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01 juin 2008

Formation des maitres

Formation des maîtres


Luc Cédelle, chargé des questions d’éducation au Monde, après avoir été l’un des piliers du Monde de l’éducation — lourde hérédité — ne peut pas s’en empêcher : c’est un tic, c’est un toc. Rendant compte, dans le Monde du 29 mai, des projets du gouvernement sur la formation des maîtres, il conclut : « Sur le plan symbolique, c’est un cadeau aux détracteurs des IUFM qui, depuis des années, les voient, comme des « goulags du savoir » et des « temples du pédagogisme ». »
En italiques et entre guillemets : pour le journaliste, ce sont apparemment à la fois des citations génériques et des formules toutes faites. Alors que pour tant d’autres, ce sont des évidences. La vérité est toujours le poncif de quelqu’un.

De quoi s’agit-il ?
Premier étage de la fusée, la « mastérisation » des enseignants. Les maîtres du premier comme du second degré seraient désormais uniformément recrutés au niveau Bac + 5 (Master 2). Ce serait une revalorisation de fait dont nous ne pouvons que nous réjouir, tout comme les syndicats dans leur ensemble se sont réjouis lorsque les professeurs des écoles ont été obligatoirement recrutés avec une Licence, et non un DEUG, comme auparavant, voire le seul Bac, comme c’était encore le cas à l’orée des années 1970 (1). Il serait simplement souhaitable que, pour éviter les frictions qui se manifestèrent alors entre nouveaux maîtres et « vieux » instituteurs, on égalise statutairement l’ensemble de la profession avec la revalorisation salariale que cela implique — et qui a été promise par le chef de l’Etat sur RTL le 27 mai : cette revalorisation des enseignants permettra « de les payer plus cher en début de carrière », a-t-il assuré (2). Les candidats pourront donc se présenter aux divers concours l’année de leur master, mais ne seraient recrutés qu’à condition d’avoir obtenu ce diplôme. Il faudra rester très attentif à ce que ces diplômes universitaires, qui ne vaudront jamais que ce que valent les facs qui les auront décernés, ne se substituent pas, in fine, à des concours nationaux de haut niveau.
Words, words, words, disaient Shakespeare et Dalida. On verra bien ce qu’il en sera.

Second étage : après le concours final, le candidat reçu serait directement affecté à un poste, alors qu’il est aujourd’hui obligé de passer un an sous les fourches caudines de l’IUFM, — cette fameuse année de « professionnalisation » où l’on apprend surtout à parler le jargon de la pédagogie selon saint Meirieu. Et, tout en étant en poste au moins sur une classe, le futur enseignant serait accompagné par des tuteurs, enseignants volontaires, en place, chargés de le cornaquer selon un principe de compagnonnage.
Rappel pour les plus jeunes : ce que je viens de décrire, c’était ce qui se passait avant 1991. Avant que, malgré les signaux d’alarme allumés par l’inspection générale après une expérimentation globalement négative, Lionel Jospin n’impose la création des IUFM, qui ont intégré les Ecoles Normales, les ENNA et les CPR (Centres Pédagogiques Régionaux), jusqu’alors chargés de la formation des maîtres (3).

Emmanuel Davidenkoff, dans sa chronique sur France info, a apporté quelques précisions sur le projet du ministère — et en l'état, bien malin qui saurait dire quelle analyse est la plus conforme aux projets gouvernementaux — le flou est parfois une bonne manière de travailler, puisqu'il permet de saisir au vol les suggestions des autres, et de les faire siennes. « Selon nos informations, a dit Davidenkoff, l’Education nationale aurait le projet de se désinvestir de la formation initiale des enseignants au profit des universités. Comment ? En se cantonnant au rôle de tout employeur : le recrutement et la formation continue. Donc l’Education nationale organiserait toujours des concours de recrutement comme le Capes ou l’agrégation, mais elle ne se mêlerait plus d’y préparer… Quelle serait la conséquence ? La disparition probable des IUFM — les Instituts universitaires de formation des maîtres ; au minimum un affaiblissement notable de leur rôle. En fait chaque département universitaire prendrait en charge la préparation des étudiants aux concours. Lesquels concours se dérouleraient en deux temps : une épreuve académique en janvier pour vérifier les connaissances, puis une formation pratique expresse sur le terrain de quelques semaines avant une épreuve — pratique elle aussi — d’admission. Donc plus de cours théoriques comme ceux que l’on délivre en IUFM. Quels seraient les avantages de scénario ? Gain immédiat : 10.000 postes de stagiaires IUFM qui s’évaporeraient du budget puisque les années de formation ne seraient plus rémunérées alors qu’elles le sont aujourd’hui pour certains candidats — vu le contexte budgétaire, c’est essentiel. Donner un diplôme aux étudiants qui préparent le concours même s’ils échouent — ce qui est le cas de 80% des candidats. Offrir un cadeau aux défenseurs du « retour aux fondamentaux » dont il se trouve qu’il sont aussi de farouches adversaires des IUFM. Enfin déplacer un éventuel mécontentement vers les universités, donc vers la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse."

À bien y penser, ce projet n’est pas forcément une mauvaise chose. Bien sûr, le ministère compte ainsi faire des économies, puisqu’il mettra tout de suite face à des élèves des (futurs) enseignants aujourd’hui rémunérés à apprendre, à l’IUFM, le langage orwellien du pédagogisme. Mais le tutorat face aux élèves a un aspect pratique, et pragmatique, qui peut mettre tout de suite dans le bain — même si nous savons, tous, qu’il faut des années pour faire un bon maître, que la pédagogie est une longue patience, et non le simple ânonnement des lois de la meirieutique, et qu’il arrive à des enseignants chevronnés de sortir de cours en se morigénant intérieurement.

Peu de bonheurs sont sans mélange. Xavier Darcos voulait lancer ce plan dès la rentrée 2009. L’Elysée, qui rate rarement une occasion de se tirer une balle dans le pied, a tranché pour 2010. C’est loin, 2010. Il peut s’en passer, des choses, d’ici là. Ne serait-ce qu'à la rentrée prochaine…
La route est encore longue…

Reste à obtenir quelques précisions indispensables. Le futur stagiaire serait mis d’emblée devant des classes — en sus de son tutorat. Il est impensable qu’il soit affecté sur un emploi du temps plein — il y a de quoi désespérer les néophytes les mieux intentionnés. Par ailleurs, à recruter tout le monde à Bac + 5, on peut se demander quelle spécificité aura chaque concours — CAPES ou Agrégation —, qui justifierait encore les différences d’horaires, de salaires ou de nomination dans tel ou tel type d'établissement, lycée ou collège : il est évident que l’esthétique des deux concours devra être revue en profondeur, afin de les différencier fortement (sauf à vouloir supprimer l’agrégation, ce qui ne me semble pas dans les plans du ministère).
Reste enfin au gouvernement à tirer les conclusions de ses bonnes intentions. Débarrassé de la formation initiale (dévolue aux facs), et privés de formation secondaire (puisque les stagiaires iront directement devant les classes), est-il bien utile de conserver encore ces noix creuses que tendent à devenir les IUFM — et les milliers de bras cassés qui les hantent, sous l’égide bienveillante des pseudos « sciences de l’éducation » ?


Jean-Paul Brighelli

PS. Comme annoncé précédemment, une longue interview croisée de votre serviteur avec François Dubet, à propos du Bac, dans le Monde de l’éducation de Juin. Dans le même numéro, un article parfaitement vide — sur deux pages — à propos de l’enseignement de la sexualité à l’école. Promis, j’y reviendrai, ce vide sur un tel sujet s’interroge — ou plutôt, ne s’interroge pas, diraient Lacan et le bon Roger Felts (que je salue au passage).



(1) À noter que le SNUIpp proteste déjà (http://68.snuipp.fr/spip.php?article748). C’est assez curieux quand on y pense, qu’un syndicat s’insurge contre un projet de recrutement à plus haut niveau, qui assurerait une revalorisation de l’indice de départ, et des carrières. Mais qui peut comprendre les contorsions de la pensée (?) de Gilles Moindrot ?

(2) Je demandais dans « Fin de récré » que le salaire de départ soit augmenté de 200 euros. Et qu’apprends-je ? « Il ne s’agira pas de cent ou deux cents euros , mais de beaucoup plus », affirment Marie-Estelle Puech et Aude Sérès (le Figaro, 29 mai). Un recrutement à un niveau supérieur implique automatiquement une revalorisation salariale indexée, selon les statuts de la Fonction publique. Tous en profiteront.
À noter que l’on peut encore une fois lire dans ce recrutement à Master 2 le signe évident de l’inflation des diplômes dont parlait jadis Marie Duru-Bellat : on recrutait les instituteurs au niveau du Bac jusque dans les années 70, puis au niveau du Deug (années 80), puis à la Licence (années 90, et invention du nouveau titre de « professeur des écoles »), et désormais au Master — pour un niveau dont il n’est pas évident qu’il soit très supérieur, en termes de Savoirs.

(3) En gros, les CPR étaient des organismes de triage qui affectaient les néo-certifiés ou agrégés dans des classes tenues par des enseignants chevronnés, où ils assistaient à des cours et étaient assez vite invités à s’y essayer eux-mêmes. On changeait de tuteur et d’établissement deux ou trois fois dans l’année, et c’était un Inspecteur, venu assister à votre cours, qui validait le volet « pratique » du CAPES (les agrégés, quoiqu’en stage eux aussi, étaient dispensés de cette ultime épreuve). Pendant ce temps, on avait en responsabilité totale une ou deux classes (et pas un emploi du temps complet, comme paraît l’imaginer aujourd’hui le Ministère). C’est cette structure, un peu patriarcale, et somme toute bon enfant, que les IUFM ont remplacée, et que le ministre se propose de réinstaurer.

Commentaires

Je rappelle, à toutes fins utiles, (et pour ceux qui pensent qu'on n'y forme que des professeurs de lycées et collèges, et que n'y sont dispensées que des "formations générales", souvent controversées, et souvent à juste titre), que les IUFM, dans le cadre de la formation des enseignants du premier degré, dispensent ce qu'on appelle des formations disciplinaires. Formations chargées de mettre à niveau les instituteurs, ayant, dans la plupart des cas, suivi des licences mono-disciplinaires.
Il est à craindre que cette réforme, justement décrite par Jean-Paul comme "génératrice d'économies", (c'est certainement sa seule raison d'être valable aux yeux de ce gouvernement, qui cherche ces économies partout), ne stigmatise exclusivement ces formations disciplinaires sans toucher aux formations générales qui, elles, risquent de s'implanter encore plus solidement dans le cadre de ces masters. Mais, bon, le pire n'est jamais certain.
Bon, ceci-dit, j'ai quand même grillé "Saperlipopette"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

J'aurais d'ailleurs aimé avoir le point de vue de Pedro, qui semblait être le premier ardent défenseur de cette licence pluri-disciplinaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

"est-il bien utile de conserver encore ces noix creuses que tendent à devenir les IUFM — et les milliers de bras cassés qui les hantent, sous l’égide bienveillante des pseudos « sciences de l’éducation » ?"


Jean-Paul Brighelli

Que c'est bien dit!
Cette suppression des IUFM, la Société des agrégés la réclame depuis leur création, et encore dans un communiqué de presse d'il y a quinze jours. C'est là qu'il y a des économies à faire avant tout.


"C’est cette structure, un peu patriarcale, et somme toute bon enfant, que les IUFM ont remplacée, et que le ministre se propose de réinstaurer."

"Bon enfant", c'est bien le qualificatif qui convient pour le CPR (Centre Pédagogique Régional) des années 70-80.C'est vrai que l'ambiance y était détendue, sympathique, en un mot raisonnable, aussi raisonnable que celle dans les IUFM est infecte et zin-zin (témoignage des stagiaires).

Écrit par : Jean | 01 juin 2008

Je ne retrouve pas du tout ce que décrit Jean dans mes souvenirs de CPR... Vous ne devriez pas généraliser, Jean.
Ceci étant dit, les IUFM n'ont pas remplacé que ces derniers... Et cela ne répond en aucune manière sur les formations disciplinaires à destination des futurs enseignants du premier degré.
D'une manière générale, les moins touchées par les sciences de l'éducation, et qui, pourtant, passeront vraisemblablement le plus à la trappe.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

A ce sujet, il est d'ailleurs curieux que Jean-Paul ait initié son fil du titre de" Formation des "maîtres"". Pourquoi? Inversion de la tendance qui voulait qu'on appelle: "professeurs" les enseignants du primaire? Maintenant, on appelle: "maîtres" ceux du secondaire?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

"Maître" me plaît, à moi — pour des raisons pédagogiques et extra-pédagogiques. Et l'élève, pour être disciple, n'en est pas forcément soumis…

Écrit par : Abraxas | 01 juin 2008

Je trouve JPB bien optimiste.
Et si le master de recrutement n'était pas disciplinaire mais une espèce de patchwork scientifico-éducationnel, "professionnalisé" ?
Les sciences de l'éduc et les IUFM continueraient à avoir la haute main, sur la formation, voire même les clés de la boutique...
Je me souviens avoir été obligé de passer, en mes jeunes années, un "DEUG-instit" ultra-pédagogiste alors que j'avais une maîtrise d'histoire.
Je crains qu'une fois encore les bonnes intentions affichées soient le cache-misère d'une banale mesure d'économie comme le soulignait Ch. Sibille.

Écrit par : victor | 01 juin 2008

"Je me souviens avoir été obligé de passer, en mes jeunes années, un "DEUG-instit" ultra-pédagogiste alors que j'avais une maîtrise d'histoire."

Ecrit par : victor | 01 juin 2008

Victor, puis-je avoir quelques infos sur ce "Deug instit ultra pédagogiste" dont vous parlez, quand vous aurez cinq minutes?
Je vous (re) laisse mon e-mail: ch.sibille@wanadoo.fr

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

""Maître" me plaît, à moi — pour des raisons pédagogiques et extra-pédagogiques. Et l'élève, pour être disciple, n'en est pas forcément soumis…"

Ecrit par : Abraxas | 01 juin 2008

Ce n'est pas ce que je voulais dire, Jean-Paul.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Victor, puis-je avoir quelques infos sur ce "Deug instit ultra pédagogiste" dont vous parlez, quand vous aurez cinq minutes?
Je vous (re) laisse mon e-mail: ch.sibille@wanadoo.fr

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

C'est fait !

Écrit par : victor | 01 juin 2008

"Words, words, words, disaient Shakespeare et Dalida."

J'aime cette phrase. Et j'aime ce post.

J'applaudis à la revalorisation financière des salaires en début de carrière (je n'en profiterai pas, mais je trouve que c'est une mesure indispensable pour les jeunes collègues).

Par contre, je m'interroge sur certaines choses :

1) Les IUFM peuvent bien être supprimés, ce qui y travaillent ont de toute façon le grade de Prce/Prag, MdC ou PU (on pensera à Meirieu qui est "Professeur des Universités"...). Alors qu'est-ce qui empêchera les facs de faire faire les masters pro par les (ex-) formateurs IUFM ?

2) Quelle connerie de ne pas avoir suivi Darcos sur la date (rentrée 2009). Ca aurait été une belle preuve du volontarisme et de l'efficacité du ministère.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Ce qui suit est essentiellement un projet de brouillon d'analyse pour le second degré que je connais beaucoup mieux que le premier.

Dans les IUFM, en gros, deux sortes de "personnels" : les "universitaires" (maîtres de conférence et professeurs) et les enseignants du premier et second degré détachés à plein temps ou à temps partiels.

Les premiers se subdivisent en deux groupes : les "disciplinaires" (ceux qui ont été recrutés en temps que docteur en maths, histoire, etc) et les "illusionnistes professionnalisants" * c'est à dire tous le troupeau des "sciences de l'éduc". On remarquera que l'intersection des deux ensembles n'est pas vide et qu'elle contient notamment des "disciplinaires" qui ont mal tourné ou dont la fécondité tarie dans la discipline de base a précipité la déchéance confortable dans cette précarité intellectuelle qui les caractérise.

Les "universitaires" seront refondus dans l'université. Toute la question est de savoir quel rôle aura le second sous-groupe dans les futurs masters. Ce qui revient à savoir quel sera le contenu de ces masters (qui va en décider ?) et donc qui en seront les enseignants. Là, le meilleur comme le pire pourra localement se produire. Il s'agit essentiellement d'une lutte interne aux universités (le Maître du Moloch n'y aura que peu de prise) et dont je crains fort que les pédagols sortent souvent à leur avantage au vu de leur très réelle capacité à survivre en milieu vicié voire anaérobie **.

Pour les "enseignants détachés", il n'y aurait a priori que la possibilité d'un retour au bercail de l'enseignement devant élèves (?). Dans ces conditions, même les plus atteints de meiriolite devraient évoluer sous la pression de sélection imposée par la pratique quotidienne de l'enseignement devant de vrais élèves et celle des collègues instructionnistes ***. Je rêve peut-être un peu là…

Quant à l'agrégation, je crains que l'interne ne se réduise progressivement au seul besoin de renouvellement dans les CPGE pendant que l'interne, de plus en plus prépondérant se réduirait au rôle de hochet financier et symbolique des certifiés "méritants".


* en un certain sens, ce sont de vrais "magiciens (au sens des tontons) : quelques mots à sens giratoire, quelques références socio-historico-neurolo… et ils vous sortent trente publications à l'alambic didactique (meirieutrons plus ou moins sophistiqués) …

** L'irrigation du cerveau n'étant pas, chez eux, une nécessité vitale mais bien plutôt la capacité à se grouper en lobby arapède très efficace (ce qu'ils savent, je le répète, très bien faire).

*** Il serait temps que chacun assume ses choix en le faisant savoir et en renonçant au confort factice de la loi du silence. C'est le sens de mon slogan "pas de prisonnier". Bien sûr, il y aura des bégaudistes désorientés dont il faudra bien qu'on (?) limite la nocivité ("culture" du résultat ?, ...?)

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Je corrige et je commente :

"Quant à l'agrégation, je crains que l'externe ne se réduise progressivement au seul besoin de renouvellement dans les CPGE pendant que l'interne, de plus en plus prépondérant se réduirait au rôle de hochet financier et symbolique des certifiés "méritants"."

Pour l'externe, ce ne serait pas plus mal qu'elle s'en tienne à ce rôle. Quand on voit le nombre d'agrégés TZR en collège, et étant donné que le ministère ne fait toujours rien, on se dit qu'il n'y a vraiment aucune cohérence dans la gestion ministérielle et académique des agrégés.

Pour l'interne, c'est déjà ce qu'elle est : une sorte de promotion interne pour ceux qui sont bons en "didactique".

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Libération titre : " Royal: «Nous ne devons pas rester entre nous». Face à l’offensive de Bertrand Delanoë en vue du congrès du PS, Ségolène Royal confie à «Libération» son état d’esprit et sa conception du Parti socialiste"


Même s'ils ne restent pas entre eux, ces deux là sont-ils interféconds ?

Il s'agit peut-être d'une immaculée conception ?

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Ca coûterait quoi, une circulaire disant : "Les TZR agrégés seront prioriaires pour une affectation en lycée" ???

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Désolé pour ma confusion entre l'externe et l'interne...

C'est grave docteur ?

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

(on pensera à Meirieu qui est "Professeur des Universités"...)

Quel doigt d'honneur à tous les vrais chercheurs, tous ceux qui font avancer la science dans un domaine précis et utile! Et qu'attend donc Valérie Pécresse pour fermer les instituts de Sciences de l'éducation où plastronnent ce genre de demi-pointures?

Écrit par : Jean | 01 juin 2008

"Pour l'externe, ce ne serait pas plus mal qu'elle s'en tienne à ce rôle."

Cela voudrait dire plus d'agrégés "neufs" dans le second degré. Extinction des dinosaures ?

Evidemment, la position des agrégés dans le nouveau dispositif à bac +5 est encore plus problématique qu'avant. JPB l'a rappelé.

La tentation d'en stériliser le corps sera forte...

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Je suis totalement hors sujet mais puisque certains évoquaient Zemmour sur l'autre fil, je m'autorise l'écart : Ceux qui ont visionné la confrontation Lang/Zemmour hier soir n'ont-ils pas été très étonnés d'apprendre par E.Z. (même pas contredit par Lang, en plus) que c'est seulement depuis Darcos que leurs journées de grève ne sont pas payées? Ca fait sept ans que j'enseigne, j'ai fait plusieurs fois grève, et je n'ai pour ma part jamais été payée pour ces journées.
J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visiblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. Sauf que lui, sa nullité sert le pouvoir en place, c'est tout.

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

Et qu'attend donc Valérie Pécresse pour fermer les instituts de Sciences de l'éducation où plastronnent ce genre de demi-pointures?

Ecrit par : Jean | 01 juin 2008

Bonne question! Personnellement, je ne crois pas un instant à la fermeture des IUFM. C'est l' immobilisme total dans ce domaine. Et que faire des milliers de collègues qui sévissent dans ces établissements inutiles, voire nuisibles? (en tout cas pour ceux qui dé-forment les profs d'EPS).
Quant à en revenir à l'ancienne formation des maîtres, Ok à la condition que les étudiants, futurs professeurs reçoivent une solide et sévère formation disciplinaire.
Personnellement je suis passé par un UEREPS, véritable "institut pédagogique", après une classe préparatoire très sélective. A la sortie de cet "institut" vous étiez en mesure dans 99% des cas d'enseigner à n'importe quel public.
Seulement, désormais, on ne demande plus à un "prof de gym" d'enseigner sa discipline mais de faire dans la "formation du futur citoyen actif"...Jusque dans sa discipline et selon les nouveaux programmes il est censé "enseigner" l'histoire de l'art, la grammaire du français, la biologie du corps humain, la sécurité routière, le bédeuzi et autres billevesées à la mode!
Il en est de même d'une manière ou d'une autre pour tout autre professeur de l'éducastration nationale!

Écrit par : buntovchik | 01 juin 2008

J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visiblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. Sauf que lui, sa nullité sert le pouvoir en place, c'est tout.

Ecrit par : Kap | 01 juin 2008

Eric Zemour est un type malin et qui cherche à s'informer, donc à dépasser le niveau "vannes superficielles" de la télévision, mais pas toujours avec succès, comme le montre votre exemple.

Au cours du face à face avec X.Darcos, il a manqué deux occasions de servir la vérité : il n'arrivait pas à se souvenir de la phrase exacte (et inacceptable) prononcée par Nicolas Sarkozy au Latran sur les prêtres, pasteurs (pourquoi pas les rabbins et les immams ?) et les instituteurs.

X. Darcos qui n'en demandait pas tant, a eu beau jeu de dire qu'on avait déformé les propos du président (tu parles !) et de donner son propre point du vue (avec beaucoup d'eau et très peu de vin de messe), où le poisson a fini par se noyer.

D'autre part il a laissé passer la ritournelle ministérielle sur les 11,8 % d'enseignants par élève sans soulever la question essentielle de savoir où étaient les enseignants qui n'étaient pas face aux élèves (question très très gênante et très incorrecte politiquement)

Donc, effectivement et "objectivement, Zemour et les autres ont bien servi le ministre.

Écrit par : Robin | 01 juin 2008

Zemmour. Je crois qu'il faut deux m.

Écrit par : Robin | 01 juin 2008

Je ne vois encore qu'une preuve de la dévalorisation des diplômes : une licence, voire un DEUG, il y a 20 ans équivaut maintenant à un MASTER ! Concernant le collège, à quoi cela sert-il d'avoir un master (pourquoi pas un doctorat ! ) pour faire du ludo-éducatif, du B2I, de l'éducation à la propreté (véridique dans mon collège), l'ASSR bidule truc, et du soutien scolaire après la classe !
Par contre, je suis partisane, à défaut de supprimer l'agreg, de ne plus mentir aux jeunes collègues célibataires notamment, en leur faisant croire que le CAPES leur permettra d'enseigner en lycée rapidement.

Écrit par : beettle | 01 juin 2008

même si nous savons, tous, qu’il faut des années pour faire un bon maître, que la pédagogie est une longue patience, et non le simple ânonnement des lois de la meirieutique, et qu’il arrive à des enseignants chevronnés de sortir de cours en se morigénant intérieurement.

Ca me rassure !

Écrit par : Robin | 01 juin 2008

"Bon enfant", c'est bien le qualificatif qui convient pour le CPR (Centre Pédagogique Régional) des années 70-80.C'est vrai que l'ambiance y était détendue, sympathique, en un mot raisonnable, aussi raisonnable que celle dans les IUFM est infecte et zin-zin (témoignage des stagiaires).

Ecrit par : Jean | 01 juin 2008

Même souvenir.

Écrit par : Robin | 01 juin 2008

Jean a écrit : Bon enfant", c'est bien le qualificatif qui convient pour le CPR.

Le temps nous fait idéaliser beaucoup de choses ! Disons plutôt qu'on nous y foutait la plupart du temps une paix royale. Il y avait quand même les prémisses (simplement non encore organisées) de ce que les IUFM firent plus tard à grande échelle.

Je me souviens notamment de quelques "conférences pédagogiques" hilarantes (où un vrai fou-rire nous prit parfois).

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Je me souviens notamment de quelques "conférences pédagogiques" hilarantes (où un vrai fou-rire nous prit parfois).

Ecrit par : dugong | 01 juin 2008

En effet , notamment une sur la courbe mathématique que devaient obligatoirement emprunter les notes des élèves pendant l'année scolaire ! Je m' en gausse encore !!!

Écrit par : Amélie | 01 juin 2008

Le professorat à l'état de nature en quelque sorte...

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

"Je m' en gausse encore !!!"

Pauvre gosses dirait Antibi qui glose sur les "bons" usages de Gauss en gnossiennes pour gymnosophistes.

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

on nous y foutait la plupart du temps une paix royale.

Ecrit par : dugong | 01 juin 2008

On savait à cette époque qu'il est impossible d'apprendre à quelqu'un à enseigner, ce qu'on a feint d'oublier depuis!

Écrit par : Jean | 01 juin 2008

"On savait à cette époque qu'il est impossible d'apprendre à quelqu'un à enseigner, ce qu'on a feint d'oublier depuis!"

Je ne suis pas aussi optimiste que vous, Jean ! Je pense qu'à l'époque le pédagol était en gestation : leurs futurs lexicographes ne s'étaient pas encore flairés l'oigne et encore moins établis en meute.

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Je pense qu'à l'époque le pédagol était en gestation

Ecrit par : dugong | 01 juin 2008

Exact. Mais à part de rarissimes conférences pédagogiques qui réunissaient l'ensemble des stagiaires et où l'on essayait déjà de nous obséder avec l"innovation" (la grande mode, c'étaient les "montages audio-visuels"!), l'essentiel du travail se passait dans les classes de nos tuteurs: on les regardait faire et on était impatients de prendre leur place.

Écrit par : Jean | 01 juin 2008

On savait à cette époque qu'il est impossible d'apprendre à quelqu'un à enseigner, ce qu'on a feint d'oublier depuis!

Ecrit par : Jean | 01 juin 2008

Et pour ce faire, on a confié cette responsabilité à des gens qui ne savent pas de toute façon tenir la moindre classe voire qui n'y n'ont même jamais essayé. Logique.

Écrit par : Manu | 01 juin 2008

Un petit passage furtif pour vous saluer toutes et tous et vous souhaiter un excellent dimanche !

En attendant, un peu de chaleur cubaine, de la Havane authentique des années 50, à ces âmes éternelles :

http://dl.free.fr/coxUBrR61/04AlVaivéndeMiCarreta.mp3

Écrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2008

Exact. Mais à part de rarissimes conférences pédagogiques qui réunissaient l'ensemble des stagiaires et où l'on essayait déjà de nous obséder avec l"innovation" (la grande mode, c'étaient les "montages audio-visuels"!), l'essentiel du travail se passait dans les classes de nos tuteurs: on les regardait faire et on était impatients de prendre leur place.

Ecrit par : Jean | 01 juin 2008

C'est en 1980 que les inspecteurs "innovants" ont conseillé aux stagiaires tout ébaubis " Plus de leçons de grammaire , faites des flashes grammaticaux à partir des textes ", ça ne faisait que commencer donc !

Écrit par : Amélie | 01 juin 2008

Pour l'interne, c'est déjà ce qu'elle est : une sorte de promotion interne pour ceux qui sont bons en "didactique".

Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Je m'inscris en faux pour avoir passé et réussi l'agrégation interne. Il n'y avait aucun "didacticien" parmi les membres de mon jury, aucune question de "didactique" ne m'a donc été posée et quand j'ai bafouillé quelques excuses pour avoir bâclé cette partie, j'ai eu droit à des sourires complices et à une bonne note. C'était, il est vrai, il y a plus de dix ans.

Écrit par : victor | 01 juin 2008

"Ce qui suit est essentiellement un projet de brouillon d'analyse pour le second degré que je connais beaucoup mieux que le premier.

Dans les IUFM, en gros, deux sortes de "personnels" : les "universitaires" (maîtres de conférence et professeurs) et les enseignants du premier et second degré détachés à plein temps ou à temps partiels.

Les premiers se subdivisent en deux groupes : les "disciplinaires" (ceux qui ont été recrutés en temps que docteur en maths, histoire, etc) et les "illusionnistes professionnalisants" * c'est à dire tous le troupeau des "sciences de l'éduc". On remarquera que l'intersection des deux ensembles n'est pas vide et qu'elle contient notamment des "disciplinaires" qui ont mal tourné ou dont la fécondité tarie dans la discipline de base a précipité la déchéance confortable dans cette précarité intellectuelle qui les caractérise.

Les "universitaires" seront refondus dans l'université. Toute la question est de savoir quel rôle aura le second sous-groupe dans les futurs masters. Ce qui revient à savoir quel sera le contenu de ces masters (qui va en décider ?) et donc qui en seront les enseignants. Là, le meilleur comme le pire pourra localement se produire. Il s'agit essentiellement d'une lutte interne aux universités (le Maître du Moloch n'y aura que peu de prise) et dont je crains fort que les pédagols sortent souvent à leur avantage au vu de leur très réelle capacité à survivre en milieu vicié voire anaérobie **.

Pour les "enseignants détachés", il n'y aurait a priori que la possibilité d'un retour au bercail de l'enseignement devant élèves (?). Dans ces conditions, même les plus atteints de meiriolite devraient évoluer sous la pression de sélection imposée par la pratique quotidienne de l'enseignement devant de vrais élèves et celle des collègues instructionnistes ***. Je rêve peut-être un peu là…

Quant à l'agrégation, je crains que l'interne ne se réduise progressivement au seul besoin de renouvellement dans les CPGE pendant que l'interne, de plus en plus prépondérant se réduirait au rôle de hochet financier et symbolique des certifiés "méritants".


* en un certain sens, ce sont de vrais "magiciens (au sens des tontons) : quelques mots à sens giratoire, quelques références socio-historico-neurolo… et ils vous sortent trente publications à l'alambic didactique (meirieutrons plus ou moins sophistiqués) …

** L'irrigation du cerveau n'étant pas, chez eux, une nécessité vitale mais bien plutôt la capacité à se grouper en lobby arapède très efficace (ce qu'ils savent, je le répète, très bien faire).

*** Il serait temps que chacun assume ses choix en le faisant savoir et en renonçant au confort factice de la loi du silence. C'est le sens de mon slogan "pas de prisonnier". Bien sûr, il y aura des bégaudistes désorientés dont il faudra bien qu'on (?) limite la nocivité ("culture" du résultat ?, ...?)"

Ecrit par : dugong | 01 juin 2008

Perdu, Dugong. La plupart des PRCE et PRAG, (du moins, les "disciplinaires" qui enseignaient déjà du temps des écoles normales) ne sont pas "détachés", à l'IUFM, mais titulaires de leur poste.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

"J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visisblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. [...]".

Ecrit par Kap, le 1er juin 2008.

Zemmour, au moins, lit les livres écrits par des profs, ce qui lui permet d'attirer l'attention sur la baisse du niveau et leurs conditions de travail. Lang, hier soir, a été absolument infect, le tout avec un plateau acquis à sa démagogie. Le pompon, c'est quand Zemmour a essayé de recadrer le débat sur l'école en rappelant simplement, pour les gens qui ne savent pas, que la querelle se situe aujourd'hui entre les pédagogistes (l'élève au centre) et les républicains (le savoir au centre). Lang lui a opposé que c'était n'importe quoi, niant jusqu'à l'existence de ce débat! Il participait pourtant à Ripostes voilà peu, face à JPB et Natacha Polony. Un produit typiquement orwellien, ce Lang : on réécrit l'histoire, on en retranche jusqu'aux éléments qui ne vont pas dans le sens du "meilleur des mondes" (ça, c'est Huxley) que l'on décrit...

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008

"J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visiblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. Sauf que lui, sa nullité sert le pouvoir en place, c'est tout."

Ecrit par : Kap | 01 juin 2008

Vraiment très très très nul, alors! Il lui aurait suffi de faire superficiellement son job, et d'interviewer très brièvement un des (très nombreux) enseignants mis dans une situation financière pour le moins délicate au moment des grèves dures contre la loi des retraites.
Ne dites pas trop fort qu'il sert le pouvoir en place! Il n'y a que lui, (et deux ou trois blogueurs d'ici) qui sont persuadés du contraire. Et qui, cerise sur le gâteau, pensent qu'il est politiquement incorrect.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Prétendre que Zemmour est courageux, politiquement incorrect, etc, dans un environnement politique tenu par Sarko, Christine Lagarde, Devedjian, Balkany, Bertrand, Alliot-Marie, Dati, (etc), c'est quand même assez balèze, au niveau de l'honnêteté intellectuelle!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

La disparition des IUFM? Si seulement!
On pourrait enfin s'écrier : "l'enseignement outragé, l'enseignement martyrisé... mais l'enseignement libéré!".
Les enseignants recrutés à Bac +5? Quitte à froisser certaines susceptibilités, je serais tenté de dire qu'il serait temps de relever le niveau des profs...

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008

CS a écrit : "Perdu, Dugong. La plupart des PRCE et PRAG, (du moins, les "disciplinaires" qui enseignaient déjà du temps des écoles normales) ne sont pas "détachés", à l'IUFM, mais titulaires de leur poste."

J'ai écrit "détaché" en claviotant ce mot de façon détachée (pas le reste). Le fait qu'is soient titulaires de leur poste n'empêche pas qu'ils seront, a priori, "victimes de mesures de carte scolaire (oh! pardon : universitaire).

Ce n'est pas bien de faire du formalisme pour taper en touche...

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Pour dugong : à mon avis, les Prag/prce de l'IUFM iront certainement enseigner dans ces fameux masters professionnels. Voilà comment contenter tout le monde !

Pour victor : la didactique a pris une place énorme à l'agreg interne. Regardez son coeff. à l'écrit en lettres.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Je suis surpris par ce que vous écrivez : "Et, tout en étant en poste au moins sur une classe, le futur enseignant serait accompagné par des tuteurs, enseignants volontaires, en place, chargés de le cornaquer selon un principe de compagnonnage."

Cela me surprend parce que c'est déjà le cas, dans le secondaire en tous cas, où un jeune lauréat de concours (CAPES comme Agrégation) est en charge d'une ou deux classes sous la houlette d'un tuteur qui le guidera toute l'année. Bien sûr il y a aussi les cours à l'IUFM, mais vous admettrez que l'essentiel se joue devant les classes et avec le tuteur.
Et puis en cours d'année, le stagiaire doit aller observer les cours d'un autre tuteur, à un autre niveau (alternance collège-lycée), lequel tuteur lui laisse ensuite les rênes pour le laisser s'aguerrir quelques heures devant cette nouvelle classe.

Bref, ce que vous semblez évoquer avec nostalgie, c'est ce que je constate quotidiennement dans la formation des enseignants du secondaire. Mais peut-être ne parliez-vous que du primaire?

Écrit par : Pifométricien | 01 juin 2008

"Ce n'est pas bien de faire du formalisme pour taper en touche..."

Ecrit par : dugong | 01 juin 2008

Ce n'est ni "faire du formalisme", ni "botter en touche", et vous le savez parfaitement.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Pifométricien, je pense que les stagiaires feraient un plus grand nombre d'heures, et qu'ils seraient en contrepartie débarassés des cours IUFM.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

"Cela me surprend parce que c'est déjà le cas, dans le secondaire en tous cas, où un jeune lauréat de concours (CAPES comme Agrégation) est en charge d'une ou deux classes sous la houlette d'un tuteur qui le guidera toute l'année. Bien sûr il y a aussi les cours à l'IUFM, mais vous admettrez que l'essentiel se joue devant les classes et avec le tuteur."

Ecrit par : Pifométricien | 01 juin 2008

Encore une équation: "IUFM = Secondaire".
Ce n'est pas du tout le cas pour les professeurs d'école, qui doivent avoir une formation dans les disciplines qu'ils seront censés avoir à enseigner dans le cadre de leur exercice, (basé sur la polyvalence).

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Puisque Christophe Sibille me pousse au sans faute *, je reprends avec corrections.

Ce qui suit est essentiellement un projet de brouillon d'analyse pour le second degré que je connais beaucoup mieux que le premier.

Dans les IUFM, en gros, deux sortes de "personnels" : les "universitaires" (maîtres de conférence et professeurs) et les enseignants du premier et second degré, titulaires ou détachés en IUFM, à plein temps ou à temps partiels.

Les premiers se subdivisent en deux groupes : les "disciplinaires" (ceux qui ont été recrutés en temps que docteur en maths, histoire, etc) et les "illusionnistes professionnalisants" * c'est à dire tous le troupeau des "sciences de l'éduc". On remarquera que l'intersection des deux ensembles n'est pas vide et qu'elle contient notamment des "disciplinaires" qui ont mal tourné ou dont la fécondité tarie dans la discipline de base a précipité la déchéance confortable dans cette précarité intellectuelle qui les caractérise.

Les "universitaires" seront refondus dans l'université. Toute la question est de savoir quel rôle aura le second sous-groupe dans les futurs masters. Ce qui revient à savoir quel sera le contenu de ces masters (qui va en décider ?) et donc qui en seront les enseignants. Là, le meilleur comme le pire pourra localement se produire. Il s'agit essentiellement d'une lutte interne aux universités (le Maître du Moloch n'y aura que peu de prise) et dont je crains fort que les pédagols sortent souvent à leur avantage au vu de leur très réelle capacité à survivre en milieu vicié voire anaérobie **.

Pour les "enseignants détachés", il n'y aurait a priori que la possibilité d'un retour au bercail de l'enseignement devant élèves (?). Dans ces conditions, même les plus atteints de meiriolite devraient évoluer sous la pression de sélection imposée par la pratique quotidienne de l'enseignement devant de vrais élèves et celle des collègues instructionnistes ***. Je rêve peut-être un peu là…

Quant à l'agrégation, je crains que l'externe ne se réduise progressivement au seul besoin de renouvellement dans les CPGE pendant que l'interne, de plus en plus prépondérant numériquement, se réduirait au rôle de hochet financier et symbolique des certifiés "méritants".


* en un certain sens, ce sont de vrais "magiciens (au sens des tontons) : quelques mots à sens giratoire, quelques références socio-historico-neurolo… et ils vous sortent trente publications à l'alambic didactique (meirieutrons plus ou moins sophistiqués) …

** L'irrigation du cerveau n'étant pas, chez eux, une nécessité vitale mais bien plutôt la capacité à se grouper en lobby arapède très efficace (ce qu'ils savent, je le répète, très bien faire).

*** Il serait temps que chacun assume ses choix en le faisant savoir et en renonçant au confort factice de la loi du silence. C'est le sens de mon slogan "pas de prisonnier". Bien sûr, il y aura des bégaudistes désorientés dont il faudra bien qu'on (?) limite la nocivité ("culture" du résultat ?, ...?)

* CS est un vrai coach !

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Le jargon IUFM/UA-IPR, ca donne ça :

"En cette période de l'année, les prérequis seront des compétences nécessairement travaillées au cycle central, à savoir des connaissances minimales sur le discours narratif."

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

(*)
mdr

Écrit par : toto | 01 juin 2008

"Les enseignants recrutés à Bac +5? Quitte à froisser certaines susceptibilités, je serais tenté de dire qu'il serait temps de relever le niveau des profs..."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008

Parce que vous croyez vraiment que ça relèverait le niveau ? Vu la valeur actuelle des diplômes, la seule chose qui garantisse encore un niveau correct, ce sont les concours. Si le Capes disparaît et que l'agreg en est réduite à une peau de chagrin, vous aurez des masters 2 incultes qui enseigneront : c'est possible ! Après tout, j'ai d'anciens "camarades" de fac qui ont un DEA ou sont thésards et qui ont été infoutus d'être reçus au Capes ou à l'agreg (même après deux ou trois tentatives).

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

Merci, Dugong, mais ne m'en veuillez pas! Il y a une vraie différence, de nature et de degré, entre les formations premier degré et second degré!
Et le fait de voir systématiquement l'IUFM assimilé à la formation des professeurs de lycées et collèges et, de ce fait entre autres, d'avoir lu ici de véritables énormités proférées par certains professeurs du secondaire sur un univers dont ils ignorent à peu près tout, pousse à insister pour que la différence objective soit faite. Et au delà de tous jugements de valeur.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Jeremy a écrit : "à mon avis, les Prag/prce de l'IUFM iront certainement enseigner dans ces fameux masters professionnels."

Le "certainement" est peut-être très hasardeux : dans les facs, l'arrivée massive de prag/prce sera très certainement grandement appréciée par l'ensemble des vacataires thésards en attente de titularisation !

Je vois assez mal la Maîtresse du Moloch d'à côté entériner cela sans barguigner !

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Un mot pour dire que je ne partage pas l'optimisme de JPB en ce qui concerne cette réforme.

N'y a-t-il pas un peu de naïveté d'ailleurs à toujours considérer que les ennemis de nos ennemis sont nos amis ? Que Darcos ait critiqué les pédagogistes (surtout dans le passé, on ne l'entend pas si souvent sur ce thème depuis qu'il est ministre de l'EN) ne fait pas de lui le sauveur des enseignants, à mon avis, et je le dis sans esprit partisan...

Bref, je crains comme Victor que ce master ne soit qu'un nouveau fromage dans lequel les pédagogistes sauront bien, « des pieds et des dents » se tailler « un nouvel ermitage » *. Ce serait une disparition en trompe-l'œil des IUFM, donc, puisqu'on fournira encore plus de pouvoir à cette coterie, qui sera plus fournie au sein de l'université au lieu de rester marginalisée dans son coin...

D'ailleurs, pourquoi veut-on augmenter le niveau d'études des enseignants ? Est-ce que les concours n'obligent pas déjà à 4 ans minimum pour un certifié ou un PE, 5 ans pour un agrégé (au minimum) ? Comment les enfants de milieux modestes, pour qui l'enseignement était une promotion sociale accessible, vont-ils faire pour se payer une année de plus d'études ? Il y a pensé, le ministre autoproclamé défenseur des parents smicards ?

Et l'augmentation de salaire en début de carrière, ce ne serait pas un moyen de faire taire les consciences pour de futures réformes ? regardez comme les instits ont été dociles depuis qu'on les a revalorisés et qu'on les appelle "professeurs des écoles " ? Une mesure vraiment dénuée d'arrières-pensées serait un commencement de début de rattrapage de la perte de pouvoir d'achat de tous les enseignants (que personne ne conteste, mais ô chose étrange, que personne n'évoque jamais !)...

Dites-moi si j'ai bien compris, là ; j'avoue franchement ne pas comprendre la jubilation de certains à ces annonces.

(* je reste dans l'humour, là ; je ne dis pas froidement, comme dugong, que les pédagogistes sont des animaux... attention à rester raisonnable dans l'invective !)

Écrit par : sanjuro | 01 juin 2008

"dans les facs, l'arrivée massive de prag/prce sera très certainement grandement appréciée par l'ensemble des vacataires thésards en attente de titularisation !"

20 à 25% des enseignants du supérieur sont DEJA des Prag/Prce...

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

"N'y a-t-il pas un peu de naïveté d'ailleurs à toujours considérer que les ennemis de nos ennemis sont nos amis ?"

Ecrit par : sanjuro | 01 juin 2008

Ca, aucun doute là-dessus!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

"Le "certainement" est peut-être très hasardeux : dans les facs, l'arrivée massive de prag/prce sera très certainement grandement appréciée par l'ensemble des vacataires thésards en attente de titularisation !"

Ecrit par : dugong | 01 juin 2008

Il faudrait savoir! Elles valent quelque chose, ces thèses, ou il vaut mieux passer un concours?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Pour ce qui est de Zemmour, je trouve aussi qu'il n'a qu'une seule qualité, c'est celle de parler de l'opposition entre pédagogistes et républicains. Sans lui, on n'entendrait jamais évoquer ces divergences à la télé.

Mais je l'ai aussi vu tempêter sur iTélévision au sujet de "28000 profs sans poste", "28000 profs qui ne sont pas devant les élèves", chiffre qui, lorsqu'on le tape dans Google, renvoie à un blog Umpiste où l'on apprend finalement quelle addition de carpes et de lapins donne ce résultat : il inclut, entre autres aberrations, les décharges que de Robien voulait supprimer !

Je vous apprends donc que je fais partie des 28000 profs sans postes ! Pourquoi ? Parce que j'enseigne en lycée, et que mon emploi du temps comprend une TL, deux Premières et des latinistes de terminales : 15 heures, donc (4 + 4 + 4 + 3) payées 16 (la décharge) au motif que TOUTES ces classes sont des classes d'examen ! Et que pour préparer à un examen il faut nécessairement appuyer un chouia sur les gros devoirs (souvent en classe) bien longs et ennuyeux à corriger...

J'en ai encore un gros paquet sous les yeux au moment où je vous parle, 33 copies de 4 pages en moyenne, dont chacune va me prendre un quart d'heure minimum de correction, soit huit heures de travail de bénédictin qui polluent mon dimanche ! Et je préparerai mes cours de demain quand j'aurai fini !

Ce n'est même pas de méconnaissance du métier qu'il faut parler ici, c'est de manipulation et de malhonnêteté, point.

Écrit par : sanjuro | 01 juin 2008

Moi aussi, Sanjuro, j'en fais partie. Et je suis aussi en train de bosser.
Que fait Zemmour le trop payé le dimanche après-midi?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

"[...] Après tout, j'ai d'anciens "camarades" de fac qui ont un DEA ou sont thésards et qui ont été infoutus d'être reçus au CAPES ou à l'Agrégation (même après deux ou trois tentatives).".

Ecrit par Kap, le 1er juin 2008.

Je pourrais vous retourner l'argument : combien de certifiés ou d'agrégés ne sont pas fichus de poursuivre en DEA ou en thèse?
Plus sérieusement, il faut comparer ce qui est comparable. Le concours exige de se fondre dans un moule, de manière à passer des épreuves en temps limité. Au risque d'être un peu lapidaire, j'y vois une excellente préparation au moule dans lequel l'enseignant sera appelé à se fondre à l'IUFM, puis dans son établissement : un bon exécutant, un technicien, qui généralement ne se pose pas trop de questions quant aux consignes qui émanent de la hiérarchie ("Attention, c'est l'inspecteur qui l'a dit!").
Celui qui prépare un DEA ou une thèse, lui, est dans une démarche de chercheur, beaucoup plus souple, qui permet la remise en question permanente. Excellent pour la liberté de penser (on peut tout dire à l'université, du moment qu'on argumente), et pour conserver son esprit critique ultérieurement, en particulier dans l'Educ' nat', face à des petits chefs staliniens et procéduriers.
Quant à la maîtrise des disciplines, combien de certifiés ou d'agrégés ont lu les classiques juste ce qu'il était nécessaire pour l'obtention du concours, avant de se consacrer à l'art de la négociation de l'heure sup' bien placée dans l'emploi du temps auprès de son chef d'établissement? Il n'est pas rare, en revanche, que le chercheur qui continue à partager ses lectures ou à exercer sa réflexion passe pour un "intellectuel" auprès de ses propres collègues.
Intellectuel en salle des profs! Quand j'étais moi-même collégien, et qu'on m'entretenait dans le mythe des profs détenteurs du savoir, je n'aurais jamais cru que cela puisse être une tare...

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008

"J'ai éteint la TV juste après cette énormité. Visiblement, Zemmour (que je suis loin d'admirer) est aussi nul et peu informé sur le dossier de l'Ed Nat qu'un journaleux gaucho de base. Sauf que lui, sa nullité sert le pouvoir en place, c'est tout."

Ecrit par : Kap | 01 juin 2008


Ne dites pas trop fort qu'il sert le pouvoir en place! Il n'y a que lui, (et deux ou trois blogueurs d'ici) qui sont persuadés du contraire. Et qui, cerise sur le gâteau, pensent qu'il est politiquement incorrect.

Prétendre que Zemmour est courageux, politiquement incorrect, etc, dans un environnement politique tenu par Sarko, Christine Lagarde, Devedjian, Balkany, Bertrand, Alliot-Marie, Dati, (etc), c'est quand même assez balèze, au niveau de l'honnêteté intellectuelle!

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008


L'aveuglement idéologique va décidément trés trés loin pour ceux qui font partie du camp du Bien :

1) Zemmour critique régulièrement Sarkozy, et pas doucement. Ce qui prouve que vous ne l'écoutez même pas.

2)Il connait assez bien le dossier de l'EN, son interwiev de Darcos le prouve. En tout cas, il en sait manifestement déja plus que vous.

3) En tout cas, Daniel Arnaud confirme mes propos.

4) Non, Christophe, nous ne sommes pas "deux ou trois". Vous voilà repris en flagrant délit de mauvaise foi. Nous sommes un peu plus nombreux, tout de même. Et vous n'avez pas le monopole de l'honnêteté intellectuelle.

Vous croyez en ce que vous dites, j'en ai bien conscience, mais cela ne vous donne pas pour autant raison quand vous vous plantez.

Pour ce qui est de "servir le pouvoir en place", je suis d'accord avec la thèse de Zemmour (et d'autres) sur les "idiots utiles" (comme Besancenot par exemple).

Hasard de l'actualité : Bernard Kuntz, président du Snalc, a titré son dernier édito de la même manière. Je vous en restitue les 3 dernières phrases :

"Tout le monde ne sait peut-être pas que le futur démantelement de l'éducation nationale voyage, passsager clandestin, dans le train du pédagogisme et de ses sectateurs.

Des princes qui nous gouvernent et de certaines organisations syndicales, on se demande aujourd'hui, qui sont les "idiots utiles". Que les uns
et les autres se souviennent qu'au poker menteur, on risque de finir fort dévêtu !"

Écrit par : Manu | 01 juin 2008

Cher Daniel,
vous écrivez:
"Je pourrais vous retourner l'argument : combien de certifiés ou d'agrégés ne sont pas fichus de poursuivre en DEA ou en thèse?"
Pour ce que j'ai pu observer, en sciences la réponse pour les agrégés est: zéro.
Il est très rare que quelqu'un commence une thèse sans la terminer : son patron est là pour -hum- l'aider.
Comme me l'expliquait un directeur de thèse: " Je veux bien leur écrire leur thèse, mais je voudrais quand même qu'ils comprennent ce qu'il y a dedans".
Evidemment je ne pourrais pas prouver ça de façon irréfutable: les rencontres entre patrons de thèse et doctorants ne donnent pas lieu à des rapports écrits ...
Si vous connaissez des professeurs d'université, demandez-leur donc ce qu'ils en pensent.
Votre dévoué Attila.

Écrit par : Attila Smith | 01 juin 2008

Ayant moi aussi attrapé sur ce blog le virus de la graphomanie (pas encore assez pour que certains ne parviennent à entrelarder mes messages de leurs productions, 'spa,Christophe ?) je vous livre une petite histoire instructive au sujet de la formation des maîtres.

Je dis histoire, mais tout est vrai, je le garantis, sauf les noms propres, car je ne veux pas avoir d'ennuis et j'en dis déjà bien assez pour me faire repérer par la secte.

Dans un petit centre universitaire, mettons que ce soit dans la petite ville de Verrières, une responsable de licence, appelons-la Mme de Rénal, a repéré dans un lycée du coin le petit Sanjuro qui sait des trucs inutiles (comme apprendre de vieux textes par cœur, par exemple).

Elle lui confie donc, moyennant un supplément de traitement confortable et de nouveaux habits, la charge d'éduquer ses enfants, euh... étudiants de deuxième année, et d'en faire de futurs professeurs.

Car, dans la petite ville de Verrières, il y a une option qui s'appelle ENS (non, pas Normale sup', ENS comme ENSeignement).

Cette option peut être prise en première et deuxième année de licence par des étudiants de lettres, langues, économie... qui se destinent à l'enseignement.

Le jeune Sanjuro est alors invité à se mettre en relation avec la maison-mère de l'université de Verrières, disons l'université de Besançon, où le BME (bureau des métiers de l'enseignement, sisi !) lui donne des documents qui lui permettront d'enseigner à enseigner (c'est à-dire d'apprendre à apprendre, vous suivez ?)

Que disent ces documents ? Eh bien lors de la première séance, le jeune Sanjuro est invité à distribuer force photocopies (photocopiez, photocopiez, c'est déjà une compétence utile aux futurs profs) De ces documents, déjà conclusifs et non-contradictoires, la consigne que le petit Sanjuro a reçue est de dégager collectivement, après un travail autonome des étudiants, la conclusion que les devoirs à la maison ne servent à rien et qu'il ne faut pas en donner.

Attention, pas uniquement dans le premier degré (la moitié environ des étudiants se destinent à devenir PE) mais aussi dans le secondaire...

Quand on parle, dans une autre séance de deux heures, de l'évaluation, c'est Antibi et sa "constante macabre" qui sert de référence, je vous laisse deviner quelle conclusion les étudiants sont censés en dégager spontanément sous la férule de votre serviteur...

C'est la capacité à régurgiter toutes ces conclusions « spontanément » dégagées de l'analyse de documents qui vaut à ces étudiants une validation du premier semestre.

À la fin du deuxième semestre, l'évaluation repose sur un rapport de stage et une analyse de pratique. Comment s'étonner si ces rapports commencent souvent par la phrase du style « Philippe Meyrieu a dit "X" ; donc j'ai effectué mon stage sur »

Les bibliographies comportent souvent, sur quatre ouvrages cités, trois œuvres immortelles du grand homme !

Il faut dire que le pauvre Sanjuro (j'arrête de parler de moi à la troisième personne, je crois que ça doit vous gonfler) Il faut dire, donc, que je suis en bout de chaîne : la première année de cette option, année que je n'assure pas, est consacrée à une présentation du système éducatif et le stage de second semestre est un stage d'observation dans un établissement scolaire. Le bourrage de crâne a déjà été bien intensif quand j'interviens...

J'ai, cette année, osé déroger au programme imposé, et j'ai carrément consacré une séance au débat actuel sur l'éducation, en essayant de rester neutre dans la querelle pédagogistes/transmission ; j'ai distribué des photocopies d'articles ou livres issus des deux bords, et la réaction des élèves a été la plus parfaite incrédulité : ils n'en avaient même jamais entendu parler !

Cela n'a cependant pas empêché la majorité des rapports de proclamer que la réussite des pratiques pédagogiques mises en œuvres et étudiées dans le rapport était due à l'application des préceptes du Phare lyonnais de la pensée. Quant aux échecs, ils étaient dûs, inévitablement, à la trop grande présence de l'enseignant dans le processus d'apprentissage, bref, au manque de rigueur dans l'application des préceptes géniaux du Grand Saucisson brioché !

À part ça, vous avez raison de vous réjouir que les universités reprennent en main la formation des maîtres, et que l'on puisse consacrer un master entier à ce genre de pratiques !

Pour les incrédules, je tiens à disposition les fichiers pdf du BME sur lesquels reposent mon "enseignement" ; et je n'ai pas tout dit !

Écrit par : sanjuro | 01 juin 2008

"Tout le monde ne sait peut-être pas que le futur démantelement de l'éducation nationale voyage, passsager clandestin, dans le train du pédagogisme et de ses sectateurs."

Ecrit par : Manu | 01 juin 2008

Et j'entends sssssiffler le train. ;-)

P.S.: Ah oui, pour "déchiffrer" le smiley, je vous ai laissé un message sur l'autre fil. Vous faites un quart de tour avec votre tête, vers la gauche... Oups, pardon!!!

Par ailleurs, il est assez comique que, dès qu'on paraît être "de gauche", on nous retourne tout de suite "le camp du bien". Ca, c'est typiquement "politically correct"... ... et pensée unique du même coup...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Un peu pour accéder au débat entre Dubet et Brighelli, beaucoup pour lire un article de cul, “L'éducation à la sexualité in vivo”, je me suis précipité chez mon marchand de journaux pour acheter le dernier numéro du “Monde de l'éducation”. Celui-ci ne fait plus partie depuis longtemps de mes habitudes de lectures, le psycho-pédagogisme du Monde suffisant largement à nourrir un esprit ouvert à tous les courants de pensée, mais qui ne tient pas à s'y noyer.
La sensation de vide absolu qu'a ressentie J.P. Brighelli en lisant l'article sur la sexualité est parfaitement satisfaisante pour l'esprit. Il nous permet d'envisager un maximum de potentialités dans le contenu de ces savoirs spécifiques. Quoi qu'on fasse, l'enseignement sera toujours un empilement de valeurs contradictoires permettant de justifier les délires les plus étranges pourvu qu'on puisse les étayer par quelque principe de réalité.
Tous unis derrière notre ministresse de la Justice ! Elle modernise la répudiation au nom du respect du à l'autre, au nom de l'amour de la vérité et au nom de l'intégrité de l'hymen. Il convient d'intégrer la défense des valeurs, de toutes les valeurs qui fondent la nation, toutes les nations, la communauté, toutes les communautés, la religion, toutes les religions… Et la virginité avant tout !
Tous unis, aussi, derrière notre président pour une mondialisation néo-libérale heureuse où nous consommerons dans le bonheur jusqu'à nous consumer dans le consumérisme sexuel.
L'école de Datti, l'école de la sexualité devra montrer que le respect de l'hymen, jusqu'au mariage est une valeur montante car portée par les minorités visibles… Mais l'école de Sarko nous dicte aussi que le monde des sens et du sexe ne lui est pas étrangère : dès la maternelle, afin d'éviter les frustrations féminines d'avant mariage, tout en favorisant le commerce érotique, l'école doit impulser l'apprentissage des cheminements divers permettant de respecter le principe de virginité tout en favorisant l'ouverture des sens. Une pédagogie active et stimulante doit permettre une approche non culpabilisante de la fellation et de la sodomie… Le nombre de jeunes filles vierges en arrivant au mariage s'accroîtra de manière exponentielle pendant que les profits scandaleux des chirurgiens spécialisés dans la réfection des hymens diminueront d'autant.
Dans un esprit de tolérance irénéenne, la pédagogie du 21 éme siècle restaurera les valeurs traditionnelles qui le méritent tout en faisant preuve d'une ouverture d'esprit résolument moderne…
Le temps presse si l'on ne veut pas que des sirènes du malheur nous annonce que déjà des pratiques s'installent sans l'agrément de notre Éducation Nationale.

Écrit par : Roger Felts | 01 juin 2008

"annoncENT”

Écrit par : Roger Felts | 01 juin 2008

Par ailleurs, il est assez comique que, dès qu'on paraît être "de gauche", on nous retourne tout de suite "le camp du bien". Ca, c'est typiquement "politically correct"... ... et pensée unique du même coup...

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008


Mais non, la gauche c'est le camp du fisc, c'est marqué dans l'O. Et c'est bien dommage.

Écrit par : Sergio | 01 juin 2008

Merci Sanjuro pour votre témoignage édifiant.

J'en retiens les passages les plus saillants :

"L'option enseignement peut être prise en première et deuxième année de licence par des étudiants de lettres, langues, économie... qui se destinent à l'enseignement.

Que disent les documents de cette option ? [...] De ces documents, déjà conclusifs et non-contradictoires, la consigne que le petit Sanjuro a reçue est de dégager collectivement, après un travail autonome des étudiants, la conclusion que les devoirs à la maison ne servent à rien et qu'il ne faut pas en donner. [...]

Quand on parle, dans une autre séance de deux heures, de l'évaluation, c'est Antibi et sa "constante macabre" qui sert de référence [...]

À part ça, vous avez raison de vous réjouir que les universités reprennent en main la formation des maîtres, et que l'on puisse consacrer un master entier à ce genre de pratiques !"

J'ai mis en garde à plusieurs reprises contre ce que peut représenter cette mastérisation de l'enseignement.

Allez voir ce qu'est la licence FLE de Paris III ! Allez y jeter un coup d'oeil ! Vous verrez ce que font de l'enseignement les P.U. et Mdc à la Meirieu !

Jean-Paul Brighelli, le projet du ministère m'inquiète : en posant comme condition sine qua non à l'obtention du concours la réussite à un master professionnel d'enseignement, le ministère donne aux IUFM (dont les professeurs/formateurs se chargeront de ce master) la possibilité de trier les candidats au concours AVANT les épreuves. J'ai eu l'agreg, mais je suis sûr que je n'aurais pas obtenu un master d'enseignement animé par les formateurs Prce/Prag/MdC/PU que j'ai eus à l'IUFM !!!!

S'il faut Bac +5 avant de passer les concours, il fauda que l'on autorise aussi les Bac +5 strictement disciplinaires, où ce seront encore de vrais chercheurs qui officieront.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Allez, Roger, je la "remets" rien que pour vous:

Un mariage annulé au tribunal parce que la mariée n’était pas vierge : « je ne vois pas ce qu’il y a de choquant là-dedans, ça fait plusieurs mois que je suis en train d’annuler la justice », nous confie Rachida Dati."

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

CS : Enseignants du secondaire brisés, martyrisés mais enfin détachés !

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Allons, Jeremy, ne soyez pas si manichéen! Vous valez mieux que ça...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

C'est la conclusion de votre étude, Dugong? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

sanjuro a écrit : "je ne dis pas froidement, comme dugong, que les pédagogistes sont des animaux... attention à rester raisonnable dans l'invective"

Très englobant tout ça ! Que certains d'entre eux se comportent comme des amibes anaérobies ne condamne pas l'intégralité de la ... meute !

"L'invective raisonnable" ? Dernier oxymore en date ?

Merci pour la leçon de sémantique.

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

A Daniel Arnaud :

"Je pourrais vous retourner l'argument : combien de certifiés ou d'agrégés ne sont pas fichus de poursuivre en DEA ou en thèse? "
Je ne connais pas beaucoup d'agrégés ou de certifiés n'ayant pas terminé leur DEA ou leur thèse. Les agrégés que je connais qui n'ont pas réussi à achever leur thèse sont ceux qui sont submergés de boulot au lycée ou à la fac (prag, ater) et qui n'ont pas assez de temps libre pour leurs recherches.

"Plus sérieusement, il faut comparer ce qui est comparable. Le concours exige de se fondre dans un moule, de manière à passer des épreuves en temps limité."
Il exige surtout, en lettres classiques, en tout cas, de parfaitement maîtriser le latin et le grec afin d'être capable de traduire sans difficulté n'importe quel auteur, que ce soit en en version ou en thème (pour l'agreg), d'avoir une connaissance assez vaste en histoire littéraire pour ne pas faire un hors sujet complet sur une disserte, et de bien maîtriser les notions utilisées par la critique littéraire. Un concours comme l'agreg est généraliste (le Capes l'est aussi d'ailleurs). Son obtention assure que le professeur maîtrise sa discipline. Je suis désolée, je ne connais pas d'agrégés incultes. Et des certifiés incultes, je n'en connais pas non plus. Je connais en revanche des maîtres de conf (voire des professeurs d'université) qui ne valent pas tripette sortis de leur spécialité et qui seraient bien embêtés si on leur demandait de faire un topo sur la poésie française romantique alors qu'ils se sont spécialisés dans Zola.
D'ailleurs, dans la fac où j'ai étudié, c'est bien simple, la condition à l'obtention d'un poste de maître de conf était l'agreg. Mon professeur de thème latin refusait tout candidat thésard non agrégé. Pourquoi ?
Parce qu'il ne voulait pas se retrouver avec des zigotos infoutus de faire un cours de traduction correct.

"Au risque d'être un peu lapidaire, j'y vois une excellente préparation au moule dans lequel l'enseignant sera appelé à se fondre à l'IUFM, puis dans son établissement : un bon exécutant, un technicien, qui généralement ne se pose pas trop de questions quant aux consignes qui émanent de la hiérarchie ("Attention, c'est l'inspecteur qui l'a dit!"). "
La bonne blague. La plupart des agrégés sont plus que rétifs à ce qui se pratique au ioufme. Les certifiés ne sont pas plus heureux de leur formation, mais ils ont obligation absolu de fermer leur gueule parce que leur validation dépend beaucoup plus des formateurs que celle des agrégés.

"Celui qui prépare un DEA ou une thèse, lui, est dans une démarche de chercheur, beaucoup plus souple, qui permet la remise en question permanente. Excellent pour la liberté de penser (on peut tout dire à l'université, du moment qu'on argumente), et pour conserver son esprit critique ultérieurement, en particulier dans l'Educ' nat', face à des petits chefs staliniens et procéduriers."
Oui, alors là, ça me fait rire aussi. Je connais des "chercheurs" dont les recherches n'ont qu'un seul but : se trouver un poste bien au chaud à la fac (loin des vicissitudes du collège et du lycée). Ils sont prêts à travailler sur n'importe quel sujet à la mords-moi-le-noeud (et en vogue) du moment que leurs recherches se font sous la houlette d'une sommité qui les servira dans leur carrière et du moment que ce sujet ne leur demande pas trop d'efforts. Attention, je dis : "des chercheurs". Je ne parle pas de tous les chercheurs, bien sûr. J'ai moi-même fait une maîtrise sur un sujet qui m'avait passionnée et j'avoue que j'ai en tête un sujet de DEA qui me tente bien (mais peu de temps à y consacrer). Je ne méprise donc en rien la recherche. Mais aller dire qu'un Bac+5 vaudra mieux qu'une licence obtenue dans les années 70... J'en doute.

"Quant à la maîtrise des disciplines, combien de certifiés ou d'agrégés ont lu les classiques juste ce qu'il était nécessaire pour l'obtention du concours, avant de se consacrer à l'art de la négociation de l'heure sup' bien placée dans l'emploi du temps auprès de son chef d'établissement? Il n'est pas rare, en revanche, que le chercheur qui continue à partager ses lectures ou à exercer sa réflexion passe pour un "intellectuel" auprès de ses propres collègues."
Désolée, je le répète : je n'ai jamais croisé d'agrégés incultes. Des certifiés limités, oui, mais des agrégés incultes, non. Par ailleurs, ce n'est pas parce qu'on ne fait pas de recherche universitaire qu'on ne se cultive pas : je passe ce que j'ai de temps libre à lire et à perfectionner ma culture historique antique (entre autres). Je ne suis pas le seul enseignant de mon collège à le faire.

"Intellectuel en salle des profs! Quand j'étais moi-même collégien, et qu'on m'entretenait dans le mythe des profs détenteurs du savoir, je n'aurais jamais cru que cela puisse être une tare..."
Qui a dit ici que c'était une tare ?

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

"Qui a dit ici que c'était une tare ?"

Ecrit par : Kap | 01 juin 2008

A part Yfig, personne à ma connaissance.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Bêgodo fait sa promo sur Ripostes.

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

"Les maîtres du premier comme du second degré seraient désormais uniformément recrutés au niveau Bac + 5 (Master 2)"

Question : n'importe quel master 2 requis pour n'importe quel capes ou agreg ? Le tout spécifié par un texte ?

NB : en cherchant confirmation du titre de "maîtrise" sans spécification comme condition actuelle nécessaire pour passer une agrégation, je suis tombé sur le site officiel

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000347984&dateTexte=

dans lequel, on lit une hilarante (?) coquille (au tout début du texte) :

"Vu le décret n° 64-217 du 10 mars 1964 modifié relatif aux maures contractuels et agréés des établissements d’enseignement privés sous contrat"

Dans le privé, il leur font vraiment suer le burnous !

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Le débat agrégés/chercheurs n'est vraiment pas de saison, à moins de chercher à montrer que les deux ont de la valeur.
Ce n'est pas le moment de se tirer dans les pattes.

Christophe, pour être honnête, ce projet ministériel m'inquiète. Je ne peux me baser que sur ce que j'ai vu dans mon IUFM, et la prose que je lis régulièrement de la part de formateurs IUFM Lettres et d'IA-IPR. Ma condamnation du système IUFM vient de ce que j'y ai subi (un lavage de cerveau au profit d'inepties sans intérêts) et des gens que j'y ai vus (deux formateurs seulement avaient de l'intérêt, sur les sept ou huit que nous avions). Je ne doute pas que la proportion de gens intelligents et de sombres imbéciles soit la meme parmi les formateurs IUFM que dans toute autre catégorie sociale, mais je veux rompre absolument avec le système débilitant qui est en place actuellement. Et faire passer les actuels formateurs IUFM comme évaluateurs des enseignants AVANT les concours d'enseignement, ça ne me rassure pas. Alors, évidemment, je m'appuie sur ce que j'ai vu dans mon IUFM, section PLC2 Lettres, mais ce que j'ai dit est absolument certain : j'ai eu l'agrégation et j'enseigne grâce à l'Université, mais je n'aurais JAMAIS obtenu un master enseignement chapeauté par les formateurs IUFM que j'ai eus.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

ils leur font ...

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

"Le débat agrégés/chercheurs n'est vraiment pas de saison, à moins de chercher à montrer que les deux ont de la valeur.
Ce n'est pas le moment de se tirer dans les pattes.

Christophe, pour être honnête, ce projet ministériel m'inquiète. Je ne peux me baser que sur ce que j'ai vu dans mon IUFM, et la prose que je lis régulièrement de la part de formateurs IUFM Lettres et d'IA-IPR. Ma condamnation du système IUFM vient de ce que j'y ai subi (un lavage de cerveau au profit d'inepties sans intérêts) et des gens que j'y ai vus (deux formateurs seulement avaient de l'intérêt, sur les sept ou huit que nous avions). Je ne doute pas que la proportion de gens intelligents et de sombres imbéciles soit la meme parmi les formateurs IUFM que dans toute autre catégorie sociale, mais je veux rompre absolument avec le système débilitant qui est en place actuellement. Et faire passer les actuels formateurs IUFM comme évaluateurs des enseignants AVANT les concours d'enseignement, ça ne me rassure pas. Alors, évidemment, je m'appuie sur ce que j'ai vu dans mon IUFM, section PLC2 Lettres, mais ce que j'ai dit est absolument certain : j'ai eu l'agrégation et j'enseigne grâce à l'Université, mais je n'aurais JAMAIS obtenu un master enseignement chapeauté par les formateurs IUFM que j'ai eus."

Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Vous allez faire copain-copain avec les certifiés, avec l'en-tête de votre message... ;-)
La seule chose que je voudrais (re)dire est qu'il y a beaucoup de collègues parfaitement capables de continuer à former de manière extrêmement valable, dans leurs disciplines, les professeurs d'école, comme ils l'ont toujours fait.
Cela semble évident pour vous, Jeremy, mais ça paraît mériter devoir être rappelé. Surtout ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

Il tombe bien ce fil juste au moment où j’en termine avec les copies d’agreg.

J’ai beaucoup de choses à dire. Mais pour ne pas écrire 20 pages d’un coup, je complète le post de JPB par la chronique de Davidenkoff sur France Info. Cédelle et lui n’ont visiblement pas la même source et le Ministère semble encore hésiter entre deux scénarios : ou bien un concours qui pourrait se confondre avec la deuxième année de master (version Cédelle) , ou bien un concours APRES le master mais réduit à un an stage compris (version Davidenkoff). Le premier scénario déboucherait inévitablement sur une catastrophe (cf. première année de médecine ou Deug-instit), le second aurait sans doute des conséquences très négatives sur la qualité du recrutement. Seul point positif dans les deux cas : les IUFM disparaissent au moins pour le second degré.

Voici donc avant de plus amples commentaires le texte d’Emmanuel Davidenkoff :

« Le Président de la République a annoncé la "masterisation des enseignants" qui permettra "de les payer plus cher en début de carrière"…

Derrière cette phrase se cachent en fait plusieurs révolutions. La première c’est d’élever le niveau de recrutement de tous les professeurs, du primaire et du secondaire, à bac+5. Il faudra, pour se présenter au concours, avoir un master. C’est cela qui justifiera le fait de les payer plus cher sans être obligé d’augmenter toute la fonction publique.

La deuxième révolution se décrit au conditionnel car à l’heure qu’il n’est tout n’est pas arbitré. Mais selon nos informations l’Education nationale aurait le projet de se désinvestir de la formation initiale des enseignants au profit des universités. Comment ? En se cantonnant au rôle de tout employeur : le recrutement et la formation continue. Donc l’Education nationale organiserait toujours des concours de recrutement comme le Capes ou l’agrégation, mais elle ne se mêlerait plus d’y préparer…

Quelle serait la conséquence ? La disparition probable des IUFM – les Instituts universitaires de formation des maîtres - ; au minimum un affaiblissement notable de leur rôle. En fait chaque département universitaire prendrait en charge la préparation des étudiants aux concours. Lesquels concours se dérouleraient en deux temps : une épreuve académique en janvier pour vérifier les connaissances, puis une formation pratique express sur le terrain de quelques semaines avant une épreuve – pratique elle aussi – d’admission.
Donc plus de cours théoriques comme ceux que l’on délivre en IUFM. Quels seraient les avantages de scénario ? Gain immédiat : 10.000 postes de stagiaires IUFM qui s’évaporeraient du budget puisque les années de formation ne seraient plus rémunérées alors qu’elles le sont aujourd’hui pour certains candidats – vu le contexte budgétaire, c’est essentiel. Donner un diplôme aux étudiants qui préparent le concours même s’ils échouent – ce qui est le cas de 80% des candidats. Offrir un cadeau aux défenseurs du « retour aux fondamentaux » dont il se trouve qu’il sont aussi de farouches adversaires des IUFM. Enfin déplacer un éventuel mécontentement vers les universités donc vers la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse.
Mise en oeuvre de la réforme prévue pour la rentrée 2010."
(fin de la chronique d'ED)

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008

Meirieu fait encore partie du staff "scientifique de l'ADEME" jusqu'en septembre 2009.

Il est grand temps qu'il se charge de recycler ses petits camarades.

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

"Enfin déplacer un éventuel mécontentement vers les universités donc vers la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse."

C'est la seule chose qui me paraisse indubitable dans l'article !

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Si Davidenkoff a raison, ça me semble mieux que la version Cédelle. Mais il faudra revoir les programmes d'agreg, s'il faut les préparer en six mois, ou alors les donner un an et demi à l'avance.

Vous vous réjouissez de la disparition des IUFM pour le Second degré, mais que va-t-on faire des formateurs PLC2 ? Les faire retourner à leurs pénates ? Ils accepteront ça sans broncher ?

Au passage, pour ceux que ça intéresse, voici ce qu'on a trouvé pour revaloriser l'enseignement de l'allemand... : http://langues.ac-dijon.fr/article.php3?id_article=1090

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Appparemment, pour qui est à gauche, le politiquement correct est de droite, et inversement...

Si les concours doivent être passés la même année que le master 2, il n'y aura donc plus de préparation spécfique de haut niveau à ces concours. Je ne vois pas comment on peut à la fois faire un travail de recherche sérieux et préparer une agrégation. Il me semble que là aussi, le projet risque d'avoir un effet pervers.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 juin 2008

Dans la page donnée par Jeremy on lit :

"Le lauréat 2008 se verra convié à un voyage d’exception de plusieurs jours outre-Rhin durant l’été 2008, avec un passage par Berlin pour la remise d’un certificat."

Il y a des termes qui m'effraieront toujours : "voyage d’exception" en fait partie.

Le retour est compris ?

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

"Si les concours doivent être passés la même année que le master 2, il n'y aura donc plus de préparation spécfique de haut niveau à ces concours"

Actuellement, qui passe l'agreg l'année de sa "maîtrise" ?

N'y aura-t-il pas, par la force des choses, une prépa agreg la sixième année pour la plupart des candidats ?

Quid des étudiants des ENS ?

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Et l'augmentation de salaire en début de carrière, ce ne serait pas un moyen de faire taire les consciences pour de futures réformes ?
écrit par sanjuro


L'augmentation de salaire pour les nouveaux profs ira avec l'augmentation du temps de présence dans les établissements , c'est certain !

Écrit par : Amélie | 01 juin 2008

"Il tombe bien ce fil juste au moment où j’en termine avec les //copies d’agreg//."

Mince, j'attendions des choses bien plus croustillantes. ange

Écrit par : toto | 01 juin 2008

@ Jérémy et Sylvie Huguet

- L'agrégation n'est pas concernée par ce dispositif. La survie de l'agrégation externe passe à mon avis (mais ce n'est sans doute pas celui de la SDA) par sa transformation en concours du supérieur. Cela suppose des parcours différents en master selon que l'on se destine à l'enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Les futurs agrégés enseigneraient en prépa, BTS, IUT, fac (PRAG). L'agrégation continuerait d'être fortement valorisée pour le recrutement comme maître de conférences dans les disciplines littéraires (les scientifiques se fichent éperdument de l'agrégation). Si tous les néoagrégés sont nommés dans le supérieur, on pourra assez facilement résoudre le problème des agrégés maintenus en collège contre leur gré (bonne nouvelle pour Sansévérina...).

- Que deviendront les actuels formateurs en IUFM dans ce qu'il restera de ces établissements, c'est-à-dire pas grand chose ? Cela dépendra des statuts et des fonctions. Pour ceux qui sont là depuis l'époque des EN et qui se consacrent pour l'essentiel au primaire, on peut se contenter d'attendre leur départ à la retraite et ne pas les remplacer. Ceux qui ont un statut universitaire pourront être intégrés dans les UFR correspondantes. Le seul problème concerne les universitaires spécialistes en sciences de l'éduc. Personne n'en voudra même pas les UFR de sciences de l'éduc. Car ce seront des rivaux. D'où, déjà, les embrouilles entre l'IUFM de Créteil et les Universités de Paris VIII et Paris XII (où existent des UFR de sciences de l'éduc) : ces universités prévoient un master pro d'enseignement qui fait directement concurrence à l'IUFM.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008

"Le seul problème concerne les universitaires spécialistes en sciences de l'éduc. Personne n'en voudra même pas les UFR de sciences de l'éduc. Car ce seront des rivaux"

Mouais...

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

"Pour ceux qui sont là depuis l'époque des EN et qui se consacrent pour l'essentiel au primaire, on peut se contenter d'attendre leur départ à la retraite et ne pas les remplacer"

IUFM = désert des part tard ?

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Kap,

Vous parlez de "culture". Mais ne s'agit-il pas plutôt de "leçon bien apprise" (je vous laisse faire la nuance)?

Vous écrivez par ailleurs :
"La plupart des Agrégés sont plus que rétifs à ce qui se pratique en ioufme. Les certifiés ne sont pas plus heureux de leur formation, mais ils ont obligation absolue de fermer leur gueule parce que leur validation dépend beaucoup plus des formateurs que celle des Agrégés.".

Justement, nous y voilà. Cette docilité, ils la conservent même après, une fois titularisés. Je cite un témoignage rapporté par Maurice T. Maschino, dans "L'Ecole de la lâcheté" :
"Cette infantilisation permanente choque, au début, la plupart des stagiaires; mais par crainte de n'être pas titularisés, très peu se rebiffent, et beaucoup s'y font. Peu à peu, ils prennent l'habitude de se soumettre docilement à l'autorité. Et finissent par ne même plus se rendre compte des stupidités qu'on leur impose.".
La "diplomatie" tant qu'on est stagiaire, à la rigueur, je peux comprendre. Mais après, une fois la sécurité de l'emploi assurée? Comment des gens qui ont lu Voltaire, Beaumarchais et d'autres, qui risquaient la Bastille pour un écrit malheureux, peuvent-ils s'aplatir lamentablement devant un inspecteur par crainte d'une mauvaise note (toujours l'infantilisation)? Comment des gens si cultivés peuvent-ils tenter d'exclure l'un de leurs pairs d'un jury de CAPES au prétexte qu'il a commis "La Fabrique du crétin"? Comment des gens censés faire preuve d'esprit critique peuvent-ils chaque année, aux corrections d'examens, appliquer sagement les consignes qui permettent de valider la baisse du niveau et à Lang de se moquer de la France entière en vantant les qualités du système français?
Pour autant que je sache, ce n'est pas Lang, ni Darcos, ni le recteur, ni l'inspecteur, ni le proviseur, ni le formateur IUFM, qui appose sa signature sur les copies de Bac. C'est bien le professeur qui s'est rendu à sa convocation. C'est donc bien lui qui, à ce moment-là, a le pouvoir de révéler la réalité du niveau et de faire tomber les "80% de réussite". Dans certaines salles les jours de juin, il y a 30 à 40 correcteurs. Que pourrait faire l'institution s'ils disaient "non, on ne cautionne plus"? Les virer tous?
Sénèque disait que le tyran tenait son pouvoir du consentement du tyrannisé. L'Education nationale ne fait pas exception. Comment les lecteurs de Sénèque et autres classiques peuvent-ils avoir l'esprit aussi servile? Les 80% au Bac mystifient le niveau des élèves, mais aussi celui de leurs maîtres.

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008

Merci à Pedro pour la chronique de Davidenkoff, dont j'ai repris l'essentiel à l'intérieur même de ma Note initiale — avec commentaires ad hoc, en attendant les vôtres.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 juin 2008

"Sénèque disait que le tyran tenait son pouvoir du consentement du tyrannisé. L'Education nationale ne fait pas exception. Comment les lecteurs de Sénèque et autres classiques peuvent-ils avoir l'esprit aussi servile?"

Personnellement, si on me fait passer à l'échelle B, je veux bien pondre des textes pédagogistes.

Pas plus quand même, on a sa dignité...

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Et pour les PRAG ou PRCE, on leur tire une balle dans la tête ? Je sais bien que c'est peut-être ce dont rêvent certains ici, mais quand même !

Je lis ce blog depuis assez longtemps et je partage la plupart des option de JP B, ayant lu ses livres ou celui de JC Michéa il y a quelques années (j'en avais même donné des passages à des 1ere un peu pénibles, en ECJS, histoire de les faire réfléchir un peu). je suis passé en IUFM, histoire d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Trahison ! dirons certains. En fait je tournais un peu en rond dans mon petit lycée provincial avec des collègues bien routiniers décidés à en faire le moins possible (à quelques exceptions près). En IUFM, je m'occupe des PE1 pour la préparation du concours (et cela m'intéresse pour la mise à niveau des connaissances et un peu de recul historiographique pour éviter de débiter des sornettes d'il y a 40 ans), des PE2 (comment enseigner le programme, quels outils utiliser, ...) et de PLC1 (préparation à l'épreuve sur dossier du CAPES hist-géo). Après presque 20 ans d'enseignement, cela me permettait de prendre un peu de recul sur la discipline enseignée, et de jouer un (tout petit) rôle dans la formation des enseignants, notamment du primaire (et Dieu sait qu'il y a du boulot !!).

C'est la deuxième réforme de l'IUFM en deux ans je crois : intégration à l'université (à peine réalisée pour mon site) et "masterisation". Alors bien sûr que je m'inquiète pour mon boulot (certains dirons "bien fait, envoyez le en ZEP !!"), je suis agrégé et je serais sans doute reversé en lycée, d'où je viens), mais je m'inquiète aussi pour les futurs PE1. Je les vois déjà, après une licence de n'importe quoi (à moins que des licences pluri-disciplinaires pouvant les préparer à l'enseignement polyvalent du primaire existent), une première année de master (consacrée à quoi ?) un bachotage rapide avant le grand bain... Est-ce vraiment ce que l'on veut, des profs formé au rabais avec un soit-disant niveau bac +5 qui ne trompe personne ? (j'ai corrigé des copies de CAPES cette année, très instructif sur "le niveau qui monte"). Alors, c'est très joli de vouloir tout casser, mais il faudrait aussi prendre le temps de réfléchir. Des structures existent, évaluons les vraiment. Tout n'est pas à jeter non plus dans les IUFM, notamment pour ce qui peut préparer au contact avec les enfants, notamment les plus jeune. Cette énième réforme est surtout un moyen de faire des économies et, éventuellement de casser une Education Nationale que d'aucuns verraient bien remplacée par les écoles privées.

Honnêtement, j'ai un peu le tournis en ce moment, mais je ne doute pas qu'ici on pourra me rassurer !

Écrit par : Pascal | 01 juin 2008

des optionS.... oups, désolé...

Écrit par : pascal | 01 juin 2008

Une petite question: si dans le futur les néo-agrégés étaient tous affectés dans le supérieur, pensez-vous que cela serait rétroactif (i.e tous les agrégés en exercice y seraient affectés) ?

Écrit par : françois duhem | 01 juin 2008

"En fait je tournais un peu en rond dans mon petit lycée provincial avec des collègues bien routiniers décidés à en faire le moins possible"

Je me rappelle ce que disais Rocard lors d'une audition de la pochard's Academy * :

Pour revaloriser financièrement les profs, ne pourrait-on pas leur proposer de temps en temps un poste aux affaires étrangères ?

Ca en dit très long sur la vision qu'on peut avoir de la revalorisation des enseignants dans certains hautes sphères où l'oxygène est raréfié.


* Je cite très approximativement mais c'était bien le sens de l'intervention

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

"si dans le futur les néo-agrégés étaient tous affectés dans le supérieur, pensez-vous que cela serait rétroactif (i.e tous les agrégés en exercice y seraient affectés) ?"

Il y a envron 50000 agrégés (chiffres Moloch, y compris les chaires sup). Soit au moins 40 000 enseignants en collège ou lycée.

