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11 juin 2008

GRIP un jour GRIP toujours

LES OPÉRATIONS, C’EST COMME LES MOUSQUETAIRES…



Les plus anciens et fidèles participants à ce blog doivent se rappeler que l’ami JPB avait demandé, il y a de cela quelques mois déjà, que le GRIP (Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes), au même titre que d’autres mouvements de défense de l’école, explique ses positions, présente ses objectifs, etc.
J’avais promis de m’y mettre, puis différé, pour enfin ajourner : je ne suis pas doué pour l’autopromotion, étant au fond persuadé qu’il suffit d’être et d’agir pour montrer ce qu’on est.
Depuis, le GRIP a travaillé, a agi ; il a élaboré des programmes de grammaire (de la GS à la 5e) qui seront bientôt sur son site à côté des programmes de maths du primaire ; il a fait connaître — sur ce blog — son analyse nuancée des nouveaux programmes de grammaire ; il a poursuivi ses efforts pour la consolidation et l’extension de son réseau d’écoles SLECC.
Et il a fondé ses propres éditions, projet ambitieux et risqué qui motive ces quelques lignes précédées d’un titre « d’artagnanesque » — hommage narquois à la moustache du maître des lieux.

Oui, les opérations, c’est comme les mousquetaires : pour faire le compte, il en faut quatre, dès le début. Et ce n’est pas un hasard si cette règle efficace, établie en pédagogie du calcul depuis la fin du XIXe, est battue en brèche depuis plus de trente ans par les nouveaux scoliastes de la gent didacticienne affiliés au Café pédagogique.
Pour ces gens-là, Monsieur, la négation de l’héritage pédagogique de l’Instruction publique est un fonds de commerce — et une garantie de carrière. Comme elle l’est, soit dit en passant, pour ceux qui ont hélas ! obtenu que l’apprentissage alphabétique de la lecture en CP, enfin rétabli, continue à être « préparé » en maternelle par trois années de pratiques idéo-visuelles.
Je lis ici, avec beaucoup d’intérêt, les échanges sur des sujets larges ayant trait à l’école : la formation des maîtres, le statut menacé des enseignants, le développement d’un islamisme intolérant, la faillite de l’enseignement des sciences, les longs débats autour de Condorcet, sur l’enseignement de l’histoire, François Furet et les prolégomènes révolutionnaires de la tragédie communiste, etc. Il y a sur « Bonnet d’âne » nombre de spécialistes de ces divers champs — je les apprécie, ils le savent, ils se reconnaîtront.
Que cela ne nous fasse pas oublier que c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique.
C’est sur ce terrain-là, jonché de pauvres gosses laissés à leur nature et au hasard de leur naissance, que se bat le GRIP.
Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations.
De ce point de vue, la parution du fichier de calcul signé Pascal Dupré vingt-cinq ans d’expérience en GS-CP) paru chez GRIP-Éditions constitue un événement majeur dans le paysage de l’édition pédagogique.
Et un moyen de changer l’école en profondeur.
Je fais appel à vous pour élargir la diffusion, auprès des collègues intéressés, mais aussi auprès des parents et grands-parents.

Guy Morel, secrétaire du GRIP


http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm




PS. Un dernier point — que Guy Morel, par modestie peut-être, n’a pas voulu évoquer.
Le GRIP n’est fort que du nombre de ses adhérents — universitaires comme enseignants du Primaire et du Secondaire. Il pourrait pâtir de l’individualisme de certains, du sectarisme de certains autres, et ne plus être soudain pour le ministère un interlocuteur prioritaire. C’est pourquoi il est essentiel, aujourd’hui, d’adhérer à cette structure à la fois mouvante, dans sa diversité, et corsetée dans ses exigences : les Savoirs et leur transmission, au centre d’une Ecole résolument laïque.
Je vous laisse juges de la décision qui s’impose — non pas demain, mais tout de suite. Parce que le GRIP est aujourd’hui l’une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative — du Primaire à l’Université.
Pour adhérer, le GRIP procède par cooptation : la solution la plus simple est d’envoyer un mail à Guy Morel soi-même, guy.morel314@orange.fr.

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

Ca sert à rien, mais j'ai grillé Christophe (et Saperlipopette) ;o))))

Écrit par : yann | 11 juin 2008

C'est parce que ce fil a été initié en semaine, et pas le dimanche matin, Yann!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2008

J'ai un peu de mal avec la cooptation. Ça doit me rappeler les boîtes (de nuit) privées.

Mais je soutiens le mouvement du GRIP et la publication du fichier de Pascal Dupré.

Je trouve par ailleurs dommage qu'il y ait si peu de monde sur le forum du SLECC.

Écrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

Dugong, que je (re)connais bien, m'a confié qu'il en avait marre de dugong. Redésigné comme légataire universel, je tacherai d'être fidèle à certaines des voies qu'il a tracé.

Entre un enseignement des maths qui dérive vers un physicalisme d'illusionniste amateur (au mauvais sens du terme) et un enseignement des sciences physiques qui dérive vers un expérimentalisme d'empiriste fou (des modèles et encore des modèles), y a-t-il place pour un enseignement de sciences physiques ambitieux qui ne s'excuse ni d'intégrer une mathématisation digne de ce nom ni de faire usage d'une langue de qualité ?

Une idéologie molle, autoproclamée degennisme jeuniste *, s'apprête à achever l'enseignement des sciences physiques **. Trouvera-t-on des collègues prêts à s'investir dans une réflexion sérieuse et productive sur les contenus des programmes de lycée à l'heure où la future réforme du lycée risque de les réduire à un moignon grotesque ?

Oh hé ! Y a quelqu'un ?

* c'est plus fort que moi. Désolé.

** voir par exemple l'article publié dans le Bulletin de l'Union des Physiciens en mars 2008 :
http://www.udppc.asso.fr/documents/gestion/upload/udppc.09020449.2008-2-28-13-19-29.pdf

Écrit par : DKrauss | 11 juin 2008

Une refonte des programmes, même excellente, sert-elle vraiment à quelque chose? Reste effectivement le poids d'une hiérarchie EN de plus en plus habituée à exercer des pressions (la question a été abordée sur le fil précédent) sur les profs pour monter les moyennes et les résultats des examens. Même en obtenant un retour de l'exigence dans les programmes, qu'est-ce qui nous garantira que les textes seront bien appliqués, école par école, collège par collège, lycée par lycée?
Nous sommes tous devenus des Jérôme Kerviel dans l'EN, pressés (ou en tout cas fortement incités) à masquer des pertes faramineuses : culturelles et humaines. 80%, même au Bac tel qu'ils se présente actuellement, quand on connaît la réalité du niveau? Pour filer la métaphore, cela revient à prétendre pour une banque qu'elle est bénéficiaire alors que son déficit se chiffre en milliards. Un prof est-il aujourd'hui autre chose qu'un trader malhonnête?
Tant que la question du système hiérarchique lui-même dans l'EN ne sera pas posé, et le pouvoir des inspecteurs et des chefs d'établissement pas remis en cause, on risque de s'apercevoir dans vingt ans que toutes les belles intentions quant aux nouveaux programmes sont restées lettre morte. Autant dire que les lettres, justement, ne sont pas prêtes d'être sauvées, et qu'on peut s'attendre à voir d'autres générations sacrifiées.

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 juin 2008

Daniel Arnaud a écrit : "Un prof est-il aujourd'hui autre chose qu'un trader malhonnête?"

Il existe encore pas mal d'élèves qui désirent placer leur intelligence de façon avisée.

Encore faut-il qu'il existe des "conseillers" eux-mêmes avisés qui orientent sur des placements à moyen et long terme.

Écrit par : DKrauss | 11 juin 2008

Brighelli et Morel lançant une OPA laïque sur le Grip...
Prévisibles.

Écrit par : Guillaume | 11 juin 2008

"Encore faut-il qu'il existe des "conseillers" eux-mêmes avisés qui orientent sur des placements à moyen et long terme."

Ecrit par : DKrauss | 11 juin 2008


Justement!
Combien de "conseillers" eux-mêmes avisés, qui voudraient aider leurs élèves à "placer" leur intelligence à moyen et long terme sont-ils tout bonnement empêchés, je dis bien "empêchés", de le faire. Je ne parle pas de Henri IV, Fénelon ou d'autres lycées généraux, y compris en province, mais des zones les plus difficiles : ces collèges et ces Lycées Professionnels où le "crétin" aboutit trop "souvent au "barbare". Dans certaines ZEP de la banlieue parisienne, le préjugé "Les Juifs ont de l'argent", par exemple, est répandu. Or, quelle est l'attitude des professeurs d'histoire -géographie quand ils l'entendent?
Soyons lucides et honnêtes : beaucoup adoptent une sorte de "loi du silence", s'autocensurant ou recommandant à leurs propres collègues d'éviter "les sujets brûlants". C'est cela "Une école sous influence", pour reprendre un titre de JPB : une institution scolaire où la raison n'est plus maîtresse chez elle, et où l'esprit de Condorcet, qui souhaitait des citoyens éclairés, se voit contraint à l'exil.
Admettons qu'un enseignant refuse de céder à ce "Munich des esprits", comme l'y oblige d'ailleurs la loi, sa hiérarchie le prendra pour un "empêcheur de tourner en rond" et le pressera de "fermer les yeux" ("Pas de vagues", bien sûr). Maurice T. Maschino, dans "L'Ecole de la lâcheté", montre comment chefs d'établissements, inspecteurs et recteurs, plus soucieux de leur confort personnel que de l'intérêt (dans le sens noble du terme) de l'élève, s'enferment précisément dans des visions à court terme et n'hésitent plus à réprimer les profs "récalcitrants" (c'est-à-dire qui ne se laissent pas corrompre).
Là où ça devient moins drôle, c'est quand le petit barbare habitué à prétendre "Les Juifs ont de l'argent" passe aux actes et torture à mort Ilan Halimi (en 2006). A ceci près qu'il ne s'agit plus seulement d'argent : j'ai écris plus qu'il s'agissait de pertes "humaines". J'aime beaucoup manier le second degré, mais cette fois j'employait bien l'expression au sens premier.

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 juin 2008

Je trouve par ailleurs dommage qu'il y ait si peu de monde sur le forum du SLECC.

Peut-être parce que le sectarisme n'est pas là on l'affirme...

En tout cas, je vous conseille la visite d'un site anti-dogmatique d'un petit instit breton pas mal du tout :
http://marc.le.bris.free.fr/index.html

Écrit par : Guillaume | 11 juin 2008

"[...] j'ai écris plus qu'il s'agissait de pertes "humaines". J'aime beaucoup manier le second degré, mais cette fois j'employait bien l'expression au sens premier."

J'ai écrit plus haut qu'il s'agissait de pertes "humaines". J'aime beaucoup manier le second degré, mais cette fois j'employais bien l'expression au sens premier. (Pardon pour les fautes!)

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 juin 2008

Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations.
De ce point de vue, la parution du fichier de calcul signé Pascal Dupré vingt-cinq ans d’expérience en GS-CP) paru chez GRIP-Éditions constitue un événement majeur dans le paysage de l’édition pédagogique.
Et un moyen de changer l’école en profondeur.
Je fais appel à vous pour élargir la diffusion, auprès des collègues intéressés, mais aussi auprès des parents et grands-parents.

Guy Morel, secrétaire du GRIP

Et j'espère beaucoup que ce fichier de mathématiques sera le premier d'une longue liste.
J'ai eu la chance de pouvoir faire travailler mes GS sur l'excellent travail de Thierry Venot cette année. Il est question qu'il soit publié par le GRIP, j'espère que cela pourra se faire.
Il sera d'une aide considérable à tous les collègues qui auront le courage de se lancer dans la lecture - écriture dès la dernière année de Maternelle.
Mes six élèves de GS déchiffrent tous. Nous avons fini le fichier de Thierry, ils "apprennent à lire", comme ils disent, les sons composés maintenant et écrivent en écriture cursive vite et bien.
L'année prochaine, ils auront le fichier de Pascal au CP.

Écrit par : catmano | 11 juin 2008

Peut-être parce que le sectarisme n'est pas là (où) on l'affirme...

En tout cas, je vous conseille la visite d'un site anti-dogmatique d'un petit instit breton pas mal du tout :
http://marc.le.bris.free.fr/index.html

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

Je ne voulais pas réamorcer de querelle. :)

Merci, Guillaume, pour le site de Le Bris.

Écrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

yvonnecloarec
@Anne-Marie Valette: moi aussi j'ai regardé la vidéo sur R.E.I.D. le coeur serré. Est-ce qu'elle y arrivera? j'avais cette année dans mes deux classes de seconde beaucoup d'enfants d'immigrés ou d'enfants pauvres qui ne connaissaient pas le B-A:BA de leur propre langue; encore moins celui de l'anglais, ayant été soumis, là aussi, à une méthode d'enseignement globale.
A la fin de l'année, avec la poignée d'élèves assidus qui restaient (après les conseils de classe), j'ai révisé l'accord du participe passé avec les auxiliaires être et avoir. (J'aurais dû le faire en début d'année, je sais, mais d'abord, un vague scrupule me retient encore, je suis tout de même censée leur enseigner l'anglais et puis ils n'acceptent pas de faire des révisions de français tant que je n'ai pas gagné leur confiance, c'est impossible d'entrée de jeu, et après on est pris par la tourmente...) Une des rares à avoir les connaissances qui permettent de résoudre le problème était celle qui, justement, avait appris le français comme langue étrangère au Sénégal; elle m'a dit que là-bas, elle avait fait énormément d'exercices systématiques et, une fois arrivée en France, plus rien.
Quelque chose de symptomatique: en devoir je donne soit de la version grammaticale, soit du thème grammatical, fabriqués avec les mots et les constructions appris dans les leçons à réviser. Le thème est un exercice beaucoup plus difficile mais ces élèves le préféraient quand même infiniment à la version car ils n'avaient pas à écrire français...
Ils ont appris et compris, ils savent qu'il faut traduire la phrase donnée par un passé composé et ils ne peuvent tout simplement pas l'écrire, et 'When I saw her...' devient 'Quand je les vu...'.
Ne pas savoir vraiment ce que c'est qu'un sujet et au lieu de traduire 'cela m'a surpris' traduire 'j'ai surpris'...
Se trouver dans l'impossibilité quasi-physique de transformer 'J'ai été obligé de dire ' en 'Il a fallu que je dise'... Renoncer avec un rire gêné, hausser les épaules et dire que non, on n'y arrive pas, c'est trop dur...
M'appeler pendant le devoir pour me dire que dans l'énoncé 'Le chien a mordu le passant car le propriétaire ne l'avait pas muselé' on ne sait pas ce que c'est que ce 'l' devant 'avait'.
On n'en finit pas avec cette litanie d'exemples scandaleux. Il y a décidément mauvais traitements à enfants par refus d'instruction!

Écrit par : toto | 11 juin 2008

Donc que des bonnes nouvelles :) (merci Guy)

Pensez aux gamins, rendus complètement hs depuis 50 ans mini...

"Lire avec Léo & Léa" Edition belin 18€ po chir globalmixteetcetcetc DE LA LETTRE VERS LE MOT.
DU SIMPLE AU COMPLEXE


Enfermez CRAMEUX !
Libérez Marie-Jeanne .

Écrit par : toto | 11 juin 2008

Par pitié, chers GRIP et SLECC, faites-vous connaître, prenez d'assaut l'EN, il est temps d'arrêter le massacre...

"Je vous expose mon souci pour lequel j'aimerais avoir des avis.

Cette année, j'ai 15 cp et 6 ce1. Ma collègue a 22 cp.

J'ai travaillé avec mes cp sur Un monde à lire mais comme ils ont un niveau très faible, j'en suis à l'album 5 / 8..

A la rentrée, j'aurai un cp - ce1 ... Avec 10 cp et 12 ce1. Cependant, comme on ne peut pas maintenir d'enfants en cp, on a décidé que j'aurai les ce1 en grande difficulté avec qui il faudra refaire du cp... et sûrement en maintenir une grande partie en ce1.

Voilà comment je pense procéder :

3 élèves futurs ce1 sont en très grande difficulté (on aurait voulu les orienter en clis mais pas possible...). Ma maitresse E me propose de les prendre pour reprendre avec eux la méthode des Alphas.

les 9 autres sont des enfants en difficultés... Il y en a 4 qui sont mes "anciens cp" et 5 qui viennent de la classe de ma collègue.
Je pensais reprendre avec eux les différents sons pour le début de la première période et reprendre Un Monde à lire plus ou moins là où j'aurai arrêté cette année........

Et en parallèle, commencer la méthode à proprement parlé avec les 10 cp....

En math, je suis un peu dans la même démarche.... Les 3 en très grande difficulté ne savent pas dénombrer. etc...

Et en graphisme, je vous raconte pas......

Que pensez vous de ce projet d'organisation?......"
M.M

Écrit par : c.cuit | 11 juin 2008

tu confirmes ...
Un monde à lire , c'est d'la daube !
S'il essaie L&L ça lui f'ra des vacances !

Écrit par : toto | 11 juin 2008

Mea maxima culpa! Je ne connaissais pas le site de Marc Le Bris. Merci à Guillaume pour son lien.

Je ne partage cependant pas le jugement péremptoire de notre ami Marc sur la casuistique. Je ne vois pas le rapport entre casuistique et pédagodisme. Bien au contraire, la casuistique est la grande invention des Jésuites qui, comme chacun sait, ont créé en Europe les premières écoles dignes de ce nom (et qui, soit dit en passant, ont servi de modèle à l'école républicaine). Avant de tomber dans la besace de l'Opus Dei, Stanislas était aux Jésuites et on y dispensait un très bon enseignement. Dire, par ailleurs, que l'Europe catholique a failli disparaître face au protestantisme à cause de la casuistique est aller un peu vite... en histoire. Et si j'avais le temps, j'essaierais de montrer que c'est grâce à la casuistique qu'a pu naître le roman moderne.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2008

Prenons en grippe ces valets à moustache qui nous promettent l'école de papa et l'ordre pompidolien. (où Villieriste : "le développement d’un islamisme intolérant" ?).


Une chose est certaine si le Grip écrit ainsi :

"Que cela ne nous fasse pas oublier que c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique."

... les manuels scolaires actuels n'ont pas trop de souci à se faire !

Écrit par : aliscan | 11 juin 2008

J'ai lu avec intérêt l'article de Marc le Bris.

Une petite remarque à propos du mot "casuistique".

La casuistique est une forme d'argumentation utilisée en théologie morale, en droit, en médecine et en psychologie. Elle consiste à résoudre les problèmes posés par l'action concrète au moyen de principes généraux et de l'étude des cas similaires.

Le mot « casuistique » vient du latin casus qui signifie : un événement fortuit, imprévu.

La casuistique est l'analyse des "cas" à l'usage des confesseurs. Soit une règle morale générale : "Tu ne tueras pas !" Le confesseur est invité à analyser le plus finement possible le cas particulier dans lequel une personne a dérogé à cette Loi (guerre, légitime défense, duel, colère "incontrôlable", accident...)

Dans "Les Provinciales", Pascal, au nom d'une morale exigeante inspirée du jansénisme, s'en prend aux Jésuites qui poussaient très loin l'art du "distinguo" et l'art d'excuser les entorses aux règles (laxisme).

Une autre à propos du mot "scolastique", lu sous la plume des pédagogistes (Célestin Freinet si mes souvenirs sont bons) pour désigner un enseignement trop théorique, pas assez "vivant" et "pratique", mais aussi chez certains instructionnistes pour caractériser les théories pédagogistes.

L'emploi de ce mot me paraît dans les deux cas assez impropre.

Scolastique vient du latin schola (ae, f), école. Il s'agit d'une philosophie développée et enseignée dans les universités du Moyen Âge visant à réconcilier la philosophie antique, et en particulier l'enseignement et la philosophie première d'Aristote, avec la théologie chrétienne.

Il me semble que le mot "sophistique", dans le sens de raisonnement "spécieux", erroné, pour désigner les théories et les pratiques des pédagogistes serait plus adéquate.

Sans que le mot "sophistique" renvoie trop précisément à la pensée des "Sophistes", ce qui serait très injuste envers cet important et fécond mouvement de pensée.

Écrit par : Robin | 11 juin 2008

Les messages d'Aliscon sont décidément de plus en plus débiles...

Écrit par : Manu | 11 juin 2008

Le grand Etienne Gilson (1884-1978), professeur au collège de France, a montré ("L'esprit de la philosophie médiévale") qu'il n'y avait pas véritablement rupture, mais continuité entre la philsophie de Descartes et la pensée scolastique.

Toutefois, à partir de Descartes et surtout de Spinoza, la philosophie cesse peu à peu d'être, selon l'expression de St. Thomas d'Aquin, la "servante de la théologie" (ancilla theologiae).

Écrit par : Robin | 11 juin 2008

J'ai un peu de mal avec la cooptation. Ça doit me rappeler les boîtes (de nuit) privées.

Ecrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

Et il y a une ambiance au GRIP, vous n'imaginez pas ! Roncq et son Campanil à la fin du mois d'août, c'est vraiment L'endroit hyper-méga-hype-cool-branché où il FAUT être, si on veut tenir son rang dans le who's who et la jet-set.

Écrit par : Manu | 11 juin 2008

Et c'est rien à côté de ses poèmes ...

Écrit par : Slurppp ! | 11 juin 2008

Et si j'avais le temps, j'essaierais de montrer que c'est grâce à la casuistique qu'a pu naître le roman moderne.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2008

Je suis d'accord. La pratique de la confession et le mouvement d'auto analyse et de réflexivité qu'elle implique sont sans doute en partie à l'origine de la "psychologie individuelle".

Il y a continuité entre "Les Confessions" de Saint Augustin et celle des Rousseau.

"La princesse de Clèves" de Madame de La Fayette, considéré comme l'origine du roman moderne est une "confession".

Écrit par : Robin | 11 juin 2008

Et il y a une ambiance au GRIP, vous n'imaginez pas ! Roncq et son Campanil à la fin du mois d'août, c'est vraiment L'endroit hyper-méga-hype-cool-branché où il FAUT être, si on veut tenir son rang dans le who's who et la jet-set.
Ecrit par : Manu | 11 juin 2008

Exact. C'est très bling-bling. La preuve, les vidéos de Roncq sur le site du Grip.
Maintenant, si vous préférez le rugueux,je suis demain à 19 heures sur Télé-Nantes face aux représentants de l'UNssa et des parents d'élèves qui occupent les écoles de la région pour protester contre les suppressions de postes et les programmes Darcos. Encore une OPA sur le GRIP, comme dit l'autre.
GM

Écrit par : guy morel | 11 juin 2008

"Le grand Etienne Gilson (1884-1978), professeur au collège de France, a montré ("L'esprit de la philosophie médiévale") qu'il n'y avait pas véritablement rupture, mais continuité entre la philsophie de Descartes et la pensée scolastique.
Toutefois, à partir de Descartes et surtout de Spinoza, la philosophie cesse peu à peu d'être, selon l'expression de St. Thomas d'Aquin, la "servante de la théologie" (ancilla theologiae).
Ecrit par : Robin | 11 juin 2008

Ah mais moi aussi j'ai cité Gilson ! C'était sur les visseuses qui pensent et se dépensent ! Je m'en souviens très bien !

Écrit par : Jeremy | 11 juin 2008

""La princesse de Clèves" de Madame de La Fayette, considéré comme l'origine du roman moderne est une "confession"."

Ah ben eh oh... Don Quichotte, Gargantua, Pantagruel, Tristram Shandy, Simplicius,... Madame de La Fayette n'est qu'une des origines du roman moderne ! Disons qu'il y a plus originel que l'originel en matière de roman moderne.

Écrit par : Jeremy | 11 juin 2008

D'accord Jérémy ; j'ai été un peu vite pour les exemples. "La Princesse de Clèves" n'est pas la seule origine du roman moderne.

Je pensais à la dimension psychologique qui est particulièrement présente (finesse de l'auto-analyse, l'introspection...) à l'appui de la thèse de Pedro Cordoba sur le lien entre roman et casuistique.

Écrit par : Robin | 11 juin 2008

@c.cuit

Un monde à lire, émanant de Bentolila : méfiance.
Gafi le Fantôme, du même, est très mauvais. Je connais, plusieurs pseudo-dyslexiques dans ma famille ont dû redoubler ou être rééduqués.

Je trouve que vous et votre collègue avez beaucoup d'enfants en difficulté.

Ma fille instit de CP en ZEP n'a que trois enfants en difficulté sur 22, et les autres lisent de façon fluide et vont terminer "Lire avec Léo et Léa".

Elle a justement été convaincue d'utiliser une méthode alphabétique en lisant le livre de Marc Le Bris, et des écrits de Mme Wettstein-Badour et Colette Ouzilou.

Chaque enfant a son livre et son cahier d'exercices, et emporte le livre à la maison pour relire la leçon du jour.
Je rappelle que le livre des orthophonistes est la seule méthode alphabétique reconnue par l'EN, alors qu'il y a des dizaines de méthodes mixtes alias globales qui conduisent chaque année des dizaines de milliers d'enfants à l'illettrisme.

De plus, les enfants qui n'arrivent pas à lire dès la fin du CP n'arrivent pas non plus à faire correctement du calcul, quant à l'anglais, quelle foutaise !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2008

Ah mais moi aussi j'ai cité Gilson ! C'était sur les visseuses qui pensent et se dépensent ! Je m'en souviens très bien !

Ecrit par : Jeremy | 11 juin 2008

Je m'en souviens aussi, mais il me semble que vous aviez vicié les visseuses. Bon, je m'arrête !

;+)

Écrit par : Robin | 11 juin 2008

La Princesse de Clèves, en effet, est surtout à l'origine du roman d'analyse psychologique. Cervantes et Rabelais portent en eux d'autres potentialités du roman européen. Il faudrait relire à ce sujet Le Rideau de Kundera.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 juin 2008

@c.cuit
Je trouve que vous et votre collègue avez beaucoup d'enfants en difficulté.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2008


Il ne s'agit pas de moi, mais d'une jeune PE qui expose ses problèmes (que je trouve très graves !!!) sur un forum éducation afin que le plus grand nombre la lisent et lui répondent.
Je lui ai conseillé de tout recommencer à zéro avec "Bien lire et aimer lire" ou "Léo et Léa"...

Écrit par : c.cuit | 11 juin 2008

La confession est bien plus ancienne que la casuistique. Le roman moderne a, certes, plusieurs origines mais la plus ancienne est le Lazarillo de Tormes (1554), fondateur du genre picaresque (ensuite repris par les anglais deux siècles plus tard). Or il s'agit, comme le dit le prologue, d'un "cas" (ce pourquoi on peut aussi en faire une lecture épicurienne, le clinamen étant lié à la chute (cas) des atomes). Le roman picaresque est une "confession imaginaire" - narrateur homodiégétique, comme on dit dans nos collèges - mais pas n'importe laquelle : un récit de vie tel qu'on le demandait devant les tribunaux (le PC de la bonne époque n'a rien inventé et fonctionnait, lui aussi, sur la cooptation). Le "cas" en question dans le Lazarillo est celui du prêtre qui marie sa concubine avec un "homme à tout faire", le picaro en l'occurrence. Ce délit était passible de lourdes peines. D'où le lien entre le roman et la casuistique à travers le droit. La justice moderne a deux origines, toutes deux ancrées dans l'histoire de l'Eglise catholique : l'Inquisition (le droit actuel est toujours fondé sur la pratique inquisitoire) et la casuistique. L'Inquisition est l'oeuvre des dominicains, la casuistique celle des jésuites. Le parallélisme avec ce qui nous occupe est frappant puisque les premiers ont inventé la scholastique et les seconds l'école. Avec une immense ouverture d'esprit pour les jésuites puisqu'on y étudiait - et avec quelle apllication! - les auteurs "païens".

Si l'Espagne a été le berceau du roman (le picaresque mais aussi Cervantes, of course), c'est grâce à la casuistique et au fait que c'est le premier "Etat moderne" avec un appareil judiciaire centralisé.

Tout ça pour dire qu'il ne faudrait pas que la laïcité devienne, comme la religion pour Spinoza, un nouvel "asile de l'ignorance".

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2008

Tout ça pour dire qu'il ne faudrait pas que la laïcité devienne, comme la religion pour Spinoza, un nouvel "asile de l'ignorance".
Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2008
Vaste sujet que la laïcité depuis Latran ( le petit). Mais il ne faudrait pas pour autant que la religion devienne l'asile du savoir.

Écrit par : guy morel | 11 juin 2008

Pardon, j'ai oublié un lien :
http://www.lanef.net/archives_de_la_nef/societe/ecole/l_ecole_la_foi_et_la_raison.asp?page=1

Écrit par : guy morel | 11 juin 2008

et suite à ce lien, ce texte de Louis Legrand
"
Dans le cadre de l'école obligatoire, le premier impératif est de prendre les élèves tels qu'ils sont, dans leur diversité héritée des milieux sociaux ou ethniques d'où ils viennent, et non de les confronter dès le cours préparatoire aux normes nationales d'une progression abstraite. L'enseignement actuel privilégie la pensée théorique abstraite et l'univers gratuit du récit et de la connaissance désintéressée. Or l'accès à cette culture intellectuelle exige des conditions d'éducation préalables : sécurité affective, dialogue avec les enfants, habitude d'autonomie dans les comportements, ce que les milieux défavorisés ont plus de difficultés à donner à leurs enfants(3). C'est là que se trouvent les causes profondes des échecs scolaires et de la sélection sociale qui en découle. L'école doit créer les conditions qui permettront de conduire la personnalité intellectuelle des apprenants. C'est pourquoi une éducation compensatrice, un soutien, doivent d'abord être une éducation affective et sociale permettant, avec l'épanouissement des élèves, l'investissement affectif positif de l'école.




Mais une perspective de gauche doit aller plus loin encore. L'exigence d'une école éducative est fondamentale dans la mesure où les valeurs poursuivies par une société socialiste sont inséparables d'un développement de l'homme total. Cette totalité n'est pas seulement intelligence. Elle est aussi et surtout affectivité, joie, souffrance, convivialité. C'est dans la vie en commun, l'assomption de projets, l'expression artistique que ces valeurs se vivent. Une école de gauche doit être une école d'éducation totale et non un lieu de sélection intellectuelle pour le développement économique et la production des élites dirigeantes.

On aura reconnu là les tendances de l'éducation dite "nouvelle" et dont la nouveauté permanente montre assez le caractère prospectif, d'aucuns diront utopique. Mais, aux sceptiques réalistes, il est désormais possible d'opposer, cette fois, la réalité. Ce qui n'était que rêve généreux dans l'ère industrielle est aujourd'hui nécessité. L'entrée de nos civilisations dans l'ère de l'automation bouleverse profondément la nature du travail. Elle exige une mobilité croissante des emplois. Elle entraîne en outre un chômage structurel, contrepartie d'un développement qui n'accepte pas de faire profiter la masse du temps libéré. La société post-industrielle sera la société du loisir si elle ne veut pas être celle du chômage, de la violence et de l'oppression policière. L'école est une des bénéficiaires possibles de cette libération. Elle doit développer en son sein des espaces et des temps d'éducation qui ne soient pas subordonnés à la préparation exclusive de l'emploi. La société post-industrielle non seulement rend possible une école d'éducation qui puisse prendre le temps du développement individuel et de la formation sociale, mais encore exige une telle école si elle ne veut pas sombrer dans la technocratie policière."

Écrit par : guy morel | 11 juin 2008

Je ne sais pas si je ne l'ai pas déjà dit, mais les Jésuites avaient pour devise, si je ne m'abuse, « ad majorem Dei gloriam », « pour une plus grande gloire de Dieu » (« majorem » par opposition à « maximam » : pour la plus grande gloire de dieu !)

Il faudrait s'inspirer de cette attitude (peut-être faussement modeste, on peut le supposer) et bannir le slogan volontariste qui dit « pour la réussite de tous les élèves » en le remplaçant par « pour la réussite optimale de tous les élèves » ou quelque chose comme cela.

Le SNES s'est cfdtisé en lançant ce genre de slogans. Réclamer que tous les élèves réussissent, c'est se mettre en condition de leur donner des notes qu'ils n'ont pas méritées, et leur rendre un bien mauvais service. Bref, leur mentir pour leur faire plaisir.

Cela dit, je vais aller mettre mon nez la semaine prochaine dans le bahut privé qui est à 200 m du mien à l'occasion de surveillances des épreuves de français de Première. Je vais une fois de plus essayer de discuter un peu avec les collègues et aussi (j'adore jouer les espions) me perdre un peu dans les couloirs... l'an passé, j'avais découvert qu'ils ont pour habitude d'organiser chaque année une « fête de la foi » ; j'ai été assez surpris de découvrir cette initiative, et j'essaie de savoir un peu plus quelles sont les différences concrètes entre privé et public, en termes de religion mais aussi en termes de pédagogie.

Vous trouverez peut-être un peu naïve cette forme d'exploration, mais je suis curieux d'en savoir plus sur le privé, et vous reconnaîtrez comme moi que le privé, on n'en parle jamais, en fait. Dans ma ville, il y a des bahuts privés qui semblent très comparables au nôtre, en termes de fréquentation et de résultats, et d'autres qui sont beaucoup plus exclusifs (avec des bonnes sœurs et des contrôles plus stricts des élèves, dit-on).

Y a-t-il des livres à lire sur cette dimension de l'enseignement à la française ?

Écrit par : sanjuro | 11 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Écrit par : Manu | 12 juin 2008

En vérité, je vous le dit, le GRIP c'est :

- l'addition de deux cavernes : la caverne d'Ali Baba où on trouve de tout * et celle de Platon où l'ombre et la lumière règnent.

- la soustraction pratiquée parfois membre à membre mais toujours par soubresauts.

- la multiplication souhaitable des pixels dans les vidéos des conférences (même la Pochard's Academy fait beaucoup mieux !). On y observe aussi parfois la multiplication des pains (certains Jésus s'y comportent comme de sacrés saucissons) lorsque les opérandes sont dispersés à gauche et à droite au lieu d'être scrupuleusement non alignés.

- la division qui n'est pas toujours posée.

Mais au total, face aux prébendes et aux délires pédagols, ça vaut le coup : ça vit, ça produit et du meilleur ** !

Merci d'exister !

* certains affirment qu'on y trouve aussi des indélicats mais ils ne sont sûrement pas 40.

** on n'y pratique pas les quatre opérations par la bande !

Écrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Manu a écrit : "Le pédagogisme expliqué par le roi des cons"

Le spectacle d'un psychisme immobilisé est fascinant * : paralysé par une opposition (acquise ?) entre "créativité" (y a bon) et "dogmatisme" (pfouii), le gugusse récite un catéchisme (IUFM ?) sans même se rendre compte qu'il boucle en continu.

A-t-il pensé qu'il pourrait appliquer son fourbi conceptuel à lui-même ("réflexivité") ?

* symptôme de l'œil éteint

Écrit par : DKrauss | 12 juin 2008

"Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :
Celui-là, il doit souvent être invité à diner..."

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Si tel est le cas, il doit être plus friand de repas consistant en inhalation de plantes diverses qu'en ingestion de produits solides!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"le gugusse récite un catéchisme (IUFM ?) sans même se rendre compte qu'il boucle en continu."

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Franchement, y avez-vous déjà mis les pieds? Et où?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

DKrauss, ne regardez surtout pas !
Vous risqueriez l'apoplexie ... Affligeant.
Ce mec est une oeuvre d'art qu'il faudrait placer sous vitrine.

Écrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Ben quoi ?
C'est juste le champion toute catégorie de ce qu'il dénigre. Il a bien mémorisé et il n'a aucune créativité.
Remarquez, je n'ai pas tout écouté, j'ai craqué à 4'50.

Écrit par : catmano | 12 juin 2008

Ou le mettre en lévitation selon le principe de Peter.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 juin 2008

"le gugusse récite un catéchisme (IUFM ?) sans même se rendre compte qu'il boucle en continu."
Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Franchement, y avez-vous déjà mis les pieds? Et où?
Ecrit par : Christophe Sibille

Franchement, j'ai peu été au catéchisme...

Écrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Brighelli et Morel lançant une OPA laïque sur le Grip...
Prévisibles.

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

On peut en savoir plus?
En quoi sont-ils prévisibles?
Quels sont les secrets du fonctionnement du GRIP?
Pourquoi la cooptation?

Cul Rieux

Écrit par : un curieux | 12 juin 2008

Formation des enseignants. je poste sur ce fil car je viens juste d'apprendre une nouvelle absolument effarante si elle se confirme.

Je la tiens de l'épouse d'un collègue d'Histoire-Géographie en lycée qui a assisté hier mercredi à une réunion sur l'organisation de l'oral en Histoire-Géo.des STI au bac.

On leur a donné les recommandations habituelles. Je ne m'étends pas là-dessus mais sur deux informations complémentaires données par l'inspecteur en personne :

1°) La disparition de la section et du BAC STI sous le prétexte a) que ça coûte trop cher b) que le bac STI n'intéresse que 25% des élèves.

2°) TENEZ VOUS BIEN A LA RAMPE : les IUFM sont effectivement supprimées, bon ça, on le savait, mais ne sont remplacées par rien.

Les jeunes collègues capétiens ou agrégés enseigneront obligatoirement DEUX matières (donc leur "spécialité" + une autre), ils ne pourront pas faire de voeux pendant les 5 premières années et, le plus incroyable de tout, ils seront immédiatement placés en situation de responsabilité (18 heures), sans formation initiale et sans tutorat.

Je tiens ces informations de première main de gens extrêmement sérieux et en qui j'ai toute confiance.

Je garde mes commentaires pour moi (vous pouvez imaginer ce que j'en pense) et j'attends les vôtres, notamment ceux de Jean-Paul.

Écrit par : Robin | 12 juin 2008

"Brighelli et Morel lançant une OPA laïque sur le Grip...
Prévisibles", écrit là Guillaume.

D'autant plus prévisible que les bigots, cagots et autres ostrogoths ont ces derniers temps lancé contre le GRIP une offensive fondamentaliste elle aussi prévisible: quand on fréquente Laurent Lafforgue, Jean Némo (on appréciera particulièrement l'objectivité de son manuel d'histoire: http://www.lalibrairiedesecoles.com/manuel.php?matiere=4), ou Tariq Ramadan, il faut s'attendre à être otages de la Grande Inquisition ou de Christine Boutin.

Écrit par : Abraxas | 12 juin 2008

""le gugusse récite un catéchisme (IUFM ?) sans même se rendre compte qu'il boucle en continu."
Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Franchement, y avez-vous déjà mis les pieds? Et où?
Ecrit par : Christophe Sibille

Franchement, j'ai peu été au catéchisme..."

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Vous avez tort, ce n'est pas mal de connaître ses ennemis. Et c'est également utile, pour savoir de quoi on parle! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

......2°) TENEZ VOUS BIEN A LA RAMPE : les IUFM sont effectivement supprimées, bon ça, on le savait, mais ne sont remplacées par rien.......
Je croyais avoir lu ici que c'était sûr,certain,sûr et certain, que les pédagogistes allaient continuer sans opposition leur sale boulot à l'Université.
IUFM puis RIEN ?
C'est le mieux qui pourrait arriver.

Écrit par : D'un clic,suppr. | 12 juin 2008

xfh gjsrylxkg;mnlxkfhnc nxlgùnxnc,vkncgfdxjhmkfgndmwlt eswdbc



Excusez moi, je me suis endormi sur mon clavier en écoutant gogolito. Au bout de 4'30 à peu près, comme Catmano.

Champion du monde !!!

Écrit par : yann | 12 juin 2008

Enseigner deux matières, et assurer un service complet aussitôt après le concours théorique, sans aucune formation préalable ? C'est effectivement effarant. On peut imaginer des situations ubuesques : confier un cours de philo à un agrégé de maths, par exemple, ou inversement.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juin 2008

Brighelli et Morel lançant une OPA laïque sur le Grip...
Prévisibles.
Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

C'est ce qui s'appelle l'analyse de l'implicite, une spécialité pédagol.
Donc je me répète :
"c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique.
C’est sur ce terrain-là, jonché de pauvres gosses laissés à leur nature et au hasard de leur naissance, que se bat le GRIP.
Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations."

Écrit par : guy morel | 12 juin 2008

"Formation des enseignants. je poste sur ce fil car je viens juste d'apprendre une nouvelle absolument effarante si elle se confirme.

Je la tiens de l'épouse d'un collègue d'Histoire-Géographie en lycée qui a assisté hier mercredi à une réunion sur l'organisation de l'oral en Histoire-Géo.des STI au bac.

On leur a donné les recommandations habituelles. Je ne m'étends pas là-dessus mais sur deux informations complémentaires données par l'inspecteur en personne :

1°) La disparition de la section et du BAC STI sous le prétexte a) que ça coûte trop cher b) que le bac STI n'intéresse que 25% des élèves.

2°) TENEZ VOUS BIEN A LA RAMPE : les IUFM sont effectivement supprimées, bon ça, on le savait, mais ne sont remplacées par rien.

Les jeunes collègues capétiens ou agrégés enseigneront obligatoirement DEUX matières (donc leur "spécialité" + une autre), ils ne pourront pas faire de voeux pendant les 5 premières années et, le plus incroyable de tout, ils seront immédiatement placés en situation de responsabilité (18 heures), sans formation initiale et sans tutorat.

Je tiens ces informations de première main de gens extrêmement sérieux et en qui j'ai toute confiance.

Je garde mes commentaires pour moi (vous pouvez imaginer ce que j'en pense) et j'attends les vôtres, notamment ceux de Jean-Paul.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008 "

Attention, attention! N'est-ce pas la bonne vieille méthode d'annoncer des réformes catastrophiques pour ensuite faire mine de reculer et faire accepter ce qui ne l'aurait pas été sans cette manipulation?

Écrit par : Hervé | 12 juin 2008

Les agrégés de maths ne sont pas les plus mal lotis pour enseigner la philosophie!

- Les STI sont effectivement en voie de disparition ; les professeurs des matières techniques, tout au moins les TZR, sont reconvertis presque autoritairement en professeurs de mathématiques. La série aurait due être réformée comme les autres séries techniques (STG; ST2S), mais les projets n'ont pas été mis en oeuvre.

- L'inspecteur a peut-être voulu faire monter la pression pour créer une résistance aux réformes : si le service de 18h obligatoire est fort crédible (mais aberrant), la bivalence obligatoire ainsi que la fixation sur poste pendant 5 ans paraissent quand même des mesures trop grosses à faire passer. La fixation des stagiaires devait a priori, dans la dernière mouture de la loi (Fillon je crois), être de trois ans : il n'y aurait pas de mutations après l'année de stage.

- Néanmoins, comme la politique se résume à des effets d'annonce permanents et que X.D. semble tenir le rapport Pochard pour la base des discussions sur la revalorisation (sic) du métier d'enseignant (c'est ici : http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20080612&key2=080611155022.usma8i55.xml), tout est possible.

Écrit par : Romuald | 12 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

C'est un dingue!!

Écrit par : Jean | 12 juin 2008

......2°) TENEZ VOUS BIEN A LA RAMPE : les IUFM sont effectivement supprimées, bon ça, on le savait, mais ne sont remplacées par rien.......
Je croyais avoir lu ici que c'était sûr,certain,sûr et certain, que les pédagogistes allaient continuer sans opposition leur sale boulot à l'Université.
IUFM puis RIEN ?
C'est le mieux qui pourrait arriver.

Ecrit par : D'un clic,suppr. | 12 juin 2008

Non, vous ne m'avez pas compris ou je me suis mal exprimé. Il n'y aura plus d'IUFM (que va-t-on faire des bâtiments construits à grands frais ?), mais il n'y aura (ou il n'y aurait) pas non plus, pour remplacer la formation en IUFM de formation sur le terrain (stages en responsabilité et stages en observation), ni de formation générale, ni de formation à la didactique de la discipline.

En somme, si j'ai bien compris (et la personne qui m'a rapporté les propos de l'inspecteur), des jeunes gens et des jeunes filles de 24-25 ans vont être propulsés directement en classe, certains en ZEP, sans filet et sans formation. C'est de la folie pure !

Si vous êtes d'accord avec ça, eh bien, moi je migre de l'autre côté !

Je regrette de ne pas avoir participé à la grève...Mais il n'est pas trop tard pour se rattraper en septembre (çà + les salaires).

Écrit par : Robin | 12 juin 2008

Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’OPA laïque sur le GRIP? Je ne comprends pas ce que ça signifie. Quelqu’un aurait-il l’obligeance de me l’expliquer clairement, sans faire dans l’implicite ?

Écrit par : collombon | 12 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

C'est un dingue!!

Ecrit par : Jean | 12 juin 2008

Mais le pédagogisme, c'est dingue mon cher Jean...

Je tiens aussi à dire à Christophe que malgré nos multiples désaccords, je ne l'assimile pas à ce mec là.

Écrit par : Manu | 12 juin 2008

"Je tiens aussi à dire à Christophe que malgré nos multiples désaccords, je ne l'assimile pas à ce mec là."

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Merci à vous! ;-)
Je n'ai pas regardé jusqu'au bout, mais, soit il torpille toutes les formes d'humour qui lui ont prééxisté, soit il est sérieux, auquel cas Jean a totalement raison et, du coup, il, ("l'humoriste" au look de Doc Gynéco, en maigre) va peut-être réussir à faire tomber d'accord (presque) tous les participants à ce blog! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"Si tel est le cas, il doit être plus friand de repas consistant en inhalation de plantes diverses qu'en ingestion de produits solides!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008 "

Sors un peu plus, dugenou, tu connais rin aux spacecakes, hamletàluzineogène etcetcetc !

j'ai pa tenu 2 minutes ;)
Faudrait faire un concour...
Attntion il paraitraît qu'il y en a qui deviennent accros à ce genre de vid' :)

Écrit par : toto | 12 juin 2008

"Attention, attention! N'est-ce pas la bonne vieille méthode d'annoncer des réformes catastrophiques pour ensuite faire mine de reculer et faire accepter ce qui ne l'aurait pas été sans cette manipulation?"

Ecrit par : Hervé | 12 juin 2008

Oui, je crois bien, Hervé! "Quatre pas en arrière" pour pouvoir se permettre "un pas en avant". C'est la technique Sarkozy, depuis son entrée en politique, ou presque.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"Si tel est le cas, il doit être plus friand de repas consistant en inhalation de plantes diverses qu'en ingestion de produits solides!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008 "

Sors un peu plus, dugenou, tu connais rin aux spacecakes, hamletàluzineogène etcetcetc !

j'ai pa tenu 2 minutes ;)
Faudrait faire un concour...
Attntion il paraitraît qu'il y en a qui deviennent accros à ce genre de vid' :)"

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

Il est clair que j'ai moins de pratique que vous! Il suffit de vous lire pour en être convaincu. ;-)

Ceci-dit, vous faites des progrès constants! Vous êtes un lecteur en herbe! Sans Chichi, vous allez bientôt devenir une huile! Et votre ton acide contribue à mettre ce blog amphète.
Surtout, gardez votre ligne!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Trouvera-t-on des collègues prêts à s'investir dans une réflexion sérieuse et productive sur les contenus des programmes de lycée à l'heure où la future réforme du lycée risque de les réduire à un moignon grotesque ?

Oh hé ! Y a quelqu'un ?

Ecrit par : DKrauss

Cher ami, au début de l'année, j'avais répondu "présent", mais depuis, j'ai été quelque peu bousculé. Sachez que je suis toujours partant, d'autant mieux que le calme est en train de revenir dans ma vie.

Je suis bien de votre avis quant à la situation et à l'avenir de l'EN, et même, je me pose une question dérangeante pour un fonctionnaire : comme certains l'avaient suggéré il y a quelque temps, ne serait-il pas opportun de créer quelque chose "en marge", c'est à dire une école privée qui fonctionne entièrement selon de sains principes ?

À Locronan ou ailleurs.

Écrit par : moot | 12 juin 2008

J'ai un peu de mal avec la cooptation. Ça doit me rappeler les boîtes (de nuit) privées.

Mais je soutiens le mouvement du GRIP et la publication du fichier de Pascal Dupré.

Je trouve par ailleurs dommage qu'il y ait si peu de monde sur le forum du SLECC.
Ecrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

Cooptation est un bien grand mot. On entre GRIP par connaissance comme dans d'innombrables associations. De préférence après avoir lu les quelques textes sur lesquels se fonde le GRIP.

Écrit par : guy morel | 12 juin 2008

"Je croyais avoir lu ici que c'était sûr,certain,sûr et certain, que les pédagogistes allaient continuer sans opposition leur sale boulot à l'Université. IUFM puis RIEN ? C'est le mieux qui pourrait arriver."

Ceux qui enseignent actuellement à l 'IUFM enseigneront à la fac AVANT le concours (tant qu'il existe encore). Ils nseigneront en tout cas en bac +4 et bac +5, durant le temps d'études (professionnelles ou non).

Il n'est pas prévu qu'ils interviennent durant la première année d'enseignement.

Écrit par : Jeremy | 12 juin 2008

"En somme, si j'ai bien compris (et la personne qui m'a rapporté les propos de l'inspecteur), des jeunes gens et des jeunes filles de 24-25 ans vont être propulsés directement en classe, certains en ZEP, sans filet et sans formation. C'est de la folie pure !"

Ecrit par Robin, le 12 juin 2008.

Au moins, les jeunes recrues verront tout de suite le feu et prendront immédiatement acte de la réalité. Alors qu'avec l'IUFM et ses séquences idéales débilitantes pour élève fictif, on habituait la bleusaille à aller au front en croyant qu'il suffisait de tirer des balles à blanc. Ca, c'était le massacre assuré.
Le préalable reste la destruction des IUFM : "Il faut détruire Carthage", comme l'écrit Zemmour. Répandre du sel sur les décombres, même, pour être sûr que la nouvelle pédagogie n'y repousse plus. Cette petite "formalité" accomplie, on pourra (enfin) reconstruire sur des bases saines, et parler sérieusement d'école.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

"Je tiens aussi à dire à Christophe que malgré nos multiples désaccords, je ne l'assimile pas à ce mec là."

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Merci à vous! ;-)
Je n'ai pas regardé jusqu'au bout, mais, soit il torpille toutes les formes d'humour qui lui ont prééxisté, soit il est sérieux, auquel cas Jean a totalement raison et, du coup, il, ("l'humoriste" au look de Doc Gynéco, en maigre) va peut-être réussir à faire tomber d'accord (presque) tous les participants à ce blog! ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Ce qui est incroyable c'est cet air ineffablement sérieux avec lequel il débite des banalités sans nom...avec une savante lenteur, en marquant des pauses inspirées, des silences, comme s'il faisait un cours à des étudiants ou à des séminaristes en leur laissant le temps de réfléchir et de copier.

Le passage sur la rééducation des enseignants à la "créativité" pendant les vacances m'a fait hurler de rire.

Soit il le fait exprès et c'est le plus grand acteur comique depuis Buster Keaton, à moins qu'il se soit trompé d'herbes pour faire sa tisane, ou il ne le fait pas exprès et les pédagogistes ont là une recrue de choix.

On la leur laisse volontiers !

Il me semble qu'il a un léger accent belge ou canadien. Les (rares) commentateurs de la vidéo sur le site youtube ne semblent pas avoir perçu la dimension comique ce cette "prestation".

Écrit par : Robin | 12 juin 2008

Le préalable reste la destruction des IUFM : "Il faut détruire Carthage", comme l'écrit Zemmour. Répandre du sel sur les décombres, même, pour être sûr que la nouvelle pédagogie n'y repousse plus. Cette petite "formalité" accomplie, on pourra (enfin) reconstruire sur des bases saines, et parler sérieusement d'école.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Je suis bien d'accord, mais on ne peut pas les envoyer au feu, comme vous dites, sans aucune formation, notamment à la didactique de la discipline.

Il faut en revenir à la formation qui existait avant la création des IUFM et le règne de Meirieu, dans les années 89, au moment où on avait réussi à trouver une formule équilibrée(formation sur un an en observation et en responsabilité, en collège et en lycée + conférences sur la didactique de la discipline, la psychologie des adolescents, la connaissance du système éducatif...sans tomber pour autant dans les fumisteries constructivistes)

Écrit par : Robin | 12 juin 2008

Sur la destruction annoncée des IUFM, vous nous demandiez nos réaction, Robin? Eh bien ma réponse est sans ambiguïté : entre l'IUFM et rien, entre la peste et le choléra, je choisi le choléra, c'est-à-dire rien. Fidèle en cela, au demeurant, à la leçon de Socrate, qui distinguait deux formes d'ignorance : celle de celui qui ne sait pas mais qui sait qu'il ne sait pas, et celle de celui qui ne sait pas mais croit savoir qu'il sait. L'IUFM, en vous intoxiquant pendant une année entière, vous met dans la deuxième situation, la pire. Celle du prisonnier de Platon qui prend "la séquence", "l'apprenant", "l'évaluation sommative", etc, autant d'ombres qui défilent sur la paroi, pour la lumière. A tout prendre, mieux vaut encore être libéré de ses chaînes, quitte à être aveuglé l'espace d'un instant par le soleil.
L'IUFM? "Jamais plus, jamais!". Ou encore, si on préfère Cyrano à James Bond : "Non merci, non merci, non merci!".

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

L'inspecteur a dit au cours de la réunion d'hier aux professeurs d'Histoire-Géographie, que les concours (CAPES et Agrégation) seraient maintenus.

Écrit par : Robin | 12 juin 2008

Daniel, essayez de ne pas nous imposer systématiquement l'équation: "IUFM = année de stage des PLC2".
Si ça ne vous ennuie pas trop, évidemment. ;-)
Merci.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

A Robin (nos posts vont peut-être se croiser)

Plus haut, je parlais vraiment du choix entre la peste et le choléra, et c'était l'occasion de glisser la référence à Cyrano (et à James Bond!).
Maintenant, sur le fond, nous sommes bien d'accord. J'adhère pour ma part à l'idée du "compagnonnage" qui avait été évoquée sur le fil précédent ("Formation des maïtres").
En revanche, j'attends la confirmation de votre information. Attention aussi à une éventuelle "intox" des pédagogistes qui se sentent menacés : "Sans nous, plus rien, vous voyez qu'il faut maintenir les IUFM!"? Les intégristes de la nouvelle pédagogie, comme tous les intégristes, pourraient être tentés d'utiliser la peur de l'enfer pour maintenir leur influence...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Mais si je prends l'exemple de ma discipline, les Lettres, je ne vois pas comment, en sortant de la faculté sans avoir jamais enseigné avec les seuls souvenirs de sa scolarité antérieure, vous allez pouvoir construire une progression, faire correctement une simpe dictée préparée, faire une leçon de grammaire qui tienne debout, mais qui soit quand même adaptée mettons à une classe de 6ème faible, donner et corriger une rédaction avec des consignes précises. Choisir des sujets de contrôle pertinents...Ca a l'air tout bête, mais je vous assure que ça ne s'improvise pas ou si on improvise, il faut un cadre. Tout est dans les détails.

Écrit par : Robin | 12 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008


Manu,
Plus envie de prendre mon petit-déj.
Vous aviez la palme d'or à Cannes.
Vous aurez la palme d'or à l'IUFM.

Belle image de votre profession, ce guignol a du mal à trier ses neurones. Le temps qu'il s'exprime, l'heure de cours doit être terminée. Je plains les pauvres gosses qui doivent supporter cet illuminé.
Est-ce une idée de Merieu d'instaurer une "école d'été" pour développer la créativité ?
Gracias a Dios, le ridicule ne tue pas !

Écrit par : Carole | 12 juin 2008

Daniel, je ne suis pas un "pédagogiste". Et, ce que je sens surtout menacé, c'est la formation disciplinaire des PE.
Je pense effectivement que ceux qu'on appelle "les instructionnistes" voulaient à toutes force la peau des IUFM, créés par Jospin. Sarko aussi, (il l'avait dit dès 1995).
Je suis, personnellement, certain que Jean-Paul, (et autres), ont pesé dans la balance pour que la décision des les "fermer" soit prise.
Et Sarko, trop heureux de faire des économies bienvenues, fait jeter par Darcos le bébé des formation disciplinaires des professeurs d'école avec l'eau du bain des formations générales des PLC, en s'en réservant au passage l'annonce, assez démagogique, (je caricature, mais il y a quand même un peu de ça, dussé-je me faire injurier aussi bien par les blogueurs d'ici que par le dernier bastion de défenseurs des formations générales des PLC).

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

En revanche, j'attends la confirmation de votre information. Attention aussi à une éventuelle "intox" des pédagogistes qui se sentent menacés : "Sans nous, plus rien, vous voyez qu'il faut maintenir les IUFM!"? Les intégristes de la nouvelle pédagogie, comme tous les intégristes, pourraient être tentés d'utiliser la peur de l'enfer pour maintenir leur influence...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Nos posts se sont croisés en effet. L'hypothèse de l'intox n'est pas à exclure, même venant d'un inspecteur et on sait pourquoi.

Il faut donc effectivement attendre la confirmation ou l'infirmation de l'info.

J'ai pensé qu'il était important de vous la donner telle qu'elle m'a été transmise ce matin par une personne en laquelle j'ai une entière confiance.

J'ai également entendu dire par des collègues à midi que ces futurs professeurs de collège et de lycée qui effectueraient donc 18 heures de cours "sans filet" ne seraient pas rémunérés ou le seraient, mais sur une base de quelques heures, même chose pour les futurs professeurs des écoles pendant leur année de stage (pas de rémunération).

Écrit par : Robin | 12 juin 2008

construire une progression, faire correctement une simpe dictée préparée, faire une leçon de grammaire qui tienne debout, mais qui soit quand même adaptée mettons à une classe de 6ème faible, donner et corriger une rédaction avec des consignes précises. Choisir des sujets de contrôle pertinents...Ca a l'air tout bête, mais je vous assure que ça ne s'improvise pas ou si on improvise, il faut un cadre. Tout est dans les détails.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Qu' ils sachent qu'ils pourront compter sur les"anciens" pour les guider .
Et qu'is s'inspirent du SLECC :

http://www.lemanssud.fr/index.php?id=376


J'ai également entendu dire par des collègues à midi que ces futurs professeurs de collège et de lycée qui effectueraient donc 18 heures de cours "sans filet" ne seraient pas rémunérés ou le seraient, mais sur une base de quelques heures, même chose pour les futurs professeurs des écoles pendant leur année de stage (pas de rémunération).

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Là , on ne comprend plus !

Écrit par : Amélie | 12 juin 2008

"En somme, si j'ai bien compris (et la personne qui m'a rapporté les propos de l'inspecteur), des jeunes gens et des jeunes filles de 24-25 ans vont être propulsés directement en classe, certains en ZEP, sans filet et sans formation. C'est de la folie pure !"

Ecrit par Robin, le 12 juin 2008.
Il y a quelque chose qui cloche dans la formation des PE et vous mettez le doigt dessus lorsque vous écrivez :" des jeunes gens et des jeunes filles de 24-25 ans".

Écrit par : guy morel | 12 juin 2008

Comme j'aime vous informer, je vous livre ci-dessous une liste de 23 PAGES de conneries du genre de La main à la pâte.

Vous en voulez, des Journées de la chimie, des Printemps du théâtre et de Quinzaine du développement durable ?

Voici une liste de 122 actions éducatives du genre "Mets tes baskets contre la maladie", "Journée du refus de la misère" ou "la semaine du son".

Ils ont eu la bonne idée de mettre comme thème principal du Printemps du théâtre : "Les comiques". C'est de circonstance.

Écrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Voici le lien promis ci-dessus pour tous les amateurs de conneries vaguement socialisantes :

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2008/24/MENE0800472N.pdf

Écrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Il faut le copier-coller, et non pas cliquer dessus.

Écrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Ces conneries socialisantes ne sont pas réservées qu’aux enfants.

Nous avons, je vous le rappelle :
La semaine des poètes
La journée sans portable
La journée sans tabac
La fête des voisins

J’ajoute que l’art contemporain , avant d’être art, est protestation

Contre la misère
Contre le sida
Contre l’exclusion
Contre l’exclusion
Contre la guerre en…
Contre le FN(il n’y a pas si longtemps que ça)

Tout cela est une tendance de notre société.


Je renvoie à Muray et à ses livres sur homo festivus
http://www.philippe-muray.com/extraits-philippe-muray.php#frames(content=philippe-muray-paris-plage.html)

Écrit par : uncertain | 12 juin 2008

"Ceci-dit, vous faites des progrès constants! Vous êtes un lecteur en herbe! Sans Chichi, vous allez bientôt devenir une huile! Et votre ton acide contribue à mettre ce blog amphète.
Surtout, gardez votre ligne!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008 "
Pour qq un qui 'prétend' ne pas "pratiquer" .... c intéressant ...

Écrit par : toto | 12 juin 2008

Des nouvelles fraîches de DARCOS , un recul sur Pochard ???

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20080611&key2=080611155022.usma8i55.xml

Écrit par : Amélie | 12 juin 2008

La lettre de mission de notre "chef du projet lycée" (de Gaudemar) est disponible à l'adreese ci-dessous.

Très succincte, y figure une phrase bien curieuse :

"Je souhaite que vous accomplissiez cette mission tout en restant recteur de l'académie d'Aix-Marseille"

Doit-on y voir la confirmation qu'il s'agit bien d'une destruction qui ne devrait pas demander beaucoup de temps ni d'énergie à ce Grand Serviteur de l'Etat ?

http://www.ac-aix-marseille.fr/public/download/1994/lettre_de_mission_GAUDEMAR.pdf

Écrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Et ça aussi . Excellent , le bougisme :

http://www.philippe-muray.com/extraits-philippe-muray.php#frames(content=philippe-muray-rebelle.html)

Écrit par : Amélie | 12 juin 2008

En tant qu'habitant de marseille, j'ai particulièrement apprécié la référence au "rebelle-de-Mai" dans la prose de Muray.

Écrit par : DKrauss | 12 juin 2008

construire une progression, faire correctement une simpe dictée préparée, faire une leçon de grammaire qui tienne debout, mais qui soit quand même adaptée mettons à une classe de 6ème faible, donner et corriger une rédaction avec des consignes précises. Choisir des sujets de contrôle pertinents...Ca a l'air tout bête, mais je vous assure que ça ne s'improvise pas ou si on improvise, il faut un cadre. Tout est dans les détails.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008
Qu' ils sachent qu'ils pourront compter sur les"anciens" pour les guider .
Et qu'is s'inspirent du SLECC :

http://www.lemanssud.fr/index.php?id=376

Effectivement, il vaut mieux que les éventuels tuteurs pratiquent et défendent un enseignement explicite consistant plutôt que la méthode globale, les séquences et la construction des savoirs.

A tout prendre, une absence de formation institutionnelle est préférable à l'imprégnation par la doxa pédagogiste, mais "l'autoformation" a ses limites et le problème finira par se poser.

La leçon que je tire de tout cela, c'est que politisation de l'école publique et la surenchère pédagogiste auront mené au chaos (action/réaction)

Écrit par : Robin | 12 juin 2008

Trop kiffant ces liens, Maminou.

Merci :)

http://stream.turmfalke.ch/turmfalke

http://fausse-piste.net/piste1/spip.php?article439

Écrit par : toto | 12 juin 2008

Tiens, ça faisait longtemps...faut dire que comme je me suis mis à pondre, à noircir de pauvvres pages de 80 grammes qui ne ma'avaient strictement rien fait, je vous avais un peu oublié.Mais , dame, loin des yeux, près du coeur.

Puis, je me suis dit, ça faut que tu leur en parles....Dans mon collège, je ne recomence pas, vous le connaissez, Georges Rouault, dans le XIXèmme, ZEP,REP, Ambition Cornet de Frites etc etc....on a des "Référents ambition machin chose". Quatre profs soit collabos, soit naïfs qui ont accepté de faire des heures à n'en plus pouvoir pour des clopinettes, évidemment. L'autre mafieux avec son "travailler plus pour gagner plus"....me fait bien marrer, ce fromage!!! Bref, passons....
On a une TICE...conne comme un régiment de valises égarées sur le tarmac de Kuala-Lumpenproletariat. Mais elle est con, con, con, con, mùilel fois con. Prof quand même. Elle est venue envoyée par les autorités rectales pour évangéliser informatiquement les masses incultes de Georges Rouault. Mais voilà,ça prend pas, la mayonnaise. On assez à faire pour aller mendigoter des feutres effaçables qu'on nous refile ne levant les yeux au ciel, on a assez pour gérer des mômes du XIXème en folie de fin d'années..qu'est-ce qu'elle vient nous les moudre, cette connasse avec son jargon IUFM...Bon, et puis on a eu droit à des "démosntrations " de TBI (Ta Bite Irrite) , non, je plaisante, quoique...tableaux blancs interactifs..4000 euros pièce. Soit 4000 feutres Velléda Bic....A la niche Goldschmidt, mauvais sujet!!!!!
la pièce, évidemment ,et comme nous le disait l'abrutit de keummmmmmmmmmerccccccial venu nous présenter sa crotte, "en hors-taxe"...Bon, joli joujou...au cours de la démonstration, comme personne ne voulait aller au tableau, j'y suis allé, j'ai pris le stylet interactif et je me suis amusé comme un petit fou avec les fonds carte à colorier, avec des fluos, pour faire des croquis. 4000 euros pour une marrade de 5 minutes, je préfère me faire éponger par Mâme Jacqueline, 50 euros la pipe, 150 l'amour...mais bon.

L'an dernier, on nous avait fait chier avec le "logiciel du millénaire" une r-é-v-o-l-u-t-i-o-n..Dreamweaver que ça s'appelait. Et hier, le même connard qui était venu l'an dernier, est revenu en nous disant que oui, mais non ,en fin de compte Drimmachin était dépassé.

Et aujourd'hui notre TICE préférée, même pas gènnée nous fout dans nos casier un papelard rectal d'où il ressort que la "nouvelle orientation de l'exploitation pédagogique des logiciels était basée sur deux AXES LOURDS(hihihihi):

les "classes nomades" c'est-à-dire des classes qui auront des profs virtuels et des cartables pédagogiques...on ne rit pas.
Et surtout, approchez, mesdames zé messieurs, "des TUTORIALS (sic) de PRISE EN MAIN" Putain de jargon prénazi. Toute la vilénie IUFM!!!! Tutorial de prise en main, pour aider à la branlette sans doute??? la pastiquette??? lle polissage du chinois??? le vernissage de la chipolata????
Bande de nazes...Salopard. Ils appellent le tout PPM(Projet pédagogique Multimédia) ....moi je dirais surtout

Plan pour Plomber Mamadou....

bonchouarbédabbonchouarbédbouazailesbonchouarmechieu...

Écrit par : montaigneàcheval | 12 juin 2008

'Soit 4000 feutres Velléda Bic....A la niche Goldschmidt, mauvais sujet!!!!!'

T'iras plaindre à bill6, c'est de sa faute si on ne file plus les feutres qu'au compte goutte, il en a déjà piqué 3875 !

Écrit par : toto | 12 juin 2008

Paraitraît qui les sniffs, mais j'ai rien dit,hein , ;) .

Écrit par : toto | 12 juin 2008

Quoi ! Que nous apprend Toto ? 3875 feutres pour CS à lui tout seul ?!

Au lieu de traiter des noires qu'il fasse donc dans la blanche et ronde, ça tirera moins sur le Bic.

0 papier, 0 Velleda, 0 prof ... : l'enseignement du futur.

Écrit par : DKrauss | 12 juin 2008

"Sors un peu plus, dugenou, tu connais rin aux spacecakes, hamletàluzineogène etcetcetc !"

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

"Il est clair que j'ai moins de pratique que vous! Il suffit de vous lire pour en être convaincu. ;-)"

Ceci-dit, vous faites des progrès constants! Vous êtes un lecteur en herbe! Sans Chichi, vous allez bientôt devenir une huile! Et votre ton acide contribue à mettre ce blog amphète.
Surtout, gardez votre ligne!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"Pour qq un qui 'prétend' ne pas "pratiquer" .... c intéressant ..."

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

Comme vous avez pu le lire, toto, (enfin, je pense, vous semblez avoir progressé sur ce plan ces derniers temps, si, si), je ne prétendais pas ne pas avoir pratiqué, mais avoir moins de pratique que vous. Ce qui est notoirement différent.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Tout cela me paraît dilatoire.

Eh toto t'as compris la vanne : deal à Thouars (dans les deux sèvres) c'est une grosse vanne de Rollin.

Bref, revenons à la dilation :
JPB nous gratifie d'un fil très motivant à propos du GRIP.
Des questions semblent évoquées quant au GRIP.

Des interlocuteurs s'inquiètent, ou, à tout le moins, s'enquièrent des propos de certains, qui semblent intimes au/du GRIP.

Pas d'écho.

C'est très inquiétant.

Est-ce que le GRIP est un groupuscule sectaire?

Est-ce qu'il ne s'assumerait pas comme tel?

On est suspendu à leur(s) réponse(s).
Et rien ne vient.

Ne serait-ce qu'un petit truc à visées commerciales qui voudrait profiter de l'aura médiatique (certes en déclin) de JPB pour faire un coup éditorial (surfer sur la vague Boscher) avec réglements de comptes à l'appui avec les décideuses de chez Belin et touticouanti?

Bref, on est en soif d'informations.

Un nain patient.

Écrit par : louis LB | 12 juin 2008

Le jus pédagol du jour s'interroge gravement sur le problème posé par les bégaudeaux de base qui pourraient avoir une "attitude inapropriée" lors d'échanges internet avec leurs élèves.

Je cite la fin :

"Si Internet peut permettre aux élèves de continuer à bénéficier en dehors du temps scolaire de la parole du prof, par un simple mail par exemple, il interroge l'image du prof réduit à sa dimension magistrale pour en faire un réel formateur.
A vrai dire dans de nombreux établissements, particulièrement les collèges et lycées populaires, les profs ont appris à être davantage disponibles à leurs élèves tout en gardant leurs distances. Mais, ailleurs, il faudra gérer à l'avenir deux injonctions contradictoires : ne jamais communiquer avec les élèves en dehors des heures de cours et utiliser obligatoirement aujourd'hui une adresse électronique académique, demain un E.N.T."

J'utilise le courriel en particulier pour que mes élèves de TS puissent me poser des questions par internet (adresse perso dédiée exclusivement à cet usage). Le contenu des échanges n'a jamais posé de problème car les règles du jeu ont été très clairement posées dès le début d'année par moi en classe. Notamment, la nécessité du langage "soutenu" et l'absence automatique de réponse à toute "non question" ou question vague du style "je n'ai rien compris au III".
Passée une première période où je m'applique à désamorcer les craintes des plus hardis qui m'écrivent en "s'excusant de me déranger" ou de "poser une question certainement bête", les choses prennent de l'ampleur. Au final, ce sont presque toujours les mêmes qui écrivent. C'est très élitiste et ça me plait parce qu'ils en veulent.

Surtout que l'établissement, comme toute sous structure molochoïde, ne cherche pas à s'immiscer là dedans ! Passer par une adresse académique ou, pire, un ENT est pour moi l'incarnation électronique même du Moloch. L'horreur orwellienne.

Le jus pédagol croit que les échanges internet " interroge l'image du prof réduit à sa dimension magistrale pour en faire un réel formateur". Pour moi, c'est rigoureusement l'inverse : ils renforcent ma dimension magistrale que je ne quitte jamais.

Pauvres petits pédagols frileux et sans moelle, ils ne peuvent vraiment pas se passer de structures qui les dispensent d'être libres et responsables !

Écrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Pauvres petits pédagols frileux et sans moelle, ils ne peuvent vraiment pas se passer de structures qui les dispensent d'être libres et responsables !

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

T'as eu vraiment raison d'abandonner dugong.
DKrauss est telment mieux.

Moi, juste moi, ça mfait telment plaisir de savoir que tu assumes ta kaneri à tit personnel;

un GRAND MERCI

Marine

Écrit par : Marine la peine | 12 juin 2008

Nain patient.

Grip n'était pas un groupuscule sectaire bien au contraire. Son ancien président aurait pu vous le prouver.

Écrit par : Guillaume | 12 juin 2008

Cooptation est un bien grand mot. On entre au GRIP par connaissance comme dans d'innombrables associations. De préférence après avoir lu les quelques textes sur lesquels se fonde le GRIP.

Ecrit par : guy morel | 12 juin 2008

Merci pour ces précisions. Etant bien compris que le terme de cooptation vous avait été attribué par JPB.
Une enquête préliminaire franche quoiqu'amicale n'est pas ce que je redoute, on a trop vu sous-mariner ces quarante dernières années.

Écrit par : Steppenwolf | 12 juin 2008

Conseil local de Monein

Des enfants soumis « à la question » à l’insu de leurs parents !
Expérimentation à l’école primaire de Monein de l’évaluation CM2

jeudi 22 mai 2008, par Conseil local Monein

Pire que base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les enfants dans le cadre même de l’école.


À l’école primaire de Monein sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations dites expérimentales, concernant les CM2.

Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS. En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n’avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et pour cause !

Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4 révèle bien des surprises !

Elle s’intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà fait auparavant 3 séries d’évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n’y a pas de mauvaises réponses ».

Et ça commence très fort avec des questions du type :
« Es -tu né en France ? »
« Ta mère est née en France ? »
« Ton père est né en France »
« Quelle langue parles- tu à la maison ? »
« D’habitude qui vit avec toi à la maison ?

a) ta mère
b) une autre femme tenant le rôle de ta mère
a) ton père
b) un autre homme tenant le rôle de ton père"
La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture de BASE ÉLÈVES n’est certainement pas fortuite. Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à la maison » morceaux choisis : « à la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j’aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas »

Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à l’école » avec des réponses comme « en classe je travaille parce que je n’ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus »

Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N’ONT RIEN À VOIR AVEC L’ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2. De plus ces questions sont pernicieuses, retorses.

Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluation pédagogique ?

Les parents ne sont pas informés de ce que l’on demande aux enfants. Sans l’attitude courageuse et civique des enseignants de l’école de Monein qui ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait déroulée dans le plus grand secret. L’utilisation, fourbe, de l’ingénuité des enfants qui n’ont pas d’autre choix que de répondre dans ce contexte scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de maintenir cette opération dans l’opacité, rappelle des pratiques totalitaires en cours dans d’autres lieux et dignes d’autres temps. Sans parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à un tel interrogatoire.

Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d’autres écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre devoir à tous d’alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un scandaleux fichage des enfants.

Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré), l’Inspecteur d’académie n’a pas souhaité répondre....

Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à cette adresse http://www.everyoneweb.fr/lec/

Samedi 24 juin les parents FCPE de Monein, très mobilisés, seront à la manifestation à 11h au complexe de la République à Pau, et distribueront des tracts pour informer et alerter les autres parents.

P.-S.
Vendredi 23 mai : devant l’avalanche deprotestations, malgré la caractère limité de l’expérimentation (80 écoles en France) le ministère a décidé de demander aux enseignants de ne pas faire remplir la partie 4 de l’évaluation CM2 « expérimentale ».

Écrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Est-ce que le GRIP est un groupuscule sectaire?

On est suspendu à leur(s) réponse(s).
Et rien ne vient.

Ne serait-ce qu'un petit truc à visées commerciales qui voudrait profiter de l'aura médiatique (certes en déclin) de JPB pour faire un coup éditorial (surfer sur la vague Boscher)
Bref, on est en soif d'informations.

Un nain patient.

Ecrit par : louis LB | 12 juin 2008

J'étais au congrès du Grip à Roncq l'an dernier et je vous assure que ça n'avait rien d'une secte.

Par ailleurs, pour avoir rencontré JP Brighelli plusieurs fois et avoir discuté avec lui, à mon avis, son "aura médiatique", il s'en cogne comme de son 1er fromage corse. Il vous le confirmera peut-être lui-même.

Quand à la "vague Boscher", ça fait un moment qu'elle dure. On se demande bien pourquoi...

Écrit par : Manu | 12 juin 2008

Marrant ce que vous dites DKrauss.
Dans mon lycée la plupart des profs sont super paranos avec leur tel/mail/adresse, etc.

Depuis des années, le jour de la rentrée, j'écris le tout au tableau en disant que c'est seulement s'ils en ont besoin (et ajoutant par exple que je l'ai assez longue et qu'ils sont dispensés de me faire suivre les spams).

Jamais un appel inopportun, ni un mail injurieux. Rien !
Sauf une année, ils ont su par hasard ma date de naissance et le jour de mon anniv quelques e-cartes charmantes et signées.

Écrit par : Zorglub | 12 juin 2008

"(et ajoutant par exple que je l'ai assez longue et qu'ils sont dispensés de me faire suivre les spams)."

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Houla! C'est polysémique (ta mère)! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"son "aura médiatique", il s'en cogne comme de son 1er fromage corse. "
Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Ouaip ... Avec tout le respect que je lui dois, en particulier en ces lieux, faut relativiser !

JPB, dans ses apparitions médiatiques, a un petit côté cabot qui lui va d'ailleurs fort bien, et qui est assurément nécessaire pour mieux se faire entendre.
Je serais donc le dernier à lui reprocher.

Je crois par ailleurs, Manu, que vous mesurez mal l'importance qu'il accorde au fromage corse !

Écrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Je crois par ailleurs, Manu, que vous mesurez mal l'importance qu'il accorde au fromage corse !

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Ça, c'est bien possible ! Il y a des choses avec lesquelles il vaut mieux ne pas plaisanter. Mais à tort ou à raison, je ne le crois pas rancunier non plus...

Écrit par : Manu | 12 juin 2008

Manu,

Faites attention! L'aura médiatique, passons. L'effondrement de l'EN, pas si grave que ça. Mais le fromage corse! C'est un coup à se prendre une vendetta sur douze générations! Vous ne vous rendez vraiment pas compte!

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

"Jamais un appel inopportun, ni un mail injurieux. Rien !
Sauf une année, ils ont su par hasard ma date de naissance et le jour de mon anniv quelques e-cartes charmantes et signées."

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Heureuse remarque, Zorglub.
J'ai eu le meme genre de scénario cette année. J'ai amené mes Bac Pro voir le film de Marjane Satrapi "Persépolis" (avec débat autour de l'Iran, que vous connaissez je crois, et de la condition de la femme) en mars. Un mois plus tard, pour mon anniversaire, j'ai eu la surprise de les voir débarquer dans mon cours à huit heures du mat' et m'offrir un carnet de notes à l'effigie d l'affiche du film...
Comme quoi!

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Tout le monde s'en fout, alors, qu'on demande à des enfants s'ils vivent avec leur vraie mère et avec leur vrai père, s'ils font leurs devoirs "parce que c'est imposé par le maître mais qu'il est inutile d'en faire à la maison", et s'ils font bien des travaux de groupes en classe ? Ou bien tout le monde était déjà au courant ?

Écrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Est-ce que le GRIP est un groupuscule sectaire?

On est suspendu à leur(s) réponse(s).
Et rien ne vient.

Ne serait-ce qu'un petit truc à visées commerciales qui voudrait profiter de l'aura médiatique (certes en déclin) de JPB pour faire un coup éditorial (surfer sur la vague Boscher)
Bref, on est en soif d'informations.

Un nain patient.

Ecrit par : louis LB | 12 juin 2008

Pardon, pardon. Comme je l'avais annoncé hier sur ce blog j'étais aujourd'hui à Nantes ( 300 km) pour un débat télévisé sur les programmes avec syndicaliste et parents d'élèves.
Il est 23 h50, je viens de rentrer, je vais dormir avant de satisfaire demain votre curiosité : c'est crevant l'activité groupusculaire, devant les caméras en plus.

Écrit par : guy morel | 12 juin 2008

Tout le monde s'en fout, alors...
Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

La fronde de la FCPE de Monein ? C'est encore la calandreta qui joue les francs-tireurs !
Quant au contenu, franchement, si c'est pas honteux de corréler quelques résultats scolaires en berne avec les items suivants !

• On t'a insulté(e) verbalement;
autrement dit, on t'a traité(e). (Palme d'or)

• Tu t'es retrouvé(e) rejeté(e) et
exclu(e) par un groupe d'élèves.

• Certains élèves ont dit du mal de toi
à d'autres élèves, dans ton dos.

• On s'est moqué de toi
parce que tu travaillais.

• Des élèves t'ont agressé(e) physiquement (par exemple,
ils elles t'ont fait tomber par terre, on t'a craché dessus, ou
immobilisé(e) en te faisant du mal ... )

• Des élèves t'ont menacé de te faire mal
si tu ne leur donnais pas ce qu'ils exigeaient
(de l'arqent, un obiet ... ).

Ça doit être le principe de précaution : on n'en veut pas, on risque l'outrobisse

Écrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008

Sur la destruction annoncée des IUFM, vous nous demandiez nos réaction, Robin? Eh bien ma réponse est sans ambiguïté : entre l'IUFM et rien, entre la peste et le choléra, je choisi le choléra, c'est-à-dire rien. Fidèle en cela, au demeurant, à la leçon de Socrate, qui distinguait deux formes d'ignorance : celle de celui qui ne sait pas mais qui sait qu'il ne sait pas, et celle de celui qui ne sait pas mais croit savoir qu'il sait. L'IUFM, en vous intoxiquant pendant une année entière, vous met dans la deuxième situation, la pire. Celle du prisonnier de Platon qui prend "la séquence", "l'apprenant", "l'évaluation sommative", etc, autant d'ombres qui défilent sur la paroi, pour la lumière. A tout prendre, mieux vaut encore être libéré de ses chaînes, quitte à être aveuglé l'espace d'un instant par le soleil.
L'IUFM? "Jamais plus, jamais!". Ou encore, si on préfère Cyrano à James Bond : "Non merci, non merci, non merci!".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Excellent! Bravo!

Écrit par : Jean | 13 juin 2008

Ca sert à rien, mais j'ai grillé Christophe (et Saperlipopette) ;o))))

Ecrit par : yann | 11 juin 2008

Bonjour à tous!

lol comme dirait...qui d'ailleurs?

pas le temps de venir lire vos commentaires, je suis en plein exams de fins d'année, 9 écrits et 6 oraux alors c'est bachotage! bachotage et nuits blanches...
Saperlotte il faut que je m'y remette!
je vais avoir de la lecture la semaine prochaine!
Bon we à tous. et une grosse bise à JPB ;) :)))

pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 13 juin 2008

Tout le monde s'en fout, alors, qu'on demande à des enfants s'ils vivent avec leur vraie mère et avec leur vrai père, s'ils font leurs devoirs "parce que c'est imposé par le maître mais qu'il est inutile d'en faire à la maison", et s'ils font bien des travaux de groupes en classe ? Ou bien tout le monde était déjà au courant ?

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Non, Jérémy, il y a des gens qui ne s'en foutent pas et qui trouvent cela très grave. Je crois savoir (émission entendue hier sur France-Culture que ça viendrait du ministère de l'intérieur (chasse aux étrangers en situation irrégulière) ; reprenez certaines questions et vous verrez que ça colle.

J'ai été moi-même déçu de mon côté par les réactions à mon post d'hier sur la suppression de la filière STI et la disparition de toute formation des enseignants pour remplacer les IUFM.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

A ce sujet, Daniel, j'aurais apprécié une réaction (quelle qu'elle soit) à la petite remarque que je vous ai formulée.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Tiens, une petite question à Jean-Paul et-ou à Guy. Savent-ils par qui a été téléguidé Julien Dazay, auteur de ce fameux livre sur les écoles maternelles? Ayant appris sa véritable identité hier, je doute fort qu'il ait pu être le seul auteur d'un tel brûlot.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Tout le monde s'en fout, alors, qu'on demande à des enfants s'ils vivent avec leur vraie mère et avec leur vrai père, s'ils font leurs devoirs "parce que c'est imposé par le maître mais qu'il est inutile d'en faire à la maison", et s'ils font bien des travaux de groupes en classe ? Ou bien tout le monde était déjà au courant ?

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

J'étais déjà au courant. :-(

Écrit par : catmano | 13 juin 2008

je suis en plein exams de fins d'année, 9 écrits et 6 oraux alors c'est bachotage! bachotage et nuits blanches...
Saperlotte il faut que je m'y remette!

Ecrit par : Saperlipopette | 13 juin 2008

Parce que finalement, vous vous êtes enfin décidé, vous passez enfin le bac, Saperlipopette ?
Bonne chance !

(chacun sait que seule la chance est à même d'assurer la réussite à de telles épreuves).

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Avec ls IUFM, il faudrait casser le système quasiment mafieux de l'inspection, dont Frackowiak et sa bêtise au front de taureau sont la représentation.

Témoignage.

"Professeur des écoles débutant, j'ai été "visité" par une inspectrice il ya dix jours dans une classe de CE1 où j'avais effectué un stage en responsabilité auparavant.

Il s'agissait d'une deuxième séance assez longue sur le verbe en m'appuyant sur les compétences des I.O. Cette séance se caractérisait par des phrases à metre au pluriel caractéristique d'un verbe. Le vocabulaire était connu et sciemment choisi,du moins je l'espère. Ces exercices étaient maillés de mises en commun orales. Je dois reconnaitre que les élèves ont beaucoup écrit, plus qu'avec leur enseignant titulaire.

Mais on a atteint les objectifs de la séance, à savoir reconnaitre le verbe par une terminaison i[nt]i inaudible à la troisième personne du pluriel. Les élèves ont par ailleurs bien participé. De plus, les I.O recommandent 2h30 par jour de lecture et d'écriture tous domaines confondus. Les autres séances de la journée ( Arts visuels et EPS) n'étaient pas propices à cela.

Je trouvais cette classe trés hétérogène avec un niveau de lecture assez faible; je m'étais mis d'accord avec la titulaire par téléphone sur les thèmes de mes enseignements. En fin de cycle 2, je voulais qu'ils aient des acquis solides sur le verbe.

Néanmoins, à la lecture des cahiers des élèves, il persistait quelques erreurs pour certains mais je pense avoir déblayé le terrain pour le titulaire. Je n'ai pas eu d'entretien avec l'inspectrice, uniquement des simples remarques infantilisantes.

Elle me reprocha en substance mes méthodes assez transmissives et que les élèves n'étaient pas 'en activité' au sens constructiviste du terme. Il fallait que je réfléchisse à ma pédagogie. Je n'ai pas pu justifier mes choix pédagogiques. Elle en n'avait cure.

Elle eût préféré que je leur donne des étiquettes à manipuler pour repérer le verbe. Par la suite , on aurait fait un grand tableau où chacun donne sa réponse.

L'apprentissage de la langue est long et fastidieux, ce qui rend nécesssaire le recours à des jalons grammaticaux, pour ne pas dire, à de vrais cours de grammaire. Ces cours peuvent être ludiques, mais surtout pas occupationnels.

De ce simulâcre d'entretien, je retiendrai surtout qu'il n'est pas de bon ton d'avoir de l'ambition pour ses élèves et que les dogmes institutionnels l'emportent largement sur les résultats.

Bref, je vais quitter ce métier sans regret "

Réponse.

'Bref, je vais quitter ce métier sans regret'

Malheureusement, tu n'es pas le seul à avoir ce genre de réflexion. Et un livre, que j'ai récemment commandé, a pour titre 'Le Mammouth m'a tuer' (sic).

Quand on n'aime pas se mentir à soi-même, il est difficile de tenir dans l'EN et de rentrer en rébellion quasi-constante.
Aux difficultés avec les élèves, avec les parents, viennent se greffer l'incohérence de notre hiérarchie...

Cela m'amène à penser qu'un de ces jours, comme le disait Mme Bellosta, on cherchera peut-être des enseignants... comme on cherche actuellement des infirmières dans les hôpitaux.
Bon courage pour la suite."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2008

Un peu hors sujet, mais pas totalement quand même : la seule véritable émission littéraire du PAF va disparaître. Le bateau livre est supprimé à la rentrée prochaine de la grille de France 5.

Écrit par : Marsanes | 13 juin 2008

Ça doit être le principe de précaution : on n'en veut pas, on risque l'outrobisse

Ecrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008


C'est toujours mieux quand on explique avant "en vue de quoi on fait ce qu'on fait."

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Sur la destruction annoncée des IUFM, vous nous demandiez nos réaction, Robin? Eh bien ma réponse est sans ambiguïté : entre l'IUFM et rien, entre la peste et le choléra, je choisi le choléra, c'est-à-dire rien. Fidèle en cela, au demeurant, à la leçon de Socrate, qui distinguait deux formes d'ignorance : celle de celui qui ne sait pas mais qui sait qu'il ne sait pas, et celle de celui qui ne sait pas mais croit savoir qu'il sait. L'IUFM, en vous intoxiquant pendant une année entière, vous met dans la deuxième situation, la pire. Celle du prisonnier de Platon qui prend "la séquence", "l'apprenant", "l'évaluation sommative", etc, autant d'ombres qui défilent sur la paroi, pour la lumière. A tout prendre, mieux vaut encore être libéré de ses chaînes, quitte à être aveuglé l'espace d'un instant par le soleil.
L'IUFM? "Jamais plus, jamais!". Ou encore, si on préfère Cyrano à James Bond : "Non merci, non merci, non merci!".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Excellent! Bravo!

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Je dis aussi bravo plutôt deux fois qu'une.
Pour cette disparition,le plus tôt sera le mieux.

Écrit par : bernard | 13 juin 2008

Robin,

Vous imaginez bien ma perplexité à lecture de votre annonce de la suppression de la filière STI.

J'ai été très attaché à ce qui fut une voie de promotion sociale des modestes. Plus égoïstement, je me demande ce qu'ils feront de moi ...
En même temps, il faut observer la réalité avec lucidité même (et surtout) si elle est désagréable.

La désaffection des élèves pour l'enseignement technique est généralisée et beaucoup plus importante que l'évolution démographique.
Dans mon établissement 40 élèves en 1ère à la rentrée prochaine, alors qu'ils étaient 60 en 2006 et 80 en 2000 ...

Le niveau des élèves est en dégringolade vertigineuse.
Pour rendre hommage à feu Dugong : l'accélération de la baisse double chaque année (et vive la dérivée 4ème).
Les méfaits du constructivisme ne sont pas seuls en cause, méthodes inductives, TP d'appropriation et autres branlettes sont de règle depuis fort longtemps.
Je suis incapable d'expliquer ce qui se passe dans mon lycée depuis deux ans.
Environ la moitié des mômes de STI ne font plus rien, sans même tenter de sauver les apparences, ni cafardeux, ni odieux. Ils sont juste posés là.
Avec les profs qui tiennent la route, ils restent tout à fait sympas, reconnaissent bien volontiers leur absence de travail et leur niveau lamentable. Quand je tente de les motiver, de leur expliquer que leur avenir professionnel est assuré avec un BTS industriel, ils approuvent mais répondent que vraiment, travailler c’est trop dur, qu’ils n’arrivent pas à s’y résoudre, etc. L’autre moitié des élèves reste normale, avec même une tête de classe plutôt brillante.
Chais pas ce qui s’est passé, je date cette évolution au retour des grèves CPE, première fois où j’ai vu de nombreux élèves ne pas réviser pour le bac et ... le rater alors que 3 semaines de travail auraient été (comme d’hab) suffisantes.

Enfin, je reste prudent sur ce genre d'annonce qui peut fort bien être de l'intox (provenant d'un camp comme de l'autre).

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Bon, l'amalgame: "IUFM = année de stage des PLC2" a toujours la peau aussi dure ici. Mais on s'habitue à tout!
En tous cas, voici un lien qui va faire plaisir à tous les lecteurs du blog, ou presque. Tous les littéraires, en tous cas, et je sais qu'il sont nombreux!
Ca nous changera de Zemmour... ;-)

http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=12713&BD=13062008

Amitiés, au passage, à Kap et à Pat, qu'on ne "voit" pas assez ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Tout bien réfléchi, je préfère mon aura personnelle à mon aura médiatique...

Et au passage, le maître des lieux vous signale qu'il part pour trois semaines faire passer les oraux de CAPES, et qu'il ne fera que de brèves apparitions en son domaine. Mais il veille...

JPB

Écrit par : brighelli | 13 juin 2008

J'ai lu sur le site du grand far pédagol que ce dernier a fait en 2007 une conférence à St Pair sur Mer *.

Et dire qu'il y en a qui doutent encore que Meirieu incline à la posture du missionnaire engagé.

* un ménage pour l'inauguration d'un supermarché pédagol ?

Écrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Environ la moitié des mômes de STI ne font plus rien, sans même tenter de sauver les apparences, ni cafardeux, ni odieux. Ils sont juste posés là.
Avec les profs qui tiennent la route, ils restent tout à fait sympas, reconnaissent bien volontiers leur absence de travail et leur niveau lamentable.

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Tous les professeurs des deux quatrièmes et des deux troisièmes, de mon collège centre-ville, avec qui je travaillais cette année ont dressé, lors des conseils de classe, ce même constat affligeant.
Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne. Nous avons affaire là, à un phénomène profond d'indifférence d'un grand nombre d'élèves à l'activité de symbolisation. Y compris dans mon domaine des activités ludo-sportives.
Résultats des courses non courues, nous avons fait passer en troisième une bonne vingtaine d'élèves sur 60 que comptent mes deux classes de 4ème, qui n'ont pas du tout le niveau requis.
Voilà la réalité!
Et l'an prochain, le collège comme les années précédentes s'énorgueillira d'un taux de réussite de 93% au brevet des collèges.
Je fais remarquer que la note de vie scolaire a été instituée pour récompenser cette docilité, cette indifférence des élèves à la chose scolaire.

Écrit par : buntovchik | 13 juin 2008

Buntovchik, le mot "indifférence" que je n'ai pas eu l'à-propos d'employer me semble bien décrire la situation.

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne.
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008

L'utilisation de certaines substances ne pourrait-elle être une des raisons de cette léthargie, pour une part des élèves au moins ?
La consommation de drogue et d'alcool est loin d'être anecdotique d'après nos enfants.

Mais ça ne doit pas tout expliquer : le dernier de nos garçons, en 5e, nous raconte qu'un quart de la classe seulement effectue le travail demandé régulièrement (collège de petite ville tranquille).

Écrit par : lucile | 13 juin 2008

Je trouve aussi que le mot "indifférence" est de plus en plus adapté pour qualifier l'attitude d'un nombre grandissant d'élèves (en seconde notamment).

"Ils étaient vieux avant que d'être" mais dans un tout autre contexte.

Écrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Notre aîné (qui vient d'émerger pour commencer ses révisions) ajoute l'abrutissement aux jeux vidéos et l'image de l'école donnée dans les médias : le fait d'apprendre n'est JAMAIS présenté comme quelque chose de positif ou bien ?

Écrit par : lucile | 13 juin 2008

C'est toujours mieux quand on explique avant "en vue de quoi on fait ce qu'on fait."
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Oui, Robin. Mes parents s'indignaient 40 ans en arrière que la maîtresse demande leur profession. Ils n'étaient pas les seuls.

C'est pourtant grâce à ces informations que les voix anti-pédago ont autant d'écho aujourd'hui, l'ascenseur social fonctionnant encore moins bien.

Que l'on me dise alors précisément s'il faut s'indigner sur le contenu de la "Partie 4", ou de son appariement à une "évaluation".

Si c'est pour risquer d'apprendre qu'un gamin échoue plus volontiers quand il subit des violences, je ne renie rien de ce que j'ai dit.

Écrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008

"J'ai été moi-même déçu de mon côté par les réactions à mon post d'hier sur la suppression de la filière STI et la disparition de toute formation des enseignants pour remplacer les IUFM.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008"

La suppression de la filière STI, c'est comme la suppression des concours : c'est un serpent de mer qui revient chaque année. Tous les ans on nous annonce la suppression des filières STI, et tous les ans elles sont quand même là. Alors ça m'avait surpris les premières fois, mais maintenant je reste dubitatif. Tout ca que je sais, c'est que les collègues de langue et de français qui enseignent dans cette filière ont le plus grand mal à faire cours, et sont obligées de mettre régulièrement à la porte quelques trublions irrespectueux (Zorglub va peut-être me sauter dessus, mais c'est vraiment comme ça que ça se passe ici). En tout cas, si on remodèle les filières à la finlandaise, ce sont toutes les filières qui vont disparaître, et être refondues en un tronc commun maths/français/sciences/histoire-géo, agrémenté d'options qui remplaceront les séries actuelles.

Pour la suppression des IUFM, je suis tellement partagé que je n'ai rien osé dire. Il est évident que ce sont les anciens formateurs IUFM, recasés à la fac, qui vont prendre en main les modules d'enseignement et de didactique au sein des masters (disciplinaires ou pluridisciplinaires).
La bivalence a échoué il y a un an - je ne pense pas Darcos capable de commettre la bourde énorme de l'imposer si tôt (même si, à moi, ça ne me semble pas une mauvaise chose, la bivalence, j'en ai toujours rêvé - encore faudrait-il qu'on ait le choix entre monovalence et bivalence, ça règlerait tout). Si le master d'enseignement comporte déjà des modules sur le terrain, si le concours intègre déjà six mois de stage en classe, on peut comprendre que l'année de neotitulaire se déroule directement devant les classes. Tout dépend de ce qui sera proposé dans les masters d'enseignement.

Écrit par : Jeremy | 13 juin 2008

Si c'est pour risquer d'apprendre qu'un gamin échoue plus volontiers quand il subit des violences, je ne renie rien de ce que j'ai dit.

Ecrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008

Tout est dans le "si"...Justement, on ne sait pas de quoi on parle..Seulement les "initiés" qui organisent les mystères, qui savent et qui agissent forcément en vue du Bien...Il faut leur faire confiance, ils sont investis d'une mission civilisatrice, ils n'ont aucune explication à donner, etc.

Il me semble que dans l'Education nationale, et depuis pas mal de temps, nous sommes en face d'un nouveau cléricalisme, d'un pouvoir clérical qui reconstitue à son profit le pouvoir perdu par les Eglises traditionnelles.

Avec cette 4ème partie, on demande d'acquiéscer à un "mystère".

Je n'ai pas de sympathie particulière pour la FCPE, mais je trouve qu'il y a effectivement de quoi s'inquiéter.

A quoi servent ces questions ? Qui va les "traiter" ? Dans quel but ?

Pourquoi est-il illégitime de se poser ce questions ?

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Merci à Zorglub et à Jérémy pour leurs réponses.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Il me semble que dans l'Education nationale, et depuis pas mal de temps, nous sommes en face d'un nouveau cléricalisme, d'un pouvoir clérical qui reconstitue à son profit le pouvoir perdu par les Eglises traditionnelles.

Que ce néo-cléricalisme dans l'E.N. vienne aujourd'hui de la Droite, ne change rien à l'affaire...Parce que maintenant, nous avons les deux.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Si le master d'enseignement comporte déjà des modules sur le terrain, si le concours intègre déjà six mois de stage en classe, on peut comprendre que l'année de neotitulaire se déroule directement devant les classes. Tout dépend de ce qui sera proposé dans les masters d'enseignement.

Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2008

Le problème avec ce que vous dites, Jérémy, est qu'on n'apprend jamais autant de choses que quand on prépare un concours (ENS, Capes, Agreg).
Donc si l'année du concours, il y a d'autres choses à faire qu'apprendre (des connaissance, je veux dire), les professeurs connaîtront moins de choses (et ceux qui officient dans les jurys et qui passent par ici disent que ce n'est pas forcément très brillant).
De plus, d'après ce que j'ai entendu dire de stagiaires, et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser de certaines formations de l'IUFM, il semblerait qu'aucun stage d'observation ou même de pratique accompagnée ne remplace lle grand saut qu'est la "classe en responsabilité". Il me semble qu'il serait tout à fait néfaste de donner un service complet aux professeurs débutants.

Amitiés à Christophe, qui va me prendre pour quelqu'un qui veut se faire prier pour intervenir...

Écrit par : Pat | 13 juin 2008

Ca y est, les sénateurs ont pondu leur rapport sur le bac

http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-370-notice.html

Écrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Est-ce que le GRIP est un groupuscule sectaire?

On est suspendu à leur(s) réponse(s).
Et rien ne vient.

Ne serait-ce qu'un petit truc à visées commerciales qui voudrait profiter de l'aura médiatique (certes en déclin) de JPB pour faire un coup éditorial (surfer sur la vague Boscher)
Bref, on est en soif d'informations.

Un nain patient.

Ecrit par : louis LB | 12 juin 2008

Pardon, pardon. Comme je l'avais annoncé hier sur ce blog j'étais aujourd'hui à Nantes ( 300 km) pour un débat télévisé sur les programmes avec syndicaliste et parents d'élèves.
Il est 23 h50, je viens de rentrer, je vais dormir avant de satisfaire demain votre curiosité : c'est crevant l'activité groupusculaire, devant les caméras en plus.
Ecrit par : guy morel | 12 juin 2008

Donc voici.

Le GRIP est un petit groupe ( pas un groupuscule) qui rassemble des enseignants ( une bonne cinquantaine) de la maternelle à l'Université sur la base
1- d'un diagnostic commun sur la profonde et ancienne dégradation du système scolaire :
2-autour de la conviction réfléchie que la déliquescence des programmes est la cause majeure -pas la seule- de cette dégradation et que leur reconstruction est le moyen principal pour sortir du marasme ;
3-autour de l'idée que cette tâche est de longue haleine et que la reconstruction de l'école - qui suppose aussi d'autres réflexions -ne peut se faire que dans la durée.
Autant dire que l'ami JPB, dont on connaît l'enthousiasme, exagère quelque peu quand il affirme que le GRIP est "l’une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative." Le GRIP a des visées un peu différentes qui sont d'abord d'analyser les causes profondes et lointaines de la crise scolaire, de les méditer et d'y répondre par des solutions programmatiques, prioritairement, mais non exclusivement, pour l'école primaire, puis pour le collège etc.
Il est vrai aussi que le GRIP agit au présent en mettant en place un réseau d'écoles SLECC où dans toute la mesure du possible sont expérimentés les programmes qu'il élabore.
Je résume : le GRIP n'est pas un groupuscule ( ses travaux sont disponibles sur la Toile) ; le GRIP accueille volontiers tous ceux qui sont prêts, en mesurant les difficultés de la tâche, à participer à un effort de longue durée dans les directions indiquées plus haut.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 13 juin 2008

Tout à fait autre chose.

Est-ce que quelqu'un sur ce blog a vu "l'Orestie" d'Eschyle monté à Paris, au théâtre de l'Odéon, par Olivier PY ?

J'ai écouté une émission l'autre jour sur France-Culture autour de la pièce et de la mise en scène ; une des participantes a prétendu que cette pièce n'illustrait en aucune manière la substitution de la justice à la vengance.

Je veux bien qu'il y ait eu une relecture idéologique de la pièce par la suite, mais il me semble que la scène finale avec l'intervention de la déesse Athéna colle avec une telle interprétation.

Comme cette dame sous-entendait aimablement que ceux qui interprétaient cette pièce dans ce sens n'y connaissaient rien et étaient de fieffés imbéciles (j'ai fait plusieurs années de grec et j'ai beaucoup étudié la philosophie grecque et la pensée grecque, mais je fais partie du lot des imbéciles) mais refusait par ailleurs de développer son point de vue sous prétexte que c'était trop difficile à comprendre (François Bégaudeau disait la même chose à ses élèves de 4ème dans le 93 et je me suis soudain senti des affinités)

J'aimerais avoir l'opinion de ceux qui ont des lumières sur la question.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, je considère ce problème comme absolument crucial et je n'arrête pas d'y penser.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Le grip , ou le sleec, ne devrait-il pas essayer de mettre en place un "master pluridisciplinaire d'enseignement" pour les futurs professeurs des écoles ? Par exemple à Grenoble (cf Demailly)?

Car la meilleure défense c'est l'attaque.
Il n'est pas crédible (amha) de penser que les futurs instituteurs, auront un master de littérature française ou de maths.

Ne vaudrait-il pas mieux préparer dés à présent une maquette d'enseignement "mastériel", pour ceux ayant une licence DANS UNE MATIERE ENSEIGNEE AU COLLEGE (pour éviter psycho-socio) ?

