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11 juin 2008

GRIP un jour GRIP toujours

LES OPÉRATIONS, C’EST COMME LES MOUSQUETAIRES…



Les plus anciens et fidèles participants à ce blog doivent se rappeler que l’ami JPB avait demandé, il y a de cela quelques mois déjà, que le GRIP (Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes), au même titre que d’autres mouvements de défense de l’école, explique ses positions, présente ses objectifs, etc.
J’avais promis de m’y mettre, puis différé, pour enfin ajourner : je ne suis pas doué pour l’autopromotion, étant au fond persuadé qu’il suffit d’être et d’agir pour montrer ce qu’on est.
Depuis, le GRIP a travaillé, a agi ; il a élaboré des programmes de grammaire (de la GS à la 5e) qui seront bientôt sur son site à côté des programmes de maths du primaire ; il a fait connaître — sur ce blog — son analyse nuancée des nouveaux programmes de grammaire ; il a poursuivi ses efforts pour la consolidation et l’extension de son réseau d’écoles SLECC.
Et il a fondé ses propres éditions, projet ambitieux et risqué qui motive ces quelques lignes précédées d’un titre « d’artagnanesque » — hommage narquois à la moustache du maître des lieux.

Oui, les opérations, c’est comme les mousquetaires : pour faire le compte, il en faut quatre, dès le début. Et ce n’est pas un hasard si cette règle efficace, établie en pédagogie du calcul depuis la fin du XIXe, est battue en brèche depuis plus de trente ans par les nouveaux scoliastes de la gent didacticienne affiliés au Café pédagogique.
Pour ces gens-là, Monsieur, la négation de l’héritage pédagogique de l’Instruction publique est un fonds de commerce — et une garantie de carrière. Comme elle l’est, soit dit en passant, pour ceux qui ont hélas ! obtenu que l’apprentissage alphabétique de la lecture en CP, enfin rétabli, continue à être « préparé » en maternelle par trois années de pratiques idéo-visuelles.
Je lis ici, avec beaucoup d’intérêt, les échanges sur des sujets larges ayant trait à l’école : la formation des maîtres, le statut menacé des enseignants, le développement d’un islamisme intolérant, la faillite de l’enseignement des sciences, les longs débats autour de Condorcet, sur l’enseignement de l’histoire, François Furet et les prolégomènes révolutionnaires de la tragédie communiste, etc. Il y a sur « Bonnet d’âne » nombre de spécialistes de ces divers champs — je les apprécie, ils le savent, ils se reconnaîtront.
Que cela ne nous fasse pas oublier que c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique.
C’est sur ce terrain-là, jonché de pauvres gosses laissés à leur nature et au hasard de leur naissance, que se bat le GRIP.
Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations.
De ce point de vue, la parution du fichier de calcul signé Pascal Dupré vingt-cinq ans d’expérience en GS-CP) paru chez GRIP-Éditions constitue un événement majeur dans le paysage de l’édition pédagogique.
Et un moyen de changer l’école en profondeur.
Je fais appel à vous pour élargir la diffusion, auprès des collègues intéressés, mais aussi auprès des parents et grands-parents.

Guy Morel, secrétaire du GRIP


http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm




PS. Un dernier point — que Guy Morel, par modestie peut-être, n’a pas voulu évoquer.
Le GRIP n’est fort que du nombre de ses adhérents — universitaires comme enseignants du Primaire et du Secondaire. Il pourrait pâtir de l’individualisme de certains, du sectarisme de certains autres, et ne plus être soudain pour le ministère un interlocuteur prioritaire. C’est pourquoi il est essentiel, aujourd’hui, d’adhérer à cette structure à la fois mouvante, dans sa diversité, et corsetée dans ses exigences : les Savoirs et leur transmission, au centre d’une Ecole résolument laïque.
Je vous laisse juges de la décision qui s’impose — non pas demain, mais tout de suite. Parce que le GRIP est aujourd’hui l’une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative — du Primaire à l’Université.
Pour adhérer, le GRIP procède par cooptation : la solution la plus simple est d’envoyer un mail à Guy Morel soi-même, guy.morel314@orange.fr.

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

Ca sert à rien, mais j'ai grillé Christophe (et Saperlipopette) ;o))))

Ecrit par : yann | 11 juin 2008

C'est parce que ce fil a été initié en semaine, et pas le dimanche matin, Yann!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2008

J'ai un peu de mal avec la cooptation. Ça doit me rappeler les boîtes (de nuit) privées.

Mais je soutiens le mouvement du GRIP et la publication du fichier de Pascal Dupré.

Je trouve par ailleurs dommage qu'il y ait si peu de monde sur le forum du SLECC.

Ecrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

Dugong, que je (re)connais bien, m'a confié qu'il en avait marre de dugong. Redésigné comme légataire universel, je tacherai d'être fidèle à certaines des voies qu'il a tracé.

Entre un enseignement des maths qui dérive vers un physicalisme d'illusionniste amateur (au mauvais sens du terme) et un enseignement des sciences physiques qui dérive vers un expérimentalisme d'empiriste fou (des modèles et encore des modèles), y a-t-il place pour un enseignement de sciences physiques ambitieux qui ne s'excuse ni d'intégrer une mathématisation digne de ce nom ni de faire usage d'une langue de qualité ?

Une idéologie molle, autoproclamée degennisme jeuniste *, s'apprête à achever l'enseignement des sciences physiques **. Trouvera-t-on des collègues prêts à s'investir dans une réflexion sérieuse et productive sur les contenus des programmes de lycée à l'heure où la future réforme du lycée risque de les réduire à un moignon grotesque ?

Oh hé ! Y a quelqu'un ?

* c'est plus fort que moi. Désolé.

** voir par exemple l'article publié dans le Bulletin de l'Union des Physiciens en mars 2008 :
http://www.udppc.asso.fr/documents/gestion/upload/udppc.09020449.2008-2-28-13-19-29.pdf

Ecrit par : DKrauss | 11 juin 2008

Une refonte des programmes, même excellente, sert-elle vraiment à quelque chose? Reste effectivement le poids d'une hiérarchie EN de plus en plus habituée à exercer des pressions (la question a été abordée sur le fil précédent) sur les profs pour monter les moyennes et les résultats des examens. Même en obtenant un retour de l'exigence dans les programmes, qu'est-ce qui nous garantira que les textes seront bien appliqués, école par école, collège par collège, lycée par lycée?
Nous sommes tous devenus des Jérôme Kerviel dans l'EN, pressés (ou en tout cas fortement incités) à masquer des pertes faramineuses : culturelles et humaines. 80%, même au Bac tel qu'ils se présente actuellement, quand on connaît la réalité du niveau? Pour filer la métaphore, cela revient à prétendre pour une banque qu'elle est bénéficiaire alors que son déficit se chiffre en milliards. Un prof est-il aujourd'hui autre chose qu'un trader malhonnête?
Tant que la question du système hiérarchique lui-même dans l'EN ne sera pas posé, et le pouvoir des inspecteurs et des chefs d'établissement pas remis en cause, on risque de s'apercevoir dans vingt ans que toutes les belles intentions quant aux nouveaux programmes sont restées lettre morte. Autant dire que les lettres, justement, ne sont pas prêtes d'être sauvées, et qu'on peut s'attendre à voir d'autres générations sacrifiées.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 juin 2008

Daniel Arnaud a écrit : "Un prof est-il aujourd'hui autre chose qu'un trader malhonnête?"

Il existe encore pas mal d'élèves qui désirent placer leur intelligence de façon avisée.

Encore faut-il qu'il existe des "conseillers" eux-mêmes avisés qui orientent sur des placements à moyen et long terme.

Ecrit par : DKrauss | 11 juin 2008

Brighelli et Morel lançant une OPA laïque sur le Grip...
Prévisibles.

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

"Encore faut-il qu'il existe des "conseillers" eux-mêmes avisés qui orientent sur des placements à moyen et long terme."

Ecrit par : DKrauss | 11 juin 2008


Justement!
Combien de "conseillers" eux-mêmes avisés, qui voudraient aider leurs élèves à "placer" leur intelligence à moyen et long terme sont-ils tout bonnement empêchés, je dis bien "empêchés", de le faire. Je ne parle pas de Henri IV, Fénelon ou d'autres lycées généraux, y compris en province, mais des zones les plus difficiles : ces collèges et ces Lycées Professionnels où le "crétin" aboutit trop "souvent au "barbare". Dans certaines ZEP de la banlieue parisienne, le préjugé "Les Juifs ont de l'argent", par exemple, est répandu. Or, quelle est l'attitude des professeurs d'histoire -géographie quand ils l'entendent?
Soyons lucides et honnêtes : beaucoup adoptent une sorte de "loi du silence", s'autocensurant ou recommandant à leurs propres collègues d'éviter "les sujets brûlants". C'est cela "Une école sous influence", pour reprendre un titre de JPB : une institution scolaire où la raison n'est plus maîtresse chez elle, et où l'esprit de Condorcet, qui souhaitait des citoyens éclairés, se voit contraint à l'exil.
Admettons qu'un enseignant refuse de céder à ce "Munich des esprits", comme l'y oblige d'ailleurs la loi, sa hiérarchie le prendra pour un "empêcheur de tourner en rond" et le pressera de "fermer les yeux" ("Pas de vagues", bien sûr). Maurice T. Maschino, dans "L'Ecole de la lâcheté", montre comment chefs d'établissements, inspecteurs et recteurs, plus soucieux de leur confort personnel que de l'intérêt (dans le sens noble du terme) de l'élève, s'enferment précisément dans des visions à court terme et n'hésitent plus à réprimer les profs "récalcitrants" (c'est-à-dire qui ne se laissent pas corrompre).
Là où ça devient moins drôle, c'est quand le petit barbare habitué à prétendre "Les Juifs ont de l'argent" passe aux actes et torture à mort Ilan Halimi (en 2006). A ceci près qu'il ne s'agit plus seulement d'argent : j'ai écris plus qu'il s'agissait de pertes "humaines". J'aime beaucoup manier le second degré, mais cette fois j'employait bien l'expression au sens premier.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 juin 2008

Je trouve par ailleurs dommage qu'il y ait si peu de monde sur le forum du SLECC.

Peut-être parce que le sectarisme n'est pas là on l'affirme...

En tout cas, je vous conseille la visite d'un site anti-dogmatique d'un petit instit breton pas mal du tout :
http://marc.le.bris.free.fr/index.html

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

"[...] j'ai écris plus qu'il s'agissait de pertes "humaines". J'aime beaucoup manier le second degré, mais cette fois j'employait bien l'expression au sens premier."

J'ai écrit plus haut qu'il s'agissait de pertes "humaines". J'aime beaucoup manier le second degré, mais cette fois j'employais bien l'expression au sens premier. (Pardon pour les fautes!)

Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 juin 2008

Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations.
De ce point de vue, la parution du fichier de calcul signé Pascal Dupré vingt-cinq ans d’expérience en GS-CP) paru chez GRIP-Éditions constitue un événement majeur dans le paysage de l’édition pédagogique.
Et un moyen de changer l’école en profondeur.
Je fais appel à vous pour élargir la diffusion, auprès des collègues intéressés, mais aussi auprès des parents et grands-parents.

Guy Morel, secrétaire du GRIP

Et j'espère beaucoup que ce fichier de mathématiques sera le premier d'une longue liste.
J'ai eu la chance de pouvoir faire travailler mes GS sur l'excellent travail de Thierry Venot cette année. Il est question qu'il soit publié par le GRIP, j'espère que cela pourra se faire.
Il sera d'une aide considérable à tous les collègues qui auront le courage de se lancer dans la lecture - écriture dès la dernière année de Maternelle.
Mes six élèves de GS déchiffrent tous. Nous avons fini le fichier de Thierry, ils "apprennent à lire", comme ils disent, les sons composés maintenant et écrivent en écriture cursive vite et bien.
L'année prochaine, ils auront le fichier de Pascal au CP.

Ecrit par : catmano | 11 juin 2008

Peut-être parce que le sectarisme n'est pas là (où) on l'affirme...

En tout cas, je vous conseille la visite d'un site anti-dogmatique d'un petit instit breton pas mal du tout :
http://marc.le.bris.free.fr/index.html

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

Je ne voulais pas réamorcer de querelle. :)

Merci, Guillaume, pour le site de Le Bris.

Ecrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

yvonnecloarec
@Anne-Marie Valette: moi aussi j'ai regardé la vidéo sur R.E.I.D. le coeur serré. Est-ce qu'elle y arrivera? j'avais cette année dans mes deux classes de seconde beaucoup d'enfants d'immigrés ou d'enfants pauvres qui ne connaissaient pas le B-A:BA de leur propre langue; encore moins celui de l'anglais, ayant été soumis, là aussi, à une méthode d'enseignement globale.
A la fin de l'année, avec la poignée d'élèves assidus qui restaient (après les conseils de classe), j'ai révisé l'accord du participe passé avec les auxiliaires être et avoir. (J'aurais dû le faire en début d'année, je sais, mais d'abord, un vague scrupule me retient encore, je suis tout de même censée leur enseigner l'anglais et puis ils n'acceptent pas de faire des révisions de français tant que je n'ai pas gagné leur confiance, c'est impossible d'entrée de jeu, et après on est pris par la tourmente...) Une des rares à avoir les connaissances qui permettent de résoudre le problème était celle qui, justement, avait appris le français comme langue étrangère au Sénégal; elle m'a dit que là-bas, elle avait fait énormément d'exercices systématiques et, une fois arrivée en France, plus rien.
Quelque chose de symptomatique: en devoir je donne soit de la version grammaticale, soit du thème grammatical, fabriqués avec les mots et les constructions appris dans les leçons à réviser. Le thème est un exercice beaucoup plus difficile mais ces élèves le préféraient quand même infiniment à la version car ils n'avaient pas à écrire français...
Ils ont appris et compris, ils savent qu'il faut traduire la phrase donnée par un passé composé et ils ne peuvent tout simplement pas l'écrire, et 'When I saw her...' devient 'Quand je les vu...'.
Ne pas savoir vraiment ce que c'est qu'un sujet et au lieu de traduire 'cela m'a surpris' traduire 'j'ai surpris'...
Se trouver dans l'impossibilité quasi-physique de transformer 'J'ai été obligé de dire ' en 'Il a fallu que je dise'... Renoncer avec un rire gêné, hausser les épaules et dire que non, on n'y arrive pas, c'est trop dur...
M'appeler pendant le devoir pour me dire que dans l'énoncé 'Le chien a mordu le passant car le propriétaire ne l'avait pas muselé' on ne sait pas ce que c'est que ce 'l' devant 'avait'.
On n'en finit pas avec cette litanie d'exemples scandaleux. Il y a décidément mauvais traitements à enfants par refus d'instruction!

Ecrit par : toto | 11 juin 2008

Donc que des bonnes nouvelles :) (merci Guy)

Pensez aux gamins, rendus complètement hs depuis 50 ans mini...

"Lire avec Léo & Léa" Edition belin 18€ po chir globalmixteetcetcetc DE LA LETTRE VERS LE MOT.
DU SIMPLE AU COMPLEXE


Enfermez CRAMEUX !
Libérez Marie-Jeanne .

Ecrit par : toto | 11 juin 2008

Par pitié, chers GRIP et SLECC, faites-vous connaître, prenez d'assaut l'EN, il est temps d'arrêter le massacre...

"Je vous expose mon souci pour lequel j'aimerais avoir des avis.

Cette année, j'ai 15 cp et 6 ce1. Ma collègue a 22 cp.

J'ai travaillé avec mes cp sur Un monde à lire mais comme ils ont un niveau très faible, j'en suis à l'album 5 / 8..

A la rentrée, j'aurai un cp - ce1 ... Avec 10 cp et 12 ce1. Cependant, comme on ne peut pas maintenir d'enfants en cp, on a décidé que j'aurai les ce1 en grande difficulté avec qui il faudra refaire du cp... et sûrement en maintenir une grande partie en ce1.

Voilà comment je pense procéder :

3 élèves futurs ce1 sont en très grande difficulté (on aurait voulu les orienter en clis mais pas possible...). Ma maitresse E me propose de les prendre pour reprendre avec eux la méthode des Alphas.

les 9 autres sont des enfants en difficultés... Il y en a 4 qui sont mes "anciens cp" et 5 qui viennent de la classe de ma collègue.
Je pensais reprendre avec eux les différents sons pour le début de la première période et reprendre Un Monde à lire plus ou moins là où j'aurai arrêté cette année........

Et en parallèle, commencer la méthode à proprement parlé avec les 10 cp....

En math, je suis un peu dans la même démarche.... Les 3 en très grande difficulté ne savent pas dénombrer. etc...

Et en graphisme, je vous raconte pas......

Que pensez vous de ce projet d'organisation?......"
M.M

Ecrit par : c.cuit | 11 juin 2008

tu confirmes ...
Un monde à lire , c'est d'la daube !
S'il essaie L&L ça lui f'ra des vacances !

Ecrit par : toto | 11 juin 2008

Mea maxima culpa! Je ne connaissais pas le site de Marc Le Bris. Merci à Guillaume pour son lien.

Je ne partage cependant pas le jugement péremptoire de notre ami Marc sur la casuistique. Je ne vois pas le rapport entre casuistique et pédagodisme. Bien au contraire, la casuistique est la grande invention des Jésuites qui, comme chacun sait, ont créé en Europe les premières écoles dignes de ce nom (et qui, soit dit en passant, ont servi de modèle à l'école républicaine). Avant de tomber dans la besace de l'Opus Dei, Stanislas était aux Jésuites et on y dispensait un très bon enseignement. Dire, par ailleurs, que l'Europe catholique a failli disparaître face au protestantisme à cause de la casuistique est aller un peu vite... en histoire. Et si j'avais le temps, j'essaierais de montrer que c'est grâce à la casuistique qu'a pu naître le roman moderne.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2008

Prenons en grippe ces valets à moustache qui nous promettent l'école de papa et l'ordre pompidolien. (où Villieriste : "le développement d’un islamisme intolérant" ?).


Une chose est certaine si le Grip écrit ainsi :

"Que cela ne nous fasse pas oublier que c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique."

... les manuels scolaires actuels n'ont pas trop de souci à se faire !

Ecrit par : aliscan | 11 juin 2008

J'ai lu avec intérêt l'article de Marc le Bris.

Une petite remarque à propos du mot "casuistique".

La casuistique est une forme d'argumentation utilisée en théologie morale, en droit, en médecine et en psychologie. Elle consiste à résoudre les problèmes posés par l'action concrète au moyen de principes généraux et de l'étude des cas similaires.

Le mot « casuistique » vient du latin casus qui signifie : un événement fortuit, imprévu.

La casuistique est l'analyse des "cas" à l'usage des confesseurs. Soit une règle morale générale : "Tu ne tueras pas !" Le confesseur est invité à analyser le plus finement possible le cas particulier dans lequel une personne a dérogé à cette Loi (guerre, légitime défense, duel, colère "incontrôlable", accident...)

Dans "Les Provinciales", Pascal, au nom d'une morale exigeante inspirée du jansénisme, s'en prend aux Jésuites qui poussaient très loin l'art du "distinguo" et l'art d'excuser les entorses aux règles (laxisme).

Une autre à propos du mot "scolastique", lu sous la plume des pédagogistes (Célestin Freinet si mes souvenirs sont bons) pour désigner un enseignement trop théorique, pas assez "vivant" et "pratique", mais aussi chez certains instructionnistes pour caractériser les théories pédagogistes.

L'emploi de ce mot me paraît dans les deux cas assez impropre.

Scolastique vient du latin schola (ae, f), école. Il s'agit d'une philosophie développée et enseignée dans les universités du Moyen Âge visant à réconcilier la philosophie antique, et en particulier l'enseignement et la philosophie première d'Aristote, avec la théologie chrétienne.

Il me semble que le mot "sophistique", dans le sens de raisonnement "spécieux", erroné, pour désigner les théories et les pratiques des pédagogistes serait plus adéquate.

Sans que le mot "sophistique" renvoie trop précisément à la pensée des "Sophistes", ce qui serait très injuste envers cet important et fécond mouvement de pensée.

Ecrit par : Robin | 11 juin 2008

Les messages d'Aliscon sont décidément de plus en plus débiles...

Ecrit par : Manu | 11 juin 2008

Le grand Etienne Gilson (1884-1978), professeur au collège de France, a montré ("L'esprit de la philosophie médiévale") qu'il n'y avait pas véritablement rupture, mais continuité entre la philsophie de Descartes et la pensée scolastique.

Toutefois, à partir de Descartes et surtout de Spinoza, la philosophie cesse peu à peu d'être, selon l'expression de St. Thomas d'Aquin, la "servante de la théologie" (ancilla theologiae).

Ecrit par : Robin | 11 juin 2008

J'ai un peu de mal avec la cooptation. Ça doit me rappeler les boîtes (de nuit) privées.

Ecrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

Et il y a une ambiance au GRIP, vous n'imaginez pas ! Roncq et son Campanil à la fin du mois d'août, c'est vraiment L'endroit hyper-méga-hype-cool-branché où il FAUT être, si on veut tenir son rang dans le who's who et la jet-set.

Ecrit par : Manu | 11 juin 2008

Et c'est rien à côté de ses poèmes ...

Ecrit par : Slurppp ! | 11 juin 2008

Et si j'avais le temps, j'essaierais de montrer que c'est grâce à la casuistique qu'a pu naître le roman moderne.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2008

Je suis d'accord. La pratique de la confession et le mouvement d'auto analyse et de réflexivité qu'elle implique sont sans doute en partie à l'origine de la "psychologie individuelle".

Il y a continuité entre "Les Confessions" de Saint Augustin et celle des Rousseau.

"La princesse de Clèves" de Madame de La Fayette, considéré comme l'origine du roman moderne est une "confession".

Ecrit par : Robin | 11 juin 2008

Et il y a une ambiance au GRIP, vous n'imaginez pas ! Roncq et son Campanil à la fin du mois d'août, c'est vraiment L'endroit hyper-méga-hype-cool-branché où il FAUT être, si on veut tenir son rang dans le who's who et la jet-set.
Ecrit par : Manu | 11 juin 2008

Exact. C'est très bling-bling. La preuve, les vidéos de Roncq sur le site du Grip.
Maintenant, si vous préférez le rugueux,je suis demain à 19 heures sur Télé-Nantes face aux représentants de l'UNssa et des parents d'élèves qui occupent les écoles de la région pour protester contre les suppressions de postes et les programmes Darcos. Encore une OPA sur le GRIP, comme dit l'autre.
GM

Ecrit par : guy morel | 11 juin 2008

"Le grand Etienne Gilson (1884-1978), professeur au collège de France, a montré ("L'esprit de la philosophie médiévale") qu'il n'y avait pas véritablement rupture, mais continuité entre la philsophie de Descartes et la pensée scolastique.
Toutefois, à partir de Descartes et surtout de Spinoza, la philosophie cesse peu à peu d'être, selon l'expression de St. Thomas d'Aquin, la "servante de la théologie" (ancilla theologiae).
Ecrit par : Robin | 11 juin 2008

Ah mais moi aussi j'ai cité Gilson ! C'était sur les visseuses qui pensent et se dépensent ! Je m'en souviens très bien !

Ecrit par : Jeremy | 11 juin 2008

""La princesse de Clèves" de Madame de La Fayette, considéré comme l'origine du roman moderne est une "confession"."

Ah ben eh oh... Don Quichotte, Gargantua, Pantagruel, Tristram Shandy, Simplicius,... Madame de La Fayette n'est qu'une des origines du roman moderne ! Disons qu'il y a plus originel que l'originel en matière de roman moderne.

Ecrit par : Jeremy | 11 juin 2008

D'accord Jérémy ; j'ai été un peu vite pour les exemples. "La Princesse de Clèves" n'est pas la seule origine du roman moderne.

Je pensais à la dimension psychologique qui est particulièrement présente (finesse de l'auto-analyse, l'introspection...) à l'appui de la thèse de Pedro Cordoba sur le lien entre roman et casuistique.

Ecrit par : Robin | 11 juin 2008

@c.cuit

Un monde à lire, émanant de Bentolila : méfiance.
Gafi le Fantôme, du même, est très mauvais. Je connais, plusieurs pseudo-dyslexiques dans ma famille ont dû redoubler ou être rééduqués.

Je trouve que vous et votre collègue avez beaucoup d'enfants en difficulté.

Ma fille instit de CP en ZEP n'a que trois enfants en difficulté sur 22, et les autres lisent de façon fluide et vont terminer "Lire avec Léo et Léa".

Elle a justement été convaincue d'utiliser une méthode alphabétique en lisant le livre de Marc Le Bris, et des écrits de Mme Wettstein-Badour et Colette Ouzilou.

Chaque enfant a son livre et son cahier d'exercices, et emporte le livre à la maison pour relire la leçon du jour.
Je rappelle que le livre des orthophonistes est la seule méthode alphabétique reconnue par l'EN, alors qu'il y a des dizaines de méthodes mixtes alias globales qui conduisent chaque année des dizaines de milliers d'enfants à l'illettrisme.

De plus, les enfants qui n'arrivent pas à lire dès la fin du CP n'arrivent pas non plus à faire correctement du calcul, quant à l'anglais, quelle foutaise !

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2008

Ah mais moi aussi j'ai cité Gilson ! C'était sur les visseuses qui pensent et se dépensent ! Je m'en souviens très bien !

Ecrit par : Jeremy | 11 juin 2008

Je m'en souviens aussi, mais il me semble que vous aviez vicié les visseuses. Bon, je m'arrête !

;+)

Ecrit par : Robin | 11 juin 2008

La Princesse de Clèves, en effet, est surtout à l'origine du roman d'analyse psychologique. Cervantes et Rabelais portent en eux d'autres potentialités du roman européen. Il faudrait relire à ce sujet Le Rideau de Kundera.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 juin 2008

@c.cuit
Je trouve que vous et votre collègue avez beaucoup d'enfants en difficulté.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2008


Il ne s'agit pas de moi, mais d'une jeune PE qui expose ses problèmes (que je trouve très graves !!!) sur un forum éducation afin que le plus grand nombre la lisent et lui répondent.
Je lui ai conseillé de tout recommencer à zéro avec "Bien lire et aimer lire" ou "Léo et Léa"...

Ecrit par : c.cuit | 11 juin 2008

La confession est bien plus ancienne que la casuistique. Le roman moderne a, certes, plusieurs origines mais la plus ancienne est le Lazarillo de Tormes (1554), fondateur du genre picaresque (ensuite repris par les anglais deux siècles plus tard). Or il s'agit, comme le dit le prologue, d'un "cas" (ce pourquoi on peut aussi en faire une lecture épicurienne, le clinamen étant lié à la chute (cas) des atomes). Le roman picaresque est une "confession imaginaire" - narrateur homodiégétique, comme on dit dans nos collèges - mais pas n'importe laquelle : un récit de vie tel qu'on le demandait devant les tribunaux (le PC de la bonne époque n'a rien inventé et fonctionnait, lui aussi, sur la cooptation). Le "cas" en question dans le Lazarillo est celui du prêtre qui marie sa concubine avec un "homme à tout faire", le picaro en l'occurrence. Ce délit était passible de lourdes peines. D'où le lien entre le roman et la casuistique à travers le droit. La justice moderne a deux origines, toutes deux ancrées dans l'histoire de l'Eglise catholique : l'Inquisition (le droit actuel est toujours fondé sur la pratique inquisitoire) et la casuistique. L'Inquisition est l'oeuvre des dominicains, la casuistique celle des jésuites. Le parallélisme avec ce qui nous occupe est frappant puisque les premiers ont inventé la scholastique et les seconds l'école. Avec une immense ouverture d'esprit pour les jésuites puisqu'on y étudiait - et avec quelle apllication! - les auteurs "païens".

Si l'Espagne a été le berceau du roman (le picaresque mais aussi Cervantes, of course), c'est grâce à la casuistique et au fait que c'est le premier "Etat moderne" avec un appareil judiciaire centralisé.

Tout ça pour dire qu'il ne faudrait pas que la laïcité devienne, comme la religion pour Spinoza, un nouvel "asile de l'ignorance".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2008

Tout ça pour dire qu'il ne faudrait pas que la laïcité devienne, comme la religion pour Spinoza, un nouvel "asile de l'ignorance".
Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2008
Vaste sujet que la laïcité depuis Latran ( le petit). Mais il ne faudrait pas pour autant que la religion devienne l'asile du savoir.

Ecrit par : guy morel | 11 juin 2008

Pardon, j'ai oublié un lien :
http://www.lanef.net/archives_de_la_nef/societe/ecole/l_ecole_la_foi_et_la_raison.asp?page=1

Ecrit par : guy morel | 11 juin 2008

et suite à ce lien, ce texte de Louis Legrand
"
Dans le cadre de l'école obligatoire, le premier impératif est de prendre les élèves tels qu'ils sont, dans leur diversité héritée des milieux sociaux ou ethniques d'où ils viennent, et non de les confronter dès le cours préparatoire aux normes nationales d'une progression abstraite. L'enseignement actuel privilégie la pensée théorique abstraite et l'univers gratuit du récit et de la connaissance désintéressée. Or l'accès à cette culture intellectuelle exige des conditions d'éducation préalables : sécurité affective, dialogue avec les enfants, habitude d'autonomie dans les comportements, ce que les milieux défavorisés ont plus de difficultés à donner à leurs enfants(3). C'est là que se trouvent les causes profondes des échecs scolaires et de la sélection sociale qui en découle. L'école doit créer les conditions qui permettront de conduire la personnalité intellectuelle des apprenants. C'est pourquoi une éducation compensatrice, un soutien, doivent d'abord être une éducation affective et sociale permettant, avec l'épanouissement des élèves, l'investissement affectif positif de l'école.




Mais une perspective de gauche doit aller plus loin encore. L'exigence d'une école éducative est fondamentale dans la mesure où les valeurs poursuivies par une société socialiste sont inséparables d'un développement de l'homme total. Cette totalité n'est pas seulement intelligence. Elle est aussi et surtout affectivité, joie, souffrance, convivialité. C'est dans la vie en commun, l'assomption de projets, l'expression artistique que ces valeurs se vivent. Une école de gauche doit être une école d'éducation totale et non un lieu de sélection intellectuelle pour le développement économique et la production des élites dirigeantes.

On aura reconnu là les tendances de l'éducation dite "nouvelle" et dont la nouveauté permanente montre assez le caractère prospectif, d'aucuns diront utopique. Mais, aux sceptiques réalistes, il est désormais possible d'opposer, cette fois, la réalité. Ce qui n'était que rêve généreux dans l'ère industrielle est aujourd'hui nécessité. L'entrée de nos civilisations dans l'ère de l'automation bouleverse profondément la nature du travail. Elle exige une mobilité croissante des emplois. Elle entraîne en outre un chômage structurel, contrepartie d'un développement qui n'accepte pas de faire profiter la masse du temps libéré. La société post-industrielle sera la société du loisir si elle ne veut pas être celle du chômage, de la violence et de l'oppression policière. L'école est une des bénéficiaires possibles de cette libération. Elle doit développer en son sein des espaces et des temps d'éducation qui ne soient pas subordonnés à la préparation exclusive de l'emploi. La société post-industrielle non seulement rend possible une école d'éducation qui puisse prendre le temps du développement individuel et de la formation sociale, mais encore exige une telle école si elle ne veut pas sombrer dans la technocratie policière."

Ecrit par : guy morel | 11 juin 2008

Je ne sais pas si je ne l'ai pas déjà dit, mais les Jésuites avaient pour devise, si je ne m'abuse, « ad majorem Dei gloriam », « pour une plus grande gloire de Dieu » (« majorem » par opposition à « maximam » : pour la plus grande gloire de dieu !)

Il faudrait s'inspirer de cette attitude (peut-être faussement modeste, on peut le supposer) et bannir le slogan volontariste qui dit « pour la réussite de tous les élèves » en le remplaçant par « pour la réussite optimale de tous les élèves » ou quelque chose comme cela.

Le SNES s'est cfdtisé en lançant ce genre de slogans. Réclamer que tous les élèves réussissent, c'est se mettre en condition de leur donner des notes qu'ils n'ont pas méritées, et leur rendre un bien mauvais service. Bref, leur mentir pour leur faire plaisir.

Cela dit, je vais aller mettre mon nez la semaine prochaine dans le bahut privé qui est à 200 m du mien à l'occasion de surveillances des épreuves de français de Première. Je vais une fois de plus essayer de discuter un peu avec les collègues et aussi (j'adore jouer les espions) me perdre un peu dans les couloirs... l'an passé, j'avais découvert qu'ils ont pour habitude d'organiser chaque année une « fête de la foi » ; j'ai été assez surpris de découvrir cette initiative, et j'essaie de savoir un peu plus quelles sont les différences concrètes entre privé et public, en termes de religion mais aussi en termes de pédagogie.

Vous trouverez peut-être un peu naïve cette forme d'exploration, mais je suis curieux d'en savoir plus sur le privé, et vous reconnaîtrez comme moi que le privé, on n'en parle jamais, en fait. Dans ma ville, il y a des bahuts privés qui semblent très comparables au nôtre, en termes de fréquentation et de résultats, et d'autres qui sont beaucoup plus exclusifs (avec des bonnes sœurs et des contrôles plus stricts des élèves, dit-on).

Y a-t-il des livres à lire sur cette dimension de l'enseignement à la française ?

Ecrit par : sanjuro | 11 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

En vérité, je vous le dit, le GRIP c'est :

- l'addition de deux cavernes : la caverne d'Ali Baba où on trouve de tout * et celle de Platon où l'ombre et la lumière règnent.

- la soustraction pratiquée parfois membre à membre mais toujours par soubresauts.

- la multiplication souhaitable des pixels dans les vidéos des conférences (même la Pochard's Academy fait beaucoup mieux !). On y observe aussi parfois la multiplication des pains (certains Jésus s'y comportent comme de sacrés saucissons) lorsque les opérandes sont dispersés à gauche et à droite au lieu d'être scrupuleusement non alignés.

- la division qui n'est pas toujours posée.

Mais au total, face aux prébendes et aux délires pédagols, ça vaut le coup : ça vit, ça produit et du meilleur ** !

Merci d'exister !

* certains affirment qu'on y trouve aussi des indélicats mais ils ne sont sûrement pas 40.

** on n'y pratique pas les quatre opérations par la bande !

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Manu a écrit : "Le pédagogisme expliqué par le roi des cons"

Le spectacle d'un psychisme immobilisé est fascinant * : paralysé par une opposition (acquise ?) entre "créativité" (y a bon) et "dogmatisme" (pfouii), le gugusse récite un catéchisme (IUFM ?) sans même se rendre compte qu'il boucle en continu.

A-t-il pensé qu'il pourrait appliquer son fourbi conceptuel à lui-même ("réflexivité") ?

* symptôme de l'œil éteint

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

"Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :
Celui-là, il doit souvent être invité à diner..."

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Si tel est le cas, il doit être plus friand de repas consistant en inhalation de plantes diverses qu'en ingestion de produits solides!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"le gugusse récite un catéchisme (IUFM ?) sans même se rendre compte qu'il boucle en continu."

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Franchement, y avez-vous déjà mis les pieds? Et où?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

DKrauss, ne regardez surtout pas !
Vous risqueriez l'apoplexie ... Affligeant.
Ce mec est une oeuvre d'art qu'il faudrait placer sous vitrine.

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Ben quoi ?
C'est juste le champion toute catégorie de ce qu'il dénigre. Il a bien mémorisé et il n'a aucune créativité.
Remarquez, je n'ai pas tout écouté, j'ai craqué à 4'50.

Ecrit par : catmano | 12 juin 2008

Ou le mettre en lévitation selon le principe de Peter.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 juin 2008

"le gugusse récite un catéchisme (IUFM ?) sans même se rendre compte qu'il boucle en continu."
Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Franchement, y avez-vous déjà mis les pieds? Et où?
Ecrit par : Christophe Sibille

Franchement, j'ai peu été au catéchisme...

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Brighelli et Morel lançant une OPA laïque sur le Grip...
Prévisibles.

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

On peut en savoir plus?
En quoi sont-ils prévisibles?
Quels sont les secrets du fonctionnement du GRIP?
Pourquoi la cooptation?

Cul Rieux

Ecrit par : un curieux | 12 juin 2008

Formation des enseignants. je poste sur ce fil car je viens juste d'apprendre une nouvelle absolument effarante si elle se confirme.

Je la tiens de l'épouse d'un collègue d'Histoire-Géographie en lycée qui a assisté hier mercredi à une réunion sur l'organisation de l'oral en Histoire-Géo.des STI au bac.

On leur a donné les recommandations habituelles. Je ne m'étends pas là-dessus mais sur deux informations complémentaires données par l'inspecteur en personne :

1°) La disparition de la section et du BAC STI sous le prétexte a) que ça coûte trop cher b) que le bac STI n'intéresse que 25% des élèves.

2°) TENEZ VOUS BIEN A LA RAMPE : les IUFM sont effectivement supprimées, bon ça, on le savait, mais ne sont remplacées par rien.

Les jeunes collègues capétiens ou agrégés enseigneront obligatoirement DEUX matières (donc leur "spécialité" + une autre), ils ne pourront pas faire de voeux pendant les 5 premières années et, le plus incroyable de tout, ils seront immédiatement placés en situation de responsabilité (18 heures), sans formation initiale et sans tutorat.

Je tiens ces informations de première main de gens extrêmement sérieux et en qui j'ai toute confiance.

Je garde mes commentaires pour moi (vous pouvez imaginer ce que j'en pense) et j'attends les vôtres, notamment ceux de Jean-Paul.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

"Brighelli et Morel lançant une OPA laïque sur le Grip...
Prévisibles", écrit là Guillaume.

D'autant plus prévisible que les bigots, cagots et autres ostrogoths ont ces derniers temps lancé contre le GRIP une offensive fondamentaliste elle aussi prévisible: quand on fréquente Laurent Lafforgue, Jean Némo (on appréciera particulièrement l'objectivité de son manuel d'histoire: http://www.lalibrairiedesecoles.com/manuel.php?matiere=4), ou Tariq Ramadan, il faut s'attendre à être otages de la Grande Inquisition ou de Christine Boutin.

Ecrit par : Abraxas | 12 juin 2008

""le gugusse récite un catéchisme (IUFM ?) sans même se rendre compte qu'il boucle en continu."
Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Franchement, y avez-vous déjà mis les pieds? Et où?
Ecrit par : Christophe Sibille

Franchement, j'ai peu été au catéchisme..."

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Vous avez tort, ce n'est pas mal de connaître ses ennemis. Et c'est également utile, pour savoir de quoi on parle! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

......2°) TENEZ VOUS BIEN A LA RAMPE : les IUFM sont effectivement supprimées, bon ça, on le savait, mais ne sont remplacées par rien.......
Je croyais avoir lu ici que c'était sûr,certain,sûr et certain, que les pédagogistes allaient continuer sans opposition leur sale boulot à l'Université.
IUFM puis RIEN ?
C'est le mieux qui pourrait arriver.

Ecrit par : D'un clic,suppr. | 12 juin 2008

xfh gjsrylxkg;mnlxkfhnc nxlgùnxnc,vkncgfdxjhmkfgndmwlt eswdbc



Excusez moi, je me suis endormi sur mon clavier en écoutant gogolito. Au bout de 4'30 à peu près, comme Catmano.

Champion du monde !!!

Ecrit par : yann | 12 juin 2008

Enseigner deux matières, et assurer un service complet aussitôt après le concours théorique, sans aucune formation préalable ? C'est effectivement effarant. On peut imaginer des situations ubuesques : confier un cours de philo à un agrégé de maths, par exemple, ou inversement.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 juin 2008

Brighelli et Morel lançant une OPA laïque sur le Grip...
Prévisibles.
Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

C'est ce qui s'appelle l'analyse de l'implicite, une spécialité pédagol.
Donc je me répète :
"c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique.
C’est sur ce terrain-là, jonché de pauvres gosses laissés à leur nature et au hasard de leur naissance, que se bat le GRIP.
Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations."

Ecrit par : guy morel | 12 juin 2008

"Formation des enseignants. je poste sur ce fil car je viens juste d'apprendre une nouvelle absolument effarante si elle se confirme.

Je la tiens de l'épouse d'un collègue d'Histoire-Géographie en lycée qui a assisté hier mercredi à une réunion sur l'organisation de l'oral en Histoire-Géo.des STI au bac.

On leur a donné les recommandations habituelles. Je ne m'étends pas là-dessus mais sur deux informations complémentaires données par l'inspecteur en personne :

1°) La disparition de la section et du BAC STI sous le prétexte a) que ça coûte trop cher b) que le bac STI n'intéresse que 25% des élèves.

2°) TENEZ VOUS BIEN A LA RAMPE : les IUFM sont effectivement supprimées, bon ça, on le savait, mais ne sont remplacées par rien.

Les jeunes collègues capétiens ou agrégés enseigneront obligatoirement DEUX matières (donc leur "spécialité" + une autre), ils ne pourront pas faire de voeux pendant les 5 premières années et, le plus incroyable de tout, ils seront immédiatement placés en situation de responsabilité (18 heures), sans formation initiale et sans tutorat.

Je tiens ces informations de première main de gens extrêmement sérieux et en qui j'ai toute confiance.

Je garde mes commentaires pour moi (vous pouvez imaginer ce que j'en pense) et j'attends les vôtres, notamment ceux de Jean-Paul.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008 "

Attention, attention! N'est-ce pas la bonne vieille méthode d'annoncer des réformes catastrophiques pour ensuite faire mine de reculer et faire accepter ce qui ne l'aurait pas été sans cette manipulation?

Ecrit par : Hervé | 12 juin 2008

Les agrégés de maths ne sont pas les plus mal lotis pour enseigner la philosophie!

- Les STI sont effectivement en voie de disparition ; les professeurs des matières techniques, tout au moins les TZR, sont reconvertis presque autoritairement en professeurs de mathématiques. La série aurait due être réformée comme les autres séries techniques (STG; ST2S), mais les projets n'ont pas été mis en oeuvre.

- L'inspecteur a peut-être voulu faire monter la pression pour créer une résistance aux réformes : si le service de 18h obligatoire est fort crédible (mais aberrant), la bivalence obligatoire ainsi que la fixation sur poste pendant 5 ans paraissent quand même des mesures trop grosses à faire passer. La fixation des stagiaires devait a priori, dans la dernière mouture de la loi (Fillon je crois), être de trois ans : il n'y aurait pas de mutations après l'année de stage.

- Néanmoins, comme la politique se résume à des effets d'annonce permanents et que X.D. semble tenir le rapport Pochard pour la base des discussions sur la revalorisation (sic) du métier d'enseignant (c'est ici : http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20080612&key2=080611155022.usma8i55.xml), tout est possible.

Ecrit par : Romuald | 12 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

C'est un dingue!!

Ecrit par : Jean | 12 juin 2008

......2°) TENEZ VOUS BIEN A LA RAMPE : les IUFM sont effectivement supprimées, bon ça, on le savait, mais ne sont remplacées par rien.......
Je croyais avoir lu ici que c'était sûr,certain,sûr et certain, que les pédagogistes allaient continuer sans opposition leur sale boulot à l'Université.
IUFM puis RIEN ?
C'est le mieux qui pourrait arriver.

Ecrit par : D'un clic,suppr. | 12 juin 2008

Non, vous ne m'avez pas compris ou je me suis mal exprimé. Il n'y aura plus d'IUFM (que va-t-on faire des bâtiments construits à grands frais ?), mais il n'y aura (ou il n'y aurait) pas non plus, pour remplacer la formation en IUFM de formation sur le terrain (stages en responsabilité et stages en observation), ni de formation générale, ni de formation à la didactique de la discipline.

En somme, si j'ai bien compris (et la personne qui m'a rapporté les propos de l'inspecteur), des jeunes gens et des jeunes filles de 24-25 ans vont être propulsés directement en classe, certains en ZEP, sans filet et sans formation. C'est de la folie pure !

Si vous êtes d'accord avec ça, eh bien, moi je migre de l'autre côté !

Je regrette de ne pas avoir participé à la grève...Mais il n'est pas trop tard pour se rattraper en septembre (çà + les salaires).

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’OPA laïque sur le GRIP? Je ne comprends pas ce que ça signifie. Quelqu’un aurait-il l’obligeance de me l’expliquer clairement, sans faire dans l’implicite ?

Ecrit par : collombon | 12 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

C'est un dingue!!

Ecrit par : Jean | 12 juin 2008

Mais le pédagogisme, c'est dingue mon cher Jean...

Je tiens aussi à dire à Christophe que malgré nos multiples désaccords, je ne l'assimile pas à ce mec là.

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

"Je tiens aussi à dire à Christophe que malgré nos multiples désaccords, je ne l'assimile pas à ce mec là."

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Merci à vous! ;-)
Je n'ai pas regardé jusqu'au bout, mais, soit il torpille toutes les formes d'humour qui lui ont prééxisté, soit il est sérieux, auquel cas Jean a totalement raison et, du coup, il, ("l'humoriste" au look de Doc Gynéco, en maigre) va peut-être réussir à faire tomber d'accord (presque) tous les participants à ce blog! ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"Si tel est le cas, il doit être plus friand de repas consistant en inhalation de plantes diverses qu'en ingestion de produits solides!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008 "

Sors un peu plus, dugenou, tu connais rin aux spacecakes, hamletàluzineogène etcetcetc !

j'ai pa tenu 2 minutes ;)
Faudrait faire un concour...
Attntion il paraitraît qu'il y en a qui deviennent accros à ce genre de vid' :)

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

"Attention, attention! N'est-ce pas la bonne vieille méthode d'annoncer des réformes catastrophiques pour ensuite faire mine de reculer et faire accepter ce qui ne l'aurait pas été sans cette manipulation?"

Ecrit par : Hervé | 12 juin 2008

Oui, je crois bien, Hervé! "Quatre pas en arrière" pour pouvoir se permettre "un pas en avant". C'est la technique Sarkozy, depuis son entrée en politique, ou presque.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"Si tel est le cas, il doit être plus friand de repas consistant en inhalation de plantes diverses qu'en ingestion de produits solides!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008 "

Sors un peu plus, dugenou, tu connais rin aux spacecakes, hamletàluzineogène etcetcetc !

j'ai pa tenu 2 minutes ;)
Faudrait faire un concour...
Attntion il paraitraît qu'il y en a qui deviennent accros à ce genre de vid' :)"

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

Il est clair que j'ai moins de pratique que vous! Il suffit de vous lire pour en être convaincu. ;-)

Ceci-dit, vous faites des progrès constants! Vous êtes un lecteur en herbe! Sans Chichi, vous allez bientôt devenir une huile! Et votre ton acide contribue à mettre ce blog amphète.
Surtout, gardez votre ligne!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Trouvera-t-on des collègues prêts à s'investir dans une réflexion sérieuse et productive sur les contenus des programmes de lycée à l'heure où la future réforme du lycée risque de les réduire à un moignon grotesque ?

Oh hé ! Y a quelqu'un ?

Ecrit par : DKrauss

Cher ami, au début de l'année, j'avais répondu "présent", mais depuis, j'ai été quelque peu bousculé. Sachez que je suis toujours partant, d'autant mieux que le calme est en train de revenir dans ma vie.

Je suis bien de votre avis quant à la situation et à l'avenir de l'EN, et même, je me pose une question dérangeante pour un fonctionnaire : comme certains l'avaient suggéré il y a quelque temps, ne serait-il pas opportun de créer quelque chose "en marge", c'est à dire une école privée qui fonctionne entièrement selon de sains principes ?

À Locronan ou ailleurs.

Ecrit par : moot | 12 juin 2008

J'ai un peu de mal avec la cooptation. Ça doit me rappeler les boîtes (de nuit) privées.

Mais je soutiens le mouvement du GRIP et la publication du fichier de Pascal Dupré.

Je trouve par ailleurs dommage qu'il y ait si peu de monde sur le forum du SLECC.
Ecrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

Cooptation est un bien grand mot. On entre GRIP par connaissance comme dans d'innombrables associations. De préférence après avoir lu les quelques textes sur lesquels se fonde le GRIP.

Ecrit par : guy morel | 12 juin 2008

"Je croyais avoir lu ici que c'était sûr,certain,sûr et certain, que les pédagogistes allaient continuer sans opposition leur sale boulot à l'Université. IUFM puis RIEN ? C'est le mieux qui pourrait arriver."

Ceux qui enseignent actuellement à l 'IUFM enseigneront à la fac AVANT le concours (tant qu'il existe encore). Ils nseigneront en tout cas en bac +4 et bac +5, durant le temps d'études (professionnelles ou non).

Il n'est pas prévu qu'ils interviennent durant la première année d'enseignement.

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

"En somme, si j'ai bien compris (et la personne qui m'a rapporté les propos de l'inspecteur), des jeunes gens et des jeunes filles de 24-25 ans vont être propulsés directement en classe, certains en ZEP, sans filet et sans formation. C'est de la folie pure !"

Ecrit par Robin, le 12 juin 2008.

Au moins, les jeunes recrues verront tout de suite le feu et prendront immédiatement acte de la réalité. Alors qu'avec l'IUFM et ses séquences idéales débilitantes pour élève fictif, on habituait la bleusaille à aller au front en croyant qu'il suffisait de tirer des balles à blanc. Ca, c'était le massacre assuré.
Le préalable reste la destruction des IUFM : "Il faut détruire Carthage", comme l'écrit Zemmour. Répandre du sel sur les décombres, même, pour être sûr que la nouvelle pédagogie n'y repousse plus. Cette petite "formalité" accomplie, on pourra (enfin) reconstruire sur des bases saines, et parler sérieusement d'école.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

"Je tiens aussi à dire à Christophe que malgré nos multiples désaccords, je ne l'assimile pas à ce mec là."

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Merci à vous! ;-)
Je n'ai pas regardé jusqu'au bout, mais, soit il torpille toutes les formes d'humour qui lui ont prééxisté, soit il est sérieux, auquel cas Jean a totalement raison et, du coup, il, ("l'humoriste" au look de Doc Gynéco, en maigre) va peut-être réussir à faire tomber d'accord (presque) tous les participants à ce blog! ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Ce qui est incroyable c'est cet air ineffablement sérieux avec lequel il débite des banalités sans nom...avec une savante lenteur, en marquant des pauses inspirées, des silences, comme s'il faisait un cours à des étudiants ou à des séminaristes en leur laissant le temps de réfléchir et de copier.

