous concerne, et je cesse d'essayer de vous parler de problèmes sociaux qui apparemment vous importunent si vous avez déjà d'autres "problèmes personnels" à régler en tête à tête avec vous-même, soit elle me concerne et je la prends comme une injure personnelle et une marque de mépris détestable. Si elle concerne tout le monde en général, et ni vous ni moi en particulier, elle est hors-sujet : ça n'a rien à faire dans le débat.

Vous me fatiguez.

Tiens, vous voulez l'adresse d'Henri Joyeux ? Lui au moins il pense comme vous, le débat sera sûrement plus reposant entre vous deux.

Écrit par : Jérémy | 30 juin 2008

C'est bientôt la journée de repos pour le jury de Capes, on aura vite vite une nouvelle note de Jean-Paul Brighelli, et on pourra changer de débat, parce que là de toute façon je ne lacherai pas un pouce des positions que je défends.

Écrit par : Jérémy | 30 juin 2008

Tiens, Manu, la preuve que les gens cultivés ne sont pas forcément plus intelligents que les autres : Jacqueline Picoche, référence incontestée en lexicologie, vient de commettre cet éloge de Christian Vanneste, qui a été condamné pour avoir déclaré que les homosexuels étaient inférieurs aux hétérosexuels, et que l'homosexualité menaçait gravement la survie de la planète :

"Vanneste habite un pays où la “communauté” homosexuelle ne représente pas plus de 2 à 3% de la population ; il appartient à un parti dont la plupart des membres sont, comme l’ensemble de leurs électeurs “de droite”, défavorables au mariage des homosexuels et à ce qu’ils adoptent des enfants ; [...] Il suffit de l’entente des médias et d’un lobby très minoritaire, mais très organisé, axé sur la destruction de la morale traditionnelle, pour qu’il lui soit pratiquement impossible de défendre son point de vue, POUR QUE LES AUTORITES MORALES SOIENT TERRORISEES ET REDUITES A L'AUTOCENSURE [...] Enfin, Christian Vanneste est de ceux, trop rares, qui osent dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. [...] Il fait la preuve qu’UNE ACTION INDIVIDUELLE DE RESISTANCE peut être un révélateur extrêmement efficace de DIVERSES TARES DE NOTRE SOCIETE. [...] Ce livre est très important pour tout citoyen français et notamment pour les catholiques convaincus de la sainteté du mariage chrétien et attachés au commandement de Dieu interdisant le “faux témoignage” et la calomnie."

Jacqueline Picoche

Aucun commandement de Dieu n'interdit la connerie humaine, même et surtout parmi les professeurs - c'est bien dommage.

Manu, si vous me dites que rien ne vous choque dans le texte de Picoche, nous n'avons franchement plus aucune raison de nous adresser la parole (je dis ça par franchise).

Écrit par : Jérémy | 30 juin 2008

"Nous devons réapprendre, professeurs comme élèves, à laisser nos problèmes personnels à la grille et cesser d'instrumentaliser l'Ècole de la République pour exacerber nos petites névroses. C'est notre seule chance.

Zemmour a raison quand il dit que "le monde est plein d'idées chrétiennes devenues folles"."

Ecrit par : Manu | 30 juin 2008

Manu, vous m'avez enfin éclairé! Je viens de comprendre que Zemmour ne faisait rien d'autre que venir étaler ses grandes névroses sur le petit écran.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juin 2008

Et, finalement, il n'est peut-être rien de plus qu'un homosexuel refoulé, et c'est cela qui le rend si méchant?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juin 2008

"Et il y a des homophobes très cultivés, les cours de grammaire et de littérature ne guérissent pas tout."

Ecrit par : Jérémy | 29 juin 2008

Hé oui, l'intelligence est un ensemble de fonctions extrêmement complexe, surtout si on doit la considérer comme un rempart potentiel contre la connerie.
Il me semble avoir entendu dire par Desproges qu'on pouvait absolument "vivre parfaitement sans aucune forme de culture", (ce dont je doute).
Mais en aucun cas elle n'est une garantie absolue de bonheur; (ne dit-on pas: "un imbécile heureux"?)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juin 2008

"Je tiens de source (presque) sûre que Cadichon elle-même aurait rêvé vivre le domestical bliss avec Margaret Thatcher."

Ecrit par : Kap | 29 juin 2008

Mais elles sont en train de le vivre! Aux Bermudes! Et je peux vous dire qu'il y en a une qui est accrochée à l'échelle! (De Kinsey ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 juin 2008

Il est super ce blog : on commence sur les différences de résultats scolaires entre garçons et filles et la conversation vire sur ce problème de société fondamental , que dis-je primordial, essentiel, existentiel, qui passionne les foules et dont dépend l'avenir de l'instruction en France, qu'est la place des homosexuels à l'école.

Écrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Juste un truc en passant.
La communauté d'esprit, la reconnaissance des droits des "différents" ne ramèneront à terme qu'une putain de chose en France : le rétablissement des classes de niveau, et la journée de la fierté hétérosexuelle (encore majoritaire). Légèrement fasciste. Bravo la République.

Manu a raison, c'est vous Jérémy, qui fatiguez.

Écrit par : Steppenwolf | 30 juin 2008

Je ne suis pas sûr que disserter sur la différence entre garçons et filles soit d'un intérêt majeur.

Écrit par : Jean | 30 juin 2008

Modèle :

Soit alpha un nombre réel compris entre 0 et 1. Si alpha=0, alors vous êtes homosexuel strict (jamais eu l'ombre du moindre fantasme hétéro). Si alpha=1, alors vous êtes hétérosexuel strict (jamais eu l'ombre du moindre fantasme homo). Si alpha est strictement compris entre 0 et 1, alors vous êtes bisexuel - avec une dominante homo si alpha est strictement inférieur à 0.5.

Bon, moi c'est pile 0.5.

Qui d'autre pour faire son coming out?

Écrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Jérémy: je vous aime!

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

Quant à augmenter son pouvoir d'achat, c'est très facile: l'égoïsme ambiant, ici et ailleurs, est venu à bout de ma générosité maladive. J'ai licencié mon employée et fortement augmenté mes tarifs. Plus d'hésitations non plus à transformer un abcès en "intervention chirurgicale" ou une vague morsure en anesthésie générale, drain, radio, collerette et hospitalisation.

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Ah ! Tout de même !
Moi, j'ai fait ça il y a trois ans, et je ne suis plus à découvert. Youpi !

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Quant à augmenter son pouvoir d'achat, c'est très facile: l'égoïsme ambiant, ici et ailleurs, est venu à bout de ma générosité maladive. J'ai licencié mon employée et fortement augmenté mes tarifs. Plus d'hésitations non plus à transformer un abcès en "intervention chirurgicale" ou une vague morsure en anesthésie générale, drain, radio, collerette et hospitalisation.

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008


Moi aussi, j'ai soigné ma générosité légendaire. Je ne peux pas gagner plus mais je peux me libérer du temps pour faire autre chose. par conséquent, réduction des devoirs, je ressers les mêmes cours et je n'ai même plus discuté cette année avec les élèves à la fin des cours pour répondre à leurs questions sur le bac. Avec des vétos comme vous et des profs comme moi, on va transformer la société de belle manière. prochaine étape, on se débarasse de tout ce qui nous gêne et qui ne nous permet pas de caser nos fifils et nos fifilles dans notre beau monde.

Écrit par : Novembre | 30 juin 2008

Pour en revenir à la soi disante suprématie des filles sur les garçons je viens de consulter les statistiques des concours aux grandes écoles, à peine 10 % de filles à l'x, à peine 20 % de nanas à sup élec, ...

Ecrit par : Piot bernard | 28 juin 2008

Chiffres de la filière MP.
Ceux de la filière PC sont davantage "féminisés", même si la parité est encore loin, sauf dans quelques écoles (Supoptique, ESPCI, certaines Centrales).
Non que les filles soient moins matheuses que les mecs, car les programmes diffèrent peu, mais elles sont sans doute moins "autistes" (avec toutes mes excuses à l'assocaition des parents d'autistes de France pour cette analogie teintée d"handicapophobie...)

Écrit par : yann | 30 juin 2008

(avec toutes mes excuses à l'assocaition des parents d'autistes de France pour cette analogie teintée d"handicapophobie...)

Ecrit par : yann | 30 juin 2008

assocIAtion : étant moi-même atteint d'une forme légère de dyslexie, ainsi que de presbytie, je pense que leur indulgence est toute acquise.
Par ailleurs, je ne supporterai aucune manifestation de presbytophobie dans d'éventuels commentaires. Qu'on se le dise !

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Par ailleurs, je ne supporterai aucune manifestation de presbytophobie dans d'éventuels commentaires. Qu'on se le dise !

Ecrit par : yann | 30 juin 2008

Où placez-vous votre presbytophobie par rapport à mon hypermétrophobie dans l'échelle des phobies de cette belle matinée chaude et ensoleillée du mois de juin finissant???

Écrit par : Maminou | 30 juin 2008

Devinette !!!

Comme, ici, on peut changer de sujet sans risques dans un fil donné, je n'hésite pas.

Double devinette
Dans le texte suivant, qui date de 1974,

- Qui est X ( Guy , on se tait), l'auteur cité ?

- Quel est l'auteur Y du livre ?


" Nous pouvons ici prendre appui sur la pensée de X en 1964 : il est essentiel de distinguer dans l’enseignement la forme, c'est-à-dire la méthode (en y comprenant tout ce qui touche la relation maître-élèves) et le contenu, autrement dit le savoir. Cette double perspective une fois établie, X établit avec force que « c'est le contenu, le savoir enseigné qui est dominant, et la forme qui est subordonnée ».
Cette affirmation fondamentale, nous devons la garder sans cesse présente à l'esprit pour lutter contre l'apparence première où les diverses pédagogies semblent, se donnent comme différentes par leurs méthodes ; on ne fait: que parler méthode, il semble que tout se joue sur l'opposition entre méthodes autoritaires, libérales, centrées sur le groupe, etc. En réalité, on a introduit subrepticement telles conceptions du monde et de l'enfant, conceptions qui ne seront pas explicitées, et encore moins critiquées. Aussi bien pour saisir la signification d'une pédagogie, est-il nécessaire de remonter jusqu'à son élément dominant : le savoir enseigné. […]
Et l'on risque la surprise de découvrir que des méthodes qui s'affirment comme révolutionnaires véhiculent en réalité un enseignement conservateur et conformiste, non par maladresse dans leur application, mais parce qu'elles ne sont adaptées qu'à ce genre de contenus.
[…]
Priorité des contenus. C’est sur le savoir enseigné que se joue le sort réel des pédagogies."

MD

Écrit par : Michel Delord | 30 juin 2008

on pourra changer de débat, parce que là de toute façon je ne lacherai pas un pouce des positions que je défends.

Ecrit par : Jérémy | 30 juin 2008

Rassurez-vous, Jeremy, je ne suis pas un supporter de Christian Vanneste, qui d'ailleurs a deux points commun avec vous (et seulement ceux-là, n'ayez crainte). :

1)Il est absolument persuadé de détenir la vérité,est totalement imperméable au doute et devient menaçant comme vous lorsque l'on fait mine de contrarier ses dogmes.

2)Il mélange comme vous ce qui est de l'ordre du public et du privé en voulant absolument mettre sur le tapis les relations sexuelles entre les gens. Or, je suis désolé, avec qui on fait crac-crac ne regarde personne. Ni l'école, ni un député, d'ailleurs.

Comme j'essaye de vous l'expliquer, introduire ceci DANS l'école, c'est légitimer un contrôle public de ce qui est privé. C'est la source de toutes les dérives, comme la promotion actuelle de la délinquance dans les établissements sur critères "sociaux" ("c'est pas de sa faute, il a des problèmes !" Quel collègue n'a pas entendu ce genre d' ineptie en conseil de classe ? ).

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Je ne suis pas sûr que disserter sur la différence entre garçons et filles soit d'un intérêt majeur.
Ecrit par : Jean | 30 juin 2008
Alors là, cher collègue, vous passez à côté de beaucoup de bonnes choses dont la dissertation, du bout des lèvres, des doigts et par le moyen de quelques organes non superfétatoires. sur cette différence. Dissertons ! pour une fois que la dissertation ne nous ennuie pas !

@Dobolino,
Mon âne a été attaqué par des taons sous les deux yeux : plaies assez vilaines que je tamponne avec Cotivet. Que faire d'autre ?
GM

Écrit par : guy morel | 30 juin 2008

faire de l'école un lieu où règne l'omerta sur tout ce qui relève des problématiques sociales, c'est grave.

Ecrit par : Jérémy | 30 juin 2008

C'est peut-être "grave" mais c'est précisément là où réside notre désaccord: qu'est-ce que le "social" vient faire dans l'école ? On sait ce que les pédagogistes ont fait avec cet "outil" : détruire la transmission de connaissance au nom de critères "sociaux", par ce qu'elle est "contraire aux habitudes mentales des enfants du peuple".

C'est le travail qu'a efectué-avec d'autres- l'infâme Bourdieux dans les années 60. Ce n'est pas pour rien que JC Michéa le considère comme l'un des "gardes rouges du Capital" dans "l'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes".

Quand allez-vous simplement reconnaître, Jérémy, qu'il est seulement possible qu'on ne pense pas comme vous ? C'est apparemment ce que vous ne parvenez pas à imaginer.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Le pédagogisme marcherait donc mieux sur les femelles que sur les mâles .
Affinons !
Marche -t-il mieux sur les blondes que sur les brunes ?
Que disent les statistiques ?

j'suis différent voilà ma gloire
mon espérance et mon soutien
mon chant d'amour et de victoire
j'suis différent,j'suis différent

Connery Pride.

Écrit par : Et moi et moi et moi | 30 juin 2008

Soit elle vous concerne, et je cesse d'essayer de vous parler de problèmes sociaux qui apparemment vous importunent si vous avez déjà d'autres "problèmes personnels" à régler en tête à tête avec vous-même, soit elle me concerne et je la prends comme une injure personnelle et une marque de mépris détestable.

Ecrit par : Jérémy | 30 juin 2008

Êtes-vous capable de ne pas ramener un cas général à quelque chose de personnel ? Je vous en ai pourtant déja parlé : comment pourrais-je parler de votre cas alors que j'ignore absolument tout de vous ? En plus, mon cher Jérémy, cela m'indiffère totalement (ne serait-ce que pour une question de respect). Décidément, vous mélangez tout.


Les dernières lignes que vous avez écrites et que je reproduit ici :

" Si elle concerne tout le monde en général, et ni vous ni moi en particulier, elle est hors-sujet : ça n'a rien à faire dans le débat."

sont révélatrices. Vous prétendez que le débat n'est pas le débat. Vous prétendez en fait interdire ce débat. Vous n'en n'avez nullement le droit.

Encore une fois, essayez d'imaginer qu'il soit simplement possible que des gens ne pensent pas forcément comme vous, y compris sur des sujets que vous jugez, ça je l'ai compris, essentiels.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Ah, Jérémy, j'allais oublier le plus important: je suis contre introduire la problématique de l'homophobie à l'école. Vous êtes pour. Dont acte : mais que voudriez-vous faire exactement et sous quelle forme ?

Là où vous voyez une brochure (celle de Darcos) comme encourageante mais insuffisante, que rajouteriez-vous en plus ou à la place de l'Instruction comme nécessaire et suffisante (selon moi) pour combattre l'homophobie (à travers la SVT et le Français, toujours selon moi) ?

C'est peut-être là où vous avez plus de chance de me convaincre.

Tiens, au passage, je n'avais jamais entendu parler d'Henry Joyeux ou de Jacqueline Picoche.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

"Jérémy: je vous aime!"

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008

Tiens, je viens de me faire piquer mon pseudo par un troll. Certes, je vous apprécie, Jérémy, mais ma mère m'a appris à faire preuve d'un peu plus de dignité, en public.

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

"Mais elles sont en train de le vivre! Aux Bermudes! Et je peux vous dire qu'il y en a une qui est accrochée à l'échelle! (De Kinsey ;-)"

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 juin 2008

Ouhla, Christophe, ce serait pas une allusion semi-cochonne ?

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

Il est super ce blog : on commence sur les différences de résultats scolaires entre garçons et filles et la conversation vire sur ce problème de société fondamental , que dis-je primordial, essentiel, existentiel, qui passionne les foules et dont dépend l'avenir de l'instruction en France, qu'est la place des homosexuels à l'école.

Ecrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Juste un truc en passant.
La communauté d'esprit, la reconnaissance des droits des "différents" ne ramèneront à terme qu'une putain de chose en France : le rétablissement des classes de niveau, et la journée de la fierté hétérosexuelle (encore majoritaire). Légèrement fasciste. Bravo la République.

Manu a raison, c'est vous Jérémy, qui fatiguez.

Ecrit par : Steppenwolf | 30 juin 2008

Vous voyez, Jérémy, peut-être que je me trompe...mais nous sommes plusieurs du même avis (ce qui ne "prouve" rien, d'accord...)

Merci pour votre soutien les gars. Vous aurez votre chèque sous quinzaine, comme d'hab.

(je sors).

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

"Jérémy: je vous aime!"

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008

Tiens, je viens de me faire piquer mon pseudo par un troll. Certes, je vous apprécie, Jérémy, mais ma mère m'a appris à faire preuve d'un peu plus de dignité, en public.

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008

Crotte ! Moi qui croyait que c'était le commencement d'une idylle...

Je suis rarement d'accord avec vous (sur le fond), Kap, mais là, ce genre de pratique (se substituer à l'identité de quelqu'un), c'est minable. Signalez-le à chaque fois que ça arrive.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Bon, moi c'est pile 0.5.

Qui d'autre pour faire son coming out?

Ecrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Il me semble que toto signe modestement toto, pas Toto...Et si c'est pas toto, tu parles d'un "coming out" ! Les nombres entre 0 et 1, c'est des trans....finis ? Et où qu'il est le questionnaire ? On pourrait l'avoir le questionnaire ?

Écrit par : Robin | 30 juin 2008

Devinette !!!

Comme, ici, on peut changer de sujet sans risques dans un fil donné, je n'hésite pas.

Double devinette
Dans le texte suivant, qui date de 1974,

- Qui est X ( Guy , on se tait), l'auteur cité ?

- Quel est l'auteur Y du livre ?


" Nous pouvons ici prendre appui sur la pensée de X en 1964 : il est essentiel de distinguer dans l’enseignement la forme, c'est-à-dire la méthode (en y comprenant tout ce qui touche la relation maître-élèves) et le contenu, autrement dit le savoir. Cette double perspective une fois établie, X établit avec force que « c'est le contenu, le savoir enseigné qui est dominant, et la forme qui est subordonnée ».

Ecrit par : Michel Delord | 30 juin 2008


Hello Michel ! Pour X, je pensais à Bourdieu. En plus, 1964 est l'année de la publication des "Héritiers", je crois.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

"Je suis rarement d'accord avec vous (sur le fond), Kap, mais là, ce genre de pratique (se substituer à l'identité de quelqu'un), c'est minable. Signalez-le à chaque fois que ça arrive."

Ecrit par : Manu | 30 juin 2008

Je vois mal comment vous pouvez rarement être d'accord avec moi, étant donné que je n'ai presque rien posté depuis votre arrivée sur le blog. Ca ne fait pas loin de deux mois que je me suis absentée. D'ailleurs, je ne sais même pas quelles sont vos opinions vu que je ne lis plus le blog qu'en diagonale et une fois toutes les semaines, en gros.

Cela devrait vous rendre plus facile l'usurpation d'identité, étant donné que ça m'étonnerait que je me rende compte de la prochaine.

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

Hello Kap,

Vous vous énervez pour rien :

1) cela fait plus de deux mois que je suis présent sur ce blog

2) Il me semble que j'étais assez souvent en désaccord avec vous (ce qui n'est pas grave, hein ?), mais j'ai peut-être été un peu vite, ne serait-ce que parce que peut-être l'usurpation de votre pseudo est fréquente.

3) Mon message n'était pas une provocation. Quand à l'usurpation d'identité, je ne la pratique jamais, ni avec vous, ni avec quelqu'un d'autre, désolé. Je ne vois pas pourquoi vous m'en accusez d'ailleurs. Il y a encore des gens qui ont un minimum le sens de l'honneur sur cette planète.

D'où mon invitation à signaler lorsque quelqu'un prétends être quelqu'un d'autre.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Où placez-vous votre presbytophobie par rapport à mon hypermétrophobie dans l'échelle des phobies de cette belle matinée chaude et ensoleillée du mois de juin finissant???

Ecrit par : Maminou | 30 juin 2008

L'hypermétropie est tout aussi respectable que la presbytie, et la loi devrait réprimer avec la même rigueur les discriminations portant sur ces particularités.
D'ailleurs, étant également légèrement hypermétrope, j'ai fait une demande de pension d'invalidité qui en en cours de traitement depuis 12 ans, délai inqualifiable qui va me conduire à porter l'affaire devant la HALDE.
Je propose que l'école soit le lieu privilégié de sensibilisation des citoyens afin de lutter efficacement contre la presbytophobie et l'hypermétropophobie, véritables fléaux sociaux de notre époque.

Écrit par : yann | 30 juin 2008

J'ai un candidat absent, d'où ma présence à cette heure...
Le dernier jour de pause, c'était hier. Mais je tâcherai de lancer une nouvelle note - connectée aux débats présents.
Cela dit, hier justement, j'étais à Chenonceau - faut bien raviver sa Kultur, de temps à autres. Dans le parc, bâtiment de service avec marchande de glaces en cornets. Nous papotons un court instant - elle venait d'enchaîner un dialogue en anglais et un en allemand. Je fais une plaisanterie moyenne sur le fait qu'elle n'a probablement pas de bénéfices sur les produits qu'elle vend. Pause de la dame : "Monsieur, c'est le château de l'esclavage ! C'est honteux, la façon dont on nous traite ! Sûr que je ne finirai pas la saison !" Un léger temps d'arrêt. "Mais ça va péter, c'est certain..."
Plusieurs choses.
J'ai bien aimé "château de l'esclavage". Comme disait Malherbe, il se forme plus de figures de style dans une matinée aux Halles que dans toute la vie de travail d'un écrivain.
J'ai bien aimé le "nous". Elle ne pensait pas qu'à elle, la bonne dame.
J'ai bien aimé la conclusion, parce qu'on n'entend que ça, partout : ça me fait penser à une réflexion de Retz à propos des "peuples", comme on disait en 1648 : "Ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certain point, tout ce qu'ils croient pouvoir."
Et ça va péter.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 juin 2008

Ça c'est bien vrai ! Je vais faire comme vous : moi, je n'ai pas de micro-ondes dans ma cuisine ! Il y a discrimination, là, non ? Je vais aussi écrire à M. Darcos pour qu'il fasse une circulaire sur le respect dû aux gens qui n'ont pas de micro-ondes chez eux.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Ma note était en réponse à celle de Yann. M. Brighelli m'a grillé de quelques secondes (encore une discrimination !).

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Et ça va péter.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 juin 2008

Et oui, un foin magnifique et odorant s'étale au soleil tout autour de notre demeure et le ciel s'assombrit peu à peu!!!
Qui nous plaindra si le déluge s'abat sur cette récolte pourtant si prometteuse?
Mais que fait le gouvernement?

Écrit par : Maminou | 30 juin 2008

", ici on lit Finkielkraut,
Ecrit par : Jérémy | 30 juin 2008 "

Qui on? Je me suis laissé prendre une fois, deux fois ça serait du masichisme!!!!

Écrit par : Hervé | 30 juin 2008

"TotoWeininger"

et fier de l'être !


Vive Alpha
Vive L&L

Enfermez Charmouze/frakkon/r2d2/moudupav/goixgoixetcetcetc
Libérez Marie-Jeanne !

Écrit par : toto | 30 juin 2008

Et ça va péter.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 juin 2008
Le jour où ça pètera, on bouffera les pissenlits par la racine depuis longtemps.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Vu la lourdeur de l'air et les cumulonimbus amoncelés, ça va péter avant ce soir.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

@Dobolino,
Mon âne a été attaqué par des taons sous les deux yeux : plaies assez vilaines que je tamponne avec Cotivet. Que faire d'autre ?
GM

Ecrit par : guy morel | 30 juin 2008

Fenequin pommade après Cothivet, trois fois par jour.
Au fait, il vient de sortir un collier insectifuge à base de HE géraniol pour chevaux. Je ne sais pas ce que ça vaut pour l'instant. Je vais essayer. Ça s'appelle S'TOP FLY chez Greenpex Santé Animale.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Aussi: mercurius solubilis si la réaction inflammatoire est forte ou Apis mellifica si c'est juste irrité et enflé. L'un ou l'autre en 5CH trois fois par jour. Pour les complications, consultez votre véto.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Quant à augmenter son pouvoir d'achat, c'est très facile: l'égoïsme ambiant, ici et ailleurs, est venu à bout de ma générosité maladive. J'ai licencié mon employée et fortement augmenté mes tarifs. Plus d'hésitations non plus à transformer un abcès en "intervention chirurgicale" ou une vague morsure en anesthésie générale, drain, radio, collerette et hospitalisation.

Ecrit par : dobolino | 29 juin 2008

Ah ! Tout de même !
Moi, j'ai fait ça il y a trois ans, et je ne suis plus à découvert. Youpi !

Ecrit par : yann | 30 juin 2008

Yann, je vise 46500 euros nets.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Avec des vétos comme vous et des profs comme moi, on va transformer la société de belle manière. prochaine étape, on se débarasse de tout ce qui nous gêne et qui ne nous permet pas de caser nos fifils et nos fifilles dans notre beau monde.

Ecrit par : Novembre | 30 juin 2008

Je vous signale que la société se transforme très bien sans nous. Avoir des idéaux et, pire encore, les mettre en pratique, c'est nul.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Yann, je vise 46500 euros nets.

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

J'y suis. Mais avec deux gosses en grandes écoles l'année prochaine, y'a rien de trop !

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Tu prends combien pour un essorillage de chat?

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Je vous signale que la société se transforme très bien sans nous. Avoir des idéaux et, pire encore, les mettre en pratique, c'est nul.

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

C'est vrai. Pour ramasser du fric sans scrupule les professions libérales, c'est très bien. Pas besoins d'idées, encore moins d'idéaux. Juste un chiffre d'affaire à atteindre, en bernant le client de préférence. Cela fait du bien de voir que les choses vont dans le bon sens.

Écrit par : Novembre | 30 juin 2008

Pour ramasser du fric sans scrupule les professions libérales, c'est très bien.
Ecrit par : Novembre | 30 juin 2008
Raison principale de mon choix professionnel! D'où le fait que je donne des conseils alternatifs à Guy Morel.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Je suppose que tu évoques un essorillage postérieur ? 48.

Écrit par : yann | 30 juin 2008

C'est vrai. Pour ramasser du fric sans scrupule les professions libérales, c'est très bien. Pas besoins d'idées, encore moins d'idéaux. Juste un chiffre d'affaire à atteindre, en bernant le client de préférence.

Ecrit par : Novembre | 30 juin 2008

Eh oui ! Au Royaume-Uni, on nous surnomme les "bandits masqués".

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Non, un essorillage des oreilles, nigaud!

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Pour ramasser du fric sans scrupule les professions libérales, c'est très bien.

Ecrit par : Novembre | 30 juin 2008

Ceci dit, si ça avait été mon seul but, j'aurai choisi autre chose. Consultez donc les statistiques.

Écrit par : yann | 30 juin 2008

En plus, c'est con ce qu'il dit, Novembre. Pour berner efficacement, il faut être très créatif, très imaginatif et être doté d'une force de persuasion peu commune. On n'est pas des bêtes, quand même!

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

OK, ça va, j'avions cru à de l'humour.
Bon, pour transformer Mistigri en pittbull, disons dans les 130.

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Pour ramasser du fric sans scrupule les professions libérales, c'est très bien.

Ecrit par : Novembre | 30 juin 2008

Ceci dit, si ça avait été mon seul but, j'aurai choisi autre chose. Consultez donc les statistiques.

Ecrit par : yann | 30 juin 2008
Faut reconnaitre que nous autres vétos, on est en queue de peloton.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Fouvhtra !
On n'est même pas le 1er Juillet, et voici qu'apparaissent les métaphores cyclistiques. Vivement Septembre et les feuilles mortes.

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Fouchtra, pas fouvhtra !
Ca veut rien dire, fouvhtra...

Écrit par : yann | 30 juin 2008

OK, ça va, j'avions cru à de l'humour.
Bon, pour transformer Mistigri en pittbull, disons dans les 130.

Ecrit par : yann | 30 juin 2008
T'es fou! Au moins 150 (anesthésie gazeuse isoflurane)et j'en ai profité pour dépister le rein, chat très maigre et assoiffé de 14 ans. En plus, t'ajoutes 24 heures d'hospit vu que la bête a perdu beaucoup de sang ce week end, est limite à transfuser. Oxygénothérapie, perf ringer. Le tout devrait tourner aux alentours des 220 euros. Ne pas oublier de facturer le collier carcan à 4.2 euros. Ah, j'allais oublier le Convenia à facturer 60 euros le ml chez le chat. Plus la gestion de la douleur post-op.
C'est pas Novembre qui va me contredire!

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

De l'art de transformer la voiture balai en maillot jaune.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Rien à voir, mais un beau moment de poésie à la lecture du Code Rural :

Article L211-10
Les vers à soie ne peuvent être saisis pendant leur travail. Il en est de même des feuilles du mûrier qui leur sont nécessaires.

Elle est pas belle, la vie ?

PS : Article L211-5
Celui dont les volailles passent sur les propriétés voisines et y causent des dommages, est tenu de réparer ces dommages. Celui qui les a soufferts peut même tuer les volailles, mais seulement sur le lieu, au moment du dégât, et sans pouvoir se les approprier.

Ah, non, finalement, pas tant que ça. Pauvres poules !

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Ai pas de gazeuse, et j'avions pas vu le bestiau avant le devis.

Tiens, un jeune pitt essorillé qui arrive dans ma salle d'attente. Qui a fait ça ? Bon, j'y va.

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Ah, j'allais oublier le Convenia à facturer 60 euros le ml chez le chat.

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

Wouahh ! C'est ce qui s'appelle entrer de plein pied dans le XXIeme siècle.
Respect.
(Tu fais pareil pour le bistournage félin, gazeuse et Convenia ?)

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Non, bistournage félin à 45.9 en fixe dexdomitor/kétamine. Pas convenia. Ne jamais oublier, en recevant le matou, de proposer test felv/fiv, vaccin et identification. Ne pas oublier en rendant le matou de parler des super aliments vendus ici. Pas chir! 1.5 kg à un prix inférieur à Léo et Léa.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Je suis obligée d'avoir gazeuse avec respirateur à cause chiens de chasse thorax ouvert souvent.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Faut reconnaitre que nous autres vétos, on est en queue de peloton.

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

Ben normal, on sait bien que les vétos sont des loosers à côté des médecins! Celui que mes parents allaient voir quand j'étais petit garçon à la maison était blanc comme un navet, présent tous les jours de la semaine sauf le samedi ap et le dimanche et rêvait d'avoir du temps pour peindre. Et il bavait devant la profession de fonctionnaire de mon père à cause du temps qu'il avait. Il disait que son fric ne lui servait pas à grand chose. Pauv'vétos! On est bientôt en vacances, nous, d'ailleurs, on l'est toute l'année.

Écrit par : Novembre | 30 juin 2008

On est bientôt en vacances, nous, d'ailleurs, on l'est toute l'année.

Ecrit par : Novembre | 30 juin 2008

Mais non, mais non. Pas quand vous n'êtes pas en grève.

Écrit par : yann | 30 juin 2008

Ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certain point, tout ce qu'ils croient pouvoir."
Et ça va péter.
JPB

Hôte émoi d'un doute, JPB ! N'aurait-il pas écrit aussi
"Tout ce qui est fort extraordinaire ne paraît possible, à ceux qui ne sont capables que de l'ordinaire, qu'après qu'il est arrivé." ?

Que savez-vous donc que ne ne voyons pas ? :)

Écrit par : Steppenwolf | 30 juin 2008

De toute façon, Novembre, avec le peu que vous émargez, à la mesure d'ailleurs du peu que vous faites, vous vivez de longues vacances de peigne-cul (de peignent-culs?). Je ne vous envie pas. En plus, cette année, je suis toute bronzée!

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Ça c'est bien vrai ! Je vais faire comme vous : moi, je n'ai pas de micro-ondes dans ma cuisine ! Il y a discrimination, là, non ? Je vais aussi écrire à M. Darcos pour qu'il fasse une circulaire sur le respect dû aux gens qui n'ont pas de micro-ondes chez eux.

Ecrit par : Manu | 30 juin 2008

Et pour ceux à qui l'on fait des réflexions désagréables sur le fait qu'ils ne veulent pas de micro-ondes dans leur cuisine, ils ont prévu quelque chose ?

Écrit par : catmano | 30 juin 2008

"3) Mon message n'était pas une provocation. Quand à l'usurpation d'identité, je ne la pratique jamais, ni avec vous, ni avec quelqu'un d'autre, désolé. Je ne vois pas pourquoi vous m'en accusez d'ailleurs. Il y a encore des gens qui ont un minimum le sens de l'honneur sur cette planète.

D'où mon invitation à signaler lorsque quelqu'un prétends être quelqu'un d'autre."

Ecrit par : Manu | 30 juin 2008

Alors, je m'excuse. J'ai vraiment cru que vous vous foutiez de moi. Je n'ai pas posté un message sérieux (c'est-à-dire, non hors sujet et faisant plus de trois lignes) sur le blog depuis plusieurs mois. J'ai une ou deux fois dit bonjour à Christophe, Jérémy et Pendariès. Je n'ai jamais dialogué avec vous, ça, j'en suis sûre. La seule personne avec qui je me suis trouvée en opposition est Cadichon, vu que je suis contre la privatisation du secteur public. Quant à mes opinions pédagogiques,on va dire qu'elles diffèrent peu de celles de bcp de participants à ce blog. Je ne crois pas qu'elles soient très différentes de celles de Robin, par exemple. Mais vu que je m'exprime plus que rarement et que je fais souvent le bouffon, comme Dobolino récemment, j'ai vraiment cru que le "je suis rarement d'accord avec vous" annonçait une pique.

Donc, à mon avis, soit un troll s'est en effet amusé avec mon pseudo, soit vous me confondez avec quelqu'un d'autre.

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

Un instit :

http://dangerecole.blogspot.com/2008/06/hasta-luego.html

Écrit par : catmano | 30 juin 2008

Les histoires de réussite garçons / filles à l'école, tout le monde s'en fiche ?

C'est dommage, ça m'intéressait. Tant pis pour moi.

J'espère que les vrais pofs sont plus concis et plus précis que les commentateurs un rien verbeux et dispersés de ce blog.

Écrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Yann, je vise 46500 euros nets.

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

Il y a ceux qui vise, et ceux qui font mouche. L'exposé de mon cas peut contribuer à susciter quelques vocations chez ceux que la perspective de gagner 1,5 smic en début de carrière rebute.

Revenu net pour l'année scolaire 2007-2008 (12 mois) : 33200 euros dont près de 6000 défiscalisés

Situation : professeur agrégé titularisé fin 2007 - reclassé à l'échelon 4 (auparavant : doctorant - allocataire de recherche moniteur)

Horaires : 18 heures par semaine (obligation de service 14h - 1h première chaire - 3 HSA)

Temps de préparation des cours : néant.
Temps de correction des copies : très peu (très peu de devoirs à la maison mais pression maximale en classe)

Exemple presque scandaleux : traitement pour le mois de juin : 2880 euros nets pour une dizaine d'heures de cours entre le 1er et le 3 juin, un conseil de classe le 9 juin - les enfoirés! - et 84 copies du bac la semaine dernière.

Un jihad pour le mois de juin!

Merde! les HSA ne sont pas payer en juillet et août!

Un prof hors classe qui fait la même chose que moi - remplacer un certifié - explose vos "46500 euros net" mais celui-là ne correspond pas vraiment à l'image misérabiliste des professeurs que la profession -les syndicats?- véhicule.

Bref, agrégez-vous avant qu'il ne soit trop tard

Écrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Les filles se jugent mieux et sont beaucoup plus volontaires. Ma fille me réclame un cahier de vacances d'anglais pour travailler cet été avec sa tante bilingue car elle se trouve "un peu faible en anglais". Elle va également faire trois heures par semaine d'immersion en langue allemande avec une professeur allemande de français. Ce genre de trucs qui ne serait jamais venu à l'idée de mon fils qui a la ferme intention de consacrer son été à perfectionner sa connaissance du hard-rock et des navets cinématographiques dès que les représentations théâtrales lui en laisseront le loisir.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Ah oui, hein ? Ça choque au début !
Mais on s'y fait vite, Franky.

Et ne croyez pas que nous ne soyons pas rigoureux, concentrés, carrés quand nous enseignons !

Mais c'est justement pour cela que nous aimons aussi déboutonner un peu la ceinture ici...

Écrit par : sanjuro | 30 juin 2008

Donc, à mon avis, soit un troll s'est en effet amusé avec mon pseudo, soit vous me confondez avec quelqu'un d'autre.

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008

Il est possible que ce soit les deux. Avec mes excuses pour la deuxième auquel cas.

@Frank Boizard : Je ne sais pas ce qui a pris Yann et Dobolino, Ils sont partis dans un délire...ça doit être la chaleur.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Bref, agrégez-vous avant qu'il ne soit trop tard

Ecrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Mon pôpa: plus de 3500 euros net par mois, à la retraite à soixante ans, depuis seize ans, de son métier d'agrégé titulaire de chaire en fac. Elle est pas belle, la vie?

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

"J'espère que les vrais pofs sont plus concis et plus précis que les commentateurs un rien verbeux et dispersés de ce blog."

Ecrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Si être rigoureux et précis, ça veut dire raconter des conneries aussi grosses que celles que racontent les fans neuneus de Hayek (Fred, pas Salma, je le précise à nouveau), mieux vaut être verbeux et dispersé.

Je retourne écouter les conneries du nabot sur la 3. Je pense que je ne vais pas tenir longtemps et que je vais me replonger dans Bolaño très vite.

Vous devriez offrir 2666 à votre fiston, Dobolino. Il devrait aimer, même si ça fait 1000 pages.

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

Ce genre de trucs qui ne serait jamais venu à l'idée de mon fils qui a la ferme intention de consacrer son été à perfectionner sa connaissance du hard-rock et des navets cinématographiques dès que les représentations théâtrales lui en laisseront le loisir.

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008


Ma chère Dobolino, à titre tout à fait personnel, pouvez-vous présenter mes amitiés confraternelles à votre fils ?

D'avance, je vous en remercie.

Écrit par : Manu | 30 juin 2008

Les histoires de réussite garçons / filles à l'école, tout le monde s'en fiche ?

C'est dommage, ça m'intéressait. Tant pis pour moi.

J'espère que les vrais pofs sont plus concis et plus précis que les commentateurs un rien verbeux et dispersés de ce blog.

Ecrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Ah si, moi j'ai répondu... Pour dire qu'en maternelle et dans les premières années de l'élémentaire, je n'avais jamais remarqué de différences notables entre les résultats des filles et ceux des garçons, dans mes classes.
Si vous voulez, je peux rajouter que lorsque j'avais des CM, je n'en avais pas remarqué non plus.
La seule différence, c'est que, généralement, les garçons s'intéressent plus jeunes au monde extérieur que les filles ; du coup, ils sont plus demandeurs en histoire, en géographie et en sciences.

Écrit par : catmano | 30 juin 2008

@Frank Boizard : Je ne sais pas ce qui a pris Yann et Dobolino, Ils sont partis dans un délire...ça doit être la chaleur.

Ecrit par : Manu | 30 juin 2008
Ah, mais que nenni, ce n'était pas un délire. Nous étions très terre à terre.
Vous voulez qu'on vous explique pourquoi on doit facturer 60 euros le ml de convenia pour chat? C'est une histoire de seuil fatidique que vous croisez toutes les semaines avec votre petit caddie dans votre supermarché de prédilection.
Soit un chat de 4 kg: préférez-vous un jeu de massacre matin et soir pour lui faire avaler son antibio pendant quatorze jours ou une tite piquouze même pas douloureuse à 24 euros (pas chir, mon z'ami!).
Quand on a facturé un demi-flacon de 10 ml à 60 euros le ml, on peut baisser le tarif de la piquouze du bouvier bernois à prix coûtant ou à peu près. Ça s'appelle une caisse de peréquation entre clients du véto.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Le plus drôle : mon meilleur pote, agrégé docteur comme moi, mais recruté comme maître de conf' l'an dernier - le veinard!- a gagné cette année 30% de moins que moi! Je ne vous dit rien de la quantité astronomique de travail qu'il a du fournir!

Le pire : l'an prochain, je postule comme maitre de conf' dans toutes les facs de métropole.

Écrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Ma chère Dobolino, à titre tout à fait personnel, pouvez-vous présenter mes amitiés confraternelles à votre fils ?

D'avance, je vous en remercie.

Ecrit par : Manu | 30 juin 2008

Pas de soucis, j'y dirais! Pour l'instant, songez à lui qui se cuit dans une salle des fêtes provençale pas climatisée, avec eau chaude garantie dans l'évier, à répéter Le Tartuffe avec un metteur en scène gâteux qui change la mise en scène tous les jours à six jours de la générale. Costume de scène à trois épaisseurs.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Vous devriez offrir 2666 à votre fiston, Dobolino. Il devrait aimer, même si ça fait 1000 pages.

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008
C'est quoi, 2666? Le nouveau prix du ml de Convenia?

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

"C'est quoi, 2666? Le nouveau prix du ml de Convenia?"

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

Du tout. C'est le chef-d'oeuvre du grand écrivain chilien Bolaño, publié en 2004, peu après sa mort.

http://livre.fnac.com/a2189580/Roberto-Bolano-2666?PID=1&Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

Les histoires de réussite garçons / filles à l'école, tout le monde s'en fiche ?

C'est dommage, ça m'intéressait. Tant pis pour moi.

J'espère que les vrais pofs sont plus concis et plus précis que les commentateurs un rien verbeux et dispersés de ce blog.

Ecrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Les filles sont beaucoup plus intelligentes, j'en veux pour preuve votre propre blog où elles manquent curuellement. Voilà, rien de verbeux et de dispersé, tant pis pour vous !

Écrit par : victor | 30 juin 2008

...cruellement aussi !

Écrit par : victor | 30 juin 2008

Pour illustrer ce que vient de dire Victor...

LE PRIX DU CERVEAU

Dans un hôpital se trouve un patient gravement malade.
Sa famille se réunit dans la salle d'attente et, enfin, un médecin arrive, fatigué et triste :

"Je suis désolé d'être porteur de mauvaises nouvelles", dit-il en
voyant l'expression d'inquiétude sur les visages : "le seul espoir pour votre proche est une greffe de cerveau."
"C'est une chose expérimentale et risquée, et économiquement tout est àvotre charge."

Les membres de la famille restent assis, en écoutant ces bien tristes
nouvelles. Puis, l'un d'eux demande : "combien coûte un cerveau ?"

"Ca dépend", répond le médecin. "5000 un cerveau d'homme ; 200 celui d'une femme".

Un long moment de silence envahit la salle, et les hommes présents essaient de ne pas rire et évitent le regard des femmes, mêmes si certains d'entre eux ébauchent un sourire.

Finalement, un homme poussé par la curiosité demande : "Docteur, pourquoi cette différence de prix ?"

Le médecin, souriant devant une question pour lui si innocente répond :

"Les cerveaux féminins coûtent moins cher car ce sont les seuls à avoir servi, les autres sont comme neufs."


Ce messages est destinée aux femmes intelligentes qui ont besoin de sourire et aussi aux hommes qui pourront le supporter.

Un grand coucou à tous les hommes qui auront ébauché ce fameux sourire à la moitié du récit et gros bisous aux femmes qui auront souri à la fin !!!

Écrit par : Maminou | 30 juin 2008

CURIEUX que personne n'ait encore répondu aux deux devinettes de Michel Delord. On ne se désintéresserait pas de la question de l'école par hasard ?
GM

Écrit par : guy morel | 30 juin 2008

Ah ! oui , sur l'autre blog , celui de Brighelli ??

Ici , on est chez les vétos qui expliquent comment arnaquer le chaland , non ??

Bobolino , je rigooole !!

Écrit par : Amélie | 30 juin 2008

Le pire : l'an prochain, je postule comme maitre de conf' dans toutes les facs de métropole.
Ecrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Dans les Fnacs de nécropole ? Qu'est-ce qu'on peut aller faire dans une fnac aujourd'hui?
Vaudrait mieux viser la place d'Auduc ( pas de jeux de mots, SVP) , ex-secrétaire national du SNES devenu dirlo de l'IUFM de Créteil.
Je ne sais pas bien si ce genre de produit est recyclable.

Écrit par : guy morel | 30 juin 2008

@ Catmano :

Je vous remercie d'avoir pris la peine de me répondre.

Vous êtes en contradiction avec notre hôte et ses statistiques. A partir de là, deux hypothèses :

1) vous vous trompez ou vous n'avez pas assez de de recul.

2) vous êtes une singularité statistique. Non, ce n'est pas une insulte :-)

J'élimine car elle ne me mène nulle part la troisième hypothèse possible, à savoir que c'est notre hôte et ses statistiques qui sont dans l'erreur.

L'hypothèse 2 est évidemment la plus intéressante. Y a-t-il quelque chose (pédagogie, géographie, milieu social, etc ...) qui pourrait faire que l'égalité de réussite est plus assurée dans vos classes ?

Vous parlez des petits caïds devant lesquels les mères sont en extase. Est-ce seulement le cas de la population immigrée ou est-ce à votre avis une tendance générale ?

Cordialement

@ victor et kap :

Je ne me dissimule pas sous un pseudonyme quand je dis du mal des gens, ni quand j'en dis du bien, d'ailleurs. J'ai la vanité de croire que cela fait une différence (en ma faveur bien entendu) entre nous.

Mes fadaises me sortent librement et et tout aussi libre à vous de les contredire.

Quant à Hayek, si vous avez seulement la moitié, partagée entre vous deux, de son intelligence et de sa finesse, je vous envie.

Écrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Ayé, j'ai choisi : entre

verbeux et dispersé
ou
pompeux et donneur de leçon,

mon cœur ne balance plus.

Entartons, entartons les pompeux cornichons ! gloup gloup !

Écrit par : sanjuro | 30 juin 2008

"Le pire :"
Le vét est là depuis un chouïe, y peut péter les plombs, quand t'y sera méfies toi d'arriver comme 'ça' dans la salle des profs ... :)

Écrit par : toto | 30 juin 2008

"Vaudrait mieux viser la place d'Auduc ( pas de jeux de mots, SVP), ex-secrétaire national du SNES devenu dirlo de l'IUFM de Créteil."

Faut nécessairement passer par le SNES où suffit-il d'être notoirement incompétent?

Écrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

J'ai cru que JPB avait ouvert un nouveau fil sur la violence, alors que ça date de Mathusalem. Complètement à côté de mes pompes. Besoin de vacances.

D'accord avec Maminou sur la supériorité des cerveaux féminins ; c'est vrai que nous avons tendance à économiser les nôtres !

En ce qui concerne la devinette de Michel Delord, je donne ma langue au matou. Parler de la priorité des contenus sur les méthodes...dans les années 75, c'était de l'extra-lucidité.

Allez, au hasard : Edgar Faure ? (avec un seveu sur la langue)

Je suis désolé pour l'âne de guy morel ; J'en ai vu un l'autre jour qui avait le même problème. Saletés de taons !

Écrit par : Robin | 30 juin 2008

Ici , on est chez les vétos qui expliquent comment arnaquer le chaland , non ??


Ecrit par : Amélie | 30 juin 2008

C'est pas de l'arnaque, c'est du marketinge.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Je suis désolé pour l'âne de guy morel ; J'en ai vu un l'autre jour qui avait le même problème. Saletés de taons !

Ecrit par : Robin | 30 juin 2008
Le pire, c'est que c'est peut-être les premiers signes d'une dermite estivale.
Bonjour Robin. Vous avez vu comme on a travaillé cet aprèm', Yann et moi?
Suites de piqures d'insectes: mercurius solubilis 5 CH.

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Dans la vraie life , on dit mercatique , allons bobolinovéto !!!

Faut être dans le moove !

Écrit par : Amélie | 30 juin 2008

mercatique, ça t'a une vilaine connotation à cause de la sonrité proche de mercantile qui est un gros mot. Merchandising?

Écrit par : dobolino | 30 juin 2008

Ecrit par : Robin | 30 juin 2008
Le pire, c'est que c'est peut-être les premiers signes d'une dermite estivale.
Bonjour Robin. Vous avez vu comme on a travaillé cet aprèm', Yann et moi?
Suites de piqures d'insectes: mercurius solubilis 5 CH.

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

Vous êtes merveilleux (se) et je vous pardonne à cause des ânes toutes les horreurs que vous proférez sur ce fil depuis ce matin ! ;-)

Écrit par : Robin | 30 juin 2008

"@ victor et kap :

Je ne me dissimule pas sous un pseudonyme quand je dis du mal des gens"

L'identité ne fait rien à l'affaire...
Hayek fin et intelligent ? Vous voyez bien que votre univers manque de femmes !

Écrit par : victor | 30 juin 2008

De toute façon, Novembre, avec le peu que vous émargez, à la mesure d'ailleurs du peu que vous faites, vous vivez de longues vacances de peigne-cul (de peignent-culs?). Je ne vous envie pas. En plus, cette année, je suis toute bronzée!

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

Oui mais moi je ne vis pas comme vous pour émarger. Ce n'est pas mon obsession. Avec mes petits livres et mes petits voyages, ça me suffit. Et je ne suis pas comme vous à baver
sur les deniers des autres. Vous ne me faites pas envie, ni vous ni tous ceux qui sont pleins de fric. Mais ça vous ne pouvez pas comprendre, ma pov'dame qui courez après les sous encore et toujours. C'est bien ça qui fait braire les gens: on a autre chose qui dépasse mille fois vos petites satisfactions financières. Pov'dame! Et vous nous faites la morale alors que vous vous vantez d'arnaquer les pauvres gens qui viennent chez vous faire soigner leurs bestioles qui sont souvent les seules à leur remonter le moral dans ce monde pourri. Pov' cloche!

Écrit par : Novembre | 30 juin 2008

allons bobolinovéto !!!
Faut être dans le moove !

Ecrit par : Amélie | 30 juin 2008

Soyez indulgente, elle exerce son droit de veto (On a déjà dû la faire mais tant pis...)

Écrit par : victor | 30 juin 2008

En tant que spécialiste des ânes , une petite ordonnance pour celui de Guy .


FEUILLE DE SOINS

Dermatite estivale récidivante (Gale d'été)
Pour votre cheval :
1: BUTOX 7,5%
1 dose de 30 ml sur le dos
1 fois par mois du 1er mars au 1er octobre.

2: TRITEC 14
150 ml (soit 200 pulvérisations) par cheval à répartir sur tout le corps (ligne du dos, crinière, queue).
En période avec peu de mouches: tous les 10 à 15 jours.
En période avec beaucoup de mouches: tous les 5 jours.
Avril/Mai: tous les 15 jours
Juin: tous les 10 jours
Juillet, Août, Septembre: tous les 5 jours
Octobre: tous les 15 jours

Ajouter une dictée ( à l'ancienne ) en pommade au début , puis en intra-veineuses !
L'homéopathie ne saurait suffire !

Écrit par : Amélie | 30 juin 2008

C'est que, Jean-Louis Auduc (IUFM Créteil) devait le rappeler,

"le système scolaire, de réforme en réforme, est devenu illisible pour les familles si ce n'est pour les enseignants. Il est urgent de modifier les concours pour les professionnaliser".

Ce type, Trouduc (pas pu résister), je lis deux phrases de lui, je le hais pour la vie.

Écrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Novembre, c'est bien et sympa ce que vous dites mais vous ne devriez pas prendre Dobolino au premier degré !
Attendez d'être à l'étage, mouaaaaaaaaaah !

Écrit par : victor | 30 juin 2008

Vous parlez des petits caïds devant lesquels les mères sont en extase. Est-ce seulement le cas de la population immigrée ou est-ce à votre avis une tendance générale ?
Ecrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Ah non, chez moi, ce sont des souchiens de souche, tout ce qu'il y a de plus "de souche".

Un jour, j'avais exposé mon avis sur ce blog, mais on m'a dit que j'exagérais : nos mères (et pères) d'élèves, nés entre 1975 et 1985 environ, ont été élevés en salopettes et clarks, cheveux mi-longs pour tous, et, les mamans surtout, ont rêvé d'un monde sexué dont on leur disait qu'il était révolu.
Cetaines d'entre elles ont rêvé pendant toute leur enfance de jolies robes roses à frou-frou et de princes charmants virils qui viendraient les enlever à cheval sur leurs grosses motos qui font vroum-vroum et seraient capables de résister au Bisounoursisme ambiant.

Elles font de leurs fillettes de ravissantes idiotes habillées comme des Lolitas dès l'âge de trois ans et de leurs "p'tits mecs" de vrais p'tits durs (en paroles, uniquement, maman ayant toujours tout aplani devant eux, au pied du mur, leur dureté devient moins évidente), habillés comme des petites frappes, couverts de gel sur la tête, et sourient d'un air ravi lorsqu'un minot de six ans sort de sa voix de bébé des injures dignes d'un adulte mal embouché : "Oh beh alors, où t'y a appris ça, toi ? Tu sais qu'il entend tout, eh, et il a une mémoire ! T'y arrêtes, dis, que la maîtresse, elle va dire que t'y es mal élevé !"

Chez les papas, on rencontre surtout la catégorie "éternel gamin" qui joue avec ses gosses, refuse de faire quelque autorité que ce soit et est un petit peu déçu lorsqu'on lui dit que son fiston est en train de devenir sérieux, qu'il ne joue plus à la bagarre dans la cour et qu'il est tout fier de ses bonnes notes.

Écrit par : catmano | 30 juin 2008

Quelle pêche , Victor , ce soir ! Déjà en vacances ??

http://www.photos-voyages.com/cuba/mule.htm

Écrit par : Amélie | 30 juin 2008

@ F. Boizard

"@ victor et kap :

Je ne me dissimule pas sous un pseudonyme quand je dis du mal des gens, ni quand j'en dis du bien, d'ailleurs. J'ai la vanité de croire que cela fait une différence (en ma faveur bien entendu) entre nous."

Mais c'est mon vrai nom, enfin ! C'est pas du tout un pseudo. Ca sonne bizarre ? Normal. C'est breton. C'est mal de se moquer des minorités breizh.

"Quant à Hayek, si vous avez seulement la moitié, partagée entre vous deux, de son intelligence et de sa finesse, je vous envie."

Je n'ai pas parlé de l'intelligence de Hayek, mais de celle des fans de Hayek. Pas pareil.

En tout cas, vu le niveau de votre argumentation, laquelle tond les pâquerettes , on pourrait être tenté d'avoir la vanité de croire que vous êtes loin d'avoir le quart du tiers de l'intelligence de Hayek (Salma ).

"Mes fadaises me sortent librement et et tout aussi libre à vous de les contredire."

C'est fait.

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

Puisque nous en sommes aux photos de vacances, je signale que je viens de mettre en ligne mon carnet de voyage "Syrie" sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/. Bonne soirée à tous.

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 juin 2008

Vous parlez des petits caïds devant lesquels les mères sont en extase. Est-ce seulement le cas de la population immigrée ou est-ce à votre avis une tendance générale ?
Ecrit par : Franck Boizard | 30 juin 2008

Ah non, chez moi, ce sont des souchiens de souche, tout ce qu'il y a de plus "de souche".

Ecrit par : catmano | 30 juin 2008

Et puis, vous savez, la "gosse d'étrangers qui a du venin dans le ventre", en 1936, devant l'école de l'avenue de Versailles, à Paris, c'était ma maman. Et je ne vous raconte pas la suite, entre juin 1940 et août 1945 !

Alors, ça a dû passer dans son lait, pour moi, souchiens ou immigrés, ce sont des gosses, sans venin dans le ventre. Et, au moins dans mon école, nous faisons tout pour empêcher le venin d'entrer, d'où qu'il vienne.

Écrit par : catmano | 30 juin 2008

CURIEUX que personne n'ait encore répondu aux deux devinettes de Michel Delord. On ne se désintéresserait pas de la question de l'école par hasard ?
GM

Ecrit par : guy morel | 30 juin 2008

Personnellement, je sèche. Copie blanche.

Michel Delord, vous ne voulez pas en dire un peu plus ? Surtout que le morceau choisi donne envie de connaître la suite.
Allez, quoi...

Écrit par : chevreuil | 30 juin 2008

"Un jour, j'avais exposé mon avis sur ce blog, mais on m'a dit que j'exagérais"

Ecrit par : catmano | 30 juin 2008

J'adhère à vos propos. C'est globalement mon impression à moi aussi.

On remarquera par ailleurs que dans mon trou paumé du Pas-de-Calais, miné par le chômage, les élèves, majoritairement des "petits blancs", subissent une première métamorphose vers 12/13 ans. Les filles passent de la lolita à la simili-pute (pour certaines, d'ailleurs, on peut retirer le simili : elles se font effectivement payer leurs services et un collégien dévoué se charge de gérer leur bizness) et les garçons se transforment quasi tous en brutes épaisses misogynes, racistes et homophobes, parlant des filles en des termes aussi fleuris que "vide-couilles" (sic). A 16 ans, tout ce beau monde a quitté les bancs du clg et les filles, désormais à la colle, généralement enceinte (ou pouponnant déjà) passent, petit à petit, de la simili-pute à la bobonne, alors que leur régulier, lui, opère sa mutation en beauf jacky-moumoute de premier choix, avec bide kro intégré.

Cette évolution concerne tout de même plus de 50 % des élèves de mon clg. Que faire ? Y a-t-il un moyen, sinon d'inverser le processus, du moins, de le freiner ?

En attente de suggestions.

Écrit par : Kap | 30 juin 2008

Faut nécessairement passer par le SNES où suffit-il d'être notoirement incompétent?
Ecrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Les deux, c'est mieux : cela va ensemble. Mais dans le monde syndical, il y a concurrence.

Écrit par : guy morel | 30 juin 2008

C'est que, Jean-Louis Auduc (IUFM Créteil) devait le rappeler,

"le système scolaire, de réforme en réforme, est devenu illisible pour les familles si ce n'est pour les enseignants. Il est urgent de modifier les concours pour les professionnaliser".

Ce type, Trouduc (pas pu résister), je lis deux phrases de lui, je le hais pour la vie.
Ecrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Il est professionnel de quoi Auduc ?

Écrit par : guy morel | 30 juin 2008

PS. Cette Note s’appuie sur un article de mon ami Jean-Louis Auduc, vice-président de l’IUFM de Créteil (si !). Qu’il soit ici vivement remercié.
JPB

Bon : remercié à coups de pied quelque part, non ?

Écrit par : guy morel | 30 juin 2008

C'est que, Jean-Louis Auduc (IUFM Créteil) devait le rappeler,

"le système scolaire, de réforme en réforme, est devenu illisible pour les familles si ce n'est pour les enseignants. Il est urgent de modifier les concours pour les professionnaliser".

Ce type, Trouduc (pas pu résister), je lis deux phrases de lui, je le hais pour la vie.

Ecrit par : TotoWeininger | 30 juin 2008

Ce pauvre mec est un ex-secrétaire du SNES! Rien d'étonnant!
"Professionnaliser les concours"... Il est fou! C'est rendre le système encore plus "illisible", com' y dit, l'ot' Diafoirus!
Car en livrant les concours, qui étaient jusqu'ici le temple de la pensée claire et distincte bien dans la tradition rationnelle française, aux cervelles détraquées que nous appelons ici les "pédagogistes", on les livre au charabia impénétrable de l'"encadrement" de l'Education nationale, au langage de la secte "pédagogo-illogiste", à l'opaque verbosité meiriolique, et le public comprendra encore moins!

Écrit par : Jean | 30 juin 2008

Sur l'excellent site de Marc Le Bris, je trouve ceci, qui mérite d'être réfléchi :

MLB ; le 24 juin 2008
PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Ecrit par : guy morel | 26 juin 2008

Etonnant ? pas sûr... Accablant, certainement. Mais peut-être notre collègue s'est-il un peu laissé aller sur le Chouchen ? C'est traître, avec la chaleur...
Ecrit par : FGuichard | 26 juin 2008

et c'est tout ? Auduc serait-il passé pr là que ce blog s'amollisse à ce point ?
GM

Écrit par : guy morel | 30 juin 2008

Bon, j'ai bien pensé au fait que ce blog comprenait certainement le meme pourcentage de cons que le reste de la société (et on est toujours le con de qq'un), mais ça n'a pas suffi.

Je suis content d'avoir les adresses-mails de Robin et Chistophe, j'en ferai certainement bon usage, j'espère qu'ils ont gardé la mienne. Comme je ne suis pas sûr de vous l'avoir donnée, Robin, je vous la renverrai. J'aurais bien pris celle de Catmano, aussi, mais elle doit être facilement trouvable sur ce blog. Dobolino, vous avez mon adresse depuis le jour où l'on avait failli se fâcher pour de bon, et vous savez déjà que mon opinion a énormément évolué depuis ce jour-là. J'aimerais bien savoir dans qques jours les notes que votre fiston a obtenues finalement. Bon courage à Jean dans sa lutte contre les séquences.

Je tiens à préciser avant de partir qu'un agrégé échelon 4 avec 3 HSA ne peut pas gagner la somme astronomique de 2880 euros nets comme l'a affirmé qq'un plus haut, il y a forcément des sources de revenus complémentaires.

Voilà, je pense avoir rectifié une des erreurs de plus, présentes sur ce blog. Pour ne pas avoir l'air ridicule après les adieux, je n'ai pas intérêt à y remettre les pieds. J'espère que Jean-Paul Brighelli aura la bonté de ne pas mettre pour sa prochaine note un texte en rapport avec l'homosexualité (cela m'étonnerait de toute façon franchement), ni avec la problématique des genres. C'est un appel à la bonté, rien de plus. Je sais juste que j'aurai du mal à m'empêcher d'intervenir dans ce cas, mais je n'ai pas dit que ce serait impossible.

Kap, dommage que ce ne soit pas vous qui m'ayez écrit "je vous aime". On n'aurait pas vécu une histoire d'amour (forcément), mais ça m'aurait fait plaisir quand meme.

Pour Manu, steppenwolf et autres gens qui défendent des positions ignobles sans même le savoir (l'aveuglement fait peur), sachez que ce n'est pas pour ne pas avoir à vous répondre que je raconte tout cela. Si vous voulez avoir une réponse à vos conneries, consultez les livres suivants : "Mort ou fif" de Michel Dorais, et "L'inversion de la question homosexuelle" par Eric Fassin. Vous jouez de votre ignorance crasse pour fermer les yeux sur la réalité, et au moins après lecture de ces bouquins-là, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.

Enfin, ce blog m'a permis de connaître Guy Morel, Françoise Guichard, Michel Delord, et de dialoguer un peu avec Jean-Paul Brighelli. Ce n'est pas si mal. Et je pense y avoir commis quelques posts d'un peu d'intérêt. Vous serez gentils de ne pas me répondre, c'est un peu comme pour Dieu : on aime mieux s'adresser à lui quand on est sûr qu'il ne répondra pas.

Allez hop, je décoche les cases "retenir mes coordonnées" et "s'abonner au fil de discussion", et je m'efforce de tenir ce blog pour ce qu'il est, c'est-à-dire pas grand chose, dans l'esprit de son concepteur comme dans celui de ses visiteurs.

Écrit par : Jérémy | 01 juillet 2008

Pour Guy Morel :

http://www.csdecso.on.ca/PetiteEnfance/chansons/mon-ane.htm

Écrit par : Gaston Lavy | 01 juillet 2008

"Voilà, je pense avoir rectifié une des erreurs de plus, présentes sur ce blog."

Ecrit par : Jérémy | 01 juillet 2008

Raté!

Bon je précise et puis ensuite, on pourra parler d'autres choses.

Agrégé échelon 4 : 1950 euros net
3 HSA = 3*160=480 euros
1 heure de première chaire = 160 euros
ISOE 100 euros
PP 120 euros
indemnité de résidence(je ne sais pas pourquoi je touche ça mais bon, ça ne se refuse pas!) 70 euros

Total : 2880 euros!!!!!

Sur l'année : 10*2880+2*2200=33200 euros

CQFD

Pour l'anecdote, je n'ai pas eu droit, hélas! aux indemnité de sujétion spéciale de remplacement (ISSR pour les connaisseurs).

Remarque : je ne vois pas en quoi 2880 euros est une somme astronomique. C'est ce que devrait gagner un agrégé en début de carrière sans avoir à faire d'heure sup.

Écrit par : TotoWeininger | 01 juillet 2008

Pour Guy Morel :

http://www.csdecso.on.ca/PetiteEnfance/chansons/mon-ane.htm
Ecrit par : Gaston Lavy | 01 juillet 2008

Merci pour la chanson.
GM

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

"On remarquera par ailleurs que dans mon trou paumé du Pas-de-Calais, miné par le chômage, les élèves, majoritairement des "petits blancs", subissent une première métamorphose vers 12/13 ans. Les filles passent de la lolita à la simili-pute (pour certaines, d'ailleurs, on peut retirer le simili : elles se font effectivement payer leurs services et un collégien dévoué se charge de gérer leur bizness) et les garçons se transforment quasi tous en brutes épaisses misogynes, racistes et homophobes, parlant des filles en des termes aussi fleuris que "vide-couilles" (sic). A 16 ans, tout ce beau monde a quitté les bancs du clg et les filles, désormais à la colle, généralement enceinte (ou pouponnant déjà) passent, petit à petit, de la simili-pute à la bobonne, alors que leur régulier, lui, opère sa mutation en beauf jacky-moumoute de premier choix, avec bide kro intégré.

Cette évolution concerne tout de même plus de 50 % des élèves de mon clg. Que faire ? Y a-t-il un moyen, sinon d'inverser le processus, du moins, de le freiner ?

En attente de suggestions.

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008 "

Quelle finesse d'analyse et de jugement!!!

L'élite veille sur ce blog!

Écrit par : Hervé | 01 juillet 2008

@ Jérémy, vous pouvez demander mon adresse-mail à JPB, Dobolino, Christophe Sibille ou Guy Morel. Je préfère ne pas la mettre sur le blog.

@ Kap, pour les collégiennes et collégiens, je ne sais pas ce qu'il faut faire.

Ils partent de chez nous en sachant lire intelligemment un texte adapté à leur âge, écrire une dictée d'une centaine de mots sans trop de fautes (de 0 à 5), effectuer les quatre opérations et résoudre des problèmes et en ayant quelques repères historiques, géographiques et scientifiques.

A la fin du trimestre, on reçoit les bulletins, les profs sont généralement enchantés du travail de nos petits. Un trimestre plus tard, commencent à nous arriver quelques remarques sur une lolita ou un gros-lourd qui ne travaillent pas assez, n'apprennent pas leurs leçons, manquent plus que de raison.
S'ils passent près de l'école et viennent nous dire bonjour, nous ne les félicitons pas, loin de là. Mais la balle est dans le camp de leurs parents.
Nous n'avons que très peu d'influence.

Ils sont loin cependant d'être la majorité et nombreux sont ceux qui repassent à l'école, leur bulletin de 5°, 4°, 3°, 2°, 1° ou Tle à la main, simplement pour le plaisir de montrer la mention "félicitations" ou "encouragements" qui y figure.

De temps en temps, leur capacité de travail et leur sérieux scolaire leur posent des petits problèmes, Tarek, par exemple, a eu son bac pro "chauffeur routier" à 17 ans et demi et ne pouvait donc pas conduire de camions, apparemment il n'était pas prévu dans cette filière qu'un élève n'ait aucune année de retard. Il avait déjà loupé l'entrée en 4° techno qu'il convoitait, "trop bon" avaient dit les professeurs au conseil de classe.

Généralement, cela leur ouvre plutôt des portes et ils n'ont aucune difficulté à intégrer la filière convoitée.

J'avais une collègue qui avait tendance à dire que l'on ne peut rien contre le milieu et qu'il est impossible de lutter. Je n'ai jamais réussi à lui faire admettre qu'en s'y prenant très tôt, en en faisant le plus possible à l'école et en ne demandant aux parents que ce qu'ils sont capables de faire (scolairement, j'entends), on se rendait compte qu'à milieu égal, nos élèves réussissaient mieux que leurs camarades des écoles voisines. Pour elle, c'étaient toujours des "cas d'espèce" qu'on ne pouvait généraliser.

Écrit par : catmano | 01 juillet 2008

Aschieri, Auduc et Cie chez Ségolène.

http://www.lesamisdesegolene.org/enseignants/asr-aschieri.html

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

J'avais une collègue qui avait tendance à dire que l'on ne peut rien contre le milieu et qu'il est impossible de lutter.
Ecrit par : catmano | 01 juillet 2008

Et pourtant, les organismes d'aide savent que dans les pays en voie de développement, l'éducation est primordiale pour sortir de la misère.
Mais si on part battu d'avance !

"Je n'ai jamais réussi à lui faire admettre qu'en s'y prenant très tôt, en en faisant le plus possible à l'école et en ne demandant aux parents que ce qu'ils sont capables de faire (scolairement, j'entends), on se rendait compte qu'à milieu égal, nos élèves réussissaient mieux que leurs camarades des écoles voisines."

A Catmano et à tous ceux qui ne baissent pas les bras contre le déterminisme social, MERCI !

Écrit par : lucile | 01 juillet 2008

Marc Le Bris, le 24 juin 2008 :
Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."

Ecrit par : guy morel | 26 juin 2008

Etonnant ? pas sûr... Accablant, certainement. Mais peut-être notre collègue s'est-il un peu laissé aller sur le Chouchen ? C'est traître, avec la chaleur...
Ecrit par : FGuichard | 26 juin 2008

et c'est tout ? Auduc serait-il passé par là que ce blog s'amollisse à ce point ?
GM

Je ne pense pas qu'Auduc y soit pour grand-chose ;-))))
...mais plutôt que les enjeux réels du débat échappent parfois aux collègues qui, en cette fin d'année, sont pour beaucoup d'entre eux le nez dans le guidon, pris par le brevet, le bac, l'ENS, le CAPES ou l'agrégation, le tout dans la canicule et les pics d'ozone.
Par ailleurs et sur le fond : il y a deux lectures de Condorcet, une lecture "de gauche", pour aller vite, qui en fait un laïque humaniste, et une autre "de droite" (pour schématiser aussi) qui voit en lui l'un des pères fondateurs du libéralisme et de l'anti-étatisme.
Notre collègue Marc Le Bris, qui avait pourtant fait un travail extraordinaire à la Libre Pensée voici qq années (voir le rapport du congrès de Lamoura, août 2006, disponible en s'adressant à la LP), est passé de l'une à l'autre de ces lectures, Dieu (?!) seul sait pourquoi mais c'est dommage.
Et pourtant...
"Puisque toutes nos lois doivent tendre à diminuer l'inégalité des fortunes, il ne faut plus compter, pour les dépenses nécessaires au progrès des lumières, sur des richesses individuelles", écrit Condorcet en 1793 ("Sur la nécessité de l'Instruction Publique") : en clair, le financement public de l'ecole est une nécessité fondamentale. MLB me semble confondre le monopole idéologique (mortifère, effectivement) exercé par la pensée unique des sciences de l'éduc (j'ai faillli taper "sciences de l'Auduc", au secours docteur Freud !), et la nécessité d'un financement public pour éviter le monopole des puissances d'argent qui redoublerait l'inégalité des fortunes par celle de l'accès au savoir.

Écrit par : FGuichard | 01 juillet 2008

@ Jeremy : demandez mes coordonnées à JPB ou Ch. Sibille, j'aimerais bien vous dire un petit au revoir en privé !

Écrit par : FGuichard | 01 juillet 2008

Allez hop, je décoche les cases "retenir mes coordonnées" et "s'abonner au fil de discussion", et je m'efforce de tenir ce blog pour ce qu'il est, c'est-à-dire pas grand chose, dans l'esprit de son concepteur comme dans celui de ses visiteurs.

Ecrit par : Jérémy | 01 juillet 2008

Ne voyant pas apparaître mon message, je recommence. Vous me pardonnerez pour le bégaiement s'il apparaît deux fois.

Je voulais simplement dire à Jérémy que je trouvais dommage qu'il ait décidé de ne plus participer au blog où ses interventions étaient estimées et appréciées.

Les dernières ont donné lieu à quelques polémiques, mais c'est intéressant aussi les polémiques, quand elles restent dans les limites de la courtoisie, et il a eu raison de "ne pas lâcher le morceau" sur un sujet qui lui tenait à coeur.

J'évoquais les vacances et peut -être la préparation des cours pour la rentrée, surtout en lycée où c'est plus lourd, ce qui ne veut pas dire qu'on peut arriver en collège les mains dans les poches !

Des vacances bien méritées et qui vont peut-être "clairsemer" un peu les participations (en Bretagne, je n'ai ni ordinateur, ni électricité, ni eau courante. ;-) ...En tout cas, je n'ai pas d'ordinateur (et pas de portable non plus)

Écrit par : Robin | 01 juillet 2008

Cette évolution concerne tout de même plus de 50 % des élèves de mon clg. Que faire ? Y a-t-il un moyen, sinon d'inverser le processus, du moins, de le freiner ?

En attente de suggestions.

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008

On peut opter pour la méthode 3eme RPIMA de Carcassonne, en augmentant les cadencces.

Écrit par : yann | 01 juillet 2008

Vous serez gentils de ne pas me répondre, c'est un peu comme pour Dieu : on aime mieux s'adresser à lui quand on est sûr qu'il ne répondra pas.

Allez hop, je décoche les cases "retenir mes coordonnées" et "s'abonner au fil de discussion", et je m'efforce de tenir ce blog pour ce qu'il est, c'est-à-dire pas grand chose, dans l'esprit de son concepteur comme dans celui de ses visiteurs.

Ecrit par : Jérémy | 01 juillet 2008

Je ne recopie pas tout, mais quelle prétention...et toujours pas l'ombre d'un argument (même pas pour dire ce que vous feriez concrètement en plus de la brochure de Darcos si on voulait lutter contre l'homophobie à l'école par exemple).

Vraiment minable.

Écrit par : Manu | 01 juillet 2008

Cette évolution concerne tout de même plus de 50 % des élèves de mon clg. Que faire ? Y a-t-il un moyen, sinon d'inverser le processus, du moins, de le freiner ?

En attente de suggestions.

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008 "

Quelle finesse d'analyse et de jugement!!!

L'élite veille sur ce blog!

Ecrit par : Hervé | 01 juillet 2008

Kap ne fait malheureusement que décrire une certaine réalité sociale.

Il vaut mieux que les jeunes collègues pleins d'idéaux (et d'illusions aussi parfois) sachent un peu à quoi s'attendre dans certains endroits.

Oui, je sais, ça fait mal, mais ça fait encore plus mal quand on ne sait pas. L'important étant de perdre les illusions sans perdre les idéaux.

Écrit par : Robin | 01 juillet 2008

Je ne sais pas ce qui a pris Yann et Dobolino, Ils sont partis dans un délire...ça doit être la chaleur.

Ecrit par : Manu | 30 juin 2008

Non. Juste du désoeuvrement de fin de mois.
Et de la décompensation après les concours et exams de nos petits. Mais moi, j'ai pas encore fini avec ça.

Écrit par : yann | 01 juillet 2008

Pour Novembre: je suis hyper-déçue...

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

Novembre: ceux qui le font n'en parlent pas, bien sûr! Vous êtes encore plus naïf que ça.

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

Aschieri, Auduc et Cie chez Ségolène.

http://www.lesamisdesegolene.org/enseignants/asr-aschieri.html

Ecrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Après 5 minutes d'attente, j'ai abandonné le téléchargement de la 1ère page. Ils sont efficaces au PS...

J'ai quand même pu voir la liste des "intervenants" : Il y a aussi la nullissime Agnes Van Zanten qu'on avait déja vu sévir dans un français trés approximatif lors de la commission Pochard.

Lequel de ces zozos se serait vu bombardé Ministre de l'EN si Royal avait été élue ? Quelle angoisse !

Écrit par : Manu | 01 juillet 2008

Pour Amélie, concernant la dermite estivale: n'ayant pas le droit de consulter par internet, je ne donne que des remèdes de bonne fame. Il serait pour moi préjudiciable d'en dire plus.

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

Jérémy, j'appréciais vos interventions -et vos pastiches- et je regrette votre décision.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 juillet 2008

MLB me semble confondre le monopole idéologique (mortifère, effectivement) exercé par la pensée unique des sciences de l'éduc (j'ai faillli taper "sciences de l'Auduc", au secours docteur Freud !), et la nécessité d'un financement public pour éviter le monopole des puissances d'argent qui redoublerait l'inégalité des fortunes par celle de l'accès au savoir.
Ecrit par : FGuichard | 01 juillet 2008

"idéologie mortifère" du côte des SE ? Sans doute, encore que de côté-là, on discerne davantage l'ardente, l'irrépressible, la fondamentale ruée sur les sinécures.
En revanche, j'ai lu l'article de madame Coffinier paru dans La Nef ( voir le lien plus haut) et j'y vois une parenté évidente avec ce que Louis Legrand a écrit de la réforme du collège et du projet de former ( forger ?) "l'homme total", et c'est plutôt de ce côté-là - celui des "croisés" - que je situerais "l'idéologie mortifère".
GM

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Le lien pour ce texte d'Anne Coffinier, qui ne me fait pas pousser des "cris d'orfraie" - faut pas avoir vécu dans nos campagnes pour dire ainsi du mal de ces oiseaux divins -, mais "m'interroge".
http://www.lanef.net/archives_de_la_nef/societe/ecole/l_ecole_la_foi_et_la_raison.asp

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

"[...] L'important étant de perdre les illusions sans perdre les idéaux."

Ecrit par : Robin | 01 juillet 2008

Jolie formule.

@ Kap

Ce que vous dites du collège vient nous rappeler qu'il n'y a pas "la banlieue" et "le reste", mais bien plutôt une fracture non seulement sociale mais encore culturelle qu'on retrouve sur tout le territoire. Ces 50% qui vous désespèrent, et qui sont en grande partie fonction du milieu social, ce sont ceux que l'on retrouve dans quelques coins reculés de Haute-Saône, ou bien en Corse, et qui seront vraisemblablement orientés par défaut en LP. Nous avons évoqué plus haut ce sujet de BEP qui, cette année, avait révélé, dans les productions écrites des candidats, leurs préjugés sexistes. Ne cherchez pas : nous avons beau nous trouver à mille kilomètres de distance, ce sont vos 50% que j'ai retrouvé à Ajaccio. Et ce sont aussi les mêmes 50% qui "soumettent" des filles en banlieue (cf. "Ni putes ni soumises"), tandis que les enfants des classes moyennes fréquentent les lycées généraux du "9-3" ou du "9-4" qui, eux, ne concentrent pas les problèmes de violences scolaires. La question, ce n'est donc pas "la banlieue" ou "l'immigration", mais davantage les inégalités sociales. Et c'est à cet égard que le pédagogisme, en maintenant les plus défavorisés dans leurs 300 mots et en les confortant dans leurs préjugés, réduit encore un peu plus leurs chances de promotion sociale.

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 juillet 2008

Et le lien pour le texte de Louis Legrand, version"laïque" du précédent.
http://s.huet.free.fr/paideia/diaphorai/llgrd.htm

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Et c'est à cet égard que le pédagogisme, en maintenant les plus défavorisés dans leurs 300 mots et en les confortant dans leurs préjugés, réduit encore un peu plus leurs chances de promotion sociale.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juillet 2008
Vous êtes très indulgent
- d'abord en réduisant les méfaits des politiques scolaires des cinq dernières décennies à leur écume boueuse, le "pédagogisme".
- ensuite en "sauvant" des méfaits de ces politiques 50 % des élèves.
Quant à la "promotion sociale", voilà une expression "républicaine", qui, comme l"égalité des chances" et autres "ascenseurs" me paraît bien discutable. J'ai donné sur ce fil l'article "Instruction publique" du DP de Buisson ; il suffit de s'y référer pour voir que les fondateurs des "meilleurs écoles du monde" ( Engels) ne donnaient pas dans cette idéologie Télérama.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Economies d'échelle ?
Danger ?


http://www.rue89.com/et-pourtant/comment-reconnaitre-un-homo-sans-son-disque-de-dalida

Écrit par : g&f | 01 juillet 2008

"que les zizis gays en érection mesurent en moyennne 16,5 cm et 12,6 de circonférence contre en moyenne 15,5 et 12,2 pour les hétéros. "

Si on est largement au-dessus, j'imagine qu'on est un zâne....

Ceci doit expliquer cela .... ange

Écrit par : toto | 01 juillet 2008

PLUS EXPLICITE.
Mais une perspective de gauche doit aller plus loin encore. "L'exigence d'une école éducative est fondamentale dans la mesure où les valeurs poursuivies par une société socialiste sont inséparables d'un développement de l'homme total. Cette totalité n'est pas seulement intelligence. Elle est aussi et surtout affectivité, joie, souffrance, convivialité. C'est dans la vie en commun, l'assomption de projets, l'expression artistique que ces valeurs se vivent. Une école de gauche doit être une école d'éducation totale et non un lieu de sélection intellectuelle pour le développement économique et la production des élites dirigeantes."
Louis Legrand.

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

PLUS EXPLICITE (2)
"Or la finalité de l’école n’est pas, fondamentalement, d’assurer une bonne situation professionnelle à ses élèves mais de concourir à l’avènement de l’homme intérieur."
Anne Coffinier

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

"Bulgarie (Société)
30% des écoliers refusent de s'asseoir à côté d'un gay

Près de 30% des écoliers bulgares refuseraient catégoriquement de s'asseoir à côté d'un camarade ouvertement gay, selon une étude conduite auprès d'enfants âgés entre 9 et 12 ans par l'association Gemini. Financée par les Pays-Bas, cette enquête a été rendue publique hier le 30 juin, quelques jours après la première gay pride jamais organisée à Sofia (lire Quotidien du 30 juin). Elle montre également que 15% des enfants ne supporteraient pas de sympatiser avec un gay ou une lesbienne. L'association pointe l'absence du thème de l'homosexualité dans les manuels scolaires bulgares."



"Russie (Politique)
«Les gays, on devrait les déchiqueter», selon le gouverneur de la région de Tambov

«Être tolérant? Que diable! Les gays, on devrait les déchiqueter! Et leurs restes, on devrait les jeter aux vents!» Voilà la réponse faite par le gouverneur de la région de Tambov, Oleg Betin, à un journaliste qui lui demandait si la Russie devrait devenir plus tolérante avec les homosexuels.

Dans une interview accordée le 16 mai dernier à la Komsomolskaya Pravda, ce très haut responsable politique a également déclaré qu'il était opposé à toute «anormalité» et qu'il était nécessaire de «nettoyer ce troupeau de dégueulasses».

Le 30 juin, l'association russe LGBT Rights a écrit une lettre au président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, pour protester contre la tenue de propos aussi agressifs. LGBT Rights rappelle que le statut de gouverneur est très important en Russie, puisque la personne qui l'occupe garantit le respect de la constitution. Hors, de tels propos semblent bien... anticonstitutionnels.

Oleg Betin est gouverneur depuis 1995. Il a été réélu en 2003 avec 70% des voix. La région de Tambov est située à 500km à l'est de Moscou."

Écrit par : Jeremy, qui fait du copier-coller | 01 juillet 2008

Pououh! Vivement qu'il revienne JPB, le blog est comme le temps: lourd!

Au fait, Dobolino, puisque vous voilà de retour, votre fiston est en hypokhâgne l'an prochain ou pas ? On les suit de près vos petits depuis si longtemps...

Écrit par : Sanseverina | 01 juillet 2008

"En tête de cortège de la Gay Pride, derrière la banderole géante de l'Inter-LGBT qui organisait la marche, on pouvait voir Bertrand Delanoë et le président PS de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, au coude à coude avec les représentants des associations homos, Jean-Luc Romero (UMP) ou encore l'ex-candidate trans des Verts aux municipales parisiennes, Pascale Ourbih. Autres personnalités présentes dans le carré de tête, Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris, et Jack Lang, fidèle de la marche depuis 1982. «Il faut protéger les enfants de la barbarie de la pensée, a déclaré Bertrand Delanoë devant les caméras de télévision. LES PETITS DOIVENT SAVOIR QU'UNE FILLE EST EGALE A UN GARCON, QUE LES HETEROSEXUELS SONT EGAUX AUX HOMOSEXUELS.», a-t-il poursuivi. Pour l'élu socialiste, pas de doute: PARLER DE L'HOMOSEXUALITE A L'ECOLE, C'EST UNE QUESTION D'INTELLIGENCE COLLECTIVE, même si il y a encore des tabous. «On progresse dans le sens des égalités», s'est-il réjoui en constatant la présence de nombreux syndicats enseignants dans le cortège.

Partis de Denfert-Rochereau à 14 heures, les premiers arrivants du cortège auront mis près de trois heures pour rejoindre Bastille, dans une ambiance militante et festive, mais marquée par un «zap» contre le char de GayLib. Le thème de la mobilisation était décliné sous toutes les formes. Slogans écrits à la craie blanche sur des tableaux noirs géants et distributions de milliers de tracts. Sur le bord d'un boulevard, David, parisien, la trentaine rayonnante, est venu avec son frère, gay comme lui, pour soutenir la cause. «Quand t'es ado, c'est difficile de trouver sa place. Alors c'est très important qu'on puisse être soi-même à l'école en tant qu'homo», a-t-il expliqué.

Écrit par : Jeremy, qui fait du copier-coller | 01 juillet 2008

Devinette !!!

Comme, ici, on peut changer de sujet sans risques dans un fil donné, je n'hésite pas.

Double devinette
Dans le texte suivant, qui date de 1974,

- Qui est X ( Guy , on se tait), l'auteur cité ?

- Quel est l'auteur Y du livre ?


" Nous pouvons ici prendre appui sur la pensée de X en 1964 : il est essentiel de distinguer dans l’enseignement la forme, c'est-à-dire la méthode (en y comprenant tout ce qui touche la relation maître-élèves) et le contenu, autrement dit le savoir. Cette double perspective une fois établie, X établit avec force que « c'est le contenu, le savoir enseigné qui est dominant, et la forme qui est subordonnée ».

Ecrit par : Michel Delord | 30 juin 2008


Hello Michel ! Pour X, je pensais à Bourdieu. En plus, 1964 est l'année de la publication des "Héritiers", je crois.

Ecrit par : Manu | 30 juin 2008

Alors ?

Écrit par : robin | 01 juillet 2008

Jérémy, j'ai paumé votre adresse. J'ai fouillé partout et ne la retrouve point.

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

Au fait, Dobolino, puisque vous voilà de retour, votre fiston est en hypokhâgne l'an prochain ou pas ? On les suit de près vos petits depuis si longtemps...

Ecrit par : Sanseverina | 01 juillet 2008
Mon petit est en première, il passe en terminale L. On calcule pour la prépa: y'en a une qui lui irait comme un gant à Edouard Herriot lyon, option théâtre, mais le souci est qu'il faut qu'il prépare les auditions pour l'ENSATT à présenter à bac plus deux et nous craignons que le rythme prépa lui bouffe trop de temps. On a trouvé Lettres Modernes/ Arts du Spectacle ou Arts du Spectacle sur l'Université Stendhal Grenoble/Valence. A Valence, il serait à proximité des bons cours de théâtre, à un jet de TER de Saint Etienne, Lyon et Grenoble.
Sur chaque promo de l'ENSAT, y'en a aumoins un tiers qui affichent dans leur CV cette Licence.

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

Arts du Spectacle sur l'Université Stendhal Grenoble/Valence. A Valence, il serait à proximité des bons cours de théâtre, à un jet de TER de Saint Etienne, Lyon et Grenoble.
Sur chaque promo de l'ENSAT, y'en a aumoins un tiers qui affichent dans leur CV cette Licence.
Ecrit par : dobolino | 01 juillet 2008
Des Arts du spectacle pour faire des agronomes ?
M'étonne pas que les trois vétérinaires de mon canton soient un Tunisien et deux Belges.
Remarquez qu'on a aussi des avocats qui deviennent ministres de la justice. On est très swing dans la professionnalisation des professions.

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Vous voyez, je l'avais déjà casé en Terminale! Pardon! Un an encore avant les choses sérieuses!

Écrit par : Sanseverina | 01 juillet 2008

Pour renouer avec le fil :

J'ai sous les yeux un dessin de Sempé intitulé "L'anniversaire de Marie-Edwige".

On y voit une dame qui distribue des petits fours à un groupe de fillettes (nattes, rubans dans les cheveux, robes à volants) qui papotent et s'amusent gentiment.

Intérieur bourgeois, tentures aux fenêtres, médaillons aux murs, papier à fleurs et l'inévitable piano d'étude où sont posés un vase de fleurs, un cadre et une marquise en porcelaine. (tout est dans les détails chez Sempé)

Sur la droite du dessin, un peu en retrait, un petit garçon est assis sur le rebord d'une chaise, l'air triste. Dans une bulle au-dessus de lui on voit une bande de garçons qui jouent au foot de façon "musclée" dans un terrain vague.

Bien vu, non ?

Écrit par : robin | 01 juillet 2008

@ Dobolino, z'avez déjà essayé de faire une intramusculaire à un âne ? Je viens de me livrer à l'exercice. Pas commode !
+ traitement pour la dermite estivale + bandeau à franges sur les yeux.
Il est paré le garçon !
Confidences : j'ai failli faire agro, mais je n'avais pas fait les arts du spectacle alors j'ai fait Lettres.
GM

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

@ Dobolino, z'avez déjà essayé de faire une intramusculaire à un âne ? Je viens de me livrer à l'exercice. Pas commode !
+ traitement pour la dermite estivale + bandeau à franges sur les yeux.
Il est paré le garçon !
Confidences : j'ai failli faire agro, mais je n'avais pas fait les arts du spectacle alors j'ai fait Lettres.
GM

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Sur la droite du dessin, un peu en retrait, un petit garçon est assis sur le rebord d'une chaise, l'air triste. Dans une bulle au-dessus de lui on voit une bande de garçons qui jouent au foot de façon "musclée" dans un terrain vague.

Bien vu, non ?

Ecrit par : robin | 01 juillet 2008

Il aurait fallu bien sûr, pour être complet, dessiner un petit garçon jouant à la poupée au milieu des filles, dans le salon, et deux autres, mais comment les reconnaître ? au milieu des garçons, dans le terrain vague, mais dont l'un eût écrit, vingt ans plus tard ces lignes presque aussi poignantes que la fin de "Bérénice" : "Je le revis. ce fut sa dernière apparition sur la face lumineuse de l'eau. Ensuite, celui qui avait "laissé un souvenir brûlant" redescendit et reposa dans cette fraîcheur des grands fonds que les vents n'ont jamais touché." (Henri de Montherlant, "Les Garçons").

La grande littérature subvertit aussi les catégories dans lesquelles on voudrait enfermer les êtres ("homosexualité"/"hétérosexualité") pour aller au plus proche de l'intime, loin des classifications idéologiques.

Je pense aussi à ce passage du Journal de Julien Green, aveu incomplet sur la passerelle des Arts à Marc, son ami américain, dialogue rempli de silences et de mystère et bien sûr à "Sud".

J'avais ça sur le coeur depuis la moitié du fil et je ne savais pas comment le dire. Voilà, c'est fait.

Écrit par : Robin | 01 juillet 2008

...Et pour être tout à fait exhaustif, mais au prix d'une "excentration", la petite fille en robe rose, dans le salon, pour laquelle l'idéal amoureux des romans d'amour aurait le visage de l'héroïne et l'autre, dans le même salon, sa "moitié" encore ignorée, qui voudrait tant jouer au foot, elle aussi avec les garçons du terrain vague !

;-)

Écrit par : Robin | 01 juillet 2008

HETERO, HOMO etc.

Il y a un solution simple et révolutionnaire à ces questions de sexualité qui franchement relèvent d'un âge : on supprime la réserve héréditaire et du coup le mariage. Chiche !

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Relèvent d'un autre âge

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Vousz êtes formidables !!!
Vous êtes d'excellents avocats, vous m'avez convaincu, être homsexuel est beaucoup plus "tendance" aux jours d'aujourd'hui...
Il faut tous s'y mettre afin de ne pas risquer de passer pour de pauvres crétins "has been"...

Écrit par : ??? | 01 juillet 2008

Il faut tous s'y mettre afin de ne pas risquer de passer pour de pauvres crétins "has been"...

Ecrit par : ??? | 01 juillet 2008

Si vous faites le compte des garçons et des filles a) dans le salon de la maman de Marie-Edwige (1 fille sur 20) b) sur le terrain vague (2 garçons et 1 fille sur 10), vous verrez que la majorité reste largement "hétérosexuelle". Ca doit faire dans les 4/26. Ceci dit, je crois que vous n'avez pas bien saisi mon propos.

Écrit par : Robin | 01 juillet 2008

@ Dobolino, z'avez déjà essayé de faire une intramusculaire à un âne ? Je viens de me livrer à l'exercice. Pas commode !

GM

Ecrit par : guy morel | 01 juillet 2008
La meilleure technique est la même que pour le chat: peu d'alcool, passée avec un coton, comme une caresse. Une caresse un peu ferme sur la zone d'encolure convoitée. Ne pas enfoncer l'aiguille sèchement et d'un seul coup, pour ne pas effrayer l'animal. Piquer comme une caresse douce, lentement, mm par mm. Injecter lentement le produit.
En force, on passe une fois mais pas deux!
Ceci dit, même comme ça, y'a des ânes et des chats qui vous balancent à deux mètres. Dans ce cas, pour les équidés, piquer l'animal au galop en suivant son mouvement. Pas facile.
Le summum de la difficulté, c'est le porc!

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

Faites pas l'andouille, M. Morel! J'ai juste oublier un T à ENSATT!

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

oublié, bien sûr!

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

"Or la finalité de l’école n’est pas, fondamentalement, d’assurer une bonne situation professionnelle à ses élèves mais de concourir à l’avènement de l’homme intérieur."
Anne Coffinier

Ecrit par : guy morel | 01 juillet 2008

"L’avènement de l’homme intérieur" ???? Qu'ès aco ?

Écrit par : FGuichard, perplesque | 01 juillet 2008

"L’avènement de l’homme intérieur" ???? Qu'ès aco ?
Ecrit par : FGuichard, perplesque | 01 juillet 2008

Le "mari bricoleur" en langage cagot.
Quant à l"homme total", c'est le pompiste du coin pour le "parti gris".
Sont-ils pas mignons tous les deux ?

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Jérémy, reviens !

Je pense que la plupart des participants à ce blog sont d'accord sur un point : il faut agir contre les discriminations. La question est : "que faire" et j'ajoute : "avec qui ?"

Personne ne s'oppose (à part donc "???" le contributeur plus anonyme que la moyenne) à ce qu'il y ait une politique de lutte contre l'homophobie à l'école. Le problème, c'est la traduction de cette politique en actes, que nous sommes nombreux à imaginer sous la forme de conférence chronophages avec les élèves (marche-pied, qui plus est, des fayots habituels parmi nos collègues).

Je suis tombé (coïncidence troublante !) sur un papier du canard régional affiché dans le couloir du lycée où je fais passer les oraux : il était question de ces conférences (sur le tabac, en l'occurrence), et un élève interrogé disait lui-même qu'elles ne servent à rien.

Je crois, pour ma part, au rôle-modèle, à la morale en action. Nous les enseignants, nous devrions nous interroger sur nos pratiques personnelles et sur leurs conséquences auprès des élèves.

Lutter contre l'homophobie, pour moi cela signifie ne jamais laisser passer une parole discriminatoire, se montrer irréprochable dans nos rapports et nos paroles, quitte parfois à reconnaître que nous avons été stupides, que nous avons manqué à notre rôle en employant certains termes, en ne tendant pas la main à ceux qui en avaient besoin.

Les élèves nous observent toute la journée. Commençons par montrer ce que c'est, un être humain digne de ce nom, par montrer les bénéfices de la culture dans la vie de tous les jours, et là nous obtiendrons des résultats.

Et (Kap) cela vaut aussi pour ce que j'appelle la "pouffiassisation" et la "blaireauisation" de certains de ces jeunes. S'ils nous respectent, ils pourront suivre notre exemple, ou du moins garder présent à l'esprit ce que nous leur disons.

Si nous nous prêtons à des mascarades, si nous ne prouvons pas la validité de nos principes ou du moins leur cohérence, nous n'avons pas notre mot à dire quand ils tombent dans l'indulgence vis-à-vis d'eux-mêmes.

Écrit par : sanjuro | 01 juillet 2008

@ Dobolino : vous avez également une hypokhâgne théâtre à Avignon. Elle vient d'ouvrir il y a deux ou trois ans, si je ne m'abuse. Voir, pour en savoir plus :
http://pagesperso-orange.fr/laboptim/Prepas/Fichiers_HTML-AL/Index_AL.html

Écrit par : FGuichard | 01 juillet 2008

Jérémy, reviens !

Je pense que la plupart des participants à ce blog sont d'accord sur un point : il faut agir contre les discriminations. La question est : "que faire" et j'ajoute : "avec qui ?"


Quand il reviendra, il fera grand jour
Pour fêter celui qui inventa l'amour
Au fond d'une étable, il naquit de Marie
Personne n'avait voulu de lui

Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, indique nous le chemin
Toi qui le connais si bien

Toute sa vie, il prêchait le bonheur, la paix
La bonté, la justice, et le savoir
Quand il reviendra, il nous pardonnera
Comme il avait fait pour Judas

Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, indique nous le chemin
Toi qui le connais si bien

Dans une grande clarté, il apparaîtra
Comme il le fit pour Marie de Magdala
Le monde entier laissera éclater sa joie
En chantant Jésus est là

Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, nous suivons le chemin
Pour toujours faire le bien

Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, nous suivons le chemin
Pour toujours faire le bien

Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, nous suivons le chemin
Pour toujours faire le bien

Écrit par : ptite bite | 01 juillet 2008

A propos d'homophobie, de tabacophobie, et autres éducations à la citoyenneté.
L'autre soir, je me pointe chez Christian pour faire les prises de sang de ses vaches, clope au bec, à mon habitude. Arrive Vivien, cinq ans, sur les talons de son papa:
Vivien (sentencieux)
-Tu sais que tu te détruis en fumant?
Moi (lasse)
-Je sais mais figure-toi que je m'en fous
Vivien(inquiet et décidé)
-Tu vas te boucher le sang, tu vas mourrir, c'est très dangereux, la cigarette!
Moi
-Tu aimes le Nutella?
Vivien(des étoiles pleins les yeux)
-Ah! Oui!
Moi
-Tu sais que c'est très dangereux, plein d'acides gras saturés? Ça bouche les artères, ça te tue à petit feu.
Vivien
-...
Moi
-Et le coca, tu l'aimes le coca cola?
Vivien
-Oui!
Moi
-Le coca, c'est utile pour dégripper les boulons mais, si tu le bois, ça va te percer l'estomac et te rendre obèse. Moi, qui suis prudente, je n'en bois qu'exceptionnellement.
Vivien (inquiet)
-Oui, mais j'y mets de l'eau???????????
Moi
-Ça change rien, t'es en train de te bousiller la santé
Christian
-Allez, dégage, Vivien, tu nous fais chier!
(A moi, en apparté)
c'est la maîtresse qui leur a fait une éducation anti-tabac. Il est un peu petit...


Vivien est retourné à ses camions et à son tas de sable, le mieux qu'il est faire à son âge.
Vous vous voyez en train de bourrer le mou des gosses de cinq ans avec des cours sur l'homosexualité?
Demandez à Catmano comment on fait pour rendre un gosse tolérant à la fille qui veut jouer au foot et au garçon qui aime les chiffons, ce qui, bien sûr, n'a aucune valeur prédictive de l'avenir sexuel du petit.

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

Quelle finesse d'analyse et de jugement!!!

L'élite veille sur ce blog!

Ecrit par : Hervé | 01 juillet 2008

Kap ne fait malheureusement que décrire une certaine réalité sociale.

Il vaut mieux que les jeunes collègues pleins d'idéaux (et d'illusions aussi parfois) sachent un peu à quoi s'attendre dans certains endroits.

Oui, je sais, ça fait mal, mais ça fait encore plus mal quand on ne sait pas. L'important étant de perdre les illusions sans perdre les idéaux."

Ecrit par : Robin | 01 juillet 2008


Ce n'est en effet pas une analyse, c'est une photographie de ce que je vis chaque année dans mon clg (même pas zep) pourri du bassin minier. Je n'y peux rien si c'est comme ça ! Et quand je dis que pas mal de nos filles font les putes, c'est bien ce qu'elles font. Elles se font payer les "services" qu'elles rendent (généralement au jardin public du coin, dans les buissons). Certaines nous ont même annoncé en 3e qu'elles n'en avaient rien à foutre du brevet, des stages et autres machins, vu qu'après le collège, elles partaient bosser à Hambourg (avec la bénédiction de leur maman). Ce qu'elles ont fait (sauf une, qui s'est retrouvée en taule pour djeuns après avoir dévalisé les petits vieux des corons). Du coup, quand à la question : "Quel métier désireriez-vous exercer plus tard ?", les filles répondent : "Pute", on ne sait pas trop si c'est de la provocation gratuite et s'il faut botter des fesses ou si c'est la vérité nue et s'il faut pleurer. Est-ce ma faute si c'est comme ça ? J'aurais dû mettre des gants pour le taper, Hervé, c'est ça ?

Et je précise, ce n'est pas une analyse, juste ce que je vis au quotidien.

"Et (Kap) cela vaut aussi pour ce que j'appelle la "pouffiassisation" et la "blaireauisation" de certains de ces jeunes. S'ils nous respectent, ils pourront suivre notre exemple, ou du moins garder présent à l'esprit ce que nous leur disons.

Si nous nous prêtons à des mascarades, si nous ne prouvons pas la validité de nos principes ou du moins leur cohérence, nous n'avons pas notre mot à dire quand ils tombent dans l'indulgence vis-à-vis d'eux-mêmes."

Ecrit par : sanjuro | 01 juillet 2008

Je suis d'accord avec vous Sanjuro, mais, malheureusement, j'ai beau essayer d'être exemplaire et m'efforcer de leur faire apprendre du Verlaine et du Hugo, m'efforcer de titiller l'humanité (souvent enfouie) qui est en eux, il faut bien avouer qu'ils me voient comme une grosse ringarde de 30 ans qui ne connaît que des trucs inutiles ("Le latin, le truc de blaireau qui sert à rien, hûhûhû !") et qui ne se fait même pas plein de thunes grâce à ça (je ne suis pas agrégée échelon 4 et je n'ai pas d'HSA). Bref, le contre-exemple total. En plus, les profs, ce sont à peine des êtres humains, selon eux.

Parfois, j'admets, il se produit un miracle. Mais le propre des miracles, c'est d'être, entre autres, très rares.

@ Jérémy : allez, je vous aime !

Merci aux réponses de Catmano, D. Arnaud et aux autres, que j'ai pu zapper parce que j'ai dû viser le blog très vite. Je n'ai pas le temps de commenter parce que je dois partir, mais je le ferai demain si c'est possible.

Écrit par : Kap | 01 juillet 2008

Le "mari bricoleur" en langage cagot.
Quant à l"homme total", c'est le pompiste du coin pour le "parti gris".
Sont-ils pas mignons tous les deux ?

Ecrit par : guy morel | 01 juillet 2008

On s'emmerde pas un peu dans la campagne sarthoise certains soirs quand y a pas de loto au village?
Tu pourrais boire des coups.
Ou lire des livres.
Ou fumer des splifs.
(Tu vas faire un tour du côté du moulin de Vaas, je crois kyaskifo)

Écrit par : Jean fred | 01 juillet 2008

@ Dobolino : vous avez également une hypokhâgne théâtre à Avignon. Elle vient d'ouvrir il y a deux ou trois ans, si je ne m'abuse.
Ecrit par : FGuichard | 01 juillet 2008

Oui, c'est Le lycée Mistral d'Avignon. Y'en a aussi une à Thiers à Marseille. Si vous voulez fiston à Cézanne, on peut postuler!
Pour se recentrer sur Avignon, le souci est qu'il n'y a pas de bon centre (conservatoire ou autre) d'enseignement d'Art Dramatique qui risquerait de porter ombrage au festival ou d'y réclamer une place de choix. Tout est bloqué sur le Festival d'Avignon. Je le sais de source très certaine. Nous avons donc rayé Mistral des hypothèses. De toute façon, je crois savoir qu'ils n'ont qu'une hypokhâgne et pas de khâgne? Nous reste Herriot, Thiers, pour les prépas et Grenoble et Valence pour les Licences, Lyon Bron n'acceptant en L1 que les élèves de l'Académie plus quelques communes limitrophes.
Mon Pierre sera boursier échelon 5 en première année et notre académie est celle de Grenoble. Il y a un bon parc de logements étudiants autant à Valence qu'à Grenoble. Le lycée Edouard Herriot de Lyon n'a pas d'internat, ce qui est une belle galère.
On en est là pour l'instant. Tout avis extérieur sera examiné...

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

« "On remarquera par ailleurs que dans mon trou paumé de la Seine-Saint-Denis, miné par le chômage, les élèves, majoritairement des "petits noirs", subissent une première métamorphose vers 12/13 ans. »

Juste pour voir l'effet que ça fait...

Écrit par : Brazon | 01 juillet 2008

Au départ, en seconde, mon fils ambitionnait d'aller à Mistral Avignon pour faire une Première L option Théâtre. Entre ses mauvais résultats, le coût prohibitif de l'internat à Mistral, les difficultés d'acheminement, c'est tombé à l'eau.
Au final, son meilleur copain a pour copine de caleçon une fille qui suit l'option théâtre de L à Mistral et au vu de ce qu'elle leur a raconté, ni lui, ni le copain ne regrettent de ne pas être allé se perdre là-bas. Ils n'ont pas Mistral mais, tout bien calculé, Roumanille vaut Mistral ou peu s'en faut.

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

et pour celui qui est phobique des pipes, on fait quoi ?
Et celui qui préfère la masturbation ?
Et celui que le sexe dégoûte ?
Et le bisexuel ? On lui apprend quoi ?
Vous savez quoi, les pratiques sexuelles des uns et des autres, on s'en branle !
C'est du domaine privé.

Écrit par : secse | 01 juillet 2008

On s'emmerde pas un peu dans la campagne sarthoise certains soirs quand y a pas de loto au village?
Tu pourrais boire des coups.
Ou lire des livres.
Ou fumer des splifs.
(Tu vas faire un tour du côté du moulin de Vaas, je crois kyaskifo)
Ecrit par : Jean fred | 01 juillet 2008

JPB devrait jeter un coup d'oeil sur son blog ça tourne rance.

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

En plus, les profs, ce sont à peine des êtres humains, selon eux.



Ecrit par : Kap | 01 juillet 2008
C'est bien comme ça qu'ils vous voient. Pour eux, vous êtes une espèce à part. On a beau leur expliquer, ça sert à rien!
Même ma fille qui est une élève sérieuse et constante dans l'effort, l'application et le rendu, vous prend pour des bestioles à peine du genre Homo, et encore, les bons jours.

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

Pour ceux qui voudraient réagir à la citation originale, et constater par-là même que la délation est encouragée dans notre beau pays (nonobstant les heures les plus sombres de notre histoire, cela va de soi) :
https://www.halde.fr/Saisir-en-ligne.html

« On remarquera par ailleurs que dans mon trou paumé du Pas-de-Calais, miné par le chômage, les élèves, majoritairement des "petits blancs", subissent une première métamorphose vers 12/13 ans. »

-----
Nonobstant (j'adore !) cette blague plutôt lourdingue, je note tout de même ce racisme qui semble aller de soi (les « petits blancs », traduction bancale des « rednecks » sans doute, et l'appliquant à des « jeunes » d'origine sub-saharienne on devrait utiliser « petits noirs » sans doute, voire « négrillons » pendant qu'on y est !).

Je peux me fourvoyer complètement, mais j'ai l'impression que l'antiracisme porté en étendard finit forcément par des considérations racialistes, et l'engouement pour M. Obama, alors même que son programme politique doit être inconnu de la plupart des français, aurait tendance à me conforter dans cette vision angoissante de notre paysage social...

Alors, s'il m'est possible de le dire, je tiens à rappeler que certains homosexuels furent des tortionnaires, que des Noirs tuent aujourd'hui-même d'autres Noirs en toute xénophobie, et que les Japonais en Corée ne furent pas très fins non plus.

Quant aux crimes des Blancs (puisque blancs il y a, petits ou grands), j'ai l'impression qu'on en entend parler de temps en temps : autant dire que nous sommes tous des salauds, et que si non, au moins nos parents (grds-parents, arrière-grands-parents...) nous valaient bien...

Écrit par : Brazon | 01 juillet 2008

Je suis entièrement d'accord avec ce qu'écrit sanjuro. je pense que ??? n'a pas bien compris mes propos.

Je rappelle que cette discussion sur l'homosexualité a été initiée par une déclaration de notre ministre de tutelle et qu'il ne s'agit nullement de faire l'apologie de l'homosexualité (comme si c'était une mode et comme si c'était facile à vivre !), mais de réfléchir et d'être à l'écoute (le pourcentage des suicides et des tentatives de suicide chez les adolescents ayant des tendaces homosexuelles est beaucoup plus élevé que chez les autres).

Il me semble que le moins que nous puissions faire est de réfléchir pour ne pas faire et dire n'importe quoi.

'ai simplement essayé de suggérer qu'à 14 ou 15 ans, la "sexualité" d'un être humain n'était pas définitivement fixée et qu'une amitié amoureuse, même poussée n'était pas forcément l'indice d'une destinée homosexuelle, qu'il y avait un grand nombre de "nuances".

J'ai également cité des écrivains (Gide, Montherlant, Green...) et des philosophes (Platon).

Je pense que si nous avons à faire face à un élève en souffrance, il faut être un peu "armé" intellectuellement pour trouver une approche juste entre l'indifférence ou l'hostilité et une sollicitude maladroite.

Il n'est absolument pas question de faire de la propagande pour l'homosexualité ou quoi que soi de ce genre.

Je pense également qu'il faut être très attentif aux discriminations de tous ordres (homophobie, racisme, antisémitisme...) et réagir fermement.

Écrit par : Robin | 01 juillet 2008

Leur fantasme le plus fou, à vos élèves, c'est de constater que vous faites caca, comme eux.
Nous noterons, en l'occurence, que tous les établissements scolaires disposent de chiottes dissimulés pour le corps enseignant, réservés à eux seuls et dont les élèves ignorent l'existence.
Je suis certaine que pas un élève de terminale, ni même de fac, n'a eu un jour l'audace de concevoir que le professeur puisse se branler, à temps perdu ou pour le fun.
Vous êtes pour eux des surhommes ou par-hommes et ça les rend très cons avec vous.
Imaginez que ma fille a épluché l'annuaire de la Drôme pour vérifier l'existence humaine de son prof de français. Elle a eu du pot! Il était de Dieulefit et non pas de Verclause!

Écrit par : dobolino | 01 juillet 2008

« Il était de Dieulefit »

Dieulefit abrite un de mes souvenirs érotiques, un des plus prégnants même !
Et j'habitais sur la place, heuu, la place...
Enfin la place, quoi, où il y avait le/les bistrots, et la fontaine (argh, fichue mémoire !)...

Écrit par : Brazon | 01 juillet 2008

Ecrit par : Jean fred | 01 juillet 2008

JPB devrait jeter un coup d'oeil sur son blog ça tourne rance.

Ecrit par : guy morel | 01 juillet 2008

J'aime bien quand tu te laisses aller à tes mauvais penchants de délateur.
Mais dans le même temps je me dis que tu ne peux pas être aussi puéril.
Quel est donc ce mystère en toi?

On doigt vraiment sfaire chier au finfon eud la sartre.

Écrit par : Jean Fred | 01 juillet 2008

On s'emmerde pas un peu dans la campagne sarthoise certains soirs quand y a pas de loto au village?
Tu pourrais boire des coups.
Ou lire des livres.
Ou fumer des splifs.
(Tu vas faire un tour du côté du moulin de Vaas, je crois kyaskifo)
Ecrit par : Jean fred | 01 juillet 2008

Mal renseigné mon cher,
Je suis dans le IXe : Pigalle, rue Blanche etc.
GM

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Ouhla, Christophe, ce serait pas une allusion semi-cochonne ?

Ecrit par : Kap | 30 juin 2008

Damned, je suis démasqué! Mais pourquoi "semi"???

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juillet 2008

J'ai regardé une partie de l'émission "C dans l'air" hier soir; elle portait sur la transsexualité. J'y ai appris que l'on recensait deux agressions contre les homosexuels par semaine.
Il y a quelque temps, j'ai lu dans Le Figaro que l'on recensait soixante agressions par jour contre les professeurs.
Il est effectivement urgent d'agir contre l'homophobie dans l'enseignement.

Écrit par : Helisenne | 01 juillet 2008

"Je suis certaine que pas un élève de terminale, ni même de fac, n'a eu un jour l'audace de concevoir que le professeur puisse se branler, à temps perdu ou pour le fun."

Ecrit par : dobolino | 01 juillet 2008


Vous plaisantez??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juillet 2008

Tout à fait hors sujet:

Robin, puisque vous songez aux vacances, un livre qui pourrait vous plaire (vous l'avez peut-être déjà lu !!!)

"Les blancs m'ont laissé un Dieu moribond" de Gaston Kelman.

Écrit par : Maminou | 01 juillet 2008

Cela dit, il est clair que je ne laisserai pas mes élèves tenir des propos ou avoir des comportements homophobes sans réagir.

Écrit par : Helisenne | 01 juillet 2008

J'aime bien quand tu te laisses aller à tes mauvais penchants de délateur.
Mais dans le même temps je me dis que tu ne peux pas être aussi puéril.
Quel est donc ce mystère en toi?

On doigt vraiment sfaire chier au finfon eud la sartre.
Ecrit par : Jean Fred | 01 juillet 2008

Très cher,
laissez-vous donc aller à chercher des "mystères en moi" du côté du moulin de Rotrou. Votre prose m'intéresse.

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Article du Figaro : "Les parents sont méfiants envers l'Education Nationale".
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/01/01016-20080701ARTFIG00405-les-parents-sont-mefiants-envers-l-education-nationale.php

Écrit par : Helisenne | 01 juillet 2008

Votre prose m'intéresse.

Ecrit par : guy morel | 01 juillet 2008

T'es aussi malin que Robin.
Tu ne craches jamais sur un pti nonosse à ronger.

Jean n'est spéré patent.

Écrit par : Jean Fred | 01 juillet 2008

Article du Figaro : "Les parents sont méfiants envers l'Education Nationale".
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/01/01016-20080701ARTFIG00405-les-parents-sont-mefiants-envers-l-education-nationale.php
Ecrit par : Helisenne | 01 juillet 2008

Je viens de parcourir le rapport du médiateur.
Édifiant et définitif : on peut virer tous les médiateurs.

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

T'es aussi malin que Robin.
Tu ne craches jamais sur un pti nonosse à ronger.

Jean n'est spéré patent.
Ecrit par : Jean Fred | 01 juillet 2008
Très cher,
l'espoir fait vivre, et un os suffit souvent.

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Jean Fred | 01 juillet 2008

C'est fini ?
Très cher, vous me décevez. Allez, un p'tit dernier sur les rillettes.

Écrit par : guy morel | 01 juillet 2008

Conclusion du rapport du médiateur :

"la médiature continue avec un certain succès à être une force de proposition participant ainsi à la modernisation du système éducatif"

...et à sa professionnalisation, ajouterait certainement Trouduc.

Écrit par : TotoWeininger | 01 juillet 2008

Tout à fait hors sujet:

Robin, puisque vous songez aux vacances, un livre qui pourrait vous plaire (vous l'avez peut-être déjà lu !!!)