Où voulez vous les mettre ? En nez de marche dans les escaliers ?!

Et les gens du sup ? Vous les voyez accueillir à bras ouverts tous ces rappatriés qui ne parlent même pas comme eux ?!

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Le jargon IUFM/UA-IPR, ca donne ça :

"En cette période de l'année, les prérequis seront des compétences nécessairement travaillées au cycle central, à savoir des connaissances minimales sur le discours narratif."

Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008

"Discours narratif quinaire", Jérémy.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 juin 2008

Dugong, dans le supérieur ils sont bien contents d'avoir des Prag/Prce pour travailler le lundi à 18h, le mercredi, le vendredi après-midi et le samedi matin.
Et pour enseigner en L1 et L2.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

A Attila Smith, qui évoquait ces thèses finies non pas par les doctorants, mais par leurs directeurs de rechrches :

je peux vous assurer qu'en ce qui concerne la mienne (une thèse de philosophie politique), c'est bien moi qui rédige. J'ai pourtant tout tenté pour soudoyer l'universitaire avec lequel je travaille, jusqu'à la bouteille de muscat I Muvrini! Pas moyen, la corruption n'est plus ce qu'elle était... Il est pourtant très bon, le muscat de Corse!? Tiens, je vais aller en prendre un en terrasse, sur le front de mer...

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008

Peut être mais ils ont assez d'esclaves comme ça.

Plus, ils pourraient revendiquer !

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Bon je répète mes questions :

1) Ca couterait quoi d'affecter les TZR agrégés au lycée exclusivement ?

2) Si les masters d'enseignement sélectionnent les candidats aux concours, est-ce que ce n'est pas pire qu'avant, quand les IUFM s'en prenaient aux lauréats des concours, et non aux simples candidats ?

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

"Vous parlez de "culture". Mais ne s'agit-il pas plutôt de "leçon bien apprise" (je vous laisse faire la nuance)? "

Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 juin 2008

Non non, allez-y, faites la nuance vous-même, ça me donnera au moins quelque chose sur quoi m'appuyer pour vous contredire.

Je peux toujours vous dire ceci, cependant : ceux qui ne se donnent que la peine de bien apprendre leur leçon, en lettres classiques (puisque c'est mon domaine), n'atteignent pas le niveau requis en traduction. Etre capable de traduire et d'analyser un texte en langue ancienne demande en effet d'apprendre son vocabulaire et sa grammaire par coeur, et de pratiquer la version et le thème de façon plus qu'assidue. Mais pour être vraiment à l'aise dans les textes anciens, il faut les fréquenter, les lire, en traduction ou en VO dans le texte (surtout en VO). C'est autre chose que du "par coeur", ça. C'est ce qu'on appelle de la culture. Et c'est nécessaire à la préparation de l'agreg et même du Capes de lettres classiques.

"La "diplomatie" tant qu'on est stagiaire, à la rigueur, je peux comprendre. Mais après, une fois la sécurité de l'emploi assurée?"
Je connais un certain nombre d'enseignants du secondaire passés par les IUFM qui ne craignent pas les inspecteurs - en tout cas, pas plus que les anciens ne les craignent. Et même si c'était le cas, en quoi le fait d'avoir un DEA ou une thèse vous protège-t-il de la tentation de la soumission et du léchage de cul ? Si jamais on mettait en place un système de contrôle du "rendement" universitaire (ce que je ne souhaite certainement pas), on verrait aussi les gens ramper, dans les UFR. Les universitaires sont bien capables de rayer le plancher avec leurs dents et de se tirer dans les pattes, malgré "l'ouverture d'esprit que procure la recherche", je doute que cette même ouverture d'esprit les protège des sirènes de la brosse à reluire.

"Comment des gens si cultivés peuvent-ils tenter d'exclure l'un de leurs pairs d'un jury de CAPES au prétexte qu'il a commis "La Fabrique du crétin"? Comment des gens censés faire preuve d'esprit critique peuvent-ils chaque année, aux corrections d'examens"
Parce qu'il n'y a que des agrégés dans les jurys de Capes ? Il me semblait qu'on y trouvait surtout des universitaires (en tout cas, c'était le cas quand j'ai passé les concours), agrégés ou non, mais dont la qualité de thésard garantit l'ouverture d'esprit - n'est-ce pas ?

"Comment des gens censés faire preuve d'esprit critique peuvent-ils chaque année, aux corrections d'examens, appliquer sagement les consignes qui permettent de valider la baisse du niveau et à Lang de se moquer de la France entière en vantant les qualités du système français? "
Mais très cher, de toute façon, quand on met des caisses, elles sont remontées par l'inspection académique - et on n'est plus convoqué, généralement.

Et puis moi, je vous demanderai : pourquoi les universitaires dévaluent-ils les diplômes qu'ils délivrent en laissant des étudiants n'en ayant à l'évidence pas le niveau obtenir leur licence, leur maîtrise, ou même, leur DEA (je connais quelques quiches qui l'ont obtenu, le DEA) ? Comment se fait-il que des gens ignorant qui est Racine, ou pensant que Balzac est une auteur du XXe (vécu en plein amphi il y a quelques années), se retrouvent à préparer le Capes, voire l'agreg ? Ah mais oui ! Bon sang mais c'est bien sûr ! On leur a DONNE leur licence (et leur maîtrise aussi) ! Alors, ce sont les certifiés et les agrégés qui font corrigent les écrits de licence et qui font passer les oraux de fac ?

C'est stupide : on trouve autant de cons bornés, d'ambitieux visqueux, de médiocres incultes, chez les universitaires, que chez les enseignants du secondaire. Votre thèse (sans jeu de mots) qui veut qu'un chercheur ait l'esprit toujours plus ouvert et fasse toujours preuve de plus d'élévation d'esprit qu'un agrégé ou qu'un certifié ne vaut pas un centime. J'en ai croisé un max, de feignasses, de nullités, de tyrans aux petits pieds, à la fac. Je garde aussi le souvenir ébloui de quelques universitaires, une poignée, à la culture générale incroyablement étendue (deux professeurs de lettres classiques normaliens), dont les cours étaient un enchantement. Mais j'ai aussi rencontré quelques enseignants de prépa et de lycée plus que fameux dont la culture était considérable.

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

“TEMPÊTE ARTIFICIELLE……! ! !

Pour ceux qui seraient intéressés par l’exemplarité d’un discours pervers, je conseille d’aller lire sur son site la note du “bon juge” Rosenczweig, intitulée “Tempête artificielle autours de l’annulation d’un mariage “…
http://jprosen.blog.lemonde.fr/2008/05/31/annulation-dun-mariage-le-cri-des-ex-vierges-256/

Rosenczweig à la justice, c’est aussi bien que Meirieux à l’Éducation Nationale… Et ils ont en plus Rachida Datti comme ministre… C’est quand même autre chose que Darcos… D’ailleurs pour une fois Rosen et Datti, même combat… Quand la gôche bobo lili est en harmonie avec la droite bling-bling, il y a lieu de se faire du soucis…

Écrit par : Roger Felts | 01 juin 2008

"on trouve autant de cons bornés, d'ambitieux visqueux, de médiocres incultes, chez les universitaires, que chez les enseignants du secondaire."

Kap et D. Arnaud, le débat me semble terminé, là, non ?

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

"Il y a envron 50000 agrégés (chiffres Moloch, y compris les chaires sup). Soit au moins 40 000 enseignants en collège ou lycée.

Où voulez vous les mettre ? En nez de marche dans les escaliers ?!"

Ecrit par : dugong | 01 juin 2008

Surtout que dans certaines disciplines non "rentables" (Lettres), on est plutôt en train de dégraisser. Or, s'il n'y a même plus assez de postes pour les maître de conf, je ne vois pas comment on pourrait en trouver pour les agrégés.

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

"Kap et D. Arnaud, le débat me semble terminé, là, non ?"

Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008

C'est en effet censé être une conclusion.

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

"maîtres de conf"

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

"Il y a envron 50000 agrégés (chiffres Moloch, y compris les chaires sup). Soit au moins 40 000 enseignants en collège ou lycée.

Où voulez vous les mettre ? En nez de marche dans les escaliers ?!"

Ecrit par : dugong | 01 juin 2008

Surtout que dans certaines disciplines non "rentables" (Lettres), on est plutôt en train de dégraisser. Or, s'il n'y a même plus assez de postes pour les maître de conf, je ne vois pas comment on pourrait en trouver pour les agrégés.

Ecrit par : Kap | 01 juin 2008

Eh bien qu'on les mette au moins au lycée... Pour l'instant, il y en a un paquet affectés en collège, ou TZR en collège.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

"Eh bien qu'on les mette au moins au lycée... Pour l'instant, il y en a un paquet affectés en collège, ou TZR en collège."

Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Compte tenu de la quantité de postes qu'on supprime dans les lycées, en ce moment, je crois qu'il ne faut pas trop rêver.

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

Kap a écrit : "Les universitaires sont bien capables de rayer le plancher avec leurs dents et de se tirer dans les pattes, malgré "l'ouverture d'esprit que procure la recherche", je doute que cette même ouverture d'esprit les protège des sirènes de la brosse à reluire."

Merci Kap pour votre longue mais très utile mise au point.

En ce qui concerne la citation en épigraphe, je voulais affirmer avec force, en tant que réprésentant de l'espèce (en voie de disparition, faut-il le rappeler), que les siréniens ne passent la brosse à reluire à personne.

Qu'on se le dise !

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

AGREGES EN COLLEGE :

Ils sont environ 9150 pour un peu moins de 180 000 professeurs de collège (grosso modo 5% du total). Avec les départs à la retraite, il devrait donc être assez facile de tous les recaser en lycée en deux ou trois ans maxi à condition qu'on arrête de nommer les nouveaux agrégés dans le secondaire.

J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de les nommer seulement à l'Université mais aussi et surtout dans l'ensemble des classes post-bac et les IUT. La mesure ne peut cependant pas être rétroactive. C'est comme pour l'augmentation des traitements. Elle ne concernera que les néo-titulaires. En février dernier, une note du budget avait coupé court à une première version de cette réforme de la formation des maîtres : beaucoup trop cher si l'augmentation devait s'appliquer à l'ensemble des personnels en place (et par ricochet à l'ensemble du corps A de la fonction publique). On lissera donc les courbes de telle sorte que l'augmentation devrait être insignifiante ou nulle pour les indices les plus hauts. La raison (ou le prétexte) est tout trouvé : les personnels déjà en poste n'ont pas passé un concours dont le prérequis était un master. Idem donc pour les agrégés dans le supérieur. C'est seulement en 2010 qu'un master (de type recherche) sera exigé pour passer le concours.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008

Elisabeth Lévy a écrit un très bon papier sur "Entre les murs" de Cantet sur son blog. A lire.

Écrit par : Loki | 01 juin 2008

"Compte tenu de la quantité de postes qu'on supprime dans les lycées, en ce moment, je crois qu'il ne faut pas trop rêver."

Ecrit par : Kap | 01 juin 2008
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Même ainsi, la pyramide des âges a une telle configuration que le nombre de postes à pourvoir va augmenter très fortement dans les 4 ou 5 ans à venir.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008

Même ainsi, la pyramide des âges a une telle configuration que le nombre de postes à pourvoir va augmenter très fortement dans les 4 ou 5 ans à venir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008

Sauf si on supprime définitivement certaines options, sauf si on "oblige" les enseignants à faire beaucoup plus que 15 heures ou 18 heures, sauf si on fait appel à des contractuels pour boucher les trous.

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

L'article d'Elisabeth Levy à propos d'Entre les murs est sur
http://www.causeur.fr/realisme-socialiste-ou-cine-realite
JPB

Écrit par : brighelli | 01 juin 2008

Je suis archi pessimiste, moi, j'y crois plus du tout, mais alors, plus du tout, du tout. Déjà que je n'y croyais pas beaucoup avant, mais depuis l'élection de Karpozy, c'est la corde pour se pendre.

Sinon, au vu des écrits que vous avez corrigés, qu'est-ce que vous pensez du cru 2008 de l'externe d'espagnol, monsieur Cordoba ? Bon ? Moyen ? Piquette ?

Écrit par : Kap | 01 juin 2008

Merci pour la douche froide, dugong: je prenais juste mes désirs pour une réalité. Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège, et là, c'était une porte de sortie inespérée ! Le "prétexte" qu'avance Pedro Cordoba, à savoir que les agrégés en poste n'auraient pas de master ne vaut pas pour bon nombre de mes collègues: en physique (je parle de mon acdémie: Toulouse), nous sommes nombreux à avoir un doctorat ou au moins un dea. Nous avions en effet passé ce qui s'appelle "l'agreg parachute" :-).Dira-t-on qu'un dea+doctorat "à l'ancienne" ne vaut pas un master ?
Remarquez, il restera toujours une solution: repasser le concours, mais je trouve cela ubuesque.

Écrit par : françois duhem | 01 juin 2008

"sauf si on fait appel à des contractuels pour boucher les trous."

avec les 80% (?) de collés aux concours qui contitueront le premier vivier des "assistants d'éducation", ce sera même très sélectif !

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

"Dira-t-on qu'un dea+doctorat "à l'ancienne" ne vaut pas un master ?"

Bon. je crois qu'il faut raison garder. Il ya aura peut-être continuation de recrutement avec postes à profil sans restrictions stupides du genre master2 sinon rien.

Au fond, tout ça fait très manip : on lâche quelques "infos" sur la future organisation et on regarde comment ça réagit.

Ils sont si paumés et frileux que ça au Moloch ? Ou alors ils craignent les lance-flammes des amazones d'en face ?

Écrit par : dugong | 01 juin 2008

Désolé M. Brighelli ! J'ai fait une boulette en copiant-collant l'article d'Elisabeth Levy. Je n'avais pas vu que vous aviez mis un lien...

Bah, vaut peut-être mieux 2 couches qu'une seule...

Écrit par : Manu | 01 juin 2008

Voici l'article d'elisabeth Levy sur la palme d'or :

"Sean Penn avait annoncé une palme d’or politique. Elle fut politiquement correcte. Dans ce registre, aucun poncif ne nous a été épargné depuis que le jury cannois, dirigé par une grande conscience de l’Amérique, a accordé sa plus haute distinction au film de Laurent Cantet tiré du livre de François Bégaudeau, Entre les murs. Un festival de bons sentiments, de propos édifiants et de jeux de mots à deux balles – comme “la grande classe”. Que Jérôme Béglé, mon confrère de Paris Match, soit remercié pour avoir produit une fausse note dans ce concert si consensuel que cela en devient comique. De retour de Cannes, Béglé a ironisé sur la schizophrénie du festivalier contraint de compatir aux malheurs du monde le jour et de noyer sa compassion dans le champagne la nuit. Elle est pas belle, la vie ?

Après d’atroces hésitations, on décernera la palme du commentaire benêt à la journaliste qui, sur France Inter, a découvert avec effroi “une situation totalement anachronique” : “Derrière la Palme d’or et son tapis rouge se cachent des sans-papiers.” “Il est primé à Cannes et sa mère n’a pas de papiers”, a-t-elle affirmé, sûre d’avoir déniché un scandale. S’il est encore permis de faire appel à la raison, on aimerait comprendre le rapport entre la performance d’acteur du fils et le statut juridique de la mère. Encore qu’il y en a un : la France étant, et c’est heureux, l’un des pays les plus généreux du monde, toute personne entrée sur le territoire national peut inscrire ses enfants à l’école. Le législateur peut décider demain que le fait d’avoir des enfants scolarisés en France donne le droit d’y rester – ce qui reviendrait peu ou prou à renoncer à avoir une politique migratoire. En attendant cette “avancée” (qu’aucun gouvernement de gauche ou de droite n’a jusque-là proposée), on se contentera d’inscrire l’obtention d’une Palme d’or à Cannes dans la liste des motifs de régularisation automatique. Ainsi, peu à peu, disparaîtra, au grand soulagement de notre compassionnelle consoeur, “cette situation anachronique” que l’on nomme frontière. Il faut saluer la candeur et la franchise d’une militante de RESF (Réseau Education sans Frontières), laquelle, stimulée par l’intervieweuse, lâche le morceau. Petit dialogue bien plus instructif qu’il n’y paraît.

“RESF est habitué à tout mais là, disent-ils, on est vraiment dans l’envers du décor”, s’émeut la journaliste qui pléonasme à tout-va sur les “futures stars en herbe” (ou alors, elle veut parler de nourrissons). C’est pas marrant, l’envers du décor. “Cela paraît étonnant, répond la militante, que dans un monde où l’on nous parle de paillettes et de stars, la réalité ce soit autre chose.”

Elle a raison, cette dame. Le réel, c’est étonnant. Et bien embêtant. Surtout quand il y a des enfants. Merde au réel, vive le décor : avec les mômes, il faut du gentil. De l’édifiant. Du benettonnisme bon teint. D’ailleurs, Bégaudeau l’a dit : c’est un film destiné à l’édification des vieux. Il s’agit de leur montrer que, contrairement à ce que disent les anachroniques, les jeunes sont sympas. Ainsi que me l’a obligeamment soufflé Marc Cohen, Entre les Murs, ce doit être une version des Choristes pour lecteurs de Télérama et de Libération – qui, eux aussi, ont droit à leur shoot de bonne conscience malheureuse.

Cela n’a échappé à personne : Entre les Murs est un film à message. Et même à multi-messages. Ce sont ces messages que célèbrent les commentateurs. Et ce sont ces commentaires que l’on prétend ici analyser. François Bégaudeau aimerait que personne ne s’exprime avant d’avoir vu le film. Il me pardonnera de ne pas céder à cette injonction et de trouver ses interventions et d’autres fort intéressantes par elles-mêmes. Elles méritent donc d’être décryptées. Il n’est pas exclu que le film, échappant au didactisme de ses auteurs, soit réussi – et on le souhaite ardemment.

En attendant de voir le film, la vague Entre les murs a valeur de symptôme. Laissons la parole à un journaliste du Parisien qui s’est étourdiment réjoui de la mort du cinéma : “Sean Penn, laissera sur la Croisette sa signature de Zorro, privilégiant un cinéma à double vocation, politique et sociale.” On craignait que le cinéma soit un art, ce truc bourgeois, voire élitiste, en tout cas vieux, qui prétend parler du monde à travers des situations et des personnages inventés. Nous voilà rassurés. Retour au bon vieux temps du réalisme socialiste, avatar vingtièmiste de la littérature édifiante du XIXe. On ne risque pas de revoir un mauvais coucheur dans le genre de Pialat gagner la Palme d’or.

Au cas où cela aurait échappé à quelques téléspectateurs distraits, le film palmé entend être un plaidoyer pour “la richesse de la diversité culturelle”, selon Nicolas Demorand, une ode à “la sociologie bigarrée”, pour Bégaudeau. Il est assez rigolo, d’ailleurs, d’observer à quel point le thème de la diversité fait l’unanimité, jusque dans les rangs du gouvernement qui s’est empressé de voler au secours de cette victoire. En somme, plus on est divers culturellement, plus on se doit d’être idéologiquement homogène. Entre les murs, on cultive l’entre-soi.

On s’en veut de gâcher telle fête en rappelant, par exemple, que le film défend un des points de vue qui s’affrontent dans le débat sur l’Ecole. Ce point de vue a autant de légitimité que ceux auxquels il s’oppose – cela ne lui donne pas valeur de vérité, n’en déplaise à François Bégaudeau qui semble penser pour sa part que la distinction accordée par Sean Penn – “un homme connu pour être nerveux en matière de politique” – devrait réduire au silence “ceux qui parlent de l’Ecole sans y mettre les pieds”. Il est surprenant qu’un professeur décrète, l’air de rien, la nullité d’une longue tradition appelée “pensée critique” et qui suppose, justement, la mise à distance. Au passage, si le seul point de vue légitime sur un phénomène, une institution ou une situation est celui des acteurs, il va falloir songer à une reconversion expresse pour les journalistes. Et au fait, il y était, Tolstoï, avec les armées napoléonniennes ? Bégaudeau a raison : ainsi que l’a judicieusement noté un éditorialiste du Républicain lorrain, la Palme d’or consacre “un peu la revanche de l’Education nationale sur la Culture”.

Les déclarations de Cantet et de son principal acteur permettent de se faire une idée de la thèse du film : en somme, tout ne va pas si mal à l’école. “Face aux fondamentalistes de l’école républicaine, il fait partie des réalistes qui pensent que l’école doit s’adapter et non exclure. Il récuse la baisse de niveau, récuse toute nostalgie, ne prône pas l’approche exclusive de la langue française par les grands textes”, résume parfaitement Le Monde. On ne sait si Bégaudeau prône l’instauration de cours de langue SMS, mais il ne cache pas la raison pour laquelle il a écrit son livre : “J’en avais assez de tous ces livres de profs qui se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs a priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires”, déclarait-il en mars 2006, dans un chat commun à Télérama et au Monde. Il va sans dire que l’optimisme progressiste de l’auteur ne révèle aucun a priori idéologique. Le metteur en scène n’a-t-il pas estimé (sur Canal +) que son film était “porté par des évidences” ? Et comme on sait, les évidences ne se discutent pas.

Il est bien dommage, cependant, que le mouvement lycéen ait cessé au moment même où Sean Penn et son orchestre décernaient un brevet d’universalisme à la jeunesse française en lutte. “Espérons que Xavier Darcos a entendu le message”, a souligné Demorand face à un Laurent Cantet qui n’en demandait pas tant. “Pensez-vous que ce film devrait être projeté dans toutes les classes de France ?”, s’est pour sa part enquis un journaliste de Canal + qui sait au moins manier l’interrogation rhétorique. Christine Albanel a trouvé l’idée bonne, tandis que le ministre de l’Education nationale s’arrachait un commentaire ému sur “l’hommage rendu à tous les professeurs de France”. On se demande pourquoi l’Elysée n’a pas encore annoncé qu’Entre les murs serait désormais inscrit au programme, de la 6e à la terminale. De plus, grâce au film, les jeunes issus de milieux défavorisés ont désormais un modèle de réussite alternatif à celui du footballeur (dont on ne dit pas assez à quel point il est discriminant pour les filles). Presque toutes les “futures stars en herbe” se rêvent désormais en acteurs, ce qui signifie, selon un de leurs camarades, interrogé par Le Parisien, qu’ils vont peut-être “arriver en limousine et avoir des gardes du corps”. A une jeune comédienne qui, dans le film, déclare qu’elle veut être policier, Sean Penn a dit : “Je ne parle pas aux flics.” Compris, les mômes ? On ne vous a pas récompensés pour faire n’importe quoi.

Puisqu’il s’agit, de cinéma, il serait dommage de ne pas souligner à quel point la forme du film est cohérente avec le fond. Cantet insiste sur le fait que son film est une fiction. Sans doute. Certains professeurs trouveront même qu’il s’agit de science-fiction. Il n’en a pas moins choisi un dispositif hybride, au croisement du documentaire et de la fiction. “Le Festival est capable de supporter, et même de très bien réagir, une forte dose de réalité”, s’enflamme Thomas Sotinel dans Le Monde, la preuve de la réalité étant, suppose-t-on, la présence de “vrais gens”, en l’occurrence un vrai prof (ou presque) et d’authentiques élèves – dont la plupart se sont déclarés bien décidés à ne pas le rester trop longtemps. On connaissait déjà le docu-fiction qui permet à un auteur de donner à une thèse les couleurs de la vérité. Laurent Cantet vient d’inventer le ciné-réalité."

Écrit par : Manu | 01 juin 2008

Et le plus rigolo, c'est que l'article arrivera apparement après mes excuses...parfois, pour envoyer un post, il me demande de recopier une sorte de mot de passe, et l'article/le message n'arrive qu'après. Une sorte de 4ème dimension, quoi.

Écrit par : Manu | 01 juin 2008

"Et pour les PRAG ou PRCE, on leur tire une balle dans la tête ? Je sais bien que c'est peut-être ce dont rêvent certains ici, mais quand même !

Je lis ce blog depuis assez longtemps et je partage la plupart des option de JP B, ayant lu ses livres ou celui de JC Michéa il y a quelques années (j'en avais même donné des passages à des 1ere un peu pénibles, en ECJS, histoire de les faire réfléchir un peu). je suis passé en IUFM, histoire d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Trahison ! dirons certains. En fait je tournais un peu en rond dans mon petit lycée provincial avec des collègues bien routiniers décidés à en faire le moins possible (à quelques exceptions près). En IUFM, je m'occupe des PE1 pour la préparation du concours (et cela m'intéresse pour la mise à niveau des connaissances et un peu de recul historiographique pour éviter de débiter des sornettes d'il y a 40 ans), des PE2 (comment enseigner le programme, quels outils utiliser, ...) et de PLC1 (préparation à l'épreuve sur dossier du CAPES hist-géo). Après presque 20 ans d'enseignement, cela me permettait de prendre un peu de recul sur la discipline enseignée, et de jouer un (tout petit) rôle dans la formation des enseignants, notamment du primaire (et Dieu sait qu'il y a du boulot !!).

C'est la deuxième réforme de l'IUFM en deux ans je crois : intégration à l'université (à peine réalisée pour mon site) et "masterisation". Alors bien sûr que je m'inquiète pour mon boulot (certains dirons "bien fait, envoyez le en ZEP !!"), je suis agrégé et je serais sans doute reversé en lycée, d'où je viens), mais je m'inquiète aussi pour les futurs PE1. Je les vois déjà, après une licence de n'importe quoi (à moins que des licences pluri-disciplinaires pouvant les préparer à l'enseignement polyvalent du primaire existent), une première année de master (consacrée à quoi ?) un bachotage rapide avant le grand bain... Est-ce vraiment ce que l'on veut, des profs formé au rabais avec un soit-disant niveau bac +5 qui ne trompe personne ? (j'ai corrigé des copies de CAPES cette année, très instructif sur "le niveau qui monte"). Alors, c'est très joli de vouloir tout casser, mais il faudrait aussi prendre le temps de réfléchir. Des structures existent, évaluons les vraiment. Tout n'est pas à jeter non plus dans les IUFM, notamment pour ce qui peut préparer au contact avec les enfants, notamment les plus jeune. Cette énième réforme est surtout un moyen de faire des économies et, éventuellement de casser une Education Nationale que d'aucuns verraient bien remplacée par les écoles privées.

Honnêtement, j'ai un peu le tournis en ce moment, mais je ne doute pas qu'ici on pourra me rassurer !"

Ecrit par : Pascal | 01 juin 2008

Merci, Pascal! Je me sentais un peu seul à dire certaines choses ici, depuis... Le début, ou presque!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 juin 2008

AGREGES EN COLLEGE :

Ils sont environ 9150 pour un peu moins de 180 000 professeurs de collège (grosso modo 5% du total). Avec les départs à la retraite, il devrait donc être assez facile de tous les recaser en lycée en deux ou trois ans maxi à condition qu'on arrête de nommer les nouveaux agrégés dans le secondaire.

J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de les nommer seulement à l'Université mais aussi et surtout dans l'ensemble des classes post-bac et les IUT. La mesure ne peut cependant pas être rétroactive. C'est comme pour l'augmentation des traitements. Elle ne concernera que les néo-titulaires. En février dernier, une note du budget avait coupé court à une première version de cette réforme de la formation des maîtres : beaucoup trop cher si l'augmentation devait s'appliquer à l'ensemble des personnels en place (et par ricochet à l'ensemble du corps A de la fonction publique). On lissera donc les courbes de telle sorte que l'augmentation devrait être insignifiante ou nulle pour les indices les plus hauts. La raison (ou le prétexte) est tout trouvé : les personnels déjà en poste n'ont pas passé un concours dont le prérequis était un master. Idem donc pour les agrégés dans le supérieur. C'est seulement en 2010 qu'un master (de type recherche) sera exigé pour passer le concours.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008

Je n'ai pas eu le temps de lire le fil de JPB et je le ferai demain. Je tombe juste sur le mail de Cordoba. Inutile de dire que j'ai hurlé en lisant cela. J'ai pour ma part un master 2 et l'agreg et je ne vois pas au nom de quoi si des mesures sont prises pour la nomination des agrégés dans le supérieur, les agrégés titulaires d'un master donc en possession des mêmes diplômes que les nouveaux arrivants seraient obligés de crever dans les collèges ou dans les lycées façon Darcos c'est à dire collèges continués.Mais c'est du foutage de gueule complet! Et les agrégés dans le supérieur qui n'ont pas de master 2, on fait quoi, on les renvoie dans les collèges? C'est immonde, immonde! Et ça ne vous fait pas râler, Mr Cordoba? Vous nous livrez cela comme cela sans commentaire! Vous trouvez cela normal?
Ceci dit, la chose me paraît attaquable. Comment pourrait-on permettre que des gens d'un même corps avec les mêmes diplômes ne soient pas traités de la même manière?
Bien, bien, non seulement on a donné des années pour le collège en continuant de passer des dipômes et en assurant souvent des charges de cours à la fac, donc avec une expérience du supérieur et on nous dirait d'aller nous faire voir ailleurs? Merci Darcos! Vous avez de bons conseillers!
C'est trop gros pour qu'on puisse prêter foi à ce genre de conneries!

Écrit par : Sanseverina | 01 juin 2008

François Duhem, pourriez-vous me contacter quand vous aurez un peu de temps?
florent.camille@gmail.com
Merci à vous.

Écrit par : Sanseverina | 01 juin 2008

Hm, nommer les nouveaux agrégés automatiquement dans le supérieur, et avoir la garantie que TOUS les agrégés iront au minimum au lycée, ça me semblerait honnête. Il n'y a pas assez de places dans le supérieur pour y intégrer tous les agrégés actuels.

Pedro, vous dites : "J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de les nommer seulement à l'Université mais aussi et surtout dans l'ensemble des classes post-bac et les IUT." Mais attention : il n'y a que quatre possibilités d'être ainsi nommé dans le supérieur : Université pure, IUT, Prépa ou... IUFM.
Les BTS sont réservés à ceux qui enseignent en Lycée.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège

Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008

J'acquiesce, j'appuie et j'insiste : je trouve même cela révoltant. Et que les TZR agrégés ne soient pas affectés exclusivement en lycée devrait aussi être un point résolu depuis longtemps (bis repetita).

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Est-il question quelque part du nombre d'heures de cours ? Il me semble que l'augmentation de salaire annoncée sera justifiée par beaucoup plus d'heures de présence , non ?

Écrit par : Amélie | 01 juin 2008

Donc, si l'on comprend les propos de Cordoba, l'année précédant la mise en oeuvre de cette éventuelle réforme, tous les agrégés seront nommés dans le secondaire et regarderont pendant 4O ans et plus leurs copains voire ceux qui ont raté l'agreg l'année où eux l'ont eue, enseigner dans le supérieur pendant qu'eux dispenseront la soupe en séquences que Darcos aura confirmée et étendue au lycée!
Je me félicite ce soir d'être à la Société des Agrégés et j'epère que Léost pourra attaquer cela en justice.
Je suis sensible ici à l'absence de réactions des agrégés planqués en prépa ou à la fac. Votre absence de réactions vous rend méprisables. Vous m'écoeurez.

Écrit par : Sanseverina | 01 juin 2008

Eh, M'ame Sansev, vous me pensez planqué ??

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Moi je suis en lycée, et je trouve que les agrégés devraient avoir une revendication commune : être nommés en poste fixe en lycée lors des phases d'affectation, et s'ils n'ont satisfaction sur aucun de leurs voeux, et qu'ils sont dans l'obligation d'être TZR, alors ils doivent être nommés exclusivement pour des remplacements en Lycée.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Et moi qui croyais faire plaisir à Sanseverina...

Son argument (et celui de François Duhem) n'a aucune valeur dans le cadre réglementaire actuel. Je répète que c'est exactement la même chose que pour les traitements. Ce qui compte, c'est le niveau requis pour passer un concours, pas le fait que X ou Y soient surdiplômés par rapport au poste qu'ils occupent. Quand vous avez passé l'agreg, le master n'était pas un prérequis, ce sera le cas à partir de 2010. Voilà tout. C'est pourquoi les néotitulaires seront payés davantage. C'est pourquoi aussi les nouveaux agrégés pourraient être nommés dans le supérieur et pas les anciens, même s'ils sont titulaires d'un DEA et d'une thèse (mais ils peuvent toujours dans le deuxième cas se présenter à un poste de MCF). Pour les futurs agrégés, je dis bien 'pourraient" car c'est une idée que je lance mais sur laquelle le Ministère n'a rien dit. Je répète aussi que la SDA est sans doute hostile à cette proposition car cela revient à faire du corps des agrégés du secondaire un corps... en extinction. Le problème s'est posé entre la Société des hispanistes (enseignement supérieur) et celle des Langues néolatines (enseignement secondaire pour l'essentiel). Les seconds ne veulent rien savoir d'une "agrégation du supérieur". Les premiers pensent que c'est la seule façon de sauver l'agrégation.

Jérémy a raison sur les BTS. Mais c'est le genre de choses qu'on peut modifier par décret sans problèmes majeurs.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 juin 2008

Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège

Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008

Sauf s'ils s'y plaisent, ce qui est mon cas. J'explique "Le Médecin malgré lui", les grandes "Fables" de La Fontaine, "Le Cid", "Le Malade imaginaire", "L'Avare", je leur fais un Cours de Grammaire traditionnelle (les natures, les fonctions, l'analyse logique, la conjugaison par coeur, etc.), des dictées longues que je leur donne à lire seuls une demi-heure avant; je leur ai lu hier pendant une heure le début du "Grand Meaulnes" (ils ont applaudi, ce qui est absolument incroyable!), etc. Pour rien au monde je ne voudrais retourner en lycée me farcir les conneries pseudo-littéraires décrétées par "Viala -Monsieur- l'Anti-Subjectivité": les genres, les registres, les objets d'étude. Pouah! En plus il faudrait infliger cette scolastique abstraite, pédante et vaine à des cervelles qui sortent du collège déjà quasi-analphabètes et qui ont bien du mal à dominer, déjà, le vocabulaire concret de base. Alors le jargon de l'EAF, n'en parlons pas! D'ailleurs ils ont raison de ne rien y comprendre, en fait.

Écrit par : Jean | 01 juin 2008

Sanseverina,

Je vous enverrai un mail demain, il est tard et je me lève à 6h...
Mon mail est duhemf@wanadoo.fr

Écrit par : françois duhem | 01 juin 2008

Cela va de soi : l'affectation en lycée serait obligatoire pour l'administration, mais les agrégés qui le souhaitent pourraient demander le collège.

Je ne vois vraiment pas pourquoi personne ne se bouge pour remédier à l'états de faits actuel, que la société des agrégés a déjà condamné à plusieurs reprises.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège

Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008

J'ai répondu un peu vite, car j'ai interprété votre "contre leur gré" dans le sens où c'étaient "tous les agrégés qui étaient dans les collèges contre leur gré". En fait, c'était l'autre acception qui était la bonne: il s'agissait de ceux des agrégés qui ne voulaient pas être en collège.
Ma réponse n'avait donc pas lieu d'être. Tant pis.

Écrit par : Jean | 01 juin 2008

En cas d'affectation des futurs néo-titulaires agrégés dans le supérieur, cela n'empêcherait pas que les anciens passent toujours Prag, ni que les Prag déjà en place n'évoluent, j'imagine ?

Pour les BTS, je mets tout le monde en garde : la moitié des effectifs vient du LP... Entre une affectation en BTS à temps plein, et un service moyen en lycée (du genre une seconde et deux premières générales), je préférerais de loin l'affection en lycée.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

"Affectation" était à comprendre.
Mais on y trouve aussi parfois de l'affection !

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Ah, voilà maintenant que les agrégés "pourraient"...
Cordoba, vous présentez cela comme VOTRE idée? Cela vous amuse de vous payer la tête de collègues comme moi qui travaillons en collège depuis trop longtemps sans espoir d'en sortir parce que tout le monde s'en fout?
Remonter le niveau de recrutement de l'agrégation est evidemment une mesure qui vise à faire du corps des agrégés un corps en extinction comme vous dites. Pensez-vous que nous soyons contents d'être enterrés vivants dans des postes qui ne correspondent en rien à nos compétences. Pensez-vous quie nous puissions nous en réjouir ? Nous n'avons pas eu l'occasion ou les relations qu'il fallait pour rejoindre le supérieur. Que diriez-vous si les agrégés 'ancien modèle' étaient renvoyés dans le secondaire et virés des classes prépas parce qu'ils n'ont eu non plus passé l'agreg au bon moment ?
Vous êtes vraiment un sale type, Cordoba. Pas loin de l'ordure.

Écrit par : Sanseverina | 01 juin 2008

De l'affliction aussi.

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Une heure de cours en BTS est pondérée 1,25 , ce qui n'est pas négligeable et , tout dépend des sections , mais les effectifs sont parfois légers . Bien sûr , on ne fait pas vraiment de littérature , mais plutôt de la culture générale , avec l'épreuve de synthèse à l'examen .

Écrit par : Amélie | 01 juin 2008

Ah, les effectifs sont plus légers ? Ca, je l'ignorais.
Moi ce sont les étudiants originaires de LP qui me font peur, pour être honnete...

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

vous êtes intarissables!
Bonne nuit !à tous!

Écrit par : Saperlipopette | 01 juin 2008

Sanseverina, Pedro n'est là pour se payer la tête de personne. Il rend compte des débats actuels, ne lui tombez pas dessus comme ça.
Ma question subsiste toujours - pourquoi le ministère ne prend-il pas une mesure toute simple : les TZR agrégés seront affectés uniquement en lycée ?

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

J'ai eu des classes de BTS génie civil à 15 élèves il ya quelques années . Dans ces classes , il y avait un peu de tout ,des LP comme des élèves possédant un Bac S et même une année un élève de 26 ans !
Il est vrai que le niveau des élèves venant de LP était désespérant , mais on me répondait qu' ils travailleraient sur un chantier , alors , pas de souci !

Écrit par : Amélie | 01 juin 2008

Bon allez, puisque vous lirez tout ça en vous levant demain, autant que ce soit de bonne humeur, avec cette jolie chanson kitsch :
http://www.deezer.com/track/76064

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Jérémy, relisez les mails du "collègue" en question. Mais ne vous commettez aps avec ce genre d'individus qui nous tirent dans le dos pour se faire mousser au ministère. Ces défenseurs de l'école roulent d'abord pour eux, pour se faire une place au ministère, pour avoir une mission ici ou là, pour se faire mousser comme présidents d 'assos qui tournent en rond avec 20 personnes pour s'écouter parler, pour se faire une fin de carrière un peu glorieuse ou parce qu'ils se disent qu'ils auraient dû faire autre chose que petit prof de fac minable ou de prépa qui se la joue et qu'ils regardent leurs petits copains de promotion qui eux ont fait des carrières réussies dans les ministères ou dans le privé. Des aigris qui essaient de se rattraper en usant d'une cause comme d'une autre, celle-là fait bien. Et les collègues qui galèrent , on les enfonce à grands coups de talons. C'est ce que je disais :des sales types.

Écrit par : Sanseverina | 01 juin 2008

Dans l'agenda du Ministre de l'Education :

Lundi 02 Juin

09h00 - Déplacement avec le Premier ministre et la ministre de la Justice au Lycée Paul Bert – 7 rue Huyghens Paris 14ème - sur la politique de prévention contre les drogues en milieu scolaire
[...]
18h30 - Remise des insignes de Commandeur dans l’ordre national du Mérite à Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’académie d’Aix-Marseille

Écrit par : Jeremy | 01 juin 2008

Corcoba, vous ne sentez pas ignoble en préparant vos étudiants à l'agreg actuellement et en proposant en parallèle au ministère de les empêcher à jamais d'aller dans le supérieur sauf à repasser l'agreg dans 2 ou 3 ans ? Vous n'avez pas peur qu'ils viennent vous casser la figure ? Vous ne vous sentez pas un peu ridicule, pour ne pas dire complètement idiot ?
Quant au fond de votre proposition, on voit que vous avez vraiment à coeur de sauver l'école et même de la reconstruire, puisque vous voulez priver les lycées de leur dernier espoir. Vous et reconstruire l'école défendez donc l'idée d'un lycée avec des enseignant recrutés avec une formation IUFM. Vous avez raison il va falloir, 1,2 millions d'agrégés et 7 années de propédeutique pour les préparer à la première année de lic. "Reconstruire l'école" fait tout le travail, la démolition et la reconstruction. Vous êtes présentis avec Brighelli pour "Reconstuire la SNCF, EDF, GDF" si vous réussissz ce coup-là.
Vous êtes nuls et nuisibles.

Écrit par : Sanseverina | 01 juin 2008

Complètement d'accord avec vous Sanseverina et Jérémy. Affecter de façon prioritaire les agrégés en lycée, ce n'est tout de même pas très compliqué ! Pourquoi, oui, pourquoi PERSONNE ne s'occupe de ce problème au ministère ??? C'est une simple question de bon sens ! N'importe quel DRH de n'importe quelle entreprise trouverait effarante la non-gestion des ressources humaines dans l'Educ nat. Quel gaspillage de compétences ! Pour ma part, souhaitant ne pas être enterrée vivante (pour reprendre l'expression percutante de Sanseverina) dans un poste en collège ne correspondant pas à mes compétences, je viens de participer à nouveau au mouvement... sans réel espoir.

Écrit par : Myriam | 01 juin 2008

Bon eh bien passez une bonne nuit, car deux informations concordantes m'amènent à vous dire que demain sera rendue plus ou moins publique la sauce à laquelle nous serons mangés :

1) Agenda du ministre
http://www.education.gouv.fr/pid94/l-agenda-du-ministre.html

Lundi 02 juin - 15h00
Réception, par le Président de la République, des cadres dirigeants de l’Éducation nationale, à l’occasion du bicentenaire des Recteurs - Palais de l’Élysée

2) Article du monde
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/01/l-elysee-pourrait-confirmer-le-recrutement-des-enseignants-a-bac-5_1052416_823448.html#ens_id=1050664

A quelques semaines des examens de fin d'année, le président de la République devrait annoncer, lundi 2 juin à 15h, de nouvelles modalités pour le baccalauréat général et professionnel devant les cadres de l'éducation nationale. Sera notamment abordée la question de la formation des enseignants, sur laquelle "des propositions" seront faites "avant l'été", selon l'Elysée. Le président devrait confirmer l'allongement de la formation des enseignants au niveau master (bac+5). En contrepartie, la rémunération des professeurs en début de carrière sera revalorisée, et ce "à partir de 2012", selon l'Elysée, qui rappelle la promesse du président : que la moitié des gains réalisés par le non-remplacement des fonctionnaires du secteur partant à la retraite retourne aux enseignants. La "mastérisation" de la formation des professeurs devrait "entraîner, à terme, la disparition des IUFM" (Instituts universitaires de formation des maîtres), précise la présidence. Autres sujets qui devraient être abordés par le chef de l'Etat : la réforme des études au lycée, qui sera mise en place dans les classes de seconde dès 2009, et le "baccalauréat nouvelle formule" qui en découlera trois ans plus tard, "en 2012". "Le baccalauréat prépare mal à l'enseignement supérieur. Nous n'avons pas assez de jeunes diplômés du supérieur en France, la série S est trop recherchée, les volumes horaires sont très importants, jusqu'à 36 heures par semaine. Il faut aller vers un lycée plus diversifié où les élèves se préparent davantage à l'enseignement supérieur", explique une source proche du dossier à la présidence."

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

On est déjà trois à être d'accord... La pétition de la société des agrégés, qui allait exactement dans ce sens, a dû avoir 1000 signataires à tout casser. Et Léost est bien gentil, mais on n'a eu aucune nouvelle depuis. Rien que ça, ca me déprime.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

à Sanseverina
Pour écrire ce que vous écrivez, vous devez être folle à lier. C'est la seule excuse que je trouve à vos propos. Votre place n'est ni dans le supérieur, ni dans un lycée, ni dans un collège mais dans un asile psychiatrique. Je plains vos élèves.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008

1) Les IUFM peuvent bien être supprimés, ce qui y travaillent ont de toute façon le grade de Prce/Prag, MdC ou PU (on pensera à Meirieu qui est "Professeur des Universités"...). Alors qu'est-ce qui empêchera les facs de faire faire les masters pro par les (ex-) formateurs IUFM ?


2) Quelle connerie de ne pas avoir suivi Darcos sur la date (rentrée 2009). Ca aurait été une belle preuve du volontarisme et de l'efficacité du ministère.

Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008


1) le moyen pour evincer les formateurs IUFumistes ad vitam eternam - c'est l'autonomie des universités et le reformatage des pedagogols en technichiens de surface.

2) oui, mais faut pas rever en couleurs et les enseignants pourraient boycotter le militantisme obstructeur et s'arranger pour que Darcos termine ce qu'il a entrepris. Sinon ce sera comme la suppression de la globale par Robien

Écrit par : Cadichon | 02 juin 2008

1) Les IUFM peuvent bien être supprimés, ce qui y travaillent ont de toute façon le grade de Prce/Prag, MdC ou PU (on pensera à Meirieu qui est "Professeur des Universités"...). Alors qu'est-ce qui empêchera les facs de faire faire les masters pro par les (ex-) formateurs IUFM ?


2) Quelle connerie de ne pas avoir suivi Darcos sur la date (rentrée 2009). Ca aurait été une belle preuve du volontarisme et de l'efficacité du ministère.

Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2008


1) le moyen pour evincer les formateurs IUFumistes ad vitam eternam - c'est l'autonomie des universités et le reformatage des pedagogols en technichiens de surface.

2) oui, mais faut pas rever en couleurs et les enseignants pourraient boycotter le militantisme obstructeur et s'arranger pour que Darcos termine ce qu'il a entrepris. Sinon ce sera comme la suppression de la globale par Robien

Écrit par : Cadichon | 02 juin 2008

La "mastérisation" de la formation des professeurs devrait "entraîner, à terme, la disparition des IUFM"), précise la présidence.

Eh bien, voilà quand même une bonne nouvelle. Nicolas Sarkozy aurait-il compris que c'est l'idéologie de l'exaltation de l'ignorance dispensée par les IUFM qui est responsable du saccage de l'enseignement français et donc bientôt de l'effacement de la France de la scène culturelle, scientifique et économique mondiale? Les IUFM sont remplis de petits arrivistes minables qui n'ont rien à apprendre à qui que ce soit et d'ailleurs s'en tapent. En les fermant, le Président de la République ferait oeuvre de salut public pour l'avenir de la France, car une jeunesse ignorante conduit un pays à la déchéance. En créant les IUFM en 1990, Jospin organisait les conditions de la déchéance nationale. On n'a pas été déçu. L'éducation est un problème trop sérieux et trop grave pour être confié aux parasites que l'on nomme "chercheurs en pédagogie" . Elle doit être la prérogative exclusive des praticiens de l'enseignement que sont les professeurs.

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

"Votre thèse (sans jeu de mots) qui veut qu'un chercheur ait l'esprit toujours plus ouvert et fasse toujours preuve de plus d'élévation d'esprit qu'un Agrégé ou qu'un certifié ne vaut pas un centime."

Ecrit par Kap, le 1er juin 2008.

Allons, ne vous emballez pas. Je n'entendais pas être aussi catégorique, ni systématique. Mais je tenais à profiter de l'occasion pour dénoncer, avec Maurice T. Maschino, une certaine docilité du corps enseignant. Nous sommes tous responsables, et cela mérite réflexion.

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008

"On trouve autant de cons bornés, d'ambitieux visqueux, de médiocres incultes, chez les universitaires, que chez les enseignants du secondaire."

Ecrit par Kap, le 1er juin 2008.

"Kap et D. Arnaud, le débat me semble terminé, là, non?"

Ecrit par Jérémy, le 1er juin 2008.

Effectivement, pas mieux.

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008

A regarder absolument : Farida Belghoul, une enseignante a décidé de déscolariser ses propres enfants constatant l'inefficacité des méthodes utilisées dans "la fabrique du crétin".
Elle vient de créer l'association REID pour aider les parents qui comme elle, veulent faire du soutien à domicile.
Elle compte sur les bonnes volontés ...

http://www.vimeo.com/1019736

Vraiment édifiant et drôle aussi.

Écrit par : Gaston Lavy | 02 juin 2008

"La "mastérisation" de la formation des professeurs devrait "entraîner, à terme, la disparition des IUFM", précise la présidence. Eh bien, voilà quand même une bonne nouvelle. Nicolas Sarkozy aurait-il compris que c'est l'idéologie de l'exaltation de l'ignorance dispensée par les IUFM qui est responsable du saccage de l'enseignement français ?
Ecrit par : Jean | 02 juin 2008

Jean, vous tombez dans le panneau : les formateurs IUFM, qui ont acquis le grade de Prag/Prce, MdC ou P.U. (comme Meirieu), serotn chargés de faire ce fameux master pro. Ils auront donc encore plus de pouvoir qu'avant, car au lieu de prendre en charge les jeunes enseignants APRES le concours (qui sont alors presque intouchables s'ils ont l'agreg, et un peu plus menacés s'ils ont le Capes), ces ex-formateurs IUFM, nouveaux chargés de cours en Master pro, vont trier les étudiants AVANT le concours. Et j'ai déjà eu l'occasion de le dire : j'ai eu l'agreg et j'ai souffert à l'IUFM, mais je n'aurais JAMAIS eu un quelconque "master" s'il avait été assuré par les formateurs de mon IUFM. Et donc je n'enseignerais pas aujourd'hui.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Il y a ceux qui se couchent tard, et ceux qui se lèvent tôt.
Pedro, il n'est pas bien utile d'envoyer des noms d'oiseaux à des gens qui ressentent fortement l'obligation qui leur est faite d'enseigner dans des conditions qu'ils n'ont pas choisies, et qui ne correspondent pas forcément à leurs capacités. Il y a globalement dans l'en un mépris des compétences qui amène une érosion des bonnes volontés. Et à terme des révoltes logiques, comme disait l'Autre…
Pour revenir brièvement sur la question des BTS… Ce sont des classes que j'ai toujours aimées — où l'on fait certes assez peu de littérature, mais les élèves sont globalement déterminés à travailler — et souvent, ceux qui arrivent de LP le sont encore davantage, quel que soit leur niveau. Et c'est vrai qu'en dehors des sections commerciales, surchargées, les BTS techniques sont des classes relativement légères. Mais comme l'on y travaille sur un exercice (la synthèse de documents) que fort peu de profs maîtrisent, les volontaires ne s'y bousculent pas.
Et j'ai connu nombre de PRAG qui étaient les larbins des profs de fac… Se taper des "première année" peu motivés, c'est ben plus épuisant que d'enseigner en lycée.
Enfin, je ne crois pas que, quelle que soit la valeur légale des arguments de Pedro, on puisse tenir longtemps avec des corps à titres égaux mais traitements différents. La plupart des instits ont été intégrés dans le corps des professeurs des écoles sans avoir de Licence, que je sache. Et un décret peut très bien régler tout cela.
À terme de toute manière, il va y avoir un tel problème de recrutement, face aux départs massifs à la retraite, que toutes ces conversations nous paraîtront surréalistes.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 juin 2008

Erreur quant aux CPR (j'y fus prof.stagiaire en 1966-67) ; nous n'avions pas de "classe en responsabilité". Nous étions, par groupe de 3, admis dans la classe de trois professeurs, successivement (en premier et second cycle,y compris en ENI). Et nous observions AVANT de passer à l'acte, avec conversation critique immédiatement après chaque cours, et rapport de chaque CONSEILLER PEDAGOGIQUE, + rapport d'un visiteur (prof de prépa pour moi). In fine deux cours, un en premier, l'autre en second, cycle, en présence d'un IGEN (retraité pour moi) qui lisait en plus un cahier de stages. Mention, et note. C'est tout autre chose que jeter, comme dans le grand bain d'une piscine, un jeune pour lui apprendre à nager.
Dernière précision ; ce type d'apprentissage, je l'ai aussi vécu, un mois, à l'école annexe de l'EN d'Auteuil, en arrivant au Centre de Formation des Professeurs de CEG (septembre 1961), avant le début des cours de Fac. J'y ai plus appris que partout ailleurs...

Écrit par : Lemercier | 02 juin 2008

"Pedro, il n'est pas bien utile d'envoyer des noms d'oiseaux à des gens qui ressentent fortement l'obligation qui leur est faite d'enseigner dans des conditions qu'ils n'ont pas choisies, et qui ne correspondent pas forcément à leurs capacités. "
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 juin 2008

Pedro peut très bien se défendre tout seul, mais je réagis à votre message, que je trouve assez énorme, Jean-Paul! Relisez donc les messages de Sanseverina, et voyez de quel côté sont les insultes, (Pedro s'est quand même fait traiter "d'ordure", alors qu'il ne faisait qu'analyser la situation, et qu'une position "en accord" avec ces nouvelles dispositions me paraît difficilement imaginable de sa part!)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

"Eh bien, voilà quand même une bonne nouvelle. Nicolas Sarkozy aurait-il compris que c'est l'idéologie de l'exaltation de l'ignorance dispensée par les IUFM qui est responsable du saccage de l'enseignement français et donc bientôt de l'effacement de la France de la scène culturelle, scientifique et économique mondiale? Les IUFM sont remplis de petits arrivistes minables qui n'ont rien à apprendre à qui que ce soit et d'ailleurs s'en tapent. En les fermant, le Président de la République ferait oeuvre de salut public pour l'avenir de la France, car une jeunesse ignorante conduit un pays à la déchéance. En créant les IUFM en 1990, Jospin organisait les conditions de la déchéance nationale. On n'a pas été déçu. L'éducation est un problème trop sérieux et trop grave pour être confié aux parasites que l'on nomme "chercheurs en pédagogie" . Elle doit être la prérogative exclusive des praticiens de l'enseignement que sont les professeurs."

Ecrit par : Jean | 02 juin 2008

Nicolas Sarkozy avait dit, pendant la campagne des présidentielles de 1995: "les IUFM, nous les fermerons", (je ne sais pas s'il était encore chiraquien ou déjà Balladurien à l'époque).

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

En créant les IUFM en 1990, Jospin organisait les conditions de la déchéance nationale. On n'a pas été déçu.

Ecrit par : Jean | 02 juin 2008

Jean, vous dites les choses à moitié! Vous oubliez qu'ils sont aussi responsables des 35 heures, du réchauffement climatique, des salaires démentiels que s'octroient les gros patrons après avoir coulé leur boîte, de la défaite des français à Roland Garros, de la mort d'Yves Saint-Laurent, et j'en passe vraisemblablement...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

Une dernière fois à propos des agrégés en collège. Il est impossible de les nommer d’un bloc en lycée parce qu’il n’y aurait plus de place pour les nouveaux certifiés et agrégés. A cela s’ajoutent des problèmes de gestion selon les disciplines et les académies. Et les nouvelles règles de la mutation (qui elles aussi visent à faciliter la gestion) ne font que compliquer les choses. Idem pour les TZR agrégés : ils servent de bouche-trou et sont donc utilisés à cette fin sans qu’on cherche à savoir si le trou en question se trouve dans un collège ou un lycée. C’est pourquoi la seule solution technique qui me vient à l’esprit est de profiter des départs massifs à la retraite et d’une éventuelle transformation du statut des nouveaux agrégés pour dégager un nombre suffisant de postes en lycée et régler définitivement le problème. Je ne vois donc pas pourquoi Sanseverina est montée sur ses grands chevaux : la solution que je propose (je ne suis pas le seul à le faire) lui permettrait d’obtenir enfin ce qu’elle souhaite, un poste en lycée. Mais il n’est pas dit qu’elle y trouve son bonheur… tant il est vrai que certains lycées sont encore pires que beaucoup de collèges.

Comme je l’ai moi-même dit, il y a cependant un revers à la médaille : les agrégés du secondaire deviennent alors un corps en extinction. D’où l’opposition de toutes les associations qui les représentent (sauf sans doute le SAGES). Mais il faut comprendre que si l’agreg n’est pas transformée en concours du supérieur, elle est condamnée à disparaître. Surtout si l’on tient compte du fait que le nouveau CAPES sera un concours au rabais, qui ne permettra pas de garantir un niveau disciplinaire minimal. Comment justifier alors l’existence de deux corps aussi différents dans les mêmes établissements ? La situation créée par le décret de 1950 (création du CAPES) est obsolète depuis très longtemps. Elle ne survivra pas aux réformes en cours.

Jean-Paul Brighelli dit que la différence de traitements entre profs d’ancien régime et profs de nouveau régime ne tiendra pas longtemps. C’est bien pour cela que le budget avait opposé en février un niet absolu à Darcos. Si l’obstacle semble aujourd’hui levé, il faut bien que Grenelle ait donné des garanties à Bercy. Tout dépend donc de ce qu’on appelle « longtemps ». Si l’intégration des personnels aujourd’hui en poste se fait très lentement (sur 10 ou 15 ans), le problème n’existe plus pour Bercy (qui calcule toujours à court terme). D’autant plus que la diminution du nombre total des professeurs et le rajeunissement brutal du corps enseignant au cours des prochaines années permettront de lisser les choses : moins d’ancienneté, c’est moins de points d’indice et on pourra donc augmenter de façon nominale les traitements sans les augmenter en volume.

Pour changer si possible de sujet : chacun voit midi à sa porte et il est sans doute humain (trop humain ?) de s’intéresser à ce qui vous touche directement. Mais je trouve que la discussion actuelle sur le blog est à côté de la plaque. Cette réforme a été pensée pour qu’elle n’ait AUCUN impact sur les personnels en poste et nous ne parlons que de cela. Pourquoi ? Parce que les intervenants sont tous des professeurs du secondaire. Il serait temps de réfléchir à ce qu’implique le nouveau dispositif pour la formation et le recrutement de ceux qui les remplaceront : les actuels étudiants et futurs candidats aux concours. Et hormis la fin annoncée des IUFM, je n’y vois rien de bien réjouissant.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008

Jean, vous tombez dans le panneau : les formateurs IUFM, qui ont acquis le grade de Prag/Prce, MdC ou P.U. (comme Meirieu), serotn chargés de faire ce fameux master pro.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Caintes légitimes, Jérémy. C'est là que Jean-Michel Léost, le Président de la Société des agrégés, peut intervenir lors d'une de ses prochaines audiences à la Présidence de la République. Nicolas Sarkozy avait clairement évoqué, lors d'un de ses discours sur l'éducation, l'"idéologie folle" que véhiculent les IUFM. Même si Henri Guaino est pour quelque chose dans ce texte, il n'en est pas moins vrai qu'il a été prononcé et Jean-Michel Léost se fera certainement un plaisir, avec sa diplomatie innée, de le rappeler . Alors la "suppression des IUFM" un leurre? Difficilement imaginable, quand même!

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

Mais il n’est pas dit qu’elle y trouve son bonheur… tant il est vrai que certains lycées sont encore pires que beaucoup de collèges.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008

D'après ce que j'en ai vu lors d'un petit tour en lycée, où TOUS les professeurs de français, même les plus vieux crocodiles et les plus aguerries crocodilesses de l'établissement en bavaient (comme des cochons) à longueur d'année, c'est vrai.

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

Je retire les mots rageurs que j'ai pu avoir à l'égard de Cordoba hier soir et le prie de m'en excuser. J'ai aussi embarqué un peu vite JPB dans l'affaire, ne sachant pas qu'il n'était pas en mesure de répondre et lui demande de ne pas m'en vouloir.
Pour autant, je ne retire en rien les arguments que j'ai pu avancer pour défendre le fait que les agrégés doivent être nommés en lycée s'ils le souhaitent et qu'à diplôme égal, des passerelles doivent être proposées aux agrégés ancien modèle pour qu'ils aient le même statut que les néos.
Si on maintient l'agreg en master 1, il n'y a pas de problème. Les néos passent leur master 2 après s'ils veulent un poste dans le supérieur. Et les anciens modèles ne sont aps lésés.
Si l'agreg doit être placée après le master 2,( ce que l'on est en droit de comprendre vu le niveau actuel des étudiants ), on donne l'équivalence du master 2 aux lauréats de l'agrégation. C'est exactement ce qui se passait il y a une trentraine d'années: les agrégés avaient automatiquement le bénéfice du DEA et commençaient ainsi leur thèse directement. Il y a des antécédents. Ce n'est pas moi qui les invente. Et l'on reconnaît alors sans problème le même statut aux agrégés anciens modèles détenteurs d'un DEA ou master 2.
Dans tous les cas, il faudra trouver des passerelles pour les agrégés en place car il est inconcevable et parfaitement inique de concevoir des solutions qui raient d'un trait commode des personnels qui travaillent depuis des années dans des conditions souvent difficiles avec en plus le mépris des collègues qui ont la bonne niche et les mauvaises idées.

Écrit par : Sanseverina | 02 juin 2008

Même si les IUFM étaient supprimés, le pédagogisme a encore de beaux jours, tant ce mal pernicieux a pu se répandre.

"Dans la gueule du loup
récit d’un mini-séjour gratuit chez les didacticiens de la lecture.

Notre école parisienne a eu « la chance » d’être sélectionnée pour un stage Action lecture, au Centre Paris Lecture. Après deux jours de formation, l’équipe d’Action lecture interviendra dans l’école 15 jours. Voici un petit compte- rendu de ce stage que nous sommes beaucoup à avoir trouvé édifiant.

« Si je vous dis Action Lecture ? », Nathalie, une de nos « pilotes », collecte sur un grand tableau les représentations spontanées d’une cinquantaine d’enseignants. Tandis que nous consultons notre « feuille de route » où je découvre que nous sommes en « réunion plénière », elle nous enjoint de catégoriser nos représentations spontanées (Action lecture, c’est « partager », « concerter », « plaisir », « vivre ensemble », « citoyenneté »… ).

Suit un discours de M.Caron, où revient une bonne dizaine de fois le mot « problématique ». La problématique, « c’est ce qui permettra à l’élève de trouver une raison de lire. Si un enfant lit mal, c’est qu’il n’a pas trouvé de raison profonde de lire ». Chaque école, dans son temps-projet, doit trouver cette question qui « fédère les énergies et met en route les enfants », comme « A quoi sert le conte ? », « Quelles sont tous les pourquoi et comment que se posent les enfants ? » »Pourquoi lire ? » « Est-ce que lire aide à vivre ensemble ? ». « «On peut même sortir de l’école pour trouver des réponses ! » (Sur le site de Paris lecture, on peut aussi trouver ce que le socio-constructivisme a de plus beau : « lire Roland Barthes au cycle 3 » ou le stage d’été sur le discours des commentaires sportifs de foot).

La spontanéité est une valeur apparemment importante, qu’on tentera de nous inculquer car Action-lecture va nous « décoiffer », nous « faire bouger », nous, misérables fossiles enseignants, qui ne voulons pas apprendre des enfants, croyons savoir et leur coupons la parole, alors que « la vraie situation de recherche, c’est quand l’enseignant n’a pas la réponse. Pendant 15 jours, on se lance dans une question auquel on n’a pas la réponse.

Ah, et n’oubliez pas d’équilibrer entre les écrits sociaux et la littérature : socialement, si on empilait les écrits sociaux, rien que les recommandés, ça ferait un tas énorme à côté de la littérature » conclut M.Caron en posant la main sur le tas imaginaire d’écrits sociaux.

L’après-midi, deux pilotes, enseignants détachés au centre Paris lecture, nous aiguilleront pour trouver notre problématique, question que nous poseront aux 150 enfants réunis dans le préau un lundi matin.
Chaque matin, tous réunis ainsi dans le préau pour se sentir fédérés, nous lancerons les sous-problématiques découlant de notre grande question. Pendant 15 jours, nos élèves n’auront en fait de temps réel de lecture que des moments de lecture libre : quid des plus petits, des non lecteurs dont on nous dit qu’ils devraient apprendre à lire en 15 jours, parce qu’ils se seront enfin posé les bonnes questions et auront été confrontés à des textes « résistants » : de la vraie littérature de jeunesse.

Qu’on se rassure, un grand renfort d’adultes les interviewera sur les réponses aux sous-problématiques, à l’aide de magnétophones « pour rester aux plus proches de la parole des enfants ». Le tout sera diffusé à la communauté éducative dans un journal quotidien.
Le deuxième jour, on nous a édifié avec les justifications scientifiques de cette aventure: Martine Rémond, chercheuse en psychologie de la métacognition à l’INRP, professeur d’IUFM, nous montra comment « appliquer les connaissances théoriques au terrain scolaire », à grands renforts de preuves issues des évaluations Pearl, Pisa, ect …. « Qu’est-ce qui fait la rencontre interactive entre un individu et un texte ? Que l’individu connaisse les types textuels, le thème et le script. » Elle s’attarda sur le mot script, « un scénario comme chez le médecin, chez le coiffeur, ou le billet de train. »

L’enseignant, tel un grand manitou invoquant les esprits, doit « faire actualiser le script, comme s’il faisait appliquer le théorème de Pythagore ». « J’aimerai beaucoup travailler en maths » nous confie-t-elle alors. Quant à l’enseignant , il doit « conditionner le comment je vais m’y prendre et l’évaluer ». Concrètement, elle nous recommanda la pratique du débat interprétatif des textes dans la classe , l’enseignant devant « se mettre au parfum » et « relancer le débat », pour une co-construction des savoirs.

« C’est sûr, c’est moins confortable pour l’enseignant, et le bon élève, il se sent moins à l’aise, dans les débats, mais l’élève qu’on considère un peu faible, il va argumenter, lui. Ca change les places, dans la classe. »

M.Rousse, inspecteur chargé des Actions lecture, nous déballa nos objectifs sans prendre tant de pincettes didactiques : « Au bout de 15 jours, les élèves doivent savoir trier, classer, ranger les livres ; distinguer littérature de fiction et littérature de réalité. Deux buts à cela : préparer à l’étude des types de texte au collège, et travailler en équipe. La question doit être la plus ouverte possible, pour qu’un maximum d’élèves puisse s’exprimer. » Le grand but final … l’argumentation démocratique. Le mot de la fin sera donné par M.Rousse qui nous révéla que, finalement, la littérature ne se résumait qu’à quatre éléments : la mort, le danger, la peur, l’amour ».

le 23 septembre 2 006

Écrit par : Anne-Marie Valette | 02 juin 2008

Je suis heureux de constater que la rage de Sanseverina est retombée. Il n'est pas toujours facile de reconnaître ses erreurs et je lui sais gré de le faire. En ce qui me concerne, l'incident est clos.
Reste le problème de fond. La solution qu'elle propose n'en est pas une. Si le master 2 est donné par équivalence aux anciens agrégés, il leur faudra encore faire une thèse et être recrutés par les nouvelles Commissions de spécialistes s'ils veulent un poste de maître de conférences en fac. Ce n'est pas simple du tout. Et s'il s'agit de postuler sur un poste de PRAG, ils peuvent déjà le faire sans avoir besoin d'un master 2. Je ne vois donc pas ce que cela change à la situation actuelle.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008

A Pascal et Christophe :

Je comprends vos inquiétudes mais vous devez d’abord vous en prendre aux promoteurs des IUFM. Leur mise en place fut une erreur monumentale, qui n’a que trop duré. L’ineptie de la gauche et les atermoiements de la droite ont artificiellement maintenu en vie des établissements non viables depuis leur création. Et cela a eu des conséquences catastrophiques sur le recrutement – en particulier celui des professeurs des écoles. (Pour en prendre la juste mesure, il faut analyser ce qu’aurait été ce recrutement si les IUFM n’avaient pas existé : c’est un peu compliqué)

Vous devez ensuite vous en prendre à tous les responsables des IUFM et en particulier la CDIUFM. Cela fait 10 ans qu’ils réclament à corps et à cri la reconnaissance de leur statut universitaire et la mastérisation des concours. Ils n’ont pas arrêté de concocter les projets les plus absurdes et d’organiser les complots les plus minables pour obtenir satisfaction. Il est évident que le dernier complot a eu pour résultat la phrase de Sarkozy (sur le recrutement à bac+5) dans la lettre de mission à Darcos. J’imagine très bien la jubilation de la CDIUFM à cette occasion. Comme ces gens-là sont aveuglés par la soif de pouvoir et le fanatisme idéologique, ils n’ont pas compris qu’ils signaient ainsi leur arrêt de mort. Ils ont donc soulevé une pierre qui leur retombe sur les pieds ou, comme on dit en espagnol, la balle est sortie par la culasse du fusil. Il est dommage que vous soyez les victimes collatérales de cette conspiration qui tourne mal. Mais les IUFM en sont eux-mêmes les seuls artisans. Et comme d’hab les chefs tireront leur épingle du jeu : les directeurs d’IUFM sont tous professeurs d’université et trouveront facilement à se recaser en fac - ou dans la haute administration.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008

Je viens d’acheter Libé. Une page sur le sujet qui nous occupe et toujours la même incertitude sur la question essentielle : la deuxième année de master sera-t-elle consacrée à la préparation du concours (écrit en janvier et oral en juin après un stage) ou bien faudra-t-il être titulaire d’un master pour pouvoir se présenter au concours l’année suivante ?

La première solution est contradictoire avec certaines déclarations de Darcos et notamment celle-ci : tous les masters – y compris les masters recherche – doivent pouvoir déboucher sur les concours (pour diversifier les recrutements). Elle est aussi contradictoire avec l’idée qu’il faudra avoir réussi le master pour être recruté : car si concours et master se confondent la réussite à l’un implique la réussite à l’autre.

La deuxième solution n’est guère plus satisfaisante. Car dans un cas comme dans l’autre, un écrit en janvier et un oral professionnel signifient le remplacement du concours actuel par une procédure qui ne garantira pas un niveau disciplinaire minimal pour les futurs enseignants.
Mais en découplant cursus universitaire et concours, cette deuxième solution présente au moins l’avantage de ne pas déstabiliser l’Université. Si c’est au contraire la première solution qui est adoptée, on va tout droit à la catastrophe.
Je ne suis pas sûr du tout qu’on soit conscient de ces problèmes rue de Grenelle. Explications plus détaillées plus tard dans la journée ou ce soir.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 juin 2008

Le lycée façon Gaudemar/ Darcos :

"Pour limiter le gâchis, l'une des pistes qu'il envisage consisterait à rendre plus autonome des élèves qui ont un peu trop pour habitude d'ingurgiter des cours magistraux de façon passive. Les yeux rivés sur les pays d'Europe du Nord où les élèves ont moins d'heures de cours mais des résultats bien meilleurs dans les palmarès internationaux, il suggère : «On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe», suggère le recteur pour qui il sera aussi très important de développer le soutien scolaire dès qu'un lycéen commence à perdre pied."
Extrait du portrait de Gaudemar dans Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/02/01016-20080602ARTFIG00277-jean-paul-de-gaudemar-le-pilote-de-la-reforme.php)

Le cauchemar est en marche...

Écrit par : Romuald | 02 juin 2008

Finalement, je crois qu'un corde attachée à une bonne branche serait une solution acceptable, à moins d'essayer l'attentat kamikaze...

Écrit par : Pascal | 02 juin 2008

"Je viens d’acheter Libé."
Tu devrais essayer L&L, c'est un chouïe plus cher, mais c'est tellement plus intéressant . ange :)

J'espère que g po loupé le passage où tu nous parles de tes copies de l'agrègation.
Elle sera comment la cuvé cette année ? ange

Bon ok, je retourne dans mon coincoin ..

Écrit par : toto | 02 juin 2008

Je viens de lire le fil de JPB. L'hypothèse haute est celle que qu'il décrit qui affaiblirait les IUFM. L'hypothèse basse est que la formation des maîtres étant laissée aux mains des départements, on verrait bien les pros des sciences de l'éduc concocter un master de recrutement non disciplinaire. Auquel cas, leur pouvoir ne serait que renforcé. Car l'on voit mal dans certains départements un bon nombre de collègues férus de leur spécialité se ruer sur la formation des maîtres qu'ils ont dédaignée depuis des années, qu'ils sont laissé échapper à l'époque de Jospin, se réfugiant derrière leurs travaux de recherche et préférant laisser cette besogne à d'autres.
Par ailleurs, la formation des profs d'école par le biais d'un master me paraît assez inadaptée pour enseigner de manière généraliste en primaire ensuite. Le vieux rêve du SGEN se réalise enfin!
Enfin, à bien y réfléchir, il y a fort à parier que si les concours de recrutement se maintiennent encore quelques années par la volonté du ministre et pour avoir la paix dans les rangs des profs en poste, ces concours disparaîtront une fois la masterisation bien implantée. Car quel sera l' intérêt ( surout financier)de maintenir des concours de recrutement nationaux alors que l'autonomisation des facs et des établissements permettra un recrutement local, sous forme de contrat, et que l'harmonisation européenne obligera à prendre en compte le master et pas des concours comme le CAPES ou L'agreg que personne ne connaît ni ne reconnaît à l'étranger.
Donc, masterisation ( à quelle sauce? ça!!), maintien des concours pendant la période de transition et après, alignement sur les autres pays européens et fin des concours qu'on aura placé entre temps au niveau master 1 ou 2 en faisant payer les pots cassés à ceux qui ont déjà donné.
Il y a des jours vraiment désespérants.

Écrit par : Sanseverina | 02 juin 2008

«On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe», suggère le recteur pour qui il sera aussi très important de développer le soutien scolaire dès qu'un lycéen commence à perdre pied."

Ecrit par : Romuald | 02 juin 2008

C'est assez hilarant en effet! On va d'abord faire plonger tous les élèves dans une confusion intellectuelle et une inculture maximales grâce aux fariboles "pédagogo" que sont le travail en groupe et la recherche autonome, après quoi on édictera doctement l'urgence de leur appliquer des processus de soutien individuel. Les incendiaires prétendront ensuite éteindre l'incendie. C'est Orwell! Vous riiez, Christophe, mais au bout du compte, c'est bien l'abaissement de la France dans le monde qui sera la facture. C'est invraisemblable de constater à quel point le système éducatif continue à être précipité vers l'inefficacité, vers les solutions les plus folles (le "travail autonome" des lycéens alors qu'ils ne savent déjà pour ainsi dire rien). On se croirait dans une tragédie antique où le destin mène les héros à leur perte. Seule une intervention du Président de la République, à qui on peut prêter un certain bon sens - c'est maintenant notre seul espoir - pourrait mettre fin à de pareils délires.

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

«On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe»

"Des TICE, vous dis-je, des TICE !
Et des TPE !"

Je vais apprendre la scène du poumon par coeur, car on nage en plein dedans.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Le lycée façon Gaudemar/ Darcos : "Pour limiter le gâchis, l'une des pistes qu'il envisage consisterait à rendre plus autonome des élèves qui ont un peu trop pour habitude d'ingurgiter des cours magistraux de façon passive. Les yeux rivés sur les pays d'Europe du Nord où les élèves ont moins d'heures de cours mais des résultats bien meilleurs dans les palmarès internationaux, il suggère : «On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe», suggère le recteur pour qui il sera aussi très important de développer le soutien scolaire dès qu'un lycéen commence à perdre pied."
Extrait du portrait de Gaudemar dans Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/02/01016-20080602ARTFIG00277-jean-paul-de-gaudemar-le-pilote-de-la-reforme.php)

Ah, pour de tels propos, Gaudemar l'a bien mérité, son grade de commandeur dans l'ONM, qui lui sera remis ce soir par Darcos !!!

Dites, avec de telles déclarations, et étant donné que c'est lui qui se chargera de la réforme des lycées, il me semble que là, on a définitivement perdu, non ?

Habemus papam, mais ce n'est pas le bon.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Je trouve un peu stupide qu'on maintienne contre leur gré des agrégés en collège

Ecrit par : françois duhem | 01 juin 2008

Dans les années 60, il y avait bien plus d'agrégés en collège qu'à présent, mais il n'y avait pas non plus séparation, mais continuité de la 6ème à la terminale (les classes étaient souvent regroupées sur le même site).

Nous avions, dans le secondaire, de la 6ème à la terminale, des professeurs qui étaient aussi des puits de science et qui n'avaient pas peur, comme aujourd'hui, de passer pour des "intellectuels".

Mais le contexte a bien changé. Il est très dur, effectivement dans le contexte actuel, d'être agrégé et d'être obligé d'enseigner en collège, sauf si on l'a choisi, comme Jean.

Écrit par : Robin | 02 juin 2008

Dites, avec de telles déclarations, et étant donné que c'est lui qui se chargera de la réforme des lycées, il me semble que là, on a définitivement perdu, non ?

Habemus papam, mais ce n'est pas le bon.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

C'est Léost qui va avoir du travail! La Société des agrégés a déjà écrabouillé le pauvre Meirieu en 1998, lequel a dû ravaler vite fait son trochon délirant sur la réforme des lycées.
De Gaudemar pourrait bien être sa prochaine cible!

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

Ce qui m'échappe la dedans, c'est le COMMENT : comment Darcos, qui déclare dans le même temps qu ' "il faut en finir avec 30 ans de pédagogisme" puisse promouvoir des sottises pareilles.

A moins qu'il ne considère que de toute façon les lycéens actuels sont foutus après 10 ou 12 ans de constructivisme, de méthode globale et d'enseignement de l'ignorance (ce qui ne serait pas totalement faux, il faut avouer), et que, vaille que vaille, apprenons déja aux élèves du primaire à lire, écrire et compter. Pour le reste, on verra bien quand des CM2 réellement instruits atteindront le cap de la 6ème. Une sorte de plan à long terme en quelque sorte.

Le risque étant bien sûr de donner le change aux pédagogos tout en les laissant développer un peu plus le cancer dont est atteinte l'École de la République.

Écrit par : Manu | 02 juin 2008

De Gaudemar pourrait bien être sa prochaine cible!

Ecrit par : Jean | 02 juin 2008

D'où l'intérêt, pour Léost, de pouvoir dire qu'il s'appuie sur une large "base" (10 000 sociétaires, c'est déjà bien, 20 000, ce serait mieux!). N'est-ce pas, Françoise, et JPB?

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

On va d'abord faire plonger tous les élèves dans une confusion intellectuelle et une inculture maximales grâce aux fariboles "pédagogo" que sont le travail en groupe et la recherche autonome, après quoi on édictera doctement l'urgence de leur appliquer des processus de soutien individuel. Les incendiaires prétendront ensuite éteindre l'incendie. C'est Orwell! Vous riiez, Christophe, mais au bout du compte, c'est bien l'abaissement de la France dans le monde qui sera la facture. C'est invraisemblable de constater à quel point le système éducatif continue à être précipité vers l'inefficacité, vers les solutions les plus folles (le "travail autonome" des lycéens alors qu'ils ne savent déjà pour ainsi dire rien). On se croirait dans une tragédie antique où le destin mène les héros à leur perte. Seule une intervention du Président de la République, à qui on peut prêter un certain bon sens - c'est maintenant notre seul espoir - pourrait mettre fin à de pareils délires.

Ecrit par : Jean | 02 juin 2008

Je suis tout à fait d'accord avec votre analyse du problème, Jean. Il faut voir l'inconsistance de la plupart des "mémoires" de TPE qui sont rendus par les élèves de première par manque de connaissances de base : c'est affligeant. Et il faudrait ne faire plus que ça (ou presque...) ! Dès la seconde si j'ai bien compris ? Burp !

Mais je ne crois pas que Sarkosy empêchera cette réforme, bien au contraire. N'est-ce pas un moyen là encore de faire des économies ?

Sanseverina, avez-vous vraiment envie d'avoir un poste en lycée dans ces conditions ? Croyez-vous vraiment que vous y exploiterez au mieux vos compétences ?

Écrit par : à la limite de l'écoeurement | 02 juin 2008

Et Pedro, et Michel (Buttet)...

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

Jean, vous dites les choses à moitié! Vous oubliez qu'ils sont aussi responsables des 35 heures, du réchauffement climatique, des salaires démentiels que s'octroient les gros patrons après avoir coulé leur boîte, de la défaite des français à Roland Garros, de la mort d'Yves Saint-Laurent, et j'en passe vraisemblablement...

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008


Puisque vous l'évoquez, mon cher Christophe, oui la bourse et les grands patrons ne sont jamais fait autant de pognon que sous la gôôôôche. Vous vous souvenez des années Tapie et d'Yves Montand à la télé pour réconcilier le peuple de gauche avec le fric ?

Le plus amusant, c'est que je suis parfois d'accord avec vous quand vous critiquez la droite, et même plus souvent que vous ne le pensez probablement.

Là où est notre désaccord, c'est que je fais partie des gens, de plus en plus nombreux, qui pensent que la gauche, c'est encore pire.

Pour l'EN, c'est évident, mais ça l'est aussi dans d'autres domaines (les privatisations, la décentralisation, la LOLF, les exonérations de charges patronales sur la sécu initiées par Rocard, etc.etc.).

Et...ça ne fait pas de nous des "sarkozydolâtres", selon le bon mot de la charmante Natacha Polony.

Écrit par : Manu | 02 juin 2008

Pour le dire franchement, j'en ai marre de ne servir à rien.

L'E.N. est une machine qui ne marche pas, et dont les patrons ne cessent de dire à ceux qui la composent : "on n'a pas besoin de vous, ça va très bien comme ça, faites plutôt ce qu'on vous a demandé."

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Puisqu'on apprend tout par les journaux ici, autant que vous soyez au courant de l'information suivante. Voici les déclarations à venir de Sarkozy :

"L'objectif est d'arriver à un lycée "plus diversifié, plus modulaire, où les élèves se préparent mieux à l'enseignement supérieur et où ils commencent à se spécialiser". La nécessité de "mieux équilibrer" les filières est réaffirmée.

M. Sarkozy devrait également officialiser le projet de réforme de la formation des enseignants, qui aurait notamment pour conséquence un recrutement des enseignants, du premier comme du second degré, au niveau bac +5, ainsi que, selon la formule utilisée dans son entourage, "la disparition à terme" des IUFM. Le président devrait faire le point sur sa promesse de "revalorisation" du métier d'enseignant. "Dans les prochaines semaines", le ministère de l'éducation présentera un "livre blanc" de ses propositions en ce domaine.

Quant au budget 2009, l'éducation nationale "n'échappera pas aux réductions d'effectifs", précise l'Élysée."

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Le texte ci-dessus est tiré du Monde.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

"Des TICE, vous dis-je, des TICE !
Et des TPE !"

Je vais apprendre la scène du poumon par coeur, car on nage en plein dedans.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

(Sur une musique de Serge Gainsbourg:)

"On l'a dans l'baba,
Les TICE, les TICE, y'a".

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

L'E.N. est une machine qui ne marche pas, et dont les patrons ne cessent de dire à ceux qui la composent : "on n'a pas besoin de vous, ça va très bien comme ça, faites plutôt ce qu'on vous a demandé."

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

"L'Éducation Nationale est un monde dévasté aux statistiques faramineuses"

Alain Finkelkraut, lors de son entretien avec la commission Pochard.

Écrit par : Manu | 02 juin 2008

Rires !

Sur une musique de Julien Clerc :

"Oooooooooh, matez donc mes Tiiiice
Oooooooooh, mes Tice sont en vue"

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Lisez ce qui suit (source historique transmise par Michel Delord).
Franchement, ça ressemble à un discours de Sarkozy...

"FRANÇAIS,
Parmi les tâches qui s'imposent au Gouvernement, il n'en est pas de plus importante que la réforme de l'éducation nationale.
Il y avait à la base de notre système éducatif une illusion profonde : c'était de croire qu'il suffit d'instruire les esprits pour former les coeurs et pour tremper les caractères.
Il n'y a rien de plus faux et de plus dangereux que cette idée."
"Nous nous attacherons à détruire le funeste prestige d'une pseudo-culture purement livresque, conseillère de paresse et génératrice d'inutilités."
"L'école française de demain enseignera avec le respect de la personne humaine, la famille, la société. Elle ne prétendra plus à la neutralité."
"C'est dans cet esprit que nous allons réorganiser l'école primaire.
Elle continuera comme par le passé, cela va sans dire, à enseigner le français, les éléments des mathématiques, de l'histoire, de la géographie, mais selon des programmes simplifiés, dépouillés du caractère encyclopédique et théorique qui les détournait de leur objet véritable.
Par contre, une place beaucoup plus large y sera faite aux travaux manuels dont la valeur éducative est trop souvent méconnue."
"Il faudra que les maîtres de notre enseignement primaire se pénètrent de cette idée, - et sachent en pénétrer leurs élèves, - qu'il n'est pas moins noble et pas moins profitable, même pour l'esprit, de connaître à fond un métier, que d'avoir sur toutes choses des clartés superficielles.
De cette idée bien comprise et sérieusement appliquée, découleront d'importantes et bienfaisantes conséquences."
"Nous ne devons jamais perdre de vue que le but de l'éducation est de faire de tous les Français des hommes ayant le goût du travail et l'amour de l'effort."
"Restituer dans toute leur plénitude ces vertus d'homme, c'est l'immense problème qui se pose à nous. La formation d'une jeunesse sportive répond à une partie de ce problème. Les projets actuels du ministre de la Jeunesse visent à rendre à la race française santé, courage, discipline."
"L'école primaire ainsi conçue, avec son complément artisanal, substituera à l'idéal encyclopédique de l'homme abstrait, conçu par des citadins et pour des citadins, l'idéal beaucoup plus large, beaucoup plus humain de l'homme appuyé sur un sol et sur un métier déterminés."

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Tout le monde a reconnu d'où c'était tiré, ce discours qui conviendrait aussi bien au SGEN qu'au MEDEF ?
A force de jouer aux équilibristes, Darcos tombera dans ce discours à pieds joints.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Bon allez, je continue à vous informer :

PARIS - Des heurts ont opposé lundi matin les forces de l'ordre à des lycéens en marge d'une visite de François Fillon au lycée Paul Bert, rue Huyghens dans le XIVe arrondissement de Paris.