Maintenant, je ne sais pas si c'est possible dans les règles actuelles ...

Écrit par : julius | 13 juin 2008

De plus, d'après ce que j'ai entendu dire de stagiaires, et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser de certaines formations de l'IUFM, il semblerait qu'aucun stage d'observation ou même de pratique accompagnée ne remplace lle grand saut qu'est la "classe en responsabilité". Il me semble qu'il serait tout à fait néfaste de donner un service complet aux professeurs débutants.


Ecrit par : Pat | 13 juin 2008

Ouf !

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Commentaire du "ouf" (ça n'est pas "fou" en verlan !) :

Je suis soulagé et absolument d'accord.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Avec cette 4ème partie, on demande d'acquiéscer à un "mystère".
Je n'ai pas de sympathie particulière pour la FCPE, mais je trouve qu'il y a effectivement de quoi s'inquiéter.
A quoi servent ces questions ? Qui va les "traiter" ? Dans quel but ?
Pourquoi est-il illégitime de se poser ce questions ?
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Ce n'est pas illégitime. J'écoute ce que vous dites et trouve cela sensé.
Si je mets en parallèle la réponse que me fit Guy Morel à propos de l'adhésion au GRIP : "De préférence après avoir lu les quelques textes sur lesquels se fonde le GRIP.", les réponses aux questions se rapportant au "travail à la maison" auront le mérite de servir à quantifier le travail de l'Etat à fournir pour résoudre le problème (selon le grand Meirieu) : "(Ainsi les conservateurs écartent-ils ce qui est le problème n°1 de l'Ecole) : comment enseigner à ceux qui ne veulent pas apprendre ? (Une posture qui renvoie directement à un projet politique et social.)"

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Pages/2007/85_Meirieu.aspx

Effectivement, ce n'est pas par sympathie ou antipathie que j'ai réagi, mais parce que je n'ai pas (encore) décelé une atteinte aux valeurs.

http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2007/09/24/la-lettre-aux-educateurs-ecole-du-respect/

Écrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008

Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne.
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008

L'utilisation de certaines substances ne pourrait-elle être une des raisons de cette léthargie, pour une part des élèves au moins ?
La consommation de drogue et d'alcool est loin d'être anecdotique d'après nos enfants.

Mais ça ne doit pas tout expliquer : le dernier de nos garçons, en 5e, nous raconte qu'un quart de la classe seulement effectue le travail demandé régulièrement (collège de petite ville tranquille).
Ecrit par : lucile | 13 juin 2008

C'est intéressant - je fais appel aux plus âgés des participants de ce blog - de marquer les étapes de cette déliquescence.
J'ai commencé à enseigner en 1969 dans un lycée de la ceinture parisienne (ZUP d'Argenteuil) : aucun problème notable concernant le niveau.
En 1974, j'étais dans un collège de la même banlieue : aucun problème de niveau.
En 1982, je suis passé dans un lycée de la même banlieue ( Ermont, aucun problème de niveau.
En 1986, premières alertes.
En 1987-90, cela s'aggrave ; plus question de faire en classe ce que je pouvais faire sept ou huit ans plus tôt.
En 1994-95, je suis au Mans dans un lycée polyvalent ; ça flotte dure, mais c'est encore possible.
1999 ; les signaux sont au rouge et ce n'est pas pour rien que j'écrit L'horreur pédagogique.
2000-2008, dégringolade accélérée : il est chaque année plus difficile de faire quoi que ce soit en classe. Je vois arriver en seconde des élèves de plus en plus en plus nombreux qui ne font rien et dont un nombre non négligeable ne sait ni lire ni écrire.
Je passe sur l'alcool, la fumette et la pornographie.

Écrit par : guy morel | 13 juin 2008

A Guy Morel,

Excusez-moi de briser le fil avec mon "Orestie"...Je ne le referai plus ! ;-)

Avez-vous reçu mon mail ?

Je prépare mes cours pour l'année prochaine et je lis avec consternation certains manuels (l'un d'eux, paru chez Nathan pour les classes de 5ème, l'année suivant l'obligation d'enseigner en séquences, me révulse particulièrement). Ces manuels sont encore en vigueur dans l'établissement où je serai peut-être nommé et ne seront pas changés de sitôt.

J'aimerais bien m'associer d'une façon ou d'une autre à votre action.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

S’agit-il de l’émission de la semaine dernière avec F. Dupont ?

Elle est connue pour ses positions iconoclastes. Dans le même temps, ses publications universitaires sont assez nombreuses et assez souvent citées.
Dans son dernier ouvrage , elle se plaît à contredire tout l’enseignement que nous avons pu recevoir sur le théâtre( non le théâtre n’est pas citoyen, il n’a rien à voir avec la démocratie) et à critiquer la tradition théâtrale occidentale trop focalisée sur la « fable ».

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

Pour Robin
http://www.sauv.net/projetprogcollege.php

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

A Guy Morel,

Excusez-moi de briser le fil avec mon "Orestie"...Je ne le referai plus ! ;-)

Avez-vous reçu mon mail ?

Je prépare mes cours pour l'année prochaine et je lis avec consternation certains manuels (l'un d'eux, paru chez Nathan pour les classes de 5ème, l'année suivant l'obligation d'enseigner en séquences, me révulse particulièrement). Ces manuels sont encore en vigueur dans l'établissement où je serai peut-être nommé et ne seront pas changés de sitôt.

J'aimerais bien m'associer d'une façon ou d'une autre à votre action.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008
Bonjour,
Sur l'Orestie : il me semble que chez les Grecs, la question de la rupture humaine avec le désordre divin est en effet centrale (voir Oedipe).
Je n'ai pas reçu votre mail.
guy.morel314@orange.fr
Amicalement.

Écrit par : guy morel | 13 juin 2008

Je prépare mes cours pour l'année prochaine et je lis avec consternation certains manuels (l'un d'eux, paru chez Nathan pour les classes de 5ème, l'année suivant l'obligation d'enseigner en séquences, me révulse particulièrement). Ces manuels sont encore en vigueur dans l'établissement où je serai peut-être nommé et ne seront pas changés de sitôt.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Les livres actuels de français de collège, de la 6ème à la 3ème, ne sont bons que pour deux choses: le pilon, ou la cocotte en papier. Ils représentent le moyen le plus radical qui ait pu être inventé pour écoeurer les élèves du français, et sont à cet effet d'une efficacité redoutable.

Donc, Robin, rien ne vous empêche de faire comme moi et de demander aux élèves de les laisser sur une étagère de leur chambre jusqu'au 30 juin, et de faire tout votre cours vous-même, ce qui, en plus, est particulièrement excitant. Le seul problème est qu'il faut disposer d'une photocopieuse pour les textes expliqués (pas les oeuvres complètes, que vous faites acheter: Le Cid, Le Malade imaginaire, etc.) et les exercices . Quant aux "séquences", encore une fois, si vous considérez que c'est le contraire de la pédagogie, ce qu'elles sont en effet, eh bien, ne vous tirez pas une balle dans le pied: ne les faites pas!

Écrit par : Jean | 13 juin 2008

S’agit-il de l’émission de la semaine dernière avec F. Dupont ?

Elle est connue pour ses positions iconoclastes. Dans le même temps, ses publications universitaires sont assez nombreuses et assez souvent citées.

Dans son dernier ouvrage , elle se plaît à contredire tout l’enseignement que nous avons pu recevoir sur le théâtre( non le théâtre n’est pas citoyen, il n’a rien à voir avec la démocratie) et à critiquer la tradition théâtrale occidentale trop focalisée sur la « fable ».

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Oui, ça doit être elle et cette émission-là. Je l'ai trouvé agressive et dogmatique (comme les "iconoclastes" peuvent être dogmatiques et assez méprisante avec les gens qui ne pensent pas comme elle).

Elle ne jure que par les traditions théâtrales japonaises ou indonésiennes (je les apprécie aussi), mais oppose les traditions les unes aux autres en dévalorisant le théâtre occidental.

Elle dénonce ce qu'elle appelle l'"aristotélisme" (je n'ai pas compris ce qu'elle entend par là) et la prééminence du texte dans le théâtre occidental.

Seul Pirandello trouve quelque grâce à ses yeux.

Elle dit que le théâtre "ne doit pas servir le texte".

Je crois qu'elle a traduit Plaute et certains auteurs grecs. Elle dit des choses intéressantes, mais qui m'ont semblé de parti pris.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Donc, Robin, rien ne vous empêche de faire comme moi et de demander aux élèves de les laisser sur une étagère de leur chambre jusqu'au 30 juin, et de faire tout votre cours vous-même, ce qui, en plus, est particulièrement excitant. Le seul problème est qu'il faut disposer d'une photocopieuse pour les textes expliqués (pas les oeuvres complètes, que vous faites acheter: Le Cid, Le Malade imaginaire, etc.) et les exercices . Quant aux "séquences", encore une fois, si vous considérez que c'est le contraire de la pédagogie, ce qu'elles sont en effet, eh bien, ne vous tirez pas une balle dans le pied: ne les faites pas!

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Oui, je suis bien d'accord pour les séquences, mais c'est le problème des photocopies qui me préoccupe.

Les textes de leur manuel (surtout celui de 5ème) sont indigents, inintéressants et mal écrits...La plupart des auteurs sont des quasi inconnus.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Bonjour,
Sur l'Orestie : il me semble que chez les Grecs, la question de la rupture humaine avec le désordre divin est en effet centrale (voir Oedipe).
Je n'ai pas reçu votre mail.
guy.morel314@orange.fr
Amicalement.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

Je vous le renverrai ce soir quand je serai chez moi.

Vous avez su vous montrer convaincant et j'ai donc décidé, pour une fois, de ne pas écouter la mise en garde du philosophe Alain : "seuls les mollusques adhèrent ! "

;-)

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

@ buntovchik, lucile et guy morel

Même chose pour moi, je constate que l'école n'est, pour une fraction importante de certaines classes, (5 à 10 sur 30)
- ni intéressante,
- ni un objet de révolte.

Ils ne sont pas hostiles à l'idée de venir en classe, ils se prêtent de bonne grâce au rythme scolaire, mais ils font acte de présence, et trouvent naturel de se dispenser de tout ce qui leur paraît peu important à leurs yeux :
- écouter en classe,
- avoir leurs affaires,
- rendre les devoirs,
- tenir un cahier ou un classeur

Et ce n'est absolument pas, pour beaucoup, dans une optique de rebellion !

Cela m'interroge, car je conçois qu'on veuille résister à l'uniformisation, ou qu'on cherche à utiliser le système à son profit, mais cette indifférence tranquille est assez perturbante.

Je crois que (outre ce qui a été dit de l'image de l'école dans les médias) il faut prendre en compte des évolutions récentes et de nature sociologique pour expliquer ce fait :

- l'entrée dans la vie active a été reculée considérablement ces 20 dernières années : en 84, je faisais des études de lettres, et il était possible avec le bac de tenter le concours d'instit. Aujourd'hui, il faut faire 3 ans après le bac, bientôt 5 ! Les élèves savent cela, et ils sont moins pressés de devenir adultes, puisqu'ils n'auront ni appartement ni boulot avant la trentaine ! Il y a une régression sensible : beaucoup d'élèves de première ou de terminale se comportent comme des quatrièmes !

- le modèle de relation sociale client/fournisseur tend à devenir dominant dans notre société, et les élèves ne se sentent pas coupables de "consommer" de l'école. Ils prennent ce qui les intéresse, et laissent le reste. Ils sont sollicités en permanence par des discours séducteurs, qui leur laissent à penser qu'ils ont le droit de choisir ce qu'ils absorbent. Ils ne voient pas en quoi le savoir est différent du soda sur ce point.

- En même temps, ils veulent se fondre dans la masse (c'est le paradoxe du discours publicitaire : sois toi-même, achète ce que tout le monde achète !) et s'inquiètent de devoir choisir une orientation, par exemple, de peur de "se fermer des portes". Ils cherchent à trouver une voie moyenne en tous points : travailler moyennement, dans la filière la plus courue, avec des options qui ne les fassent pas trop remarquer.

- Enfin, ils ont souvent un manque absolu de confiance dans la parole des adultes : soit que leurs parents aient divorcés (ils se sentent trahis) soit que leurs parents soient absents trop souvent (ils se sentent abandonnés). Pour profiter de l'école, il faut croire à la promesse de l'école. Et ils pensent en réalité que ce que nous disons n'arrivera jamais, que nous ne sommes pas fiables parce que plus âgés, engagés dans des compromissions, et incapables de les comprendre. Le sentiment chez certains d'appartenir à une espèce à part de celle des profs est parfois stupéfiant, tant il s'exprime avec une tranquille assurance !

Écrit par : sanjuro | 13 juin 2008

S’agit-il de l’émission de la semaine dernière avec F. Dupont ?

Elle est connue pour ses positions iconoclastes. Dans le même temps, ses publications universitaires sont assez nombreuses et assez souvent citées.
Dans son dernier ouvrage , elle se plaît à contredire tout l’enseignement que nous avons pu recevoir sur le théâtre( non le théâtre n’est pas citoyen, il n’a rien à voir avec la démocratie) et à critiquer la tradition théâtrale occidentale trop focalisée sur la « fable ».

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Pouvez-vous me dire son nom ?

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

La plupart des auteurs sont des quasi inconnus.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

C'est normal! Car faire lire aux élèves les grands classiques, c'est de l'oppression bourgeoise! On veut les enlever à leur culture native! Point de vue des pédagogos, évidemment.

Écrit par : Jean | 13 juin 2008

- l'entrée dans la vie active a été reculée considérablement ces 20 dernières années : en 84, je faisais des études de lettres, et il était possible avec le bac de tenter le concours d'instit. Aujourd'hui, il faut faire 3 ans après le bac, bientôt 5 !
(sanjuro)

J'ai beaucoup apprécié votre analyse des causes de "l'inappétence" scolaire.

C'est vrai que l'entrée dans le vie active se fait de plus en plus tard ; on le voit bien avec ce master.

Aurons-nous pour autant des professeurs plus dévoués, plus passionnés, plus compétents, je ne sais pas.

Entre autres merveilles, si l'on peut dire, la civilisation moderne a "inventé" l'adolescence en métamorphosant un phénomène physiologique éphémère en réalité culturelle substantielle et durable, puisqu'il n'y a plus de "rites de passage".

Nos ancêtres connaissaient des "âges de la vie" ; il y en avait autant que de saisons : l'enfance, la jeunesse, l''âge mûr et la vieillesse.

Nous n'en aurons plus désormais que deux.

Le grain ne veut plus mourir pour porter de fruits.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Aristote ou le vampire du théâtre occidental, Aubier, 2007.

+ un lien vers Fabula :

http://www.fabula.org/actualites/article20486.php

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

« Nous n'en aurons plus désormais que deux. »

vous êtes optimiste

« Ce que nous essayons de créer, c'est une humanité factice, frivole, qui ne sera plus jamais accessible au sérieux ni à l'humour, qui vivra jusqu'à sa mort dans une quête de plus en plus désespérée du fun et du sexe ; une génération de kids définitifs. » dit un des personnages de Houellebecq

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

La plupart des auteurs sont des quasi inconnus.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

C'est normal! Car faire lire aux élèves les grands classiques, c'est de l'oppression bourgeoise! On veut les enlever à leur culture native! Point de vue des pédagogos, évidemment.

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Je vous les donne en vrac : C et J Hawkins, G. Lapouge, M. Lincoln (ce n'est pas le président des E.U.), S. Leacock,
P. Chamoiseau (ça me dit quelque chose, mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'un écrivain de premier plan), JF Merle, A. Kahn, N. Schneegans, Giorda, D. Pennac (même remarque, malgré "L'oeil du loup" que j'ai apprécié), L. Aubrac, un article du journal l'Alsace, J. Pailloux, R. Parker...La plupart sont des textes médiocres traduits de l'anglais...Deux écrivains (anglais) plus connus et de bon aloi : E. Poe et M. Twain...Trois écrivains français seulement sont représentés : Balzac, Rabelais et A. France.

On voit que les textes n'ont pas été choisis en fonction de leurs qualités, ni même de leur intérêt, mais de leur aptitude à illustrer les nouvelles notions imposées après le passage aux séquences (1996) : les types de textes, l'énonciation, le schéma narratif ...

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Deux écrivains (anglais) plus connus et de bon aloi : E. Poe et M. Twain.

Pardon... américains !

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Aristote ou le vampire du théâtre occidental, Aubier, 2007.

+ un lien vers Fabula :

http://www.fabula.org/actualites/article20486.php

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Merci. Je note sur mes tables "aristotéliciennes" le nom de Florence Dupont qui a certainement en partie raison, mais qui pourrait dire ce qu'était une représentation théâtrale à Athènes au IVème siècle avant notre ère et quel était le statut du "texte" ?

Ce qui est sûr, c'est qu'aussi bien Platon qu'Aristote (mais aussi les spectateurs en général) avaient une "sacrée pétoche" (un mélange de plaisir et d'horreur) des arts imitatifs, le théâtre en particulier (Platon dit dans "La République" qu'il faudrait "chasser les poètes de la Cité idéale"), peur qu'il faut comprendre à partir du fonds religieux primitif, cet inextricable mélange de violence et de sacré que le rituel contient et que le théâtre fait ressurgir.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Chamoiseau ça doit être pour l’item francophonie/créolité

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

Mais bon on pourrait préférer Césaire ou Senghor

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

A propos de Florence Dupont :

Ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée de lettres classiques, Florence Dupont soutient en 1976 une thèse de troisième cycle remarquée sur le banquet dans la littérature antique.

En 1982, elle soutient sa thèse d'État sur le mythes et la mythologie dans les tragédies de Sénèque .

Son livre Homère et Dallas a fait sensation lors de sa parution. Elle y rapproche l'œuvre d'Homère du feuilleton télévisé Dallas le succès du théâtre romain de celui de la culture populaire actuelle.Alain Finkielkraut l'accusa de mettre au même niveau la culture savante et la culture populaire. Elle poursuit son étude provocatrice avec L'Invention de la littérature, qui rappelle le faible rôle de la lecture dans l'Antiquité.

Je me souviens maintenant de son passage à la télévision au moemnt de la sortie de son livre sur Homère et Dallas.

Mais la question n'est pas de faire scandale (un scandale bien anodin), mais d'être dans le vrai.

L'Iliade et l'Odysée furent la "Paidéia" (topos d'apprentissage) des Grecs.

Peut-on en dire autant du feuilleton Dallas. qu'est-ce qu'on y apprend ?) et qui s'en souvient aujourd'hui ?

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

+ un lien vers Fabula :

http://www.fabula.org/actualites/article20486.php

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Bof.

Écrit par : guy morel | 13 juin 2008

Peut-on en dire autant du feuilleton Dallas. qu'est-ce qu'on y apprend ?) et qui s'en souvient aujourd'hui ?
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Moi. La question étant de comprendre comment ces heures de morne ennui ont pu capter l'attention de tant de téléspectateurs.
"On n'y apprend rien", dites-vous. Mais oui. Le désir d'apprendre ne se promène pas dans la nature.

Écrit par : guy morel | 13 juin 2008

"je ne décolère pas devant ce « projet » scandaleux qui, une fois de plus, met par terre des années de travail rigoureux et met réellement en danger l’avenir de l’enseignement"

Si elle est po jouasse, la vieille bique, c'est que c'est du bon boulot, àmha. :o) là je kiffe grave :o)))))

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/06/10/80-savoir-faire-est-ce-vraiment-savoir

Écrit par : toto | 13 juin 2008

Hélas, pour un universitaire, le problème n’est pas d’être dans le vrai, mais d’être cité dans toutes les bibliographies

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

Tiens, pour relancer Jean : Meirieu est-il dans le vrai ? Cela l’empêche-t-il d’être cité ?

G. Lanson était-il dans le vrai ? Oui, assez souvent. Est-il aujourd’hui cité ? Non.

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

J'avais observé, moi aussi, cette "inappétence scolaire" chez nombre d'élèves, même en première S : aucune agressivité, mais un désintérêt total pour le contenu du cours. J'ai commencé à enseigner en 1969, comme Guy Morel, et j'ai fait toute ma carrière dans ce qu'il est convenu d'appeler un "bon lycée". C'est en 1998 que j'ai senti un réel changement non seulement dans le niveau, mais dans l'attitude des élèves.

Robin, je suis d'accord avec vous : confier un service complet à un débutant serait une aberration; j'en sais quelque chose : c'est exactement ce qui m'est arrivé, et les résultats ont été catastrophiques, pour moi et vraisemblablement pour les élèves qu'on m'avait confiés.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2008

On voit que les textes n'ont pas été choisis en fonction de leurs qualités, ni même de leur intérêt, mais de leur aptitude à illustrer les nouvelles notions imposées après le passage aux séquences (1996) : les types de textes, l'énonciation, le schéma narratif ...

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

A vomir!

Écrit par : Jean | 13 juin 2008

Tiens, pour relancer Jean : Meirieu est-il dans le vrai ? Cela l’empêche-t-il d’être cité ?

G. Lanson était-il dans le vrai ? Oui, assez souvent. Est-il aujourd’hui cité ? Non.

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Meirieu un universitaire? Vous voulez plaisanter, je suppose! Ou faire insulte à ceux qui en sont des vrais!

Écrit par : Jean | 13 juin 2008

"Robin, je suis d'accord avec vous : confier un service complet à un débutant serait une aberration; "

C'est pourtant ce qui arrive aux très nombreux maîtres-auxiliaires, contractuels et vacataires.

Faut-il renoncer à engager des non titulaires? (réponse: oui en ne réduisant pas le nombre de postes de titulaires).

Écrit par : Hervé | 13 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...
Ecrit par : Manu | 12 juin 2008


Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne.
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008


Etonné, vous ne devriez pas.
Si ces élèves se "trimbalent" des profs comme celui de la vidéo, depuis des années, comment voulez-vous que leurs neurones fonctionnent. Résultat :brouillard et confusion.
Certains ici, n'ont visionné que partiellement ( écoeurés). Mais les élèves, ce genre de type, c'est leur quotidien, et pendant des années.
De temps à autre apparaît un prof qui sort de l'ordinaire, et ce prof ne comprend pas? c'est pourtant facile !
Le problème n'est pas la cok, c'est la drogue verbale journalière qui les rend HS (primaire, collège, lycée).

Écrit par : Carole | 13 juin 2008

Si ces élèves se "trimbalent" des profs comme celui de la vidéo, depuis des années, comment voulez-vous que leurs neurones fonctionnent. Résultat :brouillard et confusion.
Certains ici, n'ont visionné que partiellement ( écoeurés). Mais les élèves, ce genre de type, c'est leur quotidien, et pendant des années.
De temps à autre apparaît un prof qui sort de l'ordinaire, et ce prof ne comprend pas? c'est pourtant facile !
Le problème n'est pas la cok, c'est la drogue verbale journalière qui les rend HS (primaire, collège, lycée).

Ecrit par : Carole | 13 juin 2008


Effectivement, quel con ce prof ! à croire que la vidéo est une blague ! Pour ma part, je n'ai pas pu tenir jusqu'à la fin ! J'ai de la chance , je peux appuyer sur le bouton off.
Pauvres gosses obligés de subir ça 30 heures par semaine pendant 15 ans ! L'ennui les gagne ? ce n'est pas étonnant ! Ils appuient sur le bouton off comme ils peuvent. Cela prouve qu'ils ne sont pas des idiots : ils résistent comme ils peuvent.
Heureusement il y a VOUS les profs du blogs. Continuez à instruire les élèves . Vous êtes l'honneur de l'EN !

Écrit par : Florence | 13 juin 2008

EC est vraiment ... une foldingue.
"Ce n’est pas la méthode décrite qu’il faut retenir, mais la manière dont elle a été conçue. "

N'apprenez pas la science mais seulement l'épistémologie !

'reusement mon toubib sait pratiquer autre chose qu'un discours analytique sur l'histoire des thérapeutiques modernes ...

Imagine le mec, il ne sait pas conduire ("n'a pas retenue la méthode") mais il maitrise comment on a mis au point la pratique de la conduite.
C'est même pas la théorie de la conduite (quelles pédales servent à quoi etc.) qu'on (con) lui demande de connaître, c'est pourquoi la pédale de frein est au milieu ("la manière dont elle a été conçue").
Même pas peur sur la route !

M'dame, ne criez pas ! Ces hommes en blanc vous veulent du bien et vous êtes entourée d'amis...

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2008

"M'dame, ne criez pas ! Ces hommes en blanc vous veulent du bien et vous êtes entourée d'amis..."

Il est vrai que la dame n'est pas entièrement responsable de ses actes.

J'avais déjà signalé un symptôme passé inaperçu à l'époque :

Elle a toujours eu du mal à former ses lettres. Voyez ses tentatives maladroites et pathétiques (jusqu'à faire du graph sur la façade de sa maison) pour tracer la lettre U.
http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2007/12

Écrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Ils se sont mis à cinq pour produire les manuels (textes et grammaire) en question dont Jean dit à juste titre que c'est "à gerber"; dans la bande, un principal de collège (pour le livre de grammaire) - ses autres titres ne sont pas précisés et il n'en a sans doute aucun, et un "maître de conférences de sciences du langage (sic) à l'université de Cergy-Pontoise.

Je ne les nomme pas par charité, après tout le mal que j'ai dit du résultat de leurs cogitations.

Je vais sans doute être obligé de "faire avec" (bonjour les photocopies !).

C'était l'époque maudite (1996) dont nous ne sommes pas encore sortis où il fallait faire le moins possible de grammaire et d'orthographe et où on mettait le français sous la coupe de la "communication" et de la linguistique.

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

'tain elle a raté une vocation de décoratrice ...

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Oui, encore une erreur d'orientation.

Écrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Tiens, DKrauss, je suis tombé au grenier sur la collec de maths en S par Queysanne et Revuz de 1972.

Mon fils, bon élève de S, en est resté sur le cul : "C'est clair, on est vraiment des nuls ...".

Même le bouquin de 2nde, il n'arrive pas à le lire tant le formalisme est strict, le vocabulaire soutenu et l'approche conceptuelle !

Exemple, cours en seconde :
"Définition :
On appelle vecteur toute classe d'équivalence de bi-points pour la relation d'équipollence".
Puis déduction en 2 pages de toutes les propriétés induites par la définition et démonstration du théorème :
"L'ensemble des vecteurs du plan muni de l'addition est un groupe commutatif" !

Aujourd'hui, même en term S on n'ose plus présenter les vecteurs sous un abord aussi théorique (qui est pourtant le seul correct !)

Autre exple, début de l'exercice 16.16 livre de 2nde ! :
"a) Démontrer que l'ensemble des isomorphismes du plan vectoriel sur lui-même est un groupe pour la composition des applications"
etc ...

J'arrive même pas à croire que j'ai appris tout ça sans difficulté ni douleur, voire en y prenant plaisir !
Il me semble (mais peut-être suis-je trahi par ma mémoire) que nous comprenions tout ...

Il s'est vraiment passé quelque chose en 30 ans ...

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Il n'y avait eu ni star-ac, ni les téléphones portables, ni les scooters, ni... ..., ni... ...
Quand on pense qu'un des mots d'ordre de 68 était la lutte contre la société de consommation...
Les mômes, (et les moins mômes, souvent), sont devenus de purs consommateurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

à Zorglub :

Les exemples que vous donnez sont vraiment extrémaux : 1972, si je ne m'abuse c'est le premier bac C "maths modernes" (j'y étais...). C'était vraiment très déconnant. Je me rappelle très bien de la définition d'un vecteur en seconde C. Tout, dans ces années immédiatement après 68 était étrange et déconnant. Je me rappelle également les lois de Morgan en logique en début de TC...

Ceci dit, la seconde était vouée à l'étude de définitions de structures et on passait le temps à vérifier dans des "exercices" qu'une liste de propriétés était (quasi trivialement) vérifiée.

René Thom, dans un célèbre article, a bien eu raison de tirer la sonnette d'alarme (en dénonçant, à juste titre, la disparition de la géométrie euclidienne classique).

D'ailleurs cette année là, sujet de philo au même bac : "les mathématiques sont-elles un jeu ?". Devinez quoi !

Écrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Zorglub, suite à votre post, j'ai parcouru mes vieux livres de Term C (datant de 1985). C'est clair, formel et rigoureux: en bref, ça n'a rien à voir avec les livres actuels de TS. Peut-être que l'espèce humaine dégénère :-(

Écrit par : françois duhem | 13 juin 2008

Après le régal de la chronique de Val sur France-Inter ce matin, (consacré à la princesse de Clèves vue par Sarko, mais je suis désolé, le lien ne marche pas), je ne résiste pas au plaisir de vous mettre le lien vers l'émission du "fou du roi" d'aujourd'hui, où on a le plaisir d'entendre une réjouissante "descente en flammes" de Zemmour par Didier Porte... Avec un petit salut, au passage, à Montaigneàcheval et Jeremy!
La chronique de Porte se trouve exactement 1h05 après le début de l'émission.

http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/FOUDUROI/FOUDUROI20080613.ram

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

J'ai passé le bac C en 73; c'est la première année où il y a eu des "stats". Un exercice, sur 4 points.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/philippeval/index.php?id=68685

Bon... Je ne sais pas si celui-là va marcher...

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Laurent Lafforgue avec deux "f" !

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

La suite :

http://www.youtube.com/watch?v=LCpxV664T68&feature=related

Ces deux vidéos sont tirés d'un passionnant et terrifiant documentaire diffusé sur ARTE : "L'éducation nationale, un grand coprs malad."

On y voit et on entend les "camarades de combat" : Jean-Marc Le Bris, Laurent Laforgue, Guy Morel...

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

"Un grand corps malade"...Voilà que je deviens dyslexique !

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Après le régal de la chronique de Val sur France-Inter ce matin, (consacré à la princesse de Clèves vue par Sarko, mais je suis désolé, le lien ne marche pas)
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Mais si il marche. Je l'ai écoutée ce matin.

Écrit par : lucile | 13 juin 2008

Exclusif : c'est en prenant connaissance du volet éducation du "traité" de Lisbonne que les irlandais auraient basculé du côté du non.

Je plaisante.

Écrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Je vais sans doute être obligé de "faire avec" (bonjour les photocopies !).

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Pas sûr du tout, car des exercices (de grammaire ou autres), ce n'est pas la peine d'en donner des tonnes. De toute façon, on n'aurait pas le temps, en classe, de les corriger. Donc il suffit de les dicter aux élèves dans leur cahier de textes. Peu, mais précis, et en stricte application du "Cours de grammaire" (dicté).
Pour les textes, c'est pareil: inutile d'en expliquer des tonnes. Quelques uns, bien choisis (grandes fables de La Fontaine par exemple), occupent pendant plusieurs heures si on les explique à fond en explication linéaire. Les oeuvres complètes occupent le reste du temps. Ainsi, si le gestionnaire est chiche au sujet des photocopies, on peut quand même réussir à éviter d'utiliser ces pensums confusionnels, oeuvres de pédants en mal de notoriété, dépourvus de sensibilité à la beauté, sans âme, que sont les livres de français de collège actuels.

Écrit par : Jean | 13 juin 2008

Robin,

Vous ne connaissiez pas les vidéos sur la Fabrique de l'Exclusion ? Etonnant.

Écrit par : Carole | 13 juin 2008

Excusez-moi, c.cuit, il est difficile de tout lire.

Vous avez été de bon conseil.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2008

Ces deux vidéos sont tirés d'un passionnant et terrifiant documentaire diffusé sur ARTE...

Non, non pas ARTE, Canal+
Le service public qui raconterait la vérité sur l'école ? Là il y aurait vraiment du changement dans l'air.

Écrit par : lucile | 13 juin 2008

En fait je ne sais même pas si Arte est une chaîne publique ! Rectifiez si c'est une bêtise.

Écrit par : lucile | 13 juin 2008

Robin,

Vous ne connaissiez pas les vidéos sur la Fabrique de l'Exclusion ? Etonnant.

Ecrit par : Carole | 13 juin 2008

J'ai mis le lien à cause du fil "GRIP un jour, GRIP toujours"...et de la présence de notre ami Guy Morel dans ce documentaire...de CANAL + et non d'ARTE !..Pour tous ceux qui viennent régulièrement ou occasionnellement sur ce blog, qui pensent peut-être que nous exagérons... et qui hésitent encore sur le "diagnostic".

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

extrait

"A l’école, les cours étaient des leçons dictées mot à mot par le prof. On dirait qu’on était des robots, on ne devait pas parler, ni intervenir sinon on se faisait punir directement. En plus, dès qu’on comprenait pas une chose, le prof s’en foutait, il disait qu’il fallait lire le livre et qu’après on comprendrait. Alors à quoi ça sert de venir en classe ? […] Donc moi, j’ai redoublé deux fois en troisième, j’étais pas très bon. […] Après, ils m’ont proposé un BEP en plasturgie mais je n’ai pas voulu car c’était un vieux truc. Donc, après j’ai mal tourné. […] Quand je vois des amis et mon grand frère qui sont diplômés avec des bac + 5 et qui travaillent dans des supermarchés comme agents de sécurité, c’est quoi ce truc de fou ?! Je comprends rien. Ils ont fait des études, ils se sont pris la tête, et après ils terminent [comme ça], c’est pas juste. Donc, tu vois que l’école ça apporte que la galère au final. […] Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. Donc, je te dis la vérité, j’ai brûlé des voitures près du lycée pour leur montrer qu’on existe et qu’on ne va pas se laisser niquer. […] On a rien à perdre vu qu’ils ont baisé nos vies. […] ils savent pas qu’on doit faire des putains d’efforts. On n’a pas papa et maman qui nous aident quand on rentre à la maison pour nos devoirs. La plupart des mecs, leurs parents, les pauvres, ils savent même pas lire et écrire. Alors si à l’école ils ne prennent pas le temps de nous expliquer, ça sert à rien. C’est foutu d’avance. (S…, 20 ans, sans travail, petit dealer de cannabis.) "

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

"Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. "
:-)

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

Un article intéressant , et effrayant, sur le blog d’un prof d’HG

http://aucollege.over-blog.fr/

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

L’état actuel des études littéraires :
http://www.dailymotion.com/lewebpedagogique/video/x4uqtv_largumentation_school

(et il y en a d’autres)

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2275/articles/a376990-.html

Caroline Brizard applaudit des deux mains à toutes les propositions de réforme de lycée et y voit le triomphe du pédagogisme. Qui a raison ?

Écrit par : EP | 13 juin 2008

En plus, dès qu’on comprenait pas une chose, le prof s’en foutait, il disait qu’il fallait lire le livre et qu’après on comprendrait.

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Les livres de français sont merdiques, c'est sûr.
Mais il faut faire attention à l'angélisme dont témoigne ce brave - si brave! - garçon "qui-voulait-apprendre-à-l'école-mais-auquel-les-méchants-profs-n'expliquaient-rien"!. car lorsqu'une classe est constamment perturbée par quelques marioles, il est clair que l'immense et insatiable désir des professeurs d'expliquer les choses en détail en prend un sacré coup. Alors bon, le plaidoyer de cet excellent jeune homme est certes hautement sympathique, mais j'ai du mal à y trouver le moindre accent de sincérité.

Écrit par : Jean | 13 juin 2008

Autre exple, début de l'exercice 16.16 livre de 2nde ! :
"a) Démontrer que l'ensemble des isomorphismes du plan vectoriel sur lui-même est un groupe pour la composition des applications"
etc ...

J'arrive même pas à croire que j'ai appris tout ça sans difficulté ni douleur, voire en y prenant plaisir !
Il me semble (mais peut-être suis-je trahi par ma mémoire) que nous comprenions tout ...

Il s'est vraiment passé quelque chose en 30 ans ...

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Il faudrait , et c'est indispensable pour en causer, préciser ce qu'il faut entendre par "comprendre".

un pas 100

Écrit par : un pas cent | 13 juin 2008

C'est quoi, uncertain, l'intérêt des jérémiades des lascars ?
Il faut vraiment être d'une naïveté sans bornes pour avaler ces couleuvres et/ou n'avoir jamais mis les pieds dans une quelconque ZEP. "Un" prof qui lit un cours mot à mot en ZEP, il prend le bordel grave, pour utiliser le même vocabulaire !
C'est décidément pas crédible et dire qu'il y a des auteurs et des éditeurs pour répandre ces insanités et jeter de l'huile sur le feu...

Écrit par : victor | 13 juin 2008

Alors bon, le plaidoyer de cet excellent jeune homme est certes hautement sympathique, mais j'ai du mal à y trouver le moindre accent de sincérité.

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

ça tombe bien, en général personne ne croit non plus à ta sincérité.
Tet2neu

Écrit par : fuckjean | 13 juin 2008

C'est quoi, uncertain, l'intérêt des jérémiades des lascars ?
Il faut vraiment être d'une naïveté sans bornes pour avaler ces couleuvres et/ou n'avoir jamais mis les pieds dans une quelconque ZEP. "Un" prof qui lit un cours mot à mot en ZEP, il prend le bordel grave, pour utiliser le même vocabulaire !
C'est décidément pas crédible et dire qu'il y a des auteurs et des éditeurs pour répandre ces insanités et jeter de l'huile sur le feu...

Ecrit par : victor | 13 juin 2008

Je partage votre avis, victor: le petit minable qui se plaint de ses profs est sans doute un de ceux qui mettaient le bordel dans la classe, comme il dit.

Écrit par : Jean | 13 juin 2008

"Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. "
:-)

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Que voulez-vous répondre à cela ? J'ai passé mon année de réadap. à leur proposer de l'aide en français, en histoire-géo., en anglais, en espagnol, en italien, en allemand, en latin et même en maths (je suis plutôt littéraire mais je me défends encore au niveau du collège)...ça en intéresse quelques uns, mais souvent, ils me disent qu'ils n'ont pas de boulot (je sais que ça n'est pas vrai).

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai été si assidu sur ce blog (je ne serai sans doute pas autant l'année prochaine).

Et dans le collège où je suis, ils sont plutôt gentils dans l'ensemble, alors imaginez celui du gars qui "s'exprime".

Mais évidemment, c'est facile de rejeter la faute sur les profs "qui gagnent des barres" et qui se foutent des élèves ( 2 200 euros en fin de carrière au 10ème échelon, 5 ans d'études après le Bac, CAPES + maîtrise (pardon, "master" !)...c'est ce gagne un dealer en deux ou trois jours.

Ceci dit, le gosse n'a pas tout à fait tort quand il parle de ses grands frères au chômage, mais ces derniers ont plus de chances de trouver du travail avec des diplômes et une formation que lui sans. Pourquoi a-t-il refusé la formation qu'on lui proposait ?

Je suis d'accord avec Jean, le témoignage du "petit dealer de cannabis sans travail" n'est pas crédible. ca ne touchera que les gens qui n'ont jamais mis les pieds dans une classe et c'est étudié pour.

Comme ils disent, "c'est de la daube" (prestation de mauvaise qualité).

Écrit par : Robin | 13 juin 2008

Je n’avale pas ces couleuvres.
L’intérêt c’est justement d’avoir un témoignage direct et de prendre conscience du nombre effrayant de personnes qui ont cette opinion-là de l’école. Vous avez lu les autres témoignages ?
Extrait
« Moi aussi, j’ai participé aux émeutes et j’en suis fier, c’était pour tout retourner et enculer les keufs, ces sales bâtards qui se la racontent trop. Je suis dégoûté parce que je voulais aussi qu’on brûle ce lycée de merde avec ces profs racistes. »
« Avec du recul, j’ai la haine contre ces chiens du système scolaire parce que oui, ils m’ont niqué mon avenir et moi, comme un con, je suis rentré dans leur jeu. » « Moi, ce que je voulais pendant les émeutes, c’était brûler le lycée parce que c’est eux qui ont baisé mon avenir. »

je ne veux pas faire mon Finkielkraut au rabais mais quand le lycée est devenu quelque chose à brûler c’est inquiétant.

Écrit par : uncertain | 13 juin 2008

Dernières nouvelles de Bégaudeau:

http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/06/12/le-prof-a-la-palme-dor

Écrit par : Claire | 13 juin 2008

«La situation actuelle n'est plus tenable. Le système des filières, écrasé par la section scientifique, est déséquilibré et ne remplit pleinement aucun des objectifs recherchés.»
de Sarko d'après le Nouvel Obs.
C'est ce qui s'appelle parler pour ne rien rire. Voilà beau temps qu'en dehors de quelques lycées d'élite la section S sélectionne autant de nuls que les autres sections.
Ce président pressé a trente années de retard sur la réalité des choses.

Écrit par : guy morel | 13 juin 2008

Pour Christophe Sibille : Didier Porte en "Bucéphale Zemmour", c'est réussi. Didier Porte toujours sur Jack Lang, c'est très drôle aussi !

Pour Françoise Duhem : Les livres de maths sont ineptes depuis au moins dix ans. Idem pour ceux de physique-chimie et SVT. La chute a été suivie par les manuels d'Histoire-géographie, avant que ne soient aussi entrainés ceux de français, sacrifiés sur l'autel des genréregistres vialatesques.

Écrit par : Jeremy | 13 juin 2008

"Voilà beau temps qu'en dehors de quelques lycées d'élite la section S sélectionne autant de nuls que les autres sections."

Je ne suis pas dans un lycée d'élite, mais je peux vous dire que chez nous en tout cas, le peu d'élite qu'on a va bien en Première S ! Par contre, comme les S sont plus nombreux, forcément, il y a le même nombre de nuls qu'ailleurs.

Écrit par : Jeremy | 13 juin 2008

Il y a une médaille pour la mauvaise foi ? Si oui, uncertain a trouvé le gagnant :

"Dès qu’on comprenait pas une chose, le prof s’en foutait […] Donc moi, j’ai redoublé deux fois en troisième, j’étais pas très bon. […] Après, ils m’ont proposé un BEP en plasturgie mais je n’ai pas voulu car c’était un vieux truc. Donc, après j’ai mal tourné." -> "Si j'fais des conneries, c'est la faute du prof ! On l'a entendue mille fois, cette rengaine débile...

Pour les manuels : Zorglub, si vous voulez VRAIMENT faire une attaque, feuilletez un manuel de langue vivante ou de latin, et comparez-le à ceux d'aujourd'hui...

Écrit par : Jeremy | 13 juin 2008

le peu d'élite qu'on a va bien en Première S ! Par contre, comme les S sont plus nombreux, forcément, il y a le même nombre de nuls qu'ailleurs.
Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2008
C'est ce que je viens de dire. La S sélectionne par défaut. Allez, on pose un problème de Mathélem 1965 aux S d'aujourd'hui dans un lycée lambda. Chiche ?
Cette histoire de section S est une pure ânerie qui vise à justifier la réforme du lycée par un argument "égalitariste".

Écrit par : guy morel | 13 juin 2008

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008
ôtez-moi d'un doute : ce n'est pas vous qui, il y a quelques semaines, vous permettiez de berlauder sur Rachel Boutonnet et Julien Lachièze ?
GM
PS.Je mets les intéressés en copie.

Écrit par : guy morel | 13 juin 2008

"Daniel, essayez de ne pas nous imposer systématiquement l'équation: "IUFM = année de stage des PLC2".
Si ça ne vous ennuie pas trop, évidemment. ;-)
Merci."

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"Daniel, je ne suis pas un "pédagogiste". Et, ce que je sens surtout menacé, c'est la formation disciplinaire des PE.
Je pense effectivement que ceux qu'on appelle "les instructionnistes" voulaient à toutes force la peau des IUFM, créés par Jospin. Sarko aussi, (il l'avait dit dès 1995).
Je suis, personnellement, certain que Jean-Paul, (et autres), ont pesé dans la balance pour que la décision des les "fermer" soit prise.
Et Sarko, trop heureux de faire des économies bienvenues, fait jeter par Darcos le bébé des formation disciplinaires des professeurs d'école avec l'eau du bain des formations générales des PLC, en s'en réservant au passage l'annonce, assez démagogique, (je caricature, mais il y a quand même un peu de ça, dussé-je me faire injurier aussi bien par les blogueurs d'ici que par le dernier bastion de défenseurs des formations générales des PLC)."

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"A ce sujet, Daniel, j'aurais apprécié une réaction (quelle qu'elle soit) à la petite remarque que je vous ai formulée."

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Navré de ne pas vous avoir répondu plus tôt, Christophe. Période d'Euro oblige : difficile de suivre le fil entre deux matches, et les mi-temps sont courtes!
A vrai dire, je n'avais pas bien saisi le sens de votre première remarque. Je n'essaie nullement d'imposer l'équation "IUFM=formation des PLC2 (Professeurs des Lycées et Collèges du Second degré, pour les lecteurs du blog qui ne maîtriseraient pas les sigles EN, moi-même j'ai beaucoup de mal avec ça)". En revanche, Robin, dans son intervention sur la fin annoncée des IUFM, avait notamment évoqué les profs balancés en ZEP sans préparation. Tout naturellement, surtout en tant qu'enseignant en Lycée Professionnel, j'ai d'abord songé aux profs du secondaire qui, avec le mouvement inter-académique, se retrouvent dans les collèges ou les LP les plus "chauds", et généralement loin de leur région d'origine. D'où la métaphore filée sur la "jeune recrue" qui va "au front".

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 juin 2008

Christophe,

Si vous vouliez rappeler que l'IUFM ne se réduit pas à la formation des professeurs du secondaire, vous avez cependant bien fait.
C'est un paradoxe, mais ce qui caractérise notamment l'EN, c'est l'isolement dans lequel elle plonge l'enseignant (on peut être à la fois constamment entouré d'élèves ou de collègues et isolé) : une fois dans sa classe, on est seul; dans son établissement, on est "entre les murs"; dans sa filière, on est toujours un peu coupé de l'expérience des autres enseignants. Aussi, c'est vrai, on peut avoir tendance à oublier le type d'établissement dans lequel on n'enseigne pas, et même faire une carrière en ignorant complètement la manière dont travail les enseignants d'autres spécialités ou d'autres degrés.
Les débats sur l'EN, habitués au schéma "école/collège/lycée général/supérieur", semblent d'ailleurs fréquemment oublier le LP. Et inversement, pour en revenir au IUFM, je ne sais rien de la formation des PE, si ce n'est qu'elle se déroule sur deux années. En revanche, je compte sur vous pour nous dire ce qui la définit, ce qui la distingue, sur le fond de la querelle "pédagogues et républicains" des autres formations, et pourquoi vous pensez que c'est essentiellement elle qui est menacée...

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

"dont travaillent les enseignants", bien sûr.

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

"C'est ce que je viens de dire. La S sélectionne par défaut. Allez, on pose un problème de Mathélem 1965 aux S d'aujourd'hui dans un lycée lambda. Chiche ?"

Aucun ne réussira. Et moi-même, j'étais bien incapable, en S spé maths, de résoudre des problèmes posés 10 ans plus tôt en Terminale C.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2008

Aura-t-on un compte-rendu de ce qui s'est dit ce vendredi à Paris VII ? Etant donné ce que j'ai vécu aujourd'hui, j'aurais mieux fait de m'y rendre ! Mais ne peut pas tout prévoir à l'avance.

Des infos ! Des infos !

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2008

Oui, nous étions nombreux à avoir cours et ne pouvoir venir.

Écrit par : Manu | 14 juin 2008

A propos de la formation IUFM PE.
J'ai été formé en 2ème année d'IUFM à Nice en 2002/2003. Ayant passé le concours en candidat libre et ayant été recruté sur liste complémentaire, j'attendais beaucoup de cette formation. Je n'ai plus en tête le quota d'heures allouées à chaque matière. Je me souviens juste que c'est le Français qui tenait le plus de place avec notamment une partie de Français transversal. Qu'ai-je appris?
La prof d'Histoire-Géo était très intéressante car elle nous a apporté quelques rappels de connaissances utiles pour enseigner, mais elle avait peu d'heures.
En maths, le prof nous a refilé des tonnes d'exercices pratiques pour la classe. C'était trop, j'ai jeté des piles entières de photocopies.
En Français... Rien. Je dis bien RIEN. Je n'ai rien retenu car il n'y avait aucune substance dans le cours, si on peut appeler cela un cours. Concrètement, de la démagogie du style "il ne faut pas faire trop de dictée, une par mois cela suffit" ou alors des cours de 3h avec une pause d'une heure et où à la fin on ne sait pas pourquoi on est venu. Comment enseigner la grammaire à l'école? Aucune idée. Quelle méthode de lecture utiliser si j'ai un CP? Pas l'ombre d'une indication.
Beaucoup de blabla sur la littérature à mille lieux de ce qu'un élève de 9 ans peut faire concrètement dans une classe. Bref, très grande déception. Honteux, scandaleux!!
Musique, je n'ai pas eu le droit de faire musique car j'avais pris option musique au concours. Dommage.
Arts plastiques, pas le droit d'en faire car j'avais pris musique au concours (oui, oui musique). Donc aucune formation en arts plastiques.
Sciences et techo, rien car j'avais pris sciences et techno au concours.
EPS, très bien, grâce à d'excellents profs. C'est la seule matière où on m'a expliqué comment bâtir une progression sur l'année.
Anglais, obligatoire. Des cours de lycée avec un contrôle à la fin de l'année. J'ai demandé au prof à la fin de l'année si cela me permettait d'enseigner l'anglais à l'école. On m'a dit non. 2 ans plus tard j'apprenais par I-Prof que j'étais habilité en provisoire. Un petit stage de 2 semaines et j'étais habilité en définitif.
Une petite visite de 2 jours dans un collège.
Les stages: environ 2 semaines en début d'année avec un tuteur dans sa classe et 3 autres stagiaires puis 3 fois 3 semaines de stage en responsabilité dans chaque cycle avec (très souvent) sdes visiteurs qui n'ont pas mis les pieds dans une classe pour enseigner depuis des lustres.
Bilan, pour tous ceux qui critiquent la liste complémentaire, je me sui formé sur le terrain durant ma période de LC. La formation IUFM était nullissime.

Écrit par : Gedeon | 14 juin 2008

Aura-t-on un compte-rendu de ce qui s'est dit ce vendredi à Paris VII ? Etant donné ce que j'ai vécu aujourd'hui, j'aurais mieux fait de m'y rendre ! Mais ne peut pas tout prévoir à l'avance.

Des infos ! Des infos !

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

pedro cordoba y est allé et a dit qu'il s'en chargerait.

Écrit par : Robin | 14 juin 2008

"Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. "
:-)

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008


Lisez la suite des témoignages. C'est "Entre les murs", mais vu du côté des élèves. Même eux reconnaissent que "le prof." fai tout ce qu'il peut et qu'ils abusent...Et puis quel salaud ce prof. : vouloir rattraper des cours quand il a été absent ("c'est tout de même pas notre faute s'il est absent !) :


Je sais pas, il a répondu msieu Devine, j’ai donné une consigne de travail très simple il y a une demie-heure, cette consigne c’était ouvrez vos livres à la page 162, et cette consigne tu l’as toujours pas exécutée, qu’est-ce que je peux en tirer comme conclusion ? Mais je l’ai, mon livre, là, il a dit Smaïn, et le prof y lui a répondu c’est trop tard, alors Smaïn il a fait un geste comme ça avec ses bras, il a re-jeté le livre au fond de son sac en disant Ouah, ça fout la rage, ça. Et c’est vrai que msieu Devine, y tient pas assez compte de nos efforts et bon, des fois il est sympa et on rigole bien avec lui, mais ses contrôles y sont trop durs, il appelle chez nous, et y veut toujours remplacer ses cours quand il a été absent alors que c’est tout de même pas notre faute si il est absent !

Écrit par : Robin | 14 juin 2008

Deux petites nouvelles, sans doute sans importance, à deux semaines et demie des vacances d'été :

- les programmes 2008 pour l'école primaire ne sont toujours pas publiés au BO ;

- le décret d'application pour l'utilisation de la 27° heure des enseignants du primaire (et donc des 2 heures de soutien pour les élèves en difficulté) n'est toujours pas sorti.

Écrit par : catmano | 14 juin 2008

Deux petites nouvelles, sans doute sans importance, à deux semaines et demie des vacances d'été :

- les programmes 2008 pour l'école primaire ne sont toujours pas publiés au BO ;

- le décret d'application pour l'utilisation de la 27° heure des enseignants du primaire (et donc des 2 heures de soutien pour les élèves en difficulté) n'est toujours pas sorti.
Ecrit par : catmano | 14 juin 2008

Ce n'est pas grave ; les manuels sont imprimés, non ?

Écrit par : guy morel | 14 juin 2008

Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. "
:-)

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Encore heureux qu'à la cantine on est pas obligé d'manger l' rhallouf ! y sont réglos , là , la vie de ma mère , c'est positif la laïcité , ma parole , sur le Coran , ya rien à dire ..

http://www.dailymotion.com/video/x5oj1d_cantine-menu-a-la-carte_news

Écrit par : Amélie | 14 juin 2008

"A propos de la formation IUFM PE.
J'ai été formé en 2ème année d'IUFM à Nice en 2002/2003. Ayant passé le concours en candidat libre et ayant été recruté sur liste complémentaire, j'attendais beaucoup de cette formation. Je n'ai plus en tête le quota d'heures allouées à chaque matière. Je me souviens juste que c'est le Français qui tenait le plus de place avec notamment une partie de Français transversal. Qu'ai-je appris?
La prof d'Histoire-Géo était très intéressante car elle nous a apporté quelques rappels de connaissances utiles pour enseigner, mais elle avait peu d'heures.
En maths, le prof nous a refilé des tonnes d'exercices pratiques pour la classe. C'était trop, j'ai jeté des piles entières de photocopies.
En Français... Rien. Je dis bien RIEN. Je n'ai rien retenu car il n'y avait aucune substance dans le cours, si on peut appeler cela un cours. Concrètement, de la démagogie du style "il ne faut pas faire trop de dictée, une par mois cela suffit" ou alors des cours de 3h avec une pause d'une heure et où à la fin on ne sait pas pourquoi on est venu. Comment enseigner la grammaire à l'école? Aucune idée. Quelle méthode de lecture utiliser si j'ai un CP? Pas l'ombre d'une indication.
Beaucoup de blabla sur la littérature à mille lieux de ce qu'un élève de 9 ans peut faire concrètement dans une classe. Bref, très grande déception. Honteux, scandaleux!!
Musique, je n'ai pas eu le droit de faire musique car j'avais pris option musique au concours. Dommage.
Arts plastiques, pas le droit d'en faire car j'avais pris musique au concours (oui, oui musique). Donc aucune formation en arts plastiques.
Sciences et techo, rien car j'avais pris sciences et techno au concours.
EPS, très bien, grâce à d'excellents profs. C'est la seule matière où on m'a expliqué comment bâtir une progression sur l'année.
Anglais, obligatoire. Des cours de lycée avec un contrôle à la fin de l'année. J'ai demandé au prof à la fin de l'année si cela me permettait d'enseigner l'anglais à l'école. On m'a dit non. 2 ans plus tard j'apprenais par I-Prof que j'étais habilité en provisoire. Un petit stage de 2 semaines et j'étais habilité en définitif.
Une petite visite de 2 jours dans un collège.
Les stages: environ 2 semaines en début d'année avec un tuteur dans sa classe et 3 autres stagiaires puis 3 fois 3 semaines de stage en responsabilité dans chaque cycle avec (très souvent) sdes visiteurs qui n'ont pas mis les pieds dans une classe pour enseigner depuis des lustres.
Bilan, pour tous ceux qui critiquent la liste complémentaire, je me sui formé sur le terrain durant ma période de LC. La formation IUFM était nullissime."

Ecrit par : Gedeon | 14 juin 2008

En effet, une grande partie de la formation se fait pendant la première année, (année de préparation au concours, donc "PE1"), dont vous n'avez pas bénéficié, ayant passé le concours en candidat libre. Notamment, par le jeu des options, dans l'étude des disciplines que l'on choisit pour passer le concours, qui ne seront pas abordées en seconde année.

Par contre, je suis extrêmement surpris de votre affirmation de ne pas avoir eu le droit de faire d'arts plastiques parce que vous aviez choisi musique au concours. Cela ressemble à un "dysfonctionnement local". Normalement, c'est exactement le contraire qui se passe.

Si j'interviewe un peu les "ex PE2", (après leur validation, donc) que j'ai l'occasion de rencontrer et avec qui j'ai l'occasion de parler, c'est surtout que toute la formation qu'on leur a proposée a été casé dans les quelques mois de PE2, alors que ça mériterait largement deux ans. Et qu'on compense ce déficit de formation par un surcroît et une complexification des modes d'évaluation.

Pour Daniel: La spécificité de la formation des PE consiste essentiellement dans le fait d'une remise à niveau dans les disciplines qui ne sont pas la spécialité du candidat. Ce qu'on appelle les formations disciplinaires. Encore faudrait-il qu'elles ne soient pas, progressivement, réduites comme peau de chagrin, essentiellement pour des raisons économiques que tout le monde peut comprendre ici.
Et, en dehors du problème du français et de l'anglais stigmatisés par Gédéon dans son message, c'est ce qu'il me semble y lire.
"On" est en train de profiter de la stigmatisation, souvent légitime, de ce qui marche mal, (la formation générale des PLC) pour supprimer du même coup ce qui marche mieux, (la formation disciplinaire des PE). Qui en pâtira? Les élèves, évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2008

CS a écrit : ""On" est en train de profiter de la stigmatisation, souvent légitime, de ce qui marche mal, (la formation générale des PLC) pour supprimer du même coup ce qui marche mieux, (la formation disciplinaire des PE). Qui en pâtira? Les élèves, évidemment."

Ah la solidarité entre "collègues" !

Qui pâtira de tout ça : Une bonne partie des enseignants en IUFM qui n'ont pas de statut universitaire. Les pires pédagols sont déjà à l'abri et travaillent d'arrache-pied, si on peut ainsi dire, au confort de leur position d'arapèdes universitaires (enky-stages en formations de groupe).

Qu'arrivera-t-il aux autres ? Leur sort sera-t-il différent selon qu'ils s'occupaient des PLC ou des PE ? Eclairez nous SVP.

Écrit par : DKrauss | 14 juin 2008

« ôtez-moi d'un doute : ce n'est pas vous qui, il y a quelques semaines, vous permettiez de berlauder sur Rachel Boutonnet et Julien Lachièze ?
GM
PS.Je mets les intéressés en copie. »

Mon cher vous vous trompez

il arrive que je berlaude , que je galle et que je gabe mais ne vous soucilliez point onc ne maldis de R Boutonnet et J Lachieze
Ne vous iriez point, à poi que ne forsene cil qui tel duel mène

Estes-vous rasseuré ?

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

Dans Marianne ,

http://www.marianne2.fr/Allons-grincheux-de-la-patrie-!-3-_a88163.html?PHPSESSID=d9e0385fbc1344ca625ae123dbffd37e

extrait :


"""Tremblez hommes d'hier, l'heure de la délivrance a sonné, récréative sera l'école, parce que créative est et sera la langue des cultures jeunes libérée de toute allégeance au passé simple, affranchie de la dette symbolique et enfin délestée du fardeau coercitif de la culture.
Bienvenue dans le monde de Skyrock. A l'instar du vieil adage léniniste*, la post-école c'est le consumérisme «fun» et impulsif plus le langage intuitif pour que vive la république des slameurs et triomphe la DDHC réécrite en textos. Et si Game-boys, mobiles stridents marques totémiques et mangas hallucinés s'invitent dans les murs, y a pas de «blèmes» : qu'importe si la jeunesse frôle l'épilepsie, flirte avec l'aphasie, puisqu'il y a encore des paroles à prendre. Pas question de se prendre la tête. Laissons entrer en nous le souffle salvateur de Mai 2008, agrémenté de pitoyables clips R'n'B. Culture nulle part, entertainement partout !


Manifestement suréquipé culturellement par cette «pédagogie réaliste» l'un des jeunes nouvellement palmés, élève du collège Françoise Dolto, (cet établissement est-il donc classé en ZPPP, zone pédo-psychiatrique prioritaire?) ne pouvait manquer de s'exclamer sans chichi : «Si on nous aurait dit qu'on irait à Cannes, je l'aurais pas cru. Si on nous aurait dit qu'on aurait la Palme d'or non plus». Le remarquable travail d'ateliers où s'est forgée cette chatoyante langue néo-réaliste, revendiqué fièrement par le réalisateur et son comparse auteur/acteur a visiblement porté ses fruits. Déconcertant progressisme que celui qui consiste à figer les jeunes acteurs dans une langue certes vigoureuse mais bien incertaine, comme s'il fallait à tout pris restituer et magnifier cette micro-culture des dominés - sublime forcément sublime - quitte à les assigner linguistiquement à résidence, avec la condescendance discrète des héritiers honnis. Total respect...

* «Le communisme ce sont les soviets plus l'électricité». """

Écrit par : Amélie | 14 juin 2008

Mais plus souvent berlande que berlaude . Quand j’irrue du berlan, tant berlué que bertaudé, crois que bertaux sont bernaches .

Ce malentendu levé que voulez-vous dire par « je mets les intéressés en copie » ?

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

C'est pas fini de bégauder dans tous les coins, oui ?

Écrit par : Manu | 14 juin 2008

Trouvés dans Glouglou :

Bégauder, se dit de l’enfant qui rend du lait.

BÉGAUDER : dire des niaiseries ; balbutier.

La sclérose latérale amyotrophique, une affection dégénérative peu connue :
Dans les heures qui ont suivi, il s'est plaint de « bégauder » (bégayer). Les tableaux de SLA sont variés surtout dans leur forme de début. Cependant, leurs signes cliniques sont purement moteurs.

Silence, ça tourne !

Écrit par : DKrauss | 14 juin 2008

Non. Le verbe « bégauder » existait bien :
Begauder, verbe. Bayer, niaiser, s'amuser. (Dict. de Cotgrave.) " Ils vont niaisans, begaudans et s'amusans par les chemins. " (Contes d'Eutrapel, p. 306.)

D’où l’adjectif

Begault , adj. Sot, niais. " Et bien grand begaut, m'as-tu regardé assez. " (Contes d'Eutrap. p. 324.) Ceux qui n'auront jamais bougé d'entre les bras de leurs meres, ne seront que niais et begaux. " (Apol. pour Hérodote, p. 461.) On lit begault, dans le Dict. d'Oudin, où il est expliqué par bigot. On ne sait sur quelle autorité.

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

Mais il y mieux et plus convenable aux suiveurs de Begaudeau :

Begeaux, subst. masc. plur. Nom de faction. Ce nom fut donné à une espèce de séditieux, ou de brigands armés. (Voy. un mandement du Roy rendu contre les Bourguignons en 1416.) On lit dans Monstrelet : " Une compagnie de fuzelaires, qui se nomment les Begeaux accompagnez de plusieurs séditieux et par troubleurs de paix. " (Monstrelet, Vol. I, fol. 238.)

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

http://www.marianne2.fr/

Dans le dernier Marianne (14.06.08), on y parle du Grip, de Roncq, des Appy...Longue enquête de Natacha Polony (6 pages) sur les instits.
Les instits sont-ils encore les hussards de la République ?

Écrit par : Guillaume | 14 juin 2008

A propos de lien, j'ai synthétisé "Les Principes officieux de l'Education nationale" (contrôle, pas de vagues, hypocrisie) dans un texte visible sur :

http://www.sauv.net/ctrc.php?id=882

Les passages sur les Lycées Professionnels sont peut-être à mettre en relation avec les témoignages d'élèves de BEP évoqués plus haut.

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

CS a écrit : ""On" est en train de profiter de la stigmatisation, souvent légitime, de ce qui marche mal, (la formation générale des PLC) pour supprimer du même coup ce qui marche mieux, (la formation disciplinaire des PE). Qui en pâtira? Les élèves, évidemment."

Ah la solidarité entre "collègues" !

Qui pâtira de tout ça : Une bonne partie des enseignants en IUFM qui n'ont pas de statut universitaire. Les pires pédagols sont déjà à l'abri et travaillent d'arrache-pied, si on peut ainsi dire, au confort de leur position d'arapèdes universitaires (enky-stages en formations de groupe).

Qu'arrivera-t-il aux autres ? Leur sort sera-t-il différent selon qu'ils s'occupaient des PLC ou des PE ? Eclairez nous SVP.

Ecrit par : DKrauss | 14 juin 2008

C'est à moi que vous posez la question? Je n'en sais fichtre rien, sinon que je pense que vous avez raison, (concernant l'adéquation entre le statut universitaire et le sort réservé). Or, il se trouve que vos "bêtes noires" ont toutes un statut universitaire, (aussi discutable soit-il à vos yeux). En ayant dit: "IUFM = caca" depuis bientôt deux décennies, vous aurez donc plus ou moins directement assuré leur avenir.

Concernant la "solidarité entre collègues", je ne parlais pas des collègues nommément, mais des formations; (relisez-moi). Il se trouve que, depuis quelque temps déjà, je suis chargé du volet "voix et communication" de la formation des PLC, (trois jours de suite il y a sept ou huit ans, puis deux, puis neuf heures, puis six cette année). Il n'y a PAS UNE ANNEE où je n'ai entendu, à l'issue de ces quelques heures: "ah, enfin, quelque chose d'intéressant et d'utile à l'IUFM! Mais pourquoi ne nous mettent-ils pas ça en début d'année?" Et ce n'est pas parce que c'est moi qui l'assure!
;-)...
Tous mes collègues chargés de cette formation ont eu droit au même type de remarques.
Comprenez que je sois légèrement, disons, agacé.
Bien à vous, ceci-dit.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2008

"Ah la solidarité entre "collègues" ! "

Ecrit par : DKrauss | 14 juin 2008

Quand à "la solidarité entre collègues" a priori, bof. Il en est pour qui je ferai à peu près n'importe quoi, d'autres que je bafferais volontiers*... Les professeurs sont des gens comme les autres, ou presque, après tout.
*Comme ici... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2008

A propos de "collègues", voici un extrait du pédigrée des sénateurs qui viennent de commettre un rapport (à lire absolument, en particulier les propositions p 105 à 123) en forme d'état des lieux du baccalauréat.

http://www.senat.fr/rap/r07-370/r07-3701.pdf

Après ça, ce que proposera le Maître du Moloch paraîtra frappé au coin du bon sens. Bien joué !

Merci "collègues" !

Jacques Legendre, président, 1941
Sénateur du Nord (Nord-Pas-de-Calais)
Vice-Président de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
agrégé d'histoire

Yannick Bodin, 1942
Sénateur de la Seine-et-Marne (Ile-de-France)
Membre de la commission des affaires culturelles
Secrétaire de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes (ça c'est un truc pour draguer)
Membre du Groupe Socialiste (ça c'est pas pour draguer)
Professeur de collège retraité

Pierre Bordier, 1945
Sénateur de l'Yonne (Bourgogne)
Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Docteur-vétérinaire retraité *

Jean-Pierre Chauveau, 1942
Sénateur de la Sarthe (Pays de la Loire)
Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Cadre de l'industrie - Retraité

Brigitte Gonthier-Maurin, 1956
Sénateur des Hauts-de-Seine (Ile-de-France)
Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Communiste Républicain et Citoyen
Agent EDF - GDF

Colette Mélot, 1947
Sénateur de la Seine-et-Marne (Ile-de-France)
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Professeur d'anglais

Catherine Morin-Desailly, 1960
Sénatrice de la Seine-Maritime (Haute-Normandie)
Membre du Groupe Union centriste – UDF
Professeur d'anglais

Michel Thiollière, 1955
Sénateur de la Loire (Rhône-Alpes)
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen
Ancien maire de Saint Etienne
Professeur, reçu premier au Capes d'anglais

* ce qui n'est pas incompatible avec une extrême "sensibilité" aux questions éducatives. Ce blog en a témoigné.

Écrit par : DKrauss | 14 juin 2008

Ce samedi a été déclaré jour de deuil national en Kirghizie à l'occasion de la mort de Tchiguiz Aïtmatov. Il avait 80 ans.
Je n'ai trouvé nulle mention dans nos médias de cette nouvelle.
Occasion m'est donnée , alors que la presse française se remet à peine de la palme d'or attribué au chef d'oeuvre inconnu "Entre les murs", de rappeler qu'il fut l'auteur d'un grand nombre de romans et de nouvelles, dont, bien sûr, Первый Учитель, le "premier maître". Andreï Konchalovski en a fait un film remarquable...Je suggère qu'on le montre aussi à nos écoliers à la rentrée.

Écrit par : buntovchik | 14 juin 2008

Mon cher vous vous trompez

il arrive que je berlaude , que je galle et que je gabe mais ne vous soucilliez point onc ne maldis de R Boutonnet et J Lachieze
Ne vous iriez point, à poi que ne forsene cil qui tel duel mène

Estes-vous rasseuré ?
Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008
Je vous fais mes plus plates excuses. Je prends bonne note de ce qu'UnpasCent n'est pas uncertain.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 14 juin 2008

Pour info pas si anodine que ça.
Farfouillez et vous entendrez parler de notre chère (con)soeur Bédeuzie ...

http://www.microsoft.com/france/education/prim-sec/enseignants/office/home.aspx

Écrit par : Zorglub | 14 juin 2008

Rien de grave là-dedans

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

Je réponds à GM évidemment , pas à Zorglub.

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

Notez que ce n'est pas si grave non plus ... !

Écrit par : Zorglub | 14 juin 2008

Notez que ce n'est pas si grave non plus ... !
Ecrit par : Zorglub | 14 juin 2008
Mais les berlaudages d'UnpasCent étaient grave...leux

Écrit par : guy morel | 14 juin 2008

Vous avez vu le slogan ? »l’informatique au service de mes cours, pas l’inverse ». Un psy dirait que c’est de la dénégation.

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

MàC tu nous manques :

Tiens, hune fois nait pas coutume, comme disait un gabier de misère de mes amis, je m'en vais parler boutique.
Hier, à Georges Rouault, panique sur le pont. Tous au cabestan. Carguez les voiles. Drissez le cacatois.... Il s'agissait de la dernière crotte rectorale zé ministérielle le Bédeuzi. Bédeuzi???? Caisse à dire??

En gros, c'est simple; il s'agit de faire chier les principaux, les principaux-adjoints....et bien sûr, last and least les profignards...

Et là , c'est très fort. Cela commence den loucedé, à l'hypocrite, style Bernadette Sansbiroute qui se demande qu'est-ce que c'est que ce manche à balai qu'on a oublié sous sa soutane. Une réforme du Brevet. On ajoute des épreuves. Une de langues. Une de Bédeuzi. Bédeuzi. Goldschmidt, qu'est pas très futé, il se demande quoitaisse bédeuzi??? une ville de l'Empire Ottoman, résidence d'Abdulhamid III?? un joint??? une bédeuze???? ALors Goldschmidt, il va aux renseignements. L'a une heure de trou. Va quand même pas passer son temps à écrire sur Bonnet d'âne. Survint alors, en sa robe de lumière une Personne Ressource.
ALors Goldschmidt va vers elle et lui demande "Oh fée rectale, enseigne-moi, moi, misérable cloporte. Apprends-moi les arcanes sourcilieuses de Meussieu Requeteur."
"Oui, Goldschmidt, et que veux-tu savoir, féal sujet??"
"le bédeuzi."
"Ah le bédeuzi. C'est un mystère, le sais-tu vil Goldschmidt, infâme contempteur de Saint-Meirieu, ne dis pas non, c'est le Cardinal Brighelli qui me l'a dit."
le c.....ar...dinal Brighelli," bafouilla le misérable?
"Zoui. Il a été nommé Evêque In Partibousse."
"Enfer et broutchmol aux noix!!! Je suis fait"
"Repens-toi et écoute."
Alors s'ensuivit un long apologétique de Saint Bédeuzie (445-508) . Fut alors Goldschmidt soulevé de terre devant la splendeur du saint. Et s'en repartit tout chose enseigner aux autres cloportes la vie sacrée de Saint_Bédeuzie,saint- patron des Zipodes.

Non, ans déconner, un scandale de plus. Le flou total. Personne ne sait ce qu'il faut faire, ne pas faire. En gros, on doit voir si un élève ne sert pas d'un ordinateur pour touiller son café au lait. Et si c'est non, on valide et Youpi, il a le bédeuzi. La petite conne déléguée par le rectorat, qui jargonnait, jargonnait, jargonnait, pauvre caricature d'un méirieutisme en pleine débine, ne comprenait même pas ce qu'elle disait. Nous non plus. Et soudain, pafff!! l'ordinatur se met en berne. A plus. Eclat de rire général. La pauvre V...
gênée, on le conçoit, un peu comme si un Labrador était venu se branler contre sa jambe;Et moi, en rajoutant une truelle..."Ben, évidemment, Microsoft, les Scientologues, c'et de la merde. On peut se demander pourquoi l'EN na pas pris Linux??"
Bérésina pédagogo. Désastre de Cannes. Gaugaméles. Tafalgar. Aboukir.
Donc on fera ce qu'on aurait dû faire dès le début: valider tout le monde.
Ecrit par : montaigneàcheval | 23 novembre 2007

Écrit par : best_of | 14 juin 2008

Les troisièmes du collège Célestin Freinet
http://fr.youtube.com/watch?v=WTzRe4vi-Zw&NR=1

Ne manquez pas la page de présentation...
On a passé de bons moments, c'est l'essentiel aujourd'hui.

Innoubliable !

Écrit par : Guillaume | 14 juin 2008

J’aurais plutôt vu ça en fond sonore :
http://fr.youtube.com/watch?v=l-ITv4OBV9c

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

« derniers moments passaient ensembles …Innoubliable »

Production d’un message écrit : item validé.

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

Je propose uncertain pour la hors classe

Écrit par : best_of | 14 juin 2008

Tiens, d’une pierre deux coups : en plus de valider production d’un message écrit je valide
-le b2i
-savoir travailler en équipe (ça se voit sur les tof’)

La HC ça se mérite.

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

Faut pas trop en faire quand même : des collègues risquent de trouver ça louche...

Écrit par : best_of | 14 juin 2008

Pour en revenir à Florence Dupont.
Je crois savoir que c'est la fille de Pierre Grimal.

Écrit par : mouron rouge | 14 juin 2008

En tout cas, je vous conseille la visite d'un site anti-dogmatique d'un petit instit breton pas mal du tout :
http://marc.le.bris.free.fr/index.html

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

On peut dire qu'il ne manque pas d'ambition: faire lire un extrait du Voyage de Céline à des élèves de CM1... (je dirais même qu'il va un peu trop loin, mais si cela marche, tant mieux).

Je me demande simplement ce que deviennent ses élèves lorsqu'ils quittent le primaire: à moins d'arriver dans un collège "SLECC" (mais il me semble qu'il n'en existe pas), ils vont vivre une régression vertigineuse. Leur niveau en français à la fin de la 3è risque d'être inférieur à celui qu'ils auront atteint à la fin du CM2. A moins qu'on ne leur fasse sauter immédiatement 3 ou 4 classes. Ce serait intéressant de disposer de retours d'expérience à quelques années de distance...
JD

Écrit par : Jesse Darvas | 14 juin 2008

"Je me demande simplement ce que deviennent ses élèves lorsqu'ils quittent le primaire"

Ne vous demandez pas. Interpellez les responsables du massacre ou alors assumez votre comportement de client friand de la meilleur offre : payez !

Écrit par : zzdown | 14 juin 2008

"Goldschmidt, qu'est pas très futé, il se demande quoitaisse bédeuzi??? une ville de l'Empire Ottoman, résidence d'Abdulhamid III?? un joint??? une bédeuze???? ALors Goldschmidt, il va aux renseignements. L'a une heure de trou. Va quand même pas passer son temps à écrire sur Bonnet d'âne. Survint alors, en sa robe de lumière une Personne Ressource.
ALors Goldschmidt va vers elle et lui demande "Oh fée rectale, enseigne-moi, moi, misérable cloporte. Apprends-moi les arcanes sourcilieuses de Meussieu Requeteur."
"Oui, Goldschmidt, et que veux-tu savoir, féal sujet??"
"le bédeuzi."
"Ah le bédeuzi. C'est un mystère, le sais-tu vil Goldschmidt, infâme contempteur de Saint-Meirieu, ne dis pas non, c'est le Cardinal Brighelli qui me l'a dit."
le c.....ar...dinal Brighelli," bafouilla le misérable?
"Zoui. Il a été nommé Evêque In Partibousse."
"Enfer et broutchmol aux noix!!! Je suis fait"
"Repens-toi et écoute."
Alors s'ensuivit un long apologétique de Saint Bédeuzie (445-508) . Fut alors Goldschmidt soulevé de terre devant la splendeur du saint. Et s'en repartit tout chose enseigner aux autres cloportes la vie sacrée de Saint_Bédeuzie,saint- patron des Zipodes.

C'est du Rabelais ! J'adore !

Merci MàC !

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2008

Merci best_of aussi.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2008

"Il se trouve que, depuis quelque temps déjà, je suis chargé du volet "voix et communication" de la formation des PLC, (trois jours de suite il y a sept ou huit ans, puis deux, puis neuf heures, puis six cette année). Il n'y a PAS UNE ANNEE où je n'ai entendu, à l'issue de ces quelques heures: "ah, enfin, quelque chose d'intéressant et d'utile à l'IUFM! Mais pourquoi ne nous mettent-ils pas ça en début d'année?" Et ce n'est pas parce que c'est moi qui l'assure!
;-)...
Tous mes collègues chargés de cette formation ont eu droit au même type de remarques."

Le plus grave me semble que, comme vous le faites remarquer, s'ils ont dit "enfin quelque chose d'intéressant et d'utile à l'IUFM", c'est que le reste de leur formation PLC ne l'est pas.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2008

A Guy Morel,

Je vous ai envoyé un nouveau mai. J'espère que ça a marché cette fois-ci.

robin-guilloux@club-internet.fr

Écrit par : Robin | 14 juin 2008

Les troisièmes du collège Célestin Freinet
http://fr.youtube.com/watch?v=WTzRe4vi-Zw&NR=1

Ne manquez pas la page de présentation...
On a passé de bons moments, c'est l'essentiel aujourd'hui.

Innoubliable !

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2008

On est bien content pour eux, mais franchement, la page de présentation, ça la fout mal.

On a envie de leur faire une cure de dictées intensive et des lectures choisies sur le thème de la solitude, histoire de réveiller des "individualités endormies".

Écrit par : Robin | 14 juin 2008

Pour en revenir à Florence Dupont.
Je crois savoir que c'est la fille de Pierre Grimal.

Ecrit par : mouron rouge | 14 juin 2008

C'est bien la fille de Pierre Grimal, en effet. Et elle n'a jamais réussi à s'en remettre (je le sais de source sûre, héhé). D'où les conneries qu'elle assène comme on proclamerait des oukases - ceci ne retirant rien à la qualité de certains de ses travaux, soit dit en passant ...

Écrit par : Kap | 14 juin 2008

Donc encore une fille de…
C'est Scandaleux .
:-)

Écrit par : uncertain | 14 juin 2008

Ah, je me serais contenté de dire : "Ah, encore une fille de."

Quand on sait que c'est Mazarine Pingeot qui animera à la rentrée la seule et unique émission littéraire de la 5, ça donne une idée du désastre.

Le fils Fabius chez Rotschild, le fils Sarkozy à Neuilly, la fille Raffarin à la Sorbonne... Vous ne voudriez tout de même pas que les enfants de ces gens-là travaillent dans un lycée classé ZEP ?

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2008

C'est la nouvelle aristocratie , mon cher Jérémy , on ne se mélange pas avec la plèbe !
Dans l'autre branche , nous avons la famille De PARDIEU , Du TRONC ,De NEUVE , BIRKIN-GAINSBOURG et la dynastie D'rucker ! Rien que du sang bleu , mon ami !

Écrit par : Amélie | 14 juin 2008

Je dirais même plus, ma chère Amélie : la nouvelle artistocratie!

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

Ah oui, j'avais oublié tous ces gens-là. Marie Drucker, Thomas Dutronc, Julie Depardieu, Vincent Delerm, Charlotte Gainsbourg, Claude Chirac, Louis Giscard d'Estaing, Amelie Nothomb, Bernard Debré, Martine Aubry, Lou Doillon, Michel Sardou, George W. Bush...

En particulier pour les politiques : bel exemple d'égalité des chances, que de commencer par être plus égal et surtout plus chanceux que les autres.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2008

"ah, enfin, quelque chose d'intéressant et d'utile à l'IUFM! Mais pourquoi ne nous mettent-ils pas ça en début d'année?"

J'imagine que c'est ce que disent TOUS les parents quand ils découvrent dans le 'cahier', un soir de MAI :

B+A = BA !

Écrit par : toto | 14 juin 2008

Comique un jour, comique toujours :

Invité surprise du Printemps des Comédiens, le festival de théâtre de Montpellier, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a fait ses premiers pas sur scène samedi soir, pour partager sa passion de la poésie en donnant lecture de ses oeuvres favorites.

"C'est un moment que j'aborde avec une immense sérénité, à la mesure de l'humilité avec laquelle je vais vers le public", a confié M. de Villepin à l'AFP avant la représentation.

"Je n'ai aucune prétention d'acteur", at-il précisé. "Ce n'est pas un comédien qui va sur scène, c'est un homme qui veut partager une émotion, une passion et surtout une ardente nécessité de poésie".

Dès son arrivée sur la petite scène dressée en plein air, à l'ombre des pins du Domaine d'O où se déroule le festival, l'ancien Premier ministre, extrêmement concentré, a proposé aux nombreux spectateurs de suivre avec lui "un chemin de voix", avec en fond sonore le "son magique" d'une kora, sorte de harpe africaine.

Un chemin peuplé des textes de Paul Verlaine, Mahmoud Darwich, Aimé Césaire, René Char, etc., ponctué par les déambulations à New York de Blaise Cendrars, auquel l'ancien Premier ministre emprunte "Les Pâques à New York", ou par la fin tragique de Paul Celan "qui se jeta d'un pont de poésie, le pont Mirabeau".

Des poètes loin d'avoir été choisis au hasard par M. de Villepin: ils l'ont accompagné quand il occupait les fonctions de Premier ministre, peut-être à l'issue de journées difficiles, et lors de la rédaction de son ouvrage "l'Hôtel de l'insomnie", journal de ses nuits à Matignon, paru début 2008.

Surtout, "ce sont des poètes du monde entier, des poètes dont la parole est une parole diverse qui vous aide à vivre et qui dit l'autre et le monde", a expliqué M. de Villepin. Des poètes "de plain-pied dans notre vie, dans les inquiétudes de notre temps: la barbarie, l'autre, comment aller à la rencontre de l'autre dans son étonnante diversité".

"C'est là l'un des grands enjeux de la mondialisation", estime celui qui a certes quitté les responsabilités politiques, mais surveille toujours l'évolution du monde, parallèlement à son métier d'avocat international.

A l'issue de son "chemin de voix", Dominique de Villepin a souligné que ce qui l'avait poussé à faire cette lecture en public, c'était "l'amour des autres, le bonheur de partager, mais en même temps la conviction qu'il y a une urgence dans la poésie, dans les messages de la poésie pour tous ceux qui sont confrontés à des douleurs sur lesquelles ils n'arrivent pas à mettre de mots".



J'aime la phrase : "C'est un moment que j'aborde avec une immense sérénité, à la mesure de l'humilité avec laquelle je vais vers le public." Il y a un prix spécial pour le kitsch et l'ampoulé ?

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2008

On résume :

La réforme des lycées est en cours et ça va aller vite : le rapport sénatorial sur le bac contient une bonne partie des modifications qui y seront apportées. Ses propositions sont maximalisées et le Maître du Moloch aura beau jeu d'en extraire ce qui lui convient pour racler les fonds de tiroir tout en apparaissant comme un sabreur "raisonnable".

Les grandes réformes structurelles qui pointent n'iront pas sans une modification profonde des contenus des programmes. Le long chemin de crête suivi par le GRIP ne doit pas être un chemin de croix.

Commenter les prestations de Villepin ou les travaux du GRIP ? Dynamique rapide quasi évènementielle (Ferrari chez TF1, Gaudemar au Moloch) ou dynamique lente en profondeur (Massey Ferguson * au Grip) ?

* Du luth mais pas du pipeau (vanne agricole).

Écrit par : DK | 15 juin 2008

Bonjour à tous,
Je n'ai aucune sympathie particulière pour Dominique de Villepin, ni pour la politique qu'il a incarnée, mais je préfère l'idée d'une représentation de poésies lues par lui que l'horreur démagogique que représente Sarko quand il parle de "l'inutilité absolue contenue dans le fait d'avoir lu la princesse de Clèves" quand on est petit fonctionnaire dans une administration.
Et le souvenir de la honte qu'il avait mis au petit homme, (lors de l'affaire du "footing de Deauville", quand il était apparu en maillot de bain à côté du nabot tout fier d'étaler sa nouvelle passion pour la course à pied...)
Sarko, qui marche plus vite qu'il court, et Villepin qui, je crois, a déjà couru le marathon dans un temps avoisinant les trois heures... ... Les férus de course à pied apprécieront. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

J'imagine que c'est ce que disent TOUS les parents quand ils découvrent dans le 'cahier', un soir de MAI :

B+A = BA !

Ecrit par : toto | 14 juin 2008

Un soir de mai, pendant l'année de CM2, évidemment! Vous avez oublié de préciser! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Spectacle du monde juin 2008

Sur les pavés de mai

La chronique d'Eric Zemmour

Au-delà du débat entre suppression de postes et service minimum, c'est la réforme des programmes qui déplaît aux syndicats. Parce qu'elle menace la mainmise idéologique de la gauche sur l'enseignement.

C'est une partie de poker menteur. Entre le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, et les syndicats d'enseignants, c'est un combat où chacun triche, bluffe, sort des cartes cachées dans sa manche. Les deux adversaires se connaissent parfaitement, s'apprécient, se respectent. Ils observent et décryptent les coups de l'autre avec un clin d'oeil goguenard. Pas dupes. Les syndicats d'enseignants ont l'habitude de la victoire. Ils en ont vu des ministres, des Devaquet, Monory, Jospin, Bayrou, Allègre, Ferry, Fillon, Robien, tous partis flamberge au vent, tous rentrés au port penauds, vaincus, pour certains détruits.

Depuis plus de vingt ans, leur tactique est toujours la même, cent fois imitée de leur plus belle victoire, la loi Devaquet en décembre 1986 : les enfants devant !
Les étudiants et, mieux encore, les lycéens dans la rue, voilà l'arme absolue. Elle tétanise l'Etat, qui craint la bavure mortelle (souvenir de Malik Oussekine), et attendrit les parents, souvent anciens soixante-huitards, qui se retrouvent dans leurs chers petits battant le pavé.

Cette fois-ci encore, les lycéens ont été mis en première ligne. Surtout ceux de Seine-Saint-Denis, ce qui facilita les raids d'apprentis pillards qui n'avaient même pas besoin de prendre le RER pour se servir. Le tableau était parfait, exposant à la télévision l'image misérabiliste qu'on voulait donner, démontrer qu'enn supprimant 11 200 postes, l'Etat privait les plus défavorisés des 'moyens de réussir'. Les revendications des lycéens amusèrent les spécialistes : des gamins contestaient le rapport Pochard sur l'évolution du métier d'enseignant ; les autres rejetaient la réforme des retraites. Ils n'étaient que les ventriloques d'un discours dicté par des adultes. Darcos refusa de parler avec eux d'autre chose que des questions qui les concernaient. Mais les images de lycéens défilant devant les caméras de télévision finirent par ébranler l'opinion, les sondages montrèrent qu'elle vacillait, la reine opinion, et que, si elle était favorable 'aux réformes', elle refusait les classes surchargées, les profs absents, le manque de surveillants.

Les arguments rationnels avaient peu de prise. 11 000 postes supprimés, le chiffre est ridicule par rapport aux 500 000 profs de l'enseignement secondaire ; depuis vingt ans, on n'a cessé de 'mettre les moyens', pour des résultats de plus en plus médiocres; le lycéen français coûte plus cher que son collègue européen et que l'étudiant français.
Une semaine de lycée coûte à l'Etat 250 millions d'euros. Un milliard en un mois. Compte tenu de la diminution du nombre d'élèves dans le secondaire, prévue par les évolutions démographiques, le taux d'encadrement des élèves ne sera pas affecté. Pourtant, aucun de ces arguments rationnels ne prendra.

Alors, Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy sortiront une autre carte de leur manche : le service minimum. Une obligation pour les maires, en cas de grève, dira Darcos. Une loi, surenchérira Sarkozy. Peu importe que cette carte soit biseautée, que ce 'service minimum' soit en réalité une simple garderi, et que l'Etat se reporte sur les maires pour l'organiser. 82 % des sondés approuvèrent cette annonce (sondage opinion Way-Le Figaro magazine).

Le but était atteint, l'opinion retournée. On était à égalité, sondage contre sondage, manoeuvre tournante contre manoeuvre tournante.

On pouvait parler des choses qui fâchent. 'Ils sont où ceux-là ?', lançait Darcos aux syndicats. Ils étaient là où ils savait qu'ils seraient.

Dans les tracts distribués aux parents des écoles primaires parisiennes, on pouvait lire : 'Nouveaux programmes 2008, alerte ! Pourquoi donc de nouveaux programmes en 2008 ? Leur contenu fait penser au retour d'une école au passé idéalisé. Ils visent principalement l'acquisition de techniques et d'automatismes au détriment de l'apprentissage de la réflexion.' Et de conclure apocalyptique : 'Aujourd'hui, on apprend aux élèves à réfléchir et demain ils n'apprendraient qu'à obéir ?'

Le lettré Darcos serait donc le fourrier d'une dictature totalitaire, fascisante, et on l'ignorait ! Et tout ça pour quoi ? Parce que les nouveaux programmes pour le primaire - décidés sans concertation avec les profs ! - sonnaient le retour de la récitation, de la grammaire, de l'orthographe, du par coeur, des divisions et de la rédaction. De la bouillie totalitaire, on vous dit !

Et encore, Darcos a-t-il dû en rabattre, renonçant par exemple à des conjugaisons, comme le passé antérieur de l'indicatif ou le présent du subjonctif, au motif que les 'élèves ont changé' et seraient incapables de surmonter une telle épreuve à l'école primaire. En bon connaisseur des arcanes de l'Education nationale, Darcos a frappé où ça fait mal :
'Les profs ne seront plus jugés sur la conformité des théories pédagogiques, mais sur l'efficacité de leur travail, c'est-à-dire sur les résultats de leurs élèves.
Cela n'a l'air de rien, évident même - être jugé sur les résultats, quel salarié ne l'est pas ?-, mais la révolution se niche là et pas ailleurs : enlever aux inspecteurs, tous nourris au lait des théories pédagogistes à la mode il y a trente ans, la capacité de punir les profs rebelles, les iconoclastes qui osent appliquer les vieilles méthodes 'archaïques.'

La mère des batailles est là. Elle fait reculer les plus intrépides. Même Claude Allègre, qui trouve que 'Darcos se débrouille bien, se demande si cette réforme était vraiment nécessaire ? Depuis le début, les syndicats dénoncent 'la vision passéiste et rétrograde de l'école'. Mais ils ne peuvent que pester dans leur barbe contre 'la nostalgie' et la 'démagogie', voire 'le populisme', car ils savent que le retour de l'école d'avant est fort populaire auprès de parents affolés par la faiblesse abyssale -en orthographe et grammaire, bien sûr, mais pas seulement- de leurs rejetons. Et lorsque des enseignants manifestent en blouse grise par dérision, ils savent qu'une majorité de Français - comme le prouve le succès démesuré des films exaltant l'école de papa- seraient ravis de les prendre au mot et à la blouse.


Mais Xavier Darcos ne va pas au bout de sa logique. C'est en effet dans le cadre des IUFM qu'est propagée auprès des futurs maîtres, l'idéologie pédagogiste. Ces instituts universitaires pour la formation des maîtres sont les antres où jargonnent à loisir les héritiers de Foucambert et autres Trissotins de 'l'enfant au centre du système éducatif, qui refusent la hièrarchie entre maître et élève, estiment que l'élève - 'l'apprenant' - doit 'apprendre à apprendre' et 'forger lui-même son propre savoir'.
Ce sont ces théories, héritées elles-mêmes des spécialistes américains des années 50 - comme la méthode globale de lecture par exemple- qui sont à l'origine de l'effondrement du niveau scolaire des petits Français qui, il n'y a pas si longtemps, pouvaient s'enorgueillir d'avoir le meilleur niveau du monde.

Ce sabir d'une rare complexité n'est en réalité que le nouveau code de pouvoir au sein de l'Education nationale, comme le latin jadis dans l'Eglise ou la vulgate marxiste au sein de la IIIe Internationale. Ces IUFM ont été mis en place par Lionel Jospin en 1989, avec le soutien de la FEN. Ces instituts ont pérennisé et renforcé le pouvoir syndical et intellectuel de la gauche sur la machine éducative. Ils ont transformé les jeunes profs en nouveaux prêtres non pas du savoir mais d'une idéologie bien-pensante - 'droits-de-l'hommiste', antiraciste, progressiste- qu'ils serinent sans fin aux enfants.

Pour obtenir une victoire durable et totale, Darcos doit détruite les IUFM.
La question fut posée au sommet de l'Etat. En avril, une réunion à l'Elysée l'a mise au menu. Fin mai, Darcos annonçait que les professeurs, désormais recrutés au niveau de la maîtrise, seraient opérationnels aussitôt, pris en charge lors de leur première année, par un tuteur.
La manoeuvre ne manque pas d'habileté. Mieux diplômés, plus vite et mieux rémunérés, les professeurs ne verront que des avantages au changement. Et au passage, les instituts de formation deviendront inutiles. Leur fermeture s'imoposera. 'Il faut détruitre Carthage' : c'est ainsi que les Romains ont assuré leur domination, le latiniste Darcos le sait mieux que personne.

Écrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Sarko, qui marche plus vite qu'il court, et Villepin qui, je crois, a déjà couru le marathon dans un temps avoisinant les trois heures... ... Les férus de course à pied apprécieront.

"No sport" répondait Churchill

...à qui on demandait les raisons de sa longévité.

Écrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Je dirais même plus, ma chère Amélie : la nouvelle artistocratie!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

Les artistocrates , ces faux rebelles , défenseurs de l'ordre du politiquement correct et qui forment le troupeau des" Mutins de Panurge" pour s'ériger en kapos implacables de l'empire du Bien , en "Matons de Panurge" .
Ils sévissent partout et on se souvient de l'ouvrage ridiculissime de Daniel Lindenberg :"Le rappel à l'ordre " !

Hommage au regretté Philippe Muray :

http://www.philippe-muray.com/extraits-philippe-muray.php#frames(content=philippe-muray-matons-panurge.html)

Écrit par : Amélie | 15 juin 2008

Réponse ou complément d'information à Guillaume.

Cher Guillaume, votre longue intervention appelle quelques commentaires.

Oui, revenir à l'acquisition de bases solides en lecture et en écriture ne sera pas du luxe. Ce qui est mis en cause, ce sont les modalités : renforcer l'apprentissage du français à horaires constants tout en gardant les "activités d'éveil", connerie pédagogiste qui transforme l'école en centre aéré, c'est hypocrite. Autant leur rentrer dedans franchement...

La disparition des IUFM : bravo ! Depuis le temps qu'ils empoisonnent l'esprit des néo profs...

Le recrutement par contre, qui va le faire ? Les chefs d'établissement ? Sur quels critères ? En fonction de quelles compétences ? Avec quel contrat ? Ces nouveaux profs seront-ils jugés sur leur capacité à enseigner ou à faire de l'animation sociale ? Il y a de grosses questions qui ne peuvent rester dans le flou actuel.

La polémique sur le taux d'encadrement : Darcos se fout de notre gueule ! Compter le nombre global d'élèves (primaire et seconaire confondus) et diviser par le nombre de profs est malhonnête. Darcos fait semblant d'oublier qu'à partir de la sixième, le ration n'est plus d'un prof par classe mais de douze au moins.

Les surveillants ? J'exerce dans une cité scolaire (lycée + collège) de 2 500 élèves. Il y a 5 surveillants au lycée et 2 au collège. La surveillance des couloirs n'est plus assurée, les incidents graves et moins graves se multiplient. Les quelques surveillants restants sont à bout de nerfs. Et nous ne sommes pas en ZEP.

La baisse démographique est un faux argument : 3 élèves en moins et on ferme une classe de 30. Les 27 autres sont "lissés" comme ils disent surl es autres classes; résultat, le nombre d'élèves par classe ne cesse d'augmenter.

La moyenne nationale du nombre d'élèves par classe est aussi une escroquerie. Elle ne tient pas compte du fait que les collèges et lycées d'arrière-pays ont des effectifs réduits et que les lycées et collèges de centre ville explosent. La disparition programmée de la carte scolaire n'arrange pas les choses.

Enfin, dire que des classes à 35 élèves ou plus ne sont pas un problème et n'influencent pas la qualité de l'enseignement, c'est une énormité. L'élève de 2008 n'est pas l'élève de 1968. C'est une évidence, encore faut-il en tenir compte.

En même temps, nos élèves dont la croissance est dopée aux vitamines, hormones et antibiotiques divers sont coincés dans des chaises inconfortables dont le dessin n'a pas changé depuis 50 ans. Si l'on mettait des sièges ergonomiques adaptés à la taille des élèves d'aujourd'hui, on aurait du mal à en mettre plus de 25 par classe. Ce serait aussi la fin d'une forme de violence sournoise imposée aux élèves et ils seraient peut-être moins agités sur leur chaise...

Bien à vous.
Vignon Paul

Écrit par : vignon | 15 juin 2008

Spectacle du monde juin 2008

Sur les pavés de mai

La chronique d'Eric Zemmour

Au-delà du débat entre suppression de postes et service minimum, c'est la réforme des programmes qui déplaît aux syndicats. Parce qu'elle menace la mainmise idéologique de la gauche sur l'enseignement.[...]


Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008


C'est vraiment excellent !! Merci Guillaume !!!

Écrit par : Manu | 15 juin 2008

Vignon, Guillaume n'est pas "intervenu". Il a fait, dans le plus pur style Anne-Marie Valette, un copié-collé de la chronique d'Eric Zemmour, l'humaniste bien connu.
A ce sujet, je remets ce petit lien. Un peu de pédagogie! Mais je pense qu'il ne profitera pas à Guillaume... ;-)

"Après le régal de la chronique de Val sur France-Inter ce matin, (consacré à la princesse de Clèves vue par Sarko, mais je suis désolé, le lien ne marche pas), je ne résiste pas au plaisir de vous mettre le lien vers l'émission du "fou du roi" d'aujourd'hui, où on a le plaisir d'entendre une réjouissante "descente en flammes" de Zemmour par Didier Porte... Avec un petit salut, au passage, à Montaigneàcheval et Jeremy!
La chronique de Porte se trouve exactement 1h05 après le début de l'émission.

http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/FOUDUROI/FOUDUROI20080613.ram"

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Quant on pense qu'il suffit que quelqu'un dise qu'il faut supprimer les IUFM pour qu'on le trouve génial... ;-(
Le niveau monte, en effet...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

"Un soir de mai, pendant l'année de CM2, évidemment! Vous avez oublié de préciser! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008 "

Nãn, je parlais de la troisième année de faculté, pignouf !

Écrit par : toto | 15 juin 2008

"Fin mai, Darcos annonçait que les professeurs, désormais recrutés au niveau de la maîtrise, seraient opérationnels aussitôt, pris en charge lors de leur première année, par un tuteur."
Il confond Master et maîtrise, Zemmour.
Pour les questions de genre, c'est exactement la même chose, il confond allègrement des choses tout à fait différentes.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Guillaume, j'ai lu la chronique de Zemmour de A jusqu'à Z, (avec une pince à linge sur le nez et la tête dans le seau, ce qui représente une cascade pas facile, vous pouvez me croire), j'espère que vous allez écouter la chronique de Didier Porte!
Et ce n'est pas parce que Zemmour est de droite* qu'il se fait "allumer". Porte règle également son compte à Lang, (Jack), dans la foulée. Ca devrait vous faire plaisir!

*A mon avis, c'est simplement parce qu'il est vraiment con! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

"Au-delà du débat entre suppression de postes et service minimum, c'est la réforme des programmes qui déplaît aux syndicats. Parce qu'elle menace la mainmise idéologique de la gauche sur l'enseignement.[...]"

Laissez les syndicats se néantiser et préoccupez vous des contenus de programmes.

Quand vous verrez leurs nouvelles moutures en lycée, vous pleurerez vos mères et regretterez les anciens...

Écrit par : DK | 15 juin 2008

La moyenne nationale du nombre d'élèves par classe est aussi une escroquerie. Elle ne tient pas compte du fait que les collèges et lycées d'arrière-pays ont des effectifs réduits et que les lycées et collèges de centre ville explosent. La disparition programmée de la carte scolaire n'arrange pas les choses.
Ecrit par : vignon | 15 juin 2008

En Primaire aussi, cette moyenne est une escroquerie.

Et elle amène certaines écoles à des aberrations complètes : pour une fermeture de classe dans une école de quatre à x classes, je ne compte plus les écoles obligées, pour des raisons d'effectifs déséquilibrés (grosse "fournée" d'élèves d'un niveau), de fonctionner pour une année scolaire entière avec des classes de CP/CM2, GS/CE2 ou autres stupidités.

Sans compter les collègues qui annoncent sur les forums que l'année prochaine, en ZEP, ils auront un CP/CE1 à trente élèves, avec 22 CP et 8 CE1 et qu'ils n'ont pas pu faire autrement car sinon certaines autres classes auraient dépassé 35 élèves.

Il y a aussi les classes uniques rurales qui, pour ne pas risquer une fermeture qui obligerait des enfants à parcourir chaque jour des distances considérables pour être scolarisés, accueillent dans la même classe 18 gamins de 3 à 11 ans, parfois même sans ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles).

Écrit par : catmano | 15 juin 2008

Le texte est bien d'Eric Zemmour.
La prose inutile qui suit de Christophe Sibille.


*A mon avis, c'est simplement parce qu'il est vraiment con! ;-)
Le niveau monte, en effet...
Sibille

Écrit par : Guillaume | 15 juin 2008

"avec une pince à linge sur le nez et la tête dans le seau"

Vous me faites penser à ces bourgeoises bobo qui se targuaient d'avoir voté Chirac en 2002 avec des gants Mapa empruntés à leur femme de ménage malgache pour ne pas se salir les mains.
La bêtise à l'état pur.

Lire Murray est effectivement indispensable.

Écrit par : Guillaume | 15 juin 2008

En Primaire aussi, cette moyenne est une escroquerie.

Et elle amène certaines écoles à des aberrations complètes : pour une fermeture de classe dans une école de quatre à x classes, je ne compte plus les écoles obligées, pour des raisons d'effectifs déséquilibrés (grosse "fournée" d'élèves d'un niveau), de fonctionner pour une année scolaire entière avec des classes de CP/CM2, GS/CE2 ou autres stupidités.
Ecrit par : catmano | 15 juin 2008

Dans le même genre mais en un peu moins délirant : dans mon école de ZEP de banlieue parisienne, nous aurons 3 CE2/CM2 à la rentrée 2008...

Écrit par : gelsomina | 15 juin 2008

Christophe, vous voilà bourgeoise bobo maintenant ??

Écrit par : DK | 15 juin 2008

Vignon, Guillaume n'est pas "intervenu". Il a fait, dans le plus pur style Anne-Marie Valette, un copié-collé de la chronique d'Eric Zemmour

Si vous connaissez un site où l'on trouve les chroniques de Zemmour du Spectacle du Monde, donnez-la moi. Cela m'évitera de tout retaper.
Copié-collé, non mais je vous jure....!

Écrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Au-delà du débat entre suppression de postes et service minimum, c'est la réforme des programmes qui déplaît aux syndicats. Parce qu'elle menace la mainmise idéologique de la gauche sur l'enseignement.[...]
Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

C'est vraiment excellent !! Merci Guillaume !!!
Ecrit par : Manu | 15 juin 2008

Non, c'est vraiment très con : qu'est-ce que "l'idéologie" de la gauche aujourd'hui ? La même que celle de Zemmour qui tire avec toute son équipe médiatique des feux d'artifice oratoires pour faire croire aux clampins qu'ils ont encore affaire à des animateurs d' "un débat d'idées" au lieu de simples fruits pourris sur l'arbre du pognon. Zemmour et ses clones journalistiques sont des être pitoyables.
Et comme le chantaient les Rita Mitsouko, "les histoires d'zemmour finissent mal ...en général" (on est dimanche, je suis au max).

Écrit par : victor | 15 juin 2008

Christophe, vous voilà bourgeoise bobo maintenant ??

Elle est abonnée à "Charlie-Hebdo"
Dans L'Nouvel Ob's elle ne lit que Brétécher
Le monde y a longtemps qu'elle fait plus semblant
Elle achète "Match" en cachette c'est bien plus marrant

refrain:
Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile
Etre une femme libérée, tu sais c'est pas si facile
Ne la laissez pas retomber, elle est si fragile,

Écrit par : Guillaume | 15 juin 2008

"Les surveillants ? J'exerce dans une cité scolaire (lycée + collège) de 2 500 élèves. Il y a 5 surveillants au lycée et 2 au collège. La surveillance des couloirs n'est plus assurée, les incidents graves et moins graves se multiplient. Les quelques surveillants restants sont à bout de nerfs. Et nous ne sommes pas en ZEP."

C'est vrai qu'il n'y a pas assez de surveillants. Et les CPE absents quatre jours sur six, ce n'est vraiment pas pratique.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Ils sont absents car ils surveillent l'internat la nuit.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

"Ils sont absents car ils surveillent l'internat la nuit."

Est ce qu'ils punissent les élèves qui se pignolent ?

Écrit par : DK | 15 juin 2008

"Cela m'évitera de tout retaper.
Copié-collé, non mais je vous jure....!"

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Putain, vous avez tout retapé? Ca, c'est de l'abnégation! Surtout avec une pince à linge sur le seau et la tête dans le nez!
Vous allez pouvoir passer au "plus grand cabaret du monde"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Le Maître du Moloch a déclaré : "Voilà pourquoi si je veux réformer le lycée, ce n'est pas pour réformer le baccalauréat, comme je l'entends encore trop souvent, mais plutôt pour le confirmer dans son statut de premier grade universitaire"

Je crois qu'il dit ce qu'il pense : s'il veut réformer le baccalauréat, c'est pour réformer le lycée. Ce qui se passera après est le problème de la pécresse du DELF.

Écrit par : DK | 15 juin 2008

Je vois avec atterrement que certains ici en viennent à citer des histrions même pas comiques officiant sur une émission passant à 12h sur une radio publique - émission dont je tairai le nom, tant l'indigence de ce programme est patente.

Qu'on soit d(accord ou pas d'accord avec tel ou tel point de vue dans notre démocratie d'opinion, c'est le libre droit de chacun. L'opinion n'est plus reine, elle tyrannise allègrement.
Mais de là à citer comme références des représentants de cette bienpensance officielle qui est à l'esprit critique ce que l'art pompier est à l'art tout court, il y a des limites. Un imbécile est passé dans l'histoire pour avoir dit "que d'eau! que d'eau!", aujourd'hui il dirait peut-être "que de sottise! que de sottise!" en écoutant sa radio ou en écoutant les pseudo-débats à la télévision.
Je vous laisse, Néron m'appelle.

Écrit par : Sénèque | 15 juin 2008

"Je vous laisse, Néron m'appelle"

Il ou elle a fait brûler le baba au rhum ?

Ceci dit, bien d'accord sur le fond. Merci pour l'aristotélicienne.

Écrit par : DK | 15 juin 2008

"Ce qui se passera après est le problème de la pécresse du DELF."

J'ai oublié d'ajouter : c'est à elle de deviner.

Écrit par : DK | 15 juin 2008

Je tape "Duwoye" sur Glouglou et le premier lien me renvoie sur

http://www.dailymotion.com/video/xsknq_pierreyves-duwoye

et que vois-je ?

Pinochet !

On nous aurait menti ?

Écrit par : DK | 15 juin 2008

Je vous laisse, Néron m'appelle.

Ecrit par : Sénèque | 15 juin 2008

Vous aurez beau rester stoïque, il vous aura quand même. On ne peut rien contre la décadence...C'est cyclique !

Écrit par : Robin | 15 juin 2008

"Vous aurez beau rester stoïque, il vous aura quand même."

Duwoye ou Néron ?

Écrit par : DK | 15 juin 2008

"Guillaume, j'ai lu la chronique de Zemmour de A jusqu'à Z, (avec une pince à linge sur le nez et la tête dans le seau, ce qui représente une cascade pas facile, vous pouvez me croire) [...]"

Ecrit par Christophe Sibille, le 15 juin 2008.

Christophe,

Par ce genre de commentaire, n'avez-vous pas l'impression de venir illustrer l'idéologie et la bien-pensance que dénonce Zemmour dans sa chronique, et finalement de confirmer son propos?

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

"Vous aurez beau rester stoïque, il vous aura quand même."

Duwoye ou Néron ?

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Hier Néron, aujourd'hui Thélot, Forestier ou Duwoie...on n'élimine pas les gens de la même manière et on ne joue plus de la lyre pendant les incendies, mais on continue à en allumer...Et quand ça brûle bien, c'est à Meirieu qu'on demande de les éteindre.

Écrit par : Robin | 15 juin 2008

Robin a écrit : "Et quand ça brûle bien, c'est à Meirieu qu'on demande de les éteindre"

Meirieu, pompier pyromane * ? Pas faux si l'on en croit l'article publié dans
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=78&Itemid=2
qui fait mouiller maints blancs tissus chez nos chiffes d'établissement.

* le jeu de mots est de rigueur.

Écrit par : DK | 15 juin 2008

A tous les "collègues" : si vous entendez parler Meirieu dans la bouche de votre CE lors des conseils de classe de seconde, ne vous étonnez pas : c'est normal.

Pas de quoi appeler l'exorciste du rectorat (qui a d'autres chats à fouetter).

Écrit par : DK | 15 juin 2008

Meirieu, pompier pyromane * ? Pas faux si l'on en croit l'article publié dans
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=78&Itemid=2
qui fait mouiller maints blancs tissus chez nos chiffes d'établissement.

* le jeu de mots est de rigueur.

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

En effet, un texte gluant, sirupeux, dégoulinant de banalités , creux, poseur ("Ecoutez ma voix: je suis la Pédagogie incarnée"), en fait, totalement vide de pensée.
A l'image du triste personnage qui l'a écrit.

Ce qui me paraît le plus confondant chez Meirieu, c'est qu'il soit aussi content de lui-même alors qu'il brasse du vent! D'où tient-il cette certitude hallucinante - et tellement naïve -qu'il est chargé d'une mission quasi messianique...

Écrit par : Jean | 15 juin 2008

"Quasi" est de trop.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

"Par ce genre de commentaire, n'avez-vous pas l'impression de venir illustrer l'idéologie et la bien-pensance que dénonce Zemmour dans sa chronique, et finalement de confirmer son propos?"

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

Un peu d'humour, mon cher Daniel...
Et la bien pensance n'est pas du côté que vous croyez. Il est toujours facile d'affubler son adversaires de ses propres tares. Ca s'appelle... comment, déjà?
Zemmour est un vrai idéologue, vraiment "bien-pensant", sous des dehors assez "tartuffes" de politiquement incorrect. Pas besoin de beaucoup de jugeote pour s'en rendre compte... Il est apprécié uniquement parce qu'il est de droite, par des gens de droite.

Quand à "Sénèque", se sentirait-il visé par les propos de Didier Porte, à qui on peut vraisemblablement tout reprocher, (et surtout d'être de gauche, effectivement), sauf d'être drôle? Et qui, lui, est également apprécié par des gens de droite... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Il est apprécié uniquement parce qu'il est de droite, par des gens de droite.

Brighelli de droite ? Vous êtes drôle, vous aussi. Mais involontairement.

Écrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Mon cher Guillaume, Jean-Paul l'a dit lui-même, il me semble! Et il a appelé à voter Sarko, ici-même, non? Peu de gens de gauche ont fait ça!
De plus, au sujet de Zemmour, je l'ai uniquement vu dire qu'il était tout à fait charmant "dans le privé". Ce qui ne l'empêche pas d'être parfaitement infect quand il officie. Et il n'y a pas que des gens de gauche que je l'ai entendu dire.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Mille excuses, les deux dernières phrases sont très mal dites;

"Au sujet de Zemmour, Jean-Paul a uniquement dit qu'il était charmant "dans le privé".
Ce qui n'empêche évidemment pas ce chroniqueur d'être parfaitement infect quand il officie. Et je n'ai pas entendu dire ça uniquement par des personnes de gauche."

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Vous avez vu les "16 points de convergence sur le lycée" que viennent de signer les syndicats à l'exception de FO le 12 Juin dernier?
Charmant! Le SNES et le SGEN, cela ne m'étonne pas mais je pensais que le SNALC était moins stupide que cela!
C'est tout bonnement lamentable!
Tranquille, le pépère Darcos, elle va passer toute seule sa réforme. Tout le monde dort et les syndicats continuent de trahir nos statuts sans le moindre scrupule.
Je croyais qu'on préparait le feu au SNALC? C'est bien ce qu'avait dit JPB et ce que m'a affirmé un représentant de ce syndicat récemment.
Notre ministre leur a promis quoi aux représentants syndicaux pour qu'ils nous cassent ainsi?
S'il y a des représentants SNALC qui passent ici, je veux bien des explications... Merci par avance.

Écrit par : Sanseverina | 15 juin 2008

Le texte de Meirieu est un appel baveux à la sédition des CE.

Que ça ne marche pas ou qu'on le prenne à parti(es), il s'exclamera qu'il n'a pas dit ça comme ça.

Il proclame par exemple "Stricto sensu, il n'y a que le dressage qui s'évalue" pour immédiatement ouvrir le parapluie en affirmant "L'éducation s'estime" puis se livrer à une poisseuse noyade sémantique du mot "estime".

En faisant son fiel assis qu'il ponctue de nuances affectées, il tente de ne pas salir ses chaussures. Craignant les révisions, il veut rester dans l'histoire comme un factieux policé.

Ce type se prend pour Gamelin. En a-t-il seulement l'étoffe ?

Écrit par : DK | 15 juin 2008

"Mon cher Guillaume, Jean-Paul l'a dit lui-même, il me semble! Et il a appelé à voter Sarko, ici-même, non? Peu de gens de gauche ont fait ça!
De plus, au sujet de Zemmour, je l'ai uniquement vu dire qu'il était tout à fait charmant "dans le privé"."

Christophe, Jean-Paul Brighelli ne s'est pas déclaré de droite, je ne crois pas. Il a appelé à voter Sarko par dépit de voir la Sainte du Poitou multiplier miraculeusement les votes en sa faveur lors des primaires socialistes.
Et je crois qu'il apprécie aussi les écrits et les propos publics de Zemmour, ce pour quoi je m'emploie fréquemment à répéter que sur les questions de genre (70% de son créneau de vente), Zemmour aligne des contre-vérités nuisibles et bêtes.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

J'ai lu la lettre de Meirieu aux chefs d'établissements, partagé entre le malaise et la colère et, il faut bien l'avouer, un profond écoeurement devant tant d'impudeur et de sentimentalité fade.

Cet homme n'a jamais mis les pieds dans un établissement scolaire, ni en tant qu'enseignant (il paraît que si, mais alors, c'est pire), ni en tant que chef d'établissement.

Mais, ce qui est peut-être métaphysiquement et humainement plus grave, il semble n'avoir jamais été confronté au mal.

Une telle lettre est la justification angélique de la lâcheté ordinaire.

Tous les chefs d'établissements qui baissent les bras et donnent systématiquement raison aux élèves n'en demandaient pas tant.

Un blanc-seing de Dieu le père pour l'absolution benoïte de tous les péchés (par exemple, un sourire à l'élève qui a demandé "Tu suces ?" l'autre jour à une collègue et j'en passe, j'ai des exemples à la pelle)

Je cite la fin qui montre que Meirieu, en bon sophiste, possède sa rhétorique sur le bout des doigts (le venin est dans la queue) :

"...alors que l'obligation d'inventer sans cesse de nouveaux dispositifs pédagogiques avec l'espoir qu'ils constitueront autant de points d'appui pour que les élèves, tous les élèves, décident d'apprendre eux-mêmes, cette obligation n'est pas de tout repos. Mais chacun sait bien que si l'on veut un métier "de tout repos" on ne devient pas chef d'établissement !"

"L'obligation ("ardente", sans doute) d'inventer sans cesse de nouveaux dispositifs pédagogiques. "

C'est ce qu'en retiendront les destinataires.

Les nouveaux dispositifs pédagogiques pour résoudre tous les problèmes de l'école. On sait ce qu'a donné cette conviction "de tout repos".

Écrit par : Robin | 15 juin 2008

"... Zemmour aligne des contre-vérités nuisibles et bêtes."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Pourriez-vous préciser par des exemples à l'appui ?

Écrit par : Magister | 15 juin 2008

Robin, votre dernier commentaire est bien vu. Il semblerait que Meirieu joue, à son insu, le rôle d'un révélateur : celui de la lâcheté ordinaire de tous ces faux gentils qui pourrissent le système.

Écrit par : Magister | 15 juin 2008

Le texte de Meirieu est un appel baveux à la sédition des CE.

Que ça ne marche pas ou qu'on le prenne à parti(es), il s'exclamera qu'il n'a pas dit ça comme ça.

Il proclame par exemple "Stricto sensu, il n'y a que le dressage qui s'évalue" pour immédiatement ouvrir le parapluie en affirmant "L'éducation s'estime" puis se livrer à une poisseuse noyade sémantique du mot "estime".

En faisant son fiel assis qu'il ponctue de nuances affectées, il tente de ne pas salir ses chaussures. Craignant les révisions, il veut rester dans l'histoire comme un factieux policé.

Ce type se prend pour Gamelin. En a-t-il seulement l'étoffe ?

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Tout à fait! C'est exactement ce qu'on appelle un sale type!

Écrit par : Jean | 15 juin 2008

Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne.
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008

Alimentation foireuse, consumérisme pathologique, pratiques sanitaires douteuses, décervelage télévisuel, jeux vidéo, musique binaire... ont fini par en faire des légumes... ou, dans certains cas, des herbes folles. Mais nous ne sommes pas encore sortis du bois car le monde adulte est lui-même en grande partie infantilisé.

Écrit par : Magister | 15 juin 2008

"Christophe, Jean-Paul Brighelli ne s'est pas déclaré de droite, je ne crois pas. Il a appelé à voter Sarko par dépit de voir la Sainte du Poitou multiplier miraculeusement les votes en sa faveur lors des primaires socialistes.
Et je crois qu'il apprécie aussi les écrits et les propos publics de Zemmour, ce pour quoi je m'emploie fréquemment à répéter que sur les questions de genre (70% de son créneau de vente), Zemmour aligne des contre-vérités nuisibles et bêtes."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Peut-être me trompé-je, il nous le dira lui-même. En tous cas, je comprends difficilement qu'on puisse à la fois être de gauche et voter pour Sarko! Ce n'est plus le grand écart, ce sont les pieds qui touchent les oreilles...
Concernant Zemmour, c'est vrai que c'est sur ce sujet qu'il est le plus horripilant. On a vraiment l'impression, à l'entendre parfois, qu'il a peur que l'évolution, (pourtant encore bien insuffisante) de la condition des femmes risque de lui faire remonter les testicules dans le ventre...
Bien à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

"Par ce genre de commentaire, n'avez-vous pas l'impression de venir illustrer l'idéologie et la bien-pensance que dénonce Zemmour dans sa chronique, et finalement de confirmer son propos?"

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

"Un peu d'humour, mon cher Daniel...
Et la bien pensance n'est pas du côté que vous croyez. Il est toujours facile d'affubler son adversaires de ses propres tares. Ca s'appelle... comment, déjà?
Zemmour est un vrai idéologue, vraiment "bien-pensant", sous des dehors assez "tartuffes" de politiquement incorrect. Pas besoin de beaucoup de jugeote pour s'en rendre compte... Il est apprécié uniquement parce qu'il est de droite, par des gens de droite."

Ecrit par Christophe Sibille, le 15 juin 2008.

Soyez rassuré, Christophe, je ne m'interrogeais pas sur la forme de votre commentaire, certes humoristique, mais sur le fond. Je me méfie du raccourci infect/idéologue de droite/apprécié par des gens de droite, par opposition à une gauche "humaniste".
Je trouve à cet égard le cas de Zemmour assez intéressant. Sur la question éducative en particulier, je ne pense pas que ce soit un idéologue, mais au contraire, comme il le dit lui-même, un des rares journalistes à avoir "senti" certains problèmes parce qu'il a lu des livres écrits par des profs, et qu'il s'est réellement intéressé à ce que ces derniers vivaient "sur le terrain". Je trouve sa chronique fort juste (merci Guillaume), et que le lien qu'il fait entre la question scolaire, la bien-pensance et l'anti-racisme mérite qu'on s'y arrête, au lieu de se voir balayée d'un revers de la main.
Il me semble par exemple que, lorsqu'il parle d'"anti-racisme", il ne défend pas le "racisme" (!), mais dénonce en réalité une sorte de "racisme à l'envers" qui a causé beaucoup de dégâts, dans un certain nombre d'écoles, de collèges et de lycées en tout cas.
Je relèverais également une chose, qui n'est peut-être pas anodine. Chez Ruquier le samedi soir, Zemmour peut effectivement, de prime abord, passer pour "infect". Mais c'est Naulleau, l'homme de gauche, qui étale quelquefois ses soirées passées au "Baron", l'une des boîtes les plus branchées des nuits parisiennes. Or, il s'agit précisément d'un rendez-vous d'"artistocrates", comme on disait plus haut. En clair : l'un des lieux les plus fermés de France, dans lequel on n'entre pas sans être parrainé. Le symbole même de l'exclusion.
Méfions-nous des apparences : les "infects" ne sont pas toujours ceux que l'on croit, et les "humanistes" pas forcément ceux qui n'ont que ce mot-là à la bouche...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

Soyez rassuré, Daniel, je crois que je déteste encore plus Nolleau que Zemmour. En tous cas, leur numéro de duettistes, (pour les quelques fois où je l'ai vu, du temps où je patientais devant l'écran pour attendre la chronique de mon copain Alévêque) semble extrêmement bien rôdé!
Pour ce qui est du "racisme à l'envers", je suis extrêmement sensibilisé à ce genre de sujet, mais je suis plus que méfiant à l'égard des propos de Zemmour et de la manière, (qui n'est pas anodine), dont il les profère.
Mais, comme le pense aussi Jeremy, c'est pour tout ce qui concerne les problèmes de "genre" qu'il m'insupporte le plus.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Par ailleurs, pour rebondir du même coup sur ce que vous dîtes sur l'humanisme, et sur ce que disait le "pourfendeur sans distinction des media" Senèque (ta mire?), Didier Porte ne s'est jamais prétendu humaniste.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Concernant Zemmour, c'est vrai que c'est sur ce sujet qu'il est le plus horripilant. On a vraiment l'impression, à l'entendre parfois, qu'il a peur que l'évolution, (pourtant encore bien insuffisante) de la condition des femmes risque de lui faire remonter les testicules dans le ventre...
Bien à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Hum, je ne sais pas si je devrais le dire, mais il y a une explication assez simple : les origines séfarades.

Je ne sais pas si vous avez des ami séfarades, Christophe, mais ils sont tous comme ça...La "trouille bleue" des "testicules dans le ventre".

...Les femmes les laissent parler car en réalité, ce sont elles qui détiennent le pouvoir (déjà dans la Bible, Ester, Sarah...)

Les "askhénazes" comme vous... et moi, ont depuis longtemps accepté "l'évolution normale, inéluctable, c'est-à-dire "le matriarcat.

;-)

Écrit par : Robin | 15 juin 2008

Oui, mais quand même, lui est censé être un intellectuel, et avoir "élaboré" et réfléchi un peu en ce qui concerne ces éléments de sa culture! On devrait pouvoir exiger de lui, sur ce sujet, un discours un peu différent de celui de Michel Boujenah ou Gad Elmaleh, (que j'aime bien, par ailleurs).
Vous êtes certainement plus calé que moi sur le sujet, mais il y a certainement beaucoup d'intellectuels d'origine sépharades qui n'ont pas ce discours!
J'ai quelques amis dans cette "communauté", et certains sont presque, concernant le "nouveau mâle", des "goys comme les autres"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

déjà dans la Bible, Ester, Sarah...)

Esther avec un "h" (une ?) qui sauve à elle seule le peuple juif et que l'on célèbre à pourim.

...Et j'allais oublier la belle Judith pour laquelle Holopherne perdit la tête !

Écrit par : Robin | 15 juin 2008

Pour rester dans les médias, vous avez peut-être vu comme moi le premier reportage consacré au bac dans les journaux télévisés : demain, les épreuves de philo.

Et franchement, je crois que dans 10 ans tout le monde regardera ces reportages comme des moments de télé ahurissants !

Le mot le plus répété est celui de "stress" ; ça en devient digne des Monty Python et de leur "spam". "stress, stress, stress, stress" La voix-off souligne que les révisions sont un moment de stress, une lycéenne confirme que "Ça la stresse", et puis après il y a "le stress des épreuves" et comment on y fait face (avec des cachets, sur i-télé !)

Ça me fait déjà l'effet des voix de speaker de l'ORTF des années 50, et si tout le monde ne voit pas à quel point c'est bidon, creux et délirant, c'est parce qu'on voit tous la MÊME CHOSE sur toutes les chaînes à cette période.

Mais dans 10 ans, je le répète, ceux qui verront cela d'un œil extérieur nous diront avec commisération "mais vraiment, c'était nase la télé à votre époque !"

(Evidemment, je suis optimiste et je suppose que ce ne sera pas encore pire dans 10 ans ... mais est-ce possible ?)

Écrit par : sanjuro | 15 juin 2008

Oui, mais quand même, lui est censé être un intellectuel, et avoir "élaboré" et réfléchi un peu en ce qui concerne ces éléments de sa culture! On devrait pouvoir exiger de lui, sur ce sujet, un discours un peu différent de celui de Michel Boujenah ou Gad Elmaleh, (que j'aime bien, par ailleurs).

Boujenah et Elmaleh semblent avoir pris plus de distances avec cette grave question - pourquoi "la" virilité ? demandait Prévert, un autre humoriste - que Zemmour. Comme quoi les humoristes sont parfois (souvent ?) plus intelligents que les intellectuels.

Écrit par : Robin | 15 juin 2008

On a vraiment l'impression, à l'entendre parfois, qu'il a peur que l'évolution, (pourtant encore bien insuffisante) de la condition des femmes risque de lui faire remonter les testicules dans le ventre...
Bien à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Ah bon ?? Dans ce cas , ce n'est rien alors à côté de ceux qui voilent leurs femmes ! :-))

Écrit par : Amélie | 15 juin 2008

"Soyez rassuré, Daniel, je crois que je déteste encore plus Nolleau que Zemmour."

Ecrit par Christophe Sibille, le 15 juin 2008.

Voilà qui est rare, mon cher Christophe : la performance mérite d'être saluée!

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

Il me semble par exemple que, lorsqu'il parle d'"anti-racisme", il ne défend pas le "racisme" (!), mais dénonce en réalité une sorte de "racisme à l'envers" qui a causé beaucoup de dégâts, dans un certain nombre d'écoles, de collèges et de lycées en tout cas.
Daniel Arnaud


Très très juste , mais sujet tabou . Interrogez donc les élèves qui en ont terminé avec le lycée et qui se sentent alors libres de parler( n'est-ce pas symptomatique?) sur ce qu'ils ont dû subir au nom de l'anti-racisme et de la citoyenneté dont on les a gavés ! Mais qui s'intéresse à ceux-là ??

Écrit par : Amélie | 15 juin 2008

(Evidemment, je suis optimiste et je suppose que ce ne sera pas encore pire dans 10 ans ... mais est-ce possible ?)

Ecrit par : sanjuro | 15 juin 2008

Dans dix ans, il n'y aura plus de bac donc plus de stress. On aura des lycées "lieux de vie" come on en voit dans les feuilletons américains sur la 6, avec plein de "nouveaux dispositifs pédagogiques" : on y apprendra à danser, à conduire, à faire du macramé...Ca sera COOL !

Écrit par : Robin | 15 juin 2008

"Alimentation foireuse, consumérisme pathologique, pratiques sanitaires douteuses, décervelage télévisuel, jeux vidéo, musique binaire... ont fini par en faire des légumes... ou, dans certains cas, des herbes folles. Mais nous ne sommes pas encore sortis du bois car le monde adulte est lui-même en grande partie infantilisé.

Ecrit par : Magister | 15 juin 2008 "

Mais oui, mais oui.... le monde court à sa perte et on nous le dit depuis des siècles.
je n'aime pas trop mon époque et mes contemporains (triste aveu)...mais je ne pense pas que le fond ait jamais été différent.

Écrit par : Hervé | 15 juin 2008

Je n'ai jamais regardé On n'est pas couché, mais j'aimerais savoir si le Naulleau dont vous parlez est bien le fondateur de L'esprit des Péninsules. Je ne sais pas s'il se montre odieux en tant que chroniqueur, mais en tant qu'éditeur, il a fait du très bon travail en publiant "La littérature sans estomac" de Pierre Jourde (à lire absolument). Il a aussi écrit, avec le même Pierre Jourde, le "Jourde et Naulleau", petit précis de la littérature du vingt-et-unième siècle qui parodie le Lagarde et Michard et qui est un pur régal.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juin 2008

"Dans dix ans, il n'y aura plus de bac donc plus de stress. On aura des lycées "lieux de vie" come on en voit dans les feuilletons américains sur la 6, avec plein de "nouveaux dispositifs pédagogiques" : on y apprendra à danser, à conduire, à faire du macramé...Ca sera COOL !"

Je le crois effectivement. Nos lycées copient ceux des USA avec dix/quinze ans de retard.
Regardez note2be : ils ont voulu s'imposer trop tôt. Dans dix ans, ce sera institutionnel.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Avez-vous lu le Nouvel Observateur de cette semaine ? Un article sur la réforme du lycée, avec cet éternel ton condescendant de la journaliste qui s'étonne que les réformes ne soient pas déjà mises en place, tant elles tombent sous le sens !

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2275/articles/a376990-.html

Et un nouveau modèle monté en épingle, après la Finlande : le Québec !

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2275/articles/a376991-le_mod%C3%A8le_qu%C3%A9b%C3%A9cois.html

Une grosse tartine sur le lycée où on s'éclate à apprendre par ce que les profs "font du sur mesure", où les associations envahissent les salles de cours après 17H, où on fait des danses traditionnelles d'Haïti pour intégrer tout le monde, etc.

Un seul fait crédible dans cette célébration du boy-scoutisme : la conclusion

« "Les enseignants doivent être davantage à l'école, résume le directeur Eric Dionne, parce que les élèves en ont besoin." Cela fait sans doute le bonheur des jeunes. Mais la profession renâcle. 30% des enseignants abandonnent le métier au cours des cinq premières années... parce qu'ils le jugent trop pénible. »

Et le plus marrant, c'est qu'aucune conclusion n'est tirée de cela, comme si au fond, on jubilait à l'idée de faire chier les profs.

« — Et pourquoi qu'tu veux les faire, tes réformes?
— Pour faire chier les profs, répondit Darkie. Ceux qu’auront mon âge dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des profs à emmerder.
— Eh bien, dit Gabriel.
— Je serai vache comme tout avec eux. Je leur ferai lécher le parquet. Je leur ferai manger l’éponge du tableau noir. Je leur enfoncerai des compas dans le derrière. Je leur botterai les fesses. Parce que j’en porterai des bottes. En hiver. Hautes comme ça (geste). Avec des grands éperons pour leur larder la chair du derche.
— Tu sais, dit Gabriel avec calme, d’après ce que disent les journaux, c’est pas du tout dans ce sens-là que s’oriente l’éducation moderne. C’est même tout le contraire. On va vers la douceur, la compréhension. la gentillesse. N’est-ce pas, Marceline, qu’on dit ça dans le journal ?
— Oui, répondit doucement Marceline. Mais toi, Darkie, est-ce qu’on t’a brutalisé à l’école ?
— II aurait pas fallu voir.
— D’ailleurs dit Gabriel, dans vingt ans, y aura plus d'profs : y seront remplacés par le cinéma, la tévé, l’électronique, des trucs comme ça. C’était aussi écrit dans le journal l’autre jour. N’est-ce pas, Marceline ? »

Écrit par : sanjuro | 15 juin 2008

Une petite question:
Y a-t-il un nombre maximum autorisé d'heures sup pour un enseignant certifié et agrégé? ou est-ce illimité?
merci

Écrit par : caramel | 15 juin 2008

Edifiant, l'article du Nouvel Observateur sur le Québec ! Je serais curieuse de savoir quel est le niveau réel des cours...

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juin 2008

Caramel, le nombre d'Heures supp' est illimité jusqu'à épuisement, soit du stock d'HSE/HSA, soit du professeur concerné.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

De tous côtés on entend plus que çaaaa
Un air nouveauuu qui nous vient de là-baaaas
Un air nouveau qui va faire du dégaaaat
Et avec moi il vous preeeeendraaaa

Tice, les Tice, vous y viendrez tous,
Tice, les Tice, vous en ferez tous,
Tice, les Tice, vous aimerez ne faire que çaaaaaaaaaa

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

"Philippe, 34 ans, est en 2e année à l'Université de Montréal pour devenir instituteur"

Ils ont des bonnes allocs, au Quebec !

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit.
Le Père Meirieu devant moi s'est montré,
De Darcos il voulait pompeusement parler.
Brighelli n'avait point abattu sa fierté :
Philippe avait encor cet éclat emprunté
Dont il prit soin de peindre et d'orner son discours,
Pour donner à ses mots d'improbables atours.
« Tremble, a-t-il déclaré, prof indigne de moi.
Le Moloch tout puissant l'emporte aussi sur toi.
Je te plains de tomber aux mains de Gaudemar,
Adieu. » En achevant ces quelques mots bizarres,
Son ombre de mon âme a voulu s'emparer;
Et moi, je lui cachai mes sordides regrets.
Mais je n'ai plus trouvé, de mon ministre-archange,
Qu'une parole vaine, et traînée dans la fange,
Des promesses brisées, de vieux serments rompus,
Et des profs fatigués, déprimés, abattus.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Mon lycée au Canadaaaa
C'est le seul bonheur pour moaaaa
On y fait des T.P.Euuuuuh
Merveilleuuuuuuuhs

Si je m'en vais au Québeeeec
J'monterai des clubs et des Peeeec
IDD, PPRE,
Nous s'rons heureuuuuux


(NdlR : T.P.E. : Travaux Pédagogiques encadrés ; P.E.C. : Projet Educatif Culturel ; IDD : Itinéraire de Découverte ; PPRE : Programmes personnalisés de réussite éducative)

Écrit par : Jeremy | 16 juin 2008

@ Sylvie Huguet

Oui, pour Naulleau, il s'agit bien de l'éditeur, aujourd'hui chroniqueur chez Ruquier. C'est intéressant ce que vous dites sur la qualité de son travail.
En effet, ce qui lui est souvent reproché jusqu'à lui valoir le qualificatif d'"odieux" (comme Zemmour), c'est peut-être sa compétence, justement. Dans "On n'est pas couché", au lieu de servir la soupe à des "peoples" qui viennent de commettre un "livre", il n'hésite pas, avec son regard de professionnel, à faire la critique de leur "style" et à les remettre à leur place. Il y a à cet égard chez lui, comme chez Zemmour, une réelle façon de dénoncer la médiocrité et la facilité d'"auteurs" qui se trouvent propulsés en tête des ventes simplement parce qu'ils ont le bon réseau, pendant que des plumes brillantes demeurent dans l'ombre (l'éternelle histoire de Cyrano, "Grimper par ruse au lieu de s'élever par force", etc.).
D'où la reproduction fréquente, sur le plateau de Ruquier, d'un schéma que connaissent pas mal de profs : celui de l'élève "au centre du système" qui s'attend à être flatté et qui ne tolère pas jusqu'au conseil qui lui permettrait de progresser. Evidemment, dans ces cas-là, l'époque veut qu'on ne retienne que la "méchanceté" de celui qui pourrait partager sa compétence...

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Illustration paroxysmique de mon post ci-dessus avec ce lien :

http://.dailymotion.com/video/x2arnk_clash-michael-youn-vs-eric-naulleau_politics

L'éditeur Naulleau vient de faire la critique du premier roman de l'actrice Mathilda May, et se trouve confronté à l'amuseur Michaël Youn dans le rôle du collégien de 13-14 ans.

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Cher Daniel Arnaud,
Je vous trouve bien indulgent (au moins) avec Naulleau.
Quelle compétence pour casser Bocolini? (ou autre)

Et par ailleurs, quel autre titre que "la littérature sans estomac" connaissez-vous de l'esprit des péninsules?

Pourquoi cette maison d'édition (si différente) est-elle en vente aujourd'hui?
Et pourquoi personne veut l'acheter?

J'aime bcp Jourde, mais il n'a pas publié sous son nom que des oeuvres littéraires inoubliables :
son truc sur ses randos au Tibet, pas lié aux circonstances?
son recueil sur le chaperon rouge, pas un plan pédago?

Mais j'aime bcp Jourde et je ne l'accuse de rien. Je crois que faire des livres ce n'est pas forcément et pas toujours ou pas tout le temps refaire l'histoire de la littérature.

Bref, pour revenir à Naulleau, je n'ai pas vu bcp de ses émissions, mais je ne l'ai jamais vu parler de littérature, juste tenter d'être repris au zapping. Comme Zemmour.

Et pour faire simple, je crois qu'il se tripote la nouille à jouir de ce qu'il a reproché à d'autres avant. Bref il en croque.

A moins qu'il cherche à remplacer Thierry Rolland pour commenter la prochaine coupe du monde en 2010; et là il a ses chances.
Louis

Écrit par : louis LB | 16 juin 2008

Je profite que la nuit est douce et qu'il n'y a pas trop d'interventions pour préciser mon point de vue.

Je crains d'avoir été un peu "rentededans" quand j'écris : "Et par ailleurs, quel autre titre que "la littérature sans estomac" connaissez-vous de l'esprit des péninsules? "

Je voulais dire que, pour ma part, je ne connaissais de cette maison d'édition que ce livre et puis aussi le crétinisme alpin; mais rien d'autre.

Et que, même si je suis pas le plus instruit je suis curieux et avide.

Mais que nolo me parait être un ga qui aime bien se montrer.

Louis

Écrit par : Louis LB | 16 juin 2008

"Cher Daniel Arnaud,
Je vous trouve bien indulgent (au moins) avec Naulleau."

Eh bien oui : heureusement qu'il reste des personnes aussi indulgentes que moi pour tolérer des personnes aussi peu indulgentes que lui!

A propos, mon lien ne marche pas (ces techniques modernes m'échappent, décidément), mais ça se retrouve facilement sur Dailymotion. Bonne nuit à tous...

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Je n'ai jamais regardé On n'est pas couché, mais j'aimerais savoir si le Naulleau dont vous parlez est bien le fondateur de L'esprit des Péninsules. Je ne sais pas s'il se montre odieux en tant que chroniqueur, mais en tant qu'éditeur, il a fait du très bon travail en publiant "La littérature sans estomac" de Pierre Jourde (à lire absolument). Il a aussi écrit, avec le même Pierre Jourde, le "Jourde et Naulleau", petit précis de la littérature du vingt-et-unième siècle qui parodie le Lagarde et Michard et qui est un pur régal.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juin 2008

Merci de m'avoir fait connaître cet auteur. J'ai lu avec amusement sur Internet (j'essayerai de mettre le lien) des critiques des oeuvrettes de Frédéric Beigbeider, Philippe Delorme, Christine Angot et Mehdi Belhaj Kacem, extraites de "La littérature sans estomac".

Naullau revisite avec talent un genre oublié : le pamphlet. C'est tès méchant, très drôle...et très pertinent, ou très impertinent, c'est comme on voudra !

Ceci dit, pour répondre à Louis LB, c'est vrai que le pamphlétaire en question n'a pas l'estomac de Julien Gracq, mais il ne faut pas non plus demander l'impossible.

Depuis la parution de "La littérature à l'estomac" dans les années 50, les choses n'ont fait qu'empirer.

Mais les médias et la télévision se moquent bien de ce qui subsistera dans cinquante ans. Tel n'est pas leur rapport à la temporalité.

Et il n'y a pas l'équivalent de Pivot pour faire un peu contrepoids.

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Philippe Delorme, Christine Angot et Mehdi Belhaj Kacem, extraites de "La littérature sans estomac".

Delerme avec un E et sans gorgée de bière, le matin, c'est très mauvais, même si le petit Marcel en prenait comme médicament contre son asthme (cf "A l'ombre des Jeunes filles en fleurs")

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Caramel, le nombre d'Heures supp' est illimité jusqu'à épuisement, soit du stock d'HSE/HSA, soit du professeur concerné.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Pas tout à fait : il me semble qu'il soit interdit de toute façon à un professeur de dépasser le double de ses revenus. Certes, pour cela, il faudrait un paquet d'heures sup, mais il y a tout de même une limite.

Écrit par : Manu | 16 juin 2008

"A propos, mon lien ne marche pas (ces techniques modernes m'échappent, décidément),"

Vite un module de formation aux TICE!!!

Écrit par : Hervé | 16 juin 2008

Aldo Naouri ("Eduquer ses enfants"):

"Il faut rétablir la relation verticale entre les enfants et les parents, et en finir avc la relation horizonale."

Il ajoute même que c'est à ce prix que les enfants sauront à nouveau lire et compter.

C'est le bon sens même.

A propos de bon sens (ou plutôt d'absence de bon sens), lisez donc , Christophe, vous qui dites n'avoir jamais lu une ligne de Meirieu, le texte dudit signalé ci-dessus par DK :

(Meirieu, pompier pyromane * ? Pas faux si l'on en croit l'article publié dans
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=78&Itemid=2).

Je serais étonné qu'après vous ne considériez pas comme moi que l'individu est un démagogue spécialement dangereux.

Écrit par : Jean | 16 juin 2008

Extrait du rapport de jury du capes de sciences du langage et de la communication * session 2014 :

"Le jury note avec satisfaction la hausse continue des candidats dans l'épreuve de cliquage de mulot. Cette année, la barre d'admission a été placée à la valeur remarquable de 37 clics/minute"

* nouvelle dénomination unifiée qui a remplacé les obsolètes capes de lettres modernes, classiques et langues vivantes.

Écrit par : DK | 16 juin 2008

continue du niveau...

Écrit par : DK | 16 juin 2008

"En effet, ce qui lui est souvent reproché jusqu'à lui valoir le qualificatif d'"odieux" (comme Zemmour), c'est peut-être sa compétence, justement."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Mais non! On lui reproche d'être odieux parce qu'il l'est, tout simplement. On peut parfaitement être compétent et impertinent, (et drôle), sans être odieux.
Mais ces deux-là ont trouvé ce type d'expression, comme le faisait justement remarquer un internaute ci-dessus, pour se faire remarquer et passer au zapping.
Il faut plus de talent, (et de compétence) pour être Desproges, (ou même Didier Porte) que Naulleau ou Zemmour.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2008

Voici le lien promis vers Pierre Jourde. Contrairement à Daniel Arnaud, j'ai les compétences requises pour le Capes de clicage du mulot !

;-)

http://www.fluctuat.net/livres/interview/jourde.htm

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Je le remets parce que vraiment je m'étonne du peu de réactions devant le fait qu'entre autres choses ces syndicats viennent de signer à notre place notre temps de présence bien allongé dans les établissements. Cela ne vous gêne pas? Vous avez déjà accepté?


Vous avez vu les "16 points de convergence sur le lycée" que viennent de signer les syndicats à l'exception de FO le 12 Juin dernier?
Charmant! Le SNES et le SGEN, cela ne m'étonne pas mais je pensais que le SNALC était moins stupide que cela!
C'est tout bonnement lamentable!
Tranquille, le pépère Darcos, elle va passer toute seule sa réforme. Tout le monde dort et les syndicats continuent de trahir nos statuts sans le moindre scrupule.
Je croyais qu'on préparait le feu au SNALC? C'est bien ce qu'avait dit JPB et ce que m'a affirmé un représentant de ce syndicat récemment.
Notre ministre leur a promis quoi aux représentants syndicaux pour qu'ils nous cassent ainsi?
S'il y a des représentants SNALC qui passent ici, je veux bien des explications... Merci par avance.

Ecrit par : Sanseverina | 15 juin 2008

Écrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

Robin,
Delerm (sans e à la fin), puisque vous aimez la précision.
Et, d'autre part, Naulleau n'est que l'éditeur de Jourde et de "La littérature sans estomac".
Si vous ne connaissez de Jourde que quelques extraits de "La littérature sans estomac", je veux encourage à lire urgemment "pays perdu" et "festins secrets" qui sont deux grands romans. (presse pocket - pôchir ;=)

Louis

Écrit par : Louis LB | 16 juin 2008

Je le remets parce que vraiment je m'étonne du peu de réactions devant le fait qu'entre autres choses ces syndicats viennent de signer à notre place notre temps de présence bien allongé dans les établissements. Cela ne vous gêne pas? Vous avez déjà accepté?
Ecrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

Franchement Sanseverina, en tant que parent d'élève, le profil du nouveau lycée m'inquiète beaucoup.

J'ai retrouvé un article sur le modèle du lycée finlandais qui semble-t-il a inspiré cette réforme : l'autonomie favorise bien sûr les élèves murs qui savent où ils vont et qui sont travailleurs (ou qui ont des parents bien informés derrière eux).
Ce n'est surement pas ce nouveau lycée avec des études à la carte qui permettra à chacun d'aller au plus haut de ses capacités.

Maintenant du côté des parents d'élèves, si vous connaissez une association, pas trop marquée politiquement, qui a déjà pris position contre cette réforme, cela m'intéresse.

Écrit par : lucile | 16 juin 2008

"les élèves mûrs"

Je suis allée voir sur le site de la PEEP, ils réclament aussi plus d'autonomie et de modularité au lycée !!

"l'autonomie favorise bien sûr les élèves murs qui savent où ils vont et qui sont travailleurs", mais pourquoi les lycéens auraient-ils besoin de se faire un menu des cours à la carte ? Syndrome Mc Do ?

Beurk !

Écrit par : lucile | 16 juin 2008

Sanseverina, vous avez raison, le fait que la majorité des syndicats signe les 16 points de convergence est décourageant et rageant. En revanche, le snalc a mis en ligne un questionnaire sur la réforme des lycées afin de savoir ce qu'en pensent les professeurs avant d'aller en discuter au ministère. Peut-être que ce syndicat (et d'autres ?) a accepté de signer pour ne pas être exclu des discussions, puisque cela semblait être une condition sine qua non imposée par le ministère. On appréciera le procédé très démocratique…

Écrit par : Helisenne | 16 juin 2008

Robin,
Delerm (sans e à la fin), puisque vous aimez la précision.
Et, d'autre part, Naulleau n'est que l'éditeur de Jourde et de "La littérature sans estomac".
Si vous ne connaissez de Jourde que quelques extraits de "La littérature sans estomac", je veux encourage à lire urgemment "pays perdu" et "festins secrets" qui sont deux grands romans. (presse pocket - pôchir ;=)

Louis

Ecrit par : Louis LB | 16 juin 2008

Je note ça sur mes tablettes. Bon, récapitulons : Pierre Jourde = auteur, Eric Naulleau = éditeur du précédent notamment (?).

Il me semblait cependant qu'ils avaient écrit des livres "à deux mains" (si vous le voulez-bien)...Et que Naulleau écrivait aussi des pamphlets.

...et Philipe Delerm sans "e"...Même après plusieurs gorgées de bière.

Il faut se tenir à carreau sur ce blog., le prof ne mégote ( un seul "t"!) pas avec l'orthographe et la précision !

;-)

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Notre ministre leur a promis quoi aux représentants syndicaux pour qu'ils nous cassent ainsi?
S'il y a des représentants SNALC qui passent ici, je veux bien des explications... Merci par avance.

Ecrit par : Sanseverina | 15 juin 2008

La réforme est pour l'instant une coquille creuse où chacun projette ses propres désirs, comme si la forme ne conditionnait pas fondamentalement le fond, comme si les syndicats feignaient de savoir que cette réforme n'a pour unique but que de rendre possible la suppression de postes. La forme même de l'enseignement induira un appauvrissement des exigences et un manière de faire cours. Le souci du rééquilibrage des filières paraît plus qu'étrange alors même qu'il y a deux ou trois ans on nous rabâchait sans arrêt que l'on manquait de scientifiques et que les filières scientifiques à l'université étaient désertés (ce qui a conduit à l'introduction au bac des capacités expérimentales en physique, svt, et à partir de l'an prochain en maths pour rendre les sciences plus "attractives").
Ce qui est plus étonnant encore pour le Snalc est le fait d'approuver le rapport du Sénat sur le bac, qui propose de structurer le bac en deux temps sur une logique de compétence, en première le savoir, en terminale l'esprit critique... comme s'il ne s'agissait pas des deux faces d'une même pièce. Cette analyse de l'enseignement à partir de la compétence est un désastre qui dépèce l'exercice de la pensée.
Par ailleurs, Darcos est habile en faisant miroiter la possibilité d'un enseignement à cheval sur le secondaire et le supérieur, il peut séduire par là - à tort - certains réactionnaires qui seraient hostiles aux "innovations" pédagogiques, en leur faisant croire à une porte de sortie.

Pour les parents d'élève, tout le monde se vautre joyeusement dans cette réforme (la PEEP comme la FCPE).

Écrit par : Romuald | 16 juin 2008

Je le remets parce que vraiment je m'étonne du peu de réactions devant le fait qu'entre autres choses ces syndicats viennent de signer à notre place notre temps de présence bien allongé dans les établissements. Cela ne vous gêne pas? Vous avez déjà accepté?
Ecrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

J'ai expédié votre post à Jean-Michel Léost.
Il m'étonnerait fort que la Société des agrégés n'ait pas les moyens d'y mettre le holà au niveau des conseillers si c'est aussi dangereux que vous en avez le sentiment.

Écrit par : Jean | 16 juin 2008

Pour Helisenne et Lucile:
Lucile: je pense que le nouveau profil du lycée permettra la multiplication des boîtes privées qui elles feront des cours et pas du parcours autonome. Oui, c'est inquiétant pour les élèves. C'est la" sauce collège" allongée pour le lycée. Or au collège, les cours sont devenus accessoires sauf peut-être dans quelques établissements non encore gangrenés.
Hélisenne: si le SNALC a signé pour pouvoir aller discuter, c'est vraiment le piège total: accepter avant ce qu'on est censé refuser après est un jeu de dupes. Nous serons dupés sauf à déborder les syndicats à la rentrée. Espérons que lorsque les collègues vont enfin s'occuper de ce qui se passe, ils ouvriront les yeux...

Écrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

1eut-être que ce syndicat (et d'autres ?) a accepté de signer pour ne pas être exclu des discussions, puisque cela semblait être une condition sine qua non imposée par le ministère. On appréciera le procédé très démocratique…

Ecrit par : Helisenne | 16 juin 2008

Je suis au SNALC depuis de nombreuses années, j'ai même été C2 (correspondant dans mon établissement) à une époque où l'on se faisait traiter de fascistes par les collègues, du SNES notamment et où il fallait vraiment se battre (au sens figuré, encore que...) pour avoir une petite place sur le tableau d'affichage.

Les analyses des gens du SNALC sont très souvent justes et pertinentes, voire prophétiques, mais ils ont ce manque d'agressivité, certains diraient de combativité, des gens (trop ?) courtois.

D'autre part, ils ne sont que (ce n'est déjà pas si mal) second syndicat le plus représentatif et ce n'est pas lui qui pose un problème politique (=rapport de forces) actuellement au ministre, mais les syndicats dits "de Gauche".

Je pense, en effet, comme Helisenne, qu'ils ont signé pour ne pas être exclus de la discussion.

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

"les élèves mûrs"

Je suis allée voir sur le site de la PEEP, ils réclament aussi plus d'autonomie et de modularité au lycée !!

"l'autonomie favorise bien sûr les élèves murs qui savent où ils vont et qui sont travailleurs", mais pourquoi les lycéens auraient-ils besoin de se faire un menu des cours à la carte ? Syndrome Mc Do ?

Beurk !
Ecrit par : lucile | 16 juin 2008

La première chose à faire, de la part d'un ministre qui voudrait refaire l'école,serait de virer du circuit toutes les associations de parents d'élèves.
En démocratie, chacun ne peut être représenté qu'une fois, sinon l'égalité disparaît. Les parents sont des citoyens comme les autres; à ce titre, ils votent. Comme parents, ils ne doivent avoir aucun droit de plus dans l'école que les citoyens qui n'ont pas d'enfant.
GM, à titre tout à fait personnel.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2008

La première chose à faire, de la part d'un ministre qui voudrait refaire l'école,serait de virer du circuit toutes les associations de parents d'élèves.
GM, à titre tout à fait personnel.
Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008

Je serais un peu plus nuancée : sur le plan local les associations de parents peuvent avoir une action efficace sur des problèmes périscolaires : transport, sécurité des accès... Cela évite aussi aux chefs d'établissement d'avoir 150 coups de fil de parents énervés par certains problèmes
Les bourses aux livres au lycée permettent de centraliser les ventes de livres d'occasion entre parents (mais je suis bien consciente qu'elles sont aussi le moyen de renflouer les caisses).
Par contre, ils outrepassent leur rôle lorsqu'ils font des propositions sur les réformes scolaires, jugent dans la pratique des enseignants ou s'immiscent dans le fonctionnement des établissements. Je trouve leur poids dans les Conseils d'administration disproportionné : si on y ajoute celui des représentants des élèves, les enseignants sont moins nombreux et ce n'est pas normal.

Écrit par : lucile | 16 juin 2008

"En démocratie, chacun ne peut être représenté qu'une fois, sinon l'égalité disparaît. Les parents sont des citoyens comme les autres; à ce titre, ils votent. Comme parents, ils ne doivent avoir aucun droit de plus dans l'école que les citoyens qui n'ont pas d'enfant.
GM, à titre tout à fait personnel.

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008 "

Quelle drôle d'idée!!
Faut-il faire le même raisonnement avec les profs (ou instits) qui sont aussi citoyens et n'ont donc rien de plus que les autres à dire sur le sujet de l'école (et encore moins comme fonctionnaires qui ne doivent qu'appliquer les missions et les méthodes désignées par l'Etat)?

Écrit par : Hervé | 16 juin 2008

Je pense, en effet, comme Helisenne, qu'ils ont signé pour ne pas être exclus de la discussion.

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

L'intérêt est-il de discuter pour discuter ou d'être efficace? Quand on a déjà passé la tête dans l'ouverture, il ne reste plus grand chose à faire pour que tout le reste passe. C'est ce que me dit mon chat siamois tous les jours.

Écrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

Il faut dire aussi, Robin, que les propos du SNALC ont longtemps été dictés davantage par des préjugés politiques que par une analyse très argumentée ; je ne les ai trouvés crédibles que lorsqu'ils ont prouvé leur indépendance en se désolidarisant de réformes lancées par des ministres de droite.

On ne les voyait pas non plus dans des manifestations, jusqu'à récemment.

Cela dit, j'ai apprécié leurs dernières prises de position, qui étaient fondées et argumentées. Si eux aussi se font embourber dans la réforme du lycée, on peut dire qu'on est foutus.

Discussion avec mon proviseur-adjoint hier, qui s'affirme très confiant : selon lui, rien ne changera en profondeur après la réforme. Il chiffre (au doigt mouillé ?) à 10% le nombre d'heure de cours qui seront supprimées et remplacées par les activités "tépéeu-esques"... Il suppose en particulier que l'ECJS va passer à la trappe et compter comme une des ces activités en autonomie, dont elle est déjà fort proche.

Notons quand même, comme je l'ai constaté avec lui, que les élèves qui font 35 h de cours dans notre établissement sont fort rares, et se limitent à ceux qui ont pris deux options facultatives : des élèves qui aiment avoir des cours en plus. Ce chiffre de 35 h de cours qui nous est lancé très souvent à la face ne correspond donc pas à la réalité dans les filières générales, et dans les lycées technologiques ou professionnels, ces heures ne sont suivies d'aucun travail à la maison ou presque. (pour répondre à Christophe Sibille)

Écrit par : sanjuro | 16 juin 2008

Quelle drôle d'idée!!
Faut-il faire le même raisonnement avec les profs (ou instits) qui sont aussi citoyens et n'ont donc rien de plus que les autres à dire sur le sujet de l'école (et encore moins comme fonctionnaires qui ne doivent qu'appliquer les missions et les méthodes désignées par l'Etat)?
Ecrit par : Hervé | 16 juin 2008
À ma connaissance, dans l'école, les enseignant sont des salariés, et ont, comme tels, des droits syndicaux, entre autres.
À l'extérieur de l'école, ils ont un droit d'expression comme n'importe quel autre citoyen, parent ou pas.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2008

Il chiffre (au doigt mouillé ?) à 10% le nombre d'heure de cours qui seront supprimées et remplacées par les activités "tépéeu-esques"...
Ecrit par : sanjuro | 16 juin 2008

Oui mais quand on voit le peu d'heures qu'il y a déjà pour certaines matières dans la filière S par exemple (langues vivantes, histoire géographie) et la diminution des heures de mathématiques depuis les années 80 (la spé maths en terminale étant peu prisée), 10% en moins ne va pas arranger l'état des connaissances des lycéens arrivant dans le supérieur.

Et malgré ses 33 heures de cours cette année, j'ai rarement vu mon fils travailler tout un week-end comme je devais parfois le faire il y a 27 ans !

Écrit par : lucile | 16 juin 2008

Est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce que l'on entend exactement par "autonomie" ("ils revendiquent davantage d'autonomie" ?). De quoi parle-t-on exactement ? Je pose la question sans idées préconçues et sans ironie.

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Pour moi le mot "autonomie" renvoie à la "Critique de la raison pratique" de Kant. "Autonomie" s'oppose à "hétéronomie". L'autonomie de la volonté, c'est la faculté de se déterminer en fonction de la loi morale, en dehors de toute autre considération "sensible" (crainte, intérêt, plaisir...). Il s'agit d'un idéal sans doute inaccessible mais vers lequel on doit tendre. En aucun cas la possiblité de vivre selon ses propres lois ou de faire "ce qui vous plaît". Je pense qu'il faudrait ajouter le mot "raisonnable" à côté du mot "autonomie".

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Magnifique « Festins secrets » en effet. En outre, c’est aussi un livre de prof sur les profs :

"Dans les arènes que le Système a fait construire à grands frais, on livre aux fauves ce que la pays a de meilleur. Des jeunes gens engraissés à la science, aux lettres et aux arts, pleins de délicatesse et d'abnégation. En dehors de quelques vieilles épaves pédagogiques, on trouve surtout à Prévert des débutants : grands dadais nourris à la théorie pédagogique des ISFP, rougissantes jeunes filles relâchées des grandes écoles, à qui la nation confie la tache d'apprendre le commentaire en trois parties d'un poème de Baudelaire à des troupeaux de trafiquants de drogues, racketteurs analphabètes, masturbateurs sournois, apprentis maquereaux, putains précoces, filles violées par père et oncles, grenouilles de mosquée voilées jusqu'aux sourcils, prosélytes islamistes et champion de boxe thaï. Les Romains flanquaient les chrétiennes à poil au milieu du cirque. On les fouettait, on les faisait saillir par des ânes avant de faire rôtir ce qui restait. Au moins les martyres avaient-elles la consolation de croire au paradis. Pas les profs. Les profs sont là pour se faire enculer par les ânes, sous les huées de la foule. Tout le système a pour seule vocation de profaner le savoir"

Après cette citation j’attends les inévitables volées de bois verts. Ne frappez pas trop fort.

Écrit par : uncertain | 16 juin 2008

tâche

Écrit par : uncertain | 16 juin 2008

"Ainsi l'homme démocratique peut-il s'en défaire et se consacrer sans remords à des choses plus importantes, des choses réelles, faire construire sa maison pour y regarder la télévision tranquille."

Écrit par : uncertain | 16 juin 2008

de bois verT

Écrit par : uncertain | 16 juin 2008

Vous avez vu les "16 points de convergence sur le lycée" que viennent de signer les syndicats à l'exception de FO le 12 Juin dernier?


Vous savez ce qu'il vous reste à faire ... camarades ?

Écrit par : victor | 16 juin 2008

Pour en revenir à Naulleau, il a effectivement écrit "Petit déjeuner chez Tyrannie" où il expose ses démêlés avec la directrice du Monde des livres (son nom m'échappe sur le moment), qui avait vivement réagi aux atttaques de " La littérature sans estomac.". Et aussi, en collaboration avec Pierre Jourde, le "Jourde et Naulleau", petit et réjouissant précis de littérature contemporaine, qui parodie le Lagarde et Michard.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 juin 2008

Tout le système a pour seule vocation de profaner le savoir"

Après cette citation j’attends les inévitables volées de bois verts. Ne frappez pas trop fort.

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

Pas de volée de bois vert de ma part en tout cas. Je trouve ça bien vu et de plus en plus vrai, sauf dans quelques oasis encore préservées.

Lisez "Entre les murs" entre les lignes, vous verrez au fond que Bégaudeau dit - beaucoup moins bien - la même chose ; même Finkelkraut s'y était trompé.

Mais le cynisme n'est pas là où l'on croit. On sent chez Jourde une indignation sincère, absente chez Bégaudeau.

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

J'ai un peu l'impression qu'on veut tout et son contraire avec cette réforme du lycée.

Quand Rabelais évoque l'abbaye de Thélème et son « Fais ce que voudras », il parle d'hommes et de femmes (pas d'adolescents), suppose une curiosité et une liberté naturelle chez ces individus, et veut avant tout s'opposer aux règles de vie monastiques extrêmement rigides de son temps.

Je ne suis en aucun cas hostile, faut-il le préciser, à l'autonomie, à la liberté, à la conquête individuelle du savoir.

Mais si EN MÊME TEMPS on veut que j'accueille tout le monde dans mon cours :
- même ceux qui ont des lacunes anciennes et très difficilement compensables,
- même ceux qui ne veulent pas continuer des études longues,
- même ceux qui sont instables psychologiquement ou socialement,
- même ceux qui rejettent la culture que je suis censé leur transmettre au profit de cultures communautaristes ou générationnelles,

alors je dis : il faut choisir.

Je veux bien être "personne ressource" pour ceux qui ont la capacité à s'assumer, et savent pourquoi ils sont là. (Une majorité de mes élèves, au demeurant)

Mais si on me dit que je dois avoir 33 élèves TELS QU'ILS SONT SORTIS DU COLLÈGE, et que je dois faire avec ce nombre et cette motivation, et que je ne dois en laisser sortir aucun, alors il faut accepter que je sois directif, que j'aie des moyens de fixer les limites de travail, de comportement et de parole à l'intérieur de ma salle de classe.

C'est l'un ou l'autre.

Je vois des parents qui viennent me complimenter à la fin de l'année parce que j'ai poussé leur rejeton au boulot, que je n'ai pas accepté qu'on se dispense de devoirs, que j'ai imposé silence à ceux qui se croient tout permis, et LES MÊMES votent n'importe quel projet boy-scout au CA du lycée au motif que les élèves "adooorent" et qu'il est important qu'ils s'épanouissent...

Si on veut avant tout la paix sociale et l'épanouissement individuel, ce sera au détriment des connaissances solides, de la rigueur intellectuelle et du respect de la dignité de chacun.

Je ne demande pas les pleins pouvoirs dans ma classe, je ne veux pas l'autoritarisme, mais je veux un contrat clair. On requiert un niveau minimum, une motivation, et on peut travailler comme on veut à partir de là.
S'il faut aller chercher la motivation et compenser les lacunes, on ne peut pas le faire dans le laisser-aller.

Maintenant, si je vois bien pourquoi les parents sont schizophrènes (ils aiment leurs enfants, donc ils ne veulent pas qu'ils s'ennuient et qu'ils souffrent, mais ils en sont responsables, donc ils veulent qu'ils aient une bonne formation pour leur futur) j'ai du mal à comprendre la schizophrénie de Darcos.

Soit il sacrifie le lycée parce qu'il pense qu'on pourra y revenir plus tard, quand on verra l'étendue du désastre (la politique du pire),

Soit il promet parce qu'il sait que les promesses n'engagent à rien. Il nous prépare peut-être le même coup que pour les 35h : on négocie, et à la fin on fait comme j'ai décidé.

Dans les deux cas, ce n'est pas très honorable.

Écrit par : sanjuro | 16 juin 2008

A propos des démélés de Pierre Jourde avec la directrice du supplément du Monde :

"Considérant le silence assourdissant qui salua la sortie de la Littérature sans estomac (1) de Pierre Jourde, supputons ce qu’il en sera de l’accompagnement critique de Petit Déjeuner chez Tyrannie, par Eric Naulleau, suivi du Crétinisme alpin, par Pierre Jourde (2), en librairie depuis le 21 janvier. Naulleau est directeur de l’Esprit des péninsules, qui édite dans 45 mètres carrés vingt titres par an, parmi lesquels, en janvier 2002, la Littérature sans estomac. Lauréat du prix de la critique de l’Académie française, cet essai ne l’eût sans doute pas été s’il n’avait eu l’heur de déplaire assez vivement au Monde des livres en évoquant certaines connivences médiatico-littéraires appariant les noms de Josyane Savigneau, directrice de ce supplément du quotidien du soir, et de Philippe Sollers, éditeur et auteur Gallimard, qui y collabore avec une intarissable régularité. La première s’en émut. En novembre dernier, après que la revue Chronicart eut publié des bonnes feuilles du Crétinisme alpin (Jourde y revient sur le traitement critique fait à sa Littérature sans estomac), Savigneau somma Jourde et son éditeur Naulleau de n’y pas revenir. En clair, de ne pas publier sous peine de poursuites judiciaires. En plus clair, la directrice du Monde des livres annonçait son intention d’en faire censurer un ( Libération du 21/11/2002)."

http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=138

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Paru au B.O du 12 06 08

Enseignements élémentaire et secondaire


RÉUSSITE SCOLAIRE
Dispositif expérimental de réussite scolaire au lycée dans 200 établissements
NOR : MENB0800501C
RLR : 520-1
CIRCULAIRE N°2008-075 DU 5-6-2008
MEN
BDC

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Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux IA-IPR ; aux proviseures et proviseurs de lycée

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Afin de répondre dès à présent à la demande exprimée par les lycéens et leurs familles, d’une amélioration de la continuité du service public qui se traduise par une offre élargie permettant un meilleur accompagnement des élèves dans leur parcours, un dispositif de réussite scolaire au lycée sera mis en place à titre expérimental dès la rentrée 2008 dans deux cents lycées d’enseignement général et technologique ou professionnel. Ces établissements ont été identifiés comme accueillant des élèves faisant face à des difficultés scolaires particulières.
Cette offre éducative nouvelle constitue la première étape de la réforme du lycée.


1 - Objectif et public

Ce dispositif concerne les deux cents lycées dont la liste est jointe en annexe.
Complément des enseignements, ce dispositif a pour objet, d’apporter un appui individualisé aux élèves en fonction de leurs besoins, afin de favoriser la réussite scolaire, prévenir les redoublements, limiter les abandons de cursus, notamment en lycée professionnel, et préparer la poursuite d’études supérieures.
Le dispositif inclura notamment les composantes suivantes :
- l’aide au travail scolaire ;
- l’entraînement aux épreuves des examens ;
- l’élaboration et l’approfondissement du projet d’orientation ;
- la préparation à la poursuite d’études supérieures.
La participation des lycéens au dispositif de réussite scolaire, possible dès leur entrée au lycée et sur l’ensemble de leur scolarité, est volontaire. Ce dispositif doit être proposé prioritairement :
- aux élèves rencontrant des difficultés ou susceptibles d’en rencontrer durant leur scolarité au lycée ;
- aux élèves souhaitant disposer d’un appui personnalisé pour réaliser un parcours d’excellence.
Cet accompagnement sera proposé au plus tard à compter du 1er octobre 2008, en complément des horaires obligatoires et permettra d’offrir un service plus complet aux bénéficiaires au sein de lycée. Son organisation dans l’emploi du temps des élèves volontaires doit s’apprécier au niveau de l’établissement.
Il conviendra parallèlement de veiller à ce que les élèves participant au dispositif de réussite scolaire puissent accéder aux ressources de l’établissement (salle informatique, centre de documentation et d’information, ...) de manière plus étendue.

http://www.education.gouv.fr/bo/2008/24/MENB0800501C.htm

Voir la suite pour la liste des Lycées concernés !

Écrit par : Amélie | 16 juin 2008

Quand Rabelais évoque l'abbaye de Thélème et son « Fais ce que voudras », il parle d'hommes et de femmes (pas d'adolescents), suppose une curiosité et une liberté naturelle chez ces individus, et veut avant tout s'opposer aux règles de vie monastiques extrêmement rigides de son temps.

(sanjuro)

Oui, c'est l'une des explications possibles de ce texte beaucoup énigmatique qu'il n'y paraît. Il y en a une autre, plus inquiétante.

Rabelais a lu "La République" de Platon et bien vu, comme Thomas Moore le ferment totalitaire des utopies.

En l'absence de lois restrictives (les règles monastiques, le silence, l'obéissance au prieur...) les "Thélémites" s'imitent les uns les autres (ils font tous la même chose en même temps et n'ont jamais un seul moment de solitude) et leur état de liesse permanent ressemble fort à celui de notre société de consommation : "une tyrannie du bonheur obligé".

Alors transformer nos lycées en "Thélémites", abattre les dernières barrières qui séparent les lieux de transmission des savoirs de l'ordre de la jouissance ordinaire ? C'est tentant...

Mais sous bénéfice d'inventaire.

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Pour ceux qui continuent de s'intéresser à ce que fait le GRIP,
ce petit lien vers un texte qui éclaire bien des débats sur l'école, le pédagogisme, les compétences etc.

http://michel.delord.free.fr/institut-07022007.pdf

Écrit par : guy morel | 16 juin 2008

Robin, il me semble que l'abbaye de Thélène est pleine de LIVRES, et je ne crois pas que le totalitarisme fasse bon ménage avec le savoir...

Cela dit, l'abbaye de Thélème est élitiste, je le reconnais. Ce n'est pas le modèle que je veux pour mon lycée, mais je dis que si l'on veut s'en inspirer, il faut y inclure la LIBERTÉ, y compris celle de ne pas y entrer.

Si on veut que tout le monde y entre, il faut faire en sorte que la vie n'y soit pas un enfer.

Écrit par : sanjuro | 16 juin 2008

en ce moment R. Sylvestre sur le bac dans c à dire (France 5)

Écrit par : uncertain | 16 juin 2008

« le bac est plus facile à avoir que le permis de conduire » :-)

Écrit par : uncertain | 16 juin 2008

Rabelais a lu "La République" de Platon et bien vu, comme Thomas Moore le ferment totalitaire des utopies.


Thomas More et non Moore.

Robin

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Si l'on en croit le rapport du Sénat, le futur lycée comprendrait, en classe de seconde, un tronc commun (français, maths, LV1, histoire-géographie, ...?) agrémenté de 3 options obligatoires d'un trimestre chacune et choisies parmi trois groupes de disciplines ((littéraire, sciences y compris économiques (?), technologie). Le rapport insiste lourdement sur la nécessité d'une option technologisante obligatoire.

On imagine les prochaines explications à l'arme lourde entre lobbies disciplinaires...

Les profs du second degré, combien de divisions ?

Amis du latin et du grec, aménagez vos catacombes !

Quand ça change, ça change...

Écrit par : DK | 16 juin 2008

On imagine les prochaines explications à l'arme lourde entre lobbies disciplinaires...

Au Moloch, on murmurerait que le modèle du futur lycée ne serait pas celui d'Helsinki mais plutôt celui de Beyrouth...

Pas de gesticulations prématurées : on n'a pas encore échappé au modèle de Mitrovitsa.

Écrit par : DK | 16 juin 2008

Robin, il me semble que l'abbaye de Thélème est pleine de LIVRES, et je ne crois pas que le totalitarisme fasse bon ménage avec le savoir...

Cela dit, l'abbaye de Thélème est élitiste, je le reconnais. Ce n'est pas le modèle que je veux pour mon lycée, mais je dis que si l'on veut s'en inspirer, il faut y inclure la LIBERTÉ, y compris celle de ne pas y entrer.

Si on veut que tout le monde y entre, il faut faire en sorte que la vie n'y soit pas un enfer.

Ecrit par : sanjuro | 16 juin 2008

J'ai beaucoup apprécié votre témoignage et ma remarque n'était pas une critique.

Ce que j'ai dit de l'abbaye de Thélème était une simple hypothèse de lecture, par rapprochement avec l'épisode bien connu des moutons de Panurge et à la lumière du concept girardien de "désir mimétique".

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Rabelais a lu "La République" de Platon et bien vu, comme Thomas Moore le ferment totalitaire des utopies.

Thomas More en effet. Merci à celui ou à celle qui a eu la délicatesse de corriger en mettant mon pseudo.

Écrit par : Robin | 16 juin 2008

Robin a écrit : "à la lumière du concept girardien de "désir mimétique"."

Une première lecture distraite a donné "à la lumière du concept giscardien de "désir mimétique".

René Girard et Valéry Giscard ne se ressemblent pas. Attraction des contraires ?

Écrit par : DK | 16 juin 2008

"Pour une surprise, c'en fut une. À travers la brume, c'était tellement étonnant ce qu'on découvrait sou­dain que nous nous refusâmes d'abord à y croire et puis tout de même quand nous fûmes en plein devant les choses, [...] on s'est mis à bien rigo­ler, en voyant ça, droit devant nous...
Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolu­ment droite. New York c'est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n'est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s'allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l'Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas marrante du tout, raide à faire peur.
On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur. Mais on n'en pouvait rigoler nous, du spectacle qu'à partir du cou, à cause du froid qui venait du large pendant ce temps-là à travers une grosse brume grise et rose, et rapide et piquante à l'assaut de nos pantalons et des crevasses de cette muraille, les rues de la ville, où les nuages s'engouf­fraient aussi à la charge du vent. Notre galère tenait son mince sillon juste au ras des jetées, là où venait finir une eau caca, toute barbotante d'une kyrielle de petits bachots et remorqueurs avides et cornards.
D'après L-F Céline « Voyage au bout de la nuit »

Voilà le texte lu par mes CM1 en octobre. La ville debout, l'eau caca, et cette façon étrange d'écrire, populaire, les a beaucoup amusés.
Ce n'a pas été très difficile. Ce n'est pas difficile.
J'ai étudié plus récemment, au moment de la fête des mères un texte bien plus difficile -ce sont eux qui me le disent après. Pierre Loti évoque sa mère dans "Le roman d'un enfant". Robert W a beau me dire que Loti est qqfois un peu nunuche ... il évoque d'une façon surprenante, l'éternité. L'amour pour sa mère le ramène à ses superstitions enfantines ... il la retrouvera forcément dans l'éternité. Mes élèves ont compris ça sans mon aide. Comme des enfants de 11 ans peuvent comprendre ce genre de chose ... il y a une petite orpheline de mère dans la classe. Ils ont jugé le texte difficile, vocabulaire, tournures de phrases ... difficile. Triste et difficile.

Donc, la semaine suivante, je prends un texte sur les papas bricoleurs (Trois hommes dans un bateau, le tonton qui suspend un cadre, humour anglais simple d'accès ...) Ils lisent facilement le texte ... Moues dubitatives ... Bof ... Il n'est pas terrible ce texte M'sieur .. A chaque fois qu'il essaie quelque chose, on est sûr qu'il va se rater, le tonton ! Le texte de la semaine dernière était beaucoup plus beau ! Relative unanimité. Finalement le JKJ a été racheté, parce que c'était assez drôle qd mm, et facile à imiter ..

Voilà. Et ce n'est pas la première fois qu'ils me font ce coup-là. "L'élève ordinaire n'aime la facilité qu'en première instance." JP Brighelli (Fin de récré -Gawsevitch).

Quant à ce qui se passe au collège, après ... oui, certains d'entre eux s'ennuient. Il y a énormément de temps perdu. Mais il suffit d'une bonne prof de français pour avoir de bonnes surprises. En particulier celle-ci : "vos élèves sont les seuls à vraiment profiter du travail en séquence !!" (sic)

Il y aurait beaucoup de choses à dire là-dessus ; le travail de l'école, celui que je fais, n'est pas un travail de prof. Il faut que le travail d'instit ait été bien fait pour que les profs puissent faire le leur. ...

(PS: Pedro, oui, sur la casuistique ... si tu veux. Mais j'ai approché la casuistique par les manuels de confesseurs, application de la casuistique à la confession, qui m'ont beaucoup beaucoup réjoui ... Bien plus que croquignolet, et ... très très con ... ou pour mieux dire, très très hors sujet. D'accord aussi sur la défense de la scolastique.)

Écrit par : Marc Le Bris | 16 juin 2008

"vos élèves sont les seuls à vraiment profiter du travail en séquence !!" (sic)

Très drôle ! Ils ont de l'humour maintenant chez les pédagols ?

Écrit par : DK | 16 juin 2008

Pas facile de se connecter quand le lycée (Paul-Louis Courier à Tours) où l'on travaille a sur son informatique des filtres qui interdisent toute consultation de courrier... Et tout envoi de messages, de façon générale.
Je reprends donc un peu au hasard.
Naulleau est un type bien, un peu branleur, et l'Esprit des péninsules a été racheté - par Balland, c'est-à-dire Jean-Claude Gawsewitch, bien conseillé...
Jourde aura un grand prix littéraire, un de ces jours, pour un livre qui voudra la peine. En attendant, Festins secrets (largement cité dans A bonne école) vaut vraiment le coup, même si c'est un livre à demi-réussi. Mais un livre à moitié raté de Jourde enfonce largement les livres soit-disants sublimes de Bégaudeau.
Pour ce qui est de la réfome du lycée...
Sanseverina, connaissez-vous le catch 22 ? C'est (en référence au point 22 du règlement interne des armées américaines, et au roman de Joseph Heller) une expression à présent usuelle désignant ce qu'en psycho on appelle un "double bind" - une double choix, ou une double contrainte, qui vous baise dans les deux cas. Ne pas participer aux discussions (c'est ce qu'a choisi de faire FO), c'était se couper de toute possibilité d'intervention, si minime soit-elle. Participer, c'est avoir l'air de signer un blanc-seing au gouvernement. Le conseiller du ministre qui a donné ce choix au SNALC et à d'autres est un voyou. Il le paiera.
Et peut-être avez-vous raison, ma chère : ça se passera dans la rue. J'y crois très fort : il n'est pas possible de se tirer autant de balles dans le pied et de rester tranquille à la tête de l'Etat. Même l'UMP le pense - du moins, ceux qui ne lèchent pas le cul de Xavier Bertrand.

Je reviens à mon fil principal. Pourquoi cette offensive des fondamentalistes chrétiens sur le GRIP ?
Question subsidiaire : pourquoi une fac du Sud a-t-elle choisi d'ignorer l'avis de ses professeurs et le classement des cazndidats et de nommer sur deux postes de maîtres de conf' deux membres de l'Opus dei ?
Le malheureux Lafforgue (on n'est pas plus doué ni plus bête) est manipulé, et avec lui ceux qui le suivent, par quelques fondamentalistes de très triste obédience, la clique qui s'agite derrière Emmanuelle Mignon (c'est elle qui a rédigé le fameux "discours de Latran" du petit Nicolas, porte ouverte à cette réfection de la loi de 1905 dont tant d'imbéciles rêvent). Des gens qui via des maisons d'édition financées par des organismes d'extrème-droite, rêvent d'intégrer le réseau SLECC à leur propre réseau d'écoles privées hors contrat (Jésus Marie et Jeanne d'Arc) afin de peser à terme sur le gouvernement et leur imposer le "chèque Education". Pour qui aurait des doutes, voir le lien donné beaucoup plus haut par Claire sur le manuel d'histoire de Jean Nemo (http://www.lalibrairiedesecoles.com/manuel.php?matiere=4). Et Marc Le Bris, qui est un ami et que j'estime beaucoup, n'a peut-être pas bien calculé la longueur du manche de la cuillère nécessaire pour déjeuner avec le diable. J'attends avec impatience les manuels de Primaire qui feront date, et enfonceront ceux qui aujourd'hui sont inopérants. Le jour où ils seront prêts, il y aura un "Balland Education" qui se mettra en place - avec la SODIS derrière pour diffuser, promis.
Sinon, une journée intéressante au CAPES de Lettres. Des bonnes et des mauvaises notes, des étudiants parfois brillants, d'autres... moins - as usual. Rien de dramatique. La sélection a été faite à l'écrit, qu'on se le dise.
Salutations du soir, espoir...
JPB

Écrit par : brighelli | 16 juin 2008

A signaler, dans "Le Figaro" du jour : un article intitulé "Le petit marchandage des notes du bac", sur les "conseils" des inspecteurs pour inciter les correcteurs à "l'indulgence". L'article insiste sur le fait que les correcteurs "trop sévères" peuvent être écartés l'année suivante, et sur le caractère "secret" des consignes données. Je suppose que le petit malin qui tenterait de passer le "rideau de fer" et de rendre public la manière dont les corrections se sont vraiment passées dans son secteur s'exposerait à une "procédure disciplinaire" pour "manquement au devoir de réserve".
Dire qu'en 1989, alors que tombait le mur de Berlin, on ne se rendait pas compte qu'une certaine loi d'orientation contribuait à faire de l'EN le dernier bastion stalinien d'Europe. Gare à celui qui se trouve "entre ses murs"!

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Qui a lu le dernier livre de R. Camus (la semaine dernière chez Finkielkraut) ?

La 4e de couv’ fait envie :

«
Amis du Désastre et Niveau-montistes sont formels : la culture s’est répandue dans toutes les couches de la population. Ce livre soutient le contraire.
Si la culture s’est répandue, selon lui, c’est comme le lait de Perette : plus la culture est diffusée, moins il y en a pour chacun et moins elle a de consistance. Lorsque les trois-quarts d’une génération accèdent au baccalauréat, le niveau de connaissance et de maturité qu’implique ce diplôme est à peu près celui qu’atteignaient au même âge les trois-quarts d’une autre génération, quand personne ne songeait à nommer cela baccalauréat, à peine certificat d’études. L’université fait le travail des lycées, les lycées celui des écoles primaires, les classes maternelles celui que les parents ne font pas, ayant eux-mêmes été élevés par l’école de masse, qui a formé la plupart des nouveaux enseignants. Arte, France Culture ou France Musique se consacrent aux tâches jadis dévolues aux chaînes généralistes, celles-ci imitent les postes et stations de divertissement. Tout a baissé d’un cran. C’est la grande déculturation. Et si les journaux n’ont plus de lecteurs, c’est en grande partie parce que leur public potentiel ne sait plus lire, même des phrases de plus en plus simples et de plus en plus fautives, avec de moins en moins de mots.
Le paradoxe est que l’objectif quantitatif, qui est au coeur de l’ambition démocratique en sa transposition culturelle, fait partout le lit de l’argent, par le biais de la publicité, des taux d’audience et des lois du marché. C’est ainsi que le Louvre devient une marque, etc. »

Écrit par : uncertain | 16 juin 2008

"[...] publique...", plutôt.

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Sur le site http://www.defnat.com/acc_frames/resultat.asp?cid_article=20030223&ccodoper=3&cid=200302&ctypeencours=0, j'ai trouvé l'article suivant :

"Cet article a été écrit au cours d'un détachement militaire au bureau des actions civilo-militaires de la représentation militaire de la France, à Prichtina.
Mitrovitsa, ville divisée et sous strict contrôle militaire, apparaît comme un concentré des problèmes du Kosovo. L'affrontement inter-ethnique y est visible autour des lieux symboliques que sont l'Ibar et le pont dit d'Austerlitz. Pêle-mêle on trouve : la persistance de structures administratives parallèles entretenues par Belgrade ; un chômage considérable, notamment en zone serbe ; des problèmes de pollution qui empêchent tout projet de redémarrage des usines locales."

Je l'ai transformé après décodage en une complainte grippienne :

"Cet article a été écrit au cours d'un détachement extraordinaire du GRIP au bureau des actions civilo-révolutionnaires de la représentation disciplinaire de la France, à Chateaudina.
Mitrovitsa, lycée divisé et sous strict contrôle rectoral, apparaît comme un concentré des problèmes du Moloch. L'affrontement inter-disciplinaire y est visible autour des lieux symboliques que sont les TPE et les cours de mathématiques selon Demailly. Pêle-mêle on trouve : la persistance de structures administratives parallèles entretenues par des factions ; un coulage considérable, notamment en zone littéraire ; des problèmes d'occlusion qui empêchent tout projet de redémarrage des usines locales de programmes."

Écrit par : DK | 16 juin 2008

Penandant que le GRIP se débat en misérables querelles de chapelles *, les artilleurs du Moloch sortent les pièces de gros calibre.

Le Monde titre "Le bac devrait ressembler à un contrôle continu à l'année"

On y lit :

Question : "Le bac ne devrait-il pas ressembler à un contrôle continu à l'année, du type brevet des collèges ?"


Réponse de Catherine Pauchet : J"e crois que oui, parce que le contrôle continu n'empêche pas l'entrée dans l'enseignement supérieur à un élève qui s'est appliqué pendant trois ans"

La Miss a dite...

Écrit par : DK | 16 juin 2008

Des gens qui via des maisons d'édition financées par des organismes d'extrème-droite, rêvent d'intégrer le réseau SLECC à leur propre réseau d'écoles privées hors contrat (Jésus Marie et Jeanne d'Arc) afin de peser à terme sur le gouvernement et leur imposer le "chèque Education".

Du grand délire ! Quand on connait réellement la situation de l'école privée (cf. récent article dans le Figaro*) sous contrat, l'angoisse du défenseur de l'école laïque devant la prétendue montée du hors contrat est hallucinante.
Le chèque-éducation, franchement, qui y croit ? En attendant (longtemps, très longtemps...) les écoles hors contrat sont rares, leurs instits payés au lance-pierre, les effectifs dérisoires. Mais brandir le diable...fait partie des recettes bien connues de l'extrême-gauche.

Toutes les écoles sous contrat sont en train de vendre leurs derniers bijoux de famille (terrains) pour financer la rénovation d'un parc immobilier vieillissant. Comment financer à l'avenir ?
Les écoles chic et bon genre de centre ville ne peuvent cacher les profondes difficultés que rencontrent beaucoup d'écoles privées de province.

*
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/13/01016-20080613ARTFIG00014-baisse-des-moyens-dans-l-enseignement-prive.php

Écrit par : Guillaume | 16 juin 2008

"Toutes les écoles sous contrat sont en train de vendre leurs derniers bijoux de famille (terrains) pour financer la rénovation d'un parc immobilier vieillissant. Comment financer à l'avenir ?"

A qui envoyer vos dons "pour rester propres" ?

Écrit par : DK | 16 juin 2008

Le manuel d'Histoire de Nemo ?...Une préface de Leroy-Ladurie (un ancien encarté, peu fier aujourd'hui certes mais encarté tout de même), cela devrait pourtant vous plaire...

Écrit par : Guillaume | 16 juin 2008

Toujours dans le chat du Monde :

"erickfp : Oui, les notes au bac sont une loterie. Maintenant, pourquoi est-ce le cas ? Manque de précision des barèmes ? Profs qui n'en font qu'à leur tête ? Voire, profs qui mettent des sales notes à tout le monde pour ne pas être convoqués l'année suivante ? Erick (enseignant-chercheur, ex-prof de lycée, potentiel président de jury de bac en exercice).


Catherine Pauchet : Effectivement, les professeurs ont l'habitude de dire que s'ils ne veulent plus être convoqués l'année suivante pour faire partie des correcteurs, il leur suffit de mettre des notes plus basses que la moyenne pour ne plus être sélectionnés pour les jurys.
Mais, dans l'ensemble, les enseignants ont quand même à cœur de bien noter et de faire en sorte que le baccalauréat soit juste."

Erick (le rouge ?), se rêve comme potentiel chef de meute mandarinant parmi ces poires de profs du second degré.

Je vais t'expliquer comment ne pas faire partie d'un jury de bac :
Tout simplement, ne pas remplir sa fiche de renseignement rectorale par écrit et attendre que l'incurie molochoïdale fasse son oeuvre...

Écrit par : DK | 16 juin 2008

Lisez donc plutôt le Le Callennec (manuel d'Histoire de Cycle III chez Hatier), on y trouve des extraits du Coran ou de la Bible, de véritables petites séances de caté ou d'école coranique, avec même un dossier sur la Mosquée de Kairouan (toujours pas compris le lien avec l'Histoire de France ?).

Rien de cela dans le bouquin de Nemo. Alors le couplet "offensive des fondamentalistes chrétiens sur le GRIP"...

Écrit par : Guillaume | 16 juin 2008

Les génuflexions de tout bord me font gerber.

Massacrez vous entre bords et annoncez les résultats

On aura peut-être le maigre bénéfice d'empocher dix fois la mise chez le book du coin.

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Allez encore une couche pour les suces papes de tout poil

http://www.youtube.com/watch?v=nwEKene6ha0

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Captain Beefheart = Lafforgue ?

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Je représente la tendance Captain Beefheart au sein du GRIP mais je crains d'être mis en minorité par la tendance branle toi et action le 5 juillet.

Dois-je tenir à l'écart ?

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Dois-je me tenir à l'écart malgré mes doigts palmés ?

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

En réponse à C. Sibille

Je suis revenu des enfers, après ma mort paisible, alors que je croyais pourtant en avoir fini avec les turpitudes de ce monde.
Mais on me tira des enfers au motif que l'enfer c'était ici; le nôtre était devenu un endroit trop paisible. Nous, les Anciens, nous n'avons jamais une imagination aussi débordante que la vôtre, il est vrai.
C'est ainsi que je fis la découverte des nouveaux objets encombrants qui empêchent la conversation entre amis; je ne comprends pas en particulier l'intérêt que les mortels prêtent à une émission intitulée "Les Fous du roi". J'ai bien connu pire qu'un roi, et à ce qu'on dit il était plus intelligent que les fous et plus fou que les intelligents. J'ai essayé de comprendre les cris, les vociférations sortant d'un étrange objet appelé "radio" et je n'ai rien compris à tout ceci.
Comme j'avais d'autres choses à découvrir, je considérai que c'était là une chose qui ne dépendait pas de moi et la laissai pour toujours. La liberté, c'est simple comme une radio qu'on laisse muette et spécialement à midi.

Écrit par : sénèque | 16 juin 2008

L'esprit Captain beefheart submergera-il le Moloch ?

C'est la seule question qui importe.

La réponse est déjà connue.

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Le grip tendance nanard WC veut au moins 2 voix au prochain CA.

Les aura-t-il ?

Le pays entier est suspendu aux lèvres des leaders !

Woaaww

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Serait-il possible de revenir au propos initial de ce fil ?

"Oui, les opérations, c’est comme les mousquetaires : pour faire le compte, il en faut quatre, dès le début. Et ce n’est pas un hasard si cette règle efficace, établie en pédagogie du calcul depuis la fin du XIXe, est battue en brèche depuis plus de trente ans par les nouveaux scoliastes de la gent didacticienne affiliés au Café pédagogique.
Pour ces gens-là, Monsieur, la négation de l’héritage pédagogique de l’Instruction publique est un fonds de commerce — et une garantie de carrière. Comme elle l’est, soit dit en passant, pour ceux qui ont hélas ! obtenu que l’apprentissage alphabétique de la lecture en CP, enfin rétabli, continue à être « préparé » en maternelle par trois années de pratiques idéo-visuelles.
Je lis ici, avec beaucoup d’intérêt, les échanges sur des sujets larges ayant trait à l’école : la formation des maîtres, le statut menacé des enseignants, le développement d’un islamisme intolérant, la faillite de l’enseignement des sciences, les longs débats autour de Condorcet, sur l’enseignement de l’histoire, François Furet et les prolégomènes révolutionnaires de la tragédie communiste, etc. Il y a sur « Bonnet d’âne » nombre de spécialistes de ces divers champs — je les apprécie, ils le savent, ils se reconnaîtront.
Que cela ne nous fasse pas oublier que c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique.
C’est sur ce terrain-là, jonché de pauvres gosses laissés à leur nature et au hasard de leur naissance, que se bat le GRIP.
Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations.
De ce point de vue, la parution du fichier de calcul signé Pascal Dupré vingt-cinq ans d’expérience en GS-CP) paru chez GRIP-Éditions constitue un événement majeur dans le paysage de l’édition pédagogique.
Et un moyen de changer l’école en profondeur.
Je fais appel à vous pour élargir la diffusion, auprès des collègues intéressés, mais aussi auprès des parents et grands-parents. "

Guy Morel, secrétaire du GRIP

Écrit par : guy morel | 16 juin 2008

Le grip tendance faitesrespecterleborfel exige au moins trois voix pour faire entendre la sienne au prochain ca.

Nous sommes deux mais ce n'est pas une raison.

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

La tendance furet et action ne veut à aucun prix d'alliance avec la tendance faitesrespecterlebordel.

Elle en assumera toutes les conséquences.

A aucun prix

Écrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Scission au sein de la tendance Canard WC : il faudra désormais compter avec la tendance Arpic. http://www.dailymotion.com/relevance/search/canard%2Bwc/video/x67mo_canardwc_ads

Écrit par : arpic | 16 juin 2008

Le canard WC, fidèle à son habitude, cherche la merde.

Écrit par : uncertain | 16 juin 2008

Et puis si vous avez une minute, pouvez vous m'éclairer sur l'expression "les nouveaux scoliastes de la gent didacticienne".
D' avance merci
Louis

Écrit par : Louis LB | 17 juin 2008

Cher Guy Morel,
Interressé par le travail de Pascal Dupré, j'ai fouillé le site du projet SLECC et j'ai cru un temps toucher le Graal.
Sur la page :
http://www.slecc.fr/fichier_dupre_odt.htm
on nous promet l'accès au fichier en version .odt.
Mais ces liens ne fonctionnent pas.
Je vous le signale pour que vous répariez éventuellement.
D'avance merci.

Louis

Écrit par : Louis LB | 17 juin 2008

Cher Guy Morel,
Interressé par le travail de Pascal Dupré, j'ai fouillé le site du projet SLECC et j'ai cru un temps toucher le Graal.
Sur la page :
http://www.slecc.fr/fichier_dupre_odt.htm
on nous promet l'accès au fichier en version .odt.
Mais ces liens ne fonctionnent pas.
Je vous le signale pour que vous répariez éventuellement.
D'avance merci.

Louis
Ecrit par : Louis LB | 17 juin 2008


Bonjour,
Merci de me signaler l'inactivité des liens sur le site du Projet SLECC. Cela sera réparé demain matin.
La didactique des maths a joué un rôle central dans la destruction de l'enseignement du calcul et par contamination dans la destruction des enseignements élémentaires ; pour faire court, j'ai assimilé leur activité à celle des clercs du Moyen-âge qui surchargeaient de leurs scolies les textes de l'Antiquité. Pour creuser la question, on peut consulter sur le site de Michel Delord les textes de Rudolf Bkouche, ancien directeur de l'IREM de Lille.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

"En réponse à C. Sibille

Je suis revenu des enfers, après ma mort paisible, alors que je croyais pourtant en avoir fini avec les turpitudes de ce monde.
Mais on me tira des enfers au motif que l'enfer c'était ici; le nôtre était devenu un endroit trop paisible. Nous, les Anciens, nous n'avons jamais une imagination aussi débordante que la vôtre, il est vrai.
C'est ainsi que je fis la découverte des nouveaux objets encombrants qui empêchent la conversation entre amis; je ne comprends pas en particulier l'intérêt que les mortels prêtent à une émission intitulée "Les Fous du roi". J'ai bien connu pire qu'un roi, et à ce qu'on dit il était plus intelligent que les fous et plus fou que les intelligents. J'ai essayé de comprendre les cris, les vociférations sortant d'un étrange objet appelé "radio" et je n'ai rien compris à tout ceci.
Comme j'avais d'autres choses à découvrir, je considérai que c'était là une chose qui ne dépendait pas de moi et la laissai pour toujours. La liberté, c'est simple comme une radio qu'on laisse muette et spécialement à midi."

Ecrit par : sénèque | 16 juin 2008

Oh, il y a effectivement énormément de choses à découvrir! Et, rassurez-vous, je suis très loin d'être un fan de l'ensemble de l'émission! Mais j'aime beaucoup l'écouter entre 12h05 et 12h12. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

Aura-t-on un compte-rendu de ce qui s'est dit ce vendredi à Paris VII ? Etant donné ce que j'ai vécu aujourd'hui, j'aurais mieux fait de m'y rendre ! Mais ne peut pas tout prévoir à l'avance. Des infos ! Des infos !
Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008


Laissez-moi remettre mes notes au propre, Jeremy, je suis un peu au taquet en ce moment...

Écrit par : FGuichard, aux pièces | 17 juin 2008

Lorsque la télévision était divertissante, les animateurs pas prétentieux et où on apprenait du vocabulaire en s'amusant, ça vous rappelle quelque chose ?

http://www.dailymotion.com/relevance/search/le%2Bfrancophonissime/video/x3meom_le-meilleur-du-francophonissime_politics

Écrit par : lucile | 17 juin 2008

Ça nous change, comme dirait l'autre... Puisque nous y sommes, vous-souvenez-vous d'un jeu excellent sur la 5 au début des années 90 qui se jouait par équipe de deux (parfois un adulte et un enfant) et qui comportait des questions de culture générale ?

L'épreuve finale consistait à recomposer de mémoire sur une console circulaire la combinaison sonore, numérique et colorée qui apparaissait sur une grande roue. Certains rares candidats ayant l'oreille absolue se basaient sur les notes émises (do-ré-mi-fa, etc.) et d'autres mémorisaient la combinaison numérique. Peu de candidats réussisaient cette épreuve.

J'en ai totalement oublié le nom :quelqu'un se souvient-il du titre de cette émission ?

Écrit par : Manu | 17 juin 2008

Hé oui, mon bon monsieur! La télévision est devenue tellement catastrophique, que même le retour de Patrick Sabatier, (qui va remplacer Naguy cet été) risque de passer inaperçu...
Et l'académie des neuf! Ah, l'académie des neuf!
Et rendez-nous Guy Lux, même dans l'état où il est, on ne verra guère la différence avec Michel Drucker!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

Et l'académie des neuf! Ah, l'académie des neuf!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

Ah oui ! Et La tête et les jambes, où Fabius brilla !

Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

Un excellent article à lire pour les nombreux défenseurs sur ce blog de la suppression de la carte scolaire :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/17/la-suppression-de-la-carte-scolaire-renforcera-les-ghettos_1059209_823448.html#ens_id=1059315

C'était prévisible... Au lieu de penser un nouveau redécoupage, il était tellement plus libéral d'assouplir et de supprimer...

Écrit par : Romuald | 17 juin 2008

"Ah oui ! Et La tête et les jambes, où Fabius brilla !"

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Guy, vous êtes le roi de la contrepèterie! Mais étaient-ce les jantes de sa 125cm3???

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

"C'était prévisible... Au lieu de penser un nouveau redécoupage, il était tellement plus libéral d'assouplir et de supprimer..."

Ecrit par : Romuald | 17 juin 2008

C'était même transparent... Et on a manifesté aussi contre ça, si mes souvenirs sont bons.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

Et rendez-nous Guy Lux, même dans l'état où il est, on ne verra guère la différence avec Michel Drucker!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008


Boh on a bien été obligé de rappeler Philippe Bouvard itself aux Grosses têtes...

Écrit par : Sergio | 17 juin 2008

Je viens de lire ça sur un mail de Sauver les Lettres:

Libération du 09-06-08 : 200 ans et la vie dure.
Le bac coûte cher, a averti Darcos qui est sous la pression de Bercy pour réduire toujours plus les dépenses. En juin 2007, le ministre a donné des chiffres: 127 685 correcteurs et examinateurs mobilisés, 4 millions de copies traitées, 2 millions d’oraux. Le coût annuel du bac s’élève à 21,5 millions d’euros, soit en moyenne 55,4 euros pour un candidat à un bac général, 61,2 pour un bac pro et 71,4 pour un bac techno.

Moins cher qu'un plein de gasoil pour ma bagnole! Mon dernier plein dépassait les 76 euros. C'est dérisoire comme somme. N'importe quel parent ou élève serait prêt à payer des frais d'inscription de ce montant pour un diplome monnayable, ayant une réelle valeur marchande.

Écrit par : dobolino | 17 juin 2008

Serait-il possible de revenir au propos initial de ce fil ?

"Oui, les opérations, c’est comme les mousquetaires : pour faire le compte, il en faut quatre, dès le début. Et ce n’est pas un hasard si cette règle efficace, établie en pédagogie du calcul depuis la fin du XIXe, est battue en brèche depuis plus de trente ans par les nouveaux scoliastes de la gent didacticienne affiliés au Café pédagogique.


Guy Morel, secrétaire du GRIP

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008

Mon fils a passé l'épreuve de math du bac L hier et, oui!, il y avait les quatre opérations ainsi que la règle de trois dans les exercices proposés.

Écrit par : dobolino | 17 juin 2008

En plus, on pourrait appliquer une TVA à 19.6% sur les frais d'inscription.

Écrit par : dobolino | 17 juin 2008

Quant à ce qui se passe au collège, après ... oui, certains d'entre eux s'ennuient. Il y a énormément de temps perdu. Mais il suffit d'une bonne prof de français pour avoir de bonnes surprises. En particulier celle-ci : "vos élèves sont les seuls à vraiment profiter du travail en séquence !!" (sic)

Ecrit par : Marc Le Bris | 16 juin 2008

Ça n'a rien d'étonnant! Le travail en séquences est tellement ambitieux que, sans des bases solides, c'est totalement inutile. Dans le principe, c'est vachement beau comme idée et, quand je faisais mes études supérieures, j'aurais aimé parfois un travail en séquences, surtout si toutes les chaires concernées s'étaient entendues pour cadrer cours, TP et TD sur le même sujet, de façon à nous procurer une vue synthétique du sujet. Mais, c'est probablement un travail d'enfer pour organiser un tel enseignement...

Écrit par : dobolino | 17 juin 2008

Mon fils a passé l'épreuve de math du bac L hier et, oui!, il y avait les quatre opérations ainsi que la règle de trois dans les exercices proposés.
Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008
Voyez comme les thèses du GRIP progressent. L'année dernière, la règle de trois n'était proposée qu'en 1e année de licence de maths. Vous me direz si l'épreuve de français comportait la conjugaison du verbe "chanter" au passé antérieur.

Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

Ce soir, on va réviser les temps composés de l'indicatif!

Écrit par : dobolino | 17 juin 2008

L'article du « Monde » indique que les établissements ghettos sont susceptibles d'être fermés s'ils sont fuis par les parents.

Moindre mal, car imaginez qu'on les refile au privé ? Imaginez un de ces établissements au pied des tours HLM des grandes banlieues, confié au privé, même un privé nul et sans originalité par rapport au public ? Je suis sûr que tout à coup, l'établissement deviendra coté et qu'il y aura une liste d'attente. Pourquoi ? Uniquement parce que les parents auront tout à coup l'impression (l'illusion ?) que le bahut sera "tenu".

Et il est bien triste que l'école publique, moitié par angélisme moitié par attitude démissionnaire, ait laissé filer la discipline dans ces établissements.

Si j'avais été principal d'un tel collège, j'aurais exclu à tour de bras ! Si un gamin ne peut pas se plier aux règles minimales de vie en commun, il garde le droit à être scolarisé, mais il peut aller l'exercer à 10km, en ce qui me concerne ! J'ai cru comprendre que les principaux qui se montraient ainsi exigeants ont été assez vite calmés par la hiérarchie.

Je connais des collèges dans lesquels on laisse s'entasser les affaires jusqu'à ce que les conseils de discipline aient lieu en mai ! C'est bien trop tard.

Et c'est cela qui aurait redonné confiance aux habitants des banlieues : qu'on les protège des petits caids, qu'on tienne bon sur le respect de TOUS (profs et élèves).

Au lieu de ça, on les a laissés filer chez les curés, et maintenant on organise le sauve-qui peut généralisé. Ecœurant.

Il faudrait prendre la mesure de la frustration que ce laxisme a engendré : je vois dans le regard de certains de mes élèves, des lycéens, à quel point ils ont l'habitude des chahuts de leurs camarades en cours. Ils prennent un air absent qui m'effraie.

Et quand je discute avec certains, je vois bien que leur opinion de l'espèce humaine est tombée au plus bas. Bonne chance pour faire partager les idées de solidarité et d'humanisme aux futures élites, qui auront vu leurs congénères livrés à eux-mêmes pendant toute leur scolarité !

Une anecdote personnelle pour finir : j'ai eu affaire il y a 10 ans à une classe de seconde particulièrement odieuse. Pas d'excuse sociale : tous des enfants de cadres, voire de chefs d'entreprise. Nous avons fini, devant l'inertie du patron et de son adjoint, par demander à chaque gamin de venir avec ses parents pour un entretien individuel avec l'équipe pédagogique. Ce geste solennel a suffi pour modifier un peu l'atmosphère de la classe. Mais à la fin de l'année, après le conseil de classe, des élèves sont venus me voir pour me dire : « Monsieur, on ne savait pas ce que vous vouliez dire : l'an passé, au collège, il y avait tellement de bruit en classe qu'un de nos copains a réussi à scier son bureau en plein cours ! »

Franchement, qu'on en arrive à ce degré de laisser-aller, même si c'est un cas extrême, ça me désole encore aujourd'hui.

Et accessoirement, ce que cette anecdote rappelle, c'est que, même si on veut assurer un climat favorable au travail, on part de ce que nos collègues laissent faire. Cela rend d'autant plus criminelles les illusions de certains, qui ne se rendent pas compte à quel point ils sabotent non seulement leur enseignement pour leur plaisir narcissique de jouer les "bons copains", mais aussi le cours des autres, et sur plusieurs années !

Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !

Écrit par : sanjuro | 17 juin 2008

Mais, c'est probablement un travail d'enfer pour organiser un tel enseignement...

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Tout dépend ce que l'on entend par "séquence".

Le problème de la progression en séquences, c'est qu'elle a pratiquement détruit l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

On apprend aux élèves la situation d'énonciation, le schéma de la communication, les énoncés "ancrés" et "non ancrés", le schéma narratif quinaire et le actanciel, sans oublier le point de vue narratif, la focalisation et la double énonciation théâtrale, mais les élèves n'ont plus d'orthographe et ne savent plus distinguer un attribut d'un complément d'objet.

Les manuels récents sont un peu meilleurs (je pense à celui des éditions Belin, coll. "à suivre"...Je ne fais pas de pub, je dis juste "un peu mieux"...avec notamment le souci de compenser en proposant des textes anciens (par exemple des extraits de l'Iliade et de l'Odyssée ou de Virgile, l'assassinat (le mot n'est pas trop fort) du grec et du latin et de varier un peu les questions.

Sinon, tout ce qui était Histoire littéraire est passé à la trappe : un texte de Maupassant suit un extrait de "La Princesse de Clèves", comme si ces deux auteurs avaient vécu à la même époque...Comme vous dites, il faut ramer pour resituer (et les inspecteurs n'apprécient guère) : comme chacun sait "les "objets d'étude" sont intemporels.