"Les blancs m'ont laissé un Dieu moribond" de Gaston Kelman.

Ecrit par : Maminou | 01 juillet 2008

Non, je ne connais pas, mais d'après le titre, ça a l'air d'être un bon os à ronger !
;-)

Écrit par : Robin | 01 juillet 2008

Non, je ne connais pas, mais d'après le titre, ça a l'air d'être un bon os à ronger !
;-)

Ecrit par : Robin | 01 juillet 2008

Le titre esr provocateur, mais ne se comprend qu'en lisant le livre !!!

Écrit par : Maminou | 02 juillet 2008

Non, je ne connais pas, mais d'après le titre, ça a l'air d'être un bon os à ronger !
;-)

Ecrit par : Robin | 01 juillet 2008

Le titre est provocateur, mais ne se comprend qu'en lisant le livre !!!

Écrit par : Maminou | 02 juillet 2008

Le titre est provocateur, mais ne se comprend qu'en lisant le livre !!!

Ecrit par : Maminou | 02 juillet 2008

J'imagine qu'il doit s'agit d'une critique de la "colonisation religieuse" en Afrique.

Écrit par : Robin | 02 juillet 2008

Hips, c'est 'e l' sergent-chef Miro qui vvvvous parle, hic!

Des trous de balle….ou quand les balles siff, les carcasses sonnent....

Ah, cette histoire de Carcassonne illustre à merveille l’adage du très regretté Coluche à propos de l’armée: “KAKI DEHORS, CACA DEDANS”. Car qui évoquera, d’une plume légère, profonde et naturaliste à la fois la connerie des militaires. C’est vrai, voilà des décennies qu’on n’en parlait plus guère des miliboums. Il y avait eu l’Adjudant Chanal, qui raffolait des trous de bal de blancs, un fier gaillard, ce Chanal, parce calcer dans une fourgonnette en pleine Champagne Pouilleuse, entre Mourmelon et Suippes, pour ceux qui connaissent, que ce n’est pas vraiment les Délices de Capouue mais plutôt ceux de Kaputt…bref, les mirliflores avaient tendance à ne plus tenir le haut ni le bas du pavé. On les voyait tous les 14 Juillets, dans leurs beaux uniformes et à bord des Dinky-Toys que l’état leur offre, on les voyait, de çà de là, dans des opérations internationales, au Kosovo, en Irak, en Afghanistan. Toujours impeccables, rangers cirés à faire pâlir. On voyait leurs joujoux, leur Char Leclerc, leur porte-avion Charles De Gaulle, leurs avions Rafale, etc etc…et puis boum, c’est le cacas de le dire, en moins de deux semaines, la décapilotade, le barnum, le début de la déliquescence. D’abord le petit troll hongrois qui annonce hargneusement la fermeture de 56 casernes. Le maire de Lunéville, le boucher de Toul, le bartaba de Commercy perdant leurs légumes. Chômage en vue. Commerces en berne. “L’armée doit servir à la défense et pas à l’aménagement du territoire” qu’il a martialement dit, not’ président. Paff dans la gueule du Lieutenant-Colonel Gonflé, du Colonel Grabuge, du Général Claquesonne….économies drastiques. Plus de mazou. Plus de Char Leclerc. Plus de popotes. Des casernes à vendre. Pour y foutre les vioques.
Alors, les mirliflores, les voilà qu’on les sent aigres. Peuvent pas protester. Devoir de réserve, que ça s’appelle. Hervé Morin, qui est autant Ministre de la Défense que Jean-Pierre Foucault est animateur culturel , se frotte les mains. Pourrons rien dire, ces truffes de treillis. On s’attendait donc à une fin discrète, à une agonie estivale, dans des râles feutrés, avec des lits de mort immaculés. L’état, même, avait sorti sonn chéquier. Paff, 250 000 000 d’euros pour les “communes concernées par les fermetures de sites militaires”.
Aux mess, tronches longues. Plus de 1664….
Et puis, fatal, un sous-off faiit une grrrrossse bêtise. Comme tous les sous-offs, il ne sait pas bien lire. C’est d’ailleurs à leur attentionn que la RATP avait eu l’idée d’attribuer une couleur à chaque ligne de métro. Comme ça, le Sergent-Chef Courtial ou l’Adjudant Persillade savaient aller d’Austerlitz à Gare de Lyon. Donc, le sous-off, on lui donne sonn Famas. C’est un bel engin, un famas. D’un seul clic 25 bastos en 15 secondes. les Français, ce sont des cracks en matières d’armes légères. Regardez le Lebel..et le fusil que ce traître de Dreyfus voulait vendre aux azéris.
Bref, le voilà qui enfourne son chargeur à blanc, et ratatatata, il défouraille. Public content. Petits enfants rêvant à plus tard. Mamans mouillées devant les beaux parachitustes que ça les change de leurs mâles bedonnantsbidouillants. Applaudissements. Odeurs de merguez. Le gars se dit, y sont contents, on remet le couvert. Il prend son second chargeur et clicclac. Quand il était à la primaire , il s’embrouillait toujours avec ces histoires de kilogrammes, d’hectogrammes. Même que ça lui avait coûté l’admission aux Ecoles d’Officier. Il n’a pas senti que le second chargeur était plus lourd que le premier. Ratatatatsong..vont être encore plus contents, qu’il se dit, en souriant. Mézalor!!!! pinponpinpon…du raisiné partout, les merguez qui n’interessent plus personne. Mostar? Sarajevo??? Bagdad?? Beyrouth??? Il voit ses copains effarés. Il se dit, merde j’ai fait une connerie. Maccache pour la perm…17 gonzes qu’il vient en 15 secondes de transtormer en sipècre , en passoire à nouilles. Samu, pinpon. Et , par chance l’Hôpital de Carcassonne n’a pas encore fermé.
Bref, plaignez, plaignez le sort injuste de NOTRE Armée Française, qu’a tant de mérite.

Écrit par : sergent-chef montaigneàchargeur | 02 juillet 2008

"JPB devrait jeter un coup d'oeil sur son blog ça tourne rance."

C'est sûr.

Écrit par : X | 02 juillet 2008

Tiens un débat sur la tolérance et le droit à la différence ? Vaste domaine. L'école est un lieu cruel.
Il ne faudrait pas confondre : homosexualité et tout ce vocabulaire minable utilisé pour blesser autrui gratuitement. Attention aux dérives.

La traduction basique à l'école (dès le primaire) c'est :
- un garçon qui ne joue pas au foot, c'est un "pédé"
- un garçon soigné, c'est un "pédé"
- un garçon non violent, c'est un "pédé"
- un élève brillant, c'est un "pédé"
C'est le vocabulaire propre aux garçons, pour les filles, il y en a de savonneux, mais ce n'est pas le sujet.

"Pédé" petit mot sanglant pour distinguer chez les garçons, tout ce qui ne ressemble pas à "la brute et au petit truand".

Mais, au delà de ce débat spécifique sur l'homosexualité, la différence existe aussi sur les obèses, les enfants qui portent des lunettes, les enfants précoces, les enfants aux cheveux roux, les enfants de petite taille par rapport à leur âge, les enfants nains, les enfants de couleur, sur les prénoms, sur les noms, sur les surnoms...........................

Au lieu de se cristalliser sur l'homosexualité, faire accepter simplement le droit à la différence, et il y a du boulot, professeurs et élèves compris.

Écrit par : carole | 02 juillet 2008

Carole n'a pas toujours dit que des choses heureuses ici, mais son dernier message est d'une grande justesse.

Il n'est pas forcément très original, mais il est vrai.

Si ceux qui se sont mis à plusieurs pour en abattre un seul ces derniers jours avaient eu autant de sens commun qu'elle, et si ceux qui injurient avaient un ton posé comme elle, ce blog s'en porterait bien mieux.

Écrit par : Zen | 02 juillet 2008

Carole n'a pas toujours dit que des choses heureuses ici, mais son dernier message est d'une grande justesse.

Il n'est pas forcément très original, mais il est vrai.

Si ceux qui se sont mis à plusieurs pour en abattre un seul ces derniers jours avaient eu autant de sens commun qu'elle, et si ceux qui injurient avaient un ton posé comme elle, ce blog s'en porterait bien mieux.

Écrit par : Zen | 02 juillet 2008

Sanseverina, c'est votre question à dobolino qui m'y fait penser : Liz a "eu" Condorcet.

Écrit par : Cadichon | 02 juillet 2008

Merci à Françoise Guichard, Sylvie Huguet, Kap et Sanjuro, qui font partie des gens que j'apprécie, et que je place toujours dans la communauté en laquelle je me reconnais.

J'attends que Christophe me communique les adresses-mails de Catmano et Françoise Guichard (il n'a pas eu le temps de répondre à mon mail, je pense).

Pour les autres imbéciles qui en étaient réduits à dire que l'homophobie, ça n'existe pas, un dernier point d'information ci-dessous, qui en fait la copie d'un article de propagande anti-homos :

"Un militant homosexuel reçoit le salut et la guérison en Jésus-Christ

NDLR: Prions pour que la délivrance de cet homme reste solide, et qu'il ne finisse pas comme Darlene Bogle, dont le livre posthume vient de défrayer la chronique en 2007.

Art Moore/TN, Traduction Dominique François

Dans un article exclusif du site WorldNetDaily, Michael Glatze, fondateur et éditeur du magazine Young Gay America (Jeunes homos d'Amérique) ainsi que star montante du mouvement des droits homosexuels, partage son témoignage dans lequel il explique que des «signes de Dieu dans sa conscience» l'ont conduit à une transformation radicale qui l'a fait sortir de son style de vie.

Les extraits ci-dessous de son histoire sont tirés d'un article publié sur le site internet de WorldNetDaily sous le titre : «Comment un militant des droits homosexuels s'est sorti de ce style de vie.»

«L'homosexualité s'est facilement imposée à moi car j'étais quelqu'un de faible. Quand j'étais jeune, j'étais troublé quant à mon identité et mes sentiments pour les autres. Mes désirs confus et le fait que je sois attiré vers les hommes me poussèrent à me considérer comme «gay» dès l'âge de 14 ans.»

Plus tard, quand il fonda le magazine pour jeunes homosexuels, il dit :

«Les homos répondirent avec enthousiasme à ce journal. Il m'a fallu presque 16 ans pour découvrir que l'homosexualité n'était pas un exemple de vertu. J'ai eu bien du mal à expliquer mes sentiments sur ce problème, parce que c'était toute ma vie. L'homosexualité, quand elle atteint de jeunes esprits, est dans sa nature, pornographique. Elle détruit ceux qui sont impressionnables et plonge leur sexualité naissante dans la confusion. Je n'ai pas été conscient de tout cela avant d'avoir 30 ans.

En 2005, j'ai été invité à prendre la parole dans le prestigieux forum de JFK Jr. à Harvard. C'est plus tard, après avoir visionné ma «performance» sur une cassette vidéo, que j'ai commencé à avoir de sérieux doutes sur ce que je faisais de ma vie et de mon influence.

Comme je ne connaissais personne avec qui partager mes doutes et mes questions, je me suis tourné vers Dieu. J'ai développé une relation avec Lui à la suite d'une crise très douloureuse due à un problème d'estomac directement lié à mon style de vie. Très vite, j'ai commencé à comprendre des choses que je ne croyais pas être réelles, comme le fait que j'étais à la tête d'un mouvement qui promouvait le péché et la corruption, ce qui ne signifie pas que ma découverte ait été basée sur un dogme, car ce n'était pas le cas.

En réfléchissant sur tout cela, il est devenu clair pour moi que l'homosexualité nous empêche de trouver notre véritable identité intérieure. Nous ne pouvons pas voir la vérité quand nous sommes aveuglés par elle. Poussé dans ma recherche de la vérité, car rien ne me semblait normal, j'ai regardé à l'intérieur de moi. Jésus nous conseille à maintes reprises de ne faire confiance à personne qu'à Lui. C'est donc ce que j'ai fait, sachant que le royaume de Dieu réside dans le cœur et l'esprit de tout homme.

Comment ai-je guéri? Quand il est devenu clair que pour éviter de continuer de faire du mal aux gens, il fallait que je m'examine moi-même. Chaque fois que j'ai été tenté par la convoitise, je l'ai identifiée comme telle, je l'ai rejetée et je l'ai laissée disparaître d'elle-même.

En ce qui me concerne, ma libération de l'influence de la mentalité homosexuelle a été la chose la plus merveilleuse et la plus étonnante que j'aie jamais expérimentée dans ma vie. La convoitise nous fait sortir de notre corps, et «lie» notre âme à la forme physique d'une autre personne. C'est pourquoi la pratique homosexuelle et tout autre forme de sexe basée sur la convoitise, n'est jamais satisfaisante. C'est un processus névrotique qui n'est pas naturel ou normal. La norme est ce qui est normal et c'est pour cela qu'elle porte ce nom."

Écrit par : Jérémy, qui fait du copier-coller | 02 juillet 2008

Toujours pour les imbéciles qui pensent que l'homophobie, ça n'existe pas, est-ce qu'un exemple tiré d'une fiction littéraire vous convaincra plus que la vie réelle ?

« Elle, par contre, continua à me harceler sur le même thème, à jargonner à perte de temps. Un jour elle me vexa en traitant mon écriture d’efféminée. Je fus bouleversé (des nausées me prenant brusquement chaque fois que je pensais à la pédérastie du frère aîné, qui n’avait reculé devant aucune perversion, aucune déviation et aucune provocation...) »

Écrit par : Jeremy, qui fait du copier-coller | 02 juillet 2008

Zen,

Pourquoi serai-je originale pour des sujets qui sont devenus tellement communs ?
C'est le quotidien scolaire, plus il est sordide, plus on le tait, et finalement, plus on l'accepte (un sursaut de temps à autre, mais très vite oublié).
Se masturber les neurones pour dire en trois phrases la détresse journalière de beaucoup d'élèves ne mérite en rien références littéraires ou analyses psychologiques.

Quant à mes passages qui ont déplu à une grande majorité (rire et pied de nez), là aussi, la différence... dérange.

Écrit par : carole | 02 juillet 2008

Ce que je voulais dire, c'est que beaucoup d'avantages financiers sont octroyés aux militaires (y compris aux planqués dans un bureau, et il y en a), car c'est une profession masculine, alors que les professions féminisées comme prof et infirmier ne bénéficient d'aucun avantage de la sorte.

Ecrit par : Jérémy | 25 juin 2008


Permettez à un enseignant ancien militaire de donner son avis.
Les militaires ont certes des avantages certains (beaucoup moins qu'on le dit, comme on raconte également beaucoup de bêtises sur les avantages des enseignants) qui s'expliquent tous d'ailleurs.
Il faudrait cependant ne pas oublier que la rémunération est fonction du grade, et que de ce point de vue, l'armée reste fidèle à une vieille habitude prise par la République : on paie fort mal les jeunes (qui constitue tout de même l'essentiel de l'effectif).
Il faudrait également analyser ces avantages sous l'aspect comparatif. J'ai eu l'occasion de faire des stages avec des officiers d'autres armées : américains, anglais, allemands, belges, suisses, autrichiens, canadiens et chypriotes. Il faut savoir qu'un officier anglais est payé trois à quatre fois plus qu'un officier français de grade équivalent. De toutes les nationalités que j'ai cité, c'est des soldes de l'armée chypriote que les échelles de rémunération de nos armées se rapprochent le plus !
Ayant vécu la professionnalisation de l'intérieur, je puis affirmer que les militaires français ont consenti des efforts de réduction des dépenses qu'aucune autre corporation n'aurait accepté.
Les femmes dans les armées ? Elles représentent près de 20% des effectifs... et elles sont de plus en plus nombreuses dans les unités combattantes.
Quant à l'image du sous-off vidant ses bières au mess (on passage, rappelons qu'on n'est admis au mess qu'en dehors des heures de service !), c'est une dérive qui n'est aujourd'hui quasiment plus acceptée par le commandement.

Écrit par : Corte | 02 juillet 2008

Bref, plaignez, plaignez le sort injuste de NOTRE Armée Française, qu’a tant de mérite.

Ecrit par : sergent-chef montaigneàchargeur | 02 juillet 2008

Une chose est certaine : après une telle connerie, outre les poursuites judiciaires, la carrière de ce sous-off est terminée : direction l'ANPE en passant certainement par la case prison.
Il ne devrait d'ailleurs pas être le seul : s'il était en possession de munitions réelles hors d'un stand de tir ou hors mission de protection, c'est qu'un certain nombre de mesures de sécurités n'ont pas été respectées.
Chaque corps de métier a ses cons et ses incapables, il est malheureusement difficile de faire autrement. De là à faire des généralités...

PS : il n'y a aucun rapport entre le Lebel et l'affaire Dreyfus. D'ailleurs, les documents confidentiels livrées aux Allemands étaient des pièces très mineures, peut-être même des secrets de Polichinelle...

Écrit par : Corte | 02 juillet 2008

Salut à MàC qui m'inspire trois remarques :

On peut pas être fier de notre armée : 25 balles d'un chargeur de Famas tirées dans une foule désarmée et pas un seul mort ... Faudra refaire quelques exercices de tir !

Je me marre en pensant au pauvre mec qui est en train de tirer à blanc sur les talibans ...

Bonne chance, ça aurait pu être pire à Cracrassonne, ils ne faisaient pas une démonstration d'artillerie !

Écrit par : Zorglub | 02 juillet 2008

Transmettez mes félicitations à la gamine, Cadichon...

Un point de vue intéressant sur l'actuelle politique bicéphale de l'Education sur http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=41619
JPB

Écrit par : brighelli | 02 juillet 2008

[Michel Delord, vous ne voulez pas en dire un peu plus ? Surtout que le morceau choisi donne envie de connaître la suite.
Allez, quoi...

Ecrit par : chevreuil | 30 juin 2008 ]

Donc , je rétablis les manques :

" Nous pouvons ici prendre appui sur la pensée d'Althusser en 1964 : il est essentiel de distinguer dans l’enseignement la forme, c'est-à-dire la méthode (en y comprenant tout ce qui touche la relation maître-élèves) et le contenu, autrement dit le savoir. Cette double perspective une fois établie, Althusser établit avec force que « c'est le contenu, le savoir enseigné qui est dominant, et la forme qui est subordonnée ».
Cette affirmation fondamentale, nous devons la garder sans cesse présente à l'esprit pour lutter contre l'apparence première où les diverses pédagogies semblent, se donnent comme différentes par leurs méthodes ; on ne fait: que parler méthode, il semble que tout se joue sur l'opposition entre méthodes autoritaires, libérales, centrées sur le groupe, etc. En réalité, on a introduit subrepticement telles conceptions du monde et de l'enfant, conceptions qui ne seront pas explicitées, et encore moins critiquées. Aussi bien pour saisir la signification d'une pédagogie, est-il nécessaire de remonter jusqu'à son élément dominant : le savoir enseigné. […]
Et l'on risque la surprise de découvrir que des méthodes qui s'affirment comme révolutionnaires véhiculent en réalité un enseignement conservateur et conformiste, non par maladresse dans leur application, mais parce qu'elles ne sont adaptées qu'à ce genre de contenus.
[…]
Priorité des contenus. C’est sur le savoir enseigné que se joue le sort réel des pédagogies."

"Ou vont les pédagogies non-directives ?"
Georges Snyders, collection SUP, PUF, 1974, Page 275
[1ère edition 2eme trimestre 1973
Réedition revue et augmentée 1974]

Robin nous dit :
"Parler de la priorité des contenus sur les méthodes...dans les années 75, c'était de l'extra-lucidité."

Bien que ce soit effectivement une position fort sympathique pour l'époque (avec des limites sur lesquelles je reviendrai un autre jour), je ne pense pas que c'était de l'extra-lucidité mais plutôt les derniers restes un peu déformés, au sein du PCF, d'une position classique du mouvement ouvrier qui était la "défense du savoir contre l'obscurantisme".

Le fait que la "gauche" et l'ensemble du mouvement ouvrier soient passés de l'autre coté, cad du même coté de la barrière que la droite historique, celle qui a été contre l'Instruction Publique , a tendance à faire oublier ce fait puisque la gauche n'a pas non plus intérêt à exhiber ces éléments génants...

C'est un peu le même problème avec la position "de" Gramsci défendant la nécessité de l'enseignement de la grammaire en 1931 contre celle de Gentile. On la présente comme une position "de" Gramsci sans comprendre qu'il s'agit de la position de tout un courant.

Citation :

"Je pense tout à fait que Gramsci, entendu au sens développé ici, - ce qui n'exclue pas le vrai Gramsci - est vraiment le bon filon historique, c'est-à-dire que mon texte de 2002 "Huile de ricin et coca-cola :aux sources troubles de la pédagogie de projet" ( http://michel.delord.free.fr/ricin ) n'était une provocation ni dans sont titre ni dans son contenu.

Bien sur, je ne vais pas nier que ce texte soit de Gramsci : - )

Mais c'est une erreur de perspective historique de le présenter exclusivement comme un texte de Gramsci car les positions défendues ici sont globalement celles que le mouvement ouvrier a défendu depuis sa création et qui sont globalement celles de l'Instruction Publique, positions qui coexistent à
l'intérieur même de l'appareil scolaire jusqu'au plus haut niveau en France jusqu'à la fin du XIXe / début du XXe siècle : sans vouloir faire œuvre sérieuse, il est sur que, de ce dernier point de vue, la définition sociologique et utilitariste de l'école par Durkheim [1] dans la 2eme édition du Dictionnaire pédagogique, opposée à celle présente dans la première édition, marque un tournant historique. Mais il est d’ailleurs hautement symbolique que la défense de l’enseignement de la grammaire, qui est une des valeurs de l’Instruction Publique, soit défendue ici contre Gentile, explicitement cité, c'est-à-dire celui qui, le premier, a débaptisé un ministère de l'Instruction Publique en Ministère de l'Education Nationale (dans une réforme dont le Duce disait qu’elle était "la plus fasciste de ses réformes").

Or cette erreur est la dernière mouture d'une longue histoire de dénigrement de l'Instruction Publique que je décomposerai en trois parties (certes c’est un découpage un peu mécanique, non dialectique et même un petit peu faux mais je m’y tiens pour faciliter l'exposé dans le cadre de cette note à propos de Gramsci) ...
Lire la suite à http://michel.delord.free.fr/dixi1.pdf
In Michel Delord "Dixi et salvavi animam meam" décembre 2005

MD

Écrit par : MichelDelord | 02 juillet 2008

Erreur , l'adresse de
"Huile de ricin et coca-cola :aux sources troubles de la pédagogie de projet" ( 2002)
est
http://www.sauv.net/ricin.htm

Michel Delord

Écrit par : MichelDelord | 02 juillet 2008

Cadichon, bien contente pour Liz. Je vais le dire à qui vous savez... A bientôt.

Écrit par : Sanseverina | 02 juillet 2008

, l'adresse de
"Huile de ricin et coca-cola :aux sources troubles de la pédagogie de projet" ( 2002)
est
http://www.sauv.net/ricin.htm

Michel Delord

Le papier de MD s'achève sur cette phrase :

"il faut être capable, pour nous-mêmes et pour le reste du monde, d’extraire de l’école de Jules Ferry ce qu’elle avait de meilleur."

qui suppose qu'il faut, afin d'extraire le meilleur", faire l'inventaire et la critique de ce que cette école avait de "pire".
Le nationalisme et le moralisme, par exemple. Et la tentation de l'utilitarisme. Ou celle du mécanisme.
GM
PS. Ceci étant dit en pensant à ceux qui justement ne retiendraient volontiers que le pire : les "républicains" sauce Chevénement, les promoteurs du "socle", et les fervents de l'ECJS.

Écrit par : guy morel | 02 juillet 2008

Liz a "eu" Condorcet.

Ecrit par : Cadichon | 02 juillet 2008

Bravo ! Toutes mes félicitations à l'heureuse élue !

Écrit par : FGuichard | 02 juillet 2008

Votre prose m'intéresse.

Ecrit par : guy morel | 01 juillet 2008

T'es aussi malin que Robin.
Tu ne craches jamais sur un pti nonosse à ronger.

Jean n'est spéré patent.
Ecrit par : Jean Fred | 01 juillet 2008

Tiens, le courageux individu qui tard hier soir et à l'abri d'un pseudo, brodait sur les rillettes et la fumette sarthoise du côté de Vaas, n'est pas encore réveillé.
Il me manque.

Écrit par : guy morel | 02 juillet 2008

A propos de l'article cité par JPB, dans l'académie où je suis, point d'assouplissement de la carte scolaire: les dérogations sont obligatoires comme avant. Les injonctions ministérielles sur cette question ou sur une autre restent lettres mortes. Ici tout se passe comme si Lang était toujours ministre de l'EN.

Écrit par : Sanseverina | 02 juillet 2008

C'est gratuit, c'est méchant, mais c'est quand même drôle :
http://www.marianne2.fr/A-l-UMP,-ont-parle-trait-bien-france_a88484.html

Difficile d'inscrire l'ECJS dans une tradition républicaine même compassée. L'ECJS, lieu du grand n'importe quoi (pire que les TPE), est très loin d'un moralisme rigide, tant par sa "méthode" - le débat - que par son fond ancré dans un relativisme tempéré et une obsession des droits.

Écrit par : Romuald | 02 juillet 2008

Difficile d'inscrire l'ECJS dans une tradition républicaine même compassée. L'ECJS, lieu du grand n'importe quoi (pire que les TPE), est très loin d'un moralisme rigide, tant par sa "méthode" - le débat - que par son fond ancré dans un relativisme tempéré et une obsession des droits.
Ecrit par : Romuald | 02 juillet 2008
C'est toujours du bourrage de crâne : le contenu change avec l'époque, c'est tout.

Écrit par : guy morel | 02 juillet 2008

Je suis en train de lire l'avant propos du manuel "A mots couverts" 4ème, livre unique d'enseignement du français en séquences, paru en chez Nathan en 2002, le manuel des élèves que j'aurai l'année prochaine.

J'en extrais quelques passages significatifs :

"L'ELEVE EST INVITE A CIRCULER DE L'UNE A L'AUTRE (les groupements de textes "issus d'horizons variés" et les "outils grammaticaux et orthographiques") POUR CONSTRUIRE LES NOTIONS DONT IL A BESOIN et approfondir ses connaissances sur la langue et sur la littérature."

Un parcours historique et littéraire mettant en valeur de grands textes porteurs de références culturelles : Molière, la critique sociale au XVIIIème siècle, la figure d'Arthur Rimbaud (pas de contextualisation, tout sur le même plan)

"Chaque extrait est accompagné d'un appareil pédagogique QUI GUIDE L'ELEVE DANS LA CONSTRUCTION DU SENS..."

Dans chaque séquence un "atelier d'écriture" ou "d'expression" (en gras) (...° PERMET DE REINVESTIR LES ACQUIS ; EN DEBUT DE SEQUENCE, ELLE SERT DE DECLENCHEUR A L'ETUDE D'UN PROCEDE D'ECRITURE... déclencheur, déclencheur, est-ce que j'ai une gueule de déclencheur ?

"Cinq parcours orthographiques conduisent l'élève à EXPLORER SUR LE MODE INDUCTIF différents problèmes posés par la relation entre les lettres et les sons ou par l'accord du participe passé, TOUT EN L'INVITANT A COMPRENDRE ET A GERER SES ERREURS." (la méthode globale transposée au collège, ça s'appelle avoir de la suite dans les idées)

Je pense qu'il serait peut-être intéressant de consacrer un jour un fil à la question des manuels scolaires et à l'idéologie qui les sous-tend.

Écrit par : Robin | 02 juillet 2008

"L'ELEVE EST INVITE A CIRCULER DE L'UNE A L'AUTRE (les groupements de textes "issus d'horizons variés" et les "outils grammaticaux et orthographiques") POUR CONSTRUIRE LES NOTIONS DONT IL A BESOIN et approfondir ses connaissances sur la langue et sur la littérature."

Ecrit par : Robin | 02 juillet 2008

Si l'on fait un décryptage de ceci, le résultat fait froid dans le dos. Tant pis, je me lance :

L'élève est INVITE (il peut donc refuser);

Les groupements de textes issus d"horizons variés" : on part de l'étiquette de boîte de cassoulet pour aller où ?

Les outils grammaticaux et orthographiques : c'est-à-dire tout ce qu'il ne maîtrise pas ou fort mal;

pour construire les notions dont il a besoin : on peut se demander ce que l'élève va construire sur de telles fondations.

C'est de la pédagogie cosmique : à base de vide intégral.

Écrit par : vignon | 02 juillet 2008

"Votre prose m'intéresse."

Ecrit par : guy morel | 01 juillet 2008


Attention à la polysémie de votre message, Guy! Vous n'êtes pas sans connaître le sens du substantif: "prose" dans celle du bon Frédéric Dard... Et votre message va peut-être vous attirer des plaisanteries homophobes!
Bon, c'est une blague, je précise!!!
Jérémy, je réponds à votre mail dès que j'ai fait un peu de ménage dans ma messagerie! Et ce n'est ni un vain mot, ni un contrepet. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2008

Au fait, j'ai oublié de répondre à une objection : est-ce que je prends l'instruction pour un produit de consommation ?

La réponse est positive, dans la mesure où il y a un client qui paye un fournisseur pour un service (les enseignants ne travaillent pas gratuitement que je sache).

En constatant qu'il y a une relation de consommation entre enseignants et parents d'élève, je ne fais à mon sens qu'énoncer un fait.

Mais, là où il y a une nuance, c'est que, contrairement à mon contradicteur, je n'attache aucune valeur péjorative à l'expression «produit de consommation» : hors du cercle privé, nous vivons dans un réseau de relations dont beaucoup sont de consommation et je ne vois pas en quoi nous en serions diminués, dévalorisés.

Si vous méprisez les gens avec qui vous avez des relations de consommateur, vous devez en mépriser du monde !

Vos relations avec votre architecte ou votre médecin sont commerciales et pourtant ces métiers sont considérés comme nobles.

Vous en êtes encore à ce vieil anathème français contre le commerce, à la noblesse qui ne veut pas déroger, mais si l'épicer ne rendait pas service en vendant tel ou tel produit, il n'aurait pas de clients.

Commercer, c'est un plébiscite de chaque jour, car les clients peuvent toujours traverser la rue pour aller chez le concurrent.

Les enseignants de l'école publique doutent-ils d'eux-mêmes au point de redouter de voir les parents d'élèves prendre leurs jambes à leur cou si ils n'étaient retenu par la force de la loi, du monopole ?

Je ne doute pas un instant que certains d'entre vous me traiteront d'imbécile, car une opinion contraire à la leur ne peut émaner que d'un imbécile. Je réponds par avance : «C'est celui qui dit qui y est !» :-)

Écrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Le fait que vous soyez certain qu'on va vous traiter d'imbécile avant même qu'on vous ait répondu est légèrement suspect en lui même, (cela fait penser à la fameusissime histoire "du cric"). ;-)
Il n'est absolument pas question, je pense, de mépriser "la consommation". Après tout, Venise aussi est née du commerce. Je crois que ce qui est dangereux est plutôt de vouloir, à toutes forces, faire semblant de croire que les bienfaits de l'instruction doivent absolument être quantifiables à court terme ce qui, à mon sens, est une dérive dangereuse.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2008

«Le fait que vous soyez certain qu'on va vous traiter d'imbécile avant même qu'on vous ait répondu est légèrement suspect en lui même»

Disons que c'est statistiquement vrai si je me fie à l'historique de mes interventions sur ce blog.

Mais je ne demande qu'à être démenti.

Écrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Mais je ne demande qu'à être démenti.
Ecrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008
Ce qui me permet de faire remarquer que vous n'avez pas répondu à la réponse fort courtoise que je vous ai faite il y a quelques jours.

Écrit par : guy morel | 02 juillet 2008

Rappel d'une réponse courtoise restée sans réponse :
La liberté de choisir l'école de ses enfants, totale (hors contrat) ou partielle (contournement de la carte scolaire), me semble pourtant un droit élémentaire.

L'économie dit que l'existence d'un monopole induit que le fonctionnement de ce monopole est capturé au profit des producteurs et au détriment des consommateurs.

C'est bien entendu valable pour le monopole de l'enseignement. C'est pourquoi les profs (les producteurs) ont peur de la liberté des consommateurs (les parents).

Ecrit par : Franck Boizard | 27 juin 2008
Bonjour,
Deux ou trois remarques.
1- la liberté d'enseignement est constitutionnelle ; les parents ont le droit d'instruire leurs enfants comme ils l'entendent, y compris à domicile. Il n' y a pas de monopole en matière d'éducation. La question de la carte scolaire est tout autre puisqu'elle ne concerne que le système éducatif de l'État.
2- l'économie ne peut dire le contraire de ce qui est, c'est-à-dire que l'économie est entièrement monopolistique et la concurrence une chimère.
3- l'originalité du système éducatif français depuis 1882 -mais on pourrait la faire remonter à 1833 et à Guizot - est de faire en sorte, autant qu'il est possible, que l'instruction des enfants, considérée comme la première condition de l'élévation générale du niveau culturel - ne dépende pas du hasard de la naissance et de la fortune des parents.
Je ne nie pas que le fonctionnement de l'école soit de ce point du vue devenu calamiteux. Ni qu'il faille se demander pourquoi. Mais la réponse à cette question n'est certainement pas dans l'affirmation, qui nous ramène, sous couvert de liberté de la consommation, à l'école de l'Ancien régime, à une époque où les enfants qui avaient eu la chance d'apprendre à lire devaient avoir des parents suffisamment fortunés pour leur payer le "droit" d'apprendre à écrire, à compter et à calculer.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 27 juin 2008

Écrit par : guy morel | 02 juillet 2008

@ guy morel :

Il n'est jamais trop tard pour bien faire : voici donc ma réponse.

Ceux qui veulent un enseignement non étatique (donc ni public ni privé sous contrat) doivent le financer de leur poche en plus des impots.

Cela induit un monopole de fait puisque le nombre de ceux qui sont capables de payer en totalité un enseignement indépendant en plus de leurs impots est très réduit.

Bien sûr, ce monopole de fait disparaitrait si ces sommes étaient à 100 % déductibles des impots ou si, comme je préfère, l'instruction était financée sous forme de chèques-éducation (ou autres formules équivalentes).

Je ne méconnais pas que tout n'est pas noir dans l'école publique et qu'il n'y a aucun système parfait.

Mais quand vient le moment de quitter les grands discours et de répondre à la question «Et toi, que feras-tu de tes enfants ?». Je réponds sans hésitation : «Je les mettrai dans le privé hors contrat, si je peux me le permettre.»

A partir de là, il est cohérent de ma part de souhaiter un système qui permet au maximum de gens de profiter de la même liberté que moi.

Je ne suis pas comme certains ministres de gauche (et même de droite) qui défendent l'école publique dans les discours et mettent leurs enfants à l'école alsacienne.

Écrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Oui, sauf que tout système concurrentiel est voué à aboutir à un monopole.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2008

"Au fait, j'ai oublié de répondre à une objection : est-ce que je prends l'instruction pour un produit de consommation ?

La réponse est positive, dans la mesure où il y a un client qui paye un fournisseur pour un service (les enseignants ne travaillent pas gratuitement que je sache)."

Et vot' instruction, m'sieur, vous la prendrez avec un peu d'beurre et de confiture ?
J'vous met un peu d'Molière avec du Montesquieu, i sont beaux aujourd'hui, bien frais !

Emballée ou en vrac, l'instruction ?

Écrit par : Helisenne | 02 juillet 2008

A partir de là, il est cohérent de ma part de souhaiter un système qui permet au maximum de gens de profiter de la même liberté que moi.

Je ne suis pas comme certains ministres de gauche (et même de droite) qui défendent l'école publique dans les discours et mettent leurs enfants à l'école alsacienne.
Ecrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008
Si vous prenez le temps de lire le texte qui se trouve à

http://michel.delord.free.fr/remed.html

peut-être vous poserez-vous la question de l'école en d'autres termes.

Écrit par : guy morel | 02 juillet 2008

Je suis en train de lire l'avant propos du manuel "A mots couverts" 4ème, livre unique d'enseignement du français en séquences, paru en chez Nathan en 2002, le manuel des élèves que j'aurai l'année prochaine.

Je pense qu'il serait peut-être intéressant de consacrer un jour un fil à la question des manuels scolaires et à l'idéologie qui les sous-tend.

Ecrit par : Robin | 02 juillet 2008

Ces manuels de français de collège ont (tous), pardonnez-moi, de la merde absolue. Pas un seul ne rattrape l'autre. C'est avec eux que les collégiens perdent tout intérêt pour le français et sortent du collège à peu près illettrés.
Ils ne sont bons qu'à une chose: l'égout.
Si on les employait avec des adultes, ce serait l'émeute.
Le premier jour de l'année, je dis à mes élèves ( dans toutes les classes) de les entreposer sur une étagère de leur chambre "parce qu'ils sont mauvais et inutilisables", et de les y laisser jusqu'au 30 juin, en les époussetant de temps en temps!
(Je leur dis d'ailleurs en même temps que j'interdis tout bavardage et que je punirai le premier qui bavardera, ce que je fais en général au bout de dix minutes avec l'étourdi qui, immanquablement, aura oublié la consigne! Moyennant quoi, le problème de la discipline est très largement réglé en quelques secondes pour le reste de l'année!)

Ce serait perdre totalement son temps que d'en étudier, comme vous le suggérez, "l'idéologie". Cette "idéologie", on la connaît, on sait que c'est une saloperie inventée par des fous ou des escrocs voués au seul culte d'un ego profondément minable.

L'urgence n'est pas de faire de belles études sur cette "idéologie", mais de se débarrasser au plus tôt desdits manuels et de faire son cours "à l'ancienne".
A moins que vous n'ayez du temps à perdre et de l'énergie à gaspiller...

Je vous trouve même héroïque de les ouvrir, tellement ils sont, on le voit au premier coup d'oeil, une insulte au bon sens, ce dont les parents - désolé, Guy Morel! - sont stupéfaits si par hasard ils leur arrive de les ouvrir (et de les refermer consternés)!

Vous avez la chance, si j'ai bien compris, d'arriver dans un collège où les parents sont "demandeurs" d'un enseignement traditionnel, "à l'ancienne". Ne la gâchez pas! Inventez votre cours vous-même, sans manuel puisqu'il n'y en a aucun, pour le moment, qui soit utilisable.
J'ai un peu l'impression, et je le regrette, que vous ne suivez pas mes conseils. Libre à vous, mais si vous allez au casse-pipe, je vous aurai prévenu: le seul enseignement de français qui marche, parce que c'est le seul qui satisfasse profondément les élèves, c'est l'enseignement "à l'ancienne". Evidemment, le connard de service ( de sévice) de la FCPE vous allumera peut-être au conseil de classe, mais qu'est-ce que vous en avez à foutre, si vous êtes épanoui dans votre travail et si vos élèves apprennent des choses précises et utiles et en sont tout contents et si la majorité des parents et l'administration vous soutiennent discrètement?

Écrit par : Jean | 02 juillet 2008

Erratum
Ces manuels de français sont tous de la m...

Écrit par : Jean | 02 juillet 2008

@ Helisenne :
Si votre boucher apprenait ça...
mais je suppose que vous n'allez pas chez les commerçants de proximité... on trouve tout chez Leclerc !

et après c'est les mêmes qui gueulent contre les monopoles...
c'est marrant la vie, toujours pleine de paradoxes !

Écrit par : paceo | 02 juillet 2008

Je vous trouve même héroïque de les ouvrir, tellement ils sont, on le voit au premier coup d'oeil, une insulte au bon sens, ce dont les parents - désolé, Guy Morel! - sont stupéfaits si par hasard ils leur arrive de les ouvrir (et de les refermer consternés)!

Vous avez la chance, si j'ai bien compris, d'arriver dans un collège où les parents sont "demandeurs" d'un enseignement traditionnel, "à l'ancienne". Ne la gâchez pas! Inventez votre cours vous-même, sans manuel puisqu'il n'y en a aucun, pour le moment, qui soit utilisable.
J'ai un peu l'impression, et je le regrette, que vous ne suivez pas mes conseils. Libre à vous, mais si vous allez au casse-pipe, je vous aurai prévenu: le seul enseignement de français qui marche, parce que c'est le seul qui satisfasse profondément les élèves, c'est l'enseignement "à l'ancienne". Evidemment, le connard de service ( de sévice) de la FCPE vous allumera peut-être au conseil de classe, mais qu'est-ce que vous en avez à foutre, si vous êtes épanoui dans votre travail et si vos élèves apprennent des choses précises et utiles et en sont tout contents et si la majorité des parents et l'administration vous soutiennent discrètement?
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2008
Ne vous excusez pas.
Si je vous ai bien compris : les parents sont demandeurs, et le ministre prescripteur, d'un enseignement "traditionnel à l'ancienne" ( je ne sais pas trop ce que c'est, mais admettons) qui plus est estampillé par la société des agrégés.
Donc tout va bien.
Robin, si, conforté par ce constat, vous ne vous en tirez pas, ne vous en prenez qu'à vous !

Écrit par : guy morel | 02 juillet 2008

[Michel Delord, vous ne voulez pas en dire un peu plus ? Surtout que le morceau choisi donne envie de connaître la suite.
Allez, quoi...

Ecrit par : chevreuil | 30 juin 2008 ]

Donc , je rétablis les manques :

Ecrit par Michel Delord

Et des manques de formation et d'information, il n'en manque pas ! Comme disait un parent d'élève un peu désemparé lors d'un entretien : "Je sais bien que mon petit a des lacunes, le problème, c'est qu'il ne sait pas s'en servir !"

Cela dit, votre site est une mine de réflexion passionnante que j'ai découverte il y a peu, et que j'explore avec beaucoup d'intérêt.

Cordialement

Chevreuil

A Guy Morel
Je ne vois pas en quoi vous classez les républicains "tendance Chevènement" parmi ceux qui ne retiendraient que le pire de l'école de Jules Ferry ? Ne sont-ils pas, à gauche, les seuls (les derniers) qui voient en l'école un lieu d'instruction ?

Écrit par : chevreuil | 02 juillet 2008

Mais quand vient le moment de quitter les grands discours et de répondre à la question «Et toi, que feras-tu de tes enfants ?». Je réponds sans hésitation : «Je les mettrai dans le privé hors contrat, si je peux me le permettre.»

Ecrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Vous oubliez un paramètre essentiel déjà abordé ici : la nullité globale des enseignants du privé qui ne parviennent pas lorsqu'ils concourent à pourvoir en totalité les postes offerts à leur catégorie. Ce fait vous sera confirmé par Françoise Guichard qui a été membre de jury des concours réservés au privé. Je ne parle évidemment pas de tous ceux qui ont été recrutés à l'emporte-pièce, sans autre "qualification" que la soumission aux ordres (au propre comme au figuré). Je pourrais même vous présenter une enseignante d'anglais recrutée sur la base des capitaux judicieusement investis par papa dans un dortoir à rénover à Ste-X
Et les résultats aux exams me direz-vous ? Pur bachotage sur fond de sélection sociale et d'exclusion ou non présentation des candidats les plus faibles (je n'évoque que le bac, la part du contrôle continu dans le brevet étant prépondérante).
J'exclus évidemment de cette rubrique quelques prestigieuses boîtes privées dont les ressources peuvent assurer un recrutement de qualité. J'espère pour vous et vos enfants que vos finances sont à la hauteur de vos présupposés en matière scolaire, sinon oubliez l'idéologie.
Le libéralisme est soluble dans les difficultés matérielles d'où son immense popularité actuelle...

Écrit par : victor | 02 juillet 2008

On ne fait pas de la littérature avec de bons sentiments; il en est de même pour ce qui est de la lutte contre les discriminations, quand on veut remplacer le catéchisme républicain d'antan par le nouveau catéchisme démocrate où le drapeau de l'égalité recouvre toutes les différences ...pour les laisser intactes, une fois la porte de l'école, du Lycée, du collège fermée.
Il faut "sensibiliser" à la question écolo, à la question des genres, etc. Que diable! Apprenons d'abord à rendre les élèves sensibles, ce serait déjà une bonne chose, ne trouvez-vous pas?

Est-on obligé de passer par des sermons infligés à ces pauvres élèves avec des discours tire-larmes? N'a-t-on pas par la littérature et le cinéma des oeuvres qui permettent d'explorer les régions de la sensibilité? sans passer par une moralisation outrancière qui fait primer le message sur la forme, le style. Entre la position des vieilles bigottes qui voudraient castrer la littérature et celle des bons samaritains qui voudraient faire de la salle de classe la caisse de résonance universelle de tous les malheurs du monde, ne peut-on pas trouver une voie moyenne où on peut suggérer sans dire? Par exemple L'immoraliste de Gide, plutôt qu'un sermon pesant sur le droit à la différence. Entre parenthèses, pourquoi pas le droit à l'incognito, à l'anonymat, à une vie tranquille?
Beaucoup de ces bons samaritains ont oublié ce que Foucault et Barthes disaient de l'obligation d'avouer... mais c'est un autre problème.
On ne lutte pas contre la violence par des textes littéraires -oui.
On ne lutte pas non plus contre la violence par de bons sermons, écoutés dans l'ennui ou dans l'indifférence.

C'est la France : croire que par des lois on change d'un coup de baguette magique le comportement du plus grand nombre. On appelait cela jadis "la superstition législative", maintenant on aura la superstition associative -et c'est ainsi que tous les problèmes se règleront.

Écrit par : Sénèque | 02 juillet 2008

un enseignement "traditionnel à l'ancienne" ( je ne sais pas trop ce que c'est, mais admettons)

Ecrit par : guy morel | 02 juillet 2008

Ce n'est pourtant pas compliqué! C'est tout ce qui n'est pas l'enseignement du français en "séquences" tel que le présentent les manuels scolaires actuels de collège et tel que le recommandent les instructions officilelles de 2002!
Faites exactement l'inverse de ce qui est prescrit, et vous serez dans le vrai: la preuve, c'est que les élèves vous remercieront "in petto" (et "viva voce" quand vous les rencontrez plus tard), parce qu'ils comprendront quelque chose à votre cours, et que les parents (sauf l'enragé de la FCPE!) vous sauront gré de n'être pas un de ces pédants jargonnants et soumis à la pensée pédagogique unique qui actuellement pullulent dans le système éducatif à tous les niveaux.
Mon cher Guy Morel, je vous trouve bien aigrelet!
Robin est un grand garçon, il saura faire les choix qui s'imposent. Je ne prétends pas lui dicter sa conduite, mais pourquoi voulez-vous lui casser la baraque "a priori"?

Écrit par : Jean | 02 juillet 2008

@ Christophe Sibille

«Oui, sauf que tout système concurrentiel est voué à aboutir à un monopole.»

C'est une pétition de principe. La théorie et l'expérience l'infirment.

C'est pourquoi il y a besoin de la force de l'Etat pour établir et conserver les monopoles.

@ Guy Morel

Je suis allé voir votre lien mais je n'ai pas bien compris le rapport.

Voulez vous dire qu'il est possible de faire un enseignement public de qualité ? Je n'en doute pas (je commence d'ailleurs à avoir une collection de livres de classe d'avant 1960), mais ce que je conteste c'est le monopole de fait qui rend le système très fragile.

Si la pédagogie du monopole est bonne, tout va bien pour tout le monde (à peu près). Si la pédagogie du monopole est mauvaise, tout va mal pour tout le monde.

La concurrence et la liberté ont au moins cet effet positif de diversifier les offres. C'est une expérience de chaque jour : combien y-t-il de forfaits téléphoniques ou de couleurs de voiture possibles ?

Pour revenir au sujet initial, on pourrait imaginer dans un système éducatif libre des écoles mixtes, des écoles pour filles et des écoles pour garçons.

On pourrait aussi constater, peut-être, que certaines écoles conviennent mieux aux garçons et d'autres aux filles.

Mais tout cela reste utopique : l'EN n'est pas prête de perdre son quasi-monopole.

Alors les parents insatisfaits continueront à biaiser avec le système (contournement de carte scolaire, cours particuliers, hors contrat, etc ...).

Écrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Si le niveau baisse, cela ne date pas d'hier et il faut croire qu'à l'UMP la sélection ne se fait pas sur l'orthographe.

Je sais bien que Frédéric Lefebvre est le porte-parole et non le porte-plume...mais quand même pour un député...

A vos stylos pour la correction!

http://www.marianne2.fr/A-l-UMP,-ont-parle-trait-bien-france_a88484.html?PHPSESSID=008c78b40976b0a07cc3d79a9b4d321f

Écrit par : Merlemocoeur | 02 juillet 2008

Si le niveau baisse, cela ne date pas d'hier et il faut croire qu'à l'UMP la sélection ne se fait pas sur l'orthographe.

Ecrit par : Merlemocoeur | 02 juillet 2008

Avec un Président qui ignore ce qu'est une négation correcte et une ministre pour qui les gens "croivent", ils auraient bien tort de se casser la tête. Je trouve que le niveau de langage de certains politiques a bien baissé et qu'il est bien dommage d'abandonner le subjonctif à Le Pen.

Écrit par : vignon | 02 juillet 2008

Alors les parents insatisfaits continueront à biaiser avec le système (contournement de carte scolaire, cours particuliers, hors contrat, etc ...).

Ecrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Ayant enseigné pendant un an la philo (j'étais en année de maîtrise en 78) dans une école privé hors contrat (les cours FIDES à Paris pour ne pas les nommer), j'en garde un souvenir affreux.

Le directeur, qui aurait tout aussi bien pu vendre des boîtes de conserves ou des chaussures, n'était qu'un marchand de soupe doublé d'un muffle.

L'enseignement privé sous contrat, c'est le paradis à côte.

Et n'oubliez pas que la privatisation amènera la montée en puisssance du communautarisme ; il y aura fatalement une école pour chaque groupe religieux, une pour les créationnistes, une pour les scientologues, une pour les adorateurs du nombril et ainsi de suite...Et la liberté tournera au cauchemar.

Je suis cependant d'accord avec vous sur la baisse générale de "l'offre de qualité" de l'école publique. C'est évidemment là-dessus qu'il faut travailller et par sur la destruction d'un "monopole" relatif (existence d'un enseignement privé sous contrat) qui a longtemps fait ses preuves.

Écrit par : Robin | 02 juillet 2008

Si le niveau baisse, cela ne date pas d'hier et il faut croire qu'à l'UMP la sélection ne se fait pas sur l'orthographe.

Ecrit par : Merlemocoeur | 02 juillet 2008

Georges Steiner dit dans un de ses livres que c'est tout au contraire faire preuve, de nos jours, d'un sens politique certain (il prend l'exemple de l'actuel président des Eats-Unis) populisme oblige, que de maltraiter sa langue et d'afficher son ignorance en nombre de domaines.
De cette manière les gens du peuple se reconnaissent plus facilement dans leurs hommes politiques.

Écrit par : buntovchik | 02 juillet 2008

De cette manière les gens du peuple se reconnaissent plus facilement dans leurs hommes politiques.

Ecrit par : buntovchik | 02 juillet 2008

J'ai dû rater une marche. Je pensais que le rôle des politiques était d'élever le niveau du peuple. D'ici que Sarkozy parle chti pour "surfer" avec la vague...

Écrit par : vignon | 02 juillet 2008

"mais je suppose que vous n'allez pas chez les commerçants de proximité... on trouve tout chez Leclerc !"

> Vous supposez mal,

"et après c'est les mêmes qui gueulent contre les monopoles..."

> votre affirmation est donc fausse,

c'est marrant la vie, toujours pleine de paradoxes !"

Par conséquent vous avez ri trop tôt.

Écrit par : Helisenne | 02 juillet 2008

Voilà qui va vous réjouir...
J'adore particulièrement "la valorisation de l'engagement des lycéens dans la vie de leur établissement"; on donnera des points de bac à ceux qui feront le ménage après les cours? Je croyais que justement il passait trop de temps au lycée où ils avaient trop d'heures de cours...

Réforme du lycée : discussions sur la démocratie lycéenne


Les négociations sur la réforme du lycée porteront aussi sur le "renforcement de la démocratie lycéenne", la valorisation de "l'engagement des lycéens dans la vie de leur établissement" et l'"accès à la culture et aux études", selon un texte signé mercredi par 3 organisations lycéennes et le ministère de l'Education.

L'UNL, la FIDL et l'Uni-lycée ont signé mercredi un texte commun avec le ministre de l'Education énumérant "seize points de convergence" sur la future réforme du lycée, qui permet de démarrer les discussions.

Ce texte a déjà été signé par 7 organisations d'enseignants ou de chefs d'établissements (Snes-FSU, Snep-FSU, Sgen-CFDT, Snalc-CSEN, SE-Unsa, SNPDEN-Unsa, ID-FAEN) le 11 juin.

Il comporte une partie supplémentaire concernant plus particulièrement la vie des lycéens. Cette partie propose que soient étudiés, dans les discussions, "les moyens de renforcer le rôle de la démocratie lycéenne et de ses instances".

"L'engagement des lycéens dans la vie de leur établissement doit être valorisé. Les activités associatives doivent être encouragées", ajoute le texte.

Enfin, "la réflexion portera également sur l'accès aux études et à la culture", est-il écrit.

Ces "points de convergence" sont "la base de travail partagée à partir de laquelle les discussions vont s'engager" sur le réforme du lycée, sous la conduite de Jean-Paul de Gaudemar, chef de projet placé auprès du ministre

La réforme du lycée doit instaurer une nouvelle classe de seconde à la rentrée 2009, une nouvelle première en 2010 et une nouvelle terminale en 2011.

(source : http://www.vousnousils.fr/ )

Écrit par : Romuald | 02 juillet 2008

Liz a "eu" Condorcet.

Ecrit par : Cadichon | 02 juillet 2008

Bravo ! Toutes mes félicitations à l'heureuse élue !

Ecrit par : FGuichard | 02 juillet 2008

Moi, je lui dirais plutôt Bon Courage, ma cocotte, va falloir t'y mettre... à bosser pour de vrai. Finie la rigolade. Profite de ton été pour faire la fête avant le tunnel.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2008

De pire en pire, la réforme des concours a été présentée :
- "trois types d'épreuves destinées à évaluer la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement et la connaissance du système éducatif"
mais surtout :
- les lauréats des futurs concours seront "dès leur première année d'exercice (...) mis en situation d'enseignement à temps plein avec l'aide et le soutien de professeurs expérimentés"
Cette mesure est tout simplement démentielle. Pour faire des économies de poste, tout est bon. Les stagiaires vont tomber comme des mouches; il faut vraiment avoir oublié ce que c'est qu'entrer dans le métier pour proposer une ânerie pareille.




Recrutement des enseignants : Darcos et Pécresse présentent leur réforme


Les ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont présenté mercredi devant le Conseil des ministres leur projet de réforme du recrutement des enseignants des premier et second degrés, a rapporté le porte-parole du gouvernement.

Dévoilé il y a un mois par Nicolas Sarkozy, ce projet prévoit l'allongement de la formation des enseignants au niveau master (bac+5) à partir de 2010, a expliqué Luc Chatel en rendant compte des travaux du Conseil.

Le texte réaffirme le "principe des concours nationaux" pour le recrutement des professeurs des écoles, collèges et lycées, ainsi que "la distinction entre le Capes et l'agrégation".

Les nouveaux concours qui entreront en vigueur à partir de 2010 comprendront "trois types d'épreuves destinées à évaluer la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement et la connaissance du système éducatif", a également indiqué M. Chatel.

Selon la communication de M. Darcos et Mme Pécresse, les lauréats des futurs concours seront "dès leur première année d'exercice (...) mis en situation d'enseignement à temps plein avec l'aide et le soutien de professeurs expérimentés" et pourront être titularisés "à l'issue de cette première année" après une inspection.

Cette réforme s'accompagnera d'une "revalorisation substantielle du début de carrière" des nouveaux enseignants, a promis Luc Chatel.
(source :http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/ )

Écrit par : Romuald | 02 juillet 2008

L'ECJS, lieu du grand n'importe quoi (pire que les TPE), est très loin d'un moralisme rigide, tant par sa "méthode" - le débat - que par son fond ancré dans un relativisme tempéré et une obsession des droits.
Ecrit par : Romuald | 02 juillet 2008
C'est toujours du bourrage de crâne : le contenu change avec l'époque, c'est tout.

Ecrit par : guy morel | 02 juillet 2008

Dans le livre de français de primaire de mon arrière-grand-père(avant la der des der):

Nous sommes les petits soldats
Du bataillon de l'espérance
Nous exerçons nos petits bras
A venger l'honneur de la France

Et Barra le petit tambour
Dont on nous a conté l'histoire
En attendant bat chaque jour
Le rappel dans notre mémoire.

Vous noterez la richesse des rimes, la musique des vers, l'utilisation du présent etc... Je laisse à votre sagacité une analyse plus fine de ce grand morceau de littérature.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2008

«Et n'oubliez pas que la privatisation amènera la montée en puisssance du communautarisme»

Oui, je pense que c'est une des objections les plus fortes à la liberté totale de l'enseignement.

Par contre, peu importe qu'il y ait de mauvaises écoles hors contrat puisqu'on n'est pas obligé d'y aller.

Qu'il y ait de mauvaises écoles publiques où, théoriquement, les habitants de la zone n'ayant pas les moyens du hors contrat sont obligés d'aller n'est pas anodin (c'est un euphémisme).

Quand on contraint les gens, il faut être parfait, ce qui n'est évidemment pas possible.

L'idée d'un enseignement presque entièrement étatisé (car bon an mal an, le privé sous contrat applique les programmes et les méthodes de l'EN) me choque.

Écrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Ayant enseigné pendant un an […] L'enseignement privé sous contrat, c'est le paradis à côte.
Écrit par : Robin | 02 juillet 2008

Moi, y a ma belle sœur, un jour elle a bu un coup dans un troquet où y avait des livreurs de la Camif qui se tapaient le 421 en buvant des perroquets.
Tu veux connaître son point de vue sur la retraite des fonctionnaires ?

Écrit par : Jean Fred, ami de guy | 02 juillet 2008

Puis-je me permettre une parenthèse?

Quand on dit :
"Finie la rigolade. Profite de ton été pour faire la fête avant le tunnel."
(Ecrit par : dobolino | 02 juillet 2008)

Est-il nécessaire d'écrire "finiE la rigolade" parce que la rigolade est finie ou doit l'être?
Peut-on se permettre d'écrire "fini la rigolade" pour sous-entendre : "la rigolade, c'est fini".

Y a-t-il une règle absolue ou bien fait-on comme on veut?

Écrit par : Jean Fred | 02 juillet 2008

Oh, vous savez, "Barra le petit tambour", mis à part l'idéologie qui le sous-tend, fait pâle figure à côté de ça :

"La solution de tous vos bobos, c'est la cyberpotion Dupipeau. La cyberpotion Dupipeau, c'est tout ce qu'il vous faut".

C'est extrait d'un manuel de grammaire de 5e, édité en 2001 chez Belin.

Écrit par : Helisenne | 02 juillet 2008

Et une page plus loin, les élèves ébahis apprennent que "Parler, c'est dire quelque chose à propos de quelque chose".

Écrit par : Helisenne | 02 juillet 2008

Les élèves ébahis d'apprendre quelque chose sur quelque chose.

Écrit par : Helisenne | 02 juillet 2008

Moi, je lui dirais plutôt Bon Courage, ma cocotte, va falloir t'y mettre... à bosser pour de vrai. Finie la rigolade. Profite de ton été pour faire la fête avant le tunnel.

Ecrit par : dobolino | 02 juillet 2008

Oui, Dobolino, mais c'est un tunnel dont on sort aisément sans que personne ne vous retienne. Au bout d'un mois, les élèves ont vite pris le pouls. Et la fac ne fait que commencer. Alors...

Écrit par : Sanseverina | 02 juillet 2008

Oh, vous savez, "Barra le petit tambour", mis à part l'idéologie qui le sous-tend, fait pâle figure à côté de ça :

http://fr.youtube.com/watch?v=LEt_I4tYFRk

Voilà une idéologie plus noble , un texte plus élégant . Les élèves écoutent toute la journée les tambours du rap . Très créatifs nos jeunes en difficulté !!
Les manuels se sont mis au niveau , vous voyez , fond et forme !

Écrit par : Rantanplan ! | 02 juillet 2008

"L'engagement des lycéens dans la vie de leur établissement doit être valorisé. Les activités associatives doivent être encouragées", ajoute le texte.

Enfin, "la réflexion portera également sur l'accès aux études et à la culture", est-il écrit.
(source : http://www.vousnousils.fr/ )

Ecrit par : Romuald | 02 juillet 2008

J'adore "enfin" et "également". On a failli avoir peur, c'est moi qui vous le dis...

Écrit par : FGuichard | 02 juillet 2008

L'idée d'un enseignement presque entièrement étatisé (car bon an mal an, le privé sous contrat applique les programmes et les méthodes de l'EN) me choque.

Ecrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Tout en acceptant l'économie de marché (régulée cependant) qui est l'envers inséparable de la démocratie représentative, je pense qu'il faut admettre la légitimité d'un secteur public limité dans certains domaines, ceux des "services essentiels" : la santé, l'éducation, éventuellement les transports et la poste (maintien d'un service de proximité dans des endroits "peu rentables"), domaines, qui, à mon sens, ne relèvent pas tout à fait d'une logique purement économique.

Je ne pense pas, par exemple, que le savoir puisse être assimilé à une marchandise, l 'école à un "prestataire de service", les élèves et les parents à des "consommateurs".

Écrit par : Robin | 02 juillet 2008

Chevreuil a écrit
[Cela dit, votre site est une mine de réflexion passionnante que j'ai découverte il y a peu, et que j'explore avec beaucoup d'intérêt.

Cordialement

Chevreuil

A Guy Morel
Je ne vois pas en quoi vous classez les républicains "tendance Chevènement" parmi ceux qui ne retiendraient que le pire de l'école de Jules Ferry ? Ne sont-ils pas, à gauche, les seuls (les derniers) qui voient en l'école un lieu d'instruction ?

Ecrit par : chevreuil | 02 juillet 2008 ]

Merci pour ce que vous dites de mon site. Merci surtout de ne pas mentionner sa forte ...désorganisation !

Ceci dit , j'ai mis en ligne les quelques interventions que j'ai faites sur le fil "Grip un jour, Grip toujours". On peut les trouver à

http://michel.delord.free.fr/bilan-mvt-antipedago.pdf

Si vous allez à la page 3, vous trouverez, cité simplement comme exemple de faiblesse dans le le mouvement antipédagogiste :

"Et je n’oublie pas les républicains qui n’ont pas vu ou pas voulu voir que les programmes Chevènement, en
particulier en mathématiques au collège, sont le coup de grâce donné à cet enseignement à ce niveau et, par
induction, à tous les autres."

Prenons un exemple facile à expliciter : les programmes de mathématiques de collège .Ce sont les programmes de 86 qui suppriment de l'enseignement du collège toute l'arithmétique ( nombres premiers , PPCM, PGCD), partie intéressante des mathématiques et qui permettait d'aller très tôt vers des résultats très profonds. Et comme cette arithmétique n'était pas faite non plus en lycée, cette réforme des programmes est celle qui a fait, pour la première fois depuis la création de l'enseignement en France qu'un bachelier scientifique ignorait
ce qu'était un nombre premier alors que je l'ai apris en CM. L'arithmétique n'a été rétablie - dans des formes débiles certes- qu'à partir des programmes de 1995. La réforme de 1986 rend aussi impossible l'enseignement de la géométrie mais c'est un peu long à expliquer ce soir.

En fait ce qu'il faudrait surtout expliquer , une fois que l'on a compris le caractère négatif des réformes Chevènement - qui sont un élément de préparation de la loi Jospin - est la raison pour laquelle elles ont pu passer pour un progrès.
Ce sera pour une autre fois.

MD

Vous écriviez aussi : "Je ne vois pas en quoi vous classez les républicains "tendance Chevènement" parmi ceux qui ne retiendraient que le pire de l'école de Jules Ferry ? ".
La première question à poser : "Quels sont les mauvais cotés de l'école de Jules Ferry ?" Parce que si certains mauvais cotés de l'école de Jules Ferry sont considérés comme bons par certains et que ces cotés soient repris par JPC ...

Écrit par : MichelDelord | 03 juillet 2008

"@ Christophe Sibille

«Oui, sauf que tout système concurrentiel est voué à aboutir à un monopole.»

C'est une pétition de principe. La théorie et l'expérience l'infirment.

C'est pourquoi il y a besoin de la force de l'Etat pour établir et conserver les monopoles."

Ecrit par : Franck Boizard | 02 juillet 2008

Je voulais simplement dire que la concurrence à tout prix n'est qu'un leurre, (idéologique), puisqu'elle aboutira forcément, suite à une guerre commerciale sans merci, à un monopole bâti sur des lois basées exclusivement sur la rentabilité (à court terme, évidemment), ce qui est totalement en contradiction avec un enseignement à peu près rationnel.
En ce sens, je serais plutôt favorable à un monopole d'état judicieusement encadré, (ça y est, je vais me faire traiter de stalino-bolchevico-gauchisto-farquiste par Cadichon... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

«je vais me faire traiter de stalino-bolchevico-gauchisto-farquiste par Cadichon»

Pas besoin de Cadichon : moi aussi, je peux.

A vous lire, on peine à vous imaginer dans un pays partisan (en théorie) de l'économie libre.

Vous devez avoir du mal à aller acheter une baguette chez votre boulanger, car lui aussi cherche, «suite à une guerre commerciale sans merci, exclusivement la rentabilité (à court terme, évidemment)» suivant votre conception.

A moins que vous soyez favorable «un monopole d'état judicieusement encadré» pour les boulangeries ?

Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire, des fois !

Écrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

Dobolino a écrit :
[Dans le livre de français de primaire de mon arrière-grand-père(avant la der des der):

Nous sommes les petits soldats
Du bataillon de l'espérance
Nous exerçons nos petits bras
A venger l'honneur de la France

Et Barra le petit tambour
Dont on nous a conté l'histoire
En attendant bat chaque jour
Le rappel dans notre mémoire.

Vous noterez la richesse des rimes, la musique des vers, l'utilisation du présent etc... Je laisse à votre sagacité une analyse plus fine de ce grand morceau de littérature.

Ecrit par : dobolino | 02 juillet 2008]

Je disais hier
[La première question à poser : "Quels sont les mauvais cotés de l'école de Jules Ferry ?" Parce que si certains mauvais cotés de l'école de Jules Ferry sont considérés comme bons par certains et que ces cotés soient repris par JPC ...]

En fait je ne crois pas à l'opposition républicain / pédagogiste parce que, justement, le pire est ce qui est commun aux républicains et aux pédagogistes .

Par exemple la défense du "niveau qui monte" :
MD, octobre 2003
http://michel.delord.free.fr/hagio.pdf

MD

Écrit par : MichelDelord | 03 juillet 2008

Vous avez totalement raison, Monsieur Boizard. Laissons le marché seul réguler l'enseignement, et gageons que nous aurons sous peu une école de qualité. Mais ce sujet a été développé régulièrement ici, (et, encore une fois, de manière assez récente). Tout a été dit.
Avez-vous remarqué à quel point la plupart des boulangers font un pain quasiment immangeable? (Une seule correcte, dans la ville dans laquelle j'habite). Le pain des grandes surfaces et des terminaux de fabrication est presque moins mauvais! Faites donc comme moi, achetez une machine à pain! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

En ce sens, je serais plutôt favorable à un monopole d'état judicieusement encadré, (ça y est, je vais me faire traiter de stalino-bolchevico-gauchisto-farquiste par Cadichon... ;-)
...
judicieusement encadré
par d' angéliques et poupons miliciens aux brassards rouges marqués NPA
.
j'ai dit farc.eur

Écrit par : farc..eur | 03 juillet 2008

Merci à farc..eur d'avoir été honnête et, contrairement à Franck, de ne pas avoir omis le "smiley" dans son copié-collé!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

Ceci-dit, tout propos ne prônant pas un libéralisme débridé est, (aux yeux de certains du moins), un chiffon rouge nettement plus efficace que celui du matador pour le toro!!!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

A Guy Morel
Je ne vois pas en quoi vous classez les républicains "tendance Chevènement" parmi ceux qui ne retiendraient que le pire de l'école de Jules Ferry ? Ne sont-ils pas, à gauche, les seuls (les derniers) qui voient en l'école un lieu d'instruction ?

Ecrit par : chevreuil | 02 juillet 2008 ]

Petite opinion, au passage : il y a au MRC (les chevènementistes) de véritables défenseurs de l'Instruction et de l'École de la République, à commencer par Chevènement lui-même (écoutez ses interventions dans le documentaire "Éducation Nationale, un grand corps malade", dans lequel on peut aussi entendre JPB et Guy Morel, entres autres).

Mais il y aussi...des pédagogistes. On peut, par exemple, écouter les interventions régulières dans les médias du responsable des affaires scolaire à la mairie de Paris : c'est un membre du MRC nommé Eric Ferrand. La différence entre les discours de la FCPE, bastion du pédagogisme, et les propos de ce gars là...

Écrit par : Manu | 03 juillet 2008

"Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire, des fois !"

Zyva, c'est juste un chtit prof de musique du trou du cul du monde, tu veux tout de même pas qu'il soit 'pro' en 'économied'marché' ou en méthode de lecture, non ?

Restont correct avec les zânes !!!! ange

Écrit par : toto | 03 juillet 2008

restons

Écrit par : toto | 03 juillet 2008

Des affaires scolaireS ! Désolé.

Écrit par : Manu | 03 juillet 2008

Les vacances, enfin! Hummmm!

Écrit par : Sanseverina | 03 juillet 2008

CONTRE LE "MORTIFÈRE MONOPOLE"

http://rendez-vous.leforumcatholique.org

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Bonnes vacances , en attendant les résutats ..:

http://www.konk.org/pageth_fa18.htm

... du bilan : :

http://www.konk.org/pageth_fa17.htm

Écrit par : Amélie | 03 juillet 2008

A Guy Morel
Je ne vois pas en quoi vous classez les républicains "tendance Chevènement" parmi ceux qui ne retiendraient que le pire de l'école de Jules Ferry ? Ne sont-ils pas, à gauche, les seuls (les derniers) qui voient en l'école un lieu d'instruction ?

Ecrit par : chevreuil | 02 juillet 2008 ]

Petite opinion, au passage : il y a au MRC (les chevènementistes) de véritables défenseurs de l'Instruction et de l'École de la République, à commencer par Chevènement lui-même (écoutez ses interventions dans le documentaire "Éducation Nationale, un grand corps malade", dans lequel on peut aussi entendre JPB et Guy Morel, entres autres).

Mais il y aussi...des pédagogistes. On peut, par exemple, écouter les interventions régulières dans les médias du responsable des affaires scolaire à la mairie de Paris : c'est un membre du MRC nommé Eric Ferrand. La différence entre les discours de la FCPE, bastion du pédagogisme, et les propos de ce gars là...
Ecrit par : Manu | 03 juillet 2008

Michel Delord a donné des éléments de réponse.
Quelques autres :
1- le fait de participer au même documentaire n'implique pas une identité de vues entre participants. Dans le film d'E. Amarra, il y a aussi Dubet et Bentolila dont je ne partage pas - c'est le moins que l'on puisse dire - les opinions sur l'école.
2- Chevénement tribun a de beaux élans "républicains" ; mais quand il est ministre de l'Éd.-nat il patronne des programmes de maths qui achèvent la destruction de l'enseignement des maths. Alors les discours...

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Je ne connais pas grand-chose en économie, et je ne suis pas farouchement opposé au libéralisme, mais le visage offert par l’économie ne semble pas être celui d’une concurrence réelle. Je songe :
-au position de trust
-à l’entente sur les prix
-à la répartition/au partage du territoire (grandes surfaces)
- à la fausse concurrence (les deux enseignes appartiennent au même groupe)
- à toutes les positions dominantes et aux duopoles (dans l’informatique l’aviation)
etc.
de plus, pour ce qui est de la concurrence, la différenciation se fait plus souvent en quantité qu’en qualité. Est-ce que ce sera différent pour l’enseignement ?
après tout, même s’il y avait plus de privé HC, peut-être que les acteurs se partageraient le marché et le territoire .

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

De plus, comme le soulignait Robin, il est des échanges non-marchands : le don, la transmission, mais aussi toute l’administration publique
Pour les « économies » sur les stagiaires, je ne veux pas faire mon Bourdieu du dimanche mais je pense au coût social : ce qu’on économisera d’un côté on le perdra de l’autre ( fatigue/dépression/démission/arrêt maladie/baisse de la qualité etc)

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Franck Boizard part du principe que "la main invisible du marché" fait concourir, à travers le libre jeu de la concurrence, la multiplicité des intérêts privés à l'intérêt commun et opère une sélection entre les "bons" et les "mauvais", mais il n'ignore pas, je pense que cette concurrence est très souvent faussée, quand par exemple les grande surfaces s'entendent sur les prix des appareils électro-ménagers, pratique illégale, mais courante.

En ce qui concerne l'école, la concurrence et la "main invisible du marché" peut jouer dans des sens différents : a) en faveur des écoles qui pratiquent un enseignement explicite de qualité b) en faveur d'écoles magnifiquement équipées par des sponsors et où les élèves se livrent à toutes sortes d'ctivités "ludiques", comme à Toronto c) en faveur d'écoles dotés de projets éducatifs communautaristes où l'on enseignerait par exemple la pensée de Ron Hubbard ou la réalité scientifique du Livre de la Genèse.

Je crois encore une fois aux vertus du libéralisme dans le domaine économique, mais à condition qu'il ait des règles.

Je suis d'accord, toutefois, avec Franck Boizard, pour dire que le système prend l'eau de toutes parts et a montré ses limites.

Il faut donc de la liberté, mais dans quel cadre et pour quoi faire ?

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

De plus, il faudrait prendre en compte toutes les variables : par exemple la situation géographique, le coût du transport, de la scolarité
En fait, pour que les établissements se distinguent seulement par la qualité , il faudrait une situation idéale(et impossible) :
Deux établissement situés côte à côte , offrant les mêmes services pour le même prix…

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Enfin, il est tout un tas de difficultés à ne pas négliger :

-la qualité n’est pas toujours facilement observable.
Pour juger de la qualité d’un produit, il faut des informations fiables qui ne sont pas toujours disponibles. Parfois même , il faut d’abord faire l’essai d’un produit pour juger de sa qualité.

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

@ Christophe :

Quand l'école sera privatisée, vous pourrez toujours vous recycler comme présentateur sur la télévision publique non contaminée par le publicité du grand capital :-)

Il faudra quand même qu'on m'explique pourquoi des gens qui vivent dans une économie libre et n'hésitent pas à faire jouer tout à fait légitimement la concurrence trouvent soudain cela horrible quand il s'agit de leur profession.

Je suis peut-être idiot, mais je n'ai toujours pas compris.

Écrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

Pour terminer, je ne sais plus qui donnait l’exemple de la téléphonie. Même si l’on fait abstraction de l’entente sur les prix, peut-on dire qu’il y a concurrence dans le domaine de la téléphonie, de l’internet etc ?

Le changement d’opérateur demande d’effectuer des démarches (si possible compliquées et lassantes) , le changement a parfois un coût financier . De fait, là aussi je me demande s’il est possible de parler de concurrence : combien de clients mécontents et captifs dont le forfait est prélevé chaque mois sans que, rebutés par les démarches et le « coût de changement » , ils envisagent de passer à la concurrence ?

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

@ Robin

Il me paraît que les chèques-éducation sont pas mal : la collectivité finance une éducation de base, libre aux parents d'en rajouter.

Ces chèques-éducations pourraient être dépensés dans des établissements agréés sur des critères assez larges (sécurité des installations, respect de valeurs de base).

Aujourd'hui, nous sommes en matière d'éducation, comme hélas en bien d'autres matières, encore à l'uniforme : les mêmes programmes et les mêmes méthodes sur l'ensemble du territoire (la liberté pédagogique est largement une fiction).

Un peu d'air que diable !

Je n'ignore pas les dérives possibles : pour en revenir à notre sujet, dans les écoles non mixtes (je rappelle pour l'anecdote qu'Hillary Clinton est issue d'une université réservée aux filles), il y aurait probablement quelques barbus pour surveiller tout ça.

Il n'y a aucun système parfait et, à choisir, je préfère les inconvénients d'un système libre à ceux d'un système étatisé.

Mais ne vous inquiétez pas : ce n'est pas dans mes plans immédiats de prendre le pouvoir.

Écrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

Moi, je lui dirais plutôt Bon Courage, ma cocotte, va falloir t'y mettre... à bosser pour de vrai. Finie la rigolade. Profite de ton été pour faire la fête avant le tunnel.

Ecrit par : dobolino | 02 juillet 2008

Oui, Dobolino, mais c'est un tunnel dont on sort aisément sans que personne ne vous retienne. Au bout d'un mois, les élèves ont vite pris le pouls. Et la fac ne fait que commencer. Alors...

Ecrit par : Sanseverina | 02 juillet 2008
C'est quand même un tunnel, même pour ceux qui ont du mordant. Il faut aller là en sachant que pour les tilleuls verts de la promenade et tout ce qui les accompagne, c'est ceinture. Si on se le rentre bien dans la tête avant d'y aller, on a des chances de sortir par la grande porte.

Écrit par : dobolino | 03 juillet 2008

Il me paraît que les chèques-éducation sont pas mal : la collectivité finance une éducation de base, libre aux parents d'en rajouter.

Ces chèques-éducations pourraient être dépensés dans des établissements agréés sur des critères assez larges (sécurité des installations, respect de valeurs de base).

Aujourd'hui, nous sommes en matière d'éducation, comme hélas en bien d'autres matières, encore à l'uniforme : les mêmes programmes et les mêmes méthodes sur l'ensemble du territoire (la liberté pédagogique est largement une fiction).

Un peu d'air que diable !

Je n'ignore pas les dérives possibles : pour en revenir à notre sujet, dans les écoles non mixtes (je rappelle pour l'anecdote qu'Hillary Clinton est issue d'une université réservée aux filles), il y aurait probablement quelques barbus pour surveiller tout ça.

Il n'y a aucun système parfait et, à choisir, je préfère les inconvénients d'un système libre à ceux d'un système étatisé.

Mais ne vous inquiétez pas : ce n'est pas dans mes plans immédiats de prendre le pouvoir.
Ecrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

Oui, vous n'avez toujours pas répondu - sauf par "un peu d'air" - à cela :


3- l'originalité du système éducatif français depuis 1882 -mais on pourrait la faire remonter à 1833 et à Guizot - est de faire en sorte, autant qu'il est possible, que l'instruction des enfants, considérée comme la première condition de l'élévation générale du niveau culturel - ne dépende pas du hasard de la naissance et de la fortune des parents.
Je ne nie pas que le fonctionnement de l'école soit de ce point du vue devenu calamiteux. Ni qu'il faille se demander pourquoi. Mais la réponse à cette question n'est certainement pas dans l'affirmation, qui nous ramène, sous couvert de liberté de la consommation, à l'école de l'Ancien régime, à une époque où les enfants qui avaient eu la chance d'apprendre à lire devaient avoir des parents suffisamment fortunés pour leur payer le "droit" d'apprendre à écrire, à compter et à calculer.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 27 juin 2008

PS.
Vous faites quoi en donnant "un peu d'air" de la loi de 1905 ?

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Je pensais également à cette objection. La situation de l’école n’est pas celle du marché ni d’un produit ordinaire. En effet, tout le monde doit aller à l’école : si l’on prend le chemin d’une partition privé/public, qu’est-ce qui les distinguera ? Dans un souci de différenciation, l’un pourrait jouer sur la qualité et l’autre sur le prix. Il n’y aurait pas de « concurrence » mais une simple reproduction des fameuses « inégalités sociales ».

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Article du Monde :
"Le rapport Guesnerie se livre à une attaque en règle de l'enseignement de l'économie"
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/07/03/le-rapport-guesnerie-se-livre-a-une-attaque-en-regle-de-l-enseignement-de-l-economie_1065742_3234.html?xtor=RSS-3208

Écrit par : Helisenne | 03 juillet 2008

Autre scénario possible (mais c’est largement une fiction) : la méthode pédagogique(ou l’orientation idéologique/religieuse) emporte la décision du parent . En ce cas, la concurrence sera nulle du point de vue des prix comme du point de vue de la qualité. Du point de vue des prix car ils seront calculés sur les coûts. Du point de vue de la qualité car chaque tendance sera en situation de monopole et non de concurrence ( leur produit est unique)

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

"En ce sens, je serais plutôt favorable à un monopole d'état judicieusement encadré"

Je crois encore une fois aux vertus du libéralisme dans le domaine économique, mais à condition qu'il ait des règles.

Il faut donc de la liberté, mais dans quel cadre et pour quoi faire ?

Ecrit par : Robin | 03 juillet 2008

Merci à Robin de dire à peu près ce que je pense, de manière plus claire...
Mais il est vrai que la téléphonie nous donne un sacré (contre) exemple de concurrence... Bande d'empaffés! J'imagine un tel exemple, appliqué à l'école, Franck. Ca donne froid dans le dos, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

Dobolino, il semble bien que le petit tambour Barra, assassiné lâchement (forcément) par ces salauds (of course) de Vendéens n'ait jamais existé. Mais le tableau de David (je crois) lui donne vie, et mythe.
Par quels mythes contemporains a-t-on remplacé ceux de la revanche de 1870 ? Puff Daddy ? Jenifer ? Le marché ? Ingrid Bétancourt ?
Tiens, ça m'énerve un peu le battage autour de la libération de la sénatrice colombienne... Personne pour se demander si l'actuel gouvernement d'Uribe est sympathique, et si par hasard les guerilleros ont des raisons de l'être. On a fait un mythe avec Guevara, qui n'était pas un tendre mais qui avait une gueule, on en fait un avec une otage - je n'ai pas souvenir qu'on en ait fait un avec Jean-Paul Kaufmann, qui dans sa prison libanaise se soutenait le moral en se récitant (ah, le "par coeur !) la liste des grands crus classés de Bordeaux. Les guerilleros du Sentier lumineux sont un peu curieux, mais Fujimori, qui les combattait, était une ordure confirmée - voir les vidéos de son chef de sservices secrets, Montesinos. Un peu moins de manichéisme, camarades...
Mais ça ne doit pas être politiquement correct, ce que j'écris là.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 juillet 2008

Mais ça ne doit pas être politiquement correct, ce que j'écris là.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 juillet 2008

Cher ami, nous ne sommes pas là pour ça.
BàV

Écrit par : Steppenwolf | 03 juillet 2008

"@ Christophe :

Quand l'école sera privatisée, vous pourrez toujours vous recycler comme présentateur sur la télévision publique non contaminée par le publicité du grand capital :-)

Il faudra quand même qu'on m'explique pourquoi des gens qui vivent dans une économie libre et n'hésitent pas à faire jouer tout à fait légitimement la concurrence trouvent soudain cela horrible quand il s'agit de leur profession.

Je suis peut-être idiot, mais je n'ai toujours pas compris."

Ecrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

Sauf que Sarko a supprimé la publicité sur les chaînes publiques pour les couler en renflouant au passage les télés privées, dirigées par ses potes! Bel exemple de concurrence extrêmement loyale.

Personnellement, je suis pour l'augmentation de la redevance, (on paye tellement de conneries qui coûtent tellement plus cher, n'est-ce pas?)
Un abonnement internet pour lire les éructations de toto... Ne vaut-il pas mieux une redevance pour une télévision de qualité dont le montant, de toutes façons, n'atteindra jamais le quart de cet abonnement au web? ;-)
Et ne parlons pas des tarifs de la téléphonie mobile, pour lesquels la concurrence joue tellement bien, n'est-ce pas, Franck? Combien de millions d'Euros d'amende?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

Tiens, ça m'énerve un peu le battage autour de la libération de la sénatrice colombienne...
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 juillet 2008


Je me faisais exactement la même réflexion... Mais avez-vous remarqué, tout de suite après l'hommage qu'elle a adressé à Sarko, celui à Chirac, puis celui, encore plus appuyé, à Villepin? Serait-ce le PS qui a versé la rançon??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

Orange France : 256 millions d'euros
SFR : 220 millions d'euros
Bouygues Télécom : 58 millions d'euros

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

J'ai écouté une passionnante émission sur France-Culture ce matin autour de CS Lewis, l'auteur du "Monde de Nardnia".

Lewis fut l'ami de Tolkien qu'il incita à écrire "Le Seigneur des anneaux" ; il fut non seulement un romancier, mais aussi un philosophe, un théologien et un professeur d'université (principalement à Oxford où il avait fait ses études), spécialiste de la civilisation du Moyen-âge et de la Renaissance.

Certaines de ses conceptions - on peut les partager ou non - rejoignent notre discussion sur le féminin et le masculin et sur les différentes formes d'amour.

En ce qui concenre l'amour, Lewis fut sans doute un lecteur assidu du Banquet de Platon puisqu'il distingue à son tour quatre forme d'amour : l'amour charnel (éros), l'amitié (philia), l'affection (entre les parents et les enfants par exemple) et la charité (agapé) ; ce dernier concept n'est pas dans Platon (Socrate parle de l'amour des Idées, du Beau en soi), mais chez les Pères de l'Eglise, en particulier chez Saint Augustin.

Lewis opérait une distinction fondamentale entre le "sexe" d'une part et le "genre" d'autre part et était partisan d'un équilibre entre le féminin et le masculin (l'animus et l'anima de Jung) ; les personnages négatifs de ses histoires sont des personnages qui présentent un déséquilibre entre les deux "polarités".

Pour Lewis les êtres naturels "féminins" (animaux, plantes) ne sont que des reflets brouillés du genre féminin ou masculin en soi (sortes d'archétypes platoniciens).

Une autre idée étonnante de Lewis est que l'Etre suprême (Lewis s'était converti au christianisme vers l'âge de 30 ans sous l'influence de Tolkien) est totalement masculin et que les êtres humains, par rapport à lui, sont tous "féminins", qu'ils soient hommes ou femmes.

On retiendra aussi le thème "l'armoire magique" (si vous avez lu le livre ou même vu l'adaptation cinématographique des studios Disney), dans "Le monde de Nardnia", passage entre le monde "réel" et le monde "imaginaire", métaphore particulièrement réussie du plaisir légèrement "transgressif" de la lecture.

Je mets l'armoire magique au programme de l'année prochaine !

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

Finalement, cette discussion avec Franck Boizard sur libéralisation de l'enseignement nous ramène toujours à la thèse de "La Fabrique du crétin" sur l'alliance "objective (comme on disait en 68) entre le pédagogisme et le néo-libéralisme.

On ne poserait pas le problème si l'école jouait correctement son rôle).

(cadichon, if you still read this blog, you can skip this message !)

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

Je me garde de juger sans connaître mais certains mettent en garde contre la dimension apologétique du bouquin.

Dans le genre littérature de jeunesse/fantasy j’aime bien « le secret de Terabithia » où le pouvoir de l’imagination est également représenté . Le héros , légèrement en marge, échappe par l’imagination à un quotidien difficile et déprimant. A la fin du livre, après la mort de son amie, il comprend que c’est par l’imagination qu’il va révéler la beauté immense et fragile du monde .
http://www.evene.fr/livres/livre/katherine-paterson-le-secret-de-terabithia-27949.php

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

"Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire, des fois !"

Zyva, c'est juste un chtit prof de musique du trou du cul du monde, tu veux tout de même pas qu'il soit 'pro' en 'économied'marché' ou en méthode de lecture, non ?

Restont correct avec les zânes !!!! ange

Ecrit par : toto | 03 juillet 2008

Mais qu'estce'que ce débile vient encore faire ici? Monsieur Brighelli manque vraiment de sens de l'hygiène, pour accepter ces étrons sur son site.

Écrit par : toilettes champs | 03 juillet 2008

À Michel Delord et à ses “précisions” sur le cas “Chevènement”… (Courrier du 3 juillet 2008)

Dans un combat, il faut distinguer l'essentiel du secondaire :
Il se peut que certains aspects des réformes de Chevènement à l'Éducation Nationale s'avèrent être, à l'épreuve des faits, plutôt régressifs et ont pu affaiblir plus que conforter le mouvement anti pédagogique… À l'époque, les choses n'étaient pas tout à fait aussi claires et les rapports de force dans un contexte de compromis (à gauche !) facilitaient les errances et errements.
Ceci dit, qui peut contester, ici et maintenant, qu'au niveau politique et politicien, le discours le plus cohérent et le plus satisfaisant pour TOUT CEUX qui participent an combat anti pédagogique dans une école publique laïque et républicaine, est celui tenu par les instances du MRC et par Chevènement… Même si sur tel ou tel point le débat s'avère nécessaire… Même s'il est juste de relever qu'en mathématiques, les abandons en arithmétiques (nombres premiers, PPCM, PGCD) furent des erreurs plus ou moins graves… Utiliser une critique justifiée ou discutable pour enfoncer le clou du “Tous pourris” ou “Pas un pour sauver l'autre” m'apparaît d'une insigne maladresse.
Le “…expliquer, une fois que l'on a compris le caractère négatif des réformes Chevènement - qui sont un élément de préparation de la loi Jospin - est la raison pour laquelle elles ont pu passer pour un progrès.” est le genre de propos qui participent à l'altération, voire à la désintégration des courants de l'école républicaine.
Je suis d'accord pour qu'on n'élude pas d'éventuelles erreurs… Mais, il faut savoir dégager dans la lutte, ce qui renforce et ce qui unifie dans un front le plus large possible, surtout s'il est sans concession sur l'essentiel… Sinon, on aura eu surement raison… mais les faits seront aux antipodes de ce que l'on pouvait espérer. Une fois de plus, ce seront les faits qui auront torts.

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 03 juillet 2008

Si on se le rentre bien dans la tête avant d'y aller, on a des chances de sortir par la grande porte.

Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2008

Sauf qu'au sortir de khâgne, la porte est plutôt étroite (@ Jérémy : ne réagissez pas, il n'y a aucun sous-entendu ;o))

Écrit par : yann | 03 juillet 2008

Tiens, ça m'énerve un peu le battage autour de la libération de la sénatrice colombienne... Personne pour se demander si l'actuel gouvernement d'Uribe est sympathique, et si par hasard les guerilleros ont des raisons de l'être. On a fait un mythe avec Guevara, qui n'était pas un tendre mais qui avait une gueule, on en fait un avec une otage - je n'ai pas souvenir qu'on en ait fait un avec Jean-Paul Kaufmann, qui dans sa prison libanaise se soutenait le moral en se récitant (ah, le "par coeur !) la liste des grands crus classés de Bordeaux. Les guerilleros du Sentier lumineux sont un peu curieux, mais Fujimori, qui les combattait, était une ordure confirmée - voir les vidéos de son chef de sservices secrets, Montesinos. Un peu moins de manichéisme, camarades...
Mais ça ne doit pas être politiquement correct, ce que j'écris là.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 juillet 2008

Ah, le gay romantisme de guerillero sud-américain !

Heureusement que les FARC n'ont rien d'organisations mafieuses vivant du racket, du trafic de drogue et de l'industrie du kidnapping. Ca casserait tout de suite l'ambiance "feu de camp-petit livre rouge".

Quant au Sentier Lumineux, il est en effet "un peu curieux". Allez donc en parler à Ayacucho, ils en rient encore...

Écrit par : yann | 03 juillet 2008

Et quant aux otages, ils sont priés d'afficher une forte conscience de gauche, genre journaliste à Libé, ou grand reporter intrépide comme les deux andouilles dont jai oublié le nom, en Irak, ou au minimum de rentrer à moitié crevé.

On s'en fout de cette grande bourgeoise arriviste !

Écrit par : yann | 03 juillet 2008

Un article de Jean-Louis Auduc ( avec plusieurs autres...) sur le "massacre" des IUFM.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/03/une-saint-barthelemy-des-pedagogues_1065942_3232.html

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

JPB :

"Personne pour se demander si l'actuel gouvernement d'Uribe est sympathique, et si par hasard les guerilleros ont des raisons de l'être."

Allons, il est entendu que leur combat est "absurde et moyenâgeux".

Franck Boizard :

"Il faudra quand même qu'on m'explique pourquoi des gens qui vivent dans une économie libre et n'hésitent pas à faire jouer tout à fait légitimement la concurrence trouvent soudain cela horrible quand il s'agit de leur profession.

Je suis peut-être idiot, mais je n'ai toujours pas compris."

Ecrit par : | 03 juillet 2008

C’est que quid juris se distingue de quid facti.

Écrit par : Pli | 03 juillet 2008

communiste !

En direct de la manifestation pour Ingrid.
.....Devant l'Hôtel de Ville de Paris,comme autrefois elles jetaient leur soutien-gorge,les gens cette fois jettent leurs Tshirts du CHE dans des POUBELLES.
Il se dit que Olivier NPA viendra et jettera le sien symboliquement à midi.Les gens crient:
-Ingrid est libre et nos cerveaux aussi !......
Ne rêvons pas.

Écrit par : c'est un ""joli ""nom.... | 03 juillet 2008

ce qu’on économisera d’un côté on le perdra de l’autre ( fatigue/dépression/démission/arrêt maladie/baisse de la qualité etc)

Ecrit par : uncertain | 03 juillet 2008


Concurrence et qualité:
En Amérique du Nord, publicité comparative sur BMW/MERCEDES. Sur un même écran télé divisé en 2, les 2 modèles de voitures sont mis en concurrence avec leurs + et leurs -.

Ces marques sont toujours haut de gamme et leur CA ne baisse pas !
Publicité impensable en France.

Egalement pour ne parler que d'école en AL, les anglais ont mis en place des pubs étonnantes. Le bouche à oreille fait le reste. Leur type de concurrence : l'excellence.


En passant : suerte Franck Boizard.

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

Carole , cette phrase concerne le service à temps plein des stagiaires , pas les automobiles

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

JPB,

Vous voulez quelques infos croustillantes, une autre vue, que celle de la France engluée dans son nombrilisme, concernant l'affaire Betancourt, je vous conseille de lire ce blog.
Du vrai journalisme d'investigation, rien à voir avec les raz-mottes-socialo-marxistes incompétents.

http://jacquesthomet.unblog.fr/

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

"Concurrence et qualité:
En Amérique du Nord, publicité comparative sur BMW/MERCEDES. Sur un même écran télé divisé en 2, les 2 modèles de voitures sont mis en concurrence avec leurs + et leurs -.

Ces marques sont toujours haut de gamme et leur CA ne baisse pas !
Publicité impensable en France.

Egalement pour ne parler que d'école en AL, les anglais ont mis en place des pubs étonnantes. Le bouche à oreille fait le reste. Leur type de concurrence : l'excellence."
Ecrit par : carole | 03 juillet 2008

Personne ne doute que votre intervention est exemplaire de ce que pour vous "excellence" veut dire.

Écrit par : Pli | 03 juillet 2008

Uncertain,

Et alors, vous croyez que les automobiles se font seules.
Derriere, il y a des hommes, et les stagiaires, il en existe partout.

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

Bonjour

Cet article sur la "Saint Barthélémy des IUFM" est parfaitement grotesque !

Cela dit, par une étonnante coïncidence, je suis en train de lire un jeu de rôle historique qui se situe justement à l'époque de la Saint Barthélémy et qui s'appelle "Te Deum pour un massacre".

J'en parle parceque ce jeu de rôle a été écrit par un professeur d'histoire, et si vous avez l'occasion de vous le procurer, c'est absolument passionnant !

Surtout que, contrairement à 90 % des jeux, le livret de règles et le livret historique sont séparés.

Autrement dit, des professeurs d'histoire sur ce blog pourraient parfaitement donner leur avis sur "Te deum pour un massacre" en tant que livre d'histoire.

Écrit par : johnmarguerite | 03 juillet 2008

En fait, ce que je trouve surtout grotesque, c'est cette allusion à la Saint Barthélémy.

Je crois qu'on avait reproché à Laurent Lafforgue des écarts de langage, mais celui-là est franchement pas mal du tout non plus !

Écrit par : johnmarguerite | 03 juillet 2008

Grossièrement , il existe deux manières de se distinguer . Imaginez la même pub entre une grosse BMW et une Fiat 500 : est-ce que ce sont les mêmes critères qui vont entrer en jeu ? L’acheteur de la première et celui de la seconde vont-ils se ressembler et juger sur les mêmes critères ?
Vous savez très bien, et c’est un lieu commun, que les critères d’achat sont multiples : (proximité/disponibilité, prix, performances, beauté ) et que leur hiérarchie varie d’un individu à l’autre .
Les automobiles constituent un cas plus complexe car les facteurs ne cessent d’évoluer (urbanisme/architecture, carburant, prestige de la voiture écolo, régulation de l’état par bonus ou malus écologique) : le simple comparatif des performances n’a pas beaucoup de sens.
les types du marketing n'étudient pas seulement la comparaison entre performances mais la comparaison entre une caractéristique et une autre afin de déterminer s’il existe des sous-marchés.

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

À Michel Delord et à ses “précisions” sur le cas “Chevènement”… (Courrier du 3 juillet 2008)

Dans un combat, il faut distinguer l'essentiel du secondaire :
Il se peut que certains aspects des réformes de Chevènement à l'Éducation Nationale s'avèrent être, à l'épreuve des faits, plutôt régressifs et ont pu affaiblir plus que conforter le mouvement anti pédagogique… À l'époque, les choses n'étaient pas tout à fait aussi claires et les rapports de force dans un contexte de compromis (à gauche !) facilitaient les errances et errements.
Ceci dit, qui peut contester, ici et maintenant, qu'au niveau politique et politicien, le discours le plus cohérent et le plus satisfaisant pour TOUT CEUX qui participent an combat anti pédagogique dans une école publique laïque et républicaine, est celui tenu par les instances du MRC et par Chevènement… Même si sur tel ou tel point le débat s'avère nécessaire… Même s'il est juste de relever qu'en mathématiques, les abandons en arithmétiques (nombres premiers, PPCM, PGCD) furent des erreurs plus ou moins graves… Utiliser une critique justifiée ou discutable pour enfoncer le clou du “Tous pourris” ou “Pas un pour sauver l'autre” m'apparaît d'une insigne maladresse.
Le “…expliquer, une fois que l'on a compris le caractère négatif des réformes Chevènement - qui sont un élément de préparation de la loi Jospin - est la raison pour laquelle elles ont pu passer pour un progrès.” est le genre de propos qui participent à l'altération, voire à la désintégration des courants de l'école républicaine.
Je suis d'accord pour qu'on n'élude pas d'éventuelles erreurs… Mais, il faut savoir dégager dans la lutte, ce qui renforce et ce qui unifie dans un front le plus large possible, surtout s'il est sans concession sur l'essentiel… Sinon, on aura eu surement raison… mais les faits seront aux antipodes de ce que l'on pouvait espérer. Une fois de plus, ce seront les faits qui auront torts.

R.F.
Ecrit par : Roger Felts | 03 juillet 2008

Cher Roger Felts,
Michel répondra sans doute - et d'ailleurs il me semble qu'il a répondu d'avance dans les notes parues sur le fil précédent en appelant à un bilan de l'action du mouvement "antipédagogiste" - ; je ferai tout même une remarque sur ce que vous dites et qui me concerne autant que lui dans la mesure où je partage ses analyses.
Elle touche à votre argument de "l'insigne maladresse" qui consisterait à relever que Chevènement a préparé Jospin - ce qui est vrai - et à pousser ainsi dans le sens du "tous pourris".
Me permettrais-je de vous dire à quel point cette objection aux positions de Delord me paraît fragile et dangereux ? Fragile d'abord parce qu'à vous suivre, il faudrait admettre que toute critique exigeante de courants politiques dont on se sent plus ou moins proche tombe sous le coup d'accusations d'extrémisme droitier et admettre du même coup que devant "la ligne" ( celle du Front républicain avec Mollet, pour prendre un exemple historique) ou le "che" du moment, la seule conduite républicaine est l'approbation. Mais surtout dangereux parce que cela conduit à ne pas voir la continuité des politiques éducatives appliquées depuis les années soixante, et qui toutes, de droite et de gauche, ont été fondées, quels que soient les discours, sur le renoncement à l'instruction publique, avec le résultat que l'on sait. Or tant que l'on s'aveuglera à ce sujet, espérer une renaissance, une refondation, une reconstruction de l'école relèvera du voeu pieu. Et l'appel au "front commun" de la puérilité politique ( Combien sont-ils ? - Cinq cents mille - Nous sommes deux ; encerclons-les !)
Le Monde de l'éduc, expert en préparation de désastres éducatifs ne s'y est pas trompé, quand, en 1999, à l'occasion de la rentrée éditoriale la plus explosive qui ait jamais été à propos de l'école ( une trentaine de livres), il a stérilisé pour dix ans le débat qui s'ouvrait en mettant en place la fausse opposition entre "républicains" et "pédagogues".
De cela, il est temps de sortir.
Très cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

La pensée journalistique étant essentiellement binaire , le débat sur l’éducation continuera pendant longtemps, jusqu’à ce qu’on invente une nouvelle opposition, à être présenté comme l’antagonisme de deux camps.

C’est triste mais c’est ainsi.

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Tiens, ça m'énerve un peu le battage autour de la libération de la sénatrice colombienne... Personne pour se demander si l'actuel gouvernement d'Uribe est sympathique, et si par hasard les guerilleros ont des raisons de l'être.

Hasta la victoria siempre !
;-)

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

@réponse à Roger Felts

"objection fragile et dangereuse...dangereuse"

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Uncertain.

Mon exemple se voulait comparatif pour faire ressortir les valeurs d'exception, quelque soit le produit.
Et aujourd'hui, l'instruction, les professeurs sont devenus valeur d'exception.
Comparer Fiat 500 et BM serie 5, c'est un peu comme comparer un prof drogue a la sauce IUFM et Jean (je m'excuse de le prendre en ex) qui se respecte et repecte ses eleves a travers la transmission d'une instruction digne de ce nom.
Les sous-derives non merci.

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

Cher Roger Felts, je suis obligé de partir et je vous répondrai donc à mon retour la semaine prochaine.. Bon WE
Michel Delord

Écrit par : MichelDelord | 03 juillet 2008

J’avais bien compris Carole. Je raisonnais par l’absurde pour souligner que tout le monde ne peut avoir une BM quelles que soient ses qualités. Le but est de changer l’enseignement pour tout le monde car beaucoup, faute de pouvoir faire autrement, privilégieront la gratuité et la proximité d’un établissement sans prendre en compte la qualité.

Pour le reste , ne vous inquiétez pas , je pense que Jean sera flatté d’être considéré comme une BM ou une Ferrari de l’enseignement. :-)

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Je me garde de juger sans connaître mais certains mettent en garde contre la dimension apologétique du bouquin.

Dans le genre littérature de jeunesse/fantasy j’aime bien « le secret de Terabithia » où le pouvoir de l’imagination est également représenté . Le héros , légèrement en marge, échappe par l’imagination à un quotidien difficile et déprimant. A la fin du livre, après la mort de son amie, il comprend que c’est par l’imagination qu’il va révéler la beauté immense et fragile du monde .
http://www.evene.fr/livres/livre/katherine-paterson-le-secret-de-terabithia-27949.php

Ecrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Lewis expliquait qu'il avait d'abord voulu raconter une histoire et développer des "images" qui l'obsédaient depuis l'âge de 12 ans : un elfe dans une prairie portant des paquets, une princesse dans un traineau dans un paysage de neige neige...Une histoire avant tout, sans but apologétique.

Cependant, le lion qui s'offre en sacrifice pour sauver la vie du jeune garçon qui a commmis une faute, et qui ressuscite plus tard est évidemment tansparent.

Le fond de l'armoire est tapissé de fourrures et il faut passer à travers les fourrures pour accéder au monde de Nardnia qui est d'abord un monde froid, un monde de neige. Les freudiens y voit une allégorie de la naissance.

Je ne crois pas que les écrivains soient toujours conscients du sens caché de leur oeuvre, pour autant qu'il y ait un "sens caché".

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

J’ai bien compris . Je pense au rôle que peut jouer(apparemment ) le bouquin dans certains milieux américains , ou à des livres comme celui-ci qui « accompagne » la lecture de ce livre de jeunesse : « trouver Dieu dans Narnia »

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Un lien commercial vers le bouquin en question

http://www.amazon.fr/Trouver-Dieu-dans-Narnia-Bruner/dp/2706704128

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Uncertain,

Vous dites "privilegions la gratuite........"
Mais l'ecole n'est pas gratuite, rien n'est gratuit.
On ne va pas revenir sur les chiffres rapport cout/eleve/etudiant, cout des profs, des locaux, du materiel...
C'est un leurre de parler de gratuite, c'est fictif.
Et pour quel resultat !

¿ Non ????????????

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

Guy Morel : " ... la fausse opposition entre "républicains" et "pédagogues".
De cela, il est temps de sortir."

Intéressant !
Tu peux approfondir ?

Écrit par : Eric | 03 juillet 2008

mais bien sûr, cela n’enlève rien à la qualité littéraire d’un livre (sinon on ne lirait plus Dante)

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

PASSÉ INAPERçU ?

CONTRE LE "MORTIFÈRE MONOPOLE"

http://rendez-vous.leforumcatholique.org

Donc, j'y reviens avec extraits parus sur ce site "éducatif" entre autres réponses, de Bernard Antony ( FN-Temps présent) par exemple.


"Réponse (Anne Coffinier)
Historiquement, les écoles ont été créées par des laïcs ou des congrégations voire des prêtres diocésains (au XIXème siècle) donc de toutes sensibilités catholiques.

Dans les années 1970 et pendant un temps important, ce sont les catholiques traditionnalistes qui ont été les plus créatifs en la matière. En particulier la Fraternité Saint Pie X qui a développé le plus gros réseau. Mais aussi les réseaux d'écoles des différentes branches de dominicaines.

Depuis les années 2000, des écoles catholiques de spiritualités plus variées se développent. On note surtout que les groupes de laïcs comportent de plus en plus des familles issues de "chapelles" différentes incluant des familles de l'Emmanuel, de l'opus dei, de la Communauté Saint Martin, des non pratiquants reconnaissant la richesse de la tradition éducative chrétienne, des Communautés Ecclesia Dei... Les écoles deviennent donc un lieu où les catholiques de différentes obédiences apprennent à se connaître et à s'apprécier, même si cela ne se fait pas toujours sans heurt! Et ces lieux sont précieux!

A noter que depuis 2 ans, on voit se créer en province des écoles diocésaines à l'initiative de curés de paroisse, qui réouvrent d'anciennes écoles paroissiales. C'est un phénomène très intéressant et très prometteur.

Beaucoup de familles nouvellement converties recherchent les écoles indépendantes pour éduquer leurs enfants afin qu'ils reçoivent une formation solide qu'ils savent ne pas toujours pouvoir leur donner en famille. L'école devient alors une aide à la réévangélisation de la société. "

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Uncertain,

Vous dites "privilegions la gratuite........"
Mais l'ecole n'est pas gratuite, rien n'est gratuit.

Je n’ai pas écrit cela Carole , vous déformez la citation. Je reprends : certains , faute de moyens, ne prendront pas en compte la qualité et continueront à privilégier la solution qui leur coûtera le moins.
Chacun n’a pas les mêmes critères.

Pour le reste, oui, inutile de polémiquer : le budget est très important mais les résultats ne sont pas là. Personne n’a dit le contraire.

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Je ne deforme pas Uncertain, j'ai simplement repris vos mots.
Quant au manque de moyens, si ces personnes qui n'ont pas les moyens etaient conscientes que d'une maniere ou d'une autres, qu' ils payent indirectement l'ecole. Je pense qu'ils reagiraient autrement. Et beaucoup seraient pour le cheque education, qui leur ouvrirait d'autres perspectives.

Quant au budget, je ne faisais pas de polemique, juste un petit rappel sur la fameuse gratuite.

Vous savez, c'est grace aux piqures de rappel : livres (JPB, Le Bris....), a certains journalistes, politiques, qu'une partie de l'opinion a enfin compris que l'ecole etait a l'agonie.

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

qu'elles payent

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

Je pense qu'ils reagiraient autrement. Et beaucoup seraient pour le cheque education, qui leur ouvrirait d'autres perspectives.


Ecrit par : carole | 03 juillet 2008
Vous pourriez m'expliquer les "perspectives" du chèque éducation ?
Remarquez bien que j'utilise très peu ma voiture. Or je paie des impôts exorbitants pour faire et entretenir les routes. Un petit chèque route, ce serait pas mal, non ?

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

à propos de chèque éducation , à propos aussi de la création d’un Institut libre de formation des maîtres (ILFM) je soumets à l’attention de tout le monde ce lien :

http://thierry.jallas.over-blog.com/article-11081778.html

petits extraits pour vous mettre en bouche

«En attendant que l'Etat se désengage complètement du financement et de la gestion de l'enseignement, comme le souhaitent les libéraux, la mise en oeuvre du chèque scolaire pourrait rétablir une égalité de traitement. »

«La Fondation pour l’école [1] ouvre en septembre prochain une école de formation des étudiants se destinant à l’enseignement dans les écoles maternelles et primaires entièrement libres : l’institut libre de formation des maîtres (ILFM).

Établissement privé d’enseignement supérieur libre, l’ILFM se donne pour but de former les maîtres des écoles maternelles et primaires, et prioritairement ceux des écoles indépendantes. »

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

sur le même blog, l’auteur déclare

« La philosophie libérale rejoint la doctrine sociale de l’Eglise (je suis aussi catholique convaincu) »

On voit vraiment des mélange bizarres . Je pensais justement que c’était le contraire. Encore une fois je laisse à Robin le soin de trancher cette question .

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

mélanges

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

ENCORE DES LIBÉRAUX

http://www.soseducation.com/

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Curieux vos dires, JPB. Le battage sur la libération est à la mesure de celui qui avait été fait pour son "emprisonnement". Rien d'étonnant donc.
De savoir que cette femme n'est plus aux mains de ces guerilleros est une très bonne chose. On ne peut que s'en réjouir. Quant à des gens qui utilisent pareils procédés pour quelque idéologie que ce soit, sont-ils "défendables"?
Maintenant, il faut espérer que cela sonne le glas pour eux et que leur mouvement se dissolve définitivement.

Écrit par : Sanseverina | 03 juillet 2008

Quand j'ai lu "Le lion et la sorcière blanche", alors que j'avais une dizaine d'années, la dimension "apologétique" du bouquin, si dimension apologétique il y a, m'a complètement échappé (je dois dire que je suis née dans une famille d'agnostiques). En revanche, j'ai très bien perçu que ce livre avait une qualité littéraire sans commune mesure avec la production courante de la littérature enfantine, et j'ai été fascinée -je le suis encore- par ce thème du "passage" vers un univers poétique étranger au quotidien. C'est cette poésie qui m'avait fascinée, et ce monde endormi sous la neige.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 juillet 2008

J’ai bien compris . Je pense au rôle que peut jouer(apparemment ) le bouquin dans certains milieux américains , ou à des livres comme celui-ci qui « accompagne » la lecture de ce livre de jeunesse : « trouver Dieu dans Narnia »
Ecrit par : uncertain | 03 juillet 2008

Le film intitulé Le monde de Narnia (épisode 2) est une machine de guerre christiano-évangéliste affreuse, dans laquelle le Lion incarne un Dieu qui n'intervient que si les Hommes croient suffisamment en lui. Autrement dit, tant qu'il n'intervient pas, c'est que les hommes n'ont pas fait suffisamment de sacrifices pour lui, et ne se sont pas suffisamment dévoués à lui, corps et âme. C'est la définition des pires fanatismes religieux. Ce film est kitsch, scénographiquement raté, même la doublure vocale française est mal faite, c'est du Tolkien à la petite semaine, vite fait, idéologique et bête. Je regrette d'avoir dépensé 2 euros pour aller le voir pendant la fête du cinéma : il ne les valait pas.

Écrit par : The God Delusion | 03 juillet 2008

Ingrid libérée !

Au tour de Marie-Jeanne !

Écrit par : Toto4 | 03 juillet 2008

ENCORE ET ENCORE DES LIBÉRAUX !
http://irie.diabolomultimedia.fr/sos.php3?id_article=81&var_mode=recalcul

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

@ Guy Morel

Il me semble avoir répondu à votre désir d'universalité en parlant des chèques-éducation. Dans ce système, le monopole de l'école tombe mais le financement reste collectif.

Pour ne rien vous celer, je dois avouer que, de ma part, cette discussion est seulement pour le plaisir, car je pense (sans en être certain, l'avenir est embrumé) que l'Etat français s'écroulera dans la prochaine décennie sous le poids de sa dette et qu'il n'aura plus les moyens de rien, ni de l'éducation étatisée, ni des chèques-éducation, et que ce sera le chacun pour soi, que je déplorerai presque autant que vous.

J'espère me tromper mais, pour l'instant, les finances publiques sont toujours sur la trajectoire qui mène à la banqueroute.

@ JPB

Je reconnais dans votre réflexion un vieux fond de romantisme révolutionnaire (ah, la violence légitime des damnés de la terre) que, vous vous en doutez , je ne partage pas.

Pour ce que j'ai compris des FARC, elles sont depuis longtemps passées de la noble cause au grand banditisme, comme les nationalistes corses par exemple (ça y est, je suis bon pour un plastiquage de ma Clio, il faut que je vérifie si c'est couvert par l'assurance).

Uribe est plutôt mal vu en France (évidemment, un président pro-américain, et, en plus, démocratiquement élu, quelle catastrophe pour nos admirateurs de Chavez !), mais je ne suis pas sûr qu'il s'en soucie beaucoup.

Bref, un bandit se prétendant de gauche a plus de grâce à vos yeux qu'un politicien de droite. Je suis désolé pour vous que vous en soyez encore là.

Par contre, je partage votre prudence sur la libération d'Ingrid Betancourt. Nous pourrions être les dupes d'une mise en scène.

@ Carole

Merci de votre soutien. Bon courage : prêcher le libéralisme ici, c'est comme jouer de la harpe dans une boite de nuit.

Vous pourrez ensuite relire Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme, de Raymond Boudon, et ça vous fera bien rire.

Écrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

Au fait, j'ai oublié une précision : Ingrid Betancourt a remercié Uribe, mais ni les FARC ni Chavez. C'est dingue ce que ça déboussole, la détention. Même plus capable de distinguer ses ennemis (Uribe) de ses amis (Chavez) ...

Écrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

"prêcher le libéralisme ici, c'est comme jouer de la harpe dans une boite de nuit."

Ecrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

"On ne prêche qu'aux rites".

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

"et Jean (je m'excuse de le prendre en ex) "

Ecrit par : carole | 03 juillet 2008

Ah, c'est votre ex? Je comprends mieux! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

A moins que vous soyez favorable «un monopole d'état judicieusement encadré» pour les boulangeries ?

Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire, des fois !

Ecrit par : Franck Boizard | 03 juillet 2008

Remarquez bien que j'utilise très peu ma voiture. Or je paie des impôts exorbitants pour faire et entretenir les routes. Un petit chèque route, ce serait pas mal, non ?

Ecrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Moi, je fais mon pain moi-même et j'utilise assez peu ma voiture. J'en ai assez de payer pour les autres. Déjà que je continue à payer pour l'école alors que mes deux gosses n'y sont plus, faudrait voir à pas pousser quand même.
Je veux mon chèque-pain et mon chèque-route tout de suite !

D'autres idées de chèques : le chèque-gendarme (c'est vrai, quoi, pourquoi serait-on obligé de dépendre de la gendarmerie la plus proche, si j'ai envie de courir à Pétaouchnok pour déclarer le vol de ma voiture, hein, d'abord ?), le chèque-hôpital (là, il y a un problème, je vais obligée d'utiliser ma voiture pour m'y rendre, par chez nous, il n'y aura bientôt plus d'hôpitaux, le choix va devenir difficile), le chèque maître-nageur-sauveteur sur les plages parce que les CRS, ils ne sont pas payés à se prélasser au bord de la grande bleue (ou du grand gris plein de vagues), le chèque-tribunal (là aussi, ça commence à faire loin)...

