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01 juin 2008
Formation des maitres
Formation des maîtres
Luc Cédelle, chargé des questions d’éducation au Monde, après avoir été l’un des piliers du Monde de l’éducation — lourde hérédité — ne peut pas s’en empêcher : c’est un tic, c’est un toc. Rendant compte, dans le Monde du 29 mai, des projets du gouvernement sur la formation des maîtres, il conclut : « Sur le plan symbolique, c’est un cadeau aux détracteurs des IUFM qui, depuis des années, les voient, comme des « goulags du savoir » et des « temples du pédagogisme ». »
En italiques et entre guillemets : pour le journaliste, ce sont apparemment à la fois des citations génériques et des formules toutes faites. Alors que pour tant d’autres, ce sont des évidences. La vérité est toujours le poncif de quelqu’un.
De quoi s’agit-il ?
Premier étage de la fusée, la « mastérisation » des enseignants. Les maîtres du premier comme du second degré seraient désormais uniformément recrutés au niveau Bac + 5 (Master 2). Ce serait une revalorisation de fait dont nous ne pouvons que nous réjouir, tout comme les syndicats dans leur ensemble se sont réjouis lorsque les professeurs des écoles ont été obligatoirement recrutés avec une Licence, et non un DEUG, comme auparavant, voire le seul Bac, comme c’était encore le cas à l’orée des années 1970 (1). Il serait simplement souhaitable que, pour éviter les frictions qui se manifestèrent alors entre nouveaux maîtres et « vieux » instituteurs, on égalise statutairement l’ensemble de la profession avec la revalorisation salariale que cela implique — et qui a été promise par le chef de l’Etat sur RTL le 27 mai : cette revalorisation des enseignants permettra « de les payer plus cher en début de carrière », a-t-il assuré (2). Les candidats pourront donc se présenter aux divers concours l’année de leur master, mais ne seraient recrutés qu’à condition d’avoir obtenu ce diplôme. Il faudra rester très attentif à ce que ces diplômes universitaires, qui ne vaudront jamais que ce que valent les facs qui les auront décernés, ne se substituent pas, in fine, à des concours nationaux de haut niveau.
Words, words, words, disaient Shakespeare et Dalida. On verra bien ce qu’il en sera.
Second étage : après le concours final, le candidat reçu serait directement affecté à un poste, alors qu’il est aujourd’hui obligé de passer un an sous les fourches caudines de l’IUFM, — cette fameuse année de « professionnalisation » où l’on apprend surtout à parler le jargon de la pédagogie selon saint Meirieu. Et, tout en étant en poste au moins sur une classe, le futur enseignant serait accompagné par des tuteurs, enseignants volontaires, en place, chargés de le cornaquer selon un principe de compagnonnage.
Rappel pour les plus jeunes : ce que je viens de décrire, c’était ce qui se passait avant 1991. Avant que, malgré les signaux d’alarme allumés par l’inspection générale après une expérimentation globalement négative, Lionel Jospin n’impose la création des IUFM, qui ont intégré les Ecoles Normales, les ENNA et les CPR (Centres Pédagogiques Régionaux), jusqu’alors chargés de la formation des maîtres (3).
Emmanuel Davidenkoff, dans sa chronique sur France info, a apporté quelques précisions sur le projet du ministère — et en l'état, bien malin qui saurait dire quelle analyse est la plus conforme aux projets gouvernementaux — le flou est parfois une bonne manière de travailler, puisqu'il permet de saisir au vol les suggestions des autres, et de les faire siennes. « Selon nos informations, a dit Davidenkoff, l’Education nationale aurait le projet de se désinvestir de la formation initiale des enseignants au profit des universités. Comment ? En se cantonnant au rôle de tout employeur : le recrutement et la formation continue. Donc l’Education nationale organiserait toujours des concours de recrutement comme le Capes ou l’agrégation, mais elle ne se mêlerait plus d’y préparer… Quelle serait la conséquence ? La disparition probable des IUFM — les Instituts universitaires de formation des maîtres ; au minimum un affaiblissement notable de leur rôle. En fait chaque département universitaire prendrait en charge la préparation des étudiants aux concours. Lesquels concours se dérouleraient en deux temps : une épreuve académique en janvier pour vérifier les connaissances, puis une formation pratique expresse sur le terrain de quelques semaines avant une épreuve — pratique elle aussi — d’admission. Donc plus de cours théoriques comme ceux que l’on délivre en IUFM. Quels seraient les avantages de scénario ? Gain immédiat : 10.000 postes de stagiaires IUFM qui s’évaporeraient du budget puisque les années de formation ne seraient plus rémunérées alors qu’elles le sont aujourd’hui pour certains candidats — vu le contexte budgétaire, c’est essentiel. Donner un diplôme aux étudiants qui préparent le concours même s’ils échouent — ce qui est le cas de 80% des candidats. Offrir un cadeau aux défenseurs du « retour aux fondamentaux » dont il se trouve qu’il sont aussi de farouches adversaires des IUFM. Enfin déplacer un éventuel mécontentement vers les universités, donc vers la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse."
À bien y penser, ce projet n’est pas forcément une mauvaise chose. Bien sûr, le ministère compte ainsi faire des économies, puisqu’il mettra tout de suite face à des élèves des (futurs) enseignants aujourd’hui rémunérés à apprendre, à l’IUFM, le langage orwellien du pédagogisme. Mais le tutorat face aux élèves a un aspect pratique, et pragmatique, qui peut mettre tout de suite dans le bain — même si nous savons, tous, qu’il faut des années pour faire un bon maître, que la pédagogie est une longue patience, et non le simple ânonnement des lois de la meirieutique, et qu’il arrive à des enseignants chevronnés de sortir de cours en se morigénant intérieurement.
Peu de bonheurs sont sans mélange. Xavier Darcos voulait lancer ce plan dès la rentrée 2009. L’Elysée, qui rate rarement une occasion de se tirer une balle dans le pied, a tranché pour 2010. C’est loin, 2010. Il peut s’en passer, des choses, d’ici là. Ne serait-ce qu'à la rentrée prochaine…
La route est encore longue…
Reste à obtenir quelques précisions indispensables. Le futur stagiaire serait mis d’emblée devant des classes — en sus de son tutorat. Il est impensable qu’il soit affecté sur un emploi du temps plein — il y a de quoi désespérer les néophytes les mieux intentionnés. Par ailleurs, à recruter tout le monde à Bac + 5, on peut se demander quelle spécificité aura chaque concours — CAPES ou Agrégation —, qui justifierait encore les différences d’horaires, de salaires ou de nomination dans tel ou tel type d'établissement, lycée ou collège : il est évident que l’esthétique des deux concours devra être revue en profondeur, afin de les différencier fortement (sauf à vouloir supprimer l’agrégation, ce qui ne me semble pas dans les plans du ministère).
Reste enfin au gouvernement à tirer les conclusions de ses bonnes intentions. Débarrassé de la formation initiale (dévolue aux facs), et privés de formation secondaire (puisque les stagiaires iront directement devant les classes), est-il bien utile de conserver encore ces noix creuses que tendent à devenir les IUFM — et les milliers de bras cassés qui les hantent, sous l’égide bienveillante des pseudos « sciences de l’éducation » ?
Jean-Paul Brighelli
PS. Comme annoncé précédemment, une longue interview croisée de votre serviteur avec François Dubet, à propos du Bac, dans le Monde de l’éducation de Juin. Dans le même numéro, un article parfaitement vide — sur deux pages — à propos de l’enseignement de la sexualité à l’école. Promis, j’y reviendrai, ce vide sur un tel sujet s’interroge — ou plutôt, ne s’interroge pas, diraient Lacan et le bon Roger Felts (que je salue au passage).
(1) À noter que le SNUIpp proteste déjà (http://68.snuipp.fr/spip.php?article748). C’est assez curieux quand on y pense, qu’un syndicat s’insurge contre un projet de recrutement à plus haut niveau, qui assurerait une revalorisation de l’indice de départ, et des carrières. Mais qui peut comprendre les contorsions de la pensée (?) de Gilles Moindrot ?
(2) Je demandais dans « Fin de récré » que le salaire de départ soit augmenté de 200 euros. Et qu’apprends-je ? « Il ne s’agira pas de cent ou deux cents euros , mais de beaucoup plus », affirment Marie-Estelle Puech et Aude Sérès (le Figaro, 29 mai). Un recrutement à un niveau supérieur implique automatiquement une revalorisation salariale indexée, selon les statuts de la Fonction publique. Tous en profiteront.
À noter que l’on peut encore une fois lire dans ce recrutement à Master 2 le signe évident de l’inflation des diplômes dont parlait jadis Marie Duru-Bellat : on recrutait les instituteurs au niveau du Bac jusque dans les années 70, puis au niveau du Deug (années 80), puis à la Licence (années 90, et invention du nouveau titre de « professeur des écoles »), et désormais au Master — pour un niveau dont il n’est pas évident qu’il soit très supérieur, en termes de Savoirs.
(3) En gros, les CPR étaient des organismes de triage qui affectaient les néo-certifiés ou agrégés dans des classes tenues par des enseignants chevronnés, où ils assistaient à des cours et étaient assez vite invités à s’y essayer eux-mêmes. On changeait de tuteur et d’établissement deux ou trois fois dans l’année, et c’était un Inspecteur, venu assister à votre cours, qui validait le volet « pratique » du CAPES (les agrégés, quoiqu’en stage eux aussi, étaient dispensés de cette ultime épreuve). Pendant ce temps, on avait en responsabilité totale une ou deux classes (et pas un emploi du temps complet, comme paraît l’imaginer aujourd’hui le Ministère). C’est cette structure, un peu patriarcale, et somme toute bon enfant, que les IUFM ont remplacée, et que le ministre se propose de réinstaurer.




Commentaires
Je rappelle, à toutes fins utiles, (et pour ceux qui pensent qu'on n'y forme que des professeurs de lycées et collèges, et que n'y sont dispensées que des "formations générales", souvent controversées, et souvent à juste titre), que les IUFM, dans le cadre de la formation des enseignants du premier degré, dispensent ce qu'on appelle des formations disciplinaires. Formations chargées de mettre à niveau les instituteurs, ayant, dans la plupart des cas, suivi des licences mono-disciplinaires.
Il est à craindre que cette réforme, justement décrite par Jean-Paul comme "génératrice d'économies", (c'est certainement sa seule raison d'être valable aux yeux de ce gouvernement, qui cherche ces économies partout), ne stigmatise exclusivement ces formations disciplinaires sans toucher aux formations générales qui, elles, risquent de s'implanter encore plus solidement dans le cadre de ces masters. Mais, bon, le pire n'est jamais certain.
Bon, ceci-dit, j'ai quand même grillé "Saperlipopette"... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
J'aurais d'ailleurs aimé avoir le point de vue de Pedro, qui semblait être le premier ardent défenseur de cette licence pluri-disciplinaire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
"est-il bien utile de conserver encore ces noix creuses que tendent à devenir les IUFM — et les milliers de bras cassés qui les hantent, sous l’égide bienveillante des pseudos « sciences de l’éducation » ?"
Jean-Paul Brighelli
Que c'est bien dit!
Cette suppression des IUFM, la Société des agrégés la réclame depuis leur création, et encore dans un communiqué de presse d'il y a quinze jours. C'est là qu'il y a des économies à faire avant tout.
"C’est cette structure, un peu patriarcale, et somme toute bon enfant, que les IUFM ont remplacée, et que le ministre se propose de réinstaurer."
"Bon enfant", c'est bien le qualificatif qui convient pour le CPR (Centre Pédagogique Régional) des années 70-80.C'est vrai que l'ambiance y était détendue, sympathique, en un mot raisonnable, aussi raisonnable que celle dans les IUFM est infecte et zin-zin (témoignage des stagiaires).
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
Je ne retrouve pas du tout ce que décrit Jean dans mes souvenirs de CPR... Vous ne devriez pas généraliser, Jean.
Ceci étant dit, les IUFM n'ont pas remplacé que ces derniers... Et cela ne répond en aucune manière sur les formations disciplinaires à destination des futurs enseignants du premier degré.
D'une manière générale, les moins touchées par les sciences de l'éducation, et qui, pourtant, passeront vraisemblablement le plus à la trappe.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
A ce sujet, il est d'ailleurs curieux que Jean-Paul ait initié son fil du titre de" Formation des "maîtres"". Pourquoi? Inversion de la tendance qui voulait qu'on appelle: "professeurs" les enseignants du primaire? Maintenant, on appelle: "maîtres" ceux du secondaire?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
"Maître" me plaît, à moi — pour des raisons pédagogiques et extra-pédagogiques. Et l'élève, pour être disciple, n'en est pas forcément soumis…
Ecrit par : Abraxas | 01 juin 2008
Je trouve JPB bien optimiste.
Et si le master de recrutement n'était pas disciplinaire mais une espèce de patchwork scientifico-éducationnel, "professionnalisé" ?
Les sciences de l'éduc et les IUFM continueraient à avoir la haute main, sur la formation, voire même les clés de la boutique...
Je me souviens avoir été obligé de passer, en mes jeunes années, un "DEUG-instit" ultra-pédagogiste alors que j'avais une maîtrise d'histoire.
Je crains qu'une fois encore les bonnes intentions affichées soient le cache-misère d'une banale mesure d'économie comme le soulignait Ch. Sibille.
Ecrit par : victor | 01 juin 2008
"Je me souviens avoir été obligé de passer, en mes jeunes années, un "DEUG-instit" ultra-pédagogiste alors que j'avais une maîtrise d'histoire."
Ecrit par : victor | 01 juin 2008
Victor, puis-je avoir quelques infos sur ce "Deug instit ultra pédagogiste" dont vous parlez, quand vous aurez cinq minutes?
Je vous (re) laisse mon e-mail: ch.sibille@wanadoo.fr
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
""Maître" me plaît, à moi — pour des raisons pédagogiques et extra-pédagogiques. Et l'élève, pour être disciple, n'en est pas forcément soumis…"
Ecrit par : Abraxas | 01 juin 2008
Ce n'est pas ce que je voulais dire, Jean-Paul.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Victor, puis-je avoir quelques infos sur ce "Deug instit ultra pédagogiste" dont vous parlez, quand vous aurez cinq minutes?
Je vous (re) laisse mon e-mail: ch.sibille@wanadoo.fr
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
C'est fait !
Ecrit par : victor | 01 juin 2008
"Words, words, words, disaient Shakespeare et Dalida."
J'aime cette phrase. Et j'aime ce post.
J'applaudis à la revalorisation financière des salaires en début de carrière (je n'en profiterai pas, mais je trouve que c'est une mesure indispensable pour les jeunes collègues).
Par contre, je m'interroge sur certaines choses :
1) Les IUFM peuvent bien être supprimés, ce qui y travaillent ont de toute façon le grade de Prce/Prag, MdC ou PU (on pensera à Meirieu qui est "Professeur des Universités"...). Alors qu'est-ce qui empêchera les facs de faire faire les masters pro par les (ex-) formateurs IUFM ?
2) Quelle connerie de ne pas avoir suivi Darcos sur la date (rentrée 2009). Ca aurait été une belle preuve du volontarisme et de l'efficacité du ministère.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Ce qui suit est essentiellement un projet de brouillon d'analyse pour le second degré que je connais beaucoup mieux que le premier.
Dans les IUFM, en gros, deux sortes de "personnels" : les "universitaires" (maîtres de conférence et professeurs) et les enseignants du premier et second degré détachés à plein temps ou à temps partiels.
Les premiers se subdivisent en deux groupes : les "disciplinaires" (ceux qui ont été recrutés en temps que docteur en maths, histoire, etc) et les "illusionnistes professionnalisants" * c'est à dire tous le troupeau des "sciences de l'éduc". On remarquera que l'intersection des deux ensembles n'est pas vide et qu'elle contient notamment des "disciplinaires" qui ont mal tourné ou dont la fécondité tarie dans la discipline de base a précipité la déchéance confortable dans cette précarité intellectuelle qui les caractérise.
Les "universitaires" seront refondus dans l'université. Toute la question est de savoir quel rôle aura le second sous-groupe dans les futurs masters. Ce qui revient à savoir quel sera le contenu de ces masters (qui va en décider ?) et donc qui en seront les enseignants. Là, le meilleur comme le pire pourra localement se produire. Il s'agit essentiellement d'une lutte interne aux universités (le Maître du Moloch n'y aura que peu de prise) et dont je crains fort que les pédagols sortent souvent à leur avantage au vu de leur très réelle capacité à survivre en milieu vicié voire anaérobie **.
Pour les "enseignants détachés", il n'y aurait a priori que la possibilité d'un retour au bercail de l'enseignement devant élèves (?). Dans ces conditions, même les plus atteints de meiriolite devraient évoluer sous la pression de sélection imposée par la pratique quotidienne de l'enseignement devant de vrais élèves et celle des collègues instructionnistes ***. Je rêve peut-être un peu là…
Quant à l'agrégation, je crains que l'interne ne se réduise progressivement au seul besoin de renouvellement dans les CPGE pendant que l'interne, de plus en plus prépondérant se réduirait au rôle de hochet financier et symbolique des certifiés "méritants".
* en un certain sens, ce sont de vrais "magiciens (au sens des tontons) : quelques mots à sens giratoire, quelques références socio-historico-neurolo… et ils vous sortent trente publications à l'alambic didactique (meirieutrons plus ou moins sophistiqués) …
** L'irrigation du cerveau n'étant pas, chez eux, une nécessité vitale mais bien plutôt la capacité à se grouper en lobby arapède très efficace (ce qu'ils savent, je le répète, très bien faire).
*** Il serait temps que chacun assume ses choix en le faisant savoir et en renonçant au confort factice de la loi du silence. C'est le sens de mon slogan "pas de prisonnier". Bien sûr, il y aura des bégaudistes désorientés dont il faudra bien qu'on (?) limite la nocivité ("culture" du résultat ?, ...?)
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Je corrige et je commente :
"Quant à l'agrégation, je crains que l'externe ne se réduise progressivement au seul besoin de renouvellement dans les CPGE pendant que l'interne, de plus en plus prépondérant se réduirait au rôle de hochet financier et symbolique des certifiés "méritants"."
Pour l'externe, ce ne serait pas plus mal qu'elle s'en tienne à ce rôle. Quand on voit le nombre d'agrégés TZR en collège, et étant donné que le ministère ne fait toujours rien, on se dit qu'il n'y a vraiment aucune cohérence dans la gestion ministérielle et académique des agrégés.
Pour l'interne, c'est déjà ce qu'elle est : une sorte de promotion interne pour ceux qui sont bons en "didactique".
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Libération titre : " Royal: «Nous ne devons pas rester entre nous». Face à l’offensive de Bertrand Delanoë en vue du congrès du PS, Ségolène Royal confie à «Libération» son état d’esprit et sa conception du Parti socialiste"
Même s'ils ne restent pas entre eux, ces deux là sont-ils interféconds ?
Il s'agit peut-être d'une immaculée conception ?
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Ca coûterait quoi, une circulaire disant : "Les TZR agrégés seront prioriaires pour une affectation en lycée" ???
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Désolé pour ma confusion entre l'externe et l'interne...
C'est grave docteur ?
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
(on pensera à Meirieu qui est "Professeur des Universités"...)
Quel doigt d'honneur à tous les vrais chercheurs, tous ceux qui font avancer la science dans un domaine précis et utile! Et qu'attend donc Valérie Pécresse pour fermer les instituts de Sciences de l'éducation où plastronnent ce genre de demi-pointures?
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
"Pour l'externe, ce ne serait pas plus mal qu'elle s'en tienne à ce rôle."
Cela voudrait dire plus d'agrégés "neufs" dans le second degré. Extinction des dinosaures ?
Evidemment, la position des agrégés dans le nouveau dispositif à bac +5 est encore plus problématique qu'avant. JPB l'a rappelé.
La tentation d'en stériliser le corps sera forte...
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Je suis totalement hors sujet mais puisque certains évoquaient Zemmour sur l'autre fil, je m'autorise l'écart : Ceux qui ont visionné la confrontation Lang/Zemmour hier soir n'ont-ils pas été très étonnés d'apprendre par E.Z. (même pas contredit par Lang, en plus) que c'est seulement depuis Darcos que leurs journées de grève ne sont pas payées? Ca fait sept ans que j'enseigne, j'ai fait plusieurs fois grève, et je n'ai pour ma part jamais été payée pour ces journées.
J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visiblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. Sauf que lui, sa nullité sert le pouvoir en place, c'est tout.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
Et qu'attend donc Valérie Pécresse pour fermer les instituts de Sciences de l'éducation où plastronnent ce genre de demi-pointures?
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
Bonne question! Personnellement, je ne crois pas un instant à la fermeture des IUFM. C'est l' immobilisme total dans ce domaine. Et que faire des milliers de collègues qui sévissent dans ces établissements inutiles, voire nuisibles? (en tout cas pour ceux qui dé-forment les profs d'EPS).
Quant à en revenir à l'ancienne formation des maîtres, Ok à la condition que les étudiants, futurs professeurs reçoivent une solide et sévère formation disciplinaire.
Personnellement je suis passé par un UEREPS, véritable "institut pédagogique", après une classe préparatoire très sélective. A la sortie de cet "institut" vous étiez en mesure dans 99% des cas d'enseigner à n'importe quel public.
Seulement, désormais, on ne demande plus à un "prof de gym" d'enseigner sa discipline mais de faire dans la "formation du futur citoyen actif"...Jusque dans sa discipline et selon les nouveaux programmes il est censé "enseigner" l'histoire de l'art, la grammaire du français, la biologie du corps humain, la sécurité routière, le bédeuzi et autres billevesées à la mode!
Il en est de même d'une manière ou d'une autre pour tout autre professeur de l'éducastration nationale!
Ecrit par : buntovchik | 01 juin 2008
J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visiblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. Sauf que lui, sa nullité sert le pouvoir en place, c'est tout.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
Eric Zemour est un type malin et qui cherche à s'informer, donc à dépasser le niveau "vannes superficielles" de la télévision, mais pas toujours avec succès, comme le montre votre exemple.
Au cours du face à face avec X.Darcos, il a manqué deux occasions de servir la vérité : il n'arrivait pas à se souvenir de la phrase exacte (et inacceptable) prononcée par Nicolas Sarkozy au Latran sur les prêtres, pasteurs (pourquoi pas les rabbins et les immams ?) et les instituteurs.
X. Darcos qui n'en demandait pas tant, a eu beau jeu de dire qu'on avait déformé les propos du président (tu parles !) et de donner son propre point du vue (avec beaucoup d'eau et très peu de vin de messe), où le poisson a fini par se noyer.
D'autre part il a laissé passer la ritournelle ministérielle sur les 11,8 % d'enseignants par élève sans soulever la question essentielle de savoir où étaient les enseignants qui n'étaient pas face aux élèves (question très très gênante et très incorrecte politiquement)
Donc, effectivement et "objectivement, Zemour et les autres ont bien servi le ministre.
Ecrit par : Robin | 01 juin 2008
Zemmour. Je crois qu'il faut deux m.
Ecrit par : Robin | 01 juin 2008
Je ne vois encore qu'une preuve de la dévalorisation des diplômes : une licence, voire un DEUG, il y a 20 ans équivaut maintenant à un MASTER ! Concernant le collège, à quoi cela sert-il d'avoir un master (pourquoi pas un doctorat ! ) pour faire du ludo-éducatif, du B2I, de l'éducation à la propreté (véridique dans mon collège), l'ASSR bidule truc, et du soutien scolaire après la classe !
Par contre, je suis partisane, à défaut de supprimer l'agreg, de ne plus mentir aux jeunes collègues célibataires notamment, en leur faisant croire que le CAPES leur permettra d'enseigner en lycée rapidement.
Ecrit par : beettle | 01 juin 2008
même si nous savons, tous, qu’il faut des années pour faire un bon maître, que la pédagogie est une longue patience, et non le simple ânonnement des lois de la meirieutique, et qu’il arrive à des enseignants chevronnés de sortir de cours en se morigénant intérieurement.
Ca me rassure !
Ecrit par : Robin | 01 juin 2008
"Bon enfant", c'est bien le qualificatif qui convient pour le CPR (Centre Pédagogique Régional) des années 70-80.C'est vrai que l'ambiance y était détendue, sympathique, en un mot raisonnable, aussi raisonnable que celle dans les IUFM est infecte et zin-zin (témoignage des stagiaires).
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
Même souvenir.
Ecrit par : Robin | 01 juin 2008
Jean a écrit : Bon enfant", c'est bien le qualificatif qui convient pour le CPR.
Le temps nous fait idéaliser beaucoup de choses ! Disons plutôt qu'on nous y foutait la plupart du temps une paix royale. Il y avait quand même les prémisses (simplement non encore organisées) de ce que les IUFM firent plus tard à grande échelle.
Je me souviens notamment de quelques "conférences pédagogiques" hilarantes (où un vrai fou-rire nous prit parfois).
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Je me souviens notamment de quelques "conférences pédagogiques" hilarantes (où un vrai fou-rire nous prit parfois).
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
En effet , notamment une sur la courbe mathématique que devaient obligatoirement emprunter les notes des élèves pendant l'année scolaire ! Je m' en gausse encore !!!
Ecrit par : Amélie | 01 juin 2008
Le professorat à l'état de nature en quelque sorte...
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
"Je m' en gausse encore !!!"
Pauvre gosses dirait Antibi qui glose sur les "bons" usages de Gauss en gnossiennes pour gymnosophistes.
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
on nous y foutait la plupart du temps une paix royale.
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
On savait à cette époque qu'il est impossible d'apprendre à quelqu'un à enseigner, ce qu'on a feint d'oublier depuis!
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
"On savait à cette époque qu'il est impossible d'apprendre à quelqu'un à enseigner, ce qu'on a feint d'oublier depuis!"
Je ne suis pas aussi optimiste que vous, Jean ! Je pense qu'à l'époque le pédagol était en gestation : leurs futurs lexicographes ne s'étaient pas encore flairés l'oigne et encore moins établis en meute.
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Je pense qu'à l'époque le pédagol était en gestation
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Exact. Mais à part de rarissimes conférences pédagogiques qui réunissaient l'ensemble des stagiaires et où l'on essayait déjà de nous obséder avec l"innovation" (la grande mode, c'étaient les "montages audio-visuels"!), l'essentiel du travail se passait dans les classes de nos tuteurs: on les regardait faire et on était impatients de prendre leur place.
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
On savait à cette époque qu'il est impossible d'apprendre à quelqu'un à enseigner, ce qu'on a feint d'oublier depuis!
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
Et pour ce faire, on a confié cette responsabilité à des gens qui ne savent pas de toute façon tenir la moindre classe voire qui n'y n'ont même jamais essayé. Logique.
Ecrit par : Manu | 01 juin 2008
Un petit passage furtif pour vous saluer toutes et tous et vous souhaiter un excellent dimanche !
En attendant, un peu de chaleur cubaine, de la Havane authentique des années 50, à ces âmes éternelles :
http://dl.free.fr/coxUBrR61/04AlVaivéndeMiCarreta.mp3
Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2008
Exact. Mais à part de rarissimes conférences pédagogiques qui réunissaient l'ensemble des stagiaires et où l'on essayait déjà de nous obséder avec l"innovation" (la grande mode, c'étaient les "montages audio-visuels"!), l'essentiel du travail se passait dans les classes de nos tuteurs: on les regardait faire et on était impatients de prendre leur place.
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
C'est en 1980 que les inspecteurs "innovants" ont conseillé aux stagiaires tout ébaubis " Plus de leçons de grammaire , faites des flashes grammaticaux à partir des textes ", ça ne faisait que commencer donc !
Ecrit par : Amélie | 01 juin 2008
Pour l'interne, c'est déjà ce qu'elle est : une sorte de promotion interne pour ceux qui sont bons en "didactique".
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Je m'inscris en faux pour avoir passé et réussi l'agrégation interne. Il n'y avait aucun "didacticien" parmi les membres de mon jury, aucune question de "didactique" ne m'a donc été posée et quand j'ai bafouillé quelques excuses pour avoir bâclé cette partie, j'ai eu droit à des sourires complices et à une bonne note. C'était, il est vrai, il y a plus de dix ans.
Ecrit par : victor | 01 juin 2008
"Ce qui suit est essentiellement un projet de brouillon d'analyse pour le second degré que je connais beaucoup mieux que le premier.
Dans les IUFM, en gros, deux sortes de "personnels" : les "universitaires" (maîtres de conférence et professeurs) et les enseignants du premier et second degré détachés à plein temps ou à temps partiels.
Les premiers se subdivisent en deux groupes : les "disciplinaires" (ceux qui ont été recrutés en temps que docteur en maths, histoire, etc) et les "illusionnistes professionnalisants" * c'est à dire tous le troupeau des "sciences de l'éduc". On remarquera que l'intersection des deux ensembles n'est pas vide et qu'elle contient notamment des "disciplinaires" qui ont mal tourné ou dont la fécondité tarie dans la discipline de base a précipité la déchéance confortable dans cette précarité intellectuelle qui les caractérise.
Les "universitaires" seront refondus dans l'université. Toute la question est de savoir quel rôle aura le second sous-groupe dans les futurs masters. Ce qui revient à savoir quel sera le contenu de ces masters (qui va en décider ?) et donc qui en seront les enseignants. Là, le meilleur comme le pire pourra localement se produire. Il s'agit essentiellement d'une lutte interne aux universités (le Maître du Moloch n'y aura que peu de prise) et dont je crains fort que les pédagols sortent souvent à leur avantage au vu de leur très réelle capacité à survivre en milieu vicié voire anaérobie **.
Pour les "enseignants détachés", il n'y aurait a priori que la possibilité d'un retour au bercail de l'enseignement devant élèves (?). Dans ces conditions, même les plus atteints de meiriolite devraient évoluer sous la pression de sélection imposée par la pratique quotidienne de l'enseignement devant de vrais élèves et celle des collègues instructionnistes ***. Je rêve peut-être un peu là…
Quant à l'agrégation, je crains que l'interne ne se réduise progressivement au seul besoin de renouvellement dans les CPGE pendant que l'interne, de plus en plus prépondérant se réduirait au rôle de hochet financier et symbolique des certifiés "méritants".
* en un certain sens, ce sont de vrais "magiciens (au sens des tontons) : quelques mots à sens giratoire, quelques références socio-historico-neurolo… et ils vous sortent trente publications à l'alambic didactique (meirieutrons plus ou moins sophistiqués) …
** L'irrigation du cerveau n'étant pas, chez eux, une nécessité vitale mais bien plutôt la capacité à se grouper en lobby arapède très efficace (ce qu'ils savent, je le répète, très bien faire).
*** Il serait temps que chacun assume ses choix en le faisant savoir et en renonçant au confort factice de la loi du silence. C'est le sens de mon slogan "pas de prisonnier". Bien sûr, il y aura des bégaudistes désorientés dont il faudra bien qu'on (?) limite la nocivité ("culture" du résultat ?, ...?)"
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Perdu, Dugong. La plupart des PRCE et PRAG, (du moins, les "disciplinaires" qui enseignaient déjà du temps des écoles normales) ne sont pas "détachés", à l'IUFM, mais titulaires de leur poste.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
"J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visisblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. [...]".
Ecrit par Kap, le 1er juin 2008.
Zemmour, au moins, lit les livres écrits par des profs, ce qui lui permet d'attirer l'attention sur la baisse du niveau et leurs conditions de travail. Lang, hier soir, a été absolument infect, le tout avec un plateau acquis à sa démagogie. Le pompon, c'est quand Zemmour a essayé de recadrer le débat sur l'école en rappelant simplement, pour les gens qui ne savent pas, que la querelle se situe aujourd'hui entre les pédagogistes (l'élève au centre) et les républicains (le savoir au centre). Lang lui a opposé que c'était n'importe quoi, niant jusqu'à l'existence de ce débat! Il participait pourtant à Ripostes voilà peu, face à JPB et Natacha Polony. Un produit typiquement orwellien, ce Lang : on réécrit l'histoire, on en retranche jusqu'aux éléments qui ne vont pas dans le sens du "meilleur des mondes" (ça, c'est Huxley) que l'on décrit...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008
"J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visiblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. Sauf que lui, sa nullité sert le pouvoir en place, c'est tout."
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
Vraiment très très très nul, alors! Il lui aurait suffi de faire superficiellement son job, et d'interviewer très brièvement un des (très nombreux) enseignants mis dans une situation financière pour le moins délicate au moment des grèves dures contre la loi des retraites.
Ne dites pas trop fort qu'il sert le pouvoir en place! Il n'y a que lui, (et deux ou trois blogueurs d'ici) qui sont persuadés du contraire. Et qui, cerise sur le gâteau, pensent qu'il est politiquement incorrect.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Prétendre que Zemmour est courageux, politiquement incorrect, etc, dans un environnement politique tenu par Sarko, Christine Lagarde, Devedjian, Balkany, Bertrand, Alliot-Marie, Dati, (etc), c'est quand même assez balèze, au niveau de l'honnêteté intellectuelle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
La disparition des IUFM? Si seulement!
On pourrait enfin s'écrier : "l'enseignement outragé, l'enseignement martyrisé... mais l'enseignement libéré!".
Les enseignants recrutés à Bac +5? Quitte à froisser certaines susceptibilités, je serais tenté de dire qu'il serait temps de relever le niveau des profs...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008
CS a écrit : "Perdu, Dugong. La plupart des PRCE et PRAG, (du moins, les "disciplinaires" qui enseignaient déjà du temps des écoles normales) ne sont pas "détachés", à l'IUFM, mais titulaires de leur poste."
J'ai écrit "détaché" en claviotant ce mot de façon détachée (pas le reste). Le fait qu'is soient titulaires de leur poste n'empêche pas qu'ils seront, a priori, "victimes de mesures de carte scolaire (oh! pardon : universitaire).
Ce n'est pas bien de faire du formalisme pour taper en touche...
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Pour dugong : à mon avis, les Prag/prce de l'IUFM iront certainement enseigner dans ces fameux masters professionnels. Voilà comment contenter tout le monde !
Pour victor : la didactique a pris une place énorme à l'agreg interne. Regardez son coeff. à l'écrit en lettres.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Je suis surpris par ce que vous écrivez : "Et, tout en étant en poste au moins sur une classe, le futur enseignant serait accompagné par des tuteurs, enseignants volontaires, en place, chargés de le cornaquer selon un principe de compagnonnage."
Cela me surprend parce que c'est déjà le cas, dans le secondaire en tous cas, où un jeune lauréat de concours (CAPES comme Agrégation) est en charge d'une ou deux classes sous la houlette d'un tuteur qui le guidera toute l'année. Bien sûr il y a aussi les cours à l'IUFM, mais vous admettrez que l'essentiel se joue devant les classes et avec le tuteur.
Et puis en cours d'année, le stagiaire doit aller observer les cours d'un autre tuteur, à un autre niveau (alternance collège-lycée), lequel tuteur lui laisse ensuite les rênes pour le laisser s'aguerrir quelques heures devant cette nouvelle classe.
Bref, ce que vous semblez évoquer avec nostalgie, c'est ce que je constate quotidiennement dans la formation des enseignants du secondaire. Mais peut-être ne parliez-vous que du primaire?
Ecrit par : Pifométricien | 01 juin 2008
"Ce n'est pas bien de faire du formalisme pour taper en touche..."
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Ce n'est ni "faire du formalisme", ni "botter en touche", et vous le savez parfaitement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Pifométricien, je pense que les stagiaires feraient un plus grand nombre d'heures, et qu'ils seraient en contrepartie débarassés des cours IUFM.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
"Cela me surprend parce que c'est déjà le cas, dans le secondaire en tous cas, où un jeune lauréat de concours (CAPES comme Agrégation) est en charge d'une ou deux classes sous la houlette d'un tuteur qui le guidera toute l'année. Bien sûr il y a aussi les cours à l'IUFM, mais vous admettrez que l'essentiel se joue devant les classes et avec le tuteur."
Ecrit par : Pifométricien | 01 juin 2008
Encore une équation: "IUFM = Secondaire".
Ce n'est pas du tout le cas pour les professeurs d'école, qui doivent avoir une formation dans les disciplines qu'ils seront censés avoir à enseigner dans le cadre de leur exercice, (basé sur la polyvalence).
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Puisque Christophe Sibille me pousse au sans faute *, je reprends avec corrections.
Ce qui suit est essentiellement un projet de brouillon d'analyse pour le second degré que je connais beaucoup mieux que le premier.
Dans les IUFM, en gros, deux sortes de "personnels" : les "universitaires" (maîtres de conférence et professeurs) et les enseignants du premier et second degré, titulaires ou détachés en IUFM, à plein temps ou à temps partiels.
Les premiers se subdivisent en deux groupes : les "disciplinaires" (ceux qui ont été recrutés en temps que docteur en maths, histoire, etc) et les "illusionnistes professionnalisants" * c'est à dire tous le troupeau des "sciences de l'éduc". On remarquera que l'intersection des deux ensembles n'est pas vide et qu'elle contient notamment des "disciplinaires" qui ont mal tourné ou dont la fécondité tarie dans la discipline de base a précipité la déchéance confortable dans cette précarité intellectuelle qui les caractérise.
Les "universitaires" seront refondus dans l'université. Toute la question est de savoir quel rôle aura le second sous-groupe dans les futurs masters. Ce qui revient à savoir quel sera le contenu de ces masters (qui va en décider ?) et donc qui en seront les enseignants. Là, le meilleur comme le pire pourra localement se produire. Il s'agit essentiellement d'une lutte interne aux universités (le Maître du Moloch n'y aura que peu de prise) et dont je crains fort que les pédagols sortent souvent à leur avantage au vu de leur très réelle capacité à survivre en milieu vicié voire anaérobie **.
Pour les "enseignants détachés", il n'y aurait a priori que la possibilité d'un retour au bercail de l'enseignement devant élèves (?). Dans ces conditions, même les plus atteints de meiriolite devraient évoluer sous la pression de sélection imposée par la pratique quotidienne de l'enseignement devant de vrais élèves et celle des collègues instructionnistes ***. Je rêve peut-être un peu là…
Quant à l'agrégation, je crains que l'externe ne se réduise progressivement au seul besoin de renouvellement dans les CPGE pendant que l'interne, de plus en plus prépondérant numériquement, se réduirait au rôle de hochet financier et symbolique des certifiés "méritants".
* en un certain sens, ce sont de vrais "magiciens (au sens des tontons) : quelques mots à sens giratoire, quelques références socio-historico-neurolo… et ils vous sortent trente publications à l'alambic didactique (meirieutrons plus ou moins sophistiqués) …
** L'irrigation du cerveau n'étant pas, chez eux, une nécessité vitale mais bien plutôt la capacité à se grouper en lobby arapède très efficace (ce qu'ils savent, je le répète, très bien faire).
*** Il serait temps que chacun assume ses choix en le faisant savoir et en renonçant au confort factice de la loi du silence. C'est le sens de mon slogan "pas de prisonnier". Bien sûr, il y aura des bégaudistes désorientés dont il faudra bien qu'on (?) limite la nocivité ("culture" du résultat ?, ...?)
* CS est un vrai coach !
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Le jargon IUFM/UA-IPR, ca donne ça :
"En cette période de l'année, les prérequis seront des compétences nécessairement travaillées au cycle central, à savoir des connaissances minimales sur le discours narratif."
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
(*)
mdr
Ecrit par : toto | 01 juin 2008
"Les enseignants recrutés à Bac +5? Quitte à froisser certaines susceptibilités, je serais tenté de dire qu'il serait temps de relever le niveau des profs..."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008
Parce que vous croyez vraiment que ça relèverait le niveau ? Vu la valeur actuelle des diplômes, la seule chose qui garantisse encore un niveau correct, ce sont les concours. Si le Capes disparaît et que l'agreg en est réduite à une peau de chagrin, vous aurez des masters 2 incultes qui enseigneront : c'est possible ! Après tout, j'ai d'anciens "camarades" de fac qui ont un DEA ou sont thésards et qui ont été infoutus d'être reçus au Capes ou à l'agreg (même après deux ou trois tentatives).
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
Merci, Dugong, mais ne m'en veuillez pas! Il y a une vraie différence, de nature et de degré, entre les formations premier degré et second degré!
Et le fait de voir systématiquement l'IUFM assimilé à la formation des professeurs de lycées et collèges et, de ce fait entre autres, d'avoir lu ici de véritables énormités proférées par certains professeurs du secondaire sur un univers dont ils ignorent à peu près tout, pousse à insister pour que la différence objective soit faite. Et au delà de tous jugements de valeur.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Jeremy a écrit : "à mon avis, les Prag/prce de l'IUFM iront certainement enseigner dans ces fameux masters professionnels."
Le "certainement" est peut-être très hasardeux : dans les facs, l'arrivée massive de prag/prce sera très certainement grandement appréciée par l'ensemble des vacataires thésards en attente de titularisation !
Je vois assez mal la Maîtresse du Moloch d'à côté entériner cela sans barguigner !
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Un mot pour dire que je ne partage pas l'optimisme de JPB en ce qui concerne cette réforme.
N'y a-t-il pas un peu de naïveté d'ailleurs à toujours considérer que les ennemis de nos ennemis sont nos amis ? Que Darcos ait critiqué les pédagogistes (surtout dans le passé, on ne l'entend pas si souvent sur ce thème depuis qu'il est ministre de l'EN) ne fait pas de lui le sauveur des enseignants, à mon avis, et je le dis sans esprit partisan...
Bref, je crains comme Victor que ce master ne soit qu'un nouveau fromage dans lequel les pédagogistes sauront bien, « des pieds et des dents » se tailler « un nouvel ermitage » *. Ce serait une disparition en trompe-l'œil des IUFM, donc, puisqu'on fournira encore plus de pouvoir à cette coterie, qui sera plus fournie au sein de l'université au lieu de rester marginalisée dans son coin...
D'ailleurs, pourquoi veut-on augmenter le niveau d'études des enseignants ? Est-ce que les concours n'obligent pas déjà à 4 ans minimum pour un certifié ou un PE, 5 ans pour un agrégé (au minimum) ? Comment les enfants de milieux modestes, pour qui l'enseignement était une promotion sociale accessible, vont-ils faire pour se payer une année de plus d'études ? Il y a pensé, le ministre autoproclamé défenseur des parents smicards ?
Et l'augmentation de salaire en début de carrière, ce ne serait pas un moyen de faire taire les consciences pour de futures réformes ? regardez comme les instits ont été dociles depuis qu'on les a revalorisés et qu'on les appelle "professeurs des écoles " ? Une mesure vraiment dénuée d'arrières-pensées serait un commencement de début de rattrapage de la perte de pouvoir d'achat de tous les enseignants (que personne ne conteste, mais ô chose étrange, que personne n'évoque jamais !)...
Dites-moi si j'ai bien compris, là ; j'avoue franchement ne pas comprendre la jubilation de certains à ces annonces.
(* je reste dans l'humour, là ; je ne dis pas froidement, comme dugong, que les pédagogistes sont des animaux... attention à rester raisonnable dans l'invective !)
Ecrit par : sanjuro | 01 juin 2008
"dans les facs, l'arrivée massive de prag/prce sera très certainement grandement appréciée par l'ensemble des vacataires thésards en attente de titularisation !"
20 à 25% des enseignants du supérieur sont DEJA des Prag/Prce...
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
"N'y a-t-il pas un peu de naïveté d'ailleurs à toujours considérer que les ennemis de nos ennemis sont nos amis ?"
Ecrit par : sanjuro | 01 juin 2008
Ca, aucun doute là-dessus!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
"Le "certainement" est peut-être très hasardeux : dans les facs, l'arrivée massive de prag/prce sera très certainement grandement appréciée par l'ensemble des vacataires thésards en attente de titularisation !"
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Il faudrait savoir! Elles valent quelque chose, ces thèses, ou il vaut mieux passer un concours?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Pour ce qui est de Zemmour, je trouve aussi qu'il n'a qu'une seule qualité, c'est celle de parler de l'opposition entre pédagogistes et républicains. Sans lui, on n'entendrait jamais évoquer ces divergences à la télé.
Mais je l'ai aussi vu tempêter sur iTélévision au sujet de "28000 profs sans poste", "28000 profs qui ne sont pas devant les élèves", chiffre qui, lorsqu'on le tape dans Google, renvoie à un blog Umpiste où l'on apprend finalement quelle addition de carpes et de lapins donne ce résultat : il inclut, entre autres aberrations, les décharges que de Robien voulait supprimer !
Je vous apprends donc que je fais partie des 28000 profs sans postes ! Pourquoi ? Parce que j'enseigne en lycée, et que mon emploi du temps comprend une TL, deux Premières et des latinistes de terminales : 15 heures, donc (4 + 4 + 4 + 3) payées 16 (la décharge) au motif que TOUTES ces classes sont des classes d'examen ! Et que pour préparer à un examen il faut nécessairement appuyer un chouia sur les gros devoirs (souvent en classe) bien longs et ennuyeux à corriger...
J'en ai encore un gros paquet sous les yeux au moment où je vous parle, 33 copies de 4 pages en moyenne, dont chacune va me prendre un quart d'heure minimum de correction, soit huit heures de travail de bénédictin qui polluent mon dimanche ! Et je préparerai mes cours de demain quand j'aurai fini !
Ce n'est même pas de méconnaissance du métier qu'il faut parler ici, c'est de manipulation et de malhonnêteté, point.
Ecrit par : sanjuro | 01 juin 2008
Moi aussi, Sanjuro, j'en fais partie. Et je suis aussi en train de bosser.
Que fait Zemmour le trop payé le dimanche après-midi?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
"[...] Après tout, j'ai d'anciens "camarades" de fac qui ont un DEA ou sont thésards et qui ont été infoutus d'être reçus au CAPES ou à l'Agrégation (même après deux ou trois tentatives).".
Ecrit par Kap, le 1er juin 2008.
Je pourrais vous retourner l'argument : combien de certifiés ou d'agrégés ne sont pas fichus de poursuivre en DEA ou en thèse?
Plus sérieusement, il faut comparer ce qui est comparable. Le concours exige de se fondre dans un moule, de manière à passer des épreuves en temps limité. Au risque d'être un peu lapidaire, j'y vois une excellente préparation au moule dans lequel l'enseignant sera appelé à se fondre à l'IUFM, puis dans son établissement : un bon exécutant, un technicien, qui généralement ne se pose pas trop de questions quant aux consignes qui émanent de la hiérarchie ("Attention, c'est l'inspecteur qui l'a dit!").
Celui qui prépare un DEA ou une thèse, lui, est dans une démarche de chercheur, beaucoup plus souple, qui permet la remise en question permanente. Excellent pour la liberté de penser (on peut tout dire à l'université, du moment qu'on argumente), et pour conserver son esprit critique ultérieurement, en particulier dans l'Educ' nat', face à des petits chefs staliniens et procéduriers.
Quant à la maîtrise des disciplines, combien de certifiés ou d'agrégés ont lu les classiques juste ce qu'il était nécessaire pour l'obtention du concours, avant de se consacrer à l'art de la négociation de l'heure sup' bien placée dans l'emploi du temps auprès de son chef d'établissement? Il n'est pas rare, en revanche, que le chercheur qui continue à partager ses lectures ou à exercer sa réflexion passe pour un "intellectuel" auprès de ses propres collègues.
Intellectuel en salle des profs! Quand j'étais moi-même collégien, et qu'on m'entretenait dans le mythe des profs détenteurs du savoir, je n'aurais jamais cru que cela puisse être une tare...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008
"J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visiblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. Sauf que lui, sa nullité sert le pouvoir en place, c'est tout."
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
Ne dites pas trop fort qu'il sert le pouvoir en place! Il n'y a que lui, (et deux ou trois blogueurs d'ici) qui sont persuadés du contraire. Et qui, cerise sur le gâteau, pensent qu'il est politiquement incorrect.
Prétendre que Zemmour est courageux, politiquement incorrect, etc, dans un environnement politique tenu par Sarko, Christine Lagarde, Devedjian, Balkany, Bertrand, Alliot-Marie, Dati, (etc), c'est quand même assez balèze, au niveau de l'honnêteté intellectuelle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
L'aveuglement idéologique va décidément trés trés loin pour ceux qui font partie du camp du Bien :
1) Zemmour critique régulièrement Sarkozy, et pas doucement. Ce qui prouve que vous ne l'écoutez même pas.
2)Il connait assez bien le dossier de l'EN, son interwiev de Darcos le prouve. En tout cas, il en sait manifestement déja plus que vous.
3) En tout cas, Daniel Arnaud confirme mes propos.
4) Non, Christophe, nous ne sommes pas "deux ou trois". Vous voilà repris en flagrant délit de mauvaise foi. Nous sommes un peu plus nombreux, tout de même. Et vous n'avez pas le monopole de l'honnêteté intellectuelle.
Vous croyez en ce que vous dites, j'en ai bien conscience, mais cela ne vous donne pas pour autant raison quand vous vous plantez.
Pour ce qui est de "servir le pouvoir en place", je suis d'accord avec la thèse de Zemmour (et d'autres) sur les "idiots utiles" (comme Besancenot par exemple).
Hasard de l'actualité : Bernard Kuntz, président du Snalc, a titré son dernier édito de la même manière. Je vous en restitue les 3 dernières phrases :
"Tout le monde ne sait peut-être pas que le futur démantelement de l'éducation nationale voyage, passsager clandestin, dans le train du pédagogisme et de ses sectateurs.
Des princes qui nous gouvernent et de certaines organisations syndicales, on se demande aujourd'hui, qui sont les "idiots utiles". Que les uns
et les autres se souviennent qu'au poker menteur, on risque de finir fort dévêtu !"
Ecrit par : Manu | 01 juin 2008
Cher Daniel,
vous écrivez:
"Je pourrais vous retourner l'argument : combien de certifiés ou d'agrégés ne sont pas fichus de poursuivre en DEA ou en thèse?"
Pour ce que j'ai pu observer, en sciences la réponse pour les agrégés est: zéro.
Il est très rare que quelqu'un commence une thèse sans la terminer : son patron est là pour -hum- l'aider.
Comme me l'expliquait un directeur de thèse: " Je veux bien leur écrire leur thèse, mais je voudrais quand même qu'ils comprennent ce qu'il y a dedans".