Les gendarmes mobiles ont violemment repoussé les manifestants, une centaine d'élèves du lycée qui s'opposaient à la venue du Premier ministre, vers l'angle de la rue Huyghens et le boulevard Raspail, a-t-on constaté sur place.

Trois manifestants ont été interpellés, alors qu'un gendarme mobile a été "sérieusement blessé à la main", selon la préfecture de police de Paris.

M. Fillon, venu pour une réunion sur la prévention des drogues en milieu scolaire, est arrivé sur les lieux peu après, accompagné de la ministre de la Justice Rachida Dati et du ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.

M. Darcos a justifié l'intervention des forces de l'ordre. "Venant de personnes qui ont organisé pendant trois mois une certaine confusion dans les établissements, c'est comique", a-t-il dit à propos des manifestants. "Nous sommes en République, nous sommes dans un établissement public. Le Premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Education sont à leur place dans les établissements publics. Il n'y a aucune raison de trouver quelque chose de choquant".

Les parents d'élèves de la FCPE se sont joints à la manifestation. Dans une lettre ouverte au Premier ministre, au ministre de l'Education et à la garde des Sceaux, ils ont dénoncé dans cette visite une "provocation", en plein mouvement contre les suppressions de postes dans l'éducation.

Après une heure de réunion, le Premier ministre est reparti peu avant 11h, sous les huées des manifestants toujours bloqués par les CRS et les gendarmes mobiles.

Interrogé sur les incidents, il a justifié l'attitude des policiers: "la police est là pour faire régner l'ordre. Les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets". Il s'est réjoui d'avoir pu dialoguer avec les lycéens du "problème grave" de la drogue. Les forces de l'ordre ont ensuite levé le barrage. La manifestation s'est terminée sans incident. AP


De la part de Darcos, ces déclarations sont une bourde et un déni de réalité : "M. Darcos a justifié l'intervention des forces de l'ordre. "Venant de personnes qui ont organisé pendant trois mois une certaine confusion dans les établissements, c'est comique", a-t-il dit à propos des manifestants. "Nous sommes en République, nous sommes dans un établissement public. Le Premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Education sont à leur place dans les établissements publics. Il n'y a aucune raison de trouver quelque chose de choquant".

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Les parents d'élèves de la FCPE se sont joints à la manifestation.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Tiens ? La secte à Meirieu fait son petit happening... Difficile de résister à l'appel des caméras !

Pourtant, avec la réforme du lycée qui se prépare, ils devraient être contents...

Écrit par : Manu | 02 juin 2008

Dites, pedro, elle marche toujours, votre adresse club-internet ?

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

http://www.vimeo.com/1019736?pg=embed&sec=1019736

Écrit par : toto | 02 juin 2008

Les syndicats sont divisés sur la masterisation (intellectuelle) :

"Formation des enseignants : Le Snes, le Snep et le Snuep pour la masterisation
"L’élévation du niveau de recrutement des enseignants est une nécessité au regard des évolutions des connaissances et des métiers de l’enseignement" estiment les trois syndicats Snes, Snep et Snuep de la Fsu. Ils en espèrent "une revalorisation sociale et salariale des personnels d’enseignement et d’éducation".
Pour eux "la formation est un processus long qui doit être validé par un master liant connaissances scientifiques et professionnelles, avec un ancrage disciplinaire fort et s’appuyant sur la recherche. La formation disciplinaire actuelle doit s’enrichir de modules d’épistémologie, d’histoire de la discipline, de didactique... pour mieux répondre aux défis de la réussite de tous".
Ces trois syndicats FSU prennent une position divergente par rapport à celle du Snuipp, le syndicat du primaire Fsu, qui a "déploré cette décision". Pour le Snuipp "c'est l'existence d'une formation initiale professionnelle de qualité qui est essentielle". Ils s'opposent aussi au Sgen et au se-Unsa qui dénoncent la réduction de la formation professionnelle."


Un nouveau projet d'IDD/TPE : Quatre collégiens faisaient la bombe…
L'expérimentation scientifique n'est pas toujours positive. Quatre collégiens de Perthes-en-Gâtinais ont expérimenté des explosifs en fabriquant une bombe à l'acide chlorydrique. Ils ont été mis en examen.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

chlorhydrique,Jeremy. C'est l'hash qu'est naze, et s'il est naze, arrête.

Écrit par : sarko | 02 juin 2008

C'est possible, c'est un copié-collé.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Discours de Sarkozy en ce moment-même.

Il insiste sur l'autonomie nécessaire des facs.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

La nouvelle Seconde sera "mise en place dès 2009".

Le corps enseignant est "appelé à évoluer".

Sarkozy va s'impliquer "personnellement" dans le nouveau recrutement des professeurs.

Les nouveaux concours seront mis en place dès 2010. Les épreuves des concours seront redéfinies. Darcos et Pécresse "préciseront leurs intentions dans les prochaines semaines".

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Le système des affectations sera revu !

Et il espère que les affectations seront annoncées par la hiérarchie, et non par la "hiérarchie parallèle" que sont les syndicats ! (bravo).

Bon, est-ce que quelqu'un sait qui a rédigé son discours ? Ca pourrait être intéressant.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Sarkozy veut créer un lycée à la carte
Nicolas Sarkozy a affiché aujourd'hui sa volonté de créer un lycée à la carte, qui dépasserait "les impasses du cloisonnement trop rigide en filières", lors d'un discours à l'Elysée.

"Je souhaite que la nouvelle seconde soit mise en place dès la rentrée 2009", a-t-il déclaré.

"Ce serait un lycée où la seule règle serait la diversité des voies proposées", a ajouté M. Sarkozy. "Chacun y pourrait, selon ses goûts et ses compétences, et sans référence à une norme préétablie surtout, construire un parcours cohérent, un parcours qui lui ressemble".

Source : AP

Écrit par : Enough-is-enough! | 02 juin 2008

Sarkozy va s'impliquer "personnellement" dans le nouveau recrutement des professeurs.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Il va AUSSI présider l'agreg ? C'est donc cela, l'hyperprésidence...

Écrit par : FGuichard | 02 juin 2008

Jeremy :
"Et il espère que les affectations seront annoncées par la hiérarchie, et non par la "hiérarchie parallèle" que sont les syndicats ! (bravo)."

Bravo ?

Les commissions paritaires (où les représentants syndicaux siègent en nombre égal à celui des représentants de l'Administration), vous connaissez ?

Les syndicats n' "annoncent" pas les affectations, ils transmettent "sous réserve de confirmation" par le rectorat ou le ministère les propositions des commissions paritaires ... Ah,mais peut-être veut-on supprimer ces instances ? C'est dans l'air effectivement ... Alors plus aucun contrôle ne sera possible ...

Une pétition en cours (parmi d'autres) :
http://www.snes.edu/Petitions/index.php?petition=6

Le syndicat "maison" participe à ces commissions :
http://www.snalc.fr/actu_pedagogie.tpl

Ce qu'en disait un IG au siècle dernier (à méditer) :

"Mais à côté de cette attitude d'opposition et de conflit des syndicats vis-à-vis de l'Etat, il en est une autre plus positive. La collaboration de l'Administration avec les groupements corporatifs peut avoir les plus heureux effets car il est nécessaire que soient connus clairement les intérêts communs des différentes catégories du personnel ; de même qu'il est indispensable, pour ceux qui administrent de haut, de connaître les points de vue de ceux qui assument effectivement les services au niveau de l'exécution et du public. Mainte suggestion utile est venue des syndicats et on les consulte généralement avec profit quand il s'agit de réformer et de réorganiser. C'est ainsi que les instituteurs ont donné leurs opinions sur les programmes et sur les méthodes ainsi que sur le Certificat d'Etudes ; et l'Administration en a tenu grand compte, même avant le fonctionnement des Comités techniques paritaires. Aujourd'hui d'ailleurs, les administrateurs eux-mêmes, les chefs directs des instituteurs, Inspecteurs primaires et Inspecteurs d'Académie sont syndiqués, et leurs associations syndicales ont pris place dans les Fédérations à côté du Syndicat des instituteurs. Par là l'activité syndicale prend plus facilement la forme féconde de la collaboration.
Et que l'on ne pense pas surtout que les chefs de service voient d'un mauvais œil cette collaboration. Car s'il arrive qu'ils perdent ainsi des pouvoirs quelque peu discrétionnaires dont ils pouvaient parfois se flatter, ils y gagnent de n’être plus importunés et embarrassés par les nombreuses recommandations plus ou moins influentes, plus ou moins contradictoires, dont il leur était difficile quelquefois de ne pas tenir compte, mais qui troublaient leur conscience et les exposaient à la critique et à la récrimination. Aujourd'hui les représentants syndicaux sont non seulement les témoins mais aussi les garants de la stricte application de la justice."


(J.Leif et G.Rustin - Morale professionnelle à l'usage des instituteurs et des institutrices - Programme des écoles normales - 1950)

Une autre époque, il est vrai ...

Écrit par : Eric | 02 juin 2008

Eric, ne vous emballez pas, vous allez comprendre ce qui m'a choqué :

Quand j'étais stagiaire, c'est le Snes qui m'a prévenu de mon affectation. Le Snes, à qui je n'avais donné AUCUNE indication sur moi, savait tout (adresse, concours, situation personnelle, etc.) et la représentante m'a dit "on a pensé que... donc on vous a affecté à..."

Pour moi, c'est à l'adminitration de faire le travail d'information nécessaire, pas à un syndicat.

Je n'ai bien sûr rien contre les commissions paritaires, et je crois même que Sarkozy non plus.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

En même temps Eric, je suis toujours étonné de recevoir dans mon casier un papier à en-tête du SNES récapitulant mes diverses notes, promotions d'échelon etc. alors que je ne suis pas adhérent et que j'ai rien demandé !
De quoi y s'mèlent ? Qui leur permet de conserver dans leurs fichiers des données perso sans mon autorisation (que fait la CNIL ??)

Idem, pour les muts, si on ne souhaite pas utiliser les services d'un syndicat, impossible d'avoir accès à toute l'info et les résultats sont beaucoup plus tardifs.
Y'a aucune raison que ça se passe comme ça dans un état de droit.

Au total, la situation actuelle arrange bien tout le monde :
- les syndicats qui ont des "clients captifs"
- les rectorats et le ministère qui n'ont pas besoin de s'occuper de faire circuler l'info ou de répondre précisément à des questions précises : "Z'avez ka voir ça avec les syndicats ..."

Écrit par : Zorglub | 02 juin 2008

Merci Zorg' !

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

En commission paritaire les syndicats - tous les syndicats représentés - ont communication des propositions de l'administration concernant les situations individuelles (avec donc toutes les données concernant les situations personnelles). Encore une fois les syndicats transmettent aux intéressés *les propositions* des commissions *sous réserve* de la décision définitive de l'administration. Il s'agit d'une simple information. Que le SNES (ou d'autres) prévienne les intéressés vous choque ? Eh bien, vous pouvez demander à ce syndicat de ne plus vous contacter ... Non?

Mais sur le fond il s'agit de bien autre chose et vous le savez.

Je n'ai aucune sympathie pour le SNES (ou d'autres) mais je pense que le jour où les syndicats n'existeront plus nous auront fait un grand pas vers ... le communisme ... Vous savez ce jour où l'on passe du socialisme ("A chacun selon son travail") au communisme ("De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins") fondé sur la disparition des classes sociales et le dépérissement de l'Etat et donc des partis et des syndicats, devenus inutiles ... :-)

Mais bon, pour l'instant c'est le "chacun pour soi" qui se développe !

Jeremy, je pense que ces commissions paritaires sont réellement menacées ...

Écrit par : Eric | 02 juin 2008

Cachez cette virginité que je ne saurais voir !

Par Catherine Kintzler. Les arguments « légalistes » que la corporation des hommes de loi brandit pour accabler « les professionnels de l'indignation » - ignares que nous sommes ! - dans l'affaire du mariage annulé de Lille ont tout de la tartufferie.



Ainsi ceux qui s'émeuvent de la décision du TGI de Lille annulant un mariage pour cause de mensonge par l'épouse sur sa virginité ont tout faux. Ces « professionnels de l'indignation » agitent un chiffon rouge médiatique et s'acharnent sur les juges (déjà bien abîmés ces derniers temps). Heureusement, le corps des hommes de loi est là pour les soutenir et pour expliquer la profonde expertise du jugement de la honte. J'en ai fait un mauvais rêve cette nuit sous la forme d'un dialogue en deux actes, dont je vous livre la transcription, notée dès mon réveil.

Acte I, où Tartuflette établit que le juge ne pouvait pas décider autrement

Chicanette. - Comment peut-on décider que la virginité est « qualité essentielle » d'une femme ?

Tartuflette – Vous n'avez rien compris, le jugement ne parle pas de virginité. C'est technique : une femme a menti à son futur conjoint sur une qualité que tous deux jugeaient essentielle pour se marier. C'est ce mensonge qui a été jugé comme un manquement au contrat. Pour la virginité, on s'en fout : c'est le mensonge qui compte.

Chicanette – Ainsi, les qualités essentielles sont celles qui sont tenues pour telles par les deux parties ?

Tartuflette – Vous faites une fixation hystérique sur la virginité, prenons un exemple moins chargé. Vous achetez une voiture avec sièges en cuir, on vous livre une voiture avec sièges en skaï parfumés au cuir : vous la rendez et vous faites un procès au vendeur pour mensonge sur une qualité mentionnée au contrat de vente. C'est aussi simple que cela ! Un homme a bien le droit de vouloir une épouse avec l'option « vierge » !

Chicanette – Alors une simple option peut devenir, subjectivement, une « qualité essentielle ». Et pourquoi une femme ne pourrait pas exiger un puceau ?

Tartuflette – C'est que le modèle « puceau vérifiable » est pratiquement inexistant sur le marché. Je n'y peux rien, faites donc un procès au constructeur d'origine.

Chicanette – Si je veux épouser un vrai blond aux yeux bleus et que mon futur se teint les cheveux, porte des lentilles de contact colorées pour me faire croire qu'il est conforme à mon cahier des charges et que je m'aperçois qu'il m'a grugée, je peux introduire un recours en annulation du mariage ?

Tartuflette – Oui, et vous aurez raison. C'est un contrat !

Chicanette – Le juge n'avait donc pas à s'interroger au-delà de ce que voulaient les époux ? La loi lui faisait obligation de s'en tenir là et de traiter les personnes comme des choses ? Je n'en suis pas sûre, il me semble avoir vu un jugement de 1965 (TGI du Mans) où le juge écarte la recevabilité de certaines « qualités ». Il écrit : « que toutefois l'erreur sur la fortune, l'intelligence, le caractère, la race, la religion, la virginité ou la grossesse de la femme, la santé de l'époux, ne paraît pas devoir être retenue comme cause de nullité ».

Tartuflette – Ce juge était une bête. Probablement crispé sur une conception républicaine archaïque du mariage comme institution publique, il néglige que c'est un contrat engageant des volontés.

Chicanette – Il allait contre la loi en disant cela ? Il n'avait pas le droit de le faire ?

Tartuflette – Je ne dis pas cela : la loi le lui permettait. Je dis qu'il a été stupide parce que ça va à contre-courant de la tendance actuelle. La notion du mariage comme institution tend à s'affaiblir : la mode actuelle c'est de traiter le mariage principalement comme un contrat. D'ailleurs c'est dans l'air du temps : traiter les personnes comme des choses.

Chicanette – Donc le juge pouvait décider autrement ? La loi le lui permettait ?

Tartuflette – Il le pouvait, mais en allant à contre-courant de la mode actuelle. La conception moderne du mariage va dans le sens d'un contrat avec les clauses qu'on voudra – pourquoi pas la virginité ? : c'est quand même beaucoup plus libéral que la conception institutionnelle archaïco-républicaine du mariage !

Acte II, où Tartuflette établit que la clause de virginité est recevable

Chicanette – Pour vous faire plaisir, je consens à ne regarder l'affaire que sous l'angle du contrat. Peut-on faire entrer n'importe quelle clause dans un contrat ? Peut-on par exemple demander qu'une femme soit soumise ? Puis-je demander un conjoint de race blanche depuis au moins trois générations des deux côtés ? Puis-je demander qu'il (ou elle) accepte des pratiques sado-maso très dures ?

Tartuflette – Là vous allez trop loin, on ne peut pas demander ce qui est interdit par la loi. Les cas que vous citez ne sont pas recevables (racisme, coups et blessures..).

Chicanette – Alors on sort de la subjectivité ici ?

Tartuflette – Il y a des limites quand même ! Mais pour la virginité, je vous mets au défi de soutenir que c'est une exigence non recevable. Un monsieur a bien le droit de vouloir une vierge : c'est sa liberté de choisir sur le marché un produit à sa convenance.

Chicanette – Parfaitement. C'est son droit. Juste une question : la loi reconnaît la liberté sexuelle à tous les célibataires majeurs ?

Tartuflette – Oui, mais vous sortez du sujet.

Chicanette – Lorsqu'un monsieur demande une vierge, il réclame une femme qui n'aura pas usé de cette liberté. Il s'en trouve, et ne pas user d'une liberté, c'est aussi une liberté : mais c'est le droit de la femme de ne pas en user, son droit à elle. Lui, quand il exige cela, il dit qu'il ne veut pas de cette liberté pour les femmes. Il exige donc pour les femmes la privation d'un droit fondamental. Est-ce recevable de dire « dans la marchandise je veux une option qui suppose le renoncement à un droit par une partie de l'humanité ? »

Tartuflette – Vous dites n'importe quoi. Ce monsieur dit seulement qu'il ne veut pas de cette liberté pour sa femme, qu'il veut prendre femme parmi celles qui ont renoncé à cette liberté. Je ne vois pas le problème.

Chicanette – Supposons que tous les messieurs aient cette exigence. Il faudra donc admettre qu'aucune femme célibataire majeure espérant se marier un jour ne pourra exercer un droit reconnu à tous les célibataires majeurs, et cela pendant un temps indéterminé ?

Tartuflette – Qu'allez-vous chercher avec vos fictions absurdes, avec votre universalité irréelle ? Une telle société n'existe pas ! Nous les juristes, nous raisonnons sur le réel, le solide, le concret.

Chicanette – Alors soyons plus réalistes, et plus méchants. Il existe peut-être des communautés où tous les messieurs se sentent tenus de réclamer la virginité des femmes. Si une jeune célibataire majeure vivant parmi eux se propose d'y prendre époux un jour, elle doit donc renoncer à une liberté reconnue ? Et avec elles toutes les autres qui veulent vivre tranquillement parmi les leurs en espérant - folles qu'elles sont - se marier un jour?

Tartuflette – Il faudrait qu'elle soit très attachée à cette communauté ou très amoureuse pour cela : et alors elle doit faire ce sacrifice. Si ça ne lui plaît pas, elle n'a qu'à sortir de cette communauté, la loi le lui permet !

Chicanette – Vous oubliez une hypothèse, chère Tartuflette : ni fidèle aux siens, ni amoureuse, il se pourrait qu'elle soit contrainte, qu'elle ait peur. Alors on peut dire que votre jugement n'est rien d'autre qu'une génuflexion devant des coutumes : une conception archaïque et républicaine du mariage eût été préférable. N'oubliez pas que vous vous prononcez au nom du peuple français.

Tartuflette – La loi permet à chacun de reprendre sa liberté. Je m'en tiens là, mon jugement est formellement correct. J'ai pour moi la modernité de la tradition juridique récente, une grande partie de la corporation juridique me soutient : c'est de ce côté qu'il faut regarder pour se prononcer au nom du peuple. Pour le reste, je ne saurais le voir, et je m'en lave les mains.

Écrit par : arlette schmitt | 02 juin 2008

Tiens si y'en a ki veulent délirer et être bien vu par leur hiérarchie :

Une association lyonnaise de gentils écolos liée à l'ADEME fait appel à moi pour organiser dans mon lycée un projet pluridisciplinaire, intergénérationnel, transversal, vertical (et en pente douce) à double turboschmolleur autour des énergies renouvelables (avec à la clé plein de fric Europe).
Z'ont tellement du mal à trouver des pigeons que j'en suis à la 4ème relance mail (faut dire qu'ils touchent un % sur les €).

Dans la description du projet :
« Le programme utilisera une méthode pédagogique venant des pays européens nordiques : la méthode ‘storyline’. L’idée est la suivante : l’enseignant définit des questions clés et les utilise en séquence pour dépeindre le contexte pour ses élèves. Ces questions suscitent des réactions chez les élèves. Leurs réactions donnent la direction à la création d’un scénario. L’enseignant joue simplement un rôle de facilitateur. C’est le processus et non le contenu qui compte. »
(Y’a 2 pages à l’avenant que je vous épargne sauf si vous insistez. Juste un complément : « Rédaction d’une note de cadrage par les élèves et restitution des résultats en présence de la structure cliente »)

Je réponds à la (charmante) cocote qui m'assaille de mails :
-------------------------
" Indépendamment de la question de l'intérêt de mon proviseur pour le sujet, la démarche pédagogique proposée ne correspond pas du tout à mon point de vue.

Après 20 ans d'enseignement, et une analyse des résultats obtenus par diverses méthodes pédagogiques, j'en suis arrivé à la conclusion que les techniques traditionnelles (enseignement frontal du cours suivi d'exos d'application et enfin de travaux de synthèse) étaient incomparablement plus productives que les méthodes inductives ou actives.

Ces méthodes ont certes un intérêt en terme de sociabilisation, d'épanouissement personnel etc. mais face à la baisse surréelle du niveau disciplinaire de nos élèves il me semble urgent que l'école se concentre à nouveau sur son objectif premier : la transmission des savoirs et des savoir-faire.

La phrase « C’est le processus et non le contenu qui compte » est à l'exact opposé de mes convictions. Si j'étais animateur dans une MJC mon point de vue serait naturellement différent mais je suis prof en lycée technique !

Pour la plupart, mes élèves suivent après le bac un BTS qui est une formation professionnalisante. Ma responsabilité me semble être de les préparer au mieux à cette suite d'étude et à leur intégration dans le monde du travail par une formation technique du meilleur niveau possible.

Pour avoir conduit (et par contrainte, continuer à le faire) de nombreux projets (TPE, mini projets en 2nde ISI etc.) j'ai mesuré la perte de temps considérable de ces travaux de groupe et l'affligeante pauvreté de la production, qui n'est le plus souvent pas compensée par l'acquisition de connaissances structurés. »
-----------------------


Si l’un d’entre-vous est en retard de note pédagogique je lui transmets volontiers l’adresse de l’assoc. Un tel projet ne peut que se traduire par une élévation importante du niveau de contenteté de l’inspection !

(en + 15 heures sans cours à préparer, cool !)

Écrit par : Zorglub | 02 juin 2008

Pour les Agrégés qui s'inquiètent d'être nommés en collège. Rappelez-vous que les Lycées Professionnels, comme leur nom l'indique, sont des lycées. Peut-être y a-t-il des solutions de ce côté-là...
Pour les BTS qui viennent de LP, justement. En tant que PLP Lettres-Histoire (et oui, il y a même des PLP qui poursuivent en thèse, je sais, c'est le grand écart), je vois régulièrement des élèves de Bac Pro. qui poursuivent leurs études. Soyez rassurés, à ce stade-là, ce sont rarement des hordes avec un couteau entre les dents. Entre le BEP et le Bac Pro., ça écrème tout de même pas mal. Les classes de Bac Pro., surtout dans le secteur tertiaire, sont souvent très agréables (comme quoi on peut aller en cours avec le sourire, même en LP), et ce sont vraiment les meilleurs qui poursuivent en BTS.
Certes, quand on est en LP (donc au départ en échec scolaire), "bons" et meilleurs" sont des qualificatifs très relatifs. Le niveau reste bas, les élèves en question maîtrisent à peine plus de 300 mots, fracture culturelle oblige. Mais, pour en arriver là, ils témoignent d'une réelle volonté de "s'en sortir" et, une fois en BTS, font preuve d'une réelle motivation.
Si vous avez besoin d'infos sur le "public" des LP, surtout n'hésitez pas : j'ai enseigné sur les trois niveaux (CAP, BEP, Bac Pro.), et sur une palette assez large d'académies.

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008

Discours de Sarkozy en ce moment-même.

Il insiste sur l'autonomie nécessaire des facs.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

voir mon post d'hier, je disais exactement la meme chose...et ce n'est pas moi qui écris les discours de Sarko, j'étais d'ailleurs encore en mer jusqu'a ce matin...
l'autonomie des universités est une nécessité qui n'a que trop tardé: sans le droit de 'hire and fire' comment se débarrasser des ayatollahs? en ce moment je suis a Oxford, lieu qui me le confirme s'il en est besoin. (désolée je n'ai pas d'autre accent que le é)


La suppression des IUFM sera cependant un cautere sur une jambe de bois si on ne fait pas aussi le grand ménage dans les sciences de l'éducation, ces pépinieres d'ayatollahs pédagogistes
Je crains fort que les écuries d'Augias n' aient pas encore trouvé leur Mr Propre

Écrit par : Cadichon | 02 juin 2008

Enfin la supression des IUFM.... quel miracle. Il aura tout de même fallu 18 ans pour qu'on envisage de les supprimer...

Je propose qu'on affecte tous les formateurs de l'IUFM en classes ZEP... Ils verront si les conneries qu'ils ont crachées pendant 18 ans sont valables et très proches de la réalité...

Écrit par : Ced | 02 juin 2008

Bah de toute façon on en arrivera à ce que j'ai décrit :

Les IUFM seront supprimés, et leurs formateurs seront intégrés aux facs (ils le sont dejà). Ce sont eux qui assureront pour majeure partie l'année de master 2, et qui pourront trier les étudiants AVANT le concours.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

http://www.vimeo.com/1019736?pg=embed&sec=1019736

Ecrit par : toto | 02 juin 2008

Ce petit reportage est tout à fait remarquable, merci Toto !

Je le recommande chaudement à tous.

Écrit par : Manu | 02 juin 2008

Elévation du "niveau" du recrutement des professeurs? Certes ce serait enfin reconnaître notre métier au même niveau que les cadres du privé (à défaut d'en avoir le salaire!) dont le diplôme de référence est bac+5 depuis fort longtemps. Le principal inconvénient que j'y vois et que les étudiants brillants de milieux modestes qui veulent faire ce métier devront se payer deux années d'études supplémentaires pour avoir le droit de se présenter aux concours.
Quant à l'économie de 20 000 postes de stagiaires de deuxième années d'IUFM dont il est question, je ne vois pas très bien en quoi la disparition de ces stagiaires créerait des économies vu qu'il assurent déjà un service 4 à 6h en collège ou lycée en parallèle à la "formation" en l'IUFM! A moins qu'on ne veuille leur confier d'entrée de jeu après le concours un service complet de 15 ou 18h?

Écrit par : Archytas | 02 juin 2008

« C’est le processus et non le contenu qui compte »

Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2008

Tout est là, en effet.

Écrit par : Manu | 02 juin 2008

Désolé pour les fautes d'orthographe! :-)

Écrit par : Archytas | 02 juin 2008

Et j'ajoute que les vrais économies de postes sont bien dans la suppression des IUFM. Voilà une excellente occasion à tous ces "collègues" de mettre enfin en pratique dans de vraies classes les théories dont ils abreuvent les professeurs stagiaires depuis 17 ans déjà!
On peut toujours rêver, d'autant que la droite promettait déjà la suppression des IUFM lors de législatives de 1993 qu'elle a remporté. On sait ce qu'il en est advenu...

Écrit par : Archytas | 02 juin 2008

"de mettre enfin en pratique dans de vraies classes les théories dont ils abreuvent les professeurs stagiaires depuis 17 ans déjà! "

Põves gamins ! :(

Écrit par : toto | 02 juin 2008

D'après ce que j'en ai vu lors d'un petit tour en lycée, où TOUS les professeurs de français, même les plus vieux crocodiles et les plus aguerries crocodilesses de l'établissement en bavaient (comme des cochons) à longueur d'année, c'est vrai.

Ecrit par : Jean | 02 juin 2008
Saperlotte!
Où sont donc passés les deux vétos du blog? Voilà un cas d'"espèce" qui devrait attiser leur curiosité...

pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 02 juin 2008

"Les IUFM seront supprimés, et leurs formateurs seront intégrés aux facs (ils le sont dejà). "

Gens praufite que mssieur sarko è d'pasage ...

M'sieur Sarko, kiète zau sieu, fête en sorte de po rambõchait bil6 ...

Merci mssieur, désolé dèt possser ...

Libérez Marie-Jeanne !
Enfermez Eveline !

Écrit par : toto | 02 juin 2008

Pardon s'il y a redite mais je viens de lire sur Marianne un excellent article sur Darcos et ses réformes :
http://www.marianne2.fr/Arretez-de-tirer-sur-les-profs!_a87594.html

Écrit par : dellafra | 02 juin 2008

Ouahh, je suis nouveau ici, mais plus que le contenu, mille fois entendu et ressassé, c'est que la disparition des IUFM, le compagnonnage souhaité par n'est qu'un avatar de plus du désir de casser l'éducation et le statut de ceux qui la font par cette droite quasi Vichyste. A court terme, il est évident que la mastérisation des enseignants et la disparition programmée du recrutement par concours est la porte ouverte à la toute puissance des chefs d'établissement qui feront leur propre marché, avec comme critère dominant la cooptation et tout ce qu'elle suppose comme arbitraire. Que de haine envers les IUFM! Cela rappelle effectivement celle d'une certaine partie de la population envers les enseignants en général, entretenue savamment par des gens comme Allègre ou Brighelli, sous prétexte d'un certain bon sens populaire ( retour aux fondamentaux) à la manière de ce bon M. Poujade La charge contre le fameux pédagogisme, existant certes, mais qui ne mérite sans doute pas cette sur-exploitation n'est donc pour moi qu'un règlement de compte, évoquant furieusement une frustration latente. Il est étonnant parfois de voir à quel point ce métier d'enseignant, à quelque niveau qu'on le prenne, est porteur d'enjeux affectifs identitaires ou de pouvoir non reconnus par ceux qui l'exercent. Croire un instant que Sarkozy ait des intentions favorables ou bienveillantes à l'égard des enseignants relève non pas de la naîveté imbécile, mais plutôt de la stupidité la plus absolue et à mon sens, la haine aveugle de Brighelli à l'égard des IUFM est là propre à l'y emmener au plus près...

Écrit par : latino | 02 juin 2008

Dans la future organisation des lycées (2009 !!), deux questions :

- quid des contenus ? Une continuation approfondie du vide sidéral du "socle" commun des collèges * ? Des sous programmes déjà prêts dans les cartons ? On nous cache tout, on nous dit rien.

- comment faire pour reconstituer une filière privilégiée ? C'est la question que se posent au fond tous les parents (la seule ?). Si en plus, ça pouvait être plus facile que l'actuelle S, pas grand monde y trouveraient à redire.

* Comparez les contenus des programme actuel de maths dans toutes les classes de collège avec ceux proposés par JC Demailly, professeur à l'université de Grenoble et président du Grip : incommensurables !

Écrit par : dugong | 02 juin 2008

"de mettre enfin en pratique dans de vraies classes les théories dont ils abreuvent les professeurs stagiaires depuis 17 ans déjà! "

Põves gamins ! :(

Ecrit par : toto | 02 juin 2008

Au début, en effet. Mais très vite, ces théoriciens creux auraient un tel bordel dans toutes leurs classes qu'ils seraient obligés de changer de méthodes, quetion de survie!

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

des programmes actuels...

Écrit par : dugong | 02 juin 2008

Latino,

Je n'ai pas de sympathie exagérée pour NS, qui m'agace.
Ni la "naïveté imbécile" de croire que l'école sera remise sur les rails par un deus ex machina sortant de la cuisse du nain de Neuilly.

MAIS ...
Faute de mieux et parce qu'il faut bien survivre, j'espère (encore un peu) qu'il ralentira au moins le délire.

Lisez mon intervention précédente (environ 10 posts au dessus), elle montre bien les élubrations auquelles nous avons encore droit aujourd'hui.

Notez que la Bécassine du Poitou (et sa cohorte d'impuissnats bienveillants), dans son programme fantasmagorique, n'a jamais pris la moindre distance avec ce qui relèverait de la psychiatrie en des temps et des lieux sensés.
Bien au contraire, sa propension à (se) victimiser montre que l'élève, victime de l'oppression sociale et culturelle d'une élite qui n'est pas à même de comprendre la profondeur du discours de Diam's, DOIT rester au centre du système.

Écrit par : Zorglub | 02 juin 2008

Zorglub,

Vous savez bien qu'un des animateurs des réunions de Ségo n'était autre que l'inénarrable Philippe Meirieu...
Ca veut tout dire...

Écrit par : Loki | 02 juin 2008

Je ne sais pas si ça va passer, mais ceux qui sont intéressés par l'opinion du PE lambda peuvent aller lire ce fil de discussion :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=154435

Écrit par : catmano | 02 juin 2008

Sarkosy, parlant du nouveau lycée : «Chacun y pourrait, selon ses goûts et ses compétences, et sans référence à une norme préétablie surtout, construire un parcours cohérent, un parcours qui lui ressemble».

Sans norme surtout (donc sans repère ? même comme éventuel repoussoir), sans sortir de soi, peut-on trouver un autre parcours que celui qui ramène "naturellement" vers ses orifices de sorties *?

Cette phrase lue par Sarkosy est terrible. Qui l'a pensée et écrite ?

Envie de napalm...

* c'est probablement le sens profond de l'expression triviale "avoir la tête dans le cul".

Écrit par : dugong | 02 juin 2008

Bonjour,
moi aussi je suis inquiet sur les contenus des programmes et heureux d'apprendre la suppression des IUFM (même si les formateurs seront planqués dans les universités. Ils feront baisser le niveaux des facs, déja qu'il n'est pas trop élevé actuellement......). Je suis cette année agrégé stagiaire et l'an prochain je suis muté dans l'académie de Versailles (je ne suis pas du tout formé pour affronter une classe APV ou ZEP...: bravo les IUFM!! Que veut dire le "F" dans IUFM???).

Je suis content d'apprendre que les IUFM seront supprimés... car on y fait strictement RIEN... et par contre on y paye des profs de sport ou autre à ne rien f... (le problème, c'est que certains sont jeunes et n'ont presque pas d'expérience, par contre, qu'est ce qu'ils savent donner des leçons et des vérités toutes faites ( étudiées dans des bouquins des pédagos d'IUFM)..... vous ne pouvez pas l'imaginer!!!)
Pour le vivre actuellement (2e année IUFM) et en étant tout à fait sincère, tout ce que j'apprends sur la gestion de la classe ou sur l'application des programmes...(en bref, sur ma profession!) c'est au lycée que je l'apprends, au coté de mon conseiller pédagogique mais en aucun cas à l'IUFM... où je ne fais strictement rien: on y va pour signer les feuilles d'émargement!
Je suis donc heureux d'apprendre leur disparition car c'est un gouffre financier! ILS NE PEUVENT ABSOLUMENT PAS PRETENDRE DONNER UNE FORMATION PROFESSIONNELLE, C'EST FAUX! J'ai beaucoup appris au lycée et j'apprendrai encore les années futures...
L'idée actuelle de notre ministre n'est vraiment pas mal, je trouve: on sera définitivement formé sur le terrain avec un prof expérimenté. On peut imaginer une formation juridique de notre métier, sous forme de conférences inscrites au PAF (public désigné) données par des proviseurs, des IA-IPR EVS, et des IA-IPR disciplinaires pour présenter les programmes dans le secondaire, le coté juridique, les fonctions des différents acteurs de l'éducation nationale...
Les IA-IPR pourraient alors venir titulariser les stagiaires après un stage d'un semestre.

Au sujet des contenus des programmes, je suis aussi inquiet: Ces formations "à la carte" me font peur dans le sens où je crains une baisse du niveau enseigné (exemple: le programme de 1S sera traité en TS et celui de TS en fac ou CPGE...). Je crains aussi devoir enseigner de la "culture générale" plutôt qu'une matière, comme c'est le cas précis et actuel au collège: les nouveaux programmes du collège sont creux et complètement dépouillés.
Si on enseigne que du vent voire de la Culture Générale, a quoi cela sert-il de recruter des enseignants sur un niveau bac +5???

Enfin, la "masterisation des enseignants": Seuls les nouveaux collègues passeront un concours qui est ouvert aux détenteurs d'un diplôme Bac + 5 et seront payés selon une nouvelle grille adaptée à cette formation.

ET NOUS??
- Tous les profs certifiés qui possèdent actuellement une licence?

- Tous les profs certifiés qui possèdent actuellement un DEA (ou master 2) ou une thèse?

- Tous les profs agrégés qui ont passés un concours ultra sélectifs et qui seront traités comme des profs Bac +4 (donc moins bien payé que les "nouveaux certifiés bac + 5")?

- Tous les profs agrégés déja titulaires à l'heure actuelle d'un M2 ou d'un DEA??

Que va devenir l'agrégation si elle se passe à partir d'un bac + 5 comme les nouveaux CAPES ??? Comment différencier les conditions de travail sur le terrain?

Toutes ces questions me laissent très inquiet pour notre futur métier et je n'ai pas trop confiance en nos syndicats...

Qu'en pensez-vous chers collègues? et vous JBB? Etes vous d'accord avec moi? avez-vous des réponses à ces questions?
Cordialement,
Ced.

Écrit par : ced | 02 juin 2008

"Que va devenir l'agrégation si elle se passe à partir d'un bac + 5 comme les nouveaux CAPES ???"

A mon avis c'est surtout ça la question.

La seule solution que j'envisage, c'est qu'il y aura une agrégation à 20 postes pour le supérieur, et un capes à 1300 postes pour le secondaire. C'est ça, non ?

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Il y a un absent de taille, aujourd'hui, sur ce blog !

Un essayiste corse et moustachu, qui aime Dumas et Natacha Polony (c'est dire s'il a bon goût).

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

les nouveaux programmes du collège sont creux et complètement dépouillés.

Ecrit par : ced | 02 juin 2008

Ceux de français ne sont pas mal du tout. Il faut juste réussir à en faire enlever quelques mots qui les gâchent: dans le préambule, il faudra supprimer "en unités d'enseignement ou séquences". Cela n'a l'air de rien, mais c'est tout l'univers de l'idéologie la plus absurde qui est contenu dans ces quelques vocables.

Vous avez raison, ced, la seule façon d'apprendre un petit peu, car cela n'est jamais acquis, comment il faut s'y prendre, c'est sur le terrain aux côtés d'un bon professeur. C'est justement parce qu'ils étaient mauvais profs que la plupart des formateurs IUFM se retrouvent planqués dans ces instituts. La suppression des IUFM est une victoire de la Société des agrégés ( entre autres). Meirieu doit fulminer: "Encore elle! Elle ne me lâchera donc jamais les baskets!"

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

"La suppression des IUFM est une victoire de la Société des agrégés ( entre autres)."

Pas encore, Jean, pas encore !

Ce sera une grave victoire à la Pyrrhus, si les formateurs IUFM prennent en charge le master pro enseignement. Ce sera même une victoire pire que la défaite.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Ce sera une grave victoire à la Pyrrhus, si les formateurs IUFM prennent en charge le master pro enseignement. Ce sera même une victoire pire que la défaite.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

On est bien d'accord, jeremy, mais le fait que dans les médias, les IUFM soient présentés ce soir comme une institution inutile représente un énorme progrès par rapport à l'ère précédente. C'est même inespéré , ne trouvez-vous pas, quand on songe aux vociférations récentes de Meirieu et de Lang contre les programmes Darcos et au fait que c'est Allègre et Meirieu qui ont été les premiers consultés par la Commission Pochard. Mais que vont devenir les ex-formateurs? C'est là que Jean-Michel Léost a du pain sur la planche. Bref, j'essaie d'être optimiste!

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

Petite question polémique...
Pourquoi vous crispez-vous tous sur le maintien de l'agrégation si la forme du nouveau concours est bien pensée et si le statut est intéressant (ah ! ah! ah!) ? L'agrégation n'est-elle pas un concours parmi tant d'autres qui pourrait légitimement disparaître s'il était remplacé par un unique concours de l'enseignement secondaire bien pensé? (Pour le recrutement universitaire ou en CPGE, on pourrait par exemple faire intervenir le rang de classement (ce qui est déjà apparemment le cas pour le recrutement en CPGE)).

Écrit par : Romuald | 02 juin 2008

Quel tableau noir sur les IUFM !
Va pas être content Sibille....................................

Écrit par : Carole | 02 juin 2008

Moi j'attends toujours de savoir à quoi va ressembler la réforme des lycées : (désolé de ce lycéocentrisme, mais c'est là que j'enseigne !)

Je n'entends que de la pure démagogie chez Sarko :

- lycée à la carte (ah oui, c'est sûr, c'est mieux que de dire lycée-plat du jour !)

- une manière nouvelle, plus originale, plus individuelle, plus progressive aussi, de se spécialiser (ah, je vais aller manifester pour une manière ancienne, plus banale, plus uniformisée, plus brutale !)

- mettre fin à la domination de la filière scientifique (ah non, vive la domination, soyons dominés ! Même les profs de maths le disent, que la filière S est hypertrophiée...)

etc. Je sens par contre l'alliance libéralo-pédagogiste dans la cible posée sur les cours magistraux, la vieille lubie de ces Diafoirus... et le parfait prétexte pour dégonfler le budget ! Quant aux IUFM, ils ne sont que la peau dont le serpent va se débarrasser dans sa mue vers les universités.

L'an passé, une assistante de russe était venue passer une année dans notre lycée ; quand je lui ai demandé ce qu'elle pensait de son séjour dans l'établissement, elle m'a dit : « chez nous, les élèves n'ont pas cours l'après-midi, ils sont censés travailler chez eux, mais ils ne le font pas. Chez vous, c'est mieux, ils sont sur place et ils travaillent plus »

Mais nous allons glorieusement nous rapprocher de nos modèles, et décréter l'abolition des cours de l'après-midi, pour la plus grande gloire du savoir !

Et encore une fois les 15% d'élèves qui quittent l'éducation sans diplôme et gnagnagna... je serais curieux de savoir d'où sort ce chiffre, tiens ! dans les établissements où je suis passé, et qui n'étaient pas tous en centre-ville, je n'ai jamais vu un tel taux de perte ! Alors mettre cette donnée en regard d'une réforme du lycée général, c'est encore un bobard monumental ! Au collège, au lycée professionnel, je ne sais pas, mais dans les lycées généraux, une telle hémorragie, ça se verrait ! Même les pires des lycées que j'ai connus ne perdent pas 15% de leurs effectifs chaque année !

Quand à l'échec scolaire, qui dira que si on retire des stats les gamins dont les parents divorcent, on aboutit à 0,01 % d'échec ? Il faudrait faire parfois un peu moins de pédagogie et un peu plus de sociologie au lycée.

Dans mes classes, les élèves comprennent TRÈS bien ce qu'on leur enseigne ! Et pas que dans ma matière ! Mais :
- ils veulent régler des comptes avec les adultes et sabotent leurs études, (c'est le cas des enfants de divorcés)
- ils ne sont pas heureux de la filière qui leur a été imposée par leurs parents (va en seconde générale, mon fils ! va en première S mon fils !),
- ils n'ont pas les moyens intellectuels de faire des études longues, mais le veulent quand même pour le statut que ça leur conférera (croient-ils)
- ils sont chauffés à blanc par la pub, les copains, leurs médias générationnels pour devenir des consommateurs et ça leur prend toutes leurs facultés mentales,
- ils avaient du mal à suivre au collège et la classe de branleurs où ils étaient les a définitivement vitrifiés dans leurs lacunes,
- ils sont psychologiquement dérangés (j'en ai un comme ça, une vraie bombe : irrationnel et instable)

et parfois un peu de tout ça à la fois !

Comprenez moi-bien : il y a une grande majorité d'élèves qui sont épargnés par ce genre de fléaux, mais ce n'est pas à partir d'eux que les réformes sont faites. On préfère nous jeter au visage les autres, en nous accusant d'être la cause de leur ignorance par nos méthodes d'un autre âge... Je réclame un droit d'inventaire, comme disait l'autre !

Finalement la France avait un système éducatif volontariste : elle cherchait à pousser chacun au maximum de ses possibilités, vers la culture des élites, vers la maîtrise de la langue élevée et du raisonnement scientifique. On a exploité ce volontarisme en montant en épingle les échecs, en proposant des solutions qui en ont encore augmenté le nombre, et tout cela a généré une crise majeure. L'école est culpabilisée, a le sentiment d'avoir échoué, alors même qu'on a tout fait pour qu'elle échoue. Elle va maintenant se laisser mettre le cou sur le billot sans protester.

Je ne peux passer à côté d'affiches syndicales (SNES, FCPE) et y voir des slogans du type "pour la réussite de tous les élèves" sans me dire que c'était là le talon d'achille. Il aurait fallu dire, comme les jésuites, "ad majorem dei gloriam" : pour la réussite du plus grand nombre d'élèves possibles, et on n'aurait pas aussi facilement succombé à la démagogie.

Écrit par : sanjuro | 02 juin 2008

Je vois tout le monde se réjouir de la disparition des IUFM, soit ; mais si l'année de titularisation doit être une année à service complet - ce que l'on peut légitimement craindre dans la perspective économique qui préside à toutes les décisions gouvernementales -, le projet est tout simplement démentiel. En dehors de l'IUFM, l'année de stage dans sa forme actuelle a l'avantage de laisser au jeune professeur du temps pour apprendre à faire ses cours; en service dans deux classes pour le PLC2, il a déjà bien du mal à s'en sortir (et c'est normal). Je vois mal mes jeunes collègues avec des services à temps plein.

Écrit par : Romuald | 02 juin 2008

Un écrivain s’en prend à l’inculture de Sarkozy dans un pamphlet intitulé : « Il faut qu’il parte » (éd.Stock). Curiosité : cet écrivain, Sébastien Lapaque, est de droite. Il explique à « Bakchich.info » pourquoi Sarkozy doit quitter l’Elysée.

Écrit par : henry | 02 juin 2008

Jean,vous avez raison.
Chaque chose en son temps.Ca grignote,ça grignote.
J'imagine si Pujadas avait dit ce soir :les IUFM sont maintenues.
Une question:pourquoi les agrégés,sauf vous, veulent-ils à ce point se tirer du collège ? Il faut des très bons au collège aussi.

Écrit par : bernard | 02 juin 2008

Pour Jean : http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11- href="mailto:0@2">0@2-823448,32-1052907@51-1050664,0.html

Ôtez-moi d'un doute, Freud portait-il des bermudas ?

Écrit par : catmano | 02 juin 2008

"Quel tableau noir sur les IUFM !
Va pas être content Sibille...................................."

Ecrit par : Carole | 02 juin 2008

Oh, comme je l'ai déjà remarqué ici, (et comme cela apparaît de manière de plus en plus transparente au fur et à mesure des posts haineux qui parsèment ce blog), IUFM = formations PLC. (Ambiguité soigneusement entretenue dans les media, d'ailleurs.) Ce qui est une contre-vérité.
A part le dernier message de Catmano, (et son lien assez ambivalent à ce sujet).
Dommage, qu'apparemment, "on" décide de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Écrit par : sarko | 02 juin 2008

Une question:pourquoi les agrégés,sauf vous, veulent-ils à ce point se tirer du collège ? Il faut des très bons au collège aussi.

Ecrit par : bernard | 02 juin 2008

Paske vous voyez une relation directe de cause à effet entre diplôme et compétence ?
Dans mon usine à monstres, le seul agrégé dans ma discipline est porte serviette d'IPR et fieffé pédagogiste.

Les autres (et j'en suis ...), font avec plus ou moins de conviction et de potentiel personnel, de leur mieux pour limiter la casse dans le contexte.

Un con agrégé reste un con (surdiplomé) ...

N'y voyez aucune amertume, de ma part (avant que Victor ne me tire dessus ...).

Juste, vu le niveau de nos chères têtes blondes, pas besoin d'être candidat au Nobel pour enseigner en lycée.

L'esprit clair sur la mécanique de bac +2, un solide bon sens, la maîtrise de la proportionalité et des équations aux unités suffisent (hélas) dans mon cas à enseigner en STI !

J'suis pas certain qu'un tricycle m'aurait aidé à expliquer à un élève de terminale comment résoudre une équation du premier degré ou à se servir de sa calculette (parce qu'on en est là en STI). J'ai l'humilité de reconnaître que c'est pas parce que je lui ai expliqué qu'il saura le faire la semaine prochaine !

C'est pas l'agreg qui m'aiderait à dire à un môme de 19 ans que s'il fumait moins le matin, il gèrerait mieux l'école.

Notre Fillion nationale (Apollon des lambris dorés) s'est fait hué ce jour alors qu'il envisageait que peut-être un jour prochain on mettrait en place un programme destiné à étudier la faisabilité d'une politique de prévention de la toxicomanie.

Dans mon lycée 15 à 20 % des mômes fument le matin et je prétends que c'est une cause majeure de l'échec scolaire.

Écrit par : Zorglub | 02 juin 2008

"Un écrivain s’en prend à l’inculture de Sarkozy dans un pamphlet intitulé : « Il faut qu’il parte » (éd.Stock). Curiosité : cet écrivain, Sébastien Lapaque, est de droite."
Je n'aime pas beaucoup Lapaque, le spécialiste des anthologies qui ne tiennent pas la route (je critique ce que j'ai lu).

"Une question:pourquoi les agrégés,sauf vous, veulent-ils à ce point se tirer du collège ? Il faut des très bons au collège aussi."
Parce qu'avoir passé trois mois à étudier les formes et fonctions de la stychomythie dans la tragédie racinienne, et avoir fait une leçon de 40 mn sur les paradoxes de l'utopie dans les Etats et Empires de la Lune, ça ne sert à rien au collège. Voilà, c'est tout.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Et vlan! Me voilà rebaptisé... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

Suite aux définitions de l'EN données quelques posts plus haut, je m'essaie à en proposer une à mon tour (inspirée de choses vues en LP et, cette fois, pas avec des Bac Pro. mais avec quelques hordes de BEP déchaînées) :

"Prof : il s'agit tout de même d'un métier dans lequel des hommes et des femmes peuvent arriver péniblement sur le seuil de la retraite pour, la cinquantaine fatiguée, se voir insulter par des jeunes crétins qui ne doutent de rien.
Il est de bon ton de stigmatiser la prostitution comme une atteinte à la dignité humaine. Si, las d'élèves qui ont tout mis en oeuvre pour faire craquer celui que le sytème leur jette en pâture, le fait de terminer un cours en pleurs ou une carrière "sur les genoux", ne relève pas d'une telle atteinte, alors qu'est-ce que c'est?
Certains se font un prof comme d'autres peuvent se faire une pute. Cette dernière n'attend qu'une chose, à savoir le départ du client? Qu'on ne s'y trompe pas : devant une classe dite "difficile", le sacrifiable de la rue de Grenelle, lui, attend juste que l'heure finisse. Pour la vocation comme pour "le plus beau métier du monde", il faudra repasser.
Et si l'Education nationale n'était pas autre chose que le premier proxénète de France?".

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008

Jeremy, l'intérêt (financier) de transférer la formation des PE en fac est réel! Imaginez vous une formation assurée par des cours magistraux devant 300 étudiants, au lieu de TD disciplinaires devant des groupes de 30, et faites le calcul! Ce n'est pas très compliqué.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

IUFM = formations PLC. (Ambiguité soigneusement entretenue dans les media, d'ailleurs.) Ce qui est une contre-vérité.

Ecrit par : sarko | 02 juin 2008

Eh bien, qu'on restaure les anciennes Ecoles normales d'instituteurs (expurgées du pédagogisme, évidemment, notamment de la méthode semi-globale de lecture) et qu'on fiche la paix aux certifiés et aux agrégés! Les IUFM doivent disparaître parce qu'ils sont trop connotés "pédago": leur disparition est un symbole, et elle est devenue évitable devant la catastrophe scolaire.

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

et elle est devenue inévitable
(je suspecte Meirieu d'avoir trafiqué mon ordinateur!)

Écrit par : Jean | 02 juin 2008

Ced,

Comme je vous comprends. Moi aussi, voilà quelques années déjà, alors que l'IUFM ne me servait manifestement à rien, j'ai eu la chance de travailler avec un excellent professeur. C'est lui qui m'a tout appris, dans ce qu'on pourrait qualifier de "compagnonnage". Le premier conseil qu'il m'a donné, d'ailleurs, était :

"L'IUFM est une sorte de boussole qui indique toujours le sud, de laquelle tu n'as pas grand chose à attendre, à moins de t'appliquer à faire l'inverse de ce que tu y entendras.".

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 juin 2008

Jeremy, l'intérêt (financier) de transférer la formation des PE en fac est réel! Imaginez vous une formation assurée par des cours magistraux devant 300 étudiants.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

Euh, Christophe, en master 2 il n'y a pratiquement pas de CM, et j'ai connu des formations où il n'y avait que du TD.

Vous savez, je trouve bien la suppression des IUFM pour les PLC, mais je suis bien incapable de m'exprimer sur ce que ça apportera (ou non) aux PE.

D'ailleurs, personne n'évoque le CRPE : une licence suffira-t-elle toujours ? Si on ne change rien, les IUFM continueront à fonctionner pour les PE, il est donc normal qu'on ne parle ici (comme Sarkozy) que du cas des PLC.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Juste une question naive : que pensent les grandes écoles scientifiques comme l'X, Centrale de cette superbe réforme des lycées ? Et les CPGE ?

Écrit par : beettle | 02 juin 2008

"D'ailleurs, personne n'évoque le CRPE : une licence suffira-t-elle toujours ? Si on ne change rien, les IUFM continueront à fonctionner pour les PE, il est donc normal qu'on ne parle ici (comme Sarkozy) que du cas des PLC."

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Les PE seront également recrutés en master 2, et il est fortement question, (à ce que j'ai pu comprendre), de supprimer le CRPE pour se caler sur les "normes européennes".
Quand au rétablissement des écoles normales, personne ne peut raisonnablement y croire, pour des raisons évidentes.

Ah bon, Sarkozy ne parlait que des PLC? Je n'ai pas compris ça! Sarkozy a dit pour la première fois en 1995: "nous fermerons les IUFM, car il n'est pas besoin d'apprendre à faire de la pâte à crêpes pour devenir instituteur". Il avait déjà le même sens de l'argumentation qui lui a fait dire, il y a très peu de temps: "il est inadmissible qu'un chômeur puisse refuser quatre-vingt trois offres d'emploi sans être inquiété pour ses indemnités".
Plus c'est gros, plus ça impressionne l'électeur lambda.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

"Quant au".

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juin 2008

"Les PE seront également recrutés en master 2, et il est fortement question, (à ce que j'ai pu comprendre), de supprimer le CRPE pour se caler sur les "normes européennes". Quand au rétablissement des écoles normales, personne ne peut raisonnablement y croire, pour des raisons évidentes."

Bon alors je viens de demander à plus attentif que moi, apparemment Sarkozy a effectivement inclus les PE dans ceux qui devaient avoir Bac +5. Si c'est pas du temps perdu pour les futurs PE, tant mieux, mais bon... J'ai comme un doute.

Écrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Bon alors je viens de demander à plus attentif que moi, apparemment Sarkozy a effectivement inclus les PE dans ceux qui devaient avoir Bac +5. Si c'est pas du temps perdu pour les futurs PE, tant mieux, mais bon... J'ai comme un doute.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008

Moi aussi.

Écrit par : catmano | 02 juin 2008

Si l'année de titularisation se fait à temps complet, c'est démentiel, a écrit Romuald.

En effet. C'est à peu près ce qui m'est arrivé en 1969. Pas d'année de titularisation, mais un poste à temps complet sitôt passé le concours, sans aucune formation pratique. J'ai failli démissionner. Et pourtant, je n'avais que 14 heures.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 juin 2008

"Un con agrégé reste un con (surdiplomé) ...
N'y voyez aucune amertume, de ma part (avant que Victor ne me tire dessus ...).
Juste, vu le niveau de nos chères têtes blondes, pas besoin d'être candidat au Nobel pour enseigner en lycée. "

En tant que con-agrégé-docteur, non seulement je ne vous tire pas dessus mon cher Zorglub mais je suis en passe d'être d'accord avec vous.
Je reste en collège par habitude et parce que dernier arrivé au lycée du coin je giclerais à 100 borneset en cas de suppression de poste ... J'ai abandonné toute ambition carriériste mais ça me laisse mon franc-parler, ça impressionne le parent d'élève-lambda qui ne me trouve que des qualités, j'ai beaucoup de temps libre que je consacre de plus en plus à autre chose.
Un collègue avait écrit "vos enfants ne m'intéressent plus", ça se confirme. Il y a tant d'activités intéressantes à faire en dehors de l'école !

Écrit par : victor | 02 juin 2008

voir mon post d'hier, je disais exactement la meme chose...et ce n'est pas moi qui écris les discours de Sarko, j'étais d'ailleurs encore en mer jusqu'a ce matin...

Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2008

Elle préfère l'amour en meeeeeeeeer
c'est juste une question de tempo
La marine en est fière, cap'tain Sarko

Écrit par : victor | 02 juin 2008

la disparition des IUFM, le compagnonnage souhaité par n'est qu'un avatar de plus du désir de casser l'éducation et le statut de ceux qui la font par cette droite quasi Vichyste.

Ecrit par : latino | 02 juin 2008

Boaaaf ! Ça ou la gauche-pétard genre Latino qui mélange tout et dit n'importe quoi...

Tiens à ce sujet, le 1er a avoir foutu en l'air les écoles normales, bien avant le trio Jospin-Allègre-Meirieu et les Iufm, c'est justement Pétain.

Comme dirait Desproges: étonnant, non ?

Écrit par : Manu | 02 juin 2008

Et si je ne m'abuse, c'est depuis Pétain qu'on dit "Education nationale". Avant, on disait "Instruction publique".

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 juin 2008

"Je n'entends que de la pure démagogie chez Sarko :

- lycée à la carte (ah oui, c'est sûr, c'est mieux que de dire lycée-plat du jour !)

- une manière nouvelle, plus originale, plus individuelle, plus progressive aussi, de se spécialiser (ah, je vais aller manifester pour une manière ancienne, plus banale, plus uniformisée, plus brutale !)

- mettre fin à la domination de la filière scientifique (ah non, vive la domination, soyons dominés ! Même les profs de maths le disent, que la filière S est hypertrophiée...)

etc. Je sens par contre l'alliance libéralo-pédagogiste dans la cible posée sur les cours magistraux, la vieille lubie de ces Diafoirus... et le parfait prétexte pour dégonfler le budget ! Quant aux IUFM, ils ne sont que la peau dont le serpent va se débarrasser dans sa mue vers les universités.

L'an passé, une assistante de russe était venue passer une année dans notre lycée ; quand je lui ai demandé ce qu'elle pensait de son séjour dans l'établissement, elle m'a dit : « chez nous, les élèves n'ont pas cours l'après-midi, ils sont censés travailler chez eux, mais ils ne le font pas. Chez vous, c'est mieux, ils sont sur place et ils travaillent plus »

Mais nous allons glorieusement nous rapprocher de nos modèles, et décréter l'abolition des cours de l'après-midi, pour la plus grande gloire du savoir !"

Ecrit par : sanjuro

Vous n’êtes rien moins que lucide.

Écrit par : Pli | 03 juin 2008

Non, mon cher Daniel. Le fait de débaptiser le ministère de l'Instruction publique au profit de l'"Éducation nationale" fut, bien évidemment, le fait de la gauche : plus exactement le cartel des gauches en 1932 dirigé par Edouard Herriot.

Et oui, les croyances ont la vie dure (clin d'oeil amical au camp du Bien dont un exemplaire de collection en la personne de Latino vient de nous arriver).

Avant le cartel des gauches, le 1er en Europe à débaptiser l' Instruction publique au profit de l'Éducation nationale fut...Mussolini en 1931.

On comprends bien pourquoi : il s'agissait non plus d'instruire, mais de formater les crétins militants utile à la cause.

Le parrallèle avec les pédagogistes ? Inexistant bien sûr. Quoique... Toute discussion de plus de 2 minutes avec un Frackowiack, un Cohn- Bendit , un Bégaudeau ou même parfois avec un simple IPR un peu militant peu achever de vous en convaincre.

Les vrais fascistes ne sont pas toujours là où on les attends...ce qui ne dédouane en rien les autres, naturellement.

Écrit par : Manu | 03 juin 2008

Peut achever... au secours Christophe !!

Écrit par : Manu | 03 juin 2008

"Quant aux IUFM, ils ne sont que la peau dont le serpent va se débarrasser dans sa mue vers les universités."

Ah, merci Sanjuro !

Nous sommes d'accord pour dire que c'est l'un des points nécessairement incontournables de cette mesure : les actuels formateurs IUFM seront recasés en PU/MdC/Prce/Prag dispensateurs de masters pros d'enseignement. Et hop, ils assureront le tri des candidats aux concours AVANT les épreuves. Ce sera du formatage puissance 5, encore plus dangereux qu'avant.

C'est dommage qu'aujourd'hui nous n'ayons pas eu les commentaires de Jean-Paul Brighelli sur tout ça. Mais il ne peut pas tout faire.

Peut-être demain...?

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

Ca vaut le coup d'être ministre...

Voilà les activités de Pécresse :

Mardi 3 juin
Colloque sur la simulation numérique haute performance
Remise des insignes de l’ordre national de la Légion d’honneur au Pr J-A. Sahel (Centre hospitalier des Quinze-Vingts)

Mercredi 4 juin
Remise des prix étudiants "Dessine moi un service", organisé par l’Agence nationale des services à la personne (ANSP), en présence de L. Hénart, président de l’ANSP 12h
Déjeuner du jury et des lauréats des "Blogs Challenges 2008", organisé par le magazine Challenges (Nouvel Observateur, Paris 2e) 13h
Remise du Prix Galien 2008 de la recherche pharmaceutique (ministère de la Santé) 18h30

Jeudi 5 juin
Colloque "L’Espace au service des citoyens", organisé par le groupe parlementaire sur l’espace : ouverture (Ass. nat.) 9h
Inauguration de la bibliothèque de l’université Paris VII - Diderot (Paris 13e) 11h30
Soirée de remise du "Prix HEC de l’année 2007" 20H15

A part remettre des prix, assister des colloques et inaugurer des trucs divers et variés, elle sert à quelque chose ???

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

Beaucoup de choses en peu de temps. Reprenons.
Je n'aime pas beaucoup que Sarko se pare des plumes du paon — et il ne fait que ça, cet homme. Présenter deux fois aux médias (mot magique !) des réformes préparées par d'autres, prétendre piloter lesdites réformes auxquelles, dans le détail, je suis à peu près sûr qu'il ne comprend rien…
Pour la réforme de la formation des maîtres : le risque, évoqué plus haut par Pedro, est que le master requis soit non pas disciplinaire, mais "professionnel", comme disent tous ces imbéciles qui sont persuadés que nous ne sommes pas encore des professionnels. La commission Pochard, de sinistre mémoire et qui va revenir au devant de l'actualité en juillet, avait envisagé la création d'un "master-pro — confié, nécessairement, aux "sciences" de l'éducation. C'est-à-dire que les IUFM, sortis par la porte, rentreraient par la fenêtre — ou, si l'on préfère, que l'on peut les dissoudre, puisqu'ils ont avalé l'université. Un ami qui est vice-président de l'une de ces structures m'a envoyé un mail hier pour me confirmer qu'à l'université de Créteil, c'est déjà le cas.
Résumé des épisodes précédents. Lorsqu'on a décidé qu'il faudrait une Licence pour ambitionner d'être instit, on a d'abord décrété qu'il fallait une Licence obtenue dans une matière enseignée à l'école primaire (français, maths, etc.). Puis on a élargi, devant le manque de postulants, et aujourd'hui, une grande majorité de "professeurs des écoles" arrive de Licences qui n'ont parfois aucun rapport avec l'enseignement qu'ils sont censés dispenser. Inutile de s'étonner qu'ils soient hostiles à la réforme du Primaire, ils n'y comprennent goutte. J'ai dans l'idée qu'il risque d'en être de même avec la future réforme (dans l'hypothèse où elle serait réellement mise en place : 2010, c'est loin, et il peut s'en passer, des choses — on peut même avoir l'émeute dans la rue, le gouvernement acculé, démissionné, une vraie gauche dans l'opposition, une fois que Royal, Delanoë et Valls auront été pendus, etc. En tout état de cause, je suis persuadé que l'automne déjà sera chaud. En attendant, le gouvernement a au moins obtenu une fracture du front syndical, le SNES et le SNALC se montrant fort méfiants, mais le SNUIpp approuvant sans réserve une modification statutaire qui lui donne l'impression que ses troupes seront mieux considérées. Il est bien possible qu'avec la promesse d'améliorations salariales on fasse encore tenir le système — même si j'en doute : les gens en ont par dessus la tête — ça se voit, ça se sent ici même —, et ne demanderont pas leur avis aux syndicats pur manifester.
Second volet : la réforme des lycées. Hier soir, sur RTL, l'ineffable Philippe M. débattait du sujet avec la responsable à la pédagogie du SNALC. Et il se montrait à la fois conciliant (c'est une anguille, cet homme…), constatant que les élèves n'apprenaient peut-être pas tout ce dont ils avaient besoin, que la future réforme passait un peu à c^té des questions de programmes, que le LP n'était pas bien considéré, etc., tout en se montrant satisfait — on le serait à moins — par les annonces en cours qui, à force d'autonomiser l'élève, de le singulariser, vont finir par faire disparaître non seulement les cours magistraux, mais les cours tout court. C'est certainement un moyen adroit pour acheter la paix des organisations lycéennes. Je crois en revanche que ces programmes, pilotés par un Gaudemar qui n'a jamais caché ses sympathies pour les bricolages pédagogistes, sont une provocation : les syndicats considérés les plus à droite — et qui ne le sont peut-être pas tant que ça — sont d'ores et déjà furieux, ont réintégré l'inter-syndicale et mijotent toutes sortes de vengeances et de coups de semonce. Mais je ne suis pas sûr qu'on les entende, tant le pouvoir rend autiste.

Cela dit, je retourne à mes copies. Bonne journée à toutes et à tous…
JPB
PS. Un mot encore sur ces polémiques un peu stériles entre Certifiés et agrégés. Ce n'est pas le concours qui fait le bon prof, c'est une évidence. Les conditions de travail d'un établissement à l'autre sont le jour et la nuit, c'est une autre évidence. La vie de collège est âpre, mais il en est qui sont bien plus calmes que certains lycées. Et la réputation des LP, comme le soulignait plus haut, je crois, Daniel Arnaud (va bè ?) tient souvent du mythe : les élèves qui y arrivent ont été écrémés, et les meilleurs en Bac pro sont, très souvent, des élèves très studieux et très motivés — j'en ai eus des kyrielles, en BTS, qui s'accrochaient sérieusement.
L'esthétique des deux concours est très différente — pour le moment (c'est si vrai que j'ai conu pas al d'agrégés incapables d'avoir le CAPES… J'ai réussi les deux, la même année, mais je m'en suis bien mieux tiré à l'agrèg — question de style et d'adaptation. Il serait donc souhaitable que l'on utilise au mieux les compétences des uns et des autres — et que les mutations cessent d'être des loteries conditionnées par le nombre d'enfants. Mais là, je crois que je rêve. Il est très facile d'être rationnel de ce côté de la barrière : dès que l'on est "aux affaires, on réalise que le réel est tout ce que l'on voudra, sauf rationnel, et qu'un ministre, effectivement, est obligé d'aller inaugurer les chrysanthèmes, au lieu de prendre des décisions efficaces. Si vous ajoutez à cela que l'information verticale dont il est abreuvé est mensongère à 90%…

Écrit par : brighelli | 03 juin 2008

Avec tout ça, quel sera le sort de la formation continue des enseignants sur laquelle la cdiufm fondait de grands expoirs (champ "d'activités" considérable dans le temps et dans l'espace !)

Dès qu'au Moloch, des représentants du haut clergé parlent de formation continue des enseignants, on entend le coeur des vierges : "c'est bien, c'est utile, c'est nécessaire"... Bien sûr les enseignants qui, plus bas, ont subi des séances mafpen puis iufm pensent tout le contraire et se forment eux-mêmes ou pas du tout. La question n'est pas là, il s'agit de prendre le Moloch au mot et lui demander quelle est la cohérence de son discours.

Bref, si les IUFM sont tchernobylisés *, où et qui assurera la formation continue des enseignants ? Réponse du coeur des vierges : à l'université ! Mais avec quel budget et par qui ?

Les IUFM vont être supprimés pour une excellente mauvaise raion : leur coût et l'existence d'une alternative (budgétairement) à l'université.

Mais voilà que je me mets à servir indirectement la cause des IUFM (?!) J'arrête immédiatement.


* va-t-on couler un sarcophage en béton sur leurs enceintes pour les empêcher de suinter ? Le personnel irradié sera-t-il soigné ?

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

Brighelli a écrit : "Je crois en revanche que ces programmes, pilotés par un Gaudemar qui n'a jamais caché ses sympathies pour les bricolages pédagogistes, sont une provocation"

Quels programmes, cher JPB ? Quels programmes ??

Doit-on entendre le mot dans le sens étroit qui intéresse l'enseignant ? Existent ils déjà des versions quasi prêtes à l'emploi de programmes (trans)disciplinaires pour le futur lycée ? Complotées par l'IGEN dans les catacombes ?

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

Comme souvent, beaucoup des choses qui arrivent maintenant ont été pensées hier.

(Re)voir la note de l'institut Montaigne intitulé "VERS DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES AUTONOMES"

http://www.institutmontaigne.org/medias/IM_Rapport-Vers-des-etablissements-scolaires-autonomes.pdf

Voir notamment la fin du paragraphe sur la "dignité des enseignants" (pages 12 fin et 13 début) et le terrible "piège conceptuel" qu'il recèle.

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

Existe-t-il...

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

"Je n'aime pas beaucoup que Sarko se pare des plumes du paon — et il ne fait que ça, cet homme. Présenter deux fois aux médias (mot magique !) des réformes préparées par d'autres, prétendre piloter lesdites réformes auxquelles, dans le détail, je suis à peu près sûr qu'il ne comprend rien…"

Ecrit par : brighelli | 03 juin 2008

Ce qui me sidère, Jean-Paul, c'est que ça semble encore vous étonner...

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Tiens, Aschieri et Meirieu chez Demorand sur France-inter, entre 8h20 et 9h. J'en connais quelques-uns qui vont avoir l'oreille vissée au poste. Jean? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Lu sur Libération.fr :

« Après avoir réussi «le défi de la quantité» - avec désormais 64 % d’une génération au bac - il faut maintenant réussir celui de la «qualité», a-t-il annoncé, et améliorer les résultats des élèves. »

Les élèves étaient bons à 54%, il faudra qu'ils soient bons à 76% d'ici dix-huit mois ?

« la voie d’excellence, elle forme à tout, y compris aux carrières littéraires, alors que la France manque de scientifiques. «Formidable ! En dehors de la voie scientifique, pas d’avenir pour nos élèves, mais à la sortie, pas assez de scientifiques !» s’est écrié le chef de l’Etat. »

Tant qu'on laissera entrer des guignols en L, ce sera le cas ; dans mon bahut, passage en première L avec 6 de moyenne en math et en français ! Mais quand il y aura des guignols partout, je suppose que ce sera le privé qui sera la filière d'excellence...

«Empilement». Ensuite, les lycéens ont trop de cours magistraux - jusqu’à 36 heures par semaine, plus que le temps légal du travail, soulignait-on dans son entourage - et sont mal préparés à l’autonomie qui leur sera nécessaire dans le supérieur. »

Ah ben, moi qui croyais que les 35 H étaient pour les feignasses, voilà que c'est un plafond indépassable !


« Enfin, le lycée offre «un empilement d’options» qui conduisent à une dispersion des élèves et qui sont en plus coûteuses pour l’Education. «Il faudrait un lycée beaucoup plus souple», avec des parcours plus différenciés et individuels, a indiqué Sarkozy. »

Donc, moins d'option, mais plus de souplesse : un tronc commun souple, en somme, une absence d'option mais un plus grand choix : celui de venir ou pas en cours ? de faire ou pas le boulot à la maison ? Moins d'options mais du droit... ce serait pas une façon de dire : abandon de l'option SES ?


« Modulaire. Concrètement, la classe de seconde devrait redevenir plus généraliste. Le gouvernement estime que les spécialités que le lycéen choisit alors - comme les SES (Sciences économiques et sociales) - déterminent déjà trop les filières. La spécialisation se ferait à partir de la première et surtout en terminale. En seconde, l’élève aurait un module trimestriel de présentation des différentes filières. Ce qui lui permettrait de mieux choisir son orientation. »

bingo !

« La première et la terminale changeront davantage. Les horaires d’enseignement disciplinaires seront réduits, l’argument étant notamment que les lycéens français sont parmi les plus chargés d’Europe sans avoir pour autant les meilleurs résultats. »

La France est aussi le pays d'Europe qui a le plus de flics par habitant, et la criminalité n'y est pas moindre qu'ailleurs... j'attends les suppressions de poste dans la police, où 50% des policiers ne sont pas devant les criminels mais derrière un bureau, scandaaale !

« Sur le modèle de la Finlande, le pays phare en matière de réussite éducative, le travail personnel sera davantage valorisé ainsi que les recherches et les travaux en groupe. Le cursus sera plus modulaire : le lycéen choisira lui-même son parcours et se spécialisera au fur et à mesure, avec une ou deux dominantes. Il n’est pas exclu d’introduire des matières enseignées dans le supérieur, comme le droit. »

Apprenez à dire en Finlandais : "travailler tout seul est moins souple qu'à plusieurs" et "pomper sur internet est plus souple que bosser vraiment"...

«un effort sur l’orientation, maillon faible du système actuel : chaque année, l’élève aura droit à un entretien individuel. »

Ah ben tiens, un entretien par an, voilà qui va dégonfler le nombre d'inscrits en socio !

« Le Président est resté étrangement silencieux sur le bac dont on fête aussi les deux cents ans. Pourtant, on ne fait pas mystère à l’Elysée qu’en conséquence de tous ces changements, il devra évoluer. Mais le sujet est traditionnellement explosif. «On ne réforme pas le bac, c’est un fétiche», assure-t-on à l’Elysée. On annonce tout de même un «nouveau baccalauréat» en 2012. »

Ça me rappelle Ségo et son fameux plan pour ne pas dire aux enseignants qu'elle allait les entuber...

Écrit par : sanjuro | 03 juin 2008

"«Empilement». Ensuite, les lycéens ont trop de cours magistraux - jusqu’à 36 heures par semaine, plus que le temps légal du travail, soulignait-on dans son entourage - et sont mal préparés à l’autonomie qui leur sera nécessaire dans le supérieur. »

Ah ben, moi qui croyais que les 35 H étaient pour les feignasses, voilà que c'est un plafond indépassable !"

Ecrit par : sanjuro | 03 juin 2008

Normalement, un salarié ayant effectué ses 35 heures, (ou quelques-unes de plus) a terminé sa semaine, tandis qu'un lycéen "digne de ce nom" a encore pas mal de taf une fois sa journée terminée... Non?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Tiens, Rachida Dati fait volte-face... Tremble t-elle pour son hymen?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Le Bac en Algérie :

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5104334

Écrit par : Amélie | 03 juin 2008

Bref, si les IUFM sont tchernobylisés *, où et qui assurera la formation continue des enseignants ? Réponse du coeur des vierges : à l'université ! Mais avec quel budget et par qui ?

Ecrit par : dugong | 03 juin 2008

Lisant ou écoutant tout ce qui se dit ces derniers jours à propos du plan de sauvetage de l'école, j'ai le sentiment que le pouvoir n'a qu'une idée en tête: passer à l'étape supérieure. Après avoir démantibulé le système d'enseignement républicain, l'heure est venue de le "tchernobyliser" tout en construisant sur ses décombres un réseau d'unités autonomes de production de compétences individuelles indispensables tout au long de la vie.
Les IUFM n'auront servi qu'à ça: introduire dans l'école une nouvelle génération de "liquidateurs" et de "reconstructeurs" de ce système scolaire post-moderne mieux adapté aux exigences de l'ultra-libéralisme et plus efficace que l'antique appareil scolaire explosé.

Écrit par : buntovchik | 03 juin 2008

Pour ne pas rester dans le flou et avoir une idée plus précise du Lycée de demain, ci-dessous le rapport de l'IG qui fortement influencé le discours de Sarkozy hier :
http://media.education.gouv.fr/file/IGAERN_/06/0/seriescientifique_22060.pdf
On y lira que les professeurs y sont décrits comme de méchants personnages qui sousnotent leurs élèves...
Bonne lecture.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 03 juin 2008

J'en veux terriblement à "OULIPO" en ce moment.

Un petit conseil aux collègues de Lettres, soyez prudents avant de vous lancer dans de mirifiques projets de création poétique avec les élèves.

La poésie se porte déjà suffisamment mal et je ne vois pas pourquoi il faudrait en dégoûter définitivement les générations montantes.

Voilà, c'est dit et j'en ai déjà peut-être trop dit, bien que cela ne me concerne qu'indirectement, mais je devais bien ça à la mémoire de Georges Perec qui n'y est (presque) pour rien.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

Les IUFM n'auront servi qu'à ça: introduire dans l'école une nouvelle génération de "liquidateurs" et de "reconstructeurs" de ce système scolaire post-moderne mieux adapté aux exigences de l'ultra-libéralisme et plus efficace que l'antique appareil scolaire explosé.

Ecrit par : buntovchik | 03 juin 2008

Moi, ce que j'aimerais bien savoir, c'est le rôle exact que joue X. Darcos auprès du perroquet exploseur qui a déjà son professeur de rhétorique en la personne d'un certain Guaino.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

Je viens de parcourir votre note et de balayer d'un oeil rapide les -déjà fort nombreux - commentaires et il ne me semble pas avoir vu le sigle RGPP (me trompé-je ?)
Décidément les salles des profs, même virtuelles, m'étonneront toujours. Je lirai plus attentivement dès que j'aurai un moment.

Écrit par : Michel Godicheau | 03 juin 2008

Je viens de parcourir votre note et de balayer d'un oeil rapide les -déjà fort nombreux - commentaires et il ne me semble pas avoir vu le sigle RGPP (me trompé-je ?)

Ecrit par : Michel Godicheau | 03 juin 2008

Je n'ai pas vu non plus le SNVEL ni le CRO, ni la FFJDA, et c'est un scandâââle.

Quelqu'un peut expliquer ?

Écrit par : yann | 03 juin 2008

Aucune inquiétude pour les lycéens : à part quelques bons élèves, ils ne travaillent pas chez eux, déjà qu'ils ne foutent rien en classe.

Écrit par : Des-luttes-qui-font-pouffer | 03 juin 2008

Bonjour

"J'en veux terriblement à "OULIPO" en ce moment.

Un petit conseil aux collègues de Lettres, soyez prudents avant de vous lancer dans de mirifiques projets de création poétique avec les élèves"

Je ne comprend pas bien : est-ce que l'Oulipo est directement responsable d'un projet pédagogique fumeux ou bien est-ce qu'un professeur de français n'ayant rien compris à l'esprit de l'Oulipo mais s'en réclamant a fait n'importe quoi en utilisant l'Oulipo comme paravent intellectuel ?

C'est une question d'importance puisque dans "Fin de récré", l'Oulipo est mentionné à propos du sujet d'invention.

Il est bien évident qu'on ne peut pas se déclarer Oulipien si on n'a rien compris à la philosophie de l'Oulipo.

Écrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008

"le risque, évoqué plus haut par Pedro, est que le master requis soit non pas disciplinaire, mais "professionnel" [...]. La commission Pochard, qui va revenir au devant de l'actualité en juillet, avait envisagé la création d'un "master-pro — confié, nécessairement, aux "sciences" de l'éducation. C'est-à-dire que les IUFM, sortis par la porte, rentreraient par la fenêtre — ou, si l'on préfère, que l'on peut les dissoudre, puisqu'ils ont avalé l'université. "

C'est exactement le danger contre lequel je mets en garde depuis deux jours. Qui est allé voir p. ex. le descriptif de la licence FLE de Paris III ? L'Université peut proposer des choses bien pires que les IUFM. Et il me semble évident que les formateurs IUFM, grâce à leurs titres de PU/MdC/Prag/Prce, voudront assurer le master pro enseignement, et notamment la deuxième année de master. C'est ca ou ils retournent dans leurs établissements - le choix sera vite fait. Cela dit, pour ceux qui réintégreront le secondaire, on accordera sûrement une bonification exemplaire afin qu'ils aient les meilleurs établissements (je parle bien sûr des PLC) - il faut bien en faire quelque chose, de toute façon, sans fâcher tout le corps.

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

"est-ce qu'un professeur de français n'ayant rien compris à l'esprit de l'Oulipo mais s'en réclamant a fait n'importe quoi en utilisant l'Oulipo comme paravent intellectuel ?"

Oui, ça marche souvent comme ça.

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

C'est bien ce que je pensais : l'Oulipo ne se veut ni un mouvement littéraire ni porteur de message d'aucune sorte.

Rappelons son mot d'ordre : "L'oulipien est un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir".

Ensuite, une confusion possible est de voir de la littérature dans tout texte Oulipien alors que ce n'est pas du tout ça :

On peut lire ainsi en p. 10 de "Pratiques Oulipiennes" :

"le groupe entend systématiser la mise en oeuvre d'une contrainte afin de pouvoir conclure quant à son éventuelle richesse"

et plus loin :

"l'écriture sous contrainte Oulipienne est l'équivalent littéraire de l'écriture d'un texte mathématique formalisable selon la méthode axiomatique".

On est également dans le contresens si on ne présente pas l'Oulipo aussi comme une histoire d'amitié de personnes qui voulaient éviter de reproduire les erreurs du mouvement Surréaliste, et si on n'insiste pas sur le fait que l'Oulipo est très attaché à mettre en valeur le patrimoine littéraire.

Mais il me semble que l'Oulipo organise ou organisait aussi des ateliers d'écriture ouverts aux professeurs : quelqu'un pourrait-il confirmer et éventuellement témoigner du contenu de ces ateliers ?

Écrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008

Et ça recommence! Meirieu recommence à faire le malin sur toutes les radios, qui sont tellement stupides qu'elles le prennent pour un "spécialiste de la pédagogie"!

Écrit par : Jean | 03 juin 2008

"L'enseignement a souffert d'un déficit de réforme", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Il faudrait tout de même qu'il se renseigne. On arrête pas de réformer, et pus on réforme pire c'est.

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

Tiens, le Figaro voit plus loin que nous :

"L'équilibre entre les cours magistraux et le travail personnel sera repensé. En ligne de mire du président, l'empilement des «options» qui surchargent les emplois du temps. Et qui «n'arrangent pas la santé de nos finances publiques».

L'état des finances publiques «ne permet pas» une mesure de revalorisation «générale et sans contrepartie» : les professeurs doivent accepter de «réfléchir (…) à une évolution de leurs pratiques et de leurs missions». ­Cette remarque renvoie aux statuts qui régissent le métier d'enseignant et qui n'ont pas bougé depuis «plus de cinquante ans». Un autre chantier très délicat en perspective.

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

L’enseignement supérieur, comme
l’enseignement primaire et secondaire, a souffert de quoi ? D’un déficit de réformes qui allaient
jusqu’au bout. Pas d’un déficit d’annonce de réformes, ça, l’annonce des réformes, on en a eu. Mais
les réformes qui allaient jusqu’au bout, c’est là où il y avait déficit.

Écrit par : lire.. | 03 juin 2008

Merci à Phil Del pour son lien, très éclairant !

J'apprends dans ce rapport des IG ce que je voulais savoir : en gros, la réforme de la seconde passe par l'instauration (à la place de SES, en gros) d'une option d'aide au choix de la filière.

« Cette préparation pourrait être organisée en trois séquences successives, correspondant
approximativement aux trois trimestres. L’une d’elles concernerait les domaines des séries S et
STI, l’autre les séries ES et STG, la troisième la série L avec les enseignements qui, dans la
voie technologique concernent la communication, l’audio-visuel, les arts appliqués, la musique
et la danse. Trois heures hebdomadaires seraient affectées à ces séquences. »

Ce n'est pas complètement idiot, dans la mesure où on constate effectivement qu'une meilleure information rééquilibre les filières, en particulier en faveur de la L. Dans mon lycée, nous avons 4 TS , 2TES et 3 TL. Les efforts d'information vers les familles d'élèves de troisième et l'offre très développée d'options artistiques expliquent cette résistance de la L, très anormale sur notre bassin...

Dans tous les bahuts où j'ai été en poste, j'ai toujours circulé dans les secondes pour présenter les enseignements de L, parfois avec un prof de philo. Quand les élèves voient qu'on a des ambitions aussi en L, ils sont nombreux à renoncer au choix "de raison" pour la S.

Mais ce que je trouve un peu lourd, ce sont les 3 h par semaine, (3 heures par semaine pendant un an pour choisir une filière ?) et surtout l'insistance avec laquelle il est dit que ces trois heures doivent relever de la pédagogie de projet, type IDD et TPE : où est la liberté pédagogique, là ?

Encore un cheval de Troie pour nous obliger à adopter la doxa pédagogiste, un de plus. Ces gens-là sont vraiment acharnés !

Écrit par : sanjuro | 03 juin 2008

Je ne comprend pas bien : est-ce que l'Oulipo est directement responsable d'un projet pédagogique fumeux ou bien est-ce qu'un professeur de français n'ayant rien compris à l'esprit de l'Oulipo mais s'en réclamant a fait n'importe quoi en utilisant l'Oulipo comme paravent intellectuel ?