D'autres idées de meilleur des mondes libre et non-faussé ?

Écrit par : catmano | 03 juillet 2008

Merci, Catmano... Vous aussi, vous préférez la harpe aux boîtes de nuit... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

Et moi aussi, j'en ai assez de payer pour les autres : je paie pour l'école et pour les prestations familiales alors que je n'ai pas d'enfant, je paie pour les routes alors que je n'ai pas de voiture. C'est scandaleux!

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 juillet 2008

D'autres idées de meilleur des mondes libre et non-faussé ?

Ecrit par : catmano | 03 juillet 2008

Nous avons payé durant 25 ans la redevance TV alors que nous ne recevions pas une seule chaîne française à cause de notre position géographique !!!

Écrit par : Maminou | 03 juillet 2008

Haut les coeurs, formons un lobby et allons défendre nos intérêts contre ceux des autres ! ;-o

Mais je vous préviens, dans deux ans je vous quitte au moins au niveau du chèque-éducation, ma petite-fille aura l'âge d'être inscrite dans une école, ça serait mieux près de chez elle (dans le village même si possible) et, ma fille étant aide-soignante et son mari intérimaire, je préférerais que ce ne soit pas la grand-mère qui signe les chèques-compléments d'éducation, à moins qu'ils aient aussi prévu des mutuelles privées pour compléter ce que donnera l'Etat aux smicards.

Écrit par : catmano | 03 juillet 2008

Franck Boizard :

"prêcher le libéralisme ici, c'est comme jouer de la harpe dans une boite de nuit."

Mais c’est bien parce qu’au fond votre petite musique n’est qu’un prêche, qu’elle ne saurait convaincre ici.

"Cela me choque, que l’enseignement soit presque entièrement public" ; "Oui, je pense que c'est une des objections les plus fortes à la liberté totale de l'enseignement"

Se contenter, pour tout argument fondamental, de faire part de son choc ou admettre une objection sans en tirer une seule conséquence quant à la doctrine que l’on défend, ce sont bien là les traits d’une stratégie catéchétique.

Écrit par : Pli | 03 juillet 2008

2- Chevénement tribun a de beaux élans "républicains" ; mais quand il est ministre de l'Éd.-nat il patronne des programmes de maths qui achèvent la destruction de l'enseignement des maths. Alors les discours...

Peut-être mais il patronne aussi des programmes de primaire pas si mauvais que cela et particulièrement en histoire (récit, mémoire, chronologie remis à l'ordre du jour), on retrouve à cette époque toute une série de manuels pas mauvais du tout.
le Lachiver chez Bordas très correct, le Nembrini chez Hachette encore acceptable (aujourd'hui, l'un des pires), le Vincent chez Nathan non plus.
Ce sont des faits.

Et l'intervention d'un pilier* de la lutte anti-pédagogiste chez la fondation Res Publica plaide plutôt en faveur des positions d'un Roger Felts.
http://www.fondation-res-publica.org/Transmettre-les-savoirs-quels-programmes-_a137.html

* Bien que certains préfèrent l'associer plutôt avec nébuleuses libéro-catholiques...

Écrit par : Guillaume | 03 juillet 2008

Il faut lire "les secrets du cerveau féminin", par Louann Brizendine ( http://www.hyperbate.com/dernier/?p=232 ) qui fait le point sur la question. La raison est bien hormonale, la maturité intellectuelle des garçons est en retard de deux ans sur celle des filles jusqu'au Lycée ! On ne prend jamais en compte le développement des enfants, c'est une lourde erreur, car tout se passe là.

Écrit par : Jean-no | 03 juillet 2008

A noter que depuis 2 ans, on voit se créer en province des écoles diocésaines à l'initiative de curés de paroisse, qui réouvrent d'anciennes écoles paroissiales. C'est un phénomène très intéressant et très prometteur.

Beaucoup de familles nouvellement converties recherchent les écoles indépendantes pour éduquer leurs enfants afin qu'ils reçoivent une formation solide qu'ils savent ne pas toujours pouvoir leur donner en famille. L'école devient alors une aide à la réévangélisation de la société. "

Ecrit par : guy morel | 03 juillet 2008


Très inquiétant en effet à une époque où chaque année sont ordonnés 50 prêtres sur toute la France...

Nous sommes passés de 42 500 prêtres diocésains en 1948 à 15 900 en 2005 (moyenne d'âge actuelle : 70 ans).

Bouffer du curé quand les derniers partent à l'hospice...

Écrit par : Guillaume | 03 juillet 2008

Lol, lol, lol, je savais que j'allais declencher un tir a vue, mais j'ai l'habitude.

L'ecole est un veritable gachis, l'EN n'est meme plus geree par l'etat, elle s'auto-gere avec l'appui des syndicats, et avec l'argent public. Elle n'a pas de resultats, mais la remise en cause est dure a avaler. Touche pas a mon ecole disent certains.
Eh bien je pense que l'etat doit favoriser la creation d'ecoles autonomes, encourager les profs qui veulent sortir de ce systeme, ou finalement ils meurent a petit feu, en leur attribuant un budget. Tous les eleves qui iront dans ces ecoles auront un Ch-E compensatoire, retire du budget de l'EN (pas le temps de developper).
Prenez l'exemple du cours Hattemer, que des donateurs prives associe au paiement mensuel des parents.

Vous revendiquez l'ecole pour tous et la liberte d'enseigner, franchement c'est une blague !
1 L' EN est devenu le ministere de l'exclusion. On vole aux enfants le droit a l'instruction.
2 Vous n'etes pas libres, mais contraints d'enseigner suivant les directives de l'EN: autrement vous avez de severes rappels a l'ordre. C'est quand meme bien vous qui l'ecrivez a longueur de posts, vous ne les aimez pas vraiment les inspecteurs.
3 les deviances de l'EN, vous connaissez ceci :
"Les propagandistes savent que les adolescents ne sont que des munitions entre les mains des adultes, de pauvres marionnettes naives et emotives, qu'on teleguide avec de bons sentiments" Ca c'est le leitmotiv des syndicats. Et ca marche, il suffit de regarder ces jeunes beat defiler dans la rue pour le soutien a leurs gentils profs.
4 Sans instruction, les marionnettes pourront faire du theatre au service de l'etat.

Aller, defoulez-vous.........................

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

Les curés ont beau faire, ils ne parviennent pas à se reproduire. De plus la misère du monde n'a cessé de chuter jusqu'aux années 1980, ruinant (si l'on peut dire) le meilleur vivier de la foi : la misère intellectuelle et financière. Heureusement pour les curés ou les imams, la misère revient et les affaires reprennent ! Youpi ! Youkaidi !

Écrit par : Savant américain point com | 03 juillet 2008

Merci pour le conseil Frank Boizard.
J'ai note.

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

Un peu d'ethnologie lycéenne. Je viens d'apprendre, ce soir, qu'au bahut, il y a deux catégories de kékés, le kéké mental et le kéké vestimentaire. Le plupart des kékés mentaux sont également des kékés vestimentaires. Un kéké vestimentaire n'est pas nécessairement un kéké mental.
Le kéké mental se la pète drogue, cul, alcool.
Le kéké vestimentaire se divise en deux sous-groupes: le à fringues de préférence rosâtre avec la marque (D&G) inscrite en caractères strass et le kéké avec slim pour filles et pantoufles Van's au pied.
Les aventures sexuelles du kéké mental n'ont lieu que pendant ses vacances à l'étranger.
Z'avez des kékés dans vos classes?
(C'est fiston qui vient de me faire un cours sur les kékés).
Je pense que kéké vient de jouer au kèck?

Écrit par : dobolino | 03 juillet 2008

Et moi aussi, j'en ai assez de payer pour les autres : je paie pour l'école et pour les prestations familiales alors que je n'ai pas d'enfant, je paie pour les routes alors que je n'ai pas de voiture. C'est scandaleux!

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 juillet 2008
Et moi, je paie pour les abrutis alors que je suis dotée d'une intelligence hors-normes, je paie pour les laids et les moches alors que je suis de toute beauté et je paie pour tous les cul de jatte et autres handicapés alors que je ne suis que vaguement myope. Ce monde de solidarité est un cauchemar. Imaginez que je n'ai pas le droit de garer ma voiture sur une place handicapé alors que ces feignants peuvent me piquer une place pour non handicapé. Je réclame un statut pour tous les beaux, sains, intelligents, équilibrés. Ce monde ne pense qu'aux ratés et autres déjetés!

Écrit par : dobolino | 03 juillet 2008

Le film intitulé Le monde de Narnia (épisode 2) est une machine de guerre christiano-évangéliste affreuse, dans laquelle le Lion incarne un Dieu qui n'intervient que si les Hommes croient suffisamment en lui.

J'ai bien aimé le premier. Je n'ai pas vu le second. Je pense que c'est une erreur et une trahison de la pensée de Lewis que d'exagérer le symbolisme religieux, d'autant que la "théologie" de Lewis n'est pas si simple (plus proche du Livre de Job que de Superman), d'après ce que j'ai pu en saisir.

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

Euh, si je suis noir, musulman, homosexuel, presbyte et unijambiste, est-ce que je suis prioritaire à la cantine ?

Écrit par : vignon | 03 juillet 2008

Sylvie, Dobolino, que vous avez raison ! On passe son temps à raquer alors que le plus simple et le plus agréable serait que ce soient les autres qui le fassent.

Écrit par : Sachant | 03 juillet 2008

A propos de la doctrine sociale de l'Eglise et du libéralisme (sur la question du rapport entre le capital et le travail) : Extrait du compendium de la doctrine sociale de l'Eglise, par le conseil pontifical "Justice et Paix" :

"Le rapport entre travail et capital présente souvent les traits de la conflictualité, qui revêt des caractères nouveaux avec la mutation des contextes sociaux et économiques.

Hier, le conflit entre capital et travail était engendré surtout par « le fait que les travailleurs mettaient leurs forces à la disposition du groupe des entrepreneurs, et que ce dernier, guidé par le principe du plus grand profit, cherchait à maintenir le salaire le plus bas possible pour le travail exécuté par les ouvriers ».

"Actuellement, ce conflit présente des aspects nouveaux et, peut-être, plus préoccupants: les progrès scientifiques et technologiques et la mondialisation des marchés, en soi source de développement et de progrès, exposent les travailleurs au risque d'être exploités par les engrenages de l'économie et de la recherche effrénée de la productivité."

Vous voyez que ça n'est pas vraiment "libéral".

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

Mon post précédent s'adressait à incertain, mais je suis loin d'avoir les compétences pour "trancher la question".

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

la mondialisation des marchés, en soi source de développement et de progrès,

Ecrit par : Robin | 03 juillet 2008

Il faudra expliquer ça aux indiens qui crèvent des OGM de Monsanto et de l'augmentation des prix des céréales. Je crains que le développement et le progrès ne soient pas pour demain en ce qui les concerne. La mondialisation, c'est surtout l'exploitation du travailleur à l'échelle planétaire.

Écrit par : vignon | 03 juillet 2008

A noter que depuis 2 ans, on voit se créer en province des écoles diocésaines à l'initiative de curés de paroisse, qui réouvrent d'anciennes écoles paroissiales. C'est un phénomène très intéressant et très prometteur.

Beaucoup de familles nouvellement converties recherchent les écoles indépendantes pour éduquer leurs enfants afin qu'ils reçoivent une formation solide qu'ils savent ne pas toujours pouvoir leur donner en famille. L'école devient alors une aide à la réévangélisation de la société. "

Ecrit par : guy morel | 03 juillet 2008


Très inquiétant en effet à une époque où chaque année sont ordonnés 50 prêtres sur toute la France...

Nous sommes passés de 42 500 prêtres diocésains en 1948 à 15 900 en 2005 (moyenne d'âge actuelle : 70 ans).

Bouffer du curé quand les derniers partent à l'hospice...

Ecrit par : Guillaume | 03 juillet 2008
Il y a des limites à l'indécence ; il n'y en a pas à l'imbécillité et à la crapoterie.
Ce n'est pas moi qui ai écrit les lignes que vous citez, mais Anne Coffinier qui rêve tout haut de "réévangéliser" les populations. Pour ne rien dire des princes du pétrole qui récompensent - au nom de quoi ? -SOS-éducation et le petit Nemo. Quant à "bouffer du curé", comme vous dites si élégamment, quand vous aurez comme moi eu autant d'amis très chers chez les curés; on pourra en reparler. En attendant, avec vos "piliers de l'antipédagogisme" , votre ton de sacristain grandi chez les scouts et votre jactance de supporteur du Paris-Saint-Germain; allez vous balader ailleurs !

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

La mondialisation, c'est surtout l'exploitation du travailleur à l'échelle planétaire.

Ecrit par : vignon | 03 juillet 2008

La mondialisation n'est pas une doctrine, mais un fait. L'expression "source de développement et de progrès" est peut-être criticable, mais le "risque d'exploitation" est souligné, et la "recherche effrenée de la productivité" est remise en cause.

En ce qui concerne Montsanto, je ne pense pas que les pratiques de cette multinationale s'accordent avec la docrine sociale de l'Eglise.

Il y a aussi des problèmes de mauvaise gouvernance propre aux Etats (je pense aux émeutes de la faim en Egypte)

Écrit par : Robin | 03 juillet 2008

Gardez votre calme.
Vous en aurez besoin à la rentrée.

Écrit par : Guillaume | 03 juillet 2008

quand vous aurez comme moi eu autant d'amis très chers chez les curés

2 oncles... C'est déjà pas mal.

Écrit par : Guillaume | 03 juillet 2008

allez vous balader ailleurs !

Je vois qu'on garde ses vieux réflexes...

Écrit par : Guillaume | 03 juillet 2008

Merci Robin(et ne soyez pas si modeste). Mais enfin, c’est bien ce que je pensais : ce mélange est assez étrange.

On ne peut assimiler le « libéralisme catholique » d’il y a 200 ans au libéralisme du candidat cité.

D’ailleurs les positions récentes semblent plus complexes et plus nuancées. A ce sujet j’ai trouvé ça ( sur les positions de Jean Paul II) :

http://www.ceras-projet.com/index.php?id=1192

, la tendance sociale semble beaucoup plus naturelle

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

allez vous balader ailleurs !

Je vois qu'on garde ses vieux réflexes...
Ecrit par : Guillaume | 03 juillet 2008

Et ce qui suit, c'est un vieux réflexe ?
GM

Remise du Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative par SOS Education http://www.soseducation.com/spip/sos.php3?id_article=82&var_mode=recalcul

La création du Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative

Le 3 juillet, à la questure de l’Assemblée nationale, SOS Education attribue pour la première fois le « Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative » à trois lauréats. Ce Prix distingue les professeurs des écoles, universités et les autres personnes qui travaillent dans le but d’améliorer l’éducation pour les enfants de France, et notamment les élèves de l’Education nationale.

Ce prix a pu être créé grâce au don généreux qu’a adressé à SOS Education Monsieur Saud Bahwan*, qui est le président directeur général du Saud Bahwan Group - une entreprise de 4 milliards de dollars spécialisée dans l’importation et la commercialisation d’automobiles à Oman**.

M. Saud Bahwan est un généreux philanthrope qui s’engage dans de multiples projets de charité, dont ceux qui fournissent de la nouriture et des soins médicaux aux personnes dans le besoin, qui créent des orphelinats, qui construisent et financent des centres pour les enfants handicapés, et qui font entre autres, du soutien scolaire aux enfants qui n’en ont pas les moyens.

Le don de M. Saud Bahwan a permis à SOS Education de récompenser les enseignants, chefs d’établissement et les professionnels de l’éducation qui travaillent pour l’Education nationale et pour l’éducation des enfants défavorisés.

M. Christophe BESSAC, chef d’établissement dans le secteur public, qui a redressé de manière spectaculaire une situation difficile au collège Paul-Eluard de Châtillon (Hauts-de-Seine) - Premier Prix ;

M. Jean NEMO, journaliste, créateur de la ( www.lalibrairiedesecoles.com ), qui édite d’excellents livres de classe conçus selon les méthodes d’enseignement traditionnelles - Deuxième Prix ;

M. Bernard BUFFARD, professeur de l’enseignement technique et co-auteur, avec Mme Agathe Berthier, d’un livre intitulé « Collège-lycée : service public d’éducation ? », pour sa contribution à la réflexion sur l’enseignement - Troisième Prix.

Ces premier, deuxième et troisième Prix sont respectivement récompensés par une somme d’un montant de 10.000, 1.000 et 500 euros.

SOS Education est une association indépendante forte de 65 000 parents et professeurs qui œuvrent à la réforme du système scolaire et qui encouragent les professionnels de l’éducation à servir au mieux l’intérêt de tous les enfants, et en particulier des plus défavorisés.

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* Saud Bahwan : http://www.saudbahwangroup.com/the_chairman_awards_accolades.shtml

** Oman : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/oman.htm

Système politique: État islamiste de monarchie absolue (sultan)

La Loi fondamentale de 1996 correspond à une constitution octroyée par le souverain d'Oman: elle n’a fait l’objet d’aucune ratification populaire. Le texte précise que l’islam est religion d’État et que la Sharia est à la source de la législation ; la Constitution garantit un certain nombre de droits aux citoyens et la protection aux étrangers. De plus, une disposition précise que le régime est héréditaire, la succession étant limitée aux descendants mâles. Toutefois, le sultan n’a ni fils ni prince héritier désigné. La Loi fondamentale ne prévoit pas de contrôle de l’action du souverain, dont les attributions sont indiquées de manière non exhaustive.

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Tiens, on trouve le « centesimus annus » sur le situe du Vatican

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_01051991_centesimus-annus_fr.html

Extrait :

« Par son travail, l'homme se dépense non seulement pour lui-même, mais aussi pour les autres et avec les autres : chacun collabore au travail et au bien d'autrui. L'homme travaille pour subvenir aux besoins de sa famille, de la communauté à laquelle il appartient, de la nation et, en définitive, de l'humanité entière (86). En outre, il collabore au travail des autres personnes qui exercent leur activité dans la même entreprise, de même qu'au travail des fournisseurs et à la consommation des clients, dans une chaîne de solidarité qui s'étend progressivement. La propriété des moyens de production, tant dans le domaine industriel qu'agricole, est juste et légitime, si elle permet un travail utile ; au contraire, elle devient illégitime quand elle n'est pas valorisée ou quand elle sert à empêcher le travail des autres pour obtenir un gain qui ne provient pas du développement d'ensemble du travail et de la richesse sociale, mais plutôt de leur limitation, de l'exploitation illicite, de la spéculation et de la rupture de la solidarité dans le monde du travail (87). Ce type de propriété n'a aucune justification et constitue un abus devant Dieu et devant les hommes. »

La dernière phrase paraît particulièrement forte.

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

quand vous aurez comme moi eu autant d'amis très chers chez les curés

2 oncles... C'est déjà pas mal.
Ecrit par : Guillaume | 03 juillet 2008

des oncles incarnés ?
GM

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

site

Écrit par : uncertain | 03 juillet 2008

La mondialisation n'est pas une doctrine, mais un fait. L'expression "source de développement et de progrès" est peut-être criticable, mais le "risque d'exploitation" est souligné, et la "recherche effrenée de la productivité" est remise en cause.

En ce qui concerne Montsanto, je ne pense pas que les pratiques de cette multinationale s'accordent avec la docrine sociale de l'Eglise.

Il y a aussi des problèmes de mauvaise gouvernance propre aux Etats (je pense aux émeutes de la faim en Egypte)

Ecrit par : Robin | 03 juillet 2008

Robin, vous m'épatez !!!
Chaque fois qu'un conflit d'idées est sur le point de dégénérer en conflits et échanges agressifs, vous avez l'art de trouver un langage apaisant pesant le pour et le contre...
Vous devriez lire "Les blancs m'ont refilé un Dieu moribond" vous verriez à quel point Gaston Kelman vous ressemble !!!

Écrit par : Maminou | 03 juillet 2008

ON SE RÉVEILLE SUR CE BLOG, OU ON CONTINUE À RONRONNER À CÔTÉ DE LA PLAQUE ?

Remise du Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative par SOS Education http://www.soseducation.com/spip/sos.php3?id_article=82&var_mode=recalcul

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

"En attendant, avec vos "piliers de l'antipédagogisme" , votre ton de sacristain grandi chez les scouts et votre jactance de supporteur du Paris-Saint-Germain; allez vous balader ailleurs !"

Ecrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Mais non, Guy, je crois que vous faites erreur sur toute la ligne! Guillaume est un personnage particulièrement sympathique! C'est même un adorateur d'Eric Zemmour, c'est vous dire. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

Mais non, Guy, je crois que vous faites erreur sur toute la ligne! Guillaume est un personnage particulièrement sympathique! C'est même un adorateur d'Eric Zemmour, c'est vous dire. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2008

Cela tombe très bien ; Éric Zemmour, que je connais un peu, doit lire ce qui s'écrit ici.
GM

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Il y a eu Jeremy, aujourd'hui, c'est guillaume.

Quel sectarisme.

Heureusement qu'il y a un sage "il se reconnaîtra".

Écrit par : carole | 03 juillet 2008

On m'a donné ce lien:

http://metier-prof.blogspot.com/

Vous verrez que certains tentent de sauver les IUFM, et aussi des infos sur les projets de masterisation.

Cordialement.

Écrit par : Clément | 03 juillet 2008

Heureusement qu'il y a un sage "il se reconnaîtra".
Ecrit par : carole | 03 juillet 2008
Feriez mieux d'aller voir ailleurs chère Carole anonyme.
Ce blog n'est pas pour pour les petites filles.

Écrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Cela tombe très bien ; Éric Zemmour, que je connais un peu, doit lire ce qui s'écrit ici.
GM

Ecrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Zemmour doit se marrer : l'islam bienfaiteur qui vole au secours de l'Educ.Nat !!!

C'est magnifique , Allah est grand et Mahomet est son prophète !!!

Je ne suis pas étonnée du tout , mais j'ai mauvais esprit .

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

Je ne suis pas étonnée du tout , mais j'ai mauvais esprit .
Ecrit par : Amélie | 04 juillet 2008
Un excellent esprit. Et vous, vous ne vous endormez pas.
GM

Écrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Un petit pas pour l'école , un grand pas pour l'islam ...

...qui aurait tort de ne pas profiter du sommeil des profs et de leur aveuglement béat , comme dirait Zemmour !

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

Ah, la police de la pensée !

À gauche : « Camarades, y'a des camarades parmi les camarades qui sont pas des camarades, camarades ! »

À droite : « Qui c'est qui est bien content de mettre de l'essence dans sa voiture pour aller bosser tous les matins ? mh ? Alors arrêtez de critiquer le marché sans qui vous iriez à pied ! »

Si vous êtes persuadés :

- de détenir la vérité,
- d'être capables de l'exprimer en quelques phrases,
- d'être les seuls à détenir la vérité,

… vous êtes un imbécile.

Et je suis bien persuadé de la vérité qu'expriment les quelques phrases ci-dessus !

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2008

Quel sectarisme.

Ecrit par : carole | 03 juillet 2008

Ce blog n'est pas pour pour les petites filles.
allez vous balader ailleurs !

Vous trouvez ?
C'est ce qui se dit par ailleurs...

Écrit par : Guillaume | 04 juillet 2008

Un peu d'info...

Fête de la Francophonie


Les activités organisées


La semaine de la Langue Française et de la Francophonie commémore chaque année la création de la francophonie institutionnelle depuis le 20 mars 1970 et vise à créer un espace de fête, de réflexion et de créativité autour du partage du Français.

Comme la plupart des Centres et Alliances dans le monde, le Centre Franco-Omanais, en collaboration avec le Service Culturel de l’Ambassade de France et l’Ecole Française de Mascate, participera à cette grande célébration de la Francophonie du 26 mars au 6 avril.


Les activités organisées

Un jeu-concours autour de la langue française : la saga du français

Ce jeu-concours s’adresse à tous les publics à partir de 12 ans : si vous êtes francophone et que vous vous intéressez à la langue française, vous pouvez venir répondre à une série de questions autour de l’exposition intitulée La saga du Français. Cette exposition retrace l’histoire de la langue française et sera ouverte au public du 26 au 31 mars au Centre Franco-Omanais de Mascate (Al Inshira Street - Medinat Qabous). Elle a été conçue et réalisée par les éditions SEPIA, en partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère de la Culture et l’Alliance Française de Paris.

Le Printemps des Poètes

Un concours de rédaction de poésies pour les enfants regroupant les élèves de l’école française, du CFO ainsi que d’autres écoles privées de Mascate enseignant le français en quatre catégories :

les 6 - 8 ans
les 8 - 10 ans
les 10 - 12 ans
les 12 - 14 ans

La remise des prix aura lieu à 18h00 à l’Ecole Française de Mascate, le jour de sa fête annuelle, le 28 mars.

La dictée de Sindbad

Cet événement devenu incontournable à Mascate lors des Journées de la Francophonie se déroulera le mardi 29 mars à 17h00 au CFO. Tous les francophones sont conviés à participer à cet exercice ludique. Les meilleures copies, dans chaque catégorie de niveau de langue, seront bien sûr récompensées...

VENEZ NOMBREUX PARTICIPER AU JEU CONCOURS LA SAGA DU FRANÇAIS ET A LA DICTEE DE SINDBAD : UNE REMISE DES PRIX AURA LIEU AU C.F.O. LE MERCREDI 6 AVRIL A 18H00.

Ces activités ont été organisées grâce au soutien des entreprises suivantes :

OMAR ZAWAWI Establishment LLC
SAUD BAHWAN Group

Écrit par : Guillaume | 04 juillet 2008

Ce blog n'est pas pour pour les petites filles...ni pour les petits garçons qui vont pleurnicher chez maman...

Écrit par : Guillaume | 04 juillet 2008

Ce blog n'est pas pour pour les petites filles...ni pour les petits garçons qui vont pleurnicher chez maman...

Écrit par : Guillaume | 04 juillet 2008

des oncles incarnés ?
GM

Almanach vermot ou vermouth ?

Écrit par : Guillaume | 04 juillet 2008

Les infos distillées par Guy Morel, et qui corroborent tout ce qui a été écrit ici depuis longtemps (et déjà dans Une école sous influence, il y a bientôt deux ans) sont à relier entre elles : il y a une offensive généralisée, que seule une contre-offensive généralisée peut contrer. Le rapport Obin est déjà à réécrire, tant les petits matins bruns et noirs se multiplient.
Par ailleurs, j'aimerais beaucoup que certains ne profitent pas de l'hospitalité que j'offre ici à tout le monde pour régler des comptes personnels. C'est un premier et dernier avis. On peut avoir de l'humour, mais faire du harcèlement en se camouflant sous des identités de substitution face à des gens qui signent de leur nom, c'est particulièrement courageux.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 juillet 2008

Clément, merci pour le lien!!! ;-)

"Almanach vermot ou vermouth ?"

Ecrit par : Guillaume | 04 juillet 2008

Le niveau monte! Attention, ça va déborder!
Allons, Guillaume, si Eric Zemmour lit vraiment ce qui se dit ici, vous devriez vous appliquer!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

"faire du harcèlement en se camouflant sous des identités de substitution face à des gens qui signent de leur nom, c'est particulièrement courageux.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2008

Tiens? Je me faisais la remarque inverse, et trouvais qu'il y avait moins de "trolls" ces derniers jours qu'il fut un temps, assez récent d'ailleurs?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Remise du Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative par SOS Education http://www.soseducation.com/spip/sos.php3?id_article=82&var_mode=recalcul

Ecrit par : guy morel | 03 juillet 2008

Et de ce troll-cheval de Troie , on en pense quelque chose ici ??

http://www.konk.org/pageth_tlm16.htm

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

Merde, j'ai gerbé sur mon clavier!
Amélie, je ne vous remercie pas! ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Robin, vous m'épatez !!!
Chaque fois qu'un conflit d'idées est sur le point de dégénérer en conflits et échanges agressifs, vous avez l'art de trouver un langage apaisant pesant le pour et le contre...
Vous devriez lire "Les blancs m'ont refilé un Dieu moribond" vous verriez à quel point Gaston Kelman vous ressemble !!!

Ecrit par : Maminou | 03 juillet 2008

En fait, c'est peut-être avant tout parce que je me méfie de moi-même. Je suis quelqu'un d'assez passionné et ça m'a parfois joué des tours.

Mais je ne serai pas toujours là pour éteindre le feu. J'espère que le blog ne va pas se mettre à brûler quand je serai en Bretagne ! ;-)

(Je plaisante évidemment : "Même si personne n'est "remplacé", personne n'est "irremplaçable" !)

J'ai noté le titre et l'auteur du livre. Je vais faire un tour chez mon libraire.

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

Merde, j'ai gerbé sur mon clavier!
Amélie, je ne vous remercie pas! ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Pourquoi gerber ? Vous trouvez ça nauséabond et ça vous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ?

Moi je trouve plutôt sympa que l'école publique laÏque soit sponsorisée par ce généreux mécène d'Oman , sultanat islamiste où règne la charia ??

Et puis ca va dans le sens de la tolérance , de la diversité multi-culturelle et festive, tant vantée de nos jours !

On aurait tort de s'affoler ! Accepter un don ne signifie pas soumission ! Vous vous faites du mal pour rien , cet homme est totalement désintéressé , il n'agit que pour le bien de l'école et des petits français !

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

Tiens? Je me faisais la remarque inverse, et trouvais qu'il y avait moins de "trolls" ces derniers jours qu'il fut un temps, assez récent d'ailleurs?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008
Christophe, vous avez manqué les subtiles interventions de Jean Fred et variantes.

Écrit par : guy morel | 04 juillet 2008

J’ai fini de faire passer les oraux du bac STL en hist-géo. Les filles sont majoritaires dans cette section et on ne peut pas dire qu’elles sont très brillantes. Ce bac est un simulacre ! Le niveau monte !

À part une candidate valable par jour, c’est lamentable : d’après elles, l’URSS a attaqué Pearl Harbor (ce qui fait que le Japon n’a pas apprécié et a attaqué la Corée du Nord), le Rhône passe à Paris, les pays sont inégalement répartis, y a des “choses” venant des endroits ruraux qu’on met dans les villes, etc. Une d’entre elles n’a pas été fichue de localiser sur une carte une autre ville que Paris… Une autre a dit franchement qu’elle “a zappé les cours.” Une autre affirme qu’elle “n’est pas venue pour bosser”. Ce qu’elle prouva...

Écrit par : Lariba | 04 juillet 2008

bonjour à tous,
un site à consommer sans modération: http://www.litteratureaudio.com/

bonne journée

Écrit par : Saperlipopette | 04 juillet 2008

Une autre a dit franchement qu’elle “a zappé les cours.” Une autre affirme qu’elle “n’est pas venue pour bosser”. Ce qu’elle prouva...

Ecrit par : Lariba | 04 juillet 2008

MORT AUX CONS !!!

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

"Pourquoi gerber ? Vous trouvez ça nauséabond et ça vous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ?

Moi je trouve plutôt sympa que l'école publique laÏque soit sponsorisée par ce généreux mécène d'Oman , sultanat islamiste où règne la charia ??

Et puis ca va dans le sens de la tolérance , de la diversité multi-culturelle et festive, tant vantée de nos jours !

On aurait tort de s'affoler ! Accepter un don ne signifie pas soumission ! Vous vous faites du mal pour rien , cet homme est totalement désintéressé , il n'agit que pour le bien de l'école et des petits français !"

Ecrit par : Amélie | 04 juillet 2008

Je ne vois pas le rapport... Il y a beaucoup de raisons de gerber, en ce moment... Et, également, beaucoup de moyens d'action et de positions à prendre pour ne pas le faire!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Désolée de vous déranger dans votre sieste , mais je viens de trouver encore une illustration de cette religion de paix et de tolérance , qui par ailleurs , on l'a vu , oeuvre si charitablement pour l'école française !



http://www.dailymotion.com/video/x5zy8u_persecutions-contre-palestiniens-ch_news

Je m'en voudrais d'être une fois encore la cause d'un embarras gastrique !

Par avance , veuillez m'excuser .

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

"Christophe, vous avez manqué les subtiles interventions de Jean Fred et variantes."

Ecrit par : guy morel | 04 juillet 2008


J'ai retrouvé Jean-Fred, mais pas "variantes"... C'est vraiment pire que Toto???

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

"Je m'en voudrais d'être une fois encore la cause d'un embarras gastrique !

Par avance , veuillez m'excuser ."

Ecrit par : Amélie | 04 juillet 2008

Qu'essayez-vous de nous dire, Amélie? Que, si on veut s'opposer à l'islamisme, il faille embrasser la religion catholique? Vous savez, le monde n'est pas binaire.
A ce sujet, voici un petit lien qui va peut-être vous intéresser... Qu'en pensez-vous?
http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=51

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Une autre affirme qu’elle “n’est pas venue pour bosser”. Ce qu’elle prouva...

Ecrit par : Lariba | 04 juillet 2008

Mais alors, mais alors ? Pourquoi est-elle venue ? Avez-vous pensé à lui poser la question, ma chère Lariba (oui, je sais, c'est toujojus facile de le dire après) ?

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

Par avance , veuillez m'excuser .

Ecrit par : Amélie | 04 juillet 2008

C'est juste une boucle de l'Histoire qui repasse.
"Ne sutor ultra crepidam" et "la multiplication des pains et des poissons" sont des artifices qui conduisirent Sacco, cordonnier, et Vanzetti, vendeur de poissons, à l'échafaud ricain.

Avec Joan Baez, proclamons les chrétiens de Gaza prisonniers politiques.

Écrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Manu, Lariba n'est pas la fille aînée de l'Eglise, ni la cadette, ni la fille, d'ailleurs.
BàV

Écrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

J'ai retrouvé Jean-Fred, mais pas "variantes"... C'est vraiment pire que Toto???

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Faut peut-être voir du côté de Toilettes Champs, le francisé de Bourges...

Écrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Lu dans Courrier International :

Joyeux anniversaire

Il a snobé deux petits copains : l’affaire est devant le Parlement. Un Suédois de 8 ans a omis d’inviter deux élèves de sa classe à son anniversaire. Son instituteur a confisqué toutes ses invitations. L’école, à Lund, ne tolère aucune discrimination : les invitations faites au sein de l’établissement doivent être remises soit à l’ensemble de la classe, soit à tous les garçons ou à toutes les filles, rapporte le site suédois The Local. Le père du jeune garçon a porté plainte auprès du médiateur du Parlement.

Vive le modèle suédois !!!

Écrit par : yann | 04 juillet 2008

""également, beaucoup de moyens d'action et de positions à prendre"""

Quels moyens d'action , quelles positions , par qui , alors que partout comme ici , on a peur de parler , puisque l'islamophobie est le mot qui ferme toutes les bouches ????

Et surtout qu'est-ce qu'ON a fait jusque là pour éviter le cheval de Troie , si bien introduit dans la ville ???


"Dès qu'une fois on m'aura choqué tant soit peu , je ne pardonnerai jamais et garderai tout doucement une haine irréconciliable . Je ferai le vengeur des intérêts du Ciel , et , sous ce prétexte commode , je pousserai mes ennemis, je les accuserai d'impiété, et saurai déchainer contre eux des zélés indiscrets, qui , sans connaissance de cause, crieront en public contre eux, qui les accableront d'injures , et les damneront hautement de leur autorité privée . C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu'un sage esprit s'accommode aux vices de son siècle . "
Molière , Dom Juan V, 2

Moi , c'est l'intolérance de ceux qui se disent tolérants qui me fait vomir !!

http://s285.photobucket.com/albums/ll62/policedumondeparodique/?action=view¤t=tolerance.jpg

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

C'est une jurisprudence qui pourrait conduire à confisquer tous les bébés à naître à la Gloucester High School.

A la pointe de l'épée : n pour toutes, ou pas un seul !

Écrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Je ne pense qu'il fasse bon non plus d'être un "musulman modéré".

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

Qu'essayez-vous de nous dire, Amélie? Que, si on veut s'opposer à l'islamisme, il faille embrasser la religion catholique? Vous savez, le monde n'est pas binaire.
A ce sujet, voici un petit lien qui va peut-être vous intéresser... Qu'en pensez-vous?
http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=51

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Je ne pense pas non plus qu'il fasse bon être bouddhiste, libre penseur, agnostique ou athée.

J'ai entendu parler récemment (sur France-Culture, il me semble, mais on va dire que c'est une radio "pro-israëlienne") d'un homme qui a refusé de prêter sa terrasse à des membres du Hammas (non, ça n'était pas pour prendre des bains de soleil).

On l'a retrouvé pendu devant l'église de la Nativité.

Je ne sais pas s'il était chrétien, peut-être qu'il en avait tout simplement assez de voir mourir des gosses de 12 ans.

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

Mon dernier post est incompréhensible si on ne le relie pas avec le suivant. Je l'ai posté après, il apparaît avant, allez comprendre !

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

Qu'essayez-vous de nous dire, Amélie? Que, si on veut s'opposer à l'islamisme, il faille embrasser la religion catholique? Vous savez, le monde n'est pas binaire.
A ce sujet, voici un petit lien qui va peut-être vous intéresser... Qu'en pensez-vous?


En quoi critiquer l'islam équivaut-il à faire du prosélytisme pour le christianisme ?? Je ne comprends pas votre "partition" ! Aucun rapport dans mon esprit !

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

En ce qui concerne notre désormais Saint patron et généreux sponsor d'Oman , c'est un argument de plus à opposer à ceux qui prétendent que l'islam est soluble dans la société de consommation . Non , l'islam achète l'école publique !

Mais ça nous changera , au lieu de bouffer du curé , on bouffera de l'imam ! Sauf que jusque là on a été plus virulents avec les curés , et combatifs !

Vive la diversité tolérante !

Écrit par : Amélie | 04 juillet 2008

Vive le modèle suédois, en effet. Si je comprends bien, sympathies et antipathies personnelles sont hors la loi. Cette immixtion du collectif au coeur du privé est résolument totalitaire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2008

Je réagissais à l'information donnée par Yann.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2008

Manu, Lariba n'est pas la fille aînée de l'Eglise, ni la cadette, ni la fille, d'ailleurs.
BàV

Ecrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

??? Pardonnez-moi, mon cher Steppenwolf, mais je n'ai strictement rien compris à votre remarque (je préfère le dire farnchement, quitte à passer pour un "imbécile", comme dirait jérémy, le mec qui a tout compris).

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

Je suis "tombée" par hasard sur un bout d'émission sur France-Inter qui accueillait Marc Le Bris et Frakowiack. C'était insupportable. En parallèle, cette radio faisait un sondaaaaage auprès des parents: pour ou contre l'école que nous défendons pour faire vite. La population qui a répondu se répartissait en deux moitiés à peu près égales.
Et je songeais qu'après tout, plutôt que d'envisager une multitude d'écoles ou un seul bloc monolithique qui ne fonctionne plus, pourquoi ne pas créer 2 écoles qui s'appuieraient sur les 2 systèmes de pensée qui s'opposent sans aucun point de rencontre possible manifestement.
Les parents choisiraient parmi des 2 systèmes qui pourraient rester publics: le système Disneyland pour que les petits s'éclatent selon les voeux parentaux qui sont parfois bien réels et le système "classique". Avec recrutement des enseignants en fonction de leurs "croyances" pédagogiques. Et puis d'ici quelques années, on ferait le point: les résultats concrets permettraient peut-être de réussir à convaincre les parents et les enseignants qui sont persuadés que nous sommes des antiquités ( le pauvre Le Bris, qu'est-ce qu'il a pris dans la dite émission!).
On arrête de discutailler pour rien. Le ministre de l'éducation n'aura plus de grand écart à faire. Il donne du fric à chaque école en fonction des inscrits. Les querelles s'apaisent. Chacun a ce qu'il souhaite. Et comme les 2 systèmes seraient mis en concurrence, il y aurait fort à parier que certains enseignants retrouveraient un peu d'énergie.
On ne peut imposer aux gens ce qu'ils ne veulent pas. Et les parents du même coup seraient responsables du choix qu'ils feraient. La FCPE pourrait redoubler de projets inventifs dans les établissements Disneyland et nous ficherait une paix royale dans les établissements "classiques". Plus de guerre scolaire. Plus de débats oiseux qui ne servent à rien. Plus un camp qui veut en imposer à un autre. Et on règlerait bien des problèmes si les élèves et les profs qui étaient dans des établissements, y étaient dans le même but, pour réussir selon les mêmes critères...

Écrit par : Sanseverina | 04 juillet 2008

"faire du harcèlement en se camouflant sous des identités de substitution face à des gens qui signent de leur nom, c'est particulièrement courageux.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2008

Tiens? Je me faisais la remarque inverse, et trouvais qu'il y avait moins de "trolls" ces derniers jours qu'il fut un temps, assez récent d'ailleurs?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Évidemment : c'est parce que -en gros- vous confondez "trolls" avec "gens qui ne sont pas de votre avis", mon cher Christophe. Et qui selon vous défendent des positions "indéfendables".

Et pour vous rassurer, en quelque sorte, je pense sur ce sujet trés précis qu'il y a "pire" que vous sur ce blog. Opinion personnelle, bien sûr.

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

"Évidemment : c'est parce que -en gros- vous confondez "trolls" avec "gens qui ne sont pas de votre avis", mon cher Christophe. Et qui selon vous défendent des positions "indéfendables".

Et pour vous rassurer, en quelque sorte, je pense sur ce sujet très précis qu'il y a "pire" que vous sur ce blog. Opinion personnelle, bien sûr."

Ecrit par : Manu | 04 juillet 2008

Pensez ce que vous voulez, Manu, aucun problème! Je continuerai à faire de même. Mais je ne confonds rien du tout, soyez tranquille. Et, personnellement, (mais c'est un point de vue que d'autres semblent partager), je ne pense pas qu'il y ait tellement pire que vous, ici! Soit dit en toute cordialité. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Pardonnez-moi, mon cher Steppenwolf, mais je n'ai strictement rien compris à votre remarque.

Ecrit par : Manu | 04 juillet 2008

A propos de Lariba, vous dites "ma chère".
Or Lariba n'est pas une fille, c'est un monsieur...

(Entre imbéciles présumés, faut bien que l'on s'entraide).

Écrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Par ailleurs, je persiste à penser qu'il y a beaucoup moins d'individus qui ne signent pas de leur nom qu'il fut un temps... Si vous voyez ce que je veux dire...

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

"J'ai retrouvé Jean-Fred, mais pas "variantes"... C'est vraiment pire que Toto???

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Faut peut-être voir du côté de Toilettes Champs, le francisé de Bourges..."

Ecrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Et moi, je n'ai rien compris à celle-là...

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Désolée pour les nombreuses fautes de syntaxe dans le dernier post. Je parlais en même temps, c'est idiot...

Écrit par : Sanseverina | 04 juillet 2008

je ne pense pas qu'il y ait tellement pire que vous, ici! Soit dit en toute cordialité. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

On n'a qu'à faire les équipes, mon cher Sibille.

Imaginons un instant que Brighelli, à la cour de Gonzague (vous), se mue en Toto pour vous piquer parfois...
Vous diriez : ah, soyons courtois avec cet homme intelligent dont la schizophrénie galopante doit forcer notre mansuétude.

Au contraire, s'il s'avérait, ce qui est possible aussi, que vous eussiez affaire à deux personnes différentes, vous garderiez de Toto une image déplorable. De quoi faire réfléchir à votre (et à celle d'autres) docimologie toute personnelle.

Écrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

"Imaginons un instant que Brighelli, à la cour de Gonzague (vous), se mue en Toto pour vous piquer parfois...
Vous diriez : ah, soyons courtois avec cet homme intelligent dont la schizophrénie galopante doit forcer notre mansuétude.

Au contraire, s'il s'avérait, ce qui est possible aussi, que vous eussiez affaire à deux personnes différentes, vous garderiez de Toto une image déplorable. De quoi faire réfléchir à votre (et à celle d'autres) docimologie toute personnelle."

Ecrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Je suis certain que Jean-Paul est un nègre hors pair, mais de là à réussir à "choper" le style de Toto... Inimitable!
Vous devriez écrire des romans de science-fiction, mon cher... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Toilettes champs / W.C. Fields : j'aurais vraiment cru que c'était vous, Christophe.

Ou alors quelqu'un d'autre qui détesterait les enfants au point de penser que leur apprendre à lire en moins de dix ans équivaut à une torture.

Écrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Vous devriez écrire des romans de science-fiction, mon cher... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

L'INRP s'en charge pour moi, mon cher.

Écrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Manu, Lariba n'est pas la fille aînée de l'Eglise, ni la cadette, ni la fille, d'ailleurs.
BàV

Ecrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

??? Pardonnez-moi, mon cher Steppenwolf, mais je n'ai strictement rien compris à votre remarque (je préfère le dire farnchement, quitte à passer pour un "imbécile", comme dirait jérémy, le mec qui a tout compris).

Ecrit par : Manu | 04 juillet 2008

Je crois que c'est seulement parce que c'est "monsieur Lariba".

Écrit par : catmano | 04 juillet 2008

"Toilettes champs / W.C. Fields : j'aurais vraiment cru que c'était vous, Christophe.

Ou alors quelqu'un d'autre qui détesterait les enfants au point de penser que leur apprendre à lire en moins de dix ans équivaut à une torture."

Ecrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Je trouve les quelques apostrophes de "toilettes champs" envers toto un peu rudes... L'outrance de Toto, comme je l'ai expliqué, a fini par m'amuser. Mais je conçois parfaitement qu'elle puisse en agacer certains, même s'ils ne sont pas l'objet direct de ses ... comment dire, je ne trouve pas le mot... ;-)
En tous cas, j'ai reçu un bon paquet de mails de blogueurs qui vont dans ce sens! Mais pas de "W.C. Fields"... ;-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

à propos de filles et de garçons, une question : pourquoi est-ce que les fascistes sur Internet se donnent si souvent des pseudonymes féminins sans être des femmes ? J'ai toujours été intrigué par ça.

Écrit par : Gnap | 04 juillet 2008

Sanseverina

"Et je songeais qu'après tout, plutôt que d'envisager une multitude d'écoles ou un seul bloc monolithique qui ne fonctionne plus, pourquoi ne pas créer 2 écoles qui s'appuieraient sur les 2 systèmes de pensée qui s'opposent sans aucun point de rencontre possible manifestement.
Les parents choisiraient parmi des 2 systèmes qui pourraient rester publics: le système Disneyland pour que les petits s'éclatent selon les voeux parentaux qui sont parfois bien réels et le système "classique". Avec recrutement des enseignants en fonction de leurs "croyances" pédagogiques. Et puis d'ici quelques années, on ferait le point: les résultats concrets permettraient peut-être de réussir à convaincre les parents et les enseignants qui sont persuadés que nous sommes des antiquités"

Cela revient à attendre que le système non classique s’effondre de lui-même, alors qu’il prospère ; que ce soit au détriment de l’intelligence et de la justice sociale ne constitue en rien un obstacle immanent à sa propre perpétuation. C’est qu’il est tel que même ses victimes finissent, après un certain temps, par n’en vouloir surtout pas d’autre.

Écrit par : Pli | 04 juillet 2008

En réponse à Gnap. Simple hypothèse : à cause de la nazisploitation ? (ça doit jouer sur leurs fantasmes)

Définition :
Sous-genre du film d'exploitation. Les films appartenant à cette catégorie ont la particularité d'être intégralement basés sur l'exhibition des tares des nazis, notamment sous leur jour sexuel. Les films de nazisploitation ont pour la plupart été réalisés dans les années 1970, principalement en Italie mais également dans d'autres pays comme les Etats-Unis. Le genre se caractérise par une propension à vouloir choquer le public par tous les moyens, par la description de sévices grand-guignolesques, scènes sado-masochistes et tortures de femmes à poil. La présence de femmes tortionnaires nazies est généralement un plus. Le tout se double parfois d'une dénonciation particulièrement délicate et bien amenée des horreurs de la guerre, histoire de nous rappeler que nous voyons un film à message.


http://www.nanarland.com/glossaire-definition-82-N-comme-nazisploitation.html




A cause de films comme ça

http://www.chromatik.ca/films_elsa_fraulein.htm







http://www.clubdesmonstres.com/gazette/nazisploitation.htm

Écrit par : elsa fraulein ss | 04 juillet 2008

...en rien un obstacle, qui lui serait immanent, à sa propre perpétuation.

Écrit par : Pli | 04 juillet 2008

Qui pourra répondre à l'objection cruciale soulevée par Auduc et Cie :

"quel mastère pour les professeurs de cuisine ou de génie mécanique ? "

si l'on supprime les IUFM ?

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Mais ça nous changera , au lieu de bouffer du curé , on bouffera de l'imam ! Sauf que jusque là on a été plus virulents avec les curés , et combatifs !

Vive la diversité tolérante !

Ecrit par : Amélie | 04 juillet 2008

Et si vous voulez mon avis, vous allez regretter le "bon vieux temps" ! ;-)

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

La nazisplotation : yep, ça a existé aussi en BD au format pocket, toujours italien. C'est vrai qu'il y a un côté fantasme SM dans le fascisme contemporain.

Écrit par : Gnap | 04 juillet 2008

Je crois que c'est seulement parce que c'est "monsieur Lariba".

Ecrit par : catmano | 04 juillet 2008

Il y a deux sortes de personnes sur ce blog : ceux qui pensent que Lariba est une fille et ceux qui pensent qu'elle est un garçon.

Les premiers sont encore plongés dans les ténèbres de l'ignorance, les seconds sont en route vers la perfection, le satori, la suprême illumination.

Rassurez-vous, moi aussi, j'ai longtemps fait partie de la première catégorie.

AÔUMMMMMMMMMM......

;-)

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

Bon, si on se fiche de moi quand j'essaie de rendre service, moi aussi, je vais piquer ma crise.
Après tout, j'ai eu une année scolaire épuisante, alors, j'ai le droit. :-((( et toc !

Écrit par : catmano | 04 juillet 2008

Bon, si on se fiche de moi quand j'essaie de rendre service, moi aussi, je vais piquer ma crise.
Après tout, j'ai eu une année scolaire épuisante, alors, j'ai le droit. :-((( et toc !

Ecrit par : catmano | 04 juillet 2008

Je ne me serais pas permis de me moquer de l'héroïne de ce blog. Catmano, vous êtes notre Ingrid Bettencourt ! (et je le pense sincérement)

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

Pli,

Oui, votre dernière remarque est juste. Néanmoins, on peut dire qu'ils n'en veulent pas d'autres parce qu'il n'y en a pas d'autres qui soient clairement, visiblemement "autres".
Ce que je veux dire c'est que pour l'instant, le système est suffisamment brouillé pour que tous les établissements donnent l'impression de proposer la même chose peu ou prou.
Les familles savent bien que certaines établissements sont réputés "meilleurs" que d'autres. Mais on sait tous que même dans les bons bahuts officient des profs crasses gagnés à la méthode Disney. Et les familles qui ne sont pas très au courant ne soupçonnent pas l'étendue du gâchis. Et ils "font confiance" parce qu'ils n'ont pas le temps d'y regarder de trop près ou parce qu'ils ont la flemme pour certains ( je connais un paquet d'ingénieurs qui n'ont pas envie de se prendre la tête( sic) avec ces histoires d'école ( re-sic).
Nous sommes devenus des "accidents de parcours", dispatchés dans des bahuts différents, en butte à la bêtise administrative, faisant figure d'originaux, d'excentriques ou de vieilles choses, c'est selon. Nous sommes le prof, l'instit "classiques" que fifils ou fifille aura un an ou deux. Tout cela noyé dans l'océan-Disney qu'est devenue l'EN. Donc les résultats ne sont pas, ne peuvent pas être clairs, nets, visibles et lisibles par la population.
C'est pour cela qu'une séparation au grand jour entre un enseignement "Disney" et "classique" permettrait peut-être aux "classiques" que nous sommes de montrer que notre enseignement est celui qui permet aux élèves de s'en sortir.
De toute façon, le système Disney progresse , vous le dites. Il progresse en nous étouffant. Si l'on pouvait faire nos preuves ( dans un cadre qui resterait public, si cela est privé, on ne touchera que la population favorisée) dans des établissements précis, peut-être par la force de nos résultats, réussirions-nous à convaincre. Parce que les arguments des uns et des autres dans des assos qui s'écoutent parler, dans des débats qui n'en finissent plus ou via des livres qui ne font plus de la pub qu'à leurs auteurs respectifs, ne servent plus à rien.
Demandons , non plus un enseignement "classique" ( étiquette facile pour faire vite) pour tous, puisqu'on n'y arrive pas mais le droit d'enseigner dans des établissements publics où nous ferons nos preuves et d'où j'espère nous pourrons retourner la situation petit à petit.

Écrit par : Sanseverina | 04 juillet 2008

Je ne me serais pas permis de me moquer de l'héroïne de ce blog. Catmano, vous êtes notre Ingrid Bettencourt ! (et je le pense sincérement)

Ecrit par : Robin | 04 juillet 2008

N'aggravez pas votre cas, Robin. Je n'ai pas envie de faire la une des médias, ni d'être reçue par qui vous savez avec les honneurs dus à mon rang, ni d'être otage des FARC, même libérée !!!

Écrit par : catmano | 04 juillet 2008

Je ne me serais pas permis de me moquer de l'héroïne de ce blog. Catmano, vous êtes notre Ingrid Bettencourt ! (et je le pense sincérement)
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2008

Comment cela ? Catmano a été enlevée ? Vite un comité de soutien, j'appelle le Président !

Écrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Elle est intéressante, votre idée, Sanseverina. Si j'ai bien compris, c'est un peu ce qui se passe avec les classes SLECC.
Maintenant, comment généraliser le principe sans perturber gravement le mouvement des enseignants ? Pour le secondaire, je ne suis pas au courant, mais en primaire, cela revient à faire des postes "à profil" pour lesquels toute sélection à partir des barèmes serait difficile.
Et puis, au niveau carte scolaire, c'est encore plus compliqué, dans les régions peu peuplées surtout. Dans mon département, il arrive que deux écoles soient distantes de plus de vingt kilomètres, quant aux collèges et lycées, leurs secteurs de recrutement sont immenses.

Écrit par : catmano | 04 juillet 2008

Toc toc badaboum, c'est moi que v'là !
A m .. votre service, c'est pour quoii ?
C'est pour m.. qui ???

Écrit par : Président | 04 juillet 2008

"quel mastère pour les professeurs de cuisine ou de génie mécanique ? "

si l'on supprime les IUFM ?

Ecrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Ouch ! Quelle élégance ...
Dans les années 80, concours l'ENS Cachan en méca : 1700 candidats (tous issus de spé) pour 72 places.
Dans leur immense majorité les reçus le sont aussi à Centrale dont le concours est jugé moins sélectif.

Pas trop l'impression que c'est pour des retardés du bulbe ...

J'ose espérer que vous sortez mini d'Ulm ou de l'X pour vous permettre un tel mépris !

Écrit par : Zorglub | 04 juillet 2008

Ah, mais vous êtes là ? Vous auriez pu copier-coller votre dernière déclaration vous-même, alors, non ?

Citation :
"A président exceptionnel, épreuves du baccalauréat exceptionnelles : l'entourage bien désinformé de Nicolas Sarkozy nous confie que le plus petit président de l'Histoire est entré cette après-midi dans une de ces colères homériques après avoir pris connaissance des sujets du bac de français prévus pour la session 2008. Ayant convoqué séance tenante "cet incapable de Fillon" et "ce nul de Darcos", l'époux de Carla Bruni a exprimé son insatisfaction et décidé de "s'occuper personnellement" du bac de français 2008.

Sur le fond de l'affaire, Nicolas Sarkozy a expliqué à son premier jogger et à son ministre du non remplacement des professeurs qui partent en retraite que "les textes soumis au bac de français manquent de modernité".

Fort de son expérience universelle de la défense et illustration de la francophonie dans les dictatures contemporaines, "où le niveau d'exigence est bien plus élevé que chez nos fonctionnaires poussiéreux", l'ex ministre de l'intérieur de Jacques Chirac s'est ému de voir des textes de Victor Hugo, Lautréamont, Tristan Corbière ou encore Francis Ponge au programme du baccalauréat 2008. "Je suis même tombé sur des textes d'un certain Molière qui datent d'on ne sait quand et d'un autre type avec un style complètement dépassé et qui a un nom d'animal !", s'est exclamé l'ancien maire de Neuilly, pour qui "c'est quand même incroyable qu'on veuille intéresser les jeunes à la lecture du français avec des conneries pareilles !".

Nicolas Sarkozy a donc décidé de lancer une réforme du bac de français et a pris lui-même les choses en mains en ordonnant la mise au pilon des sujets initialement prévus et en rédigeant les nouveaux sujets.

Des textes extraits des grandes oeuvres du président de la République seront soumis aux élèves des classes de premières de toute la France : la place de Dieu dans la vie quotidienne et la supériorité stylistique des textes de la Bible sur ceux de Victor Hugo et Voltaire seront à l'honneur pour les candidats qui devront plancher sur les extraits de "La République, les religions et l'espérance" (académies de Strasbourg, Lille et Rennes).

D'autres élèves étudieront les multiples dimensions du récit autobiographique "Témoignage" (académies de Bordeaux, Limoges et Marseille).

Enfin, "Libre", le best-seller du futur ministre de l'intérieur, permettra à des candidats du bac de commenter le style "de la traversée du désert" de Nicolas Sarkozy (académies de Lyon, Paris-Créteil-Versailles et Nice).

Nicolas Sarkozy prévoit de corriger seul les copies de l'ensemble des futurs bacheliers "les 18 et 19 juin", son présidentiel agenda ayant été libéré à cet effet.

Selon Jean-Paul Dubonchoix, notre consultant en éducation, "malgré l'apparente simplicité des sujets du bac de français 2008 issus de la réforme voulue par Nicolas Sarkozy", il ne faudra pas tomber dans les pièges classiques face à des oeuvres illustres : "paraphrase, commentaire sur la forme plus que sur le fond et accumulation de faux sens dans le décryptage des passages les plus hermétiques".

Il n'est pas exclu que l'auteur de "Ensemble" (éditions XO, 2007) s'occupe aussi du bac d'éducation civique, et celui de "Georges Mandel, le moine de la politique" (éditions Grasset 1994) des sujets du bac d'histoire 2008."

Écrit par : catmano | 04 juillet 2008

J'ose espérer que vous sortez mini d'Ulm ou de l'X pour vous permettre un tel mépris !

Ecrit par : Zorglub | 04 juillet 2008

Et pour mépriser la cuisine, c'est mini quoi?

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Auduc & Cie, dans leurs oeuvres :

"la République a toujours considéré qu'il ne suffisait pas de savoir pour savoir enseigner et qu'elle devait à ses enfants des "maîtres pédagogues". Elle avait voulu qu'ils soient formés dans des lieux spécifiques : les Ecoles normales jusqu'en 1991, les IUFM ensuite."

Plus loin, ça frôle le nauséabond :

"Une seule période fit exception, Vichy qui ferma les Ecoles normales d'instituteurs. Beaucoup d'entre nous considèrent qu'il serait exagéré de rapprocher cette période de celle que nous vivons. Ils croient que Xavier Darcos saura faire preuve d'esprit de responsabilité, qu'il aura à coeur de préserver le potentiel des IUFM"

Résumons, en substance : les IUFM sont aujourd'hui ce que furent jadis les Ecoles normales. Or, Vichy a fermé les écoles normales d'instituteurs. Donc - marrons-nous trois secondes - si Darcos supprimait les IUFM, il se ferait l'égal du maréchal.

Mais, bien sur, tout cela n’est asséné que sur le mode de la dénégation : « Beaucoup d’entre nous considèrent qu’il serait exagéré de… »

Abject, non?

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

J'ai la plus grande considération pour la cuisine qui est un de mes passe-temps.
Il ne me semble pas qu'il existe de mastere en cuisine.
Je ne suis certain qu'il soit judicieux d'en créer un.
Dès lors que les savoir faire de bases sont acquis exceller en cuisine demande de la persévérance et du talent. C'est pas vraiment des qualités mises à l'honneur à la fac ...

Vu l'opinion généralement admise ici envisager que les mécaniciens relève d'une formation IUFM est injurieux pour cette profession.
C'est ballot mais c'est pas grave si c'est votre avis ...

Écrit par : Zorglub | 04 juillet 2008

"C'est pour cela qu'une séparation au grand jour entre un enseignement "Disney" et "classique" permettrait peut-être aux "classiques" que nous sommes de montrer que notre enseignement est celui qui permet aux élèves de s'en sortir."(Sanseverina)

Je ne suis pas persuadé que cela soit la bonne manière de poser le problème car cela revient à mettre en cause, d'une certaine manière, la liberté pédagogique des enseignants. L'enjeu est plutôt, à mon sens, celui de programmes disciplinaires clairs, précis et exigeants, qui laissent une liberté totale dans la manière de transmettre leur contenu (c'est pour cela que l'ECJS et les TPE (ou les IDD) sont une vraie plaie en cela qu'ils fixent aux enseignants non des objets (on fait un peu ce qu'on veut en terme de contenu) mais des méthodes (le débat, la "recherche" collective)).

Il y a aussi d'excellents enseignants qui utilisent les méthodes actives ou qui travaillent en séquences, et il y a des adeptes du magistral qui dégoûtent leurs élèves au point qu'ils n'apprennent rien, et inversement. Le noeud de l'affaire est dans l'ambition que nous avons pour nos élèves.

Personnellement, j'aurais bien du mal à me situer dans l'enseignement Disney ou dans l'enseignement classique: en bon platonicien, il s'agit de rendre ma discipline désirable, non pas un ersatz de discipline, une espèce d'eau tiède sans saveur mais bien un ensemble solide (d'où l'exigence "classique"), mais en même temps, je ne m'interdis rien en terme de méthode pour essayer d'accrocher les élèves (par exemple, j'utilise du cinéma classique ou moins classique) (d'où le côté Disney). L'ennui dont la valeur a souvent été soulignée dans ce blog n'a de sens que s'il s'inscrit dans une fin qui le dépasse et dont l'élève est conscient. Dans un système bipartite (Classique/Disney), il ne me resterait plus qu'à faire autre chose qu'enseigner.

Écrit par : Romuald | 04 juillet 2008

@Zorglub

"Il ne me semble pas qu'il existe de mastere en cuisine."

Il ne me semble pas non plus.


"Je ne suis certain qu'il soit judicieux d'en créer un. "

J'abonde dans votre sens.

"envisager que les mécaniciens relève d'une formation IUFM est injurieux pour cette profession."

Serions-nous d'accord sur tout?


Mais peut-être n'avez-vous pas saisi l'ironie de mon post?

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

En vue d'une anthologie future, la phrase

"quel mastère pour les professeurs de cuisine ou de génie mécanique ? " est signée

Jean-Louis Auduc, directeur des études-premier degré à l'IUFM de Créteil ;
Rémi Brissiaud, maître de conférences à l'IUFM de Versailles ;
Sylvain Grandserre, professeur des écoles ;
Philippe Meirieu, professeur à l'université Lumière-Lyon-II ;
André Ouzoulias, professeur à l'IUFM de Versailles.

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Et, personnellement, (mais c'est un point de vue que d'autres semblent partager), je ne pense pas qu'il y ait tellement pire que vous, ici! Soit dit en toute cordialité. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2008

Ça dépends du domaine, en fait. Mais finalement, ce que vous dites est plutôt rassurant.

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

A propos de Lariba, vous dites "ma chère".
Or Lariba n'est pas une fille, c'est un monsieur...

(Entre imbéciles présumés, faut bien que l'on s'entraide).

Ecrit par : Steppenwolf | 04 juillet 2008

Ah, crotte ! Désolé... et merci du renseignement. Lariba, ça "sonnait" féminin pour moi. Oui, oui, je sais, je suis un horrible fasciste machiste phallocrate passéiste conservateur d'extrême droite en dehors des réalités d'aujourd'hui (pas taper, Jérémy, pas tapeeeeer !)

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

à propos de filles et de garçons, une question : pourquoi est-ce que les fascistes sur Internet se donnent si souvent des pseudonymes féminins sans être des femmes ? J'ai toujours été intrigué par ça.

Ecrit par : Gnap | 04 juillet 2008

Parce que les clichés ont la vie dure et que les fascistes, comme les imbéciles, ne sont pas toujours là où on croit. Personellement, j'ai rencontré plus de "fachos" à gauche qu'à droite pour l'instant (expérience confirmée par beaucoup).

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

Résumons, en substance : les IUFM sont aujourd'hui ce que furent jadis les Ecoles normales. Or, Vichy a fermé les écoles normales d'instituteurs. Donc - marrons-nous trois secondes - si Darcos supprimait les IUFM, il se ferait l'égal du maréchal.

Mais, bien sur, tout cela n’est asséné que sur le mode de la dénégation : « Beaucoup d’entre nous considèrent qu’il serait exagéré de… »

Abject, non?

Ecrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Assez, oui. Mais si je comprends bien, il y a deux larrons, au total, qui ont supprimés les écoles normales dans l'histoire : Pétain et... Jospin.

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

http://www.nanarland.com/glossaire-definition-82-N-comme-nazisploitation.html

A cause de films comme ça

http://www.chromatik.ca/films_elsa_fraulein.htm
http://www.clubdesmonstres.com/gazette/nazisploitation.htm

Ecrit par : elsa fraulein ss | 04 juillet 2008

Et bien, on ne s'embête pas pendant les week-ends ! Je suis impressioné par la culture (sans jironie) de certains, ici.

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

Assez, oui. Mais si je comprends bien, il y a deux larrons, au total, qui ont supprimés les écoles normales dans l'histoire : Pétain et... Jospin.
Ecrit par : Manu | 04 juillet 2008
Oui, mais Pétain a fait plus fort : son ministre Carcopino a fait disparaître les Écoles primaires supérieures, ces "collèges du peuple" avant que le collège, bientôt unique, ne fasse définitivement disparaître ce qui avait été la voie - populaire et victorieuse - rivale du vieux lycée bourgeois.
La droite l'a fait, la gauche l'a justifié ; voir Baudelot et tablette ( de chocolat) et quelques autres.
Le système actuel : primaire, collège et lycée, c'est Pétain qui l'a fait !
Bien à vous
GM

Écrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Merci pour le complément d'info, M. Morel !

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

LU,et manqué de recracher mon morceau d'onglet à l'échalotte, comme quoi faut jamais lire en tortorant, surtout "LE MONDE"!! Lu donc, dans le numéro d'hier le titre suivant:

VERS UNE SAINT-BARTHELEMY DES PEDAGOGUES.

ALORS LA!!!!! Je savais, depuis longtemps que le "Monde" était un immondice en matière d'enseignement, qu'y prospéraient comme asticots sur charogne les thuriféraires pourris des IUFM, mais là , on est en plein surréalisme. D'abord le titre: plagiat merdique- il est vrai que c'ess oeuvre de journaleux- de l'apostrophe célèbre de Camille Desmoulins, le 12 Juillet 1789 "une Saint-Barthélémy des patriotes".
Ensuite, si Saint_Barthélémy il y a, en l'occurence, alors je serai le Duc de Guise et si Meirieu et ses alcoolytes sont Coligny, je me ferai un plaisir inouï de balancer toute cette racaille par la fenêtre!!! Je déteste le pouvoir actuel, comme chaun le sait et n'en fais point mystère. Mais nous débarrasser des IUFM, même pour de mauvaises raisons, dont certaines sont anti-démocratiques, est oeuvre pie. Rien que reprendre un par un les jargonneries que ces porcs ont inventé depuis 25 ans est stupéfiant. Du dur. Les nazis enfoncés avec leur viol de la langue allemande. "Tutorial de prise en main". Rien que cela devrait vous foutre à Montfaucon. Les vrais cons à Montfaucon. Au pilori en Place de Grève.
Sacs à merde, relayés par la chiasse bobo et journalistique du Monde de l'Education.

Suppression des IUFM!!! Trop beau pour être vrai....mais CHAMPAGNE!!!!!!!

Écrit par : montaigneàcheval | 04 juillet 2008

Sacs à merde, relayés par la chiasse bobo et journalistique du Monde de l'Education.

Suppression des IUFM!!! Trop beau pour être vrai....mais CHAMPAGNE!!!!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 04 juillet 2008
Tiens cela me fait penser à ce que René Char écrivait à Jean Wahl qui avait eu le malheur de dire du mal de René Ponge :
"avec vous, Monsieur, la merde ne monte plus cheval ; elle descend au pot !"

Écrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Je ne suis pas persuadé que cela soit la bonne manière de poser le problème car cela revient à mettre en cause, d'une certaine manière, la liberté pédagogique des enseignants. (Romuald)

Romuald,

Dans mon esprit, non. Tous autant que nous sommes, nous partageons sensiblement les mêmes buts; je ne vais pas les énumérer. Nous l'avons assez fait. Tous autant que nous sommes, nous avons chacun notre manière. Et à cela il ne faut pas toucher. Je dis classique pour faire bref. Vous m'entendez bien. Qu'il faille des programmes précis, bien sûr.
Mais justement, c'est bien ce qui nous relie et qui nous détache des Disney-profs.
Donc je ne vois pas où est le problème. En revanche, les objections que soulève Catmano me sont aussi apparues , bien sûr.
Cela suppose une réorganisation du mouvement de nomination des enseignants; ça encore... Plus compliqué serait le problème de proximité des établissements pour les collèges et les écoles. Il faudrait voir pour combien d'établissements ce serait problématique. Il faudrait d'abord savoir combien de parents seraient demandeurs. Car c'est de là que tout viendrait.

Catmano,
Le SLECC fonctionne dans un cadre public, intégralement ou non? Oui, je sais, je devrais m'être déjà renseignée. Mais bon, il n'y a pas que la cause pédagogique dans nos vies!

Écrit par : Sanseverina | 04 juillet 2008

René Ponge :
"avec vous, Monsieur, la merde ne monte plus cheval ; elle descend au pot !"
Ecrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Francis Ponge, bien sûr.

Écrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Entendu (et vu) il y a quelques instants sur France 2 : le reportage sur les résultats du bac (avec vision des candidats devant les longues listes des reçus).

Résultats : des pouffes hystériques (mes excuses à la gente féminine du forum, mais il faut appeller un chat un chat) qui hurlent comme des groupies devant le dernier gagnant de la star'ac parce qu'elles ont obtenu ce qu'on ne refuse plus à personne.
Un garçon, nettement plus posé (le contraste est saisissant) est interrogé : "oui, je l'ai eu...mais je n'ai pas vraiment bossé ".

Quel est le fil originel, déjà ? Ah oui, "Garçons et filles", c'est ça ? Et les filles seraient supérieures aux garçons (pour faire vite) ?

Apparemment, le gars, lui, a compris qu'on le prenait pour une buse avec un diplôme bidon. Quand aux filles...

Ou alors, le reporter était mysogine...

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

"ce qu'on ne refuse plus à personne."

Ecrit par : Manu | 04 juillet 2008

Ce matin, on l'a donné à des candidats qui n'avaient même pas pris la peine de se déplacer pour certaines épreuves. Et moi qui pensais candidement que toute absence était éliminatoire...

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Je ne me serais pas permis de me moquer de l'héroïne de ce blog. Catmano, vous êtes notre Ingrid Bettencourt ! (et je le pense sincérement)
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2008

Comment cela ? Catmano a été enlevée ? Vite un comité de soutien, j'appelle le Président !
Ecrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Sacs à merde, relayés par la chiasse bobo et journalistique du Monde de l'Education.
Ecrit par : montaigneàcheval | 04 juillet 2008

"avec vous, Monsieur, la merde ne monte plus cheval ; elle descend au pot !"
Ecrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Le système actuel : primaire, collège et lycée, c'est Pétain qui l'a fait !
Ecrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Ça dépends du domaine, en fait.
Ecrit par : Manu | 04 juillet 2008

Et certains se plaignent de présences trolliennes.
Mouahaahahahahahahah.

Écrit par : titi | 04 juillet 2008

Il se prends pour Grosminet, le titi ?

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

A part être trisomique inscrit au CNED, on fait comment pour le rater, le bac?

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Je retire ce que j'ai écrit. Le CNED, c'est très bien.

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Ce matin, on l'a donné à des candidats qui n'avaient même pas pris la peine de se déplacer pour certaines épreuves. Et moi qui pensais candidement que toute absence était éliminatoire...

Ecrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Normalement, oui... Si on avait besoin d'une preuve que cet examen est devenu totalement bidon, la voici.

Je suppose qu'on leur a attribué non pas en leur mettant un zéro pour les épreuves non effectuées, mais en calculant la moyenne par une division du nombre de points obtenus par le nombre d'épreuves réellement effectuées.

Ce qui revient à encourager les candidats à ne pas, ou plus passer les épreuves dans les matières qui ne leur plaisent pas ou dans lesquelles ils sont nuls.

C'est une pratique devenue courante en collège : elle est encouragée par l'administration et les collègues démagos pour qui "on ne peut pas mettre zéro à un devoir non rendu", par exemple. Même quand on sait que l'élève a volontairement séché une heure de cours pour éviter courageusement d'être interrogé.

Les même "collègues", en revanche, ne sont jamais gênés pour attribuer 18/20 à une copie qui en vaut 5.

Faut bien faire carrière, hein ? Ça c'est de la pédagogie, de la vraie !

Écrit par : Manu | 04 juillet 2008

Oui, oui, je sais, je suis un horrible fasciste machiste phallocrate passéiste conservateur d'extrême droite en dehors des réalités d'aujourd'hui (pas taper, Jérémy, pas tapeeeeer !)
Ecrit par : Manu | 04 juillet 2008

Un mot simple suffit pour vous caractériser, Manu. Et il est beaucoup plus court que tout ça. Et puis oubliez-moi, continuez à regarder le JT de France 2 Ca a l'air de vous détendre : vous ne m'avez plus traité de minable depuis que vous regardez Elise Lucet.

Écrit par : Jeremy | 04 juillet 2008

Ce qu'écrivait notre hôte il y a deux mois :

"Le Bac doit sanctionner un niveau qui ne s’atteint pas en un an de bachotage imbécile, mais qui est la résultante de quinze années de labeur intelligent"

J'ai le sentiment que l'année de "bachotage imbécile" n'est même plus requise aujourd'hui. Certains y verront un progrès.

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

C'est une pratique devenue courante en collège : elle est encouragée par l'administration et les collègues démagos pour qui "on ne peut pas mettre zéro à un devoir non rendu", par exemple.

Et puis il y a ceux qui vous jurent "sur la tête de leur mère" (la pauvre femme), qu'ils vous l'ont rendue, d'où l'impérieuse nécessité de compter les copies rendues et de vérifier si ça correspond au nombre d'élèves présents...On se fait avoir une fois, pas deux.

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

"faire du harcèlement en se camouflant sous des identités de substitution face à des gens qui signent de leur nom, c'est particulièrement courageux. JPB"

A part Toto, je vois pas qui fait ça.

Par contre, le dernier qui a signé toto4, c'était moi : toto n'était pas là, et je me suis permis de parler en son nom quand j'ai mis : "Ingrid libérée ! Au tour de Marie-Jeanne !" Je me suis dit que je ne trahissais pas la pensée de l'auteur, que ça ne gènerait personne, et que ce serait mon hommage à moi à notre Jeanne d'Arc des temps modernes.

Mais qu'on ne croie pas que toto c'est moi pour autant : toto est un être libre et auto-déterminé (j'irais meme jusqu'à dire toto-déterminé).

Écrit par : Jeremy | 04 juillet 2008

Ce qu'écrivait notre hôte il y a deux mois :

"Le Bac doit sanctionner un niveau qui ne s’atteint pas en un an de bachotage imbécile, mais qui est la résultante de quinze années de labeur intelligent"

J'ai le sentiment que l'année de "bachotage imbécile" n'est même plus requise aujourd'hui. Certains y verront un progrès.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Remplacer une année de "bachottage imbécile" par quinze années de "glandouillage imbécile", est-ce vraiment un progrès ?

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

"Content de vous (re)voir", Jérémy, comme disait le général !

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

C'est gentil, mais je suis de passage. J'intervins en lisant qu'un malotru avait prononcé mon nom. Et comme il avait l'air inquiet que je pusse prendre ombrage de ses propos, il fallait bien que je le rassurasse.

Écrit par : Jeremy | 04 juillet 2008

Remplacer une année de "bachottage imbécile" par quinze années de "glandouillage imbécile", est-ce vraiment un progrès ?

Ecrit par : Robin | 04 juillet 2008

Remplacer quinze années de labeur intelligent par une année de bachottage imbécile, puis une année de bachotage imbécile par quinze années de glandouillage imbécile, est-ce vraiment intelligent ?

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

Remplacer quinze années de labeur intelligent par une année de bachottage imbécile, puis une année de bachotage imbécile par quinze années de glandouillage imbécile, est-ce vraiment intelligent ?

Ecrit par : Robin | 04 juillet 2008

Je réponds non à la question posée.

Au fait, faut combien de t à "bachotage", finalement?

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Au fait, faut combien de t à "bachotage", finalement?

Ecrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

Un seul, je crois.

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

"Un seul, je crois."

Ecrit par : Robin | 04 juillet 2008

Merci. Je pense aussi.

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2008

A Jérémy :

J'ai tenté le coup en suggérant une caisse de Moët et Chandon, le champagne préféré de Marcel Proust (?) pour récompenser le meilleur pastiche sur le blog de Myriam Gallot, mais ça n'a pas marché et il n'y a que deux personnes, vous et moi, en dehors de l'élève qui a eu le courage de publier sa copie qui ont participé.

Écrit par : Robin | 04 juillet 2008

Sanseverina :

"Si l'on pouvait faire nos preuves ( dans un cadre qui resterait public, si cela est privé, on ne touchera que la population favorisée) dans des établissements précis, peut-être par la force de nos résultats, réussirions-nous à convaincre."

Peut-être, mais pour beaucoup, l’impact de cette force ira décroissant, d’abord parce qu’il est dans la nature du pédagogisme de rendre les élèves inaptes aux évaluations classiques en même temps que de décrédibiliser ces dernières, ensuite parce que, en gros, savoir disserter sert autre chose que le marché et, donc, finit par se trouver en conflit avec lui.

Ainsi, convaincre est certes ce qu’il faut faire, mais la difficulté est qu’il faut le faire avant tout de l’intérêt des résultats que l’enseignement classique peut obtenir. A cet égard, prenons bien en compte que la situation serait bien pire sans le bac. Du moins, tant que les Modernisateurs ne s’en sont pas encore occupés (ce qui n’arrivera pas demain, car c’est un symbole disent-ils, mais après-demain, car ce n’est plus qu’un symbole, diront-ils). Et ils n’auront aucun mal pour ce faire le moment venu, puisque pour réformer à tort et à travers en ce pays, plus rien d’autre n’est nécessaire que de communiquer l’affect imbécile d’écoeurement par principe de tout ce qui subsiste du passé.

Écrit par : Pli | 04 juillet 2008

Pli,

Vous avez raison, sans doute. Mais vous ne nous redonnez pas le moral. Et puis le fameux "marché" aux pieds duquel tout le monde se prosterne n'a besoin que d'une petite élite qui sache, qui pense, qui lise.
Alors nous et nos idéaux de partage de la culture...Tout le monde s'en moque bien.
Buona notte a tutti...

Écrit par : Sanseverina | 04 juillet 2008

"Bien entendu, il faut accepter le principe qu’un enseignement véritable crée de la liberté : il constitue une sphère indépendante, et retarde ou même entrave délibérément les contraintes externes de la vie salariée. Mais c’est ce que les pouvoirs dominants ne veulent pas. (…)

On désire l’abaissement intellectuel de la jeunesse, et qu’elle soit préparée à la servitude du haut salariat. Alors, que faire ? « Rejeter ses illusions, et se préparer à la lutte. »"

Bonne soirée.

Écrit par : Pli | 05 juillet 2008

de G Debord
« La décadence générale est un moyen au service de l’empire de la servitude ; et c’est seulement en tant qu’elle est ce moyen qu’il lui est permis de se faire appeler progrès. On doit savoir que la servitude veut désormais être aimée véritablement pour elle-même ; et non parce qu’elle apporterait quelque avantage extrinsèque. »

Écrit par : uncertain | 05 juillet 2008

Bonjour, Jeremy! Avez-vous reçu mon mail?
Merci à Romuald pour son message. Il est quelquefois des choses qu'il est bon de redire. Même si elles relèvent du bon sens.
En attendant, Ségolène Royal s'est encore distinguée...¨Par moments, elle réussirait presque à rendre Raffarin ou Sarko sympas.... Bon, j'exagère, mais quelle c...

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2008

sort de la bouche de l'enfant au centre.
Sarkozy n'est pas sympa !
Reprenez -vous, Christophe.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/04/nicolas-sarkozy-pour-illustrer-la-mechancete-une-enquete-est-ouverte_1066250_823448.html

Écrit par : la pravda | 05 juillet 2008

http://www.youtube.com/watch?v=grCPqoFwp5k

Écrit par : la pravda | 05 juillet 2008

En attendant, Ségolène Royal s'est encore distinguée...¨Par moments, elle réussirait presque à rendre Raffarin ou Sarko sympas.... Bon, j'exagère, mais quelle c...

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2008

Je ne vous le fait pas dire, Christophe. Votre clairvoyance me rassure. Et ne croyez pas pour autant que je suis un supporter acharné de l'actuel président...J'en viens même parfois à me demander si le PS n'aurait pas pu gagner l'élection- étant donné le rejet que suscite Sarkozy- s'il avait choisi un candidat/une candidate plus sérieux(se) pour monter au front.

Écrit par : Manu | 05 juillet 2008

http://www.youtube.com/watch?v=grCPqoFwp5k

Ecrit par : la pravda | 05 juillet 2008

Effet Kuleshov : ce n'est pas le contenu des images qui importe, mais leur combinaison. Le spectateur projette ses propres réactions émotionnelles sur le séquence des images."

Sans doute, mais cela ne nous dit rien sur la réaction de l'enfant qui a choisi le visage de N.S. (ça ne veut pas dire "Notre Seigneur" !) pour exprimer la "méchanceté".

Les enfants voient-ils la vérité mieux que nous ? Ses parents sont-ils des militants d'Extrême-Gauche ? N.S. "est"-il réellement "méchant" ?...Ou a-t-il l'air méchant quand il est contrarié, moyennant quoi une autre photo aurait pu éventuellement illustrer le concept "gentil".

Tout ceci pour dire que l'émotion rend en effet de plus de place dans la politique ; l'émotion qui a évidemment sa place (N.S. est un "homme comme un autre"), mais pas toute la place. Et surtout que les enfants ne font que reproduire ce que font les adultes (on le voit encore récemment avec la libération d'Ingrid Bettancourt, que j'aime bien (j'ai même milité pour sa libération), mais trop c'est trop.

Je me souviens d'un meeting ici pour la libération d'Ingrid Bettancourt qui commençait par la projection d'un film sur l'assassinat des représentants syndicaux en Colombie, sur la corruption des classes dirigeantes et sur les effets dévastateurs sur la faune et la flore des moyens utilisés pour lutter contre la drogue. Il ya avait plusieurs personnes proches d'Ingrid, dont son chauffeur au moment de son enlèvement et sa soeur par liaison téléphonique. J'ai fait un article que je peux essayer de vous retrouver, si ça vous intéresse.

Et maintenant, on tresse des couronnes à Urribe. Allez vous y retrouver !

L'image, l'image, l'image...Et maintenant l'icône.

Il y aurait beaucoup à dire sur l'importance de la "bonne distance", moyennant quoi les enfants pourraient accéder à l'idée qu'un homme exerce une fonction et que cet homme n'est pas un "gentil" ou un "méchant", mais un président de la République...qui exerce correctement ou non la mission qui lui a été confiée.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

Un mot simple suffit pour vous caractériser, Manu. Et il est beaucoup plus court que tout ça. Et puis oubliez-moi, continuez à regarder le JT de France 2 Ca a l'air de vous détendre : vous ne m'avez plus traité de minable depuis que vous regardez Elise Lucet.

Ecrit par : Jeremy | 04 juillet 2008

Oui, je sais, vous l'avez déja écrit plusieurs fois ("imbécile", de mémoire) parce que certains n'adhèrent pas à votre catéchisme politiquement correct et ont l'outrecuidance de suggérer que la lutte contre l'homophobie à l'école n'est peut-être pas une bonne idée, arguments à l'appui.

En revanche, des arguments de votre part plutôt que des insultes quand on ne fait pas partie du camp du Bien, on en attends toujours. Tout comme vous n'avez toujours pas daigné dire ce que vous feriez CONCRÈTEMENT pour lutter contre l'homophobie à l'école (quand bien même je serais d'accord sur le fait qu'il faiile le faire, mais c'est un autre problème).

Quand au "minable", ce sont vos propos qui le sont, pas vous. Je vous l'ai déja dit mille fois, mais la tactique qui consiste à se victimiser quand on n'a pas d'argument, ça aussi, finalement, c'est minable.

Tout comme le fait de faire semblant de partir d'un forum en jouant sur la corde émotionelle. Et puis ça évite, justement, d'argumenter. On appelle ça de la manipulation ("vous êtes des salauds et vous n'avez rien compris parce que vous n'êtes pas d'accord avec moi" - je caricature à peine : vous vous souvenez des "oeillères" qui nous ont été attribuées parce que certains osent avoir un diagnostic différent de celui de M. Jérémy ?).

Il ya tout de même un certain nombre d'intervenants
sur ce forum qui connaissent par coeur les grosses ficelles que vous utilisez. Les pédagogistes utilisent les mêmes, d'ailleurs, indépendamment des idées : manipulation par les émotions, culpabilisation par le pseudo-argument "ceux qui sont les gentils pensent forcément comme moi ou ont constaté la même chose que moi"

Ben non, voilà.


Au passage, je suis révolté pas votre "ÉliseLucetphobie". C'est de la discrimination : c'est pas gentil ! Ouarf !

A toutes fins utiles, je vais résumer ma position partagée par d'autres, et qui déclenche les foudres de M. Jérémy :

L'homophobie est un problème dans notre société :
d'accord.

C'est un problème d'une importance primordiale : pas d'accord

Ce problème doit être traité à l'école : pas d'accord (je pense même que si ont fait cela, il y aura des effets contre-productifs comme pour la lutte contre le racisme, la création des ZEP, la lutte contre la violence, etc.). Et les faits me donnent plutôt raison pour l'instant.

Ce problème peut être traité INDIRECTEMENT à l'école, comme celui de la violence. Ces phénomènes sont des CONSÉQUENCES de l'ignorance et non pas des causes.

Lutter à nouveau contre l'ignorance dans ce qui doit redevenir l'École de la République, c'est à dire un lieu d'étude et non pas un lieu de vie destiné à "lutter contre les problèmes sociaux", comme dirait Jérémy, résoudra un bon nombre de problème (certes, pas tous, mais en faisant le contraire depuis 30 ans, on s'enfonce).

Finalement, Jérémy, les positions que vous défendez -à travers vos menaces qui ne m'impressionnent nullement- s'apparentent souvent à celles défendues par les pédagogistes (ce qui est votre droit le plus strict).

Une sorte de coming-out, en fait.

Écrit par : Manu | 05 juillet 2008

Il y aurait beaucoup à dire sur l'importance de la "bonne distance", moyennant quoi les enfants pourraient accéder à l'idée qu'un homme exerce une fonction et que cet homme n'est pas un "gentil" ou un "méchant", mais un président de la République...qui exerce correctement ou non la mission qui lui a été confiée.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2008

Robin, je ne vous embrasse pas, mais le coeur y est !

Écrit par : Manu | 05 juillet 2008

Quelques extraits de l'article :

La projection d'un extrait de "Ils ont fait taire un homme", un film tourné en 2002 par le Français Nicolas Joxe et le Colombien Yves Quinca permit ensuite de mieux saisir les données complexes de la situation politique et économiques de ce pays dont les pauvres sont les victimes au premier chef.

Un pays déchiré entre les intérêts des gros propriétaires terriens protégés par des forces paramilitaires qui terrorisent la population, les forces armées régulières et la guerrilla révolutionnaire, gangréné par le trafic, à grande échelle, de la cocaïne et la corruption de la classe politique, trahi par le soutien des Etats-Unis à un gouvernement d'Extrême-Droite qui n'a de "démocratique" que le nom.

"Ils ont fait taire un homme" rappelait que plus de la moitié des leaders syndicaux assassinés dans le monde "pour les faire taire" le sont en Colombie.

Adaïr Lamprea Okamel évoqua les circonstances dramatiques de l'arrestation d'Ingrid Bétancourt..."Elle nous manque beaucoup et elle manque beaucoup à la Colombie. C'est une femme incroyable...C'est quelqu'un qui avance et qui ne recule devant rien. Elle en a trop dit et elle a parlé trop fort."

Jorge Borrero (haut fonctionnaire) parla de son combat en faveur de l'application des accords d'Ottawa sur l'abolition des mines antipersonnelles en Colombie. Il essaya ensuite de faire comprendre la mentalité des membres de base des FARC : "Dans un pays où le salaire minimum tourne autour de 100 euros par mois, ils sont poussés par des motivations plus financières que politiques : la recherche d'un meilleur statut social, mais aussi la vengance personnelle jouent un grand rôle dans cet engagement...En ce qui concerne les otages, le seul espoir que nous ayons est le rapprochement dans une relation de personne à personne, en-deçà des institutions officielles auxquelles ils n'accordent aucune légitimité."

Natalia Zuluaga Ospina, réalisatrice du film "La pluie du Nord", insista sur le problème de la cocaïne dont la Colombie est le premier pays producteur : "Les pays du Nord ont une responsabilité...La guerre contre la cocaïne dure depuis 20 ans sans succès. La Colombie est un pays très riche en biodiversité...Les largages aériens de produits toxiques pour détruire les plantations de coca, une plante utile et bénéfique à l'état naturel, s'attaquent indistinctement à l'ensemble de la faune, en particulier aux très beaux et très nombreux oiseaux, et à la flore, provoquent des maladies graves et détruisent les cultures vivrières."

(...) Astrid Bettancourt, la soeur d'Ingrid, s'adressa au public par liaison téléphonique pour exposer la situation dans laquellle vivent les Colombiens depuis 40 ans, une situation qu'elle a qualifiée de "culture de la terreur".

C'était en 2007. J'aimerais bien que l'on m'explique en quoi la situation a tellement changé aujourd'hui pour que l'on tienne (et parfois les mêmes personnes) des discours exactement opposés à ceux d'alors.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

« Ces phénomènes sont des CONSÉQUENCES de l'ignorance et non pas des causes. »

si vous voulez même si dans certains cas les conséquences deviennent cause

C’est un cas banal: dans un environnement délétère le bon élève est ostracisé . La violence, comme moyen de s’affirmer, devient cause de l’ignorance

Écrit par : uncertain | 05 juillet 2008

@Uncertain : d'accord avec vous, dans le sens ou lorsque le mauvais pli est pris, on assiste à un phénomène s'apparentant au serpent qui se mord la queue. Mais le départ du problème est bel et bien l'ignorance, même si ce que vous dites démontre que l' lnstruction ne pourra être rétablie que par le rétablissement de l'autorité. Lilane Lurçat dit la même chose lorsqu'elle prétend qu'on ne peut pas instruire des élèves qui ne sont pas disciplinés. Je suis entièrement d'accord avec ça. Ce qui, pourrait aussi au passage, faire fermer leur claquemerde à des petits crétins qui n'ont que le mot "pédé" à la bouche (phénomène décrit par Jérémy et d'autres même si je ne l'ai pas constaté moi-même dans ces proportions).

Écrit par : Manu | 05 juillet 2008

cet homme n'est pas un "gentil" ou un "méchant", mais un président de la République...qui exerce correctement ou non la mission qui lui a été confiée.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2008

Dans mon établissement, j'ai une fois confisqué une trousse (quelques jours à peine après l'élection présidentielle) où il était inscrit en gros (toute la hauteur et largeur de la trousse) 'Nique Sarkozy" (sic).

Aucun de mes collègues n'avait jugé utile de confisquer l'objet avant moi. Le fait de faire de la propagande politique en plein cours ne les dérange pas, à partir du moment où cette propagande va dans le même sens que leur vote (consciemment ou non).

Nous sommes ici au coeur de la confusion entre opinion et connaissance. entre conviction et transmission des savoirs (neutres par définition) entre émotion et raison.

Quand à l'"élève" en question, le pauvre type, après interrogation sur le sujet, n'avait pas la moindre idée des positions défendues par ledit nouveau président : il prétendait être une "racaille" parce que c'était "cool", et donc il "niquait Sarkozy" (sic).

Voilà où nous mène l'ignorance crasse et sa promotion, voilà où nous mène le camp du Bien et son formatage "citoyen" politiquement correct.

Cela m'évoque irrésistiblement une phrase du patron (JPB), une de mes préférées : "Ils croient tout savoir et ne savent même pas qu'ils ignorent tout".

Écrit par : Manu | 05 juillet 2008

Ingrid Betancourt ne mérite pas que j'estropie son nom une fois sur deux (un seul t !)

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

"Lilane Lurçat dit la même chose lorsqu'elle prétend qu'on ne peut pas instruire des élèves qui ne sont pas disciplinés. Je suis entièrement d'accord avec ça."

Ecrit par : Manu | 05 juillet 2008

Vous voyez bien qu'il s'agit, au départ, d'un problème d'éducation. Que les enseignants de maternelle sont OBLIGES de traiter. Ils n'éduquent pas par "idéologie pédagogiste", mais parce que, souvent, quand les enfants arrivent à l'école à trois ans, rien n'est fait.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2008

"Je ne vous le fait pas dire, Christophe. Votre clairvoyance me rassure."

Ecrit par : Manu | 05 juillet 2008

Au sujet de Royal, je n'ai jamais dit autre chose. J'ai simplement parfois dit que Sarko était pire.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2008

J'ai cru remarquer qu'il y avait pas mal d'amateurs d'équidés ici. Alors, pour JPB et les autres:
http://www.emob.fr/dotclear/images/Octobre2007/martine_a_abattoir.jpg

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Je me suis fait vertement tancée par la mère du petit Vivien, cinq ans, qui m'avait fait la morale sur la clope et que j'avais envoyé braire ailleurs. Y'a qu'un défaut: elle est mère de deux ados paumés, infects, voleurs de voiture et fumeurs de substances illicites, paumés de chez paumés, profilés pour le RMI et moi de deux ados du même âge que les siens, aussi bien dans leur peau qu'on peut l'être à cet âge, calmes, sérieux, qui ne m'ont jamais conduite à négocier devant les gendarmes ou le conseil de discipline...
A la maison, nous n'éduquons pas à la citoyenneté, nous sommes des laids, bouh! Nous éduquons à l'obéissance et au respect de la norme établie, autant que faire se peut. Nous sommes des castrateurs de créativité. Faut reconnaitre que nous sommes moins emmerdés par nos chiards que ceux qui les éduquent "bien comme il faut".

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2008

J'ai cru remarquer qu'il y avait pas mal d'amateurs d'équidés ici. Alors, pour JPB et les autres:
http://www.emob.fr/dotclear/images/Octobre2007/martine_a_abattoir.jpg

Ecrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Je l'ai reconnue, c'est la petite Martine Aubry.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

En réponse à l'autre fromage, un certain Guy Morel, pas content du tout du tout que je chie sur les IUFm et qui confond Francis et René Ponge( la marrade!!!) Le dernier mot qui m'a servi était Ponge. (Merci Bobby!!).
En réponse donc à Monsieur bien poli un peu concon sur les bords, une autre louche sur sa belle France sarkozienne:

"L'élève trouve Sarkozy méchant, l'institutrice est convoquée
Des parents d'élèves se sont plaints directement auprès de l'Elysée du comportement laxiste d'une professeure d'école primaire d'Albi. Sa faute? Avoir laissé un des gamins associer l'image de Nicolas Sarkozy au concept de méchanceté… Le rectorat l'a convoquée…

A l'école primaire Claude-Nougaro d'Albi, Valérie Fremit, institutrice, fait travailler les enfants de la façon suivante: ils doivent illustrer un sentiment, un caractère. Un enfant choisit d'associer une photo de Nicolas Sarkozy à la méchanceté. Et le tout est mis sur une panneau, comme toujours dans les classes. Jusque-là, rien que de normal dans une école où on respecte l'expression des enfants et dan un pays où le crime de lèse-majesté a été aboli à la Révolution.

Mais une famille se plaint. Pas à l'instit, non. Pas à sa direction, non. Pas au rectorat, non. A l'Elysée. Qui, au lieu de rire au nez des mouchards, déclenche tout un pataquès qui fait que si l'instit' n'est pas rouée en place publique, elle aura de la chance.

Par ailleurs, l'association NS-méchanceté par un enfant, de ceux qui sont les premiers à voir que le roi est nu, n'est pas fortuite. Car je pense aux enfants des gendarmes de Toulouse, humiliées devant les caméras de Lèche2. Je pense aux enfants terrorisés par les fantômes des petits déportés que Nicolator voulait leur imposer. Je pense au petit R. Enthoven qui se cachait les yeux comme honteux d'être exhibé sur les épaules de son futur beau-père intrusif.

NS...C'est pas National-Socialiste???

Toujours la même chose, Monsieur Morel est bien prorpre sous lui. Monsieur Morel s'essuie bien après avoir fait caca. Monsieur Morel est galant avec les dames. Monsieur Morel est un homme raffiné: il change de slip tous les jours. Monsieur Morel ne supporte pas la vulgarité. Monsieur Morel est un homme en tous points parfaits. Monsieur Morel,, pendant l'Occupation auraiit certainement tenu la pporte à l'officier SS dans le métro et giflé le ppetit Juif qui tirait la langue à ce dernier. Monsieur Morel cite ses auteurs. Monsieur Morel se trompe de Prénom tellement il est choqué. monsieur Morel croit avoir à faire à un troll.

Mais Monsieur Morel se garde bien de critiquer le ocntenu de ce que j'écris. Monsieur Morel est zélé. Monnsieur Morel,, fonctionnaire émérite, hors-classe, obéit sans barguigner. Monnsiieur Morel est passé maître en dénonciations, probablement. Monsieur Morel est un chaud défenseur de Meirieu. Monsieur Morel compte bien qu'onn lui accordera l'échelle lettres. Monsieur Morel enragera encore plus en sachant que moi, même en écrivant ce que j'écriis, enn disant cul bite, merde, enculé, j'y suis aussi. Monseiur Morel est en colère. Monsieur Morel me voue aux gémonies. Monnsieur Morel croit m'enfoncer en citant Francis Char. Euh, René Ponge. Monsieur Morel est un monsieur Morel bien lisse. Monsieur Morel prend son petit métietier à coeucoeur...

Écrit par : montaigneàcheval | 05 juillet 2008

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 juillet 2008

Vous allez sans doute me dire des horreurs, mais je vous pose tout de même la question ....
A part vous-même, Monsieur Goldschmidt, qui trouve grâce à vos yeux????

Écrit par : Maminou | 05 juillet 2008

On s'amuse de plus en plus sur ce blog!!!

Écrit par : Hervé | 05 juillet 2008

Montaigne, sur ce coup-là, vous êtes à côté de la plaque.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

Pourquoi tant de haine ?

Écrit par : vignon | 05 juillet 2008

"Je ne vous le fait pas dire, Christophe. Votre clairvoyance me rassure."

Ecrit par : Manu | 05 juillet 2008

Au sujet de Royal, je n'ai jamais dit autre chose. J'ai simplement parfois dit que Sarko était pire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2008


Entendu, Christophe. Je pense pour l'instant le contraire (j'ai voté pour lui au 2ème tour) mais ne suis pas du tout sûr de détenir la vérité -pour autant que ça ait un sens- sur ce sujet là.
Comme beaucoup ici, je pense.

Écrit par : Manu | 05 juillet 2008

Vous allez sans doute me dire des horreurs, mais je vous pose tout de même la question ....
A part vous-même, Monsieur Goldschmidt, qui trouve grâce à vos yeux????

Ecrit par : Maminou | 05 juillet 2008

Goldschmidt, c'est un gars comme ça. Faut faire avec, presser le jus et jeter les déchets à la poubelle (de l'histoire?). Le jus est toujours savoureux, faut juste cracher les pépins qui sont assez nombreux mais, entre les pépins, il écrit vachtément bien.
Je ne suis pas convaincue qu'il trouve grâce à ses yeux. Parfois, je me demande s'il n'a pas abusé du divan d'un psychanalyste ashkénaze?

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2008

J'ai cru remarquer qu'il y avait pas mal d'amateurs d'équidés ici. Alors, pour JPB et les autres:
http://www.emob.fr/dotclear/images/Octobre2007/martine_a_abattoir.jpg

Ecrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Je l'ai reconnue, c'est la petite Martine Aubry.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2008

Non! Vous confondez avec Cécile Aubry (Poly).

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Je ne suis pas convaincue qu'il trouve grâce à ses yeux. Parfois, je me demande s'il n'a pas abusé du divan d'un psychanalyste ashkénaze?

Ecrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Je jure que c'est pas moi ! Sur la tête de ma mère !

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

Sacs à merde, relayés par la chiasse bobo et journalistique du Monde de l'Education.

Suppression des IUFM!!! Trop beau pour être vrai....mais CHAMPAGNE!!!!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 04 juillet 2008
Tiens cela me fait penser à ce que René Char écrivait à Jean Wahl qui avait eu le malheur de dire du mal de Francis Ponge :
"avec vous, Monsieur, la merde ne monte plus cheval ; elle descend au pot !"

Ecrit par : guy morel | 04 juillet 2008

Ça y est, je l'ai retrouvé, la cause de la péroraison de màc. Effectivement, le pauvre bougre semble avoir fait un hors sujet.. Faut venir plus régulièrement, MàC!

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Je ne suis pas convaincue qu'il trouve grâce à ses yeux. Parfois, je me demande s'il n'a pas abusé du divan d'un psychanalyste ashkénaze?

Ecrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Je jure que c'est pas moi ! Sur la tête de ma mère !

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2008
Enfin, Robin, contrairement aux apparences, ashkénaze n'est pas synonyme de psychanalyste! Vous avez le droit d'être ashkénaze sans être psychanalyste.

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Goldschmidt, c'est un gars comme ça. Faut faire avec, presser le jus et jeter les déchets à la poubelle (de l'histoire?). Le jus est toujours savoureux, faut juste cracher les pépins qui sont assez nombreux mais, entre les pépins, il écrit vachtément bien.

Il me fait penser au regretté Reiser. Si j'étais responsable de Charlie Hebdo, j'aurais pris une option sur son message concernant la fusillade de Carcassone. Un vrai morceau d'anthologie.

Quant au dernier message, franchement il aurait pu s'abstenir.

En ce qui concerne Nicolas Sarkozy, on l'a encore pour quatre ans et il faudra s'y faire. Moi, ce qui me reste le plus en travers, c'est ce qu'il fait avec la télévision publique.

Le type le plus "gentil" c'était Bayrou, mais personne n'en voulait. Les Français veulent les Guignol et un sujet d'inspiration qui va avec. Les Palois lui ont même préféré une médiocrité notoire, notoirement méchant qui plus est. A croire qu'on aime ça, dans ce pays, les "méchants".

On aurait eu un gouvernement de centre gauche et une évolution vers une démocratie chrétienne à la scandinave avec les grands problèmes de société réglés à la majorité consensuelle. Les Français ne veulent pas de ça. Il faut en prendre acte. Un point c'est tout.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

Enfin, Robin, contrairement aux apparences, ashkénaze n'est pas synonyme de psychanalyste! Vous avez le droit d'être ashkénaze sans être psychanalyste.

Ecrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Bon, ça fait déjà un fardeau de moins !
;-)

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

Le type le plus "gentil" c'était Bayrou, mais personne n'en voulait. Les Français veulent les Guignol et un sujet d'inspiration qui va avec. Les Palois lui ont même préféré une médiocrité notoire, notoirement méchant qui plus est. A croire qu'on aime ça, dans ce pays, les "méchants".


Ecrit par : Robin | 05 juillet 2008

Vous savez pourquoi mon mari n'a pas été élu conseiller général?......... Parce que "il est gentil". Dans notre commune où ils ont eu à tater de sa méchanceté, de son caractère d'autocrate et de son opiniâtreté, il a été réélu en tête de liste aux municipales et a raflé la majorité absolue pour les cantonales. Son caractère courtois et conciliant lui a porté tort auprès des électeurs des autres communes. Donc, dans six ans, il sera méchant!

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Goldschmidt, c'est un gars comme ça

Quant au dernier message, franchement il aurait pu s'abstenir.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2008

Oui! Il s'est ridiculisé parce qu'il a fait un contre-sens. Ce n'est dommageable que pour lui mais il n'est plus à ça près.

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2008

En ce qui me concerne, il s'était déjà ridiculisé avec son "morceau d'anthologie" sur les militaires de Carcassonne.

Écrit par : Helisenne | 05 juillet 2008

Mais Monsieur Morel se garde bien de critiquer le ocntenu de ce que j'écris. Monsieur Morel est zélé. Monnsieur Morel,, fonctionnaire émérite, hors-classe, obéit sans barguigner. Monnsiieur Morel est passé maître en dénonciations, probablement. Monsieur Morel est un chaud défenseur de Meirieu. Monsieur Morel compte bien qu'onn lui accordera l'échelle lettres. Monsieur Morel enragera encore plus en sachant que moi, même en écrivant ce que j'écriis, enn disant cul bite, merde, enculé, j'y suis aussi. Monseiur Morel est en colère. Monsieur Morel me voue aux gémonies. Monnsieur Morel croit m'enfoncer en citant Francis Char. Euh, René Ponge. Monsieur Morel est un monsieur Morel bien lisse. Monsieur Morel prend son petit métietier à coeucoeur...
Ecrit par : montaigneàcheval | 05 juillet 2008
Pardon,
mais vous vous trompez sur mes intentions ; il n'y avait aucune malignité à votre égard.
GM

Écrit par : guy morel | 05 juillet 2008

Son caractère courtois et conciliant lui a porté tort auprès des électeurs des autres communes. Donc, dans six ans, il sera méchant!

Ecrit par : dobolino | 05 juillet 2008

Vous voulez dire qu'il fait semblant d'être "méchant" ? Alors peut-être n'est-il pas fait pour faire de la politique, du moins en ce moment.

Ceci dit, la "méchanceté" est une qualité mineure et elle le sait.

Il en faut d'autres : l'intelligence et le sens du bien commun.

Un peu plus haut, le génie.

...Mais tout en haut (dans l'ordre surnaturel et tout en bas dans l'ordre naturel), il y a la bonté.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

mais vous vous trompez sur mes intentions ; il n'y avait aucune malignité à votre égard.
GM

Ecrit par : guy morel | 05 juillet 2008

Vous n'avez pas à vous excuser, Guy ; les torts ne sont pas de votre côté. Je crois d'ailleurs pouvoir dire que personne n'a compris la sortie de MàC.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

Bon, je vais aller dormir après avoir lu quelques pages de "La faute du président Loubet" de Jacques Neirynck.

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 05 juillet 2008

@ Montaigneà cheval
Qu'est-ce qu'un homme avec votre talent fait ds l'E N? Quelques belles phrases sur les enfants, entre autres, ds votre dernière intervention, qui tranche avec celles de vos collègues sur le même sujet.
Je voudrais saluer aussi l'héroïsme et l'a-propos de l'un des commentateurs qui a osé, au péril de sa vie et de sa carrière, confiquer à "un pauvre type" -je cite-une trousse où était écrit "Nique Sarkosy" , qq jours après les présidentielles, c'est à dire au mt même où celui qui venait d'être élu du yacht de son ami Bolloré nous faisait un magnifique bras d'honneur!

Écrit par : sarah | 06 juillet 2008

Si on se le rentre bien dans la tête avant d'y aller, on a des chances de sortir par la grande porte.

Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2008

Sauf qu'au sortir de khâgne, la porte est plutôt étroite (@ Jérémy : ne réagissez pas, il n'y a aucun sous-entendu ;o))
Ecrit par : yann | 03 juillet 200

Plus vraiment si étroite depuis qu'en khâgne on a aussi accès à des examens spéciaux pour toutes les grands écoles de commerce, le CELSA et l'équivalence avec les 2 premières années (DEUG). Si on redouble une khâgne on a la licence et on peut présenter Sc.Po

Écrit par : Cadichon | 06 juillet 2008

Ecrit par : montaigneàcheval (entre autres) :
"Monsieur Morel est un chaud défenseur de Meirieu. "

A ce propos, je me permets de relancer puisqu'on ne me répond pas :

Guy Morel a dit le 3 juillet 2008 (voir plus haut) : " ... la fausse opposition entre "républicains" et "pédagogues". De cela, il est temps de sortir."

Intéressant !
Tu peux approfondir ?

Merci,
Eric de LMT , "liste de merde" selon le même Guy Morel ... :-)

Écrit par : Eric | 06 juillet 2008

Bonjour,
Montaigneàcheval, je n'ai rien compris non plus à votre sortie contre Guy... Il semble effectivement que vous ayez compris "à l'envers" le message qui en a été à l'origine... Ce qui n'enlève rien à votre talent d'écriture!
LMT, c'est quoi? Ou qui, plus vraisemblablement?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2008

Retour sur le blog après les oraux de l’agreg. Trop de messages et lus trop vite. Je me permets de répondre à la place de Morel sur la question « pédagogues vs républicains ». Réponse très partielle, bien sûr, et avec laquelle Morel ne sera peut-être pas d’accord.

1. Cette fausse opposition mélange la question scolaire et la question politique : elle est donc d’emblée anti-laïque.

2. Elle suppose une autre opposition, de nature politique cette fois (« démocrates vs républicains »), qui présente l’inconvénient supplémentaire d’importer en France des catégories américaines, en les prenant à rebours qui plus est. La confusion ne peut être plus grande.

3. Cette opposition est franco-française. Totalement incompréhensible ailleurs, alors que le pédagogisme est un phénomène mondial (lié à la mondialisation néolibérale)

4. Cette opposition suppose une confusion entre le souci du bien public et une forme grincheuse de nationalisme.

5. Cette opposition exclut du camp « anti-pédagogue » les catholiques et les conservateurs de droite en général, légitimement attachés à la transmission d’un patrimoine culturel et moral - et pas seulement à la transmission de savoirs scientifiques. Elle exclut en outre ceux de l’autre bord : les héritiers d’un patrimoine de gauche, que la pseudo-gauche actuelle a totalement renié. Bref, elle exclut tout le monde à l’exception des… chevènementistes (ça existe encore ce truc-là ?).

Il ne faut pas se laisser enfermer dans cette dichotomie, qui fait de nous des « réacs », au pire sens du terme, incapables de comprendre les enjeux du présent, prisonniers du « mythe d’un âge d’or qui n’a jamais existé ». Ce sont en effet les pédagos (Monde de l’éduc et autres) qui se sont acharné à nous faire passer pour des « passéistes » et c’est cet argument là qui nous a fait, et continue de nous faire, le plus de mal.

Sur les questions de la démocratie et de l’Etat dans le monde actuel, je conseille le tout petit livre de Jean-Luc Nancy , « Vérité de la démocratie ». C’est la seule chose intelligente qui ait été publiée à l’occasion des cérémonies funèbres de mai 68. On peut y ajouter, pour sa valeur de témoignage – entre autres sur la vraie position des soixante-huitards à propos de l’école – le livre de Virginie Linhart : « Le jour où mon père s’est tu ».

PS à Christophe : LMT, c'est "Les mots-tocsin". Ce sont des antipédagos de gauche, qui ont emprunté ce beau titre à Maiakovski. Pas du tout une "liste de merde" mais trop coupés à mon sens des luttes réelles.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2008

J’ai vu aussi quelques messages sur la « Saint Barthélemy des pédagogues ». Si les IUFM ne trouvent rien de mieux, en guise de contre-proposition au projet ministériel, que de vouloir multiplier par deux le coût du stage, ce n’est pas un massacre mais un suicide. Et si l’on veut un titre-clin d’œil, il serait plus juste d’écrire « Saut fatal des moutons de Panurge de la pédagogie ». Requiescant in pace.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2008

Mais Monsieur Morel se garde bien de critiquer le ocntenu de ce que j'écris. Monsieur Morel est zélé. Monnsieur Morel,, fonctionnaire émérite, hors-classe, obéit sans barguigner. Monnsiieur Morel est passé maître en dénonciations, probablement. Monsieur Morel est un chaud défenseur de Meirieu.( Montaigne àcheval) ????????????????

S'agit-il de GUY Morel ?......Si la réponse est positive c'est qu' il doit probablement y avoir eu une erreur d'interprétation quelque part !.....Incompréhensible!!
Thierryàpied

Écrit par : thierry venot | 06 juillet 2008

"Il ne faut pas se laisser enfermer dans cette dichotomie, qui fait de nous des « réacs », au pire sens du terme, incapables de comprendre les enjeux du présent, prisonniers du « mythe d’un âge d’or qui n’a jamais existé ». Ce sont en effet les pédagos (Monde de l’éduc et autres) qui se sont acharné à nous faire passer pour des « passéistes » et c’est cet argument là qui nous a fait, et continue de nous faire, le plus de mal."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2008

Très sincèrement, Pedro, j'ai vraiment l'impression que diviser le monde en "pédagos" et "anti-pédagos" est à la fois inexact et dangereux. Et, quand vous dites: "nous", je crois de plus en plus, à lire les interventions d'ici, (et comme vous me l'aviez aussi fait remarquer vous-même lors d'une de nos discussions) que cette tentative fédération relève de l'équilibrisme!
Il serait presque plus réalisable, à mon sens, de réussir à réunir autour d'une table tous les gens de bonne foi désirant faire avancer les choses, (et dont certains que vous taxez parfois de "pédagos" font partie.)
Je verrais assez bien, pour initier un mouvement de ce genre, une sorte de synthèse du message que Romuald a posté un peu plus haut...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2008

S'agit-il de GUY Morel ?......Si la réponse est positive c'est qu' il doit probablement y avoir eu une erreur d'interprétation quelque part !.....Incompréhensible!!
Thierryàpied
Ecrit par : thierry venot | 06 juillet 2008
Oui, Montaigneàcheval a pris pour un coup de pied de l'âne ce qui était une plaisanterie sur la façon dont il faisait descendre la m...pédago dans le tinette.

Écrit par : guy morel | 06 juillet 2008

Le fait de faire de la propagande politique en plein cours ne les dérange pas, à partir du moment où cette propagande va dans le même sens que leur vote (consciemment ou non).

Nous sommes ici au coeur de la confusion entre opinion et connaissance. entre conviction et transmission des savoirs (neutres par définition) entre émotion et raison. ( Manu)


C'est très important ce que vous dites-là, Manu, c'est au coeur de ce qui pourrit l'école: cette bien pensance qui frappe fort chez tous les profs avec un point d'orgue pour certains profs d'histoire-géo et d'économie; en lettres, j'ai entendu des choses pas mal aussi, il est vrai! Et dans les collèges, les CPE sont souvent très lourds idéologiquement et ont beaucoup d'influence sur les élèves.
Voilà ce qui nous sépare aussi des Disney-profs: la neutralité à laquelle on s'efforce de se tenir quand eux revendiquent l'opinion en place et lieu de la transmission.
Encore un argument de plus pour envisager l'idée d'un enseignement séparé et choisi.
Il n'est que de voir les débats stériles entre les deux camps pour se dire que rien ne peut plus sortir d'éternelles discussions où chacun reste sur sa position.