On a le sentiment qu'à partir des années 96 (introduction des séquences) les cours de français et les textes grands et petits sont devenus des prétextes pour illustrer les approches structuralistes, d'où l'impression d'extrême monotonie, d'aridité, que l'on éprouve en feuilletant ces manuels : quel que soit les textes, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent : qui est le narrateur ? Qui est l'auteur ? Quel est le point de vue ? Quelle est la situation d'énonciation ? Je pense et je ne suis pas le seul, que cette approche est en grande partie responsable de la désaffection des élèves envers la littérature.

Et Todorov est bien gentil ; son "mea culpa" est bien venu mais il vient un peu tard.

En attendant, le train est lancé à toute vitesse. Tout le monde a poussé dans le même sens : les universitaires, les IPR, les auteurs de manuels...et les habitudes se sont installées.

J'ai personnellement fait le "grand écart" pendant des années en essayant de ménager la chèvre et le choux pour reprendre le titre d'un ancien fil du blog (il ne faut pas oublier qu'ils ont le brevet des collège avec des questions de "stylistique", toujours les mêmes).

Mais comme vous dites, c'est un travail d'enfer.

Écrit par : Robin | 17 juin 2008

Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

Ce "climat" délétère que vous décrivez n'est malheureusement pas exceptionnel, c'est même devenu la règle, mais ça n'a rien de consolant.

Écrit par : Robin | 17 juin 2008

Petit message à Catmano ou autre collègue du primaire : où peut-on se procurer les nouveaux programmes ?

Écrit par : victor | 17 juin 2008

Ben...sur le site du ministère, non ?

Écrit par : Manu | 17 juin 2008

Vous avez vu les "16 points de convergence sur le lycée" que viennent de signer les syndicats à l'exception de FO le 12 Juin dernier?
Charmant! Le SNES et le SGEN, cela ne m'étonne pas mais je pensais que le SNALC était moins stupide que cela!
C'est tout bonnement lamentable!
Tranquille, le pépère Darcos, elle va passer toute seule sa réforme. Tout le monde dort et les syndicats continuent de trahir nos statuts sans le moindre scrupule.
Je croyais qu'on préparait le feu au SNALC? C'est bien ce qu'avait dit JPB et ce que m'a affirmé un représentant de ce syndicat récemment.
Notre ministre leur a promis quoi aux représentants syndicaux pour qu'ils nous cassent ainsi?
S'il y a des représentants SNALC qui passent ici, je veux bien des explications... Merci par avance.

Ecrit par : Sanseverina | 15 juin 2008


Rapport Legendre : "A quoi sert le bac ? " : commentaire du SNALC

Le SNALC, second syndicat le plus représenté dans l’enseignement secondaire, se félicite des conclusions du rapport sur le baccalauréat présenté ce jour par le sénateur Legendre. Les propositions énoncées dans ce texte sont en effet susceptibles de revaloriser à la fois un baccalauréat mal en point et une condition enseignante malmenée.
Face à la transformation progressive du lycée en lycée unique, le SNALC approuve la volonté d’élargir l’accès au baccalauréat dans toutes ses composantes, en revalorisant notamment les filières technologiques et professionnelles, tout en préservant le BEP, dont l’intérêt est réaffirmé.
Le SNALC souscrit également à l’idée que la réussite des élèves à long terme s’inscrit dans un processus impliquant tous les maillons de l’enseignement secondaire, et en particulier le collège, contrairement aux préceptes la feuille de route proposée par le ministère, qui rend le seul lycée responsable de l’échec massif des jeunes à l’université. Il serait donc souhaitable que le collège devienne la « porte d’entrée des études générales et professionnelles », ce qui suppose l’éclatement du moule unique. En aval, le SNALC est favorable à la proposition de rendre publics, pour chaque filière d’enseignement supérieur et à titre indicatif, les enseignements qu’il faut avoir suivis dans le secondaire, ceci afin clarifier les procédures d’orientation.
Ayant dénoncé depuis longtemps la dégradation de la valeur du baccalauréat, le SNALC est particulièrement sensible aux propositions destinées à la restaurer : il ne peut ainsi qu’approuver la volonté de développement du rôle de l’enseignement supérieur dans la définition des programmes, la préparation des sujets et la présidence des jurys, afin de faire véritablement du baccalauréat le premier diplôme de l’enseignement supérieur. Il souscrit également à l’idée que cette possibilité d’étude ne doit cependant pas être une obligation immédiate, le baccalauréat, notamment professionnel, devant garantir une véritable qualification professionnelle. Il approuve particulièrement les propositions destinées à « dissiper tous les soupçons de petits arrangements » en rendant publiques les consignes de correction et les statistiques des épreuves, comme la volonté d’une véritable session de rattrapage en septembre, en remplacement des épreuves du second groupe. Face au développement du CCF et de la charge de travail des professeurs de lycée dans le cadre de l’organisation du baccalauréat, le SNALC ne peut enfin que souscrire à une meilleure rémunération des correcteurs comme à l’impossibilité d’examen et de correction au sein de son propre établissement.
Si la majorité de ces propositions semblent donc aller dans le bon sens, le SNALC sera néanmoins particulièrement attentif à l’avenir de certaines d’entre elles : si la possibilité de mettre en place un enseignement de tronc unique à options, en remplacement des filières actuelles, n’est pas en soi inenvisageable, le SNALC veillera néanmoins à ce que le moule unique ne s’impose pas au lycée, comme il s’est imposé au collège avec le peu de succès que l’on sait…
Paris le 13 juin 2008

Écrit par : Manu | 17 juin 2008

Qué nouveaux programmes ? Y'en a pas, des nouveaux programmes ! Y'a jamais eu de nouveaux programmes !

On a bien eu une consultation. Même que toutes les écoles devaient s'y coller et faire remonter leurs remarques.

Une semaine après, ils avaient tout lu, tout consulté et ils ont rendu la synthèse de nos conclusions à nous, les je-sais-pas-combien de milliers de PE, instituteurs et autres LC de l'enseignement primaire.

Après, ils ont modifié un peu et ils ont envoyé ça au HCE pour qu'il donne son avis (consultatif, l'avis). Il a dit que c'était pas bien, mais c'est pas grave puisque son avis n'est que consultatif.

Après, ça aurait dû être publié. Fin mai, qu'ils avaient dit.

Et pis, c'est tout. On n'en sait pas plus.

Sinon, sur eduscol, vous devez pouvoir trouver ça. J'irai vous copier le lien, si vous voulez.

Écrit par : catmano | 17 juin 2008

Après, ils ont modifié un peu et ils ont envoyé ça au HCE pour qu'il donne son avis (consultatif, l'avis). Il a dit que c'était pas bien, mais c'est pas grave puisque son avis n'est que consultatif.

Après, ça aurait dû être publié. Fin mai, qu'ils avaient dit.

Et pis, c'est tout. On n'en sait pas plus.

Sinon, sur eduscol, vous devez pouvoir trouver ça. J'irai vous copier le lien, si vous voulez.

Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Ca se passe comme ça chez Darc'Donald !

Écrit par : Robin | 17 juin 2008

Erreur, le HCE a dit oui, c'est le CSE qui a dit non. Mais bon, ça fait rien, lui aussi c'est consultatif.
De toute façon, moi, j'ai essayé d' inscrire ma classe au projet SLECC, ce sont donc les programmes du GRIP que je suis dans ma classe.
Mais je ne sais toujours pas si je fais partie de l'expérimentation SLECC, je n'ai jamais reçu ni d'accord, ni d'interdiction de ma hiérarchie.
Les premiers programmes 2008, c'est là :
http://media.education.gouv.fr/file/02_fevrier/24/3/BOEcolePrimaireWeb_24243.pdf
Je crois qu'ils les ont un peu modifiés, mais je n'ai pas réussi à les trouver (y'a pas Bédeuzie dans les programmes du GRIP).

Écrit par : catmano | 17 juin 2008

Pour Victor,

Perdue quelque part dans les limbes ministériels, la nouvelle mouture après "consultation" :
http://media.education.gouv.fr/file/nouveau_programme_du_primaire/74/6/programmes_primaire_pour_avis_CSE_26746.pdf

Écrit par : Un hussard | 17 juin 2008

Merci beaucoup Catmano ; mon épouse et ses collègues s'inquiétaient de n'avoir aucune nouvelle de ce qu'elles devraient enseigner à la rentrée. Je vais leur suggérer de se rallier à l'expérimentation SLECC !

Écrit par : victor | 17 juin 2008

Nouveaux programmes : la lecture au CP

1ère mouture : «Lire à haute voix un texte court INCONNU dont les mots ont été étudiés, en articulant correctement et en respectant la ponctuation. Le décodage sera EXACT et la compréhension du texte PRÉCISE.» Bien !

2ème mouture après "consultation" : «Lire à haute voix un texte court dont les mots ont été étudiés, en articulant correctement et en respectant la ponctuation.» Retour à 2002... minable !

Les méthodes "mixtes" ont encore de beaux jours devant elles. Alors les nouveaux programmes tiédasses... dans les limbes ou dans le B.O., qu'importe ?

La défense du statut, pour garder le droit d'instruire en toute impunité -ou presque- indépendamment des valses ministérielles, tel est l'enjeu véritable !

Écrit par : Un hussard | 17 juin 2008

Y avait même des soustractions à retenue et puis aussi deux prières à sainte Bédeuzi.

Écrit par : dobolino | 17 juin 2008

J'ai personnellement fait le "grand écart" pendant des années en essayant de ménager la chèvre et le choux pour reprendre le titre d'un ancien fil du blog (il ne faut pas oublier qu'ils ont le brevet des collège avec des questions de "stylistique", toujours les mêmes).

Mais comme vous dites, c'est un travail d'enfer.

Ecrit par : Robin | 17 juin 2008

Otez-moi d'un doute. Y'a un x à choux au singulier????????

Écrit par : dobolino | 17 juin 2008

Grande section et lecture :

Première mouture : "Comprendre le principe alphabétique
Le principe alphabétique régit la transcription des sons en français : une lettre transcrit un son.
L’enfant est capable de :
- Mettre en relation les sons et les lettres : faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier,
les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r.
- Reconnaître la plupart des lettres."

Deuxième mouture : "ils mettent en relation les lettres et les sons. La discrimination des sons devient de plus en plus précise. Ils apprennent progressivement le nom de la plupart des lettres de l’alphabet qu’ils savent reconnaître, en caractères d’imprimerie et dans l’écriture cursive, sans que la connaissance de l’alphabet dans l’ordre traditionnel soit requise à ce stade. Pour une partie d’entre elles, ils leur associent le son qu’elles codent et le distinguent du nom de la lettre quand c’est pertinent. Les enfants découvrent ainsi le principe alphabétique, sans qu’il soit nécessaire de travailler avec eux toutes les correspondances."

Écrit par : catmano | 17 juin 2008

Un chou, des choux...

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 juin 2008

Arrêtez-moi si je divague. Il parait évident que les quatre opé sont indissociables et doivent être enseignées ensemble, que lecture et écriture vont naturellement de paire. Qu'y a-t-il de contrariant à considérer que le genre romanesque doit faire l'objet d'une séquence ou la démocratie? Et, à l'inverse, pourquoi justement ceux qui préconisent l'étude d'entités ou pseudo entités littéraires, historiques ou scientifiques veulent couper en tranches les enseignements de base? Voilà qui me semble illogique et incompréhensible.

Écrit par : dobolino | 17 juin 2008

BAC !

Une collègue de lettres m'envoie ceci :
"que faire quand le descriptif annonce: "objet d'étude:,le roman vision de l'homme et du monde", texte support: "Candide".?

et un autre:

séquence 1: convaincre, persuader, délibérer..au XVIIIe.: "la dénonciation de l'esclavage"

séquence 2: le théatre au XX e: " un théatre d'engagement"

séquence 3: convaincre, persuader, délibérer..."L'atelier" de J.C.Grumberg"
séquence 4: le roman engagé: "La condition humaine"
séquence 5: le poête et ses engagements: convaincre, persuader, délibérer...En quoi la forme poétique permet-elle la dénonciation? "
Ma réponse : envoyer la liste au doyen de l'IPR du coin avec un mot : " c'est pas bientôt fini les conneries ?"

Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

"Tout le système a pour seule vocation de profaner le savoir"

Je confirme. Et je peux vous dire que la génération montante d'IPR et de futurs IPR sera pire que l'actuelle, qui a bien pris soin de former une relève encore plus dure qu'elle-même.

"Pourquoi une fac du Sud a-t-elle choisi [...] de nommer sur deux postes de maîtres de conf' deux membres de l'Opus dei ?
S'ils ont déclaré publiquement être de l'Opus dei, on peut savoir de qui il s'agit ? Ca me fout la trouille, ces histoires.

"Le malheureux Lafforgue est manipulé, et avec lui ceux qui le suivent, par la clique qui s'agite derrière Emmanuelle Mignon (c'est elle qui a rédigé le fameux "discours de Latran")"
Emmanuelle Mignon et Sybille Veil ? On dirait l'association de la fille du Colonel Mignon (Modeste Mignon chez Balzac) et de la fiancée de Dorian Gray (Sybil Vane chez Oscar Wilde).
Ca leur va bien.

Écrit par : Jeremy | 17 juin 2008

Encore un exemple de la nocivité des inspecteurs, qui sont devenus une vraie mafia.

"Professeur des écoles débutant, (je crois qu'il est encore à l'IUFM Anne-Marie)j'ai été visité par une inspectrice il ya dix jours dans une classe de CE1 où j'avais effectué un stage en responsabilité auparavant.

Il s'agissait d'une deuxième séance assez longue sur le verbe en m'appuyant sur les compétences des I.O. Cette séance se caractérisait par des phrase à metre au pluriel caractéristiques d'un verbe. Le vocabulaire était connu et sciemment choisi,du moins je l'espère. Ces exercices étaient maillés de mise en commun orales.

Je dois reconnaitre que les élèves ont beaucoup écrit, plus qu'avec leur enseignant titulaire. Mais on a atteint les objectifs de la séance, à savoir reconnaitre le verbe par une terminaison i[nt]i inaudible à la troisième personne du pluriel. Les élèves ont par ailleurs bien participé. De plus, les I.O recommandent 2h30 par jour de lecture et d'écriture tous domaines confondus. Les autres séances de la journée ( Arts visuels et EPS) n'étaient pas propices à cela.

Je trouvais cette classe trés hétérogène avec un niveau de lecture assez faible; je m'étais mis d'accord avec la titulaire par téléphone sur les thèmes de mes enseignements. En fin de cycle 2, je voulais qu'ils aient des acquis solides sur le verbe.

Néanmoins, à la lecture des cahiers des élèves, il persistait quelques erreurs pour certains mais je pense avoir déblayé le terrain pour le titulaire. Je n'ai pas eu d'entretien avec l'inspectrice, uniquement des simples remarques infantilisantes.
Elle me reprocha en substance mes méthodes assez transmissives et que les élèves n'étaient pas 'en activité' au sens constructiviste du terme. Il fallait que je réfléchisse à ma pédagogie. Je n'ai pas pu justifier mes choix pédagogiques. Elle en n'avait cure.

Elle eût préféré que je leur donne des étiquettes à manipuler pour repérer le verbe. Par la suite , on aurait fait un grand tableau où chacun donne sa réponse.

L'apprentissage de la langue est long et fastidieux, ce qui rend nécesssaire le recours à des jalons grammaticaux, pour ne pas dire, à de vrais cours de grammaire. Ces cours peuvent être ludiques, mais surtout pas occupationnels.

De ce simulacre d'entretien, je retiendrai surtout qu'il n'est pas de bon ton d'avoir de l'ambition pour ses élèves et que les dogmes institutionnels l'emportent largement sur les résultats.

Bref, je vais quitter ce métier sans regret "

Nous l'avons supplié de faire son possible pour rester instit...s'il est reçu au concours, ce qui n'est pas gagné.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou, ripou, font leur pluriel en X.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Quelqu'un a-t-il lu "Autopsie de l'école républicaine"? de Michel Segal.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Otez-moi d'un doute. Y'a un x à choux au singulier????????

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Un chou, des choux...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 juin 2008

Bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou, ripou, font leur pluriel en X.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Charriez pas trop les filles !

;-)

Écrit par : Robin | 17 juin 2008

Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

Oui, Sanjuro, c'est le pain quotidien de profs de certains collèges: la lâcheté des chefs d'établissements et celle des CPE nous met en position difficile.
Et ils portent en partie la responsabilité de la propagation de l'animation au détriment de l'instruction. Et comme les collègues suivent comme des moutons...voire en rajoutent.
Tiens, il a bien de la chance notre Tourangeau préféré d'écouter les étudiants commenter notre belle littérature pendant qu'on tente de calmer les zinzins de collège en furie car sentant la fin de l'année scolaire!
Joli centre ville d'ailleurs à Tours et fac agréablement située!
Et le beau château de Villandry avec des jardins à vous faire pleurer!

Écrit par : Sanseverina | 17 juin 2008

Grande section et lecture :

Première mouture : "Comprendre le principe alphabétique
Le principe alphabétique régit la transcription des sons en français : une lettre transcrit un son.
L’enfant est capable de :
- Mettre en relation les sons et les lettres : faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier,
les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r.
- Reconnaître la plupart des lettres."

Deuxième mouture : "ils mettent en relation les lettres et les sons. La discrimination des sons devient de plus en plus précise. Ils apprennent progressivement le nom de la plupart des lettres de l’alphabet qu’ils savent reconnaître, en caractères d’imprimerie et dans l’écriture cursive, sans que la connaissance de l’alphabet dans l’ordre traditionnel soit requise à ce stade. Pour une partie d’entre elles, ils leur associent le son qu’elles codent et le distinguent du nom de la lettre quand c’est pertinent. Les enfants découvrent ainsi le principe alphabétique, sans qu’il soit nécessaire de travailler avec eux toutes les correspondances."
Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Où est l'écriture considérée depuis la fin du XIXe jusque dans les années soixante comme la voie d'accès à la lecture ?
Les rédacteurs des programmes savent-ils lire ? Ont-ils lu Kergomard et quelques autres ? Liliane Lurçat, par exemple ou Freinet ou Montessori.
ÉCRITURE-LECTURE, ÉCRITURE-LECTURE, ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin !

Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

ÉCRITURE-LECTURE (suite)

"La généralisation de l'enseignement primaire n'est pas séparable du projet d'instruire le peuple, il s'agissait de rendre la lecture accessible au plus grand nombre. En suivant le perfectionnement des méthodes qui associent l'enseignement de la lecture à celui de l'écriture, on s'aperçoit qu'il existe un double mouvement dans l'alphabétisation du plus grand nombre. On découvre d'abord que l'enseignement de l'écriture doit être le support de celui de la lecture, ensuite, qu'il est nécessaire de lier le sens au signe dès le début de l'apprentissage, par l'emploi de mots connus des enfants. Je donnerai quelques exemples illustrant ces idées, clairement exprimées par les pédagogues de la Rénovation pédagogique. 
 L'importance de l'écriture pour la maîtrise et la conservation de la lecture a d'abord été constatée par des pédagogues expérimentés. Ainsi, en 1741, Py Poulain Delaunay conseille aux parents de " leur mettre la plume à la main dès qu'ils commencent la lecture et de les faire écrire quelque jeunes qu'ils puissent être" (1). C'est en 1793 que Dupont de Nemours propose à la Convention de renverser l'ancien usage, et de faire commencer l'instruction littéraire par l'apprentissage de l'écriture. "
Liliane Lurçat " La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs"


Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

Où est l'écriture considérée depuis la fin du XIXe jusque dans les années soixante comme la voie d'accès à la lecture ?
Les rédacteurs des programmes savent-ils lire ? Ont-ils lu Kergomard et quelques autres ? Liliane Lurçat, par exemple ou Freinet ou Montessori.
ÉCRITURE-LECTURE, ÉCRITURE-LECTURE, ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin !

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

La voilà :

Première mouture : "- Après avoir appris le son qui est transcrit par une lettre, tracer cette lettre en écriture cursive.

- Sous la conduite de l’enseignant, copier en écriture cursive de petits mots simples dont les correspondances entre lettres et sons ont été étudiées : écrire en contrôlant la tenue de l’instrument et la position de la page ; s’entraîner à recopier les mots d’abord écrits avec l’enseignant pour améliorer la qualité de sa production, taille et enchaînement des lettres en particulier."

Deuxième mouture : "Sans qu’on doive réduire l’activité graphique à la préparation de l’écriture, les enfants observent et reproduisent quotidiennement des motifs graphiques afin d’acquérir le geste le mieux adapté et le plus efficace. L’entrée dans l’écriture s’appuie sur les compétences développées par les activités graphiques (enchaînements de lignes simples, courbes, continues...), mais requiert aussi des compétences particulières de perception des caractéristiques des lettres.
L’écriture cursive est proposée à tous les enfants, en grande section, dès qu’ils en sont capables ; elle fait l’objet d’un enseignement guidé afin que ces premières habitudes installées favorisent la qualité des tracés et l’aisance du geste."

Il paraît que mes collègues de maternelle se sentaient comme dans un carcan en lisant la première mouture et qu'ils redoutaient qu'on primarise l'école maternelle.
Ils vont tout y gagner, on annoncera que la maternelle ne sert à rien et on la fermera.
Vingt mille postes à supprimer, il faut bien les trouver quelque part !

Écrit par : catmano | 17 juin 2008

Il paraît que mes collègues de maternelle se sentaient comme dans un carcan en lisant la première mouture et qu'ils redoutaient qu'on primarise l'école maternelle.
Ils vont tout y gagner, on annoncera que la maternelle ne sert à rien et on la fermera.
Vingt mille postes à supprimer, il faut bien les trouver quelque part !
Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Précision importante : l'écriture-lecture a été pratiquée en GS, sans forçage, ainsi que les quatre opérations ( division nombre de fois et nombre de parts) jusque dans dans les années soixante. La maternelle n'était pas "primarisée" pour autant. D'ailleurs ce néologisme n'existait pas. C'est une constante dans l'Ed.-Nat depuis quelques décennies : on invente des mots pour couvrir des âneries ( Bongo,mon âne, pas de braiment s'il te plaît ! ce n'est pas de toi que je parle, mais des ahuries de l'AGEEM.
Qui finiront en effet par obtenir la disparition de l'école maternelle.

Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

Otez-moi d'un doute. Y'a un x à choux au singulier????????

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Un chou, des choux...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 juin 2008

Bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou, ripou, font leur pluriel en X.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Charriez pas trop les filles !

;-)
Ecrit par : Robin | 17 juin 2008

Tripoux a un x au singulier comme au pluriel. Mais peut s'écrire aussi tripous.

Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

Descriptif EAF :
séquence 1: convaincre, persuader, délibérer..au XVIIIe.: "la dénonciation de l'esclavage"
séquence 2: le théatre au XX e: " un théatre d'engagement"
séquence 3: convaincre, persuader, délibérer..."L'atelier" de J.C.Grumberg"
séquence 4: le roman engagé: "La condition humaine"
séquence 5: le poête et ses engagements: convaincre, persuader, délibérer...En quoi la forme poétique permet-elle la dénonciation? "

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008


Résultat de ces "petites coyonneries", comme écrivait Voltaire (à propos de "Candide", justement) : des copies qui, en début d'hypokhâgne, peinent à aller plus loin que "l'auteur dit que...", "la thèse du poème est que..." et (ma préférée) "l'auteur nous fait passer un message".
Après avoir expliqué x fois ce qu'est la littérature, glosé sur "l'universel reportage" et "les mots de la tribu", et montré pourquoi ce genre de formule creuse est inapproprié , je finis par enlever cinq points au premier étudiant qui persiste à me sortir ce genre d'ânerie (pardon, Guy morel, je ne songe pas à votre baudet préféré) dans sa dissertation : c'est ce que l'on appelle la méthode active.

Écrit par : FGuichard | 17 juin 2008

Les grandes stars des programmes Viala sont de toute façon les écrivains qui "s'engagent" : Voltaire, Hugo, Zola.
On pourrait allègrement faire TOUT le programme de lycée en ne se référant qu'à ces trois auteurs-là, auquel il faudrait sans doute ajouter Racine, qui ne doit vraisemblablement son maintien en tant qu'auteur canonique du programme aux côtés des trois autres qu'au fait que Viala en était à la fois le spécialiste et l'éditeur.

Écrit par : Jeremy | 17 juin 2008

et (ma préférée) "l'auteur nous fait passer un message".
Après avoir expliqué x fois ce qu'est la littérature, glosé sur "l'universel reportage" et "les mots de la tribu", et montré pourquoi ce genre de formule creuse est inapproprié , je finis par enlever cinq points au premier étudiant qui persiste à me sortir ce genre d'ânerie (pardon, Guy morel, je ne songe pas à votre baudet préféré) dans sa dissertation : c'est ce que l'on appelle la méthode active.
Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008
À l'époque reculée où j'enseignais à des élèves - je veux dire des élèves instruits, c'est-à-dire des élèves - l'emploi de "l'auteur veut nous faire passer un message" entraînait un passage de savon de une à deux heures, selon les cas, et l'obligation de recommencer le devoir.
En hypokhâgne, toujours à cette époque reculée à laquelle je me réfère, l'usage de cette énormité aurait entraîné la mise au ban de la classe. Ce qui prouve que la tolérance a beaucoup progressé ces dernières années.

Écrit par : guy morel | 17 juin 2008

"Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !"

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

"Oui, Sanjuro, c'est le pain quotidien de profs de certains collèges: la lâcheté des chefs d'établissements et celle des CPE nous met en position difficile.
Et ils portent en partie la responsabilité de la propagation de l'animation au détriment de l'instruction. Et comme les collègues suivent comme des moutons...voire en rajoutent."

Ecrit par : Sanseverina | 17 juin 2008

Je confirme.

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

Idem en Lycée Professionnel, où on relègue généralement les élèves qui ont posé problème au collège.

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

" l'époque reculée où j'enseignais à des élèves - je veux dire des élèves instruits, c'est-à-dire des élèves - l'emploi de "l'auteur veut nous faire passer un message" entraînait un passage de savon.
En hypokhâgne, toujours à cette époque reculée à laquelle je me réfère, l'usage de cette énormité aurait entraîné la mise au ban de la classe. Ce qui prouve que la tolérance a beaucoup progressé ces dernières années.
Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Je vous indique simplement, par désir de vous livrer une information juste et complète, que maintenant c'est le sujet de dissertation au bac : "Quel(s) moyen(s) vous semble(nt) le(s) plus efficace(s) pour faire passer un message en littérature ?"

Écrit par : Jeremy | 18 juin 2008

Nouveaux programmes:
Première version:
ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin ! ( Guy Morel )
Seconde Version:
l'écriture-lecture a été pratiquée en GS, sans forçage(Guy Morel)

Précision utile afin d' éviter de renforcer les idées reçues concernant les membres du GRIP et leur goût prononcé pour "Les bonnes vieilles méthodes".
La première version s'adresse aux responsables des nouveaux programmes et la seconde aux élèves de GS

Écrit par : thierry venot | 18 juin 2008

Après avoir expliqué x fois ce qu'est la littérature[..,]

Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008

Ma question va peut-être vous paraître idiote, mais pouvez-vous justement le synthétiser en quelques mots ou quelques phrases (je ne suis pas professeur de lettres) ?

Écrit par : Manu | 18 juin 2008

"Ils vont tout y gagner, on annoncera que la maternelle ne sert à rien et on la fermera.
Vingt mille postes à supprimer, il faut bien les trouver quelque part !"

Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Surtout quand les IEN se mettent à écrire des bouquins pour la torpiller; de l'aveu même de l'intéressé: "je gagne deux Euros par bouquin vendu".

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2008

Nouveaux programmes:
Première version:
ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin ! ( Guy Morel )
Seconde Version:
l'écriture-lecture a été pratiquée en GS, sans forçage(Guy Morel)

Précision utile afin d' éviter de renforcer les idées reçues concernant les membres du GRIP et leur goût prononcé pour "Les bonnes vieilles méthodes".
La première version s'adresse aux responsables des nouveaux programmes et la seconde aux élèves de GS
Ecrit par : thierry venot | 18 juin 2008
En effet, le merlin n'est utile qu'avec les bûches.

Écrit par : guy morel | 18 juin 2008

Descriptif EAF :
séquence 1: convaincre, persuader, délibérer..au XVIIIe.: "la dénonciation de l'esclavage"
séquence 2: le théatre au XX e: " un théatre d'engagement"
séquence 3: convaincre, persuader, délibérer..."L'atelier" de J.C.Grumberg"
séquence 4: le roman engagé: "La condition humaine"
séquence 5: le poête et ses engagements: convaincre, persuader, délibérer...En quoi la forme poétique permet-elle la dénonciation? "

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

et (ma préférée) "l'auteur nous fait passer un message".

Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008

C'est l'exemple de liste , pardon, de descriptif conforme à la doxa droitdel'hommiste , espèce de prêchi-prêcha sirupeux déversé par hectolitres à l'oral de EAF , parfaite assimilation de ce qu'on peut entendre à la télé ou lire , comme le dit Maffesoli (in "La république des bons sentiments") , dans "ces bulletins paroissiaux que sont devenus les journaux nationaux" !

SLL demande qu'on envoie un compte-rendu des consignes de correction .
L'année dernière , pas d'inspecteur présent à la commission , seulement ses "délégués" , on nous a vaguement commenté les consignes nationales et locales et remis les copies , au revoir , corrigez bien !
Ce simulacre est le même depuis plusieurs années . Une fois même , au RDV , il n'y avait que les copies présentes , et les profs convoqués , priés de prendre livraison sans poser de question !

Écrit par : Amélie | 18 juin 2008

Je vous indique simplement, par désir de vous livrer une information juste et complète, que maintenant c'est le sujet de dissertation au bac : "Quel(s) moyen(s) vous semble(nt) le(s) plus efficace(s) pour faire passer un message en littérature ?"
Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2008
La tolérance, vous dis-je.
Sujet de l'année prochaine : " Faites une liste des oeuvres qui font passer le message suivant : il faut respecter son semblable et les autres."
De l'année suivante : " Si vous étiez écrivain, quel message voudriez-vous faire passer ?"
De l'année d'après : " Dites quels sont les trois messages les plus importants qu'ont fait passer les écrivains français dont vous connaissez les noms."

Écrit par : guy morel | 18 juin 2008

Alors, Sanseverina, on bave sur Tours, Villandry, Azay et compagnie ? Mais je suis assis huit heures par jour dans une salle de classe à écouter des choses plus ou moins bien dites sur des textes canoniques ou non - nous panachons, parce que les candidats ont apparemment très peur des textes canoniques, qu'ils ignorent, et des autres, qu'ils ne connaissent pas : la réforme Viala, panachée de réforme LMD, est passée par là. Bref, leur rêve (voir le forum de Capes en trouble), c'est Voltaire, Hugo, Zola. Si possible, juste Zola. Et encore, pas tout (j'ai interrogé il y a deux ans un candidat sur un passage de l'Argent qui l'a quelque peu décontenancé, bien obligé de s'avouer que le Milou n'était pas le philosémite qu'on lui avait décrit).
Sinon, venez donc déjeuner avec moi un de ces jours, ma chère. Aujourd'hui, par exemple, j'ai un peu de temps...
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2008

Nouveaux programmes:
Première version:
ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin ! ( Guy Morel )
Seconde Version:
l'écriture-lecture a été pratiquée en GS, sans forçage(Guy Morel)
Précision utile afin d' éviter de renforcer les idées reçues concernant les membres du GRIP et leur goût prononcé pour "Les bonnes vieilles méthodes".
La première version s'adresse aux responsables des nouveaux programmes et la seconde aux élèves de GS

Ecrit par : thierry venot | 18 juin 2008

Je confirme, aucune trace de bosses sur la tête de mes six élèves de GS et pourtant, six élèves bons déchiffreurs, sachant copier une phrase selon les normes de l'écriture liée, calculant des additions de deux nombres à deux chiffres (avec ou sans retenue), des soustractions de nombres à deux chiffres (sans retenue, seulement), sachant multiplier et diviser par deux.
Le problème va être le CP, comment débute-t-on un CP avec des élèves de ce style ?
Petite suggestion à ceux qui donnent les sous : si on donne un an d'avance à plusieurs élèves par an parce qu'ils en sont capables, aura-t-on à nouveau le droit de faire redoubler ceux qui en ont besoin ?
Les adeptes de Ste Bédeuzie devraient pouvoir nous faire un petit logiciel comptable du style "cette année, nous avons économisé tant d'années scolaires-élèves, nous pouvons donc nous permettre d'en dépenser le tiers (ou le quart) en "bons de redoublement" pour x futurs Pépéerreuhisés", ce qui économiserait de plus au moins cinq kilos de papier gaspillés en pure perte lors des équipes éducatives, synthèses et autres plan de remédiation en triple exemplaire.
En plus, ça ferait Développement Durable, formidable, non !

Écrit par : catmano | 18 juin 2008

Nouveaux programmes:
Première version:
ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin ! ( Guy Morel )


SLEEC/GRIP : Merlin l'Enchanteur sauvera-t-il le petit Arthur des griffes de Madame Mime ?

http://www.youtube.com/watch?v=UNjkuHQGa2w

Écrit par : Robin | 18 juin 2008

Quels tricheurs ces pédagos...Et attention à l'excès de courtoisie (message au SNALC) !


http://www.youtube.com/watch?v=vTlN-wqAzhg&NR=1

Écrit par : Robin | 18 juin 2008

Descriptif EAF :
séquence 1: convaincre, persuader, délibérer..au XVIIIe.: "la dénonciation de l'esclavage"
séquence 2: le théatre au XX e: " un théatre d'engagement"
séquence 3: convaincre, persuader, délibérer..."L'atelier" de J.C.Grumberg"
séquence 4: le roman engagé: "La condition humaine"
séquence 5: le poête et ses engagements: convaincre, persuader, délibérer...En quoi la forme poétique permet-elle la dénonciation? "

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Hep! Ne nous gendarmons pas! Avec la sainte "Séquence", tout galimatias evient savant, toute sottise devient raison!

Écrit par : Jean | 18 juin 2008

"Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !"

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

Il a sûrement eu sa hors-classe!

Écrit par : Jean | 18 juin 2008

Je confirme, aucune trace de bosses sur la tête de mes six élèves de GS et pourtant, six élèves bons déchiffreurs, sachant copier une phrase selon les normes de l'écriture liée, calculant des additions de deux nombres à deux chiffres (avec ou sans retenue), des soustractions de nombres à deux chiffres (sans retenue, seulement), sachant multiplier et diviser par deux.

Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

Franchement, quand je vous lis, j'enrage pour la multitude d'enfants qui sortent du CP un peu partout en France et qui n'ont même pas le bagage que vous offrez à vos GS.
Je trouve cela terriblement injuste.

Écrit par : Maminou | 18 juin 2008

Maminou vous avez tellement raison !

La solution pour rétablir la justice :
Interdire à Catmano d'exercer en GS ...


Et d'ailleurs, si on pouvait lui interdire tout court d'enseigner ce serait pas plus mal.
Comme le disait un IPR il y a quelques années : "Zorglub obtient de bons résultats avec ses élèves au bac. Mais il ne faut pas en tenir compte car il ne respecte pas les recommandations pédagogiques"

Écrit par : Zorglub | 18 juin 2008

Puis-je par la même occasion arrêter aussi le CP et le CE1 ? Quel sera le montant de mon parachute ? Comment seront calculées mes indemnités de départ ? Si elles sont sous forme d'actions ou d'obligations, pourrais-je avoir autre chose que des bons de l'Education Nationale, j'ai peur qu'ils baissent encore ? Le yacht, je dois le rendre ou je peux le garder ?

Écrit par : catmano | 18 juin 2008

Puis-je par la même occasion arrêter aussi le CP et le CE1 ?
Ecrit par : catmano | 18 juin 2008


Vous savez bien que c'est "une drogue" et qu'il est difficile de se sevrer... Vous vous languiriez, comme la chèvre de M. Seguin face à sa montagne...



Quel sera le montant de mon parachute ?
Ecrit par : catmano | 18 juin 2008


Vous n'avez jamais entendu , dans notre monde agricole, ce qui fait "marcher" les paysans...
"La joie au travail est déjà une rémunération!!!"
Inutile le parachute...

Par contre, le yacht, vous devriez insister pour le garder pour faire de la géographie active...

Écrit par : Maminou | 18 juin 2008

Ben dis-donc,à force de se tripoter la nouille,y vont tous finir par savoir jouer du violon ici.

Écrit par : tacet | 18 juin 2008

Après avoir expliqué x fois ce qu'est la littérature[..,]

Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008

Ma question va peut-être vous paraître idiote, mais pouvez-vous justement le synthétiser en quelques mots ou quelques phrases (je ne suis pas professeur de lettres) ?

Ecrit par : Manu | 18 juin 2008

Je vois bien que tout le monde se dérobe...

Allez, j'y vais : la littérature est l'ensemble des textes qui sont écrits et/ou lus au moins pour une part pour leur caractère esthétique.

En quelques mots, je pense que c'est pas trop mal, non ?

Écrit par : Pat | 18 juin 2008

Maminou et Catmano, si vous saviez comment mon petit-fils a été "instruit", vous seriez horrifiée.

Je vous admire toutes les deux pour votre détermination à avoir instruit tant d'enfants dans vos classes.

C'est ce que fait ma fille dans sa ZEP bien qu'elle soit, hélas, la seule à se rapprocher de la qualité de l'enseignement SLECC.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 18 juin 2008

Le problème va être le CP, comment débute-t-on un CP avec des élèves de ce style ? (catmano)

Ce n'est pas un problème...Tu continues!
Le problème c'est lorsqu'au CP ta classe est composée pour moitié d'élèves de ce style et pour l'autre d'élèves qui n'ont pas eu cet apprentissage en GS. Tu peux toujours les installer deux à deux pour que celui qui n'a pas pu bénéficier de ton enseignement puisse construire ses savoirs en s'inspirant de son voisin. N'oublie surtout pas d'avertir Ouzoulias pour que cette expérience novatrice donne lieu à une étude qui alimentera en papier recyclable l'épais dossier de sa recherche "scientifique". Un conseil,si tu veux être célèbre un jour, ne te fatigue pas à instruire tes élèves; les médias s'en moquent ;lance toi dans la recherche et tu passera au journal de France 2. A propos de célébrité voici ce que rudolf Bkouche m'écrivait cette semaine concernant ces études "bidons":
"Je te propose un sujet d’étude révolutionnaire qui, si tu arrives à prouver par une succession de sophismes que la réponse à la question est OUI, pourra te rendre célèbre dans ton milieu professionnel ( bien plus que ton excellent travail pour les élèves de maternelle…. sans intérêt pour les constructivistes)" :
Sujet de l'étude:
La connaissance de l'alphabet peut-elle être un obstacle à l'apprentissage de la lecture ?

Ne cherche pas de subtilités, malheureusement il n'y en a aucune. ( R. Bkouche)
Cordialement
Thierry

Écrit par : thierry venot | 18 juin 2008

Fatigué Thierry ? ;)
La soirée d'hier c'est/est mal passée ?

Écrit par : toto | 18 juin 2008

s'est :)

Écrit par : toto | 18 juin 2008

Je confirme : moi aussi je retire un point à toute copie qui comporte cette horripilante expression : "l'écrivain nous fait passer un message"

Je ne déteste pas parler de communication écrite et orale, mais je fais la différence entre communication et littérature en leur disant :
C'est comme quand on achète un pot de peinture : ça peut être pour repeindre sa chambre ou pour peindre la Joconde ! C'est pourtant de la peinture dans les deux cas !

Maintenant, si les sujets de bac officialisent l'expression, je vais avoir l'air fin !

Écrit par : sanjuro | 18 juin 2008

Sinon, venez donc déjeuner avec moi un de ces jours, ma chère. Aujourd'hui, par exemple, j'ai un peu de temps...
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2008

Bon courage, mon pauvre ami, pour affronter la Gisèle d'Estoc du pauvre. Je vous rappelle qu'une dose de Nux vomica 20 CH avant le repas favorise les digestions sereines

Écrit par : TIGER LILITH | 18 juin 2008

"Oui, Sanjuro, c'est le pain quotidien de profs de certains collèges: la lâcheté des chefs d'établissements et celle des CPE nous met en position difficile.
Et ils portent en partie la responsabilité de la propagation de l'animation au détriment de l'instruction. Et comme les collègues suivent comme des moutons...voire en rajoutent."

Ecrit par : Sanseverina | 17 juin 2008

Je confirme.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

Merci Daniel!

Écrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Bon courage, mon pauvre ami, pour affronter la Gisèle d'Estoc du pauvre. Je vous rappelle qu'une dose de Nux vomica 20 CH avant le repas favorise les digestions sereines

Ecrit par : TIGER LILITH | 18 juin 2008

Ah! voilà la courageuse Françoise Guichard qui lance ses insultes à couvert, après avoir fait la morale mult fois ici à ceux qui prennent des pseudos!
C'est vrai, vous ne vous servez de votre pseudo, FG, que pour insulter les collègues! Jean en fit les frais il y a peu de temps, en se faisant traiter de "vieux gaga" et moi il y a plus longtemps encore, vous me disiez élégamment d'aller me faire " sodomiser".
Votre dernier message tout-à-fait insultant à mon égard est totalement gratuit, puisqu'il n'était aucunement question de vous.
Mais on peut vous comprendre les fins d'année en classe préparatoire sont épuisantes: c'est simple, on n'arrive plus à tenir les hypokhâgneux tant ils sont agités, insolents et agressifs.
Et croyez bien que je me sens plus utile à être la "Gisèle d'Estoc du pauvre" comme vous dites avec beaucoup de condescendance et de mépris que la FG alias Tiger Lilith qui se fait mousser en remuant beaucoup d'air un peu partout pour se donner l'illusion d'avoir une quelconque importance.
Je ne sais pas si vous êtes "au taquet" comme vous le disiez, il y a peu, mais vous avez bien du temps à perdre pour poster ce genre d'insultes!

Écrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Alors JPB, vous perdez votre humour en même temps que vous vous occupez agréablement à écouter nos bons étudiants discourir sur quelques grands textes?
Vous ne voulez pas qu'on pleure sur les collègues qui font passer les oraux de CAPES, quand même?
C'est une activité librement choisie, lucrative qui plus est. Travailler plus , pour gagner plus. Non?
Et je maintiens que les jardins de Villandry... Au printemps, on distribue même à chaque visiteur les salades cultivées sur place...

Écrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Eh bien, une plaisanterie légère déchaîne l'ire des uns et des autres...
J'en suis bien marri.
A part ça, faire passer le CAPES est une activité sérieuse qui requiert une attention soutenue pendant des heures - je voudrais vous y voir : on fait sept explications de textes de bon niveau par jour, d'époques et d'auteurs variés - une remise à jour qui stimule les petites cellules grises, mais qui ne va pas de soi.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2008

"une remise à jour qui stimule les petites cellules grises, mais qui ne va pas de soi.
JPB

"

sic transit gloria mundi

Écrit par : troll | 18 juin 2008

"une remise à jour qui stimule les petites cellules grises, mais qui ne va pas de soi.
JPB

"

sic transit gloria mundi

Ecrit par : troll | 18 juin 2008

Pirate !

Écrit par : Robin | 18 juin 2008

Et d'ailleurs, si on pouvait lui interdire tout court d'enseigner ce serait pas plus mal.
Comme le disait un IPR il y a quelques années : "Zorglub obtient de bons résultats avec ses élèves au bac. Mais il ne faut pas en tenir compte car il ne respecte pas les recommandations pédagogiques"

Ecrit par : Zorglub | 18 juin 2008

Molière et ses médecins sont toujours d'actualité : vous avez le droit de tuer le malade si vous suivez les prescriptions de la Faculté, mais si vous ne les suivez pas, vous n'avez pas le droit de le sauver.

Écrit par : Robin | 18 juin 2008

Molière et ses médecins sont toujours d'actualité : vous avez le droit de tuer le malade si vous suivez les prescriptions de la Faculté, mais si vous ne les suivez pas, vous n'avez pas le droit de le sauver.
Ecrit par : Robin | 18 juin 2008


Vous avez le devoir de tuer le malade :


SGANARELLE.- Vous avez l'âme bien mécréante*. Cependant vous voyez depuis un temps que le vin émétique fait bruire ses fuseaux*. Ses miracles ont converti les plus incrédules esprits, et il n'y a pas trois semaines que j'en ai vu, moi qui vous parle, un effet merveilleux.

DOM JUAN.- Et quel?

SGANARELLE.- Il y avait un homme qui depuis six jours était à l'agonie, on ne savait plus que lui ordonner, et tous les remèdes ne faisaient rien, on s'avisa à la fin de lui donner de l'émétique.

DOM JUAN.- Il réchappa, n'est-ce pas?

SGANARELLE.- Non, il mourut.

DOM JUAN.- L'effet est admirable.

SGANARELLE.- Comment? il y avait six jours entiers qu'il ne pouvait mourir, et cela le fit mourir tout d'un coup. Voulez-vous rien de plus efficace?

DOM JUAN.- Tu as raison.

Écrit par : guy morel | 18 juin 2008

Oui, Sanjuro, c'est le pain quotidien de profs de certains collèges: la lâcheté des chefs d'établissements et celle des CPE nous met en position difficile.
Et ils portent en partie la responsabilité de la propagation de l'animation au détriment de l'instruction. Et comme les collègues suivent comme des moutons...voire en rajoutent."

Ecrit par : Sanseverina | 17 juin 2008

Total soutien et même constatation . Chez nous , les CPE sont inventifs : cette année les élèves bénéficient d'heures de colle avec sursis !!!!
Cette mesure drastique exemplaire a touché des élèves qui en avaient persécuté un autre et l'avaient menacé de mort !!!
Bienvenue à Mickeyland !

Écrit par : Amélie | 18 juin 2008

L’ Occident est mal placé pour donner des leçons !

Mes Amis Chinois

J’ai honte.

Depuis des semaines, dans mon pays, en France, votre peuple, votre pays, vos institutions, votre gouvernement, votre Histoire sont traînés dans la boue, dans une hystérie collective entretenue par nos médias. Médias qui se prétendent “libres”… Les manifestations antichinoises qui ont eu lieu à Paris, lors du passage de la flamme olympique, sont indignes de mon pays, des valeurs qu’il prétend défendre, et des lois élémentaires de l’hospitalité.

Dans l’arrogance et l’ignorance, l’imbécillité en résumé, des journalistes, présentateurs de radio et de télévision, politiciens, et autres ballots en quête de publicité gratuite, se disputent l’opportunité de se mettre en valeur, en vous donnant des leçons de morale, de liberté et de “droits de l’homme”.

Mais, vous le savez. En Occident, et chez ses vassaux, des manifestations, soigneusement organisées depuis longtemps, ont la volonté de perturber vos Jeux Olympiques, fanatisant les populations et les opinions publiques contre vous. Nos castes au pouvoir ne supportent pas votre succès. Vous sortez d’une longue histoire, douloureuse, héroïque, magnifique. Elles ne supportent pas votre indépendance.

Vous parlez d’égal à égal, avec ceux qui se sont comportés en maîtres du monde, pendant des siècles. Aveugles, ils ne se rendent même pas compte, qu’ils ne le sont plus. Dans votre réussite, ils y voient le basculement prochain du rapport de forces. Ils le redoutent, car cela remet en cause leur règne sans partage dans la domination, et le sentiment de supériorité, à l’égard du reste de la planète.

Ils ne souhaitent, en conséquence, qu’une chose : entraver votre développement, en vous isolant, vous divisant. Comme ils le font dans d’autres pays, ou sur d’autres continents. Comme ils l’ont fait dans votre pays. Mais tout cela, vous le savez…

Au nom de beaucoup de français, à qui nos médias soi-disant “libres” ne donnent pas la parole, je voudrais vous présenter nos excuses, et mes excuses personnelles.

Oui, “Excuses”. Mais, auparavant, je voudrais vous demander “Pardon”…

Pardon, au nom du Passé, pour avoir envahi votre pays, nous être livrés à des atrocités et participé à son pillage, pendant un siècle

Vous, vous n’avez jamais envahi l’Europe. Ni aucun autre continent, d’ailleurs. Votre Grande Muraille, est là pour en témoigner. Vous avez toujours voulu vous défendre des agressions extérieures, et vous concentrer sur votre unité. Ce qui ne fut pas une entreprise facile, dans votre immense pays, au cours des siècles de votre histoire. Une des plus longues de l’humanité.

Nous, nous avons envahi votre pays. Nous avons contribué à son pillage, pendant un siècle. Il est si grand, que nous nous sommes réunis à plusieurs pour le faire.

Quand vos autorités ont interdit l’usage et l’importation de l’opium en 1839, nous n’avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d’or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens…

Les promoteurs de ce trafic, à l’origine d’immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu’ils soudoyaient, méritaient d’être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique… Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces dealers. Nous, dans notre République, il n’y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.

Les puissances occidentales ont considéré votre refus d’importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au “Libéralisme Economique”. On n’a pas le droit d’interdire, dans le commerce international. C’est un blasphème. Du moins, quand l’Occident le décide…

Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n’aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l’époque. C’était l’occasion idéale. Ce fut officiellement la “Première Guerre de l’Opium”, de 1839 à 1842. L’essentiel, de l’effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l’OTAN n’existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.

Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le monde s’y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.

Elle fut complétée par une “Deuxième Guerre de l’Opium”, de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l’opium sur le territoire chinois, arracher d’autres ports, concessions et sommes d’argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue.

Nous vous avons même livré une guerre particulière, dite franco-chinoise, de 1883 à 1885. Pour vous arracher la province de l’Annam et du Tonkin, et les incorporer à notre colonie de l’Indochine (1). Pour cela, nous sommes allés jusqu’à débarquer à Taiwan ! Nous nous sommes calmés, les autres puissances commençaient à ne pas apprécier notre expansion. Le “gâteau chinois” devait être partagé en parts égales…

Les japonais ont pris le relais, de 1894 à 1895. Cela n’en finissait plus, vous sortiez d’une guerre pour rentrer dans une autre. D’un traité à l’autre. De concession en concession. De “réparation” en “réparation”. De dédommagement en dédommagement. L’épuisement… Tous ces traités vous dépossédaient de votre commerce extérieur et intérieur, arrachant des concessions territoriales, dépeçant progressivement votre pays, épuisant votre Trésor Public.

Sans armes, sans ressources financières, uniquement entouré de nations hostiles. Pratiquement désarmé, votre pays a résisté. Les révoltes n’ont jamais cessé. Votre résistance a été courageuse, héroïque. Schéma classique : vos résistants ont été considérés, par les puissances occupantes, comme des terroristes, des sauvages, des barbares, des fanatiques. Dans la propagande et dans les répressions horribles qui s’ensuivaient. Et, même dans nos livres d’histoire actuels, lorsqu’ils en parlent …

Une des révoltes les plus connues est celle dite des “Boxers”. Caricaturée, par la propagande en Occident. Même soixante ans plus tard, dans un film sous le titre : “Les 55 jours de Pékin” (2). Elle a duré de novembre 1899 à septembre 1901. Suivie d’une répression par les puissances occidentales, auxquelles s’étaient ajoutées l’Italie et l’Autriche-Hongrie, dont les atrocités résonnent encore dans vos mémoires : pillages, massacres, tortures, viols, de masse.

Suivie d’un traité aux conditions encore plus dures, le “Boxer Protocol”, signé le 7 septembre 1901, avec d’énormes compensations financières pompant la majorité des droits de douane et des taxes au profit des nations occidentales. Appauvrissant davantage le Trésor du pays. La Chine a dû s’acquitter de ce véritable racket jusqu’en 1939.

En fait, jusqu’à ce que les japonais chassent les européens de Chine, pour prendre leur place. Avant qu’ils ne soient, à leur tour, chassés de votre pays, en 1945. Mais, les occidentaux n’ont pas lâché prise et ont tout fait pour maintenir la guerre civile sur votre territoire, en créant, finançant le maximum de dissensions. Il a fallu attendre 1949, pour que vous soyez enfin libérés et réalisiez votre unité. Retrouvant votre identité. Malgré un embargo international, et les menaces permanentes de l’Occident.

Oui. Vous, Chinois, n’êtes jamais venus sur notre continent, dans notre pays, bardés d’armes supérieures aux nôtres, pour nous imposer la consommation d’opium ou d’héroïne. Saisir notre commerce extérieur et intérieur. Prendre nos ports et nos provinces. Infliger des dommages et réparations colossales, à payer sur plusieurs générations. Semant désolations, pillages, divisions, guerres civiles.

Nous, si. Durant un siècle…

Alors, Pardon, encore.

Mille excuses pour les imbéciles qui prétendent que le Tibet n’est pas la Chine

Certains prétendent que le Tibet ne fait pas partie intégrante de la Chine. Ne leur en voulez pas. Ils sont ignares. Leurs livres d’histoire sont vides, et les programmes d’information à la radio ou à la télévision sont composés, majoritairement, de gens payés pour assurer la propagande antichinoise.

Je sais : un ignare qui n’effectue aucun effort pour sortir de son ignorance, et exercer son esprit critique, devient un fanatique. Il faut se rendre à l’évidence : nous ne sommes plus un Pays des Lumières, mais un pays de fanatiques. Du moins, dans l’oligarchie qui le dirige.

Le Tibet est une des provinces de votre pays depuis des siècles. Officiellement, au moins, depuis le 13° siècle (3). Alors, ils formulent des arguties : ce serait “trop récent”, pas “probant”. Oubliant, ou dissimulant, que nous, pays occidentaux, la France en particulier, avons annexé de nouveaux territoires, tout récemment. Que voulez-vous, imbu de sa force, l’Occident s’estime tout permis…

Je ne vais pas vous parler de nos voisins européens qui prétendent la même chose. Exemples ?… Le Danemark, assure que le Groenland est danois après avoir tué la culture des peuples eskimos et leur identité. Ou encore, la Grande-Bretagne qui estime que les îles Malouines dans l’Atlantique sud, qui appartiennent en fait à l’Argentine, sont aussi britanniques que la Tour de Londres. D’autres encore… Les exemples seraient trop nombreux de toutes ces possessions, considérées comme naturellement intégrées dans une nation occidentale, alors qu’elles ont été envahies militairement. En un mot, volées à leurs peuples véritables.

Que dire, aussi, de ces pays formés aux 19° et 20° siècle, les Etats-Unis d’Amérique, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, à partir de l’extermination de leurs populations d’origine : Amérindiens ou Peaux Rouges, Aborigènes, Maoris, Polynésiens ?…

Non, je veux vous dire un mot sur mon pays, la France. En donnant quelques exemples récents de notre histoire.

La Corse, qui était un pays indépendant, a été envahie militairement et rattachée à la France en 1769, à la fin du 18° siècle (4). Le premier geste de la France a été de supprimer l’Université corse, dans la ville de Corte. C’est toujours le premier acte d’un “génocide culturel” : supprimer la langue d’un peuple. Depuis, la résistance, à ce rattachement, ne semble pas faiblir…

Nous avons acquis d’autres département français, encore plus tard : la Savoie et le Comté de Nice. Annexés à la France par le Traité de Turin, à la fin du 19° siècle, en 1860 (5). Qui forment actuellement trois départements : Savoie, Haute-Savoie et Alpes Maritimes. Il semble qu’en Savoie, ou à Nice, de nos jours, certains n’apprécient toujours pas cette annexion…

Pourtant, la France ne mettrait jamais en doute la francité de ces départements, liés à ses frontières immédiates. Mais, c’est d’autres territoires dont je voudrais vous parler, qui sont à des milliers de kilomètres de mon pays. Les plus importants, dans l’hémisphère sud. Et, qu’on prétend français.

Tahiti, capitale de la Polynésie “française”, dans l’Océan Pacifique, que nous occupons depuis que nous nous en sommes emparés en 1842, et officiellement considéré comme une colonie en 1880. C’est dans l’hémisphère sud, à 17.100 km de la France. Douze heures de décalage horaire. Plus d’une centaine d’îles, sur une superficie comparable à celle de l’Europe : 2.500.000 km2. Cela n’a rien à voir avec la France, ni par son histoire millénaire, ni par sa culture, mais nos milieux coloniaux prétendent que si. Nous opprimons son peuple qui souhaite vivre libre. Les Polynésiens ont, d’ailleurs, un mouvement qui réclame l’indépendance. Mais nous nous arrangeons pour étouffer cette aspiration et sa formulation politique.

La Nouvelle-Calédonie, avec pour capitale Nouméa, dont la France s’est emparée, comme colonie, officiellement en 1853. A 18.000 km de la France. Neuf heures de décalage horaire, en été. C’est un archipel avec une grande île et d’autres plus petites. Le peuple d’origine est Mélanésien, les Kanaks. Ils appellent leur pays Kanaky, et non pas Nouvelle-Calédonie. Ils ont toujours résisté, héroïquement. Ils veulent un pays libre, indépendant.

Mais leur pays contient du nickel. Beaucoup de nickel. C’est un des trois premiers producteurs mondiaux. La France ne veut pas entendre parler de leur indépendance. La colonisation a été très dure : génocide culturel, massacres, humiliations. En 1931, lors de l’exposition coloniale, la France a amené de force des Kanaks pour les exposer, comme des animaux, dans un enclos avec des cases (au lieu de cages)…

Il y a aussi d’autres îles, avec de forts mouvements d’indépendance. Comme l’île de la Réunion, dans l’océan Indien, à l’est de l’Afrique, à 9.000 km de la France. Dans la mer des Caraïbes, du côté de Cuba, la Martinique à 6.800 km, la Guadeloupe à 6.700 km. Sur le continent sud-américain, frontalier du Brésil, la Guyane, à 7.000 km. D’autres encore, Mayotte, à 8.000 km, dans l’archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar. D’autres encore… Je m’arrête…

Les imbéciles qui disent que le Tibet n’est pas la Chine, vous jureront la main sur le coeur que toutes ces lointaines possessions, issues d’autres civilisations, sur d’autres continents, dans d’autres hémisphères, envahies militairement et arbitrairement annexées : c’est la France !…

Preuve que la bêtise ne connaît ni frontières, ni hémisphères, ni kilométrages. Quant à connaître l’Histoire, ce serait trop lui demander …

Mille excuses pour les cyniques qui prétendent vous donner des leçons de “Droits de l’Homme”

Je n’insisterai pas sur ce point. Tellement il est ridicule. Les cyniques ont pour particularité de n’avoir ni valeurs, ni conscience. Comment prendre au sérieux leurs déclarations de “belles âmes” sur les droits de l’homme, la dignité humaine et tutti quanti ?…

Eux, qui ne disent rien pour les détenus dans les prisons françaises. Des hommes que l’ont fait vivre dans des cloaques, dans des locaux parmi les plus insalubres du monde. Où folie et suicide sont, souvent, les seules portes de sortie…

Eux, qui ne disent rien sur l’indignité avec laquelle sont traités les immigrés, qu’on expulse parce qu’ils sont “sans papiers”. Immigrés, issus de pays que nous avons colonisés et pillés pendant des siècles. Nous n’avons même pas la reconnaissance du ventre…

Eux, qui ne disent rien devant le soutien indéfectible de notre pays aux pires dictatures africaines, se succédant de décennie en décennie, dans des élections truquées, le pillage et l’oppression de leurs peuples…

Eux, qui ne disent rien quand le gouvernement des USA légalise la torture, dite du waterboarding. Supplice popularisé par l’Inquisition et plus tard par la Gestapo, pendant l’occupation allemande lors de la deuxième guerre mondiale, sous le nom de “supplice de la baignoire”…

Eux, qui ne disent rien sur Abu Ghaïb et Guantanamo, les plus grands centres de tortures du monde. Rien sur les milliers d’Irakiens internés, sans procès, sans que leurs familles sachent s’ils sont vivants ou morts…

Eux, qui ne disent rien devant la destruction de l’Irak, fondée sur des mensonges, avec un million de morts et des souffrances innommables…

Eux qui ne disent rien contre l’envoi de troupes en Afghanistan, fondé, comme pour l’invasion de l’Irak, sur des mensonges. Avec des morts civils, dont de nombreux enfants, tous les mois…

Eux, qui ne disent rien sur les crimes contre l’humanité commis au quotidien en Palestine, dans la bande de Gaza, avec des massacres de civils et d’enfants. Rien sur les 11.000 prisonniers Palestiniens, sans procès, dont un tiers sont des enfants et des adolescents…

Eux, qui s’étouffent sur notre passé colonial, imbibé d’horreurs sans nom.

Le cynisme de l’Occident, de ses castes au pouvoir, est permanent. C’est le socle de sa philosophie politique…

Respecter les droits de l’homme ?… Si vous, Chinois, avez des progrès à accomplir, nous, occidentaux et français, en avons tout autant. C’est la main dans la main, dans l’humilité et l’estime réciproque, que nous devons y travailler.

Et, non pas en vous crachant dessus, pour nous donner bonne conscience. Comme on a craché sur les sportifs tenant la flamme olympique, dans les rues de Paris…

Mille excuses pour nos médias dont l’arrogance n’a d’égale que la malhonnêteté

Médias “libres” ?… N’y prêtez pas attention. J’ai vu un présentateur de TV apostropher une de vos compatriotes, travaillant dans une de vos agences de presse à Paris : “Comprenez-vous la colère des français ?…”. Le culot : parler au nom de tous les français !

Nous avons l’habitude de leurs campagnes de dénigrement, de diffamation : quand ce n’est pas contre les Arabes, c’est contre Poutine et les Russes, quand ce n’est pas contre Chavez et Cuba, c’est contre l’Islam et les Musulmans … Tout est bon pour exciter la colère et le mépris contre des “boucs émissaires”. C’est la seule politique de développement et de croissance, ici. Entretenir la peur et le mépris, à l’égard de “l’Autre”…

A quelques rares exceptions près, ils ne sont pas “libres”. Ils appartiennent à des groupes financiers et industriels, et ne produisent, dès qu’il s’agit de politique étrangère, que de la propagande. Alors, ces médias ne font que véhiculer, vous l’avez compris, une campagne de propagande antichinoise.

Propagande dictée par des lobbies, en coulisse. Assenée dans l’arrogance. Arrogance, qui n’est que l’insolence du “vendu”. Ils n’informent pas, ils désinforment. C’est tout ce qu’ils savent faire. Nous sommes de nombreux français à le dire, le déplorer. Ici, c’est ce que nous appelons le régime de “la pensée unique”…

S’ils étaient honnêtes, avant n’importe quel débat, tout ce que j’ai cité sur le plan historique, il l’aurait rappelé dans leurs émissions, leurs “documentaires”, ou leurs articles. Ils auraient alors traité le sujet avec sérieux, sachant qu’avant de regarder la paille dans l’œil du voisin, il convient de regarder la poutre dans le sien.

Et, puis s’ils étaient honnêtes, ils auraient traité votre pays, votre peuple et votre gouvernement avec respect. Mais, savent-ils que le respect de l’Autre est le fondement du dialogue ?

En fait, “le dialogue” : ils n’en ont rien à faire. Ne sont-ils pas payés, avant tout, pour désinformer et endoctriner ?…

Tous mes vœux de succès pour les jeux Olympiques de Pékin

Notre Président de la République veut discuter avec vos dirigeants de la “situation” au Tibet, et du “comportement” de votre gouvernement. Ce seront, probablement, des échanges fructueux.

Il vous parlera, certainement, de la séparation du religieux et du politique en France : la laïcité. La France est un pays rigoureux sur le plan de la laïcité. Il présentera le modèle français, dont nous sommes fiers. Ce modèle pourrait vous aider, pour ramener à la raison certains membres du clergé bouddhiste.

Nous avons une loi, qui date de 1905, qui nous a permis de signifier à nos clergés et instances religieuses, qu’un religieux n’avait pas à interférer dans la conduite politique de notre nation, encore moins à dicter de ligne politique. Le clergé féodal bouddhiste devrait signer un accord de ce genre, se consacrant au salut des âmes et aux prières, au lieu de se préoccuper de son patrimoine et de son rôle politique. Et, agir pour le compte de puissances étrangères…

Cette laïcité a été récemment renforcée par une loi complémentaire sur “l’interdiction des signes religieux à l’école”. Si vous vous en inspirez, les jeunes moines voulant étudier, aussi, dans les écoles publiques du pays, devront abandonner leurs toges et venir en jeans avec un blouson.

Nous sommes, aussi, très stricts quant à la coiffe sur la tête : pas de turban, de kippa ou de voile. Chez vous, le signe ostentatoire religieux est “le crâne rasé”. Pour éviter cela, il conviendra d’exiger le port d’un chapeau ou d’une casquette dans les locaux des écoles, y compris en classe… Mais, notre Président vous en expliquera les détails : il en est un des concepteurs, avec ses partenaires politiques.

En contrepartie, nous espérons, que votre gouvernement profitera de cet échange de vue pour poser, en priorité, les problèmes de tous ces territoires qui sont à des milliers de kilomètres de la France et qui souhaitent leur indépendance. Territoires, pays et nations, qui sont, actuellement, d’authentiques colonies, malgré les appellations, souhaitant le respect de leur culture et de l’identité de leurs peuples authentiques. Maoris, Polynésiens, Mélanésiens, Kanaks, en particulier…

Oui, il conviendrait de mettre un terme au génocide culturel et à l’exploitation économique de ces peuples.

Merci.

C’est avec joie que je vous retrouverai à Pékin, pour les Jeux Olympiques.

Avec tous mes vœux de succès et…… mes Amitiés.

Georges Mayer

Écrit par : Georges Mayer | 18 juin 2008

"Où est l'écriture considérée depuis la fin du XIXe jusque dans les années soixante comme la voie d'accès à la lecture ?"
Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Lors d'une Conférence Pédagogique dans les années 90, un inspecteur nous déclara que, "selon les chercheurs, il ne faudrait pas faire écrire les enfants avant l'âge de 10 ans." Imaginez que les instituteurs ayant entendu ce discours aient appliqué cette brillante idée dans leurs classes...
Les pédagogistes ne vont jamais jusqu'au bout de leurs idées : l'écriture, l'orthographe, la lecture à haute voix, la grammaire, les opérations, les règles, les tables et les poésies à retenir, la discipline, le calme, le maître, la classe, l'école, tout cela n'est pas bien mais on se résigne à faire avec et le moins possible.

Écrit par : Louis Barthas | 18 juin 2008

"Bon courage, mon pauvre ami, pour affronter la Gisèle d'Estoc du pauvre. Je vous rappelle qu'une dose de Nux vomica 20 CH avant le repas favorise les digestions sereines

Ecrit par : TIGER LILITH | 18 juin 2008

Ah! voilà la courageuse Françoise Guichard qui lance ses insultes à couvert, après avoir fait la morale mult fois ici à ceux qui prennent des pseudos! "

Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Coucou tout le monde.

Scusez-moi, Sanseverina, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous en prenez à FG comme ça. Rien ne prouve qu'elle soit Tiger Lilith (ou j'ai raté quelque chose).

Écrit par : Kap | 18 juin 2008

"écrire les enfants avant l'âge de 10 ans"

Les "r2d2" t'expliqueraient que l'écriture ne sert plus à rien, maintenant on écrit avec le clavier :)

Écrit par : toto | 18 juin 2008

Et croyez bien que je me sens plus utile à être la "Gisèle d'Estoc du pauvre" comme vous dites avec beaucoup de condescendance et de mépris que la FG alias Tiger Lilith qui se fait mousser en remuant beaucoup d'air un peu partout pour se donner l'illusion d'avoir une quelconque importance.
Je ne sais pas si vous êtes "au taquet" comme vous le disiez, il y a peu, mais vous avez bien du temps à perdre pour poster ce genre d'insultes!

Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Scusez-moi, Sanseverina, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous en prenez à FG comme ça. Rien ne prouve qu'elle soit Tiger Lilith (ou j'ai raté quelque chose).

Ecrit par : Kap | 18 juin 2008

Est-il utile de relever ? J'ai déjà dit clairement à Sanseverina que je la trouvais parfois inutilement agressive, ou à Jean que l'enseignement en séquences n'est pas le plus grave des problèmes de l'Education Nationale, mais si j'avais à leur déclarer en face qu'ils me cassent parfois les pieds, je n'irai pas par quatre chemins pour cela, n'en déplaise à Tiger Lilith.
Quant à me faire mousser, comme vous le dites, ma chère, je crois que vous vous trompez d'adresse. J'essaie d'agir utilement, comme nous tous je crois. Pour ce qui est du résultat, je vous l'accorde, c'est cosi-cosi.

Écrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Euh! Kap! Je ne voudrais pas dire mais c'est Tiger/ FG qui s'en prend à moi, first of all. Then ( zen) je rétorque. Normal.
Ne mélangez pas tout quand même. Alors que je ne m'occupais pas du tout de la dame et qu'il n'était absolument point question d'elle. Il était question des prépas certes...
Et sachez bien que je ne me permettrais pas d'avancer cela sans être sûre de mon fait.
Le problème est que lorqu'on veut se faire mousser à tout prix et qu'on balance, pendant des mois, sur 3 ou 4 listes différentes les mêmes messages pour avoir l'air d'annoncer des scoops avec les mêmes blagues vaseuses en accompagnement, n'importe quel imbécile ( dont je suis) peut aisément faire des recoupements sans même vouloir chercher à le faire.
Et il se trouve que ayant été insulté assez copieusement par la dame en question, ici même, j'ai simplement fait un tout petit peu attention au jeu auquel elle se livrait. Je ne suis pas la seule d'ailleurs. Mais bon, tout cela est bien mesquin et bien inintéressant à tel point que je n'avais pas trouvé utile de mettre en évidence la chose. Je l'ai fait là car l'insulte sans raison aucune , l'invective et le mépris gratuits m'ont paru vraiment grossiers et vulgaires.
Vous voilà rassurée, j'espère...

Écrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

l'enseignement en séquences n'est pas le plus grave des problèmes de l'Education Nationale

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

L'enseignement en "séquences" est LE PLUS GRAVE des problèmes de l'enseignement du français au collège et au lycée. Les "séquences" suffisent à expliquer pourquoi les collégiens ne savent RIEN en sortant du collège. Au lycée s'y ajoutent les stupidissimes programmes Viala, l'alliance des deux expliquant pourquoi les lycéens ne savent rien en français en sortant du lycée.
En classe préparatoire, j'imagine que les "séquences", on n'en a rien à faire, et on a raison.


J'essaie d'agir utilement

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Voire...

Écrit par : Jean | 18 juin 2008

Le problème est que lorqu'on veut se faire mousser à tout prix et qu'on balance, pendant des mois, sur 3 ou 4 listes différentes les mêmes messages pour avoir l'air d'annoncer des scoops avec les mêmes blagues vaseuses en accompagnement, n'importe quel imbécile ( dont je suis) peut aisément faire des recoupements sans même vouloir chercher à le faire.
Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Infos que j'ai reçue d'autres listes, Sanseverina, blagues vaseuses incluses, et que n'importe qui aurait pu reproduire ici après avoireffectué un copié collé sur lettres d, lettres SNES, SLL, RE ou le blog de R. Felts.
Je les ai retransmises non pour me faire mousser ni pour sembler sortir des "scoops" , mais parce qu'elles me paraissaient intéressantes...
Cela dit, je ne vais passer une heure à me justifier de ce que je ne suis pas. Je suis assez capable d'être odieuse sans avoir besoin de donner la parole à Tiger Lilith. Et je ne suis pas Montaigne à cheval non plus, ni Yfig, ni "contre la campagne anti-chinoise"...

Écrit par : FGuichard, mousseuse | 18 juin 2008

Radio amateur à mes moments perdus, j'ai capté un appel au secours d'un collègue noyés (l'appel et le collègue) dans une mélasse parasitaire :

"Mayday ! crioutchcronch...jus pédagol aouhaouh... TPE en seconde scritchsbing... développement durable sgoinch... niveau monte plotchplaf... powerpoint sniafrrrrrrrrrrrr"

Puis plus rien.

Le jus pédagol décrit l'agent infectant dans sa dernière mouture.

Remake du blob ?

Et certains voudraient qu'on fasse copain copain avec ça ?!

Pas de prisonnier.

Écrit par : DK | 18 juin 2008

Au lycée s'y ajoutent les stupidissimes programmes Viala, En classe préparatoire, j'imagine que les "séquences", on n'en a rien à faire, et on a raison.

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Je crois que les programmes Viala , ou plutôt leurs documents d'accompagnement, sont bien plus graves que les séquences, dont on peut faire ce qu'on veut, càd par exemple les transformer en simple calendrier avec progression dans la complexité de ce qu'on apprend. C'est en tout cas ainsi que je procédais quand j'enseignais en première.
En prépa, on ne travaille pas en séquences, effectivement ;
mais il faut construire beaucoup, donner de la méthode et être méthodique soi-même, devant des étudiants dont certains ont tendance à un peu tout mélanger (euphémisme).
Ce que je veux dire, c'est que se focaliser sur la séquence ne doit pas faire oublier le vide abyssal des programmes : même sans séquences, des objets d'étude comme ceux récemment évoqués par G. Morel sur un descriptif d'EAF restent totalement dépourvus d'intérêt.

Écrit par : FGuichard | 18 juin 2008

@FGuichard
Il est clair que vous avez une dent contre Sanseverina, ce que je ne comprends pas: elle est courageuse et affronte quotidiennement une situation difficile. Ce n'est pas votre cas et on ne peut vous le reprocher. Par contre, vous ne faites pas preuve d'empathie envers elle ni envers vos collègues dans une situation similaire à la sienne.
Concernant vos (éventuelles) identités multiples, pour une personne un peu compétente en informatique, il est simple de vérifier si vous usez ici de plusieurs pseudos.

Écrit par : françois duhem | 18 juin 2008

Mercredi 18 juin 2008 : Pleine Lune.

Écrit par : catmano | 18 juin 2008

Dixit Jean :
L'enseignement en "séquences" est LE PLUS GRAVE des problèmes de l'enseignement du français au collège et au lycée.

Ce à quoi je me permets de répondre :
Sartana, si ton bras gauche te gêne, coupe-le.
(Django and Sartana Are Coming... It's the End)

http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?f=10&t=4966&sid=96098cab00f1efe172b6095519f9dbf1&start=0

Écrit par : louis LB | 18 juin 2008

les séquences, dont on peut faire ce qu'on veut

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Alors pourquoi conserver le terme et faire ainsi allégeance ipso facto aux pédagos?

Écrit par : Jean | 18 juin 2008

Mercredi 18 juin 2008 : Pleine Lune.
Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

Ouais, et dès demain, ici, ça tourne à la pluie. Consolation : je vais pouvoir regarder jusque tard le ballet des chouettes et des demi-ducs autour de ma maison.

Écrit par : guy morel | 18 juin 2008

"Consolation : je vais pouvoir regarder jusque tard le ballet des chouettes et des demi-ducs autour de ma maison"

et votre âne dans tout ça ? Participe-t-il aussi aux balletti ?

Écrit par : DK | 18 juin 2008

et votre âne dans tout ça ? Participe-t-il aussi aux balletti ?
Ecrit par : DK | 18 juin 2008
Il se désintéresse de la question. La nuit, quand les mouches sont couchées, il broute. Un braiment de temps à autre quand les chevreuils viennent l'agacer.

Écrit par : guy morel | 18 juin 2008

" La fenêtre de mon donjon s'ouvrait sur la cour intérieure ; le jour, j'avais en perspective les créneaux de la courtine opposée, où végétaient des scolopendres et croissait un prunier sauvage. Quelques martinets qui, durant l'été, s'enfonçaient en criant dans les trous des murs, étaient mes seuls compagnons. La nuit, je n'apercevais qu'un petit morceau de ciel et quelques étoiles. Lorsque la lune brillait et qu'elle s'abaissait à l'occident, j'en étais averti par ses rayons, qui venaient à mon lit au travers des carreaux losangés de la fenêtre. Des chouettes, voletant d'une tour à l'autre, passant et repassant entre la lune et moi, dessinaient sur mes rideaux l'ombre mobile de leurs ailes. "

Écrit par : uncertain | 18 juin 2008

Comme nous avec les pédagols ?

NB : je n'ai rien contre les chevreuils (en pâté ou en civet ?)

Écrit par : DK | 18 juin 2008

"La Corse, qui était un pays indépendant, a été envahie militairement et rattachée à la France en 1769, à la fin du 18° siècle (4). Le premier geste de la France a été de supprimer l’Université corse, dans la ville de Corte."

Ecrit par : Georges Mayer | 18 juin 2008

Exact, et il me semble d'ailleurs que JPB n'ignore rien de cet épisode.
Il est à cet égard remarquable d'observer que les manuels scolaires retiennent 1768 (traité de Versailles entre la France et Gênes) comme date du "rattachement" de la Corse au royaume de France, alors que l'île est en réalité envahie par les troupes de Louis XV l'année suivante. Mais l'histoire n'est-elle pas toujours écrite par les vainqueurs? Je suppose que privilégier une date plutôt qu'une autre permet d'aseptiser l'histoire officielle, y compris dans une "démocratie".
Pour l'université de Corte, elle ne rouvrira ses portes qu'en 1981.
J'ai fait le tour de ces questions (orientation de l'histoire dans les manuels scolaires, question corse, la question identitaire, universalisme et ethnicisme...) dans "La Corse et l'idée républicaine", Paris, L'Harmattan, 2006. Pour les professeurs d'histoire en particulier, l'ouvrage contient une analyse de la façon dont la formation territoriale de la France est présentée dans les manuels scolaires.

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

Comme nous avec les pédagols ?

NB : je n'ai rien contre les chevreuils (en pâté ou en civet ?)
Ecrit par : DK | 18 juin 2008
je ne chasse plus depuis longtemps. Sauf les pédagols. Mais même en pâté, ce gibier-là n'est pas mangeable.

Écrit par : guy morel | 18 juin 2008

Alors pourquoi conserver le terme (de séquence) et faire ainsi allégeance ipso facto aux pédagos?

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Dans ce sens , je suis d'accord avec vous, Jean : "progression" ou "calendrier", avec définition des objectifs, suffit. Mais ne nous focalisons pas sur la "séquence", je vous en prie. Même sans "séquence", un mauvais programme reste un mauvais programme, on le voit bien avec le "genréregistres", une vraie plaie.
Autre difficulté, le descriptif de l'EAF, qui contraint les professeurs à travailler selon les dogmes de la pédagogie officielle. C'est pire que les séquences, honnêtement, parce qu'on ne peut pas faire autrement que de jouer le jeu, sous peine d'envoyer les potaches au casse-pipe.
@ François D. : je n'avais aucun a priori ni aucune dent contre Sanseverina, qui, je le sais bien, en bave dans son collège "cornet de frites" comme dirait MàC., jusqu'au moment où elle a reproché à certains d'entre nous, comme JPB, Pedro Cordoba ou ma pomme, d'être bien planqués au chaud dans nos facs ou nos prépas à regarder benoîtement souffrir les jeunes collègues. Comme si nous n'avions pas, nous aussi, débuté dans des établissements difficiles, dont nous avons mis, pour ce qui concerne le maître de ces lieux et moi-même, 21 ans à sortir -- et quasi dépressive pour ma part, à force de trourner en rond à Yonville l'Abbaye. Je ne souhaite pas à Sanseverina d'avoir à passer autant de temps dans son collège, ça va de soi.
J'ai eu aussi la sottise (et la maladresse , en fait) de suggérer que certains agrégés pouvaient se trouver bien en collège -- parce que j'en connais, bêtement, qui s'y épanouissent et se sentent plus libres qu'au lycée -- et que l'idéal serait pour les agrégés de n'y exercer que sur la base du volontariat. C'était une erreur. Enfin, nous avons eu, Sanseverina et moi, une polémique très sèche à propos de la contraception, ce qui déclencha un violent tir de salve de M. à C. et T. Lilith.
Bref, une succession invraisemblable de malentendus, polémiques, pataquès, colères et noms d'oiseaux -- de l'une, de l'autre, et de qq autres encore, absents ces jours-ci pour cause de jury d'agrégation.
Je reconnais volontiers , comme le dit Catmano, que j'ai eu tort de m'énerver, pleine lune ou pas. Je dirai comme récemment Pedro C. : je présente mes excuses, simplement.
Cela dit, j'aimerais bien que la personne qui signe "Tiger Lilith" ens emant la zizanie se manifeste, merci à elle.

Écrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Il se désintéresse de la question. La nuit, quand les mouches sont couchées, il broute. Un braiment de temps à autre quand les chevreuils viennent l'agacer.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2008

Comme nous avec les pédagols ?

NB : je n'ai rien contre les chevreuils (en pâté ou en civet ?)

Ecrit par : DK | 18 juin 2008

Qu'est-ce que je viens faire là-dedans, moi ? Au contraire, Guy Morel, j'ai beaucoup de considération pour les ânes !

Quant à DK, s'il continue à me comparer aux pédagols, je lui donne rendez-vous demain à l'aube au coin d'un bois, avec le choix des armes !

Écrit par : chevreuil, non mais ! | 18 juin 2008

"Mercredi 18 juin 2008 : Pleine Lune."

Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

A propos, le clair de lune est somptueux, ces jours-ci sur le golfe d'Ajaccio. Rien à envier aux magnifiques toiles de Vernet qu'on peut admirer au Louvre.

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

C’est avec joie que je vous retrouverai à Pékin, pour les Jeux Olympiques.

Avec tous mes vœux de succès et…… mes Amitiés.

Georges Mayer

Ecrit par : Georges Mayer | 18 j

Vous manquez de dignité.

Écrit par : Robin | 18 juin 2008

Mais ne nous focalisons pas sur la "séquence", je vous en prie.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Je veux qu'on ôte l'expression "en unités d'enseignement ou séquences" du préambule des nouveaux programmes de français de collège.

Autre difficulté, le descriptif de l'EAF, qui contraint les professeurs à travailler selon les dogmes de la pédagogie officielle. C'est pire que les séquences, honnêtement, parce qu'on ne peut pas faire autrement que de jouer le jeu, sous peine d'envoyer les potaches au casse-pipe.

Autre difficulté, le descriptif de l'EAF, qui contraint les professeurs à travailler selon les dogmes de la pédagogie officielle. C'est pire que les séquences, honnêtement, parce qu'on ne peut pas faire autrement que de jouer le jeu, sous peine d'envoyer les potaches au casse-pipe.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Les deux années où j'ai eu des classes de Première à préparer à l'EAF, en 2001-2003, je me suis bien gardé de parler de "séquences" et d'objets d'étude". Mon "descriptif", organisé en "chapitres", a fait s'étrangler de rage le proviseur - un pédago-démago grand teint atteint de meiriolite aiguë , ancien joueur de rugby -, mais mes élèves (j'en ai eu des témoignages après ) ont eu de très bonnes notes au bac.

J'ai eu aussi la sottise (et la maladresse , en fait) de suggérer que certains agrégés pouvaient se trouver bien en collège -- parce que j'en connais, bêtement, qui s'y épanouissent et se sentent plus libres qu'au lycée -- et que l'idéal serait pour les agrégés de n'y exercer que sur la base du volontariat.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Je suis un de ceux-là.

Écrit par : Jean | 18 juin 2008

J'ai eu aussi la sottise (et la maladresse , en fait) de suggérer que certains agrégés pouvaient se trouver bien en collège -- parce que j'en connais, bêtement, qui s'y épanouissent et se sentent plus libres qu'au lycée -- et que l'idéal serait pour les agrégés de n'y exercer que sur la base du volontariat.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Je suis un de ceux-là.

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Merci de votre franchise, Jean. J'avais vraiment l'impression, en y réfléchissant a posteriori, d'avoir écrit une énormité, et d'avoir blessé notre collègue, sans le faire exprès de surcroît. Or, quand je suis désagréable, j'essaie autant que faire se peut de l'être délibérément et avec goujaterie -- quitte à le regretter après -- et non par étourderie, inconscience ou légèreté.
Bref, je réitère mes excuses : je ne voulais blesser personne, pas plus sur l'agrégation en collège que sur la contraception. Je ne sais si c'est la pleine lune ou le tempérament passionné de la méridionale que je suis, mais je crois que j'ai vu rouge inutilement.

Écrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Et je rappelle que pour les Agrégés qui le souhaitent, il reste le Lycée Professionnel!

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 juin 2008

Ce qui est attentatoire à la Dignité Humaine, ce sont :

- les injures

- les propos racistes

- les incitations à la haine

En ces temps où on nous présente le cynisme, le mépris, le racisme, l’affairisme comme des « valeurs » qu’on se doit d’assumer, avec fierté… En ces temps où avec arrogance, les tortures et les massacres sont considérés comme les moyens naturels de « dialogue » ou de « résolution de problèmes », avec plus faible que soi… En ces temps où la dignité humaine n’a plus de valeur en Occident. Tout juste un artifice de manipulation, fondé sur l’émotion télévisuelle… Pour justifier des guerres coloniales ou se faire élire…

Voici un exemple à enseigner dans les écoles, mais jamais relaté par notre presse soit-disant "libre" :

Rachel Corrie, belle et rayonnante femme de 23 ans, manifestait, pacifiquement, contre la destruction de la maison d’un médecin Palestinien.

Le conducteur du bulldozer militaire a foncé sur elle, après l’avoir insultée, l’écrasant sous ses chenilles.

Venue de la ville d’Olympia, dans l’Etat de Washington, sur la côte Pacifique, mitoyen du Canada, pour exprimer sa solidarité avec le Peuple Palestinien...

Site honorant sa mémoire : http://www.rachelcorrie.org/

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Photos de l'assassinat : http://www.ism-france.org/news/photos.php?id=399

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Tout cela est fort bon, mais quel est le rapport avec ce blog ?

Écrit par : Manu | 19 juin 2008

"Quant à DK, s'il continue à me comparer aux pédagols, je lui donne rendez-vous demain à l'aube au coin d'un bois, avec le choix des armes !"

Désolé Chevreuil, je ne pensais pas à vous malgré le côté bestiaire prononcé et cyclique de ce blog.

La gestion des nuits de pleine lune est compliquée.

Écrit par : DK | 19 juin 2008

Photos de l'assassinat : http://www.ism-france.org/news/photos.php?id=399

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Manu a raison de vous demander quel est le rapport avec le blog. D'autre part, vous êtes bien gentil avec vos certitudes ; en présentant les choses de façon aussi unilatérale, on peut condamner n'importe qui et n'importe quoi.

Renseignez-vous sur les pratiques du Hamas et sur ce qu'ils font à ceux qui refusent de laisser libre accès aux toits de leurs maisons pour envoyer des rockets sur Israël, à Béthléem, en particulier.

Votre post sur la Chine manque de dignité, c'est le moins que l'oin puisse dire. Vous n'avez pas honte de cracher sur votre pays et de vous aplatir de cette façon ? Je ne suis pas particulièrement nationaliste, mais j'ai eu honte pour vous en vous lisant.

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

Fatigué Thierry ? ;)
La soirée d'hier c'est/est mal passée ?

Ecrit par : toto | 18 juin 2008

Très fatigué ! " tu passera(s) au journal télévisé...

Thierry

Écrit par : thierry venot | 19 juin 2008

Robin, n'insistez pas c'est un troll, doublé d'un usurpateur ...

Google est mon ami :
http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html
et plus drôle :
http://www.chine-informations.com/actualite/tibet-excuses-dun-francais-au-peuple-chinois_9190.html

Ceci dit, le grand bazar médiatique autour du Tibet m'a (pour d'autres raisons) exapéré.
Radis noir, radis jaune ou barbus, ils sont tous de la calotte !

Marrant aussi de constater que depuis le tremblement de terre le déchainement contre la Chine s'est totalement calmé.

A croire que les droits de l'homme sont solubles dans la géologie (et les torrents de boue) ...
Ou que, proximité de l'É(a ?)vénement aidant, les annonceurs n'aient rappelé les médias à plus de discrétion ...

Écrit par : Zorglub | 19 juin 2008

"Ceci dit, le grand bazar médiatique autour du Tibet m'a (pour d'autres raisons) exapéré.
Radis noir, radis jaune ou barbus, ils sont tous de la calotte !"

Ecrit par : Zorglub | 19 juin 2008

En plus, ces Tibétains, ils ont réussi à fourguer leur tenue de scène aux footballeurs des Pays-Bas, qui ont dégagé les français du championnat d'Europe de football! Il y a sûrement un lien de cause à effet!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

"Le conducteur du bulldozer militaire a foncé sur elle, après l’avoir insultée, l’écrasant sous ses chenilles."

Il y a toujours eu des brutes qui aiment massacrer leurs congénères.

Les conducteurs de bulldozers chinois n'ont pas hésité à foncer sur les étudiants de la place Tien An Men, et à les écraser sous leurs chenilles.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 juin 2008

Robin a écrit : "Le grand Etienne Gilson (1884-1978), professeur au collège de France, a montré ("L'esprit de la philosophie médiévale") qu'il n'y avait pas véritablement rupture, mais continuité entre la philsophie de Descartes et la pensée scolastique. Toutefois, à partir de Descartes et surtout de Spinoza, la philosophie cesse peu à peu d'être, selon l'expression de St. Thomas d'Aquin, la "servante de la théologie" (ancilla theologiae)".

Tout cela est fort bon, mais quel est le rapport avec ce blog ? Désormais, il va falloir se protéger contre les torquemadas de sous-préfecture.

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

A moins que ce ne soit contre les crétins du camp du Bien...

Écrit par : Manu | 19 juin 2008

C'est malheureusement très juste votre commentaire, madame Valette. Les mamans de victimes continuent la lutte pour que l'état chinois reconnaisse les évènements du Tian An Men.

Mais si on fait le tour d’horizon sur l'information, il existe deux poids deux mesures.

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Philippe Meirieu en double page centrale du "Charlie Hebdo" d'hier...

Le chapeau annonce "des mesures pour transformer le système de l'éducation nationale, plutôt performant, en un service public a minima, repoussant" ! On sent qu'il va y avoir de l'autocritique !

Le summum est atteint dans la cinquième colonne : à la question, bougrement hostile, de la journaliste : "ces nouveaux programmes, sera-t-il possible de ne pas les appliquer ?", la divine moustache répond : "le problème aujourd'hui, c'est la caporalisation de la hiérarchie intermediaire dans l'EN" !!

"Cette hiérarchie intermédiaire, chargée de faire appliquer les réformes, n'a jamais été aussi caporalisée. Et les enseignants qui sont moins dans la norme n'ont jamais été aussi surveillés."

Vite, un exemplaire du livre de Rachel Boutonnet pour notre Philippounet !!

On apprend aussi que Meirieu n'est pas "un défenseur absolu des iufm tels qu'ils sont" (sans doute pas assez de pédagogisme).

Pour être honnête, il n'y a pas que des âneries dans cet entretien, mais on sent que l'interviewé s'est adapté à l'intervieweur et au public visé...

La devise de Philou : survivre !

Écrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Tout cela est fort bon, mais quel est le rapport avec ce blog ? Désormais, il va falloir se protéger contre les torquemadas de sous-préfecture.

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Si vous aviez lu les échanges entre les gens au lieu de suivre vos idées fixes, vous l'auriez vu le lien : il s'agissait de savoir si le mot "scolastique" était pertinent pour désigner l'idéologie pédagogiste.

J'ai cité Etienne Gilson, professeur au collège de France, comme l'un des plus importants spécialistes français de la philosophie médiévale et donc fin connaisseur de la scolastique (tentative de conciliation de la philosophie païenne, notamment de la philosophie première d'Aristote et de la révélation judéo-chrétienne).

Ce qui nous intéressait ici n'étant pas la visée apologétique, mais la méthode qui fut battue en brêche par le développement de la pensée scientifique et l'affaire Galilée...Mais avec des nuances
qu'explique Gilson puisqu'une partie de la problématique de Descartes vient directement de la scolastique (la preuve ontologique de saint Anselme de Cantorbery dans "Les Médiations métaphysiques") et une partie la conteste (le dualisme cartésien pensée/étendue)

L'origine de la discussion était un post très intéressant de Marc Le Bris dans lequel il était question de "scolastique" et de "casuistique" (l'étude des "cas", c'est-à-dire des liens entre les vérités générales (lois morales) et les cas problématiques.)

Tout cela doit vous sembler très loin de vos préoccupations et de la misère du monde, mais "la balance d'or de la pensée" comme disait Platon permet aussi de se frayer un passage dans le chaos : "Une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur et qui ne signifie rien." (W. Shakespeare), de mettre un peu d'ordre dans ses pensées et ses convictions, et d'essayer de ne pas aggraver le désordre du monde.

Je ne sais pas qui vous visez par l'expression "Torquemada de sous-préfecture".

Si c'est moi, Torquemada ne me gène nullement car j'ai la plus grande admiration pour la sainte Inquisition espagnole, mais sachez, monsieur que la ville où j'habite est une préfecture. Je suis donc un "Torquemada de préfecture" et je ne céderai pas la-dessus !

;-)

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

Le summum est atteint dans la cinquième colonne : à la question, bougrement hostile, de la journaliste : "ces nouveaux programmes, sera-t-il possible de ne pas les appliquer ?", la divine moustache répond : "le problème aujourd'hui, c'est la caporalisation de la hiérarchie intermediaire dans l'EN" !!

"Cette hiérarchie intermédiaire, chargée de faire appliquer les réformes, n'a jamais été aussi caporalisée. Et les enseignants qui sont moins dans la norme n'ont jamais été aussi surveillés."

Le seul problème, c'est que la hiérarchie intermédiaire n'a toujours pas retourné la livrée pédagogiste.

C'est à s'étrangler de rire (jaune quand même). Jean a raison sur les talents comiques du personnage.

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

Intéressant aussi que le personnage sonne l'hallali sur le primaire, et ne pipe mot sur le lycée.

Puisque je vois que vous appréciez le comique pédagogiste, je vous en envoie d'autres spécimens :

« En moyenne, un enfant de 10 ans a perdu de une heure à une heure et demie de sommeil par jour depuis trente ans. Les élèves sont fatigués, ils ne peuvent se réveiller en classe qu'en sécrétant de l'adrénaline, ce qui les rend très excités. Cette fatigue scolaire contribue à la baisse de niveau et aussi à la dégradation du climat dans les écoles. »

SCOOP : le niveau baisse. RESCOOP : Meirieu n'y est pour rien.

« Q. : Ces nouveaux programmes, que vous inspirent-ils ? R. : – Ils ont été faits en quinze jours ! Tellement vite que des éléments sont passés à la trappe sans que personne s'en aperçoive. Au ministère, ils se rendent compte maintenant qu'ils ont oublié d'inclure le subjonctif dans les programmes de CM2, et que donc l'élève devra écrire "je veux que tu viens" au lieu de "je veux que tu viennes" ! ces programmes ont été bâclés, parce que Nicolas Sarkozy voulait absolument pouvoir dire : on revient enfin aux bonnes vieilles méthodes, lire écrire compter, le par cœur, la vieille morale, l'orthographe. Pourtant, il n'y avait pas besoin d'y revenir, puisque ces méthodes n'ont jamais vraiment été abandonnées. »

"Je veux que tu la fermes"
"Je veux que tu manges tes dents"
"Je veux que tu arrêtes de me prendre pour une buse"
Tiens, ça marche !

« Q. : Certains évoquent, à propos de ces nouveaux programmes, une « pédagogie de perroquet » R. : La dimension culturelle était largement présente dans les programmes de 2002. Elle a disparu des programmes de 2008, ce qui porte atteinte à la démocratisation de notre société : c'est de cette dimension culturelle qu'ont besoin les enfants des milieux les plus modestes. Tout cela est une opération politicienne, et je comprends parfaitement que les enseignants se sentent, dans cette affaire-là, pris pour des imbéciles. Éducation et formatage, ce n'est pas la même chose. »

Est-ce que la culture, ce n'est pas lire et écrire avant tout ?
J'ai envie de dire : ni formaté, ni paternalisé, ducon !

« Q. : Combien faut-il de pédagogistes pour changer une ampoule ? R. : Un seul ; nous faisons le pari de l'intelligence de l'ampoule, qui peut très bien se changer elle-même et n'a besoin que d'un accompagnement. D'ailleurs, il faut accueillir la diversité des ampoules, qu'elles soient en état de marche ou qu'elles présentent des discontinuités de filament. »

Non, ça, c'est de moi. Merde, j'arrive pas à être aussi marrant que lui.

Écrit par : sanjuro | 19 juin 2008

"Cette hiérarchie intermédiaire, chargée de faire appliquer les réformes, n'a jamais été aussi caporalisée. Et les enseignants qui sont moins dans la norme n'ont jamais été aussi surveillés."

Le seul problème, c'est que la hiérarchie intermédiaire n'a toujours pas retourné la livrée pédagogiste.

C'est à s'étrangler de rire (jaune quand même). Jean a raison sur les talents comiques du personnage.
Ecrit par : Robin | 19 juin 2008
Plusieurs choses dans les propos de Meirieu.
1-Ne pas oublier que celui-ci est engagé dans des rivalités de pouvoir qui existent au sein même de l'appareil : pédagos contre didacticiens ; IG et IPR contre pédagos etc., telle direction du ministère contre telle autre direction du ministère voire contre le cabinet du ministre.
2-Ne pas mésestimer le bonhomme ( je vois sur ce blog parfois des appréciations à son égard sans doute justifiées mais qui ne font pas progresser la compréhension des choses).
3- Ce qu'il dit de la hiérarchie intermédiaire est vrai. C'est d'ailleurs paradoxalement cette caporalisation qui explique que certains de ces membres se permettent d'appeler au sabotage des nouveaux programmes.

Écrit par : guy morel | 19 juin 2008

A la réflexion, il y a un rapport entre les approches théoriques des pédagogistes et les aspects les plus négatifs de la scolastique médiévale : le recours à l'argument d'autorité : Freinet a dit...Meirieu a dit...Piaget a dit ...la tendance à ne jamais se référer à l'expérience (une pensée qui ne se préoccupe que de critères de concordance formelle avec ses propres présupposés)...le goût de l'éristique et de la "réfutatio" (contester les arguments de l'"adversaire" sans se préoccuper de leur validité).

On voit bien pourquoi l'argument des 20% (sans doute plus) d'élèves entrant en 6ème sans savoir lire et écrire couramment ne les embarrasse pas.

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

2-Ne pas mésestimer le bonhomme

3- Ce qu'il dit de la hiérarchie intermédiaire est vrai.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2008

Meirieu est un type très dangereux en effet. Donc en ce sens il ne faut pas le mésestimer. C'est de toute évidence le chef charismatique de la bande de salopards qui ont mis par terre le système éducatif et qui entendent continuer à sévir.

La hiérarchie intermédiaire (IPR, IEN, chefs d'établissement)existe bel et bien et elle est entièrement à la botte de... Meirieu. Il veut donc faire croire aux lecteurs de Charlie-Hebdo qu'elle est opposée aux pédagos alors qu'elle leur est entièrement dévouée. Bel exemple de la malhonnêteté intellectuelle de ce peu recommandable personnage, qui n'a, Robin, pardonnez-moi, vraiment rien de comique.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Aui fait, Christophe, vous resterez lecteur assidu de Charlie-Hebdo après avoir vu ce journal cirer les pompes à Meirieu?

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

3- Ce qu'il dit de la hiérarchie intermédiaire est vrai. C'est d'ailleurs paradoxalement cette caporalisation qui explique que certains de ces membres se permettent d'appeler au sabotage des nouveaux programmes.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2008

Oui, c'est bien ce que je disais, mais Meirieu fait croire que les "caporaux font valoir les nouveaux programmes, alors qu'ils s'appliquent sur le terrain à les critiquer et à les saboter.

J'ai plusieurs exemples précis récents en tête sur la manière dont les inspecteurs les présentent, ce qui est scandaleux quand on y pense puisque ce sont des "fonctionnaires d'autorité", censés obéir à leur ligne hiérarchique.

En réalité, La "hiérarchie intermédiaire" à quelques exceptions près, est, depuis des années, le "bras armée" du pédagogisme.

Je suis d'accord sur le fait qu'il ne faut pas sous-estimer Meirieu. Il a mis, par arrivisme, sa formation philosophique et son intelligence au service d'une mauvaise cause et il reste dangereux, bien que son étoile ait eu tendance à décliner ces derniers temps au profit de celle de Bentolila qui représente une tendance plus didacticienne.

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

Ce qui nous intéressait ici n'étant pas la visée apologétique, mais la méthode qui fut battue en brêche par le développement de la pensée scientifique et l'affaire Galilée...Mais avec des nuances

"brèche" avec un accent grave !

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

"1-Ne pas oublier que celui-ci est engagé dans des rivalités de pouvoir qui existent au sein même de l'appareil : pédagos contre didacticiens ; IG et IPR contre pédagos etc., telle direction du ministère contre telle autre direction du ministère voire contre le cabinet du ministre."

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2008

Guy, les rivalités de pouvoir existent partout; et peut-être ici, sur ce blog, autant qu'aux endroits dont vous parlez. (Souvent entre vous-même, Jean-Paul et Pedro, et on se souvient aussi de certaines prises de bec avec les Appy).

Autrement, j'ai acheté mon Charlie hier, et je n'ai pas encore lu la page centrale! Shame, shame on me! ;-)

Tiens, une déclaration de Darcos hier en réponse à un député, concernant la disparition programmée des IUFM: "il n'est pas question de remettre en cause la formation professionnelle des enseignants du premier degré"... Affaire à suivre.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

J'ai plusieurs exemples précis récents en tête sur la manière dont les inspecteurs les présentent, ce qui est scandaleux quand on y pense puisque ce sont des "fonctionnaires d'autorité", censés obéir à leur ligne hiérarchique.

En réalité, La "hiérarchie intermédiaire" à quelques exceptions près, est, depuis des années, le "bras armée" du pédagogisme.


Ecrit par : Robin | 19 juin 2008

C'est bien cela le problème : tant que l'on admettra que les inspecteurs sont "des "fonctionnaires d'autorité", censés obéir à leur ligne hiérarchique.", on restera dans le bourbier dela pédagogie du BO où Meirieu barbote à son aise.

Écrit par : guy morel | 19 juin 2008

"Au fait, Christophe, vous resterez lecteur assidu de Charlie-Hebdo après avoir vu ce journal cirer les pompes à Meirieu?"

Ecrit par : Jean | 19 juin 2008

Nos messages se sont croisés! Je vous tiens au courant dès que j'ai lu...
Mais il me semblait déjà avoir donné mon point de vue concernant Philippe Meirieu?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

"Robin a écrit : "Le grand Etienne Gilson (1884-1978), professeur au collège de France, a montré ("L'esprit de la philosophie médiévale") qu'il n'y avait pas véritablement rupture, mais continuité entre la philsophie de Descartes et la pensée scolastique. Toutefois, à partir de Descartes et surtout de Spinoza, la philosophie cesse peu à peu d'être, selon l'expression de St. Thomas d'Aquin, la "servante de la théologie" (ancilla theologiae)".

Tout cela est fort bon, mais quel est le rapport avec ce blog ? Désormais, il va falloir se protéger contre les torquemadas de sous-préfecture."

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008


Peut-être, mais c'est extrêmement intéressant, donc, pas complètement hors sujet!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Guy, les rivalités de pouvoir existent partout; et peut-être ici, sur ce blog, autant qu'aux endroits dont vous parlez. (Souvent entre vous-même, Jean-Paul et Pedro, et on se souvient aussi de certaines prises de bec avec les Appy).


Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008
Cher Christophe,
Vous vous trompez en parlant de "rivalités de pouvoir" à propos des nuances qui peuvent exister - et s'expriment parfois sans détour - entre Pedro, JPB, Appy, moi-même et quelques autres. Aucun d'entre nous n'a le moindre pouvoir. Et les débats que nous pouvons avoir montrent que nous sommes engagés dans une tout autre logique que celle du pouvoir.
C'est notre différence avec Meirieu et quelques autres.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 19 juin 2008

Cher Christophe,
Vous vous trompez en parlant de "rivalités de pouvoir" à propos des nuances qui peuvent exister - et s'expriment parfois sans détour - entre Pedro, JPB, Appy, moi-même et quelques autres. Aucun d'entre nous n'a le moindre pouvoir. Et les débats que nous pouvons avoir montrent que nous sommes engagés dans une tout autre logique que celle du pouvoir.
C'est notre différence avec Meirieu et quelques autres.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2008

Alors, tant mieux! (Ce "tant mieux" ne veut pas dire que je me réjouis du fait que vous n'ayez pas de pouvoir, ce dont je ne suis pas totalement certain, d'ailleurs, mais du fait que la prise de pouvoir ne semble pas faire partie des moteurs de votre action pour l'école).
Cordialement également.

P.S.: Tiens,pendant que je vous ai", j'avais posé une question concernant le livre de Julien Dazay? Vous semblait-il téléguidé, ou agissant de sa propre initiative, (dans un but de pouvoir ou de lucre?)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

P.S.: Tiens,pendant que je vous ai", j'avais posé une question concernant le livre de Julien Dazay? Vous semblait-il téléguidé, ou agissant de sa propre initiative, (dans un but de pouvoir ou de lucre?)
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008
Aucune idée. Le plus simple est de penser que comme inspecteur ce type a pu sentir venir les choses et, en plus de gagner quelques sous, offrir ainsi ses services. Cela s'appelle faire la pute. Et cela marche quelquefois, si l'on accepte de passer sa vie sous la coupe d'un maquereau quelconque.

Écrit par : guy morel | 19 juin 2008

Mais il me semblait déjà avoir donné mon point de vue concernant Philippe Meirieu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Vous m'aviez dit que vous n'en aviez jamais lu une ligne et que cela ne vous manquait pas, ce que je crois volontiers.
Je vous ai indiqué ci-dessus un texte de Meirieu que vous pouviez lire afin de vous faire une idée personnelle de ce personnage que je juge assez répugnant pour ma part. Avez-vous fait cet effort, Christophe?
Je vous en rappelle la référence:

http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=78&Itemid=2).

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Charlie Hebdo est un journal pluraliste : je trouve les éditos de Val à gerber depuis plusieurs années, mais ils ont peu en commun avec les articles de Cavanna, Charb ou encore Siné !

Quant à Meirieu, c'est un habile manipulateur : il sait se présenter sous son meilleur profil en fonction de l'interlocuteur. Avec lui, il n'y a jamais de réel désaccord possible : la preuve quand il dit que les méthodes traditionnelles n'ont jamais été abandonnées. C'est le prototype de la pensée "chewing-gum" comme dit J.-P. Le Goff dans « La Barbarie douce », un livre qui date de 1999, mais qui aide bien à comprendre comment le Gluant essaie toujours de paralyser ses contradicteurs en soufflant le chaud et le froid.

Comme je l'ai dit, son entretien dans Charlie est habile, car à côté de quelques contrevérités scandaleuses, il fait pas mal d'observations assez justes sur le fond.

Écrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Avec lui, il n'y a jamais de réel désaccord possible : la preuve quand il dit que les méthodes traditionnelles n'ont jamais été abandonnées.

Ecrit par : sanjuro | 19 juin 2008

C'est faux! Les méthodes traditionnelles ont été effectivement abandonnées. Par exemple, en français, l'enseignement en "séquences", au nom du décloisonnement et de l'auto-construction des savoirs par l'élève, a remplacé tout enseignement traditionnel. En langues vivantes, on a nié la nécessité de la grammaire, si bien que les jeunes Français ne "parlent" pas l'allemand ou l'anglais: ils le baragouinent. En latin, c'est le désastre. En histoire, on barbouille la cervelle des élèves avec un fatras immonde dont ils ne retiennent rien et pour cause.
Les méthodes traditionnelles ne survivent qu'à l'état résiduel chez une poignée d'obstinés "républicains" résolus à faire le contraire des instructions officielles quoi qu'il arrive.

Donc Meirieu ment, et cela pour une bonne (mauvaise) raison: il veut montrer que c'est à cause des méthodes traditionnelles que l'Education nationale se porte mal. Pas une phrase de ce triste sire n'est innocente.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Quant à Meirieu, c'est un habile manipulateur

Ecrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Une fois que vous avez dit ça, vous avez dessiné une forme creuse. Il vous faut préciser quels sont les objectifs que poursuit, inflexiblement, ledit "manipulateur".

Luii reconnaître "pas mal d'observations assez justes sur le fond", c'est , me semble-t-il, méconnaître complètement que toute phrase prononcée par lui recèle un piège.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

"Charlie Hebdo est un journal pluraliste : je trouve les éditos de Val à gerber depuis plusieurs années, mais ils ont peu en commun avec les articles de Cavanna, Charb ou encore Siné !"

Ecrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Ah? Pouvez-vous en dire un peu plus? Voilà qui manque un peu d'arguments, pour moi!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Franchement, Jean, je ne vois pas ce qui vous choque dans le texte de Meirieu pour lequel vous avec obligeamment joint ce lien...
Et, concernant l'interview, même Sanjuro, qui n'aime visiblement pas les gens qui tirent vers le consensus, (pardon pour la formule un peu brute, ;-)), semble finalement d'accord avec ce qui y est dit!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

""Charlie Hebdo est un journal pluraliste : je trouve les éditos de Val à gerber depuis plusieurs années, mais ils ont peu en commun avec les articles de Cavanna, Charb ou encore Siné !"

Ecrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Ah? Pouvez-vous en dire un peu plus? Voilà qui manque un peu d'arguments, pour moi!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008 "

C'est à dire depuis que Val est devenu républicano-réactionnaire-politiquement correct....

Une espèce de chevènementiste-européiste si j'osais!!!

Écrit par : Hervé | 19 juin 2008

"je ne vois pas ce qui vous choque dans le texte de Meirieu "


Lèche cul ! ;o)

Écrit par : toto | 19 juin 2008

Je viens d'apprendre que je n'ai pas ma mut en lycée.
C'est reparti pour un tour. Et encore si ce n'était qu'un tour!
Y'en a franchement marre!
J'espère que les résultats des muts de ceux qui souhaitaient ici quelque chose sont satisfaisants.

Écrit par : Sanseverina | 19 juin 2008

"Très fatigué ! " tu passera(s) au journal télévisé...
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 19 juin 2008 "

La même :o)))))) chuis archi HS en c'moment, vivement les vacances bordeldeQ :ange:

Écrit par : toto | 19 juin 2008

"Lèche cul ! ;o)"

Ecrit par : toto | 19 juin 2008

Gros malin! Si c'était vraiment le cas, croyez-vous que le seul blog où je mets les pieds serait celui-ci, et sous mon nom, qui plus est? Pour une fois, essayez de nous prouvez que vous avez encore un ou deux neurones en état de fonctionner!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

C'est à dire depuis que Val est devenu républicano-réactionnaire-politiquement correct....

Une espèce de chevènementiste-européiste si j'osais!!!

Ecrit par : Hervé | 19 juin 2008


Chevènementiste européiste? Mazette! Quand vous "osez", ça ne rigole pas! ;-)
Par ailleurs, je ne vois pas en quoi il est "politiquement correct"? Parce qu'il essaie de discuter avant d'insulter? Je comprends que ça en énerve certains, mais je suis un peu déçu que ça vienne de vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Les "réactionnaires-politiquement corrects" se trouveraient plutôt du côté de "l'huma", avec leur gros titre scandaleux et grotesque à la suite du "non" des irlandais!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Moi non plus, je n'ai pas de mut cette année et je risque de faire mon stage en situation d'agreg en collège, voire sur trois collèges!!! Pas de récompense en vue avant bien longtemps apparemment.

Écrit par : maria | 19 juin 2008

Franchement, Jean, je ne vois pas ce qui vous choque dans le texte de Meirieu pour lequel vous avec obligeamment joint ce lien...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

C'est vrai, Meirieu est un si brave type, qui ne s'est pas enrichi en ayant pris soin de s'éloigner un max des élèves réels. Et tellement soucieux du bien de l'école! Le gentil Meirieu! Cet intellectuel honnête entre tous! Où avais-je donc la tête?

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Moi non plus, je n'ai pas de mut cette année et je risque de faire mon stage en situation d'agreg en collège, voire sur trois collèges!!! Pas de récompense en vue avant bien longtemps apparemment.

Ecrit par : maria | 19 juin 2008

Cela dépend quel collège. Car il y en a qui sont très agréables. Au moins, vous y posez les fondements des connaissances, et vous êtes à peu près libres de faire comme il vous plaît, surtout si les programmes Darcos sont adoptés. Et la charge de travail est moins stupidement écrasante qu'en lycée. Vous pouvez au moins avoir une vie à côté.
Le lycée, actuellement recueille tout ce que le collège produit comme ignorants tous azimuts. Sauf à essayer d'y refaire avec de grands dadais insolents et rebelles ce qu'on aurait dû faire en collège avec des pré-adolescents relativement dociles, vous allez, au lycée, vous épuiser pour rien du tout.
Donc , n'idéalisez pas le "lycée"! Du point de vue de l'ambiance et du niveau , c'est exactement comme le collège - EN BIEN PIRE!

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

En langues vivantes, on a nié la nécessité de la grammaire, si bien que les jeunes Français ne "parlent" pas l'allemand ou l'anglais: ils le baragouinent. En latin, c'est le désastre. En histoire, on barbouille la cervelle des élèves avec un fatras immonde dont ils ne retiennent rien et pour cause.
Ecrit par : Jean | 19 juin 2008

Latin : comment peut-on accepter de laisser ses enfants en cours de latin, alors qu'on leur enseigne la culture de la betterave et des artichauts ? Adieu le latin.

Allemand/ anglais : les élèves qui n'ont aucunes bases de conjugaison et de grammaire sont totalement incapables d'appréhender une autre langue.

Ex l'anglais : lorsqu'un professeur vous parle "I ame speakkke ineglisscche", avouez que c'est risible sur le moment, mais tellement désespérant.

Je viens d'inscrire mes enfants dans une Washington School Privée, en parallèle à l'école française.
Je pensais à vous Jean.
Enseignement totalement traditionnel.
Le matin cours en espagnol : écriture, lecture, conjugaison, grammaire, construction de phrase, langage soutenu, maths, historia, geografia.........
L'AM, cours en anglais, exactement sur le même modèle que le matin. Ceci pour le primaire. Le collège et lycée approfondissent la littérature, maths et sciences. Toutes les bases sont intégrées depuis le plus jeune âge, donc les enfants suivent un fil sans problème. L'enfant qui sort du rail est tout de suite pris en charge par une équipe hyper réactive.

Je montre le "support" de cours de mon fils (6e). Le professeur renouvelle plusieurs fois sa question, "chère madame, no, je vous demande le cahier de cours, ce support est vide de contenu (polycopiés, phonétique)".
Quel ne fut son étonnement quand je lui ai assuré que cette chose était bien le cahier de "cours d'anglais". Elle me dit :
"mais ce genre d'apprentissage est passé de moda, il ne sert strictement à rien de faire écrire de la phonétique aux élèves, cette "mode" a été testée durant 2 ans dans certaines écoles, et lorsque l'on a constaté les dégâts sur les enfants, ces méthodes ont immédiatement été abandonnées. On ne peut apprendre une langue dans ces conditions.

Que peina !

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

Donc , n'idéalisez pas le "lycée"! Du point de vue de l'ambiance et du niveau , c'est exactement comme le collège - EN BIEN PIRE!

Ecrit par : Jean | 19 juin 2008

Non, Jean, non, n'exagérez pas. Il ne viendrait pas à l'idée de mes premières de me jeter des boulettes de papier, et mes secondes ont pour seul tort de bavarder et d'observer mes gestes, ce qui au demeurant est amusant.
Au collège, j'ai des amies qui sont revenues avec des tâches d'encre sur leurs habits, ou qui ne pouvaient pas faire cours de l'année tellement c'était le bazar. Et ce dans toutes les matières.
Au lycée, les classes qui posent problème sont :
- les Secondes
- les Premières technologiques et Terminales technologiques
Les professeurs qui n'ont pas ces classes n'ont aucun souci de gestion de classe.
Au college, toutes les classes peuvent poser problème. J'ai connu un collège tres tranquille où seule une classe de troisieme posait des soucis, mais cen'est tout de même pas la majorité des cas.
On peut être heureux en collège, mais la probabilité est tout de meme plus grande en lycée.

Écrit par : Jérémy | 19 juin 2008

Désolé pour Robin, mais tout est lié : un sujet sur la Chine concerne également l'éducation en France. Le Chef de l’Etat a confié la rédaction d’un “Livre Blanc” à une commission chargée de réfléchir sur “la Défense et la Sécurité Nationale” de la France pour les quinze prochaines années. Ce tonneau des Danaïdes du budget de la France, n’est jamais abordé dans de grands et fréquents débats publics, par les politiciens et les médias. Bizarrement, tout le monde “s’étouffe”. Pas de discussions enflammées, ni de polémiques, pas d’échanges d’informations ou de visions autour des dizaines de milliards en jeu, et de leurs principaux bénéficiaires en termes de marchés aux marges confortables. Ni à l’Assemblée Nationale, encore moins sur les plateaux de télévision ou de radio. Il est vrai que les dits “bénéficiaires” détiennent la quasi-totalité des médias du pays, y compris les sociétés d’édition et de distribution. Presse et livres…

La Cour des Comptes, si sourcilleuse sur les dépenses hospitalières, tout aussi curieusement souffre “d’angles morts”, passant à côté des contrats, des avances des deniers publics (300 millions d’euros, parmi les largesses de l’Etat, au groupe Lagardère, pour des recherches sur des drones…). Les uns et les autres, généreusement attribués à des sociétés d’armement, sans appels d’offres, ni procédures de mise en concurrence. Encore moins en termes de contrôle des dépenses, des coûts d’achat, des coûts de revient, ou suprême pudeur, des marges pharaoniques que certains y réalisent…

Bruit, fureur, apocalypse, tout cela est réservé aux autres budgets et dépenses du pays, plus particulièrement : aux budgets de la Sécurité Sociale ou des Retraites ou de l'éducation…

En 2008, le budget américain de la défense va dépasser les mille milliards de dollars !… Soit l’équivalent des budgets militaires de toutes les autres nations de la planète… On ne doit pas “compter” avec la sécurité du pays, n’est-ce-pas ? Alors, on ne compte pas. On ne regarde même pas dans les comptes. Par contre, les politiciens et le patronat ne veulent pas entendre parler de justice sociale ou de lutte contre les inégalités. Impossible : la mondialisation oblige à être compétitif !…

En France, en particulier, les comités de rédaction ou d’édition, les médias, répugnent à promouvoir, ou présenter, un contre-exemple, moins du mythe américain que du “Libéralisme Economique”. Idéologie dominante, sous laquelle se dissimule en fait le « capitalisme sauvage », devenue la Bible de nos politiciens, aux ordres des “grands patrons”…

Pour compenser, on nous sert la choucroute habituelle, à volonté, sur la corruption chez les affreux Russes, la pollution chez les méchants Chinois ou autres tartarinades à l’égard des fourbes Iraniens. L’information, dans notre pays, se résume à cela : “regardez combien c’est mauvais chez les autres, mauvais par nature, et merveilleux chez nous, merveilleux par essence…”. Comme dans les républiques bananières, objet du mépris de ces mêmes professionnels de l’information.

Quant on voit nos politiciens, aux belles promesses et aux baratins inépuisables, qu’ils se disent de “gauche”, de “droite” ou du “centre”, incapables de gérer la France : emploi, logement, pouvoir d’achat, santé, éducation… Le quatrième pays le plus riche du monde. Même pas 65 millions d’habitants. L’équivalent d’une sous-préfecture d’une province chinoise, en superficie et en population… Je vois mal cette bande de rigolos gérer un pays de 1,3 milliards d’habitants… A peine s’ils savent gérer leur “ego”… Quand ils ne bombent pas du torse, ils passent leur temps à se chamailler.

Mais, reconnaissons-leur ces qualités de courage et d’envergure intellectuelle : savoir baratiner leur propre peuple, et donner des “leçons” aux autres. On pourrait en dire autant de divers pays européens. Italie, Allemagne, Grande-Bretagne, par exemple. “Gauche” ou “droite” au pouvoir, tous se révèlent nuls. A tel point, que les citoyens de ces pays ne savent plus pour qui voter…

Malgré cela, les “leçons” pleuvent sur la Chine. Une qui m’amuse beaucoup, c’est le “bashing prolétarien”. Très en vogue chez les “bobos”. Subitement, des “experts” et autres spécialistes sont pris d’une compassion pour la classe ouvrière chinoise. Affreusement maltraitée par les méchants capitalistes chinois, à les écouter. Déguisés en Mère Teresa, c’est avec exaltation qu’ils se penchent sur l’atroce condition de cette classe ouvrière. A leurs yeux, dans le monde entier, il n’y aurait qu’une condition dramatique, dans l’exploitation humaine : celle du prolétariat chinois. Exploitant le filon, ils tartinent à longueur de pages et de documentaires…

Oubliant qu’il y a peu de décennies, la famine sévissait dans des provinces chinoises après la guerre. Oubliant le sort des paysans, des ouvriers, en Amérique latine ou en Afrique. Continents gérés par l’Occident depuis cinq siècles. Oubliant le sort de populations entières écrasées sous les bombes occidentales, comme en Palestine, en Irak, où elles n’ont même pas le droit d’avoir une usine, même pas un atelier avec une machine outil. On leur dit : “Interdiction ! Cela pourrait servir à fabriquer des bombes pour alimenter le terrorisme…”

Vous verrez ces mêmes Mère Teresa endimanchées, totalement muettes sur la condition du paysan et de l’ouvrier en Inde, par exemple. Pays où le taux de suicides chez les pauvres, bien souvent obligés de vendre un de leurs organes pour se désendetter auprès des grands propriétaires terriens, est le plus élevé du monde. Pays, qui a la plus importante population au monde vivant sous le seuil de pauvreté absolu. Des centaines de millions. Pays où, d’après la Banque Mondiale, 45 % des enfants de moins de 5 ans, ce qui représente des dizaines de millions d’enfants, souffrent de malnutrition. )

Certes, des restructurations d’anciennes entreprises étatiques, en Chine, ont provoqué des reconversions sociales gérées de façon trop expéditive, que les autorités essaient de résoudre avec célérité. Elles n’ont aucun intérêt à laisser la situation se dégrader. Bien sûr, qu’il reste beaucoup à faire. Déjà, quand on visite des usines et des chantiers en Chine, on est frappé par l’hygiène, la propreté, les mesures de sécurité prises pour assurer de bonnes conditions de travail. Il est évident qu’il reste beaucoup à faire pour hisser l’ensemble du secteur industriel à ce niveau. Mais de là, à se défouler sur la Chine comme sur un bouc émissaire, il faut être d’une totale malhonnêteté intellectuelle.

En fait, le “bashing contre la capitalisme sauvage chinois” : c’est l’art de se donner une bonne conscience “sociale”, en s’essuyant les pieds sur la Chine.

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Carole, le professeur de latin de vos enfants leur a vraiment enseigné la culture de la betterave et des artichauts ????

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 juin 2008

c’est l’art de se donner une bonne conscience “sociale”, en s’essuyant les pieds sur la Chine.
Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Et si vous arrêtiez d'arriver à pieds sur la Chine sur ce blog où vous n'avez rien à faire, ça soulagerait.

Écrit par : guy morel | 19 juin 2008

Franchement, Jean, je ne vois pas ce qui vous choque dans le texte de Meirieu pour lequel vous avec obligeamment joint ce lien...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008


"Il ne lit pas dans le futur et s'il utilise parfois son pouvoir pour "prendre des risques" avec un élève dont personne n'espère plus rien, c'est parce qu'il sait qu'il exprime là cette modestie constitutive de la mission de l'éducateur, l'éducateur qui parie toujours sur ce que l'homme a de meilleur et s'évertue à l'aider à le révéler... Parce qu'en définitive, selon la belle formule de Claudel, dans le registre de l'humain "le pire n'est jamais sûr" et il ne faut jamais cesser de nous en convaincre..."

Il faut être sur le terrain dans certains établissements pour décrypter ce texte apparemment anodin, avoir connu de ces chefs d'établissements, de ces CPE qui reçoivent ce genre d'élèves et les écoutent avant d'écouter les enseignants, qui les raccompagnent systématiquement en classe quand ils sont mis à la porte ; il faut avoir exercé dans ces établissements où les élèves ont tous les droits et où les professeurs n'ont que celui de subir et de se taire pour saisir la profonde lâcheté et la complicité avec le mal traduisent ces propos. car non content d'avoir contribué à détruire la possibilité de transmettre des savoirs explicites et consistants, Meirieu et sa clique ont fourni une légitimé idéologique à l'anarchie ambiante, tout en se gardant bien d'avoir à l'affronter et en tapant sur les collègues "passéistes" et "réactionnaires" qui, s'ils utilisaient les bons "dispositifs pédagogiques" (les leurs) n'auraient aucun problème de discipline.

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

Au lycée, les classes qui posent problème sont :
- les Secondes
- les Premières technologiques et Terminales technologiques
Les professeurs qui n'ont pas ces classes n'ont aucun souci de gestion de classe.

Ecrit par : Jérémy | 19 juin 2008

J'ai eu une classe de Première S en français il y a sept ans dans un lycée bourgeois d'une grande ville. Cela a été l'horreur: trois voyous huppés (fils de professeur de médecine, d'avocat, etc.) ignares m'ont cassé la baraque pendant toute l'année. Quant aux meilleures élèves, par ailleurs des stars du piano du Conservatoire de la ville, filles d'un orgueil démesuré, elles étaient persuadées qu'en savaient plus que moi l'agrégé! Je ne vous dis pas l'ambiance! Et comme on s'était aperçu que je ne pratiquais pas les "séquences", j'étais forcément réputé mauvais, et le crétin de service (j'avais d'abord tapé "le crétin de sévices") de la FCPE m'allumait à chaque conseil de classe.
J'ai retrouvé l'année d'après mon petit collège tranquille avec un soulagement infini et la ferme résolution de ne plus JAMAIS mettre les pieds dans un lycée.
Alors, quand je vois certains interlocuteurs de ce blog tirer la langue après un lycée, franchement, cela me laisse un peu sceptique.
C'étaient plutôt les Secondes qui ne me posaient aucun problème, puisque c'était le prolongement du collège et qu'ils étaient encore malléables. J'ai même pu mettre en place un atelier théâtre avec l'une de mes Secondes, avec un animateur professionnel qui a mis en scène "Le Médecin malgré lui": l'une des élèves qui participait à cet atelier était tellement passionnée de théâtre a été recrutée au Conservatoire de la ville avant l'âge réglementaire par l'ami qui y tient la classe d'art dramatique. Donc, c'est vrai, on peut faire du travail intéressant en lycée. Mais si on y a une classe dure, c'est un enfer bien pire qu'au collège, car on n'y a aucun moyen de punir. Chat échaudé...

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

"C'est à dire depuis que Val est devenu républicano-réactionnaire-politiquement correct....

Une espèce de chevènementiste-européiste si j'osais!!!

Ecrit par : Hervé | 19 juin 2008


Chevènementiste européiste? Mazette! Quand vous "osez", ça ne rigole pas! ;-)
Par ailleurs, je ne vois pas en quoi il est "politiquement correct"? Parce qu'il essaie de discuter avant d'insulter? Je comprends que ça en énerve certains, mais je suis un peu déçu que ça vienne de vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Les "réactionnaires-politiquement corrects" se trouveraient plutôt du côté de "l'huma", avec leur gros titre scandaleux et grotesque à la suite du "non" des irlandais!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008 "

je suis bien triste (ou content je ne sais) de vous décevoir.

J'ai définitivement arrêté CH au moment du référendum sur la constitution européenne, ce qui explique les termes employés.
De plus pour quelqu'un comme vous qui apprécie ce journal, je trouve que vous ne goûtez pas beaucoup l'outrance!!!

Quant aux Irlandais je les remercie et de leur vote et de leur courage (d'après les commentaires, avec tout le bon argent qu'ils ont reçu ils devraient lécher la main de leur maître!!!!).

Nous avons cependant un point commun je n'écoute le fou du roi que de 12h03à 12h08.

Écrit par : Hervé | 19 juin 2008

"Il ne lit pas dans le futur et s'il utilise parfois son pouvoir pour "prendre des risques" avec un élève dont personne n'espère plus rien, c'est parce qu'il sait qu'il exprime là cette modestie constitutive de la mission de l'éducateur, l'éducateur qui parie toujours sur ce que l'homme a de meilleur et s'évertue à l'aider à le révéler... Parce qu'en définitive, selon la belle formule de Claudel, dans le registre de l'humain "le pire n'est jamais sûr" et il ne faut jamais cesser de nous en convaincre..."

Meirieu cité par Robin

Quel texte venimeux! Quelle attaque calomnieuse contre les professeurs! Ce sale type dit que nous nous croyons pas en nos élèves, que nous ne nous intéressons qu'à ceux qui réussissent, que nous n'avons pas le souci de relever ceux qui tombent! De tels propos sont proprement écoeurants. C'est ce personnage à la fausse bonhomie, plein aux as, qui a bien pris soin de ne jamais se trouver devant des élèves réels, qui passe son temps à pérorer dans le vide pendant que nous, nous essayons de limiter, sur le terrain, l'emprise de ses théories fumeuses, qui vient nous faire la morale et nous apprendre notre métier! Véritablement à gerber!

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Sylvie Huguet
Tristement oui pour la culture de l'artichaut.
Donc, en cours d'année, malgrè ma bonne volonté d'enseigner le latin à mon fils, j'ai capitulé (c'était au collège). Je l'ai retiré des cours de latin en octobre. Il va de soit que le directeur du collège me disait qu'il était impossible de retirer un élève en cours d'année d'un cours. Après quelques rdv et courrier très explicatif, où l'incompétence de ce prof était notifiée, ainsi que la perte de temps pour l'élève, mon fils n'a plus fait latin.
Je suppose que mon courrier a été classé à la verticale.
De ce fait plusieurs parents ont retiré leurs enfants de ce cours (il faut dire que mon fils avait ce prof depuis 2 ans). Dramatique, car le latin est une matière importante, mais c'est anecdotique parmi tout le reste. Sans qualité et contenu, la poursuite de certains cours devient inutile.

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

En fait, le “bashing contre la capitalisme sauvage chinois” : c’est l’art de se donner une bonne conscience “sociale”, en s’essuyant les pieds sur la Chine.

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

En 68, les camarades maoïstes tenaient le même genre de langage sur la Chine et sa merveilleuse révolution culturelle, sur Pol Pot et le Cambodge, sur la révolution iranienne...

Je sais que c'est confortable de se dire qu'il y a le Bien d'un ôté (eux) et le Mal de l'autre (nous) mais au fond vous n'êtes que l'image inversée de George Bush.

Tout ça donne envie de relire Voltaire.

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

"Gros malin! "


Bouffon & Lèche cul ! :o)

Écrit par : toto | 19 juin 2008

Sanjuro est un excellent meiriologue - une science en soi, même si elle n'a pas d'avenir...
JPB

Écrit par : brighelli | 19 juin 2008

"car le latin est une matière importante"

Certains "r2d2" t'expliqueraient que plus personne ne parle le Latin .... Ils t'expliqueront bientôt la même chose pour l'allemand ( pardon...là ils le disent déjà) le Russe (mince, là aussi, combien reste-t-il de prof de Russe en France ????) l'Italien (ça c'est pour l'année prochaine) l'espagnol (bon là je triche ;) c en plein BOUM... bon... fõ vouère le niveau.... ) l'anglais .... (une langue de pédés, complètement inutile :ange: )

Vive R2D2 Vive Moudupavé !!!!!
C'est grâce à ces nazes que mon gamin sera riche demain ....

Nous on fè toux à la mazon !!! :)

Écrit par : toto | 19 juin 2008

"un excellent meiriologue - une science en soi, même si elle n'a pas d'avenir..."

erreur: qui n'a que trop d'avenir!!!!

Écrit par : Hervé | 19 juin 2008

"fõ vouère le niveau"

Pedro ???? :ange:

Écrit par : toto | 19 juin 2008

"Quel texte venimeux! Quelle attaque calomnieuse contre les professeurs! Ce sale type dit que nous nous croyons pas en nos élèves, que nous ne nous intéressons qu'à ceux qui réussissent, que nous n'avons pas le souci de relever ceux qui tombent! De tels propos sont proprement écoeurants. C'est ce personnage à la fausse bonhomie, plein aux as, qui a bien pris soin de ne jamais se trouver devant des élèves réels, qui passe son temps à pérorer dans le vide pendant que nous, nous essayons de limiter, sur le terrain, l'emprise de ses théories fumeuses, qui vient nous faire la morale et nous apprendre notre métier! Véritablement à gerber!"

Ecrit par : Jean | 19 juin 2008

Ah, Jean, vous dites qu'on est libre d'enseigner "comme on veut" en collège! Quel dommage que tout le monde ne fasse pas comme vous, et ne prenne pas la liberté légitime qu'il est en droit de se donner! Le texte incriminé de Meirieu tomberait de lui-même!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

"J'ai définitivement arrêté CH au moment du référendum sur la constitution européenne, ce qui explique les termes employés."

-Oui, ça, j'avais compris quel était votre camp, merci!!! :-)

"De plus pour quelqu'un comme vous qui apprécie ce journal, je trouve que vous ne goûtez pas beaucoup l'outrance!!!"

-Je crois qu'il ne suffit pas, (et, parfois, même, il ne vaut mieux pas) (d') être outrancier pour être vraiment politiquement incorrect!!!

"Nous avons cependant un point commun je n'écoute le fou du roi que de 12h03à 12h08."

-Rien n'est perdu, alors!!! ;-)

Ecrit par : Hervé | 19 juin 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Vaste sujet que celui du bien et du mal, de la morale en générale, avec le risque que cela comporte de rapidement virer ennuyeux ou pédant sur le sujet. Si cela peut vous rassurer, la question du Bien et du Mal sur le plan théorique n'est pas un sujet si ardu pour ne pas en faire un (petit) tour.
Bien sûr, d'autres approches que celle que je vais vous exposer existent, mais la mienne tient, sur le plan théorique, en assez peu de lignes (et vous avez assez peu de temps à me consacrer). En revanche, la question politique, c'est-à-dire le passage à l'action pour effectivement mettre en oeuvre les mesures qui amélioreront la condition humaine est un sujet intarissable et porte sur une quasi infinité d'interprétations du monde et des évènements.

Mais bon, tombons au moins d'accord sur le fond du problème, et nous aurons déjà fait un petit bout de chemin ensemble.

Pour dire les choses simplement, on peut considérer qu'une hypothétique amélioration du sort de l'Homme repose sur deux conditions essentielles: Leur Liberté et la connaissance des Valeurs.

Si donc le Bien et le Mal s'articulent autour des concepts de Liberté et Valeur, on peut facilement affirmer les deux points suivants:

- Le Bien découle d'une certaine Liberté des individus et de la connaissance des Valeurs

- Le Mal découle d'un manque de Liberté ou d'une méconnaissance de la hiérarchie des valeurs.

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Anecdotique Toto, anecdotique............................

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

"J'ai eu une classe de Première S en français il y a sept ans dans un lycée bourgeois d'une grande ville. Cela a été l'horreur: trois voyous huppés (fils de professeur de médecine, d'avocat, etc.) ignares m'ont cassé la baraque pendant toute l'année. Quant aux meilleures élèves, par ailleurs des stars du piano du Conservatoire de la ville, filles d'un orgueil démesuré, elles étaient persuadées qu'en savaient plus que moi l'agrégé!"

Ecrit par : Jean | 19 juin 2008

A la différence que je ne suis pas agrégé, j'ai eu droit à ça aussi, (dans un cours qui, normalement, n'aurait pas dû être trop compliqué, puisqu'il s'agissait d'un cours d'"option")... Des élèves imbuvables, qui croyaient tout savoir parce qu'étant depuis dix ans au conservatoire, alors qu'ils entendaient tout juste un accord de trois sons...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Allez, un peu de courage, mettez-vous au rap pour enseigner le français.

http://www.youtube.com/watch?v=-bEQ1Hgmnmw&feature=related

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

Ah, Jean, vous dites qu'on est libre d'enseigner "comme on veut" en collège! Quel dommage que tout le monde ne fasse pas comme vous, et ne prenne pas la liberté légitime qu'il est en droit de se donner!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

On n'est libre d'enseigner en collège que si on met une croix sur sa progression de carrière. Appelons ça "liberté" si vous voulez.

Des élèves imbuvables, qui croyaient tout savoir parce qu'étant depuis dix ans au conservatoire, alors qu'ils entendaient tout juste un accord de trois sons...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Les dexu ou trois filles dont je vous parle étaient des pianistes véritablement virtuoses, d'authentiques vedettes. Malheureusement très orgueilleuses. Expliquer les poèmes de Heredia dans le cadre du chapitre sur la poésie leur paraissait trop modeste comme ambition! Elle sauraient voulu du clinquant, des schémas, des fiches archi-compliquées, du bla-bla pseudo-commentatif, et des "séquences". Acquérir les bases de l'art poétique, qu'elles ignoraient, était indigne d'elles.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Erratum!
On n'est libre d'enseigner en collège comme on veut que si etc.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Carole, sur ce point, nous nous retrouvons... Je crois que cette video m'a autant énervé qu'elle a pu le faire pour vous...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

J'ai retrouvé l'année d'après mon petit collège tranquille avec un soulagement infini et la ferme résolution de ne plus JAMAIS mettre les pieds dans un lycée. ( Jean)

On a compris, Jean, vous êtes heureux dans votre petit collège tranquille et avez eu une très mauvaise expérience au lycée.
Mais ce n'est pas une raison pour décréter que ceux qui souhaitent aller en lycée ont tort et idéalisent la situation.
Nous sommes fort peu nombreux à enseigner en collège et la réintégration en lycée qui correspond à notre statut serait aisément praticable s'il y avait une véritable volonté ministérielle de le faire. Demandez à Léost: il a des plaintes régulières de collègues qui n'en peuvent plus du collège.
Je voudrais juste qu'on reconnaisse aux profs qui ont passé l'agreg le droit qui est le leur de pouvoir enseigner en lycée. Que la petite minorité qui souhaite rester dans les rares collèges tranquilles qui existent encore reste si elle le souhaite, bien sûr.
Mais ce n'est qu'un voeu pieux.
Ras-le-bol de l'EN, de ses conneries, de la lâcheté qui la gouverne, des imbéciles qui la gèrent, des syndicats qui la co-gèrent et des profs qui laissent faire.

Écrit par : Sanseverina | 19 juin 2008

Christophe et Jean, quand je dis que Meirieu dit des choses justes, je veux parler de remarques telles que celles-là : (je paraphrase) « Sarkozy veut qu'on écrive "bien mal acquis ne profite jamais" tous les matins au tableau, mais il ferait mieux de regarder son entourage »
Ou quand il dit qu'il est anormal que les parents d'élèves se sentent obligés de mettre leurs enfants dans le privé pour le savoir sous bonne garde. (C'est ce que je disais dans un précédent post ici même).

Mais ce genre de points d'accord ne signifie RIEN, à cause de sa responsabilité dans la situation actuelle. Pour moi, il est déconsidéré et sans crédibilité aucune.

Un proverbe que j'aime bien répéter, c'est que les horloges cassées indiquent quand même l'heure juste deux fois par jour. (J'en profite tant que les horloges analogiques existent encore...)

Écrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Et pour Sanseverina : moi aussi j'ai reçu un SMS syndical aujourd'hui me signifiant que je n'avais pas de mutation.

Au total, j'ai été cocu 4 fois cette année !

- pas de mut sur mouvement spécifique
- pas non plus d'espoir sur ce mouvement pour l'an prochain
- pas de mut inter
- pas de mut intra

Il est vrai que si j'avais voulu ABSOLUMENT partir, j'aurais pu élargir...

Mais les places sont de plus en plus chères, me semble-t-il.

Écrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Bienvenue aux pays des cocus :
2 passages d'échelons au grand choix m'ont été refusés... parce que j'étais trop jeune (j'étais aux barres limites)
2 mutations dont une cette année en lycée (après 10 ans de collège en ZEP, ZUS et APV) parce que je suis encore trop jeune (j'étais à la barre)

Pour moi le problème est résolu : j'arrête ma grande carrière dans L'EN pour élever mes enfants. La demande est partie ce matin. Les femmes à la maison, voilà une conception progressiste de la société ! Cela réjouira certains de mes élèves qui considérent qu'une femme ne doit pas travailler !

Écrit par : beettle | 19 juin 2008

Tiens, une petite lecture amusante :

"Teacher man" de Frank MacCourt : c'est l'auteur du bouquin dont on a tiré le film "Les Cendres d'Angela", un Irlandais. C'est paru en 2005, et en français en 2006.

Il a été prof d'anglais à New York, en lycée technique essentiellement, dans les années 60-90, et il raconte tout cela. C'est étonnamment actuel pour nous, qui vivons avec 20 ans de retard ce qu'ils ont vécu.

C'est sincère, pas prétentieux, humain. Je me suis reconnu dans beaucoup de situations qu'il décrit : le premier cours avec une classe, la sortie au cinéma, les réunions de parents, les inspections... Je lisais ça cet après-midi en surveillant l'anglais.

Écrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Mais ce n'est pas une raison pour décréter que ceux qui souhaitent aller en lycée ont tort et idéalisent la situation.
Nous sommes fort peu nombreux à enseigner en collège et la réintégration en lycée qui correspond à notre statut serait aisément praticable s'il y avait une véritable volonté ministérielle de le faire. Demandez à Léost: il a des plaintes régulières de collègues qui n'en peuvent plus du collège.
Je voudrais juste qu'on reconnaisse aux profs qui ont passé l'agreg le droit qui est le leur de pouvoir enseigner en lycée.

Ecrit par : Sanseverina | 19 juin 2008

Je suis bien d'accord, Sanseverina. Ce que je voulais dire, simplement, c'est qu'on risque d'être aussi malheureux en lycée qu'en collège et que si on n'obtient pas le lycée qui correspondrait mieux à ses titres et à ses aspirations légitimes, on peut peut-être essayer de se faire une raison en considérant que tout n'est pas forcément plus rose dans le lycée tel qu'il est devenu.
Mais être dans un collège "standard", je reconnais que c'est infernal.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Ras-le-bol de l'EN, de ses conneries, de la lâcheté qui la gouverne, des imbéciles qui la gèrent, des syndicats qui la co-gèrent et des profs qui laissent faire.

Ecrit par : Sanseverina | 19 juin 2008

Adhérez et faites adhérer à un syndicat qui ne la co-gère pas !
Voyez la réforme des lycées "qui doit garantir l'accès au supérieur" signée par notre vertueux SNALC parangon de toutes les vertus pour beaucoup de collègues très actifs ici même...

Écrit par : victor | 19 juin 2008

Donnez-moi un conseil !

Une collègue de ma compagne, prof d’économie, la quarantaine bien sonnée, célibataire sans enfant, enseigne depuis plus de 15 ans en BTS exclusivement.

Dans son immense sagesse le Moloch a décrété (après un vague concours qui tient lieu de système de cooptation) que son immense expérience dans le domaine l’autoriserait à devenir IEN du 1er degré à la rentrée.

Pas d’inquiétude, elle n’a jamais enseigné en primaire ... Elle sera donc parfaite dans son rôle de conseil aux instituteurs.

Ma compagne (taquine) souhaite lui offrir un livre pour son départ vers de nouveaux horizons (bleus).

Qui a une idée qui soit suffisamment politiquement incorrecte pour que ce soit drôle ?

Écrit par : Zorglub | 19 juin 2008

- Le Mal découle d'un manque de Liberté ou d'une méconnaissance de la hiérarchie des valeurs.

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Tout dépend ce que l'on entend par "manque de liberté" ; on n'est pas libre de faire ce que l'on veut et c'est malheureusement cette liberté-là qui devient la règle.

Par ailleurs, la connaissance de la hiérarchie des valeurs sans leur mise en pratique avec les risques que cela comporte n'a pas de véritable dimension éthique : c'est la raison pour laquelle "l'éducation à la citoyenneté" ne peut se suffire à soi-même.

Pas "Bien mal acquis ne profite jamais" que l'expérience dément, mais : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même ! " qui est un impératif inconditionnel.

Comme le disait Aimé Césaire : "Au bout de l'humanisme formel et du renoncement philosophique, il y a Hitler."

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

Demain, je postule pour inspecter les formateurs de l'école des Glénans (chère à CB ...).

Promis, je ne suis jamais monté sur un voilier, j'ai vu la mer la première fois à l'âge de 20 ans et ne le regrette pas, c'est plein d'eau sale même pas bonne à mettre dans le pastis.

Écrit par : Zorglub | 19 juin 2008

Christophe et Jean, quand je dis que Meirieu dit des choses justes, je veux parler de remarques telles que celles-là : (je paraphrase) « Sarkozy veut qu'on écrive "bien mal acquis ne profite jamais" tous les matins au tableau, mais il ferait mieux de regarder son entourage »
Ou quand il dit qu'il est anormal que les parents d'élèves se sentent obligés de mettre leurs enfants dans le privé pour le savoir sous bonne garde. (C'est ce que je disais dans un précédent post ici même).

Ecrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Ce que vous appelez "choses justes", vous ne trouvez pas que c'est du prêchi-prêcha un peu facile, des lieux communs allégués pour se faire mousser? Il serait d'ailleurs intéressant d'avoir un état du compte en banque de Meirieu... Je gage que les revenus de ce bavard stérile sont sans commune mesure avec ceux d'un petit professeur de collège qui , lui, fait le vrai travail et le seul valable, instruire les élèves. En fait, assez Tartuffe, le petit père Meirieu!

Avec les "parents d'élèves qui mettent leurs enfants dans le privé pour les savoir sous bonne garde", l'hypocrisie de Meirieu est patente. Car c'est lui qui, en transformant par ses théories fumeuses l'enseignement public en une garderie épuisante, vaine, et souvent dangereuse pour les élèves et les professeurs, est responsable de cette fuite vers le privé. Alors le voir maintenant faire l'éloge des établissements privés où les enfants seraient "sous bonne garde" alors qu'il n'a cessé de dénoncer toute forme de pression , disciplinaire ou cognitive, exercée sur les élèves, me paraît d'une tarturfferie sans égale.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Ma compagne (taquine) souhaite lui offrir un livre pour son départ vers de nouveaux horizons (bleus).

Qui a une idée qui soit suffisamment politiquement incorrecte pour que ce soit drôle ?

Ecrit par : Zorglub | 19 juin 2008

"Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter", d'un inconnu qui se donne le patronyme obscur de "Marc Le Bris"!

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Adhérez et faites adhérer à un syndicat qui ne la co-gère pas !
Voyez la réforme des lycées "qui doit garantir l'accès au supérieur" signée par notre vertueux SNALC parangon de toutes les vertus pour beaucoup de collègues très actifs ici même...

Ecrit par : victor | 19 juin 2008

Pas le choix, alors, c'est forcément F.O. (je le dis d'autant plus volontiers que je ne suis pas à F.O., précisément).

Écrit par : FGuichard | 19 juin 2008

JPB était-il au courant ?

Et après, il y a des grêves, parce que les profs n'auront pas assez de temps pour enseigner maths et français !
GRRRRRRRRRRRRRRRRrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr


http://fr.youtube.com/watch?v=J5YrhzlhxmA

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

"Mais ce genre de points d'accord ne signifie RIEN, à cause de sa responsabilité dans la situation actuelle. Pour moi, il est déconsidéré et sans crédibilité aucune."

Ecrit par : sanjuro | 19 juin 2008

"Qui veut noyer un chien l'accuse de la rage"... (Et si je n'ai pas mis de possessif, c'est volontaire).
Vous êtes vraiment à ce point certain que les difficultés que traverse l'école ne sont imputables qu'à des problèmes qui lui sont liés, ou vous faites seulement semblant de le croire et de le proclamer?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Carole, sur le jeu d'échec à l'école, faut voir.

Peut y avoir des effets positifs (savoir rester assis sans parler, se concentrer, anticiper dans le temps, etc.)

Cependant, une de mes élèves de 1ère jouait tout à fait correctement (et même plutot bien) alors que sa pensée était totalement déstructurée dans le domaine scientifique, incapable de comprendre ce que voulait dire le mot "donc" et très mauvaise lectrice ...

Écrit par : Zorglub | 19 juin 2008

Vous êtes vraiment à ce point certain que les difficultés que traverse l'école ne sont imputables qu'à des problèmes qui lui sont liés?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Je réponds bien que je ne sois pas sollicité...
Partout où l'on recommence à appliquer des principes exactement opposés à ceux que prêche Meirieu, l'école se remet à fonctionner, et les problèmes "extérieurs" trouvent un début de solution, ce qui est mieux, reconnaissez-le, que le naufrage général auquel nous conduit Meirieu.
C'est le sens de "La Fabrique du Crétin", que d'expliquer que ce sont les délires pédagogistes inspirés par Meirieu qui, en transformant les écoles et les collèges en "lieux de vie" stériles , ont bloqué l'ascenseur social et condammné à l'inexistence civique les enfants des cités, c'est-à-dire les plus déshérités.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Je suis peut être future PE, fixée dans huit jours , et de loin je ne comprends pas tout vos dire,vos liens, vos termes bien compliqués, je fais partie des futurs PE pleins de bonnes volontés (oui au pluriel) , sans doute bien naïfs et pas armés du tout. IUFM privé ou non, pour ma part j'y tiens ... et si . Rassurant pour moi avec le stage filé et les stages massés, pour une première vision "optimiste du métier", pour vous sans doute pas vraiment manifestement!A chaque fois que je viens ici j'en ressors stressée, et presque effrayée.

Écrit par : helenej | 19 juin 2008

A chaque fois que je viens ici j'en ressors stressée, et presque effrayée.

Ecrit par : helenej | 19 juin 2008

Rassurez-vous, Hélène, vous n'êtes pas la seule à être effrayée par certains propos. Mais on s'habitue. Ne prenez pas pour argent comptant tout ce qui se dit ici. Et je puis vous assurer que, dans les formations PE des IUFM, il ne se dit pas que des bêtises... ;-)
Jean, encore une fois, les choses marchent au mieux, (avec les difficultés dont souffre l'école, vu ce que sont l'éducation, et la société en général, en ce moment), quand les enseignants sont bons, et moins bien quand ils sont moins bons. C'est la seule chose qu'on puisse affirmer pour ne pas être taxé "d'idéologie".

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Zorglub,

Je ne critique pas le jeux d'échec en soi, étant moi-même joueuse. Pour les enfants, cela peut-être structurant et apporter de la concentration.

A l'école on va avoir une flopée d'acteurs, de peintres, de sculpteurs, de cuisiniers light, d'écolos, de choristes........, on ajoute les joueurs.
A quand le pocker ?

Jeux d'échecs, oui, pendant le hors classe. Mais pas pendant les heures de cours, ce n'est pas la mission de l'école.
Il faudrait peut-être le rappeler.

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

Ce blog ressemble vraiment à une cour de récréation. Des soit-disant professeurs sérieux s'étripent allègrement. Sans doute cela flatte-t-il leur égo gigantesque d'être ainsi "mis en joue". Des chiens fanatiques montent la garde. Leurs interventions dressent peu à peu leur portrait. Le plus pathétique est qu'ils s'imaginent "intéressants" avec des commentaires pédants. Le spectacle que ces professeurs montrent ici, aux parents et aux élèves, est affligeant. Quelle mascarade infantile ! Impossible de croire que de tels pareils individus, qui perdent beaucoup de temps, puissent consacrer pleinement à leurs élèves.

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Oui, oui Carole c'était le sens de mon intervention.

En même temps les échecs c'est moins con que développement durable, cuisine alternative, relativisme culturel, bisounours tiers-mondiste ou pâte à choux nobelistique ...

On peut vaguement espérer que ça puisse peut-être servir éventuellement à quelque chose ...

Écrit par : Zorglub | 19 juin 2008

Vous faîtes quoi comme djobe Georges Mayer ?

Écrit par : Zorglub | 19 juin 2008

Q. : Combien faut-il de pédagogistes pour changer une ampoule ? R. : Un seul ; nous faisons le pari de l'intelligence de l'ampoule, qui peut très bien se changer elle-même et n'a besoin que d'un accompagnement. D'ailleurs, il faut accueillir la diversité des ampoules, qu'elles soient en état de marche ou qu'elles présentent des discontinuités de filament. »

Non, ça, c'est de moi. Merde, j'arrive pas à être aussi marrant que lui.

Ecrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Oh ben si, moi, j'ai trouvé ça drôle !

Écrit par : catmano | 19 juin 2008

Jean, encore une fois, les choses marchent au mieux, (avec les difficultés dont souffre l'école, vu ce que sont l'éducation, et la société en général, en ce moment), quand les enseignants sont bons, et moins bien quand ils sont moins bons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

Les professeurs ne peuvent pas être bons quand des oukazes pédagogues absurdes ("enseigner obligatoirement en séquences", "chercher d'abord le sens", etc.) les en empêchent. C'est l'idéologie pédago qui a rendu mauvais tous ceux qui s'y sont asservis.
C'est curieux comme vous cherchez constamment à exonérer Meirieu de ses responsabilités.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Toto,

Pas dhttp://www.youtube.com/watch?v=8wfRxGzavZge problèmes pour les langues, il y en a qui ont déjà trouvé la solution.

http://www.youtube.com/watch?v=8wfRxGzavZg

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

Victor, je suis déjà à FO qui localement co-gère aussi joyeusement que les autres.
Les agrégés sont aussi une race à abattre pour eux comme pour les autres syndicats. Et quand il s'agit de nous défendre dans les réunions au rectorat, ils sont bien mous. Il est vrai que le SNES est encore pire. De toute façon, pour être au SNES encore maintenant, il faut avoir tué...

Écrit par : Sanseverina | 19 juin 2008

Non, ça, c'est de moi. Merde, j'arrive pas à être aussi marrant que lui.

Ecrit par : sanjuro | 19 juin 2008

Oh ben si, moi, j'ai trouvé ça drôle !

Ecrit par : catmano | 19 juin 2008

Moi itou !

Il faut bien que les "chiens fanatiques qui s'imaginent intéressants" flattent leurs "gigantesques egos" respectifs !"

;-)

"Hyènes dactylographes", ça dit quelque chose aux plus anciens ?

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

"De toute façon, pour être au SNES encore maintenant, il faut avoir tué...

Ecrit par : Sanseverina | 19 juin 2008 "

Ca c'est de la belle argumentation!!!

Écrit par : Hervé | 19 juin 2008

Sanjuro: 4 fois cocu mon fils? Vous vous imaginez si la 5ème fois était la vraie? :-)) Point ne vous le souhaite!!!:-)

Écrit par : Sanseverina | 19 juin 2008

"Ce blog ressemble vraiment à une cour de récréation. Des soit-disant professeurs sérieux s'étripent allègrement. Sans doute cela flatte-t-il leur égo gigantesque d'être ainsi "mis en joue". Des chiens fanatiques montent la garde. Leurs interventions dressent peu à peu leur portrait. Le plus pathétique est qu'ils s'imaginent "intéressants" avec des commentaires pédants. Le spectacle que ces professeurs montrent ici, aux parents et aux élèves, est affligeant. Quelle mascarade infantile ! Impossible de croire que de tels pareils individus, qui perdent beaucoup de temps, puissent consacrer pleinement à leurs élèves.

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008 "

Alors, évitez de venir perdre votre temps ici.

Écrit par : troll | 19 juin 2008

Ce blog ressemble vraiment à une cour de récréation. Des soit-disant professeurs sérieux s'étripent allègrement. Sans doute cela flatte-t-il leur égo gigantesque d'être ainsi "mis en joue". Des chiens fanatiques montent la garde. Leurs interventions dressent peu à peu leur portrait. Le plus pathétique est qu'ils s'imaginent "intéressants" avec des commentaires pédants.

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Si ce blog vous déplaît tant (encore un donneur de leçons!), pourquoi venez-vous y perdre votre temps précieux?
Défaites-vous de vos lunettes en bois , et vous vous apercevrez que les discussions y sont au contraire de très bonne tenue, que personne ns s'y "étripe", comme vous dites, et que ce qui nous motive, c'est la résolution de mettre fin au massacre des esprits orchestré par une mafia de faux pédagogues, raison pour laquelle ce qui s'écrit ici ne peut qu'intéresser des parents et des élèves qui se demandent avec ahurissement pourquoi les établissements scolaires sont devenus, dans tant d'endroits, les pétaudières dans lesquelles chacun perd son temps.
L'existence de ce blog est au contraire un signe d'espoir pour les parents intellectuellement honnêtes. Vous ne voudriez quand même pas qu'ils n'aient à se mettre sous la canine que le blog d'auto-glorification de Meirieu!

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

"Impossible de croire que de tels pareils individus, qui perdent beaucoup de temps, puissent consacrer pleinement à leurs élèves."

Tel que pareil à comme je suis, je consacre sans massacrer (sauf les cons par excès de "sérieux" comme Mayer et qui ne cause même pas correc).

Les profs ont besoin de rigoler et si ça en emmerde certains on va en remettre une couche aux dépends du Mayer qui m'a l'air appareillé pour l'oscar.

Mort aux cons !

Écrit par : consacre_saint_Bris | 19 juin 2008

Jean,

Cette année, je suis dans un "collège normal" comme vous dites...Mais je n'ai pas encore trop à me plaindre car trois de mes classes tournent bien, j'arrive à bosser alors que les conseils sont passés depuis longtemps. Par contre, avec une de mes quatrièmes, c'est l'horreur depuis 15 jours, ils me mènent une vie d'enfer.
Pour mes collègues, je ne sais pas trop ce qui se passe, ils doivent avoir capitulé, on ne parle pas trop car je ne leur fais pas confiance, je sais que je serai seule en cas de gros pepin. Mes cours restent pourtant très structurés mais cela ne suffit plus en cette fin d'année.
Non, je n'idéalise pas le lycée car j'y ai eu des classes difficiles aussi mais ce n'est rien à côté du collège. Peut-être aussi que le courant passe mieux avec des élèves plus âgés mais cela doit venir de ma personnalité. Par contre, je garde un bon souvenir de mes deux classes de Term STT.
Enfin, je prendrai ce qu'il y a l'année prochaine et on verra...
hasta pronto,

Écrit par : maria | 19 juin 2008

Certains profs nullards ici prennent les gens vraiment pour des dindons. Ca me démange de devenir vulgaire mais je vais me calmer. Certes, Meirieu est responsable de certaines dérives. Mais la soupe froide servi ici participe-t-elle de ce mouvement ? Ce blog peut être un outil de discussion permettant d’acquérir de la visibilité et de partager des idées. Malheureusement quand je vois certains profs discuter du matin au soir, j'en déduis que l'activité blog doit prendre sur le vrai travail. Sur le fond, les discussions tournent en ronde. Ce qui ressort le plus souvent : les insinuations, les procès d'intention, des insultes ad hominem, des discussions de comptoir. En ces temps difficiles, ça doit être un luxe d'être payé à bavarder devant un blog. Surveiller une épreuve de 4 heures au bac, c'est trop pour certains qui nous expliquent qu'ils doivent lutter contre le sommeil. Il faut ajouter à ça toutes les vacances dans l'année, ça doit faire environ 4 à 5 mois. Quand j'entends les profs ici nous disent qu'ils se battent pour les élèves, foutaise ! Version moderne de "prendre sa vessie pour une lanterne" ! Mon rêve ? Qu’on privatise l'Education Nationale ! Les média intervieweront les parents-clients : "que pensez-vous de ces profs payés à bavarder sur les blogs plutot que se décarcasser pour leurs enfants ?"

Quand je parle e la Chine, on m'envoie "chier" en disant que ce n'est pas le lieu. Ce qui est drôle, c'est que quand je parle de l'éducation, on m'envoie "chier" aussi.

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

G Meyer,

Pénétrer dans le blog village n'est pas simple. Vous êtes rejeté, vous êtes ignoré, vous êtes bienvenu, vous êtes félicité, vous êtes méfiant. c'est le côté atypique de ce blog.
Mais, il faut reconnaître, que les profs qui le font vivre, ont au moins la possibilité de s'exprimer librement et de dévoiler les dessous de l'EN, c'est toujours assez intéressant.
Et puis pour détendre l'atmosphère, vous avez Toto et son interlocuteur préféré C Sibille.
Un petit village, quoi !!!!!!!!!!!!!!!!!! Corse, je ne sais pas.

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

Carole, cette école du futur est un joyeux bordel, et ces enfants ont peu de chances de réussir de bonnes études, amha.

http://www.youtube.com/watch?v=8wfRxGzavZg

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 juin 2008

Vous faîtes quoi comme djobe Georges Mayer ?

Ecrit par : Zorglub | 19 juin 2008

Écrit par : Alexandre Du Schmoll | 19 juin 2008

"Il ne lit pas dans le futur et s'il utilise parfois son pouvoir pour "prendre des risques" avec un élève dont personne n'espère plus rien, c'est parce qu'il sait qu'il exprime là cette modestie constitutive de la mission de l'éducateur, l'éducateur qui parie toujours sur ce que l'homme a de meilleur et s'évertue à l'aider à le révéler... Parce qu'en définitive, selon la belle formule de Claudel, dans le registre de l'humain "le pire n'est jamais sûr" et il ne faut jamais cesser de nous en convaincre..."

Meirieu cité par Robin

Quel texte venimeux! Quelle attaque calomnieuse contre les professeurs! Ce sale type dit que nous nous croyons pas en nos élèves, que nous ne nous intéressons qu'à ceux qui réussissent, que nous n'avons pas le souci de relever ceux qui tombent! De tels propos sont proprement écoeurants. C'est ce personnage à la fausse bonhomie, plein aux as, qui a bien pris soin de ne jamais se trouver devant des élèves réels, qui passe son temps à pérorer dans le vide pendant que nous, nous essayons de limiter, sur le terrain, l'emprise de ses théories fumeuses, qui vient nous faire la morale et nous apprendre notre métier! Véritablement à gerber!

Ecrit par : Jean | 19 juin 2008

Meirieu est tout simplement un bien pensant, c'est-à-dire un généreux verbal dont la réthorique formatée s'abreuve à la fontaine idéo-mythologique de la fameuse et binaire lutte des classes : l'élève en rade est élevé au rang d'opprimé, dédaigné par le prof-patron qui favorise les gagneurs, relayant ainsi l'injustice profonde d'une société bourgeoise exclusive. Dans cette logique inspirée qui approche parfois du mysticisme, le prof est nécessairement et surtout un éducateur, à l'image du bon berger qui laisse là son troupeau pour sauver la brebis "égarée" (entendons "pédagogiquement dédaignée, voire ignorée).
En quelque sorte, Meirieu s'exprime comme un catéchumène prêchant surtout pour l'idée qu'il se fait de l'école, c'est-à-dire pour lui-même. A l'instar de beaucoup d'autres Gentils Gens qui sont en croisade continuelle, Meirieu se préoccupe essentiellement de sa place de penseur incontournable pour notre siècle, dans la droite filiation d'un Rousseau qui fut, en son temps, plus généreux sur le papier que responsable dans sa plate réalité. Cette mystification porte car l'époque appartient aux diseurs. Mais enfin, l'EN est pleine de ces exégètes de la stratégie verbale, qui savent discourir sur l'assemblage d'une armoire, mais dont on attend encore de voir le premier coup de rabot.

Écrit par : Magister | 19 juin 2008

Je rentre d'un superbe concert : des chants orthodoxes serbes chantés a capella sous la direction d'un chef qui a eu 5 premiers prix du conservatoire de Paris.

Je ne peux m'empêcher de jeter un dernier coup d'oeil sur le blog, et de me fendre de rire tant cela dérive, alors que la situation est si dramatique.

Ceux qui en sont inconscients sont vraiment à côté de la plaque, ont une araignée au plafond, ou défendent l'idéologie meirieutique qui continue à conduire bon an mal an 160.000 jeunes au chômage.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 juin 2008

Cette question sur ma profession, je trouve déjà de la dernière impolitesse qu'un flic exige mes papiers dans la rue, alors, un anonyme sur un blog... Mais en fait pas si anonyme que ça, puisque Zorglub a parlé d'un certain lycée Marcel Sembat... Je ne dirais pas de ce que je pense réellement du véritable professeur Zorglub, puique j'ai quelques témoignages de ses propres élèves...

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Quand j'entends les profs ici nous disent qu'ils se battent pour les élèves, foutaise !

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Décidément, quelle hargne!
Commencez donc par essayer d'exercer le métier d'enseignant, on en reparlera après!

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Et puis pour détendre l'atmosphère, vous avez Toto et son interlocuteur préféré C Sibille.
Un petit village, quoi !!!!!!!!!!!!!!!!!! Corse, je ne sais pas.

Ecrit par : Carole | 19 juin 2008

Georges ferait presque regretter Yfig et "contrelacampagneantichinoise". Je me demande combien de temps il va tenir.

Bon, déjà 11 heures. Je me lève à midi demain, comme d'habitude...dégustation de loukoums...deux heures de blog...sauna...visionnage de "La chevauchée fantastique"...frigidarium...callidarium...massage...loukoums...une longueur de bassin...chaise longue...loukoums (beurk !)

Dur, dur, la vie de prof. !

;-) Bonne nuit à tous, à Georges aussi !

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

Je ne dirais pas de ce que je pense réellement du véritable professeur Zorglub, puique j'ai quelques témoignages de ses propres élèves...

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Je vous trouve bien inutilement venimeux, cher Monsieur.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Alors Meyer! Casser du prof, ça fait du bien, n'est-ce pas? Se fondre dans le bain de boue bien populiste du français moyen: sales profs, foutent rien, toujours en vacances. Et nos pov'gosses?
Crétin! Va! On devrait vous pendre, haut et court. Même pas. Vous ne méritez même pas une corde pour ce faire.

Écrit par : ; | 19 juin 2008

Je viens de lire le dernier post de Georges à propos de Zorglub et je ne le trouve plus rigolo du tout, plutôt ignoble même (ma première impression après lecture de son dithyrambe pro-chinois vaseline fournie)

Je n'aime pas les gens qui crachent sur leur pays et qui jouent aux flics.

Et je ne lui souhaite pas une bonne nuit !

Écrit par : Robin | 19 juin 2008

Meirieu s'exprime comme un catéchumène prêchant surtout pour l'idée qu'il se fait de l'école, c'est-à-dire pour lui-même.

Ecrit par : Magister | 19 juin 2008

Le "catéchumène", Magister, c'est celui qui écoute le catéchisme, pas celui qui le prêche.
Vous avez raison, hormis le fait que vous affadissez le personnage et que vous minimisez son côté venimeux et malveillant.

Écrit par : Jean | 19 juin 2008

Le "catéchumène", Magister, c'est celui qui écoute le catéchisme, pas celui qui le prêche.
Vous avez raison, hormis le fait que vous affadissez le personnage et que vous minimisez son côté venimeux et malveillant.

Ecrit par : Jean | 19 juin 2008

J'ai fait un lapsus ! Je voulais évidemment écrire catéchiste.
Quant au côté venimeux et malveillant de Meirieu, j'ignore sincèrement si telle est son intention. Je suis certainement encore trop naïf pour oser croire à autant de perversité... Mais peu importe au demeurant : qu'il aille aux cent mille diables !

Écrit par : Magister | 19 juin 2008

Ceux qui en sont inconscients sont vraiment à côté de la plaque, ont une araignée au plafond, ou défendent l'idéologie meirieutique qui continue à conduire bon an mal an 160.000 jeunes au chômage.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 juin 2008


160 000 Anne-Marie, vous êtes gentille (et ce n'est pas péjoratif). Et tous ceux "sassés" en fac qui vont être éjectés par sélection naturelle, et qui vont entrer dans le sas de l'ANPE ? Quel avenir auront-ils ?

Écrit par : Carole | 19 juin 2008

Mais en fait pas si anonyme que ça, puisque Zorglub a parlé d'un certain lycée Marcel Sembat... Je ne dirais pas de ce que je pense réellement du véritable professeur Zorglub, puique j'ai quelques témoignages de ses propres élèves...

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Mon Dieu ! Zorglub est fliqué par le KGB de la bien-pensance (Georges machin nous connait, nous surveille, il rôde: il compte le nombre de craies que nous avons utilisé dans la journée, attention !...) Ouh ouh, méfions-nous, les flics sont partout ! Et pas toujours là où on pense, hein, Môssieur Georges Truc ?

Savez-vous, mon cher Zorglub, qu' en suscitant la haine d'un tel cancrelat, vous m'êtes soudainement sympathique ?

Écrit par : Manu | 19 juin 2008

Il faut croire que j’ai visé juste pour réveiller ces aboyeurs médiocres. Qu’est ce qui fait la qualité d’un enseignement ? Meirieu ou le savoir ou les sempiternelles querelles ici ? Réponse : le prof.

En tant qu'acteur du système, vous professeur, vous êtes tout aussi responsable de la faillite du système que Meirieu. Ce qui est hypocrite, c'est de faire porter à Meirieu toutes les tares pour vous donner bonne conscience. Qui fait cours ? Meirieu ou vous ou moi ? Parlons des élèves qui prennent des cours en plus. Qui les donne ces cours pour arrondir les fins du mois, hein ? Vous trouvez ce que je dis est populiste ? Mais je suis comme vous, un acteur du système. Ce que je viens de dire est le fruit d'une observation sur le terrain. Les profs français sont d'une ignorance aveugle du monde. Ils n'aiment pas trop se remettre en question. Tout ça, vous le savez au fond de vous-même., cessez un peu votre hypocrisie.

Écrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Ce blog est vraiment merveilleux !

Au cas où la viande froide (Meirieu) paraîtrait un peu fade sous nos dents, on y trouve juste ce qu'il faut de cornichons pour en relever la fadeur !

Je vous aime tous !
Bonne nuit !

Écrit par : sanjuro | 20 juin 2008

Il faut croire que j’ai visé juste pour réveiller ces aboyeurs médiocres. Qu’est ce qui fait la qualité d’un enseignement ? Meirieu ou le savoir ou les sempiternelles querelles ici ? Réponse : le prof.

En tant qu'acteur du système, vous professeur, vous êtes tout aussi responsable de la faillite du système que Meirieu.
Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Vous n'avez absolument pas "visé juste", comme vous dites, mais simplement exprimé une espèce de hargne qui vous habite et qui n'a pas d'objet précis. En général, quand on n'est pas content de soi, on se retourne contre les autres et on dit n'importe quoi pourvu que ce soit haineux. C'est votre cas, et celui de Meirieu, d'ailleurs.

Mes élèves, cher Monsieur Mayer, apprennent quelque chose de solide en classe parce que j'y applique exactement les principes opposés à ceux que recommande Meirieu. J'interdis la bavardage en classe , mon cours est archi-directif, etc.. C'est sans doute pour cette raison que les parents avertis souhaitent que leurs enfants m'aient en français.
Il faut dire que les menaces sur ma "carrière" parce que je ne fais pas de "séquences" ne m'impressionnent pas!

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Georges Mayer = Yfig = Josette la salopette = troll.

Laissez le déblatérer.

Ici, quand il y a des posts intéressants, personne n'y répond.

Mais dès qu'un troll pointe le bout de son nez, il déclenche une vague de réponses rarement égalée.

C'est aussi ça qui est parfois décourageant. J'aurais d'ailleurs bien voulu savoir quelles étaient les infos relayées par Francoise Guichard sur la liste dont j'ignore l'existence, mais dont j'espère qu'une âme généreuse déignera me donnerl e nom pour me sortir de l'ignorance.

Écrit par : Jérémy | 20 juin 2008

deignera = daignera.

IL est minuit, je fatigue.

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

bordeldeQ (toto)

Ce juron est-il extrait de la "trilogie" indiscossiable bien connue par chez moi ?

Bordel à cul
Charrette à bras
Putain de vierge enceinte

Thierry

Écrit par : thierry venot | 20 juin 2008

"Vous n'avez absolument pas "visé juste", comme vous dites, mais simplement exprimé une espèce de hargne qui vous habite et qui n'a pas d'objet précis. En général, quand on n'est pas content de soi, on se retourne contre les autres et on dit n'importe quoi pourvu que ce soit haineux. C'est votre cas, et celui de Meirieu, d'ailleurs.

Mes élèves, cher Monsieur Mayer, apprennent quelque chose de solide en classe parce que j'y applique exactement les principes opposés à ceux que recommande Meirieu. J'interdis la bavardage en classe , mon cours est archi-directif, etc.. C'est sans doute pour cette raison que les parents avertis souhaitent que leurs enfants m'aient en français.
Il faut dire que les menaces sur ma "carrière" parce que je ne fais pas de "séquences" ne m'impressionnent pas!"

Ecrit par : Jean | 20 juin 2008

Allons, Jean, beaucoup de professeurs apprennent, comme vous, quelque chose "de solide en classe". Cela tient à votre talent, et au leur, voilà tout. Et la hargne, (cloportes, khmers rouges, débiles mentaux et autres gracieusetés), n'est pas forcément du côté qu'on croit!

Je fréquente pas mal d'IEN, et je n'ai que très rarement entendu le nom de Meirieu dans la bouche d'un d'entre eux. Ni pour le prendre en exemple, ni pour le descendre en flammes. Et, personnellement, je n'applique aucun des "préceptes" (dont vous dites qu'il les édicte) dans mes cours. Je me demande si cette pratique du "bouc émissaire", (et cette hargne à son égard), ne cache pas une forme de jalousie à son égard!
En tous cas, cela évite de stigmatiser dans les difficultés éprouvées à l'école les causes éducatives et sociales qui sont hélas, bien réelles! Pourquoi vouloir les passer sous silence, Jean?
Mais cette phrase, "en général, quand on n'est pas content de soi, on se retourne contre les autres", est tellement juste...
;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

J'aurais d'ailleurs bien voulu savoir quelles étaient les infos relayées par Francoise Guichard sur la liste dont j'ignore l'existence, mais dont j'espère qu'une âme généreuse daignera me donner le nom pour me sortir de l'ignorance."

Ecrit par : Jérémy | 20 juin 2008

Moi de même... Et un petit bonjour (matinal) à Jeremy! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

Je me demande si cette pratique du "bouc émissaire", (et cette hargne à son égard), ne cache pas une forme de jalousie à son égard!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

Je préfère être un professeur et instruire effectivement mes élèves qu'être comme Meirieu un phraseur poseur complètement creux, enfonceur de portes ouvertes et respirant visiblement la haine contre les professeurs qui ne font pas allégeance à ses principes stupides (par exemple: "Nul ne peut contraindre un élève à apprendre."!). Même si mon compte en banque n'a rien de commun avec le sien. Mais chacun sait depuis l'Antiquité que les démagogues se portent bien, et les Tartuffes aussi (depuis Molière)!

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Et la hargne, (cloportes, khmers rouges, débiles mentaux et autres gracieusetés), n'est pas forcément du côté qu'on croit!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

La hargne, en attendant , est du côté du sieur Mayer, un énervé qui vient éructer sur ce blog dont il dit par ailleurs pis que pendre - admirez la logique! Il a apparemment du temps à perdre!
La hargne est aussui du côté de Meirieu, bien évidemment. Souvenez-vous de ses déclarations: "En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher.", ou bien "Si les enseignants consacraient à leurs élèves les efforts qu'ils consacrent à leurs propres enfants, le système éducatif se porterait mieux." C'est écoeurant. C'est bête et méchant, n'est-ce pas? C'est vraiment parler pour ne rien dire de positif. Meirieu a fait son fonds de commerce de la haine contre les professeurs.
Curieusement, Meirieu s'est tenu soigneusement à distance des élèves réels. C'est vrai que critiquer de loin en fonction de ses a-priori idéologiques est bien plus confortable que se frotter aux réalités et parler en connaissance de cause!

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Bonjour à tous !

J'ai peut-être manqué un épisode, mais je crois me souvenir que quelqu'un s'était proposé (pedro cordoba ?) de rendre compte de la réunion à Paris vendredi dernier au sujet du "lycée nouveau".

C'est toujours intéressant de savoir à quoi l'on échappe (je comprends sanseverina, mais je suis plutôt dans le même cas que Jean).

A propos du lycée, la différence entre la 3ème et la 2nde, quand j'y enseignais n'était pas particulièrement perceptible.

J'ai fait mon CPR à Lyon, en collège et dans un "bon" lycée" et ma "tutrice", une femme charmante, agrégée, hyper compétente s'en voyait malgré tout avec certaines classes et certains élèves ; c'était dans les années 90 et je ne pense pas que les choses se soient améliorées depuis.

Il y avait aussi une classe de première L, entièrement composée de filles dont j'ai gardé un souvenir fantastique ; elles n'étaient pas demandeuses d'autonomie, mais de connaissances et elles aimaient la littérature avec la même passion que d'autres les "Boy's Band" et c'était très stimulant.

Mais ce genre d'élèves et de classes semble de moins en moins la règle.

Au fond, je crois que la seule chose qui manque aux élèves et à nous par ricochet (le public nous rend "bons"), c'est cette passion sans laquelle, comme disait Hegel, "rien de grand ne s'accomplit".

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

"Il faut ajouter à ça toutes les vacances dans l'année, ça doit faire environ 4 à 5 mois. Quand j'entends les profs ici nous disent qu'ils se battent pour les élèves, foutaise ! Version moderne de "prendre sa vessie pour une lanterne" ! Mon rêve ? Qu’on privatise l'Education Nationale ! Les média intervieweront les parents-clients : "que pensez-vous de ces profs payés à bavarder sur les blogs plutot que se décarcasser pour leurs enfants ?"


Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008 "

Je comprends c'est l'éternel retour de l'anti-prof de service; il suffit d'attendre qu'il s'en aille (en évitant de nourrir le troll comme je le fais là).

Écrit par : Hervé | 20 juin 2008

Un nouveau copain !
Super, j'ai un nouveau copain sur le blog ! Youpi.

Merci Georges, j'en suis honoré et presque bouleversifié.

Néanmoins, pas certain que je vous embauche pour suivre les parties de jambes en l'air extra-conjugales de ma compagne, vous manquez de perspicacité ...

Y'a purin qui va, m'ame Michu, tout fout le camp.
Après l'école et la météo, même les flics et les indics c'est pu ske c'était !

Tiens, dernière chance : un défi Georges ...
Le nom d'un ancien élève !

Écrit par : Zorglub | 20 juin 2008

"En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."

-Sans vouloir me faire l'avocat du "diable", et si la fin de la phrase, sous-entendue, était: "et on a bien tort"?

"Si les enseignants consacraient à leurs élèves les efforts qu'ils consacrent à leurs propres enfants, le système éducatif se porterait mieux."

-Là, effectivement, je ne suis pas d'accord; la "vraie" phrase pourrait être: "si les parents avaient la possibilité ou la volonté d'éduquer à peu près rationnellement leurs enfants à partir du moment où ils ont, après réflexion, décidé d'en faire, la situation des professeurs, donc celle de l'école, ne serait pas celle qu'elle est aujourd'hui". Mais il me semble qu'il a dit aussi des choses qui ressemblaient à ça, non?

Ecrit par : Jean | 20 juin 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

"Néanmoins, pas certain que je vous embauche pour suivre les parties de jambes en l'air extra-conjugales de ma compagne, vous manquez de perspicacité ..."

Ecrit par : Zorglub | 20 juin 2008

Méfiez-vous, Zorglub, vu les vacheries qu'il vous envoie, c'est peut-être lui qui en est le principal protagoniste!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

"Et puis pour détendre l'atmosphère, vous avez Toto et son interlocuteur préféré C Sibille."

Ecrit par : Carole | 19 juin 2008

Petite erreur d'appréciation, Carole! Je crois bien que je suis, en l'occurrence, plutôt "l'interlocuté"...
Ceci-dit, enchanté de vous détendre, il semble que ce ne soit pas un luxe! Je vous enverrai ma facture... ;-)
Bon, je sais, je sais, vous allez me répondre: "atmosphère, atmosphère,.... ..."...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

Ah ! L'éternelle critique des vacances des profs... Quelle ignorance et quelle balourdise !
Ce ne sont pas les profs qui sont en vacances, ce sont les élèves, et c'est compréhensible, au bout de six semaines de cours, ils sont saturés et on n'en tire plus rien. Pour ce qui est des profs, les consciencieux qui passent leurs "vacances" à corriger des copies et à préparer des cours traiteront les remarques de Meyer comme elles le méritent : par le mépris.

Écrit par : vignon | 20 juin 2008

surveillance des écrits de français de première ce matin : ouf, le sujet se tient ! En S, du moins : le roman, Balzac, Zola, Proust... Rien de pesamment avant-gardiste ou de crétin (comme la fois où on avait eu un sujet sur "l'homme à la cervelle d'or" avec les questions suivantes :
1- quel est le genre de ce texte,
2- quelle est la morale de cet apologue ?

Quelle est la couleur du cheval blanc d'henri IV, quoi !

Écrit par : sanjuro | 20 juin 2008

Je comprends c'est l'éternel retour de l'anti-prof de service; il suffit d'attendre qu'il s'en aille (en évitant de nourrir le troll comme je le fais là).

Ecrit par : Hervé | 20 juin 2008


Oui, mais je trouve que c'est de pire en pire et que les trolls ne sont plus ce qu'ils étaient.

C'est la décadence et je n'ai plus de loukoums ! (beurk !)

("O tempora, ô mores !") ;-)

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

Pour rire un peu. Qui, hier , a vu le reportage sur l’option régime au bac ?

Je copie/colle l’extrait d’un blog sur le sujet :

« Pour en venir aux faits, cette association s'est entourée d'éminents diététiciens pour mettre en place un programme que je ne saurai qualifier. Ce programme vise directement les lycéens souffrant d'obésité. En gros, ça consiste à proposer un régime diététique sur les 2 années qui précèdent le Bac (comme ça on reste dans l'actualité du moment) visant à leur faire perdre du poids. La sucette (ah non c'est vrai! pensons diététique donc on emploiera le terme “récompense”), ou plutôt la récompense (voilà!) s'ils arrivent à maigrir, c'est un bonus pouvant dépasser les 20 points sur la note finale du Bac. Certains prennent l'option langue régionale, d'autres l'option natation, et maintenant, il y aura une option régime diététique. »

Écrit par : uncertain | 20 juin 2008

"En S, du moins : le roman, Balzac, Zola, Proust..."

Oh non, ça aurait été le sujet rêvé pour mes L !

Quel est le sujet en L ?

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Mais en fait pas si anonyme que ça, puisque Zorglub a parlé d'un certain lycée Marcel Sembat... Je ne dirais pas de ce que je pense réellement du véritable professeur Zorglub, puique j'ai quelques témoignages de ses propres élèves...

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Belle mentalité de flic

Écrit par : FGuichard | 20 juin 2008

"En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."

-Sans vouloir me faire l'avocat du "diable", et si la fin de la phrase, sous-entendue, était: "et on a bien tort"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

"L'avocat du diable"... Belle formule pour qui défend Meirieu!
Hélas non Christophe! Meirieu s'exprime souvent d'une manière ampoulée, peu claire, oraculaire, et on a souvent du mal à discerner où le gourou veut en venir - il n'a ni Capes ni agrégation, ce qui n'est pas un indice à négliger. Ici, la déclaration solennelle meiriolique signifie que le gourou regrette qu'en France les professeurs fassent leurs cours ("magistraux") dans une espèce de solipsisme pédagogique (n'est-ce pas , Robin? ) en se foutant pas mal que les élèves soient capables de suivre ou non et que c'est ça que les Français appellent de "bons" professeurs". Autrement dit, selon Meirieu, dans leur immense aliénation mentale, les Français considèrent comme de bons professeurs des gens qui en réalité envoient la plupart des élèves au massacre et à l'échec.
C'est une attaque tordue, stupide, basse, venimeuse contre les professeurs, car, dans les faits, il n'y en a pas un seul en France qui procède ainsi.
Je le répète: le fonds de commerce de Meirieu, c'est l'attaque venimeuse des professeurs qui ne répondraient pas aux critères du "pédagogue selon son coeur", de l'artisan de la société idéale formée de citoyens idéaux dûment formatés à une espèce de consensus mou du tout-le-monde-il-est-gentil-tout-le-monde-il-est-égal. Rien de ce que dit Meirieu n'est innocent: la "pensée" de Meireu est d'essence totalitaire.

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Erratum!
et que ce soit ça que les Français.?...

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Pour ma part j’ai déjà une fiche très complète sur le professeur Zorglub

http://www.franquin.com/spirou_fantasio/perso_zorglub_spirou.php

Écrit par : uncertain | 20 juin 2008

J'aurais d'ailleurs bien voulu savoir quelles étaient les infos relayées par Francoise Guichard sur la liste dont j'ignore l'existence, mais dont j'espère qu'une âme généreuse daignera me donner le nom pour me sortir de l'ignorance."

Ecrit par : Jérémy | 20 juin 2008

Moi de même... Et un petit bonjour (matinal) à Jeremy! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

Rien de spécial et encore moins des "scoops", sauf la nomination du recteur de Gaudemar au poste de grand timonier de la réforme des lycées, info obtenue par copinage parisien -- mais qui se trouvait également sur ce blog même.
Rassurez-vous, Christophe et Jérémy, je ne suis pas dans le secret des Dieux, je ne connais personne au ministère et je n'émarge pas à la DGSE...

Écrit par : FGuichard | 20 juin 2008

Ce n'est plus un blog, c'est OK Corral !

Écrit par : vignon | 20 juin 2008

Damned, Zorglub est démasqué ...

Écrit par : Concombre | 20 juin 2008

Et peut-on vous demander de quelle liste il s'agit ?

Écrit par : Jérémy | 20 juin 2008

Quel est le sujet en L ?

Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Objet d'étude : "Le roman et ses personnages, vision de l'homme et du monde"
Corpus :
Texte 1: extrait de MARIVAUX, La Vie de Marianne (1742)
Texte 2: extrait d'Alain ROBBE-GRILLET, Les Gommes (1953)
Texte 3: extrait de Milan KUNDERA, L'immortalité (1990)
Texte 4: extrait de Philippe CLAUDEL, Les âmes grises (2003)

Questions
4 points : Dans quelle mesure ces portraits prennent-ils appui sur le réel ? Dans quelle mesure le transposent-ils ?
16 points : Dissertation : "Un roman doit-il chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs ?"
16 points : Commentaire d'un extrait du texte de Marivaux
Sujet d'invention ???

Séries S et ES

Le sujet :
Objet d'étude : "Le roman et ses personnages, vision de l'homme et du monde"
Corpus :
Texte 1: extrait d'Honoré de BALZAC, Le Chef d'œuvre inconnu (1832)
Texte 2: extrait de Victor HUGO, L'homme qui rit (1869)
Texte 3: extrait d'Émile ZOLA, L'assommoir (1877)
Texte 4: extrait de Marcel PROUST, Le Temps retrouvé

Questions
4 points : Dans quelle mesure ces portraits prennent-ils appui sur le réel ? Dans quelle mesure le transposent-ils ?
16 points : Sujet d'invention à partir du texte de Proust : "Le narrateur retrouve une amour de jeunesse, imaginez la description de ces retrouvailles (en respectant l'atmosphère de l'œuvre).
16 points : Commentaire d'un extrait du texte de Balzac
16 points : Dissertation : "A partir de l'ensemble des documents, pensez-vous que la tâche du romancier soit d'imiter le réel ?

http://lewebpedagogique.com/forums/viewforum.php?f=571&sid=a610c17745e7b3efa612b0f5ae82427e

Écrit par : Pat | 20 juin 2008

Pas le choix, alors, c'est forcément F.O. (je le dis d'autant plus volontiers que je ne suis pas à F.O., précisément).

Ecrit par : FGuichard | 19 juin 2008

Ma compagne, stagiaire IUFM en lettres cette année, a été un peu interloquée d'apprendre de la bouche de son collègue syndiqué FO dans son établissement, que son syndicat se battrait pour le retour du mémoire professionnel lors de l'année de stagiaire, qui permettait une réflexion sur l'enseignement, que les stagiaires seraient forts marris de ne plus avoir...

Je crains que quand on est de gauche mais pas pédagogiste, il n'y ait aucun syndicat qui ne nous convienne.

Écrit par : Pat | 20 juin 2008

Série L (suite)
16 points : Ecriture d'invention à partir d'un extrait des Gommes de Robbe-Grillet, "quand tout est prêt la lumière s'allume": imaginez la suite avec un nouveau personnage en respectant l'atmosphère de l'œuvre.

Écrit par : Pat | 20 juin 2008

Merci Pat !

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Bordel à cul
Charrette à bras
Putain de vierge enceinte

Thierry
Ecrit par : thierry venot | 20 juin 2008

À quoi il convient d'ajouter : " c'est la poisse, la poisse aux noires-t-e zailes et au cul verdâtre !"

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Comment veulent-il qu'après avoir passé un mois sur le roman en première L, les élèves soient capables de dire si "Un roman doit chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs " ?
C'est dément.
Ils n'ont que 2h45 pour répondre à cette quesiton, avec le peu de références qu'ils ont, et en ayant traité sept thèmes dans l'année ! Ca pourrait être une dissertation de capes.

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

"Ce n'est plus un blog, c'est OK Corral !"

Ecrit par : vignon | 20 juin 2008

Si c'est "OK chorale", je me dévoue pour vous faire un arrangement sur: "Encore une journée de foutue", de Jacques Higelin!
Très sincèrement, Jean, je n'interprète pas du tout ces paroles de Meirieu comme vous!
Pat, j'ai des moments de scepticisme en ce qui concerne les "mémoires professionnels"*, (je parle des PE), mais il y en a réellement eu de très bons cette année! Et, effectivement, ils sont assez nombreux à les défendre...

*Pas de sujet sur "de la nécessité du bavardage en classe"... ;-) à Jean.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

Et bonjour à vous, Christophe ! :-)

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Je dis OK Corral parce que j'ai l'impression qu'il y a beacoup de règlements de comptes. Dommage. Certaines interventions intéressantes passent aux oubliettes au milieu des querelles de clocher.

Sur le mémoire professionnel : un prof débutant a-t-il assez de recul et d'expérience pour traiter une question pédagogique ? N'est-ce pas plutôt un moyen de vérifier si le formatage délivré par l'IUFM est bien passé ? Je m'interroge.

Le "responsable" du mémoire que j'ai eu nous m'a fait perdre huit heures de "réflexion" pour finir par ajouter un point d'interrogation au titre de mon mémoire. Est-ce bien sérieux ?

Écrit par : vignon | 20 juin 2008

Comment veulent-il qu'après avoir passé un mois sur le roman en première L, les élèves soient capables de dire si "Un roman doit chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs " ?
C'est dément.
Ils n'ont que 2h45 pour répondre à cette quesiton, avec le peu de références qu'ils ont, et en ayant traité sept thèmes dans l'année ! Ca pourrait être une dissertation de capes.
Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Je partage ce jugement. De toutes façons, il faut revoir l'enseignement de la littérature de fond en combles et dans toutes les sections, et notamment arrêter avec cette escroquerie qu'est la section L sans langues anciennes et sans matières scientifiques.
Il faut aussi arrêter avec la sottise de la dissertation en fin de première. Tant que l'on n'a pas fait de philo, on ne disserte pas, on rédige des compositions françaises sur des sujets modestes qui supposent d'avoir lu telle ou telle oeuvre ou des commentaires qui demandent de savoir dégager l'intérêt d'un texte.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Très sincèrement, Jean, je n'interprète pas du tout ces paroles de Meirieu comme vous!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

Eh bien, c'est que vous vous trompez!
Votre mansuétude à l'égard de ce répugnant personnage me confond.

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Pour ma part j’ai déjà une fiche très complète sur le professeur Zorglub

http://www.franquin.com/spirou_fantasio/perso_zorglub_spirou.php

Ecrit par : uncertain | 20 juin 2008

Il semble avoir eu une enfance malheureuse ( il déclare dans Z comme Zorglub : Je n'ai jamais rien fait de mal... Mais j'ai toujours été tout seul, et c'est pour ça que j'ai voulu leur montrer... Snif ... A tous !... )

Je prépare de mon côté sa défense avec maître Vergès, mais ça va être dur !

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

"Votre mansuétude à l'égard de ce répugnant personnage me confond."

Ecrit par : Jean | 20 juin 2008

Et la haine que vous éprouvez à son sujet m'interpelle!!... (le jonc??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

Comment veulent-il qu'après avoir passé un mois sur le roman en première L, les élèves soient capables de dire si "Un roman doit chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs " ?
C'est dément.

Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Exact! "Dément" est le terme! J'ai toujours pensé et écrit que l'EAF était une sorte de Capes de lettres modernes avant l'heure qui dépassait de loin le niveau réel des élèves. Epreuve conçue par des cuistres qui n'ont jamais vu un élève réel! Car les élèves réels sont absolument incapables d'avoir les éléments de culture et de réflexion nécessaires pour traiter un sujet pareil qui est un sujet dedissertation littéraire générale façon Chassang-Senninger. Même des candidats au Capes de Lettres modernes, parfois, ne les ont pas. Tout est dément et inadapté dans l'EAF mise en place en 2000-2001. Résultat: les élèves sont oàbligés de prendre à toute allure des cours tout faits dont ils ne comprennent pas le moindre mot, et recrachent à l'examen des bribes incompréhensibles du bavardage scolastique qu'ils ont essayé de retenir.
Les pédants qui ont conçu l'EAF ont obtenu le résultat inverse de ce qu'ils souhaitaient: au lieu de bannir le psittacisme (la récitation mécanique d'explications de textes apprises par coeur), ils l'ont renforcé et même aggravé, car si les élèves apprenanient par coeur, auparavant, des explications de textes claires, maintenant, ils se farcissent le crâne d'un charabia infâme et intile, d'un "ténébreux butin", comme dirait Molière.

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

16 points : Dissertation : "Un roman doit-il chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs ?"

http://www.vox-poetica.org/t/lna/Tberth2003.html

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

Sur le mémoire professionnel : un prof débutant a-t-il assez de recul et d'expérience pour traiter une question pédagogique ?

Ecrit par : vignon | 20 juin 2008

Pas mieux !

Et un professeur stagiaire doit prendre tellement de temps pour préparer ses cours que la rédaction d'un mémoire professionnel lui en fait perdre, si bien qu'il le bâcle la plupart du temps.

Et si je reviens à mon propos initial : il est vraisemblable que la personne chargée des argumentaires sur l'IUFM à FO n'avait jamais rencontré de stagiaires.

Écrit par : Pat | 20 juin 2008

Et la haine que vous éprouvez à son sujet m'interpelle!!... (le jonc??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2008

Je n'accepte pas qu'un individu qui n'a pas en face de lui des élèves réels, qui a fui le terrain, se permette de vouloir nous apprendre comment il faut enseigner et se soit fait une carrière lucrative en distillant un verbe stérile et constamment calomnieux à l'égard des professeurs. Surtout quand on voit quel genre de conseils il donne!

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Séries S et ES

Corpus :
Texte 1: extrait d'Honoré de BALZAC, Le Chef d'œuvre inconnu (1832)
Texte 2: extrait de Victor HUGO, L'homme qui rit (1869)
Texte 3: extrait d'Émile ZOLA, L'assommoir (1877)
Texte 4: extrait de Marcel PROUST, Le Temps retrouvé

I. Vous répondrez d'abord à la question suivante (4 points) :
Dans quelle mesure ces portraits prennent-ils appui sur le réel, dans quelle mesure le transposent-ils?
Votre réponse n'excédera pas une trentaine de lignes.


MOUHAHAHAHAHAHAHAHA !

Traiter en trente lignes maximum la dialectique du réel et de la fiction dans quatre extraits de Balzac, Hugo, Zola et Proust !!! En faisant une petite intro, et en justfiant ses arguments par des citations, le tout en 1h15 grand maximum car apres il faut traiter le statut du personnage dans l'histoire du roman à travers les siècles !

Quel est l'imbécile qui a validé ça ?

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Toujours sur la "caractérisation" :

http://www.ditl.info/arttest/art3413.php

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

"Ce n'est plus un blog, c'est OK Corral !"

Ecrit par : vignon | 20 juin 2008

C'est vivant, ça s'engueule, ça castagne, c'est ingérable, c'est rafraîchissant ! C'est Bonnet d'âne !

Et c'est l'heure de la PUB !

"Que cela ne nous fasse pas oublier que c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique.
C’est sur ce terrain-là, jonché de pauvres gosses laissés à leur nature et au hasard de leur naissance, que se bat le GRIP.
Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations.
De ce point de vue, la parution du fichier de calcul signé Pascal Dupré vingt-cinq ans d’expérience en GS-CP) paru chez GRIP-Éditions constitue un événement majeur dans le paysage de l’édition pédagogique.
Et un moyen de changer l’école en profondeur.
Je fais appel à vous pour élargir la diffusion, auprès des collègues intéressés, mais aussi auprès des parents et grands-parents.

Guy Morel, secrétaire du GRIP


http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Précision : je parle pour les "PLC2". En l'occurrence des stagiaires en Lettres et en Physique.

C'est peut-être différent pour les professeurs des écoles.

Mais il ne serait pas choquant que deux métiers différents aient deux formations différentes.

Écrit par : Pat | 20 juin 2008

" Se pose évidemment en dernière instance le problème de la psychologie littéraire, à laquelle ; participent également les protagonistes. À cet égard on pourra distinguer le personnage comme un “ ego expérimental ”, selon l’expression déjà citée de Kundera, et/ou comme issu d’expériences, d’observations ou de sources littéraires, artistiques, scientifiques..."

Exposer le concept "d'ego expérimental" pour caractériser le personnage dans la littérature moderne, est-ce à la portée d'un élève moyen de terminale ? Le choix de ces sujets ne me paraît pas très raisonnable.

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

Jeremy, mon cher, vous en demandez trop ! Moi je ne suis pas mécontent que le sujet soit cohérent avec lui-même, qu'il ne repose pas sur de la littérature de jeunesse, et qu'il ne soit pas un prétexte à prêchi-prêcha moraliste !

De nos jours, c'est déjà énorme !

Mais vous avez raison : on affiche des ambitions démesurées, et puis on applique des barèmes archi-laxistes. Il vaudrait mieux le contraire me semble-t-il : des objectifs simples, une évaluation sérieuse et rigoureuse.

Écrit par : sanjuro | 20 juin 2008

16 points : Dissertation : "Un roman doit-il chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs ?"

http://www.vox-poetica.org/t/lna/Tberth2003.html
Ecrit par : Robin | 20 juin 2008
Lecture conseillée par mon âne : Le lieutenant Kijé, de Iouri Tynianov.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Toujours sur la "caractérisation" :

http://www.ditl.info/arttest/art3413.php
Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

Excellent exemple de bavardage universitaire.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Excellent exemple de bavardage universitaire.

Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

"Pédant", vous voulez dire?
Tous les universitaires ne sont pas des pédants. On peut exprimer les pensées les plus profondes en termes clairs aet simples.

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Sujets totalement inintéressants pour des élèves de 1ère !Pendant ce temps , dans les conseils d'enseignement , profs et proviseurs se demandent doctement comment sauver la filière L !

Quand on leur dit que pour cela , il faut ne pas mettre la charrue avant les boeufs et d'abord leur permettre de maîtriser la langue , puis changer les programmes , on se fait traiter de facho réac qui n'a pas encore compris que l'orthogaphe , air connu , ça vient plus tard (quand?) , que de toute façon , c'est trop tard pour faire de la grammaire etc..

Ca m'est arrivé hier , ce fut chaud et je ne m'en lasse pas , je l'avoue !
C'est seulement après , que de jeunes profs m'ont dit qu'ils étaient d'accord .
Mais pas assez courageux encore pour le dire à voix haute !

Voilà pourquoi il faut montrer l'exemple et tracer la voie !

Écrit par : Amélie | 20 juin 2008

"Pédant", vous voulez dire?
Tous les universitaires ne sont pas des pédants. On peut exprimer les pensées les plus profondes en termes clairs aet simples.
Ecrit par : Jean | 20 juin 2008

"Pédant" ? Plutôt inutile. De la glose sur de la glose. Bien sûr tous les universitaires ne sont pas de cette eau. J'en ai quand même connu beaucoup -en lettres particulièrement- qui tournicotaient avec des airs d'évêque dans un semblant de savoir.
Et quelques- uns, très brillants, qui se coltinaient aux textes. Tiens, Pierre Barberis, par exemple, et ses analyses sur Le père Goriot.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Sujets totalement inintéressants pour des élèves de 1ère !Pendant ce temps , dans les conseils d'enseignement , profs et proviseurs se demandent doctement comment sauver la filière L !

Ecrit par : Amélie | 20 juin 2008

Amélie, c'est avec les programmes officiels de français (les nouveaux devraient enfin remettre de l'air respirable dans l'enseignement du français) qu'on a solidement dégoûté les collégiens et les lycéens du français.
Les "séquences", les "objets d'étude", les genres et les registres", les "types de discours", les "points de vue interne, externe, omniscient, et patati et patata", les "situations d'énonciation", les "schémas narratifs", les "pactes auto-biographiques ou non", ça les emmerde, ça les emmerde...Et ils ont bien raison!

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Amélie, c'est avec les programmes officiels de français (les nouveaux devraient enfin remettre de l'air respirable dans l'enseignement du français) qu'on a solidement dégoûté les collégiens et les lycéens du français.
Les "séquences", les "objets d'étude", les genres et les registres", les "types de discours", les "points de vue interne, externe, omniscient, et patati et patata", les "situations d'énonciation", les "schémas narratifs", les "pactes auto-biographiques ou non", ça les emmerde, ça les emmerde...Et ils ont bien raison!
Ecrit par : Jean | 20 juin 2008
Et qu'est-ce qu'on met à la place ?
Allez,on s'y colle : commentaire des 20 premières lignes du Père Goriot, ou du début de L'Étranger, ou de la rencontre avec madame de Warens, ou du début des Cloches de Bâle.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

(les nouveaux devraient enfin remettre de l'air respirable dans l'enseignement du français)

Quels nouveaux ???
Vous avez des tuyaux ?

Écrit par : Amélie | 20 juin 2008

Et qu'est-ce qu'on met à la place ?

Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

Ce qu'on met à la place?
Eh bien, des "explications de texte", tout simplement.
Appelez ça "commentaire" si vous voulez, encore que le commentaire soit un exercice bien précis qui ne peut être abordé que quand on a déjà une bonne culture de textes expliqués.
Au lieu de les noyer sous des tonnes de vaine scolastique, laissons parler les textes, les grands textes, et nous verrons les élèves reprendre goût, comme par enchantement, à la littérature!

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Quels nouveaux ???
Vous avez des tuyaux ?

Ecrit par : Amélie | 20 juin 2008

Je pensais à ceux du collège.

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Je fais appel à vous pour élargir la diffusion, auprès des collègues intéressés, mais aussi auprès des parents et grands-parents.

Guy Morel, secrétaire du GRIP


http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm

Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

Voici ma modeste participation:
trois fichiers achetés, dont un offert à l'instit de notre village qui cherchait quelque chose de bien pour ses CP.

Écrit par : Maminou | 20 juin 2008

@ FGuichard : « Pas le choix, alors, c'est forcément F.O. (je le dis d'autant plus volontiers que je ne suis pas à F.O., précisément). »

Une anecdote à propos de F.O., plutôt amusante :
http://www.lescarnets.net/index.php?2008/06/19/243-ovni-syndical-sur-les-ecrans

Écrit par : Boutizu | 20 juin 2008

16 points : Dissertation : "Un roman doit-il chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs ?"

Je ne vois pas comment traiter ce sujet sans connaître la théorie aristotélicienne de la suprématie de la fable sur les caractères et être imprégné des points de vue de Barthes ,de Genette, de Greimas, de Propp, de Souriau, et de Todorov, sans oublier Kundera, romancier et théoricien (la notion d'"ego expérimental")

C'est un sujet d'année de licence, pour le moins et qui nécessite une connaissance approfondie de l'Histoire littéraire et des lectures substantielles (Cervantès, Kafka, Balzac, Dostoïevski, Musil... pour le moins).

Honnêtement, j'aurais sans doute rendu une copie fort médiocre sur un tel sujet au bac français.

Je n'ai commmencé à comprendre quelque chose au projet de Musil dans "L'homme sans qualités" que récemment.

Je me demande si on ne fait pas exprès pour pouvoir donner ensuite des consignes d'indulgence aux correcteurs.

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

"16 points : Dissertation : "Un roman doit-il chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs ?"
Je ne vois pas comment traiter ce sujet sans connaître la théorie aristotélicienne de la suprématie de la fable sur les caractères et être imprégné des points de vue de Barthes ,de Genette, de Greimas, de Propp, de Souriau, et de Todorov, sans oublier Kundera, romancier et théoricien (la notion d'"ego expérimental"). C'est un sujet d'année de licence, pour le moins et qui nécessite une connaissance approfondie de l'Histoire littéraire et des lectures substantielles (Cervantès, Kafka, Balzac, Dostoïevski, Musil... pour le moins). Honnêtement, j'aurais sans doute rendu une copie fort médiocre sur un tel sujet au bac français."

Je suis du meme avis : je vois mal comment traiter ce sujet sans avoir au moins abordé les notions de mimesis et de poiesis.
Robin, vous oubliez Erich Auerbach dans la liste des références indispensables, mais je vous avouerai qu'avec mes premieres L qui ne savaient meme pas ecrire correctement le nom de Musset, je n'ai pas eu le temps d'aborder Barthes ni Auerbach. Par contre on avait fait un passage des Gommes, ils ont lu de larges chapitres de Don Quichotte, et j'ai failli leur faire acheter le rideau déchrié de Kundera (j'y ai renoncé en tout début d'année, et je m'en mords maintenant affreusement les doigts).

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Au lieu de les noyer sous des tonnes de vaine scolastique, laissons parler les textes, les grands textes, et nous verrons les élèves reprendre goût, comme par enchantement, à la littérature!
Ecrit par : Jean | 20 juin 2008

Et ils parlent comment les grands textes ? Pardonnez-moi, mais j'aimerais que l'on me montre. Comme élève, je n'ai pas entendu grand chose.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

"Sujet d'invention à partir du texte de Proust : "Le narrateur du Temps retrouvé croise une femme qu'il a aimée dans sa jeunesse et pour laquelle il conserve une vive affection. Il perçoit, sous ses traits vieillissants, les traces de sa beauté d'autrefois. En vous inspirant de l'extrait proposé (texte D), vous imaginerez la description qu'il pourrait en faire."

Je serais curieuse de lire ce qu'ont bien pu écrire les adolescents de 16-17 ans à ce sujet !

Mais au moins ils ont eu affaire à de "vrais" auteurs (mais qui parlait l'autre jour de l'attrait pour Hugo et Zola, eh oui il sont bien là. Et pourquoi pas Stendhal... ?)
Et on ne leur a pas demandé une tirade bien pensante contre l'esclavage, la peine de mort ou les inégalités sociales.
Peut-être, pour ces futurs bacheliers scientifiques, la seule fois qu'ils liront Proust. :-(

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

16 points : Dissertation : "Un roman doit-il chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs ?"
C'est un sujet d'année de licence, pour le moins et qui nécessite une connaissance approfondie de l'Histoire littéraire et des lectures substantielles.
Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

Par curiosité je suis allée chercher le sujet de dissertation du bac de Français en 1981, Paris, série A ; il est dans mes archives ;-) :
"Dans le questionnaire auquel Marcel Proust avait l'habitude de soumettre ses amis, on trouve l'interrogation suivante :
'Quelle sont vos héroïnes favorites dans la fiction ?'
Quelle serait votre réponse à cette question ?"