Evidemment je ne pourrais pas prouver ça de façon irréfutable: les rencontres entre patrons de thèse et doctorants ne donnent pas lieu à des rapports écrits ...
Si vous connaissez des professeurs d'université, demandez-leur donc ce qu'ils en pensent.
Votre dévoué Attila.
Ecrit par : Attila Smith | 01 juin 2008
Ayant moi aussi attrapé sur ce blog le virus de la graphomanie (pas encore assez pour que certains ne parviennent à entrelarder mes messages de leurs productions, 'spa,Christophe ?) je vous livre une petite histoire instructive au sujet de la formation des maîtres.
Je dis histoire, mais tout est vrai, je le garantis, sauf les noms propres, car je ne veux pas avoir d'ennuis et j'en dis déjà bien assez pour me faire repérer par la secte.
Dans un petit centre universitaire, mettons que ce soit dans la petite ville de Verrières, une responsable de licence, appelons-la Mme de Rénal, a repéré dans un lycée du coin le petit Sanjuro qui sait des trucs inutiles (comme apprendre de vieux textes par cœur, par exemple).
Elle lui confie donc, moyennant un supplément de traitement confortable et de nouveaux habits, la charge d'éduquer ses enfants, euh... étudiants de deuxième année, et d'en faire de futurs professeurs.
Car, dans la petite ville de Verrières, il y a une option qui s'appelle ENS (non, pas Normale sup', ENS comme ENSeignement).
Cette option peut être prise en première et deuxième année de licence par des étudiants de lettres, langues, économie... qui se destinent à l'enseignement.
Le jeune Sanjuro est alors invité à se mettre en relation avec la maison-mère de l'université de Verrières, disons l'université de Besançon, où le BME (bureau des métiers de l'enseignement, sisi !) lui donne des documents qui lui permettront d'enseigner à enseigner (c'est à-dire d'apprendre à apprendre, vous suivez ?)
Que disent ces documents ? Eh bien lors de la première séance, le jeune Sanjuro est invité à distribuer force photocopies (photocopiez, photocopiez, c'est déjà une compétence utile aux futurs profs) De ces documents, déjà conclusifs et non-contradictoires, la consigne que le petit Sanjuro a reçue est de dégager collectivement, après un travail autonome des étudiants, la conclusion que les devoirs à la maison ne servent à rien et qu'il ne faut pas en donner.
Attention, pas uniquement dans le premier degré (la moitié environ des étudiants se destinent à devenir PE) mais aussi dans le secondaire...
Quand on parle, dans une autre séance de deux heures, de l'évaluation, c'est Antibi et sa "constante macabre" qui sert de référence, je vous laisse deviner quelle conclusion les étudiants sont censés en dégager spontanément sous la férule de votre serviteur...
C'est la capacité à régurgiter toutes ces conclusions « spontanément » dégagées de l'analyse de documents qui vaut à ces étudiants une validation du premier semestre.
À la fin du deuxième semestre, l'évaluation repose sur un rapport de stage et une analyse de pratique. Comment s'étonner si ces rapports commencent souvent par la phrase du style « Philippe Meyrieu a dit "X" ; donc j'ai effectué mon stage sur »
Les bibliographies comportent souvent, sur quatre ouvrages cités, trois œuvres immortelles du grand homme !
Il faut dire que le pauvre Sanjuro (j'arrête de parler de moi à la troisième personne, je crois que ça doit vous gonfler) Il faut dire, donc, que je suis en bout de chaîne : la première année de cette option, année que je n'assure pas, est consacrée à une présentation du système éducatif et le stage de second semestre est un stage d'observation dans un établissement scolaire. Le bourrage de crâne a déjà été bien intensif quand j'interviens...
J'ai, cette année, osé déroger au programme imposé, et j'ai carrément consacré une séance au débat actuel sur l'éducation, en essayant de rester neutre dans la querelle pédagogistes/transmission ; j'ai distribué des photocopies d'articles ou livres issus des deux bords, et la réaction des élèves a été la plus parfaite incrédulité : ils n'en avaient même jamais entendu parler !
Cela n'a cependant pas empêché la majorité des rapports de proclamer que la réussite des pratiques pédagogiques mises en œuvres et étudiées dans le rapport était due à l'application des préceptes du Phare lyonnais de la pensée. Quant aux échecs, ils étaient dûs, inévitablement, à la trop grande présence de l'enseignant dans le processus d'apprentissage, bref, au manque de rigueur dans l'application des préceptes géniaux du Grand Saucisson brioché !
À part ça, vous avez raison de vous réjouir que les universités reprennent en main la formation des maîtres, et que l'on puisse consacrer un master entier à ce genre de pratiques !
Pour les incrédules, je tiens à disposition les fichiers pdf du BME sur lesquels reposent mon "enseignement" ; et je n'ai pas tout dit !
Ecrit par : sanjuro | 01 juin 2008
"Tout le monde ne sait peut-être pas que le futur démantelement de l'éducation nationale voyage, passsager clandestin, dans le train du pédagogisme et de ses sectateurs."
Ecrit par : Manu | 01 juin 2008
Et j'entends sssssiffler le train. ;-)
P.S.: Ah oui, pour "déchiffrer" le smiley, je vous ai laissé un message sur l'autre fil. Vous faites un quart de tour avec votre tête, vers la gauche... Oups, pardon!!!
Par ailleurs, il est assez comique que, dès qu'on paraît être "de gauche", on nous retourne tout de suite "le camp du bien". Ca, c'est typiquement "politically correct"... ... et pensée unique du même coup...
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Un peu pour accéder au débat entre Dubet et Brighelli, beaucoup pour lire un article de cul, “L'éducation à la sexualité in vivo”, je me suis précipité chez mon marchand de journaux pour acheter le dernier numéro du “Monde de l'éducation”. Celui-ci ne fait plus partie depuis longtemps de mes habitudes de lectures, le psycho-pédagogisme du Monde suffisant largement à nourrir un esprit ouvert à tous les courants de pensée, mais qui ne tient pas à s'y noyer.
La sensation de vide absolu qu'a ressentie J.P. Brighelli en lisant l'article sur la sexualité est parfaitement satisfaisante pour l'esprit. Il nous permet d'envisager un maximum de potentialités dans le contenu de ces savoirs spécifiques. Quoi qu'on fasse, l'enseignement sera toujours un empilement de valeurs contradictoires permettant de justifier les délires les plus étranges pourvu qu'on puisse les étayer par quelque principe de réalité.
Tous unis derrière notre ministresse de la Justice ! Elle modernise la répudiation au nom du respect du à l'autre, au nom de l'amour de la vérité et au nom de l'intégrité de l'hymen. Il convient d'intégrer la défense des valeurs, de toutes les valeurs qui fondent la nation, toutes les nations, la communauté, toutes les communautés, la religion, toutes les religions… Et la virginité avant tout !
Tous unis, aussi, derrière notre président pour une mondialisation néo-libérale heureuse où nous consommerons dans le bonheur jusqu'à nous consumer dans le consumérisme sexuel.
L'école de Datti, l'école de la sexualité devra montrer que le respect de l'hymen, jusqu'au mariage est une valeur montante car portée par les minorités visibles… Mais l'école de Sarko nous dicte aussi que le monde des sens et du sexe ne lui est pas étrangère : dès la maternelle, afin d'éviter les frustrations féminines d'avant mariage, tout en favorisant le commerce érotique, l'école doit impulser l'apprentissage des cheminements divers permettant de respecter le principe de virginité tout en favorisant l'ouverture des sens. Une pédagogie active et stimulante doit permettre une approche non culpabilisante de la fellation et de la sodomie… Le nombre de jeunes filles vierges en arrivant au mariage s'accroîtra de manière exponentielle pendant que les profits scandaleux des chirurgiens spécialisés dans la réfection des hymens diminueront d'autant.
Dans un esprit de tolérance irénéenne, la pédagogie du 21 éme siècle restaurera les valeurs traditionnelles qui le méritent tout en faisant preuve d'une ouverture d'esprit résolument moderne…
Le temps presse si l'on ne veut pas que des sirènes du malheur nous annonce que déjà des pratiques s'installent sans l'agrément de notre Éducation Nationale.
Ecrit par : Roger Felts | 01 juin 2008
"annoncENT”
Ecrit par : Roger Felts | 01 juin 2008
Par ailleurs, il est assez comique que, dès qu'on paraît être "de gauche", on nous retourne tout de suite "le camp du bien". Ca, c'est typiquement "politically correct"... ... et pensée unique du même coup...
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Mais non, la gauche c'est le camp du fisc, c'est marqué dans l'O. Et c'est bien dommage.
Ecrit par : Sergio | 01 juin 2008
Merci Sanjuro pour votre témoignage édifiant.
J'en retiens les passages les plus saillants :
"L'option enseignement peut être prise en première et deuxième année de licence par des étudiants de lettres, langues, économie... qui se destinent à l'enseignement.
Que disent les documents de cette option ? [...] De ces documents, déjà conclusifs et non-contradictoires, la consigne que le petit Sanjuro a reçue est de dégager collectivement, après un travail autonome des étudiants, la conclusion que les devoirs à la maison ne servent à rien et qu'il ne faut pas en donner. [...]
Quand on parle, dans une autre séance de deux heures, de l'évaluation, c'est Antibi et sa "constante macabre" qui sert de référence [...]
À part ça, vous avez raison de vous réjouir que les universités reprennent en main la formation des maîtres, et que l'on puisse consacrer un master entier à ce genre de pratiques !"
J'ai mis en garde à plusieurs reprises contre ce que peut représenter cette mastérisation de l'enseignement.
Allez voir ce qu'est la licence FLE de Paris III ! Allez y jeter un coup d'oeil ! Vous verrez ce que font de l'enseignement les P.U. et Mdc à la Meirieu !
Jean-Paul Brighelli, le projet du ministère m'inquiète : en posant comme condition sine qua non à l'obtention du concours la réussite à un master professionnel d'enseignement, le ministère donne aux IUFM (dont les professeurs/formateurs se chargeront de ce master) la possibilité de trier les candidats au concours AVANT les épreuves. J'ai eu l'agreg, mais je suis sûr que je n'aurais pas obtenu un master d'enseignement animé par les formateurs Prce/Prag/MdC/PU que j'ai eus à l'IUFM !!!!
S'il faut Bac +5 avant de passer les concours, il fauda que l'on autorise aussi les Bac +5 strictement disciplinaires, où ce seront encore de vrais chercheurs qui officieront.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Allez, Roger, je la "remets" rien que pour vous:
Un mariage annulé au tribunal parce que la mariée n’était pas vierge : « je ne vois pas ce qu’il y a de choquant là-dedans, ça fait plusieurs mois que je suis en train d’annuler la justice », nous confie Rachida Dati."
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
CS : Enseignants du secondaire brisés, martyrisés mais enfin détachés !
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Allons, Jeremy, ne soyez pas si manichéen! Vous valez mieux que ça...
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
C'est la conclusion de votre étude, Dugong? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
sanjuro a écrit : "je ne dis pas froidement, comme dugong, que les pédagogistes sont des animaux... attention à rester raisonnable dans l'invective"
Très englobant tout ça ! Que certains d'entre eux se comportent comme des amibes anaérobies ne condamne pas l'intégralité de la ... meute !
"L'invective raisonnable" ? Dernier oxymore en date ?
Merci pour la leçon de sémantique.
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
A Daniel Arnaud :
"Je pourrais vous retourner l'argument : combien de certifiés ou d'agrégés ne sont pas fichus de poursuivre en DEA ou en thèse? "
Je ne connais pas beaucoup d'agrégés ou de certifiés n'ayant pas terminé leur DEA ou leur thèse. Les agrégés que je connais qui n'ont pas réussi à achever leur thèse sont ceux qui sont submergés de boulot au lycée ou à la fac (prag, ater) et qui n'ont pas assez de temps libre pour leurs recherches.
"Plus sérieusement, il faut comparer ce qui est comparable. Le concours exige de se fondre dans un moule, de manière à passer des épreuves en temps limité."
Il exige surtout, en lettres classiques, en tout cas, de parfaitement maîtriser le latin et le grec afin d'être capable de traduire sans difficulté n'importe quel auteur, que ce soit en en version ou en thème (pour l'agreg), d'avoir une connaissance assez vaste en histoire littéraire pour ne pas faire un hors sujet complet sur une disserte, et de bien maîtriser les notions utilisées par la critique littéraire. Un concours comme l'agreg est généraliste (le Capes l'est aussi d'ailleurs). Son obtention assure que le professeur maîtrise sa discipline. Je suis désolée, je ne connais pas d'agrégés incultes. Et des certifiés incultes, je n'en connais pas non plus. Je connais en revanche des maîtres de conf (voire des professeurs d'université) qui ne valent pas tripette sortis de leur spécialité et qui seraient bien embêtés si on leur demandait de faire un topo sur la poésie française romantique alors qu'ils se sont spécialisés dans Zola.
D'ailleurs, dans la fac où j'ai étudié, c'est bien simple, la condition à l'obtention d'un poste de maître de conf était l'agreg. Mon professeur de thème latin refusait tout candidat thésard non agrégé. Pourquoi ?
Parce qu'il ne voulait pas se retrouver avec des zigotos infoutus de faire un cours de traduction correct.
"Au risque d'être un peu lapidaire, j'y vois une excellente préparation au moule dans lequel l'enseignant sera appelé à se fondre à l'IUFM, puis dans son établissement : un bon exécutant, un technicien, qui généralement ne se pose pas trop de questions quant aux consignes qui émanent de la hiérarchie ("Attention, c'est l'inspecteur qui l'a dit!"). "
La bonne blague. La plupart des agrégés sont plus que rétifs à ce qui se pratique au ioufme. Les certifiés ne sont pas plus heureux de leur formation, mais ils ont obligation absolu de fermer leur gueule parce que leur validation dépend beaucoup plus des formateurs que celle des agrégés.
"Celui qui prépare un DEA ou une thèse, lui, est dans une démarche de chercheur, beaucoup plus souple, qui permet la remise en question permanente. Excellent pour la liberté de penser (on peut tout dire à l'université, du moment qu'on argumente), et pour conserver son esprit critique ultérieurement, en particulier dans l'Educ' nat', face à des petits chefs staliniens et procéduriers."
Oui, alors là, ça me fait rire aussi. Je connais des "chercheurs" dont les recherches n'ont qu'un seul but : se trouver un poste bien au chaud à la fac (loin des vicissitudes du collège et du lycée). Ils sont prêts à travailler sur n'importe quel sujet à la mords-moi-le-noeud (et en vogue) du moment que leurs recherches se font sous la houlette d'une sommité qui les servira dans leur carrière et du moment que ce sujet ne leur demande pas trop d'efforts. Attention, je dis : "des chercheurs". Je ne parle pas de tous les chercheurs, bien sûr. J'ai moi-même fait une maîtrise sur un sujet qui m'avait passionnée et j'avoue que j'ai en tête un sujet de DEA qui me tente bien (mais peu de temps à y consacrer). Je ne méprise donc en rien la recherche. Mais aller dire qu'un Bac+5 vaudra mieux qu'une licence obtenue dans les années 70... J'en doute.
"Quant à la maîtrise des disciplines, combien de certifiés ou d'agrégés ont lu les classiques juste ce qu'il était nécessaire pour l'obtention du concours, avant de se consacrer à l'art de la négociation de l'heure sup' bien placée dans l'emploi du temps auprès de son chef d'établissement? Il n'est pas rare, en revanche, que le chercheur qui continue à partager ses lectures ou à exercer sa réflexion passe pour un "intellectuel" auprès de ses propres collègues."
Désolée, je le répète : je n'ai jamais croisé d'agrégés incultes. Des certifiés limités, oui, mais des agrégés incultes, non. Par ailleurs, ce n'est pas parce qu'on ne fait pas de recherche universitaire qu'on ne se cultive pas : je passe ce que j'ai de temps libre à lire et à perfectionner ma culture historique antique (entre autres). Je ne suis pas le seul enseignant de mon collège à le faire.
"Intellectuel en salle des profs! Quand j'étais moi-même collégien, et qu'on m'entretenait dans le mythe des profs détenteurs du savoir, je n'aurais jamais cru que cela puisse être une tare..."
Qui a dit ici que c'était une tare ?
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
"Qui a dit ici que c'était une tare ?"
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
A part Yfig, personne à ma connaissance.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Bêgodo fait sa promo sur Ripostes.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
"Les maîtres du premier comme du second degré seraient désormais uniformément recrutés au niveau Bac + 5 (Master 2)"
Question : n'importe quel master 2 requis pour n'importe quel capes ou agreg ? Le tout spécifié par un texte ?
NB : en cherchant confirmation du titre de "maîtrise" sans spécification comme condition actuelle nécessaire pour passer une agrégation, je suis tombé sur le site officiel
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000347984&dateTexte=
dans lequel, on lit une hilarante (?) coquille (au tout début du texte) :
"Vu le décret n° 64-217 du 10 mars 1964 modifié relatif aux maures contractuels et agréés des établissements d’enseignement privés sous contrat"
Dans le privé, il leur font vraiment suer le burnous !
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Le débat agrégés/chercheurs n'est vraiment pas de saison, à moins de chercher à montrer que les deux ont de la valeur.
Ce n'est pas le moment de se tirer dans les pattes.
Christophe, pour être honnête, ce projet ministériel m'inquiète. Je ne peux me baser que sur ce que j'ai vu dans mon IUFM, et la prose que je lis régulièrement de la part de formateurs IUFM Lettres et d'IA-IPR. Ma condamnation du système IUFM vient de ce que j'y ai subi (un lavage de cerveau au profit d'inepties sans intérêts) et des gens que j'y ai vus (deux formateurs seulement avaient de l'intérêt, sur les sept ou huit que nous avions). Je ne doute pas que la proportion de gens intelligents et de sombres imbéciles soit la meme parmi les formateurs IUFM que dans toute autre catégorie sociale, mais je veux rompre absolument avec le système débilitant qui est en place actuellement. Et faire passer les actuels formateurs IUFM comme évaluateurs des enseignants AVANT les concours d'enseignement, ça ne me rassure pas. Alors, évidemment, je m'appuie sur ce que j'ai vu dans mon IUFM, section PLC2 Lettres, mais ce que j'ai dit est absolument certain : j'ai eu l'agrégation et j'enseigne grâce à l'Université, mais je n'aurais JAMAIS obtenu un master enseignement chapeauté par les formateurs IUFM que j'ai eus.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
ils leur font ...
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
"Le débat agrégés/chercheurs n'est vraiment pas de saison, à moins de chercher à montrer que les deux ont de la valeur.
Ce n'est pas le moment de se tirer dans les pattes.
Christophe, pour être honnête, ce projet ministériel m'inquiète. Je ne peux me baser que sur ce que j'ai vu dans mon IUFM, et la prose que je lis régulièrement de la part de formateurs IUFM Lettres et d'IA-IPR. Ma condamnation du système IUFM vient de ce que j'y ai subi (un lavage de cerveau au profit d'inepties sans intérêts) et des gens que j'y ai vus (deux formateurs seulement avaient de l'intérêt, sur les sept ou huit que nous avions). Je ne doute pas que la proportion de gens intelligents et de sombres imbéciles soit la meme parmi les formateurs IUFM que dans toute autre catégorie sociale, mais je veux rompre absolument avec le système débilitant qui est en place actuellement. Et faire passer les actuels formateurs IUFM comme évaluateurs des enseignants AVANT les concours d'enseignement, ça ne me rassure pas. Alors, évidemment, je m'appuie sur ce que j'ai vu dans mon IUFM, section PLC2 Lettres, mais ce que j'ai dit est absolument certain : j'ai eu l'agrégation et j'enseigne grâce à l'Université, mais je n'aurais JAMAIS obtenu un master enseignement chapeauté par les formateurs IUFM que j'ai eus."
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Vous allez faire copain-copain avec les certifiés, avec l'en-tête de votre message... ;-)
La seule chose que je voudrais (re)dire est qu'il y a beaucoup de collègues parfaitement capables de continuer à former de manière extrêmement valable, dans leurs disciplines, les professeurs d'école, comme ils l'ont toujours fait.
Cela semble évident pour vous, Jeremy, mais ça paraît mériter devoir être rappelé. Surtout ici.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
Il tombe bien ce fil juste au moment où j’en termine avec les copies d’agreg.
J’ai beaucoup de choses à dire. Mais pour ne pas écrire 20 pages d’un coup, je complète le post de JPB par la chronique de Davidenkoff sur France Info. Cédelle et lui n’ont visiblement pas la même source et le Ministère semble encore hésiter entre deux scénarios : ou bien un concours qui pourrait se confondre avec la deuxième année de master (version Cédelle) , ou bien un concours APRES le master mais réduit à un an stage compris (version Davidenkoff). Le premier scénario déboucherait inévitablement sur une catastrophe (cf. première année de médecine ou Deug-instit), le second aurait sans doute des conséquences très négatives sur la qualité du recrutement. Seul point positif dans les deux cas : les IUFM disparaissent au moins pour le second degré.
Voici donc avant de plus amples commentaires le texte d’Emmanuel Davidenkoff :
« Le Président de la République a annoncé la "masterisation des enseignants" qui permettra "de les payer plus cher en début de carrière"…
Derrière cette phrase se cachent en fait plusieurs révolutions. La première c’est d’élever le niveau de recrutement de tous les professeurs, du primaire et du secondaire, à bac+5. Il faudra, pour se présenter au concours, avoir un master. C’est cela qui justifiera le fait de les payer plus cher sans être obligé d’augmenter toute la fonction publique.
La deuxième révolution se décrit au conditionnel car à l’heure qu’il n’est tout n’est pas arbitré. Mais selon nos informations l’Education nationale aurait le projet de se désinvestir de la formation initiale des enseignants au profit des universités. Comment ? En se cantonnant au rôle de tout employeur : le recrutement et la formation continue. Donc l’Education nationale organiserait toujours des concours de recrutement comme le Capes ou l’agrégation, mais elle ne se mêlerait plus d’y préparer…
Quelle serait la conséquence ? La disparition probable des IUFM – les Instituts universitaires de formation des maîtres - ; au minimum un affaiblissement notable de leur rôle. En fait chaque département universitaire prendrait en charge la préparation des étudiants aux concours. Lesquels concours se dérouleraient en deux temps : une épreuve académique en janvier pour vérifier les connaissances, puis une formation pratique express sur le terrain de quelques semaines avant une épreuve – pratique elle aussi – d’admission.
Donc plus de cours théoriques comme ceux que l’on délivre en IUFM. Quels seraient les avantages de scénario ? Gain immédiat : 10.000 postes de stagiaires IUFM qui s’évaporeraient du budget puisque les années de formation ne seraient plus rémunérées alors qu’elles le sont aujourd’hui pour certains candidats – vu le contexte budgétaire, c’est essentiel. Donner un diplôme aux étudiants qui préparent le concours même s’ils échouent – ce qui est le cas de 80% des candidats. Offrir un cadeau aux défenseurs du « retour aux fondamentaux » dont il se trouve qu’il sont aussi de farouches adversaires des IUFM. Enfin déplacer un éventuel mécontentement vers les universités donc vers la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse.
Mise en oeuvre de la réforme prévue pour la rentrée 2010."
(fin de la chronique d'ED)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008
Meirieu fait encore partie du staff "scientifique de l'ADEME" jusqu'en septembre 2009.
Il est grand temps qu'il se charge de recycler ses petits camarades.
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
"Enfin déplacer un éventuel mécontentement vers les universités donc vers la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse."
C'est la seule chose qui me paraisse indubitable dans l'article !
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Si Davidenkoff a raison, ça me semble mieux que la version Cédelle. Mais il faudra revoir les programmes d'agreg, s'il faut les préparer en six mois, ou alors les donner un an et demi à l'avance.
Vous vous réjouissez de la disparition des IUFM pour le Second degré, mais que va-t-on faire des formateurs PLC2 ? Les faire retourner à leurs pénates ? Ils accepteront ça sans broncher ?
Au passage, pour ceux que ça intéresse, voici ce qu'on a trouvé pour revaloriser l'enseignement de l'allemand... : http://langues.ac-dijon.fr/article.php3?id_article=1090
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Appparemment, pour qui est à gauche, le politiquement correct est de droite, et inversement...
Si les concours doivent être passés la même année que le master 2, il n'y aura donc plus de préparation spécfique de haut niveau à ces concours. Je ne vois pas comment on peut à la fois faire un travail de recherche sérieux et préparer une agrégation. Il me semble que là aussi, le projet risque d'avoir un effet pervers.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 juin 2008
Dans la page donnée par Jeremy on lit :
"Le lauréat 2008 se verra convié à un voyage d’exception de plusieurs jours outre-Rhin durant l’été 2008, avec un passage par Berlin pour la remise d’un certificat."
Il y a des termes qui m'effraieront toujours : "voyage d’exception" en fait partie.
Le retour est compris ?
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
"Si les concours doivent être passés la même année que le master 2, il n'y aura donc plus de préparation spécfique de haut niveau à ces concours"
Actuellement, qui passe l'agreg l'année de sa "maîtrise" ?
N'y aura-t-il pas, par la force des choses, une prépa agreg la sixième année pour la plupart des candidats ?
Quid des étudiants des ENS ?
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Et l'augmentation de salaire en début de carrière, ce ne serait pas un moyen de faire taire les consciences pour de futures réformes ?
écrit par sanjuro
L'augmentation de salaire pour les nouveaux profs ira avec l'augmentation du temps de présence dans les établissements , c'est certain !
Ecrit par : Amélie | 01 juin 2008
"Il tombe bien ce fil juste au moment où j’en termine avec les //copies d’agreg//."
Mince, j'attendions des choses bien plus croustillantes. ange
Ecrit par : toto | 01 juin 2008
@ Jérémy et Sylvie Huguet
- L'agrégation n'est pas concernée par ce dispositif. La survie de l'agrégation externe passe à mon avis (mais ce n'est sans doute pas celui de la SDA) par sa transformation en concours du supérieur. Cela suppose des parcours différents en master selon que l'on se destine à l'enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Les futurs agrégés enseigneraient en prépa, BTS, IUT, fac (PRAG). L'agrégation continuerait d'être fortement valorisée pour le recrutement comme maître de conférences dans les disciplines littéraires (les scientifiques se fichent éperdument de l'agrégation). Si tous les néoagrégés sont nommés dans le supérieur, on pourra assez facilement résoudre le problème des agrégés maintenus en collège contre leur gré (bonne nouvelle pour Sansévérina...).
- Que deviendront les actuels formateurs en IUFM dans ce qu'il restera de ces établissements, c'est-à-dire pas grand chose ? Cela dépendra des statuts et des fonctions. Pour ceux qui sont là depuis l'époque des EN et qui se consacrent pour l'essentiel au primaire, on peut se contenter d'attendre leur départ à la retraite et ne pas les remplacer. Ceux qui ont un statut universitaire pourront être intégrés dans les UFR correspondantes. Le seul problème concerne les universitaires spécialistes en sciences de l'éduc. Personne n'en voudra même pas les UFR de sciences de l'éduc. Car ce seront des rivaux. D'où, déjà, les embrouilles entre l'IUFM de Créteil et les Universités de Paris VIII et Paris XII (où existent des UFR de sciences de l'éduc) : ces universités prévoient un master pro d'enseignement qui fait directement concurrence à l'IUFM.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008
"Le seul problème concerne les universitaires spécialistes en sciences de l'éduc. Personne n'en voudra même pas les UFR de sciences de l'éduc. Car ce seront des rivaux"
Mouais...
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
"Pour ceux qui sont là depuis l'époque des EN et qui se consacrent pour l'essentiel au primaire, on peut se contenter d'attendre leur départ à la retraite et ne pas les remplacer"
IUFM = désert des part tard ?
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Kap,
Vous parlez de "culture". Mais ne s'agit-il pas plutôt de "leçon bien apprise" (je vous laisse faire la nuance)?
Vous écrivez par ailleurs :
"La plupart des Agrégés sont plus que rétifs à ce qui se pratique en ioufme. Les certifiés ne sont pas plus heureux de leur formation, mais ils ont obligation absolue de fermer leur gueule parce que leur validation dépend beaucoup plus des formateurs que celle des Agrégés.".
Justement, nous y voilà. Cette docilité, ils la conservent même après, une fois titularisés. Je cite un témoignage rapporté par Maurice T. Maschino, dans "L'Ecole de la lâcheté" :
"Cette infantilisation permanente choque, au début, la plupart des stagiaires; mais par crainte de n'être pas titularisés, très peu se rebiffent, et beaucoup s'y font. Peu à peu, ils prennent l'habitude de se soumettre docilement à l'autorité. Et finissent par ne même plus se rendre compte des stupidités qu'on leur impose.".
La "diplomatie" tant qu'on est stagiaire, à la rigueur, je peux comprendre. Mais après, une fois la sécurité de l'emploi assurée? Comment des gens qui ont lu Voltaire, Beaumarchais et d'autres, qui risquaient la Bastille pour un écrit malheureux, peuvent-ils s'aplatir lamentablement devant un inspecteur par crainte d'une mauvaise note (toujours l'infantilisation)? Comment des gens si cultivés peuvent-ils tenter d'exclure l'un de leurs pairs d'un jury de CAPES au prétexte qu'il a commis "La Fabrique du crétin"? Comment des gens censés faire preuve d'esprit critique peuvent-ils chaque année, aux corrections d'examens, appliquer sagement les consignes qui permettent de valider la baisse du niveau et à Lang de se moquer de la France entière en vantant les qualités du système français?
Pour autant que je sache, ce n'est pas Lang, ni Darcos, ni le recteur, ni l'inspecteur, ni le proviseur, ni le formateur IUFM, qui appose sa signature sur les copies de Bac. C'est bien le professeur qui s'est rendu à sa convocation. C'est donc bien lui qui, à ce moment-là, a le pouvoir de révéler la réalité du niveau et de faire tomber les "80% de réussite". Dans certaines salles les jours de juin, il y a 30 à 40 correcteurs. Que pourrait faire l'institution s'ils disaient "non, on ne cautionne plus"? Les virer tous?
Sénèque disait que le tyran tenait son pouvoir du consentement du tyrannisé. L'Education nationale ne fait pas exception. Comment les lecteurs de Sénèque et autres classiques peuvent-ils avoir l'esprit aussi servile? Les 80% au Bac mystifient le niveau des élèves, mais aussi celui de leurs maîtres.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008
Merci à Pedro pour la chronique de Davidenkoff, dont j'ai repris l'essentiel à l'intérieur même de ma Note initiale — avec commentaires ad hoc, en attendant les vôtres.
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 juin 2008
"Sénèque disait que le tyran tenait son pouvoir du consentement du tyrannisé. L'Education nationale ne fait pas exception. Comment les lecteurs de Sénèque et autres classiques peuvent-ils avoir l'esprit aussi servile?"
Personnellement, si on me fait passer à l'échelle B, je veux bien pondre des textes pédagogistes.
Pas plus quand même, on a sa dignité...
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Et pour les PRAG ou PRCE, on leur tire une balle dans la tête ? Je sais bien que c'est peut-être ce dont rêvent certains ici, mais quand même !
Je lis ce blog depuis assez longtemps et je partage la plupart des option de JP B, ayant lu ses livres ou celui de JC Michéa il y a quelques années (j'en avais même donné des passages à des 1ere un peu pénibles, en ECJS, histoire de les faire réfléchir un peu). je suis passé en IUFM, histoire d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Trahison ! dirons certains. En fait je tournais un peu en rond dans mon petit lycée provincial avec des collègues bien routiniers décidés à en faire le moins possible (à quelques exceptions près). En IUFM, je m'occupe des PE1 pour la préparation du concours (et cela m'intéresse pour la mise à niveau des connaissances et un peu de recul historiographique pour éviter de débiter des sornettes d'il y a 40 ans), des PE2 (comment enseigner le programme, quels outils utiliser, ...) et de PLC1 (préparation à l'épreuve sur dossier du CAPES hist-géo). Après presque 20 ans d'enseignement, cela me permettait de prendre un peu de recul sur la discipline enseignée, et de jouer un (tout petit) rôle dans la formation des enseignants, notamment du primaire (et Dieu sait qu'il y a du boulot !!).
C'est la deuxième réforme de l'IUFM en deux ans je crois : intégration à l'université (à peine réalisée pour mon site) et "masterisation". Alors bien sûr que je m'inquiète pour mon boulot (certains dirons "bien fait, envoyez le en ZEP !!"), je suis agrégé et je serais sans doute reversé en lycée, d'où je viens), mais je m'inquiète aussi pour les futurs PE1. Je les vois déjà, après une licence de n'importe quoi (à moins que des licences pluri-disciplinaires pouvant les préparer à l'enseignement polyvalent du primaire existent), une première année de master (consacrée à quoi ?) un bachotage rapide avant le grand bain... Est-ce vraiment ce que l'on veut, des profs formé au rabais avec un soit-disant niveau bac +5 qui ne trompe personne ? (j'ai corrigé des copies de CAPES cette année, très instructif sur "le niveau qui monte"). Alors, c'est très joli de vouloir tout casser, mais il faudrait aussi prendre le temps de réfléchir. Des structures existent, évaluons les vraiment. Tout n'est pas à jeter non plus dans les IUFM, notamment pour ce qui peut préparer au contact avec les enfants, notamment les plus jeune. Cette énième réforme est surtout un moyen de faire des économies et, éventuellement de casser une Education Nationale que d'aucuns verraient bien remplacée par les écoles privées.
Honnêtement, j'ai un peu le tournis en ce moment, mais je ne doute pas qu'ici on pourra me rassurer !
Ecrit par : Pascal | 01 juin 2008
des optionS.... oups, désolé...
Ecrit par : pascal | 01 juin 2008
Une petite question: si dans le futur les néo-agrégés étaient tous affectés dans le supérieur, pensez-vous que cela serait rétroactif (i.e tous les agrégés en exercice y seraient affectés) ?
Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008
"En fait je tournais un peu en rond dans mon petit lycée provincial avec des collègues bien routiniers décidés à en faire le moins possible"
Je me rappelle ce que disais Rocard lors d'une audition de la pochard's Academy * :
Pour revaloriser financièrement les profs, ne pourrait-on pas leur proposer de temps en temps un poste aux affaires étrangères ?
Ca en dit très long sur la vision qu'on peut avoir de la revalorisation des enseignants dans certains hautes sphères où l'oxygène est raréfié.
* Je cite très approximativement mais c'était bien le sens de l'intervention
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
"si dans le futur les néo-agrégés étaient tous affectés dans le supérieur, pensez-vous que cela serait rétroactif (i.e tous les agrégés en exercice y seraient affectés) ?"
Il y a envron 50000 agrégés (chiffres Moloch, y compris les chaires sup). Soit au moins 40 000 enseignants en collège ou lycée.
Où voulez vous les mettre ? En nez de marche dans les escaliers ?!
Et les gens du sup ? Vous les voyez accueillir à bras ouverts tous ces rappatriés qui ne parlent même pas comme eux ?!
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Le jargon IUFM/UA-IPR, ca donne ça :
"En cette période de l'année, les prérequis seront des compétences nécessairement travaillées au cycle central, à savoir des connaissances minimales sur le discours narratif."
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
"Discours narratif quinaire", Jérémy.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 juin 2008
Dugong, dans le supérieur ils sont bien contents d'avoir des Prag/Prce pour travailler le lundi à 18h, le mercredi, le vendredi après-midi et le samedi matin.
Et pour enseigner en L1 et L2.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
A Attila Smith, qui évoquait ces thèses finies non pas par les doctorants, mais par leurs directeurs de rechrches :
je peux vous assurer qu'en ce qui concerne la mienne (une thèse de philosophie politique), c'est bien moi qui rédige. J'ai pourtant tout tenté pour soudoyer l'universitaire avec lequel je travaille, jusqu'à la bouteille de muscat I Muvrini! Pas moyen, la corruption n'est plus ce qu'elle était... Il est pourtant très bon, le muscat de Corse!? Tiens, je vais aller en prendre un en terrasse, sur le front de mer...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008
Peut être mais ils ont assez d'esclaves comme ça.
Plus, ils pourraient revendiquer !
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Bon je répète mes questions :
1) Ca couterait quoi d'affecter les TZR agrégés au lycée exclusivement ?
2) Si les masters d'enseignement sélectionnent les candidats aux concours, est-ce que ce n'est pas pire qu'avant, quand les IUFM s'en prenaient aux lauréats des concours, et non aux simples candidats ?
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
"Vous parlez de "culture". Mais ne s'agit-il pas plutôt de "leçon bien apprise" (je vous laisse faire la nuance)? "
Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008
Non non, allez-y, faites la nuance vous-même, ça me donnera au moins quelque chose sur quoi m'appuyer pour vous contredire.
Je peux toujours vous dire ceci, cependant : ceux qui ne se donnent que la peine de bien apprendre leur leçon, en lettres classiques (puisque c'est mon domaine), n'atteignent pas le niveau requis en traduction. Etre capable de traduire et d'analyser un texte en langue ancienne demande en effet d'apprendre son vocabulaire et sa grammaire par coeur, et de pratiquer la version et le thème de façon plus qu'assidue. Mais pour être vraiment à l'aise dans les textes anciens, il faut les fréquenter, les lire, en traduction ou en VO dans le texte (surtout en VO). C'est autre chose que du "par coeur", ça. C'est ce qu'on appelle de la culture. Et c'est nécessaire à la préparation de l'agreg et même du Capes de lettres classiques.
"La "diplomatie" tant qu'on est stagiaire, à la rigueur, je peux comprendre. Mais après, une fois la sécurité de l'emploi assurée?"
Je connais un certain nombre d'enseignants du secondaire passés par les IUFM qui ne craignent pas les inspecteurs - en tout cas, pas plus que les anciens ne les craignent. Et même si c'était le cas, en quoi le fait d'avoir un DEA ou une thèse vous protège-t-il de la tentation de la soumission et du léchage de cul ? Si jamais on mettait en place un système de contrôle du "rendement" universitaire (ce que je ne souhaite certainement pas), on verrait aussi les gens ramper, dans les UFR. Les universitaires sont bien capables de rayer le plancher avec leurs dents et de se tirer dans les pattes, malgré "l'ouverture d'esprit que procure la recherche", je doute que cette même ouverture d'esprit les protège des sirènes de la brosse à reluire.
"Comment des gens si cultivés peuvent-ils tenter d'exclure l'un de leurs pairs d'un jury de CAPES au prétexte qu'il a commis "La Fabrique du crétin"? Comment des gens censés faire preuve d'esprit critique peuvent-ils chaque année, aux corrections d'examens"
Parce qu'il n'y a que des agrégés dans les jurys de Capes ? Il me semblait qu'on y trouvait surtout des universitaires (en tout cas, c'était le cas quand j'ai passé les concours), agrégés ou non, mais dont la qualité de thésard garantit l'ouverture d'esprit - n'est-ce pas ?
"Comment des gens censés faire preuve d'esprit critique peuvent-ils chaque année, aux corrections d'examens, appliquer sagement les consignes qui permettent de valider la baisse du niveau et à Lang de se moquer de la France entière en vantant les qualités du système français? "
Mais très cher, de toute façon, quand on met des caisses, elles sont remontées par l'inspection académique - et on n'est plus convoqué, généralement.
Et puis moi, je vous demanderai : pourquoi les universitaires dévaluent-ils les diplômes qu'ils délivrent en laissant des étudiants n'en ayant à l'évidence pas le niveau obtenir leur licence, leur maîtrise, ou même, leur DEA (je connais quelques quiches qui l'ont obtenu, le DEA) ? Comment se fait-il que des gens ignorant qui est Racine, ou pensant que Balzac est une auteur du XXe (vécu en plein amphi il y a quelques années), se retrouvent à préparer le Capes, voire l'agreg ? Ah mais oui ! Bon sang mais c'est bien sûr ! On leur a DONNE leur licence (et leur maîtrise aussi) ! Alors, ce sont les certifiés et les agrégés qui font corrigent les écrits de licence et qui font passer les oraux de fac ?
C'est stupide : on trouve autant de cons bornés, d'ambitieux visqueux, de médiocres incultes, chez les universitaires, que chez les enseignants du secondaire. Votre thèse (sans jeu de mots) qui veut qu'un chercheur ait l'esprit toujours plus ouvert et fasse toujours preuve de plus d'élévation d'esprit qu'un agrégé ou qu'un certifié ne vaut pas un centime. J'en ai croisé un max, de feignasses, de nullités, de tyrans aux petits pieds, à la fac. Je garde aussi le souvenir ébloui de quelques universitaires, une poignée, à la culture générale incroyablement étendue (deux professeurs de lettres classiques normaliens), dont les cours étaient un enchantement. Mais j'ai aussi rencontré quelques enseignants de prépa et de lycée plus que fameux dont la culture était considérable.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
“TEMPÊTE ARTIFICIELLE……! ! !
Pour ceux qui seraient intéressés par l’exemplarité d’un discours pervers, je conseille d’aller lire sur son site la note du “bon juge” Rosenczweig, intitulée “Tempête artificielle autours de l’annulation d’un mariage “…
http://jprosen.blog.lemonde.fr/2008/05/31/annulation-dun-mariage-le-cri-des-ex-vierges-256/
Rosenczweig à la justice, c’est aussi bien que Meirieux à l’Éducation Nationale… Et ils ont en plus Rachida Datti comme ministre… C’est quand même autre chose que Darcos… D’ailleurs pour une fois Rosen et Datti, même combat… Quand la gôche bobo lili est en harmonie avec la droite bling-bling, il y a lieu de se faire du soucis…
Ecrit par : Roger Felts | 01 juin 2008
"on trouve autant de cons bornés, d'ambitieux visqueux, de médiocres incultes, chez les universitaires, que chez les enseignants du secondaire."
Kap et D. Arnaud, le débat me semble terminé, là, non ?
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
"Il y a envron 50000 agrégés (chiffres Moloch, y compris les chaires sup). Soit au moins 40 000 enseignants en collège ou lycée.
Où voulez vous les mettre ? En nez de marche dans les escaliers ?!"
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Surtout que dans certaines disciplines non "rentables" (Lettres), on est plutôt en train de dégraisser. Or, s'il n'y a même plus assez de postes pour les maître de conf, je ne vois pas comment on pourrait en trouver pour les agrégés.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
"Kap et D. Arnaud, le débat me semble terminé, là, non ?"
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
C'est en effet censé être une conclusion.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
"maîtres de conf"
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
"Il y a envron 50000 agrégés (chiffres Moloch, y compris les chaires sup). Soit au moins 40 000 enseignants en collège ou lycée.
Où voulez vous les mettre ? En nez de marche dans les escaliers ?!"
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Surtout que dans certaines disciplines non "rentables" (Lettres), on est plutôt en train de dégraisser. Or, s'il n'y a même plus assez de postes pour les maître de conf, je ne vois pas comment on pourrait en trouver pour les agrégés.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
Eh bien qu'on les mette au moins au lycée... Pour l'instant, il y en a un paquet affectés en collège, ou TZR en collège.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
"Eh bien qu'on les mette au moins au lycée... Pour l'instant, il y en a un paquet affectés en collège, ou TZR en collège."
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Compte tenu de la quantité de postes qu'on supprime dans les lycées, en ce moment, je crois qu'il ne faut pas trop rêver.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
Kap a écrit : "Les universitaires sont bien capables de rayer le plancher avec leurs dents et de se tirer dans les pattes, malgré "l'ouverture d'esprit que procure la recherche", je doute que cette même ouverture d'esprit les protège des sirènes de la brosse à reluire."
Merci Kap pour votre longue mais très utile mise au point.
En ce qui concerne la citation en épigraphe, je voulais affirmer avec force, en tant que réprésentant de l'espèce (en voie de disparition, faut-il le rappeler), que les siréniens ne passent la brosse à reluire à personne.
Qu'on se le dise !
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
AGREGES EN COLLEGE :
Ils sont environ 9150 pour un peu moins de 180 000 professeurs de collège (grosso modo 5% du total). Avec les départs à la retraite, il devrait donc être assez facile de tous les recaser en lycée en deux ou trois ans maxi à condition qu'on arrête de nommer les nouveaux agrégés dans le secondaire.
J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de les nommer seulement à l'Université mais aussi et surtout dans l'ensemble des classes post-bac et les IUT. La mesure ne peut cependant pas être rétroactive. C'est comme pour l'augmentation des traitements. Elle ne concernera que les néo-titulaires. En février dernier, une note du budget avait coupé court à une première version de cette réforme de la formation des maîtres : beaucoup trop cher si l'augmentation devait s'appliquer à l'ensemble des personnels en place (et par ricochet à l'ensemble du corps A de la fonction publique). On lissera donc les courbes de telle sorte que l'augmentation devrait être insignifiante ou nulle pour les indices les plus hauts. La raison (ou le prétexte) est tout trouvé : les personnels déjà en poste n'ont pas passé un concours dont le prérequis était un master. Idem donc pour les agrégés dans le supérieur. C'est seulement en 2010 qu'un master (de type recherche) sera exigé pour passer le concours.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008
Elisabeth Lévy a écrit un très bon papier sur "Entre les murs" de Cantet sur son blog. A lire.
Ecrit par : Loki | 01 juin 2008
"Compte tenu de la quantité de postes qu'on supprime dans les lycées, en ce moment, je crois qu'il ne faut pas trop rêver."
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
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Même ainsi, la pyramide des âges a une telle configuration que le nombre de postes à pourvoir va augmenter très fortement dans les 4 ou 5 ans à venir.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008
Même ainsi, la pyramide des âges a une telle configuration que le nombre de postes à pourvoir va augmenter très fortement dans les 4 ou 5 ans à venir.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008
Sauf si on supprime définitivement certaines options, sauf si on "oblige" les enseignants à faire beaucoup plus que 15 heures ou 18 heures, sauf si on fait appel à des contractuels pour boucher les trous.
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
L'article d'Elisabeth Levy à propos d'Entre les murs est sur
http://www.causeur.fr/realisme-socialiste-ou-cine-realite
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 juin 2008
Je suis archi pessimiste, moi, j'y crois plus du tout, mais alors, plus du tout, du tout. Déjà que je n'y croyais pas beaucoup avant, mais depuis l'élection de Karpozy, c'est la corde pour se pendre.
Sinon, au vu des écrits que vous avez corrigés, qu'est-ce que vous pensez du cru 2008 de l'externe d'espagnol, monsieur Cordoba ? Bon ? Moyen ? Piquette ?
Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
Merci pour la douche froide, dugong: je prenais juste mes désirs pour une réalité. Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège, et là, c'était une porte de sortie inespérée ! Le "prétexte" qu'avance Pedro Cordoba, à savoir que les agrégés en poste n'auraient pas de master ne vaut pas pour bon nombre de mes collègues: en physique (je parle de mon acdémie: Toulouse), nous sommes nombreux à avoir un doctorat ou au moins un dea. Nous avions en effet passé ce qui s'appelle "l'agreg parachute" :-).Dira-t-on qu'un dea+doctorat "à l'ancienne" ne vaut pas un master ?
Remarquez, il restera toujours une solution: repasser le concours, mais je trouve cela ubuesque.
Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008
"sauf si on fait appel à des contractuels pour boucher les trous."
avec les 80% (?) de collés aux concours qui contitueront le premier vivier des "assistants d'éducation", ce sera même très sélectif !
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
"Dira-t-on qu'un dea+doctorat "à l'ancienne" ne vaut pas un master ?"
Bon. je crois qu'il faut raison garder. Il ya aura peut-être continuation de recrutement avec postes à profil sans restrictions stupides du genre master2 sinon rien.
Au fond, tout ça fait très manip : on lâche quelques "infos" sur la future organisation et on regarde comment ça réagit.
Ils sont si paumés et frileux que ça au Moloch ? Ou alors ils craignent les lance-flammes des amazones d'en face ?
Ecrit par : dugong | 01 juin 2008
Désolé M. Brighelli ! J'ai fait une boulette en copiant-collant l'article d'Elisabeth Levy. Je n'avais pas vu que vous aviez mis un lien...
Bah, vaut peut-être mieux 2 couches qu'une seule...
Ecrit par : Manu | 01 juin 2008
Voici l'article d'elisabeth Levy sur la palme d'or :
"Sean Penn avait annoncé une palme d’or politique. Elle fut politiquement correcte. Dans ce registre, aucun poncif ne nous a été épargné depuis que le jury cannois, dirigé par une grande conscience de l’Amérique, a accordé sa plus haute distinction au film de Laurent Cantet tiré du livre de François Bégaudeau, Entre les murs. Un festival de bons sentiments, de propos édifiants et de jeux de mots à deux balles – comme “la grande classe”. Que Jérôme Béglé, mon confrère de Paris Match, soit remercié pour avoir produit une fausse note dans ce concert si consensuel que cela en devient comique. De retour de Cannes, Béglé a ironisé sur la schizophrénie du festivalier contraint de compatir aux malheurs du monde le jour et de noyer sa compassion dans le champagne la nuit. Elle est pas belle, la vie ?
Après d’atroces hésitations, on décernera la palme du commentaire benêt à la journaliste qui, sur France Inter, a découvert avec effroi “une situation totalement anachronique” : “Derrière la Palme d’or et son tapis rouge se cachent des sans-papiers.” “Il est primé à Cannes et sa mère n’a pas de papiers”, a-t-elle affirmé, sûre d’avoir déniché un scandale. S’il est encore permis de faire appel à la raison, on aimerait comprendre le rapport entre la performance d’acteur du fils et le statut juridique de la mère. Encore qu’il y en a un : la France étant, et c’est heureux, l’un des pays les plus généreux du monde, toute personne entrée sur le territoire national peut inscrire ses enfants à l’école. Le législateur peut décider demain que le fait d’avoir des enfants scolarisés en France donne le droit d’y rester – ce qui reviendrait peu ou prou à renoncer à avoir une politique migratoire. En attendant cette “avancée” (qu’aucun gouvernement de gauche ou de droite n’a jusque-là proposée), on se contentera d’inscrire l’obtention d’une Palme d’or à Cannes dans la liste des motifs de régularisation automatique. Ainsi, peu à peu, disparaîtra, au grand soulagement de notre compassionnelle consoeur, “cette situation anachronique” que l’on nomme frontière. Il faut saluer la candeur et la franchise d’une militante de RESF (Réseau Education sans Frontières), laquelle, stimulée par l’intervieweuse, lâche le morceau. Petit dialogue bien plus instructif qu’il n’y paraît.