Écrit par : Sanseverina | 06 juillet 2008

@ Christophe,

A part quelques irascibles effectivement « passéistes », les « anti-pédagos » ne sont pas dogmatiques. Programmes cohérents et exigeants + liberté pédagogique, « nous » n’avons jamais rien demandé d’autre. Les vrais dogmatiques et les vrais passéistes (puisqu’ils s’accrochent à des utopies des années 70) ce sont ceux qui se sont mis eux-mêmes dans le camp « pédago ». C’est seulement par rapport à cette soumission volontaire à l’idéologie pédagogiste que le mot « antipédago » a un sens. Antipédago = antidogmatique. Le post de Romuald peut être repris tel quel par Reconstruire l’Ecole. Pas besoin de s’asseoir à une table pour ça. Mais soyez sincère à votre tour : combien de formateurs IUFM seraient-ils prêts à souscrire à cette évidence : l’ECJS et les TPE sont « une vraie plaie »? Même après des jours et des nuits de débats superflus, ils ne démordraient pas de leurs certitudes. C’est pourquoi un tel débat entre « personnes de bonne foi » n’a pas lieu d’être. Il serait non seulement inutile mais impossible. Car les pédagos ne sont pas de « bonne foi ». Ils sont simplement dans la foi : une foi délétère portant sur des choses profanes et qui reste donc dans le blabla (ce que Mallarmé appelait le « journalisme ») sans participer à cette ouverture à un au-delà de l’opinion qu’on trouve dans la foi religieuse, dans la pensée, dans l’art ou dans l’amour (je préfère l’amour à la « bonté » de Robin).

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2008

5. Cette opposition exclut du camp « anti-pédagogue » les catholiques et les conservateurs de droite en général, légitimement attachés à la transmission d’un patrimoine culturel et moral - et pas seulement à la transmission de savoirs scientifiques. Elle exclut en outre ceux de l’autre bord : les héritiers d’un patrimoine de gauche, que la pseudo-gauche actuelle a totalement renié. Bref, elle exclut tout le monde à l’exception des… chevènementistes (ça existe encore ce truc-là ?).

Merci à Pedro Cordoba pour sa remarquable mise au point sur la fausse dychotomie (essentiellement journalistique) entre "Démocrates" et "Républicains".

Je voudrais simplement faire remarquer l'existence de Catholiques "républicains" ayant un sensibilité de Gauche fortement attachés à la transmission d'un patrimoine culturel et moral (je pense évidemment au Charles Péguy des Cahiers et à ceux qui pourraient, encore aujourd'hui, se réclamer de sa pensée et de son action, exemplaires au moment de l'Affaire Dreyfus).

Écrit par : Robin | 06 juillet 2008

sans participer à cette ouverture à un au-delà de l’opinion qu’on trouve dans la foi religieuse, dans la pensée, dans l’art ou dans l’amour (je préfère l’amour à la « bonté » de Robin).

Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2008

Je n'employais pas le mot "bonté" dans le sens courant, fade et sentimental du terme. J'ai pensé écrire "sainteté", mais je me suis ravisé à cause de la connotation religieuse du terme.

J'aurais pu écrire le mot "amour", mais avec les mêmes risques.

En fait, je pensais à trois personnes réelles que j'ai un peu connues et qui illustraient (illustrent), à mon sens, de façon éminente trois types humains : le génie, le saint et le grand homme d'Etat : Vladimir Jankélévitch, Serge de Beaurecueil et Maurice Shumann.

A un certain niveau de réalisation ces trois types humains sont des "vases communicants".

J'ai employé aussi à tort l'expression "ordre naturel" à la place "d'ordre social".*

Très important les mots, leur précision ! Plus important encore "l'au-delà des mots" !

Écrit par : Robin | 06 juillet 2008

Maurice Schumann avec un c entre le s et le h !

Écrit par : Robin | 06 juillet 2008

Bravo, Robin.

Il faut parler de Péguy.

http://www.lepoint.fr/actualites-culture/charles-peguy-l-intransigeant/249/0/257755

Écrit par : Steppenwolf | 06 juillet 2008

Merci à Robin pour son commentaire. Ma phrase était assez mal tournée. Je séparais les catholiques (de droite ou de gauche) et les conservateurs de droite (pas forcément catholiques). Mais par catholiques de gauche, je n'entends pas la bienpensance SGEN. Péguy (ou Bernanos), de vrais catholiques, n'avaient rien de commun avec ces gens-là. Je ne suis pas sûr qu'il en existe encore beaucoup de cette trempe. Les "catholiques de gauche" à la mode d'aujourd'hui sont devenus protestants sans même s'en rendre compte.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2008

« Cette opposition exclut du camp « anti-pédagogue » les catholiques et les conservateurs de droite en général, légitimement attachés à la transmission d’un patrimoine »




Extrait et lien de la page « éducation » du parti de l’in nocence de R. Camus . Attention toutefois au reste de la ligne politique du dit « parti » :les militants de gauche classent ce parti à l’extrême droite. Pour ma part, ne connaissant pas suffisamment le dit parti, je me garde bien de juger, dans l’attente d’avis plus éclairés.

http://www.in-nocence.org/pages/parti/prog/prog2_Frameset.html

"Le parti sait bien d'autre part que le corps enseignant, pour une très large part, est déjà, et qu'il a été de longue date, professionnellement, culturellement, idéologiquement, le produit de ce système éducatif même dont il s'agit de constater le délabrement, de mesurer l'inefficacité formatrice, et d'entreprendre la rénovation radicale.

C'est pourquoi le parti de l'In-nocence, dans un premier temps, se propose d'entreprendre la reconstruction de l'École sur la base du plus strict volontariat, base rigoureusement conforme, au demeurant, à ses vues les plus profondes sur l'éducation et sur la connaissance, qui doivent être avant tout des objets de désir, à son avis, et dont il est capital qu'elles soient prodiguées dans les meilleures conditions à ceux qui veulent vraiment se les voir transmettre, et qui de ce seul fait ont le droit de se les voir transmettre, et dans les meilleures conditions.

Ainsi devraient être ouverts un à un, en fonction des désirs exprimés, des établissements d'enseignement conformes au programme ici même exposé, et où n'enseigneraient que des professeurs qui l'auraient voulu, à des élèves qui le voudraient, et selon le vœu de parents qui auraient fait choix pour leurs enfants d'établissements de cette sorte. De tels établissements il n'y aurait pas en plus grand nombre que ne les souhaiteraient ces trois parties concernées, professeurs, parents et enfants. Ils seraient ouverts non tant en fonction des besoins qu'en fonction des désirs exprimés - à charge pour eux de se rendre désirables, s'ils ne l'étaient déjà, auprès du plus grand nombre possible d'intéressés."

Écrit par : uncertain | 06 juillet 2008

Je voulais dire aussi en évoquant la Bonté "tout en haut" que l'amour était au-dessus de l'action politique et du génie et devait les guider.

Plus profondément encore que cet amour pouvait emplir des personnes très simples qui ne sont ni des génies, ni d'éminents hommes d'Etat, des personnes qui ne comptent pas dans l'ordre social où dominent et sont valorisés l'amour de soi, l'opiniâtreté, l'autoritarisme...mais "dont le Nom brille dans le ciel avec les étoiles".

Écrit par : Robin | 06 juillet 2008

la charité est la forme de toutes les vertus

Écrit par : uncertain | 06 juillet 2008

"l'amor che move il sole e l'altre stelle"

Écrit par : TotoWeininger | 06 juillet 2008

Tiens, j’y pensais aussi. Bien vu.

Écrit par : uncertain | 06 juillet 2008

"Pourquoi Dante n’est-il pas canonisé par l’Église ? C’était bien osé à moi de poser une pareille question devant le cardinal archevêque de Paris, que je voyais sourire de mon zèle. On m’a répondu : un docteur n’est pas nécessairement un saint. La sainteté naît de la vertu, non de la sagesse, et la simple vertu n’y suffit pas : il faut une vertu héroïque. Dante avait-il la charité ? Il ne pardonne pas aux injustes et assouvit contre eux sa vengeance. Boniface VIII, la tête et le torse enfoncés dans un trou de feu, gigote les deux jambes en l’air. Ce pape est à la fois torturé et grotesque. Mais la violence, la rancune, la passion de Dante sont sans doute excusables. "
Barrès

Écrit par : uncertain | 06 juillet 2008

"On m’a répondu : un docteur n’est pas nécessairement un saint"

Barrès

Ecrit par : uncertain | 06 juillet 2008

"Lorsque la note d'ancienneté fait défaut, et si l'écrivain a représenté de manière éminente la doctrine de l'Eglise, il reçoit le titre de Docteur de l'Eglise [...]
Lorsqu'on distinguait les "saints" des philosophes, c'était des Docteurs de l'Eglise qu'on entendait parler [...] Rappelons que le Docteur de l'Eglise n'est pas infaillible et que, là où il erre, il ne parle pas comme Docteur"

Etienne Gilson, la philosophie au Moyen-Age

Écrit par : TotoWeininger | 06 juillet 2008

Intéressante, cette notion de "GPS affectif" de Christian Combaz, dont j'vais lu, il y a quelques années, avec le même intérêt, "l'éloge de la vieillesse" :

http://www.in-nocence.org/pages/tribune/tribune.html

Eléments de réflexion sur l’apparition de la violence chez les jeunes d’âge scolaire et les moyens de la juguler par un « GPS affectif ».

La violence juvénile naît d’une incapacité à percevoir la hiérarchie, la géographie sociale entre 0 et 10 ans.
Cette perception quand elle advient s’apparente fort à la triangulation par GPS (global positioning system) . Pour renoncer à s’illustrer ( c'est-à-dire à se définir) par la violence,un enfant doit trouver sa position, sa place, son rôle dans l’ensemble social . Pour cela un certain nombre d’adultes, trois ou quatre, doivent se comporter avec lui comme les satellites dans le système GPS. Ils doivent envoyer vers lui un signal fort, constant, distant.

Fort : la puissance d’émission doit être suffisante.


Constant : le signal ne doit varier ni dans son intensité ni dans sa position. (éviter les attitudes parentales en dents de scie, les déprimes qui alternent avec les moments d’excitation, la sévérité qui succède au laxisme)

Distant : les signaux doivent être assez éloignés de l’enfant pour qu’il ait l’impression qu’il n’est pas assis sur les genoux de l’autorité. Il faut que l’autorité vienne systématiquement d'en haut (combattre le tutoiement par l’enfant en milieu scolaire et les attitudes qui font de l’adulte le copain de l’enfant – lesquelles sont d’ailleurs propices à toutes les dérives, car on met souvent en avant les abus sur mineurs par personnes ayant autorité, mais on néglige de s’apercevoir que dans la plupart des cas, elles n’en ont aucune)

Écrit par : Robin | 06 juillet 2008

Cette affirmation est inexacte, à deux titres.
1. Néo-libéralisme ne veut rien dire, c'est une caricature employée par les anti-libéraux qui démontrent ainsi leur ignorance des principes de la doctrine qu'ils conchient.
Ils prennent pour une conséquence du libéralisme les méfaits de la mondialisation ( dont ils nient tout aussi fermement les bienfaits) qui sont des perversions du capitalisme, et qui elles-aussi sont bien antérieures et n'ont rien de "libéral".La mondialisation et un phénomène qui a commencé avec Christophe Colomb, trois siècles avant le libéralisme. Si on la fait débuter, dans son acception récente, avec l'effondrement mondial du communisme, elle est postérieure à 1990.

2. Le pédagogisme est bien antérieur.
Le pédagogisme est une religion civile, au même titre que le communisme, mais il est né aux USA, dans les années 1920, sous le nom de Progressive Education. Ses prophètes appartenaient pour la plupart à la mouvance pacifiste, admiratrice des Bolcheviques, avec lesquels ils entretenaient des relations suivies (Dewey n'est revenu de son admiration béate pour eux qu'à la fin de sa vie). L'éducation bolchévique fut "pédagogiste" de 1917 à 1931 quand Staline y mit bon ordre.
Donc absolument rien de "libéral" dans cette genèse, bien au contraire, une matrice idéologique commune avec le communisme et le même terrorisme intellectuel pour s'imposer par les mêmes armes( désinformation, procès d'intention, etc)

Le pédagogisme une fausse science, le produit de fausses théories, sociologiques et psychologiques, notamment, et il n'a pu s'imposer, malgré toute cette fausseté, que parce que c'est une idéologie. Elle conjugue plusieurs courants, qui tous érigent en dogmes les théories précitées et jamais vérifiées. Elles sont tellement fausses qu'elles exigent la foi du charbonnier. Contredites par les faits, elles sont plus têtues qu'eux. ( sur ce point l'accord avec PC est total)

On distingue un courant romantique, le puérocentrisme qui est aussi constructiviste donc pas vraiment libéral... et un courant nécessairement liberticide, l'égalitarisme, un thème phare de la gauche.


Il nous faudrait un Petit père des peuples pour expédier les pédagogistes au goulag. Malgré sa taille Sarko ne peut tenir le rôle.
Jusque là, la St Barthélemy restera une image séduisante et l'épuration, un voeu pieux.

Écrit par : Cadichon | 06 juillet 2008

"Mais soyez sincère à votre tour : combien de formateurs IUFM seraient-ils prêts à souscrire à cette évidence : l’ECJS et les TPE sont « une vraie plaie »? Même après des jours et des nuits de débats superflus, ils ne démordraient pas de leurs certitudes."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2008


Pedro, vous aussi semblez commettre l'amalgame: "IUFM = formation des PLC".
Je puis vous parier presque à coup sûr qu'une bonne partie des collègues ayant en charge la formation des PE savent tout juste ce que les sigles "ECJS" et "TPE" veulent dire! Et une grande partie de ceux que je connais, (et j'en connais un paquet), pourraient aussi faire leur le message de Romuald dont nous parlons.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2008

Cadichon :

"constructiviste donc pas vraiment libéral"

"Prodiges et vertiges de l'analogie", comme dirait Jaques.

Écrit par : Pli | 06 juillet 2008

Jacques !

Écrit par : Pli | 06 juillet 2008

Je voudrais saluer aussi l'héroïsme et l'a-propos de l'un des commentateurs qui a osé, au péril de sa vie et de sa carrière, confiquer à "un pauvre type" -je cite-une trousse où était écrit "Nique Sarkosy" , qq jours après les présidentielles, c'est à dire au mt même où celui qui venait d'être élu du yacht de son ami Bolloré nous faisait un magnifique bras d'honneur!

Ecrit par : sarah | 06 juillet 2008

Vous n'avez pas saisi mon propos : je n'ai jamais revendiqué mon geste comme tel. Il n'en reste pas moins que l'EN est devenue une sorte d'État dans l'État : Ce ne sont ni Sarko ni Darcos qui dirigent l'Éducation nationale. On le voit fort bien lorsqu'une bonne partie de la profession descend dans la rue quand il est de nouveau vaguement question d'apprendre aux élèves à lire écrire et compter à travers les nouveaux programmes du primaire.

Dans le même registre, vous souvenez-vous de la "résistance" (le mot est faible) aux directives de de Robien, lorsqu'il a tenté de remettre en cause la méthode globale ?

Le Dogme est tellement bien ancré dans la tête des collègues que la plupart répètent docilement ce que leur dicte l'idéologie à laquelle ils obéissent sans jamais réfléchir. Vous souvenez-vous du niveau d'absurdité des "arguments" des manifestants pré-cités comme quoi la mémorisation empêcherait la compréhension et la réflexion, ce qui revient à dire qu' apprendre ses tables de multiplication empêche d'apprendre à calculer ?

N'entendez-vous pas comme moi mille et une sottises proférées en salle des prof comme quoi "le redoublement ne sert à rien" (ce qui revient à l'abolition pure et simple du mérite, c'est à dire de l'Égalité républicaine proprement dite) ?

Comme quoi ce qui nous arrive "est de la faute de la société" alors que précisément c'est parce qu'on s'évertue à faire rentrer la société et ses travers dans l'École, sous prétexte d'"ouverture sur le monde" et de "modernité" (tiens, au passaage, qu'est-ce que c'est que ce truc ?), que l'École est dans l'état où elle est aujourd'hui ?

Comme quoi "la punition est toujours un échec", ou "l'autorité, je suis contre" alors qu'ils se font quotidiennement violenter par des "élèves" qui sont devenus pas la force des choses de petits voyous ?

Comme quoi il ne faut plus transmettre de connaissances sous prétexte d'"enseigner autrement" ?

Comme quoi "l' École doit lutter contre les inégalités sociales" (tout en faisant précisément le contraire) alors que le seul moyen d'y parvenir serait qu'elle fasse ce pour quoi elle est faite, c'est à dire lutter contre l'ignorance ?

Comme quoi "les élèves doivent s'exprimer" alors qu'ils n'ont rien à dire précisément parce qu'on a rien voulu leur apprendre ?

Comme quoi "il faut lutter contre la violence" alors qu'à travers le refus d'instruire rebaptisé "enseigner autrement", le refus du mérite, le refus de toute autorité, le refus de toute exemplarité sous prétexte que les élèves doivent "construire leur propre savoir", on ne fait pas autre chose que sa promotion ?

Bref, faire son boulot, c'est à dire ne pas oublier que nous sommes là pour transmettre un héritage sans jouer les mères Thérésa de banlieue à tout propos, ne pas s'afficher comme ostensiblement "de gauche" (il y aurait beaucoup à dire là dessus, le maître de ces lieux n'étant pas particulièrement "de droite", par exemple), ne pas réclamer "des moyens pour appliquer les réformes" devient franchement risqué, aujourd'hui plus que jamais.

J'avance à l'ancienneté parce qu'on me reproche d'avoir des "élèves instruits et disciplinés" et que l'on me demande d'"intégrer les propositions des élèves dans mes démarches pédagogiques" (mon dernier rapport d'inspection), c'est à dire en clair qu'on me reproche de faire cours. Et vous ?

Si c'étaient Sarko et Darcos qui dirigaient réellement l'EN, les gens comme moi ne feraient pas -a priori- partie de la lie de l'institution.

Dans mon établissement comme ailleurs, ce sont généralement les médiocres et ceux qui sont dans la ligne qui font carrière (ce sont souvent les mêmes, d'ailleurs), pas les autres.

Et cette ligne n'est pas celle de Sarkozy, encore moins celle de Darcos. Et je ne vois pas ce que le yatch de Sarko vient faire là-dedans, même si je préfèrerais comme vous qu'il soit un peu plus modeste et nettement moins "bling-bling", d'accord avec vous sur ce point.

je ne me suis pas senti "héroïque" le jour où j'ai confisqué cette trousse : juste trés seul.

Écrit par : Manu | 06 juillet 2008

Et une grande partie de ceux que je connais, (et j'en connais un paquet), pourraient aussi faire leur le message de Romuald dont nous parlons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2008

On se demande alors pourquoi les plus éminents représentants du mode de pensée iumf continuent de s'écharper avec les Le Bris, JPB et autres à chaque fois qu'ils se croisent dans des émissions de radio ou de TV!

Écrit par : Sanseverina | 06 juillet 2008

je ne me suis pas senti "héroïque" le jour où j'ai confisqué cette trousse : juste trés seul.

Ecrit par : Manu | 06 juillet 2008

Nous sommes quelques-uns à être dans ce cas à travers des expériences de ce genre. Vous avez raison de le signaler: nous ne sommes plus très nombreux à réagir concrètement en cours face à cette vague de bien pensance et cela peut se traduire par de petites choses comme celle que vous relatez et qui ont leur importance. L'EN est idéologiquement "auto-gérée" et plus personne n'a de prise sur cette grosse baleine qui s'asphyxie.
Je suis d'accord avec votre dernier post exception faite de "la ligne Sarkosy ": en matière d'école franchement, je me demande bien quelle ligne il peut avoir réellement, à supposer que cela soit un problème pour lui ce dont je doute franchement.

Écrit par : Sanseverina | 06 juillet 2008

C'est effectivement là où le bat blesse : JPB a donné récemment le lien d'un article, il me semble, concernant cette ambiguité qui caractérise cette "ligne" pour le moins flottante. On peut supposer ce qu'elle n'est pas, mais pas vraiment ce qu'elle est.

Écrit par : Manu | 06 juillet 2008

C'est effectivement là où le bat blesse : JPB a donné récemment le lien d'un article, il me semble, concernant cette ambiguité qui caractérise cette "ligne" pour le moins flottante. On peut supposer ce qu'elle n'est pas, mais pas vraiment ce qu'elle est.

Écrit par : Manu | 06 juillet 2008

Raaah, quelle saleté ces bugs !!! Désolé pour ces double-post (qui révèlent sans doute une homophobie latente - mais non, je décoooonne).

Écrit par : Manu | 06 juillet 2008

Merci Pedro pour ces (toujours) lumineuses précisions à propos de la "fausse" opposition entre "pédagogues" et "républicains". Bien évidemment elles n'éclairent que faiblement dans le tunnel où nous sommes ...

Chaque point mérite bien sûr qu'on s'y attarde sérieusement, il y va de la remise sur les rails d'un monde enseignant en plein brouillard. Je partage aussi l'avis de Christophe ("réunir autour d'une table tous les gens de bonne foi désirant faire avancer les choses"). Tu le sais à LMT ( http://motstocsin.autonomie.org/ ) , c'était, et c'est toujours, un peu l'objectif ; malheureusement les gens de bonne foi ne sont pas légion et l'écoute des autres, ne semble pas être le chose du monde la mieux partagée... Tu dis que "les « anti-pédagos » ne sont pas dogmatiques", on peut parfois en douter quand ils deviennent eux-mêmes pégagogues et maîtres dans l'art du lobbying, c'est un vieux débat, on en trouve de nombreux échos dans les "Billets d'humeur" ou les "Reflets des débats" de LMT (qu'est-ce d'autre que le GRIP et SLECC sous certains aspects ? mais ce n'est qu'une pique presque affectueuse - Guy et Michel sont habitués - car je crois savoir par exemple qu'ils sont revenus des habituels clichés sur un Freinet ou des raccourcis à propos du plan Langevin-Wallon... ). Il conviendrait d'ajouter un cinquième point à ta courte liste : il y a sur le terrain, sur le tas, au front, pour reprendre une terminologie qui n'a guère cours ici - c'est un prêté pour un rendu -, des enseignants qui enseignent, une masse d'enseignants qui font leur boulot, la plupart du temps fort bien : il serait bon de leur (re)donner la parole ... On ne fera rien sans eux ! S'ils semblent assommés pour l'heure, comme beaucoup dans ce pays où la parole est de plus en plus confisquée, leur expérience, leur sueur quotidiennne, leurs idées et ils en ont, hors des pressions multiples qu'ils subissent ou acceptent, sont sans doute le seul et vrai point d'appui de toute avancée future ... Tu dis qu'à LMT nous sommes de doux rêveurs ... Oui, d'une certaine manière, mais les soixante-dix cloches actuelles forment in fine un petit groupe de résistants indépendants de toute chapelle - même si nombre d'entre eux vont parfois allumer quelques cierges çà et là, justement parce qu'ils sont aussi proches des luttes réelles, les deux pieds en plein dedans à vrai dire - et sans aucun tabou.

Bien à toi,
Yves (Eric, contre le spam ...)

P.S. Je me suis permis de piquer une de tes réflexions (puisque tu n'es plus des nôtres depuis un moment) pour tenter d'éclaicir un débat en cours sur la "disparition" des IUFM et les larmes de crocodile de la bande à Meirieu ; certains se réjouissent, à mon avis, un peu vite :

"D'abord, comme le dit C ..., les "pédagogues" sont dans la place et pour un bout de temps : tout le système fonctionne à partir d'équipes, de projets, de contrats, de compétences avec, en toile de fond, la mise en concurrence, la rentabilité, la méritocratie, le caporalisme. D ... se réjouit d'une possible mise en place d'une sorte de compagnonnage : j'ai bien peur que dans la plupart des cas, à voir les gardes rapprochées des IPR par exemple, nous n'allions carrément vers du bégaudage ou de la cohnitude. La réforme des lycées qui s'annonce est fortement inspirée des lycées expérimentaux ...

Ensuite, les IUFM et leurs équipes intégreront à tous les coups l'université (voir ci-dessous) où ils pourront continuer leur petite cuisine en toute tranquillité. Les "sciences de l'éducation" et leurs gourous n'ont pas vraiment de souci à se faire ; ils versent quelques larmes de crocodile pour la forme, pour mieux négocier leur(s) place(s). Si la piétaille risque de rester sur le carreau - autant d'économiser en termes de postes - les gros bras s'en sortiront ... Je me permets de citer Pédro Cordoba (une de ses interventions sur le forum de Reconstruire l'école où de nombreux documents et analyses sont en lien sur la page d' accueil http://www.r-lecole.freesurf.fr/ ) :

"Lorsqu’ils étaient "autonomes", les IUFM avaient affaire aux Rectorats et à l’Inspection, d'où quand même quelques conflits. Une fois intégrés dans l’Université, ils sont censés dépendre de leur Conseil d’administration. Mais il se trouve que cette instance universitaire a d’autres chats à fouetter, surtout en période de renouvellement total de la gestion et des cursus. En plus, de nombreux Présidents d’Université sont des juristes ou des médecins qui n’ont rien à dire sur la formation des enseignants. Et même lorsqu’il s’agit de scientifiques ou de littéraires, les universitaires de façon générale ne s’intéressent pas le moins du monde à la didactique, à la pédagogie et à toutes les merveilles made in IUFM. On ne voit donc pas comment ils pourraient contrôler de quelque façon que ce soit la nature des formations délivrées en IUFM. Ces derniers l’ont bien compris qui ont lancé un plan extravagant de "mise en conformité" de l’année de stage avec la loi Fillon. En gros, supprimer tout ce qui pouvait rester de "disciplinaire" dans cette formation et mettre en place un "référentiel de compétences" informatisé (on parle même de carte à puce), qui suivra les professeurs tout au long de leur carrière depuis leur stage jusqu’à leur départ à la retraite. Toutes les "évaluations" successives y seront consignées, toutes les "erreurs" (fréquentes et normales en début de carrière), tous les "conseils" que les "experts en sciences de l'éducation" leur ont donnés et dont ils n’ont pas su ou pas voulu "profiter". Les "mauvaises têtes" seront repérables d’un simple clic. Y compris 15 ou 20 ans après leur passage en IUFM. C’est la réalisation effective des "sociétés de contrôle" dont Foucault et Deleuze avaient su voir – et dénoncer – les prémisses. Certains formateurs en IUFM ont protesté contre cette vision orwellienne de la "professionnalisation des enseignants". Ils ont par exemple proposé qu’on garde au moins un "module de culture générale". Réponse (garantie authentique) : "la culture générale n’est pas une compétence"."

Yves,
très pessimiste ...

Réaction de la CDIUFM après le discours du Président de la République annonçant la fin des IUFM
Pour une formation universitaire et professionnelle des enseignants
A l’issue du discours de Nicolas Sarkozy devant les acteurs de l’administration de l’éducation nationale ce 2 juin 2008, la CDIUFM (Conférence des directeurs des IUFM) précise dans un communiqué les points incontournables de tout projet ayant pour ambition la formation universitaire mais aussi professionnelle des enseignants.

La conférence des directeurs d’IUFM se félicite de la prise de décision politique de reconnaître la formation initiale des enseignants par un diplôme universitaire de master. Cela correspond à l’une de ses demandes récurrentes depuis plusieurs années.

Cela entérine un état de fait : les enseignants reçoivent cinq années de formation post baccalauréat dont la grande sélectivité des concours garantit le haut niveau de qualité.

Ancrée désormais à la recherche, comme toute formation de master, la formation devrait encore élever globalement le niveau de qualification des enseignants français et faciliter leur mobilité européenne en alignant leur niveau de diplôme sur celui en usage dans les autres pays de l’Union.

Le recrutement des enseignants à l’issue de deux années de master fait écho à l’une de nos analyses qui considère la place du concours au beau milieu du processus de formation comme un obstacle à la qualité de cette dernière.

Aujourd’hui, quatre années de formation académique, dont la dernière est une année de bachotage, sont trop fortement déconnectées d’une année de formation professionnelle, véritable année de surmenage pendant laquelle les professeurs débutants manquent de temps et de recul pour mener de concert formation et début d’exercice. Une telle organisation a l’inconvénient majeur de juxtaposer -sans les articuler- l’acquisition des savoirs académiques et celle des compétences professionnelles. Et il faut souligner, contre une opinion répandue, que ces dernières relèvent d’un haut niveau universitaire au même titre que les premières, même, et peut-être surtout, pour enseigner à de jeunes enfants ou à des publics réputés « difficiles ». Un cursus cohérent de master en deux années de formation universitaire articulant étroitement formation académique et formation professionnelle est donc nécessaire. Il devient aujourd’hui possible.

Sans doute un recrutement à bac+3 eut-il été préférable : à l’instar de la formation des médecins ou des ingénieurs, une formation est plus sereine et plus efficace si le recrutement sélectif se situe en amont. Un recrutement à bac+5 va inévitablement différer d’une année l’insertion dans la vie professionnelle, avec le risque de freiner la vocation des étudiants matériellement les plus en difficulté, voire de réduire le vivier des étudiants se destinant aux professions enseignantes. Des mesures d’aide socio-économique seront certainement nécessaires pour corriger ces probables effets.

Les IUFM sont en passe d’être tous intégrés aux universités. Ils sont une des composantes universitaires. Il n’y a donc plus lieu d’opposer les IUFM aux universités.

Il s’agit de mettre l’ensemble des ressources et des compétences actuellement réparties entre les IUFM et les autres départements universitaires au service de la construction d’une formation des enseignants qui dispense à la fois un très haut niveau de connaissances académiques et une compétence professionnelle efficace et adaptable aux évolutions à venir. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche peut aujourd’hui faire signe aux IUFM et aux autres départements universitaires pour qu’ils se mettent au travail et élaborent ensemble les maquettes de nouveaux masters, adaptés aux disciplines et aux niveaux d’enseignement, premier comme second degré, et répondant aux exigences tant académiques que professionnelles. Les IUFM et les départements universitaires disposent ensemble des ressources et de la volonté nécessaires pour y parvenir. Il est bien entendu nécessaire que toutes les universités, et pas seulement celles qui ont intégré un IUFM, puissent s’atteler à cette tâche.

La réussite de leur entreprise reste cependant tributaire des décisions qui seront prises par le ministère de l’Éducation nationale sur les contenus des concours. Si ceux-ci n’intégraient pas une part significative d’évaluation des compétences professionnelles des candidats, ces derniers résisteraient difficilement à la tentation du bachotage d’épreuves à caractère seulement académique. Personne ne remet en cause la nécessité d’épreuves à caractère académique permettant de vérifier que les futurs enseignants maîtrisent pleinement les savoirs qu’ils auront à enseigner. Les épreuves à caractère professionnel ne sont pas moins nécessaires. Enseigner requiert des aptitudes à la communication, à la relation, à l’organisation,... un sens de l’autorité qui doivent être vérifiés. Seule une épreuve pratique, dans une classe réelle, devant de vrais élèves, peut garantir la vérification de ces aptitudes. En effet, si l’on veut vraiment, comme certains, se prémunir contre le « pédagogisme », on ne doit pas se contenter d’une épreuve professionnelle qui se limiterait à la production par le candidat d’un discours sur la pratique, on doit exiger un passage à l’acte.

Le président de la République parle « d’exercice de l’autorité devenu plus difficile », de « complexité croissante » de la mission des enseignants, d’exigence de « pédagogies de plus en plus différenciées ». Ce sont là des réalités qui plaident pour une formation professionnelle et académique de haute qualité dans laquelle les composantes IUFM des universités ont toute leur place. Par contre, mettre en place des masters à caractère exclusivement académique, renvoyant la formation professionnelle au compagnonnage pendant la première année d’exercice reviendrait à fragiliser davantage les jeunes enseignants et à appauvrir la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves qui leur sont confiés. Dans toute profession, tout début de carrière nécessite une formation d’adaptation au poste de travail ; les collègues proches peuvent alors jouer un rôle non négligeable, mais cela ne se substitue pas à une formation initiale de qualité et n’en dispense pas.

En tant que composantes des universités, et en collaboration étroite avec les autres composantes, les IUFM sont prêts à relever le défi de l’élévation qualitative de la formation des enseignants. Pour les IUFM, ce ne sera pas - comme certains en rêvent- une fin, mais un nouveau départ.

Conférence des Directeurs d’IUFM - 2 juin 2008

Écrit par : Eric | 06 juillet 2008

"Personne ne remet en cause la nécessité d’épreuves à caractère académique permettant de vérifier que les futurs enseignants maîtrisent pleinement les savoirs qu’ils auront à enseigner."

Conférence des Directeurs d’IUFM - 2 juin 2008

Ecrit par : Eric | 06 juillet 2008

Cette phrase me paraît avoir son importance... Même si le terme "académique" ne me semble pas totalement approprié.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2008

Il en y a qui trouvent que les pédagogues sont les alliés objectifs des libéraux.

J'ai toujours trouvé cette notion d'alliés objectifs idiote, ou pire, d'une profonde mauvaise foi, car elle permet d'amalgamer, de fourrer dans un même sac, des gens qui ne sont d'accord sur rien, par le simple fait qu'une tierce personne estime qu'elles concourent à un but commun.

Si j'écrase un candidat au suicide, je suis son allié objectif ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Que je me suis trouvé sur la mauvaise route au mauvais moment ? Et alors ? C'est bien tout ce que j'ai en commun avec le suicidé.

Pour en revenir à notre discussion, les buts et les moyens des pédagogistes sont opposés à ceux des libéraux.

Mais, si par leur bêtise, ceux-là mettent en évidence les défauts d'un système d'éducation étatisé, deviennent-ils pour autant des alliés ou des amis de ceux-ci ?Bien sûr que non, pas plus que mon suicidé et moi ne devenons pas copains.

C'est bien beau de se gorger de mots, de jouer dessus (car je vois déjà certains me répondre «qu'«alliés objectifs» ne veut pas dire «alliés»). Mais la rigueur et l'honnêteté, ça ne fait pas de mal.

Quelques remarques :

@ Manu :

«plus de "fachos" à gauche qu'à droite pour l'instant (expérience confirmée par beaucoup)»

Le terme «fasciste» a été galvaudé par les communistes qui, drapés dans leur anti-fascisme présumé, baptisaient (et, hélas, pour les plus cons, baptisent encore) «fasciste» n'importe quel individu en désaccord avec eux.

Un terme finalement plus précis car moins galvaudé pourrait être «liberticide». Et je suis d'accord, il y en a plus à gauche qu'à droite (il suffit de lire les commentaires de ce blog).

Je suis aussi d'accord avec vous sur l'homophobie : problème mineur (le jour où tant de problèmes sociaux auront été réglés que je considèrerai l'homophobie comme prioritaire, j'ouvrirai le champagne.) n'ayant pas sa place à l'école (comme les autres problèmes sociaux).

Désolé, Jeremy, ce n'est pas parce que vous avez un problème qu'il doit être la priorité du pays, et en particulier de l'école (c'est y pas cette attitude qu'on appelle communautarisme et qu'on pourfend chez les barbus ?)

«Aucun de mes collègues n'avait jugé utile de confisquer l'objet avant moi. Le fait de faire de la propagande politique en plein cours ne les dérange pas, à partir du moment où cette propagande va dans le même sens que leur vote (consciemment ou non).»

Une amie prof (je suis un des rares à ne pas être prof, ici) m'a raconté cette scène amusante en salle des profs d'un collègue s'offusquant de tracts sarkosystes dans l'enceinte de l'école alors que lui-même collait à tours de bras des affiches ségolénistes. Le comique de la situation n'a pas semblé le frapper. Elle a retenu la réplique qui lui brulait les lèvres par crainte de se faire mal voir (c'est à ces petits riens qu'on comprend la formidable liberté d'expression dans le corps enseignant).

***********

Je rappelle (mais je crois que beaucoup l'ont compris sur ce blog) que le monde est dur, frustrant, qu'il est du devoir des adultes, parents et enseignants, de discipliner les enfants, pour les préparer à affronter ce monde.

Dans les devoirs des adultes vis-à-vis des enfants, il y a protéger et encadrer. Encadrer, ça veut dire, d'une manière ou d'une autre, frustrer, c'est pénible.

Mais ne faire que la moitié de son devoir, protéger, parce que l'autre moitié, encadrer, n'est pas gratifiante, c'est un abandon de poste en présence de l'ennemi.

Protéger et encadrer, c'est entreprendre de faire des enfants des hommes libres et responsables (bel objectif libéral !).

Ne pas encadrer, c'est faire d'éternels adolescents.

Écrit par : Franck Boizard | 06 juillet 2008

Un petit coup de saupoudrage-bonne conscience pour bien commencer les vacances ?
Un petite message d'une à qui l'on a fait croire aux vingt-quatre heures chrono, plus vite que La Redoute, aux stages de remédiation qui concurrenceront Acadomia et réduiront la fracture sociale, aux bienfaits de l'intégration à la sauce Montchamp et qui a besoin de sous, la pauvre.
Pourvu qu'elle ne choisisse pas de leur faire revoir futur simple de l'indicatif et conditionnel présent !

"Salut

J'ai été choisie pour faire le stage de juillet et je me retrouve avec 5 élèves (4 CM1 et 1 CM2) dont 3 handicapés (retard mental).
Je suis très sceptique quant à l'utilité de ce stage (l'appât du gain est fort) et du coup je m'interroge: QUE FAIRE?

Je ne voudrai pas les dégoûter à jamais de l'école avec un stage ennuyant, je préférerai une approche ludique...

Alors avez-vous déjà fait votre emploi du temps?"

Écrit par : c. cru | 06 juillet 2008

un PETIT message

Écrit par : c. cru | 06 juillet 2008

Franck Boizard :

"Il en y a qui trouvent que les pédagogues sont les alliés objectifs des libéraux.

J'ai toujours trouvé cette notion d'alliés objectifs idiote, ou pire, d'une profonde mauvaise foi, car elle permet d'amalgamer, de fourrer dans un même sac, des gens qui ne sont d'accord sur rien, par le simple fait qu'une tierce personne estime qu'elles concourent à un but commun.

Si j'écrase un candidat au suicide, je suis son allié objectif ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Que je me suis trouvé sur la mauvaise route au mauvais moment ? Et alors ? C'est bien tout ce que j'ai en commun avec le suicidé.

Pour en revenir à notre discussion, les buts et les moyens des pédagogistes sont opposés à ceux des libéraux.

Mais, si par leur bêtise, ceux-là mettent en évidence les défauts d'un système d'éducation étatisé, deviennent-ils pour autant des alliés ou des amis de ceux-ci ?Bien sûr que non, pas plus que mon suicidé et moi ne devenons pas copains.

C'est bien beau de se gorger de mots, de jouer dessus (car je vois déjà certains me répondre «qu'«alliés objectifs» ne veut pas dire «alliés»). Mais la rigueur et l'honnêteté, ça ne fait pas de mal."



Pour que votre exemple soit en rapport avec la notion en question, il faudrait que vous-même soyez un candidat à l’homicide, que ce ne soit pas à votre corps défendant que vous tuiez le suicidaire, et que celui-ci ne se trouve pas par hasard dans vos parages.

Vous trouvez idiote une notion qui distingue les intentions affichées des véritables (de celles que l’on a, au fond), mais vous soupçonnez de mauvaise foi ceux qui en font usage - c’est-à-dire que vous pratiquez la même distinction.

Vous connaissez les buts des pédagogistes, vous ? Etrange, comme cette multiplicité qui n’a pas d’autre unité que de rendre impossible l’excellence (mais au profit d’une autre idée de l’excellence, et non d’un égalitarisme quelconque, comme le croient tous les naïfs) en dérogeant à l’enseignement classique par l’apport de méthodes hâtivement déduites d’une disparités de recherches, se trouve de plus en plus désignée comme un ensemble homogène et aisément repérable. C’est peut-être aussi parce que le mot se galvaude que Guy Morel disait qu’ "il était temps d’en sortir".

(Certes les raccourcis sont pris, ici, mais votre honnêteté fait que vous ne manquerez pas d’en saisir la rigueur).

Écrit par : Pli | 06 juillet 2008

De retour après qq pbs techniques... Va me falloir une session de rattrapage, je le crains !
Sans rapport avec les garçons et les filles (quoique, finalement...), un texte de pétition reçu de "Riposte laïque", à soutenir et à diffuser si vous l'approuvez :

APPEL POUR QUE MOHAMED SIFAOUI BÉNÉFICIE D'UNE PROTECTION POLICIÈRE

Pétition à signer sur http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1830

Paris le 17 juin 2008


A l'adresse de Monsieur le Président de la République,
A Monsieur le Ministre de l'Intérieur,
A Messieurs les parlementaires,
A la France entière,


Mohamed Sifaoui est un journaliste et écrivain d'investigation indépendant. Le 11 février 1996 a marqué sa chair au fer rouge à jamais. Ce jour-là, alors qu'il travaillait au siège du «Soir d'Algérie », un attentat à la bombe pulvérise les locaux du journal et une partie de la Maison de la presse qui abritait la presse indépendante algérienne. Ce jour-là, il s'en est fallu de 5 minutes pour que Mohamed Sifaoui trouve la mort. Ce jour là, Mohamed Sifaoui ramasse horrifié ce qui reste des corps sans vie, déchiquetés, de ses collègues, de ses camarades, de ses amis, pour ainsi dire de ses frères...

5 jours plus tard, l'attentat était revendiqué par les terroristes du GIA dans la revue islamique Al-Ansar publiée à Londres

Depuis, Mohamed Sifaoui, aujourd'hui marié et père de 2 enfants, n'a cessé d'être hanté par les visions d'horreurs de ce jour noir du 11 février 1996 où sa vie a basculé dans un gouffre. Depuis ce jour du 11 février 1996, Mohamed, souvent seul et abandonné, n'a cessé de lutter contre l'instrumentalisation de l'Islam à des fins terroristes. Il défend une lecture intelligente et philosophique des textes coraniques qu'il oppose violemment à une lecture littérale et sans aucun recul. Il prône la liberté de conscience de chaque individu.

A partir de 1999, c'est un mariage d'amour qui unit l’écrivain musulman éclairé avec la France des Lumières où il émigre comme réfugié politique. Depuis 2002 Mohamed a publié pas moins de 6 livres contre l'intégrisme islamiste, donné des dizaines de conférences et d'interviews, il a témoigné au procès de Charlie Hebdo en faveur du journal, il a soutenu Robert Redeker lorsque ce dernier fut menacé de mort par un intégriste...

Est-ce pour autant que Mohamed est en accord avec le pamphlet publié par Robert Redeker sur l'islam ? Est-ce pour autant que Mohamed Sifaoui apprécie les dessins de Charlie Hebdo ou du journal danois par qui toute la polémique des caricatures a commencé ? A ces questions, Mohamed vous répondrait avec cette humilité que nous lui connaissons qu'il est « un musulman laïque et démocrate qui refuse la compromission avec l'islamisme», qu'il épouse la pensée voltairienne, qu'il ne fait, au fond, ce qui au fond de son cœur lui semble être juste. Mohamed Sifaoui est l'étendard de la majorité écrasante et néanmoins bâillonnée des français de confession musulmane dont un sondage de l'hebdomadaire catholique paru en janvier 2006 - quelques jours avant le début du ramadan et une semaine à peine après les propos cinglants de Benoît XVI sur l'islam faisait voler en éclats les préjugés anti-musulmans véhiculés par certains politiques surfant sur le repli identitaire. Un sondage où 94% des français de confession musulmane sondés étaient favorables à la laïcité ; 73% favorables à la séparation de l'Etat et des religions ; 91% favorables à l’égalité entre hommes et femmes ; 78% récusaient la violence, en général, et l’idée de la lapidation des femmes adultères en terre d'islam, en particulier ; 46% trouvaient acceptable qu’un musulman se convertisse au christianisme ; et enfin 69% trouvaient normal qu’une fille musulmane épouse un non-musulman.

Il y a 6 mois pourtant, sans aucune justification, la protection policière sous laquelle il vivait depuis 2003 lui a été retirée. Depuis 6 mois Mohamed Sifaoui, abandonné, vit « comme une colombe dans les rues d'une grande ville » écrivait Hrant Dink un jour avant son assassinat en Turquie par un jeune militant d'extrême droite. Comme tant d'autres de ces journalistes courageux qui luttent contre tous les intégrismes. Comme Jaurès autrefois, il continue consciencieusement son travail. Parce que, comme l'a dit ce dernier, le « courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

Alors que la France tient un discours ambigu sur l'intégrisme et l'ensemble des musulmans, plongeant dans le communautarisme et que l'affaire de l'annulation d'un mariage pour cause de non virginité du tribunal de Lille attire l'attention des médias et des politiques, Mohamed Sifaoui lui, s'est toujours tenu à une ligne droite et ferme face à l'intégrisme qu'il condamne comme peu d'entre nous auraient le courage de le faire. Est-ce pour le remercier que la France, patrie autoproclamée des droits de l'Homme, enlève à Mohamed la protection policière qui lui était de bon droit attribuée. Aujourd'hui, Mohamed Sifaoui serait en droit de se demander si les valeurs universelles pour lesquelles il a épousé la France s'appliquent aussi à lui. La France aurait-elle menti à Mohamed sur ses qualités essentielles ? Il est paradoxal de pointer du doigt les pays « orientaux » pour leur manque de démocratie lorsque nous-mêmes supprimons à nos journalistes qui se battent au quotidien pour notre démocratie l'assurance de leur sécurité physique.

Ce vendredi 13 juin, après avoir reçu une quantité innombrable d'insultes et de menaces qu'il ne compte plus, ce qui devait arriver arriva, et Mohamed a été agressé dans Paris par un individu qui a intenté à sa vie sans que personne ne bouge. Mohamed ainsi qu'un témoin de la scène ont formellement reconnu l'agresseur que les services de la section antiterroriste de la Brigade Criminelle ont identifié comme le frère de deux islamistes notoirement connus. L'un d'eux purgeant une peine de prison en France pour activités terroristes et le second, un activiste du GSPC (Groupement Salafiste de Prédication et de Combat), a été expulsé vers l'Algérie. Cet incident n'est donc pas un hasard. Ce n'est pas une agression quelconque. N'en doutons pas, Mohamed a bien été agressé par un islamiste parce qu'il représente un danger pour l'islamisme radical. Certains osent encore répondre à Mohamed qu'il n'avait qu'à pas jouer avec le feu. Ceux-là sont du même acabit que les intégristes qui répondent à une femme qui s'est fait violer, qu'elle n'avait qu'à pas se promener en jupe. C'était hier...

Nous sommes vigilants sur le fait que depuis les attentats du 11 septembre 2001, nous assistons à une banalisation des discours racistes envers les musulmans de la part de médias ou de politiques surfant sur la peur de l'islam et le repli identitaire., Nous entendons ainsi attirer l'attention de l'ensemble des médias et politiques. Si la critique de toute idéologie religieuse et politique est le fondement de notre démocratie sur lequel, comme Mohamed nous ne céderons pas, en revanche nous ne pouvons tolérer les manipulations communautaristes ouvrant à forcer au repli identitaire des citoyens français de confession musulmane à de basses fins financières ou électoralistes. Nous ne pouvons tolérer la haine à l'encontre de l'ensemble des musulmans de France dont la majorité réduit au silence est fermement attachée aux fondements de notre République et au vivre ensemble laïc. Nous ne pouvons tolérer qu'il s'instaure au sein de la patrie des Droits de l'Homme, pour quelque raison que ce soit, des citoyens de seconde classe.

Le combat contre l'intégrisme islamiste ne se gagner qu’avec le concours de nos concitoyens de confession musulmane logiquement les premiers touchés par ce fléau. En tant qu'acteurs associatifs et politiques, nous sommes conscients que le combat républicain et laïc que la France et le monde doivent livrer aujourd'hui contre l'intégrisme n'est pas le combat des chrétiens, des juifs et des athées contre les musulmans. Comme il n'était pas au siècle des Lumières ni en 1905 celui des athées contre les chrétiens. Le combat qui doit se livrer aujourd'hui est celui de l'ensemble des esprits éclairés, quelque soit leurs croyance ou non croyances, contre les forces obscurantistes qui tentent de diviser les peuples afin de mieux les asservir. La France généreuse et laïque accepte en son sein tous ces enfants comme au temps où Aragon l'unissait en un poème. Aujourd'hui, plus de 60 ans après la libération du pays du nazisme, ensemble nous faisons nôtres ces vers dans notre lutte contre tous les intégrismes, quelque soit notre croyance ou notre non croyance, quelque soit notre orientation sexuelle ou notre sexe, quelque soit la couleur de nos peaux. Nous les déclinerons à l'infini des citoyens laïcs que nous sommes :

« Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat ».

Pour que les mots Liberté, Égalité et Fraternité s'appliquent autant à Mohamed qu'à Robert et éclairent encore en lettres d'or le ciel bleu de France.
Pour que ce père de famille, marié avec 4 enfants, ne soit pas la énième victime de l'intégrisme et de notre individualisme honteux.
Pour que nous ne laissions pas Mohamed devenir l'objet de politiques dont la morale ne vaut guère mieux.
Pour que la voix forte de Mohamed Sifaoui continue à hurler dans les oreilles des intégristes « de Dunkerque à Tamanrasset »
Nous nous déclarons tous unis et entendons, en vertu de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948 qui stipule que « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne », rendre responsable le gouvernement français de toutes agressions dont pourrait faire l'objet la personne de Mohamed Sifaoui et exigeons qu'il recouvre dans les plus brefs délais et sans conditions à la protection policière qui lui a été injustement retirée.

Contre tous les intégrismes, une seule arme : l'intégrité.
Protégeons Mohamed Sifaoui, il est le cœur et l'âme de notre République libre, égalitaire, fraternelle, indivisible et laïque.

Associations signataires : : Athétürk, association franco turque athée et laïque ; Hanimeli, l'Association des Femmes Turques de Lyon ; Association Horizons Turcs ; Association Turquie Européenne ; Association Faire Le Jour, pour la défense des Libertés, des droits de l'Homme, et de la Laïcité ; Atheisme.org ; Association Vox Populi ; Association Des Libres Penseurs de France ;
Personnalités signataires : : Marie-Odile Novelli, Vice présidente Verte du Conseil régional Rhône Alpes ; Alain Lipietz, Député Vert Européen ; Caroline Fourest, journaliste et écrivain ; Noël Mamère, député-maire Vert de Bègles ; Gaye Petek, membre du Haut Conseil à l'Intégration (HCI) et membre du Haut Comité de Réflexion sur la Laïcité à l'Ecole ; Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts ; Jadée Dubois, UMP, Présidente Nationale des élus de Banlieue ; Ali Kazancigil, Politicologue, essayiste turc ; Benmerad Djamal, écrivain et poète algérien ; Defne Gürsoy, journaliste et écrivain turque ; Guinefoleau Rémy, Directeur Territorial Conseil Régional PACA ; Paul Landau, chercheur et journaliste israëlien ; Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS (CEVIPOF) attaché au Centre de Recherches Politiques de Sciences Po ; Anne Zelensky, présidente de la Ligue des Droits des Femmes ; Jacques Muller, Sénateur-Maire socialiste du Haut-Rhin ; Philippe Lamberts, Porte-parole du Parti Vert Européen ; Robert Redeker, philosophe

Écrit par : FGuichard | 06 juillet 2008

a) La jeune collègue ne croit pas à l'efficacité des stages de remédiation.

b) Elle les fait quand même parce qu'elle a besoin d'argent.

c) Elle a cinq élèves dont trois handicapés mentaux légers, sur deux niveaux.

d) Elle n'envisage apparemment pas de faire un travail différent selon les élèves et les niveaux. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est pareil !

c) Elle décide de "faire du ludique" (la même chose avec tout le monde) : "Je ne voudrais pas les dégoûter à jamais de l'école avec un stage ennuyant."

Mais elle ne veut pas non plus essayer de les repréparer à l'école avec un stage où elle alternerait judicieusement l'effort ("l'ennui" dans son langage) et le délassement.

Elle n'envisage pas non plus un seul instant que le travail scolaire puisse être intéressant.

Alors pourquoi a-t-elle choisi d'exercer ce métier ?

C'est consternant.

Écrit par : Robin | 06 juillet 2008

Tout aussi consternant, Robin...
La source de ces lignes est la même que celle de c.cru ...

"J'ai dans l'idée de leur faire écrire une petite nouvelle policière. Ca va permettre de travailler un peu de compréhension et de voir tout en douceur sans forcer.
Pr les math, aucune idée !!!
Et c'est vrai que moi aussi je me demande bien comment les motiver, les pauvres. Je les plains !!! "

Écrit par : c.cuit | 06 juillet 2008

""Un sondage où 94% des français de confession musulmane sondés étaient favorables à la laïcité ; 73% favorables à la séparation de l'Etat et des religions ; 91% favorables à l’égalité entre hommes et femmes ; 78% récusaient la violence, en général, et l’idée de la lapidation des femmes adultères en terre d'islam, en particulier ; 46% trouvaient acceptable qu’un musulman se convertisse au christianisme ; et enfin 69% trouvaient normal qu’une fille musulmane épouse un non-musulman""



""Nous ne pouvons tolérer la haine à l'encontre de l'ensemble des musulmans de France dont la majorité réduit au silence est fermement attachée aux fondements de notre République et au vivre ensemble laïc. Nous ne pouvons tolérer qu'il s'instaure au sein de la patrie des Droits de l'Homme, pour quelque raison que ce soit, des citoyens de seconde classe.""


Le soutien est humain , nécessaire , mais ce serait encore mieux si cette majorité écrasante de musulmans modérés ( les chiffres donnés sont surprenants ) se mobilisait , pour une fois , afin de prouver et d'exprimer haut et fort leur soutien sincère à Mohamed . Ce serait en même temps le moyen de nous convaincre que l'islam modéré n'est pas qu'un fantasme français et de faire disparaître toute ambiguïté .
Donc , puisque le temps est aux libérations et au coming out , mettre ainsi un terme à la peur de l'islam et au repli communautaire .

Écrit par : Amélie | 06 juillet 2008

@Yves ou Éric
Guy et Michel sont habitués - car je crois savoir par exemple qu'ils sont revenus des habituels clichés sur un Freinet ou des raccourcis à propos du plan Langevin-Wallon... ).

Pourriez-vous préciser quand et sous quelle forme Michel Delord et moi-même aurions épousé les "habituels clichés sur un Freinet ou les raccourcis sur le plan Langevin-Wallon" avant d'en "revenir".
Faudrait voir à ne pas raconter n'importe quoi !
GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

@Yves ou Éric
Guy et Michel sont habitués - car je crois savoir par exemple qu'ils sont revenus des habituels clichés sur un Freinet ou des raccourcis à propos du plan Langevin-Wallon... ).

Pourriez-vous préciser quand et sous quelle forme Michel Delord et moi-même aurions épousé les "habituels clichés sur un Freinet ou les raccourcis sur le plan Langevin-Wallon" avant d'en "revenir".
Faudrait voir à ne pas raconter n'importe quoi !
GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

@Yves ou Éric
Guy et Michel sont habitués - car je crois savoir par exemple qu'ils sont revenus des habituels clichés sur un Freinet ou des raccourcis à propos du plan Langevin-Wallon... ).

Pourriez-vous préciser quand et sous quelle forme Michel Delord et moi-même aurions épousé les "habituels clichés sur un Freinet ou les raccourcis sur le plan Langevin-Wallon" avant d'en "revenir".
Faudrait voir à ne pas raconter n'importe quoi !
GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

@Yves ou Éric
Guy et Michel sont habitués - car je crois savoir par exemple qu'ils sont revenus des habituels clichés sur un Freinet ou des raccourcis à propos du plan Langevin-Wallon... ).

Pourriez-vous préciser quand et sous quelle forme Michel Delord et moi-même aurions épousé les "habituels clichés sur un Freinet ou les raccourcis sur le plan Langevin-Wallon" avant d'en "revenir".
Faudrait voir à ne pas raconter n'importe quoi !
GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

"Le combat contre l'intégrisme islamiste ne se gagner qu’avec le concours de nos concitoyens de confession musulmane logiquement les premiers touchés par ce fléau. En tant qu'acteurs associatifs et politiques, nous sommes conscients que le combat républicain et laïc que la France et le monde doivent livrer aujourd'hui contre l'intégrisme n'est pas le combat des chrétiens, des juifs et des athées contre les musulmans. Comme il n'était pas au siècle des Lumières ni en 1905 celui des athées contre les chrétiens. Le combat qui doit se livrer aujourd'hui est celui de l'ensemble des esprits éclairés, quelque soit leurs croyance ou non croyances, contre les forces obscurantistes qui tentent de diviser les peuples afin de mieux les asservir."

Je ne connais pas Mohamed Sifaoui, mais j'aime bien "l'angle d'attaque" du texte de la pétition (l'idée que le combat contre l'intégrisme, pour la laïcité, la tolérance, le droit à l'humour... ne se gagnera pas contre, mais avec les Musulmans) et ce qu'il écrit sur son blog. Je lui adresse mes amitiés et mes encouragements pour son combat. Je signerai la pétition.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Voilà un article de Mohamed Sifaoui qui déplore lui aussi "le silence assourdissant des musulmans":


http://www.mohamed-sifaoui.com/article-18345243.html

Écrit par : Amélie | 07 juillet 2008

Pour rire un peu, citons Frank Boizard (dire que je suis revenu pour lire ça, ça me consterne) :

Affirmation A : "Je suis aussi d'accord avec Manu sur l'homophobie : problème mineur n'ayant pas sa place à l'école"

Réponse A : Allez hop, affaire classée, Monsieur Bizard a décidé que c'était un problème mineur, sans aucune justification, sans aucune connaissance (même partielle) du problème, sans aucune légitimité de quelqu'ordre qu'elle fût pour en parler, mais il a décidé que bon, après en avoir mûrement réfléchi avec lui-même, il considère que c'est un problème mineur. Comme ça. Voilà. Après tout, les homos, c'est 5% de la population, 5% c'est mineur, c'est même pas l'électorat Vert aux européennes, on va quand meme pas se faire chier pour 5%. Surtout que là-dedans c'est meme pas la totalité qui en souffre : y a qu'à voir les cons de la Gay Pride. Bon alors hop, problème mineur : emballé, c'est pesé, problème réglé !

Affirmation B : "le jour où tant de problèmes sociaux auront été réglés que je considèrerai l'homophobie comme prioritaire, j'ouvrirai le champagne."
Réponse B : Ah non, le problème n°1 à régler, c'est la connerie. Je rends les armes : vous m'en avez intimement persuadé. Votre argumentation ne laisse planer aucun doute sur le sujet, et je vous remercie de m'avoir ouvert les yeux : la connerie règne en maître, je ne m'en étais pas assez aperçu, et il a suffi de quelques lignes de votre part pour me le révéler. L'ignorance, aussi, c'est un problème important.

Affirmation C : "Désolé, Jeremy, ce n'est pas parce que vous avez un problème qu'il doit être la priorité du pays, et en particulier de l'école"
Réponse C :Ah, la fine attaque. Encore trois minutes à perdre pour montrer à quelle point cette attaque est débile. D'abord, ce n'est pas parce que ce n'est pas votre problème que ce n'en est pas un pour des milliers d'ados. Ensuite, vous n'avez pas de bol parce que c'est déjà une priorité du pays (ça l'était déjà sous Chirac, renseignez-vous ou sortez de votre trou). Enfin, c'est une des priorités de l'école depuis cette année. Mais écrivez une lettre pour demander la démission de Darcos, puisqu'il n'apparemment rien compris et qu'il doit être aussi con que moi.

Affirmation D : "c'est y pas cette attitude qu'on appelle communautarisme et qu'on pourfend chez les barbus ?"
Réponse D : La vôtre ? Si, si, vous faites du communatarisme hétéro. Mais vous avez des oeillères pour vous rendre compte de la gravité de vos propos mesquins. L'homophobie, ça concerne trois pelés qui sont meme pas comme moi, c'est donc un problème mineur.
Ca doit être un jeu, ici, de me relancer sur ce débat. J'aimerais bien que ce soient des gens sérieux qui s'y collent, et pas des ignorants qui se croient fondés à déclarés que ce qui ne les concerne pas est un problème mineur.
Il y a des gens avec qui ça me révulse de faire cause commune, et le groupe Manu et alii me semble bien en faire partie.

Écrit par : Jeremy | 07 juillet 2008

Pour Manu : votre position est intenable, dans la mesure où vous dites que l'homophobie est un problème social et qu'il ne faut pas en parler à l'école. Or, le lieu le plus homophobe après l'armée, et juste avant l'entreprise, c'est l'éducation.
Ca devrait vous sembler LEGEREMENT CONTRADICTOIRE.

Pour votre reproche du : "je pars, donc je reste", sachez que je suis bien embêté : d'une part, je n'ai aucune envie de venir sur un site où je lis les propos de gens qui alignent des contre-vérités comme d'autres enfilent des perles (c'est une périphrase pour vous et Franck Bizard). Cela dit, aligner des contre-vérités est un droit inalienable, et dont nous usons et abusons tous sans réserve : moi ça m'est arrivé récemment sur les militaires (spéciale dédicace à maminou)

Cependant, ça m'embete de laisser vos propos betes sans réponse, sans bien savoir si ça sert à qqch ou à qq'un que j'y réponde. Apparemment, ça a au moins été utile à Franck Boizard, qui en a profité pour développer de grandes théories philosophiques hautement justifiées (si je résume en quelques mots la pensée de ce grand intellectuel, ça donne à peu près : "bah, nous, on s'en fout"). Mais est-ce que ça sert à autre chose ?

Si mes réponses servent juste à me faire perdre le temps d'écrire des lignes et des lignes, dites-moi juste : "Jérémy, vos réponses sont inutiles", et n'abordez plus le sujet puisque vous êtes persuadé que tout le monde est d'accord avec vous : ça m'évitera de passer pour mono-maniaque (il m'arrive d'avoir d'autres sujets de conversation, vous savez...), vous serez content d'avoir le dernier mot, et ça me permettra de perdre du temps à faire autre chose qu'à vous répondre pour rien.

Si vous voulez me faire plaisir, vous avez donc juste 5 mots à taper. Franck Boizard, lui, peut bien répondre ce qu'il veut, il s'est assez décrédibilisé comme ça par l'ensemble de son oeuvre.

Écrit par : Jeremy | 07 juillet 2008

Pour terminer la salve, j'aimerais bien savoir combien de personnes différentes se cachent en fait derrière les différents pseudos "Franck Boizard" , "TotoWeininger" et "Steppenwolf".

J'ai retrouvé l'une des déjections de Boizard qui date d'il y a une semaine : "Il est super ce blog : on commence sur les différences de résultats scolaires entre garçons et filles, et la conversation vire sur ce problème de société fondamental , que dis-je primordial, essentiel, existentiel, qui passionne les foules et dont dépend l'avenir de l'instruction en France, qu'est la place des homosexuels à l'école."

Un problème avec les homos, Franck Boizard ? On sent tout votre talent dans le maniement de l'ironie, on dirait du Voltaire (qui aurait un peu mal vieilli - mais je parle du style, bien sûr). Ca vous emmerde, qu'on parle de l'homosexualité ? Faites gaffe, votre réponse peut me donner envie de revenir définitivement (vous avez vu, Manu, je fais encore des menaces. C'est intolérable).

Écrit par : Jeremy | 07 juillet 2008

GM : "Pourriez-vous préciser quand et sous quelle forme Michel Delord et moi-même aurions épousé les "habituels clichés sur un Freinet ou les raccourcis sur le plan Langevin-Wallon" avant d'en "revenir". Faudrait voir à ne pas raconter n'importe quoi !"


Les masques tombent. Finalement la sortie de "montaigneàcheval" n'était pas du tout à côté de la plaque ! Bien vu ! Sur un message inhabituel ( je n'écris que rarement sur ce blog ) particulièrement long, Guy, tu ne retiens que quelques mots ! Un provocation qui a bien joué son rôle et par trois fois tu me le fais savoir ! Les claviers ont parfois des lapsus révélateurs ... Je suis comblé ! "TU" m'as répondu ! Je n'entrerai pas dans une querelle inutile à propos de Freinet (juste quelques citations ci-dessous) ou de Langevin -Wallon à propos desquels - certitudes quand tu nous tiens - tu me renverras à Georges Cogniot, tout cela n'intéresse personne et n'est pas vraiment d'actualité au moment où la casse des services publics est programmée, orchestrée, planifiée. Les ânes "libéraux" qui traînent dans les parages - ils font des petits si j'en crois Jérémy - remuent joyeusement de la queue et comme on dit en créole : ": « A fos frékanté chyen ou ka trapé pis » (A force de fréquenter les chiens, on attrape des puces) ...

Passons donc ! Vous n'avez bien évidemment pas varié d'un pouce - démentez-moi, je ne demande que ça -, même si Michel cite Snyders un peu plus haut (ce sympathique personnage que je croisais souvent dans les rues du XIXème arrondissement ou à la bibliothèque de l'école normale d'instituteurs de Paris et dont les ouvrages m'avaient passionné à l'époque ; en passant, la dernière phrases, je crois bien qu'elle sort tout droit de Durkheim : "Priorité des contenus. C’est sur le savoir enseigné que se joue le sort réel des pédagogies." ), même si tu lances au détour d'un message ces énigmatiques paroles : "... la fausse opposition entre "républicains" et "pédagogues". De cela, il est temps de sortir."

"De cela il est temps de sortir."

Wahou !

Enigmatique tu parles ! La main tendu, mon cul ! Tout montre que vous n'avez que faire du dialogue. En face non plus d'ailleurs. Cette'"opposition", cette querelle à la con dure depuis la nuit des temps - depuis la nuit des temps et tu le sais fort bien ! - et elle n'est là que que pour endormir le monde, pendant que l'ogre mondialiste des boutiquiers fait sa sinistre besogne ! La pédagogie - et vous en êtes - n'est qu'une vaseline plus ... Nous (et les élèves aussi dans une certaine mesure) sommes les dindons de la farce !

Cordialement,
Yves

Notes en réponse à tes insistants messages :

Ton analyse ("APPRENTISSAGE DE LA LECTURE : LES DÉGÂTS DU RÉVISIONNISME" ) qui égratigne sérieusement quelque part les méthodes Freinet - ou du moins ceux qui notamment s'en sont saisi pour foutre le bordel que nous vivons dans l'enseignement aujourd'hui) reste bien tout à fait actuelle ? Non? Et puis, le militant communiste doit bien te hérisser le poil quelque part ...

Michel maintient-il ce genre de propos (je n'ai pas le temps de rechercher plus avant) :

"Parmi les méthodes se réclamant directement et explicitement de la méthode globale de Decroly, la pire est probablement la MNLE, la méthode naturelle de lecture écriture de Célestin Freinet puisque, assimilant le mode d’apprentissage de la parole et de l’écriture, elle se vante de « ne passer par aucun stade analytique », c'est-à-dire qu’elle ne reconnaît pas le principe alphabétique." (http://michel.delord.free.fr/goigoux+.pdf - 12/12/2005)

"Donc, on peut dire que c'est la "vieille école" et ses vielles méthodes qui ont effectué depuis les années 1900 où le passage en sixième était de l'ordre de moins de 10% (20 % en 1945) TOUTE la démocratisation de l'enseignement si ce mot a un sens, c'est-à-dire faire accéder à un niveau supérieur de connaissances une part croissante de la population, sans baisse des exigences ni des connaissances requises pour passer en sixième.
Ensuite, mais ces réformes sont préparées bien avant 68 sous l'influence des technocrates du régime, et notamment sous l'influence du mouvement Freinet (voir par exemple la part importante de ce mouvement dans la commission Rouchette) ..." (http://ecoledelaculture.canalblog.com/archives/5___histoire_de_l_ecole/index.html - 20/11/2005) ?

Écrit par : Eric | 07 juillet 2008

Désolé pour les fautes ... Je ne me relis pas assez attentivement.

Écrit par : Eric | 07 juillet 2008

A relire toutes les dernières contributions, j'ai bien l'impression que le "grenelle de l'éducation" ne se fera pas avec l'ensemble des "anti-pédagogistes" contre celui des "pédagogistes", mais avec une partie de chacun des deux, (si tant est qu'on puisse réellement opérer une telle séparation de manière scientifique).
J'ai de plus en plus l'impression qu'il y a plus de dissensions, (si on va au delà des problèmes d'enseignement), entre certaines personnes d'ici entre elles qu'avec certaines du camp d'en face...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Pour terminer la salve, j'aimerais bien savoir combien de personnes différentes se cachent en fait derrière les différents pseudos "Franck Boizard" , "TotoWeininger" et "Steppenwolf".
Ecrit par : Jeremy | 07 juillet 2008

Mon cher Jérémy, vous me cherchez querelle non pas sur mon refus du communautarisme que vous-même, sans en être conscient j'en suis certain, tentez de légitimer, mais sur la manière dont je vous ai envoyé promener.

Vous aurez, en grand lecteur, le loisir d'examiner à nouveau les deux ou trois messages que j'ai tenus sur votre position, et dont l'un, à mon étonnement, fut repris à quelque chose près par Robin, une de ces personnes sérieuses dont vous recherchez désespérément l'avis. Je cite :

Pour ce que je pense du détournement de la séparation filles-garçons de la note Brighellienne, je crois qu'il est très difficile, dans les établissements scolaires, de ne pas amalgamer lutte contre l'homophobie et sollicitude "particulière" à l"endroit des homosexuels.
L'une étant une évidence, l'autre beaucoup moins en raison du fragile équilibre à observer entre indifférence cruelle et sollicitude appuyée, tout aussi pénible.
Ecrit par : Steppenwolf | 29 juin 2008

Je pense que si nous avons à faire face à un élève en souffrance, il faut être un peu "armé" intellectuellement pour trouver une approche juste entre l'indifférence ou l'hostilité et une sollicitude maladroite.
Ecrit par : Robin | 01 juillet 2008

Dois-je donc considérer que seule la sortie désagréable que je vous infligeai "Jérémy, vous fatiguez" me vaut la disgrâce d'un "position ignoble, ignorance crasse, conneries", alors même que, si vous reprenez le fil du 29 juin, vignon, catmano, uncertain et d'autres vibraient ce jour-là sur la même corde ?

Certainement pas. L'admiration pour Péguy, alors ? Non.
Une petite friction avec Sibille ? Je ne le crois pas non plus.

Alors, avant de vous fier à votre flair, qui vous guiderait sur les traces de présumés homophobes, sachez, mon cher Jérémy, que je dois toujours avoir un pied à terre, une agence bancaire et la plupart de mes amis à "Fuckland", où je vécus quelques très belles années. Le "Ghetto gay" est un des endroits les plus beaux, les plus sûrs, et les plus vivants de Paris.
Seul inconvénient : le lavomatic a disparu au profit d'un salon UV.

Merci à votre tour de m'expliquer sans langue de bois ce qui me valut vos insultes.

Écrit par : Steppenwolf | 07 juillet 2008

@ Jeremy

Je n'ai pas pseudo, je signe sous mon nom et avec un effort, vous pouvez même me trouver dans l'annuaire.

Écrit par : Franck Boizard | 07 juillet 2008

PS : vous ne seriez pas le premier, Jérémy, à annoncer en fanfare qu'il quitte le blog, et qui reviendrait à la soupe.

En revanche, la simili-attitude qui revient à dire "c'est eux ou moi" n'est pas honorable.
BàV

Écrit par : Steppenwolf | 07 juillet 2008

Jérémy, vous avez votre place sur ce blog, je vous le répète. Tout le monde ici ne voit pas les choses comme Franck Boizard, que ce soit sur l'homosexualité ou sur le libéralisme, étant à notre amie cadichon ce que l'ours est à "l'amateur des jardins".

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/07/cest-claireme-1.html

Un morceau d'anthologie !
A lire par ceux qui se sont tapés un jour ou l'autre les commissaires politiques lors d’une inspection (ou par les amateurs de Louis Lumière dans ses œuvres horticoles ...) !

J’vous le dis depuis que le nain de Neuilly a pris le pouvoir y’a plus de démocratie dans ce bô pays !
Laissez-moi pédagogiser en paix ...

Écrit par : Zorglub | 07 juillet 2008

Maintenant que leur victoire est annoncée,les antipédagogistes sont aussi unis que le furent les antishah d'iran.
Les pédagogistes pratiquants enfoncés ont cet avantage d'être presque tous socialistes dans l'âme.
Sur l'échelle de Brighelli-Mérieu,où me mets-je ?
Quels barreaux faudra-t-il scier pour faire le compromis historique ?

Écrit par : rien de nouveau..... | 07 juillet 2008

J'ai de plus en plus l'impression qu'il y a plus de dissensions, (si on va au delà des problèmes d'enseignement), entre certaines personnes d'ici entre elles qu'avec certaines du camp d'en face...

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Sans doute, mais "l'unanimisme" n'est pas garant de la vérité d'un point de vue.

Je viens de terminer la lecture du texte de Michel Delord proposé par Eric.

Je ne vois pas comment on peut, par exemple, faire la synthèse entre les méthodes qui ne reconnaissent pas le principe alphabétique (Freinet) et celles qui la reconnaissent.

ll y a deux sortes de "dissensions", celles qui tiennent au caractère des gens et qui peuvent s'arranger en "s'arrangeant" avec les personnes, et celles qui tiennent à la nature des choses et qui peuvent "s'arranger" aussi, mais au prix d'un "arrangement" avec la vérité.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Jérémy, vous avez votre place sur ce blog, je vous le répète. Tout le monde ici ne voit pas les choses comme Franck Boizard, que ce soit sur l'homosexualité ou sur le libéralisme...

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008

Je signe des deux mains ! Il n' y a sans doute pas plus d'homophobes ou d'ultra-libéraux sur ce blog qu'ailleurs (même si l'on peut parfois penser que cela fait encore trop, je vous l'accorde), à ceci près que, sachant que le maître des lieux répugne à censurer les intervenants, ils se font entendre haut, fort, et de manière parfois bien maladroite. Ce n'est pas parce que le "politically correct" fait des ravages (ou que dans certains milieux cultureux la gaytitude est branchée chic), que l'on doit manquer de tact sur ces questions-là, qui touchent à l'intime et qu'il est impossible de balayer d'un revers de main en disant que ce n'est pas grave.

Écrit par : FGuichard | 07 juillet 2008

Maintenant que leur victoire est annoncée,les antipédagogistes sont aussi unis que le furent les antishah d'iran.
Ecrit par : rien de nouveau..... | 07 juillet 2008

Faut espérer que leur alliance durera plus longtemps et ne se terminera pas dans le même bain de sang !

Écrit par : Zorglub | 07 juillet 2008

@Yves/Éric

Enigmatique tu parles ! La main tendu, mon cul ! Tout montre que vous n'avez que faire du dialogue. En face non plus d'ailleurs. Cette'"opposition", cette querelle à la con dure depuis la nuit des temps - depuis la nuit des temps et tu le sais fort bien ! - et elle n'est là que que pour endormir le monde, pendant que l'ogre mondialiste des boutiquiers fait sa sinistre besogne ! La pédagogie - et vous en êtes - n'est qu'une vaseline plus ... Nous (et les élèves aussi dans une certaine mesure) sommes les dindons de la farce !

Cordialement,
Yves

- Je ne comprends pas trop "la main tendue".
Où as-tu vu cela ? Ce n'est pas parce que je parle de "fausse opposition" que je pense à réconcilier les deux termes de cette fausse opposition ; s'ils sont faux, leur réconciliation serait aussi fausse. Je dis que cette "fausse opposition" a eu pour fonction idéologique de masquer les vraies questions de l'école.
- agiter "l'ogre mondialiste" est d'ailleurs aussi une manière de ne pas poser les questions. Cela ressemble parfois à un scénario de film américain du genre L'invasion des extra-terrestres ou Fin du monde ( une météorite menace la Terre).
- sur Freinet, je comprends encore moins. Non seulement il n'y a pas une ligne dans Les dégâts du révisionnisme contre Freinet, mais je sais le rôle qu'ont joué Cogniot et Snyders contre lui, et je ne cesse de rendre hommage aux maîtres Freinet que j'ai eu en CM1 et CM2. Par ailleurs, l'usage de l'imprimerie Freinet dans l'apprentissage alphabétique implique à l'évidence une démarche alphabétique. Par ailleurs Michel Delord et moi défendons une démarche d'apprentissage analytique et synthétique et refusons la fausse opposition Globale/syllabique.
Autre chose est de mettre en cause ceux qui,au GFEN et chez les freinétiques), ont théorisé faussement ensuite dans le sens de la globale et des "usages sociaux de l'écrit".
- Sur Durkheim : il est possible que celui-ci parle de la prééminence des contenus ( Pétain en parlera bien lui aussi dans sa présentation des programmes de 1941), mais ce qui est frappant chez lui - comme chez Pétain- c'est l'utilitarisme réducteur des contenus.
Cordialement.
GM
PS. Je vais tâcher de ne pas multiplier les envois malgré un clavier défaillant.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Bonjour

Le commentaire ci-dessous de Zorglub m'intéresse au plus haut point

"Un morceau d'anthologie !
A lire par ceux qui se sont tapés un jour ou l'autre les commissaires politiques lors d’une inspection (ou par les amateurs de Louis Lumière dans ses œuvres horticoles ...) !

J’vous le dis depuis que le nain de Neuilly a pris le pouvoir y’a plus de démocratie dans ce bô pays !
Laissez-moi pédagogiser en paix ...

Ecrit par : Zorglub | 07 juillet 2008 "

Derrière l'ironie, il y a une question : est-ce que le professeur peut s'estimer logiquement lésé ? Est-ce qu'il s'agit d'un règlement de compte ?

Comme je suis indirectement concerné, je signe de mon vrai nom

Jean COLOMBANI alias Johnmarguerite

Écrit par : johnmarguerite | 07 juillet 2008

Un problème avec les homos, Franck Boizard ? On sent tout votre talent dans le maniement de l'ironie, on dirait du Voltaire (qui aurait un peu mal vieilli - mais je parle du style, bien sûr). Ca vous emmerde, qu'on parle de l'homosexualité ? Faites gaffe, votre réponse peut me donner envie de revenir définitivement (vous avez vu, Manu, je fais encore des menaces. C'est intolérable).

Ecrit par : Jeremy | 07 juillet 2008

Votre ton est, effectivement, assez menaçant. Contrairement à ce que vous sous-entendez, il n' y a pas d'homophobes ici (en tout cas, je n'ai rien lu de tel). Il y a juste vous qui prétendez régulièrement interdire tout débat sous l'égide du "j'ai forcément raison, il est impossible de penser autrement".

Et j'attends toujours que vous me disiez ce que vous feriez concrètement pour lutter contre l'homophobie à l'intérieur même de l'école. Le fait que je sois contre a priori ne m'empêche pas d'examiner vos propositions.

Je vous ai exposé les raisons pour lesquelles à mon avis, ce n'est pas une bonne idée. Un certain nombre d'intervenants sont du même avis que moi, mais rien ne vous empêche d'avancer vos idées. Pour l'instant, vous n'avez pas dépassé le stade du constat ("la situation des homos est dramatique et il faut absolument que l'école s'en mêle" - pour résumer).

Admettons, mais comment ?

Écrit par : Manu | 07 juillet 2008

Je ne vois pas comment on peut, par exemple, faire la synthèse entre les méthodes qui ne reconnaissent pas le principe alphabétique (Freinet) et celles qui la reconnaissent.


Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008
Attention aux fausses apparences. On a pu être instituteur Freinet et penser que l'on faisait de la "globale" en même temps que l'on faisait composer des textes caractère par caractère sur la fameuse imprimerie Freinet c'est-à-dire selon une démarche alphabétique assez proche de l'écriture-lecture, en même temps analytique et synthétique.
En fait, et c'est ce que dit Michel Delord dans un texte fort important "la globale et la syllabique", s'agissant d'une langue alphabétique comme le français, il n' y a à distinguer que deux catégories de méthodes : les méthodes qui apprennent à lire ( toutes les méthodes alphabétiques) et les méthodes qui ne respectant pas le caractère alphabétique de langue, ne parviennent pas, ou très mal, à apprendre à lire.
Cette analyse explique que le GRIP ne recommande pas "une" méthode de lecture, mais laisse aux instituteurs la liberté de choix entre toutes les méthodes de lecture - y compris celles forgées par les instituteurs au fil de leur expérience - qui respectent la nature alphabétique de la langue.
GM
PS. À l'attention particulière de Yves/Éric.

Je m'aperçois que je n'ai pas répondu sur le plan Langevin-Wallon.
À ce sujet je précise que si je cite le rapport Cogniot de 1943 dans La débâcle de l'école, c'est pour montrer qu'il y a une solution de continuité entre ce rapport et le plan Langevin-Wallon.
On peut penser comme Yves que de ces questions tout le monde se fiche vu "l'ogre mondialiste" , je pense moi que l'on ne peut se passer d'une réflexion historique sur la question de l'école.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

A la suite de Zorglub, j'ai trouvé d'autres liens vers cette "affaire"

http://www.rue89.com/2008/07/02/un-prof-mute-contre-son-gre-a-paris-le-rectorat-a-la-main-lourde

http://www.humanite.fr/2008-06-27_Societe_Un-prof-menace-pour-desaccord-pedagogique

Pour ne rien vous cacher, j'ai travaillé avec cette personne.

En toute honnêteté, j'ai actuellement besoin d'explications claires sur ce qui est reproché.

Je comprends bien en tout cas, d'un point de vue extérieur, ce qu'il peut y avoir de gênant, voire choquant, à utiliser Charlie Hebdo en CP, même, et peut-être surtout si c'est à la demande des parents.

Je sais bien aussi que je me positionne aujourd'hui contre les convictions de cette personne en matière d'apprentissage dce la lecture.

La question que je me pose reste néanmoins la suivante : est-ce que cette personne peut se plaindre aujourd'hui à bon droit d'être maltraitée ?

Jean Colombani

Écrit par : johnmarguerite | 07 juillet 2008

Bonjour,

Je ne connais pas bien ce blog; j'en ai juste entendu parler. Je rentre en khâgne et je voudrais savoir s'il y a un prof de latin qui pourrait me donner une petite bibliographie d'oeuvres latines à traduire pendant les vacances sur le sujet:" Eros et Philia". C'est pour travailler la traduction pas le commentaire que la biblio m'intéresserait.
J'espère que quelqu'un pourra me répondre et je vous en remercie.
Marion.

Écrit par : Marion | 07 juillet 2008

En ce moment , sur Causeur , un texte d'E Lévy sur la lutte contre l'homophobie . Extrait ( il y en a 2 pages ) :


Roméo et Jules .
""En attendant qu’un gouvernement ait le courage de prendre cette mesure, qui pourrait, il est vrai, être impopulaire, l’Ecole est en première ligne. C’est elle qui porte la lourde responsabilité de rééduquer la jeunesse. “Rien n’est gagné d’avance Mais il vaut mieux se battre là où il y a un espoir d’aboutir à court terme” admet Alain Piriou, le charmant porte-parole de l’inter-LGBT (Lesbienne, Gay, Bi et Trans) ; au passage, il serait temps que l’on intègre les a-sexuels qui luttent eux aussi pour la reconnaissance. En tout cas, plus on commencera tôt, plus les chances de réussite seront élevées. Il n’est pas certain que des gaillards de 15 ou 16 ans soient sensibles à l’argumentation raisonnable que tente régulièrement Françoise, professeure (évidemment) également interrogée par Libé. “Les enfants, rappelez-vous que la loi interdit de traiter ses camarades de pédés et que l’homophobie est une circonstance aggravante.” On imagine le succès de cette méthode sous les préaux du 9-3.

Cela dit, c’est de toutes les formes de “barbarie de la pensée” qu’il faut protéger les petits, ainsi que le réclame à juste titre Bertrand Delanoë. Il sera donc très utile de leur montrer que le racisme et l’homophobie sont les deux visages d’un même mal. Ca tombe bien, dans
Libé, une autre prof, “Camille, positive : “question raciale et sexuelle, ils sont demandeurs.”
Il faudra cependant prendre des précautions particulières avec les enfants issus d’une immigration récente. Sauf à renouer avec les erreurs passées de l’impérialisme, l’Education nationale ne peut exiger d’eux qu’ils renoncent brutalement aux valeurs qui leur ont été transmises par leur famille. Aussi risquent-ils de souffrir plus longtemps que les autres de leurs préjugés homophobes."""

http://www.causeur.fr/romeo-et-jules,532/2

Écrit par : Amélie | 07 juillet 2008

Jérémy, vos propos ne sont pas inutiles. En ce qui me concerne, ils m'ont permis de mieux mesurer le problème de l'homophobie, que j'avais tendance à sous-estimer.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 juillet 2008

Jean,

Je ne sais rien de plus que ce que le blog indique.

Je souligne quelques citations :

"Ma mutation est justifiée, officiellement, par mon refus d'inspection, mais sur le fond on sanctionne mes prises de position pédagogiques et la remise en cause des réformes dans l'enseignement primaire " : On peut se demander quelles ont été les formes de ces protestations et envisager qu'elles aient été outrancières.

D'autant que l'auteur est : "militant à RESF (Réseau Education Sans Frontières) et au Groupe de Pédagogie Nouvelle" connus pour la modération de leurs propos (score au point Godwin = 1)

"il m'est reproché d'avoir animé un cours de cuisine /.../, d'avoir travaillé sur un article de Charlie Hebdo" c'est évidemment anodin, mais significatif de prises de positions pédagogiques et politiques caricaturales qui laissent envisager le meilleur !

"Le climat s'est dégradé depuis un an : on subit, de plus en plus, un climat autoritaire" : Moi j'ai rien vu dans mon lycée (et presque ... je le regrette) mais faut que je retourne chez l'ophtalmo !

Personne ne s'émouvait lorsque les enseignants qui osaient transgresser les oukases pédagogistes étaient traînés dans la boue par les IPR.

Pour mémoire rappel des commentaires de deux IPR :
« Les élèves de Zorglub obtiennent une note au bac sensiblement supérieure à la moyenne académique, mais ça ne compte pas, car il ne suit pas les recommandations pédagogiques »
« M. Zorglub, vous dépassez les exigences du référentiel, et le pire c’est que les élèves semblent vous suivre et réussir. »

Écrit par : Zorglub | 07 juillet 2008

Je viens de lire la réponse de Zorglub

C'est triste de voir en tout cas comme le débat est déjà pollué dans les articles que je lis comme dans les commentaires par le contexte politique alors que la seule question qui vaut d'être posée est de savoir si cet enseignant apprend bien les apprentissages fondamentaux à ces CP et si, à ce titre, il n'usurpe pas sa fonction de formateur.

On ne peut pas exclure, par exemple, qu'il traite correctement le syllabage à l'insu de son plein gré, même en dénigrant le code !

Ce qui me glace dans tout ça, c'est que j'ai passé 5 ans dans cette école en tant qu'aide éducateur sans vraiment me poser de questions, en me disant que les profs savaient de toutes façons ce qu'ils faisaient, quelles que soient les méthodes utilisées, et que, par exemple, toutes les méthodes d'apprentissage de la lecture devaient se valoir.

Écrit par : johnmarguerite | 07 juillet 2008

J'oublais : Merci Zorglub !

Écrit par : johnmarguerite | 07 juillet 2008

En ce moment , sur Causeur , un texte d'E Lévy sur la lutte contre l'homophobie . Extrait ( il y en a 2 pages ) :


Je n'ai pas réussi à savoir si elle était sérieuse ou si elle faisait de l'ironie (à propos de "Roméo et Jules", de la réécriture de la Bible et de l'histoire de l'américain devenu "américaine").

Je suis assez "libéral" sur toutes ces questions, mais par rapport à un texte comme ça, s'il est sérieux, je me sens un peu réac.

On a tous nos limites. Je n'ai jamais réussi à aller plus loin que J. Green sur ce sujet.

Je pense qu'il faut distinguer entre le respect dû aux personnes (la lutte contre l'homophobie) et la disparition totale de toute règle (l'idée que tout ce qui est "possible" est "légitime").

J'avoue que la perspective de "l'indifférenciation" m'effraye. Mais ce n'est peut-être pas là le problème.

Je reste également sur ma position de prudence, surtout en collège.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

E Lévy me semble plutôt ironique . Consciente du problème de l'homophobie , comme beaucoup de commentaires d'internautes le montrent à la suite , elle parait cependant étonnée de l'initiative de Darcos :

"Dis, comment on fait les enfants ? A l’heure du droit à la filiation pour tous, revendiqué dans une admirable tribune publiée dans Le Monde, ça va devenir coton pour les parents de répondre à cette question (qui n’était déjà pas si simple avant). Autant qu’ils le sachent : ils devront faire attention à ce qu’ils disent. Et aussi à ce qu’ils font. Ils doivent cesser d’inculquer de scandaleux préjugés hétéro-centristes à leurs rejetons. Et existe-t-il un environnement plus hétéro-centré qu’un homme et une femme qui décident d’avoir des enfants… ensemble ? Le résultat, on le connaît : au collège, nombre de ces enfants pensent encore (ou déjà) que les humains sont issus de l’accouplement d’un homme et d’une femme. Serge (homo, bi, trans ou lesbienne, on ne saurait trancher car Serge pourrait être une femme qui a choisi un prénom trans, méfions-nous de nos préjugés), Serge donc, 37 ans, prof de sciences éco dans le centre de la France, déplore dans Libération que les préjugés de ses élèves soient très “hétéro-centrés” : “On se marie pour la vie, devant le prêtre, l’union libre ce n’est pas une famille.” Ils sont carrément réacs, ces chers bambins dont on attend qu’ils précèdent le réel en mouvement. Voilà comment une éducation orientée perpétue la domination de l’antique modèle familial et fournit à l’Ecole des contingents d’élèves qui offrent un terrain favorable à l’homophobie."

Ce scandale doit cesser. En conséquence, le problème de l’Ecole aujourd’hui n’est ni la violence, ni le niveau, ni la destitution des professeurs (et des bons élèves qualifiés au mieux de bouffons), mais la survivance du vieil ordre hétéro-centré homophobe dont les Français, consultés par sondage, réclament massivement la disparition, mais qui, ne nous voilons pas la face, subsiste encore sous forme d’injure de cours de récré."

Écrit par : Amélie | 07 juillet 2008

Supposé homophobe parce que je ne suis pas homophile, libéral (ultra, forcément ultra), je suis bien parti pour endosser le costume de méchant de ce blog.

Ca ne me déplait pas.

Que pourrais-je vous dire pour renforcer mon statut et laisser loin en derrière Cadichon et Manu ?

> je ne roule pas en 4x4 (personne n'est parfait), mais ça fait vingt ans que je ne suis pas monté sur un vélo et je vole beaucoup en avions de toutes sortes.

> je pense que l'immigration incontrolée est un problème.

> l'écologie est le cadet de mes soucis.

> j'ai voté Sarkozy et j'ai peu de de regrets.

> j'apprécie les USA où j'ai voyagé souvent.

> je suis marié et pas avec un homme.

> je pense que les profs n'ont pas assez de travail puisqu'ils ont le temps de faire leur pain eux-mêmes.

J'espère que ça sera suffisant pour me garantir à vie un titre de Grand Méchant (prière de ne pas oublier les majuscules : en plus de tous les défauts mentionnés, je suis vaniteux).

Écrit par : Franck Boizard | 07 juillet 2008

J'aime beaucoup ce que vous dites !!!

Je m'inscris tout de suite dans votre "fan-club"...

Écrit par : Terre de sienne | 07 juillet 2008

Franck , vous êtes dans le camp du Mal . Avez-vous songé à consulter un exorciste ??? :-)))


Mais vous vous trompez , tous les profs ne font pas leur pain .

Si on n'enseigne pas on ne peut pas imaginer à quel point ce métier est épuisant . La classe est un ring , c'est la tête et les jambes , et les élèves sont de plus en plus odieux !!!

On ne veut pas travailler plus parce qu'on deviendrait fous !

Écrit par : Amélie | 07 juillet 2008

Attention , il y a de la concurrence dans la catégorie des Grands Méchants :

http://www.ajb007.fr/rub.mechant.html

avez-vous au moins une base secrète ou un plan pour conquérir le monde ?

Écrit par : uncertain | 07 juillet 2008

J'aime beaucoup ce que vous dites !!!

Je m'inscris tout de suite dans votre "fan-club"...

Ecrit par : Terre de sienne | 07 juillet 2008

Quel dragueur, ce Franck Boizard. "Le gros méchant du blog", tu parles !
;-)

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

"Il voudrait être un méchant de James Bond
Pour menacer la planète et soumettre le monde
Armé jusqu'aux dents
Dans un repère qu'il imagine
À l'intérieur d'un volcan
Ou dans une base sous-marine"

Écrit par : uncertain | 07 juillet 2008

Moi, je m'inscris dans le fan club de "la méchante" Sophie Marceau...Elle fait boum !

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Mais vous vous trompez , tous les profs ne font pas leur pain .

Si on n'enseigne pas on ne peut pas imaginer à quel point ce métier est épuisant . La classe est un ring , c'est la tête et les jambes , et les élèves sont de plus en plus odieux !!!

On ne veut pas travailler plus parce qu'on deviendrait fous !

Ecrit par : Amélie | 07 juillet 2008

C'est bien pour éviter de devenir fou qu'on peut se mettre à faire du pain pour se délasser...
Après certaines journées plus spécialement épuisantes et par temps gris, froid et déprimant du mois de novembre (ou autres ), je sortais du congélateur des fruits que j'avais cueillis et conditionnés en été, pour faire des confitures.
Cette odeur de groseilles, framboises ou mirabelles mijotant au coin du feu, renouvelait toute l'énergie que j'avais dépensée avec les gamins...

Écrit par : Maminou | 07 juillet 2008

"Que pourrais-je vous dire pour renforcer mon statut et laisser loin en derrière Cadichon et Manu ?"

Dixit l'inénarrable Boizard.

En plaçant votre derrière loin devant, Boizard, vous en renforcez forcément le statut.

Écrit par : Framboise Hard | 07 juillet 2008

> je pense que les profs n'ont pas assez de travail puisqu'ils ont le temps de faire leur pain eux-mêmes.

Ecrit par : Franck Boizard | 07 juillet 2008

Je m'insurge devant cette généralisation abusive.
Petit comparatif :

1) pain fait à la maison :
mise des ingrédients dans la machine : entre 1 minute 30 et 2 minutes,
appuyage sur le bouton : 1 à 2 secondes
démoulage du pain, le lendemain matin : 10 secondes

TOTAL : 2 minutes 12 secondes

2) pain acheté en boulangerie :
fermeture de la porte d'entrée + démarrage de la twingo + manoeuvres pour sortir de chez moi : 1 minute

a) option rapide :
trajet jusqu'à la boulangerie la plus proche en supermarché (5 km) : 5 minutes
garage sur le parking et course jusqu'à la boulangerie au fond du magasin, comme il se doit : 3 minutes
"poireautage" en caisse (variable) : de 2 à 10 minutes
retour à la maison : 5 minutes
fermeture de la twingo et ouverture de la porte d'entrée : 1 minute

TOTAL option rapide : 17 à 24 minutes

b) option lente :
trajet jusqu'à ma boulangerie bio (autre commune à 9 km) : 10 minutes
parking en centre-ville + trajet à pied : de 2 à 10 minutes
achat + petit mot gentil au commerçant : 3 à 5 minutes
retour au parking à pied : de 1 à 5 minutes
retour à la maison + fermeture de la twingo + ouverture de la porte : 11 minutes

TOTAL option lente : 28 à 42 minutes

Conclusion : à la campagne, tout est plus lent, mais nous, on a le bon air.

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

PS : L'été, rajouter 5 à 10 minutes pour tous les trajets en raison des touristes à haut pouvoir d'achat qui s'arrêtent brutalement pour photographier les champs de lavande et les villages perchés, freinent 500 mètres avant l'accès au caveau de vente de Côtes du Rhône ou aux stands de vente directe d'abricots et d'olives, manoeuvrent avec difficulté leurs gros camping-cars sur les routes un peu sinueuses de notre belle région ou cherchent désespérément une boulangerie.

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

Franck Boizard, vous êtes presque parfait. Dommage que vous n'ayez pas un 4/4 !
;-)

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

"J'espère que ça sera suffisant pour me garantir à vie un titre de Grand Méchant"

Vous avez oublié la puérilité dans votre liste.

Écrit par : Helisenne | 07 juillet 2008

Quel dommage qu'il ne soit pas encore 4 heures...
Nous aurions pu partager une belle tranche de pain recouverte d'une jolie couche de confiture...

Écrit par : Maminou | 07 juillet 2008

Sur Elisabeth Lévy

Je rassure ceux qui se pose encore des questions. Son texte Roméo et Jules est une plaisanterie… Quelqu'un qui a travaillé avec Philippe Muray ne peut avoir écrit sérieusement un tel monument de connerie. En écrivant cette farce, elle s'inspire de son maître qui à l'époque avait rédigé un texte où il réclamait un control social répressif du rire quand celui-ci prenait la forme de la pire des réactions : le rire moqueur. Muray ne visait pas le rire mais le “politiquement correct”, Elisabeth Lévy fait pareil…

Écrit par : Roger Felts | 07 juillet 2008

… ceux qui se posent…

Excusez moi, ce matin je suis bien fatigué… Sans doute la chimio !

Écrit par : Roger Felts | 07 juillet 2008

> je pense que les profs n'ont pas assez de travail puisqu'ils ont le temps de faire leur pain eux-mêmes. ( F. Boizard)

Mais pas que leur pain, vous rêvez! Leurs confitures, leurs pâtes à tartes, leurs gâteaux, et puis la cuisine courante et celle de fête; les brunchs du dimanche et les "high teas" des après-midis d'hiver. Les feux de cheminée et les longues lectures au coin d'icelle et les grandes randonnées sur les plages d'hiver avec l'air salé qui vous fouette le visage.
Mon pauvre Boizard, si vous n'êtes pas encore prof, inscrivez-vous vite au premier concours de l'EN qui passe. Alors seulement on pourra vous envoyer quelques recettes...

Écrit par : Sanseverina | 07 juillet 2008

… Pour le texte de Muray, on peut consulter sur mon blog la note suivante :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/?name=2005_12_le_rire_estil_l

Écrit par : Roger Felts | 07 juillet 2008

Muray ne visait pas le rire mais le “politiquement correct”, Elisabeth Lévy fait pareil…

Ecrit par : Roger Felts | 07 juillet 2008

Moi , j'adore l'un et l'autre !

Écrit par : Amélie | 07 juillet 2008

Bon courage Gégé !

"Puff Daddy ? Jenifer ? Le marché ? Ingrid Bétancourt ?"
Ingrid pètuncoup !


L'étron il te rempli la bouche !!! ange

Écrit par : toto | 07 juillet 2008

Rappel du sujet de ce fil:

"Les filles réussissent mieux que les garçons : cette intuition commune à la plupart des enseignants — particulièrement les hommes — est confirmée par les statistiques. "

En conséquence, on devrait pouvoir identifier, au vu de la médiocrité relative de ses résultats scolaires, le (la) partenaire qui "fait" l'homme dans un couple homosexuel.

La dérivation de ce fil sur l'homophobie n'est pas hors-sujet.
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Merci à Françoise Guichard pour le lien avec la pétition. Ayant vu il y a peu un film/reportage poignant sur le calvaire et le courage de Mohamed Sifaoui j'y suis particulièrement sensible et souscris aux arguments qui y sont développés.
La pétition c'est bien, mais il y a un chantier pharaonique, celui de de redonner à l'école publique son seul vrai rôle, celui d'instruire et il est complémentaire de l'éducation familiale. C'est le seul moyen de lutter contre TOUS les préjugés, y compris le lavage de cerveau idéologique. On en est loin!

Sa mission n'est certainement de pas de lutter contre les inégalités sociales.La preuve c'est qu'elle n'y arrive pas, depuis cinquante ans qu'on le lui demande. Il y a bien erreur de casting. Elle a pour fonction non pas de faire de l'ingénierie sociale mais de transmettre des savoirs, et elle doit le faire non pas comme un catéchisme mais d'une manière qui va développer chez les enfants la raison critique, cet ingrédient essentiel au bon fonctionnement d'une démocratie.

Je paraphrase ici Condorcet qui défendait la nécessité pour y parvenir que l'enseignement soit apolitique. C'est donc cela la laïcité scolaire et républicaine. On en est loin...

La distribution de tracts par un enseignant dans l'école est une violation du devoir de réserve de tout fonctionnaire. Qui va l'interdire? L'existence même du syndicalisme lycéen est une violation manifeste des principes fondateurs du droit du travail . Aucun Français n'a le courage de la soulever.
Les exemples de cette lâcheté abondent, tandis que la loi est bafouée dans tous les domaines, et sans jamais de sanction, alors comment s'étonner que les élèves se laissent aller à toutes les déviances de comportement qui sont évoquées ici?

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@"La jeune collègue qui ne croit pas à l'efficacité des stages de remédiation".(Robin)

J'ajouterai qu'elle a visiblement besoin d'un stage elle-même, et pronto, puisqu'elle ignore aussi la différence entre le futur et le conditionnel!
Handicapés avez-vous dit? Ces stages, c'est l'histoire de l'aveugle et du paralytique. Feraient mieux de profiter des vacances, les pauvres petits, si le remède est pire que le mal...

Écrit par : Cadichon | 07 juillet 2008

Ecrit par : Roger Felts | 07 juillet 2008

Oui au rire , qui est toujours subversif , oui à l'hilaromanie , non à la respectophobie !

Écrit par : Amélie | 07 juillet 2008

Oui au rire , qui est toujours subversif , oui à l'hilaromanie , non à la respectophobie !

Ecrit par : Amélie | 07 juillet 2008

Pardon , oui à la respectophobie , non à la respectophilie !

Écrit par : Amélie | 07 juillet 2008

JULES FERRY, LES RÉPUBLICAINS ETC...

Pour relancer le débat sur les "républicains" et les "pédagogues", voici un texte de 2003 qui présente la double particularité d'empiler des contre-vérités et d'être signé par un défenseur de l'école de Jules Ferry.

ÉDUCATION La commission nationale sur l'école a commencé hier ses travaux
Une trop longue erreur

Philippe Nemo

[16 septembre 2003]

Jean-Pierre Raffarin a installé hier la commission d'une quarantaine de personnalités qui pilotera le «débat national sur l'école» dont l'ambition est de déboucher sur une révision de la loi d'orientation de 1989, socle du système éducatif actuel. L'éducation va ainsi occuper le devant de la scène jusqu'en 2004, date à laquelle le gouvernement entend faire voter une nouvelle loi d'orientation «pour les quinze ans à venir», selon le ministre Luc Ferry. Nous publions ci-dessous deux contributions au débat.

Il est urgent de comprendre que les crises successives de l'Éducation nationale ne sont pas des phénomènes ponctuels, mais sont le résultat d'une même erreur initiale dans la politique scolaire du pays commise il y a plus de quarante ans et jamais corrigée depuis. Après y avoir longtemps réfléchi (1), je pense pouvoir retracer ce qui s'est réellement passé pendant ce presque demi-siècle. La tragédie s'est nouée en trois actes.

Acte 1. Au lendemain de la guerre, en 1947, les communistes Langevin et Wallon proposèrent de réaliser en France l'école unique, creuset de l'homme nouveau socialiste. Repoussé par deux fois à la Chambre sous la IVe République, ce projet fut mis en œuvre, paradoxalement, par De Gaulle au début de la Ve.

On unifia le système scolaire, jusque-là divisé en trois grands secteurs plus ou moins indépendants, le primaire, le secondaire et le technique. On supprima les classes primaires des lycées, les classes secondaires du primaire (les «cours complémentaires») et, peu à peu, on homogénéisa les programmes de façon à supprimer les filières.

Le «collège unique», faussement attribué à l'initiative de M. Haby, ne fut que l'étape finale de ce processus, qui était programmé dès 1958. L'Éducation nationale devint alors un monstrueux système bureaucratique, et ses syndicats montèrent en puissance à mesure qu'augmenta, dans un système administratif unifié, leur pouvoir de nuire.
Dès cette date, l'Éducation ne fut plus nationale. Elle fut, de jure, cogérée par le ministère et les syndicats. De facto, elle fut gérée par les syndicats seuls, car les ministres passaient (et souvent sautaient), alors que les syndicats restaient. Je dis bien que l'Éducation «nationale» usurpe désormais ce qualificatif, car la nation, qui n'a d'autre organe d'expression que le suffrage universel, et d'autres représentants légitimes que le Parlement et le Gouvernement, n'eut plus jamais, de ce jour, son mot à dire dans la politique éducative du pays.

Acte II. Pourtant, aussitôt mise en place, l'école unique se révéla produire l'inverse de l'effet recherché. Au lieu de résorber les inégalités scolaires, on s'aperçut qu'elle les exacerbait. On découvrit en effet, dès le début des années 1960 que, quand on place dans une même école et devant un même professeur les 20% d'élèves qui allaient auparavant au lycée et les 80% qui allaient à l'école communale et dans les cours complémentaires, c'étaient toujours les premiers nommés, c'est-à-dire les enfants des milieux «privilégiés», qui réussissaient. Le résultat réellement produit par un cours ne dépend pas en effet seulement du cours lui-même, mais aussi des structures mentales des élèves qui le reçoivent.

Pour suivre l'enseignement secondaire classique, qui, même élémentaire, est déjà par nature scientifique, il faut, dès l'entrée en 6e à l'âge de 10 ans, avoir atteint ce que les psychologues de l'intelligence comme Jean Piaget appelle le stade de la pensée «abstraite» et «désintéressée». Or ce stade n'est atteint à l'âge de l'entrée en 6e que par les enfants vivant dans un milieu familial où leur intelligence abstraite est activement stimulée, c'est-à-dire dans les milieux «bourgeois».

Dans ces conditions, l'école unique conduisait à une double catastrophe. Non seulement c'étaient encore les fils de polytechniciens qui devenaient polytechniciens, donc l'école unique ne changeait rien en pratique. Mais, ce qui était pire, ce privilège devenait légitime, puisque tous les enfants, désormais scolarisés dans une même école, étaient censés avoir eu les mêmes chances.

Constatant cet échec, le gouvernement gaulliste aurait pu renoncer à l'école unique et revenir à l'école méritocratique de Jules Ferry, qui avançait plus lentement, mais plus sûrement, vers la «démocratisation» souhaitée par tous. Mais cette correction de trajectoire ne pouvait pas être acceptée par les syndicats qui, grâce à la tourmente de 1968, imposèrent leurs propres solutions. Celles-ci consistaient en une fuite en avant. Puisque l'«alignement vers le haut» du plan Langevin-Wallon ne fonctionnait pas, on procéderait à un «alignement par le bas». En un mot, on primariserait le secondaire. Cela tombait bien: la majorité des professeurs du secondaire de l'époque étaient d'anciens instituteurs.

C'est à partir de cette date que l'Éducation dite nationale commença à détruire purement et simplement l'enseignement secondaire français traditionnel. Rejetant une tradition éprouvée, on donna carte blanche aux «pédagogues». On décréta le caractère oppressif des savoirs. On refondit tous les programmes dans le sens du flou, de l'incohérence et de l'appauvrissement. On rendit impossible la structuration de l'esprit en cassant net, au nom de la spontanéité des «apprenants», le processus d'acquisition méthodique des savoirs.

L'affaire se compliqua par le fait que les réformateurs, menés par la FEN et le SGEN, ne purent, malgré tous leurs efforts, imposer l'intégralité de leurs réformes. La logique de celles-ci aurait été de supprimer jusqu'à la notion même de programme, donc la structuration des collèges et lycées en classes annuelles successives, donc aussi toute hiérarchie entre catégories d'enseignants. Or le SNES communiste veillait aux intérêts corporatifs des professeurs agrégés et certifiés. Il combattit les «pédagos» autant qu'il le put. Il en résulta une situation bloquée, provoquant un lent pourrissement. Il n'y eut plus, bientôt, de véritable programme national.

Acte III. Dans les décennies 1960 et 1970, l'école avait subrepticement changé de fonction sociale: elle était devenue peu à peu une simple garderie de la jeunesse. Et c'est parce qu'elle jouait passablement bien ce nouveau rôle qu'on l'a dédouana de ne plus jouer correctement son rôle d'éducation et d'instruction.

Il y eut des raisons sociologiques profondes, tant structurelles et conjoncturelles, à cette transformation insensible de l'école. D'abord, le travail des femmes s'était généralisé; or les femmes ne peuvent quitter la maison si les enfants ne sont pas gardés à l'extérieur. Ensuite, à partir du début des années 1970, le chômage de masse s'était développé en Europe, et l'on avait réagi à cette pression exercée contre l'emploi en diminuant la durée du travail, soit celle du travail hebdomadaire, soit celle de la vie de travail, ce dernier facteur se décomposant à son tour en abaissement de l'âge de la retraite et en retardement de l'entrée sur le marché de l'emploi. C'est ainsi que la durée moyenne de scolarisation doubla, passant de neuf ans aux lendemains de la guerre à plus de dix-huit ans aujourd'hui. Pendant la même période, les dépenses scolaires décuplaient en francs constants. Ainsi les jeunes étaient-ils gardés entre quatre murs au lieu d'entrer sur le marché du travail et d'y faire baisser les salaires, ou, pire, d'envahir la rue.

Inutile de dire que le niveau scolaire de la nation, dans le même temps, ne décupla ni ne doubla, à supposer qu'il ait augmenté un peu ou même n'ait pas régressé. Par conséquent, si l'on évalue l'output de l'institution scolaire en termes de niveau, on peut dire que la productivité marginale de chaque franc supplémentaire dépensé pour l'école, ou de chaque heure supplémentaire passée à l'école, a tendu vers zéro ou même est devenue négative. Pourquoi la société ne s'est-elle pas révoltée contre ce scandaleux gâchis? La réponse est claire: c'est que l'investissement public fut réellement productif si l'on prend pour critère non le niveau scolaire, mais la capacité à garder efficacement la jeunesse. L'argent dépensé a réellement servi à construire des écoles et à payer des gardiens.

La preuve que la fonction sociale réelle de l'école est désormais celle d'une garderie est que c'est aux manquements de cette seule fonction que des «signaux sociaux» s'allument. On ne voit jamais les parents défiler dans la rue si le professeur de français fait une faute d'orthographe par ligne, ou si le professeur de mathématiques se perd dans ses équations (ce qui est courant aujourd'hui). En revanche si, un seul matin, un gardien, absent, pour quelque raison que ce soit, manque devant une classe, ou si les professeurs sont en grève, ou si l'on menace de fermer une classe dans une agglomération qui se dépeuple, tous événements qui empêchent les parents d'aller travailler en paix, c'est alors que la société réagit brutalement et que l'institution scolaire est sommée de se justifier. A midi, les parents occupent l'école. Le recteur doit s'expliquer l'après-midi devant la télévision régionale, et le ministre au journal de 20h.

On a là l'explication, navrante mais objectivement vraie, du fait stupéfiant que les grands acteurs sociaux n'aient rien fait pour corriger la dérive mortelle de notre système éducatif depuis que son échec est devenu patent. Les associations de parents d'élèves n'ont eu en vue, par définition, que la fonction de garderie. Les syndicats d'enseignants n'ont eu en vue que l'augmentation continue des postes rendue possible par l'aubaine d'une inflation scolaire indéfinie (et de toute façon, ils ne peuvent critiquer leur œuvre). Quant aux politiques, ils se sont platement alignés sur les préoccupations immédiates de la masse de leurs électeurs, en sacrifiant, comme c'est devenu habituel dans nos démocraties médiatiques, les intérêts à long terme du pays.

Le problème est que la France, si elle en reste à la situation actuelle de son système éducatif, va subir la plus effroyable décadence de son histoire: la perte de son statut de grand pays scientifique et technologique. Et je ne vois pas très bien comment on peut espérer faire fonctionner une démocratie digne de ce nom, et en général toutes les institutions, organisations et entreprises d'un pays moderne, dans une société où progressent illettrisme, ignorance et obscurantisme.

Je suis persuadé qu'il n'y a de solution au problème scolaire de notre pays que par la remise en cause radicale de l'option communisante du plan Langevin-Wallon prise et absurdement conservée depuis quarante ans. Il faut un pluralisme scolaire, tant à l'intérieur du système public que par le développement d'un nouveau secteur privé. Il faut qu'on puisse créer librement des écoles et des réseaux d'écoles, et qu'il y ait une émulation entre ceux-ci, seul processus qui sera de nature à créer une spirale vertueuse et à engendrer un vigoureux renouvellement. Quel homme politique aura le courage de faire un pas dans le sens de cette libération?

*Professeur à l'ESCP-EAP.
(1)Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry?, Grasset, 1991; Le Chaos pédagogique, Albin Michel, 1993. «La fonction de garderie de l'école: une explication de la dégradation de sa fonction pédagogique», in École et société. Les paradoxes de la démocratie, par Raymond Boudon, Nathalie Bulle et Mohamed Cherkaoui, PUF, 2001.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

JULES FERRY, LES "RÉPUBLICAINS" ETC

Je voudrais notamment que méditent le paragraphe qui suit aussi bien ceux qui voient dans le développement du hors-contrat une solution que ceux qui emploient sans précaution la notion de "méritocratie républicaine" à laquelle Philippe Nemo est aussi attaché.

"Pour suivre l'enseignement secondaire classique, qui, même élémentaire, est déjà par nature scientifique, il faut, dès l'entrée en 6e à l'âge de 10 ans, avoir atteint ce que les psychologues de l'intelligence comme Jean Piaget appelle le stade de la pensée «abstraite» et «désintéressée». Or ce stade n'est atteint à l'âge de l'entrée en 6e que par les enfants vivant dans un milieu familial où leur intelligence abstraite est activement stimulée, c'est-à-dire dans les milieux «bourgeois»."

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Pauvre Butch ! Même pas au CP et déjà interdite de 6° !

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

Pauvre Butch ! Même pas au CP et déjà interdite de 6° !
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2008

Que voulez-vous ; on naît où on peut, chez les bourges abstraits ou chez les prolos concrets.
Mais cela s'améliore depuis qu'un vendeur de voitures d'Oman donne des fonds à SOS-Éduc pour délivrer un prix à la librairie du fils Nemo.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Sur Elisabeth Lévy

Je rassure ceux qui se pose encore des questions. Son texte Roméo et Jules est une plaisanterie… Quelqu'un qui a travaillé avec Philippe Muray ne peut avoir écrit sérieusement un tel monument de connerie. En écrivant cette farce, elle s'inspire de son maître qui à l'époque avait rédigé un texte où il réclamait un control social répressif du rire quand celui-ci prenait la forme de la pire des réactions : le rire moqueur. Muray ne visait pas le rire mais le “politiquement correct”, Elisabeth Lévy fait pareil…

Ecrit par : Roger Felts | 07 juillet 2008

Ouf ! Ce texte est un petit chef d'oeuvre et j'ai bien failli me faire prendre. Comme quoi l'ironie est une figure bien plus difficile à déceler qu'on ne le croit. Du grand art !

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

"On se demande alors pourquoi les plus éminents représentants du mode de pensée iumf continuent de s'écharper avec les Le Bris, JPB et autres à chaque fois qu'ils se croisent dans des émissions de radio ou de TV!"

Ecrit par : Sanseverina | 06 juillet 2008

Nous n'avons certainement pas exactement la même réponse à cette question fondamentale!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Pauvre Butch ! Même pas au CP et déjà interdite de 6° !
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2008

Que voulez-vous ; on naît où on peut, chez les bourges abstraits ou chez les prolos concrets.
Mais cela s'améliore depuis qu'un vendeur de voitures d'Oman donne des fonds à SOS-Éduc pour délivrer un prix à la librairie du fils Nemo.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008



http://chansons.ina.fr/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=ecole+des+vedettes&srcp=emissions&num_notice=7&total_notices=16

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

"Mais pas que leur pain, vous rêvez!
Ecrit par : Sanseverina | 07 juillet 2008

Y'a intérêt, oui! Et, comme feu Dugong, je le revendique.
Merci, Catmano, vous m'avez fait rire, et avec remarques tellement vraies!

Pour changer de sujet, Edouard Rosselet est notre ancien inspecteur d'académie. A chaque fois qu'il présidait, ici, un conseil de formation, on se demandait comment il était possible de dépasser à ce point son seuil d'incompétence. Et, quand on a appris sa promotion, (sa nomination à Paris, en l'occurrence), le premier réflexe a été de se dire qu'il avait couché pour réussir. Et puis, non, finalement, c'est impossible aussi... Il y a vraiment des choses mystérieuses... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Pour relancer le débat sur les "républicains" et les "pédagogues", voici un texte de 2003 qui présente la double particularité d'empiler des contre-vérités et d'être signé par un défenseur de l'école de Jules Ferry.