Mais malgré des sujets plus abordables qu'aujourd'hui, la dissertation nous était "interdite" par notre professeur (il ne mettait pas plus de 5/20 à l'inconscient qui s'y essayait): "votre culture littéraire est trop insuffisante" nous disait-il avec raison.

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

et j'ai failli leur faire acheter le rideau déchrié de Kundera (j'y ai renoncé en tout début d'année, et je m'en mords maintenant affreusement les doigts).

Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

C'est dans "L'art du roman" que Kundera aborde la question du personnage dans les romans "des origines" (Kundera remonte à tort ou à raison au Don Quichotte de Cervantès), dans le roman traditionnel (par exemple chez Balzac) et dans le roman moderne (Kafka, Musil, Proust...)

Pas de remords inutiles ; c'est le Kundera théoricien qu'il aurait fallu leur faire lire.

Mais quel professeur de terminale aura-t-il pensé que "ça leur servirait pour le bac" ?

Ce sujet me repose le cas de conscience qui me taraude moi aussi depuis des années au niveau du collège et du brevet où ce sont toujours les mêmes questions de stylistique, en particulier sur le "point de vue narratif", les "conditions de l'énonciation" et la "caractérisation des personnages" qui tombent.

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

Par curiosité je suis allée chercher le sujet de dissertation du bac de Français en 1981, Paris, série A ; il est dans mes archives ;-) :

Ecrit par : lucile | 20 juin 2008

Oups : je suis allé chercher

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

et j'ai failli leur faire acheter le rideau déchrié de Kundera
Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Le rideau déchiré
(torn curtain)
Alfred Hitchcock 1960 et des brouettes


Le rideau
Milan Kundera

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

Pour être honnête, il faut préciser que la dissertation est appuyée sur un corpus, maintenant. Ça fait une différence. Si on ne cite que le sujet, ça a l'air plus difficile.

En fait, la dissertation est plutôt un exercice de comparaison de textes, ou du moins on peut l'aborder de cette façon et décrocher une honnête moyenne.

Cela dit, c'est tout de même peu réaliste et assez aride de toujours proposer des problématiques autour des genres. À mon avis, d'ailleurs, on tourne en rond sur les mêmes sujets depuis un moment. L'arrivée du roman au programme apporte un peu d'air frais...

Écrit par : sanjuro | 20 juin 2008

Le Rideau, comme L'Art du roman, est bien un ouvrage théorique, et la compréhension de ces deux ouvrages suppose déjà une culture littéraire bien rare au niveau de la première.
Je ne pense pas que la dissertation soit un exercice nécessairement inaccessible à de bons élèves de première (je me rappelle en avoir obtenu de fort bonnes en première S, il y a quelques années) . Mais encore faut-il que le sujet n'en soit pas démesurément ambitieux. Celui qui a été proposé cette année en L est effectivement plutôt un sujet de CAPES. Celui de S me paraît déjà beaucoup plus faisable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 juin 2008

Une anecdote à propos de F.O., plutôt amusante...
L'anecdote n'amusera que ceux qui, comme le sieur Boutizu, ne veulent pas comprendre la différence entre pension de la fonction publique et retraite du privé.

Écrit par : Victor | 20 juin 2008

Peut-être, pour ces futurs bacheliers scientifiques, la seule fois qu'ils liront Proust. :-(
Ecrit par : lucile | 20 juin 2008
Avez-vous vu beaucoup de L capables, une seule fois, de se débrouiller avec le cercle d'Euler ?
Si on veut former des jeunes gens aptes à suivre en fac, il faut qu'en première ils puissent suivre en lettres, en maths, physique et sciences nat une solide formation générale disons de niveau École primaire supérieure 1930.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Merci Sylvie de confirmer mon ressenti.

Sanjuro, la dissert demande, surtout en L, à ce qu'on utilise beaucoup d'autres textes que ceux du corpus. Le corpus sert surtout à trouver un plan, mais s'il n'y a pas d'autres oeuvres citées, ca ne sert à rien de prendre la dissert.

Robin, merci pour la rectification du rideau déchiré en rideau tout court, mais je me permets aussi une rectification : le rideau est bien un ouvrage sur le roman, et tout ce qu'il y a de plus théorique. Si j'y ai renoncé, c'est effectivement parce qu'il aurait fallu que je fasse lire Goethe, Schnitzler, Le Tasse et Thomas Hardy à mes premières L, qui ne savaient toujours pas écrire "Alfred de Musset" à la fin de l'année.

Pour lucile, je trouve mille fois plus formateur pour un élève de lui demander quelle est son héroïne littéraire favorite, que de lui demander si un romancier s'inspire du réel (I/Oui II/ Non). Et je trouve malheureux que nous nous réjouissions du fait qu'il y ait des auteurs littéraires au bac de français : d'abord ça a toujours été le cas en série générale (Pierre Perret, Charles Datnzig et Henry de Monfreid ne sont tombés qu'en série générale), ensuite c'est quand meme le rôle du bac de français que de donner des oeuvres littéraires...

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

et j'ai failli leur faire acheter le rideau déchrié de Kundera
Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Le rideau déchiré
(torn curtain)
Alfred Hitchcock 1960 et des brouettes


Le rideau
Milan Kundera

Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

Ce post n'est pas de moi. Si vous avez des rectifications à faire, faites-le sous votre propre pseudo, merci.

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

Peut-être, pour ces futurs bacheliers scientifiques, la seule fois qu'ils liront Proust. :-(
Ecrit par : lucile | 20 juin 2008
Avez-vous vu beaucoup de L capables, une seule fois, de se débrouiller avec le cercle d'Euler ?
Ecrit par : Guy Morel

Guy, je vais confirmer tout ce que vous saviez déjà sur l'enseignement, en particulier des maths :

Jérémy, ancien Terminale Scientifique, spé maths, 18 en maths, 19 en physique-chimie et 16 en SVT, promotion entrée au lycée dans les années 90, n'a JAMAIS entendu parler du cercle d'Euler.
Euler, je connais, mais le cercle d'Euler, point.

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Quel est le con qui a volé le pseudo de Robin ?

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Un petit lien pour animer les échanges.


http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2005-3.html

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

ERRATUM :

"Et je trouve malheureux que nous nous réjouissions du fait qu'il y ait des auteurs littéraires au bac de français : d'abord ça a toujours été le cas en série générale (Pierre Perret, Charles Datnzig et Henry de Monfreid ne sont tombés qu'en série TECHNOLOGIQUE), ensuite c'est quand meme le rôle du bac de français que de donner des oeuvres littéraires...

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Jérémy, ancien Terminale Scientifique, spé maths, 18 en maths, 19 en physique-chimie et 16 en SVT, promotion entrée au lycée dans les années 90, n'a JAMAIS entendu parler du cercle d'Euler.
Euler, je connais, mais le cercle d'Euler, point.
Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008
Jérémy,
je vous donne ce que j'ai sous la main :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_d'Euler

Souvenirs, hélas très abîmés, d'un cours de 1eM en en 1963.
À la fin de l'année suivante,j'ai commis l'erreur de passer chez les lettreux. Je m'en mords les doigts aujourd'hui encore.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

GROSSE BEVUE EN ITALIE AU COURS DE L'EPREUVE D'ITALIEN :

Ce mercredi 18 juin 2008, les candidats au baccalaureat italien ont pu découvrir un poème d'Eugenio Montale, agrémenté de la question suivante :
«Développez, par des observations originales, le rôle salvateur et réconfortant de l'image féminine.»
Or, le poème choisi était "Je repense à ton sourire", texte dédié par Eugenio Montale à son ami Baris Kniaseff, danseur russe, dont le sourire rappelait au poète «l'eau limpide», et dont le physique ressemblait «au sommet d'un palmier encore jeune».

Le ministère de l'Éducation italien avait bien sûr supprimé cette dédicace, et pensait inconcevable qu'un homme célèbre et respectable eût dédié un poème à un autre homme !
La fonctionnaire responsable de cette bévue à été licenciée le lendemain de l'épreuve, mais on le ministère n'a pas précisé si elle a été remplacée par un homme ou par une femme.

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Ripenso il tuo sorriso, ed è per me un'acqua limpida

a K.

Ripenso il tuo sorriso, ed è per me un'acqua limpida
scorta per avventura tra le pietraie d'un greto,
esiguo specchio in cui guardi un'ellera e i suoi corimbi;
e su tutto l'abbraccio di un bianco cielo quieto.

Codesto è il mio ricordo; non saprei dire, o lontano,
se dal tuo volto si esprime libera un'anima ingenua,
vero tu sei dei raminghi che il male del mondo estenua
e recano il loro soffrire con sé come un talismano.

Ma questo posso dirti, che la tua pensata effigie
sommerge i crucci estrosi in un'ondata di calma,
e che il tuo aspetto s'insinua nella memoria grigia
schietto come la cima di una giovane palma...


(Eugenio Montale, Ossi di seppia)

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Peut-être, pour ces futurs bacheliers scientifiques, la seule fois qu'ils liront Proust. :-(
Ecrit par : lucile | 20 juin 2008

Avez-vous vu beaucoup de L capables, une seule fois, de se débrouiller avec le cercle d'Euler ?
Si on veut former des jeunes gens aptes à suivre en fac, il faut qu'en première ils puissent suivre en lettres, en maths, physique et sciences nat une solide formation générale disons de niveau École primaire supérieure 1930.
Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

Ma remarque, Guy Morel, ne visait pas l'utilité pour eux de connaître la littérature en vue des études ultérieures mais plus pour leur formation d'honnêtes hommes.

Je repensais à Harriet Rubin, de l'International Herald Tribune (21/22 juillet) : "Les vrais leaders sont de vrais lecteurs et se construisent des bibliothèques personnelles dédiées à l’art de la pensée bien plus qu’aux techniques de compétition" citée par JPB dans sa note "Littératures" (06/08/2007)

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

Mais ils ont toute leur vie pour lire Proust et les autres et heureusement certains le feront !

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

Quel est le con qui a volé le pseudo de Robin ?

Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

oups : quelle est la conne qui ....

Écrit par : Robine | 20 juin 2008

Vous avez remarqué, ce qu'ils ont de particulier, les sujets de bac en français ?

Séries Littéraires : le roman
Séries Economiques : le roman
Séries S : le roman
Série STG : le roman
Série STL : le roman

Sujets de dissertation :
Série L : le romancier doit-il cacher que ses personnages sont fictifs?
Séries S et ES : le romancier s'inspire-t-il du réel ou écrit-il de la fiction ?
Séries technologiques : le romancier parle-t-il du réel ?
En gros c'était le meme sujet.

Eh bien, croyez-moi, ça a été demandé pour préparer la suppression des filieres et l'arrivée du tronc commun.




En tout cas, vu le nombre éhonté de messages qu'a suscités Georges Mayer en disant une suite de trucs débiles, j'espère que la bourde italienne (qui en dit tout de même très long sur beaucoup de choses), la difficulté du sujet des littéraires ou le fait que le MEME objet d'étude et le MEME sujet de dissertation soient tombés pour les trois séries feront aussi réagir tous ceux qui se sont abaissés à parler à Georges Mayer.

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Ma remarque, Guy Morel, ne visait pas l'utilité pour eux de connaître la littérature en vue des études ultérieures mais plus pour leur formation d'honnêtes hommes.

Je repensais à Harriet Rubin, de l'International Herald Tribune (21/22 juillet) : "Les vrais leaders sont de vrais lecteurs et se construisent des bibliothèques personnelles dédiées à l’art de la pensée bien plus qu’aux techniques de compétition" citée par JPB dans sa note "Littératures" (06/08/2007)
Ecrit par : lucile | 20 juin 2008

La mienne( de remarque) à dire qu'on ne peut-être "honnête homme" si l'on délaisse Euler pour Proust,surtout quand l'on ne connaît Proust que pour ce qu'en disent les gazettes des lettres.
Il n'y a pas d'"honnête homme" sans culture scientifique et technique.
Molière, c'est Harvey.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Pour lucile, je trouve mille fois plus formateur pour un élève de lui demander quelle est son héroïne littéraire favorite, que de lui demander si un romancier s'inspire du réel (I/Oui II/ Non). Et je trouve malheureux que nous nous réjouissions du fait qu'il y ait des auteurs littéraires au bac de français : d'abord ça a toujours été le cas en série générale
Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Il me semblait que le choix d'Alphonse Daudet il y a deux ans avait surpris !
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=76

Et je trouve effectivement que les anciens sujets étaient plus formateurs (Mais nous étions déjà "ignares" ! Mais ce professeur était ancien de l'ENS !)

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

Ah oui, j'avais oublié Daudet... Mais enfin c'est toujours mieux que Charles Dantzig.

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

"Molière, c'est Harvey."

Mon Dieu, je ne me rappelais plus qui était Harvey !

Je ne l'avais pas revu depuis la prépa, quand je dévorais des livres sur le seizieme et le dix-septieme !

Ah merci, Guy Morel, merci !

Cela me donne envie d'acheter les deux ouvrages de Marcel Thoin sur la culture scientifique. Les connaissez-vous ?

Tester et enrichir sa culture scientifique et technologique de Marcel Thouin (janvier 2008).
Notions de culture scientifique et technologique: concept de base, percees historiques et conception de Marcel Thouin (2005).

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

"Professeur de didactique des sciences à la Faculté des Sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, Marcel Thouin est aussi un vulgarisateur scientifique reconnu. [...] Sans formules ni équations, l'auteur présente la nature de l'activité scientifique et technologique."

Houlà, ca me refroidit considérablement !!!!!!!!!

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

"Sujet d'invention à partir du texte de Proust : "Le narrateur du Temps retrouvé croise une femme qu'il a aimée dans sa jeunesse et pour laquelle il conserve une vive affection. Il perçoit, sous ses traits vieillissants, les traces de sa beauté d'autrefois. En vous inspirant de l'extrait proposé (texte D), vous imaginerez la description qu'il pourrait en faire."

"...C'est alors qu'à la lumière dorée du crépuscule, encore adoucie par l'éclat vacillant des candélabres, m'apparut le visage d'une femme que je reconnus aussitôt sans pouvoir la nommer, portrait récent sous lequel apparaissaient les traces d'une esquisse plus ancienne, "remords de peintre" moins spirituel peut-être mais non moins émouvant que l'actuel, plus lisse, plus coloré et plus ardent, Vénus printanière surgissant de l'écume sous la Pomone qui rayonnait dans la maturité sublime de son automne..."

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

La mienne( de remarque) à dire qu'on ne peut-être "honnête homme" si l'on délaisse Euler pour Proust,surtout quand l'on ne connaît Proust que pour ce qu'en disent les gazettes des lettres.
Il n'y a pas d'"honnête homme" sans culture scientifique et technique.
Molière, c'est Harvey.
Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

Allez, je me mets à Euler et Harvey.
En plus Proust me tombe des mains ;-)

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

Bon, je recherche donc un ou plusieurs manuels potable(s) pour me remettre à jour dans l'histoire et la culture scientifiques : mathématiques, physique, chimie, technologie et en particulier biologie et géologie. Il faut que je me remette à niveau dans tout ça, si tant est que je ne l'aie jamais été.

Merci Guy Morel pour le lien sur le cercle d'Euler, dont je n'avais effectivement jamais entendu parler. J'ai d'ailleurs pu jeter un coup d'oeil sur le triangle de Pascal, par l'intermédiaire de la droite du meme nom, qui est indiquée en lien de l'article wiki que vous m'avez indiqué.

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Erreur de lien pour Daudet, c'est
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=769

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

@ Zorglub
Pour le cadeau de votre femme à sa collègue bombardée IEN, je suggère Liliane Lurçat : "La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs", en plus du Le Bris.
Et j'en conseillerais aussi la lecture aux journalistes de Charlie qui ont servi la soupe à Frère Philippe. En ce qui me concerne, "Charlie, c'est fini", je vais leur écrire. D'ailleurs, ils sont devenus tristement bien-pensants, et moi qui ai encore dans mon grenier les anciens Hara Kiri Hebdo, je trouve qu' à part Siné, plus personne n'ose choquer le lecteur. "Bal tragique à Colombey", cela avait une autre gueule!

Par ailleurs, rassurez-vous : on trouve toujours d'anciens élèves aigris (souvent médiocres par ailleurs) pour débiner leurs anciens profs. Ceux qui font bosser et ne notent pas de façon démagogique pour acheter la paix scolaire n'ont pas l'heur de plaire aux glandeurs prétentieux, c'est classique.

J'en viens aux sujets du bac.
Lorsque les sujets de dissertation ont porté (cela n'a guère duré, hélas) sur les œuvres au programme (les romans de Malraux, par exemple) j'ai eu l'occasion de lire des copies intéressantes. Les élèves qui avaient travaillé les textes avaient des choses à dire. Ensuite, avec l'arrivée des funestes objets d'études et des trois sujets portant tous sur la même partie du programme (une aberration!) les sujets de dissert. sont devenues fumeux et vasouillards, beaucoup trop difficiles pour des lycéens de première, fussent-ils bons.

Et puisqu'on exhume les vieux sujets, voici les miens, en 1963, série moderne M, du temps où on passait 2 bacs.
Première dissertation, sur programme

Émile Faguet estime que les Essais sont à la fois "un livre pour les hommes du temps de Montaigne" et "un livre pour tous les temps".
En vous aidant des pages des Essais que vous connaissez, vous préciserez le sens de ces deux formules et, compte tenu du jugement que vous portez vous-même sur l'oeuvre de Montaigne, vous direz celle qui vous paraît la plus per-tinente.

deuxième sujet, général.
Un auteur contemporain affirme que "le but suprême du romancier est de nous faire connaître et aimer l'âme humaine dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires commes dans ses défaites". et il conclut : "Admiration et pitié, telle est la devise du roman".
Que pensez-vous des romans qui répondent à cette définition? Préférez-vous ceux qui appartiennent à d'autres espèces? quelle valeur accordez-vous à l'opinion de l'écrivain?

Troisième sujet,un commentaire composé, sur programme : Chateaubriand, "La grive de Montboissier".

Écrit par : mouron rouge | 20 juin 2008

Il n'y a pas d'"honnête homme" sans culture scientifique et technique.
Molière, c'est Harvey.

Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

Merci Guy !
Vous m'en dispensez, et ce fut déjà l'objet d'une empoignade franche mais cordiale ici même il y a quelques mois.

en résumé :
En autodidacte, + facile d'acquérir un vague vernis culturel littéraire que scientifique.

Écrit par : Zorglub | 20 juin 2008

"Et puisqu'on exhume les vieux sujets, voici les miens, en 1963, série moderne M, du temps où on passait 2 bacs.
Première dissertation, sur programme

Émile Faguet estime que les Essais sont à la fois "un livre pour les hommes du temps de Montaigne" et "un livre pour tous les temps".
En vous aidant des pages des Essais que vous connaissez, vous préciserez le sens de ces deux formules et, compte tenu du jugement que vous portez vous-même sur l'oeuvre de Montaigne, vous direz celle qui vous paraît la plus per-tinente.

deuxième sujet, général.
Un auteur contemporain affirme que "le but suprême du romancier est de nous faire connaître et aimer l'âme humaine dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires commes dans ses défaites". et il conclut : "Admiration et pitié, telle est la devise du roman".
Que pensez-vous des romans qui répondent à cette définition? Préférez-vous ceux qui appartiennent à d'autres espèces? quelle valeur accordez-vous à l'opinion de l'écrivain?

Troisième sujet,un commentaire composé, sur programme : Chateaubriand, "La grive de Montboissier"."

Ce sont des sujets géniaux. On aurait dû garder cette mouture du bac.

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Merci mouron rouge.
Ceci dit elle n'a pas été "bombardée" IEN.
Légère nuance : par ambition, prétention et goût du pouvoir, elle a choisi de le devenir !

Écrit par : Zorglub | 20 juin 2008

Au fait, quel était le programme au sein duquel s'inscrivaient les deux sujets proposés, en 1963?

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Il me semblait que le choix d'Alphonse Daudet il y a deux ans avait surpris !
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=76

Ecrit par : lucile | 20 juin 2008
Il avait de quoi surprendre parce qu'il exigeait du candidat pour être traité
1- la connaissance de la condition de l'écrivain à la fin du XXIe, 2- en particulier celle de Daudet,
3- des expériences d'homme fait avec dames de demi-monde, grisettes et autres lorettes,
4- une culture freudienne sur le stade anal, les lâchers et les retraits, le rapport argent/merde.
5- une culture marxiste sur la valeur d'échange et la valeur d'usage.
Autant dire que les crétins qui l'avaient proposé n'y avaient rien compris.
PS. Quelqu'un a parlé de Todorov, quelqu'un d'autre de Propp. Tynianov, cela ne dit rien à personne ? C'est pourtant l'auteur du Vazir-mouktar, l'un des plus grands romans du XXe.

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Et pendant que l'on parle des lâchers et des retraits de plume et d'autre chose du sieur Daudet, personne pour s'intéresser à mon petit lien ?
http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2005-3.html

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

@ Mouron rouge
Vous écrivez :"Pour le cadeau de votre femme à sa collègue bombardée IEN, je suggère Liliane Lurçat : "La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs", en plus du Le Bris."
Alors PUB !
Pourriez pas recommander tant que vou-zi-êtes
L'Horreur pédagogique ( Ramsay 1999) de votre serviteur ou, pour ne pas tomber dans l'autocélébration, L'école désoeuvrée de Laurent Jaffro et Jean-Baptiste Rauzy, le meilleur livre paru aussi en 1999 sur l'état de l'école ?

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

"Molière, c'est Harvey."

Mon Dieu, je ne me rappelais plus qui était Harvey !

Sur la question de la circulation du sang, Molière, disciple de Gassendi était en avance sur un Descartes "inutile et incertain" (JF Revel). Lla comparaison des deux théories, l'exacte et l'erronée est épistémologiquement passionnante.

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

Descartes inutile et incertain, c'est de Pascal au départ, non ?

Écrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Deux offres, pour ceux qui auraient envie d'un peu d'exotisme.


Le lycée franco-mexicain recrute :
Un professeur d’allemand pour le 1er septembre 2008. Niveau
minimum licence. Informations auprès du secrétariat du Proviseur.
Prière de déposer votre C.V. auprès du secrétariat général avant le
13 juin 2008 ou de l’envoyer à l’adresse suivante :
monnet.fanny@lfm.edu.mx
Tel : 91 38 80 54


Un professeur de français pour le 1er septembre 2008. Niveau
minimum licence, Français langue maternelle. Informations auprès
du secrétariat du Proviseur.
Prière de déposer votre C.V. auprès du secrétariat général avant le
13 juin 2008 ou de l’envoyer à l’adresse suivante :
monnet.fanny@lfm.edu.mx
Tel : 91 38 80 54

Écrit par : Carole | 20 juin 2008

Il avait de quoi surprendre parce qu'il exigeait du candidat pour être traité
1- la connaissance de la condition de l'écrivain à la fin du XXIe, 2- en particulier celle de Daudet,
Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008


Très surprenant en effet.

Écrit par : Robinet | 20 juin 2008

@Victor et FO :
« L'anecdote n'amusera que ceux qui, comme le sieur Boutizu, ne veulent pas comprendre la différence entre pension de la fonction publique et retraite du privé. »

Je veux bien la comprendre. Et je veux bien vous voir justifier cette affiche de FO. :
http://www.lescarnets.net/index.php?2008/06/19/243-ovni-syndical-sur-les-ecrans

Écrit par : Boutizu | 20 juin 2008

Et pendant que l'on parle des lâchers et des retraits de plume et d'autre chose du sieur Daudet, personne pour s'intéresser à mon petit lien ?
http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2005-3.html
Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

Hoquecy, ça nous intéresse !

Une nébuleuse idéologique très marquée :
Certains reprochent parfois à SOS-Education d'être proche d'une nébuleuse où s'entrecroisent ultralibéralisme et extrême droite. Vincent Laarman, lui, ne veut en tirer aucune conclusion. Des noms, pourtant, reviennent : Contribuables associés, Institut pour la recherche sur les administrations publiques, Réseau Liberté, Conscience politique, Catholiques pour la liberté économique... Cependant, la seule "référence assumée" de l'association est un manifeste "Pour le pluralisme scolaire", signé du penseur libéral Philippe Nemo, qui "approuve totalement" l'action de SOS-Education tout en précisant n'avoir eu aucun rôle dans sa création.
http://ecolesdifferentes.free.fr/sosed.htm

Écrit par : Steppenwolf | 20 juin 2008

Hoquecy, ça nous intéresse !

Une nébuleuse idéologique très marquée :
Certains reprochent parfois à SOS-Education d'être proche d'une nébuleuse où s'entrecroisent ultralibéralisme et extrême droite. Vincent Laarman, lui, ne veut en tirer aucune conclusion. Des noms, pourtant, reviennent : Contribuables associés, Institut pour la recherche sur les administrations publiques, Réseau Liberté, Conscience politique, Catholiques pour la liberté économique... Cependant, la seule "référence assumée" de l'association est un manifeste "Pour le pluralisme scolaire", signé du penseur libéral Philippe Nemo, qui "approuve totalement" l'action de SOS-Education tout en précisant n'avoir eu aucun rôle dans sa création.
http://ecolesdifferentes.free.fr/sosed.htm
Ecrit par : Steppenwolf | 20 juin 2008
Alors un autre petit lien qui donne sur des enfants "voilés" bien de chez nous.
http://www.lanef.net/archives_de_la_nef/societe/ecole/l_ecole_la_foi_et_la_raison.asp?page=1

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

Descartes inutile et incertain, c'est de Pascal au départ, non ?

Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2008

Oui, Revel a repris la citation de Pascal dans le titre de son livre sur Descartes...Un livre juste (sur les les erreurs scientifiques et la méthodes qui demeure très dépendantes de la pensée scolastique) et injuste (sur le cogito (repris par Husserl), la philosophie générale et le Traité des Passions).

Revel reproche à Descartes de s'être complètement trompé sur la circulation du sang.

Harvey a raison et Descartes a tort, tant pis pour notre "fierté nationale" et d'être en retard sur le plan épistémologique (les "idées claires et distinctes ne valent pas selon lui la méthode expérimentale que pratiquaient Harvey...et Pascal (la célèbre expérience "sur le vif" sur la pression atmosphérique)

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

et la méthodes qui demeure très dépendantes

la méthode qui demeure très dépendante


Qué pataquès !

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

@ Boutizu,
C'est inutile de reposter le même lien en m'invitant à le commenter puisque manifestement, malgré votre bonne volonté affichée, vous ne saisissez pas qu'il existe une différence notable entre cotisations de retraites du "privé" et "pensions" du public. Pour le reste, l'affiche prend clairement position pour un retour à 37,5 annuités, condition sous laquelle j'ai signé mon engagement dans l'EN.
Le blog que vous citez se réclamant du libéralisme, j'avais cru comprendre que ce dernier faisait l'apologie du "contrat". Que pensez-vous d'un employeur qui le rompt sous des prétextes fallacieux ?
Un Etat qui se prive de 113 milliards de recettes fiscales et distribue 65 milliards d'aides directes aux entreprises n'a pas le droit d'invoquer de prétendus "déficits publics".
On invoque aussi chez les libéraux la "solidarité des générations" : qu'a-t-on fait de l'excédent des années 60-70 quand les enfants du baby-boom commençaient à travailler et que les retraités étaient les classes creuses des années 30 ?

Écrit par : victor | 20 juin 2008

« Un Etat qui se prive de 113 milliards de recettes fiscales et distribue 65 milliards d'aides directes aux entreprises n'a pas le droit d'invoquer de prétendus "déficits publics". »

OK j'ai compris, vous êtes ce qu'on appelle un gauchiste, et à ce titre insensible à la raison.

« qu'a-t-on fait de l'excédent » eh oui, qu'a-t-on ?, alors que finalement y'a qu'à, c'est dingue, ça...

Écrit par : Boutizu | 20 juin 2008

Eh Boutizu, ça vous la coupe à ce point ?
Ecrivez-moi quelque chose de compréhensible, vous bafouillez là !

Écrit par : victor | 20 juin 2008

Hello ! sont taupes les amateurs de ce blog ?
i-z-ont pas lu ?
http://ecolesdifferentes.free.fr/sosed.htm
Ecrit par : Steppenwolf | 20 juin 2008
Alors un autre petit lien qui donne sur des enfants "voilés" bien de chez nous.
http://www.lanef.net/archives_de_la_nef/societe/ecole/l_ecole_la_foi_et_la_raison.asp?page=1
Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

Écrit par : guy morel | 20 juin 2008

@Victor : non, vous ne me coupez rien. Mais vous êtes creux. Quant à mes bafouillis, je vous renvoie à vos « Qu'a-t-on fait de (...) », dérisoires et impuissants.

Écrit par : Boutizu | 20 juin 2008

Ben oui, il est passé où cet excédent ? Et "nos" 178 milliards ?

"Dérisoires et impuissants" libéraux quand les chiffres les trahissent et crèvent parfois la censure des médias.

Après avoir posté sur des dizaines de blogs ces faits incontestables, pas un des missionnaires du new age libéral a été foutu de les commenter de façon intelligible ....

Écrit par : victor | 20 juin 2008

Par curiosité je suis allée chercher le sujet de dissertation du bac de Français en 1981, Paris, série A ; il est dans mes archives ;-) :

Ecrit par : lucile | 20 juin 2008

Oups : je suis allé chercher

Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

Ce post n'est pas de moi. J'aimerais bien que le petit plaisantin qui emprunte mon pseudo aille s'amuser ailleurs.

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

@Victor
J'ai l'impression que vous mélangez un peu tout...

Écrit par : Boutizu | 20 juin 2008

En 1963, le programme de français au baccalauréat portait sur tous les auteurs, du seizième au dix-neuvième, qui figuraient dans le Lagarde et Michard. Cela nous paraît énorme, mais c'était finalement très faisable si l'on avait un professeur méthodique et surtout si l'on ne craignait pas de travailler beaucoup (je me rappelle avoir, en seconde et en première, fait par écrit plusieurs explications de texte par semaine, qui toutes comptaient plusieurs pages). A l'examen, je me rappelle avoir eu un sujet sur La Fontaine, et un commentaire composé de Verlaine. J'ai oublié le sujet de la dissertation générale.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 juin 2008

Par curiosité je suis allée chercher le sujet de dissertation du bac de Français en 1981, Paris, série A ; il est dans mes archives ;-) :
Ecrit par : lucile | 20 juin 2008

Oups : je suis allé chercher
Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

Ce post n'est pas de moi. J'aimerais bien que le petit plaisantin qui emprunte mon pseudo aille s'amuser ailleurs.
Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

Ahhh !! Je me disais aussi !
Mais votre signature inspire la confiance Robin, aussi ai-je cherché pendant une demi-heure la règle d'accord des participes suivis d'un infinitif.
C'est malin !

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

Ahhh !! Je me disais aussi !
Mais votre signature inspire la confiance Robin, aussi ai-je cherché pendant une demi-heure la règle d'accord des participes suivis d'un infinitif.
C'est malin !

Ecrit par : lucile | 20 juin 2008

Je suis désoler !
;-)

Il doit bien avoir un moyen de coincer ce troll en comparant le pseudo avec l'adresse électronique. Merci à JPB de faire le ménage en revenant de Tours.

Qu'on se le dise : par principe, je ne corrige jamais les fautes d'orthographe des autres ; ça fait d'ailleurs partie de la Charte.

Écrit par : Robin | 20 juin 2008

A l'examen, je me rappelle avoir eu un sujet sur La Fontaine, et un commentaire composé de Verlaine. J'ai oublié le sujet de la dissertation générale.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 juin 2008

C'est quand même autre chose que les dégueulis actuels!

Écrit par : Jean | 20 juin 2008

Hello ! sont taupes les amateurs de ce blog ?
i-z-ont pas lu ?
Ecrit par : guy morel | 20 juin 2008

Ça va faire plaisir à Jean, surtout la fin : Restaurer la raison, priorité de l’école catholique.
Pour ce faire, il faut déjà que l’école redevienne pleinement une école, c’est-à-dire un lieu de formation rigoureuse de la raison. L’école catholique doit être avant tout le lieu de l’excellence académique. Cela nécessite de remonter le niveau des exigences et de réorganiser le travail en séquences...

Écrit par : Steppenwolf | 20 juin 2008

Steppenwolf

Ce n'est pas "séquences" c'est "conséquence".

Écrit par : Carole | 20 juin 2008

Carole, c'était du teasing !
Désolé. :)

Écrit par : Steppenwolf | 20 juin 2008

Je veux bien la comprendre. Et je veux bien vous voir justifier cette affiche de FO. :
http://www.lescarnets.net/index.php?2008/06/19/243-ovni-syndical-sur-les-ecrans

Ecrit par : Boutizu | 20 juin 2008

Où est le problème ? Il me semble que les salaires progressent particulièrement lentement dans la fonction publique et ne partent pas non plus du même montant à niveau d'étude égal... Après 12 ans de carrière comme professeur, mon salaire atteint péniblement 1800 euros/mois pour un niveau d'étude bac +5. J'ai des potes dans le privé qui en ont fait beaucoup moins, ne travaillent pas plus et même parfois nettement moins (les 35 H, les RTT, et tutti quanti), pour un salaire atteignant le double et autrefois c'était pire...

J'ai en effet connu l'époque, pas si éloignée, où mon père enseignant lui aussi, se voyait mépriser pour son "petit salaire" ...

Dans tout ça, je ne compte pas les avantages du privé dont nous n'avons jamais vu la couleur : chèques déjeuner, comité d'entreprise, stock-options à un certain niveau, formations prises sur le temps de travail tous frais payés (j'ai repris mes études à la Sorbonne : l'administration ne paye pas mes frais d'inscriptions, même la carte orange, c'est pour ma pomme !).

Les fantasmes de M. Copé ont décidément la vie dure... Alors la cotise à 75 % sur les 6 derniers mois par rapport au 50 % du privé sur le 10 dernières années, ce n'est pas toujours avantageux, loin de là : il faut voir à quel salaire on fait référence...et aussi pour quel boulot. Combien de ces libéraux bon teints sont prêts à venir se faire défoncer en Seine-saint-Denis pour 1200 euros par mois, salaire du professeur débutant, après 5 années d' études et un concours qui reste souvent difficile ?

Un dernier exemple ? J'habite un appartement minable dans un quartier assez chic où il y a de superbes baraques. Ça fait 10 ans que je suis là et je connais un peu tout le monde...Je vous garanti qu'aucune de ces belles demeures n'est habitée par un professeur, même agrégé.

Je peux par ailleurs difficilement être soupçonné de sympathie excessive pour FO, ayant quitté ce syndicat pour d'autres raisons. Mais là, ils ont raison, justement.

Mettons tout sur la table, on aura des surprises.

Écrit par : Manu | 20 juin 2008

@Victor
J'ai l'impression que vous mélangez un peu tout...

Ecrit par : Boutizu | 20 juin 2008

Pas sur ce point, non. C'est plutôt vous qui n'avez pas d'argument à lui opposer.

Écrit par : Manu | 20 juin 2008

Qu'on se le dise : par principe, je ne corrige jamais les fautes d'orthographe des autres ; ça fait d'ailleurs partie de la Charte.
Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

C'est bien ce qu'il me semblait, ça m'avait un peu étonnée.
Cé pa grav jé révizé ma gramère :-)

Écrit par : lucile | 20 juin 2008

La carte de France de la réussite au Bac , situez-vous ! Les Bretons font très fort ! Ecoles privées ?

Et à côté , d'autres palmarès à cliquer : sécurité , immobilier etc..

http://www.lexpress.fr/region/ou-vit-on-le-mieux-pour-la-reussite-au-bac_513311.html

Écrit par : Amélie | 20 juin 2008

Ahhh !! Je me disais aussi !
Mais votre signature inspire la confiance Robin, aussi ai-je cherché pendant une demi-heure la règle d'accord des participes suivis d'un infinitif.
C'est malin !

Ecrit par : lucile | 20 juin 2008

aussi ai-je cherchée pendant une demi-heure
Un e à chercher parce que je suis une bomfame.

Écrit par : Robiniole | 20 juin 2008

Il doit bien avoir un moyen de coincer ce troll en comparant le pseudo avec l'adresse électronique. Merci à JPB de faire le ménage en revenant de Tours.

Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

Robin, tu es très gentil
Tu plonges dans tous les trolls.

Donc, comme tu es très gentil, je v t’espliké.

Tu affirmes des grosses conneries.
Tu pérores.

Je te montre par des pti signes que tu devrais te méfier.

Que tu parles de trucs que tukoné mal.
Mais non , tu préfer pérorer.

libre à toi.
Tu as choisi d’èt ridikul.
Et tu en appel à la milice du blog .
Tu es très conforme.
C’est bien.
En corrigeant quelques unes de tes fautes je compatissais. Car tu me paraissais « aimable ».
Mais tu n’es qu’un faiseur.
Sanz 1Tré
vat couché

Écrit par : robinouse | 20 juin 2008

Bon, il faudrait voir à sécuriser les pseudos sur ce blog ! L'atmosphère devient irrespirable : vite une blague !

Combien faut-il de pédagogistes pour changer une ampoule ?

Aucun. Il est faux de dire que le niveau de luminosité a baissé. Ceux qui le prétendent ne sont que l'arrière-garde des partisans du tout-fout-le-camp qui veulent nous ramener à l'ère de la bougie ! Le fait qu'on n'y voie plus rien est largement compensé par les économies d'énergie que nous faisons !

Bon - retenez que je suis débutant en la matière.

J'ai acheté récemment "La philo par les blagues - Platon et son ornithorynque entrent dans un bar" : c'est très sérieux et drôlement bien fait ! Je me suis aperçu que certaines blagues que je raconte à mes élèves (je suis persuadé de la vertu pédagogique de la blague, je ne vous l'avais pas dit ?) étaient dans ce bouquin : je fais de la philo sans le savoir !

À quand "la littérature par les blagues" ? Vous connaissez celle de Molière et Louis XIV ? Je me demande si elle est vraie ...

Écrit par : sanjuro | 20 juin 2008

[se voyait mépriser pour son "petit salaire" ]

Se voyait méprisÉ pour son petit salaire.

Désolé, je commence à faire les même fautes que mes élèves...

Écrit par : Manu | 21 juin 2008

Robin, je peux supprimer des posts (ce que je n'ai fait que rarement), mais je n'ai pas accès aux identifications électroniques : ça, c'est le boulot des instances de régie légale. Je ne voudrais pas, d'ailleurs, avoir à vérifier l'une après l'autre les adresses des trolls - autre chose à faire, franchement. Allez, je repars au turf...
JPB
PS. C'est fort intéressant, le confrontation des sujets. Si d'aucuns ont encore en stock d'autres sujets des époques héroïques - en gros, antérieures à 1989...
Je me souviens (de tête) d'un sujet tombé en 81 ou 82. Une anecdote racontée par (?), sur cet aveugle qui mendiait avec un écriteau sur lequel était écrit "aveugle de naissance". Un écrivain passe, efface et écrit : "Le printemps va venir, je ne le verrai pas". EN quoi cette histoire illustre-t-elle les pouvoirs de la littérature - ou quelque chose du même tonneau.
By the way, j'ai utilisé l'anecdote et la phrase maintes fois en début d'année pour faire un bilan des connaissances grammaticales, rhétoriques, de versification, etc. Je tenais bien deux heures là-dessus. Essayez, vous verrez.

Écrit par : brighelli | 21 juin 2008

"@Victor
J'ai l'impression que vous mélangez un peu tout..."

Ecrit par : Boutizu | 20 juin 2008

Alors-là, hyper balèze, comme argumentation!!! Les chiffres cités par Victor sont absolument incontestables...
Et même le plus ultralibéral ne contestera pas le fait que celui (le chiffre) de l'évasion fiscale soit équivalent à celui du déficit public. Alors, on mélange quoi, là?

"Allez, je repars au turf...
JPB"

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2008

Il y a des épreuves le samedi???
:-(

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2008

Il y a des épreuves le samedi???
:-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2008

Evidemment.
A l'agrégation, on peut même être convoqué à une épreuve d'oral un dimanche matin à 6 heures pour passer à 8 heures.

Écrit par : Jean | 21 juin 2008

Où trouver un corrigé vous semblant raisonnable de la dissert EAF en série S ?

Merci d'avance

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2008

Et je me rappelle avoir passé une épreuve de capes un 14 juillet.

Écrit par : Hervé | 21 juin 2008

Et je me rappelle avoir passé une épreuve de capes un 14 juillet.

Ecrit par : Hervé | 21 juin 2008

Et moi d'avoir reçu à la maison mon petit copain réfugié chilien un dimanche pendant que mon pôpa faisait passer l'agreg. Le pauvre copain flippait, persuadé que je lui avais raconté des blagues et que le paternel allait débouler d'un moment à l'autre.

Écrit par : catmano | 21 juin 2008

Vu le sujet de dissert française du bac , je souhaite bon courage à tous les correcteurs. Depuis hier soir, je réfléchis silencieusement à tous les hors-sujet possibles. Pour des raisons très personnelles, c'est un sujet qui me passionne.
Hemingway disait que s'il expliquait comment il faisait pour utiliser des personnages réels pour créer ses romans, ce serait un manuel pour avocats spécialisés dans les procès en diffamation. Je vous retrouverai la phrase exacte.

Écrit par : dobolino | 21 juin 2008

J'ai toujours réussi à clore mes épreuves orales le treize juillet après-midi. D'où le fait que je me suis goinfré systématiquement les bouchons sous Fourvière quatre années d'affilée.

Écrit par : dobolino | 21 juin 2008

À quand "la littérature par les blagues" ? Vous connaissez celle de Molière et Louis XIV ? Je me demande si elle est vraie ...

Ecrit par : sanjuro | 20 juin 2008

?

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

raisons très personnelles, c'est un sujet qui me passionne.
Hemingway disait que s'il expliquait comment il faisait pour utiliser des personnages réels pour créer ses romans, ce serait un manuel pour avocats spécialisés dans les procès en diffamation. Je vous retrouverai la phrase exacte.

Ecrit par : dobolino | 21 juin 2008

C'est dans un entretien avec George Plimpton dans The Paris Review. J'ai trouvé la citation dans Vivre pour la raconter de Gabriel Garcia Marquez.

Écrit par : dobolino | 21 juin 2008

Je peux par ailleurs difficilement être soupçonné de sympathie excessive pour FO, ayant quitté ce syndicat pour d'autres raisons. Mais là, ils ont raison, justement.

Mettons tout sur la table, on aura des surprises.

Ecrit par : Manu | 20 juin 2008

Merci d'avoir remis les choses au point et d'avoir donné ce bel et pertinent témoignage sur la condition enseignante.

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

Mais encore faut-il que le sujet n'en soit pas démesurément ambitieux. Celui qui a été proposé cette année en L est effectivement plutôt un sujet de CAPES.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 juin 2008

Ma môman (ENS Fontenay 1952) dit tout pareil du haut de ses 78 ans. Quant à l'ambitieuse liste pour l'oral présentée par fiston, elle en est restée sans voix.

Écrit par : dobolino | 21 juin 2008

Les sujets autrefois étaient des sujets généraux . Ils prenaient la forme de dissertations littéraires, dissertations générales ou de commentaires de texte . Dans un manuel de 1930(R. Bouviolle, La dissertation française, Hachette) on trouve :

« Certains critiques préfèrent en littérature le 16e au 17e ; ils le trouvent plus riche , plus libre, plus séduisant. Dites votre avis et justifiez-le »(Exemple de dissertation littéraire)

« Tout est dit , et l’on vient trop tard , depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes et qui pensent »(Exemple de sujet général)




Un peu avant, s’ajoute à ces exercices la composition. Dans les « Etudes pratiques de composition française »(G. Lanson, Hachette, 1891) :

Narration (le plan est fourni, il ne reste qu’à développer) :

Discours de A. Barbier à l’inauguration de la statue de Ronsard à Vendôme

Inconstance de l’opinion envers le prince des poètes dont la gloire d’abord incontestée s’est éclipsée pendant longtemps pour reparaître après la Révolution et l’Empire
Qualités et défauts des lettres françaises lorsque parut Ronsard . Nécessité d’agrandir l’art et d’enrichir le vocabulaire poétique.
Tentative malheureuse de Ronsard dans l’épopée. Ses succès dans la poésie lyrique. Son influence sur les poètes contemporains. Beautés vraies et durables de ses œuvres.
Le président du Thou a dit que Ronsard naquit l’année de la bataille de Pavie pour consoler la France de ce désastre. Après des malheurs encore plus grands, la France trouve une noble consolation à honorer ses grands hommes . Dieu n’abandonne pas les peuples qui conservent le culte de la gloire et l’amour de l’art »
(sujet tombé en 1872. A l’époque, le professeur fournit à l’élève le plan. L’élève se contente de « développer » : le mot, à l’époque, a un sens fort. Il suffit de se souvenir de la tradition néo-classique, de Chénier etc. )

Un sujet classique appelé à « tomber » de nombreuses fois, ici dans sa version de 1919 :

« Rabelais fait donner par Gargantua à Pantagruel une éducation encyclopédique : « j’y veux un abîme de science », tandis que Montaigne préfère une « tête bien faite à une tête bien pleine . » Vous apprécierez brièvement ces deux systèmes d’éducation et vous direz ensuite quel vous paraît l’idéal d’une bonne éducation » ( in F. Teste, La Dissertation littéraire)


les manuels étaient organisés par siècle . En dissertation on pouvait tomber sur le 16e, le 17e etc.

L’exercice était loin d’être impossible . Il suffisait de s’y préparer sérieusement . Pour s’en convaincre, il suffit de consulter le précieux manuel de H. Clouard, « La composition française »(Didier, 1935) qui fournit le plan de 800 sujets accompagnés de notices sur chacun des auteurs du programme.

Bien souvent, les sujets se ressemblaient. Outre la comparaison entre Rabelais et Montaigne on pouvait tomber

Sur l’habituel sujet sur Ronsard : « Peut-on considérer Ronsard comme le véritable ancêtre de nos romantiques du 19e ? »

Sur Malherbe : « comment Malherbe peut-il être considéré comme le père du classicisme ? »

Sur Corneille : « montrer par des exemples empruntés à Corneille le sens et la force de ces expressions : le tragique cornélien, un héros cornélien, le style cornélien »

Certains sujets étaient plus délicats
« Chercher les raisons qui ont fait dire à Napoléon : si Corneille vivait encore , j’en aurais fait mon premier ministre »

Sur Racine « L’amour maternel dans les tragédies de Racine »

« Voltaire dit de Racine qu’il est doux et tendre . Ces deux épithètes suffisent-elles à nous donner une idée de sa tragédie ? »

sur La Fontaine : Expliquer et apprécier ce jugement « il a été sous Louis XIV le dernier et le plus grand poète du XVIe siècle »

« Quels poètes ont à votre gré peint avec le plus de bonheur les sentiments de la famille ? »

heureusement, il y avait l’habituel parallèle Corneille/Racine , Voltaire/Rousseau etc

Certains sujets ressemblaient fortement à des questions de cours qui ne demandaient que du bachotage :

Voltaire « Quelle place tient Voltaire dans la littérature du XVIIIe siècle ? »

Hugo : « Montrer que V. Hugo a été surtout l’apôtre de la pitié et que tel est le sentiment qui a inspiré la plupart de ses plus belles œuvres en prose comme en vers. »

Chateaubriand « Chateaubriand passe pour avoir été l’initiateur de son siècle. Quelles notes nouvelles a-t-il apportées ? «



Le programme était encyclopédique. On pouvait tomber sur ça :


« Pourquoi Augustin Thierry peut-il être cité en exemple aux hommes, aux citoyens, aux savants ? «

« On ne sait pas tout ce qu’il en coûte de peines et de veilles pour écrire quelques lignes d’histoire « (Voltaire)
Cette pensée ne s’explique-t-elle pas mieux encore aujourd’hui que du temps de Voltaire ?


On trouvait également les ancêtres de nos sujets d’invention :

« Lettre d’E. Pasquier au président de Thou, qui avait formé le dessein d’écrire en latin l’histoire de son temps. Il lui conseille de l’écrire en français. »

« Vous supposerez qu’un ami commun de Molière et de Boileau se trouvait à la représentation du Malade imaginaire au cours de laquelle le grand comédien fut pris d’une indisposition subite qui amena sa mort peu après. Cet ami écrit à Boileau pour lui apprendre la fin tragique. »

La Bruyère écrit à Bossuet en lui envoyant ses Caractères. Il lui explique comment il a conçu son livre.

Pour les sujets des concours d’entrée on pourra consulter le Chassang et Senninger que tout le monde ici doit connaître.
Pour l’entrée à Polytechnique ou à l’école des Mines (qui excède notre sujet, le bac) il existe

« La composition française aux divers examens » (Mame et fils, Tours, 1910).

Exemple : Un jeune homme qui se prépare comme vous à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne vous demande de lui communiquer les conseils que l’on vous donne relativement à la composition française. Répondez-lui.
( c’est un sujet qu’on peut récupérer pour les lycéens d’aujourd’hui je crois)


Les sujets des années 60 semblent tout de même plus praticables que ceux des années 10 ou 30. Exemples (J. Thoraval, La Dissertation française, A. Colin, 1964) :

Pourquoi Molière est-il le plus populaire de nos auteurs dramatiques ?

Parmi les romans du 19e que vous avez lus, choisissez-en un où vous essaierez de dégager, en même temps que les mérites et les caractéristiques littéraires de l’œuvre, les traits essentiels de la personnalité de l’auteur.
Hugo écrit dans une de ses préfaces « Quand je vous parle de moi , je vous parle de vous . Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi. »
En appliquant ce jugement à l’ensemble de nos poètes romantiques , vous montrerez que les sentiments qu’ils expriment , les grands problèmes qu’ils évoquent, ont une portée largement humaine.


PS : pour les sujets des années 70 et 80, je pense que tout le monde a ça chez soi.



Ces sujets semblent difficiles , mais en fait , en consultant les manuels du temps, on s’aperçoit qu’il y avait une grande cohérence dans ces sujets qui procédaient tous de l‘histoire littéraire.
Ils se ressemblaient un peu tous :

Parallèle Racine/Corneille, Voltaire/Rousseau

Jugement personnel/esthétique sur les classiques

Etude de l’influence d’un auteur : Ronsard, Malherbe, Chateaubriand

Ils appelaient tous des plans semblables.

I Ronsard prépare le classicisme (Recherche formelle, grands genres, mythologie, haute opinion de l’art et de l’artiste)

II Mais attention, il y a des aspects romantiques dans son œuvre (lyrisme, sentiment de la nature)

En les lisant, j’ai l’impression qu’ils ne demandaient pas de réflexion personnelle. Il fallait simplement avoir ingéré les bouquins d’H Littéraire .

PPS je n’ai pas le temps de me relire

Écrit par : uncertain | 21 juin 2008

Questions des épreuves de BEP :

"Pourquoi certaines photos du débarquement prises par Robert Capa sont-elles floues ?"
Réponse : à cette époque, les apareils photo n'étaient pas aussi bons que les nôtres."

Une affiche de pub des années 1950 pour Butagaz montre monsieur qui arrive à la maison, sa famille l'attend au chaud. "Quelle est la place de la femme à cette époque ?"
Réponse : "Sa place est près du radiateur."

Écrit par : Lariba | 21 juin 2008

(C'est Robin qui a demandé, notez bien !)

Molière est reçu un jour en audience privée par Louis XIV. Il est drôlement intimidé par la présence du roi, et à un moment de l'entretien, un gaz intempestif lui échappe par mégarde. Horriblement gêné, il commence à remuer doucement sur sa chaise, dans l'espoir d'obtenir un craquement qui fera croire au roi que c'est la chaise qui a émis le bruit précédent. Tandis qu'il bataille pour obtenir le son en question, le roi sourit et lui dit : « Eh bien, Molière, je vois que vous avez du mal à trouver la rime aujourd'hui ! »

Écrit par : Sanjuro | 21 juin 2008

"Je me souviens (de tête) d'un sujet tombé en 81 ou 82. Une anecdote racontée par (?), sur cet aveugle qui mendiait avec un écriteau sur lequel était écrit "aveugle de naissance". Un écrivain passe, efface et écrit : "Le printemps va venir, je ne le verrai pas". EN quoi cette histoire illustre-t-elle les pouvoirs de la littérature - ou quelque chose du même tonneau."

C'est une anecdote utilisée aussi par Joelle Gardes-Tamine au début de son ouvrage La rhétorique.

Pour les sujets antérieurs à 1989, j'en ai une palanquée datant de 1985, portant sur des sujets généraux, et franchement pas évidents, car entièrement hors programme.

J'aime beaucoup l'idée d'un programme de littérature, et d'un sujet de bac comportant le choix entre :
- un sujet de dissertation sur programme
- un sujet de dissertation hors programme (pour ceux qui n'aiment pas les oeuvres choisies par le ministère)
- un sujet de commentaire sur un texte tiré d'une oeuvre au programme.

Ca c'était bien.

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2008

« Eh bien, Molière, je vois que vous avez du mal à trouver la rime aujourd'hui ! »

Ecrit par : Sanjuro | 21 juin 2008

Si non e vero...

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

A propos des sujets de français ou de philo au bac, que pensez-vous de ces élèves qui sortent de l'épreuve en disant au journaliste de service que de toutes façons "ça ne s'apprend pas" et que la note dépend du fait que le correcteur sera ou non d'accord avec le point de vue adopté ?

Les "vieux" sujets incitaient peut-être au bachottage, mais avaient au moins le mérite d'évaluer des savoirs et d'inciter à en assimiler, non ?

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

J’ignore si quelqu’un en a parlé mais M. Gallot

http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/06/20/les-jeunes-proust-en-fleurs.html

ainsi que Wrath, la fameuse et éminemment détestée wannabe ,

ont émis l’idée d’un concours d’écriture autour du sujet sur Proust

Écrit par : uncertain | 21 juin 2008

J'ai lu sur un forum qu'on envisageait de maintenir l'enseignement du français en Terminale dans la réforme du lycée. Quelqu'un a-t-il des informations sur cela?

Pour les sujets du bac, en philosophie, ils sont beaucoup plus raisonnables aujourd'hui que dans les années 70-80 où tout était possible, mais vraiment tout. Avec des sujets qui mobilisent clairement les notions au programme, on arrive à repérer assez facilement les copies d'élèves travailleurs même s'ils ont un peu de mal à développer des analyses conceptuelles et à disserter. En tout cas, s'il est vrai qu'il n'y a pas de passage obligé dans une dissertation de philosophie, on attend quand même la mobilisation de connaissances (les I.O. fixent deux objectifs : une culture philosophique minimale et l'exercice du jugement réfléchi). L'argument de la subjectivité du correcteur est trompeur car c'est plus la pertinence de la démarche que la thèse elle-même qui est évaluée.

Écrit par : Romuald | 21 juin 2008

Les "vieux" sujets incitaient peut-être au bachottage, mais avaient au moins le mérite d'évaluer des savoirs et d'inciter à en assimiler, non ?

Ecrit par : Robin | 21 juin 2008

C'est l'évidence même.
De toute façon, les textes littéraires peuvent se comprendre aux différents âges de la vie à différents niveaux, et donc il n'y a pas à s'affliger que certains passent au-dessus de la tête des élèves, car il en reste toujours quelque chose: on ne peut pas s'être frotté aux étoiles sans qu'il subsiste quelques paillettes dorées sur son costume.
Il vaut mieux, à dix sept ou dix huit ans, s'être imprégné d'une foule de grands textes, même imparfaitement compris, que de s'être barbouillé - définitivement - l'esprit avec la scolastique Viala, désespérante, bavarde, et vaine.

Écrit par : Jean | 21 juin 2008

les vieux sujets avaient surtout l’avantage d’être centrés sur un auteur ou sur un siècle et pas sur un « genre » ou sur un « registre ».

Je crois qu’un sujet d’H Li convient mieux à l’esprit des élèves. L’ H li est plus concrète , plus adaptée à l’esprit des élèves que la typologie qui demande, par exemple, d’apprécier les constantes(« en quoi ce texte est-il une autobiographie ? ») et les variations de l’écriture autobiographique(« quelle est l’originalité de ce texte autobiographique ? »)

De la part d’élèves travailleurs, on peut entendre de beaux développements sur les caractéristiques de la Renaissance. Interrogez sur « le lyrisme » dans tel poème de Hugo , ce sera plus difficile.

Bien sûr, en l’absence de culture personnelle, pour que les vieux sujets reviennent, il faudrait rétablir un enseignement chronologique et historique.

PS les vieux manuels n’ignoraient pas les « genres » mais ils les soumettaient à une approche historique(naissance, développement, décadence) bien plus cohérente .

Écrit par : uncertain | 21 juin 2008

D'accord avec ce qui vient d'être dit : cette dictature du « genre » dans les programmes de français est absurde, et un compromis facile à établir serait d'y insérer au moins une entrée d'histoire littéraire, et/ou une entrée d'auteur.

Actuellement, il y a un objet d'études intitulé « Un mouvement littéraire et culturel du XVIème, XVIIème ou XVIIIème siècle »

Personnellement, je traite toujours des Lumières dans cet objet d'études, et je trouve que cela devrait être au programme en tant que tel. Les élèves ne peuvent pas vraiment aborder les Lumières avant la Première, et il est vraiment dommage qu'ils ne l'aient jamais vu pendant leur scolarité. (Lire Candide en Troisième, ça ne compte pas !)

Écrit par : Sanjuro | 21 juin 2008

NB : je traite toujours les Lumières dans cet objet d'études, COMME 90%DES COLLÈGUES, à part les fayots feignants qui pompent les cours tout faits de "l'Ecole des Lettres" sur le Baroque.

Écrit par : sanjuro | 21 juin 2008

Les sujets d'histoire littéraire avaient aussi le mérite d'être "payants" pour les élèves travailleurs, qui pouvaient s'en tirer honorablement avec des connaissances et un minimum de méthode. Par ailleurs, le bachotage auquel ils pouvaient conduire n'excluait pas nécessairement la réflexion. Je me rappelle que les textes de Diderot que j'avais étudiés dans le Lagarde et Michard m'avaient tellement intéressée, par leur problématique philosophique, que je m'étais précipitée sur les oeuvres complètes. A dix-huit ans, j'avais lu, avec passion, La Religieuse, Le Neveu de Rameau, Jacques le fataliste et même Les Bijoux indiscrets, sans oublier Le Rêve de d'Alembert.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 juin 2008

A propos des sujets de français ou de philo au bac, que pensez-vous de ces élèves qui sortent de l'épreuve en disant au journaliste de service que de toutes façons "ça ne s'apprend pas" et que la note dépend du fait que le correcteur sera ou non d'accord avec le point de vue adopté ?

Les "vieux" sujets incitaient peut-être au bachottage, mais avaient au moins le mérite d'évaluer des savoirs et d'inciter à en assimiler, non ?

Ecrit par : Robin | 21 juin 2008

Vous ne croyez pas plutôt que parmi les témoignages divers et variés des candidats, les journalistes choisissent ceux qui leur conviennent? Moi, j'en suis certaine. J'avais un grand-père journaliste, bachelier des années vingt, qui m'avait dit, alors que je stressais pour l'oral du bac "l'essentiel, c'est de parler, même pour raconter n'importe quoi, faux ou hors sujet". Quand on lit un article de journaliste sur un sujet qu'on maîtrise, on se rend bien compte qu'il résumait là la technique journalistique.

Écrit par : dobolino | 21 juin 2008

Le Snalc, par l'intermédiaire de la belle et intelligente Claire, vous propose un questionnaire à remplir au sujet de la réforme des lycées.

A vos plumes !

On y trouve notamment la question "Les travaux du genre TPE vous semblent-ils devoir être augmentés ou réduits ?"
Ah la belle question !

http://www.snalc.asso.fr/ftp/fichiers/Questionnairelycee.pdf

Écrit par : Sardanapale | 21 juin 2008

Les sujets d'histoire littéraire avaient aussi le mérite d'être "payants" pour les élèves travailleurs, qui pouvaient s'en tirer honorablement avec des connaissances et un minimum de méthode. Par ailleurs, le bachotage auquel ils pouvaient conduire n'excluait pas nécessairement la réflexion. Je me rappelle que les textes de Diderot que j'avais étudiés dans le Lagarde et Michard m'avaient tellement intéressée, par leur problématique philosophique, que je m'étais précipitée sur les oeuvres complètes. A dix-huit ans, j'avais lu, avec passion, La Religieuse, Le Neveu de Rameau, Jacques le fataliste et même Les Bijoux indiscrets, sans oublier Le Rêve de d'Alembert.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 juin 2008

Evident! Je souscris!

Écrit par : Jean | 21 juin 2008

"J'aime beaucoup l'idée d'un programme de littérature, et d'un sujet de bac comportant le choix entre :
- un sujet de dissertation sur programme
- un sujet de dissertation hors programme (pour ceux qui n'aiment pas les oeuvres choisies par le ministère)
- un sujet de commentaire sur un texte tiré d'une oeuvre au programme.

Ca c'était bien.

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2008
"


Bonne idée. Pourquoi pas le (retour du) bac avec œuvres imposées ?


Le correcteur sait sur quoi il va interroger, le candidat sait sur quoi il va être interrogé , le mauvais élève lit une fois les œuvres, le bon élève plusieurs

Écrit par : uncertain | 21 juin 2008

"Je me souviens (de tête) d'un sujet tombé en 81 ou 82. Une anecdote racontée par (?), sur cet aveugle qui mendiait avec un écriteau sur lequel était écrit "aveugle de naissance". Un écrivain passe, efface et écrit : "Le printemps va venir, je ne le verrai pas". EN quoi cette histoire illustre-t-elle les pouvoirs de la littérature - ou quelque chose du même tonneau.
By the way, j'ai utilisé l'anecdote et la phrase maintes fois en début d'année pour faire un bilan des connaissances grammaticales, rhétoriques, de versification, etc. Je tenais bien deux heures là-dessus. Essayez, vous verrez."

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2008

Voilà qui est amusant. J'ignorais que c'était jadis tombé au Bac, mais j'utilise régulièrement cette anecdote pour démarrer mon cours de BEP sur la poésie. Devant des élèves orientés en Lycée Professionnel parce qu'en échec scolaire, c'est une "accroche" qui marche pas mal. Idéal pour leur faire "sentir" la différence entre un simple texte fonctionnel et sans âme, et la littérature.

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 juin 2008

J’ignore si quelqu’un en a parlé mais M. Gallot

http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/06/20/les-jeunes-proust-en-fleurs.html

ainsi que Wrath, la fameuse et éminemment détestée wannabe ,

ont émis l’idée d’un concours d’écriture autour du sujet sur Proust

Ecrit par : uncertain | 21 juin 2008

Je m'y suis un peu essayé (cf. plus haut), mais le résultat ne me plaît guère...Et c'était avant de relire le texte de Proust avec cette métaphore filée, sublime et cruelle, à propos du vieux duc de Guermantes, du rocher battu pas la tempête et qui se délite, pour évoquer les ravages du temps, de la maladie et l'approche de la mort...Une écriture au scalpel, aux rayons X...Se confronter à un texte pareil ? Décourageant !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

"on ne peut pas s'être frotté aux étoiles sans qu'il subsiste quelques paillettes dorées sur son costume." (Jean)

Très joli !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

"J'aime beaucoup l'idée d'un programme de littérature, et d'un sujet de bac comportant le choix entre :
- un sujet de dissertation sur programme
- un sujet de dissertation hors programme (pour ceux qui n'aiment pas les oeuvres choisies par le ministère)
- un sujet de commentaire sur un texte tiré d'une des oeuvres au programme.

Ca c'était bien."

Je renchéris : puisqu'il est question de remodeler le lycée, pourquoi ne pas prévoir cette mouture pour le prochain bac ?

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2008

"Questions des épreuves de BEP :

"Pourquoi certaines photos du débarquement prises par Robert Capa sont-elles floues ?"
Réponse : à cette époque, les apareils photo n'étaient pas aussi bons que les nôtres."

Une affiche de pub des années 1950 pour Butagaz montre monsieur qui arrive à la maison, sa famille l'attend au chaud. "Quelle est la place de la femme à cette époque ?"
Réponse : "Sa place est près du radiateur.""

Ecrit par : Lariba | 21 juin 2008

J'ai eu moi aussi à corriger ce sujet, voilà quelques jours. Même constat au niveau des réponses. Il faut toujours garder en tête que la "fracture culturelle" (élèves maîtrisant à peine 300 mots, pendant que d'autres en possèdent 2000) se révèle non pas entre la "banlieue" et le "reste" mais entre le lycée général et le Lycée Professionnel (et cela de Brest à Strasbourg et de Lille à Ajaccio). D'où le niveau des copies de BEP. Je ne suis pas sûr à cet égard que les collègues qui se plaignent de la baisse du niveau dans les filières générales se rendent bien compte que les "énormités" qui les font sursauter ne représentent pas le dixième ni le centième de ce qu'on trouve régulièrement dans les filières professionnelles, y compris en Bac Pro.
Il faut aussi se rappeler que lorsqu'on ne possède pas les "mots", on recourt plus facilement aux "maux". Ces derniers peuvent consister dans l'alimentation de clichés machistes (ce cru 2008 du BEP en est un bon exemple) et aller jusqu'aux violences physiques. Qu'on prête attention aux agressions de professeurs en "banlieue" : ça se passe généralement en Lycée Professionnel (les lycées généraux, eux, sont plutôt épargnés). Et inversement, les Lycées Professionnels de province, y compris dans des endroits réputés "calmes", connaissent eux aussi leur lot de violences scolaires. Mais comme les médias se focalisent sur la "banlieue", il est plus facile pour les chefs d'établissement de cacher, de dissimuler et de préserver leur "réputation...

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 juin 2008

"Une écriture au scalpel, aux rayons X.."

Vous pensiez à ce passage ?

« Aussi le charme apparent, copiable, des êtres m’échappait parce que je n’avais plus la faculté de m’arrêter à lui, comme le chirurgien qui, sous le poli d’un ventre de femme, verrait le mal interne qui le ronge. J’avais beau dîner en ville, je ne voyais pas les convives, parce que quand je croyais les regarder je les radiographiais. »

Écrit par : uncertain | 21 juin 2008

« pourquoi ne pas prévoir cette mouture pour le prochain bac ? »

Parce qu’à l’époque des œuvres imposées on avait dit que c’était une entrave à la liberté pédagogique et que ça revenait à changer la dissert en question de cours . Pourtant , je crois que vous avez raison.

Écrit par : uncertain | 21 juin 2008

"on ne peut pas s'être frotté aux étoiles sans qu'il subsiste quelques paillettes dorées sur son costume." (Jean)

Très joli !
Ecrit par : Robin | 21 juin 2008
Et qu’arrive-t-il lorsqu’on se frotte à des textes de m… ? : - )

Écrit par : uncertain | 21 juin 2008

Pour les matheux et physiciens, voici maintenant les sujets de maths et physique du premier bac, série M, de 1963. En ce temps-là, il y avait un tronc commun, et quelle que soit la série adoptée en terminale, tout le monde passait les mêmes épreuves, ou presque. Comme on ne peut utiliser les caractères spéciaux sur le blog, j’adapte comme je peux. Je ne pourrai pas transcrire le problème. Inutile de dire que je serais infoutue de refaire ces exos! J'ignore ce qu'il en est de leur difficulté pour un élève de 1ère S actuel.

Mathématiques

Exercices (8 points sur 20)
I : trouver les solutions de l’équation sin 4x + sin 2x =0 qui satisfont aux conditions :
x supérieur ou égal à 0 et x inférieur ou égal à pi

II : Le triangle AOB est rectangle en O ; H est le pied de la hauteur issue de O dans ce triangle ; D est la perpendiculaire en O au plan du triangle.
Soit P un point de D tel que OP=OH. Quel est l’angle des plans OAB et PAB ? En déduire la mesure, en fonction de OA=a et de OB=b, de l’aire du triangle PAB.
M est un point quelconque de D ; K est la projection orthogonale de O sur le plan ABM. Quelle est la figure formée par l’ensemble des points K lorsque, le triangle AOB restant fixe, le point M décrit la droite D entière ?

Écrit par : mouron rouge | 21 juin 2008

Ce que vous dites sur les lycées professionnels et généraux est vrai, mais tend à être accentué par le fait que les incidents, en lycée général, sont très souvent dissimulés ou minimisés.

Je me souviens avoir été en poste dans un bahut où une collègue d'espagnol avait vu un jour la porte de son cours s'ouvrir, et deux élèves masqués lui avaient vidé un extincteur sur la tête. On n'a jamais retrouvé les coupables, et j'ai fait cours pendant des jours le dos à la porte, avec le talon qui bloquait l'ouverture ! Vous imaginez la psychose ! Et bien entendu, cela n'a pas transpiré du bahut, malgré une plainte contre X de la collègue.

Il y a quinze jours, même chose dans mon établissement actuel : des élèves sont entrés dans une salle et ont jeté une bassine d'eau au milieu de la salle, depuis la porte, avant de disparaître.

Je ne dis pas que c'est comparable à des agressions physiques ou aux humiliations que subissent certains collègues en LP (Je me souviens avoir lu « Sale prof » de Nicolas Revol en 99, c'était gratiné !) mais je dis que certaines choses se passent en LG et ne sont pas médiatisées. Elles créent pourtant un climat très déstabilisant, parfois.

En début d'année, nous avons eu à traiter le cas d'une lettre glissée dans le casier d'une collègue, par ailleurs très estimable et expérimentée : des élèves de seconde s'étaient "amusés" à lui dire à quel point elle est nulle, ils commençaient la lettre par "chère chose" et finissaient sur des menaces de mort.
Agression gratuite et fascisante qui a beaucoup déstabilisé la collègue, très estimée de ses élèves en général. Les élèves, identifiés par analyse de leur écriture et par des témoins, ont écopé d'un mois d'exclusion.

Écrit par : sanjuro | 21 juin 2008

"J'aime beaucoup l'idée d'un programme de littérature, et d'un sujet de bac comportant le choix entre :
- un sujet de dissertation sur programme
- un sujet de dissertation hors programme (pour ceux qui n'aiment pas les oeuvres choisies par le ministère)
- un sujet de commentaire sur un texte tiré d'une des oeuvres au programme.

Ca c'était bien."

Je renchéris : puisqu'il est question de remodeler le lycée, pourquoi ne pas prévoir cette mouture pour le prochain bac ?

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2008


Parce qu’à l’époque des œuvres imposées on avait dit que c’était une entrave à la liberté pédagogique et que ça revenait à changer la dissert en question de cours . Pourtant , je crois que vous avez raison.

Ecrit par : uncertain | 21 juin 2008


Oui mais le fait qu'il y ait une dissert hors programme obligera à ménager une part d'entière liberté pédagogique à côté des oeuvres au programme.

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2008

J'ai Googlé l'histoire de l'aveugle : on cite parfois Roger Caillois, mais une référence plus précise l'attribue à Prévert :

« petite histoire que conte Mathieu Galey à propos de Prévert :Il s'agit d'un mendiant aveugle qui se plaint à Prévert de ne rien recevoir dans son chapeau tendu . Prévert promet de trouver un remède à cela ,en changeant ce qui est inscrit sur son écriteau .Il le fait et ça marche .Les gens donnent à l'aveugle :l'ancienne inscription au verso portait:"Aveugle sans pension " Prévert avait écrit:"Le printemps va venir ,je ne le verrai pas." Cité dans Doisneau ,mes gens de plume :Editions de la martinière »

Quelqu'un a le bouquin de Doisneau pour vérifier ?

Écrit par : sanjuro | 21 juin 2008

Merci, Sanjuro, pour ces précisions sur les lycées généraux. Voilà qui confirme, s'il est besoin, que l'un des principes majeurs de l'EN est le déni, le "on ne sait rien", bref, tout ce qui peut éviter "les vagues". Il faut bien sauver les apparences!
A propos, les incidents dont vous parlez semblent plutôt concerner les classes de Seconde. Auriez-vous vu des élèves "réorientés" en LP? Voilà qui permettrait de faire le lien avec ce que les profs de LP observent quelquefois : des élèves qui débarquent en BEP en plein milieu d'année scolaire après avoir sévi dans le lycée général du coin...

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 juin 2008

Il y a effectivement parfois des incidents graves dans les lycées d'enseignement général, même les plus cotés. Une de mes collègues s'était ainsi fait insulter par une élève qu'elle ne connaissait pas, et qui l'avait traitée de sale pute et de grosse vache, à haute et intelligible voix, avant de se fondre dans la foule. L'élève n'a jamais été identifiée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 juin 2008

Oui, je précise que les deux lycées que j'évoque sont des lycées de centre-ville ou de banlieue huppée, et le taux de réorientation en lycée professionnel y est très voisin de zéro !

Cela dit, il est vrai que la fréquence de ce genre d'incident n'est pas quotidienne, c'est la grosse différence avec certains LP. Mon collègue CPE me dit bien que le poste auquel il est n'a rien à voir avec ceux qu'il a fréquentés auparavant, et que nous sommes quand même très à l'abri des incivilités et des agressions que l'on peut voir ailleurs. Mais c'est justement cette rareté qui devrait leur donner un caractère plus remarquable, et c'est le contraire qui est vrai.

On voit bien que ce n'est que lorsque les incidents ne peuvent être étouffés que l'administration se résigne à les traiter.

Pour revenir sur la lettre dont je parlais, la collègue a été estomaquée de découvrir qui était les auteurs de cette lettre ordurière et cruelle : elle soupçonnait des élèves avec un tout autre profil ! Ce sont des élèves d'un bon niveau, et qui ne se faisaient pas remarquer pour leur indiscipline qui l'ont ainsi "poignardée".

J'ai siégé à la commission de discipline, et comme je faisais observer :
- que traiter un être humain de "chose" et l'attaquer aussi violemment, c'est un acte fasciste par définition,
- que les trois élèves déférés ne regrettaient pas leur geste, même quand on leur demandaient s'ils voulaient dire un mot à la collègue mise en cause,
- que les parents présents soutenaient leurs enfants et minimisaient leurs propos,
ce qui appelait, pour moi, une exclusion définitive de cet établissement (il y en a cinq autres à moins d'un kilomètre),
un collègue du Sgen m'a dit, devant tout le monde, que j'étais "comme Sarkozy" ! Il a fallu l'insistance du proviseur pour qu'on ne descende pas en-dessous de la quinzaine de jours d'exclusion...

Devinez pourquoi je suis toujours volontaire pour siéger en conseil de discipline ! Si je n'y étais pas, on les libérerait sous les acclamations, ces petits enfoirés !

Écrit par : sanjuro | 21 juin 2008

"Sujet d'invention à partir du texte de Proust : "Le narrateur du Temps retrouvé croise une femme qu'il a aimée dans sa jeunesse et pour laquelle il conserve une vive affection. Il perçoit, sous ses traits vieillissants, les traces de sa beauté d'autrefois. En vous inspirant de l'extrait proposé (texte D), vous imaginerez la description qu'il pourrait en faire."

"...C'est alors qu'à la lumière dorée du crépuscule, encore adoucie par l'éclat vacillant des candélabres que la duchesse de Guermantes avait fait apporter pour lutter contre la montée des ombres, m'apparut le visage d'une femme que je reconnus aussitôt sans pouvoir la nommer, portrait récent sous lequel apparaissaient les traces d'une esquisse plus ancienne, "remords de peintre" moins achevé peut-être mais non moins émouvant que l'actuel, plus lisse, plus coloré et plus ardent, Vénus printanière surgissant de l'écume sous la Pomone qui rayonnait dans la maturité sublime de son automne.

Cependant, des rides apparaissaient aux coins des yeux et de la bouche, sillonnaient l'albâtre du front, comme si un apprenti inexpert avait retouché ce chef d'oeuvre ; seuls les yeux épargnés qui témoignent en nous de la permanence du moi profond, me la firent reconnaître.

Et de même que les traits sauvegardés de l'adolescente affleuraient sous ceux de la femme mûre, on pressentait que dans vingt ans peut-être l'oeuvre du temps découvrirait aussi ceux de l'enfance qui est la première esquisse de notre être mais aussi la période de notre vie dont nous nous rapprochons en vieillissant, car le temps est semblable au cycle des saisons dont la dernière est à la fois le terme et le recommencement.

Ecrit par : Robin | 20 juin 2008

Bof !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

"Une écriture au scalpel, aux rayons X.."

Vous pensiez à ce passage ?

« Aussi le charme apparent, copiable, des êtres m’échappait parce que je n’avais plus la faculté de m’arrêter à lui, comme le chirurgien qui, sous le poli d’un ventre de femme, verrait le mal interne qui le ronge. J’avais beau dîner en ville, je ne voyais pas les convives, parce que quand je croyais les regarder je les radiographiais. »

Ecrit par : uncertain | 21 juin 2008

Oui. Il y a deux caractéristiques essentielles chez Proust : l'humour et la cruauté "payante".

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

Robin, je le trouve très beau votre pastiche !

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 juin 2008

Cependant, des rides apparaissaient aux coins des yeux et de la bouche, sillonnaient l'albâtre du front, comme si un apprenti inexpert ou un rival malveillant et jaloux avait retouché ce chef d'oeuvre...

Robin, je le trouve très beau votre pastiche !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 juin 2008

Merci ; je n'ai pas pu éviter le cliché ("front d'albâtre") ; on peut à la rigueur le justifier par la métaphore du sculpteur. Très casse figure, cet exercice !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

...D'autant plus casse-figure que certains élèves auront été tentés de faire subir à la femme rencontrée, éventuellement la duchesse de Guermantes le même traitement littéraire que Proust a réservé à son époux, ce que Proust s'est absolument refusé à faire.

Il le fait pour Madame Verdurin à la fin de la Recherche, mais ce n'est pas aussi "atroce".

Question de galanterie et de convenances (il faut aussi respecter la mentalité de l'époque) et, plus profondément, de rivalité masculine : on peut dire que Proust exécute le duc.

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

"...C'est alors qu'à la lumière dorée du crépuscule, encore adoucie par l'éclat vacillant des candélabres que la duchesse de Guermantes avait fait apporter pour lutter contre la montée des ombres, m'apparut le visage d'une femme que je reconnus aussitôt sans pouvoir la nommer, portrait récent sous lequel apparaissaient les traces d'une esquisse plus ancienne, "remords de peintre" moins achevé peut-être mais non moins émouvant que l'actuel, plus lisse, plus coloré et plus ardent, Vénus printanière surgissant de l'écume sous la Pomone qui rayonnait dans la maturité sublime de son automne.

Cependant, des rides apparaissaient aux coins des yeux et de la bouche, sillonnaient l'albâtre du front, comme si un apprenti inexpert ou un rival jaloux avait retouché ce chef d'oeuvre ; seuls les yeux épargnés qui témoignent en nous de la permanence du moi profond, me l'avaient fait reconnaître.

Et de même que les traits sauvegardés de l'adolescente affleuraient sous ceux de la femme mûre, on pressentait que dans vingt ans peut-être l'oeuvre du temps découvrirait aussi ceux de l'enfance et sculpterait, dans la compassion des derniers jours, une pure clairière habitée par les anges...l'enfance qui est la première esquisse de notre être mais aussi la période de notre vie dont nous nous rapprochons en vieillissant, car le temps est semblable au cycle des saisons dont la dernière est à la fois le terme et le recommencement.

Pas mieux for the moment !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

Je lis quelque part :

"Le tribunal de grande instance a mis en délibéré au 15 juin son jugement dans l'affaire des fuites du bac de français à Périgueux en juin 82. L'enquête judiciaire a abouti à l'inculpation du professeur d'une classe de terminale, Xavier Darcos, membre de la commission académique des choix des sujets"

Écrit par : JL Gergorin | 21 juin 2008

"...C'est alors qu'à la lumière dorée du crépuscule, encore adoucie par l'éclat vacillant des candélabres que la duchesse de Guermantes avait fait apporter pour lutter contre la marée des ombres qui montait à l'assaut des dernières lueurs du jour, m'apparut le visage d'une femme que je reconnus aussitôt sans pouvoir la nommer, portrait récent sous lequel apparaissaient les traces d'une esquisse plus ancienne, "remords de peintre" moins achevé peut-être mais non moins émouvant que l'actuel, plus lisse, plus coloré et plus ardent, Vénus printanière surgissant de l'écume sous la Pomone qui rayonnait dans la maturité sublime de son automne.

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

"...C'est alors qu'à la lumière dorée du crépuscule, encore adoucie par l'éclat vacillant des candélabres que la duchesse de Guermantes avait fait apporter pour lutter contre la marée des ombres qui envahissaient le salon, montant à l'assaut des dernières lueurs du jour...

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

envahissaient le salon

qui "noyaient" plutôt (si on veut filer la métaphore)

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

Robin , vous n’avez pas à rougir. Version d’un « élève » postée sur internet :

« Je parcourais toujours la salle, m'arrêtant ci, discutant là. Mes anciennes connaissances oubliées par la jeunesse et gâtées par l'ancienneté ont bien changées. Empli d'une déréliction soudaine j'apercevait une tête timide, se déplaçant tel un esprit entre les divers invités, ma vieille amie, la Comtesse de Salysbury. Elle semblait provenir de temps immémoriaux. Grâcieuse et immortelle, elle tenait une coupe de champagne au moyen de ses mains fines mais tâchées du temps qui sensiblement aura aussi marqué cette femme qui a compté pour moi. Et par des souvenirs merveilleux, comptera jusqu'à ma mort. Ma tristesse laisse place à la plus grande joie de la revoir enfin. La comtesse souriait comme sur un portrait de maître italien, comme pour se donner l'air d'une femme heureuse malgré le mal que les hommes n'ont cessés de lui faire. Depuis sa toute jeunesse, elle a lutter pour la vie, son regard ferme ne trompe pas. Autrefois elle aurait regardé partout avec ses yeux, bleu océan, pour vérifier que tous la regardaient avec envie; maintenant de ses yeux grisés d'un tableau trop exposé au soleil, elle reste, impassible. Presque vide. Et son visage, livide, semble maquillé d'un blanc trop blanc. Elle est retouchée, surfaite. Plus de rouge vermillon aux lèvres, ni cyan ayx paupières. Du rose pâle garnissait ses pommettes, du jaune ornait ses paupières et de l'orange triste s'étendait sur ses lèvres. Elle est terne. Ses cheveux caramels aux reflets chocolat sont passés, il en reste quelques uns mêlée à ceux qui sont devenus gris ou blanc, cependant ils sont encore épais et beau au regard. Elle continue d'être splendide, malgré son visage craquelé, image d'une peinture qui aurait vécue un trop grand nombre de soirée de vernissage, au temps où on revernissait chaque toiles au début de chaque exposition. Elle s'approchait de moi, petit à petit, elle sautillait presque, on aurait dit une enfant. Elle lutte pour la vie, elle veut sembler jeune, repousser les limites de son âge. Les sillons creusés dans ce visage famillier par les rides ne trompent pas l'apparente empreinte des années qui se sont affalées sur ma comtesse. Elle me sourit, d'un sourire lourd. Elle est affessée, son dos rond s'aperçoit derrière sa tête. Petite tête de mamie. Fine mais gonflée. Sage et effacée à la fois, portée par les âges qui ont transcendés le parcours de sa vie, elle me sourit, de ce sourire si franc qui veut oublier le temps depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. Elle me sourit comme pour oublier qu'elle a vieillit. »

Écrit par : uncertain | 21 juin 2008

Ce qui est bien ici, quand on revient en touriste pour quelques minutes, tant ce blog est devenu chiant, c'est ce que Kurt Tucholsky appelle par dérision "Die Perrrrrrmannnenz des Doktors Tiburrrrrtius". Permanence. Rien de nouveau. Prof un jour, prof toujours....bin moi pas. J'avais, il y a 3 semaines, à peu près, c'est à mon sens, la fréquence que mérite cette antichambre de la CASDEN, essayé d'alarmer tout le monde sur le "Tutorial de Prise en main".....sur toute la chiasse multimeddddddddddiââââââââââââââ avec laquelle on est en train de tuer l'enseignement. Personne, personne, personne n'a réagi...behhhh!! behhhhhh!! Comme dit un cloporte, un peu plus haut" mais ça n'a rien à voir avec le thème du blog!!" pauv con....alors restez entre vous, bande de nazes, et je comprends mieux le mépris de Darcos pour un tel ramassis de larves, et je m'y inclus......

A dans trois semaines....

Écrit par : montaigneàcheval | 21 juin 2008

"...C'est alors qu'à la lumière dorée du crépuscule, encore adoucie par l'éclat vacillant des candélabres que la duchesse de Guermantes avait fait apporter pour lutter contre la marée des ombres qui noyaient peu à peu le salon et assaillaient les dernières lueurs du jour, m'apparut le visage d'une femme que je reconnus aussitôt sans pouvoir la nommer, portrait récent sous lequel apparaissaient les traces d'une esquisse plus ancienne, "remords de peintre" moins achevé peut-être mais non moins émouvant que l'actuel, plus lisse, plus coloré et plus ardent, Vénus printanière surgissant de l'écume sous la Pomone qui rayonnait dans la maturité sublime de son automne.

Cependant, des rides apparaissaient aux coins des yeux et de la bouche, griffaient l'albâtre du front, comme si un apprenti inexpert ou un rival jaloux avait retouché un chef d'oeuvre ; seuls les yeux épargnés qui témoignent en nous de la permanence du moi profond, me l'avaient fait reconnaître.

Et de même que les traits sauvegardés de l'adolescente que j'avais aimée affleuraient sous ceux de la femme mûre, on pressentait que dans vingt ans peut-être l'oeuvre du temps découvrirait aussi ceux de l'enfance et sculpterait, dans la compassion des derniers jours, une pure clairière habitée par les anges...l'enfance qui est la première esquisse de notre être mais aussi la période de notre vie dont nous nous rapprochons en vieillissant, car le temps est semblable au cycle des saisons dont la dernière est à la fois le terme et le recommencement.

Allez, j'arrête !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

Robin , vous n’avez pas à rougir. Version d’un « élève » postée sur internet :

Marcel Proust au violon et Boris Vian à la trompette !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

"Tutorial de Prise en main".....sur toute la chiasse multimeddddddddddiââââââââââââââ avec laquelle on est en train de tuer l'enseignement. Personne, personne, personne n'a réagi...behhhh!! behhhhhh!! Comme dit un cloporte, un peu plus haut" mais ça n'a rien à voir avec le thème du blog!!" pauv con....alors restez entre vous, bande de nazes, et je comprends mieux le mépris de Darcos pour un tel ramassis de larves, et je m'y inclus......

A dans trois semaines...."

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 juin 2008

Il me semble qu'on en ait pas mal parlé, au contraire... Mais que proposez-vous, vous? Une action collective directe visant à pendre le dernier TBI avec les tripes du dernier formulaire "B2I"?

Bonne fête de la musique à tous... Je m'en va faire chanter ma "quatre-vingtaine" de choristes...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2008

Version d’un « élève » postée sur internet :
/.../
Ecrit par : uncertain | 21 juin 2008

Ben, y'a encore quelques gosses qui ont du potentiel !
Pour un élève de S qui n'a pas tellement de temps à consacrer à la littérature, c'est pas si mal !
A 17 ans, je n'en aurais pas fait autant.

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2008

Moi, on va alller écouter le fiston jouer du trombone. Chez nous, question musique, c'est plutôt Boris que Marcel !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

Version d’un « élève » postée sur internet :
/.../
Ecrit par : uncertain | 21 juin 2008

Je lui aurais mis la moyenne...Et c'est bien plus rigolo que ce que j'ai fait !

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

Moi, on va alller écouter le fiston jouer du trombone.

Nous on va aller...

Écrit par : Robin | 21 juin 2008

" J'avais, il y a 3 semaines, à peu près, c'est à mon sens, la fréquence que mérite cette antichambre de la CASDEN, essayé d'alarmer tout le monde sur le "Tutorial de Prise en main".....sur toute la chiasse multimeddddddddddiââââââââââââââ avec laquelle on est en train de tuer l'enseignement. Personne, personne, personne n'a réagi...behhhh!! behhhhhh!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 juin 2008

Putain, Montaigneàcheval, vous exabusationnez gravissimétionnément.

Je fais votre éloge ici même il y a dix jours JUSTEMENT pour le message que vous avez laissé sur le bédeuzi, le Tableau Blanc Interréactif et les petits chefs qui pullulent en s'instaurant responsable-caporal-chef des TICE, et non seulement vous ne lisez pas ma réponse, mais en plus vous venez critiquer que personne ne vous ait répondu !

Et moi qui vous ai comparé à Rabelais ! J'aurais mieux fait de vous comparer à un devin aveugle comme il en pullule dans la mythologie grecque. Enfin pour aveugle je suis sûr, pour devin je demande encore à voir (c'est le cas de le dire).

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2008

Bref, quand on use de son droit à la colère saine, on vérifie avant de s'emporter !

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2008

Bref, quand on use de son droit à la colère saine, on vérifie avant de s'emporter !

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2008

Vous connaissez MàC, Jeremy...depuis le temps !

Bon, moi je reviens du "Bongo"...Le "Mother funking band" (sic) a déchiré grave !
;-)

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Bonjour,

Il semble bien que l'on puisse dire que l'on arrive à une phase de développement du mouvement dit antipédagogiste qui montre ses limites. Ces limites sont sévères pour ceux qui prétendaient, dans leur activisme, mettre au premier plan exclusivement la négociation avec le pouvoir politique. Pour sa part, le GRIP a invariablement eu une politique équilibrant les négociations souhaitables avec tout gouvernement, notamment sur les programmes nationaux, et son activité de mise en place du réseau SLECC.

I) Mais il serait trop facile de dire entre nous et comme d'habitude que la responsabilité de cet état de fait incombe exclusivement à nos adversaires. Serait-il possible de cesser puérilement d’accuser toujours les ‘gros méchants d'en face’ ? Parce que, ce faisant on attire ainsi l’attention sur des forces sur lesquelles on ne peut pas agir. Dans ce cas, les seules issues, paralysantes, restent de s’indigner et de se plaindre entre soi, même noblement, de la méchanceté des pédagogistes, de la perversion de l’encadrement…

Il serait au contraire tout à fait judicieux et responsable d’ausculter les faiblesses de notre courant, ses fausses analyses et fausses positions.

D’ailleurs le problème est récurrent ; il a y une dizaine d’années déjà, je signalais au vu du caractère déjà très souvent chœur des pleureuses du mouvement antipédagogiste qu’il focalisait son attention sur une kyrielle de problèmes en éludant le traitement des questions de fond.

C’est la conclusion que je tirais dès 1999 d’une recherche intitulée «Calcul humain, calcul mental et calculettes : Questions pédagogiques » *

« L’avenir le dira : Il n'est pas déraisonnable de se poser la question du devenir de l'Éducation nationale (fut-elle laïque, obligatoire et nationalisée) au vu de son état actuel et des possibilités existantes de l'empêcher de se transformer définitivement en instrument d'"edutainment", c'est-à-dire de décervelage incapable même d'apprendre aux enfants à lire, écrire et compter : la réponse pratique viendra assez vite. On verra si la société est capable de faire naître un mouvement s'opposant à cette véritable dégénérescence et si l'administration le tolérera.
Quoi qu'il en soit, et l'exemple des progressions en mathématiques suffit à le prouver, la pédagogie "classique", bien que possédant un savoir-faire supérieur en qualité à celle des modernistes n'a pas pu résister à la vague du décervelage structuraliste qui n'a pas commencé en 68. POUR QUI VEUT SE POSER QUELQUES VRAIES QUESTIONS, LA PIERRE DE TOUCHE N'EST DONC PAS LA CRITIQUE DES MODERNISTES MAIS LA CRITIQUE DE L'IMPUISSANCE DES VAINCUS, SOUS PEINE DE VOULOIR, AU PRIX D'UNE PERTE D'ENERGIE CONSIDERABLE, RECONSTRUIRE UN SYSTEME QUI A LOGIQUEMENT ABOUTI AU DESASTRE ACTUEL. » **

Dans ce texte de 1999 sont aussi défendus pour la première fois publiquement « Lire, écrire, compter, calculer » et, ce qui est lié directement à l’ajout de calculer au fameux triptyque, la défense de la simultanéité de l’enseignement de la numération et du calcul ( les quatre opérations).

* http://www.sauv.net/delord/calcul/calc-index.html
** http://www.sauv.net/delord/calcul/9_%20Conclusion.html

II), L’an dernier en ayant l’idée que le passage au pouvoir de défenseurs de l’école allait clarifier les choses, clarification qui allait obliger le courant anti-pédagogiste à faire un bilan de son action, j’ai proposé un texte visant à donner « Quelques éléments historiques sur le danger récurrent de l’utilitarisme », texte permettant de faire un bilan des erreurs qu’a pu faire le mouvement antipedagogiste à propos de la défense de l’enseignement des mécanismes puisque, une fois que l’on a admis qu’il faut que les élèves connaissent des mécanismes, rien n’est tranché.

Mais ce texte se présentait en fait comme un appel à un bilan qui, le moins que l’on puisse en dire, n’a pas été entendu ni compris :

« Les partisans de l’instruction se retrouvent face à une conjoncture historique partiellement nouvelle. Ils sont donc confrontés aussi bien au bilan que tout courant doit faire de son activité qu’à une exigence de mise à jour et de mise au jour de leurs analyses de la situation et des tactiques qui en découlent. » (http://michel.delord.free.fr/institut-07022007.pdf )

Avons-nous besoin d’un bilan ? Pourquoi n’est-il pas encore possible de discuter sérieusement de stratégie sur le blog de Brighelli ?


III) J.-P. Brighelli a écrit :

« Le GRIP n’est fort que du nombre de ses adhérents - universitaires comme enseignants du Primaire et du Secondaire. Il pourrait pâtir de l’individualisme de certains, du sectarisme de certains autres, et ne plus être soudain pour le ministère un interlocuteur prioritaire. C’est pourquoi il est essentiel, aujourd’hui, d’adhérer à cette structure à la fois mouvante, dans sa diversité, et corsetée dans ses exigences : les Savoirs et leur transmission, au centre d’une Ecole résolument laïque.
Je vous laisse juges de la décision qui s’impose - non pas demain, mais tout de suite. Parce que le GRIP est aujourd’hui l’une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative - du Primaire à l’Université. »

J.-P. B. écrit « Le GRIP n’est fort que du nombre de ses adhérents ».

M. D. : « Non, le GRIP est surtout fort de la force de ses idées. On n’adhère pas au GRIP « pour augmenter le nombre de ses partisans » mais pour participer aux tâches du GRIP qui sont notamment d’élaborer des programmes et progressions en ne se limitant pas au niveau pour lequel on fait cours ni à la matière qu’on enseigne puisque le « I » de GRIP signifie Interdisciplinaire. L’adhésion à SLECC repose sur des bases différentes car elle suppose simplement que l’instituteur suive quelle que soit la méthode les programmes SLECC dans la mesure où c’est matériellement possible. Un instituteur qui fait une classe SLECC en CM2 avec des élèves qui n’ont jamais suivi les programmes SLECC ne peut effectivement pas enseigner les programmes du GRIP pour le CM2. Dans les circonstances présentes, nous pouvons nous poser la question suivante : Y-a-t-il une alternative entre un GRIP quantitativement imposant mais stérile et un GRIP qualitativement réduit mais efficace ? »

J.-P. B. écrit : « Le GRIP est aujourd’hui l’une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative […] Il pourrait […] ne plus être soudain pour le ministère un interlocuteur prioritaire ».

M. D. : « Donc si le GRIP n’était pas ‘une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative’ et s’il n’était pas (l’est-il ? et l’a-t-il été ?) ‘un interlocuteur prioritaire pour le ministère’, cela ne vaudrait pas la peine d’y adhérer ? En quelque sorte, si le GRIP n’était pas du côté du manche… »


IV) J.-P. Brighelli met « les Savoirs et leur transmission au centre d’une école résolument laïque» : c’est une question suffisamment complexe pour que j’y revienne ultérieurement. D’autant plus que les formulations cherchant où était le centre ( élève ou savoir(s)) m’ont toujours semblé un peu formelles et propagandistes. Ici « l’école résolument laïque » serait donc sur les bords ?

Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 22 juin 2008

Bonjour,

Il semble bien que l'on puisse dire que l'on arrive à une phase de développement du mouvement dit antipédagogiste qui montre ses limites. Ces limites sont sévères pour ceux qui prétendaient, dans leur activisme, mettre au premier plan exclusivement la négociation avec le pouvoir politique. Pour sa part, le GRIP a invariablement eu une politique équilibrant les négociations souhaitables avec tout gouvernement, notamment sur les programmes nationaux, et son activité de mise en place du réseau SLECC.

I) Mais il serait trop facile de dire entre nous et comme d'habitude que la responsabilité de cet état de fait incombe exclusivement à nos adversaires. Serait-il possible de cesser puérilement d’accuser toujours les ‘gros méchants d'en face’? Parce que, ce faisant on attire ainsi l’attention sur des forces sur lesquelles on ne peut pas agir. Dans ce cas, les seules issues, paralysantes, restent de s’indigner et de se plaindre entre soi, même noblement, de la méchanceté des pédagogistes, de la perversion de l’encadrement…

Il serait au contraire tout à fait judicieux et responsable d’ausculter les faiblesses de notre courant, ses fausses analyses et fausses positions.

D’ailleurs le problème est récurrent; il a y une dizaine d’années déjà, je signalais au vu du caractère déjà très souvent chœur des pleureuses du mouvement antipédagogiste qu’il focalisait son attention sur une kyrielle de problèmes en éludant le traitement des questions de fond.

C’est la conclusion que je tirais dès 1999 d’une recherche intitulée «Calcul humain, calcul mental et calculettes : Questions pédagogiques» *

«L’avenir le dira: Il n'est pas déraisonnable de se poser la question du devenir de l'Éducation nationale (fut-elle laïque, obligatoire et nationalisée) au vu de son état actuel et des possibilités existantes de l'empêcher de se transformer définitivement en instrument d'"edutainment", c'est-à-dire de décervelage incapable même d'apprendre aux enfants à lire, écrire et compter : la réponse pratique viendra assez vite. On verra si la société est capable de faire naître un mouvement s'opposant à cette véritable dégénérescence et si l'administration le tolérera.
Quoi qu'il en soit, et l'exemple des progressions en mathématiques suffit à le prouver, la pédagogie "classique", bien que possédant un savoir-faire supérieur en qualité à celle des modernistes n'a pas pu résister à la vague du décervelage structuraliste qui n'a pas commencé en 68. Pour qui veut se poser quelques vraies questions, la pierre de touche n'est donc pas la critique des modernistes mais la critique de l'impuissance des vaincus, sous peine de vouloir, au prix d'une perte d'énergie considérable, reconstruire un système qui a logiquement abouti au désastre actuel.» **


Dans ce texte de 1999 sont aussi défendus pour la première fois publiquement «Lire, écrire, compter, calculer»et, ce qui est lié directement à l’ajout de calculer au fameux triptyque, la défense de la simultanéité de l’enseignement de la numération et du calcul ( les quatre opérations).

* http://www.sauv.net/delord/calcul/calc-index.html
** http://www.sauv.net/delord/calcul/9_%20Conclusion.html

II), L’an dernier en ayant l’idée que le passage au pouvoir de défenseurs de l’école allait clarifier les choses, clarification qui allait obliger le courant anti-pédagogiste à faire un bilan de son action, j’ai proposé un texte visant à donner «Quelques éléments historiques sur le danger récurrent de l’utilitarisme », texte permettant de faire un bilan des erreurs qu’a pu faire le mouvement antipedagogiste à propos de la défense de l’enseignement des mécanismes puisque, une fois que l’on a admis qu’il faut que les élèves connaissent des mécanismes, rien n’est tranché.

Mais ce texte se présentait en fait comme un appel à un bilan qui, le moins que l’on puisse en dire, n’a pas été entendu ni compris:


«Les partisans de l’instruction se retrouvent face à une conjoncture historique partiellement nouvelle. Ils sont donc confrontés aussi bien au bilan que tout courant doit faire de son activité qu’à une exigence de mise à jour et de mise au jour de leurs analyses de la situation et des tactiques qui en découlent.» ( http://michel.delord.free.fr/institut-07022007.pdf )


Avons-nous besoin d’un bilan? Pourquoi n’est-il pas encore possible de discuter sérieusement de stratégie sur le blog de Brighelli?


III) J.-P. Brighelli a écrit:

«Le GRIP n’est fort que du nombre de ses adhérents - universitaires comme enseignants du Primaire et du Secondaire. Il pourrait pâtir de l’individualisme de certains, du sectarisme de certains autres, et ne plus être soudain pour le ministère un interlocuteur prioritaire. C’est pourquoi il est essentiel, aujourd’hui, d’adhérer à cette structure à la fois mouvante, dans sa diversité, et corsetée dans ses exigences : les Savoirs et leur transmission, au centre d’une Ecole résolument laïque.
Je vous laisse juges de la décision qui s’impose - non pas demain, mais tout de suite. Parce que le GRIP est aujourd’hui l’une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative - du Primaire à l’Université.»

J.-P. B. écrit «Le GRIP n’est fort que du nombre de ses adhérents».

M. D.: «Non, le GRIP est surtout fort de la force de ses idées. On n’adhère pas au GRIP «pour augmenter le nombre de ses partisans» mais pour participer aux tâches du GRIP qui sont notamment d’élaborer des programmes et progressions en ne se limitant pas au niveau pour lequel on fait cours ni à la matière qu’on enseigne puisque le «I» de GRIP signifie Interdisciplinaire. L’adhésion à SLECC repose sur des bases différentes car elle suppose simplement que l’instituteur suive quelle que soit la méthode les programmes SLECC dans la mesure où c’est matériellement possible. Un instituteur qui fait une classe SLECC en CM2 avec des élèves qui n’ont jamais suivi les programmes SLECC ne peut effectivement pas enseigner les programmes du GRIP pour le CM2. Dans les circonstances présentes, nous pouvons nous poser la questionsuivante : Y-a-t-il une alternative entre un GRIP quantitativement imposant mais stérile et un GRIP qualitativement réduit mais efficace?»

J.-P. B. écrit: «Le GRIP est aujourd’hui l’une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative[…]Il pourrait […] ne plus être soudain pour le ministère un interlocuteur prioritaire».

M. D.: «Donc si le GRIP n’était pas ‘une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative’ et s’il n’était pas (l’est-il? et l’a-t-il été?) ‘un interlocuteur prioritaire pour le ministère’, cela ne vaudrait pas la peine d’y adhérer? En quelque sorte, si le GRIP n’était pas du côté du manche…»


IV) J.-P. Brighelli met «les Savoirs et leur transmission au centre d’une école résolument laïque»: c’est une question suffisamment complexe pour que j’y revienne ultérieurement. D’autant plus que les formulations cherchant où était le centre ( élève ou savoir(s)) m’ont toujours semblé un peu formelles et propagandistes. Ici «l’école résolument laïque» serait donc sur les bords?

Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 22 juin 2008

J'ai peur que mes bonnes intentions ne soient pas bien comprises... Les gardiens du temple s'insurgent...
JPB

Écrit par : brighelli | 22 juin 2008

"Bonjour,

Il semble bien que l'on puisse dire que l'on arrive à une phase de développement du mouvement dit antipédagogiste qui montre ses limites. Ces limites sont sévères pour ceux qui prétendaient, dans leur activisme, mettre au premier plan exclusivement la négociation avec le pouvoir politique, etc...etc..."

Ecrit par : Michel Delord | 22 juin 2008

"Dans leur "activisme""? Rien que ça! Qui est-ce qui est donc visé?
Tout le long développement ci-dessus me paraît singulièrement emberlificoté, pas vraiment clair. Il respire l'intrigue, l'esprit de chapelle. C'est vrai que plus on complique les choses, plus on retarde la résolution des questions et... plus on se met en valeur soi-même.
"Individualisme" de certains, disait JPB? On en a la preuve.