Je ne peux pas en dire trop et ça me fait enrager. C'est la première hypothèse qui est la bonne.

On peut lire ainsi en p. 10 de "Pratiques Oulipiennes" :

"le groupe entend systématiser la mise en oeuvre d'une contrainte afin de pouvoir conclure quant à son éventuelle richesse"

et plus loin :

"l'écriture sous contrainte Oulipienne est l'équivalent littéraire de l'écriture d'un texte mathématique formalisable selon la méthode axiomatique".

rappelle johnmarguerite.

...Et c'est justement là qu'est le problème.

Imaginez des élèves de collège, obligés tous les jours, pendant un mois, d'écrire un poème ayant pour thème trois objets, toujours les mêmes.

Une fois ou deux, ça va, mais tous les jours pendant un mois ! Les élèves finissent par être excédés, n'ont plus d'inspiration et écrivent n'importe quoi, y compris des grossièretés à l'encontre du "projet".

On touche là aux limites du formalisme qui caractérise ce mouvement littéraire.

La littérature, la poésie et leur enseignement meurent sous nos yeux à cause de ceux qui ne nous parlent, depuis des années, que de formalisme mathématique et de jeu.

Ils démolissent en quelques heures tout le travail d'insufflation que d'autres essayent de faire.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

Merci à Robin pour le lien ; et pour continuer la "formation tout au long de la vie" de yann à propos de CRO j'incline plutôt du côté du CROA (cercle des résistants à l'oppression des agenouillistes).

Écrit par : michel.godicheau | 03 juin 2008

Imaginez des élèves de collège, obligés tous les jours, pendant un mois, d'écrire un poème ayant pour thème trois objets, toujours les mêmes.

C'est plus que ça...Je vois que ça continue pendant le mois de juin.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

Merci à Robin pour le lien ; et pour continuer la "formation tout au long de la vie" de yann à propos de CRO j'incline plutôt du côté du CROA (cercle des résistants à l'oppression des agenouillistes).

Ecrit par : michel.godicheau | 03 juin 2008

Tous ces empoisonneurs, Diafoirus bien intentionnés qui se sont succédé au chevet de l'Education nationale, chacun renchérissant sur l'ordonnance du précédent ("réformes" ! "modernisation", vous dis-je !) pour faire mourir le malade "dans les formes" et selon les prescriptions de la Faculté (métaphore chère au SNALC) ne pourraient-ils pas lui f... enfin un peu la paix...au malade.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

un chtit rappel historique ...

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=15872183

fõ essayer d'visionner jusqu'au bout ... ange

Écrit par : toto | 03 juin 2008

Tiens, Aschieri et Meirieu chez Demorand sur France-inter, entre 8h20 et 9h. J'en connais quelques-uns qui vont avoir l'oreille vissée au poste. Jean? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Qui se ressemble s'assemble, on dirait. Pour ceux qui croient encore que la direction du Snes n'est pas infestée par les thèses pédagogistes...

Écrit par : Manu | 03 juin 2008

Oui, je suis même intervenu dans l'émission, "radio com", c'est vous dire!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Pour le lycée, cela se précise :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/03/reforme-du-lycee-seize-points-de-convergence-soumis-aux-enseignants_1052997_823448.html#ens_id=1050664

Le maître-mot c'est l'autonomie...

Si la triple option de seconde est intéressante (mais bon, je ne comprends pas trop la logique moins d'options, plus de souplesse), il faut voir qu'elle est généralisée à partir d'une expérience menée au lycée international de Grenoble; or ce lycée n'est en rien représentatif des lycées moyens français. Le recrutement est hors carte scolaire - sur un examen de maîtrise de langue. Les élèves ont plus d'heures de cours que les lycéens traditionnels (notamment pour l'histoire-géo et la littérature dans la langue de section) et baignent surtout dans les prérequis de la culture scolaire. Il est évident que la plupart de ces élèves peuvent travailler en autonomie, en projet de recherche, puisqu'ils maîtrisent pour la plupart les fondamentaux. Adapté sous la même forme la triple option dans tous les lycées, c'est ignorer que l'extrême majorité des lycéens a besoin de cadres et de repères culturels qui sont la condition et le préalable à toute recherche personnelle.

Écrit par : Romuald | 03 juin 2008

""La suppression des IUFM est une victoire de la Société des agrégés ( entre autres)."

Pas encore, Jean, pas encore !

Ce sera une grave victoire à la Pyrrhus, si les formateurs IUFM prennent en charge le master pro enseignement. Ce sera même une victoire pire que la défaite.

Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2008 "

Et je ne vois pas pourquoi les choses se passeraient autrement!!!

Écrit par : Hervé | 03 juin 2008

Un autre 'chtit' moment 'historique (à ne pas louper)

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/06/02/79-quand-le-pouvoir-confond-conditions-necessaires-et-conditions-suffisantes


": "bac + 5 pour tous les enseignants !", revendication que j'ai moi-même longtemps scandée sur l'air des lampions, entourée de mes normaliens, dans les rus d'Amiens en mai 68... "

"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"


M'ssieur Sarko kièt zoo sieu, enfermez eveline, siouplè !!!!
Libérez Marie-Jeanne ...

Écrit par : toto | 03 juin 2008

"Entendons-nous bien : pas "coexistence des savoirs savants et de quelques cours de psycho de l'enfant" ; mais mise en relation des uns et des autres, dans une construction de pratiques de classe rigoureusement adaptées aux objectifs d'apprentissages et aux savoirs que les élèves ont en entrant.
Ce qui exige de travailler avec les formateurs dans des classes "hic et nunc", où l'on apprend à faire la classe en la faisant, et en analysant ce qui s'est passé. Les deux aspects étant aussi indispensables l'un que l'autre."

formateurs ? Connac ? Ruelen ? Goixgoix ? Carle ? Lamy ? Ratmus ? FrakkON ? Moudupavé ?
Bouffonne !

Écrit par : toto | 03 juin 2008

un chtit rappel historique ...

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=15872183

fõ essayer d'visionner jusqu'au bout ... ange

Ecrit par : toto | 03 juin 2008

Merci toto, c'est excellent et d'une criante vérité historique.

On attend impatiemment la deuxième partie "Le Buisson ardent" avec Philippe Meirieu dans le rôle titre : "Le monde passe, mais Je Suis !"

...Et comme le dit si bien, à la fin, la fille du "phare à on" : "On n'est pas sortis de la Moïse !"

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"


M'ssieur Sarko kièt zoo sieu, enfermez eveline, siouplè !!!!
Libérez Marie-Jeanne ...

Ecrit par : toto | 03 juin 2008

Ce qui est fondamental, c'est la P E D A G O G IE !

La PEDAGOGIE est la noumène du monde phénoménal.

Le monde passe, mais ELLE EST !

Con se le dise !

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

"Imaginez des élèves de collège, obligés tous les jours, pendant un mois, d'écrire un poème ayant pour thème trois objets, toujours les mêmes. "

C'est foncièrement stupide et je ne crois pas que l'Oulipo se reconnaîtrait dans cet exercice de torture.

En effet, c'est parce qu''il y a un consentement libre à se soumettre à la contrainte qu'on peut parler de jeux d'écriture, sinon cela relève effectivement d'avantage des travaux forcés !

Ce que je veux dire, c'est qu'avec ou sans contrainte, obliger un élève à écrire un poème par jour pendant un mois est de toute façon stupide !

Cela veut dire qu'on travaille le quantitatif au détriment du qualitatif, qu'on passe à côté de l'idée qu'on peut toujours améliorer ce qu'on écrit.

On peut même faire un parallèle avec le jeu de rôle, où l'on trouve toujours des systèmes logico-mathématiques plus ou moins compliqués visant à simuler la réussite ou l'échec de certaines actions.

Ce que disent en général les rôlistes, c'est qu'il faut piocher dans ce corpus de règles ce qui est jugé utile et s'empresser d 'oublier ou de modifier tout ce qui ne convient pas aux joueurs.

Je vous livre une citation d'un manuel de jeu de rôle assez drôle :

"Pour résumer, la philosophie du jeu est de vous donner suffisamment d'outils pour que vous ayez les moyens de faire ce que voulez, et suffisamment peu de contraintes pour que vous puissiez en profiter. Alors ne venez pas me faire ch... en me disant qu'il y a trop de règles. Si elles vous font mal au cul, rappelez-vous qu'il est plus facile d'ignorer une règle existante que d'inventer une règle inexistante".

Olivier Fanton dans le jeu "In nomine Satanis/Magna Veritas", jeu de rôle parodique et satirique ou anges et démons s'affrontent dans notre monde contemporain !

Écrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008

Je lis avec intérêt les messages échangés ici sur la formation des maîtres et la suppression des IUFM. Il me semble cependant que l'on y oublie parfois l'essentiel c'est-à-dire ce que doivent savoir les maîtres.
Dans les années 70, on passait le CAPES et l'agrégation après : 1 année de propé, 2 années de licence, 1 année de maîtrise, soit 4 années d'études supérieures. Dans cette histoire de master, d'où sort la cinquième année ? et en quoi serait-elle la garantie d'un meilleur niveau ?
Pour ce qui est des instituteurs, beaucoup entraient sur concours à l'ENP après la troisième pour y suivre une préparation spécifique, d'autres plus tard. Ils pouvaient donc avoir leur premier poste à 20 ou 21 ans.
Ce système était parfaitement cohérent et reposait sur l'idée
1- que les instituteurs devaient assurer un enseignement pluridisciplinaire et donc maîtriser dans toutes les matières au moins le niveau supérieur à celui auquel ils allaient enseigner ;
2- que les professeurs auraient à enseigner une discipline, donc devaient avoir dans cette discipline au moins le niveau supérieur à celui auquel ils auraient à enseigner.
On sait que Jospin en 1989 a cassé ce système en remplaçant les EN par les IUFM et en remplaçant les beau titre d'instituteur par le titre inepte ( on ne "professe" pas au primaire) de "Professeur des écoles".
La manoeuvre signalée par Cédelle n'a aucun intérêt, sauf peut-être du point de vue budgétaire, et laisse entier le problème de la formation des maîtres du primaire.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 03 juin 2008

"Le parrallèle avec les pédagogistes ? Inexistant bien sûr. Quoique... Toute discussion de plus de 2 minutes avec un Frackowiack, un Cohn- Bendit , un Bégaudeau ou même parfois avec un simple IPR un peu militant peu achever de vous en convaincre.

Les vrais fascistes ne sont pas toujours là où on les attends...ce qui ne dédouane en rien les autres, naturellement."
Ah, mon cher Manu, on sent poindre là dessous un vrai discours de militant refoulé, du type "c'est pas moi, c'est l'autre" Oui, tu as raison, il y a ceux qui l'affichent et ceux qui le pensent. Parce que ceux qui n'osent pas l'afficher sont toujours ceux qui le pensent vraiment. Le principe même du refoulement, non? Dans tes propos, il y a quand même beaucoup d'allusions au Bien, à Pétain, à Mussolini...Dans mon métier, on parle de "fascination obessionnelle refoulée" (oui, tu as compris, je fais un métier dans lequel on jargonne, comme dans les IUFM). Allez, courage mon gars, la reconstruction est en marche : déjà, les IUFM, c'est beau... Ah, au fait, antipédagogue, dans "parallèle", il n'y a qu'un R : étonnant, non? (Trotsky, L., quatrième internationale, 1933)

Écrit par : latino | 03 juin 2008

"Ah, au fait, antipédagogue, dans "parallèle", il n'y a qu'un R : étonnant, non?"
C'est gentil de lui dire qu'il a fait une tõf, ce serait efficace de lui expliquer pourquoi .
ange

Écrit par : toto | 03 juin 2008

A "dneuq" (

Écrit par : toto | 03 juin 2008

Olivier Fanton dans le jeu "In nomine Satanis/Magna Veritas", jeu de rôle parodique et satirique ou anges et démons s'affrontent dans notre monde contemporain !

Ecrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008

Eh bien disons qu'après un mois et quelque de torture oulipienne, les petits anges ont tendance à changer les règles du jeu de rôle et à se transformer en démons.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

A "dneuq" (

Écrit par : toto | 03 juin 2008

Mort de rire ;o) il y a un 'code' qui passe pas ...

je le refais (sans)

A "dneuq" ( celui qui lit ça gagne une tringle à rideau) l'encyclopédie charmeux ?
Qu'elle nous explique le français une bonne fois pour tout e ...

Écrit par : toto | 03 juin 2008

L'état des finances publiques «ne permet pas» une mesure de revalorisation «générale et sans contrepartie» : les professeurs doivent accepter de «réfléchir (…) à une évolution de leurs pratiques et de leurs missions». ­

@ Jérémy

Ce qui signifie beaucoup plus de présence dans l'établissements . Personne ne semble s'en inquiéter .

Écrit par : Amélie | 03 juin 2008

Dans LES établissements !

Écrit par : Amélie | 03 juin 2008

"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"

Ce jugement fondamental mérite la palme d'or de la c... fondamentale.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

je suis entrée en classe de seconde en 1963 dans une Ecole normale primaire d'institutrices à l'issue d'une seconde troisième dite"spéciale Ecole normale". Nous étions exactement sept filles et un garçon venant d'un Cours complémentaire devenu collège. Cinq filles ont été reçues au concours dont trois dans les premières places. Le garçon a été reçu à l'ecole normale de garçons. Nous venions de la campagne et nos parents n'avaient pas beaucoup d'argent,vraiment pas beaucoup. Comme la société de consommation n'imposait pas encore sa loi ça pouvait aller. Du moment que l'on portait une jolie blouse neuve de couleur claire rehaussée de quelques broderies, ça pouvait aller aussi. Après le bac nous avons suivi une année de formation professionelle nous prodiguant des cours de psychologie de l'enfant, de législation de morale professionnelle, de secrétariat de mairie, d'histoire de la pédagogie et de stages tout en continuant la culture générale. On nous invitait même à nous intéresser aux FRJEP pour en animer un au cas où l'opportunité se serait présentée. ( Foyer rural de jeunes et d'éducation populaire. Je connaissais bien pour en avoir profité.) Cette année là a passé vite et j'aurais aimé la prolonger un peu car je ne me sentais pas prête.
J'ai vieilli, mûri , je suis devenue institutrice, documentaliste puis prof. Avec le recul je sais aujourd'hui que j'ai beaucoup appris durant mon séjour dans cette école et surtout la dernière année. Nous devions être instruites , exemplaires et organisées. En classe unique c'est préférable. Le ménage ça nous connaissait aussi. On avait pris l'habitude tous les matins. Comme dirait Alain, on nous jugeait autant au menton qu'au front.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 juin 2008

Un autre 'chtit' moment 'historique (à ne pas louper)

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/06/02/79-quand-le-pouvoir-confond-conditions-necessaires-et-conditions-suffisantes


": "bac + 5 pour tous les enseignants !", revendication que j'ai moi-même longtemps scandée sur l'air des lampions, entourée de mes normaliens, dans les rus d'Amiens en mai 68... "

"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"


M'ssieur Sarko kièt zoo sieu, enfermez eveline, siouplè !!!!
Libérez Marie-Jeanne ...
Ecrit par : toto | 03 juin 2008
Merci à Toto pour le lien avec Évelyne.
Soixante-huit-tarde qu'elle dit ! Bonheur qu'elle n'aille pas jusqu'au soixante-neuf-tôt.

Écrit par : guy morel | 03 juin 2008

Ce qui signifie beaucoup plus de présence dans l'établissements . Personne ne semble s'en inquiéter .

Ecrit par : Amélie | 03 juin 2008

Dans les années 89, La contrepartie de la "revalorisation" fut la déglutition de la Loi Jospin.

On se doute bien qu'en 2008, 09 ou 10 (20% de pouvoir d'achat perdu en 20 ans), un autre serpent nous attend à droite.

Après la couleuvre, la vipère ?

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

La lette de darcos de ce jour aux syndicats (cf le Monde) cocnernat la réforme des lycées.

Un extrait

"Le travail des enseignants devrait également "mieux intégrer, en les articulant, la diversité des situations éducatives : cours, soutien, remise à niveau, projets interdisciplinaires, aide personnalisée, contribution au suivi et à l'orientation, préparation méthodologique aux études supérieures".

et j'en passe de plus vomitif encore.

Le cours n'est plus qu'un des six points du TPE géant.

La messe est dite...

Les pédagols ont gagné.

Sauf si...

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

la lettre...

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

Sauf si...

Ecrit par : dugong | 03 juin 2008

Quoi ???

Écrit par : Amélie | 03 juin 2008

Allez pour achever les plus solides d'entre vous :

l'organisation des études devrait "davantage tenir compte" du rapport que les lycéens "entretiennent avec le savoir et les adultes".

ou

Le "temps destiné aux cours proprement dit" serait distingué de celui consacré "au travail sur projet, à la remise à niveau", à "l'approfondissement" ou à "l'accompagnement éducatif".

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

sauf si quoi ? demande Amélie.

sauf si les enseignants se mettent à hurler en débordant les syndicats en exigeant un enseignement de contenus dignes de ce noms.

Ca n'arrivera pas.

Les enseignants sont majoritairement des cons ou des pleutres (intersection non vide). Qu'ils se démerdent.

A titre personnel, j'ai enregistré et j'ai appris à m'en protéger.

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

l'organisation des études devrait "davantage tenir compte" du rapport que les lycéens "entretiennent avec le savoir et les adultes".


L'élève de plus en plus au centre .


Le "temps destiné aux cours proprement dit" serait distingué de celui consacré "au travail sur projet, à la remise à niveau", à "l'approfondissement" ou à "l'accompagnement éducatif".


Nous devrons nous adapter à leur niveau et leur mâcher de plus en plus le travail .

Écrit par : Amélie | 03 juin 2008

Profession : larbin .

Des élèves et des parents .

Écrit par : Amélie | 03 juin 2008

Caroline Fourest, chez Calvi, sur France-inter.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Je n'ai pu saisir que les 5 dernières minutes au vol .Elle a raison , c'est beau , en théorie , dans l'abstrait .Mais si la laïcité ne parvenait pas à brider , ni endiguer l 'intégrisme ?
Moi , je vois de plus en plus de voiles dans les rues , donc de plus en plus de repli identitaire , la connerie de la justice qui cède et bat en retraite ...bref , pas de quoi être optimiste !

Écrit par : Amélie | 03 juin 2008

Palme d'or pour une syntaxe défunte, par Alain Finkielkraut, dans:

LE MONDE .fr | 03.06.08 | 13h15

Écrit par : buntovchik | 03 juin 2008

Dans Libé, Baranger se félicite du recrutement à bac +5

"Finalement, que les IUFM en tant qu'institutions disparaissent, cela importe peu, tant que la qualité de formation est maintenue. Il n'y a pas lieu d'opposer IUFM et université. Les IUFM sont déjà largement intégrés à l'université et ils y ont toute leur place."

Traitement des cons par suppositoire périmé, bien dur, modèle pachyderme adulte.

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

Le clergé du Moloch joue un peu trop à sortir des communiqués pour voir comment ça réagit.

Je pense qu'il est temps de cesser ce petit jeu et de prendre systématiquement tout ce qui en émane au premier degré.

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

"Nous avons, à maintes reprises, souligné déjà l'erreur qui consiste à prétendre vouloir "recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, lire, écrire, compter".
Projet parfaitement absurde : les "savoirs fondamentaux", — qui du reste, ne sont ni l'un ni l'autre : ce ne sont pas des savoirs, mais des outils, ce qui est notamment différent et ils n'ont rien de plus fondamental qu'autre chose"

Ce jugement fondamental mérite la palme d'or de la c... fondamentale...

Dans Libé, Baranger se félicite du recrutement à bac +5

"Finalement, que les IUFM en tant qu'institutions disparaissent, cela importe peu, tant que la qualité de formation est maintenue. Il n'y a pas lieu d'opposer IUFM et université. Les IUFM sont déjà largement intégrés à l'université et ils y ont toute leur place." (transmis par dugong)

Pour en savoir plus sur le gugusse en question :


http://www.lalettredeleducation.fr/Patrick-Baranger-La-reconnaissance.html

Festival de Crades-sur-Mer : DERNIERE MINUTE !,

Prix de la c... fondamentale : Palme d'or à Evelyne Charmeux, suppositoire d'or à M. Patrick Baranger !

Nous avons aussi beaucoup apprécié "Entre les murs" de François Begaudeau, confie le président du jury.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

Lu dans le jus pédagol du jour :

"Le sommaire de ce numéro 8 de la revue européenne de promotion des sciences dans l'enseignement secondaire est encore fort riche. On y apprend comment faire de la Ginger Beer et découvrir les lois de la fermentation; mener une série d'expériences en classe"

Les lois de la fermentation sont effectivement moins arides que celle de la gravitation.

Dire qu'il y a encore tant de gens pour croire qu'il est exagéré de dire que l'enseignement actuel c'est de la bibine et que Ginger et Fred c'est pas du brutal.

Dès que possible, je lance un club alambic au lycée. Toutes les bonnes "mères" seront bienvenues.

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

"Eh bien disons qu'après un mois et quelque de torture oulipienne, les petits anges ont tendance à changer les règles du jeu de rôle et à se transformer en démons.

Ecrit par : Robin | 03 juin 2008 "

De toutes façons, je pense qu'introduire l'oulipo au collège dans un projet d'enseignement est une bétise car il s'agit une fois encore de mettre lacharrue avant les boeufs en demandant aux lèves de prendre de la distance avec une littérature qu'ils n'ont pas eu le temps d'apprécier.

Il serait intéressant de savoir la position de l'Oulipo sur ce genre d'initiatives vouées à l'échec et dont j'imagine qu'elles sont motivés par le désir de soumettre les élèves aux ludiques jusqu'à provoquer ce genre de situations absurdes.

Je précise aussi que je n'imagine pas plus de pédagogie rôliste que de pédagogie Oulipienne : il faut qu'il y ait à l'origine une envie de se mesurer à ces univers pour que ça marche.

Écrit par : johnmarguerite | 03 juin 2008

Du même Patrick Baranger, président de l'IUFM de Lorraine et président de la "conférence des directeurs d'IUFM" (sic !)


Le gouvernement a créé une commission sur la condition enseignante. Qu’en attendez-vous en matière de formation ?
On ne peut pas séparer la question du recrutement, de celle de la formation, de la diplômation et du métier... Tout fait système, et ce n’est pas une nouveauté de le dire. Aujourd’hui, les IUFM forment à trois types de métier : professeur des écoles, professeur du secondaire et professeur de lycée professionnel. Or est-ce le même métier d’enseigner en maternelle et en CM2 ? En 6e et en terminale ? Pourtant, dans ces deux cas, nous offrons le même concours, la même formation, le même statut... A la commission Pochard de répondre. La CDIUFM n’a pas à entrer dans ce débat. En revanche, la question de la reconnaissance au niveau master de la formation enseignante nous concerne, et nous attendons beaucoup sur cette question des indications de la commission. Si Nicolas Sarkozy a déjà demandé à Xavier Darcos la mise en place d’une reconnaissance au niveau de master, il faut maintenant discuter du type de master délivré. Faut-il que les étudiants s’inscrivent dans des masters existants ou qu’un diplôme spécifique de master soit créé ? Là est notre grand chantier à venir.

Vous aurez noté le délicat néologisme "diplômation"...Diplômes ? Plômes !

...Le "c'est à la commission Pochard de répondre"...

...Et le "grand chantier à venir"

Oui, un sacré chantier !

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

Robin a écrit : "Baranger, ...., président de la "conférence des directeurs d'IUFM" (sic !)"

On aurait tort de prendre Baranger pour une poire !

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

L'apprenant, astre du système éducatif public français, pourrait à mon humble avis aussi évaluer ses enseignants.
Ne pourrait-on pas proposer que ce soit un groupe d'élèves qui fasse(nt) passer les oraux pour l'obtention du master option "onanisme pégagogique" ?

Écrit par : beettle | 03 juin 2008

Il serait intéressant de savoir la position de l'Oulipo sur ce genre d'initiatives vouées à l'échec et dont j'imagine qu'elles sont motivés par le désir de soumettre les élèves aux ludiques jusqu'à provoquer ce genre de situations absurdes.

Oui, peut-être. Je dois avoir un problème avec le "deuxième degré".

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

beetle a écrit : "Ne pourrait-on pas proposer que ce soit un groupe d'élèves qui fasse(nt) passer les oraux pour l'obtention du master option "onanisme pégagogique" ?"

L'oralité est-elle si répandue chez les onanistes ?

Les onanistes contorsionnistes peut-être ?

Écrit par : dugong | 03 juin 2008

sauf si quoi ? demande Amélie.

sauf si les enseignants se mettent à hurler en débordant les syndicats en exigeant un enseignement de contenus dignes de ce noms.

Ca n'arrivera pas.

Les enseignants sont majoritairement des cons ou des pleutres (intersection non vide). Qu'ils se démerdent

@ dugong

Assemblée générale au lycée , tout à l'heure :nous étions 2 ( de bords diamétralement opposés ) à proposer la création d'un comité de défense des profs , hors syndicats . Tollé général , cris et chuchotements . Ils préfèrent parler pour ne rien dire , et rêver , mais un peu tard de boycotter le bac .

L'astuce ( des syndicats ? ) : participer à la grève de la fonction publique le 17 juin , jour de surveillance du bac !


QU'ILS SE DEMERDENT !!!!!!

Écrit par : Amélie | 03 juin 2008

J'ai apprécié l'éditorial de Marianne, la fin en particulier :

"Il y a pire, pourtant : les lois de la République qui subissent leur mariage forcé avec celles de l'islam radical. Nous assistons à la victoire des thèses de Tariq Ramadan. Lequel prédit, à mots couverts, depuis des années que dans le combat de l'islam contre la République, ces deux entités aux principes si contradictoires, c'est la République qui finira par plier car elle a pour vocation d'intégrer, tandis que l'islam cherche seulement à convertir.
Mais la décision du tribunal de Lille n'est pas un simple épisode de ce combat. C'est une victoire. Et en cela, c'est une honte.

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

Petite forme Monsieur Brighelli sur Europe 1. Largement dominé par notre ami Meirieu (sur le fond et la forme) et bousculé par l'animateur.

Écrit par : aliscan | 03 juin 2008

"Caroline Fourest, chez Calvi, sur France-inter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008"

Elle était aussi chez Calvi hier... sur France 2. Et elle a très bien parlé.

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

Alors cette Palme ?

Il y avait cette idée d'un prix spécial pour l'interprétation puisqu'on nous avait parlé des enfants, on se doutait qu'il y avait quelque chose. Il y a eu une espèce de suspens assez incroyable, jusqu'au moment où il ne restait plus grand chose à recevoir avant la Palme, et où on commençait à y croire réellement. Et puis voilà, on l'a eue. Une joie immense.

Vous avez pu parler avec Sean Penn ?

Après la Palme il y a une espèce de parcours dans les dédales du palais pour rencontrer les journalistes les uns après les autres. J'ai rencontré Sean Penn à la fête qui a suivi. Il m'a répété à peu près ce qu'il avait dit sur scène, qu'il avait été submergé par les élèves, les acteurs… Et puis il s'est passé un truc très très drôle, qui a mis fin a notre discussion : de loin, il a aperçu l'une des actrices, Esmeralda, qui dit dans le film qu'elle veut devenir policier, il est allé vers elle et lui a dit « I don't speak to the cop » ("je ne parle pas à un flic"). Esmeralda ne s'est pas démontée, elle a juste mimé un flingue et l'a descendu. A partir de là, il a beaucoup rigolé et on a arrêté de parler. On sentait une chaleur chez lui qui m'a fait très plaisir.

Comment vous avez réagi aux propos de Christine Albanel qui immédiatement après a rendu hommage au film et à l'idée de « diversité » ?

Albanel et d'autres… Je pense que tant que les gens n'ont pas vu le film, ça m'amuse assez de les entendre en parler. J'essaie de prendre ça avec distance et humour même si ça m'agace beaucoup, surtout quand ce qui est mis en avant par des membres du gouvernement - qui a inventé le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale - c'est "la diversité qui fait la richesse de notre pays". J'ai un peu un nœud dans la gorge quand j'entends ça. La diversité on l'applaudit sur un écran mais il faudrait aussi la mettre en œuvre dans la vie administrative de notre pays.

La mère sans papiers d'un des acteurs, Boubacar, a été régularisé la semaine passée, c'est une conséquence immédiate ?

Non ce n'est pas une conséquence immédiate, et ça il faut vraiment le mettre en avant parce que je n'ai pas envie qu'on dise que c'est la Palme qui donne des papiers, ce n'est vraiment pas ça. Je suis le parrain républicain de Boubacar, c'est vrai, mais quand on a tourné, on ne savait pas pour la mère de Boubacar... Boubacar étant lui-même né en France, ayant des papiers français, son père est français et sa mère est là depuis 1983. Au mois d'octobre, quand elle a annoncé qu'elle n'avait pas de papiers, RESF l'a aidé à constitué un dossier. Puis, il y a trois mois, on a été à la Préfecture, il nous ont fixé un rendez-vous à la date d'hier. Après que ça a un peu joué sur la décision, c'est possible mais en tout cas son dossier était assez inattaquable. Dans la mesure où elle est mère d'un enfant français, on pouvait difficilement ne pas le lui accorder.

Est-ce que vous connaissez cette expression « cinéma du milieu » proposée par la Club des 13 ?

Moi je suis signataire de l'appel du Club des 13 ; après, la question de la définition exacte de cinéma du milieu, je ne sais pas bien à quoi elle correspond. On pourrait dire que ce sont des films qui à la fois aurait cette forme d'exigence « auteur », si on veut, et qui malgré tout essaieraient de toucher un public large. Moi j'ai quand même le sentiment que, quoi qu'il arrive, si on touche les gens, c'est parce qu'il y a une énergie très forte du début à la fin du film. Les élèves et François Bégaudeau apportent quelque chose de rafraîchissant, les questions abordées touchent beaucoup de gens : une espèce de passerelle entre une forme de radicalité et un public d'ouverture. C'est peut-être ça le « cinéma du milieu » ?

A la fin du film, il y a le personnage d'une jeune fille qui arrive vers le prof Bégaudeau et lui dit « je ne sais pas ce que je fais ici, je ne comprends pas », est ce que c'est un sentiment que vous partagez ?

Il ne faut pas oublier que cette scène arrive juste après cette espèce d'auto bilan que les élèves font où il y a aussi des choses très réjouissantes qui se disent. Quand Boubacar énonce le théorème de Pythagore, qu'il a un peu de mal à formuler, et que François lui dit « ça doit être à peu près ça », la confiance qu'il a pour répondre « c'est pas à peu près ça, c'est ça ». Quand l'une des élèves résume aussi bien le commerce triangulaire, personnellement, je me dis qu'il y a une conclusion assez heureuse. Je pense que l'école c'est un peu ça, c'est cette espèce de grand bonheur quand les choses se sont transmises, mais aussi des grands moments de dépression pour tout le monde. Pour les profs, pour les élèves, quand ils réalisent que finalement il y a des échecs. Et c'est vrai que l'école ça fabrique aussi pas mal d'échec et pas mal d'exclusion. Au bout du compte on est un peu entre les deux et le film est continuellement construit sur cette espèce de sinusoïde, de douche écossaise, il y a des moments où on aimerait en être et des moment où on se dit qu'on ne peut pas. C'est ce que j'ai éprouvé en allant un peu dans les cours, en observant, en partageant.


Comment les enfants ont-il réagi à cette Palme ?


C'était une joie collective plus qu'autre chose. Je pense qu'il y a évidemment le fantasme chez tout le monde de devenir acteur. Eux, en plus, ils ont goûté au plaisir qu'il y a à l'être et je pense que le tournage a été tellement agréable à vivre pour tout le monde. En même temps je pense qu'ils ont gardé la tête assez froide. Cela a été aussi une façon de présenter les choses, on a tenu à les préserver un peu de ça. Tout au long de la préparation du tournage, ils avaient conscience de faire un truc assez singulier, que ce n'était pas forcement un début de carrière. Mais je pense qu'il y en a parmi eux qui sont suffisamment incroyables pour pouvoir s'adapter à des situations très différentes au cinéma.

Il y a cette idée de diffuser le film au sein de l'Education Nationale qui a été reprise tout de suite par Christine Albanel, est ce que vous avez la force, avec cette Palme, de poser des conditions ?

Le force du film c'est le débat qu'il peut générer, dans le cadre de l'Education nationale, et au-delà de l'institution en elle-même. Je pense que les profs vont avoir envie de s'en emparer, et ça, j'en suis très heureux parce que je pense que le film décrit leur quotidien, les enjeux de leur boulot et les décrit aussi dans une espèce d'intelligence de leur métier. Ce qu'on voit ce sont des gens qui réfléchissent à ce qu'ils font, qui soupèsent les moindres répercussions possibles du moindre geste, du moindre mot prononcé. Je trouve très bien qu'eux même s'emparent du film. Comme quand j'ai fait Ressources Humaines et que les syndicats ont eu envie de parler du film parce qu'ils y reconnaissaient leurs préoccupations, qu'ils se voyaient représentés avec plus ou moins de plaisir.
Contrairement a ce que dit Darcos, le film n'a pas été fait comme une espèce d'hymne à la profession de prof. Il y a des faiblesses de temps en temps, il n'y a pas de héros, pas de façon définitive de trancher une question et ce qu'on voit ce sont des gens qui sont aux prises avec des situations complexes et qui essayent de faire au mieux.

Le film pose quand même le problème de la transmission. Dans Kechiche, la langue des banlieues est portée à un certain degré de poétisation et dans votre film on montre ce que devient cette langue entre les murs, confrontée à des règles de grammaire ?

C'est la différence avec L'Esquive oui. Alors que L'Esquive donne à entendre une langue qui est poésie pure par moments, ici, le film met en lumière les limites de cette langue pourtant très belle, vivante, expressive, tonique. C'est le rôle de l'école de les pointer du doigt, de dire aux élèves que ce n'est pas parce qu'on a la tchatche qu'on va forcément réussir dans la vie. Etre prof ce n'est pas seulement apprendre à parler une langue correcte ou enseigner le théorème de Pythagore, c'est aussi, malgré tout, être le vecteur d'une domestication et d'un formatage. L'idée est assez désagréable, même pour certains profs pour qui ce n'est pas très valorisant d'être ce vecteur là, mais on sait tous qu'elle est nécessaire. François Bégaudeau est vraiment au croisement de ces deux choses, cette sociabilisation que l'école permet, qui ressemble aussi à une domestication : c'est aussi l'apprentissage des règles, d'une certaine autorité, d'un rapport de pouvoir entre un prof et un élève qu'on ne peut pas totalement exclure. Même si François Bégaudeau tente au départ d'établir une sorte de contrat égalitaire entre prof et élèves, il précise bien qu'au bout du compte il aura le dernier mot.

Est-ce que vous avez le sentiment que Sean Penn vous a donné une arme avec cette palme d'or, et est-ce que pour vous c'est un cadeau empoisonné ?

Je crois que le Palme va donner une visibilité, ce qui est évidemment ce qu'on souhaite à chaque fois qu'on fait un film. Au-delà de ça, la Palme me renforce dans l'idée que c'est vraiment un cinéma qui peut parler à des gens très différents et qui n'est pas seulement un portrait intime un peu singulier. Je suis content de recevoir des messages qui me félicitent et me remercient pour ce cinéma, celui que j'aime. Mais ce n'est pas nouveau, avec Kéchiche l'année dernière par exemple - le succès et la flopée de Césars qu'il a reçu - on a quand même le sentiment qu'il y a une prise en compte, de la part du public et de la profession, de films qui seraient un petit plus singuliers. J'espère que ca va aussi inciter les producteurs et les chaînes de télé à prendre plus de risque.
Ce film là s'est fait dans des conditions exemplaires, on n'a eu aucun problème a rassembler le budget - qui était minime comparé à la plupart des films. J'en suis heureux et à la fois embarrassé parce que tout s'est enchaîné de manière assez inimaginable ; c'est un petit peu l'exception qui confirme la règle parce qu'en ce moment, les gens autour de moi ont de plus en plus de mal.


Propos recueillis par Emily Barnett et Pierre Siankowski

Écrit par : Cantet | 03 juin 2008

Tiens, j'ai vu un essayiste fameux - admirateur de Dumas - assis en terrasse, en train de parler du baccalauréat. C'était sur TF1.

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

"Évelyne"/ Eveline

Tu as un tout chtit problème de lecture, guy . ange
Je te rassure, tu n'es pas le seul ;)

Écrit par : toto | 03 juin 2008

Le bêtisier du Peplum proposé par toto :

http://vids.myspac
e.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=2053294277

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

oups, désolé !

Écrit par : Robin | 03 juin 2008

Merci à Toto pour le lien avec Évelyne.
Soixante-huit-tarde qu'elle dit ! Bonheur qu'elle n'aille pas jusqu'au soixante-neuf-tôt.

Ecrit par : guy morel | 03 juin 2008


Est-ce bien de Guy Morel?
Et qu'est-ce que ça veut dire?

Écrit par : abani | 03 juin 2008

Mes videos à moi ont rapport avec l'éducation !

http://youtube.com/watch?v=xKzJ5w0CchU

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

"Soixante-huit-tarde qu'elle dit ! Bonheur qu'elle n'aille pas jusqu'au soixante-neuf-tôt.

Ecrit par : guy morel | 03 juin 2008

Est-ce bien de Guy Morel?
Et qu'est-ce que ça veut dire?"

Ecrit par : abani | 03 juin 2008

A mon avis, c'est une cochonnerie, d'un goût assez moyen, d'ailleurs! (Sans jus de maux).

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Je me permets de souligner un passage de l'interview de Cantet : (pour les lecteurs en diagonale)

C'est le rôle de l'école de les pointer du doigt, de dire aux élèves que ce n'est pas parce qu'on a la tchatche qu'on va forcément réussir dans la vie. Etre prof ce n'est pas seulement apprendre à parler une langue correcte ou enseigner le théorème de Pythagore, c'est aussi, malgré tout, être le vecteur d'une domestication et d'un formatage. L'idée est assez désagréable, même pour certains profs pour qui ce n'est pas très valorisant d'être ce vecteur là, mais on sait tous qu'elle est nécessaire.

Non pas pour claquer le baigneur de ceux qui se sont précipités pour cracher sur tout ça (7 U min) mais pour aider au recul.
Gout de naite

Écrit par : Cantet | 03 juin 2008

Domestication, c'est une question de survie, (à un contre trente, et parfois plus), mais formatage? Je ne sais pas.
Godnijt quand même!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2008

Juste comme ça.

Gratuitement.

Hop ! Comme dit Achille Talon :

http://www.deezer.com/track/178855

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

Ce qui est con dans l'éducation, c'est que tout le monde veut la même chose (le bien des élèves) et que tout le monde se bat.

Cantet ne dit rien d'autre que nous quand il dit : "C'est le rôle de l'école de dire aux élèves que ce n'est pas parce qu'on a la tchatche qu'on va forcément réussir dans la vie." Et pourtant, son film va favoriser les pédagogos (malgré lui ?). Je soupçonne les pédagogos de ne penser qu'à eux, les pédagogos me soupçonnent d'être réac - c'est sûrement aussi faux d'un côté que de l'autre.

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

Ce qui est con dans l'éducation, c'est que tout le monde veut la même chose (le bien des élèves) et que tout le monde se bat.
....
Je soupçonne les pédagogos de ne penser qu'à eux, les pédagogos me soupçonnent d'être réac - c'est sûrement aussi faux d'un côté que de l'autre.

Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008

Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?

ça aiderait bien Darcos qui ne me paraît pas si con.
ça soulagerait bien des parents.

Et puis ça ferait un beau projet national.

Enfin un...

Bons rêves.

Écrit par : Cantet | 03 juin 2008

"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"

Si. Mais c'est surtout en face que le dogmatisme est le plus grand. L'idéologie pédagogote ne souffre pas de "retour en arrière", que je sache.

Écrit par : Jeremy | 03 juin 2008

"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"

Si. Mais c'est surtout en face que le dogmatisme est le plus grand. L'idéologie pédagogote ne souffre pas de "retour en arrière", que je sache.

Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2008

La paille, la poutre. Encore...

Laissons Mathieu, pour une foi, guider notre avenir...

Écrit par : Cantet | 03 juin 2008

http://www.youtube.com/watch?v=9ZJrkZq1Yu0&feature=related

"être syndiqué, ça dispense pas d'être intelligent !" (Coluche)

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

Petite forme Monsieur Brighelli sur Europe 1. Largement dominé par notre ami Meirieu (sur le fond et la forme) et bousculé par l'animateur.

Ecrit par : aliscan | 03 juin 200

Sur le fond ? Mon cul !

Et ton "ami", tu te le gardes, merci.

Écrit par : Manu | 04 juin 2008

Voilà que j'apprends que les toilettes de l'ISS sont bouchées...

Le Monde précise "pas d'évacuation de l'équipage en vue" (on voit que l'ex quotidien de référence a récupéré des anciens de libé).

Une pensée compatissante pour nos camarades bloqué(e)s du bas là haut.

Faut dire qu'ils auraient pu penser à amener un agent d'entretien. De plus, on n'en serait pas là si, à la Nasa, ils avaient fait un TPE interdisciplinaire sur le thème croisé fermentation/gravitation, (voir l'extrait du jus pédagol d'hier).

J'espère aussi qu'ils ont pensé à filmer comment un quasi cylindrique se transforme en quasi sphère. C'est une situation problème formidable pour que nos élèves construisent eux-mêmes les lois de Newton par une Observation Raisonnée des Transformations de la Forme (ORTF).

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?
ça aiderait bien Darcos qui ne me paraît pas si con.
ça soulagerait bien des parents.
Et puis ça ferait un beau projet national.
Enfin un...
Bons rêves."
Ecrit par : Cantet | 03 juin 2008

Pour parodier Churchill, (je crois), "ce serait vraisemblablement la pire des solutions... à l'exception de toutes les autres".
Bonne journée à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"

L'esprit vychiste est toujours aussi vivace.

Pas de prisonnier.

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

L'analyse du Snalc, intitutlée "La victoire finale du pédagogisme", sur la réforme du lycée est fort lucide :
http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=3421503823403274

Écrit par : Romuald | 04 juin 2008

notre ami Meirieu

Ecrit par : aliscan | 03 juin 200

Meirieu est certainement l'individu en France qui éprouve la haine la plus exponentielle qui soit pour les enseignants. Je ne pense pas en effet qu'on puisse trouver plus haineux à notre égard. Car sa haine est raisonnée, profonde, théorique. Il hait d'ailleurs tout autant les élèves, sinon 1) il ne s'acharnerait pas à les rendre idiots avec sa théorie absurde de l'auto-socio-construction des savoirs, 2) il n'aurait pas passé sa vie à les éviter, et il aurait pris un servcie d'enseignement comme tout le monde. Mais pour prendre un service d'enseignement comme tout le monde, il faut être certifié ou agrégé, c'est-à-dire qu' il faut avoir des compétences professionnelles attestées par la réussite à l'un des concours républicains de recrutement des maîtres. Or de compétences professionnelles "attestées", Meirieu n'en a pas.
Tout son personnage de "pédagogue" n'est qu'un masque habile dont il se pare pour abuser les crétins.

Écrit par : Jean | 04 juin 2008

"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"

L'esprit vychiste est toujours aussi vivace.

Pas de prisonnier."

Ecrit par : dugong | 04 juin 2008

Dugong, vous me décevez. Je vous croyais plus malin.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

Le Monde précise "pas d'évacuation de l'équipage en vue" (on voit que l'ex quotidien de référence a récupéré des anciens de libé).

Une pensée compatissante pour nos camarades bloqué(e)s du bas là haut


Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"

L'esprit vychiste est toujours aussi vivace.

Pas de prisonnier.

Ecrit par : dugong | 04 juin 2008



Ceci expliquant cela : il n'y a qu'un "ah" de résignation entre défection et défécation .

Comme disait Desproges .

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

L'analyse du Snalc, intitutlée "La victoire finale du pédagogisme", sur la réforme du lycée est fort lucide

Le SNES , lui , est optimiste !!!!


http://www.snes.edu/snesactu/spip.php?article3063

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

Ce vieux débat sur la "soumission" ou le "formatage" qui ressort régulièrement quand on parle des missions de l'école, et ici il y a quelques posts est décidément récurrent. Mais au fond n'est-ce pas un fantasme de bo-bo ? C'est facile quand on fait partie des élites culturelles (ce qui globalement de cas des profs, même si aurait dit Bourdieu, ce sont des "dominants-dominés"), qu'on lit Télérama pour se donner une contenance devant les copains, de s'extasier sur la créativité des jeunes des quartiers. quand on vit à Saint-Germain ... Mais demandez-vous un peu ce que veulent vraiment ces jeunes et notamment ceux qui veulent en partir ? Je suis d'une autre génération (entre les soixante-huitards et les jeunes actuels), mais de milieu populaire, mère célibataire (pas très bien vu au milieu des années 60 si célébrées aujourd'hui), grands parents ouvriers agricoles. Où aurais-je trouvé les moyens d'une ascension sociale en dehors de l'école ? en dehors des règles de français ou de math à apprendre (parce qu'elles ne faisaient pas à proprement parler de ma culture de base).

Alors évidemment, c'est difficile, bien sûr on doit se soumettre à une "culture légitime", mais on accède aussi aux trésors de la Culture (avec un grand "C") qui elle permet de devenir un individu libre, de discuter, de forger son opinion sans dépendre d'une quelconque démagogie. C'est tout de même mieux que d'apprendre à lire dans les modes d'emplois !! En ce qui me concerne, j'ai souvenir qu'en CM2, quand j'avais fini (et un peu expédié) les exercices de calcul, j'allais lire des extraits de classiques littéraires et j'étais fasciné par les fabliaux du moyen-âge et par Rabelais...

Enfermer les gamins des quartiers (et des classes populaires en général, parce que le vrai problème est social) dans leurs codes langagiers, dans leur argot, je crois que JP B. l'a déjà écrit maintes fois, c'est leur enfoncer la tête sous l'eau et se donner bonne conscience à peu de frais, c'est démagogique, cela fait le lit du communautarisme le plus nuisible, et au final, quand ils se sont aperçu qu'on les a trahi, cela prépare de nouvelle violences. Comment voulez-vous qu'ils n'aient pas envie de brûler des écoles et des bibliothèques ensuite ?

Dugong disait plus haut "pas de prisonniers", personnellement je ne suis pas pour les excommunications ni l'exclusion systématique, mais dans cette ambiance de guerre civile, il est difficile de faire des compromis avec ceux qui refusent autre chose que leur vision totalitaire des choses et qui n'en démordent pas. Si les fameuses méthodes constructivistes (et pourtant, il y aurait des choses à prendre dedans) avaient été si efficaces, pourquoi des résultats aussi catastrophiques ensuite ? C'est peut-être comme on disait en URSS au PCF qu'on en les avait pas assez bien appliquées ! Mais pendant que nous nous disputons pour savoir qui a raison, une autre logique est à l'œuvre qui se fiche pas mal de savoir si l'élève est au centre ou non, c'est la déréglementation de l'école et au final, sa destruction et le passage au privé comme solution... Ne nous trompons pas de combat !

Écrit par : Pascal | 04 juin 2008

La colère de Rachida . Elle ne dit pas que des conneries :

«Mais qui, sinon vous, membres du groupe socialiste, a appliqué la politique des "grands frères", abandonnant ainsi d’innombrables jeunes filles entre leurs mains ? C’est à l’échec de votre politique d’intégration que nous devons faire face ! Alors, Monsieur Ayrault [président du groupe PS, ndlr], vous pouvez m’attaquer car j’ai échappé à votre politique qui a suscité le repli identitaire. C’est ce qui vous dérange !»


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/329673.FR.php

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

Le niveau monte, tellement qu'il s'attaque à la vision occidentale de l'humain et son corolaire la "fabrique de l'homme occidental" :
http://education.blog.fondapol.org/refonder-lecole-le-blog-de-marie-christine-bellosta/blog-post/des_juges_qui_ne_savent_pas_lire-1.html

Pas de prisoniers...
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 04 juin 2008

Je ne sais pas trop qui est ce Cantet qui vient sur ce blog...et qui a choisi de prendre pour pseudo le nom du réalisateur de "Entre les murs" ? A moins que...

Je ne comprends pas très bien cette affaire de "guerre", de "paix", de "réconciliation" avec les pégadogistes. Sommes-nous dans une "guerre" ou dans un débat d'idées ?

Les pédagogistes ont d'ores et déjà remporté la victoire sur le terrain politique (concessions majeures de Darcos aux syndicats lycéens et au SNES) et peuvent donc se payer le luxe de nous "tendre la main", mais tout aussi bien de nous ignorer.

Ce n'est pas le moment de baisser la garde ou, pour employer une métaphore moins militaire (nostalgie des mousquetaires et de la "guerre en dentelles.."Messieurs les Anglais...") de cesser d'exercer le seul rôle qui nous reste (c'est depuis des décennies celui du SNALC) : rester vigilants et dénoncer les aberrations du système de l'élève au centre et de l'autoconstruction des savoirs, qui a un bel avenir devant lui, avec le socialiste Jospin, conseillé par Meirieu et, à présent, avec le ...(comment faut-il dire pour ne pas indisposer cadichon? ) libéral (?) Darcos, agrégé de Lettres classiques, intiment partisan d'un enseignement traditionnel de qualité (?) et stratégiquement complaisant aux demandes des "jeunes" et aux pressions des syndicats (très content le SNES en ce moment !)

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation? (...)
Et puis ça ferait un beau projet national.

Ecrit par : Cantet | 03 juin 2008


Voyre mais, dist Panurge…
QUI tient un discours de guerre civile contre les Instructionnistes, les Républicains, et tous ceux qui se battent pour une école digne de ce nom ? QUI les rejette systématiquement du côté de la réaction ? QUI proclame sans état d’âme que la liberté pédagogique est une idée de droite et la méthode syllabique une démarche fascistoïde ? QUI a fait du constructivisme la pensée unique des IUFM ? QUI a crié « Heil SLECC » ? QUI a noyauté l’inspection primaire ? QUI, du haut de sa petite personne , prend Finkielkraut (avec qui on peut ne pas être entièrement d ‘accord par ailleurs) pour un khon ? QUI donne des leçons de français à Todorov ?
Certes, mais vous-mêmes, les Cordoba, les Buttet, les Morel, les Polony, Maschino, Brighelli, vous n’y allez pas de main morte non plus : vous êtes injustes, polémiques, violents, partiaux, de mauvaise foi. Et sur ce blog même, il y a des gens qui ne mâchent pas leurs mots.
Réponse en forme de prosopopée : nous avons la violence des gens qui, de la maternelle à l’université, pendant des années, ont quotidiennement pâti des âneries pédagogistes, dans leur travail, dans leur pratique, dans leur rapport aux enseignés. Nous avons l’exaspération de ceux qui ont vu le niveau s’effondrer alors qu’en haut lieu on chantait qu’il montait. Nous avons la colère de ceux qu’on traite de «réacs » parce qu’ils veulent transmettre des connaissances, et la rage de ceux qui voient leurs élèves de plus en plus en difficulté de par les carences du système même. Bref, nous mordons, bien sûr, parce que nous en avons assez d’être pris pour des andouilles (euphémisme) .
Alors, réconciliation, perche no ? On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis, effectivement. Encore faudrait-il pouvoir dialoguer avec des gens de bonne foi, c.à.d. qui arrêtent de brandir l’épouvantail de la dictature dès que l’on suggère qu’il est possible d’enseigner autrement que selon les dogmes de la pensée unique pédagogiste. Il me semble qu’on est loin du compte !
Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés...

Écrit par : FGuichard | 04 juin 2008

L'émission d'Europe hier soir était nulle pour tout le monde : pas le temps de dire quoi que ce soit de construit, coupures incessantes, interventions fatiguées de Guillaume Durand. Meirieu est parti presque furieux d'avoir, comme moi, perdu son temps - et la dame qui l'accompagnait n'en pensait pas moins, de même que le représentant du syndicat des proviseurs.
Pour les ceuss qui écoutent RMC, je règle quelques comptes avec Sylvain Grandserre aujourd'hui entre midi et deux.
Bises à toutes et à tous...
JPB

Écrit par : brighelli | 04 juin 2008

Alors, réconciliation, perche no ? On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis, effectivement. Encore faudrait-il pouvoir dialoguer avec des gens de bonne foi, c.à.d. qui arrêtent de brandir l’épouvantail de la dictature dès que l’on suggère qu’il est possible d’enseigner autrement que selon les dogmes de la pensée unique pédagogiste. Il me semble qu’on est loin du compte !

Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés...

Ecrit par : FGuichard | 04 juin 200


Vous avez très bien résumé les choses, mais le probleme avec ce "Cantet", c'est que l'on ne sait pas très bien à qui on parle et quel est le sens de sa démarche.

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

"je règle quelques comptes "

Tu lui en "colle" une, de ma part . :)

Écrit par : toto | 04 juin 2008

s

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés...

Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008

C'est malin ! Maintenant, en plus, ils vont dire que nous mangeons les p'tits enfants ! Il ne nous manquait plus que ça !

Écrit par : catmano | 04 juin 2008

Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés...

Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008

C'est malin ! Maintenant, en plus, ils vont dire que nous mangeons les p'tits enfants ! Il ne nous manquait plus que ça !

Ecrit par : catmano | 04 juin 2008

Si FGuichard se dévoue pour manger les pédagos. il faudra lui décerner une médaille spéciale...Leur chair est plus coriace et moins appétissante que celle que nous mangeons d'ordinaire, n'est-ce pas ? ^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

Bonjour

Je ne sais pas qui est ce "Cantet", mais j'ai honte pour lui de le voir si orgueilleux de réinventer l'eau chaude.

Écrit par : johnmarguerite | 04 juin 2008

Bises à toutes et à tous...
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 juin 2008

Merci !!!

Écrit par : Maminou | 04 juin 2008

Si FGuichard se dévoue pour manger les pédagos. il faudra lui décerner une médaille spéciale...Leur chair est plus coriace et moins appétissante que celle que nous mangeons d'ordinaire, n'est-ce pas ? ^^^^^^^^^^

Ecrit par : Robin | 04 juin 2008

Pas si sûr ! Le "poulet de grain" est plus savoureux que la volaille de batterie.

Écrit par : Pédago-coco-vin-cra | 04 juin 2008

De 13h00 à 13h40, débat JPB-Grandserre sur RMC.

Montjoie !

Écrit par : Steppenwolf | 04 juin 2008

grandserre n'est qu'un petit duc de la rapace pédagaule.

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Mais pendant que nous nous disputons pour savoir qui a raison, une autre logique est à l'œuvre qui se fiche pas mal de savoir si l'élève est au centre ou non, c'est la déréglementation de l'école et au final, sa destruction et le passage au privé comme solution... Ne nous trompons pas de combat !

Ecrit par : Pascal | 04 juin 2008

Merci pour ce témoignage ; il sonne juste. C'est en pensant à des gens comme vous que j'essaye personnellement de garder le cap.

Les élèves, issus notamment de milieux modestes, méritent mieux que le ghetto dans lequel certains voudraient en effet et en toute bonne conscience, les enfermer.

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

"Ne nous trompons pas de combat !"

Oui, peut-être mais si c'est le cas, le plus sûr moyen d'y arriver n'est-il pas d'abord de faire triompher les pédagols ?

Ecroulement garanti à court terme.

Alors passage "naturel" (au sens chiraquien) au privé.

C'est du billard !

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

grandserre n'est qu'un petit duc de la rapace pédagaule.

Ecrit par : dugong | 04 juin 2008

Il n'a pas l'air d'un gars très chouette.

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

grandserre n'est qu'un petit duc de la rapace pédagaule.

Ecrit par : dugong | 04 juin 2008

Il n'a pas l'air d'un gars très chouette.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2008

Ne dites pas de mal des chouettes, ces oiseaux des dieux !
Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.

Écrit par : guy morel | 04 juin 2008

Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.

Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008

On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?

soeur sourire

Écrit par : soeur sourire | 04 juin 2008

"Alors, réconciliation, perche no ? On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis, effectivement. Encore faudrait-il pouvoir dialoguer avec des gens de bonne foi, c.à.d. qui arrêtent de brandir l’épouvantail de la dictature dès que l’on suggère qu’il est possible d’enseigner autrement que selon les dogmes de la pensée unique pédagogiste. Il me semble qu’on est loin du compte !
Voilà pourquoi, en attendant, tous les pédagos pris les armes à la main seront mangés..."

Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008

Françoise, vous savez aussi bien que moi qu'il y a aussi un bon paquet "d'instructionnistes" qui sont souvent d'une parfaite mauvaise foi... Vous en avez vous-même stigmatisé quelques-uns, à l'occasion, en ces lieux-mêmes.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?

soeur sourire"
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008

Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

Pour ceux qui, (comme moi), aiment quand on règle leur compte à des démago-populistes qui se croient politiquement incorrects, du genre "Zemmour".

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/fouduroi/index.php?id=68161

(J'espère que le lien marche).

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

A Catmano,

Les fils de discussions étant très longs et n'ayant pas toujours du temps à consacrer à les lire je vais peut-être vous obliger à vous répéter: si vous avez un CP, quel manuel de lecture utilisez-vous? Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. Je n'ai jamais enseigné en CP mais d'après certains cette méthode de lecture est néfaste. Qu'en pensez-vous? Je tâcherai, d'ici la fin de l'année scolaire d'emprunter un livre à un collègue pour y jeter un coup d'oeil. En tout cas l'an prochain ils rempilent avec cette méthode qualifiée de pas trop mauvaise par l'un d'entre eux.
Merci.

Écrit par : Gedeon | 04 juin 2008

Pour le lien concernant "le fou du roi", dans un message qui va suivre, (désolé, c'est "la faute au" code qu'il faut reproduire pour les messages contenant des liens), c'est la chronique de Didier Porte que je suggère d'écouter, (si ce lien fonctionne).

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

Le lien "fou du roi" marche, et la chronique de Porte se trouve à 1heure 04 et 07 secondes.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

Pas si sûr ! Le "poulet de grain" est plus savoureux que la volaille de batterie.

Ecrit par : Pédago-coco-vin-cra | 04 juin 2008

Attention, vous allez vexer catmano. Ses poussins sont garantis 100% pur grain et sans farine pédago (sans oublier la campagne environnante, le bon air et les soins appropriés).

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.

Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008

C'est comme traiter de racistes ceux qui appellent à l'islamolucidité , non ???

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

"Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008

On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?
soeur sourire"

Il n'y a pas de réconciliation possible à l'heure actuelle. Le clivage du "monde enseignant" est très profond. Invoquer les petits oiseaux et les jolies histoires de l'oncle Paul n'est qu'un piètre cache misère.

La lutte (désespérée) continue.

Quand l'ère sera aux tables rondes, on * le saura.


* : les survivants

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

"t'sais"

Il commence fort, le trouduc :o))))))

Il a appris à parler où ? Avec charmeux ?

Écrit par : toto | 04 juin 2008

"On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?

soeur sourire"
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008

Lafforgue a écrit ceci précisément :
"Pour moi, c'est exactement comme si nous étions un "Haut Conseil des Droits de l'Homme" et si nous envisagions de faire appel aux Khmers rouges pour constituer un groupe d'experts pour la promotion des Droits Humains."

Ce n'est pas exactement la même chose, soeur sourire.

Écrit par : Guillaume | 04 juin 2008

Et Grandcon (commebil6) écrit comme il parle. ange

Je comprends qq chtits trucs maintenant, bon, cela dit j'm'en doutais un chouïe :)

Écrit par : toto | 04 juin 2008

"On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?

soeur sourire"
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008

Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

Un petit extrait de Wikipédia pour remettre les choses à leur place :

"En 2004, il commence à s'intéresser au système éducatif français et se rapproche du collectif Sauver les lettres. Il cosigne avec Alain Connes et d'autres scientifiques le texte Les savoirs fondamentaux au service de l’avenir scientifique et technique : comment les réenseigner où ils expriment leur point de vue sur l'enseignement des mathématiques et du français à l'école primaire.

Nommé, par le président Jacques Chirac, membre du Haut Conseil de l'éducation (HCE), instauré par la loi Fillon, il en démissionne à la demande du président du HCE, le 21 novembre 2005, au lendemain de la première réunion de travail. Selon Laurent Lafforgue, le motif invoqué serait le contenu virulent d'un courriel où il exposait ses réticences concernant la qualification des experts du Ministère de l'Éducation Nationale pour mener à bien le travail du HCE. Il est remplacé le 2 mars 2006 par Antoine Compagnon, professeur à l'université Paris-IV Sorbonne.

Il ne s'agit donc pas d'un "communiqué", mais d'un "courriel". Je rappelle à "soeur sourire" (oh ! que ça m'escagasse !!!) que Laurent Lafforgue est un mathématicien éminent, titulaire de la médaille Fields de mathématiques (l'équivalent du prix Nobel).

Laurent Lafforgue a pris conscience , apès la lecture d'un certain nombre de témoignages de gens que nous connaissons bien sur ce blog, notamment d'enseignants du primaire, de l'état désastreux du système éducatif français et de la responsabilité des "experts" auto proclamés et autres statisticiens de l'éducation nationale dans ce désastre.

Laurent Lafforgue a effectivement employé l'expression "Kmers rouges" dans ce fax, qui, il faut le répéter n'était pas destiné à être diffusé.

Il y a des moments, chère soeur Sourire, il faut arrêter de sourire béatement à n'importe qui et à n'importe quoi pour appeler un chat un chat et empoigner, si besoin est, un bon manche de fouet.

...Comme jadis, un certain Jésus de Nazareth contre les "marchands du Temple".

C'est ce qu'a fait, avec des mots, contre les démolisseurs de l'Ecole de la République, le très mesuré, très "gentil " et très...catholique "frère" Laurent.

On appelle cela une "sainte colère".

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008


Certains ont aussi fait des allusions douteuses, des amalgames nauséabonds et pris sur le fait ont juré en trépignant qu'ils ne remettraient plus les pieds sur ce blog.
On lit pourtant encore leurs interventions inutiles.

Écrit par : Guillaume | 04 juin 2008

il a du plomb dans l'Q le gandcon, meirieu est passé par là ? :)

Écrit par : toto | 04 juin 2008

"C'est comme traiter de racistes ceux qui appellent à l'islamolucidité , non ???"

Dans un contexte moins religieux, j'appelle racisme du second ordre une attitude qui consiste à s'empêcher de traiter un con noir de con parce qu'il est noir.

Bien d'accord avec ce qu'écrivait JPB, il y a peu, à ce sujet.

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

"Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008 "

Sûr que c'est po sympa pour les "cloportes" et "débiles mentaux"


:o)))

Écrit par : toto | 04 juin 2008

:o))))))))


le gros bouffon :o)))))))

Virez SG d'l'EN !

Écrit par : toto | 04 juin 2008

""On se souvient tout autant du communiqué de Lafforgue assimilant des gens (...) et avec lui beaucoup d'enseignants aux Khmers rouges. Est-ce moins hyène?
soeur sourire"
Ecrit par : soeur sourire | 04 juin 2008
Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008"

Je vous accorde que "cloporte" est déplacé.

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

V'la ti po la grosse jalouse (comme les gros cons que je fréquente sur f2, étonnant)


les gros lourds, quand ils tombent, ils se font très mal :o)

Écrit par : toto | 04 juin 2008

ooops désolé dugong , chparlion du gr adn con S.G

Écrit par : toto | 04 juin 2008

J'avions compris !

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

;)

G.con

"chuis po naïf"

WWWWWW@@@@@@@@@RRRRRRRRRRFFFFFFFFF

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Zyva , JP , mets lui une baffe pendant la pub. ange

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Pense aux copains ange

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Dans un contexte moins religieux, j'appelle racisme du second ordre une attitude qui consiste à s'empêcher de traiter un con noir de con parce qu'il est noir.

Bien d'accord avec ce qu'écrivait JPB, il y a peu, à ce sujet.

Ecrit par : dugong | 04 juin 2008


Il y a donc une majorité de racistes du second ordre , médias en tête ...

Le bretteur JPB sur RMC vient de se faire traiter de vychiste et fasciste ! Il résiste bien !

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

Sûr que redoubler avec la même prof même méthode, à 99% des cas (aujourd'hui) c'est pas bon ... ange

Surtotu si le prof c'est Grand con ange

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Grandserre est plutôt du genre hyène : on se souvient de l'article où il assimilait Marc Le Bris, et à travers lui tous les partisans de l'instruction, à Eichmann.

Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008

C'est comme traiter de racistes ceux qui appellent à l'islamolucidité , non ???
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008
Je ne me souviens pas d'avoir dit cela. J'ai simplement, et avec une insistance certaine, attiré l'attention sur une agence de presse douteuse.
Cordialement.
PS. Vous l'avez lu, Les peurs du G. ?

Écrit par : guy morel | 04 juin 2008

"mon ami 'philippe meirieu"

Ben voilà,qd j'disais qu'il avait du plomb dans l'Q :o))))

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Le bretteur JPB sur RMC vient de se faire traiter de vychiste et fasciste ! Il résiste bien !
Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008

C'était prévisible : Grandserre a peu d'imagination.
Meirieu m'avait pourtant dit, après un débat sur RFO, qu'il veillerait à ce que Grandserre se contrôle.

Écrit par : guy morel | 04 juin 2008

PS. Vous l'avez lu, Les peurs du G. ?

Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008


En train . Remarquable enquête , je vous en dirai quelques mots bientôt .

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

Je ne me souviens pas d'avoir dit cela. J'ai simplement, et

@ G.Morel

J'avais bien compris votre intention , non , je pensais à certains "khmers rouges " !!! :-)))))

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

Le Canard Enchaîné, mercredi 4 juin 2008, page 2 :

« Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, s’en arrache, paraît-il, les cheveux.

Ce n’est pas 11 200 postes comme à la rentrée 2008, mais 20 000 emplois d’enseignants que le Budget entend sabrer en 2009 !

D’où plusieurs sévères explications qui ont opposé, ces derniers jours, Xavier Darcos et son bourreau de Bercy, le ministre du Budget Eric Woerth. Le ministre de l’Education a déjà pu mesurer sa popularité, le 2 juin, au lycée Paul-Bert ! Il va lui falloir maintenant annoncer – et justifier – cette purge sans précédent au monde enseignant, aux syndicats, et aux parents. »

Écrit par : BA | 04 juin 2008

"Ce n’est pas 11 200 postes comme à la rentrée 2008, mais 20 000 emplois d’enseignants que le Budget entend sabrer en 2009 !"

Est ce la base sur laquelle les pédagogistes voudraient créer un consensus biaisé qui leur permettrait de faire passer leurs saloperies ?

(Presque) tout le monde dans la rue pour défendre les emplois et pendant ce temps les chacals bétonnent l'essentiel : la prise de pouvoir à l'intérieur de l'université. Pas de compte à rendre sinon aux pair(e)s qui, par ailleurs, ne sont pas très gonflé(e)s).

Jamais.

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Je voulais parler de base de protestation (comme un écran de fumée).

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

A Catmano,

Les fils de discussions étant très longs et n'ayant pas toujours du temps à consacrer à les lire je vais peut-être vous obliger à vous répéter: si vous avez un CP, quel manuel de lecture utilisez-vous? Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. Je n'ai jamais enseigné en CP mais d'après certains cette méthode de lecture est néfaste. Qu'en pensez-vous? Je tâcherai, d'ici la fin de l'année scolaire d'emprunter un livre à un collègue pour y jeter un coup d'oeil. En tout cas l'an prochain ils rempilent avec cette méthode qualifiée de pas trop mauvaise par l'un d'entre eux.
Merci.

Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008

Une petite réponse avant que votre post ne soit trop loin et passe inaperçu...

D'après Toto, ce serait "Léo et Léa"...
D'après Catmano (je lui demande d'être indulgente avec moi puisque je réponds à sa place) c'est "Bien lire et aimer lire' (Borel Maisonny)...
D'après moi, les 2 précédents sont très bien et très recommandables, mais j'utilise "La planète des Alphas"...

Et maintenant à vous de choisir !!!

Écrit par : Maminou | 04 juin 2008

Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. Je n'ai jamais enseigné en CP mais d'après certains cette méthode de lecture est néfaste. Qu'en pensez-Vvous?

Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008

Abracadalire, c'est un joli livre, mais c'est seulement pour les enfants qui savent déjà lire...

Écrit par : Maminou | 04 juin 2008

Merci pour votre réponse.
J'aimerais toutefois un avis concernant Abracadalire.

Tout ceci par pur renseignement personnel car l'an prochain j'aurai encore une classe de cycle 3.

Écrit par : Gedeon | 04 juin 2008

Merci Maminou.

Écrit par : Gedeon | 04 juin 2008

"il a du plomb dans l'Q le gandcon, meirieu est passé par là ? :)

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

"
"Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008 "

Sûr que c'est po sympa pour les "cloportes" et "débiles mentaux"


:o)))

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

:o))))))))


le gros bouffon :o)))))))

Virez SG d'l'EN !

Ecrit par : toto | 04 juin 2008


V'la ti po la grosse jalouse (comme les gros cons que je fréquente sur f2, étonnant)


les gros lourds, quand ils tombent, ils se font très mal :o)

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

ooops désolé dugong , chparlion du gr adn con S.G

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

J'avions compris !

Ecrit par : dugong | 04 juin 2008

;)

G.con

"chuis po naïf"

WWWWWW@@@@@@@@@RRRRRRRRRRFFFFFFFFF

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

Zyva , JP , mets lui une baffe pendant la pub. ange

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

Pense aux copains ange

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

Sûr que redoubler avec la même prof même méthode, à 99% des cas (aujourd'hui) c'est pas bon ... ange

Surtotu si le prof c'est Grand con ange

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

"mon ami 'philippe meirieu"

Ben voilà,qd j'disais qu'il avait du plomb dans l'Q :o))))

Ecrit par : toto | 04 juin 2008 "

Le niveau monte, sur ce blog!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

Oui, il y a eu "cloportes" et "débiles mentaux", aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"Certains ont aussi fait des allusions douteuses, des amalgames nauséabonds et pris sur le fait ont juré en trépignant qu'ils ne remettraient plus les pieds sur ce blog.
On lit pourtant encore leurs interventions inutiles."

Ecrit par : Guillaume | 04 juin 2008

Guillaume, ne soyez pas vexé! "Cloporte" et "débile mental" ne vous était pas destinés.
Ou alors, vous avez écouté la chronique de Didier Porte, qui a flingué à bout portant ce jour le nuisible Zemmour... (lien un peu plus haut). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. "

Demande aux gamins ce qu'ils en pensent, pour ma part, si c'est pour apprendre à lire, C'EST D'LA MERDE. ange :)


"Le niveau monte, sur ce blog!"
Il suffisait k't'arrives, ducon !

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Un peu de lecture sur les IUFMs

http://www.ifrap.org/IUFM-La-machine-a-detruire-les-enseignants,0298.html

Écrit par : Carole | 04 juin 2008

Merci pour votre réponse.
J'aimerais toutefois un avis concernant Abracadalire.

Tout ceci par pur renseignement personnel car l'an prochain j'aurai encore une classe de cycle 3.

Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008

J'ai suivi en soutien scolaire un enfant qui avait cette méthode à l'école:
ce sont des pages et des pages à apprendre par coeur avant de découvrir quelques syllabes et qui en plus tombent tout d'un coup comme "des cheveux sur la soupe", c'est à dire pourquoi celles-là et pas d'autres??
On ne voit pas très bien quelle est la progression...

Écrit par : Maminou | 04 juin 2008

"Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. "

si c'est pour apprendre à lire, C'EST D'LA MERDE. ange :)


Ecrit par : toto | 04 juin 2008

Voici une autre façon de l'exprimer, mais en gros c'est ce que je pense !!!

Écrit par : Maminou | 04 juin 2008

Guillaume, ne soyez pas vexé! "Cloporte" et "débile mental" ne vous était pas destinés.

étaient

Zemmour comme Polony devraient au contraire être reconnus d'utilité publique.

Écrit par : Guillaume | 04 juin 2008

CS a écrit : "Le niveau monte, sur ce blog!"

L'important n'est-il pas que vous continuiez à flotter pour nous montrer la référence ?

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Grandserre a été à bonne école (celle de Meirieu), anguille vive au débit rapide et à la soupe démagogique.
Faudra s'en méfier un peu plus à l'avenir. Il a ses entrées à l'IUFM de Rouen et son bouquin se trouvait par piles entières dans les librairies normandes.

Écrit par : Guillaume | 04 juin 2008

CS a écrit : "Le niveau monte, sur ce blog!"

L'important n'est-il pas que vous continuiez à flotter pour nous montrer la référence ?

Moi qui croyais qu'il faisait office de bonde !

Écrit par : Guillaume | 04 juin 2008

"se trouvait par piles entières dans les librairies normandes."
C'est peut-être bon signe, ça peut vouloir dire qu'il ne se vend pas ? :)

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Bonde, James Bonde !

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

A Catmano,

Les fils de discussions étant très longs et n'ayant pas toujours du temps à consacrer à les lire je vais peut-être vous obliger à vous répéter: si vous avez un CP, quel manuel de lecture utilisez-vous? Dans mon école, ils ont utilisé cette année Abracadalire. Je n'ai jamais enseigné en CP mais d'après certains cette méthode de lecture est néfaste. Qu'en pensez-vous? Je tâcherai, d'ici la fin de l'année scolaire d'emprunter un livre à un collègue pour y jeter un coup d'oeil. En tout cas l'an prochain ils rempilent avec cette méthode qualifiée de pas trop mauvaise par l'un d'entre eux.
Merci.

Ecrit par : Gedeon | 04 juin 2008

Je ne connais d'Abracadalire CP que ce que le catalogue Hatier veut bien montrer. Deux formules : le manuel ou les albums.
Le manuel, comme beaucoup de ceux de sa génération, revue et corrigée après les injonctions De Robien 2007 (étudier le code alphabétique dès le début de l’année), démarre chaque nouvelle séance par un long texte lu par l’enseignant (avant, ce texte était prétexte à lecture par hypothèses).
On extrait alors un texte plus court (quand même une trentaine de mots à la page 36 du premier manuel) que l’élève est censé « lire ». De ce texte, on demande alors à l’élève de retenir globalement une dizaine de mots, triés par catégories grammaticales et n’ayant pas forcément de phonèmes communs.
Il est aussi prétexte à « enrichissement du fonctionnement de la langue » sous la forme d’un exercice structural.
Cette double page est intitulée « La construction du sens ».
Y font suite deux pages consacrées quant à elles à l’apprentissage du code. Les pages 40 et 41 présentées sur le site de la maison Hatier font étudier les lettres « t » et « é » selon le principe « j’entends » / « je vois » grâce à une illustration et aux mots acquis globalement dans les séances précédentes.
Il s’en suit un exercice de copie d’une phrase contenant les deux lettres et tirée du texte appris globalement, puis un exercice de combinatoire :
- lire six syllabes formées des lettres déjà apprises auxquelles sont associées un ou deux mots illustrés dans lesquels ces syllabes sont écrites en rouge (les mots proposés peuvent donner à penser, vue la période de l’année, qu’ils ne sont pas déchiffrables en totalité par les élèves et que l’illustration « aide » à les lire : téléphone, fermé, par exemple, ne sont pas composés des « sons simples » habituellement réservés au premier trimestre)
- lire quatre séries de deux groupes de mots pour lesquels il s’agit de déduire le second en opérant une substitution sur un mot sans doute acquis globalement : la cour / la tour ; la fête / la tête ; mes amis / tes amis ; mon lit / ton lit).
Un dernier exercice propose à nouveau de lire trois phrases bâties selon la même structure et offrant un semblant de « réinvestissement » pour deux des mots « déchiffrés » lors de la séance précédente (légos et téléphone).
Il y a un cahier d’exercice associé au manuel, mais on ne peut en voir le contenu sur le site. Ils ont ajouté récemment à la méthode un « cahier de syllabes » dont l’éditeur dit qu’il s’agit d’un outil complémentaire destiné à renforcer la liaison entre l'école et la maison et qui propose des activités de lecture et écriture de syllabes, lecture et écriture de mots et lecture d'une phrase. Cette formulation peut selon moi porter à comprendre que le travail sur le code alphabétique, réputé sans intérêt pour les professionnels que nous sommes, serait donné en devoirs du soir et donc confié aux parents.

Une deuxième formule est proposée : l'apprentissage se fait à partir des albums où, pour chaque chapitre de l'histoire, on propose deux doubles pages richement illustrées, l’une lue par l'enseignant, l'autre par l'élève.
Je suppose qu’on associe alors à ces albums le cahier d’exercices et le cahier de syllabes.

Il existe bien entendu un « livre du maître » qui expose les choix pédagogiques de la page 14 à la page 32 : comment construire du sens ainsi que les outils pour le construire, l’interaction lecture-écriture, la prise en compte des rythmes, la dimension sociale et affective de l’apprentissage de la lecture - on ne ricane pas, j’explique au monsieur !
Le sommaire de ce livre du maître nous permet d’apprendre que la progression des « relations grapho-phonologiques » est quant à elle expédiée en moins d’une page (33) qu’elle partage avec la répartition annuelle.

Je pense donc qu’il s’agit d’une de ces nombreuses méthodes dont les auteurs, ayant remarqué que les élèves en échec scolaire étaient toujours en délicatesse avec la compréhension de textes, ont cru qu’en ne travaillant quasiment que celle-ci, ils résoudraient miraculeusement le problème du redoublement, si crucial à notre économie.
L’apprentissage du code n’étant, selon eux, qu’une béquille parfois nécessaire au déchiffrage d’un mot par ci par là mais a priori néfaste à une bonne installation de la lecture rapide par prise d’indices, ils l’ont donc réduit à la portion congrue à travers quelques exercices qui continuent malgré tout à privilégier l’anticipation, l’hypothèse par prélèvement d’indices non textuels...

L’attitude de nos collègues ne m’étonne pas vraiment. Depuis une quinzaine d’années que ce genre de méthode fleurit, on en est arrivé maintenant au stade où tout le monde considère qu’il est normal qu’un enfant quitte le CP en ne sachant pas encore déchiffrer et comprendre à coup sûr un texte d’une trentaine de lignes et qu’il a encore tout le CE1 pour commencer à y parvenir, et ce d’autant plus s’il n’a pas la chance d’avoir des parents ayant poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat.

Pour répondre à votre première question, j’utilise « Bien lire et aimer lire » de C. Silvestre de Sacy (ESF), méthode phonétique à départ gestuel, depuis maintenant une quinzaine d’années.
Nous avons fini le premier manuel (apprentissage du code) il y a deux semaines.
Le second manuel propose des textes d’une à trois pages (des contes et des récits). Nous en lisons un par jour qu’ils relisent à la maison le soir.
Sur mes neuf élèves de CP (classe faible cette année, de gros problèmes d’attention, quatre bébés-lune n’ayant aucune envie de grandir et cinq « Superman » ou «Superwoman » persuadés d’être nés « finis » qui en sont encore à se demander pourquoi la maîtresse leur impose un travail et n’est pas en admiration béate devant le moindre de leurs faits et gestes) quatre lisent à voix haute en mettant l’intonation dès la première lecture, trois lisent mot à mot en hésitant encore parfois sur certains mots (contenant un son rare et dont ils ignorent le sens), les deux derniers lisent encore en syllabant mais se reprennent en fin de mot.
Les neuf comprennent parfaitement le sens du texte, interrompent leur lecture dès qu’ils relèvent un mot inconnu pour en demander le sens et il m’est difficile de les interrompre lorsqu’en fin de séance, ils « débattent » entre eux autour de l’attitude d’un personnage ou des hypothèses qu’ils formulent sur la suite et le dénouement de l’histoire (débat spontané).

Écrit par : catmano | 04 juin 2008

IUFM : enquiller ou déquiller les vendus ?

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Lycée : la victoire finale du pédagogisme

LYCEE : LA VICTOIRE FINALE DU PEDAGOGISME.
1 Le SNALC-CSEN constate que les annonces du Président de la République, celles du Ministre de l’Education, comme le contenu de la "feuille de route" destinée à encadrer les discussions sur le futur lycée, s’inscrivent dans les mêmes schémas que ceux qui ont inspiré les réformes antérieures, ainsi que le rapport Pochard. En considérant que l’échec de 45% des bacheliers inscrits en licence "prend ses racines au lycée", en constatant que "15% des élèves sont obligés de redoubler la classe de seconde", sans faire une seule fois référence au collège, le gouvernement montre qu’il n’entend renoncer à aucun des dogmes qui sont à l’origine de l’échec scolaire depuis plusieurs décennies.
2 Le SNALC-CSEN constate que la préoccupation exclusive de "correspondre aux attentes des lycéens" et d’adapter l’enseignement "aux besoins et aux aspirations des lycéens", s’inscrit plus que jamais dans l’objectif de "mettre l’élève au centre du système", en ne renonçant à aucun des aspects fondamentaux de la loi Jospin de 1989. La volonté affichée, et forcément partagée, d’ "assurer la réussite de tous les élèves au lycée", fondée exclusivement sur des procédures de "remédiation", ne remet jamais en cause les modalités antérieures d’orientation. ("30% des élèves entrent en seconde sans disposer des pré-requis nécessaires." Dès lors, la "nouvelle" réforme ne peut que s’apparenter à un énième replâtrage destiné à compenser artificiellement les carences des cycles antérieurs.
3 Le SNALC-CSEN rappelle que la poursuite de la politique démagogique des gouvernements antérieurs s’effectue dans le cadre d’une réduction drastique des moyens. Il ne pourra en résulter qu’une augmentation massive de la charge de travail des enseignants. A qui fera-t-on croire, par ailleurs, que : "cours, soutien et remise à niveau, projets interdisciplinaires, aide personnalisée, contribution au suivi et à l’orientation, préparation méthodologique aux études supérieures", "travail conduit dans le cadre du conseil pédagogique rénové"… n’aboutiront pas à réduire la transmission du savoir à la portion congrue ?
En ne concevant la liberté pédagogique, pourtant inscrite dans la loi, qu’au sein de processus collectifs, les propositions du ministre risquent de dénaturer en profondeur la mission des enseignants en soumettant ces derniers aux diktats d’équipes locales aux pouvoirs renforcés. Le SNALC-CSEN s’interroge, d’autre part, sur la façon de "conforter les acquis disciplinaires et méthodologiques des élèves sortant du collège", alors qu’ une part non négligeable d’entre eux n’en possède que de très vagues rudiments. En assignant au nouveau lycée une mission impossible, le gouvernement prépare le terrain à une nouvelle vague de pédagogisme irresponsable.
5 Dans ces conditions, on ne peut qu’être surpris des déclarations annonçant la fin des IUFM : le dispositif annoncé pour le lycée consacre pourtant leur caractère irremplaçable, à moins d’injecter massivement les sciences pédagogiques dans le cursus de la future licence LMD. Le remède serait alors pire que le mal…
Paris, le 3 juin 2008

Écrit par : Sanseverina | 04 juin 2008

Je ne connais d'Abracadalire CP que ce que le catalogue Hatier veut bien montrer. Deux formules : le manuel ou les albums.
Le manuel, comme beaucoup de ceux de sa génération, revue et corrigée après les injonctions De Robien 2007 (étudier le code alphabétique dès le début de l’année), démarre chaque nouvelle séance par un long texte lu par l’enseignant (avant, ce texte était prétexte à lecture par hypothèses).
On extrait alors un texte plus court (quand même une trentaine de mots à la page 36 du premier manuel) que l’élève est censé « lire ». De ce texte, on demande alors à l’élève de retenir globalement une dizaine de mots, triés par catégories grammaticales et n’ayant pas forcément de phonèmes communs.
Il est aussi prétexte à « enrichissement du fonctionnement de la langue » sous la forme d’un exercice structural.
Cette double page est intitulée « La construction du sens ».
Y font suite deux pages consacrées quant à elles à l’apprentissage du code. Les pages 40 et 41 présentées sur le site de la maison Hatier font étudier les lettres « t » et « é » selon le principe « j’entends » / « je vois » grâce à une illustration et aux mots acquis globalement dans les séances précédentes.
Il s’en suit un exercice de copie d’une phrase contenant les deux lettres et tirée du texte appris globalement, puis un exercice de combinatoire :
- lire six syllabes formées des lettres déjà apprises auxquelles sont associées un ou deux mots illustrés dans lesquels ces syllabes sont écrites en rouge (les mots proposés peuvent donner à penser, vue la période de l’année, qu’ils ne sont pas déchiffrables en totalité par les élèves et que l’illustration « aide » à les lire : téléphone, fermé, par exemple, ne sont pas composés des « sons simples » habituellement réservés au premier trimestre)
- lire quatre séries de deux groupes de mots pour lesquels il s’agit de déduire le second en opérant une substitution sur un mot sans doute acquis globalement : la cour / la tour ; la fête / la tête ; mes amis / tes amis ; mon lit / ton lit).
Un dernier exercice propose à nouveau de lire trois phrases bâties selon la même structure et offrant un semblant de « réinvestissement » pour deux des mots « déchiffrés » lors de la séance précédente (légos et téléphone).
Il y a un cahier d’exercice associé au manuel, mais on ne peut en voir le contenu sur le site. Ils ont ajouté récemment à la méthode un « cahier de syllabes » dont l’éditeur dit qu’il s’agit d’un outil complémentaire destiné à renforcer la liaison entre l'école et la maison et qui propose des activités de lecture et écriture de syllabes, lecture et écriture de mots et lecture d'une phrase. Cette formulation peut selon moi porter à comprendre que le travail sur le code alphabétique, réputé sans intérêt pour les professionnels que nous sommes, serait donné en devoirs du soir et donc confié aux parents.