Oui, mais n'y a-t-il pas aussi quelques vérités dans cet empilage ?

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

"ll y a deux sortes de "dissensions", celles qui tiennent au caractère des gens et qui peuvent s'arranger en "s'arrangeant" avec les personnes, et celles qui tiennent à la nature des choses et qui peuvent "s'arranger" aussi, mais au prix d'un "arrangement" avec la vérité."

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008

Très juste, mais deux questions se posent néanmoins;
Qui peuvent, oui, mais si "on" ne le veut pas?
Et puis, c'est quoi, "la" vérité?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

"Oui, mais n'y a-t-il pas aussi QUELQUES VERITES dans cet empilage ?"

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008

Ah, vous voyez!!!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Pour relancer le débat sur les "républicains" et les "pédagogues", voici un texte de 2003 qui présente la double particularité d'empiler des contre-vérités et d'être signé par un défenseur de l'école de Jules Ferry.

Oui, mais n'y a-t-il pas aussi quelques vérités dans cet empilage ?
Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008

Les vérités sont rarement isolées. Les inexactitudes historiques ne servent jamais la vérité.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008
Et, quand on a appris sa promotion, (sa nomination à Paris, en l'occurrence), le premier réflexe a été de se dire qu'il avait couché pour réussir. Et puis, non, finalement, c'est impossible aussi... Il y a vraiment des choses mystérieuses... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Le mystère de la promotion et du renouvellement, cent mille fois vérifié, de la médiocrité sur la scène sociale est cent mille fois plus mystérieux que celui de la question de l'Etre...Et probablement cent mille fois plus insoluble !

Ceci dit, la médiocrité est un mérite en soi, surtout dans l'EN, pas besoin de "coucher" !

..."Se" coucher, peut-être.

;-)

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Pauvre Butch ! Même pas au CP et déjà interdite de 6° !
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2008

Que voulez-vous ; on naît où on peut, chez les bourges abstraits ou chez les prolos concrets.
Mais cela s'améliore depuis qu'un vendeur de voitures d'Oman donne des fonds à SOS-Éduc pour délivrer un prix à la librairie du fils Nemo.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008



http://chansons.ina.fr/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=ecole+des+vedettes&srcp=emissions&num_notice=7&total_notices=16
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2008
J'aime bien Brel.
Sauf qu'ici il faut se demander si l'anticléricalisme "républicain" affiché - on se souvient de Savary and Co - si facilement retournable - voir le site d'un instituteur libre-penseur et antidogmatique - n'a pas servi à dispenser les "républicains" d'hier d'un examen critique de leurs politiques scolaires.
Il faudra bien un jour réfléchir aussi au fait que le mouvement ouvrier partisan de l'instruction a perdu de vue progressivement à partir du début du XXe cet objectif.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

"Ceci dit, la médiocrité est un mérite en soi, surtout dans l'EN, pas besoin de "coucher" !

..."Se" coucher, peut-être.

;-)"

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008

Mais non, Robin, ne généralisez pas!
Et, là, je ne parlais pas de médiocrité! J'étais des étages en dessous! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Il faudra bien un jour réfléchir aussi au fait que le mouvement ouvrier partisan de l'instruction a perdu de vue progressivement à partir du début du XXe cet objectif.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Vous situez ça si tôt ! J'aurais cru que c'était bien plus récent.

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

J'ai reçu ceci. Alors je transmets (transmettez, transmettez, il en restera toujours quelque chose) :



UN MASTER « METIERS DE L'ENSEIGNEMENT ET DE L'EDUCATION » ?

ETUDIANTS, VOS PROFESSEURS VOUS METTENT EN GARDE



Sans aucune concertation préalable, l'IUFM de Créteil impose aux Universités de l'Académie la création d'un prétendu « Master des métiers de l'enseignement et de l'éducation » qui ne tient aucun compte des besoins et des intérêts des étudiants.

1. Si vous réussissez au concours, vous aurez un poste et vous commencerez à travailler. Tout le travail supplémentaire que vous fournirez pour décrocher ce « master » (qui implique trois ans d'études !) ne vous apportera rien de plus.

2. Si vous ne réussissez pas au concours dès la première tentative - ce qui est de loin le cas le plus fréquent - vous serez réorientés de force ou exclus de ce master.

3. Etant donné les taux de réussite aux concours, ces exclusions ou réorientations concerneraient 80% des inscrits en première année (M1). A quoi bon, dans de telles conditions, choisir cette voie ?

4. Pire encore : les programmes du M1 débordent très largement la préparation aux concours. Au lieu de pouvoir consacrer tout votre temps et vos efforts à cette préparation, vous serez obligés de suivre des cours inutiles qui réduiront considérablement vos chances de réussite.

5. Les autres débouchés qu'on vous fait miroiter sont mensonge et poudre aux yeux. Les chiffres, encore une fois, sont ce qu'ils sont : pour 2 lauréats, il y a 8 candidats qui échouent. Or il n'y a pas quatre fois plus de débouchés dans le périscolaire qu'à l'Education nationale. Et de toute façon, il n'est nullement besoin d'avoir un tel master pour travailler dans les métiers de « la petite enfance », de « la médiation culturelle », de « l'insertion », du « management » ou des « ressources humaines » pour citer quelques uns des débouchés envisagés. Dans les deux derniers cas, cela relève même de l'utopie, de l'inconscience ou de la folie des grandeurs.

6. A quoi sert donc ce master ? Pour les étudiants, à rien du tout. Il les empêche même de mettre toutes les chances de leur côté en vue de la réussite aux concours. Il n'est utile qu'aux professeurs de sciences de l'éducation, qui trouveraient ainsi une réserve d'étudiants captifs pour leur infliger des cours aujourd'hui de plus en plus désertés. En effet les licenciés en sciences de l'éducation figurent parmi ceux qui ont l'un des taux de réussite le plus bas au concours de professeur des écoles (16,7%) alors même que ce concours avait été prévu pour eux. Ils arrivent juste devant les licenciés de psychologie (16,2%) et de sociologie - qui sont les bons derniers avec 13,2%. A titre de comparaison, les titulaires d'une licence pluridisciplinaire réussissent à 33,6%, loin devant les seconds, les licenciés de biologie (26%). Or les sciences de l'éducation, la psychologie et la sociologie - ce brelan de la nullité universitaire - sont justement les trois piliers de ce futur master !


ETUDIANTS, NE SOYEZ PAS DUPES !


Les promoteurs de ce master ne pensent qu'à leur propre intérêt et se soucient comme d'une guigne de votre avenir. En refusant de vous inscrire dans ce master inutile et dangereux, vous ferez capoter cette tentative de manipulation.

Écrit par : Manu | 07 juillet 2008

Bonjour,

Je ne connais pas bien ce blog; j'en ai juste entendu parler. Je rentre en khâgne et je voudrais savoir s'il y a un prof de latin qui pourrait me donner une petite bibliographie d'oeuvres latines à traduire pendant les vacances sur le sujet:" Eros et Philia". C'est pour travailler la traduction pas le commentaire que la biblio m'intéresserait.
J'espère que quelqu'un pourra me répondre et je vous en remercie.
Marion.

Ecrit par : Marion | 07 juillet 2008

Crotte alors ! Ce n'est pas homophobe au moins ?

Yerg.

Écrit par : Manu | 07 juillet 2008

Il faudra bien un jour réfléchir aussi au fait que le mouvement ouvrier partisan de l'instruction a perdu de vue progressivement à partir du début du XXe cet objectif.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Vous situez ça si tôt ! J'aurais cru que c'était bien plus récent.
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2008

La politique d'union nationale, les aspects nationalistes de l'enseignement de l'histoire, l'assassinat de Jaurès et les 75 000 instits - les hussards noirs - qui se font écrabouiller, presque tous en y consentant, dans les tranchées de 14-18, ce n'est pas d'aujourd'hui, et cela pèse un peu plus lourd que Meirieu.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Un petit lien vers un texte qui refroidira l'ardeur des thuriféraires de l'École de Jules Ferry dans ce qu'elle avait de pire :
http://michel.delord.free.fr/hagio.pdf

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Christophe : "... il y a plus de dissensions, (si on va au delà des problèmes d'enseignement), entre certaines personnes d'ici entre elles qu'avec certaines du camp d'en face..."

Exact. La question de fond, rarement posée ici est : *quelle école pour quelle société* ? Et toutes ses variantes. Vaste question ... Pour l'heure et n'en déplaise à Guy qui semble dire que "l'ogre mondialiste" est une sorte d'épouvantail - tiens, il faudra que je songe à mettre un Bill Gates ou un Mittal dans mon jardin, j'ai quelques merles moqueurs qui agacent le béké d'en face -, je ne pense pas que les élèves de l'école que je dirigeais dans le XIX ème arrondissement de Paris auraient pensé la même chose, s'ils avaient pu penser dans ces termes-là bien sûr, quand ils en prenaient le chemin le ventre vide faute d'argent à la maison ou que leur père, clandestin chinois de la rue de Nantes ,avait sauté par la fenêtre au petit matin pour fuir la police (c'était déjà le cas dans les années quatre-vingt-dix !). Et je ne parle pas des gosses du foyer de la DASS, ni de ceux qui arrivaient un beau matin sans cartable, sans rien, du centre d'hébergement d'urgence d'à côté (euphémisme pour désigner le centre d'accueil, des "femmes battues"). On a du mal a apprendre à lire et écrire dans certaines conditions et ce n'est manifestement pas près de changer ... Alors ne mettons pas la charrue avant les boeufs ... Changeons la société pour changer l'école ... L'inverse je n'y crois vraiment pas !


Pour répondre à Guy ... Une petite divagation ...

La "pédagogie" devenue un terme confus, presque péjoratif, m'emmerde au plus au point. Ancien enseignant de CP j'ai commencé par la globale, pure et dure. Mots "flash", expressions et même phrases mémorisées visuellement, lecture rapide à la mode de Rémond-Richaudeau, la totale ... L' époque était foucambertiste et aucun ayatollah ne m'a mis une kalachnikov idéologique dans les reins. Jamais ! Les IUFM n'existaient pas encore, je sortais de l'école normale d'instituteurs où l'on m'avait plus appris à faire l'analyse logique d'une page de Proust qu'à y traquer les champs lexicaux ou la synecdoque ... A saisir la beauté du monument par la pureté de son architecture en quelque sorte ... Mais Foucambert m'avait séduit, pour des tas de raison ... Pure conviction donc en ce qui concerne la "globale". De plus j' étais maître d' application avec donc des responsabilités spécifiques. Très vite et tout en maintenant l'approche globale des textes (lecture à partir d' albums un peu comme le collègue de la rue Cavé pourchassé par l'administration), j'ai organisé très vite des séances quotidiennes et systématiques de syllabisme (d' alphabétique si vous voulez, ce que je considérais - et considère toujours - comme l' acquisition d' un simple mécanisme, indispensable mais pas suffisant pour "apprendre à lire" ). Et le mélange a fort bien marché. A la fin de l' année mes vingt-huit (28!) élèves de ZEP étaient de bons lecteurs pour la plupart, lisant Andersen dans le livre de poche sans illustrations ou presque ... Et je n' excluais pas la grammaire pour autant, un dictionnaire de fond de classe sur de grandes fiches illustrées, appelaient un chat un chat et un article défini (ou indéfini) n' était pas (encore) un déterminant (comme je l' ai vu sur une fiche de SLECC !) Les règles simples d' accord (sujet-verbe, adjectif-nom ... ), les conjugaisons simples ou la différence entre les propositions relatives, déterminatives, explicatives, n' étaient pas négligés ... On peut faire beaucoup à cet âge ! Certains maîtrisaient les quatre opérations et deux ou trois élèves multipliaient, par jeu, d' impressionnants nombres décimaux ... J' avais bien quelques soucis avec deux ou trois irréductibles mais tout le monde ne peut pas être Einstein, ils persistaient, alphabétique ou pas, à proclamer que "b et a" cela faisait "pu" ou "li" ! Mais avec l'aide du RASED et en laissant du temps au temps on finissait par s'en sortir...

A signaler que lors de ma direction d' école il m' est arrivé
d' indiquer ostensiblement la porte à une inspectrice qui faisait la chasse à tout ce qui ressemblait de près ou de loin à du syllabisme chez mes collègues de CP ... On ne l' a plus revue pendant un an !

Ces souvenirs lointains pour dire que c' est le maître qui construit sa méthode. Et qu' il n'y a pas d' autre alternative valable. Le reste ne sont que des recettes, des béquilles, des rustines, du remplissage, du vent ... Ah, un point *essentiel* : maîtriser sa matière ! Et au CP être un grand lecteur aussi bien qu'un bon matheux ou un passionné de botanique (ah, la leçon de chose!) est indispensable. Il m'est arrivé de renvoyer dans les cordes un jeune collègue tout frais sorti de l'IUFM qui me donnait à signer des livrets scolaires bourrés de fautes ("Farida à progresser en orthographe. C'est bien continues!" si vous voyez ce que je veux dire ...)

Alors le GFEN, le GRIP, l'ICEM, les écoles DECROLY ... Dès qu'ils donnent des recettes, "même bête, même poil" ! Ils peuvent être de bons "laboratoires", des lieux de réflexion, tout ce qu'on voudra, mais leur marge est étroite et le dogmatisme n'est jamais très loin. D'où l'intérêt de la confrontatiion des expériences. Et c'est dans ce sens que "la main tendue" serait souhaitable. C'est Sanseverina qui proposait de laisser les différents types d'écoles ou d'enseignement se déveloper tranquillement. Mais c'est bien ce qui se fait déjà - dans mon école il y avait des partisans de la méthode alphabétique, des collègues qui pratiquaient ma méthode plutôt "mixte", des Freinetiques, des "mains à la patte", que sais-je ... : de cette diversité sans conflits sortaient des élèves en CM2 qui avaient un niveau parfois meilleurs que ces élèves de première STG - du moins en expression sur le sujet dit "d'invention"' - dont je viens de parcourir les copies du bac ! On s'apercevrait vite que la méthode importe peu , c'est l'enseignant, sa personnalité, son investissement, sa culture qui font la différence ... Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise méthode, il n'y a que de bons ou de mauvais maîtres. Et des programmes ? Bien sûr, les programmes ! Mais n'ont-ils pas toujours été : apprendre à lire, écrire, compter, calculer ? Et au-delà de l'ORL, des séquences ou des objets d'étude, un texte de Musset reste bien un texte de Musset, qui le veut (et le peut) s'y frotte ! (Sans QCM, merde aux QCM ! ni narrateur omniscient ou autres discours insipides !) Qui peut dire le contraire ? Lâchons la grappe aux enseignants qui sont sont sur le terrain ! Laissons-les bosser sereinement ... Cessons de les harceler avec des conneries qui n'ont rien à voir avec l'enseignement ... Ras-le-bol des réformes perpétuelles !

Désolé pour ces digressions inutiles... Défoulement de vieux cons à la retraite ..."Tu ferais, mieux d'aller (re)lire "Le Sang noir" que tu as sur ta table de nuit" me lance quelqu'une ... Elle a raison !

Écrit par : Eric | 07 juillet 2008

Que pourrais-je vous dire pour renforcer mon statut et laisser loin en derrière Cadichon et Manu ?

> je ne roule pas en 4x4 (personne n'est parfait), mais ça fait vingt ans que je ne suis pas monté sur un vélo
[...]

J'espère que ça sera suffisant pour me garantir à vie un titre de Grand Méchant (prière de ne pas oublier les majuscules : en plus de tous les défauts mentionnés, je suis vaniteux).

Ecrit par : Franck Boizard | 07 juillet 2008

Ouais ! Ouais ! Super idée Franck! Il nous faut créer un "club des méchants" (ou "des affreux pas beaux" ou des "sales cons", ou des "ceux qu'on même pas vôté Ségolène, en plus !", etc. ).

A moi, a moi !

>Il m'arrive de bouffer au Quick.

>Je vote de moins en moins à gauche.

>J'adore la musique de sauvage (le métal, en particulier).

>Je ne suis pas favorable à la régularisation de tous les sans-papiers et à l'ouverture des frontières.

>J'ai déja chanté la Marseillaise avec une certaine fierté.

>J'ai acheté et lu pleins de bouquins de JPB, de, Marc le Bris, de Liliane Lurçat, de Guy morel, de Bernard Kuntz,etc. (j'en ai même offert. Je suis sûr que JPB paie l'impôt sur la fortune à cause de moi).

>Je ne dis plus bonjour à mes voisins depuis que je sais qu'ils sont communistes (il n' y en a presque plus, j'ai pas eu de bol...)

>Je suis conscient de détruire la couche d'ozone lorsque j'émet des flatulences, mais je continue à manger du flan aux prunaux.

>Dans les manifs, la sono du Snes et les tambours de gauche me gonflent.

>Je ne note pas systématiquement tous mes élèves entre 15 et 20, ce qui les traumatise.

>Je m'engueule parfois avec Christophe Sibille, mais c'est lui qui a commencé d'abord.

>Je transmet des connaissances à mes élèves sans attendre qu'ils construisent eux-même leurs propres savoirs.

>il m'arrive de leur flanquer 1 heure de colle lorsqu'ils s'expriment en hurlant dans les couloirs.

>Je suis super mal vu par la FCPE


Qui dit mieux ?

Écrit par : Manu | 07 juillet 2008

"Je m'engueule parfois avec Christophe Sibille"

Ecrit par : Manu | 07 juillet 2008

Ici, c'est le top du politiquement correct! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

"La politique d'union nationale, les aspects nationalistes de l'enseignement de l'histoire, l'assassinat de Jaurès et les 75 000 instits - les hussards noirs - qui se font écrabouiller, presque tous en y consentant, dans les tranchées de 14-18, ce n'est pas d'aujourd'hui, et cela pèse un peu plus lourd que Meirieu.
Cordialement.
GM"

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Attention, Guy, vous allez énerver Montaigneàcheval, qui va vous traiter de Meirieuphile!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Bonjour,

Je ne connais pas bien ce blog; j'en ai juste entendu parler. Je rentre en khâgne et je voudrais savoir s'il y a un prof de latin qui pourrait me donner une petite bibliographie d'oeuvres latines à traduire pendant les vacances sur le sujet:" Eros et Philia". C'est pour travailler la traduction pas le commentaire que la biblio m'intéresserait.
J'espère que quelqu'un pourra me répondre et je vous en remercie.
Marion.

Ecrit par : Marion | 07 juillet 2008

Marion, contactez de ma part mon collègue de latin S. Corriol simoncorriol@aol.com, il vous enverra de quoi travailelr cet été.
Cordialement, FG

Écrit par : FGuichard | 07 juillet 2008

A moi, a moi !

>Il ne m'est jamais arrivé de bouffer au Quick et microsoft me sort par les yeux même si je dois parfois le subir.

>Je n'ai jamais voté socialiste et je vote de plus en plus à gauche.

>Je hais la musique de sauvage (le métal, en particulier). Là, j'écoute Patti Smith et ensuite je mettrai un Bach interprété par Gerad Lesne .

>Je suis favorable à la régularisation de tous les sans-papiers et à l'ouverture des frontières.

>J'ai déja chanté la Marseillaise avec une certaine fierté, à la fête de l'Huma avant l'Internationale ou lors de l'enterrement d'Aragon. Ah oui, aussi lors d'une manif en mémoire des tués de Charonne, ça ne me rajeunit pas ...

>Je n'ai pas acheté ni lu beaucoup de bouquins de JPB, de Marc le Bris, de Liliane Lurçat, de Guy morel, de Bernard Kuntz, etc. (la pédagogie m'emmerde, je préfère aller aux sources : mon dernier achat : Breton, Ecrits sur l'art, en Pléiade) ; de JPB (un peu tout de même je crois), je préfère et de loin, la Petite fabrique de littérature .

>Je dis bonjour à mes voisins quand ils sont sympathiques, communistes ou centristes ou même socialistes voire sarkosiens (il faut de tout pour faire un monde ), homosexuel, handicapé, musulman ou juif, noir ou jaune.

>Je suis conscient de détruire la couche d'ozone mais je ne mets la clim le moins possible dans ma petite voiture

>Dans les manifs, l'absence des collègues me gonfle plus que la sono et les ballons du SNES qui m'agacent aussi, c'est vrai. Et puis je défile dans d'autres rangs.

>Je ne note mes élèves pour ce qu'ils valent (pour le travail fourni) ce qui ne les traumatisent nullement.

>Je m'engueule rarement, je discute.

>Je transmet des connaissances à mes élèves sans considérer pour autant que sont des boîtes de conserve vides qu'il faut remplir, j'ai des êtres humains en face de moi.

>Je ne colle plus, il n'y a plus personne pour surveiller les permanences.

>Je ne vois pas la FCPE, mais les parents d'élèves me respectent et tiennent compte de mon avis

> J'emmerde les cons.

Qui dit mieux ?

Écrit par : Hervé (l'autre) | 07 juillet 2008

Ouais ! Ouais ! Super idée Franck! Il nous faut créer un "club des méchants" (ou "des affreux pas beaux" ou des "sales cons", ou des "ceux qu'on même pas vôté Ségolène, en plus !", etc. ).

A moi, à moi !

Je ne donne jamais de notes de complaisance, je ne fais jamais de dictées à trous, j'explique souvent aux élèves l'origine latine ou grecque des mots, je suis allé écouter du funk dans une boîte branchée l'autre jour, ambiance survoltée et décibels à fond et j'y ai pris du plaisir, je lis autant de romans policiers que de romans sérieux, j'aime manger des sardines à l'huile à même la boîte de conserve, je possède un smoking et m'est même arrivé de le mettre, il m'arrive de jouer à des jeux vidéo d'aventure, j'ai feuilleté un livre l'autre jour qui expliquait aux gens pourquoi il fallait éviter d'avoir des enfants (j'en ai deux) et je suis tombé sur une page qui m'a fait rire...J'ai pas voté socialiste depuis 81, j'ai pas voté pour Ségolène !

Je suis très très méchant !

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Euh...J'ai mangé au Mac'Do l'autre jour.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Je suis très très méchant !

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008

Là, Robin, personne ne va vous croire. Bonnes vacances en Bretagne, si vous partez bientôt.

Écrit par : Sanseverina | 07 juillet 2008

Les vérités sont rarement isolées. Les inexactitudes historiques ne servent jamais la vérité.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Oui d'accord, Philippe Nemo nous l'a fait à l'esbrouffe journalistique, mais je pense ça n'enlève rien à l'intérêt de la question : "Comment en est-on arrivé (historiquement parlant) au désastre ?"

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Là, Robin, personne ne va vous croire. Bonnes vacances en Bretagne, si vous partez bientôt.

Ecrit par : Sanseverina | 07 juillet 2008

C'est mon drame. Allez, je vais aller naufrager un bateau ou deux en Bretagne ! Mauvaises vacances à vous aussi!
;-)

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Bonnes vacances Sanseverina ! Vous avez raison, je n'y arrive pas et encore moins avec vous !

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Oui d'accord, Philippe Nemo nous l'a fait à l'esbrouffe journalistique,
Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008
Non, il nous la joue Nouvelle droite.
GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Nouvelle droite : vous savez, ceux qui ont inventé le concept de "politiquement correct".
GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Bien, maintenant que tous les méchants sont réunis, il ne nous reste plus qu’à répondre à une seule question : comment va-t-on tuer Superman ?

Écrit par : Lex Luthor | 07 juillet 2008

Je vois que la méchanceté fait jaser.

@ uncertain

Oui, je suis puéril. J'ai du mal à à prendre certains commentaires au sérieux, alors je me défoule.

@ Guy Morel

Après la première guerre mondiale, les instituteurs se sont demandés si ils n'avaient préparés les petits veaux pour l'abattoir.

Ils sont devenus pacifistes et, après 1940, Vichy les a accusés d'être responsables de la défaite.

C'est aussi à ces malheureux épisodes que je songe quand j'écris que le vice fondamental de l'EN est d'être étatisée, donc, par voie de conséquence, politisée.

La politisation continue. Ne vous en déplaise, Jeremy, la lutte à la mode contre les «phobies», c'est de la politique.

L'école doit transmettre aux élèves une culture classique et historique, leur donner les bases pour penser en hommes libres. A eux ensuite de juger si l'homophobie, l'antisémitisme et que sais-je d'autre, c'est bien ou mal.

La fameuse lutte contre les «phobies», c'est sous une forme déguisée, lénifiante, un bourrage de crâne, un viol des consciences.

J'ai eu la chance (oui, je considère que c'est une chance) que mes professeurs n'en fassent pas des tonnes sur le fascisme et l'antisémitisme (ça n'était pas encore à le mode), mais à 14 ans, j'ai lu L'archipel du goulag, Si c'est un homme et L'espèce humaine, parce que les professeurs en question m'avaient transmis suffisamment de connaissances et de méthode (et d'amour de la lecture) pour que je comprenne ces oeuvres, certes imparfaitement.

C'est à comparer avec cette élève de seconde que j'ai rencontrée récemment qui sait que le fascisme, c'est très très mal, mais qui peine à expliquer ce que c'est (pour elle, l'exemple du fasciste, c'est Sarkozy) et pour qui Hitler est un illustre inconnu (authentique).

Écrit par : Franck Boizard | 07 juillet 2008

SUITE D'UN DÉBAT À PROPOS DE CHEVÈNEMENT ET L'ÉCOLE… Ayant comme principaux interlocuteurs Michel Delord, Guy Morel et votre serviteur… dont la spécificité sur ce blog est de faire partie de la catégorie des non enseignants, espèce rare qui a bien du mérite. J'ai l'avantage, et l'inconvénient, ici, de ne parler qu'en tant que citoyen… éclairé (! ! !). Ces interventions ont été enrichies par Chevreuil, Eric, Guillaume et plus récemment Pedro Cordoba, à qui je signale que le chevénementisme non sectaire existe bien encore… C'est la forme la plus élaboré d'un réformisme républicain conséquent. C'est pour cela qu'on l'assassine tous les jours. Ce que j'en dis c'est qu'il n'est pas souhaitable, ni de bonne compagnie de participer à la curée !

1) Avant tout, je l'ai déjà signalé deux fois à J.P. Brighelli, une amélioration certaine de l'inter face serait qu'il obtienne du maitre d'œuvre de son blog, une numérotation temporelle des commentaires de chaque note. À 500 à 1000 interventions par note, il devient quasiment impossible de s'y retrouver dans un débat sur tel ou tel sujet… Des interventions ponctuelles peuvent présenter un certain intérêt, et même un intérêt certain, mais quand s'ouvre la perspective d'un échange pouvant aller plus au fond des choses, la dispersion provoquée par l'abondance et la diversité des textes a un effet délétère… et la reprise dans chaque commentaire, des commentaires auxquels on est censé répondre, alourdit considérablement et le blog, et le débat…
Si je pouvais écrire : je réponds aux commentaires 28 de X et 142 de Y, le lecteur (le bon lecteur) saurait où aller pour être davantage éclairé… Être éclairé n'est-elle pas notre ambition suprême ?
Ceci pour dire que je suis dans la logique du Siècle des Lumières. Évidemment mis au goût du jour par de nouveaux éclairages…

2) Cette réponse étant assez longue et nourrie de diverses interventions, je la reprend sous une autre présentation sur mon blog personnel…

3) En écrivant mon texte précédant “ À Michel Delord… daté du 3 juillet”, je m'étais dit qu'il fallait que je fasse attention afin de ne pas susciter le reproche qui fut fait en son temps au P.C.F. : pour ne pas désespérer Billancourt, écarter toutes les critiques faites sur l'URSS.
Et je précisais que je ne contestais pas la nécessaire critique d'éventuelles erreurs (concernant ici, Chevènement et l'école) mais je constatais qu'elles n'étaient pas faites dans un esprit unitaire où l'essentiel devait se dégager du secondaire…
La réponse de Guy Morel montre bien que dans certains échanges, prendre des précautions pour que l'interlocuteur ne se méprenne pas, n'a pas grande utilité. Ce qui compte, ce n'est pas ce que j'ai écrit, mais un univers fantasmatique où se débattent des hommes ayant dû effectivement commettre bien des erreurs… Vous énoncez que certaines critiques sont non fondées… On vous renvoie ; “vous avez un profil stalinien, vous contestez mon droit à la critique”… Mais non ! Je conteste le contenu de ces critiques…
D'ailleurs, Guy Morel en précisant certains “détails ” conforte bien que c'est le contenu qui est en cause et non le fait de critiquer… Je retiens :
“ Chevènement a préparé Jospin” puis “ … cela conduit à ne pas voir la continuité des politiques éducatives appliquées depuis les années soixante, et qui toutes, de droite et de gauche, ont été fondées, quels que soient les discours, sur le renoncement à l'instruction publique, avec le résultat que l'on sait.”
Mais aussi ; “… la fausse opposition entre “républicains” et “pédagogues” ou encore, seule, la reconnaissance du déficit global de toutes les politiques éducatives peut permettre une reconstruction de l'école… Ou enfin, la négation de la nécessité d'un front commun “ Nous sommes deux, encerclons- les !”… Il est vrai qu'en raisonnant comme cela, c'est à la vitesse grand V que les combattants de la bonne cause vont se retrouver à deux… Et peut-être moins, car il n'est pas sur que Delors et Morel soient d'accord sur tout.
Tous ces énoncés paradoxaux font problème… D'où le débat :

4) Avant d'aborder le cinquièmement qui est la suite logique du troisièmement, je me permets dans cette quatrième partie, un a parte en vistavision sur la question :

L'effondrement du socialisme totalitaire, il y a quelques dizaines d'années, a permis à l'impérialisme capitaliste de remanier complètement sa stratégie : d'une politique où la part du compromis avec “l'adversaire” était bien réelle, il est passé au développement sans réserve d'un autre totalitarisme, celui du marché, qui en dernière analyse réglera (!) tous les problèmes… pour le plus grand profit de ceux qui le contrôlent. La mondialisation néo-libérale est en marche, sous la férule (provisoire ?) de nos “amis” américains.
En France, Ponpidou, Mitterand, Chirac témoignent de la première manière. Giscard (en tant qu'ébauche) et notre Pin's national, plus fermement, expriment la seconde : TOUT DOIT ALLER VERS LA MARCHANDISATION !… ET L'ÉCOLE, PAS MOINS QUE LE RESTE !

Avec l'école, pourtant, il y avait un os !… Pour des raisons historiques (que je ne développerai pas) l'école en France a constitué un bastion public, laïque et intégrateur, d'une redoutable efficacité, une véritable puissance “progressiste” et républicaine ; à l'abri, pour l'essentiel, des méfaits du mercantilisme… Sa nécessaire modernisation, du fait d'une démocratisation-massification posant de nouveaux problèmes, a permis au pouvoir politico-économique d'introduire le ver dans le fruit. Au nom de la modernité et d'un égalitarisme pseudodémocratique, en une trentaine d'années, le psychopédagogisme, en tant qu'outil “technique” global, a cassé l'école publique et annihilé (ou fortement réduit pour les optimistes) sa capacité de résistance au rouleau compresseur néo-libérale.
On est actuellement dans une période de transition où le psychopédagogisme ayant pour l'essentiel assuré sa fonction (affaiblir et casser le “public”), on peut passer beaucoup plus facilement à la phase de marchandisation de l'enseignement, où le pouvoir toujours “reconnaissant” pour ceux qui l'ont servi, liquidera le psychopédagogisme, décidément trop inefficace (à moins que dans son immense bonté, il lui laisse les miettes d'un public bas de gamme), pour promouvoir des expériences diverses, multiples et surtout privées (“ que cent fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent”). Où soyons certains que ce sont ceux qui pourront payer plus qui en auront le plus… Dans cette logique infernale de travailler plus pour gagner plus pour pouvoir payer plus pour avoir plus et jouir encore plus en se transformant en super plus capable de travailler plus pour gagner plus, et ainsi de suite… Cela rappelle un peu le “il faut apprendre à apprendre” des psychopédagogues !

5) Après cet intermède stratégique, je reprends le fil conducteur de mon propos qui est de commenter les propos paradoxaux Morélo-Delordyonosien…
Ils semblent pêcher par une confusion entre la tendance profonde du mouvement (la crise de l'école publique et sa marchandisation programmée) et sa réalité dans les divers développements où s'expriment de nombreuses contradictions. Comme l'écrit le philosophe Jacques Bouveresse qui oppose Kraus (qui était principalement journaliste) à Spengler : “… Spengler… adopte le point de vue… de l’”algodicée” : la position de l’homme qui prétend regarder les choses avec la froideur et le détachement d’un esprit scientifique, d’un point de vue cosmique qui permet de réduire à des proportions insignifiantes les bouleversements, les catastrophes, , les guerres et les massacres qui se préparent…” Depuis 1960, pour l'école tous les politiques ont œuvré dans le même sens… Chevènement, c'est bonnet blanc et blanc bonnet avec Jospin. Le débat entre “républicains” et “pédagogues” est une construction journalistique… Et Brighelli est fondamentalement amoureux de Meirieux (çà, je crois que c'est vrai… Brighelli confirmera… Meirieux approuvera).
Ce point de vue cosmique, on le retrouve dans l'espérance d'une refondation de l'école, un projet vertueux qui donnerait clé en main la solution à tous les problèmes… À condition de retrouver la vérité du véritable message des politiques, l'abandon depuis 1960 de l'Instruction Publique… J'avoue que ce serait abandonné un éventuel aveuglement, pour récupérer une illusion en marche : reconstruire l'école avec un assistanat politique où on retrouvera la Ségolènitude, la DSKarification ou un parisianisme néo bon chic bon genre si ce n'est pas plus probablement Sarkozy et ses plates-bandes.
Un contre-projet global n'a guère de sens. Il s'agit avant tout de résister. Partout où cela est possible et à tous les nivaux en opposant des principes simples, des valeurs mobilisatrices conformes aux exigences républicaines… La vision d'ensemble est là pour donner une cohérence aux milliers de résistances concrètes. Pas pour fournir aux technocrates des idées sur les moyens de faire fonctionner une machine dont la finalité est aux antipodes d'un projet authentiquement laïque. Il faut résister en mettant des valeurs en acte et pas en mettant des projets globalisés sur le papier (étant entendu que mettre des valeurs en acte nécessite une certaine réflexion et un peu de papier).

D'une certaine manière on pourrait dire que Morel et Delord disent la même chose que ce que j'écris dans la vision prospective de ma quatrième partie… Sauf qu'ils balaient quasiment d'un trait de plume la réalité quotidienne de l'école. Bien que je ne les assimile pas du tout à Spengler - Autre pays, autres mœurs, autre époque (1913), engagement politique bien différent – je ne me prive pas du plaisir de rapporter la suite de la citation de Jacques Bouveresse : “…Selon Spengler, l’humanité européenne doit vouloir ce qui va, de toute façon, lui arriver ou rien du tout. …, l’attitude de Kraus est évidemment aux antipodes du pathos stoïcien ou pseudo-stoïcien et de la prétendue “ sagesse ” qui consent à l’inévitable. Son point de vue est à l’opposée de la fuite dans l’inhumain que préconise et pratique Spengler. Il est… celui de l’indignation et de la révolte de ceux que Spengler voit en victimes déjà résignées et virtuellement condamnée…”

Finalement la reconstruction de l'école, l'école refondée, revisitée, renaissante, c'est avant tout l'école de la résistance aux insuffisances notoires de la réalité, aux pratiques fumeuses du psycho-pédagogisme, à la privatisation rampante et à la marchandisation de l'école publique.

Écrit par : Roger Felts | 07 juillet 2008

« @ uncertain

Oui, je suis puéril. J'ai du mal à à prendre certains commentaires au sérieux, alors je me défoule. »

Cher FB, je n’ai jamais parlé de votre puérilité . Je crois que vous me confondez avec un autre intervenant.

Écrit par : Lex Luthor | 07 juillet 2008

« @ uncertain

Oui, je suis puéril. J'ai du mal à à prendre certains commentaires au sérieux, alors je me défoule. »

Cher FB, je n’ai jamais parlé de votre puérilité . Je crois que vous me confondez avec un autre intervenant.
ps: j'ai simplement mis un lien vers site parlant des méchants de JB

Écrit par : uncertain | 07 juillet 2008

un site

Écrit par : uncertain | 07 juillet 2008

Bien, maintenant que tous les méchants sont réunis, il ne nous reste plus qu’à répondre à une seule question : comment va-t-on tuer Superman ?

Ecrit par : Lex Luthor | 07 juillet 2008

Je crois qu'il est mortellement allergique aux sardines à l'huile.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Merci, Eric. J'adhère à la totalité de votre message... Et "le sang noir" est un de mes romans préférés, sinon, de tous ceux que j'ai lu, le roman que j'ai préféré...
Avec: "Belle du seigneur", quand même...
Et "Le voyage au bout de la nuit"...
Merci aussi à Hervé. Il y a vraiment des moments où ce blog est extrêmement rafraîchissant.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

« (pour elle, l'exemple du fasciste, c'est Sarkozy) et pour qui Hitler est un illustre inconnu (authentique). »

rien d’étonnant. Vous n’avez jamais trouvé un, plus généralement une, élève avec une croix gammée sur sa trousse ? Demandez-lui, par curiosité, de justifier le choix du motif. Vous aurez des surprises.

Écrit par : uncertain | 07 juillet 2008

Marion, bravo pour vos intentions de travail mais commencez, au passage, par éliminer cette vilaine faute plus répandue que la grippe aviaire dans un poulailler vietnamien: on ne saurait "rentrer" (en khagne par exemple) que si l'on en est déjà sorti; on ne peut donc pas "rentrer" dans un lieu nouveau ou inconnu, on y entre, tout simplement.
Mais je ne vise pas le classement des méchants, déjà richement garni, quoique je fasse lire "Dom Juan" à des 3° et que je m'adonne au chant baroque le plus réactionnaire, du genre "Louanges de Dieu" de Henry Desmarets (1737). Bonnes vacances

Écrit par : Cunégonde | 07 juillet 2008

Bonjour,
Il faisait beau et nous étions occupés à cultiver notre jardin.Les framboises ont bien donné et la gelée est succulente. L'arrachage des mauvaise herbes suffit amplement à notre cuniculiculture limitée à un seul animal qui a profité de nos salades rongées par un ver camouflé dans la racine. Cela m'a fait penser au phylloxéra qui a commencé à détruire le vignoble français à partir de 1863 dans le Gard pour atteindre notre Champagne qui se croyait à l'abri en 1890. Cela m'a fait penser aussi à la lente dégradation de notre système éducatif qui a commencé par se fissurer au niveau des fondations. Avec le phylloxéra on a réussi à s'en sortir en greffant le plan français sur du bois américain mais avec l'école ce n'est pas la même chose. Il faut dire que dans le même temps une ancienne collègue m'a prêté l'ouvrage de Bernard Lecherbonnier:"Pourquoi veulent-ils tuer le français ?" que je ne connaissais pas et voilà ... Les filles ça rêve et ça fouine.( Petite remarque pour essayer de revenir au fil de discussion.)
Bonnes vacances à ceux qui partent . Pour nous c'est le voyage dans le temps. Je suis toujours plongée dans les délibérations du conseil municipal de mon village natal au vingtième siècle et j'arrive à la seconde guerre. En 1941 on dépense 250 F pour un portrait au burin sur papier de Chine du maréchal. L'année suivante la caisse des écoles ne peut plus payer les fournitures scolaires aux élèves de l'école qui devront les payer en passant par l'institutrice." Les fournitures restantes seront délivrées gratuitement jusqu'à complet épuisement. " Pendant que je voyage au fil de l'histoire, mon mari grimpe dans les branches de l'arbre généalogique. A chacun sa quête.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 juillet 2008

C'est à comparer avec cette élève de seconde que j'ai rencontrée récemment qui sait que le fascisme, c'est très très mal, mais qui peine à expliquer ce que c'est (pour elle, l'exemple du fasciste, c'est Sarkozy) et pour qui Hitler est un illustre inconnu (authentique).

Ecrit par : Franck Boizard | 07 juillet 2008

Si vous contunuez comme ça, vous allez vous faire exclure du club des méchants et on ne pourra plus se débarrasser de superman.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Si vous contunuez comme ça, vous allez vous faire exclure du club des méchants et on ne pourra plus se débarrasser de superman.

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008

Si, si, il peut rester dans le club des méchants ! Quand il me pose des questions et que je lui réponds, sur mes p'tits caïds des bacs à sable ou sur le temps que je perds à cuisiner mon pain moi-même, il ne me répond jamais.
Alors, vous voyez bien qu'il est méchant. Il s'attaque même à Supercatman !

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

Merci, Eric. J'adhère à la totalité de votre message... Et "le sang noir" est un de mes romans préférés, sinon, de tous ceux que j'ai lu, le roman que j'ai préféré...
Avec: "Belle du seigneur", quand même...
Et "Le voyage au bout de la nuit"...
Merci aussi à Hervé. Il y a vraiment des moments où ce blog est extrêmement rafraîchissant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2008

Moi aussi j'adhère au message d'Eric, on sent qu'il est au-dessus du lot, mais Guy Morel vous dirait sans doute et avec raison que ça reste de l'"individualisme romantique".

Il faut une politique (des paradigmes, des programmes, des méthodes...) pour la majorité.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Alors, vous voyez bien qu'il est méchant. Il s'attaque même à Supercatman !

Ecrit par : catmano | 07 juillet 2008

Bon, d'accord. L'important c'est qu'il tienne superman suffisamment longtemps pour qu'on lui fasse avaler de force un bout de sardine à l'huile.

Supercatman, c'est une gentille ou une méchante ?

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Pour lui, apparemment, c'est une méchante.

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

Moi aussi j'adhère au message d'Eric, on sent qu'il est au-dessus du lot, mais Guy Morel vous dirait sans doute et avec raison que ça reste de l'"individualisme romantique".

Il faut une politique (des paradigmes, des programmes, des méthodes...) pour la majorité.
Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008
Du romantisme ? Non, quelque chose d'assez courant dans les année soixante-dix : "On ne va pas m'apprendre à faire ce que je veux dans ma classe". C'est comme cela que la descente a commencé au moment des maths modernes. Puis sont venue les protestations : "on m'empêche de faire ce que je veux dans ma classe". Aujourd'hui que l'on s'est aperçu qu'on ne pouvait plus du tout faire ce qu'on veut dans sa classe vient la solution de Roger Felts : l'indignation ! Ca c'est dans le meilleur des cas, assez peu fréquent, parce que dans la plupart des cas, on fait exactement dans sa classe, et d'assez bon coeur, ce qu'il est prescrit d'y faire.
On continue comme cela ? En vouant Meirieu aux gémonies bien entendu.
GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

D'une certaine manière on pourrait dire que Morel et Delord disent la même chose que ce que j'écris dans la vision prospective de ma quatrième partie… Sauf qu'ils balaient quasiment d'un trait de plume la réalité quotidienne de l'école.
écrit Roger Felts.

Euh...
Delord et Morel quasiment balaient d'un trait de plume etc ???
Il doit y avoir de la brume sur la côte d'azur.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

@ catmano

Je ne vous réponds pas bien entendu par pure méchanceté, mais aussi parce que je n'ai rien à vous répondre : j'ai du mal à suivre, je ne suis pas prof, je ne peux pas passer ma journée sur bonnet d'âne ou dans le four à pain.

Un intervenant a fait une remarque technique judicieuse : si les messages étaient numérotés, on s'y retrouverait mieux.

Écrit par : Franck Boizard | 07 juillet 2008

3) En écrivant mon texte précédant “ À Michel Delord… daté du 3 juillet”, je m'étais dit qu'il fallait que je fasse attention afin de ne pas susciter le reproche qui fut fait en son temps au P.C.F. : pour ne pas désespérer Billancourt, écarter toutes les critiques faites sur l'URSS.
Et je précisais que je ne contestais pas la nécessaire critique d'éventuelles erreurs (concernant ici, Chevènement et l'école) mais je constatais qu'elles n'étaient pas faites dans un esprit unitaire où l'essentiel devait se dégager du secondaire…
La réponse de Guy Morel montre bien que dans certains échanges, prendre des précautions pour que l'interlocuteur ne se méprenne pas, n'a pas grande utilité. Ce qui compte, ce n'est pas ce que j'ai écrit, mais un univers fantasmatique où se débattent des hommes ayant dû effectivement commettre bien des erreurs… Vous énoncez que certaines critiques sont non fondées… On vous renvoie ; “vous avez un profil stalinien, vous contestez mon droit à la critique”…

Cher Roger Felts,

Pourriez-vous traduire ce qui précède ?

GM

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Il est où JPB? Il s'est perdu dans un passage secret du château de Chenonceau? Il est tombé dans le puits de la cour des cuisines? Il s'est enfui avec toutes les salades de Villandry? A moins qu'il ne soit emprisonné (par la bande de Meirieu ) dans une tour haut placée ne percevant qu'un petit carré de ciel et une branche de lierre, se désolant de ne pouvoir livrer sur son blog son ultime fil de discussion. Il y a aussi l'hypothèse des caves bien fournies...
Qu'en pensez-vous?

Écrit par : Sanseverina | 07 juillet 2008

Euh...
Delord et Morel quasiment balaient d'un trait de plume etc ???
Il doit y avoir de la brume sur la côte d'azur.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

C'est juste une métaphore filée un peu hardie, Guy !
Mais attention, peutit malheureux (avé l'asseng) : Marseille n'est pas sur la Côte d'Azur ! N'allez pas confondre Nice et Marseille : pourquoi pas Nantes et Rennes, tant que vous y êtes ? Je vous rappelle également qu'ici le nord commence à Tarascon -- Valence pour les plus tolérants.
Pour en revenir à la brume de chaleur, oui, il y en a... et de l'ozone tant qu'on veut. Vivement le Mistral, qu'on respire !

Écrit par : FGuichard | 07 juillet 2008

Il est où JPB? Il s'est perdu dans un passage secret du château de Chenonceau? Il est tombé dans le puits de la cour des cuisines? Il s'est enfui avec toutes les salades de Villandry? A moins qu'il ne soit emprisonné (par la bande de Meirieu ) dans une tour haut placée ne percevant qu'un petit carré de ciel et une branche de lierre, se désolant de ne pouvoir livrer sur son blog son ultime fil de discussion. Il y a aussi l'hypothèse des caves bien fournies...
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Sanseverina | 07 juillet 2008

Il fait le neuvième au G8. À moins qu'il n'ait servi de monnaie d'échange pour la libération d'Ingrid.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Valence, j'y tiens. Ou Montélimar, si vous préférez !

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

Pour en revenir à la brume de chaleur, oui, il y en a... et de l'ozone tant qu'on veut. Vivement le Mistral, qu'on respire !

Ecrit par : FGuichard | 07 juillet 2008

Chez nous, il est arrivé. Mais, c'est peut-être la fausse bise.

Écrit par : catmano | 07 juillet 2008

Pour en revenir à la brume de chaleur, oui, il y en a... et de l'ozone tant qu'on veut. Vivement le Mistral, qu'on respire !

Ecrit par : FGuichard | 07 juillet 2008

Chez nous, il est arrivé. Mais, c'est peut-être la fausse bise.
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2008

Qu'est-ce que vous avez comme vents dans ces coins !
Ici, quand ça souffle, ça vient de l'Ouest. Pas d'ozone. Parfois du Sud, avec du sable rouge si les nuages lâchent une pissée.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Il fait le neuvième au G8. À moins qu'il n'ait servi de monnaie d'échange pour la libération d'Ingrid.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

Ils viennent de supplier Bernard Kouchner de le reprendre !
;-)

Écrit par : Robin | 07 juillet 2008

Qu'est-ce que vous avez comme vents dans ces coins !
Ici, quand ça souffle, ça vient de l'Ouest. Pas d'ozone. Parfois du Sud, avec du sable rouge si les nuages lâchent une pissée.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

La traditionnelle "rose des vents de Provence", établie par le capitaine Négrel, (http://thierry.abysses.net/index.php/2006/11/22/100-les-32-vents-de-provence)
recense trente-deux vents répartis en quatre catégories : les brises ou zéphirs, les vents marins, les vents froids, les vents violents. Soit, en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre et en commençant par le nord :
1. La Tramontane
2. La Bise
3. La Tramontane grecque ou vent de la montagne
4. Le vent du Ventoux (ou : le Bentour)
5. L'Aquilon ou le Grec
6. La Cisampe
7. La Lombarde ou Levant Grec
8. La Bise brune
9. Le Levant
10. Le vent roux
11. Le vent blanc ou Levant Sirocco
12. Le Marin blanc
13. L'Autan ou Sirocco
14. Le vent chaud
15. Le vent du soleil ou Sirocco du midi
16. La brise du sud
17. Le Marin (ou marinas, ou vent du sud )
18. Le vent d'en-bas
19. Le Labech du sud ou vent de Foix
20. Le Vent-Larg ou Largade
21. Le Labech ou Garbin
22. Le vent des dames ou le Zéphir
23. Le Ponant
24. Le vent du Rhône
25. Le vent de Narbonne
26. La Traversière
27. Le Mistral du Ponant ou le Mange-boue (Mango-fango)
28. Le Cers
29. Le Mistral
30. Le vent d'en-haut
31. La Bise ou Tramontane Mistral
32. La bise droite ou bise d'en-haut
Mais il y en a bien d'autres, comme par exemple, « le vent qui suit le soleil », « le vent des morts », ou « le vent qui rend fou » (voir « Jean le bleu » de Giono).

Écrit par : FGuichard | 07 juillet 2008

Roger Felts :

"les propos paradoxaux Morélo-Delordyonosien…
Ils semblent pêcher par une confusion entre la tendance profonde du mouvement (la crise de l'école publique et sa marchandisation programmée) et sa réalité dans les divers développements où s'expriment de nombreuses contradictions. "

"Un contre-projet global n'a guère de sens. Il s'agit avant tout de résister. Partout où cela est possible et à tous les nivaux en opposant des principes simples, des valeurs mobilisatrices conformes aux exigences républicaines…"

"Finalement la reconstruction de l'école, l'école refondée, revisitée, renaissante, c'est avant tout l'école de la résistance aux insuffisances notoires de la réalité, aux pratiques fumeuses du psycho-pédagogisme, à la privatisation rampante et à la marchandisation de l'école publique."

C'est dit et bien dit.
Je transmets le lien aux forum des cloches (Les Mots-tocsin pour les habitués)!

Pour Christophe, bien sûr, "Belle du Seigneur" et "Voyage au bout de la nuit" et pour Guy - je suis tout sauf un "praticien", tu n'as rien compris - "La Maison du peuple" ou les deux superbes petits témoignages de Georges Hyvernaud mon ex-collègue de l'école normale d'instituteur de Paris ...
("La Peau et les os" et "Le Wagon à vaches"). Pas un "praticien", un enseignant ... Tu te plantes, Guy ...

Pour changer un peu de cette pédagogie dont j'ai déjà combien elle m'emmerdait, quelques extraits de "La Peau et les os", à lire absolument (nous ne nous écartons pas vraiment du sujet, dans le fond) :

" Les professeurs sont là pour ça. Pour corriger des copies, pour commenter Pascal ou Bossuet, pour préparer à des examens. Je faisais mon métier exactement. Gokelaere était pour moi l'élève du troisième rang à côté de la fenêtre. Gokelaere était un nom sur mon carnet, à sa place alphabétique, entre les F et les H, et il y avait des colonnes en face du nom, dissertation, explication de textes, et des chiffres dans les colonnes. J'étais en règle. J'aime être en règle. Je suis un fonctionnaire ponctuel. On est très ponctuel dans l'Université. On débite ponctuellement ses dates d'histoire, ses règles de grammaire, ses citations de Virgile…

Le professeur a ses quarante élèves. Ceux-là ou d'autres, c'est sans importance. Quarante tous les ans, d'année en année, pendant une trentaine d'années. On n'a pas à chercher plus loin. On a une bonne conscience. Le soir, on va pérorer au Café de la Bourse, comme mon collègue Dardillon. Ou bien on prépare une thèse sur Crébillon fils, comme mon collègue Cercote. On est décent et bien noté. On est un bureaucrate scrupuleux, doucement avachi, respectueux des rites. On corrige des versions. On compte des faux-sens, des solécismes. On fait son boulot. Et tout ce que peut dissimuler d'angoisse et de déchirements un garçon de seize ans, ça, ce n'est pas notre boulot. Ni de peser sur ces avenirs qui s'ébauchent et s'embrouillent. Cela n'a rien à voir avec les programmes du baccalauréat. Et puis c'est une affaire trop sérieuse: corriger des versions n'engage pas tant. On parvient ainsi à vivre parmi des adolescents sans rien soupçonner d'eux. On traverse, de son pas respectable, ces régions hantées et misérables de l'âge ingrat, avec l'indifférence professionnelle d'un croque-mort ou d'un médecin des pauvres.

Pourtant, il arrive qu'une déchirure se fasse dans cet univers d'apparences où se tiennent les professeurs. Il arrive qu'ils soient mis en présence d'un de ces gestes insolites qui crèvent la toile. Comme cette fois où un petit élève de seconde s'est enfui du collège. On ne s'était jamais douté de rien. Il était si sage, si effacé, si quelconque. Pas fort en mathématiques, disait le professeur de mathématiques. Pas mauvais en anglais, disait le professeur d'anglais. Ce qui s'appelle un élève moyen. Et voilà qu'il avait fait ça. Personne n'y a rien compris. Il est parti un soir, et toute la nuit il a erré on ne sait où dans la campagne. Toute une nuit il a eu pour lui seul toute la nuit et toute la campagne, avec leurs bêtes et leurs étoiles. Et au matin, il s'est jeté dans un étang…Quand ces choses-là arrivent, on se demande si ça suffisait de corriger soigneusement des versions. On n'est jamais tout à fait à l'abri de la tragédie. Même dans une salle de classe elle finit par vous relancer. Dieu sait pourtant que, professeurs ou non, les hommes n'aiment pas beaucoup ça, la tragédie. Sauf au théâtre, bien entendu, Et qu'ils se débrouillent, qu'ils font des détours pour l'éviter, pour ne s'apercevoir de rien. Sans quoi ils ne seraient jamais tranquilles…

Il faut dire aussi que c'est difficile, les rapports de l'homme et de l'enfant. Plus que n'importe quels rapports humains. Il y a à vaincre ces fiertés et ces silences, ce mélange d'emphase et de pudeur et cette vulgarité même par quoi l'adolescence se protège des entreprises de ses aînés. Même ceux qui essayent renoncent bientôt. Ils se réfugient dans l'accomplissement mécanique des petites tâches.

Seulement, à quinze ans, Gokelaere ignore ces choses. Il croit que c'est comme dans les livres. Il rêve d'une amitié dans la gravité et la force. Des exigences, des résistances se cherchent en lui. Il faudrait que quelqu'un l'aidât à discerner ses certitudes. Il espère cela de ses professeurs… Ou alors à quoi servent-ils? Il y en a bien un qui l'aimera, à qui il pourra tout dire. Tout: il ne sait même pas ce qu'il entend par là - une richesse à libérer, une confusion à démêler, un élan à dessiner... Les enfants se résignent malaisément à se passer des hommes. Et c'est de moi qu'il a attendu secours. De moi. C'est plus tard que j'ai su. Je suis un professeur comme les autres. C'est quand tout est fini qu'on comprend. Quand il est trop tard, qu'il n'y a plus rien à faire, qu'on ne peut plus rien pour personne… "

L'époilogue ...

"Gokelaere vivait tragiquement. Il y a des hommes que l'événement hausse par hasard au tragique, comme on tire de l'eau un noyé. Lui, le tragique était son élément naturel, son climat propre. Il vivait dans la lucidité, l'angoisse, l'accusation, la responsabilité. Si j'avais bien regardé, j'aurais compris cela. J'aurais pressenti cette vocation de malheur anonyme qui était en lui, ce destin de fosse commune. Mais je ne regardais pas. J'expliquais les auteurs du programme, je suis payé pour ça."

"Si j'avais bien regardé, j'aurais compris cela".

C'est ce que se dit Hyvernaud au moment où il apprend, par hasard, en parcourant un vieux journal ramassé sur la table du baraquement de ce stalag où il survit depuis des années, l'exécution de son ancien élève...

"Gokelaere a été fusillé. Voici son nom dans un vieux journal. On est venu le prendre un matin, on l'a entraîné dans un bruit de grosses semelles. Il aura lu sur la peinture brune d'un couloir quelque inscription obscène, et c'était le dernier signe que lui faisaient les hommes. Le voilà, parvenu à la pointe extrême de l'humaine solitude." [...] "J'écris son nom, Gokeleare, comme on écrit un nom sur une croix. mais personne ne lit les noms sur les croix. Et il n'y a même pas de croix. Il n'y a rien."

Ah, décidément je suis trop con !
Je retourne au Sang Noir ...

Écrit par : Eric | 08 juillet 2008

Ici, il y a aussi "le Föhn", qui fait fondre une épaisse couche de neige en un clin d'oeil.
On dit aussi qu'il rend fou...

Écrit par : Maminou | 08 juillet 2008

Réponses à Guy Morel :

1) mettre sur le même plan toutes les politiques éducatives de ces cinquante dernières années, mettre sur le même plan Jospin et Chevènement, ne voir qu'une fausse opposition entre républicains et pédagogues ne n'est peut-être pas balayé d'un trait de plume la réalité quotidienne de l'école, mais c'est pour le moins très réducteur des tensions et des contradictions politiques au sein de l'école. Les “très légers” désaccords que l'on peut constater entre républicains et pédagogues ne sont que trop souvent fondés sur des divergences profondes sur l'évaluation de cette réalité quotidienne.

2) Ma solution n'est pas l'indignation… Mais la résistance… Exemple : des consignes pédagogiques imbéciles vous imposent des méthodes d'apprentissage de la lecture qui ne font pas l'objet d'un consensus pertinent. Vous résistez en ne les appliquant pas… Je suis sur que sur les sujets de résistance, il y a de quoi faire aussi bien contre le psychopédagogisme que contre la marchandisation.
Je veux bien croire que le plus souvent dans sa classe on fait ce qu'il est prescrit d'y faire… C'est là que s'inscrit la résistance. Est ce que c'est Meirieu qui vous prescrit ce qu'il faut faire, ou est-ce votre conscience professionnelle éclairée par votre engagement républicain ?… C'est là que bien des choses peuvent se jouer. Et le rôle que peuvent jouer les associations qui participent à ce combat n'est pas anodin.

3) En ce qui concerne la “traduction” du troisième paragraphe de ma lettre. Je rappelle que c'était un prolongement de votre commentaire où vous écriviez :
“… Il faudrait admettre que toute critique exigeante de courants politiques dont on se sent plus ou moins proche tombe sous le coup d'accusations d'extrémismes droitier et admettre du même coup que devant “la ligne” (celle du Front républicain avec Mollet, pour prendre un exemple historique) ou le “che” du moment, la seule conduite républicaine est l'approbation.”
En lisant ce que vous avez écrit, mon texte apparaît lumineux et écrit en bons français… En critiquant la critique, je suis explicitement rangé dans le camp du suivisme dogmatique comme un vulgaire partisan du révolutionnaire Guy Mollet ou d'un quelconque Ché (vainement ou guévara ?)… ou d'un membre du PCF dénonçant ceux qui osent critiquer la patrie du socialisme au risque de désespérer Billancourt.
Pourtant j'estime que ces lignes sont inutiles car j'ai cru bon de préciser à plusieurs reprises dans mon texte que j'admettais les critiques… d'une manière générale, et pour Chevènement à l'Éducation, car il n'est effectivement pas vierge de tout reproche ; entre autres ses 80 % au niveau du bac furent une insigne maladresse… Mais c'est le contenu des critiques dans un esprit qui apparaissait bien peu unitaire que je réprouvais.
En affirmant dans la suite du texte que Chevènement a préparé Jospin, vous n'êtes pas précisément apparu comme “critique exigeant d'un courant politique dont vous vous sentiriez plus ou moins proche”…

Ayant dans le temps animé un cercle de réflexion sur l'enseignement où j'étais le seul non enseignant et où tout le monde était de gauche, j'ai pu constaté que le niveau d'exigence parfois exacerbé de la majorité des participants était inversement proportionnelle au niveau d'efficacité du groupe pour produire du concret. Pour la gente enseignante, la raison raisonnante devient raisonneuse et nous fait quitter parfois les rives du raisonnable… Ce n'est pas exclusif de la profession. En psychiatrie, à l'hôpital, les réunions d'équipes pour aborder la complexité de la relation avec les malades étaient interminables. Pendant ce temps, évidemment les malades étaient seuls, à l'abandon.

Écrit par : Roger Felts | 08 juillet 2008

Guy : "Non, quelque chose d'assez courant dans les années soixante-dix : "On ne va pas m'apprendre à faire ce que je veux dans ma classe". C'est comme cela que la descente a commencé au moment des maths modernes. Puis sont venue les protestations : "on m'empêche de faire ce que je veux dans ma classe". Aujourd'hui que l'on s'est aperçu qu'on ne pouvait plus du tout faire ce qu'on veut dans sa classe ..."

TOUT FAUX, monsieur je-sais-tout et j'ai-réponse-à-tout ! Le "je veux" n'a que faire ici ! J'ai toujours fait ce que je *devais* faire dans ma classe ! ENSEIGNER ! Et mes seuls maîtres ont toujours été mes élèves : ça marche ou ça ne marche pas. Si ça ne marche pas , on corrige le tir ! Du moins on essaie ... Et vite : les élèves ne sont pas des cobayes ! Seul inspecteur : encore les élèves ; ils savent lire, ils savent écrire, ils savent compter, ils savent calculer. Bien évidemment selon les niveaux et dans le respect des rythmes de chacun. Le reste c'est du bla-bla ... Certes, on n'est pas assuré du hors classe au bout du compte. On n'est pas vraiment dans les clous de la faribole citoyenne, de la novlangue en vigueur - les maths modernes qu'est-ce que c'est ? - ou de la semaine imposée des droits de l'enfant ... Ces fariboles que nous avions listées sur Prof-bi (site en ligne), ci-dessous ... * On ENSEIGNE. On n'est pas un "praticien", non un simple enseignant qui cent fois sur le métier ... Euh ... Ce sont des praticiens qui "militent" au SLECC ? Au fait, elle en est où l'expérimentation subventionnée ? Et pourrait-on avoir une évaluation libre et non faussée ? On ne sait jamais : des fois - comme disent les élèves - qu'on aurait découvert LA méthode pour apprendre à lire à coup sûr, celle qu'on cherche depuis des siècles ... ou la formule magique pour éliminer l'échec scolaire ...

Et le premier qui me traite de praticien (romantique ou pas) je lui fous mon poing sur la gueule :-)

Petite diversion ...

* Je révise mes fariboles citoyennes grâce à prof bi

Ouvert et tolérant je serai
En équipe toujours je travaillerai
Les réunions comme des petits pains je multiplierai
Le projet d'établissement je chérirai
Les potiches administratives sagement j'élirai
Le conseil pédagogique je vénérerai
Pour les parents disponible toujours je serai
Jour et nuit, sans compter, je me donnerai
Les mille et une compétences j'évaluerai
La novlangue je réciterai
Le cahier de texte en ligne je remplirai
Le programme allégé j'individualiserai
Un pont entre l'homme et l'esclavage moderne je serai
La propagande des banquiers je distribuerai
Le développement durable je défendrai
Les petits gros , je les maigrirai
Les stupides bécasses, je les star académiserai
Les pousse-mégots, je les désintoxiquerai
Les teufeurs avinés, je les limonaderai
Les rois du chichon , je les purifierai
Les désespérés , je les ressusciterai
Les sauvageons , je les zidaniserai
Les sans-papiers , je les recenserai
Les gosses de misère, en citoyens bêlants je les métamorphoserai
A la souffrance des génies incompris je compatirai
La culture jeune et innovante je flatterai
La violence insoutenable de la note, j'escamoterai
La moyenne pour tous je défendrai
L'effort traumatisant je condamnerai
Le plaisir du jeu j'encenserai
Le bavardage de groupe je légaliserai
Ma pédagogie et mes exigences j'adapterai
Enfant, homoncule, fée, succube , archange ou goret
Le niveau bac tous vous aurez
L'échec sous toutes ses formes je pourfendrai
Mais qu' un seul malappris échoue et c'est à genoux que j'expierai
Prof docile et policé je suis, polyvolant je deviendrai

Écrit par : Eric | 08 juillet 2008

Ah, une question Guy ...

As-tu jamais eu devant toi - en responsabilité - une classe de vingt-huit bambins de six ans/sept ans- si possible en ZEP - et les as-tu "suivis" pendant une année entière ?

Oui ou non ?

Écrit par : Eric | 08 juillet 2008

"Moi aussi j'adhère au message d'Eric, on sent qu'il est au-dessus du lot"

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008
Au dessus du lot, peut-être... Au dessus de la mêlée, c'est certain, et c'est cela qui est important.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Au fait, elle en est où l'expérimentation subventionnée ? Et pourrait-on avoir une évaluation libre et non faussée ?
Ecrit par : Eric | 08 juillet 2008

J'ai fait passer dans ma classe celle de CP et celle de CE1. Je peux vous les copier-coller, si vous voulez et vous donner les résultats de mes élèves.
Pour le reste, je pense que c'est en cours.

Écrit par : catmano | 08 juillet 2008

"Pour suivre l'enseignement secondaire classique, qui, même élémentaire, est déjà par nature scientifique, il faut, dès l'entrée en 6e à l'âge de 10 ans, avoir atteint ce que les psychologues de l'intelligence comme Jean Piaget appelle le stade de la pensée «abstraite» et «désintéressée». Or ce stade n'est atteint à l'âge de l'entrée en 6e que par les enfants vivant dans un milieu familial où leur intelligence abstraite est activement stimulée, c'est-à-dire dans les milieux «bourgeois»."
Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

On ne saurait plus clairement exprimer le credo des Trissotins de l'égalitarisme .
C'est par leur foi du charbonnier en des inepties pareilles (que les neurosciences infirment depuis des lunes) que les sciences de l'éducation se sont gaillardement enrôlées dans la destruction des apprentissages. Et comme je ne veux voir qu'une tête, on a mis les gosses de bourges au même régime que les gosses de pauvres.
ça leur apprendra, na!

Donc pour nos bonzapôtres, la pauvreté (dont il est déduit qu'elle implique automatiquement l'absence totale de livres à la maison) freine le développement de l'intelligence.
Franchement pas de quoi pavoiser.

Expliquez moi alors pourquoi tant de fils de bourges sont des vrais cons malgré les Encyclopédies qui tapissent les murs.

On n'est pas sortis de l'auberge tant que ceux qui s'imaginent qu'ils veulent sauver l'école du désastre continuent à idéaliser ses fossoyeurs, et Piaget est du nombre qui n'a fait que piquer l'idée à ce bon Jean-Jacques, lequel interdisait la lecture à ce pauvre Émile, jusqu'à 12 ans et disait que si l'intelligence vient tardivement aux enfants, les femmes, elles en sont dépourvues à vie...

Ces fadaises qui flattent votre bonne conscience entretiennent le juteux marché international des idées bidons et celui des officines de remédiation.

Continuez à vous tirer dans les pieds,,,

Zero pointé!

Écrit par : Cadichon | 08 juillet 2008

Ah, une question Guy ...

As-tu jamais eu devant toi - en responsabilité - une classe de vingt-huit bambins de six ans/sept ans- si possible en ZEP - et les as-tu "suivis" pendant une année entière ?

Oui ou non ?
Ecrit par : Eric | 08 juillet 2008
J'ai comme le sentiment d'une question biaisée.
Bien sûr que non, ni en ZEP, ni ailleurs. Et alors ?

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2008

Eric, "chichon" c'est du patois ch'ti?
merci d'éclairer ma lanterne.

Écrit par : Cadichon | 08 juillet 2008

"Moi aussi j'adhère au message d'Eric, on sent qu'il est au-dessus du lot"

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2008
Au dessus du lot, peut-être... Au dessus de la mêlée, c'est certain, et c'est cela qui est important.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Eric s'est magnifiquement exprimé sur les tragédies ou du moins les choses essentielles à côté desquelles nous passons souvent sans y faire attention, alors que nous étions requisitionnés.

Ce qu'il a dit des deux élèves (j'ai pensé au "Sagouin" de François Mauriac, à la Mouchette de Bernanos), mais aussi à des "personnages" réels, des élèves que j'ai eus en face de moi ; j'ai su parfois ce qu'il fallait dire, une fois au moins au début de ma "carrière" (quel mot affreux !) et ce fut déterminant, j'ai compris que c'était cela qui m'était demandé, mais pas toujours, par ignorance, par conformisme ou par légèreté, que sais-je...)

"Chaque homme dans sa nuit", c'est vrai que nous sommes seuls en face de notre conscience et que quelque chose d'essentiel de joue au-delà de nos fiches et de nos programmes car nous sommes aussi sommés d'être des "éveilleurs".

Au-dessus du lot, il faut essayer de le rester, si par "lot" on entend la tiédeur, l'endormissement dans les ornières de l'habitude.

"Au-dessus de la mêlée, je ne le pense pas, car notre vocation, car c'en est une, quelque soit le nom que nous donnons à ce qui nous a appelé est un combat.

Mais comment parler aussi de l'importance des programmes et de la dimension politique après avoir rappelé cela ; Et pourtant, il faut en parler.

« Les sentiments les plus simples naissent et croissent dans une nuit jamais pénétrée, s'y confondent ou s'y repoussent selon de secrètes affinités, pareils à des nuages électriques, et nous ne saisissons à la surface des ténèbres que les brèves lueurs de l'orage inaccessible. » (Histoire de Mouchette)

Écrit par : Robin | 08 juillet 2008

-"Lot: ensemble de personnes formant un groupe plus ou moins homogène". Je ne vois pas ce qu'il y a de péjoratif, là-dedans! En plus, le "lot" ici présent est très hétérogène.

-Ce ne sont certainement pas les moments où la mêlée est la plus ouverte qui sont ici les plus constructifs.

-Avec le dernier message de Cadichon, nous voilà redescendus dans la mêlée, en tous cas! Et ce n'est pas une descente de "chichon"... Plutôt "d'acide."

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Eric, "chichon" c'est du patois ch'ti?
merci d'éclairer ma lanterne.

Ecrit par : Cadichon | 08 juillet 2008

Oh là, il faut sortir, le dimanche, Cadichon. ! N'importe quel gosse de 6° sait qu'un chichon, c'est un oinj, un pet' et bien d'autres noms encore.

Écrit par : catmano | 08 juillet 2008

Désolé de prendre la défense de Cadichon, ;-) mais "chichon" pourrait vouloir dire: "oinj" en patois ch'ti!!! Et on est en droit de se poser la question, même si on sait parfaitement en quoi consiste le produit!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

merci pour votre sollicitude, catmano.
Effectivement, mes dimanches doivent vous paraître ...ben plattes tout occupés qu'ils sont notamment par des agapes mais, comme les autres jours de la semaine, "smoke-free".

J'ai donc baigné jusqu'ici dans la béate ignorance de ce qu'est un chichon, je peux en revanche vous le décliner dans d'autres argots plus exotiques mais je doute que cela vous intéresse.

Écrit par : Cadi-chichon | 08 juillet 2008

Tiens, je profite du blog pour un faire part de naissance: celui de ma troisième fille... ;-)
Ce jour même, à 11h.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

On ne dit pas: "un chichon"... C'est un partitif, comme "shit", ou "beuh"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Ne pas confondre avec: "un chilom"... Quoique cet ustensile ne soit plus trop usité...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Christophe, c'est gentil de me donner le bénéfice du doute. En fait, je suis plutôt ravie de mon inculture en matière de rebeu. Mes trois filles ne m'ont pas instruite en la matière et je me réjouis qu'elles préfèrent les 53 herbes qui se marient pour produire ce merveilleux nectar qu'est la Charreuse VSP. Je vous en ferai goûter quelques gouttes si l'occasion se présente. En plus cela aide à digérer....
:>))

Écrit par : Cadichon | 08 juillet 2008

Ni avec "une chicha".

Écrit par : Pli | 08 juillet 2008

Bienvenue Christophe au club des parents d'un trio féminin.
Tous mes voeux!

Écrit par : Cadichon | 08 juillet 2008

Tiens, je profite du blog pour un faire part de naissance: celui de ma troisième fille... ;-)
Ce jour même, à 11h.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Toutes mes félicitations.

merci pour votre sollicitude, catmano.
Effectivement, mes dimanches doivent vous paraître ...ben plattes tout occupés qu'ils sont notamment par des agapes mais, comme les autres jours de la semaine, "smoke-free".

J'ai donc baigné jusqu'ici dans la béate ignorance de ce qu'est un chichon, je peux en revanche vous le décliner dans d'autres argots plus exotiques mais je doute que cela vous intéresse.

Ecrit par : Cadi-chichon | 08 juillet 2008

M'enfin Cadichon, ce n'était pas méchant. Et je suis persuadée que vos dimanches sont très enrichissants.

Écrit par : catmano | 08 juillet 2008

Et si je lui conseillais le BLED, à haute dose, 24 heures par semaine, plus la fréquentation obligatoire des deux heures de soutien et des stages de printemps et d'été ?

Citation : "bonjour,
je recherche un peu d'aide ! En effet l'année prochaine j'ai une classe multiniveaux CP->CM2 5 niveaux !!
hors les livres en classe datent de 1984 je voudrais bien les remplacer.
Pour les CP et CE1 je penche pour picbille et kimamila mais je cherche toujours pour le cycle 3 qu'avez vous choisit ?existe t il des méthodes à partir d'album pour le francais ? et que me préconnisez vous en maths?
Jusqu'à présent j'ai toujours enseigner en maternelle alors j'avoue que franchement je ne connais aucune méthode de cycle 3.
merci d'avance pour votre aide"

Écrit par : c. cru | 08 juillet 2008

"Pour suivre l'enseignement secondaire classique, qui, même élémentaire, est déjà par nature scientifique, il faut, dès l'entrée en 6e à l'âge de 10 ans, avoir atteint ce que les psychologues de l'intelligence comme Jean Piaget appelle le stade de la pensée «abstraite» et «désintéressée». Or ce stade n'est atteint à l'âge de l'entrée en 6e que par les enfants vivant dans un milieu familial où leur intelligence abstraite est activement stimulée, c'est-à-dire dans les milieux «bourgeois»."
Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2008

On ne saurait plus clairement exprimer le credo des Trissotins de l'égalitarisme .
C'est par leur foi du charbonnier en des inepties pareilles (que les neurosciences infirment depuis des lunes) que les sciences de l'éducation se sont gaillardement enrôlées dans la destruction des apprentissages. Et comme je ne veux voir qu'une tête, on a mis les gosses de bourges au même régime que les gosses de pauvres.
ça leur apprendra, na!

Donc pour nos bonzapôtres, la pauvreté (dont il est déduit qu'elle implique automatiquement l'absence totale de livres à la maison) freine le développement de l'intelligence.
Franchement pas de quoi pavoiser.

Expliquez moi alors pourquoi tant de fils de bourges sont des vrais cons malgré les Encyclopédies qui tapissent les murs.

On n'est pas sortis de l'auberge tant que ceux qui s'imaginent qu'ils veulent sauver l'école du désastre continuent à idéaliser ses fossoyeurs, et Piaget est du nombre qui n'a fait que piquer l'idée à ce bon Jean-Jacques, lequel interdisait la lecture à ce pauvre Émile, jusqu'à 12 ans et disait que si l'intelligence vient tardivement aux enfants, les femmes, elles en sont dépourvues à vie...

Ces fadaises qui flattent votre bonne conscience entretiennent le juteux marché international des idées bidons et celui des officines de remédiation.

Continuez à vous tirer dans les pieds,,,

Zero pointé!
Ecrit par : Cadichon | 08 juillet 2008

Hep ! Cadichon, ce n'est pas de moi mais du très libéral Philippe Nemo.
Attention au chichon !
GM

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2008

Tiens, je profite du blog pour un faire part de naissance: celui de ma troisième fille... ;-)
Ce jour même, à 11h.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Toutes mes félicitations Christophe, ainsi qu'à la maman et bienvenue à...Comment s'appelle-t-elle au fait ?

Écrit par : Robin | 08 juillet 2008

Dédicace à toute la famille Sibille et à Christophe et sa femme plus particulièrement...
Tous mes voeux .

Victor Hugo (1802-1885)

***

Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.

La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.

Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !

Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !

Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

Écrit par : Maminou | 08 juillet 2008

- les maths modernes qu'est-ce que c'est ? -
écrit Éric/Yves à Monsieur je sais tout.
Ben,on va dire que monsieur Je sais tout ne sait pas.
Bonne résistance !
GM

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2008

Dédicace à toute la famille Sibille et à Christophe et sa femme plus particulièrement...
Tous mes voeux .

Pourquoi "plus particulièrement", maminou ? Chacun sait, n'est-ce pas, que ce sont les garçons qui font le plus gros du travail !
;-)

Et voici une citation pour Christophe, son épouse et la petite nouvelle dont ils ont rêvé :

« Si je recommençais ma vie, je tâcherais de faire mes rêves encore plus grands ; parce que la vie est infiniment plus belle et plus grande que je n'avais jamais cru, même en rêve. »

(Georges Bernanos)

Écrit par : Robin | 08 juillet 2008

Le "plus particulièrement" s'adressait à Christophe et à sa femme, "la famille" dans ce poème me semblant plutôt recouvrir ce qu'on appelle aussi une famille élargie...

Écrit par : Maminou | 08 juillet 2008

Tiens, je profite du blog pour un faire part de naissance: celui de ma troisième fille... ;-)
Ce jour même, à 11h.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008
Toutes mes félicitations! Vœux de bonne santé, bonheur et tout et tout. Donnez-moi votre adresse que je lui offre Léo et léa en cadeau de naissance.

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2008

Toutes mes félicitations! Vœux de bonne santé, bonheur et tout et tout. Donnez-moi votre adresse que je lui offre Léo et léa en cadeau de naissance.

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2008

OUi, mais un petit Léo et Léa, en peluche, elle est petite encore, faut dire. :o)

Écrit par : catmano | 08 juillet 2008

Moi aussi, Cristophe, je vous adresse toutes mes félicitations.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 juillet 2008

C'est bien le Mistral: le Ventoux est totalement dégagé et ça souffle jusqu'ici.

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2008

- les maths modernes qu'est-ce que c'est ? -
écrit Éric/Yves à Monsieur je sais tout.
Ben,on va dire que monsieur Je sais tout ne sait pas.
Bonne résistance !
GM

Ecrit par : guy morel | 08 juillet 2008
Il me semble, Guy Morel, que vous perdez de plus en plus de votre temps si précieux à venir faire le zouave ici?

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2008

Je remercie Madame Guichard pour l'information donnée et je contacte son collègue tout de suite. Merci encore.
Marion.

Écrit par : Marion | 08 juillet 2008

Félicitations à vous et à votre épouse, Christophe.
Et tous mes vœux de bonheur en famille !

Écrit par : lucile | 08 juillet 2008

Il me semble, Guy Morel, que vous perdez de plus en plus de votre temps si précieux à venir faire le zouave ici?
Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2008
C'est parce que je suis né près du Pont de l'Alma.

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2008

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

Victor a bien raison.

Écrit par : Guillaume | 08 juillet 2008

Devient vraiment nul ce blog! Pire qu'une salle des profs!

Écrit par : Faust | 08 juillet 2008

le con a acheté boscher ...... Encore un naze qui n' rin compris ....
la meuf doit être grave à suer pour ce taper un nain pareil .
ange

Écrit par : toto | 08 juillet 2008

Merci à tous!
Elle sait déjà reconnaître l'étiquette, avec son prénom... ;-)

Bon, bon, je sais, on ne peut pas rire de tout!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

"Bon, bon, je sais, on ne peut pas rire de tout!"
Encore une preuve que le nain ne comprend que kouik

on PEUT rire de tout, mais pas avec un glnad !!! ange

Écrit par : toto | 08 juillet 2008

Je n'ai jamais compris pourquoi on félicitait les parents lors d'une naissance. Qu'on leur souhaite d'être heureux avec leur gamin, ça oui. Mais qu'on les félicite! C'est moins dur qu'un exam ou un concours. Encore la mère, elle a du mérite mais féliciter le père! Quelle galéjade!

Écrit par : Faust | 08 juillet 2008

Toto, tu es vraiment lourd.

Écrit par : catmano | 08 juillet 2008

"Toto, tu es vraiment lourd."
Et fier de l'être .....

Et en plus d'être lourd, je suis le plus affreux de tous ...
Et en plus d'être affreux, je suis le plus con de tous ...
Et en plus d'être con, je suis le plus méchant de tous ....
Et en plus d'être méchant, je fais les plus gros "étrons" de tous ....



Un nain qui crache sur L&L ne mérite qu'une seule chose, que je lui chie dans la bouche !!!!


ange

Écrit par : toto | 08 juillet 2008

Je n'ai jamais compris pourquoi on félicitait les parents lors d'une naissance. Qu'on leur souhaite d'être heureux avec leur gamin, ça oui. Mais qu'on les félicite! C'est moins dur qu'un exam ou un concours. Encore la mère, elle a du mérite mais féliciter le père! Quelle galéjade!

Ecrit par : Faust | 08 juillet 2008
Ah ben putain, c'est bien un mec, ça! Z'avez jamais accouché, vous?
J'ai passé des concours, des exams, une soutenance de thèse et deux accouchements, dont un en siège complet. Y'a pas photo, au niveau sensations douloureuses, je préfère les exams, même si ça file un peu la chiasse.

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2008

En plus, féliciter, ça correspond bien à souhaiter tout le bonheur possible, non?

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2008

Relis Victor Hugo, toto...


Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et MES ENNEMIS MÊME
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

Écrit par : Maminou | 08 juillet 2008

'mais féliciter le père! Quelle galéjade!'

Fõ lire jusqu'au bout ... dobi ! :)

Écrit par : toto | 08 juillet 2008

"Relis Victor Hugo, toto"
il faudrait déjà que je le lise ... ange

"MES ENNEMIS MÊME"

Je ne suis pas catho/chrétien , désolé maminou !!! ange....

Mais bill9 n'est pas mon/un ennemi, pour moi ... bien au contraire :)

J'en ai besoin de gland comme lui, comme el duende loco , comme nyaw/charmouze/mfrakkon/meirieu, juste pour montrer aux 'bons' ce qu'est la 'connerie' !!!! Encore faut-il que les 'bons' comprennent ... c'est po toujours simple ....

Écrit par : toto | 08 juillet 2008

Robin : "au-delà de nos fiches et de nos programmes car nous sommes aussi sommés d'être des "éveilleurs"."

Belle formule !

Connaissez-vous ce beau texte d'Albert Thierry extrait de "L'Homme en proie aux enfants" : "Education à l'inquiétude".

Le lien :
http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/thierry8.htm

La fin :
"J'ai lentement reconnu où l'on m'avait placé, et pourquoi. J'étais institué dans cette école, (le Directeur me l'eût dit s'il l'avait su), en Docteur de la Stabilité. Historien, géographe, il me fallait décrire le monde comme il est devenu et tel qu'il apparaît, sans laisser voir qu'il deviendra encore et qu'il ne sera plus. Cette vivante France, patriote, on m'invitait à la représenter comme éternelle, victorieuse aussi des agressions géologiques futures ; républicain, comme achevée, incapable désormais de se dépasser en une plus stoïque déclaration des Droits de l'Homme. Moraliste, sous la dictée du Devoir et de la Solidarité, missionnaire d'un kantisme renouviériste et d'un socialisme édulcoré, les programmes m'imposaient (en toute liberté de conscience) de célébrer la Démocratie et de pavoiser, tournant sur elle-même aux feux de bengale d'un incessant Quatorze Juillet intellectuel, l'absurde roue d'un Progrès immobile.
Et grammairien enfin, regratteur de syllabes, la main à la manivelle d'un orgue de barbarie des idées, "professeur de littérature", pour me donner tout mon nom, mon rôle exact était d'enseigner à utiliser les phrases toutes faites, les signes du style et de la réflexion, les formules commodes qui permettent de parler pour ne pas penser : (1) - toute la mimique de l'esprit.
Si j'avais refusé ?
Distillateur de formules, tant que j'aurais pu j'aurais poursuivi en mes enfants la banalité, le beau style du roman-feuilleton et du journal, le mensonge. - Ardemment, avec une passion qui se fût répercutée à leurs yeux en flamme heureuse, j'aurais proposé à leur vie intérieure, par exemple, les modèles du père Tiennon, paysan, dont Guillaumin nous a raconté le laborieux effort ému en pleine ignorance ; d'Eugène Carrière, peintre, tel que Séailles et Morice nous l'ont montré, agissant au plus pur jour de sa vertu ; et de Beethoven, grand comme l'humanité ; - moi, immobilisateur juré des libertés, pitoyable éclusier de la vie morale ! - Inébranlablement fidèle à la République, enfin, au patriotisme pacifique d'un temps déconcerté et bafouillant, au sommeil de la future Conscience Terrestre que j'eusse dû être, - si j'avais, m'aidant des Rosny, de Wells, de Daniel Halévy, déployé le tableau d'un univers pathétique, submergé par la corruption, disloqué par le stoïcisme, tel qu'il est, ébranlé par la révolte des pauvres et le tumulte des forces cosmiques vers une civilisation nouvelle ou un nouveau chaos ?...
... J'aurais échoué sans doute ; mais si j'avais essayé, j'eusse peut-être mal agi. Ils seraient nus, ces pauvres enfants. Sans formules, avec qui converseraient-ils ? Révolutionnaires, oui, mais sans programme, quel groupe les accueillerait jamais ? Ivres des spectacles du Devenir et ne croyant presque plus à l'Etre, où trouveraient-ils le bonheur ?
Ah, qu'ils m'oublient ! - Mais, si un seul se souvient ?


(1) Proudhon dit : "Ce que les bourgeois veulent pour le peuple, c'est une première initiation aux éléments des connaissances humaines, l'intelligence des signes, une sorte de sacrement, de baptême intellectuel, consistant dans la communication de la parole, de l'écriture, des nombres, des figures : plus quelques formules de religion et de morale ; - pour que les natures délicates puissent constater, en ces travailleurs voués à la peine, le reflet de l'âme, la dignité de la conscience ; par respect pour elles-mêmes, pour n'avoir pas trop à rougir de l'humanité ". (De la capacité politique des classes ouvrières, page 286).
Et M. Gréard, plus clairement encore : " L'enseignement primaire supérieur est un enseignement démocratique par excellence. Il élève le niveau de l'instruction et de la moralité de la petite classe moyenne ; il appelle et il appellera de plus en plus l'élite de la population ouvrière. Ouvrant à tous l'accès des carrières où les études secondaires ne sont pas nécessaires, il donne satisfaction aux ambitions légitimes, sans surexciter les prétentions aveugles, aussi décevantes pour les individus que fatales pour la société." (Education et Instruction. tome I, page 172)."

Cocasse, celui qui a si bien parlé du "refus de parvenir" - (j'imagine le haussement d'épaules de certains sur ce blog ...) est grandement récupéré par un Meirieu ...

Je conseille aussi les autres extraits ... "Le Lâche avenir", "L'Egalité" ...

Guy, pendant que j'y suis...

"Et alors ?" Et alors rien ...

Ah, tiens je me souviens d'une séance fabuleuse. C'était vers janvier ou février, la période de l'année où ils commencent à véritablement se confronter aux textes. J'entends : lire, s'émouvoir, rire et pleurer, questionner, chercher ... Je leur avais mis sous les yeux le texte d'Hansel et Gretel de Tony Ross, sans illustrations, que nous venions de le terminer (un petit folio) et le texte intégral (traduit bien sûr) de Grimm de l'édition de la Pléiade. J'avais bien évidemment pris le livre. Eh bien, la manière dont ces petits de cours préparatoire ont décortiqué les deux textes, pesant les différences les plus fines, saisissant des nuances de sens, sans que je le leur demande - rien de "spontané" ici, résultat de longues séances, de "corps à corps" avec les textes, au sens presque physique du terme, - m'a laissé sur le cul ainsi que les deux stagiaires qui assistaient à la séquence. Le plus fort c'est qu'ils ont à l'unanimité déclaré que l'original était meilleur que l'adaptation et qu'ils ont dit pourquoi ... Le volume de la pléiade les a aussi fortement impressionnés, cette reliure, ce papier bible si fragile, toutes ces "histoires" à découvrir ...

L'après-midi séance de syllabisme sur le "g", un beau casse-tête qui m'a pris trois semaine ...

La lecture une sorte d'alchimie que je n'ai jamais pu comprendre ... Et j'attends toujours celui qui me dira comment les enfants apprennent à lire ...

Catmano : vos "évaluations" en CP et CE1 (ah, le méchant mot) m'intéressent. Guy vous donnera mon adresse ... Si vous pouvez donner le contexte ... Vous savez, à chaque rentrée scolaire, une semaine avant, je me promenais dans le quartier... Les rues, les squares, les bords du quai de Seine ou du quai de Loire, le marché de la place de Joinville, les cours d'immeubles, les cages d'escaliers, les bistrots, les commerces, m'en disaient beaucoup sur ce qui m'attendait ...

Allez, je retourne à mes cloches dont certain(e)s terminent à peine le bac (reconquête du mois de juin!) et je vous souhaite à tous de bonnes vacances ...

Bon courage Christophe ! :-)

Écrit par : Eric | 08 juillet 2008

Bonjour à tous,
je m'étais un peu absenté ces derniers temps, et je reviens avec une bonne nouvelle, puisque c'est le jour des bonnes nouvelles (mes félicitations à la famille Sibille !).

J'aurais préféré vous annoncer qu'à la 3ème tentative, j'avais enfin réussi le Capes ou l'Agreg de Philo, mais ce n'est toujours pas pour cette année.
Mais j'ai eu plus de réussite au Capes de Lettres modernes, que j'avais passé par défaut, en le préparant au minimum.
Il faut dire qu'un concours à 750 postes est plus facile qu'un concours à 26 postes (Capes de Philo) ou à 40 postes (Agreg de Philo).
Une fois admissible, j'ai vraiment travaillé l'oral, puisque je n'avais plus que ça à faire, et je suis finalement admis avec un classement tout à fait honorable, ce qui fait très plaisir.
Et je suis très fier d'avoir obtenu 18 à l'épreuve sur dossier, à l'oral, épreuve dont on a dit beaucoup de mal ici, assez injustement, d'ailleurs.
Voilà, c'était histoire de partager ma joie.

Je profite de ce message pour dire à Jérémy que j'espère qu'il ne s'éloignera pas trop de ce blog.

Écrit par : Pat | 08 juillet 2008

Zut ! Le lien avec Albert Thierry ne fonctionne pas, trop long sans doute... En fait sur la page d'accueil du site ---> *Textes divers*

http://motstocsin.autonomie.org/

Écrit par : Eric | 08 juillet 2008

moi aussi, je vous souhaite de bonnes vacances sans rancune avec joli pitit cadeau pour vous:
http://fr.youtube.com/watch?v=HDxBQOK8hKs&NR=1

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2008

"Encore la mère, elle a du mérite mais féliciter le père! Quelle galéjade!"

Ecrit par : Faust | 08 juillet 2008

Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis d'accord avec vous!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

"Bon courage Christophe ! :-)"

Ecrit par : Eric | 08 juillet 2008


Merci à vous! Il en faudra...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

"Toto, tu es vraiment lourd."

Ecrit par : catmano | 08 juillet 2008

Catmano, je ne sais pas si c'est avec ce type de commentaires qu'il va arrêter de faire sous lui... Cela aura plutôt tendance à l'encourager à continuer, à mon avis... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Je ne fais que passer (bonjour! au-revoir!), et vous laisse ceci:


http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/07/cest-claireme-1.html


Triple peine pour l'enseignant muté

«C'est clairement du délit d'opinion puisque sur le plan professionnel, rien ne m'est reproché, explique Dominique Piveteaud, enseignant à la Goutte d'Or, victime, fin juin, d'une mutation d'office, et suspendu d'IUFM, où il était formateur. Je n'ai commis aucune faute. Sur le fond, on sanctionne mes prises de position pédagogiques et la remise en cause des réformes de l'enseignement primaire». Dominique Piveteau est l'auteur de revues pédagogiques et de livres de jeunesse (Apprendre à lire et à écrire à partir de l'album "le loup est revenu", voir ci-contre), militant à RESF (Réseau Education Sans Frontières) et au Groupe de Pédagogie Nouvelle. Il a reçu de nombreux soutiens.

Dominique Piveteau. « Je suis en quelque sorte victime d'une triple peine : départ d'une circonscription (la Goutte d'or) où je m'investis depuis 7 ans, fin de mon travail de formateur et perte d'une partie de mes revenus (le complément de mon salaire en tant que maître formateur, l'indemnité ZEP). Tout a commencé début avril, lorsque l'enseignante chargée de ma classe a été inspectée, en mon absence. En tant que maître formateur, le tiers de mon temps de travail est consacré à la formation de stagiaires IUFM. L'inspection se passe assez mal, l'inspectrice s'étant permis de poser des questions à ma remplaçante sur mes méthodes pédagogiques, alors que j'étais absent. Deux jours plus tard, j'apprends qu'elle souhaite m'inspecter. Je refuse car j'ai l'impression d'une inspection-sanction. Le refus d'inspection est un droit, même s'il entraîne une diminution de la note pédagogique.

Inspecté il y a deux ans, j'avais eu une appréciation positive, entraînant une augmentation de salaire. Suite à mon refus, j'ai été convoqué le 16 juin à l'inspection académique, où j'ai appris qu'un rapport avait été constitué avec des documents que j'avais fournis. Il s'agit d'une sorte de « cahier de classe » dans lequel j'expose mon planning, les ressources pédagogiques utilisées... Je n'avais pas été informé de la constitution de ce rapport. Sur cette base, il m'est reproché d'avoir animé un cours de cuisine qui n'était pas dans le cadre du programme, d'avoir travaillé sur un article de Charlie Hebdo et même l'agencement de ma classe. L'inspecteur me demande alors de proposer ma mutation, ce que je refuse.

Une deuxième entrevue a lieu le 25 juin. J'ai constitué, de mon côté, un contre-rapport de 700 pages, dont 650 lettres de soutien de collègues, stagiaires IUFM, parents d'élèves. L'inspecteur maintient pourtant sa décision et me donne trois heures pour formuler une demande de mutation. Devant mon refus réitéré, les syndicats sont avertis de ma mutation d'office. Suite à une rencontre avec l'intersyndicale, j'ai obtenu un délai supplémentaire et j'ai demandé une contre-inspection, qui a été refusée. J'ai donc engagé une procédure de recours au ministère, auprès du DRH et du responsable des contentieux de l'Education nationale. Mon cas devait être traité lors de l'affiliation des postes, pour la rentrée 2008, mais rien n'a été décidé.

Aujourd'hui, l'inspecteur d'académie considère que je ne peux plus assumer mon rôle de formateur. Ma mutation est justifiée, officiellement, par mon refus d'inspection, mais sur le fond on sanctionne mes prises de position pédagogiques et la remise en cause des réformes dans l'enseignement primaire (la suppression des cours le samedi matin, cours de soutien hors temps scolaire, stage de rattrapage pendant les vacances). Ce sont des propositions inefficaces, qui remettent en cause le principe d'égalité scolaire. On assiste actuellement à une diminution du temps scolaire et à un alourdissement du programme, qui réduit l'apprentissage à une répétition et non pas à une réelle construction du savoir.

J'ai toujours été militant pédagogique (au Groupe Français de Pédagogie Nouvelle), mais mes positions n'ont jamais entraîné de relations conflictuelles avec mes supérieurs. Je me suis par exemple penché sur l'apprentissage de la lecture à travers la littérature. Aujourd'hui, la lecture est de plus en plus basée sur le code, alors que la question du sens est primordiale. Il faut apprendre aux enfants à penser et à comprendre, en liant intimement le code et le sens.

C'est clairement du délit d'opinion puisque sur le plan professionnel, rien ne m'est reproché. Je n'ai commis aucune faute. On touche ici aux fondements de la liberté pédagogique de chaque enseignant. Le climat s'est dégradé depuis un an : on subit, de plus en plus, un climat autoritaire. D'autres enseignants sont inquiétés. La diversité pédagogique n'est plus considérée comme une richesse, source de débat. On assiste à une uniformisation de l'enseignement. On devient de simples exécutants, à qui l'on retire la possibilité de penser notre métier. »

Réalisé par LAURA ROLAND

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2008

"Habillé pour l'été par les 6e4

Et bien voilà.

Le dernier cours avec les 6e4.

Eh oui, pour cause de brevet, la semaine dernière, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé.
(Et hop, l’air de rien, une référence littéraire !!! Et une !!!).

Mes 6e4.
Que je ne retrouverai certainement pas l'année prochaine, car à la suite d'une mystérieuse métamorphose estivale, les 6e4 deviendront 5e4, et même parfois 5e2, ou 5e1, ou 5e6, à dire vrai, tout est possible.
Il en est ainsi tous les étés, et visiblement ça n'émeut personne.

Je décrétai donc récréative la séance du jour.

Et c’est avec émotion que je les observais s’adonner aux jeux de leur âge, à savoir, comparer leur appareil dentaire, se moquer des plus faibles, et pour les filles, échanger leurs tongs pour voir.
Enfin bref, rien de bien transcendant quoi.

À un détail près, car je remarquai du coin du l'oeil la carte et l'enveloppe qui passaient discrètement de table en table, afin que chacun écrivît son amour pour le prof de techno (bibi), que ses vacances lui soient douces (t’inquiète gamin, avec mon charter pour Mayotte, t’es pas prêt de me revoir), son regret que tout ce bonheur s’arrêtât soudain (NDA : regrets non partagés), et l’envie irrépressible de le retrouver à la rentrée (oh oui, vivement, ohlala, qu’est-ce que ça va être long !!! Ahahahahaha !!!).

Mais ce que j’ignorais, c’est que d’autres choses se tramaient et que je n’étais pas au bout de mes surprises.

À mi-séance, Fanny, en tant que déléguée m'interpella :
– M'sieur, on voudrait vous dire quelque chose et pis aussi autre chose... aussi…

Vous imaginez ma surprise.

Je tombai des nues.

– Oui mon enfant ???? Quel est l’objet de ta requête ???
– Ben… de la part de toute la classe… heu… et ben…
Les autres :
– Ben allez !! Dis-lui !!!
– Oooh !! Une minute quand même !!!
– Vous laissez Fanny s’exprimer oui ??? Ou merde ????
– Alors de la part de toute la classe… heu… sauf Benjie qu’a pas payé…
– J’ai dit que je payerai demain !!!!
– Oui bon écoutez, vous êtes gentils, laissez parler Fanny… Benjie qu’a pas payé, quel radin çui-là…
– On vous offre cette carte qu’on a tous signée…
– Ooooooooh !!! C’que vous êtes gentils !!! Ben ça me touche beaucoup et… Ooooooh !!! J’avais pas vu !!! Avec un bébé lapin derrière !!!!!! Que c’est mimi…
– Voilà, et on vous offre aussi ça, mais là les mamans nous ont aidés pour choisir, enfin, ma mère, celle d’Amina, mais pas celle de Bourzig…
– Hé m’sieur elle pouvait pas elle avait vidange !!!!
– Pas grave Bourzig… alors voyons voir… mais c’est un bien gros paquet dis-moi… avec un bien bel emballage… des années soixante-dix visiblement… Ooooooooooooooh !!!!!!!!!!!!!!! Voyez-vous ça !!! Un tricot de corps !!!!
– Heu non, c’est un tee-shirt en fait…
– Ouaaaaaaaaaaaaaah !!! Et blanc en plus !!!!! Si je m’attendais alors…
– Voilà et on l’a tous signé, avec plein de couleurs, et vous avez vu… on a écrit « À monsieur Le Prof qu’on adore »…
– Et bien les p’tits loups, qu’est-ce que ça me fait chaud au cœur…
– Mais faut pas le passer à la machine, et pas trop le mettre quoi…
– Ok, mais je le conserverai précieusement… merci à tous, du fond du cœur… ah ben ça alors…

Bien.

Après ces effusions devant lesquelles vous sanglotez sans aucune pudeur et avec une pitoyable complaisance chers lecteurs, et plutôt que de vous noyer dans ce pathos intégral, je vous propose de revenir un instant sur le fameux tee-shirt blanc.

Parce que les mamans, quand elles l'ont acheté, elles n'ont certainement pas voulu prendre de risque avec la taille, donc elles ont pris grand large voyez, que ça fasse comme une petite robe quoi, mais courte la robe quand même, et encore, je me suis contenté de le coller contre moi, juste pour voir, et surtout pas de l'essayer, j'ai encore tout de même le sens du ridicule, et malgré bien des années d’enseignement, un reste d'amour propre.

Alors je l'ai assez vite replié pour le ranger dans le cartable avant que l'un d'entre-eux ne me demande de l'ess...
– Hé m'sieur vous l'essayez ???

Et merde.

– Heu... quoi ??? Le tee-shirt là ?? Ah ben ça tombe bien, j'allais le faire...

Plus le petit bonus pour faire mon intéressant :
– Mais vous faites pas de photos les enfants, vous êtes gentils hein... ahahahahahah !!!

Ce qui déboucha inévitablement sur :
– Ben pourquoi m’sieur ???

Pourquoi pourquoi, y sont marrants eux, et pourquoi pas tant qu'on y est mettre une photo sur le site du col...
– Hé m'sieur !!! Comme ça on la mettrait sur le site du collège pour que les parents y voient !!!!
– Ben voyons, tu m’en diras tant…
– Ooooooooooh !!!! Allez m’sieur !!!!!!!

Que voulez-vous que je fisse ???

Il était donc écrit que ma générosité me perdrait avant que le diabète ne me gagne.

Et oui, voyant leur incompréhension, leur déception, pis bon, c’est mes 6e4 quand même, j'ai accepté d'immortaliser ce moment précieux, et qu'il soit affiché sur le blog de l'établissement.

Ainsi donc cher lecteur, il existe un blog de collège, où tu peux voir une photo de moi en tenue sexy, avec l'air très intelligent du gars qui s'est fait prendre la main dans la culotte. Et bien sûr, tu serais curieux de la voir cette photo, alors je vais te donner le lien de ce blog.

C'est ça oui, tu peux toujours courir.

(Après la narration de cette anecdote croustillante, mais fondant à l’intérieur, je te propose lecteur d’enchaîner dans une ronde échevelée sur la surprise suivante.)

Surgissant du fond de la salle, Bourzig s'approcha avec un petit air que je ne lui connaissais pas, et me tendit un sac.
– Ben c'est un cadeau, c'est de la part de ma mère…
– Ah bon ?? C'est pas un cadeau de toi ???
– Ben aussi oui…

Je saisis délicatement le sac Auchan, écrin précieux aux mille reflets nacrés contenant l'offrande de maman Bourzig, et l'entrouvris curieux et vaguement inquiet, avant que de m'exclamer :
– Oooooooooooh !!!! Mais fallait pas !!!!

Et c'est sous les yeux ébahis de tous les 6e4 que je sortis avec une infinie précaution, telle une hostie rédemptrice que l’on retire du calice, une superbe botte d'asperges aux extrémités langoureusement tendues vers Neptune, prolongeant des tiges flamboyantes aux blancheurs immaculées et finement veinées d’un peu de terre du pays, l’ensemble étant enrubanné en son milieu d’un chatoyant et coquet élastique de couleur pourpre, pour que ça tienne bien.

– Des asperges !!! Et bien écoute Bourzig, je ne sais que te dire, en plus j’adore ça, mais tu lis dans mes pensées ou quoi ??
– Ben un jour vous avez dit que adorez les légumes…
– C'est vrai... et l'info est arrivée jusqu'aux oreilles de maman...
– Oui... et elle aime bien les asperges...

Je remerciai Dieu au passage que dame maman n’ait préféré les topinambours, et j’opérai un rapide panorama de la classe afin de m’assurer qu’il n’y avait pas foutage de gueule sous roche, mais pas du tout, l’effectif semblait radieux et aux anges pour moi, j’adoptai donc la posture du ravi de la crèche.

– Eh bien Bourzig, je ne sais comment te remercier, les mots me manquent…
– Et des asperges, y'en a vingt-quatre, comme les 6e4... vous pouvez vérifier…
– Tiens donc... quelle curieuse idée...
– Allez-y, vérifiez…
– Et comment que j’vais vérifier… vingt-quatre asperges pour vingt-quatre élèves… comme c’est astucieux…
– Et cinq minutes à la cocotte elle a dit ma mère...
– Qui ?? Les 6e4 ??? Ahahahahahahah !!!! Hum… ok, dix minutes, j'ai bien noté...

Ainsi donc chaque élève de 6e4, voulant graver en ma mémoire les instants précieux de cette année ensemble, avait mandaté une asperge pour toucher mon cœur d’artichaut. Asperge dont la troublante analogie au cierge, que l’on peut supposer brûlé à ma gloire, ne t’avait échappée cher lecteur.
Mes chers 6e4, qui par le don d’une denrée périssable, et par l’art subtil de l’antiphrase potagère, exprimaient le vœu de faire de ces moments partagés des souvenirs impérissables. En cet instant, nous procédions par une poignante métaphore agricole, à l’échange solennel des fruits du savoir que j’avais dispensés, contre les légumes de leur infinie reconnaissance, résumant une année d’instruction en une puissante symbolique rurale et nourricière.

– Pis ma mère elle a dit que c'est les dernières de la saison... vous avez de la chance…
– De la chance ?? Je suis verni tu veux dire, la baraka ouais…
– Sinon maintenant, c'est les pommes de terre nouvelles...
– Non ben tu vois, j'aime autant les asperges...

Je remerciai à nouveau notre Seigneur que tous mes élèves, environ deux cent cinquante, n'aient eu l’idée de se pointer avec une pomme de terre en guise d’au revoir, car j'eusse été quelque peu gêné de traverser la cour en tirant un sac de quarante kilos de patates, ce qui aurait pu ternir mon image de dandy, altérer sensiblement ma démarche chaloupée, et subtilement affecter mon port de tête. À moins d’attendre la tombée de la nuit afin de m’assurer d’une totale discrétion, mais restait le risque de déclencher l’alarme et de voir débouler la gendarmerie. Et allez expliquer vous, à des gendarmes médusés, voire un brin soupçonneux, ou complètement hilares, votre présence à onze du soir dans une cour de récré à tirer un sac de patates.

– Un discours !!!! Un discours !!!! Allez m’sieur !! Un discours !!!! Un discours !!!!

Que c’était charmant.

Mais je ne pouvais faire moins.

– Eh bien d’accord… alors heu… Entre ici Bourzig avec ton cortège d'asperges !!! Ahahahahahaha...
– ?!?!
– Oui alors heu… merci pour tous ces précieux cadeaux qui me vont droit au cœur, et pour l’un d’entre-eux, droit dans la cocotte, et sachez que j’avais bien pensé moi aussi à vous apporter des gâteaux, mais j’ai pas pu, parce que je les ai tous mangés, parce que je suis incapable de garder des gâteaux plus d’une journée, croyez bien que je le regrette, d’autant qu’ils étaient super bons, et que vous vous seriez régalés, et ça me brise le cœur, oh que je suis malheureux, mais comme vous le savez, c’est l’intention qui compte, et la mienne était bonne, et rien que ça, je sais que ça vous comble de bonheur, mais ne me remerciez pas, c’était de bon coeur…
– ?!?!
– Voilà…
– Bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh !!!!!!!!!!!!! Remboursez !!!!
– Qui a dit « remboursez » ?!?!!
– …
– Mais je plaisante !!! Allez, j’ai amené cinq Brossard au chocolat, normalement y’a de quoi étouffer toute la classe… Allez, Fanny et Bourzig, vous servez tout le monde, et s’il vous plait, vous tous, n’en mettez pas partout, merci…
– Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!!!!!!!!!!

Et voilà, tandis que les 6e4 se sustentaient, je passai en revue le matériel, vérifiai les ordinateurs, virai les images pornos mises par les 3e en fond d’écran, sans doute un dernier clin d’œil ému à leur prof de techno, alors j’essuyai négligemment les quelques larmes s’écoulant de ce trop plein d’émotions. Avant que d’autoriser les 6e4 à recouvrir d’une épaisse couche de craie mon joli tableau, créant au passage un épais nuage de fumée, et ce, dans un infâme bordel.
Puis la sonnerie précipita les loupiots hors de la salle dans une cacophonie indescriptible alors que Christophe arrivait, manquant se faire écrabouiller par la meute déchaînée.

Sacrés gamins va.

– Comment va le père Christophe ???
– Va bien… oh des asperges, t'as fait ton marché avant de venir ??
– C'est les gamins, en cadeau de fin d'année...
– Ben dis donc, y se sont pas moqués de toi... ahahahahahahahahah !!!!

Ainsi donc il était écrit que je boirais le calice jusqu’à la lie.

Ensuite, Christophe m’aida à faire le ménage, car visiblement j’avais oublié de dire à mes 6e4 de ne pas en mettre partout, et nous devisâmes longuement balai en main sur l’avenir de l’humanité, avant que d’être saisis par une furieuse envie de déconner, et de nous battre avec les balais, vous avouerez que c’était tentant, et péter un néon au passage.

Alors je rejoignis la fenêtre et fixai l’horizon.

Christophe s’approcha, me tendit mes lunettes de soleil (de superbes Ray Ban modèle Aviator, putain c’te classe !!), car lui seul savait lire l’émotion derrière cette décontraction musculaire de façade, cette beauté d’une virilité simple, voire simpliste, ce hâle discret rehaussant ces sémillantes pommettes, cette élégance droite aux lignes épurées, ces pectoraux saillants dominant ces abdos excessifs, ce corps flamboyant à la plastique délicatement ouvragée (ouais heu… je décris de mémoire hein, on est d’accord, tout n’est pas rigoureusement exact, j’essaie d’aller à l’essentiel quoi), et me glissa les rênes de mon cheval, il était temps de reprendre mon chemin.

Reprendre mon chemin sur le long sentier épineux qui mène à l’indicible grâce, où chaque pas te rapproche inexorablement de l’ultime transcendance, où chaque jour mille épreuves entraveront ta quête, à la recherche de l’inaccessible étoile, car tel est mon destin, ma quête, la quête de mon graal, mon unique graal : le nichon absolu.

Et je m’en vais au vent mauvais, bravant couettes et oreillers, pourfendant strings et bonnets… "


Posté par Charly Le Prof

Écrit par : Maminou | 08 juillet 2008

On assiste actuellement à une diminution du temps scolaire et à un alourdissement du programme, qui réduit l'apprentissage à une répétition et non pas à une réelle construction du savoir.

Aujourd'hui, la lecture est de plus en plus basée sur le code, alors que la question du sens est primordiale. Il faut apprendre aux enfants à penser et à comprendre, en liant intimement le code et le sens.

On devient de simples exécutants, à qui l'on retire la possibilité de penser notre métier. »

Posté par Laura Roland

Le pauvre garçon! Son erreur est de se prendre pour un intellectuel alors qu'il n'est qu'un demi-intelligent! Il suffit pourtant d'un minimum d'esprit critique pour faire justice des absurdités qui tissent ce qu'il appelle sa "pensée du métier"?
Mais lui et les gens de son acabit ( de sa secte, plus exactement) en sont dénués. Ils ont très exactement ce qu'on appelle l'esprit faux. Leur prétendue "pensée pédagogique" n'est qu'une longue litanie qu'ils répètent avec feu sans même se demander si ce cliquetis de mots a un contenu identifiable! A l'image de leur gourou vénéré Meirieu, esprit faux s'il en est, maître charismatique du verbe alambiqué et creux qui croit tirer avantage à se parer des oripeaux de la pédanterie.

Écrit par : Jean | 08 juillet 2008

Tiens, Jean est revenu!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Tiens, Jean est revenu!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Peut-on rester insensible devant tant de niaiserie accumulée sour couvert de pédagogie innovante (de fausse niaiserie, probablement)? Enfin, moi je ne peux pas! Car c'est une doctrine d'essence totalitaire qui se cache derrière tout le fatras pseudo-pédagogique avec lequel ce gens-là ("Monsieur"...) trompent leur monde.

Écrit par : Jean | 08 juillet 2008

Des IEN et un inspecteur d'académie qui ne sont pas acquis au "pédagogisme"? Damned! Le complot Meirieutiste tomberait-il à l'eau??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Désolé, je ne suis pas "pédago" mais je me range derrière le collègue sanctionné. Ces inspecteurs brûlent aujourd'hui ce qu'hier ils adoraient, et tout cela, me semble-t-il dans l'irrespect total du droit (y a-t-il eu un conseil disciplinaire ?). C'est l'autoritarisme aveugle qui déploie ses ailes immenses et va assombrir encore plus toute notre profession. Ce genre de "règlement de compte" n'a pas lieu d'être sur le terrain des idées. Vous vous trompez de combat.

Nous sommes tous des Dominique Piveteaud en puisssance !

Et je signe la pétition, comme j'avais soutenu Laurent Lafforgue (lors de son départ du HCE) ou JPB quand il avait été écarté d'un jury du Capes !

http://www.mesopinions.com/Dominique-Piveteaud-doit-rester-a-l-ecole-Cave-petition-petitions-1e32e3b965fded7c78d60e411b62264c.html

Écrit par : Hervé (l'autre) | 08 juillet 2008

C'est fait aussi, et je fais circuler le lien.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2008

Hervé (l'autre)

" Ces inspecteurs brûlent aujourd'hui ce qu'hier ils adoraient, et tout cela, me semble-t-il dans l'irrespect total du droit (y a-t-il eu un conseil disciplinaire ?). C'est l'autoritarisme aveugle qui déploie ses ailes immenses et va assombrir encore plus toute notre profession. Ce genre de "règlement de compte" n'a pas lieu d'être sur le terrain des idées. Vous vous trompez de combat."

C’est très juste, et c’est en même temps que la critique du pédagogisme est de moins en moins une pensée.

Écrit par : Pli | 08 juillet 2008

Et pendant ce temps, on dégraisse le mammouth à la tronçonneuse, 13500 postes supprimés pour le prochain budget :
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/337824.FR.php

Entre l'Agence Nationale de Remplacement et ce que X.D. dit sur le taux de mobilisation des remplaçants, les TZR peuvent commencer à avoir des sueurs froides.

Écrit par : Romuald | 08 juillet 2008

Désolé, je ne suis pas "pédago" mais je me range derrière le collègue sanctionné. (...)
Et je signe la pétition, comme j'avais soutenu Laurent Lafforgue (lors de son départ du HCE) ou JPB quand il avait été écarté d'un jury du Capes !

Ecrit par : Hervé (l'autre) | 08 juillet 2008

Absolument d'accord. Le collègue en question n'a pas l'air d'une flèche, certes, mais le procès qu'on lui fait est indigne.
Bien sûr, il est assez tentant de se dire : "Chacun son tour ! après tout, on en a assez bavé des IPR sadiques, des Weinland, des Jordy, des Meiriolistes et des Meiriolés, des Frackowiack, des Zakartchouk ..."
Mais non : le fait de voir sanctionner cet instit', même si c'est un zozo, me dérange -- parce que, si on y réfléchit bien, le dit zozo n'a fait qu'enseigner comme on lui a dit qu'il fallait le faire, avec la bénédiction des saintes huiles du constructivisme spycho-pédagogique, (pour reprendre la formule de l'ami Roger Felts), "maladius dût-il crevare et mori de suo malo".
Honnêtement, on ne mute pas un enseignant d'office pour non-conformité pédagogique ; les seuls cas dont j'ai entendu parler en 32 ans de carrière concernaient des affaires de "moeurs", comme on disait pudiquement.
Je n'aime pas que l'on s'acharne ainsi sur les gens, surtout sans qu'ils aient le moyen de se défendre.
L'histoire me semble d'autant plus saumâtre que ce sont sans doute les mêmes inspecteurs primaires, des opportunistes de la plus belle eau, qui, brûlant ainsi ce qu'ils ont adoré, persécutent ce monsieur après avoir harcelé des gens comme Rachel Boutonnet ou les instits SLECC.
Bref, aucune raison de se réjouir...