“RESF est habitué à tout mais là, disent-ils, on est vraiment dans l’envers du décor”, s’émeut la journaliste qui pléonasme à tout-va sur les “futures stars en herbe” (ou alors, elle veut parler de nourrissons). C’est pas marrant, l’envers du décor. “Cela paraît étonnant, répond la militante, que dans un monde où l’on nous parle de paillettes et de stars, la réalité ce soit autre chose.”
Elle a raison, cette dame. Le réel, c’est étonnant. Et bien embêtant. Surtout quand il y a des enfants. Merde au réel, vive le décor : avec les mômes, il faut du gentil. De l’édifiant. Du benettonnisme bon teint. D’ailleurs, Bégaudeau l’a dit : c’est un film destiné à l’édification des vieux. Il s’agit de leur montrer que, contrairement à ce que disent les anachroniques, les jeunes sont sympas. Ainsi que me l’a obligeamment soufflé Marc Cohen, Entre les Murs, ce doit être une version des Choristes pour lecteurs de Télérama et de Libération – qui, eux aussi, ont droit à leur shoot de bonne conscience malheureuse.
Cela n’a échappé à personne : Entre les Murs est un film à message. Et même à multi-messages. Ce sont ces messages que célèbrent les commentateurs. Et ce sont ces commentaires que l’on prétend ici analyser. François Bégaudeau aimerait que personne ne s’exprime avant d’avoir vu le film. Il me pardonnera de ne pas céder à cette injonction et de trouver ses interventions et d’autres fort intéressantes par elles-mêmes. Elles méritent donc d’être décryptées. Il n’est pas exclu que le film, échappant au didactisme de ses auteurs, soit réussi – et on le souhaite ardemment.
En attendant de voir le film, la vague Entre les murs a valeur de symptôme. Laissons la parole à un journaliste du Parisien qui s’est étourdiment réjoui de la mort du cinéma : “Sean Penn, laissera sur la Croisette sa signature de Zorro, privilégiant un cinéma à double vocation, politique et sociale.” On craignait que le cinéma soit un art, ce truc bourgeois, voire élitiste, en tout cas vieux, qui prétend parler du monde à travers des situations et des personnages inventés. Nous voilà rassurés. Retour au bon vieux temps du réalisme socialiste, avatar vingtièmiste de la littérature édifiante du XIXe. On ne risque pas de revoir un mauvais coucheur dans le genre de Pialat gagner la Palme d’or.
Au cas où cela aurait échappé à quelques téléspectateurs distraits, le film palmé entend être un plaidoyer pour “la richesse de la diversité culturelle”, selon Nicolas Demorand, une ode à “la sociologie bigarrée”, pour Bégaudeau. Il est assez rigolo, d’ailleurs, d’observer à quel point le thème de la diversité fait l’unanimité, jusque dans les rangs du gouvernement qui s’est empressé de voler au secours de cette victoire. En somme, plus on est divers culturellement, plus on se doit d’être idéologiquement homogène. Entre les murs, on cultive l’entre-soi.
On s’en veut de gâcher telle fête en rappelant, par exemple, que le film défend un des points de vue qui s’affrontent dans le débat sur l’Ecole. Ce point de vue a autant de légitimité que ceux auxquels il s’oppose – cela ne lui donne pas valeur de vérité, n’en déplaise à François Bégaudeau qui semble penser pour sa part que la distinction accordée par Sean Penn – “un homme connu pour être nerveux en matière de politique” – devrait réduire au silence “ceux qui parlent de l’Ecole sans y mettre les pieds”. Il est surprenant qu’un professeur décrète, l’air de rien, la nullité d’une longue tradition appelée “pensée critique” et qui suppose, justement, la mise à distance. Au passage, si le seul point de vue légitime sur un phénomène, une institution ou une situation est celui des acteurs, il va falloir songer à une reconversion expresse pour les journalistes. Et au fait, il y était, Tolstoï, avec les armées napoléonniennes ? Bégaudeau a raison : ainsi que l’a judicieusement noté un éditorialiste du Républicain lorrain, la Palme d’or consacre “un peu la revanche de l’Education nationale sur la Culture”.
Les déclarations de Cantet et de son principal acteur permettent de se faire une idée de la thèse du film : en somme, tout ne va pas si mal à l’école. “Face aux fondamentalistes de l’école républicaine, il fait partie des réalistes qui pensent que l’école doit s’adapter et non exclure. Il récuse la baisse de niveau, récuse toute nostalgie, ne prône pas l’approche exclusive de la langue française par les grands textes”, résume parfaitement Le Monde. On ne sait si Bégaudeau prône l’instauration de cours de langue SMS, mais il ne cache pas la raison pour laquelle il a écrit son livre : “J’en avais assez de tous ces livres de profs qui se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs a priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires”, déclarait-il en mars 2006, dans un chat commun à Télérama et au Monde. Il va sans dire que l’optimisme progressiste de l’auteur ne révèle aucun a priori idéologique. Le metteur en scène n’a-t-il pas estimé (sur Canal +) que son film était “porté par des évidences” ? Et comme on sait, les évidences ne se discutent pas.
Il est bien dommage, cependant, que le mouvement lycéen ait cessé au moment même où Sean Penn et son orchestre décernaient un brevet d’universalisme à la jeunesse française en lutte. “Espérons que Xavier Darcos a entendu le message”, a souligné Demorand face à un Laurent Cantet qui n’en demandait pas tant. “Pensez-vous que ce film devrait être projeté dans toutes les classes de France ?”, s’est pour sa part enquis un journaliste de Canal + qui sait au moins manier l’interrogation rhétorique. Christine Albanel a trouvé l’idée bonne, tandis que le ministre de l’Education nationale s’arrachait un commentaire ému sur “l’hommage rendu à tous les professeurs de France”. On se demande pourquoi l’Elysée n’a pas encore annoncé qu’Entre les murs serait désormais inscrit au programme, de la 6e à la terminale. De plus, grâce au film, les jeunes issus de milieux défavorisés ont désormais un modèle de réussite alternatif à celui du footballeur (dont on ne dit pas assez à quel point il est discriminant pour les filles). Presque toutes les “futures stars en herbe” se rêvent désormais en acteurs, ce qui signifie, selon un de leurs camarades, interrogé par Le Parisien, qu’ils vont peut-être “arriver en limousine et avoir des gardes du corps”. A une jeune comédienne qui, dans le film, déclare qu’elle veut être policier, Sean Penn a dit : “Je ne parle pas aux flics.” Compris, les mômes ? On ne vous a pas récompensés pour faire n’importe quoi.
Puisqu’il s’agit, de cinéma, il serait dommage de ne pas souligner à quel point la forme du film est cohérente avec le fond. Cantet insiste sur le fait que son film est une fiction. Sans doute. Certains professeurs trouveront même qu’il s’agit de science-fiction. Il n’en a pas moins choisi un dispositif hybride, au croisement du documentaire et de la fiction. “Le Festival est capable de supporter, et même de très bien réagir, une forte dose de réalité”, s’enflamme Thomas Sotinel dans Le Monde, la preuve de la réalité étant, suppose-t-on, la présence de “vrais gens”, en l’occurrence un vrai prof (ou presque) et d’authentiques élèves – dont la plupart se sont déclarés bien décidés à ne pas le rester trop longtemps. On connaissait déjà le docu-fiction qui permet à un auteur de donner à une thèse les couleurs de la vérité. Laurent Cantet vient d’inventer le ciné-réalité."
Ecrit par : Manu | 01 juin 2008
Et le plus rigolo, c'est que l'article arrivera apparement après mes excuses...parfois, pour envoyer un post, il me demande de recopier une sorte de mot de passe, et l'article/le message n'arrive qu'après. Une sorte de 4ème dimension, quoi.
Ecrit par : Manu | 01 juin 2008
"Et pour les PRAG ou PRCE, on leur tire une balle dans la tête ? Je sais bien que c'est peut-être ce dont rêvent certains ici, mais quand même !
Je lis ce blog depuis assez longtemps et je partage la plupart des option de JP B, ayant lu ses livres ou celui de JC Michéa il y a quelques années (j'en avais même donné des passages à des 1ere un peu pénibles, en ECJS, histoire de les faire réfléchir un peu). je suis passé en IUFM, histoire d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Trahison ! dirons certains. En fait je tournais un peu en rond dans mon petit lycée provincial avec des collègues bien routiniers décidés à en faire le moins possible (à quelques exceptions près). En IUFM, je m'occupe des PE1 pour la préparation du concours (et cela m'intéresse pour la mise à niveau des connaissances et un peu de recul historiographique pour éviter de débiter des sornettes d'il y a 40 ans), des PE2 (comment enseigner le programme, quels outils utiliser, ...) et de PLC1 (préparation à l'épreuve sur dossier du CAPES hist-géo). Après presque 20 ans d'enseignement, cela me permettait de prendre un peu de recul sur la discipline enseignée, et de jouer un (tout petit) rôle dans la formation des enseignants, notamment du primaire (et Dieu sait qu'il y a du boulot !!).
C'est la deuxième réforme de l'IUFM en deux ans je crois : intégration à l'université (à peine réalisée pour mon site) et "masterisation". Alors bien sûr que je m'inquiète pour mon boulot (certains dirons "bien fait, envoyez le en ZEP !!"), je suis agrégé et je serais sans doute reversé en lycée, d'où je viens), mais je m'inquiète aussi pour les futurs PE1. Je les vois déjà, après une licence de n'importe quoi (à moins que des licences pluri-disciplinaires pouvant les préparer à l'enseignement polyvalent du primaire existent), une première année de master (consacrée à quoi ?) un bachotage rapide avant le grand bain... Est-ce vraiment ce que l'on veut, des profs formé au rabais avec un soit-disant niveau bac +5 qui ne trompe personne ? (j'ai corrigé des copies de CAPES cette année, très instructif sur "le niveau qui monte"). Alors, c'est très joli de vouloir tout casser, mais il faudrait aussi prendre le temps de réfléchir. Des structures existent, évaluons les vraiment. Tout n'est pas à jeter non plus dans les IUFM, notamment pour ce qui peut préparer au contact avec les enfants, notamment les plus jeune. Cette énième réforme est surtout un moyen de faire des économies et, éventuellement de casser une Education Nationale que d'aucuns verraient bien remplacée par les écoles privées.
Honnêtement, j'ai un peu le tournis en ce moment, mais je ne doute pas qu'ici on pourra me rassurer !"
Ecrit par : Pascal | 01 juin 2008
Merci, Pascal! Je me sentais un peu seul à dire certaines choses ici, depuis... Le début, ou presque!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008
AGREGES EN COLLEGE :
Ils sont environ 9150 pour un peu moins de 180 000 professeurs de collège (grosso modo 5% du total). Avec les départs à la retraite, il devrait donc être assez facile de tous les recaser en lycée en deux ou trois ans maxi à condition qu'on arrête de nommer les nouveaux agrégés dans le secondaire.
J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de les nommer seulement à l'Université mais aussi et surtout dans l'ensemble des classes post-bac et les IUT. La mesure ne peut cependant pas être rétroactive. C'est comme pour l'augmentation des traitements. Elle ne concernera que les néo-titulaires. En février dernier, une note du budget avait coupé court à une première version de cette réforme de la formation des maîtres : beaucoup trop cher si l'augmentation devait s'appliquer à l'ensemble des personnels en place (et par ricochet à l'ensemble du corps A de la fonction publique). On lissera donc les courbes de telle sorte que l'augmentation devrait être insignifiante ou nulle pour les indices les plus hauts. La raison (ou le prétexte) est tout trouvé : les personnels déjà en poste n'ont pas passé un concours dont le prérequis était un master. Idem donc pour les agrégés dans le supérieur. C'est seulement en 2010 qu'un master (de type recherche) sera exigé pour passer le concours.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008
Je n'ai pas eu le temps de lire le fil de JPB et je le ferai demain. Je tombe juste sur le mail de Cordoba. Inutile de dire que j'ai hurlé en lisant cela. J'ai pour ma part un master 2 et l'agreg et je ne vois pas au nom de quoi si des mesures sont prises pour la nomination des agrégés dans le supérieur, les agrégés titulaires d'un master donc en possession des mêmes diplômes que les nouveaux arrivants seraient obligés de crever dans les collèges ou dans les lycées façon Darcos c'est à dire collèges continués.Mais c'est du foutage de gueule complet! Et les agrégés dans le supérieur qui n'ont pas de master 2, on fait quoi, on les renvoie dans les collèges? C'est immonde, immonde! Et ça ne vous fait pas râler, Mr Cordoba? Vous nous livrez cela comme cela sans commentaire! Vous trouvez cela normal?
Ceci dit, la chose me paraît attaquable. Comment pourrait-on permettre que des gens d'un même corps avec les mêmes diplômes ne soient pas traités de la même manière?
Bien, bien, non seulement on a donné des années pour le collège en continuant de passer des dipômes et en assurant souvent des charges de cours à la fac, donc avec une expérience du supérieur et on nous dirait d'aller nous faire voir ailleurs? Merci Darcos! Vous avez de bons conseillers!
C'est trop gros pour qu'on puisse prêter foi à ce genre de conneries!
Ecrit par : Sanseverina | 01 juin 2008
François Duhem, pourriez-vous me contacter quand vous aurez un peu de temps?
florent.camille@gmail.com
Merci à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 01 juin 2008
Hm, nommer les nouveaux agrégés automatiquement dans le supérieur, et avoir la garantie que TOUS les agrégés iront au minimum au lycée, ça me semblerait honnête. Il n'y a pas assez de places dans le supérieur pour y intégrer tous les agrégés actuels.
Pedro, vous dites : "J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de les nommer seulement à l'Université mais aussi et surtout dans l'ensemble des classes post-bac et les IUT." Mais attention : il n'y a que quatre possibilités d'être ainsi nommé dans le supérieur : Université pure, IUT, Prépa ou... IUFM.
Les BTS sont réservés à ceux qui enseignent en Lycée.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège
Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008
J'acquiesce, j'appuie et j'insiste : je trouve même cela révoltant. Et que les TZR agrégés ne soient pas affectés exclusivement en lycée devrait aussi être un point résolu depuis longtemps (bis repetita).
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Est-il question quelque part du nombre d'heures de cours ? Il me semble que l'augmentation de salaire annoncée sera justifiée par beaucoup plus d'heures de présence , non ?
Ecrit par : Amélie | 01 juin 2008
Donc, si l'on comprend les propos de Cordoba, l'année précédant la mise en oeuvre de cette éventuelle réforme, tous les agrégés seront nommés dans le secondaire et regarderont pendant 4O ans et plus leurs copains voire ceux qui ont raté l'agreg l'année où eux l'ont eue, enseigner dans le supérieur pendant qu'eux dispenseront la soupe en séquences que Darcos aura confirmée et étendue au lycée!
Je me félicite ce soir d'être à la Société des Agrégés et j'epère que Léost pourra attaquer cela en justice.
Je suis sensible ici à l'absence de réactions des agrégés planqués en prépa ou à la fac. Votre absence de réactions vous rend méprisables. Vous m'écoeurez.
Ecrit par : Sanseverina | 01 juin 2008
Eh, M'ame Sansev, vous me pensez planqué ??
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Moi je suis en lycée, et je trouve que les agrégés devraient avoir une revendication commune : être nommés en poste fixe en lycée lors des phases d'affectation, et s'ils n'ont satisfaction sur aucun de leurs voeux, et qu'ils sont dans l'obligation d'être TZR, alors ils doivent être nommés exclusivement pour des remplacements en Lycée.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Et moi qui croyais faire plaisir à Sanseverina...
Son argument (et celui de François Duhem) n'a aucune valeur dans le cadre réglementaire actuel. Je répète que c'est exactement la même chose que pour les traitements. Ce qui compte, c'est le niveau requis pour passer un concours, pas le fait que X ou Y soient surdiplômés par rapport au poste qu'ils occupent. Quand vous avez passé l'agreg, le master n'était pas un prérequis, ce sera le cas à partir de 2010. Voilà tout. C'est pourquoi les néotitulaires seront payés davantage. C'est pourquoi aussi les nouveaux agrégés pourraient être nommés dans le supérieur et pas les anciens, même s'ils sont titulaires d'un DEA et d'une thèse (mais ils peuvent toujours dans le deuxième cas se présenter à un poste de MCF). Pour les futurs agrégés, je dis bien 'pourraient" car c'est une idée que je lance mais sur laquelle le Ministère n'a rien dit. Je répète aussi que la SDA est sans doute hostile à cette proposition car cela revient à faire du corps des agrégés du secondaire un corps... en extinction. Le problème s'est posé entre la Société des hispanistes (enseignement supérieur) et celle des Langues néolatines (enseignement secondaire pour l'essentiel). Les seconds ne veulent rien savoir d'une "agrégation du supérieur". Les premiers pensent que c'est la seule façon de sauver l'agrégation.
Jérémy a raison sur les BTS. Mais c'est le genre de choses qu'on peut modifier par décret sans problèmes majeurs.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008
Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège
Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008
Sauf s'ils s'y plaisent, ce qui est mon cas. J'explique "Le Médecin malgré lui", les grandes "Fables" de La Fontaine, "Le Cid", "Le Malade imaginaire", "L'Avare", je leur fais un Cours de Grammaire traditionnelle (les natures, les fonctions, l'analyse logique, la conjugaison par coeur, etc.), des dictées longues que je leur donne à lire seuls une demi-heure avant; je leur ai lu hier pendant une heure le début du "Grand Meaulnes" (ils ont applaudi, ce qui est absolument incroyable!), etc. Pour rien au monde je ne voudrais retourner en lycée me farcir les conneries pseudo-littéraires décrétées par "Viala -Monsieur- l'Anti-Subjectivité": les genres, les registres, les objets d'étude. Pouah! En plus il faudrait infliger cette scolastique abstraite, pédante et vaine à des cervelles qui sortent du collège déjà quasi-analphabètes et qui ont bien du mal à dominer, déjà, le vocabulaire concret de base. Alors le jargon de l'EAF, n'en parlons pas! D'ailleurs ils ont raison de ne rien y comprendre, en fait.
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
Sanseverina,
Je vous enverrai un mail demain, il est tard et je me lève à 6h...
Mon mail est duhemf@wanadoo.fr
Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008
Cela va de soi : l'affectation en lycée serait obligatoire pour l'administration, mais les agrégés qui le souhaitent pourraient demander le collège.
Je ne vois vraiment pas pourquoi personne ne se bouge pour remédier à l'états de faits actuel, que la société des agrégés a déjà condamné à plusieurs reprises.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège
Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008
J'ai répondu un peu vite, car j'ai interprété votre "contre leur gré" dans le sens où c'étaient "tous les agrégés qui étaient dans les collèges contre leur gré". En fait, c'était l'autre acception qui était la bonne: il s'agissait de ceux des agrégés qui ne voulaient pas être en collège.
Ma réponse n'avait donc pas lieu d'être. Tant pis.
Ecrit par : Jean | 01 juin 2008
En cas d'affectation des futurs néo-titulaires agrégés dans le supérieur, cela n'empêcherait pas que les anciens passent toujours Prag, ni que les Prag déjà en place n'évoluent, j'imagine ?
Pour les BTS, je mets tout le monde en garde : la moitié des effectifs vient du LP... Entre une affectation en BTS à temps plein, et un service moyen en lycée (du genre une seconde et deux premières générales), je préférerais de loin l'affection en lycée.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
"Affectation" était à comprendre.
Mais on y trouve aussi parfois de l'affection !
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Ah, voilà maintenant que les agrégés "pourraient"...
Cordoba, vous présentez cela comme VOTRE idée? Cela vous amuse de vous payer la tête de collègues comme moi qui travaillons en collège depuis trop longtemps sans espoir d'en sortir parce que tout le monde s'en fout?
Remonter le niveau de recrutement de l'agrégation est evidemment une mesure qui vise à faire du corps des agrégés un corps en extinction comme vous dites. Pensez-vous que nous soyons contents d'être enterrés vivants dans des postes qui ne correspondent en rien à nos compétences. Pensez-vous quie nous puissions nous en réjouir ? Nous n'avons pas eu l'occasion ou les relations qu'il fallait pour rejoindre le supérieur. Que diriez-vous si les agrégés 'ancien modèle' étaient renvoyés dans le secondaire et virés des classes prépas parce qu'ils n'ont eu non plus passé l'agreg au bon moment ?
Vous êtes vraiment un sale type, Cordoba. Pas loin de l'ordure.
Ecrit par : Sanseverina | 01 juin 2008
De l'affliction aussi.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Une heure de cours en BTS est pondérée 1,25 , ce qui n'est pas négligeable et , tout dépend des sections , mais les effectifs sont parfois légers . Bien sûr , on ne fait pas vraiment de littérature , mais plutôt de la culture générale , avec l'épreuve de synthèse à l'examen .
Ecrit par : Amélie | 01 juin 2008
Ah, les effectifs sont plus légers ? Ca, je l'ignorais.
Moi ce sont les étudiants originaires de LP qui me font peur, pour être honnete...
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
vous êtes intarissables!
Bonne nuit !à tous!
Ecrit par : Saperlipopette | 01 juin 2008
Sanseverina, Pedro n'est là pour se payer la tête de personne. Il rend compte des débats actuels, ne lui tombez pas dessus comme ça.
Ma question subsiste toujours - pourquoi le ministère ne prend-il pas une mesure toute simple : les TZR agrégés seront affectés uniquement en lycée ?
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
J'ai eu des classes de BTS génie civil à 15 élèves il ya quelques années . Dans ces classes , il y avait un peu de tout ,des LP comme des élèves possédant un Bac S et même une année un élève de 26 ans !
Il est vrai que le niveau des élèves venant de LP était désespérant , mais on me répondait qu' ils travailleraient sur un chantier , alors , pas de souci !
Ecrit par : Amélie | 01 juin 2008
Bon allez, puisque vous lirez tout ça en vous levant demain, autant que ce soit de bonne humeur, avec cette jolie chanson kitsch :
http://www.deezer.com/track/76064
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Jérémy, relisez les mails du "collègue" en question. Mais ne vous commettez aps avec ce genre d'individus qui nous tirent dans le dos pour se faire mousser au ministère. Ces défenseurs de l'école roulent d'abord pour eux, pour se faire une place au ministère, pour avoir une mission ici ou là, pour se faire mousser comme présidents d 'assos qui tournent en rond avec 20 personnes pour s'écouter parler, pour se faire une fin de carrière un peu glorieuse ou parce qu'ils se disent qu'ils auraient dû faire autre chose que petit prof de fac minable ou de prépa qui se la joue et qu'ils regardent leurs petits copains de promotion qui eux ont fait des carrières réussies dans les ministères ou dans le privé. Des aigris qui essaient de se rattraper en usant d'une cause comme d'une autre, celle-là fait bien. Et les collègues qui galèrent , on les enfonce à grands coups de talons. C'est ce que je disais :des sales types.
Ecrit par : Sanseverina | 01 juin 2008
Dans l'agenda du Ministre de l'Education :
Lundi 02 Juin
09h00 - Déplacement avec le Premier ministre et la ministre de la Justice au Lycée Paul Bert – 7 rue Huyghens Paris 14ème - sur la politique de prévention contre les drogues en milieu scolaire
[...]
18h30 - Remise des insignes de Commandeur dans l’ordre national du Mérite à Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’académie d’Aix-Marseille
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
Corcoba, vous ne sentez pas ignoble en préparant vos étudiants à l'agreg actuellement et en proposant en parallèle au ministère de les empêcher à jamais d'aller dans le supérieur sauf à repasser l'agreg dans 2 ou 3 ans ? Vous n'avez pas peur qu'ils viennent vous casser la figure ? Vous ne vous sentez pas un peu ridicule, pour ne pas dire complètement idiot ?
Quant au fond de votre proposition, on voit que vous avez vraiment à coeur de sauver l'école et même de la reconstruire, puisque vous voulez priver les lycées de leur dernier espoir. Vous et reconstruire l'école défendez donc l'idée d'un lycée avec des enseignant recrutés avec une formation IUFM. Vous avez raison il va falloir, 1,2 millions d'agrégés et 7 années de propédeutique pour les préparer à la première année de lic. "Reconstruire l'école" fait tout le travail, la démolition et la reconstruction. Vous êtes présentis avec Brighelli pour "Reconstuire la SNCF, EDF, GDF" si vous réussissz ce coup-là.
Vous êtes nuls et nuisibles.
Ecrit par : Sanseverina | 01 juin 2008
Complètement d'accord avec vous Sanseverina et Jérémy. Affecter de façon prioritaire les agrégés en lycée, ce n'est tout de même pas très compliqué ! Pourquoi, oui, pourquoi PERSONNE ne s'occupe de ce problème au ministère ??? C'est une simple question de bon sens ! N'importe quel DRH de n'importe quelle entreprise trouverait effarante la non-gestion des ressources humaines dans l'Educ nat. Quel gaspillage de compétences ! Pour ma part, souhaitant ne pas être enterrée vivante (pour reprendre l'expression percutante de Sanseverina) dans un poste en collège ne correspondant pas à mes compétences, je viens de participer à nouveau au mouvement... sans réel espoir.
Ecrit par : Myriam | 01 juin 2008
Bon eh bien passez une bonne nuit, car deux informations concordantes m'amènent à vous dire que demain sera rendue plus ou moins publique la sauce à laquelle nous serons mangés :
1) Agenda du ministre
http://www.education.gouv.fr/pid94/l-agenda-du-ministre.html
Lundi 02 juin - 15h00
Réception, par le Président de la République, des cadres dirigeants de l’Éducation nationale, à l’occasion du bicentenaire des Recteurs - Palais de l’Élysée
2) Article du monde
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/01/l-elysee-pourrait-confirmer-le-recrutement-des-enseignants-a-bac-5_1052416_823448.html#ens_id=1050664
A quelques semaines des examens de fin d'année, le président de la République devrait annoncer, lundi 2 juin à 15h, de nouvelles modalités pour le baccalauréat général et professionnel devant les cadres de l'éducation nationale. Sera notamment abordée la question de la formation des enseignants, sur laquelle "des propositions" seront faites "avant l'été", selon l'Elysée. Le président devrait confirmer l'allongement de la formation des enseignants au niveau master (bac+5). En contrepartie, la rémunération des professeurs en début de carrière sera revalorisée, et ce "à partir de 2012", selon l'Elysée, qui rappelle la promesse du président : que la moitié des gains réalisés par le non-remplacement des fonctionnaires du secteur partant à la retraite retourne aux enseignants. La "mastérisation" de la formation des professeurs devrait "entraîner, à terme, la disparition des IUFM" (Instituts universitaires de formation des maîtres), précise la présidence. Autres sujets qui devraient être abordés par le chef de l'Etat : la réforme des études au lycée, qui sera mise en place dans les classes de seconde dès 2009, et le "baccalauréat nouvelle formule" qui en découlera trois ans plus tard, "en 2012". "Le baccalauréat prépare mal à l'enseignement supérieur. Nous n'avons pas assez de jeunes diplômés du supérieur en France, la série S est trop recherchée, les volumes horaires sont très importants, jusqu'à 36 heures par semaine. Il faut aller vers un lycée plus diversifié où les élèves se préparent davantage à l'enseignement supérieur", explique une source proche du dossier à la présidence."
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
On est déjà trois à être d'accord... La pétition de la société des agrégés, qui allait exactement dans ce sens, a dû avoir 1000 signataires à tout casser. Et Léost est bien gentil, mais on n'a eu aucune nouvelle depuis. Rien que ça, ca me déprime.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
à Sanseverina
Pour écrire ce que vous écrivez, vous devez être folle à lier. C'est la seule excuse que je trouve à vos propos. Votre place n'est ni dans le supérieur, ni dans un lycée, ni dans un collège mais dans un asile psychiatrique. Je plains vos élèves.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008
1) Les IUFM peuvent bien être supprimés, ce qui y travaillent ont de toute façon le grade de Prce/Prag, MdC ou PU (on pensera à Meirieu qui est "Professeur des Universités"...). Alors qu'est-ce qui empêchera les facs de faire faire les masters pro par les (ex-) formateurs IUFM ?
2) Quelle connerie de ne pas avoir suivi Darcos sur la date (rentrée 2009). Ca aurait été une belle preuve du volontarisme et de l'efficacité du ministère.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
1) le moyen pour evincer les formateurs IUFumistes ad vitam eternam - c'est l'autonomie des universités et le reformatage des pedagogols en technichiens de surface.
2) oui, mais faut pas rever en couleurs et les enseignants pourraient boycotter le militantisme obstructeur et s'arranger pour que Darcos termine ce qu'il a entrepris. Sinon ce sera comme la suppression de la globale par Robien
Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2008
1) Les IUFM peuvent bien être supprimés, ce qui y travaillent ont de toute façon le grade de Prce/Prag, MdC ou PU (on pensera à Meirieu qui est "Professeur des Universités"...). Alors qu'est-ce qui empêchera les facs de faire faire les masters pro par les (ex-) formateurs IUFM ?
2) Quelle connerie de ne pas avoir suivi Darcos sur la date (rentrée 2009). Ca aurait été une belle preuve du volontarisme et de l'efficacité du ministère.
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008
1) le moyen pour evincer les formateurs IUFumistes ad vitam eternam - c'est l'autonomie des universités et le reformatage des pedagogols en technichiens de surface.
2) oui, mais faut pas rever en couleurs et les enseignants pourraient boycotter le militantisme obstructeur et s'arranger pour que Darcos termine ce qu'il a entrepris. Sinon ce sera comme la suppression de la globale par Robien
Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2008
La "mastérisation" de la formation des professeurs devrait "entraîner, à terme, la disparition des IUFM"), précise la présidence.
Eh bien, voilà quand même une bonne nouvelle. Nicolas Sarkozy aurait-il compris que c'est l'idéologie de l'exaltation de l'ignorance dispensée par les IUFM qui est responsable du saccage de l'enseignement français et donc bientôt de l'effacement de la France de la scène culturelle, scientifique et économique mondiale? Les IUFM sont remplis de petits arrivistes minables qui n'ont rien à apprendre à qui que ce soit et d'ailleurs s'en tapent. En les fermant, le Président de la République ferait oeuvre de salut public pour l'avenir de la France, car une jeunesse ignorante conduit un pays à la déchéance. En créant les IUFM en 1990, Jospin organisait les conditions de la déchéance nationale. On n'a pas été déçu. L'éducation est un problème trop sérieux et trop grave pour être confié aux parasites que l'on nomme "chercheurs en pédagogie" . Elle doit être la prérogative exclusive des praticiens de l'enseignement que sont les professeurs.
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
"Votre thèse (sans jeu de mots) qui veut qu'un chercheur ait l'esprit toujours plus ouvert et fasse toujours preuve de plus d'élévation d'esprit qu'un Agrégé ou qu'un certifié ne vaut pas un centime."
Ecrit par Kap, le 1er juin 2008.
Allons, ne vous emballez pas. Je n'entendais pas être aussi catégorique, ni systématique. Mais je tenais à profiter de l'occasion pour dénoncer, avec Maurice T. Maschino, une certaine docilité du corps enseignant. Nous sommes tous responsables, et cela mérite réflexion.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008
"On trouve autant de cons bornés, d'ambitieux visqueux, de médiocres incultes, chez les universitaires, que chez les enseignants du secondaire."
Ecrit par Kap, le 1er juin 2008.
"Kap et D. Arnaud, le débat me semble terminé, là, non?"
Ecrit par Jérémy, le 1er juin 2008.
Effectivement, pas mieux.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008
A regarder absolument : Farida Belghoul, une enseignante a décidé de déscolariser ses propres enfants constatant l'inefficacité des méthodes utilisées dans "la fabrique du crétin".
Elle vient de créer l'association REID pour aider les parents qui comme elle, veulent faire du soutien à domicile.
Elle compte sur les bonnes volontés ...
http://www.vimeo.com/1019736
Vraiment édifiant et drôle aussi.
Ecrit par : Gaston Lavy | 02 juin 2008
"La "mastérisation" de la formation des professeurs devrait "entraîner, à terme, la disparition des IUFM", précise la présidence. Eh bien, voilà quand même une bonne nouvelle. Nicolas Sarkozy aurait-il compris que c'est l'idéologie de l'exaltation de l'ignorance dispensée par les IUFM qui est responsable du saccage de l'enseignement français ?
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Jean, vous tombez dans le panneau : les formateurs IUFM, qui ont acquis le grade de Prag/Prce, MdC ou P.U. (comme Meirieu), serotn chargés de faire ce fameux master pro. Ils auront donc encore plus de pouvoir qu'avant, car au lieu de prendre en charge les jeunes enseignants APRES le concours (qui sont alors presque intouchables s'ils ont l'agreg, et un peu plus menacés s'ils ont le Capes), ces ex-formateurs IUFM, nouveaux chargés de cours en Master pro, vont trier les étudiants AVANT le concours. Et j'ai déjà eu l'occasion de le dire : j'ai eu l'agreg et j'ai souffert à l'IUFM, mais je n'aurais JAMAIS eu un quelconque "master" s'il avait été assuré par les formateurs de mon IUFM. Et donc je n'enseignerais pas aujourd'hui.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Il y a ceux qui se couchent tard, et ceux qui se lèvent tôt.
Pedro, il n'est pas bien utile d'envoyer des noms d'oiseaux à des gens qui ressentent fortement l'obligation qui leur est faite d'enseigner dans des conditions qu'ils n'ont pas choisies, et qui ne correspondent pas forcément à leurs capacités. Il y a globalement dans l'en un mépris des compétences qui amène une érosion des bonnes volontés. Et à terme des révoltes logiques, comme disait l'Autre…
Pour revenir brièvement sur la question des BTS… Ce sont des classes que j'ai toujours aimées — où l'on fait certes assez peu de littérature, mais les élèves sont globalement déterminés à travailler — et souvent, ceux qui arrivent de LP le sont encore davantage, quel que soit leur niveau. Et c'est vrai qu'en dehors des sections commerciales, surchargées, les BTS techniques sont des classes relativement légères. Mais comme l'on y travaille sur un exercice (la synthèse de documents) que fort peu de profs maîtrisent, les volontaires ne s'y bousculent pas.
Et j'ai connu nombre de PRAG qui étaient les larbins des profs de fac… Se taper des "première année" peu motivés, c'est ben plus épuisant que d'enseigner en lycée.
Enfin, je ne crois pas que, quelle que soit la valeur légale des arguments de Pedro, on puisse tenir longtemps avec des corps à titres égaux mais traitements différents. La plupart des instits ont été intégrés dans le corps des professeurs des écoles sans avoir de Licence, que je sache. Et un décret peut très bien régler tout cela.
À terme de toute manière, il va y avoir un tel problème de recrutement, face aux départs massifs à la retraite, que toutes ces conversations nous paraîtront surréalistes.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 juin 2008
Erreur quant aux CPR (j'y fus prof.stagiaire en 1966-67) ; nous n'avions pas de "classe en responsabilité". Nous étions, par groupe de 3, admis dans la classe de trois professeurs, successivement (en premier et second cycle,y compris en ENI). Et nous observions AVANT de passer à l'acte, avec conversation critique immédiatement après chaque cours, et rapport de chaque CONSEILLER PEDAGOGIQUE, + rapport d'un visiteur (prof de prépa pour moi). In fine deux cours, un en premier, l'autre en second, cycle, en présence d'un IGEN (retraité pour moi) qui lisait en plus un cahier de stages. Mention, et note. C'est tout autre chose que jeter, comme dans le grand bain d'une piscine, un jeune pour lui apprendre à nager.
Dernière précision ; ce type d'apprentissage, je l'ai aussi vécu, un mois, à l'école annexe de l'EN d'Auteuil, en arrivant au Centre de Formation des Professeurs de CEG (septembre 1961), avant le début des cours de Fac. J'y ai plus appris que partout ailleurs...
Ecrit par : Lemercier | 02 juin 2008
"Pedro, il n'est pas bien utile d'envoyer des noms d'oiseaux à des gens qui ressentent fortement l'obligation qui leur est faite d'enseigner dans des conditions qu'ils n'ont pas choisies, et qui ne correspondent pas forcément à leurs capacités. "
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 juin 2008
Pedro peut très bien se défendre tout seul, mais je réagis à votre message, que je trouve assez énorme, Jean-Paul! Relisez donc les messages de Sanseverina, et voyez de quel côté sont les insultes, (Pedro s'est quand même fait traiter "d'ordure", alors qu'il ne faisait qu'analyser la situation, et qu'une position "en accord" avec ces nouvelles dispositions me paraît difficilement imaginable de sa part!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
"Eh bien, voilà quand même une bonne nouvelle. Nicolas Sarkozy aurait-il compris que c'est l'idéologie de l'exaltation de l'ignorance dispensée par les IUFM qui est responsable du saccage de l'enseignement français et donc bientôt de l'effacement de la France de la scène culturelle, scientifique et économique mondiale? Les IUFM sont remplis de petits arrivistes minables qui n'ont rien à apprendre à qui que ce soit et d'ailleurs s'en tapent. En les fermant, le Président de la République ferait oeuvre de salut public pour l'avenir de la France, car une jeunesse ignorante conduit un pays à la déchéance. En créant les IUFM en 1990, Jospin organisait les conditions de la déchéance nationale. On n'a pas été déçu. L'éducation est un problème trop sérieux et trop grave pour être confié aux parasites que l'on nomme "chercheurs en pédagogie" . Elle doit être la prérogative exclusive des praticiens de l'enseignement que sont les professeurs."
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Nicolas Sarkozy avait dit, pendant la campagne des présidentielles de 1995: "les IUFM, nous les fermerons", (je ne sais pas s'il était encore chiraquien ou déjà Balladurien à l'époque).
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
En créant les IUFM en 1990, Jospin organisait les conditions de la déchéance nationale. On n'a pas été déçu.
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Jean, vous dites les choses à moitié! Vous oubliez qu'ils sont aussi responsables des 35 heures, du réchauffement climatique, des salaires démentiels que s'octroient les gros patrons après avoir coulé leur boîte, de la défaite des français à Roland Garros, de la mort d'Yves Saint-Laurent, et j'en passe vraisemblablement...
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
Une dernière fois à propos des agrégés en collège. Il est impossible de les nommer d’un bloc en lycée parce qu’il n’y aurait plus de place pour les nouveaux certifiés et agrégés. A cela s’ajoutent des problèmes de gestion selon les disciplines et les académies. Et les nouvelles règles de la mutation (qui elles aussi visent à faciliter la gestion) ne font que compliquer les choses. Idem pour les TZR agrégés : ils servent de bouche-trou et sont donc utilisés à cette fin sans qu’on cherche à savoir si le trou en question se trouve dans un collège ou un lycée. C’est pourquoi la seule solution technique qui me vient à l’esprit est de profiter des départs massifs à la retraite et d’une éventuelle transformation du statut des nouveaux agrégés pour dégager un nombre suffisant de postes en lycée et régler définitivement le problème. Je ne vois donc pas pourquoi Sanseverina est montée sur ses grands chevaux : la solution que je propose (je ne suis pas le seul à le faire) lui permettrait d’obtenir enfin ce qu’elle souhaite, un poste en lycée. Mais il n’est pas dit qu’elle y trouve son bonheur… tant il est vrai que certains lycées sont encore pires que beaucoup de collèges.
Comme je l’ai moi-même dit, il y a cependant un revers à la médaille : les agrégés du secondaire deviennent alors un corps en extinction. D’où l’opposition de toutes les associations qui les représentent (sauf sans doute le SAGES). Mais il faut comprendre que si l’agreg n’est pas transformée en concours du supérieur, elle est condamnée à disparaître. Surtout si l’on tient compte du fait que le nouveau CAPES sera un concours au rabais, qui ne permettra pas de garantir un niveau disciplinaire minimal. Comment justifier alors l’existence de deux corps aussi différents dans les mêmes établissements ? La situation créée par le décret de 1950 (création du CAPES) est obsolète depuis très longtemps. Elle ne survivra pas aux réformes en cours.
Jean-Paul Brighelli dit que la différence de traitements entre profs d’ancien régime et profs de nouveau régime ne tiendra pas longtemps. C’est bien pour cela que le budget avait opposé en février un niet absolu à Darcos. Si l’obstacle semble aujourd’hui levé, il faut bien que Grenelle ait donné des garanties à Bercy. Tout dépend donc de ce qu’on appelle « longtemps ». Si l’intégration des personnels aujourd’hui en poste se fait très lentement (sur 10 ou 15 ans), le problème n’existe plus pour Bercy (qui calcule toujours à court terme). D’autant plus que la diminution du nombre total des professeurs et le rajeunissement brutal du corps enseignant au cours des prochaines années permettront de lisser les choses : moins d’ancienneté, c’est moins de points d’indice et on pourra donc augmenter de façon nominale les traitements sans les augmenter en volume.
Pour changer si possible de sujet : chacun voit midi à sa porte et il est sans doute humain (trop humain ?) de s’intéresser à ce qui vous touche directement. Mais je trouve que la discussion actuelle sur le blog est à côté de la plaque. Cette réforme a été pensée pour qu’elle n’ait AUCUN impact sur les personnels en poste et nous ne parlons que de cela. Pourquoi ? Parce que les intervenants sont tous des professeurs du secondaire. Il serait temps de réfléchir à ce qu’implique le nouveau dispositif pour la formation et le recrutement de ceux qui les remplaceront : les actuels étudiants et futurs candidats aux concours. Et hormis la fin annoncée des IUFM, je n’y vois rien de bien réjouissant.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008
Jean, vous tombez dans le panneau : les formateurs IUFM, qui ont acquis le grade de Prag/Prce, MdC ou P.U. (comme Meirieu), serotn chargés de faire ce fameux master pro.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Caintes légitimes, Jérémy. C'est là que Jean-Michel Léost, le Président de la Société des agrégés, peut intervenir lors d'une de ses prochaines audiences à la Présidence de la République. Nicolas Sarkozy avait clairement évoqué, lors d'un de ses discours sur l'éducation, l'"idéologie folle" que véhiculent les IUFM. Même si Henri Guaino est pour quelque chose dans ce texte, il n'en est pas moins vrai qu'il a été prononcé et Jean-Michel Léost se fera certainement un plaisir, avec sa diplomatie innée, de le rappeler . Alors la "suppression des IUFM" un leurre? Difficilement imaginable, quand même!
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Mais il n’est pas dit qu’elle y trouve son bonheur… tant il est vrai que certains lycées sont encore pires que beaucoup de collèges.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008
D'après ce que j'en ai vu lors d'un petit tour en lycée, où TOUS les professeurs de français, même les plus vieux crocodiles et les plus aguerries crocodilesses de l'établissement en bavaient (comme des cochons) à longueur d'année, c'est vrai.
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Je retire les mots rageurs que j'ai pu avoir à l'égard de Cordoba hier soir et le prie de m'en excuser. J'ai aussi embarqué un peu vite JPB dans l'affaire, ne sachant pas qu'il n'était pas en mesure de répondre et lui demande de ne pas m'en vouloir.
Pour autant, je ne retire en rien les arguments que j'ai pu avancer pour défendre le fait que les agrégés doivent être nommés en lycée s'ils le souhaitent et qu'à diplôme égal, des passerelles doivent être proposées aux agrégés ancien modèle pour qu'ils aient le même statut que les néos.
Si on maintient l'agreg en master 1, il n'y a pas de problème. Les néos passent leur master 2 après s'ils veulent un poste dans le supérieur. Et les anciens modèles ne sont aps lésés.
Si l'agreg doit être placée après le master 2,( ce que l'on est en droit de comprendre vu le niveau actuel des étudiants ), on donne l'équivalence du master 2 aux lauréats de l'agrégation. C'est exactement ce qui se passait il y a une trentraine d'années: les agrégés avaient automatiquement le bénéfice du DEA et commençaient ainsi leur thèse directement. Il y a des antécédents. Ce n'est pas moi qui les invente. Et l'on reconnaît alors sans problème le même statut aux agrégés anciens modèles détenteurs d'un DEA ou master 2.
Dans tous les cas, il faudra trouver des passerelles pour les agrégés en place car il est inconcevable et parfaitement inique de concevoir des solutions qui raient d'un trait commode des personnels qui travaillent depuis des années dans des conditions souvent difficiles avec en plus le mépris des collègues qui ont la bonne niche et les mauvaises idées.
Ecrit par : Sanseverina | 02 juin 2008
Même si les IUFM étaient supprimés, le pédagogisme a encore de beaux jours, tant ce mal pernicieux a pu se répandre.
"Dans la gueule du loup
récit d’un mini-séjour gratuit chez les didacticiens de la lecture.
Notre école parisienne a eu « la chance » d’être sélectionnée pour un stage Action lecture, au Centre Paris Lecture. Après deux jours de formation, l’équipe d’Action lecture interviendra dans l’école 15 jours. Voici un petit compte- rendu de ce stage que nous sommes beaucoup à avoir trouvé édifiant.
« Si je vous dis Action Lecture ? », Nathalie, une de nos « pilotes », collecte sur un grand tableau les représentations spontanées d’une cinquantaine d’enseignants. Tandis que nous consultons notre « feuille de route » où je découvre que nous sommes en « réunion plénière », elle nous enjoint de catégoriser nos représentations spontanées (Action lecture, c’est « partager », « concerter », « plaisir », « vivre ensemble », « citoyenneté »… ).
Suit un discours de M.Caron, où revient une bonne dizaine de fois le mot « problématique ». La problématique, « c’est ce qui permettra à l’élève de trouver une raison de lire. Si un enfant lit mal, c’est qu’il n’a pas trouvé de raison profonde de lire ». Chaque école, dans son temps-projet, doit trouver cette question qui « fédère les énergies et met en route les enfants », comme « A quoi sert le conte ? », « Quelles sont tous les pourquoi et comment que se posent les enfants ? » »Pourquoi lire ? » « Est-ce que lire aide à vivre ensemble ? ». « «On peut même sortir de l’école pour trouver des réponses ! » (Sur le site de Paris lecture, on peut aussi trouver ce que le socio-constructivisme a de plus beau : « lire Roland Barthes au cycle 3 » ou le stage d’été sur le discours des commentaires sportifs de foot).
La spontanéité est une valeur apparemment importante, qu’on tentera de nous inculquer car Action-lecture va nous « décoiffer », nous « faire bouger », nous, misérables fossiles enseignants, qui ne voulons pas apprendre des enfants, croyons savoir et leur coupons la parole, alors que « la vraie situation de recherche, c’est quand l’enseignant n’a pas la réponse. Pendant 15 jours, on se lance dans une question auquel on n’a pas la réponse.
Ah, et n’oubliez pas d’équilibrer entre les écrits sociaux et la littérature : socialement, si on empilait les écrits sociaux, rien que les recommandés, ça ferait un tas énorme à côté de la littérature » conclut M.Caron en posant la main sur le tas imaginaire d’écrits sociaux.
L’après-midi, deux pilotes, enseignants détachés au centre Paris lecture, nous aiguilleront pour trouver notre problématique, question que nous poseront aux 150 enfants réunis dans le préau un lundi matin.
Chaque matin, tous réunis ainsi dans le préau pour se sentir fédérés, nous lancerons les sous-problématiques découlant de notre grande question. Pendant 15 jours, nos élèves n’auront en fait de temps réel de lecture que des moments de lecture libre : quid des plus petits, des non lecteurs dont on nous dit qu’ils devraient apprendre à lire en 15 jours, parce qu’ils se seront enfin posé les bonnes questions et auront été confrontés à des textes « résistants » : de la vraie littérature de jeunesse.
Qu’on se rassure, un grand renfort d’adultes les interviewera sur les réponses aux sous-problématiques, à l’aide de magnétophones « pour rester aux plus proches de la parole des enfants ». Le tout sera diffusé à la communauté éducative dans un journal quotidien.
Le deuxième jour, on nous a édifié avec les justifications scientifiques de cette aventure: Martine Rémond, chercheuse en psychologie de la métacognition à l’INRP, professeur d’IUFM, nous montra comment « appliquer les connaissances théoriques au terrain scolaire », à grands renforts de preuves issues des évaluations Pearl, Pisa, ect …. « Qu’est-ce qui fait la rencontre interactive entre un individu et un texte ? Que l’individu connaisse les types textuels, le thème et le script. » Elle s’attarda sur le mot script, « un scénario comme chez le médecin, chez le coiffeur, ou le billet de train. »
L’enseignant, tel un grand manitou invoquant les esprits, doit « faire actualiser le script, comme s’il faisait appliquer le théorème de Pythagore ». « J’aimerai beaucoup travailler en maths » nous confie-t-elle alors. Quant à l’enseignant , il doit « conditionner le comment je vais m’y prendre et l’évaluer ». Concrètement, elle nous recommanda la pratique du débat interprétatif des textes dans la classe , l’enseignant devant « se mettre au parfum » et « relancer le débat », pour une co-construction des savoirs.
« C’est sûr, c’est moins confortable pour l’enseignant, et le bon élève, il se sent moins à l’aise, dans les débats, mais l’élève qu’on considère un peu faible, il va argumenter, lui. Ca change les places, dans la classe. »
M.Rousse, inspecteur chargé des Actions lecture, nous déballa nos objectifs sans prendre tant de pincettes didactiques : « Au bout de 15 jours, les élèves doivent savoir trier, classer, ranger les livres ; distinguer littérature de fiction et littérature de réalité. Deux buts à cela : préparer à l’étude des types de texte au collège, et travailler en équipe. La question doit être la plus ouverte possible, pour qu’un maximum d’élèves puisse s’exprimer. » Le grand but final … l’argumentation démocratique. Le mot de la fin sera donné par M.Rousse qui nous révéla que, finalement, la littérature ne se résumait qu’à quatre éléments : la mort, le danger, la peur, l’amour ».
le 23 septembre 2 006
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 juin 2008
Je suis heureux de constater que la rage de Sanseverina est retombée. Il n'est pas toujours facile de reconnaître ses erreurs et je lui sais gré de le faire. En ce qui me concerne, l'incident est clos.