Une deuxième formule est proposée : l'apprentissage se fait à partir des albums où, pour chaque chapitre de l'histoire, on propose deux doubles pages richement illustrées, l’une lue par l'enseignant, l'autre par l'élève.
Je suppose qu’on associe alors à ces albums le cahier d’exercices et le cahier de syllabes.

Il existe bien entendu un « livre du maître » qui expose les choix pédagogiques de la page 14 à la page 32 : comment construire du sens ainsi que les outils pour le construire, l’interaction lecture-écriture, la prise en compte des rythmes, la dimension sociale et affective de l’apprentissage de la lecture - on ne ricane pas, j’explique au monsieur !
Le sommaire de ce livre du maître nous permet d’apprendre que la progression des « relations grapho-phonologiques » est quant à elle expédiée en moins d’une page (33) qu’elle partage avec la répartition annuelle.

Je pense donc qu’il s’agit d’une de ces nombreuses méthodes dont les auteurs, ayant remarqué que les élèves en échec scolaire étaient toujours en délicatesse avec la compréhension de textes, ont cru qu’en ne travaillant quasiment que celle-ci, ils résoudraient miraculeusement le problème du redoublement, si crucial à notre économie.
L’apprentissage du code n’étant, selon eux, qu’une béquille parfois nécessaire au déchiffrage d’un mot par ci par là mais a priori néfaste à une bonne installation de la lecture rapide par prise d’indices, ils l’ont donc réduit à la portion congrue à travers quelques exercices qui continuent malgré tout à privilégier l’anticipation, l’hypothèse par prélèvement d’indices non textuels...

L’attitude de nos collègues ne m’étonne pas vraiment. Depuis une quinzaine d’années que ce genre de méthode fleurit, on en est arrivé maintenant au stade où tout le monde considère qu’il est normal qu’un enfant quitte le CP en ne sachant pas encore déchiffrer et comprendre à coup sûr un texte d’une trentaine de lignes et qu’il a encore tout le CE1 pour commencer à y parvenir, et ce d’autant plus s’il n’a pas la chance d’avoir des parents ayant poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat.

Ecrit par : catmano | 04 juin 2008

Tu vois, toto, c'est ça le talent !!!
C'est clair, net et sans bavure...
Bravo et merci Catmano ...

Écrit par : Maminou | 04 juin 2008

Remédiation au lycée quand le collège est en miettes!
Quelle foutaise!
Revalorisation quand on prévoit d'enterrrer vivants les profs en poste!
Quelle mascarade grotesque!
On se paie notre tête totalement et ceux qui nous étranglent sortent de nos propres rangs!
La chienlit, c'est ce qu'on dit dans ce cas-là?

Écrit par : Sanseverina | 04 juin 2008

"Tu vois, toto, c'est ça le talent !!!"

Je n'ai jamais prétendu être autre chose qu'un abruti. ange ;)
Je ne m'appelle pas bil6, moi ! ange :)

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Le Canard Enchaîné, mercredi 4 juin 2008, page 2 :

« Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, s’en arrache, paraît-il, les cheveux.

Ce n’est pas 11 200 postes comme à la rentrée 2008, mais 20 000 emplois d’enseignants que le Budget entend sabrer en 2009 !

D’où plusieurs sévères explications qui ont opposé, ces derniers jours, Xavier Darcos et son bourreau de Bercy, le ministre du Budget Eric Woerth. Le ministre de l’Education a déjà pu mesurer sa popularité, le 2 juin, au lycée Paul-Bert ! Il va lui falloir maintenant annoncer – et justifier – cette purge sans précédent au monde enseignant, aux syndicats, et aux parents. »

Est-ce que cet article du Canard correspond à la réalité ?

Est-ce que quelqu'un sur ce blog aurait des informations sur les 20 000 postes d'enseignants qui seraient menacés l'année prochaine ?

Je vous remercie.

Écrit par : Instit | 04 juin 2008

"se trouvait par piles entières dans les librairies normandes."
C'est peut-être bon signe, ça peut vouloir dire qu'il ne se vend pas ? :)

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

Cette phrase n'est pas d'un "abruti".

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

Merci à catmano pour cette analyse d'une grande clarté. Descartes et Paganini !

Ainsi qu'à maminou pour cette formule lapidaire dont l'humour se conjugue à l'esprit et qui résume à elle seule le pédagogisme:

"Manuel d'apprentissage de la lecture, " Abracadalire" est très bien pour les élèves qui savent déjà lire."

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

"Est-ce que quelqu'un sur ce blog aurait des informations sur les 20 000 postes d'enseignants qui seraient menacés l'année prochaine ?"

Nième effet d'annonce.

Suite d'une série de droites/gauches en pleine face.

Enseignants * sonnés ou déjà mithridatisés.

Vivement le retentissement du gong...

* je parle des enseignants, pas des pédagols.

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Je me suis absenté un moment... Merci beaucoup pour votre réponse Catmano.

A propos de ceci:

"L’attitude de nos collègues ne m’étonne pas vraiment. Depuis une quinzaine d’années que ce genre de méthode fleurit, on en est arrivé maintenant au stade où tout le monde considère qu’il est normal qu’un enfant quitte le CP en ne sachant pas encore déchiffrer et comprendre à coup sûr un texte d’une trentaine de lignes et qu’il a encore tout le CE1 pour commencer à y parvenir, et ce d’autant plus s’il n’a pas la chance d’avoir des parents ayant poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat."

Je suis bien d'accord avec vous. Des parents désarmés viennent me voir alors que je "récupère" leur enfant en CM1 ou en CM2 et ils me disent:
- On m'avait dit à l'époque qu'il avait le temps d'apprendre à lire, que ça viendrait.
Et moi tout aussi désarmé je leur rétorque:
"Mais, non! On n'a pas le temps!"

Chez nous, nous avons beaucoup d'élèves faibles issus de familles défavorisés. Mais "même parmi ceux qui ne devraient pas avoir de problèmes" on trouve des enfants en difficulté.

Cette semaine des parents sont venus me voir pour leur fille qui est en CM1. C'est une petite lectrice: elle a une lecture heurtée, lit lentement et ne saisit pas toujours le sens. En conjugaison et grammaire, c'est pire. Tout est laborieux, même pour des choses simples comme en ce moment: conjuguer au futur simple (je me le suis gardé de côté pour la fin d'année) ce qui normalement devrait être des révisions. J'ai fini par demandé aux parents si elle faisait de la grammaire l'an passé. Ils m'ont répondu que non. Voilà, tout était dit!

Écrit par : Gedeon | 04 juin 2008

Maintenant, il est fort possible que des éclaireurs pédagogistes du genre de Cantet, un peu effrayés, avec la réforme en vue du lycée, par l'éclatante victoire de leurs idées (merci M. Darcos !) viennent sur ce blog pour s'assurer que le "service après vente" fonctionne encore.

Car ils doivent bien savoir au fond d'eux-mêmes qu'il faudra, comme d'habitude, s'épuiser à passer derrière.

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

Fin de discours du Maître du Moloch sur la réforme des lycées :

"Cela passe ensuite par la délimitation précise de la capacité d'auto-organisation des établissements"

Traduction : il faudrait quand même pas que ça devienne un merdier épouvantable qui échappe à tout contrôle.

Si je peux me permettre un conseil au Maître : un coup de fatigue ou de déprime ? Ne lisez pas du Edgar Morin ! Lisez plutôt Rahan, c'est moins dangereux pour votre équilibre mental !

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Une seule solution, Gédéon ,

"lire avec Léo & Léa" (CP) edition belin 18€ (le pack) pochir .

C'est pas la peine de faire le passé simple si elle ne sait pas lire 'korrectement'

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Les analyses du SNALC semblent d'une lucidité définitive. Darcos, qui prétendait "en finir avec trente ans de pédagogisme", s'est incliné devant l'ennemi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juin 2008

Les analyses du SNALC semblent d'une lucidité définitive. Darcos, qui prétendait "en finir avec trente ans de pédagogisme", s'est incliné devant l'ennemi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 juin 2008

Le pédagogisme a joué son rôle de leurre ; la continuité dont parle le Snalc ne remonte pas à 1989 mais à l'après-guerre. La France n'a plus de politique d'instruction publique depuis bien longtemps. Le pédagogisme - dont Darcos en son for intérieur pense le plus grand mal - ce n'est qu'une toute petite partie du problème.

Écrit par : guy morel | 04 juin 2008

Les analyses du SNALC semblent d'une lucidité définitive. Darcos, qui prétendait "en finir avec trente ans de pédagogisme", s'est incliné devant l'ennemi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 juin 2008

Comme tous ses prédécesseurs!
Quele est donc cet enjeu politique tellement impératif qu'il réduit à néant les volontés ministérielles les plus trempées d'y faire obstacle? C'est incroyable!

Écrit par : Jean | 04 juin 2008

Bonjour, j'ai un énorme problème... J'ai fait l'IUFM (j'y ai beaucoup ssssssouffert...) Je suis la première à critiquer ce temple du pé-sado-gisme... Et maintenant je souffre de pé-sado-gisme langagier chronique, je ne parle qu'en jargon et naturellement je parle d'apprenants à la place d'élèves ou étudiants, hier j'ai dit naturellement à mon cher et tendre "tu devrais faire de la métacognition ! ta zone proximale de développement est atteinte!" à la place de "arrête de m'énerver et fais la vaisselle!". Je souffre...
SOR-DE-SE-COR IUFM!!!
Aidez moi

Écrit par : kayou | 04 juin 2008

Bonjour, j'ai un énorme problème... J'ai fait l'IUFM (j'y ai beaucoup ssssssouffert...) Je suis la première à critiquer ce temple du pé-sado-gisme... Et maintenant je souffre de pé-sado-gisme langagier chronique, je ne parle qu'en jargon et naturellement je parle d'apprenants à la place d'élèves ou étudiants, hier j'ai dit naturellement à mon cher et tendre "tu devrais faire de la métacognition ! ta zone proximale de développement est atteinte!" à la place de "arrête de m'énerver et fais la vaisselle!". Je souffre...
SOR-DE-SE-COR IUFM!!!
Aidez moi

Ecrit par : kayou | 04 juin 2008

Essayez la petite croix Vitafor...

Écrit par : catmano | 04 juin 2008

Kayou a écrit : "Aidez moi"

Achetez un lave vaisselle à la Camif (paiement en 3 fois sans frais)

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

"Est-ce que quelqu'un sur ce blog aurait des informations sur les 20 000 postes d'enseignants qui seraient menacés l'année prochaine ?"

Pourquoi ce conditionnel ? Dites "qui vont disparaître" !
Où voulez-vous trouver l'argent pour donner aux copains ?
Et dire qu'il y a des trucs énormes qui passent inaperçus : l'arbre du pédagogisme qui cache la forêt...
Quand Hirtt et de Sélys décrivaient hier ce qui se passe aujourd'hui, le subtilisme masochiste professoral y voyait de l'archéo-marxisme... pas assez chic (pensez donc, ils appelaient les riches... riches !). Aujourd'hui, le nez dans le caca, certains glosent encore sur la "lucidité définitive du SNALC" et les pseudo-tourments de Darcos...

Écrit par : victor | 04 juin 2008

Ecrit par : aliscan | 03 juin 200

Meirieu est certainement l'individu en France qui éprouve la haine la plus exponentielle qui soit pour les enseignants. Je ne pense pas en effet qu'on puisse trouver plus haineux à notre égard. Car sa haine est raisonnée, profonde, théorique. Il hait d'ailleurs tout autant les élèves, sinon 1) il ne s'acharnerait pas à les rendre idiots avec sa théorie absurde de l'auto-socio-construction des savoirs, 2) il n'aurait pas passé sa vie à les éviter, et il aurait pris un servcie d'enseignement comme tout le monde. Mais pour prendre un service d'enseignement comme tout le monde, il faut être certifié ou agrégé, c'est-à-dire qu' il faut avoir des compétences professionnelles attestées par la réussite à l'un des concours républicains de recrutement des maîtres. Or de compétences professionnelles "attestées", Meirieu n'en a pas.
Tout son personnage de "pédagogue" n'est qu'un masque habile dont il se pare pour abuser les crétins.

Ecrit par : Jean | 04 juin 2008

Que d'ânneries!

Écrit par : anges4 | 04 juin 2008

Ecrit par : aliscan | 03 juin 200

Meirieu est certainement l'individu en France qui éprouve la haine la plus exponentielle qui soit pour les enseignants. Je ne pense pas en effet qu'on puisse trouver plus haineux à notre égard. Car sa haine est raisonnée, profonde, théorique. Il hait d'ailleurs tout autant les élèves, sinon 1) il ne s'acharnerait pas à les rendre idiots avec sa théorie absurde de l'auto-socio-construction des savoirs, 2) il n'aurait pas passé sa vie à les éviter, et il aurait pris un servcie d'enseignement comme tout le monde. Mais pour prendre un service d'enseignement comme tout le monde, il faut être certifié ou agrégé, c'est-à-dire qu' il faut avoir des compétences professionnelles attestées par la réussite à l'un des concours républicains de recrutement des maîtres. Or de compétences professionnelles "attestées", Meirieu n'en a pas.
Tout son personnage de "pédagogue" n'est qu'un masque habile dont il se pare pour abuser les crétins.

Ecrit par : Jean | 04 juin 2008

Que d'âneries!

Écrit par : hasden | 04 juin 2008

"Une seule solution, Gédéon ,

"lire avec Léo & Léa" (CP) edition belin 18€ (le pack) pochir .

C'est pas la peine de faire le passé simple si elle ne sait pas lire 'korrectement'"

Le pire c'est qu'à l'école il y a une série de "Léo et Léa" qui traîne sur une étagère et que personne n'utilise!!!!!

J'ai "Léo et Léa" chez moi et comme ma fille de 4 ans veut vraiment apprendre à lire, ma femme lui montre de temps en temps en lui faisant lire les premières pages. (c'est encore un peu dur pour son âge)

A ce propos et pour ceux que cela intéresse. Ma fille n'est pas surdouée, ni mon fils (qui lui a 3 ans). En les intéressant dès le plus jeune âge aux livres, et par jeu avec eux dès qu'une occasion se présentait, à 1 ans 1/2 ils connaissaient l'alphabet et l'an passé en petite section ma fille savait compter jusqu'à 15. Il faut du temps ensuite pour arriver à comprendre que deux lettres associées forment des sons. Je ne veux pas les pousser à apprendre à lire même s'il est vrai que j'aimerais bien qu'ils maîtrisent une partie du décodage avant d'entrer en CP. Pour l'instant on suit leur rythme. Mais mon épouse et moi avons encore le temps.

Écrit par : Gedeon | 04 juin 2008

Gédéon a écrit : "Mais mon épouse et moi avons encore le temps."

Ne traînez quand même pas trop pour nous faire le troisième !

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

"En les intéressant dès le plus jeune âge aux livres, et par jeu avec eux dès qu'une occasion se présentait, à 1 ans 1/2 ils connaissaient l'alphabet et l'an passé en petite section ma fille savait compter jusqu'à 15."

Je rappelle que d'après les programmes 2002, connaître l'alphabet est une compétence de fin de maternelle ainsi que dénombrer une quantité (laquelle?) en utilisant la suite orale des nombres connus. (je me demande quelle autre suite orale on peut utiliser?)

Écrit par : Gedeon | 04 juin 2008

"Ne traînez quand même pas trop pour nous faire le troisième !"

Heu.... c'est pour dans 2 mois. Et ce n'est pas une blague!

Écrit par : Gedeon | 04 juin 2008

Heu.... c'est pour dans 2 mois. Et ce n'est pas une blague!

Félicitations !

A ce rythme là, l'aîné va apprendre SLECC au petit dernier !

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Pourquoi ce conditionnel ? Dites "qui vont disparaître" !
Où voulez-vous trouver l'argent pour donner aux copains ?
Et dire qu'il y a des trucs énormes qui passent inaperçus : l'arbre du pédagogisme qui cache la forêt...
Quand Hirtt et de Sélys décrivaient hier ce qui se passe aujourd'hui, le subtilisme masochiste professoral y voyait de l'archéo-marxisme... pas assez chic (pensez donc, ils appelaient les riches... riches !). Aujourd'hui, le nez dans le caca, certains glosent encore sur la "lucidité définitive du SNALC" et les pseudo-tourments de Darcos...

Ecrit par : victor

C'est, il semblerait, que plus c'est énorme, et moins on croit que cela peut arriver.

Écrit par : Pli | 04 juin 2008

"Quel est donc cet enjeu politique tellement impératif qu'il réduit à néant les volontés ministérielles les plus trempées d'y faire obstacle? C'est incroyable!"

C'est tout simple, c'est économique. Ce n'est pas la peine de développer une théorie du grand complot.

1. X.D. est attaché à sa carrière politique.
2. Il faut supprimer des postes (axiome de base).
3. Mais les besoins demeurent.
4. Il faut donc augmenter le temps de service des enseignants.
5. Mais cela n'est pas possible s'ils doivent faire des cours solides.
6. La solution est donc de les transformer en animateurs qui pourront rester plus longtemps devant les élèves.

Écrit par : Romuald | 04 juin 2008

"L'important n'est-il pas que vous continuiez à flotter pour nous montrer la référence ?"

Ecrit par : dugong | 04 juin 2008

Non, il y a toto, pour ça! Je ne peux pas lutter... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"Et dire qu'il y a des trucs énormes qui passent inaperçus : l'arbre du pédagogisme qui cache la forêt..."

Ecrit par : victor | 04 juin 2008

Bien vu, Victor... Je crois effectivement que ça commence à devenir une manie, ici...

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"Quel est donc cet enjeu politique tellement impératif qu'il réduit à néant les volontés ministérielles les plus trempées d'y faire obstacle? C'est incroyable!"

C'est tout simple, c'est économique. Ce n'est pas la peine de développer une théorie du grand complot.

1. X.D. est attaché à sa carrière politique.
2. Il faut supprimer des postes (axiome de base).
3. Mais les besoins demeurent.
4. Il faut donc augmenter le temps de service des enseignants.
5. Mais cela n'est pas possible s'ils doivent faire des cours solides.
6. La solution est donc de les transformer en animateurs qui pourront rester plus longtemps devant les élèves.

Ecrit par : Romuald | 04 juin 2008


On se souvient qu'entre les deux tours des présidentielles ce blog apporta un appui soutenu à l'un des deux candidats qui restait en lice, celui qui, à l'époque, paraissait le plus susceptible de défendre certaines valeurs auxquelles nous étions et sommes encore attachées : la liberté des méthodes, la défense de l'école de la République, le retour aux "fondamentaux", la délimitation stricte de la sphère de nuisance des pédagogistes, la fin de la politique de l'élève au centre et de l'autoconstruction des savoirs, la fin des établissements "lieux de vie", la limitation des activités "périphériques", le retour du respect du Réglement intérieur, etc., valeurs que nous avions cru reconnaître en partie dans un discours prononcé à Maison-Alfort par le candidat devenu aujoud'hui président de la République.

Nous avions voulu croire aussi aux promesses de revalorisation morale et matérielle de notre métier.

Aujourd'hui, nous pouvons dire que nos voeux ont été exaucés au-delà de toutes nos espérances.

Nous ne demandions que la lune et nous sommes sur la planète mars.

P.S. une phrase célèbre de Charles Pasqua, mentor en politique du candidat en question : "Les promesses en politique n'engagent que ceux qui y croient."

Alors que l'on ne s'étonne pas que les gens ne croient plus aux politiques et se détournent de la "mascarade démocratique" et qu'il ne leur reste qu'un seul moyen d'expression, comme les marins-pécheurs, les agriculteurs et les chauffeurs-routiers à Bruxelles : l'émeute.

Je ne suis pas Madame Soleil, mais je sens que l' automne risque d' être chaud.

..Dernière chose : ne comptez plus sur des gens comme moi pour calmer les gamins.

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

Vingt années de carrière, pour ma part : voilà, terminé, fini, faut baisser les bras, plus rien à faire, on ira faire cours (?), l'âme vide, le coeur ramolli - les stupides propositions pédagogistes relayés pas le PS d'un côté et les absurdes perspectives comptables d'un XD. Demain : le lycée light, fin des cours à 15 h. Les plus fortunés iront chercher le supplément chez Acadomia : de 15h à 18 h. En ce qui me concerne désormais : toucher mon pognon et attendre la retraite. Plus rien à espérer. Leur connerie aura fini par porter ! La réserve d'optimisme n'est pas inépuisable.

Écrit par : no more futur | 04 juin 2008

"La réserve d'optimisme n'est pas inépuisable"

Ca fait deux ans que je le dis.

Et ça en fait trois que j'enseigne.

Écrit par : Jeremy | 04 juin 2008

Conseils à Kayou, pour survivre aux IUFM :
tu peux te rendre aux "déformations" avec des gousses d'ail, pour te prémunir des vampires qui sucent ton esprit critique en ces lieux maléfiques.
Lorsque les IUFM seront supprimés, il faudra penser à reconvertir les locaux en centres de désintoxication antipédagogistes.
La prochaine réforme de la Sécurité sociale, vus les dégâts pour la santé, devra prévoir le remboursement des formations, financé par exemple avec les droits d'auteur de Meirieu et de ses sbires.

Curagiu et resistenza.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008

Au fait, savez vous combien coûtent les IUFM hormis leur nuisance? 100M€ qui seraient peut-être mieux utilisés pour une formation professionnelle digne de ce nom. Mais que faire de tous ces inutiles (5 ou 6billes)?
On trouvera quelques informations sur

http://www.ifrap.org/IUFM-La-machine-a-detruire-les-enseignants,0298.html

Pour le reste, si ce Président est hélas "différent", digne d'un grand hôpital départemental, Ségo ne présageait rien de bon c'est un avis qui n'a pas changé.....maintenant qu'Aubry émerge des glaces nordiques, on peut tout redouter.

Écrit par : AT | 04 juin 2008

Attention, gédéon, je parlais pour la chtite de cm1, 4ans c un chouïe trop jeune pour L&L (à moins d'être 'suffisamment' mature)

Dans ce cas je te conseille plutôt la technique Alpha Ou L&L GS...


Doucement .... tu as tout le temps pour la chtite de 4ans...

Écrit par : toto | 04 juin 2008

"Le pire c'est qu'à l'école il y a une série de "Léo et Léa" qui traîne sur une étagère et que personne n'utilise!!!!!"
Les CONS !

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Je vois que le moral des troupes est au plus bas, et que quelques éclaireurs de l'armée ennemie viennent déjà repérer les transfuges qui pourraient se manifester...

Des raisons d'espérer, cependant, à mon sens :

- Darcos va loin (pour fayoter auprès de Sarko) et les collègues qui ne sont pas encore mobilisés vont se prendre en plein visage les suppressions de postes dès la rentrée prochaine ;

- le pédagogisme a beau avoir contaminé la direction du SNES (rien à voir avec le niveau de contamination du SGEN, cependant, mais on en parle peu ici) la base a gardé son bon sens : témoin le jugement sans appel porté sur le sujet d'invention par les syndiqués (cf. le numéro spécial Lettres de l'US que je reçois aujourd'hui)

- si le lycée est transformé en méga-TPE, le résultat ne se fera pas attendre, et je crois que les parents vont le pressentir. Le bac reste un objectif mobilisateur, et tant que les TPE y jouaient à la marge, tout le monde n'y voyait pas d'objection. Mais les TPE ont une histoire, les IDD aussi, et le vent tourne...

- Comment Darcos peut-il attaquer les grèves enseignantes en disant qu'elles jettent à la rue les élèves, ce qui pénaliserait les familles modestes, et organiser cette même démission à l'intérieur du système ? Il est fort en rhétorique, mais pas si doué que cela.

Il y a la feuille de route de Gaudemar, qui devra clarifier certains points, et l'année prochaine, pendant laquelle rien ne va changer. On peut encore intervenir, et arracher des modifications importantes aux projets en préparation. Cela implique de s'exprimer, auprès des collègues comme auprès des parents.

Comme je l'ai dit, on revient de loin, et le débat est de plus en plus présent sur la place publique : les livres de Brighelli, pour moi, ont été une vraie bouffée d'oxygène, car auparavant il n'y avait que peu d'écho laissé à cette critique de l'école. Nous avons des porte-paroles depuis peu, ne comptons pas qu'ils renversent la vapeur en quelques mois.

Ces débats contradictoires Meirieu - Brighelli dans les médias apportent de l'eau à mon moulin, dans mon établissement ; je suis moins montré du doigt par mes collègues que je ne l'ai été.

Écrit par : sanjuro | 04 juin 2008

"Conseils à Kayou, pour survivre aux IUFM :
tu peux te rendre aux "déformations" avec des gousses d'ail, pour te prémunir des vampires qui sucent ton esprit critique en ces lieux maléfiques.
Lorsque les IUFM seront supprimés, il faudra penser à reconvertir les locaux en centres de désintoxication antipédagogistes.
La prochaine réforme de la Sécurité sociale, vus les dégâts pour la santé, devra prévoir le remboursement des formations, financé par exemple avec les droits d'auteur de Meirieu et de ses sbires.

Curagiu et resistenza."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008

Wouaouh! Quelle imagination! Et quel humour...

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"Le pire c'est qu'à l'école il y a une série de "Léo et Léa" qui traîne sur une étagère et que personne n'utilise!!!!!"
Les CONS !"

Ecrit par : toto | 04 juin 2008

C'est vrai? Ca ne brûle même pas? Ca sert à quoi, alors?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"Au fait, savez vous combien coûtent les IUFM hormis leur nuisance? 100M€ qui seraient peut-être mieux utilisés pour une formation professionnelle digne de ce nom. Mais que faire de tous ces inutiles (5 ou 6billes)?
On trouvera quelques informations sur

http://www.ifrap.org/IUFM-La-machine-a-detruire-les-enseignants,0298.html

Pour le reste, si ce Président est hélas "différent", digne d'un grand hôpital départemental, Ségo ne présageait rien de bon c'est un avis qui n'a pas changé.....maintenant qu'Aubry émerge des glaces nordiques, on peut tout redouter."
Ecrit par : AT | 04 juin 2008

Et je n'avais pas lu celui-là... Trop fort, vraiment... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

Je te laisse, Gédéon, constater la connerie de ce petit homme :

"C'est vrai? Ca ne brûle même pas? Ca sert à quoi, alors?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008 "

Écrit par : toto | 04 juin 2008

Une pétition contre le jugement de Lille est ouverte , je remarque , après l'avoir signée , que peu d'hommes s'y sont aventurés !

http://www.lefestivaldulivre.fr/

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

A PROPOS DU SUJET D'INVENTION, VOICI LE DERNIER EN DATE :

"Invention : Choisissez un objet du quotidien. Vous écrirez un texte court qui donne à cet objet une dimension poétique. Vous n'êtes pas tenu d'écrire un poème."

Comment voulez-vous noter ça AU BAC ??!! Faire ça dans un atelier d'écriture je veux bien, mais en tant qu'examen final après deux ans d'étude de la littérature, c'est censé évaluer quoi ???!!!

Écrit par : Jeremy | 04 juin 2008

La France n'a plus de politique d'instruction publique depuis bien longtemps. Le pédagogisme - dont Darcos en son for intérieur pense le plus grand mal - ce n'est qu'une toute petite partie du problème.
Ecrit par : guy morel | 04 juin 2008

Je suis bien content de vous le voir écrire.
Certains se sont moqué de mon angélisme quand j’appelais à la réconciliation. J’ai lu le mot « vichysme » qui m’a fait frémir, moi qui ne bois que du vin.
Je crois que chacun pourrait regarder son propre parcours, à titre personnel et/ou syndical avant de se proclamer sauveur de l’instruction.
Marc Le Bris (que l’on n’entend plus, j’espère que tout va bien pour lui) a osé, lui, assumer son passé de « progressiste ».
L’école d’aujourd’hui s’est faite aussi grâce ou à cause de tous ceux, de toutes celles qui ont, ne serait-ce qu’une fois, participé à cette mascarade.
Et s’il existe un incorruptible qui a traversé le dernier siècle sans prêter le flanc, qu’il se lève et se déclare.

Quant aux petits fonctionnaires de la Savak du blog (les Dugong, Jeremy, et consorts) sachez que je vous aime profond, très profond.

Ne jugez point afin de n'être point jugés, car de la façon dont vous jugez, vous serez jugés, et avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré. Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et ne remarques-tu la poutre qui est dans ton œil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: "Laisse-moi ôter la paille de ton œil, " lorsqu'il y a une poutre dans ton œil? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras à ôter la paille de l'œil de ton frère. Ne donnez pas aux chiens ce qui est saint, et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu'il ne les foulent aux pieds, et que, se retournant, ils ne vous déchirent. Demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et l'on ouvrira à qui frappe. Y a-t-il parmi vous un homme qui, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il ce qui est bon à ceux qui lui demandent. Donc, tout ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le aussi pour eux; car c'est la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite; car large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent; car étroite est la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il en est peu qui la trouvent! Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups rapaces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez: cueille-t-on du raisin sur les épines, ou des figues sur les ronces? Ainsi tout arbre bon porte de bons fruits, et tout arbre mauvais porte de mauvais fruits. Un arbre bon ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre mauvais porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits, on le coupe et on le jette au feu. Donc, c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ce n'est pas celui qui m'aura dit: " Seigneur, Seigneur! " qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là: " Seigneur, Seigneur! n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé? n'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons? et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles? " Alors je leur dirai hautement: Je ne vous ai jamais connus. Éloignez-vous de moi, artisans d'iniquité! Quiconque donc entend ces paroles que je dis, et les met en pratique, sera semblable à un homme sensé, qui a bâti sa maison sur le roc : la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents on soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas été renversée, car elle avait été fondée sur la pierre. Et quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un insensé, qui a bâti sa maison sur le sable : la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et grande a été sa chute. "
Pas mal, non?
Sacré Mat

Écrit par : Cantet | 04 juin 2008

"Quant aux petits fonctionnaires de la Savak du blog (les Dugong, Jeremy, et consorts)"

Comment savez vous que j'émarge aux cahiers pédagogiques ?!

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

"Conseils à Kayou, pour survivre aux IUFM :
tu peux te rendre aux "déformations" avec des gousses d'ail, pour te prémunir des vampires qui sucent ton esprit critique en ces lieux maléfiques.
Curagiu et resistenza."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008

Il y a aussi, en vrac : la prière, le mantra, la méditation transcendantale, le yoga, le pétard, le whisky, la lecture de Lao-Tseu, la pensée positive et la récitation du rosaire. Le plus efficace me semble cependant le port de boules Quies (marque déposée).

Écrit par : FGuichard | 04 juin 2008

"Quant aux petits fonctionnaires de la Savak du blog (les Dugong, Jeremy, et consorts) sachez que je vous aime profond, très profond."

C'est vraiment la manie des idiots de juger les gens sans les connaître.

J'ai été traité de tout, ici et ailleurs : de gauchiste, d'imbécile, de réac, et maintenant me voilà "fonctionnaire de la Savak". Avant de lancer vos anathèmes, vos injures et vos "profond, très profond", réfléchissez trente secondes. C'est moi qui ai dit "Ce qui est con dans l'éducation, c'est que tout le monde veut la même chose (le bien des élèves) et que tout le monde se bat. [...] Je soupçonne les pédagogos de ne penser qu'à eux, les pédagogos me soupçonnent d'être réac - c'est sûrement aussi faux d'un côté que de l'autre." C'est à la suite d'une de mes paroles que vous avez parlé de "réconciliation". Alors d'un seul coup,le fait que j'aie dit que les pédagogos sont dogmatiques me vaut vos injures prétentieuses ? Eh bien je suis heureux de ne pas vous connaître, et comme dirait toto, achetez-vous un Leo et Lea, ca vous aidera à apprendre à lire. Y en a marre des sales prétentieux qui jugent à l'aveugle.

Écrit par : Jeremy | 04 juin 2008

Merci Jeremy et Dugong.
Je me suis longtemps demandé pourquoi tant de personnes avaient été affectées par la bourde de Lafforgue à propos des "khmers rouges".
Maintenant je comprends un peu mieux.
Peut-être faut-il aussi remercier Mathieu qui parfois nous ouvre les yeux.
Merci Mathieu.

Écrit par : Cantet | 04 juin 2008

Allez ! Pour faire plaisir à cantet :

"Alors, il ne serait pas temps de passer, de penser à la réconciliation?"

L'esprit vychiste est toujours aussi vivace.

Pas de prisonnier.

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Comme je vous plains, et je vous ai compris ,Kayou.
Quand elle était à l'IUFM, ma fille me parlait sans cesse de "compétences transversales", et je lui demandais à chaque fois ce que ça voulait dire.

Il est vrai que son cours était très très clair !
(A l'époque, seul Christophe Sibille y comprenait quelque chose !)

J'en remets un bout.

"Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard. La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.

Le texte narratif, indissociable d'une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L'enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n'est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.

Donc, il est important de conserver la distinction cohérence / cohésion comme renvoyant à des niveaux d'analyse dont chacun est didactiquement important : le traitement d'un problème textuel ou d'une difficulté d'élève est différent selon qu'il renvoie à l'intériorisation des paramètres contextuels (cohérence) ou selon qu'il renvoie à un problème technique (aspects morphosyntaxiques de la cohésion).

Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que l'outil morphosyntaxique (par exemple la maîtrise des pronoms anaphoriques) peut outiller sur le plan de la cohérence. "

Une seule chose a pu remédier à ce triste état : la lecture du livre de Marc Le Bris, "Et vos enfants ne sauront pas lire...ni compter".

Je salue au passage mon ami A.T.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2008

Vingt années de carrière, pour ma part : voilà, terminé, fini, faut baisser les bras, plus rien à faire, on ira faire cours (?), l'âme vide, le coeur ramolli - les stupides propositions pédagogistes relayés pas le PS d'un côté et les absurdes perspectives comptables d'un XD. Demain : le lycée light, fin des cours à 15 h. Les plus fortunés iront chercher le supplément chez Acadomia : de 15h à 18 h. En ce qui me concerne désormais : toucher mon pognon et attendre la retraite. Plus rien à espérer. Leur connerie aura fini par porter ! La réserve d'optimisme n'est pas inépuisable.

Ecrit par : no more futur | 04 juin 2008

Ah! je vois qu'il y a aussi réaliste que moi! Oui, ils vont finir par avoir notre peau, notre moral et notre enthousiasme.
Il n'y aura plus guère que les planqués de l'EN dans les CPGE et ceux du supérieur à qui on ne touche pas pour nous donner des leçons d'optimisme et faire les étonnés en criant leur amouououour de l'enseignement quand ils auront pour certains d'entre eux aider les décideurs à nous achever en leur soufflant des tas d'idées économiques. Les donneurs de leçon qui s'étonnent que l'on défende notre situation pas toujours très enviable, eux qui pensent aux nouveaux statuts, aux nouveaux arrivants, aux nouvelles réformes, aux nouvelles économies qu'il faut réaliser, tout prêts à nous culpabiliser: "Comment vous pensez encore à vous? aux profs qui sont en poste? à votre situation? mais c'est indécent! "
Quand on est au chaud, c'est tellement facile de faire la morale à ceux qui sont au charbon... Et après on se demande pourquoi les profs vivent avec un sentiment de culpabilité constant!
Mais je pense que les donneurs de leçon qui nous expliquent que pour les profs en place , c'est fini, qu'ils ne verront aucun de leurs efforts récompensés et que les nouveaux arrivants seront seuls revalorisés, font un très mauvais calcul. On ne peut pas dire aux gens froidement: "dégagez, on attend que vous creviez" surtout quand cela émane de collègues qui eux-mêmes sont bien à l'abri.
Je pense que la réaction peut être forte si on pousse trop les gens à bout. J'espère qu'on les enverra au diable ces chers collègues, le moment venu.

Écrit par : Sanseverina | 04 juin 2008

"Il y a aussi, en vrac : la prière, le mantra, la méditation transcendantale, le yoga, le pétard, le whisky, la lecture de Lao-tseu [...]".

Ecrit par FGuichard, le 4 juin 2008.

Je connais un collègue qui s'en est sorti en lisant régulièrement "L'Equipe" pendant les formations. Sa formatrice de français n'a pas supporté (la liberté d'expression, pour les pédagos, c'est celle des élèves, jamais celle des profs). Elle a fini par lui lancer : "Faites donc votre mémoire professionnel sur "L'Equipe!"". Il l'a prise au mot et... il l'a fait!

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008

"Je salue au passage mon ami A.T."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2008

Ah, c'est votre "ami"? Je comprends mieux! ;-)

Anne-Marie Valette, quand cesserez-vous d'être aussi binaire? Je vous ai dit un certain nombre de fois, il me semble, que je n'étais ni lecteur, ni pratiquant des sciences de l'éducation!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.


Un langage de fou qui ne peut que rendre fou . Totale contorsion neuronale .

Écrit par : Amélie | 04 juin 2008

"Je connais un collègue qui s'en est sorti en lisant régulièrement "L'Equipe" pendant les formations. "

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008

Quel talent!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2008

"Quant aux petits fonctionnaires de la Savak du blog (les Dugong, Jeremy, et consorts) sachez que je vous aime profond, très profond."

Moi, mfon plutôt songer aux frères Volfoni, des seigneurs.


http://www.audiard.net/bondieu/metaphore.au

Dabeule trouduc

Écrit par : Vive la sociale | 04 juin 2008

Une pétition contre le jugement de Lille est ouverte , je remarque , après l'avoir signée , que peu d'hommes s'y sont aventurés !

http://www.lefestivaldulivre.fr/

Ecrit par : Amélie | 04 juin 2008

Formidable exemple du "paradoxe de la menteuse", Amélie.
Il n'y a aucune Amélie qui a signé le manifeste.
Le mariage étant une chose sérieuse, les hommes ne s'y "aventurent" donc pas à la légère.

Mes respects enthousiasmés. :)

Écrit par : Steppenwolf | 04 juin 2008

Je connais un collègue qui s'en est sorti en lisant régulièrement "L'Equipe" pendant les formations. Sa formatrice de français n'a pas supporté (la liberté d'expression, pour les pédagos, c'est celle des élèves, jamais celle des profs). Elle a fini par lui lancer : "Faites donc votre mémoire professionnel sur "L'Equipe!"". Il l'a prise au mot et... il l'a fait!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 juin 2008

Il aurait dû choisir "Le Midi olympique"... excellente illustration du registre épique : "Montferrand s'est incliné la tête haute devant le Stade Français", c'est absolument merveilleux.

Écrit par : FGuichard | 04 juin 2008

C'est curieux cette tendance qu'ont les chacals à sortir du bois ce soir.

Quand vous rassemblerez tout le monde au stade, je réserve tout de suite une place assise.

Écrit par : dugong | 04 juin 2008

Il n'y aura plus guère que les planqués de l'EN dans les CPGE et ceux du supérieur à qui on ne touche pas ...

Ecrit par : Sanseverina | 04 juin 2008

Décidément, chère collègue, vous êtes incorrigible.

Écrit par : FGuichard | 04 juin 2008

Ne jugez point afin de n'être point jugés, car de la façon dont vous jugez, vous serez jugés, et avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré.

"Juger" est la traduction d'un mot hébreu qui signifie "condamner". La traduction exacte serait plutôt : "Ne condamnez pas afin de n'être point condamnés". Le logion du Christ dans Mathieu n'interdit pas d'exercer son "jugement", ses facultés "critiques".

Écrit par : Robin | 04 juin 2008

"et comme dirait toto, achetez-vous un Leo et Lea"
Ca va bien finir par entrer dans la langue Française :o)))))))

Écrit par : toto | 04 juin 2008

pensez vous vraiment que les salaires des nouveaux profs "bac + 5" seront mieux payés en début de carrière?

Ne pensez vous pas qu'ils commenceront juste à l'échelon n°3 ? ça va donner l'illusion d'un meilleur salaire en début de carrière sans pour autant augmenter réellement les salaires??

Notons que XD propose uniquement dans TOUS ses discours de revaloriser les débuts de carrière et uniquement les début...

En tant que stagiaire, je suis actuellement dégouté de voir, sans pouvoir agir, ce que va devenir notre métier. J'ai encadré des TPE cette année et il faut vraiment dire que c'est du n'importe quoi!!! de ma MERDE pour être plus clair! les élèves font du copier-coller internet sans comprendre les moindres mots scientifiques (en science): ils ne cherchent pas à s'instruire mais à faire du volume pour donner un rapport écrit et une "illusion de travail"... c'est tout! Pour ceux qui ont encadré des TPE, vous avez pu vous rendre compte du barème accordé aux connaissances disciplinaires.... c'est une honte!!!! mais il ne faut rien dire, car ça fait gagner des points pour le BAC (qui est, par ailleurs, du n'importe quoi: consigne aux correcteurs: si l'idée est là, mettez les points!!)
Si c'est ça l'enseignement de demain (TPE multipliés, programmes allégés, on contourne les difficultés, en supprimant des parties entières du programme, pour que les élèves ne soient pas traumatisés (les pauvres!!): on ferra les anciens programmes du collège en lycée!!), non merci...
j'ai donc passé une agrèg pour rien! ce qui m'a motivé, quand j'étais élève puis étudiant s'était de transmettre une matière, mais pas de la soupe (j'ai échappé aux TPE en tant qu'élève)

Écrit par : ced | 04 juin 2008

rectificatif: "salaires plus élevés" au lieu de "salaires mieux payés"

Écrit par : ced | 04 juin 2008

Grandserre et JPB en débat sur MRC. Des abrutis hystériques, j'en ai déjà entendu, mais comme Grandserre, jamais. Je plains les gamins qui l'ont comme instit. Doivent pas en ressortir indemne...

http://www.rmc.fr/podcast/podcast.php?id=49

Écrit par : Manu | 04 juin 2008

Comment peut-on être informé des dates des différents passages de M. JPB dans les différents médias (TV + radio) ?

Écrit par : Ced | 04 juin 2008

C'est dififcile parce que la plupart des invités aux émissions, si j'ai bien compris, le sont à la dernière minute en fonction de l'actualité, ce qui laisse peu de loisir pour "prévoir" le coup.

Pour RMC, jPB nous avait prévenu quelques posts plus haut, peu de temps avant, mais le meilleur moyen, c'est de réécouter l'émission après diffusion sur les sites web des chaînes radio ou télé (les fameux "podcasts").

Il ne faut pas hésiter à mettre un lien pour ça comme je l'ai fait 2 posts plus haut.

Écrit par : Manu | 04 juin 2008

"consigne aux correcteurs: si l'idée est là, mettez les points"

Ah non, la consigne, c'est : s'il y a une idée, mettez les points. Quelle qu'elle soit.

Ca ne dérange vraiment personne qu'au bac, on vienne de demander (Centres Etrangers I, session 2008) à l'épreuve de français :

"Invention : Choisissez un objet du quotidien. Vous écrirez un texte court qui donne à cet objet une dimension poétique. Vous n'êtes pas tenu d'écrire un poème."

Ca ne choque personne que ce sujet soit censé évaluer la culture littéraire, le raisonnement et les capacités d'expression d'un élève de 16/17 ans ?

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

"Ca ne choque personne que ce sujet soit censé évaluer la culture littéraire, le raisonnement et les capacités d'expression d'un élève de 16/17 ans ?"
Ecrit par : Jeremy

Si, absolument. Il y a simplement que ce n’est plus étonnant.

Écrit par : Pli | 05 juin 2008

Grandserre et JPB en débat sur MRC. Des abrutis hystériques, j'en ai déjà entendu, mais comme Grandserre, jamais. Je plains les gamins qui l'ont comme instit. Doivent pas en ressortir indemne...

J'ai trouvé Sylvain Grandserre arrogant, sectaire et parfois insultant et pourtant JPB a tout fait pour le dérider et le détendre un peu.

Je ne sais pas si Cantet a eu la curiosité d'écouter le débat, mais il faut être franchement de mauvaise foi pour affirmer que le manque d'ouverture d'esprit est de notre côté.

Le fond du problème restant à mon avis qu'à part Evelyne Charmeux qui a mis son agrégation de grammaire au service d'une cause néfaste et y compris Philippe Meirieu qui n'a ni agrégation, ni CAPES, la plupart des "pédagogistes" ne tiennent pas la route intellectuellement et comblent leurs lacunes par des jongleries verbales et des considérations spécieuses.

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Entendu le débat sur RMC :

Je ne crois pas au dispositif de soutien que défend JPB en opposition au redoublement.

J'ai connu la mise en place de l'AI en seconde (aide individualisée) : on ne devait prendre QUE huit élèves pour revenir sur les aspects du cours qui n'avaient pas été compris. Moyennant quoi on nous a retiré une heure par semaine en classe entière.

Le bilan que j'en ai tiré était si mauvais que j'ai repris la classe entière sur ce créneau horaire ! Je préférais adapter mon cours à la moyenne de la classe que de faire perdre leur temps aux deux groupes. La situation était si complexe que beaucoup de mes collègues continuent encore de faire l'AI en prenant les élèves par groupe de 8 par ORDRE ALPHABÉTIQUE ! Si ce n'est pas vider la mesure de son sens, qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce que l'on constatait ? Si l'on demandait aux élèves d'être volontaire, seuls les élèves moyens ou bons venaient. Les plus en difficulté fuyaient l' heure d'AI. Si l'on obligeait les élèves en difficulté à venir, outre l'absurdité de se limiter à 8 quand il en fallait parfois davantage, on obtenait un groupe amorphe, découragé, stigmatisé ("vous nous avez fait venir parce qu'on est les nuls ?") - j'avais obligation de panacher entre élèves en difficulté et élèves pas trop largués pour avoir des réponses exploitables ou un peu d'émulation.

J'ai même fait cours une fois avec huit élèves qui avaient tous le visage tourné vers la porte, car de l'autre côté du couloir, 25 de leurs camarades à peu près faisaient un foin de tout les diables en jouant aux cartes et en braillant, libres qu'ils étaient pendant cette heure-là.

Pour les élèves, la stigmatisation du cours de soutien équivaut à celle du redoublement.

Un cours de soutien ou un redoublement est de toute façon insupportable parce qu'il est par nature ÉVITABLE. Quand on sait qu'on pourrait être ailleurs qu'en cours, on ne peut pas se sortir cette idée de la tête. Et bonne chance au prof qui doit ramer, faire la loco qui tire 8 ou 35 wagons, avoir des interlocuteurs qui font un vrai concours de force d'inertie.

Et l'autonomie des élèves n'y change rien : rien de plus facile à saboter qu'un travail dont on est maître.

Quand l'élève sait qu'il est face à une échéance INCONTOURNABLE, qui est la même pour tous (la notion d'égalité est aussi très importante pour eux), il se bouge les fesses pour y faire face. S'il entrevoit la possibilité d'y couper, il ne reculera devant aucune manœuvre pour échapper à la contrainte.

C'est pourquoi je pense que l'on devrait régler simplement cette question en établissant des règles pour le passage en classe supérieure, avec éventuellement une procédure d'appel sous la forme de test élémentaire (QCM, expression écrite sur quelques matières clé)

Les élèves sont PLASTIQUES, ils se plient avec une grande facilité aux règles, et leur travail peut souvent changer d'une façon spectaculaire, mais ils abhorrent majoritairement (et je les trouve sympathiques sur ce point) la confusion, l'imprécision et l'injustice.

Je l'observe chaque début d'année quand je leur fais faire un exercice d'expression écrite sans contrainte, puis que je leur annonce que je vais compter les fautes d'orthographe sur trois points comme au bac dans le suivant. Comme par miracle, la qualité orthographique des copies se redresse.

Si on se tient à des exigences précises et raisonnables, on peut tous les y amener à condition de ne pas céder au misérabilisme et à la démagogie. ils viendront nous voir en soutien parce qu'ils auront un objectif qui s'imposera à eux, alors qu'aujourd'hui ils savent bien (et ils le disent) que de toute façon il y a mille façons de s'en sortir sans rien foutre.

J'aimerais qu'on me contredise sur ce point, même si je sens bien qu'avec l'union sacrée qui se profile entre Brighelli et ses ennemis, la question semble réglée d'avance.

Je précise que ce que je dis vise surtout le secondaire, le primaire appelant peut-être des modulations.

Écrit par : sanjuro | 05 juin 2008

y compris Philippe Meirieu qui n'a ni agrégation, ni CAPES, la plupart des "pédagogistes" ne tiennent pas la route intellectuellement et comblent leurs lacunes par des jongleries verbales et des considérations spécieuses.

Ecrit par : Robin | 05 juin 2008

Très bien vu! Meirieu est quand même le plus imbuvable de tous. Il passe son temps à faire le malin! Payé pour faire le malin!

Écrit par : Jean | 05 juin 2008

Meirieu est certainement l'individu en France qui éprouve la haine la plus exponentielle qui soit pour les enseignants. Je ne pense pas en effet qu'on puisse trouver plus haineux à notre égard. Car sa haine est raisonnée, profonde, théorique. Il hait d'ailleurs tout autant les élèves, sinon 1) il ne s'acharnerait pas à les rendre idiots avec sa théorie absurde de l'auto-socio-construction des savoirs, 2) il n'aurait pas passé sa vie à les éviter, et il aurait pris un servcie d'enseignement comme tout le monde. Mais pour prendre un service d'enseignement comme tout le monde, il faut être certifié ou agrégé, c'est-à-dire qu' il faut avoir des compétences professionnelles attestées par la réussite à l'un des concours républicains de recrutement des maîtres. Or de compétences professionnelles "attestées", Meirieu n'en a pas.
Tout son personnage de "pédagogue" n'est qu'un masque habile dont il se pare pour abuser les crétins.

Ecrit par : Jean | 04 juin 2008

Que d'âneries!

Ecrit par : hasden | 04 juin 2008

Hélas non, Monsieur l'admirateur de Meirieu, et cela pour une raison très simple à comprendre (quand on n'a pas chaussé, comme vous les lunettes de l'extase imbécile devant une fause valeur). Si Meirieu aimait l'enseignement , il enseignerait. Or vous avez bien remarqué, cher Monsieur Hasden, que Meirieu se tient prudemment à distance des élèves. Trop risqué! Car devant des élèves, on ne peut pas dire n'importe quoi comme il le fait depuis vingt ans à nos frais. Devant une classe , ce poseur m'as-tu vu serait balayé en cinq minutes.

Écrit par : Jean | 05 juin 2008

Merci Toto pour les conseils.

Écrit par : Gedeon | 05 juin 2008

Sibille, vous enseignez à l'IUFM d'Orléans Tours, sans doute pas beaucoup car vous êtes plus souvent sur ce blog. C'est d'ailleurs vous qui démarrez la plupart des réponses aux propos de Brighelli. en un mot, vous passez votre temps devant l'ordinateur.

Bonjour Anne Marie, je suis hélas assez démobilisé car j'ai bien l'impression que la chute Française est irréversible.

Écrit par : AT | 05 juin 2008

AT, c'est vraiment minable.
Je suis souvent devant l'ordinateur entre 6h et 8h, (je suis plutôt lève tôt), pas mal le week-end, et assez souvent entre midi et deux heures, ou, plus exactement, midi et quart et treize heures quinze, (j'ai la chance d'habiter à sept cents mètres de mon lieu de travail.)
Si vous n'avez pas d'autres arguments à m'opposer que ceux-là, je comprends un peu mieux que vous soyez ami avec Anne-Marie Valette (et ses copiés-collés innombrables).
Je rappelle d'ailleurs que les posts de Jean-Paul sont initiés, dans la plupart des cas, le dimanche un peu avant huit heures, (et que je suis assez souvent levé et que j'allume effectivement l'ordinateur à cette heure-là).

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2008

Eh bien, il y en a qui ont le moral dans les chaussettes...

Pas moi. Je crois même que tout se met en place pour qu'il y ait très bientôt un grand débat national - l'autre nom de l'émeute.
Plusieurs raisons à cela.
Bercy a vilainement chargé la barque. Le chiffre de 20 000 suppressions de postes est purement spéculatif, pour le moment, mais quel que soit le chiffre réel, Darcos aura du mal à le faire avaler. Je crois même qu'il ne fera plus rien avaler, en l'état. Le bâton sans carotte, ça ne marche jamais.
Un signe : le SNALC, qui passait il y a un an pour un syndicat proche du ministère, rue dans les brancards, et est tout prêt à participer à des intersyndicales dures dès la fin août - et peut-être avant, selon les nouvelles (en particulier la synthèse du rapport Pochard à paraître en juillet). Le SNES, que l'on croyait, il y a encore quinze jours, rangé des voitures derrière ce grand pendard d'Aschieri, a mis en minorité le chef de la FSU, et ne le maintient que sous surveillance etr assistance respiratoire. Le seul syndicat qui actuellement est l'interlocuteur privilégié de Jouve, au ministère, c'est le SGEN (le SGEN, combien de divisions ?). La LCR-Education complote le Grand Soir du Mammouth pour la rentrée. Le PS de Royal-Delanoë espérait un automne calme, afin de se déchirer dans son coin, mais le PS des "reconstructeurs" (il faudra que j'en parle un de ces jours, tiens, de cette coalition rigolote et intéressante) a besoin d'une agitation soutenue qui montre aux hiérarques et autres éléphants qu'il existe encore un "peuple" dans ce pays - et même un prolétariat, et pas content de l'être, d'autant qu'il était petite bourgeoisie il y a encore un an. Les réformes annoncées sont à l'échéance d'un an ou deux : c'est long, c'est très long, en politique. Qui peut parier sur qui sera (premier) ministre dans six mois ? Les batailles les plus significatives sont à venir. Dans cette perspective, je ne crois pas que Darcos ait pris un "virage pédago", comme croient certains. Il navigue à vue, comme nous tous.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 juin 2008

Je précise que ce que je dis vise surtout le secondaire, le primaire appelant peut-être des modulations.

Ecrit par : sanjuro | 05 juin 2008

En primaire, c'est "pire"... Nous les avons tous, ceux que vous verrez dix ans plus tard et ceux que vous ne verrez jamais.
Et parmi ceux que vous ne verrez pas, il y en a certains que vous auriez peut-être vus si on avait pu leur donner un ou deux ans de plus.
J'ai cette année au CP deux de ces enfants à qui il faut plus de temps, pour des raisons différentes.
L'un est arrivé en cours d'année, l'autre est là depuis sa Petite Section.
Pour l'un, arrivé en cours d'année, le système de JPB marcherait peut-être et l'enfant attaquerait son CE1 un peu plus sereinement et continuerait sa scolarité élémentaire puis sans doute secondaire sans problèmes majeurs.
Pour l'autre, le redoublement n'est pas à l'ordre du jour cette année, mais il est évident devant les efforts qu'il a dû fournir pour garder en mémoire les connaissances acquises en cours d'année (il hésite toujours pour le tracé de certaines lettres, n'a pas encore fixé que le double de 7, c'est 14, retient mal la définition des mots expliqués et encore plus mal les mots eux-mêmes), il est évident que ce ne sera pas en deux mois d'été même en le faisant travailler comme un forçat huit heures par jour dimanche compris (les étés de canicule, ça va être commode) et qu'il lui faudra un an de plus que les autres pour engranger les connaissances nécessaires pour le collège.

Question de maturité psychologique ou de développement intellectuel plus lent, je n'en sais rien.
Toujours est-il que les "professionnels" que nous sommes sont à peu près capables, au bout de quelques années d'exercice, de détecter sans trop d'erreurs les élèves pour qui un redoublement ne servira à rien et ceux que cela peut (re)mettre à flot, particulièrement en primaire.

Les trois redoublants que j'ai "fabriqués" au cours des dix dernières années n'ont jamais eu l'impression de redémarrer à zéro et d'être discriminés, au contraire. Pour eux, c'est parce que le CE2 aurait été encore plus dur que ce CE1 où ils suaient sang et eau sur le moindre exercice de grammaire ou le plus simple des problèmes de mathématiques que la maîtresse avait proposé de leur faire refaire ce fameux parcours maintenant pour que le CE2 soit plus facile.
L'une est en 4°, je n'ai plus de nouvelles ; le deuxième est en 6° et ses bulletins sont corrects ; le troisième, en CM2, a acquis les bases grammaticales (il collectionne les 18/20 en dictée), jongle avec les calculs mathématiques, lit couramment mais a toujours de la peine à comprendre ce qu'il lit et à écrire seul une suite de phrases correctes.

Je finirai comme vous et dirai : Je précise que ce que je dis vise surtout le primaire, le secondaire appelant peut-être des modulations.

Écrit par : catmano | 05 juin 2008

"j'ai bien l'impression que la chute Française est irréversible."

Mais oui, mais oui.... je croyais que le problème de l'école se retrouvait un peu partout!

Écrit par : Hervé | 05 juin 2008

Au fait, à propos de chute, on écrit "chute française" sans majuscule car il s'agit d'un adjectif .

Si vous passiez un peu moins de temps devant votre ordinateur (comme moi d'ailleurs) vous pourriez réviser votre grammaire ;-) (c'est mon premier smiley, je vais fêter ça avec mon café!!!!).

Écrit par : Hervé | 05 juin 2008

"Invention : Choisissez un objet du quotidien. Vous écrirez un texte court qui donne à cet objet une dimension poétique. Vous n'êtes pas tenu d'écrire un poème."

Ca ne choque personne que ce sujet soit censé évaluer la culture littéraire, le raisonnement et les capacités d'expression d'un élève de 16/17 ans ?

Ecrit par : Jeremy | 05 juin 2008

C'est la grande mode en ce moment, le retour en force de ce que le "nouveau roman" avait de plus stérile, avec un zeste de mauvais "Oulipo" en plus.

Triste destin de la poésie...

Comment voulez-vous en décrivant une règle en plastique, un calculatrice électronique ou un bout de sopalin...

...Chercher les mots quelque part, au-delà de la raison, au-delà de la nuit, au péril de la vie, dans le roncier du temps, dans le labyrinthe de la mort, dans le rougeoiment de la forge, dans la blancheur qui recouvre tout, dans le rire des ruisseaux, dans la Beauté insoutenable, dans la vie incomprise, en-deçà du silence, au-delà de l'amour...Pour dire enfin...Tout ce que nous attendons depuis toujours ?

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Les batailles les plus significatives sont à venir. Dans cette perspective, je ne crois pas que Darcos ait pris un "virage pédago", comme croient certains. Il navigue à vue, comme nous tous.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 juin 2008


Voilà qui est plus qu'intéressant...Moi, ça me remonte le moral ! Et si nous avions cru un peu vite qu'il suffisait de la présence de X. Darcos pour "mettre fin à 30 ans de pédagogisme" ? Alors battons-nous !

Écrit par : Manu | 05 juin 2008

"des moyens des moyens" et "à bas le pédagogisme"
"sont des mots qui vont pas bien ensemble,pas bien ensemble.
Choisis ton camp,camarade !

Écrit par : purée de gauche | 05 juin 2008

Je l'observe chaque début d'année quand je leur fais faire un exercice d'expression écrite sans contrainte, puis que je leur annonce que je vais compter les fautes d'orthographe sur trois points comme au bac dans le suivant. Comme par miracle, la qualité orthographique des copies se redresse.

Si on se tient à des exigences précises et raisonnables, on peut tous les y amener à condition de ne pas céder au misérabilisme et à la démagogie. ils viendront nous voir en soutien parce qu'ils auront un objectif qui s'imposera à eux, alors qu'aujourd'hui ils savent bien (et ils le disent) que de toute façon il y a mille façons de s'en sortir sans rien foutre.

J'aimerais qu'on me contredise sur ce point, même si je sens bien qu'avec l'union sacrée qui se profile entre Brighelli et ses ennemis, la question semble réglée d'avance.

Je précise que ce que je dis vise surtout le secondaire, le primaire appelant peut-être des modulations.

Ecrit par : sanjuro | 05 juin 2008

Je suis d'accord dans l'ensemble avec ce que vous écrivez, sauf peut-être sur "l'union sacrée".

X. Darcos a été obligé de lâcher du lest avec les syndicats lycéens pour limiter les dégâts (vous avez sûrement remarqué comment les représentants du gouvernement sont reçus dans les établissements scolaires à l'heure actuelle) et avec le SNES.

Il m'a semblé entendre JPB prendre quelques distances, notamment face à Sylvain Grandserre à propos des "lycées lieux de vie".

Pour vous dire le fond de ma pensée, je ne crois pas à une victoire de nos idées.

Les thèses pédagogistes sont beaucoup plus en phase avec la société actuelle dans ce qu'elle a de plus médiocre. Nous nageons à contre courant, il faut en prendre notre parti, quitter le navire ou faire comme les autres.

Nous avons toujours été voués à réparer silencieusement les dégâts, en nous faisant traiter au passage de noms d'oiseaux ("fascistes", "vychistes", nostalgiques des années 30...). Un apostolat secret en quelque sorte et qui, si l'on en juge par le discours de Latran sur la supériorité des prêtres et des pasteurs sur les enseignants n'est pas mieux reconnu à droite.

Ou, pour le dire plus prosaïquement, à la manière de nos grands-parents, "bien faire et laisser dire !" (mais n'en penser pas moins)

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Lu sur : http://aucollege.over-blog.fr/

"Moi (le professeur) – Et le principe du vaccin, c’est de stimuler les défenses naturelles qui sont en vous, et qui s’appellent…
Un bon tiers de la classe. –Actimel.
Je suis, de nouveau, bouche bée. Et je pense en même temps : voilà un publicitaire qui a bien fait son travail. Grâce à lui, le travail de Pasteur est beaucoup moins connu que celui de Danone."

Écrit par : lucile | 05 juin 2008

"ils ne cherchent pas à s'instruire mais à faire du volume pour donner un rapport écrit et une "illusion de travail"... "
Cool, ils sont fin prêt pour enseigner à l'iufm . ange

Tu n'as pas fini d'en suer, Gédéon.
Profite des bons conseils de Cat, regroupés en grande partie sur lire et écrire, pour les tous petits ... :)

Écrit par : toto | 05 juin 2008

Bonjour,
Je voudrais demander à Jeremy qu'il accepte mes excuses pour l'attaque stupide et infondée que l'on a pu lire hier.
Platement
Cantet

Écrit par : cantet | 05 juin 2008

antipédagogiste de gauche
occis mort

Écrit par : mal à droite | 05 juin 2008

tout

Écrit par : toto | 05 juin 2008

Je suis en train de lire par honneté intellectuelle comme on disait dans les années 70 "Entre les murs" de François Bégaudeau. J'en suis à la page 146 et j'irai aussi voir le film (sans le champagne et le caviar cannois)...Ca peut expliquer peut-être en partie le "moral dans les chaussettes" :

"J'ai écrit mysogyne au tableau, puis, après réflexion, misogyne.

- Le préfixe est utilisé négativement, et "gyne" c'est lié à un mot grec qui veut dire utérus.

Je confondais avec hystérie, mais ce n'est pas pour ça qu'ils ont pouffé. Ni ce qui a provoqué l'intervention d'Aissatou.

- M'sieur ceux-là qui veulent que la femme elle reste au foyer c'est des misogynes ?

- Voilà, par exemple."

( "Entre les murs", Folio Gallimard, page 146)

Comment voulez-vous que ces pauvres gosses s'en sortent si leurs professeurs n'en savent guère plus qu'eux et s'expriment comme eux ?

Et tout le livre est comme ça. C'est complètement déprimant. Et je vois sur la 4ème de couverture que le livre a reçu le Prix France-Culture Télérama 2006.

Quand je disais que nous ramions à contre-courant et que la pédagodémagogie avait de beaux jours devant elle.

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Je vous prie de bien vouloir excuser cette répétition, mais je redemande aux participants de ce blog : est-ce que ces chiffres sont vrais ?

Est-ce que les chiffres du Canard Enchaîné sont vrais ?

Le Canard Enchaîné, mercredi 4 juin 2008, page 2 :

« Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, s’en arrache, paraît-il, les cheveux.

Ce n’est pas 11 200 postes comme à la rentrée 2008, mais 20 000 emplois d’enseignants que le Budget entend sabrer en 2009 !

D’où plusieurs sévères explications qui ont opposé, ces derniers jours, Xavier Darcos et son bourreau de Bercy, le ministre du Budget Eric Woerth. Le ministre de l’Education a déjà pu mesurer sa popularité, le 2 juin, au lycée Paul-Bert ! Il va lui falloir maintenant annoncer – et justifier – cette purge sans précédent au monde enseignant, aux syndicats, et aux parents. »

Écrit par : BA | 05 juin 2008

"mais comme Grandserre, jamais."

il est rigolo quand il prend sa chtite voix fluette. (12/11/1968 il est resté ce qu'il a (toujours) été, le plus jeune de la classe)

Ceci
"Né(e) le 12/11/1968 à Rouen "
explique cela ...
"a connu un parcours scolaire sinueux (CAP, BEP, 1ère d'adaptation…) "

Je plains ses parents, ils ont dû bien en chier !

Écrit par : toto | 05 juin 2008

Les batailles les plus significatives sont à venir. Dans cette perspective, je ne crois pas que Darcos ait pris un "virage pédago", comme croient certains. Il navigue à vue, comme nous tous.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 juin 2008

Non seulement il navigue à vue, mais son pouvoir, même symbolique est extrêmement limité.
Le pouvoir signifie, pouvoir de vie et de mort. De quel pouvoir dispose un ministre de l'éducation? Voire même le président de la République lui-même?
Bien moindre que celui de parents d'élèves par exemple.
Un père ou une mère d'élève peut pour une péccadille vous détruire.

En début de semaine dans un lycée prestigieux de la Marne une caballe menée par des parents d'élèves Abi-bac a poussé le professeur agrégé d'allemand à se donner la mort.

Qui contrôle, qui a la mainmise véritable sur l'essentiel de ce qui se trame dans la relation pédagogique? Qui est en mesure aujourd'hui, après 30-40 années de détextualisation de la relation des sujets à l'obligation scolaire de la remettre en bon ordre, de la re-symboliser, de la ré-instituer?

Le ministre de l'Education nationale?

JP Brighelli a parfaitement raison: les batailles les plus significatives pour reconstruire l'ordre généalogique sont à venir , mais, seulement, une fois que notre humanité se sera rendue compte en totalité de l'ampleur du désastre. Pour l'heure ce sont des Bégaudeau, des Grandserre, des Meirieu qui décrochent les palmes!

Écrit par : buntovchik | 05 juin 2008

En vous lisant, Robin, je repense à l'article de Finkielkraut.
Vous en avez l'étoffe avec un bon poil de condescendance en moins. (Amicalement).

"On jugera le film de Laurent Cantet lors de sa sortie en salles. Peut-être sera-t-on intéressé, voire captivé par cette chronique d'une année scolaire dans une classe de quatrième à travers les tensions, les drames, les problèmes et les imprévus du cours de français. Mais s'il est vrai qu'après s'être vainement employé à corriger la syntaxe défaillante d'adolescentes qui se plaignaient d'avoir été "insultées de pétasses", l'enseignant finit par utiliser certaines tournures du langage des élèves, "plus efficace que le sien", alors on n'aura aucun motif de se réjouir.

Car la civilisation ne demande pas à la langue d'être efficace, d'être directe, de permettre à chacun de dire sans détour ce qu'il a sur le coeur ou dans les tripes, à l'instar de ce magistrat qui a conclu son réquisitoire contre un accusé terrifiant par ces mots : "A gerber !" La civilisation réclame le scrupule, la précision, la nuance et la courtoisie. C'est très exactement la raison pour laquelle l'apprentissage de la langue en passait, jusqu'à une date récente, par les grands textes.

Naguère aussi, on respirait dans les oeuvres littéraires ou cinématographiques un autre air que l'air du temps. Sean Penn, le président du jury, a remis les pendules à l'heure en déclarant, dès la cérémonie d'ouverture du Festival et sous les applaudissements d'une presse enthousiaste, que seuls retiendraient son attention les films réalisés par des cinéastes engagés, conscients du monde qui les entoure. Sarabande, Fanny et Alexandre, E la nave va, In the Mood for Love, s'abstenir. Un conte de Noël, ce n'était pas la peine. Le monde intérieur, l'exploration de l'existence, les blessures de l'âme sont hors sujet. Comme si l'inféodation de la culture à l'action politique et aux urgences ou aux dogmes du jour n'avait pas été un des grands malheurs du XXe siècle, il incombe désormais aux créateurs de nous révéler que Bush est atroce, que la planète a trop chaud, que les discriminations sévissent toujours et que le métissage est l'avenir de l'homme.

L'art doit être contestataire, c'est-à-dire traduire en images ce qui est répété partout, à longueur de temps. Big Brother est mort, mais, portée par un désir de propagande décidément insatiable, l'idéologie règne et veille à ce que notre vie tout entière se déroule entre les murs du social. "

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/03/palme-d-or-pour-une-syntaxe-defunte-par-alain-finkielkraut_1053101_3232.html

Écrit par : Steppenwolf | 05 juin 2008

Je vous prie de bien vouloir excuser cette répétition, mais je redemande aux participants de ce blog : est-ce que ces chiffres sont vrais ?

Le Canard a des informateur partout, y compris au MEN. Je ne sais pas si les chiffres sont vrais, mais ça n'a rien d'invraisemblable et personnellement, cela ne me surprend guère.

Les Français ont voté pour le pouvoir d'achat ils ont Margaret Thatcher. Il faut bien se l'enfoncer dans la tête.

...Mais la situation n'est pas tout à fait la même qu'en Grande-Bretagne dans les années 80 et on sent la colère qui monte et surtout qui "converge" (enfin, je veux dire les gens qui prennent le métro ou qui ont des attaches en Bretagne)...contre le gouvernement qui ne veux rien entendre et contre les technocrates de Bruxelles qui sont sourds comme de vieux pots, le Barroso en tête.

Et tant mieux si ça pète.

Je voulais dire aussi à sanseverina qu'étant dans la même situation qu'elle, sauf que je ne suis pas agrégé, mais certifié et titulaire d'une maîtrise d'enseignement, je comprends et je partage sa colère, même si je ne l'exprime pas de la même façon.

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Quelle est la situation et la colère de sanseverina?

Écrit par : ced | 05 juin 2008

Dans mon quotidien régional, j'ai remarqué ce matin dans les avis de décès un encadré où l'on peut peut lire que tous les membres de la communauté éducatived'un lycée rémois s'associent à la tristesse de la famille d'un professeur d'allemand en ces moments douloureux. Rien de plus.
Parcourant le blog,je crois comprendre qu'un rapprochement est possible et je ne peux m'empêcher de penser à ce prof d'EPS au collège de Montmirail. Mourir d'enseigner ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 juin 2008

Quelle est la situation et la colère de sanseverina?

Ecrit par : ced | 05 juin 2008

Je ne veux pas parler à sa place, mais je ne suis pas sûr qu'elle revienne sur ce blog.

Sanseverina a exprimé, avec ses mots à elle, la colère d'une professeur agrégée passionnée par sa matière, le français et par son travail et qui s'aperçoit qu'elle a été flouée par les gens en qui a elle avait placé à un moment donné sa confiance pour que ses conditions morales et matérielles d'exercice s'améliorent, qui avait cru aussi à la volonté du ministre de rétablir le travail et le respect à l'école et lutter contre les aberrations des pédagogistes (la primauté de la "pédagogie" sur les savoirs et les établissements "lieux de vie")

C'est en tout cas ce que j'ai cru comprendre et que je ressens moi-même.

Pour donner quelques détails plus précis des sujets de colère : les postes supprimés (voilà qu'on parle de 20 000 maintenant), l'impossibilité pour certains agrégés d'enseigner en lycée, l'annonce d'une revalorisation, mais seulement en début de carrière (c'est très bien pour les jeunes collègues, mais c'est très dur pour les autres qui ont perdu près de 20% de poouvoir d'achat en 20 ans, et j'en passe...

Jusqu'à cette aberrante déclaration d'un ministre qui ne sait pas faire une règle de trois et qui affirme qu'il y aurait en France un professeur pour 11, 8 élèves, alors qu'un autre, ancien porte-parole du gouvernement, affirme de son côté qu'un certifié gagne entre 5000 et 6000 euros par mois (!)

Il y a vraiment des coups de pied au c...qui se perdent.

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Cher Robin,

Je crois qu'il faut en effet être raisonnable : les Humanistes, les philosophes des Lumières n'ont toujours été qu'une minorité, et quand leurs idées sont devenues majoritaires, elles ont été souvent caricaturées ou détournées de leur but.

Si l'on se réfère, en toute modestie, à cet héritage, il faut s'attendre à en baver devant "la connerie à front de taureau", mais on peut aussi, me semble-t-il, obtenir de temps à autre un espace de liberté, une possibilité d'agir et de s'exprimer. C'est ce qui est en jeu dans les mois à venir. On ne convertira pas les libéraux-libertaires de la nécessité d'abandonner leur pédagogisme, mais on pourra au moins les empêcher de forcer tout le monde à faire comme eux.

Je ne sais pas si vous avez lu « Vie minuscules » de Pierre Michon, (1984) mais c'est un livre qui me donne beaucoup de confiance : on y voit un écrivain qui se perd dans l'alcool et les médicaments, et qui finit par comprendre qu'il n'y a pas d'avenir dans les délires « pesamment avant-gardistes » qu'il poursuit. Il fait retour sur sa famille, ses études, et sur la belle langue. C'est un livre qui est tout sauf élitiste, qui n'idéalise pas l'école d'autrefois ni les paysans de la Creuse, mais qui dit bien que la belle langue est le trésor commun, et que l'école se doit de la transmettre pour le futur. Je l'ai même étudié avec mes Premières.

Écrit par : sanjuro | 05 juin 2008

L'antipédagogisme de gauche ne serait-il qu'un corporatisme ?
La longue lamentation de Robin devient pitoyable,mérieutesque.
Le défaitisme en pleine bagarre,tout ça pour ça !

Écrit par : maman bobo | 05 juin 2008

Je ne pense pas personnelement qu'on est allé "trop loin dans les réformes" comme le dit Grandserre. Je pense qu'on a pris le mauvais chemin.

Et je pense que Grandserre est pret à le comprendre.
Donc arrêtons de nous bagarrer, et prenons, tous, en compte la souffrance de nos enfants à l'école.

Moi, je vois que les "vieilles méthodes" sont parfois plus rassurantes, moins cassantes que les nouvelles pur nos petits hommes.

Écrit par : isa | 05 juin 2008

"Et si nous avions cru un peu vite qu'il suffisait de la présence de X. Darcos pour "mettre fin à 30 ans de pédagogisme"? Alors battons-nous!".

Ecrit par Manu, le 5 juin 2008.

Je crois que vous mettez le doigt sur quelque chose de très important, là.
Même s'il le voulait vraiment, Darcos serait impuissant pour faire cette "révolution" à lui seul. "Ministre" n'est pas un mot magique. Ca désigne juste la condition d'un individu qui reçoit tellement de courriers qu'il ne peut pas en prendre connaissance, qui se voit entouré de directeurs de cabinet et de collaborateurs qui sont toujours en place quelque soit le gouvernement, et dont le principal souci est "pas de vagues", et qui ne peut pas vérifier, au bout du compte, que ses propres directives soient bien mises en application sur le terrain. Elles sont effectivement tributaires du bon vouloir du recteur, de l'inspecteur du chef d'établissement. Or, chacun, à son niveau, a pour souci essentiel de soigner ses statistiques et de "ne pas faire de vagues", encore. Et j'en reviens toujours, quitte à froisser certaines susceptibilités, au bout du bout à l'enseignant lui-même, qui a intégré le principe "pas de vagues", qui s'autocensure à longueur d'année, qui s'aplatit lamentablement devant les petits chefs qui, eux, sont vraiment "au centre du système", et qui remonte de lui-même ses notes pour acheter sa tranquillité. Tant que ce n'est pas l'enseignant lui-même qui ose dire "non, cette fois je ne cautionne plus", dans chaque académie, dans chaque établissement, dans chaque conseil de classe, à chaque correction d'examen, tout ordre qui vient d'en haut est de toute façon destiné à rester lettre morte.
Le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé. A ce dernier de ne plus se laisser faire, et de refuser d'avaler les couleuvres.

Écrit par : Dabiel Arnaud | 05 juin 2008

"Donc arrêtons de nous bagarrer, et prenons, tous, en compte la souffrance de nos enfants à l'école."

Ecrit par : isa | 05 juin 2008

Pas mieux... Mais je crains que ce ne soit de plus en plus un "vieux pneu".

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2008

Je ne pense pas personnelement qu'on est allé "trop loin dans les réformes" comme le dit Grandserre. Je pense qu'on a pris le mauvais chemin.

Et je pense que Grandserre est pret à le comprendre.
Donc arrêtons de nous bagarrer, et prenons, tous, en compte la souffrance de nos enfants à l'école.

Moi, je vois que les "vieilles méthodes" sont parfois plus rassurantes, moins cassantes que les nouvelles pur nos petits hommes.

Ecrit par : isa | 05 juin 2008

C'est l'école de Meirieu-Grandserre-Bégaudeau qui plonge les enfants dans la souffrance en les laissant se dépatouiller avec la masse anarchique des connaissances. Seul un vrai cours, c'est-à-dire des explications données par le professeur clairement, méthodiquement, avec une progression raisonnable et des exercices d'application peut rassurer les élèves et les mettre dans des dispositions favorables d'écoute et de participation. Meirieu, c'est le Joueur de flûte de Hameln: ceux qui lui font confiance, élèves comme professeurs, sont perdus.

Écrit par : Jean | 05 juin 2008

"antipédagogiste de gauche
occis mort"

Pas sûr. Voyez Chevènement.
Bon. il est vrai qu'il n'est pas revenu entier, mais il l'a fait !

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

Tant que ce n'est pas l'enseignant lui-même qui ose dire "non, cette fois je ne cautionne plus", dans chaque académie, dans chaque établissement, dans chaque conseil de classe, à chaque correction d'examen, tout ordre qui vient d'en haut est de toute façon destiné à rester lettre morte.
Le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé. A ce dernier de ne plus se laisser faire, et de refuser d'avaler les couleuvres.
Ecrit par : Dabiel Arnaud | 05 juin 2008

Voilà.
Je disais pour ma part :
L’école d’aujourd’hui s’est faite aussi grâce ou à cause de tous ceux, de toutes celles qui ont, ne serait-ce qu’une fois, participé à cette mascarade.
Et s’il existe un incorruptible qui a traversé le dernier siècle sans prêter le flanc, qu’il se lève et se déclare.

Pour Robin :
J’ai entendu la redif (comme ils disent) du « débat » ce matin vers 4.30.
Je ne sais pas si tout y a été conservé, donc mon point de vue serait peut-être à corriger.
J’ai trouvé que l’atmosphère y était plutôt à l’attaque virile mais jamais aveugle.
JPB traite SG un peu de haut, SG joue au petit morveux insolent ; mais tout cela m’a paru plutôt bon enfant et plutôt fraternel.
SG n’a pas traité JPB de vychiste (pourquoi certains disent-ils cela plutôt que vichyste, ou vichiste ?) ni de fasciste, comme l’avait laissé croire Amélie, juste une petite vanne relative au prétendu « pétainisme » de JPB, qui a été effacée d’un sourire général, semble-t-il.

Donc, j’ai trouvé ce débat assez correct, JPB me semblant assez clairement orienté vers l’avenir, et moins soucieux de vouloir faire rendre gorge aux ennemis.
Je ne suis donc peut-être pas si neuneu de croire un peu qu’une évolution générale est possible.


Cantet

Écrit par : Cantet | 05 juin 2008

"Donc arrêtons de nous bagarrer, et prenons, tous, en compte la souffrance de nos enfants à l'école."

Naïveté stupide touchant au sublime ou cynisme triomphant ? Assumez l'intégralité de vos responsabilités.

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

"Et s’il existe un incorruptible qui a traversé le dernier siècle sans prêter le flanc, qu’il se lève et se déclare."

Et bien sûr, vous en êtes le seul juge ?

A ce compte là, l'immense majorité de nos parents sont des nazis.

La ficelle est vraiment grosse.

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

Pour bil6, qui (as usual) n'a pas dû tout lire . ange

"Moi, je vois que les "vieilles méthodes" sont parfois plus rassurantes, moins cassantes que les nouvelles pur nos petits hommes.
Ecrit par : isa | 05 juin 2008 "

Il en pense quoi, le ducon, de L&L/Boscher p/r à Ribambelle/Ratus . ange

Et il y a des malades pour faire la "pet" :pt1cable:

Je veux bien pardonner les repentants, les autres je vais les rééduquer vite fait, c'est pas un pédagogol qui va m'casser les yoks !

Écrit par : toto | 05 juin 2008

"Naïveté stupide touchant au sublime ou cynisme triomphant ? Assumez l'intégralité de vos responsabilités".


Stupido ci sarai tu, e cinico chi vede il cinismo negli altri.

Andate a farvi una psicanalisi nazionale!

Écrit par : isa | 05 juin 2008

SG n’a pas traité JPB de vychiste (pourquoi certains disent-ils cela plutôt que vichyste, ou vichiste ?) ni de fasciste, comme l’avait laissé croire Amélie, juste une petite vanne relative au prétendu « pétainisme » de JPB, qui a été effacée d’un sourire général, semble-t-il.


Vous êtes dur d'oreille ???

Une fois : "ça c'est fasciste !" en parlant de sa "conception archaïque de l'école"

Puis , un peu après " vichyste".

A ce moment-là du débat , rien de "bon enfant" .

Mais , peu importe .

Écrit par : Amélie | 05 juin 2008

Tant que ce n'est pas l'enseignant lui-même qui ose dire "non, cette fois je ne cautionne plus", dans chaque académie, dans chaque établissement, dans chaque conseil de classe, à chaque correction d'examen, tout ordre qui vient d'en haut est de toute façon destiné à rester lettre morte.
Le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé. A ce dernier de ne plus se laisser faire, et de refuser d'avaler les couleuvres.

Ecrit par : Dabiel Arnaud | 05 juin 2008

Total soutien .

Écrit par : Amélie | 05 juin 2008

En vous lisant, Robin, je repense à l'article de Finkielkraut.
Vous en avez l'étoffe avec un bon poil de condescendance en moins. (Amicalement). (sanjuro)

Vous me faites rougir ; mais condescendance ou pas, j'ai le sens de la hiérarchie et je sais qu'Alain Finkelkraut est un peu plus haut sur l'échelle de Jacob, quoi qu'un peu au-dessous des Trônes et des Archanges ! ^^^^^^^^

J'ai des défauts, mais peu d'envie ; j'aime admirer et me réjouir de la "gloire" des autres, à condition qu'elle soit méritée.

Je n'ai pas encore vu le film, mais j'ai ressenti la même impression en lisant le livre. A.F. a bien raison de faire la comparaison entre "Fanny et Alexandre" (Bergman) et "Entre les murs".

Tout ce qu'il dit sur la "courtoisie" et sur le langage civilisateur le situe dans le droit fil d'un Steiner.

Comme me l'avait gentiment rappelé à juste titre l'inspecteur général qui m'a fait passer le CAPES pratique (j'avais employé une expression un peu familière) : notre langage doit être le plus précis et le plus parfait possible. Nous devons du moins nous y efforcer. C'est un devoir vis-à-vis des élèves.

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

C'est un livre qui est tout sauf élitiste, qui n'idéalise pas l'école d'autrefois ni les paysans de la Creuse, mais qui dit bien que la belle langue est le trésor commun, et que l'école se doit de la transmettre pour le futur. Je l'ai même étudié avec mes Premières.

Ecrit par : sanjuro | 05 juin 2008

Votre message est bien réconfortant. Merci. je lirai le livre pour me consoler du pensum d'"Entre les murs".

Le suivant ("mamanbobo") est plus "roboratif".

On peut bien souffrir, mais on n'a pas le droit de le montrer...A moins qu'il y en ait que la vérité gêne. N'avons-nous pas été un peu (beaucoup trahis) oui, ou non ?

Le vieil ours restera désormais dans son antre avec son épine plantée dans le pied ; elle finira bien par tomber.

Voyez-vous mamanbobo, je suis un homme libre (je l'ai payé très cher) qui dit ce qu'il pense, au risque de se tromper, qui ne fait pas carrière, qui n'a peur de personne et qui n'a absolument, mais absolument aucun puissant à ménager.

...Et qui est assez vieux pour faire la différence entre Pergaud et Bégaudeau, Bergman et Cantet...Charles de Gaulle et Nicolas Sarkozy.

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Il n'y aura plus guère que les planqués de l'EN dans les CPGE et ceux du supérieur à qui on ne touche pas ...

Ecrit par : Sanseverina | 04 juin 2008

Décidément, chère collègue, vous êtes incorrigible.

Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2008

FG, ne caricaturez pas mes propos. Je m'explique.
Il y a des collègues qui sont en CPGE ou à la fac. Bien.
J'ai deux bons amis en CPGE et plusieurs dans diverses universités. Ce sont des gens qui, lorsque j'évoque les problèmes du secondaire et la situation des agrégés en collège contre leur gré et plus largement celles de tous les profs en collège, réagissent de manière sensée et sensible. Conscients d'être à l'abri de bien des problèmes, ils tiennent des propos que j'aimerais bien entendre parfois sur ce blog de la part des collègues "chanceux". (J'excepte bien sûr JPB qui sait reconnaître que certains ne rigolent pas tous les jours dans certains établissements.) En tout cas, ils ne vont pas dans le sens de ceux qui trouvent ici normal ( ou qui ne disent rien pour ne pas se mouiller) qui trouvent normal, donc, disé-je, que les agrégés restent en collège, forcés et contraints, qui trouvent normal que de nouvelles mesures excluent les profs en postes, que de nouveaux statuts à diplôme égal soient mis sur pied etc...Vous avez suivi les débats, vous savez parfaitement de quoi je parle. Une fois planqués, il y a quand même un paquet de collègues qui ne défendent plus ceux qui sont dans une situation où ils étaient quelques années auparavant et qui vont même jusqu'à leur nuire sans état d'âme. Ce que je n'arrive pas à avaler.
C'est tout. Se faire taper dessus par les gens qu'on croyait de son côté est un peu fort!
Par ailleurs, Robin a fort bien résumé dans son dernier post les raisons de ma colère et je souscris à l'ensemble de ce qu'il a dit.
C'est bien plus des principes que je défends, FG, que ma situation professionnelle personnelle. Et quand bien même, cette situation s'arrangerait ( ce dont je doute, vu les mesures de suppression en cours), je n'en continuerais pas moins à faire ce qui est en mon pouvoir pour tenter de faire respecter certaines règles et certains principes et je n'en continuerais pas moins à les dire et à les redire.
Non, Robin, je ne suis pas encore "out"! Démoralisée, écoeurée, déçue de certains, oui, mais encore là... dans l'attente des luttes à venir qui se préparent. JPB a raison; je confirme: il y a toutes sortes de choses qui se préparent.

Écrit par : Sanseverina | 05 juin 2008

Le jus pédagol du jour s'insurge (à juste titre !) de l'exploitation éhontée des bêtisiers bidons du bac *.

Evidemment, il en profite pour nier en bloc toute baisse de niveau des élèves : "C'est bien la méfiance, le dédain envers les compétences des jeunes et la capacité du système éducatif à les élever qui fondent ces clichés **. On y retrouve aussi la méfiance envers les technologies modernes."

Rien de moins.

Voici un exemple pas bidon, pas méfiant ni dédaigneux, et très tendance nouvelle technologie :

http://d.krauss.free.fr/editos/bb_2007.html

Après un moment de flottement, la harangue pédagole repart à toute vibure.


* que le bac soit bidon signifie évidemment autre chose que je ne discuterai pas ici.

** les "élever" dans quel sens ?

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

Les modalités d'application de l'entretien individuel d'évaluation pour de nombreux personnels du Moloch sont parues dans le dernier BO.

On ne peut s'empêcher de transposer la longue liste des "critères d'appréciation de la valeur professionnelle des agents" à ce qui se fera un peu plus tard pour les enseignants.

On songe à quelques spécificités dont la "capacité à appliquer les préceptes du constructivisme" ou "à encaisser une diatribe de Granserf sans broncher" sur une échelle graduée de 0 à 7.

http://www.education.gouv.fr/bo/2008/23/MENH0807983A.htm

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

"Eh bien, il y en a qui ont le moral dans les chaussettes... Pas moi. Je crois même que tout se met en place pour qu'il y ait très bientôt un grand débat national - l'autre nom de l'émeute."

Des grands débats nationaux sur l'éducation, on en a déjà eu suffisamment. Une vraie émeute, par contre, franchement, y en aurait besoin. Je veux bien en être.

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

" Me tournant vers Ming, j'ai dit qu'Autrichienne c'était assez connu en fait, mais que bon c'était vraiment un petit pays, qu'on s'en fichait un peu des Autrichiens.Tu connais quand même le pays qui s'appelle l'Autriche, Ming ?

- Non.

- Bon ben franchement c'est pas la peine de s'esquinter le cerveau là-dessus, parce qu'en gros c'est un pays qui n'a aucune importance dans le monde, et pas même en Europe. Est-ce que quelqu'un connaît un Autrichien célèbre ?

Aucun doigt levé, c'était plié.

- Voilà, j'vous le disais. Si une bombe rayait l'Autriche de la carte, personne s'en rendrait compte."

(François Bégaudezau, "Entre les murs", Folio/Gallimard, page 187)

Sigmund Freud, Robert Musil, Wolfgang A. Mozart, Stefan Zweig, Fritz Lang, Gustav Klimt, Johann Strauss, Anton Bruckner...

Pauvre c...

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

François Bégaudezau, "Entre les murs", Folio/Gallimard, page 187)

Rayer le z de ce zèbre !

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Bercy a chargé la barque, ça c'est sûr...
et il n'y a pas que les 20000 postes...
Il y a le décret à venir sur les 108 heures annualisées dans le primaire. Nous allons avoir des réunions ou de la "formation" le mercredi, des réunions le samedi, des heures de soutien le midi... en attendant de travailler pendant les vacances scolaires... S'il me reste un peu de temps, je pourrai bosser pour mes CP, ou bien m'acheter une corde pour me pendre...

Écrit par : dellafra | 05 juin 2008

Courage Sanseverina, je partage totalement votre inquiétude et je comprends tout à fait votre colère. Moi qui ai eu l'agrégation par la "petite porte"et qui suis titulaire d'une simple maîtrise, j'ai bien peur d'avoir à vivre la même chose que vous.

En ce moment, j'essaie de minimiser les risques pour mon stage en situation car je suis TZR du département au nord du mien et je ne veux pas passer ma vie sur les routes ou dans les ZEP les plus terribles.

Peu d'infos me sont données sur ce stage et je me demande bien à quelle sauce je vais être mangée. Le rectorat ne me garantit rien du tout, ils me disent qu'ils vont essayer de me mettre à temps plein dans un lycée mais que je peux aussi bien être à cheval sur deux collèges.

Je ne sais toujours pas si je vais avoir un tuteur pédagogique ou pas, si je vais devoir me farcir tout un tas de formations bidon ou pas... Bref, c'est le grand flou artistique et j'imagine qu'il va être maintenu jusqu'au bout.

Quant à l'ambiance dans mon collège en ce moment, elle n'est pas optimale. Pour beaucoup, les conseils sont passés et les élèves se croient déjà en vacances. J'ai beaucoup de mal avec une quatrième en ce moment qui se refuse à tout effort sous prétexte que les conseils sont passés. Par ailleurs, je commence à me prendre des petites piques de mes collègues: "l'agrégée, intello de service etc".

Avant de partir, je veux saluer Isa (ciao, buon giorno) et malgré mon "pauvre" niveau d'italien, j'aime beaucoup cette langue: mi piace molto questa lingua!
A bientôt.

Écrit par : maria | 05 juin 2008

" Me tournant vers Ming, j'ai dit qu'Autrichienne c'était assez connu en fait, mais que bon c'était vraiment un petit pays, qu'on s'en fichait un peu des Autrichiens.Tu connais quand même le pays qui s'appelle l'Autriche, Ming ?
- Non.
- Bon ben franchement c'est pas la peine de s'esquinter le cerveau là-dessus, parce qu'en gros c'est un pays qui n'a aucune importance dans le monde, et pas même en Europe. Est-ce que quelqu'un connaît un Autrichien célèbre ?
Aucun doigt levé, c'était plié.
- Voilà, j'vous le disais. Si une bombe rayait l'Autriche de la carte, personne s'en rendrait compte."
(François Bégaudeau, "Entre les murs", Folio/Gallimard, page 187)

Mais c'est affreux ! 70 ans après l'Anschluss, ça va rappeler des souvenirs à certains ! "Si une bombe rayait l'Autriche de la carte, personne s'en rendrait compte" Ils doivent être contents, les Autrichiens qui lisent ça !

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Voilà, j'vous le disais. Si une bombe rayait l'Autriche de la carte, personne s'en rendrait compte."

(François Bégaudezau, "Entre les murs", Folio/Gallimard, page 187)

Sigmund Freud, Robert Musil, Wolfgang A. Mozart, Stefan Zweig, Fritz Lang, Gustav Klimt, Johann Strauss, Anton Bruckner...

Pauvre c...

Ecrit par : Robin | 05 juin 2008

Je me permets d'insister, parce que c'est grave. Je viens de comprendre. C'est à cause d'Adolf que "l'Autriche mériterait d'être rayée de la carte".

Tous les autres, qui ont subi Adolf, qui se sont opposés à Adolf ne comptent pas. Rayés, eux aussi. Inutile d'en parler aux élèves. Pourraient pas comprendre. Sont pas capables de comprendre. Pour Bégaudeau Autriche = Hitler. Circulez y'a rien d'autre à voir.

Ni Zweig, suicidé à Persépolis (Brésil) en 42, ni Freud, exilé à Londres, toute sa famille déportée dans les camps, ni Mozart dont la musique est une protestation intégrale contre la barbarie, y compris dixit Steiner l'air de La reine de la Nuit. Pouvait pas le leur dire aux élèves ? Trop c... pour comprendre ?

Qu'est ce qu'ils lui ont fait les Autrichiens à Bégaudeau. Ses grands-parents ? Sans doute que même pas.

Anecdote personnelle (ça me tient à coeur). Mon grand-père maternel exilé en France de sa Russie blanche natale en 1905 après le pogrom de Kichinev avait un buste de Léon Tolstoï sur son bureau.

Pourquoi ? Parce que Léon Tolstoï fut un des seuls intellectuels russes, avec Maxim Gorki à protester contre les pogroms. Personne ne l'a entendu dire qu'il fallait rayer la "Russie de la carte" et pourtant, il en avait, lui, des motifs réels de ressentiment.

Il faut vraiment que nous soyions tombés bien bas pour récompenser une pareille nullité d'un prix "Télérama France Culture" et son adaptation cinématographique par une palme d'or. C'est encore pire que ce que je pensais, une véritable insulte contre l'esprit.

Bégaudeau ? En prison pour médiocrité !

Écrit par : Robin | 05 juin 2008

Pis il est franchement tru-truffe, le François, parce qu'avec un gouverneur de Californie qu'a défouraillé sa vie entière, celui qui touche à l'Autriche va vite s'en rendre compte...

Écrit par : Steppenwolf | 05 juin 2008

X.D. vient de publier sur le site du ministère la mise en place des séances de remise à niveau, pendant les vacances, pour les lycéens (plan "réussite scolaire" sur 200 lycées dès ces vacances).

Écrit par : ced | 05 juin 2008

Pour en revenir à Grandserre, un petit extrait :

"Il y a l'envie de lire chez tous les enfants... [...] il faut apprendre à lire même à ceux qui n'ont pas envie de lire" et enfin à propos de la syllabique : "l'intérêt c'est que l'enfant ne lit que ce qu'il sait lire" !!! (Rachel Boutonnet )
Comme dirait M. Le Bris (France 2 le 6/9/2006) : "C'est cette école qui a fait de nous des intellectuels ". Tu l'as dit, bouffi !

C'est en tout cas de cette façon que de prétendus militants de gauche (Boutonnet, Le Bris, Brighelli) ont reçu le soutien de l'extrême droite (logique puisque seul le programme du FN prévoyait le retour de la syllabique - voir aussi le site de B. Mégret).

Bien sûr, nous pourrions nous contenter de sourire si dans le même temps tout allait bien dans l'Éducation Nationale. Or, il reste d’évidents progrès à réaliser, notamment en développant des pratiques innovantes, adaptées, mais rendues responsables de tous les maux... sans qu'elles aient jamais été réellement mises en place !

Et dans un pays qui connaît une dégradation sans précédent (chômage, RMI, racisme, communautarisme, logement, précarité, violences...) qui voudra faire croire que tout va bien sauf l'école dont on sabote encore ces temps-ci les moyens d'action ?

Rappelons que s'il reste des imperfections de taille, il n'y a jamais eu aussi peu d'illettrés, jamais aussi peu de jeunes sans qualifications ou diplômes, jamais aussi peu d'échec scolaire, jamais autant de bacheliers.

Que de nouvelles exigences aient dépassé nos résultats - pourtant en hausse - est une évidence que l'on aimerait voir médiatisée davantage que ces nostalgiques délirants qui, en plus d'hurler avec les loups, font le choix de les caresser dans le sens du poil, inconscients de la gravité des morsures que la crise sociale et morale ne fera qu'infecter.

A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux. "

Octobre 2006
Sylvain Grandserre

Fasciste et vichyste seraient plutôt des termes amicaux, quand on voit la violence et la grossièreté de tels propos.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 juin 2008

"A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux."

Il est fou, lui ?

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

"Il est fou, lui ?"

Vous débarquez de Sirius ou quoi ?

Le "texte" redonné par AM Valette date d'octobre 2006 ; il se trouve sur le site de Charmeux

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

Fasciste et vichyste seraient plutôt des termes amicaux, quand on voit la violence et la grossièreté de tels propos.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 juin 2008

????
à part "pitbulls enragés", où est la violence? et la grossièreté?
Juste une opposition qui s'exprime de manière sans doute déplaisante pour ceux qui se sentent concernés.
Mais il me semble que vous extrapolez.

Soeur sourire

Écrit par : soeur sourire | 05 juin 2008

"A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux."

Il est fou, lui ?
Ecrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Vous débarquez de Sirius ou quoi ?
Le "texte" redonné par AM Valette date d'octobre 2006 ; il se trouve sur le site de Charmeux
Ecrit par : dugong | 05 juin 2008

Dugong, la réponse à ma question va de soi, et venir de Sirius est un titre tout à fait honorable : c'est létoile d'où est originaire le bel et grand Micromégas, mon maître vénéré.

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

J'ai retrouvé deux posts daté du 30 avril (dans primaire encore) où certain(e)s avaient déjà fait la bonne analyse :

"On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008
Exact, je le crains ! Je suis prête à parier cent mille euros contre un paquet de cacahuètes que c'est ce qui va se passer : ne pouvant céder sur les suppressions de postes -- puisque c'est Bercy qui décide --, le ministre lâchera du lest sur les programmes du secondaire et la réforme du lycée, transformé en TPE géant où, sous couvert d'autonomie des élèves, d'appropriation des savoirs et de préparation à l'Université, règneront le big bazar et le grand n'importe quoi.
Quant aux heures supplémentaires, il ne sera pas difficile d'en prendre beaucoup quand on n'aura plus de vrais cours à préparer ni de vraies copies à corriger. Nous allons vers la mort définitive du lycée, si nous n'y prenons pas garde.
Ecrit par : FGuichard | 30 avril 2008"

à FGuichard : Vous reste-t-il des cacahuètes ?

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

Quant à l'ambiance dans mon collège en ce moment, elle n'est pas optimale. Pour beaucoup, les conseils sont passés et les élèves se croient déjà en vacances. J'ai beaucoup de mal avec une quatrième en ce moment qui se refuse à tout effort sous prétexte que les conseils sont passés. Par ailleurs, je commence à me prendre des petites piques de mes collègues: "l'agrégée, intello de service etc". ( Maria)

Merci bien à vous, Maria, pour votre petit mot.
Je suis strictement dans la même situation que vous au collège. C'est agréable, n'est-ce pas? Surtout quand ça dure depuis des années... Et que de bonnes âmes vous disent ici qu'il n'y a pas de raison que cela s'arrête! Et que ce serait même folie que de songer à en sortir!
Les 4èmes dont j'ai écopé sont aussi disjonctés que les vôtres et ce fut épique ce matin!
Et ils m'ont assuré que chez moi, c'était calme proportionnellement aux autres cours.
Sinon, pour les remarques subtiles des collègues, je viens d'avoir il y a peu, en ouvrant mon casier d'où tombait mon bulletin de salaire mal posé au milieu des specimen, une remarque douce d'un collègue de techno: " Tu ferais mieux de ramasser ça, si tu veux pas avoir des ennuis." Et oui, le doux quotidien d'une agrégée seule dans son collège!
Et après d'aucuns se demandent pourquoi de temps à autre je chante pouille...

Écrit par : Sanseverina | 05 juin 2008

Robin, je viens de lire vos citations de Bégaudeau, en particulier cellle qui concerne l'Autriche. Je n'avais a priori guère d'estime pour le personnage, mais là, ça dépasse tout ce que je pouvais imaginer. Et ce type est agrégé de lettres?!
Il n'y a pas que les élèves dont le niveau baisse! Vous avez raison, le fait que ce livre ait été primé montre à quel degré de médiocrité sont descendues les soi-disant élites culturelles qui l'ont attribué.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 juin 2008

"à part "pitbulls enragés", où est la violence? et la grossièreté?"


"il n'y a jamais eu aussi peu d'illettrés, jamais aussi peu de jeunes sans qualifications ou diplômes, jamais aussi peu d'échec scolaire, jamais autant de bacheliers. "


D'autres exemples ? ange

Écrit par : toto | 05 juin 2008

"Exact, je le crains ! Je suis prête à parier cent mille euros contre un paquet de cacahuètes que c'est ce qui va se passer :"

Peut-être, mais à quoi ça sert d'avoir des nélèves complètement hs en fac ?

Écrit par : toto | 05 juin 2008

Même commentaire que Sanseverina et Maria: non seulement je n'ai jamais demandé à enseigner en collège, mais en plus on me reproche d'y être. La seule consolation vient de quelques élèves qui ont résisté, je ne sais trop comment, à toutes les offensives pédagogo (opération "Garonne propre", "petit déjeuner bio" ...) et autres billevesées des collègues à l'échine souple et la tête légère. Nous sommes entourés de Shadoks, qui se contentent "de ramasser des trucs et des machins".

Écrit par : françois duhem | 05 juin 2008

Quant à l'ambiance dans mon collège en ce moment, elle n'est pas optimale. Pour beaucoup, les conseils sont passés et les élèves se croient déjà en vacances. J'ai beaucoup de mal avec une quatrième en ce moment qui se refuse à tout effort sous prétexte que les conseils sont passés. Par ailleurs, je commence à me prendre des petites piques de mes collègues: "l'agrégée, intello de service etc". ( Maria)

C'est ça qu'il y a de bien en primaire, surtout dans les petites classes ; en CM2, ils commencent à se rendre compte que si la maîtresse a demandé des grandes enveloppes timbrées, 487 photos d'identité, une demi-douzaine de fiches familiales d'état-civil, 18 timbres à 0,22 € et un raton-laveur, c'est que les dossiers pour le passage en 6° sont en cours.

Mais dans les petites classes, pour peu que la météo ait de plus la gentillesse d'évoquer plutôt le début du printemps que sa fin, on est peinards !

J'ai beau seriner à mes CP que je ne les trouve pas très performants pour des élèves qui n'ont plus qu'un mois de classe devant eux avant de devenir des CE1, ils me regardent, des tracteurs dans le regard, comme si je leur parlais de ce qu'ils comptaient faire au cours du XXII° siècle !

Écrit par : catmano | 05 juin 2008

Tiens, une devise Shadok qui me paraît de circonstance:

« Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir. Autrement dit : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. »

Écrit par : françois duhem | 05 juin 2008

« Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir. Autrement dit : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. »

C'est pas la devise du Ministère de l'Educ. Nat., ça ?

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Et la devise de l'iufm « C'est en forgeant que l'on devient musicien. »

Écrit par : françois duhem | 05 juin 2008

Maria, Sanseverina et françois duhem,

Je comprends complètement votre situation en collège. C'était le sens de mon commentaire (sur ce fil ou sur le précédent) au sujet de "l'intellectuel" en salle des profs. Non, "intellectuel" chez les profs, ça ne pardonne pas. A propos, si vous en avez marre du collège, vous pouvez toujours tenter votre chance en LP. Il y a des avantages : l'année se termine, de fait, avec les vacances d'avril, et, au moins, on n'y traîne pas les 4e jusqu'à fin juin.
Idéal pour suivre Roland-Garros et l'Euro!

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 juin 2008

"C'est pas la devise du Ministère de l'Educ. Nat., ça ?"

Je propose plutôt le syllogisme suivant :

1- Il faut enrichir expérience de chacun
2- Il faut diversifier ses ratages pour enrichir son expérience
3- Il faut que chacun puisse rater ses expériences le mieux possible

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

Robin, je viens de lire vos citations de Bégaudeau, en particulier cellle qui concerne l'Autriche. Je n'avais a priori guère d'estime pour le personnage, mais là, ça dépasse tout ce que je pouvais imaginer. Et ce type est agrégé de lettres?!

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 juin 2008

A ma connaissance, Bégaudeau n'est pas agrégé. Qui vous a raconté ça?

Écrit par : Jean | 05 juin 2008

"A ma connaissance, Bégaudeau n'est pas agrégé. Qui vous a raconté ça?"

Et si, Jean !

Il faut arrêter de croire que l'agrégation immunise contre la bêtise. Voyez Bégaudeau, Charmeux et bien d'autres.

C'est une bêtise particulière, toute en mots.

Écrit par : dugong | 05 juin 2008

"des moyens des moyens" et "à bas le pédagogisme"
"sont des mots qui vont pas bien ensemble,pas bien ensemble.
Choisis ton camp,camarade !
Ecrit par : purée de gauche | 05 juin 2008

antipédagogiste de gauche
occis mort
Ecrit par : mal à droite | 05 juin 2008

Argumente, gros con.

Écrit par : Pli | 05 juin 2008

"Les hussards bleus" de Sylvain Grandserre.

http://ecolesdifferentes.free.fr/LESHUSSARDSBLEUS.htm

Catmano, les petits élèves de ma fille en CP de ZEP savent tous lire et écrire, sauf 2. Ils sont cependant très difficiles à tenir : l'un deux, Angolais dont la mère a été assassinée devant lui avec sa petite soeur, lui pourrit la vie, bien qu'étant très intelligent et lisant très bien.
Elle finit l'année épuisée, 2 seulement sur 21 ont "le profil idéal".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 juin 2008

A ma connaissance, Bégaudeau n'est pas agrégé. Qui vous a raconté ça?

Ecrit par : Jean | 05 juin 2008

Non seulement il est agrégé, mais sans aucun état d'âme apparent il s'est échappé d'entre les murs de la prison scolaire. Preuve, s'il en fallait une, de son attachement sincère, obstiné et durable à la cause qu'il prétend défendre.

Écrit par : buntovchik | 05 juin 2008

"Quant à l'ambiance dans mon collège en ce moment, elle n'est pas optimale. Pour beaucoup, les conseils sont passés et les élèves se croient déjà en vacances. J'ai beaucoup de mal avec une quatrième en ce moment qui se refuse à tout effort sous prétexte que les conseils sont passés. Par ailleurs, je commence à me prendre des petites piques de mes collègues: "l'agrégée, intello de service etc". ( Maria)

Merci bien à vous, Maria, pour votre petit mot.
Je suis strictement dans la même situation que vous au collège. C'est agréable, n'est-ce pas? Surtout quand ça dure depuis des années... Et que de bonnes âmes vous disent ici qu'il n'y a pas de raison que cela s'arrête! Et que ce serait même folie que de songer à en sortir!
Les 4èmes dont j'ai écopé sont aussi disjonctés que les vôtres et ce fut épique ce matin!
Et ils m'ont assuré que chez moi, c'était calme proportionnellement aux autres cours.
Sinon, pour les remarques subtiles des collègues, je viens d'avoir il y a peu, en ouvrant mon casier d'où tombait mon bulletin de salaire mal posé au milieu des specimen, une remarque douce d'un collègue de techno: " Tu ferais mieux de ramasser ça, si tu veux pas avoir des ennuis." Et oui, le doux quotidien d'une agrégée seule dans son collège!
Et après d'aucuns se demandent pourquoi de temps à autre je chante pouille...

Ecrit par : Sanseverina | 05 juin 2008"

J'allucine!!!
" Tu ferais mieux de ramasser ça, si tu veux pas avoir des ennuis."

Quel c...

Sanseverina? ton IA-IPR ne peut-il pas intervenir pour que tes connaissances disciplinaires soient mieux exploitées (affectation en lycée) ?

Écrit par : ced | 05 juin 2008

Il y a des agrégés externes qui sont de véritables pourritures (j'en connais plus d'un).

Par contre, j'ai eu personnellement de mauvaises relations avec de récents agrégés internes, et ceux que je connais sont très perfomants en... didactique. Je sais que c'est un débat qu'on a déjà eu, mais Bégaudeau a toutes les qualités requises pour être agrégé interne (je sais qu'il y en a ici qui sont anti-pédagos et ont pourtant eu l'interne, mais ce n'est pas le cas le plus répandu), voire pour être agrégé sur liste d'aptitude (comme Meirieu).

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

J'ai lu dans métro, en conclusion d'un petit article, que vous considériez que ce qui compte pour un professeur, c'est de connaitre à fond sa matière, pas d'étudier les manuels des pédagogues.
Comme si un bon footballeur pouvait faire un bon entraineur!

Écrit par : Thierry | 05 juin 2008

"Sanseverina? ton IA-IPR ne peut-il pas intervenir pour que tes connaissances disciplinaires soient mieux exploitées (affectation en lycée) ?"

La réponse est d'ores et déjà non : si elle n'a pas les points, aucun inspecteur ne peut lui donner un poste.

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Pour faire 'suer' frakkk

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#page=search;vid=6444641

Écrit par : toto | 05 juin 2008

"J'ai lu dans métro, en conclusion d'un petit article, que vous considériez que ce qui compte pour un professeur, c'est de connaitre à fond sa matière, pas d'étudier les manuels des pédagogues.
Comme si un bon footballeur pouvait faire un bon entraineur!"

Vous en connaissez beaucoup, des entraîneurs qui ont étudié la didactique du foot, la pédagogie différenciée et les livres de Meirieu ?

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

"Je comprends complètement votre situation en collège. C'était le sens de mon commentaire (sur ce fil ou sur le précédent) au sujet de "l'intellectuel" en salle des profs. Non, "intellectuel" chez les profs, ça ne pardonne pas."

Je confirme, malheureusement !

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Thierry, vous dites:

"Comme si un bon footballeur pouvait faire un bon entraineur!"

Donc vous voulez dire qu'un bon footballeur _ne peut pas_ être un bon entraîneur. Pour vous il est bien entendu que la condition sine qua non pour être un bon entraîneur est d'être le footballeur le plus merdique qui soit.

Je ne sais pas quel est votre métier, Thierry, mais dans le nôtre, il est absolument vital de bien connaître sa matière, d'en savoir le plus possible. C'est pourquoi beaucoup d'entre nous continuons à nous instruire tout au long de notre carrière. Ce n'est pas une condition suffisante pour bien enseigner, mais elle est nécessaire.

Quant aux livres des "pédagogues", en avez-vous déjà ouvert
un ?

Écrit par : françois duhem | 05 juin 2008

Comme si un bon footballeur pouvait faire un bon entraineur!"

Ecrit par : Thierry | 05 juin 2008

Un médiocre professeur d'anglais peut faire un excellent entraîneur de foot!
Un professeur agrégé de lettres modernes de 180cm et de 90 kg peut faire un excellent troisième ligne au rugby!

Écrit par : buntovchik | 05 juin 2008

J'espère une réforme là dessus:

""Sanseverina? ton IA-IPR ne peut-il pas intervenir pour que tes connaissances disciplinaires soient mieux exploitées (affectation en lycée) ?"

La réponse est d'ores et déjà non : si elle n'a pas les points, aucun inspecteur ne peut lui donner un poste.

Ecrit par : Jeremy | 05 juin 2008 "

C'est quand même honteux!!
A l'heure actuelle, c'est la capacité du prof à avoir des gosses ou à être marié ou PACSE qui lui donne un "certain crédit" pour avoir les conditions de travail qu'il souhaite!! C'est pas normal!!

Les concours occupent un faible poids dans les barèmes pour les mut's! c'est une honte!!
Notre président souhaite valoriser "le mérite des enseignants": en voila un bon exemple ! pour valoriser les enseignants qui ont décrochés l'agrégation (très sélective et de très haut niveau disciplinaire (pour l'externe)), il doit les affecter obligatoirement en lycée (une dérogation, exclusivement sur demande du professeur peut être accordée soit par désir profond d'enseigner en collège, soit par convenance géographique).
Dans son projet d'établir un lien plus marqué entre le lycée et l'université, une bonne proposition serait d'y faire participer en premier lieu les agrégés: ces derniers pourraient avoir un service partagé [...] ou animer ces fameux "modules" de préparation à l'enseignement supérieur.
Après, une fois que les agrégés sont casés, on place les lauréats du CAPES. Cela me semble tout à fait cohérent avec l'esprit des concours actuels!
En passant un CAPES, le futur enseignant sait qu'il peut enseigner en collège et en lycée; par contre, ce n'est pas le cas pour l'agreg: ce concours permet d'enseigner en lycée, en classes post-bac (BTS, CPGE, IUT...) et à titre exceptionnel en collège (voir site du ministère). Notre président a dit récemment qu'il voulait rompre avec la politique du "plus plus plus plus" (il n'a pas forcemment tord), tout a assumant la volonté de faire du "mieux mieux mieux mieux"!!! cela passe donc, pour moi, par une meilleure gestion de ses ressources humaines: on demande plus de connaissances aux agrégés lors de leur recrutement par concours, il est alors normal, qu'une fois recrutés, ils soient affectés dans le type d'établissement qui demande des connaissances plus pointus dans des domaines précis!!
Enfin, si une réforme doit être mise en place, il faut donner plus de pouvoir aux proviseurs pour les recrutements (comme les postes dans les lycées militaires ou autres...) et aux IA-IPR! je crois sincèrement en leur rôle! les notations des enseignants et l'avis des inspecteurs qui peuvent, eux seuls, évaluer par comparaison (à l'échelle académique) un professeur et son efficacité pour un type d'élève et d'établissement donné (ZEP, grand luxe, étab. populaire...) devraient, à mes yeux, être pris en compte!
A plus

Écrit par : Ced | 05 juin 2008

D'autres exemples ? ange

Ecrit par : toto | 05 juin 2008

pô dchanz, idftt
Kant et

Écrit par : cantet | 05 juin 2008

Deux qui ne pourront nier la chute du niveau :

Deux lycéens passent à travers un toit et atterrissent dans une classe
AFP 05.06.08 | 19h57
Deux lycéens de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont chuté jeudi dans une salle de classe, en plein cours, en passant à travers un toit en plexiglas qui a cédé sous leur poids, sans être sérieusement blessés, a-t-on appris de source policière.
"Les deux garçons ont dû monter sur le toit en escaladant un arbre ou une gouttière, et sont tombés lorsqu'ils se sont assis l'un sur l'autre au-dessus d'un sky-dome, une sorte de toit en plastique dur", a-t-on expliqué de même source.
"Ils sont tombés près du tableau", a précisé cette source. L'un "se plaint de douleurs au dos, au poignet et à l'arcade" sourcilière, "l'autre n'a rien", a-t-on indiqué. Pris en charge par les pompiers et le Samu, ils ont tous deux été transportés à l'hôpital.
Ces deux garçons âgés de 18 et 19 ans sont tombés d'une hauteur de 5 mètres à quelques centimètres d'un professeur d'électronique qui donnait son cours, aux environs de 12H30, dans une salle du lycée Paul-Eluard.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39- href="mailto:35731775@7">35731775@7-37,0.html

Philippe.

Écrit par : Phil Del | 05 juin 2008

"les notations des enseignants et l'avis des inspecteurs qui peuvent, eux seuls, évaluer par comparaison (à l'échelle académique) un professeur et son efficacité pour un type d'élève et d'établissement donné (ZEP, grand luxe, étab. populaire...) devraient, à mes yeux, être pris en compte!"

Ouh là là, alors là détrompez-vous ! Les inspecteurs sont souvent les plus pédagogos qui soient, et les proviseurs notent très bien les collègues qui font les projets "Garonne propre" le jeudi après-midi à la place du cours de français et "petit déjeuner bio" le lundi de 8h à 10h à la place du cours de maths. Et l'inspection ne dure qu'une heure, elle ne représente RIEN d'un cours habituel.

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Et l'inspection ne dure qu'une heure, elle ne représente RIEN d'un cours habituel.

Ecrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Et c'est d'ailleurs ce que les IPR demandent, mais faut doser !

Lors de ma dernière inspection j'avais décidé de faire monter ma note.

J'ai fait le véritable PauvrePoint qui va bien au vidéo, noyé les gosses sous 37 pages de photocops etc. (mais sans trahir outre mesure ça restait TRES frontal et déductif).

Première réaction de l'IPR :
"Ah ! M. Zorglub, j'ai été agréablement supris. Avec ce que j'avais entendu de vous (... par un de vos collègues qui porte ma serviette) je m'attendais à tellement pire !"

Puis perfide : "J'imagine que vous ne présentez pas tous vos cours de cette manière, pourquoi avez-vous changé vos habitudes ?".

Je n'avais pris que 193 benzodiazépines (de cheval) et les effets començant à se dissiper, j'ai retrouvé mon naturel :
"Ben, non. Mais c'est la tradition lorsqu'un IPR se pointe d'en faire un maximum. La dernière fois il m'a été reproché d'avoir présenté un cours normal, ce qui a été jugé comme une sorte de mépris pour l'important personnage qui s'invitait dans ma classe."

Mon nouveau copain m'a expliqué : "Oui je comprends, mais il faut doser habilement pour nous montrer tout votre savoir faire sans que l'on puisse néanmoins sentir que vous vous moquez ouvertement de nous. Vous êtes néanmoins en progrès et à 50 ans il était temps ! Je vais monter votre note pour que vous passiez au grand choix".

Trop cool !

Hélas, à égalité de points sur la barre inférieure je ne fus pas promu au profit d'un collègue plus âgé ...

Bilan : tout dans le cul.
- J'ai fait de la lèche
- Je suis passé au choix !
- J'ai été obligé de le remercier paske dans le fond l'intention y était ...
- J'ai même pas eu le plaisir de faire un sketche.

Écrit par : Zorglub | 05 juin 2008

Enfin, si une réforme doit être mise en place, il faut donner plus de pouvoir aux proviseurs pour les recrutements (comme les postes dans les lycées militaires ou autres...) et aux IA-IPR! je crois sincèrement en leur rôle!
Ecrit par : Ced | 05 juin 2008

ENORMITE ! Les proviseurs recruteurs, c'est du spécial copinage garanti. Vous irez faire la pute avec vos projets innovants à la flan si vous voulez avoir le job, et, une fois recruté, vous perdrez votre temps, votre âme et votre jeunesse dans des expérimentations projets pipeau-Mario-claquettes, nettoyage des plages et autres activités pseudo-citoyennisantes. Quant aux IPR, je crois sincèrement qu’à de rares exceptions près, ils sont vérolés par les pédagos.
Un retour au mouvement national dans des conditions optimales de transparence et d'équité, c'est à dire avec les commissaires paritaires de tous les syndicats représentés dans l’Ed Nat, et un barème intelligent, qui puisse favoriser les agrégé(e)s et les thésard(e)s plutôt que les pondeuses multirécidivistes, ce serait une solution de bon sens. Je n'ai jamais compris en quoi le nombre d'enfants pouvait être pris en compte pour la mut', -- sauf en cas de rapprochement de conjoints évidemment.

Écrit par : Acca Laurentia | 05 juin 2008

@ Thierry :

Si l'on est obligé de rappeler que la connaissance d'une matière est fondamentale pour l'enseigner, c'est parce que certains vont jusqu'à dire que pour bien enseigner, il faut IGNORER sa matière !

C'est le principe qui faisait que nous étions, quand j'étais à l'IUFM, mélangés entre (futurs) profs de philo, profs de langue et profs de lettres ! Car ce que nous allions enseigner, nous disait-on doctement, comptait moins que la bonne méthode pour l'enseigner.

Ces cuistres pensaient qu'une martingale absolue, une méthode infaillible permettait d'enseigner n'importe quoi sans difficulté et sans qualification !

Il suffit de mettre un pied dans une classe pour comprendre que, quand un élève s'aperçoit que vous avez fait une erreur, il n'a plus aucun respect pour vous. Je l'ai vu du côté étudiant quand, dans un module à l'université, une de mes profs a voulu affirmer ex cathedra qu'Henri IV avait commencé son règne en 1610. Une étudiante lui ayant signalé ce qu'elle croyait être un lapsus, la prof a rejeté l'objection avec la plus grande fermeté. À partir de ce moment-là, j'ai bien vu que plus aucun étudiant ne prenait cette prof au sérieux.

Autre exemple, quand j'étais à l'IUFM, une prof qui enseignait la linguistique a parlé de termes génériques et de termes englobants. Quand on lui a demandé de dire quelle différence elle faisait entre ces expressions, elle a été incapable de le dire... Plus personne ne l'a écoutée par la suite !

Même chose chez les lycéens, en pire ! un ado ne juge pas avec nuance, avec lui un prof est "super" ou "nul", pas de demi-teintes ! Mes premières années d'enseignement du latin m'ont forcé à maîtriser sur le bout des doigts la déclinaison, car il y a certains regards condescendants que vous ne voulez pas voir se poser sur vous !

Après, on peut parler de pédagogie, il est certain que connaître l'histoire littéraire, par exemple, ne fait pas de vous un bon prof de lettres. Mais c'est la base ! Et prétendre qu'une méthode pédagogique est infaillible et s'applique à toutes les situations est une escroquerie ! et surtout si elle encourage à la paresse intellectuelle.

À ce propos, je crois qu'il y a une comparaison plus judicieuse que le foot, c'est la cuisine. C'est Nico Hirt, je crois, qui parle de "Macdonaldisation de l'enseignement". Certains illuminés veulent nous transformer en opérateur de cuisine, comme au MacDo : quand la lumière s'allume, mettre les frites, quand la sonnerie retentit, les sortir du bain. Avec ce système, les MacDo sont pleins d'étudiants et n'embauchent jamais de cuisiniers ! Cette idée est reçue favorablement par un ministère qui voudrait bien embaucher plus d'étudiants que de gens instruits, créatifs, autonomes... Manque de pot, on ne fait pas des frites mais on instruit des jeunes.

Vous me direz : ils veulent bien les former, les profs, puisqu'ils les montent à bac +5 ! À cela je dis, des profs on en trouve déjà de moins en moins dans les établissements : on va chercher des cadres au chômage, des étudiants, des chômeurs... on en fait des vacataires : 200h maxi sur l'année et bonsoir !

J'ai vu de mes yeux une annonce à l'ANPE pour recruter un prof de français en lycée... Nul doute qu'on pensait lui faire appliquer les bonnes recettes du Dr Meirieu : mettez les élèves en autonomie, et surveillez seulement qu'il n'y en ait pas qui passent par la fenêtre (ou par le toit, cf. plus haut).

Écrit par : sanjuro | 05 juin 2008

Jérémy,

Si cela peut vous rassurer, je me suis plantée à l'épreuve orale de didactique (7,5) et j'ai eu la moyenne ou proche de la moyenne au reste (épreuves "traditionnelles", dissert, explic. de texte, traduction...), je ne suis pas dans le camp de ces "parvenus" dont vous parlez (et qui existent réellement, moi aussi j'en connais) et ai une grande admiration pour mes collègues qui ont réussi l'externe.

C'est la raison pour laquelle, je comprends d'autant mieux la colère de Sanseverina et d'autres qui ont plus bossé que moi et qui ne sont pas récompensés pour leurs efforts.

Quant à l'intervention d'IPR dans les mutations, je ne crois pas que ce soit une bonne chose, en tout cas dans ma discipline. Ils se sont tous voués corps et âme au constructivisme, aux TICEs, CECRL, aux sorties pédagogiques, échanges et tout le tralala...Je crains donc ma future inspection de titularisation, je sais bien que j'aurai du mal à jouer les GO même si ce n'est que pour une heure.

Bon, je vais vous laisser et retourner à mes lectures (eh oui, il ne faut pas que le "nivô" baisse!!). Buenas noches!

Écrit par : maria | 05 juin 2008

Pensez-vous qu’il soit nécessaire de recentrer les apprentissages de l'école primaire sur les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) ?
OUI: 93%
NON: 7%
Opinion Way 5 juin
électeurs de Sarkozy 95%
électeurs de Royal 86%
abstentionnistes 96%
Comment les enseignants peuvent-ils être à ce point déconnectés de tout un peuple ?

Écrit par : bernard | 05 juin 2008

Pour vous dire le fond de ma pensée, je ne crois pas à une victoire de nos idées.

Les thèses pédagogistes sont beaucoup plus en phase avec la société actuelle dans ce qu'elle a de plus médiocre. Nous nageons à contre courant, il faut en prendre notre parti, quitter le navire ou faire comme les autres.

Ou, pour le dire plus prosaïquement, à la manière de nos grands-parents, "bien faire et laisser dire !" (mais n'en penser pas moins)

Ecrit par : Robin | 05 juin 2008


Je ne suis pas d'accord: si la victoire des pédagogistes est totale et définitive, c'est la fin de la civilisation. De glissements en dégringolades entre la médiocrité et le sordide, nous redeviendrons des animaux.

Nous ne pouvons pas faire autrement que de nous battre.

Écrit par : Manu | 05 juin 2008

Pensez-vous qu’il soit nécessaire de recentrer les apprentissages de l'école primaire sur les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) ?
OUI: 93%
NON: 7%
Opinion Way 5 juin
électeurs de Sarkozy 95%
électeurs de Royal 86%
abstentionnistes 96%
Comment les enseignants peuvent-ils être à ce point déconnectés de tout un peuple ?

Ecrit par : bernard | 05 juin 2008

Je ne sais pas, il faut demander à Grandserre, il sait tout.

Il sait ce qui est bien. Il EST le Bien.

Écrit par : Manu | 05 juin 2008

aux IA-IPR! je crois sincèrement en leur rôle!
Ecrit par : Ced | 05 juin 2008

Moi aussi : le mien me reproche d'avoir des "élèves instruits et disciplinés" (sic).

Mais...de quel rôle s'agit-il exactement ?

Écrit par : Manu | 05 juin 2008

Et la devise de l'iufm « C'est en forgeant que l'on devient musicien. »

Ecrit par : françois duhem | 05 juin 2008

Ah bon? Je croyais que c'était: "c'est en bossant qu'on devient beauceron".

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2008

« Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir. Autrement dit : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. »

Ecrit par : françois duhem | 05 juin 2008

Merci François! Cela m'a fait beaucoup rire!
Et l'on m'en suggère une autre à l'instant, des mêmes auteurs:
" S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème"

Écrit par : Sanseverina | 05 juin 2008

Ced, le dernier IPR que j'ai vu était un pédago pur jus avec lequel je ne me suis guère entendu; il m'a dit: "cours trop littéraire ( c'était un passage de Roméo et Juliette que je faisais en 3è et que les élèves avaient adoré); trop directif, trop, trop.... Je leur avais amené le texte anglais en plus; ils étaient ravis. Pas l'IPR. Ils ont beaucoup parlé ce jour-là.
Il n'a pas non plus apprécié mon cahier de texte avec les séquences en titre et le contenu en cours traditionnel. Il faut dire que je me suis bien amusée en voyant sa tête s'allonger.
Je n'ai pas l'échine souple avec les pédagos même s'ils sont inspecteurs.
Donc rien à espérer de ce côté. Merci quand même!

Écrit par : Sanseverina | 05 juin 2008

Oui, cela dépend sans doute des disciplines, mais les IPR et les IG sont parfois de vrais gardes rouges !

En lettres, on en voit des gratinés ! Il paraît qu'en philo, on peut discuter avec eux...

J'ai eu une IG (de lettres classiques !) qui m'a fait un vrai numéro... En discutant avec moi, elle apprend que j'ai fait de l'allemand, du latin et du grec dans le secondaire : elle a aussitôt levé les bras au ciel dans une attitude théâtrale et s'est exclamée « mais vous avez toute la panoplie ! » apparemment j'étais le prototype du pédant dangereux, à ses yeux. Je ne me vante pourtant pas d'avoir eu une formation solide et rigoureuse, même si j'en suis heureux.

Après quoi, ç'a été le festival : la littérature ? C'est comme la méthode rose pour apprendre le piano, il y a les morceaux obligés... (je ne me souviens plus du morceau qui l'avait fait suer quand elle apprenait à jouer, une histoire de joyeux laboureur, enfin bref... c'était le moyen-âge.) « Bientôt on fera de la communication écrite et orale, et ce sera tant mieux ! »

« Vous faites Voltaire ? Ah non ne faites pas Voltaire, c'est chiant (sic) ! Ou alors faites des débats ! »

Un parfait exemple de reniement de soi : elle était normalienne ! Ce qui la motivait, c'était la haine de tout ce qui l'avait constituée intellectuellement, et qu'elle voulait ensevelir après elle. Elle me sermonnait comme un enfant turbulent.

« Faire des tableaux avec rosa rosam et la suite, c'est du fascisme ! »

« Vous voulez enseigner les langues anciennes ? Mais allons, voyons, il faut GRANDIR ! Vous ferez quoi quand on les aura supprimées ?» [C'était en 2004, on a doublé les effectifs de latin depuis dans mon bahut et on crée le grec l'an prochain, bien vu la pythonisse !]

Elle m'a quitté en me lançant « soyez sage ! » - Je précise que tout cela était dit au parfait premier degré ! Elle est partie à la retraite deux ans après...

Écrit par : sanjuro | 05 juin 2008

@ Sanseverina

Dans ma matière, je n'ai pas cette image des IA-IPR ... Je pense que dans ce corps de métier, il y a, comme chez nous, de tout! Par contre, je ne suis pas à l'abris, l'an prochain de rencontrer un inspecteur comme tu le décris...

Ils doivent appliquer et vérifier l'application des programmes indépendamment de ce qu'ils pensent réellement de ces derniers et de la baisse incontestable de la qualité des notions transmises.
Dans la nouvelle réforme, il semble que les IEN (inspecteurs des profs des écoles) vont devoir évaluer les connaissances des élèves (c'est mieux que d'évaluer les méthodes des profs!!) sans avoir de préjugés sur les méthodes utilisées par l'enseignant : c'est quand même un point positif! non? cela est une révolution, et ça suppose que l'inspecteur soit, cette fois-ci, devant les élèves, c'est à dire devant la classe!!!! au lieu d'être au fond de la classe.

Que feront et que devront évaluer nos IA-IPR après la réforme? telle est la question... (Je n'ose pas imaginer une séance d'inspection avec les "new TPE géants" que nous prépare les acteurs de la réforme!!)

A plus et bonne soirée quand même Sanseverina!

Écrit par : ced | 05 juin 2008

@ sanjuro

Tu es inspécté par un IG! Tu dois être quelqu'un d'important pour qu'ils se déplacent de Paris!! (sic!)
La majorité des agrégés, hors ceux qui enseignent en CPGE, sont inspectés par des IA-IPR)...

Écrit par : ced | 05 juin 2008

bouuuu
...la majorité [...] est inspectée par ....
dsl.

Écrit par : ced | 05 juin 2008

Je pense que dans ce corps de métier, il y a, comme chez nous, de tout!

Ecrit par : ced | 05 juin 2008

Ah bon? En voilà un scoop

Écrit par : prof | 05 juin 2008

Sanjuro, puisqu'elle est partie à la retraite, vous pouvez donner le nom de cette IG ? C'était Katherine Weinland ? A la manière dont vous l'avez décrite, j'ai pensé que c'était une certaine A.A., qui, elle, n'est pas à la retraite.

"Quant à l'intervention d'IPR dans les mutations, je ne crois pas que ce soit une bonne chose. Ils se sont tous voués corps et âme aux TICEs, CECRL, aux sorties pédagogiques, échanges et tout le tralala..."

Malheureusement, c'est vrai.

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Voilà la prose de Weinland, datée de... 1989 !

On peut affirmer schématiquement que la pédagogie définit des méthodes, des démarches qui permettent de guider l'élève dans des apprentissages variés... et l'on parle par exemple de « pédagogie différenciée » ou de « pédagogie par objectif ». La didactique, quant à elle, s'affirme davantage comme une réflexion sur ce que l'on nomme les « savoirs savants » et la façon de les transposer – pour tout
ou partie – afin de les rendre accessibles aux élèves.
A titre d'exemple, préciser dans un devoir que, pendant que les élèves travaillent en groupe, le professeur « circule dans les rangs pour donner des conseils » relève de la pédagogie et, en l'occurrence, des façons de l'individualiser ; indiquer les questions posées aux groupes et les réponses attendues relève de la didactique."

Si vous avez compris quelque chose, vous êtes forts.

Écrit par : Jeremy | 05 juin 2008

Excellent, votre témoignage d'inspection, Zorglub!

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 juin 2008

Ses initiales étaient D. R.

Et elle n'était pas venue pour moi, mais pour quelqu'un d'autre, une prof de prépa.

Mais la venue de l'IPR, dernièrement, a été un beau massacre, également, avec une collègue en pleurs et pas mal d'aigreur chez ceux qui ont été inspectés, dont moi.

Un collègue s'est vu reprocher d'avoir répondu à un élève qui demandait ce qu'était un "lupanar" (le mot était dans le texte étudié) "c'est une maison de prostitution". Tenez-vous bien, il aurait fallu dire "bordel", car c'est comme cela que les élèves parlent !

Pour ma part, devinez quoi : "je ne laisse pas les élèves deviner par eux-mêmes le sens des phrases !" - avec des terminales en latin, on avait traduit dix vers de Virgile en une heure ! S'ils n'avaient pas traduit un seul vers, j'avais les palmes académiques à tous les coups !

On reste baba devant de tels cornichons, et bien sûr les collègues d'autres disciplines (ou les gens qui ne sont pas de l'EN) ne nous croient pas quand on leur raconte cela ! Il y a eu un texte de "Sauver les lettres" intitulé « en haine du savoir » : c'est tout à fait le moteur de ce genre d'individus.

Écrit par : sanjuro | 06 juin 2008

Un collègue s'est vu reprocher d'avoir répondu à un élève qui demandait ce qu'était un "lupanar" (le mot était dans le texte étudié) "c'est une maison de prostitution". Tenez-vous bien, il aurait fallu dire "bordel", car c'est comme cela que les élèves parlent !
Ecrit par : sanjuro | 06 juin 2008


Je vous crois Sanjuro.
Pas de langage soutenu, trop bourgeois !

Écrit par : Carole | 06 juin 2008

je vois mes étudiants, ceux qui échouent au CAPES théorique une premiere fois, partir faire vacataires 199H59 minutes par ans, car à partir de 200H on devient contractuel. Ils ont du mal à financer 3 ans d'études, mais 5 ans ils peuvent pas. L'IUFM a déjà pour vertu de leur servir une paye à partir de la 5 année après le BAC. Leur niveau est actuellement faible, mais cette difficulté financière supplémentaire va faire baisser significativement le nombre de candidats, et partant de là le niveau des profs recrutés baissera fatalement puisque
— la concurrence sera moins forte (moins nombreuse)
— la selection se fera encore plus sur l'origine sociale, plutôt que sur les qualités professionnelles.

Écrit par : miastecko | 06 juin 2008

Une I.G. dont les initiales étaient D. R. ?!

Ah ben zut, je ne trouve pas :-(

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Bon, Sanjy, je n'ai pas trouvé qui était D.R.... Et pourtant je me suis donné du mal.

Au passage, j'ai appris que Catherine Weinland avait été élevée au grade de chevalier de la Légion d'honneur. Y en a qui ne se refusent rien.

Sanjuro, je peux avoir son prénom, à cette dame ? Ni elle ni vous ne risquez quoi que ce soit de toute façon : elle est à la retraite (la bienheureuse).

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

je peux comparer la formation professionnelle que j'ai reçu en CPR à Toulouse en 1982, à celle qui est proposée actuellement dans l'IUFM intégrée à mon université.
En 1982, c'était effectivement bon enfant (un papy gateux - accessoirement responsable du CPR - nous racontait des anecdotes tirées de ses débuts de professeur, soucieux essentiellement de se tailler un succès de conteur de bonnes blagues, plutôt que d'apporter une aide efficace à ceux qui avaient les problèmes qu'un débutant peut avoir, ma conseillere pédagogique n'osait pas trop me critiquer car je sortais d'une ecole normale supérieure, pourtant j'en aurai eu besoin, un pédagogiste académique venait nous tenir un discours en son jargon incompréhensible au moment où on aurait eu besoin d'aide). C'était donc bon enfant mais c'était aussi une insulte à notre intelligence, ou à notre détresse dans certains cas. C'était l'amateurisme le plus révoltant, là où on avait besoin de professionalisme.

Soit dit en passant, j'ai trouvé des réponses utiles à mes questions en repensant à un cours d'une heure dispensé pendant mon service militaire, aux soldats de 1ere classe qui voulaient passer caporal, mais aucune réponse pendant les 30 demi-journées passées en CPR.

La formation dispensée actuellement en IUFM dans mon université est d'un professionalisme digne de la base de Kourou, si on la compare aux CPR de Toulouse dans les années 1980 : les principales tares des CPR ont été corrigées de manière efficace. Et elle est bien meilleure que celle que pourrait dispenser, tout seul, un conseiller pédagogique (si c'est comme cela qu'il faut traduire le terme "compagnon" issu de la novlangue darcosique). Il faut saluer ici l'habileté du propagandiste Darcos, qui choisit un terme terre à terre, évocateur d'une qualité à l'ancienne. Ce terme est là pour faire oublier que les compagnons d'autrefois cultivaient la perfection au prix de l'efficacité et prennaient tout le temps nécessaire. Ils étaient rémunérés en rapport avec la qualité de leur production. Les conseillers pédagogiques et les profs d'aujourd'hui n'ont pas de temps, sont fort peu rémunérés, et la différence entre le travail bien fait et le travail de sagouin ne se voit que très peu au niveau de la paye.

Écrit par : miastecko | 06 juin 2008

"A ma connaissance, Bégaudeau n'est pas agrégé. Qui vous a raconté ça?"

Et si, Jean !

Il faut arrêter de croire que l'agrégation immunise contre la bêtise. Voyez Bégaudeau, Charmeux et bien d'autres.

C'est une bêtise particulière, toute en mots.

Ecrit par : dugong | 05 juin 2008

Avez-vous une preuve que Bégaudeau soit agrégé? Peut-être par promotion interne, c'est-à-dire par le fait du prince, sans avoir passé de concours?

Écrit par : Jean | 06 juin 2008

à l'université, en science au moins, le pedagogisme est méprisé, mais la pédagogie, ou bien disons simplement un exercice un tant soit peu professionnel du métier d'enseignant, l'est aussi. Pas par principe, mais parce que le professionalisme en la matière est chronophage, alors que la carrière ne dépends que du nombre, et parfois de la qualité, des publications de recherche. Pas de temps à perdre pour autre chose, comme se soucier du sort des étudiants, p.e.

Écrit par : miastecko | 06 juin 2008

Je ne suis pas d'accord: si la victoire des pédagogistes est totale et définitive, c'est la fin de la civilisation. De glissements en dégringolades entre la médiocrité et le sordide, nous redeviendrons des animaux.

Nous ne pouvons pas faire autrement que de nous battre.

Ecrit par : Manu | 05 juin 2008

Je me suis sans doute mal exprimé. Je n'ai pas dit qu'il fallait baisser les bras, abandonner le navire et passer de l'autre côté, j'ai dit, ce qui est une vérité objective, que nous ramions à contrecourant, contre le courant de l'époque. On peut le dire à la manière de Cyrano de Bergerac : "C'est inutile ? Mais c'est bien plus beau parce que c'est inutile !' ou évoquer le paradoxe du maître Zen : "c'est en oubliant le but qu'on a toutes les chances de mettre la flèche au milieu de la cible." On pourrait évoquer encore, pour faire plaisir à soeur sourire et à l'éclaireur cantet évoquer aussi saint Mathieu et le "serviteur inutile" (à la réflexion, je ne suis pas sûr que ce soit dans Mathieu, mais c'est dans l'un des synoptiques.)

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

"Avez-vous une preuve que Bégaudeau soit agrégé? Peut-être par promotion interne, c'est-à-dire par le fait du prince, sans avoir passé de concours?"

Ecrit par : Jean | 06 juin 2008

Allons, allons, Jean, les agrégés "demi-intelligents", ça existe! Ne vous sentez pas attaqué personnellement! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2008

Même les agrégés externes!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2008

Les conseillers pédagogiques et les profs d'aujourd'hui n'ont pas de temps, sont fort peu rémunérés, et la différence entre le travail bien fait et le travail de sagouin ne se voit que très peu au niveau de la paye.

Ecrit par : miastecko | 06 juin 2008

J'ai passé le CAPES pratique en 89 à Lyon et je n'ai pas tout à fait ces souvenirs d'"amateurisme" que vous évoquez. Le système s'est sans doute autorégulé en 4 ou 5 ans pour atteindre un point d'équilibre.

On entendait déjà parler de Meirieu, mais il n'était pas partie prenante de la formation. C'est Lionel Jospin et la Loi d'orientation qui ont donné tout ce pouvoir à Meirieu et à ses idées à partir justement des années 90 avec la création des IUFM.

D'après ce que disent mes jeunes collègues, on parle beaucoup moins de Meirieu aujourd'hui. Le nouveau "saint patron" s'appelle Bentolila. (Ils vont tous me tomber dessus "abraracourcix" si je dis "Sic transit gloria mundi"...Bon tant pis, je l'ai dit !)

Je ne suis pas (et je ne suis pas le seul) contre les IUFM, je suis contre l'influence excessive du pédagogisme dans les IUFM et contre l'allongement de la durée de la formation, comme j'étais contre ce pensum inutile qu'était le "mémoire professionel".

Mais le principe du stage sur le terrain en observation et en responsabilité sur les deux niveaux -collège et lycée - et du "compagnonage" (appelez cela comme vous voulez) m'agréent personnellement.

Il faut recentrer la formation sur la didactique de la discipline, et la pratique sur le terrain. C'est le bon sens même.

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Et elle est bien meilleure que celle que pourrait dispenser, tout seul, un conseiller pédagogique (si c'est comme cela qu'il faut traduire le terme "compagnon" issu de la novlangue darcosique). Il faut saluer ici l'habileté du propagandiste Darcos, qui choisit un terme terre à terre, évocateur d'une qualité à l'ancienne. Ce terme est là pour faire oublier que les compagnons d'autrefois cultivaient la perfection au prix de l'efficacité et prennaient tout le temps nécessaire. Ils étaient rémunérés en rapport avec la qualité de leur production. Les conseillers pédagogiques et les profs d'aujourd'hui n'ont pas de temps, sont fort peu rémunérés, et la différence entre le travail bien fait et le travail de sagouin ne se voit que très peu au niveau de la paye.

Ecrit par : miastecko | 06 juin 2008

Oui, c'est assez bien vu. Ne pas perdre effectivement de vue que cette réforme n'a pour but que de faire des économies, et de faire passer dans "l'opinion" le message subliminal comme quoi "les professeurs seront mieux formés". Encore une opération de com', opérations auxquelles Sarko nous a habitués au point de (presque) nous anesthésier.
Sans parler de celle, permanente, qui consiste à foutre la trouille aux gens, de les faire se dresser les uns contre les autres. Diviser pour mieux régner. Vis-à-vis de la "France d'en bas", comme envers ses ministres.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2008

"Il faut recentrer la formation sur la didactique de la discipline, et la pratique sur le terrain. C'est le bon sens même."

Ecrit par : Robin | 06 juin 2008

Oui, et c'est exactement ce qui est (très souvent) fait dans les formations PE.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2008

Bégaudeau est agrégé — il y en a d'autres…
Katherine Weinland (ex doyen de l'Inspection générale, ex présidente du jury du CAPES de Lettres modernes — elle laissé la main à Jean Erhsam, qui lui devait beaucoup) aussi — mais elle, son agrèg, elle l'a trouvée dans la pochette surprise des promotions administratives — pour services rendus à Edith Cresson. Comme Jean Jordy, autre IG — coopté par la précédente, et bras armé de la Pédagogie reine à l'Inspection générale de Lettres. Ces gens-là se prononcent en public pour un nivellement de tous les enseignants, mais ne crachent pas sur une promotion personnelle.

Écrit par : brighelli | 06 juin 2008

Excellente analyse sur les mécanismes d'enchérissement du prix des carburants : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9067
Tout le monde peut en faire son profit — à commencer par les profs d'éco qui passeraient par là…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 juin 2008

Réaction de la Société des agrégés aux projets de réforme du lycée:


"Communiqué de presse sur le projet de réforme du lycée
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 5 JUIN 2008

Le projet de réforme du lycée


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

Sans préjuger des conditions de la mise en œuvre de la réforme du lycée annoncée par le Président de la République, la Société des agrégés dénonce l’ambiguïté de ses objectifs.

Elle doute que la liberté plus grande donnée au lycéen de construire son parcours, « un parcours qui lui ressemble », selon la formule du Président de la République, soit la meilleure façon de le former intellectuellement et de lui garantir la poursuite d’études dans l’enseignement supé- rieur.

En effet, l’ chec de nombreux étudiants à l’université provient de l’insuffisance et de la fragilité des connaissances acquises au lycée et c’est sur ce point qu’il conviendrait d’agir prioritairement. La diminution des heures de cours au profit d’autres « situations éducatives » ne semble guère pouvoir remédier à ce manque et risque au contraire de l’aggraver ou de créer de grandes disparités selon les projets d’établissements. Certains y verront le moyen de laisser les lycéens « construire leur savoir » eux-mêmes, avec toutes les dérives connues ; d’ autres y trouveront la possibilité d’un retour aux exercices fondamentaux et formateurs qui ont prouvé leur efficacité.


La Société des agrégés craint que cette réforme, dont les objectifs budgétaires sont manifestes, ne produise encore plus d’inégalités et qu’en ayant la prétention de mieux y préparer, elle ne contraigne à secondariser l’enseignement supérieur et, pour satisfaire à la culture des résultats, à pratiquer une fuite en avant et à accorder aux étudiants des licences dévalorisées."

Voilà!
A ce propos, Jean-Michel Léost s'appuie actuellement sur une base de 10 000 agrégés membres de la Société. Ils seraient 20 000, ce ne serait pas mal non plus. N'est-ce pas, Françoise, Pedro, JPB?

Écrit par : Jean | 06 juin 2008

un petit texte intéressant !

http://www.apprendre-en-ligne.net/blog/index.php/2008/04/26/944-les-exemples-mauvais-outils-d-apprentissage-des-mathematiques

Ecrit par : dd | 05 juin 2008

merci de m'avoir fait découvrir ce site, une véritable mine d'informations.

mabiche

Écrit par : mabiche | 06 juin 2008

Excellente analyse sur les mécanismes d'enchérissement du prix des carburants : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9067
Tout le monde peut en faire son profit — à commencer par les profs d'éco qui passeraient par là…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juin 2008

Les fausses informations et les rumeurs jouent un rôle considérable dans la sphère de la haute finance et de la spéculation financière et il est bon, en effet, de chercher des informations exactes, au-delà des simplifications idéologiques (libéralisme/antilibéralisme/mondialisation/antimondialisation).
Le rôle du système financier américain dans la montée du prix du pétrole est également évoqué par la très remarquable Suzanne George, présidente d'honneur du mouvement "altermondialiste" ATAC, mais son analyse est légèrement différente (je me demande si elle n'a pas elle-même été intoxiquée par cette fable selon laquelle la hausse des prix ne viendrait que des pays producteurs).

Elle souligne également de son côté la question des "surprimes" et l'opacité des pratiques financières, notamment américaines, pratiques dont dont sont finalement victimes les classes populaires et les classes moyennes.

La capacité du capitalisme à surmonter ses crises structurelles (6 en l'espace d'une vingtaine d'années) a peut-être des limites.

L'ordre mondial repose actuellement sur les relations économiques et financières entre les Etats-Unis et la Chine et il suffirait de peu de choses (une simple décision de la Banque chinoise de revendre les bons du trésor américain qu'elle détient en énorme quantité) pour que le système s'effondre (ce n'est pas l'intérêt de la Chine, mais c'est un énorme moyen de pression et ça explique la retenue américaine sur la question des "Droits de l'Homme"...)

L'Europe qui n'est pas vraiment une grande puissance, ni sur le plan militaire, ni sur le plan économique a cependant un rôle régulateur a jouer et une petite marge de manoeuvre. C'est l'un des enjeux de la présidence française.

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Katherine Weinland, c'est la harpie N° 2 (après Charmeux) qui disait : "Si un enfant ne sait pas lire en sixième, ce n'est pas grave : sa scolarité n'est pas terminée".

Rejoignant Gérard Chauveau : " Si les enfants ne savent pas lire en sixième, ce n'est pas grave. Il est toujours temps, ce sont surtout les parents qui s'inquiètent !"
Ce genre de prédateurs fourmillent hélas à l'éducation nationale.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2008

XD devrait lâcher du lest a cause des syndicats lycéens? dit-on
mais cela ne vient a l'idée de personne en France de les supprimer comme ils ont été créés? d'un trait de plume.

c'est une magouille du PS pour se fabriquer une pépinière de cadres du parti, c'est un non sens en droit social, une véritable contradiction dans les termes qui défie le bon sens, mais silence radio, tous aux abris!on on ne touche pas a ces potes-(potaches)-là!

il suffirait que la révolte vienne de l'intérieur mais à fabriquer des moutons qui bêlent depuis le CP que le syndicalisme c'est l'avenir de l'homme, voilà le résultat; à quand les syndicats d'élèves de maternelle, ce n'est pas plus idiot qu'en seconde.
de toutes manière ils n'en savent guère plus à 16 ans qu'à 6.

Écrit par : Cadichon | 06 juin 2008

manièreS

Écrit par : Cadichon | 06 juin 2008

Apparemment le lycée va bien ange

Car des moyens, il y en a. Rien que dans mon lycée. Il y a 1000 ordinateurs, tous en réseau, un câblage qui a couté 300 000 €, des tableau interactif, des vidéos projecteurs (entre 50 et 100). Mais comme nous sommes incapable d'avoir des exigences, que les élèves arrivent sans le minimum pour suivre, tout cela ne sert à rien (si, chat, mp3, manga). Beurk.....

Écrit par : toto | 06 juin 2008

"Le suppositoire d'or à Patrick Ballanger".

L'IUFM de Lorraine, c'est un des pires. (Lequel est le "plus pire de tous"? ?)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2008

XD devrait lâcher du lest a cause des syndicats lycéens? dit-on
mais cela ne vient a l'idée de personne en France de les supprimer comme ils ont été créés? d'un trait de plume.
(cadichon)

Les syndicats lycéens sont une conséquence des mai 68 et une récupération par la Gauche des "syndicats d'action lycéens".

Le concept d'un "syndicat lycéen" est effectivement aberrant puisqu'un syndicat est censé défendre les intérêts d'un groupe de salariés, ce qui n'est pas le cas des lycéens, sauf s'ils font des extras chez Mac Do (j'en ai connus et j'ai le plus grand respect pour ces élèves-là...Tiens voilà un thème dont nous n'avons jamais parlé, il me semble).

Il s'agit aussi d'une spécificité française.

Les choses ne vont pas trop mal tant qu'il s'agit de "dialogue" et de tenir compte des points de vue des lycéens et de revendications raisonnables, mais le problème réside dans la politisation et l'instrumentalisation de cette institution (qui cesse d'être un instrument de régulation pour se transformer en groupe de pression).

Les "rayer d'un trait de plume" semble bien difficile aujourd'hui, tant ils font partie du paysage pittoresque de notre beau pays (un peu comme les candidats troskystes aux présidentielles).

Mais si l'on voulait pousser X. Darcos à la démission, c'est ce qu'il faudrait effectivement lui conseiller de faire !^^^^^^

Vous n'êtes pas gentille avec notre "droite libérale" !^^^^^^

A défaut d'être "l'art du souhaitable", La politique, comme disait je ne sais plus qui, n'est jamais que "l'art du possible".

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Les syndicats lycéens sont une conséquence des mai 68 et une récupération par la Gauche des "syndicats d'action lycéens".

"comités", pas "syndicats" !

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Voici un exemple de la pensée IUFMesque de Lorraine. Quand je l'ai lu pour la première fois, j'ai cru que c'était un canulard.

"Changer de héros

Nous partirons de l'idée que l'acte d'apprendre est dangereux pour le sujet et qu'il peut être rapproché pour certains des 'travaux' et 'épreuves' relatés par la mythologie[1] et pour d'autres de 'la quête'[2] ou de 'la métamorphose'[3] comme il en est souvent question dans les contes.

Dans cette perspective, qu'en est-il de la posture d'aide ?

Nous l'interrogerons sous l'aspect du changement, faisant ainsi l'hypothèse que cette posture pédagogique ne va pas de soi.

1. Changer de héros
D'ordinaire, ce sont le savoir, les compétences, les programmes, les référentiels qui sont au centre des préoccupations pédagogiques. D'ailleurs le 'Savoir' ne fonde-t-il pas l'école, la relation pédagogique et l'expertise du rapport au savoir ?
Dans notre perspective et en cohérence avec la loi d'orientation de 1989 ( Nouvelle Politique pour l'Ecole ) ; c'est l'élève dans sa quête de connaissance et de réussite qui prend la place du 'Héros'.

Notre souci de pédagogue est caractérisé par les questions suivantes :

' Comment s'y prend-il pour avancer, réussir, renoncer, échouer, hésiter …?'

La posture d'aide nous conduit à devenir 'adjuvant'.

2. Changer de point de vue

Généralement la relation pédagogique s'organise en une suite de face à face fondés par le savoir autour duquel enseignant et élève se toisent voire pire lorsque le savoir (ou la référence au savoir) disparaît et laisse place à des conflits directs.

Il est possible de valoriser 'l'attention conjointe' ('regarder ensemble dans la même direction' comme dit le poète). Cette notion est issue des travaux concernant le développement de la communication intentionnelle chez le jeune enfant.

Il est donc question de porter ensemble et en même temps son attention sur ce qui fait difficulté à l'élève ayant besoin d'aide (spécial needs éducation). L'objet de la relation n'est plus entre les protagonistes, il est en point de mire pour chacun.

3. Changer de rôle

Plus qu'enseigner, c'est alors accompagner qui devient le geste professionnel de référence.

Nous pourrions faire allusion à la posture d'effacement favorable aux apprentissages en maternelle.

Il s'agit alors de laisser du temps à l'élève pour s'engager réellement dans l'action, agir pleinement et aller au bout de la tentative en garantissant son intégrité physique, morale, psychique et symbolique.

Il s'agit aussi d'être persuadé qu'en le laissant agir, nous lui permettons de comprendre à sa façon.

Permettre l'achèvement c'est favoriser la 'reprise', la lecture de l'écart entre ce qui était prévu et ce qui s'est vraiment réalisé.

L'adulte en posture d'aide invite l'élève à dire comment il s'y prend, à réélaborer l'objet en point de mire (objectif de savoir, de méthode, d'attitude) et à se renseigner sur lui-même en train d'apprendre (sujet, objet de son propre apprentissage).

Enfin c'est accepter la vision de l'élève, son point de vue en posant celui de l'adulte en équivalence.

En conclusion, la posture d'aide est une composante de la pédagogie du détour mutuellement consenti."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2008

"Katherine Weinland (ex doyen de l'Inspection générale, ex présidente du jury du CAPES de Lettres modernes — elle a laissé la main à Jean Erhsam, qui lui devait beaucoup) aussi — mais elle, son agrèg, elle l'a trouvée dans la pochette surprise des promotions administratives — pour services rendus à Edith Cresson. Comme Jean Jordy, autre IG — coopté par la précédente, et bras armé de la Pédagogie reine à l'Inspection générale de Lettres."

Jean Jordy aussi part à la retraite en 2009 ! Eh bien je ne le regretterai pas ! Quelqu'un a vu son manuel de première soi-disant "toutes series" ??? Pas un texte qui soit accessible aux premières technologiques, des sujets de dissert impossibles à faire même au Capes, un poids total d'AU MOINS 6 kilos (600 pages !) et la belle dénomination "Collection Jean Jordy".

Tiens, s'il y avait une "collection Jean-Paul Brighelli" chez Magnard, j'imagine que ça se vendrait bien, et que ce serait plus utile que la "collec' J.J.".

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

"Apparemment le lycée va bien
Car des moyens, il y en a. Rien que dans mon lycée. Il y a 1000 ordinateurs, tous en réseau, un câblage qui a couté 300 000 €, des tableau interactif, des vidéos projecteurs (entre 50 et 100). Mais comme nous sommes incapable d'avoir des exigences, que les élèves arrivent sans le minimum pour suivre, tout cela ne sert à rien"

Je confirme ! Il y a des pépètes, des pépètes, des pépètes tant qu'on en veut pour refaire le système informatique de PARTOUT dans mon lycée : l'argent coule à flots pour les entreprises d'informatique, et pour financer des "responsables TICE" (un par matière dans mon lycée, qui ont des heures sup' pour compenser le temps passé sur le matériel info !). Y aurait pas des économies à faire sur cette gabegie ?

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Jean Jordy aussi part à la retraite en 2009 !

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008

J'ai vu passer dans un des derniers B.O. l'arrêté qui le concerne. Il me semblait que son départ à la retraite était imminent. Je vais essayer de le retrouver.

Écrit par : Jean | 06 juin 2008

Jean Jordy aussi part à la retraite en 2009 !

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008

J'ai vu passer dans un des derniers B.O. l'arrêté qui le concerne. Il me semblait que son départ à la retraite était imminent. Je vais essayer de le retrouver.

Ecrit par : Jean | 06 juin 2008

Il n'y a pas que de mauvaises nouvelles en ce moment.

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

correction: je n'ai PAS eu l'impression...

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 juin 2008

Moi aussi , Robin, j'ai passé le CAPES pratique de lettres modernes en 89 et j'ai bénéficié d'une formation en CPR dont je ne pouvais me dispenser en dépit de l'ancienneté qui m'y autorisait dans le cadre du CAPES interne. J'avais 43 ans, une formation et une expérience d'institutrice, une formation et une expérience de documentaliste mais je voulais depuis longtemps enseigner les lettres. Le CAPES interne me permettait de rester sur mon poste et d'assumer mes responsabilités familiales, mari GIG, enfants, ascendants commençant à causer des soucis. Mon expérience n'étant pas celle d'un prof de lettres j'avais tout intérêt à suivre la formation proposée en CPR, en plus de mon CDI ( lycée de 1300 élèves avec l'aide d'une TUC exemplaire) et d'une classe de seconde en responsabilité pour être inspectée. J'ai beaucoup appris cette année là car les formateurs étaient à la hauteur et les IPR compréhensifs devant ce cas de figure particulier. Entourée de jeunes stagiaires,je me sentais jeune aussi et ma solide motivation me faisait oublier l'emploi du temps chargé. Je n'ai eu l'impression de refaire l'année de formation professionnelle suivie en 66-67 à l'Ecole normale primaire sauf le jour où une formatrice nous a soumis l'étude du chapitre V de " Léon Chatry instituteur" de Jules Leroux, un instituteur écrivain porté disparu en 1915. Ce chapitre expose les conseils donnés au jeune Léon débutant chargé d'une classe de 72 élèves répartis en 4 sections par l'ancien instituteur. Les conseils se résument à la discipline toute militaire aux lignes, au par coeur détaché de la compréhension, aux coups de règle...Je connaissais bien ce livre pour l'avoir lu dès la classe de seconde à l'Ecole normale.
Quand j'ai appris la création des IUFM, j'ai cru bien naïvement que l'on mettait au point une formation qui ne serait pas au" pas de charge" comme les deux formations - et même les trois si je compte la formation en 6 semaines de documentaliste - comme celles que j'avais connues. Les remarques peu enthousiastes des stagiaires - mais sachant de temps à autre reconnaître des formateurs de valeur - qui m'étaient confiés ou que j'entendais en salle des profs ont ébranlé ma candeur et aiguisé ma curiosité toujours aussi vive sur le sujet.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 juin 2008

Jean Jordy aussi part à la retraite en 2009 !

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008

J'ai vu passer dans un des derniers B.O. l'arrêté qui le concerne. Il me semblait que son départ à la retraite était imminent. Je vais essayer de le retrouver.

Ecrit par : Jean | 06 juin 2008

Il n'y a pas que de mauvaises nouvelles en ce moment.

Ecrit par : Robin | 06 juin 2008

Oh, il peut être remplacé par encore pire. Je connais des IPR redoutables qui lorgnent sa place.

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Sur l'informatique, il y a aussi des trucs à dire :

On nous a vendu l'informatique comme une révolution de la façon d'enseigner, les présidents de conseils régionaux et généraux ont inauguré tout sourire des cartables numériques, des salles informatiques, et tout le monde se congratulait chaleureusement d'entrer dans le XXIème siècle, enfin !

La réalité sur le terrain est moins glorieuse : il n'y a pas de gain phénoménal dans l'apprentissage ; il y a parfois même des pertes d'efficacité (les entreprises le savent bien, c'est le paradoxe de Solow). Il y a des études là-dessus, mais personne n'en parle, pas assez glamour ! Et si vous en parlez en ces termes devant des parents ou des collègues, vous passez une fois de plus pour le réac de service !

Je précise que j'utilise l'informatique tous les jours, et que je suis même très branché gadget ! Mais pour l'enseignement des lettres, je reste sceptique. Il m'arrive d'emmener mes élèves en salle informatique, mais j'ai souvent mieux à faire, et plus efficace.

Un grand nombre de lèche-culs, d'ailleurs, dans ces projets, pour changer.

Un truc qui nous pend au nez, c'est le cahier de texte par internet. La laisse se raccourcit encore !

Écrit par : sanjuro | 06 juin 2008

Hey, Sanjy, who is D.R. ? It stays in my mind...

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

"Au chapitre « Comment tuer le temps à un poste de direction », Dilbert propose les solutions suivantes : rebaptiser son service, redistribuer les bureaux, animer des groupes de travail, réaliser de belles présentations avec des camemberts, etc. Le fin du fin étant évidemment de faire faire son propre travail par ses collaborateurs."

Vous pensez qu'il a travaillé au Ministère et aux services d'Inspection ?

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Car des moyens, il y en a. Rien que dans mon lycée, il y a 1000 ordinateurs, tous en réseau, un câblage qui a couté 300 000 €, des tableaux interactifs, des vidéo-projecteurs (entre 50 et 100).

Ecrit par : toto | 06 juin 2008

Ca ne coûtera jamais aussi cher que des professeurs. Voilà la principale raison du remplacement des postes par des ordis.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2008

Trouvé ceci sur l'excellent blog d'un professeur d'histoire en collège de banlieue

http://aucollege.over-blog.fr/article-20216662.html

Écrit par : jehanne | 06 juin 2008

Pour Jean :

"Par arrêté du ministre de l’éducation nationale en date du 7 avril 2008, les inspecteurs généraux de l’éducation nationale dont les noms suivent sont admis à faire valoir leurs droits à une pension de retraite :
- À compter du 2 janvier 2009 : M. Jean Jordy."

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Un truc qui nous pend au nez, c'est le cahier de texte par internet. La laisse se raccourcit encore !

Ecrit par : sanjuro | 06 juin 2008

Pouvez-vous nous expliquer, cher collègue "réac. de service"^^^^ ce qu'est le paradoxe de Solow ?

L'utilisation des TICE pour l'enseignement des Lettres : j'ai un sympathique collègue au lycée qui ne jure que par ça et qui est branché 24 heures sur 24 en réseau sur les ordinateurs de ses élèves et ses élèves sur le sien.

J'ai été l'écouter expliquer tout ça sur un tableau blanc interactif (évidemment !).

Les élèves peuvent le contacter à tout moment pour lui demander des conseils et ils "construisent" des dissertations collectives en "feed-back"...ou quelque chose comme ça.

C'est très moderne, très chouette...enfin d'après ce que j'ai compris...Et même si, apparemment, les élèves ne se bousculent pas toujours au portillon électronique pour les conseils.

Ce qui m'a bien fait bien rire c'est de voir apparaître sur l'écran le nom d'un copain de notre plus jeune fils (un sacré loustic !) et un dialogue footbalistique avec un autre élève, du genre : "T'as vu PSG/Marseille 3/0, ils l'ont dans l..."

Plus moyen de dire n'importe quoi et d'être tranquille cinq minutes, "Big Prof" vous surveille ! ^^^^

Plus inquiétant : votre remarque sur le "raccourcissement de la laisse".

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Paradoxe de Solow :

Toutes les révolutions industrielles et tous les grands progrès technologiques ont été très vite suivis d'accroisement faramineux de la productivité.

L'informatique, non.

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

- À compter du 2 janvier 2009 : M. Jean Jordy."

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Le petit Jordy déjà à la retraite ? Ca fiche un coup de vieux ! On ne devrait jamais lire le Journal officiel. "Dur dur de rester bébé !"

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Pour l'instant, c'est surtout Big Brother qui s'annonce, et ce ne sont pas les quinze pelés de la Cnil, très bridés par le législateur, qui y changeront quoi que ce soit.

On a dit parfois que l'Education Nationale était le dernier bastion du stalinisme, ce sera bientôt la première incarnation des craintes d'Orwell.

Et parmi tous ces apprentis sorciers des TICE, combien connaissent le droit de l'informatique ?

Le cahier de textes en ligne, c'est surtout la possibilité pour les IA-IPR et pour les proviseurs de regarder à toute heure du jour et de la nuit si les prescriptions ministérielles sont suiviesà la lettre. Vous verrez ce que ça donnera, quand Frackowiak sera ministre délégué à l'enseignement scolaire...

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

"Dur dur de rester bébé !"

Ecrit par : Robin | 06 juin 2008

"Dur, dur d'être un pépé"...

"Vous verrez ce que ça donnera, quand Frackowiak sera ministre délégué à l'enseignement scolaire..."

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Effectivement, ça risque d'être une autre chanson...
David ma CNIL va pouvoir reprendre du service...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2008

Merci, Jeremy.

Écrit par : Jean | 06 juin 2008

Euh, Christophe, vous n'avez pas de sympathie particulière pour Frackowiak, hein ? (c'est une question de curiosité entièrement ouverte, dont je ne sais pas la réponse).

Parce qu'il fait vraiment partie des idéologues qui soutiendront mordicus que tout irait bien si on faisait comme ils disent, et que si ca va mal quand on fait selon leurs désirs, c'est parce qu'il y a encore des gens qui n'y croient pas suffisamment. Il est vraiment dangereux, et je pense que, quel que fût le camp auquel il eût été appartenu, c'eût été un homme nuisible.

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Les collègues PLP ont été convoqués au chef-lieu de l'académie pour la grand messe de “préparation de la rentrée 2008 du bac pro 3 ans.”

On les a fait mettre en ateliers où ils devaient travailler en groupe sur le sujet. Classique des pédagogos, comme ils refusent d'enseigner, ils s'y tiennent ! Évidemment, les PLP n’ont appris qu’une chose de leurs soi-disant formateurs : rien n’est prévu, dans plein de matières les programmes ne sont pas prêts. Ça ne fait que 5 ans, je crois, que le bac pro 3 ans est expérimenté...

Tous ces inspecteurs et autres fayots arrivistes n’ont pas été foutu de faire leur boulot. Comme d’hab’ : démerdez-vous, de toute façon vous aurez tort et vous serez saqués. C’est la seule morale de l’histoire.

Écrit par : Lariba | 06 juin 2008

Il est vraiment dangereux, et je pense que, quel que fût le camp auquel il eût été appartenu, c'eût été un homme nuisible.

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Il me semble que Châteaubriand disait la même chose du duc d'Otrante, aux subjonctifs près !^^^^

Mais je préfère encore Fouché, le policier de Napoléon, ne fût-ce qu'à cause de la superbe biographie de Stefan Zweig que ce monstre froid fascinait.

Il y voyait l'incarnation du cynisme d'Etat et la préfiguration de ces "assassins ordinaires" que le XXème siècle a produit en série.

Frackowiak est un triste personnage et la "générosité" (au sens cornélien) de JPB à son égard au moment de "l'affaire Robien" a été bien mal récompensée. Mais passons.

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Comment Jérémy, vous n'avez pas les 4 manuels de Textes & Contextes de Brighelli and co jadis parus chez Magnard ?

Écrit par : Abraxas | 06 juin 2008

Il y a un "été" en trop dans mon message précédent, et il n'est pas indien.

Les Textes et Contextes sont de beaux et bons ouvrages. Mais apparemment, les éditeurs aiment bien maintenant faire des "collections" portant le nom de quelqu'un : en latin il y a la collection "Jacques Gaillard", en français la collection "Jean Jordy", etc. D'où l'idée d'une "collection Jean-Paul Brighelli".

En ces temps de célébration de la haute couture, c'est de saison.

Écrit par : Jeremy | 06 juin 2008

"Ca ne coûtera jamais aussi cher que des professeurs. Voilà la principale raison du remplacement des postes par des ordis.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2008 "

Marrantça, tu piges keud mais t'as toujours un point d'vue !
Bouffon !

Écrit par : toto | 06 juin 2008

Private pour toto :
J'ai une question indiscrète (et une déclaration et une remarque).

1 - Le connaissez-vous dans la vraie vie ?

2 - Je vous aime toto ... !
Je suis un grand fan de vos interventions et lorsque vous êtes absent vous me manquez.
Je ne manquerai JAMAIS de vous défendre contre les pisse-vinaigre qui osent critiquer vos post.
J'aimerais sincèrement vous rencontrer, vous êtes si ... énigmatique.

3 - Heureusement que vous êtes le seul toto du blog.

Écrit par : Zorglub | 06 juin 2008

:))))))

fada !

1) si tu parles de billy6(?), non, et le peu qu'j'en lis, ça donne po envie .... :)
2) c gentil, mais t fada, chuis po fréquentable, tu prends l'premier abruti k'tu rencontres, c moi ...
3) tu m'étonnes :)))))

Écrit par : toto | 06 juin 2008

Paradoxe de Solow :

Toutes les révolutions industrielles et tous les grands progrès technologiques ont été très vite suivis d'accroisement faramineux de la productivité.

L'informatique, non.

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008


On pourrait très facilement. Seulement il y a un certain nombre de mécanismes psychosociologiques qui amènent à maintenir une très grande quantité d'emplois de bureau qui autrement disparaitraient.

Écrit par : Sergio | 06 juin 2008

Il n'y a pas que de mauvaises nouvelles en ce moment.