Écrit par : FGuichard | 08 juillet 2008

"Un roseau couché par le vent dans la fange dira-t-il au roseau voisin couché dans un sens contraire : "Rampe à ma façon, misérable, ou je présenterai requête pour qu'on t'arrache et qu'on te brûle ?"

Pour Dominique Piveteaud, bien évidemment.

Les généraux des deux camps contemplent, du haut de leurs quartiers, les lampistes qui tombent sur le champ de bataille.

Je signe.

Écrit par : Eric | 08 juillet 2008

Suite à l'annonce des nouvelles suppressions d'emplois dans l'éducation nationale, et en vertu du principe gouverner c'est prévoir, je rappelle les prévisions démographiques pour les 7 classes d'âge de la sixième à la terminale et cela pour les dix années à venir.

De plus en plus de collégiens et lycéens et de moins en moins de profs...

Bienvenu au pays du faire mieux avec moins, c'est que ça coûte un prof!!


Pour 2007-2008 j'ai additionné les naissances de 1990 à 1996 et ainsi de suite pour chaque année.

2007-2008 5 151 671
2008-2009 5 116 032
2009-2010 5 095 056
2010-2011 5 096 189
2011-2010 5 159 361
2012-2013 5 219 313
2013-2014 5 251 334
2014-2015 5 278 460
2015-2016 5 319 508
2016-2017 5 353 783
2017-2018 5 407 888
2018-2019 5 416 606

Source: Nombre des naissances par année sur Wikipédia

Et calcul effectué par mes soins.

Écrit par : Merlemocoeur | 08 juillet 2008

C'est l'autoritarisme aveugle qui déploie ses ailes immenses et va assombrir encore plus toute notre profession.

Ecrit par : Hervé (l'autre) | 08 juillet 2008

"L'autoritaisme aveugle"... N'importe quoi!
Parce que depuis la loi Jospin de 1989 et l'avènement du pouvoir "IUFM", ce n'était pas de l'autoritarisme aveugle?
Voyez-vous, cher Hervé, moi , je préfère Darcos à Frackowiack! On est débarrassé, justement, de "l'autoritarisme aveugle". Ouf!

Sur la situation de ce malheureux instituteur muté d'office, il faut quand même, peut-être, dire qu'on ne connaît pas le dossier et qu'on n'a que sa version...

Écrit par : Jean | 09 juillet 2008

Jean , je viens de tomber sur une annonce qui pourrait vous intéresser :

"A vendre, couperet guillotine, rigoureusement stérilisé afin d'éviter toute infection. Transmettre demande à Monsieur Dubois (dont on fait les cercueils) qui transmettra : http://www.delation-gouv.fr/ "

Écrit par : Fouquier-Tinville | 09 juillet 2008

"Sur la situation de ce malheureux instituteur muté d'office, il faut quand même, peut-être, dire qu'on ne connaît pas le dossier et qu'on n'a que sa version..."

Ecrit par : Jean | 09 juillet 2008

J'imagine que Jean connaît par coeur tous les dossiers des enseignants "instructionnistes" persécutés par des inspecteurs "khmers rouges du pédagogisme", et se cache la tête dans le sable avec des airs de rosière quand il s'agit d'enseignants "pédagogistes" alignés par des vrais c..s... Et je puis vous dire que l'I.A. concerné en est un. Un vrai. Un fameux, au delà de tous les clivages idéologiques. Je le connais, mieux que vous ne connaissez Frackowiak, Jean.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2008

Bonjour

Je lis avec beaucoup d'intérêt tout ce qui se dit sur Dominique Piveteaud, avec qui j'ai travaillé.

C'est tout à l'honneur de ce blog de défendre une personne dont on ne partage pas les idées.

Je peux simplement témoigner que M. Piveteaud, le temps que je l'ai vu travailler à l'école Cavé, c'est-à-dire quelques années, a toujours fait preuve d'un grand calme et d'un grand professionnalisme avec ses élèves.

J'étais personnellement envieux de ce genre de prof. qui savait se faire respecter et dire "non" à ses élèves sans faire preuve d'autoritarisme ou pousser une gueulante, sans jouer sur l'affectif ou céder au favoritisme.

J'ai le souvenir d'un homme littéralement impénétrable pour ses élèves et pour moi-même lorsqu'il exerçait, soit exactement le profil dont les élèves ont besoin pour comprendre la nécessité des limites et sortir de leur narcissisme.

Ce n'est que bien des années après que ses convictions sur l'apprentissage de la lecture me laissent sceptique, sans que je sois capable d'en déduire un quelconque jugement sur son enseignement, puisqu'on peut dénigrer l'apprentissage du code et néanmoins l'enseigner scrupuleusement.

Bref, si tous les enseignants étaient comme lui capables d'instaurer une atmosphère de travail dans sa classe, cela fait longtemps qu'on pourrait jeter Bégaudeau et ses affabulations à la poubelle.

Jean COLOMBANI

Écrit par : johnmarguerite | 09 juillet 2008

Souhaitons à Christophe et son épouse beaucoup de bonheur, entourés de leurs trois Grâces ,assez de bonheur pour donner la force d'affronter les soucis inévitables de l'existence. Chantez lui beaucoup de berceuses et des tas et des tas de chansons qu'elle entendra longtemps, longtemps pour continuer la route fleurie, glissante ou rocailleuse des jours à venir. Avec tous les vents de Françoise Guichard, offrons lui un beau bouquet de roses.

Bon ,moi aussi j'ai une bonne nouvelle qui n'a rien à voir avec le blog. Le fiston qui a pas mal galéré comme travailleur intérimaire dans divers secteurs physiquement éprouvants tout en étant pompier volontaire de jour comme de nuit et tout en suivant des stages pour se perfectionner dans cette branche, vient d'être reçu et bien reçu au concours d'entrée d'une école d'infirmier'e)s à défaut de pouvoir devenir pompier professionnel; par ma faute car j'ai accouché une semaine et 6 jours trop tôt. Il a un grain de folie, le fiston : son idéal c'est de servir les autres et d'accomplir sa tâche au mieux.
Ceci dit le père ne se prénomme pas Joseph et je ne suis pas Marie non plus.

Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 juillet 2008

Ceci dit le père ne se prénomme pas Joseph et je ne suis pas Marie non plus.

Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 juillet 2008

Mais il est Charpentier ! Bonne journée à vous aussi Hélène !

Écrit par : Robin | 09 juillet 2008

Toujours à propos de M. Piveteaud

Je précise, pour faire bonne mesure, que je n'aime pas non plus du tout la politisation de cette affaire, d'un côté comme de l'autre

Écrit par : johnmarguerite | 09 juillet 2008

Je pense aussi qu'il faut défendre Dominique Piveteaud. Non seulement pour être crédibles lorsque nous disons défendre la liberté pédagogique mais par convition éthique.
Un amical salut à Yves puisque c'est à lui que je répondais en croyant répondre à un inconnu prénommé Eric.
Si j'ai le temps, je répondrai longuement à Cadichon sur néolibéralisme et pédagogisme. Elle a tout faux.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 juillet 2008

Et je puis vous dire que l'I.A. concerné en est un. Un vrai. Un fameux, au delà de tous les clivages idéologiques. Je le connais, mieux que vous ne connaissez Frackowiak, Jean.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2008

Je ne partage pas les idées de Dominique Piveteau sur l'apprentissage de la lecture, mais sa pratique est sans doute différente puisqu'il arrive à de bons résultats avec un public difficile.

Je n'apprécie pas du tout le procédé employé qui confine à la délation (interroger une collègue sur les pratiques pédagogiques de la personne qu'elle remplace) ; tout ça ne sent pas très bon.

Je suis bien placé pour connaître les procédés de l'Education nationale (ça ne s'arrange pas en ce moment) et je me sens personnellement solidaire de ce collègue.

On a beau faire de l'éducation à la citoyenneté, on n'est jamais vraiment sortis de l'Occupation.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2008

ce qui est marrant avec briguelli et ses loooooong textes stériles et qu'il suffit de lire ses p.s et p.p.s pour comprendre le fond de sa parlotte.... qui n'a toujours pas réussi à se repentir de la IV ligue....
la capsule

Écrit par : la capsule | 09 juillet 2008

Je trouve curieux à propos de cet instit, formateur iufm, qu'il soit interdit de formation pour non respect des nouveaux programmes de primaire!
Cela voudrait dire que soudainement tous les iufms se sont rangés sous la bannière anti-pédago, que tous les inspecteurs chantent d'une même voix les ritournelles de notre ministre?
Bizarre.
Pour ce qui est de la mutation d'office, est-ce que cela ne s'expliquerait pas plutôt par son appartenance à RESF? Beaucoup d'enseignants de ce réseau ont été inquiétés et à plusieurs reprises. Les mutations d'office sont faites dans des cas très précis normalement. C'est curieux.
Dans tous les cas de figure, on ne peut que s'insurger contre une mesure autoritaire qui ne laisse pas le droit au collègue de se défendre. Mais enfin, il y a un tribunal administratif quand même, des recours en justice possibles, non?

Écrit par : Sanseverina | 09 juillet 2008

C'est quand même très curieux: on diabolise le Ministère de l'Education actuel, qui ne peut être, bien sûr, qu'"autoritariste", mais on oublie complètement ce qu'en ont bavé les innombrables instituteurs qui , sous les Ministères précédents, osaient se déclarer opposés aux dogmes "pédagos"! Marc Le Bris a vu, me semble-t-il, sa carrière bloquée pour non conformité à la Vulgate ! Maints autres également.
Je répète mon sentiment sur l'affaire Piveteau même si ça déplaît: on ne sait pas, en réalité, pour quelle raison précise l'Inspection académique a pris cette décision.

Écrit par : Jean | 09 juillet 2008

Suite à l'annonce des nouvelles suppressions d'emplois dans l'éducation nationale, et en vertu du principe gouverner c'est prévoir, je rappelle les prévisions démographiques pour les 7 classes d'âge de la sixième à la terminale et cela pour les dix années à venir.

De plus en plus de collégiens et lycéens et de moins en moins de profs...

Bienvenu au pays du faire mieux avec moins, c'est que ça coûte un prof!!


Pour 2007-2008 j'ai additionné les naissances de 1990 à 1996 et ainsi de suite pour chaque année.

2007-2008 5 151 671
2008-2009 5 116 032
2009-2010 5 095 056
2010-2011 5 096 189
2011-2010 5 159 361
2012-2013 5 219 313
2013-2014 5 251 334
2014-2015 5 278 460
2015-2016 5 319 508
2016-2017 5 353 783
2017-2018 5 407 888
2018-2019 5 416 606

Source: Nombre des naissances par année sur Wikipédia

Et calcul effectué par mes soins.

Ecrit par : Merlemocoeur | 08 juillet 2008

Merlemocoeur a fait ce que le ministère est incapable de faire, lui.

Au fait, Jean-Paul Brighelli, toujours bien informé par son pote Darcos, nous annonçait, au vu du nombre de départs à la retraite et des aléas de la démographie, une recrudescence du nombre de postes d'enseignants offerts dans l'E.N. à la rentrée 2009, au plus tard à la rentrée 2010. On va sûrement bien rigoler des prévisions du prophète.

Écrit par : Nostradamus | 09 juillet 2008

Monsieur Brighelli adore sucer la grosse bite de Monsieur Darcos. En supprimant des emplois du service publique Monsieur Darcos vient d'éjaculer à la face de Monsieur Brighelli. Entre hommes ils se rendent services...
tchang

Écrit par : tchang | 09 juillet 2008

J'ai déjà expliqué sur ce blog l'incidence de cette politique de suppression de postes sur ma situation personnelle l'année prochaine : nomination sur deux établissements à un heure et une heure et demi de route de mon domicile (8 heures et 13 heures) avec trois heures sup. dont une ne serait pas payée, s'il y a une classe de 6 ème en sous effectif ("travailler plus pour...")

Les établissements ont l'air bien, mais je ne sais pas si la machine qui a déjà été mise à rude épreuve depuis des années tiendra le coup.

Une amie documentaliste m'a dit l'autre jour que je lui faisais penser à un blessé de guerre...C'est charmant !

J'ai 58 balais, une hernie discale et je sors de réadap. (je travaille sur des "missions" divreses depuis 2002, mais pas face aux élèves).

Il se pourrait bien que je m'engage syndicalement l'année prochaine, surtout si je vois que de jeunes collègues (les TZR en particulier) sont eux aussi touchés.

J'ai voté Sarkozy au deuxième tour à cause du discours de Maison-Alfort (j'ai appris par la suite que ce n'était pas lui qui l'avait écrit).

Il faut se méfier des gens qui se sentent trahis et qui n'ont rien à perdre.

Je vous tiendrai au courant à partir de la rentrée de ce qui se passe concrètement sur le terrain. Je serai aux premières loges. J'ai l'impression qu'il y a des collègues plus jeunes mais qui ne sont pas nés de la dernière pluie, qui "en veulent".

Pour l'instant, je vois beaucoup de dégâts, beaucoup d'esbrouffe, beaucoup d'arrivisme et, comme disait André Breton, pas beaucoup "d'arrivage".

Je me demande si on s'est pas un peu trop focalisé sur ces histoires de "pédagogisme".

Écrit par : Robin | 09 juillet 2008

Je tiens à préciser que mon message ne fait pas suite à celui de tchang dont je n'approuve pas le contenu.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2008

Je pense aussi qu'il faut défendre Dominique Piveteaud. Non seulement pour être crédibles lorsque nous disons défendre la liberté pédagogique mais par convition éthique.


Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 juillet 2008
Je réponds à celui-là au pif dans le concert .
Vous seriez assez crades vis à vis des gosses de mon village pour prendre la corporatiste défense de la marie-salope qui bousille nos enfants sur trois niveaux successifs si on l'envoyait faire la caissière dans un petit supermarché pas trop compliqué au lieu de la laisser nourrir tous les psychotrucs et autres orthomachins du haut vaucluse et de la drôme provençale! Comptez pas sur moi pour signer la pétition. Mais comptez sur mon soutien financier pour acheter la guillotine.
Vos convictions éthiques, je m'en bats l'œil.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2008

Parce que quand ma fille de treize ans écrit lair glaciere à la place de l'ère glaciaire, je sais qui est celle qui assassine le langage écrit à grands coups de remédiations de mes fesses. On ne peut s'obstiner ainsi et être un lampiste!

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2008

"On ne peut s'obstiner ainsi et être un lampiste!"

Jolie phrase, dobolino, et tout à fait juste.

Écrit par : Jeremy | 09 juillet 2008

Sylvie Huguet, merci. Du fond du coeur.

Steppenwolf, je vous ai mis dans l'équipe autoproclamée de l'anti-bienpensance (qui fait à ses propres dépens un bien fou à ce qu'elle croit combattre) après simple lecture de vos propos. Si vous les oubliez, ma foi, ce n'est plus de mon ressort, il y a des spécialistes pour vous aider.

Frank Boizard, j'ai bien ri à votre hors-sujet total "Je n'ai pas pseudo (sic), je signe sous mon nom et avec un effort, vous pouvez même me trouver dans l'annuaire." J'ai consulté votre blog anti-gauche-parce-que-j-aime-pas-la-gauche et j'ai mieux compris votre personnalité, qui doit faire fureur au café du coin. Par contre, la simple idée que je puisse chercher votre nom dans l'annuaire me plonge dans une hilarité de bon aloi, dont la profondeur n'a d'égale que l'abîme de perplexité provoquée par cette hypothèse heureusement saugrenue.

Quant à Manu, finalement, si vous concevez que l'homophobie est un problème, et que sa présence à l'école est un problème en soi, je pense qu'on a assez de points communs pour s'entendre sur cette question. Après, je vous ai dit mille fois que la brochure Darcos et le numéro de téléphone sont des coups d'épée dans l'eau, et qu'il faudrait à mon avis :
1) sanctionner durement les insultes homophobes tenues pas les élèves entre eux, ou à l'égard de qui que ce soit.
2) Parler d'homosexualité comme on parle de n'importe quel autre thème à l'école (La justice au théâtre, la culture du soja ou les nombres premiers)
3) Faire en sorte que les professeurs eux-mêmes ne tiennent pas de propos homophobes. La dernière en date étant la collègue d'espagnol qui a dit "mon fils ressemble pas à une fille, j'veux pas qu'il soit pédé, ça va pas, non ?".
Ca me semble du bon sens. Pas besoin de brochure ni de formation IUFM ad hoc pour ça. Vous voyez que je ne suis pas si gauchiste que ça ?

PS : Frank Boizard, ne répondez donc pas à mon message. Considérez-moi comme catmano (la veinarde), ou mieux : attendez mon coup de fil - nous nous expliquerons de vive voix. J'espère simplement que vous n'êtes pas pressé, ni à quelques dizaines d'années près.

Écrit par : Jeremy | 09 juillet 2008

Parce que quand ma fille de treize ans écrit lair glaciere à la place de l'ère glaciaire, je sais qui est celle qui assassine le langage écrit à grands coups de remédiations de mes fesses. On ne peut s'obstiner ainsi et être un lampiste!

Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2008

Je suis d'accord avec vous ; ce n'est pas une simple question d'éthique. Il faut voir aussi l'incidence sur les élèves. Mais il semble que Dominique Piveteau, malgré des méthodes peu orthodoxes obtienne des résultats positifs.

Peut-être est-il, lui, à cheval sur l'orthographe de "l'ère glaciaire".

Peut-être aurait-il dû accepter l'inspection, mais je sais aussi que si l'inspecteur a des idées préconçues et vient pour descendre l'enseignant, il n'y a rien à faire.

Il faudrait savoir pour quelle raison précise il a été muté (ses idées politiques, son engagement dans le RESF, ses méthodes pédagogiques...)

Écrit par : Robin | 09 juillet 2008

Il faudrait savoir pour quelle raison précise il a été muté (ses idées politiques, son engagement dans le RESF, ses méthodes pédagogiques...)

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2008

C'est exactement mon sentiment. Et cela peut très bien n'être aucune des raisons que vous énumérez.
Par ailleurs, je trouve ridicule de s'appuyer sur "650 pages de témoignages" en sa propre faveur. Cela n'a aucune valeur objective et cela vous pose en martyr...

Écrit par : Jean | 09 juillet 2008

Les établissements ont l'air bien, mais je ne sais pas si la machine qui a déjà été mise à rude épreuve depuis des années tiendra le coup.

Ecrit par Robin

Ne vous désepérez donc pas comme ça, Robin! C''est peut-être une époque très agréable de votre carrière qui s'ouvre devant vous. Les deux collèges ont l'air bien, c'est capital.
Mais par précaution, à votre place, je choisirais délibérément d'enseigner "à l'ancienne", et cela pour une raison tout simple (et non simplette!), c'est que seul l'enseignement "à l'ancienne" est réaliste et efficace. Vouvoyez vos élèves, interdisez tout bavardage (dites-le explicitement et précisez que le premier qui enfreindra cette règle essentielle aura une page du Bescherelle à copier, et punissez aussitôt le distrait qui, au bout de dix minutes, aura oublié la consigne...) dès la première minute où ils seront en classe avec vous et jusqu'au 30 juin, faites-les écrire le plus possible (tout ce que vous expliquez - ne parlez jamais trop, ni pour les murs - doit être pris en notes, ce qui vous obligera à aller lentement et sera donc tout bénéfice pour tous vos élèves), ne faites que des explications linéaires, approfondies, de grands textes , de ceux dont la culture de base doit être tissée (passez trois heures, s'il le faut, sur une grande fable de La Fontaine, passez quatre mois à expliquer "Le Malade imaginaire", inventez vous -même votre cours de grammaire (trois mois au moins sur les natures des mots, autant sur les fonctions), ne vous servez d'aucun des manuels officiels, et bien sûr, bannissez les "séquences" de votre pensée et de votre pratique, bref, répétez-vous chaque jour que c'est vous le professeur et qu'eux sont les élèves, que votre rôle, c'est de les instruire, de leur expliquer ce qu'ils n'ont pas compris, de leur apprendre ce qu'ils ignorent (en un mot faites exactement le contraire de tout ce que recommande Meirieu), et vous aurez une année utile pour vos élèves et douillette pour vous. Alors, haut les coeurs!

Écrit par : Jean | 09 juillet 2008

http://www.millebabords.org/spip.php?article8762

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2008

Il est amusant de voir comme la simple ironie sur le politiquement correct n’est jamais qu’une façon de donner licence à sa bassesse morale de s’exprimer.

Écrit par : Pli | 09 juillet 2008

Tout le problème, effectivement, est que l'inspection semble se ficher pas mal de l'orthodoxie des méthodes de M. Piveteaud, ce qui veut dire qu'il reste deux possibilités :

- un problème d'ordre politique
- un problème de personnes.

Autrement dit, nous visons à côté en faisant le procès du contenu de son enseignement, aussi déplaisantes que puissent être ou paraître certaines de ses ses convictions pédagogiques.

En fait, ce qui me gênerait énormément serait qu'il déclare aujourd'hui se battre au nom de la liberté pédagogique alors que dans la pratique il fusillerait les méthodes "traditionnelles"et ceux qui les utilisent

Si c'était le cas, je ne pourrais pas le défendre, et toute ma frustration est de réaliser que je suis incapable d'apporter la moindre réponse à ce sujet après avoir pourtant passé plusieurs années dans cette école en tant que simple aide-éducateur.

En tout cas, je peux au moins vous garantir que, pour la gestion d'une classe, on peut difficilement trouver mieux que M. Piveteaud.

Écrit par : johnmarguerite | 09 juillet 2008

Salut les réacs,

Pendant que vous glandez sur ce blog, je suis en train de peaufiner ma réforme du lycée. Avec le peu d'heures de vrais cours qu'il vous restera, il faudra deux ans minimum pour étudier une pièce de Molière à la façon de Jean. Peut-être un peu moins, lorsque j'aurai entrepris mes reconquêtes du mois de juillet et du mois d'août. On va bien se marrer !

D'ailleurs, tout sera fait pour que les élèves se marrent : activités de recherches ludiques sur le Net, travaux de groupes, soutien en autonomie, etc. Et comme ce sera moins crevant pour vous, les profs, que de préparer un vrai cours, vous m'en ferez bien deux heures pour le prix d'une, hein ?

Je tenais tout de même à vous remercier pour votre soutien à ma réforme des programmes du primaire : grâce à vous, je peux affirmer que les élèves auront plus d'heures de français quand, en vérité, ils en auront moins : magique !

Pour les suppressions de postes annoncées, ne m'en veuillez pas : elles seront amplement compensées par tous ces privilégiés, ces planqués bénéficiant de décharges que nous allons remettre au boulot. Et tout particulièrement ces raclures de syndicalistes. J'en ris d'avance.

Non, le vrai problème, pour moi, c'est de mettre fin à l'abus de congés de maternité qui sévit dans l'éducation nationale. La situation est scandaleuse. Il faut remettre ces poules pondeuses devant des élèves, après tout elles sont payées pour ça. Plusieurs pistes sont à l'étude, mais j'attends aussi vos suggestions.

Amicalement,

Écrit par : X.D. | 09 juillet 2008

Je me demande si on s'est pas un peu trop focalisé sur ces histoires de "pédagogisme".

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2008

Alors là, mon cher Robin, je vous approuve et ô combien!
Parler un peu de pédagogie m'a toujours semblé important. Mais quand on déconnecte ces réflexions de l'ensemble de ce qui se passe dans l'EN ( comme cela est souvent le cas ici), on finit par tourner en rond à taper éternellement sur Meirieu and co , sans plus avancer d'aucune manière, en répétant les mêmes salades.
Et puis quand un vrai gros problème vous tombe dessus, on s'aperçoit que la pédagogie , ma foi, n'est peut-être pas ce qui est le plus problématique. Car on peut bien faire les plus beaux cours du monde, quand on n' a que 2 ou 4 h par semaine pour les faire, avec des profs disjonctés et crevés parce qu'ils sont sur 2ou 3 bahuts et qu'ils ne savent plus ou ils habitent, les belles leçons de pédagogie....!
Mais rien n'est plus facile que de disserter sur la pédagogie et l'amooooour de l'enseignement quand on est soi-même au chaud, bien en place, bien en poste, bien en sécurité. C'est une "cause" comme une autre; on peut, grâce à elle, passer pour remarquablement altruiste. Pour autant, on ne bouge pas le petit doigt pour les collègues qui sont dans la poisse. Le joli petit monde de l'EN...!

Écrit par : Sanseverina | 09 juillet 2008

Ne vous désespérez donc pas comme ça, Robin! C''est peut-être une époque très agréable de votre carrière qui s'ouvre devant vous. Les deux collèges ont l'air bien, c'est capital.

Je ne suis pas désespéré, Jean ; la volonté et le "désir d'avenir" ;-) vont bien, c'est la machine qui m'inquièrte. Quand au fond du problème (qui n'est pas le désespoir, car l'espoir véritable n'a rien à voir avec les raisons objectives d'espérer, qui sont à vue humaine, fort minces)... "el sentimiento tragico de la vida" comme disait Miguel de Unamuno, il faudra bien faire avec.

En d'autres termes, pédagogisme ou antipédagogisme, séquence ou pas séquence, il y a tous ces personnages de peinture et de papier qui me consolent d'être comme je suis, faute d'en avoir rencontré souvent l'équivalent dans la soi-disant "vie réelle" : les clowns de Rouault, les clochards de Becket, le vieux Barthelby, le petit sagouin, la petite Mouchette, l'abbé Donissan...et le pauvre Cripure.

Et j'oubliais le Petit Prince et son serpent d'or.

« L'optimisme est une fausse espérance à l'usage des lâches et des imbéciles. L'espérance, est une vertu, virtus, une détermination héroïque de l'âme. La plus haute forme de l'espérance, c'est le désespoir surmonté. » (La liberté, pour quoi faire ?, Georges Bernanos, 1947)

Écrit par : Robin | 09 juillet 2008

En tout cas, je peux au moins vous garantir que, pour la gestion d'une classe, on peut difficilement trouver mieux que M. Piveteaud.

Ecrit par : johnmarguerite | 09 juillet 2008

Alors il faut laisser M. Piveteaud tranquille, en lui donnant quelques conseils de bon sens pour corriger éventuellement le tir.

Et puis quelle cohérence y a-t-il à saluer d'un côté, comme l'a fait X. Darcos "Entre les murs" et à sanctionner d'un autre côté un instituteur qui fait la même chose (j'ai mieux saisi la "cohérence" de la démarche grâce à l'interview de l'intéressé et pourquoi il avait chosi de les faire travailler sur un article de Charlie Hebdo) : valoriser les élèves à travers les médias.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2008

c'est la machine qui m'inquièrte.

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2008

Justement, c'est pour ménager votre machine que je vous recommande d'interdire très fermement le bavardage dans vos classes. Ce qui est le plus usant, le plus frustrant et le plus anormal, c'est de parler dans le brouhaha. Par conséquent, il est absolument prioritaire de régler tout de suite la question de la discipline, de bien faire comprendre à tous ces petits élèves que s'ils sont les rois chez eux, ils ne le seront plus du tout chez vous! Et comme les enrfants aiment la fermeté, qui les sécurise, vous naurez aucuin mal à imposer cette règle-là. Encore faut-il le vouloir et n'être pas torturé et inhibé, comme tant de collègues, par des interrogations pataphysiques sur la légitimité de leur autorité, et patati et patata (Meirieu, toujours...).
Si vous suiviez les conseils que je vous ai donné (ou aux collègues de français de passage sur ce blog) vous termineriez l'année dans un état de fatigue disons "normal", vos journées ne seraient pas un enfer quotidien. Et vous éprouveriez le véritable plaisir qu'il y a à enseigner "à l'ancienne".
Mais c'est votre choix, comme dirait Sartre après Nietzsche (pratiquer la "Bejahung" pédagogique, mon cher Robin!).


Mais rien n'est plus facile que de disserter sur la pédagogie et l'amooooour de l'enseignement quand on est soi-même au chaud, bien en place, bien en poste, bien en sécurité.

Ecrit par : Sanseverina | 09 juillet 2008

Si c'est à moi que vous pensez, entre autres, Sanseverina, je puis vous dire qu'il n'y a pas "a priori" de poste "bien au chaud", car dans mon collège pourtant sans grandes histoio
res, les deux petites collègues bien sympathiques qui enseignent en "séquences" et font tout mignonnement tout le programme "bien comme il faut" en utilisant les mignons petits manuels bien officiels ( c'est-à-dire aucune explication de pièce de théâtre classique, pas de grammaire, etc.) n'arrêtent pas d'avoir, depuis de années, des soucis avec les parents, qui les agressent à la première occasion, et avec les élèves, qui considèrent qu'ils n'apprennent rien chez elles et ne se privent pas de le dire derrière leur dos.
C'est pour ça que j'insiste tellement auprès de Robion ( et auprès, évidemment, de tous les collègues de français qui doutent et s'interrogent) sur les vertus exceptionnelles de l'enseignement "à l'ancienne".

Écrit par : Jean | 09 juillet 2008

Et puis quelle cohérence y a-t-il à saluer d'un côté, comme l'a fait X. Darcos "Entre les murs" et à sanctionner d'un autre côté un instituteur qui fait la même chose (j'ai mieux saisi la "cohérence" de la démarche grâce à l'interview de l'intéressé et pourquoi il avait chosi de les faire travailler sur un article de Charlie Hebdo) : valoriser les élèves à travers les médias.

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2008

En fait, c'est beaucoup plus compliqué que cela. Voici une déclaration de M. Piveteaud dans un article sur l'humanité (dont j'ai donné le lien il y a deux jours)

"On lui reproche également un manquement à la déontologie : en octobre, il a inclus un article de Charlie Hebdo au dossier de lecture de ses élèves. « C’était une planche de BD, qui croquait la journée des élèves de mon école, un jour de soutien à une enfant sans papiers."

D'un côté, on a Bégaudeau qui se fait des c... en or sur le dos de ses élèves en flattant leur narcissisme, et de l'autre, on a un instituteur militant, dont on peut penser ce qu'on veut, mais qui ne fait pas les choses pour la gloire et qui habituellement se fiche pas mal des médias.

Écrit par : johnmarguerite | 09 juillet 2008

Et puis quelle cohérence y a-t-il à saluer d'un côté, comme l'a fait X. Darcos "Entre les murs"

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2008

Pures mondanités! Bien fol qui s'y fie!


valoriser les élèves à travers les médias.

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2008

Aïe!
Il n'y a pas d'autre moyen de "valoriser les élèves"? Et puis qu'est-ce que ça veut dire , ce charabia, "valoriser les élèves"? Les élèves ont chacun, me semble-t-il, la même "valeur" que toute personne humaine.
Et si, avant de vouloir les "valoriser", l'enseignant commençait par les "instruire", et le félicitait ensuite de leur travail et de leurs progrès s'ils avaient été sérieux, ne serait-ce pas moins pédant comme processus?
C'est ce que l'enseignement "à l'ancienne" a toujours fait! Comme quoi la rage d'innover peut être désastreuse, comme on le voir au niveau (ou plutôt, comme dirait Zorblub) à l'absence de niveau des collégiens sortant de 3ème.

Au fait, quel était le sujet de l'article de Charlie-Hebdo?

Écrit par : Jean | 09 juillet 2008

En fait, c'est beaucoup plus compliqué que cela.

Ecrit par : johnmarguerite | 09 juillet 2008

C'est bien ce que je crois!

Écrit par : Jean | 09 juillet 2008

Mais Jean, quand cesserez-vous de vous croire visé alors que je ne pensais pas à vous du tout?
Il y a dans l'EN des mondes, des gouffres, des abîmes entre certains établissements et d'autres. Et j'ai déjà suffisamment bougé pour le savoir. Il y a des postes où l'on peut envisager de travailler au delà de 60 ans sans problème et d'autres où vous vous demandez si vous allez finir l'année. C'est tout. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a fort peu de vraie solidarité entre les profs et quand je parle de l'EN je ne pense pas aux profs de ce blog seulement. Un coup de couteau dans le ventre d'une collègue, une autre passée à tabac dans un cours et personne ne fait grève, ne s'arrête de travailler.
On regarde, on commente, on déplore mais on continue. Un collègue dont le poste est supprimé: au mieux certains râlent un peu, au pire ( je connais) ils soupirent de soulagement que ce ne soit pas eux mais l'autre... Quant à ceux qui ne sont pas devant des classes et ce pour toute leur carrière ou qui sont dans des cocons protégés et qui vous donnent des leçons de conduite ou qui dissertent à l'infini sur les bonnes théories pédagogiques à suivre, permettez-moi de dire qu'ils sont parfois stériles et pénibles tant leur discours est vain et prétentieux. C'est tout ce que je voulais dire. Mais je ne pensais pas à vous du tout.

Écrit par : Sanseverina | 09 juillet 2008

"Et je puis vous dire que l'I.A. concerné en est un"

Si il ne te plaît pas, il me devient tout de suite sympatoche ...
Et en plus tu le connais bien.... QUE DU BONHEUR ....

ange...

"le loup est revenu"
mdr !!!

Écrit par : toto | 09 juillet 2008

Et pendant que des postes sont supprimés le budget de la communication du gouvernent augmente de 292 % !

http://tinyurl.com/nouvelobs

Écrit par : lucile | 09 juillet 2008

gouvernement

Écrit par : lucile | 09 juillet 2008

A Sanseverina,

Ne vous en prenez pas à Jean, c'est le pseudo de Philippe Meirieu himself qui vient troller sur le blog de JPB...

PS. Message au quinzième degré.

Ou alors, c'est peut-être Bégaudeau...

Écrit par : Romuald | 09 juillet 2008

D'un côté, on a Bégaudeau qui se fait des c... en or sur le dos de ses élèves en flattant leur narcissisme, et de l'autre, on a un instituteur militant, dont on peut penser ce qu'on veut, mais qui ne fait pas les choses pour la gloire et qui habituellement se fiche pas mal des médias.

Ecrit par : johnmarguerite | 09 juillet 2008

Je ne suis pas plus partisan que Jean de "valoriser les élèves à travers les médias", mais je commence à mieux saisir le problème.

Je ne suis pas contre le fait de faire faire de la pâtisserie aux élèves (je trouve d'alleurs dommage que l'on ait remplacé les cours d'EMT - ils apprenaient à faire de la cuisine, ce qui est très utile pour plus tard - par la "Technologie") et étudier une bande dessinée.

Si M. Piveteau fait aussi de l'orthographe, de la grammaire et de l'expression écrite ou arrive à leur apprendre à lire et à écrire (je ne sais pas à quel niveau il exerce), ça va.

Encore une fois, tout est une question de "dosage". Et comme le dit quelque part JPB, reprenant Montaigne, à propos des méthodes : "Si le Basque ne peut y aller..." (je ne me souviens plus de la citation exacte, si quelqu'un la connaît).

Il faudrait voir fonctionner une classe pendant une semaine ou deux pour voir les avantages et les limites de cette pédagogie.

Je ne permettrai pas personnellement de juger. J'ai exercé en ZEP en collège ; j'ai fait ce que j'ai pu et pas ce que j'aurais voulu. On ne peut pas non plus nier les difficultés particulières des enfants et le poids du contexte socio-culturel.

Et si, en plus certains enfants vivent dans l'angoisse d'être reconduits d'un jour à l'autre à la frontière.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2008

c'est jouissant d'éjaculer à la face de Brighelli.
De plus il n'en perd pas une goutte il avale tout le gourmand.
X.D.

Écrit par : X.D. | 09 juillet 2008

L'article sur les 13 500 suppressions de postes :

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/337824.FR.php

Et nous qui avons frôlé une fermeture de classe cette année, ça craint de plus en plus !
Qui est-ce qui va se retrouver en TPS-PS-MS-GS-CP ou en CP-CE1-CE2-CM1-CM2 en septembre 2009 ?
Eh ben, c'est moi !

Écrit par : catmano | 09 juillet 2008

Qui est-ce qui va se retrouver en TPS-PS-MS-GS-CP ou en CP-CE1-CE2-CM1-CM2 en septembre 2009 ?
Eh ben, c'est moi !

Ecrit par : catmano | 09 juillet 2008

Des amis, de retour d'un séjour de plusieurs années au Cambodge, nous expliquaient que la pénurie de locaux et d'enseignants oblige à faire classe par demi-journée pour accueillir le plus d'élèves possible.
Bien évidemment les familles aisées paient des cours privés que les enseignants donnent en plus de leurs heures habituelles pour arrondir leurs fins de mois.

Moins d'heures de cours pour les enfants, des heures supplémentaires pour les enseignants, ça ne vous rappelle rien ?

Écrit par : lucile | 09 juillet 2008

XD , mon cher, ou tchang, ne vous limitez pas à si peu de positions ! Variez vos interventions ! Quelques suggestions …


Dans la grande « maison » de l’EN on a le choix

Découvre Philippe , hum, qui saura te stimuler et te mettre en activité. Avec lui, vous vous investirez dans un travail de groupe, hum, oui Philippe…

Si tu préfères les puits de science, pour une exploitation en profondeur, choisis X D. Vous terminerez la séance par du frontal, du facial.

Petit coquin, tu es un amateur de la gobale(sic), alors fais appel à Evelyne, hum, oui Evelyne...

Écrit par : grosgourmand | 09 juillet 2008

Au milieu de tant de nouvelles si peu réjouissantes, j'adresse au passage un remerciement amical à Robin et Françoise pour leurs messages précédents.

Le remerciement est tardif mais sincère.

Écrit par : Jeremy | 09 juillet 2008

Robin « Je ne suis pas contre le fait de faire faire de la pâtisserie aux élèves »

J’ai vu le truc de la recette en UIS/UPI.

Il faut lire/comprendre/copier la recette
L’expliquer à son camarade
Faire des mesures, des calculs(poids, quantité, nombre)
Prolongement : film ou expo de photos avec écriture légendes

Écrit par : uncertain | 09 juillet 2008

"Je trouve curieux à propos de cet instit, formateur iufm, qu'il soit interdit de formation pour non respect des nouveaux programmes de primaire!
Cela voudrait dire que soudainement tous les iufms se sont rangés sous la bannière anti-pédago, que tous les inspecteurs chantent d'une même voix les ritournelles de notre ministre?
Bizarre."

Ecrit par : Sanseverina | 09 juillet 2008

Vous êtes-vous posé la question de savoir si la partition entre "pédagos" et "anti-pédagos" n'était pas, disons, un peu simpliste?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2008

C'est incroyable comme certains se permettent de juger la pratique professionnelle de collègues sans savoir un milligramme de ce qu'ils font.Il faut vraiment être enseignant pour manquer à ce point de pudeur et de modestie.Quel monde à part;

Écrit par : fred | 09 juillet 2008

Oui, car il y a toujours des degrés. De plus, beaucoup de profs ignorent tout de cette partition : ils sont pédagos ou anti-pédagos sans le savoir le plus souvent . On assiste même à des mélanges étranges : un collègue qui, dans les faits, met en place tout ce que la pédagogie nouvelle a pu inventer ( et en tient le discours : les jeunes d’aujourd’hui en savent plus que leurs aînés, ils ont plus de compétence etc) , fait l’éloge , en salle des profs , de JPB et des méthodes à l’ancienne ( BLED, applications systématiques) sans s’apercevoir de la contradiction.

Écrit par : uncertain | 09 juillet 2008

Dialogue entre 2 PE, dont une qui est reçue sur Liste Complémentaire pour entrer à l'IUFM...

"Loolie je crois que j'ai deviné .... Alors je te dis félicitations "



"Merci
J'espère qu'ils vont vite m'appelée."



Effectivement, il est temps qu'elle entre à l'école, cette jeune future PE.....

Écrit par : c.cuit | 09 juillet 2008

Pour ceux que cela intéresse, j'ai dans une note sur mon blog, synthétisé le débat entre Michel Delord, Guy Morel et ma pomme que nous avons eu ici et qui était devenu difficilement lisible du fait de l'abondance et de la diversité des commentaires…

Par ailleurs J.P. Btighelli n'a pas répondu à l'éventuelle enterrement du conflit entre pédagogues et républicains et n'a pas infirmé l'information malveillante d'un anti- anti-pédagogue qui a insinué que JPB était amoureux de Meitieux… J'en ais conclu qu'il était malade, ou en voyage de noce avec Meirieux.
Nous avons l'Histoire (avec un H majuscule) pour confirmer ou infirmer tout çà…
La synthèse s'appelle "Débat chez Brighelli“ et son adresse est : http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/09/un-debat-chez-brighelli%e2%80%a6/#more-4444

Écrit par : Roger Felts | 09 juillet 2008

Deux petites remarques, Roger, rapport à votre blog:

-Il ne s'agit pas de François Morel, mais de Guy Morel.
-Je crois qu'on écrit: "Meirieu".
Cordialement... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2008

A propos de Dominique PIVETEAU : allez donc voir quelle est "l'idéologie" de l'IEN avec laquelle il reconnait ne plus s'entendre... A ne plus rien y comprendre!

Pour le moins la Claire Boniface elle n'est pas ...claire... (elle est bien bonne celle là!)

A bon entendeur...

Écrit par : jeanh | 09 juillet 2008

La synthèse s'appelle "Débat chez Brighelli“ et son adresse est : http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/09/un-debat-chez-brighelli%e2%80%a6/#more-4444
Ecrit par : Roger Felts | 09 juillet 2008

C'est très drôle votre galerie de portraits. Mais deux de ces portraits restent un peu énigmatiques, celui de Victor (Yves) et celui de Guillaume.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2008

C'est très drôle votre galerie de portraits. Mais deux de ces portraits restent un peu énigmatiques, celui de Victor (Yves) et celui de Guillaume.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2008

Celui d'Éric (Yves), pardon

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2008

@ Roger Felts

Je recopie ci dessous la chronologie de la fondation de l'enseignement primaire que donne la Documentation française.
Il y manque un petit quelque chose. Quoi ?
À partir de ce "quoi", on pourra peut-être parler enfin sérieusement des politiques scolaires, de leur histoire et de leurs enjeux.

"15 mars 1850
Publication de la loi relative à l’enseignement ("loi Falloux") dont les principales dispositions sont les suivantes : les écoles libres peuvent tenir lieu d’écoles publiques, pour les religieux le principe de la lettre d’obédience les dispense du Brevet de capacité, les communes de plus de 800 habitants sont tenues d’ouvrir une école de filles.
10 avril 1867
La loi Duruy impose la création d’une école de filles dans chaque commune de plus de 500 habitants, crée les Caisses des écoles (étape vers la gratuité) et préconise un examen qui deviendra ultérieurement le Certificat d’études.

Naissance de l’école républicaine

1879
La loi Paul Bert impose l’ouverture d’une Ecole normale de filles dans chaque département.
4 février 1879
Jules Ferry est nommé pour la première fois ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts ; il le reste jusqu’au 22 septembre 1880. Du 23 septembre 1880 au 13 novembre 1881, il est président du Conseil et ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, puis du 30 janvier 1882 au 6 août 1882, de nouveau en charge du portefeuille de l’Instruction publique, puis du 21 février 1883 au 20 novembre 1883 il cumule encore la présidence du Conseil et le ministère de l’Instruction publique.
juin 1881
Publication, le 16 juin, de la loi établissant la gratuité absolue de l’enseignement primaire dans les écoles et les salles d’asile publiques et dans les écoles normales primaires ("loi Ferry"). Une autre loi abolit les dispositions de la loi Falloux dispensant les ministres du Culte et les institutrices congréganistes des examens de capacité.
juillet 1881
Institution du Certificat d’études primaires à partir de l’âge de 11 ans.
2 août 1881
Organisation des écoles maternelles (le terme de salle d’asile est supprimé). L’école maternelle devient une école non obligatoire mais gratuite et laïque.
28 mars 1882
La loi sur l’enseignement primaire obligatoire ("loi Ferry") instaure l’obligation scolaire pour les enfants des deux sexes de 6 à 13 ans ainsi que la laïcisation des programmes des écoles publiques. L’article 2 de la loi stipule : "Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, outre le dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants, l’instruction religieuse, en dehors des édifices scolaires". Le jour vaqué est le jeudi."

Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2008

A propos de Dominique PIVETEAU : allez donc voir quelle est "l'idéologie" de l'IEN avec laquelle il reconnait ne plus s'entendre... A ne plus rien y comprendre!

Pour le moins la Claire Boniface elle n'est pas ...claire... (elle est bien bonne celle là!)

A bon entendeur...
Ecrit par : jeanh | 09 juillet 2008


http://www.google.com/search?hl=fr&q=Claire+Boniface&btnG=Recherche+Google&lr=


Piveteau/Boniface, un règlement de comptes entre pédagos ?

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2008

D'accord, c'est hors-sujet, mais enfin quoi ???
Ca y est, c'est admis, c'est dans les moeurs, les sujets du baccalauréat doivent être plus nuls que le plus nul des candidats ? Nul n'a eu sous les yeux les sujets de français des STI-STG de cette année ? Personne ne bondit, bonda, débonda, dé ? -chanta???? Personne pour s'étonner ? Quatre extraits, fameux, pensez donc, incompréhensibles pour qui ne lut point les livres-dits, mal coupés, et mal amenés - oh, les jolis paratextes mal virgulés, oh, les jolis paratextes qui présentaient des traits des romans qui servaient, eux, à répondre aux jolies questions, - questions, disons-le franchement, tout à fait stupides pour les extraits donnés. Joli piège pour les perdrix; les perdrix y tombèrent, les pigeons zossi, et même les caves, m'a-t-on dit.

Mais c'était beau. Les Illusions perdues, le top, mesdames, messieurs, juste quansss le gentil Lucien il trouve sa dame trop moche-à-paris et puis elle aussi, pa'ce ka la capitale, mes bons amis, on ne regarde rien que l'apparence et pas la joliesse de l'intérieur des âmes comme na En goulème. Bouh, la v'là perdue son illusion, au gars Lulu, il croyait qu'à paris les gens y zétaient gentils et puis vla qu'il devient méchant aussi. Et Une Vie ! Une cerise sur gâteau moisi ! Une Vie, la fin, of course, et on nous raconte bien que la pauvre Jeanne erre, ( non, ça c'est con, c'est moi ça ) , que la pauvre Jeanne elle a eu bien des illusions avansss et que son homme il était pas gentizavekelle, et qu'elle a perdu toutes ses illusions sur l'Amur et qu'elle retrouve des illusions avec la fille de son fils ( certains pensent, mais refusent de s'avancer, qu'il s'agirait de sa petite fille ).... Elle, c'était les Illusions retrouvées. Après tout ce temps perdu, fallait bien ça.
Boulevard ( sic ) et Pécuchet à la colle aussi, ils ont hérité, les gâteux, et ils sont déçus déçus, pa'ce que la campagne fauty travailler en vrai.
Et Huysmans, paumé là-dedans, et on nous y a mêlé, c'était trop simple, la Jeanne, mais d'Arc et le Gillou de Raie/rais/ré/er, qui se retrouve brusquement en calèche avec une fille qu'avait les cheveux secs, un comble comme même, ça se fait pas ça, de draguer un gars quand on a les cheveux secs, poum encore une illusion de perdue : les filles aux cheveux secs, elles draguent aussi ! Horreur.
La first question : le titre Illusions perdues pourrait-il convenir à tous les textes du corpus? Hum ? Dites voir un peu si y pourrait ????
Les réponses : Le texte 1, il convient pa'ce que c'est le titre ( ben oui, aussi, à question conne, réponse conne, on l'avait cherchée, on l'a trouvée ! )...
La question 2, d'une surhumaine puissance, demandait quelles étaient les émotions ressenties par les personnages en regardant autour d'eux. Alors là, vous savez pas quoite ? Ils sont déçus - normal aussi, ils ont perdu leurs illusions.

Commentaire du Balzac, on est moderne en franchecaille, on prend des risques, on met le roman et Balzac : - partie un: étudiez l'évolution du regard des personnages les uns sur les autres - partie II, l'influence de la société sur le jugement des personnages ( autrement dit, et même des sti le comprennent very bien : influence de la société sur le regard qu'on porte sur les autres ). Marrant, le regard évolue vers une désillusion, à cause de la société.
Tordant, le commentaire aux correcteurs : on pardonnera une redondance entre partie I et partie II, vu les pistes d'étude proposées.....

En bref, un sujet d'une ânerie à faire tomber les murs et braire les ânes, même corses - un sujet à récolter une belle brassée de 2/20, toujours ça de perdu pour les stats.

Écrit par : Milady | 10 juillet 2008

Dodolino : "Parce que quand ma fille de treize ans écrit lair glaciere à la place de l'ère glaciaire je sais qui est celle qui assassine le langage écrit ..."

Bonne maîtrise du syllabisme. Le petit Boscher (pages 6 et surtout page 44 : "les enfants se baignent sur la grève" ) a porté ses fruits ! Rien à redire. Par contre ça coince du côté de la culture générale ... "La Guerre du feu" et une visite de la grande galerie de paléontologie du jardin des Plantes, et tout rentrera dans l'ordre ...

Vous vous trompez de cible. L'obscurantisme est du côté des compétences, de la pédagogie du projet, des contrats d'objectifs, de tout ce fatras qui déguise l'enseignant en éducateur à tout faire ...

Vite :
http://www.soseducation.com/alerte.php

Écrit par : Hervé (l'autre) | 10 juillet 2008

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2008 : "Piveteau/Boniface, un règlement de comptes entre pédagos ?"

Non, un militant de RESF qui se fait descendre !


Ecrit par : Milady | 10 juillet 2008 : "Ca y est, c'est admis, c'est dans les moeurs, les sujets du baccalauréat doivent être plus nuls que le plus nul des candidats ? ...'

:-))

Avec le bac, je positive !
http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/billets_textes/billets2008/eaf2008.htm

Écrit par : Hervé (l'autre) | 10 juillet 2008

Mais je ne pensais pas à vous du tout.

Ecrit par : Sanseverina | 09 juillet 2008

Je le savais, Sanseverina, mais c'était l'occasion de placer une nouvelle fois mon "enseigner à l'ancienne"!

Au fait, Robin ne m'a pas répondu sur les (bons) conseils que je lui ai donnés.
J'admire comment il essaie, dans son immense bienveillance, de trouver des circonstances atténuantes au sieur Piveteau, dont je redis une fois de plus que l'on ignore les vraies raisons qui ont attiré sur lui les foudres de l'administration, laquelle, dans cette affaire, se fiche éperdument - à mon avis, et quelqu'un l'a dit ici - de ses options pédagogiques. Le fait de voir sur le vidéo signalée plus haut des braillardes et des braillards le "soutenir" devant l'Inspection académique m'a paru hautement suspect.

Écrit par : Jean | 10 juillet 2008

"Piveteau/Boniface, un règlement de comptes entre pédagos ?"

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2008

Je pense surtout qu'on "évalue" (ou juge) tout ce qui se passe en ce moment à l'aune de critères relevant de notre microcosme ici-présent: "pédago-non pédago". Réduction très dommageable.
Comme le disait un blogueur il y a peu de temps, 13.500 suppressions de postes dans l'éducation nationale l'an prochain... Et ensuite?
Tiens, en parlant de ça, je viens d'entendre sur "France-culture" qu'un sondage révélait que les français étaient prêts à payer plus d'impôts pour un service public digne de ce nom. Cinglant désaveu pour tous les "libéraux".

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

"Piveteau/Boniface, un règlement de comptes entre pédagos ?"
Non, un militant de RESF qui se fait descendre !

Ecrit par : Hervé (l'autre) | 10 juillet 2008

Pas impossible ; ce ne serait pas la première fois que des enseignants de RESF se retrouvent, comme par hasard, sanctionnés par l'inspection, la non-conformité pédagogique (très aléatoire en ce qui concerne M. Piveteau, qui semble, au contraire, bien dans la ligne meirioliste-IUFM) n'étant évidemment qu'un prétexte.
C'est sans doute aussi pour cette raison qu'il faut être solidaire avec le collègue, quoi que nous puissions penser de sa manière d'enseigner.
Mais surtout, comme l'écrit Christophe, n'oublions pas les 13.500 suppressions de postes dans l'éducation nationale l'an prochain...
Le plus succulent : X. Darcos conclut son ITW à "Libé" par un vibrant "j'aime les professeurs" : rôtis, avec des petits pois ?

Écrit par : FGuichard | 10 juillet 2008

Pas impossible ; ce ne serait pas la première fois que des enseignants de RESF se retrouvent, comme par hasard, sanctionnés par l'inspection, la non-conformité pédagogique (très aléatoire en ce qui concerne M. Piveteau, qui semble, au contraire, bien dans la ligne meirioliste-IUFM) n'étant évidemment qu'un prétexte.
C'est sans doute aussi pour cette raison qu'il faut être solidaire avec le collègue, quoi que nous puissions penser de sa manière d'enseigner.
Mais surtout, comme l'écrit Christophe, n'oublions pas les 13.500 suppressions de postes dans l'éducation nationale l'an prochain...
Le plus succulent : X. Darcos conclut son ITW à "Libé" par un vibrant "j'aime les professeurs" : rôtis, avec des petits pois ?
Ecrit par : FGuichard | 10 juillet 2008

La solidarité avec ce collègue, ou d'autres, en butte aux pratiques des inspecteurs ne devrait-elle pas être prolongée par une réflexion sur les corps d'inspection ? Il semble bien que depuis un certain temps, de l'IG aux Inspections pédagogiques régionales et aux IEN la fantaisie, l'arbitraire, les luttes de clans et la course à la promotion soient devenues l'ordinaire.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2008

Jean Paul Brighelli adore se faire pénétrer par Xavier Darcos, le summum est le quart d'heure d'éjaculation faciale, il n'en perd pas une goutte...
Jean Paul Brighelli à une grande gueule parce que Xavier Darcos y flanque régulièrement sa grosse bite dégoulinante....
Les enseignantes à force de se doigter derrière le bureau finissent par tomber enceintes....

Écrit par : Marc Michot | 10 juillet 2008

Oh, joie !!!! Un petit dîner, mon cher ? Juste, un petit...

Écrit par : Milady | 10 juillet 2008

Dodolino : "Parce que quand ma fille de treize ans écrit lair glaciere à la place de l'ère glaciaire je sais qui est celle qui assassine le langage écrit ..."

Bonne maîtrise du syllabisme. Le petit Boscher (pages 6 et surtout page 44 : "les enfants se baignent sur la grève») a porté ses fruits ! Rien à redire. Par contre ça coince du côté de la culture générale ... "La Guerre du feu" et une visite de la grande galerie de paléontologie du jardin des Plantes, et tout rentrera dans l'ordre ...

Vous vous trompez de cible. L'obscurantisme est du côté des compétences, de la pédagogie du projet, des contrats d'objectifs, de tout ce fatras qui déguise l'enseignant en éducateur à tout faire ...

J’en lève le lien, je ne l’aime pas.

Ecrit par : Hervé (l'autre) | 10 juillet 2008

Cher Hervé Lautre,

Il se trouve, par le plus grand des hasards, que j’ai eu l’occasion de rencontrer de temps en temps la famille de Dobbbbbolino (avec le gros bbbbidon et non pas avec la bosse dddddans le dddddos) et sa charmante fille.

Il me semble même que ces gens-là m’ont raconté leur visite en famille au Jardin des Plantes, au Musée de l’Homme, au Palais de la Découverte et en bien d’autres lieux de culture à de nombreuses reprises. Je me souviens d’ailleurs avoir emmené moi-même la tendre enfant au zoo préhistorique de l’aven Marzal, en Ardèche, un jour où elle était venue en visite à mon domicile.
La charmante enfant était alors âgée de six ans huit mois et venait d’effectuer un CP bien sous tous rapports selon son enseignante. Elle passait au CE1. Ses joies étaient simples comme celles d’un enfant de six ans. Elle dessinait, jouait avec ses petits poneys, chantait d’une voix ravissante des chansons pour enfants, dissertait d’un ton docte sur ses copines de l’école et aimait beaucoup m’aider à dresser la table et à préparer le repas.

De l’école, elle n’en parlait pas beaucoup. Et lorsqu’on la titillait un peu sur ce qu’elle y faisait, elle répondait : « On fait des activités et des arts plastiques. » Si on cherchait à savoir quels types d’activités et ce qu’elle avait « produit » en arts plastiques, elle rétorquait : « Ben, des tas de trucs ; en arts plastiques, on fait des dessins par exemple. » et elle changeait vite de sujet.
Au cours des quelques jours qu’elle a passés chez moi, cette année-là, à la fin de son CP, l’un de ses jeux préférés était de prendre la calculatrice de poche où elle écrivait des nombres qu’elle nous faisait ensuite lire.
J’avais bien essayé de lui proposer un autre jeu où nous nous serions servi des touches + et -, mais elle trouvait cela difficile car, « à l’école, on n’a pas fait beaucoup de mathématiques, à cause des activités. ».
L’autre consistait à faire un beau dessin que je scannais et imprimais en de nombreux exemplaires et dont elle complétait ensuite les épreuves afin de raconter une histoire que je devais écrire et lui relire à de multiples reprises.
Là aussi, j’avais essayé de compliquer un peu le jeu en lui proposant d’écrire elle-même, à l’ordinateur pourquoi pas, les petits textes de chaque page, mais « à l’école, on n’a pas beaucoup écrit, à cause des activités, alors je préfère que tu le fasses. »

Mais revenons à la préhistoire. Nous visitions donc ce zoo qui reproduit à taille réelle les animaux vivant sur Terre lors des différentes ères de notre lointaine histoire.
La mignonne s’amusait bien : « Oh, celui-là c’est le Tyrannosaure, je l’ai vu dans le livre de mon grand frère, il était carnivore ! Et celui-là, c’est un Archéoptéryx, c’est laid, hein ? Pierre, il adore, mais moi, ça me fait peur ! Maman m’a dit que c’était peut-être l’ancêtre des oiseaux mais qu’il y en a eu d’autres après qu’on ne connaît pas. »

Tout se passait formidablement bien, lorsque tout à coup, la jeune demoiselle eut une envie pressante. Je la rassure et la ramène dare-dare vers le parking où, selon moi, il devait y avoir des « pipi-room ».
Nous arrivons là-bas et je lui montre un splendide panonceau de métal émaillé sur lequel en lettres blanches sur fond bleu de France, on pouvait lire : « W.C. » et lui dis, toute gaie : « Ah, tu vois, je te l’avais dit : pipi-room ! »
Et là, la fillette, outrée, me rétorque : « Mais non, y’a pas écrit pipi-room, tu es bête, il y a écrit : Toilettes ! »

Vous avez raison, monsieur Hervé Lautre, on ne soulignera jamais assez les méfaits occasionnés par la méthode Boscher et par les familles qui ne sortent pas leurs enfants le dimanche pour leur donner accès à la Culture.

Ensuite, au hasard des rencontres avec cette famille sympathique, j’ai pu voir les cahiers de la petite, pas souvent, elle n’écrivait pas beaucoup dans sa classe. Elle habite un petit village et a eu « la chance » d’avoir la même enseignante, à la pointe de l’innovation, pendant quatre années sur cinq de sa scolarité élémentaire.
En revanche, des projets, il y en a eu. Et des visites, et des sorties, et des classes de découverte. Enfin, tout ce qu’il faut pour compléter une éducation familiale défaillante.
Papa et maman en ont fait des recherches de documents et des photocopies pour leur fistonne ! Heureusement, leur bibliothèque est bien fournie et maman reçoit pas mal de revues scientifiques.
Le problème, c’est qu’il fallait faire tout cela à la six-quatre-deux entre deux explications sur le s entre deux voyelles, la marque du pluriel des verbes ("des quoi ?") et le fait que si papa avait dit à Poupette que maison, ça s’écrivait M.A.I.S.O.N trois lignes plus haut, il n’y avait aucune raison pour que Poupette écrive MÉZON maintenant.
Evidemment, Poupette s’énervait : « La maîtresse, elle a dit que c’était pas important, et qu’on corrigerait après ! »
Et puis, il fallait tout lui lire, parce qu’elle ne lisait pas vite et qu’elle prenait souvent un mot pour un autre.
Sur mes conseils, la maman avait fait faire un bilan orthophonique, on ne sait jamais, après tout, cette gosse, le milieu n’était pas trop mauvais, mais enfin, la dyslexie, ça existe... L’orthophoniste avait été catégorique : « Non, madame, votre fille n’est pas dyslexique. Vous me dites qu’elle a su déchiffrer vers huit ans, alors que votre mari et vous avez su vers six ans. Tout est parfaitement normal, elle a tout à fait le niveau d’un enfant qui a appris à lire, il y a moins d’un an. Elle hésite encore, n’a pas fixé de règles orthographiques comme votre mari et vous ne les aviez pas encore fixées à l’entrée au CE1. Faites-la lire et écrire à la maison, c’est tout ce que je peux vous conseiller. »

Ensuite, il y a eu le collège. De gros progrès en lecture, en mathématiques, une passion pour l’histoire, la géographie et les sciences. Quelques progrès en orthographe, à grands coups de dictées et d’exercices de grammaire à la maison, pas toujours faciles à institutionnaliser lorsqu’on a un métier prenant et une mouflette qui résiste un peu : « Mais la prof de français, elle a dit que mes fautes la faisaient rire, alors qu’est-ce que ça peut faire que je fasse des fautes ! Puisque je te dis que la prof, elle s’en moque ! »

Maintenant, en 4°, la petite garde encore quelques séquelles de ces maîtresses, ces professeurs qui lui disaient d’écrire comme elle voulait, de ce manque de repères qui fait que l’écriture de chaque texte, chaque phrase, chaque mot et parfois même chaque syllabe l’oblige à des efforts de concentration qui seraient bien mieux placés dans la réflexion, dans le choix de la formule juste et percutante plutôt que de rester au bête étage du B.A, BA auquel le manque de bases la contraint encore trop souvent.

Écrit par : catmano | 10 juillet 2008

Petit à petit , tout doucement ...


http://www.alterinfo.net/L-ONU-denonce-l-interdiction-du-port-du-Hijab-en-France_a19878.html

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

C'est sans doute aussi pour cette raison qu'il faut être solidaire avec le collègue, quoi que nous puissions penser de sa manière d'enseigner.

Ecrit par : FGuichard | 10 juillet 2008

La solidarité avec ce collègue, qui a passé son temps, comme Meirieu, à essayer de nous briser les reins, et qui, d'après ses propos insensés rapportés ci-dessus par une certaine Laura Roland, a tout du fanatique, NON MERCI!
C'est quand même un comble: voler au secours de quelqu'un qui nous étrangle!
Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi il faudrait aller se mêler des querelles intestines entre pédagos: laissons-les régler leurs comptes entre eux.
Son histoire d'apprendre à lire sur des recettes de cuisine est d'une idiotie rare. Car ou les élèves savent déjà lire et ils comprendront la recette, ou ils ne savent pas encore lire et ce sera du temps perdu. C'est ça , les fanatiques pédagos: il leur faut constamment se mettre en scène, faire des choses extraordinaires. Les choses simples et modestes ne leur permettent sans doute pas de se faire mousser. Mais débattre à l'infini sur le sens et le code, voilà qui pose son homme!

Écrit par : Jean | 10 juillet 2008

Par rapport au lien donné par Amélie, je trouve effectivement cette déclaration inquiétante.
Par contre, le site sur lequel elle figure est-il totalement fiable ? J'ai des doutes, il faudrait lire le rapport en soi.

Écrit par : Jeremy | 10 juillet 2008

Jean, je ne crois pas que ce soit des histoires de pédagogie. Je l'ai dit hier; ce collègue est à RESF. Il n'y a aucune certitude mais ce pourrait bien être un règlement de compte plus politique que pédagogique et une solidarité plus politique qu'autre chose.
Dans mon établissement, il y a une CPE qui est à RESF et tous les élèves ont eu droit à des séances de propagande politique prises sur les heures de cours avec la bénédiction du chef d'établissement et des collègues. C'est cette absence de neutralité dont parlait Manu et cette "bienpensance" qui pourrit les établissements et L'EN aussi.
Mais ce que je dis là est très peu politiquement correct...

Écrit par : Sanseverina | 10 juillet 2008

Je ne sais pas ce que cela vaut, mais il n'y a pas moyen d'aller sur le site de l'inspection de la Goutte d'or où exerce M. Piveteaud : aucun lien ne marche

18b-gouttedor.scola.ac-paris.fr/

Écrit par : johnmarguerite | 10 juillet 2008

"Au total, dans ce ministère nous serons sans doute moins nombreux, mais la situation morale et matérielle de nos agents sera améliorée." Dixit Xavier Darcos.


Vous avez remarqué, Robin, comme notre situation morale et matérielle va s'améliorer l'an prochain? Allons, chantons notre bonheur d'être des "agents améliorés" grâce au Sieur Darcos!

Écrit par : Sanseverina | 10 juillet 2008

Jérémy , j'ai cherché ailleurs , je ne trouve rien : normal , la presse officielle ne va pas balancer des nouvelles pareilles , tout va bien , l'optimisme est de rigueur pour Homo Festivus !

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Dans mon établissement, il y a une CPE qui est à RESF et tous les élèves ont eu droit à des séances de propagande politique prises sur les heures de cours avec la bénédiction du chef d'établissement et des collègues. C'est cette absence de neutralité dont parlait Manu et cette "bienpensance" qui pourrit les établissements et L'EN aussi.
Mais ce que je dis là est très peu politiquement correct...

Ecrit par : Sanseverina | 10 juillet 2008

Je m'en doutais!
Cela voudrait dire - c'est PEUT-ETRE la bonne explication - qu'en fait ce collègue (enfin, appeler "collègue" un fanatique me gêne énormément!) a sans doute dérogé suffisamment gravement au principe de laïcité ( toute forme de propagande politique étant interdite dans le cadre de l'école) pour être sanctionné. Et encore, il est seulement "déplacé", pas révoqué!

Alors, par pitié, les appels à la "solidarité avec le collègue" alors qu'on ne connaît même pas le fond de l'affaire, STOP!

Écrit par : Jean | 10 juillet 2008

Merci, Catmano, bien aimable! Je rajouterai pour l'autre que mon ainé, en rejet total d'école et très actif intellectuellement en dehors, écrit admirablement bien la langue française depuis l'âge de six ans, jongle avec les calculs au point d'oublier qu'il peut utiliser la calculette pour l'épreuve de maths du bac et m'a pillé ma bibliothèque très achalandée dès la classe de CM1.
Le reproche principal que m'ont fait les enseignants de classes primaires fut d'être trop intellectuelle et mordue de culture générale d'où le reproche fait à mes enfants: cerveaux à pattes, pas de schéma corporel...
L'institutrice décrite par Catmano plus haut est aussi la plus onéreuse pour le SIVOS, exigeant perpétuellement de nouveaux équipements, de nouveaux littérature jeunesse et les étagères, de nouvelles heures d'intervenants extérieurs. Pour elle, la réussite scolaire semble plus conditionnée par les moyens financiers qu'on lui fournit que par son travail.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2008

Défendre ce type de fonctionnaire, par corporatisme, renforce le désir de libéralisation de ceux qui sont obligés d'en user et n'ont pas les moyens d'obtenir sa mise à pied. Chacun voit midi à sa porte et dispose du droit de vote.
Quand ma fille était au CP, de rage, j'ai voté pour Alain Madelin. A la fin du CE1, je me suis résignée à lui apprendre à lire dans Bien Lire et Aimer Lire parce que, de toute évidence, mon rôle de parent éducateur ne suffisait pas et nos visites géologiques aux clues de Barles, tous les livres que nous lui lisions depuis ses six mois, nos voyages à Paris avec passage obligé et systématique au Jardin des plantes aussi bien qu'au Louvre, la télé rationnée et contrôlée, le cadre sécurisant et bien borné d'une vie de famille régulière, enfin tout ce qui me semblait le rôle des parents pour l'Ecole, était sans intérêt.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2008

Jean, c'est bon, on a compris, ça vous sert à quoi de vous défouler ainsi ?

Écrit par : johnmarguerite | 10 juillet 2008

Pour ne pas envenimer les choses au sujet de M. Piveteau, je vais répéter un commentaire que j'avais rédigé et m'en tenir là :

"En fait, ce qui me gênerait énormément serait qu'il déclare aujourd'hui se battre au nom de la liberté pédagogique alors que dans la pratique il fusillerait les méthodes "traditionnelles"et ceux qui les utilisent

Si c'était le cas, je ne pourrais pas le défendre, et toute ma frustration est de réaliser que je suis incapable d'apporter la moindre réponse à ce sujet après avoir pourtant passé plusieurs années dans cette école en tant que simple aide-éducateur.

En tout cas, je peux au moins vous garantir que, pour la gestion d'une classe, on peut difficilement trouver mieux que M. Piveteaud"

Écrit par : johnmarguerite | 10 juillet 2008

http://vigilance-laique.over-blog.com/article-19325231.html

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

"Au total, dans ce ministère nous serons sans doute moins nombreux, mais la situation morale et matérielle de nos agents sera améliorée." Dixit Xavier Darcos.

Vous avez remarqué, Robin, comme notre situation morale et matérielle va s'améliorer l'an prochain? Allons, chantons notre bonheur d'être des "agents améliorés" grâce au Sieur Darcos!"

Elle va être améliorée par quoi, la situation morale et matérielle des agents ?

Par sa prime de 500 euros accordée à tous les gentils collaborateurs qui voudront bien prendre au moins 3 heures supp' pour permettre de supprimer des postes ?

C'est scandaleux.

Écrit par : Jeremy | 10 juillet 2008

Il y aura aussi une prime de 500 euros en novembre pour les enseignants qui entrent dans le métier. Elle est pas belle, la vie! Vous êtes vieux, tant pis pour vous...

La prime de 500 euros pour les 3 heures sup., c'est quand même la prime au travail vite fait (pour ne pas dire autre chose)... Qui plus est, plus accessible aux agrégés qu'aux certifiés (18h, c'est faisable, 21h, beaucoup moins).

Le cadre de la réforme du lycée devait être transmis aujourd'hui... Des infos ?

Écrit par : Romuald | 10 juillet 2008

Agenda du ministre Xavier Darcos, Jeudi 10 juillet :

10h00 Réunion avec les représentants de la grande distribution sur le coût des fournitures scolaires

12h00 Entretien avec Richard Prasquier, président du conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)

15h00 Entretien avec David Assouline, sénateur de Paris

18h30 Remise de la Croix d’Officier de la Légion d’Honneur à Bruno Racine, président du Haut Conseil à l’Éducation

Donc apparemment rien de prévu pour parler de la réforme du lycée (le 10 juillet était pourtant la date annoncée pour en donner quelques éléments). Mais les négociations devaient commencer aujourd'hui, et ce n'est pas non plus en vue.

Écrit par : Jeremy | 10 juillet 2008

Concernant les heures sup’, rares sont les profs à mon avis qui ont “envie” d’en faire. À part les collègues qui ont des soucis d’argent comme une amie dont le mari est au chômage, qui a vraiment envie de se taper 21 h ou plus ? Dans le bahut où je suis les gens sortent complètement lessivés, hagards, à la fin de la journée. Ce dont des types comme Pochard ou le sous-commandant Darcos n’ont aucune idée ou bien se foutent totalement.

À ce propos, Gogolène et autres pédagogos reprennent comme une rengaine pieuse cette phrase d’une stupidité extrême : « les profs font cours et rentrent chez eux à la fin. » Mais que font-ils, eux, après leur travail ? Sans doute Gogolène va-t-elle alphabétiser des étrangers jusqu’à dix heures du soir puis rendre visite à des malades du sida… Gogolène te touche, Dieu te guérit !

Écrit par : Lariba | 10 juillet 2008

Par sa prime de 500 euros accordée à tous les gentils collaborateurs qui voudront bien prendre au moins 3 heures supp' pour permettre de supprimer des postes ?

C'est scandaleux.

Ecrit par : Jeremy | 10 juillet 2008

Qu'est-ce que c'est que cette prime de 500 euros ? On m'a parlé de 3 heures sup. (18 h. + 3 h.) = 21 heures, dont une non payée
(ouverture hypothétique d'une 6ème à effectif réduit). Le jeune collègue de Lettres m'a expliqué que c'était effectivement lié aux suppressions de postes.

J'ai aussi une maîtrise (pardon, un "masters"), mais je suis à deux ans de la retraite et pas en début de carrière et comme me le disait ma collègue documentaliste, ils attendent que les gens comme nous soient partis pour faire ce qu'ils veulent, c'est-à-dire apparemment n'importe quoi.

Retrospectivement, je la trouve très optimiste car ils n'ont pas attendu.

Je suis ulcéré de contribuer, à mon corps défendant, à ce maquignonnage.

Écrit par : Robin | 10 juillet 2008

Au fait, Robin ne m'a pas répondu sur les (bons) conseils que je lui ai donnés.
J'admire comment il essaie, dans son immense bienveillance, de trouver des circonstances atténuantes au sieur Piveteau

Excusez-moi, Jean, je ne vous ai pas répondu tout de suite. Je songeais comme le lièvre du bon La Fontaine ("car que faire en un gîte à moins que l'on ne songe ?")

Je tâcherai de suivre vos conseils ; en ce qui concerne "l'enseignement à l'ancienne", je n'aurai pas trop de difficultés, c'est que j'ai toujours fait dans le fond, avec des "apparences" un peu différentes des vôtres.

En ce qui concerne la "discipline", j'essayerai de me méfier de mon "immense bienveillance" ;-)

C'est promis !

Écrit par : Robin | 10 juillet 2008

Dans mon établissement, il y a une CPE qui est à RESF et tous les élèves ont eu droit à des séances de propagande politique prises sur les heures de cours avec la bénédiction du chef d'établissement et des collègues. C'est cette absence de neutralité dont parlait Manu et cette "bienpensance" qui pourrit les établissements et L'EN aussi.
Mais ce que je dis là est très peu politiquement correct...

Ecrit par : Sanseverina | 10 juillet 2008

Je m'en doutais!
Cela voudrait dire - c'est PEUT-ETRE la bonne explication - qu'en fait ce collègue (enfin, appeler "collègue" un fanatique me gêne énormément!) a sans doute dérogé suffisamment gravement au principe de laïcité ( toute forme de propagande politique étant interdite dans le cadre de l'école) pour être sanctionné. Et encore, il est seulement "déplacé", pas révoqué!

Alors, par pitié, les appels à la "solidarité avec le collègue" alors qu'on ne connaît même pas le fond de l'affaire, STOP!

Ecrit par : Jean | 10 juillet 2008


Lorsque des camps de concentration pour immigrés clandestins se généraliseront en France (on y est presque), Jean, héroïquement, ne dérogera pas à son sacro-saint principe de neutralité.

Il dénoncera courageusement les collègues gauchistes qui - infâme propagande ! - oseront évoquer le problème dans leurs classes.

Écrit par : Cyrano | 10 juillet 2008

Qui plus est, plus accessible aux agrégés qu'aux certifiés (18h, c'est faisable, 21h, beaucoup moins). (Romuald)

Dans mon collège pour bien me montrer qu'on em....les agrégés, le service sera de 4 classes ( deux 5èmes et deux 4èmes à 29 élèves pour votre serviteur). Les 3èmes reviendront aux certifiés qui auront 3 classes chacun et le reste en projets pédagos avec des groupes de 8 ou 10...voire des heures de PPRE à 1 ou 2 élèves... Et on vient de me dire ce matin que si j'avais gagné pour cette année en ayant échappé au complément de service ( je l'ai bien coincé ce vieux schnock), l'an prochain c'est mon poste entier qui sauterait...
Alors, les grands privilèges des agrégés en collège, Romuald, stop, n'en jetez plus ou je vais m'énerver...

Écrit par : Sanseverina | 10 juillet 2008

Il dénoncera courageusement les collègues gauchistes qui - infâme propagande ! - oseront évoquer le problème dans leurs classes.

Ecrit par : Cyrano | 10 juillet 2008

Il y a des lieux et des moments pour dénoncer des injustices graves. Cela ne peut se faire, n'importe où et devant n'importe qui au hasard de ses convictions.
Car d'ailleurs, l'effet souhaité est souvent inverse in fine. C'est du moins ce que j'ai pu constater dans le collège où je suis dans lequel au lieu d'une information réelle, les élèves ont eu droit à de la propagande. Et ce que j'ai entendu de leur part, après, était affligeant.
Nos élèves sont souvent pris en ôtage dans les cours pour subir les torrents de la bonne pensée unique qu'on leur déverse à flots à la place de cours sérieux.
Et croyez bien que je juge ce problème de l'immigration trop grave pour qu'il soit traité absolument n'importe comment par des gens qui se saisissent de ce problème comme du dernier problème à la mode en attendant le suivant.

Écrit par : Sanseverina | 10 juillet 2008

"Quand ma fille était au CP, de rage, j'ai voté pour Alain Madelin."

Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2008

Ah bon? Je croyais qu'il était copain avec Gaby Cohn-Bendit???

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

"Le plus succulent : X. Darcos conclut son ITW à "Libé" par un vibrant "j'aime les professeurs" : rôtis, avec des petits pois ?

Ecrit par : FGuichard | 10 juillet 2008

Jean va encore prétendre que c'est Meirieu qui déteste les profs!!! Pardon, les professeurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

"Dans mon établissement, il y a une CPE qui est à RESF et tous les élèves ont eu droit à des séances de propagande politique prises sur les heures de cours avec la bénédiction du chef d'établissement et des collègues. C'est cette absence de neutralité dont parlait Manu et cette "bienpensance" qui pourrit les établissements et L'EN aussi.
Mais ce que je dis là est très peu politiquement correct..."

Ecrit par : Sanseverina | 10 juillet 2008

Vive Brice Hortefeux, et sa politiquincorrectitude.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

Sanseverina :

"Car d'ailleurs, l'effet souhaité est souvent inverse in fine. C'est du moins ce que j'ai pu constater dans le collège où je suis dans lequel au lieu d'une information réelle, les élèves ont eu droit à de la propagande. Et ce que j'ai entendu de leur part, après, était affligeant."

Voilà qui est très juste et qui aurait déjà pu être répondu à ceux qui exigent que les élèves "parlent d’homosexualité". Mais loin d’être les thèmes ou les objectifs, c’est exemplairement la méthode qui est ici en cause, méthode dont la qualité est d’autant plus manifeste dans les conséquences que la dimension morale de l’objectif est importante : pour le dire grossièrement, la discussion, l’information dispensée de façon ludique et l’appel aux bons sentiments – avec, pour clore en beauté, une exposition faite à la hâte -, est systématiquement néfaste sur le plan moral comme intellectuel, la niaiserie avec laquelle on sollicite alors les élèves suscitant souvent – et heureusement - contradiction – quel manque de finesse, d’ailleurs, de ne pas même le redouter -, là où un cours magistral riche et dialectiquement structuré, accompagné d’une étude de documents effectuée individuellement par les élèves et évaluée satisferait bien mieux à l’atteinte des objectifs prétendus de ce genre de "formations".

Écrit par : Pli | 10 juillet 2008

Vive Brice Hortefeux, et sa politiquincorrectitude.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008


C'est bien connu, Christophe :

RESF fait de la propagande.

Brice Hortefeux, lui, lorsqu'il vante les succès de son ministère dans les médias, se contente de "communiquer".

Écrit par : Cyrano | 10 juillet 2008

Par rapport au lien donné par Amélie, je trouve effectivement cette déclaration inquiétante.
Par contre, le site sur lequel elle figure est-il totalement fiable ? J'ai des doutes, il faudrait lire le rapport en soi.
Ecrit par : Jeremy | 10 juillet 2008

D'après la date de l'article, il semble faire allusion à une séance de travail qui s'est déroulée le 14 mai 2008, où en effet l'interdiction des signes religieux distinctifs à l'école a été critiquée. Le rapport lui a été adopté le 19 mai, soit deux jours après la publication de l'info.

Si vous voulez lire le rapport c'est là :
http://lib.ohchr.org/HRBodies/UPR/Documents/Session2/FR/A_HRC_8_47_France_F.pdf

On peut y lire à la fin :

"II. CONCLUSIONS ET/OU RECOMMANDATIONS
60. Au cours du débat, la France s’est vu adresser les recommandations suivantes:
(...)
26. Lever l’interdiction du port du hijab dans les écoles publiques (Canada); revoir la loi qui interdit le port à l’école de tenues manifestant une appartenance religieuse (Bangladesh);
(...)"

Écrit par : lucile | 10 juillet 2008

Beau principe que le principe de neutralité qui est une obligation statutaire des fonctionnaires. Et surtout dans le cadre de l'éducation nationale où il est nécessaire de ne pas abuser de son autorité pour faire passer en contrebande ses opinions.
L'école n'est pas un lieu destiné à la propagande, Sanseverina a entièrement raison.
Comme on le voit aux réponses, tout de suite, l'intimidation :
on parle de camps, etc. selon les poncifs habituels des ultras.
Le grand Leo Strauss avait parlé de la reductio ad hitlerum pour railler ceux qui sans cesse parlent du III° Reich pour intimider leurs adversaires. Les ultras utilisent le même procédé.
Neutralité, ni l'un ni l'autre; cela ne signifie pourtant pas passer son temps à triller des lentilles, quand la guerre éclate, pour reprendre une image d'Althusser.

Ah mais je sais, on va m'objecter Eichmann... c'est vrai tous ceux qui ne dénoncent pas la politique actuelle sont sûrement des Eichmann en puissance... Tous des résistants!

Écrit par : sénéchal | 10 juillet 2008

Lycée : la philosophie en phase terminale
http://www.liberation.fr/rebonds/338126.FR.php

Écrit par : EP | 10 juillet 2008

EP, je viens de lire l'article que vous signalez. Peu réjouissant!
Qui a des nouvelles de cette réforme du lycée? C'était le 9 ou le 10 juillet, non, que Darcos proposait/imposait?

Écrit par : Sanseverina | 10 juillet 2008

Jean va encore prétendre que c'est Meirieu qui déteste les profs!!! Pardon, les professeurs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

Vous ne trouvez pas, Christophe, que, là, vous parlez pour ne rien dire?
Meirieu hait les profs, ça c'est sûr, car il ne supporte pas ceux qui pensent juste.
De Darcos, on peut peut-être dire qu'il n'a pas pour certains profs une très grande estime, mais c'est pour la raison contraire: parce qu'il leur reproche de penser faux!
Et quand on lit la prose du sieur qui répond au patronyme de Piveteau, on est fort tenté, pour peu qu'on dispose d'un tantinet d'esprit critique, d'être plutôt de l'avis de Darcos.

Écrit par : Jean | 10 juillet 2008

"on parle de camps, etc. selon les poncifs habituels des ultras. Ecrit par : sénéchal | 10 juillet 2008

Il est vrai que l'on fait trop de bruit au sujet des centres de rétention, dont on exagère sans doute beaucoup l'inconfort...

"Au mois d’octobre 2007, le placement en rétention d’un nourrisson de 3 semaines au centre de rétention de Rennes est venu illustrer à nouveau l’inhumanité de l’enfermement des familles et des mineurs. A cette occasion la cour d’appel de Rennes a pour la première fois affirmée et reconnue qu’une telle décision constituait un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des libertés fondamentales et des droits de l’Homme. " (rapport de la CIMADE 2007)

http://www.cimade.org/assets/0000/0645/Rapport_Cimade_retention.pdf

Écrit par : Cyrano | 10 juillet 2008

En tout cas, je peux au moins vous garantir que, pour la gestion d'une classe, on peut difficilement trouver mieux que M. Piveteaud"

Ecrit par : johnmarguerite | 10 juillet 2008

Cela me gêne, voyez-vous qu'on présente Un Tel ou Un Tel comme un prof modèle ("on ne peut pas trouver mieux...") pour la raison toute simple que ceux qui savent mener une classe sont nombreux et que c'est le b-a-ba du métier: il n'y a pas à en tirer vanité.
Je ne me "défoule" pas, comme vous dites. Je dis seulement qu'on ne sait rien, en réalité , des vraies raisons de la mesure qui frappe ce "collègue" et que, s'il a oublié que la classe n'est pas le lieu où se débattent les problèmes strictement politiques (mais où on acquiert l'instruction et la culture utiles pour être en mesure d'en débattre lorsqu'on sera adulte), il a commis une "erreur".

Écrit par : Jean | 10 juillet 2008

Excusez-moi, sauf votre respect, Jean, quelquefois, quand on lit la vôtre, (de prose), on est presque tenté d'être de l'avis que vous supposez être celui de Meirieu. Etes-vous si certain de penser complètement juste en permanence, et de toujours être un "intelligent complet"?

Sénéchal, je suppose que vous prétendez que les "ultras" sont les gens de "RESF", et que Brice Hortefeux est un modéré?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

La Cimade... Encore des gauchistes!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

"Cela me gêne, voyez-vous qu'on présente Un Tel ou Un Tel comme un prof modèle ("on ne peut pas trouver mieux...")"

Ecrit par : Jean | 10 juillet 2008

Arrêtez, Jean! Vous ne faites que cela, vous présenter comme un prof modèle.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

avec ma grosse bite je vais tous vous enculer.
Lentement mais sûrement.
Messieurs les enseignants préparez vos trou de balles ça va gicler... Mesdames et particulièrement les demoiselles fraîchement sorties des IUFM, menstrues ou non, je vous garantie que ça va saigner....
Votre Ministre
Saint X.D.

Écrit par : Xavier Darcos | 10 juillet 2008

Merieu !!! on va à reconnu sinistre ingrat !

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2008

Lycée : la philosophie en phase terminale
http://www.liberation.fr/rebonds/338126.FR.php
Ecrit par : EP | 10 juillet 2008

Vraiment étonnant de la part de ce gouvernement, les électeurs ont été trompés !

"Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ?
NS : Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes."
16 avril 2007

Écrit par : Pli | 10 juillet 2008

"Cela me gêne, voyez-vous qu'on présente Un Tel ou Un Tel comme un prof modèle ("on ne peut pas trouver mieux...")"

Ecrit par : Jean | 10 juillet 2008

Arrêtez, Jean! Vous ne faites que cela, vous présenter comme un prof modèle.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008


Ce n'est pas incompatible. Jean ne présente JAMAIS Un Tel ou Un Tel comme un prof modèle ; il se présente LUI-MEME comme un prof modèle. Un modèle de modestie, sans doute !

Écrit par : Cyrano | 10 juillet 2008

Ce n'est pas étonnant, Pli; qu'est-ce que vous voulez qu'un président qui brocarde la "princesse de Clèves" (et le fait qu'on puisse oser l'idée d'en proposer l'étude dans la filière générale) dans les media en ait à foutre d'un enseignement obligatoire de la philosophie?
Plus les élèves feront de philo, moins ils voteront pour lui. Et ça, ce ne sont pas des maths modernes.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

Un professeur peut faire partie de toutes les associations ; c'est sa liberté de citoyen, pour employer un terme à la mode. Ceci vaut pour le collègue qui a des ennuis avec la hiérarchie.

Christophe, tout ne se ramène pas à une affaire de personnel politique, avec les intermittents de la politique que sont les ministres. Savoir si tel est plus ou moins modéré, ce n'est pas le problème lorsqu'il s'agit de définir les ultras ou l'ultracisme en politique. On a eu l'ulracisme de droite avec le F.N. depuis les années 1980, maintenant on a l'lutracisme de l'autre bord.

Ensuite, il ne faut pas être naïf : quand on connaît les textes de Badiou, Agamben, etc. on a là toute un courant qui a remplacé le prolétaire par la figure des sans-papiers, nouveau damné de la terre.
C'est leur droit le plus absolu.
On ne peut quand même pas dire que ce courant de pensée est "modéré".

Écrit par : Sénéchal | 10 juillet 2008

Nous sommes bien loin du sujet initial de ce post. C'est bien dommage.

J'avais suggéré que la pédagogie pouvait être à l'origine des différences de réussite garçons-filles. Peu nombreux sont ceux qui ont pris la peine de me répondre.

Pour aggraver mon cas, je vous mets en lien un extrait de la NRH (Nouvelle revue d'Histoire), je soupçonne que peu d'entre vous la lisent (elle est très à droite, ce qui ne semble pas être la tendance dominante en ces lieux) :

http://ac.matra.free.fr/FB/nrhhomfem.pdf

Écrit par : Franck Boizard | 10 juillet 2008

"II. CONCLUSIONS ET/OU RECOMMANDATIONS
60. Au cours du débat, la France s’est vu adresser les recommandations suivantes:
(...)
26. Lever l’interdiction du port du hijab dans les écoles publiques (Canada); revoir la loi qui interdit le port à l’école de tenues manifestant une appartenance religieuse (Bangladesh);
(...)"

Ecrit par : lucile | 10 juillet 2008






Merci Lucile , ce qu'on lit là est très préoccupant , mais ça n'intéresse pas grand monde ici ; à vrai dire , ça "n'existe pas " !


Cyrano :
"Lorsque des camps de concentration pour immigrés clandestins se généraliseront en France (on y est presque), Jean, héroïquement, ne dérogera pas à son sacro-saint principe de neutralité ."


En effet , il va bien falloir dire qu'on ne peut accueillir toute la misère du monde et qu'il y a trop d'immigrés en France , non ?

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

pardon, il faut lire ultracisme de droite et ultracisme de gauche

Écrit par : sénéchal | 10 juillet 2008

Etes-vous si certain de penser complètement juste en permanence, et de toujours être un "intelligent complet"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

Décidément, Christophe, vous faites l'âne pour avoir du son!
Je ne prétends pas "penser juste en permanence", je me contente de donner ici, puisque c'est un blog voué à l'analyse des raisons de la crise qui frappe le système éducatif, un écho de ma façon de pratiquer l'enseignement. Libre à chacun d'en faire ce qu'il veut.

Arrêtez, Jean! Vous ne faites que cela, vous présenter comme un prof modèle.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

Vous avez tout compris!
A la vérité, je vous croyais moins lourd!
Ou c'est de nouveau votre séquence d'aigreur?


Ce n'est pas incompatible. Jean ne présente JAMAIS Un Tel ou Un Tel comme un prof modèle ; il se présente LUI-MEME comme un prof modèle. Un modèle de modestie, sans doute !

Ecrit par : Cyrano | 10 juillet 2008

Pas une ligne de ce que j'ai écrit sur ce blog ne peut faire penser une chose pareille.
Vous me faites exactement ce qu'on appelle un "mauvais" procès.

Écrit par : Jean | 10 juillet 2008

On dirait une dispute de gamins dans la cours de récré , c'est nul !!!

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Christophe Sibille

"Plus les élèves feront de philo, moins ils voteront pour lui."

Evidemment, et c’est, peut-on redouter, ce que certains ne manqueront pas, dans leur habitude à tout confondre, d’appeler un manque de neutralité (manque qui peut effectivement constituer un réel problème).

"Qu'est-ce que vous voulez qu'un président qui brocarde la "princesse de Clèves" (et le fait qu'on puisse oser l'idée d'en proposer l'étude dans la filière générale) dans les media en ait à foutre d'un enseignement obligatoire de la philosophie?"

Effectivement, et à ce propos, je me demande comment il est possible de comprendre l’essentialité de la culture et de voter pour un type qui tient des propos pareils :

«Dans la fonction publique, il faut en finir avec la pression des concours et des examens. L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle ! En tout cas, je l’ai lu il y a tellement longtemps qu’il y a de fortes chances que j’aie raté l’examen ! »

(pour la dernière phrase, on peut supposer qu’elle est grammaticalement fautive et non qu’il veut dire ce qu’il dit)

Écrit par : Pli | 10 juillet 2008

On dirait une dispute de gamins dans la cours de récré , c'est nul !!!

Ecrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Vous avez tout à fait raison, Amélie. Rien n'obligeait les sieurs Sibille et Cyrano à des attaques personnelles!

Écrit par : Jean | 10 juillet 2008

Vive la Belgique !!


http://www.20minutes.fr/article/241607/Monde-La-Belgique-autorise-la-polygamie.php

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Pardon , la cour sans S !

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

"Merci Lucile , ce qu'on lit là est très préoccupant , mais ça n'intéresse pas grand monde ici ; à vrai dire , ça "n'existe pas " !"

Ecrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Allons, allons, on n'a parlé que de ça, (avec Jeremy, et d'autres), pendant un bon bout de temps. Et on recommencera. Ce n'est qu'un des éléments du combat, dont celui pour la philo fait également partie.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

"Vous avez tout à fait raison, Amélie. Rien n'obligeait les sieurs Sibille et Cyrano à des attaques personnelles!"

Ecrit par : Jean | 10 juillet 2008

"C'est pas moi, c'est eux"... Là, pour le coup, ça fait vraiment cour de récré!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

Merieu !!! on va à reconnu sinistre ingrat !

Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2008
Ça, c'est un troll qui m'a piqué mon pseudo;
"Je suis l'idole des jeueueueunes!".

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2008

"C'est pas moi, c'est eux"... Là, pour le coup, ça fait vraiment cour de récré!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

Vous n'êtes pas dans votre bon jour, Christophe!

Écrit par : Jean | 10 juillet 2008

C'est le début de la notoriété, Dobolino!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2008

Vive la Belgique !!


http://www.20minutes.fr/article/241607/Monde-La-Belgique-autorise-la-polygamie.php

Ecrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Voilà une histoire belge pas drôle.

En ce qui concerne la disparition programmée de la philosophie contre laquelle nous nous étions battus autour de Vladimir Jankélévitch dans les années 80 (Etats-Généraux de la philosophie à la Sorbonne les 16 et 17 juin 79), c'est une bien triste nouvelle qu'il n'est plus là pour apprendre et je ne pense pas non plus qu'il y ait, aujourd'hui, autant de gens pour se mobiliser qu'il y en eut à l'époque.

Et bravo à Luc Ferry, qui n'en est plus à une trahison près et qui voudrait remplacer l'étude des notions par un enseignement de l'histoire des doctrines.

S'il y des gens qui veulent faire quelque chose sur ce coup-là, je suis prêt à m'associer.

J'ai prévu de partir demain matin en Bretagne pour me changer les idées pendant quelques jours.

Tiens, une petite citation de Georges Bernanos, prophétique et plus que jamais d'actualité :

« LA menace qui pèse sur le monde est celle d'une organisation totalitaire et concentrationnaire universelle qui ferait, tôt ou tard, sous un nom ou sous un autre, qu'importe ! de l'homme libre une espèce de monstre réputé dangereux pour la collectivité toute entière, et dont l'existence dans la société future serait aussi insolite que la présence actuelle d'un mammouth sur les bords du Lac Léman. Ne croyez pas qu'en parlant ainsi je fasse seulement allusion au communisme. Le communisme disparaîtrait demain, comme a disparu l'hitlérisme, que le monde moderne n'en poursuivrait pas moins son évolution vers ce régime de dirigisme universel auquel semblent aspirer les démocraties elles-mêmes. Aucun homme raisonnable ne saurait se faire illusion sur ce point. » (La liberté, pour quoi faire ?, 1947)

Écrit par : Robin | 10 juillet 2008

Et sans doute qu'un jour, quand le monopole du sens sera définitivement confisqué par l'appareil d'Etat, le bavardage journalistique, l'industrie du divertissement et le règne universel de la marchandise, nous réveillerons-nous avec le sentiment vaguement douloureux qu'il nous manque quelque chose. Mais nous ne saurons même plus dire quoi.

Écrit par : Robin | 10 juillet 2008

Bernanos était visionnaire .

Les hommes politiques européens , eux , sont complètement DINGUES !!

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Les hommes politiques européens , eux , sont complètement DINGUES !!
Ecrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Mais non Amélie, ils sont ce qu'il sont.

"Du point de vue des conditions économiques de l’impérialisme, c’est-à-dire de l’exportation du capital et du partage du monde par les puissances colonisatrices « avancées » et « civilisées », les Etats-unis d’Europe, sous le capitalisme, sont impossibles ou seront réactionnaires"

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2008

Ce que je vois , c'est la démission de l'état de Droit qui se laisse lentement mais sûrement imposer un autre , celui de la charia , sans que personne ne s'en émeuve !

Que nous ayons à ce point perdu la raison et le sens des réalités est insupportable . Nos penseurs laïcs sont toujours très pointilleux quant il s'agit des incursions de l'Eglise dans notre vie quotidienne , mais curieusement très tolérants voire complaisants quand il s'agit de l'islam !

Mutins de Panurge , Matons de Panurge !

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Au bout d'un moment , il faudra voir et exprimer l'évidence : nous ne sommes pas islamocompatibles .

Il faudra cesser de s'abriter dans de faux débats .

Écrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Robin :
"S'il y des gens qui veulent faire quelque chose sur ce coup-là, je suis prêt à m'associer."

Quelque chose, bien sûr, dont tout le monde s’aperçoive - mais pour le soutenir.

Écrit par : Pli | 10 juillet 2008

dobolino vient lécher les lévres de ma chatte, les "portes" de mon vagin te sont grandes ouvertes....

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

"Au bout d'un moment , il faudra voir et exprimer l'évidence : nous ne sommes pas islamocompatibles .

Il faudra cesser de s'abriter dans de faux débats ."

Ecrit par : Amélie | 10 juillet 2008

Encore une fois, la religion est affaire de sphère privée! C'est ce qu'ont compris beaucoup de chrétiens, (et plus de musulmans que vous pensez), et ce n'est pas leur rendre service que les assimiler à des terroristes en puissance comme vous semblez le faire.

Maintenant, je suis d'accord avec vous sur le fait qu'aucun culte, quel qu'il soit, ne soit subventionné par la collectivité. Et, quand je croise un couple dont la femme est en "hijab", (comme cela m'est arrivé récemment dans le RER parisien), je me permets une petite réflexion. Diplomatique.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

"Et sans doute qu'un jour, quand le monopole du sens sera définitivement confisqué par l'appareil d'Etat, le bavardage journalistique, l'industrie du divertissement et le règne universel de la marchandise, nous réveillerons-nous avec le sentiment vaguement douloureux qu'il nous manque quelque chose. Mais nous ne saurons même plus dire quoi."

Ecrit par : Robin | 10 juillet 2008

Robin, je vous conseille l'édito de Val dans le "Charlie-hebdo" de cette semaine... Il n'est pas beaucoup plus optimiste que vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

dobolino vient lécher les lévres de ma chatte, les "portes" de mon vagin te sont grandes ouvertes....

Ecrit par : Amélie | 11 juillet 2008


Pour le troll qui s'ennuie la nuit , désolée :


http://a7.vox.com/6a00cdf39c78a5cb8f00d09e4f062fbe2b-pi

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

Et, quand je croise un couple dont la femme est en "hijab", (comme cela m'est arrivé récemment dans le RER parisien), je me permets une petite réflexion. Diplomatique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

Quelle réflexion ?
Le faire serait pour moi épuisant car j'en croise tous les jours en ville , tous les dix pas , dans les rues et les boutiques et même à la plage , sous le soleil torride et bien sûr dans l'eau , car la bâche , ça tient chaud !

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

En Grande Bretagne , le ridicule ne tue pas :


http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve700

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

"Ibrahim Mogra, un des leaders influents de Grande-Bretagne, a déclaré que ces mesures sont inutiles : « Dans la loi islamique le chien n’est pas considéré comme impur, seule sa salive l’est. La plupart des écoles juridiques islamiques sont d’accord sur ce point. Si des mesures de sécurité exigent qu’on envoie un chien dans une maison, alors il faut le faire. Je pense que ACPO doit consulter mieux et plus largement ».

« Je sais que dans la communauté musulmane, il y a un problème avec les chiens, mais c’est culturel. Aussi, nous savons que les Britanniques aiment les chiens. Nous, musulmans, devrions faire notre part pour changer nos attitudes »."

Vous voyez qu'il y a de l'espoir, Amélie! Il faut discuter avec ceux qui veulent s'intégrer! Et ne pas les mettre tous dans le même sac!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

Vous voyez qu'il y a de l'espoir, Amélie! Il faut discuter avec ceux qui veulent s'intégrer! Et ne pas les mettre tous dans le même sac!

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

Pour ça , je ne vous ai pas attendu !
Ce qui devrait vous choquer , c'est la démission des autorités occidentales devant le phénomène , et qui même vont plus loin que ce que les musulmans réclament !!! Cela s'appelle de la servilité ou plus vulgairement du léchage de cul !!

Pour la réflexion , vous ne me répondez pas ??

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

C'était une question au barbu: cela disait à peu près:
"accepteriez-vous que je me promène avec ma petite amie en mini-jupe en plein centre de Téhéran?" Mais je n'ai eu aucune réponse, évidemment.
Ceci-dit, c'est un peu "de la triche". Je n'étais pas en "milieu hostile".

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

Bravo , Christophe !

Si , la burka en France , c'est de l'hostilité manifeste et ostentatoire , le signe d'un refus d'intégration !

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

Ce jour là, c'était vraiment "la totale". Le grillage complet. On ne voyait strictement rien du visage. Cela m'a prodigieusement énervé, et je n'ai pas pu m'en empêcher. Et j'ai bien vu que la plupart des voyageurs étaient dans le même état d'esprit.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

Les musulmans intégrés que je connais et qui sont des collègues , des amis ne pratiquent pas du tout la religion . L'islam "modéré" , c'est uniquement ça ! Ils le disent eux-mêmes , le discours sur l'islam modéré est une imposture !

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

Et j'ai bien vu que la plupart des voyageurs étaient dans le même état d'esprit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

L'exaspération s'amplifie jour après jour , preuve qu'il y a des limites à tolérer l'intolérable et que nous ne sommes pas islamo-compatibles ! Mais il y a des lois pour nous museler et c'est la gauche ( dont j'étais ) qui les a écrites !! Raciste , fasciste , islamophobe , sont les mots magiques de la tartufferie officielle !

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

"accepteriez-vous que je me promène avec ma petite amie en mini-jupe en plein centre de Téhéran?" Mais je n'ai eu aucune réponse, évidemment.
Ceci-dit, c'est un peu "de la triche". Je n'étais pas en "milieu hostile".

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

Pour avoir séjourné en "milieu hostile", je vous confirme que la réponse est évidente !
Pas besoin de mini jupe...
Dans la ville de Tabriz, mes femmes se sentaient mal parce qu'habillées en marron foncé et non pas en noir ...
Personne ne leur a fait de remarque explicite.
Néanmoins, elles percevaient leur singularité comme suffisamment stigmatisante pour juger utile de passer à la boutique acquérir des "manteaux" (c'est le terme en farsi) noir.

Cette année, je vais en Arménie, des barbus également, mais d'un autre modèle !

Écrit par : Zorglub | 11 juillet 2008

Sans rapport,
l'un d'entre-vous peut-il m'indiquer approximativement la moyenne des élèves de S en EAF (écrit et oral) ?

Écrit par : Zorglub | 11 juillet 2008

pour Amélie et Sanseverina

http://www.atheisme.org/listeislam.html

Méfaits plus récent, lisez en bas de la page :
http://www.thereligionofpeace.com/

freemind

Écrit par : freemind | 11 juillet 2008

Si tous les religieux de tous poils étaient vraiment sûrs de l'existence de leurs idoles, ils n'auraient pas eu besoin, toutes confessions confondues, et tout au long de l'histoire, de tenter d'en persuader les sceptiques à grand coup de sabre, de gourdins enfoncés dans l'anus, de bras coupés, et autres joyeusetés. Raisons de plus pour être, définitivement, athée à tous crins!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

Ce troll me casse sérieusement les pompes! Pouquoi c'est toujours à moi qu'on s'en prend? Kicéki veut les notes de fiston et ne les a pas eues?

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2008

Thank you , freemind . Pour l'Algérie , la liste me parait incomplète .

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

On pourrait tout aussi bien dresser une liste des crimes du catholicisme, liste qui n'aurait rien à envier aux précédentes. Et ce serait aussi con d'ailleurs.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2008

Dans un précédent message, j'évoquais le problème des corps d'inspection.
L'exemple qui suit illustre le problème avec éloquence.

VACANCE DE POSTE
IEN - enseignement du 1er degré, mis à disposition du gouvernement de Polynésie française
NOR : MEND0800525V
AVIS DU 3-7-2008
MEN
DE B2-2
Ce poste est basé dans la circonscription pédagogique dans l’archipel de la Société.
Implantation géographique sur l’île de Tahiti :
- écoles publiques des communes de Pirae et Arue ;
- inspecteur-professeur à l’École normale mixte de Polynésie française.
Le poste sera vacant au 8 août 2008.

Le candidat devra :

- avoir l’expérience d’un établissement de formation (y avoir éventuellement assuré des fonctions) ;
- attester d’un niveau universitaire au moins égal à la licence ;
- maîtriser les enjeux relatifs à la formation initiale d’enseignants du premier degré, dans le contexte particulier d’une école normale ;
- avoir de solides compétences dans les domaines didactique, pédagogique et réglementaire.

Responsabilités

- Piloter la formation pratique des élèves instituteurs (gestion de 12 stages de 3 à 6 semaines).
- Assurer un suivi individualisé des élèves instituteurs connaissant des difficultés.
- Assurer des tâches hebdomadaires d’enseignement.
- Participer à toutes les activités et instances de l’établissement liées à la formation initiale.
- Participer aux jurys d’examens et concours.
Ces responsabilités conduisent les inspecteurs professeurs à travailler en étroite collaboration avec le directeur, les enseignants et l’équipe administrative de l’établissement. Il est donc nécessaire qu’ils aient une solide expérience du travail en équipe ainsi que de bonnes capacités de communication.
Les dossiers de candidature, en 2 exemplaires originaux, constitués :
- du questionnaire en annexe ;
- d’un curriculum vitae ;
- d’une lettre de motivation (adressée à M. le ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche en charge des transports terrestres) doivent parvenir dans un délai de 15 jours à compter de la publication du présent avis au B.O. :
- un exemplaire au ministère de l’éducation nationale, direction de l’encadrement, bureau des IA-IPR et des IEN, DE-B2-2, 142, rue du Bac, 75007 Paris ;
- un exemplaire à la direction de l’enseignement primaire en Polynésie française, BP 5362, 98716 Pirae, Tahiti, fax (689) 42 40 39, mél. : dirdep@education.gov.pf
Pour tout renseignement complémentaire, les candidats pourront prendre contact avec Mme Loretta Martin au (689) 46 29 47, fax (689) 46 29 28 ou par courriel loretta.martin@education.gov.pf

Écrit par : guy morel | 11 juillet 2008

«On pourrait tout aussi bien dresser une liste des crimes du catholicisme, liste qui n'aurait rien à envier aux précédentes. Et ce serait aussi con d'ailleurs.»

Non, parce que la chrétienté fait partie de notre culture et de notre histoire, pas l'islam.

La question se pose d'accepter ou non certaines pratiques islamiques en France.

La question ne se pose pas pour des pratiques chrétiennes (ou juives, d'ailleurs) façonnées par des siècles de présence.

Écrit par : Franck Boizard | 11 juillet 2008

"La question se pose d'accepter ou non certaines pratiques islamiques en France."

Ecrit par : Franck Boizard | 11 juillet 2008

Franck Boizard, chantre de la liberté... quand ça l'arrange.

Écrit par : Cyrano | 11 juillet 2008

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/11/une-marocaine-en-burqa-se-voit-refuser-la-nationalite-francaise_1072401_3224.html#ens_id=1072404

Et ça commence à bouger !

Eh oui , la nationalité française , c'est pas seulement une carte d'identité , comme dirait Finkie !

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

Extrait du site de France Info :

"Le taux de réussite global est de "83,3% à la session 2008". C’est Xavier Daroc (sic), le ministre de l’Education, qui a communiqué ce soir les chiffres officiels du baccalauréat 2008"

Xavier Daroc ? Who is this guy anyway ?

Écrit par : Manu | 11 juillet 2008

"""Faiza M. a affirmé qu'elle n'était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué "qu'elle n'a adopté ce costume qu'après son arrivée en France à la demande de son mari et qu'elle le porte plus par habitude que par conviction".""

Elle ne s'est voilée qu'une fois arrivée en France , intéressant , non ??

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

"Si le Basque ne peut y aller..." (je ne me souviens plus de la citation exacte, si quelqu'un la connaît).

@Robin:

Il me semble que c'est "Que le Gascon s' y rende si le Français ne peut y aller" (de mémoire). Mais la mémoire, hein...

Écrit par : Manu | 11 juillet 2008

Extrait de l'article du Monde :

"recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu'aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente.

Le couple reconnaît "spontanément" son appartenance au salafisme"

J'adore le côté "spontané"... Mort de rire !

Écrit par : Manu | 11 juillet 2008

http://mysterier.org/politikk/cabu_miss_sac_patates.html

Écrit par : Manu | 11 juillet 2008

«Franck Boizard, chantre de la liberté... quand ça l'arrange.»

C'est une excellente question (ce n'est pas vraiment une question, mais je me permets dela prendre comme telle) à laquelle je n'ai pas complètement la réponse.

Je vous donne les quelques éléments sans être absolument sûr de mon fait :

> la liberté s'exerce à la condition de respecter des principes fondamentaux, dont l'égalité homme - femme.

> il semble que le libéralisme ne fonctionne que dans une société relativement homogène. Pour reprendre une expression célèbre, il semble qu'il y ait un seuil de tolérance à la diversité culturelle au-delà duquel elle a une influence néfaste sur la société.

Les études sur ce sujet aux USA (on a moins de tabous aux USA à étudier les relations interraciales puisqu'on n'y nie pas l'existence de races, à la définition d'ailleurs floue) ont fait l'objet de polémiques, mais les résultats correspondent à ce que je ressens : un peu d'immigrés dans beaucoup d'autochtones s'intègrent, trop d'immigrés d'origines trop diverses et chacun se replie sur sa communauté d'origine.

Écrit par : Franck Boizard | 11 juillet 2008

«Je tors bien plus volontiers une belle sentence, pour la coudre sur moy, que je ne destors mon fil, pour l'aller querir. Au rebours, c'est aux paroles à servir et à suivre, et que le Gascon y arrive, si le François n'y peut aller. »

C'est dans l'essai intitulé «De l'institution des enfants».

Et un triple ban pour montaigne.

Écrit par : Franck Boizard | 11 juillet 2008

Tout est juste , Franck , 20/20 .

Le seuil de tolérance , c'est je crois 25% , dites-moi si je me trompe , et il est sur le point d'être dépassé . Après , c'est la guerre civile à moins qu'on y soit déjà ?

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

Je réponds à helenej ici puisque c'est plein de l'autre côté.

En fait, ce blog ne fonctionne pas exactement par "sujets" comme cela le semblerait lorsqu'on lit la colonne de droite de la page d'accueil.

JPB lance un truc, il met un joli titre et dit ce qu'il a à dire sur le sujet.
Ensuite, une personne intervient, dans le sujet, ou complètement hors sujet... Les lecteurs lisent (c'est leur boulot, après tout) et s'intéressent ou sont heurtés par les propos de JPB ou de l'autre.
Et ils écrivent à leur tour, soit en reprenant le sujet proposé par JPB, soit par le deuxième, soit en racontant leur truc à eux. Parfois, ça vire à la monomanie, d'ailleurs. Moi la première.
Et ainsi de suite, le suivant rebondit sur les propos de l'un ou de l'autre ou propose à nouveau un truc ou un autre.
Les discussions se croisent, les factions s'affrontent, les compliments et les injures volent.
Un vrai repas de famille avec la tante Germaine, complètement sourde qui hurle : "Mais qu'est-c'y dit ? Mais qu'est-c'y dit ?", le tonton Martial qui a fait l'Indo, lui, et qui sait de quoi y cause, la mamie qui gémit dans son coin : "Mais, mes enfants, puisqu'on est tous réunis, vous pourriez faire un petit effort...", mais rien n'y fait ! Ça recommence à chaque fois.

Alors, surtout, ne vous gênez pas. Si vous avez quelque chose à dire sur le GRIP, allez-y ! Le maître des lieux a disparu, de toute façon.

En plus, ça fera peut-être taire le tonton Martial. ;-)

Écrit par : catmano | 11 juillet 2008

Amélie, venez je vous prie, mettez vous à genou face à moi, aidez-moi, je vous prie, à déboutonnez ma braguette.
Merci, très chère...
A présent, régalez-vous vous le méritez amplement.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

non sieur Sibille ! Amélie est ma chienne ! En dehors de mon grosse bite personne je dis bien PERSONNE n'est autoriser à la sodomiser !
P.S. : sauf sieur Jean Paul Brighelli, of course!

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2008

"Pour aggraver mon cas, je vous mets en lien un extrait de la NRH (Nouvelle revue d'Histoire), je soupçonne que peu d'entre vous la lisent (elle est très à droite, ce qui ne semble pas être la tendance dominante en ces lieux) :
Ecrit par : Franck Boizard | 10 juillet 2008

Vous avez des lectures peu affriolantes, d'autant qu'il me semble que vous lisez aussi "Le cri du contribuable", ce torchon qui avait craché sur les profs pour fêter son numéro 4 ou 5. Ce n'est pas en décortiquant le monde pour en trouver les articles anti-gauche que vous compenserez ces lectures.

Dites, est-il indiscret de vous demander si vous votez habituellement De Villiers, Le Pen ou qq'un d'autre ?

Écrit par : Jeremy | 11 juillet 2008

Mais qu'est-ce donc ce bordel style XVIIIème?

Écrit par : Jean Paul Brighelli | 11 juillet 2008

Il devient fatigant, le troll. Et ses obsessions sont d'un monotone...

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 juillet 2008

Continue, petit troll monomaniaque à répétition.
Quelle infortune de prendre pour une lunette astronomique de cabinet obscur, et rester accroché aux substantifs !

Écrit par : The Assyrian Think Tank Over Ovary | 11 juillet 2008

de SE prendre

Écrit par : The Assyrian Think Tank Over Ovary | 11 juillet 2008

«Dites, est-il indiscret de vous demander si vous votez habituellement De Villiers, Le Pen ou qq'un d'autre ?»

Il se trouve que je n'ai jamais voté pour un des des personnages que vous citez ni aucun de ses représentants.

Combien même cela serait, est-ce infamant de ne point être de votre opinion ?

Ca vous arrangerait bien que je rentre dans vos cases. Malheureusement, je suis divers et ondoyant.

J'ai aussi été abonné au Monde Diplodocus (il est vrai que je ne le suis plus). En concluez vous que je vote Besancenot ?

Pour quelqu'un qui prône la tolérance, vous êtes, sauf votre respect, bien étroit d'esprit.

Écrit par : Franck Boizard | 11 juillet 2008

"Il devient fatigant, le troll. Et ses obsessions sont d'un monotone..."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 juillet 2008

Oui, cette fois, il faudrait vraiment faire quelque chose... Même Toto paraît civilisé à côté de lui...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

Toto EST civilisé. Il t'envoie juste paître vers de plus verts pâturages. Dieu n'aime pas les tièdes.

Écrit par : The Assyrian Think Tank Over Ovary | 11 juillet 2008

"Toto EST civilisé. Il t'envoie juste paître vers de plus verts pâturages. Dieu n'aime pas les tièdes."

Ecrit par : The Assyrian Think Tank Over Ovary | 11 juillet 2008

C'est bien ce que je pensais... Ce troll est complètement givré!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2008

«Dites, est-il indiscret de vous demander si vous votez habituellement De Villiers, Le Pen ou qq'un d'autre ?»

Il se trouve que je n'ai jamais voté pour un des des personnages que vous citez ni aucun de ses représentants. [...] Malheureusement, je suis divers et ondoyant.
Ecrit par : Franck Boizard | 11 juillet 2008

Vos idées correspondant à ces gens-là, ça me semblait logique. Je connais peu de gens qui lisent vos revues préférées, tirent à boulets rouges sur vos adversaires préférés, et défendent les points de vue que vous préférez, et qui ne votent pas très à droite.

J'en conclus donc, en suivant vos dires, que vous votez D. & O. (Divers et Ondoyant). Ca aurait été sympa comme nom pour le mouvement du Béarnais galopant.

Bon, je n'insiste pas - pour une fois que j'espérais lire une information intéressante sous votre plume, je ne m'étonne plus du résultat.