Reste le problème de fond. La solution qu'elle propose n'en est pas une. Si le master 2 est donné par équivalence aux anciens agrégés, il leur faudra encore faire une thèse et être recrutés par les nouvelles Commissions de spécialistes s'ils veulent un poste de maître de conférences en fac. Ce n'est pas simple du tout. Et s'il s'agit de postuler sur un poste de PRAG, ils peuvent déjà le faire sans avoir besoin d'un master 2. Je ne vois donc pas ce que cela change à la situation actuelle.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008
A Pascal et Christophe :
Je comprends vos inquiétudes mais vous devez d’abord vous en prendre aux promoteurs des IUFM. Leur mise en place fut une erreur monumentale, qui n’a que trop duré. L’ineptie de la gauche et les atermoiements de la droite ont artificiellement maintenu en vie des établissements non viables depuis leur création. Et cela a eu des conséquences catastrophiques sur le recrutement – en particulier celui des professeurs des écoles. (Pour en prendre la juste mesure, il faut analyser ce qu’aurait été ce recrutement si les IUFM n’avaient pas existé : c’est un peu compliqué)
Vous devez ensuite vous en prendre à tous les responsables des IUFM et en particulier la CDIUFM. Cela fait 10 ans qu’ils réclament à corps et à cri la reconnaissance de leur statut universitaire et la mastérisation des concours. Ils n’ont pas arrêté de concocter les projets les plus absurdes et d’organiser les complots les plus minables pour obtenir satisfaction. Il est évident que le dernier complot a eu pour résultat la phrase de Sarkozy (sur le recrutement à bac+5) dans la lettre de mission à Darcos. J’imagine très bien la jubilation de la CDIUFM à cette occasion. Comme ces gens-là sont aveuglés par la soif de pouvoir et le fanatisme idéologique, ils n’ont pas compris qu’ils signaient ainsi leur arrêt de mort. Ils ont donc soulevé une pierre qui leur retombe sur les pieds ou, comme on dit en espagnol, la balle est sortie par la culasse du fusil. Il est dommage que vous soyez les victimes collatérales de cette conspiration qui tourne mal. Mais les IUFM en sont eux-mêmes les seuls artisans. Et comme d’hab les chefs tireront leur épingle du jeu : les directeurs d’IUFM sont tous professeurs d’université et trouveront facilement à se recaser en fac - ou dans la haute administration.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008
Je viens d’acheter Libé. Une page sur le sujet qui nous occupe et toujours la même incertitude sur la question essentielle : la deuxième année de master sera-t-elle consacrée à la préparation du concours (écrit en janvier et oral en juin après un stage) ou bien faudra-t-il être titulaire d’un master pour pouvoir se présenter au concours l’année suivante ?
La première solution est contradictoire avec certaines déclarations de Darcos et notamment celle-ci : tous les masters – y compris les masters recherche – doivent pouvoir déboucher sur les concours (pour diversifier les recrutements). Elle est aussi contradictoire avec l’idée qu’il faudra avoir réussi le master pour être recruté : car si concours et master se confondent la réussite à l’un implique la réussite à l’autre.
La deuxième solution n’est guère plus satisfaisante. Car dans un cas comme dans l’autre, un écrit en janvier et un oral professionnel signifient le remplacement du concours actuel par une procédure qui ne garantira pas un niveau disciplinaire minimal pour les futurs enseignants.
Mais en découplant cursus universitaire et concours, cette deuxième solution présente au moins l’avantage de ne pas déstabiliser l’Université. Si c’est au contraire la première solution qui est adoptée, on va tout droit à la catastrophe.
Je ne suis pas sûr du tout qu’on soit conscient de ces problèmes rue de Grenelle. Explications plus détaillées plus tard dans la journée ou ce soir.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008
Le lycée façon Gaudemar/ Darcos :
"Pour limiter le gâchis, l'une des pistes qu'il envisage consisterait à rendre plus autonome des élèves qui ont un peu trop pour habitude d'ingurgiter des cours magistraux de façon passive. Les yeux rivés sur les pays d'Europe du Nord où les élèves ont moins d'heures de cours mais des résultats bien meilleurs dans les palmarès internationaux, il suggère : «On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe», suggère le recteur pour qui il sera aussi très important de développer le soutien scolaire dès qu'un lycéen commence à perdre pied."
Extrait du portrait de Gaudemar dans Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/02/01016-20080602ARTFIG00277-jean-paul-de-gaudemar-le-pilote-de-la-reforme.php)
Le cauchemar est en marche...
Ecrit par : Romuald | 02 juin 2008
Finalement, je crois qu'un corde attachée à une bonne branche serait une solution acceptable, à moins d'essayer l'attentat kamikaze...
Ecrit par : Pascal | 02 juin 2008
"Je viens d’acheter Libé."
Tu devrais essayer L&L, c'est un chouïe plus cher, mais c'est tellement plus intéressant . ange :)
J'espère que g po loupé le passage où tu nous parles de tes copies de l'agrègation.
Elle sera comment la cuvé cette année ? ange
Bon ok, je retourne dans mon coincoin ..
Ecrit par : toto | 02 juin 2008
Je viens de lire le fil de JPB. L'hypothèse haute est celle que qu'il décrit qui affaiblirait les IUFM. L'hypothèse basse est que la formation des maîtres étant laissée aux mains des départements, on verrait bien les pros des sciences de l'éduc concocter un master de recrutement non disciplinaire. Auquel cas, leur pouvoir ne serait que renforcé. Car l'on voit mal dans certains départements un bon nombre de collègues férus de leur spécialité se ruer sur la formation des maîtres qu'ils ont dédaignée depuis des années, qu'ils sont laissé échapper à l'époque de Jospin, se réfugiant derrière leurs travaux de recherche et préférant laisser cette besogne à d'autres.
Par ailleurs, la formation des profs d'école par le biais d'un master me paraît assez inadaptée pour enseigner de manière généraliste en primaire ensuite. Le vieux rêve du SGEN se réalise enfin!
Enfin, à bien y réfléchir, il y a fort à parier que si les concours de recrutement se maintiennent encore quelques années par la volonté du ministre et pour avoir la paix dans les rangs des profs en poste, ces concours disparaîtront une fois la masterisation bien implantée. Car quel sera l' intérêt ( surout financier)de maintenir des concours de recrutement nationaux alors que l'autonomisation des facs et des établissements permettra un recrutement local, sous forme de contrat, et que l'harmonisation européenne obligera à prendre en compte le master et pas des concours comme le CAPES ou L'agreg que personne ne connaît ni ne reconnaît à l'étranger.
Donc, masterisation ( à quelle sauce? ça!!), maintien des concours pendant la période de transition et après, alignement sur les autres pays européens et fin des concours qu'on aura placé entre temps au niveau master 1 ou 2 en faisant payer les pots cassés à ceux qui ont déjà donné.
Il y a des jours vraiment désespérants.
Ecrit par : Sanseverina | 02 juin 2008
«On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe», suggère le recteur pour qui il sera aussi très important de développer le soutien scolaire dès qu'un lycéen commence à perdre pied."
Ecrit par : Romuald | 02 juin 2008
C'est assez hilarant en effet! On va d'abord faire plonger tous les élèves dans une confusion intellectuelle et une inculture maximales grâce aux fariboles "pédagogo" que sont le travail en groupe et la recherche autonome, après quoi on édictera doctement l'urgence de leur appliquer des processus de soutien individuel. Les incendiaires prétendront ensuite éteindre l'incendie. C'est Orwell! Vous riiez, Christophe, mais au bout du compte, c'est bien l'abaissement de la France dans le monde qui sera la facture. C'est invraisemblable de constater à quel point le système éducatif continue à être précipité vers l'inefficacité, vers les solutions les plus folles (le "travail autonome" des lycéens alors qu'ils ne savent déjà pour ainsi dire rien). On se croirait dans une tragédie antique où le destin mène les héros à leur perte. Seule une intervention du Président de la République, à qui on peut prêter un certain bon sens - c'est maintenant notre seul espoir - pourrait mettre fin à de pareils délires.
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
«On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe»
"Des TICE, vous dis-je, des TICE !
Et des TPE !"
Je vais apprendre la scène du poumon par coeur, car on nage en plein dedans.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Le lycée façon Gaudemar/ Darcos : "Pour limiter le gâchis, l'une des pistes qu'il envisage consisterait à rendre plus autonome des élèves qui ont un peu trop pour habitude d'ingurgiter des cours magistraux de façon passive. Les yeux rivés sur les pays d'Europe du Nord où les élèves ont moins d'heures de cours mais des résultats bien meilleurs dans les palmarès internationaux, il suggère : «On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe», suggère le recteur pour qui il sera aussi très important de développer le soutien scolaire dès qu'un lycéen commence à perdre pied."
Extrait du portrait de Gaudemar dans Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/02/01016-20080602ARTFIG00277-jean-paul-de-gaudemar-le-pilote-de-la-reforme.php)
Ah, pour de tels propos, Gaudemar l'a bien mérité, son grade de commandeur dans l'ONM, qui lui sera remis ce soir par Darcos !!!
Dites, avec de telles déclarations, et étant donné que c'est lui qui se chargera de la réforme des lycées, il me semble que là, on a définitivement perdu, non ?
Habemus papam, mais ce n'est pas le bon.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège
Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008
Dans les années 60, il y avait bien plus d'agrégés en collège qu'à présent, mais il n'y avait pas non plus séparation, mais continuité de la 6ème à la terminale (les classes étaient souvent regroupées sur le même site).
Nous avions, dans le secondaire, de la 6ème à la terminale, des professeurs qui étaient aussi des puits de science et qui n'avaient pas peur, comme aujourd'hui, de passer pour des "intellectuels".
Mais le contexte a bien changé. Il est très dur, effectivement dans le contexte actuel, d'être agrégé et d'être obligé d'enseigner en collège, sauf si on l'a choisi, comme Jean.
Ecrit par : Robin | 02 juin 2008
Dites, avec de telles déclarations, et étant donné que c'est lui qui se chargera de la réforme des lycées, il me semble que là, on a définitivement perdu, non ?
Habemus papam, mais ce n'est pas le bon.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
C'est Léost qui va avoir du travail! La Société des agrégés a déjà écrabouillé le pauvre Meirieu en 1998, lequel a dû ravaler vite fait son trochon délirant sur la réforme des lycées.
De Gaudemar pourrait bien être sa prochaine cible!
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Ce qui m'échappe la dedans, c'est le COMMENT : comment Darcos, qui déclare dans le même temps qu ' "il faut en finir avec 30 ans de pédagogisme" puisse promouvoir des sottises pareilles.
A moins qu'il ne considère que de toute façon les lycéens actuels sont foutus après 10 ou 12 ans de constructivisme, de méthode globale et d'enseignement de l'ignorance (ce qui ne serait pas totalement faux, il faut avouer), et que, vaille que vaille, apprenons déja aux élèves du primaire à lire, écrire et compter. Pour le reste, on verra bien quand des CM2 réellement instruits atteindront le cap de la 6ème. Une sorte de plan à long terme en quelque sorte.
Le risque étant bien sûr de donner le change aux pédagogos tout en les laissant développer un peu plus le cancer dont est atteinte l'École de la République.
Ecrit par : Manu | 02 juin 2008
De Gaudemar pourrait bien être sa prochaine cible!
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
D'où l'intérêt, pour Léost, de pouvoir dire qu'il s'appuie sur une large "base" (10 000 sociétaires, c'est déjà bien, 20 000, ce serait mieux!). N'est-ce pas, Françoise, et JPB?
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
On va d'abord faire plonger tous les élèves dans une confusion intellectuelle et une inculture maximales grâce aux fariboles "pédagogo" que sont le travail en groupe et la recherche autonome, après quoi on édictera doctement l'urgence de leur appliquer des processus de soutien individuel. Les incendiaires prétendront ensuite éteindre l'incendie. C'est Orwell! Vous riiez, Christophe, mais au bout du compte, c'est bien l'abaissement de la France dans le monde qui sera la facture. C'est invraisemblable de constater à quel point le système éducatif continue à être précipité vers l'inefficacité, vers les solutions les plus folles (le "travail autonome" des lycéens alors qu'ils ne savent déjà pour ainsi dire rien). On se croirait dans une tragédie antique où le destin mène les héros à leur perte. Seule une intervention du Président de la République, à qui on peut prêter un certain bon sens - c'est maintenant notre seul espoir - pourrait mettre fin à de pareils délires.
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Je suis tout à fait d'accord avec votre analyse du problème, Jean. Il faut voir l'inconsistance de la plupart des "mémoires" de TPE qui sont rendus par les élèves de première par manque de connaissances de base : c'est affligeant. Et il faudrait ne faire plus que ça (ou presque...) ! Dès la seconde si j'ai bien compris ? Burp !
Mais je ne crois pas que Sarkosy empêchera cette réforme, bien au contraire. N'est-ce pas un moyen là encore de faire des économies ?
Sanseverina, avez-vous vraiment envie d'avoir un poste en lycée dans ces conditions ? Croyez-vous vraiment que vous y exploiterez au mieux vos compétences ?
Ecrit par : à la limite de l'écoeurement | 02 juin 2008
Et Pedro, et Michel (Buttet)...
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Jean, vous dites les choses à moitié! Vous oubliez qu'ils sont aussi responsables des 35 heures, du réchauffement climatique, des salaires démentiels que s'octroient les gros patrons après avoir coulé leur boîte, de la défaite des français à Roland Garros, de la mort d'Yves Saint-Laurent, et j'en passe vraisemblablement...
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
Puisque vous l'évoquez, mon cher Christophe, oui la bourse et les grands patrons ne sont jamais fait autant de pognon que sous la gôôôôche. Vous vous souvenez des années Tapie et d'Yves Montand à la télé pour réconcilier le peuple de gauche avec le fric ?
Le plus amusant, c'est que je suis parfois d'accord avec vous quand vous critiquez la droite, et même plus souvent que vous ne le pensez probablement.
Là où est notre désaccord, c'est que je fais partie des gens, de plus en plus nombreux, qui pensent que la gauche, c'est encore pire.
Pour l'EN, c'est évident, mais ça l'est aussi dans d'autres domaines (les privatisations, la décentralisation, la LOLF, les exonérations de charges patronales sur la sécu initiées par Rocard, etc.etc.).
Et...ça ne fait pas de nous des "sarkozydolâtres", selon le bon mot de la charmante Natacha Polony.
Ecrit par : Manu | 02 juin 2008
Pour le dire franchement, j'en ai marre de ne servir à rien.
L'E.N. est une machine qui ne marche pas, et dont les patrons ne cessent de dire à ceux qui la composent : "on n'a pas besoin de vous, ça va très bien comme ça, faites plutôt ce qu'on vous a demandé."
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Puisqu'on apprend tout par les journaux ici, autant que vous soyez au courant de l'information suivante. Voici les déclarations à venir de Sarkozy :
"L'objectif est d'arriver à un lycée "plus diversifié, plus modulaire, où les élèves se préparent mieux à l'enseignement supérieur et où ils commencent à se spécialiser". La nécessité de "mieux équilibrer" les filières est réaffirmée.
M. Sarkozy devrait également officialiser le projet de réforme de la formation des enseignants, qui aurait notamment pour conséquence un recrutement des enseignants, du premier comme du second degré, au niveau bac +5, ainsi que, selon la formule utilisée dans son entourage, "la disparition à terme" des IUFM. Le président devrait faire le point sur sa promesse de "revalorisation" du métier d'enseignant. "Dans les prochaines semaines", le ministère de l'éducation présentera un "livre blanc" de ses propositions en ce domaine.
Quant au budget 2009, l'éducation nationale "n'échappera pas aux réductions d'effectifs", précise l'Élysée."
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Le texte ci-dessus est tiré du Monde.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
"Des TICE, vous dis-je, des TICE !
Et des TPE !"
Je vais apprendre la scène du poumon par coeur, car on nage en plein dedans.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
(Sur une musique de Serge Gainsbourg:)
"On l'a dans l'baba,
Les TICE, les TICE, y'a".
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
L'E.N. est une machine qui ne marche pas, et dont les patrons ne cessent de dire à ceux qui la composent : "on n'a pas besoin de vous, ça va très bien comme ça, faites plutôt ce qu'on vous a demandé."
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
"L'Éducation Nationale est un monde dévasté aux statistiques faramineuses"
Alain Finkelkraut, lors de son entretien avec la commission Pochard.
Ecrit par : Manu | 02 juin 2008
Rires !
Sur une musique de Julien Clerc :
"Oooooooooh, matez donc mes Tiiiice
Oooooooooh, mes Tice sont en vue"
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Lisez ce qui suit (source historique transmise par Michel Delord).
Franchement, ça ressemble à un discours de Sarkozy...
"FRANÇAIS,
Parmi les tâches qui s'imposent au Gouvernement, il n'en est pas de plus importante que la réforme de l'éducation nationale.
Il y avait à la base de notre système éducatif une illusion profonde : c'était de croire qu'il suffit d'instruire les esprits pour former les coeurs et pour tremper les caractères.
Il n'y a rien de plus faux et de plus dangereux que cette idée."
"Nous nous attacherons à détruire le funeste prestige d'une pseudo-culture purement livresque, conseillère de paresse et génératrice d'inutilités."
"L'école française de demain enseignera avec le respect de la personne humaine, la famille, la société. Elle ne prétendra plus à la neutralité."
"C'est dans cet esprit que nous allons réorganiser l'école primaire.
Elle continuera comme par le passé, cela va sans dire, à enseigner le français, les éléments des mathématiques, de l'histoire, de la géographie, mais selon des programmes simplifiés, dépouillés du caractère encyclopédique et théorique qui les détournait de leur objet véritable.
Par contre, une place beaucoup plus large y sera faite aux travaux manuels dont la valeur éducative est trop souvent méconnue."
"Il faudra que les maîtres de notre enseignement primaire se pénètrent de cette idée, - et sachent en pénétrer leurs élèves, - qu'il n'est pas moins noble et pas moins profitable, même pour l'esprit, de connaître à fond un métier, que d'avoir sur toutes choses des clartés superficielles.
De cette idée bien comprise et sérieusement appliquée, découleront d'importantes et bienfaisantes conséquences."
"Nous ne devons jamais perdre de vue que le but de l'éducation est de faire de tous les Français des hommes ayant le goût du travail et l'amour de l'effort."
"Restituer dans toute leur plénitude ces vertus d'homme, c'est l'immense problème qui se pose à nous. La formation d'une jeunesse sportive répond à une partie de ce problème. Les projets actuels du ministre de la Jeunesse visent à rendre à la race française santé, courage, discipline."
"L'école primaire ainsi conçue, avec son complément artisanal, substituera à l'idéal encyclopédique de l'homme abstrait, conçu par des citadins et pour des citadins, l'idéal beaucoup plus large, beaucoup plus humain de l'homme appuyé sur un sol et sur un métier déterminés."
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Tout le monde a reconnu d'où c'était tiré, ce discours qui conviendrait aussi bien au SGEN qu'au MEDEF ?
A force de jouer aux équilibristes, Darcos tombera dans ce discours à pieds joints.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Bon allez, je continue à vous informer :
PARIS - Des heurts ont opposé lundi matin les forces de l'ordre à des lycéens en marge d'une visite de François Fillon au lycée Paul Bert, rue Huyghens dans le XIVe arrondissement de Paris.
Les gendarmes mobiles ont violemment repoussé les manifestants, une centaine d'élèves du lycée qui s'opposaient à la venue du Premier ministre, vers l'angle de la rue Huyghens et le boulevard Raspail, a-t-on constaté sur place.
Trois manifestants ont été interpellés, alors qu'un gendarme mobile a été "sérieusement blessé à la main", selon la préfecture de police de Paris.
M. Fillon, venu pour une réunion sur la prévention des drogues en milieu scolaire, est arrivé sur les lieux peu après, accompagné de la ministre de la Justice Rachida Dati et du ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.
M. Darcos a justifié l'intervention des forces de l'ordre. "Venant de personnes qui ont organisé pendant trois mois une certaine confusion dans les établissements, c'est comique", a-t-il dit à propos des manifestants. "Nous sommes en République, nous sommes dans un établissement public. Le Premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Education sont à leur place dans les établissements publics. Il n'y a aucune raison de trouver quelque chose de choquant".
Les parents d'élèves de la FCPE se sont joints à la manifestation. Dans une lettre ouverte au Premier ministre, au ministre de l'Education et à la garde des Sceaux, ils ont dénoncé dans cette visite une "provocation", en plein mouvement contre les suppressions de postes dans l'éducation.
Après une heure de réunion, le Premier ministre est reparti peu avant 11h, sous les huées des manifestants toujours bloqués par les CRS et les gendarmes mobiles.
Interrogé sur les incidents, il a justifié l'attitude des policiers: "la police est là pour faire régner l'ordre. Les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets". Il s'est réjoui d'avoir pu dialoguer avec les lycéens du "problème grave" de la drogue. Les forces de l'ordre ont ensuite levé le barrage. La manifestation s'est terminée sans incident. AP
De la part de Darcos, ces déclarations sont une bourde et un déni de réalité : "M. Darcos a justifié l'intervention des forces de l'ordre. "Venant de personnes qui ont organisé pendant trois mois une certaine confusion dans les établissements, c'est comique", a-t-il dit à propos des manifestants. "Nous sommes en République, nous sommes dans un établissement public. Le Premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Education sont à leur place dans les établissements publics. Il n'y a aucune raison de trouver quelque chose de choquant".
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Les parents d'élèves de la FCPE se sont joints à la manifestation.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Tiens ? La secte à Meirieu fait son petit happening... Difficile de résister à l'appel des caméras !
Pourtant, avec la réforme du lycée qui se prépare, ils devraient être contents...
Ecrit par : Manu | 02 juin 2008
Dites, pedro, elle marche toujours, votre adresse club-internet ?
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
http://www.vimeo.com/1019736?pg=embed&sec=1019736
Ecrit par : toto | 02 juin 2008
Les syndicats sont divisés sur la masterisation (intellectuelle) :
"Formation des enseignants : Le Snes, le Snep et le Snuep pour la masterisation
"L’élévation du niveau de recrutement des enseignants est une nécessité au regard des évolutions des connaissances et des métiers de l’enseignement" estiment les trois syndicats Snes, Snep et Snuep de la Fsu. Ils en espèrent "une revalorisation sociale et salariale des personnels d’enseignement et d’éducation".
Pour eux "la formation est un processus long qui doit être validé par un master liant connaissances scientifiques et professionnelles, avec un ancrage disciplinaire fort et s’appuyant sur la recherche. La formation disciplinaire actuelle doit s’enrichir de modules d’épistémologie, d’histoire de la discipline, de didactique... pour mieux répondre aux défis de la réussite de tous".
Ces trois syndicats FSU prennent une position divergente par rapport à celle du Snuipp, le syndicat du primaire Fsu, qui a "déploré cette décision". Pour le Snuipp "c'est l'existence d'une formation initiale professionnelle de qualité qui est essentielle". Ils s'opposent aussi au Sgen et au se-Unsa qui dénoncent la réduction de la formation professionnelle."
Un nouveau projet d'IDD/TPE : Quatre collégiens faisaient la bombe…
L'expérimentation scientifique n'est pas toujours positive. Quatre collégiens de Perthes-en-Gâtinais ont expérimenté des explosifs en fabriquant une bombe à l'acide chlorydrique. Ils ont été mis en examen.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
chlorhydrique,Jeremy. C'est l'hash qu'est naze, et s'il est naze, arrête.
Ecrit par : sarko | 02 juin 2008
C'est possible, c'est un copié-collé.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Discours de Sarkozy en ce moment-même.
Il insiste sur l'autonomie nécessaire des facs.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
La nouvelle Seconde sera "mise en place dès 2009".
Le corps enseignant est "appelé à évoluer".
Sarkozy va s'impliquer "personnellement" dans le nouveau recrutement des professeurs.
Les nouveaux concours seront mis en place dès 2010. Les épreuves des concours seront redéfinies. Darcos et Pécresse "préciseront leurs intentions dans les prochaines semaines".
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Le système des affectations sera revu !
Et il espère que les affectations seront annoncées par la hiérarchie, et non par la "hiérarchie parallèle" que sont les syndicats ! (bravo).
Bon, est-ce que quelqu'un sait qui a rédigé son discours ? Ca pourrait être intéressant.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Sarkozy veut créer un lycée à la carte
Nicolas Sarkozy a affiché aujourd'hui sa volonté de créer un lycée à la carte, qui dépasserait "les impasses du cloisonnement trop rigide en filières", lors d'un discours à l'Elysée.
"Je souhaite que la nouvelle seconde soit mise en place dès la rentrée 2009", a-t-il déclaré.
"Ce serait un lycée où la seule règle serait la diversité des voies proposées", a ajouté M. Sarkozy. "Chacun y pourrait, selon ses goûts et ses compétences, et sans référence à une norme préétablie surtout, construire un parcours cohérent, un parcours qui lui ressemble".
Source : AP
Ecrit par : Enough-is-enough! | 02 juin 2008
Sarkozy va s'impliquer "personnellement" dans le nouveau recrutement des professeurs.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Il va AUSSI présider l'agreg ? C'est donc cela, l'hyperprésidence...
Ecrit par : FGuichard | 02 juin 2008
Jeremy :
"Et il espère que les affectations seront annoncées par la hiérarchie, et non par la "hiérarchie parallèle" que sont les syndicats ! (bravo)."
Bravo ?
Les commissions paritaires (où les représentants syndicaux siègent en nombre égal à celui des représentants de l'Administration), vous connaissez ?
Les syndicats n' "annoncent" pas les affectations, ils transmettent "sous réserve de confirmation" par le rectorat ou le ministère les propositions des commissions paritaires ... Ah,mais peut-être veut-on supprimer ces instances ? C'est dans l'air effectivement ... Alors plus aucun contrôle ne sera possible ...
Une pétition en cours (parmi d'autres) :
http://www.snes.edu/Petitions/index.php?petition=6
Le syndicat "maison" participe à ces commissions :
http://www.snalc.fr/actu_pedagogie.tpl
Ce qu'en disait un IG au siècle dernier (à méditer) :
"Mais à côté de cette attitude d'opposition et de conflit des syndicats vis-à-vis de l'Etat, il en est une autre plus positive. La collaboration de l'Administration avec les groupements corporatifs peut avoir les plus heureux effets car il est nécessaire que soient connus clairement les intérêts communs des différentes catégories du personnel ; de même qu'il est indispensable, pour ceux qui administrent de haut, de connaître les points de vue de ceux qui assument effectivement les services au niveau de l'exécution et du public. Mainte suggestion utile est venue des syndicats et on les consulte généralement avec profit quand il s'agit de réformer et de réorganiser. C'est ainsi que les instituteurs ont donné leurs opinions sur les programmes et sur les méthodes ainsi que sur le Certificat d'Etudes ; et l'Administration en a tenu grand compte, même avant le fonctionnement des Comités techniques paritaires. Aujourd'hui d'ailleurs, les administrateurs eux-mêmes, les chefs directs des instituteurs, Inspecteurs primaires et Inspecteurs d'Académie sont syndiqués, et leurs associations syndicales ont pris place dans les Fédérations à côté du Syndicat des instituteurs. Par là l'activité syndicale prend plus facilement la forme féconde de la collaboration.
Et que l'on ne pense pas surtout que les chefs de service voient d'un mauvais œil cette collaboration. Car s'il arrive qu'ils perdent ainsi des pouvoirs quelque peu discrétionnaires dont ils pouvaient parfois se flatter, ils y gagnent de n’être plus importunés et embarrassés par les nombreuses recommandations plus ou moins influentes, plus ou moins contradictoires, dont il leur était difficile quelquefois de ne pas tenir compte, mais qui troublaient leur conscience et les exposaient à la critique et à la récrimination. Aujourd'hui les représentants syndicaux sont non seulement les témoins mais aussi les garants de la stricte application de la justice."
(J.Leif et G.Rustin - Morale professionnelle à l'usage des instituteurs et des institutrices - Programme des écoles normales - 1950)
Une autre époque, il est vrai ...
Ecrit par : Eric | 02 juin 2008
Eric, ne vous emballez pas, vous allez comprendre ce qui m'a choqué :
Quand j'étais stagiaire, c'est le Snes qui m'a prévenu de mon affectation. Le Snes, à qui je n'avais donné AUCUNE indication sur moi, savait tout (adresse, concours, situation personnelle, etc.) et la représentante m'a dit "on a pensé que... donc on vous a affecté à..."
Pour moi, c'est à l'adminitration de faire le travail d'information nécessaire, pas à un syndicat.
Je n'ai bien sûr rien contre les commissions paritaires, et je crois même que Sarkozy non plus.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
En même temps Eric, je suis toujours étonné de recevoir dans mon casier un papier à en-tête du SNES récapitulant mes diverses notes, promotions d'échelon etc. alors que je ne suis pas adhérent et que j'ai rien demandé !
De quoi y s'mèlent ? Qui leur permet de conserver dans leurs fichiers des données perso sans mon autorisation (que fait la CNIL ??)
Idem, pour les muts, si on ne souhaite pas utiliser les services d'un syndicat, impossible d'avoir accès à toute l'info et les résultats sont beaucoup plus tardifs.
Y'a aucune raison que ça se passe comme ça dans un état de droit.
Au total, la situation actuelle arrange bien tout le monde :
- les syndicats qui ont des "clients captifs"
- les rectorats et le ministère qui n'ont pas besoin de s'occuper de faire circuler l'info ou de répondre précisément à des questions précises : "Z'avez ka voir ça avec les syndicats ..."
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2008
Merci Zorg' !
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
En commission paritaire les syndicats - tous les syndicats représentés - ont communication des propositions de l'administration concernant les situations individuelles (avec donc toutes les données concernant les situations personnelles). Encore une fois les syndicats transmettent aux intéressés *les propositions* des commissions *sous réserve* de la décision définitive de l'administration. Il s'agit d'une simple information. Que le SNES (ou d'autres) prévienne les intéressés vous choque ? Eh bien, vous pouvez demander à ce syndicat de ne plus vous contacter ... Non?
Mais sur le fond il s'agit de bien autre chose et vous le savez.
Je n'ai aucune sympathie pour le SNES (ou d'autres) mais je pense que le jour où les syndicats n'existeront plus nous auront fait un grand pas vers ... le communisme ... Vous savez ce jour où l'on passe du socialisme ("A chacun selon son travail") au communisme ("De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins") fondé sur la disparition des classes sociales et le dépérissement de l'Etat et donc des partis et des syndicats, devenus inutiles ... :-)
Mais bon, pour l'instant c'est le "chacun pour soi" qui se développe !
Jeremy, je pense que ces commissions paritaires sont réellement menacées ...
Ecrit par : Eric | 02 juin 2008
Cachez cette virginité que je ne saurais voir !
Par Catherine Kintzler. Les arguments « légalistes » que la corporation des hommes de loi brandit pour accabler « les professionnels de l'indignation » - ignares que nous sommes ! - dans l'affaire du mariage annulé de Lille ont tout de la tartufferie.
Ainsi ceux qui s'émeuvent de la décision du TGI de Lille annulant un mariage pour cause de mensonge par l'épouse sur sa virginité ont tout faux. Ces « professionnels de l'indignation » agitent un chiffon rouge médiatique et s'acharnent sur les juges (déjà bien abîmés ces derniers temps). Heureusement, le corps des hommes de loi est là pour les soutenir et pour expliquer la profonde expertise du jugement de la honte. J'en ai fait un mauvais rêve cette nuit sous la forme d'un dialogue en deux actes, dont je vous livre la transcription, notée dès mon réveil.
Acte I, où Tartuflette établit que le juge ne pouvait pas décider autrement
Chicanette. - Comment peut-on décider que la virginité est « qualité essentielle » d'une femme ?
Tartuflette – Vous n'avez rien compris, le jugement ne parle pas de virginité. C'est technique : une femme a menti à son futur conjoint sur une qualité que tous deux jugeaient essentielle pour se marier. C'est ce mensonge qui a été jugé comme un manquement au contrat. Pour la virginité, on s'en fout : c'est le mensonge qui compte.
Chicanette – Ainsi, les qualités essentielles sont celles qui sont tenues pour telles par les deux parties ?
Tartuflette – Vous faites une fixation hystérique sur la virginité, prenons un exemple moins chargé. Vous achetez une voiture avec sièges en cuir, on vous livre une voiture avec sièges en skaï parfumés au cuir : vous la rendez et vous faites un procès au vendeur pour mensonge sur une qualité mentionnée au contrat de vente. C'est aussi simple que cela ! Un homme a bien le droit de vouloir une épouse avec l'option « vierge » !
Chicanette – Alors une simple option peut devenir, subjectivement, une « qualité essentielle ». Et pourquoi une femme ne pourrait pas exiger un puceau ?
Tartuflette – C'est que le modèle « puceau vérifiable » est pratiquement inexistant sur le marché. Je n'y peux rien, faites donc un procès au constructeur d'origine.
Chicanette – Si je veux épouser un vrai blond aux yeux bleus et que mon futur se teint les cheveux, porte des lentilles de contact colorées pour me faire croire qu'il est conforme à mon cahier des charges et que je m'aperçois qu'il m'a grugée, je peux introduire un recours en annulation du mariage ?
Tartuflette – Oui, et vous aurez raison. C'est un contrat !
Chicanette – Le juge n'avait donc pas à s'interroger au-delà de ce que voulaient les époux ? La loi lui faisait obligation de s'en tenir là et de traiter les personnes comme des choses ? Je n'en suis pas sûre, il me semble avoir vu un jugement de 1965 (TGI du Mans) où le juge écarte la recevabilité de certaines « qualités ». Il écrit : « que toutefois l'erreur sur la fortune, l'intelligence, le caractère, la race, la religion, la virginité ou la grossesse de la femme, la santé de l'époux, ne paraît pas devoir être retenue comme cause de nullité ».
Tartuflette – Ce juge était une bête. Probablement crispé sur une conception républicaine archaïque du mariage comme institution publique, il néglige que c'est un contrat engageant des volontés.
Chicanette – Il allait contre la loi en disant cela ? Il n'avait pas le droit de le faire ?
Tartuflette – Je ne dis pas cela : la loi le lui permettait. Je dis qu'il a été stupide parce que ça va à contre-courant de la tendance actuelle. La notion du mariage comme institution tend à s'affaiblir : la mode actuelle c'est de traiter le mariage principalement comme un contrat. D'ailleurs c'est dans l'air du temps : traiter les personnes comme des choses.
Chicanette – Donc le juge pouvait décider autrement ? La loi le lui permettait ?
Tartuflette – Il le pouvait, mais en allant à contre-courant de la mode actuelle. La conception moderne du mariage va dans le sens d'un contrat avec les clauses qu'on voudra – pourquoi pas la virginité ? : c'est quand même beaucoup plus libéral que la conception institutionnelle archaïco-républicaine du mariage !
Acte II, où Tartuflette établit que la clause de virginité est recevable
Chicanette – Pour vous faire plaisir, je consens à ne regarder l'affaire que sous l'angle du contrat. Peut-on faire entrer n'importe quelle clause dans un contrat ? Peut-on par exemple demander qu'une femme soit soumise ? Puis-je demander un conjoint de race blanche depuis au moins trois générations des deux côtés ? Puis-je demander qu'il (ou elle) accepte des pratiques sado-maso très dures ?
Tartuflette – Là vous allez trop loin, on ne peut pas demander ce qui est interdit par la loi. Les cas que vous citez ne sont pas recevables (racisme, coups et blessures..).
Chicanette – Alors on sort de la subjectivité ici ?
Tartuflette – Il y a des limites quand même ! Mais pour la virginité, je vous mets au défi de soutenir que c'est une exigence non recevable. Un monsieur a bien le droit de vouloir une vierge : c'est sa liberté de choisir sur le marché un produit à sa convenance.
Chicanette – Parfaitement. C'est son droit. Juste une question : la loi reconnaît la liberté sexuelle à tous les célibataires majeurs ?
Tartuflette – Oui, mais vous sortez du sujet.
Chicanette – Lorsqu'un monsieur demande une vierge, il réclame une femme qui n'aura pas usé de cette liberté. Il s'en trouve, et ne pas user d'une liberté, c'est aussi une liberté : mais c'est le droit de la femme de ne pas en user, son droit à elle. Lui, quand il exige cela, il dit qu'il ne veut pas de cette liberté pour les femmes. Il exige donc pour les femmes la privation d'un droit fondamental. Est-ce recevable de dire « dans la marchandise je veux une option qui suppose le renoncement à un droit par une partie de l'humanité ? »
Tartuflette – Vous dites n'importe quoi. Ce monsieur dit seulement qu'il ne veut pas de cette liberté pour sa femme, qu'il veut prendre femme parmi celles qui ont renoncé à cette liberté. Je ne vois pas le problème.
Chicanette – Supposons que tous les messieurs aient cette exigence. Il faudra donc admettre qu'aucune femme célibataire majeure espérant se marier un jour ne pourra exercer un droit reconnu à tous les célibataires majeurs, et cela pendant un temps indéterminé ?
Tartuflette – Qu'allez-vous chercher avec vos fictions absurdes, avec votre universalité irréelle ? Une telle société n'existe pas ! Nous les juristes, nous raisonnons sur le réel, le solide, le concret.
Chicanette – Alors soyons plus réalistes, et plus méchants. Il existe peut-être des communautés où tous les messieurs se sentent tenus de réclamer la virginité des femmes. Si une jeune célibataire majeure vivant parmi eux se propose d'y prendre époux un jour, elle doit donc renoncer à une liberté reconnue ? Et avec elles toutes les autres qui veulent vivre tranquillement parmi les leurs en espérant - folles qu'elles sont - se marier un jour?
Tartuflette – Il faudrait qu'elle soit très attachée à cette communauté ou très amoureuse pour cela : et alors elle doit faire ce sacrifice. Si ça ne lui plaît pas, elle n'a qu'à sortir de cette communauté, la loi le lui permet !
Chicanette – Vous oubliez une hypothèse, chère Tartuflette : ni fidèle aux siens, ni amoureuse, il se pourrait qu'elle soit contrainte, qu'elle ait peur. Alors on peut dire que votre jugement n'est rien d'autre qu'une génuflexion devant des coutumes : une conception archaïque et républicaine du mariage eût été préférable. N'oubliez pas que vous vous prononcez au nom du peuple français.
Tartuflette – La loi permet à chacun de reprendre sa liberté. Je m'en tiens là, mon jugement est formellement correct. J'ai pour moi la modernité de la tradition juridique récente, une grande partie de la corporation juridique me soutient : c'est de ce côté qu'il faut regarder pour se prononcer au nom du peuple. Pour le reste, je ne saurais le voir, et je m'en lave les mains.
Ecrit par : arlette schmitt | 02 juin 2008
Tiens si y'en a ki veulent délirer et être bien vu par leur hiérarchie :
Une association lyonnaise de gentils écolos liée à l'ADEME fait appel à moi pour organiser dans mon lycée un projet pluridisciplinaire, intergénérationnel, transversal, vertical (et en pente douce) à double turboschmolleur autour des énergies renouvelables (avec à la clé plein de fric Europe).
Z'ont tellement du mal à trouver des pigeons que j'en suis à la 4ème relance mail (faut dire qu'ils touchent un % sur les €).
Dans la description du projet :
« Le programme utilisera une méthode pédagogique venant des pays européens nordiques : la méthode ‘storyline’. L’idée est la suivante : l’enseignant définit des questions clés et les utilise en séquence pour dépeindre le contexte pour ses élèves. Ces questions suscitent des réactions chez les élèves. Leurs réactions donnent la direction à la création d’un scénario. L’enseignant joue simplement un rôle de facilitateur. C’est le processus et non le contenu qui compte. »
(Y’a 2 pages à l’avenant que je vous épargne sauf si vous insistez. Juste un complément : « Rédaction d’une note de cadrage par les élèves et restitution des résultats en présence de la structure cliente »)
Je réponds à la (charmante) cocote qui m'assaille de mails :
-------------------------
" Indépendamment de la question de l'intérêt de mon proviseur pour le sujet, la démarche pédagogique proposée ne correspond pas du tout à mon point de vue.
Après 20 ans d'enseignement, et une analyse des résultats obtenus par diverses méthodes pédagogiques, j'en suis arrivé à la conclusion que les techniques traditionnelles (enseignement frontal du cours suivi d'exos d'application et enfin de travaux de synthèse) étaient incomparablement plus productives que les méthodes inductives ou actives.
Ces méthodes ont certes un intérêt en terme de sociabilisation, d'épanouissement personnel etc. mais face à la baisse surréelle du niveau disciplinaire de nos élèves il me semble urgent que l'école se concentre à nouveau sur son objectif premier : la transmission des savoirs et des savoir-faire.
La phrase « C’est le processus et non le contenu qui compte » est à l'exact opposé de mes convictions. Si j'étais animateur dans une MJC mon point de vue serait naturellement différent mais je suis prof en lycée technique !
Pour la plupart, mes élèves suivent après le bac un BTS qui est une formation professionnalisante. Ma responsabilité me semble être de les préparer au mieux à cette suite d'étude et à leur intégration dans le monde du travail par une formation technique du meilleur niveau possible.
Pour avoir conduit (et par contrainte, continuer à le faire) de nombreux projets (TPE, mini projets en 2nde ISI etc.) j'ai mesuré la perte de temps considérable de ces travaux de groupe et l'affligeante pauvreté de la production, qui n'est le plus souvent pas compensée par l'acquisition de connaissances structurés. »
-----------------------
Si l’un d’entre-vous est en retard de note pédagogique je lui transmets volontiers l’adresse de l’assoc. Un tel projet ne peut que se traduire par une élévation importante du niveau de contenteté de l’inspection !
(en + 15 heures sans cours à préparer, cool !)
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2008
Pour les Agrégés qui s'inquiètent d'être nommés en collège. Rappelez-vous que les Lycées Professionnels, comme leur nom l'indique, sont des lycées. Peut-être y a-t-il des solutions de ce côté-là...
Pour les BTS qui viennent de LP, justement. En tant que PLP Lettres-Histoire (et oui, il y a même des PLP qui poursuivent en thèse, je sais, c'est le grand écart), je vois régulièrement des élèves de Bac Pro. qui poursuivent leurs études. Soyez rassurés, à ce stade-là, ce sont rarement des hordes avec un couteau entre les dents. Entre le BEP et le Bac Pro., ça écrème tout de même pas mal. Les classes de Bac Pro., surtout dans le secteur tertiaire, sont souvent très agréables (comme quoi on peut aller en cours avec le sourire, même en LP), et ce sont vraiment les meilleurs qui poursuivent en BTS.
Certes, quand on est en LP (donc au départ en échec scolaire), "bons" et meilleurs" sont des qualificatifs très relatifs. Le niveau reste bas, les élèves en question maîtrisent à peine plus de 300 mots, fracture culturelle oblige. Mais, pour en arriver là, ils témoignent d'une réelle volonté de "s'en sortir" et, une fois en BTS, font preuve d'une réelle motivation.
Si vous avez besoin d'infos sur le "public" des LP, surtout n'hésitez pas : j'ai enseigné sur les trois niveaux (CAP, BEP, Bac Pro.), et sur une palette assez large d'académies.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008
Discours de Sarkozy en ce moment-même.
Il insiste sur l'autonomie nécessaire des facs.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
voir mon post d'hier, je disais exactement la meme chose...et ce n'est pas moi qui écris les discours de Sarko, j'étais d'ailleurs encore en mer jusqu'a ce matin...
l'autonomie des universités est une nécessité qui n'a que trop tardé: sans le droit de 'hire and fire' comment se débarrasser des ayatollahs? en ce moment je suis a Oxford, lieu qui me le confirme s'il en est besoin. (désolée je n'ai pas d'autre accent que le é)
La suppression des IUFM sera cependant un cautere sur une jambe de bois si on ne fait pas aussi le grand ménage dans les sciences de l'éducation, ces pépinieres d'ayatollahs pédagogistes
Je crains fort que les écuries d'Augias n' aient pas encore trouvé leur Mr Propre
Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2008
Enfin la supression des IUFM.... quel miracle. Il aura tout de même fallu 18 ans pour qu'on envisage de les supprimer...
Je propose qu'on affecte tous les formateurs de l'IUFM en classes ZEP... Ils verront si les conneries qu'ils ont crachées pendant 18 ans sont valables et très proches de la réalité...
Ecrit par : Ced | 02 juin 2008
Bah de toute façon on en arrivera à ce que j'ai décrit :
Les IUFM seront supprimés, et leurs formateurs seront intégrés aux facs (ils le sont dejà). Ce sont eux qui assureront pour majeure partie l'année de master 2, et qui pourront trier les étudiants AVANT le concours.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
http://www.vimeo.com/1019736?pg=embed&sec=1019736
Ecrit par : toto | 02 juin 2008
Ce petit reportage est tout à fait remarquable, merci Toto !
Je le recommande chaudement à tous.
Ecrit par : Manu | 02 juin 2008
Elévation du "niveau" du recrutement des professeurs? Certes ce serait enfin reconnaître notre métier au même niveau que les cadres du privé (à défaut d'en avoir le salaire!) dont le diplôme de référence est bac+5 depuis fort longtemps. Le principal inconvénient que j'y vois et que les étudiants brillants de milieux modestes qui veulent faire ce métier devront se payer deux années d'études supplémentaires pour avoir le droit de se présenter aux concours.
Quant à l'économie de 20 000 postes de stagiaires de deuxième années d'IUFM dont il est question, je ne vois pas très bien en quoi la disparition de ces stagiaires créerait des économies vu qu'il assurent déjà un service 4 à 6h en collège ou lycée en parallèle à la "formation" en l'IUFM! A moins qu'on ne veuille leur confier d'entrée de jeu après le concours un service complet de 15 ou 18h?
Ecrit par : Archytas | 02 juin 2008
« C’est le processus et non le contenu qui compte »
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2008
Tout est là, en effet.
Ecrit par : Manu | 02 juin 2008
Désolé pour les fautes d'orthographe! :-)
Ecrit par : Archytas | 02 juin 2008
Et j'ajoute que les vrais économies de postes sont bien dans la suppression des IUFM. Voilà une excellente occasion à tous ces "collègues" de mettre enfin en pratique dans de vraies classes les théories dont ils abreuvent les professeurs stagiaires depuis 17 ans déjà!
On peut toujours rêver, d'autant que la droite promettait déjà la suppression des IUFM lors de législatives de 1993 qu'elle a remporté. On sait ce qu'il en est advenu...
Ecrit par : Archytas | 02 juin 2008
"de mettre enfin en pratique dans de vraies classes les théories dont ils abreuvent les professeurs stagiaires depuis 17 ans déjà! "
Põves gamins ! :(
Ecrit par : toto | 02 juin 2008
D'après ce que j'en ai vu lors d'un petit tour en lycée, où TOUS les professeurs de français, même les plus vieux crocodiles et les plus aguerries crocodilesses de l'établissement en bavaient (comme des cochons) à longueur d'année, c'est vrai.
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Saperlotte!
Où sont donc passés les deux vétos du blog? Voilà un cas d'"espèce" qui devrait attiser leur curiosité...
pirouette de Saperlipopette
Ecrit par : Saperlipopette | 02 juin 2008
"Les IUFM seront supprimés, et leurs formateurs seront intégrés aux facs (ils le sont dejà). "
Gens praufite que mssieur sarko è d'pasage ...
M'sieur Sarko, kiète zau sieu, fête en sorte de po rambõchait bil6 ...
Merci mssieur, désolé dèt possser ...
Libérez Marie-Jeanne !
Enfermez Eveline !
Ecrit par : toto | 02 juin 2008
Pardon s'il y a redite mais je viens de lire sur Marianne un excellent article sur Darcos et ses réformes :
http://www.marianne2.fr/Arretez-de-tirer-sur-les-profs!_a87594.html
Ecrit par : dellafra | 02 juin 2008
Ouahh, je suis nouveau ici, mais plus que le contenu, mille fois entendu et ressassé, c'est que la disparition des IUFM, le compagnonnage souhaité par n'est qu'un avatar de plus du désir de casser l'éducation et le statut de ceux qui la font par cette droite quasi Vichyste. A court terme, il est évident que la mastérisation des enseignants et la disparition programmée du recrutement par concours est la porte ouverte à la toute puissance des chefs d'établissement qui feront leur propre marché, avec comme critère dominant la cooptation et tout ce qu'elle suppose comme arbitraire. Que de haine envers les IUFM! Cela rappelle effectivement celle d'une certaine partie de la population envers les enseignants en général, entretenue savamment par des gens comme Allègre ou Brighelli, sous prétexte d'un certain bon sens populaire ( retour aux fondamentaux) à la manière de ce bon M. Poujade La charge contre le fameux pédagogisme, existant certes, mais qui ne mérite sans doute pas cette sur-exploitation n'est donc pour moi qu'un règlement de compte, évoquant furieusement une frustration latente. Il est étonnant parfois de voir à quel point ce métier d'enseignant, à quelque niveau qu'on le prenne, est porteur d'enjeux affectifs identitaires ou de pouvoir non reconnus par ceux qui l'exercent. Croire un instant que Sarkozy ait des intentions favorables ou bienveillantes à l'égard des enseignants relève non pas de la naîveté imbécile, mais plutôt de la stupidité la plus absolue et à mon sens, la haine aveugle de Brighelli à l'égard des IUFM est là propre à l'y emmener au plus près...
Ecrit par : latino | 02 juin 2008
Dans la future organisation des lycées (2009 !!), deux questions :
- quid des contenus ? Une continuation approfondie du vide sidéral du "socle" commun des collèges * ? Des sous programmes déjà prêts dans les cartons ? On nous cache tout, on nous dit rien.
- comment faire pour reconstituer une filière privilégiée ? C'est la question que se posent au fond tous les parents (la seule ?). Si en plus, ça pouvait être plus facile que l'actuelle S, pas grand monde y trouveraient à redire.
* Comparez les contenus des programme actuel de maths dans toutes les classes de collège avec ceux proposés par JC Demailly, professeur à l'université de Grenoble et président du Grip : incommensurables !
Ecrit par : dugong | 02 juin 2008
"de mettre enfin en pratique dans de vraies classes les théories dont ils abreuvent les professeurs stagiaires depuis 17 ans déjà! "
Põves gamins ! :(
Ecrit par : toto | 02 juin 2008
Au début, en effet. Mais très vite, ces théoriciens creux auraient un tel bordel dans toutes leurs classes qu'ils seraient obligés de changer de méthodes, quetion de survie!
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
des programmes actuels...
Ecrit par : dugong | 02 juin 2008
Latino,
Je n'ai pas de sympathie exagérée pour NS, qui m'agace.