Le passage sur la rééducation des enseignants à la "créativité" pendant les vacances m'a fait hurler de rire.

Soit il le fait exprès et c'est le plus grand acteur comique depuis Buster Keaton, à moins qu'il se soit trompé d'herbes pour faire sa tisane, ou il ne le fait pas exprès et les pédagogistes ont là une recrue de choix.

On la leur laisse volontiers !

Il me semble qu'il a un léger accent belge ou canadien. Les (rares) commentateurs de la vidéo sur le site youtube ne semblent pas avoir perçu la dimension comique ce cette "prestation".

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Le préalable reste la destruction des IUFM : "Il faut détruire Carthage", comme l'écrit Zemmour. Répandre du sel sur les décombres, même, pour être sûr que la nouvelle pédagogie n'y repousse plus. Cette petite "formalité" accomplie, on pourra (enfin) reconstruire sur des bases saines, et parler sérieusement d'école.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Je suis bien d'accord, mais on ne peut pas les envoyer au feu, comme vous dites, sans aucune formation, notamment à la didactique de la discipline.

Il faut en revenir à la formation qui existait avant la création des IUFM et le règne de Meirieu, dans les années 89, au moment où on avait réussi à trouver une formule équilibrée(formation sur un an en observation et en responsabilité, en collège et en lycée + conférences sur la didactique de la discipline, la psychologie des adolescents, la connaissance du système éducatif...sans tomber pour autant dans les fumisteries constructivistes)

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Sur la destruction annoncée des IUFM, vous nous demandiez nos réaction, Robin? Eh bien ma réponse est sans ambiguïté : entre l'IUFM et rien, entre la peste et le choléra, je choisi le choléra, c'est-à-dire rien. Fidèle en cela, au demeurant, à la leçon de Socrate, qui distinguait deux formes d'ignorance : celle de celui qui ne sait pas mais qui sait qu'il ne sait pas, et celle de celui qui ne sait pas mais croit savoir qu'il sait. L'IUFM, en vous intoxiquant pendant une année entière, vous met dans la deuxième situation, la pire. Celle du prisonnier de Platon qui prend "la séquence", "l'apprenant", "l'évaluation sommative", etc, autant d'ombres qui défilent sur la paroi, pour la lumière. A tout prendre, mieux vaut encore être libéré de ses chaînes, quitte à être aveuglé l'espace d'un instant par le soleil.
L'IUFM? "Jamais plus, jamais!". Ou encore, si on préfère Cyrano à James Bond : "Non merci, non merci, non merci!".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

L'inspecteur a dit au cours de la réunion d'hier aux professeurs d'Histoire-Géographie, que les concours (CAPES et Agrégation) seraient maintenus.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Daniel, essayez de ne pas nous imposer systématiquement l'équation: "IUFM = année de stage des PLC2".
Si ça ne vous ennuie pas trop, évidemment. ;-)
Merci.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

A Robin (nos posts vont peut-être se croiser)

Plus haut, je parlais vraiment du choix entre la peste et le choléra, et c'était l'occasion de glisser la référence à Cyrano (et à James Bond!).
Maintenant, sur le fond, nous sommes bien d'accord. J'adhère pour ma part à l'idée du "compagnonnage" qui avait été évoquée sur le fil précédent ("Formation des maïtres").
En revanche, j'attends la confirmation de votre information. Attention aussi à une éventuelle "intox" des pédagogistes qui se sentent menacés : "Sans nous, plus rien, vous voyez qu'il faut maintenir les IUFM!"? Les intégristes de la nouvelle pédagogie, comme tous les intégristes, pourraient être tentés d'utiliser la peur de l'enfer pour maintenir leur influence...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Mais si je prends l'exemple de ma discipline, les Lettres, je ne vois pas comment, en sortant de la faculté sans avoir jamais enseigné avec les seuls souvenirs de sa scolarité antérieure, vous allez pouvoir construire une progression, faire correctement une simpe dictée préparée, faire une leçon de grammaire qui tienne debout, mais qui soit quand même adaptée mettons à une classe de 6ème faible, donner et corriger une rédaction avec des consignes précises. Choisir des sujets de contrôle pertinents...Ca a l'air tout bête, mais je vous assure que ça ne s'improvise pas ou si on improvise, il faut un cadre. Tout est dans les détails.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008


Manu,
Plus envie de prendre mon petit-déj.
Vous aviez la palme d'or à Cannes.
Vous aurez la palme d'or à l'IUFM.

Belle image de votre profession, ce guignol a du mal à trier ses neurones. Le temps qu'il s'exprime, l'heure de cours doit être terminée. Je plains les pauvres gosses qui doivent supporter cet illuminé.
Est-ce une idée de Merieu d'instaurer une "école d'été" pour développer la créativité ?
Gracias a Dios, le ridicule ne tue pas !

Ecrit par : Carole | 12 juin 2008

Daniel, je ne suis pas un "pédagogiste". Et, ce que je sens surtout menacé, c'est la formation disciplinaire des PE.
Je pense effectivement que ceux qu'on appelle "les instructionnistes" voulaient à toutes force la peau des IUFM, créés par Jospin. Sarko aussi, (il l'avait dit dès 1995).
Je suis, personnellement, certain que Jean-Paul, (et autres), ont pesé dans la balance pour que la décision des les "fermer" soit prise.
Et Sarko, trop heureux de faire des économies bienvenues, fait jeter par Darcos le bébé des formation disciplinaires des professeurs d'école avec l'eau du bain des formations générales des PLC, en s'en réservant au passage l'annonce, assez démagogique, (je caricature, mais il y a quand même un peu de ça, dussé-je me faire injurier aussi bien par les blogueurs d'ici que par le dernier bastion de défenseurs des formations générales des PLC).

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

En revanche, j'attends la confirmation de votre information. Attention aussi à une éventuelle "intox" des pédagogistes qui se sentent menacés : "Sans nous, plus rien, vous voyez qu'il faut maintenir les IUFM!"? Les intégristes de la nouvelle pédagogie, comme tous les intégristes, pourraient être tentés d'utiliser la peur de l'enfer pour maintenir leur influence...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Nos posts se sont croisés en effet. L'hypothèse de l'intox n'est pas à exclure, même venant d'un inspecteur et on sait pourquoi.

Il faut donc effectivement attendre la confirmation ou l'infirmation de l'info.

J'ai pensé qu'il était important de vous la donner telle qu'elle m'a été transmise ce matin par une personne en laquelle j'ai une entière confiance.

J'ai également entendu dire par des collègues à midi que ces futurs professeurs de collège et de lycée qui effectueraient donc 18 heures de cours "sans filet" ne seraient pas rémunérés ou le seraient, mais sur une base de quelques heures, même chose pour les futurs professeurs des écoles pendant leur année de stage (pas de rémunération).

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

construire une progression, faire correctement une simpe dictée préparée, faire une leçon de grammaire qui tienne debout, mais qui soit quand même adaptée mettons à une classe de 6ème faible, donner et corriger une rédaction avec des consignes précises. Choisir des sujets de contrôle pertinents...Ca a l'air tout bête, mais je vous assure que ça ne s'improvise pas ou si on improvise, il faut un cadre. Tout est dans les détails.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Qu' ils sachent qu'ils pourront compter sur les"anciens" pour les guider .
Et qu'is s'inspirent du SLECC :

http://www.lemanssud.fr/index.php?id=376


J'ai également entendu dire par des collègues à midi que ces futurs professeurs de collège et de lycée qui effectueraient donc 18 heures de cours "sans filet" ne seraient pas rémunérés ou le seraient, mais sur une base de quelques heures, même chose pour les futurs professeurs des écoles pendant leur année de stage (pas de rémunération).

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Là , on ne comprend plus !

Ecrit par : Amélie | 12 juin 2008

"En somme, si j'ai bien compris (et la personne qui m'a rapporté les propos de l'inspecteur), des jeunes gens et des jeunes filles de 24-25 ans vont être propulsés directement en classe, certains en ZEP, sans filet et sans formation. C'est de la folie pure !"

Ecrit par Robin, le 12 juin 2008.
Il y a quelque chose qui cloche dans la formation des PE et vous mettez le doigt dessus lorsque vous écrivez :" des jeunes gens et des jeunes filles de 24-25 ans".

Ecrit par : guy morel | 12 juin 2008

Comme j'aime vous informer, je vous livre ci-dessous une liste de 23 PAGES de conneries du genre de La main à la pâte.

Vous en voulez, des Journées de la chimie, des Printemps du théâtre et de Quinzaine du développement durable ?

Voici une liste de 122 actions éducatives du genre "Mets tes baskets contre la maladie", "Journée du refus de la misère" ou "la semaine du son".

Ils ont eu la bonne idée de mettre comme thème principal du Printemps du théâtre : "Les comiques". C'est de circonstance.

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Voici le lien promis ci-dessus pour tous les amateurs de conneries vaguement socialisantes :

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2008/24/MENE0800472N.pdf

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Il faut le copier-coller, et non pas cliquer dessus.

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Ces conneries socialisantes ne sont pas réservées qu’aux enfants.

Nous avons, je vous le rappelle :
La semaine des poètes
La journée sans portable
La journée sans tabac
La fête des voisins

J’ajoute que l’art contemporain , avant d’être art, est protestation

Contre la misère
Contre le sida
Contre l’exclusion
Contre l’exclusion
Contre la guerre en…
Contre le FN(il n’y a pas si longtemps que ça)

Tout cela est une tendance de notre société.


Je renvoie à Muray et à ses livres sur homo festivus
http://www.philippe-muray.com/extraits-philippe-muray.php#frames(content=philippe-muray-paris-plage.html)

Ecrit par : uncertain | 12 juin 2008

"Ceci-dit, vous faites des progrès constants! Vous êtes un lecteur en herbe! Sans Chichi, vous allez bientôt devenir une huile! Et votre ton acide contribue à mettre ce blog amphète.
Surtout, gardez votre ligne!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008 "
Pour qq un qui 'prétend' ne pas "pratiquer" .... c intéressant ...

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

Des nouvelles fraîches de DARCOS , un recul sur Pochard ???

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20080611&key2=080611155022.usma8i55.xml

Ecrit par : Amélie | 12 juin 2008

La lettre de mission de notre "chef du projet lycée" (de Gaudemar) est disponible à l'adreese ci-dessous.

Très succincte, y figure une phrase bien curieuse :

"Je souhaite que vous accomplissiez cette mission tout en restant recteur de l'académie d'Aix-Marseille"

Doit-on y voir la confirmation qu'il s'agit bien d'une destruction qui ne devrait pas demander beaucoup de temps ni d'énergie à ce Grand Serviteur de l'Etat ?

http://www.ac-aix-marseille.fr/public/download/1994/lettre_de_mission_GAUDEMAR.pdf

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Et ça aussi . Excellent , le bougisme :

http://www.philippe-muray.com/extraits-philippe-muray.php#frames(content=philippe-muray-rebelle.html)

Ecrit par : Amélie | 12 juin 2008

En tant qu'habitant de marseille, j'ai particulièrement apprécié la référence au "rebelle-de-Mai" dans la prose de Muray.

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

construire une progression, faire correctement une simpe dictée préparée, faire une leçon de grammaire qui tienne debout, mais qui soit quand même adaptée mettons à une classe de 6ème faible, donner et corriger une rédaction avec des consignes précises. Choisir des sujets de contrôle pertinents...Ca a l'air tout bête, mais je vous assure que ça ne s'improvise pas ou si on improvise, il faut un cadre. Tout est dans les détails.

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008
Qu' ils sachent qu'ils pourront compter sur les"anciens" pour les guider .
Et qu'is s'inspirent du SLECC :

http://www.lemanssud.fr/index.php?id=376

Effectivement, il vaut mieux que les éventuels tuteurs pratiquent et défendent un enseignement explicite consistant plutôt que la méthode globale, les séquences et la construction des savoirs.

A tout prendre, une absence de formation institutionnelle est préférable à l'imprégnation par la doxa pédagogiste, mais "l'autoformation" a ses limites et le problème finira par se poser.

La leçon que je tire de tout cela, c'est que politisation de l'école publique et la surenchère pédagogiste auront mené au chaos (action/réaction)

Ecrit par : Robin | 12 juin 2008

Trop kiffant ces liens, Maminou.

Merci :)

http://stream.turmfalke.ch/turmfalke

http://fausse-piste.net/piste1/spip.php?article439

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

Tiens, ça faisait longtemps...faut dire que comme je me suis mis à pondre, à noircir de pauvvres pages de 80 grammes qui ne ma'avaient strictement rien fait, je vous avais un peu oublié.Mais , dame, loin des yeux, près du coeur.

Puis, je me suis dit, ça faut que tu leur en parles....Dans mon collège, je ne recomence pas, vous le connaissez, Georges Rouault, dans le XIXèmme, ZEP,REP, Ambition Cornet de Frites etc etc....on a des "Référents ambition machin chose". Quatre profs soit collabos, soit naïfs qui ont accepté de faire des heures à n'en plus pouvoir pour des clopinettes, évidemment. L'autre mafieux avec son "travailler plus pour gagner plus"....me fait bien marrer, ce fromage!!! Bref, passons....
On a une TICE...conne comme un régiment de valises égarées sur le tarmac de Kuala-Lumpenproletariat. Mais elle est con, con, con, con, mùilel fois con. Prof quand même. Elle est venue envoyée par les autorités rectales pour évangéliser informatiquement les masses incultes de Georges Rouault. Mais voilà,ça prend pas, la mayonnaise. On assez à faire pour aller mendigoter des feutres effaçables qu'on nous refile ne levant les yeux au ciel, on a assez pour gérer des mômes du XIXème en folie de fin d'années..qu'est-ce qu'elle vient nous les moudre, cette connasse avec son jargon IUFM...Bon, et puis on a eu droit à des "démosntrations " de TBI (Ta Bite Irrite) , non, je plaisante, quoique...tableaux blancs interactifs..4000 euros pièce. Soit 4000 feutres Velléda Bic....A la niche Goldschmidt, mauvais sujet!!!!!
la pièce, évidemment ,et comme nous le disait l'abrutit de keummmmmmmmmmerccccccial venu nous présenter sa crotte, "en hors-taxe"...Bon, joli joujou...au cours de la démonstration, comme personne ne voulait aller au tableau, j'y suis allé, j'ai pris le stylet interactif et je me suis amusé comme un petit fou avec les fonds carte à colorier, avec des fluos, pour faire des croquis. 4000 euros pour une marrade de 5 minutes, je préfère me faire éponger par Mâme Jacqueline, 50 euros la pipe, 150 l'amour...mais bon.

L'an dernier, on nous avait fait chier avec le "logiciel du millénaire" une r-é-v-o-l-u-t-i-o-n..Dreamweaver que ça s'appelait. Et hier, le même connard qui était venu l'an dernier, est revenu en nous disant que oui, mais non ,en fin de compte Drimmachin était dépassé.

Et aujourd'hui notre TICE préférée, même pas gènnée nous fout dans nos casier un papelard rectal d'où il ressort que la "nouvelle orientation de l'exploitation pédagogique des logiciels était basée sur deux AXES LOURDS(hihihihi):

les "classes nomades" c'est-à-dire des classes qui auront des profs virtuels et des cartables pédagogiques...on ne rit pas.
Et surtout, approchez, mesdames zé messieurs, "des TUTORIALS (sic) de PRISE EN MAIN" Putain de jargon prénazi. Toute la vilénie IUFM!!!! Tutorial de prise en main, pour aider à la branlette sans doute??? la pastiquette??? lle polissage du chinois??? le vernissage de la chipolata????
Bande de nazes...Salopard. Ils appellent le tout PPM(Projet pédagogique Multimédia) ....moi je dirais surtout

Plan pour Plomber Mamadou....

bonchouarbédabbonchouarbédbouazailesbonchouarmechieu...

Ecrit par : montaigneàcheval | 12 juin 2008

'Soit 4000 feutres Velléda Bic....A la niche Goldschmidt, mauvais sujet!!!!!'

T'iras plaindre à bill6, c'est de sa faute si on ne file plus les feutres qu'au compte goutte, il en a déjà piqué 3875 !

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

Paraitraît qui les sniffs, mais j'ai rien dit,hein , ;) .

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

Quoi ! Que nous apprend Toto ? 3875 feutres pour CS à lui tout seul ?!

Au lieu de traiter des noires qu'il fasse donc dans la blanche et ronde, ça tirera moins sur le Bic.

0 papier, 0 Velleda, 0 prof ... : l'enseignement du futur.

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

"Sors un peu plus, dugenou, tu connais rin aux spacecakes, hamletàluzineogène etcetcetc !"

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

"Il est clair que j'ai moins de pratique que vous! Il suffit de vous lire pour en être convaincu. ;-)"

Ceci-dit, vous faites des progrès constants! Vous êtes un lecteur en herbe! Sans Chichi, vous allez bientôt devenir une huile! Et votre ton acide contribue à mettre ce blog amphète.
Surtout, gardez votre ligne!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"Pour qq un qui 'prétend' ne pas "pratiquer" .... c intéressant ..."

Ecrit par : toto | 12 juin 2008

Comme vous avez pu le lire, toto, (enfin, je pense, vous semblez avoir progressé sur ce plan ces derniers temps, si, si), je ne prétendais pas ne pas avoir pratiqué, mais avoir moins de pratique que vous. Ce qui est notoirement différent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Tout cela me paraît dilatoire.

Eh toto t'as compris la vanne : deal à Thouars (dans les deux sèvres) c'est une grosse vanne de Rollin.

Bref, revenons à la dilation :
JPB nous gratifie d'un fil très motivant à propos du GRIP.
Des questions semblent évoquées quant au GRIP.

Des interlocuteurs s'inquiètent, ou, à tout le moins, s'enquièrent des propos de certains, qui semblent intimes au/du GRIP.

Pas d'écho.

C'est très inquiétant.

Est-ce que le GRIP est un groupuscule sectaire?

Est-ce qu'il ne s'assumerait pas comme tel?

On est suspendu à leur(s) réponse(s).
Et rien ne vient.

Ne serait-ce qu'un petit truc à visées commerciales qui voudrait profiter de l'aura médiatique (certes en déclin) de JPB pour faire un coup éditorial (surfer sur la vague Boscher) avec réglements de comptes à l'appui avec les décideuses de chez Belin et touticouanti?

Bref, on est en soif d'informations.

Un nain patient.

Ecrit par : louis LB | 12 juin 2008

Le jus pédagol du jour s'interroge gravement sur le problème posé par les bégaudeaux de base qui pourraient avoir une "attitude inapropriée" lors d'échanges internet avec leurs élèves.

Je cite la fin :

"Si Internet peut permettre aux élèves de continuer à bénéficier en dehors du temps scolaire de la parole du prof, par un simple mail par exemple, il interroge l'image du prof réduit à sa dimension magistrale pour en faire un réel formateur.
A vrai dire dans de nombreux établissements, particulièrement les collèges et lycées populaires, les profs ont appris à être davantage disponibles à leurs élèves tout en gardant leurs distances. Mais, ailleurs, il faudra gérer à l'avenir deux injonctions contradictoires : ne jamais communiquer avec les élèves en dehors des heures de cours et utiliser obligatoirement aujourd'hui une adresse électronique académique, demain un E.N.T."

J'utilise le courriel en particulier pour que mes élèves de TS puissent me poser des questions par internet (adresse perso dédiée exclusivement à cet usage). Le contenu des échanges n'a jamais posé de problème car les règles du jeu ont été très clairement posées dès le début d'année par moi en classe. Notamment, la nécessité du langage "soutenu" et l'absence automatique de réponse à toute "non question" ou question vague du style "je n'ai rien compris au III".
Passée une première période où je m'applique à désamorcer les craintes des plus hardis qui m'écrivent en "s'excusant de me déranger" ou de "poser une question certainement bête", les choses prennent de l'ampleur. Au final, ce sont presque toujours les mêmes qui écrivent. C'est très élitiste et ça me plait parce qu'ils en veulent.

Surtout que l'établissement, comme toute sous structure molochoïde, ne cherche pas à s'immiscer là dedans ! Passer par une adresse académique ou, pire, un ENT est pour moi l'incarnation électronique même du Moloch. L'horreur orwellienne.

Le jus pédagol croit que les échanges internet " interroge l'image du prof réduit à sa dimension magistrale pour en faire un réel formateur". Pour moi, c'est rigoureusement l'inverse : ils renforcent ma dimension magistrale que je ne quitte jamais.

Pauvres petits pédagols frileux et sans moelle, ils ne peuvent vraiment pas se passer de structures qui les dispensent d'être libres et responsables !

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

Pauvres petits pédagols frileux et sans moelle, ils ne peuvent vraiment pas se passer de structures qui les dispensent d'être libres et responsables !

Ecrit par : DKrauss | 12 juin 2008

T'as eu vraiment raison d'abandonner dugong.
DKrauss est telment mieux.

Moi, juste moi, ça mfait telment plaisir de savoir que tu assumes ta kaneri à tit personnel;

un GRAND MERCI

Marine

Ecrit par : Marine la peine | 12 juin 2008

Nain patient.

Grip n'était pas un groupuscule sectaire bien au contraire. Son ancien président aurait pu vous le prouver.

Ecrit par : Guillaume | 12 juin 2008

Cooptation est un bien grand mot. On entre au GRIP par connaissance comme dans d'innombrables associations. De préférence après avoir lu les quelques textes sur lesquels se fonde le GRIP.

Ecrit par : guy morel | 12 juin 2008

Merci pour ces précisions. Etant bien compris que le terme de cooptation vous avait été attribué par JPB.
Une enquête préliminaire franche quoiqu'amicale n'est pas ce que je redoute, on a trop vu sous-mariner ces quarante dernières années.

Ecrit par : Steppenwolf | 12 juin 2008

Conseil local de Monein

Des enfants soumis « à la question » à l’insu de leurs parents !
Expérimentation à l’école primaire de Monein de l’évaluation CM2

jeudi 22 mai 2008, par Conseil local Monein

Pire que base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les enfants dans le cadre même de l’école.


À l’école primaire de Monein sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations dites expérimentales, concernant les CM2.

Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS. En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n’avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et pour cause !

Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4 révèle bien des surprises !

Elle s’intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà fait auparavant 3 séries d’évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n’y a pas de mauvaises réponses ».

Et ça commence très fort avec des questions du type :
« Es -tu né en France ? »
« Ta mère est née en France ? »
« Ton père est né en France »
« Quelle langue parles- tu à la maison ? »
« D’habitude qui vit avec toi à la maison ?

a) ta mère
b) une autre femme tenant le rôle de ta mère
a) ton père
b) un autre homme tenant le rôle de ton père"
La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture de BASE ÉLÈVES n’est certainement pas fortuite. Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à la maison » morceaux choisis : « à la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j’aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas »

Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à l’école » avec des réponses comme « en classe je travaille parce que je n’ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus »

Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N’ONT RIEN À VOIR AVEC L’ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2. De plus ces questions sont pernicieuses, retorses.

Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluation pédagogique ?

Les parents ne sont pas informés de ce que l’on demande aux enfants. Sans l’attitude courageuse et civique des enseignants de l’école de Monein qui ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait déroulée dans le plus grand secret. L’utilisation, fourbe, de l’ingénuité des enfants qui n’ont pas d’autre choix que de répondre dans ce contexte scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de maintenir cette opération dans l’opacité, rappelle des pratiques totalitaires en cours dans d’autres lieux et dignes d’autres temps. Sans parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à un tel interrogatoire.

Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d’autres écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre devoir à tous d’alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un scandaleux fichage des enfants.

Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré), l’Inspecteur d’académie n’a pas souhaité répondre....

Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à cette adresse http://www.everyoneweb.fr/lec/

Samedi 24 juin les parents FCPE de Monein, très mobilisés, seront à la manifestation à 11h au complexe de la République à Pau, et distribueront des tracts pour informer et alerter les autres parents.

P.-S.
Vendredi 23 mai : devant l’avalanche deprotestations, malgré la caractère limité de l’expérimentation (80 écoles en France) le ministère a décidé de demander aux enseignants de ne pas faire remplir la partie 4 de l’évaluation CM2 « expérimentale ».

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Est-ce que le GRIP est un groupuscule sectaire?

On est suspendu à leur(s) réponse(s).
Et rien ne vient.

Ne serait-ce qu'un petit truc à visées commerciales qui voudrait profiter de l'aura médiatique (certes en déclin) de JPB pour faire un coup éditorial (surfer sur la vague Boscher)
Bref, on est en soif d'informations.

Un nain patient.

Ecrit par : louis LB | 12 juin 2008

J'étais au congrès du Grip à Roncq l'an dernier et je vous assure que ça n'avait rien d'une secte.

Par ailleurs, pour avoir rencontré JP Brighelli plusieurs fois et avoir discuté avec lui, à mon avis, son "aura médiatique", il s'en cogne comme de son 1er fromage corse. Il vous le confirmera peut-être lui-même.

Quand à la "vague Boscher", ça fait un moment qu'elle dure. On se demande bien pourquoi...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Marrant ce que vous dites DKrauss.
Dans mon lycée la plupart des profs sont super paranos avec leur tel/mail/adresse, etc.

Depuis des années, le jour de la rentrée, j'écris le tout au tableau en disant que c'est seulement s'ils en ont besoin (et ajoutant par exple que je l'ai assez longue et qu'ils sont dispensés de me faire suivre les spams).

Jamais un appel inopportun, ni un mail injurieux. Rien !
Sauf une année, ils ont su par hasard ma date de naissance et le jour de mon anniv quelques e-cartes charmantes et signées.

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

"(et ajoutant par exple que je l'ai assez longue et qu'ils sont dispensés de me faire suivre les spams)."

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Houla! C'est polysémique (ta mère)! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"son "aura médiatique", il s'en cogne comme de son 1er fromage corse. "
Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Ouaip ... Avec tout le respect que je lui dois, en particulier en ces lieux, faut relativiser !

JPB, dans ses apparitions médiatiques, a un petit côté cabot qui lui va d'ailleurs fort bien, et qui est assurément nécessaire pour mieux se faire entendre.
Je serais donc le dernier à lui reprocher.

Je crois par ailleurs, Manu, que vous mesurez mal l'importance qu'il accorde au fromage corse !

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Je crois par ailleurs, Manu, que vous mesurez mal l'importance qu'il accorde au fromage corse !

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Ça, c'est bien possible ! Il y a des choses avec lesquelles il vaut mieux ne pas plaisanter. Mais à tort ou à raison, je ne le crois pas rancunier non plus...

Ecrit par : Manu | 12 juin 2008

Manu,

Faites attention! L'aura médiatique, passons. L'effondrement de l'EN, pas si grave que ça. Mais le fromage corse! C'est un coup à se prendre une vendetta sur douze générations! Vous ne vous rendez vraiment pas compte!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

"Jamais un appel inopportun, ni un mail injurieux. Rien !
Sauf une année, ils ont su par hasard ma date de naissance et le jour de mon anniv quelques e-cartes charmantes et signées."

Ecrit par : Zorglub | 12 juin 2008

Heureuse remarque, Zorglub.
J'ai eu le meme genre de scénario cette année. J'ai amené mes Bac Pro voir le film de Marjane Satrapi "Persépolis" (avec débat autour de l'Iran, que vous connaissez je crois, et de la condition de la femme) en mars. Un mois plus tard, pour mon anniversaire, j'ai eu la surprise de les voir débarquer dans mon cours à huit heures du mat' et m'offrir un carnet de notes à l'effigie d l'affiche du film...
Comme quoi!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Tout le monde s'en fout, alors, qu'on demande à des enfants s'ils vivent avec leur vraie mère et avec leur vrai père, s'ils font leurs devoirs "parce que c'est imposé par le maître mais qu'il est inutile d'en faire à la maison", et s'ils font bien des travaux de groupes en classe ? Ou bien tout le monde était déjà au courant ?

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Est-ce que le GRIP est un groupuscule sectaire?

On est suspendu à leur(s) réponse(s).
Et rien ne vient.

Ne serait-ce qu'un petit truc à visées commerciales qui voudrait profiter de l'aura médiatique (certes en déclin) de JPB pour faire un coup éditorial (surfer sur la vague Boscher)
Bref, on est en soif d'informations.

Un nain patient.

Ecrit par : louis LB | 12 juin 2008

Pardon, pardon. Comme je l'avais annoncé hier sur ce blog j'étais aujourd'hui à Nantes ( 300 km) pour un débat télévisé sur les programmes avec syndicaliste et parents d'élèves.
Il est 23 h50, je viens de rentrer, je vais dormir avant de satisfaire demain votre curiosité : c'est crevant l'activité groupusculaire, devant les caméras en plus.

Ecrit par : guy morel | 12 juin 2008

Tout le monde s'en fout, alors...
Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

La fronde de la FCPE de Monein ? C'est encore la calandreta qui joue les francs-tireurs !
Quant au contenu, franchement, si c'est pas honteux de corréler quelques résultats scolaires en berne avec les items suivants !

• On t'a insulté(e) verbalement;
autrement dit, on t'a traité(e). (Palme d'or)

• Tu t'es retrouvé(e) rejeté(e) et
exclu(e) par un groupe d'élèves.

• Certains élèves ont dit du mal de toi
à d'autres élèves, dans ton dos.

• On s'est moqué de toi
parce que tu travaillais.

• Des élèves t'ont agressé(e) physiquement (par exemple,
ils elles t'ont fait tomber par terre, on t'a craché dessus, ou
immobilisé(e) en te faisant du mal ... )

• Des élèves t'ont menacé de te faire mal
si tu ne leur donnais pas ce qu'ils exigeaient
(de l'arqent, un obiet ... ).

Ça doit être le principe de précaution : on n'en veut pas, on risque l'outrobisse

Ecrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008

Sur la destruction annoncée des IUFM, vous nous demandiez nos réaction, Robin? Eh bien ma réponse est sans ambiguïté : entre l'IUFM et rien, entre la peste et le choléra, je choisi le choléra, c'est-à-dire rien. Fidèle en cela, au demeurant, à la leçon de Socrate, qui distinguait deux formes d'ignorance : celle de celui qui ne sait pas mais qui sait qu'il ne sait pas, et celle de celui qui ne sait pas mais croit savoir qu'il sait. L'IUFM, en vous intoxiquant pendant une année entière, vous met dans la deuxième situation, la pire. Celle du prisonnier de Platon qui prend "la séquence", "l'apprenant", "l'évaluation sommative", etc, autant d'ombres qui défilent sur la paroi, pour la lumière. A tout prendre, mieux vaut encore être libéré de ses chaînes, quitte à être aveuglé l'espace d'un instant par le soleil.
L'IUFM? "Jamais plus, jamais!". Ou encore, si on préfère Cyrano à James Bond : "Non merci, non merci, non merci!".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Excellent! Bravo!

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Ca sert à rien, mais j'ai grillé Christophe (et Saperlipopette) ;o))))

Ecrit par : yann | 11 juin 2008

Bonjour à tous!

lol comme dirait...qui d'ailleurs?

pas le temps de venir lire vos commentaires, je suis en plein exams de fins d'année, 9 écrits et 6 oraux alors c'est bachotage! bachotage et nuits blanches...
Saperlotte il faut que je m'y remette!
je vais avoir de la lecture la semaine prochaine!
Bon we à tous. et une grosse bise à JPB ;) :)))

pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 13 juin 2008

Tout le monde s'en fout, alors, qu'on demande à des enfants s'ils vivent avec leur vraie mère et avec leur vrai père, s'ils font leurs devoirs "parce que c'est imposé par le maître mais qu'il est inutile d'en faire à la maison", et s'ils font bien des travaux de groupes en classe ? Ou bien tout le monde était déjà au courant ?

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Non, Jérémy, il y a des gens qui ne s'en foutent pas et qui trouvent cela très grave. Je crois savoir (émission entendue hier sur France-Culture que ça viendrait du ministère de l'intérieur (chasse aux étrangers en situation irrégulière) ; reprenez certaines questions et vous verrez que ça colle.

J'ai été moi-même déçu de mon côté par les réactions à mon post d'hier sur la suppression de la filière STI et la disparition de toute formation des enseignants pour remplacer les IUFM.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

A ce sujet, Daniel, j'aurais apprécié une réaction (quelle qu'elle soit) à la petite remarque que je vous ai formulée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Tiens, une petite question à Jean-Paul et-ou à Guy. Savent-ils par qui a été téléguidé Julien Dazay, auteur de ce fameux livre sur les écoles maternelles? Ayant appris sa véritable identité hier, je doute fort qu'il ait pu être le seul auteur d'un tel brûlot.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Tout le monde s'en fout, alors, qu'on demande à des enfants s'ils vivent avec leur vraie mère et avec leur vrai père, s'ils font leurs devoirs "parce que c'est imposé par le maître mais qu'il est inutile d'en faire à la maison", et s'ils font bien des travaux de groupes en classe ? Ou bien tout le monde était déjà au courant ?

Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2008

J'étais déjà au courant. :-(

Ecrit par : catmano | 13 juin 2008

je suis en plein exams de fins d'année, 9 écrits et 6 oraux alors c'est bachotage! bachotage et nuits blanches...
Saperlotte il faut que je m'y remette!

Ecrit par : Saperlipopette | 13 juin 2008

Parce que finalement, vous vous êtes enfin décidé, vous passez enfin le bac, Saperlipopette ?
Bonne chance !

(chacun sait que seule la chance est à même d'assurer la réussite à de telles épreuves).

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Avec ls IUFM, il faudrait casser le système quasiment mafieux de l'inspection, dont Frackowiak et sa bêtise au front de taureau sont la représentation.

Témoignage.

"Professeur des écoles débutant, j'ai été "visité" par une inspectrice il ya dix jours dans une classe de CE1 où j'avais effectué un stage en responsabilité auparavant.

Il s'agissait d'une deuxième séance assez longue sur le verbe en m'appuyant sur les compétences des I.O. Cette séance se caractérisait par des phrases à metre au pluriel caractéristique d'un verbe. Le vocabulaire était connu et sciemment choisi,du moins je l'espère. Ces exercices étaient maillés de mises en commun orales. Je dois reconnaitre que les élèves ont beaucoup écrit, plus qu'avec leur enseignant titulaire.

Mais on a atteint les objectifs de la séance, à savoir reconnaitre le verbe par une terminaison i[nt]i inaudible à la troisième personne du pluriel. Les élèves ont par ailleurs bien participé. De plus, les I.O recommandent 2h30 par jour de lecture et d'écriture tous domaines confondus. Les autres séances de la journée ( Arts visuels et EPS) n'étaient pas propices à cela.

Je trouvais cette classe trés hétérogène avec un niveau de lecture assez faible; je m'étais mis d'accord avec la titulaire par téléphone sur les thèmes de mes enseignements. En fin de cycle 2, je voulais qu'ils aient des acquis solides sur le verbe.

Néanmoins, à la lecture des cahiers des élèves, il persistait quelques erreurs pour certains mais je pense avoir déblayé le terrain pour le titulaire. Je n'ai pas eu d'entretien avec l'inspectrice, uniquement des simples remarques infantilisantes.

Elle me reprocha en substance mes méthodes assez transmissives et que les élèves n'étaient pas 'en activité' au sens constructiviste du terme. Il fallait que je réfléchisse à ma pédagogie. Je n'ai pas pu justifier mes choix pédagogiques. Elle en n'avait cure.

Elle eût préféré que je leur donne des étiquettes à manipuler pour repérer le verbe. Par la suite , on aurait fait un grand tableau où chacun donne sa réponse.

L'apprentissage de la langue est long et fastidieux, ce qui rend nécesssaire le recours à des jalons grammaticaux, pour ne pas dire, à de vrais cours de grammaire. Ces cours peuvent être ludiques, mais surtout pas occupationnels.

De ce simulâcre d'entretien, je retiendrai surtout qu'il n'est pas de bon ton d'avoir de l'ambition pour ses élèves et que les dogmes institutionnels l'emportent largement sur les résultats.

Bref, je vais quitter ce métier sans regret "

Réponse.

'Bref, je vais quitter ce métier sans regret'

Malheureusement, tu n'es pas le seul à avoir ce genre de réflexion. Et un livre, que j'ai récemment commandé, a pour titre 'Le Mammouth m'a tuer' (sic).

Quand on n'aime pas se mentir à soi-même, il est difficile de tenir dans l'EN et de rentrer en rébellion quasi-constante.
Aux difficultés avec les élèves, avec les parents, viennent se greffer l'incohérence de notre hiérarchie...

Cela m'amène à penser qu'un de ces jours, comme le disait Mme Bellosta, on cherchera peut-être des enseignants... comme on cherche actuellement des infirmières dans les hôpitaux.
Bon courage pour la suite."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2008

Un peu hors sujet, mais pas totalement quand même : la seule véritable émission littéraire du PAF va disparaître. Le bateau livre est supprimé à la rentrée prochaine de la grille de France 5.

Ecrit par : Marsanes | 13 juin 2008

Ça doit être le principe de précaution : on n'en veut pas, on risque l'outrobisse

Ecrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008


C'est toujours mieux quand on explique avant "en vue de quoi on fait ce qu'on fait."

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Sur la destruction annoncée des IUFM, vous nous demandiez nos réaction, Robin? Eh bien ma réponse est sans ambiguïté : entre l'IUFM et rien, entre la peste et le choléra, je choisi le choléra, c'est-à-dire rien. Fidèle en cela, au demeurant, à la leçon de Socrate, qui distinguait deux formes d'ignorance : celle de celui qui ne sait pas mais qui sait qu'il ne sait pas, et celle de celui qui ne sait pas mais croit savoir qu'il sait. L'IUFM, en vous intoxiquant pendant une année entière, vous met dans la deuxième situation, la pire. Celle du prisonnier de Platon qui prend "la séquence", "l'apprenant", "l'évaluation sommative", etc, autant d'ombres qui défilent sur la paroi, pour la lumière. A tout prendre, mieux vaut encore être libéré de ses chaînes, quitte à être aveuglé l'espace d'un instant par le soleil.
L'IUFM? "Jamais plus, jamais!". Ou encore, si on préfère Cyrano à James Bond : "Non merci, non merci, non merci!".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 juin 2008

Excellent! Bravo!

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Je dis aussi bravo plutôt deux fois qu'une.
Pour cette disparition,le plus tôt sera le mieux.

Ecrit par : bernard | 13 juin 2008

Robin,

Vous imaginez bien ma perplexité à lecture de votre annonce de la suppression de la filière STI.

J'ai été très attaché à ce qui fut une voie de promotion sociale des modestes. Plus égoïstement, je me demande ce qu'ils feront de moi ...
En même temps, il faut observer la réalité avec lucidité même (et surtout) si elle est désagréable.

La désaffection des élèves pour l'enseignement technique est généralisée et beaucoup plus importante que l'évolution démographique.
Dans mon établissement 40 élèves en 1ère à la rentrée prochaine, alors qu'ils étaient 60 en 2006 et 80 en 2000 ...

Le niveau des élèves est en dégringolade vertigineuse.
Pour rendre hommage à feu Dugong : l'accélération de la baisse double chaque année (et vive la dérivée 4ème).
Les méfaits du constructivisme ne sont pas seuls en cause, méthodes inductives, TP d'appropriation et autres branlettes sont de règle depuis fort longtemps.
Je suis incapable d'expliquer ce qui se passe dans mon lycée depuis deux ans.
Environ la moitié des mômes de STI ne font plus rien, sans même tenter de sauver les apparences, ni cafardeux, ni odieux. Ils sont juste posés là.
Avec les profs qui tiennent la route, ils restent tout à fait sympas, reconnaissent bien volontiers leur absence de travail et leur niveau lamentable. Quand je tente de les motiver, de leur expliquer que leur avenir professionnel est assuré avec un BTS industriel, ils approuvent mais répondent que vraiment, travailler c’est trop dur, qu’ils n’arrivent pas à s’y résoudre, etc. L’autre moitié des élèves reste normale, avec même une tête de classe plutôt brillante.
Chais pas ce qui s’est passé, je date cette évolution au retour des grèves CPE, première fois où j’ai vu de nombreux élèves ne pas réviser pour le bac et ... le rater alors que 3 semaines de travail auraient été (comme d’hab) suffisantes.

Enfin, je reste prudent sur ce genre d'annonce qui peut fort bien être de l'intox (provenant d'un camp comme de l'autre).

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Bon, l'amalgame: "IUFM = année de stage des PLC2" a toujours la peau aussi dure ici. Mais on s'habitue à tout!
En tous cas, voici un lien qui va faire plaisir à tous les lecteurs du blog, ou presque. Tous les littéraires, en tous cas, et je sais qu'il sont nombreux!
Ca nous changera de Zemmour... ;-)

http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=12713&BD=13062008

Amitiés, au passage, à Kap et à Pat, qu'on ne "voit" pas assez ici.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Tout bien réfléchi, je préfère mon aura personnelle à mon aura médiatique...

Et au passage, le maître des lieux vous signale qu'il part pour trois semaines faire passer les oraux de CAPES, et qu'il ne fera que de brèves apparitions en son domaine. Mais il veille...

JPB

Ecrit par : brighelli | 13 juin 2008

J'ai lu sur le site du grand far pédagol que ce dernier a fait en 2007 une conférence à St Pair sur Mer *.

Et dire qu'il y en a qui doutent encore que Meirieu incline à la posture du missionnaire engagé.

* un ménage pour l'inauguration d'un supermarché pédagol ?

Ecrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Environ la moitié des mômes de STI ne font plus rien, sans même tenter de sauver les apparences, ni cafardeux, ni odieux. Ils sont juste posés là.
Avec les profs qui tiennent la route, ils restent tout à fait sympas, reconnaissent bien volontiers leur absence de travail et leur niveau lamentable.

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Tous les professeurs des deux quatrièmes et des deux troisièmes, de mon collège centre-ville, avec qui je travaillais cette année ont dressé, lors des conseils de classe, ce même constat affligeant.
Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne. Nous avons affaire là, à un phénomène profond d'indifférence d'un grand nombre d'élèves à l'activité de symbolisation. Y compris dans mon domaine des activités ludo-sportives.
Résultats des courses non courues, nous avons fait passer en troisième une bonne vingtaine d'élèves sur 60 que comptent mes deux classes de 4ème, qui n'ont pas du tout le niveau requis.
Voilà la réalité!
Et l'an prochain, le collège comme les années précédentes s'énorgueillira d'un taux de réussite de 93% au brevet des collèges.
Je fais remarquer que la note de vie scolaire a été instituée pour récompenser cette docilité, cette indifférence des élèves à la chose scolaire.

Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008

Buntovchik, le mot "indifférence" que je n'ai pas eu l'à-propos d'employer me semble bien décrire la situation.

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne.
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008

L'utilisation de certaines substances ne pourrait-elle être une des raisons de cette léthargie, pour une part des élèves au moins ?
La consommation de drogue et d'alcool est loin d'être anecdotique d'après nos enfants.

Mais ça ne doit pas tout expliquer : le dernier de nos garçons, en 5e, nous raconte qu'un quart de la classe seulement effectue le travail demandé régulièrement (collège de petite ville tranquille).

Ecrit par : lucile | 13 juin 2008

Je trouve aussi que le mot "indifférence" est de plus en plus adapté pour qualifier l'attitude d'un nombre grandissant d'élèves (en seconde notamment).

"Ils étaient vieux avant que d'être" mais dans un tout autre contexte.

Ecrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Notre aîné (qui vient d'émerger pour commencer ses révisions) ajoute l'abrutissement aux jeux vidéos et l'image de l'école donnée dans les médias : le fait d'apprendre n'est JAMAIS présenté comme quelque chose de positif ou bien ?

Ecrit par : lucile | 13 juin 2008

C'est toujours mieux quand on explique avant "en vue de quoi on fait ce qu'on fait."
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Oui, Robin. Mes parents s'indignaient 40 ans en arrière que la maîtresse demande leur profession. Ils n'étaient pas les seuls.

C'est pourtant grâce à ces informations que les voix anti-pédago ont autant d'écho aujourd'hui, l'ascenseur social fonctionnant encore moins bien.

Que l'on me dise alors précisément s'il faut s'indigner sur le contenu de la "Partie 4", ou de son appariement à une "évaluation".

Si c'est pour risquer d'apprendre qu'un gamin échoue plus volontiers quand il subit des violences, je ne renie rien de ce que j'ai dit.

Ecrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008

"J'ai été moi-même déçu de mon côté par les réactions à mon post d'hier sur la suppression de la filière STI et la disparition de toute formation des enseignants pour remplacer les IUFM.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008"

La suppression de la filière STI, c'est comme la suppression des concours : c'est un serpent de mer qui revient chaque année. Tous les ans on nous annonce la suppression des filières STI, et tous les ans elles sont quand même là. Alors ça m'avait surpris les premières fois, mais maintenant je reste dubitatif. Tout ca que je sais, c'est que les collègues de langue et de français qui enseignent dans cette filière ont le plus grand mal à faire cours, et sont obligées de mettre régulièrement à la porte quelques trublions irrespectueux (Zorglub va peut-être me sauter dessus, mais c'est vraiment comme ça que ça se passe ici). En tout cas, si on remodèle les filières à la finlandaise, ce sont toutes les filières qui vont disparaître, et être refondues en un tronc commun maths/français/sciences/histoire-géo, agrémenté d'options qui remplaceront les séries actuelles.

Pour la suppression des IUFM, je suis tellement partagé que je n'ai rien osé dire. Il est évident que ce sont les anciens formateurs IUFM, recasés à la fac, qui vont prendre en main les modules d'enseignement et de didactique au sein des masters (disciplinaires ou pluridisciplinaires).
La bivalence a échoué il y a un an - je ne pense pas Darcos capable de commettre la bourde énorme de l'imposer si tôt (même si, à moi, ça ne me semble pas une mauvaise chose, la bivalence, j'en ai toujours rêvé - encore faudrait-il qu'on ait le choix entre monovalence et bivalence, ça règlerait tout). Si le master d'enseignement comporte déjà des modules sur le terrain, si le concours intègre déjà six mois de stage en classe, on peut comprendre que l'année de neotitulaire se déroule directement devant les classes. Tout dépend de ce qui sera proposé dans les masters d'enseignement.

Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2008

Si c'est pour risquer d'apprendre qu'un gamin échoue plus volontiers quand il subit des violences, je ne renie rien de ce que j'ai dit.

Ecrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008

Tout est dans le "si"...Justement, on ne sait pas de quoi on parle..Seulement les "initiés" qui organisent les mystères, qui savent et qui agissent forcément en vue du Bien...Il faut leur faire confiance, ils sont investis d'une mission civilisatrice, ils n'ont aucune explication à donner, etc.

Il me semble que dans l'Education nationale, et depuis pas mal de temps, nous sommes en face d'un nouveau cléricalisme, d'un pouvoir clérical qui reconstitue à son profit le pouvoir perdu par les Eglises traditionnelles.

Avec cette 4ème partie, on demande d'acquiéscer à un "mystère".

Je n'ai pas de sympathie particulière pour la FCPE, mais je trouve qu'il y a effectivement de quoi s'inquiéter.

A quoi servent ces questions ? Qui va les "traiter" ? Dans quel but ?

Pourquoi est-il illégitime de se poser ce questions ?

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Merci à Zorglub et à Jérémy pour leurs réponses.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Il me semble que dans l'Education nationale, et depuis pas mal de temps, nous sommes en face d'un nouveau cléricalisme, d'un pouvoir clérical qui reconstitue à son profit le pouvoir perdu par les Eglises traditionnelles.

Que ce néo-cléricalisme dans l'E.N. vienne aujourd'hui de la Droite, ne change rien à l'affaire...Parce que maintenant, nous avons les deux.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Si le master d'enseignement comporte déjà des modules sur le terrain, si le concours intègre déjà six mois de stage en classe, on peut comprendre que l'année de neotitulaire se déroule directement devant les classes. Tout dépend de ce qui sera proposé dans les masters d'enseignement.

Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2008

Le problème avec ce que vous dites, Jérémy, est qu'on n'apprend jamais autant de choses que quand on prépare un concours (ENS, Capes, Agreg).
Donc si l'année du concours, il y a d'autres choses à faire qu'apprendre (des connaissance, je veux dire), les professeurs connaîtront moins de choses (et ceux qui officient dans les jurys et qui passent par ici disent que ce n'est pas forcément très brillant).
De plus, d'après ce que j'ai entendu dire de stagiaires, et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser de certaines formations de l'IUFM, il semblerait qu'aucun stage d'observation ou même de pratique accompagnée ne remplace lle grand saut qu'est la "classe en responsabilité". Il me semble qu'il serait tout à fait néfaste de donner un service complet aux professeurs débutants.

Amitiés à Christophe, qui va me prendre pour quelqu'un qui veut se faire prier pour intervenir...

Ecrit par : Pat | 13 juin 2008

Ca y est, les sénateurs ont pondu leur rapport sur le bac

http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-370-notice.html

Ecrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Est-ce que le GRIP est un groupuscule sectaire?

On est suspendu à leur(s) réponse(s).
Et rien ne vient.

Ne serait-ce qu'un petit truc à visées commerciales qui voudrait profiter de l'aura médiatique (certes en déclin) de JPB pour faire un coup éditorial (surfer sur la vague Boscher)
Bref, on est en soif d'informations.

Un nain patient.

Ecrit par : louis LB | 12 juin 2008

Pardon, pardon. Comme je l'avais annoncé hier sur ce blog j'étais aujourd'hui à Nantes ( 300 km) pour un débat télévisé sur les programmes avec syndicaliste et parents d'élèves.
Il est 23 h50, je viens de rentrer, je vais dormir avant de satisfaire demain votre curiosité : c'est crevant l'activité groupusculaire, devant les caméras en plus.
Ecrit par : guy morel | 12 juin 2008

Donc voici.