Écrit par : Jeremy | 11 juillet 2008

Erreur monumentale, je suis un filet à troll (dit à la trôle).
Le menu fretin s'y perd.
Le vrai troll lâche un nuage d'encre fétide, et disparaît.

Écrit par : The Assyrian Think Tank Over Ovary | 11 juillet 2008

@jeremy
Pour Villiers ET Le Pen puisque, comme bcp des commentateurs de ce blog, il a voté pour le président actuel...

Écrit par : sarah | 11 juillet 2008

@jeremy
Pour Villiers ET Le Pen puisque, comme bcp des commentateurs de ce blog, il a voté pour le président actuel...

Écrit par : sarah | 11 juillet 2008

C'était quand même difficile de voter pour le voile :


http://moutons.rebelles.free.fr/socialisme/musulmanes.jpg

Le résultat est là :

http://moutons.rebelles.free.fr/socialisme/enterrement.jpg

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2008

" la liberté s'exerce à la condition de respecter des principes fondamentaux, dont l'égalité homme - femme."

> Ces principes fondamentaux sont-ils respectés dans les économies libérales que vous chérissez ? (Voyez les écarts entre les salaires, à qualification égale.)
> Et vous-même, considérez-vous que la femme est un homme comme les autres ?

"il semble que le libéralisme ne fonctionne que dans une société relativement homogène. Pour reprendre une expression célèbre, il semble qu'il y ait un seuil de tolérance à la diversité culturelle au-delà duquel elle a une influence néfaste sur la société."

> J'imagine donc que vous pensez la même chose pour ce qui est de la diversité des revenus ?


"Les études sur ce sujet aux USA (on a moins de tabous aux USA à étudier les relations interraciales puisqu'on n'y nie pas l'existence de races, à la définition d'ailleurs floue) ont fait l'objet de polémiques, mais les résultats correspondent à ce que je ressens : un peu d'immigrés dans beaucoup d'autochtones s'intègrent, trop d'immigrés d'origines trop diverses et chacun se replie sur sa communauté d'origine."

> Vous considérez que les immigrés sont une race à part ?
> Pourriez-vous développer ce que vous entendez par "race"?

Écrit par : Cyrano | 11 juillet 2008

"@jeremy
Pour Villiers ET Le Pen puisque, comme bcp des commentateurs de ce blog, il a voté pour le président actuel..."

Ecrit par : sarah | 11 juillet 2008

Dont la phrase favorite est, on le rappelle: "on va tous les niquer".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

«Et vous-même, considérez-vous que la femme est un homme comme les autres ?»

Juridiquement oui.

«J'imagine donc que vous pensez la même chose pour ce qui est de la diversité des revenus ?»

Dans une certaine mesure oui : si des revenus trop élevés sont jugés illégitimes, c'est gênant.

«Vous considérez que les immigrés sont une race à part ?»

Oui, sauf les plombiers polonais. Quant à la définition de la race, je ne sais pas exactement, mais ça ne veut pas dire qu'elle n'existe pas.

Écrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Monsieur Brighelli si vous me léchez le vagin (sans me chatouiller avec votre moustache...) alors je serai fière et digne de pouvoir avaler votre chaude et visqueuse éjaculation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

J'adore me faire sodomiser en particulier par les noirs qui savent aller jusqu'au bout des choses disons de la chose, de ma chose...

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

S'il y a des lois antiracistes et du racisme , c'est qu'il y a des races , non ?

Si on parle de métissage ( et qu'on le glorifie ) , c'est qu'il y a des races ?

S'il n'y a pas de races , il n'y a pas de racisme .

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Les filles avant de vous faire "soulever" n'oubliez pas de prendre un cachou j'en ai plein dans mon sac à main.
A bat l'obscurantisme! vive la liberté sexuelle, la jouissance et la double pénétration... menstrues ou non!

Écrit par : Simone Veil | 12 juillet 2008

Amélie je vous adore!

Écrit par : rocco sifredi | 12 juillet 2008

NON! rocco... c'est MOI qui l'adore!

Écrit par : Joseph Arthur Gobineau | 12 juillet 2008

"""Bref, on peut dire que la politique d’égalité à la française a « un problème de catégories », puisqu’elle s’efforce de lutter contre le racisme sans reconnaître la race et contre l’ethnocentrisme sans reconnaître l’ethnicité. Les tensions qui en résultent ont déclenché « une controverse d’une rare violence entre ceux qui voudraient voir les statistiques prendre en compte la diversité de la population et ceux qui dénoncent les risques d’ethnicisation ou de racialisation que ce type de statistiques ferait courir à la société ». Les militants et l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre les discriminations sont aujourd’hui profondément divisés sur ce point."""

Extrait de :

http://www.inegalites.fr/spip.php?article909&id_mot=25

Voir le rapport de Linda Hamilton Krieger donné à la suite et sa conclusion :

""Pour devenir un seul peuple, nous devons comprendre que notre histoire a fait de nous plusieurs peuples. Pour que la race puisse un jour disparaître, nous devons la débusquer partout où elle est tapie, et d’abord en nous-mêmes ""

!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Serais-je somnambule? Si tel est le cas, cela prouvera au sieur Brighelli que j'ai bien une libido malgré ce qu'on a bien voulu lui faire croire. Elle est juste refoulée et déviée. Excusez-moi, Amélie.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

La maltraitance de la temporalité et du passé, il n'y a pas qu'à l'école avec les spichio-pédalogicologues qu'on la rencontre… J'ai été voir du coté des STANDARDS… C'est toujours la même chanson !
C'est traité à :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/07/12/standards%e2%80%a6/

PS : ma hargne vis-à-vis des spichio-pédalogicologues ne vise pas les praticiens de la chose qui souvent naviguent à vue et dans l'ambiguité, mais les théoriciens, ceux qui disent ce qui est… Et d'ailleurs plutôt ce qui n'est pas !

Je vois que des commentaires précédents traitent de la question de la race…
J'ai traité (modestement) cette question dans une note intitulée sobrement “PUTAIN D'TA RACE”. Elle est susceptible de participer au débat.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/?name=2006_05_putain_dta_race

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

à Amélie qui écrit :

"S'il y a des lois antiracistes et du racisme , c'est qu'il y a des races , non ? Si on parle de métissage ( et qu'on le glorifie ) , c'est qu'il y a des races ?
S'il n'y a pas de races , il n'y a pas de racisme ."

Raisonnement qui ne tient pas debout. Démonstration :
Les racistes sont des cons qui croient que les races existent. Les lois antiracistes sont donc une protection (toujours insuffisante) contre la connitude.
PS. Je ne parle jamais de métissage, je le glorifie encore moins.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 juillet 2008

Merci Roger Felts pour cette réflexion intéressante et intelligente . Je retiens la conclusion :

"""Je préfère dire : "les races, cela n’a pas beaucoup d’importance, ce qui compte, c’est notre commune humanité" ou encore : "mettre l’accent sur ce qui unit plutôt que sur ce qui divise". Mais avec un bémol : "pour intégrer l’autre, il n’y a pas nécessité à nier toutes ses différences."
La négation des races n’est-il pas l’ultime racisme ?""

J'ajoute que les injonctions incessantes au métissage , c'est aussi du racisme !

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

""Les lois antiracistes sont donc une protection (toujours insuffisante) contre la connitude.""

Pas contre le racisme anti-blanc , en tout cas .

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

"S'il y a des lois antiracistes et du racisme , c'est qu'il y a des races , non ? Si on parle de métissage ( et qu'on le glorifie ) , c'est qu'il y a des races ?
S'il n'y a pas de races , il n'y a pas de racisme ."

Amélie, pardonnez mon ignorance, mais pourriez-vous me dire quelles sont les différentes "races", et à quelle "race" appartient Barack Obama, par exemple ?

Écrit par : Cyrano | 12 juillet 2008

Voilà la réponse de Mme Obama elle-même , dans sa thèse de dernière année à Princeton :

"Dans la définition du concept d'identification ou la capacité de s' identifier à la communauté noire , j'ai basé ma définition sur la prémisse qu'il y a une culture noire distinctive très différente de la culture blanche."

Et encore :

"Il n'y avait aucun doute dans mon esprit que comme membre de la communauté noire, je suis redevable envers cette communauté et que j'utiliserai toutes mes ressources présentes et futures, principalement au profit de la communauté noire, tout d'abord." - Michelle Obama.

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Il revient quand, JPB ? J'en ai assez moi de la tournure que prend ce blog en ce moment.

Tiens, pour changer un peu, une info "Primaire" et primaire :

Dépêches de l'Education

du Samedi 12 juillet 2008

Pas d'école le samedi : l'AMF demande le report d'un an de la mesure

Le président de l'Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, a écrit au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, pour lui demander de reporter d'un an la suppression de l'école le samedi matin, en raison des "vives difficultés" que crée cette mesure "dans l'ensemble des communes".

Dans un courrier au ministre daté du 26 juin, dont l'AFP a eu copie, M. Pélissard (UMP) affirme que "les remontées du terrain" témoignent d'un "sentiment général de pagaille", qui est "générateur de beaucoup d'inquiétudes et de mécontentement pour les maires".

Selon le maire de Lons-le-Saunier, "les réunions de conseils d'écoles se déroulent sans que les incidences des divers choix (concernant l'organisation de la semaine scolaire) soient connues et étudiées, ni en termes organisationnels, ni en termes de temps de travail des personnels communaux attachés à l'école, ni en matière de coûts supplémentaires pour les communes".

En outre, souligne-t-il, "les écoles d'un même territoire proposent des schémas différents d'organisation de la semaine scolaire, sans tenir compte du périscolaire ou du transport scolaire".

Selon M. Pélissard, les municipalités, dont les représentants siègent dans les conseils d'écoles, ont d'autant plus de mal à faire valoir leur souci de cohérence que les différents acteurs scolaires ont souvent des "attentes" divergentes, auxquelles s'ajoutent, pour les enseignants, certaines "contraintes" comme celles liés à l'organisation de stages.

Enfin, le président de l'AMF affirme que certains inspecteurs d'académie refusent les dérogations permettant d'organiser la semaine scolaire sur 9 demi-journées, avec le mercredi matin, et non sur quatre jours, alors que cette possibilité est ouverte par la réforme.

"Le bureau de l'AMF, dans la diversité de ses sensibilités et des communes qu'il représente, réitère avec force la demande que je vous avais déjà faite en son nom en avril dernier, de reporter d'un an la mise en oeuvre de cette réforme", conclut M. Pélissard à l'adresse de M. Darcos.


source: site VousNousIls (dépêche AFP)

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

Michelle Obama parle de "communauté noire", pas de "race noire".
Le racisme anti-blanc est, lui aussi, une connitude bien sûr. Je dirai même plus comme Dupont/d : beaucoup d'antiracistes n'échappent pas à la connitude. C'est la chose du monde la mieux partagée.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 juillet 2008

PRECISIONS

Il n’existe plus qu’une seule espèce humaine qui présente, en outre, la particularité de constituer, à elle seule, un genre : c’est pourquoi on parle indifféremment de l’espèce humaine ou du genre humain. La notion de races humaines n’a aucun sens ainsi que l’a amplement démontré, depuis plusieurs décennies, la génétique des populations. Il existe en revanche des ethnies mais il s’agit alors d’anthropologie et non de biologie.

La notion d’espèce se définit traditionnellement par l’interfécondité. Mais comme les espèces sont nées les unes des autres en vertu des lois de l’évolution, il existe des cas particuliers qui remettent en cause la notion même d’espèce. C’est ainsi qu’il peut exister dans le monde animal des sous-espèces qui, sous l’influence du milieu, ont cessé au long des millénaires d’être interfécondes. On parle alors de « cercles d’espèces ». Ainsi par exemple le goéland brun et le goéland argenté de nos côtes, ou la mésange charbonnière, qui constitue un cercle d’espèces autour de l’Himalaya. Réciproquement, et toujours en vertu des lois de l’évolution, il arrive que certaines espèces présentent un génome assez semblable pour permettre l’hybridation. Les biologistes (systématiciens) ont donc beaucoup de mal à définir la frontière d’une espèce.

Quant aux races (les biologistes préfèrent parler de variétés pour éviter toute ambiguïté) elles appartiennent toutes au monde animal ou végétal et sont TOUJOURS le résultat d’une intervention humaine (domestication). Elles sont donc le produit d’une sélection artificielle et non pas de la sélection naturelle. Elles disparaîtraient en quelques siècles si l’homme cessait d’interférer dans leur reproduction. Cette intervention humaine produit parfois des résultats paradoxaux. Mon exemple préféré est (of course) celui des taureaux de combat. Il s’agit d’une race bovine (toro bravo) que l’homme a fabriquée par sélection mais de façon à préserver son caractère « sauvage ».

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 juillet 2008

Le tabou sur les races est idiot, les races existent, même si il y a un continuum humain qui fait que certains individus sont inclassables.

On aura du mal à me convaincre qu'un Ethopien est de la même race qu'un Suédois.

Le racisme ne consiste pas à dire qu'il y a des races, il consiste à dire qu'il y a une hiérarchie entre elles.

Je remarque que ceux qui nient l'existence des races sont souvent près du racisme anti-blanc.

Enfin, pour relier deux sujets, méditez cette phrase de PA Taguieff :«Les multiculturalistes sont les "idiots utiles" de l'islamisme.»

L'existence de races ne me gêne pas : je ne vois pas pourquoi il faudrait à tout prix passer nos différences sous silence. Je peux discuter avec un noir sans éprouver le besoin de nier qu'il est noir (et que je suis blanc).

Écrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

BIS REPETITA
Frank Boizard (qui confond beaucoup de choses) confond aussi culture et biologie.
La phrase : "Un Ethiopien et un Suédois ne sont pas de la même race" est aussi fausse que la phrase "Un Ethiopien et un Suédois sont de la même race" puisque les races humaines n'existent pas. Plus exactement, ces deux phrases ne sont ni vraies ni fausses : elles n'ont aucun sens.
La question du multiculturalisme se situe dans un tout autre espace. Je ne suis pas multiculturaliste. Quant à la question de la religion (islam ou autre), c'est encore autre chose car la culture ne se réduit pas à la religion. Si on mélange tout, aucune discussion n'est possible.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 juillet 2008

En outre, souligne-t-il, "les écoles d'un même territoire proposent des schémas différents d'organisation de la semaine scolaire, sans tenir compte du périscolaire ou du transport scolaire".



Ecrit par : catmano | 12 juillet 2008
Ce qui est plus ou moins vrai selon les collectivités territoriales... Au Collège de Sault, 84, quatre demi-heures par semaine "sautent", au détriment du latin des classes de quatrième et troisième, afin de pouvoir cadrer le transport scolaire primaire avec le transport scolaire secondaire, tous deux organisés par la Communauté de Communes.
Je n'ai rien contre l'AMF, mais, comme les autres, ils tirent à eux la couverture sans se soucier d'instruction. En fait, ce que j'écris est faux et juste car ils se sont battus et se battent encore pour éviter la fermeture de classes rurales et a contrario, favorisent des regroupements pédagogiques au chef-lieu qui, tu le sais mieux que moi, sont meurtriers pour les petitouts et casse-tête pour le transport scolaire maternel, primaire, collège, lycée.
Ceci dit, à force de raccourcis que tu suivras très bien sans que j'argumente plus avant, j'en tomberai quasi d'accord avec Hervé Mariton: le mille-feuilles des diverses collectivités devient trop abondant et l'atomisation des diverses compétences et l'interpénétration devient insoluble. Grandeurs et misères de la décentralisation.
On ne va pas s'en sortir comme ça.
JPB a raison. Un bon Etat tout-puissant et quasi-totalitaire???

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

le mille-feuilles des diverses collectivités devient trop abondant et l'atomisation des diverses compétences et l'interpénétration devient insoluble. Grandeurs et misères de la décentralisation.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et plus petit est le chef...

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

BIS REPETITA
Frank Boizard (qui confond beaucoup de choses) confond aussi culture et biologie.
La phrase : "Un Ethiopien et un Suédois ne sont pas de la même race" est aussi fausse que la phrase "Un Ethiopien et un Suédois sont de la même race" puisque les races humaines n'existent pas. Plus exactement, ces deux phrases ne sont ni vraies ni fausses : elles n'ont aucun sens.
La question du multiculturalisme se situe dans un tout autre espace. Je ne suis pas multiculturaliste. Quant à la question de la religion (islam ou autre), c'est encore autre chose car la culture ne se réduit pas à la religion. Si on mélange tout, aucune discussion n'est possible.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 juillet 2008

C'est quand même malheureux que vous soyez obligé d'enfoncer des portes ouvertes! Merci quand même, je n'en aurais pas eu le courage moi-même...

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Monsieur Boizard, une race, sensu stricto, c'est, par exemple ça:

Standard F.C.I. N°65 / 06.04.1998 / F
BICHON MALTAIS
(Maltese)
TRADUCTION : Dr.J.-M. Paschoud et Prof. R. Triquet.
ORIGINE : Bassin de la Méditerranée Centrale.
PATRONAGE : Italie.
DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR :
27.11.1989.
UTILISATION : Chien d'agrément et de compagnie.
CLASSIFICATION F.C.I. : Groupe 9 Chiens d'agrément et de
compagnie.
Section 1 Bichons et apparentés.
Sans épreuve de travail.
BREF APERCU HISTORIQUE : Son nom ne signifie pas qu'il est originaire
de l'île de Malte, car l'adjectif "maltais" provient du vocable sémitique
"màlat" qui veut dire refuge ou port; cette racine sémitique se retrouve
dans toute une série de noms de lieux maritimes comme p. ex. dans le
nom de l'île adriatique de Méléda, dans celui de la ville sicilienne de Melita
et justement aussi dans celui de l'île de Malte. Les ancêtres de ces
petits chiens vivaient dans les ports ou les villes maritimes de la
Méditerranée Centrale, où ils combattaient les souris et les rats qui
pullulaient dans les magasins portuaires et dans les cales des bateaux.
Dans sa nomenclature des chiens existants à l'époque, Aristote ( 384-
322 A.C.) fait place à une race de petits chiens auxquels il attribue le
nom de "canes melitenses". Ce chien était connu dans la Rome antique:
compagnon préféré des matrones, il a été chanté par Strabon, poète
latin du 1er siècle P.C. Des représentations du Bichon Maltais par de
nombreux peintres de la Renaissance montrent ce petit chien dans les
salons de l'époque aux côtés de belles dames du temps
ASPECT GENERAL : De petit format, avec un tronc allongé. Couvert
d'un poil très long et blanc, il est très élégant et a un port de tête fier et
distingué.
PROPORTIONS IMPORTANTES : La longueur du tronc dépasse
d'environ 38% la hauteur au garrot. La longueur de la tête est égale aux
6/11 de la hauteur au garrot.
COMPORTEMENT / CARACTERE : Vif, affectueux, très docile, très
intelligent.
TETE : Sa longueur est égale aux 6/11 de la hauteur au garrot. Elle est
plutôt large, sa largeur dépassant de peu la moitié de sa longueur.
REGION CRANIENNE :
Crâne : Il est de longueur légèrement supérieure à celle du museau; la
largeur bizygomatique est égale à sa longueur et par conséquent
supérieur à la moitié de la longueur de la tête. Dans le sens sagittal, elle
est de forme très légèrement ovoïde. La partie supérieure du crâne est
plate, avec une apophyse occipitale très marquée; les saillies des os du
front et les arcades sourcilières sont bien développées; le sillon frontal,
étant peu marqué, est invisible; les parois latérales sont un peu
convexes.
Stop : Dépression naso-frontale très marquée faisant un angle de 90°.
REGION FACIALE :
Truffe : Dans le prolongement du chanfrein, vue de profil, sa face
antérieure est verticale. Volumineuse, avec des narines ouvertes, elle
est arrondie et rigoureusement pigmentée de noir.
Museau : La longueur du museau est égale aux 4/11 de la longueur de la
tête; elle est donc un peu inférieure à sa moitié. Les régions sousorbitaires
sont bien ciselées. Sa hauteur est d'un peu plus de 20%
inférieure à la longueur. Les faces latérales sont parallèles, mais le
museau, vu de face, ne doit pas paraître carré vu que la face antérieure
se raccorde par des courbes aux faces latérales. Le chanfrein est
rectiligne avec des sillons bien marqués dans sa partie centrale.
Lèvres : Vues de face, les lèvres supérieures, à leur jonction, ont la
forme d'un arc très ouvert. Elles sont peu développées en hauteur et le
repli labial (oeillet) de la commissure n'est pas visible. Les lèvres
supérieures s'adaptent parfaitement aux inférieures, de telle sorte que
le profil inférieur du museau est défini par la mandibule. Les bords des
lèvres sont rigoureusement pigmentés de noir.
Mâchoires : Normalement développées et d'apparence légère, elles
s'adaptent parfaitement. La mandibule, dont les branches sont
rectilignes, n'est ni proéminente ni fuyante dans sa partie antérieure.
Dents : Les arcades dentaires s'adaptent parfaitement et les incisives
s'articulent en ciseaux. Les dents sont blanches; le denture est bien
développée et complète.
Yeux : Ouverts, d'une expression vive et attentive, de grandeur
supérieure à la normale, ils ont une ouverture palpébrale proche du
cercle. Les paupières sont bien en contact avec le globe oculaire qui
n'est jamais enfoncé, mais plutôt à fleur de tête, quelque peu saillant.
Les yeux sont situés sur un même plan frontal. Vus de face, ils ne
doivent pas laisser entrevoir la sclère; ils sont de couleur ocre foncé;
les bords des paupières sont noirs.
Oreilles : De forme presque triangulaire, leur largeur représente environ
1/3 de leur longueur. Elles sont attachées haut au-dessus de l'arcade
zygomatique, peu érectiles, tombantes, et en contact avec les parois
latérales du crâne.
COU : Bien qu'il soir recouvert d'un poil abondant, la démarcation avec la
nuque est bien visible. Le profil supérieur est arqué. Sa longueur est
d'environ la moitié de la hauteur au garrot. Il est porté dressé et ne
présente pas de peau lâche.
CORPS : La longueur du corps, mesurée de la pointe de l'épaule à la
pointe de la fesse, dépasse de 38% la hauteur au garrot.
Ligne du dessus : Elle est rectiligne jusqu'à l'attache de la queue.
Garrot : Garrot légèrement sorti de la ligne du dos.
Dos : Sa longueur est d'environ 65% de la hauteur au garrot.
Croupe : Dans le prolongement de la ligne dorso-lombaire, la croupe est
très large et longue ; son obliquité est de 10° sous l'horizontale.
Poitrine : Région sternale très longue. Le thorax est ample, descendu
plus bas que le niveau des coudes, avec des côtes pas très fortement
cerclées. Le périmètre thoracique dépasse de 2/3 la hauteur au garrot.
QUEUE : Attachée dans la prolongation de la croupe, elle est grosse à
sa racine et fine à sa pointe. Sa longueur correspond à environ 60% de
la hauteur au garrot. Elle forme une seule grande courbe, dont la pointe
retombe entre les hanches en touchant la croupe. On tolère une queue
recourbée sur un côté du tronc.
MEMBRES
MEMBRES ANTERIEURS : Considérés dans leur ensemble, ils sont bien
appliqués au tronc et bien d'aplomb.
Epaule : Sa longueur représente 1/3 de la hauteur au garrot et son
obliquité sous l'horizontale est de 60° à 65°. Par rapport au plan médian
du tronc, elle approche de la verticale.
Bras : Plus long que l'épaule, il mesure 40 à 45% de la hauteur au garrot;
l'obliquité sous l'horizontale est de 70°. Il est bien appliqué contre le
tronc dans ses deux tiers supérieurs, et sa direction longitudinale est
presque parallèle au plan médian du tronc.
Coudes : Parallèles au plan médian du tronc.
Avant-bras : Il est sec avec peu de muscles visibles, mais avec une
ossature plutôt robuste par rapport au format de la race. Il est moins
long que le bras et mesure 33% de la hauteur au garrot. La hauteur,
mesurée du sol à la pointe du coude, est égale à environ 55% de la
hauteur au garrot.
Carpe : Dans l'axe vertical de l'avant-bras, bien mobile, sans nodosités ;
il est couvert d'une peau fine.
Métacarpe : Il a les mêmes caractéristiques que le carpe et, du fait de
son peu de longueur, il est vertical.
Pied antérieur : Rond, avec des doigts bien joints et arqués; le coussinet
central et les tubercules digités sont noirs; les ongles sont également
noirs ou au moins de couleur foncée.
MEMBRES POSTERIEURS : Vus dans leur ensemble, d'une ossature
robuste, ils sont parallèles entre eux et, vus de derrière, verticaux de la
pointe des fesses jusqu'au sol.
Cuisse : Pourvues de muscles robustes, son bord postérieur est
convexe. Parallèle au plan médian du tronc, sa direction de haut en bas
et d'arrière en avant est quelque peu oblique par rapport à la verticale.
Sa longueur approche 40% de la hauteur au garrot et sa largeur est un
peu inférieure à sa longueur.
Jambe : Avec une gouttière peu visible, son obliquité sous l'horizontale
est de 55°. Elle est légèrement plus longue que la cuisse.
Jarret : L'angle antérieur du jarret est de 140°.
Métatarse : La distance du sol à la pointe de l'articulation tibio-tarsienne
est légèrement supérieure au 1/3 de la hauteur au garrot. Sa longueur
correspond à la hauteur au garrot. Il est parfaitement d'aplomb.
Pied postérieur : Rond comme l'antérieur, dont il a toutes les
caractéristiques.
ALLURES : Unies, rasantes, dégagées, avec au trot des foulées
courtes et rapides.
PEAU : Bien appliquée sur tout le corps, elle est pigmentée de taches
sombres et de couleur rouge vineux, spécialement sur le dos. Les
bords des paupières, les troisièmes paupières et les bords des lèvres
sont noirs.
ROBE
POIL : Dense, luisant, brillant, tombant lourdement et de texture soyeuse,
il est très long sur tout le corps et reste droit sur toute sa longueur sans
traces d'ondulations ou de boucles. Sur le tronc, il doit dépasser en
longueur la hauteur au garrot et retomber lourdement sur le sol, comme
une cape bien posée sur le tronc dont elle suit le modèle sans s'ouvrir ni
former flocons ou mèches. Flocons et mèches sont admis sur les
membres antérieurs, du coude jusqu'au pied, et, sur les membres
postérieurs, du grasset au pied. Il n'y a pas de sous-poil. Sur la tête, le
poil est très long, aussi bien sur le chanfrein, où il se confond avec celui
de la barbe, que sur le crâne, d'où il tombe jusqu'à se confondre avec
celui des oreilles. Sur la queue, les poils retombent d'un seul côté du
tronc, c'est-à-dire sur le flanc et sur la cuisse, et ils ont une longueur
telle qu'ils atteignent le jarret.
COULEUR : Blanc pur; on admet une teinte ivoire pâle. Des traces de
nuances orange pâle, à condition qu'elles donnent l'impression de poils
souillés, sont tolérées, mais non désirées, et constituent donc une
imperfection.
TAILLE ET POIDS :
Hauteur au garrot : pour les mâles de 21 à 25 cm,
pour les femelles de 20 à 23 cm.
Poids : De 3 à 4 kg.
DEFAUTS : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré
comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.
• Strabisme bilaltéral.
• Longueur du tronc dépassant de 43% la hauteur au garrot.
DEFAUTS GRAVES :
• Chanfrein nettement busqué.
• Prognathisme inférieur accentué, s'il altère l'aspect extérieur du
museau.
• Taille des mâles dépassant 26 cm ou en dessous de 19 cm;
chez les femelles, au-dessus de 25 cm et en dessous de 18 cm.
DEFAUTS ELIMINATOIRES :
• Divergence ou convergence accentuées des axes crânio-faciaux.
• Dépigmentation totale de la truffe ou truffe d'une couleur autre que
noire.
• Prognathisme supérieur.
• Oeil vairon.
• Dépigmentation totale des paupières.
• Anourie, brachyourie tant congénitale qu'artificielle.
• Poil frisé.
• Toute couleur autre que le blanc à l'exception de l'ivoire pâle.
• Taches de diverses couleurs quelle que soit leur extension.
N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal
complètement descendus dans le scrotum.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Boizard! Essayez donc de vous décrire, vous, homme de "race" blanche avec une telle précision qui convienne également à Amélie et à Jean!

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et qui corresponde aussi au Tonton Martial qu'a fait l'Indochine et qui sait que les viets sont une race à part.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal
complètement descendus dans le scrotum.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et vous, Boizard?

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et qui corresponde aussi au Tonton Martial qu'a fait l'Indochine et qui sait que les viets sont une race à part.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Chez ces gens-là, monsieur, on dit les Nyakwé...

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

Bon, je vous laisse entre vous, vous y êtes si bien.

Écrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Que voulez-vous, mon pauvre Franck, nous sommes une race à part, assez intolérants...

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal
complètement descendus dans le scrotum.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et vous, Boizard?

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008
Bon, je vous laisse entre vous, vous y êtes si bien.

Ecrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Quelles conclusions dois-je en tirer? Que vous êtes un supporter du Paris SG?

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

http://foton.be/stripmax/press/martine_couille1def2.jpg

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Définition du racisme

Etymologie : de l'italien razza, sorte, famille, souche, venant du latin ratio, ordre, catégorie, espèce, partie.

Le racisme est un système de théories et de croyances individuelles ou collectives selon lesquelles il existe des "races" dans l'espèce humaine et une hiérarchie entre elles.




C'est clair , non ? Est-ce que quelqu'un ici a parlé de hiérarchie entre les races ???

En revanche , prétendre que le métissage est l'idéal à atteindre pour combattre le racisme et effacer les différences , c'est du racisme , qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire !!!

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Franck a raison , vous êtes intolérants et caricaturaux . Vous ne voulez débattre qu'entre vous , comme ça , pas de vagues , tout le monde est d'accord !
Vous êtes dans le camp du Bien , AMEN .

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Mme Obama tient un discours ségrégationniste , ça vous a échappé ??
Imaginez qu'un blanc dise la même chose des blancs , oulala , c'est mal , c'est un raciste !! Mais ce n'est pas un blanc qui le dit , donc , c'est bien !

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Dobolino, vous me demandez si j'ai les couilles bien descendues et vous voudriez que je vous prenne au sérieux ? Il est beau votre idéal anti-raciste.

Tout raciste que je suis (à vos yeux, dans le réalité c'est autre chose), je ne me serais jamais permis de tels propos.

Soit vous êtes un mauvais plaisant, soit vous êtes un pauvre con.

Écrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Bobo-lino est une femme , vétérinaire qui connait donc toutes les races de chiens !

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Pedro Cordoba , si vous n'êtes pas muticulturaliste , vous êtes donc cotre l'immigration massive déjà advenue et à venir ?
Pourquoi ?

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

"contre " l'immigration...

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Je ne suis pas non plus multiculturaliste, je suis abominablement réactionnaire. Pas de races, pas de religions, séparation de l'église et de l'état. Etat laïque, fort, imposant une laïcité absolue de la société civile en s'appuyant pour ce faire sur une Ecole Publique laïque solide et ne faisant aucune concession à aucune organisation demandant quelque aménagement que ce soit tout en refusant la moindre aide financière à toute piscine réservé aux femmes ou autre menu de cantine adapté à des croyances débiles et obsolètes.
Seule concession:l'entretien du patrimoine parce que ça me ferait mal au cœur de ne pas pouvoir profiter de la splendeur de nos cathédrales et autres monastères.
Franck et Amélie, j'ai été éduquée par un grand-père juif ashkénaze de naissance qui, pour la Pâque, m'offrait des rondelles de saucisson pur porc sur du pain azyme en se marrant comme une baleine. C'est mon modèle!
Je ne suis pas de ce temps et, en l'état actuel, il est possible que ce soit vous qui ayez momentanément raison et qui soyez plus à même de parer aux dangers réels qui nous menacent.
Ne comptez pas sur moi pour renier mes valeurs mais, après tout, mon pouvoir est ultra-microscopique. Alors, quelle importance?

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

De toute façon, qu'on soit pour ou contre l'immigration massive le fait est là et rien ne modifiera les flux de populations à terme. De toute façon, nous en avons un besoin aigu et permanent et j'ai cru comprendre que tous les experts s'accordent sur ce point quand ils ne s'adressent pas au Café du Commerce.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Moi je ne comprends plus rien...
Mon labrador c'est une race de chien ou une ethnie de chien ?

Écrit par : vov | 12 juillet 2008

Moi je ne comprends plus rien...
Mon labrador c'est une race de chien ou une ethnie de chien ?

Ecrit par : vov | 12 juillet 2008

S'il a un pédigree, est inscrit au LOF et a été confirmé par un juge de race, il est textuellement de race Labrador Retriever et sa descendance aura possibilité de l'être à condition que l'autre parent soit LOF et confirmé également, que vous pensiez à déclarer saillie et naissance, à inscrire la portée par déclaration de naissance puis identification en règle et que les chiots soient confirmés à l'âge adulte.
Sinon, c'est un chien type Labrador et le LOF du Labrador étant fermé, il ne pourra accéder au statut race Labrador.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

De toute façon, nous en avons un besoin aigu et permanent et j'ai cru comprendre que tous les experts s'accordent sur ce point quand ils ne s'adressent pas au Café du Commerce.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Pourquoi tant d'immigrés chômeurs , pardon , demandeurs d'emploi ???
Un besoin aigu ?
Les experts ? Ils vivent dans quel monde ? Celui des chiffres et des théories , sur le papier , complètement coupés du réel !!

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Je ne suis pas non plus multiculturaliste, je suis abominablement réactionnaire. Pas de races, pas de religions VISIBLEMENT INDISSOCIABLES D'ETHNIES, séparation de l'église et de l'état.

Etat laïque, fort, imposant une laïcité absolue de la société civile en s'appuyant pour ce faire sur une Ecole Publique laïque solide et ne faisant aucune concession à aucune organisation demandant quelque aménagement que ce soit tout en refusant la moindre aide financière à toute piscine réservé aux femmes ou autre menu de cantine adapté à des croyances débiles et obsolètes.
Seule concession:l'entretien du patrimoine parce que ça me ferait mal au cœur de ne pas pouvoir profiter de la splendeur de nos cathédrales et autres monastères.

Ecrit par Dobolino qui s'appuie sur Steppenwolf quand il est en vacances.

Et qui valide ainsi la résistance au glissement sinistrogyre des "progressistes" décrit par Taguieff.

@Frank, Pedro Cordoba a les arguments scientifiques que les socio-cul ne peuvent réfuter.

@Amélie, le discours de métissage bienfaisant et inéluctable me hérisse encore plus que vous.

Bien à vous tous.
Mort aux cons et puisse qu'aux trolls mort y fère.

Écrit par : Steppewolf | 12 juillet 2008

Merci Dobolino.
Elle (c'est une fille) n'est pas LOF. Je lui ai fait part qu'elle n'était pas de race mais de type Labrador... Ça ne lui a pas coupé l'appétit ! Mais pour couper l'appétit à un Labrador...

Écrit par : vov | 12 juillet 2008

Dans la rubrique potins:

JPB, actuellement en délicatesse avec son ordinateur, devrait mettre en ligne une nouvelle note sous 48h. A bon entendeur...

Écrit par : Abraxas | 12 juillet 2008

Merci, Dobolino et Pedro... Il y a des moments où je vous aime encore plus qu'à d'autres.... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

"Mon exemple préféré est (of course) celui des taureaux de combat. Il s’agit d’une race bovine (toro bravo) que l’homme a fabriquée par sélection mais de façon à préserver son caractère « sauvage »."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 juillet 2008

Et voilà une raison supplémentaire comme quoi la subdivision en "races" ne devrait pas pouvoir exister... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

"JPB, actuellement en délicatesse avec son ordinateur, devrait mettre en ligne une nouvelle note sous 48h. A bon entendeur..."

Ecrit par : Abraxas | 12 juillet 2008

Bonjour, Jean-Paul,
Oui, ça commence à "patiner sec", ici! Et faites-la "anti-trolls", cette fois! Ou, du moins, "anti-trolls pouvant s'emparer des pseudos ou des noms des participants réguliers"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

«Ethnie» n'est pas mes yeux que le politiquement correct de «race» (l'homme n'est pas comparable à l'animal, c'est d'ailleurs ce qui rend votre comparaison avec le chien inappropriée).

Je n'ai pas cette hypocrisie des mots. Je dirai quand même «ethnie» si cela vous fait plaisir, mais je ne suis pas dupe.

On ne change pas l'homme. L'homme, quel que soit son ethnie, a un besoin d'appartenance. Plutôt que de le nier, il faut en tenir compte, en jouer, faire avec et en tirer avantage.

Les états modernes ont très bien su en jouer pour en tirer une force militaire extraordinaire.

On peut imaginer des utilisations plus positives. L'une d'elles est l'intégration des immigrés.

Cela suppose que c'est à l'immigré de s'intégrer, de «payer» son appartenance au nouveau groupe qu'il s'est choisi.

Quand vous vous intégrez à un nouveau groupe, il y a toujours un péage symbolique, une sorte de bizutage (ça arrive aussi dans une nouvelle entreprise ou dans une nouvelle équipe de sport, à plus forte raison dans un nouveau pays).

C'est pourquoi la situation entre le pays d'accueil et l'immigré n'est pas symétrique. L'immigré a plus de devoirs que le pays d'accueil (ce que Lino Ventura résumait ainsi : «Je ne suis pas d'ici, alors je ferme ma gueule et je bosse.»)

C'est à l'immigré de prouver sa volonté d'appartenance à son nouveau groupe. Et, par une réaction bien humaine, il y attachera d'autant plus d'importance que le «prix» ne sera pas nul.

Il semble qu'on ait un peu oublié ces fondements de l'immigration : immigrer est difficile, s'intégrer n'est pas naturel, il y faut une certaine pression et même une pression certaine. Et l'on espère que les deux, le pays d'accueil et l'immigré, y gagneront.

Cela vaut mieux à mes yeux que de laisser se développer des habitants de seconde zone, dont on n'exige rien sous prétexte de les respecter, et qui au bout de vingt ans de présence ne sont plus rien, ni vraiment français, ni vraiment citoyens de leur pays d'origine.

Ne vous font-ils pas pitié ces gens (j'en connais) qui vous expliquent qu'ils ne se sentent pas français (même si leur passeport dit le contraire), voire qu'ils haïssent la France, mais qui ne sont pas non plus marocains au Maroc (je cite ce pays parce que c'est lui que je connais) ?

Je me dis qu'en les déracinant un peu plus, en les acculturant un peu plus (par exemple en leur apprenant «Nos ancêtres les Gaulois ...»), ça aurait été plus douloureux mais nous leur aurions rendu le service de leur donner une patrie.

Écrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Plus original ,plus unique que moi,tu meurs,sur ce blog.

Écrit par : andthewinneris..... | 12 juillet 2008

Dans la rubrique potins:

JPB, actuellement en délicatesse avec son ordinateur, devrait mettre en ligne une nouvelle note sous 48h. A bon entendeur...

Ecrit par : Abraxas | 12 juillet 2008

Bonjour, Jean-Paul,
Oui, ça commence à "patiner sec", ici! Et faites-la "anti-trolls", cette fois! Ou, du moins, "anti-trolls pouvant s'emparer des pseudos ou des noms des participants réguliers"!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

Merci, Dobolino et Pedro... Il y a des moments où je vous aime encore plus qu'à d'autres.... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

Oh oui !!!!

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

Je réfute le "visiblement indissociables d'ethnies" qui ne me convient pas dans ma prise de position. Il y a ethnies parce qu'on crée un besoin d'appartenir à une ethnie, qu'on n'offre plus à ces immigrés la possibilité de quitter leurs ethnies extrêmement doctrinaires et esclavagisantes, parce qu'ils sont obligés en l'état actuel de rester solidaires pour survivre, parce qu'on les a ghettoïsés, d'abord dans des bidonvilles puis dans des cités dortoirs, parce que l'école s'est dégradée à tel point qu'elle n'enseigne plus rien et particulièrement les valeurs de la République Française et la France historique, qu'elle n'assure plus l'espoir d'ascension sociale.Les seules valeurs sur lesquelles peuvent s'appuyer tous ces immigrés sont celles de leur ethnie pour échapper à la solitude et au froid du désert moral et affectif.
Quand le jeune Alain Finkielkraut, le jeune Emmanuel Levinas, le jeune Cavanna ou le jeune Reggiani, et tant d'autres obscurs français d'aujourd'hui sont arrivés chez nous/vous, nous/vous leur av-ons/-ez offert de belles valeurs et des ouvertures sociales par leur mérite en leur fournissant tout le matériel scolaire de base nécessaire. Il fut facile pour eux de s'envoler loin de leur ethnie pour s'incorporer à une France multi-ethnique mais solide sur ses bases.
Le cas du jeune Nicolas Sarkozy pose déjà la question de nos capacités d'intégration des immigrés dès 1960 car il me semble que les valeurs françaises et l'histoire de notre pays lui sont largement étrangères. Voter pour un fils d'immigré, de la part de gens qui veulent fermer nos frontières, est un tour de passe-passe dont je reste encore pantoise....

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Dans la rubrique potins:

JPB, actuellement en délicatesse avec son ordinateur, devrait mettre en ligne une nouvelle note sous 48h. A bon entendeur...

Ecrit par : Abraxas | 12 juillet 2008

Encore un snob qui préfère les Mac! D'où des utilitaires merdiques et des pannes pour snobinards. Bien fait, na!

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Je note que, globalement, j'adhère au dernier constat de Franck Boizard, en faisant abstraction du reste. Le seul problème est qu'on ne peut communiquer la fierté d'être français quand on n'a plus vraiment de raisons d'être fier. Il aurait fallu glisser plus vite sur la fierté d'être européen.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

RACE ET RACISME

Avec ce débat sur la race et le racisme on est en plein dérive idéologique. J'ai déjà eu, il y a quelques années un débat du même type dans “Les Cahiers Rationaliste” avec Alain Policar et Henri Manguy. Pour le détail de mon argumentation, je renvoie à mon article “Putain d'ta race” sur mon blog, http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/?name=2006_05_putain_dta_race en regrettant de ne pas avoir pu reproduire les textes de Policar et Manguy que je n'ai pas retrouvé. L'avantage du débat dans “Les Cahiers Rationaliste” c'est qu'on se trouvait entre gens de gauche et que l'accusation de racisme avéré était plus difficile à manier… Ce qui n'est pas le cas ici ou l'hétérogénéité des participants permet toute les libertés y compris celle de la culpabilisation facile : “Tu penses que les races existent donc tu es raciste, donc tu es un salaud. Ce qui est confirmé par le fait que tes réflexions montrent que tu es de droite.”
Bien qu'ayant toujours été de gauche et pensant que fondamentalement, c'est elle qui a raison, j'ai suffisamment été plongé dans ses erreurs et errements pour penser qu'un homme de droite peut avoir raison et que sur la notion de race, la réalité est plus proche de ce qu'en dit Boizard ou Amélie, que de ce qu'en disent Cordoba et Dobolino… Même si B. et A. peuvent (mais pas forcément) en tirer des conclusions qui ne seraient pas les miennes.

- certes, la colonisation et le nazisme ont permis sur la question de la race des développements pseudo-scientifiques complètement aberrant.
Du coup pour des raisons idéologiques (le racisme, c'est le mal absolu) ayant peu à voir avec une véritable approche scientifique, on a cultivé un discours de la négation : casser le thermomètre pour faire tomber la fièvre !
Les déclarations de Pedro Cordoba témoignent de ce mixage (j'allais écrire métissage) entre science et idéologie où on mélange des faits scientifiques avérés, des interprétations… et la non prise en compte de pans entiers de la réalité. Tout cela pour dire que les races chez l'homme cela n'existe pas et que le racisme est donc une ineptie. (Cela m'apparaît une ineptie bien plus grande puisque cela voudrait dire que si les races existaient, le racisme pourrait parfaitement se concevoir. On entre dans la logique de Le Pen en croyant dire le contraire).

- Dobolino avec son rapport un peu longuet sur son Bichon Maltais fait ce que dans les années 30-40 des anthropologues nazis ont fait sur des êtres humains. Ils cherchaient moins à montrer que les races existaient que de faire ressortir que certains traits “objectifs” montraient la supériorité ou l'infériorité d'une race. Dobolino en faisant le descriptif racial de son Bichon, veut démontrer que les races humaines n'existent pas car il est “inimaginable” à l'heure actuelle de décrire un être humain de cette façon… En 35, cela se faisait ! Cela montre bien que le racisme de cette époque, et de toutes les époques, est une belle connerie. Mais cela n'ajoute ou n'enlève rien à la notion de race.

- Les affirmations de Pedro Cordoba comme quoi les races chez les animaux serait exclusivement le fruit de l'activité humaine sont hautement contestables. C'est manifestement un biais pour éviter d'être confronté à l'argument suivant : “pourquoi nier la réalité biologique des races chez l'homme alors qu'à l'évidence il y a des races chez les animaux. L'homme est la forme supérieur de l'évolution animale, il n'en obéit pas moins aux mêmes lois génétiques et plus généralement biologiques”… Si les races animales sont un artifice créée par la main de l'homme, on est conforté dans l'idée que les races humaines n'existent pas. De fait, il est bien réel que l'homme agit comme accélérateur ou fabriquant de races (bovines et canines en particulier) par sélection artificielle, croisement et depuis peu manipulation génétique). Mais c'est faire peu de cas de l'immensité du règne animal (où la main de l'homme n'a pas mis les pieds) où espèces, sous-espèces, races et hybrides s'affrontent et se frottent gaiement dans l'espace, le nombre, le temps, le climat et j'en passe.

- Je rappelle une définition assez simple de la race : c'est dans une espèce définie par sa capacité à se reproduire, la capacité d'une fraction de cette population a posséder et à transmettre si elle se reproduit entre elle des traits spécifiques significatifs.
Ainsi des finlandais, faisant incontestablement partis de l'espèce humaine et dont on suppose qu'ils ont du sang de navet dans les veines vue la couleur de leur peau (blanche pour ceux qui auraient des doutes). Ils se reproduisent entre eux depuis dix générations… Et pour la onzième, c'est pareil… J'en déduis que le petit dernier aura la peau blanche… Et quelqu'un osera même dire qu'il est de race blanche ! ! !
Ainsi des congolais, faisant tout aussi partis de l'espèce humaine et dont on suppose qu'un gène subtil a provoqué la fabrication de beaucoup de mélanine sous la peau qui du coup est du plus beau noir. Ils se reproduisent entre eux depuis dix générations… Et pour la onzième, c'est pareil… J'en déduis que le petit dernier aura la peau noire… Et quelqu'un osera même dire qu'il est de race noire ! ! !
Le métissage ne changera pas les règles du jeu, il apportera un élément nouveau qui l'enrichira…

- Si le racisme est sur le plan politique une question fondamentale, le discours sur la non existence des races m'apparaît être au niveau du débat sur le sexe des anges. Je suis bien d'accord pour penser que la notion de race est une question bien secondaire. L'important c'est notre commune humanité… Mais ceux qui nient l'existence de la race sont dans une position paradoxale : en niant, ce qui apparaît pour le sens commun une évidence, ils provoquent la contradiction sur un terrain qui ne leur est pas favorable (ils ont tort) et ce terrain n'est pas le bon pour une lutte antiraciste conséquente.

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

" Je ne suis pas multiculturaliste, je suis abominablement réactionnaire"

Dobolino, j'adhère totalement à votre post.

Pour ce qui est des races ...Si je comprends bien, mon shetland qui n'a pu être confirmé faute d'un testicule n'est pas un "vrai" shetland? Et le bichon maltais, qu'en pensez-vous comme chien de compagnie?

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Et votre grand-père était formidable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Je réfute le "visiblement indissociables d'ethnies" qui ne me convient pas dans ma prise de position.
Dobolino.

Je vais encore plus loin : je souhaiterais voir partout des noirs en crêtes et rangers, des gays en gangsta-rap, des cathos tradis en djellaba, des masaï en minute-men, des clowns en sari, des bonzes en burqa (avec un panonceau écrit : bonze), des cadres sup de com' en Pouf-Paca (l'hiver), des trotskistes en treillis, des CRS en tongues et des présidents en Swatch.

Une fois que tout ce beau monde aura ridiculisé les totems etno-religio-tribaux de chacun des autres (pas de blasphème, n'est-ce pas ?), Franca Nostrum sera un peu plus pacifiée.

Écrit par : Steppenwolf | 12 juillet 2008

@ Dobolino et @ Pedro Cordoba
Vous avez bien de la patience!
Vous souvenez-vous de cette scène bouleversante au début de "Monsieur Klein" où l'on voit une femme nue, brune, plus très jeune, pas très riche non plus, passer une visite devant un médecin censé déterminer si elle est juive ou non?Le médecin la mesure sous toutes les coutures, la fait marcher, commente à voix haute -doit dicter à une secrétaire, je crois- et le verdict tombe: douteux, peut être juive, arabe ou arménienne ou rien de tout cela.
Eh bien, pour moi, croire aux races, c'est implicitement aprouver ce genre de situation -absurde, en plus-où un être humain est totalement dépouillé de toute dignité et est ravalé à l'état d'animal. Je schématise, je sais, mais je suis certaine que fondamentalement, j'ai raison.

Écrit par : sarah | 12 juillet 2008

...en niant, ce qui apparaît pour le sens commun une évidence, ils provoquent la contradiction sur un terrain qui ne leur est pas favorable (ils ont tort) et ce terrain n'est pas le bon pour une lutte antiraciste conséquente.

Ecrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008"

Sauf que le concept de "races humaines" a été abandonné par les scientifiques, depuis que les progrès de la génétique ont démontré son inanité. Ce n'est pas être dans le camps du bien ou du mal que de dire cela, c'est énoncer un fait, qui certes peut heurter "le sens commun".

Mais, si l'on vous suit, il faudrait aussi éviter de dire que la terre tourne autour du soleil, au prétexte que le "sens commun" certains pourrait en être heurté.

Écrit par : Cyrano | 12 juillet 2008

... le "sens commun" DE certains.

Écrit par : Cyrano | 12 juillet 2008

Et votre grand-père était formidable.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Je confirme : notre pépé était quelqu'un de formidable, au moins sur ce sujet-là.

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

Sarah, pourriez vous nous indiquez le cheminement qui vous a conduit à la certitude d'avoir fondamentalement raison.
J'aspire à cet état où le doute n'est plus que le relent méphitique d'un état crépusculaire où barbotent les attardés mentaux qui termineront dans les poubelles de l'histoire.
Moi aussi j'ai envi d'avoir raison. Montrez nous le chemin !

RF

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

Sylvie posée vos tendres lèvres sur le bout de mon pénis de manière à ce que je puisse éjaculer 12ml de sperme blanchâtre, visqueux et très chaud dans votre innocente bouche.

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

à Cyrano :

Je pense que vous m'avez mal lu. J'ai écrit que le problème de la race était secondaire. Mais quand vous écrivez “que le concept de "races humaines" a été abandonné par les scientifiques, depuis que les progrès de la génétique ont démontré son inanité.” vous êtes dans l'idéologie et vous prenez vos désir pour la réalité…
Il est évident que la notion de race telle qu'elle a été développé par les “scientifiques" nazis n'est heureusement plus à l'ordre du jour. Il est également évident que beaucoup de scientifiques prenant position contre le racisme et la race le font de manière idéologique et sur la base que le concept de race a effectivement scientifiquement peu d'intérêt. A contrario le racisme, dans sa limite xénophobique le plus souvent, mais avec parfois des relents de vrai racisme (race supérieure etc) est lui une triste réalité.
Ce n'est pas parce que la notion de race présente peu d'intérêt qu'il faut proclamer son inexistence. Vous obtenez l'effet inverse : le racisme étant bien une réalité. Votre dénégation vaut preuve et presque justification.
Devant tout les cénacles scientifiques bien pensant, vous ne ferez pas croire au bon peuple que les “quelques“ différences entre un Hottentot et un Finlandais est exclusivement d'ordre social et culturel et que quelques éléments génétiques transmissibles par la reproduction n'y jouent pas un rôle. Le bon peuple peut supposer qu'on le prend pour un con… De là à ce que certains soient séduit par des sirènes plus dangereuses est un risque…
Je me répète : le bon thème c'est de dire que les différences raciales sont de peu d'importance et que ce qui compte c'est notre commune humanité.

PS : Si vous consultez sur mon blog mon texte “Putain d'ta race, vous constaterez que je parle de la terre qui tourne autour du soleil (évdience et fausse évidence).

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

Décidément il nous saoul ce troll à deux sous !

En effet catmano, disons que c'était une époque formidable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Sarah, pourriez vous nous indiquez le cheminement qui nous conduit avec certitude à votre trou du cul?

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

Décidément il nous saoul ce troll à deux sous !

En effet catmano, disons que c'était une époque formidable.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Je ne suis pas sûre que mon pépé ait trouvé l'époque où il a vécu formidable. En revanche, il est sûr que ce genre d'époque vous forge un caractère et vous oblige à sortir de vos certitudes.

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

L'"époque formidable" Catmano, ce n'était pas moi, c'était encore le troll.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Sarah illustre parfaitement le propos de Roger Felts en inférant que, dès qu'on reconnait l'existence de races (ou d'ethnies, si vous préférez), on est un raciste en puissance ou avéré.

Mais, bien loin d'être une force, c'est une faiblesse. Car on ne peut alors répondre à ceux qui défendent la supériorité d'une race sur une autre, les racistes, qui auront, ne vous en déplaise, le bon sens pour eux en affirmant l'existence de races.

Alors qu'il est aisé de montrer, quand on admet l'existence de races au sens où Roger Felts les définit, que rien ne vient démontrer une hiérarchie entre elles.

Quant à l'argument «les scientifiques ont abandonné la notion de races», il est simpliste :

> les scientifiques ont abandonné le mot

> ils ont démontré qu'il y avait continuité entre les hommes. Ce qu'on peut faire sans être généticiens en alignant des des hommes de l'éthiopien ayu norvégien en superbe dégradé.

> les scientifiques parlent de phénotype et de génotype, qui sont moins connotés, mais la différence de fond n'est pas grande

Je considère que la culture est bien plus importante que l'ethnie, mais si vous niez l'ethnie, vous ne comprendrez pas pourquoi un Congolais aura plus de mal à s'intégrer en Norvège qu'un Polonais.

J'avoue que la négation des races est englobée dans une attitude qui m'irrite : l'angélisme. A nier les problèmes, à nier les difficultés, les hostilités, les point d'achoppement, on ne risque pas de les résoudre, d'y trouver des solutions.

Je déteste ces tabous : ils confortent nos «belles âmes» dans leur bonne conscience, leurs oreilles sensibles n'étant point écorchées par des mots qui leur déplaisent, mais ne résolvent aucun problème.

Si vous plongez un blanc au milieu de dix noirs, vous aurez beau expliquer que les races n'existent, ça m'étonnerait que ça lui soit d'une grande aide. Par contre, expliquer que sa différence n'est pas une raison suffisante pour lui taper sur la tronche, peut-être.

Les mauvaises idées resurgissent sous d'autres atours. La meilleure preuve en est que l'anti-sionisme d'une certaine extrême gauche n'est que de l'antisémitisme remis au goût et au vocabulaire du jour.

Ce n'est pas avec des tabous qu'on les combat, mais en ferraillant.

Je crois qu'on peut lorsqu'on est sans peur et sans reproche :-) parler des races et combattre le racisme.

Écrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Je m'disais aussi...

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

Je répondais à la vraie Sylvie Huguet.

Écrit par : catmano | 12 juillet 2008

@ Roger Felts: not so bad ! - pardon pour tant de désinvolture !

Pour ce qui est d'être sûr d'avoir toujours raison, je ne sais pas... Schopenhauer ? Ou Femme Actuelle ? Schop' est plus amusant, il faut le dire - Femme Actuelle est un piège à vous précipiter dans des angoisses indicibles.

@ d'autres : d'où le remarquable intérêt - et si - de certains points des vouno programmes de français - Et vos chères têtes blondes et brunes et rousses et rasées et mal peignées et tressées apprennent deux trois trucs que vous pourriez leur piquer, ça éviterait de s'embarquer dans des vasouilleries qui finissent par engloutir leur monde:

- Ils apprennent qu'un mot possède une dénotation ( c'est le sens du dictionnaire ) et une connotation ( c'est le sens affectif, culturel etc ) associé à ce mot. Pour le très connoté mot 'race', il y a pb tel qu'on crut bon de supprimer l'emploi du mot pour le remplacer par celui d'"ethnie", qui semble présenter moins d'apports affectifs au sens bête et strict.
Mr Felts propose de rester sur la dénotation, et montre qu'elle n'a aucun intérêt. Les autres se bombardent à coup de connotations, et nous v'là repartis dans les heures sombres d'avant et les prédictions dramatiques des Diseurs de Malaventure, intérêt intellectuel nul, tout un chacun sait ça.

Et donc, vos enfants savent, eux, que leurs parents très chéris s'embourbent dans les connotations d'un mot qd ils se mettent à discuter et à s'énerver, surtout quand en face il y en a des qui s'obstinent à réduire ce mot à son sens strict, hors tout affectif.

- Ils apprennent itou, - ce qui fit pousser ici par d'aucuns des cris d'orfraie - qu'il y a différents types d'argumentation, basées sur des ressorts différents.
La démonstration, et zop, on raisonne, on scientifise à fond.
La persuasion, et zop, on ne raisonne plus du tout, on fait semblant, et on joue à plein dans le sentiment ( et dans les connotations des mots ). Ici, sur le grand thème cacatoique du racisme, on est dans la persuasion à plein vent, et ça y va dans la mauvaise foi, l'amplification, l'appel au coeur, au porte-monnaie, à madame Irma pour les prévisions catastrophiques et tout.

Et vos mômes, dont le niveau baisse, ils arrivent plutôt bien à vous dire quand qq'un se lance à corps et âme perdus dans les délires de la persuasion. Et ils se cassent, les gamins ignares, pa'ce qu'ils apprennent aussi que, dans ce cas-là, ça donne, entre les participants, une situation qui ressemble à la guerre des tranchées, et ça s'enferre chacun chez soi : on est chez les Tousdec.

L'autre camp, celui des Yaka, s'obstinant lui à expliquer, en se disant que, mais si madame, si on arrive à se placer dans le camp de la raison, toutes ces envolées sentimentales se casseront la figure, et qu'on pourra ranger les armes. Bon, sont aussi glands, les Yaka, c'est pas le pb, c'est juste une question de style.

Mr Felts me semble bien faire partie des Yaka, pris en plein cyclone dans la région Tousdec. Salutations, Mr Felts.

Écrit par : Milady | 12 juillet 2008

Allez, pour détendre l'atmosphère, parce que certaines valeurs sont universelles :

http://www.youtube.com/watch?v=-ogWgRAAE5I

Le plus marrant est que cette chanson n'est pas dans Shakespeare.

Écrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Milady pouvez-vous traduire le fond de votre pensée, si pensée il y a bien sûr?

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Claude Levi-Strauss dans la préface de "Le Regard éloigné" (Plon, 1983) :


« [En 1971 devant l’UNESCO] je m’insurgeais contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme défini au sens strict et des attitudes normales, légitimes mêmes, et en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus, de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé, l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au dessus de toutes les autres, et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative n’autorise certes pas à opprimer ou détruire les valeurs qu’on rejette ou leurs représentants, mais, maintenue dans ces limites, elle n’a rien de révoltant. Elle peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement.

Si, comme je l’écrivais dans Race et histoire, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi ; elles ne s’ignorent pas, s’empruntant à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité. Tout cela devait être rappelé, et plus encore aujourd’hui où rien ne compromet davantage, n’affaiblit de l’intérieur, et n’affadit la lutte contre le racisme que cette façon de mettre le terme, si j’ose dire, à toutes les sauces, en confondant une théorie fausse, mais explicite, avec des inclinations et des attitudes communes dont il serait illusoire d’imaginer que l’humanité puisse un jour s’affranchir ni même qu’il faille le lui souhaiter: enflure verbale comparable à celle qui, lors du conflit des Malouines, a entraîné tant d’hommes politiques et de publicistes à dénommer combat contre un vestige du colonialisme ce qui n’était en fait qu’une querelle de remembrement. »

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Je dis que tous les mots ont deux faces : dénontation ( dico) et connotation. ( Que les enfants apprennent tous cela - ça je le dis au passage, pour ceux qui brâment sans cesse sur le niveau qui baisse baisse baisse )
Je dis que certains ne prennent qu'une face d'un mot pour causer.
Je dis que cette attitude relève de la persuasion, c'est à dire, d'un argumentaire basé sur le sentiment et pas sur la réflexion.

Je dis que FLets a du courage de venir essayer d'expliquer tout cela sur un mot comme Race.

Ca vous va, madame Huguet ?

Écrit par : Milady | 12 juillet 2008

Pendant qu'on parle ...des nouvelles de JPB : il a rasé sa moustache


http://www.reflexstock.com/index.cfm?/imageDetails_en&imgid=4394854&extIntCode=0

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Désolée Milady, j'avais parfaitement compris votre post. La demande d'explication émanait de quelqu'un d'autre, qui s'amuse depuis quelque temps à piquer les pseudonymes et les noms réels des participants. Au début, ses interventions étaient d'un tel niveau que personne ne pouvait s'y tromper. Maintenant, le troll semble avoir changé de stratégie

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Je décline par avance toutr responsabilité en cas de formulation discourtoise ou agressive qui serait mensongèrement signée de mon nom.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

D’accord pour dénotation et connotation. A quoi s’ajoutent quelques mots au sens « glissant » : ainsi de Français, de populaire…
Que signifie Français ? que signifie « quartier populaire » ? Il s’agit moins alors d’une histoire de connotation que de la concurrence de deux sens différents, parfois « opposés ».
Le mot « Français » n’a pas le même sens
Dans la bouche de celui qui est naturalisé : « mais je suis français »
Dans la bouche du raciste « moi, je suis français monsieur »
Dans la bouche d’un de nos élèves « sale Français »


Les considérations scientifiques sont de peu de poids en la matière. Je crois qu’un intervenant le rappelle plus haut mais, le monde est si complexe, notre paresse si grande et notre durée de vie si limitée que nous ne percevons jamais le monde qu’à travers des clichés, des lieux communes, des stéréotypes (ou le sens commun si vous voulez). Par souci d’économie de temps et de réflexion , notre vision du monde est structurée par des stéréotypes. Ouvrez n’importe quel ouvrage de vulgarisation sur les clichés/stéréotypes , vous verrez. C’est, j’en conviens, malheureux, mais c’est ainsi. En somme, le Soleil continue toujours de tourner autour de la Terre et il y a toujours des races.

Ex :

Stéréotypes et clichés : Langue, discours, société par Ruth Amossy et Anne Herschberg Pierrot



Ce n’est pas la peine de ramener les « heures sombres de l’histoire ». Sans remonter à l’Antiquité , il suffit de se souvenir de la « limpieza de sangre » en Espagne (ou au Chili, partout où ils ont mis les pieds ) , de rappeler que beaucoup de mouvements indépendantistes sont d’essence raciste(Basque) , que des mouvement de libération des minorités, des mouvements religieux le sont aussi (Nation de l’Islam par exemple) etc
La race n’a pas de réalité scientifique néanmoins elle a structuré, et elle structure encore pour certains, l’Histoire, la pensée et la manière de voir : c’est aussi une forme de réalité .

Écrit par : uncertain | 12 juillet 2008

toutE

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Merci Milady, maintenant je me sens un vrai faucon

SLetf

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

Sarah, le court commentaire signé de mon nom et où il est fait allusion au fondement de votre pensée, n'est pas de moi mais d'un individu que je ne connais pas, même s'il s'honore de vouloir porter mon nom.
R.F.

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

Pour une fois je suis en désaccord avec Roger Felts. N’étant pas moi-même biologiste, je dois m’en tenir à ce que fait tout universitaire face à un problème qui ne concerne pas son domaine de recherche : s’en remettre à l’accord de la communauté scientifique. Et la définition de « race » (ou « variété ») qui, à ma connaissance, fait aujourd’hui l’unanimité des biologistes (spécialistes de la systématique) est celle que j’ai donnée : les races sont le produit d’une sélection artificielle. Cela n’a rien à voir avec l’existence de groupes humains qui présentent certaines caractéristiques communes du point de vue génétique : ainsi la dose de mélanine qui a fortement diminué lorsque l’homme s’est peu à peu éloigné du continent africain : les Noirs n’ont pas plus de mélanine que nous, c’est nous qui en avons moins qu’eux. Ou le rhésus des Basques. Tout cela est parfaitement étudié par la génétique des populations et, sauf découverte très récente qui m’aurait échappé, je ne connais pas de thèse alternative suscitant l’adhésion d’un nombre significatif de biologistes et de généticiens. Je considère donc que toute tentative pour définir la « race » d’une autre façon relève de l’idéologie. Cela n’a rien à voir non plus avec les ethnies et les cultures. Je partage sur ce dernier point la thèse, politiquement peu correcte, que Lévi-Strauss (100 ans déjà) développe dans « Race et culture ». Ce n’est pas pour rien que ce livre, contrairement à « Race et histoire », n’est jamais étudié en terminale…

Revenons au sujet initial tout en restant sur le terrain de la biologie. Pourquoi les filles réussissent-elles mieux que les garçons ? La réponse semble évidente : parce qu’elles sont plus intelligentes. La question alors rebondit : pourquoi sont-elles (statistiquement) plus intelligentes ? On peut s’en tenir à la réponse dantesque : elles ont l’intelligence de l’amour : « Donne ch'avete intelletto d'amore... ». Mais on peut aussi essayer d’aller plus loin. Est-ce que cette aptitude au fin’amors ne relèverait pas elle-même de la génétique ? Simple hypothèse car je ne suis pas biologiste, etc. Mais il est aujourd’hui reconnu que l’homme préhistorique était bien plus intelligent que l’homme occidental civilisé. Idem pour les quelques primitifs qui n’ont pas encore été exterminés par les deux vagues de la mondialisation, la plupart des peuples africains, etc. Toujours la sélection naturelle… Je me demande donc s’il est scientifiquement envisageable que les femmes, immergés dans un milieu plus hostile que les hommes, aient pu développer et se transmettre entre elles des caractères génétiques particuliers. Si on s’en tient à une transmission mendélienne, c’est impossible. Mais en tenant compte de l’ADN mitochondrial ? Pourrait-il produire une adaptation particulière à des phénomènes d’ordre culturel ? Ce ne serait pas la première fois que la culture aurait une influence sur le patrimoine génétique : cf, la savoureuse histoire des crabes-samouraïs que je vous raconterai si j’ai le temps.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 juillet 2008

pour rire un peu(à prendre au second degré)
http://www.dailymotion.com/relevance/search/y%2Ben%2Ba%2Bdes%2Bbiens/video/xzwcc_clip-yen-a-des-biens_music

Écrit par : didiersuper | 12 juillet 2008

« Quand le jeune Alain Finkielkraut, le jeune Emmanuel Levinas, le jeune Cavanna ou le jeune Reggiani, et tant d'autres obscurs français d'aujourd'hui sont arrivés chez nous/vous, nous/vous leur av-ons/-ez offert de belles valeurs et des ouvertures sociales par leur mérite en leur fournissant tout le matériel scolaire de base nécessaire. »

Hum n’idéalisons pas trop tout de même

Écrit par : uncertain | 12 juillet 2008

lieux commUNS

Écrit par : uncertain | 12 juillet 2008

Finkielkraut :émeutes sociales , non , raciales :

http://fr.youtube.com/watch?v=8v1NxkD76tk&feature=related

Immigration , racisme , identité :

http://fr.youtube.com/watch?v=_Z6LNjyVwH0

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Tiens , au fait : vous connaissez la loi de Godwin ? Si l’on continue à discuter de race ça pourra toujours vous servir.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin


Ps : Du point de vue de Godwin Meirieu semble être l’équivalent d’Hitler ici

Écrit par : uncertain | 12 juillet 2008

Ça serait quoi ? encore l’histoire du cerveau féminin et du cerveau masculin ? une manière de battre en brèche le « on ne naît pas femme… »

L’hypothèses (et les auteurs qui la soutiennent) est-elle crédible ? Bonne question en fait tiens…

Écrit par : uncertain | 12 juillet 2008

- Les affirmations de Pedro Cordoba comme quoi les races chez les animaux serait exclusivement le fruit de l'activité humaine sont hautement contestables.

Ecrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

Incontestables, Monsieur Felts! Je ne sais quel savant vous a formé aux notions d'espèce, sous-espèce et variété ni quelle est votre formation universitaire mais, je le maintiens, les races animales sont strictement le fruit des sélections humaines, d'un gros travail de croisements consanguins suivis de retrempe. Certaines races aux effectifs insuffisants ou recréées après disparition ont énormément de peine à se fixer. Dans les portées de griffons bleus de Gascogne ressortent systématiquement les bleus de Gascogne qui ont été utilisés pour recréer la race. Les sélectionneurs se sont arrchés les cheveux pendant quinze ans. Le livre des origines est encore ouvert d'ailleurs. Outre les qualités physiques, les races déterminent aussi bon nombre de caractéristiques psychologiques et on ne fera jamais d'un bichon maltais un chien d'arrêt ou de berger.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Réponse à Pedro Cordoba
N'étant pas biologiste mais de formation médicale et scientifique, j'ai une certaine méfiance vis-à-vis de l'accord unanimiste de la communauté scientifique quand elle débat d'un problème aussi “connoté” que la race… La position officielle actuelle est une “reconstruction” sur la base des errements de la période coloniale et surtout nazi, en grande partie idéologique (plus jamais çà). Il serait surprenant que la nature (là où la main de l'homme n'a pas encore mis les pieds) ne propose pas des espèces qui en fonction de condition de vie plus ou moins variables présentent des caractéristiques différentes transmissibles génétiquement, donc races différentes, mais espèce commune car conservant la capacité de se reproduire avec l'autre race si le hasard de la vie les faisait se rencontrer… Ce que l'homme fait artificiellement depuis quelques centaines d'années ne croyez vous pas que la nature ait pu le faire naturellement en quelques centaines de milliers d'années ? Et ce n'est pas une cohorte de scientifique qui peut s'arroger de dire au bout de quelques années les nouvelles tables de la loi. Les scientifiques nazi étaient pleins de fatuité. On n'est pas forcé de faire comme eux en tordant le bâton dans l'autre sens…

J'ai connu une époque où le discours officiel sur l'origine de la schizophrénie était de privilégier le trouble de la relation de la mère à l'enfant… Et l'équipe médical se transformait en tribunal pour faire comprendre quinze ou vingt ans plus tard à la “mauvaise mère” que si son enfant en était là c'est que sa responsabilité était vivement engagée.
Depuis la position officielle a changé : le dysfonctionnement des neuro transmetteurs a remplacé la mauvaise mère.
Je continue quand même à penser que l'aspect relationnel a une grande importance dans le traitement de cette maladie.

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

merci, Amélie, pour les vidéos de Finkielkraut. Son courage et sa lucidité sont réconfortants.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Amélie, si vous voulez des interventions de Finki allez sur


http://www.dailymotion.com/prince_de_conde

je vous préviens d’avance : vous allez y trouver des intervenants assez gratinés ainsi que des vidéos pas vraiment catholiques ( par exemple les itw de l’inénarrable Lugan)

Écrit par : uncertain | 12 juillet 2008

Dobolino, le monde animal ne se limite pas aux animaux d'élevage et le monde qui pense à un professeur agrégé de lettre et à un vétérinaire.

RF

Écrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

Ma formation professionnelle m'a enseigné à utiliser le mot race dans un cadre très strict et très précis et je m'y tiens. Je ne rencontre rien de pareil aux standards stricts, dictés par l'homme, du PSA ou de la vache normande dans l'espèce humaine. Le bichon maltais est un petit chien de compagnie au caractère doux et gai, docile, la vache normande produit un lait aux Taux protéîques et butyreux élevés. Le PSA, champion des champs de course, est inutilisable en trot attelé et ne traverserait pas sans dommage pour ses tendons et ses articulations les Alpes ou les Pyrennées chargé comme un baudet.
On peut être africain et nul en athlétisme mais je n'ai jamais rencontré un bichon agressif ou un PSA champion de labourage.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Dobolino, le monde animal ne se limite pas aux animaux d'élevage et le monde qui pense à un professeur agrégé de lettre et à un vétérinaire.

RF

Ecrit par : Roger Felts | 12 juillet 2008

D'accord sur tout, par pitié!

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2008

"Décidément il nous saoule ce troll à deux sous !"

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 juillet 2008

Joli contrepet!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

Et encore un merci à Pedro! J'aurais aimé vous avoir comme prof!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

Là , il est excellent Finkie , lorsqu'il évoque la dégoulinante bonne conscience etc...


http://www.dailymotion.com/prince_de_conde/finkielkraut/video/x3twu7_finkielkraut-contre-le-nouvel-obs_politics

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

C'est sur le lien donné par uncertain que j'ai trouvé Finkielkraut contre le Nvel Obs .
Merci , uncertain ! Je n'ai pas encore exploré les intervenants gratinés , mais je n'y manquerai pas !!

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Là , il est excellent Finkie , lorsqu'il évoque la dégoulinante bonne conscience etc...


http://www.dailymotion.com/prince_de_conde/finkielkraut/video/x3twu7_finkielkraut-contre-le-nouvel-obs_politics

Ecrit par : Amélie | 12 juillet 2008

Absolument remarquable, en effet (c'est habituel chez lui, d'ailleurs)! Merci Amélie.

Écrit par : Manu | 12 juillet 2008

On peut être africain et nul en athlétisme mais je n'ai jamais rencontré un bichon agressif ou un PSA champion de labourage.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

En même temps il est assez rare d'être d'origine africaine subsaharienne et d'être blond aux yeux bleus et clair de peau ...

Dans un continuum il est vain d'espérer fixer des limites strictes.
Néanmoins, l'expérience prouve que l'on reconnait en général assez facilement les personnes d'origine africaines de celles asiatiques, que les pygmées sont souvent plus petits que les norvégiens etc.

Qu'on appelle ça race ou n'importe quoi d'autre, il n'est reste pas moins qu'il existe des types physiques humains correspondant de manière plus ou moins précises à des groupes ethniques.

C'est juste du bon sens, si le mot race vous défrise on en choisit un autre et la querelle est close ...
Il faut être d'une sacrée mauvaise foi pour faire le lien entre ces remarques et la hiérarchiqation abjecte des communautés humaines.
Les éthiopiens sont globalement plus aptes à la course de fond que les européens pour autant je n'en déduis pas qu'ils sont "meilleurs" que nous, juste ... ils courent plus vite.

Vous évoquiez fort justement l'intervention humaine par sélection des géniteurs ayant abouti aux races canines.
L'isolat de population animales avec pression adaptative du milieu (les célèbres pinsons par exple) aboutit au même résultat, ce n'est le plus souvent pas de la spéciation car les bestioles restent interfertiles.
On peut mettre en regard les systèmes humains fortement endogamiques qui ont eu les mêmes effets.
En Afrique de l'Ouest, les populations se reconnaissent au premier regard avec un faible taux d'erreur. Les physionomies des peuhls, bozos, bamana, sonraï, etc. sont suffisemment typées autour d'un "standard" commun pour qu'ils soient identifiables avec un peu d'expérience.
Je sais pas quel mot il est de bon ton d'utiliser dans ce cas, mais c'est un fait que ces communautés de personnes partagent non seulement une culture mais aussi un aspect physique particulier. Evidemment tout ça avec une variation autour de la tronche moyenne.

Mettre en regard le résultat de l'obstination d'éleveurs (qui interdisent la reproduction aux adultes qui ne correspondent strictement aux canons) avec la similitude globale des populations par ethnie n'a pas de sens.
Du coup si vous utilisez cette définition du mot "race" alors bien entendu pas possible de l'appliquer à l'humanité.

Pour ce qui est du comportement des chiens, faudrait que les vétos se mettent d'accord.
Les uns expliquent : "Les pitbull méchants le sont parce qu'ils ont des mauvais maîtres" (donc l'agressivité est acquise).
Vous nous dites : "Jamis vu un bichon agressif" (donc la non-agressivité est génétique).
J'ai pas de chien et donc pas d'avis ...
Le comportement de l'être humain est tellement influencé par son milieu et son histoire que même s'il existait des prédispositions génétiques (ce qui reste à prouver) leur influence serait sans doute non mesurable.
Du coup le parallèle est non significatif.

Ceci dit même si j'ai tendance à penser qu'il existe des "races" (ou autre mot qui vous plait mieux ...) dans l'espèce humaine ça m'en fait une belle ...
Faut avoir du temps à perdre pour tenter de les catégoriser comme on le faisait dans les bouquins coloniaux debut XXème ...

Écrit par : Zorglub | 13 juillet 2008

"je souhaiterais voir partout des noirs en crêtes et rangers, des gays en gangsta-rap"
Ecrit par : Steppenwolf

Renseignez-vous, ou sortez vous promener un peu : ça existe déjà, et depuis longtemps.
Le gangsta-rap, c'est comme l'Education ou l'armée : bien sûr qu'il y a des homos là-dedans, mais officiellement il n'y en a aucun, évidemment.

Écrit par : Jeremy | 13 juillet 2008

Il y a encore des gens qui dialoguent avec Frank Boizard ? Arrêtez de l'embêter, ce pauvre Frank, il n'a pas encore fini de lire le dernier numéro du Cri du contribuable, il entame à peine le dernier exemplaire de la Nouvelle Revue d'Histoire (qu'il qualifie lui-même de très à droite), et il a encore trente-quatre articles du Monde à éplucher pour voir s'ils ne diraient pas du mal des socialistes, ou, mieux encore, des écologistes.

Écrit par : Jeremy | 13 juillet 2008

"Le comportement de l'être humain est tellement influencé par son milieu et son histoire que même s'il existait des prédispositions génétiques (ce qui reste à prouver) leur influence serait sans doute non mesurable."

Ecrit par : Zorglub | 13 juillet 2008

C'est cela qui est important, et qui pourrait avantageusement clore cette polémique, en attendant la prochaine note! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2008

Jeremy, vous oubliez que je lis aussi Mein Kampf et que je ne porte que des chemises brunes.

Écrit par : Franck Boizard | 13 juillet 2008

Vous oubliez aussi que j'écoute avec plaisir les videos que Finkielkraut postés par Amélie et que j'attends avec impatience le défilé du 14 juillet pour y laisser libre cours à mon militarisme (tout en rotant ma Kro).

Écrit par : Franck Boizard | 13 juillet 2008

Influence du milieu et de l'histoire.

J'épluche les délibérations du Conseil municipal de mon village natal ,en me limitant au vingtième siècle, pour comprendre mes parents,et sutout mon père qui aurait pu être mon grand-père dont les silences, les colères, les souffrances et les engagements suscitaient à la fois admiration et moquerie. Il a toujours défendu l'instruction, la faculté d'exercer son jugement en l'exprimant par une parfaite maîtrise de la langue sans oublier le respect de la personne.
Les délibérations ne disent pas tout ,se taisent même . Pendant l'occupation elles se limitent à quatre par an. Mon père n'est plus au Conseil. J'ai su par d'autres sources qu'il s'occupait aiutrement.
J'en suis à 1949.L'histoire suit son cours.

Un jeune instituteur rescapé de la déportation est arrivé au village l'année de ma naissance. en 1946. Il a lu Freinet se débrouille pour acheter une imprimerie et lance le journal scolaire de l'école tout en exigeant l'apprentissage des leçons et le silence car la classe unique et mixte comporte plusieurs niveaux . C'est ainsi. C'est le milieu rural, c'est l'époque. Les délibérations restent discrètes sur la question scolaire mais on récompense les élèves reçus au fameux" certif". Les livres de prix sont achetés avec l'argent du legs d'un habitant qui a perdu son fils unique à la première guerre . Bientôt tous les reçus du canton pourront aller voir la mer à Dieppe ou au Tréport.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 juillet 2008

""La loi de Godwin est un adage, partie du folklore Usenet, énoncé en 1990 par Mike Godwin : « Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler s'approche de 1[1]. » Dans un débat, donner un point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu'il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin



Explications
« Bravo, vous avez gagné 1 point Godwin.
Vous pouvez aller le découper au burinsur votre écran... »

Cette « loi » s'appuie sur l'hypothèse selon laquelle une discussion Usenet qui dure dans le temps amène peu à peu les esprits à s'échauffer et à remplacer les arguments par des insultes, ou à utiliser des arguments ou des analogies extrêmes. L'exemple le plus courant consiste à effectuer un rapprochement avec le nazisme, soit en comparant le thème de la discussion avec une idéologie extrémiste, soit en traitant son interlocuteur de nazi. "

Mais Finkielkraut comme Muray ont très bien expliqué cette posture qui n'est rien d'autre qu'un moyen de masquer le manque d'arguments. La gauche a agité l 'épouvantail Le Pen
pour cette raison-là . Mais cette tactique est obsolète et range définitivement celui qui l'utilise dans le clan des ringards chasseurs de nazis imaginaires .

Ici , les points Godwin pleuvent dès qu'on écrit les mots : France , immigrés , islam , races , racisme anti-blanc ...
Ici , on aime la novlangue , on ne veut pas voir la réalité , parce qu'on en a peur .

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2008

Commentaires de Zorglub…
j'aurais adhéré assez fortement aux commentaires de Zorglub, s'il n'avait pas cru bon d'ajouter une conclusion qui caricaturait et dénaturait l'essence de son texte. Voulait-il retomber dans un pseudo unanimisme de mauvais aloi en écrivant :
"Le comportement de l'être humain est tellement influencé par son milieu et son histoire que même s'il existait des prédispositions génétiques (ce qui reste à prouver) leur influence serait sans doute non mesurable."
Il retombait dans les errements du mépris du biologique, vil sujet par rapport aux considérations faites sur le milieu, l'histoire, le social… et pourquoi pas le sociétal !
Il faudrait quand même arriver à réaliser que le “produit” humain est un compromis complexe de tout ces facteurs et privilégier (ou exclure) unilatéralement l'un par rapport aux autres, c'est courir le risque de graves erreurs d'analyses et de gestion politique.
Les fascistes ont privilégié le biologique… Ils avaient manifestement tout faux.
Une certaine gauche, en ne lui accordant pas une juste place et en faisant semblant de croire que tout passe par le milieu, l'histoire, le social se plante, à mon avis un peu trop souvent !
Justification de mon propos : Christoffe Sibille qui est le représentant patenté, le prototype, l'exemplarité de cette gauche là sur ce site, a immédiatement approuvé la conclusion de Zorglub… CQFD
R.F.

Écrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

Ecoutez aussi ( à 2:19 ) ce que dit finkie sur le sujet donné au bac français à parir de la chanson LILI de Pierre Perret . J' avais , lors de la réunion d'harmonisation , critiqué de la même façon ce choix devant l'assemblée des profs chapeautée par 2 inspecteurs : on s'est offusqué de mon intervention !
Voilà le courage des professeurs , ou alors c'est qu'ils ne voyaient pas de mal à demander aux petits français de cracher sur la France ,au nom des sacro-saintes repentance et auto-flagellation !!!


http://www.dailymotion.com/related/x5wkf6/video/x1qd58_finkielkraut-contre-pierre-perret_politics

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2008

Très juste , Roger Felts . J'ai oublié dans la liste des mots qui vous placent dans le camp du Mal absolu , dans le camp des nazis , les mots "génétique" et "biologique" .

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2008

Hélène Charpentier, très chère, avalez quand j'éjacule.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Franck , embrasser, un jour de 14 juillet, la dictature algérienne et son chantage permanent , ressemble, pour moi, plus à une défaite qu'à une fête !

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2008

Le dernier lien donné par Amélie vous intéressera Jeremy puisqu'il revient sur notre débat s'il doit y avoir enseignement de l'homophobie à l'école.

Écrit par : Franck Boizard | 13 juillet 2008

En fait, Roger Felts, à la relecture je vous donne partiellement raison !

Par souci du politiquement correct j'ai cru bon de montrer ma distance définitive par rapport aux thèses eugéniste souvent suggérées par la prise en compte de la génétique dans le comportement humain.

Le fond de ma pensée est heureusement un peu plus élaboré.

On naît avec un POTENTIEL génétique comportemental qui prédispose plus ou moins à l'agressivité, la timidité, l'organisation efficace du cerveau (pour ne pas dire l'intelligence) etc.
MAIS, le fonctionnement humain (et sans doute pas celui du chien ...) est suffisamment complexe pour que l'influence du milieu puisse modifier fortement cette susceptibilité.

Il n'en reste pas moins que, placé dans un même milieu castrateur et inhibant, un môme possédant le potentiel génétique à la timidité deviendra un plus beau légume que celui qui était doté d'une tendance à l'agressivité.

Ma remarque était destinée à bien montrer qu'en aucun cas je n'envisage qu'il existerait un potentiel initial COMPORTEMENTAL lié à l'appartenance à un groupe ethnique (ou ... race) !

Pour les aptitudes physiques, il serait dérisoire de nier le fait génétique.
Néanmoins, même avec un fort potentiel sportif initial, un peu de dénutrition (ou de suralimentation à la junk food) amène facilement un gosse à devenir une épave ...

Enlevez la parenthèse malheureuse "(ce qui reste à démontrer)" ...
Il était 3h et je me suis laissé allé à la bienpensance !
Le sujet est tellement polémique que le point Godwin (que j’évoquais également très antérieurement au sujet du comportement des militant RESF) est vite atteint !

Écrit par : Zorglub | 13 juillet 2008

Le camp des nazis? Vous poussez un peu loin Amélie.

Écrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

Cette histoire de races est la fois le passé et l'avenir.

Le passé car les théories eugénistes et racistes sont discréditées.

L'avenir, car pour la première fois, les progrès de la génétique vont permettre de créer des races humaines au sens où on entend «race» chez les animaux (la comparaison de Dobolino avec le bichon, hors sujet aujourd'hui, pourrait être d'actualité dans vingt ans).

C'est effrayant et l'on n'en parle que très peu en France.

Nous critiquons les Américains, mais au moins, les cellules souches et la génétique étaient un des sujets du dernier débat présidentiel. Je n'ai pas entendu semblables propos entre N. Sarkozy et S. Royal.

Écrit par : Franck Boizard | 13 juillet 2008

A Roger Felts

C'est bien pourtant ce qui est constamment suggéré à ceux qui ne partagent pas ni ne parlent la doxa de la bien-pensance , lorsque par les cris d'orfraie poussés ou les mots "nauséabond", "moisi" , "les heures les plus sombres de notre histoire ", on veut imposer le silence aux contre-venants !!

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2008

La femelle Bonobo est un Homme comme les autres.

Écrit par : tous ensemble..... | 13 juillet 2008

A Amélie :

Le commentaire suivant, signé de mon nom n'est pas de moi :

" Le camp des nazis? Vous poussez un peu loin Amélie. "

Manifestement, le semeur de discorde tape à tous les nivaux… Pour l'instant je n'ai pas eu droit au libidineux !

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

Extrait des nouveaux programmes del'école primaire:

"C’est en proposant aux élèves un enseignement structuré et explicite, orienté vers l’acquisition des savoirs de base, et en leur offrant des entraînements systématiques à la lecture, à l’écriture, à la maîtrise de la langue française et des mathématiques, ainsi que de solides repères culturels, qu’on les préparera à la réussite. Le véritable moteur de la motivation des élèves réside dans l’estime de soi que donnent l’apprentissage maîtrisé et l’exercice réussi."

Pouvions-nous souhaiter mieux?

Écrit par : Jean | 13 juillet 2008

Il y a encore des gens qui dialoguent avec Frank Boizard ? [...]

Ecrit par : Jeremy | 13 juillet 2008

Ben oui, il y a des gens qui dialoguent avec Frank Boizard.

Décidément, même sous un humour apparent, chaque intervention de Jérémy pue le fascisme à 15 km.

Continuez Franck, vous êtes lu. Et avec intérêt en plus, n'en déplaise à certains : il n' y a pas de "il faut penser ceci ou il faut penser cela".

Ça commence à bien faire ce petit terrorisme intellectuel. Non mais sans blague.

Écrit par : Manu | 13 juillet 2008

Nous nous demandions il y a quelques semaines comment les instituteurs occupaient leurs trente heures de classe jusqu'à la suppression du samedi après-midi et quelles étaient les matières qui perdraient de l'importance du fait des 24 heures de la semaine scolaire des programmes 2008.
Je viens de trouver la réponse dans un livre que j'ai reçu il y a peu et qui est une mine de renseignements et d'enseignements sur la pédagogie mise en œuvre aux débuts de l'Enseignement Public ("Lectures de pédagogie pratique" de F. Brémont, Directeur de l'École Normale d'Instituteurs de Versailles, Delagrave, 1918).
Je vous la recopie ci-dessous, les personnes intéressées pourront faire un comparatif en cliquant sur ce lien :
http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/MENE0813208A.htm

"Les trente heures de classe par semaine sont réparties de telle sorte que l'enseignement du français, dans ses divers exercices, occupe tous les jours, en moyenne et suivant les cours, deux heures ; l'enseignement scientifique, d'une heure à une heure et demie ; l'enseignement de l'histoire et de la géographie, auquel se rattache l'instruction civique, une heure environ ; l'enseignement de l'écriture, une heure dans le cours élémentaire, avec réduction graduelle dans les cours plus élevés ; l'enseignement du dessin, deux ou trois leçons par semaine ; celui du chant, d'une à deux heures par semaine ; celui de la gymnastique, au moins une séance tous les deux jours, dans l'après-midi ; celui des travaux manuels, deux ou trois heures par semaine." (Extrait du rapport sur l'Organisation de l'enseignement primaire, 1900, p 275)

Étonnant, non ?

Écrit par : catmano | 13 juillet 2008

L'avenir, car pour la première fois, les progrès de la génétique vont permettre de créer des races humaines au sens où on entend «race» chez les animaux (la comparaison de Dobolino avec le bichon, hors sujet aujourd'hui, pourrait être d'actualité dans vingt ans).

C'est effrayant et l'on n'en parle que très peu en France.


Ecrit par : Franck Boizard | 13 juillet 2008
Je suis moins pessimiste que vous et si ce phénomène peut se développer au point de créer des clones et non des races (nuance!), il restera marginal et risque d'être voué à l'échec total comme les Lebensborn des nazis. Il y aura toujours des sous-bois accueillants pour les couples illégitimes qui se passeront de l'autorisation des savants pour leurs parties de jambes en l'air avec naissance subséquente de petits lardons humains multicolores, joyeux et libre-penseurs, aussi indisciplinés et variants que leurs robustes ancêtres.
Tous les généticiens sont conscients des risques inhérents à la perte de variabilité génétique dans n'importe quelle espèce et il n'y a pas que Monsanto sur la terre, quelque soit son désir de pouvoir financier.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Très juste , Roger Felts . J'ai oublié dans la liste des mots qui vous placent dans le camp du Mal absolu , dans le camp des nazis , les mots "génétique" et "biologique" .

Ecrit par : Amélie | 13 juillet 2008

Ce sont des mots que j'utilise quasi quotidiennement! Quand on les utilise à bon escient, ils n'ont qu'une connotation scientifique. Cest les "galvauder" qui est dangereux.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

"La femelle Bonobo est un Homme comme les autres."

Ecrit par : tous ensemble..... | 13 juillet 2008

La remarque est bonne! Roger Felts, avez-vous entendu parler de Wattana, la femelle orang-outang du jardin des plantes, élevée avec des Bonobos. A l'état naturel, les orang-outangs ont une vie sexuelle assez pauvre. Contrairement aux Bonobos. Wattana, quand elle a rejoint ses congénères, les a aguichés de manière absolument constante. Comme quoi, "même" chez nos frères animaux, l'inné peut être infléchi par l'acquis de manière absolument évidente.

Mais je conçois très bien, comme je fais partie de ce que vous appelez avec ce que j'imagine être une moue de mépris, (ou la bave??? ;-)) aux lèvres "une certaine gauche", que la remise au goûr du jour d'un certain déterminisme biologique fasse mouiller "une certaine droite".

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2008

"Manifestement, le semeur de discorde tape à tous les nivaux… Pour l'instant je n'ai pas eu droit au libidineux !

R.F."

Ecrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

Ne soyez pas jaloux, ça viendra vraisemblablement!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2008

Hélène Charpentier, très chère, avalez quand j'éjacule.

Ecrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Monsieur ou madame le troll, je vous signale que je suis une femme, mère de famille, totalement dépourvue de tout attribut masculin et ceci sans complexe et avec joie.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Le problème du Bonobo, c'est qu'un croisement avec l'homme ne donne pas de produit, même infertile. Je crois que les nazis ont essayé, non?
Au sujet du mot "race", il a été utilisé de telle façon au XIX° et XX° siècles, à des fins tellement monstrueuses, qu'il me semble qu'on est en droit de le réduire à la portion congrüe, à la définition que j'ai adopté, afin de le libérer de toute connotation déviante? C'est un mot tellement douloureux pour certains.
Catmano a appelé son fils Barthélémy et la première nounou du bébé était une protestante d'un désert du Diois qui n'a pu s'empêcher de s'exclamer: "Un tant vilain nom pour un si joli petit!".

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Et mon grand-père et mon père ont hurlé lorsque je leur ai dit vouloir appeler le deuxième Samuel : "Ah ! Beaucoup trop connoté ! On ne fait pas prendre de risques à un enfant à naître !"

Écrit par : catmano | 13 juillet 2008

Fianlement, il eut mieux valu Nathanaël que Barthélémy...
Au fait, dites-vous Homo sapiens sapiens et Homo sapiens neandertalis ou Homo sapiens et Homo neandertalis? Envisagez-vous comme possible, certain ou impossible le croisement entre ces deux espèces ou sous-espèces? Jugez-vous que Néanderthal a été acculturé par Sapiens ou que Néanderthal a développé une culture parallèle? Monsieur Felts doit bien avoir développé une certitude solide et anti gauche bobo bien pensante sur le sujet? Amélie doit aussi avoir son idée?
J'avoue pour ma part ignorer où en sont à ce sujet nos chercheurs en paléontologie...

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Christophe Sibille à Roger Felts :
“ Comme quoi, "même" chez nos frères animaux, l'inné peut être infléchi par l'acquis de manière absolument évidente.“

Mais qui a prétendu le contraire ? ? ?

Christophe Sibille à Roger Felts :
"Mais je conçois très bien, comme je fais partie de ce que vous appelez avec ce que j'imagine être une moue de mépris, (ou la bave??? ;-)) aux lèvres "une certaine gauche", que la remise au goûr du jour d'un certain déterminisme biologique fasse mouiller "une certaine droite".”
Excusez moi, je voulais écrire une gauche certaine mais je me suis pris les doigt de pied dans l'ordinateur… Ceci dit le mépris et la bave au coin des lévres sont des réactions, mais aussi des propos, qui me sont totalement étrangers. Quand je vous lis, je suis d'accord avec vous dans une proportion de 1 sur 2, je m'interroge 1 fois sur 4 et je m'inquiète (pour la gauche en général, et le monde en particulier) 1 fois sur 5… Le reliquat, c'est pour les pauvres (de nous)…
Je ne sais pas si la remise au goût du jour d'un certain déterminisme biologique a fait “mouiller“ une certaine droite, car je suis de gauche… La vraie, celle qui est matérialiste et qui croit savoir que la libération de l'homme passe par la prise en compte de TOUT les aspects de la réalité.

À Dobolino qui écrit sur “génétique” et “biologique”
"Ce sont des mots que j'utilise quasi quotidiennement! Quand on les utilise à bon escient, ils n'ont qu'une connotation scientifique. Cest les "galvauder" qui est dangereux.“
Maitre Dobolino est passé maitre dans l'utilisation de certains mots et s'institue précepteur, donneur de leçon pour une utilisation correcte et non galvaudée des concepts de génétique et de biologie. Quand on voit, à travers quelques unes de ses descrptions, ce qu'est une pratique vétérinaire, une seule phrase revient à l'esprit : "(heureusement), on n'est pas des bêtes !
Ouf ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

Frank Boizard, vous me donnez une interview de Finkielkraut qui s'oppose au mariage homo et qui commence par "je ne demande qu'à être démenti". Avouez que ça tombe bien.
L'interview est orientée (la première question fait montre d'une ignorance feinte de la part du journaliste, qui ne semble pas savoir que le mariage homo existe déjà ailleurs qu'en France), et elle prouve surtout que Finkielkraut ne dit pas que des choses intelligentes. Lorsqu'il annonce que "la répudiation va réapparaître" à cause du mariage homo, c'est quand même confondant de bêtise, insultant, et ça ruine tous les propos autour (c'est son seul et unique argument). Finkielkraut s'y connaît sûrement moins en droit du mariage qu'en théories de l'éducation, puisqu'il n'a pas l'air de savoir lui non plus que le mariage gay existe déjà ailleurs (sans entraîner de vagues de répudiation, mis à part récemment à Lille, où le mariage homo est pourtant toujours interdit, que je sache), ni que la répudiation n'a pas attendu le mariage homo pour exister. Ignorance simulée, raccourcis erronés, mauvaise interprétation des choses... Il est plus intéressant dans le domaine de l'éducation.
Allez Frank, la cartouche Finkielkraut est grillée : il vous reste Vanneste, Soral et Agacinski. Feu !

"Chaque intervention de Jérémy pue le fascisme à 15 km. [...]
Ça commence à bien faire ce petit terrorisme intellectuel. Non mais sans blague."
Ecrit par : Manu | 13 juillet 2008

Et un point Godwin bien mérité, un ! Valable dans le Café du commerce le plus proche de chez vous, pour obtenir une réduction de 5% sur un abonnemment au Cri du contribuable.

Écrit par : Jeremy | 13 juillet 2008

A Dobolino

Pour Sapiens et Néanderthal, je n'ai pour l'instant aucune position bien tranchée. Et je ne crois pas que j'approfondirai le problème…
Puis-je dire, quand même, que c'est le genre de propos pouvant faire penser à une fuite dans le n'importe quoi.
En toute incertitude !
R.F.

Écrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

En ce moment sur anal+
"history boy"
sympatoche...

Écrit par : toto | 13 juillet 2008

Quelles que soient nos positions respectives sur l'existence ou non de "races humaines", l'essentiel reste que nous soyons tous d'accord sur au moins un point : ne jamais accepter que soit indiquée sur les cartes d'identité et passeports de nos enfants la "race" (ou l'"ethnie") à laquelle ils seraient censés appartenir.

Écrit par : Cyrano | 13 juillet 2008

À Dobolino qui écrit sur “génétique” et “biologique”
"Ce sont des mots que j'utilise quasi quotidiennement! Quand on les utilise à bon escient, ils n'ont qu'une connotation scientifique. Cest les "galvauder" qui est dangereux.“
Maitre Dobolino est passé maitre dans l'utilisation de certains mots et s'institue précepteur, donneur de leçon pour une utilisation correcte et non galvaudée des concepts de génétique et de biologie. Quand on voit, à travers quelques unes de ses descrptions, ce qu'est une pratique vétérinaire, une seule phrase revient à l'esprit : "(heureusement), on n'est pas des bêtes !
Ouf ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

Je vous suis très reconnaissante d'être a priori aussi arrogant à mon égard.Ma pratique vétérinaire est honnête. Je m'efforce au quotidien d'être en adéquation autant que les moyens des maîtres le permettent avec la médecine moderne et je vous avoue que c'est bien ardu et souvent très frustrant. Si vous deviez payer les soins médicaux dont vous êtes l'objet et si vos médecins devaient vous soigner en fonction de vos possibilités financières ou, pire, de l'investissement que votre propriétaire voulait y faire et des mensonges qu'il désirerait entendre pour se dédouanner, ils auraient peut-être besoin de se défouler par la caricature. Vous faites d'ailleurs certainement l'objet de soins médicaux plus attentifs qu'un ouvrier de Montluçon.
Felts, vous vous comportez odieusement à mon égard et je ne crois pas mériter un tel mépris. Voulez-vous que je vous trouve des excuses?

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Le moins évolué est quand même homo paedagogicus. C'est une espèce qui présente beaucoup de caractères d'arrièration par rapport à homo sapiens sapiens. Il a une tendance à compliquer la moindre chose. Son vocabulaire est particulier, il compense en accumulant, par exemple il dira "félin domestique" au lieu de chat.

Il a des pratiques étranges avec ses petits, il rejette tout apprentissage. Il se refuse à répondre à un petit qui lui pose une question. Les anthropologues estiment que cela menace la survie de l'espèce mais certains écologistes dérangés le font se reproduire dans des élevages nommés IUFM.

Écrit par : Lariba | 13 juillet 2008

" Comme quoi, même chez nos frères animaux, l'inné peut être infléchi par l'acquis de manière évidente."

Bien sûr ! Je suppose qu'un bichon maltais (pour reprendre le même exemple), génétiquement "programmé" pour devenir un chien de compagnie affectueux et docile, n'aura pas le comportement attendu s'il n'a pas été socialisé durant les semaines qui ont suivi sa naissance. Et les anmaux sauvages "imprégnés" par l'homme changent de comportement.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 juillet 2008

À Dobolino…

Je note le caractère de dramatisation du débat : “Felts vous vous comportez odieusement à mon égard.”
J'ai simplement dit que vous vous positionnez comme donneuse de leçons (du bon usage des mots biologie et génétique) et que quelques descriptions de votre cru sur une pratique vétérinaire me conduisait à être heureux de ne pas être une bête (domestique), même pas un bichon maltais.
Si cela mérite le qualificatif d'odieux, cela veut dire que les mots n'ont plus aucun sens.
Vous devriez faire votre cette citation d'Oscar Wilde : “L'humour est la politesse du désespoir”…

Écrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

ne jamais accepter que soit indiquée sur les cartes d'identité et passeports de nos enfants la "race" (ou l'"ethnie") à laquelle ils seraient censés appartenir.
Ecrit par : Cyrano | 13 juillet 2008

Vœu aussi pieux que d'imaginer que le passeport biométrique et la carte Vitale à génôme inscrit ne seront jamais fusionnés.

Je vous concède que ne sera pas avant la victoire de John McCain devant Barack Obama.

Écrit par : Steppenwolf | 13 juillet 2008

"Lorsqu'il annonce que "la répudiation va réapparaître" à cause du mariage homo, c'est quand même confondant de bêtise, insultant, et ça ruine tous les propos autour."

Ecrit par : Jeremy | 13 juillet 2008

Indéniablement.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2008

Je suppose qu'un bichon maltais (pour reprendre le même exemple), génétiquement "programmé" pour devenir un chien de compagnie affectueux et docile, n'aura pas le comportement attendu s'il n'a pas été socialisé durant les semaines qui ont suivi sa naissance.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 juillet 2008
C'est exact mais il restera malgré tout plus facile à apprivoiser à l'âge adulte qu'un Berger Allemand, un caniche, un terrier anglais ou un Doberman mis dans le même cas.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

"La libération de l'homme passe par la prise en compte de TOUT les aspects de la réalité."

Ecrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

Certes! Rien à dire là-dessus, et il ne me semble pas avoir dit quoique ce soit qui le contredise.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2008

Vous devriez faire votre cette citation d'Oscar Wilde : “L'humour est la politesse du désespoir”…

Ecrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

C'est bien ainsi qu'il fallait interpréter nos propos acides du 30/06 sur notre métier. Si mon confrère Yann et moi étions ce que nous prétendions être, nous ne viendrions pas ici.
J'ai bien aimé ceci:
"C'est une sorte de revanche du destin que le rire. Il s'oppose au bonheur et à la tranquillité d'âme. L'homme ne peut rire que s'il se considère à sa juste place dans l'univers et cela ne peut se produire qu'à la faveur d'une profonde connaissance de soi-même et d'autrui."
Quelques mois avant d'écrire ceci, l'auteur de ces lignes, Pierre Magnan, m'avait demandé comment j'arrivais à avoir la force de rire de toutes mes épouvantables mésaventures terrestres. A tort ou à raison, j'ai pris pour moi cette conclusion et il ne m'a pas détrompée.
Votre citation me sied à ravir, figurez-vous, et si vous ne me considériez pas du haut de votre piédestal et consentiez à ne pas faire preuve de "racisme" à mon égard, je crois, mon garçon, que vous progresseriez un tantinet.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Christophe Sibille :

Non, écrire : “que la remise au goûr du jour d'un certain déterminisme biologique fasse mouiller "une certaine droite".”
traduit sûrement une fascination positive pour une vision dynamique et socialisante de la biologie…

Mais si Christophe dit qu'une attitude régressive vis-à-vis de la biologie est une position réactionnaire, nous lui faisons confiance pour qu'il mette en acte son engagement… Pour notre part nous l'accompagneront en étant vigilant et critique sur la manière dont le capitalisme mondialisé essaie de tirer à son profit les avancée de la science biologique et génétique.
RF

Écrit par : Roger Felts | 13 juillet 2008

Si vous deviez payer les soins médicaux dont vous êtes l'objet et si vos médecins devaient vous soigner en fonction de vos possibilités financières ou, pire, de l'investissement que votre propriétaire voulait y faire et des mensonges qu'il désirerait entendre pour se dédouanner, ils auraient peut-être besoin de se défouler par la caricature.

Ecrit par : dobolino | 13 juillet 2008
(Vœu aussi pieux que) d'imaginer que le passeport biométrique et la carte Vitale à génôme inscrit ne seront jamais fusionnés.

Je vous concède que ne sera pas avant la victoire de John McCain devant Barack Obama.

Ecrit par : Steppenwolf | 13 juillet 2008

D'ailleurs, ça va tout venir ensemble et les plus jeunes d'entre nous n'échapperont probablement à aucune de ces éventualités. parce que la carte vitale et le passeport biométrique seront fusionnés avec la carte bancaire et reliés à la fiche EDVIGE.
C'est à ce moment là qu'on aura intérêt à ne pas avoir trop d'humour ou de verve si on veut rester en vie.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Jérémy, j’ai pensé à vous . Hier, en feuilletant le bouquin de P-R Ambrogi, « Particularités et finesses de la langue française »(oct 2007, 10/18), je tombe sur l’article « Mariage » qui donne :
n.m. Union légitime d’un homme et d’une femme. Union homosexuelle et non mariage homosexuel.

Il me semble que l’auteur(ou son éditeur) aurait dû être plus prudent.

Écrit par : uncertain | 13 juillet 2008

Tiens, je me demande pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt. Un peu de LFC :
"La race, ce que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça la France et puis c'est ça les Français."

Écrit par : uncertain | 13 juillet 2008

En version intégrale, plus savoureux


« Tiens, voilà un maître journal, Le Temps ! » qu'il me taquine Arthur Ganate, à ce propos. « Y en a pas deux comme lui pour défendre la race française ! - Elle en a bien besoin la race française, vu qu'elle n'existe pas ! » que j'ai répondu moi pour montrer que j'étais documenté, et du tac au tac.
- Si donc ! qu'il y en a une ! Et une belle de race ! qu'il insistait lui, et même que c'est la plus belle race du monde, et bien cocu qui s'en dédit ! Et puis, le voilà parti à m'engueuler. J'ai tenu ferme bien entendu.
- C'est pas vrai ! La race, ce que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça la France et puis c'est ça les Français.
- Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
- T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sages, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie...
- Il y a l'amour, Bardamu !
- Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds.

Écrit par : uncertain | 13 juillet 2008

Au contraire, Jeremy, l'argument de Finkielkraut mérite qu'on s'y arrête, et pas seulement vis-à-vis les homosexuels. N'êtes vous pas frappé par les statistiques de divorces ?

Écrit par : Franck Boizard | 13 juillet 2008

Un petit lien, intéressant...
http://alanganey.blog.tdg.ch/

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2008

Dans un autre style, en faveur de la réconciliation franco-allemande :

"Ici, tant que nous sommes, nous sortons de la même race. Et nous voici, aujourd'hui, entre Européens et entre Occidentaux. Que de raisons pour que, désormais, nous nous tenions les uns près des autres!."

De Gaule, mémoires de guerre.

Écrit par : TotoWeininger | 13 juillet 2008

Guère de boxers, mémoires de gaule.

Écrit par : Steppenwolf | 13 juillet 2008

C'est à ce moment là qu'on aura intérêt à ne pas avoir trop d'humour ou de verve si on veut rester en vie.
Ecrit par : dobolino | 13 juillet 2008

Sauf que la race des pitres, bouffons et autres échansons à courbettes, dont les orbes plongeant vers l'entrecuisson des altesses "de haut lieu" ne soulignent jamais que l'on vient tous d'en-bas, ne s'éteindra jamais.
Ni celle des aventuriers ou des entrepreneurs, qui à ce que je sache, n'ont pas la moindre queue de gène éthique.

Son vocabulaire est particulier, il compense en accumulant, par exemple il dira "félin domestique" au lieu de chat...
... Mais certains écologistes dérangés le font se reproduire dans des élevages nommés IUFM.
Ecrit par : Lariba | 13 juillet 2008

S'agit-il réellement de reproduction ?
A mettre en miroir avec l'exemple donné (par Pedro Cordoba) des crabes-samouraï :
http://books.google.fr/books?id=uXaHOXtS3xQC&pg=PA121&lpg=PA121&dq=crabes+samoura%C3%AF&source=web&ots=lfFpc-7P1M&sig=rev3L3FPboLRBXZ0HFFmQ4EoClQ&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=2&ct=result#PPA121,M1

Écrit par : Steppenwolf | 13 juillet 2008

Une définition - pas trop tôt!

race : En anthropologie, groupement naturel d'hommes présentant un ensemble de caractères héréditaires communs quel qu'ils soient (morphologiques, sérologiques, anatomiques, hématologiques, immunologiques, biophysiques, physiologiques psychologiques, pathologiques). Au contraire de l'acception zoologique qui sous-entend la notion de races pures, l'acceptation anthropologique moderne est relativiste et considère la race comme une catégorie biostatistique. Certains anthropologues contemporains vont, néanmoins, par excès de rigueur et aussi parfois pour des raisons dogmatiques, jusqu'à nier, purement et simplement, le concept de race. On s'accorde généralement à reconnaitre l'existence de trois groupes principaux de races (grandes races correspondant taxonomiquement à des sous-espèces) : les races blanches, les races noires et les races jaunes. Certains auteurs y ajoutent les races primitives.

Dictionnaire français de médecine et de biologie, sous la direction de A. et L. Manuila, M. Nicole, H. Lambert, Masson, 1972, p.479.

Écrit par : TotoWeininger | 13 juillet 2008

Comme ça ne semble pas le lieu pour en débattre, je vous renvoie à mon blog pour mon opinion sur le «mariage» homosexuel :

http://fboizard.blogspot.com/2008/07/le-mariage-homosexual.html

Je n'étonnerais personne je pense en disant que je considère le «mariage» homosexuel comme une de ces stupidités nihilistes dont notre époque est friande.

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Je n'étonnerais personne je pense en disant que je considère le «mariage» homosexuel comme une de ces stupidités nihilistes dont notre époque est friande.

Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Personnellement, j'enlèverais carrément l'adjectif: "homosexuel" de votre phrase, et nous serons d'accord, pour une fois.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

"Le mariage est l’acte public et solennel par lequel un homme et une femme s’engagent l’un envers l’autre dans la durée, devant et envers la société, pour fonder ensemble un foyer. En se mariant, les époux font ensemble une double démarche. Ils acceptent et reconnaissent l’institution du mariage et la loi commune qui la régit, mais en retour, ils demandent à la société de reconnaître l’existence et la valeur de leur engagement mutuel et de leur assurer la protection de la loi."
http://www.mariage.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=16

Christophe, vous tenez tant que ça à ne différencier épouse et maîtresse que par des témoignages de voisinage ?

Écrit par : Steppenwolf | 14 juillet 2008

Merci pour les références, Catmano.
Hier nous sommes allés flâner sur une brocante. Il faisait beau et nous avons bavardé avec quelques connaissances. "La vie est là simple et tranquille." J'ai déniché pour 50 centimes- on voulait même me le donner- un mémento d'histoire de 53 pages pour le Cours de fin d'études primaires de J. Anscombre. L'oeuvre de la III° république est évoquée en proposant des points de repère clairs et précis en donnant dans l'ordre les étapes de l'école de Jules Ferry d'abord gratuite en 1881 pour pouvoir ensuite être obligatoire l'année suivante et devenir laïque en 1886. Sont également citées: la création des bibliothèques populaires, des cours complémentaires, des cours parascolaires agricoles ou ménagers, des écoles professionnelles de commerce et d'industrie, des écoles primaires supérieures ( supprimées sous le gouvernement de Vichy mais ce n'est pas précisé) et des lycées et collèges de jeunes filles. ( tiens c'est le fil de discussion justement !) Les lois sociales, les progrès techniques et sanitaires ne sont pas oubliés. L'oeuvre coloniale est présentée comme une" difficile conquête " et l'Union Française est grande comme 22 fois la France. (La folie des grandeurs n'épargne aucun régime on dirait. ) En 1966 ce n'est plus à jour. Pas un mot sur les scandales financiers, la corruption, les injustices, les conséquences au quotidien de la Grande guerre , le mépris des femmes qui ont sauvegardé l'économie et qu'on oblige à repeupler en les maintenant dans la méconnaissance de leur corps. le Sénat leur refuse le droit de vote. On ne présente que l'endroit. Rien sur la décolonisation ,ses drames, ses atrocités, ses vies gâchées. Allons, allons , je digresse et ce n'est pas au programme.
Revenons au sujet :"Des filles et garçons, y'en a plein les chansons." Ils iront danser "ce soir peut-être" comme le chante Sheila dans "L'école est finie" sous les lampions électriques et s'extasier devant le feu d'artifice.
Dans mon village , en 1925, une délibération donne le détail des festivités prises en charge par la commune : Une feuillette de vin, (un tonneau d'un peu plus de 100 litres) 100 F de saucisson et 60 livres de pain pour le banquet donné après le défilé de 15 H 30 et grand bal gratuit à 21 h. C'est la belle époque. Pas encore de pompiers. La subdivision de 20 sapeurs-pompiers sera créée le 16 novembre suivant pour une durée de 15 ans. La fanfare ce sera pour plus tard vers 1930 quand le village voisin va décider de regrouper les musiciens amateurs de trois communes proches. En 1950, les effectifs atteignent 80 musiciens et l'enseignement du solfège est dispensé l'hiver au domicile de quelques anciens bébévoles qui utilisent le manuel d'un certain " Rodolphe." très progressif paraît-il mais que je n'ai pas encore déniché.
Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 juillet 2008

Comme chantait Jean Ferrat:
"mis à part les curés, personne veut plus se marier"
Le mariage me parait une convention obsolète qu'un PACS amélioré pourrait remplacer avantageusement pour tous les couples qui désirent un statut juridique, fiscal et social dans le cadre d'un engagement à long terme. Si on pouvait se marier d'un clic de souris au lieu d'aller faire le pingouin dans une mairie, ça aurait bien arrangé mes bidons. Ce fut une mascarade éprouvante pour moi. Par contre, un passage systématique, obligatoire et pris en charge chez le notaire ne serait pas superflu et certainement plus utile que le dépistage de la syphillis.
Le mariage religieux ne me dérange nullement et me parait tout à fait approprié à ceux qui ont besoin d'une belle cérémonie fondatrice. Après, s'il s'agit de mariage religieux homosexuel, que les fidèles s'en débrouillent.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Je suis en train de regarder le défilé du 14 juillet. En parlant de racisme, il serait temps de changer la couleur des lacets et des chaussures des légionnaires.
Chaussures noires et lacets blancs: "le blanc lie le noir".

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Dans le même temps, lutter contre le communautarisme et promouvoir un acte public, civil et solennel comme le mariage ou le choix de sa nationalité à 18 ans ne me paraissent pas antinomiques.
Laissons le clic de souris pour toucher ses allocs, commander ses couches et sa vaisselle, en bref exercer sa petite revanche d'individu consommateur.

Écrit par : Steppenwolf | 14 juillet 2008

Nous vivons décidément une époque bavarde et prétentieuse.

Le mariage existe depuis des milliers, peut-être des millions, d'années dans toutes les cultures.