Ecrit par : Robin | 06 juin 2008

La dernière, fraîche du jour : il faut maintenant remettre au principal un rapport circonstancié pour expliquer pourquoi quelques élèves n'ont pas eu leur B2i ou leur certification en langue vivante.
A quand un "rapport circonstancié" au chef d'établissement pour expliquer pourquoi Tartempion et Bubu ont une une mauvaise note au dernier devoir ?
En attendant nous allons inviter le boss ou ses commanditaires à aller se faire voir...

Écrit par : victor | 06 juin 2008

Le proviseur a convoqué un très estimable et estimé jeune collègue pour lui signifier que ses 2des avaient la plus mauvaise moyenne du lycée et qu'il convient de s'interroger .

Pas sur la nullité des élèves , on s'en doute !

L'étau se resserre . On nous prépare .

Elle est pas belle la vie en Orwell ??

Écrit par : Amélie | 06 juin 2008

"Avez-vous une preuve que Bégaudeau soit agrégé? Peut-être par promotion interne, c'est-à-dire par le fait du prince, sans avoir passé de concours?"

Ecrit par : Jean | 06 juin 2008

Vous savez, Jean, je connais de beaux spécimens de cons (pas nécessairement cultivés, en plus) qui sont agrégés externes. Je connais même quelques abrutis normaliens, alors ...

Écrit par : Kap | 06 juin 2008

La dernière, fraîche du jour : il faut maintenant remettre au principal un rapport circonstancié pour expliquer pourquoi quelques élèves n'ont pas eu leur B2i ou leur certification en langue vivante.
A quand un "rapport circonstancié" au chef d'établissement pour expliquer pourquoi Tartempion et Bubu ont une une mauvaise note au dernier devoir ?
En attendant nous allons inviter le boss ou ses commanditaires à aller se faire voir...

Ecrit par : victor | 06 juin 2008

D'après ce que je constate, il faut vraiment le faire exprès pour ne pas être exaucé à tous les coups par sainte Bédeuzi. Trop cool la sainte patronne des escholiers branchés ! Peut-être ne se sont-ils pas aperçus que c'était le lien sacré de l'ordinateur qui n'était pas branché.

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

La bonne nouvelle du jour, dans Le Monde (la Grande Pravda) du 6 juin. Je ne sais pas si on l'a déjà donnée sur ce fil, mais j'ai la flemme de monter.
Le montant des niches fiscales (réductions, crédits d'impôts, allègements divers) représente un manque à gagner de 73 milliards d'euro pour le budget de l'état (27% des recettes !) montant qui a progressé de 7,1 % depuis l'an dernier, et de 46% depuis 2003.
Comme ce chiffre me disait vaguement quelque chose, je suis allé regarder du côté du budget de l'EN : 77 milliards d'euros (recherche et supérieur compris, dont 58,28 milliards pour les écoles-collèges et lycées) en augmentation royale de 1,32% !
Les niches fiscales sont équivalentes au premier budget de l'état ! Champagne !
Si les libéraux de passage par ici cherchent des idées de réduction du déficit, voilà une manne qu'il serait bon d'exploiter !
Bonsoir à tous.

Écrit par : chevreuil | 06 juin 2008

A quand un "rapport circonstancié" au chef d'établissement pour expliquer pourquoi Tartempion et Bubu ont une une mauvaise note au dernier devoir ?
En attendant nous allons inviter le boss ou ses commanditaires à aller se faire voir...

Ecrit par : victor | 06 juin 2008

A M. l'IEN de XXXXX

L'élève ABC, né le .../.../01, élève de CP dans mon établissement, a eu ce jour une note inférieure à la moyenne à son exercice de français, qui d'ailleurs n'a pas été fini dans les délais.
Afin d'éclaircir les raisons de cette note qui ne va pas dans le sens d'un bon suivi de l'enfant, j'ai donc été amenée à mener une enquête poussée.
En examinant le bureau de l'enfant et ses alentours, j'ai pu remarquer que ces lieux étaient parsemés de petits bouts de gomme, apparemment déchiquetés à l'aide de la pointe d'un crayon sur la gomme neuve que ses parents lui avaient fournie à ma demande suite à une trop grande consommation de gommes fournies par la collectivité locale (Commune de XTV). Il ne reste de ladite gomme, que je tiens à votre disposition pour contrôle, ainsi que les bribes ramassées de ci de là, qu'un gros tiers sur lequel il n'apparaît plus que l'initiale A, au lieu des trois réglementaires.

Veuillez croire, Monsieur l'Inspecteur, que je prendrai dorénavant toutes les mesures nécessaires afin que l'enfant ABC ne soit plus victime de ses pulsions déchiqueteuses et puisse ainsi s'épanouir dans son lieu de vie sans être stigmatisé par de mauvais résultats scolaires.

Il a d'ores et déjà été programmé une réunion de dialogue entre l'enfant, qui pourra être accompagné par le nombre réglementaire de délégués syndicaux des élèves de Cycle 2, afin de respecter la parité enfants/adultes, ses parents et la directrice de l'établissement, chargée de la scolarité de l'élève.
A l'issue de cette réunion, si les délégués des élèves approuvent le projet, une décision sera prise pour qu'une action de remédiation soit mise en place dans les plus brefs délais.

Je me tiens à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire et vous ferai parvenir dans les plus brefs délais le planning des interventions différenciées mises en place dans l'intérêt de l'élève ABC.

La Directrice, Catmano.

Écrit par : catmano | 06 juin 2008

Le proviseur a convoqué un très estimable et estimé jeune collègue pour lui signifier que ses 2des avaient la plus mauvaise moyenne du lycée et qu'il convient de s'interroger .

Pas sur la nullité des élèves , on s'en doute !

L'étau se resserre . On nous prépare .

Elle est pas belle la vie en Orwell ??
Ecrit par : Amélie | 06 juin 2008
L'étau est serré depuis longtemps ; on m'a servi cela au moins trois ou quatre fois dans les dix dernières années : "Monsieur Morel, vous ne ne pensez pas assez à la réussite des élèves."
C'était vrai ; je mettais des mauvaises notes aux devoirs nuls et de bonnes à ceux qui en méritaient.

Écrit par : guy morel | 06 juin 2008

Les niches fiscales sont équivalentes au premier budget de l'état !

Ecrit par : chevreuil | 06 juin 2008


Boh de toutes façons l'IRPP ne rapporte pas un clou. C'est juste pour amuser la galerie.

Écrit par : Sergio | 06 juin 2008

On ne nous prépare pas un système éducatif orwellien : nous y sommes déjà. Je reste convaincu que le meilleur moyen de comprendre ce qui nous arrive, c'est encore de lire et de relire "1984", et de transposer. A propos, avez-vous remarqué combien les "rapports incidents" servent davantage à fliquer les profs que les élèves? Il faut aussi se rappeler que le héros, dans le livre d'Orwell, est d'abord traqué pour avoir osé noter des "pensées déviantes" dans son journal. Aujourd'hui, ce sont des blogs de profs qui ferment (aussi faut-il sans doute être toujours vigilant sur ce qu'on dit ici).
Et pour l'incitation à remonter les notes, de manière insidieuse, on n'hésite pas non plus à diffuser la pseudo-théorie de la "constante macabre".
La Syrie n'est pas un modèle de démocratie. Eh bien l'été dernier, je m'y suis probablement senti plus en sécurité que dans certaines arrière-salles du dernier bastion stalinien que l'on trouve en France! Tiens, pour les prochaines vacances, j'ai choisi l'Iran : ça reposera un peu...

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 juin 2008

Trouvée sur le site de l'Académie de Créteil, la liste des "dix compétences professionnelles des maîtres définies dans le cahier des charges de la formation des maîtres, publié en décembre 2006."

1 - Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable
2 - Maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer
3 - Maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale
4 - Concevoir et mettre en oeuvre son enseignement
5 - Organiser le travail de la classe
6 - Prendre en compte la diversité des élèves
7 - Évaluer les élèves
8 - Maîtriser les technologies de l’information et de la communication
9 - Travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école
10 - Se former et innover

Ça va mieux en le disant, mais tout de même...

Merci à Jehanne pour le lien.

Comme on peut le constater, dans l'académie de Créteil, la maîtrise de la langue française (compétence 2) ne fait partie ni de la maîtrise de la discipline, ni de la culture générale (compétence 3, modules a et a').

L'inspecteur d'académie venait sans doute de lire "Entre les murs".

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Un petit clin d'oeil à catmano :

Une élève de 5ème m'a affirmé cette après-midi en soutien que le peintre préféré de François Ier était Picasso et écrit sur un questionnaire qu'Henri IV était l'auteur de "Lady de Nantes" (It's true !).

Commentaire sur le travail de l'élève : fait preuve d'une riche imagination et d'une remarquable absence de préjugés. Très Bien en Histoire, excellent en anglais.

Écrit par : Robin | 06 juin 2008

Le proviseur a convoqué un très estimable et estimé jeune collègue pour lui signifier que ses 2des avaient la plus mauvaise moyenne du lycée et qu'il convient de s'interroger .

Pas sur la nullité des élèves , on s'en doute !

L'étau se resserre . On nous prépare .

Elle est pas belle la vie en Orwell ??
Ecrit par : Amélie | 06 juin 2008

Tant que ce n'est pas l'enseignant lui-même qui ose dire "non, cette fois je ne cautionne plus",
...
Le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé. A ce dernier de ne plus se laisser faire, et de refuser d'avaler les couleuvres.
Ecrit par : Dabiel Arnaud | 05 juin 2008

Voilà.
Je disais pour ma part :
L’école d’aujourd’hui s’est faite aussi grâce ou à cause de tous ceux, de toutes celles qui ont, ne serait-ce qu’une fois, participé à cette mascarade.

Cantet

Écrit par : Cantet | 06 juin 2008

Tiens, pour les prochaines vacances, j'ai choisi l'Iran : ça reposera un peu...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 juin 2008

Oauip, faut voir, y'a du bon et du moins bon en Iran ...

J'y ai passé un mois en famille l'été dernier.
C'est un peu hard quand même.

Le truc c'est qu'il faut bien se renseigner pour ne pas passer par inadvertance sur la place lorsqu'ils pendent des mecs.

Sinon, parole de touriste, c'est un beau pays et pas cher en plus !

Écrit par : Zorglub | 06 juin 2008

Merci Catmano pour votre dernière livraison, elle m'a bien fait rire et remonté le moral !

Chevreuil a écrit :
" Le montant des niches fiscales (réductions, crédits d'impôts, allègements divers) représente un manque à gagner de 73 milliards d'euro pour le budget de l'état (27% des recettes !) montant qui a progressé de 7,1 % depuis l'an dernier, et de 46% depuis 2003.
Comme ce chiffre me disait vaguement quelque chose, je suis allé regarder du côté du budget de l'EN : 77 milliards d'euros (recherche et supérieur compris, dont 58,28 milliards pour les écoles-collèges et lycées) en augmentation royale de 1,32% !
Les niches fiscales sont équivalentes au premier budget de l'état ! Champagne !
Si les libéraux de passage par ici cherchent des idées de réduction du déficit, voilà une manne qu'il serait bon d'exploiter !
Bonsoir à tous."
Si on refait l'addition à partir de posts précédents, cela nous fait :
40 milliards de fraude fiscale + 73 milliards de "niches fiscales" + 65 milliards de dons aux entreprises... 178 milliards !!!!
Et, nous, pauvres fonctionnaires "nantis" nous serions les soldats d'une "armée rouge" qui serait le premier budget de l'Etat ? Quel pauvres couillons nous sommes !
Tiens, voilà que je me remets en colère...

Écrit par : victor | 06 juin 2008

J'ai une autre bonne nouvelle !

Jeudi 12 juin 2008, en Irlande, un référendum sera organisé pour accepter ou rejeter le traité de Lisbonne.

The Irish Times : pour la première fois, le NON passe en tête dans un sondage (publié vendredi 6 juin 2008).

NON : 35 %.
OUI : 30 %.
Indécis : 28 %.
N’iront pas voter : 7 %.

http://www.ireland.com/newspaper/frontpage/2008/0606/1212696236403.html

C'est une très bonne nouvelle !

Écrit par : BA | 06 juin 2008

Dans toutes les académies de France et de Navarre, tous les professeurs qui ont eu à évaluer un stagiaire devaient tenir compte des dix points ci-dessous. Quand un mien ami - on a passé les concours ensemble - m'a montré la fiche d'évaluation de la stagiaire IUFM avec laquelle il a travaillé - il a dû se prononcer sur les dix points- et bien ça m'a révolté. Je suis d'accord, ce système ne peut perdurer sans notre consentement. Alors révoltons nous !
Malheureusement, il y a bien longtemps que l'on ne me confie plus de stagiaires en situation...
J'ajoute que la dernière fois que j'ai vu un IPR - ce dernier venait inspecter un collègue -, au cour d'une réunion au sein de l'établissement avec toute l'équipe de physique chimie, je lui ai passé un savon sur la vacuité de l'épreuve de physique - chimie proposée au bac. Nous nous sommes quitté avec la promesse qu'il reviendrait l'année suivante pour m'inspecter. Il n'est pas venu... Ca fait trois ans déjà. Je suis passé à l'échelon supérieur à l'ancienneté...
Mais, ça n’a pas empêché l’IG de me nommer sur un poste spécifique l'année prochaine...

1 - Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable
2 - Maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer
3 - Maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale
4 - Concevoir et mettre en oeuvre son enseignement
5 - Organiser le travail de la classe
6 - Prendre en compte la diversité des élèves
7 - Évaluer les élèves
8 - Maîtriser les technologies de l’information et de la communication
9 - Travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école
10 - Se former et innover

Philippe

Écrit par : Phil Del | 06 juin 2008

"Il y a un "été" en trop dans mon message précédent, et il n'est pas indien.

Les Textes et Contextes sont de beaux et bons ouvrages. Mais apparemment, les éditeurs aiment bien maintenant faire des "collections" portant le nom de quelqu'un : en latin il y a la collection "Jacques Gaillard", en français la collection "Jean Jordy", etc. D'où l'idée d'une "collection Jean-Paul Brighelli".

En ces temps de célébration de la haute couture, c'est de saison.

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008 "

CHICHE!!!
Pourquoi ne pas écrire une collection...
Chacun prend en charge une matière dont le nom de la collection serait: "collection Jean-Paul Brighelli" (la collection rassemble toutes les matières du secondaire)
Cette collection serait caractérisée par des cours "à la hauteur" avec un programme solide!! et pas obligatoirement en accord avec les (futurs) programmes officiels de l'EN!! On recence dans toutes les matières les fondamentaux et les savoirs devant être maitrisés pour l'entrée au lycée...
Succès garanti pour compléter les cours bidons qui seront donnés dans les futurs lycées...

Écrit par : ced | 06 juin 2008

Dans toutes les académies de France et de Navarre, tous les professeurs qui ont eu à évaluer un stagiaire devaient tenir compte des dix points ci-dessous. Quand un mien ami - on a passé les concours ensemble - m'a montré la fiche d'évaluation de la stagiaire IUFM avec laquelle il a travaillé - il a dû se prononcer sur les dix points- et bien ça m'a révolté. Je suis d'accord, ce système ne peut perdurer sans notre consentement. Alors révoltons nous !
Malheureusement, il y a bien longtemps que l'on ne me confie plus de stagiaires en situation...
J'ajoute que la dernière fois que j'ai vu un IPR - ce dernier venait inspecter un collègue -, au cour d'une réunion au sein de l'établissement avec toute l'équipe de physique chimie, je lui ai passé un savon sur la vacuité de l'épreuve de physique - chimie proposée au bac. Nous nous sommes quitté avec la promesse qu'il reviendrait l'année suivante pour m'inspecter. Il n'est pas venu... Ca fait trois ans déjà. Je suis passé à l'échelon supérieur à l'ancienneté...
Mais, ça n’a pas empêché l’IG de me nommer sur un poste spécifique l'année prochaine...

1 - Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable
2 - Maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer
3 - Maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale
4 - Concevoir et mettre en oeuvre son enseignement
5 - Organiser le travail de la classe
6 - Prendre en compte la diversité des élèves
7 - Évaluer les élèves
8 - Maîtriser les technologies de l’information et de la communication
9 - Travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école
10 - Se former et innover

Philippe

Ecrit par : Phil Del | 06 juin 2008

Tu as tout à fait raison au sujet du bac! tu as de la chance d'obtenir un poste spé! Sans etre indiscret, tu l'as eu au bout de combien d'année d'ancienneté ce poste spé en physique chimie? ça donne de l'espoir!
Mais tu est resté dans la même académie avec ton poste spécifique?

Écrit par : ced | 06 juin 2008

ERREUR:
... pour l'entrée à la fac...

Écrit par : ced | 06 juin 2008

Grandserre / Brighelli

Quelle tristesse la différence de salaire entre les deux !
Elle est minimale (15 ans d'écart).
En faisant un comparatif salaire de départ (non objectif) à 1000 euros :

JPB 55 ans, 3000 euros mensuel, cursus spécialisé se trouve dans une fourchette d'inégale considération de salaire par rapport à Grandserre, 40 ans, 2000 euros, cursus non spécialisé.

Au vu des deux courbes, la dévalorisation du cursus enseignant est flagrante.
Non seulement, nivellement par le bas pour les élèves, mais aussi nivellement par le bas pour des spécialisations qui ne sont plus reconnues.

A creuser.

Écrit par : Carole | 06 juin 2008

Private pour toto :
J'ai une question indiscrète (et une déclaration et une remarque).

1 - Le connaissez-vous dans la vraie vie ?

2 - Je vous aime toto ... !
Je suis un grand fan de vos interventions et lorsque vous êtes absent vous me manquez.
Je ne manquerai JAMAIS de vous défendre contre les pisse-vinaigre qui osent critiquer vos post.
J'aimerais sincèrement vous rencontrer, vous êtes si ... énigmatique.

3 - Heureusement que vous êtes le seul toto du blog.

Ecrit par : Zorglub | 06 juin 2008


Dou ki sor ce bouffon d'zorglib de mon cul.
C moi kil kif le toto.

Tu vires tes pates du toto, c mon toto queuje kif.

Et toi ltoto, si tu suce du Zorglib, moi jsuce du gong.
Na

Écrit par : Jean Fred | 06 juin 2008

Si un misérable prof de méca peut se permettre une suggestion aux éminents littéraires de ce lieu :
"La mendiante de Shigatze" de Ma Jian chez Actes Sud/Babel
Très court (100 pages), redoutablement efficace, terriblement exotique et pas très politiqument correct !

Écrit par : Zorglub | 06 juin 2008

C'est totalement fortuitement que mon dernier post suit celui de Jean Fred ...

Écrit par : Zorglub | 06 juin 2008

j'ai lu il y a deux jours les méthodes d'apprentissage de la lecture que vous préconisez,
je ne sais plus par quel intervenant,
vous parlez de la méthode Léo Léa (méthode fétiche de Toto) bien lire aimer lire, les Alphas, même Boscher,
personne ne parle de la méthode: bien lire, bien écrire de Wettstein-Badour, j'ai vu une pub pour cette dernière, quel est votre avis?

mabiche

Écrit par : mabiche | 06 juin 2008

Trouvé sur le site de l'Académie de Créteil, la liste des "dix compétences professionnelles des maîtres définies dans le cahier des charges de la formation des maîtres, publié en décembre 2006."

1 - Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable
Ca, je sais le faire depuis longtemps, à savoir faire plus d’orthographe et de grammaire que les 1h30 d’ORL réglementaires des programmes 2002 et ne pas me laisser berner par les fadaises de l’enfant-au-centre-du-système.

2 - Maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer
Ca aussi, j’ai d’ailleurs été recruté sur un concours (10% de reçus) où ces « compétences » étaient vérifiées, même si on ne parlait pas alors en ces termes.

3 - Maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale
Ben, là, je fais pour le mieux, je lis, je m’instruis, et je ne regarde plus TF1. Hélas, je ne suis pas un lecteur de Bégaudeau, mais je promets de faire un effort.

4 - Concevoir et mettre en oeuvre son enseignement
Vaste programme… si on ne me met pas des bâtons dans les roues, je peux essayer d’y arriver. Par exemple, si on m’enlevait les TICE et me réduisait les langues étrangères, ça m’arrangerait bien. Et tant que vous y êtes, rendez-moi mes 27 heures de cours devant une classe.

5 - Organiser le travail de la classe
D’accord, je fais ce que je peux, mais le petit ABC qui fait passer des mots au fond de la classe quand j’écris au tableau ne m’aide pas dans ce sens. Et réorganisez le travail de l’année en périodes de 7 semaines SVP.

6- Prendre en compte la diversité des élèves
Très bien, j’en ai 28 cette année, il y a de quoi diversifier ma diversité très …divertissante.

7 - Évaluer les élèves
En attendant que ce soient eux qui m’évaluent, j’ai fait les évaluations normatives, sommatives, diagnostiques et j’ai rempli les 145 pages du livret de compétences. Ouf ! Je dors moins qu’Eric Tabarly, moi, avec tout ça !

8 - Maîtriser les technologies de l’information et de la communication
Je suis trop bon, j’arrive même à envoyer des posts sur le blog à Brighelli. La preuve !

9 - Travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école
Je le jure.

10 - Se former et innover
Oui. J’ai même recommandé le site du GRIP et celui de M. Delord à mes collègues sympas.

Et voilà ! 10/10 ! Elle est pas belle la vie ? Merci à Jehanne pour le lien.

Écrit par : chevreuil | 06 juin 2008

Concernant le primaire, j'ai le sentiment que l'invention du "Professeur des écoles" a singulièrement compliqué l'école primaire. Elle a entraîné dans son sillage les "Sciences de l'éducation" et leur langage des sorciers. Recruter des "intellectuels" signifiait, dès lors, adopter des contenus en rapport avec ce nouveau recrutement. Et creuser une première brèche entre l'élève et l'enseignant. Des nouveaux enseignants naturellement très sensibles au "langage orwellien", car pas encore trop éloignés des bancs de leurs facs, mais incapables de simplifier le propos et d'avoir des convictions.

Écrit par : Jean-Luc | 06 juin 2008

"Marrantça, tu piges keud mais t'as toujours un point d'vue !
Bouffon !"

Ecrit par : toto | 06 juin 2008

Dommage, toto! Pour une fois que vous postiez un message qui disait quelque chose de compréhensible et de sensé, (quand vous parliez des ordis).

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2008

"3 - Heureusement que vous êtes le seul toto du blog."

Ecrit par : Zorglub | 06 juin 2008

On va pas en faire un élevage, non plus.

Écrit par : calva | 06 juin 2008

Si les chefs d'établissement font pression pour que les profs remontent les notes, ça veut dire que, quelque soit la refonte des programmes, le problème de la baisse du niveau restera le même. Ils nous dissuaderont d'appliquer les exigences pour soigner leurs statistiques, surtout avec leur pouvoir renforcé. D'où :

1) Il est indispensable que les enseignants eux-mêmes se montrent moins dociles.

2) Toute réforme de l'EN doit prévoir la réduction du pouvoir des chefs d'établissement. En tout cas, que le cours et la notation soient bien le pré-carré du prof (ce n'est, de fait, plus le cas aujourd'hui).

3) Puisque nous sommes dans un système totalitaire, le démocratiser (dans le bon sens du terme) en y prévoyant une séparation des pouvoirs. Aujourd'hui, la voie hiérarchique fait que le chef d'établissement est juge et parti, et que l'inspecteur et le recteur le couvrent quoi qu'il arrive. Un enseignant qui voudrait se rebeller et dénoncer les pressions qu'il subit n'a donc pas de voie de recours. Aussi faut-il penser à créer une instance de contrôle indépendante, à laquelle les profs pourraient se plaindre de tout dysfonctionnement les empêchant de faire leur travail, c'est-à-dire d'instruire. prévoir aussi des sanctions pour les chefs d'établissements qui pratiqueraient de cette manière un détournement d'intérêt public au profit d'une perspective de carrière personnelle. Et que ces sanctions soient réellement contraignantes et appliquées (fortes amendes, abrogation de la gratuité du logement de fonction, retour au statut d'enseignant avec rétrogradation d'échelon...).

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 juin 2008

"Et que ces sanctions soient réellement contraignantes et appliquées (fortes amendes, abrogation de la gratuité du logement de fonction, retour au statut d'enseignant avec rétrogradation d'échelon...).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 juin 2008 "

ça va faire mal !

Vous ne devez pas aimer votre chef d'établissement!

Écrit par : ced | 06 juin 2008

Concernant le primaire, j'ai le sentiment que l'invention du "Professeur des écoles" a singulièrement compliqué l'école primaire. /…/ Recruter des "intellectuels" signifiait, dès lors, adopter des contenus en rapport avec ce nouveau recrutement. Et creuser une première brèche entre l'élève et l'enseignant.

Ecrit par Jean Luc

Je ne pense pas qu’on ait à faire à des « intellectuels » à Bac +3 dans les concours de recrutement des PE depuis lors, si ce n’est à des gens adaptés au « langage universitaire » de leurs dernières années de scolarité et provenant de milieux sociaux plus élevés que lorsque le concours de l’Ecole normale se passait après le brevet supérieur ou le Bac.
Les instits que j’ai connus enfant étaient majoritairement des personnes issues de la paysannerie ou de la « classe ouvrière. » Leur langage, leurs manières étaient celles de nos familles. Les mots étaient durs –les claques aussi- mais ils ne s’embarquaient pas dans des considérations et des discours psychologisants.
Ils savaient de par leur origine s’adresser naturellement aux enfants de familles modestes et leur enseigner l’essentiel de ce qu’ils devaient savoir pour avoir le certif ou passer en sixième.
Cette proximité sociale, alliée à des programmes progressifs et une instruction de haute valeur était-elle une des clés de la réussite du primaire alors ?
Parfois, je n’en peux plus de voir des personnes adopter un langage familier pour s’adresser à leurs élèves en difficulté comme les dames patronnesses s’adressaient à leurs pauvres, tout en donnant à leurs cours un langage et un niveau digne de la fac de lettres, sans s’abaisser jamais à leur enseigner les bases ni vérifier qu’elles soient acquises. J’ai à l’occasion vu un remplaçant proposer à ses élèves de CE2 des leçons sur les progressions textuelles, avec les thèmes et les rhèmes !!!
Y aura-t-il un jour une étude sur cette intimidation culturelle –dont parle Claude Duneton dans Je suis une truie qui doute- qui a creusé cette (première) brèche entre l'élève et l'enseignant.

Écrit par : chevreuil | 06 juin 2008

Je m'appuyais seulement sur les témoignages lus un peu plus haut, et ceux qu'on peut trouver dans certains ouvrages.
Et puis remarquerez que je n'ai proposé ni exécutions sommaires, ni wagons plmbés, ni déportations vers les prisons iraniennes, ni crucifixions, à la romaine, sur la route qui relie l'IUFM à la rue de Grenelle.
Plaisanterie mise à part, c'est un point réellement important. Songez à ces traders qui masquent leurs pertes financières. Ca choque l'opinion à juste titre et ils sont poursuivis. L'EN est parasitée par mille Jérôme Kerviel qui, en faisant mentir leurs statistiques, masquent des pertes autrement plus graves : culturelles et humaines.
Lorsque vous aurez fini l'IUFM, essayez de noter vos copies à leur juste valeur. Après deux ou trois conseils de classe où on vous expliquera que vos moyennes posent "un problème" et deux ou trois séjours dans le bureau de votre chef d'établissement corrompu (puisque c'est bien d'une forme de corruption qu'il s'agit, vous me trouverez bien indulgent...
Bon courage.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 juin 2008

Regardez la 2!!

Écrit par : ced | 07 juin 2008

Sur la 2 justement, Hagège a déclaré :

1) L'imparfait du subjonctif ne sert à rien, on ne devrait pas l'enseigner.

2) "J'ai voulu réformer la langue française : il s'agissait d'écrire "procès-verbal" sans trait d'union." C'est sûr, c'est révolutionnaire !

Écrit par : Jeremy | 07 juin 2008

'ai une autre bonne nouvelle !

Jeudi 12 juin 2008, en Irlande, un référendum sera organisé pour accepter ou rejeter le traité de Lisbonne.

The Irish Times : pour la première fois, le NON passe en tête dans un sondage (publié vendredi 6 juin 2008).

NON : 35 %.
OUI : 30 %.
Indécis : 28 %.
N’iront pas voter : 7 %.

http://www.ireland.com/newspaper/frontpage/2008/0606/1212696236403.html

C'est une très bonne nouvelle !

Ecrit par : BA | 06 juin 2008

Les plus lucides étant les 7% qui n'iront pas voter. Car, de toutes façons, soit ça passera "avec" (comme disait Brel)...soit ça repassera "sans" ("légèrement retoiletté", comme dit Giscard).

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

C'est totalement fortuitement que mon dernier post suit celui de Jean Fred ...

Ecrit par : Zorglub | 06 juin 2008

Mort de rire !^^^^^^

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Mon post précédent répondait à celui de Ced.

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 juin 2008

Parfois, je n’en peux plus de voir des personnes adopter un langage familier pour s’adresser à leurs élèves en difficulté comme les dames patronnesses s’adressaient à leurs pauvres, tout en donnant à leurs cours un langage et un niveau digne de la fac de lettres, sans s’abaisser jamais à leur enseigner les bases ni vérifier qu’elles soient acquises.

J’ai à l’occasion vu un remplaçant proposer à ses élèves de CE2 des leçons sur les progressions textuelles, avec les thèmes et les rhèmes !!!
Y aura-t-il un jour une étude sur cette intimidation culturelle –dont parle Claude Duneton dans Je suis une truie qui doute- qui a creusé cette (première) brèche entre l'élève et l'enseignant.

Ecrit par : chevreuil | 06 juin 2008

Parfois, je n’en peux plus de voir des personnes adopter un langage familier pour s’adresser à leurs élèves en difficulté comme les dames patronnesses s’adressaient à leurs pauvres, tout en donnant à leurs cours un langage et un niveau digne de la fac de lettres, sans s’abaisser jamais à leur enseigner les bases ni vérifier qu’elles soient acquises.

Si vous voulez un prix France-Culture Télérama, une Palme d'Or à Cannes et la reconniassnce extasiée du "moloch" comme dit dugong, c'est pourtant exactement cela qu'il faut faire en 2008...Aucune importance si vous faites passer des erreurs et des énormités en plus, du genre : le point virgule est un signe intermédiaire entre le point et les deux points, les dictées ne servent à rien, misogyne vient du préfixe privatif qui signifie "utérus", "si on rayait l'Autriche de la carte, ça n'aurait aucune importance", sans oublier : "Dis, on t'a dit des trucs sur moi pendant les vacances que tu me fais la gueule comme ça ?"

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Bonsoir

A cette heure avancée de la nuit, je vois qu'on parle de Bégaudeau et de Duneton, mais qu'on ne parle pas encore de Laurent Cantet, alors voici une citation pas piquée des hannetons de ce monsieur à propos du film Etre et avoir :

Laurent Cantet prend ses distances avec le documentaire de Nicolas Philibert : « Il nous montre une classe de campagne où sont mélangés des élèves d’âges différents. Pas du tout représentative de notre époque. Et l’instituteur est à l’opposé du personnage que François Bégaudeau incarne dans notre film. Il a un pouvoir énorme sur les enfants et, franchement, il n’est pas très sympathique. Notre film est plutôt une réponse à ce genre d’abus de pouvoir. »

C'est chou, non ?

Le lien est ici :

http://www.telerama.fr/cinema/cannes-cannes-cannes,29591.php


Sinon, pour en revenir à Bégaudeau, je voulais vous livrer un extrait d'un article "Le meilleur du pire des ZEP", qui me rappelle un passage fort intéressant de "Je suis comme une truie qui doute".

Il s'agit du passage où il est question du texte de Colette decrivant une jeune enfant des colonies, texte dont Duneton fait un jour lecture à ses éléves et qui lui procure comme un sentiment de malaise malgré les qualités de style habituelles de l'auteur s'extasiant devant la beauté de la jeune indigène.

C'est lorsque Duneton interroge ses élèves que l'origine de son malaise lui est révélé : Colette, dans son texte, a parlé de la jeune fille comme d'un petit animal, charmant certes, mais bel et bien un animal (une chêvre, très exactement)...

Et maintenant, ci-dessous, le texte de Bégaudeau :

"Il y a cependant une marque des élèves de ZEP, qui à mes yeux les discrimine positivement. Appelons cela leur frontalité. Là encore, il faut se rappeler l’ambiance morne qui régnait dans nos classes bourgeoises, où les mots d’ordre, pour tacites, n’en étaient pas moins strictement appliqués. Surtout ne pas participer. Surtout ne jamais lever le doigt.

(...)

En ZEP, tout le contraire. Les élèves ne ressentent pas le besoin de se distinguer d’un système qui de toute évidence (c’est fou ce qu’ils ont intégré cette conviction) n’a pas été conçu pour eux. Alors c’est souvent une forêt de doigts levés qui accueille les questions posées à la cantonade par l’enseignant, pour peu qu’elles ne soient pas complètement absconses. Parfois, la parole ne prend même pas la précaution d’en passer par le rituel immémorial du doigt. Ça donne des répliques inopinées, des interférences, des parasites, des dialogues de sourd, et pour tout dire un joyeux bordel. Et de fait, cette loquacité débridée relève de ce qu’un euphémisme ironique aime à appeler la « spontanéité » des élèves. C’est vrai : c’est le même élève « spontané » qui sauve votre cours de l’exposé unilatéral et un jour vous tutoie ou vous signifie qu’il se bat les couilles de vos réprimandes. Tout fonctionne en interface. C’est le prix à payer de la frontalité que de la voir, de loin en loin, se muer en affrontement. On ne peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas désirer l’animation et réprouver l’agitation, priser l’énergie et déplorer l’électricité".

Etonnant, non ?

Écrit par : johnmarguerite | 07 juin 2008

Merci à Chevreuil pour son commentaire des dix compétences de l'enseignant. Il fut un temps où l'on se demandait si un prof était "bon" ou non. Désormais, on détaille. Et c'est la fin des haricots, parce qu'un "bon" prof est fait de qualités et de défauts — exactement comme votre partenaire préféré : si jamais vus vous mettez à détailler les raisons qui font que vous l'aimez, c'est que déjà vous ne l'aimez plus — quelle que sit la valeur effective du mot "amour", on préférera en rester à sa valeur affective.
Merci aussi à johnmarguerite — ça valait le coup de poster si tard. Apparemment, Laurent Cantet en est un vrai. "Ressources humaines", son précédent chef d'œuvre, avait des qualités de réalisation et de direction d'acteur, mais baignait dans un manichéisme qui faisait certainement plaisir, déjà, à Télérama (imaginez un peu que D.W. Griffith ou Howard Hawks — ou tant d'autres — aient tourné des films en se demandant comment faire plaisir à Télérama — le premier, particulièrement…). Le politiquement correct va nous tuer. Paradoxalement, c'est en ce moment l'héritage le plus visible de Mai 68 — parce qu'en fin de compte, ce sont les minables de la révolution qui ont gagné, les demi-habiles de la contestation.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 juin 2008

"Merci à Chevreuil pour son commentaire des dix compétences de l'enseignant. Il fut un temps où l'on se demandait si un prof était "bon" ou non. Désormais, on détaille. Et c'est la fin des haricots, parce qu'un "bon" prof est fait de qualités et de défauts — exactement comme votre partenaire préféré : si jamais vus vous mettez à détailler les raisons qui font que vous l'aimez, c'est que déjà vous ne l'aimez plus — quelle que sit la valeur effective du mot "amour", on préférera en rester à sa valeur affective."

JPB

Ecrit par : brighelli | 07 juin 2008

C'est tellement vrai... Plus on essaiera de trouver le plus grand nombre de critères pour évaluer, et plus on s'éloignera de la "vérité"... Aucune grille ne peut remplacer la jugeotte.
Sans compter qu'on va bientôt, avec ces conneries, passer plus de temps à évaluer qu'à former.
Presque tous sont d'accord, MEME dans les IUFM.
Sauf une collègue, par qui j'ai entendu réclamer, pour plus de rigueur, que chaque compétence soit déclinée en sous-compétences. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

"j'ai lu il y a deux jours les méthodes d'apprentissage de la lecture que vous préconisez,
je ne sais plus par quel intervenant,
vous parlez de la méthode Léo Léa (méthode fétiche de Toto) bien lire aimer lire, les Alphas, même Boscher,
personne ne parle de la méthode: bien lire, bien écrire de Wettstein-Badour, j'ai vu une pub pour cette dernière, quel est votre avis?

mabiche

Ecrit par : mabiche | 06 juin 2008

J'ai lu son livre "Bien parler, bien lire, bien écrire", qui explique de façon lumineuse pourquoi les méthodes utilisées à 90 % en CP sont destructrices et devraient être interdites.

J'ai également sa méthode FRANSYA, excellente, mais chère et qu'on ne peut guère à mon avis utiliser qu'en classe, alors que chaque enfant peut avoir un Boscher ou un "Lire avec Léo et Léa", et l'emporter à la maison.
Il n'y a aucune image, et doit être excellente pour rééduquer des adultes.
Certaines maîtresses de CP s'en servent.

Je rappelle que la plupart des méthodes alphabétiques sont "inconnues" ou niées à l'EN, sauf "Lire avec Léo et Léa", malgré les pressions qui sont exercées par les inspecteurs.

Quant à Boscher, il faut commander du papier kraft pour le couvrir...et ainsi le dissimuler.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2008

Merci à Johnmarguerite. "Colette dans son livre parle de la jeune fille comme d'un petit animal." Le mot" animal" m'invite à vous faire part de mes découvertes. Etant plongée dans la lecture des délibérations du Coneil municipal de mon village natal, en me limitant au vingtième siècle ,je suis tombée sur cette délibération datée du 21 juillet 1921 : "Les conditions hygiéniques de l'école provisoire sont déplorables. Le conseil considérant que l'on donne de l'argent pour les écuries et estimant que les enfants ne sont pas moins dignes que le bétail ,demande que soit faite une ouverture de crédit pour la reconstruction des écoles avant l'hiver." Le 8 février suivant le Conseil décide de payer un habitant qui a tué son boeuf pour nourrir la population. Quelques précisions : les bombardements de 1918 ont détruit la commune qui va recevoir la croix de guerre mais les promesses de l'Etat pour la reconstruction sont revues à la baisse. Des 12 milliards annoncés on passe à 7 et le dégrèvement des impôts pour l'année 1918 est également modifié au désavantage de la population. Les délibérations parfaitement rédigées, et proprement présentées illustrent une lucidité et une détermination qui force le respect. "La municipalité est prête à se joindre à tout groupement établi en vue de mener une action immédiate, énergique allant jusqu'à créer une agitation efficace de toutes les populations des régions dévastées ( ... ) pour faire cesser le gaspillage et les abus." Un peu plus loin, la municipalité décide d'acheter le terrain jouxtant la future école pour en faire un jardin scolaire et éviter toute construction qui ferait obstacle à l'éclairage. EN 1922,on récupère le mobilier réparable et on achète chez Delagrave 6 "tables de Salonique" à 105 F l'une.
Bon, je sais je suis hors-sujet, mais je crois que ma lecture et mon voyage dans le temps sont enrichissants. A chacun sa quête. Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 juin 2008

"Laurent Cantet prend ses distances avec le documentaire de Nicolas Philibert : « Il nous montre une classe de campagne où sont mélangés des élèves d’âges différents. Pas du tout représentative de notre époque. Et l’instituteur est à l’opposé du personnage que François Bégaudeau incarne dans notre film. Il a un pouvoir énorme sur les enfants et, franchement, il n’est pas très sympathique. Notre film est plutôt une réponse à ce genre d’abus de pouvoir. »

C'est chou, non ?"

Ecrit par : johnmarguerite | 07 juin 2008

C'est une énorme connerie. Si réussir à s'intéresser aux élèves individuellement, en réussissant à les intéresser, et à instruire la classe entière est un abus de pouvoir, je ne vois pas à quel niveau Cantet situe l'acte d'enseigner.
J'irai voir le film.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

"Euh, Christophe, vous n'avez pas de sympathie particulière pour Frackowiak, hein ? (c'est une question de curiosité entièrement ouverte, dont je ne sais pas la réponse)."

Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2008

Je ne le connais pas.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Et je n'en ai entendu parler qu'ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Sans compter qu'on va bientôt, avec ces conneries, passer plus de temps à évaluer qu'à former.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

C'est ce qui se passe déjà dans nombre de classes élémentaires et dans un nombre encore plus conséquent de classes maternelles.

J'ai fait le test aussi, moi. J'ai presque aussi bon que chevreuil, il n'y a que pour l'item n° 7 :

"7 - Évaluer les élèves
En attendant que ce soient eux qui m’évaluent, j’ai fait les évaluations normatives, sommatives, diagnostiques et j’ai rempli les 145 pages du livret de compétences. Ouf ! Je dors moins qu’Eric Tabarly, moi, avec tout ça !"

D'abord, il y a plein de mots que je n'ai jamais réussi à comprendre. Normatives, sommatives, je n'ai jamais réussi à comprendre ce que cela voulait dire.
A moins que je sois comme M. Jourdain et que je fasse de la prose sans le savoir.
C'était le cas pour la métacognition. Après m'être renseignée sur les bons sites, je me suis rendu compte que j'avais toujours essayé dans mes classes de faire "prendre conscience des procédures, des méthodes et des processus intellectuels mis en œuvre pour résoudre un problème, afin d'améliorer l'acquisition des connaissances et la stabilité des acquis."
Alors peut-être que j'en fais, finalement, des évaluations normatives et sommatives ?

Mais je continue à dormir plus qu'Eric Tabarly, ça, c'est sûr ! Et les 145 pages, lorsqu'on me les imposera, ça va être vite vu, c'est moi qui vous le dis !

Écrit par : catmano | 07 juin 2008

"A moins que je sois comme M. Jourdain et que je fasse de la prose sans le savoir.
C'était le cas pour la métacognition. Après m'être renseignée sur les bons sites, je me suis rendu compte que j'avais toujours essayé dans mes classes de faire "prendre conscience des procédures, des méthodes et des processus intellectuels mis en œuvre pour résoudre un problème, afin d'améliorer l'acquisition des connaissances et la stabilité des acquis."
Alors peut-être que j'en fais, finalement, des évaluations normatives et sommatives ?"

Ecrit par : catmano | 07 juin 2008

C'est exactement ça. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

J’ai à l’occasion vu un remplaçant proposer à ses élèves de CE2 des leçons sur les progressions textuelles, avec les thèmes et les rhèmes !!!
Y aura-t-il un jour une étude sur cette intimidation culturelle –dont parle Claude Duneton dans Je suis une truie qui doute- qui a creusé cette (première) brèche entre l'élève et l'enseignant.

Ecrit par : chevreuil | 06 juin 2008

Dans "Entre les murs", il est question de cette vieille expression française "Mettre la puce à l'oreille", qui est aussi le titre d'un excellent livre de Claude Duneton (en abrégé : "La puce à l'oreille, anthologie des expressions populaires avec leur origine, parue aux éd. Stock).

Le narrateur l'emploi et un élève lui demande : "Qu'est-ce que ça veut dire M'sieur ?".

On comparera la triste et plate réponse du "prof branché" avec la savoureuse explication de Duneton (page 44 à 49 aux Ed. Stock); je sais bien que le thème est glissant, à cause de la connotation érotique, mais franchement, pour quelqu'un qui se plaint du caractère contraint de l'enseignement traditionnel, on pouvait faire mieux.

On retrouve le processus à plusieurs reprises dans le livre. Des élèves posent des questions qui touchent à la "différence" (culture des banlieues/culture populaire/culture savante) et le narrateur les replie à chaque fois sur la culture des banlieues. ("On verra ça un autre jour", "c'est difficile","tu vois, c'est un truc du genre"...)

Je ne veux pas trop jeter la pierre à Bégaudeau. j'ai eu moi aussi ce genre d'élèves (en un peu moins "hard" en tant qu'enseignant, aussi "hard en tant qu'adjoint "faisant fonction") et je sais que c'est difficile, mais je ne comprends pas (ou plutôt je n'accepte pas) ce parti pris qu'il a de survaloriser en permanence leur culture au dépens des autres.

Je suis sûr qu'il y a moyen de faire autrement.

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

C'est exactement ça. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

C'est gentil, mais ça ne m'explique toujours pas ce que sont les évaluations normatives et sommatives...

Écrit par : catmano | 07 juin 2008

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tacognition

;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Et les 145 pages, lorsqu'on me les imposera, ça va être vite vu, c'est moi qui vous le dis !

Ecrit par : catmano | 07 juin 2008

Personnellement, j'aurais bien une suggestion quant à l'utilisation d'un tel livret, mais "rigoureusement ma mère m'a défendu d'le dire ici" !

Écrit par : chevreuil | 07 juin 2008

Sans compter qu'on va bientôt, avec ces conneries, passer plus de temps à évaluer qu'à former.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008


C'est le but, mon cher, c'est le but. Ça s'appelle le pédagogisme : prendre tous les prétextes possibles et imaginables (l'origine sociale des élèves, la société qui a "changé", "professionaliser" le métier qui serait devenu une "science", refuser la culture "bourgeoise", etc.) pour, au final,ce seul objectif : refuser de transmettre.

Bref, prétendre libérer les élèves en refusant de les instruire, En bon français, ça s'appelle un abandon.

Écrit par : Manu | 07 juin 2008

Réponse à catmano

J'ai trouvé ça :

L"évolution sommative intervient lors des bilans, au terme d'un processus d'apprentissage ou de formation.

Elle vise à prendre une décision d'orientation ou de sélection en fonction des acquis. Elle permet de situer les élèves les uns par rapport aux autres.

On distingue aussi évaluation normative et évaluation critériée:

* Une évaluation est dite normative quand elle réfère la performance d'un apprenant aux performances des autres apprenants. (on fait un "classement")

* Une évaluation est dite critériée quand on ne compare pas l'apprenant aux autres mais qu'on détermine par la référence à des critères, si, ayant atteint les objectifs, il est en mesure de passer aux apprentissages ultérieurs.

J'espère que ces précisions éclaireront désormais votre existence ! ^^^^^^

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Christophe

Je vous ai dit que pour la métacognition, j'avais lu le même article que vous.

Ce que je veux savoir, c'est si je fais des évaluations normatives et sommatives sans le savoir !

PS : Je ne sais pas lire les ;)?^?^?; (pourvu que celui-là, ce ne soit pas un gros mot !)

Écrit par : catmano | 07 juin 2008

Merci Robin, vous allez pouvoir me dire si j'ai juste :

Réponse à catmano

J'ai trouvé ça :

L"évolution sommative intervient lors des bilans, au terme d'un processus d'apprentissage ou de formation.

Elle vise à prendre une décision d'orientation ou de sélection en fonction des acquis. Elle permet de situer les élèves les uns par rapport aux autres.

- C'est un bilan, quoi ? Une composition ? Un examen ? Un contrôle ?

On distingue aussi évaluation normative et évaluation critériée:

* Une évaluation est dite normative quand elle réfère la performance d'un apprenant aux performances des autres apprenants. (on fait un "classement")

- Et puis ça aussi...

* Une évaluation est dite critériée quand on ne compare pas l'apprenant aux autres mais qu'on détermine par la référence à des critères, si, ayant atteint les objectifs, il est en mesure de passer aux apprentissages ultérieurs.

- Et puis ça aussi...

- Donc, puisque je contrôle chaque jour le travail de mes élèves sur leur cahier du jour, sur leurs fichiers de mathématiques et leurs fiches de français, que je les fais lire à voix haute en contrôlant la compréhension et que j'ajoute à cela des bilans de fin de période cinq fois par an pour les CE1, j'ai tout bon au n° 7. Ouf, c'est que j'ai encore une dizaine d'années à tirer, moi. Le reclassement aurait été difficile...

J'espère que ces précisions éclaireront désormais votre existence ! ^^^^^^

- Oh ! Que oui ! Mon week end en est tout illuminé. J'ai peut-être rien compris, mais c'était beau !!!

Ecrit par : Robin | 07 juin 2008

Écrit par : catmano | 07 juin 2008

"Laurent Cantet prend ses distances avec le documentaire de Nicolas Philibert : « Il nous montre une classe de campagne où sont mélangés des élèves d’âges différents. Pas du tout représentative de notre époque. Et l’instituteur est à l’opposé du personnage que François Bégaudeau incarne dans notre film. Il a un pouvoir énorme sur les enfants et, franchement, il n’est pas très sympathique. Notre film est plutôt une réponse à ce genre d’abus de pouvoir. »

C'est chou, non ?"

Ecrit par : johnmarguerite | 07 juin 2008

Je me méfie du mot "sympathique". Je ne trouve pas le narrateur d'Entre les murs" particulièrement "sympathique" non plus ; je n'aime pas le regard distancié et finalement assez méprisant qu'il porte sur ses collègues et sur les élèves.

On sent qu'il cherche sans cesse à s'en faire aimer et son côté "copain sympa" est une forme d'abus de pouvoir et de manipulation beaucoup plus insidieuse que l'attitude traditionnelle.

Assez bizarrement, d'ailleurs, il passe d'un extrême à l'autre, du copinage à l'autoritarisme, voire à la violence verbale ("pétasses !") ou même physique (je parle du livre, je n'ai pas encore vu le film), si bien que le lecteur peu familiarisé avec ce genre de public pourrait à bon droit se poser des questions sur son équilibre mental et même ses options politiques (je sais bien qu'il est entendu une fois pour toutes qu'il est de Gauche, mais bon...)

L'instituteur "d'Etre et Avoir" n'est pas "sympa" dans ce sens-là, évidemment.

On répondra que ça n'est pas le même public. Mais justement, toute la question est de savoir si et dans quelle mesure il faut s'adapter au public, en d'autres termes si ce sont les merveilleux enfants qui gouvernent la Ville, comme dans "Sa majesté des mouches" ou des adultes ronchons et "pas sympas" qui fixent des limites à "l'épanouissement".

L'immaturité du narrateur est une grande source de malaise, le fait qu'il n'arrive jamais vraiment à s'assumer en tant "adulte", à assumer, face aux enfants ce qu'Hanna Arendt appelle la "responsabilité du monde".

C'est en cela que le livre est symptomatique, à défaut d'être exemplaire.

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Et toi ltoto, si tu suce du Zorglib, moi jsuce du gong.
Na
Ecrit par : Jean Fred | 06 juin 2008

Attention les filles, on va s'faire repère, et après on voudra pu qu'on post ici, Déjà k'chez F2 y m'kass les yoks avec leur modo de merde !!! ;)
je vous bise bien :) (nãn yapa d'fõts . ange)

"parce qu'en fin de compte, ce sont les minables de la révolution qui ont gagné, les demi-habiles de la contestation."
Ecrit par : brighelli | 07 juin 2008

"C'est tellement vrai..."
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Zyva, nous dis po kta po pricom k'il parlait d'toit. ange

Écrit par : toto | 07 juin 2008

En fait, la distinction fondamentale n'est pas entre "évaluation sommative" et "évaluation normative", mais entre évaluation sommative/normative d'une part et "formative" d'autre part.

Les pédagogistes tiennent beaucoup à cette notion car elle permet de mettre "entre parenthèses", comme dirait Husserl, les notions de note, de classement, etc.

EVALUATION FORMATIVE :

"dictionnaire de l'évaluation et de la recherche en éducation" de G. De Landsheere. (PUF 1979)

C'est l'évaluation intervenant, en principe au terme de chaque tâche d'apprentissage et ayant pour objet d'informer élève et maître du degré de maîtrise atteint et, éventuellement, de découvrir où et en quoi un élève éprouve des difficultés d'apprentissage, en vue de lui proposer ou de lui faire découvrir des stratégies qui lui permettent de progresser.

"Alors qu'une évaluation formative est normalement effectuée au terme de chaque tâche d'apprentissage, notamment pour intervenir immédiatement là où une difficulté se manifeste, l'évaluation sommative revêt le caractère d'un bilan. Elle intervient donc après un ensemble de tâches d'apprentissage constituant un tout, correspondant, par exemple, à un chapitre de cours, à l'ensemble du cours d'un trimestre, etc.

Je pense que vous êtes comme nous tous. Vous faites de alternativement de l'évaluation "formative" et "sommative", mais vous le dites plus simplement et vous n'en faites pas une montagne.

Ne vous en faites pas !

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Ne vous en faites pas !

Ecrit par : Robin | 07 juin 2008

En fait, je ne m'en fais pas vraiment. C'était juste histoire de causer un peu.

En tout cas, leur évaluation "formative", ça entraîne de ces confusions chez les p'tits jeunes qui doivent mener les élèves dans de ces impasses !
Entre l'évaluation collage de gommettes en Petite Section et la pauvre petite PE2 qui demande si elle doit faire des additions toute l'année dans sa classe de CE1 ou si elle doit boucler en une séquence de X séances tout ce qui a trait à l'addition au premier trimestre puis passer à autre chose dès que la compétence est acquise, il y a des cas où cela fait vraiment peur pour les gamins qu'elles ont entre les pattes !

Écrit par : catmano | 07 juin 2008

Pour vous prendre encore un peu plus la tête !^^^^

http://pagesperso-orange.fr/christian.enault/productique/enseigner/evaluation/evatheo.htm

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Ah! la belle chose que de savoir quelque chose !

Donc, lorsque je dis à Bidule, CP : "Attention, tu te trompes, relis le mot, A et N, ça fait an. ", je fais de l'évaluation formative.
Et lorsque je donne à Trucmuche son contrôle de grammaire où il doit repérer des noms, des verbes, des adjectifs qualificatifs, des pronoms et des articles, je fais une évaluation sommative !
Ouais ! Dans un quart d'heure, j'aurai tout oublié mais ça valait le coup ! Merci Robin !

Écrit par : catmano | 07 juin 2008

Entre l'évaluation collage de gommettes en Petite Section et la pauvre petite PE2 qui demande si elle doit faire des additions toute l'année dans sa classe de CE1 ou si elle doit boucler en une séquence de X séances tout ce qui a trait à l'addition au premier trimestre puis passer à autre chose dès que la compétence est acquise, il y a des cas où cela fait vraiment peur pour les gamins qu'elles ont entre les pattes !

Ecrit par : catmano | 07 juin 2008

Effectivement, si on n'a pas la saine réaction de "lâcher prise", comme disent les bouddhistes, on risque la paralysie par excès de scrupules pédagogiques. Est-ce que je fais bien ? Est-ce que j'ai fait assez de "remédiation" avant de faire de l'évaluation sommative ? Est-ce qu'on a le droit de...Est-ce que...Est-ce que...

C'est assez "amusant", si l'on peut dire, de voir comment nous transposons dans mille et un domaines (la pédagogie, la diététique, l'hygiène, les relations amoureuses...) des névroses religieuses bien connues des psychanalystes depuis Freud et des directeurs de conscience "éclairés", depuis des siècles.

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Sans compter qu'on va bientôt, avec ces conneries, passer plus de temps à évaluer qu'à former.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Et pour cause, la finalité première, désormais dévolue à l'école, est explicitement celle-ci: former à l'auto-évaluation permanente.
L'évaluation prenant le pas sur la transmission signifie non seulement le transfert de l'autorité symbolique du maître à l'élève (dans l'extrait du film de L. Cantet , Bégaudeau demande l'autorisation à ses élèves de leur faire une remarque...), mais aussi et surtout signale le fait que les élèves vivent dans un état d'inquiétude perpétuelle, de peur diffuse, d'angoisse latente. Etat qu'ils parviennent à masquer en adoptant des comportements destinés à leurrer les autres, l'Autre.
Cette angoisse typique de celle d'un surmoi omniprésent n'expliquerait-elle pas la très faible productivité de nos enseignements?
Car à la différence d'un ordre émis par une autorité extérieure, celle incarnée par un maître, entre les murs d'un ordre symbolique de type patriarcal, celui d'un surmoi n'est suivi d'aucune mesure véritable et conséquente. Quoiqu'on fasse, en réponse à ses injonction du surmoi, on a tort et on reste coupable.

Écrit par : buntovchik | 07 juin 2008

Personnellement, j'aurais bien une suggestion quant à l'utilisation d'un tel livret

Ecrit par : chevreuil | 07 juin 2008

J'ai essayé d'en lire un d'un derrière distrait mais, décidément, le papier n'est pas assez souple. Alors, finalement, j'ai réussi à faire prendre le charbon de bois avec, pour les merguez, et je confirme que c'est encore mieux que leo et lea!!

Catmano, pour lire: ";-), il faut pencher la tête d'un quart de tour vers la gauche.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

"Zyva, nous dis po kta po pricom k'il parlait d'toit. ange"

Ecrit par : toto | 07 juin 2008

Ah, la poésie contemporaine... Robin, analysez-nous donc ça! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Sacrilège,profanation ?
D'où sort ce genre d'enseignant ?

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/07/01016-20080607ARTFIG00141-des-profs-transformentle-bulletin-scolaire-en-tract.php

Écrit par : bernard | 07 juin 2008

Voici ce qui me paraît être une bonne évaluation.


. Le livret fait 17 pages, et ne compte pas moins de 400 « compétences » à noter sur une échelle de A à D.
Parfaitement précis, pour les enfants des classes de CE2, CM1, CM2, âgés de 9 à 11 ans.

1) Compétences disciplinaires littéraires : il s’agit de savoir si l’enfant a « compris et retenu que le sens d’une œuvre n’est pas immédiatement accessible, mais que le travail d’interprétation nécessaire ne peut s’affranchir des contraintes du texte ».

2) Une rédaction : c’est un « texte à dominante narrative, explicative, descriptive ou injonctive, dans le cadre d’un projet d’écriture relevant de l’un des grands domaines disciplinaires du cycle 3, à partir des outils élaborés par la classe. »

3) Une récitation de poésie ou de théâtre : il s’agit de « mettre sa voix et son corps en jeu dans un travail collectif portant sur un texte théâtral ou sur un texte poétique ».

4) La lecture : l’enfant doit savoir lire « en s’appuyant sur un traitement correct de substituts des noms, des connecteurs, des formes verbales, de la ponctuation en faisant les inférences nécessaires. »

5) L’informatique : l’enseignant évaluera la capacité de l’enfant à « adopter une attitude citoyenne face aux informations véhiculées par les outils informatiques ».

6) L’éducation physique : l’élève « s’engage lucidement dans l’action ». Il doit être capable de « mieux questionner la consigne orale ou écrite de manière à reconnaître la catégorie d’exercices à laquelle elle est rattachée ».

7) L’éducation artistique : l’enfant devra reconnaître une œuvre du répertoire travaillé, la situer dans son contexte de création, porter à son égard un jugement esthétique », mais aussi « repérer des éléments musicaux caractéristiques, les désigner et caractériser leur organisation ( succession, simultanéité, ruptures…) en faisant appel à un lexique approprié ».

Le projet est encore en chantier. L’objectif du groupe de travail composé d’une quinzaine d’enseignants, de directeurs d’écoles, de conseillers pédagogiques et de l’Inspecteur de la circonscription de Clamart est de mettre en conformité le livret scolaire avec les dernières prescriptions ministérielles de 2002.

Les parents pourtant concernés ne sont pas conviés. (…) L’inspecteur, Didier Gazay, estime que son projet « constitue un bon support de réflexion pour les équipes pédagogiques et une bonne base de dialogue avec les parents », tout en reconnaissant que certaines formulations sont « inaccessibles » pour des familles ayant un faible niveau d’études, et « pas toujours compréhensibles pour les autres ».

Mais une note où des items trop flous véhiculent une « information sommaire » alors qu’un profil de compétences donne une image « plus fine » des points forts et faibles d’un élève. « A trop vouloir simplifier, on dénature l’évaluation ».

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2008

"Ouais ! Dans un quart d'heure, j'aurai tout oublié mais ça valait le coup ! Merci Robin !
Ecrit par : catmano | 07 juin 2008 "
Répétition répétition répétition, mise en 'situation', acquisition, évaluation :o)))))

Écrit par : toto | 07 juin 2008

Comment fait-on pour corriger un bulletin avec du typex (article du Figaro signalé plus haut par Bernard) ? Chez nous, c'est totalement informatisé…
JPB
PS. La Haute cour turque vient d'invalider un décret publié par le gouvernement il y a quelques mis et autorisant les étudiantes à aller voilées à l'université. sont beaucoup plus radicaux que nous, là-bas. J'ai dans l'idée que ceux qui s'opposent à l'entrée des Turcs dans l'Europe les trouvent un peu trop émancipés… Ça ne doit pas plaire à Christine Boutin, Emmanuelle Mignon, Jean Bauberot, Nicolas Sarkozy, Laurent Lafforgue, et tous les autres suppôts de la divinité triomphante.
"Il est encore fécond, le ventre d'où est sorti la bête infâme…" — et, plus français : "Encore faut-il écraser l'Infâme…"

Écrit par : brighelli | 07 juin 2008

La Haute cour turque vient d'invalider un décret publié par le gouvernement il y a quelques mis et autorisant les étudiantes à aller voilées à l'université. sont beaucoup plus radicaux que nous, là-bas
JPB



Ils savent pourquoi il faut l'être , eux !

Écrit par : Amélie | 07 juin 2008

Et voilà la conséquence :

Commentaire de l'article du Fig sur les profs :
"et voilà, sa m'étonne pas des profs, de toutes façon vous demander leur carte de parti politiques et syndicale et vous comprenez toutes suite. après les profs veulent qu'on est avec eux?ils font leur propagande avec leur élèves et ils instruit selon leur carte politiques et après ils se plaignent qu'on les comprends pas pourquoi il chiale. et oui leur parti politiques n'est pas au pouvoir alors il pleure auprès des parents"

Honte à nous si cet internaute est allé à l'école ....

Écrit par : Zorglub | 07 juin 2008

"Zyva, nous dis po kta po pricom k'il parlait d'toit. ange"

Ecrit par : toto | 07 juin 2008

Ah, la poésie contemporaine... Robin, analysez-nous donc ça! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Hum...Je vais rester un peu faux-cul sur ce coup-là : C'est "intéressant".

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Catmano, pour lire: ";-), il faut pencher la tête d'un quart de tour vers la gauche.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Christophe, contrairement à ce que prétend François Bégaudeau, le point virgule n'est pas "l'intermédiaire entre la virgule et les deux points" et votre bonhomme a un oeil qui part en vrille !

:-) :-) :-) :-) :-) :-)

Bon, soyons tolérants : ;-) ;-) ;-) ;-)

J'aurais au moins appris quelque chose aujourd'hui.

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Mais non, celui-là :-) sourit et celui-là ;-) fait un clin d'œil ! Ah là là, il faut tout expliquer.
D'ailleurs et ça ^^^^^^^, ça représente quoi ? Même en faisant le poirier, je n'ai pas réussi à comprendre.

Écrit par : catmano | 07 juin 2008

Ca blablate dur sur la 2 au sujet du bac en ce moment même.

Il y a un monsieur qui est fier de son colloque sur les SES au lycée, une lycéenne qui parle de sa série, et un journaliste avec une cravate rose et une chemise bleue qui ne dit rien.

Écrit par : Jeremy | 07 juin 2008

C'était juste pour varier un peu, Catmano! Mais, si vous préférez: :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Le concept d’évaluation impliqué dans ces considérations est fondamentalement lié à celui de compétence. L’appliquer conduit à tenter d’expliciter les compétences en jeu dans telle leçon, dans telle matière, et dans tel exercice. Mais comment épuiser la richesse de l’intérêt qu’offre le fait de s’exercer à la dissertation en l’énoncé de quelques compétences ? Ce n’est pas possible, et il ne peut donc en résulter qu’un appauvrissement de l’enseignement puisque ensuite, l’impression superficielle de les avoir identifiées conduit à ne plus viser à atteindre que ces quelques compétences.

C’est de plus un facteur de destruction par le bas des différentes disciplines : si ce sont des compétences, dont on vise l’acquisition par les élèves, et non tel savoir spécifiquement enseigné dans tel cours, autant se passer de ce cours – surtout si elles sont en jeu dans plusieurs cours - et enseigner plus directement les compétences en question.

Mais conceptualisée de la sorte, la notion de compétence, cette structure qu’on suppose au fondement d’une diversité de savoirs, n’est qu’une fiction, raison pour laquelle il est dit qu’une compétence, une fois acquise en un domaine, n’est étrangement pas acquise dans tous les autres et doit faire l’objet d’un transfert – autant dire, donc, qu’il faut travailler à l’acquérir dans chacune des autres disciplines, soit que ce dont on peut identifier l’acquisition n’est pas une compétence.

Non pas que ce jargon de la psychologie de l'éducation soit irrémédiablement dénué de sens mais, tout du moins, que son application hâtive soit désastreuse. Il convient donc de combattre cette conception de l’évaluation : le docimologisme est un pédagogisme.

Écrit par : Pli | 07 juin 2008

« "Zyva, nous dis po kta po pricom k'il parlait d'toit. ange »

Mon traducteur intégré Neuftrois/Français (dans Firefox 2.0.0.15) me retourne la traduction suivante :

« Fi donc, Monsieur, oseriez-vous donc prétendre que vous ne vous sentez nullement visé par la remarque ci-dessus énoncée ? »

[Sanjy]

Écrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Le Sgen-CFDT n'appellera pas à la grève le 10 juin
et sera dans l'action le 17 juin.

Les provocations et attaques répétées contre le système éducatif ( suppression de postes, SMA, IUFM, programmes du primaire etc) ont conduit tout au long de l'année à une réaction des personnels et de l'ensemble de la communauté éducative : la fédération des Sgen-CFDT a appelé les personnels de l'Education nationale à cesser le travail à de nombreuses reprises cette année scolaire, soit dans le cadre d'appel interfédéraux de l'Education Nationale, soit plus fréquemment dans le cadre d'appel de la Fonction publique.

Les dernières journées de mobilisation du 15 mai se sont soldées par une forte mobilisation dans le 1er degré, mais une mobilisation moindre dans le second degré. Le 24 mai dernier, la mobilisation était encore plus faible. Dans la mesure où la majorité des organisations qui forment l'intersyndicale était défavorable à une nouvelle journée de grève au mois de juin, il semblait probable qu'une nouvelle journée serait encore moins suivie que les précédentes et dès lors affaiblirait encore plus les chances de peser sur les suppressions de postes actuels et surtout à venir.
Cette décision de ne pas appeler à une journée de grève en juin a été prise en commun par l'intersyndicale élargie.
A aucun moment toutefois, contrairement à ce qu'ont pu déclarer certains, le Sgen-CFDT a annoncé qu'il fallait suspendre le mouvement. Si certains syndicats ont fait de telles déclarations, ce ne fut pas le cas du Sgen-CFDT.

La question des suppressions de postes va se reposer de façon encore plus vive à la rentrée prochaine puisqu'il n'est pas impossible que l'on supprime 20 000 postes par an durant les trois années à venir. Pour peser sur les mesures budgétaires, ce n'est pas au mois de mars ou de juin qu'il faut se mobiliser, mais au cours du 1er trimestre de l'année scolaire à venir. Le budget se décide fin octobre pour la rentrée suivante.

Enfin, le contexte d'une mobilisation interprofessionnelle à l'appel de la CFDT et de la CGT le 17 juin pour les retraites solidaires, pour la défense du dialogue social et des 35 heures obère sérieusement la capacité d'une nouvelle mobilisation massive le 10 juin. La période de juin est marquée par les examens de fin d'année. Le Sgen-CFDT s'est toujours refusé à appeler au boycott des examens (et pas seulement du baccalauréat). Cette position est très appréciée par les fédérations de parents et les organisations de lycéens. De plus, cette arme serait utilisée comme un boomerang par le Président de la République et son gouvernement pour décrédibiliser les personnels de l'Education nationale. C'est pourquoi, si le Sgen-CFDT (en accord total avec les confédérations CGT et CFDT) a décidé de déposer un préavis de grève, pour permettre aux personnels de participer à cette journée, il va demander aux personnels de tout faire pour que les examens fixés ce mardi 17 juin puissent se dérouler dans les conditions normales.

Écrit par : Jeremy | 07 juin 2008

trop de commentaires pour que je les lise tous... A lire des manuels destinés aus (simples) élèves des Ecoles normales (départementales) il me semble qu'on formait beaucoup mieux nos futurs instit' dans les années 50-60... mais c'est une tendance générale : édulcoration des savoirs ! Tomber dans la facilité ! J'ai le tort de trouver des manuels anciens (surtout pour l'histoire, domaine qui me plait) dans les brocantes... Demandez aujourd'hui à un élève de CAP de plancher sur l'économie de la Russie (encore tzariste) dans les années 1850-1920 ? C'est pourtant la question que j'ai traité (je fus la seule !) dans un travail sur table préparant à un CAP d'aide-comptable (en 1964-65). J'ain récolté une bonne note... fine mouche, la seule à avoir choisi ce sujet, je l'avais potassé la veille au soir, à la lumière de ma pile électrique...

Écrit par : Kamizole | 07 juin 2008

Même en faisant le poirier, je n'ai pas réussi à comprendre.

Ecrit par : catmano | 07 juin 2008

Attention au lumbago, Catmano !!!

Écrit par : Maminou | 07 juin 2008

Ah ben tiens, j'ai aussi le traducteur sgen/français intégré dans mon navigateur ! Je copie-colle :

« Chers profs,

Caca le gouvernement mais encore plus caca la grève. Nous on s'en cogne de toute façon parce qu'on est ok avec le fait que les collèges et lycées soient transformés en léchodromes. Fuck les autres syndicats qui nous aiment pas, de toutes façons les parents et les élèves, eux, ils nous aiment.
Pour finir, si jamais y'a une grève quand même, eh ben vous pourrez pas dire qu'on n'y est pas parce qu'on y est quand même, preums et c'est çui qui dit qu'y est. (Et en plus"perché", on touche pas son père, et j'ai les quines) »

Fabuleux ce traducteur, il faut que je pense à m'en servir plus souvent....

Écrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Ah mince ! Je viens de m'apercevoir qu'il y a un réglage dans mon traducteur automatique ! Il était sur "verbose" - je le mets sur "summarized" et ça donne un truc encore mieux :

« nous : gentils - les autres : vilains sauf les élèves."

C'est méga-top parce que c'est un résumé impeccable de ce communiqué du Sgen, mais dans le même temps c'est un résumé parfait de TOUS les communiqués du Sgen ! C'est-y pas pratique, ça ?

Écrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Eh Kamizole, moi aussi j'étais comme toi avant, je trouvais qu'il y avait trop de commentaires sur ce blog.

Mais maintenant moi aussi je raconte ma vie ici [correction : je PASSE ma vie ici] et du coup c'est hyper-fun !

Mate un peu, trois commentaires à la suite ! Car en plus on peut faire des remarques sur les post, et des remarques sur les remarques ! C'est vertigineux !

PS : Je suis le VRAI Sanjuro, si y'en a qui croient (croivent ? croiveraient ?) que je me moque de lui.

En vrai c'est que j'ai quasi fini mon année, ça me dope à mort. Plus que le bac à tirer et adios !

Écrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Il est encore fécond, le ventre d'où est sorti la bête infâme…" — et, plus français : "Encore faut-il écraser l'Infâme…"

Ecrit par : brighelli | 07 juin 2008

Je souscris complètement à cette remarque-en-passant de JP Brighelli.
En ajoutant que sur ce terrain également il faut être radicalement intolérant à la montée, non pas de "l'islamisme", mais de l'idéologie multicuculturaliste, tolérante et affranchie de la politique.
Idéologie qui accompagne comme son ombre la reféodalisation de nos sociétés , la montée en puissance du règne mondial du profit et de la spéculation.

A ce propos excellent papier signalé hier par JPB, pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9067

Écrit par : buntovchik | 07 juin 2008

"mais dans le même temps c'est un résumé parfait de TOUS les communiqués du Sgen ! C'est-y pas pratique, ça ?
Ecrit par : sanjuro | 07 juin 2008 "

Vi, mais du coup on t'as r'filé un traducteur qui sert à rin. ange. avè nos impôts !

:)

Écrit par : toto | 07 juin 2008

arrrrghhh
t'a

Écrit par : toto | 07 juin 2008

L&L ...
;-p)

Écrit par : Zorglub | 07 juin 2008

On n'arrête pas le progrès !

Et la connerie non plus !

Voici une toute nouvelle création :

http://www.unis-contre-darcos.fr

Pétitions contre la réforme Darcos (primaire)

Pétitions en cours Contre les nouveaux programmes

Appel à la désobéissance pédagogique - Pétition pour les enseignants

Soutien à la désobéissance pédagogique - Pétition pour les parents

APPEL A LA DESOBEISSANCE PEDAGOGIQUE
Nous ne pouvons accepter les nouveaux programmes marqués par une conception mécaniste des apprentissages,
une inadaptation des contenus, et un affaiblissement de leur dimension culturelle.

Nous ne pouvons accepter cette vision passéiste de l’école,
cet appauvrissement sans précédent des apprentissages et des objectifs.

Nous ne pouvons accepter une telle incohérence, un tel renoncement sur l’essentiel,
qui pénalisera de fait les élèves en difficulté, ceux qui ont le plus besoin d’école.

NOUS N’APPLIQUERONS PAS LES NOUVEAUX PROGRAMMES !

Premiers signataires : SNUipp 44

Écrit par : Jeremy | 07 juin 2008

Sacrilège,profanation ?
D'où sort ce genre d'enseignant ?

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/07/01016-20080607ARTFIG00141-des-profs-transformentle-bulletin-scolaire-en-tract.php

Ecrit par : bernard | 07 juin 2008

Certes, c'était très con...
Mais lisez, chers collègues, le flot de haine qui se déverse des commentaires qui accompagnent l'article du Figaro. Comme le disait Desproges, avec ça on a lu tout Sartre : Les mains sales et La nausée...
Le principal échec de l'école c'est qu'en 2008 il puisse exister autant de petits-blancs frustrés, haineux et ignorants. On en viendrait presque à leur souhaiter le pire, la privatisation totale de l'école pour que cette meute de minables sache de quoi elle parle.
Je doute que mon propre commentaire survive aux "modérateurs" du Figaro mais le leur dire m'aura soulagé !

Écrit par : victor | 07 juin 2008

""vos enfants sont odieux"
Vous, qui n'avez pas été capables d'éduquer vos enfants, vous détestez les professeurs. Mais ceux ci n'en peuvent plus de votre progéniture stupide, inculte, mal élevée, tout juste bonne à regarder TF1, alors ils se révoltent de manière stupide, mais pas plus que le niveau moyen de vos réactions de consommateurs hébétés, bornés et démissionnaires. Nous avons les professeurs que notre société du divertissement mérite. Et si vous n'êtes pas d'accord trouvez en de meilleurs pour 1300 euros par mois".

Je suppose que c'est de vous, victor. :)

Écrit par : Steppenwolf | 07 juin 2008

Sur le site indiqué par Jéremy, on trouve ceci:

"Pétitions contre la réforme Darcos

--------------------------------------------------------------------------------

Pétitions en cours
Contre les nouveaux programmes

Appel à la désobéissance pédagogique - Pétition pour les enseignants
Soutien à la désobéissance pédagogique - Pétition pour les parents

--------------------------------------------------------------------------------

"Bravo pour votre action... Je ne sais comment je peux vous soutenir concrètement,
mais je suis totalement solidaire. Bon courage, vraiment... Bien cordialement"
Philippe Meirieu "

Coucou! Qui revoilà? Meirieu, le non-prof et l'anti-prof, dans la posture de l'inspiré dont le génie plane loin au-dessus de la mêlée et qui se demande comment "soutenir concrètement" ses petits copains qui sont au charbon.
Dans toutes les mauvaises causes, celui-là! Partout où il peut contribuer à casser un peu plus l'enseignement!

Écrit par : Jean | 07 juin 2008

""vos enfants sont odieux"
(...)
Je suppose que c'est de vous, victor. :)

Ecrit par : Steppenwolf | 07 juin 2008

Ben non, mais j'apprécie. Le mien était..., disons plus violent ! J'ai dû passer à la trappe du "modérateur"...

Lors de mon dernier passage, il y avait 198 commentaires dont trois-quarts de "pue-la-haine" alors que la mise en examen de Chirac avec -cerise sur le gateau- "disparition" d'un journaliste qui enquêtait sur ses comptes japonais ne fait que 33 commentaires....

Écrit par : victor | 07 juin 2008

J'irai un peu plus tard y faire un tour, Victor, après avoir retravaillé mon apnée...
Si c'est du niveau du "courrier des lecteurs" du même journal, il faut en effet avoir des tendances émétophiles pour se hasarder à y traîner ses narines sans prendre de précautions préalables.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

Mais non, celui-là :-) sourit et celui-là ;-) fait un clin d'œil ! Ah là là, il faut tout expliquer.
D'ailleurs et ça ^^^^^^^, ça représente quoi ? Même en faisant le poirier, je n'ai pas réussi à comprendre.

Ecrit par : catmano | 07 juin 2008

Ca veut dire : il n'y a rien à comprendre, même en faisant le poirier...C'est comme la poésie moderne.

;-) ;-) ;-)

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Sur "Causeur" , un nouvel article sur "Entre les murs" !!


http://www.causeur.fr/la-realite-quelle-realite

Écrit par : Amélie | 07 juin 2008

Le coup des bulletins n'était pas très judicieux, mais peut-être une réponse à la tactique rectorale, à Grenoble, qui a retiré les heures d'A.I. en seconde des services pour les transformer en HSE, ce qui contraint les professeurs parfois à avoir une classe de plus (enfin, c'était l'état de la question en février). Quant à l'A.I., ils sont fortement incités à l'assurer en plus.

Les commentaires du Figaro sont toujours fabuleux lorsqu'il s'agit des enseignants, mais le pire c'est que c'est presque pareil sur Libé ou même, dans une moindre mesure, sur Rue89.

Écrit par : Romuald | 07 juin 2008

« "Zyva, nous dis po kta po pricom k'il parlait d'toit. ange »

Mon traducteur intégré Neuftrois/Français (dans Firefox 2.0.0.15) me retourne la traduction suivante :

« Fi donc, Monsieur, oseriez-vous donc prétendre que vous ne vous sentez nullement visé par la remarque ci-dessus énoncée ? »

[Sanjy]

Ecrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Mon traducteur intégré Neuftrois/jargon donne :

D'un point de vue empirico-pratique, je m'étonne, au sens aristotélicien, qu'un premier message ait échoué à provoquer en vous un mouvement de dédoublement réflexif d'auto-critique et ne vous ait pas permis de surmonter l'obstacle épistémologique que constitue l'opacité narcissique habituelle de "l'en-soi", afin d'accéder à la prise de conscience que vous en étiez le destinataire.

Zyva !

^^^^^^^^ (un petit poirier ?)

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

NB : à la place de "en-soi", lire "pour-soi". Je pense que vous aurez rectifié de vous-mêmes !

:+)

(avec le signe + ça fait un clown !)

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

PS. La Haute cour turque vient d'invalider un décret publié par le gouvernement il y a quelques mis et autorisant les étudiantes à aller voilées à l'université. sont beaucoup plus radicaux que nous, là-bas."

Ah ben voilà qui va remonter le moral de ma maman ! La dernière fois que j'étais en turquie, c'était le mois dernier : je voyais des images de la police interdisant aux ouvriers de défiler traditionnellement sur la place Taxim à l'occasion du 1er mai.

On peut retrouver le témoignage d'un jeune écrivain français habitant actuellement Istanbul et ayant pour projet un cycle de romans historiques pour la jeunesse s'appuyant sur l'histoire Byzantine.

http://cluzeau.nicolas.free.fr/blog/

dans le classement de ses billets, il y a une rubrique "La vie turque" ma foi intéressante et pas désagréable à lire !

Bon week end !

Écrit par : johnmarguerite | 07 juin 2008

Rien à voir, mais les jeunes profs sont parfois à fond ...

Un collègue a prénommé sa fille "Enola" :
- il a déjà réservé une place en option japonais pour le lycée,
- je prédis que ce sera une vraie bombe.

Pour le petit frère à venir, je lui conseille "Zyklon", ça sonne bien et ça sort de l'ordinaire.

A votre avis, je le mets au courant ou pas ?

Écrit par : Zorglub | 07 juin 2008

1300 Euros par mois , c' est vrai c' est peu pour les 2 ou 3 premières années durant lesquelles le prof débutant doit préparer ses cours ab nihilo, donner 16 heures de cours et corriger (évaluer).
Mais une fois que les cours sont au point et que l' on a assez d' expérience pour les adapter au pied levé, si on a la chance de ne pas changer de niveau de classe trop souvent, il devient aisément possible, pour qui le veut bien de prodiguer 30 heures de cours et d' assurer les corrections en 30heures de plus . Ceci fait au total 60 heures de travail, ce qui est la pratique courante pour un jeune ingénieur . Or si vous allez sur le site de l' E.N. vous verez que pour les heures de cours données au-dela des 16 contractuelles, le salaire augmente rapidement. Ceci de telle manière qu' un professeur du secondaire qui ferait les 60 heures en question gagnerait autant que beaucoup d' ingénieurs de moins de 30 ans qui de font des déplacements pénibles et sont soumis à des pressions et contraintes autrement plus fortes .

Écrit par : un-contribuable | 07 juin 2008

Trop gros, passera pas.

Écrit par : françois duhem | 07 juin 2008

Fleur de nave de contribuable voudrait qu'on bosse 60 heures par semaines.

Il devrait se demander pourquoi nous sommes prof et pas ingénieur.

Je suis un branleur et je le revendique. Rien à braire des états d'âme des pauvres petits ingénieurs exploités et fatigués.

Écrit par : branleur | 07 juin 2008

Ha, un contribuable anonyme, là j'interviens ! Pan !

Écrit par : Michel Godicheau | 07 juin 2008

Réponse à "un branleur"
C'est vrai que quand on a rien à répondre de sérieux, il ne reste plus qu' a se masturber (même pas l' esprit).
j'ai commencé ma vie comme ouvrier tourneur/rectifieur,je l' ai finie comme responsable de projet de transfert de technologie dans le domaine aéronautique, en bossant !
Mon "ami" c' est mes impots qui vous paient à vous "branler" !
Espérons que Mr Darcos et son équipe liront votre profession de foi
JJB

Écrit par : un-contribuable | 07 juin 2008

Un collègue a prénommé sa fille "Enola" :

Ecrit par : Zorglub | 07 juin 2008

c'était simplement le nom de la maman du capitaine de l'avion: Enola Gay.
ce n'est certainement pas politiquement correct.
heureusement que des personnes passent outre à ce genre de considérations.

mabiche

Écrit par : mabiche | 07 juin 2008

j'ai commencé ma vie comme ouvrier tourneur/rectifieur,je l' ai finie comme responsable de projet de transfert de technologie dans le domaine aéronautique, en bossant !
Mon "ami" c' est mes impots qui vous paient à vous "branler" !

Ecrit par : un-contribuable

C'est bien camarade, vous avez bien mérité mais c'est votre problème.

Quant aux impots, je m'autofinance en partie non négligeable.

Si le patron me regarde, je vais me faire gronder !

Écrit par : branleur | 07 juin 2008

"un professeur du secondaire qui ferait les 60 heures en question gagnerait autant que beaucoup d' ingénieurs de moins de 30 ans qui de font des déplacements pénibles et sont soumis à des pressions et contraintes autrement plus fortes"

Mon ami est ingénieur, il habite à 10 minutes en vélo de son lieu de travail. Il travaille 39 heures par semaine, c'est pour cela qu'il a 24 jours de RTT par an qui s'ajoutent à ses 28 jours de congés payés. Il a débuté avec un salaire de 2000 euros nets.

Écrit par : Helisenne | 07 juin 2008

Mais c'est vrai qu'il n'a pas moins de 30 ans. Il en a 32.

Écrit par : Helisenne | 07 juin 2008

Cher un-contribuable, vous nous dites:

"j'ai commencé ma vie comme ouvrier tourneur/rectifieur,je l' ai finie comme responsable de projet de transfert "

C'est comment la mort, tranquille ?

Écrit par : françois duhem | 07 juin 2008

Dans toutes les mauvaises causes, celui-là! Partout où il peut contribuer à casser un peu plus l'enseignement!

Ecrit par : Jean | 07 juin 2008

Pourtant Philippe Meirieu a de profondes idées sur l'avenir de l'éducation. Jugez vous-même: "L'école maternelle, l'école élémentaire, dans leur quartier, le collège dans sa commune, tous les établissements scolaires doivent être des lieux ouverts où l'on promeut et où l'on partage la connaissance, où les parents et grands-parents peuvent se rencontrer et échanger sur l'école d'aujourd'hui, sur les questions d'apprentissage et d'éducation, sur l'évolution du système éducatif. Il nous faut de véritables "maisons d'école" où, avec les enseignants, les cadres éducatifs et les élèves, en coopération avec les mouvements d'éducation populaire et les organisations de parents d'élèves, on puisse rencontrer des auteurs, des artistes, des savants qui travaillent en liaison avec l'Ecole...
L'éducation au coeur d'un projet de société ne peut avoir de sens que si l'Ecole s'ouvre sur la société, si la société y joue son rôle et si l'école et société évoluent dans la même perspective, celle du progrès humain, de l'émancipation, de l'intelligence et du respect". Fin de citation.

Écrit par : buntovchik | 07 juin 2008

Hier, au Congrès de mon université (réunion des élus des conseils centraux de l'université), les pédagogos ont fait passer une motion contre la suppression des IUFM. Sur 130 élus, j'étais le seul a voter contre cette motion. J'ai senti un grand moment de solitude, quand tout le monde m'a regardé. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir : le pédagogisme est en train d'agoniser ; soyons humains : euthanasions-le pour abréger ses souffrances.