Ni la "naïveté imbécile" de croire que l'école sera remise sur les rails par un deus ex machina sortant de la cuisse du nain de Neuilly.
MAIS ...
Faute de mieux et parce qu'il faut bien survivre, j'espère (encore un peu) qu'il ralentira au moins le délire.
Lisez mon intervention précédente (environ 10 posts au dessus), elle montre bien les élubrations auquelles nous avons encore droit aujourd'hui.
Notez que la Bécassine du Poitou (et sa cohorte d'impuissnats bienveillants), dans son programme fantasmagorique, n'a jamais pris la moindre distance avec ce qui relèverait de la psychiatrie en des temps et des lieux sensés.
Bien au contraire, sa propension à (se) victimiser montre que l'élève, victime de l'oppression sociale et culturelle d'une élite qui n'est pas à même de comprendre la profondeur du discours de Diam's, DOIT rester au centre du système.
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2008
Zorglub,
Vous savez bien qu'un des animateurs des réunions de Ségo n'était autre que l'inénarrable Philippe Meirieu...
Ca veut tout dire...
Ecrit par : Loki | 02 juin 2008
Je ne sais pas si ça va passer, mais ceux qui sont intéressés par l'opinion du PE lambda peuvent aller lire ce fil de discussion :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=154435
Ecrit par : catmano | 02 juin 2008
Sarkosy, parlant du nouveau lycée : «Chacun y pourrait, selon ses goûts et ses compétences, et sans référence à une norme préétablie surtout, construire un parcours cohérent, un parcours qui lui ressemble».
Sans norme surtout (donc sans repère ? même comme éventuel repoussoir), sans sortir de soi, peut-on trouver un autre parcours que celui qui ramène "naturellement" vers ses orifices de sorties *?
Cette phrase lue par Sarkosy est terrible. Qui l'a pensée et écrite ?
Envie de napalm...
* c'est probablement le sens profond de l'expression triviale "avoir la tête dans le cul".
Ecrit par : dugong | 02 juin 2008
Bonjour,
moi aussi je suis inquiet sur les contenus des programmes et heureux d'apprendre la suppression des IUFM (même si les formateurs seront planqués dans les universités. Ils feront baisser le niveaux des facs, déja qu'il n'est pas trop élevé actuellement......). Je suis cette année agrégé stagiaire et l'an prochain je suis muté dans l'académie de Versailles (je ne suis pas du tout formé pour affronter une classe APV ou ZEP...: bravo les IUFM!! Que veut dire le "F" dans IUFM???).
Je suis content d'apprendre que les IUFM seront supprimés... car on y fait strictement RIEN... et par contre on y paye des profs de sport ou autre à ne rien f... (le problème, c'est que certains sont jeunes et n'ont presque pas d'expérience, par contre, qu'est ce qu'ils savent donner des leçons et des vérités toutes faites ( étudiées dans des bouquins des pédagos d'IUFM)..... vous ne pouvez pas l'imaginer!!!)
Pour le vivre actuellement (2e année IUFM) et en étant tout à fait sincère, tout ce que j'apprends sur la gestion de la classe ou sur l'application des programmes...(en bref, sur ma profession!) c'est au lycée que je l'apprends, au coté de mon conseiller pédagogique mais en aucun cas à l'IUFM... où je ne fais strictement rien: on y va pour signer les feuilles d'émargement!
Je suis donc heureux d'apprendre leur disparition car c'est un gouffre financier! ILS NE PEUVENT ABSOLUMENT PAS PRETENDRE DONNER UNE FORMATION PROFESSIONNELLE, C'EST FAUX! J'ai beaucoup appris au lycée et j'apprendrai encore les années futures...
L'idée actuelle de notre ministre n'est vraiment pas mal, je trouve: on sera définitivement formé sur le terrain avec un prof expérimenté. On peut imaginer une formation juridique de notre métier, sous forme de conférences inscrites au PAF (public désigné) données par des proviseurs, des IA-IPR EVS, et des IA-IPR disciplinaires pour présenter les programmes dans le secondaire, le coté juridique, les fonctions des différents acteurs de l'éducation nationale...
Les IA-IPR pourraient alors venir titulariser les stagiaires après un stage d'un semestre.
Au sujet des contenus des programmes, je suis aussi inquiet: Ces formations "à la carte" me font peur dans le sens où je crains une baisse du niveau enseigné (exemple: le programme de 1S sera traité en TS et celui de TS en fac ou CPGE...). Je crains aussi devoir enseigner de la "culture générale" plutôt qu'une matière, comme c'est le cas précis et actuel au collège: les nouveaux programmes du collège sont creux et complètement dépouillés.
Si on enseigne que du vent voire de la Culture Générale, a quoi cela sert-il de recruter des enseignants sur un niveau bac +5???
Enfin, la "masterisation des enseignants": Seuls les nouveaux collègues passeront un concours qui est ouvert aux détenteurs d'un diplôme Bac + 5 et seront payés selon une nouvelle grille adaptée à cette formation.
ET NOUS??
- Tous les profs certifiés qui possèdent actuellement une licence?
- Tous les profs certifiés qui possèdent actuellement un DEA (ou master 2) ou une thèse?
- Tous les profs agrégés qui ont passés un concours ultra sélectifs et qui seront traités comme des profs Bac +4 (donc moins bien payé que les "nouveaux certifiés bac + 5")?
- Tous les profs agrégés déja titulaires à l'heure actuelle d'un M2 ou d'un DEA??
Que va devenir l'agrégation si elle se passe à partir d'un bac + 5 comme les nouveaux CAPES ??? Comment différencier les conditions de travail sur le terrain?
Toutes ces questions me laissent très inquiet pour notre futur métier et je n'ai pas trop confiance en nos syndicats...
Qu'en pensez-vous chers collègues? et vous JBB? Etes vous d'accord avec moi? avez-vous des réponses à ces questions?
Cordialement,
Ced.
Ecrit par : ced | 02 juin 2008
"Que va devenir l'agrégation si elle se passe à partir d'un bac + 5 comme les nouveaux CAPES ???"
A mon avis c'est surtout ça la question.
La seule solution que j'envisage, c'est qu'il y aura une agrégation à 20 postes pour le supérieur, et un capes à 1300 postes pour le secondaire. C'est ça, non ?
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Il y a un absent de taille, aujourd'hui, sur ce blog !
Un essayiste corse et moustachu, qui aime Dumas et Natacha Polony (c'est dire s'il a bon goût).
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
les nouveaux programmes du collège sont creux et complètement dépouillés.
Ecrit par : ced | 02 juin 2008
Ceux de français ne sont pas mal du tout. Il faut juste réussir à en faire enlever quelques mots qui les gâchent: dans le préambule, il faudra supprimer "en unités d'enseignement ou séquences". Cela n'a l'air de rien, mais c'est tout l'univers de l'idéologie la plus absurde qui est contenu dans ces quelques vocables.
Vous avez raison, ced, la seule façon d'apprendre un petit peu, car cela n'est jamais acquis, comment il faut s'y prendre, c'est sur le terrain aux côtés d'un bon professeur. C'est justement parce qu'ils étaient mauvais profs que la plupart des formateurs IUFM se retrouvent planqués dans ces instituts. La suppression des IUFM est une victoire de la Société des agrégés ( entre autres). Meirieu doit fulminer: "Encore elle! Elle ne me lâchera donc jamais les baskets!"
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
"La suppression des IUFM est une victoire de la Société des agrégés ( entre autres)."
Pas encore, Jean, pas encore !
Ce sera une grave victoire à la Pyrrhus, si les formateurs IUFM prennent en charge le master pro enseignement. Ce sera même une victoire pire que la défaite.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Ce sera une grave victoire à la Pyrrhus, si les formateurs IUFM prennent en charge le master pro enseignement. Ce sera même une victoire pire que la défaite.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
On est bien d'accord, jeremy, mais le fait que dans les médias, les IUFM soient présentés ce soir comme une institution inutile représente un énorme progrès par rapport à l'ère précédente. C'est même inespéré , ne trouvez-vous pas, quand on songe aux vociférations récentes de Meirieu et de Lang contre les programmes Darcos et au fait que c'est Allègre et Meirieu qui ont été les premiers consultés par la Commission Pochard. Mais que vont devenir les ex-formateurs? C'est là que Jean-Michel Léost a du pain sur la planche. Bref, j'essaie d'être optimiste!
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Petite question polémique...
Pourquoi vous crispez-vous tous sur le maintien de l'agrégation si la forme du nouveau concours est bien pensée et si le statut est intéressant (ah ! ah! ah!) ? L'agrégation n'est-elle pas un concours parmi tant d'autres qui pourrait légitimement disparaître s'il était remplacé par un unique concours de l'enseignement secondaire bien pensé? (Pour le recrutement universitaire ou en CPGE, on pourrait par exemple faire intervenir le rang de classement (ce qui est déjà apparemment le cas pour le recrutement en CPGE)).
Ecrit par : Romuald | 02 juin 2008
Quel tableau noir sur les IUFM !
Va pas être content Sibille....................................
Ecrit par : Carole | 02 juin 2008
Moi j'attends toujours de savoir à quoi va ressembler la réforme des lycées : (désolé de ce lycéocentrisme, mais c'est là que j'enseigne !)
Je n'entends que de la pure démagogie chez Sarko :
- lycée à la carte (ah oui, c'est sûr, c'est mieux que de dire lycée-plat du jour !)
- une manière nouvelle, plus originale, plus individuelle, plus progressive aussi, de se spécialiser (ah, je vais aller manifester pour une manière ancienne, plus banale, plus uniformisée, plus brutale !)
- mettre fin à la domination de la filière scientifique (ah non, vive la domination, soyons dominés ! Même les profs de maths le disent, que la filière S est hypertrophiée...)
etc. Je sens par contre l'alliance libéralo-pédagogiste dans la cible posée sur les cours magistraux, la vieille lubie de ces Diafoirus... et le parfait prétexte pour dégonfler le budget ! Quant aux IUFM, ils ne sont que la peau dont le serpent va se débarrasser dans sa mue vers les universités.
L'an passé, une assistante de russe était venue passer une année dans notre lycée ; quand je lui ai demandé ce qu'elle pensait de son séjour dans l'établissement, elle m'a dit : « chez nous, les élèves n'ont pas cours l'après-midi, ils sont censés travailler chez eux, mais ils ne le font pas. Chez vous, c'est mieux, ils sont sur place et ils travaillent plus »
Mais nous allons glorieusement nous rapprocher de nos modèles, et décréter l'abolition des cours de l'après-midi, pour la plus grande gloire du savoir !
Et encore une fois les 15% d'élèves qui quittent l'éducation sans diplôme et gnagnagna... je serais curieux de savoir d'où sort ce chiffre, tiens ! dans les établissements où je suis passé, et qui n'étaient pas tous en centre-ville, je n'ai jamais vu un tel taux de perte ! Alors mettre cette donnée en regard d'une réforme du lycée général, c'est encore un bobard monumental ! Au collège, au lycée professionnel, je ne sais pas, mais dans les lycées généraux, une telle hémorragie, ça se verrait ! Même les pires des lycées que j'ai connus ne perdent pas 15% de leurs effectifs chaque année !
Quand à l'échec scolaire, qui dira que si on retire des stats les gamins dont les parents divorcent, on aboutit à 0,01 % d'échec ? Il faudrait faire parfois un peu moins de pédagogie et un peu plus de sociologie au lycée.
Dans mes classes, les élèves comprennent TRÈS bien ce qu'on leur enseigne ! Et pas que dans ma matière ! Mais :
- ils veulent régler des comptes avec les adultes et sabotent leurs études, (c'est le cas des enfants de divorcés)
- ils ne sont pas heureux de la filière qui leur a été imposée par leurs parents (va en seconde générale, mon fils ! va en première S mon fils !),
- ils n'ont pas les moyens intellectuels de faire des études longues, mais le veulent quand même pour le statut que ça leur conférera (croient-ils)
- ils sont chauffés à blanc par la pub, les copains, leurs médias générationnels pour devenir des consommateurs et ça leur prend toutes leurs facultés mentales,
- ils avaient du mal à suivre au collège et la classe de branleurs où ils étaient les a définitivement vitrifiés dans leurs lacunes,
- ils sont psychologiquement dérangés (j'en ai un comme ça, une vraie bombe : irrationnel et instable)
et parfois un peu de tout ça à la fois !
Comprenez moi-bien : il y a une grande majorité d'élèves qui sont épargnés par ce genre de fléaux, mais ce n'est pas à partir d'eux que les réformes sont faites. On préfère nous jeter au visage les autres, en nous accusant d'être la cause de leur ignorance par nos méthodes d'un autre âge... Je réclame un droit d'inventaire, comme disait l'autre !
Finalement la France avait un système éducatif volontariste : elle cherchait à pousser chacun au maximum de ses possibilités, vers la culture des élites, vers la maîtrise de la langue élevée et du raisonnement scientifique. On a exploité ce volontarisme en montant en épingle les échecs, en proposant des solutions qui en ont encore augmenté le nombre, et tout cela a généré une crise majeure. L'école est culpabilisée, a le sentiment d'avoir échoué, alors même qu'on a tout fait pour qu'elle échoue. Elle va maintenant se laisser mettre le cou sur le billot sans protester.
Je ne peux passer à côté d'affiches syndicales (SNES, FCPE) et y voir des slogans du type "pour la réussite de tous les élèves" sans me dire que c'était là le talon d'achille. Il aurait fallu dire, comme les jésuites, "ad majorem dei gloriam" : pour la réussite du plus grand nombre d'élèves possibles, et on n'aurait pas aussi facilement succombé à la démagogie.
Ecrit par : sanjuro | 02 juin 2008
Je vois tout le monde se réjouir de la disparition des IUFM, soit ; mais si l'année de titularisation doit être une année à service complet - ce que l'on peut légitimement craindre dans la perspective économique qui préside à toutes les décisions gouvernementales -, le projet est tout simplement démentiel. En dehors de l'IUFM, l'année de stage dans sa forme actuelle a l'avantage de laisser au jeune professeur du temps pour apprendre à faire ses cours; en service dans deux classes pour le PLC2, il a déjà bien du mal à s'en sortir (et c'est normal). Je vois mal mes jeunes collègues avec des services à temps plein.
Ecrit par : Romuald | 02 juin 2008
Un écrivain s’en prend à l’inculture de Sarkozy dans un pamphlet intitulé : « Il faut qu’il parte » (éd.Stock). Curiosité : cet écrivain, Sébastien Lapaque, est de droite. Il explique à « Bakchich.info » pourquoi Sarkozy doit quitter l’Elysée.
Ecrit par : henry | 02 juin 2008
Jean,vous avez raison.
Chaque chose en son temps.Ca grignote,ça grignote.
J'imagine si Pujadas avait dit ce soir :les IUFM sont maintenues.
Une question:pourquoi les agrégés,sauf vous, veulent-ils à ce point se tirer du collège ? Il faut des très bons au collège aussi.
Ecrit par : bernard | 02 juin 2008
Pour Jean : http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11- href="mailto:0@2">0@2-823448,32-1052907@51-1050664,0.html
Ôtez-moi d'un doute, Freud portait-il des bermudas ?
Ecrit par : catmano | 02 juin 2008
"Quel tableau noir sur les IUFM !
Va pas être content Sibille...................................."
Ecrit par : Carole | 02 juin 2008
Oh, comme je l'ai déjà remarqué ici, (et comme cela apparaît de manière de plus en plus transparente au fur et à mesure des posts haineux qui parsèment ce blog), IUFM = formations PLC. (Ambiguité soigneusement entretenue dans les media, d'ailleurs.) Ce qui est une contre-vérité.
A part le dernier message de Catmano, (et son lien assez ambivalent à ce sujet).
Dommage, qu'apparemment, "on" décide de jeter le bébé avec l'eau du bain.
Ecrit par : sarko | 02 juin 2008
Une question:pourquoi les agrégés,sauf vous, veulent-ils à ce point se tirer du collège ? Il faut des très bons au collège aussi.
Ecrit par : bernard | 02 juin 2008
Paske vous voyez une relation directe de cause à effet entre diplôme et compétence ?
Dans mon usine à monstres, le seul agrégé dans ma discipline est porte serviette d'IPR et fieffé pédagogiste.
Les autres (et j'en suis ...), font avec plus ou moins de conviction et de potentiel personnel, de leur mieux pour limiter la casse dans le contexte.
Un con agrégé reste un con (surdiplomé) ...
N'y voyez aucune amertume, de ma part (avant que Victor ne me tire dessus ...).
Juste, vu le niveau de nos chères têtes blondes, pas besoin d'être candidat au Nobel pour enseigner en lycée.
L'esprit clair sur la mécanique de bac +2, un solide bon sens, la maîtrise de la proportionalité et des équations aux unités suffisent (hélas) dans mon cas à enseigner en STI !
J'suis pas certain qu'un tricycle m'aurait aidé à expliquer à un élève de terminale comment résoudre une équation du premier degré ou à se servir de sa calculette (parce qu'on en est là en STI). J'ai l'humilité de reconnaître que c'est pas parce que je lui ai expliqué qu'il saura le faire la semaine prochaine !
C'est pas l'agreg qui m'aiderait à dire à un môme de 19 ans que s'il fumait moins le matin, il gèrerait mieux l'école.
Notre Fillion nationale (Apollon des lambris dorés) s'est fait hué ce jour alors qu'il envisageait que peut-être un jour prochain on mettrait en place un programme destiné à étudier la faisabilité d'une politique de prévention de la toxicomanie.
Dans mon lycée 15 à 20 % des mômes fument le matin et je prétends que c'est une cause majeure de l'échec scolaire.
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2008
"Un écrivain s’en prend à l’inculture de Sarkozy dans un pamphlet intitulé : « Il faut qu’il parte » (éd.Stock). Curiosité : cet écrivain, Sébastien Lapaque, est de droite."
Je n'aime pas beaucoup Lapaque, le spécialiste des anthologies qui ne tiennent pas la route (je critique ce que j'ai lu).
"Une question:pourquoi les agrégés,sauf vous, veulent-ils à ce point se tirer du collège ? Il faut des très bons au collège aussi."
Parce qu'avoir passé trois mois à étudier les formes et fonctions de la stychomythie dans la tragédie racinienne, et avoir fait une leçon de 40 mn sur les paradoxes de l'utopie dans les Etats et Empires de la Lune, ça ne sert à rien au collège. Voilà, c'est tout.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Et vlan! Me voilà rebaptisé... ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
Suite aux définitions de l'EN données quelques posts plus haut, je m'essaie à en proposer une à mon tour (inspirée de choses vues en LP et, cette fois, pas avec des Bac Pro. mais avec quelques hordes de BEP déchaînées) :
"Prof : il s'agit tout de même d'un métier dans lequel des hommes et des femmes peuvent arriver péniblement sur le seuil de la retraite pour, la cinquantaine fatiguée, se voir insulter par des jeunes crétins qui ne doutent de rien.
Il est de bon ton de stigmatiser la prostitution comme une atteinte à la dignité humaine. Si, las d'élèves qui ont tout mis en oeuvre pour faire craquer celui que le sytème leur jette en pâture, le fait de terminer un cours en pleurs ou une carrière "sur les genoux", ne relève pas d'une telle atteinte, alors qu'est-ce que c'est?
Certains se font un prof comme d'autres peuvent se faire une pute. Cette dernière n'attend qu'une chose, à savoir le départ du client? Qu'on ne s'y trompe pas : devant une classe dite "difficile", le sacrifiable de la rue de Grenelle, lui, attend juste que l'heure finisse. Pour la vocation comme pour "le plus beau métier du monde", il faudra repasser.
Et si l'Education nationale n'était pas autre chose que le premier proxénète de France?".
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008
Jeremy, l'intérêt (financier) de transférer la formation des PE en fac est réel! Imaginez vous une formation assurée par des cours magistraux devant 300 étudiants, au lieu de TD disciplinaires devant des groupes de 30, et faites le calcul! Ce n'est pas très compliqué.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
IUFM = formations PLC. (Ambiguité soigneusement entretenue dans les media, d'ailleurs.) Ce qui est une contre-vérité.
Ecrit par : sarko | 02 juin 2008
Eh bien, qu'on restaure les anciennes Ecoles normales d'instituteurs (expurgées du pédagogisme, évidemment, notamment de la méthode semi-globale de lecture) et qu'on fiche la paix aux certifiés et aux agrégés! Les IUFM doivent disparaître parce qu'ils sont trop connotés "pédago": leur disparition est un symbole, et elle est devenue évitable devant la catastrophe scolaire.
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
et elle est devenue inévitable
(je suspecte Meirieu d'avoir trafiqué mon ordinateur!)
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Ced,
Comme je vous comprends. Moi aussi, voilà quelques années déjà, alors que l'IUFM ne me servait manifestement à rien, j'ai eu la chance de travailler avec un excellent professeur. C'est lui qui m'a tout appris, dans ce qu'on pourrait qualifier de "compagnonnage". Le premier conseil qu'il m'a donné, d'ailleurs, était :
"L'IUFM est une sorte de boussole qui indique toujours le sud, de laquelle tu n'as pas grand chose à attendre, à moins de t'appliquer à faire l'inverse de ce que tu y entendras.".
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008
Jeremy, l'intérêt (financier) de transférer la formation des PE en fac est réel! Imaginez vous une formation assurée par des cours magistraux devant 300 étudiants.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
Euh, Christophe, en master 2 il n'y a pratiquement pas de CM, et j'ai connu des formations où il n'y avait que du TD.
Vous savez, je trouve bien la suppression des IUFM pour les PLC, mais je suis bien incapable de m'exprimer sur ce que ça apportera (ou non) aux PE.
D'ailleurs, personne n'évoque le CRPE : une licence suffira-t-elle toujours ? Si on ne change rien, les IUFM continueront à fonctionner pour les PE, il est donc normal qu'on ne parle ici (comme Sarkozy) que du cas des PLC.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Juste une question naive : que pensent les grandes écoles scientifiques comme l'X, Centrale de cette superbe réforme des lycées ? Et les CPGE ?
Ecrit par : beettle | 02 juin 2008
"D'ailleurs, personne n'évoque le CRPE : une licence suffira-t-elle toujours ? Si on ne change rien, les IUFM continueront à fonctionner pour les PE, il est donc normal qu'on ne parle ici (comme Sarkozy) que du cas des PLC."
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Les PE seront également recrutés en master 2, et il est fortement question, (à ce que j'ai pu comprendre), de supprimer le CRPE pour se caler sur les "normes européennes".
Quand au rétablissement des écoles normales, personne ne peut raisonnablement y croire, pour des raisons évidentes.
Ah bon, Sarkozy ne parlait que des PLC? Je n'ai pas compris ça! Sarkozy a dit pour la première fois en 1995: "nous fermerons les IUFM, car il n'est pas besoin d'apprendre à faire de la pâte à crêpes pour devenir instituteur". Il avait déjà le même sens de l'argumentation qui lui a fait dire, il y a très peu de temps: "il est inadmissible qu'un chômeur puisse refuser quatre-vingt trois offres d'emploi sans être inquiété pour ses indemnités".
Plus c'est gros, plus ça impressionne l'électeur lambda.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
"Quant au".
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008
"Les PE seront également recrutés en master 2, et il est fortement question, (à ce que j'ai pu comprendre), de supprimer le CRPE pour se caler sur les "normes européennes". Quand au rétablissement des écoles normales, personne ne peut raisonnablement y croire, pour des raisons évidentes."
Bon alors je viens de demander à plus attentif que moi, apparemment Sarkozy a effectivement inclus les PE dans ceux qui devaient avoir Bac +5. Si c'est pas du temps perdu pour les futurs PE, tant mieux, mais bon... J'ai comme un doute.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Bon alors je viens de demander à plus attentif que moi, apparemment Sarkozy a effectivement inclus les PE dans ceux qui devaient avoir Bac +5. Si c'est pas du temps perdu pour les futurs PE, tant mieux, mais bon... J'ai comme un doute.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008
Moi aussi.
Ecrit par : catmano | 02 juin 2008
Si l'année de titularisation se fait à temps complet, c'est démentiel, a écrit Romuald.
En effet. C'est à peu près ce qui m'est arrivé en 1969. Pas d'année de titularisation, mais un poste à temps complet sitôt passé le concours, sans aucune formation pratique. J'ai failli démissionner. Et pourtant, je n'avais que 14 heures.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 juin 2008
"Un con agrégé reste un con (surdiplomé) ...
N'y voyez aucune amertume, de ma part (avant que Victor ne me tire dessus ...).
Juste, vu le niveau de nos chères têtes blondes, pas besoin d'être candidat au Nobel pour enseigner en lycée. "
En tant que con-agrégé-docteur, non seulement je ne vous tire pas dessus mon cher Zorglub mais je suis en passe d'être d'accord avec vous.
Je reste en collège par habitude et parce que dernier arrivé au lycée du coin je giclerais à 100 borneset en cas de suppression de poste ... J'ai abandonné toute ambition carriériste mais ça me laisse mon franc-parler, ça impressionne le parent d'élève-lambda qui ne me trouve que des qualités, j'ai beaucoup de temps libre que je consacre de plus en plus à autre chose.
Un collègue avait écrit "vos enfants ne m'intéressent plus", ça se confirme. Il y a tant d'activités intéressantes à faire en dehors de l'école !
Ecrit par : victor | 02 juin 2008
voir mon post d'hier, je disais exactement la meme chose...et ce n'est pas moi qui écris les discours de Sarko, j'étais d'ailleurs encore en mer jusqu'a ce matin...
Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2008
Elle préfère l'amour en meeeeeeeeer
c'est juste une question de tempo
La marine en est fière, cap'tain Sarko
Ecrit par : victor | 02 juin 2008
la disparition des IUFM, le compagnonnage souhaité par n'est qu'un avatar de plus du désir de casser l'éducation et le statut de ceux qui la font par cette droite quasi Vichyste.
Ecrit par : latino | 02 juin 2008
Boaaaf ! Ça ou la gauche-pétard genre Latino qui mélange tout et dit n'importe quoi...
Tiens à ce sujet, le 1er a avoir foutu en l'air les écoles normales, bien avant le trio Jospin-Allègre-Meirieu et les Iufm, c'est justement Pétain.
Comme dirait Desproges: étonnant, non ?
Ecrit par : Manu | 02 juin 2008
Et si je ne m'abuse, c'est depuis Pétain qu'on dit "Education nationale". Avant, on disait "Instruction publique".
Ecrit par : Daniel Arnaud | 03 juin 2008
"Je n'entends que de la pure démagogie chez Sarko :
- lycée à la carte (ah oui, c'est sûr, c'est mieux que de dire lycée-plat du jour !)
- une manière nouvelle, plus originale, plus individuelle, plus progressive aussi, de se spécialiser (ah, je vais aller manifester pour une manière ancienne, plus banale, plus uniformisée, plus brutale !)
- mettre fin à la domination de la filière scientifique (ah non, vive la domination, soyons dominés ! Même les profs de maths le disent, que la filière S est hypertrophiée...)
etc. Je sens par contre l'alliance libéralo-pédagogiste dans la cible posée sur les cours magistraux, la vieille lubie de ces Diafoirus... et le parfait prétexte pour dégonfler le budget ! Quant aux IUFM, ils ne sont que la peau dont le serpent va se débarrasser dans sa mue vers les universités.
L'an passé, une assistante de russe était venue passer une année dans notre lycée ; quand je lui ai demandé ce qu'elle pensait de son séjour dans l'établissement, elle m'a dit : « chez nous, les élèves n'ont pas cours l'après-midi, ils sont censés travailler chez eux, mais ils ne le font pas. Chez vous, c'est mieux, ils sont sur place et ils travaillent plus »
Mais nous allons glorieusement nous rapprocher de nos modèles, et décréter l'abolition des cours de l'après-midi, pour la plus grande gloire du savoir !"
Ecrit par : sanjuro
Vous n’êtes rien moins que lucide.
Ecrit par : Pli | 03 juin 2008
Non, mon cher Daniel. Le fait de débaptiser le ministère de l'Instruction publique au profit de l'"Éducation nationale" fut, bien évidemment, le fait de la gauche : plus exactement le cartel des gauches en 1932 dirigé par Edouard Herriot.
Et oui, les croyances ont la vie dure (clin d'oeil amical au camp du Bien dont un exemplaire de collection en la personne de Latino vient de nous arriver).
Avant le cartel des gauches, le 1er en Europe à débaptiser l' Instruction publique au profit de l'Éducation nationale fut...Mussolini en 1931.
On comprends bien pourquoi : il s'agissait non plus d'instruire, mais de formater les crétins militants utile à la cause.
Le parrallèle avec les pédagogistes ? Inexistant bien sûr. Quoique... Toute discussion de plus de 2 minutes avec un Frackowiack, un Cohn- Bendit , un Bégaudeau ou même parfois avec un simple IPR un peu militant peu achever de vous en convaincre.
Les vrais fascistes ne sont pas toujours là où on les attends...ce qui ne dédouane en rien les autres, naturellement.
Ecrit par : Manu | 03 juin 2008
Peut achever... au secours Christophe !!
Ecrit par : Manu | 03 juin 2008
"Quant aux IUFM, ils ne sont que la peau dont le serpent va se débarrasser dans sa mue vers les universités."
Ah, merci Sanjuro !
Nous sommes d'accord pour dire que c'est l'un des points nécessairement incontournables de cette mesure : les actuels formateurs IUFM seront recasés en PU/MdC/Prce/Prag dispensateurs de masters pros d'enseignement. Et hop, ils assureront le tri des candidats aux concours AVANT les épreuves. Ce sera du formatage puissance 5, encore plus dangereux qu'avant.
C'est dommage qu'aujourd'hui nous n'ayons pas eu les commentaires de Jean-Paul Brighelli sur tout ça. Mais il ne peut pas tout faire.
Peut-être demain...?
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
Ca vaut le coup d'être ministre...
Voilà les activités de Pécresse :
Mardi 3 juin
Colloque sur la simulation numérique haute performance
Remise des insignes de l’ordre national de la Légion d’honneur au Pr J-A. Sahel (Centre hospitalier des Quinze-Vingts)
Mercredi 4 juin
Remise des prix étudiants "Dessine moi un service", organisé par l’Agence nationale des services à la personne (ANSP), en présence de L. Hénart, président de l’ANSP 12h
Déjeuner du jury et des lauréats des "Blogs Challenges 2008", organisé par le magazine Challenges (Nouvel Observateur, Paris 2e) 13h
Remise du Prix Galien 2008 de la recherche pharmaceutique (ministère de la Santé) 18h30
Jeudi 5 juin
Colloque "L’Espace au service des citoyens", organisé par le groupe parlementaire sur l’espace : ouverture (Ass. nat.) 9h
Inauguration de la bibliothèque de l’université Paris VII - Diderot (Paris 13e) 11h30
Soirée de remise du "Prix HEC de l’année 2007" 20H15
A part remettre des prix, assister des colloques et inaugurer des trucs divers et variés, elle sert à quelque chose ???
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
Beaucoup de choses en peu de temps. Reprenons.
Je n'aime pas beaucoup que Sarko se pare des plumes du paon — et il ne fait que ça, cet homme. Présenter deux fois aux médias (mot magique !) des réformes préparées par d'autres, prétendre piloter lesdites réformes auxquelles, dans le détail, je suis à peu près sûr qu'il ne comprend rien…
Pour la réforme de la formation des maîtres : le risque, évoqué plus haut par Pedro, est que le master requis soit non pas disciplinaire, mais "professionnel", comme disent tous ces imbéciles qui sont persuadés que nous ne sommes pas encore des professionnels. La commission Pochard, de sinistre mémoire et qui va revenir au devant de l'actualité en juillet, avait envisagé la création d'un "master-pro — confié, nécessairement, aux "sciences" de l'éducation. C'est-à-dire que les IUFM, sortis par la porte, rentreraient par la fenêtre — ou, si l'on préfère, que l'on peut les dissoudre, puisqu'ils ont avalé l'université. Un ami qui est vice-président de l'une de ces structures m'a envoyé un mail hier pour me confirmer qu'à l'université de Créteil, c'est déjà le cas.
Résumé des épisodes précédents. Lorsqu'on a décidé qu'il faudrait une Licence pour ambitionner d'être instit, on a d'abord décrété qu'il fallait une Licence obtenue dans une matière enseignée à l'école primaire (français, maths, etc.). Puis on a élargi, devant le manque de postulants, et aujourd'hui, une grande majorité de "professeurs des écoles" arrive de Licences qui n'ont parfois aucun rapport avec l'enseignement qu'ils sont censés dispenser. Inutile de s'étonner qu'ils soient hostiles à la réforme du Primaire, ils n'y comprennent goutte. J'ai dans l'idée qu'il risque d'en être de même avec la future réforme (dans l'hypothèse où elle serait réellement mise en place : 2010, c'est loin, et il peut s'en passer, des choses — on peut même avoir l'émeute dans la rue, le gouvernement acculé, démissionné, une vraie gauche dans l'opposition, une fois que Royal, Delanoë et Valls auront été pendus, etc. En tout état de cause, je suis persuadé que l'automne déjà sera chaud. En attendant, le gouvernement a au moins obtenu une fracture du front syndical, le SNES et le SNALC se montrant fort méfiants, mais le SNUIpp approuvant sans réserve une modification statutaire qui lui donne l'impression que ses troupes seront mieux considérées. Il est bien possible qu'avec la promesse d'améliorations salariales on fasse encore tenir le système — même si j'en doute : les gens en ont par dessus la tête — ça se voit, ça se sent ici même —, et ne demanderont pas leur avis aux syndicats pur manifester.
Second volet : la réforme des lycées. Hier soir, sur RTL, l'ineffable Philippe M. débattait du sujet avec la responsable à la pédagogie du SNALC. Et il se montrait à la fois conciliant (c'est une anguille, cet homme…), constatant que les élèves n'apprenaient peut-être pas tout ce dont ils avaient besoin, que la future réforme passait un peu à c^té des questions de programmes, que le LP n'était pas bien considéré, etc., tout en se montrant satisfait — on le serait à moins — par les annonces en cours qui, à force d'autonomiser l'élève, de le singulariser, vont finir par faire disparaître non seulement les cours magistraux, mais les cours tout court. C'est certainement un moyen adroit pour acheter la paix des organisations lycéennes. Je crois en revanche que ces programmes, pilotés par un Gaudemar qui n'a jamais caché ses sympathies pour les bricolages pédagogistes, sont une provocation : les syndicats considérés les plus à droite — et qui ne le sont peut-être pas tant que ça — sont d'ores et déjà furieux, ont réintégré l'inter-syndicale et mijotent toutes sortes de vengeances et de coups de semonce. Mais je ne suis pas sûr qu'on les entende, tant le pouvoir rend autiste.
Cela dit, je retourne à mes copies. Bonne journée à toutes et à tous…
JPB
PS. Un mot encore sur ces polémiques un peu stériles entre Certifiés et agrégés. Ce n'est pas le concours qui fait le bon prof, c'est une évidence. Les conditions de travail d'un établissement à l'autre sont le jour et la nuit, c'est une autre évidence. La vie de collège est âpre, mais il en est qui sont bien plus calmes que certains lycées. Et la réputation des LP, comme le soulignait plus haut, je crois, Daniel Arnaud (va bè ?) tient souvent du mythe : les élèves qui y arrivent ont été écrémés, et les meilleurs en Bac pro sont, très souvent, des élèves très studieux et très motivés — j'en ai eus des kyrielles, en BTS, qui s'accrochaient sérieusement.
L'esthétique des deux concours est très différente — pour le moment (c'est si vrai que j'ai conu pas al d'agrégés incapables d'avoir le CAPES… J'ai réussi les deux, la même année, mais je m'en suis bien mieux tiré à l'agrèg — question de style et d'adaptation. Il serait donc souhaitable que l'on utilise au mieux les compétences des uns et des autres — et que les mutations cessent d'être des loteries conditionnées par le nombre d'enfants. Mais là, je crois que je rêve. Il est très facile d'être rationnel de ce côté de la barrière : dès que l'on est "aux affaires, on réalise que le réel est tout ce que l'on voudra, sauf rationnel, et qu'un ministre, effectivement, est obligé d'aller inaugurer les chrysanthèmes, au lieu de prendre des décisions efficaces. Si vous ajoutez à cela que l'information verticale dont il est abreuvé est mensongère à 90%…
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2008
Avec tout ça, quel sera le sort de la formation continue des enseignants sur laquelle la cdiufm fondait de grands expoirs (champ "d'activités" considérable dans le temps et dans l'espace !)
Dès qu'au Moloch, des représentants du haut clergé parlent de formation continue des enseignants, on entend le coeur des vierges : "c'est bien, c'est utile, c'est nécessaire"... Bien sûr les enseignants qui, plus bas, ont subi des séances mafpen puis iufm pensent tout le contraire et se forment eux-mêmes ou pas du tout. La question n'est pas là, il s'agit de prendre le Moloch au mot et lui demander quelle est la cohérence de son discours.
Bref, si les IUFM sont tchernobylisés *, où et qui assurera la formation continue des enseignants ? Réponse du coeur des vierges : à l'université ! Mais avec quel budget et par qui ?
Les IUFM vont être supprimés pour une excellente mauvaise raion : leur coût et l'existence d'une alternative (budgétairement) à l'université.
Mais voilà que je me mets à servir indirectement la cause des IUFM (?!) J'arrête immédiatement.
* va-t-on couler un sarcophage en béton sur leurs enceintes pour les empêcher de suinter ? Le personnel irradié sera-t-il soigné ?
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
Brighelli a écrit : "Je crois en revanche que ces programmes, pilotés par un Gaudemar qui n'a jamais caché ses sympathies pour les bricolages pédagogistes, sont une provocation"
Quels programmes, cher JPB ? Quels programmes ??
Doit-on entendre le mot dans le sens étroit qui intéresse l'enseignant ? Existent ils déjà des versions quasi prêtes à l'emploi de programmes (trans)disciplinaires pour le futur lycée ? Complotées par l'IGEN dans les catacombes ?
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
Comme souvent, beaucoup des choses qui arrivent maintenant ont été pensées hier.
(Re)voir la note de l'institut Montaigne intitulé "VERS DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES AUTONOMES"
http://www.institutmontaigne.org/medias/IM_Rapport-Vers-des-etablissements-scolaires-autonomes.pdf
Voir notamment la fin du paragraphe sur la "dignité des enseignants" (pages 12 fin et 13 début) et le terrible "piège conceptuel" qu'il recèle.
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
Existe-t-il...
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
"Je n'aime pas beaucoup que Sarko se pare des plumes du paon — et il ne fait que ça, cet homme. Présenter deux fois aux médias (mot magique !) des réformes préparées par d'autres, prétendre piloter lesdites réformes auxquelles, dans le détail, je suis à peu près sûr qu'il ne comprend rien…"
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2008
Ce qui me sidère, Jean-Paul, c'est que ça semble encore vous étonner...
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Tiens, Aschieri et Meirieu chez Demorand sur France-inter, entre 8h20 et 9h. J'en connais quelques-uns qui vont avoir l'oreille vissée au poste. Jean? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Lu sur Libération.fr :
« Après avoir réussi «le défi de la quantité» - avec désormais 64 % d’une génération au bac - il faut maintenant réussir celui de la «qualité», a-t-il annoncé, et améliorer les résultats des élèves. »
Les élèves étaient bons à 54%, il faudra qu'ils soient bons à 76% d'ici dix-huit mois ?
« la voie d’excellence, elle forme à tout, y compris aux carrières littéraires, alors que la France manque de scientifiques. «Formidable ! En dehors de la voie scientifique, pas d’avenir pour nos élèves, mais à la sortie, pas assez de scientifiques !» s’est écrié le chef de l’Etat. »
Tant qu'on laissera entrer des guignols en L, ce sera le cas ; dans mon bahut, passage en première L avec 6 de moyenne en math et en français ! Mais quand il y aura des guignols partout, je suppose que ce sera le privé qui sera la filière d'excellence...
«Empilement». Ensuite, les lycéens ont trop de cours magistraux - jusqu’à 36 heures par semaine, plus que le temps légal du travail, soulignait-on dans son entourage - et sont mal préparés à l’autonomie qui leur sera nécessaire dans le supérieur. »
Ah ben, moi qui croyais que les 35 H étaient pour les feignasses, voilà que c'est un plafond indépassable !
« Enfin, le lycée offre «un empilement d’options» qui conduisent à une dispersion des élèves et qui sont en plus coûteuses pour l’Education. «Il faudrait un lycée beaucoup plus souple», avec des parcours plus différenciés et individuels, a indiqué Sarkozy. »
Donc, moins d'option, mais plus de souplesse : un tronc commun souple, en somme, une absence d'option mais un plus grand choix : celui de venir ou pas en cours ? de faire ou pas le boulot à la maison ? Moins d'options mais du droit... ce serait pas une façon de dire : abandon de l'option SES ?
« Modulaire. Concrètement, la classe de seconde devrait redevenir plus généraliste. Le gouvernement estime que les spécialités que le lycéen choisit alors - comme les SES (Sciences économiques et sociales) - déterminent déjà trop les filières. La spécialisation se ferait à partir de la première et surtout en terminale. En seconde, l’élève aurait un module trimestriel de présentation des différentes filières. Ce qui lui permettrait de mieux choisir son orientation. »
bingo !
« La première et la terminale changeront davantage. Les horaires d’enseignement disciplinaires seront réduits, l’argument étant notamment que les lycéens français sont parmi les plus chargés d’Europe sans avoir pour autant les meilleurs résultats. »
La France est aussi le pays d'Europe qui a le plus de flics par habitant, et la criminalité n'y est pas moindre qu'ailleurs... j'attends les suppressions de poste dans la police, où 50% des policiers ne sont pas devant les criminels mais derrière un bureau, scandaaale !
« Sur le modèle de la Finlande, le pays phare en matière de réussite éducative, le travail personnel sera davantage valorisé ainsi que les recherches et les travaux en groupe. Le cursus sera plus modulaire : le lycéen choisira lui-même son parcours et se spécialisera au fur et à mesure, avec une ou deux dominantes. Il n’est pas exclu d’introduire des matières enseignées dans le supérieur, comme le droit. »
Apprenez à dire en Finlandais : "travailler tout seul est moins souple qu'à plusieurs" et "pomper sur internet est plus souple que bosser vraiment"...
«un effort sur l’orientation, maillon faible du système actuel : chaque année, l’élève aura droit à un entretien individuel. »
Ah ben tiens, un entretien par an, voilà qui va dégonfler le nombre d'inscrits en socio !
« Le Président est resté étrangement silencieux sur le bac dont on fête aussi les deux cents ans. Pourtant, on ne fait pas mystère à l’Elysée qu’en conséquence de tous ces changements, il devra évoluer. Mais le sujet est traditionnellement explosif. «On ne réforme pas le bac, c’est un fétiche», assure-t-on à l’Elysée. On annonce tout de même un «nouveau baccalauréat» en 2012. »
Ça me rappelle Ségo et son fameux plan pour ne pas dire aux enseignants qu'elle allait les entuber...
Ecrit par : sanjuro | 03 juin 2008
"«Empilement». Ensuite, les lycéens ont trop de cours magistraux - jusqu’à 36 heures par semaine, plus que le temps légal du travail, soulignait-on dans son entourage - et sont mal préparés à l’autonomie qui leur sera nécessaire dans le supérieur. »
Ah ben, moi qui croyais que les 35 H étaient pour les feignasses, voilà que c'est un plafond indépassable !"
Ecrit par : sanjuro | 03 juin 2008
Normalement, un salarié ayant effectué ses 35 heures, (ou quelques-unes de plus) a terminé sa semaine, tandis qu'un lycéen "digne de ce nom" a encore pas mal de taf une fois sa journée terminée... Non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Tiens, Rachida Dati fait volte-face... Tremble t-elle pour son hymen?
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Le Bac en Algérie :
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5104334
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
Bref, si les IUFM sont tchernobylisés *, où et qui assurera la formation continue des enseignants ? Réponse du coeur des vierges : à l'université ! Mais avec quel budget et par qui ?
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
Lisant ou écoutant tout ce qui se dit ces derniers jours à propos du plan de sauvetage de l'école, j'ai le sentiment que le pouvoir n'a qu'une idée en tête: passer à l'étape supérieure. Après avoir démantibulé le système d'enseignement républicain, l'heure est venue de le "tchernobyliser" tout en construisant sur ses décombres un réseau d'unités autonomes de production de compétences individuelles indispensables tout au long de la vie.
Les IUFM n'auront servi qu'à ça: introduire dans l'école une nouvelle génération de "liquidateurs" et de "reconstructeurs" de ce système scolaire post-moderne mieux adapté aux exigences de l'ultra-libéralisme et plus efficace que l'antique appareil scolaire explosé.
Ecrit par : buntovchik | 03 juin 2008
Pour ne pas rester dans le flou et avoir une idée plus précise du Lycée de demain, ci-dessous le rapport de l'IG qui fortement influencé le discours de Sarkozy hier :
http://media.education.gouv.fr/file/IGAERN_/06/0/seriescientifique_22060.pdf
On y lira que les professeurs y sont décrits comme de méchants personnages qui sousnotent leurs élèves...
Bonne lecture.
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 03 juin 2008
J'en veux terriblement à "OULIPO" en ce moment.
Un petit conseil aux collègues de Lettres, soyez prudents avant de vous lancer dans de mirifiques projets de création poétique avec les élèves.
La poésie se porte déjà suffisamment mal et je ne vois pas pourquoi il faudrait en dégoûter définitivement les générations montantes.
Voilà, c'est dit et j'en ai déjà peut-être trop dit, bien que cela ne me concerne qu'indirectement, mais je devais bien ça à la mémoire de Georges Perec qui n'y est (presque) pour rien.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Les IUFM n'auront servi qu'à ça: introduire dans l'école une nouvelle génération de "liquidateurs" et de "reconstructeurs" de ce système scolaire post-moderne mieux adapté aux exigences de l'ultra-libéralisme et plus efficace que l'antique appareil scolaire explosé.
Ecrit par : buntovchik | 03 juin 2008
Moi, ce que j'aimerais bien savoir, c'est le rôle exact que joue X. Darcos auprès du perroquet exploseur qui a déjà son professeur de rhétorique en la personne d'un certain Guaino.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Je viens de parcourir votre note et de balayer d'un oeil rapide les -déjà fort nombreux - commentaires et il ne me semble pas avoir vu le sigle RGPP (me trompé-je ?)
Décidément les salles des profs, même virtuelles, m'étonneront toujours. Je lirai plus attentivement dès que j'aurai un moment.
Ecrit par : Michel Godicheau | 03 juin 2008
Je viens de parcourir votre note et de balayer d'un oeil rapide les -déjà fort nombreux - commentaires et il ne me semble pas avoir vu le sigle RGPP (me trompé-je ?)
Ecrit par : Michel Godicheau | 03 juin 2008
Je n'ai pas vu non plus le SNVEL ni le CRO, ni la FFJDA, et c'est un scandâââle.
Quelqu'un peut expliquer ?
Ecrit par : yann | 03 juin 2008
RGPP :
http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/rgpp/revision-generale-politiques-publiques-coup-accelerateur-pour-reforme-etat.html
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Aucune inquiétude pour les lycéens : à part quelques bons élèves, ils ne travaillent pas chez eux, déjà qu'ils ne foutent rien en classe.
Ecrit par : Des-luttes-qui-font-pouffer | 03 juin 2008
Bonjour
"J'en veux terriblement à "OULIPO" en ce moment.
Un petit conseil aux collègues de Lettres, soyez prudents avant de vous lancer dans de mirifiques projets de création poétique avec les élèves"
Je ne comprend pas bien : est-ce que l'Oulipo est directement responsable d'un projet pédagogique fumeux ou bien est-ce qu'un professeur de français n'ayant rien compris à l'esprit de l'Oulipo mais s'en réclamant a fait n'importe quoi en utilisant l'Oulipo comme paravent intellectuel ?
C'est une question d'importance puisque dans "Fin de récré", l'Oulipo est mentionné à propos du sujet d'invention.
Il est bien évident qu'on ne peut pas se déclarer Oulipien si on n'a rien compris à la philosophie de l'Oulipo.
Ecrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008
"le risque, évoqué plus haut par Pedro, est que le master requis soit non pas disciplinaire, mais "professionnel" [...]. La commission Pochard, qui va revenir au devant de l'actualité en juillet, avait envisagé la création d'un "master-pro — confié, nécessairement, aux "sciences" de l'éducation. C'est-à-dire que les IUFM, sortis par la porte, rentreraient par la fenêtre — ou, si l'on préfère, que l'on peut les dissoudre, puisqu'ils ont avalé l'université. "
C'est exactement le danger contre lequel je mets en garde depuis deux jours. Qui est allé voir p. ex. le descriptif de la licence FLE de Paris III ? L'Université peut proposer des choses bien pires que les IUFM. Et il me semble évident que les formateurs IUFM, grâce à leurs titres de PU/MdC/Prag/Prce, voudront assurer le master pro enseignement, et notamment la deuxième année de master. C'est ca ou ils retournent dans leurs établissements - le choix sera vite fait. Cela dit, pour ceux qui réintégreront le secondaire, on accordera sûrement une bonification exemplaire afin qu'ils aient les meilleurs établissements (je parle bien sûr des PLC) - il faut bien en faire quelque chose, de toute façon, sans fâcher tout le corps.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
"est-ce qu'un professeur de français n'ayant rien compris à l'esprit de l'Oulipo mais s'en réclamant a fait n'importe quoi en utilisant l'Oulipo comme paravent intellectuel ?"
Oui, ça marche souvent comme ça.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
C'est bien ce que je pensais : l'Oulipo ne se veut ni un mouvement littéraire ni porteur de message d'aucune sorte.
Rappelons son mot d'ordre : "L'oulipien est un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir".
Ensuite, une confusion possible est de voir de la littérature dans tout texte Oulipien alors que ce n'est pas du tout ça :
On peut lire ainsi en p. 10 de "Pratiques Oulipiennes" :
"le groupe entend systématiser la mise en oeuvre d'une contrainte afin de pouvoir conclure quant à son éventuelle richesse"
et plus loin :
"l'écriture sous contrainte Oulipienne est l'équivalent littéraire de l'écriture d'un texte mathématique formalisable selon la méthode axiomatique".