C'est sans doute que nos ancêtres étaient des imbéciles rétrogrades et machistes qui n'avaient rien compris à la liberté sexuelle tandis que, nous, qui sommes si intelligents, si supérieurs, ...

Tant de prétention fait pitié.

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Une parole d'ancêtre rétrograde et machiste qui n'y comprenait goutte :

"Il te donnera encore sept femmes habiles aux travaux impeccables : ce sont des Lesbiennes qu'au jour où tu conquis la belle ville de Lesbos, il avait choisies pour lui-même, parce qu'elles surpassaient en beauté tout leur sexe. Il te les donnera et, avec elles, tu trouveras celle qu'à l'époque il t'avais ravie, la fille de Brisès; et il te jurera même un grand serment que jamais il n'est entré dans son lit ni ne s'est uni à elle, comme il est normal, tu le sais, seigneur, entre hommes et femmes."

Homère, Illiade. Chant IX

C'est le divin et industrieux - et rétrograde et machiste et homophobe - Ulysse qui parle.

Écrit par : TotoWeininger | 14 juillet 2008

Valable dans le Café du commerce le plus proche de chez vous, pour obtenir une réduction de 5% sur un abonnemment au Cri du contribuable.

Ecrit par : Jeremy | 13 juillet 2008

Tiens, au fait, il est finalement revenu (ce qui était largement prévisible). Son petit chantage affectif n'a pas marché, apparemment : il y a eu assez peu de gens pour tomber dans le piège.

D'où il ressort au final que nous n'avons pas besoin de la bénediction bien- pensante de Môôssieur Jérémy pour nous exprimer sur ce blog, ni de n'importe quel autre "beauf de gauche" ou thuriféraire du camp du Bien et assimilés.

Quand au "cri du contribuable", je ne sais même pas ce que c'est. C'est un journal ?

Écrit par : Manu | 14 juillet 2008

Extrait du blog de Franck (Boizard) :

"Il y aurait des orientations sexuelles (hétérosexuelles, homosexuelles), toutes équivalentes.

C'est simplement faux : il y a une orientation sexuelle normale, qui permet la perpétuation de l'espèce et de la société, et des déviances, certes non condamnables et au libre choix de chacun, mais qui sont stériles et sur lesquels on ne peut pas construire une société, bref, qui sont de la sphère privée et qui n'ont aucun rapport avec le mariage."

Entièrement d'accord avec la "sphère privée". Mais parler d'"orientation sexuelle normale" et de "déviance", est-ce que ça ne va pas un peu loin ?

Peut-on qualifier l'homosexualité de "déviance" ou d' "anormale" ? Que sait-on scientifiquement aujourd'hui sur le sujet et qui dépasse le cadre de l'opinion (entre les deux extrêmes : de Jérémy à Vanneste) ?

Écrit par : Manu | 14 juillet 2008

Toutes les sociétés qui ont réussi à se perpétuer et à durer (je ne parle pas de quelques micro-sociétés au fond de la forêt vouées à la disparition) ont des cérémonies pour le mariage et pour les funérailles, car liées à des constantes de la condition humaine : naissance, sexualité, reproduction, mort.

Certains, ne comprenant plus le mariage, concluent qu'il est inutile, dépassé, au lieu de se demander si ce n'est pas eux qui sont dans l'erreur. C'est que j'appelle la prétention.

Bien que la condition humaine n'ait pas (pas encore ?) changé, nous escamotons de plus en plus la mort et nous ne comprenons plus le mariage (il suffit de lire certains commentaires ici).

Il y a derrière cela le fantasme d'un homme nouveau détaché de toutes entraves, qu'elles soient librement consenties ou imposées par la nature (c'est typiquement une attitude d'adolescent, nous sommes la société des adolescents rois).

Je vois deux possibilité :

> soit la condition humaine ne change pas et, à l'échelle longue, les pratiques de notre société apparaitront comme des anomalies éphémères, tout simplement parce qu'elles portent en elles la destruction de notre société (il suffit d'examiner les courbes de natalité).

> soit la condition humaine change (les progrès de la médecine pourrait amener une sorte d'immortalité), et il est possible que les institutions héritées du passé deviennent obsolètes. Mais nous n'en sommes pas là : avant l'heure, c'est pas l'heure.

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Possibilités avec un s

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

@ Manu

Je parle de la société et de sa perpétuation : tant que les homosexuels ne pourront se reproduire (ça pourrait arriver, mais ce n'est pas aujourd'hui le cas), l'homosexualité sera nécessairement une déviance de ce point de vue (on peut aussi considérer avec Freud que ceux qui font voeu de chasteté sont une déviance).

Comme je l'ai écrit sur mon blog, il y a un mensonge fondamental du lobby homosexuel : c'est de dire que toutes les sexualité se valent, c'est faux.

Il y a la pratique qui est normale parce qu'elle permet la perpétuation de l'espèce, et toutes les autres qui sont anormales (ce qui ne veut pas dire condamnables : chacun fait ce qu'il veut de son cul).

Les homosexuels peuvent pratiquer toute la censure, toute l'intimidation, médiatique et juridique qu'ils veulent, ils ne peuvent rien contre cette évidence.

On ne peut à la fois se vouloir différents et protester de ne pouvoir faire comme les autres au point de demander à tordre la règle commune pour qu'elle cède à cette différence.

Il y a là une malhonnêteté essentielle.

La nature fait que je ne peux courir le 100 mètres aussi vite qiue Ben Johnson et j'en souffre énormément :-), je ne vais pas demander à ce qu'on change les règles de la course, ou la définition du mètre, pour pouvoir combattre cette insupportable discrimination.

*******************

Le cri du contribuable (Contribuables Associés comptent sept fois plus de membres qu'ATTAC) :

http://www.contribuables.org/impots/publications/le-cri-du-contribuable/

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

A propos de politiquement correct :


Aveugle

mschifres@lefigaro.fr
13/07/2008 | Mise à jour : 22:19
.
Le billet de Michel Schifres du 14 juillet.

Finalement, cette histoire absurde est plus triste qu'elle ne prête à sourire. Voici ce qui s'est passé.

Un aéroport anglais était à la recherche d'un contrôleur aérien. Entre autres qualités, cette profession exige une excellente vue, surtout dans le cas d'un petit aérodrome comme celui-là où beaucoup d'observations des changements climatiques se font à l'œil nu. Une annonce fut donc passée afin de trouver des candidats. Elle assurait que ceux-ci pouvaient demander un dossier complet en braille. Sans doute personne n'était-il dupe du côté saugrenu de la précision. Mais il fallait, ont expliqué les responsables de l'aéroport, éviter les éventuelles accusations de discrimination. Autrement dit, le «politiquement correct» est si répandu qu'il confine au sinistre.

À force de lisser et de vouloir tout respecter, il obtient un effet inverse : il abaisse et il humilie. Le plus pitoyable est que l'Institut national des aveugles a jugé qu'il s'agissait là d'une «bonne pratique».

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Certains, ne comprenant plus le mariage, concluent qu'il est inutile, dépassé, au lieu de se demander si ce n'est pas eux qui sont dans l'erreur. C'est que j'appelle la prétention.

Bien que la condition humaine n'ait pas (pas encore ?) changé, nous escamotons de plus en plus la mort et nous ne comprenons plus le mariage (il suffit de lire certains commentaires ici).

Il y a derrière cela le fantasme d'un homme nouveau détaché de toutes entraves, qu'elles soient librement consenties ou imposées par la nature (c'est typiquement une attitude d'adolescent, nous sommes la société des adolescents rois).

Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008


Entièrement d'accord avec ça. J'avais déjà lu le même point de vue chez Michéa, mais aussi chez Paul-François Paoli ou encore Finkelkraut.

Là où cela devient paradoxal, c'est qu'à partir du moment où on qualifie une pratique de "déviante" ou d'"anormale", on quitte précisément la sphère privée pour rejoindre la sphère publique, et le glissement vers des délires à la Vanneste peut dans ces conditions, vite arriver.

C'est d'ailleurs exactement le même danger qui nous menace lorsque des biens-pensants soit-disant "progressistes" à la Jérémy ou à la Noêl Mamère font exactement le même travail, mais à l'envers : militer pour la "cause" homosexuelle, en faisant de la propagande à l'école ou en mariant deux hommes à la Mairie. Dans les deux cas, on retrouve une immixtion de la sphère privée dans la sphère publique et vice-versa.

Les "causes" semblent opposées mais les méthodes sont les mêmes (culpabilisation et manipulation par l'émotion) et aboutissent le plus souvent au même résultat avec toujours le même non-argumentaire : "vous ne pouvez pas faire autrement que de penser comme moi (sans quoi vous êtes des salauds, des cons, vous n'avez rien compris, etc.etc.)". Nous en avons eu de brillantes démonstrations sur ce blog.

Une des intervenantes, toujours sur ce blog, avait même fait fort justement remarquer que cette confusion sytématique entre les sphères privées et publiques était une des marques du totalitarisme.

Écrit par : Manu | 14 juillet 2008

Des difficultés pour me connecter - la faute à Orange, ou à Voltaire, comme chacun voudra.
Tiens, pour me faire pardonner une si longue absence, une nouvelle Note sur laquelle les esprits chagrins, s'il en reste par ces jours de beau temps et de tramontane, pourront se défouler...
Et bonnes vacances à ceux qui s'absentent contre leur gré...
JPB

Écrit par : brighelli | 14 juillet 2008

«Les "causes" semblent opposées mais les méthodes sont les mêmes »

Non, car j'ai bien précisé que l'homosexualité n'est une déviance que dans la sphère publique, qui est justement celle du mariage. Dans la sphère privée, chacun est libre de sa sexualité, ce n'est pas moi qui irais voir dans les lits ce qui s'y passe.

Je ne fais aucune confusion entre privé et public.

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Parfait mon cher Franck : dans ce cas, nous sommes 100 % d'accord. "Ça s' arrose", comme on disait autrefois...

Écrit par : Manu | 14 juillet 2008

"Une des intervenantes, toujours sur ce blog, avait même fait fort justement remarquer que cette confusion sytématique entre les sphères privées et publiques était une des marques du totalitarisme."

Ecrit par : Manu | 14 juillet 2008

Merci de me féminiser, Manu. C'est moi qui avait fait cette remarque. ;-)
( Brillamment argumentée par Philippe Val, d'ailleurs, dans un ancien édito de Charlie-hebdo.)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

A F. Boizard: petite mise au point. Pour moi, la consécration d'une union est la naissance de l'enfant. Il me serait inconcevable de ne pas les élever conjointement et dans la même maison. Je peux être aussi très "réac"...

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

"Le mariage existe depuis des milliers, peut-être des millions, d'années dans toutes les cultures.

C'est sans doute que nos ancêtres étaient des imbéciles rétrogrades et machistes qui n'avaient rien compris à la liberté sexuelle tandis que, nous, qui sommes si intelligents, si supérieurs, ...

Tant de prétention fait pitié."

Ecrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Hé, on se calme! Je vous trouve bien susceptible. Je ne vous oblige, en aucune manière, à divorcer.
Si vous êtes certain d'avoir raison de vous être marié, et de considérer qu'assurer sa descendance doive être considéré comme la seule norme possible, tant mieux pour vous. Point.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

"Il y a une orientation sexuelle normale, et des déviances."

Vous êtes qui, pour décréter ce qu'est la norme ?

On commence par faire de l'homosexualité une déviance, puis on essaie - c'est la conséquence logique - de la guérir, comme dans ces camps de rééducation cubains, où on montrait des photos d'hommes à des homos en leur donnant des coups de décharge électrique pour qu'ils quittent leur "déviance".

Donc je répéte : vous êtes qui, pour décréter que l'hétérosexualité est "la norme" ?

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

"Une des intervenantes, toujours sur ce blog, avait même fait fort justement remarquer que cette confusion sytématique entre les sphères privées et publiques était une des marques du totalitarisme."

Ecrit par : Manu | 14 juillet 2008

Merci de me féminiser, Manu. C'est moi qui avait fait cette remarque. ;-)
( Brillamment argumentée par Philippe Val, d'ailleurs, dans un ancien édito de Charlie-hebdo.)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Ah merde ! Désolé Christophe, toutes mes excuses ! Dans mon souvenir, c'était une dame (Amélie ou une autre). C'est sûrement l'effet d' un de mes fantasmes les plus profonds. Il faut que j'aille consulter...

Écrit par : Manu | 14 juillet 2008

«Donc je répéte : vous êtes qui, pour décréter que l'hétérosexualité est "la norme" ?7

Mais je ne décrète rien ! C'est la nature qui le fait.

Que les homosexuels se reproduisent et je ne trouverais plus le mariage homosexuel inapproprié.

Quant à vos fantasmes de rééducation, je redis (ce n'est que la troisième fois en peu de temps) que je ne me sens pas concerné parce qui se passe dans le privé.

C'est vous qui faites (volontairement ?) la confusion entre privé et public.

Et non, désolé, je ne me sens pas une vocation de persécuteur d'homosexuels (je manque à ma mission de Grand Méchant, veuillez me pardonner)

Écrit par : Franck Boizard | 14 juillet 2008

Donc je répéte : vous êtes qui, pour décréter que l'hétérosexualité est "la norme" ?

Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Je crois que Franck Boizard est un archétype de "bienpensance Zemmourienne", qui essaie de se victimiser en laissant sous-entendre que ce sont les autres qui prétendent être certains d'avoir raison, alors que, s'ils ne sont pas exactement de son avis, ils les méprise du plus profond de son être. Dans ces propos ici, en tous cas! Mais peut-être que, comme Jean-Paul nous l'a affirmé concernant Zemmour, dans le civil, c'est un être exquis!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

"«Donc je répéte : vous êtes qui, pour décréter que l'hétérosexualité est "la norme" ?
Ecrit par : Jeremy
Mais je ne décrète rien ! C'est la nature qui le fait.
Ecrit par Frank Boizard"

Tiens donc, la Nature a décrété que l'hétérosexualité était la norme ? Et depuis quand ? Si vous preniez quelques renseignements, vous sauriez que l'homosexualité est répandue chez les animaux - il y a plusieurs livres de 400 pages chacun, qui traitent de ce phénomène qui n'a rien d'exceptionnel. La norme, c'est l'existence de la sexualité, point. Et encore, il y a ceux qui se désintéressent du sexe, et je ne vois pas pourquoi ils ne seraient pas dans la norme eux aussi (à moins que vous n'ayez décrété que la nature les en excluait ?). Alors vos théories bidon sur la norme et la déviance, vous garderez ça pour vos prochaines brèves de comptoir.

"Quant à vos fantasmes de rééducation, je redis que je ne me sens pas concerné par ce qui se passe dans le privé."
La rééducation, ce n'est pas MON fantasme : ça existe, ça a toujours existé, et ce sont des conneries comme celles que vous proférez qui font croire aux gens que les homosexuels sont "déviants" (en d'autres temps on disait "dégénérés" - "Entartete" dans la version originale). Les homos ne sont "déviants" que dans votre schéma de pensée, qui fait, au nom de la Nature qui n'a rien demandé à personne, de l'hétérosexualité une "norme" imposée.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2008

Amélie, le troll vous a bien baisé hein? A présent laissez-vous pénétrer par ma grosse bite durcie par le désir de vous faire jouir... sale pute de chienne qui aime les bites noires surélevées et musclée...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Amélie continuez à déguster avec passion mes excréments qui sont naturellement nauséabondes rien que pour vous en fonction de vos goût divers et variées du caca chaud et gélatineux. Régalez vous ma chienne et cessez donc d'aboyer il y en aura pour la semaine, fichue de gastro!

Écrit par : Alain Finkiel Crotte | 14 juillet 2008

" Une des intervenantes, toujours sur ce blog, avait d'ailleurs fait remarquer que cette confusion des sphères publiques et privées était une des marques du totalitarisme"

Mais moi aussi, je l'avais fait remarquer ! A propos d'une observation de Yann sur le modèle suédois...

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2008

“ Ecrit par : TotoWeininger le 13 juillet 2008 :
« race : En anthropologie, groupement naturel d'hommes présentant un ensemble de caractères héréditaires communs quel qu'ils soient (morphologiques, sérologiques, anatomiques, hématologiques, immunologiques, biophysiques, physiologiques psychologiques, pathologiques). Au contraire de l'acception zoologique qui sous-entend la notion de races pures, l'acceptation anthropologique moderne est relativiste et considère la race comme une catégorie biostatistique. Certains anthropologues contemporains vont, néanmoins, par excès de rigueur et aussi parfois pour des raisons dogmatiques, jusqu'à nier, purement et simplement, le concept de race. On s'accorde généralement à reconnaitre l'existence de trois groupes principaux de races (grandes races correspondant taxonomiquement à des sous-espèces) : les races blanches, les races noires et les races jaunes. Certains auteurs y ajoutent les races primitives. »
Dictionnaire français de médecine et de biologie, sous la direction de A. et L. Manuila, M. Nicole, H. Lambert, Masson, 1972, p.479.”

On pourrait être reconnaissant à TotoWeininger d'avoir (enfin !) fourni une définition de la “race”. Il m'a précédé de quelques heures, mais je m'apprêtais à sortir une définition récente du Robert et pas celle d'un dictionnaire de médecine et de biologie datant de 1972. Bien qu'à midi, ce 14 juillet, les réactions ne soient pas manifestes, je crains que cette définition que j'estime personnellement plus qu'honorable risque d'être très contestée.
Elle a presque quarante ans, et c'est déjà une preuve de sa non-validité. Ce qui apparaissait vrai à une époque et forcément faux six mois ou six cents ans après… Certes !… Enfin ! Pas toujours… C'est en analysant ce qu'elle disait en 1972 par rapport à la réalité de 2008 qu'on peut, avec prudence, essayer de trancher… Constatons qu'il y avait des dogmatiques en 1972… Il y en a toujours en 2008.
Cette définition est “médicale” et on connaît le caractère profondément réactionnaire du corps médical. Elle est donc marquée par les tares de son âge et de sa source… Le développement de la science médicale est effectivement très imprégné du caractère “conservateur” du milieu qui la produit… Il n'en demeure pas moins qu'elle progresse. Là, comme ailleurs, seule l'étude concrète de la situation concrète permet de lui faire ou non crédit… Ajoutons qu'à gauche, on n'est pas à l'abri d'énormes erreurs comme celles que peut induire le conservatisme. Le lyssenkisme, ce n'est pas rien.
Personnellement, j'aurais été très méfiant vis-à-vis d'une définition datant de 1935, période où l'idéologie racialiste était très présente. En 1972, la chute du nazisme depuis presque 30 ans et les critiques des idéologies corrélatives créaient un contexte totalement différent. La recherche d'un consensus scientifique fut traversée par le débat “races ou pas race”, mais le “politiquement correct” n'avait pas encore pris le pas sur l'esprit scientifique… D'où cette définition qui tient la route.

Je me répète, sauf lassitude généralisé des débatteurs (ou changement de sujet par Brighelli qui démagogiquement a choisi le cul : il part trois semaines en vacances en Papouasie et compte ainsi atteindre les 3000 commentaires sans trop se fatiguer. La Papouasie, c'est loin !) cette définition devrait être contestée : les dogmatiques sont derrière nous, ils sont aussi devant nous.
Pedro Cordoba et Dobolino qui sont sur ce blog et sur ce sujet (ce n'est heureusement pas toujours le cas) les représentants patentés du dogmatisme ont pour arguments fondateurs : “L'autorité scientifique de ceux qui savent. C'est-à-dire pour un universitaire, ses pairs dans le domaine concerné… Certes, il n'y a pas meilleur critère… En général !… Mais notons qu'ils oublient un élément important, c'est la sédimentation du temps qui permet d'étayer et de toiletter le corpus scientifique en jeu. Ils négligent aussi que sur certains sujets, le scientifique, comme tout un chacun, est traversé par les débats idéologiques de son temps… Avec malheureusement un effet pervers : comme de par son état il est censé s'en dégager, s'il oublie de le faire, ses errements prennent des dimensions incomparables, car parés des vertus de la science.
Pour mémoire, je donne quelques exemples :
- Le débat sur la mémoire de l'eau où des scientifiques reconnus, certes minoritaires, se rangèrent au moins provisoirement derrière le tenant de thèses complètement délirantes… Je suis à peu près sûr qu'à la lecture de ces lignes, un ou plusieurs chevaliers blancs s'élèveront contre de tels propos. La fascination de l'erreur, source de vérités fonctionne toujours quand on est dans l'idéologie… Et dans la promotion des produits des laboratoires Boiron…
- Le débat entre démographes sur la nécessité ou non d'avoir à connaître, dans les enquêtes de population, l'origine ethnique des sondés (je précise, pas sur leur papier d'identité).
- Le débat sur la possibilité pour l'historien d'avoir une attitude critique vis-à-vis de certains faits “historiques”, reconnus comme tels… Il oppose d'ailleurs plutôt les historiens aux politiques que les historiens entre eux… Quoique ! Il doit bien y en avoir qui…
- Par exemple le débat sur l'esclavage : réalité du monde occidental, capitaliste et blanc, ou réalité “mondialisée” tout court…
- Le débat sur “Les impostures intellectuelles” où quelques autorités intellectuelles reconnues par leurs pairs furent mises en difficulté sur la scientificité de leur propos…
- Enfin pour rester dans le droit fil de ce blog, le débat sur le constructivisme en pédagogie… Mais le pédagogisme est-il une science ?… Là le débat est clos : c'est une escroquerie…

Tout cela pour dire qu'un bémol est nécessaire quand sur un sujet précis, on prétend énoncer les tables de la loi. La confrontation avec le réel, quand elle est possible, est un élément qui permet au citoyen éclairé de ne pas se contenter d'un point de vue savant, technique ou technocratique… J'avoue que sur certaines questions théoriques se situant à un niveau où le citoyen n'est même pas en situation de compter les points, la discrétion s'avère nécessaire… Par contre il en est d'autres, et la question de la race et du racisme est de celle-là, où, à partir du moment où une information honnête est donnée correctement, le débat est citoyen, sans avoir à se convaincre que c'est le “savant” qui énonce la vérité.

Question information justement, je voudrais pointer, à côté du débat de fond, deux erreurs des dogmatiques… Erreurs qui perturbent d'ailleurs la logique de leur discours…
1) Pour étayer la négation de la race chez l'homme, ils énoncent que chez les animaux (chiens, bovins, chevaux) la race (dont ils ne peuvent manifestement pas contester l'existence) est un produit exclusivement artificiel, fabriqué par l'homme… Pour les nécessités de la démonstration, ils passent complètement sous silence les nombreux exemples qui dans la vie sauvage montrent l'existence de races au sein de telle ou telle espèce. Du fait de conditions de vie assez ou très différentes, une population donnée d'une espèce peut développer des caractéristiques spécifiques, génétiquement transmissible… qui ne gênent pourtant pas sa capacité à se reproduire avec d'autres populations qui ne les ont pas acquis (échange de fait assez rare dans les conditions de la vie sauvage, au moins pour les espèces supérieures).
Prenons l'exemple des éléphants : celui des savanes africaines, celui d'Éthiopie et l'éléphant asiatique. L'éthiopien, très proche au niveau de l'allure générale de l'éléphant des savanes, a, du fait de ses conditions de vie très difficile (désert) acquis des capacités de résistance, transmissible génétiquement, et qui sont sans commune mesure avec celles de son compère des savanes. Celui-ci, mis en situation (dans le désert éthiopien), quelque soit ses capacités d'adaptation serait condamné, car dans son capital génétique, il lui manque ce qui fait de son double, une espèce commune, mais une race différente, super résistante.
Je n'insiste pas sur l'éléphant d'Asie, car personne ne contestera qu'il s'agit bien d'une race différente… A priori, l'intervention de l'homme n'apparaît pas évidente dans ce clivage… Et bien, on peut encore argumenter : l'éléphant d'Asie a été domestiqué… Je sens qu'on va me dire que c'est l'homme qui a fabriqué l'éléphant d'Asie en le domestiquant… La mauvaise foi a-t-elle des limites ? Je réponds qu'il existe aussi à l'état sauvage… On me dira que c'est un retour à l'état sauvage après domestication et acquisition des caractères génétiques différenciés. Je réponds qui si l'éléphant d'Asie a été domestiqué, c'est qu'il est domesticable, contrairement à l'éléphant d'Afrique qui ne l'est pas. Cette caractéristique (et les autres) n'a pu être acquise qu'avant sa domestication à travers des conditions de vie spécifique dont la vie en forêt plutôt qu'en savane doit être l'élément essentiel.
En annulant d'un geste mon analyse, mon interlocuteur va faire intervenir le facteur humain. “Pas du tout, cela a à voir avec les capacités de domestication des populations indigènes en Asie qui ont atteint un degré supérieur de relation à l'autre dès l'âge de la pierre taillée…” Et là vous vous précipitez dans ses bras et vous l'embrassez : il vient de vous apporter la preuve que les races humaines existent : les populations jaunes (asiatiques) peuvent être différenciée des populations noires (africaines) car elles possèdent un gêne héréditaire, celui de la pédagogie, orienté éléphant dans un premier temps puis généralisés au ping-pong ensuite.
Par je ne sais quel miracle de la génétique, ce gêne extraordinaire a été transmuté sur le chromosome Y d'un certain Meirieu qui cherche à tout prix à en faire profiter la France entière. Pour l'instant seul les éléphants du P.S. semble tirer profit de la logique pédagogique. Vu ce que je viens de raconter, on comprend pourquoi.

2) Autre erreur… Par omission :
Dans un commentaire antérieur, j'évoquais l'excès de mélanine sous la peau, expliquant sa noirceur et la notion de race noire.
Pedro Cordoba me corrige : il ne s'agit pas d'excès chez l'homme noir (qui est à l'origine de tout) mais d'un manque chez l'homme blanc, du fait d'une adaptation à une situation nouvelle marquée par la nécessité d'une moindre protection vis-à-vis du soleil… Soit !…
Mais Pedro Cordoba n'explique pas que des blancs vivant depuis quelques centaines d'années dans la condition africaine (Boers) ou australienne (forçats anglais ou irlandais) donc sous un soleil de plomb ne soient pas redevenus noirs comme leur lointaine ancêtre Lucie. Il ne fait pas non plus l'hypothèse, pour l'instant théorique, comme quoi des noirs émigrés en France, par exemple en Bretagne, réputée pour son crachin plus que pour son soleil, et se reproduisant entre eux (par exemple dans des ghettos où ils sont comme par inadvertance logés), pourrait perdre leur mélanine et réaliser la transmutation du radis noir au navet. C'est qu'évidemment, il néglige d'envisager le caractère fixé de ces différenciations génétiques, auto reproductible, s'il n'y a pas métissage. C'est tout à fait parlant pour légitimer la notion scientifique de race… À condition de ne pas donner à celle-ci plus d'importance qu'il convient. C'est un fait scientifique descriptif. Ce n'est pas un système de compréhension scientifique du monde…

Je rappelle que mon insistance dans ce débat correspond à une dénonciation de l'utilisation du concept de race dans une perspective raciste. Mais c'est parallèlement une critique de la négation de la race comme réponse inadaptée et fausse à la lutte contre le racisme.
Il se trouve que ce deuxième aspect a eu un développement beaucoup plus important, car sur le plan intellectuel, le positionnement dogmatique “politiquement et “scientifiquement” correct” m'apparaît plus digne d'intérêt… C'est un hommage que je rends à Pedro Cordoba et à Dobolino… Pour cette dernière tant qu'elle me mettra sur un pied d'estale, je m'efforcerai d'être toujours “raciste” vis-à-vis de ses positions car qu'il s'agira de la corriger de ses erreurs.

Écrit par : Roger Felts | 14 juillet 2008

Il est vrai que sur le concept de race, je suis moi aussi un peu perplexe à propos des animaux sauvages.Roger Felts cite les éléphants. Je pensais pour ma part au loup. Dans l'espèce canis lupus, on distingue canis lupus arctos (grande taille, pelage blanc soyeux), canis lupus signatus (petite taille, pelage roussâtre), canis lupus labradorius (grande taille, pelage clair), ainsi que des dizaines d'autres. Si le mot "race" ne convient pas, quel terme faut-il employer?

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2008

On emploie le mot sous-espèce en systématique zoologique aussi bien que botanique. On peut aussi dire variété et écrire Canis lupus var. arctos.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

En effet , croire que pour lutter contre le racisme sans frontières , il suffit de nier l'existence des races est non seulement naïf et totalement inefficace , mais aussi dangereux , car c'est une façon trop pratique et simpliste de nier le réel .
Ainsi , il a fallu les dernières manifs de lycéens pour que nous remarquions , étonnés , ébahis , le très grand nombre de noirs ( pardon de minorités visibles , puisqu'il faut sacrifier aux périphrases et euphémismes à la mode !) parmi eux ( ou parfois contre eux ) ! Certains spécialistes se demandèrent alors s'il ne faudrait pas connaître un peu mieux les chiffres pour apporter des solutions efficaces aux problèmes des banlieues !
Je n'ai jamais compris pourquoi le fait de dire qu'il y a des blancs , des noirs , des jaunes devait poser problème et ipso facto vous placer dans le camp des racistes !
On ne fait qu'observer là des différences visibles , évidentes et incontestables !
Peut-être qu'à force de nier le réel , il nous a filé entre les doigts ?

Le mot métissage signifie bien le mélange de cultures mais aussi de groupes ethniques ou raciaux différents . Si on parle de métissage , c'est bien qu'on reconnait implicitement ces différences alors que , par ailleurs , on s'acharne à les nier .

L'expression "minorités visibles" destinée à gommer la réalité , ne peut y parvenir puisque le mot "visible" prend le sens de " qui se remarque" donc "différent" . C'est terrible le contorsionisme sémantique de la novlangue festive qui veut dissimuler mais n'y parvient pas !

Écrit par : Amélie | 14 juillet 2008

Je n'ai jamais entendu le terme race en cours de zoologie ou de botanique. Je l'ai découvert en cours de zootechnie, cours portant sur la gestion des espèces domestiques, où, entre autres enseignements, nous devions ingurgiter tous les standards de races ovines, porcines, bovines, caprines, équines et de basse-cour (lapins, poules, canards, pigeons...).
Il était coutumier, dans notre bonne école de Lyon, de mémoriser tout ça pendant la "nuit de la zoot" (prononcer zoute) qui se situait de neuf heures du soir à sept heures du matin, avant l'exam oral, sous Guronsan pour les plus démunis, sous Maxiton pour les plus riches, le tout abondamment arrosé de moultes cafés bien tassés. On sortait de là dans un état déplorable, tremblants, livides et totalement anorexiques. Au niveau mémoire, on était au top et personne ne confondait Braque de Weimar et Braque Français type pyrénéen qui est à distinguer absolument sous peine de retour en septembre du type gascon. Le prof de Zoot raffinait en nous demandant, pour chaque département de localisation d'une race, la préfecture et les sous-préfectures, ainsi que la localisation précise sur la carte de France. Ajoutez à ça qu'il nous fallait savoir expliquer la PAC et les montants compensatoires monétaires.
Ah! C'était le bon temps!

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Amélie, contrairement à ce que vosu pensez, nous sommes bien d'accord. Je dis simplement que d'une part,par formation professionnelle, race a pour moi un sens si précis qu'il ne peut être appliqué à l'espèce humaine, mais que par ailleurs, ce mot a été tellement utilisé à mauvais escient que je préfère dire type asiatique, type africain et type indo-européen et toutes les nunces issues des divers croisements. Je n'ai jamais nié l'existence de types physiques très contrastés mais race a été employé pour désigner également des comportements psychologiques et justifier des classements hiérarchiques. C'est devenu un gros mot.
Tapez race sur Google et je parie que vous récolterez autant d'horreurs qu'en tapant chatte.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Pour compléter le débat, je recopie mon dictionnaire éthymologique:
race: 1498, Commynes; 1749, Buffon, biol; ital. razza, du latin ratio (avec changement de terminaison), empl. au VI°siècle avec le sens de "espèces de fruits ou d'animaux". // racé fin XIX°// racial 1911 Sellière. //racisme 1902 Maybon// raciste 1929, Langenscheidt. //antiracisme, antiraciste v. 1950.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

étymologique!

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

"Amélie, le troll vous a bien baisé hein? A présent laissez-vous pénétrer par ma grosse bite durcie par le désir de vous faire jouir... sale pute de chienne qui aime les bites noires surélevées et musclées..."

Ecrit par : Le troll| 14 juillet 2008

"grosse bite"??? Vous me surestimez, mon cher!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

"grosse bite"??? Vous me surestimez, mon cher!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Forcément, Sibille, il a du croire que vous étiez de race noire... Dites lui que vous ês un petit blanc et tout rentrera dans l'ordre.
Les mâlesde race noire sont réputés pour leur gros pénis, demandez à Felts qui maîtrise les standards!

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

;-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Y'en a qui mélangent allègrement zootechnie et zoologie, même dans les dictionnaires.
Yann me démentira s'il le juge bon.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2008

D'accord avec vous dobolino , mais avouez que tout cela a tué l'humour . Je me souviens des blagues sur les Belges , les Corses , les Auvergnats , les Ecossais , les Noirs et les Arabes , ou encore d'Elie Semoun et Dieudonné , ceux des Inconnus ...Même l'humour est glacé et compassé d'antiracisme , on ne peut plus rire des travers de nos voisins , on ne peut plus se moquer les uns des autres , sauf si on est juif , arabe ou noir et qu'on se moque alors de soi-même ...
Allez , je vous en mets deux pour le même prix :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Elie%2Bet%2Bdieudonn%25C3%25A9/video/x3fyem_elie-semoun-et-dieudonnee_fun

ça nous faisait rire , sans arrière-pensée , puisque c'était une dénonciation du racisme ! Aujourd'hui , ça ferait sans doute grincer des dents !!!

Et puis , celui-ci de Fellag , dont il faut savoir , pour mieux comprendre , qu'il est berbère ( kabyle ):

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Fellag/video/xisne_fellag-la-colonisation

Écrit par : Amélie | 14 juillet 2008

Pour le troll .
D'accord avec Dobolino ! Et puis ça fait le lien avec la note de JPB sur le sexe !



http://s285.photobucket.com/albums/ll62/policedumondeparodique/?action=view¤t=metissage.jpg

Écrit par : Amélie | 14 juillet 2008

"Et puis , celui-ci de Fellag , dont il faut savoir , pour mieux comprendre , qu'il est berbère ( kabyle ):"

Ecrit par : Amélie | 14 juillet 2008

Qui est, en plus, (ce qui ne gâte rien), un être extra dans le privé!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

C'est un commentaire de Dobolino

grosse bite"??? Vous me surestimez, mon cher!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Forcément, Sibille, il a du croire que vous étiez de race noire... Dites lui que vous ês un petit blanc et tout rentrera dans l'ordre.
Les mâles de race noire sont réputés pour leur gros pénis, demandez à Felts qui maîtrise les standards!

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Ce qui suit est mon commentaire :
Ma fille (dans un de ses commentaires Dobolino m'a appelé "Mon garçon) je m'autorise rarement la vulgarité. Je vous demanderai de ne pas m'impliquer dans la votre. Le maniement de l'ironie autorise d'autres procédés. Plutôt que de prendre exemple sur un Troll, aller sur mon blog, j'y suis exemplaire (mais le dernier Brighelli est très bien aussi.
Un dont le pied d'estale a été haussé d'un mètre cinquante.

Écrit par : Roger Felts | 14 juillet 2008

Qui est, en plus, (ce qui ne gâte rien), un être extra dans le privé!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2008

Je m'en doute . Vous le connaissez personnellement ???

Cette dérision et autodérision féroces , c'est ce que nous avons en commun , eux et nous , les pieds-noirs parce que" l'Histoire avec une grande H" a été féroce avec l'Algérie , mais il y avait une fraternité , des affinités que seuls ceux qui ont partagé cette violence de l'histoire peuvent comprendre .

Écrit par : Amélie | 14 juillet 2008

Oui, je le connais un peu, et je peux vous dire que c'est un sacré convive, et grand connaisseur en vins devant l'éternel! (Pas tout à fait autant que Didier Porte, cependant). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

Ma fille (dans un de ses commentaires Dobolino m'a appelé "Mon garçon) je m'autorise rarement la vulgarité. Je vous demanderai de ne pas m'impliquer dans la votre. Le maniement de l'ironie autorise d'autres procédés. Plutôt que de prendre exemple sur un Troll, aller sur mon blog, j'y suis exemplaire (mais le dernier Brighelli est très bien aussi.
Un dont le pied d'estale a été haussé d'un mètre cinquante.

Ecrit par : Roger Felts | 14 juillet 2008

Qué vulgarité???

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

http://s285.photobucket.com/albums/ll62/policedumondeparodique

Amélie ! Vous avez réussie à me faire éjaculer ! Quel tact, quelle audace et quelle belle salope que vous êtes !!!
N'empêche que mon désir le plus fort est de vous baiser cruellement ou si vous préférez de vous faire l'amour tendrement (c'est du kif kif au pareil) dans la jungle sous la pluie, à poil (comme les animaux...) et de vous niquer pendant de longues heures. Ah merveille...

Écrit par : Le Troll | 15 juillet 2008

Votre citation me sied à ravir, figurez-vous, et si vous ne me considériez pas du haut de votre piédestal et consentiez à ne pas faire preuve de "racisme" à mon égard, je crois, mon garçon, que vous progresseriez un tantinet. (13 juillet)

Je vous suis très reconnaissante d'être a priori aussi arrogant à mon égard.……… Vous faites d'ailleurs certainement l'objet de soins médicaux plus attentifs qu'un ouvrier de Montluçon.……
Felts, vous vous comportez odieusement à mon égard et je ne crois pas mériter un tel mépris. Voulez-vous que je vous trouve des excuses?

Jugez-vous que Néanderthal a été acculturé par Sapiens ou que Néanderthal a développé une culture parallèle? Monsieur Felts doit bien avoir développé une certitude solide et anti gauche bobo bien pensante sur le sujet?

Génétique et biologique. Ce sont des mots que j'utilise quasi quotidiennement! Quand on les utilise à bon escient, ils n'ont qu'une connotation scientifique. Cest les "galvauder" qui est dangereux.
(Roger Felts et Amélie)

Monsieur Felts! Je ne sais quel savant vous a formé aux notions d'espèce, sous-espèce et variété ni quelle est votre formation universitaire mais, je le maintiens, les races animales sont strictement le fruit des sélections humaines, d'un gros travail de croisements consanguins suivis de retrempe. (12 juillet)
Dobolino, le monde animal ne se limite pas aux animaux d'élevage et le monde qui pense à un professeur agrégé de lettre et à un vétérinaire.

RF


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal
complètement descendus dans le scrotum.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et vous, Boizard?

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008



C'est quand même malheureux que vous soyez obligé d'enfoncer des portes ouvertes! Merci quand même, je n'en aurais pas eu le courage moi-même...

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008










“ Ecrit par : TotoWeininger le 13 juillet 2008 :
« race : En anthropologie, groupement naturel d'hommes présentant un ensemble de caractères héréditaires communs quel qu'ils soient (morphologiques, sérologiques, anatomiques, hématologiques, immunologiques, biophysiques, physiologiques psychologiques, pathologiques). Au contraire de l'acception zoologique qui sous-entend la notion de races pures, l'acceptation anthropologique moderne est relativiste et considère la race comme une catégorie biostatistique. Certains anthropologues contemporains vont, néanmoins, par excès de rigueur et aussi parfois pour des raisons dogmatiques, jusqu'à nier, purement et simplement, le concept de race. On s'accorde généralement à reconnaitre l'existence de trois groupes principaux de races (grandes races correspondant taxonomiquement à des sous-espèces) : les races blanches, les races noires et les races jaunes. Certains auteurs y ajoutent les races primitives. »
Dictionnaire français de médecine et de biologie, sous la direction de A. et L. Manuila, M. Nicole, H. Lambert, Masson, 1972, p.479.”

On pourrait être reconnaissant à TotoWeininger d'avoir (enfin !) fourni une définition de la “race”. Il m'a précédé de quelques heures, mais je m'apprêtais à sortir une définition récente du Robert et pas celle d'un dictionnaire de médecine et de biologie datant de 1972. Bien qu'à midi, ce 14 juillet, les réactions ne soient pas manifestes, je crains que cette définition que j'estime personnellement plus qu'honorable risque d'être très contestée.
Elle a presque quarante ans, et c'est déjà une preuve de sa non-validité. Ce qui apparaissait vrai à une époque et forcément faux six mois ou six cents ans après… Certes !… Enfin ! Pas toujours… C'est en analysant ce qu'elle disait en 1972 par rapport à la réalité de 2008 qu'on peut, avec prudence, essayer de trancher… Constatons qu'il y avait des dogmatiques en 1972… Il y en a toujours en 2008.
Cette définition est “médicale” et on connaît le caractère profondément réactionnaire du corps médical. Elle est donc marquée par les tares de son âge et de sa source… Le développement de la science médicale est effectivement très imprégné du caractère “conservateur” du milieu qui la produit… Il n'en demeure pas moins qu'elle progresse. Là, comme ailleurs, seule l'étude concrète de la situation concrète permet de lui faire ou non crédit… Ajoutons qu'à gauche, on n'est pas à l'abri d'énormes erreurs comme celles que peut induire le conservatisme. Le lyssenkisme, ce n'est pas rien.
Personnellement, j'aurais été très méfiant vis-à-vis d'une définition datant de 1935, période où l'idéologie racialiste était très présente. En 1972, la chute du nazisme depuis presque 30 ans et les critiques des idéologies corrélatives créaient un contexte totalement différent. La recherche d'un consensus scientifique fut traversée par le débat “races ou pas race”, mais le “politiquement correct” n'avait pas encore pris le pas sur l'esprit scientifique… D'où cette définition qui tient la route.

Je me répète, sauf lassitude généralisé des débatteurs (ou changement de sujet par Brighelli qui démagogiquement a choisi le cul : il part trois semaines en vacances en Papouasie et compte ainsi atteindre les 3000 commentaires sans trop se fatiguer. La Papouasie, c'est loin !) cette définition devrait être contestée : les dogmatiques sont derrière nous, ils sont aussi devant nous.
Pedro Cordoba et Dobolino qui sont sur ce blog et sur ce sujet (ce n'est heureusement pas toujours le cas) les représentants patentés du dogmatisme ont pour arguments fondateurs : “L'autorité scientifique de ceux qui savent. C'est-à-dire pour un universitaire, ses pairs dans le domaine concerné… Certes, il n'y a pas meilleur critère… En général !… Mais notons qu'ils oublient un élément important, c'est la sédimentation du temps qui permet d'étayer et de toiletter le corpus scientifique en jeu. Ils négligent aussi que sur certains sujets, le scientifique, comme tout un chacun, est traversé par les débats idéologiques de son temps… Avec malheureusement un effet pervers : comme de par son état il est censé s'en dégager, s'il oublie de le faire, ses errements prennent des dimensions incomparables, car parés des vertus de la science.
Pour mémoire, je donne quelques exemples :
- Le débat sur la mémoire de l'eau où des scientifiques reconnus, certes minoritaires, se rangèrent au moins provisoirement derrière le tenant de thèses complètement délirantes… Je suis à peu près sûr qu'à la lecture de ces lignes, un ou plusieurs chevaliers blancs s'élèveront contre de tels propos. La fascination de l'erreur, source de vérités fonctionne toujours quand on est dans l'idéologie… Et dans la promotion des produits des laboratoires Boiron…
- Le débat entre démographes sur la nécessité ou non d'avoir à connaître, dans les enquêtes de population, l'origine ethnique des sondés (je précise, pas sur leur papier d'identité).
- Le débat sur la possibilité pour l'historien d'avoir une attitude critique vis-à-vis de certains faits “historiques”, reconnus comme tels… Il oppose d'ailleurs plutôt les historiens aux politiques que les historiens entre eux… Quoique ! Il doit bien y en avoir qui…
- Par exemple le débat sur l'esclavage : réalité du monde occidental, capitaliste et blanc, ou réalité “mondialisée” tout court…
- Le débat sur “Les impostures intellectuelles” où quelques autorités intellectuelles reconnues par leurs pairs furent mises en difficulté sur la scientificité de leur propos…
- Enfin pour rester dans le droit fil de ce blog, le débat sur le constructivisme en pédagogie… Mais le pédagogisme est-il une science ?… Là le débat est clos : c'est une escroquerie…

Tout cela pour dire qu'un bémol est nécessaire quand sur un sujet précis, on prétend énoncer les tables de la loi. La confrontation avec le réel, quand elle est possible, est un élément qui permet au citoyen éclairé de ne pas se contenter d'un point de vue savant, technique ou technocratique… J'avoue que sur certaines questions théoriques se situant à un niveau où le citoyen n'est même pas en situation de compter les points, la discrétion s'avère nécessaire… Par contre il en est d'autres, et la question de la race et du racisme est de celle-là, où, à partir du moment où une information honnête est donnée correctement, le débat est citoyen, sans avoir à se convaincre que c'est le “savant” qui énonce la vérité.

Question information justement, je voudrais pointer, à côté du débat de fond, deux erreurs des dogmatiques… Erreurs qui perturbent d'ailleurs la logique de leur discours…
1) Pour étayer la négation de la race chez l'homme, ils énoncent que chez les animaux (chiens, bovins, chevaux) la race (dont ils ne peuvent manifestement pas contester l'existence) est un produit exclusivement artificiel, fabriqué par l'homme… Pour les nécessités de la démonstration, ils passent complètement sous silence les nombreux exemples qui dans la vie sauvage montrent l'existence de races au sein de telle ou telle espèce. Du fait de conditions de vie assez ou très différentes, une population donnée d'une espèce peut développer des caractéristiques spécifiques, génétiquement transmissible… qui ne gênent pourtant pas sa capacité à se reproduire avec d'autres populations qui ne les ont pas acquis (échange de fait assez rare dans les conditions de la vie sauvage, au moins pour les espèces supérieures).
Prenons l'exemple des éléphants : celui des savanes africaines, celui d'Éthiopie et l'éléphant asiatique. L'éthiopien, très proche au niveau de l'allure générale de l'éléphant des savanes, a, du fait de ses conditions de vie très difficile (désert) acquis des capacités de résistance, transmissible génétiquement, et qui sont sans commune mesure avec celles de son compère des savanes. Celui-ci, mis en situation (dans le désert éthiopien), quelque soit ses capacités d'adaptation serait condamné, car dans son capital génétique, il lui manque ce qui fait de son double, une espèce commune, mais une race différente, super résistante.
Je n'insiste pas sur l'éléphant d'Asie, car personne ne contestera qu'il s'agit bien d'une race différente… A priori, l'intervention de l'homme n'apparaît pas évidente dans ce clivage… Et bien, on peut encore argumenter : l'éléphant d'Asie a été domestiqué… Je sens qu'on va me dire que c'est l'homme qui a fabriqué l'éléphant d'Asie en le domestiquant… La mauvaise foi a-t-elle des limites ? Je réponds qu'il existe aussi à l'état sauvage… On me dira que c'est un retour à l'état sauvage après domestication et acquisition des caractères génétiques différenciés. Je réponds qui si l'éléphant d'Asie a été domestiqué, c'est qu'il est domesticable, contrairement à l'éléphant d'Afrique qui ne l'est pas. Cette caractéristique (et les autres) n'a pu être acquise qu'avant sa domestication à travers des conditions de vie spécifique dont la vie en forêt plutôt qu'en savane doit être l'élément essentiel.
En annulant d'un geste mon analyse, mon interlocuteur va faire intervenir le facteur humain. “Pas du tout, cela a à voir avec les capacités de domestication des populations indigènes en Asie qui ont atteint un degré supérieur de relation à l'autre dès l'âge de la pierre taillée…” Et là vous vous précipitez dans ses bras et vous l'embrassez : il vient de vous apporter la preuve que les races humaines existent : les populations jaunes (asiatiques) peuvent être différenciée des populations noires (africaines) car elles possèdent un gêne héréditaire, celui de la pédagogie, orienté éléphant dans un premier temps puis généralisés au ping-pong ensuite.
Par je ne sais quel miracle de la génétique, ce gêne extraordinaire a été transmuté sur le chromosome Y d'un certain Meirieu qui cherche à tout prix à en faire profiter la France entière. Pour l'instant seul les éléphants du P.S. semble tirer profit de la logique pédagogique. Vu ce que je viens de raconter, on comprend pourquoi.

2) Autre erreur… Par omission :
Dans un commentaire antérieur, j'évoquais l'excès de mélanine sous la peau, expliquant sa noirceur et la notion de race noire.
Pedro Cordoba me corrige : il ne s'agit pas d'excès chez l'homme noir (qui est à l'origine de tout) mais d'un manque chez l'homme blanc, du fait d'une adaptation à une situation nouvelle marquée par la nécessité d'une moindre protection vis-à-vis du soleil… Soit !…
Mais Pedro Cordoba n'explique pas que des blancs vivant depuis quelques centaines d'années dans la condition africaine (Boers) ou australienne (forçats anglais ou irlandais) donc sous un soleil de plomb ne soient pas redevenus noirs comme leur lointaine ancêtre Lucie. Il ne fait pas non plus l'hypothèse, pour l'instant théorique, comme quoi des noirs émigrés en France, par exemple en Bretagne, réputée pour son crachin plus que pour son soleil, et se reproduisant entre eux (par exemple dans des ghettos où ils sont comme par inadvertance logés), pourrait perdre leur mélanine et réaliser la transmutation du radis noir au navet. C'est qu'évidemment, il néglige d'envisager le caractère fixé de ces différenciations génétiques, auto reproductible, s'il n'y a pas métissage. C'est tout à fait parlant pour légitimer la notion scientifique de race… À condition de ne pas donner à celle-ci plus d'importance qu'il convient. C'est un fait scientifique descriptif. Ce n'est pas un système de compréhension scientifique du monde…

Je rappelle que mon insistance dans ce débat correspond à une dénonciation de l'utilisation du concept de race dans une perspective raciste. Mais c'est parallèlement une critique de la négation de la race comme réponse inadaptée et fausse à la lutte contre le racisme.
Il se trouve que ce deuxième aspect a eu un développement beaucoup plus important, car sur le plan intellectuel, le positionnement dogmatique “politiquement et “scientifiquement” correct” m'apparaît plus digne d'intérêt… C'est un hommage que je rends à Pedro Cordoba et à Dobolino… Pour cette dernière tant qu'elle me mettra sur un pied d'estale, je m'efforcerai d'être toujours “raciste” vis-à-vis de ses positions tant qu'il s'agira de la corriger de ses erreurs.














POUR SOLDE DE TOUT COMPTE ou MAUVAISE FOI quand tu nous tiens…

Je traite les cas Pedro Cordoba et Dobolino. Je ne traite pas le cas Christophe Sibille qui, dans cette affaire, joue le rôle du Ravi de la crèche. Ravi de gôche, bien entendu, mais ce statut lui donne droit à toutes les excuses et à ma compassion silencieuse.

1) Pedro Cordoba :
Dans un débat, on peut aborder les problèmes de fond, mais il paraît qu'il serait de bonne guerre de déstabiliser l'adversaire et quelle meilleure manière de le faire que de le traiter de con, si possible (mais pas toujours) en ne prononçant pas le mot ?
Dans les premiers échanges du débat, Frank Boizard avait osé écrire : “On aura du mal à me convaincre qu'un Éthiopien est de la même race qu'un Suédois.”
Ce qui lui avait valu la réponse cinglante de Pedro Córdoba :
“Frank Boizard (qui confond beaucoup de choses) confond aussi culture et biologie.
La phrase : "Un éthiopien et un suédois ne sont pas de la même race" est aussi fausse que la phrase "Un éthiopienn et un Suédois sont de la même race" puisque les races humaines n'existent pas. Plus exactement, ces deux phrases ne sont ni vraies ni fausses : elles n'ont aucun sens.…”

Ces propos sont le prototype du raisonnement spécieux et faux, car il prend comme élément principal de sa logique “les races n'existent pas”, ce qui est constitutif de l'enjeu du débat, “Les races existent-elles ?”
On comprend que sur cette base, la thèse adverse apparaît comme une énormité logique…… Sauf que !… Sauf que cette thèse adverse à un rapport très direct avec la réalité… Un Éthiopien et un Finlandais sont tous deux des êtres humains… mais avec des caractères différents, transmissibles génétiquement. Ce qui peut rendre licite de les considérer comme des races différentes (pour peu qu'on se réfère à une notion de la race dégagée des miasmes idéologiques).
Tout le monde a étudié en classe de philo, le syllogisme d'Aristote :
“Un cheval bon marché est une chose rare – Une chose rare coûte cher - donc un cheval bon marché coûte cher.”
Je vois qu'à la Sorbonne, depuis le débat sur le sexe des anges, le maniement du sophisme reste toujours au programme…

À un autre moment, il écrit :
“… Cela n’a rien à voir avec l’existence de groupes humains qui présentent certaines caractéristiques communes du point de vue génétique : ainsi la dose de mélanine qui a fortement diminué lorsque l’homme s’est peu à peu éloigné du continent africain : les Noirs n’ont pas plus de mélanine que nous, c’est nous qui en avons moins qu’eux.” Il reprend en le dénaturant ce que j'avais écrit :
“Ainsi des Congolais, faisant tout aussi partis de l'espèce humaine et dont on suppose qu'un gène subtil a provoqué la fabrication de beaucoup de mélanine sous la peau qui du coup est du plus beau noir.”
Il introduit une connotation classificatoire et comparative “ils n'ont pas plus de mélanine que nous, c’est nous qui en avons moins qu’eux”, où on entend en arrière-fond une petite musique moralisante où le raciste aurait évidemment dit qu'ils en ont trop, alors que le bon anti raciste de service dit que c'est le blanc qui est dans le moins…
Alors que je me contente d'un constat d'évidence : ils ont beaucoup de mélanine sous la peau.
Par petites touches, il nous fait dire ce que nous ne disons pas et il nous indique là où est le bien, là où est le mal… À la Sorbonne, outre le sophisme, le jésuitisme serait-il au programme ?
- dans une note antérieure, j'abordais cette question de la mélanine, non pas à partir de mon texte original (beaucoup de mélanine) mais à partir de ce qu'il en disait (trop de mélanine) et du coup je me suis mis dans la peau du pêcheur : celui qui a tort de penser que les noirs ont trop de mélanine… Je ne demande pas l'absolution, je n'avais pas péché, Cordoba m'avait fait croire que je pouvais mal penser en mettant du trop chez les noirs alors qu'on était dans le pas assez chez les blancs – on a les combats qu'on peut ! ! !

N.B. : Pour ceux qui pourraient penser que je cherche du poil sur les œufs, je les rassure les œufs n'ont pas de poils… Mais j'aime bien m'attaquer à la mécanique du discours perverti. Et dans ce domaine on est un peu obligé d'entrer dans le détail.

2) Dobolino :
Un des éléments importants du débat sur les “races” est le caractère irréductible que donnent les “dogmatiques” aux races animales : leur origine serait exclusivement humaine… d'où l'évidence (!) que les races humaines n'existent pas !…
Plusieurs personnes et en particulier ma pomme, ce sont évertuées à dire le contraire : il y a des races animales sans intervention humaine. La démonstration était faite en faisant appel à la réalité. J'ai fait un long développement sur les éléphants et en écho Sylvie Huguet a hurlé aux loups :
“Il est vrai que sur le concept de race, je suis moi aussi un peu perplexe à propos des animaux sauvages. Roger Felts cite les éléphants. Je pensais pour ma part au loup. Dans l'espèce canis lupus, on distingue canis lupus arctos (grande taille, pelage blanc soyeux), canis lupus signatus (petite taille, pelage roussâtre), canis lupus labradorius (grande taille, pelage clair), ainsi que des dizaines d'autres. Si le mot "race" ne convient pas, quel terme faut-il employer ?”
On aurait pu penser que les dogmatiques constatant l'éclaircissement du débat par la thèse adverse auraient opéré un repli en bon ordre et en règle !… Dobolino représentante patentée des dogmatiques qui-vont-jusqu'au-bout-de-leur-logique (mais c'est la qualité princeps du dogmatisme) maintient haut et fort son drapeau. Certes, pour y arriver, elle est contrainte à une certaine gymnastique… Si j'étais vulgaire, comme elle est capable de l'être si naturellement, j'écrirais qu'elle est arrivée au summum du tortillement de cul pour chier droit, et en latin qui plus est…
Elle répond :
“On emploie le mot sous-espèce en systématique zoologique aussi bien que botanique. On peut aussi dire variété et écrire Canis lupus var. arctos.”
Je ne suis pas vulgaire, je me suis contenté de penser “tortillement de la pensée”. D'autant qu'elle ajoutait :
“Je n'ai jamais entendu le terme race en cours de zoologie ou de botanique. Je l'ai découvert en cours de zootechnie, cours portant sur la gestion des espèces domestiques, où, entre autres enseignements, nous devions ingurgiter tous les standards de races ovines, porcines, bovines, caprines, équines et de basse-cour (lapins, poules, canards, pigeons...).”
Pour finalement conclure en s'adressant à Amélie qui, dans ses interventions, est en résonance avec mes thèses :
“ Amélie, contrairement à ce que vous pensez, NOUS SOMMES BIEN D'ACCORD (- en majuscule par mes soins – note de R.F.). Je dis simplement que d'une part, par formation professionnelle, race a pour moi un sens si précis qu'il ne peut être appliqué à l'espèce humaine, mais que par ailleurs, ce mot a été tellement utilisé à mauvais escient que je préfère dire type asiatique, type africain et type indo-européen et toutes les nuances issues des divers croisements. Je n'ai jamais nié l'existence de types physiques très contrastés, mais race a été employé pour désigner également des comportements psychologiques et justifier des classements hiérarchiques. C'est devenu un gros mot.
Tapez race sur Google et je parie que vous récolterez autant d'horreurs qu'en tapant chatte.”

Dans une perspective Dobilinienne, je vais m'autoriser à être encore plus radical que la sus dite. Comme pour le mot “race”, il faut exclure le mot “chatte” du langage démocratique, aussi bien pour l'animal que pour le triangle pubien et ses mystères sous-jacents. Désormais l'animal s'appellera “Minou” et la région en cause “Minet”… Les minous et les minettes seront satisfaits de ne pas être réduits à un gros mot.
Satisfait quand même que le culte du minet nous est rapproché. Au point qu'elle soit d'accord avec la thèse pour laquelle on avait cru à tort, mais en fonction de ses déclarations antérieures qu'elle en était une farouche opposante.

Pour conclure, j'énoncerai deux principes :
Le premier principe d'une lutte efficace contre le racisme, c'est de ne pas dire, écrire et croire que les races humaines n'existent pas.
Le second, c'est de lutter avant tout contre l'inégalité économique… La liste n'est pas limitative…
Si Pedro Cordoba et Dobolino signent des deux mains leur accord avec ses deux principes, je crois que je m'arrêterai d'intervenir sur ce thème…
Attention, je parle d'une adhésion sincère et véritable et non d'une manœuvre simulée pour obtenir mon silence.
Dans mon extrême générosité, je reconnaîtrai qu'ils ont quitté les rives du dogmatisme pour entrer dans le nirvanana de la vérité vraie mis à la portée de toutes les bourses, y compris celles des boursiers de Normelle Sup et Véto Lyon.
Et pour commémorer ce glorieux événement je leur accorderai à titre conservatoire un bichon d'honneur (maltais, off course !)

Précision : On sait ce que sont les mécanismes de résistance… Ne nous faites pas le coup de Galilée : “Et pourtant, elle tourne ”… qui avec Galidoba ou Dobolilée deviendrait : “Et pourtant, elles n'existent pas.”
La science officielle, c'est vous… La vérité, c'est nous.
Une différence avec Gali : Dans le temps, le bon peuple qui voyait le soleil se levait à l'est et se couchait à l'ouest, pouvait avaler que la terre était le centre du monde. De notre temps le bon peuple, à Chinatown, à Harlem, à la gare du Nord à Paris, à l'aéroport international de Roissy, en Papouasie, dans la jungle des pygmées, enfin n'importe où, aura du mal à se convaincre que les races, ça n'existe pas.

Écrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008

Une erreur m'a fait mettre dans mon dernier commentaire, des commentaires antérieurs dont cetains ne sont d'ailleurs pas organisés…

Le texte nouveau et qui SEUL aurait du figurer commence à :
POUR SOLDE DE TOUT COMPTE ou MAUVAISE FOI quand tu nous tiens…

Mes excuse les plus plates… C'était déjà assez long comme cela.
Ne vous découragez pas… Plus c'est long, plus c'est bon.

Écrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008

Tordre le cou aux contorsionistes des mots , de la pensée , de la vérité , et du réel voilà qui est sain et salutaire !
Quelle audace et quelle intelligence , chapeau et total respect , Roger Felts !

Je souhaite que cela serve à faire comprendre que ces discours convenus , tous ces clichés de la gauche bobo- bien-pensante qui-a-toujours-raison-parce- que- les-autres-sont -des-cons , sont devenus non seulement insupportables à entendre pour la plupart des gens , mais aussi et surtout ridicules et pathétiques parce que complètement déconnectés de la réalité que nous vivons tous , chaque jour !

C'est le réel qu'il faut changer , pas les mots ni leur sens car c'est là seulement se donner bonne conscience et discutailler, pérorer , ergoter pour avoir l'air avisé et intelligent , en fuyant les vrais problèmes !

MERCI ROGER , vous êtes SUPER , comme disent les élèves !!!

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Ben alors là, c'est la première fois qu'on me lit aussi mal sur ce blog. Je ne comprends pas grand chose à ce que vous dites, Monsieur Felts, bien que vous l'ayez réécrit au moins quatre fois d'affilée. Il me manque des données et je pense que si ces données me manquent c'est que je vis loin des cités depuis 30 ans, ne fréquente pas les bobos et ne lis que rarement Le Monde et Le Nouvel Obs.
Vous avez, apparemment, très mal cadré mon registre de langage. En fait, c'est bien ce que me disait mon bon vieux Magnan hier: "ce type emploie un langage philosophique et comme tous ceux qui ont une philosophie il veut l'imposer comme LA vérité et vous, vous parlez de vocabulaire scientifique. Vous perdez votre temps à discuter avec ce genre de personnage auquel vous êtes inaudible".
Sachez néanmoins que le procès que vous me faites est totalement injustifié. Il n'y a, dans le diagnostic hâtif que vous posez sur moi, pas la moindre parcelle de vérité. Prenez-moi pour une inculte, je préfère être cataloguée là que dans le coin "intellectuel de gôche".

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

Roger Felts,

Vous nous servez un discours en apparence bétonné sur les races, qui est censé nous forcer à reconnaître leur existence. Puisque vous rayez d’un trait de plume les arguments scientifiques qui devraient sinon vous convaincre, du moins vous ébranler, je vais essayer, certes sans grand espoir, de vous répondre en m’en tenant au simple « sens commun » :
Le sens commun : les races existent, puisque nous pouvons tous voir la différence « énorme » entre un Camerounais et un Suédois. Notez d’abord qu’au XXIème siècle, il peut y avoir des Camerounais blonds et des Suédois noirs, et que ce genre d’argument relève plutôt du stéréotype que du « sens commun », confondant couleur de peau et nationalité. Notez ensuite que vous vous abstenez bien de répondre à la seule question véritablement pertinente : Si les races existent, combien en dénombrez-vous ? Et pour cause ! Toute tentative vous conduirait dans une impasse. Permettez donc que je le fasse à votre place :

1- Première possibilité : comme dans l’article de dictionnaire de 1972, vous soutenez qu’il y en a trois – blanche, noire, jaune. Vous me direz alors combien de personnes « jaunes » vous avez réellement croisées dans votre vie. Ah, mais c’est qu’elles ne sont pas vraiment jaunes, peut-être ? Dans ce cas, il n’existe donc que deux races, la blanche et la noire. Vous admettrezqu’entre les bobos qui soutiennent qu’il n’y en a qu’une et vous qui en voyez deux, il n’y a plus une très grande différence. Deux races, donc. Et vous pensez que cela permet de rendre compte de la réalité (dont vous vous réclamez sans cesse) ? Avec un minimum de « sens commun» et, surtout, de bonne foi, vous devriez reconnaître que l’immense diversité humaine ne peut sans contorsion intellectuelle entrer dans deux cases seulement, les blancs et les noirs.

2- Deuxième possibilité : conscient que ce réductionnisme confine au simplisme, voire à la stupidité, vous allez nuancer, ergoter, dire que l’on ne peut se limiter à deux, ni même trois races. Alors, lesquelles allez-vous ajouter ? Car s’il est commode pour la démonstration, de prendre deux cas extrêmes, (le suédois et la camerounais), la tâche va sans doute singulièrement se compliquer quand vous aller vouloir distinguer les différentes races (ou « sous-races » ?) avec plus de précision. C’est pourquoi JE VOUS METS AU DEFI de me dire combien vous dénombrez de races, et quelles sont leurs caractéristiques respectives.

Dernière remarque, sous forme de parabole : Roger Felts, victime d’une hémorragie qui nécessitait une transfusion sanguine de toute urgence, vit se présenter deux donneurs potentiels, un Suédois du plus beau blanc et un Camerounais quelque peu foncé. On lui demanda lequel de ces deux donneurs il choisissait. Fidèle à son « sens commun », il choisit sans hésiter le Suédois. Que croyez-vous qu’il arriva ? Le Suédois lui transmit un sang incompatible avec le sien, si bien qu’il en mourut. « Pourquoi ne m’avoir pas choisi ?» lui demanda le Camerounais, « je suis du même groupe que vous.»
« C’est que, répondit Roger Felts dans un dernier soupir, mon sens commun me disait que nous n’étions pas tout à fait de la même race. »

Écrit par : Cyrano | 15 juillet 2008

Juste un rappel , dobolino , et vous verrez que Roger n'a pas tort :

«Vous considérez que les immigrés sont une race à part ?»

Oui, sauf les plombiers polonais. Quant à la définition de la race, je ne sais pas exactement, mais ça ne veut pas dire qu'elle n'existe pas.

Ecrit par : Franck Boizard | 12

Boizard! Essayez donc de vous décrire, vous, homme de "race" blanche avec une telle précision qui convienne également à Amélie et à Jean!

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et qui corresponde aussi au Tonton Martial qu'a fait l'Indochine et qui sait que les viets sont une race à part.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal
complètement descendus dans le scrotum.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et vous, Boizard?

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et qui corresponde aussi au Tonton Martial qu'a fait l'Indochine et qui sait que les viets sont une race à part.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Chez ces gens-là, monsieur, on dit les Nyakwé...

Ecrit par : catmano | 12 juillet 2008

Bon, je vous laisse entre vous, vous y êtes si bien.

Ecrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Que voulez-vous, mon pauvre Franck, nous sommes une race à part, assez intolérants...

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal
complètement descendus dans le scrotum.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Et vous, Boizard?

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008
Bon, je vous laisse entre vous, vous y êtes si bien.

Ecrit par : Franck Boizard | 12 juillet 2008

Quelles conclusions dois-je en tirer? Que vous êtes un supporter du Paris SG?

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

http://foton.be/stripmax/press/martine_couille1def2.jpg

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2008

Merci, Dobolino et Pedro... Il y a des moments où je vous aime encore plus qu'à d'autres.... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2008

Les mâlesde race noire sont réputés pour leur gros pénis, demandez à Felts qui maîtrise les standards!

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2008

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Merci à Amélie pour ses encouragement… Amélie vous noterez que Dobolino qui disait être bien d'accord avec vous, déclare n'avoir rien compris de ma prose tout en affirmant que je suis une victime de la lecture globale. Ce n'est sans doute pas votre cas puisque vous semblez m'avoir entendu de A jusqu'à Z… Encore merci !

Pour Dobolino, d'abord je m'excuse de la présentation de ma note "POUR SOLDE DE TOUT COMPTE” Une erreur de manipulation m'a amené à y faire refigurer un texte antérieur qui n'aurait pas du se trouver là (puisque je l'avais déjà communiqué). Mais aussi des extraits de vos appréciations à mon égard qui était sans doute, la source de mon alacrité et que je comptais utiliser pour vous montrer que j'étais un doux agneau victime d'une féroce vétérinaire… J'ai abandonné cette idée parce que je ne suis pas un doux agneau et quand on me pique je ne bêle pas et préfère donner un coup de patte…
Donc dans ma dernière longue note, vous éliminez tout ce qu'il y a au dessus de : "POUR SOLDE DE TOUT COMPTE” et tout vous apparaitra lumineux et d'une clarté absolue.
Pour l'intellectuel de gôche, je pensais à Pedro Cordoba plutôt qu'à vous… Je n'ai jamais pensé que vous soyez une inculte mais quelqu'un très infiltré d'une pensée technicienne.(ce qui peut être très intéressant sur certains sujets). Vous regardez par le gros bout de la lorgnette d'une formation certes de haut niveau mais dont l'angle d'attaque est manifestement réducteur… Vous nous gonflez avec votre conception scolaire de la race comme si l'école vétérinaire de Lyon était la vérité du sujet… Pourquoi croyez vous je cite China Town, Harlem, la gare du Nord, l'aéroport International de Roissy etc ? Allez dire dans ces lieus trop homogènes ou très hétérogènes que les races cela n'existe pas ! ! !
Notez que la fin de ma lettre était rédigée dans un esprit de paix puisque je vous offrais un chihuahua d'honneur d'honneur si vous étiez prêtes à reconnaitre que dire que les races humaines n'existent pas est une belle connerie…
Je ne désespère pas d'avoir à vous l'offrir…

Écrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008

Ecrire tout ça pour penser prouver qu'il n'y a pas de races , quelle perte de temps !

Qu'est-ce qui vous gêne dans ces différences visibles que partout aujourd'hui on glorifie ? N'y a-t-il pas là une contradiction extraordinaire ? On ne parle autour de nous, et dévotement, que de respect des différences et vous nous dites qu'il n'y en a pas !

C'est seulement le mot "race " qui vous gêne ? Et si on parle de différences ethniques et culturelles , plus de problème ??

La fable de la transfusion sanguine est ridicule , désolée !

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Mon dernier post est pour Cyrano .

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Tout à fait, Amélie! Vous avez donc constaté que j'utilise toujours le mot "race" soit entre guillemets, soit par dérision.
Je vous assure que je campe sur mes positions concernant la définition du mot race, celle qu'on m'a enseignéee, car elle me convient dans son exactitude. Il ne s'agit pas pour moi de faire la bouche en cul de poule et de nier les particularités physiques des Aborigènes non métissés.
Pour les éléphants, je trouve:
éléphant d'asie Elephas maximus
éléphant d'Afrique Loxodonta africana
Par conséquent, j'en conclue que les zoologistes(dont je ne suis pas!) distinguent deux genres différents, Loxodonta et Elephas.
Pour Elephas maximus, quatre sous espèces, bengalensis; maximus; sumatrana et hirsutus
Pour Loxodonta africana, deux sous-espèces, africana et cyclotis.
Nous sommes très loin de la notion de race.
Mais, si vous croyez vraiment que, politiquement et philosophiquement, il est de meilleur choix d'utiliser race, même à contre-emploi, ça ne changera pas grand chose à ma vie. J'en doute et continuerai à en douter sans avoir le moindre pouvoir décisionnaire, d'autant plus que ce n'est pas sur ce type de critère que je baserai mon misérable vote à quelque élection que ce soit. Quand aux zoologistes, ils ne vont pas changer leur nomenclature qui date du XVIII° siècle avec bien des remous et des empoignades, pour satisfaire notre ami Felts, quelque soit le respect qu'ils pensent devoir à sa brillante personnalité, si tant est qu'ils aient la moindre idée de son existence.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

Notez que la fin de ma lettre était rédigée dans un esprit de paix puisque je vous offrais un chihuahua d'honneur d'honneur si vous étiez prêtes à reconnaitre que dire que les races humaines n'existent pas est une belle connerie…
Je ne désespère pas d'avoir à vous l'offrir…

Ecrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008
Je veux un chihuahua d'honneur!
Les races humaines existent. Les races humaines existent. Les races humaines existent. Les races humaines existent.
En échange, cher ami, concédez-moi les éléphants non domestiqués!

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

"C'est seulement le mot "race " qui vous gêne ? Et si on parle de différences ethniques et culturelles , plus de problème ??"

Ce qui me gêne, c'est votre refus de la complexité humaine, et votre propension à tout confondre : différence culturelle et différence ethnique, religion et aspect physique, nationalité et couleur de peau...

"La fable de la transfusion sanguine est ridicule, désolée !"

Ce qui est ridicule, c'est de bavasser au fil des posts sur les "races" et de ne pas être capable de me dire combien vous en comptez, et ce qui les distingue.

Écrit par : Cyrano | 15 juillet 2008

CHRONOLOGIE

Je rappelle amicalement à Roger Felts ma première intervention sur ce thème. Il s’agissait de répondre à Amélie qui avait écrit:
"S'il y a des lois antiracistes et du racisme, c'est qu'il y a des races, non ? Si on parle de métissage (et qu'on le glorifie), c'est qu'il y a des races ? S'il n'y a pas de races, il n'y a pas de racisme."
J’y dénonçais un paralogisme. Car il peut y avoir du racisme même s’il n’y a pas de races. De même qu’il existe des croyants en l’absence de Dieu (mais la non-existence de Dieu est plus sujette à caution que celle des races)
Amélie récidive alors et commence à tout mélanger. Elle utilise une citation de Michelle Obama en confondant « race noire » et « communauté noire ». Puis arrive Franck Boizard qui multiplie les confusions. Tout y passe désormais : race = ethnie = culture = religion = islam (of course). Roger Felts accuse la Sorbonne (que j’incarne) de sophistique et de jésuitisme. A sa place, je serais inquiet de recevoir les félicitations de personnes qui raisonnent aussi mal. En fait, le problème des races n’intéresse pas vraiment Amélie et Franck Boizard qui ne connaissent visiblement rien à la question. D’où le cacao mental qui les habite. Ce qui les tarabuste, c’est la présence chez nous d’immigrés mal intégrés ou inassimilables. Mais ces bons néolibéraux, qui nous vantent à longueur de post les mérites de la dernière mondialisation, refusent de comprendre que cette présence est provoquée par la politique qu’ils soutiennent. Il y a dans cette position une autre faute logique. Car il ne peut pas y avoir UN SEUL monde pour les marchandises et les flux financiers et DEUX mondes lorsqu’il s’agit des êtres humains. Et c’est bien cela qui les insupporte dans la présence des immigrés : ils ne sont pas de NOTRE monde, ils appartiennent à un AUTRE monde. Il faudra qu’ils s’y fassent : la mondialisation néo-libérale a déclenché un phénomène de migrations massives à l’échelle de la planète. Et ces phénomènes-là sont imparables (dobolino disait la même chose). Tous les murs, tous les charters, tous les flics du monde ne l’arrêteront pas. Et il est impossible de les intégrer car ils sont trop nombreux et que ce n’est pas leur but. Contrairement à ce qui eut lieu lors de précédents phénomènes migratoires, ils ne cherchent pas à s’intégrer chez nous et ne peuvent pas l’être. En fait, il ne s’agit pas d’immigration. Il s’agit du déferlement, qui ne fait que commencer, de « toute la misère du monde ». L’Europe « aux vieux parapets » est incapable d’endiguer ce flot. On aura beau en expulser une partie, ils reviendront toujours plus nombreux. A la nage s’il le faut, d’ailleurs il y en a déjà qui arrivent à la nage. Mais ne pas oublier que ce sont les pays africains eux-mêmes qui sont les premières victimes de ce phénomène, à une échelle incomparablement supérieure. A la place de Rogers Felts (qui appartient comme moi à la gauche mal-pensante), je serais inquiet d’avoir le soutien de ces deux bien-pensants de la doxa néolibérale.

NON, LES RACES HUMAINES N’EXISTENT PAS.

Ensuite Roger Felts met un lien sur son blog où il avait traité le sujet. Je lis et ne suis pas du tout convaincu. C’est pourquoi j’envoie un second post intitulé PRECISIONS. Le débat prend alors un tour « scientifique » et dobolino intervient pour soutenir ma position. Cette position est immuable et ne bougera pas. Car elle correspond à l’état actuel des savoirs. Il ne sert donc à rien de vouloir opposer dobolino et moi-même sur ce sujet. Nous disons exactement la même chose. Je ne souscris donc pas au « premier principe » de Roger Felts :

« Le premier principe d'une lutte efficace contre le racisme, c'est de ne pas dire, écrire et croire que les races humaines n'existent pas. »

Je dis, j’écris et je crois que les races humaines n’existent pas parce que je SAIS que les races humaines n’existent pas. Il ne s’agit pas de sophistique, ni de jésuitisme ni de dogmatisme. Je m’en tiens à ce que disent les savants, spécialistes des disciplines concernées, et cela me suffit. De même n’ai-je pas la moindre idée de ce qu’est un quark. Mais les physiciens s’accordent sur leur existence et cela me suffit.

Je souscris en revanche au second principe de Roger Felts :
« Le second, c'est de lutter avant tout contre l'inégalité économique… »
Je parie – sans prendre aucun risque – qu’Amélie et Franck Boizard feront le choix contraire.

Tous les contre-exemples que prétend nous donner Roger Felts sont faux ou à côté de la plaque, qu’il s’agisse des éléphants ou des Boers. J’avais moi-même évoqué, dès mon second post, le problème des espèces, des sous-espèces et des cercles d’espèces (goéland brun et goéland argenté, mésanges charbonnières de l’Himalaya). Ces exemples-là suffisaient pour comprendre ce qu’il en est de la sélection naturelle dans le monde animal (et végétal). Pas la peine d’en rajouter d’autres, ils s’expliquent tous de la même façon. Et cela n’a rien à voir avec la sélection artificielle introduite par les hommes lors de la Révolution néolithique. C’est cette sélection-là qui a provoqué l’apparition de races (ou de variétés) animales et végétales.

Pourquoi ça n’a rien à voir ? Parce qu’il y a changement d’échelle et introductions de nouvelles procédures. Le processus d’hominisation a commencé en Afrique il y a cinq millions d’années, la révolution néolithique a eu lieu il y a à peine 10 000 ans dans le Croissant fertile, beaucoup plus tard dans d’autre parties de la planète. Ces échelles de temps sont incommensurables. Et à changement d’échelle, changement de phénomènes. C’est ainsi qu’on explique que les Boers ne sont pas devenus noirs et que les noirs américains ne sont pas devenus blancs. Ils n’ont pas ENCORE eu le temps ! Mais si, toutes choses égale par ailleurs (i.e. sans afflux de nouvelles populations noires), on attendait quelques dizaines de milliers d’années, les Noirs américains deviendraient probablement blancs. Sans nul besoin de métissage, par simple sélection naturelle. [J’ai dit « probablement » parce qu’il n’est pas certain que l’évolution prenne toujours les mêmes embranchements]. En ce qui concerne les procédures, la sélection naturelle a lieu par mutation génétique et adaptation au milieu : c’est pour ça que cela prend si longtemps. Car les mutations se produisent au hasard et les mutations si favorables qu’elles entraînent l’élimination de non-mutants sont – on l’imagine – extrêmement rares. Dans le cas de la domestication (races), il ne s’agit pas de mutations aléatoires mais d’hybridations par la méthode des essais et erreurs (avant l’invention de la génétique moderne). Quand le résultat lui plaît, l’homme le sélectionne et fait se reproduire entre eux les seuls produits intéressants : c’est pour ça que les choses peuvent aller si vite.

Dans le cas des êtres humains un autre phénomène a joué, celui des migrations précisément. A l’origine, quand il n’y avait que des chasseurs-cueilleurs (c’est-à-dire pendant la quasi-totalité de l’histoire humaine), des groupes minuscules allaient s’installer un peu plus loin quand les ressources commençaient à manquer sur place. Ils n’emportaient logiquement avec eux qu’une toute petite partie du stock génétique original. Au bout de quelques générations, la répétition du phénomène produit évidemment un éloignement génétique progressif (surtout si on vole les femmes d’une autre tribu), qui suffit à expliquer l’actuelle diversité physique des types humains. Mais les aspects les plus visibles (couleur de la peau) sont très secondaires (c’est seulement une question de dosage de la mélanine). Il existe, entre les différents groupes humains, des différences génétiques bien plus importantes et bien souvent plus graves (prédisposition à des maladies génétiques justement). Et quand on fait le bilan de toutes les différences génétiques entre les populations humaines, on a de drôles de surprises : les Bretons sont génétiquement plus proches de je ne sais quelle peuplade de Madagascar que de leurs voisins normands. Va-t-on dire que bretons et normands appartiennent à des races différentes et que les bretons et cette ethnie noire de Madagascar appartiennent eux à la même race ? C’est pourtant ce qu’il faudrait dire, écrire et croire si l’on définit la race par la proximité génétique…

Reste un problème : celui des définitions nominales. Il est évident que si les biologistes ont choisi de réserver le mot « race » pour désigner les effets de la sélection artificielle, c’est pour se dédouaner de la terrible responsabilité de la biologie dans l’apparition du racisme à la fin du XIXe siècle et des conséquences qui s’en sont suivi. Il y a donc bien du « politiquement correct » là-dedans. Mais les définitions nominales ont peu d’importance. L’essentiel ce sont les définitions réelles : on ne peut pas employer le même mot pour désigner des phénomènes différents : sélection naturelle et sélection artificielle.

Pedro Cordoba

PS. Que Roger Felts me cite les noms et les ouvrages de savants reconnus par leurs pairs et défendant des positions conformes à la sienne. Rien à voir avec le problème de la schizophrénie. Il est vrai que la tendance dominante (en France) fut à une époque la psychanalyse. Puis on en est venu (sous influence américaine) à l’approche co-co (qu’Amélie et F. Boizard se rassurent, il ne s’agit pas de marxisme-léninisme). Il y a donc en ce domaine controverse scientifique. Controverse d’ailleurs connectée aux phénomènes de marché. On a assisté en fait à l’improbable alliance des deux anciens frères ennemis (comportementalistes et cognitivistes) pour se partager le marché de la santé mentale en position de monopole. Des intérêts du même type existent en biologie moléculaire (les fameux OGM et la pharmacologie) mais pas en biologie systématique ni en génétique des populations, ce pourquoi d’ailleurs il n’y a pas d’investissements dans les recherches de ce type. Et, à ma connaissance, aucune vraie controverse sur l’emploi réservé du mot « race ».

PS2. Dobolino a souvent la rate au court-bouillon. J’en suis moi-même victime assez fréquemment. J’ai choisi, dans ce cas, de ne pas répondre. Les choses se calment assez vite. Roger Felts devrait faire pareil.

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2008

Je vous ai cité l'éléphant. Allons jusqu'au bout de votre notion de race humaine et demandez aux anthropologues d'affiner leur classification d'homo sapiens sapiens jusqu'à des variétés ou sous-sous-espèces. Si certains ont tenté de le faire, ce qui est du domaine du possible, ils ne publieront jamais leurs travaux, par crainte de récupération ou de mise au ban. Le terrain est carrément glissant et très hasardeux au XXI° siècle avec tous les croisements et métissages successifs. Les mots ethnies, type physique, civilisations sont plus précis et plus adéquats. Le mot race n'est plus qu'un mot du Café du Commerce et ne peut revenir dans le langage courant des penseurs sans risques extrêmes et tout particulièrement celui de cautionner des dérives. C'est un mot fugitif du XIX° siècle qui nous a conduit immédiatement à d'épouvantables exactions.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

Des groupes plus ou moins fréquents
Chose étrange, la répartition des groupes sanguins varie considérablement selon les ethnies. Voici quelques exemples.



Lire le tableau au bas de la page . Que faut-il en penser ??

http://www.linternaute.com/sante/magazine/biologie/groupes-sanguins/groupes-sanguins.shtml

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

CYRANO, Merci d'avoir consacré du temps pour me répondre… Mais votre réponse tend à montrer soit que vous me prenez pour un imbécile soit que vous ne m'avez pas lu ou pas compris… Évidemment ayant dir cela, je ne vous prends pas moi pour un imbécile car je n'aurais jamais osé écrire la fable que vous me consacrez en faisant de vous le héros qui choisit de mourir pour ne pas être transfusé par un noir.
Vous me faites un procès qui n'a pas lieu d'être car à aucun moment je n'établis d'échelle de valeur vis-à-vis du fait que des différences génétiques peuvent exister entre des populations donnés.
J'ai condamné la notion de race telle qu'elle peut s'exprimer dans les textes pseudo scientifiques nazis… Je ne suis pas du tout préoccupé par le nombre, la typologie, la pureté d'une ou des races…C'est pour cela que tout votre passage sur le nombre de race, je m'en tamponne totalement. Un élément qui a toujours existé mais qui ne peut que s'accentuer, le métissage, modifie effectivement l'appréhension que l'on peut avoir du problème mais une vision totalitaire d'un métissage généralisé m'apparait tout aussi réactionnaire qu'une vision raciste ghéttoïsée. Il y aura toujours, du moins je l'espère, des populations différentes. Et le but de l'anti racisme, c'est de faire en sorte que ces populations soient en paix entre elles, échangent, se mêlent, s'interpénètre naturellement sans que cela apparaisse un devoir, une obligation morale et encore moins une contrainte. Reconnaitre ses différences c'est sans doute la première étape d'un antiracisme authentique.
Les différences génétiques pouvant composer des races font partie de ses différences (avec la culture, les traditions, les mœurs etc). Même si le mode de vie moderne peut entrainer de profondes recompositions, c'est une imbécilité de dire que cela n'existe pas…
Je ne vous considère pas comme un imbécile mais ce que vous pensez sur le sujet et les pensées que vous me "prêtez" sont de belles âneries.
R.F.

Écrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008

Pedro Cordoba, sans aucun doute, vous parlez mieux que moi et vos idées sont mieux rangées que les miennes et je vous remercie de votre intervention qui colle parfaitement à ma pensée fort convulsive, nerveuse et peu linéaire. Tous mes remerciements pour votre mise au point: j'ai cru devenir chèvre. Je vous remercie également d'avoir bien lu mes balbutiements.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

Je viens de lire la longue intervention de Pedro Cordoba, j'y répondrai demain.
Pour l'instant je dirai que c'est un excellent mélange de connaissances universitaires pointus ou biseauté où je maintiens que la formation sophistique et jésuistique à sa place et permet d'ailleurs de terminer par un œcuménisme de bon aloi…
J'imprime le texte et je réfléchis dessus. Je verrai ensuite si je redeviens un cul béni

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008

Des groupes plus ou moins fréquents
Chose étrange, la répartition des groupes sanguins varie considérablement selon les ethnies. Voici quelques exemples.



Lire le tableau au bas de la page . Que faut-il en penser ??


Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008

On n'est pas obligé de penser quelque chose sur tout et de lire la vulgarisation scientifique comme parole d'évangile. Y'a des généticiens pour ça et des anthropologues, des ethnologues de toutes les "races" et toutes les couleurs. Vous ne pouvez tout savoir et vous risquez de tirer des conclusions hasardeuses et fallacieuses.
Voyez-vous, j'adore me lire à haute voix des poèmes de Mallarmé. De là à en tirer des conclusions sur Mallarmé, il y a un pas que je me sais inapte à franchir! Je me contente de jouir et laisse aux spé de Mallarmé le soin d'en débattre.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

"En fait, le problème des races n’intéresse pas vraiment Amélie et Franck Boizard qui ne connaissent visiblement rien à la question. D’où le cacao mental qui les habite."

"Cacao mental" ! Merci Pedro !

C'est l'expression qui me manquait pour décrire l'avis et les connaissances de Frank Boizard en matière d'homosexualité, qui se permet de condamner le mariage homo au nom du droit des peuples ! C'est beaucoup moins vexant que "imbécile dogmatique" ! Et c'est pourtant tellement juste !

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2008

Je viens de lire la longue intervention de Pedro Cordoba, j'y répondrai demain.


Ecrit par : Roger Felts | 15 juillet 2008

Misère! Ça va s'arrêter quand? J'ai autre chose à faire, moi! Refaire mon barrage dans la rivière, faire les tests sanguins sur ma suspicion d'Adison, poster les charges sociales du deuxième trimestre, faire les vitres que les mouches ont conchiées abondamment.
JPB, faites les taire!

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

"Les différences génétiques pouvant composer des races font partie de ses différences (avec la culture, les traditions, les mœurs etc). Même si le mode de vie moderne peut entrainer de profondes recompositions, c'est une imbécilité de dire que cela n'existe pas…
Je ne vous considère pas comme un imbécile mais ce que vous pensez sur le sujet et les pensées que vous me "prêtez" sont de belles âneries."
R.F.

La plus belle ânerie, à mon sens, c'est de mettre sur un même plan les différences de culture, de traditions, de moeurs et des "différences génétiques pouvant composer des races".

Mais cela n'engage que moi, bien entendu, et n'enlève rien à votre intelligence.


"Des groupes plus ou moins fréquents
Chose étrange, la répartition des groupes sanguins varie considérablement selon les ethnies. Voici quelques exemples."
Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Chose étrange, si nous nous en tenons au groupe sanguin A, les bons français sont plus proches des Aborigènes d'Australie que des Japonais. Que faut-il en déduire ? Ne quittez pas, Amélie mène l'enquête...

Écrit par : Cyrano | 15 juillet 2008

rien à la question. D’où le cacao mental qui les habite."

"Cacao mental" ! Merci Pedro !

C'est l'expression qui me manquait pour décrire l'avis et les connaissances de Frank Boizard en matière d'homosexualité, !

Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2008
Vous pouvez enlever le o! le haut?

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2008

Pedro, le ravi de la crèche-bobo-de la gauche bien pensante ;-) vous remercie. Très sincèrement.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

Pedro Cordoba , vous vous trompez , je ne suis ni néolibérale , ni mondialiste, alors là , pas du tout, plutôt anti-mondialiste !

Mme Obama est sûrement comme vous , elle n'aime pas le mot "race" , alors elle dit "communauté". Mais elle marque bien la différence , pour elle évidente , entre noirs et blancs .

Vous dites :
"Il faudra qu’ils s’y fassent : la mondialisation néo-libérale a déclenché un phénomène de migrations massives à l’échelle de la planète. Et ces phénomènes-là sont imparables "

Vous êtes fataliste , résigné mais optimiste . Moi je ne peux pas m'y faire , ni aux agressions racistes anti-blancs de plus en plus fréquentes qui nous conduisent à une guerre civile .

La réalité , c'est ça , que vous le vouliez ou non !

En Angleterre , en pleine rue , les prêcheurs musulmans appellent au djihad sur les infidèles chrétiens . Les profanations de cimetières chrétiens et d'églises me révoltent , mais on n'en parle pas pour ne pas faire de vagues .
La Charia avance en France aussi , mais dans votre vertige de toute-puissance progressiste , vous pensez qu'un homme nouveau se lèvera et vous croyez utile de nous faire la leçon .

Que tout cela relève de la culture ou de la génétique , aucun intérêt , parlez-nous plutôt de vos solutions , si toutefois vous voyez les problèmes !
Et merci pour cette avalanche de compliments , puisque sans aucun doute vous détenez la vérité !

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Ses purs ongles très hauts dédiant leur onyx,
L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maints rêves vespéral brûlés par le phénix,
Que ne recueille point de cinéraire amphore.

Sur les crédences, au salon vide, nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore,
Car le maître est allé puiser des pleurs au Styx,
Avec ce seul objet dont le néant s'honore.

Mais proche la croisée au Nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor,
De licornes ruant du feu sur une nixe.

Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.

Pour vous souhaiter bonne nuit, Dobolino.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008

Amélie, vous serez crédible quand vous nous direz que TOUTES les agressions racistes vous révoltent. Et que c'est contre toutes qu'il faut s'indigner et lutter, chacun avec nos moyens et dans notre quotidien. Que ce soit avec un bulletin de vote, des chansons, d'autres actes encore. Ce que Pedro, lui, a dit explicitement plusieurs fois.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2008

" Vous êtes fataliste, résigné mais optimiste"
écrit par Amélie

J'ai aussi tendance à être fataliste en la matière, mais pas optimiste du tout.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008

"Maint rêve " au singulier, "très haut" également. Et je ne suis pas sûre de la ponctuation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2008

Toutes me révoltent , bien sûr , mais je parle (exprès ) de celles dont on ne parle pas parce qu'on ne veut pas les voir .
Pourquoi donc occulter une partie du racisme ? Vous avez une réponse ?

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2008

"Pourquoi donc occulter une partie du racisme ? Vous avez une réponse ?"

Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Il me semble bien avoir écrit le contraire.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008

J'avais cru comprendre qu'Amélie défendait les thèses néo-libérales. On peut se tromper dans un blog où s'affichent des centaines de messages d'inconnus. Je me suis apparemment trompé et, comme elle faisait écho aux thèse de F. Broizard sur les races, je l'ai rangée par erreur dans le même camp.

Pour le reste je ne suis ni résigné ni optimiste. Je vois les mêmes problèmes qu'elle et n'ai aucune solution. Comme quoi elle aussi peut se tromper en m'attribuant une attitude et une pensée qui ne sont pas du tout les miennes.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 juillet 2008

Pourquoi donc occulter une partie du racisme ? Vous avez une réponse ?

Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008

Il faut comprendre : pourquoi , comme vous le savez ( ou pas ? ) les medias ne parlent-ils jamais de ce racisme-là , anti-blanc , ou ne le nomment-ils pas comme tel , puisqu'ils nous enjoignent de le voir partout pour l'autre , même quand c'est faux !
Si la France est un pays raciste , pourquoi tant d'étrangers veulent-ils y vivre et y rester ?
Quant à la discrimination positive , il n'y a pas plus raciste comme mesure , puisqu'elle sous-entend une infériorité ! Je pense par exemple au concours de Sciences Po .

Idem pour l'enseignement de l'arabe dans les écoles primaires , réservé aux seuls immigrés : mesure anti-intégration et communautariste inventée par Ségolène !
Pour parler arabe , la famille s'en charge . Ce sont des cours de français en plus qu'il faudrait , mais ça c'est de la discrimination , je suppose !!!

Écrit par : Amélie | 16 juillet 2008

"Les feux d'artifices" en banlieue , anti-France du 14 juillet , on constate , mais toujours aucune solution en vue !!


http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=3156&date=2008-07-15

Écrit par : Amélie | 16 juillet 2008

Dans les grandes lignes, il semble que le racisme anti-blancs soit surtout une réaction à l'autre, dans lequel les discriminations sont officielles, (et la "discrimination positive" en est, par définition, un des versants). Il semble quand même qu'il soit assez rare, (par exemple), que l'on refuse un appartement à un blanc "bon teint" pour le céder à un homme de couleur.
Maintenant, concernant l'islamisme, (s'il vous plait, ne pas assimiler immigration et islamisme), il y a péril en la demeure, de manière évidente. Mais ce péril existe aussi concernant les autres religions, (je rappelle, pour mémoire, le film: "Jesus camp", et la clique encore au pouvoir aux états unis).
Les solutions? Je ne sais pas. Si on commençait à trouver un moyen pour que les plus grosses fortunes du monde ne continuent pas à enfler de manière de plus en plus indécente, si on rééquilibrait un peu la part du PIB dans les revenus du travail par rapport à ceux du capital, si on instaurait vraiment l'Europe, si, si, si...
Mais il faudrait une vraie volonté politique pour ça, et l'actuelle vise surtout à faire exactemlent le contraire. Avec suppression de la loi de 1905 à la clé?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008

Mais ce péril existe aussi concernant les autres religions, (je rappelle, pour mémoire, le film: "Jesus camp", et la clique encore au pouvoir aux états unis).


Non , pas en France , pas de fuite , ni d'amalgame SVP .
Il n'y a pas de " péril" religieux , sinon islamique , lié à l'immigration ! Comment dire le contraire ?

Écrit par : Amélie | 16 juillet 2008

Pedro Cordoba , vous vous trompez , je ne suis ni néolibérale , ni mondialiste, alors là , pas du tout, plutôt anti-mondialiste !



Ecrit par : Amélie | 15 juillet 2008
Quant à moi, je penche de plus en plus, sans rejoindre Cadichon dans son extrêmisme, vers les néo-libéraux et l'acceptation constructive de la mondialisation. Je me remets assez bien du fait que mon petit frère soit entré hier chez AREVA et pas pour balayer les bureaux même si c'est un tantinet problématique par rapport à mes prises de position clientèlistes. Espérons qu'il reste une éminence grise!
Comme quoi, chacun écrit ce qu'il veut et bien malin qui arrivera à classer l'autre en fonction de prises de positions ponctuelles qui sont parfois, souvent, très opportunistes.

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Oh, vous savez, Dobolino, j'ai été tour à tour "traité" de crypto-gauchiste, de membre de la gauche bien-pensante bobo, et d'affreux libéral. Et même de "pédagogiste, ;-).
Nous sommes bien compliqués à faire rentrer dans des cases précises!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2008

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Si la France est un pays raciste , pourquoi tant d'étrangers veulent-ils y vivre et y rester ?
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La France est un pays raciste (désolé pour cette brutalité) et si des étrangers veulent y vivre et y rester comme vous dites c'est que la naïveté l'emporte davantage sur la raison.
Rappelez-vous du récit de la malheureuse chinoise qui s'est défenestrée à la vue de la flicaille. Son fils venu de Chine était sous le choc de constater les conditions et l'univers du mourroir dans laquelle sa mère s'activait à joindre les deux bouts. En Chine, la France est idéalisée comme le pays des droits (le juste milieu), le pays aux éternelles fiançailles... Je pense que cet idéal est révolu, les étrangers connaissent le vrai visage de la France, un pays davantage raciste que salutaire.
A bon entendeur.

Écrit par : thomas | 16 juillet 2008

Ce n'est pas à cause du racisme qu'elle s'est défenestrée .Il y a beaucoup de français qui rament aussi et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts !

Vous mélangez tout !

Et puis pourquoi ce choix d'une chinoise et pas d'une nord-africaine , par exemple ?

La France n'est pas raciste , seulement exaspérée par certains comportements !

Écrit par : Amélie | 16 juillet 2008

Un site intéressant (et puis ça coûte pas si cher, finalement, de connaître son haplogroupe)

http://www.igenea.com/

Écrit par : hvd | 16 juillet 2008

RÉPONSE À PEDRO CORDOBA

Jusqu'à présent, dans ce débat sanglant qui va jusqu'à opposé des frères d'armes et de combat, je m'étais contenté d'étaler mes petites connaissances scientifiques et médicales, une certaine culture politique et une grande expérience due malheureusement à l'âge, mais aussi à la pratique : médecin pendant 35 ans dans un quartier populaire en voie de ghettoïsation (la Belle de Mai pour ne pas le cacher) je sais de quel poids la race et le racisme pèsent sur les mentalités. Le vote Le Pen y a trop souvent succédé au vote communiste (Je ne sais pas si le vote communiste était un bien pour eux, mais le vote Le Pen était un mal pour tout le monde).
Pedro Cordoba me presse de parler à un autre niveau :celui de mes références scientifiques… Des noms ! ! !
Je me suis dit que pour satisfaire un universitaire pour qui la référence à ses pairs semble fondamental, il fallait p'tét ben que je fasse un petit effort… Mes problèmes de santé m'empêchant de courir les bibliothèques et les librairies, je me suis contenté de mon fauteuil devant l'ordinateur et j'ai tapé “race” puis “race humaine” dans Wikipedia. J'entends déjà les cris d'orfraie ou les hennissements (selon la race du lecteur, aigle, chouette ou jument) de ceux qui pensent que c'est un intervenant peu fiable… Qu'ils se rassurent, au moins pour ces mots là, Wikipedia va tout à fait dans le sens du combat des masses scientifiques et cordobienne réunies : la notion de race doit disparaître… (n'arrêtez pas de lire… Je n'ai pas fini…)
En lisant (rapidement) l'ensemble des propos sur le sujet, j'ai été frappé par deux choses :
- La monstruosité des conceptions “scientifiques” sur la race pendant la période colonial et surtout fasciste et nazi, animé par l'extrême droite (Gobineau en tête). Celle-ci justifiant tous les racismes (races inférieures, etc.) et “nourrissant” la production d'une main-d'œuvre très bon marché (esclavagisme africain, occidental, moyen-oriental… en fait partout où cela s'avérait – s'avère – économiquement rentable).
- Le retournement théorique de la Libération, où les milieux scientifiques très concernés, après avoir vécu le “ Tout est dans la race” sont passés (pas en un jour) à “la race n'est rien”… Évidemment avec des travaux très sérieux qui légitimaient cette nouvelle affirmation (notons qu'en 72, certains, mais c'était les rédacteurs du dictionnaire de Médecine, considéraient ces modernes comme des “dogmatiques”).
En lisant l'article de Wikipédia, on a (j'ai) l'impression que lesdits scientifiques, sans doute à raison plus qu'à tort, sont obnubilés par le rôle désastreux qu'a pu jouer la notion de race dans les dérives de la période antérieure… Mais le totalitarisme haineux du discours pseudo scientifique nazi n'a-t-il pas laissé la place au totalitarisme, certes bien plus soft, de la bien pensance. Celle-ci n'est pas sans effet sur les débats, les recherches et les conclusions des recherches ?
Les historiens se sont vu imposer par les politiques la quasi-impossibilité de “reviser” certaines notions historiques (celui qui ouvrirait trop sa gueule, courre le risque de se faire traiter de révisionniste c'est-à-dire de fasciste bon teint même s'il est aux antipodes de la chose, on l'a vu pour le traitement de la question de l'esclavage)…
Les biologistes et généticiens se sont imposé à eux-mêmes la disparition de la notion scientifique de race… Il est vrai qu'ils avaient beaucoup fait (et si ce n'est eux, c'est donc leurs pairs) pour son existence désastreuse. C'était le prix à payer pour être (re)considéré.
Je dois dire d'ailleurs que cette obsession à quelques raisons de se maintenir, car dés que quelques travaux scientifiques modernes (cf wikipédia, races humaines - le problème de la pertinence) montrent que quelques parts, qui sait ? la notion de race n'est pas si absurde qu'il y paraît, les racistes, les vrais, montrent le bout de leur nez et disent “coucou, vous voyez qu'on avait raison”.
Durant les cinquante dernières années, l'intrication d'une idéologie du “plus jamais ça” et des travaux scientifiques pointus ont “liquidé” le concept scientifique de “race”… Pourtant, un écrivain connu, engagé et résistant (je crois que c'est Vercors, mais je n'en suis pas sur) disait à ses camarades participant au “combat contre la race” qu'ils se trompaient et de cible et sur la nature de la lutte. En se situant dans le biologique, ils adoptaient la même logique que les fascistes et à ce niveau, la nature ne pourrait leur donner ni tort ni raison. La démonstration de l'inanité des thèses adverses à une époque peut se transformer en son contraire à une autre… Il importe peu qu'il y ait ou non des différences significatives de groupe entre les hommes, génétiquement transmissibles ou pas, porteuses ou non de qualités différentes, LE COMBAT CONTRE LE RACISME EST UN COMBAT MORAL qui considère que quelque soit les qualités ou les défauts de chacun, sa qualité d'être humain et parce que c'est un être humain lui donne tous les droits que la morale et la loi accordent…
(N'ayant pas le texte sous les yeux, j'en donne l'esprit, sans trop le dénaturer, je l'espère).

Si j'avais, dans un face à face, un croyant qui me disait : Dieu existe, car je SAIS qu'il existe… Je rigolerai intérieurement (pour ne pas le vexer) et je lui dirai : “ D'accord, présente-le-moi !”… Il serait gêné aux entournures, car il ne pourrait pas me renvoyer la question : je ne pourrais pas lui présenter quelque chose qui n'existe pas.
Si dans un débat Pedro Cordoba me dit : “Les races humaines n'existent pas, car je SAIS qu'elle n'existe pas.”, je lui ferai le crédit de croire qu'il me le dit, non pas sur la base d'une révélation par le Livre ou autres billevesées, mais parce que ces copains ont beaucoup bossés pour démontrer que tout est dans tout et réciproquement… Il en profitera pour ajouter : “Et tes copains ? Où en sont -ils ?… Ce qui ne me gênera pas aux entournures, car n'étant pas universitaire j'ai tendance à considérer que la production de vérités par l'Université est relative et ne confine pas à l'absolu. Mes copains étant aux abonnés absents, je lui présenterai la RÉALITÉ, telle que nous, pauvres humains nous pouvons l'appréhender avec nos maigres moyens…
Pour les besoins de la cause, ce sera une réalité virtuelle. Mais à l'ère de l'informatique qui pourrait me le reprocher ?
J'amènerai devant lui une dizaine d'habitants des forêts, ceux que l'on appelle les pygmées, une dizaine de ces très grands bergers des savanes africaines, une dizaine d'habitants d'un village du nord de la Finlande, et aller, pour faire bon poids, et parce que cela ne coûte guère, une dizaine de villageois de l'île la plus reculée du Japon. Afin que l'aspect culturel ne pèse pas trop sur la question (le vêtement fait partie du culturel), ils seront tous en slip Petit Bateau, seul élément civilisationnel de cette démarche.
Nous examinerons d'un œil scientifique (pour moi, c'est le droit) chaque population séparément et nous constaterons des différences individuelles : il y a des petits et des grands pygmées, des gros et des maigres, et des tas d'autres différences, idem pour les autres groupes. Évidemment, le grand pygmée est cinquante centimètres au dessous du grand berger, mais c'est un grand pygmée et pas un petit berger. Malgré les différences individuelles, on peut constater pour l'ensemble de chaque groupe, une certaine homogénéité, je dirais même plus, une homogénéité certaine. En particulier quand on compare un groupe à un autre groupe… Et si on met un berger des savanes dans le groupe des pygmées ou un japonais dans le groupe finlandais, le “Cherchez l'Intrus” sera d'une facilité déconcertante (malgré la couleur identique des slips).
Ce constat fait, et je pense que Pedro Cordoba sera en état de le faire, nous nous poserons ensemble la question du “pourquoi ?” En sachant que nous avons fait également l'expérience de la temporalité : dans le temps, des pygmées se reproduisant entres eux, donnent des pygmées, des finlandais donnent des finlandais… etc.
Pedro étant matérialiste (je crois !) tout comme moi, à la question du pourquoi, nous répondrons que l'ovule et le spermatozoïde de pygmée sont porteurs d'un message écrit en pygmée, ceux des japonais portent un message de japonais, et ainsi de suite…
Nous n'irons pas plus loin, voici pourquoi : l'oran-outang et l'homme ont un capital génétique commun à 98,5 % et Dieu sait qu'il y a des différences entre un oran-outang et un homme. Les différences entre un grand berger des savanes africaines, un pygmée de la forêt vierge, un villageois finlandais ou un îlotier japonais sont sans commune mesure avec celles qui séparent le grand singe de l'homme… On imagine donc que sur le plan génétique, les différences sont de l'ordre de l'infinitésimal même si leurs effets visibles sont de l'ordre de l'évidence… D'autant que les choses se compliquent avec le métissage. La recherche dans ce domaine est dans ses premiers balbutiements. On vient tout juste de terminer la carte génétique de l'être humain et tenir des propos comme quoi l'équipement génétique des bretons est plus proche d'une peuplade de Madagascar que de leur voisin normand m'apparaît quelque peu aventureux même si les hasards de l'exploration chromosomique leur trouvent quelques traits communs…
Même si dans ses derniers développements (voir l'article de Wilkipédia), la recherche peut faire croire à l'éventualité d'une “réhabilitation” de la notion de race, je me garderai bien d'en tirer des plans sur la comète et sur l'avenir du monde… Car l'enjeu scientifique sur la question est dérisoire.

C'est l'enjeu politique à travers le sens commun des notions de race et de racisme qui est fondamental…
- Les individus sont porteurs de différences physiques transmissibles génétiquement.
- Des groupements humains peuvent être porteurs de différenciations transmissibles génétiquement et modifiées par métissage… Pour le sens commun, c'est la notion de race qui exprime cette caractéristique.
- Le racisme ajoute en accentuant la notion de race un élément supplémentaire, la hiérarchisation avec la notion de race supérieure ou inférieure… D'où des comportements à finalité de rentabilité économique comme l'esclavage, etc.
Ceci est le B et A, BA du sens commun le plus largement répandu. Une affirmation comme la race n'existe pas, choque le sens commun. Peut-être pas dans les beaux quartiers où on a été aux universités, mais ailleurs sûrement. D'autant qu'à l'affirmation les races humaines n'existent pas, s'ajoutent, le syllogisme évident que le racisme n'a donc aucun sens. Pour le sens commun, ce sont ces propos qui n'ont aucun sens. Car l'évidence du réel lui saute à la figure. Je reprends mes exemples : à Chinatown, à Harlem, à la gare du Nord, à l'aéroport international de Roissy… et ailleurs, un peu partout. À ce niveau-là, le sens commun s'en fout des problèmes de vocabulaire pour savoir si groupe ethnique, minorité visible et autres richesses langagières sont plus pertinents et politiquement plus corrects que race… et putain d'ta race. Il semble me souvenir que chez les anti pédagogistes, une certaine ironie régnait quand on voyait les “révolutions” sémantiques masquaient la stagnation du réel : professeur d' école à la place d'instituteur, technicienne de surface à la place de femme de ménage, conseiller pédagogique à la place de surveillant, responsable des ressources humaines à la place de chef du personnel, sans oublier l'inoubliable référent bondissant. J'ai l'impression qu'avec “race” les mouches ont changé d'ânes… Pourvu qu'on ne change pas d'âme !
En heurtant le sens commun, on court le risque pour au moins une fraction d'entre eux d'induire le raisonnement suivant : les biens-pensants disent que les races n'existent pas et que le racisme est un non-sens. Tous les jours, je vois que des races existent, donc le racisme à un sens.
À mon avis la dissociation de la notion de race et de différence de celle de racisme et de rejet de l'autre m'apparaît beaucoup plus efficace que celle de la négation. Le point de vue de Vercors, même s'il date un peu m'apparaît de la plus stricte actualité… Les races, ce n'est pas très important, ce qui compte, c'est notre commune humanité !


Afin de ne pas alourdir mon texte, je ne répondrai pas à un certain nombre d'affirmations de Pablo Cordoba qui mériteraient commentaires et contestations… Ce sera peut-être pour une autre fois et pour le plaisir du débat intellectuel… En toute amitié et dans la perspective d'autres combats (sous la même bannière).

Écrit par : Roger Felts | 16 juillet 2008

Lu ce texte et globalement approuvé. Je note néanmoins que M. Felts s'adresse exclusivement à Pedro qu'il considère comme le seul interlocuteur valable, de la même "race" que lui et que notre approbation lui est absolument équilatérale. Il oublie que les inférieurs, les "petits blancs" dans mon genre, bien qu'un peu limités, sont bel et bien ceux qui sont à même de relayer l'information aux "intouchables" qu'ils côtoient au quotidien dans la pratique de leur profession, qu'ils soient vétérinaires, médecins, plombiers ou mécaniciens.
Mais peut-être pense-t-il, ce monsieur Felts, que, pour nous apprendre à lire, il faut utiliser des notices d'emploi de machine à laver et des factures EDF? Qu'il n'est nul besoin pour nous d'étudier en classe La Princesse de Clèves?

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Pour égayer un débat qui s'essouffle, ce petit lien (en anglais) :
http://isteve.blogspot.com/2008/01/francis-crick-james-watsons-partner-was.html

Lorsque James Watson, co-découvreur de l'ADN a estimé qu'il y avait un lien entre race et Quotient Intellectuel, tout le monde a poussé les hauts cris et il fut renvoyé de son poste.
Et l'on s'aperçoit que l'autre co-découvreur, Francis Crick, considéré comme le plus génial des deux, a émis la même hypothèse.

Où l'on s'aperçoit que la caution des grands scientifiques est versatile... Et que le consensus du monde scientifique n'est pas aussi certain qu'on veut bien le dire.

Écrit par : yftbk | 16 juillet 2008

"Il semble me souvenir que chez les anti pédagogistes, une certaine ironie régnait quand on voyait les “révolutions” sémantiques masquaient la stagnation du réel : professeur d' école à la place d'instituteur, technicienne de surface à la place de femme de ménage, conseiller pédagogique à la place de surveillant, responsable des ressources humaines à la place de chef du personnel, sans oublier l'inoubliable référent bondissant. J'ai l'impression qu'avec “race” les mouches ont changé d'ânes… Pourvu qu'on ne change pas d'âme !"

Je me suis souvent fait cette réflexion et j'avoue que cette dichotomie me laisse perplexe car elle révèle un manque de logique et beaucoup de jésuitisme ,comme vous le remarquez justement !

Donc , vous n'êtes pas un cul béni , encore bravo pour "l'ensemble de votre oeuvre " nourrie de tant de réalisme !

Écrit par : Amélie | 16 juillet 2008

à Dobolino :

Ne vous vexez pas Dobolino. J'en ai pratiquement autant sur votre compte… Mais j'ai trouvé que mon texte était assez long… Et j'étais assez fatigué. Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais je suis un grand malade. Pourtant vous soignez des animaux tous les jours !
Ne vous inquiétéz pas demain ou après demain j'irai mieux… Et je vous assassinerai !

RF

Écrit par : Roger Felts | 16 juillet 2008

b) option lente :
trajet jusqu'à ma boulangerie bio (autre commune à 9 km) : 10 minutes
parking en centre-ville + trajet à pied : de 2 à 10 minutes
achat + petit mot gentil au commerçant : 3 à 5 minutes
retour au parking à pied : de 1 à 5 minutes
retour à la maison + fermeture de la twingo + ouverture de la porte : 11 minutes

TOTAL option lente : 28 à 42 minutes

Conclusion : à la campagne, tout est plus lent, mais nous, on a le bon air.

Ecrit par : catmano | 07 juillet 2008

T'as omis le fait que, dans ce parcours, tu pouvais rencontrer l'inévitable charrette qui te flanque vingt minutes minimum de chats écrasés et autres ragots croustillants. On est bien à la campagne. Y'a que l'ami Felts qui se fait rare...

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Et j'étais assez fatigué. Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais je suis un grand malade. Pourtant vous soignez des animaux tous les jours !
Ne vous inquiétéz pas demain ou après demain j'irai mieux… Et je vous assassinerai !

RF

Ecrit par : Roger Felts | 16 juillet 2008
C'est bien à un grand malade que je m'adresse! Je n'y prendrais pas autant de soin si vous étiez frais comme un gardon. Je me place en adjuvant de traitement. Tant que vous avez goût à m'assassiner, c'est bon signe! Battez-vous, mon gars! Pourrissez-moi! Et comptez sur moi pour vous flanquer des coups de pied au cul!
Ma vocation est de soigner.
A l'attaque contre le mal insidieux! La volonté de convaincre est un excellent remède et je ne suis toujours pas convaincue ni vaincue.
Gniark!

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Comme disent mes chasseurs de sanglier face à leur chien exsangue: " ce qu'il a besoin, c'est d'être secoué, ce feignant!".

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2008

Pour ceux qui se souviennent du tollé soulevé par le livre de Sylvain Gougenheim "Aristote au Mont-Saint -Michel, et de la pétition qui s'ensuivit, évidemment publiée par "L'aberration", et sans doute juste pour ne pas surfer sur ces vagues de bien-pensance crypto-totalitaires, il serait bon de jeter un coup d'œil à l'article d'Armand Marie Leroi :
http://armandleroi.com/media/pdf/AML_journ012.pdf

et à la torsion de réalités qui s'ensuivit au SSRC (Conseil pour la Recherche en sciences sociales) et tout spécialement le dernier article, celui de Jacqueline Stevens :
http://raceandgenomics.ssrc.org/

Quelqu'aide précieuse pour les non-anglophones :
http://books.google.fr/books?id=vB1s95MlmogC&pg=PA92&lpg=PA92&dq=souche+stringente&source=web&ots=oT7CQvvF4b&sig=dR18ql2zwVp_s5qZLZIC0IG6mmg&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=4&ct=result#PPA94,M1

Les positions de chacun ne varieront pas d'un iota, mais ça m'aurait fait mal de repartir en vacances en laissant le truc en plan.

Écrit par : Steppenwolf | 17 juillet 2008

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