Le GRIP est un petit groupe ( pas un groupuscule) qui rassemble des enseignants ( une bonne cinquantaine) de la maternelle à l'Université sur la base
1- d'un diagnostic commun sur la profonde et ancienne dégradation du système scolaire :
2-autour de la conviction réfléchie que la déliquescence des programmes est la cause majeure -pas la seule- de cette dégradation et que leur reconstruction est le moyen principal pour sortir du marasme ;
3-autour de l'idée que cette tâche est de longue haleine et que la reconstruction de l'école - qui suppose aussi d'autres réflexions -ne peut se faire que dans la durée.
Autant dire que l'ami JPB, dont on connaît l'enthousiasme, exagère quelque peu quand il affirme que le GRIP est "l’une des solutions les plus directes pour peser sur la politique éducative." Le GRIP a des visées un peu différentes qui sont d'abord d'analyser les causes profondes et lointaines de la crise scolaire, de les méditer et d'y répondre par des solutions programmatiques, prioritairement, mais non exclusivement, pour l'école primaire, puis pour le collège etc.
Il est vrai aussi que le GRIP agit au présent en mettant en place un réseau d'écoles SLECC où dans toute la mesure du possible sont expérimentés les programmes qu'il élabore.
Je résume : le GRIP n'est pas un groupuscule ( ses travaux sont disponibles sur la Toile) ; le GRIP accueille volontiers tous ceux qui sont prêts, en mesurant les difficultés de la tâche, à participer à un effort de longue durée dans les directions indiquées plus haut.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

Tout à fait autre chose.

Est-ce que quelqu'un sur ce blog a vu "l'Orestie" d'Eschyle monté à Paris, au théâtre de l'Odéon, par Olivier PY ?

J'ai écouté une émission l'autre jour sur France-Culture autour de la pièce et de la mise en scène ; une des participantes a prétendu que cette pièce n'illustrait en aucune manière la substitution de la justice à la vengance.

Je veux bien qu'il y ait eu une relecture idéologique de la pièce par la suite, mais il me semble que la scène finale avec l'intervention de la déesse Athéna colle avec une telle interprétation.

Comme cette dame sous-entendait aimablement que ceux qui interprétaient cette pièce dans ce sens n'y connaissaient rien et étaient de fieffés imbéciles (j'ai fait plusieurs années de grec et j'ai beaucoup étudié la philosophie grecque et la pensée grecque, mais je fais partie du lot des imbéciles) mais refusait par ailleurs de développer son point de vue sous prétexte que c'était trop difficile à comprendre (François Bégaudeau disait la même chose à ses élèves de 4ème dans le 93 et je me suis soudain senti des affinités)

J'aimerais avoir l'opinion de ceux qui ont des lumières sur la question.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, je considère ce problème comme absolument crucial et je n'arrête pas d'y penser.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Le grip , ou le sleec, ne devrait-il pas essayer de mettre en place un "master pluridisciplinaire d'enseignement" pour les futurs professeurs des écoles ? Par exemple à Grenoble (cf Demailly)?

Car la meilleure défense c'est l'attaque.
Il n'est pas crédible (amha) de penser que les futurs instituteurs, auront un master de littérature française ou de maths.

Ne vaudrait-il pas mieux préparer dés à présent une maquette d'enseignement "mastériel", pour ceux ayant une licence DANS UNE MATIERE ENSEIGNEE AU COLLEGE (pour éviter psycho-socio) ?

Maintenant, je ne sais pas si c'est possible dans les règles actuelles ...

Ecrit par : julius | 13 juin 2008

De plus, d'après ce que j'ai entendu dire de stagiaires, et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser de certaines formations de l'IUFM, il semblerait qu'aucun stage d'observation ou même de pratique accompagnée ne remplace lle grand saut qu'est la "classe en responsabilité". Il me semble qu'il serait tout à fait néfaste de donner un service complet aux professeurs débutants.


Ecrit par : Pat | 13 juin 2008

Ouf !

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Commentaire du "ouf" (ça n'est pas "fou" en verlan !) :

Je suis soulagé et absolument d'accord.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Avec cette 4ème partie, on demande d'acquiéscer à un "mystère".
Je n'ai pas de sympathie particulière pour la FCPE, mais je trouve qu'il y a effectivement de quoi s'inquiéter.
A quoi servent ces questions ? Qui va les "traiter" ? Dans quel but ?
Pourquoi est-il illégitime de se poser ce questions ?
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Ce n'est pas illégitime. J'écoute ce que vous dites et trouve cela sensé.
Si je mets en parallèle la réponse que me fit Guy Morel à propos de l'adhésion au GRIP : "De préférence après avoir lu les quelques textes sur lesquels se fonde le GRIP.", les réponses aux questions se rapportant au "travail à la maison" auront le mérite de servir à quantifier le travail de l'Etat à fournir pour résoudre le problème (selon le grand Meirieu) : "(Ainsi les conservateurs écartent-ils ce qui est le problème n°1 de l'Ecole) : comment enseigner à ceux qui ne veulent pas apprendre ? (Une posture qui renvoie directement à un projet politique et social.)"

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Pages/2007/85_Meirieu.aspx

Effectivement, ce n'est pas par sympathie ou antipathie que j'ai réagi, mais parce que je n'ai pas (encore) décelé une atteinte aux valeurs.

http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2007/09/24/la-lettre-aux-educateurs-ecole-du-respect/

Ecrit par : Steppenwolf | 13 juin 2008

Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne.
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008

L'utilisation de certaines substances ne pourrait-elle être une des raisons de cette léthargie, pour une part des élèves au moins ?
La consommation de drogue et d'alcool est loin d'être anecdotique d'après nos enfants.

Mais ça ne doit pas tout expliquer : le dernier de nos garçons, en 5e, nous raconte qu'un quart de la classe seulement effectue le travail demandé régulièrement (collège de petite ville tranquille).
Ecrit par : lucile | 13 juin 2008

C'est intéressant - je fais appel aux plus âgés des participants de ce blog - de marquer les étapes de cette déliquescence.
J'ai commencé à enseigner en 1969 dans un lycée de la ceinture parisienne (ZUP d'Argenteuil) : aucun problème notable concernant le niveau.
En 1974, j'étais dans un collège de la même banlieue : aucun problème de niveau.
En 1982, je suis passé dans un lycée de la même banlieue ( Ermont, aucun problème de niveau.
En 1986, premières alertes.
En 1987-90, cela s'aggrave ; plus question de faire en classe ce que je pouvais faire sept ou huit ans plus tôt.
En 1994-95, je suis au Mans dans un lycée polyvalent ; ça flotte dure, mais c'est encore possible.
1999 ; les signaux sont au rouge et ce n'est pas pour rien que j'écrit L'horreur pédagogique.
2000-2008, dégringolade accélérée : il est chaque année plus difficile de faire quoi que ce soit en classe. Je vois arriver en seconde des élèves de plus en plus en plus nombreux qui ne font rien et dont un nombre non négligeable ne sait ni lire ni écrire.
Je passe sur l'alcool, la fumette et la pornographie.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

A Guy Morel,

Excusez-moi de briser le fil avec mon "Orestie"...Je ne le referai plus ! ;-)

Avez-vous reçu mon mail ?

Je prépare mes cours pour l'année prochaine et je lis avec consternation certains manuels (l'un d'eux, paru chez Nathan pour les classes de 5ème, l'année suivant l'obligation d'enseigner en séquences, me révulse particulièrement). Ces manuels sont encore en vigueur dans l'établissement où je serai peut-être nommé et ne seront pas changés de sitôt.

J'aimerais bien m'associer d'une façon ou d'une autre à votre action.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

S’agit-il de l’émission de la semaine dernière avec F. Dupont ?

Elle est connue pour ses positions iconoclastes. Dans le même temps, ses publications universitaires sont assez nombreuses et assez souvent citées.
Dans son dernier ouvrage , elle se plaît à contredire tout l’enseignement que nous avons pu recevoir sur le théâtre( non le théâtre n’est pas citoyen, il n’a rien à voir avec la démocratie) et à critiquer la tradition théâtrale occidentale trop focalisée sur la « fable ».

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Pour Robin
http://www.sauv.net/projetprogcollege.php

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

A Guy Morel,

Excusez-moi de briser le fil avec mon "Orestie"...Je ne le referai plus ! ;-)

Avez-vous reçu mon mail ?

Je prépare mes cours pour l'année prochaine et je lis avec consternation certains manuels (l'un d'eux, paru chez Nathan pour les classes de 5ème, l'année suivant l'obligation d'enseigner en séquences, me révulse particulièrement). Ces manuels sont encore en vigueur dans l'établissement où je serai peut-être nommé et ne seront pas changés de sitôt.

J'aimerais bien m'associer d'une façon ou d'une autre à votre action.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008
Bonjour,
Sur l'Orestie : il me semble que chez les Grecs, la question de la rupture humaine avec le désordre divin est en effet centrale (voir Oedipe).
Je n'ai pas reçu votre mail.
guy.morel314@orange.fr
Amicalement.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

Je prépare mes cours pour l'année prochaine et je lis avec consternation certains manuels (l'un d'eux, paru chez Nathan pour les classes de 5ème, l'année suivant l'obligation d'enseigner en séquences, me révulse particulièrement). Ces manuels sont encore en vigueur dans l'établissement où je serai peut-être nommé et ne seront pas changés de sitôt.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Les livres actuels de français de collège, de la 6ème à la 3ème, ne sont bons que pour deux choses: le pilon, ou la cocotte en papier. Ils représentent le moyen le plus radical qui ait pu être inventé pour écoeurer les élèves du français, et sont à cet effet d'une efficacité redoutable.

Donc, Robin, rien ne vous empêche de faire comme moi et de demander aux élèves de les laisser sur une étagère de leur chambre jusqu'au 30 juin, et de faire tout votre cours vous-même, ce qui, en plus, est particulièrement excitant. Le seul problème est qu'il faut disposer d'une photocopieuse pour les textes expliqués (pas les oeuvres complètes, que vous faites acheter: Le Cid, Le Malade imaginaire, etc.) et les exercices . Quant aux "séquences", encore une fois, si vous considérez que c'est le contraire de la pédagogie, ce qu'elles sont en effet, eh bien, ne vous tirez pas une balle dans le pied: ne les faites pas!

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

S’agit-il de l’émission de la semaine dernière avec F. Dupont ?

Elle est connue pour ses positions iconoclastes. Dans le même temps, ses publications universitaires sont assez nombreuses et assez souvent citées.

Dans son dernier ouvrage , elle se plaît à contredire tout l’enseignement que nous avons pu recevoir sur le théâtre( non le théâtre n’est pas citoyen, il n’a rien à voir avec la démocratie) et à critiquer la tradition théâtrale occidentale trop focalisée sur la « fable ».

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Oui, ça doit être elle et cette émission-là. Je l'ai trouvé agressive et dogmatique (comme les "iconoclastes" peuvent être dogmatiques et assez méprisante avec les gens qui ne pensent pas comme elle).

Elle ne jure que par les traditions théâtrales japonaises ou indonésiennes (je les apprécie aussi), mais oppose les traditions les unes aux autres en dévalorisant le théâtre occidental.

Elle dénonce ce qu'elle appelle l'"aristotélisme" (je n'ai pas compris ce qu'elle entend par là) et la prééminence du texte dans le théâtre occidental.

Seul Pirandello trouve quelque grâce à ses yeux.

Elle dit que le théâtre "ne doit pas servir le texte".

Je crois qu'elle a traduit Plaute et certains auteurs grecs. Elle dit des choses intéressantes, mais qui m'ont semblé de parti pris.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Donc, Robin, rien ne vous empêche de faire comme moi et de demander aux élèves de les laisser sur une étagère de leur chambre jusqu'au 30 juin, et de faire tout votre cours vous-même, ce qui, en plus, est particulièrement excitant. Le seul problème est qu'il faut disposer d'une photocopieuse pour les textes expliqués (pas les oeuvres complètes, que vous faites acheter: Le Cid, Le Malade imaginaire, etc.) et les exercices . Quant aux "séquences", encore une fois, si vous considérez que c'est le contraire de la pédagogie, ce qu'elles sont en effet, eh bien, ne vous tirez pas une balle dans le pied: ne les faites pas!

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Oui, je suis bien d'accord pour les séquences, mais c'est le problème des photocopies qui me préoccupe.

Les textes de leur manuel (surtout celui de 5ème) sont indigents, inintéressants et mal écrits...La plupart des auteurs sont des quasi inconnus.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Bonjour,
Sur l'Orestie : il me semble que chez les Grecs, la question de la rupture humaine avec le désordre divin est en effet centrale (voir Oedipe).
Je n'ai pas reçu votre mail.
guy.morel314@orange.fr
Amicalement.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

Je vous le renverrai ce soir quand je serai chez moi.

Vous avez su vous montrer convaincant et j'ai donc décidé, pour une fois, de ne pas écouter la mise en garde du philosophe Alain : "seuls les mollusques adhèrent ! "

;-)

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

@ buntovchik, lucile et guy morel

Même chose pour moi, je constate que l'école n'est, pour une fraction importante de certaines classes, (5 à 10 sur 30)
- ni intéressante,
- ni un objet de révolte.

Ils ne sont pas hostiles à l'idée de venir en classe, ils se prêtent de bonne grâce au rythme scolaire, mais ils font acte de présence, et trouvent naturel de se dispenser de tout ce qui leur paraît peu important à leurs yeux :
- écouter en classe,
- avoir leurs affaires,
- rendre les devoirs,
- tenir un cahier ou un classeur

Et ce n'est absolument pas, pour beaucoup, dans une optique de rebellion !

Cela m'interroge, car je conçois qu'on veuille résister à l'uniformisation, ou qu'on cherche à utiliser le système à son profit, mais cette indifférence tranquille est assez perturbante.

Je crois que (outre ce qui a été dit de l'image de l'école dans les médias) il faut prendre en compte des évolutions récentes et de nature sociologique pour expliquer ce fait :

- l'entrée dans la vie active a été reculée considérablement ces 20 dernières années : en 84, je faisais des études de lettres, et il était possible avec le bac de tenter le concours d'instit. Aujourd'hui, il faut faire 3 ans après le bac, bientôt 5 ! Les élèves savent cela, et ils sont moins pressés de devenir adultes, puisqu'ils n'auront ni appartement ni boulot avant la trentaine ! Il y a une régression sensible : beaucoup d'élèves de première ou de terminale se comportent comme des quatrièmes !

- le modèle de relation sociale client/fournisseur tend à devenir dominant dans notre société, et les élèves ne se sentent pas coupables de "consommer" de l'école. Ils prennent ce qui les intéresse, et laissent le reste. Ils sont sollicités en permanence par des discours séducteurs, qui leur laissent à penser qu'ils ont le droit de choisir ce qu'ils absorbent. Ils ne voient pas en quoi le savoir est différent du soda sur ce point.

- En même temps, ils veulent se fondre dans la masse (c'est le paradoxe du discours publicitaire : sois toi-même, achète ce que tout le monde achète !) et s'inquiètent de devoir choisir une orientation, par exemple, de peur de "se fermer des portes". Ils cherchent à trouver une voie moyenne en tous points : travailler moyennement, dans la filière la plus courue, avec des options qui ne les fassent pas trop remarquer.

- Enfin, ils ont souvent un manque absolu de confiance dans la parole des adultes : soit que leurs parents aient divorcés (ils se sentent trahis) soit que leurs parents soient absents trop souvent (ils se sentent abandonnés). Pour profiter de l'école, il faut croire à la promesse de l'école. Et ils pensent en réalité que ce que nous disons n'arrivera jamais, que nous ne sommes pas fiables parce que plus âgés, engagés dans des compromissions, et incapables de les comprendre. Le sentiment chez certains d'appartenir à une espèce à part de celle des profs est parfois stupéfiant, tant il s'exprime avec une tranquille assurance !

Ecrit par : sanjuro | 13 juin 2008

S’agit-il de l’émission de la semaine dernière avec F. Dupont ?

Elle est connue pour ses positions iconoclastes. Dans le même temps, ses publications universitaires sont assez nombreuses et assez souvent citées.
Dans son dernier ouvrage , elle se plaît à contredire tout l’enseignement que nous avons pu recevoir sur le théâtre( non le théâtre n’est pas citoyen, il n’a rien à voir avec la démocratie) et à critiquer la tradition théâtrale occidentale trop focalisée sur la « fable ».

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Pouvez-vous me dire son nom ?

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

La plupart des auteurs sont des quasi inconnus.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

C'est normal! Car faire lire aux élèves les grands classiques, c'est de l'oppression bourgeoise! On veut les enlever à leur culture native! Point de vue des pédagogos, évidemment.

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

- l'entrée dans la vie active a été reculée considérablement ces 20 dernières années : en 84, je faisais des études de lettres, et il était possible avec le bac de tenter le concours d'instit. Aujourd'hui, il faut faire 3 ans après le bac, bientôt 5 !
(sanjuro)

J'ai beaucoup apprécié votre analyse des causes de "l'inappétence" scolaire.

C'est vrai que l'entrée dans le vie active se fait de plus en plus tard ; on le voit bien avec ce master.

Aurons-nous pour autant des professeurs plus dévoués, plus passionnés, plus compétents, je ne sais pas.

Entre autres merveilles, si l'on peut dire, la civilisation moderne a "inventé" l'adolescence en métamorphosant un phénomène physiologique éphémère en réalité culturelle substantielle et durable, puisqu'il n'y a plus de "rites de passage".

Nos ancêtres connaissaient des "âges de la vie" ; il y en avait autant que de saisons : l'enfance, la jeunesse, l''âge mûr et la vieillesse.

Nous n'en aurons plus désormais que deux.

Le grain ne veut plus mourir pour porter de fruits.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Aristote ou le vampire du théâtre occidental, Aubier, 2007.

+ un lien vers Fabula :

http://www.fabula.org/actualites/article20486.php

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

« Nous n'en aurons plus désormais que deux. »

vous êtes optimiste

« Ce que nous essayons de créer, c'est une humanité factice, frivole, qui ne sera plus jamais accessible au sérieux ni à l'humour, qui vivra jusqu'à sa mort dans une quête de plus en plus désespérée du fun et du sexe ; une génération de kids définitifs. » dit un des personnages de Houellebecq

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

La plupart des auteurs sont des quasi inconnus.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

C'est normal! Car faire lire aux élèves les grands classiques, c'est de l'oppression bourgeoise! On veut les enlever à leur culture native! Point de vue des pédagogos, évidemment.

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Je vous les donne en vrac : C et J Hawkins, G. Lapouge, M. Lincoln (ce n'est pas le président des E.U.), S. Leacock,
P. Chamoiseau (ça me dit quelque chose, mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'un écrivain de premier plan), JF Merle, A. Kahn, N. Schneegans, Giorda, D. Pennac (même remarque, malgré "L'oeil du loup" que j'ai apprécié), L. Aubrac, un article du journal l'Alsace, J. Pailloux, R. Parker...La plupart sont des textes médiocres traduits de l'anglais...Deux écrivains (anglais) plus connus et de bon aloi : E. Poe et M. Twain...Trois écrivains français seulement sont représentés : Balzac, Rabelais et A. France.

On voit que les textes n'ont pas été choisis en fonction de leurs qualités, ni même de leur intérêt, mais de leur aptitude à illustrer les nouvelles notions imposées après le passage aux séquences (1996) : les types de textes, l'énonciation, le schéma narratif ...

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Deux écrivains (anglais) plus connus et de bon aloi : E. Poe et M. Twain.

Pardon... américains !

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Aristote ou le vampire du théâtre occidental, Aubier, 2007.

+ un lien vers Fabula :

http://www.fabula.org/actualites/article20486.php

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Merci. Je note sur mes tables "aristotéliciennes" le nom de Florence Dupont qui a certainement en partie raison, mais qui pourrait dire ce qu'était une représentation théâtrale à Athènes au IVème siècle avant notre ère et quel était le statut du "texte" ?

Ce qui est sûr, c'est qu'aussi bien Platon qu'Aristote (mais aussi les spectateurs en général) avaient une "sacrée pétoche" (un mélange de plaisir et d'horreur) des arts imitatifs, le théâtre en particulier (Platon dit dans "La République" qu'il faudrait "chasser les poètes de la Cité idéale"), peur qu'il faut comprendre à partir du fonds religieux primitif, cet inextricable mélange de violence et de sacré que le rituel contient et que le théâtre fait ressurgir.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Chamoiseau ça doit être pour l’item francophonie/créolité

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Mais bon on pourrait préférer Césaire ou Senghor

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

A propos de Florence Dupont :

Ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée de lettres classiques, Florence Dupont soutient en 1976 une thèse de troisième cycle remarquée sur le banquet dans la littérature antique.

En 1982, elle soutient sa thèse d'État sur le mythes et la mythologie dans les tragédies de Sénèque .

Son livre Homère et Dallas a fait sensation lors de sa parution. Elle y rapproche l'œuvre d'Homère du feuilleton télévisé Dallas le succès du théâtre romain de celui de la culture populaire actuelle.Alain Finkielkraut l'accusa de mettre au même niveau la culture savante et la culture populaire. Elle poursuit son étude provocatrice avec L'Invention de la littérature, qui rappelle le faible rôle de la lecture dans l'Antiquité.

Je me souviens maintenant de son passage à la télévision au moemnt de la sortie de son livre sur Homère et Dallas.

Mais la question n'est pas de faire scandale (un scandale bien anodin), mais d'être dans le vrai.

L'Iliade et l'Odysée furent la "Paidéia" (topos d'apprentissage) des Grecs.

Peut-on en dire autant du feuilleton Dallas. qu'est-ce qu'on y apprend ?) et qui s'en souvient aujourd'hui ?

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

+ un lien vers Fabula :

http://www.fabula.org/actualites/article20486.php

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Bof.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

Peut-on en dire autant du feuilleton Dallas. qu'est-ce qu'on y apprend ?) et qui s'en souvient aujourd'hui ?
Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Moi. La question étant de comprendre comment ces heures de morne ennui ont pu capter l'attention de tant de téléspectateurs.
"On n'y apprend rien", dites-vous. Mais oui. Le désir d'apprendre ne se promène pas dans la nature.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

"je ne décolère pas devant ce « projet » scandaleux qui, une fois de plus, met par terre des années de travail rigoureux et met réellement en danger l’avenir de l’enseignement"

Si elle est po jouasse, la vieille bique, c'est que c'est du bon boulot, àmha. :o) là je kiffe grave :o)))))

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/06/10/80-savoir-faire-est-ce-vraiment-savoir

Ecrit par : toto | 13 juin 2008

Hélas, pour un universitaire, le problème n’est pas d’être dans le vrai, mais d’être cité dans toutes les bibliographies

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Tiens, pour relancer Jean : Meirieu est-il dans le vrai ? Cela l’empêche-t-il d’être cité ?

G. Lanson était-il dans le vrai ? Oui, assez souvent. Est-il aujourd’hui cité ? Non.

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

J'avais observé, moi aussi, cette "inappétence scolaire" chez nombre d'élèves, même en première S : aucune agressivité, mais un désintérêt total pour le contenu du cours. J'ai commencé à enseigner en 1969, comme Guy Morel, et j'ai fait toute ma carrière dans ce qu'il est convenu d'appeler un "bon lycée". C'est en 1998 que j'ai senti un réel changement non seulement dans le niveau, mais dans l'attitude des élèves.

Robin, je suis d'accord avec vous : confier un service complet à un débutant serait une aberration; j'en sais quelque chose : c'est exactement ce qui m'est arrivé, et les résultats ont été catastrophiques, pour moi et vraisemblablement pour les élèves qu'on m'avait confiés.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2008

On voit que les textes n'ont pas été choisis en fonction de leurs qualités, ni même de leur intérêt, mais de leur aptitude à illustrer les nouvelles notions imposées après le passage aux séquences (1996) : les types de textes, l'énonciation, le schéma narratif ...

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

A vomir!

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Tiens, pour relancer Jean : Meirieu est-il dans le vrai ? Cela l’empêche-t-il d’être cité ?

G. Lanson était-il dans le vrai ? Oui, assez souvent. Est-il aujourd’hui cité ? Non.

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Meirieu un universitaire? Vous voulez plaisanter, je suppose! Ou faire insulte à ceux qui en sont des vrais!

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

"Robin, je suis d'accord avec vous : confier un service complet à un débutant serait une aberration; "

C'est pourtant ce qui arrive aux très nombreux maîtres-auxiliaires, contractuels et vacataires.

Faut-il renoncer à engager des non titulaires? (réponse: oui en ne réduisant pas le nombre de postes de titulaires).

Ecrit par : Hervé | 13 juin 2008

Le pédagogisme expliqué par le roi des cons :

http://www.youtube.com/watch?v=KjNkt4VfUto

Celui-là, il doit souvent être invité à diner...
Ecrit par : Manu | 12 juin 2008


Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne.
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008


Etonné, vous ne devriez pas.
Si ces élèves se "trimbalent" des profs comme celui de la vidéo, depuis des années, comment voulez-vous que leurs neurones fonctionnent. Résultat :brouillard et confusion.
Certains ici, n'ont visionné que partiellement ( écoeurés). Mais les élèves, ce genre de type, c'est leur quotidien, et pendant des années.
De temps à autre apparaît un prof qui sort de l'ordinaire, et ce prof ne comprend pas? c'est pourtant facile !
Le problème n'est pas la cok, c'est la drogue verbale journalière qui les rend HS (primaire, collège, lycée).

Ecrit par : Carole | 13 juin 2008

Si ces élèves se "trimbalent" des profs comme celui de la vidéo, depuis des années, comment voulez-vous que leurs neurones fonctionnent. Résultat :brouillard et confusion.
Certains ici, n'ont visionné que partiellement ( écoeurés). Mais les élèves, ce genre de type, c'est leur quotidien, et pendant des années.
De temps à autre apparaît un prof qui sort de l'ordinaire, et ce prof ne comprend pas? c'est pourtant facile !
Le problème n'est pas la cok, c'est la drogue verbale journalière qui les rend HS (primaire, collège, lycée).

Ecrit par : Carole | 13 juin 2008


Effectivement, quel con ce prof ! à croire que la vidéo est une blague ! Pour ma part, je n'ai pas pu tenir jusqu'à la fin ! J'ai de la chance , je peux appuyer sur le bouton off.
Pauvres gosses obligés de subir ça 30 heures par semaine pendant 15 ans ! L'ennui les gagne ? ce n'est pas étonnant ! Ils appuient sur le bouton off comme ils peuvent. Cela prouve qu'ils ne sont pas des idiots : ils résistent comme ils peuvent.
Heureusement il y a VOUS les profs du blogs. Continuez à instruire les élèves . Vous êtes l'honneur de l'EN !

Ecrit par : Florence | 13 juin 2008

EC est vraiment ... une foldingue.
"Ce n’est pas la méthode décrite qu’il faut retenir, mais la manière dont elle a été conçue. "

N'apprenez pas la science mais seulement l'épistémologie !

'reusement mon toubib sait pratiquer autre chose qu'un discours analytique sur l'histoire des thérapeutiques modernes ...

Imagine le mec, il ne sait pas conduire ("n'a pas retenue la méthode") mais il maitrise comment on a mis au point la pratique de la conduite.
C'est même pas la théorie de la conduite (quelles pédales servent à quoi etc.) qu'on (con) lui demande de connaître, c'est pourquoi la pédale de frein est au milieu ("la manière dont elle a été conçue").
Même pas peur sur la route !

M'dame, ne criez pas ! Ces hommes en blanc vous veulent du bien et vous êtes entourée d'amis...

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

"M'dame, ne criez pas ! Ces hommes en blanc vous veulent du bien et vous êtes entourée d'amis..."

Il est vrai que la dame n'est pas entièrement responsable de ses actes.

J'avais déjà signalé un symptôme passé inaperçu à l'époque :

Elle a toujours eu du mal à former ses lettres. Voyez ses tentatives maladroites et pathétiques (jusqu'à faire du graph sur la façade de sa maison) pour tracer la lettre U.
http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2007/12

Ecrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Ils se sont mis à cinq pour produire les manuels (textes et grammaire) en question dont Jean dit à juste titre que c'est "à gerber"; dans la bande, un principal de collège (pour le livre de grammaire) - ses autres titres ne sont pas précisés et il n'en a sans doute aucun, et un "maître de conférences de sciences du langage (sic) à l'université de Cergy-Pontoise.

Je ne les nomme pas par charité, après tout le mal que j'ai dit du résultat de leurs cogitations.

Je vais sans doute être obligé de "faire avec" (bonjour les photocopies !).

C'était l'époque maudite (1996) dont nous ne sommes pas encore sortis où il fallait faire le moins possible de grammaire et d'orthographe et où on mettait le français sous la coupe de la "communication" et de la linguistique.

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

'tain elle a raté une vocation de décoratrice ...

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Oui, encore une erreur d'orientation.

Ecrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Tiens, DKrauss, je suis tombé au grenier sur la collec de maths en S par Queysanne et Revuz de 1972.

Mon fils, bon élève de S, en est resté sur le cul : "C'est clair, on est vraiment des nuls ...".

Même le bouquin de 2nde, il n'arrive pas à le lire tant le formalisme est strict, le vocabulaire soutenu et l'approche conceptuelle !

Exemple, cours en seconde :
"Définition :
On appelle vecteur toute classe d'équivalence de bi-points pour la relation d'équipollence".
Puis déduction en 2 pages de toutes les propriétés induites par la définition et démonstration du théorème :
"L'ensemble des vecteurs du plan muni de l'addition est un groupe commutatif" !

Aujourd'hui, même en term S on n'ose plus présenter les vecteurs sous un abord aussi théorique (qui est pourtant le seul correct !)

Autre exple, début de l'exercice 16.16 livre de 2nde ! :
"a) Démontrer que l'ensemble des isomorphismes du plan vectoriel sur lui-même est un groupe pour la composition des applications"
etc ...

J'arrive même pas à croire que j'ai appris tout ça sans difficulté ni douleur, voire en y prenant plaisir !
Il me semble (mais peut-être suis-je trahi par ma mémoire) que nous comprenions tout ...

Il s'est vraiment passé quelque chose en 30 ans ...

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Il n'y avait eu ni star-ac, ni les téléphones portables, ni les scooters, ni... ..., ni... ...
Quand on pense qu'un des mots d'ordre de 68 était la lutte contre la société de consommation...
Les mômes, (et les moins mômes, souvent), sont devenus de purs consommateurs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

à Zorglub :

Les exemples que vous donnez sont vraiment extrémaux : 1972, si je ne m'abuse c'est le premier bac C "maths modernes" (j'y étais...). C'était vraiment très déconnant. Je me rappelle très bien de la définition d'un vecteur en seconde C. Tout, dans ces années immédiatement après 68 était étrange et déconnant. Je me rappelle également les lois de Morgan en logique en début de TC...

Ceci dit, la seconde était vouée à l'étude de définitions de structures et on passait le temps à vérifier dans des "exercices" qu'une liste de propriétés était (quasi trivialement) vérifiée.

René Thom, dans un célèbre article, a bien eu raison de tirer la sonnette d'alarme (en dénonçant, à juste titre, la disparition de la géométrie euclidienne classique).

D'ailleurs cette année là, sujet de philo au même bac : "les mathématiques sont-elles un jeu ?". Devinez quoi !

Ecrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Zorglub, suite à votre post, j'ai parcouru mes vieux livres de Term C (datant de 1985). C'est clair, formel et rigoureux: en bref, ça n'a rien à voir avec les livres actuels de TS. Peut-être que l'espèce humaine dégénère :-(

Ecrit par : françois duhem | 13 juin 2008

Après le régal de la chronique de Val sur France-Inter ce matin, (consacré à la princesse de Clèves vue par Sarko, mais je suis désolé, le lien ne marche pas), je ne résiste pas au plaisir de vous mettre le lien vers l'émission du "fou du roi" d'aujourd'hui, où on a le plaisir d'entendre une réjouissante "descente en flammes" de Zemmour par Didier Porte... Avec un petit salut, au passage, à Montaigneàcheval et Jeremy!
La chronique de Porte se trouve exactement 1h05 après le début de l'émission.

http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/FOUDUROI/FOUDUROI20080613.ram

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

J'ai passé le bac C en 73; c'est la première année où il y a eu des "stats". Un exercice, sur 4 points.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/philippeval/index.php?id=68685

Bon... Je ne sais pas si celui-là va marcher...

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Laurent Lafforgue avec deux "f" !

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

La suite :

http://www.youtube.com/watch?v=LCpxV664T68&feature=related

Ces deux vidéos sont tirés d'un passionnant et terrifiant documentaire diffusé sur ARTE : "L'éducation nationale, un grand coprs malad."

On y voit et on entend les "camarades de combat" : Jean-Marc Le Bris, Laurent Laforgue, Guy Morel...

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

"Un grand corps malade"...Voilà que je deviens dyslexique !

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Après le régal de la chronique de Val sur France-Inter ce matin, (consacré à la princesse de Clèves vue par Sarko, mais je suis désolé, le lien ne marche pas)
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Mais si il marche. Je l'ai écoutée ce matin.

Ecrit par : lucile | 13 juin 2008

Exclusif : c'est en prenant connaissance du volet éducation du "traité" de Lisbonne que les irlandais auraient basculé du côté du non.

Je plaisante.

Ecrit par : DKrauss | 13 juin 2008

Je vais sans doute être obligé de "faire avec" (bonjour les photocopies !).

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Pas sûr du tout, car des exercices (de grammaire ou autres), ce n'est pas la peine d'en donner des tonnes. De toute façon, on n'aurait pas le temps, en classe, de les corriger. Donc il suffit de les dicter aux élèves dans leur cahier de textes. Peu, mais précis, et en stricte application du "Cours de grammaire" (dicté).
Pour les textes, c'est pareil: inutile d'en expliquer des tonnes. Quelques uns, bien choisis (grandes fables de La Fontaine par exemple), occupent pendant plusieurs heures si on les explique à fond en explication linéaire. Les oeuvres complètes occupent le reste du temps. Ainsi, si le gestionnaire est chiche au sujet des photocopies, on peut quand même réussir à éviter d'utiliser ces pensums confusionnels, oeuvres de pédants en mal de notoriété, dépourvus de sensibilité à la beauté, sans âme, que sont les livres de français de collège actuels.

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Robin,

Vous ne connaissiez pas les vidéos sur la Fabrique de l'Exclusion ? Etonnant.

Ecrit par : Carole | 13 juin 2008

Excusez-moi, c.cuit, il est difficile de tout lire.

Vous avez été de bon conseil.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2008

Ces deux vidéos sont tirés d'un passionnant et terrifiant documentaire diffusé sur ARTE...

Non, non pas ARTE, Canal+
Le service public qui raconterait la vérité sur l'école ? Là il y aurait vraiment du changement dans l'air.

Ecrit par : lucile | 13 juin 2008

En fait je ne sais même pas si Arte est une chaîne publique ! Rectifiez si c'est une bêtise.

Ecrit par : lucile | 13 juin 2008

Robin,

Vous ne connaissiez pas les vidéos sur la Fabrique de l'Exclusion ? Etonnant.

Ecrit par : Carole | 13 juin 2008

J'ai mis le lien à cause du fil "GRIP un jour, GRIP toujours"...et de la présence de notre ami Guy Morel dans ce documentaire...de CANAL + et non d'ARTE !..Pour tous ceux qui viennent régulièrement ou occasionnellement sur ce blog, qui pensent peut-être que nous exagérons... et qui hésitent encore sur le "diagnostic".

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

extrait

"A l’école, les cours étaient des leçons dictées mot à mot par le prof. On dirait qu’on était des robots, on ne devait pas parler, ni intervenir sinon on se faisait punir directement. En plus, dès qu’on comprenait pas une chose, le prof s’en foutait, il disait qu’il fallait lire le livre et qu’après on comprendrait. Alors à quoi ça sert de venir en classe ? […] Donc moi, j’ai redoublé deux fois en troisième, j’étais pas très bon. […] Après, ils m’ont proposé un BEP en plasturgie mais je n’ai pas voulu car c’était un vieux truc. Donc, après j’ai mal tourné. […] Quand je vois des amis et mon grand frère qui sont diplômés avec des bac + 5 et qui travaillent dans des supermarchés comme agents de sécurité, c’est quoi ce truc de fou ?! Je comprends rien. Ils ont fait des études, ils se sont pris la tête, et après ils terminent [comme ça], c’est pas juste. Donc, tu vois que l’école ça apporte que la galère au final. […] Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. Donc, je te dis la vérité, j’ai brûlé des voitures près du lycée pour leur montrer qu’on existe et qu’on ne va pas se laisser niquer. […] On a rien à perdre vu qu’ils ont baisé nos vies. […] ils savent pas qu’on doit faire des putains d’efforts. On n’a pas papa et maman qui nous aident quand on rentre à la maison pour nos devoirs. La plupart des mecs, leurs parents, les pauvres, ils savent même pas lire et écrire. Alors si à l’école ils ne prennent pas le temps de nous expliquer, ça sert à rien. C’est foutu d’avance. (S…, 20 ans, sans travail, petit dealer de cannabis.) "

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

"Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. "
:-)

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Un article intéressant , et effrayant, sur le blog d’un prof d’HG

http://aucollege.over-blog.fr/

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

L’état actuel des études littéraires :
http://www.dailymotion.com/lewebpedagogique/video/x4uqtv_largumentation_school

(et il y en a d’autres)

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2275/articles/a376990-.html

Caroline Brizard applaudit des deux mains à toutes les propositions de réforme de lycée et y voit le triomphe du pédagogisme. Qui a raison ?

Ecrit par : EP | 13 juin 2008

En plus, dès qu’on comprenait pas une chose, le prof s’en foutait, il disait qu’il fallait lire le livre et qu’après on comprendrait.

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Les livres de français sont merdiques, c'est sûr.
Mais il faut faire attention à l'angélisme dont témoigne ce brave - si brave! - garçon "qui-voulait-apprendre-à-l'école-mais-auquel-les-méchants-profs-n'expliquaient-rien"!. car lorsqu'une classe est constamment perturbée par quelques marioles, il est clair que l'immense et insatiable désir des professeurs d'expliquer les choses en détail en prend un sacré coup. Alors bon, le plaidoyer de cet excellent jeune homme est certes hautement sympathique, mais j'ai du mal à y trouver le moindre accent de sincérité.

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

Autre exple, début de l'exercice 16.16 livre de 2nde ! :
"a) Démontrer que l'ensemble des isomorphismes du plan vectoriel sur lui-même est un groupe pour la composition des applications"
etc ...

J'arrive même pas à croire que j'ai appris tout ça sans difficulté ni douleur, voire en y prenant plaisir !
Il me semble (mais peut-être suis-je trahi par ma mémoire) que nous comprenions tout ...

Il s'est vraiment passé quelque chose en 30 ans ...

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2008

Il faudrait , et c'est indispensable pour en causer, préciser ce qu'il faut entendre par "comprendre".

un pas 100

Ecrit par : un pas cent | 13 juin 2008

C'est quoi, uncertain, l'intérêt des jérémiades des lascars ?
Il faut vraiment être d'une naïveté sans bornes pour avaler ces couleuvres et/ou n'avoir jamais mis les pieds dans une quelconque ZEP. "Un" prof qui lit un cours mot à mot en ZEP, il prend le bordel grave, pour utiliser le même vocabulaire !
C'est décidément pas crédible et dire qu'il y a des auteurs et des éditeurs pour répandre ces insanités et jeter de l'huile sur le feu...

Ecrit par : victor | 13 juin 2008

Alors bon, le plaidoyer de cet excellent jeune homme est certes hautement sympathique, mais j'ai du mal à y trouver le moindre accent de sincérité.

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

ça tombe bien, en général personne ne croit non plus à ta sincérité.
Tet2neu

Ecrit par : fuckjean | 13 juin 2008

C'est quoi, uncertain, l'intérêt des jérémiades des lascars ?
Il faut vraiment être d'une naïveté sans bornes pour avaler ces couleuvres et/ou n'avoir jamais mis les pieds dans une quelconque ZEP. "Un" prof qui lit un cours mot à mot en ZEP, il prend le bordel grave, pour utiliser le même vocabulaire !
C'est décidément pas crédible et dire qu'il y a des auteurs et des éditeurs pour répandre ces insanités et jeter de l'huile sur le feu...

Ecrit par : victor | 13 juin 2008

Je partage votre avis, victor: le petit minable qui se plaint de ses profs est sans doute un de ceux qui mettaient le bordel dans la classe, comme il dit.

Ecrit par : Jean | 13 juin 2008

"Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. "
:-)

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Que voulez-vous répondre à cela ? J'ai passé mon année de réadap. à leur proposer de l'aide en français, en histoire-géo., en anglais, en espagnol, en italien, en allemand, en latin et même en maths (je suis plutôt littéraire mais je me défends encore au niveau du collège)...ça en intéresse quelques uns, mais souvent, ils me disent qu'ils n'ont pas de boulot (je sais que ça n'est pas vrai).

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai été si assidu sur ce blog (je ne serai sans doute pas autant l'année prochaine).

Et dans le collège où je suis, ils sont plutôt gentils dans l'ensemble, alors imaginez celui du gars qui "s'exprime".

Mais évidemment, c'est facile de rejeter la faute sur les profs "qui gagnent des barres" et qui se foutent des élèves ( 2 200 euros en fin de carrière au 10ème échelon, 5 ans d'études après le Bac, CAPES + maîtrise (pardon, "master" !)...c'est ce gagne un dealer en deux ou trois jours.

Ceci dit, le gosse n'a pas tout à fait tort quand il parle de ses grands frères au chômage, mais ces derniers ont plus de chances de trouver du travail avec des diplômes et une formation que lui sans. Pourquoi a-t-il refusé la formation qu'on lui proposait ?

Je suis d'accord avec Jean, le témoignage du "petit dealer de cannabis sans travail" n'est pas crédible. ca ne touchera que les gens qui n'ont jamais mis les pieds dans une classe et c'est étudié pour.

Comme ils disent, "c'est de la daube" (prestation de mauvaise qualité).

Ecrit par : Robin | 13 juin 2008

Je n’avale pas ces couleuvres.
L’intérêt c’est justement d’avoir un témoignage direct et de prendre conscience du nombre effrayant de personnes qui ont cette opinion-là de l’école. Vous avez lu les autres témoignages ?
Extrait
« Moi aussi, j’ai participé aux émeutes et j’en suis fier, c’était pour tout retourner et enculer les keufs, ces sales bâtards qui se la racontent trop. Je suis dégoûté parce que je voulais aussi qu’on brûle ce lycée de merde avec ces profs racistes. »
« Avec du recul, j’ai la haine contre ces chiens du système scolaire parce que oui, ils m’ont niqué mon avenir et moi, comme un con, je suis rentré dans leur jeu. » « Moi, ce que je voulais pendant les émeutes, c’était brûler le lycée parce que c’est eux qui ont baisé mon avenir. »

je ne veux pas faire mon Finkielkraut au rabais mais quand le lycée est devenu quelque chose à brûler c’est inquiétant.

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Dernières nouvelles de Bégaudeau:

http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/06/12/le-prof-a-la-palme-dor

Ecrit par : Claire | 13 juin 2008

«La situation actuelle n'est plus tenable. Le système des filières, écrasé par la section scientifique, est déséquilibré et ne remplit pleinement aucun des objectifs recherchés.»
de Sarko d'après le Nouvel Obs.
C'est ce qui s'appelle parler pour ne rien rire. Voilà beau temps qu'en dehors de quelques lycées d'élite la section S sélectionne autant de nuls que les autres sections.
Ce président pressé a trente années de retard sur la réalité des choses.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

Pour Christophe Sibille : Didier Porte en "Bucéphale Zemmour", c'est réussi. Didier Porte toujours sur Jack Lang, c'est très drôle aussi !

Pour Françoise Duhem : Les livres de maths sont ineptes depuis au moins dix ans. Idem pour ceux de physique-chimie et SVT. La chute a été suivie par les manuels d'Histoire-géographie, avant que ne soient aussi entrainés ceux de français, sacrifiés sur l'autel des genréregistres vialatesques.

Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2008

"Voilà beau temps qu'en dehors de quelques lycées d'élite la section S sélectionne autant de nuls que les autres sections."

Je ne suis pas dans un lycée d'élite, mais je peux vous dire que chez nous en tout cas, le peu d'élite qu'on a va bien en Première S ! Par contre, comme les S sont plus nombreux, forcément, il y a le même nombre de nuls qu'ailleurs.

Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2008

Il y a une médaille pour la mauvaise foi ? Si oui, uncertain a trouvé le gagnant :

"Dès qu’on comprenait pas une chose, le prof s’en foutait […] Donc moi, j’ai redoublé deux fois en troisième, j’étais pas très bon. […] Après, ils m’ont proposé un BEP en plasturgie mais je n’ai pas voulu car c’était un vieux truc. Donc, après j’ai mal tourné." -> "Si j'fais des conneries, c'est la faute du prof ! On l'a entendue mille fois, cette rengaine débile...

Pour les manuels : Zorglub, si vous voulez VRAIMENT faire une attaque, feuilletez un manuel de langue vivante ou de latin, et comparez-le à ceux d'aujourd'hui...

Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2008

le peu d'élite qu'on a va bien en Première S ! Par contre, comme les S sont plus nombreux, forcément, il y a le même nombre de nuls qu'ailleurs.
Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2008
C'est ce que je viens de dire. La S sélectionne par défaut. Allez, on pose un problème de Mathélem 1965 aux S d'aujourd'hui dans un lycée lambda. Chiche ?
Cette histoire de section S est une pure ânerie qui vise à justifier la réforme du lycée par un argument "égalitariste".

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008
ôtez-moi d'un doute : ce n'est pas vous qui, il y a quelques semaines, vous permettiez de berlauder sur Rachel Boutonnet et Julien Lachièze ?
GM
PS.Je mets les intéressés en copie.

Ecrit par : guy morel | 13 juin 2008

"Daniel, essayez de ne pas nous imposer systématiquement l'équation: "IUFM = année de stage des PLC2".
Si ça ne vous ennuie pas trop, évidemment. ;-)
Merci."

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"Daniel, je ne suis pas un "pédagogiste". Et, ce que je sens surtout menacé, c'est la formation disciplinaire des PE.
Je pense effectivement que ceux qu'on appelle "les instructionnistes" voulaient à toutes force la peau des IUFM, créés par Jospin. Sarko aussi, (il l'avait dit dès 1995).
Je suis, personnellement, certain que Jean-Paul, (et autres), ont pesé dans la balance pour que la décision des les "fermer" soit prise.
Et Sarko, trop heureux de faire des économies bienvenues, fait jeter par Darcos le bébé des formation disciplinaires des professeurs d'école avec l'eau du bain des formations générales des PLC, en s'en réservant au passage l'annonce, assez démagogique, (je caricature, mais il y a quand même un peu de ça, dussé-je me faire injurier aussi bien par les blogueurs d'ici que par le dernier bastion de défenseurs des formations générales des PLC)."

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

"A ce sujet, Daniel, j'aurais apprécié une réaction (quelle qu'elle soit) à la petite remarque que je vous ai formulée."

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Navré de ne pas vous avoir répondu plus tôt, Christophe. Période d'Euro oblige : difficile de suivre le fil entre deux matches, et les mi-temps sont courtes!
A vrai dire, je n'avais pas bien saisi le sens de votre première remarque. Je n'essaie nullement d'imposer l'équation "IUFM=formation des PLC2 (Professeurs des Lycées et Collèges du Second degré, pour les lecteurs du blog qui ne maîtriseraient pas les sigles EN, moi-même j'ai beaucoup de mal avec ça)". En revanche, Robin, dans son intervention sur la fin annoncée des IUFM, avait notamment évoqué les profs balancés en ZEP sans préparation. Tout naturellement, surtout en tant qu'enseignant en Lycée Professionnel, j'ai d'abord songé aux profs du secondaire qui, avec le mouvement inter-académique, se retrouvent dans les collèges ou les LP les plus "chauds", et généralement loin de leur région d'origine. D'où la métaphore filée sur la "jeune recrue" qui va "au front".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 13 juin 2008

Christophe,

Si vous vouliez rappeler que l'IUFM ne se réduit pas à la formation des professeurs du secondaire, vous avez cependant bien fait.
C'est un paradoxe, mais ce qui caractérise notamment l'EN, c'est l'isolement dans lequel elle plonge l'enseignant (on peut être à la fois constamment entouré d'élèves ou de collègues et isolé) : une fois dans sa classe, on est seul; dans son établissement, on est "entre les murs"; dans sa filière, on est toujours un peu coupé de l'expérience des autres enseignants. Aussi, c'est vrai, on peut avoir tendance à oublier le type d'établissement dans lequel on n'enseigne pas, et même faire une carrière en ignorant complètement la manière dont travail les enseignants d'autres spécialités ou d'autres degrés.
Les débats sur l'EN, habitués au schéma "école/collège/lycée général/supérieur", semblent d'ailleurs fréquemment oublier le LP. Et inversement, pour en revenir au IUFM, je ne sais rien de la formation des PE, si ce n'est qu'elle se déroule sur deux années. En revanche, je compte sur vous pour nous dire ce qui la définit, ce qui la distingue, sur le fond de la querelle "pédagogues et républicains" des autres formations, et pourquoi vous pensez que c'est essentiellement elle qui est menacée...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

"dont travaillent les enseignants", bien sûr.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

"C'est ce que je viens de dire. La S sélectionne par défaut. Allez, on pose un problème de Mathélem 1965 aux S d'aujourd'hui dans un lycée lambda. Chiche ?"

Aucun ne réussira. Et moi-même, j'étais bien incapable, en S spé maths, de résoudre des problèmes posés 10 ans plus tôt en Terminale C.

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

Aura-t-on un compte-rendu de ce qui s'est dit ce vendredi à Paris VII ? Etant donné ce que j'ai vécu aujourd'hui, j'aurais mieux fait de m'y rendre ! Mais ne peut pas tout prévoir à l'avance.

Des infos ! Des infos !

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

Oui, nous étions nombreux à avoir cours et ne pouvoir venir.