On est également dans le contresens si on ne présente pas l'Oulipo aussi comme une histoire d'amitié de personnes qui voulaient éviter de reproduire les erreurs du mouvement Surréaliste, et si on n'insiste pas sur le fait que l'Oulipo est très attaché à mettre en valeur le patrimoine littéraire.
Mais il me semble que l'Oulipo organise ou organisait aussi des ateliers d'écriture ouverts aux professeurs : quelqu'un pourrait-il confirmer et éventuellement témoigner du contenu de ces ateliers ?
Ecrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008
Et ça recommence! Meirieu recommence à faire le malin sur toutes les radios, qui sont tellement stupides qu'elles le prennent pour un "spécialiste de la pédagogie"!
Ecrit par : Jean | 03 juin 2008
"L'enseignement a souffert d'un déficit de réforme", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Il faudrait tout de même qu'il se renseigne. On arrête pas de réformer, et pus on réforme pire c'est.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
Tiens, le Figaro voit plus loin que nous :
"L'équilibre entre les cours magistraux et le travail personnel sera repensé. En ligne de mire du président, l'empilement des «options» qui surchargent les emplois du temps. Et qui «n'arrangent pas la santé de nos finances publiques».
L'état des finances publiques «ne permet pas» une mesure de revalorisation «générale et sans contrepartie» : les professeurs doivent accepter de «réfléchir (…) à une évolution de leurs pratiques et de leurs missions». Cette remarque renvoie aux statuts qui régissent le métier d'enseignant et qui n'ont pas bougé depuis «plus de cinquante ans». Un autre chantier très délicat en perspective.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
L’enseignement supérieur, comme
l’enseignement primaire et secondaire, a souffert de quoi ? D’un déficit de réformes qui allaient
jusqu’au bout. Pas d’un déficit d’annonce de réformes, ça, l’annonce des réformes, on en a eu. Mais
les réformes qui allaient jusqu’au bout, c’est là où il y avait déficit.
Ecrit par : lire.. | 03 juin 2008
Merci à Phil Del pour son lien, très éclairant !
J'apprends dans ce rapport des IG ce que je voulais savoir : en gros, la réforme de la seconde passe par l'instauration (à la place de SES, en gros) d'une option d'aide au choix de la filière.
« Cette préparation pourrait être organisée en trois séquences successives, correspondant
approximativement aux trois trimestres. L’une d’elles concernerait les domaines des séries S et
STI, l’autre les séries ES et STG, la troisième la série L avec les enseignements qui, dans la
voie technologique concernent la communication, l’audio-visuel, les arts appliqués, la musique
et la danse. Trois heures hebdomadaires seraient affectées à ces séquences. »
Ce n'est pas complètement idiot, dans la mesure où on constate effectivement qu'une meilleure information rééquilibre les filières, en particulier en faveur de la L. Dans mon lycée, nous avons 4 TS , 2TES et 3 TL. Les efforts d'information vers les familles d'élèves de troisième et l'offre très développée d'options artistiques expliquent cette résistance de la L, très anormale sur notre bassin...
Dans tous les bahuts où j'ai été en poste, j'ai toujours circulé dans les secondes pour présenter les enseignements de L, parfois avec un prof de philo. Quand les élèves voient qu'on a des ambitions aussi en L, ils sont nombreux à renoncer au choix "de raison" pour la S.
Mais ce que je trouve un peu lourd, ce sont les 3 h par semaine, (3 heures par semaine pendant un an pour choisir une filière ?) et surtout l'insistance avec laquelle il est dit que ces trois heures doivent relever de la pédagogie de projet, type IDD et TPE : où est la liberté pédagogique, là ?
Encore un cheval de Troie pour nous obliger à adopter la doxa pédagogiste, un de plus. Ces gens-là sont vraiment acharnés !
Ecrit par : sanjuro | 03 juin 2008
Je ne comprend pas bien : est-ce que l'Oulipo est directement responsable d'un projet pédagogique fumeux ou bien est-ce qu'un professeur de français n'ayant rien compris à l'esprit de l'Oulipo mais s'en réclamant a fait n'importe quoi en utilisant l'Oulipo comme paravent intellectuel ?
Je ne peux pas en dire trop et ça me fait enrager. C'est la première hypothèse qui est la bonne.
On peut lire ainsi en p. 10 de "Pratiques Oulipiennes" :
"le groupe entend systématiser la mise en oeuvre d'une contrainte afin de pouvoir conclure quant à son éventuelle richesse"
et plus loin :
"l'écriture sous contrainte Oulipienne est l'équivalent littéraire de l'écriture d'un texte mathématique formalisable selon la méthode axiomatique".
rappelle johnmarguerite.
...Et c'est justement là qu'est le problème.
Imaginez des élèves de collège, obligés tous les jours, pendant un mois, d'écrire un poème ayant pour thème trois objets, toujours les mêmes.
Une fois ou deux, ça va, mais tous les jours pendant un mois ! Les élèves finissent par être excédés, n'ont plus d'inspiration et écrivent n'importe quoi, y compris des grossièretés à l'encontre du "projet".
On touche là aux limites du formalisme qui caractérise ce mouvement littéraire.
La littérature, la poésie et leur enseignement meurent sous nos yeux à cause de ceux qui ne nous parlent, depuis des années, que de formalisme mathématique et de jeu.
Ils démolissent en quelques heures tout le travail d'insufflation que d'autres essayent de faire.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Merci à Robin pour le lien ; et pour continuer la "formation tout au long de la vie" de yann à propos de CRO j'incline plutôt du côté du CROA (cercle des résistants à l'oppression des agenouillistes).
Ecrit par : michel.godicheau | 03 juin 2008
Imaginez des élèves de collège, obligés tous les jours, pendant un mois, d'écrire un poème ayant pour thème trois objets, toujours les mêmes.
C'est plus que ça...Je vois que ça continue pendant le mois de juin.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Merci à Robin pour le lien ; et pour continuer la "formation tout au long de la vie" de yann à propos de CRO j'incline plutôt du côté du CROA (cercle des résistants à l'oppression des agenouillistes).
Ecrit par : michel.godicheau | 03 juin 2008
Tous ces empoisonneurs, Diafoirus bien intentionnés qui se sont succédé au chevet de l'Education nationale, chacun renchérissant sur l'ordonnance du précédent ("réformes" ! "modernisation", vous dis-je !) pour faire mourir le malade "dans les formes" et selon les prescriptions de la Faculté (métaphore chère au SNALC) ne pourraient-ils pas lui f... enfin un peu la paix...au malade.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
un chtit rappel historique ...
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=15872183
fõ essayer d'visionner jusqu'au bout ... ange
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
Tiens, Aschieri et Meirieu chez Demorand sur France-inter, entre 8h20 et 9h. J'en connais quelques-uns qui vont avoir l'oreille vissée au poste. Jean? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Qui se ressemble s'assemble, on dirait. Pour ceux qui croient encore que la direction du Snes n'est pas infestée par les thèses pédagogistes...
Ecrit par : Manu | 03 juin 2008
Oui, je suis même intervenu dans l'émission, "radio com", c'est vous dire!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Je ne crois pas qu'on ait eu ce lien, encore...
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/02/xavier-darcos-ou-l-art-de-derouter-les-oppositions-en-multipliant-les-annonces-de-reformes_1052499_823448.html
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Pour le lycée, cela se précise :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/03/reforme-du-lycee-seize-points-de-convergence-soumis-aux-enseignants_1052997_823448.html#ens_id=1050664
Le maître-mot c'est l'autonomie...
Si la triple option de seconde est intéressante (mais bon, je ne comprends pas trop la logique moins d'options, plus de souplesse), il faut voir qu'elle est généralisée à partir d'une expérience menée au lycée international de Grenoble; or ce lycée n'est en rien représentatif des lycées moyens français. Le recrutement est hors carte scolaire - sur un examen de maîtrise de langue. Les élèves ont plus d'heures de cours que les lycéens traditionnels (notamment pour l'histoire-géo et la littérature dans la langue de section) et baignent surtout dans les prérequis de la culture scolaire. Il est évident que la plupart de ces élèves peuvent travailler en autonomie, en projet de recherche, puisqu'ils maîtrisent pour la plupart les fondamentaux. Adapté sous la même forme la triple option dans tous les lycées, c'est ignorer que l'extrême majorité des lycéens a besoin de cadres et de repères culturels qui sont la condition et le préalable à toute recherche personnelle.
Ecrit par : Romuald | 03 juin 2008
""La suppression des IUFM est une victoire de la Société des agrégés ( entre autres)."
Pas encore, Jean, pas encore !
Ce sera une grave victoire à la Pyrrhus, si les formateurs IUFM prennent en charge le master pro enseignement. Ce sera même une victoire pire que la défaite.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008 "
Et je ne vois pas pourquoi les choses se passeraient autrement!!!
Ecrit par : Hervé | 03 juin 2008
Un autre 'chtit' moment 'historique (à ne pas louper)
http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/06/02/79-quand-le-pouvoir-confond-conditions-necessaires-et-conditions-suffisantes
": "bac + 5 pour tous les enseignants !", revendication que j'ai moi-même longtemps scandée sur l'air des lampions, entourée de mes normaliens, dans les rus d'Amiens en mai 68... "
"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"
M'ssieur Sarko kièt zoo sieu, enfermez eveline, siouplè !!!!
Libérez Marie-Jeanne ...
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
"Entendons-nous bien : pas "coexistence des savoirs savants et de quelques cours de psycho de l'enfant" ; mais mise en relation des uns et des autres, dans une construction de pratiques de classe rigoureusement adaptées aux objectifs d'apprentissages et aux savoirs que les élèves ont en entrant.
Ce qui exige de travailler avec les formateurs dans des classes "hic et nunc", où l'on apprend à faire la classe en la faisant, et en analysant ce qui s'est passé. Les deux aspects étant aussi indispensables l'un que l'autre."
formateurs ? Connac ? Ruelen ? Goixgoix ? Carle ? Lamy ? Ratmus ? FrakkON ? Moudupavé ?
Bouffonne !
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
un chtit rappel historique ...
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=15872183
fõ essayer d'visionner jusqu'au bout ... ange
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
Merci toto, c'est excellent et d'une criante vérité historique.
On attend impatiemment la deuxième partie "Le Buisson ardent" avec Philippe Meirieu dans le rôle titre : "Le monde passe, mais Je Suis !"
...Et comme le dit si bien, à la fin, la fille du "phare à on" : "On n'est pas sortis de la Moïse !"
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"
M'ssieur Sarko kièt zoo sieu, enfermez eveline, siouplè !!!!
Libérez Marie-Jeanne ...
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
Ce qui est fondamental, c'est la P E D A G O G IE !
La PEDAGOGIE est la noumène du monde phénoménal.
Le monde passe, mais ELLE EST !
Con se le dise !
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
"Imaginez des élèves de collège, obligés tous les jours, pendant un mois, d'écrire un poème ayant pour thème trois objets, toujours les mêmes. "
C'est foncièrement stupide et je ne crois pas que l'Oulipo se reconnaîtrait dans cet exercice de torture.
En effet, c'est parce qu''il y a un consentement libre à se soumettre à la contrainte qu'on peut parler de jeux d'écriture, sinon cela relève effectivement d'avantage des travaux forcés !
Ce que je veux dire, c'est qu'avec ou sans contrainte, obliger un élève à écrire un poème par jour pendant un mois est de toute façon stupide !
Cela veut dire qu'on travaille le quantitatif au détriment du qualitatif, qu'on passe à côté de l'idée qu'on peut toujours améliorer ce qu'on écrit.
On peut même faire un parallèle avec le jeu de rôle, où l'on trouve toujours des systèmes logico-mathématiques plus ou moins compliqués visant à simuler la réussite ou l'échec de certaines actions.
Ce que disent en général les rôlistes, c'est qu'il faut piocher dans ce corpus de règles ce qui est jugé utile et s'empresser d 'oublier ou de modifier tout ce qui ne convient pas aux joueurs.
Je vous livre une citation d'un manuel de jeu de rôle assez drôle :
"Pour résumer, la philosophie du jeu est de vous donner suffisamment d'outils pour que vous ayez les moyens de faire ce que voulez, et suffisamment peu de contraintes pour que vous puissiez en profiter. Alors ne venez pas me faire ch... en me disant qu'il y a trop de règles. Si elles vous font mal au cul, rappelez-vous qu'il est plus facile d'ignorer une règle existante que d'inventer une règle inexistante".
Olivier Fanton dans le jeu "In nomine Satanis/Magna Veritas", jeu de rôle parodique et satirique ou anges et démons s'affrontent dans notre monde contemporain !
Ecrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008
Je lis avec intérêt les messages échangés ici sur la formation des maîtres et la suppression des IUFM. Il me semble cependant que l'on y oublie parfois l'essentiel c'est-à-dire ce que doivent savoir les maîtres.
Dans les années 70, on passait le CAPES et l'agrégation après : 1 année de propé, 2 années de licence, 1 année de maîtrise, soit 4 années d'études supérieures. Dans cette histoire de master, d'où sort la cinquième année ? et en quoi serait-elle la garantie d'un meilleur niveau ?
Pour ce qui est des instituteurs, beaucoup entraient sur concours à l'ENP après la troisième pour y suivre une préparation spécifique, d'autres plus tard. Ils pouvaient donc avoir leur premier poste à 20 ou 21 ans.
Ce système était parfaitement cohérent et reposait sur l'idée
1- que les instituteurs devaient assurer un enseignement pluridisciplinaire et donc maîtriser dans toutes les matières au moins le niveau supérieur à celui auquel ils allaient enseigner ;
2- que les professeurs auraient à enseigner une discipline, donc devaient avoir dans cette discipline au moins le niveau supérieur à celui auquel ils auraient à enseigner.
On sait que Jospin en 1989 a cassé ce système en remplaçant les EN par les IUFM et en remplaçant les beau titre d'instituteur par le titre inepte ( on ne "professe" pas au primaire) de "Professeur des écoles".
La manoeuvre signalée par Cédelle n'a aucun intérêt, sauf peut-être du point de vue budgétaire, et laisse entier le problème de la formation des maîtres du primaire.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 03 juin 2008
"Le parrallèle avec les pédagogistes ? Inexistant bien sûr. Quoique... Toute discussion de plus de 2 minutes avec un Frackowiack, un Cohn- Bendit , un Bégaudeau ou même parfois avec un simple IPR un peu militant peu achever de vous en convaincre.
Les vrais fascistes ne sont pas toujours là où on les attends...ce qui ne dédouane en rien les autres, naturellement."
Ah, mon cher Manu, on sent poindre là dessous un vrai discours de militant refoulé, du type "c'est pas moi, c'est l'autre" Oui, tu as raison, il y a ceux qui l'affichent et ceux qui le pensent. Parce que ceux qui n'osent pas l'afficher sont toujours ceux qui le pensent vraiment. Le principe même du refoulement, non? Dans tes propos, il y a quand même beaucoup d'allusions au Bien, à Pétain, à Mussolini...Dans mon métier, on parle de "fascination obessionnelle refoulée" (oui, tu as compris, je fais un métier dans lequel on jargonne, comme dans les IUFM). Allez, courage mon gars, la reconstruction est en marche : déjà, les IUFM, c'est beau... Ah, au fait, antipédagogue, dans "parallèle", il n'y a qu'un R : étonnant, non? (Trotsky, L., quatrième internationale, 1933)
Ecrit par : latino | 03 juin 2008
"Ah, au fait, antipédagogue, dans "parallèle", il n'y a qu'un R : étonnant, non?"
C'est gentil de lui dire qu'il a fait une tõf, ce serait efficace de lui expliquer pourquoi .
ange
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
A "dneuq" (
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
Olivier Fanton dans le jeu "In nomine Satanis/Magna Veritas", jeu de rôle parodique et satirique ou anges et démons s'affrontent dans notre monde contemporain !
Ecrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008
Eh bien disons qu'après un mois et quelque de torture oulipienne, les petits anges ont tendance à changer les règles du jeu de rôle et à se transformer en démons.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
A "dneuq" (
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
Mort de rire ;o) il y a un 'code' qui passe pas ...
je le refais (sans)
A "dneuq" ( celui qui lit ça gagne une tringle à rideau) l'encyclopédie charmeux ?
Qu'elle nous explique le français une bonne fois pour tout e ...
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
L'état des finances publiques «ne permet pas» une mesure de revalorisation «générale et sans contrepartie» : les professeurs doivent accepter de «réfléchir (…) à une évolution de leurs pratiques et de leurs missions».
@ Jérémy
Ce qui signifie beaucoup plus de présence dans l'établissements . Personne ne semble s'en inquiéter .
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
Dans LES établissements !
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"
Ce jugement fondamental mérite la palme d'or de la c... fondamentale.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
je suis entrée en classe de seconde en 1963 dans une Ecole normale primaire d'institutrices à l'issue d'une seconde troisième dite"spéciale Ecole normale". Nous étions exactement sept filles et un garçon venant d'un Cours complémentaire devenu collège. Cinq filles ont été reçues au concours dont trois dans les premières places. Le garçon a été reçu à l'ecole normale de garçons. Nous venions de la campagne et nos parents n'avaient pas beaucoup d'argent,vraiment pas beaucoup. Comme la société de consommation n'imposait pas encore sa loi ça pouvait aller. Du moment que l'on portait une jolie blouse neuve de couleur claire rehaussée de quelques broderies, ça pouvait aller aussi. Après le bac nous avons suivi une année de formation professionelle nous prodiguant des cours de psychologie de l'enfant, de législation de morale professionnelle, de secrétariat de mairie, d'histoire de la pédagogie et de stages tout en continuant la culture générale. On nous invitait même à nous intéresser aux FRJEP pour en animer un au cas où l'opportunité se serait présentée. ( Foyer rural de jeunes et d'éducation populaire. Je connaissais bien pour en avoir profité.) Cette année là a passé vite et j'aurais aimé la prolonger un peu car je ne me sentais pas prête.
J'ai vieilli, mûri , je suis devenue institutrice, documentaliste puis prof. Avec le recul je sais aujourd'hui que j'ai beaucoup appris durant mon séjour dans cette école et surtout la dernière année. Nous devions être instruites , exemplaires et organisées. En classe unique c'est préférable. Le ménage ça nous connaissait aussi. On avait pris l'habitude tous les matins. Comme dirait Alain, on nous jugeait autant au menton qu'au front.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 juin 2008
Un autre 'chtit' moment 'historique (à ne pas louper)
http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/06/02/79-quand-le-pouvoir-confond-conditions-necessaires-et-conditions-suffisantes
": "bac + 5 pour tous les enseignants !", revendication que j'ai moi-même longtemps scandée sur l'air des lampions, entourée de mes normaliens, dans les rus d'Amiens en mai 68... "
"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"
M'ssieur Sarko kièt zoo sieu, enfermez eveline, siouplè !!!!
Libérez Marie-Jeanne ...
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
Merci à Toto pour le lien avec Évelyne.
Soixante-huit-tarde qu'elle dit ! Bonheur qu'elle n'aille pas jusqu'au soixante-neuf-tôt.
Ecrit par : guy morel | 03 juin 2008
Ce qui signifie beaucoup plus de présence dans l'établissements . Personne ne semble s'en inquiéter .
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
Dans les années 89, La contrepartie de la "revalorisation" fut la déglutition de la Loi Jospin.
On se doute bien qu'en 2008, 09 ou 10 (20% de pouvoir d'achat perdu en 20 ans), un autre serpent nous attend à droite.
Après la couleuvre, la vipère ?
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
La lette de darcos de ce jour aux syndicats (cf le Monde) cocnernat la réforme des lycées.
Un extrait
"Le travail des enseignants devrait également "mieux intégrer, en les articulant, la diversité des situations éducatives : cours, soutien, remise à niveau, projets interdisciplinaires, aide personnalisée, contribution au suivi et à l'orientation, préparation méthodologique aux études supérieures".
et j'en passe de plus vomitif encore.
Le cours n'est plus qu'un des six points du TPE géant.
La messe est dite...
Les pédagols ont gagné.
Sauf si...
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
la lettre...
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
Sauf si...
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
Quoi ???
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
Allez pour achever les plus solides d'entre vous :
l'organisation des études devrait "davantage tenir compte" du rapport que les lycéens "entretiennent avec le savoir et les adultes".
ou
Le "temps destiné aux cours proprement dit" serait distingué de celui consacré "au travail sur projet, à la remise à niveau", à "l'approfondissement" ou à "l'accompagnement éducatif".
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
sauf si quoi ? demande Amélie.
sauf si les enseignants se mettent à hurler en débordant les syndicats en exigeant un enseignement de contenus dignes de ce noms.
Ca n'arrivera pas.
Les enseignants sont majoritairement des cons ou des pleutres (intersection non vide). Qu'ils se démerdent.
A titre personnel, j'ai enregistré et j'ai appris à m'en protéger.
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
l'organisation des études devrait "davantage tenir compte" du rapport que les lycéens "entretiennent avec le savoir et les adultes".
L'élève de plus en plus au centre .
Le "temps destiné aux cours proprement dit" serait distingué de celui consacré "au travail sur projet, à la remise à niveau", à "l'approfondissement" ou à "l'accompagnement éducatif".
Nous devrons nous adapter à leur niveau et leur mâcher de plus en plus le travail .
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
Profession : larbin .
Des élèves et des parents .
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
Caroline Fourest, chez Calvi, sur France-inter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Je n'ai pu saisir que les 5 dernières minutes au vol .Elle a raison , c'est beau , en théorie , dans l'abstrait .Mais si la laïcité ne parvenait pas à brider , ni endiguer l 'intégrisme ?
Moi , je vois de plus en plus de voiles dans les rues , donc de plus en plus de repli identitaire , la connerie de la justice qui cède et bat en retraite ...bref , pas de quoi être optimiste !
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
Palme d'or pour une syntaxe défunte, par Alain Finkielkraut, dans:
LE MONDE .fr | 03.06.08 | 13h15
Ecrit par : buntovchik | 03 juin 2008
Dans Marianne :
http://www.marianne2.fr/Ramadan-l-avait-reve,-les-juges-l-ont-fait_a87888.html?PHPSESSID=346a3f8de3913dc783ec3061468a35bb
ET aussi :
http://www.marianne2.fr/Cachez-cette-virginite-que-je-ne-saurais-voir-!_a87883.html
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
Dans Libé, Baranger se félicite du recrutement à bac +5
"Finalement, que les IUFM en tant qu'institutions disparaissent, cela importe peu, tant que la qualité de formation est maintenue. Il n'y a pas lieu d'opposer IUFM et université. Les IUFM sont déjà largement intégrés à l'université et ils y ont toute leur place."
Traitement des cons par suppositoire périmé, bien dur, modèle pachyderme adulte.
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
Le clergé du Moloch joue un peu trop à sortir des communiqués pour voir comment ça réagit.
Je pense qu'il est temps de cesser ce petit jeu et de prendre systématiquement tout ce qui en émane au premier degré.
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"
Ce jugement fondamental mérite la palme d'or de la c... fondamentale...
Dans Libé, Baranger se félicite du recrutement à bac +5
"Finalement, que les IUFM en tant qu'institutions disparaissent, cela importe peu, tant que la qualité de formation est maintenue. Il n'y a pas lieu d'opposer IUFM et université. Les IUFM sont déjà largement intégrés à l'université et ils y ont toute leur place." (transmis par dugong)
Pour en savoir plus sur le gugusse en question :
http://www.lalettredeleducation.fr/Patrick-Baranger-La-reconnaissance.html
Festival de Crades-sur-Mer : DERNIERE MINUTE !,
Prix de la c... fondamentale : Palme d'or à Evelyne Charmeux, suppositoire d'or à M. Patrick Baranger !
Nous avons aussi beaucoup apprécié "Entre les murs" de François Begaudeau, confie le président du jury.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Lu dans le jus pédagol du jour :
"Le sommaire de ce numéro 8 de la revue européenne de promotion des sciences dans l'enseignement secondaire est encore fort riche. On y apprend comment faire de la Ginger Beer et découvrir les lois de la fermentation; mener une série d'expériences en classe"
Les lois de la fermentation sont effectivement moins arides que celle de la gravitation.
Dire qu'il y a encore tant de gens pour croire qu'il est exagéré de dire que l'enseignement actuel c'est de la bibine et que Ginger et Fred c'est pas du brutal.
Dès que possible, je lance un club alambic au lycée. Toutes les bonnes "mères" seront bienvenues.
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
"Eh bien disons qu'après un mois et quelque de torture oulipienne, les petits anges ont tendance à changer les règles du jeu de rôle et à se transformer en démons.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008 "
De toutes façons, je pense qu'introduire l'oulipo au collège dans un projet d'enseignement est une bétise car il s'agit une fois encore de mettre lacharrue avant les boeufs en demandant aux lèves de prendre de la distance avec une littérature qu'ils n'ont pas eu le temps d'apprécier.
Il serait intéressant de savoir la position de l'Oulipo sur ce genre d'initiatives vouées à l'échec et dont j'imagine qu'elles sont motivés par le désir de soumettre les élèves aux ludiques jusqu'à provoquer ce genre de situations absurdes.
Je précise aussi que je n'imagine pas plus de pédagogie rôliste que de pédagogie Oulipienne : il faut qu'il y ait à l'origine une envie de se mesurer à ces univers pour que ça marche.
Ecrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008
Du même Patrick Baranger, président de l'IUFM de Lorraine et président de la "conférence des directeurs d'IUFM" (sic !)
Le gouvernement a créé une commission sur la condition enseignante. Qu’en attendez-vous en matière de formation ?
On ne peut pas séparer la question du recrutement, de celle de la formation, de la diplômation et du métier... Tout fait système, et ce n’est pas une nouveauté de le dire. Aujourd’hui, les IUFM forment à trois types de métier : professeur des écoles, professeur du secondaire et professeur de lycée professionnel. Or est-ce le même métier d’enseigner en maternelle et en CM2 ? En 6e et en terminale ? Pourtant, dans ces deux cas, nous offrons le même concours, la même formation, le même statut... A la commission Pochard de répondre. La CDIUFM n’a pas à entrer dans ce débat. En revanche, la question de la reconnaissance au niveau master de la formation enseignante nous concerne, et nous attendons beaucoup sur cette question des indications de la commission. Si Nicolas Sarkozy a déjà demandé à Xavier Darcos la mise en place d’une reconnaissance au niveau de master, il faut maintenant discuter du type de master délivré. Faut-il que les étudiants s’inscrivent dans des masters existants ou qu’un diplôme spécifique de master soit créé ? Là est notre grand chantier à venir.
Vous aurez noté le délicat néologisme "diplômation"...Diplômes ? Plômes !
...Le "c'est à la commission Pochard de répondre"...
...Et le "grand chantier à venir"
Oui, un sacré chantier !
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Robin a écrit : "Baranger, ...., président de la "conférence des directeurs d'IUFM" (sic !)"
On aurait tort de prendre Baranger pour une poire !
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
L'apprenant, astre du système éducatif public français, pourrait à mon humble avis aussi évaluer ses enseignants.
Ne pourrait-on pas proposer que ce soit un groupe d'élèves qui fasse(nt) passer les oraux pour l'obtention du master option "onanisme pégagogique" ?
Ecrit par : beettle | 03 juin 2008
Il serait intéressant de savoir la position de l'Oulipo sur ce genre d'initiatives vouées à l'échec et dont j'imagine qu'elles sont motivés par le désir de soumettre les élèves aux ludiques jusqu'à provoquer ce genre de situations absurdes.
Oui, peut-être. Je dois avoir un problème avec le "deuxième degré".
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
beetle a écrit : "Ne pourrait-on pas proposer que ce soit un groupe d'élèves qui fasse(nt) passer les oraux pour l'obtention du master option "onanisme pégagogique" ?"
L'oralité est-elle si répandue chez les onanistes ?
Les onanistes contorsionnistes peut-être ?
Ecrit par : dugong | 03 juin 2008
sauf si quoi ? demande Amélie.
sauf si les enseignants se mettent à hurler en débordant les syndicats en exigeant un enseignement de contenus dignes de ce noms.
Ca n'arrivera pas.
Les enseignants sont majoritairement des cons ou des pleutres (intersection non vide). Qu'ils se démerdent
@ dugong
Assemblée générale au lycée , tout à l'heure :nous étions 2 ( de bords diamétralement opposés ) à proposer la création d'un comité de défense des profs , hors syndicats . Tollé général , cris et chuchotements . Ils préfèrent parler pour ne rien dire , et rêver , mais un peu tard de boycotter le bac .
L'astuce ( des syndicats ? ) : participer à la grève de la fonction publique le 17 juin , jour de surveillance du bac !
QU'ILS SE DEMERDENT !!!!!!
Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008
J'ai apprécié l'éditorial de Marianne, la fin en particulier :
"Il y a pire, pourtant : les lois de la République qui subissent leur mariage forcé avec celles de l'islam radical. Nous assistons à la victoire des thèses de Tariq Ramadan. Lequel prédit, à mots couverts, depuis des années que dans le combat de l'islam contre la République, ces deux entités aux principes si contradictoires, c'est la République qui finira par plier car elle a pour vocation d'intégrer, tandis que l'islam cherche seulement à convertir.
Mais la décision du tribunal de Lille n'est pas un simple épisode de ce combat. C'est une victoire. Et en cela, c'est une honte.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Petite forme Monsieur Brighelli sur Europe 1. Largement dominé par notre ami Meirieu (sur le fond et la forme) et bousculé par l'animateur.
Ecrit par : aliscan | 03 juin 2008
"Caroline Fourest, chez Calvi, sur France-inter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008"
Elle était aussi chez Calvi hier... sur France 2. Et elle a très bien parlé.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
Alors cette Palme ?
Il y avait cette idée d'un prix spécial pour l'interprétation puisqu'on nous avait parlé des enfants, on se doutait qu'il y avait quelque chose. Il y a eu une espèce de suspens assez incroyable, jusqu'au moment où il ne restait plus grand chose à recevoir avant la Palme, et où on commençait à y croire réellement. Et puis voilà, on l'a eue. Une joie immense.
Vous avez pu parler avec Sean Penn ?
Après la Palme il y a une espèce de parcours dans les dédales du palais pour rencontrer les journalistes les uns après les autres. J'ai rencontré Sean Penn à la fête qui a suivi. Il m'a répété à peu près ce qu'il avait dit sur scène, qu'il avait été submergé par les élèves, les acteurs… Et puis il s'est passé un truc très très drôle, qui a mis fin a notre discussion : de loin, il a aperçu l'une des actrices, Esmeralda, qui dit dans le film qu'elle veut devenir policier, il est allé vers elle et lui a dit « I don't speak to the cop » ("je ne parle pas à un flic"). Esmeralda ne s'est pas démontée, elle a juste mimé un flingue et l'a descendu. A partir de là, il a beaucoup rigolé et on a arrêté de parler. On sentait une chaleur chez lui qui m'a fait très plaisir.
Comment vous avez réagi aux propos de Christine Albanel qui immédiatement après a rendu hommage au film et à l'idée de « diversité » ?
Albanel et d'autres… Je pense que tant que les gens n'ont pas vu le film, ça m'amuse assez de les entendre en parler. J'essaie de prendre ça avec distance et humour même si ça m'agace beaucoup, surtout quand ce qui est mis en avant par des membres du gouvernement - qui a inventé le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale - c'est "la diversité qui fait la richesse de notre pays". J'ai un peu un nœud dans la gorge quand j'entends ça. La diversité on l'applaudit sur un écran mais il faudrait aussi la mettre en œuvre dans la vie administrative de notre pays.
La mère sans papiers d'un des acteurs, Boubacar, a été régularisé la semaine passée, c'est une conséquence immédiate ?
Non ce n'est pas une conséquence immédiate, et ça il faut vraiment le mettre en avant parce que je n'ai pas envie qu'on dise que c'est la Palme qui donne des papiers, ce n'est vraiment pas ça. Je suis le parrain républicain de Boubacar, c'est vrai, mais quand on a tourné, on ne savait pas pour la mère de Boubacar... Boubacar étant lui-même né en France, ayant des papiers français, son père est français et sa mère est là depuis 1983. Au mois d'octobre, quand elle a annoncé qu'elle n'avait pas de papiers, RESF l'a aidé à constitué un dossier. Puis, il y a trois mois, on a été à la Préfecture, il nous ont fixé un rendez-vous à la date d'hier. Après que ça a un peu joué sur la décision, c'est possible mais en tout cas son dossier était assez inattaquable. Dans la mesure où elle est mère d'un enfant français, on pouvait difficilement ne pas le lui accorder.
Est-ce que vous connaissez cette expression « cinéma du milieu » proposée par la Club des 13 ?
Moi je suis signataire de l'appel du Club des 13 ; après, la question de la définition exacte de cinéma du milieu, je ne sais pas bien à quoi elle correspond. On pourrait dire que ce sont des films qui à la fois aurait cette forme d'exigence « auteur », si on veut, et qui malgré tout essaieraient de toucher un public large. Moi j'ai quand même le sentiment que, quoi qu'il arrive, si on touche les gens, c'est parce qu'il y a une énergie très forte du début à la fin du film. Les élèves et François Bégaudeau apportent quelque chose de rafraîchissant, les questions abordées touchent beaucoup de gens : une espèce de passerelle entre une forme de radicalité et un public d'ouverture. C'est peut-être ça le « cinéma du milieu » ?
A la fin du film, il y a le personnage d'une jeune fille qui arrive vers le prof Bégaudeau et lui dit « je ne sais pas ce que je fais ici, je ne comprends pas », est ce que c'est un sentiment que vous partagez ?
Il ne faut pas oublier que cette scène arrive juste après cette espèce d'auto bilan que les élèves font où il y a aussi des choses très réjouissantes qui se disent. Quand Boubacar énonce le théorème de Pythagore, qu'il a un peu de mal à formuler, et que François lui dit « ça doit être à peu près ça », la confiance qu'il a pour répondre « c'est pas à peu près ça, c'est ça ». Quand l'une des élèves résume aussi bien le commerce triangulaire, personnellement, je me dis qu'il y a une conclusion assez heureuse. Je pense que l'école c'est un peu ça, c'est cette espèce de grand bonheur quand les choses se sont transmises, mais aussi des grands moments de dépression pour tout le monde. Pour les profs, pour les élèves, quand ils réalisent que finalement il y a des échecs. Et c'est vrai que l'école ça fabrique aussi pas mal d'échec et pas mal d'exclusion. Au bout du compte on est un peu entre les deux et le film est continuellement construit sur cette espèce de sinusoïde, de douche écossaise, il y a des moments où on aimerait en être et des moment où on se dit qu'on ne peut pas. C'est ce que j'ai éprouvé en allant un peu dans les cours, en observant, en partageant.
Comment les enfants ont-il réagi à cette Palme ?
C'était une joie collective plus qu'autre chose. Je pense qu'il y a évidemment le fantasme chez tout le monde de devenir acteur. Eux, en plus, ils ont goûté au plaisir qu'il y a à l'être et je pense que le tournage a été tellement agréable à vivre pour tout le monde. En même temps je pense qu'ils ont gardé la tête assez froide. Cela a été aussi une façon de présenter les choses, on a tenu à les préserver un peu de ça. Tout au long de la préparation du tournage, ils avaient conscience de faire un truc assez singulier, que ce n'était pas forcement un début de carrière. Mais je pense qu'il y en a parmi eux qui sont suffisamment incroyables pour pouvoir s'adapter à des situations très différentes au cinéma.
Il y a cette idée de diffuser le film au sein de l'Education Nationale qui a été reprise tout de suite par Christine Albanel, est ce que vous avez la force, avec cette Palme, de poser des conditions ?
Le force du film c'est le débat qu'il peut générer, dans le cadre de l'Education nationale, et au-delà de l'institution en elle-même. Je pense que les profs vont avoir envie de s'en emparer, et ça, j'en suis très heureux parce que je pense que le film décrit leur quotidien, les enjeux de leur boulot et les décrit aussi dans une espèce d'intelligence de leur métier. Ce qu'on voit ce sont des gens qui réfléchissent à ce qu'ils font, qui soupèsent les moindres répercussions possibles du moindre geste, du moindre mot prononcé. Je trouve très bien qu'eux même s'emparent du film. Comme quand j'ai fait Ressources Humaines et que les syndicats ont eu envie de parler du film parce qu'ils y reconnaissaient leurs préoccupations, qu'ils se voyaient représentés avec plus ou moins de plaisir.
Contrairement a ce que dit Darcos, le film n'a pas été fait comme une espèce d'hymne à la profession de prof. Il y a des faiblesses de temps en temps, il n'y a pas de héros, pas de façon définitive de trancher une question et ce qu'on voit ce sont des gens qui sont aux prises avec des situations complexes et qui essayent de faire au mieux.
Le film pose quand même le problème de la transmission. Dans Kechiche, la langue des banlieues est portée à un certain degré de poétisation et dans votre film on montre ce que devient cette langue entre les murs, confrontée à des règles de grammaire ?
C'est la différence avec L'Esquive oui. Alors que L'Esquive donne à entendre une langue qui est poésie pure par moments, ici, le film met en lumière les limites de cette langue pourtant très belle, vivante, expressive, tonique. C'est le rôle de l'école de les pointer du doigt, de dire aux élèves que ce n'est pas parce qu'on a la tchatche qu'on va forcément réussir dans la vie. Etre prof ce n'est pas seulement apprendre à parler une langue correcte ou enseigner le théorème de Pythagore, c'est aussi, malgré tout, être le vecteur d'une domestication et d'un formatage. L'idée est assez désagréable, même pour certains profs pour qui ce n'est pas très valorisant d'être ce vecteur là, mais on sait tous qu'elle est nécessaire. François Bégaudeau est vraiment au croisement de ces deux choses, cette sociabilisation que l'école permet, qui ressemble aussi à une domestication : c'est aussi l'apprentissage des règles, d'une certaine autorité, d'un rapport de pouvoir entre un prof et un élève qu'on ne peut pas totalement exclure. Même si François Bégaudeau tente au départ d'établir une sorte de contrat égalitaire entre prof et élèves, il précise bien qu'au bout du compte il aura le dernier mot.
Est-ce que vous avez le sentiment que Sean Penn vous a donné une arme avec cette palme d'or, et est-ce que pour vous c'est un cadeau empoisonné ?
Je crois que le Palme va donner une visibilité, ce qui est évidemment ce qu'on souhaite à chaque fois qu'on fait un film. Au-delà de ça, la Palme me renforce dans l'idée que c'est vraiment un cinéma qui peut parler à des gens très différents et qui n'est pas seulement un portrait intime un peu singulier. Je suis content de recevoir des messages qui me félicitent et me remercient pour ce cinéma, celui que j'aime. Mais ce n'est pas nouveau, avec Kéchiche l'année dernière par exemple - le succès et la flopée de Césars qu'il a reçu - on a quand même le sentiment qu'il y a une prise en compte, de la part du public et de la profession, de films qui seraient un petit plus singuliers. J'espère que ca va aussi inciter les producteurs et les chaînes de télé à prendre plus de risque.
Ce film là s'est fait dans des conditions exemplaires, on n'a eu aucun problème a rassembler le budget - qui était minime comparé à la plupart des films. J'en suis heureux et à la fois embarrassé parce que tout s'est enchaîné de manière assez inimaginable ; c'est un petit peu l'exception qui confirme la règle parce qu'en ce moment, les gens autour de moi ont de plus en plus de mal.
Propos recueillis par Emily Barnett et Pierre Siankowski
Ecrit par : Cantet | 03 juin 2008
Tiens, j'ai vu un essayiste fameux - admirateur de Dumas - assis en terrasse, en train de parler du baccalauréat. C'était sur TF1.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
"Évelyne"/ Eveline
Tu as un tout chtit problème de lecture, guy . ange
Je te rassure, tu n'es pas le seul ;)
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
Le bêtisier du Peplum proposé par toto :
http://vids.myspac
e.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=2053294277
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
oups, désolé !
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=16035525
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=16037851
Ecrit par : Robin | 03 juin 2008
Merci à Toto pour le lien avec Évelyne.
Soixante-huit-tarde qu'elle dit ! Bonheur qu'elle n'aille pas jusqu'au soixante-neuf-tôt.
Ecrit par : guy morel | 03 juin 2008
Est-ce bien de Guy Morel?
Et qu'est-ce que ça veut dire?
Ecrit par : abani | 03 juin 2008
Mes videos à moi ont rapport avec l'éducation !
http://youtube.com/watch?v=xKzJ5w0CchU
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
"Soixante-huit-tarde qu'elle dit ! Bonheur qu'elle n'aille pas jusqu'au soixante-neuf-tôt.
Ecrit par : guy morel | 03 juin 2008
Est-ce bien de Guy Morel?
Et qu'est-ce que ça veut dire?"
Ecrit par : abani | 03 juin 2008
A mon avis, c'est une cochonnerie, d'un goût assez moyen, d'ailleurs! (Sans jus de maux).
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Je me permets de souligner un passage de l'interview de Cantet : (pour les lecteurs en diagonale)
C'est le rôle de l'école de les pointer du doigt, de dire aux élèves que ce n'est pas parce qu'on a la tchatche qu'on va forcément réussir dans la vie. Etre prof ce n'est pas seulement apprendre à parler une langue correcte ou enseigner le théorème de Pythagore, c'est aussi, malgré tout, être le vecteur d'une domestication et d'un formatage. L'idée est assez désagréable, même pour certains profs pour qui ce n'est pas très valorisant d'être ce vecteur là, mais on sait tous qu'elle est nécessaire.
Non pas pour claquer le baigneur de ceux qui se sont précipités pour cracher sur tout ça (7 U min) mais pour aider au recul.
Gout de naite
Ecrit par : Cantet | 03 juin 2008
Domestication, c'est une question de survie, (à un contre trente, et parfois plus), mais formatage? Je ne sais pas.
Godnijt quand même!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008
Juste comme ça.
Gratuitement.
Hop ! Comme dit Achille Talon :
http://www.deezer.com/track/178855
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
Ce qui est con dans l'éducation, c'est que tout le monde veut la même chose (le bien des élèves) et que tout le monde se bat.
Cantet ne dit rien d'autre que nous quand il dit : "C'est le rôle de l'école de dire aux élèves que ce n'est pas parce qu'on a la tchatche qu'on va forcément réussir dans la vie." Et pourtant, son film va favoriser les pédagogos (malgré lui ?). Je soupçonne les pédagogos de ne penser qu'à eux, les pédagogos me soupçonnent d'être réac - c'est sûrement aussi faux d'un côté que de l'autre.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
Ce qui est con dans l'éducation, c'est que tout le monde veut la même chose (le bien des élèves) et que tout le monde se bat.
....
Je soupçonne les pédagogos de ne penser qu'à eux, les pédagogos me soupçonnent d'être réac - c'est sûrement aussi faux d'un côté que de l'autre.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?
ça aiderait bien Darcos qui ne me paraît pas si con.
ça soulagerait bien des parents.
Et puis ça ferait un beau projet national.
Enfin un...
Bons rêves.
Ecrit par : Cantet | 03 juin 2008
"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"
Si. Mais c'est surtout en face que le dogmatisme est le plus grand. L'idéologie pédagogote ne souffre pas de "retour en arrière", que je sache.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"
Si. Mais c'est surtout en face que le dogmatisme est le plus grand. L'idéologie pédagogote ne souffre pas de "retour en arrière", que je sache.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008
La paille, la poutre. Encore...
Laissons Mathieu, pour une foi, guider notre avenir...
Ecrit par : Cantet | 03 juin 2008
http://www.youtube.com/watch?v=9ZJrkZq1Yu0&feature=related
"être syndiqué, ça dispense pas d'être intelligent !" (Coluche)
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Petite forme Monsieur Brighelli sur Europe 1. Largement dominé par notre ami Meirieu (sur le fond et la forme) et bousculé par l'animateur.
Ecrit par : aliscan | 03 juin 200
Sur le fond ? Mon cul !
Et ton "ami", tu te le gardes, merci.
Ecrit par : Manu | 04 juin 2008
Voilà que j'apprends que les toilettes de l'ISS sont bouchées...
Le Monde précise "pas d'évacuation de l'équipage en vue" (on voit que l'ex quotidien de référence a récupéré des anciens de libé).
Une pensée compatissante pour nos camarades bloqué(e)s du bas là haut.
Faut dire qu'ils auraient pu penser à amener un agent d'entretien. De plus, on n'en serait pas là si, à la Nasa, ils avaient fait un TPE interdisciplinaire sur le thème croisé fermentation/gravitation, (voir l'extrait du jus pédagol d'hier).
J'espère aussi qu'ils ont pensé à filmer comment un quasi cylindrique se transforme en quasi sphère. C'est une situation problème formidable pour que nos élèves construisent eux-mêmes les lois de Newton par une Observation Raisonnée des Transformations de la Forme (ORTF).
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?
ça aiderait bien Darcos qui ne me paraît pas si con.
ça soulagerait bien des parents.
Et puis ça ferait un beau projet national.
Enfin un...
Bons rêves."
Ecrit par : Cantet | 03 juin 2008
Pour parodier Churchill, (je crois), "ce serait vraisemblablement la pire des solutions... à l'exception de toutes les autres".
Bonne journée à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"
L'esprit vychiste est toujours aussi vivace.
Pas de prisonnier.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
L'analyse du Snalc, intitutlée "La victoire finale du pédagogisme", sur la réforme du lycée est fort lucide :
http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=3421503823403274
Ecrit par : Romuald | 04 juin 2008
notre ami Meirieu
Ecrit par : aliscan | 03 juin 200
Meirieu est certainement l'individu en France qui éprouve la haine la plus exponentielle qui soit pour les enseignants. Je ne pense pas en effet qu'on puisse trouver plus haineux à notre égard. Car sa haine est raisonnée, profonde, théorique. Il hait d'ailleurs tout autant les élèves, sinon 1) il ne s'acharnerait pas à les rendre idiots avec sa théorie absurde de l'auto-socio-construction des savoirs, 2) il n'aurait pas passé sa vie à les éviter, et il aurait pris un servcie d'enseignement comme tout le monde. Mais pour prendre un service d'enseignement comme tout le monde, il faut être certifié ou agrégé, c'est-à-dire qu' il faut avoir des compétences professionnelles attestées par la réussite à l'un des concours républicains de recrutement des maîtres. Or de compétences professionnelles "attestées", Meirieu n'en a pas.
Tout son personnage de "pédagogue" n'est qu'un masque habile dont il se pare pour abuser les crétins.
Ecrit par : Jean | 04 juin 2008
"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"
L'esprit vychiste est toujours aussi vivace.
Pas de prisonnier."
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Dugong, vous me décevez. Je vous croyais plus malin.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
Le Monde précise "pas d'évacuation de l'équipage en vue" (on voit que l'ex quotidien de référence a récupéré des anciens de libé).
Une pensée compatissante pour nos camarades bloqué(e)s du bas là haut
Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"
L'esprit vychiste est toujours aussi vivace.
Pas de prisonnier.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Ceci expliquant cela : il n'y a qu'un "ah" de résignation entre défection et défécation .
Comme disait Desproges .
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
L'analyse du Snalc, intitutlée "La victoire finale du pédagogisme", sur la réforme du lycée est fort lucide
Le SNES , lui , est optimiste !!!!
http://www.snes.edu/snesactu/spip.php?article3063
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
Ce vieux débat sur la "soumission" ou le "formatage" qui ressort régulièrement quand on parle des missions de l'école, et ici il y a quelques posts est décidément récurrent. Mais au fond n'est-ce pas un fantasme de bo-bo ? C'est facile quand on fait partie des élites culturelles (ce qui globalement de cas des profs, même si aurait dit Bourdieu, ce sont des "dominants-dominés"), qu'on lit Télérama pour se donner une contenance devant les copains, de s'extasier sur la créativité des jeunes des quartiers. quand on vit à Saint-Germain ... Mais demandez-vous un peu ce que veulent vraiment ces jeunes et notamment ceux qui veulent en partir ? Je suis d'une autre génération (entre les soixante-huitards et les jeunes actuels), mais de milieu populaire, mère célibataire (pas très bien vu au milieu des années 60 si célébrées aujourd'hui), grands parents ouvriers agricoles. Où aurais-je trouvé les moyens d'une ascension sociale en dehors de l'école ? en dehors des règles de français ou de math à apprendre (parce qu'elles ne faisaient pas à proprement parler de ma culture de base).
Alors évidemment, c'est difficile, bien sûr on doit se soumettre à une "culture légitime", mais on accède aussi aux trésors de la Culture (avec un grand "C") qui elle permet de devenir un individu libre, de discuter, de forger son opinion sans dépendre d'une quelconque démagogie. C'est tout de même mieux que d'apprendre à lire dans les modes d'emplois !! En ce qui me concerne, j'ai souvenir qu'en CM2, quand j'avais fini (et un peu expédié) les exercices de calcul, j'allais lire des extraits de classiques littéraires et j'étais fasciné par les fabliaux du moyen-âge et par Rabelais...
Enfermer les gamins des quartiers (et des classes populaires en général, parce que le vrai problème est social) dans leurs codes langagiers, dans leur argot, je crois que JP B. l'a déjà écrit maintes fois, c'est leur enfoncer la tête sous l'eau et se donner bonne conscience à peu de frais, c'est démagogique, cela fait le lit du communautarisme le plus nuisible, et au final, quand ils se sont aperçu qu'on les a trahi, cela prépare de nouvelle violences. Comment voulez-vous qu'ils n'aient pas envie de brûler des écoles et des bibliothèques ensuite ?
Dugong disait plus haut "pas de prisonniers", personnellement je ne suis pas pour les excommunications ni l'exclusion systématique, mais dans cette ambiance de guerre civile, il est difficile de faire des compromis avec ceux qui refusent autre chose que leur vision totalitaire des choses et qui n'en démordent pas. Si les fameuses méthodes constructivistes (et pourtant, il y aurait des choses à prendre dedans) avaient été si efficaces, pourquoi des résultats aussi catastrophiques ensuite ? C'est peut-être comme on disait en URSS au PCF qu'on en les avait pas assez bien appliquées ! Mais pendant que nous nous disputons pour savoir qui a raison, une autre logique est à l'œuvre qui se fiche pas mal de savoir si l'élève est au centre ou non, c'est la déréglementation de l'école et au final, sa destruction et le passage au privé comme solution... Ne nous trompons pas de combat !