Écrit par : Jean | 22 juin 2008

Oui, je crois d'ailleurs que c'était à peu près la question que je posais à Guy avant-hier... Avec une dénégation énergique à la clé.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2008

Bravo Michel, tu as réussi à unifier le front Jean - Christophe Sibille !!!!

Écrit par : Pascal | 22 juin 2008

Bonjour en passant. Tiens on parle des aveugles et de la littérature! Certains employés de la COTOREP auraient vraisemblablement bien besoin de découvrir cette discipline pour leur ouvrir, sinon les yeux, tout au moins le coeur et un minimum de réflexion. L'un de mes amis d'enfance est aveugle depuis l'âge de 5 ans. L'instituteur de la classe unique de son village se procura le matériel nécessaire pour lire et écrire en braille et l'enseigna à l'enfant et à sa mère - mère de famille nombreuse et veuve aux revenus modestes ne se plaignant jamais - avant d'envoyer ensuite son élève à l'Institut national des jeunes aveugles de Paris. Là l'enfant apprit la musique, pratiqua le piano, passa son bac ,étudia les lettres avant de se tourner vers la profession de masseur-kinésithérapeute, puis de se marier à une aveugle et de fonder une famille de trois enfants dont deux sont devenus aveugles et exercent la profession du père. Pas la peine de sortir les mouchoirs puisque jusqu'ici les obstacles sont surmontés, que personne ne se plaint et que les petits enfants mettent de l'animation dans la maison.
Un jour le couple reçoit la visite d'un employé de la COTOREP qui constate la parfaite organisation du quotidien de cette famille et la bonne marche du cabinet assurant des revenus décents. Trop décents peut-être, car l'employé soucieux du bon emploi de l'argent des contribuables, suggère alors la suppression de l'allocation d'une tierce- personne pourtant indispensable à cette famille.
Quel rapport avec la littérature me direz- vous ? Simplement mes amis (ils lisent beaucoup et je fais partie de ceux qui enregistrent des cassettes) ont su trouver les mots, les images, et les arguments nécessaires pour faire comprendre à l'employé zélé qu'ils ne volaient rien à personne.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 juin 2008

"Bravo Michel, tu as réussi à unifier le front Jean - Christophe Sibille !!!!"

C'y toune miracle, Salomon !

Oune vraie miracle !

(les amateurs de Gerard Oury reconnaîtront)

Bon je vais être honnête, je n'ai pas tout suivi au message de Michel Delord. Si j'ai bien compris, les antipedagogistes n'ont pas encore fait leur autocritique, et sont tellement focalisés sur la critique des pédagos qu'ils leur font plus de pub qu'autre chose, en ne proposant pas grand chose derrière ?
En gros, on est le P.S. de la pédagogie, et Brighelli est notre Moscovici ?

Écrit par : Jeremy | 22 juin 2008

En ce cas, qui est notre L. Jospin ?

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

L'esprit de Marcel Proust m'a visité cette nuit et m'a demandé d'insérer quelques "paperolles" supplémentaires ;-) :


"...C'est alors qu'à la lumière dorée du crépuscule, ravivée par l'éclat vacillant des candélabres qu'Oriane de Guermantes avait fait apporter pour lutter contre la marée des ombres qui noyaient peu à peu le salon et assaillaient les dernières lueurs du jour, m'apparut le visage d'une femme que je reconnus aussitôt sans pouvoir la nommer, portrait récent sous lequel apparaissaient les traces d'une esquisse plus ancienne, "remords de peintre" moins achevé peut-être mais non moins émouvant que l'actuel, plus lisse, plus coloré et plus ardent, Vénus printanière surgissant de l'écume sous la Pomone qui rayonnait dans la maturité sublime de son automne.

Cependant, des rides apparaissaient aux coins des yeux et de la bouche, griffaient l'albâtre du front, comme si un apprenti inexpert ou un rival jaloux avait retouché un chef d'oeuvre ; seuls les yeux épargnés qui témoignent en nous de la permanence du moi profond, me l'avaient fait reconnaître. Et j'y lus qu'à son tour, son imagination tâchait dans un mouvement symétrique au mien d'ajuster l'image qu'elle voyait avec celle qu'elle gardait dans la chambre obscure de sa mémoire, pour juger que celui qu'elle avait devant elle et celui dont elle conservait le souvenir ne faisaient qu'un. J'y lus aussi qu'elle était resté la jeune fille espiègle, la "femme enfant" que j'avais aimée et qui m'avait tant fait souffrir, mais aussi, à leur éclat mélancolique, qu' elle payait trop cher le mal qu'elle m'avait fait, qui n'était après tout que celui de m'avoir aidé à grandir, car pour les êtres comme elle qui ne vieilllissent qu'en apparence, la tragédie de la vieillesse, ce n'est pas qu'ils vieillissent, mais qu'ils restent jeunes.

Et de même que les traits sauvegardés de la jeune fille en fleur que j'avais aimée affleuraient sous ceux de la femme mûre, on pressentait que dans vingt ans peut-être l'oeuvre du temps découvrirait aussi, sous les cheveux blanchis, sous le masque de la vieillesse, ceux de l'enfance intacte et sculpterait, dans la compassion des derniers jours, une pure clairière habitée par les anges...l'enfance qui est la première esquisse de notre être mais aussi la période de notre vie dont nous nous rapprochons en vieillissant, car le temps est semblable au cycle des saisons dont la dernière est à la fois le terme et le recommencement.

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Ouééééééééééééééé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Robin, je vais être franc : je n'adhérais pas beaucoup à la toute première version.

Mais votre dernier texte, avec ajout de paperolles, est très bien !

Bravo !

Écrit par : Jeremy | 22 juin 2008

"Bravo Michel, tu as réussi à unifier le front Jean - Christophe Sibille !!!!"

Ecrit par : Pascal | 22 juin 2008

Mais je suis pour l'unification de tous les fronts!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2008

Pensez-vous que la réforme des lycées va entraîner des suppressions de postes de profs deja en poste (le dernier arrivé dans l'étab est le premier qui part...) ?

Si c'est le cas, TOUS les lycées seront concernés! non?

Comment va-t-on gérer ces profs sans postes qui s'ajouteront aux TZR et aux nouveaux recrutés ?

Écrit par : mitch | 22 juin 2008

Tout le long développement ci-dessus me paraît singulièrement emberlificoté, pas vraiment clair. Il respire l'intrigue, l'esprit de chapelle. C'est vrai que plus on complique les choses, plus on retarde la résolution des questions et... plus on se met en valeur soi-même.
"Individualisme" de certains, disait JPB? On en a la preuve.

Ecrit par : Jean | 22 juin 2008

Jean, j'ai déjà eu l'occasion sous divers pseudos de dire à quel point je vous trouvais con et malodorant.
Mais là, vous atteignez la bêtise la plus crasse. Que vous ne soyez pas capable de comprendre l'intelligence de Michel Delord, c'est votre problème, mais, de grâce, ne faîtes pas étalage de cette tare.
Je ne connais de vous que vos participations ignobles et crasseuses à ce blog. Y a-t-il par ailleurs des oeuvres à travers lesquelles on pourrait approfondir votre insondable connerie? un site, des livres, une marque de PQ?
J'ai quelques intérêts parfois pour la psychosociologie.
D'avance merci.

Écrit par : Elisabeth B. | 22 juin 2008

Bon, le message de Michel Delord me paraît bien sentencieux : encore quelqu'un qui prétend avoir découvert qu'une révolution copernicienne est nécessaire !

Cette fois, c'est la nébuleuse instructionniste qui devrait être mise au centre !

Pour ma part, et désolé si je froisse des susceptibilités, les stratégies inter-courants je m'en cogne.

On est sur un blog, on lit les papiers de Brighelli, et on fait des commentaires dans les marges. C'est tout.

Voilà tout à coup quelqu'un (très estimable au demeurant) qui débaroule au comptoir du bar et qui lance tout à trac : "eh les gars, z'avez rien compris à rien ! C'est tout le contraire qu'y faut faire !"

Bon, ben on lui paye un coup ou on le ramène chez lui, et puis voilà.

Cette manie de certains de vouloir construire des programmes et des manifestes, c'est quand même un peu lourdingue.

Pour ma part, je suis pour le triptyque "doute - expérience - déconne" :

- Je ne veux pas entendre de grandes théories révolutionnaires et parfaites, c'est déjà ce dont je suis abreuvé au boulot !

- Je suis intéressé par les expériences quotidiennes de chacun, je partage les miennes, et on essaie d'en trouver la logique, les leçons.

- Quant à la déconne, c'est ce qui aide à tenir. Si je viens sur ce blog, c'est que la plupart de mes collègues ne sont pas prêt à entendre ce qu'on veut leur dire, ils préfèrent se raconter des histoires, comme quoi le niveau monte, la gauche-bécassine va nous sauver, les élèves vont apprendre tout seuls.

Alors assez de culpabilisation sur le thème "gnagnagna vous êtes jaloux, gnagna vous leur faites de la pub !" - partager ses sentiments, ça fait du bien, nom de Dieu ! même si ça relève du parler défoulatoire et du mur des lamentations (pour ne pas parler du mur des chiottes, mais j'men fous, j'assume!)

Quant à la meilleure stratégie, elle passe par la démonstration auprès des parents de la validité de nos principes et de nos analyses. Pour ma part, je suis fier d'être impopulaire auprès de certains collègues et inspecteurs, parce que la plupart des élèves et quasiment tous les parents me remercient de ce que je fais. Si les résultats que l'on obtient ne convainquent pas, y'a pas de stratégie à chercher, on a tort et puis c'est tout !

La confusion idéologique qui règne actuellement va probablement cesser dans quelques années, tout ce qu'il faut faire c'est résister et expliquer, prouver le mouvement en marchant.

Écrit par : sanjuro | 22 juin 2008

Jean, j'ai déjà eu l'occasion sous divers pseudos de dire à quel point je vous trouvais con et malodorant.
Mais là, vous atteignez la bêtise la plus crasse. Que vous ne soyez pas capable de comprendre l'intelligence de Michel Delord, c'est votre problème, mais, de grâce, ne faîtes pas étalage de cette tare.
Je ne connais de vous que vos participations ignobles et crasseuses à ce blog. Y a-t-il par ailleurs des oeuvres à travers lesquelles on pourrait approfondir votre insondable connerie? un site, des livres, une marque de PQ?
J'ai quelques intérêts parfois pour la psychosociologie.
D'avance merci.

Ecrit par : Elisabeth B. | 22 juin 2008

Quand je pense que ce mec a des élèves face à lui ; ça fait froid dans le dos.

Écrit par : aliscan | 22 juin 2008

La confusion idéologique qui règne actuellement va probablement cesser dans quelques années, tout ce qu'il faut faire c'est résister et expliquer, prouver le mouvement en marchant.

Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2008

Le seul problème est que dans le camp d'en face ils ne marchent pas, ils courent.

Tout récemment j'ai discuté avec un de ces nains du ministère, membre de la Nomenklatura, qui travaille dans l'ombre à réformer l'école pour en faire la fabrique du "citoyen de la démocratie participative éclairée" (Ph Meirieu).

Sa conviction est celle en mode libéral et soft d'un militant pur et dur d'une cause révolutionnaire. Le dernier obstacle qui, selon lui, bloque encore le passage de l'école républicaine et élitiste à l'école réellement démocratique est la loi Fillon qui retarde les départs à la retraite de la génération actuelle et ringarde des enseignants. Mais une fois celle-ci dehors la voie sera libre pour édifier l'école moderne où il fera si bon vivre et travailler 35 heures par semaine à former le "citoyen de la société de la connaissance et de l'éducation tout au long de la vie".

Écrit par : marigot | 22 juin 2008

Le narrateur du Temps retrouvé croise une femme qu'il a aimée dans sa jeunesse et pour laquelle il conserve une vive affection. Il perçoit, sous ses traits vieillissants, les traces de sa beauté d'autrefois. En vous inspirant de l'extrait proposé (texte D), vous imaginerez la description qu'il pourrait en faire.

Madame de Courvoisier passait généralement seule des jours mornes et sans fin, animés quelquefois par la seule distraction que lui octroyait la tenue de son salon, toutefois peu fréquenté depuis l'éclat qu'avait provoqué M. Deltaille, au cours d'un soir d'été 1912, en lançant avec orgueil à l'un de ses sombres rivaux amoureux :
"Monsieur, je vous ferai aujourd'hui reconnaître,
Que ma femme est ma femme, et que j'en suis le maître."
Mais aujourd'hui, cette ancienne fierté de la noblesse provinciale s'était résolue à affronter le soleil quotidien et les rues de la ville, parcourues par tous ces quidams qu'elle méprisait pourtant profondément. Je ne l'eusse sans doute pas reconnue, sans cette volonté insigne et mystérieuse que le hasard semble mettre dans l'organisation invisible de ces rencontres fortuites et spontanées, dont toute notre vie est étrangement émaillée, et qui faisaient dire au Duc de Saint-Augier, fraichement revenu d'un désagréable séjour à York, mais dont il tenait à montrer qu'il en avait ramené d'insondables connaissances en langue anglaise : "It was written in the stars". Madame de Courvoisier avait la pâleur des victimes expiatoires, dont elle avait aussi la grandeur, mais elle évoquait plus encore la beauté romantique que peut avoir l'espoir d'un martyr chrétien. Sacrifiée sur l'autel des amitiés factices et des hypocrisies doucereuses, marquée par des années de souffrance dissimulée, de luttes vaines, et menacée par l'approche imminente de la mort qui s'approchait d'elle doucement, elle portait les stigmates de la haine sublimée en désir, comme l'un de ces masques vénitiens qui ne cachent qu'une infime partie du visage, mais nous rendent presque invisibles à ceux qui nous connaissent le mieux. Elle était comme rongée par les sentiments, les événements, les émotions qu'elle s'efforçait d'oublier, mais qui transparaissaient et resplendissaient, avec sa jeunesse, pour lui faire retrouver une partie de l'éclat que je lui avais toujours connu. Elle semblait émaner d'une époque révolue, dont elle se serait échappée à force de luttes contre la maladie, la vieillesse et la mort. Un Dieu clément lui avait peut-être accordé ce don, rare entre les femmes de sa génération, et quasiment inexistant parmi toutes ses nobles fréquentations, de garder pour quelques années encore la luminosité d'un temps qui n'existait plus, et d'inspirer à ceux qui la rencontraient une amitié douce et sincère. Les traits saillants de la vicomtessse semblaient autant de cicatrices qu'une souffrance muette et insidieuse lui avait infligées au fil des ans passés dans la médiocrité de ses appartements, et la mort avait sans doute rôdé en vain autour de cette femme auourd'hui traitée avec privilège par une divinité capricieuse, qui ne l'avait jamais considérée de toute sa vie, mais qui maintenant lui octroyait l'une des grâces les plus exceptionnelles. Cette figure d'éternité détruite, de sacrifice désespéré pour une cause qui ne s'était jamais révélée qu'à elle, ni Francisco de Goya, ni Michelangelo Perisi da Caravaggio n'auraient osé la renier. Mme de Courvoisier gardait ainsi de sa beauté les premiers attraits, auxquels se mêlaient pourtant les marques et les outrages du temps. Sans qu'elle s'en doutât le moins du monde, elle découvrait parfois une partie de son être, au détour d'un geste apparemment banal, d'une remarque fine, d'une pose négligemment élégante, et une once de sa beauté d'antan perçait alors au travers des blessures que son corps et son âme avaient conjointement subies dans l'adversité du siècle. Et comme face à ce sentiment étrange, indéfinissable, que seul un requiem peut insuffler aux âmes qui, sorties de leur morose banalité, entrevoient durant un court instant la profondeur des mystères qui les tortureront à jamais, je compris que le fard discret appliqué sur ses joues creuses et abîmées, la pâleur de son teint autrefois si doux et coloré, et son apparente affliction, qui la faisait se tenir à la fois courbée et la mine triste, alors qu'elle n'avait jamais été que joie de vivre et désir de combattre pour l'honneur de sa famille, n'étaient que des reflets encore vivaces d'un passé dévoué à un être qu'elle-même n'aurait osé nommer, et dont l'identité disparaîtrait peu à peu, au fil du temps.

Écrit par : Jeremy | 22 juin 2008

Bon, le message de Michel Delord me paraît bien sentencieux : encore quelqu'un qui prétend avoir découvert qu'une révolution copernicienne est nécessaire !
Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2008

A l'aune de ce que Jean vient de déguster, vous prenez des risques !
Mais même si tout ce que dit Delord n'en est pas, il faut bien avouer que par moments nous sommes vraiment "le blog des pleureuses" sauf à défendre nos idées sur le terrain et là je ne doute pas que la somme de nos petites actions et des informations glanées sur ce site sont/soient utiles (ô profs de français, dans la série instruisez-moi : faut-il utiliser un subjonctif ?).

Écrit par : victor | 22 juin 2008

Bon, le message de Michel Delord me paraît bien sentencieux : encore quelqu'un qui prétend avoir découvert qu'une révolution copernicienne est nécessaire !

Cette manie de certains de vouloir construire des programmes et des manifestes, c'est quand même un peu lourdingue.

Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2008

C'est mon sentiment.
Qualifier d'"activisme" la forme d'action adoptée par d'autres que soi, alors que la bataille pour l'école fait rage, me paraît singulièrement déplacé.

Écrit par : Jean | 22 juin 2008

A l'aune de ce que Jean vient de déguster, vous prenez des risques !

Ecrit par : victor | 22 juin 2008

Vous savez, victor, en cette fin d'année, certaines perdent leurs nerfs. Je n'y attache pas plus d'importance que ça!

Écrit par : Jean | 22 juin 2008

Bravo Jérémy. J’aime beaucoup la conclusion pour le rythme de la phrase qui place le mot « temps » à la fin (comme dans la dernière phrase de l’original d’ailleurs). Mais le propos n’est pas très proustien : « disparaîtrait peu à peu, au fil du temps »

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Bon, et mon texte, il vaut quoi alors ?

Écrit par : Jeremy | 22 juin 2008

Ah ouf merci Uncertain, nos posts se sont croisés.

Écrit par : Jeremy | 22 juin 2008

"Si du moins il m'était laissé assez de temps pour accomplir mon oeuvre, je ne manquerais pas de la marquer au sceau de ce Temps dont l'idée s'imposait à moi avec tant de force aujourd'hui, et j'y décrirais les hommes, cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux, comme occupant dans le Temps une place autrement considérable que celle si restreinte qui leur est réservée dans l'espace, une place, au contraire, prolongée sans mesure, puisqu'ils touchent simultanément, comme des géants, plongés dans les années, à des époques vécues par eux, si distantes, - entre lesquelles tant de jours sont venus se placer - dans le Temps. "

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Et comme face à ce sentiment étrange, indéfinissable, que seul un requiem peut insuffler aux âmes qui, sorties de leur morose banalité, entrevoient durant un court instant la profondeur des mystères qui les tortureront à jamais, je compris que le fard discret appliqué sur ses joues creuses et abîmées, la pâleur de son teint autrefois si doux et coloré, et son apparente affliction, qui la faisait se tenir à la fois courbée et la mine triste, alors qu'elle n'avait jamais été que joie de vivre et désir de combattre pour l'honneur de sa famille, n'étaient que des reflets encore vivaces d'un passé dévoué à un être qu'elle-même n'aurait osé nommer, et dont l'identité disparaîtrait peu à peu, au fil du temps.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2008

A mon tour de crier : wahououououou!!!!!!

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Mais une fois celle-ci dehors la voie sera libre pour édifier l'école moderne où il fera si bon vivre et travailler 35 heures par semaine à former le "citoyen de la société de la connaissance et de l'éducation tout au long de la vie".

Ecrit par : marigot | 22 juin 2008

C'est exactement ce que nous nous disions l'autre jour avec ma collègue documentaliste.

Mais peut-être qu'après nous avoir ainsi poussés dehors, oubliés pour construire leur mirifique château espagnol (plutôt une maison américaine style "wonderworld"), ressentiront-ils le besoin d'aller "à la recherche du temps perdu" ?

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Je souris en pensant à ce que donnerait la même scène mais traitée par un Houellebecq ou un Céline. Cela serait sans doute moins gracieux.

« En rentrant dans la chambre, je me suis tout de suite rendu compte que c’était foutu. Ses fesses pendaient, comprimées par les jarretelles, ses seins n’avaient pas résisté à l’allaitement. Il aurait fallu une liposuccion, des injections de silicone, tout un chantier. »(Les Particules élémentaires)

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

ou Villon d'ailleurs

Et je remains vieille, chenue.
Quand je pense, lasse ! au bon temps,
Quelle fus, quelle devenue!
Quand me regarde toute nue,
Et je me vois si très changée,
Pauvre, sèche, maigre, menue,
Je suis presque toute enragée.

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Villon est moins cynique, plus émouvant. Il y a une anecdote à ce sujet dans « Le Roi vient quand il veut » de Michon. Alors que sa mère meurt, Michon, écrivain, ne sait quoi dire. Il ne sait pas de prières pour l’accompagner . Alors, simplement, il se met à réciter la « ballade des pendus »

« Freres humains qui après nous vivez… »

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Bravo, Robin et Jeremy! Vos pastiches respectifs ne sont pas indignes de leur illustre modèle !

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2008

puisqu'ils touchent simultanément, comme des géants, plongés dans les années, à des époques vécues par eux, si distantes, - entre lesquelles tant de jours sont venus se placer - dans le Temps. "

Ecrit par : uncertain | 22 juin 2008

Je pense qu'il faut créditer Marcel Proust d'une pensée philosophique.

On a souvent cité Bergson à cet égard, mais il ya aussi chez lui la vieille problématique du rapport entre le temps et l'éternité (Aristote, St Augustin, St Thomas d'Aquin) et celle, plus concrètement psychologique, plus vérifiable de la "permanence du moi" qui est la plus grande énigme de la psychologie. et comme une image du rapport enytre temps et éternité.

C'est ce qu'Aristote nomme avec Platon et toute la philosophie grecque "l'upokaimenon" (mot à mot ce qui se tient au-dessous) que la philosphie médiévale traduira en latin par "substantia" (substance) et "oussia" (essence) et Descates par "subjectum" le sujet pensant.

A propos de Michel Houellebecq et de Céline, je pense qu'il y aussi dansle portrait du duc de Guermantes, un aspect profanatoire.

Il faut admirer aussi comment Proust fait passer dans son oeuvre littéraire, non seulement une pensée philosophique et une connaissance approfondie de l' histoire de l'art (Emile Mâle, Ruskin...) mais aussi des connaissances médicales (son père était un épidémiologiste réputé et son frère était médecin). Le portrait du duc proposé en modèle d'écriture pour le sujet d'invention du bac est aussi le diagnostic d'une artériosclérose.

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Suite du sujet d'invention de l'EaF("en vous inspirant de Marcel Proust..."):
diverses propositions équivalentes:
-pour l' examen de solfège(2ème année):"En vous inspirant de Mozart,vous écrirez une symphonie."
-pour l'examen d'architecture:"en vous inspirant de Eiffel,dressez le plan d'une tour."
-pour l'examen de médecine:"En vous inspirant de Pasteur,donnez la formule d'un vaccin de votre choix."

Écrit par : mirwac | 22 juin 2008

Bravo, Robin et Jeremy! Vos pastiches respectifs ne sont pas indignes de leur illustre modèle !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2008

C'est le plus beau compliment que vous puissiez faire.

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Merci Sylvie !

Je crois que Robin et moi on va proposer un livre de pastiches.

Écrit par : Jeremy | 22 juin 2008

Merci Sylvie !

Je crois que Robin et moi on va proposer un livre de pastiches.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2008

Je veux bien, mais je n'ai pas conservé de traces écrites de ceux que j'ai mis sur le blog (de Proust, Queneau, Mauriac et Saint-Simon, si je me souviens bien et dans le désordre !)

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Robin, vous êtes plus compétent que moi en philosophie ! Mais enfin, Proust avait étudié la philosophie, lisait la Bible. Il lui arrive même, je crois, de citer Huxley.

Plus curieux, et pour autant que je me souvienne de mes cours de Deug, on avait même tenté un rapprochement avec Einstein (relativité, temps/espace)…Vous savez : “ Un homme qui dort tient en cercle autour de lui le fil des heures des années et des mondes... ”

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Il est des hommes qu'il convient de mentionner, non en raison de leurs talents et des services insignes qu'ils rendirent à la France mais des calamités qu'ils engendrèrent.

Au premier rang d'iceux, le chanoine Meirieu, du Parti de la Rose, qui rompit force lance avec le chevalier de Brighelli, mousquetaire du roy, gentilhomme lettré originaire de l'île de Corse...

"Il y a du mérite sans élévation, mais il n'y a pas d'élévation sans mérite." disait le duc François de la Rochefoucauld ; le chanoine fit mentir la seconde partie de cette maxime.

Titulaire du grand cordon de l'ordre du Saint-Esprit, chancelier de l'institut de formation des maîtres de la ville de Lyon, conseiller de Mademoiselle Royal qui fut la maîtresse de Monsieur le bailli de Hollande, chef du Parti de la Rose, conseiller de Monsieur le cardinal Claude de la Morgue, l'homme le plus déplaisant du royaume, grand pourfendeur de maîtres d'école, le chanoine Meirieu était doté de toutes les qualités qui favorisent la réussite : souplesse d'échine, sens de la flatterie, aptitude à sentir d'où souffle le vent...

Utopiste par calcul, il mit au service de ses ambitions quelques rêveries sommaires qu'il avait glané en mai 1668, lors de la fronde des étudiants de Paris : "Il n'est point permis d'interdire", "Nul n'a le droit d'enseigner" "Nul ne doit détenir l'autorité"...

Ces idées que l'on attrape comme une fièvre dans la naïve ardeur du printemps et qui laissent aux hommes en vieillissant un souvenir attendri, le chanoine en avait fait son fonds de commerce...

Il vendait sur la place public, entre un arracheur de dents et un vendeur de lotion capillaire pour les chauves, les châteaux en Espagne de ses mirobolantes pacotilles : apprentissages sans effort, savoir que les enfants construisent sans l'aide des maîtres, lettres qui s'inscrivent d'elles-mêmes dans les cerveaux...

Tout cela en termes nébuleux et alambiqués afin d'impressionner le profane.

Balivernes pour les gobeurs dont Monsieur de Molière songeait à faire une nouvelle pièce : "Le Pédagogue admirable", ayant déjà campé le personnage dans les "Précieuses ridicules" sous les traits de Mascarille.

Tout cela eût été sans conséquences si le chanoine se fût contenté d'enrichir la galerie des "chimériques", mais c'eût été sans compter sans l'ardeur de son insatiable ambition et sans les calculs ou la naïveté de ceux qui firent appliquer ses chimères dans toutes les écoles du royaume.

Avec la chanoinesse Charmeux, de l'ordre des Ignorantines, le chanoine répandait sur tous les plus illustres pédagogues de son temps les plus noires calomnies : Monsieur Nicole était un cuistre, le grand Arnauld un imbécile, les écoles de Port-Royal un repaire de serpents à sonnettes, le grammairien Lhomond un bourreau d'enfants.

Le salut des enfants du royaume résidait dans l'abrogation complète de méthodes qui avaient fait leurs preuves et dans l'adoption des leurs qui jamais ne les firent.

Après trente années de chimères, on vit bien que les enfants étaient tout assotis, rêvasseurs, hébétés, ignorants, ne sachant ni lire ni écrire et on s'interrogea.

Le chanoine jura ses grands dieux qu'il n'y était pour rien, mais les moeurs, les parents, les journaux illustrés et "l'étrange lucarne" et que c'était faute de n'avoir point appliqué ses idées avec suffisamment de zèle qu'on en était arrivé là.

Cependant, après avoir abêti tous les enfants du royaume avec ses étranges théories, le chanoine eut, vers la fin, comme le chevalier à la triste figure, un sursaut de lucidité et de vertu. S'étant dépouillé de son cordon et de ses honneurs, il reconnut ses erreurs et finit à la Trappe.

Mais le Père Jean, supérieur de la savantissime congrégation des Bénédictins n'estoit point dupe : c'est Raminagrobis répétait-il à qui voulait l'entendre...Il vous croquera tous !

Ecrit par : Robin | 02 septembre 2007

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Issu d'une ancienne famille de la noblesse de Hongrie, le vicomte Nicolas Sarkozy était un homme petit par la taille et grand par l'ambition qui accéda par degrés à la suprême élévation.

Comme la plupart des hommes ne jugent des autres hommes que selon leur degré de gloire et de fortune, le vicomte qui avait été fort délaissé dans l'adversité, ayant choisi jadis le mauvais parti, devint tout à coup le centre de toutes les attentions et l'objet de toutes les flatteries.

C'était à qui renierait son ancien parti pour rejoindre le sien. Qui celui de Monsieur le bailli François de Hollande avant que sa maîtresse ne lui prît sa charge, qui celui du pauvre François, duc de Bayrou dit "Le Malchanceux".

Se plaisant en la compagnie des chanteurs, des nouveaux riches et des gens de théâtre, gens de talents divers qui lui monnayoient leur soutien par la promesse d'exemptions particulières, le vicomte se distinguait par dessus tout par une extraordinaire habileté à dire à chacun, en toute occasion, ce qu'il désirait entendre, se réclamant de tous les plus grands hommes du siècle, quelque qu'aient été leurs opinions, fussent-elles le plus opposées aux siennes.

Les plus désabusés disaient : "Où nous mènera-t-il ?".

Mais la lucidité étant l'ennemi de l'état de grâce, ils ne furent point, au début, les plus nombreux.

Ecrit par : Robin | 19 juin 2007

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Contrairement à ce que laissait supposer son nom, le bailli François de Hollande n'était point natif des Pays-Bas.

D'une mine agréable avec un visage plein et légèrement rubicond et d'un tempéramment généralement bon enfant quand il n'était pas sous l'emprise de la colère, il ressemblait dans toutes ses élévations à un médecin de campagne ou à un notaire de province.

Féru d'idées nouvelles en plusieurs matières et partisan, peut-être un peu malgré lui, de l'émancipation du sexe faible, il s'était mis en tête de faire accéder sa femme, qui ne l'était pas tout à fait, à l'élévation suprême.

Cette dernière, d'un tempéramment très opposé au sien mettait une opiniâtretré extraordinaire au service d'une ambition sans bornes...

Robin

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Bien , j’arrête là ma compilation. Vous avez un vrai talent pour le pastiche .

Écrit par : uncertain | 22 juin 2008

Quant à la meilleure stratégie, elle passe par la démonstration auprès des parents de la validité de nos principes et de nos analyses. Pour ma part, je suis fier d'être impopulaire auprès de certains collègues et inspecteurs, parce que la plupart des élèves et quasiment tous les parents me remercient de ce que je fais. Si les résultats que l'on obtient ne convainquent pas, y'a pas de stratégie à chercher, on a tort et puis c'est tout !

La confusion idéologique qui règne actuellement va probablement cesser dans quelques années, tout ce qu'il faut faire c'est résister et expliquer, prouver le mouvement en marchant.
Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2008

Prouver le mouvement en marchant, c’est exactement ça, selon moi.

Cela doit se faire à plusieurs niveaux : les parents d’élèves et leurs enfants, nos jeunes collègues, les médias, les politiques mais en fait ceux-ci n’en ont pas grand-chose à faire, l’important c’est que nous coûtions le moins cher possible et que l’électeur nous ignore et, en tout dernier, notre hiérarchie, et là, il y a du boulot, on les comprend les pauvres, quand on a bâti sa carrière sur des opinions aussi innovantes qui ont si bien prouvé leurs limites, on campe sur ses positions et on enfonce sa tête dans le sable le plus profond possible, tout en hurlant le plus fort possible qu’on avait raison et que les anti-nous sont d’ignobles réactionnaires qui veulent transformer de pauvres gosses en perroquets. Avec la tête dans le sable, ce n’est vraiment pas commode.

Donc passons aux premiers, les parents d’élèves et leurs enfants. A mon niveau, ce sont les plus faciles à convaincre. De temps en temps, un collègue peut me donner un peu de fil à retordre, mais, généralement, lorsqu’il voit que son gamin vient volontiers à l’école, que mes menées « fascisantes » s’opèrent sans coups de règle sur les doigts et que, finalement, malgré mes méthodes, le petit apprend à lire, jongle avec les 4 opérations, il a tout au plus des petites réflexions acerbes du style : « Oui, d’accord, il sait diviser 48 par 2, mais bon, la différence entre une division partage et une division quotition, c’est quand même plus important ! ». Le petit, il s’en fiche, il sait diviser 48 par 8, et il a parfaitement compris sans grands mots que cela sert à savoir combien chaque copain aura de billes ou combien de sacs de 8 bonbons il pourra vendre à la fête de l’école.

De temps en temps, nous pouvons néanmoins rencontrer un autre type de difficultés.

Imaginons un petit Kévin, élève de CE2, qui rame un peu... Ses exercices sont souvent émaillés de fautes, il a de la peine à mémoriser ses tables de conjugaison ou de multiplication, ses dictées nous prouvent qu’il n’a pas encore vraiment la maîtrise de la grammaire et que sa mémoire lexicale est moins rapide que celle de ses camarades, ses réponses aux questions de lecture qu’il ne comprend pas toujours la trame du récit... On fait venir les parents et on annonce, avec ménagements, que Kévin tirerait profit d’un redoublement avant d’aborder les choses sérieuses au CM, antichambre du collège...
Et c’est là que papa et maman sortent de leur manche le cousin Dylan qui, lui, sait tout juste lire, n’écrit pas beaucoup, n’a jamais fait de dictées ni de grammaire, n’a toujours pas vu la soustraction en colonnes et encore moins la division et qui, pourtant, fait le bonheur de ses enseignants qui lui prédisent un grand avenir au CM puis au collège.
Hein, là, que sommes-nous censés répondre ? (le s à censés, ça va ou j’ai tout faux ?)

Et celui qu’on envoie chez l’orthophoniste en début de CE1 parce qu’il est bien moins avancé que tous ses petits camarades et qu’il nous écrit fréquemment un cratable au lieu d’un cartable et une crate au lieu d’une carte et que l’orthophoniste nous renvoie en disant aux parents que tout va bien et qu’il va finir d’apprendre à lire et à écrire au CE1 et que, de toute façon, on apprend à lire toute sa vie et qu’il a vraiment un excellent niveau par rapport aux enfants qu’il reçoit habituellement ?

Doit-on expliquer aux parents que le cousin Dylan et l’orthophoniste vivent sur une autre planète et qu’en trente ans, une grande partie de la population a oublié qu’un enfant de l’école primaire pouvait apprendre à lire, écrire, compter et calculer correctement et que, très certainement, les maîtres que Dylan a eus font partie de cette catégorie et que l’orthophoniste a dû lui aussi se laisser convaincre ?
Ce qui nous amène dans un deuxième temps à être obligés de dire que, comme pour la course à pied, le tennis ou le football, il y a des bons et des moins bons à l’école et que, malheureusement, le petit Kévin fait partie de la deuxième catégorie, ceux qui ne courent pas très vite après les savoirs... Pas fastoche en ces temps de réussite pour tous...

Passons au deuxième groupe, les jeunes collègues. Là, il y a du boulot, tout en finesse. Je m’y emploie, avec mes modestes moyens, sur les forums d’instit’. Ça marche, doucement, mais ça marche.
Encore ce matin, j’ai pondu cinq pages de conseils en message privé à une débutante qui aura « Gafi, le fantôme » dans sa future classe de CP (pas taper Anne-Marie  ! Les crédits municipaux sont ce qu’ils sont, on ne peut pas demander à une mairie de changer les vingt-cinq manuels de lecture qui équipent la classe de CP surtout lorsque l’on est nommé à titre provisoire, et puis, Gafi, franchement, c’est moins pire que Ribambelle ou Abracadalire). Sur le forum, on lance des bouchons, on susurre de petites idées très politiquement incorrectes, mais il faut garder les formes... Parfois, je me laisse aller à des grandes tirades anti – constructivistes et alors là, BOUM ! La réaction ne se fait pas attendre. Le tout est de ne pas frôler l’exclusion pure et simple. Pour le moment, j’assure. Sauf auprès de deux ou trois maîtres - formateurs ou prof d’IUFM qui ne perdent pas une occasion de me « tacler ». Mais comme Sanjuro, cela me rend plutôt fière. Les autres m’envoient des messages privés, nous nous recontactons par mails et le tour est joué. De temps en temps, je recolle le lien vers le site de SLECC et il semblerait que certains soient allés y faire un tour.
C’est une goutte d’eau, mais bon, il paraît que les petits ruisseaux font les grandes rivières et puis, la technique du pavé dans la mare, il vaut mieux la réserver à la troisième catégorie : les médias.

Remarquez, pour cette troisième catégorie, je ferais mieux de ne pas trop la ramener. Mon courage ne va pas jusque là. Je laisse cela à d’autres qui ne le font pas si mal que cela. Bien que... Encore une fois, je ne manque pas d’air à aller suggérer quelque chose dont je suis parfaitement incapable à ceux qui ont ce courage, mais tant pis, je me lance. Lorsque certains d’entre vous (je n’ose pas dire d’entre nous) interviennent à la télévision ou à la radio, il me semble qu’un peu moins d’agressivité pourrait mieux « payer » auprès de l’animateur et par là même du public, surtout si « l’adversaire » est dans le mode agressif. Mais bon, c’que j’en dis, hein.

Pour l’avant-dernière catégorie, les politiques, quoi que nous fassions, nous ne trouverons grâce à leurs yeux que si nous remplissons les deux critères cités plus haut. Pour le reste, nous ne consommons ni tableaux interactifs, ni sorties scolaires financées à grands coups de pub et nous ne produisons ni magnifiques opéras créés par les enfants ni somptueux sites d’école tellement bons pour l’image de marque de la créativité française, alors qu’on apprenne aux élèves à lire, écrire, compter et calculer, qu’est-ce qu’ils s’en tapent, les politiques !

Quant à la dernière catégorie, nous ne les convaincrons pas, quoi qu’on fasse. Quand bien même la France reviendrait au premier rang des évaluations internationales, enfonçant la Corée du Sud et la Finlande de cent coudées, ils arriveraient encore à prouver que c’est grâce à eux. Alors, autant les laisser dans leur coin marmonner leurs petites prières et leurs grandes imprécations et continuer à faire ce pourquoi nous sommes payés, instruire nos élèves.

Écrit par : catmano | 22 juin 2008

"Bon, le message de Michel Delord me paraît bien sentencieux : encore quelqu'un qui prétend avoir découvert qu'une révolution copernicienne est nécessaire !

Cette fois, c'est la nébuleuse instructionniste qui devrait être mise au centre !

Pour ma part, et désolé si je froisse des susceptibilités, les stratégies inter-courants je m'en cogne.

On est sur un blog, on lit les papiers de Brighelli, et on fait des commentaires dans les marges. C'est tout.

Voilà tout à coup quelqu'un (très estimable au demeurant) qui débaroule au comptoir du bar et qui lance tout à trac : "eh les gars, z'avez rien compris à rien ! C'est tout le contraire qu'y faut faire !"

Bon, ben on lui paye un coup ou on le ramène chez lui, et puis voilà.

Cette manie de certains de vouloir construire des programmes et des manifestes, c'est quand même un peu lourdingue.

Pour ma part, je suis pour le triptyque "doute - expérience - déconne" :

- Je ne veux pas entendre de grandes théories révolutionnaires et parfaites, c'est déjà ce dont je suis abreuvé au boulot !

- Je suis intéressé par les expériences quotidiennes de chacun, je partage les miennes, et on essaie d'en trouver la logique, les leçons.

- Quant à la déconne, c'est ce qui aide à tenir. Si je viens sur ce blog, c'est que la plupart de mes collègues ne sont pas prêt à entendre ce qu'on veut leur dire, ils préfèrent se raconter des histoires, comme quoi le niveau monte, la gauche-bécassine va nous sauver, les élèves vont apprendre tout seuls.

Alors assez de culpabilisation sur le thème "gnagnagna vous êtes jaloux, gnagna vous leur faites de la pub !" - partager ses sentiments, ça fait du bien, nom de Dieu ! même si ça relève du parler défoulatoire et du mur des lamentations (pour ne pas parler du mur des chiottes, mais j'men fous, j'assume!)

Quant à la meilleure stratégie, elle passe par la démonstration auprès des parents de la validité de nos principes et de nos analyses. Pour ma part, je suis fier d'être impopulaire auprès de certains collègues et inspecteurs, parce que la plupart des élèves et quasiment tous les parents me remercient de ce que je fais. Si les résultats que l'on obtient ne convainquent pas, y'a pas de stratégie à chercher, on a tort et puis c'est tout !

La confusion idéologique qui règne actuellement va probablement cesser dans quelques années, tout ce qu'il faut faire c'est résister et expliquer, prouver le mouvement en marchant."

Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2008

Je crois que tout est dit... Et j'adore votre triptyque!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2008

"Je crois que Robin et moi on va proposer un livre de pastiches."

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2008

Zyva, depuis quant ça s'mets en bouquins, et pas en bouteyes, le, hips, pastiche?
Il n'y a qu'un seul bouquin valable, de toute façons, c'est "leo et lea".
Pochir, dans toutes les bonne pharmacies Valette".
ange

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2008

Jean, j'ai déjà eu l'occasion sous divers pseudos de dire à quel point je vous trouvais con et malodorant.
Mais là, vous atteignez la bêtise la plus crasse. Que vous ne soyez pas capable de comprendre l'intelligence de Michel Delord, c'est votre problème, mais, de grâce, ne faîtes pas étalage de cette tare.
Je ne connais de vous que vos participations ignobles et crasseuses à ce blog. Y a-t-il par ailleurs des oeuvres à travers lesquelles on pourrait approfondir votre insondable connerie? un site, des livres, une marque de PQ?
J'ai quelques intérêts parfois pour la psychosociologie.
D'avance merci.

Ecrit par : Elisabeth B. | 22 juin 2008

Tiens, Jean, vous avez aussi trouvé votre Toto? Sauf que celui (celle) -ci écrit dans un français à peu près compréhensible!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2008

Eh Christophe, arrêtez ! Après, plus personne ne va lire ma petite prose ! ;-)

Écrit par : catmano | 22 juin 2008

Mille excuses, Catmano... Mais tout le monde ou presque se lance dans le pastiche, je voulais aussi tenter ma chance! ;-)
Je vous ai lue, et suis d'accord aussi avec vous...

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2008

A Catmano,

Après m'être renseigné il y a peu au sujet d'Abracadalire, j'ai sorti sur imprimante les 16 pages du rapport Braibant au sujet de "l'influence des méthodes d'enseignement de la lecture sur le niveau d'acquisition des élèves en 2ème année de primaire". J'en ai fait 3 copies pour mes collègues de cycle 2 de mon école en leur disant que c'était très instructif. A ce jour, je n'ai eu aucun retour. Mais pire... J'ai appris d'une part, que l'un des collègues avait travaillé avec des photocopies d'Abracalire toute l'année. D'autre part, ils ont décidé d'adopter cette "méthode" l'an prochain.
J'ai pu enfin consulter les premières pages du manuel et je confirme que ce bouquin est une aberration. Non seulement c'est une escroquerie du point de vue de la méthode mais également du point de vue financier car à en croire un de mes collègues il faut en plus du manuel acheter de nombreux autres éléments comme des affiches ou un attirail de remédiation (les auteurs eux-mêmes doivent constater que le méthode est foireuse) qui coûte à lui seul une cinquantaine d'euros.
Bien évidemment, ils n'ont pas lu les nouveaux programmes qui sont explicites au sujet de l'apprentissage de la lecture.
A ce propos je ne sais pas si cela a été dit mais les nouveaux programmes sont sortis au BO le 19/06.
Bon dimanche.

Écrit par : Gedeon | 22 juin 2008

"Passons au deuxième groupe, les jeunes collègues. Là, il y a du boulot, tout en finesse. Je m’y emploie, avec mes modestes moyens, sur les forums d’instit’. Ça marche, doucement, mais ça marche. "

On peut avoir les adresses des forums ?

Écrit par : Jeremy | 22 juin 2008

J'ai envoyé une adresse, ça va arriver... Le temps que la machine valide mon code.

Écrit par : catmano | 22 juin 2008

En voilà un : http://edp.ipbhost.com/

Écrit par : catmano | 22 juin 2008

Suite du sujet d'invention de l'EaF("en vous inspirant de Marcel Proust..."):
diverses propositions équivalentes:
-pour l' examen de solfège(2ème année):"En vous inspirant de Mozart,vous écrirez une symphonie."
-pour l'examen d'architecture:"en vous inspirant de Eiffel,dressez le plan d'une tour."
-pour l'examen de médecine:"En vous inspirant de Pasteur,donnez la formule d'un vaccin de votre choix."

Ecrit par : mirwac | 22 juin 2008

Excellent !

Écrit par : sanjuro | 22 juin 2008

"Ecrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2008 "

Tue ne l'mais pu en gros letre ? :o)
Bouffon&lèchQ ! :)

Écrit par : toto | 22 juin 2008

rétass,
c pa toto ka écri le messaj au dessus, sa parle meme pas de Leo & Lea.
Enfermez Evelyne!
Libérez Marie-Jeanne!
:ange:

C.6billes=neuneu

Écrit par : toto2 | 22 juin 2008

Tu as raison, je le refeumeuleu


"Ecrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2008 "

Tue ne l'mais pu en gros letre ? :o)
Bouffon&lèchQ ! :)

Vive L&L & les alphas

charmeux/frakk/goixgoix/moudupav autrou !
libérez Marie-Jeanne !
passpasspasspass passleoinj !!
ya du monde sur la cordeàlinge !

Écrit par : toto | 22 juin 2008

Pour les jeunes collègues qui passeraient par là : il vaut mieux Gafi le fantôme que Abracadalire ou Lire avec des albums et il vaut mieux Léo et Léa (ou Bien lire et aimer lire, que je préfère personnellement) que Gafi le fantôme.
Les Alphas aussi, pourquoi pas ? Mais à privilégier selon moi plutôt en GS.

Écrit par : catmano | 22 juin 2008

Robin, c'est un vrai régal de relire vos pastiches de Saint-Simon.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2008

Pas incertain comme archiviste ! Merci !

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Personne ne mérite de se faire insulter, mais encore moins notre ami Jean et dans de tels termes.

Je trouve dommage et dommageable la tournure que prend la polémique; ça me rappelle désagréablement les querelles entre trotskystes dans les années 70 et ça dure encore aujourd'hui...Et je souscris entièrement à ce qu'écrit sanjuro. J'ai du respect envers ceux qui se battent sur le terrain, notamment qui appliquent les programmes SLEEC ; mais attention aux querelles de chapelle et aux constructions purement intellectuelles.

Ceci dit, je ne vois pas comment on peut faire l'impasse sur la dimension politique du problème.

Les pédagogistes l'ont compris depuis longtemps et c'est la raison de leur hargne actuelle ; ce sont leurs partis pris et leur pouvoir qu'ils défendent, souvent au mépris de toute intégrité intellectuelle et non l'intérêt des élèves, mais s'il n'y a pas de "relai", vous allez faire quoi ?

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Il faut être tombé bien bas pour en arriver à insulter Jean.

Moralité du jour :

Si tout le monde exprimait sa pensée sous forme de pastiches, le monde en serait bien plus agréable.

Écrit par : toto2 | 22 juin 2008

Il est des hommes qu'il convient de mentionner, non en raison de leurs talents et des services insignes qu'ils rendirent à la France mais des calamités qu'ils engendrèrent.

Au premier rang d'iceux, le chanoine Meirieu, du Parti de la Rose, qui rompit force lance avec le chevalier de Brighelli, mousquetaire du roy, gentilhomme lettré originaire de l'île de Corse...

"Il y a du mérite sans élévation, mais il n'y a pas d'élévation sans mérite." disait le duc François de la Rochefoucauld ; le chanoine fit mentir la seconde partie de cette maxime.

Titulaire du grand cordon de l'ordre du Saint-Esprit, chancelier de l'institut de formation des maîtres de la ville de Lyon, conseiller de Mademoiselle Royal qui fut la maîtresse de Monsieur le bailli de Hollande, chef du Parti de la Rose, conseiller de Monsieur le cardinal Claude de la Morgue, l'homme le plus déplaisant du royaume, grand pourfendeur de maîtres d'école, le chanoine Meirieu était doté de toutes les qualités qui favorisent la réussite : souplesse d'échine, sens de la flatterie, aptitude à sentir d'où souffle le vent...

Utopiste par calcul, il mit au service de ses ambitions quelques rêveries sommaires qu'il avait glané en mai 1668, lors de la fronde des étudiants de Paris : "Il n'est point permis d'interdire", "Nul n'a le droit d'enseigner" "Nul ne doit détenir l'autorité"...

Ces idées que l'on attrape comme une fièvre dans la naïve ardeur du printemps et qui laissent aux hommes en vieillissant un souvenir attendri, le chanoine en avait fait son fonds de commerce...

Il vendait sur la place public, entre un arracheur de dents et un vendeur de lotion capillaire pour les chauves, les châteaux en Espagne de ses mirobolantes pacotilles : apprentissages sans effort, savoir que les enfants construisent sans l'aide des maîtres, lettres qui s'inscrivent d'elles-mêmes dans les cerveaux...

Tout cela en termes nébuleux et alambiqués afin d'impressionner le profane.

Balivernes pour les gobeurs dont Monsieur de Molière songeait à faire une nouvelle pièce : "Le Pédagogue admirable", ayant déjà campé le personnage dans les "Précieuses ridicules" sous les traits de Mascarille.

Tout cela eût été sans conséquences si le chanoine se fût contenté d'enrichir la galerie des "chimériques", mais c'eût été sans compter sans l'ardeur de son insatiable ambition et sans les calculs ou la naïveté de ceux qui firent appliquer ses chimères dans toutes les écoles du royaume.

Avec la chanoinesse Charmeux, de l'ordre des Ignorantines, le chanoine répandait sur tous les plus illustres pédagogues de son temps les plus noires calomnies : Monsieur Nicole était un cuistre, le grand Arnauld un imbécile, les écoles de Port-Royal un repaire de serpents à sonnettes, le grammairien Lhomond un bourreau d'enfants.

Le salut des enfants du royaume résidait dans l'abrogation complète de méthodes qui avaient fait leurs preuves et dans l'adoption des leurs qui jamais ne les firent.

Après trente années de chimères, on vit bien que les enfants étaient tout assotis, rêvasseurs, hébétés, ignorants, ne sachant ni lire ni écrire et on s'interrogea.

Le chanoine jura ses grands dieux qu'il n'y était pour rien, mais les moeurs, les parents, les journaux illustrés et "l'étrange lucarne" et que c'était faute de n'avoir point appliqué ses idées avec suffisamment de zèle qu'on en était arrivé là.

Cependant, après avoir abêti tous les enfants du royaume avec ses étranges théories, le chanoine eut, vers la fin, comme le chevalier à la triste figure, un sursaut de lucidité et de vertu. S'étant dépouillé de son cordon et de ses honneurs, il reconnut ses erreurs et finit à la Trappe.

Mais le Père Jean, supérieur de la savantissime congrégation des Bénédictins n'estoit point dupe : c'est Raminagrobis répétait-il à qui voulait l'entendre...Il vous croquera tous !

Ecrit par : Robin | 02 septembre 2007

Magnifique!

Écrit par : Jean | 22 juin 2008

Avec ls IUFM, il faudrait casser le système quasiment mafieux de l'inspection, dont Frackowiak et sa bêtise au front de taureau sont la représentation.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2008

Plus pour longtemps: il part en retraite (cf. infra). En voilà un qui nous manquera... Ne pas déboucher le champagne tout de suite: même si les PE de son ressort peuvent se sentir soulagés, il aura probablement plus de temps pour écrire des diatribes ubuesques traitant de nazis les partisans de la méthode syllabique et d'extrêmistes fascisants ceux qui prônent l'apprentissage des 4 opérations en CP...
JD

CUINCY |
La municipalité a organisé une réception en l'honneur de cinq membres de l'Éducation nationale, dont Pierre Frackowiak, inspecteur d'académie de Douai-Cuincy, qui partent en retraite.

Une sympathique réception de fin d'année scolaire a eu lieu mardi sous le préau de l'école Joliot-Curie, où la municipalité a reçu cinq membres de l'Éducation nationale partant à la retraite. Le maire, Bernard Wagon, a déclaré devant l'assistance : « La situation de l'enseignant est aujourd'hui difficile : remise en cause de l'autorité, contestations, menaces... La liste pourrait être longue et pourtant ils sont là, présents, malgré la rudesse de la mission. » Puis il a mis en exergue « la remarquable collaboration des écoles primaires à l'ensemble des manifestations locales et notamment patriotiques ».

Parcours salués
Avant de remettre un modeste témoignage de gratitude de la part de la municipalité, le maire a ensuite retracé les parcours professionnels des futurs retraités. Il a ainsi rappelé la carrière de Pierre Frackowiak, inspecteur de l'Éducation nationale de la circonscription de Douai-Cuincy au sein de laquelle il a exercé pendant 28 ans. Connu pour ses nombreuses tribunes, analyses, réflexions pédagogiques et auteur de manuels scolaires, il est également considéré par ses pairs comme un référent du corps de l'inspection.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Autour_de_Douai/De_Scarpe_en_Sensee/2008/06/21/article_cinq-membres-du-corps-enseignant-dont-pi.shtml

Écrit par : Jesse Darvas | 22 juin 2008

"Il faut être tombé bien bas pour en arriver à insulter Jean.

Moralité du jour :

Si tout le monde exprimait sa pensée sous forme de pastiches, le monde en serait bien plus agréable."

Ecrit par : toto2 | 22 juin 2008

Cékomppétmen kon d'unsulté kikcesoi

Écrit par : toto 3 | 22 juin 2008

Personne ne mérite de se faire insulter, mais encore moins notre ami Jean et dans de tels termes.

Ecrit par : Robin | 02 septembre 2007

Sticks ans stones may break his bones, but words will never hurt him!

En vérité, notre ami Jean a déjà interprété lui-même les mots gentils proférés à son encontre comme un hommage déguisé à la droiture et la justesse de ses convictions!

Écrit par : buntovchik | 22 juin 2008

Jean, j'ai déjà eu l'occasion sous divers pseudos de dire à quel point je vous trouvais con et malodorant.

Ecrit par : Elisabeth B. | 22 juin 2008

C'est déja moins puant que ce procédé dont vous vous faites le chantre : Jean, au moins, n'apparaît pas sous de multiple pseudos pour essayer de faire croire qu'il est plusieurs personnes. Bonjour la manipulation... Ça devient une mode d'accuser celui qui n'est pas d'accord avec vous ses propres turpitudes.

Écrit par : Manu | 22 juin 2008

Le maire, Bernard Wagon, a déclaré devant l'assistance : « La situation de l'enseignant est aujourd'hui difficile : remise en cause de l'autorité, contestations, menaces..."

Ecrit par : Jesse Darvas | 22 juin 2008

Quelles paroles verbales! Il suffit que l'enseignant affirme son autorité et la confirme "manu militari" en début d'année par quelques sanctions bien envoyées pour que le faux problème de l'autorité des professeurs soit résolu pour le reste de l'année. Certes, si l'on écoute Meirieu( et son fidèle toutou courant-jappant Frackowiack) nous seriner que l'autorité des adultes est forcément usurpée et qu'il faut tout négocier avec l'élève, on va droit aux discussions sur le sexe des anges, au coupage de cheveux en cinquante, et au casse-pipe. La plupart du temps, ce sont les enseignants eux-mêmes qui, par pure idéologie, ont renoncé à leur propre autorité. Qu'ils ne viennent pas pleurnicher ensuite!

"Pierre Frackowiak, inspecteur de l'Éducation nationale de la circonscription de Douai-Cuincy au sein de laquelle il a exercé pendant 28 ans. Connu pour ses nombreuses tribunes, analyses, réflexions pédagogiques et auteur de manuels scolaires, il est également considéré par ses pairs comme un référent du corps de l'inspection."

Ecrit par : Jesse Darvas | 22 juin 2008

Bel exemple de paroles vides de sens! Habile, ce maire!
Franckowiack est considéré "par ses pairs" ( traduisez: c'est-à-dire par des gens de bien basse condition intellectuelle et administrative, imbibés , au surplus, des mêmes idées fausses).
"Comme un référent du corps de l'inspection": qu'est-ce que ça veut dire? Pas grand-chose, car avec ce "référent", le maire ne s'engage pas trop! Il nous dit seulement que Franckowiack est "connu" dans le petit monde de l'inspection. Mais "connu" comment? Je serais inspecteur primaire, j'aurais plutôt honte d'avoir parmi mes collègues quelqu'un qui ne cesse de se discréditer par ses écrits et par ses déclarations!

Écrit par : Jean | 22 juin 2008

Quand je pense que ce mec a des élèves face à lui ; ça fait froid dans le dos.

Ecrit par : aliscan | 22 juin 2008

Ce "mec", on appelle ça un professeur , et la plupart des personnes présentes sur ce blog préfèrent envoyer n'importe quel èlève chez Jean plutôt que chez Aliscon-le-donneur-de leçons-qui-a-tout -compris-a-la pédagogie.

Écrit par : Manu | 22 juin 2008

Allez, encore une, puisqu'on ne m'en demande pas :

Combien faut-il de pédagogistes pour changer une ampoule ?

Aucun. Dans la théorie ampoulocentriste, c'est l'ampoule qui est au centre, le monde doit tourner pour se visser dessus.

Écrit par : sanjuro | 22 juin 2008

Ça devient une mode d'accuser celui qui n'est pas d'accord avec vous ses propres turpitudes.

Ecrit par : Manu | 22 juin 2008

DE ses propres turpitudes. Sorry.

Écrit par : Manu | 22 juin 2008

Allez, encore une, puisqu'on ne m'en demande pas :

Combien faut-il de pédagogistes pour changer une ampoule ?

Aucun. Dans la théorie ampoulocentriste, c'est l'ampoule qui est au centre, le monde doit tourner pour se visser dessus.

Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2008

Excellent, Sanjuro ! Et détrompez-vous, on en redemande !

Écrit par : Manu | 22 juin 2008

Oui, oui, racontez-nous encore les ampoules, sanjuro.

Écrit par : catmano | 22 juin 2008

Vous savez, victor, en cette fin d'année, certaines perdent leurs nerfs. Je n'y attache pas plus d'importance que ça!

Ecrit par : Jean | 22 juin 2008

De retour tardif sur le blog je vois que je ne suis pas seul à vous apprécier et cela me rassure !
Il y a quand même un sujet de réjouissance, la retraite de Francowiak ! ça va respirer du côté de Douai !

Écrit par : victor | 22 juin 2008

Youpi, il prend sa retraite?? Vrai de vrai?? C'est ceux de Lille qui vont être contents.
Il n'est pas seulement inspecteur, mais ce qui est plus grave, formateur d'inspecteurs.
Quest-ce qu'il a pu dire comme C., celui-là.

Petit, tout petit exemple.

Frackowiak Marianne mai 2008

Toujours dans le courrier des lecteurs :

Lecture : ne méprisons pas la méthode syllabique

Xavier Darcos vient de faire connaître les nouveaux programmes de l'école primaire. Espérons qu'il soit mieux compris que son prédécesseur.

On se souvient de Pierre Frackowiack, inspecteur de l'Education nationale en désaccord avec le ministre de l'époque, Gilles de Robien ; il affirmait que nos aïeux, qui avaient tous appris à lire avec la méthode syllabique déchiffraient mais avaient des difficultés de compréhension.

Ce haut responsable asssurait donc que ses grands-parents et leurs contemporains déchiffraient le contenu de leur journal sans comprendre ce qu'ils lisaient. Pour ce qui est de mes grands-pères et grands-mères, je me souviens qu'ils savaient lire, c'est-à-dire qu'ils comprenaient ce qu'ils lisaient ; ils savaient même écrire, ce qui nécessite à coup sûr la compréhension du texte qu'on relit.

Les savants, les grands écrivains, les prix Nobel de cette époque auraient donc eu, eux aussi, des difficultés de compréhension, d'après ce défenseur des méthodes actuelles. Qui l'eût cru ? On aurait aimé qu'il en fît la démonstration.

Alain Bentolila, professeur de faculté en linguistique, écrivait cet été, dans Le Monde : 'Certains de mes élèves de licence sont de médiocres lecteurs et de piètres scripteurs.'
Pourtant, ces futurs spécialistes de langue française, à bac +3, ont appris à lire avec des méthodes qui n'ont rien de syllabique, mais tout pour satisfaire M. Frackowiack. J'entends d'ici Pierre Desproges : 'Etonnant, non ?

Claude Bourse
Montpellier

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 juin 2008

Combien de pédagogistes faut-il pour changer une ampoule ?

« Très bien les enfants, je vais écrire le mot "AMPOULE" au tableau, et vous allez me dire ce que ce mot vous évoque, d'accord ? »
– M'dame ?
– Oui, Kévin ?
– M'dame, y fait tout noir, on voit pas ce que vous écrivez au tableau !

Écrit par : sanjuro | 22 juin 2008

Jean, j'ai déjà eu l'occasion sous divers pseudos de dire à quel point je vous trouvais con et malodorant.
Mais là, vous atteignez la bêtise la plus crasse. Que vous ne soyez pas capable de comprendre l'intelligence de Michel Delord, c'est votre problème, mais, de grâce, ne faîtes pas étalage de cette tare.
Je ne connais de vous que vos participations ignobles et crasseuses à ce blog. Y a-t-il par ailleurs des oeuvres à travers lesquelles on pourrait approfondir votre insondable connerie? un site, des livres, une marque de PQ?
J'ai quelques intérêts parfois pour la psychosociologie.
D'avance merci.

Ecrit par : Elisabeth B. | 22 juin 2008


Eh bien! Ce blog ne s'améliore pas! On se demande pourquoi, Jean fait l'objet de critiques aussi basses! Décidément mon pauvre Jean, chacun son tour, ici! Il faut croire que certains n'ont pas une vie assez remplie pour ne trouver de satisfactions qu'en nous critiquant les uns après les autres !
Le week-end était beau pourtant! Et la mer, d'un bleu! A en oublier le collège et la bêtise humaine!

Écrit par : ; | 22 juin 2008

Jérémy, vous pouvez poster votre pastiche de Proust sur le bmog du Courrier international :


http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/06/20/les-jeunes-proust-en-fleurs.html

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

Bien d'accord avec vous;!

Écrit par : Sanseverina | 22 juin 2008

Sanjuro écrit :

« Bon, le message de Michel Delord me paraît bien sentencieux : encore quelqu'un qui prétend avoir découvert qu'une révolution copernicienne est nécessaire ! Cette fois, c'est la nébuleuse instructionniste qui devrait être mise au centre ! Pour ma part, et désolé si je froisse des susceptibilités, les stratégies inter-courants je m'en cogne. On est sur un blog, on lit les papiers de Brighelli, et on fait des commentaires dans les marges. C'est tout.
Voilà tout à coup quelqu'un (très estimable au demeurant) qui débaroule au comptoir du bar et qui lance tout à trac : "eh les gars, z'avez rien compris à rien ! C'est tout le contraire qu'y faut faire !" »


Cher Sanjuro,

Je vais faire une exception en répondant à quelqu’un qui -par timidité ?-, n’ose toujours pas se présenter sous sa véritable identité. Je ne donnerai pas non plus mon opinion sur la règle qui consisterait à se contenter -par servilité ?-, à se limiter à « des commentaires dans les marges » lorsque l’on est sur le blog de J.-P B.

Tu écris : M.D. « débaroule au comptoir »…

M.D. : Regrettable trou de mémoire. On croit trop souvent que l’histoire commence avec soi. Depuis 1972 , j’attends assez seul au ‘comptoir’ où, de temps à autre, je reçois la visite de quelques autorités administratives… Ton message ‘marginal’ me laisse penser que plus de trente années de réflexions ne suffisent pas à ouvrir quelques paires d’yeux.

J’ai eu le temps depuis cette date de réfléchir aux positions des enseignants du primaire et du secondaire.

Je passe sur ceux qui s’accommodaient de toute réforme en y trouvant d’abord quelque(s) avantage(s) personnel(s) (devenir formateur, écrire des manuels…).

Je n’oublie pas ceux qui ont mis très longtemps avant de comprendre qu’ils enseignaient des stupidités. Si l’on songe que dans les années 70/80 de nombreux enseignants avaient reçu un enseignement primaire/ secondaire qui se tenait, on ne peut qu’être inquiet.
Je pense aussi à tous ceux qui, en plaçant le retournement au moment de la fameuse loi Jospin de 89, justifient toutes les âneries de 70 à 89 et attirent l’attention sur les méthodes -le constructivisme-, au lieu de l’attirer sur les contenus, ce qui est un véritable flirt avec le constructivisme pourtant officiellement honni.

Je n’oublie pas non plus ceux qui dès 1970 et plus tard disaient que j’exagérais, que je donnais un tableau trop sombre de l’école, que les programmes n’avaient pas tant d’importance, que mettre l’accent sur ces derniers était un ‘truc d’intello’, que l’important était leur ‘pratique de classe’ puisqu’ils étaient les ‘maîtres dans leurs classes’. Il aura fallu plus de vingt ans pour qu’ils comprennent qu’ils n’étaient plus les ‘maîtres dans leur classe’ et qu’ils devaient suivre des programmes absurdes non seulement parce qu’ils imposaient des méthodes mais surtout à cause de leurs contenus.

Je me souviens aussi de tous ceux qui croyaient échapper au ‘pédagogisme’ pendant qu’ils s’y embourbaient. L’exemple le plus révélateur est celui de l’initiation à l’apprentissage des quatre opérations en GS/CP. Schématiquement, la rupture -et les baisses de capacités en calcul que l’on constate à l’entrée sixième à partir des années 75/80- sont les conséquences directes du renoncement à l’apprentissage des quatre opérations en CP/GS inscrit dans le BO n°5 du 29 janvier 70 des mathématiques modernes qui réduit l’apprentissage à la seule addition en CP. De nombreux collègues n’enseignent que l’addition et la soustraction en CP et, ce faisant, croient sincèrement échapper aux mathématiques modernes parce qu’ils ne s’attardent plus sur les ensembles. Or, au moment de la présentation de chaque nombre, n’enseignant pas leurs différentes décompositions additives, soustractives, multiplicatives et divisives -pardonnez le néologisme-, ils y ont enfoncé jusqu’au cou.

Et je n’oublie pas les républicains qui n’ont pas vu ou pas voulu voir que les programmes Chevènement, en particulier en mathématiques au collège, sont le coup de grâce donné à cet enseignement à ce niveau et, par induction, à tous les autres.

Ce ne sont là que des exemples triviaux ; pour l’heure, ils suffisent à la démonstration. Suivant une période de près de quarante ans, il n’est donc pas surprenant de constater que les auto-désignés opposants ont subi défaite sur défaite. Ils ont été incapables de construire un mouvement simplement apte à empêcher la dégradation de l’enseignement à une époque où existaient encore des enseignants capables de transmettre les programmes beaucoup plus riches qui ont existé jusqu’en 70 et où l’encadrement n’était pas encore globalement -ou simplement majoritairement- acquis aux thèses adverses.

Après une telle catastrophe, il est donc assez naturel d’interroger les bases sur lesquelles prétend se développer un mouvement beaucoup plus difficile à mettre en place puisqu’il s’agit d’un mouvement de restauration de l’école devant se développer à un moment où l’encadrement a très majoritairement basculé et où n’existent pratiquement plus aucun enseignant en fonction ayant enseigné les programmes d’avant 70.

Il semble donc tout à fait pertinent d’interroger les raisons d’une si cuisante défaite historique. Certes, savoir pourquoi on atteint un tel gâchis est une condition nécessaire pour que le phénomène ne perdure ; pour autant, elle n’est pas suffisante. Même le plus modeste des entraîneurs d’une équipe de football en est convaincu pour préparer son prochain match.

Il semble étonnant, aujourd’hui plus encore, que tant d’enseignants, surtout ceux considérés comme ‘résistants’ ne se posent pas ces questions : pourquoi ?

Sanjuro écrit :

« Cette manie de certains de vouloir construire des programmes et des manifestes, c'est quand même un peu lourdingue. »

M.D. : Désolé, construire des programmes, c’est le travail du GRIP, travail que quiconque a tout à fait le droit de trouver ‘lourdingue’. Parce que si l’on veut construire des progressions et des manuels, il faut qu’il soient conformes à des programmes et tout manuel commence toujours par donner les programmes auxquels il est conforme.

Si Sanjuro préfère les programmes 2008 à ceux du GRIP, c’est également son droit.

Il ne faut pas oublier que la victoire des sciences de l’éducation est, en installant l’élève au centre, très explicitement le refus d’accorder toute leur importance aux programmes. Jacques Nimier, maître en sciences de l’éducation décrit ce ‘renversement copernicien’ des années 70/80 en l’expliquant lui-même avec une grande clarté :

« Vers les années 70 - 80, les congrès internationaux sur l'enseignement des mathématiques ne parlaient que de ‘curriculum’ c'est-à-dire, en quelque sorte, de programme ; fallait-il placer telle question de mathématiques avant ou après telle autre ? Fallait-il enseigner telle partie des mathématiques ou non , ce que l'on appellerait maintenant le passage du savoir savant au savoir enseigné. Dans tout cela l'élève n'existait pas. »
[ Cité in M. Delord, 5 avril 2000,
texte pour la Société Mathématique de France.
‘Survol : Sciences de l’éducation’ http://www.sauv.net/delord/survol.html ]

Cette remarque vaut autant dans les années 70 qu’aujourd’hui. Dans tous les congrès internationaux les didacticiens professent qu’une des pires tares de l’enseignement est le ‘syllabusitis’ et plus particulièrement le ‘syllabusitis trap’, c'est-à-dire la ‘maladi’e qui consiste à surestimer le rôle des programmes.

Comme chacun le sait, dans les cours de récréation, ‘intello’ est devenu l’insulte par excellence. Donc, en critiquant les programmes au nom de la pratique et l’abstrait au nom du concret, on risque bien vite de flirter avec des théories peu fréquentables.

Pour les nouveaux, il convient peut-être de rappeler une thèse essentielle contenu dans un ouvrage de E.-D. Hirsch, écrivait dans ‘The schools we need’, -ce dont la ‘troisième voie’, bien qu’elle prétende s’en inspirer- ne souffle mot : parmi les six racines théoriques fondamentales* qui ont servi à justifier la dégradation de l’école figure l’anti-intellectualisme**. Pour les plus curieux, on conseillera la lecture de la sixième partie du chapitre intitulé ‘Critique of a thoughtworld’ consacrée spécifiquement à l’anti-intellectualisme. Celui-ci se termine par ces mots :

« Comme l’avait prophétisé Gramsci, ‘toutes les versions de l’anti-intellectualisme’ [C’est moi qui souligne M. D.] dans le domaine de l’éducation ont des conséquences extrêmement inéquitables et antidémocratiques »

Je vois que Robin vient d’écrire :

« J'ai du respect envers ceux qui se battent sur le terrain, notamment qui appliquent les programmes SLEEC ; mais attention aux querelles de chapelle et aux constructions purement intellectuelles. »

Pourquoi, en l’occurrence, opposer SLECC et le GRIP, le ‘terrain’ et les ‘constructions intellectuelles’ : le terrain a besoin des constructions intellectuelles et, réciproquement, les constructions intellectuelles ont besoin du terrain.
En son temps, il sera possible d’expliquer comment naquit le manuel de calcul de CP, fruit de cette collaboration.

Michel Delord


* Les autres étant : le romantisme, le développementalisme, l’exception américaine et le localisme, l’individualisme et le séparatisme professionnel. Le fait de refuser de suivre des programmes précis est une combinaison des thèses de l’individualisme – ‘je fais ce que je veux’ - et du localisme servant de justification à toutes sortes de pratiques individualistes tout cela dit et fait au nom du particularisme local.

** Voir aussi R. Hofstadter, (1963). ‘Anti-Intellectualism in American Life’. New York.

Écrit par : MichelDelord | 22 juin 2008

* Les autres étant : le romantisme, le développementalisme, l’exception américaine et le localisme, l’individualisme et le séparatisme professionnel. Le fait de refuser de suivre des programmes précis est une combinaison des thèses de l’individualisme – ‘je fais ce que je veux’ - et du localisme servant de justification à toutes sortes de pratiques individualistes tout cela dit et fait au nom du particularisme local.

** Voir aussi R. Hofstadter, (1963). ‘Anti-Intellectualism in American Life’. New York.

Ecrit par : MichelDelord | 22 juin 2008


Merci pour cette mise au point très claire qui était effectivement nécessaire. Ne le prenez pas mal, mais je pense que vous auriez dû commencer pas là

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

"Longtemps, je me suis couché de bonne heure..."

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 22 juin 2008

"Merci pour cette mise au point très claire qui était effectivement nécessaire. Ne le prenez pas mal, mais je pense que vous auriez dû commencer pas là

Ecrit par : Robin | 22 juin 2008 "

Aucune raison de le prendre mal

Bonsoir

MD

Écrit par : MichelDelord | 22 juin 2008

"Timidité" avec un point d'interrogation, ça veut dire « lâcheté », non ? et "servile" ça veut dire lèche-cul si je ne m'abuse ?

Vous avez l'invective à la bouche, cher collègue, et vous parlez avec morgue, comme un idéologue plus que comme un intellectuel. Au fond, vous me donnez raison.

Vous êtes trop bon de "faire une exception" en me répondant : ignorez-moi, je ne suis que le bouffon, ici.

Écrit par : sanjuro | 23 juin 2008

Combien de pédagogistes faut-il pour changer une ampoule ?

"Bien, les enfants, nous allons commencer aujourd'hui la séquence n°5. Elle s'intitule "l'ampoule : découverte, évolution, symbolique(s)".

La séquence aura pour but de répondre à trois objectifs principaux :
- connaissance des caractéritiques techniques de l'ampoule
- initiation à la sécurité électrique
- réinvestissement des acquis de la classe précédente

Elle correspond aux perspectives suivantes, prévues par le Ministère :
Perspective n°12 : Connaissance du monde qui nous entoure
Perspective n°28 : Découverte des propriétés physiques de quelques objets quotidiens.

J'ai passé quelques nuits blanches à organiser la progression de ma séquence. En voici le déroulement :
Séance n°1 : Evaluation sommative : Face à une ampoule, qu'êtes-vous capable de faire ? (Questions diverses sous forme de QCM : une ampoule est-elle capable de parler ? Une ampoule fait-elle la vaisselle ? une ampoule permet-elle de lire ? etc.)
Séance n°2 : Introduction à l'ampoule : on décrit l'extérieur de l'ampoule et on analyse sa forme
Séance n°3 : Interdisciplinarité Arts plastiques/Sciences Physiques : on dessine chacun une ampoule réelle, puis on la reproduit à la manière du pop art.
Séance n°4 : Interdisciplinarité Français/Histoire : on cherche les différents sens du mot "ampoule", et on vérifie s'il y a une origine commune aux différents sens
Evaluation intermédiaire : écrire un poème à la manière de Ponge sur l'ampoule.
Séance n°5 : Interdisciplinarité Géographie/SES : la production d'ampoules dans le monde - lieux de fabrication et flux économiques liés à l'ampoule
Séance n°6 : annulée pour cause de voyage sur l'île de Ré dans le cadre de la séquence n°4 sur les moules et leurs apports nutritionnels
Séance n°7 : Interdisciplinarité Anglais/Français : Exposé en anglais sur l'origine des ampoules.
Evaluation finale : Dessiner un calligramme en anglais représentant une ampoule produite en Chine et vendue à Chateaudun.
Ensuite, la transition sera assurée avec la séquence n°7 qui s'intitulera "La piscine, objet d'art et de désir, de Pétrone à Jacques Deray"

- M'dame, y aura un TP sur Claude François pour la liaison entre les deux ? "

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Wahouuu!!! La température monte partout! Après les basses attaques contre Zorglub, voici celles contre Jean... C'est vrai que ce blog prend un côté "règlement de comptes à ok corral". Peut-être l'occasion de ressortir les répliques cultes du western-spaghetti. Allez, juste pour le principe, en voilà deux :

"Ce matin, à la gare, j'ai vu trois de ces cache-poussière. Dans les cache-poussière il y avait trois hommes... et dans les hommes il y avait trois balles..." (Charles Bronson, alias L'Harmonica, dans "Il était une fois dans l'ouest").

"Le monde se divise en deux catégories, amigo. Il y a ceux qui ont un revolver chargé et il y a ceux qui creusent. Toi, tu creuses!" (Clint Eastwood, alias Blondin, dans "Le Bon, la brute et le truand").

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 juin 2008

No comment ;-(

Recrutement des enseignants : vers trois types d'épreuves aux concours

Jean-Pierre Finance (sic) , président de la CPU
© AEFC/F. Lenoble
Les concours de recrutement des enseignants pour les premier et second degrés devraient comporter trois types d'épreuves: disciplinaires, professionnelles et de connaissance du système éducatif français. L'agrégation ne devrait pas, pour le moment, évoluer.

C'est ce que déclare à l'AEF Jean-Pierre Finance, président de la CPU, aujourd'hui, vendredi 20 juin 2008. La conférence a été reçue, hier matin, par Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale. Les concours auraient lieu pendant le master, "à la frontière entre l'avant dernier et le dernier semestre", précise-t-il.

"Un cahier des charges sur la maquette des concours sera élaboré par le ministère avant septembre, puis nous sera adressé, afin que nous l'articulions avec les formations universitaires", poursuit le président de la CPU. Des séances de travail devraient ensuite réunir la CDIUFM, la CPU, la CDUS et la Cedul.

Le ministère et la CPU ont également abordé la question des modalités de transition entre l'actuelle formation des enseignants et sa future organisation, qui pourrait voir le jour à la rentrée en 2009. "À la rentrée 2008, il y aura deux types de futurs enseignants. D'une part, ceux qui seront en première année d'IUFM. Ceux-là devront obligatoirement s'inscrire en M1 (master 1). Ils passeront le concours de recrutement dans l'année et, s'ils sont reçus, nous devrons ménager un passage en M2 (master 2) professionnel. Il y aura aussi les étudiants qui n'auront pas voulu, ou pas pu, entrer en première année d'IUFM, et qui seront en M1. ils pourront alors intégrer l'IUFM en M2, en préparant un concours enseignant", explique Jean-Pierre Finance. Ces deux types d'élèves se retrouveront donc, en septembre 2009, en M2, dans sa nouvelle mouture.

Écrit par : FGuichard | 23 juin 2008

Vous avez l'invective à la bouche, cher collègue, et vous parlez avec morgue, comme un idéologue plus que comme un intellectuel.

Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2008

C'est exactement mon sentiment.

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

Il faut se dire que toute personne qui en arrive à l'insulte n'a effectivement plus aucun autre argument. En un sens, c'est signé...
JPB, très en retard, et moyennement satisfait des nouvelles qui arrivent via la CPU.

Écrit par : brighelli | 23 juin 2008

A Michel Delord

Je saisis mieux à présent l'articulation entre GRIP et SLEEC et je souscrit à ce que vous dites sur l'importance des programmes.

Pouvez-vous nous dire ce que nous pouvons faire pour contribuer, même si la contribution est modeste, à ce travail de réflexion sur les programmes ?

Voulez-vous par exemple que les professeurs du secondaire présents sur le blog vous disent ce qu'ils attendent d'un élève entrant en 6ème, chacun dans sa discipline (les "prérequis", liaison CM2-6ème) ?

Même chose pour les professeurs de lycée (liaison 3ème-seconde)

Je ne parle pas de catmano qui est, à mon avis, la plus avancée d'entre nous dans cette réflexion et qui fait régulièrement part de ses réflexions.

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

"Il faut se dire que toute personne qui en arrive à l'insulte n'a effectivement plus aucun autre argument. En un sens, c'est signé..."

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2008

Pas mieux. Et l'invective ne déshonore que son auteur.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juin 2008

Il faut se dire que toute personne qui en arrive à l'insulte n'a effectivement plus aucun autre argument. En un sens, c'est signé...

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2008

Si vous voulez dire que Jean n'a jamais eu aucun argument, nous sommes bien d'accord.

Si vous voulez parler de Sanjuro qui n'a que sa petitesse d'esprit à opposer à la grandeur de Michel Delord, nous sommes d'accord aussi.
"invective, morgue, idéologue" .... faut vraiment être très con.

Écrit par : Elisabeth B. | 23 juin 2008

Si vous voulez dire que Jean n'a jamais eu aucun argument, nous sommes bien d'accord.

Ecrit par : Elisabeth B. | 23 juin 2008

Et l'argument de l'universelle ignorance des élèves qui sortent du collège et du lycée, vous en faites quoi? Vous voyez, cela tient en une formule. En fonction de cette belle constatation, il faut agir. Et pour cela, inutile de remonter, comme certain sur ce blog, à la sortie du Jardin d'Eden (comme dans "Les Plaideurs"...).

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

Quel rapport avec la littérature me direz- vous ? Simplement mes amis (ils lisent beaucoup et je fais partie de ceux qui enregistrent des cassettes) ont su trouver les mots, les images, et les arguments nécessaires pour faire comprendre à l'employé zélé qu'ils ne volaient rien à personne.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 juin 2008


La lecture de votre dernier post fait ressurgir en moi ce passage d'Isaac Bashevis Singer d' "Un jour de plaisir", souvenirs d'enfance de la rue Krochmalna, dans le quartier juif de Varsovie :

"Elle avait été soutenue par la volonté indomptable d'accomplir jusqu'au bout la tâche qu'elle avait entreprise...Et maintenant, enfin, son corps, qui depuis longtemps n'était plus qu'une charpente uniquement soutenue par la force de l'honnêteté et du devoir, était tombé. Son âme s'en était allé dans ces sphères où les âmes saintes se retrouvent, sans considération du rôle qu'elles ont joué sur terre, de leur langue ou de leur foi. Je ne peux imaginer le paradis sans cette blanchisseuse non-juive. Je ne peux même pas concevoir un monde où il n'y aurait pas de récompense pour un tel effort."

La littérature fait parfois trouver "les mots, les arguments et les images" pour dessiller "les yeux aveugles" des "employés zélés".

Mais à un niveau encore plus haut, quoi qu'il advienne et même si elle n'atteint pas ce but, la grande littérature incarne, essentiellement, la mystérieuse récusation de l'injustice et de l'indifférence du monde.

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

Bonjour

Une réponse très rapide à Robin car j'ai très peu de temps aujourd'hui, réponse que j'essaierai de préciser car il s'agit, à mon sens, d'une question cruciale.

Ce que vous proposez comme " contribution même modeste à ce travail de reflexion sur les programmes" est intéressant et peut effectivement tout à fait être fait sur ce blog. Mais ce qui me semble le plus important est qu'une majorité des participants à ce blog - et des simples mais encore plus nombreux lecteurs - trouvent "naturel" et soient convaincus que la question des contenus et des programmes est la question centrale.

Je m'explique.

Si la question des programmes et progressions, bref celle des contenus, est centrale, ce qui me semble en effet le plus important est de comprendre quelles sont les raisons qui ont fait que pendant trente ans, elle a été occultée comme question centrale ( non exclusive, certes mais centrale). Il s’agit donc d’une sorte de retour sur soi. Et l'on voit bien, rien qu'en regardant le débat d'hier, qu'il s'agit d'un débat actuel.

En ce sens, il s'agit donc non pas seulement de parler des programmes et des contenus, mais de combattre les raisons et les arguments, employés à l'intérieur du mouvement anti-pédagogiste, qui ont servi à justifier que l'on n'en voit pas l'importance, c'est-à-dire de dégager le terrain notamment sur le plan historique et théorique pour que ces questions soient effectivement posées. Et je garantis que cela peut provoquer des débats fondamentaux sur ce blog.

Le texte de février 2007 que j'ai cité - et qui n'engage pas le GRIP comme le texte le précisait déjà - me semble, bien qu'il ne pose que quelques problèmes , un bonne base de discussion. Bien sûr, si vous avez mieux, je suis prêt à me rendre à votre avis.

MD

J'en recopie l'introduction.

Le texte complet est à http://michel.delord.free.fr/institut-07022007.pdf

* * * * * *

Quelques éléments historiques sur le danger récurrent de l’utilitarisme

Michel Delord

Enseignant de mathématiques en Collège - Conseil d'administration de la Société Mathématique de France

Les partisans de l’instruction se retrouvent face à une conjoncture historique partiellement nouvelle. Ils sont donc confrontés aussi bien au bilan que tout courant doit faire de son activité qu’à une exigence de mise à jour et de mise au jour de leurs analyses de la situation et des tactiques qui en découlent.

Prenons un exemple de mise à jour indispensable. On dit souvent que le point de départ de la crise de l’instruction est La loi Jospin de 89. Cette théorisation, qui tient du leit-motiv, largement diffusée par des courants importants de la sociologie de l’éducation, par de nombreux politiciens, par des organisations syndicales d’enseignant, et même par la grande majorité des prétendants à la critique radicale a acquis la consistance d’un fait. C’est aussi vrai pour ses partisans que pour ses ennemis, créant ainsi un consensus objectif ; celui-ci constitue la base même de l’impossibilité de penser les problèmes réels de l’instruction 1 et d’entreprendre une réelle action pratique 2. En réalité, la Loi Jospin de 89 ne fait qu'introduire une nouvelle inflexion à l'intérieur d'un phénomène plus profond et plus ancien. Elle ne fait qu’entériner des politiques mises en place bien plus tôt et ne pourrait exister sans elles (Par exemple, les projets d’établissements, fondement de la loi de 89, sont expérimentés depuis octobre 19823, la suppression de l’arithmétique dans tout l’enseignement secondaire date de 1986, etc.).

Ensuite placer le point de départ de la crise de l’instruction en 1989 indique bien que l’on ne place pas la rupture principale au moment où les contenus sont attaqués mais à celui du triomphe des méthodes promues par les sciences de l’éducation. Plus grave encore 4, on présente ainsi comme potentiellement positifs tous les programmes et toutes les réformes pédagogiques des années 70-80, années pendant lesquelles s’opèrent les véritables renoncements. En ce sens la focalisation de la critique sur la Loi Jospin de 89 est devenu exclusivement un frein au développement du courant partisan de l’instruction. Au moment où la discussion publique et officielle s’est déplacée, notamment sous l’influence du GRIP, sur les contenus de l’enseignement, la nécessité de « l’enseignement des quatre opérations en CP5» (supprimé en 1970), la critique de la nomenclature grammaticale (1975) et la compréhension, dissoute dans les mêmes années, du rapport entre la grammaire structurale et la grammaire classique, il devient manifeste qu’il ne suffit plus pour avoir l’illusion d’avancer - si cela n’a jamais suffit- de s’en prendre, à la manière des médias traitant les problèmes de société, à la loi de 89, à l’élève au centre ou au référentiel bondissant… Sur la base d’une connaissance des disciplines allant de la maternelle à l’université, il convient de s’attaquer en tout premier lieu aux programmes et progressions.

C’est la principale justification de l’existence du GRIP, Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes. GRIP et SLECC sont articulés. Le premier a d’abord mis en avant Savoir Lire Ecrire Compter Calculer. Cette position se justifie tout à fait puisqu’il s’agit de contrer en priorité la dégradation générale de l’enseignement primaire. Dès lors que les savoirs fondamentaux ne sont plus enseignés, il faut bien commencer par les ré-enseigner. Dès lors que les mécanismes de base indispensables ne sont plus maîtrisés, il faut bien enseigner des mécanismes et s’assurer qu’ils sont sus. Mais cela ne signifie nullement que l’enseignement doit se réduire à SLECC ni que l’enseignement des mécanismes préconisé par SLECC doit être un enseignement mécaniste, pragmatique et utilitariste, pratique explicitement aux antipodes de la pensée des fondateurs de l’instruction publique.

Ceux-ci recommandent explicitement comme « seule méthode qui convienne à l'enseignement primaire celle qui fait intervenir tour à tour le maître et les élèves, qui entretient pour ainsi dire entre eux et lui un continuel échange d’idées sous des formes variées, souples et ingénieusement graduées. Le maître part toujours de ce que les enfants savent, et, procédant du connu à l'inconnu, du facile au difficile, il les conduit, par l’enchaînement des questions orales ou des devoirs écrits, à découvrir les conséquences d'un principe, les applications d’une règle, ou inversement les principes et les règles qu'ils ont déjà inconsciemment appliquées »

Rappelons en effet que des pans entiers de ces savoirs de base, allant de la connaissance des tables d’opérations à celle des conjugaisons en passant par la maîtrise des opérations papier/crayon, n’ont plus, pendant un long temps, été considérés comme nécessaires. Des années 70 à la fin du XXème siècle on va même jusqu’à les dénoncer comme ringards et leur maîtrise comme dangereuse. Donnons-en deux exemples. En France, en 1984, on peut lire dans un texte approuvé par l’Inspection générale : « La maîtrise parfaite des “ quatre opérations ” effectuées sur papier n'est plus de nos jours une nécessité absolue en soi, puisque le cas échéant la machine peut jouer un rôle de “ prothèse pour le calcul ”. Il n'est donc pas très important d'atteindre une grande fiabilité dans l'exécution sur papier des opérations: en cas d'urgence, on pourrait se procurer pour une somme modique (quelques paquets de cigarettes) une calculette à la boutique du coin ». Aux États-Unis, en 1994, Steven Leinwand, membre de la commission fédérale d’évaluation des programmes écrivait : " En réalité, il est temps d'admettre que continuer à enseigner ces savoirs [les méthodes opératoires impliquant des calculs papier-crayon sur des nombres à plusieurs chiffres] à nos élèves n'est pas nécessaire, mais que c'est même contre-productif et carrément dangereux."

Mais il y a plus. Dans la période plus récente 6 où cet enseignement est à nouveau reconnu comme nécessaire y compris - honteusement - par une partie de ceux qui le méprisaient auparavant, la connaissance par les élèves risque de ne pas en être assurée car on ne reconnaît plus la nécessité de les savoir par coeur, c'est-à-dire de les posséder sans avoir à les reconstruire à chaque utilisation. Le plus souvent, on assimile cette nécessité objective - savoir par coeur - d’une part à une contrainte morale et d’autre part à l’obligation, qui est bien une dérive mécaniste, de les apprendre exclusivement par coeur.

Cependant, si les orientations SLECC étaient et restent justes, on se saurait sans danger confondre ce point de départ SLECC avec le tout de la visée du GRIP.

Je ne traiterai pas ici le risque de réduction de l’enseignement à celui du Savoir Lire Ecrire Compter Calculer, c'est-à-dire à ce que nous trouverons infra dénoncé par Ferdinand Buisson sous le nom d’enseignement des rudiments. Je me contenterai ici principalement, en limitant volontairement mon propos au Savoir Lire Ecrire Compter Calculer, de mettre en lumière le danger récurrent de la réduction de l’instruction à une vison pragmatiste, utilitariste, techniciste d’un enseignement des fondamentaux réduit aux automatismes et aux compétences.

Face à ces défis, il convient donc de faire un détour par l’histoire de l’enseignement pour repérer ses tendances fondamentales afin d’éviter de prendre les circonstances immédiates d’une expérience particulière pour la direction principale du mouvement. Un tourbillon local n'indique pas la direction réelle du courant.

Michel Delord 7 février 2007

Ce texte n’engage pas le GRIP.

1 A l’origine, cette partition n’est que la transposition politicienne des clivages internes au PS entre républicains et jospiniens au sein du mouvement pédagogique.

2 Le GRIP, seul mouvement « anti-pédagogiste » à prendre la responsabilité de mise en place effective un réseau d’écoles suivant des programmes différents pour toutes les matières et de la maternelle au cours moyen, est d’autant plus sensible à ce dernier aspect.

3 Séminaire de Souillac placé sous la direction de Michel Crozier.

4 Le plus grave est que, plaçant la rupture une fois que l’essentiel est déjà fait, elle amnistie à la fois les responsables pédagogiques des grandes réformes négatives depuis les années 60 et tous les courants politiques qui les ont promues et soutenues pendant 30 ans, c'est-à-dire pratiquement tous les courants politiques en n’excluant plus que le courant Jospin, c'est-à-dire plus grand’chose. Elle ne peut que plaire aux partisans du statu quo et des programmes de 2002 en leur permettant de se donner des airs de défenseurs de l’école : est-elle promue à un grand avenir comme base de l’union nationale …la plus vaste?

5 C’est la formule qui est de mise mais il vaut beaucoup mieux dire la simultanéité de l’enseignement du calcul et de la numération

Écrit par : MichelDelord | 23 juin 2008

Une réponse très rapide à Robin car j'ai très peu de temps aujourd'hui, réponse que j'essaierai de préciser car il s'agit, à mon sens, d'une question cruciale, etc.etc."

Ecrit par : MichelDelord | 23 juin 2008

Qu'aurait été une réponse "longue", alors?
Tous ces développements sont bien sympathiques, mais longs, longs, longs...
Et puis, se donner tant de mal pour nous expliquer que les programmes sont au centre de toute réforme du système, c'est un peu enfoncer des portes ouvertes, non?

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

Je pense que nous avions pour la plupart compris que la question des programmes était tout à fait centrale.

Le problème n'est pas seulement de le "comprendre", mais de s'engager dans une action collective "alternative", de proposer d'autres programmes et de les appliquer.

Les gens sur ce blog y sont-ils prêts ? Je ne sais pas. Je ne vois ici que des "individus" plutôt originaux et atypiques et plutôt sceptiques sur l'efficacité d'une action collective (je peux me tromper).

C'est à chacun à se demander ce qu'il peut faire, jusqu'où il se sent capable d' aller, là où il en est.

Mais pour cela il faut :

- "Oublier" le contexte historique dans lequel nous sommes (déceler l'infime marge de liberté que l'évolution inexorable du système nous laisse encore, et, sachant qu'il nous en laisse de moins en moins, "faire comme si")

- Avoir le courage de suivre la devise de Guillaume d'Orange et de la Résistance française : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre..."

- Mais un homme vraiment lucide peut-il envisager cette devise, inaccesible au plus grand nombre, sans désespérer ?

- Car chacun sait qu'il est nécessaire d'espérer un peu pour entreprendre et de réussir un peu pour persévérer.

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

Méditant sur l'individualisme (qui n'est qu'une forme de conformisme dans une société où il n'y a plus que des individus isolés) et les rapports entre l'individu et le groupe, je tombe sur un article de Laurent Henninger, chargé de mission au Centre d'Etudes d'Histoire de la Défense (n°331 d'Armées d'aujourd'hui") - je m'en excuse auprès des "anars", mais la "chose militaire" ne peut pas être négligée.

Je cite le "chapeau" : "L'homme est le seul être vivant capable d'effectuer en groupe des mouvements parfaitement coordonnés.

Une particularité exploitée abondamment dans la danse...et à la guerre.

Et la fin : "Neurones-miroirs : une découverte dans le domaine des neurosciennces est même venue corroborer, il y a quelques années, les réflexions historiques de Mc Neill ("L'art de marquer le temps, la danse et le drill dans l'Histoire).

Ainsi, lorsque nous voyons autrui effectuer un mouvement, certaines de nos cellules cérébrales s'activent comme si nous accomplissions nous-mêmes cette action. Ce phénomène met en jeu des neurones très spécifiques, qui ont précisément été découverts à cette occasion : les "neurones-miroirs"...

Une découverte qui apporte de l'eau au moulin de la théorie girardienne sur le rôle fondamental de l'imitation ("mimesis") et contribue à remettre à l'honneur un certain Gabriel Tarde, l'autre fondateur de la sociologie moderne, injustement oublié en faveur de son rival, Emile Durkheim.

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

Rappelons en effet que des pans entiers de ces savoirs de base, allant de la connaissance des tables d’opérations à celle des conjugaisons en passant par la maîtrise des opérations papier/crayon, n’ont plus, pendant un long temps, été considérés comme nécessaires.

Mais il y a plus. Dans la période plus récente 6 où cet enseignement est à nouveau reconnu comme nécessaire y compris - honteusement - par une partie de ceux qui le méprisaient auparavant, la connaissance par les élèves risque de ne pas en être assurée car on ne reconnaît plus la nécessité de les savoir par coeur, c'est-à-dire de les posséder sans avoir à les reconstruire à chaque utilisation. Le plus souvent, on assimile cette nécessité objective - savoir par coeur - d’une part à une contrainte morale et d’autre part à l’obligation, qui est bien une dérive mécaniste, de les apprendre exclusivement par coeur.

Si vous arrivez à faire comprendre et accepter ce paradoxe (car c'en est un) que la "mémorisation", loin de s'opposer à la "compréhension", en est la condition nécessaire, vous aurez plus qu'à moitié gagné le combat.

Le problème, c'est de "tenir les deux bouts" : apprendre et comprendre (Rabelais et Montaigne, si l'on veut) et de ne jamais stabiliser l'interaction.

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

Qu'aurait été une réponse "longue", alors?
Tous ces développements sont bien sympathiques, mais longs, longs, longs...
Et puis, se donner tant de mal pour nous expliquer que les programmes sont au centre de toute réforme du système, c'est un peu enfoncer des portes ouvertes, non?
Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Cher Jean,

Par définition, les développements, c'est long. Quant au fait que les programmes sont au centre, s'il était si évident, comment expliquer que la plupart des composantes du mouvement "anti-pédagogiste" le négligent ?
GM

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

- Mais un homme vraiment lucide peut-il envisager cette devise, inaccesible au plus grand nombre, sans désespérer ?


inaccessible avec deux "s" !

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

la plupart des composantes du mouvement "anti-pédagogiste" le négligent ?
GM

Ce que vous dites m'étonne un peu, parce qu'il me semble que "Sauver les lettres", l'Association des Professeurs de Lettres, ou la Société des agrégés, pour ne citer que ces associations-là, poids lourds du mouvement anti-pédagogiste, estiment urgent de commencer par refaire les programmes. L'APL s'est même mise en demeure de rédiger des propositions en ce sens. Ou alors il y a quelque chose qui m'échappe.
Ce que j'ai cru comprendre aussi, c'est qu'il y avait débat sur la question de savoir s'il fallait attendre que les programmes du primaire soient appliqués et aient procuit leurs fruits (c'est-à-dire dans cinq ou six ans pour le collège, dix pour le lycée...) ou si on devait commencer à enseigner autre chose tout de suite à tous les niveaux, quitte à ce que ce ne soit pas encore l'idéal. Me trompé-je? Je suis pour la deuxième solution: il n'y a pas de raison d'attendre.

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

Jean, je pense comme vous...

Robin, l'action collective est une nécessité, mais je ne crois pas que nous puissions "proposer d'autres programmes et les appliquer" ; je suis un fonctionnaire et je suis payé pour préparer des élèves au bac. Les programmes actuels sont une donnée avec laquelle je dois composer. Ma marge de manœuvre, c'est de démontrer que je peux le faire avec plus d'efficacité en organisant mon cours autrement que ce que disent les inspés et les idéologues pédagogistes. Peut-être le problème se pose-t-il différemment au niveau du primaire, d'où la différence de point de vue. Mais « Savoir Lire Ecrire Compter et Calculer » ce n'est pas déjà un programme tout à fait enthousiasmant et clair ?

Pour changer les programmes, il faut avoir l'oreille du ministre, ou disposer d'une alternance politique crédible.

Maintenant, si on veut discuter du fond, histoire et philosophie de l'éducation, il me semble que le préalable c'est d'abandonner l'attitude d'un père Blanc en pleine brousse : viens ici, mon petit, je vais t'apprendre ce que tu dois savoir ; premièrement, arrête de te promener tout nu et mets un pantalon, deuxièmement répète après moi : Notre Père qui êtes aux cieux…

Et je ne parle même pas des aboiements d'Elisabeth B. Tout cela n'est guère constructif...

De toute façon, quand on aura écrit des programmes de primaire pour tous les niveaux, du secondaire dans toutes les matières, le tout à plusieurs mains dans la marge d'un post du blog de Brighelli, on aura résolu tous les problèmes ?

Écrit par : sanjuro | 23 juin 2008

Zorglub, vous fréquentez aussi le site de Wrath ? Qu’en pensez-vous ?

Écrit par : uncertain | 23 juin 2008

Robin le soulignait plus haut. Il ne sert à rien de changer les programmes sans changer également les examens. Il faudrait donc s’attaquer au bac ou au brevet.

Écrit par : uncertain | 23 juin 2008

exemple de questions de brevet:
UN RECIT (3,5 points)

1) a) - Qui raconte et à quelle personne est faite la narration ? Justifiez votre réponse par une citation du texte. (0,5 pt)
b) - Relevez un passage au style direct. Qui s'exprime ? (0,5 pt)

2) Justifiez l'emploi du présent "ont" de "Il avait ce visage creux" à "ne remueront plus", dans un récit écrit au passé. (0,5 pt)

3) a) Relevez du début du texte jusqu'à "Est-ce que j'aurais peur ?" et de "Et un singulier besoin" jusqu'à la fin les connecteurs temporels qui font progresser le récit. (1 pt)
b) Comment s'explique selon vous la présence de nombreux paragraphes ? (0,5 pt)
c) Caractérisez à l'aide d'un adjectif qualificatif le rythme ainsi créé. (0,5 pt)

II - UN SENTIMENT (5,5 points)

4) a) Quel sentiment domine le personnage ? Dites en quoi il est lié aux circonstances. (1 pt)
b) Faites un relevé des termes du lexique qui marquent cette émotion. (1 pt)
c) Montrez par trois exemples au moins comment cette émotion se traduit physiquement. (1,5 pt)

5) De "Quand il aperçut" à "énormes" :
a) Relevez deux termes de nature grammaticale différente qui traduisent le trouble du personnage. (0,5 pt)
b) Dites quel est le point de vue adopté par le narrateur. (0,5 pt)

6) Diriez-vous de la fin du texte qu'elle est fantastique, tragique, dramatique ?
Justifiez votre réponse par deux exemples. (1 pt)

III - UN DISCOURS (6 points)

7) De "Il se mit à raisonner" jusqu'à "à son avenir", relevez et placez dans un tableau les connecteurs qui mettent en évidence les quatre rapports logiques suivants : la cause ; la conséquence ; l'opposition ; l'hypothèse. (2 pts)

8) Dans le passage argumenté (de "Non certes" jusqu'à "que pouvait-il arriver ?"), dites ce qui, du sentiment ou de la raison, l'emporte dans l'esprit du personnage. Vous justifierez votre réponse en vous appuyant sur les outils grammaticaux et lexicaux et le rythme. (2 pts)

9) Identifiez avec précision les formes verbales en "... rais" et en "... rait" de "Il se mit à raisonner" jusqu'à "voulait y aller.". (1 pt)
Justifiez. (1 pt)

Écrit par : uncertain | 23 juin 2008

rien qu'à voir les questions, le brevet a l'air plus dur que le bac

Écrit par : uncertain | 23 juin 2008

Ce que vous dites m'étonne un peu, parce qu'il me semble que "Sauver les lettres", l'Association des Professeurs de Lettres, ou la Société des agrégés, pour ne citer que ces associations-là, poids lourds du mouvement anti-pédagogiste, estiment urgent de commencer par refaire les programmes. L'APL s'est même mise en demeure de rédiger des propositions en ce sens. Ou alors il y a quelque chose qui m'échappe.
Ce que j'ai cru comprendre aussi, c'est qu'il y avait débat sur la question de savoir s'il fallait attendre que les programmes du primaire soient appliqués et aient procuit leurs fruits (c'est-à-dire dans cinq ou six ans pour le collège, dix pour le lycée...) ou si on devait commencer à enseigner autre chose tout de suite à tous les niveaux, quitte à ce que ce ne soit pas encore l'idéal. Me trompé-je? Je suis pour la deuxième solution: il n'y a pas de raison d'attendre.
Ecrit par : Jean | 23 juin 2008
J'apprends avec satisfaction que la Société des agrégés, SLL, l'APL ont rédigé des programmes pour la maternelle et le primaire ( calcul, lecture, HG, sciences ?). J'avoue que cela m'avait échappé. J'en prendrai connaissance avec intérêt. Pour ce qui est de "commencer tout de suite à tous les niveaux", je prendrai connaissance avec curiosité des méthodes qui permettent de "sauter" - j'allais écrire de "zapper" - en sixième ou en seconde ou en première année de fac la maîtrise de la lecture, celle des quatre opérations ou de la règle de trois et de quelques autres babioles.
Je crains, cher Jean, que nous ne devions nous accoutumer à l'idée selon laquelle, à l'école, comme en toute chose, il faut commencer par le commencement. Et à celle, moins plaisante, que la reconstruction d'un enseignement détruit sur un demi-siècle, demandera, à supposer que l'on s'y mette maintenant, un peu de temps.