Ecrit par : Manu | 14 juin 2008

A propos de la formation IUFM PE.
J'ai été formé en 2ème année d'IUFM à Nice en 2002/2003. Ayant passé le concours en candidat libre et ayant été recruté sur liste complémentaire, j'attendais beaucoup de cette formation. Je n'ai plus en tête le quota d'heures allouées à chaque matière. Je me souviens juste que c'est le Français qui tenait le plus de place avec notamment une partie de Français transversal. Qu'ai-je appris?
La prof d'Histoire-Géo était très intéressante car elle nous a apporté quelques rappels de connaissances utiles pour enseigner, mais elle avait peu d'heures.
En maths, le prof nous a refilé des tonnes d'exercices pratiques pour la classe. C'était trop, j'ai jeté des piles entières de photocopies.
En Français... Rien. Je dis bien RIEN. Je n'ai rien retenu car il n'y avait aucune substance dans le cours, si on peut appeler cela un cours. Concrètement, de la démagogie du style "il ne faut pas faire trop de dictée, une par mois cela suffit" ou alors des cours de 3h avec une pause d'une heure et où à la fin on ne sait pas pourquoi on est venu. Comment enseigner la grammaire à l'école? Aucune idée. Quelle méthode de lecture utiliser si j'ai un CP? Pas l'ombre d'une indication.
Beaucoup de blabla sur la littérature à mille lieux de ce qu'un élève de 9 ans peut faire concrètement dans une classe. Bref, très grande déception. Honteux, scandaleux!!
Musique, je n'ai pas eu le droit de faire musique car j'avais pris option musique au concours. Dommage.
Arts plastiques, pas le droit d'en faire car j'avais pris musique au concours (oui, oui musique). Donc aucune formation en arts plastiques.
Sciences et techo, rien car j'avais pris sciences et techno au concours.
EPS, très bien, grâce à d'excellents profs. C'est la seule matière où on m'a expliqué comment bâtir une progression sur l'année.
Anglais, obligatoire. Des cours de lycée avec un contrôle à la fin de l'année. J'ai demandé au prof à la fin de l'année si cela me permettait d'enseigner l'anglais à l'école. On m'a dit non. 2 ans plus tard j'apprenais par I-Prof que j'étais habilité en provisoire. Un petit stage de 2 semaines et j'étais habilité en définitif.
Une petite visite de 2 jours dans un collège.
Les stages: environ 2 semaines en début d'année avec un tuteur dans sa classe et 3 autres stagiaires puis 3 fois 3 semaines de stage en responsabilité dans chaque cycle avec (très souvent) sdes visiteurs qui n'ont pas mis les pieds dans une classe pour enseigner depuis des lustres.
Bilan, pour tous ceux qui critiquent la liste complémentaire, je me sui formé sur le terrain durant ma période de LC. La formation IUFM était nullissime.

Ecrit par : Gedeon | 14 juin 2008

Aura-t-on un compte-rendu de ce qui s'est dit ce vendredi à Paris VII ? Etant donné ce que j'ai vécu aujourd'hui, j'aurais mieux fait de m'y rendre ! Mais ne peut pas tout prévoir à l'avance.

Des infos ! Des infos !

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

pedro cordoba y est allé et a dit qu'il s'en chargerait.

Ecrit par : Robin | 14 juin 2008

"Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. "
:-)

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008


Lisez la suite des témoignages. C'est "Entre les murs", mais vu du côté des élèves. Même eux reconnaissent que "le prof." fai tout ce qu'il peut et qu'ils abusent...Et puis quel salaud ce prof. : vouloir rattraper des cours quand il a été absent ("c'est tout de même pas notre faute s'il est absent !) :


Je sais pas, il a répondu msieu Devine, j’ai donné une consigne de travail très simple il y a une demie-heure, cette consigne c’était ouvrez vos livres à la page 162, et cette consigne tu l’as toujours pas exécutée, qu’est-ce que je peux en tirer comme conclusion ? Mais je l’ai, mon livre, là, il a dit Smaïn, et le prof y lui a répondu c’est trop tard, alors Smaïn il a fait un geste comme ça avec ses bras, il a re-jeté le livre au fond de son sac en disant Ouah, ça fout la rage, ça. Et c’est vrai que msieu Devine, y tient pas assez compte de nos efforts et bon, des fois il est sympa et on rigole bien avec lui, mais ses contrôles y sont trop durs, il appelle chez nous, et y veut toujours remplacer ses cours quand il a été absent alors que c’est tout de même pas notre faute si il est absent !

Ecrit par : Robin | 14 juin 2008

Deux petites nouvelles, sans doute sans importance, à deux semaines et demie des vacances d'été :

- les programmes 2008 pour l'école primaire ne sont toujours pas publiés au BO ;

- le décret d'application pour l'utilisation de la 27° heure des enseignants du primaire (et donc des 2 heures de soutien pour les élèves en difficulté) n'est toujours pas sorti.

Ecrit par : catmano | 14 juin 2008

Deux petites nouvelles, sans doute sans importance, à deux semaines et demie des vacances d'été :

- les programmes 2008 pour l'école primaire ne sont toujours pas publiés au BO ;

- le décret d'application pour l'utilisation de la 27° heure des enseignants du primaire (et donc des 2 heures de soutien pour les élèves en difficulté) n'est toujours pas sorti.
Ecrit par : catmano | 14 juin 2008

Ce n'est pas grave ; les manuels sont imprimés, non ?

Ecrit par : guy morel | 14 juin 2008

Lors des émeutes, j’ai voulu participer grave car ces bâtards de profs s’en foutent de nous, ils sont payés des barres et des barres et ils font même pas leur taf de soutien aux élèves en difficulté. "
:-)

Ecrit par : uncertain | 13 juin 2008

Encore heureux qu'à la cantine on est pas obligé d'manger l' rhallouf ! y sont réglos , là , la vie de ma mère , c'est positif la laïcité , ma parole , sur le Coran , ya rien à dire ..

http://www.dailymotion.com/video/x5oj1d_cantine-menu-a-la-carte_news

Ecrit par : Amélie | 14 juin 2008

"A propos de la formation IUFM PE.
J'ai été formé en 2ème année d'IUFM à Nice en 2002/2003. Ayant passé le concours en candidat libre et ayant été recruté sur liste complémentaire, j'attendais beaucoup de cette formation. Je n'ai plus en tête le quota d'heures allouées à chaque matière. Je me souviens juste que c'est le Français qui tenait le plus de place avec notamment une partie de Français transversal. Qu'ai-je appris?
La prof d'Histoire-Géo était très intéressante car elle nous a apporté quelques rappels de connaissances utiles pour enseigner, mais elle avait peu d'heures.
En maths, le prof nous a refilé des tonnes d'exercices pratiques pour la classe. C'était trop, j'ai jeté des piles entières de photocopies.
En Français... Rien. Je dis bien RIEN. Je n'ai rien retenu car il n'y avait aucune substance dans le cours, si on peut appeler cela un cours. Concrètement, de la démagogie du style "il ne faut pas faire trop de dictée, une par mois cela suffit" ou alors des cours de 3h avec une pause d'une heure et où à la fin on ne sait pas pourquoi on est venu. Comment enseigner la grammaire à l'école? Aucune idée. Quelle méthode de lecture utiliser si j'ai un CP? Pas l'ombre d'une indication.
Beaucoup de blabla sur la littérature à mille lieux de ce qu'un élève de 9 ans peut faire concrètement dans une classe. Bref, très grande déception. Honteux, scandaleux!!
Musique, je n'ai pas eu le droit de faire musique car j'avais pris option musique au concours. Dommage.
Arts plastiques, pas le droit d'en faire car j'avais pris musique au concours (oui, oui musique). Donc aucune formation en arts plastiques.
Sciences et techo, rien car j'avais pris sciences et techno au concours.
EPS, très bien, grâce à d'excellents profs. C'est la seule matière où on m'a expliqué comment bâtir une progression sur l'année.
Anglais, obligatoire. Des cours de lycée avec un contrôle à la fin de l'année. J'ai demandé au prof à la fin de l'année si cela me permettait d'enseigner l'anglais à l'école. On m'a dit non. 2 ans plus tard j'apprenais par I-Prof que j'étais habilité en provisoire. Un petit stage de 2 semaines et j'étais habilité en définitif.
Une petite visite de 2 jours dans un collège.
Les stages: environ 2 semaines en début d'année avec un tuteur dans sa classe et 3 autres stagiaires puis 3 fois 3 semaines de stage en responsabilité dans chaque cycle avec (très souvent) sdes visiteurs qui n'ont pas mis les pieds dans une classe pour enseigner depuis des lustres.
Bilan, pour tous ceux qui critiquent la liste complémentaire, je me sui formé sur le terrain durant ma période de LC. La formation IUFM était nullissime."

Ecrit par : Gedeon | 14 juin 2008

En effet, une grande partie de la formation se fait pendant la première année, (année de préparation au concours, donc "PE1"), dont vous n'avez pas bénéficié, ayant passé le concours en candidat libre. Notamment, par le jeu des options, dans l'étude des disciplines que l'on choisit pour passer le concours, qui ne seront pas abordées en seconde année.

Par contre, je suis extrêmement surpris de votre affirmation de ne pas avoir eu le droit de faire d'arts plastiques parce que vous aviez choisi musique au concours. Cela ressemble à un "dysfonctionnement local". Normalement, c'est exactement le contraire qui se passe.

Si j'interviewe un peu les "ex PE2", (après leur validation, donc) que j'ai l'occasion de rencontrer et avec qui j'ai l'occasion de parler, c'est surtout que toute la formation qu'on leur a proposée a été casé dans les quelques mois de PE2, alors que ça mériterait largement deux ans. Et qu'on compense ce déficit de formation par un surcroît et une complexification des modes d'évaluation.

Pour Daniel: La spécificité de la formation des PE consiste essentiellement dans le fait d'une remise à niveau dans les disciplines qui ne sont pas la spécialité du candidat. Ce qu'on appelle les formations disciplinaires. Encore faudrait-il qu'elles ne soient pas, progressivement, réduites comme peau de chagrin, essentiellement pour des raisons économiques que tout le monde peut comprendre ici.
Et, en dehors du problème du français et de l'anglais stigmatisés par Gédéon dans son message, c'est ce qu'il me semble y lire.
"On" est en train de profiter de la stigmatisation, souvent légitime, de ce qui marche mal, (la formation générale des PLC) pour supprimer du même coup ce qui marche mieux, (la formation disciplinaire des PE). Qui en pâtira? Les élèves, évidemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2008

CS a écrit : ""On" est en train de profiter de la stigmatisation, souvent légitime, de ce qui marche mal, (la formation générale des PLC) pour supprimer du même coup ce qui marche mieux, (la formation disciplinaire des PE). Qui en pâtira? Les élèves, évidemment."

Ah la solidarité entre "collègues" !

Qui pâtira de tout ça : Une bonne partie des enseignants en IUFM qui n'ont pas de statut universitaire. Les pires pédagols sont déjà à l'abri et travaillent d'arrache-pied, si on peut ainsi dire, au confort de leur position d'arapèdes universitaires (enky-stages en formations de groupe).

Qu'arrivera-t-il aux autres ? Leur sort sera-t-il différent selon qu'ils s'occupaient des PLC ou des PE ? Eclairez nous SVP.

Ecrit par : DKrauss | 14 juin 2008

« ôtez-moi d'un doute : ce n'est pas vous qui, il y a quelques semaines, vous permettiez de berlauder sur Rachel Boutonnet et Julien Lachièze ?
GM
PS.Je mets les intéressés en copie. »

Mon cher vous vous trompez

il arrive que je berlaude , que je galle et que je gabe mais ne vous soucilliez point onc ne maldis de R Boutonnet et J Lachieze
Ne vous iriez point, à poi que ne forsene cil qui tel duel mène

Estes-vous rasseuré ?

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

Dans Marianne ,

http://www.marianne2.fr/Allons-grincheux-de-la-patrie-!-3-_a88163.html?PHPSESSID=d9e0385fbc1344ca625ae123dbffd37e

extrait :


"""Tremblez hommes d'hier, l'heure de la délivrance a sonné, récréative sera l'école, parce que créative est et sera la langue des cultures jeunes libérée de toute allégeance au passé simple, affranchie de la dette symbolique et enfin délestée du fardeau coercitif de la culture.
Bienvenue dans le monde de Skyrock. A l'instar du vieil adage léniniste*, la post-école c'est le consumérisme «fun» et impulsif plus le langage intuitif pour que vive la république des slameurs et triomphe la DDHC réécrite en textos. Et si Game-boys, mobiles stridents marques totémiques et mangas hallucinés s'invitent dans les murs, y a pas de «blèmes» : qu'importe si la jeunesse frôle l'épilepsie, flirte avec l'aphasie, puisqu'il y a encore des paroles à prendre. Pas question de se prendre la tête. Laissons entrer en nous le souffle salvateur de Mai 2008, agrémenté de pitoyables clips R'n'B. Culture nulle part, entertainement partout !


Manifestement suréquipé culturellement par cette «pédagogie réaliste» l'un des jeunes nouvellement palmés, élève du collège Françoise Dolto, (cet établissement est-il donc classé en ZPPP, zone pédo-psychiatrique prioritaire?) ne pouvait manquer de s'exclamer sans chichi : «Si on nous aurait dit qu'on irait à Cannes, je l'aurais pas cru. Si on nous aurait dit qu'on aurait la Palme d'or non plus». Le remarquable travail d'ateliers où s'est forgée cette chatoyante langue néo-réaliste, revendiqué fièrement par le réalisateur et son comparse auteur/acteur a visiblement porté ses fruits. Déconcertant progressisme que celui qui consiste à figer les jeunes acteurs dans une langue certes vigoureuse mais bien incertaine, comme s'il fallait à tout pris restituer et magnifier cette micro-culture des dominés - sublime forcément sublime - quitte à les assigner linguistiquement à résidence, avec la condescendance discrète des héritiers honnis. Total respect...

* «Le communisme ce sont les soviets plus l'électricité». """

Ecrit par : Amélie | 14 juin 2008

Mais plus souvent berlande que berlaude . Quand j’irrue du berlan, tant berlué que bertaudé, crois que bertaux sont bernaches .

Ce malentendu levé que voulez-vous dire par « je mets les intéressés en copie » ?

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

C'est pas fini de bégauder dans tous les coins, oui ?

Ecrit par : Manu | 14 juin 2008

Trouvés dans Glouglou :

Bégauder, se dit de l’enfant qui rend du lait.

BÉGAUDER : dire des niaiseries ; balbutier.

La sclérose latérale amyotrophique, une affection dégénérative peu connue :
Dans les heures qui ont suivi, il s'est plaint de « bégauder » (bégayer). Les tableaux de SLA sont variés surtout dans leur forme de début. Cependant, leurs signes cliniques sont purement moteurs.

Silence, ça tourne !

Ecrit par : DKrauss | 14 juin 2008

Non. Le verbe « bégauder » existait bien :
Begauder, verbe. Bayer, niaiser, s'amuser. (Dict. de Cotgrave.) " Ils vont niaisans, begaudans et s'amusans par les chemins. " (Contes d'Eutrapel, p. 306.)

D’où l’adjectif

Begault , adj. Sot, niais. " Et bien grand begaut, m'as-tu regardé assez. " (Contes d'Eutrap. p. 324.) Ceux qui n'auront jamais bougé d'entre les bras de leurs meres, ne seront que niais et begaux. " (Apol. pour Hérodote, p. 461.) On lit begault, dans le Dict. d'Oudin, où il est expliqué par bigot. On ne sait sur quelle autorité.

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

Mais il y mieux et plus convenable aux suiveurs de Begaudeau :

Begeaux, subst. masc. plur. Nom de faction. Ce nom fut donné à une espèce de séditieux, ou de brigands armés. (Voy. un mandement du Roy rendu contre les Bourguignons en 1416.) On lit dans Monstrelet : " Une compagnie de fuzelaires, qui se nomment les Begeaux accompagnez de plusieurs séditieux et par troubleurs de paix. " (Monstrelet, Vol. I, fol. 238.)

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

http://www.marianne2.fr/

Dans le dernier Marianne (14.06.08), on y parle du Grip, de Roncq, des Appy...Longue enquête de Natacha Polony (6 pages) sur les instits.
Les instits sont-ils encore les hussards de la République ?

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2008

A propos de lien, j'ai synthétisé "Les Principes officieux de l'Education nationale" (contrôle, pas de vagues, hypocrisie) dans un texte visible sur :

http://www.sauv.net/ctrc.php?id=882

Les passages sur les Lycées Professionnels sont peut-être à mettre en relation avec les témoignages d'élèves de BEP évoqués plus haut.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

CS a écrit : ""On" est en train de profiter de la stigmatisation, souvent légitime, de ce qui marche mal, (la formation générale des PLC) pour supprimer du même coup ce qui marche mieux, (la formation disciplinaire des PE). Qui en pâtira? Les élèves, évidemment."

Ah la solidarité entre "collègues" !

Qui pâtira de tout ça : Une bonne partie des enseignants en IUFM qui n'ont pas de statut universitaire. Les pires pédagols sont déjà à l'abri et travaillent d'arrache-pied, si on peut ainsi dire, au confort de leur position d'arapèdes universitaires (enky-stages en formations de groupe).

Qu'arrivera-t-il aux autres ? Leur sort sera-t-il différent selon qu'ils s'occupaient des PLC ou des PE ? Eclairez nous SVP.

Ecrit par : DKrauss | 14 juin 2008

C'est à moi que vous posez la question? Je n'en sais fichtre rien, sinon que je pense que vous avez raison, (concernant l'adéquation entre le statut universitaire et le sort réservé). Or, il se trouve que vos "bêtes noires" ont toutes un statut universitaire, (aussi discutable soit-il à vos yeux). En ayant dit: "IUFM = caca" depuis bientôt deux décennies, vous aurez donc plus ou moins directement assuré leur avenir.

Concernant la "solidarité entre collègues", je ne parlais pas des collègues nommément, mais des formations; (relisez-moi). Il se trouve que, depuis quelque temps déjà, je suis chargé du volet "voix et communication" de la formation des PLC, (trois jours de suite il y a sept ou huit ans, puis deux, puis neuf heures, puis six cette année). Il n'y a PAS UNE ANNEE où je n'ai entendu, à l'issue de ces quelques heures: "ah, enfin, quelque chose d'intéressant et d'utile à l'IUFM! Mais pourquoi ne nous mettent-ils pas ça en début d'année?" Et ce n'est pas parce que c'est moi qui l'assure!
;-)...
Tous mes collègues chargés de cette formation ont eu droit au même type de remarques.
Comprenez que je sois légèrement, disons, agacé.
Bien à vous, ceci-dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2008

"Ah la solidarité entre "collègues" ! "

Ecrit par : DKrauss | 14 juin 2008

Quand à "la solidarité entre collègues" a priori, bof. Il en est pour qui je ferai à peu près n'importe quoi, d'autres que je bafferais volontiers*... Les professeurs sont des gens comme les autres, ou presque, après tout.
*Comme ici... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2008

A propos de "collègues", voici un extrait du pédigrée des sénateurs qui viennent de commettre un rapport (à lire absolument, en particulier les propositions p 105 à 123) en forme d'état des lieux du baccalauréat.

http://www.senat.fr/rap/r07-370/r07-3701.pdf

Après ça, ce que proposera le Maître du Moloch paraîtra frappé au coin du bon sens. Bien joué !

Merci "collègues" !

Jacques Legendre, président, 1941
Sénateur du Nord (Nord-Pas-de-Calais)
Vice-Président de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
agrégé d'histoire

Yannick Bodin, 1942
Sénateur de la Seine-et-Marne (Ile-de-France)
Membre de la commission des affaires culturelles
Secrétaire de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes (ça c'est un truc pour draguer)
Membre du Groupe Socialiste (ça c'est pas pour draguer)
Professeur de collège retraité

Pierre Bordier, 1945
Sénateur de l'Yonne (Bourgogne)
Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Docteur-vétérinaire retraité *

Jean-Pierre Chauveau, 1942
Sénateur de la Sarthe (Pays de la Loire)
Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Cadre de l'industrie - Retraité

Brigitte Gonthier-Maurin, 1956
Sénateur des Hauts-de-Seine (Ile-de-France)
Membre de la commission des affaires culturelles
Membre du Groupe Communiste Républicain et Citoyen
Agent EDF - GDF

Colette Mélot, 1947
Sénateur de la Seine-et-Marne (Ile-de-France)
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Professeur d'anglais

Catherine Morin-Desailly, 1960
Sénatrice de la Seine-Maritime (Haute-Normandie)
Membre du Groupe Union centriste – UDF
Professeur d'anglais

Michel Thiollière, 1955
Sénateur de la Loire (Rhône-Alpes)
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen
Ancien maire de Saint Etienne
Professeur, reçu premier au Capes d'anglais

* ce qui n'est pas incompatible avec une extrême "sensibilité" aux questions éducatives. Ce blog en a témoigné.

Ecrit par : DKrauss | 14 juin 2008

Ce samedi a été déclaré jour de deuil national en Kirghizie à l'occasion de la mort de Tchiguiz Aïtmatov. Il avait 80 ans.
Je n'ai trouvé nulle mention dans nos médias de cette nouvelle.
Occasion m'est donnée , alors que la presse française se remet à peine de la palme d'or attribué au chef d'oeuvre inconnu "Entre les murs", de rappeler qu'il fut l'auteur d'un grand nombre de romans et de nouvelles, dont, bien sûr, Первый Учитель, le "premier maître". Andreï Konchalovski en a fait un film remarquable...Je suggère qu'on le montre aussi à nos écoliers à la rentrée.

Ecrit par : buntovchik | 14 juin 2008

Mon cher vous vous trompez

il arrive que je berlaude , que je galle et que je gabe mais ne vous soucilliez point onc ne maldis de R Boutonnet et J Lachieze
Ne vous iriez point, à poi que ne forsene cil qui tel duel mène

Estes-vous rasseuré ?
Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008
Je vous fais mes plus plates excuses. Je prends bonne note de ce qu'UnpasCent n'est pas uncertain.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 14 juin 2008

Pour info pas si anodine que ça.
Farfouillez et vous entendrez parler de notre chère (con)soeur Bédeuzie ...

http://www.microsoft.com/france/education/prim-sec/enseignants/office/home.aspx

Ecrit par : Zorglub | 14 juin 2008

Rien de grave là-dedans

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

Je réponds à GM évidemment , pas à Zorglub.

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

Notez que ce n'est pas si grave non plus ... !

Ecrit par : Zorglub | 14 juin 2008

Notez que ce n'est pas si grave non plus ... !
Ecrit par : Zorglub | 14 juin 2008
Mais les berlaudages d'UnpasCent étaient grave...leux

Ecrit par : guy morel | 14 juin 2008

Vous avez vu le slogan ? »l’informatique au service de mes cours, pas l’inverse ». Un psy dirait que c’est de la dénégation.

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

MàC tu nous manques :

Tiens, hune fois nait pas coutume, comme disait un gabier de misère de mes amis, je m'en vais parler boutique.
Hier, à Georges Rouault, panique sur le pont. Tous au cabestan. Carguez les voiles. Drissez le cacatois.... Il s'agissait de la dernière crotte rectorale zé ministérielle le Bédeuzi. Bédeuzi???? Caisse à dire??

En gros, c'est simple; il s'agit de faire chier les principaux, les principaux-adjoints....et bien sûr, last and least les profignards...

Et là , c'est très fort. Cela commence den loucedé, à l'hypocrite, style Bernadette Sansbiroute qui se demande qu'est-ce que c'est que ce manche à balai qu'on a oublié sous sa soutane. Une réforme du Brevet. On ajoute des épreuves. Une de langues. Une de Bédeuzi. Bédeuzi. Goldschmidt, qu'est pas très futé, il se demande quoitaisse bédeuzi??? une ville de l'Empire Ottoman, résidence d'Abdulhamid III?? un joint??? une bédeuze???? ALors Goldschmidt, il va aux renseignements. L'a une heure de trou. Va quand même pas passer son temps à écrire sur Bonnet d'âne. Survint alors, en sa robe de lumière une Personne Ressource.
ALors Goldschmidt va vers elle et lui demande "Oh fée rectale, enseigne-moi, moi, misérable cloporte. Apprends-moi les arcanes sourcilieuses de Meussieu Requeteur."
"Oui, Goldschmidt, et que veux-tu savoir, féal sujet??"
"le bédeuzi."
"Ah le bédeuzi. C'est un mystère, le sais-tu vil Goldschmidt, infâme contempteur de Saint-Meirieu, ne dis pas non, c'est le Cardinal Brighelli qui me l'a dit."
le c.....ar...dinal Brighelli," bafouilla le misérable?
"Zoui. Il a été nommé Evêque In Partibousse."
"Enfer et broutchmol aux noix!!! Je suis fait"
"Repens-toi et écoute."
Alors s'ensuivit un long apologétique de Saint Bédeuzie (445-508) . Fut alors Goldschmidt soulevé de terre devant la splendeur du saint. Et s'en repartit tout chose enseigner aux autres cloportes la vie sacrée de Saint_Bédeuzie,saint- patron des Zipodes.

Non, ans déconner, un scandale de plus. Le flou total. Personne ne sait ce qu'il faut faire, ne pas faire. En gros, on doit voir si un élève ne sert pas d'un ordinateur pour touiller son café au lait. Et si c'est non, on valide et Youpi, il a le bédeuzi. La petite conne déléguée par le rectorat, qui jargonnait, jargonnait, jargonnait, pauvre caricature d'un méirieutisme en pleine débine, ne comprenait même pas ce qu'elle disait. Nous non plus. Et soudain, pafff!! l'ordinatur se met en berne. A plus. Eclat de rire général. La pauvre V...
gênée, on le conçoit, un peu comme si un Labrador était venu se branler contre sa jambe;Et moi, en rajoutant une truelle..."Ben, évidemment, Microsoft, les Scientologues, c'et de la merde. On peut se demander pourquoi l'EN na pas pris Linux??"
Bérésina pédagogo. Désastre de Cannes. Gaugaméles. Tafalgar. Aboukir.
Donc on fera ce qu'on aurait dû faire dès le début: valider tout le monde.
Ecrit par : montaigneàcheval | 23 novembre 2007

Ecrit par : best_of | 14 juin 2008

Les troisièmes du collège Célestin Freinet
http://fr.youtube.com/watch?v=WTzRe4vi-Zw&NR=1

Ne manquez pas la page de présentation...
On a passé de bons moments, c'est l'essentiel aujourd'hui.

Innoubliable !

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2008

J’aurais plutôt vu ça en fond sonore :
http://fr.youtube.com/watch?v=l-ITv4OBV9c

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

« derniers moments passaient ensembles …Innoubliable »

Production d’un message écrit : item validé.

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

Je propose uncertain pour la hors classe

Ecrit par : best_of | 14 juin 2008

Tiens, d’une pierre deux coups : en plus de valider production d’un message écrit je valide
-le b2i
-savoir travailler en équipe (ça se voit sur les tof’)

La HC ça se mérite.

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

Faut pas trop en faire quand même : des collègues risquent de trouver ça louche...

Ecrit par : best_of | 14 juin 2008

Pour en revenir à Florence Dupont.
Je crois savoir que c'est la fille de Pierre Grimal.

Ecrit par : mouron rouge | 14 juin 2008

En tout cas, je vous conseille la visite d'un site anti-dogmatique d'un petit instit breton pas mal du tout :
http://marc.le.bris.free.fr/index.html

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2008

On peut dire qu'il ne manque pas d'ambition: faire lire un extrait du Voyage de Céline à des élèves de CM1... (je dirais même qu'il va un peu trop loin, mais si cela marche, tant mieux).

Je me demande simplement ce que deviennent ses élèves lorsqu'ils quittent le primaire: à moins d'arriver dans un collège "SLECC" (mais il me semble qu'il n'en existe pas), ils vont vivre une régression vertigineuse. Leur niveau en français à la fin de la 3è risque d'être inférieur à celui qu'ils auront atteint à la fin du CM2. A moins qu'on ne leur fasse sauter immédiatement 3 ou 4 classes. Ce serait intéressant de disposer de retours d'expérience à quelques années de distance...
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 14 juin 2008

"Je me demande simplement ce que deviennent ses élèves lorsqu'ils quittent le primaire"

Ne vous demandez pas. Interpellez les responsables du massacre ou alors assumez votre comportement de client friand de la meilleur offre : payez !

Ecrit par : zzdown | 14 juin 2008

"Goldschmidt, qu'est pas très futé, il se demande quoitaisse bédeuzi??? une ville de l'Empire Ottoman, résidence d'Abdulhamid III?? un joint??? une bédeuze???? ALors Goldschmidt, il va aux renseignements. L'a une heure de trou. Va quand même pas passer son temps à écrire sur Bonnet d'âne. Survint alors, en sa robe de lumière une Personne Ressource.
ALors Goldschmidt va vers elle et lui demande "Oh fée rectale, enseigne-moi, moi, misérable cloporte. Apprends-moi les arcanes sourcilieuses de Meussieu Requeteur."
"Oui, Goldschmidt, et que veux-tu savoir, féal sujet??"
"le bédeuzi."
"Ah le bédeuzi. C'est un mystère, le sais-tu vil Goldschmidt, infâme contempteur de Saint-Meirieu, ne dis pas non, c'est le Cardinal Brighelli qui me l'a dit."
le c.....ar...dinal Brighelli," bafouilla le misérable?
"Zoui. Il a été nommé Evêque In Partibousse."
"Enfer et broutchmol aux noix!!! Je suis fait"
"Repens-toi et écoute."
Alors s'ensuivit un long apologétique de Saint Bédeuzie (445-508) . Fut alors Goldschmidt soulevé de terre devant la splendeur du saint. Et s'en repartit tout chose enseigner aux autres cloportes la vie sacrée de Saint_Bédeuzie,saint- patron des Zipodes.

C'est du Rabelais ! J'adore !

Merci MàC !

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

Merci best_of aussi.

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

"Il se trouve que, depuis quelque temps déjà, je suis chargé du volet "voix et communication" de la formation des PLC, (trois jours de suite il y a sept ou huit ans, puis deux, puis neuf heures, puis six cette année). Il n'y a PAS UNE ANNEE où je n'ai entendu, à l'issue de ces quelques heures: "ah, enfin, quelque chose d'intéressant et d'utile à l'IUFM! Mais pourquoi ne nous mettent-ils pas ça en début d'année?" Et ce n'est pas parce que c'est moi qui l'assure!
;-)...
Tous mes collègues chargés de cette formation ont eu droit au même type de remarques."

Le plus grave me semble que, comme vous le faites remarquer, s'ils ont dit "enfin quelque chose d'intéressant et d'utile à l'IUFM", c'est que le reste de leur formation PLC ne l'est pas.

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

A Guy Morel,

Je vous ai envoyé un nouveau mai. J'espère que ça a marché cette fois-ci.

robin-guilloux@club-internet.fr

Ecrit par : Robin | 14 juin 2008

Les troisièmes du collège Célestin Freinet
http://fr.youtube.com/watch?v=WTzRe4vi-Zw&NR=1

Ne manquez pas la page de présentation...
On a passé de bons moments, c'est l'essentiel aujourd'hui.

Innoubliable !

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2008

On est bien content pour eux, mais franchement, la page de présentation, ça la fout mal.

On a envie de leur faire une cure de dictées intensive et des lectures choisies sur le thème de la solitude, histoire de réveiller des "individualités endormies".

Ecrit par : Robin | 14 juin 2008

Pour en revenir à Florence Dupont.
Je crois savoir que c'est la fille de Pierre Grimal.

Ecrit par : mouron rouge | 14 juin 2008

C'est bien la fille de Pierre Grimal, en effet. Et elle n'a jamais réussi à s'en remettre (je le sais de source sûre, héhé). D'où les conneries qu'elle assène comme on proclamerait des oukases - ceci ne retirant rien à la qualité de certains de ses travaux, soit dit en passant ...

Ecrit par : Kap | 14 juin 2008

Donc encore une fille de…
C'est Scandaleux .
:-)

Ecrit par : uncertain | 14 juin 2008

Ah, je me serais contenté de dire : "Ah, encore une fille de."

Quand on sait que c'est Mazarine Pingeot qui animera à la rentrée la seule et unique émission littéraire de la 5, ça donne une idée du désastre.

Le fils Fabius chez Rotschild, le fils Sarkozy à Neuilly, la fille Raffarin à la Sorbonne... Vous ne voudriez tout de même pas que les enfants de ces gens-là travaillent dans un lycée classé ZEP ?

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

C'est la nouvelle aristocratie , mon cher Jérémy , on ne se mélange pas avec la plèbe !
Dans l'autre branche , nous avons la famille De PARDIEU , Du TRONC ,De NEUVE , BIRKIN-GAINSBOURG et la dynastie D'rucker ! Rien que du sang bleu , mon ami !

Ecrit par : Amélie | 14 juin 2008

Je dirais même plus, ma chère Amélie : la nouvelle artistocratie!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

Ah oui, j'avais oublié tous ces gens-là. Marie Drucker, Thomas Dutronc, Julie Depardieu, Vincent Delerm, Charlotte Gainsbourg, Claude Chirac, Louis Giscard d'Estaing, Amelie Nothomb, Bernard Debré, Martine Aubry, Lou Doillon, Michel Sardou, George W. Bush...

En particulier pour les politiques : bel exemple d'égalité des chances, que de commencer par être plus égal et surtout plus chanceux que les autres.

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

"ah, enfin, quelque chose d'intéressant et d'utile à l'IUFM! Mais pourquoi ne nous mettent-ils pas ça en début d'année?"

J'imagine que c'est ce que disent TOUS les parents quand ils découvrent dans le 'cahier', un soir de MAI :

B+A = BA !

Ecrit par : toto | 14 juin 2008

Comique un jour, comique toujours :

Invité surprise du Printemps des Comédiens, le festival de théâtre de Montpellier, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a fait ses premiers pas sur scène samedi soir, pour partager sa passion de la poésie en donnant lecture de ses oeuvres favorites.

"C'est un moment que j'aborde avec une immense sérénité, à la mesure de l'humilité avec laquelle je vais vers le public", a confié M. de Villepin à l'AFP avant la représentation.

"Je n'ai aucune prétention d'acteur", at-il précisé. "Ce n'est pas un comédien qui va sur scène, c'est un homme qui veut partager une émotion, une passion et surtout une ardente nécessité de poésie".

Dès son arrivée sur la petite scène dressée en plein air, à l'ombre des pins du Domaine d'O où se déroule le festival, l'ancien Premier ministre, extrêmement concentré, a proposé aux nombreux spectateurs de suivre avec lui "un chemin de voix", avec en fond sonore le "son magique" d'une kora, sorte de harpe africaine.

Un chemin peuplé des textes de Paul Verlaine, Mahmoud Darwich, Aimé Césaire, René Char, etc., ponctué par les déambulations à New York de Blaise Cendrars, auquel l'ancien Premier ministre emprunte "Les Pâques à New York", ou par la fin tragique de Paul Celan "qui se jeta d'un pont de poésie, le pont Mirabeau".

Des poètes loin d'avoir été choisis au hasard par M. de Villepin: ils l'ont accompagné quand il occupait les fonctions de Premier ministre, peut-être à l'issue de journées difficiles, et lors de la rédaction de son ouvrage "l'Hôtel de l'insomnie", journal de ses nuits à Matignon, paru début 2008.

Surtout, "ce sont des poètes du monde entier, des poètes dont la parole est une parole diverse qui vous aide à vivre et qui dit l'autre et le monde", a expliqué M. de Villepin. Des poètes "de plain-pied dans notre vie, dans les inquiétudes de notre temps: la barbarie, l'autre, comment aller à la rencontre de l'autre dans son étonnante diversité".

"C'est là l'un des grands enjeux de la mondialisation", estime celui qui a certes quitté les responsabilités politiques, mais surveille toujours l'évolution du monde, parallèlement à son métier d'avocat international.

A l'issue de son "chemin de voix", Dominique de Villepin a souligné que ce qui l'avait poussé à faire cette lecture en public, c'était "l'amour des autres, le bonheur de partager, mais en même temps la conviction qu'il y a une urgence dans la poésie, dans les messages de la poésie pour tous ceux qui sont confrontés à des douleurs sur lesquelles ils n'arrivent pas à mettre de mots".



J'aime la phrase : "C'est un moment que j'aborde avec une immense sérénité, à la mesure de l'humilité avec laquelle je vais vers le public." Il y a un prix spécial pour le kitsch et l'ampoulé ?

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008

On résume :

La réforme des lycées est en cours et ça va aller vite : le rapport sénatorial sur le bac contient une bonne partie des modifications qui y seront apportées. Ses propositions sont maximalisées et le Maître du Moloch aura beau jeu d'en extraire ce qui lui convient pour racler les fonds de tiroir tout en apparaissant comme un sabreur "raisonnable".

Les grandes réformes structurelles qui pointent n'iront pas sans une modification profonde des contenus des programmes. Le long chemin de crête suivi par le GRIP ne doit pas être un chemin de croix.

Commenter les prestations de Villepin ou les travaux du GRIP ? Dynamique rapide quasi évènementielle (Ferrari chez TF1, Gaudemar au Moloch) ou dynamique lente en profondeur (Massey Ferguson * au Grip) ?

* Du luth mais pas du pipeau (vanne agricole).

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Bonjour à tous,
Je n'ai aucune sympathie particulière pour Dominique de Villepin, ni pour la politique qu'il a incarnée, mais je préfère l'idée d'une représentation de poésies lues par lui que l'horreur démagogique que représente Sarko quand il parle de "l'inutilité absolue contenue dans le fait d'avoir lu la princesse de Clèves" quand on est petit fonctionnaire dans une administration.
Et le souvenir de la honte qu'il avait mis au petit homme, (lors de l'affaire du "footing de Deauville", quand il était apparu en maillot de bain à côté du nabot tout fier d'étaler sa nouvelle passion pour la course à pied...)
Sarko, qui marche plus vite qu'il court, et Villepin qui, je crois, a déjà couru le marathon dans un temps avoisinant les trois heures... ... Les férus de course à pied apprécieront. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

J'imagine que c'est ce que disent TOUS les parents quand ils découvrent dans le 'cahier', un soir de MAI :

B+A = BA !

Ecrit par : toto | 14 juin 2008

Un soir de mai, pendant l'année de CM2, évidemment! Vous avez oublié de préciser! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Spectacle du monde juin 2008

Sur les pavés de mai

La chronique d'Eric Zemmour

Au-delà du débat entre suppression de postes et service minimum, c'est la réforme des programmes qui déplaît aux syndicats. Parce qu'elle menace la mainmise idéologique de la gauche sur l'enseignement.

C'est une partie de poker menteur. Entre le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, et les syndicats d'enseignants, c'est un combat où chacun triche, bluffe, sort des cartes cachées dans sa manche. Les deux adversaires se connaissent parfaitement, s'apprécient, se respectent. Ils observent et décryptent les coups de l'autre avec un clin d'oeil goguenard. Pas dupes. Les syndicats d'enseignants ont l'habitude de la victoire. Ils en ont vu des ministres, des Devaquet, Monory, Jospin, Bayrou, Allègre, Ferry, Fillon, Robien, tous partis flamberge au vent, tous rentrés au port penauds, vaincus, pour certains détruits.

Depuis plus de vingt ans, leur tactique est toujours la même, cent fois imitée de leur plus belle victoire, la loi Devaquet en décembre 1986 : les enfants devant !
Les étudiants et, mieux encore, les lycéens dans la rue, voilà l'arme absolue. Elle tétanise l'Etat, qui craint la bavure mortelle (souvenir de Malik Oussekine), et attendrit les parents, souvent anciens soixante-huitards, qui se retrouvent dans leurs chers petits battant le pavé.

Cette fois-ci encore, les lycéens ont été mis en première ligne. Surtout ceux de Seine-Saint-Denis, ce qui facilita les raids d'apprentis pillards qui n'avaient même pas besoin de prendre le RER pour se servir. Le tableau était parfait, exposant à la télévision l'image misérabiliste qu'on voulait donner, démontrer qu'enn supprimant 11 200 postes, l'Etat privait les plus défavorisés des 'moyens de réussir'. Les revendications des lycéens amusèrent les spécialistes : des gamins contestaient le rapport Pochard sur l'évolution du métier d'enseignant ; les autres rejetaient la réforme des retraites. Ils n'étaient que les ventriloques d'un discours dicté par des adultes. Darcos refusa de parler avec eux d'autre chose que des questions qui les concernaient. Mais les images de lycéens défilant devant les caméras de télévision finirent par ébranler l'opinion, les sondages montrèrent qu'elle vacillait, la reine opinion, et que, si elle était favorable 'aux réformes', elle refusait les classes surchargées, les profs absents, le manque de surveillants.

Les arguments rationnels avaient peu de prise. 11 000 postes supprimés, le chiffre est ridicule par rapport aux 500 000 profs de l'enseignement secondaire ; depuis vingt ans, on n'a cessé de 'mettre les moyens', pour des résultats de plus en plus médiocres; le lycéen français coûte plus cher que son collègue européen et que l'étudiant français.
Une semaine de lycée coûte à l'Etat 250 millions d'euros. Un milliard en un mois. Compte tenu de la diminution du nombre d'élèves dans le secondaire, prévue par les évolutions démographiques, le taux d'encadrement des élèves ne sera pas affecté. Pourtant, aucun de ces arguments rationnels ne prendra.

Alors, Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy sortiront une autre carte de leur manche : le service minimum. Une obligation pour les maires, en cas de grève, dira Darcos. Une loi, surenchérira Sarkozy. Peu importe que cette carte soit biseautée, que ce 'service minimum' soit en réalité une simple garderi, et que l'Etat se reporte sur les maires pour l'organiser. 82 % des sondés approuvèrent cette annonce (sondage opinion Way-Le Figaro magazine).

Le but était atteint, l'opinion retournée. On était à égalité, sondage contre sondage, manoeuvre tournante contre manoeuvre tournante.

On pouvait parler des choses qui fâchent. 'Ils sont où ceux-là ?', lançait Darcos aux syndicats. Ils étaient là où ils savait qu'ils seraient.

Dans les tracts distribués aux parents des écoles primaires parisiennes, on pouvait lire : 'Nouveaux programmes 2008, alerte ! Pourquoi donc de nouveaux programmes en 2008 ? Leur contenu fait penser au retour d'une école au passé idéalisé. Ils visent principalement l'acquisition de techniques et d'automatismes au détriment de l'apprentissage de la réflexion.' Et de conclure apocalyptique : 'Aujourd'hui, on apprend aux élèves à réfléchir et demain ils n'apprendraient qu'à obéir ?'

Le lettré Darcos serait donc le fourrier d'une dictature totalitaire, fascisante, et on l'ignorait ! Et tout ça pour quoi ? Parce que les nouveaux programmes pour le primaire - décidés sans concertation avec les profs ! - sonnaient le retour de la récitation, de la grammaire, de l'orthographe, du par coeur, des divisions et de la rédaction. De la bouillie totalitaire, on vous dit !

Et encore, Darcos a-t-il dû en rabattre, renonçant par exemple à des conjugaisons, comme le passé antérieur de l'indicatif ou le présent du subjonctif, au motif que les 'élèves ont changé' et seraient incapables de surmonter une telle épreuve à l'école primaire. En bon connaisseur des arcanes de l'Education nationale, Darcos a frappé où ça fait mal :
'Les profs ne seront plus jugés sur la conformité des théories pédagogiques, mais sur l'efficacité de leur travail, c'est-à-dire sur les résultats de leurs élèves.
Cela n'a l'air de rien, évident même - être jugé sur les résultats, quel salarié ne l'est pas ?-, mais la révolution se niche là et pas ailleurs : enlever aux inspecteurs, tous nourris au lait des théories pédagogistes à la mode il y a trente ans, la capacité de punir les profs rebelles, les iconoclastes qui osent appliquer les vieilles méthodes 'archaïques.'

La mère des batailles est là. Elle fait reculer les plus intrépides. Même Claude Allègre, qui trouve que 'Darcos se débrouille bien, se demande si cette réforme était vraiment nécessaire ? Depuis le début, les syndicats dénoncent 'la vision passéiste et rétrograde de l'école'. Mais ils ne peuvent que pester dans leur barbe contre 'la nostalgie' et la 'démagogie', voire 'le populisme', car ils savent que le retour de l'école d'avant est fort populaire auprès de parents affolés par la faiblesse abyssale -en orthographe et grammaire, bien sûr, mais pas seulement- de leurs rejetons. Et lorsque des enseignants manifestent en blouse grise par dérision, ils savent qu'une majorité de Français - comme le prouve le succès démesuré des films exaltant l'école de papa- seraient ravis de les prendre au mot et à la blouse.


Mais Xavier Darcos ne va pas au bout de sa logique. C'est en effet dans le cadre des IUFM qu'est propagée auprès des futurs maîtres, l'idéologie pédagogiste. Ces instituts universitaires pour la formation des maîtres sont les antres où jargonnent à loisir les héritiers de Foucambert et autres Trissotins de 'l'enfant au centre du système éducatif, qui refusent la hièrarchie entre maître et élève, estiment que l'élève - 'l'apprenant' - doit 'apprendre à apprendre' et 'forger lui-même son propre savoir'.
Ce sont ces théories, héritées elles-mêmes des spécialistes américains des années 50 - comme la méthode globale de lecture par exemple- qui sont à l'origine de l'effondrement du niveau scolaire des petits Français qui, il n'y a pas si longtemps, pouvaient s'enorgueillir d'avoir le meilleur niveau du monde.

Ce sabir d'une rare complexité n'est en réalité que le nouveau code de pouvoir au sein de l'Education nationale, comme le latin jadis dans l'Eglise ou la vulgate marxiste au sein de la IIIe Internationale. Ces IUFM ont été mis en place par Lionel Jospin en 1989, avec le soutien de la FEN. Ces instituts ont pérennisé et renforcé le pouvoir syndical et intellectuel de la gauche sur la machine éducative. Ils ont transformé les jeunes profs en nouveaux prêtres non pas du savoir mais d'une idéologie bien-pensante - 'droits-de-l'hommiste', antiraciste, progressiste- qu'ils serinent sans fin aux enfants.

Pour obtenir une victoire durable et totale, Darcos doit détruite les IUFM.
La question fut posée au sommet de l'Etat. En avril, une réunion à l'Elysée l'a mise au menu. Fin mai, Darcos annonçait que les professeurs, désormais recrutés au niveau de la maîtrise, seraient opérationnels aussitôt, pris en charge lors de leur première année, par un tuteur.
La manoeuvre ne manque pas d'habileté. Mieux diplômés, plus vite et mieux rémunérés, les professeurs ne verront que des avantages au changement. Et au passage, les instituts de formation deviendront inutiles. Leur fermeture s'imoposera. 'Il faut détruitre Carthage' : c'est ainsi que les Romains ont assuré leur domination, le latiniste Darcos le sait mieux que personne.

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Sarko, qui marche plus vite qu'il court, et Villepin qui, je crois, a déjà couru le marathon dans un temps avoisinant les trois heures... ... Les férus de course à pied apprécieront.

"No sport" répondait Churchill

...à qui on demandait les raisons de sa longévité.

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Je dirais même plus, ma chère Amélie : la nouvelle artistocratie!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 juin 2008

Les artistocrates , ces faux rebelles , défenseurs de l'ordre du politiquement correct et qui forment le troupeau des" Mutins de Panurge" pour s'ériger en kapos implacables de l'empire du Bien , en "Matons de Panurge" .
Ils sévissent partout et on se souvient de l'ouvrage ridiculissime de Daniel Lindenberg :"Le rappel à l'ordre " !

Hommage au regretté Philippe Muray :

http://www.philippe-muray.com/extraits-philippe-muray.php#frames(content=philippe-muray-matons-panurge.html)

Ecrit par : Amélie | 15 juin 2008

Réponse ou complément d'information à Guillaume.

Cher Guillaume, votre longue intervention appelle quelques commentaires.

Oui, revenir à l'acquisition de bases solides en lecture et en écriture ne sera pas du luxe. Ce qui est mis en cause, ce sont les modalités : renforcer l'apprentissage du français à horaires constants tout en gardant les "activités d'éveil", connerie pédagogiste qui transforme l'école en centre aéré, c'est hypocrite. Autant leur rentrer dedans franchement...

La disparition des IUFM : bravo ! Depuis le temps qu'ils empoisonnent l'esprit des néo profs...

Le recrutement par contre, qui va le faire ? Les chefs d'établissement ? Sur quels critères ? En fonction de quelles compétences ? Avec quel contrat ? Ces nouveaux profs seront-ils jugés sur leur capacité à enseigner ou à faire de l'animation sociale ? Il y a de grosses questions qui ne peuvent rester dans le flou actuel.

La polémique sur le taux d'encadrement : Darcos se fout de notre gueule ! Compter le nombre global d'élèves (primaire et seconaire confondus) et diviser par le nombre de profs est malhonnête. Darcos fait semblant d'oublier qu'à partir de la sixième, le ration n'est plus d'un prof par classe mais de douze au moins.

Les surveillants ? J'exerce dans une cité scolaire (lycée + collège) de 2 500 élèves. Il y a 5 surveillants au lycée et 2 au collège. La surveillance des couloirs n'est plus assurée, les incidents graves et moins graves se multiplient. Les quelques surveillants restants sont à bout de nerfs. Et nous ne sommes pas en ZEP.

La baisse démographique est un faux argument : 3 élèves en moins et on ferme une classe de 30. Les 27 autres sont "lissés" comme ils disent surl es autres classes; résultat, le nombre d'élèves par classe ne cesse d'augmenter.

La moyenne nationale du nombre d'élèves par classe est aussi une escroquerie. Elle ne tient pas compte du fait que les collèges et lycées d'arrière-pays ont des effectifs réduits et que les lycées et collèges de centre ville explosent. La disparition programmée de la carte scolaire n'arrange pas les choses.

Enfin, dire que des classes à 35 élèves ou plus ne sont pas un problème et n'influencent pas la qualité de l'enseignement, c'est une énormité. L'élève de 2008 n'est pas l'élève de 1968. C'est une évidence, encore faut-il en tenir compte.