Ecrit par : Pascal | 04 juin 2008
La colère de Rachida . Elle ne dit pas que des conneries :
«Mais qui, sinon vous, membres du groupe socialiste, a appliqué la politique des "grands frères", abandonnant ainsi d’innombrables jeunes filles entre leurs mains ? C’est à l’échec de votre politique d’intégration que nous devons faire face ! Alors, Monsieur Ayrault [président du groupe PS, ndlr], vous pouvez m’attaquer car j’ai échappé à votre politique qui a suscité le repli identitaire. C’est ce qui vous dérange !»
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/329673.FR.php
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
Le niveau monte, tellement qu'il s'attaque à la vision occidentale de l'humain et son corolaire la "fabrique de l'homme occidental" :
http://education.blog.fondapol.org/refonder-lecole-le-blog-de-marie-christine-bellosta/blog-post/des_juges_qui_ne_savent_pas_lire-1.html
Pas de prisoniers...
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 04 juin 2008
Je ne sais pas trop qui est ce Cantet qui vient sur ce blog...et qui a choisi de prendre pour pseudo le nom du réalisateur de "Entre les murs" ? A moins que...
Je ne comprends pas très bien cette affaire de "guerre", de "paix", de "réconciliation" avec les pégadogistes. Sommes-nous dans une "guerre" ou dans un débat d'idées ?
Les pédagogistes ont d'ores et déjà remporté la victoire sur le terrain politique (concessions majeures de Darcos aux syndicats lycéens et au SNES) et peuvent donc se payer le luxe de nous "tendre la main", mais tout aussi bien de nous ignorer.
Ce n'est pas le moment de baisser la garde ou, pour employer une métaphore moins militaire (nostalgie des mousquetaires et de la "guerre en dentelles.."Messieurs les Anglais...") de cesser d'exercer le seul rôle qui nous reste (c'est depuis des décennies celui du SNALC) : rester vigilants et dénoncer les aberrations du système de l'élève au centre et de l'autoconstruction des savoirs, qui a un bel avenir devant lui, avec le socialiste Jospin, conseillé par Meirieu et, à présent, avec le ...(comment faut-il dire pour ne pas indisposer cadichon? ) libéral (?) Darcos, agrégé de Lettres classiques, intiment partisan d'un enseignement traditionnel de qualité (?) et stratégiquement complaisant aux demandes des "jeunes" et aux pressions des syndicats (très content le SNES en ce moment !)
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation? (...)
Et puis ça ferait un beau projet national.
Ecrit par : Cantet | 03 juin 2008
Voyre mais, dist Panurge…
QUI tient un discours de guerre civile contre les Instructionnistes, les Républicains, et tous ceux qui se battent pour une école digne de ce nom ? QUI les rejette systématiquement du côté de la réaction ? QUI proclame sans état d’âme que la liberté pédagogique est une idée de droite et la méthode syllabique une démarche fascistoïde ? QUI a fait du constructivisme la pensée unique des IUFM ? QUI a crié « Heil SLECC » ? QUI a noyauté l’inspection primaire ? QUI, du haut de sa petite personne , prend Finkielkraut (avec qui on peut ne pas être entièrement d ‘accord par ailleurs) pour un khon ? QUI donne des leçons de français à Todorov ?
Certes, mais vous-mêmes, les Cordoba, les Buttet, les Morel, les Polony, Maschino, Brighelli, vous n’y allez pas de main morte non plus : vous êtes injustes, polémiques, violents, partiaux, de mauvaise foi. Et sur ce blog même, il y a des gens qui ne mâchent pas leurs mots.
Réponse en forme de prosopopée : nous avons la violence des gens qui, de la maternelle à l’université, pendant des années, ont quotidiennement pâti des âneries pédagogistes, dans leur travail, dans leur pratique, dans leur rapport aux enseignés. Nous avons l’exaspération de ceux qui ont vu le niveau s’effondrer alors qu’en haut lieu on chantait qu’il montait. Nous avons la colère de ceux qu’on traite de «réacs » parce qu’ils veulent transmettre des connaissances, et la rage de ceux qui voient leurs élèves de plus en plus en difficulté de par les carences du système même. Bref, nous mordons, bien sûr, parce que nous en avons assez d’être pris pour des andouilles (euphémisme) .
Alors, réconciliation, perche no ? On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis, effectivement. Encore faudrait-il pouvoir dialoguer avec des gens de bonne foi, c.à.d. qui arrêtent de brandir l’épouvantail de la dictature dès que l’on suggère qu’il est possible d’enseigner autrement que selon les dogmes de la pensée unique pédagogiste. Il me semble qu’on est loin du compte !
Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés...
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008
L'émission d'Europe hier soir était nulle pour tout le monde : pas le temps de dire quoi que ce soit de construit, coupures incessantes, interventions fatiguées de Guillaume Durand. Meirieu est parti presque furieux d'avoir, comme moi, perdu son temps - et la dame qui l'accompagnait n'en pensait pas moins, de même que le représentant du syndicat des proviseurs.
Pour les ceuss qui écoutent RMC, je règle quelques comptes avec Sylvain Grandserre aujourd'hui entre midi et deux.
Bises à toutes et à tous...
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juin 2008
Alors, réconciliation, perche no ? On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis, effectivement. Encore faudrait-il pouvoir dialoguer avec des gens de bonne foi, c.à.d. qui arrêtent de brandir l’épouvantail de la dictature dès que l’on suggère qu’il est possible d’enseigner autrement que selon les dogmes de la pensée unique pédagogiste. Il me semble qu’on est loin du compte !
Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés...
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 200
Vous avez très bien résumé les choses, mais le probleme avec ce "Cantet", c'est que l'on ne sait pas très bien à qui on parle et quel est le sens de sa démarche.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
"je règle quelques comptes "
Tu lui en "colle" une, de ma part . :)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
s
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés...
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008
C'est malin ! Maintenant, en plus, ils vont dire que nous mangeons les p'tits enfants ! Il ne nous manquait plus que ça !
Ecrit par : catmano | 04 juin 2008
Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés...
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008
C'est malin ! Maintenant, en plus, ils vont dire que nous mangeons les p'tits enfants ! Il ne nous manquait plus que ça !
Ecrit par : catmano | 04 juin 2008
Si FGuichard se dévoue pour manger les pédagos. il faudra lui décerner une médaille spéciale...Leur chair est plus coriace et moins appétissante que celle que nous mangeons d'ordinaire, n'est-ce pas ? ^^^^^^^^^^
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Bonjour
Je ne sais pas qui est ce "Cantet", mais j'ai honte pour lui de le voir si orgueilleux de réinventer l'eau chaude.
Ecrit par : johnmarguerite | 04 juin 2008
Bises à toutes et à tous...
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juin 2008
Merci !!!
Ecrit par : Maminou | 04 juin 2008
Si FGuichard se dévoue pour manger les pédagos. il faudra lui décerner une médaille spéciale...Leur chair est plus coriace et moins appétissante que celle que nous mangeons d'ordinaire, n'est-ce pas ? ^^^^^^^^^^
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Pas si sûr ! Le "poulet de grain" est plus savoureux que la volaille de batterie.
Ecrit par : Pédago-coco-vin-cra | 04 juin 2008
De 13h00 à 13h40, débat JPB-Grandserre sur RMC.
Montjoie !
Ecrit par : Steppenwolf | 04 juin 2008
grandserre n'est qu'un petit duc de la rapace pédagaule.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Mais pendant que nous nous disputons pour savoir qui a raison, une autre logique est à l'œuvre qui se fiche pas mal de savoir si l'élève est au centre ou non, c'est la déréglementation de l'école et au final, sa destruction et le passage au privé comme solution... Ne nous trompons pas de combat !
Ecrit par : Pascal | 04 juin 2008
Merci pour ce témoignage ; il sonne juste. C'est en pensant à des gens comme vous que j'essaye personnellement de garder le cap.
Les élèves, issus notamment de milieux modestes, méritent mieux que le ghetto dans lequel certains voudraient en effet et en toute bonne conscience, les enfermer.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
"Ne nous trompons pas de combat !"
Oui, peut-être mais si c'est le cas, le plus sûr moyen d'y arriver n'est-il pas d'abord de faire triompher les pédagols ?
Ecroulement garanti à court terme.
Alors passage "naturel" (au sens chiraquien) au privé.
C'est du billard !
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
grandserre n'est qu'un petit duc de la rapace pédagaule.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Il n'a pas l'air d'un gars très chouette.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
grandserre n'est qu'un petit duc de la rapace pédagaule.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Il n'a pas l'air d'un gars très chouette.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Ne dites pas de mal des chouettes, ces oiseaux des dieux !
Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?
soeur sourire
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008
"Alors, réconciliation, perche no ? On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis, effectivement. Encore faudrait-il pouvoir dialoguer avec des gens de bonne foi, c.à.d. qui arrêtent de brandir l’épouvantail de la dictature dès que l’on suggère qu’il est possible d’enseigner autrement que selon les dogmes de la pensée unique pédagogiste. Il me semble qu’on est loin du compte !
Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés..."
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008
Françoise, vous savez aussi bien que moi qu'il y a aussi un bon paquet "d'instructionnistes" qui sont souvent d'une parfaite mauvaise foi... Vous en avez vous-même stigmatisé quelques-uns, à l'occasion, en ces lieux-mêmes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?
soeur sourire"
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008
Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
Pour ceux qui, (comme moi), aiment quand on règle leur compte à des démago-populistes qui se croient politiquement incorrects, du genre "Zemmour".
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/fouduroi/index.php?id=68161
(J'espère que le lien marche).
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
A Catmano,
Les fils de discussions étant très longs et n'ayant pas toujours du temps à consacrer à les lire je vais peut-être vous obliger à vous répéter: si vous avez un CP, quel manuel de lecture utilisez-vous? Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. Je n'ai jamais enseigné en CP mais d'après certains cette méthode de lecture est néfaste. Qu'en pensez-vous? Je tâcherai, d'ici la fin de l'année scolaire d'emprunter un livre à un collègue pour y jeter un coup d'oeil. En tout cas l'an prochain ils rempilent avec cette méthode qualifiée de pas trop mauvaise par l'un d'entre eux.
Merci.
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
Pour le lien concernant "le fou du roi", dans un message qui va suivre, (désolé, c'est "la faute au" code qu'il faut reproduire pour les messages contenant des liens), c'est la chronique de Didier Porte que je suggère d'écouter, (si ce lien fonctionne).
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
Le lien "fou du roi" marche, et la chronique de Porte se trouve à 1heure 04 et 07 secondes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
Pas si sûr ! Le "poulet de grain" est plus savoureux que la volaille de batterie.
Ecrit par : Pédago-coco-vin-cra | 04 juin 2008
Attention, vous allez vexer catmano. Ses poussins sont garantis 100% pur grain et sans farine pédago (sans oublier la campagne environnante, le bon air et les soins appropriés).
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
C'est comme traiter de racistes ceux qui appellent à l'islamolucidité , non ???
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
"Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?
soeur sourire"
Il n'y a pas de réconciliation possible à l'heure actuelle. Le clivage du "monde enseignant" est très profond. Invoquer les petits oiseaux et les jolies histoires de l'oncle Paul n'est qu'un piètre cache misère.
La lutte (désespérée) continue.
Quand l'ère sera aux tables rondes, on * le saura.
* : les survivants
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
"t'sais"
Il commence fort, le trouduc :o))))))
Il a appris à parler où ? Avec charmeux ?
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
"On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?
soeur sourire"
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008
Lafforgue a écrit ceci précisément :
"Pour moi, c'est exactement comme si nous étions un "Haut Conseil des Droits de l'Homme" et si nous envisagions de faire appel aux Khmers rouges pour constituer un groupe d'experts pour la promotion des Droits Humains."
Ce n'est pas exactement la même chose, soeur sourire.
Ecrit par : Guillaume | 04 juin 2008
Et Grandcon (commebil6) écrit comme il parle. ange
Je comprends qq chtits trucs maintenant, bon, cela dit j'm'en doutais un chouïe :)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
"On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?
soeur sourire"
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008
Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
Un petit extrait de Wikipédia pour remettre les choses à leur place :
"En 2004, il commence à s'intéresser au système éducatif français et se rapproche du collectif Sauver les lettres. Il cosigne avec Alain Connes et d'autres scientifiques le texte Les savoirs fondamentaux au service de l’avenir scientifique et technique : comment les réenseigner où ils expriment leur point de vue sur l'enseignement des mathématiques et du français à l'école primaire.
Nommé, par le président Jacques Chirac, membre du Haut Conseil de l'éducation (HCE), instauré par la loi Fillon, il en démissionne à la demande du président du HCE, le 21 novembre 2005, au lendemain de la première réunion de travail. Selon Laurent Lafforgue, le motif invoqué serait le contenu virulent d'un courriel où il exposait ses réticences concernant la qualification des experts du Ministère de l'Éducation Nationale pour mener à bien le travail du HCE. Il est remplacé le 2 mars 2006 par Antoine Compagnon, professeur à l'université Paris-IV Sorbonne.
Il ne s'agit donc pas d'un "communiqué", mais d'un "courriel". Je rappelle à "soeur sourire" (oh ! que ça m'escagasse !!!) que Laurent Lafforgue est un mathématicien éminent, titulaire de la médaille Fields de mathématiques (l'équivalent du prix Nobel).
Laurent Lafforgue a pris conscience , apès la lecture d'un certain nombre de témoignages de gens que nous connaissons bien sur ce blog, notamment d'enseignants du primaire, de l'état désastreux du système éducatif français et de la responsabilité des "experts" auto proclamés et autres statisticiens de l'éducation nationale dans ce désastre.
Laurent Lafforgue a effectivement employé l'expression "Kmers rouges" dans ce fax, qui, il faut le répéter n'était pas destiné à être diffusé.
Il y a des moments, chère soeur Sourire, il faut arrêter de sourire béatement à n'importe qui et à n'importe quoi pour appeler un chat un chat et empoigner, si besoin est, un bon manche de fouet.
...Comme jadis, un certain Jésus de Nazareth contre les "marchands du Temple".
C'est ce qu'a fait, avec des mots, contre les démolisseurs de l'Ecole de la République, le très mesuré, très "gentil " et très...catholique "frère" Laurent.
On appelle cela une "sainte colère".
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
Certains ont aussi fait des allusions douteuses, des amalgames nauséabonds et pris sur le fait ont juré en trépignant qu'ils ne remettraient plus les pieds sur ce blog.
On lit pourtant encore leurs interventions inutiles.
Ecrit par : Guillaume | 04 juin 2008
il a du plomb dans l'Q le gandcon, meirieu est passé par là ? :)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
"C'est comme traiter de racistes ceux qui appellent à l'islamolucidité , non ???"
Dans un contexte moins religieux, j'appelle racisme du second ordre une attitude qui consiste à s'empêcher de traiter un con noir de con parce qu'il est noir.
Bien d'accord avec ce qu'écrivait JPB, il y a peu, à ce sujet.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
"Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008 "
Sûr que c'est po sympa pour les "cloportes" et "débiles mentaux"
:o)))
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
:o))))))))
le gros bouffon :o)))))))
Virez SG d'l'EN !
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
""On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?
soeur sourire"
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008
Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008"
Je vous accorde que "cloporte" est déplacé.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
V'la ti po la grosse jalouse (comme les gros cons que je fréquente sur f2, étonnant)
les gros lourds, quand ils tombent, ils se font très mal :o)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
ooops désolé dugong , chparlion du gr adn con S.G
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
J'avions compris !
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
;)
G.con
"chuis po naïf"
WWWWWW@@@@@@@@@RRRRRRRRRRFFFFFFFFF
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Zyva , JP , mets lui une baffe pendant la pub. ange
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Pense aux copains ange
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Dans un contexte moins religieux, j'appelle racisme du second ordre une attitude qui consiste à s'empêcher de traiter un con noir de con parce qu'il est noir.
Bien d'accord avec ce qu'écrivait JPB, il y a peu, à ce sujet.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Il y a donc une majorité de racistes du second ordre , médias en tête ...
Le bretteur JPB sur RMC vient de se faire traiter de vychiste et fasciste ! Il résiste bien !
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
Sûr que redoubler avec la même prof même méthode, à 99% des cas (aujourd'hui) c'est pas bon ... ange
Surtotu si le prof c'est Grand con ange
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
C'est comme traiter de racistes ceux qui appellent à l'islamolucidité , non ???
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
Je ne me souviens pas d'avoir dit cela. J'ai simplement, et avec une insistance certaine, attiré l'attention sur une agence de presse douteuse.
Cordialement.
PS. Vous l'avez lu, Les peurs du G. ?
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
"mon ami 'philippe meirieu"
Ben voilà,qd j'disais qu'il avait du plomb dans l'Q :o))))
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Le bretteur JPB sur RMC vient de se faire traiter de vychiste et fasciste ! Il résiste bien !
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
C'était prévisible : Grandserre a peu d'imagination.
Meirieu m'avait pourtant dit, après un débat sur RFO, qu'il veillerait à ce que Grandserre se contrôle.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
PS. Vous l'avez lu, Les peurs du G. ?
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
En train . Remarquable enquête , je vous en dirai quelques mots bientôt .
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
Je ne me souviens pas d'avoir dit cela. J'ai simplement, et
@ G.Morel
J'avais bien compris votre intention , non , je pensais à certains "khmers rouges " !!! :-)))))
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
Le Canard Enchaîné, mercredi 4 juin 2008, page 2 :
« Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, s’en arrache, paraît-il, les cheveux.
Ce n’est pas 11 200 postes comme à la rentrée 2008, mais 20 000 emplois d’enseignants que le Budget entend sabrer en 2009 !
D’où plusieurs sévères explications qui ont opposé, ces derniers jours, Xavier Darcos et son bourreau de Bercy, le ministre du Budget Eric Woerth. Le ministre de l’Education a déjà pu mesurer sa popularité, le 2 juin, au lycée Paul-Bert ! Il va lui falloir maintenant annoncer – et justifier – cette purge sans précédent au monde enseignant, aux syndicats, et aux parents. »
Ecrit par : BA | 04 juin 2008
"Ce n’est pas 11 200 postes comme à la rentrée 2008, mais 20 000 emplois d’enseignants que le Budget entend sabrer en 2009 !"
Est ce la base sur laquelle les pédagogistes voudraient créer un consensus biaisé qui leur permettrait de faire passer leurs saloperies ?
(Presque) tout le monde dans la rue pour défendre les emplois et pendant ce temps les chacals bétonnent l'essentiel : la prise de pouvoir à l'intérieur de l'université. Pas de compte à rendre sinon aux pair(e)s qui, par ailleurs, ne sont pas très gonflé(e)s).
Jamais.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Je voulais parler de base de protestation (comme un écran de fumée).
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
A Catmano,
Les fils de discussions étant très longs et n'ayant pas toujours du temps à consacrer à les lire je vais peut-être vous obliger à vous répéter: si vous avez un CP, quel manuel de lecture utilisez-vous? Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. Je n'ai jamais enseigné en CP mais d'après certains cette méthode de lecture est néfaste. Qu'en pensez-vous? Je tâcherai, d'ici la fin de l'année scolaire d'emprunter un livre à un collègue pour y jeter un coup d'oeil. En tout cas l'an prochain ils rempilent avec cette méthode qualifiée de pas trop mauvaise par l'un d'entre eux.
Merci.
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
Une petite réponse avant que votre post ne soit trop loin et passe inaperçu...
D'après Toto, ce serait "Léo et Léa"...
D'après Catmano (je lui demande d'être indulgente avec moi puisque je réponds à sa place) c'est "Bien lire et aimer lire' (Borel Maisonny)...
D'après moi, les 2 précédents sont très bien et très recommandables, mais j'utilise "La planète des Alphas"...
Et maintenant à vous de choisir !!!
Ecrit par : Maminou | 04 juin 2008
Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. Je n'ai jamais enseigné en CP mais d'après certains cette méthode de lecture est néfaste. Qu'en pensez-Vvous?
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
Abracadalire, c'est un joli livre, mais c'est seulement pour les enfants qui savent déjà lire...
Ecrit par : Maminou | 04 juin 2008
Merci pour votre réponse.
J'aimerais toutefois un avis concernant Abracadalire.
Tout ceci par pur renseignement personnel car l'an prochain j'aurai encore une classe de cycle 3.
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
Merci Maminou.
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
"il a du plomb dans l'Q le gandcon, meirieu est passé par là ? :)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
"
"Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008 "
Sûr que c'est po sympa pour les "cloportes" et "débiles mentaux"
:o)))
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
:o))))))))
le gros bouffon :o)))))))
Virez SG d'l'EN !
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
V'la ti po la grosse jalouse (comme les gros cons que je fréquente sur f2, étonnant)
les gros lourds, quand ils tombent, ils se font très mal :o)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
ooops désolé dugong , chparlion du gr adn con S.G
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
J'avions compris !
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
;)
G.con
"chuis po naïf"
WWWWWW@@@@@@@@@RRRRRRRRRRFFFFFFFFF
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Zyva , JP , mets lui une baffe pendant la pub. ange
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Pense aux copains ange
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Sûr que redoubler avec la même prof même méthode, à 99% des cas (aujourd'hui) c'est pas bon ... ange
Surtotu si le prof c'est Grand con ange
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
"mon ami 'philippe meirieu"
Ben voilà,qd j'disais qu'il avait du plomb dans l'Q :o))))
Ecrit par : toto | 04 juin 2008 "
Le niveau monte, sur ce blog!
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"Certains ont aussi fait des allusions douteuses, des amalgames nauséabonds et pris sur le fait ont juré en trépignant qu'ils ne remettraient plus les pieds sur ce blog.
On lit pourtant encore leurs interventions inutiles."
Ecrit par : Guillaume | 04 juin 2008
Guillaume, ne soyez pas vexé! "Cloporte" et "débile mental" ne vous était pas destinés.
Ou alors, vous avez écouté la chronique de Didier Porte, qui a flingué à bout portant ce jour le nuisible Zemmour... (lien un peu plus haut). ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. "
Demande aux gamins ce qu'ils en pensent, pour ma part, si c'est pour apprendre à lire, C'EST D'LA MERDE. ange :)
"Le niveau monte, sur ce blog!"
Il suffisait k't'arrives, ducon !
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Un peu de lecture sur les IUFMs
http://www.ifrap.org/IUFM-La-machine-a-detruire-les-enseignants,0298.html
Ecrit par : Carole | 04 juin 2008
Merci pour votre réponse.
J'aimerais toutefois un avis concernant Abracadalire.
Tout ceci par pur renseignement personnel car l'an prochain j'aurai encore une classe de cycle 3.
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
J'ai suivi en soutien scolaire un enfant qui avait cette méthode à l'école:
ce sont des pages et des pages à apprendre par coeur avant de découvrir quelques syllabes et qui en plus tombent tout d'un coup comme "des cheveux sur la soupe", c'est à dire pourquoi celles-là et pas d'autres??
On ne voit pas très bien quelle est la progression...
Ecrit par : Maminou | 04 juin 2008
"Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. "
si c'est pour apprendre à lire, C'EST D'LA MERDE. ange :)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Voici une autre façon de l'exprimer, mais en gros c'est ce que je pense !!!
Ecrit par : Maminou | 04 juin 2008
Guillaume, ne soyez pas vexé! "Cloporte" et "débile mental" ne vous était pas destinés.
étaient
Zemmour comme Polony devraient au contraire être reconnus d'utilité publique.
Ecrit par : Guillaume | 04 juin 2008
CS a écrit : "Le niveau monte, sur ce blog!"
L'important n'est-il pas que vous continuiez à flotter pour nous montrer la référence ?
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Grandserre a été à bonne école (celle de Meirieu), anguille vive au débit rapide et à la soupe démagogique.
Faudra s'en méfier un peu plus à l'avenir. Il a ses entrées à l'IUFM de Rouen et son bouquin se trouvait par piles entières dans les librairies normandes.
Ecrit par : Guillaume | 04 juin 2008
CS a écrit : "Le niveau monte, sur ce blog!"
L'important n'est-il pas que vous continuiez à flotter pour nous montrer la référence ?
Moi qui croyais qu'il faisait office de bonde !
Ecrit par : Guillaume | 04 juin 2008
"se trouvait par piles entières dans les librairies normandes."
C'est peut-être bon signe, ça peut vouloir dire qu'il ne se vend pas ? :)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Bonde, James Bonde !
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
A Catmano,
Les fils de discussions étant très longs et n'ayant pas toujours du temps à consacrer à les lire je vais peut-être vous obliger à vous répéter: si vous avez un CP, quel manuel de lecture utilisez-vous? Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. Je n'ai jamais enseigné en CP mais d'après certains cette méthode de lecture est néfaste. Qu'en pensez-vous? Je tâcherai, d'ici la fin de l'année scolaire d'emprunter un livre à un collègue pour y jeter un coup d'oeil. En tout cas l'an prochain ils rempilent avec cette méthode qualifiée de pas trop mauvaise par l'un d'entre eux.
Merci.
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
Je ne connais d'Abracadalire CP que ce que le catalogue Hatier veut bien montrer. Deux formules : le manuel ou les albums.
Le manuel, comme beaucoup de ceux de sa génération, revue et corrigée après les injonctions De Robien 2007 (étudier le code alphabétique dès le début de l’année), démarre chaque nouvelle séance par un long texte lu par l’enseignant (avant, ce texte était prétexte à lecture par hypothèses).
On extrait alors un texte plus court (quand même une trentaine de mots à la page 36 du premier manuel) que l’élève est censé « lire ». De ce texte, on demande alors à l’élève de retenir globalement une dizaine de mots, triés par catégories grammaticales et n’ayant pas forcément de phonèmes communs.
Il est aussi prétexte à « enrichissement du fonctionnement de la langue » sous la forme d’un exercice structural.
Cette double page est intitulée « La construction du sens ».
Y font suite deux pages consacrées quant à elles à l’apprentissage du code. Les pages 40 et 41 présentées sur le site de la maison Hatier font étudier les lettres « t » et « é » selon le principe « j’entends » / « je vois » grâce à une illustration et aux mots acquis globalement dans les séances précédentes.
Il s’en suit un exercice de copie d’une phrase contenant les deux lettres et tirée du texte appris globalement, puis un exercice de combinatoire :
- lire six syllabes formées des lettres déjà apprises auxquelles sont associées un ou deux mots illustrés dans lesquels ces syllabes sont écrites en rouge (les mots proposés peuvent donner à penser, vue la période de l’année, qu’ils ne sont pas déchiffrables en totalité par les élèves et que l’illustration « aide » à les lire : téléphone, fermé, par exemple, ne sont pas composés des « sons simples » habituellement réservés au premier trimestre)
- lire quatre séries de deux groupes de mots pour lesquels il s’agit de déduire le second en opérant une substitution sur un mot sans doute acquis globalement : la cour / la tour ; la fête / la tête ; mes amis / tes amis ; mon lit / ton lit).
Un dernier exercice propose à nouveau de lire trois phrases bâties selon la même structure et offrant un semblant de « réinvestissement » pour deux des mots « déchiffrés » lors de la séance précédente (légos et téléphone).
Il y a un cahier d’exercice associé au manuel, mais on ne peut en voir le contenu sur le site. Ils ont ajouté récemment à la méthode un « cahier de syllabes » dont l’éditeur dit qu’il s’agit d’un outil complémentaire destiné à renforcer la liaison entre l'école et la maison et qui propose des activités de lecture et écriture de syllabes, lecture et écriture de mots et lecture d'une phrase. Cette formulation peut selon moi porter à comprendre que le travail sur le code alphabétique, réputé sans intérêt pour les professionnels que nous sommes, serait donné en devoirs du soir et donc confié aux parents.
Une deuxième formule est proposée : l'apprentissage se fait à partir des albums où, pour chaque chapitre de l'histoire, on propose deux doubles pages richement illustrées, l’une lue par l'enseignant, l'autre par l'élève.
Je suppose qu’on associe alors à ces albums le cahier d’exercices et le cahier de syllabes.
Il existe bien entendu un « livre du maître » qui expose les choix pédagogiques de la page 14 à la page 32 : comment construire du sens ainsi que les outils pour le construire, l’interaction lecture-écriture, la prise en compte des rythmes, la dimension sociale et affective de l’apprentissage de la lecture - on ne ricane pas, j’explique au monsieur !
Le sommaire de ce livre du maître nous permet d’apprendre que la progression des « relations grapho-phonologiques » est quant à elle expédiée en moins d’une page (33) qu’elle partage avec la répartition annuelle.
Je pense donc qu’il s’agit d’une de ces nombreuses méthodes dont les auteurs, ayant remarqué que les élèves en échec scolaire étaient toujours en délicatesse avec la compréhension de textes, ont cru qu’en ne travaillant quasiment que celle-ci, ils résoudraient miraculeusement le problème du redoublement, si crucial à notre économie.
L’apprentissage du code n’étant, selon eux, qu’une béquille parfois nécessaire au déchiffrage d’un mot par ci par là mais a priori néfaste à une bonne installation de la lecture rapide par prise d’indices, ils l’ont donc réduit à la portion congrue à travers quelques exercices qui continuent malgré tout à privilégier l’anticipation, l’hypothèse par prélèvement d’indices non textuels...
L’attitude de nos collègues ne m’étonne pas vraiment. Depuis une quinzaine d’années que ce genre de méthode fleurit, on en est arrivé maintenant au stade où tout le monde considère qu’il est normal qu’un enfant quitte le CP en ne sachant pas encore déchiffrer et comprendre à coup sûr un texte d’une trentaine de lignes et qu’il a encore tout le CE1 pour commencer à y parvenir, et ce d’autant plus s’il n’a pas la chance d’avoir des parents ayant poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat.
Pour répondre à votre première question, j’utilise « Bien lire et aimer lire » de C. Silvestre de Sacy (ESF), méthode phonétique à départ gestuel, depuis maintenant une quinzaine d’années.
Nous avons fini le premier manuel (apprentissage du code) il y a deux semaines.
Le second manuel propose des textes d’une à trois pages (des contes et des récits). Nous en lisons un par jour qu’ils relisent à la maison le soir.
Sur mes neuf élèves de CP (classe faible cette année, de gros problèmes d’attention, quatre bébés-lune n’ayant aucune envie de grandir et cinq « Superman » ou «Superwoman » persuadés d’être nés « finis » qui en sont encore à se demander pourquoi la maîtresse leur impose un travail et n’est pas en admiration béate devant le moindre de leurs faits et gestes) quatre lisent à voix haute en mettant l’intonation dès la première lecture, trois lisent mot à mot en hésitant encore parfois sur certains mots (contenant un son rare et dont ils ignorent le sens), les deux derniers lisent encore en syllabant mais se reprennent en fin de mot.
Les neuf comprennent parfaitement le sens du texte, interrompent leur lecture dès qu’ils relèvent un mot inconnu pour en demander le sens et il m’est difficile de les interrompre lorsqu’en fin de séance, ils « débattent » entre eux autour de l’attitude d’un personnage ou des hypothèses qu’ils formulent sur la suite et le dénouement de l’histoire (débat spontané).
Ecrit par : catmano | 04 juin 2008
IUFM : enquiller ou déquiller les vendus ?
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Lycée : la victoire finale du pédagogisme
LYCEE : LA VICTOIRE FINALE DU PEDAGOGISME.
1 Le SNALC-CSEN constate que les annonces du Président de la République, celles du Ministre de l’Education, comme le contenu de la "feuille de route" destinée à encadrer les discussions sur le futur lycée, s’inscrivent dans les mêmes schémas que ceux qui ont inspiré les réformes antérieures, ainsi que le rapport Pochard. En considérant que l’échec de 45% des bacheliers inscrits en licence "prend ses racines au lycée", en constatant que "15% des élèves sont obligés de redoubler la classe de seconde", sans faire une seule fois référence au collège, le gouvernement montre qu’il n’entend renoncer à aucun des dogmes qui sont à l’origine de l’échec scolaire depuis plusieurs décennies.
2 Le SNALC-CSEN constate que la préoccupation exclusive de "correspondre aux attentes des lycéens" et d’adapter l’enseignement "aux besoins et aux aspirations des lycéens", s’inscrit plus que jamais dans l’objectif de "mettre l’élève au centre du système", en ne renonçant à aucun des aspects fondamentaux de la loi Jospin de 1989. La volonté affichée, et forcément partagée, d’ "assurer la réussite de tous les élèves au lycée", fondée exclusivement sur des procédures de "remédiation", ne remet jamais en cause les modalités antérieures d’orientation. ("30% des élèves entrent en seconde sans disposer des pré-requis nécessaires." Dès lors, la "nouvelle" réforme ne peut que s’apparenter à un énième replâtrage destiné à compenser artificiellement les carences des cycles antérieurs.
3 Le SNALC-CSEN rappelle que la poursuite de la politique démagogique des gouvernements antérieurs s’effectue dans le cadre d’une réduction drastique des moyens. Il ne pourra en résulter qu’une augmentation massive de la charge de travail des enseignants. A qui fera-t-on croire, par ailleurs, que : "cours, soutien et remise à niveau, projets interdisciplinaires, aide personnalisée, contribution au suivi et à l’orientation, préparation méthodologique aux études supérieures", "travail conduit dans le cadre du conseil pédagogique rénové"… n’aboutiront pas à réduire la transmission du savoir à la portion congrue ?
En ne concevant la liberté pédagogique, pourtant inscrite dans la loi, qu’au sein de processus collectifs, les propositions du ministre risquent de dénaturer en profondeur la mission des enseignants en soumettant ces derniers aux diktats d’équipes locales aux pouvoirs renforcés. Le SNALC-CSEN s’interroge, d’autre part, sur la façon de "conforter les acquis disciplinaires et méthodologiques des élèves sortant du collège", alors qu’ une part non négligeable d’entre eux n’en possède que de très vagues rudiments. En assignant au nouveau lycée une mission impossible, le gouvernement prépare le terrain à une nouvelle vague de pédagogisme irresponsable.
5 Dans ces conditions, on ne peut qu’être surpris des déclarations annonçant la fin des IUFM : le dispositif annoncé pour le lycée consacre pourtant leur caractère irremplaçable, à moins d’injecter massivement les sciences pédagogiques dans le cursus de la future licence LMD. Le remède serait alors pire que le mal…
Paris, le 3 juin 2008
Ecrit par : Sanseverina | 04 juin 2008
Je ne connais d'Abracadalire CP que ce que le catalogue Hatier veut bien montrer. Deux formules : le manuel ou les albums.
Le manuel, comme beaucoup de ceux de sa génération, revue et corrigée après les injonctions De Robien 2007 (étudier le code alphabétique dès le début de l’année), démarre chaque nouvelle séance par un long texte lu par l’enseignant (avant, ce texte était prétexte à lecture par hypothèses).
On extrait alors un texte plus court (quand même une trentaine de mots à la page 36 du premier manuel) que l’élève est censé « lire ». De ce texte, on demande alors à l’élève de retenir globalement une dizaine de mots, triés par catégories grammaticales et n’ayant pas forcément de phonèmes communs.
Il est aussi prétexte à « enrichissement du fonctionnement de la langue » sous la forme d’un exercice structural.
Cette double page est intitulée « La construction du sens ».
Y font suite deux pages consacrées quant à elles à l’apprentissage du code. Les pages 40 et 41 présentées sur le site de la maison Hatier font étudier les lettres « t » et « é » selon le principe « j’entends » / « je vois » grâce à une illustration et aux mots acquis globalement dans les séances précédentes.
Il s’en suit un exercice de copie d’une phrase contenant les deux lettres et tirée du texte appris globalement, puis un exercice de combinatoire :
- lire six syllabes formées des lettres déjà apprises auxquelles sont associées un ou deux mots illustrés dans lesquels ces syllabes sont écrites en rouge (les mots proposés peuvent donner à penser, vue la période de l’année, qu’ils ne sont pas déchiffrables en totalité par les élèves et que l’illustration « aide » à les lire : téléphone, fermé, par exemple, ne sont pas composés des « sons simples » habituellement réservés au premier trimestre)
- lire quatre séries de deux groupes de mots pour lesquels il s’agit de déduire le second en opérant une substitution sur un mot sans doute acquis globalement : la cour / la tour ; la fête / la tête ; mes amis / tes amis ; mon lit / ton lit).
Un dernier exercice propose à nouveau de lire trois phrases bâties selon la même structure et offrant un semblant de « réinvestissement » pour deux des mots « déchiffrés » lors de la séance précédente (légos et téléphone).
Il y a un cahier d’exercice associé au manuel, mais on ne peut en voir le contenu sur le site. Ils ont ajouté récemment à la méthode un « cahier de syllabes » dont l’éditeur dit qu’il s’agit d’un outil complémentaire destiné à renforcer la liaison entre l'école et la maison et qui propose des activités de lecture et écriture de syllabes, lecture et écriture de mots et lecture d'une phrase. Cette formulation peut selon moi porter à comprendre que le travail sur le code alphabétique, réputé sans intérêt pour les professionnels que nous sommes, serait donné en devoirs du soir et donc confié aux parents.
Une deuxième formule est proposée : l'apprentissage se fait à partir des albums où, pour chaque chapitre de l'histoire, on propose deux doubles pages richement illustrées, l’une lue par l'enseignant, l'autre par l'élève.
Je suppose qu’on associe alors à ces albums le cahier d’exercices et le cahier de syllabes.
Il existe bien entendu un « livre du maître » qui expose les choix pédagogiques de la page 14 à la page 32 : comment construire du sens ainsi que les outils pour le construire, l’interaction lecture-écriture, la prise en compte des rythmes, la dimension sociale et affective de l’apprentissage de la lecture - on ne ricane pas, j’explique au monsieur !
Le sommaire de ce livre du maître nous permet d’apprendre que la progression des « relations grapho-phonologiques » est quant à elle expédiée en moins d’une page (33) qu’elle partage avec la répartition annuelle.
Je pense donc qu’il s’agit d’une de ces nombreuses méthodes dont les auteurs, ayant remarqué que les élèves en échec scolaire étaient toujours en délicatesse avec la compréhension de textes, ont cru qu’en ne travaillant quasiment que celle-ci, ils résoudraient miraculeusement le problème du redoublement, si crucial à notre économie.
L’apprentissage du code n’étant, selon eux, qu’une béquille parfois nécessaire au déchiffrage d’un mot par ci par là mais a priori néfaste à une bonne installation de la lecture rapide par prise d’indices, ils l’ont donc réduit à la portion congrue à travers quelques exercices qui continuent malgré tout à privilégier l’anticipation, l’hypothèse par prélèvement d’indices non textuels...
L’attitude de nos collègues ne m’étonne pas vraiment. Depuis une quinzaine d’années que ce genre de méthode fleurit, on en est arrivé maintenant au stade où tout le monde considère qu’il est normal qu’un enfant quitte le CP en ne sachant pas encore déchiffrer et comprendre à coup sûr un texte d’une trentaine de lignes et qu’il a encore tout le CE1 pour commencer à y parvenir, et ce d’autant plus s’il n’a pas la chance d’avoir des parents ayant poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat.
Ecrit par : catmano | 04 juin 2008
Tu vois, toto, c'est ça le talent !!!
C'est clair, net et sans bavure...
Bravo et merci Catmano ...
Ecrit par : Maminou | 04 juin 2008
Remédiation au lycée quand le collège est en miettes!
Quelle foutaise!
Revalorisation quand on prévoit d'enterrrer vivants les profs en poste!
Quelle mascarade grotesque!
On se paie notre tête totalement et ceux qui nous étranglent sortent de nos propres rangs!
La chienlit, c'est ce qu'on dit dans ce cas-là?
Ecrit par : Sanseverina | 04 juin 2008
"Tu vois, toto, c'est ça le talent !!!"
Je n'ai jamais prétendu être autre chose qu'un abruti. ange ;)
Je ne m'appelle pas bil6, moi ! ange :)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Le Canard Enchaîné, mercredi 4 juin 2008, page 2 :
« Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, s’en arrache, paraît-il, les cheveux.
Ce n’est pas 11 200 postes comme à la rentrée 2008, mais 20 000 emplois d’enseignants que le Budget entend sabrer en 2009 !
D’où plusieurs sévères explications qui ont opposé, ces derniers jours, Xavier Darcos et son bourreau de Bercy, le ministre du Budget Eric Woerth. Le ministre de l’Education a déjà pu mesurer sa popularité, le 2 juin, au lycée Paul-Bert ! Il va lui falloir maintenant annoncer – et justifier – cette purge sans précédent au monde enseignant, aux syndicats, et aux parents. »
Est-ce que cet article du Canard correspond à la réalité ?
Est-ce que quelqu'un sur ce blog aurait des informations sur les 20 000 postes d'enseignants qui seraient menacés l'année prochaine ?
Je vous remercie.
Ecrit par : Instit | 04 juin 2008
"se trouvait par piles entières dans les librairies normandes."
C'est peut-être bon signe, ça peut vouloir dire qu'il ne se vend pas ? :)
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Cette phrase n'est pas d'un "abruti".
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Merci à catmano pour cette analyse d'une grande clarté. Descartes et Paganini !
Ainsi qu'à maminou pour cette formule lapidaire dont l'humour se conjugue à l'esprit et qui résume à elle seule le pédagogisme:
"Manuel d'apprentissage de la lecture, " Abracadalire" est très bien pour les élèves qui savent déjà lire."
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
"Est-ce que quelqu'un sur ce blog aurait des informations sur les 20 000 postes d'enseignants qui seraient menacés l'année prochaine ?"
Nième effet d'annonce.
Suite d'une série de droites/gauches en pleine face.
Enseignants * sonnés ou déjà mithridatisés.
Vivement le retentissement du gong...
* je parle des enseignants, pas des pédagols.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Je me suis absenté un moment... Merci beaucoup pour votre réponse Catmano.
A propos de ceci:
"L’attitude de nos collègues ne m’étonne pas vraiment. Depuis une quinzaine d’années que ce genre de méthode fleurit, on en est arrivé maintenant au stade où tout le monde considère qu’il est normal qu’un enfant quitte le CP en ne sachant pas encore déchiffrer et comprendre à coup sûr un texte d’une trentaine de lignes et qu’il a encore tout le CE1 pour commencer à y parvenir, et ce d’autant plus s’il n’a pas la chance d’avoir des parents ayant poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat."
Je suis bien d'accord avec vous. Des parents désarmés viennent me voir alors que je "récupère" leur enfant en CM1 ou en CM2 et ils me disent:
- On m'avait dit à l'époque qu'il avait le temps d'apprendre à lire, que ça viendrait.
Et moi tout aussi désarmé je leur rétorque:
"Mais, non! On n'a pas le temps!"
Chez nous, nous avons beaucoup d'élèves faibles issus de familles défavorisés. Mais "même parmi ceux qui ne devraient pas avoir de problèmes" on trouve des enfants en difficulté.
Cette semaine des parents sont venus me voir pour leur fille qui est en CM1. C'est une petite lectrice: elle a une lecture heurtée, lit lentement et ne saisit pas toujours le sens. En conjugaison et grammaire, c'est pire. Tout est laborieux, même pour des choses simples comme en ce moment: conjuguer au futur simple (je me le suis gardé de côté pour la fin d'année) ce qui normalement devrait être des révisions. J'ai fini par demandé aux parents si elle faisait de la grammaire l'an passé. Ils m'ont répondu que non. Voilà, tout était dit!
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
Maintenant, il est fort possible que des éclaireurs pédagogistes du genre de Cantet, un peu effrayés, avec la réforme en vue du lycée, par l'éclatante victoire de leurs idées (merci M. Darcos !) viennent sur ce blog pour s'assurer que le "service après vente" fonctionne encore.
Car ils doivent bien savoir au fond d'eux-mêmes qu'il faudra, comme d'habitude, s'épuiser à passer derrière.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Fin de discours du Maître du Moloch sur la réforme des lycées :
"Cela passe ensuite par la délimitation précise de la capacité d'auto-organisation des établissements"
Traduction : il faudrait quand même pas que ça devienne un merdier épouvantable qui échappe à tout contrôle.
Si je peux me permettre un conseil au Maître : un coup de fatigue ou de déprime ? Ne lisez pas du Edgar Morin ! Lisez plutôt Rahan, c'est moins dangereux pour votre équilibre mental !
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Une seule solution, Gédéon ,
"lire avec Léo & Léa" (CP) edition belin 18€ (le pack) pochir .
C'est pas la peine de faire le passé simple si elle ne sait pas lire 'korrectement'
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Les analyses du SNALC semblent d'une lucidité définitive. Darcos, qui prétendait "en finir avec trente ans de pédagogisme", s'est incliné devant l'ennemi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 juin 2008
Les analyses du SNALC semblent d'une lucidité définitive. Darcos, qui prétendait "en finir avec trente ans de pédagogisme", s'est incliné devant l'ennemi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 juin 2008
Le pédagogisme a joué son rôle de leurre ; la continuité dont parle le Snalc ne remonte pas à 1989 mais à l'après-guerre. La France n'a plus de politique d'instruction publique depuis bien longtemps. Le pédagogisme - dont Darcos en son for intérieur pense le plus grand mal - ce n'est qu'une toute petite partie du problème.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
Les analyses du SNALC semblent d'une lucidité définitive. Darcos, qui prétendait "en finir avec trente ans de pédagogisme", s'est incliné devant l'ennemi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 juin 2008
Comme tous ses prédécesseurs!
Quele est donc cet enjeu politique tellement impératif qu'il réduit à néant les volontés ministérielles les plus trempées d'y faire obstacle? C'est incroyable!
Ecrit par : Jean | 04 juin 2008
Bonjour, j'ai un énorme problème... J'ai fait l'IUFM (j'y ai beaucoup ssssssouffert...) Je suis la première à critiquer ce temple du pé-sado-gisme... Et maintenant je souffre de pé-sado-gisme langagier chronique, je ne parle qu'en jargon et naturellement je parle d'apprenants à la place d'élèves ou étudiants, hier j'ai dit naturellement à mon cher et tendre "tu devrais faire de la métacognition ! ta zone proximale de développement est atteinte!" à la place de "arrête de m'énerver et fais la vaisselle!". Je souffre...
SOR-DE-SE-COR IUFM!!!
Aidez moi
Ecrit par : kayou | 04 juin 2008
Bonjour, j'ai un énorme problème... J'ai fait l'IUFM (j'y ai beaucoup ssssssouffert...) Je suis la première à critiquer ce temple du pé-sado-gisme... Et maintenant je souffre de pé-sado-gisme langagier chronique, je ne parle qu'en jargon et naturellement je parle d'apprenants à la place d'élèves ou étudiants, hier j'ai dit naturellement à mon cher et tendre "tu devrais faire de la métacognition ! ta zone proximale de développement est atteinte!" à la place de "arrête de m'énerver et fais la vaisselle!". Je souffre...
SOR-DE-SE-COR IUFM!!!
Aidez moi
Ecrit par : kayou | 04 juin 2008
Essayez la petite croix Vitafor...
Ecrit par : catmano | 04 juin 2008
Kayou a écrit : "Aidez moi"
Achetez un lave vaisselle à la Camif (paiement en 3 fois sans frais)
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
"Est-ce que quelqu'un sur ce blog aurait des informations sur les 20 000 postes d'enseignants qui seraient menacés l'année prochaine ?"
Pourquoi ce conditionnel ? Dites "qui vont disparaître" !
Où voulez-vous trouver l'argent pour donner aux copains ?
Et dire qu'il y a des trucs énormes qui passent inaperçus : l'arbre du pédagogisme qui cache la forêt...
Quand Hirtt et de Sélys décrivaient hier ce qui se passe aujourd'hui, le subtilisme masochiste professoral y voyait de l'archéo-marxisme... pas assez chic (pensez donc, ils appelaient les riches... riches !). Aujourd'hui, le nez dans le caca, certains glosent encore sur la "lucidité définitive du SNALC" et les pseudo-tourments de Darcos...
Ecrit par : victor | 04 juin 2008
Ecrit par : aliscan | 03 juin 200
Meirieu est certainement l'individu en France qui éprouve la haine la plus exponentielle qui soit pour les enseignants. Je ne pense pas en effet qu'on puisse trouver plus haineux à notre égard. Car sa haine est raisonnée, profonde, théorique. Il hait d'ailleurs tout autant les élèves, sinon 1) il ne s'acharnerait pas à les rendre idiots avec sa théorie absurde de l'auto-socio-construction des savoirs, 2) il n'aurait pas passé sa vie à les éviter, et il aurait pris un servcie d'enseignement comme tout le monde. Mais pour prendre un service d'enseignement comme tout le monde, il faut être certifié ou agrégé, c'est-à-dire qu' il faut avoir des compétences professionnelles attestées par la réussite à l'un des concours républicains de recrutement des maîtres. Or de compétences professionnelles "attestées", Meirieu n'en a pas.
Tout son personnage de "pédagogue" n'est qu'un masque habile dont il se pare pour abuser les crétins.
Ecrit par : Jean | 04 juin 2008
Que d'ânneries!
Ecrit par : anges4 | 04 juin 2008
Ecrit par : aliscan | 03 juin 200
Meirieu est certainement l'individu en France qui éprouve la haine la plus exponentielle qui soit pour les enseignants. Je ne pense pas en effet qu'on puisse trouver plus haineux à notre égard. Car sa haine est raisonnée, profonde, théorique. Il hait d'ailleurs tout autant les élèves, sinon 1) il ne s'acharnerait pas à les rendre idiots avec sa théorie absurde de l'auto-socio-construction des savoirs, 2) il n'aurait pas passé sa vie à les éviter, et il aurait pris un servcie d'enseignement comme tout le monde. Mais pour prendre un service d'enseignement comme tout le monde, il faut être certifié ou agrégé, c'est-à-dire qu' il faut avoir des compétences professionnelles attestées par la réussite à l'un des concours républicains de recrutement des maîtres. Or de compétences professionnelles "attestées", Meirieu n'en a pas.
Tout son personnage de "pédagogue" n'est qu'un masque habile dont il se pare pour abuser les crétins.
Ecrit par : Jean | 04 juin 2008
Que d'âneries!
Ecrit par : hasden | 04 juin 2008
"Une seule solution, Gédéon ,
"lire avec Léo & Léa" (CP) edition belin 18€ (le pack) pochir .