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

La question des programmes me semble personnellement essentiel.

C'est d'ailleurs à cet effet que j'ai demandé ici au moins une bonne dizaine de fois QUI avait refait les programmes du primaire et du collège, présentés par Darcos cette année.

Eh bien, je ne l'ai jamais su. Je n'ai même pas su quelle part Jean-Paul Brighelli avait prise dans cette réforme !

Alors je veux bien qu'il faille refaire les programmes, mais un peu d'information ne nuirait à personne.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

"Des séances de travail devraient ensuite réunir la CDIUFM, la CPU, la CDUS et la Cedul."

Ca en dit long. Ca va pas etre bureaucratique du tout.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

"Ce "mec", on appelle ça un professeur , et la plupart des personnes présentes sur ce blog préfèrent envoyer n'importe quel élève chez Jean plutôt que chez Aliscon-le-donneur-de leçons-qui-a-tout -compris-à-la pédagogie.
Ecrit par : Manu | 22 juin 2008 "
Il est où le lien pour signer la pétition ? :)

Écrit par : toto | 23 juin 2008

"Des séances de travail devraient ensuite réunir la CDIUFM, la CPU, la CDUS et la Cedul."

-> Je me demande ce que les directeurs d'IUFM, les Présidents d'Université, les doyens d'UFR de sciences et les doyens d'UFR de Lettres-Sciences humaines connaissent à l'enseignement secondaire.

Honnêtement, rien.

Le changement ne devrait-il pas commencer par là ? Qu'on arrête de faire décider des grandes orientations de l'Education par des gens qui n'y connaissent foutrement RIEN, et qui n'y entendent goutte ?

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

rien qu'à voir les questions, le brevet a l'air plus dur que le bac

Ecrit par : uncertain | 23 juin 2008

Ces questions de brevet ont aussi peu d'âme que les programmes de français du collège. Elles sont bien le reflet du hold-up commis par les didacticiens fous sur l'enseignement du français au collège. Avec leur pédante scolastique (pléonasme), ces gens-là ont tué chez les collégiens tout intérêt pour une langue qui devrait pourtant être proche de leur âme et qui est devenue un objet de répulsion.

Guy Morel, votre ironie est la marque d'une suffisance bien regrettable. Ne faites pas l'âne pour avoir du son: les associations que j'ai citées n'ont pas vocation à rédiger elles-mêmes les programmes de primaire, ce qui ne serait pas, pourtant, pour le français, d'une difficulté himalayaesque. Les programmes, soit, mais enfin, n'en faisons tout de même pas une montagne: l'école, ou le collège, ce n'est pas la préparation de l'agrégation...
Et puis, il me semble que, justement, les nouveaux programmes du primaire et du collège sont pratiquement faits, et ceux du lycée ne devraient pas tarder. Alors qu'y a-t-t-til à continuer à se tarauder à ce point?

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

Guy Morel, votre ironie est la marque d'une suffisance bien regrettable. Ne faites pas l'âne pour avoir du son: les associations que j'ai citées n'ont pas vocation à rédiger elles-mêmes les programmes de primaire, ce qui ne serait pas, pourtant, pour le français, d'une difficulté himalayaesque. Les programmes, soit, mais enfin, n'en faisons tout de même pas une montagne: l'école, ou le collège, ce n'est pas la préparation de l'agrégation...
Et puis, il me semble que, justement, les nouveaux programmes du primaire et du collège sont pratiquement faits, et ceux du lycée ne devraient pas tarder. Alors qu'y a-t-t-til à continuer à se tarauder à ce point?
Ecrit par : Jean | 23 juin 2008
Quelle ironie ? Je dis qu'aucune des associations que vous citez ne s'est frottée à la difficulté non "himalayaesque" ' encore que...) de rédiger des programmes de maternelle et de primaire. Ce n'était pas leur "vocation", dites-vous. J'en conviens, sans suffisance aucune.
Quelqu'un demandait plus haut à quoi s'en tenir sur les auteurs des nouveaux programmes, Moi aussi je me le demande. Pour la maternelle, ils sont désastreux ( Catmano l'a déjà dit), pour le primaire loin d'être ce qu'il faudrait impérativement qu'il soient pour permettre un enseignement satisfaisant au collège.
On va continuer à "se tarauder.

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

Quelqu'un, c'est moi.

Et dans la mesure où on parle sérieusement, je mets un condensé de mes précédents messages :

1) "La question des programmes me semble personnellement essentielle. C'est d'ailleurs à cet effet que j'ai demandé ici au moins une bonne dizaine de fois QUI avait refait les programmes du primaire et du collège, présentés par Darcos cette année. Eh bien, je ne l'ai jamais su.
Je n'ai même pas su quelle part Jean-Paul Brighelli avait prise dans cette réforme ! Un peu d'information ne nuirait à personne.

2) "Des séances de travail devraient ensuite réunir la CDIUFM, la CPU, la CDUS et la Cedul."

Ca en dit long. Je me demande ce que les directeurs d'IUFM, les Présidents d'Université, les doyens d'UFR de sciences et de Lettres-Sciences humaines connaissent à l'enseignement secondaire.
Le changement ne devrait-il pas commencer par là ? Qu'on arrête de faire décider des grandes orientations de l'Education par des gens qui n'y connaissent foutrement RIEN, et qui n'y entendent goutte ?

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Ces questions de brevet ont aussi peu d'âme que les programmes de français du collège. Elles sont bien le reflet du hold-up commis par les didacticiens fous sur l'enseignement du français au collège. Avec leur pédante scolastique (pléonasme), ces gens-là ont tué chez les collégiens tout intérêt pour une langue qui devrait pourtant être proche de leur âme et qui est devenue un objet de répulsion. ( Jean)

Voilà qui est très bien dit, Jean, et nous savons tous que le brevet n'est qu'une mascarade dont nous pourrions nous passer étant donné ce qu'il est devenu. Un "vrai" brevet, oui. Celui que nous connaissons actuellement est une farce.

Écrit par : Sanseverina | 23 juin 2008

les programmes de primaire, ce qui ne serait pas, pourtant, pour le français, d'une difficulté himalayaesque. Les programmes, soit, mais enfin, n'en faisons tout de même pas une montagne: l'école, ou le collège, ce n'est pas la préparation de l'agrégation...

Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Un peu de Montaigne pour relativiser cela et reconnaître l'énorme travail que représente l'élaboration de programmes cohérents :

Il est bon qu'il le face trotter devant luy pour juger de son train, et juger jusques à quel point il se doibt ravaler pour s'accommoder à sa force. A faute de cette proportion nous gastons tout, et de la sçavoir choisir, et s'y conduire bien mesuréement, c'est l'une des plus ardues besongues que je sçache ; et est l'effect d'une haute ame et bien forte, sçavoir condescendre à ses allures pueriles et les guider. je marche plus seur et plus ferme à mont qu'à val.

Écrit par : Romuald | 23 juin 2008

On s'égare, on s'égare...

1) Qui a fait les programmes du cru 2008 ? Pourquoi cette information est-elle si difficile à obtenir ?

2) Que connaissent les directeurs d'IUFM, les Présidents d'Université et doyens de faculté à l'enseignement secondaire ?

Voilà des questions qui méritent d'être posées, et qui à mon avis révèlent plus de problèmes qu'elles n'en ont l'air.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

les programmes de primaire, ce qui ne serait pas, pourtant, pour le français, d'une difficulté himalayaesque. Les programmes, soit, mais enfin, n'en faisons tout de même pas une montagne: l'école, ou le collège, ce n'est pas la préparation de l'agrégation...

Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Humm ! La nomenclature grammaticale de 1910 ( du primaire au bac) a nécessité deux années de travail de la part de gens comme Michel Bréal, qui avait cependant dépassé depuis quelques années le stade de la préparation à l'agrégation. Je crains que vous ne donniez, sans doute bien malgré vous, une illustration de la légèreté avec laquelle est abordée en général la question des programmes.
Ceux du primaire de 1882 sortent du DP de Buisson : 5 000 pages, 258 collaborateurs, deux années de travail.

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

"Il faut se dire que toute personne qui en arrive à l'insulte n'a effectivement plus aucun autre argument. En un sens, c'est signé..."

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2008

Et on peut aussi se rappeler que : "L'homme sage est celui qui connaît ses limites."

J'offre le muscat sur le front de mer lors de son prochain passage à Ajaccio à celui qui trouve l'auteur de cette citation...

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 juin 2008

jusques à quel point il se doibt ravaler

Ecrit par : Romuald | 23 juin 2008

Evidence pour nous, nouveauté pour Montaigne après la scolastique médiévale. Notre scolastique à nous, ce sont les programmes des didacticiens, au collège comme au lycée ( encore pire au lycée, d'ailleurs, où le psittacisme - du latin "psittacus", perroquet - est devenu une obligation pour les lycéens s'ils veulent réussir leur EAF en n'ayant strictement rien compris de toute l'année aux commentaires obscurs et contorsionnés du "prof"). Notre Renaissance à nous sera plus rapide, puisque nous savons déjà, pour l'avoir vécue, ou maintenue sous une forme crypto-résistante, ce qu'est une école qui marche.

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

Ceux du primaire de 1882 sortent du DP de Buisson : 5 000 pages, 258 collaborateurs, deux années de travail.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Justement, l'essentiel du travail est fait!

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

1) Qui a fait les programmes du cru 2008 ? Pourquoi cette information est-elle si difficile à obtenir ?

2) Que connaissent les directeurs d'IUFM, les Présidents d'Université et doyens de faculté à l'enseignement secondaire ?

Voilà des questions qui méritent d'être posées, et qui à mon avis révèlent plus de problèmes qu'elles n'en ont l'air.
Ecrit par : Jérémy | 23 juin 2008

(pardon pour le"quelqu'un" tout à l'heure)
Réponses à vos deux questions :
- Je l'ignore. Comme un certain nombre de membres du GRIP, j'ai participé à deux réunions au ministère ; j'ai communiqué les programmes de grammaire, a lors encore à l'état d'ébauche, élaborés par le groupe-lettres du GRIP ( une trentaine de membres ).
2-La condition nécessaire pour que des programmes ( de français, de maths) soient solides est qu'ils soient élaborés en confrontant les points de vue de spécialistes des disciplines et ceux d'instituteurs et de profs. Elle n'est pas suffisante : il faut encore que tous aient des conceptions éducatives communes ; la volonté d'instruire par exemple.


1- je l'ignore

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

Zorglub, vous fréquentez aussi le site de Wrath ? Qu’en pensez-vous ?

Ecrit par : uncertain | 23 juin 2008

Non ! C'est un homonyme (si je puis m'exprimer ainsi dans ce cas de fiogure) ...
Mais je comprends bien comment la confusion a pu surgir dans votre esprit au vu des deux premières notes de l'auteur !

LFC a raison, néanmoins, même le rustre prof de méca que je suis reste scotché d'admiration devant le talent !
C'est tout le paradoxe, c'est fantastiquement ennuyeux, difficile et néanmoins, en s’accrochant, on y prend du plaisir. Je n’arrive d’ailleurs pas très bien à comprendre pourquoi.

C’est pas du snobisme puisqu’aussi bien j’avouais ici même qu’en règle générale le théâtre (en particulier classique) me pompait au risque de me faire arracher les yeux par les intégristes des Belles Lettres.

Écrit par : Zorglub | 23 juin 2008

Google est mon ami ...
-> Harry, mettez le muscat au frais Daniel !

Écrit par : Zorglub | 23 juin 2008

J'aimerais revenir un instant sur la question des programmes. Elle est essentielle, mais il me semble qu'elle ne saurait faire l'économie d'une réflexion sur le poids de la hiérarchie qui, quelquefois contre les programmes, justement, va faire pression sur le professeur ou le correcteur pour "valoriser" l'ignorance de "l'élève au centre du système". Le sujet de BEP, tiré du texte de Frank Capa mentionné plus haut, en est une bonne illustration.
Le photographe témoigne de sa participation au débarquement sur les plages de Normandie. A partir de là, le sujet de synthèse demandait aux candidats d'expliquer comment, dans leur établissement scolaire, ils s'y prendraient pour organiser une exposition sur un conflit actuel. Le but étant initialement de leur faire faire le lien entre le traitement de la Seconde Guerre mondiale (la référence à Frank Capa) et le traitement d'un conflit aujourd'hui (Irak, Afghanistan, etc, rapport à l'actualité).
Il se trouve que, pour la plupart, les candidats n'ont pas compris le sens du mot "conflit" dans ce contexte (alors que pourtant les programmes de français et d'histoire-géo en BEP, dès qu'il est question de "conflit", portent généralement sur les guerres du XXe siècle et du début des années 2000). Ils sont dès lors partis en "sujet libre" sur le conflit entre élèves dans l'établissement, sur les querelles de voisinages, voire sur le "conflit" face aux éléments lors d'une inondation... Les copies avaient ainsi perdu tout le sens porté par le sujet. Les correcteurs auraient dû alors sanctionner le hors-sujet.
Eh bien non! Les consignes de dernière minute leur intimaient l'ordre de "tout valoriser" et d'accepter le terme "conflit" dans n'importe quel sens, quitte à ce que ça n'ait plus aucun rapport avec le sujet initial. Tout le sens, si j'ose dire, de l'épreuve avait été perdu, contre les exigences (même si on les juge déjà insuffisantes) des programmes.
Par conséquent, en quoi une refonte de ces derniers nous préserverait-elle de telles dérives?

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 juin 2008

Ceux du primaire de 1882 sortent du DP de Buisson : 5 000 pages, 258 collaborateurs, deux années de travail.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Justement, l'essentiel du travail est fait!
Ecrit par : Jean | 23 juin 2008
C'était le cas déjà en 1908 quand la commission a commencé à travailler sur la nomenclature grammaticale achevée en 1910.
Il ne suffit pas de copier-coller les programmes de 1923. Comparez ces programmes avec les programmes de math du GRIP ( voir son site ).
Autre exemple : qui prétendra que l'on peut copier les programmes d'histoire de la IIIe République ? Où "pomper" les leçons de choses de 1923 ?
Faire des programmes à la va-vite, c'est répandre une illusion.

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

Veuillez préciser votre réponse, cher Zorglub!

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 juin 2008

Justement, l'essentiel du travail est fait!
Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Je voulais dire que nous ne partons pas de rien. Les programmes en vigueur avant la vague pédago ( avant les années 70) doivent représenter une base intéressante, non?

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

Par conséquent, en quoi une refonte de ces derniers nous préserverait-elle de telles dérives?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 juin 2008
Bonne question, dont vous formulez la réponse.
La refonte des programmes est pour une part un combat contre l'appareil ( pas seulement la hiérarchie, mais aussi les syndicats, les équipes éditoriales en place, les idéologues comme Prost,Joutard etc. ) dont le pouvoir s'appuie sur le vide des programmes.

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

"Bonne question, dont vous formulez la réponse."

....à laquelle vous formulez la réponse.

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

"Je sais ce que tu penses. A-t-il tiré six coups ou seulement cinq?..."

Écrit par : uncertain | 23 juin 2008

Smith & Wesson modèle 29 de calibre .44 sinon rien !

Écrit par : Zorglub | 23 juin 2008

ceci dit je préfère Bird ou Straight no Chaser ...

Écrit par : Zorglub | 23 juin 2008

Bien vu, Zorglub...
La référence exacte, pour ceux qui méconnaissent leurs classiques, était Clint Eastwood dans le rôle de l'inspecteur Harry, dans "Magnum force" pour être précis.
Le muscat est au frais!

Vous imaginez "dirty prof"?
"Je sais ce que tu penses. Te reste-t-il une heure de colle avec sursis, ou pas? Alors, tu la tentes, ta chance?"

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 juin 2008

rien qu'à voir les questions, le brevet a l'air plus dur que le bac

Ecrit par : uncertain | 23 juin 2008

Ca a l'air difficile, mais ça ne l'est pas vraiment.

Ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent : qui est le narrateur ? Quel est le point de vue narratif ? Quelle est la situation d'énonciation, la valeur des verbes ? Les connecteurs spatio-temporels ou argumentatifs, les formes de discours, le genre...

De la scolastique, comme le disait Jean. Mais nous sommes obligés de la leur apprendre, à cause du brevet justement.

Il ne sert à rien, nous le disions plus haut, de changer les programmes, si on ne change pas les examens. C'est un système, une structure et dans un système. Tout, se tient !

Comme me le disait mon plus jeune fils qui passe bientôt le brevet : "Je comprends, mais ça me gonfle" (sic)

Il exprimait dans son langage d'adolescent ce manque de saveur, cette impression de lourdeur et d'ennui qui se dégage désormais de l'enseignement du français, aussi bien au collège qu'au lycée.

Les sujets de brevet témoignent de l'envahissement de l'enseignement du français par la stylistique, de la victoire de la linguistique sur la littérature.

Sous prétexte d'en finir avec une approche trop impressionniste, subjective et historisante, on est passé d'un extrême à l'autre,

On se s'interroge plus sur le sens du texte, mais sur les moyens mis en oeuvre pour produire un "discours". Les textes sont devenus autant de prétextes pour produire des analyses stylistiques.

J'attends de voir les sujets de cette année, mais je ne me fais pas d'illusions.

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

Chacun ses goûts. Moi, dans un autre genre, j’aime bien « impitoyable ».

Mais enfin, plus de concertation , plus de tergiversation, à partir de demain Dirty Harry va devenir mon modèle de comportement dans le boulot. Ça va faire mal !

Écrit par : uncertain | 23 juin 2008

"ceci dit je préfère Bird ou Straight no Chaser ..."

Ecrit par : Zorglub | 23 juin 2008

La meilleure version de "Straight, no chaser" est justement, (à mon goût) celle du sextet de Miles, en 1958 avec, entre autres, Julian "Cannonball"(!!!) Adderley... Phénoménal! Je le préfère encore à "Bird", je crois. Il y a une jubilation incomparable dans son jeu!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juin 2008

Comme dans tout bon film d’action, la proviseur va me convoquer parce que j’aurai fait 10 M de dollars de dégâts et ouvert le feu à 52 reprises sans faire de rapport de comportement.

Écrit par : uncertain | 23 juin 2008

Il exprimait dans son langage d'adolescent ce manque de saveur, cette impression de lourdeur et d'ennui qui se dégage désormais de l'enseignement du français, aussi bien au collège qu'au lycée.

Ecrit par : Robin | 23 juin 2008

Je n'ai pas le sentiment qu'on trouverait un seul collégien (ni un seul lycéen, d'ailleurs) pour dire que le cours de français l'intéresse. C'est la déception générale, et puis chacun en prend son parti et passe à autre chose.

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

Justement, l'essentiel du travail est fait!
Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Je voulais dire que nous ne partons pas de rien. Les programmes en vigueur avant la vague pédago ( avant les années 70) doivent représenter une base intéressante, non?
Ecrit par : Jean | 23 juin 2008
Question passionnante sur laquelle cela fait un bout de temps que Delord essaie d'attirer l'attention.
On peut supposer que si les programmes quasiment invariants de 1923 à la fin des années soixante ont été si aisément balayés à partir de 1970 ( maths moderne et plan Rouchette pour le français, la vague pédago n'arrivant que 15 ou 20 ans plus tard, c'est que le système ancien comportait des faiblesses. Quelles sont celles qui tenaient aux programmes eux-mêmes, celles qui provenaient de la pédagogie, d'un oubli de la méthode intuitive au profit d'un enseignement mécaniste - voyez par exemple la nomenclature grammaticale de 1962 ? Si l'on élude ces questions, il y a un risque réel d'un retour à ce que l'école ancienne a eu de contestable, avec, à terme, un échec pour la reconstruction.
J'ai eu la chance, en maternelle puis à l'école primaire d'avoir des maîtres Freinet ayant parfaitement assimilé la méthode buissonnienne, doués d'un grand art pédagogique, j'ai eu aussi la malchance d'avoir un maître - un seul - tout à fait conforme à l'image que l'on se fait parfois aujourd'hui du maître à l'ancienne : récitation mécanique des tables et des conjugaisons, départements, coups de règle sur les doigts et punitions. Avec ce dernier, je n'ai rien appris, avec les autres tout ce qu'il fallait pour réussir le concours des bourses. Au lycée, j'ai eu des professeurs routiniers à l'enseignement sclérosé et d'autres - souvent passés par le Primaire supérieur puis devenus agrégés - qui étaient des livres vivants. N'idéalisons pas l'école d'avant 70.

Écrit par : guy morel | 23 juin 2008

N'idéalisons pas l'école d'avant 70.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Non, mais elle a marché!

Écrit par : Jean | 23 juin 2008

N'idéalisons pas l'école d'avant 70.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Non, mais elle a marché!

Ecrit par : Jean | 23 juin 2008
Pour certains, oui, pour d'autres non.

Écrit par : dobolino | 23 juin 2008

Et puis, il me semble que, justement, les nouveaux programmes du primaire et du collège sont pratiquement faits, et ceux du lycée ne devraient pas tarder. Alors qu'y a-t-il à continuer à se tarauder à ce point?
Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Ben non, justement, il est bien là le problème. Prenons la maternelle par exemple.
La première mouture offrait quelques pistes intéressantes, seulement en « maîtrise de la langue », toutefois. On redécouvrait tout à coup qu’il était peut-être inutile de travailler trop tôt sur les « types de texte » et l’on remettait ce travail à l’année de GS, parallèlement à un travail sur les lettres liant un peu plus que précédemment lecture et écriture, pour consacrer le temps libéré chez les plus jeunes (PS et MS) à l’oral, à l’acquisition du vocabulaire au travers de comptines, de chants, de contes et de poèmes. La « lecture » n’était abordée que par le biais de la lecture « offerte » par l’enseignant à ses élèves lors des deux premières sections.
De même les lettres d’imprimerie étudiées jusqu’alors dès la fin de la PS et prétextes à « écritures autonomes » dès la classe de MS n’apparaissaient plus qu’en MS et uniquement pour permettre à l’enfant de « signer son travail » et un gros travail sur les gestes préparatoires à l’écriture liée était programmé à cheval sur les deux dernières années (MS : les tracés de base, GS : apprentissage structuré de l’écriture cursive en parallèle avec l’apprentissage du « son » des lettres.
Tout le reste du programme restait en revanche dans le flou, le vague, le n’importe quoi qui veut tout dire.
Hurlements des collègues de maternelle... « On veut primariser la GS, on veut nous empêcher de préparer les enfants à la lecture en saucissonnant les savoirs, on veut nous obliger à leur faire réciter des listes de mots coupées de tout contexte ! »
Deuxième mouture : retour de la reconnaissance du prénom en majuscules d’imprimerie et des « supports d’écrits » en PS, retour des « supports d’écrits variés », du travail d’hypothèses à partir de la couverture du livre, des majuscules bâtons et du repérage des similitudes dans les mots « familiers » (jours de la semaine, prénoms), soit retour de deux ans de « globale » à l’âge où on a réellement besoin de faire autre chose que de s’entraîner à s’entraîner à s’entraîner à découvrir l’écrit (avec quand même en MS, tout un travail sur la scansion et le repérage des syllabes orales)! Tout ça pour, au final, en GS, réduire largement les prétentions en lecture-écriture !
Quant à tout le reste (mathématiques, dessin, « arts visuels », EPS, découverte du monde), du flou, du vague, de l’expérimentation, de la « création autonome » avec interprétations collectives, du « carnet d’expériences » main – à - la - pâtesque, de la « situation favorable », de la « mise en œuvre de règles communes »... des trucs si interprétables chacun à sa sauce que cela pourrait aussi bien convenir à l’école élémentaire, au collège, au lycée ou même pourquoi pas à la maison de retraite...
Alors non, les programmes de la maternelle ne sont toujours pas faits et le peu qui avait été proposé a été supprimé très rapidement.

Écrit par : catmano | 23 juin 2008

Là encore, Catmano, il est incroyable que l'on ne sache pas QUI a décidé de la première puis de la seconde mouture.

L'INRP ? (ca existe encore ?)
Sherringham lui-même ?
Une commission d'incompétents ad hoc ?

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

N'idéalisons pas l'école d'avant 70.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Non, mais elle a marché!

Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Pour certains, oui, pour d'autres non.

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2008

D’où mon deuxième « dada », après les programmes : la formation des maîtres !
Volonté d'instruire, bien sûr, « sçavoir condescendre à ses allures pueriles et les guider », apprentissage de la « seule méthode qui convienne à l'enseignement primaire, celle qui fait intervenir tour à tour le maître et les élèves, qui entretient pour ainsi dire entre eux et lui un continuel échange d’idées sous des formes variées, souples et ingénieusement graduées. [celle où] le maître part toujours de ce que les enfants savent, et, procédant du connu à l'inconnu, du facile au difficile, les conduit, par l’enchaînement des questions orales ou des devoirs écrits, à découvrir les conséquences d'un principe, les applications d’une règle, ou inversement les principes et les règles qu'ils ont déjà inconsciemment appliquées »

Écrit par : catmano | 23 juin 2008

Là encore, Catmano, il est incroyable que l'on ne sache pas QUI a décidé de la première puis de la seconde mouture.

L'INRP ? (ca existe encore ?)
Sherringham lui-même ?
Une commission d'incompétents ad hoc ?

Ecrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Il y avait du Bentolila dans la première. Enfin bon, à vue de nez... Les dix mots nouveaux par semaine en PS, les vingt en MS, ça, c'est du Bento !

Écrit par : catmano | 23 juin 2008

Mesdames, Messieurs,

Voici, sous vos yeux ébahis, un texte pédagogique :

"Ecrire sur la toile, par MARY SANCHIZ

Les antécédents

Depuis de nombreuses années déjà, les ordinateurs se sont introduits petit à petit dans les établissements scolaires. Réservés à des classes disposées " en réseau " ou placés simplement sur des chariots roulants, ils restent encore trop marginalisés dans l'enseignement des Lettres. Les professeurs, partagés entre méfiance, voire dédain, et enthousiasme pour la performance technique, les ont rarement intégrés dans leurs séquences d'enseignement, préférant les réserver pour des ateliers, des travaux annexes, un peu " à côté " des tâches scolaires quotidiennes.

Pourtant, ils peuvent être de précieux auxiliaires pour des élèves en difficulté et de puissants " déclencheurs d'écriture " pour tous les autres. La simple utilisation d'un traitement de textes induit une attention plus soutenue, une attitude nouvelle devant les paramètres incontournables du respect du code (orthographe et grammaire en particulier). Les correcteurs orthographiques, qui soulignent les formes douteuses, obligent l'élève à se poser des questions (il n'a pas toujours tort et la machine, paramétrée pour du courrier, peut ignorer la syntaxe plus recherchée du texte littéraire); les fonctions " copier, couper, coller " facilitent la réécriture. Sans compter la propreté de la mise en page du texte tiré sur imprimante.

Tout cela, tous les professeurs qui ont accepté de tenter l'aventure l'ont unanimement souligné et nous ne le citons ici que pour mémoire, même si cela représente déjà une valeur ajoutée importante dans la production écrite de nos élèves.

Plus intéressante encore est la production d'hypertextes. Le principe en est simple : un texte de base appelle par simple inversion vidéo d'autres textes qui peuvent se présenter sous une structure " en étoile " (par exemple pour expliciter des mots de vocabulaire ou introduire des notes), ou une structure plus complexe " en cascade " (les textes appelés en appellent eux-mêmes d'autres à l'infini), ou encore une structure " en toile d'araignée " (la navigation dans l'hypertexte est bouclée par des liens complexes). Si l'élève se familiarise vite avec la lecture de ces hypertextes (ainsi fonctionnent la plupart des logiciels de documentation ou de jeux), il lui est beaucoup plus difficile, et profitable, de les concevoir lui-même. Leur structure logique n'admet pas d'imperfections et demande à l'enfant de se projeter à tout moment dans le labyrinthe qu'il est en train de créer.

Les applications hypertextuelles dans le domaine des lettres sont multiples : simples recherches documentaires sur un auteur ou une œuvre, création de véritables " jeux de pistes " qui explorent les différents " possibles narratifs " d'une œuvre forcément protéiforme et dont les auteurs sont obligés de travailler en groupe.

À la conquête de la Toile

La souplesse de ces structures hypertextuelles a conduit quelques professeurs à les créer sur Internet, en reliant les productions de différents établissements autour d'un même projet. Ainsi est née au Collège Saint-Exupéry de Perpignan la Classe Cosmopolite qui ne cesse de s'enrichir chaque année. Hébergée pour l'instant sur le serveur de l'Académie de Montpellier (http://www.ac-montpellier.fr, cliquez sur entrées thématiques, puis disciplines, lettres, et enfin innovations pédagogiques), elle sera sur le serveur de son collège d'origine très bientôt. Laissons la parole aux élèves qui l'ont créée :

" Cette classe cosmopolite est née d'une idée généreuse des élèves du Collège Saint-Exupéry :

Nous avons souhaité que tous les enfants du monde puissent se connaître, s'apprécier et se comprendre, dans un univers de tolérance et de respect.

Pour ce faire, nous avons imaginé regrouper dans un même hypertexte des enfants de tous les pays qui constitueraient donc les élèves d'une classe où chacun cohabiterait en respectant l'autre, tout en essayant de mieux le comprendre.

Les petits Français ont ainsi tracé le portrait d'un écolier ordinaire de leur pays, relayés sur Internet par d'autres enfants d'autres pays qui ont exécuté la même tâche et complété de cette façon, peu à peu, les rangs de cette classe virtuelle à l'échelle de la planète.

Tous les participants ont souhaité, par ce projet, contribuer à la création d'un monde meilleur..."


Cette introduction a le mérite de préciser d'emblée les objectifs : il s'agit bien d'une écriture en liaison avec le monde entier (les lycées français à l'étranger). Il s'agit bien aussi d'une tâche classique d'écriture (" portrait d'un écolier ordinaire "). Mais le projet se prolonge dans deux directions intéressantes, nous semble-t-il, qui sont celles de la connaissance de soi et de l'ouverture aux autres.

En effet, créer un écolier virtuel sur la Toile suppose d'abord une analyse de sa propre situation d'écolier. Le projet permet donc un véritable retour sur soi et ses modes de vie. Les textes produits par les enfants sont significatifs : ils sont pétris de leurs désirs (la fille sera naturellement " top model " plus tard) mais aussi de leurs réalités quotidiennes (elle prend l'autobus à sept heures le matin pour se rendre au collège). Ainsi naît au fil des pages (pardon, des écrans!) une analyse intéressante sur les codes qui régissent notre monde. N'est-ce point là une première approche de l'éducation à la citoyenneté?

Pendant ces phases d'écriture et de réflexion arrivent aussi des textes de l'autre bout de la planète : le petit Grec, le petit Libanais, le petit Mexicain, le petit Colombien et tant d'autres. Ceux-là ne vivent pas comme nous, n'ont pas la même religion, les mêmes structures sociales, ni parfois la même liberté. Les échanges sur la Toile deviennent alors l'occasion de comprendre " l'autre ", d'accepter la différence et d'élargir la réflexion à des problèmes plus fondamentaux comme le respect des droits de l'homme ou le travail des enfants. C'est ainsi que des textes poignants nous sont parvenus de Colombie où la guérilla fait rage et où on peut vous enlever n'importe où et n'importe quand. Tel parent d'un élève en a fait la triste expérience, tel autre doit se cacher...

Bien sûr, les mauvaises langues diront qu'une simple correspondance scolaire sur papier permet de poursuivre les mêmes objectifs. Ce n'est pas tout à fait vrai. D'abord, pour l'instant en tout cas, Internet abolit les censures. C'est parfois contraignant : pas de photos d'élèves pour éviter les réseaux pédophiles, pas de photos et de textes qui ne soient libres de droits pour éviter les imbroglios juridiques. Mais c'est aussi une grande liberté : ces textes d'élèves sont authentiques et peuvent parvenir sans encombre à leurs destinataires. Il est peu probable que ce serait le cas s'ils étaient glissés dans une enveloppe. Ensuite, Internet véhicule aussi de l'image, voire du son, et bien sûr... des hypertextes! Et il est bien difficile de mettre un hypertexte dans une boîte aux lettres...

Le grand hypertexte collectif se construit donc petit à petit, au fil des échanges, entraînant derrière lui une multitude de discussions, de lectures réciproques, de questions à poser quand on n'a pas bien compris ce que les autres veulent dire, de choix à justifier, bref tout ce qui permet à l'élève de construire sa personnalité et de conquérir son autonomie.

Et un beau jour, on peut rêver que cette classe cosmopolite puisse être autre chose que des échanges virtuels. Alors, parfois, le miracle de la communication virtuelle se transforme en réalité et de vrais échanges peuvent avoir lieu entre les classes participantes. Ainsi l'an dernier, ce sont vingt-cinq petits Mexicains, de chair et d'os, qui sont venus pendant dix jours au collège Saint-Exupéry. La vie, la vraie vie, a reconquis la Toile et le virtuel s'est effacé devant le réel. Inutile sans doute de rajouter que l'expérience se renouvellera cette année avec un autre pays...

Et si vous aviez envie de nous suivre?

Si vous avez envie de vous lancer à votre tour dans une expérience de ce genre, il ne vous manque plus que quelques conseils pratiques. Tout d'abord, il vous faudra obligatoirement mettre en place une pédagogie différenciée. Il est impossible de conduire tous les élèves au même rythme pendant les deux ou trois semaines que durera l'écriture de votre petit Français (en réalité, il a aussi une sœur tout aussi virtuelle!). Pour lui bâtir une identité, un portrait, une famille, une maison, un mode de vie, pour lui offrir des loisirs, des visites de la région... il vous faudra faire écrire beaucoup de textes de sujets différents. Certains de vos élèves travaillent vite et bien, d'autres sont en grande difficulté. Cette petite répartition des différents temps de travail vous aidera à vous organiser :


Premier temps

Groupe 1 : les élèves écrivent vite et bien. Ils saisissent leurs textes rapidement et sont facilement autonomes. Ils finiront bientôt leur tâche.

Groupe 2 : les élèves sont plus lents et ont des difficultés. Ils ont besoin de votre aide et vous pouvez la leur accorder puisque le groupe 1 se débrouille pratiquement seul.

Le groupe 3 est le plus lent. Les enfants ont de grandes difficultés à écrire et, pour leur faciliter la tâche, vous allez leur donner des indications et des documents supplémentaires. Ils vont donc aussi travailler seuls pendant une ou deux séances, mais à un rythme différent du groupe 1. Ils travailleront ainsi jusqu'à ce que le groupe 2 soit prêt à saisir ses textes à son tour.


Deuxième temps

Le groupe 1 a fini : il est prêt à aider le groupe 2 à saisir ses textes

Le groupe 2 saisit ses textes.

Vous prenez en main le groupe 3 qui a absolument besoin de vous maintenant pour mener à bien sa tâche, même si vous lui avez choisi les textes les plus faciles à rédiger.


Troisième temps

Il est temps de lancer le groupe 1 dans des recherches complémentaires.

Au fur et à mesure que les élèves du groupe 2 achèvent leur saisie, ils font aussi des recherches complémentaires.

Vous aidez le groupe 3 à saisir ses textes.

À la fin de la séquence, chaque élève aura au moins produit un texte appartenant au projet commun. Certains auront rajouté des documents complémentaires. Le produit fini, à mettre en ligne sur le serveur, ne pouvant souffrir d'imperfections de langue et d'orthographe (que penseraient nos lecteurs?), les élèves auront aussi largement travaillé dans ces domaines.

Cela vaut peut-être la peine d'essayer... "


Avouez-le : vous n'avez pas tout lu.

Je résume donc : il faut faire écrire les élèves sur internet, meme s'ils écrivent n'importe quoi, du moment que cela compose à la fin "un grand hypertexte interactif", dans lequel les élèves communient grâce au Saint Esprit du Projet Commun et se rejoignent dans "le miracle de la communication virtuelle".

Cette dame vient d'être promue IA-IPR hors classe.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

"Le projet de programme présenté ce matin constitue le fruit d'un travail de plusieurs mois et je tiens à remercier tous ceux qui s'y sont associés. Je pense naturellement à Jean-Louis Nembrini, qui a fourni un très gros travail avec son groupe d'experts pour me faire une première proposition. C'est à partir de cette proposition que j'ai pu associer à mon tour d'autres experts, parmi lesquels de nombreux membres de l'Inspection Générale de l'Education Nationale tels que Viviane Bouysse, Philippe Claus, Christian Loarer, Marie Mégard, Rémy Jost, Gérard Bonhoure ou bien encore le doyen du groupe d'histoire-géographie Michel Hagnerelle. Parmi les personnalités qui ont été consultées ou se sont associées à la rédaction des programmes, je peux citer, entre autres, Pierre Léna, Antoine Compagnon, Alain Bentolila, Stanislas Dehaene, Marie-Christine Bellosta ou Danièle Sallenave.

C'est marrant, je n'arrive pas à sentir ce qui vient de Madame Marie-Christine Bellosta dans ce qui reste des programmes. Je cherche peut-être mal.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Ceux du primaire de 1882 sortent du DP de Buisson : 5 000 pages, 258 collaborateurs, deux années de travail.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Justement, l'essentiel du travail est fait!

Ecrit par : Jean | 23 juin 2008


:-)) J'adore ce dialogue ; totalement surréaliste ! Continuez à nous faire rire messieurs !

Écrit par : aliscan | 23 juin 2008

Et les PE, vous savez ce qu'ils en pensent, les PE, de ces programmes, même remaniés à la baisse ?
Un petit échange, piqué "ailleurs" :

Proposition 1 : Et sinon, il y a ça aussi... parce qu'on n'est pas obligé d'être des moutons, parce que l'on peut encore penser qu'une autre école que celle des économies de bout de chandelle est possible: désobéissance
suffit juste d'y croire, et de s'en donner les moyens...


Réponse :

Bonjour
Tu fais quel métier? profession libérale ?
Sinon, si tu n'es pas d'accord tu peux toujours ouvrir ton école car nous sommes toujours en démocratie. Bien entendu non conventionnée.

Réponse à la réponse :

Même si j'ai cru comprendre que vous étiez un ptit malin qui prenait un sérieux plaisir à venir provoquer le gens et envenimer les conversations, je prends le temps de vous répondre.
Je suis Professeur des écoles et fière de l'être, je ne pense pas être complètement à côté de la plaque en mettant en lien une pétition soutenue -entre autres- par M. Mérieux. Quand bien même nous sommes ici sur un forum de débats d'idées, j'ai beaucoup de mal à comprendre votre intention et vos intérêts....
Je suis pour une école publique de l'égalité des chances, aussi imparfaite soit-elle, je ne vois pas l'intérêt d'une école qui oublie peu à peu ses élèves... (Mais nous aurons dans quelques années de belles générations à l'orthographe parfaite mais sans la moindre idée de ce que peut être l'esprit critique - au bon sens du terme bien sûr-)

Écrit par : c. cru | 23 juin 2008

Lol c. cru, il est truffé de conneries, le message cité.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Oh ! Ça continue, ils en sont à Vichy, maintenant ! Je vous épargne ça, d'accord ?

Écrit par : c. cru | 23 juin 2008

Darcos a dit en janvier :

"Le projet de programme présenté ce matin constitue le fruit d'un travail de plusieurs mois, et je tiens à remercier tous ceux qui s'y sont associés. Je pense naturellement à Jean-Louis Nembrini, qui a fourni un très gros travail avec son groupe d'experts pour me faire une première proposition."

Alain Bentolila disait il y a deux ans :

"«Je ne suis lié ni de près ni de loin avec Gilles de Robien, tient à préciser Alain Bentolila, j'ai simplement une grande affinité avec son conseiller Jean-Louis Nembrini.»

Bon en gros, faut être copain avec Nembrini pour avoir un rôle dans l'Education aujourd'hui. Je pense que c'est assez clair.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Aujourd'hui , livraison des copies du Bac de français !

Consigne : INDULGENCE !

Accepter les références culturelles des élèves : Tolkien , Harry Potter etc..

Accepter qu'ils citent "Candide" comme roman !

A côté de cela dans les consignes et corrections écrites , toujours le même jargon et charabia vaseux . Pour rire , j'ai demandé une traduction ! :-(((

Extrait, au hasard , dans le corrigé de la dissert qui lui est conçu pour des spécialistes :
"Le réalisme de ces textes pose problème ( Rabelais , Cervantès , Scarron ,Lesage , Diderot ) ,dans la mesure où il s'agit moins ici de décrire l'individu dans son environnement social et culturel que de ridiculiser les outrances d'une tradition esthétique par un jeu d'inversion qui relève d'une opération intertextuelle , c'est à dire d'une pratique ayant pour champ non pas le réel , mais la chose littéraire en soi . "

Un peu de repos s'impose après ça , je reprendrai la lecture demain et je vous en ferai profiter !

J'allais oublier , on nous conseille d'enlever 2 points s'il y a vraiment beaucoup beaucoup de fautes !

Écrit par : Amélie | 23 juin 2008

Cette dame vient d'être promue IA-IPR hors classe.

Ecrit par : Jérémy | 23 juin 2008

en orbite autour de la lune ?

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

N'idéalisons pas l'école d'avant 70.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Non, mais elle a marché!

Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Pour certains, oui, pour d'autres non.

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2008

Et pour ceux pour qui elle n'a pas "marché à souhait" (un des sens du latin "succedere") vint le temps de la revanche. Et tous de nos jours y obtiennent un franc succès, en sortent, certes, ignares mais citoyens diplômés!

Écrit par : buntovchik | 23 juin 2008

"Le réalisme de ces textes pose problème ( Rabelais , Cervantès , Scarron ,Lesage , Diderot ) ,dans la mesure où il s'agit moins ici de décrire l'individu dans son environnement social et culturel que de ridiculiser les outrances d'une tradition esthétique par un jeu d'inversion qui relève d'une opération intertextuelle , c'est à dire d'une pratique ayant pour champ non pas le réel , mais la chose littéraire en soi . "

Bon Dieu, mais c'est bien sûr !

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

"Question passionnante sur laquelle cela fait un bout de temps que Delord essaie d'attirer l'attention.
On peut supposer que si les programmes quasiment invariants de 1923 à la fin des années soixante ont été si aisément balayés à partir de 1970 ( maths moderne et plan Rouchette pour le français, la vague pédago n'arrivant que 15 ou 20 ans plus tard, c'est que le système ancien comportait des faiblesses. Quelles sont celles qui tenaient aux programmes eux-mêmes, celles qui provenaient de la pédagogie, d'un oubli de la méthode intuitive au profit d'un enseignement mécaniste - voyez par exemple la nomenclature grammaticale de 1962 ? Si l'on élude ces questions, il y a un risque réel d'un retour à ce que l'école ancienne a eu de contestable, avec, à terme, un échec pour la reconstruction.
J'ai eu la chance, en maternelle puis à l'école primaire d'avoir des maîtres Freinet ayant parfaitement assimilé la méthode buissonnienne, doués d'un grand art pédagogique, j'ai eu aussi la malchance d'avoir un maître - un seul - tout à fait conforme à l'image que l'on se fait parfois aujourd'hui du maître à l'ancienne : récitation mécanique des tables et des conjugaisons, départements, coups de règle sur les doigts et punitions. Avec ce dernier, je n'ai rien appris, avec les autres tout ce qu'il fallait pour réussir le concours des bourses. Au lycée, j'ai eu des professeurs routiniers à l'enseignement sclérosé et d'autres - souvent passés par le Primaire supérieur puis devenus agrégés - qui étaient des livres vivants. N'idéalisons pas l'école d'avant 70."

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Guy, je vous adresse mes hommages pour ce message.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juin 2008

Au lycée, j'ai eu des professeurs routiniers à l'enseignement sclérosé et d'autres - souvent passés par le Primaire supérieur puis devenus agrégés - qui étaient des livres vivants. N'idéalisons pas l'école d'avant 70."

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Guy, je vous adresse mes hommages pour ce message.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 juin 2008

C'est un peu sur ces bases que je proposais il y a peu une sorte de réconciliation.

Mais ici, on préfère souvent l'allégeance à la pensée.

Travaillons encore.

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 23 juin 2008

"Le réalisme de ces textes pose problème ( Rabelais , Cervantès , Scarron ,Lesage , Diderot ) ,dans la mesure où il s'agit moins ici de décrire l'individu dans son environnement social et culturel que de ridiculiser les outrances d'une tradition esthétique par un jeu d'inversion qui relève d'une opération intertextuelle , c'est à dire d'une pratique ayant pour champ non pas le réel , mais la chose littéraire en soi . "

C'est exactement ce que me disait Kevin (3ème 6) hier. Et sa camarade Samantha a ajouté : "Oui, mais tu ne peux pas exclure l'existence d'une dimension proprement réaliste chez les personnages secondaires, faite de quoi l'aspect parodique deviendrait imperceptible et le texte changerait de genre.

C'est à ce moment-là que Rachid est intervenu : "N'oubliez pas qu'au-delà de la parodie intertextuelle et de l'ancrage réaliste, Don Quichotte est habité par le désir métaphysique d'imitation du modèle obstacle !"

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

"Le réalisme de ces textes pose problème ( Rabelais , Cervantès , Scarron ,Lesage , Diderot ) ,dans la mesure où il s'agit moins ici de décrire l'individu dans son environnement social et culturel que de ridiculiser les outrances d'une tradition esthétique par un jeu d'inversion qui relève d'une opération intertextuelle , c'est à dire d'une pratique ayant pour champ non pas le réel , mais la chose littéraire en soi . "

C'est exactement ce que me disait Kevin (3ème 6) hier. Et sa camarade Samantha a ajouté : "Oui, mais tu ne peux pas exclure l'existence d'une dimension proprement réaliste chez les personnages secondaires, faite de quoi l'aspect parodique deviendrait imperceptible et le texte changerait de genre.

C'est à ce moment-là que Rachid est intervenu : "N'oubliez pas qu'au-delà de la parodie intertextuelle et de l'ancrage réaliste, Don Quichotte est habité par le désir métaphysique d'imitation du modèle obstacle !"

Ecrit par : Robin | 23 juin 2008

Alors, ça y'est, toi aussi Robin tu t'y es mis au mezcal

Écrit par : Malcolm L. | 23 juin 2008

Et sa camarade Samantha a ajouté : "Oui, mais tu ne peux pas exclure l'existence d'une dimension proprement réaliste chez les personnages secondaires, faite de quoi l'aspect parodique deviendrait imperceptible et le texte changerait de genre.
Ecrit par : Robin | 23 juin 2008

L'alcool, oui, l'eau feruchiruneureuse, non.
Robin, si vous voulez donner un petit effet comique, prenez le temps de relire vos posts; sinon on s'y perd.

Écrit par : Sanjuro | 23 juin 2008

Moi, j'ai eu des bouchers qui vendaient de la très bonne viande, et d'autres qui bourraient de gras leurs rôtis.

Alors n'idéalisons pas la boucherie.

Et si enseigner était un métier comme les autres ? En dernier ressort, un prof peut être bon ou mauvais, commencer par être bon puis le devenir moins, ou l'inverse.

Il n'y a pas de méthode qui garantisse que tous les profs seront de bons profs, tout le temps. Et quand on a une classe de 30 élèves, on est forcément le nul de quelques-uns.

Par contre, on peut s'assurer que les profs soient compétents, et on peut les amener à réfléchir sur leur pratique et son efficacité. Ça commence par arrêter les délires sur le prof qui n'en sait pas plus que l'élève, et les méthodes infaillibles pour enseigner.

Ça vous suffit, comme "pensée", ou je vous en remets une livre ?

Écrit par : sanjuro | 23 juin 2008

C'est bien, mais je préférais les blagues sur les ampoules...

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Jeremy a écrit

"Darcos a dit en janvier :

"Le projet de programme présenté ce matin constitue le fruit d'un travail de plusieurs mois, et je tiens à remercier tous ceux qui s'y sont associés. Je pense naturellement à Jean-Louis Nembrini, qui a fourni un très gros travail avec son groupe d'experts pour me faire une première proposition."

...

Bon en gros, faut être copain avec Nembrini pour avoir un rôle dans l'Education aujourd'hui. Je pense que c'est assez clair."

J'ai un doute sur votre conclusion car un ministre de l'éducation nationale ne peut, dans ces circonstances, que rendre publiquement hommage au directeur de la Direction Générale de l'Enseignement SCOlaire.

On pourrait tirer des conclusions seulement dans le cas où cet hommage n'était pas apparu.

MD

Écrit par : MichelDelord | 23 juin 2008

Vous avez retiré la citation de Bentolila en 2006, qui est pourtant claire :

"«Je ne suis lié ni de près ni de loin avec Gilles de Robien, tient à préciser Alain Bentolila, j'ai simplement une grande affinité avec son conseiller Jean-Louis Nembrini.»

Et ce n'est pas pour être dans les petits papiers de Darcos qu'il est bon de connaître Nembrini, c'est pour faire partie du fameux "groupe d'experts", comme d'habitude autoproclamés et choisis par cooptation, qui planchent sur les programmes officiels.

Moi je tire des conclusions à partir des informations qu'on me donne, et grâce à celles que je trouve seul. Si mes conclusions ne sont pas bonnes, il suffit de me donner des informations précises, car le raisonnement se tient, lui.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Au fait...

1) La question des programmes me semble essentielle. C'est d'ailleurs à cet effet que j'ai demandé ici QUI avait refait les programmes du primaire et du collège. Eh bien, je ne l'ai jamais su. Je n'ai même pas su quelle part Jean-Paul Brighelli avait prise dans cette réforme !

2) Les séances de travail qui permettront de rénover les concours de recrutement réuniront la CDIUFM, la CPU, la CDUS et la Cedul. Ca en dit long. Je me demande ce que les directeurs d'IUFM, les Présidents d'Université et les doyens d'UFR connaissent à l'enseignement secondaire. On ne devrait pas arrêter de faire décider des grandes orientations de l'Education par des gens qui n'y connaissent foutrement RIEN et qui n'y entendent goutte ?

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Y'a qu'à demander !

Combien faut-il de pégagogistes pour changer une ampoule ?

Aucun. Les pédagogistes classent les ampoules neuves en trois catégories :
- acquises
- non acquises
- en cours d'acquisition

et allez savoir pourquoi, la première catégorie est toujours vide, malgré leurs efforts.

Écrit par : sanjuro | 23 juin 2008

"C'est un peu sur ces bases que je proposais il y a peu une sorte de réconciliation."

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 23 juin 2008

Moi, ça fait un petit moment que j'en parle!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juin 2008

Jeremy

J'ai certes retiré la citation de Bentolila mais votre conclusion venait, d'après ce que j'en avais compris, des deux citations que vous faisiez , dont celle de Darcos. Je faisais simplement remarquer que l'on ne pouvait rien tirer de celle de Darcos.

La seule chose que je peux dire c'est que bien qu'ayant participé à la réunion du 7 novembre dont JPB avait fait un CR ( CR qui déformait au moins considérablement ce que j'avais dit), je n'ai pas "d'autres informations précises" à vous fournir sur le sujet qui vous intéresse, bien que j'ai été accusé d'avoir inspiré ces programmes.

MD

Par contre , je peux fournir la critique rapide des projets de programmes que le GRIP avait envoyé au cabinet en février

http://michel.delord.free.fr/apropos-projets-de-programmes2008.pdf

Extrait :
"La rédaction de préconisations floues peut certes apparaître à court terme et pour le temps du débat sur les programmes comme une « bonne méthode pour gouverner au centre » et obtenir le moins de tensions possible entre les diverses tendances pédagogiques de l’appareil. Mais, et c'est ce qui est le plus important à long terme, un tel flou aura un effet négatif sur la formation des élèves, et engendrera un manque de cohérence susceptible de générer un nombre considérable de conflits entre l’inspection et les enseignants."

Écrit par : MichelDelord | 23 juin 2008

Là encore, Catmano, il est incroyable que l'on ne sache pas QUI a décidé de la première puis de la seconde mouture.

L'INRP ? (ca existe encore ?)
Sherringham lui-même ?
Une commission d'incompétents ad hoc ?

Ecrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Mon vieil ennemi, le sheriff de Sherwood dans la forêt de Nottingham...Sus aux traîtres et aux imposteurs ?

(bon, j'arrête le mezcal !)

PS : qu'est-ce qu'elle avait de pas cool la réponse de Samantha, sanjuro ?

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

N'idéalisons pas l'école d'avant 70.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2008

Non, mais elle a marché!

Ecrit par : Jean | 23 juin 2008

Pour certains, oui, pour d'autres non.

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2008

Quand à l'école d'aujourd'hui, elle ne marche plus pour personne, mais il ne faut surtout pas le dire !

Écrit par : Manu | 23 juin 2008

"Bien qu'ayant participé à la réunion du 7 novembre dont JPB avait fait un CR (qui déformait au moins considérablement ce que j'avais dit), je n'ai pas "d'autres informations précises" à vous fournir, bien que j'aie été accusé d'avoir inspiré ces programmes."

C'est bien ce qui est affolant : on vous a accusé d'avoir inspiré des programmes, qui ont été rédigés par... eh bien on ne sait pas par qui !
Si j'en crois les déclarations de Darcos, ce sont Viviane Bouysse, Philippe Claus, Christian Loarer, Marie Mégard, Rémy Jost, Gérard Bonhoure, Michel Hagnerelle, Pierre Léna, Antoine Compagnon, Alain Bentolila, Stanislas Dehaene, Marie-Christine Bellosta et Danièle Sallenave qui les ont rédigés, mais ce sont les experts dirigés par Nembrini qui les ont composés !
Finalement, ça commence à faire du monde.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Je vous livre donc un propos pedagogique tenu par Christian Loarer, qui a participé à la composition des programmes du primaire :

"L’école ne peut pas rester à l’écart de l’évolution de la société dans laquelle elle inscrit son action", souligne Christian Loarer, IGEN (Inspecteur Général de l’Éducation Nationale). "Elle ne peut donc ignorer que près des trois-quarts des foyers avec enfants sont maintenant équipés d’ordinateurs. Elle ne saurait, par ailleurs, faire abstraction du fait que l’assistance scolaire est en plein essor."

Pour lutter contre l'échec scolaire, l'institution éducative a opté jusqu'à présent pour deux voies face aux élèves en difficulté : "tantôt en les scolarisant dans des structures spécifiques où ils étaient sensés progresser à leur rythme, tantôt en optant pour une intégration totale dans des classes dites ordinaires". L'Éducation nationale a également "parfois éludé le problème en recourant à certaines facilités sémantiques", poursuit Christian Loarer. "C’est ainsi, par exemple, que le statut des élèves de SEGPA demeure ambigu en ce sens qu’ils sont simultanément considérés comme des collégiens à part entière et comme des élèves qui, à leur entrée en classe de 6ème, n’ont pourtant pas atteint le niveau d’élèves de CE2." L'exemple à suivre se trouve davantage du côté de "la politique des cycles à l’école primaire" qui "illustre, en théorie, ce que devrait être une école démocratique : avoir la même ambition pour tous les élèves mais accepter l’idée qu’ils puissent présenter des besoins spécifiques et progresser à des rythmes différents."

Selon Christian Loarer, la loi d’orientation et de programmation pour l’avenir de l’école "s’inscrit dans cette logique". Mais l'inspecteur général relève aussi que "les différents dispositifs d’aide ou de différenciation décidés ces dernières années [...] laissent souvent apparaître un certain désarroi" chez les enseignants. Sachant que "les familles disposant de revenus suffisants peuvent avoir recours à des cours particuliers payants", l’institution scolaire "ne peut développer que deux attitudes", considère Christian Loarer : "ou bien s’opposer vainement et dénoncer naïvement des pratiques qu’elle ne peut réellement interdire" ou bien "accompagner le mouvement en assumant le fait qu’il y a un temps de vie en dehors de l’école et que les services de l’Etat ont des partenaires aux compétences avérées et qu’ils peuvent jouer leur rôle régulateur et tenir leur place dans les processus de validation".

"Des réponses séduisantes existent", estime l'inspecteur général : "le repositionnement des études dirigées sur le temps scolaire, l’organisation de contrats éducatifs locaux ou d’opérations du type "ECOLE OUVERTE". A partir de là, "L'UTILISATION SYSTEMATIQUE ET GENERALISEE DES TIC présente un intérêt évident", particulièrement pour "s’affranchir plus aisément d’un type de réponse encore trop fréquent, qui consiste à tenter de vaincre une difficulté en multipliant des situations didactiques elles-mêmes porteuses de la difficulté à laquelle on prétend s’attaquer". Afin de "soumettre rapidement des propositions », "l’inspection générale de l’éducation nationale et l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche vont, dès à présent, s’engager dans une démarche d’observation des pratiques".

Voilà, voilà...

Catmano, vous savez un tout petit peu mieux maintenant quel genre de personnage décide pour vous de ce que vous devrez faire en classe.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Quand à l'école d'aujourd'hui, elle ne marche plus pour personne, mais il ne faut surtout pas le dire !

Ecrit par : Manu | 23 juin 2008

Elle marche...sur la tête.

Écrit par : Robin | 23 juin 2008

Catmano, vous savez un tout petit peu mieux maintenant quel genre de personnage décide pour vous de ce que vous devrez faire en classe.

Ecrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Aaaaaarghghghghgh ! Pfuuuuuuuuuuuit.... Splatch ! (= coup de poignard dans le dos... dégonflement progressif... écrasement de l'enveloppe vide au sol)

ou alors

Bouhouhouhouh ! (= longs pleurs douloureux)

Mais ça confirme ce que je disais hier : pour les politiques, il faut que nous coûtions le moins cher possible et que l'électeur nous ignore. :-(

Écrit par : c. cru | 23 juin 2008

Catmano, pardon, j'espère ne pas vous déprimer pour le reste de la semaine.

Mais après un extrait de Christian Loarer, voici deux liens menant à des conférences tenues par Viviane Bouysse, qui a aussi participé aux nouveaux programmes du primaire.

Ici : http://www.ac-creteil.fr/langages/contenu/cont_reflexion/pdf/langage_ecole_mater.pdf
J'y lis quand meme une chose très positive : "Le mot, constitué de lettres qui portent un nom, est distingué de son image, de sa forme visuelle. Il faut en finir avec la notion de « silhouette » qui apporte plus de confusions que d’aide dans l’apprentissage de la lecture-écriture.

Par contre, allez voir ici : http://www.ac-creteil.fr/langages/contenu/cont_reflexion/pdf/contrib14.pdf
Elle s'y lance, en 2003, dans une défense émouvante des programmes de 2002.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Christian Loarer, qui a participé à la composition des programmes du primaire écrit :

"L’école ne peut pas rester à l’écart de l’évolution de la société dans laquelle elle inscrit son action", souligne Christian Loarer, IGEN (Inspecteur Général de l’Éducation Nationale). "Elle ne peut donc ignorer que près des trois-quarts des foyers avec enfants sont maintenant équipés d’ordinateurs."

L'argument sur l'évolution de la société ( présence de la télé , des calculettes , des ordinateurs , de la violence ...) servant à justifier tout un tas de réformes est complètement faux pour la bonne et simple raison que ce qui est maintenant proposé en prenant comme prétexte ces évolutions sociales a en fait été conçu à une époque où ces prétextes à réforme n'existaient pas. On en a un clair exemple avec le calcul mais on peut l'étendre à d'atres questions.

Pour le calcul :

"Le calcul ne fournit souvent qu’un résultat ou une vérification. Il n’en demeure pas moins qu’il constitue un excellent bricolage puisqu’il permet de deviner la réponse, ce qui facilite la découverte d’une démonstration causale. Les chercheurs se livrent souvent, en secret, à de lourds calculs, mais s’efforcent de les éliminer des textes qu’ils publient, masquant ainsi le cheminement de leur découverte. C’est ainsi que le mépris du calcul est devenu une mode"

Ce texte est écrit en 1971 par Georges Glaeser, mathématicien pourtant partisan des mathématiques modernes. Le mépris du calcul n’est pas la conséquence de « l’invasion des calculettes » mais est, au contraire, le fruit d’une conception humaine du calcul qui dévalorise le calcul (qui a certes été favorisé ensuite par 'l'apparition' des calculettes ... qui ne sont pas apparues d'elles-mêmes dans les classes puisqu'elles ne se déplacent pas de manière autonome)

in "Les aventures de la division"
http://casemath.free.fr/divers/tribune/avdiv1.pdf

MD

Écrit par : MichelDelord | 23 juin 2008

"L'argument sur l'évolution de la société ( présence de la télé , des calculettes , des ordinateurs , de la violence ...) servant à justifier tout un tas de réformes est complètement faux pour la bonne et simple raison que ce qui est maintenant proposé en prenant comme prétexte ces évolutions sociales a en fait été conçu à une époque où ces prétextes à réforme n'existaient pas."

C'est juste. Et l'invasion des TICE est une entourloupe de plus. Comme l'ont été l'Aide Individualisée, le module, le PPRE, l'Ambition-Sulfurite, etc.

Écrit par : Jérémy | 23 juin 2008

Aviez-vous lu cet article de journal portant sur une étude anglo-saxonne assez poussée établissant que les élèves qui ont "bénéficié" d'un apprentissage par ordinateur sont moins bons que ceux qui ont été instruits à l'aune d'une pédagogie "traditionnelle" ?

Je crois me souvenir que cet article était consultable sur le site de "sauvez les lettres". Si je le retrouve (c'était il y a quelques mois,il me semble), je le reposte ici.

Écrit par : Manu | 24 juin 2008

Tiens, apparemment Blaise Pascal a déjà assisté à une réunion d'experts de l'Education Nationale :

"Aussi sont-ils fort souvent de différents avis; mais cela n'y fait rien: chacun rend le sien probable et sûr. Vraiment l'on sait bien qu'ils ne sont pas tous de même sentiment; et cela n'en est que mieux. Ils ne s'accordent au contraire presque jamais. Il y a peu de questions où vous ne trouviez que l'un dit oui, l'autre dit non. Et en tous ces cas-là, l'une et l'autre des opinions contraires est probable; et c'est pourquoi Darcos dit sur un certain sujet, Partie 3, Tome IV; Remarque 244: Christian Forestier Dubet et Marc Le Bris sont de contraires avis ; mais, parce qu'ils étaient tous deux savants, chacun rend son opinion probable. [...] Il n'y a qu'à suivre l'avis qui agrée le plus."

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

"Quand à l'école d'aujourd'hui, elle ne marche plus pour personne, mais il ne faut surtout pas le dire !"

Ecrit par : Manu | 23 juin 2008

"Elle marche...sur la tête."

Ecrit par : Robin | 23 juin 2008

Je dirais même qu'elle court... droit "dans les murs".

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 juin 2008

Je corrige mon extrait des Professorales, célèbres lettres de Blaise Pascal, au sujet d'une réunion d'experts de l'Education Nationale :

"Aussi sont-ils fort souvent de différents avis; mais cela n'y fait rien: chacun rend le sien probable et sûr. Vraiment l'on sait bien qu'ils ne sont pas tous de même sentiment; et cela n'en est que mieux. Ils ne s'accordent au contraire presque jamais. Il y a peu de questions où vous ne trouviez que l'un dit oui, l'autre dit non. Et en tous ces cas-là, l'une et l'autre des opinions contraires est probable; et c'est pourquoi Darcos dit sur un certain sujet, Partie 3, Tome IV; Remarque 244: Christian Forestier, François Dubet et Marc Le Bris sont de contraires avis ; mais, parce qu'ils étaient tous trois savants, chacun rend son opinion probable. [...] Il n'y a qu'à suivre l'avis qui agrée le plus."

Je précise que ce n'est pas un pastiche, je n'y ai changé que quelques noms propres !

Écrit par : Jérémy | 24 juin 2008

"Des réponses séduisantes existent", estime l'inspecteur général : "le repositionnement des études dirigées sur le temps scolaire, l’organisation de contrats éducatifs locaux ou d’opérations du type "ECOLE OUVERTE". A partir de là, "L'UTILISATION SYSTEMATIQUE ET GENERALISEE DES TIC présente un intérêt évident", particulièrement pour "s’affranchir plus aisément d’un type de réponse encore trop fréquent, qui consiste à tenter de vaincre une difficulté en multipliant des situations didactiques elles-mêmes porteuses de la difficulté à laquelle on prétend s’attaquer". Afin de "soumettre rapidement des propositions », "l’inspection générale de l’éducation nationale et l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche vont, dès à présent, s’engager dans une démarche d’observation des pratiques".

Voilà, voilà...

Et dire que nos impôts servent aussi à payer ces gens-là.

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

Tiens, apparemment Blaise Pascal a déjà assisté à une réunion d'experts de l'Education Nationale :

Vous imaginez le "travail en groupe" pour écrire "Les Pensées" ? ("L'Homme sans qualités", "Les demoiselles d'Avignon", "Les variations Goldberg"...)

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

Blaise Pascal a-t-il appris à lire avec la méthode syllabique ou avec la méthode globale ? Avait-il un ordinateur, une calculette, un portable, un MP3 ? Y avait-il un TBI dans sa classe ?

Écrit par : vignon | 24 juin 2008

Mais oui, Vignon! Un Très Bon Instituteur, certainement!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 juin 2008

« Alors non, les programmes de la maternelle ne sont toujours pas faits et le peu qui avait été proposé a été supprimé très rapidement ».

Ecrit par : catmano | 23 juin 2008

J'ai ressenti le même espoir que toi lorsque j'ai lu la première mouture des programmes de maternelle mais, avec la seconde, mes illusions se sont vite envolées.
Je reste, de toute façon, persuadé que, faits ou pas faits, ces programmes ne changeront rien à la situation actuelle. Pour que les choses bougent, il faudrait une véritable révolution des esprits et une formation des enseignants digne de ce nom. Tout cela n’est pas pour demain.
Dans mon secteur d’intervention ( je suis instit « dit » spécialisé), je travaille en partenariat avec des enseignantes de GS qui le désirent. Je prends leurs élèves une fois par semaine ; je leur propose mes fiches d’exercices et mes fiches d’écriture. Je ne ménage pas mon énergie pour essayer de les convaincre de changer leur façon de faire. J'essaie de les aiguiller ( en douceur) dans leur progression. J'essaie de les faire évoluer dans leurs pratiques. Ces enseignantes sont jeunes et sympathiques ; elles sont ravies de travailler avec moi. Je leur parle beaucoup ; elles m’écoutent attentivement mais je comprends dans leur regard qu’elles ne m’entendent pas .Elles me disent que j'ai … de bonnes idées ?!! (persuadées que je suis le seul à les avoir !). Elles me considèrent comme un original, sympathique et dévoué. Donc, malgré une débauche d’explications, elles ne comprennent rien au sens à mon ( notre) action. Considérant cela, il me semble utopique d’attendre la moindre prise de conscience et la moindre évolution de leur part face à des nouveaux programmes et ce, quels qu’ils soient.
Dans une classe, transformée en usine où, depuis 15 jours, on s'active (matin et après midi) à confectionner le joli cadeau de la fête des mamans ( cette année, une fleur multicolore faite avec des bouteilles d’eau minérale), je retrouve mes fiches d'écriture, posées sur le bureau à côté des classiques exercices de reconnaissance visuelle, tirés d’un fichier quelconque.
« Au fait Thierry, on n’a pas eu le temps de faire tes fiches ; tu sais, depuis 15 jours, on est à la bourre pour les cadeaux » ( qui, comme d’habitude, seront terminés à la hâte par l’ ATSEM de la classe)
Tout cela est dit si gentiment. Avec le même sens des priorités, ce scénario sera rejoué deux semaines plus tard pour la fête des papas. Je ne parle même pas des œufs de Pâques, des poissons d’avril, d’halloween…etc
Ces jeunes enseignantes ont compris que c'est sur le cadeau qu'elles seront jugées par la majorité des parents.
« Thierry j’espère que l’an prochain tu retravailleras avec nous ; c’était trop sympa cette année. C’est incroyable toutes les choses que les enfants apprennent avec toi, et en plus, ils adorent ça ! » ( ben ça alors ! !)
Ces jeunes enseignantes sont sérieuses, sympathiques et dévouées. Je ne leur en veux pas le moins du monde. Elles se sont installées dans un moule et elles s’y sont rapidement senties bien. Je suis persuadé qu’elles se seraient senties aussi bien dans un autre moule. Pour que les choses changent, il faut changer le moule.

Thierry ( qui n’a rien contre la fête des mères et qui adore le arts plastiques)

Écrit par : thierry venot | 24 juin 2008

Et voilà, c'est comme ça qu'on passe pour d'horribles réactionnaires qui voudraient asseoir les gamins de maternelle 6 heures par jour à un bureau en les empêchant de faire des zarplastiks avec des jolies bouteilles d'Evian !
Alors que nous, on a la sensation tenace que, finalement, la bouteille d'Evian coupée au cutter par la maîtresse, vaguement barbouillée par le minot et amoureusement fignolée par l'ATSEM, c'est vachement moins créatif que le bambin qui vous dit tout d'un coup : "Eh, maîtresse, je sais pourquoi 17 et 2, ça fait 19, c'est parce que 7 et 2, ça fait 9, alors 27 et 2, c'est pas la peine de compter, ça fait 29 !"

Écrit par : catmano | 24 juin 2008

[Aviez-vous lu cet article de journal portant sur une étude anglo-saxonne assez poussée établissant que les élèves qui ont "bénéficié" d'un apprentissage par ordinateur sont moins bons que ceux qui ont été instruits à l'aune d'une pédagogie "traditionnelle" ?

Je crois me souvenir que cet article était consultable sur le site de "sauvez les lettres". Si je le retrouve (c'était il y a quelques mois,il me semble), je le reposte ici.

Ecrit par : Manu | 24 juin 2008 ]

Petite Biblio sur la question . Biblio que j'ai communiquée à tous les cabinets du ministre de l'EN depuis Allègre ( sans illusion mais simplement pour que ne puisse pas dire que l'on n'a pas été prévenu).

En fait dès le milieu des années 90, il y a des réactions contre l'usage des ordinateurs à l'école.

A) Une des plus célèbres est celle de Steve Job, le patron d'Apple , qui parle es-qualité en 1995:

Could technology help by improving education ?

I used to think that technology could help education. I've probably spearheaded giving away more computer equipment to schools than anybody else on the planet.But I've had to come to the inevitable conclusion that the problem is not one that technology can hope to solve. What's wrong with education cannot be fixed with technology. No amount of technology will make a dent.....You're not going to solve the problems by putting all knowledge onto CD-ROMs... Lincoln did not have a Web site at the log cabin where his parents home-schooled him, and he turned out pretty interesting."

B) A peu prés à la même époque , JL Gassée, ancien N° 2 d'Apple, qui faisait une chronique régulière sur la Silicon Valley dans Libération écrivait dans "Ordinateurs à l'école, la grande illusion" [Libération, vendredi 23 juin 1995]

« L'espoir est tenace. Malgré les mécomptes, l'ordinateur continue d'apparaître comme la panacée éducative. Je le comprends, mais je le regrette. Comment ne pas voir les raisons de l'espoir ? Année après année, nos machines favorites gagnent sur tous les tableaux. Outils de simulation, de stockage, de communication, agréables et omniprésents, comment ne pas imaginer qu'ils rendraient dans l'enseignement les mêmes services qu'au travail ?
Malheureusement, le niveau scolaire continue de se dégrader dans tous les pays occidentaux. La télévision, le magnétoscope et, depuis une dizaine d'années, l'ordinateur, n'ont rien fait pour enrayer cette baisse. Certains y voient plus qu'une coïncidence ... »

C) D'autres articles apparaissent dès les années 2000 et en particulier

1) "Questions arise over laptops' use as learning tool maine plugs them in; research casts doubt" by Hiawatha Bray, Globe Staff
The Boston Sunday Globe September 22, 2002
THIRD EDITION SECTION: EDUCATION; Pg. B7

2) "Internet Access Has No Impact On Test Scores, Study Says" by Andrew Trotter
From Education Week [American Education's Newspaper of Record], Wednesday, September 4, 2002, Volume 22, Number 01, p. 10.
See http://www.edweek.org/ew/newstory.cfm?slug=01internet.h22

3) "Is our children learning? Each year more than $5 billion is spent on computers in the classroom. But it's the tech companies that benefit" by Julie Landry
Education & Technology
(source CH from www.redherring.com), August 21, 2002

La majorité de ces textes ne sont plus disponibles aux adresses indiquées mais vous pouvez les retrouver dans

http://michel.delord.free.fr/debat.pdf

qui est le CR des interventions que j'avais faites dans le "Grand débat" ( pages 1113 et 23-29).


D) Par rapport à ce que dit Manu , il y a deux possibilités

- une étude de 2004 faite en Israël montrant cette baisse ( je ne retrouve pas la référence )

- l'étude de Thomas Fuchs et Ludger Woessmann " Computers and Student Learning: Bivariate and Multivariate Evidence on the Availability and Use of Computers at Home and at School" qui n'est pas récente car elle date de 2005, étude plus connue car le Telegraph avait fait un article sur le sujet cette année-là "Pupils make more progress in 3Rs without aid of computers"

L'étude de Thomas Fuchs et Ludger Woessmann est à :
http://www.cesifo-group.de/DocCIDL/cesifo1_wp1321.pdf
et l'abstract à
http://ideas.repec.org/p/ces/ceswps/_1321.html

E) Il y a aussi d'autres informations intéressantes sur ce sujet et l'une des plus importantes est le refus de l'Inde d'équiper ses écoles - qui ont d’excellents programmes - avec l'ordinateur portable pas cher du MIT / Negroponte.

Pour ceux qui veulent quelques infos supplémentaires, il est possible de lire
"Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication: un pas de plus dans l'enseignement taylorisé d'une pensée taylorisée" ( Juin 2001)
http://www.sauv.net/nticd.htm

En n'oubliant pas que l'ordinateur est tout à fait capable de réaliser la "Transmission des compétences" de la manière la plus mécaniste qui soit, ce qui pourrait faire réfléchir ceux qui croient que parler de transmission suffit à se dégager du couple compétence / utilitarisme. Mais un ordinateur ne sera jamais capable d'enseigner suivant la fameuse "méthode intuitive" chère à F. Buisson, méthode que certains membres de notre courant accusaient d'être .... pédagogiste.

MD

Écrit par : MichelDelord | 24 juin 2008

Blaise Pascal a-t-il appris à lire avec la méthode syllabique ou avec la méthode globale ? Avait-il un ordinateur, une calculette, un portable, un MP3 ? Y avait-il un TBI dans sa classe ?
Ecrit par : vignon | 24 juin 2008
Il me semble que la soeur de Blaise Pascal avait mis au point une méthode d'écriture-lecture.
GM

Écrit par : guy morel | 24 juin 2008

La majorité de ces textes ne sont plus disponibles aux adresses indiquées mais vous pouvez les retrouver dans

http://michel.delord.free.fr/debat.pdf

Merci Michel !

Écrit par : Manu, qui a décidé d'être pénible aujourd'hui | 24 juin 2008

Il me semble que la soeur de Blaise Pascal avait mis au point une méthode d'écriture-lecture.
GM

Ecrit par : guy morel | 24 juin 2008

Sa soeur Jacqueline était religieuse à Port-Royal et était sans doute chargée d'apprendre à lire et à écrire aux plus jeunes enfants des "petites écoles". (pas si "petite" que ça ; ils en sortaient en réalité avec une instruction complète)

"La qualité intellectuelle des professeurs a fait des Petites écoles de Port-Royal un lieu d'excellence intellectuelle, mais aussi un lieu d'expérimentation pédagogique et de normalisation de la langue. Les professeurs élaborent une nouvelle manière d'enseigner, basée sur la langue française et non plus sur le latin, ce qui est révolutionnaire pour l'époque. Ils se démarquent ainsi du système d'enseignement des Jésuites, qui font la majeure partie de leur enseignement en latin, même lorsque les jeunes élèves ne le maîtrisent pas.

Les professeurs prennent en charge des groupes restreints (jamais plus de 25 enfants) et instaurent une relation maître-élève très stricte mais en même temps basée sur la confiance et l'admiration. La discipline est sévère mais les nombreuses instruction pédagogiques témoignent d'un réel souci de la psychologie (même si le terme est anachronique) de l'enfant."

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

Pour Guy Morel :

Il semblerait que ce soit Pascal lui-même et non sa soeur qui ait inventé cette méthode d'apprentisage de la lecture et de l'écriture. Il serait intéressant d'essayer d'en savoir plus, par exemple s'il en subsiste quelque chose.


"Les Solitaires, soucieux de ce qu'on appellerait aujourd'hui "les sciences de l'éducation", utilisent de nouvelles méthodes rédigées et expérimentées par eux-mêmes. Claude Lancelot publia ainsi des méthodes de versification et d'apprentissage des langues vivantes; la Grammaire, due à Lancelot et Arnauld (1660), et la Logique, composée par Arnauld et Nicole (1662), qui comptent parmi les oeuvres les plus importantes produites dans l'orbite de Port-Royal, appartiennent à l'ensemble des publications pédagogiques liées à l'activité des Petites Ecoles; Blaise Pascal rédigea de même une Nouvelle méthode pour apprendre à lire. "

http://www.amisdeportroyal.org/portroyal/articles.php?lng=fr&pg=66

Écrit par : Robin | 24 juin 2008

Thierry, votre témoignage m'évoque beaucoup de cas semblables, bien que je sois dans le secondaire : on rencontre l'indifférence ou l'incrédulité chez la plupart des jeunes collègues que l'on veut sensibiliser. Prêter des livres, passer des cours ou des fiches tout faits, proposer des sujets pour les devoirs communs... rien de cela n'est efficace la plupart du temps, même quand votre interlocuteur reconnaît la qualité de votre travail, et les résultats obtenus.

Ça en devient délirant, parfois, ce dialogue de sourds. Il y a vraiment une coupure entre deux générations de profs, avec quelques exceptions, bien sûr.

Le problème, c'est que le pédagogisme, c'est COOL, il y a des concepts qui "claquent", on se sent savant, il y a plein de cours tout faits dans les manuels, on passe moins de temps en préparation, et, si on est habile, les élèves s'éclatent.

Il y a deux ans, dans mon établissement, un groupe de collègues a voulu "travailler en équipe" autour d'une classe de seconde à option (les meilleurs élèves du lycée, en fait) ; ils ont obtenu une subvention de 3000 € de la région, l'attribution d'une salle pour leurs réunions et des heures de concertation. Après des découvertes transdisciplinaires géo-lettres de la ville (on sort se balader et quand on rentre on fait des sujets d'invention), leur niveau était si faible que le conseil de classe a battu ses records de demande de redoublement ! Les gamins étaient devenus paresseux et prétentieux dans toutes les matières, même celles qui ne faisaient pas partie du dispositif.

Après un vif débat en cours d'année et un bilan calamiteux en fin, croyez-vous que nous ayons marqué des points ? Non, le dispositif continue "sous d'autres formes" et sera subventionné quand même !

Il y a là un vrai problème.

Écrit par : sanjuro | 24 juin 2008

Pour que les choses changent, il faut changer le moule.

Thierry ( qui n’a rien contre la fête des mères et qui adore les arts plastiques)

Ecrit par : thierry venot | 24 juin 2008

Pfff, j'ai eu peur, j'ai cru lire: "il faut changer de moule";méthode globale?

Écrit par : toto 4 | 24 juin 2008

Jean, reprenant un passage d’un de mes messages,

« Les limites [du mouvement dit antipédagogiste] sont sévères pour ceux qui prétendaient, dans leur activisme, mettre au premier plan exclusivement la négociation avec le pouvoir politique, etc...etc... »

écrivait le 22 juin

« Dans leur "activisme" »? Rien que ça! Qui est-ce qui est donc visé? »



Comme d’habitude, je ne vise personne mais des idées et des orientations que je trouve négatives.

Venons-en au fait : j’ai pu constater que, sur ce blog mais pas seulement car il s’agit d’une ambiance politique générale, on a, à mon avis, surestimé les possibilités d’action positive du pouvoir politique et en particulier du pouvoir politique en place depuis les dernières élections. Ceci explique ma phrase critiquant la « mise au premier plan exclusive de la négociation avec le pouvoir politique », phrase dans laquelle tous les mots ont leurs sens. Elle ne signifie donc pas un refus des négociations avec le pouvoir, que je pratique et que TOUS les courants pédagogiques / syndicaux pratiquent avec TOUS les ministres, même si ils organisent des grèves et une opposition dont il faudrait sonder le contenu exact. Elle signifie bien précisément la critique de la « mise au premier plan exclusive de la négociation avec le pouvoir politique » basée - logiquement - sur la surestimation des possibilités d’action de ce pouvoir. Je laisse là le débat sur le fait de savoir si le ministre fait ce qu’il fait parce qu’il le pense ou parce qu’il y est obligé, chose dont personne ne sait rien, c’est vrai pour TOUS les ministres et pas seulement le dernier. En effet, sur un sujet donné l’on ne sait, au mieux, que ce qu’UN MINISTRE a dit sur un sujet à X, à Y, à l’Assemblée Nationale, devant ses conseillers , en privé devant un pédagogiste ou un anti-pédagogiste, ce qui peut tout à fait correspondre à des discours différents et personne ne peut se vanter de savoir ce que pense le ministre, d’autant plus qu’il peut, comme tout le monde penser quelque chose un jour et le contraire une semaine après. Serions-nous arrivés au niveau Zéro de Geneviève Tabouis ?



J’ai employé activisme - c’est vrai sans expliciter ce que je voulais dire - au sens de manque de conscience théorique des capacités de prévisions ( notamment sur ce que serait l’évolution des prises de position du ministère) et de volonté de succès immédiat (qui conduit souvent à des victoires à la Pyrrhus). Et finalement tout à fait au premier sens donné dans le Robert, que je viens de vérifier : « Attitude morale consistant à rechercher l’efficacité, les réalisations ; forme de pragmatisme ». Je comprends bien que cela pose un problème puisqu’une bonne partie du mouvement anti-pédagogiste et le ministre se réclament bien essentiellement de la recherche de l’efficacité et du pragmatisme : ce n’est pas mon cas , chacun prend ses responsabilités. Dans le texte cité ci-dessous , j’indiquais au contraire que le culte de l’efficacité « Cult of efficiency » est un des facteurs essentiels, partagé par Dewey, du pédagogisme et de la dégénérescence de l’école américaine dès les années 1920.

Si je me suis permis cette critique maintenant en juin 2008 - comme on dit dans le mouvement Freinet, on ne critique pas si on n’a pas apporté une solution - c’est que, en novembre 2007, c'est-à-dire à une époque où beaucoup entretenaient des illusions sur l’avenir [ le titre ‘An 01’ de JPB, est quand même … ‘idyllique’], j’ai proposé explicitement une autre tactique qui ne partait justement pas de l’idée d’un succès immédiat et prenait en compte les limitations de l’action de tout ministre. J’ai proposée cette analyse de la situation et la tactique qui en découle tout d’abord à la réunion au ministère du 7 novembre 2007 puis, comme JP Brighelli, dans son compte-rendu de cette réunion, avait déformé de manière assez importante mes propos, j’avais été obligé de la ré-expliquer sur le blog.

En fait, je proposais de bien distinguer deux choses, ce qui permettait de ne pas « mettre au premier plan exclusivement la négociation avec le pouvoir politique », que l’on peut résumer ainsi :

I) Ce qui était au sens strict le domaine de «la négociation avec le pouvoir politique» : la reforme générale de l’école sur laquelle nous n‘avons qu’un pouvoir très relatif, qui a de fortes chances de se terminer au mieux en compromis boiteux pas seulement sur les programmes et, dans le cas où par exemple on obtiendrait de ‘bons programmes’, rien ne peut garantir que l’appareil scolaire lui-même ne les transforme en une réforme lamentable car il est capable de transformer un élixir en jus de boudin. Si l’on limite son action à ce seul aspect de négociation avec le pouvoir politique, on est à 90% sûr que la refondation de l’école échouera et l’on pourra donc continuer à dire que « les autres » sont des méchants.

II) La mise en place d’un réseau d’écoles suivant des préconisations, notamment de programmes, dont nous sommes ‘entièrement’ maîtres ; l’objectif n’est pas dans l’immédiat, c'est-à-dire dans un délai de moins de 5 ans, d’avoir un nombre très fort de classes SLECC (et encore moins de conquérir une majorité) mais d’avoir atteint dans ce délai une extension qui permet de considérer ce réseau comme un modèle de référence, qui doit perdurer en étant le plus indépendant possible des limitations des pouvoirs politiques et des limitations de l’appareil scolaire, ce qui lui permet de ne pas avoir à essayer de s’adapter au niveau moyen forcément bas de l’école à un moment donné. Ceci devrait permettre, ensuite, une reconstruction de l’école.

Cette tactique

- permet une grande indépendance par rapport au ministre

- permet également à un ministre désirant une véritable refondation de l’école d’agir en toute indépendance par rapport à nous

A l’heure du bilan des rapports avec le ministère, on va bien voir si ceux qui ont affiché une identité de vue avec le ministère ou se sont affichés avec le ministre ne plombent pas le mouvement anti-pédagogiste en le faisant réellement passer pour un mouvement de droite. Mais tous les espoirs sont permis pour ceux qui veulent voir du grand spectacle car l’activisme et la soif de résultats immédiats a tendance à produire non pas la continuité et le travail patient dont nous avons besoin mais une suite de mouvements erratiques souvent du plus bel effet.

Michel Delord

Ce texte n’engage pas le GRIP

PS : Vous trouverez le « Rectificatif au compte-rendu de Jean-Paul Brighelli », paru le 13 novembre sur le blog dans le fil «An 01 suite et fin » à

http://michel.delord.free.fr/rectif-cr_reunion071107.pdf

Il comporte trois parties et je reproduis infra celle qui concerne directement notre sujet ( les autres étant les redoublements et les programmes intermédiaires). Vous pourrez constater que je m‘exprime de manière extrêmement policée :


JP Brighelli a écrit

« Michel Delord s’inquiéta de savoir si la réforme projetée par le ministre serait vraiment appliquée, et appuya l’idée de passer par l’opinion publique. »

J’ai en fait avancé les éléments suivants :
- Un redressement réel, une refonte de l’école se jouent sur plusieurs décennies (La perspective du GRIP est au moins à 10/20 ans). Aucun gouvernement - et a fortiori aucun ministre- ne peut être assuré d’une telle longévité.
- Sur une longue durée et au cas où ils seraient capables de rompre avec une tradition au moins quarantenaire[1], les divers pouvoirs politiques successifs peuvent être amenés à prendre des décisions négatives pour la réforme générale de l’école[2].
- Pour tout un temps que nous ne pouvons déterminer, tout pouvoir - même éventuellement animé des meilleures intentions -, ne peut garantir que l’appareil scolaire actuel ne transformera pas même d’excellents textes de programmes et d’orientations en une réforme lamentable.
- Sous l’influence de l’enseignement délabré suivi par une bonne partie des enseignants actuels qui ont une formation disciplinaire insuffisante, une réforme générale de l’enseignement ne pourra atteindre un niveau d’enseignement suffisant avant de nombreuses années. De plus des réformes de l’ensemble du système pensées comme des succès possibles immédiats conduiront à abaisser le niveau des programmes parce qu’une fraction non négligeable des enseignants ne maîtrise pas les connaissances disciplinaires nécessaires.

En conséquence, il semble judicieux de différencier fondamentalement ce que l’on peut construire de relativement pérenne de ce qui est beaucoup plus soumis aux « aléas de la conjoncture », c’est-à-dire
- que soient nettement distinguées deux choses qui peuvent certes entretenir des rapports mais sont nullement identiques et peuvent même être contradictoires : d’une part, la réforme générale de l’école conduite par le pouvoir politique et, d’autre part les « réformes » sous forme d’expérimentations qui ont un caractère dérogatoire et, en particulier la réforme représentée par l'expérimentation SLECC+.
- que, au vu des limitations - possibles et mêmes probables - d’une réforme générale de l’école notées supra, l’expérimentation SLECC soit considérée avant tout comme la mise en place d’un modèle de référence, qui doit perdurer en étant le plus indépendant possible des limitations des pouvoirs politiques et des limitations de l’appareil scolaire, ce qui lui permet de ne pas avoir à essayer de s’adapter au niveau moyen forcément bas de l’école à un moment donné.

J’ai ensuite dit - et cela explicitement -, qu’il me semblait plus important que, au delà des limites dans le temps d’un gouvernement ou d’un ministre, perdure dans l’EN un organisme vivant capable d’effectuer tout le travail qui part de l’élaboration des programmes à leur mise en place pratique sous forme de progressions, de cours et de manuels plutôt que perdurent de simples mesures légales qui peuvent être contournées ou « réformées ».

Cette position n’est pas sans risques pour le retour d’une école de l’instruction, risques sur lesquels je reviendrai ultérieurement mais elle me semble les minimiser. En tout cas, elle ne soumet pas les contenus à enseigner à un hypothétique bon vouloir politique même si elle ne peut réaliser cet enseignement que pour un public réduit et dans le cadre contraignant de l’article 34 de la loi d’orientation.

Remarque du 11/11/2007 : J’ajoute simplement que si j’oppose la réforme générale de l’école conduite par le pouvoir politique à ce que j’appelle la « réforme réduite GRIP-SLECC », c’est que je ne vois actuellement que le GRIP-SLEEC qui propose ce type de politique et qui semble, de par sa composition et les positions qu’il a affirmé depuis longtemps potentiellement capable de la mener. En effet, un organisme qui vise un tel but doit, ceci dit très brièvement
a) être capable d’effectuer de manière autonome tout le travail qui part de l’élaboration des programmes à leur mise en place pratique sous forme de progressions, de cours et de manuels (C’est le ‘P’ de GRIP puisque la définition de programmes est le préalable à la rédaction de progressions et de cours : tout manuel sérieux est toujours conforme à un programme)
b) regrouper en son sein, pour accomplir le travail énoncé supra
i) des enseignants et des spécialistes de toutes les matières
ii) tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle à l’université


[1] Remarque : il faudrait bien sûr aussi penser correctement ce que nous faisons, c’est-à-dire autrement que sous la forme de l’opposition constructivisme / républicanisme, et comprendre quel a été le poids du « retard français » par rapport au taylorisme américain. Rappelons, pour une réflexion ultérieure, deux points qui semblent complètement méconnus en France :
- le « culte de l’efficacité » est attaché dès les années 1920 à Dewey,
- sans parler de R. Hofstader, E.D. Hirsch explique bien que l’anti-intellectualisme(« History is bunk. »), que partage également Dewey, est un des piliers de l’obscurantisme scolaire américain.

[2] Que ce soit « sous la pression des faits » ou par volonté politique délibérée est secondaire mais n’est pas indifférent sauf si l’on se place d’un point de vue strictement pragmatique.

Écrit par : MichelDelord | 25 juin 2008

Pfff, j'ai eu peur, j'ai cru lire: "il faut changer de moule";méthode globale?

Ecrit par : toto 4 | 24 juin 2008

Ou changer ce moule ( au caramel ? ) hihihihihi
Thierry

Écrit par : thierry venot | 25 juin 2008

Mes appels à réfléchir ensemble à un bilan de l’action du mouvement anti-pédagogiste ces dix dernières années, c'est-à-dire de la phase qui commence au moment de la crise Allègre et à la création d’organisme comme SLL, basé sur la compréhension de ce qui a précédé cette période, ne semblent pas remporter ici un accueil enthousiaste.

Continuera-t-on à foncer sans réfléchir en se laissant entraîner par l’inertie de positions en partie fausses ?
De défaites en défaites jusqu’à la victoire finale ?

* * *

Je voudrais prendre un dernier exemple pour illustrer mon propos, exemple qui est celui de la lecture pour montrer que ce qui peut passer à l’origine pour des pinaillages révèle souvent ensuite son importance puisque toute erreur de notre part sert ultérieurement à préparer le piége dans lequel nous nous enfermons.

Pour plus de détails , consulter
- la page de mon site consacrée à la lecture
http://michel.delord.free.fr/lecture.html dont la citation d’introduction est :

« Il est effectif qu'il existe un usage répandu et très ancien des expressions « méthode globale », « méthode syllabique » pour désigner sous ce terme un fatras de choses différentes et contradictoires qui n'ont rien à voir avec le sens strict de « méthode globale » et « méthode syllabique »
... On ne peut se réclamer de la précision de la langue et l'abandonner quand il s'agit de désigner les bases d'apprentissage de la langue. »

- le texte du GRIP « La Globale et la Syllabique »
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/lecture/globale_syll_delord.pdf

La position générale des anti-pédagogistes a été de penser son combat sous la forme de l’opposition ‘méthode de lecture globale’ / ‘méthode de lecture syllabique’.

Or ,

1) Cette opposition décrit une opposition de méthodes, ce qui fait que l’on se place ainsi sur le terrain du pédagogisme, c'est-à-dire de l’ennemi, et que l’on a déjà perdu avant de commencer le débat. Alors que, en fait, il aurait fallu placer l’opposition sur le contenu à enseigner et non la méthode c'est-à-dire

i) la nature - alphabétique - de la langue d’où l’on déduit la méthode.
ii) l’écriture qui a été gravement oubliée dans ce débat -voir la citation infra qui réduit le problème à la lecture - : même d’un point de vue strictement polémique basé sur la fausse opposition globale / syllabique , il est infiniment plus facile de montrer qu’il n’y a pas d’ ‘écriture globale’ que de montrer qu’il n’y a pas de ‘lecture globale’. Pour plus de détails lire le court texte « Lecture ou écriture-lecture » :
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/lecture/l-el.pdf

2) Cette position est théoriquement fausse puisque, par exemple, la méthode globale véritable, même si elle n’est pas applicable en primaire (Cf les critiques faites au XIXeme siècle à Jacotot) est une vraie méthode d’apprentissage de la lecture respectant le caractère alphabétique de la langue puisque, par exemple, Colette Ouzilou explique comment elle est utilisée pour les sourds. Si une méthode permet d’apprendre l’écriture de la langue, elle est obligatoirement alphabétique.

3) D’autre part , dans notre camp, l’imprécision sur le langage a fait glisser l’opposition globale /syllabique vers l’opposition analytique / synthétique, puis vers ‘commencer par les mots’ / ‘commencer par les lettres’ en prétendant que toute méthode analytique ou qui commence par les mots est en fait « globale ». Voici un exemple de ces textes :

« Il n'y a en réalité que deux méthodes possibles pour l'enseignement de la lecture et toute l'astuce des opposants au Ministre est de faire croire qu'il y a une troisième voie possible.

Soit on part de l'élément, le phonème, la lettre ou la syllabe, et on apprend à lire des mots et des textes grâce à la connaissance que l'on a des éléments : on parle alors de méthode synthétique (on fait la synthèse des éléments pour former des ensembles). C'est une méthode dont l'approche est syllabique. Cette démarche est progressive, organisée. Elle fait aller des structures les plus simples aux plus compliquées.

Soit on part de l'ensemble, le texte, le mot ou les sons complexes, et on cherche à distinguer les éléments qui les composent, par analogie sur les formes et les sons rencontrés : on parle alors de méthode analytique (on fait l'analyse des ensembles pour en trouver ses éléments). C'est une méthode dont l'approche est globale. Cette démarche est plus ou moins organisée, selon les maîtres. Certains laissent les enfants trouver tout seul, d'autres accompagnent la démarche. Certains enseignent la lecture au hasard des découvertes, d'autres ont en projet la découverte des éléments dans un ordre pré-établi. Certains utilisent des textes pris au hasard, d'autres utilisent des manuels avec des textes pré-selectionnés pour accompagner les découvertes. L'approche globale renferme une multitude d'appellations : semi-globale, mixte, naturelle, intégrative, idéo-visuelles. »

Peu importe l’auteur dont il ne sert à rien de citer le nom puisqu’il n’est pas question de mettre en avant des questions de personne, car son opinion a longtemps été quasiment hégémonique dans le camp ant-pédagogiste (on trouve la même chose dans les textes de la Fondapol) mais l’essentiel est que cette position est génératrice de confusion car elle met dans le même panier des méthodes qui permettent d’apprendre à lire et des méthodes qui ne le permettent pas :

- d’un coté
i) non seulement la méthode Schüler recommandée explicitement par F. Buisson, directeur de l’enseignement primaire de Jules Ferry, mais toutes les méthodes analytiques-synthétiques, vendues à des millions d’exemplaire jusqu’aux années 50 et qui ont permis d’apprendre la lecture pendant au moins cinquante ans à la majorité des élèves français. Le fait de n’avoir que très peu de connaissances historiques n’est pas une excuse pour affirmer que toutes les méthodes ayant un coté analytique sont « globales » au sens péjoratif . [1]

ii) la méthode globale qui , tout en étant une méthode de lecture, c'est-à-dire permettant l’apprentissage de la lecture , n’est pas une méthode scolaire pour les enfants ( elle serait peut-être plus adaptée à un public adulte)

- de l’autre coté, par exemple, les méthode idéovisuelles défendues par Foucambert qui, elles, ne sont pas des ‘méthodes de lecture’ puisqu’elles nient la caractère alphabétique de la langue.

4) Le fait de désigner l’ennemi - c'est-à-dire essentiellement les partisans des méthodes idéo-visuelles - sous le vocable de partisans de la méthode globale permet à ceux-ci de se cacher derrière la renommée d’une méthode qui est alphabétique et de se défausser en montrant à juste titre que la méthode globale a été très peu employée. Cette attitude a donc eu comme principal effet de permettre aux ideovisuellistes de ne pas être perçu par les instituteurs qui ont une position ‘intermédiaire’ et par le grand public comme les véritables ennemis de l’apprentissage de la lecture. On peut très bien comprendre pourquoi ils ont accepté le débat sur ce terrain et aussi pourquoi tous ceux qui voulaient, pour des raisons diverses, éviter les vagues - et donc permettre qu’une partie de l’idéovisuellisme se conserve dans les méthodes fonctionnelles - l’ont également accepté ( Voir les discours de G. de Robien à l’AN dès décembre 2005. Bien sûr, GdR ne connaissait pas la question et ce sont ceux qui ont écrit ainsi ses discours qui portent la responsabilité essentielle ; je ne parle pas ici non plus du fait que ces derniers n’abordaient pas la question de la maternelle pour des raisons également variées)

* * *

Quelques années après, où en sommes-nous ?

Xavier Darcos "Je ne suis pas le ministre des méthodes, mais celui de l'évaluation des résultats des élèves."
Le Monde du 24.10.07.


Le courant anti-pédagogiste, au lieu de centrer le débat sur les contenus (caractère alphabétique de la langue, importance de l’écriture), l’a présenté comme un débat sur les méthodes tout en prétendant par ailleurs qu’il ne fallait pas discuter des méthodes : le pouvoir, qui n’aime pas les vagues, a aussitôt foncé dans la brèche en disant qu’il ne prendrait pas position sur la lecture car c’était une question de méthodes, le ministre n’étant pas le ministre des méthodes.
Mais d’un autre coté, le mouvement antipédagogiste, qui a été incapable de poser le problème de la lecture en tant que contenu d’enseignement, s’est rabattu sur une position pragmatique qui converge en fait vers ce que le couple Philippe Joutard / Claude Thelot appelait la ‘culture de l’évaluation’ [2]: on juge l’enseignant à ses résultats, ce qui introduit d’ailleurs une confusion qui sera néfaste – notamment pour l’enseignant : double-bind ?- entre l’appréciation que l’on peut porter sur le travail de l’enseignant et celle que l’on peut porter sur la valeur d’un curriculum et des progressions qui lui correspondent.
Mais le plus important n’est pas là : à partir du moment où l’on fait l’impasse sur le contenu de ce qui est enseigné sous le nom de lecture, on fait semblant de croire que les tests et autres évaluations sont des tests ‘objectifs’ qui sont indépendants de la conception que l’on se fait de la lecture. Or il n’en est rien - le contenu des tests qui correspondent à une vision centrée sur la lecture ou sur l’écriture-lecture ne sont pas équivalents - et l’on verra que le ‘raccourci’ qui évite un débat immédiat sur ce qu’est la lecture par peur de provoquer une crise provoquera une crise bien plus forte lorsque cette crise éclatera non pas directement mais comme crise sur le contenu des évaluations.

Michel Delord
Ce texte n’engage pas le GRIP.




[1] Mais cette position théoriquement fausse a eu d’autres conséquences : comme il était admis comme vrai que toute méthode ayant un aspect analytique était « honteusement globale » et que Ferdinand Buisson et tous les créateurs de l’instruction publique recommandaient de telles méthodes, les défenseurs de la problématique globale / syllabique en ont déduit que c’était les créateurs de l’instruction publique qui étaient les créateurs du pédagogisme dans le domaine de la lecture. Mais il y a plus : comme le débat sur l’enseignement s’est focalisé à tort pendant tout un temps sur les méthodes de lecture, les défenseurs de l’opposition globale / syllabique ont déduit leurs conceptions pédagogiques générales exclusivement du domaine étroit de la lecture en refusant tout ce qui pouvait être une intuition enfantine passant par le coté analytique des méthodes, puisque ce coté intuitif était pensé - horreur - comme ‘constructiviste’. Ils en sont arrivés bien évidemment à dire que le texte fondateur de la pédagogie de l’instruction publique - le chapitre méthode de l’arrêté du 27 juillet 1882 - , texte fondateur non seulement de la pédagogie de la lecture mais de la pédagogie de toutes les matières était lui-même … pédagogiste ou constructiviste. Et c’est pourquoi vous n’avez jamais vu comme référence positive dans aucun livre ni aucun article du courant anti-pédagogiste le passage suivant puisque recommander que « Le maître … conduise, par l’enchaînement des questions orales ou des devoirs écrits, à découvrir … les principes et les règles qu'ils ont déjà inconsciemment appliquées » sent vraiment le soufre constructiviste :

« La seule méthode qui convienne à l'enseignement primaire est celle qui fait intervenir tour à tour le maître et les élèves, qui entretient pour ainsi dire entre eux et lui un continuel échange d’idées sous des formes variées, souples et ingénieusement graduées. Le maître part toujours de ce que les enfants savent, et, procédant du connu à l'inconnu, du facile au difficile, il les conduit, par l’enchaînement des questions orales ou des devoirs écrits, à découvrir les conséquences d'un principe, les applications d’une règle, ou inversement les principes et les règles qu'ils ont déjà inconsciemment appliquées. »

Arrêté du 27 juillet 1882 réglant l'organisation pédagogique et le plan d'études des écoles primaires publiques
http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/ferry2.htm

[2] Le GRIP s’est engagé à ce que les enseignants du réseau SLECC fassent passer les évaluations officielles mais il fera aussi faire à ses élèves des ‘compositions’ et l’important sera de montrer le rapport entre les deux formes d’évaluation. Cf., Septembre 2004, ‘A propos de l'évaluation sixième 2004 : Quelques recettes bureaucratiques pour positiver l'échec … et couler les opposants ‘ http://michel.delord.free.fr/promo.pdf

Écrit par : MichelDelord | 25 juin 2008

Michel Delord
Ce texte n’engage pas le GRIP.
Mais il engage GM qui le contresigne des deux mains.
GM

Écrit par : guy morel | 25 juin 2008

C'est les vacances par ici ? ;-)

Écrit par : helenej | 11 juillet 2008

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