En même temps, nos élèves dont la croissance est dopée aux vitamines, hormones et antibiotiques divers sont coincés dans des chaises inconfortables dont le dessin n'a pas changé depuis 50 ans. Si l'on mettait des sièges ergonomiques adaptés à la taille des élèves d'aujourd'hui, on aurait du mal à en mettre plus de 25 par classe. Ce serait aussi la fin d'une forme de violence sournoise imposée aux élèves et ils seraient peut-être moins agités sur leur chaise...

Bien à vous.
Vignon Paul

Ecrit par : vignon | 15 juin 2008

Spectacle du monde juin 2008

Sur les pavés de mai

La chronique d'Eric Zemmour

Au-delà du débat entre suppression de postes et service minimum, c'est la réforme des programmes qui déplaît aux syndicats. Parce qu'elle menace la mainmise idéologique de la gauche sur l'enseignement.[...]


Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008


C'est vraiment excellent !! Merci Guillaume !!!

Ecrit par : Manu | 15 juin 2008

Vignon, Guillaume n'est pas "intervenu". Il a fait, dans le plus pur style Anne-Marie Valette, un copié-collé de la chronique d'Eric Zemmour, l'humaniste bien connu.
A ce sujet, je remets ce petit lien. Un peu de pédagogie! Mais je pense qu'il ne profitera pas à Guillaume... ;-)

"Après le régal de la chronique de Val sur France-Inter ce matin, (consacré à la princesse de Clèves vue par Sarko, mais je suis désolé, le lien ne marche pas), je ne résiste pas au plaisir de vous mettre le lien vers l'émission du "fou du roi" d'aujourd'hui, où on a le plaisir d'entendre une réjouissante "descente en flammes" de Zemmour par Didier Porte... Avec un petit salut, au passage, à Montaigneàcheval et Jeremy!
La chronique de Porte se trouve exactement 1h05 après le début de l'émission.

http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/FOUDUROI/FOUDUROI20080613.ram"

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Quant on pense qu'il suffit que quelqu'un dise qu'il faut supprimer les IUFM pour qu'on le trouve génial... ;-(
Le niveau monte, en effet...

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

"Un soir de mai, pendant l'année de CM2, évidemment! Vous avez oublié de préciser! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008 "

Nãn, je parlais de la troisième année de faculté, pignouf !

Ecrit par : toto | 15 juin 2008

"Fin mai, Darcos annonçait que les professeurs, désormais recrutés au niveau de la maîtrise, seraient opérationnels aussitôt, pris en charge lors de leur première année, par un tuteur."
Il confond Master et maîtrise, Zemmour.
Pour les questions de genre, c'est exactement la même chose, il confond allègrement des choses tout à fait différentes.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Guillaume, j'ai lu la chronique de Zemmour de A jusqu'à Z, (avec une pince à linge sur le nez et la tête dans le seau, ce qui représente une cascade pas facile, vous pouvez me croire), j'espère que vous allez écouter la chronique de Didier Porte!
Et ce n'est pas parce que Zemmour est de droite* qu'il se fait "allumer". Porte règle également son compte à Lang, (Jack), dans la foulée. Ca devrait vous faire plaisir!

*A mon avis, c'est simplement parce qu'il est vraiment con! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

"Au-delà du débat entre suppression de postes et service minimum, c'est la réforme des programmes qui déplaît aux syndicats. Parce qu'elle menace la mainmise idéologique de la gauche sur l'enseignement.[...]"

Laissez les syndicats se néantiser et préoccupez vous des contenus de programmes.

Quand vous verrez leurs nouvelles moutures en lycée, vous pleurerez vos mères et regretterez les anciens...

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

La moyenne nationale du nombre d'élèves par classe est aussi une escroquerie. Elle ne tient pas compte du fait que les collèges et lycées d'arrière-pays ont des effectifs réduits et que les lycées et collèges de centre ville explosent. La disparition programmée de la carte scolaire n'arrange pas les choses.
Ecrit par : vignon | 15 juin 2008

En Primaire aussi, cette moyenne est une escroquerie.

Et elle amène certaines écoles à des aberrations complètes : pour une fermeture de classe dans une école de quatre à x classes, je ne compte plus les écoles obligées, pour des raisons d'effectifs déséquilibrés (grosse "fournée" d'élèves d'un niveau), de fonctionner pour une année scolaire entière avec des classes de CP/CM2, GS/CE2 ou autres stupidités.

Sans compter les collègues qui annoncent sur les forums que l'année prochaine, en ZEP, ils auront un CP/CE1 à trente élèves, avec 22 CP et 8 CE1 et qu'ils n'ont pas pu faire autrement car sinon certaines autres classes auraient dépassé 35 élèves.

Il y a aussi les classes uniques rurales qui, pour ne pas risquer une fermeture qui obligerait des enfants à parcourir chaque jour des distances considérables pour être scolarisés, accueillent dans la même classe 18 gamins de 3 à 11 ans, parfois même sans ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles).

Ecrit par : catmano | 15 juin 2008

Le texte est bien d'Eric Zemmour.
La prose inutile qui suit de Christophe Sibille.


*A mon avis, c'est simplement parce qu'il est vraiment con! ;-)
Le niveau monte, en effet...
Sibille

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

"avec une pince à linge sur le nez et la tête dans le seau"

Vous me faites penser à ces bourgeoises bobo qui se targuaient d'avoir voté Chirac en 2002 avec des gants Mapa empruntés à leur femme de ménage malgache pour ne pas se salir les mains.
La bêtise à l'état pur.

Lire Murray est effectivement indispensable.

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

En Primaire aussi, cette moyenne est une escroquerie.

Et elle amène certaines écoles à des aberrations complètes : pour une fermeture de classe dans une école de quatre à x classes, je ne compte plus les écoles obligées, pour des raisons d'effectifs déséquilibrés (grosse "fournée" d'élèves d'un niveau), de fonctionner pour une année scolaire entière avec des classes de CP/CM2, GS/CE2 ou autres stupidités.
Ecrit par : catmano | 15 juin 2008

Dans le même genre mais en un peu moins délirant : dans mon école de ZEP de banlieue parisienne, nous aurons 3 CE2/CM2 à la rentrée 2008...

Ecrit par : gelsomina | 15 juin 2008

Christophe, vous voilà bourgeoise bobo maintenant ??

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Vignon, Guillaume n'est pas "intervenu". Il a fait, dans le plus pur style Anne-Marie Valette, un copié-collé de la chronique d'Eric Zemmour

Si vous connaissez un site où l'on trouve les chroniques de Zemmour du Spectacle du Monde, donnez-la moi. Cela m'évitera de tout retaper.
Copié-collé, non mais je vous jure....!

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Au-delà du débat entre suppression de postes et service minimum, c'est la réforme des programmes qui déplaît aux syndicats. Parce qu'elle menace la mainmise idéologique de la gauche sur l'enseignement.[...]
Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

C'est vraiment excellent !! Merci Guillaume !!!
Ecrit par : Manu | 15 juin 2008

Non, c'est vraiment très con : qu'est-ce que "l'idéologie" de la gauche aujourd'hui ? La même que celle de Zemmour qui tire avec toute son équipe médiatique des feux d'artifice oratoires pour faire croire aux clampins qu'ils ont encore affaire à des animateurs d' "un débat d'idées" au lieu de simples fruits pourris sur l'arbre du pognon. Zemmour et ses clones journalistiques sont des être pitoyables.
Et comme le chantaient les Rita Mitsouko, "les histoires d'zemmour finissent mal ...en général" (on est dimanche, je suis au max).

Ecrit par : victor | 15 juin 2008

Christophe, vous voilà bourgeoise bobo maintenant ??

Elle est abonnée à "Charlie-Hebdo"
Dans L'Nouvel Ob's elle ne lit que Brétécher
Le monde y a longtemps qu'elle fait plus semblant
Elle achète "Match" en cachette c'est bien plus marrant

refrain:
Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile
Etre une femme libérée, tu sais c'est pas si facile
Ne la laissez pas retomber, elle est si fragile,

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

"Les surveillants ? J'exerce dans une cité scolaire (lycée + collège) de 2 500 élèves. Il y a 5 surveillants au lycée et 2 au collège. La surveillance des couloirs n'est plus assurée, les incidents graves et moins graves se multiplient. Les quelques surveillants restants sont à bout de nerfs. Et nous ne sommes pas en ZEP."

C'est vrai qu'il n'y a pas assez de surveillants. Et les CPE absents quatre jours sur six, ce n'est vraiment pas pratique.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Ils sont absents car ils surveillent l'internat la nuit.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

"Ils sont absents car ils surveillent l'internat la nuit."

Est ce qu'ils punissent les élèves qui se pignolent ?

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

"Cela m'évitera de tout retaper.
Copié-collé, non mais je vous jure....!"

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Putain, vous avez tout retapé? Ca, c'est de l'abnégation! Surtout avec une pince à linge sur le seau et la tête dans le nez!
Vous allez pouvoir passer au "plus grand cabaret du monde"!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Le Maître du Moloch a déclaré : "Voilà pourquoi si je veux réformer le lycée, ce n'est pas pour réformer le baccalauréat, comme je l'entends encore trop souvent, mais plutôt pour le confirmer dans son statut de premier grade universitaire"

Je crois qu'il dit ce qu'il pense : s'il veut réformer le baccalauréat, c'est pour réformer le lycée. Ce qui se passera après est le problème de la pécresse du DELF.

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Je vois avec atterrement que certains ici en viennent à citer des histrions même pas comiques officiant sur une émission passant à 12h sur une radio publique - émission dont je tairai le nom, tant l'indigence de ce programme est patente.

Qu'on soit d(accord ou pas d'accord avec tel ou tel point de vue dans notre démocratie d'opinion, c'est le libre droit de chacun. L'opinion n'est plus reine, elle tyrannise allègrement.
Mais de là à citer comme références des représentants de cette bienpensance officielle qui est à l'esprit critique ce que l'art pompier est à l'art tout court, il y a des limites. Un imbécile est passé dans l'histoire pour avoir dit "que d'eau! que d'eau!", aujourd'hui il dirait peut-être "que de sottise! que de sottise!" en écoutant sa radio ou en écoutant les pseudo-débats à la télévision.
Je vous laisse, Néron m'appelle.

Ecrit par : Sénèque | 15 juin 2008

"Je vous laisse, Néron m'appelle"

Il ou elle a fait brûler le baba au rhum ?

Ceci dit, bien d'accord sur le fond. Merci pour l'aristotélicienne.

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

"Ce qui se passera après est le problème de la pécresse du DELF."

J'ai oublié d'ajouter : c'est à elle de deviner.

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Je tape "Duwoye" sur Glouglou et le premier lien me renvoie sur

http://www.dailymotion.com/video/xsknq_pierreyves-duwoye

et que vois-je ?

Pinochet !

On nous aurait menti ?

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Je vous laisse, Néron m'appelle.

Ecrit par : Sénèque | 15 juin 2008

Vous aurez beau rester stoïque, il vous aura quand même. On ne peut rien contre la décadence...C'est cyclique !

Ecrit par : Robin | 15 juin 2008

"Vous aurez beau rester stoïque, il vous aura quand même."

Duwoye ou Néron ?

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

"Guillaume, j'ai lu la chronique de Zemmour de A jusqu'à Z, (avec une pince à linge sur le nez et la tête dans le seau, ce qui représente une cascade pas facile, vous pouvez me croire) [...]"

Ecrit par Christophe Sibille, le 15 juin 2008.

Christophe,

Par ce genre de commentaire, n'avez-vous pas l'impression de venir illustrer l'idéologie et la bien-pensance que dénonce Zemmour dans sa chronique, et finalement de confirmer son propos?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

"Vous aurez beau rester stoïque, il vous aura quand même."

Duwoye ou Néron ?

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Hier Néron, aujourd'hui Thélot, Forestier ou Duwoie...on n'élimine pas les gens de la même manière et on ne joue plus de la lyre pendant les incendies, mais on continue à en allumer...Et quand ça brûle bien, c'est à Meirieu qu'on demande de les éteindre.

Ecrit par : Robin | 15 juin 2008

Robin a écrit : "Et quand ça brûle bien, c'est à Meirieu qu'on demande de les éteindre"

Meirieu, pompier pyromane * ? Pas faux si l'on en croit l'article publié dans
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=78&Itemid=2
qui fait mouiller maints blancs tissus chez nos chiffes d'établissement.

* le jeu de mots est de rigueur.

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

A tous les "collègues" : si vous entendez parler Meirieu dans la bouche de votre CE lors des conseils de classe de seconde, ne vous étonnez pas : c'est normal.

Pas de quoi appeler l'exorciste du rectorat (qui a d'autres chats à fouetter).

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Meirieu, pompier pyromane * ? Pas faux si l'on en croit l'article publié dans
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=78&Itemid=2
qui fait mouiller maints blancs tissus chez nos chiffes d'établissement.

* le jeu de mots est de rigueur.

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

En effet, un texte gluant, sirupeux, dégoulinant de banalités , creux, poseur ("Ecoutez ma voix: je suis la Pédagogie incarnée"), en fait, totalement vide de pensée.
A l'image du triste personnage qui l'a écrit.

Ce qui me paraît le plus confondant chez Meirieu, c'est qu'il soit aussi content de lui-même alors qu'il brasse du vent! D'où tient-il cette certitude hallucinante - et tellement naïve -qu'il est chargé d'une mission quasi messianique...

Ecrit par : Jean | 15 juin 2008

"Quasi" est de trop.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

"Par ce genre de commentaire, n'avez-vous pas l'impression de venir illustrer l'idéologie et la bien-pensance que dénonce Zemmour dans sa chronique, et finalement de confirmer son propos?"

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

Un peu d'humour, mon cher Daniel...
Et la bien pensance n'est pas du côté que vous croyez. Il est toujours facile d'affubler son adversaires de ses propres tares. Ca s'appelle... comment, déjà?
Zemmour est un vrai idéologue, vraiment "bien-pensant", sous des dehors assez "tartuffes" de politiquement incorrect. Pas besoin de beaucoup de jugeote pour s'en rendre compte... Il est apprécié uniquement parce qu'il est de droite, par des gens de droite.

Quand à "Sénèque", se sentirait-il visé par les propos de Didier Porte, à qui on peut vraisemblablement tout reprocher, (et surtout d'être de gauche, effectivement), sauf d'être drôle? Et qui, lui, est également apprécié par des gens de droite... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Il est apprécié uniquement parce qu'il est de droite, par des gens de droite.

Brighelli de droite ? Vous êtes drôle, vous aussi. Mais involontairement.

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2008

Mon cher Guillaume, Jean-Paul l'a dit lui-même, il me semble! Et il a appelé à voter Sarko, ici-même, non? Peu de gens de gauche ont fait ça!
De plus, au sujet de Zemmour, je l'ai uniquement vu dire qu'il était tout à fait charmant "dans le privé". Ce qui ne l'empêche pas d'être parfaitement infect quand il officie. Et il n'y a pas que des gens de gauche que je l'ai entendu dire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Mille excuses, les deux dernières phrases sont très mal dites;

"Au sujet de Zemmour, Jean-Paul a uniquement dit qu'il était charmant "dans le privé".
Ce qui n'empêche évidemment pas ce chroniqueur d'être parfaitement infect quand il officie. Et je n'ai pas entendu dire ça uniquement par des personnes de gauche."

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Vous avez vu les "16 points de convergence sur le lycée" que viennent de signer les syndicats à l'exception de FO le 12 Juin dernier?
Charmant! Le SNES et le SGEN, cela ne m'étonne pas mais je pensais que le SNALC était moins stupide que cela!
C'est tout bonnement lamentable!
Tranquille, le pépère Darcos, elle va passer toute seule sa réforme. Tout le monde dort et les syndicats continuent de trahir nos statuts sans le moindre scrupule.
Je croyais qu'on préparait le feu au SNALC? C'est bien ce qu'avait dit JPB et ce que m'a affirmé un représentant de ce syndicat récemment.
Notre ministre leur a promis quoi aux représentants syndicaux pour qu'ils nous cassent ainsi?
S'il y a des représentants SNALC qui passent ici, je veux bien des explications... Merci par avance.

Ecrit par : Sanseverina | 15 juin 2008

Le texte de Meirieu est un appel baveux à la sédition des CE.

Que ça ne marche pas ou qu'on le prenne à parti(es), il s'exclamera qu'il n'a pas dit ça comme ça.

Il proclame par exemple "Stricto sensu, il n'y a que le dressage qui s'évalue" pour immédiatement ouvrir le parapluie en affirmant "L'éducation s'estime" puis se livrer à une poisseuse noyade sémantique du mot "estime".

En faisant son fiel assis qu'il ponctue de nuances affectées, il tente de ne pas salir ses chaussures. Craignant les révisions, il veut rester dans l'histoire comme un factieux policé.

Ce type se prend pour Gamelin. En a-t-il seulement l'étoffe ?

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

"Mon cher Guillaume, Jean-Paul l'a dit lui-même, il me semble! Et il a appelé à voter Sarko, ici-même, non? Peu de gens de gauche ont fait ça!
De plus, au sujet de Zemmour, je l'ai uniquement vu dire qu'il était tout à fait charmant "dans le privé"."

Christophe, Jean-Paul Brighelli ne s'est pas déclaré de droite, je ne crois pas. Il a appelé à voter Sarko par dépit de voir la Sainte du Poitou multiplier miraculeusement les votes en sa faveur lors des primaires socialistes.
Et je crois qu'il apprécie aussi les écrits et les propos publics de Zemmour, ce pour quoi je m'emploie fréquemment à répéter que sur les questions de genre (70% de son créneau de vente), Zemmour aligne des contre-vérités nuisibles et bêtes.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

J'ai lu la lettre de Meirieu aux chefs d'établissements, partagé entre le malaise et la colère et, il faut bien l'avouer, un profond écoeurement devant tant d'impudeur et de sentimentalité fade.

Cet homme n'a jamais mis les pieds dans un établissement scolaire, ni en tant qu'enseignant (il paraît que si, mais alors, c'est pire), ni en tant que chef d'établissement.

Mais, ce qui est peut-être métaphysiquement et humainement plus grave, il semble n'avoir jamais été confronté au mal.

Une telle lettre est la justification angélique de la lâcheté ordinaire.

Tous les chefs d'établissements qui baissent les bras et donnent systématiquement raison aux élèves n'en demandaient pas tant.

Un blanc-seing de Dieu le père pour l'absolution benoïte de tous les péchés (par exemple, un sourire à l'élève qui a demandé "Tu suces ?" l'autre jour à une collègue et j'en passe, j'ai des exemples à la pelle)

Je cite la fin qui montre que Meirieu, en bon sophiste, possède sa rhétorique sur le bout des doigts (le venin est dans la queue) :

"...alors que l'obligation d'inventer sans cesse de nouveaux dispositifs pédagogiques avec l'espoir qu'ils constitueront autant de points d'appui pour que les élèves, tous les élèves, décident d'apprendre eux-mêmes, cette obligation n'est pas de tout repos. Mais chacun sait bien que si l'on veut un métier "de tout repos" on ne devient pas chef d'établissement !"

"L'obligation ("ardente", sans doute) d'inventer sans cesse de nouveaux dispositifs pédagogiques. "

C'est ce qu'en retiendront les destinataires.

Les nouveaux dispositifs pédagogiques pour résoudre tous les problèmes de l'école. On sait ce qu'a donné cette conviction "de tout repos".

Ecrit par : Robin | 15 juin 2008

"... Zemmour aligne des contre-vérités nuisibles et bêtes."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Pourriez-vous préciser par des exemples à l'appui ?

Ecrit par : Magister | 15 juin 2008

Robin, votre dernier commentaire est bien vu. Il semblerait que Meirieu joue, à son insu, le rôle d'un révélateur : celui de la lâcheté ordinaire de tous ces faux gentils qui pourrissent le système.

Ecrit par : Magister | 15 juin 2008

Le texte de Meirieu est un appel baveux à la sédition des CE.

Que ça ne marche pas ou qu'on le prenne à parti(es), il s'exclamera qu'il n'a pas dit ça comme ça.

Il proclame par exemple "Stricto sensu, il n'y a que le dressage qui s'évalue" pour immédiatement ouvrir le parapluie en affirmant "L'éducation s'estime" puis se livrer à une poisseuse noyade sémantique du mot "estime".

En faisant son fiel assis qu'il ponctue de nuances affectées, il tente de ne pas salir ses chaussures. Craignant les révisions, il veut rester dans l'histoire comme un factieux policé.

Ce type se prend pour Gamelin. En a-t-il seulement l'étoffe ?

Ecrit par : DK | 15 juin 2008

Tout à fait! C'est exactement ce qu'on appelle un sale type!

Ecrit par : Jean | 15 juin 2008

Tout se passe effectivement dans nos classes comme si les systèmes d'activation neurologique étaient en panne.
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2008

Alimentation foireuse, consumérisme pathologique, pratiques sanitaires douteuses, décervelage télévisuel, jeux vidéo, musique binaire... ont fini par en faire des légumes... ou, dans certains cas, des herbes folles. Mais nous ne sommes pas encore sortis du bois car le monde adulte est lui-même en grande partie infantilisé.

Ecrit par : Magister | 15 juin 2008

"Christophe, Jean-Paul Brighelli ne s'est pas déclaré de droite, je ne crois pas. Il a appelé à voter Sarko par dépit de voir la Sainte du Poitou multiplier miraculeusement les votes en sa faveur lors des primaires socialistes.
Et je crois qu'il apprécie aussi les écrits et les propos publics de Zemmour, ce pour quoi je m'emploie fréquemment à répéter que sur les questions de genre (70% de son créneau de vente), Zemmour aligne des contre-vérités nuisibles et bêtes."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Peut-être me trompé-je, il nous le dira lui-même. En tous cas, je comprends difficilement qu'on puisse à la fois être de gauche et voter pour Sarko! Ce n'est plus le grand écart, ce sont les pieds qui touchent les oreilles...
Concernant Zemmour, c'est vrai que c'est sur ce sujet qu'il est le plus horripilant. On a vraiment l'impression, à l'entendre parfois, qu'il a peur que l'évolution, (pourtant encore bien insuffisante) de la condition des femmes risque de lui faire remonter les testicules dans le ventre...
Bien à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

"Par ce genre de commentaire, n'avez-vous pas l'impression de venir illustrer l'idéologie et la bien-pensance que dénonce Zemmour dans sa chronique, et finalement de confirmer son propos?"

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

"Un peu d'humour, mon cher Daniel...
Et la bien pensance n'est pas du côté que vous croyez. Il est toujours facile d'affubler son adversaires de ses propres tares. Ca s'appelle... comment, déjà?
Zemmour est un vrai idéologue, vraiment "bien-pensant", sous des dehors assez "tartuffes" de politiquement incorrect. Pas besoin de beaucoup de jugeote pour s'en rendre compte... Il est apprécié uniquement parce qu'il est de droite, par des gens de droite."

Ecrit par Christophe Sibille, le 15 juin 2008.

Soyez rassuré, Christophe, je ne m'interrogeais pas sur la forme de votre commentaire, certes humoristique, mais sur le fond. Je me méfie du raccourci infect/idéologue de droite/apprécié par des gens de droite, par opposition à une gauche "humaniste".
Je trouve à cet égard le cas de Zemmour assez intéressant. Sur la question éducative en particulier, je ne pense pas que ce soit un idéologue, mais au contraire, comme il le dit lui-même, un des rares journalistes à avoir "senti" certains problèmes parce qu'il a lu des livres écrits par des profs, et qu'il s'est réellement intéressé à ce que ces derniers vivaient "sur le terrain". Je trouve sa chronique fort juste (merci Guillaume), et que le lien qu'il fait entre la question scolaire, la bien-pensance et l'anti-racisme mérite qu'on s'y arrête, au lieu de se voir balayée d'un revers de la main.
Il me semble par exemple que, lorsqu'il parle d'"anti-racisme", il ne défend pas le "racisme" (!), mais dénonce en réalité une sorte de "racisme à l'envers" qui a causé beaucoup de dégâts, dans un certain nombre d'écoles, de collèges et de lycées en tout cas.
Je relèverais également une chose, qui n'est peut-être pas anodine. Chez Ruquier le samedi soir, Zemmour peut effectivement, de prime abord, passer pour "infect". Mais c'est Naulleau, l'homme de gauche, qui étale quelquefois ses soirées passées au "Baron", l'une des boîtes les plus branchées des nuits parisiennes. Or, il s'agit précisément d'un rendez-vous d'"artistocrates", comme on disait plus haut. En clair : l'un des lieux les plus fermés de France, dans lequel on n'entre pas sans être parrainé. Le symbole même de l'exclusion.
Méfions-nous des apparences : les "infects" ne sont pas toujours ceux que l'on croit, et les "humanistes" pas forcément ceux qui n'ont que ce mot-là à la bouche...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

Soyez rassuré, Daniel, je crois que je déteste encore plus Nolleau que Zemmour. En tous cas, leur numéro de duettistes, (pour les quelques fois où je l'ai vu, du temps où je patientais devant l'écran pour attendre la chronique de mon copain Alévêque) semble extrêmement bien rôdé!
Pour ce qui est du "racisme à l'envers", je suis extrêmement sensibilisé à ce genre de sujet, mais je suis plus que méfiant à l'égard des propos de Zemmour et de la manière, (qui n'est pas anodine), dont il les profère.
Mais, comme le pense aussi Jeremy, c'est pour tout ce qui concerne les problèmes de "genre" qu'il m'insupporte le plus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Par ailleurs, pour rebondir du même coup sur ce que vous dîtes sur l'humanisme, et sur ce que disait le "pourfendeur sans distinction des media" Senèque (ta mire?), Didier Porte ne s'est jamais prétendu humaniste.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Concernant Zemmour, c'est vrai que c'est sur ce sujet qu'il est le plus horripilant. On a vraiment l'impression, à l'entendre parfois, qu'il a peur que l'évolution, (pourtant encore bien insuffisante) de la condition des femmes risque de lui faire remonter les testicules dans le ventre...
Bien à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Hum, je ne sais pas si je devrais le dire, mais il y a une explication assez simple : les origines séfarades.

Je ne sais pas si vous avez des ami séfarades, Christophe, mais ils sont tous comme ça...La "trouille bleue" des "testicules dans le ventre".

...Les femmes les laissent parler car en réalité, ce sont elles qui détiennent le pouvoir (déjà dans la Bible, Ester, Sarah...)

Les "askhénazes" comme vous... et moi, ont depuis longtemps accepté "l'évolution normale, inéluctable, c'est-à-dire "le matriarcat.

;-)

Ecrit par : Robin | 15 juin 2008

Oui, mais quand même, lui est censé être un intellectuel, et avoir "élaboré" et réfléchi un peu en ce qui concerne ces éléments de sa culture! On devrait pouvoir exiger de lui, sur ce sujet, un discours un peu différent de celui de Michel Boujenah ou Gad Elmaleh, (que j'aime bien, par ailleurs).
Vous êtes certainement plus calé que moi sur le sujet, mais il y a certainement beaucoup d'intellectuels d'origine sépharades qui n'ont pas ce discours!
J'ai quelques amis dans cette "communauté", et certains sont presque, concernant le "nouveau mâle", des "goys comme les autres"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

déjà dans la Bible, Ester, Sarah...)

Esther avec un "h" (une ?) qui sauve à elle seule le peuple juif et que l'on célèbre à pourim.

...Et j'allais oublier la belle Judith pour laquelle Holopherne perdit la tête !

Ecrit par : Robin | 15 juin 2008

Pour rester dans les médias, vous avez peut-être vu comme moi le premier reportage consacré au bac dans les journaux télévisés : demain, les épreuves de philo.

Et franchement, je crois que dans 10 ans tout le monde regardera ces reportages comme des moments de télé ahurissants !

Le mot le plus répété est celui de "stress" ; ça en devient digne des Monty Python et de leur "spam". "stress, stress, stress, stress" La voix-off souligne que les révisions sont un moment de stress, une lycéenne confirme que "Ça la stresse", et puis après il y a "le stress des épreuves" et comment on y fait face (avec des cachets, sur i-télé !)

Ça me fait déjà l'effet des voix de speaker de l'ORTF des années 50, et si tout le monde ne voit pas à quel point c'est bidon, creux et délirant, c'est parce qu'on voit tous la MÊME CHOSE sur toutes les chaînes à cette période.

Mais dans 10 ans, je le répète, ceux qui verront cela d'un œil extérieur nous diront avec commisération "mais vraiment, c'était nase la télé à votre époque !"

(Evidemment, je suis optimiste et je suppose que ce ne sera pas encore pire dans 10 ans ... mais est-ce possible ?)

Ecrit par : sanjuro | 15 juin 2008

Oui, mais quand même, lui est censé être un intellectuel, et avoir "élaboré" et réfléchi un peu en ce qui concerne ces éléments de sa culture! On devrait pouvoir exiger de lui, sur ce sujet, un discours un peu différent de celui de Michel Boujenah ou Gad Elmaleh, (que j'aime bien, par ailleurs).

Boujenah et Elmaleh semblent avoir pris plus de distances avec cette grave question - pourquoi "la" virilité ? demandait Prévert, un autre humoriste - que Zemmour. Comme quoi les humoristes sont parfois (souvent ?) plus intelligents que les intellectuels.

Ecrit par : Robin | 15 juin 2008

On a vraiment l'impression, à l'entendre parfois, qu'il a peur que l'évolution, (pourtant encore bien insuffisante) de la condition des femmes risque de lui faire remonter les testicules dans le ventre...
Bien à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2008

Ah bon ?? Dans ce cas , ce n'est rien alors à côté de ceux qui voilent leurs femmes ! :-))

Ecrit par : Amélie | 15 juin 2008

"Soyez rassuré, Daniel, je crois que je déteste encore plus Nolleau que Zemmour."

Ecrit par Christophe Sibille, le 15 juin 2008.

Voilà qui est rare, mon cher Christophe : la performance mérite d'être saluée!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 juin 2008

Il me semble par exemple que, lorsqu'il parle d'"anti-racisme", il ne défend pas le "racisme" (!), mais dénonce en réalité une sorte de "racisme à l'envers" qui a causé beaucoup de dégâts, dans un certain nombre d'écoles, de collèges et de lycées en tout cas.
Daniel Arnaud


Très très juste , mais sujet tabou . Interrogez donc les élèves qui en ont terminé avec le lycée et qui se sentent alors libres de parler( n'est-ce pas symptomatique?) sur ce qu'ils ont dû subir au nom de l'anti-racisme et de la citoyenneté dont on les a gavés ! Mais qui s'intéresse à ceux-là ??

Ecrit par : Amélie | 15 juin 2008

(Evidemment, je suis optimiste et je suppose que ce ne sera pas encore pire dans 10 ans ... mais est-ce possible ?)

Ecrit par : sanjuro | 15 juin 2008

Dans dix ans, il n'y aura plus de bac donc plus de stress. On aura des lycées "lieux de vie" come on en voit dans les feuilletons américains sur la 6, avec plein de "nouveaux dispositifs pédagogiques" : on y apprendra à danser, à conduire, à faire du macramé...Ca sera COOL !

Ecrit par : Robin | 15 juin 2008

"Alimentation foireuse, consumérisme pathologique, pratiques sanitaires douteuses, décervelage télévisuel, jeux vidéo, musique binaire... ont fini par en faire des légumes... ou, dans certains cas, des herbes folles. Mais nous ne sommes pas encore sortis du bois car le monde adulte est lui-même en grande partie infantilisé.

Ecrit par : Magister | 15 juin 2008 "

Mais oui, mais oui.... le monde court à sa perte et on nous le dit depuis des siècles.
je n'aime pas trop mon époque et mes contemporains (triste aveu)...mais je ne pense pas que le fond ait jamais été différent.

Ecrit par : Hervé | 15 juin 2008

Je n'ai jamais regardé On n'est pas couché, mais j'aimerais savoir si le Naulleau dont vous parlez est bien le fondateur de L'esprit des Péninsules. Je ne sais pas s'il se montre odieux en tant que chroniqueur, mais en tant qu'éditeur, il a fait du très bon travail en publiant "La littérature sans estomac" de Pierre Jourde (à lire absolument). Il a aussi écrit, avec le même Pierre Jourde, le "Jourde et Naulleau", petit précis de la littérature du vingt-et-unième siècle qui parodie le Lagarde et Michard et qui est un pur régal.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juin 2008

"Dans dix ans, il n'y aura plus de bac donc plus de stress. On aura des lycées "lieux de vie" come on en voit dans les feuilletons américains sur la 6, avec plein de "nouveaux dispositifs pédagogiques" : on y apprendra à danser, à conduire, à faire du macramé...Ca sera COOL !"

Je le crois effectivement. Nos lycées copient ceux des USA avec dix/quinze ans de retard.
Regardez note2be : ils ont voulu s'imposer trop tôt. Dans dix ans, ce sera institutionnel.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Avez-vous lu le Nouvel Observateur de cette semaine ? Un article sur la réforme du lycée, avec cet éternel ton condescendant de la journaliste qui s'étonne que les réformes ne soient pas déjà mises en place, tant elles tombent sous le sens !

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2275/articles/a376990-.html

Et un nouveau modèle monté en épingle, après la Finlande : le Québec !

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2275/articles/a376991-le_mod%C3%A8le_qu%C3%A9b%C3%A9cois.html

Une grosse tartine sur le lycée où on s'éclate à apprendre par ce que les profs "font du sur mesure", où les associations envahissent les salles de cours après 17H, où on fait des danses traditionnelles d'Haïti pour intégrer tout le monde, etc.

Un seul fait crédible dans cette célébration du boy-scoutisme : la conclusion

« "Les enseignants doivent être davantage à l'école, résume le directeur Eric Dionne, parce que les élèves en ont besoin." Cela fait sans doute le bonheur des jeunes. Mais la profession renâcle. 30% des enseignants abandonnent le métier au cours des cinq premières années... parce qu'ils le jugent trop pénible. »

Et le plus marrant, c'est qu'aucune conclusion n'est tirée de cela, comme si au fond, on jubilait à l'idée de faire chier les profs.

« — Et pourquoi qu'tu veux les faire, tes réformes?
— Pour faire chier les profs, répondit Darkie. Ceux qu’auront mon âge dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des profs à emmerder.
— Eh bien, dit Gabriel.
— Je serai vache comme tout avec eux. Je leur ferai lécher le parquet. Je leur ferai manger l’éponge du tableau noir. Je leur enfoncerai des compas dans le derrière. Je leur botterai les fesses. Parce que j’en porterai des bottes. En hiver. Hautes comme ça (geste). Avec des grands éperons pour leur larder la chair du derche.
— Tu sais, dit Gabriel avec calme, d’après ce que disent les journaux, c’est pas du tout dans ce sens-là que s’oriente l’éducation moderne. C’est même tout le contraire. On va vers la douceur, la compréhension. la gentillesse. N’est-ce pas, Marceline, qu’on dit ça dans le journal ?
— Oui, répondit doucement Marceline. Mais toi, Darkie, est-ce qu’on t’a brutalisé à l’école ?
— II aurait pas fallu voir.
— D’ailleurs dit Gabriel, dans vingt ans, y aura plus d'profs : y seront remplacés par le cinéma, la tévé, l’électronique, des trucs comme ça. C’était aussi écrit dans le journal l’autre jour. N’est-ce pas, Marceline ? »

Ecrit par : sanjuro | 15 juin 2008

Une petite question:
Y a-t-il un nombre maximum autorisé d'heures sup pour un enseignant certifié et agrégé? ou est-ce illimité?
merci

Ecrit par : caramel | 15 juin 2008

Edifiant, l'article du Nouvel Observateur sur le Québec ! Je serais curieuse de savoir quel est le niveau réel des cours...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juin 2008

Caramel, le nombre d'Heures supp' est illimité jusqu'à épuisement, soit du stock d'HSE/HSA, soit du professeur concerné.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

De tous côtés on entend plus que çaaaa
Un air nouveauuu qui nous vient de là-baaaas
Un air nouveau qui va faire du dégaaaat
Et avec moi il vous preeeeendraaaa

Tice, les Tice, vous y viendrez tous,
Tice, les Tice, vous en ferez tous,
Tice, les Tice, vous aimerez ne faire que çaaaaaaaaaa

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

"Philippe, 34 ans, est en 2e année à l'Université de Montréal pour devenir instituteur"

Ils ont des bonnes allocs, au Quebec !

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit.
Le Père Meirieu devant moi s'est montré,
De Darcos il voulait pompeusement parler.
Brighelli n'avait point abattu sa fierté :
Philippe avait encor cet éclat emprunté
Dont il prit soin de peindre et d'orner son discours,
Pour donner à ses mots d'improbables atours.
« Tremble, a-t-il déclaré, prof indigne de moi.
Le Moloch tout puissant l'emporte aussi sur toi.
Je te plains de tomber aux mains de Gaudemar,
Adieu. » En achevant ces quelques mots bizarres,
Son ombre de mon âme a voulu s'emparer;
Et moi, je lui cachai mes sordides regrets.
Mais je n'ai plus trouvé, de mon ministre-archange,
Qu'une parole vaine, et traînée dans la fange,
Des promesses brisées, de vieux serments rompus,
Et des profs fatigués, déprimés, abattus.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Mon lycée au Canadaaaa
C'est le seul bonheur pour moaaaa
On y fait des T.P.Euuuuuh
Merveilleuuuuuuuhs

Si je m'en vais au Québeeeec
J'monterai des clubs et des Peeeec
IDD, PPRE,
Nous s'rons heureuuuuux


(NdlR : T.P.E. : Travaux Pédagogiques encadrés ; P.E.C. : Projet Educatif Culturel ; IDD : Itinéraire de Découverte ; PPRE : Programmes personnalisés de réussite éducative)

Ecrit par : Jeremy | 16 juin 2008

@ Sylvie Huguet

Oui, pour Naulleau, il s'agit bien de l'éditeur, aujourd'hui chroniqueur chez Ruquier. C'est intéressant ce que vous dites sur la qualité de son travail.
En effet, ce qui lui est souvent reproché jusqu'à lui valoir le qualificatif d'"odieux" (comme Zemmour), c'est peut-être sa compétence, justement. Dans "On n'est pas couché", au lieu de servir la soupe à des "peoples" qui viennent de commettre un "livre", il n'hésite pas, avec son regard de professionnel, à faire la critique de leur "style" et à les remettre à leur place. Il y a à cet égard chez lui, comme chez Zemmour, une réelle façon de dénoncer la médiocrité et la facilité d'"auteurs" qui se trouvent propulsés en tête des ventes simplement parce qu'ils ont le bon réseau, pendant que des plumes brillantes demeurent dans l'ombre (l'éternelle histoire de Cyrano, "Grimper par ruse au lieu de s'élever par force", etc.).
D'où la reproduction fréquente, sur le plateau de Ruquier, d'un schéma que connaissent pas mal de profs : celui de l'élève "au centre du système" qui s'attend à être flatté et qui ne tolère pas jusqu'au conseil qui lui permettrait de progresser. Evidemment, dans ces cas-là, l'époque veut qu'on ne retienne que la "méchanceté" de celui qui pourrait partager sa compétence...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Illustration paroxysmique de mon post ci-dessus avec ce lien :

http://.dailymotion.com/video/x2arnk_clash-michael-youn-vs-eric-naulleau_politics

L'éditeur Naulleau vient de faire la critique du premier roman de l'actrice Mathilda May, et se trouve confronté à l'amuseur Michaël Youn dans le rôle du collégien de 13-14 ans.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Cher Daniel Arnaud,
Je vous trouve bien indulgent (au moins) avec Naulleau.
Quelle compétence pour casser Bocolini? (ou autre)

Et par ailleurs, quel autre titre que "la littérature sans estomac" connaissez-vous de l'esprit des péninsules?

Pourquoi cette maison d'édition (si différente) est-elle en vente aujourd'hui?
Et pourquoi personne veut l'acheter?

J'aime bcp Jourde, mais il n'a pas publié sous son nom que des oeuvres littéraires inoubliables :
son truc sur ses randos au Tibet, pas lié aux circonstances?
son recueil sur le chaperon rouge, pas un plan pédago?

Mais j'aime bcp Jourde et je ne l'accuse de rien. Je crois que faire des livres ce n'est pas forcément et pas toujours ou pas tout le temps refaire l'histoire de la littérature.

Bref, pour revenir à Naulleau, je n'ai pas vu bcp de ses émissions, mais je ne l'ai jamais vu parler de littérature, juste tenter d'être repris au zapping. Comme Zemmour.

Et pour faire simple, je crois qu'il se tripote la nouille à jouir de ce qu'il a reproché à d'autres avant. Bref il en croque.

A moins qu'il cherche à remplacer Thierry Rolland pour commenter la prochaine coupe du monde en 2010; et là il a ses chances.
Louis

Ecrit par : louis LB | 16 juin 2008

Je profite que la nuit est douce et qu'il n'y a pas trop d'interventions pour préciser mon point de vue.

Je crains d'avoir été un peu "rentededans" quand j'écris : "Et par ailleurs, quel autre titre que "la littérature sans estomac" connaissez-vous de l'esprit des péninsules? "

Je voulais dire que, pour ma part, je ne connaissais de cette maison d'édition que ce livre et puis aussi le crétinisme alpin; mais rien d'autre.

Et que, même si je suis pas le plus instruit je suis curieux et avide.

Mais que nolo me parait être un ga qui aime bien se montrer.

Louis

Ecrit par : Louis LB | 16 juin 2008

"Cher Daniel Arnaud,
Je vous trouve bien indulgent (au moins) avec Naulleau."

Eh bien oui : heureusement qu'il reste des personnes aussi indulgentes que moi pour tolérer des personnes aussi peu indulgentes que lui!

A propos, mon lien ne marche pas (ces techniques modernes m'échappent, décidément), mais ça se retrouve facilement sur Dailymotion. Bonne nuit à tous...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Je n'ai jamais regardé On n'est pas couché, mais j'aimerais savoir si le Naulleau dont vous parlez est bien le fondateur de L'esprit des Péninsules. Je ne sais pas s'il se montre odieux en tant que chroniqueur, mais en tant qu'éditeur, il a fait du très bon travail en publiant "La littérature sans estomac" de Pierre Jourde (à lire absolument). Il a aussi écrit, avec le même Pierre Jourde, le "Jourde et Naulleau", petit précis de la littérature du vingt-et-unième siècle qui parodie le Lagarde et Michard et qui est un pur régal.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juin 2008

Merci de m'avoir fait connaître cet auteur. J'ai lu avec amusement sur Internet (j'essayerai de mettre le lien) des critiques des oeuvrettes de Frédéric Beigbeider, Philippe Delorme, Christine Angot et Mehdi Belhaj Kacem, extraites de "La littérature sans estomac".

Naullau revisite avec talent un genre oublié : le pamphlet. C'est tès méchant, très drôle...et très pertinent, ou très impertinent, c'est comme on voudra !

Ceci dit, pour répondre à Louis LB, c'est vrai que le pamphlétaire en question n'a pas l'estomac de Julien Gracq, mais il ne faut pas non plus demander l'impossible.

Depuis la parution de "La littérature à l'estomac" dans les années 50, les choses n'ont fait qu'empirer.

Mais les médias et la télévision se moquent bien de ce qui subsistera dans cinquante ans. Tel n'est pas leur rapport à la temporalité.

Et il n'y a pas l'équivalent de Pivot pour faire un peu contrepoids.

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Philippe Delorme, Christine Angot et Mehdi Belhaj Kacem, extraites de "La littérature sans estomac".

Delerme avec un E et sans gorgée de bière, le matin, c'est très mauvais, même si le petit Marcel en prenait comme médicament contre son asthme (cf "A l'ombre des Jeunes filles en fleurs")

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Caramel, le nombre d'Heures supp' est illimité jusqu'à épuisement, soit du stock d'HSE/HSA, soit du professeur concerné.

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2008

Pas tout à fait : il me semble qu'il soit interdit de toute façon à un professeur de dépasser le double de ses revenus. Certes, pour cela, il faudrait un paquet d'heures sup, mais il y a tout de même une limite.

Ecrit par : Manu | 16 juin 2008

"A propos, mon lien ne marche pas (ces techniques modernes m'échappent, décidément),"

Vite un module de formation aux TICE!!!

Ecrit par : Hervé | 16 juin 2008

Aldo Naouri ("Eduquer ses enfants"):

"Il faut rétablir la relation verticale entre les enfants et les parents, et en finir avc la relation horizonale."

Il ajoute même que c'est à ce prix que les enfants sauront à nouveau lire et compter.

C'est le bon sens même.

A propos de bon sens (ou plutôt d'absence de bon sens), lisez donc , Christophe, vous qui dites n'avoir jamais lu une ligne de Meirieu, le texte dudit signalé ci-dessus par DK :

(Meirieu, pompier pyromane * ? Pas faux si l'on en croit l'article publié dans
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=78&Itemid=2).

Je serais étonné qu'après vous ne considériez pas comme moi que l'individu est un démagogue spécialement dangereux.

Ecrit par : Jean | 16 juin 2008

Extrait du rapport de jury du capes de sciences du langage et de la communication * session 2014 :

"Le jury note avec satisfaction la hausse continue des candidats dans l'épreuve de cliquage de mulot. Cette année, la barre d'admission a été placée à la valeur remarquable de 37 clics/minute"

* nouvelle dénomination unifiée qui a remplacé les obsolètes capes de lettres modernes, classiques et langues vivantes.

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

continue du niveau...

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

"En effet, ce qui lui est souvent reproché jusqu'à lui valoir le qualificatif d'"odieux" (comme Zemmour), c'est peut-être sa compétence, justement."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Mais non! On lui reproche d'être odieux parce qu'il l'est, tout simplement. On peut parfaitement être compétent et impertinent, (et drôle), sans être odieux.
Mais ces deux-là ont trouvé ce type d'expression, comme le faisait justement remarquer un internaute ci-dessus, pour se faire remarquer et passer au zapping.
Il faut plus de talent, (et de compétence) pour être Desproges, (ou même Didier Porte) que Naulleau ou Zemmour.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2008

Voici le lien promis vers Pierre Jourde. Contrairement à Daniel Arnaud, j'ai les compétences requises pour le Capes de clicage du mulot !

;-)

http://www.fluctuat.net/livres/interview/jourde.htm

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Je le remets parce que vraiment je m'étonne du peu de réactions devant le fait qu'entre autres choses ces syndicats viennent de signer à notre place notre temps de présence bien allongé dans les établissements. Cela ne vous gêne pas? Vous avez déjà accepté?


Vous avez vu les "16 points de convergence sur le lycée" que viennent de signer les syndicats à l'exception de FO le 12 Juin dernier?
Charmant! Le SNES et le SGEN, cela ne m'étonne pas mais je pensais que le SNALC était moins stupide que cela!
C'est tout bonnement lamentable!
Tranquille, le pépère Darcos, elle va passer toute seule sa réforme. Tout le monde dort et les syndicats continuent de trahir nos statuts sans le moindre scrupule.
Je croyais qu'on préparait le feu au SNALC? C'est bien ce qu'avait dit JPB et ce que m'a affirmé un représentant de ce syndicat récemment.
Notre ministre leur a promis quoi aux représentants syndicaux pour qu'ils nous cassent ainsi?
S'il y a des représentants SNALC qui passent ici, je veux bien des explications... Merci par avance.

Ecrit par : Sanseverina | 15 juin 2008

Ecrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

Robin,
Delerm (sans e à la fin), puisque vous aimez la précision.
Et, d'autre part, Naulleau n'est que l'éditeur de Jourde et de "La littérature sans estomac".
Si vous ne connaissez de Jourde que quelques extraits de "La littérature sans estomac", je veux encourage à lire urgemment "pays perdu" et "festins secrets" qui sont deux grands romans. (presse pocket - pôchir ;=)

Louis

Ecrit par : Louis LB | 16 juin 2008

Je le remets parce que vraiment je m'étonne du peu de réactions devant le fait qu'entre autres choses ces syndicats viennent de signer à notre place notre temps de présence bien allongé dans les établissements. Cela ne vous gêne pas? Vous avez déjà accepté?
Ecrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

Franchement Sanseverina, en tant que parent d'élève, le profil du nouveau lycée m'inquiète beaucoup.

J'ai retrouvé un article sur le modèle du lycée finlandais qui semble-t-il a inspiré cette réforme : l'autonomie favorise bien sûr les élèves murs qui savent où ils vont et qui sont travailleurs (ou qui ont des parents bien informés derrière eux).
Ce n'est surement pas ce nouveau lycée avec des études à la carte qui permettra à chacun d'aller au plus haut de ses capacités.

Maintenant du côté des parents d'élèves, si vous connaissez une association, pas trop marquée politiquement, qui a déjà pris position contre cette réforme, cela m'intéresse.

Ecrit par : lucile | 16 juin 2008

"les élèves mûrs"

Je suis allée voir sur le site de la PEEP, ils réclament aussi plus d'autonomie et de modularité au lycée !!

"l'autonomie favorise bien sûr les élèves murs qui savent où ils vont et qui sont travailleurs", mais pourquoi les lycéens auraient-ils besoin de se faire un menu des cours à la carte ? Syndrome Mc Do ?

Beurk !

Ecrit par : lucile | 16 juin 2008

Sanseverina, vous avez raison, le fait que la majorité des syndicats signe les 16 points de convergence est décourageant et rageant. En revanche, le snalc a mis en ligne un questionnaire sur la réforme des lycées afin de savoir ce qu'en pensent les professeurs avant d'aller en discuter au ministère. Peut-être que ce syndicat (et d'autres ?) a accepté de signer pour ne pas être exclu des discussions, puisque cela semblait être une condition sine qua non imposée par le ministère. On appréciera le procédé très démocratique…

Ecrit par : Helisenne | 16 juin 2008

Robin,
Delerm (sans e à la fin), puisque vous aimez la précision.
Et, d'autre part, Naulleau n'est que l'éditeur de Jourde et de "La littérature sans estomac".
Si vous ne connaissez de Jourde que quelques extraits de "La littérature sans estomac", je veux encourage à lire urgemment "pays perdu" et "festins secrets" qui sont deux grands romans. (presse pocket - pôchir ;=)

Louis

Ecrit par : Louis LB | 16 juin 2008

Je note ça sur mes tablettes. Bon, récapitulons : Pierre Jourde = auteur, Eric Naulleau = éditeur du précédent notamment (?).