C'est pas la peine de faire le passé simple si elle ne sait pas lire 'korrectement'"
Le pire c'est qu'à l'école il y a une série de "Léo et Léa" qui traîne sur une étagère et que personne n'utilise!!!!!
J'ai "Léo et Léa" chez moi et comme ma fille de 4 ans veut vraiment apprendre à lire, ma femme lui montre de temps en temps en lui faisant lire les premières pages. (c'est encore un peu dur pour son âge)
A ce propos et pour ceux que cela intéresse. Ma fille n'est pas surdouée, ni mon fils (qui lui a 3 ans). En les intéressant dès le plus jeune âge aux livres, et par jeu avec eux dès qu'une occasion se présentait, à 1 ans 1/2 ils connaissaient l'alphabet et l'an passé en petite section ma fille savait compter jusqu'à 15. Il faut du temps ensuite pour arriver à comprendre que deux lettres associées forment des sons. Je ne veux pas les pousser à apprendre à lire même s'il est vrai que j'aimerais bien qu'ils maîtrisent une partie du décodage avant d'entrer en CP. Pour l'instant on suit leur rythme. Mais mon épouse et moi avons encore le temps.
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
Gédéon a écrit : "Mais mon épouse et moi avons encore le temps."
Ne traînez quand même pas trop pour nous faire le troisième !
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
La côte d'azur se mobilise :
http://www.nice.maville.com/-Mouans-Sartoux-500-menteuses-contre-le-jugement-de-Lille-/re/actudet/actu_dep-641331------_actu.html
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
"En les intéressant dès le plus jeune âge aux livres, et par jeu avec eux dès qu'une occasion se présentait, à 1 ans 1/2 ils connaissaient l'alphabet et l'an passé en petite section ma fille savait compter jusqu'à 15."
Je rappelle que d'après les programmes 2002, connaître l'alphabet est une compétence de fin de maternelle ainsi que dénombrer une quantité (laquelle?) en utilisant la suite orale des nombres connus. (je me demande quelle autre suite orale on peut utiliser?)
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
"Ne traînez quand même pas trop pour nous faire le troisième !"
Heu.... c'est pour dans 2 mois. Et ce n'est pas une blague!
Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008
Heu.... c'est pour dans 2 mois. Et ce n'est pas une blague!
Félicitations !
A ce rythme là, l'aîné va apprendre SLECC au petit dernier !
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Pourquoi ce conditionnel ? Dites "qui vont disparaître" !
Où voulez-vous trouver l'argent pour donner aux copains ?
Et dire qu'il y a des trucs énormes qui passent inaperçus : l'arbre du pédagogisme qui cache la forêt...
Quand Hirtt et de Sélys décrivaient hier ce qui se passe aujourd'hui, le subtilisme masochiste professoral y voyait de l'archéo-marxisme... pas assez chic (pensez donc, ils appelaient les riches... riches !). Aujourd'hui, le nez dans le caca, certains glosent encore sur la "lucidité définitive du SNALC" et les pseudo-tourments de Darcos...
Ecrit par : victor
C'est, il semblerait, que plus c'est énorme, et moins on croit que cela peut arriver.
Ecrit par : Pli | 04 juin 2008
"Quel est donc cet enjeu politique tellement impératif qu'il réduit à néant les volontés ministérielles les plus trempées d'y faire obstacle? C'est incroyable!"
C'est tout simple, c'est économique. Ce n'est pas la peine de développer une théorie du grand complot.
1. X.D. est attaché à sa carrière politique.
2. Il faut supprimer des postes (axiome de base).
3. Mais les besoins demeurent.
4. Il faut donc augmenter le temps de service des enseignants.
5. Mais cela n'est pas possible s'ils doivent faire des cours solides.
6. La solution est donc de les transformer en animateurs qui pourront rester plus longtemps devant les élèves.
Ecrit par : Romuald | 04 juin 2008
"L'important n'est-il pas que vous continuiez à flotter pour nous montrer la référence ?"
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Non, il y a toto, pour ça! Je ne peux pas lutter... ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"Et dire qu'il y a des trucs énormes qui passent inaperçus : l'arbre du pédagogisme qui cache la forêt..."
Ecrit par : victor | 04 juin 2008
Bien vu, Victor... Je crois effectivement que ça commence à devenir une manie, ici...
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"Quel est donc cet enjeu politique tellement impératif qu'il réduit à néant les volontés ministérielles les plus trempées d'y faire obstacle? C'est incroyable!"
C'est tout simple, c'est économique. Ce n'est pas la peine de développer une théorie du grand complot.
1. X.D. est attaché à sa carrière politique.
2. Il faut supprimer des postes (axiome de base).
3. Mais les besoins demeurent.
4. Il faut donc augmenter le temps de service des enseignants.
5. Mais cela n'est pas possible s'ils doivent faire des cours solides.
6. La solution est donc de les transformer en animateurs qui pourront rester plus longtemps devant les élèves.
Ecrit par : Romuald | 04 juin 2008
On se souvient qu'entre les deux tours des présidentielles ce blog apporta un appui soutenu à l'un des deux candidats qui restait en lice, celui qui, à l'époque, paraissait le plus susceptible de défendre certaines valeurs auxquelles nous étions et sommes encore attachées : la liberté des méthodes, la défense de l'école de la République, le retour aux "fondamentaux", la délimitation stricte de la sphère de nuisance des pédagogistes, la fin de la politique de l'élève au centre et de l'autoconstruction des savoirs, la fin des établissements "lieux de vie", la limitation des activités "périphériques", le retour du respect du Réglement intérieur, etc., valeurs que nous avions cru reconnaître en partie dans un discours prononcé à Maison-Alfort par le candidat devenu aujoud'hui président de la République.
Nous avions voulu croire aussi aux promesses de revalorisation morale et matérielle de notre métier.
Aujourd'hui, nous pouvons dire que nos voeux ont été exaucés au-delà de toutes nos espérances.
Nous ne demandions que la lune et nous sommes sur la planète mars.
P.S. une phrase célèbre de Charles Pasqua, mentor en politique du candidat en question : "Les promesses en politique n'engagent que ceux qui y croient."
Alors que l'on ne s'étonne pas que les gens ne croient plus aux politiques et se détournent de la "mascarade démocratique" et qu'il ne leur reste qu'un seul moyen d'expression, comme les marins-pécheurs, les agriculteurs et les chauffeurs-routiers à Bruxelles : l'émeute.
Je ne suis pas Madame Soleil, mais je sens que l' automne risque d' être chaud.
..Dernière chose : ne comptez plus sur des gens comme moi pour calmer les gamins.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
Vingt années de carrière, pour ma part : voilà, terminé, fini, faut baisser les bras, plus rien à faire, on ira faire cours (?), l'âme vide, le coeur ramolli - les stupides propositions pédagogistes relayés pas le PS d'un côté et les absurdes perspectives comptables d'un XD. Demain : le lycée light, fin des cours à 15 h. Les plus fortunés iront chercher le supplément chez Acadomia : de 15h à 18 h. En ce qui me concerne désormais : toucher mon pognon et attendre la retraite. Plus rien à espérer. Leur connerie aura fini par porter ! La réserve d'optimisme n'est pas inépuisable.
Ecrit par : no more futur | 04 juin 2008
"La réserve d'optimisme n'est pas inépuisable"
Ca fait deux ans que je le dis.
Et ça en fait trois que j'enseigne.
Ecrit par : Jeremy | 04 juin 2008
Conseils à Kayou, pour survivre aux IUFM :
tu peux te rendre aux "déformations" avec des gousses d'ail, pour te prémunir des vampires qui sucent ton esprit critique en ces lieux maléfiques.
Lorsque les IUFM seront supprimés, il faudra penser à reconvertir les locaux en centres de désintoxication antipédagogistes.
La prochaine réforme de la Sécurité sociale, vus les dégâts pour la santé, devra prévoir le remboursement des formations, financé par exemple avec les droits d'auteur de Meirieu et de ses sbires.
Curagiu et resistenza.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008
Au fait, savez vous combien coûtent les IUFM hormis leur nuisance? 100M€ qui seraient peut-être mieux utilisés pour une formation professionnelle digne de ce nom. Mais que faire de tous ces inutiles (5 ou 6billes)?
On trouvera quelques informations sur
http://www.ifrap.org/IUFM-La-machine-a-detruire-les-enseignants,0298.html
Pour le reste, si ce Président est hélas "différent", digne d'un grand hôpital départemental, Ségo ne présageait rien de bon c'est un avis qui n'a pas changé.....maintenant qu'Aubry émerge des glaces nordiques, on peut tout redouter.
Ecrit par : AT | 04 juin 2008
Attention, gédéon, je parlais pour la chtite de cm1, 4ans c un chouïe trop jeune pour L&L (à moins d'être 'suffisamment' mature)
Dans ce cas je te conseille plutôt la technique Alpha Ou L&L GS...
Doucement .... tu as tout le temps pour la chtite de 4ans...
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
"Le pire c'est qu'à l'école il y a une série de "Léo et Léa" qui traîne sur une étagère et que personne n'utilise!!!!!"
Les CONS !
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Je vois que le moral des troupes est au plus bas, et que quelques éclaireurs de l'armée ennemie viennent déjà repérer les transfuges qui pourraient se manifester...
Des raisons d'espérer, cependant, à mon sens :
- Darcos va loin (pour fayoter auprès de Sarko) et les collègues qui ne sont pas encore mobilisés vont se prendre en plein visage les suppressions de postes dès la rentrée prochaine ;
- le pédagogisme a beau avoir contaminé la direction du SNES (rien à voir avec le niveau de contamination du SGEN, cependant, mais on en parle peu ici) la base a gardé son bon sens : témoin le jugement sans appel porté sur le sujet d'invention par les syndiqués (cf. le numéro spécial Lettres de l'US que je reçois aujourd'hui)
- si le lycée est transformé en méga-TPE, le résultat ne se fera pas attendre, et je crois que les parents vont le pressentir. Le bac reste un objectif mobilisateur, et tant que les TPE y jouaient à la marge, tout le monde n'y voyait pas d'objection. Mais les TPE ont une histoire, les IDD aussi, et le vent tourne...
- Comment Darcos peut-il attaquer les grèves enseignantes en disant qu'elles jettent à la rue les élèves, ce qui pénaliserait les familles modestes, et organiser cette même démission à l'intérieur du système ? Il est fort en rhétorique, mais pas si doué que cela.
Il y a la feuille de route de Gaudemar, qui devra clarifier certains points, et l'année prochaine, pendant laquelle rien ne va changer. On peut encore intervenir, et arracher des modifications importantes aux projets en préparation. Cela implique de s'exprimer, auprès des collègues comme auprès des parents.
Comme je l'ai dit, on revient de loin, et le débat est de plus en plus présent sur la place publique : les livres de Brighelli, pour moi, ont été une vraie bouffée d'oxygène, car auparavant il n'y avait que peu d'écho laissé à cette critique de l'école. Nous avons des porte-paroles depuis peu, ne comptons pas qu'ils renversent la vapeur en quelques mois.
Ces débats contradictoires Meirieu - Brighelli dans les médias apportent de l'eau à mon moulin, dans mon établissement ; je suis moins montré du doigt par mes collègues que je ne l'ai été.
Ecrit par : sanjuro | 04 juin 2008
"Conseils à Kayou, pour survivre aux IUFM :
tu peux te rendre aux "déformations" avec des gousses d'ail, pour te prémunir des vampires qui sucent ton esprit critique en ces lieux maléfiques.
Lorsque les IUFM seront supprimés, il faudra penser à reconvertir les locaux en centres de désintoxication antipédagogistes.
La prochaine réforme de la Sécurité sociale, vus les dégâts pour la santé, devra prévoir le remboursement des formations, financé par exemple avec les droits d'auteur de Meirieu et de ses sbires.
Curagiu et resistenza."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008
Wouaouh! Quelle imagination! Et quel humour...
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"Le pire c'est qu'à l'école il y a une série de "Léo et Léa" qui traîne sur une étagère et que personne n'utilise!!!!!"
Les CONS !"
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
C'est vrai? Ca ne brûle même pas? Ca sert à quoi, alors?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"Au fait, savez vous combien coûtent les IUFM hormis leur nuisance? 100M€ qui seraient peut-être mieux utilisés pour une formation professionnelle digne de ce nom. Mais que faire de tous ces inutiles (5 ou 6billes)?
On trouvera quelques informations sur
http://www.ifrap.org/IUFM-La-machine-a-detruire-les-enseignants,0298.html
Pour le reste, si ce Président est hélas "différent", digne d'un grand hôpital départemental, Ségo ne présageait rien de bon c'est un avis qui n'a pas changé.....maintenant qu'Aubry émerge des glaces nordiques, on peut tout redouter."
Ecrit par : AT | 04 juin 2008
Et je n'avais pas lu celui-là... Trop fort, vraiment... ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
Je te laisse, Gédéon, constater la connerie de ce petit homme :
"C'est vrai? Ca ne brûle même pas? Ca sert à quoi, alors?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008 "
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
Une pétition contre le jugement de Lille est ouverte , je remarque , après l'avoir signée , que peu d'hommes s'y sont aventurés !
http://www.lefestivaldulivre.fr/
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
A PROPOS DU SUJET D'INVENTION, VOICI LE DERNIER EN DATE :
"Invention : Choisissez un objet du quotidien. Vous écrirez un texte court qui donne à cet objet une dimension poétique. Vous n'êtes pas tenu d'écrire un poème."
Comment voulez-vous noter ça AU BAC ??!! Faire ça dans un atelier d'écriture je veux bien, mais en tant qu'examen final après deux ans d'étude de la littérature, c'est censé évaluer quoi ???!!!
Ecrit par : Jeremy | 04 juin 2008
La France n'a plus de politique d'instruction publique depuis bien longtemps. Le pédagogisme - dont Darcos en son for intérieur pense le plus grand mal - ce n'est qu'une toute petite partie du problème.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008
Je suis bien content de vous le voir écrire.
Certains se sont moqué de mon angélisme quand j’appelais à la réconciliation. J’ai lu le mot « vichysme » qui m’a fait frémir, moi qui ne bois que du vin.
Je crois que chacun pourrait regarder son propre parcours, à titre personnel et/ou syndical avant de se proclamer sauveur de l’instruction.
Marc Le Bris (que l’on n’entend plus, j’espère que tout va bien pour lui) a osé, lui, assumer son passé de « progressiste ».
L’école d’aujourd’hui s’est faite aussi grâce ou à cause de tous ceux, de toutes celles qui ont, ne serait-ce qu’une fois, participé à cette mascarade.
Et s’il existe un incorruptible qui a traversé le dernier siècle sans prêter le flanc, qu’il se lève et se déclare.
Quant aux petits fonctionnaires de la Savak du blog (les Dugong, Jeremy, et consorts) sachez que je vous aime profond, très profond.
Ne jugez point afin de n'être point jugés, car de la façon dont vous jugez, vous serez jugés, et avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré. Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et ne remarques-tu la poutre qui est dans ton œil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: "Laisse-moi ôter la paille de ton œil, " lorsqu'il y a une poutre dans ton œil? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras à ôter la paille de l'œil de ton frère. Ne donnez pas aux chiens ce qui est saint, et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu'il ne les foulent aux pieds, et que, se retournant, ils ne vous déchirent. Demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et l'on ouvrira à qui frappe. Y a-t-il parmi vous un homme qui, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il ce qui est bon à ceux qui lui demandent. Donc, tout ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le aussi pour eux; car c'est la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite; car large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent; car étroite est la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il en est peu qui la trouvent! Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups rapaces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez: cueille-t-on du raisin sur les épines, ou des figues sur les ronces? Ainsi tout arbre bon porte de bons fruits, et tout arbre mauvais porte de mauvais fruits. Un arbre bon ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre mauvais porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits, on le coupe et on le jette au feu. Donc, c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ce n'est pas celui qui m'aura dit: " Seigneur, Seigneur! " qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là: " Seigneur, Seigneur! n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé? n'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons? et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles? " Alors je leur dirai hautement: Je ne vous ai jamais connus. Éloignez-vous de moi, artisans d'iniquité! Quiconque donc entend ces paroles que je dis, et les met en pratique, sera semblable à un homme sensé, qui a bâti sa maison sur le roc : la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents on soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas été renversée, car elle avait été fondée sur la pierre. Et quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un insensé, qui a bâti sa maison sur le sable : la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et grande a été sa chute. "
Pas mal, non?
Sacré Mat
Ecrit par : Cantet | 04 juin 2008
"Quant aux petits fonctionnaires de la Savak du blog (les Dugong, Jeremy, et consorts)"
Comment savez vous que j'émarge aux cahiers pédagogiques ?!
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
"Conseils à Kayou, pour survivre aux IUFM :
tu peux te rendre aux "déformations" avec des gousses d'ail, pour te prémunir des vampires qui sucent ton esprit critique en ces lieux maléfiques.
Curagiu et resistenza."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008
Il y a aussi, en vrac : la prière, le mantra, la méditation transcendantale, le yoga, le pétard, le whisky, la lecture de Lao-Tseu, la pensée positive et la récitation du rosaire. Le plus efficace me semble cependant le port de boules Quies (marque déposée).
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008
"Quant aux petits fonctionnaires de la Savak du blog (les Dugong, Jeremy, et consorts) sachez que je vous aime profond, très profond."
C'est vraiment la manie des idiots de juger les gens sans les connaître.
J'ai été traité de tout, ici et ailleurs : de gauchiste, d'imbécile, de réac, et maintenant me voilà "fonctionnaire de la Savak". Avant de lancer vos anathèmes, vos injures et vos "profond, très profond", réfléchissez trente secondes. C'est moi qui ai dit "Ce qui est con dans l'éducation, c'est que tout le monde veut la même chose (le bien des élèves) et que tout le monde se bat. [...] Je soupçonne les pédagogos de ne penser qu'à eux, les pédagogos me soupçonnent d'être réac - c'est sûrement aussi faux d'un côté que de l'autre." C'est à la suite d'une de mes paroles que vous avez parlé de "réconciliation". Alors d'un seul coup,le fait que j'aie dit que les pédagogos sont dogmatiques me vaut vos injures prétentieuses ? Eh bien je suis heureux de ne pas vous connaître, et comme dirait toto, achetez-vous un Leo et Lea, ca vous aidera à apprendre à lire. Y en a marre des sales prétentieux qui jugent à l'aveugle.
Ecrit par : Jeremy | 04 juin 2008
Merci Jeremy et Dugong.
Je me suis longtemps demandé pourquoi tant de personnes avaient été affectées par la bourde de Lafforgue à propos des "khmers rouges".
Maintenant je comprends un peu mieux.
Peut-être faut-il aussi remercier Mathieu qui parfois nous ouvre les yeux.
Merci Mathieu.
Ecrit par : Cantet | 04 juin 2008
Allez ! Pour faire plaisir à cantet :
"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"
L'esprit vychiste est toujours aussi vivace.
Pas de prisonnier.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Comme je vous plains, et je vous ai compris ,Kayou.
Quand elle était à l'IUFM, ma fille me parlait sans cesse de "compétences transversales", et je lui demandais à chaque fois ce que ça voulait dire.
Il est vrai que son cours était très très clair !
(A l'époque, seul Christophe Sibille y comprenait quelque chose !)
J'en remets un bout.
"Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard. La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.
Le texte narratif, indissociable d'une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L'enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n'est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.
Donc, il est important de conserver la distinction cohérence / cohésion comme renvoyant à des niveaux d'analyse dont chacun est didactiquement important : le traitement d'un problème textuel ou d'une difficulté d'élève est différent selon qu'il renvoie à l'intériorisation des paramètres contextuels (cohérence) ou selon qu'il renvoie à un problème technique (aspects morphosyntaxiques de la cohésion).
Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que l'outil morphosyntaxique (par exemple la maîtrise des pronoms anaphoriques) peut outiller sur le plan de la cohérence. "
Une seule chose a pu remédier à ce triste état : la lecture du livre de Marc Le Bris, "Et vos enfants ne sauront pas lire...ni compter".
Je salue au passage mon ami A.T.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2008
Vingt années de carrière, pour ma part : voilà, terminé, fini, faut baisser les bras, plus rien à faire, on ira faire cours (?), l'âme vide, le coeur ramolli - les stupides propositions pédagogistes relayés pas le PS d'un côté et les absurdes perspectives comptables d'un XD. Demain : le lycée light, fin des cours à 15 h. Les plus fortunés iront chercher le supplément chez Acadomia : de 15h à 18 h. En ce qui me concerne désormais : toucher mon pognon et attendre la retraite. Plus rien à espérer. Leur connerie aura fini par porter ! La réserve d'optimisme n'est pas inépuisable.
Ecrit par : no more futur | 04 juin 2008
Ah! je vois qu'il y a aussi réaliste que moi! Oui, ils vont finir par avoir notre peau, notre moral et notre enthousiasme.
Il n'y aura plus guère que les planqués de l'EN dans les CPGE et ceux du supérieur à qui on ne touche pas pour nous donner des leçons d'optimisme et faire les étonnés en criant leur amouououour de l'enseignement quand ils auront pour certains d'entre eux aider les décideurs à nous achever en leur soufflant des tas d'idées économiques. Les donneurs de leçon qui s'étonnent que l'on défende notre situation pas toujours très enviable, eux qui pensent aux nouveaux statuts, aux nouveaux arrivants, aux nouvelles réformes, aux nouvelles économies qu'il faut réaliser, tout prêts à nous culpabiliser: "Comment vous pensez encore à vous? aux profs qui sont en poste? à votre situation? mais c'est indécent! "
Quand on est au chaud, c'est tellement facile de faire la morale à ceux qui sont au charbon... Et après on se demande pourquoi les profs vivent avec un sentiment de culpabilité constant!
Mais je pense que les donneurs de leçon qui nous expliquent que pour les profs en place , c'est fini, qu'ils ne verront aucun de leurs efforts récompensés et que les nouveaux arrivants seront seuls revalorisés, font un très mauvais calcul. On ne peut pas dire aux gens froidement: "dégagez, on attend que vous creviez" surtout quand cela émane de collègues qui eux-mêmes sont bien à l'abri.
Je pense que la réaction peut être forte si on pousse trop les gens à bout. J'espère qu'on les enverra au diable ces chers collègues, le moment venu.
Ecrit par : Sanseverina | 04 juin 2008
"Il y a aussi, en vrac : la prière, le mantra, la méditation transcendantale, le yoga, le pétard, le whisky, la lecture de Lao-tseu [...]".
Ecrit par FGuichard, le 4 juin 2008.
Je connais un collègue qui s'en est sorti en lisant régulièrement "L'Equipe" pendant les formations. Sa formatrice de français n'a pas supporté (la liberté d'expression, pour les pédagos, c'est celle des élèves, jamais celle des profs). Elle a fini par lui lancer : "Faites donc votre mémoire professionnel sur "L'Equipe!"". Il l'a prise au mot et... il l'a fait!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008
"Je salue au passage mon ami A.T."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2008
Ah, c'est votre "ami"? Je comprends mieux! ;-)
Anne-Marie Valette, quand cesserez-vous d'être aussi binaire? Je vous ai dit un certain nombre de fois, il me semble, que je n'étais ni lecteur, ni pratiquant des sciences de l'éducation!
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.
Un langage de fou qui ne peut que rendre fou . Totale contorsion neuronale .
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
"Je connais un collègue qui s'en est sorti en lisant régulièrement "L'Equipe" pendant les formations. "
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008
Quel talent!
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008
"Quant aux petits fonctionnaires de la Savak du blog (les Dugong, Jeremy, et consorts) sachez que je vous aime profond, très profond."
Moi, mfon plutôt songer aux frères Volfoni, des seigneurs.
http://www.audiard.net/bondieu/metaphore.au
Dabeule trouduc
Ecrit par : Vive la sociale | 04 juin 2008
Une pétition contre le jugement de Lille est ouverte , je remarque , après l'avoir signée , que peu d'hommes s'y sont aventurés !
http://www.lefestivaldulivre.fr/
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
Formidable exemple du "paradoxe de la menteuse", Amélie.
Il n'y a aucune Amélie qui a signé le manifeste.
Le mariage étant une chose sérieuse, les hommes ne s'y "aventurent" donc pas à la légère.
Mes respects enthousiasmés. :)
Ecrit par : Steppenwolf | 04 juin 2008
Je connais un collègue qui s'en est sorti en lisant régulièrement "L'Equipe" pendant les formations. Sa formatrice de français n'a pas supporté (la liberté d'expression, pour les pédagos, c'est celle des élèves, jamais celle des profs). Elle a fini par lui lancer : "Faites donc votre mémoire professionnel sur "L'Equipe!"". Il l'a prise au mot et... il l'a fait!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008
Il aurait dû choisir "Le Midi olympique"... excellente illustration du registre épique : "Montferrand s'est incliné la tête haute devant le Stade Français", c'est absolument merveilleux.
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008
C'est curieux cette tendance qu'ont les chacals à sortir du bois ce soir.
Quand vous rassemblerez tout le monde au stade, je réserve tout de suite une place assise.
Ecrit par : dugong | 04 juin 2008
Il n'y aura plus guère que les planqués de l'EN dans les CPGE et ceux du supérieur à qui on ne touche pas ...
Ecrit par : Sanseverina | 04 juin 2008
Décidément, chère collègue, vous êtes incorrigible.
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008
Ne jugez point afin de n'être point jugés, car de la façon dont vous jugez, vous serez jugés, et avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré.
"Juger" est la traduction d'un mot hébreu qui signifie "condamner". La traduction exacte serait plutôt : "Ne condamnez pas afin de n'être point condamnés". Le logion du Christ dans Mathieu n'interdit pas d'exercer son "jugement", ses facultés "critiques".
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008
"et comme dirait toto, achetez-vous un Leo et Lea"
Ca va bien finir par entrer dans la langue Française :o)))))))
Ecrit par : toto | 04 juin 2008
pensez vous vraiment que les salaires des nouveaux profs "bac + 5" seront mieux payés en début de carrière?
Ne pensez vous pas qu'ils commenceront juste à l'échelon n°3 ? ça va donner l'illusion d'un meilleur salaire en début de carrière sans pour autant augmenter réellement les salaires??
Notons que XD propose uniquement dans TOUS ses discours de revaloriser les débuts de carrière et uniquement les début...
En tant que stagiaire, je suis actuellement dégouté de voir, sans pouvoir agir, ce que va devenir notre métier. J'ai encadré des TPE cette année et il faut vraiment dire que c'est du n'importe quoi!!! de ma MERDE pour être plus clair! les élèves font du copier-coller internet sans comprendre les moindres mots scientifiques (en science): ils ne cherchent pas à s'instruire mais à faire du volume pour donner un rapport écrit et une "illusion de travail"... c'est tout! Pour ceux qui ont encadré des TPE, vous avez pu vous rendre compte du barème accordé aux connaissances disciplinaires.... c'est une honte!!!! mais il ne faut rien dire, car ça fait gagner des points pour le BAC (qui est, par ailleurs, du n'importe quoi: consigne aux correcteurs: si l'idée est là, mettez les points!!)
Si c'est ça l'enseignement de demain (TPE multipliés, programmes allégés, on contourne les difficultés, en supprimant des parties entières du programme, pour que les élèves ne soient pas traumatisés (les pauvres!!): on ferra les anciens programmes du collège en lycée!!), non merci...
j'ai donc passé une agrèg pour rien! ce qui m'a motivé, quand j'étais élève puis étudiant s'était de transmettre une matière, mais pas de la soupe (j'ai échappé aux TPE en tant qu'élève)
Ecrit par : ced | 04 juin 2008
rectificatif: "salaires plus élevés" au lieu de "salaires mieux payés"
Ecrit par : ced | 04 juin 2008
Grandserre et JPB en débat sur MRC. Des abrutis hystériques, j'en ai déjà entendu, mais comme Grandserre, jamais. Je plains les gamins qui l'ont comme instit. Doivent pas en ressortir indemne...
http://www.rmc.fr/podcast/podcast.php?id=49
Ecrit par : Manu | 04 juin 2008
Comment peut-on être informé des dates des différents passages de M. JPB dans les différents médias (TV + radio) ?
Ecrit par : Ced | 04 juin 2008
C'est dififcile parce que la plupart des invités aux émissions, si j'ai bien compris, le sont à la dernière minute en fonction de l'actualité, ce qui laisse peu de loisir pour "prévoir" le coup.
Pour RMC, jPB nous avait prévenu quelques posts plus haut, peu de temps avant, mais le meilleur moyen, c'est de réécouter l'émission après diffusion sur les sites web des chaînes radio ou télé (les fameux "podcasts").
Il ne faut pas hésiter à mettre un lien pour ça comme je l'ai fait 2 posts plus haut.
Ecrit par : Manu | 04 juin 2008
"consigne aux correcteurs: si l'idée est là, mettez les points"
Ah non, la consigne, c'est : s'il y a une idée, mettez les points. Quelle qu'elle soit.
Ca ne dérange vraiment personne qu'au bac, on vienne de demander (Centres Etrangers I, session 2008) à l'épreuve de français :
"Invention : Choisissez un objet du quotidien. Vous écrirez un texte court qui donne à cet objet une dimension poétique. Vous n'êtes pas tenu d'écrire un poème."
Ca ne choque personne que ce sujet soit censé évaluer la culture littéraire, le raisonnement et les capacités d'expression d'un élève de 16/17 ans ?
Ecrit par : Jeremy | 05 juin 2008
"Ca ne choque personne que ce sujet soit censé évaluer la culture littéraire, le raisonnement et les capacités d'expression d'un élève de 16/17 ans ?"
Ecrit par : Jeremy
Si, absolument. Il y a simplement que ce n’est plus étonnant.
Ecrit par : Pli | 05 juin 2008
Grandserre et JPB en débat sur MRC. Des abrutis hystériques, j'en ai déjà entendu, mais comme Grandserre, jamais. Je plains les gamins qui l'ont comme instit. Doivent pas en ressortir indemne...
J'ai trouvé Sylvain Grandserre arrogant, sectaire et parfois insultant et pourtant JPB a tout fait pour le dérider et le détendre un peu.
Je ne sais pas si Cantet a eu la curiosité d'écouter le débat, mais il faut être franchement de mauvaise foi pour affirmer que le manque d'ouverture d'esprit est de notre côté.
Le fond du problème restant à mon avis qu'à part Evelyne Charmeux qui a mis son agrégation de grammaire au service d'une cause néfaste et y compris Philippe Meirieu qui n'a ni agrégation, ni CAPES, la plupart des "pédagogistes" ne tiennent pas la route intellectuellement et comblent leurs lacunes par des jongleries verbales et des considérations spécieuses.
Ecrit par : Robin | 05 juin 2008
Entendu le débat sur RMC :
Je ne crois pas au dispositif de soutien que défend JPB en opposition au redoublement.
J'ai connu la mise en place de l'AI en seconde (aide individualisée) : on ne devait prendre QUE huit élèves pour revenir sur les aspects du cours qui n'avaient pas été compris. Moyennant quoi on nous a retiré une heure par semaine en classe entière.
Le bilan que j'en ai tiré était si mauvais que j'ai repris la classe entière sur ce créneau horaire ! Je préférais adapter mon cours à la moyenne de la classe que de faire perdre leur temps aux deux groupes. La situation était si complexe que beaucoup de mes collègues continuent encore de faire l'AI en prenant les élèves par groupe de 8 par ORDRE ALPHABÉTIQUE ! Si ce n'est pas vider la mesure de son sens, qu'est-ce que c'est ?
Qu'est-ce que l'on constatait ? Si l'on demandait aux élèves d'être volontaire, seuls les élèves moyens ou bons venaient. Les plus en difficulté fuyaient l' heure d'AI. Si l'on obligeait les élèves en difficulté à venir, outre l'absurdité de se limiter à 8 quand il en fallait parfois davantage, on obtenait un groupe amorphe, découragé, stigmatisé ("vous nous avez fait venir parce qu'on est les nuls ?") - j'avais obligation de panacher entre élèves en difficulté et élèves pas trop largués pour avoir des réponses exploitables ou un peu d'émulation.
J'ai même fait cours une fois avec huit élèves qui avaient tous le visage tourné vers la porte, car de l'autre côté du couloir, 25 de leurs camarades à peu près faisaient un foin de tout les diables en jouant aux cartes et en braillant, libres qu'ils étaient pendant cette heure-là.
Pour les élèves, la stigmatisation du cours de soutien équivaut à celle du redoublement.
Un cours de soutien ou un redoublement est de toute façon insupportable parce qu'il est par nature ÉVITABLE. Quand on sait qu'on pourrait être ailleurs qu'en cours, on ne peut pas se sortir cette idée de la tête. Et bonne chance au prof qui doit ramer, faire la loco qui tire 8 ou 35 wagons, avoir des interlocuteurs qui font un vrai concours de force d'inertie.
Et l'autonomie des élèves n'y change rien : rien de plus facile à saboter qu'un travail dont on est maître.
Quand l'élève sait qu'il est face à une échéance INCONTOURNABLE, qui est la même pour tous (la notion d'égalité est aussi très importante pour eux), il se bouge les fesses pour y faire face. S'il entrevoit la possibilité d'y couper, il ne reculera devant aucune manœuvre pour échapper à la contrainte.
C'est pourquoi je pense que l'on devrait régler simplement cette question en établissant des règles pour le passage en classe supérieure, avec éventuellement une procédure d'appel sous la forme de test élémentaire (QCM, expression écrite sur quelques matières clé)
Les élèves sont PLASTIQUES, ils se plient avec une grande facilité aux règles, et leur travail peut souvent changer d'une façon spectaculaire, mais ils abhorrent majoritairement (et je les trouve sympathiques sur ce point) la confusion, l'imprécision et l'injustice.
Je l'observe chaque début d'année quand je leur fais faire un exercice d'expression écrite sans contrainte, puis que je leur annonce que je vais compter les fautes d'orthographe sur trois points comme au bac dans le suivant. Comme par miracle, la qualité orthographique des copies se redresse.
Si on se tient à des exigences précises et raisonnables, on peut tous les y amener à condition de ne pas céder au misérabilisme et à la démagogie. ils viendront nous voir en soutien parce qu'ils auront un objectif qui s'imposera à eux, alors qu'aujourd'hui ils savent bien (et ils le disent) que de toute façon il y a mille façons de s'en sortir sans rien foutre.
J'aimerais qu'on me contredise sur ce point, même si je sens bien qu'avec l'union sacrée qui se profile entre Brighelli et ses ennemis, la question semble réglée d'avance.
Je précise que ce que je dis vise surtout le secondaire, le primaire appelant peut-être des modulations.
Ecrit par : sanjuro | 05 juin 2008
y compris Philippe Meirieu qui n'a ni agrégation, ni CAPES, la plupart des "pédagogistes" ne tiennent pas la route intellectuellement et comblent leurs lacunes par des jongleries verbales et des considérations spécieuses.
Ecrit par : Robin | 05 juin 2008
Très bien vu! Meirieu est quand même le plus imbuvable de tous. Il passe son temps à faire le malin! Payé pour faire le malin!
Ecrit par : Jean | 05 juin 2008
Meirieu est certainement l'individu en France qui éprouve la haine la plus exponentielle qui soit pour les enseignants. Je ne pense pas en effet qu'on puisse trouver plus haineux à notre égard. Car sa haine est raisonnée, profonde, théorique. Il hait d'ailleurs tout autant les élèves, sinon 1) il ne s'acharnerait pas à les rendre idiots avec sa théorie absurde de l'auto-socio-construction des savoirs, 2) il n'aurait pas passé sa vie à les éviter, et il aurait pris un servcie d'enseignement comme tout le monde. Mais pour prendre un service d'enseignement comme tout le monde, il faut être certifié ou agrégé, c'est-à-dire qu' il faut avoir des compétences professionnelles attestées par la réussite à l'un des concours républicains de recrutement des maîtres. Or de compétences professionnelles "attestées", Meirieu n'en a pas.
Tout son personnage de "pédagogue" n'est qu'un masque habile dont il se pare pour abuser les crétins.
Ecrit par : Jean | 04 juin 2008
Que d'âneries!
Ecrit par : hasden | 04 juin 2008
Hélas non, Monsieur l'admirateur de Meirieu, et cela pour une raison très simple à comprendre (quand on n'a pas chaussé, comme vous les lunettes de l'extase imbécile devant une fause valeur). Si Meirieu aimait l'enseignement , il enseignerait. Or vous avez bien remarqué, cher Monsieur Hasden, que Meirieu se tient prudemment à distance des élèves. Trop risqué! Car devant des élèves, on ne peut pas dire n'importe quoi comme il le fait depuis vingt ans à nos frais. Devant une classe , ce poseur m'as-tu vu serait balayé en cinq minutes.
Ecrit par : Jean | 05 juin 2008
Merci Toto pour les conseils.
Ecrit par : Gedeon | 05 juin 2008
Sibille, vous enseignez à l'IUFM d'Orléans Tours, sans doute pas beaucoup car vous êtes plus souvent sur ce blog. C'est d'ailleurs vous qui démarrez la plupart des réponses aux propos de Brighelli. en un mot, vous passez votre temps devant l'ordinateur.
Bonjour Anne Marie, je suis hélas assez démobilisé car j'ai bien l'impression que la chute Française est irréversible.
Ecrit par : AT | 05 juin 2008
AT, c'est vraiment minable.
Je suis souvent devant l'ordinateur entre 6h et 8h, (je suis plutôt lève tôt), pas mal le week-end, et assez souvent entre midi et deux heures, ou, plus exactement, midi et quart et treize heures quinze, (j'ai la chance d'habiter à sept cents mètres de mon lieu de travail.)
Si vous n'avez pas d'autres arguments à m'opposer que ceux-là, je comprends un peu mieux que vous soyez ami avec Anne-Marie Valette (et ses copiés-collés innombrables).
Je rappelle d'ailleurs que les posts de Jean-Paul sont initiés, dans la plupart des cas, le dimanche un peu avant huit heures, (et que je suis assez souvent levé et que j'allume effectivement l'ordinateur à cette heure-là).
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2008
Eh bien, il y en a qui ont le moral dans les chaussettes...
Pas moi. Je crois même que tout se met en place pour qu'il y ait très bientôt un grand débat national - l'autre nom de l'émeute.
Plusieurs raisons à cela.
Bercy a vilainement chargé la barque. Le chiffre de 20 000 suppressions de postes est purement spéculatif, pour le moment, mais quel que soit le chiffre réel, Darcos aura du mal à le faire avaler. Je crois même qu'il ne fera plus rien avaler, en l'état. Le bâton sans carotte, ça ne marche jamais.
Un signe : le SNALC, qui passait il y a un an pour un syndicat proche du ministère, rue dans les brancards, et est tout prêt à participer à des intersyndicales dures dès la fin août - et peut-être avant, selon les nouvelles (en particulier la synthèse du rapport Pochard à paraître en juillet). Le SNES, que l'on croyait, il y a encore quinze jours, rangé des voitures derrière ce grand pendard d'Aschieri, a mis en minorité le chef de la FSU, et ne le maintient que sous surveillance etr assistance respiratoire. Le seul syndicat qui actuellement est l'interlocuteur privilégié de Jouve, au ministère, c'est le SGEN (le SGEN, combien de divisions ?). La LCR-Education complote le Grand Soir du Mammouth pour la rentrée. Le PS de Royal-Delanoë espérait un automne calme, afin de se déchirer dans son coin, mais le PS des "reconstructeurs" (il faudra que j'en parle un de ces jours, tiens, de cette coalition rigolote et intéressante) a besoin d'une agitation soutenue qui montre aux hiérarques et autres éléphants qu'il existe encore un "peuple" dans ce pays - et même un prolétariat, et pas content de l'être, d'autant qu'il était petite bourgeoisie il y a encore un an. Les réformes annoncées sont à l'échéance d'un an ou deux : c'est long, c'est très long, en politique. Qui peut parier sur qui sera (premier) ministre dans six mois ? Les batailles les plus significatives sont à venir. Dans cette perspective, je ne crois pas que Darcos ait pris un "virage pédago", comme croient certains. Il navigue à vue, comme nous tous.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 juin 2008
Je précise que ce que je dis vise surtout le secondaire, le primaire appelant peut-être des modulations.
Ecrit par : sanjuro | 05 juin 2008
En primaire, c'est "pire"... Nous les avons tous, ceux que vous verrez dix ans plus tard et ceux que vous ne verrez jamais.
Et parmi ceux que vous ne verrez pas, il y en a certains que vous auriez peut-être vus si on avait pu leur donner un ou deux ans de plus.
J'ai cette année au CP deux de ces enfants à qui il faut plus de temps, pour des raisons différentes.
L'un est arrivé en cours d'année, l'autre est là depuis sa Petite Section.
Pour l'un, arrivé en cours d'année, le système de JPB marcherait peut-être et l'enfant attaquerait son CE1 un peu plus sereinement et continuerait sa scolarité élémentaire puis sans doute secondaire sans problèmes majeurs.
Pour l'autre, le redoublement n'est pas à l'ordre du jour cette année, mais il est évident devant les efforts qu'il a dû fournir pour garder en mémoire les connaissances acquises en cours d'année (il hésite toujours pour le tracé de certaines lettres, n'a pas encore fixé que le double de 7, c'est 14, retient mal la définition des mots expliqués et encore plus mal les mots eux-mêmes), il est évident que ce ne sera pas en deux mois d'été même en le faisant travailler comme un forçat huit heures par jour dimanche compris (les étés de canicule, ça va être commode) et qu'il lui faudra un an de plus que les autres pour engranger les connaissances nécessaires pour le collège.
Question de maturité psychologique ou de développement intellectuel plus lent, je n'en sais rien.
Toujours est-il que les "professionnels" que nous sommes sont à peu près capables, au bout de quelques années d'exercice, de détecter sans trop d'erreurs les élèves pour qui un redoublement ne servira à rien et ceux que cela peut (re)mettre à flot, particulièrement en primaire.
Les trois redoublants que j'ai "fabriqués" au cours des dix dernières années n'ont jamais eu l'impression de redémarrer à zéro et d'être discriminés, au contraire. Pour eux, c'est parce que le CE2 aurait été encore plus dur que ce CE1 où ils suaient sang et eau sur le moindre exercice de grammaire ou le plus simple des problèmes de mathématiques que la maîtresse avait proposé de leur faire refaire ce fameux parcours maintenant pour que le CE2 soit plus facile.
L'une est en 4°, je n'ai plus de nouvelles ; le deuxième est en 6° et ses bulletins sont corrects ; le troisième, en CM2, a acquis les bases grammaticales (il collectionne les 18/20 en dictée), jongle avec les calculs mathématiques, lit couramment mais a toujours de la peine à comprendre ce qu'il lit et à écrire seul une suite de phrases correctes.
Je finirai comme vous et dirai : Je précise que ce que je dis vise surtout le primaire, le secondaire appelant peut-être des modulations.
Ecrit par : catmano | 05 juin 2008
"j'ai bien l'impression que la chute Française est irréversible."
Mais oui, mais oui.... je croyais que le problème de l'école se retrouvait un peu partout!
Ecrit par : Hervé | 05 juin 2008
Au fait, à propos de chute, on écrit "chute française" sans majuscule car il s'agit d'un adjectif .
Si vous passiez un peu moins de temps devant votre ordinateur (comme moi d'ailleurs) vous pourriez réviser votre grammaire ;-) (c'est mon premier smiley, je vais fêter ça avec mon café!!!!).
Ecrit par : Hervé | 05 juin 2008
"Invention : Choisissez un objet du quotidien. Vous écrirez un texte court qui donne à cet objet une dimension poétique. Vous n'êtes pas tenu d'écrire un poème."
Ca ne choque personne que ce sujet soit censé évaluer la culture littéraire, le raisonnement et les capacités d'expression d'un élève de 16/17 ans ?
Ecrit par : Jeremy | 05 juin 2008
C'est la grande mode en ce moment, le retour en force de ce que le "nouveau roman" avait de plus stérile, avec un zeste de mauvais "Oulipo" en plus.
Triste destin de la poésie...
Comment voulez-vous en décrivant une règle en plastique, un calculatrice électronique ou un bout de sopalin...
...Chercher les mots quelque part, au-delà de la raison, au-delà de la nuit, au péril de la vie, dans le roncier du temps, dans le labyrinthe de la mort, dans le rougeoiment de la forge, dans la blancheur qui recouvre tout, dans le rire des ruisseaux, dans la Beauté insoutenable, dans la vie incomprise, en-deçà du silence, au-delà de l'amour...Pour dire enfin...Tout ce que nous attendons depuis toujours ?
Ecrit par : Robin | 05 juin 2008
Les batailles les plus significatives sont à venir. Dans cette perspective, je ne crois pas que Darcos ait pris un "virage pédago", comme croient certains. Il navigue à vue, comme nous tous.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 juin 2008
Voilà qui est plus qu'intéressant...Moi, ça me remonte le moral ! Et si nous avions cru un peu vite qu'il suffisait de la présence de X. Darcos pour "mettre fin à 30 ans de pédagogisme" ? Alors battons-nous !
Ecrit par : Manu | 05 juin 2008
"des moyens des moyens" et "à bas le pédagogisme"
"sont des mots qui vont pas bien ensemble,pas bien ensemble.
Choisis ton camp,camarade !
Ecrit par : purée de gauche | 05 juin 2008
Je l'observe chaque début d'année quand je leur fais faire un exercice d'expression écrite sans contrainte, puis que je leur annonce que je vais compter les fautes d'orthographe sur trois points comme au bac dans le suivant. Comme par miracle, la qualité orthographique des copies se redresse.
Si on se tient à des exigences précises et raisonnables, on peut tous les y amener à condition de ne pas céder au misérabilisme et à la démagogie. ils viendront nous voir en soutien parce qu'ils auront un objectif qui s'imposera à eux, alors qu'aujourd'hui ils savent bien (et ils le disent) que de toute façon il y a mille façons de s'en sortir sans rien foutre.
J'aimerais qu'on me contredise sur ce point, même si je sens bien qu'avec l'union sacrée qui se profile entre Brighelli et ses ennemis, la question semble réglée d'avance.
Je précise que ce que je dis vise surtout le secondaire, le primaire appelant peut-être des modulations.
Ecrit par : sanjuro | 05 juin 2008
Je suis d'accord dans l'ensemble avec ce que vous écrivez, sauf peut-être sur "l'union sacrée".
X. Darcos a été obligé de lâcher du lest avec les syndicats lycéens pour limiter les dégâts (vous avez sûrement remarqué comment les représentants du gouvernement sont reçus dans les établissements scolaires à l'heure actuelle) et avec le SNES.
Il m'a semblé entendre JPB prendre quelques distances, notamment face à Sylvain Grandserre à propos des "lycées lieux de vie".
Pour vous dire le fond de ma pensée, je ne crois pas à une victoire de nos idées.
Les thèses pédagogistes sont beaucoup plus en phase avec la société actuelle dans ce qu'elle a de plus médiocre. Nous nageons à contre courant, il faut en prendre notre parti, quitter le navire ou faire comme les autres.
Nous avons toujours été voués à réparer silencieusement les dégâts, en nous faisant traiter au passage de noms d'oiseaux ("fascistes", "vychistes", nostalgiques des années 30...). Un apostolat secret en quelque sorte et qui, si l'on en juge par le discours de Latran sur la supériorité des prêtres et des pasteurs sur les enseignants n'est pas mieux reconnu à droite.
Ou, pour le dire plus prosaïquement, à la manière de nos grands-parents, "bien faire et laisser dire !" (mais n'en penser pas moins)
Ecrit par : Robin | 05 juin 2008
Lu sur : http://aucollege.over-blog.fr/
"Moi (le professeur) – Et le principe du vaccin, c’est de stimuler les défenses naturelles qui sont en vous, et qui s’appellent…
Un bon tiers de la classe. –Actimel.
Je suis, de nouveau, bouche bée. Et je pense en même temps : voilà un publicitaire qui a bien fait son travail. Grâce à lui, le travail de Pasteur est beaucoup moins connu que celui de Danone."
Ecrit par : lucile | 05 juin 2008
"ils ne cherchent pas à s'instruire mais à faire du volume pour donner un rapport écrit et une "illusion de travail"... "
Cool, ils sont fin prêt pour enseigner à l'iufm . ange
Tu n'as pas fini d'en suer, Gédéon.
Profite des bons conseils de Cat, regroupés en grande partie sur lire et écrire, pour les tous petits ... :)
Ecrit par : toto | 05 juin 2008
Bonjour,
Je voudrais demander à Jeremy qu'il accepte mes excuses pour l'attaque stupide et infondée que l'on a pu lire hier.
Platement
Cantet
Ecrit par : cantet | 05 juin 2008
antipédagogiste de gauche
occis mort
Ecrit par : mal à droite | 05 juin 2008
tout
Ecrit par : toto | 05 juin 2008
Je suis en train de lire par honneté intellectuelle comme on disait dans les années 70 "Entre les murs" de François Bégaudeau. J'en suis à la page 146 et j'irai aussi voir le film (sans le champagne et le caviar cannois)...Ca peut expliquer peut-être en partie le "moral dans les chaussettes" :
"J'ai écrit mysogyne au tableau, puis, après réflexion, misogyne.
- Le préfixe est utilisé négativement, et "gyne" c'est lié à un mot grec qui veut dire utérus.
Je confondais avec hystérie, mais ce n'est pas pour ça qu'ils ont pouffé. Ni ce qui a provoqué l'intervention d'Aissatou.
- M'sieur ceux-là qui veulent que la femme elle reste au foyer c'est des misogynes ?
- Voilà, par exemple."
( "Entre les murs", Folio Gallimard, page 146)
Comment voulez-vous que ces pauvres gosses s'en sortent si leurs professeurs n'en savent guère plus qu'eux et s'expriment comme eux ?
Et tout le livre est comme ça. C'est complètement déprimant. Et je vois sur la 4ème de couverture que le livre a reçu le Prix France-Culture Télérama 2006.
Quand je disais que nous ramions à contre-courant et que la pédagodémagogie avait de beaux jours devant elle.
Ecrit par : Robin | 05 juin 2008
Je vous prie de bien vouloir excuser cette répétition, mais je redemande aux participants de ce blog : est-ce que ces chiffres sont vrais ?
Est-ce que les chiffres du Canard Enchaîné sont vrais ?
Le Canard Enchaîné, mercr