Il me semblait cependant qu'ils avaient écrit des livres "à deux mains" (si vous le voulez-bien)...Et que Naulleau écrivait aussi des pamphlets.

...et Philipe Delerm sans "e"...Même après plusieurs gorgées de bière.

Il faut se tenir à carreau sur ce blog., le prof ne mégote ( un seul "t"!) pas avec l'orthographe et la précision !

;-)

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Notre ministre leur a promis quoi aux représentants syndicaux pour qu'ils nous cassent ainsi?
S'il y a des représentants SNALC qui passent ici, je veux bien des explications... Merci par avance.

Ecrit par : Sanseverina | 15 juin 2008

La réforme est pour l'instant une coquille creuse où chacun projette ses propres désirs, comme si la forme ne conditionnait pas fondamentalement le fond, comme si les syndicats feignaient de savoir que cette réforme n'a pour unique but que de rendre possible la suppression de postes. La forme même de l'enseignement induira un appauvrissement des exigences et un manière de faire cours. Le souci du rééquilibrage des filières paraît plus qu'étrange alors même qu'il y a deux ou trois ans on nous rabâchait sans arrêt que l'on manquait de scientifiques et que les filières scientifiques à l'université étaient désertés (ce qui a conduit à l'introduction au bac des capacités expérimentales en physique, svt, et à partir de l'an prochain en maths pour rendre les sciences plus "attractives").
Ce qui est plus étonnant encore pour le Snalc est le fait d'approuver le rapport du Sénat sur le bac, qui propose de structurer le bac en deux temps sur une logique de compétence, en première le savoir, en terminale l'esprit critique... comme s'il ne s'agissait pas des deux faces d'une même pièce. Cette analyse de l'enseignement à partir de la compétence est un désastre qui dépèce l'exercice de la pensée.
Par ailleurs, Darcos est habile en faisant miroiter la possibilité d'un enseignement à cheval sur le secondaire et le supérieur, il peut séduire par là - à tort - certains réactionnaires qui seraient hostiles aux "innovations" pédagogiques, en leur faisant croire à une porte de sortie.

Pour les parents d'élève, tout le monde se vautre joyeusement dans cette réforme (la PEEP comme la FCPE).

Ecrit par : Romuald | 16 juin 2008

Je le remets parce que vraiment je m'étonne du peu de réactions devant le fait qu'entre autres choses ces syndicats viennent de signer à notre place notre temps de présence bien allongé dans les établissements. Cela ne vous gêne pas? Vous avez déjà accepté?
Ecrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

J'ai expédié votre post à Jean-Michel Léost.
Il m'étonnerait fort que la Société des agrégés n'ait pas les moyens d'y mettre le holà au niveau des conseillers si c'est aussi dangereux que vous en avez le sentiment.

Ecrit par : Jean | 16 juin 2008

Pour Helisenne et Lucile:
Lucile: je pense que le nouveau profil du lycée permettra la multiplication des boîtes privées qui elles feront des cours et pas du parcours autonome. Oui, c'est inquiétant pour les élèves. C'est la" sauce collège" allongée pour le lycée. Or au collège, les cours sont devenus accessoires sauf peut-être dans quelques établissements non encore gangrenés.
Hélisenne: si le SNALC a signé pour pouvoir aller discuter, c'est vraiment le piège total: accepter avant ce qu'on est censé refuser après est un jeu de dupes. Nous serons dupés sauf à déborder les syndicats à la rentrée. Espérons que lorsque les collègues vont enfin s'occuper de ce qui se passe, ils ouvriront les yeux...

Ecrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

1eut-être que ce syndicat (et d'autres ?) a accepté de signer pour ne pas être exclu des discussions, puisque cela semblait être une condition sine qua non imposée par le ministère. On appréciera le procédé très démocratique…

Ecrit par : Helisenne | 16 juin 2008

Je suis au SNALC depuis de nombreuses années, j'ai même été C2 (correspondant dans mon établissement) à une époque où l'on se faisait traiter de fascistes par les collègues, du SNES notamment et où il fallait vraiment se battre (au sens figuré, encore que...) pour avoir une petite place sur le tableau d'affichage.

Les analyses des gens du SNALC sont très souvent justes et pertinentes, voire prophétiques, mais ils ont ce manque d'agressivité, certains diraient de combativité, des gens (trop ?) courtois.

D'autre part, ils ne sont que (ce n'est déjà pas si mal) second syndicat le plus représentatif et ce n'est pas lui qui pose un problème politique (=rapport de forces) actuellement au ministre, mais les syndicats dits "de Gauche".

Je pense, en effet, comme Helisenne, qu'ils ont signé pour ne pas être exclus de la discussion.

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

"les élèves mûrs"

Je suis allée voir sur le site de la PEEP, ils réclament aussi plus d'autonomie et de modularité au lycée !!

"l'autonomie favorise bien sûr les élèves murs qui savent où ils vont et qui sont travailleurs", mais pourquoi les lycéens auraient-ils besoin de se faire un menu des cours à la carte ? Syndrome Mc Do ?

Beurk !
Ecrit par : lucile | 16 juin 2008

La première chose à faire, de la part d'un ministre qui voudrait refaire l'école,serait de virer du circuit toutes les associations de parents d'élèves.
En démocratie, chacun ne peut être représenté qu'une fois, sinon l'égalité disparaît. Les parents sont des citoyens comme les autres; à ce titre, ils votent. Comme parents, ils ne doivent avoir aucun droit de plus dans l'école que les citoyens qui n'ont pas d'enfant.
GM, à titre tout à fait personnel.

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008

La première chose à faire, de la part d'un ministre qui voudrait refaire l'école,serait de virer du circuit toutes les associations de parents d'élèves.
GM, à titre tout à fait personnel.
Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008

Je serais un peu plus nuancée : sur le plan local les associations de parents peuvent avoir une action efficace sur des problèmes périscolaires : transport, sécurité des accès... Cela évite aussi aux chefs d'établissement d'avoir 150 coups de fil de parents énervés par certains problèmes
Les bourses aux livres au lycée permettent de centraliser les ventes de livres d'occasion entre parents (mais je suis bien consciente qu'elles sont aussi le moyen de renflouer les caisses).
Par contre, ils outrepassent leur rôle lorsqu'ils font des propositions sur les réformes scolaires, jugent dans la pratique des enseignants ou s'immiscent dans le fonctionnement des établissements. Je trouve leur poids dans les Conseils d'administration disproportionné : si on y ajoute celui des représentants des élèves, les enseignants sont moins nombreux et ce n'est pas normal.

Ecrit par : lucile | 16 juin 2008

"En démocratie, chacun ne peut être représenté qu'une fois, sinon l'égalité disparaît. Les parents sont des citoyens comme les autres; à ce titre, ils votent. Comme parents, ils ne doivent avoir aucun droit de plus dans l'école que les citoyens qui n'ont pas d'enfant.
GM, à titre tout à fait personnel.

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008 "

Quelle drôle d'idée!!
Faut-il faire le même raisonnement avec les profs (ou instits) qui sont aussi citoyens et n'ont donc rien de plus que les autres à dire sur le sujet de l'école (et encore moins comme fonctionnaires qui ne doivent qu'appliquer les missions et les méthodes désignées par l'Etat)?

Ecrit par : Hervé | 16 juin 2008

Je pense, en effet, comme Helisenne, qu'ils ont signé pour ne pas être exclus de la discussion.

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

L'intérêt est-il de discuter pour discuter ou d'être efficace? Quand on a déjà passé la tête dans l'ouverture, il ne reste plus grand chose à faire pour que tout le reste passe. C'est ce que me dit mon chat siamois tous les jours.

Ecrit par : Sanseverina | 16 juin 2008

Il faut dire aussi, Robin, que les propos du SNALC ont longtemps été dictés davantage par des préjugés politiques que par une analyse très argumentée ; je ne les ai trouvés crédibles que lorsqu'ils ont prouvé leur indépendance en se désolidarisant de réformes lancées par des ministres de droite.

On ne les voyait pas non plus dans des manifestations, jusqu'à récemment.

Cela dit, j'ai apprécié leurs dernières prises de position, qui étaient fondées et argumentées. Si eux aussi se font embourber dans la réforme du lycée, on peut dire qu'on est foutus.

Discussion avec mon proviseur-adjoint hier, qui s'affirme très confiant : selon lui, rien ne changera en profondeur après la réforme. Il chiffre (au doigt mouillé ?) à 10% le nombre d'heure de cours qui seront supprimées et remplacées par les activités "tépéeu-esques"... Il suppose en particulier que l'ECJS va passer à la trappe et compter comme une des ces activités en autonomie, dont elle est déjà fort proche.

Notons quand même, comme je l'ai constaté avec lui, que les élèves qui font 35 h de cours dans notre établissement sont fort rares, et se limitent à ceux qui ont pris deux options facultatives : des élèves qui aiment avoir des cours en plus. Ce chiffre de 35 h de cours qui nous est lancé très souvent à la face ne correspond donc pas à la réalité dans les filières générales, et dans les lycées technologiques ou professionnels, ces heures ne sont suivies d'aucun travail à la maison ou presque. (pour répondre à Christophe Sibille)

Ecrit par : sanjuro | 16 juin 2008

Quelle drôle d'idée!!
Faut-il faire le même raisonnement avec les profs (ou instits) qui sont aussi citoyens et n'ont donc rien de plus que les autres à dire sur le sujet de l'école (et encore moins comme fonctionnaires qui ne doivent qu'appliquer les missions et les méthodes désignées par l'Etat)?
Ecrit par : Hervé | 16 juin 2008
À ma connaissance, dans l'école, les enseignant sont des salariés, et ont, comme tels, des droits syndicaux, entre autres.
À l'extérieur de l'école, ils ont un droit d'expression comme n'importe quel autre citoyen, parent ou pas.

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008

Il chiffre (au doigt mouillé ?) à 10% le nombre d'heure de cours qui seront supprimées et remplacées par les activités "tépéeu-esques"...
Ecrit par : sanjuro | 16 juin 2008

Oui mais quand on voit le peu d'heures qu'il y a déjà pour certaines matières dans la filière S par exemple (langues vivantes, histoire géographie) et la diminution des heures de mathématiques depuis les années 80 (la spé maths en terminale étant peu prisée), 10% en moins ne va pas arranger l'état des connaissances des lycéens arrivant dans le supérieur.

Et malgré ses 33 heures de cours cette année, j'ai rarement vu mon fils travailler tout un week-end comme je devais parfois le faire il y a 27 ans !

Ecrit par : lucile | 16 juin 2008

Est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce que l'on entend exactement par "autonomie" ("ils revendiquent davantage d'autonomie" ?). De quoi parle-t-on exactement ? Je pose la question sans idées préconçues et sans ironie.

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Pour moi le mot "autonomie" renvoie à la "Critique de la raison pratique" de Kant. "Autonomie" s'oppose à "hétéronomie". L'autonomie de la volonté, c'est la faculté de se déterminer en fonction de la loi morale, en dehors de toute autre considération "sensible" (crainte, intérêt, plaisir...). Il s'agit d'un idéal sans doute inaccessible mais vers lequel on doit tendre. En aucun cas la possiblité de vivre selon ses propres lois ou de faire "ce qui vous plaît". Je pense qu'il faudrait ajouter le mot "raisonnable" à côté du mot "autonomie".

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Magnifique « Festins secrets » en effet. En outre, c’est aussi un livre de prof sur les profs :

"Dans les arènes que le Système a fait construire à grands frais, on livre aux fauves ce que la pays a de meilleur. Des jeunes gens engraissés à la science, aux lettres et aux arts, pleins de délicatesse et d'abnégation. En dehors de quelques vieilles épaves pédagogiques, on trouve surtout à Prévert des débutants : grands dadais nourris à la théorie pédagogique des ISFP, rougissantes jeunes filles relâchées des grandes écoles, à qui la nation confie la tache d'apprendre le commentaire en trois parties d'un poème de Baudelaire à des troupeaux de trafiquants de drogues, racketteurs analphabètes, masturbateurs sournois, apprentis maquereaux, putains précoces, filles violées par père et oncles, grenouilles de mosquée voilées jusqu'aux sourcils, prosélytes islamistes et champion de boxe thaï. Les Romains flanquaient les chrétiennes à poil au milieu du cirque. On les fouettait, on les faisait saillir par des ânes avant de faire rôtir ce qui restait. Au moins les martyres avaient-elles la consolation de croire au paradis. Pas les profs. Les profs sont là pour se faire enculer par les ânes, sous les huées de la foule. Tout le système a pour seule vocation de profaner le savoir"

Après cette citation j’attends les inévitables volées de bois verts. Ne frappez pas trop fort.

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

tâche

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

"Ainsi l'homme démocratique peut-il s'en défaire et se consacrer sans remords à des choses plus importantes, des choses réelles, faire construire sa maison pour y regarder la télévision tranquille."

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

de bois verT

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

Vous avez vu les "16 points de convergence sur le lycée" que viennent de signer les syndicats à l'exception de FO le 12 Juin dernier?


Vous savez ce qu'il vous reste à faire ... camarades ?

Ecrit par : victor | 16 juin 2008

Pour en revenir à Naulleau, il a effectivement écrit "Petit déjeuner chez Tyrannie" où il expose ses démêlés avec la directrice du Monde des livres (son nom m'échappe sur le moment), qui avait vivement réagi aux atttaques de " La littérature sans estomac.". Et aussi, en collaboration avec Pierre Jourde, le "Jourde et Naulleau", petit et réjouissant précis de littérature contemporaine, qui parodie le Lagarde et Michard.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 juin 2008

Tout le système a pour seule vocation de profaner le savoir"

Après cette citation j’attends les inévitables volées de bois verts. Ne frappez pas trop fort.

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

Pas de volée de bois vert de ma part en tout cas. Je trouve ça bien vu et de plus en plus vrai, sauf dans quelques oasis encore préservées.

Lisez "Entre les murs" entre les lignes, vous verrez au fond que Bégaudeau dit - beaucoup moins bien - la même chose ; même Finkelkraut s'y était trompé.

Mais le cynisme n'est pas là où l'on croit. On sent chez Jourde une indignation sincère, absente chez Bégaudeau.

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

J'ai un peu l'impression qu'on veut tout et son contraire avec cette réforme du lycée.

Quand Rabelais évoque l'abbaye de Thélème et son « Fais ce que voudras », il parle d'hommes et de femmes (pas d'adolescents), suppose une curiosité et une liberté naturelle chez ces individus, et veut avant tout s'opposer aux règles de vie monastiques extrêmement rigides de son temps.

Je ne suis en aucun cas hostile, faut-il le préciser, à l'autonomie, à la liberté, à la conquête individuelle du savoir.

Mais si EN MÊME TEMPS on veut que j'accueille tout le monde dans mon cours :
- même ceux qui ont des lacunes anciennes et très difficilement compensables,
- même ceux qui ne veulent pas continuer des études longues,
- même ceux qui sont instables psychologiquement ou socialement,
- même ceux qui rejettent la culture que je suis censé leur transmettre au profit de cultures communautaristes ou générationnelles,

alors je dis : il faut choisir.

Je veux bien être "personne ressource" pour ceux qui ont la capacité à s'assumer, et savent pourquoi ils sont là. (Une majorité de mes élèves, au demeurant)

Mais si on me dit que je dois avoir 33 élèves TELS QU'ILS SONT SORTIS DU COLLÈGE, et que je dois faire avec ce nombre et cette motivation, et que je ne dois en laisser sortir aucun, alors il faut accepter que je sois directif, que j'aie des moyens de fixer les limites de travail, de comportement et de parole à l'intérieur de ma salle de classe.

C'est l'un ou l'autre.

Je vois des parents qui viennent me complimenter à la fin de l'année parce que j'ai poussé leur rejeton au boulot, que je n'ai pas accepté qu'on se dispense de devoirs, que j'ai imposé silence à ceux qui se croient tout permis, et LES MÊMES votent n'importe quel projet boy-scout au CA du lycée au motif que les élèves "adooorent" et qu'il est important qu'ils s'épanouissent...

Si on veut avant tout la paix sociale et l'épanouissement individuel, ce sera au détriment des connaissances solides, de la rigueur intellectuelle et du respect de la dignité de chacun.

Je ne demande pas les pleins pouvoirs dans ma classe, je ne veux pas l'autoritarisme, mais je veux un contrat clair. On requiert un niveau minimum, une motivation, et on peut travailler comme on veut à partir de là.
S'il faut aller chercher la motivation et compenser les lacunes, on ne peut pas le faire dans le laisser-aller.

Maintenant, si je vois bien pourquoi les parents sont schizophrènes (ils aiment leurs enfants, donc ils ne veulent pas qu'ils s'ennuient et qu'ils souffrent, mais ils en sont responsables, donc ils veulent qu'ils aient une bonne formation pour leur futur) j'ai du mal à comprendre la schizophrénie de Darcos.

Soit il sacrifie le lycée parce qu'il pense qu'on pourra y revenir plus tard, quand on verra l'étendue du désastre (la politique du pire),

Soit il promet parce qu'il sait que les promesses n'engagent à rien. Il nous prépare peut-être le même coup que pour les 35h : on négocie, et à la fin on fait comme j'ai décidé.

Dans les deux cas, ce n'est pas très honorable.

Ecrit par : sanjuro | 16 juin 2008

A propos des démélés de Pierre Jourde avec la directrice du supplément du Monde :

"Considérant le silence assourdissant qui salua la sortie de la Littérature sans estomac (1) de Pierre Jourde, supputons ce qu’il en sera de l’accompagnement critique de Petit Déjeuner chez Tyrannie, par Eric Naulleau, suivi du Crétinisme alpin, par Pierre Jourde (2), en librairie depuis le 21 janvier. Naulleau est directeur de l’Esprit des péninsules, qui édite dans 45 mètres carrés vingt titres par an, parmi lesquels, en janvier 2002, la Littérature sans estomac. Lauréat du prix de la critique de l’Académie française, cet essai ne l’eût sans doute pas été s’il n’avait eu l’heur de déplaire assez vivement au Monde des livres en évoquant certaines connivences médiatico-littéraires appariant les noms de Josyane Savigneau, directrice de ce supplément du quotidien du soir, et de Philippe Sollers, éditeur et auteur Gallimard, qui y collabore avec une intarissable régularité. La première s’en émut. En novembre dernier, après que la revue Chronicart eut publié des bonnes feuilles du Crétinisme alpin (Jourde y revient sur le traitement critique fait à sa Littérature sans estomac), Savigneau somma Jourde et son éditeur Naulleau de n’y pas revenir. En clair, de ne pas publier sous peine de poursuites judiciaires. En plus clair, la directrice du Monde des livres annonçait son intention d’en faire censurer un ( Libération du 21/11/2002)."

http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=138

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Paru au B.O du 12 06 08

Enseignements élémentaire et secondaire


RÉUSSITE SCOLAIRE
Dispositif expérimental de réussite scolaire au lycée dans 200 établissements
NOR : MENB0800501C
RLR : 520-1
CIRCULAIRE N°2008-075 DU 5-6-2008
MEN
BDC

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Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux IA-IPR ; aux proviseures et proviseurs de lycée

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Afin de répondre dès à présent à la demande exprimée par les lycéens et leurs familles, d’une amélioration de la continuité du service public qui se traduise par une offre élargie permettant un meilleur accompagnement des élèves dans leur parcours, un dispositif de réussite scolaire au lycée sera mis en place à titre expérimental dès la rentrée 2008 dans deux cents lycées d’enseignement général et technologique ou professionnel. Ces établissements ont été identifiés comme accueillant des élèves faisant face à des difficultés scolaires particulières.
Cette offre éducative nouvelle constitue la première étape de la réforme du lycée.


1 - Objectif et public

Ce dispositif concerne les deux cents lycées dont la liste est jointe en annexe.
Complément des enseignements, ce dispositif a pour objet, d’apporter un appui individualisé aux élèves en fonction de leurs besoins, afin de favoriser la réussite scolaire, prévenir les redoublements, limiter les abandons de cursus, notamment en lycée professionnel, et préparer la poursuite d’études supérieures.
Le dispositif inclura notamment les composantes suivantes :
- l’aide au travail scolaire ;
- l’entraînement aux épreuves des examens ;
- l’élaboration et l’approfondissement du projet d’orientation ;
- la préparation à la poursuite d’études supérieures.
La participation des lycéens au dispositif de réussite scolaire, possible dès leur entrée au lycée et sur l’ensemble de leur scolarité, est volontaire. Ce dispositif doit être proposé prioritairement :
- aux élèves rencontrant des difficultés ou susceptibles d’en rencontrer durant leur scolarité au lycée ;
- aux élèves souhaitant disposer d’un appui personnalisé pour réaliser un parcours d’excellence.
Cet accompagnement sera proposé au plus tard à compter du 1er octobre 2008, en complément des horaires obligatoires et permettra d’offrir un service plus complet aux bénéficiaires au sein de lycée. Son organisation dans l’emploi du temps des élèves volontaires doit s’apprécier au niveau de l’établissement.
Il conviendra parallèlement de veiller à ce que les élèves participant au dispositif de réussite scolaire puissent accéder aux ressources de l’établissement (salle informatique, centre de documentation et d’information, ...) de manière plus étendue.

http://www.education.gouv.fr/bo/2008/24/MENB0800501C.htm

Voir la suite pour la liste des Lycées concernés !

Ecrit par : Amélie | 16 juin 2008

Quand Rabelais évoque l'abbaye de Thélème et son « Fais ce que voudras », il parle d'hommes et de femmes (pas d'adolescents), suppose une curiosité et une liberté naturelle chez ces individus, et veut avant tout s'opposer aux règles de vie monastiques extrêmement rigides de son temps.

(sanjuro)

Oui, c'est l'une des explications possibles de ce texte beaucoup énigmatique qu'il n'y paraît. Il y en a une autre, plus inquiétante.

Rabelais a lu "La République" de Platon et bien vu, comme Thomas Moore le ferment totalitaire des utopies.

En l'absence de lois restrictives (les règles monastiques, le silence, l'obéissance au prieur...) les "Thélémites" s'imitent les uns les autres (ils font tous la même chose en même temps et n'ont jamais un seul moment de solitude) et leur état de liesse permanent ressemble fort à celui de notre société de consommation : "une tyrannie du bonheur obligé".

Alors transformer nos lycées en "Thélémites", abattre les dernières barrières qui séparent les lieux de transmission des savoirs de l'ordre de la jouissance ordinaire ? C'est tentant...

Mais sous bénéfice d'inventaire.

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Pour ceux qui continuent de s'intéresser à ce que fait le GRIP,
ce petit lien vers un texte qui éclaire bien des débats sur l'école, le pédagogisme, les compétences etc.

http://michel.delord.free.fr/institut-07022007.pdf

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008

Robin, il me semble que l'abbaye de Thélène est pleine de LIVRES, et je ne crois pas que le totalitarisme fasse bon ménage avec le savoir...

Cela dit, l'abbaye de Thélème est élitiste, je le reconnais. Ce n'est pas le modèle que je veux pour mon lycée, mais je dis que si l'on veut s'en inspirer, il faut y inclure la LIBERTÉ, y compris celle de ne pas y entrer.

Si on veut que tout le monde y entre, il faut faire en sorte que la vie n'y soit pas un enfer.

Ecrit par : sanjuro | 16 juin 2008

en ce moment R. Sylvestre sur le bac dans c à dire (France 5)

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

« le bac est plus facile à avoir que le permis de conduire » :-)

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

Rabelais a lu "La République" de Platon et bien vu, comme Thomas Moore le ferment totalitaire des utopies.


Thomas More et non Moore.

Robin

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Si l'on en croit le rapport du Sénat, le futur lycée comprendrait, en classe de seconde, un tronc commun (français, maths, LV1, histoire-géographie, ...?) agrémenté de 3 options obligatoires d'un trimestre chacune et choisies parmi trois groupes de disciplines ((littéraire, sciences y compris économiques (?), technologie). Le rapport insiste lourdement sur la nécessité d'une option technologisante obligatoire.

On imagine les prochaines explications à l'arme lourde entre lobbies disciplinaires...

Les profs du second degré, combien de divisions ?

Amis du latin et du grec, aménagez vos catacombes !

Quand ça change, ça change...

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

On imagine les prochaines explications à l'arme lourde entre lobbies disciplinaires...

Au Moloch, on murmurerait que le modèle du futur lycée ne serait pas celui d'Helsinki mais plutôt celui de Beyrouth...

Pas de gesticulations prématurées : on n'a pas encore échappé au modèle de Mitrovitsa.

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

Robin, il me semble que l'abbaye de Thélème est pleine de LIVRES, et je ne crois pas que le totalitarisme fasse bon ménage avec le savoir...

Cela dit, l'abbaye de Thélème est élitiste, je le reconnais. Ce n'est pas le modèle que je veux pour mon lycée, mais je dis que si l'on veut s'en inspirer, il faut y inclure la LIBERTÉ, y compris celle de ne pas y entrer.

Si on veut que tout le monde y entre, il faut faire en sorte que la vie n'y soit pas un enfer.

Ecrit par : sanjuro | 16 juin 2008

J'ai beaucoup apprécié votre témoignage et ma remarque n'était pas une critique.

Ce que j'ai dit de l'abbaye de Thélème était une simple hypothèse de lecture, par rapprochement avec l'épisode bien connu des moutons de Panurge et à la lumière du concept girardien de "désir mimétique".

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Rabelais a lu "La République" de Platon et bien vu, comme Thomas Moore le ferment totalitaire des utopies.

Thomas More en effet. Merci à celui ou à celle qui a eu la délicatesse de corriger en mettant mon pseudo.

Ecrit par : Robin | 16 juin 2008

Robin a écrit : "à la lumière du concept girardien de "désir mimétique"."

Une première lecture distraite a donné "à la lumière du concept giscardien de "désir mimétique".

René Girard et Valéry Giscard ne se ressemblent pas. Attraction des contraires ?

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

"Pour une surprise, c'en fut une. À travers la brume, c'était tellement étonnant ce qu'on découvrait sou­dain que nous nous refusâmes d'abord à y croire et puis tout de même quand nous fûmes en plein devant les choses, [...] on s'est mis à bien rigo­ler, en voyant ça, droit devant nous...
Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolu­ment droite. New York c'est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n'est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s'allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l'Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas marrante du tout, raide à faire peur.
On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur. Mais on n'en pouvait rigoler nous, du spectacle qu'à partir du cou, à cause du froid qui venait du large pendant ce temps-là à travers une grosse brume grise et rose, et rapide et piquante à l'assaut de nos pantalons et des crevasses de cette muraille, les rues de la ville, où les nuages s'engouf­fraient aussi à la charge du vent. Notre galère tenait son mince sillon juste au ras des jetées, là où venait finir une eau caca, toute barbotante d'une kyrielle de petits bachots et remorqueurs avides et cornards.
D'après L-F Céline « Voyage au bout de la nuit »

Voilà le texte lu par mes CM1 en octobre. La ville debout, l'eau caca, et cette façon étrange d'écrire, populaire, les a beaucoup amusés.
Ce n'a pas été très difficile. Ce n'est pas difficile.
J'ai étudié plus récemment, au moment de la fête des mères un texte bien plus difficile -ce sont eux qui me le disent après. Pierre Loti évoque sa mère dans "Le roman d'un enfant". Robert W a beau me dire que Loti est qqfois un peu nunuche ... il évoque d'une façon surprenante, l'éternité. L'amour pour sa mère le ramène à ses superstitions enfantines ... il la retrouvera forcément dans l'éternité. Mes élèves ont compris ça sans mon aide. Comme des enfants de 11 ans peuvent comprendre ce genre de chose ... il y a une petite orpheline de mère dans la classe. Ils ont jugé le texte difficile, vocabulaire, tournures de phrases ... difficile. Triste et difficile.

Donc, la semaine suivante, je prends un texte sur les papas bricoleurs (Trois hommes dans un bateau, le tonton qui suspend un cadre, humour anglais simple d'accès ...) Ils lisent facilement le texte ... Moues dubitatives ... Bof ... Il n'est pas terrible ce texte M'sieur .. A chaque fois qu'il essaie quelque chose, on est sûr qu'il va se rater, le tonton ! Le texte de la semaine dernière était beaucoup plus beau ! Relative unanimité. Finalement le JKJ a été racheté, parce que c'était assez drôle qd mm, et facile à imiter ..

Voilà. Et ce n'est pas la première fois qu'ils me font ce coup-là. "L'élève ordinaire n'aime la facilité qu'en première instance." JP Brighelli (Fin de récré -Gawsevitch).

Quant à ce qui se passe au collège, après ... oui, certains d'entre eux s'ennuient. Il y a énormément de temps perdu. Mais il suffit d'une bonne prof de français pour avoir de bonnes surprises. En particulier celle-ci : "vos élèves sont les seuls à vraiment profiter du travail en séquence !!" (sic)

Il y aurait beaucoup de choses à dire là-dessus ; le travail de l'école, celui que je fais, n'est pas un travail de prof. Il faut que le travail d'instit ait été bien fait pour que les profs puissent faire le leur. ...

(PS: Pedro, oui, sur la casuistique ... si tu veux. Mais j'ai approché la casuistique par les manuels de confesseurs, application de la casuistique à la confession, qui m'ont beaucoup beaucoup réjoui ... Bien plus que croquignolet, et ... très très con ... ou pour mieux dire, très très hors sujet. D'accord aussi sur la défense de la scolastique.)

Ecrit par : Marc Le Bris | 16 juin 2008

"vos élèves sont les seuls à vraiment profiter du travail en séquence !!" (sic)

Très drôle ! Ils ont de l'humour maintenant chez les pédagols ?

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

Pas facile de se connecter quand le lycée (Paul-Louis Courier à Tours) où l'on travaille a sur son informatique des filtres qui interdisent toute consultation de courrier... Et tout envoi de messages, de façon générale.
Je reprends donc un peu au hasard.
Naulleau est un type bien, un peu branleur, et l'Esprit des péninsules a été racheté - par Balland, c'est-à-dire Jean-Claude Gawsewitch, bien conseillé...
Jourde aura un grand prix littéraire, un de ces jours, pour un livre qui voudra la peine. En attendant, Festins secrets (largement cité dans A bonne école) vaut vraiment le coup, même si c'est un livre à demi-réussi. Mais un livre à moitié raté de Jourde enfonce largement les livres soit-disants sublimes de Bégaudeau.
Pour ce qui est de la réfome du lycée...
Sanseverina, connaissez-vous le catch 22 ? C'est (en référence au point 22 du règlement interne des armées américaines, et au roman de Joseph Heller) une expression à présent usuelle désignant ce qu'en psycho on appelle un "double bind" - une double choix, ou une double contrainte, qui vous baise dans les deux cas. Ne pas participer aux discussions (c'est ce qu'a choisi de faire FO), c'était se couper de toute possibilité d'intervention, si minime soit-elle. Participer, c'est avoir l'air de signer un blanc-seing au gouvernement. Le conseiller du ministre qui a donné ce choix au SNALC et à d'autres est un voyou. Il le paiera.
Et peut-être avez-vous raison, ma chère : ça se passera dans la rue. J'y crois très fort : il n'est pas possible de se tirer autant de balles dans le pied et de rester tranquille à la tête de l'Etat. Même l'UMP le pense - du moins, ceux qui ne lèchent pas le cul de Xavier Bertrand.

Je reviens à mon fil principal. Pourquoi cette offensive des fondamentalistes chrétiens sur le GRIP ?
Question subsidiaire : pourquoi une fac du Sud a-t-elle choisi d'ignorer l'avis de ses professeurs et le classement des cazndidats et de nommer sur deux postes de maîtres de conf' deux membres de l'Opus dei ?
Le malheureux Lafforgue (on n'est pas plus doué ni plus bête) est manipulé, et avec lui ceux qui le suivent, par quelques fondamentalistes de très triste obédience, la clique qui s'agite derrière Emmanuelle Mignon (c'est elle qui a rédigé le fameux "discours de Latran" du petit Nicolas, porte ouverte à cette réfection de la loi de 1905 dont tant d'imbéciles rêvent). Des gens qui via des maisons d'édition financées par des organismes d'extrème-droite, rêvent d'intégrer le réseau SLECC à leur propre réseau d'écoles privées hors contrat (Jésus Marie et Jeanne d'Arc) afin de peser à terme sur le gouvernement et leur imposer le "chèque Education". Pour qui aurait des doutes, voir le lien donné beaucoup plus haut par Claire sur le manuel d'histoire de Jean Nemo (http://www.lalibrairiedesecoles.com/manuel.php?matiere=4). Et Marc Le Bris, qui est un ami et que j'estime beaucoup, n'a peut-être pas bien calculé la longueur du manche de la cuillère nécessaire pour déjeuner avec le diable. J'attends avec impatience les manuels de Primaire qui feront date, et enfonceront ceux qui aujourd'hui sont inopérants. Le jour où ils seront prêts, il y aura un "Balland Education" qui se mettra en place - avec la SODIS derrière pour diffuser, promis.
Sinon, une journée intéressante au CAPES de Lettres. Des bonnes et des mauvaises notes, des étudiants parfois brillants, d'autres... moins - as usual. Rien de dramatique. La sélection a été faite à l'écrit, qu'on se le dise.
Salutations du soir, espoir...
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 juin 2008

A signaler, dans "Le Figaro" du jour : un article intitulé "Le petit marchandage des notes du bac", sur les "conseils" des inspecteurs pour inciter les correcteurs à "l'indulgence". L'article insiste sur le fait que les correcteurs "trop sévères" peuvent être écartés l'année suivante, et sur le caractère "secret" des consignes données. Je suppose que le petit malin qui tenterait de passer le "rideau de fer" et de rendre public la manière dont les corrections se sont vraiment passées dans son secteur s'exposerait à une "procédure disciplinaire" pour "manquement au devoir de réserve".
Dire qu'en 1989, alors que tombait le mur de Berlin, on ne se rendait pas compte qu'une certaine loi d'orientation contribuait à faire de l'EN le dernier bastion stalinien d'Europe. Gare à celui qui se trouve "entre ses murs"!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Qui a lu le dernier livre de R. Camus (la semaine dernière chez Finkielkraut) ?

La 4e de couv’ fait envie :

«
Amis du Désastre et Niveau-montistes sont formels : la culture s’est répandue dans toutes les couches de la population. Ce livre soutient le contraire.
Si la culture s’est répandue, selon lui, c’est comme le lait de Perette : plus la culture est diffusée, moins il y en a pour chacun et moins elle a de consistance. Lorsque les trois-quarts d’une génération accèdent au baccalauréat, le niveau de connaissance et de maturité qu’implique ce diplôme est à peu près celui qu’atteignaient au même âge les trois-quarts d’une autre génération, quand personne ne songeait à nommer cela baccalauréat, à peine certificat d’études. L’université fait le travail des lycées, les lycées celui des écoles primaires, les classes maternelles celui que les parents ne font pas, ayant eux-mêmes été élevés par l’école de masse, qui a formé la plupart des nouveaux enseignants. Arte, France Culture ou France Musique se consacrent aux tâches jadis dévolues aux chaînes généralistes, celles-ci imitent les postes et stations de divertissement. Tout a baissé d’un cran. C’est la grande déculturation. Et si les journaux n’ont plus de lecteurs, c’est en grande partie parce que leur public potentiel ne sait plus lire, même des phrases de plus en plus simples et de plus en plus fautives, avec de moins en moins de mots.
Le paradoxe est que l’objectif quantitatif, qui est au coeur de l’ambition démocratique en sa transposition culturelle, fait partout le lit de l’argent, par le biais de la publicité, des taux d’audience et des lois du marché. C’est ainsi que le Louvre devient une marque, etc. »

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

"[...] publique...", plutôt.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 juin 2008

Sur le site http://www.defnat.com/acc_frames/resultat.asp?cid_article=20030223&ccodoper=3&cid=200302&ctypeencours=0, j'ai trouvé l'article suivant :

"Cet article a été écrit au cours d'un détachement militaire au bureau des actions civilo-militaires de la représentation militaire de la France, à Prichtina.
Mitrovitsa, ville divisée et sous strict contrôle militaire, apparaît comme un concentré des problèmes du Kosovo. L'affrontement inter-ethnique y est visible autour des lieux symboliques que sont l'Ibar et le pont dit d'Austerlitz. Pêle-mêle on trouve : la persistance de structures administratives parallèles entretenues par Belgrade ; un chômage considérable, notamment en zone serbe ; des problèmes de pollution qui empêchent tout projet de redémarrage des usines locales."

Je l'ai transformé après décodage en une complainte grippienne :

"Cet article a été écrit au cours d'un détachement extraordinaire du GRIP au bureau des actions civilo-révolutionnaires de la représentation disciplinaire de la France, à Chateaudina.
Mitrovitsa, lycée divisé et sous strict contrôle rectoral, apparaît comme un concentré des problèmes du Moloch. L'affrontement inter-disciplinaire y est visible autour des lieux symboliques que sont les TPE et les cours de mathématiques selon Demailly. Pêle-mêle on trouve : la persistance de structures administratives parallèles entretenues par des factions ; un coulage considérable, notamment en zone littéraire ; des problèmes d'occlusion qui empêchent tout projet de redémarrage des usines locales de programmes."

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

Penandant que le GRIP se débat en misérables querelles de chapelles *, les artilleurs du Moloch sortent les pièces de gros calibre.

Le Monde titre "Le bac devrait ressembler à un contrôle continu à l'année"

On y lit :

Question : "Le bac ne devrait-il pas ressembler à un contrôle continu à l'année, du type brevet des collèges ?"


Réponse de Catherine Pauchet : J"e crois que oui, parce que le contrôle continu n'empêche pas l'entrée dans l'enseignement supérieur à un élève qui s'est appliqué pendant trois ans"

La Miss a dite...

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

Des gens qui via des maisons d'édition financées par des organismes d'extrème-droite, rêvent d'intégrer le réseau SLECC à leur propre réseau d'écoles privées hors contrat (Jésus Marie et Jeanne d'Arc) afin de peser à terme sur le gouvernement et leur imposer le "chèque Education".

Du grand délire ! Quand on connait réellement la situation de l'école privée (cf. récent article dans le Figaro*) sous contrat, l'angoisse du défenseur de l'école laïque devant la prétendue montée du hors contrat est hallucinante.
Le chèque-éducation, franchement, qui y croit ? En attendant (longtemps, très longtemps...) les écoles hors contrat sont rares, leurs instits payés au lance-pierre, les effectifs dérisoires. Mais brandir le diable...fait partie des recettes bien connues de l'extrême-gauche.

Toutes les écoles sous contrat sont en train de vendre leurs derniers bijoux de famille (terrains) pour financer la rénovation d'un parc immobilier vieillissant. Comment financer à l'avenir ?
Les écoles chic et bon genre de centre ville ne peuvent cacher les profondes difficultés que rencontrent beaucoup d'écoles privées de province.

*
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/13/01016-20080613ARTFIG00014-baisse-des-moyens-dans-l-enseignement-prive.php

Ecrit par : Guillaume | 16 juin 2008

"Toutes les écoles sous contrat sont en train de vendre leurs derniers bijoux de famille (terrains) pour financer la rénovation d'un parc immobilier vieillissant. Comment financer à l'avenir ?"

A qui envoyer vos dons "pour rester propres" ?

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

Le manuel d'Histoire de Nemo ?...Une préface de Leroy-Ladurie (un ancien encarté, peu fier aujourd'hui certes mais encarté tout de même), cela devrait pourtant vous plaire...

Ecrit par : Guillaume | 16 juin 2008

Toujours dans le chat du Monde :

"erickfp : Oui, les notes au bac sont une loterie. Maintenant, pourquoi est-ce le cas ? Manque de précision des barèmes ? Profs qui n'en font qu'à leur tête ? Voire, profs qui mettent des sales notes à tout le monde pour ne pas être convoqués l'année suivante ? Erick (enseignant-chercheur, ex-prof de lycée, potentiel président de jury de bac en exercice).


Catherine Pauchet : Effectivement, les professeurs ont l'habitude de dire que s'ils ne veulent plus être convoqués l'année suivante pour faire partie des correcteurs, il leur suffit de mettre des notes plus basses que la moyenne pour ne plus être sélectionnés pour les jurys.
Mais, dans l'ensemble, les enseignants ont quand même à cœur de bien noter et de faire en sorte que le baccalauréat soit juste."

Erick (le rouge ?), se rêve comme potentiel chef de meute mandarinant parmi ces poires de profs du second degré.

Je vais t'expliquer comment ne pas faire partie d'un jury de bac :
Tout simplement, ne pas remplir sa fiche de renseignement rectorale par écrit et attendre que l'incurie molochoïdale fasse son oeuvre...

Ecrit par : DK | 16 juin 2008

Lisez donc plutôt le Le Callennec (manuel d'Histoire de Cycle III chez Hatier), on y trouve des extraits du Coran ou de la Bible, de véritables petites séances de caté ou d'école coranique, avec même un dossier sur la Mosquée de Kairouan (toujours pas compris le lien avec l'Histoire de France ?).

Rien de cela dans le bouquin de Nemo. Alors le couplet "offensive des fondamentalistes chrétiens sur le GRIP"...

Ecrit par : Guillaume | 16 juin 2008

Les génuflexions de tout bord me font gerber.

Massacrez vous entre bords et annoncez les résultats

On aura peut-être le maigre bénéfice d'empocher dix fois la mise chez le book du coin.

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Allez encore une couche pour les suces papes de tout poil

http://www.youtube.com/watch?v=nwEKene6ha0

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Captain Beefheart = Lafforgue ?

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Je représente la tendance Captain Beefheart au sein du GRIP mais je crains d'être mis en minorité par la tendance branle toi et action le 5 juillet.

Dois-je tenir à l'écart ?

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Dois-je me tenir à l'écart malgré mes doigts palmés ?

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

En réponse à C. Sibille

Je suis revenu des enfers, après ma mort paisible, alors que je croyais pourtant en avoir fini avec les turpitudes de ce monde.
Mais on me tira des enfers au motif que l'enfer c'était ici; le nôtre était devenu un endroit trop paisible. Nous, les Anciens, nous n'avons jamais une imagination aussi débordante que la vôtre, il est vrai.
C'est ainsi que je fis la découverte des nouveaux objets encombrants qui empêchent la conversation entre amis; je ne comprends pas en particulier l'intérêt que les mortels prêtent à une émission intitulée "Les Fous du roi". J'ai bien connu pire qu'un roi, et à ce qu'on dit il était plus intelligent que les fous et plus fou que les intelligents. J'ai essayé de comprendre les cris, les vociférations sortant d'un étrange objet appelé "radio" et je n'ai rien compris à tout ceci.
Comme j'avais d'autres choses à découvrir, je considérai que c'était là une chose qui ne dépendait pas de moi et la laissai pour toujours. La liberté, c'est simple comme une radio qu'on laisse muette et spécialement à midi.

Ecrit par : sénèque | 16 juin 2008

L'esprit Captain beefheart submergera-il le Moloch ?

C'est la seule question qui importe.

La réponse est déjà connue.

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Le grip tendance nanard WC veut au moins 2 voix au prochain CA.

Les aura-t-il ?

Le pays entier est suspendu aux lèvres des leaders !

Woaaww

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Serait-il possible de revenir au propos initial de ce fil ?

"Oui, les opérations, c’est comme les mousquetaires : pour faire le compte, il en faut quatre, dès le début. Et ce n’est pas un hasard si cette règle efficace, établie en pédagogie du calcul depuis la fin du XIXe, est battue en brèche depuis plus de trente ans par les nouveaux scoliastes de la gent didacticienne affiliés au Café pédagogique.
Pour ces gens-là, Monsieur, la négation de l’héritage pédagogique de l’Instruction publique est un fonds de commerce — et une garantie de carrière. Comme elle l’est, soit dit en passant, pour ceux qui ont hélas ! obtenu que l’apprentissage alphabétique de la lecture en CP, enfin rétabli, continue à être « préparé » en maternelle par trois années de pratiques idéo-visuelles.
Je lis ici, avec beaucoup d’intérêt, les échanges sur des sujets larges ayant trait à l’école : la formation des maîtres, le statut menacé des enseignants, le développement d’un islamisme intolérant, la faillite de l’enseignement des sciences, les longs débats autour de Condorcet, sur l’enseignement de l’histoire, François Furet et les prolégomènes révolutionnaires de la tragédie communiste, etc. Il y a sur « Bonnet d’âne » nombre de spécialistes de ces divers champs — je les apprécie, ils le savent, ils se reconnaîtront.
Que cela ne nous fasse pas oublier que c’est sur le terrain de l’écriture-lecture, et celui de la pédagogie du calcul, dans leurs aspects les plus apparemment techniques, et les plus humblement artisanaux, que se livre la bataille la plus âpre entre les ignorantins triomphants et les partisans de l’Instruction publique.
C’est sur ce terrain-là, jonché de pauvres gosses laissés à leur nature et au hasard de leur naissance, que se bat le GRIP.
Pour l’écriture-lecture dès la GS, et les quatre opérations.
De ce point de vue, la parution du fichier de calcul signé Pascal Dupré vingt-cinq ans d’expérience en GS-CP) paru chez GRIP-Éditions constitue un événement majeur dans le paysage de l’édition pédagogique.
Et un moyen de changer l’école en profondeur.
Je fais appel à vous pour élargir la diffusion, auprès des collègues intéressés, mais aussi auprès des parents et grands-parents. "

Guy Morel, secrétaire du GRIP

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008

Le grip tendance faitesrespecterleborfel exige au moins trois voix pour faire entendre la sienne au prochain ca.

Nous sommes deux mais ce n'est pas une raison.

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

La tendance furet et action ne veut à aucun prix d'alliance avec la tendance faitesrespecterlebordel.

Elle en assumera toutes les conséquences.

A aucun prix

Ecrit par : Canard_WC | 16 juin 2008

Scission au sein de la tendance Canard WC : il faudra désormais compter avec la tendance Arpic. http://www.dailymotion.com/relevance/search/canard%2Bwc/video/x67mo_canardwc_ads

Ecrit par : arpic | 16 juin 2008

Le canard WC, fidèle à son habitude, cherche la merde.

Ecrit par : uncertain | 16 juin 2008

Et puis si vous avez une minute, pouvez vous m'éclairer sur l'expression "les nouveaux scoliastes de la gent didacticienne".
D' avance merci
Louis

Ecrit par : Louis LB | 17 juin 2008

Cher Guy Morel,
Interressé par le travail de Pascal Dupré, j'ai fouillé le site du projet SLECC et j'ai cru un temps toucher le Graal.
Sur la page :
http://www.slecc.fr/fichier_dupre_odt.htm
on nous promet l'accès au fichier en version .odt.
Mais ces liens ne fonctionnent pas.
Je vous le signale pour que vous répariez éventuellement.
D'avance merci.

Louis

Ecrit par : Louis LB | 17 juin 2008

Cher Guy Morel,
Interressé par le travail de Pascal Dupré, j'ai fouillé le site du projet SLECC et j'ai cru un temps toucher le Graal.
Sur la page :
http://www.slecc.fr/fichier_dupre_odt.htm
on nous promet l'accès au fichier en version .odt.
Mais ces liens ne fonctionnent pas.
Je vous le signale pour que vous répariez éventuellement.
D'avance merci.

Louis
Ecrit par : Louis LB | 17 juin 2008


Bonjour,
Merci de me signaler l'inactivité des liens sur le site du Projet SLECC. Cela sera réparé demain matin.
La didactique des maths a joué un rôle central dans la destruction de l'enseignement du calcul et par contamination dans la destruction des enseignements élémentaires ; pour faire court, j'ai assimilé leur activité à celle des clercs du Moyen-âge qui surchargeaient de leurs scolies les textes de l'Antiquité. Pour creuser la question, on peut consulter sur le site de Michel Delord les textes de Rudolf Bkouche, ancien directeur de l'IREM de Lille.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

"En réponse à C. Sibille

Je suis revenu des enfers, après ma mort paisible, alors que je croyais pourtant en avoir fini avec les turpitudes de ce monde.
Mais on me tira des enfers au motif que l'enfer c'était ici; le nôtre était devenu un endroit trop paisible. Nous, les Anciens, nous n'avons jamais une imagination aussi débordante que la vôtre, il est vrai.
C'est ainsi que je fis la découverte des nouveaux objets encombrants qui empêchent la conversation entre amis; je ne comprends pas en particulier l'intérêt que les mortels prêtent à une émission intitulée "Les Fous du roi". J'ai bien connu pire qu'un roi, et à ce qu'on dit il était plus intelligent que les fous et plus fou que les intelligents. J'ai essayé de comprendre les cris, les vociférations sortant d'un étrange objet appelé "radio" et je n'ai rien compris à tout ceci.
Comme j'avais d'autres choses à découvrir, je considérai que c'était là une chose qui ne dépendait pas de moi et la laissai pour toujours. La liberté, c'est simple comme une radio qu'on laisse muette et spécialement à midi."

Ecrit par : sénèque | 16 juin 2008

Oh, il y a effectivement énormément de choses à découvrir! Et, rassurez-vous, je suis très loin d'être un fan de l'ensemble de l'émission! Mais j'aime beaucoup l'écouter entre 12h05 et 12h12. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

Aura-t-on un compte-rendu de ce qui s'est dit ce vendredi à Paris VII ? Etant donné ce que j'ai vécu aujourd'hui, j'aurais mieux fait de m'y rendre ! Mais ne peut pas tout prévoir à l'avance. Des infos ! Des infos !
Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2008


Laissez-moi remettre mes notes au propre, Jeremy, je suis un peu au taquet en ce moment...

Ecrit par : FGuichard, aux pièces | 17 juin 2008

Lorsque la télévision était divertissante, les animateurs pas prétentieux et où on apprenait du vocabulaire en s'amusant, ça vous rappelle quelque chose ?

http://www.dailymotion.com/relevance/search/le%2Bfrancophonissime/video/x3meom_le-meilleur-du-francophonissime_politics

Ecrit par : lucile | 17 juin 2008

Ça nous change, comme dirait l'autre... Puisque nous y sommes, vous-souvenez-vous d'un jeu excellent sur la 5 au début des années 90 qui se jouait par équipe de deux (parfois un adulte et un enfant) et qui comportait des questions de culture générale ?

L'épreuve finale consistait à recomposer de mémoire sur une console circulaire la combinaison sonore, numérique et colorée qui apparaissait sur une grande roue. Certains rares candidats ayant l'oreille absolue se basaient sur les notes émises (do-ré-mi-fa, etc.) et d'autres mémorisaient la combinaison numérique. Peu de candidats réussisaient cette épreuve.

J'en ai totalement oublié le nom :quelqu'un se souvient-il du titre de cette émission ?

Ecrit par : Manu | 17 juin 2008

Hé oui, mon bon monsieur! La télévision est devenue tellement catastrophique, que même le retour de Patrick Sabatier, (qui va remplacer Naguy cet été) risque de passer inaperçu...
Et l'académie des neuf! Ah, l'académie des neuf!
Et rendez-nous Guy Lux, même dans l'état où il est, on ne verra guère la différence avec Michel Drucker!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

Et l'académie des neuf! Ah, l'académie des neuf!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

Ah oui ! Et La tête et les jambes, où Fabius brilla !

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Un excellent article à lire pour les nombreux défenseurs sur ce blog de la suppression de la carte scolaire :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/17/la-suppression-de-la-carte-scolaire-renforcera-les-ghettos_1059209_823448.html#ens_id=1059315

C'était prévisible... Au lieu de penser un nouveau redécoupage, il était tellement plus libéral d'assouplir et de supprimer...

Ecrit par : Romuald | 17 juin 2008

"Ah oui ! Et La tête et les jambes, où Fabius brilla !"

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Guy, vous êtes le roi de la contrepèterie! Mais étaient-ce les jantes de sa 125cm3???

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

"C'était prévisible... Au lieu de penser un nouveau redécoupage, il était tellement plus libéral d'assouplir et de supprimer..."

Ecrit par : Romuald | 17 juin 2008

C'était même transparent... Et on a manifesté aussi contre ça, si mes souvenirs sont bons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008

Et rendez-nous Guy Lux, même dans l'état où il est, on ne verra guère la différence avec Michel Drucker!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2008


Boh on a bien été obligé de rappeler Philippe Bouvard itself aux Grosses têtes...

Ecrit par : Sergio | 17 juin 2008

Je viens de lire ça sur un mail de Sauver les Lettres:

Libération du 09-06-08 : 200 ans et la vie dure.
Le bac coûte cher, a averti Darcos qui est sous la pression de Bercy pour réduire toujours plus les dépenses. En juin 2007, le ministre a donné des chiffres: 127 685 correcteurs et examinateurs mobilisés, 4 millions de copies traitées, 2 millions d’oraux. Le coût annuel du bac s’élève à 21,5 millions d’euros, soit en moyenne 55,4 euros pour un candidat à un bac général, 61,2 pour un bac pro et 71,4 pour un bac techno.

Moins cher qu'un plein de gasoil pour ma bagnole! Mon dernier plein dépassait les 76 euros. C'est dérisoire comme somme. N'importe quel parent ou élève serait prêt à payer des frais d'inscription de ce montant pour un diplome monnayable, ayant une réelle valeur marchande.

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Serait-il possible de revenir au propos initial de ce fil ?

"Oui, les opérations, c’est comme les mousquetaires : pour faire le compte, il en faut quatre, dès le début. Et ce n’est pas un hasard si cette règle efficace, établie en pédagogie du calcul depuis la fin du XIXe, est battue en brèche depuis plus de trente ans par les nouveaux scoliastes de la gent didacticienne affiliés au Café pédagogique.


Guy Morel, secrétaire du GRIP

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2008

Mon fils a passé l'épreuve de math du bac L hier et, oui!, il y avait les quatre opérations ainsi que la règle de trois dans les exercices proposés.

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

En plus, on pourrait appliquer une TVA à 19.6% sur les frais d'inscription.

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Quant à ce qui se passe au collège, après ... oui, certains d'entre eux s'ennuient. Il y a énormément de temps perdu. Mais il suffit d'une bonne prof de français pour avoir de bonnes surprises. En particulier celle-ci : "vos élèves sont les seuls à vraiment profiter du travail en séquence !!" (sic)

Ecrit par : Marc Le Bris | 16 juin 2008

Ça n'a rien d'étonnant! Le travail en séquences est tellement ambitieux que, sans des bases solides, c'est totalement inutile. Dans le principe, c'est vachement beau comme idée et, quand je faisais mes études supérieures, j'aurais aimé parfois un travail en séquences, surtout si toutes les chaires concernées s'étaient entendues pour cadrer cours, TP et TD sur le même sujet, de façon à nous procurer une vue synthétique du sujet. Mais, c'est probablement un travail d'enfer pour organiser un tel enseignement...

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Mon fils a passé l'épreuve de math du bac L hier et, oui!, il y avait les quatre opérations ainsi que la règle de trois dans les exercices proposés.
Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008
Voyez comme les thèses du GRIP progressent. L'année dernière, la règle de trois n'était proposée qu'en 1e année de licence de maths. Vous me direz si l'épreuve de français comportait la conjugaison du verbe "chanter" au passé antérieur.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Ce soir, on va réviser les temps composés de l'indicatif!

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

L'article du « Monde » indique que les établissements ghettos sont susceptibles d'être fermés s'ils sont fuis par les parents.

Moindre mal, car imaginez qu'on les refile au privé ? Imaginez un de ces établissements au pied des tours HLM des grandes banlieues, confié au privé, même un privé nul et sans originalité par rapport au public ? Je suis sûr que tout à coup, l'établissement deviendra coté et qu'il y aura une liste d'attente. Pourquoi ? Uniquement parce que les parents auront tout à coup l'impression (l'illusion ?) que le bahut sera "tenu".

Et il est bien triste que l'école publique, moitié par angélisme moitié par attitude démissionnaire, ait laissé filer la discipline dans ces établissements.

Si j'avais été principal d'un tel collège, j'aurais exclu à tour de bras ! Si un gamin ne peut pas se plier aux règles minimales de vie en commun, il garde le droit à être scolarisé, mais il peut aller l'exercer à 10km, en ce qui me concerne ! J'ai cru comprendre que les principaux qui se montraient ainsi exigeants ont été assez vite calmés par la hiérarchie.

Je connais des collèges dans lesquels on laisse s'entasser les affaires jusqu'à ce que les conseils de discipline aient lieu en mai ! C'est bien trop tard.

Et c'est cela qui aurait redonné confiance aux habitants des banlieues : qu'on les protège des petits caids, qu'on tienne bon sur le respect de TOUS (profs et élèves).

Au lieu de ça, on les a laissés filer chez les curés, et maintenant on organise le sauve-qui peut généralisé. Ecœurant.

Il faudrait prendre la mesure de la frustration que ce laxisme a engendré : je vois dans le regard de certains de mes élèves, des lycéens, à quel point ils ont l'habitude des chahuts de leurs camarades en cours. Ils prennent un air absent qui m'effraie.

Et quand je discute avec certains, je vois bien que leur opinion de l'espèce humaine est tombée au plus bas. Bonne chance pour faire partager les idées de solidarité et d'humanisme aux futures élites, qui auront vu leurs congénères livrés à eux-mêmes pendant toute leur scolarité !

Une anecdote personnelle pour finir : j'ai eu affaire il y a 10 ans à une classe de seconde particulièrement odieuse. Pas d'excuse sociale : tous des enfants de cadres, voire de chefs d'entreprise. Nous avons fini, devant l'inertie du patron et de son adjoint, par demander à chaque gamin de venir avec ses parents pour un entretien individuel avec l'équipe pédagogique. Ce geste solennel a suffi pour modifier un peu l'atmosphère de la classe. Mais à la fin de l'année, après le conseil de classe, des élèves sont venus me voir pour me dire : « Monsieur, on ne savait pas ce que vous vouliez dire : l'an passé, au collège, il y avait tellement de bruit en classe qu'un de nos copains a réussi à scier son bureau en plein cours ! »

Franchement, qu'on en arrive à ce degré de laisser-aller, même si c'est un cas extrême, ça me désole encore aujourd'hui.

Et accessoirement, ce que cette anecdote rappelle, c'est que, même si on veut assurer un climat favorable au travail, on part de ce que nos collègues laissent faire. Cela rend d'autant plus criminelles les illusions de certains, qui ne se rendent pas compte à quel point ils sabotent non seulement leur enseignement pour leur plaisir narcissique de jouer les "bons copains", mais aussi le cours des autres, et sur plusieurs années !

Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

Mais, c'est probablement un travail d'enfer pour organiser un tel enseignement...

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Tout dépend ce que l'on entend par "séquence".

Le problème de la progression en séquences, c'est qu'elle a pratiquement détruit l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

On apprend aux élèves la situation d'énonciation, le schéma de la communication, les énoncés "ancrés" et "non ancrés", le schéma narratif quinaire et le actanciel, sans oublier le point de vue narratif, la focalisation et la double énonciation théâtrale, mais les élèves n'ont plus d'orthographe et ne savent plus distinguer un attribut d'un complément d'objet.

Les manuels récents sont un peu meilleurs (je pense à celui des éditions Belin, coll. "à suivre"...Je ne fais pas de pub, je dis juste "un peu mieux"...avec notamment le souci de compenser en proposant des textes anciens (par exemple des extraits de l'Iliade et de l'Odyssée ou de Virgile, l'assassinat (le mot n'est pas trop fort) du grec et du latin et de varier un peu les questions.

Sinon, tout ce qui était Histoire littéraire est passé à la trappe : un texte de Maupassant suit un extrait de "La Princesse de Clèves", comme si ces deux auteurs avaient vécu à la même époque...Comme vous dites, il faut ramer pour resituer (et les inspecteurs n'apprécient guère) : comme chacun sait "les "objets d'étude" sont intemporels.

On a le sentiment qu'à partir des années 96 (introduction des séquences) les cours de français et les textes grands et petits sont devenus des prétextes pour illustrer les approches structuralistes, d'où l'impression d'extrême monotonie, d'aridité, que l'on éprouve en feuilletant ces manuels : quel que soit les textes, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent : qui est le narrateur ? Qui est l'auteur ? Quel est le point de vue ? Quelle est la situation d'énonciation ? Je pense et je ne suis pas le seul, que cette approche est en grande partie responsable de la désaffection des élèves envers la littérature.

Et Todorov est bien gentil ; son "mea culpa" est bien venu mais il vient un peu tard.

En attendant, le train est lancé à toute vitesse. Tout le monde a poussé dans le même sens : les universitaires, les IPR, les auteurs de manuels...et les habitudes se sont installées.

J'ai personnellement fait le "grand écart" pendant des années en essayant de ménager la chèvre et le choux pour reprendre le titre d'un ancien fil du blog (il ne faut pas oublier qu'ils ont le brevet des collège avec des questions de "stylistique", toujours les mêmes).

Mais comme vous dites, c'est un travail d'enfer.

Ecrit par : Robin | 17 juin 2008

Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

Ce "climat" délétère que vous décrivez n'est malheureusement pas exceptionnel, c'est même devenu la règle, mais ça n'a rien de consolant.

Ecrit par : Robin | 17 juin 2008

Petit message à Catmano ou autre collègue du primaire : où peut-on se procurer les nouveaux programmes ?

Ecrit par : victor | 17 juin 2008

Ben...sur le site du ministère, non ?

Ecrit par : Manu | 17 juin 2008

Vous avez vu les "16 points de convergence sur le lycée" que viennent de signer les syndicats à l'exception de FO le 12 Juin dernier?
Charmant! Le SNES et le SGEN, cela ne m'étonne pas mais je pensais que le SNALC était moins stupide que cela!
C'est tout bonnement lamentable!
Tranquille, le pépère Darcos, elle va passer toute seule sa réforme. Tout le monde dort et les syndicats continuent de trahir nos statuts sans le moindre scrupule.
Je croyais qu'on préparait le feu au SNALC? C'est bien ce qu'avait dit JPB et ce que m'a affirmé un représentant de ce syndicat récemment.
Notre ministre leur a promis quoi aux représentants syndicaux pour qu'ils nous cassent ainsi?
S'il y a des représentants SNALC qui passent ici, je veux bien des explications... Merci par avance.

Ecrit par : Sanseverina | 15 juin 2008


Rapport Legendre : "A quoi sert le bac ? " : commentaire du SNALC

Le SNALC, second syndicat le plus représenté dans l’enseignement secondaire, se félicite des conclusions du rapport sur le baccalauréat présenté ce jour par le sénateur Legendre. Les propositions énoncées dans ce texte sont en effet susceptibles de revaloriser à la fois un baccalauréat mal en point et une condition enseignante malmenée.
Face à la transformation progressive du lycée en lycée unique, le SNALC approuve la volonté d’élargir l’accès au baccalauréat dans toutes ses composantes, en revalorisant notamment les filières technologiques et professionnelles, tout en préservant le BEP, dont l’intérêt est réaffirmé.
Le SNALC souscrit également à l’idée que la réussite des élèves à long terme s’inscrit dans un processus impliquant tous les maillons de l’enseignement secondaire, et en particulier le collège, contrairement aux préceptes la feuille de route proposée par le ministère, qui rend le seul lycée responsable de l’échec massif des jeunes à l’université. Il serait donc souhaitable que le collège devienne la « porte d’entrée des études générales et professionnelles », ce qui suppose l’éclatement du moule unique. En aval, le SNALC est favorable à la proposition de rendre publics, pour chaque filière d’enseignement supérieur et à titre indicatif, les enseignements qu’il faut avoir suivis dans le secondaire, ceci afin clarifier les procédures d’orientation.
Ayant dénoncé depuis longtemps la dégradation de la valeur du baccalauréat, le SNALC est particulièrement sensible aux propositions destinées à la restaurer : il ne peut ainsi qu’approuver la volonté de développement du rôle de l’enseignement supérieur dans la définition des programmes, la préparation des sujets et la présidence des jurys, afin de faire véritablement du baccalauréat le premier diplôme de l’enseignement supérieur. Il souscrit également à l’idée que cette possibilité d’étude ne doit cependant pas être une obligation immédiate, le baccalauréat, notamment professionnel, devant garantir une véritable qualification professionnelle. Il approuve particulièrement les propositions destinées à « dissiper tous les soupçons de petits arrangements » en rendant publiques les consignes de correction et les statistiques des épreuves, comme la volonté d’une véritable session de rattrapage en septembre, en remplacement des épreuves du second groupe. Face au développement du CCF et de la charge de travail des professeurs de lycée dans le cadre de l’organisation du baccalauréat, le SNALC ne peut enfin que souscrire à une meilleure rémunération des correcteurs comme à l’impossibilité d’examen et de correction au sein de son propre établissement.
Si la majorité de ces propositions semblent donc aller dans le bon sens, le SNALC sera néanmoins particulièrement attentif à l’avenir de certaines d’entre elles : si la possibilité de mettre en place un enseignement de tronc unique à options, en remplacement des filières actuelles, n’est pas en soi inenvisageable, le SNALC veillera néanmoins à ce que le moule unique ne s’impose pas au lycée, comme il s’est imposé au collège avec le peu de succès que l’on sait…
Paris le 13 juin 2008

Ecrit par : Manu | 17 juin 2008

Qué nouveaux programmes ? Y'en a pas, des nouveaux programmes ! Y'a jamais eu de nouveaux programmes !

On a bien eu une consultation. Même que toutes les écoles devaient s'y coller et faire remonter leurs remarques.

Une semaine après, ils avaient tout lu, tout consulté et ils ont rendu la synthèse de nos conclusions à nous, les je-sais-pas-combien de milliers de PE, instituteurs et autres LC de l'enseignement primaire.

Après, ils ont modifié un peu et ils ont envoyé ça au HCE pour qu'il donne son avis (consultatif, l'avis). Il a dit que c'était pas bien, mais c'est pas grave puisque son avis n'est que consultatif.

Après, ça aurait dû être publié. Fin mai, qu'ils avaient dit.

Et pis, c'est tout. On n'en sait pas plus.

Sinon, sur eduscol, vous devez pouvoir trouver ça. J'irai vous copier le lien, si vous voulez.

Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Après, ils ont modifié un peu et ils ont envoyé ça au HCE pour qu'il donne son avis (consultatif, l'avis). Il a dit que c'était pas bien, mais c'est pas grave puisque son avis n'est que consultatif.

Après, ça aurait dû être publié. Fin mai, qu'ils avaient dit.

Et pis, c'est tout. On n'en sait pas plus.

Sinon, sur eduscol, vous devez pouvoir trouver ça. J'irai vous copier le lien, si vous voulez.

Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Ca se passe comme ça chez Darc'Donald !

Ecrit par : Robin | 17 juin 2008

Erreur, le HCE a dit oui, c'est le CSE qui a dit non. Mais bon, ça fait rien, lui aussi c'est consultatif.
De toute façon, moi, j'ai essayé d' inscrire ma classe au projet SLECC, ce sont donc les programmes du GRIP que je suis dans ma classe.
Mais je ne sais toujours pas si je fais partie de l'expérimentation SLECC, je n'ai jamais reçu ni d'accord, ni d'interdiction de ma hiérarchie.
Les premiers programmes 2008, c'est là :
http://media.education.gouv.fr/file/02_fevrier/24/3/BOEcolePrimaireWeb_24243.pdf
Je crois qu'ils les ont un peu modifiés, mais je n'ai pas réussi à les trouver (y'a pas Bédeuzie dans les programmes du GRIP).

Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Pour Victor,

Perdue quelque part dans les limbes ministériels, la nouvelle mouture après "consultation" :
http://media.education.gouv.fr/file/nouveau_programme_du_primaire/74/6/programmes_primaire_pour_avis_CSE_26746.pdf

Ecrit par : Un hussard | 17 juin 2008

Merci beaucoup Catmano ; mon épouse et ses collègues s'inquiétaient de n'avoir aucune nouvelle de ce qu'elles devraient enseigner à la rentrée. Je vais leur suggérer de se rallier à l'expérimentation SLECC !

Ecrit par : victor | 17 juin 2008

Nouveaux programmes : la lecture au CP

1ère mouture : «Lire à haute voix un texte court INCONNU dont les mots ont été étudiés, en articulant correctement et en respectant la ponctuation. Le décodage sera EXACT et la compréhension du texte PRÉCISE.» Bien !

2ème mouture après "consultation" : «Lire à haute voix un texte court dont les mots ont été étudiés, en articulant correctement et en respectant la ponctuation.» Retour à 2002... minable !

Les méthodes "mixtes" ont encore de beaux jours devant elles. Alors les nouveaux programmes tiédasses... dans les limbes ou dans le B.O., qu'importe ?

La défense du statut, pour garder le droit d'instruire en toute impunité -ou presque- indépendamment des valses ministérielles, tel est l'enjeu véritable !

Ecrit par : Un hussard | 17 juin 2008

Y avait même des soustractions à retenue et puis aussi deux prières à sainte Bédeuzi.

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

J'ai personnellement fait le "grand écart" pendant des années en essayant de ménager la chèvre et le choux pour reprendre le titre d'un ancien fil du blog (il ne faut pas oublier qu'ils ont le brevet des collège avec des questions de "stylistique", toujours les mêmes).

Mais comme vous dites, c'est un travail d'enfer.

Ecrit par : Robin | 17 juin 2008

Otez-moi d'un doute. Y'a un x à choux au singulier????????

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Grande section et lecture :

Première mouture : "Comprendre le principe alphabétique
Le principe alphabétique régit la transcription des sons en français : une lettre transcrit un son.
L’enfant est capable de :
- Mettre en relation les sons et les lettres : faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier,
les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r.
- Reconnaître la plupart des lettres."

Deuxième mouture : "ils mettent en relation les lettres et les sons. La discrimination des sons devient de plus en plus précise. Ils apprennent progressivement le nom de la plupart des lettres de l’alphabet qu’ils savent reconnaître, en caractères d’imprimerie et dans l’écriture cursive, sans que la connaissance de l’alphabet dans l’ordre traditionnel soit requise à ce stade. Pour une partie d’entre elles, ils leur associent le son qu’elles codent et le distinguent du nom de la lettre quand c’est pertinent. Les enfants découvrent ainsi le principe alphabétique, sans qu’il soit nécessaire de travailler avec eux toutes les correspondances."

Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Un chou, des choux...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 juin 2008

Arrêtez-moi si je divague. Il parait évident que les quatre opé sont indissociables et doivent être enseignées ensemble, que lecture et écriture vont naturellement de paire. Qu'y a-t-il de contrariant à considérer que le genre romanesque doit faire l'objet d'une séquence ou la démocratie? Et, à l'inverse, pourquoi justement ceux qui préconisent l'étude d'entités ou pseudo entités littéraires, historiques ou scientifiques veulent couper en tranches les enseignements de base? Voilà qui me semble illogique et incompréhensible.

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

BAC !

Une collègue de lettres m'envoie ceci :
"que faire quand le descriptif annonce: "objet d'étude:,le roman vision de l'homme et du monde", texte support: "Candide".?

et un autre:

séquence 1: convaincre, persuader, délibérer..au XVIIIe.: "la dénonciation de l'esclavage"

séquence 2: le théatre au XX e: " un théatre d'engagement"

séquence 3: convaincre, persuader, délibérer..."L'atelier" de J.C.Grumberg"
séquence 4: le roman engagé: "La condition humaine"
séquence 5: le poête et ses engagements: convaincre, persuader, délibérer...En quoi la forme poétique permet-elle la dénonciation? "
Ma réponse : envoyer la liste au doyen de l'IPR du coin avec un mot : " c'est pas bientôt fini les conneries ?"

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

"Tout le système a pour seule vocation de profaner le savoir"

Je confirme. Et je peux vous dire que la génération montante d'IPR et de futurs IPR sera pire que l'actuelle, qui a bien pris soin de former une relève encore plus dure qu'elle-même.

"Pourquoi une fac du Sud a-t-elle choisi [...] de nommer sur deux postes de maîtres de conf' deux membres de l'Opus dei ?
S'ils ont déclaré publiquement être de l'Opus dei, on peut savoir de qui il s'agit ? Ca me fout la trouille, ces histoires.

"Le malheureux Lafforgue est manipulé, et avec lui ceux qui le suivent, par la clique qui s'agite derrière Emmanuelle Mignon (c'est elle qui a rédigé le fameux "discours de Latran")"
Emmanuelle Mignon et Sybille Veil ? On dirait l'association de la fille du Colonel Mignon (Modeste Mignon chez Balzac) et de la fiancée de Dorian Gray (Sybil Vane chez Oscar Wilde).
Ca leur va bien.

Ecrit par : Jeremy | 17 juin 2008

Encore un exemple de la nocivité des inspecteurs, qui sont devenus une vraie mafia.

"Professeur des écoles débutant, (je crois qu'il est encore à l'IUFM Anne-Marie)j'ai été visité par une inspectrice il ya dix jours dans une classe de CE1 où j'avais effectué un stage en responsabilité auparavant.

Il s'agissait d'une deuxième séance assez longue sur le verbe en m'appuyant sur les compétences des I.O. Cette séance se caractérisait par des phrase à metre au pluriel caractéristiques d'un verbe. Le vocabulaire était connu et sciemment choisi,du moins je l'espère. Ces exercices étaient maillés de mise en commun orales.

Je dois reconnaitre que les élèves ont beaucoup écrit, plus qu'avec leur enseignant titulaire. Mais on a atteint les objectifs de la séance, à savoir reconnaitre le verbe par une terminaison i[nt]i inaudible à la troisième personne du pluriel. Les élèves ont par ailleurs bien participé. De plus, les I.O recommandent 2h30 par jour de lecture et d'écriture tous domaines confondus. Les autres séances de la journée ( Arts visuels et EPS) n'étaient pas propices à cela.

Je trouvais cette classe trés hétérogène avec un niveau de lecture assez faible; je m'étais mis d'accord avec la titulaire par téléphone sur les thèmes de mes enseignements. En fin de cycle 2, je voulais qu'ils aient des acquis solides sur le verbe.

Néanmoins, à la lecture des cahiers des élèves, il persistait quelques erreurs pour certains mais je pense avoir déblayé le terrain pour le titulaire. Je n'ai pas eu d'entretien avec l'inspectrice, uniquement des simples remarques infantilisantes.
Elle me reprocha en substance mes méthodes assez transmissives et que les élèves n'étaient pas 'en activité' au sens constructiviste du terme. Il fallait que je réfléchisse à ma pédagogie. Je n'ai pas pu justifier mes choix pédagogiques. Elle en n'avait cure.

Elle eût préféré que je leur donne des étiquettes à manipuler pour repérer le verbe. Par la suite , on aurait fait un grand tableau où chacun donne sa réponse.

L'apprentissage de la langue est long et fastidieux, ce qui rend nécesssaire le recours à des jalons grammaticaux, pour ne pas dire, à de vrais cours de grammaire. Ces cours peuvent être ludiques, mais surtout pas occupationnels.

De ce simulacre d'entretien, je retiendrai surtout qu'il n'est pas de bon ton d'avoir de l'ambition pour ses élèves et que les dogmes institutionnels l'emportent largement sur les résultats.

Bref, je vais quitter ce métier sans regret "

Nous l'avons supplié de faire son possible pour rester instit...s'il est reçu au concours, ce qui n'est pas gagné.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou, ripou, font leur pluriel en X.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Quelqu'un a-t-il lu "Autopsie de l'école républicaine"? de Michel Segal.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Otez-moi d'un doute. Y'a un x à choux au singulier????????

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Un chou, des choux...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 juin 2008

Bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou, ripou, font leur pluriel en X.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Charriez pas trop les filles !

;-)

Ecrit par : Robin | 17 juin 2008

Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

Oui, Sanjuro, c'est le pain quotidien de profs de certains collèges: la lâcheté des chefs d'établissements et celle des CPE nous met en position difficile.
Et ils portent en partie la responsabilité de la propagation de l'animation au détriment de l'instruction. Et comme les collègues suivent comme des moutons...voire en rajoutent.
Tiens, il a bien de la chance notre Tourangeau préféré d'écouter les étudiants commenter notre belle littérature pendant qu'on tente de calmer les zinzins de collège en furie car sentant la fin de l'année scolaire!
Joli centre ville d'ailleurs à Tours et fac agréablement située!
Et le beau château de Villandry avec des jardins à vous faire pleurer!

Ecrit par : Sanseverina | 17 juin 2008

Grande section et lecture :

Première mouture : "Comprendre le principe alphabétique
Le principe alphabétique régit la transcription des sons en français : une lettre transcrit un son.
L’enfant est capable de :
- Mettre en relation les sons et les lettres : faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier,
les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r.
- Reconnaître la plupart des lettres."

Deuxième mouture : "ils mettent en relation les lettres et les sons. La discrimination des sons devient de plus en plus précise. Ils apprennent progressivement le nom de la plupart des lettres de l’alphabet qu’ils savent reconnaître, en caractères d’imprimerie et dans l’écriture cursive, sans que la connaissance de l’alphabet dans l’ordre traditionnel soit requise à ce stade. Pour une partie d’entre elles, ils leur associent le son qu’elles codent et le distinguent du nom de la lettre quand c’est pertinent. Les enfants découvrent ainsi le principe alphabétique, sans qu’il soit nécessaire de travailler avec eux toutes les correspondances."
Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Où est l'écriture considérée depuis la fin du XIXe jusque dans les années soixante comme la voie d'accès à la lecture ?
Les rédacteurs des programmes savent-ils lire ? Ont-ils lu Kergomard et quelques autres ? Liliane Lurçat, par exemple ou Freinet ou Montessori.
ÉCRITURE-LECTURE, ÉCRITURE-LECTURE, ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin !

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

ÉCRITURE-LECTURE (suite)

"La généralisation de l'enseignement primaire n'est pas séparable du projet d'instruire le peuple, il s'agissait de rendre la lecture accessible au plus grand nombre. En suivant le perfectionnement des méthodes qui associent l'enseignement de la lecture à celui de l'écriture, on s'aperçoit qu'il existe un double mouvement dans l'alphabétisation du plus grand nombre. On découvre d'abord que l'enseignement de l'écriture doit être le support de celui de la lecture, ensuite, qu'il est nécessaire de lier le sens au signe dès le début de l'apprentissage, par l'emploi de mots connus des enfants. Je donnerai quelques exemples illustrant ces idées, clairement exprimées par les pédagogues de la Rénovation pédagogique. 
 L'importance de l'écriture pour la maîtrise et la conservation de la lecture a d'abord été constatée par des pédagogues expérimentés. Ainsi, en 1741, Py Poulain Delaunay conseille aux parents de " leur mettre la plume à la main dès qu'ils commencent la lecture et de les faire écrire quelque jeunes qu'ils puissent être" (1). C'est en 1793 que Dupont de Nemours propose à la Convention de renverser l'ancien usage, et de faire commencer l'instruction littéraire par l'apprentissage de l'écriture. "
Liliane Lurçat " La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs"


Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Où est l'écriture considérée depuis la fin du XIXe jusque dans les années soixante comme la voie d'accès à la lecture ?
Les rédacteurs des programmes savent-ils lire ? Ont-ils lu Kergomard et quelques autres ? Liliane Lurçat, par exemple ou Freinet ou Montessori.
ÉCRITURE-LECTURE, ÉCRITURE-LECTURE, ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin !

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

La voilà :

Première mouture : "- Après avoir appris le son qui est transcrit par une lettre, tracer cette lettre en écriture cursive.

- Sous la conduite de l’enseignant, copier en écriture cursive de petits mots simples dont les correspondances entre lettres et sons ont été étudiées : écrire en contrôlant la tenue de l’instrument et la position de la page ; s’entraîner à recopier les mots d’abord écrits avec l’enseignant pour améliorer la qualité de sa production, taille et enchaînement des lettres en particulier."

Deuxième mouture : "Sans qu’on doive réduire l’activité graphique à la préparation de l’écriture, les enfants observent et reproduisent quotidiennement des motifs graphiques afin d’acquérir le geste le mieux adapté et le plus efficace. L’entrée dans l’écriture s’appuie sur les compétences développées par les activités graphiques (enchaînements de lignes simples, courbes, continues...), mais requiert aussi des compétences particulières de perception des caractéristiques des lettres.
L’écriture cursive est proposée à tous les enfants, en grande section, dès qu’ils en sont capables ; elle fait l’objet d’un enseignement guidé afin que ces premières habitudes installées favorisent la qualité des tracés et l’aisance du geste."

Il paraît que mes collègues de maternelle se sentaient comme dans un carcan en lisant la première mouture et qu'ils redoutaient qu'on primarise l'école maternelle.
Ils vont tout y gagner, on annoncera que la maternelle ne sert à rien et on la fermera.
Vingt mille postes à supprimer, il faut bien les trouver quelque part !

Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Il paraît que mes collègues de maternelle se sentaient comme dans un carcan en lisant la première mouture et qu'ils redoutaient qu'on primarise l'école maternelle.
Ils vont tout y gagner, on annoncera que la maternelle ne sert à rien et on la fermera.
Vingt mille postes à supprimer, il faut bien les trouver quelque part !
Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Précision importante : l'écriture-lecture a été pratiquée en GS, sans forçage, ainsi que les quatre opérations ( division nombre de fois et nombre de parts) jusque dans dans les années soixante. La maternelle n'était pas "primarisée" pour autant. D'ailleurs ce néologisme n'existait pas. C'est une constante dans l'Ed.-Nat depuis quelques décennies : on invente des mots pour couvrir des âneries ( Bongo,mon âne, pas de braiment s'il te plaît ! ce n'est pas de toi que je parle, mais des ahuries de l'AGEEM.
Qui finiront en effet par obtenir la disparition de l'école maternelle.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Otez-moi d'un doute. Y'a un x à choux au singulier????????

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2008

Un chou, des choux...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 juin 2008

Bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou, ripou, font leur pluriel en X.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 juin 2008

Charriez pas trop les filles !

;-)
Ecrit par : Robin | 17 juin 2008

Tripoux a un x au singulier comme au pluriel. Mais peut s'écrire aussi tripous.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Descriptif EAF :
séquence 1: convaincre, persuader, délibérer..au XVIIIe.: "la dénonciation de l'esclavage"
séquence 2: le théatre au XX e: " un théatre d'engagement"
séquence 3: convaincre, persuader, délibérer..."L'atelier" de J.C.Grumberg"
séquence 4: le roman engagé: "La condition humaine"
séquence 5: le poête et ses engagements: convaincre, persuader, délibérer...En quoi la forme poétique permet-elle la dénonciation? "

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008


Résultat de ces "petites coyonneries", comme écrivait Voltaire (à propos de "Candide", justement) : des copies qui, en début d'hypokhâgne, peinent à aller plus loin que "l'auteur dit que...", "la thèse du poème est que..." et (ma préférée) "l'auteur nous fait passer un message".
Après avoir expliqué x fois ce qu'est la littérature, glosé sur "l'universel reportage" et "les mots de la tribu", et montré pourquoi ce genre de formule creuse est inapproprié , je finis par enlever cinq points au premier étudiant qui persiste à me sortir ce genre d'ânerie (pardon, Guy morel, je ne songe pas à votre baudet préféré) dans sa dissertation : c'est ce que l'on appelle la méthode active.

Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008

Les grandes stars des programmes Viala sont de toute façon les écrivains qui "s'engagent" : Voltaire, Hugo, Zola.
On pourrait allègrement faire TOUT le programme de lycée en ne se référant qu'à ces trois auteurs-là, auquel il faudrait sans doute ajouter Racine, qui ne doit vraisemblablement son maintien en tant qu'auteur canonique du programme aux côtés des trois autres qu'au fait que Viala en était à la fois le spécialiste et l'éditeur.

Ecrit par : Jeremy | 17 juin 2008

et (ma préférée) "l'auteur nous fait passer un message".
Après avoir expliqué x fois ce qu'est la littérature, glosé sur "l'universel reportage" et "les mots de la tribu", et montré pourquoi ce genre de formule creuse est inapproprié , je finis par enlever cinq points au premier étudiant qui persiste à me sortir ce genre d'ânerie (pardon, Guy morel, je ne songe pas à votre baudet préféré) dans sa dissertation : c'est ce que l'on appelle la méthode active.
Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008
À l'époque reculée où j'enseignais à des élèves - je veux dire des élèves instruits, c'est-à-dire des élèves - l'emploi de "l'auteur veut nous faire passer un message" entraînait un passage de savon de une à deux heures, selon les cas, et l'obligation de recommencer le devoir.
En hypokhâgne, toujours à cette époque reculée à laquelle je me réfère, l'usage de cette énormité aurait entraîné la mise au ban de la classe. Ce qui prouve que la tolérance a beaucoup progressé ces dernières années.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

"Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !"

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

"Oui, Sanjuro, c'est le pain quotidien de profs de certains collèges: la lâcheté des chefs d'établissements et celle des CPE nous met en position difficile.
Et ils portent en partie la responsabilité de la propagation de l'animation au détriment de l'instruction. Et comme les collègues suivent comme des moutons...voire en rajoutent."

Ecrit par : Sanseverina | 17 juin 2008

Je confirme.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

Idem en Lycée Professionnel, où on relègue généralement les élèves qui ont posé problème au collège.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

" l'époque reculée où j'enseignais à des élèves - je veux dire des élèves instruits, c'est-à-dire des élèves - l'emploi de "l'auteur veut nous faire passer un message" entraînait un passage de savon.
En hypokhâgne, toujours à cette époque reculée à laquelle je me réfère, l'usage de cette énormité aurait entraîné la mise au ban de la classe. Ce qui prouve que la tolérance a beaucoup progressé ces dernières années.
Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Je vous indique simplement, par désir de vous livrer une information juste et complète, que maintenant c'est le sujet de dissertation au bac : "Quel(s) moyen(s) vous semble(nt) le(s) plus efficace(s) pour faire passer un message en littérature ?"

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2008

Nouveaux programmes:
Première version:
ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin ! ( Guy Morel )
Seconde Version:
l'écriture-lecture a été pratiquée en GS, sans forçage(Guy Morel)

Précision utile afin d' éviter de renforcer les idées reçues concernant les membres du GRIP et leur goût prononcé pour "Les bonnes vieilles méthodes".
La première version s'adresse aux responsables des nouveaux programmes et la seconde aux élèves de GS

Ecrit par : thierry venot | 18 juin 2008

Après avoir expliqué x fois ce qu'est la littérature[..,]

Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008

Ma question va peut-être vous paraître idiote, mais pouvez-vous justement le synthétiser en quelques mots ou quelques phrases (je ne suis pas professeur de lettres) ?

Ecrit par : Manu | 18 juin 2008

"Ils vont tout y gagner, on annoncera que la maternelle ne sert à rien et on la fermera.
Vingt mille postes à supprimer, il faut bien les trouver quelque part !"

Ecrit par : catmano | 17 juin 2008

Surtout quand les IEN se mettent à écrire des bouquins pour la torpiller; de l'aveu même de l'intéressé: "je gagne deux Euros par bouquin vendu".

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2008

Nouveaux programmes:
Première version:
ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin ! ( Guy Morel )
Seconde Version:
l'écriture-lecture a été pratiquée en GS, sans forçage(Guy Morel)

Précision utile afin d' éviter de renforcer les idées reçues concernant les membres du GRIP et leur goût prononcé pour "Les bonnes vieilles méthodes".
La première version s'adresse aux responsables des nouveaux programmes et la seconde aux élèves de GS
Ecrit par : thierry venot | 18 juin 2008
En effet, le merlin n'est utile qu'avec les bûches.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2008

Descriptif EAF :
séquence 1: convaincre, persuader, délibérer..au XVIIIe.: "la dénonciation de l'esclavage"
séquence 2: le théatre au XX e: " un théatre d'engagement"
séquence 3: convaincre, persuader, délibérer..."L'atelier" de J.C.Grumberg"
séquence 4: le roman engagé: "La condition humaine"
séquence 5: le poête et ses engagements: convaincre, persuader, délibérer...En quoi la forme poétique permet-elle la dénonciation? "

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

et (ma préférée) "l'auteur nous fait passer un message".

Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008

C'est l'exemple de liste , pardon, de descriptif conforme à la doxa droitdel'hommiste , espèce de prêchi-prêcha sirupeux déversé par hectolitres à l'oral de EAF , parfaite assimilation de ce qu'on peut entendre à la télé ou lire , comme le dit Maffesoli (in "La république des bons sentiments") , dans "ces bulletins paroissiaux que sont devenus les journaux nationaux" !

SLL demande qu'on envoie un compte-rendu des consignes de correction .
L'année dernière , pas d'inspecteur présent à la commission , seulement ses "délégués" , on nous a vaguement commenté les consignes nationales et locales et remis les copies , au revoir , corrigez bien !
Ce simulacre est le même depuis plusieurs années . Une fois même , au RDV , il n'y avait que les copies présentes , et les profs convoqués , priés de prendre livraison sans poser de question !

Ecrit par : Amélie | 18 juin 2008

Je vous indique simplement, par désir de vous livrer une information juste et complète, que maintenant c'est le sujet de dissertation au bac : "Quel(s) moyen(s) vous semble(nt) le(s) plus efficace(s) pour faire passer un message en littérature ?"
Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2008
La tolérance, vous dis-je.
Sujet de l'année prochaine : " Faites une liste des oeuvres qui font passer le message suivant : il faut respecter son semblable et les autres."
De l'année suivante : " Si vous étiez écrivain, quel message voudriez-vous faire passer ?"
De l'année d'après : " Dites quels sont les trois messages les plus importants qu'ont fait passer les écrivains français dont vous connaissez les noms."

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2008

Alors, Sanseverina, on bave sur Tours, Villandry, Azay et compagnie ? Mais je suis assis huit heures par jour dans une salle de classe à écouter des choses plus ou moins bien dites sur des textes canoniques ou non - nous panachons, parce que les candidats ont apparemment très peur des textes canoniques, qu'ils ignorent, et des autres, qu'ils ne connaissent pas : la réforme Viala, panachée de réforme LMD, est passée par là. Bref, leur rêve (voir le forum de Capes en trouble), c'est Voltaire, Hugo, Zola. Si possible, juste Zola. Et encore, pas tout (j'ai interrogé il y a deux ans un candidat sur un passage de l'Argent qui l'a quelque peu décontenancé, bien obligé de s'avouer que le Milou n'était pas le philosémite qu'on lui avait décrit).
Sinon, venez donc déjeuner avec moi un de ces jours, ma chère. Aujourd'hui, par exemple, j'ai un peu de temps...
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2008

Nouveaux programmes:
Première version:
ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin ! ( Guy Morel )
Seconde Version:
l'écriture-lecture a été pratiquée en GS, sans forçage(Guy Morel)
Précision utile afin d' éviter de renforcer les idées reçues concernant les membres du GRIP et leur goût prononcé pour "Les bonnes vieilles méthodes".
La première version s'adresse aux responsables des nouveaux programmes et la seconde aux élèves de GS

Ecrit par : thierry venot | 18 juin 2008

Je confirme, aucune trace de bosses sur la tête de mes six élèves de GS et pourtant, six élèves bons déchiffreurs, sachant copier une phrase selon les normes de l'écriture liée, calculant des additions de deux nombres à deux chiffres (avec ou sans retenue), des soustractions de nombres à deux chiffres (sans retenue, seulement), sachant multiplier et diviser par deux.
Le problème va être le CP, comment débute-t-on un CP avec des élèves de ce style ?
Petite suggestion à ceux qui donnent les sous : si on donne un an d'avance à plusieurs élèves par an parce qu'ils en sont capables, aura-t-on à nouveau le droit de faire redoubler ceux qui en ont besoin ?
Les adeptes de Ste Bédeuzie devraient pouvoir nous faire un petit logiciel comptable du style "cette année, nous avons économisé tant d'années scolaires-élèves, nous pouvons donc nous permettre d'en dépenser le tiers (ou le quart) en "bons de redoublement" pour x futurs Pépéerreuhisés", ce qui économiserait de plus au moins cinq kilos de papier gaspillés en pure perte lors des équipes éducatives, synthèses et autres plan de remédiation en triple exemplaire.
En plus, ça ferait Développement Durable, formidable, non !

Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

Nouveaux programmes:
Première version:
ÉCRITURE-LECTURE ! Faudrait leur faire rentrer cela dans le crâne à coups de merlin ! ( Guy Morel )


SLEEC/GRIP : Merlin l'Enchanteur sauvera-t-il le petit Arthur des griffes de Madame Mime ?

http://www.youtube.com/watch?v=UNjkuHQGa2w

Ecrit par : Robin | 18 juin 2008

Quels tricheurs ces pédagos...Et attention à l'excès de courtoisie (message au SNALC) !


http://www.youtube.com/watch?v=vTlN-wqAzhg&NR=1

Ecrit par : Robin | 18 juin 2008

Descriptif EAF :
séquence 1: convaincre, persuader, délibérer..au XVIIIe.: "la dénonciation de l'esclavage"
séquence 2: le théatre au XX e: " un théatre d'engagement"
séquence 3: convaincre, persuader, délibérer..."L'atelier" de J.C.Grumberg"
séquence 4: le roman engagé: "La condition humaine"
séquence 5: le poête et ses engagements: convaincre, persuader, délibérer...En quoi la forme poétique permet-elle la dénonciation? "

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Hep! Ne nous gendarmons pas! Avec la sainte "Séquence", tout galimatias evient savant, toute sottise devient raison!

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

"Quant au proviseur adjoint qui me ramenait par la main les gamins que j'excluais du cours (en dernier ressort, vraiment !), je lui garde un chien de ma chienne !"

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2008

Il a sûrement eu sa hors-classe!

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Je confirme, aucune trace de bosses sur la tête de mes six élèves de GS et pourtant, six élèves bons déchiffreurs, sachant copier une phrase selon les normes de l'écriture liée, calculant des additions de deux nombres à deux chiffres (avec ou sans retenue), des soustractions de nombres à deux chiffres (sans retenue, seulement), sachant multiplier et diviser par deux.

Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

Franchement, quand je vous lis, j'enrage pour la multitude d'enfants qui sortent du CP un peu partout en France et qui n'ont même pas le bagage que vous offrez à vos GS.
Je trouve cela terriblement injuste.

Ecrit par : Maminou | 18 juin 2008

Maminou vous avez tellement raison !

La solution pour rétablir la justice :
Interdire à Catmano d'exercer en GS ...


Et d'ailleurs, si on pouvait lui interdire tout court d'enseigner ce serait pas plus mal.
Comme le disait un IPR il y a quelques années : "Zorglub obtient de bons résultats avec ses élèves au bac. Mais il ne faut pas en tenir compte car il ne respecte pas les recommandations pédagogiques"

Ecrit par : Zorglub | 18 juin 2008

Puis-je par la même occasion arrêter aussi le CP et le CE1 ? Quel sera le montant de mon parachute ? Comment seront calculées mes indemnités de départ ? Si elles sont sous forme d'actions ou d'obligations, pourrais-je avoir autre chose que des bons de l'Education Nationale, j'ai peur qu'ils baissent encore ? Le yacht, je dois le rendre ou je peux le garder ?

Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

Puis-je par la même occasion arrêter aussi le CP et le CE1 ?
Ecrit par : catmano | 18 juin 2008


Vous savez bien que c'est "une drogue" et qu'il est difficile de se sevrer... Vous vous languiriez, comme la chèvre de M. Seguin face à sa montagne...



Quel sera le montant de mon parachute ?
Ecrit par : catmano | 18 juin 2008


Vous n'avez jamais entendu , dans notre monde agricole, ce qui fait "marcher" les paysans...
"La joie au travail est déjà une rémunération!!!"
Inutile le parachute...

Par contre, le yacht, vous devriez insister pour le garder pour faire de la géographie active...

Ecrit par : Maminou | 18 juin 2008

Ben dis-donc,à force de se tripoter la nouille,y vont tous finir par savoir jouer du violon ici.

Ecrit par : tacet | 18 juin 2008

Après avoir expliqué x fois ce qu'est la littérature[..,]

Ecrit par : FGuichard | 17 juin 2008

Ma question va peut-être vous paraître idiote, mais pouvez-vous justement le synthétiser en quelques mots ou quelques phrases (je ne suis pas professeur de lettres) ?

Ecrit par : Manu | 18 juin 2008

Je vois bien que tout le monde se dérobe...

Allez, j'y vais : la littérature est l'ensemble des textes qui sont écrits et/ou lus au moins pour une part pour leur caractère esthétique.

En quelques mots, je pense que c'est pas trop mal, non ?

Ecrit par : Pat | 18 juin 2008

Maminou et Catmano, si vous saviez comment mon petit-fils a été "instruit", vous seriez horrifiée.

Je vous admire toutes les deux pour votre détermination à avoir instruit tant d'enfants dans vos classes.

C'est ce que fait ma fille dans sa ZEP bien qu'elle soit, hélas, la seule à se rapprocher de la qualité de l'enseignement SLECC.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 juin 2008

Le problème va être le CP, comment débute-t-on un CP avec des élèves de ce style ? (catmano)

Ce n'est pas un problème...Tu continues!
Le problème c'est lorsqu'au CP ta classe est composée pour moitié d'élèves de ce style et pour l'autre d'élèves qui n'ont pas eu cet apprentissage en GS. Tu peux toujours les installer deux à deux pour que celui qui n'a pas pu bénéficier de ton enseignement puisse construire ses savoirs en s'inspirant de son voisin. N'oublie surtout pas d'avertir Ouzoulias pour que cette expérience novatrice donne lieu à une étude qui alimentera en papier recyclable l'épais dossier de sa recherche "scientifique". Un conseil,si tu veux être célèbre un jour, ne te fatigue pas à instruire tes élèves; les médias s'en moquent ;lance toi dans la recherche et tu passera au journal de France 2. A propos de célébrité voici ce que rudolf Bkouche m'écrivait cette semaine concernant ces études "bidons":
"Je te propose un sujet d’étude révolutionnaire qui, si tu arrives à prouver par une succession de sophismes que la réponse à la question est OUI, pourra te rendre célèbre dans ton milieu professionnel ( bien plus que ton excellent travail pour les élèves de maternelle…. sans intérêt pour les constructivistes)" :
Sujet de l'étude:
La connaissance de l'alphabet peut-elle être un obstacle à l'apprentissage de la lecture ?

Ne cherche pas de subtilités, malheureusement il n'y en a aucune. ( R. Bkouche)
Cordialement
Thierry

Ecrit par : thierry venot | 18 juin 2008

Fatigué Thierry ? ;)
La soirée d'hier c'est/est mal passée ?

Ecrit par : toto | 18 juin 2008

s'est :)

Ecrit par : toto | 18 juin 2008

Je confirme : moi aussi je retire un point à toute copie qui comporte cette horripilante expression : "l'écrivain nous fait passer un message"

Je ne déteste pas parler de communication écrite et orale, mais je fais la différence entre communication et littérature en leur disant :
C'est comme quand on achète un pot de peinture : ça peut être pour repeindre sa chambre ou pour peindre la Joconde ! C'est pourtant de la peinture dans les deux cas !

Maintenant, si les sujets de bac officialisent l'expression, je vais avoir l'air fin !

Ecrit par : sanjuro | 18 juin 2008

Sinon, venez donc déjeuner avec moi un de ces jours, ma chère. Aujourd'hui, par exemple, j'ai un peu de temps...
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2008

Bon courage, mon pauvre ami, pour affronter la Gisèle d'Estoc du pauvre. Je vous rappelle qu'une dose de Nux vomica 20 CH avant le repas favorise les digestions sereines

Ecrit par : TIGER LILITH | 18 juin 2008

"Oui, Sanjuro, c'est le pain quotidien de profs de certains collèges: la lâcheté des chefs d'établissements et celle des CPE nous met en position difficile.
Et ils portent en partie la responsabilité de la propagation de l'animation au détriment de l'instruction. Et comme les collègues suivent comme des moutons...voire en rajoutent."

Ecrit par : Sanseverina | 17 juin 2008

Je confirme.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

Merci Daniel!

Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Bon courage, mon pauvre ami, pour affronter la Gisèle d'Estoc du pauvre. Je vous rappelle qu'une dose de Nux vomica 20 CH avant le repas favorise les digestions sereines

Ecrit par : TIGER LILITH | 18 juin 2008

Ah! voilà la courageuse Françoise Guichard qui lance ses insultes à couvert, après avoir fait la morale mult fois ici à ceux qui prennent des pseudos!
C'est vrai, vous ne vous servez de votre pseudo, FG, que pour insulter les collègues! Jean en fit les frais il y a peu de temps, en se faisant traiter de "vieux gaga" et moi il y a plus longtemps encore, vous me disiez élégamment d'aller me faire " sodomiser".
Votre dernier message tout-à-fait insultant à mon égard est totalement gratuit, puisqu'il n'était aucunement question de vous.
Mais on peut vous comprendre les fins d'année en classe préparatoire sont épuisantes: c'est simple, on n'arrive plus à tenir les hypokhâgneux tant ils sont agités, insolents et agressifs.
Et croyez bien que je me sens plus utile à être la "Gisèle d'Estoc du pauvre" comme vous dites avec beaucoup de condescendance et de mépris que la FG alias Tiger Lilith qui se fait mousser en remuant beaucoup d'air un peu partout pour se donner l'illusion d'avoir une quelconque importance.
Je ne sais pas si vous êtes "au taquet" comme vous le disiez, il y a peu, mais vous avez bien du temps à perdre pour poster ce genre d'insultes!

Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Alors JPB, vous perdez votre humour en même temps que vous vous occupez agréablement à écouter nos bons étudiants discourir sur quelques grands textes?
Vous ne voulez pas qu'on pleure sur les collègues qui font passer les oraux de CAPES, quand même?
C'est une activité librement choisie, lucrative qui plus est. Travailler plus , pour gagner plus. Non?
Et je maintiens que les jardins de Villandry... Au printemps, on distribue même à chaque visiteur les salades cultivées sur place...

Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Eh bien, une plaisanterie légère déchaîne l'ire des uns et des autres...
J'en suis bien marri.
A part ça, faire passer le CAPES est une activité sérieuse qui requiert une attention soutenue pendant des heures - je voudrais vous y voir : on fait sept explications de textes de bon niveau par jour, d'époques et d'auteurs variés - une remise à jour qui stimule les petites cellules grises, mais qui ne va pas de soi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2008

"une remise à jour qui stimule les petites cellules grises, mais qui ne va pas de soi.
JPB

"

sic transit gloria mundi

Ecrit par : troll | 18 juin 2008

"une remise à jour qui stimule les petites cellules grises, mais qui ne va pas de soi.
JPB

"

sic transit gloria mundi

Ecrit par : troll | 18 juin 2008

Pirate !

Ecrit par : Robin | 18 juin 2008

Et d'ailleurs, si on pouvait lui interdire tout court d'enseigner ce serait pas plus mal.
Comme le disait un IPR il y a quelques années : "Zorglub obtient de bons résultats avec ses élèves au bac. Mais il ne faut pas en tenir compte car il ne respecte pas les recommandations pédagogiques"

Ecrit par : Zorglub | 18 juin 2008

Molière et ses médecins sont toujours d'actualité : vous avez le droit de tuer le malade si vous suivez les prescriptions de la Faculté, mais si vous ne les suivez pas, vous n'avez pas le droit de le sauver.

Ecrit par : Robin | 18 juin 2008

Molière et ses médecins sont toujours d'actualité : vous avez le droit de tuer le malade si vous suivez les prescriptions de la Faculté, mais si vous ne les suivez pas, vous n'avez pas le droit de le sauver.
Ecrit par : Robin | 18 juin 2008


Vous avez le devoir de tuer le malade :


SGANARELLE.- Vous avez l'âme bien mécréante*. Cependant vous voyez depuis un temps que le vin émétique fait bruire ses fuseaux*. Ses miracles ont converti les plus incrédules esprits, et il n'y a pas trois semaines que j'en ai vu, moi qui vous parle, un effet merveilleux.

DOM JUAN.- Et quel?

SGANARELLE.- Il y avait un homme qui depuis six jours était à l'agonie, on ne savait plus que lui ordonner, et tous les remèdes ne faisaient rien, on s'avisa à la fin de lui donner de l'émétique.

DOM JUAN.- Il réchappa, n'est-ce pas?

SGANARELLE.- Non, il mourut.

DOM JUAN.- L'effet est admirable.

SGANARELLE.- Comment? il y avait six jours entiers qu'il ne pouvait mourir, et cela le fit mourir tout d'un coup. Voulez-vous rien de plus efficace?

DOM JUAN.- Tu as raison.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2008

Oui, Sanjuro, c'est le pain quotidien de profs de certains collèges: la lâcheté des chefs d'établissements et celle des CPE nous met en position difficile.
Et ils portent en partie la responsabilité de la propagation de l'animation au détriment de l'instruction. Et comme les collègues suivent comme des moutons...voire en rajoutent."

Ecrit par : Sanseverina | 17 juin 2008

Total soutien et même constatation . Chez nous , les CPE sont inventifs : cette année les élèves bénéficient d'heures de colle avec sursis !!!!
Cette mesure drastique exemplaire a touché des élèves qui en avaient persécuté un autre et l'avaient menacé de mort !!!
Bienvenue à Mickeyland !

Ecrit par : Amélie | 18 juin 2008

L’ Occident est mal placé pour donner des leçons !

Mes Amis Chinois

J’ai honte.

Depuis des semaines, dans mon pays, en France, votre peuple, votre pays, vos institutions, votre gouvernement, votre Histoire sont traînés dans la boue, dans une hystérie collective entretenue par nos médias. Médias qui se prétendent “libres”… Les manifestations antichinoises qui ont eu lieu à Paris, lors du passage de la flamme olympique, sont indignes de mon pays, des valeurs qu’il prétend défendre, et des lois élémentaires de l’hospitalité.

Dans l’arrogance et l’ignorance, l’imbécillité en résumé, des journalistes, présentateurs de radio et de télévision, politiciens, et autres ballots en quête de publicité gratuite, se disputent l’opportunité de se mettre en valeur, en vous donnant des leçons de morale, de liberté et de “droits de l’homme”.

Mais, vous le savez. En Occident, et chez ses vassaux, des manifestations, soigneusement organisées depuis longtemps, ont la volonté de perturber vos Jeux Olympiques, fanatisant les populations et les opinions publiques contre vous. Nos castes au pouvoir ne supportent pas votre succès. Vous sortez d’une longue histoire, douloureuse, héroïque, magnifique. Elles ne supportent pas votre indépendance.

Vous parlez d’égal à égal, avec ceux qui se sont comportés en maîtres du monde, pendant des siècles. Aveugles, ils ne se rendent même pas compte, qu’ils ne le sont plus. Dans votre réussite, ils y voient le basculement prochain du rapport de forces. Ils le redoutent, car cela remet en cause leur règne sans partage dans la domination, et le sentiment de supériorité, à l’égard du reste de la planète.

Ils ne souhaitent, en conséquence, qu’une chose : entraver votre développement, en vous isolant, vous divisant. Comme ils le font dans d’autres pays, ou sur d’autres continents. Comme ils l’ont fait dans votre pays. Mais tout cela, vous le savez…

Au nom de beaucoup de français, à qui nos médias soi-disant “libres” ne donnent pas la parole, je voudrais vous présenter nos excuses, et mes excuses personnelles.

Oui, “Excuses”. Mais, auparavant, je voudrais vous demander “Pardon”…

Pardon, au nom du Passé, pour avoir envahi votre pays, nous être livrés à des atrocités et participé à son pillage, pendant un siècle

Vous, vous n’avez jamais envahi l’Europe. Ni aucun autre continent, d’ailleurs. Votre Grande Muraille, est là pour en témoigner. Vous avez toujours voulu vous défendre des agressions extérieures, et vous concentrer sur votre unité. Ce qui ne fut pas une entreprise facile, dans votre immense pays, au cours des siècles de votre histoire. Une des plus longues de l’humanité.

Nous, nous avons envahi votre pays. Nous avons contribué à son pillage, pendant un siècle. Il est si grand, que nous nous sommes réunis à plusieurs pour le faire.

Quand vos autorités ont interdit l’usage et l’importation de l’opium en 1839, nous n’avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d’or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens…

Les promoteurs de ce trafic, à l’origine d’immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu’ils soudoyaient, méritaient d’être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique… Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces dealers. Nous, dans notre République, il n’y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.

Les puissances occidentales ont considéré votre refus d’importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au “Libéralisme Economique”. On n’a pas le droit d’interdire, dans le commerce international. C’est un blasphème. Du moins, quand l’Occident le décide…

Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n’aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l’époque. C’était l’occasion idéale. Ce fut officiellement la “Première Guerre de l’Opium”, de 1839 à 1842. L’essentiel, de l’effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l’OTAN n’existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.

Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le monde s’y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.

Elle fut complétée par une “Deuxième Guerre de l’Opium”, de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l’opium sur le territoire chinois, arracher d’autres ports, concessions et sommes d’argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue.

Nous vous avons même livré une guerre particulière, dite franco-chinoise, de 1883 à 1885. Pour vous arracher la province de l’Annam et du Tonkin, et les incorporer à notre colonie de l’Indochine (1). Pour cela, nous sommes allés jusqu’à débarquer à Taiwan ! Nous nous sommes calmés, les autres puissances commençaient à ne pas apprécier notre expansion. Le “gâteau chinois” devait être partagé en parts égales…

Les japonais ont pris le relais, de 1894 à 1895. Cela n’en finissait plus, vous sortiez d’une guerre pour rentrer dans une autre. D’un traité à l’autre. De concession en concession. De “réparation” en “réparation”. De dédommagement en dédommagement. L’épuisement… Tous ces traités vous dépossédaient de votre commerce extérieur et intérieur, arrachant des concessions territoriales, dépeçant progressivement votre pays, épuisant votre Trésor Public.

Sans armes, sans ressources financières, uniquement entouré de nations hostiles. Pratiquement désarmé, votre pays a résisté. Les révoltes n’ont jamais cessé. Votre résistance a été courageuse, héroïque. Schéma classique : vos résistants ont été considérés, par les puissances occupantes, comme des terroristes, des sauvages, des barbares, des fanatiques. Dans la propagande et dans les répressions horribles qui s’ensuivaient. Et, même dans nos livres d’histoire actuels, lorsqu’ils en parlent …

Une des révoltes les plus connues est celle dite des “Boxers”. Caricaturée, par la propagande en Occident. Même soixante ans plus tard, dans un film sous le titre : “Les 55 jours de Pékin” (2). Elle a duré de novembre 1899 à septembre 1901. Suivie d’une répression par les puissances occidentales, auxquelles s’étaient ajoutées l’Italie et l’Autriche-Hongrie, dont les atrocités résonnent encore dans vos mémoires : pillages, massacres, tortures, viols, de masse.

Suivie d’un traité aux conditions encore plus dures, le “Boxer Protocol”, signé le 7 septembre 1901, avec d’énormes compensations financières pompant la majorité des droits de douane et des taxes au profit des nations occidentales. Appauvrissant davantage le Trésor du pays. La Chine a dû s’acquitter de ce véritable racket jusqu’en 1939.

En fait, jusqu’à ce que les japonais chassent les européens de Chine, pour prendre leur place. Avant qu’ils ne soient, à leur tour, chassés de votre pays, en 1945. Mais, les occidentaux n’ont pas lâché prise et ont tout fait pour maintenir la guerre civile sur votre territoire, en créant, finançant le maximum de dissensions. Il a fallu attendre 1949, pour que vous soyez enfin libérés et réalisiez votre unité. Retrouvant votre identité. Malgré un embargo international, et les menaces permanentes de l’Occident.

Oui. Vous, Chinois, n’êtes jamais venus sur notre continent, dans notre pays, bardés d’armes supérieures aux nôtres, pour nous imposer la consommation d’opium ou d’héroïne. Saisir notre commerce extérieur et intérieur. Prendre nos ports et nos provinces. Infliger des dommages et réparations colossales, à payer sur plusieurs générations. Semant désolations, pillages, divisions, guerres civiles.

Nous, si. Durant un siècle…

Alors, Pardon, encore.

Mille excuses pour les imbéciles qui prétendent que le Tibet n’est pas la Chine

Certains prétendent que le Tibet ne fait pas partie intégrante de la Chine. Ne leur en voulez pas. Ils sont ignares. Leurs livres d’histoire sont vides, et les programmes d’information à la radio ou à la télévision sont composés, majoritairement, de gens payés pour assurer la propagande antichinoise.

Je sais : un ignare qui n’effectue aucun effort pour sortir de son ignorance, et exercer son esprit critique, devient un fanatique. Il faut se rendre à l’évidence : nous ne sommes plus un Pays des Lumières, mais un pays de fanatiques. Du moins, dans l’oligarchie qui le dirige.

Le Tibet est une des provinces de votre pays depuis des siècles. Officiellement, au moins, depuis le 13° siècle (3). Alors, ils formulent des arguties : ce serait “trop récent”, pas “probant”. Oubliant, ou dissimulant, que nous, pays occidentaux, la France en particulier, avons annexé de nouveaux territoires, tout récemment. Que voulez-vous, imbu de sa force, l’Occident s’estime tout permis…

Je ne vais pas vous parler de nos voisins européens qui prétendent la même chose. Exemples ?… Le Danemark, assure que le Groenland est danois après avoir tué la culture des peuples eskimos et leur identité. Ou encore, la Grande-Bretagne qui estime que les îles Malouines dans l’Atlantique sud, qui appartiennent en fait à l’Argentine, sont aussi britanniques que la Tour de Londres. D’autres encore… Les exemples seraient trop nombreux de toutes ces possessions, considérées comme naturellement intégrées dans une nation occidentale, alors qu’elles ont été envahies militairement. En un mot, volées à leurs peuples véritables.

Que dire, aussi, de ces pays formés aux 19° et 20° siècle, les Etats-Unis d’Amérique, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, à partir de l’extermination de leurs populations d’origine : Amérindiens ou Peaux Rouges, Aborigènes, Maoris, Polynésiens ?…

Non, je veux vous dire un mot sur mon pays, la France. En donnant quelques exemples récents de notre histoire.

La Corse, qui était un pays indépendant, a été envahie militairement et rattachée à la France en 1769, à la fin du 18° siècle (4). Le premier geste de la France a été de supprimer l’Université corse, dans la ville de Corte. C’est toujours le premier acte d’un “génocide culturel” : supprimer la langue d’un peuple. Depuis, la résistance, à ce rattachement, ne semble pas faiblir…

Nous avons acquis d’autres département français, encore plus tard : la Savoie et le Comté de Nice. Annexés à la France par le Traité de Turin, à la fin du 19° siècle, en 1860 (5). Qui forment actuellement trois départements : Savoie, Haute-Savoie et Alpes Maritimes. Il semble qu’en Savoie, ou à Nice, de nos jours, certains n’apprécient toujours pas cette annexion…

Pourtant, la France ne mettrait jamais en doute la francité de ces départements, liés à ses frontières immédiates. Mais, c’est d’autres territoires dont je voudrais vous parler, qui sont à des milliers de kilomètres de mon pays. Les plus importants, dans l’hémisphère sud. Et, qu’on prétend français.

Tahiti, capitale de la Polynésie “française”, dans l’Océan Pacifique, que nous occupons depuis que nous nous en sommes emparés en 1842, et officiellement considéré comme une colonie en 1880. C’est dans l’hémisphère sud, à 17.100 km de la France. Douze heures de décalage horaire. Plus d’une centaine d’îles, sur une superficie comparable à celle de l’Europe : 2.500.000 km2. Cela n’a rien à voir avec la France, ni par son histoire millénaire, ni par sa culture, mais nos milieux coloniaux prétendent que si. Nous opprimons son peuple qui souhaite vivre libre. Les Polynésiens ont, d’ailleurs, un mouvement qui réclame l’indépendance. Mais nous nous arrangeons pour étouffer cette aspiration et sa formulation politique.

La Nouvelle-Calédonie, avec pour capitale Nouméa, dont la France s’est emparée, comme colonie, officiellement en 1853. A 18.000 km de la France. Neuf heures de décalage horaire, en été. C’est un archipel avec une grande île et d’autres plus petites. Le peuple d’origine est Mélanésien, les Kanaks. Ils appellent leur pays Kanaky, et non pas Nouvelle-Calédonie. Ils ont toujours résisté, héroïquement. Ils veulent un pays libre, indépendant.

Mais leur pays contient du nickel. Beaucoup de nickel. C’est un des trois premiers producteurs mondiaux. La France ne veut pas entendre parler de leur indépendance. La colonisation a été très dure : génocide culturel, massacres, humiliations. En 1931, lors de l’exposition coloniale, la France a amené de force des Kanaks pour les exposer, comme des animaux, dans un enclos avec des cases (au lieu de cages)…

Il y a aussi d’autres îles, avec de forts mouvements d’indépendance. Comme l’île de la Réunion, dans l’océan Indien, à l’est de l’Afrique, à 9.000 km de la France. Dans la mer des Caraïbes, du côté de Cuba, la Martinique à 6.800 km, la Guadeloupe à 6.700 km. Sur le continent sud-américain, frontalier du Brésil, la Guyane, à 7.000 km. D’autres encore, Mayotte, à 8.000 km, dans l’archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar. D’autres encore… Je m’arrête…

Les imbéciles qui disent que le Tibet n’est pas la Chine, vous jureront la main sur le coeur que toutes ces lointaines possessions, issues d’autres civilisations, sur d’autres continents, dans d’autres hémisphères, envahies militairement et arbitrairement annexées : c’est la France !…

Preuve que la bêtise ne connaît ni frontières, ni hémisphères, ni kilométrages. Quant à connaître l’Histoire, ce serait trop lui demander …

Mille excuses pour les cyniques qui prétendent vous donner des leçons de “Droits de l’Homme”

Je n’insisterai pas sur ce point. Tellement il est ridicule. Les cyniques ont pour particularité de n’avoir ni valeurs, ni conscience. Comment prendre au sérieux leurs déclarations de “belles âmes” sur les droits de l’homme, la dignité humaine et tutti quanti ?…

Eux, qui ne disent rien pour les détenus dans les prisons françaises. Des hommes que l’ont fait vivre dans des cloaques, dans des locaux parmi les plus insalubres du monde. Où folie et suicide sont, souvent, les seules portes de sortie…

Eux, qui ne disent rien sur l’indignité avec laquelle sont traités les immigrés, qu’on expulse parce qu’ils sont “sans papiers”. Immigrés, issus de pays que nous avons colonisés et pillés pendant des siècles. Nous n’avons même pas la reconnaissance du ventre…

Eux, qui ne disent rien devant le soutien indéfectible de notre pays aux pires dictatures africaines, se succédant de décennie en décennie, dans des élections truquées, le pillage et l’oppression de leurs peuples…

Eux, qui ne disent rien quand le gouvernement des USA légalise la torture, dite du waterboarding. Supplice popularisé par l’Inquisition et plus tard par la Gestapo, pendant l’occupation allemande lors de la deuxième guerre mondiale, sous le nom de “supplice de la baignoire”…

Eux, qui ne disent rien sur Abu Ghaïb et Guantanamo, les plus grands centres de tortures du monde. Rien sur les milliers d’Irakiens internés, sans procès, sans que leurs familles sachent s’ils sont vivants ou morts…

Eux, qui ne disent rien devant la destruction de l’Irak, fondée sur des mensonges, avec un million de morts et des souffrances innommables…

Eux qui ne disent rien contre l’envoi de troupes en Afghanistan, fondé, comme pour l’invasion de l’Irak, sur des mensonges. Avec des morts civils, dont de nombreux enfants, tous les mois…

Eux, qui ne disent rien sur les crimes contre l’humanité commis au quotidien en Palestine, dans la bande de Gaza, avec des massacres de civils et d’enfants. Rien sur les 11.000 prisonniers Palestiniens, sans procès, dont un tiers sont des enfants et des adolescents…

Eux, qui s’étouffent sur notre passé colonial, imbibé d’horreurs sans nom.

Le cynisme de l’Occident, de ses castes au pouvoir, est permanent. C’est le socle de sa philosophie politique…

Respecter les droits de l’homme ?… Si vous, Chinois, avez des progrès à accomplir, nous, occidentaux et français, en avons tout autant. C’est la main dans la main, dans l’humilité et l’estime réciproque, que nous devons y travailler.

Et, non pas en vous crachant dessus, pour nous donner bonne conscience. Comme on a craché sur les sportifs tenant la flamme olympique, dans les rues de Paris…

Mille excuses pour nos médias dont l’arrogance n’a d’égale que la malhonnêteté

Médias “libres” ?… N’y prêtez pas attention. J’ai vu un présentateur de TV apostropher une de vos compatriotes, travaillant dans une de vos agences de presse à Paris : “Comprenez-vous la colère des français ?…”. Le culot : parler au nom de tous les français !

Nous avons l’habitude de leurs campagnes de dénigrement, de diffamation : quand ce n’est pas contre les Arabes, c’est contre Poutine et les Russes, quand ce n’est pas contre Chavez et Cuba, c’est contre l’Islam et les Musulmans … Tout est bon pour exciter la colère et le mépris contre des “boucs émissaires”. C’est la seule politique de développement et de croissance, ici. Entretenir la peur et le mépris, à l’égard de “l’Autre”…

A quelques rares exceptions près, ils ne sont pas “libres”. Ils appartiennent à des groupes financiers et industriels, et ne produisent, dès qu’il s’agit de politique étrangère, que de la propagande. Alors, ces médias ne font que véhiculer, vous l’avez compris, une campagne de propagande antichinoise.

Propagande dictée par des lobbies, en coulisse. Assenée dans l’arrogance. Arrogance, qui n’est que l’insolence du “vendu”. Ils n’informent pas, ils désinforment. C’est tout ce qu’ils savent faire. Nous sommes de nombreux français à le dire, le déplorer. Ici, c’est ce que nous appelons le régime de “la pensée unique”…

S’ils étaient honnêtes, avant n’importe quel débat, tout ce que j’ai cité sur le plan historique, il l’aurait rappelé dans leurs émissions, leurs “documentaires”, ou leurs articles. Ils auraient alors traité le sujet avec sérieux, sachant qu’avant de regarder la paille dans l’œil du voisin, il convient de regarder la poutre dans le sien.

Et, puis s’ils étaient honnêtes, ils auraient traité votre pays, votre peuple et votre gouvernement avec respect. Mais, savent-ils que le respect de l’Autre est le fondement du dialogue ?

En fait, “le dialogue” : ils n’en ont rien à faire. Ne sont-ils pas payés, avant tout, pour désinformer et endoctriner ?…

Tous mes vœux de succès pour les jeux Olympiques de Pékin

Notre Président de la République veut discuter avec vos dirigeants de la “situation” au Tibet, et du “comportement” de votre gouvernement. Ce seront, probablement, des échanges fructueux.

Il vous parlera, certainement, de la séparation du religieux et du politique en France : la laïcité. La France est un pays rigoureux sur le plan de la laïcité. Il présentera le modèle français, dont nous sommes fiers. Ce modèle pourrait vous aider, pour ramener à la raison certains membres du clergé bouddhiste.

Nous avons une loi, qui date de 1905, qui nous a permis de signifier à nos clergés et instances religieuses, qu’un religieux n’avait pas à interférer dans la conduite politique de notre nation, encore moins à dicter de ligne politique. Le clergé féodal bouddhiste devrait signer un accord de ce genre, se consacrant au salut des âmes et aux prières, au lieu de se préoccuper de son patrimoine et de son rôle politique. Et, agir pour le compte de puissances étrangères…

Cette laïcité a été récemment renforcée par une loi complémentaire sur “l’interdiction des signes religieux à l’école”. Si vous vous en inspirez, les jeunes moines voulant étudier, aussi, dans les écoles publiques du pays, devront abandonner leurs toges et venir en jeans avec un blouson.

Nous sommes, aussi, très stricts quant à la coiffe sur la tête : pas de turban, de kippa ou de voile. Chez vous, le signe ostentatoire religieux est “le crâne rasé”. Pour éviter cela, il conviendra d’exiger le port d’un chapeau ou d’une casquette dans les locaux des écoles, y compris en classe… Mais, notre Président vous en expliquera les détails : il en est un des concepteurs, avec ses partenaires politiques.

En contrepartie, nous espérons, que votre gouvernement profitera de cet échange de vue pour poser, en priorité, les problèmes de tous ces territoires qui sont à des milliers de kilomètres de la France et qui souhaitent leur indépendance. Territoires, pays et nations, qui sont, actuellement, d’authentiques colonies, malgré les appellations, souhaitant le respect de leur culture et de l’identité de leurs peuples authentiques. Maoris, Polynésiens, Mélanésiens, Kanaks, en particulier…

Oui, il conviendrait de mettre un terme au génocide culturel et à l’exploitation économique de ces peuples.

Merci.

C’est avec joie que je vous retrouverai à Pékin, pour les Jeux Olympiques.

Avec tous mes vœux de succès et…… mes Amitiés.

Georges Mayer

Ecrit par : Georges Mayer | 18 juin 2008

"Où est l'écriture considérée depuis la fin du XIXe jusque dans les années soixante comme la voie d'accès à la lecture ?"
Ecrit par : guy morel | 17 juin 2008

Lors d'une Conférence Pédagogique dans les années 90, un inspecteur nous déclara que, "selon les chercheurs, il ne faudrait pas faire écrire les enfants avant l'âge de 10 ans." Imaginez que les instituteurs ayant entendu ce discours aient appliqué cette brillante idée dans leurs classes...
Les pédagogistes ne vont jamais jusqu'au bout de leurs idées : l'écriture, l'orthographe, la lecture à haute voix, la grammaire, les opérations, les règles, les tables et les poésies à retenir, la discipline, le calme, le maître, la classe, l'école, tout cela n'est pas bien mais on se résigne à faire avec et le moins possible.

Ecrit par : Louis Barthas | 18 juin 2008

"Bon courage, mon pauvre ami, pour affronter la Gisèle d'Estoc du pauvre. Je vous rappelle qu'une dose de Nux vomica 20 CH avant le repas favorise les digestions sereines

Ecrit par : TIGER LILITH | 18 juin 2008

Ah! voilà la courageuse Françoise Guichard qui lance ses insultes à couvert, après avoir fait la morale mult fois ici à ceux qui prennent des pseudos! "

Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Coucou tout le monde.

Scusez-moi, Sanseverina, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous en prenez à FG comme ça. Rien ne prouve qu'elle soit Tiger Lilith (ou j'ai raté quelque chose).

Ecrit par : Kap | 18 juin 2008

"écrire les enfants avant l'âge de 10 ans"

Les "r2d2" t'expliqueraient que l'écriture ne sert plus à rien, maintenant on écrit avec le clavier :)

Ecrit par : toto | 18 juin 2008

Et croyez bien que je me sens plus utile à être la "Gisèle d'Estoc du pauvre" comme vous dites avec beaucoup de condescendance et de mépris que la FG alias Tiger Lilith qui se fait mousser en remuant beaucoup d'air un peu partout pour se donner l'illusion d'avoir une quelconque importance.
Je ne sais pas si vous êtes "au taquet" comme vous le disiez, il y a peu, mais vous avez bien du temps à perdre pour poster ce genre d'insultes!

Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Scusez-moi, Sanseverina, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous en prenez à FG comme ça. Rien ne prouve qu'elle soit Tiger Lilith (ou j'ai raté quelque chose).

Ecrit par : Kap | 18 juin 2008

Est-il utile de relever ? J'ai déjà dit clairement à Sanseverina que je la trouvais parfois inutilement agressive, ou à Jean que l'enseignement en séquences n'est pas le plus grave des problèmes de l'Education Nationale, mais si j'avais à leur déclarer en face qu'ils me cassent parfois les pieds, je n'irai pas par quatre chemins pour cela, n'en déplaise à Tiger Lilith.
Quant à me faire mousser, comme vous le dites, ma chère, je crois que vous vous trompez d'adresse. J'essaie d'agir utilement, comme nous tous je crois. Pour ce qui est du résultat, je vous l'accorde, c'est cosi-cosi.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Euh! Kap! Je ne voudrais pas dire mais c'est Tiger/ FG qui s'en prend à moi, first of all. Then ( zen) je rétorque. Normal.
Ne mélangez pas tout quand même. Alors que je ne m'occupais pas du tout de la dame et qu'il n'était absolument point question d'elle. Il était question des prépas certes...
Et sachez bien que je ne me permettrais pas d'avancer cela sans être sûre de mon fait.
Le problème est que lorqu'on veut se faire mousser à tout prix et qu'on balance, pendant des mois, sur 3 ou 4 listes différentes les mêmes messages pour avoir l'air d'annoncer des scoops avec les mêmes blagues vaseuses en accompagnement, n'importe quel imbécile ( dont je suis) peut aisément faire des recoupements sans même vouloir chercher à le faire.
Et il se trouve que ayant été insulté assez copieusement par la dame en question, ici même, j'ai simplement fait un tout petit peu attention au jeu auquel elle se livrait. Je ne suis pas la seule d'ailleurs. Mais bon, tout cela est bien mesquin et bien inintéressant à tel point que je n'avais pas trouvé utile de mettre en évidence la chose. Je l'ai fait là car l'insulte sans raison aucune , l'invective et le mépris gratuits m'ont paru vraiment grossiers et vulgaires.
Vous voilà rassurée, j'espère...

Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

l'enseignement en séquences n'est pas le plus grave des problèmes de l'Education Nationale

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

L'enseignement en "séquences" est LE PLUS GRAVE des problèmes de l'enseignement du français au collège et au lycée. Les "séquences" suffisent à expliquer pourquoi les collégiens ne savent RIEN en sortant du collège. Au lycée s'y ajoutent les stupidissimes programmes Viala, l'alliance des deux expliquant pourquoi les lycéens ne savent rien en français en sortant du lycée.
En classe préparatoire, j'imagine que les "séquences", on n'en a rien à faire, et on a raison.


J'essaie d'agir utilement

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Voire...

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Le problème est que lorqu'on veut se faire mousser à tout prix et qu'on balance, pendant des mois, sur 3 ou 4 listes différentes les mêmes messages pour avoir l'air d'annoncer des scoops avec les mêmes blagues vaseuses en accompagnement, n'importe quel imbécile ( dont je suis) peut aisément faire des recoupements sans même vouloir chercher à le faire.
Ecrit par : Sanseverina | 18 juin 2008

Infos que j'ai reçue d'autres listes, Sanseverina, blagues vaseuses incluses, et que n'importe qui aurait pu reproduire ici après avoireffectué un copié collé sur lettres d, lettres SNES, SLL, RE ou le blog de R. Felts.
Je les ai retransmises non pour me faire mousser ni pour sembler sortir des "scoops" , mais parce qu'elles me paraissaient intéressantes...
Cela dit, je ne vais passer une heure à me justifier de ce que je ne suis pas. Je suis assez capable d'être odieuse sans avoir besoin de donner la parole à Tiger Lilith. Et je ne suis pas Montaigne à cheval non plus, ni Yfig, ni "contre la campagne anti-chinoise"...

Ecrit par : FGuichard, mousseuse | 18 juin 2008

Radio amateur à mes moments perdus, j'ai capté un appel au secours d'un collègue noyés (l'appel et le collègue) dans une mélasse parasitaire :

"Mayday ! crioutchcronch...jus pédagol aouhaouh... TPE en seconde scritchsbing... développement durable sgoinch... niveau monte plotchplaf... powerpoint sniafrrrrrrrrrrrr"

Puis plus rien.

Le jus pédagol décrit l'agent infectant dans sa dernière mouture.

Remake du blob ?

Et certains voudraient qu'on fasse copain copain avec ça ?!

Pas de prisonnier.

Ecrit par : DK | 18 juin 2008

Au lycée s'y ajoutent les stupidissimes programmes Viala, En classe préparatoire, j'imagine que les "séquences", on n'en a rien à faire, et on a raison.

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Je crois que les programmes Viala , ou plutôt leurs documents d'accompagnement, sont bien plus graves que les séquences, dont on peut faire ce qu'on veut, càd par exemple les transformer en simple calendrier avec progression dans la complexité de ce qu'on apprend. C'est en tout cas ainsi que je procédais quand j'enseignais en première.
En prépa, on ne travaille pas en séquences, effectivement ;
mais il faut construire beaucoup, donner de la méthode et être méthodique soi-même, devant des étudiants dont certains ont tendance à un peu tout mélanger (euphémisme).
Ce que je veux dire, c'est que se focaliser sur la séquence ne doit pas faire oublier le vide abyssal des programmes : même sans séquences, des objets d'étude comme ceux récemment évoqués par G. Morel sur un descriptif d'EAF restent totalement dépourvus d'intérêt.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

@FGuichard
Il est clair que vous avez une dent contre Sanseverina, ce que je ne comprends pas: elle est courageuse et affronte quotidiennement une situation difficile. Ce n'est pas votre cas et on ne peut vous le reprocher. Par contre, vous ne faites pas preuve d'empathie envers elle ni envers vos collègues dans une situation similaire à la sienne.
Concernant vos (éventuelles) identités multiples, pour une personne un peu compétente en informatique, il est simple de vérifier si vous usez ici de plusieurs pseudos.

Ecrit par : françois duhem | 18 juin 2008

Mercredi 18 juin 2008 : Pleine Lune.

Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

Dixit Jean :
L'enseignement en "séquences" est LE PLUS GRAVE des problèmes de l'enseignement du français au collège et au lycée.

Ce à quoi je me permets de répondre :
Sartana, si ton bras gauche te gêne, coupe-le.
(Django and Sartana Are Coming... It's the End)

http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?f=10&t=4966&sid=96098cab00f1efe172b6095519f9dbf1&start=0

Ecrit par : louis LB | 18 juin 2008

les séquences, dont on peut faire ce qu'on veut

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Alors pourquoi conserver le terme et faire ainsi allégeance ipso facto aux pédagos?

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Mercredi 18 juin 2008 : Pleine Lune.
Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

Ouais, et dès demain, ici, ça tourne à la pluie. Consolation : je vais pouvoir regarder jusque tard le ballet des chouettes et des demi-ducs autour de ma maison.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2008

"Consolation : je vais pouvoir regarder jusque tard le ballet des chouettes et des demi-ducs autour de ma maison"

et votre âne dans tout ça ? Participe-t-il aussi aux balletti ?

Ecrit par : DK | 18 juin 2008

et votre âne dans tout ça ? Participe-t-il aussi aux balletti ?
Ecrit par : DK | 18 juin 2008
Il se désintéresse de la question. La nuit, quand les mouches sont couchées, il broute. Un braiment de temps à autre quand les chevreuils viennent l'agacer.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2008

" La fenêtre de mon donjon s'ouvrait sur la cour intérieure ; le jour, j'avais en perspective les créneaux de la courtine opposée, où végétaient des scolopendres et croissait un prunier sauvage. Quelques martinets qui, durant l'été, s'enfonçaient en criant dans les trous des murs, étaient mes seuls compagnons. La nuit, je n'apercevais qu'un petit morceau de ciel et quelques étoiles. Lorsque la lune brillait et qu'elle s'abaissait à l'occident, j'en étais averti par ses rayons, qui venaient à mon lit au travers des carreaux losangés de la fenêtre. Des chouettes, voletant d'une tour à l'autre, passant et repassant entre la lune et moi, dessinaient sur mes rideaux l'ombre mobile de leurs ailes. "

Ecrit par : uncertain | 18 juin 2008

Comme nous avec les pédagols ?

NB : je n'ai rien contre les chevreuils (en pâté ou en civet ?)

Ecrit par : DK | 18 juin 2008

"La Corse, qui était un pays indépendant, a été envahie militairement et rattachée à la France en 1769, à la fin du 18° siècle (4). Le premier geste de la France a été de supprimer l’Université corse, dans la ville de Corte."

Ecrit par : Georges Mayer | 18 juin 2008

Exact, et il me semble d'ailleurs que JPB n'ignore rien de cet épisode.
Il est à cet égard remarquable d'observer que les manuels scolaires retiennent 1768 (traité de Versailles entre la France et Gênes) comme date du "rattachement" de la Corse au royaume de France, alors que l'île est en réalité envahie par les troupes de Louis XV l'année suivante. Mais l'histoire n'est-elle pas toujours écrite par les vainqueurs? Je suppose que privilégier une date plutôt qu'une autre permet d'aseptiser l'histoire officielle, y compris dans une "démocratie".
Pour l'université de Corte, elle ne rouvrira ses portes qu'en 1981.
J'ai fait le tour de ces questions (orientation de l'histoire dans les manuels scolaires, question corse, la question identitaire, universalisme et ethnicisme...) dans "La Corse et l'idée républicaine", Paris, L'Harmattan, 2006. Pour les professeurs d'histoire en particulier, l'ouvrage contient une analyse de la façon dont la formation territoriale de la France est présentée dans les manuels scolaires.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

Comme nous avec les pédagols ?

NB : je n'ai rien contre les chevreuils (en pâté ou en civet ?)
Ecrit par : DK | 18 juin 2008
je ne chasse plus depuis longtemps. Sauf les pédagols. Mais même en pâté, ce gibier-là n'est pas mangeable.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2008

Alors pourquoi conserver le terme (de séquence) et faire ainsi allégeance ipso facto aux pédagos?

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Dans ce sens , je suis d'accord avec vous, Jean : "progression" ou "calendrier", avec définition des objectifs, suffit. Mais ne nous focalisons pas sur la "séquence", je vous en prie. Même sans "séquence", un mauvais programme reste un mauvais programme, on le voit bien avec le "genréregistres", une vraie plaie.
Autre difficulté, le descriptif de l'EAF, qui contraint les professeurs à travailler selon les dogmes de la pédagogie officielle. C'est pire que les séquences, honnêtement, parce qu'on ne peut pas faire autrement que de jouer le jeu, sous peine d'envoyer les potaches au casse-pipe.
@ François D. : je n'avais aucun a priori ni aucune dent contre Sanseverina, qui, je le sais bien, en bave dans son collège "cornet de frites" comme dirait MàC., jusqu'au moment où elle a reproché à certains d'entre nous, comme JPB, Pedro Cordoba ou ma pomme, d'être bien planqués au chaud dans nos facs ou nos prépas à regarder benoîtement souffrir les jeunes collègues. Comme si nous n'avions pas, nous aussi, débuté dans des établissements difficiles, dont nous avons mis, pour ce qui concerne le maître de ces lieux et moi-même, 21 ans à sortir -- et quasi dépressive pour ma part, à force de trourner en rond à Yonville l'Abbaye. Je ne souhaite pas à Sanseverina d'avoir à passer autant de temps dans son collège, ça va de soi.
J'ai eu aussi la sottise (et la maladresse , en fait) de suggérer que certains agrégés pouvaient se trouver bien en collège -- parce que j'en connais, bêtement, qui s'y épanouissent et se sentent plus libres qu'au lycée -- et que l'idéal serait pour les agrégés de n'y exercer que sur la base du volontariat. C'était une erreur. Enfin, nous avons eu, Sanseverina et moi, une polémique très sèche à propos de la contraception, ce qui déclencha un violent tir de salve de M. à C. et T. Lilith.
Bref, une succession invraisemblable de malentendus, polémiques, pataquès, colères et noms d'oiseaux -- de l'une, de l'autre, et de qq autres encore, absents ces jours-ci pour cause de jury d'agrégation.
Je reconnais volontiers , comme le dit Catmano, que j'ai eu tort de m'énerver, pleine lune ou pas. Je dirai comme récemment Pedro C. : je présente mes excuses, simplement.
Cela dit, j'aimerais bien que la personne qui signe "Tiger Lilith" ens emant la zizanie se manifeste, merci à elle.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Il se désintéresse de la question. La nuit, quand les mouches sont couchées, il broute. Un braiment de temps à autre quand les chevreuils viennent l'agacer.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2008

Comme nous avec les pédagols ?

NB : je n'ai rien contre les chevreuils (en pâté ou en civet ?)

Ecrit par : DK | 18 juin 2008

Qu'est-ce que je viens faire là-dedans, moi ? Au contraire, Guy Morel, j'ai beaucoup de considération pour les ânes !

Quant à DK, s'il continue à me comparer aux pédagols, je lui donne rendez-vous demain à l'aube au coin d'un bois, avec le choix des armes !

Ecrit par : chevreuil, non mais ! | 18 juin 2008

"Mercredi 18 juin 2008 : Pleine Lune."

Ecrit par : catmano | 18 juin 2008

A propos, le clair de lune est somptueux, ces jours-ci sur le golfe d'Ajaccio. Rien à envier aux magnifiques toiles de Vernet qu'on peut admirer au Louvre.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 juin 2008

C’est avec joie que je vous retrouverai à Pékin, pour les Jeux Olympiques.

Avec tous mes vœux de succès et…… mes Amitiés.

Georges Mayer

Ecrit par : Georges Mayer | 18 j

Vous manquez de dignité.

Ecrit par : Robin | 18 juin 2008

Mais ne nous focalisons pas sur la "séquence", je vous en prie.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Je veux qu'on ôte l'expression "en unités d'enseignement ou séquences" du préambule des nouveaux programmes de français de collège.

Autre difficulté, le descriptif de l'EAF, qui contraint les professeurs à travailler selon les dogmes de la pédagogie officielle. C'est pire que les séquences, honnêtement, parce qu'on ne peut pas faire autrement que de jouer le jeu, sous peine d'envoyer les potaches au casse-pipe.

Autre difficulté, le descriptif de l'EAF, qui contraint les professeurs à travailler selon les dogmes de la pédagogie officielle. C'est pire que les séquences, honnêtement, parce qu'on ne peut pas faire autrement que de jouer le jeu, sous peine d'envoyer les potaches au casse-pipe.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Les deux années où j'ai eu des classes de Première à préparer à l'EAF, en 2001-2003, je me suis bien gardé de parler de "séquences" et d'objets d'étude". Mon "descriptif", organisé en "chapitres", a fait s'étrangler de rage le proviseur - un pédago-démago grand teint atteint de meiriolite aiguë , ancien joueur de rugby -, mais mes élèves (j'en ai eu des témoignages après ) ont eu de très bonnes notes au bac.

J'ai eu aussi la sottise (et la maladresse , en fait) de suggérer que certains agrégés pouvaient se trouver bien en collège -- parce que j'en connais, bêtement, qui s'y épanouissent et se sentent plus libres qu'au lycée -- et que l'idéal serait pour les agrégés de n'y exercer que sur la base du volontariat.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Je suis un de ceux-là.

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

J'ai eu aussi la sottise (et la maladresse , en fait) de suggérer que certains agrégés pouvaient se trouver bien en collège -- parce que j'en connais, bêtement, qui s'y épanouissent et se sentent plus libres qu'au lycée -- et que l'idéal serait pour les agrégés de n'y exercer que sur la base du volontariat.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Je suis un de ceux-là.

Ecrit par : Jean | 18 juin 2008

Merci de votre franchise, Jean. J'avais vraiment l'impression, en y réfléchissant a posteriori, d'avoir écrit une énormité, et d'avoir blessé notre collègue, sans le faire exprès de surcroît. Or, quand je suis désagréable, j'essaie autant que faire se peut de l'être délibérément et avec goujaterie -- quitte à le regretter après -- et non par étourderie, inconscience ou légèreté.
Bref, je réitère mes excuses : je ne voulais blesser personne, pas plus sur l'agrégation en collège que sur la contraception. Je ne sais si c'est la pleine lune ou le tempérament passionné de la méridionale que je suis, mais je crois que j'ai vu rouge inutilement.

Ecrit par : FGuichard | 18 juin 2008

Et je rappelle que pour les Agrégés qui le souhaitent, il reste le Lycée Professionnel!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 juin 2008

Ce qui est attentatoire à la Dignité Humaine, ce sont :

- les injures

- les propos racistes

- les incitations à la haine

En ces temps où on nous présente le cynisme, le mépris, le racisme, l’affairisme comme des « valeurs » qu’on se doit d’assumer, avec fierté… En ces temps où avec arrogance, les tortures et les massacres sont considérés comme les moyens naturels de « dialogue » ou de « résolution de problèmes », avec plus faible que soi… En ces temps où la dignité humaine n’a plus de valeur en Occident. Tout juste un artifice de manipulation, fondé sur l’émotion télévisuelle… Pour justifier des guerres coloniales ou se faire élire…

Voici un exemple à enseigner dans les écoles, mais jamais relaté par notre presse soit-disant "libre" :

Rachel Corrie, belle et rayonnante femme de 23 ans, manifestait, pacifiquement, contre la destruction de la maison d’un médecin Palestinien.

Le conducteur du bulldozer militaire a foncé sur elle, après l’avoir insultée, l’écrasant sous ses chenilles.

Venue de la ville d’Olympia, dans l’Etat de Washington, sur la côte Pacifique, mitoyen du Canada, pour exprimer sa solidarité avec le Peuple Palestinien...

Site honorant sa mémoire : http://www.rachelcorrie.org/

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Photos de l'assassinat : http://www.ism-france.org/news/photos.php?id=399

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Tout cela est fort bon, mais quel est le rapport avec ce blog ?

Ecrit par : Manu | 19 juin 2008

"Quant à DK, s'il continue à me comparer aux pédagols, je lui donne rendez-vous demain à l'aube au coin d'un bois, avec le choix des armes !"

Désolé Chevreuil, je ne pensais pas à vous malgré le côté bestiaire prononcé et cyclique de ce blog.

La gestion des nuits de pleine lune est compliquée.

Ecrit par : DK | 19 juin 2008

Photos de l'assassinat : http://www.ism-france.org/news/photos.php?id=399

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Manu a raison de vous demander quel est le rapport avec le blog. D'autre part, vous êtes bien gentil avec vos certitudes ; en présentant les choses de façon aussi unilatérale, on peut condamner n'importe qui et n'importe quoi.

Renseignez-vous sur les pratiques du Hamas et sur ce qu'ils font à ceux qui refusent de laisser libre accès aux toits de leurs maisons pour envoyer des rockets sur Israël, à Béthléem, en particulier.

Votre post sur la Chine manque de dignité, c'est le moins que l'oin puisse dire. Vous n'avez pas honte de cracher sur votre pays et de vous aplatir de cette façon ? Je ne suis pas particulièrement nationaliste, mais j'ai eu honte pour vous en vous lisant.

Ecrit par : Robin | 19 juin 2008

Fatigué Thierry ? ;)
La soirée d'hier c'est/est mal passée ?

Ecrit par : toto | 18 juin 2008

Très fatigué ! " tu passera(s) au journal télévisé...

Thierry

Ecrit par : thierry venot | 19 juin 2008

Robin, n'insistez pas c'est un troll, doublé d'un usurpateur ...

Google est mon ami :
http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html
et plus drôle :
http://www.chine-informations.com/actualite/tibet-excuses-dun-francais-au-peuple-chinois_9190.html

Ceci dit, le grand bazar médiatique autour du Tibet m'a (pour d'autres raisons) exapéré.
Radis noir, radis jaune ou barbus, ils sont tous de la calotte !

Marrant aussi de constater que depuis le tremblement de terre le déchainement contre la Chine s'est totalement calmé.

A croire que les droits de l'homme sont solubles dans la géologie (et les torrents de boue) ...
Ou que, proximité de l'É(a ?)vénement aidant, les annonceurs n'aient rappelé les médias à plus de discrétion ...

Ecrit par : Zorglub | 19 juin 2008

"Ceci dit, le grand bazar médiatique autour du Tibet m'a (pour d'autres raisons) exapéré.
Radis noir, radis jaune ou barbus, ils sont tous de la calotte !"

Ecrit par : Zorglub | 19 juin 2008

En plus, ces Tibétains, ils ont réussi à fourguer leur tenue de scène aux footballeurs des Pays-Bas, qui ont dégagé les français du championnat d'Europe de football! Il y a sûrement un lien de cause à effet!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2008

"Le conducteur du bulldozer militaire a foncé sur elle, après l’avoir insultée, l’écrasant sous ses chenilles."

Il y a toujours eu des brutes qui aiment massacrer leurs congénères.

Les conducteurs de bulldozers chinois n'ont pas hésité à foncer sur les étudiants de la place Tien An Men, et à les écraser sous leurs chenilles.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 juin 2008

Robin a écrit : "Le grand Etienne Gilson (1884-1978), professeur au collège de France, a montré ("L'esprit de la philosophie médiévale") qu'il n'y avait pas véritablement rupture, mais continuité entre la philsophie de Descartes et la pensée scolastique. Toutefois, à partir de Descartes et surtout de Spinoza, la philosophie cesse peu à peu d'être, selon l'expression de St. Thomas d'Aquin, la "servante de la théologie" (ancilla theologiae)".

Tout cela est fort bon, mais quel est le rapport avec ce blog ? Désormais, il va falloir se protéger contre les torquemadas de sous-préfecture.

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

A moins que ce ne soit contre les crétins du camp du Bien...

Ecrit par : Manu | 19 juin 2008

C'est malheureusement très juste votre commentaire, madame Valette. Les mamans de victimes continuent la lutte pour que l'état chinois reconnaisse les évènements du Tian An Men.

Mais si on fait le tour d’horizon sur l'information, il existe deux poids deux mesures.

Ecrit par : Georges Mayer | 19 juin 2008

Philippe Meirieu en double page centrale du "Charlie Hebdo" d'hier...

Le chapeau annonce "des mesures pour transformer le système de l'éducation nationale, plutôt performant, en un service public a minima, repoussant" ! On sent qu'il va y avoir de l'autocritique !

Le summum est atteint dans la cinquième colonne : à la question, bougrement hostile, de la journaliste : "ces nouveaux programmes, sera-t-il possible de ne pas les appliquer ?", la divine moustache répond : "le problème aujourd'hui, c'est la caporalisation de la hiérarchie intermediaire dans l'EN" !!

"Cette hiérarchie intermédiaire, chargée de faire appliquer les réformes, n'a jamais été aussi caporalisée. Et les enseignants qui sont moins dans la norme n'ont jamais été aussi surv