Écrit par : Fabien | 07 juin 2008

"Mon "ami" c' est mes impots qui vous paient à vous "branler" !
Espérons que Mr Darcos et son équipe liront votre profession de foi
JJB"

Ecrit par : un-contribuable | 07 juin 2008

Et c'est nous aussi, pour part non négligeable, qui payons vos routes, votre hôpital, et qui faisons en sorte, du mieux possible, que vos rejetons aient la possibilité d'avoir un parcours un peu moins tortueux que le vôtre. J'espère, afin que cette tâche puisse être accomplie correctement, que vous l'éduquez, et que vous ne vous retournez pas contre les enseignants, en leur disant que c'est leur rôle, s'il fait des conneries.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

"Hier, au Congrès de mon université (réunion des élus des conseils centraux de l'université), les pédagogos ont fait passer une motion contre la suppression des IUFM. Sur 130 élus, j'étais le seul a voter contre cette motion. J'ai senti un grand moment de solitude, quand tout le monde m'a regardé."

Ecrit par : Fabien | 07 juin 2008

Vous êtes un héros!!!!!!!!!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2008

PS. La Haute cour turque vient d'invalider un décret publié par le gouvernement il y a quelques mis et autorisant les étudiantes à aller voilées à l'université. sont beaucoup plus radicaux que nous, là-bas. J'ai dans l'idée que ceux qui s'opposent à l'entrée des Turcs dans l'Europe les trouvent un peu trop émancipés… Ça ne doit pas plaire à Christine Boutin, Emmanuelle Mignon, Jean Bauberot, Nicolas Sarkozy, Laurent Lafforgue, et tous les autres suppôts de la divinité triomphante.
"Il est encore fécond, le ventre d'où est sorti la bête infâme…" — et, plus français : "Encore faut-il écraser l'Infâme…"

Ecrit par : brighelli | 07 juin 2008

Tiens, vous me faites bien rire, JPB! Il y a peu de temps, peu de post, vous me disiez que j'avais bien tort de penser que le voile à l'université devait être interdit: elles étaient majeures les demoiselles et patati et patata...et c'était tellement différent du lycée (où elles étaient majeures aussi, mais ce n'est pas grave...)
Eh oui, les Turcs doivent savoir ce que cela entraîne ce genre de choses dans les facs. Et puis les facs turques, cela doit représenter encore quelque chose pour eux. Ce n'est pas encore "open bar" comme chez nous!
Une ancienne collègue, mariée à un Egyptien, vivant en France et revenant faire des conférences dans son pays d'origine de temps à autre, me disait en 86 que lorsqu'ils ont commencé à voir quelques femmes universitaires arborer le voile à l'université du Caire, elle et son époux ont pensé que c'était fichu. Elle avait raison.

Écrit par : Sanseverina | 07 juin 2008

Quand les femmes portent un voile, c'est bien fichu.

Écrit par : branleur | 07 juin 2008

"il devient aisément possible, pour qui le veut bien de prodiguer 30 heures de cours et d' assurer les corrections en 30heures de plus ."

Vive la vie!!!!

Encore, encore, je jouis de voir des idées aussi lumineuses!!!

Écrit par : Hervé | 07 juin 2008

"une fois que les cours sont au point et que l' on a assez d' expérience pour les adapter au pied levé, si on a la chance de ne pas changer de niveau de classe trop souvent, il devient aisément possible, pour qui le veut bien de prodiguer 30 heures de cours et d' assurer les corrections en 30heures de plus. Ceci fait au total 60 heures de travail, ce qui est la pratique courante pour un jeune ingénieur."

Vous vous moquez de qui ? Vous en connaissez beaucoup, des professions qui bossent 60 heures par semaine ? Ca fait 10 heures par jour et un jour de repos ! Imaginez, si on habite à une heure de route (aller) de l'établissement - c'est un cas fréquent avec les mutations. C'est débile, votre truc.

Et puis des jeunes ingés, j'en connais plein, aucun ne fait 60 heures (chiffre bête et dément). Ils font tous 35 heures + une ou deux heures supp' par semaine, ce qui fait qu'ils bossent moins que moi et qu'ils touchent plus.

Etonnant, non ?

Écrit par : Jeremy | 07 juin 2008

Cher un-contribuable,

Je ne participerai pas aux invectives et j'espère que la modération de mes propos vous incitera à les lire en entier.

Je suis prof de lycée technique (de la seconde au BTS). J'ai bossé dans l'industrie, j'ai participé à la création de 2 SARL et j'ai effectivement fait un paquet d'heures à ces époques de ma vie.

Sans aucun doute, un prof travaille moins d'heures par an qu'un cadre sup, mais son traitement est en direct rapport avec ce ratio : à 50 ans, certifié en fin de parcours je gagne environ 30 k€ net/an. Pour mon cas, dans le privé ce serait de l'ordre de 40 à 50 k€ dans des tâches opérationnelles, beaucoup plus dans le commercial.
En complément, le point d'indice (base de calcul du traitement à un échelon donné) a progressé beaucoup moins vite que l'inflation. La perte de pouvoir d’achat, difficile à chiffrer, est de l'ordre de 15 à 20 % à avancement égal dans la carrière. Le gouvernement ne le conteste d’ailleurs pas.

Par ailleurs, on ne peut pas vraiment comparer la fatigue et la tension nerveuse d'une heure de cours avec celle d'une heure de BE ou autre.
Il faudrait plutôt la comparer à la pression d'un cadre lors de la présentation du bilan d'activité devant les patrons en fin d'année ou de l'animation d'une réunion d'équipe avec de vrais enjeux et des décisions importantes à prendre.
Les 18 heures de présence devant élève, si on fait son boulot correctement, sont des périodes de travail réellement intenses, sans possibilité de relâcher son attention, si on veut rester efficace.
Je suis d'accord avec vous, mes nombreuses années d'expérience, mon stock de polys, de TP et d'exos font que je passe BEAUCOUP moins de temps en préparations qu'en début de carrière.
Néanmoins, afin de ne pas être trop largué, je dois actualiser mes connaissances technique, me former (seul parce que la FC dans l’EN ... !!) à l’évolution des technologies, des logiciels etc. Vous savez comme moi qu’en 20 ans on est passé de la planche à dessin à autocad 2D, puis au dessin 3D facetté et enfin au modeleur volumique !

Donc tout va bien ... Soyez rassuré sur ces points.

Enfin,
Il serait sot de ne pas reconnaître que certains profs sont des flemmards et salopent le travail, mais c'est pareil dans le privé !

Vous pouvez protester énergiquement contre les résultats très décevants de l'école, je partagerai votre indignation. Malheureusement, nous avons aussi une hiérarchie qui nous impose des choix dont nous nous dispenserions volontiers.
La plupart des profs en ces lieux militent pour une réforme profonde des méthodes pédagogiques, des relations profs/élèves, des programmes, des exigences, etc.
Nous pourrions sans doute tomber d'accord sur un grand nombre de points !

Ceci dit, je reste prof (alors que des alternatives existent dans mon cas) et je sais pourquoi !
J'aime bien mon travail (ce qui ne m'empêche pas de râler comme tout le monde face aux dysfonctionnements du système).
Je préfère une certaine qualité de vie et la liberté dans la gestion de mon temps à un plus gros salaire.

Écrit par : Zorglub | 07 juin 2008

Médiocratie quand tu nous tiens.
Aller jusqu'à ce servir de bulletins de notes pour en faire des tracts, montre bien la valeur utopique de ceux-ci !

L'auto-destruction a commencé, à quand l'explosion ?

Écrit par : Carole | 07 juin 2008

Or si vous allez sur le site de l' E.N. vous verez que pour les heures de cours données au-dela des 16 contractuelles, le salaire augmente rapidement. Ceci de telle manière qu' un professeur du secondaire qui ferait les 60 heures en question gagnerait autant que beaucoup d' ingénieurs de moins de 30 ans qui de font des déplacements pénibles et sont soumis à des pressions et contraintes autrement plus fortes .

Ecrit par : un-contribuable | 07 juin 2008

Vous avez raison et en plus un certifié gagne entre 5 et 6 000 euros en milieu de carrière. C'est l'infaillible et omniscient François Copée, l'ancien porte-parole du gouvernement qui l'a dit.

Il est presque aussi bien informé que vous.

Comme je suis, moi aussi, cher un-con-tribu-able, je vous apprends également, au cas où vous l'ignoreriez et pour alimenter votre juste courroux, que les enseignants ne paient pas d'impôts. C'est une spécificité française.

Plus de 5 000 euros de salaire net d'impôt à ne rien f... ? Salauds de profs !

Vous connaissez le "principe de Peter" ?

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Zorglub, vous l'avez parfaitement résumé.
De surcroît, pas mal d'entre nous changent de classes chaque année, ou les classes changent de programmes. Je vais passer un peu plus de la moitié de l'été à préparer la rentrée. La routine, ce n'est pas pour tout le monde.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 juin 2008

JBB, merci, mais je ne sais pas si "résumé" était le mot approprié, vous connaissez ma propension au verbiage !

Écrit par : Zorglub | 07 juin 2008

J'aime bien aussi le résumé de Robin. Jean-François Copé l'a bien dit, qu'on touchait au moins 4000 euros net par mois. Un-contribuable a eu la gentillesse de ne pas le rappeler, c'est certainement pas bonté d'âme.

D'ailleurs, j'y pense : si quelqu'un pouvait me dire qu'il aime bien mon résumé, ca m'arrangerait : tout le monde sera content.

Écrit par : Jeremy | 07 juin 2008

De surcroît, pas mal d'entre nous changent de classes chaque année

Ecrit par : brighelli

Surtout les chanceux qui passent à la hors classe...

Écrit par : branleur | 07 juin 2008

D'ailleurs, j'y pense : si quelqu'un pouvait me dire qu'il aime bien mon résumé, ca m'arrangerait : tout le monde sera content.

Ecrit par : Jeremy | 07 juin 2008

J'aime bien votre résumé, Jérémy.

:-)

Écrit par : Robin | 07 juin 2008

Mon "ami" c' est mes impots qui vous paient à vous "branler" !
Espérons que Mr Darcos et son équipe liront votre profession de foi
JJB

Ecrit par : un-contribuable | 07 juin 2008

Un-contribuable averti en valant deux on leur rappelle gentiment que le premier budget (déguisé) de l'Etat c'est le cumul des aides aux entreprises !
Où qui sont les vrais branleurs ?

Écrit par : victor | 07 juin 2008

On n'arrête pas le progrès !

Et la connerie non plus !

Voici une toute nouvelle création :

http://www.unis-contre-darcos.fr

Pétitions contre la réforme Darcos (primaire)

Pétitions en cours Contre les nouveaux programmes

Ecrit par : Jeremy | 07 juin 2008


Je dis peut-être une connerie, mais...si on faisait une contre-pétition pour SOUTENIR les programmes du primaire en disant que nous exigeons que nos enfants/nos élèves apprennent à lire, écrire et compter?



Appel à la désobéissance pédagogique - Pétition pour les enseignants

Soutien à la désobéissance pédagogique - Pétition pour les parents

APPEL A LA DESOBEISSANCE PEDAGOGIQUE

Écrit par : Manu | 07 juin 2008

Ça bugue, là dedans ! Désolé, je le remet :

On n'arrête pas le progrès !

Et la connerie non plus !

Voici une toute nouvelle création :

http://www.unis-contre-darcos.fr

Pétitions contre la réforme Darcos (primaire)

Pétitions en cours Contre les nouveaux programmes

Ecrit par : Jeremy | 07 juin 2008


Je dis peut-être une connerie, mais...si on faisait une contre-pétition pour SOUTENIR les programmes du primaire en disant que nous exigeons que nos enfants/nos élèves apprennent à lire, écrire et compter?

Écrit par : Manu | 07 juin 2008

Un-contribuable, je vous renvoie à la réponse de Zorglub, même si j'ai envie d'être plus désagréable que lui. Votre intervention prouve que vous ne connaissez rien, mais vraiment rien au métier de professeur. Je défie quiconque d'assurer 30 heures de vrais cours par semaine, j'entends des cours construits et nourris d'une substance intellectuelle solide, et ceci même si l'on a une certaine ancienneté derrière soi. Est-ce que vous vous imaginez vraiment que celle-ci dispense de toute préparation ultérieure?

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 juin 2008

Hm... si, si, on peut assurer 30 heures de cours par semaine SANS se fatiguer !

Exemple d'une heure de cours-type d'après un IPR de lettres :

On veut faire travailler les élèves sur la poésie. On commence donc par le "recueil de conception" :

- on écrit le mot "poésie" au tableau (en majuscule, en gros, au milieu, ça pète plus) et autour on écrit ce que les élèves nous disent que ça leur inspire : "c'est des vers", "c'est quand c'est joli", "c'est quand on parle avec des mots compliqués" -> 20 minutes, facile.

- puis on leur fait lire deux poèmes, un en vers (Ronsard, mettons) et un en prose (Blaise Cendrars, mettons) - dans certains manuels on a ce genre d'appariements. -> une bonne dizaine de minutes, et ça prend de plus en plus de temps !

- enfin, on entame un débat, pour répondre à la question "en quoi ces deux textes sont-ils des poèmes ?" ; chacun peut dire ce qu'il veut, du moment qu'à la fin (ô miracle !) on en arrive à l'idée qu'on voulait leur faire gober depuis le début : la versification, c'est des vieux trucs dont on peut se passer maintenant, avec notre poésie moderne ! Ah ! On est bien content de pas avoir à compter sur ses doigts pour faire de la poésie, nous autres ! -> compter 20 minutes.

Et voilà ! préparation : aucune. Corrections : aucune. Au prochain contrôle, poser la question faussement naïve :
"Pourquoi qu'y-z-étaient des poèmes, les textes de Ronsard et de Cendrars qu'on a lus en classe y'a deux jours ? mh ?" et mettre une bonne poignée de points à celui qui se rappelle vaguement.

Et voilà, chers collègues ! La vérité c'est que vous vous cassez la nénette à faire des cours bien compliqués, alors que vous pourriez préparer votre cours en moins de temps qu'il n'en faut pour remonter votre pantalon le matin !

Écrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Non mais le pire c'est que Sanjuro a raison.

Moi j'ai entendu ce genre de divagation de la part d'un IPR aussi.

Et vous connaissez la nouvelle mode ? Retirer des mots dans un texte, donner le texte ainsi charcuté, et demander aux élèves de compléter le texte par leurs propres mots. Ca ne sert à rien, mais il paraît que c'est très hype. En tout cas, c'est ce qu'on reconnmmande de faire ici.

Écrit par : Jeremy | 07 juin 2008

"De surcroît, pas mal d'entre nous changent de classes chaque année.".

Ecrit par brighelli, le 7 juin 2008.

C'est vrai que l'ascenseur social n'a fonctionné que pour les profs! Les élèves issus des classes populaires, eux, ont de plus en plus de mal à changer de classe (sociale)...

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 juin 2008

Ah oui, avec mon lycéocentrisme bien connu, j'ai oublié de dire que ce n'était pas une séance de cours en maternelle que je décrivais, mais une séance de Première (vous aviez reconnu l'objet d'études sur la poésie...)

Ceci est d'ailleurs raccord avec des sujets de bac du style :
"Invention. Vous écrivez une lettre au courrier des lecteurs d'une revue littéraire pour expliquer à quel point nous sommes bien contents de ne pas avoir à compter sur nos doigts pour faire de la poésie, nous autres."

Écrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Manu,

votre suggestion de contre-pétition me donne une idée. Pourquoi pas un contre-appel anti-pédagogiste et anti-baisse du niveau. Il s'agirait d'un appel à la désobéissance civique fondé sur les textes, et tout ce qu'il y a de plus légal. En effet, si je me rappelle bien, "l'article 28 de la loi n°83.634 du 13 juillet 1983 sur l'exécution des tâches" stipule que le fonctionnaire "doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public".
Or, quand un proviseur ou un inspecteur incite à surnoter juste pour soigner les statistiques et parvenir aux 80 % de réussite, le tout en renonçant à donner l'instruction que l'Etat doit au peuple (Victor Hugo), qu'est-ce, sinon un ordre manifestement illégal de nature à compromettre gravement un intérêt public?
Si on y regarde bien, 90 % des enseignants qui se prêtent à cette mascarade sont dans l'illégalité! (Sans doute nous expliqueront-ils un jour qu'ils ne faisaient qu'obéir aux ordres...).
Chiche?

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 juin 2008

"Hm... si, si, on peut assurer 30 heures de cours par semaine SANS se fatiguer !

Exemple d'une heure de cours-type d'après un IPR de lettres :

On veut faire travailler les élèves sur la poésie. On commence donc par le "recueil de conception" :

- on écrit le mot "poésie" au tableau (en majuscule, en gros, au milieu, ça pète plus) et autour on écrit ce que les élèves nous disent que ça leur inspire : "c'est des vers", "c'est quand c'est joli", "c'est quand on parle avec des mots compliqués" -> 20 minutes, facile.

- puis on leur fait lire deux poèmes, un en vers (Ronsard, mettons) et un en prose (Blaise Cendrars, mettons) - dans certains manuels on a ce genre d'appariements. -> une bonne dizaine de minutes, et ça prend de plus en plus de temps !

- enfin, on entame un débat, pour répondre à la question "en quoi ces deux textes sont-ils des poèmes ?" ; chacun peut dire ce qu'il veut, du moment qu'à la fin (ô miracle !) on en arrive à l'idée qu'on voulait leur faire gober depuis le début : la versification, c'est des vieux trucs dont on peut se passer maintenant, avec notre poésie moderne ! Ah ! On est bien content de pas avoir à compter sur ses doigts pour faire de la poésie, nous autres ! -> compter 20 minutes.

Et voilà ! préparation : aucune. Corrections : aucune. Au prochain contrôle, poser la question faussement naïve :
"Pourquoi qu'y-z-étaient des poèmes, les textes de Ronsard et de Cendrars qu'on a lus en classe y'a deux jours ? mh ?" et mettre une bonne poignée de points à celui qui se rappelle vaguement.

Et voilà, chers collègues ! La vérité c'est que vous vous cassez la nénette à faire des cours bien compliqués, alors que vous pourriez préparer votre cours en moins de temps qu'il n'en faut pour remonter votre pantalon le matin !"
Ecrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Que ce genre de cours débilitants tende à se répandre, et viendra alors le moment où l’on ne pourra plus en rire parce que ce seront les seuls que les élèves accepteront de faire, comme c’est déjà le cas ailleurs. L’exigence d’excellence, en matière d’éducation, ne s’impose pas d’elle-même.

Écrit par : Pli | 08 juin 2008

Et voilà, chers collègues ! La vérité c'est que vous vous cassez la nénette à faire des cours bien compliqués, alors que vous pourriez préparer votre cours en moins de temps qu'il n'en faut pour remonter votre pantalon le matin !

Ecrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Oui...mais alors, qu'est-ce qu'on doit se faire ch...

Écrit par : Manu | 08 juin 2008

Or, quand un proviseur ou un inspecteur incite à surnoter juste pour soigner les statistiques et parvenir aux 80 % de réussite, le tout en renonçant à donner l'instruction que l'Etat doit au peuple (Victor Hugo),

Ecrit par : Daniel Arnaud | 07 juin 2008

Ce n'est pas seulement Victor Hugo (j'ignorais d'ailleurs, merci Daniel), c'est aussi notre Constitution (article 13 du préambule).

Une telle pétition existe déja plus ou moins avec divers appels du GRIP ou de Sauver Les Lettres, mais pas spécifiquement pour les nouveaux programmes du prmaire. C'est la pétoche des pédagogos qui m'y a fait penser. Est-ce que l'idée plaît à quelq'un d'autre qu'à Daniel ?

Écrit par : Manu | 08 juin 2008

"Que ce genre de cours débilitants tende à se répandre, et viendra alors le moment où l’on ne pourra plus en rire parce que ce seront les seuls que les élèves accepteront de faire, comme c’est déjà le cas ailleurs. L’exigence d’excellence, en matière d’éducation, ne s’impose pas d’elle-même."

Vous rigolez ?! Ce sont DEJA les cours qui sont faits majoritairement !

Le ludique, vous dis-je, le ludique ! Et les TICE !

D'ailleurs, Sanjy, vous avez oublié de dire que le poème de Ronsard n'est pas sur papier : il apparait sur tableau interactif à 5000 euros et les mots en fin de vers sont mis en rouge pour montrer les rimes.

Quant au poème de Desnos, que les élèves n'auront pas compris à la fin de l'heure, il est diffusé sur le mur par videoprojecteur avec un extrait de musique dodécaphonique qui donnera lieu au débat : "La techtonique est-elle mieux que la musique dodécaphonique?"

Écrit par : Jeremy | 08 juin 2008

Petit problème de maths à donner aux élèves du Primaire (et peut-être aux autres, vu l'état présent de la règle de trois, y compris rue de Grenelle…).
En 2000, un dollar (1$) valait 1,20 € ; un baril de pétrole (à peu près 160 litres) valait alors 60$ (soit 72€), ce qui mettait le prix du gazole à la pompe à 0,82€. En 2008, 1$=0,64€ : calculez combien coûte désormais un baril en euros (réponse : 70,40€). Expliquez ensuite pourquoi le litre de gazole coûte aujourd'hui aux alentours de 1,45 €. Calculez au passage le prix du litre de matière première, et les parts respectives des industriels et de l'Etat, sachant que ce dernier encaisse une TIPP fixe, calculée en euros, et une TVA calculée en pourcentage du prix de vente (pour le détail, voir http://www.industrie.gouv.fr/energie/petrole/textes/se_fiscalite.htm). Evitez d'utiliser des mots grossiers dans votre exposé.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2008

Réponse personnelle au con / tribuable de la veille, qui voudrait nous voir enseigner 30 heures par semaine.
Sans doute a-t-il (re)lu cette interview donnée par Bégaudeau dans le Monde de l'Education (juillet 2006), où l'ineffable auteur d'Entre les murs expliquait qu'un bon prof doit être ignorant dans sa matière (sic !), apprendre en même temps que ses élèves, et ressortir de cours "frais comme un nouveau-né" (pour tous renseignements, voir l'article de Sandra Ktourza, peu suspecte pourtant de sympathies instructionnistes, sur http://www.vousnousils.fr/blog/index.php?2006/07/11/16-enseignant-sa-force-est-detre-ignorant).
Evidemment, si je venais juste faire de la présence en cours, je pourrais assumer 30 heures — et pourquoi pas 35. Mais voilà : ça ne se passe pas comme ça — pas dans la vie réelle. Comparez ce qui est comparable : un acteur de théâtre joue en moyenne 12 heures par semaine — et il en sort à chaque fois épuisé. Nous en faisons entre 15 et 18, avec des publics souvent hostiles : imaginez un acteur jouant sous la menace du jet de tomate (toute référence à Pérec et à sa Cantatrix sopranica — http://pauillac.inria.fr/~xleroy/stuff/tomato/tomato.html — est volontaire) un spectacle dont presque personne ne veut. Il est dans quel état, au but de la semaine ? Si vous ajoutez qu'il s'est donné du mal pour préparer la représentation, et qu'il ramène chez lui pas mal de travail (un seul paquet de copies, mon cher Con / tribuable, pour moi qui n'ai certainement pas vos talents, c'est sept à huit heures de boulot), combien d'heures travaille-t-il effectivement par semaine ? Et pour quel salaire ? Pourquoi croyez-vous que les meilleurs élèves de S, sauf exceptions notables, se réfugient en classes prépas et préparent des concours qui les amèneront ailleurs que dans l'enseignement ? Ou que d'une promotion de Normaliens, moins de 5% soient encore dans l'Education dix ans après leur sortie de l'Ecole ? Et ceux-là se font traiter de fascistes et de pétainistes nostalgiques dès qu'ils émettent le vœu que d'autres enfants, issus de classes non héritières, les remplacent un jour… Alors, je ne doute pas que vous fassiez de votre mieux dans votre branche. Mais pourquoi faire un procès a priori à ceux qui tentent d'en faire autant dans la leur, pour un salaire qui n'est peut-être qu'une fraction du vôtre, et sans avoir démérité ?
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2008

"Petit problème de maths à donner aux élèves du Primaire (et peut-être aux autres, vu l'état présent de la règle de trois, y compris rue de Grenelle…).
En 2000, un dollar (1$) valait 1,20 € ; un baril de pétrole (à peu près 160 litres) valait alors 60$ (soit 72€), ce qui mettait le prix du gazole à la pompe à 0,82€. En 2008, 1$=0,64€ : calculez combien coûte désormais un baril en euros (réponse : 70,40€). Expliquez ensuite pourquoi le litre de gazole coûte aujourd'hui aux alentours de 1,45 €. Calculez au passage le prix du litre de matière première, et les parts respectives des industriels et de l'Etat, sachant que ce dernier encaisse une TIPP fixe, calculée en euros, et une TVA calculée en pourcentage du prix de vente".
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2008

Et, en prolongement, dans le cadre de l'interdisciplinarité et de la pluridisciplinarité, (histoire contemporaine, et géographie), essayer de trouver le point commun entre tous les régimes politiques ayant cours dans quasiment tous les pays producteurs de pétrole, et le sens dans lequel irait la déstabilisation planétaire qui s'ensuivra de ces hausses programmées.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2008

Comment ça,en appliquant les programmes Darcos,nous ferions de la désobéissance civile ? Désobéissance à Mérieu ?
Non,c'est tout le contraire,nous appliquerions la loi et la volonté de la République.
Comme c'est difficile pour des enseignants même antipédagos de se dire POUR qqchose,dans la PRATIQUE.
Méchant Darcos,va !
Contre pétition ?
Mais non, pétition POUR ,tout simplement !
Sinon,on ne gagnera jamais.
Darcos, on est avec toi,pardon avec vous !

Écrit par : bovéoclaste | 08 juin 2008

Voilà, Victor, commentaire publié ce matin.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2008

Or, quand un proviseur ou un inspecteur incite à surnoter juste pour soigner les statistiques et parvenir aux 80 % de réussite, le tout en renonçant à donner l'instruction que l'Etat doit au peuple (Victor Hugo),

Ecrit par : Daniel Arnaud | 07 juin 2008

Ce n'est pas seulement Victor Hugo (j'ignorais d'ailleurs, merci Daniel), c'est aussi notre Constitution (article 13 du préambule).

Une telle pétition existe déja plus ou moins avec divers appels du GRIP ou de Sauver Les Lettres, mais pas spécifiquement pour les nouveaux programmes du prmaire. C'est la pétoche des pédagogos qui m'y a fait penser. Est-ce que l'idée plaît à quelq'un d'autre qu'à Daniel ?

Ecrit par : Manu | 08 juin 2008



Je me souviens .

Lorsque pour la première fois , en commission d'harmonisation ,"on" nous a demandé de remonter les notes de français , j'ai lancé (crié ) : "c'est "L'école des Fans " ! Je ne le ferai pas ! " Dans la docile assemblée , seules 2 ou 3 voix firent chorus .

Aujourd'hui , ceux-là même qui avaient choisi la résignation , constatent , étonnés , que le mal s'étend et que ce sont les proviseurs qui font pression au prétexte , tenez-vous bien , car je l'ai entendu , que les parents aiment que leurs enfants aient de bonnes notes !

Au lycée , la situation devient critique : interventions incessantes des parents qui ont l'oreille complaisante du proviseur , impunité des élèves fauteurs de troubles etc..
Certains collègues très dévoués se rendent compte que le bénévolat pour organiser des voyages ou multiplier les bacs blancs ne leur vaut aucune reconnaissance et je dirais presque "au contraire ! " .

Aussi avons-nous l'intention de demander officiellement au proviseur de mettre un terme aux pressions et de sanctionner vraiment les élèves perturbateurs , qui forts de l'impunité dont ils jouissent font obstruction aux cours .
Nous préviendrons que lorsque ce sera le cas et que nous serons empêchés de quelque manière que ce soit (trop de bavardages , par ex. , que rien n'enraye ) , nous exercerons notre droit de retrait et quitterons la classe , après en avoir prévenu l'administration pour qu'elle envoie un surveillant .

Nous avons créé un forum des profs du lycée ce qui permet de diffuser en permanence les infos , de réfléchir , discuter et d'être unis .

Donc d'accord avec Daniel Arnaud et Manu .

Et si , pour commencer , on mettait les vraies vraies notes aux copies du Bac que nous allons corriger ????

Écrit par : Amélie | 08 juin 2008

QUESTION A VICTOR (s'il est de passage).

Vous avez-dû passer le DEUG-instit entre 1979 et 1984. Je cherche à comprendre pourquoi il fut supprimé si vite. D'après ce que je crois savoir, il fallait, pour entrer à l'EN être titulaire de ce fameux DEUG ET réussir le concours. Certains passaient d'abord le DEUG puis, l'année suivante, le concours mais d'autres pouvaient, s'ils le souhaitaient passer les deux en même temps. S'ils réussissaient au concours mais pas au DEUG, ils n'entraient pas à l'EN. Pouvez-vous confirmer cela?

Écrit par : Pedro Cordoba | 08 juin 2008

Et voilà, chers collègues ! La vérité c'est que vous vous cassez la nénette à faire des cours bien compliqués, alors que vous pourriez préparer votre cours en moins de temps qu'il n'en faut pour remonter votre pantalon le matin !

Ecrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Oui...mais alors, qu'est-ce qu'on doit se faire ch...

Ecrit par : Manu | 08 juin 2008

Mais non, Manu, mais non...
Pas si vous les regardez avec des yeux neufs, ces doux chérubins qui construisent leurs savoirs !
Haut les cœurs, amis Bisounours, nous vaincrons parce que nous sommes les plus doux de tous les ravis de la crèche !

Écrit par : catmano | 08 juin 2008

Pour renouer avec le sujet du fil je rappelle aux parisiens :

RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS :

FAUT-IL RENONCER AUX CONCOURS ?

Journée d'étude organisée par le Groupe de réflexion sur les concours

VENDREDI 13 JUIN 2008

9h30-18h - Université Paris Diderot-Paris 7, La Halle aux Farines, Amphi 9E (entrée libre)

Matin

9h30 : ouverture de la journée par Michèle Gally (Université d'Aix-Marseille)

10h : Françoise Guichard (professeur CPGE, lycée Cézanne, Aix-en-Provence ; association « Sauver les lettres »), « Le concours, le seul recrutement démocratique »

10h30 : Liliane Picciola (Université de Paris X-Nanterre), « Se dépasser pour stimuler : l'apport formateur des concours aux enseignants littéraires d'origine modeste »

11h15 : Mathieu Brunet (Université d'Aix-Marseille ; association « Sauvons l'niversité »),
« Éléments de réflexion sur l'évolution des concours »

11h45 : Anna Jaubert (Université de Nice-Sophia-Antipolis), « L'enseignement du français, les études de lettres et l'agrégation : besoins et adaptation »

Après-midi

14h30 : Christian Puech (Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III), « Le master "Français, discipline d'enseignement" de l'Université Paris III et le rapport Pochard »

15h : Hélène Merlin-Kajman (Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III), « Les impasses de la situation actuelle et de l'opposition animation culturelle vs. transmission des connaissances »

15h45 : Pedro Cordoba (Université de Paris I ; président de « Reconstruire l'cole »), « France- Espagne : les contraintes de la formation successive »

16h15 : Table ronde sur les systèmes de formation et de recrutement européens, avec Philippe Büttgen (CNRS), William Cloonan (Florida State University), Sofia Loden (Université de Stockholm / ENS LSH de Lyon), Giorgio Luppi (Liceo Berchet de Milan ; association « Athena »).

Plan :
http://www.univ-paris-diderot.fr/sc/site.php?bc=PRG&np=venir_prg_bis&g=m

Écrit par : Pedro Cordoba | 08 juin 2008

Guy Morel avait posé des questions fondamentales sur la formation des maîtres du primaire.
Je rappelle que les réponses se trouvent dans "Propositions pour une réforme de ma formation des ensiegnants" que Reconstruire l'Ecole avait présente au Ministère en janvier 2005.
Nous y préconisions en particulier la création de classes post-bac permettant l'accès à une année de licence pluridisciplinaire (sciences-lettres) à l'Université. Par référence à l'ancien Primaire Supérieur, nous les avions appelées "Sections d'enseignemenent général supérieur". Puisque le bac a aoujourd'hui moins de valeur que le certif d'avant guerre, elles auraient en effet joué le même rôle que l'EPS (voie d'accès aux ENI). Un avantage supplémentaire non-négligeable aurait été de donner une issue aux agrégés du secondaire et de résoudre, au moins partiellement, le problème des agrégés en collège.
Nous proposions aussi une refonte totale du CRPE et de l'année de formation pratique.
Le texte (19 pages) se trouve sur le site de RE.

Écrit par : Pedro Cordoba | 08 juin 2008

Je vais rater le colloque pour des raisons professionnelles (des vraies...)

:-(

Je suis VERT !

Écrit par : Jeremy | 08 juin 2008

""1 - Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable
Ca, je sais le faire depuis longtemps, à savoir faire plus d’orthographe et de grammaire que les 1h30 d’ORL réglementaires des programmes 2002 et ne pas me laisser berner par les fadaises de l’enfant-au-centre-du-système.""

T'as tout faux t'as rien compris. Ne connait pas le sens du mot "ethique". Je repete une fois encore pour les nuls, selon le dictionnaire de la hierarchie: "Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable"

ça veut dire obéir a sa hierarchie contre l'intérêt des gosses

Zero pointé, redouble son année

Écrit par : miastecko | 08 juin 2008

Et voilà, chers collègues ! La vérité c'est que vous vous cassez la nénette à faire des cours bien compliqués, alors que vous pourriez préparer votre cours en moins de temps qu'il n'en faut pour remonter votre pantalon le matin !"
Ecrit par : sanjuro | 07 juin 2008

Ces inspecteurs me font penser à un personnage bien oublié, qui faisait la pluie et le beau temps dans la vie culturelle française au XIXème siècle, Francisque Sarcey.

"Sa longue carrière de journaliste et surtout de critique dramatique dans un des journaux les plus lus de l'époque ("Le Figaro") en a fait de son vivant une figure célèbre. Il a donné de nombreuses conférences, non seulement à Paris, mais aussi en province, en Belgique, et même aux Pays-Bas et en Angleterre. Incarnation du bourgeois obtus avec son goût autoproclamé pour le « gros bon sens » (ses articles pour Le Figaro s'intitulaient « Grain de bon sens »), son mépris de l'intellectualisme, son style simple et enjoué (négligé, disaient ses détracteurs), sa bonhomie et son physique très enveloppé, il a été abondamment pastiché par Alphonse Allais, qui prétendait être le seul, avec lui, à avoir le droit de signer des articles Francisque Sarcey.

C'est vrai que si on nous fait faire 35 heures de cours, il faudra nous ménager...Comme aurait dit "l'oncle Sarcey" : "c'est le bon sens même !"

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

Que ce genre de cours débilitants tende à se répandre, et viendra alors le moment où l’on ne pourra plus en rire parce que ce seront les seuls que les élèves accepteront de faire, comme c’est déjà le cas ailleurs. L’exigence d’excellence, en matière d’éducation, ne s’impose pas d’elle-même.

Ecrit par : Pli | 08 juin 2008

Bien vu, à condition de remplacer le conditionnel par l'indicatif. Ce genre de cours débilitants s'est déjà répandu, et depuis fort longtemps. En collège, on appelle cela "travailler en séquences".

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

« Enfin, si une réforme doit être mise en place, il faut donner plus de pouvoir aux proviseurs pour les recrutements (comme les postes dans les lycées militaires ou autres...) et aux IA-IPR ! je crois sincèrement en leur rôle ! »
Ecrit par : Ced | 05 juin 2008

Si cette réforme passe, je me retrouve à balayer la cour, étant donné la pédagolerie des chefs d’établissement et des IPR que je connais !
Le pédagogisme est fortement implanté chez ces gens-là car c’est une idéologie parfaite pour justifier toutes les veuleries et les renoncements de tous ces arrivistes.

Écrit par : Lariba | 08 juin 2008

"14h30 : Christian Puech (Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III), « Le master "Français, discipline d'enseignement" de l'Université Paris III et le rapport Pochard »"

J'espère qu'il a regardé en quoi consistait le DU-ECDF actuellement dispensé à Paris III. Si ce sont les mêmes professeurs, ca doit pas être brillant !

Écrit par : Jeremy | 08 juin 2008

« C’est vrai que si on nous fait faire 35 heures de cours, il faudra nous ménager...Comme aurait dit "l’oncle Sarcey" : "c’est le bon sens même !" »
Ecrit par : Robin | 08 juin 2008

C’est ce que dit Meirieu texto : pour ne pas se fatiguer, il faut refuser d’enseigner et mettre les élèves en « activité ». La garderie est assurée et on s’économise.

Écrit par : Lariba | 08 juin 2008

Je m'aperçois que j'ai oublié de remercier celui qui m'a "affranchi" à propos d' un certain principe touchant aux ordinateurs (pas de gain de productivité). J'ai oublié aussi le nom du principe et je n'arrive pas à retrouver le post. Pas dans mon assiette ce matin !

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

Robin, c'est le paradoxe de Solow.

Ce n'est pas moi qui vous ai donné le terme, mais c'est moi qui vous l'ai expliqué :-)

Écrit par : Jeremy | 08 juin 2008

"Par référence à l'ancien Primaire Supérieur, nous les avions appelées "Sections d'enseignemenent général supérieur"."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 08 juin 2008

Pedro, vous avez infiniment raison de vouloir "allonger l'enseignement!" Je trouvais ce mot un peu court! ;-)
Blague à part, je souscris presque complètement à ce que vous dites.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2008

Si cette réforme passe, je me retrouve à balayer la cour
Ecrit par : Lariba | 08 juin 2008

L'important est d'être du bon côté du manche.

Écrit par : balai | 08 juin 2008

Robin, c'est le paradoxe de Solow.

Ce n'est pas moi qui vous ai donné le terme, mais c'est moi qui vous l'ai expliqué :-)

Ecrit par : Jeremy | 08 juin 2008

Alors merci pour m'avoir expliqué le terme et merci à celui qui me l'a donné. Mais ça m'étonne quand même que l'informatique n'ait pas dégagé de gains de productivité. Bon, je vais taper "principe de Solow" et aller nager sur Glouglou.

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

J'ai trouvé ça, avec une dizaine de "lois d'airain" qui gouverneraient les sociétés humaines depuis la nuit des temps, les Entreprises et le système scolaire.


http://www.lentreprise.com/3/2/2/dossier/9285/2128.html

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

"paradoxe" de Solow, plutôt que "principe"...Mais on peut dire que tous ces principes sont des paradoxes (ils prennent l'opinion à rebrousse-poil).

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

Pour Robin, la notion de goulet d'étranglement est à rapprocher de la cinétique enzymatique. L'informatique peut s'identifier à la présence massive de coenzymes, mais la production dépend in fine des différentes étapes.
Trop de vitamine C nuit à l'organisme.

http://gregoriae.univ-paris1.fr/protect/cahier/1998-12.pdf

Écrit par : Steppenwolf | 08 juin 2008

Et si , pour commencer , on mettait les vraies vraies notes aux copies du Bac que nous allons corriger ????

Ecrit par : Amélie | 08 juin 2008

Aïe, aïe, aïe, Amélie... J'imagine déja le titre du Parisien en 1ère page : 5 % de réussite au bac cette année ! 95 % de recalés !

Le contraire du bac 68....ou 2003...ou tous ceux qui ont suivi après.

Écrit par : Manu | 08 juin 2008

Mais voilà : ça ne se passe pas comme ça — pas dans la vie réelle. Comparez ce qui est comparable : un acteur de théâtre joue en moyenne 12 heures par semaine — et il en sort à chaque fois épuisé. Nous en faisons entre 15 et 18, avec des publics souvent hostiles : imaginez un acteur jouant sous la menace du jet de tomate (toute référence à Pérec et à sa Cantatrix sopranica — http://pauillac.inria.fr/~xleroy/stuff/tomato/tomato.html — est volontaire) un spectacle dont presque personne ne veut. Il est dans quel état, au but de la semaine ? Si vous ajoutez qu'il s'est donné du mal pour préparer la représentation, et qu'il ramène chez lui pas mal de travail (un seul paquet de copies, mon cher Con / tribuable, pour moi qui n'ai certainement pas vos talents, c'est sept à huit heures de boulot), combien d'heures travaille-t-il effectivement par semaine ? Et pour quel salaire ? (JPB)

Ah! comme ça vous me plaisez, JPB! :-))

Écrit par : Sanseverina | 08 juin 2008

Ces inspecteurs me font penser à un personnage bien oublié, qui faisait la pluie et le beau temps dans la vie culturelle française au XIXème siècle, Francisque Sarcey.

"Sa longue carrière de journaliste et surtout de critique dramatique dans un des journaux les plus lus de l'époque ("Le Figaro") en a fait de son vivant une figure célèbre. Il a donné de nombreuses conférences, non seulement à Paris, mais aussi en province, en Belgique, et même aux Pays-Bas et en Angleterre. Incarnation du bourgeois obtus avec son goût autoproclamé pour le « gros bon sens » (ses articles pour Le Figaro s'intitulaient « Grain de bon sens »), son mépris de l'intellectualisme, son style simple et enjoué (négligé, disaient ses détracteurs), sa bonhomie et son physique très enveloppé, il a été abondamment pastiché par Alphonse Allais, qui prétendait être le seul, avec lui, à avoir le droit de signer des articles Francisque Sarcey."

Ecrit par : Robin | 08 juin 2008

Comme quoi, le lectorat du Figaro n'a pas beaucoup changé depuis le XIXe : bourgeois obtus anti-intellectualiste... La connerie assise et auto-satisfaite. C'est bien le Figa-rot, y a pas de doute.

Écrit par : Kap | 08 juin 2008

Robin, je tiens à préciser que je ne suis pas persuadé que ces différentes règles ou paradoxes, dont fait partie le paradoxe de Solow, soient des vérités incontestables et qui doivent régir l'école ou l'entreprise !

Je trouve ça marrant, c'est tout ! Et puisqu'on nous envoie dans la figure des affirmations péremtoires à tout bout de champ, j'aime bien utiliser le paradoxe de Solow dans les débats, ça calme les pédants qui citent des noms de chercheurs ou des principes contestables pour fermer la bouche de leurs contradicteurs.

L'effet Pygmalion, par exemple : j'ai lu quelque part qu'en réalité, les résultats de l'expérience anglaise n'étaient pas si concluants qu'on avait bien voulu le dire. Cela n'empêche pas qu'on l'évoque encore fréquemment et qu'on sourie de commisération devant vous quand vous avouez ne pas le connaître. Pour beaucoup, l'effet Pygmalion signe l'arrêt de mort des mauvaises notes, car si vous donnez une mauvaise note à un élève, il tend à s'identifier à ce niveau, et tout ce qu'il fera par la suite tendra à correspondre à cette image de lui que vous lui avez donné. C'est vrai en théorie et partiellement dans la pratique, mais concrètement ce n'est qu'une demi-vérité.

Ce n'est pas différent, pour moi, de ce conseil d'un médecin de Molière : coupez-vous la main gauche, et vous verrez comme la main droite va en profiter ! Intellectuellement, cela paraît rationnel, mais si on le replace dans un contexte plus large, cela devient une ânerie sans nom.

Beaucoup d'affirmations de chercheurs pédagogistes sont de cette nature : j'ai même lu des bouquins de pédagogie dans lesquels le mot "classe" n'apparaît pas une seule fois ! Ils font souvent comme si l'enseignement était une relation à deux, alors que, sauf dans le cas des cours particuliers, la classe (i. e. la psychologie et la sociologie de groupe) modifie profondément l'acte éducatif.

C'est une erreur ancienne, qui remonte à Rousseau et son Emile ; dans ce livre, il est question d'un élève et de son précepteur, jamais d'une classe. Pas de problème, quand on est face à un seul élève, pour lui laisser découvrir par lui-même les vérités qu'il doit connaître.

On peut donc dire à ceux qui nous reprochent de vivre dans le passé que leurs erreurs sont elles aussi anciennes, et que, souvent, c'est la recherche la plus récente qui nous donne raison, quand eux n'ont pas mis à jour leurs principes.

La méthode globale était fondée sur des travaux neurobiologiques des années 60/70 qui ont été contestés récemment, à ce que j'ai vu, grâce aux progrès de l'informatique : on a cru longtemps que les lecteurs adultes ne syllabaient pas, alors qu'en réalité ils le font très rapidement, trop vite pour que le matériel vidéo de l'époque le perçoive.

Une prof d'université m'a aussi parlé d'expériences menées au Canada qui ont récemment démontré que l'enseignement explicite des langues donnait de meilleurs résultats que l'approche purement communicative.

Je manque de références là-dessus, mais il y a une bibliographie existante sur ces questions, d'autres que moi la fourniront sans doute.

Écrit par : sanjuro | 08 juin 2008

A Manu et Amélie, et à d'autres :

C'est toujours le principe de Sénèque : le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé. Tant que ce ne sont pas les enseignants eux-mêmes qui disent "non", quitte à faire tomber le taux de réussite au Bac à 5% (il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace), ce sont les enseignants eux-mêmes qui donnent des armes aux Lang, Meirieu, etc, qui peuvent affirmer que "tout va bien dans l'EN". Moi, je suis partant pour les faire sauter, les 80%.
En revanche, pour cette année, ça risque d'être un peu précipité. Celui qui se risquerait à noter ses copies à leur juste valeur se risque à essuyer les pressions de ses collègues dociles d'abord, puis de sa hiérarchie toute l'année suivante. Mais on pourrait prévoir un plan (et là je lance l'idée très sérieusement) pour le Bac 2009. Avec une année entière pour faire de la sensibilisation d'établissements en établissements (avec Internet ça peut aller très vite), un appel dans ce sens communiqué à la presse, etc. Dès la rentrée prochaine, la situation risque d'être "chaude", comme le relevait JPB, avec peut-être un grand débat sur l'EN. Sans oublier la sortie d'"Entre les murs" le 15 octobre...
Il y aurait toute une com' (communication) à réaliser autour du thème du mur. Ce qui se passe "derrière les murs", comment faire chuter le mur des 80% qui ne sert qu'à masquer la réalité du niveau, etc. Sans oublier que 2009 sera le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin. Une occasion qui ne se retrouvera pas de sitôt de filer la métaphore historique du dernier bastion stalinien (et orwellien) à faire tomber.
Maintenant, aux lecteurs de ce blog, comme d'autres sites consacrés à l'enseignement, de se manifester. Car sans le sursaut des tyrannisés eux-mêmes, le tyran, quelque soit la refonte des programmes, n'est pas près de perdre son pouvoir. Et le tyran, ce n'est pas seulement telle figure médiatique, mais chaque inspecteur, chaque proviseur, chaque principal, qui fait pression sur ses subordonnés pour monter les notes.
Nous sommes tous responsables, et si nous n'arrêtons pas ça maintenant, avec l'autonomie des établissements et le pouvoir renforcé des chefs d'établissements, nous nous condamnons à exercer dans un totalitarisme féodal. Pour ma part, je quitterai la galère avant et regagnerai le monde libre!

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 juin 2008

Pour Robin, la notion de goulet d'étranglement est à rapprocher de la cinétique enzymatique. L'informatique peut s'identifier à la présence massive de coenzymes, mais la production dépend in fine des différentes étapes.
Trop de vitamine C nuit à l'organisme.

http://gregoriae.univ-paris1.fr/protect/cahier/1998-12.pdf

Ecrit par : Steppenwolf | 08 juin 2008

Merci à Steppenwolf qui a bien choisi son surnom (le loup d'Hermann ne vit pas en meute) et à sanjuro pour toutes ces précisions.

On en revient finalement toujours plus ou moins à Socrate : chercher à définir précisément le sens des mots.

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

Petit problème de maths à donner aux élèves du Primaire :
En 2000, un dollar (1$) valait 1,20 € ; un baril de pétrole (à peu près 160 litres) valait alors 60$ (soit 72€), ce qui mettait le prix du gazole à la pompe à 0,82€. En 2008, 1$=0,64€ : calculez combien coûte désormais un baril en euros (réponse : 70,40€).
Ecrit par : brighelli | 08 juin 2008

Euh oui, le problème est intéressant mais les chiffres donnés mélangent des données de 2000 et de 2005:
En 2000, 1$ = 1,05 € ; Baril : 30 $ soit 31,50 € ; sp98 : 1,15 € ; gazole 0,82 €.
En 2005, 1$ = 0,83€ ; baril : 60$ soit 49,80 € ; sp98 : 1,38 € ; gazole : 1,09 €.

C'est une information déformée comme Internet en fabrique tant. J'ai vérifié les chiffres sur différents sites (pas celui de TOTAL bien sûr).
Ceci dit l'article sur les raisons de la hausse que vous aviez indiqué JPB était très intéressant.
Et que les raffineurs aient augmenté leur marge sur le gazole a été indiqué par Que choisir.

Écrit par : lucile | 08 juin 2008

Et que les raffineurs aient augmenté leur marge sur le gazole a été indiqué par Que choisir.

Ecrit par : lucile | 08 juin 2008

Oui, il me semble que leurs marges sur le raffinage a été multipliée par 5 dans les 10 dernières années (au moins sur le diesel pour lequel les capacités de raffinage sont notoirement et délibérément insuffisantes).

Néanmoins, il convient de relativiser la portée de l'évènement, elles ne représente que 0,15 €/l.

Écrit par : Zorglub | 08 juin 2008

Hihihi ...
"elles ne représentent"

Écrit par : Zorglub | 08 juin 2008

et pis aussi :
"ont été multipliées"

Hip's ... Promis, j'picole plus au repas de famille du dimanche ...

Écrit par : Zorglub | 08 juin 2008

Confiture de fraises très réussie! Bien prise, mais pas trop, parfumée, pas trop sucrée, d'un rouge encore clair, pas trop brunie.
Je pourrai toujours montrer à mes élèves comment la faire quand nous n'aurons plus le droit de transmettre une quelconque connaissance intellectuelle. C'est pour bientôt. Dans certains collèges, c'est déjà presque terminé. Vous croyez que je vais pouvoir demander à l'intendant l'achat de quelques plaques de cuisson et de quelques fours?
Puis subrepticement, au risque de me faire dénoncer par la milice des collègues futurs hors-classes, je ferai enrouler dans des papiers imprimés avec quelques poèmes d'Apollinaire et quelques fables de La Fontaine quelques financiers ( Aaah!) tendres et moëlleux à souhait, papiers que les élèves regarderont comme des vieilleries inutiles et dépassées ,qu'ils jetteront donc dans les corbeilles comme ils le font déjà maintenant quand on leur laisse une photocopie d'un texte littéraire qui retrouve le soir même la poubelle familiale ou le vide-ordure de l'immeuble.

Écrit par : Sanseverina | 08 juin 2008

je ferai enrouler dans des papiers imprimés avec quelques poèmes d'Apollinaire et quelques fables de La Fontaine quelques financiers ( Aaah!) tendres et moëlleux à souhait, papiers que les élèves regarderont comme des vieilleries inutiles et dépassées ,qu'ils jetteront donc dans les corbeilles comme ils le font déjà maintenant quand on leur laisse une photocopie d'un texte littéraire qui retrouve le soir même la poubelle familiale ou le vide-ordure de l'immeuble.

Ecrit par : Sanseverina | 08 juin 2008

RAGUENEAU :

Des sacs ? ... Bon. Merci.
Il les regarde.
Ciel ! Mes livres vénérés !
Les vers de mes amis ! déchirés ! démembrés !
Pour en faire des sacs à mettre des croquantes...
Ah ! vous renouvelez Orphée et les bacchantes !

LISE, sèchement :

Et n’ai-je pas le droit d’utiliser vraiment
Ce que laissent ici, pour unique paiement,
Vos méchants écriveurs de lignes inégales !

RAGUENEAU :

Fourmi ! ... n’insulte pas ces divines cigales !

LISE :

Avant de fréquenter ces gens-là, mon ami,
Vous ne m’appeliez pas bacchante, -ni fourmi !

RAGUENEAU :

Avec des vers, faire cela !

LISE :
Pas autre chose.

RAGUENEAU :

Que faites-vous, alors, madame, avec la prose ?

(Cyrano de Bergerac, acte II, scène 1)

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

Confiture de fraises très réussie! Bien prise, mais pas trop, parfumée, pas trop sucrée, d'un rouge encore clair, pas trop brunie.
Ecrit par : Sanseverina | 08 juin 2008

J'aurais dit: "d'un rouge écarlate, pas trop brunie".

Ceci dit, il se donnait dans mon collège et au tout début des années 1980 des cours de cuisine en EMT. Depuis la vague ultra-moderniste a fait des professeurs de techno les fonctionnaires du bédeuzi!

Écrit par : marigot | 08 juin 2008

Dans l'Express , cet article dont voici un extrait :


http://www.lexpress.fr/actualite/societe/encore-aujourd-hui_482221.html


Christiane Taubira déclare sans ambages qu'il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les «jeunes Arabes» «ne portent pas sur leur dos tout le poids de l'héritage des méfaits des Arabes». Ces logiques communautaires influent aussi sur le projet mémoriel La Route de l'esclave, décidé en 1993 par l'Unesco: Roger Botte, chercheur au Centre d'études africaines du CNRS, constate qu'il privilégie également la traite transatlantique du fait de «la pression des représentants du monde arabe et des Etats africains».

Écrit par : Amélie | 08 juin 2008

Sanseverina,
Bonne idée les papiers d'emballage et qui sait ...

On raconte que les estampes japonaises (Hokusai and co) ont été mises à la mode dans les années 1860 en Europe parce qu'elles servaient à emballer des porcelaines ...

Écrit par : Zorglub | 08 juin 2008

Emballer des croquantes, je devrais faire ça avec les copies, tiens !

Madame Sansev', vous me donnez faim avec vos financiers et votre confiture de fraises ! J'adore les deux...

Écrit par : Jeremy | 08 juin 2008

Le paradoxe de Solow sur l'informatique et les gains de productivité rejoint la critique que font Heidegger et Habermas de l'idéologie de la technique.

Le critère de "productivité" fait partie intégrante de cette idéologie et ne peut donc, en aucune façon, rendre compte de son "essence".

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

Paille de fer nous a appris que "die wissenschaft denkt nicht"
ce que certains comprennent : "la visseuse ne marche pas."

Écrit par : abermais | 08 juin 2008

Paille de fer nous a appris que "die wissenschaft denkt nicht"
ce que certains comprennent : "la visseuse ne marche pas."

Ecrit par : abermais | 08 juin 2008

"Le Dasein pense à réparer la visseuse qui ne pense pas qu'elle ne marche pas." (Martin Heidegger, La question de la technique, Essais et conférences)

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

Pour en savoir plus sur la réparation de la visseuse :


http://agora.qc.ca/textes/heidegger.html

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

QUESTION A VICTOR (s'il est de passage).

Vous avez-dû passer le DEUG-instit entre 1979 et 1984. Je cherche à comprendre pourquoi il fut supprimé si vite. D'après ce que je crois savoir, il fallait, pour entrer à l'EN être titulaire de ce fameux DEUG ET réussir le concours. Certains passaient d'abord le DEUG puis, l'année suivante, le concours mais d'autres pouvaient, s'ils le souhaitaient passer les deux en même temps. S'ils réussissaient au concours mais pas au DEUG, ils n'entraient pas à l'EN. Pouvez-vous confirmer cela?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 08 juin 2008

Je confirme la date, j'ai eu le fameux "DEUG-instit" en juin 1984 mais ma promo avait été recrutée niveau bac (même si nous avions presque tous un diplôme universitaire, une maîtrise pour ma part). La formation se faisait alors en 3 ans d'Ecole Normale. On nous a imposé ce DEUG en 1982, si mes souvenirs sont bons alors que nous avions déjà fait une première année. A l'époque, il n'était pas encore question de revalorisation. Donc ce DEUG était une formation interne, une espèce d'improvisation assurée par des intervenants universitaires dont la plupart n'avaient aucune idée du contenu à donner.
Contrairement à ce que vous dites, je n'ai pas souvenir que ce DEUG ait été par la suite externalisé et imposé comme préalable au concours mais ayant après un congé passé le CAPES, je n'ai pas suivi les avatars de cette réforme. Je vais interroger mes anciens condisciples.

Écrit par : victor | 08 juin 2008

"Heidegger a bien saisi la pensée cartésienne du cogito en déclarant : "Une vicieuse ne pense pas, elle se dépense." C'est ainsi que les grands courants de la pensée philosophique se retrouvent et font avancer le monde".

Etienne Gilson, Commentaires sur le Discours de la Méthode.

Écrit par : Jeremy | 08 juin 2008

Ces logiques communautaires influent aussi sur le projet mémoriel La Route de l'esclave, décidé en 1993 par l'Unesco: Roger Botte, chercheur au Centre d'études africaines du CNRS, constate qu'il privilégie également la traite transatlantique du fait de «la pression des représentants du monde arabe et des Etats africains».

Ecrit par : Amélie | 08 juin 2008

C'est incroyable jusqu'où peut aller la malhonnêteté intellectuelle. Christiane Taubira dénonce la pratique depuis longtemps abolie du commerce européen des esclaves de l'Afrique vers le Nouveau Monde, au nom du "devoir de mémoire", mais refuse que l'on se souvienne aussi du commerce négrier arabo-musulman, plus durable, plus important et plus destructeur et de l'esclavage qui perdure encore actuellement dans des pays comme le Soudan ou la Mauritanie.

Et le plus grand spécialiste français de ces questions, n'a pas le droit de faire part de ses recherches.

On peut se demander s'il sera encore possible à ce train-là d'enseigner l'Histoire et quelle Histoire ?

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

Contrairement à ce que vous dites, je n'ai pas souvenir que ce DEUG ait été par la suite externalisé et imposé comme préalable au concours mais ayant après un congé passé le CAPES, je n'ai pas suivi les avatars de cette réforme. Je vais interroger mes anciens condisciples.

Ecrit par : victor | 08 juin 2008

En ce qui me concerne, j'ai passé le concours d'entrée à l'école normale en juin 1984, avec le BAC. Je crois que c'est la dernière année qu'on a recruté à ce niveau d'études. Au terme de la première année de la formation qui en comptait trois, on nous a en effet imposé de passer un DEUG à l'Université dans une des disciplines enseignées à l'école élémentaire, ce qui n'était pas prévu au début de la première année. L'obtention du DEUG conditionnait la titularisation. A ma connaissance, tous les collègues de la promo l'ont obtenu. Les stages de niveau et le stage de titularisation se passaient entre septembre et la rentrée universitaire.
L'année suivante, le recrutement s'effectuait à partir du DEUG.

Écrit par : chevreuil | 08 juin 2008

"Heidegger a bien saisi la pensée cartésienne du cogito en déclarant : "Une vicieuse ne pense pas, elle se dépense." C'est ainsi que les grands courants de la pensée philosophique se retrouvent et font avancer le monde".

Etienne Gilson, Commentaires sur le Discours de la Méthode.

Ecrit par : Jeremy | 08 juin 2008

"Les penseurs fascinés par les vicieuses qui se dépensent ne pensent plus qu'à çà."

(Sigmund Freud, commentaire de "l'Ange bleu")

Écrit par : Robin | 08 juin 2008

C’est ce que dit Meirieu texto : pour ne pas se fatiguer, il faut refuser d’enseigner et mettre les élèves en « activité ». La garderie est assurée et on s’économise.

Ecrit par : Lariba | 08 juin 2008

En tout cas, Meirieu a passé sa vie à ne pas se fatiguer. Loin des élèves réels, ne s'occupant que de l'élève virtuel qui peuple ses chimères, rien que du bonheur et du repos!

Écrit par : Jean | 08 juin 2008

Dans toutes les mauvaises causes, celui-là! Partout où il peut contribuer à casser un peu plus l'enseignement!

Ecrit par : Jean | 07 juin 2008

Pourtant Philippe Meirieu a de profondes idées sur l'avenir de l'éducation. Jugez vous-même: "L'école maternelle, l'école élémentaire, dans leur quartier, le collège dans sa commune, tous les établissements scolaires doivent être des lieux ouverts où l'on promeut et où l'on partage la connaissance, où les parents et grands-parents peuvent se rencontrer et échanger sur l'école d'aujourd'hui, sur les questions d'apprentissage et d'éducation, sur l'évolution du système éducatif. Il nous faut de véritables "maisons d'école" où, avec les enseignants, les cadres éducatifs et les élèves, en coopération avec les mouvements d'éducation populaire et les organisations de parents d'élèves, on puisse rencontrer des auteurs, des artistes, des savants qui travaillent en liaison avec l'Ecole...
L'éducation au coeur d'un projet de société ne peut avoir de sens que si l'Ecole s'ouvre sur la société, si la société y joue son rôle et si l'école et société évoluent dans la même perspective, celle du progrès humain, de l'émancipation, de l'intelligence et du respect". Fin de citation.

Ecrit par : buntovchik | 07 juin 2008

Que c'est beau!
Comme la morale de Kant, qui a les mains pures, mais pas de mains.

Écrit par : Jean | 08 juin 2008

En ce qui me concerne, j'ai passé le concours d'entrée à l'école normale en juin 1984, avec le BAC. Je crois que c'est la dernière année qu'on a recruté à ce niveau d'études. Au terme de la première année de la formation qui en comptait trois, on nous a en effet imposé de passer un DEUG à l'Université dans une des disciplines enseignées à l'école élémentaire, ce qui n'était pas prévu au début de la première année. L'obtention du DEUG conditionnait la titularisation. A ma connaissance, tous les collègues de la promo l'ont obtenu. Les stages de niveau et le stage de titularisation se passaient entre septembre et la rentrée universitaire.
L'année suivante, le recrutement s'effectuait à partir du DEUG.

Ecrit par : chevreuil | 08 juin 2008

Tout à fait exact. Mais dans l'académie de Toulouse notre DEUG-instit 1984 était multidisciplinaire ou "professionnel" . Les promos suivantes ont été recrutées sur DEUG disciplinaire.

Écrit par : victor | 08 juin 2008

"Heidegger a bien saisi la pensée cartésienne du cogito en déclarant : "Une vicieuse ne pense pas, elle se dépense." C'est ainsi que les grands courants de la pensée philosophique se retrouvent et font avancer le monde".

Etienne Gilson, Commentaires sur le Discours de la Méthode.

Ecrit par : Jeremy | 08 juin 2008

"Les penseurs fascinés par les vicieuses qui se dépensent ne pensent plus qu'à çà."

(Sigmund Freud, commentaire de "l'Ange bleu")

Ecrit par : Robin | 08 juin 2008

Que c'est beau!
Comme la morale de Kant, qui a les mains pures, mais pas de mains.

Ecrit par : Jean | 08 juin 2008

Kant a-t-il écrit sur les vicieuses ? Il y a sûrement un passage de la Métaphysique des moeurs qui en traite.

Écrit par : Jeremy | 09 juin 2008

Kant a-t-il écrit sur les vicieuses ? Il y a sûrement un passage de la Métaphysique des moeurs qui en traite.

Ecrit par : Jeremy | 09 juin 2008

Les philosophes des Lumières, Kant et Rousseau en particulier, ont un gros problème avec le Mal.

Voyez la "profession de Foi" de Philippe Meirieu, lointain disciple de Rousseau ("Tout le monde y sera beau, tout le monde y sera gentil") ; c'est à se demander s'il a jamais eu affaire avec les choses telles qu'elles sont, l'heureux homme.

Quelqu'un comme Freud rompt avec cet optimisme un peu béat sur la "nature indéfiniment perfectible" de l'Homme.

Je crois me souvenir également d'un texte de Gilles Deleuze qui rapproche le philosophe de l'Auflklarüng de son plus absolu opposé, le marquis de Sade !

Rapprochement pertinent. Si on y regarde bien, Sade a définitivement dynamité le paradigme de la "nature". Ca ne veut pas dire, évidemment qu'il faut suivre Sade sur le plan de la "raison pratique" !

La phrase sur les mains de Kant : "Emmanuel Kant a les mains propres parce qu'ils n'a pas de mains" se trouve chez Charles Péguy, évidemment. Comme quoi Le "péché originel" peut faire réfléchir !

Drôle de façon de commencer une journée que je souhaite à tous la moins mauvaise possible !

;-)

Écrit par : Robin | 09 juin 2008

Que c'est beau!
Comme la morale de Kant, qui a les mains pures, mais pas de mains.

Ecrit par : Jean | 08 juin 2008

A propos de d'E. Kant, les ineffables auteurs de l'opus "L'éducation, projet de société?" (PM et PF) l' introduisent par une citation de l'auteur des "Réflexions sur l'éducation":
"On ne doit pas seulement éduquer les enfants d'après l'état présent de l'espèce humaine, mais d'après son état futur possible et meilleur...".
Quand on connaît même supeficiellement la philosophie de Kant portant sur cette question de l'éducation, il s'agit là d'une véritable escroquerie intellectuelle.
Car Emmanuel insiste tout particulièrement en opposition totale sur cette question à Meirieu sur la nécessité des apprentissages mécaniques, sur la discipline qu'il convient d'imposer à l'élève dès le début de son éducation pour le défaire de sa sauvagerie, brider son penchant inné pour la liberté.
Bonne journée à tous!

Écrit par : buntovchik | 09 juin 2008

J'ai été chargé de la partie "musique" d'un DEUG qui était, par ailleurs, pluridisciplinare, à l'école normale de Chartres, à la rentrée 1984. C'était une sorte "d'option renforcée". Pour autant que je puisse m'en souvenir, tout le monde l'avait eu, effectivement.
La directrice du département "musique" de l'université Paris VIII, avec laquelle fonctionnait l'école normale, m'avait contacté pour assurer cette formation, suite à la défection d'un de mes collègues qui avait tout d'abord été pressenti.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2008

"pluridisciplinaire", mille excuses, et bonne journée à tous également, pour le début de la dernière grande "ligne" qui ne sera peut-être pas si droite que ça, (comme diraient Delarue ou Beigbeder).

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2008

Un grand merci à Victor et Chevreuil pour leurs réponses. Elles me seront fort utiles (et, j'espère, pas seulement à moi).

"Changement de tiers", comme on dit en tauromachie: le texte auquel Robin fait allusion est de Lacan. Il s'intitule "Kant avec Sade" et fit, à l'époque, un joli scandale. Il est possible que Deleuze y ait fait référence avant de devenir antioedipien (dans Différence et répétition ou Présentation de Sacher Masoch) mais il faut rendre à César... Le fameux texte de Lacan porte justement sur la "raison pratique". C'est que, loin d'être "à l'opposé" des Lumières, Sade y appartient pleinement. La corrida aussi est fille des Lumières (cf. Goya) ainsi que la guillotine. On a aujourd'hui une vision délavée (et habermassienne) des Lumières, qui en mutile la réaité (et l'intérêt).
Je rappelle aussi que Robespierre était farouchement hostile à la peine de mort alors que Diderot était, lui, partisan de la vivisection des condamnés (pour faire avancer la science). Comme chacun sait, Robespierre changea ensuite d'avis sur la question de la guillotine.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 juin 2008

Merci aussi à Christophe Sibille (nos messages se sont croisés)

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 juin 2008

C'est incroyable jusqu'où peut aller la malhonnêteté intellectuelle. Christiane Taubira dénonce la pratique depuis longtemps abolie du commerce européen des esclaves de l'Afrique vers le Nouveau Monde, au nom du "devoir de mémoire", mais refuse que l'on se souvienne aussi du commerce négrier arabo-musulman, plus durable, plus important et plus destructeur et de l'esclavage qui perdure encore actuellement dans des pays comme le Soudan ou la Mauritanie.

Et le plus grand spécialiste français de ces questions, n'a pas le droit de faire part de ses recherches.

On peut se demander s'il sera encore possible à ce train-là d'enseigner l'Histoire et quelle Histoire

Robin

Si j'etais d'accord avec le debut de votre message, je doute plus sur le fait que l'esclavage arabo-musulman fut plus important, plus durable et plus destructeur que l'esclavage occidental. Les consequences de l'esclavage se ressentent encore aux Etats-Unis notamment. Au niveau destructeur, c'est un peu comme comparer les morts du nazisme et du communisme, c'est un peu vain comme exercice. Je ne pense pas que le but de l'histoire soit d'enseigner qui est le plus mechant ou horrible. Il faut enseigner les faits, essayer d'expliquer les raisons des acteurs et les logiques de leurs actions.
Je trouve dommage qu'on en soit encore a vouloir utiliser l'histoire pour des raisons politiques. Taubira a tort de vouloir demontrer la culpabilite de l'homme blanc a tout prix. Je trouve cela tout aussi malhonnete de vouloir utiliser l'histoire de l'esclavage pour "demontrer" que vraiment les arabes sont des salauds depuis le debut et que bon si il y en avait moins en France tout irait pour le mieux. (pas vous Robin mais un voisin qui tient frequemment ce discours et qui se servait de Zemmour qui l'avait du entendre a la TV)

Enfin peut etre que d'ici peu, nous aurons une sorte de Big Brother au pouvoir et alors le passe n'existera plus de toute facon.

Écrit par : un cretin de base | 09 juin 2008

Enseigner l'Histoire et quelle Histoire ? La question est posée par Robin. Pour avoir essuyé , de l'enfance à lâge adulte, certaines remarques formulées parfois par des gens importants, j'ai constaté assez souvent que les opinions et les idées reçues l'emportaient assez souvent sur la connaissance des faits. Ca va plus vite, ça arrange bien , la question est réglée et l'imposture maintient sa position.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 juin 2008

Je m'excuse pour la répétition de "assez souvent". La connaissance précise des faits pour essayer d'y voir clair et comprendre demande du temps et dérange l'ordre établi reposant sur des certitudes peu à peu remises en question.
Et quand par dessus le marché vous êtes une femme de petite taille sans naissance qui se mêle de vouloir savoir, vouloir comprendre, vous êtes remise à votre place. Non mais! Oh zut, encore du hors-sujet ! Enfin c'est juste pour dire qu'aimer étudier pour savoir, réfléchir et comprendre ceal finit par devnir subversif. Ma culture philosophique étant plus que modeste, je n'endirai pas plus.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 juin 2008

"que l'on se souvienne aussi du commerce négrier arabo-musulman, plus durable, plus important et plus destructeur et de l'esclavage qui perdure encore actuellement dans des pays comme le Soudan ou la Mauritanie."

Je m'étonne que Robin, d'habitude si mesuré, se laisse emporter par une aussi flagrante exagération. Il suffit de parcourir le monde arabo-musulman pour constater que la présence de Noirs d'origine africaine y est extrêmement faible, même si le métissage existe. Cette présence est sans commune mesure avec celle des communautés d'origine africaine en Amérique. Je sais qu'il existe des facteurs démographiques postérieurs à la colonisation qui peuvent constituer d'autres explications mais tout de même...
Je ne suis pas plus sûr que l'esclavage qui perdure au Soudan ou en Mauritanie excède largement celui que pratique une certaine bourgeoisise occidentale dans nos villes parmi les employés de maison.
Initiée par les auteurs du "Livre noir du communisme", cette histoire en forme de comptabilité me paraît foncièrement tronquée et suspecte. Les critiques scientifiques de ce premier "Livre noir" ont été inaudibles car immédiatement renvoyées du côté des bourreaux. Nous n'avons pas eu les mêmes scrupules pour l'esclavage, les victimes des campagnes napoléoniennes ou de la Révolution française et c'est bien normal. Nul n'ose plus aujourd'hui évoquer un "génocide" des Indiens d'Amérique, beaucoup hésitent sur celui des Arméniens...
Bref, compter, ce n'est pas faire de l'histoire. Jamais la statistique ne pourra effacer l'analyse qualitative. Quant à "la connaissance des faits" que réclame Hélène Charpentier, je rappellerai en la matière ce qu'en disait l'excellent Paul Veyne "les "faits" n'existent pas, il n'existe que des intrigues"...qu'il faut expliciter et non "expliquer".

Écrit par : victor | 09 juin 2008

Enfin c'est juste pour dire qu'aimer étudier pour savoir, réfléchir et comprendre ceal finit par devnir subversif. Ma culture philosophique étant plus que modeste, je n'endirai pas plus.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 juin 2008

Je donnerais toute la culture philosophique du monde pour un grain de votre sagesse !

Écrit par : robin | 09 juin 2008

Pour information.


"COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 9 JUIN 2008

*Assemblée générale de la Société des agrégés*


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :


L’Assemblée générale de la Société des agrégés de l’Université s’est tenue le dimanche 8 juin 2008, au lycée Henri IV à Paris.

Au cours de cette réunion, Jean-Michel LÉOST, agrégé de lettres classiques, a été réélu à l’unanimité Président de la Société des agrégés.

Dans son rapport moral, Jean-Michel LÉOST a déclaré que défendre l’enseignement était un devoir politique au sens le plus noble du terme. Il a défini ce que devait être l’ambition de la Société des agrégés : faire vivre, dans l’école du XXIème siècle, les grands principes de l’école républicaine, rechercher et proposer les modalités permettant de les appliquer dans un monde en évolution.

Les travaux de l’Assemblée générale ont porté en particulier sur les concours de recrutement des professeurs (Capes et agrégation) et sur le projet de réforme du lycée.

L’Assemblée générale a réaffirmé son attachement aux principes du recrutement des professeurs par des concours nationaux disciplinaires et de l’attribution d’un poste par l’État à tout lauréat d’un concours après sa titularisation. Elle a mandaté le Bureau pour décider de toute action qu’il jugera utile pour défendre les concours nationaux, pour s’opposer à la dénaturation de leurs exigences disciplinaires ou de leurs modalités, pour réaliser la plus large union de tous ceux qui veulent préserver et maintenir ce principe républicain.

En ce qui concerne le projet de réforme du lycée, l’Assemblée générale y décèle avant tout un objectif budgétaire imposé par la RGPP (révision générale des politiques publiques). Elle craint que cette réforme n’accentue les disparités entre les établissements et les inégalités entre les élèves. Elle entend participer activement au débat qui s’ouvre à ce sujet. "


Voilà! Peut-on être contre?
"La plus large union de tous ceux qui veulent préserver ce principe républicain"... Bonne idée, non?

Écrit par : Jean | 09 juin 2008

Robin

Si j'etais d'accord avec le debut de votre message, je doute plus sur le fait que l'esclavage arabo-musulman fut plus important, plus durable et plus destructeur que l'esclavage occidental.

(un crétin de base)

J'accepte votre remarque. Je me suis laissé un peu entraîner par l'indignation. Je dirais simplement plus durable, pour le reste, je ne sais pas et c'est vrai qu'il est oiseux de comparer les souffrances des uns et des autres et de faire une sorte de compétition morbide.

Je sais que l'on découvre de temps en temps dans les grandes villes occidentales des cas d'esclavage moderne, mais je sais aussi que l'esclavage qui perdure sur une grande échelle se déroule ailleurs.

Je ne suis pas professeur d'Histoire, mais quand vous étudiez les Fourberies de Scapin" et la fameuse scène "Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?", soit vous ne dites rien et vous êtes politiquement correct, soit vous donnez une explication. les actes de piraterie et les enlèvements de ceux que l'on appelait les "barbaresques" fut pendant des siècle un réel sujet de terreur.

Je voulais simplement souligner le fait qu'il est de plus en plus difficile de faire notre métier, même en restant le plus objectif possible.

Écrit par : robin | 09 juin 2008

A propos de Kant avec Sade de Jacques Lacan. C'est un peu difficile, mais très intéressant. Lacan montre que ce qui rapproche ces deux "frères ennemis" c'est la mise à l'écart de la sensibilité (au sens philosophique du terme).

http://www.philagora.net/ph-prepa/sensib5.htm

Écrit par : robin | 09 juin 2008

Sanjuro, ce petit extrait de Colette Ouzilou vous interessera sûrement.

"Colette Ouzilou


LECTURE et ORTHOGRAPHE : LES NOUVELLES PEDAGOGIES
_________
Historique
Les nouvelles pédagogies entrent à l’école dès 1960, avec pour la lecture, l’introduction de mots et de phrases reconnus globalement, mémorisés sans connaissance préalable de leurs lettres. Cette méthode, purement idéographique, échoue rapidement, l’alphabet ne s’y prêtant pas.

Les nouveaux chercheurs la remplacent par la méthode dite mixte (ou semi-globale). L’enseignement traditionnel, synthétique et syllabique, est officiellement abandonné.
Ces théoriciens décidant que décoder détourne du sens, le traitement phonographique à voix haute est interdit au débutant, lui interdisant du même coup l’écoute effective des mots qui, correctement lus, leur donne sens. Un vocabulaire de mots d’usage courant est appris par cœur.

Parallèlement, la grammaire traditionnelle est abandonnée au profit de la Grammaire structurale qui organise la phrase en groupes fonctionnels où nature et fonction des mots, mêlées, sont indiscernables pour le débutant.

Les nouvelles pédagogies s’inspirent du Constructivisme, principe selon lequel l’enfant devrait construire seul son savoir. Il découvrira donc seul, dans l’écrit, les lois qui l’organisent.

L’enseignement, dit « frontal », est écarté. En IUFM, les futurs enseignants apprennent donc à ne pas enseigner. Ils ne reçoivent eux-mêmes aucun cours sur la pédagogie de la langue écrite. Les « professeurs d’école » sont formés à stimuler leur public, à le distraire, à le sélectionner. Et en effet, les parcours scolaires se démultiplient.

En 1983, J. FOUCAMBERT, inspecteur d’académie, justifie ainsi ces innovations : «Considérant que la société n’a jamais eu besoin de plus de 20 à 30% de lecteurs efficaces … on ne transmet pas (plus) de technique préalable, mais on aide au développement de celles que l’enfant invente pour régler, dans l’écrit, les problèmes qui le concernent ». (Cahiers pédagogiques. Apprendre à lire pour les 2/12 ans. Vers l’éducation nouvelle).

L’apprentissage de l’écrit est ainsi individualisé, soumis aux aptitudes de chacun, au milieu social et culturel de l’enfant.
S’installe alors une sélection délibérée.

Constat d’échec
Dès 1970, l’échec en lecture/ orthographe est patent. Le code, abordé secondairement, est mal connu, non automatisé. Le lecteur insécurisé ânonne, indisponible au sens. Les confusions et inversion de lettres se multiplient, évoquant des troubles dyslexiques. L’orthographe, phonétique autant que grammaticale, est hasardeuse. La dyslexie, inconnue à l’école avant 1960, y est dès lors constamment évoquée.

Depuis les années 1970, les échecs en langue écrite ont pris la première place dans nos cabinets d’orthophonie. Brigitte Etienne, enseignante à l’école d’orthophonie de Tours, estime que 30% au moins de ces prises en charge seraient évitées avec des méthodes synthétiques bien structurées.

Ainsi l’école se décharge de sa tâche, et pèse sur le budget de la Sécurité sociale.
Au cours des trente dernières années, nous avons observé ceci :
- l’échec scolaire, en progression constante, est, officiellement, toujours celui de l’élève, jamais celui des méthodes scolaires (du moins jusqu’aux déclarations de l’actuel ministre de l’Education nationale) ;

- la pédagogie scolaire aggrave les inégalités sociales et culturelles, tout en abaissant globalement le niveau de la culture de l’écrit (Cf. : les bacheliers dysorthographiques).

La confusion entre les échecs dus à un handicap réel et ceux qui résultent d’insuffisances pédagogiques, – thème de mon premier ouvrage1 – permet aux novateurs d’imputer l’illettrisme envahissant à une inexplicable baisse du niveau intellectuel du public de primaire (niant ainsi la valeur éducative de la Maternelle), ce qu’aucune statistique ne confirme, ce que notre expérience professionnelle récuse, pour les élèves de primaire du moins.

L’apprentissage des sons et de leurs graphies, synthétisés en syllabes puis en mots, structure l’écrit, tout en améliorant notablement parole et langage.

Nombre d’enfants immigrés apprennent à parler le français en même temps qu’ils apprennent à lire, si cet apprentissage est réel, correctement mené et terminé en CE1.

Mais aujourd’hui, à l’entrée au collège, presque tous les enfants présentent de sévères lacunes, parfois irréversibles.

Car « les choix pédagogiques mis en place au CP conditionnent définitivement l’aptitude de l’enfant aux acquis intellectuels à venir … La politique, puisqu’en effet politique il y a, d’une suppression délibérée des bases conceptuelles clairement définies et enseignées, que nul ne peut découvrir seul, interdit l’accès à la pensée symbolique, donc intellectuelle, sur laquelle repose tout ce pourquoi l’enfant va à l’école : lire, écrire, compter.

La conséquence en est – sensible depuis une quinzaine d’année au moins – un potentiel d’intelligence laissé en friche. Il se manifeste non seulement par la dégradation de la langue française, mais par le nihilisme déprimant qu’engendrent l’inculture et sa vacuité, et que comble une violence pulsionnelle sous-jacente mal endiguée. »
C’est la conclusion que j’ai donnée au chapitre « Ce qu’apprendre à lire veut dire » dans
« L’Ecole en France – Crise, pratiques, perspectives », sous la direction de J-P Terrail, Ed. La Dispute, août 2005, publié quelques semaines avant les émeutes des banlieues…

Colette Ouzilou.


(Dyslexie, une vraie fausse épidémie – Presse de la Renaissance, Septembre 2001)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 juin 2008

Bon sang à 24 heures de mon oralpro CRPE : VOUS ME STRESSEZ !
Et vous avez l'air bien remontés contre Mérieu , donc j'évite de le citer c'est ça ;-) demain?
(je n'ai lu vos 900 commentaires bien tassés, j'ai de l'écoute musicale qui m'attend, un exposé à réviser... )

Écrit par : helenej | 09 juin 2008

"Changement de tiers", comme on dit en tauromachie: le texte auquel Robin fait allusion est de Lacan. Il s'intitule "Kant avec Sade" et fit, à l'époque, un joli scandale.

Merci à Pedro Cordoba de me rappeler que ce texte étudié il y a bien longtemps en prépa. est de Lacan et non de Deleuze qui y fait cependant largement allusion.

Lacan a évidemment raison de situer Sade dans le contexte de la philosophie des Lumières dont il est un éminent représentant.

On oublie souvent que le divin marquis se veut avant tout un philosophe et les petits malins qui cherchent les passages "croustillants" doivent traverser des maquis de considérations modérément érotiques avant de parvenir aux boudoirs des "extases effroyables".

C'est en partant des prémisses de la philosophie des Lumières, à savoir le Dieu des philosophes "Deus Sive nature" (Spinoza) que Sade aboutit à ses inquétantes conclusions : suivre la nature (les fleurs et les petits oiseaux, mais aussi les tigres, les éruptions volcaniques et les tremblements de terre) c'est rien moins que d'être "bon".

L'analyse de Lacan (et de Deleuze commentant Lacan) est un peu différente. Cf le texte donné en lien.

Écrit par : robin | 09 juin 2008

Je recopie la fin de du cours de prépa. de Jean-Louis Blaquier sur la notion de "sensibilité" et je vous laisse tranquilles :

"Le minimum de l'impératif catégorique de l'éthique kantienne est paradoxalement symétrique à celui de Sade : ne jamais glisser le moindre élément de sensibilité dans notre faculté de juger le Bien. Le coeur de l'insensibilité kantienne est parallèle à l'insensibilité sadienne : ne pas être affecté, ne pas introduire l'élément du sentiment dans la valeur, la valence, dans la détermination de l'intention morale.

Lacan, dans "Kant avec Sade" a parfaitement repéré ce paradoxe qui, depuis la découverte de Freud, met en abîme le principe de raison, ou, ce qui est identique, décèle le creuset délirant de son principe, le limite, le tort probablement de l'analyse.

Écrit par : robin | 09 juin 2008

le limite

LA limite !

Écrit par : robin | 09 juin 2008

Bon sang à 24 heures de mon oralpro CRPE : VOUS ME STRESSEZ !
Et vous avez l'air bien remontés contre Mérieu , donc j'évite de le citer c'est ça ;-) demain?

Ecrit par helenej, le 9 juin 2008.

Si vous craignez de citer Meirieu, vous pouvez vous rappeler le conseil du professeur Keating, dans "Le Cercle des poètes disparus" : "Il faut savoir défier, et il faut savoir se méfier".

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 juin 2008

Eric Zemmour a consacré sa chronique, dans "Le Figaro Magazine" de samedi, à la fin annoncée des IUFM. "Il faut détruire Carthage" pour pérenniser toute autre réforme de l'EN, telle est la métaphore qu'il emploie. Espérons juste qu'une fois les IUFM rasés et le recrutement des enseignants à Bac +5 acquis, les pédagogistes n'aillent pas sévir à l'université. Il me semble que c'est Jérémy, plus haut, qui sentait ce danger. L'avenir pourrait malheureusement lui donner raison...

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 juin 2008

"Bon sang à 24 heures de mon oralpro CRPE : VOUS ME STRESSEZ !
Et vous avez l'air bien remontés contre Mérieu , donc j'évite de le citer c'est ça ;-) demain?
(je n'ai lu vos 900 commentaires bien tassés, j'ai de l'écoute musicale qui m'attend, un exposé à réviser... )"

Ecrit par : helenej | 09 juin 2008

Hélène, m... pour votre oral pro, ça se passera bien, si vous ne vous laissez "influencer" par personne. Mais il y a peut-être de meilleurs endroits qu'ici pour réviser! (Quoique "réviser" vingt-quatre heures avant... Il vaut mieux se "préparer psychologiquement", plutôt...)
Et prenez soin de votre écoute musicale! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2008

Formation des enseignants :

Il y a peut-être quelque chose qui m'échappe, mais je ne vois pas très bien comment le recrutement au niveau "master" (ça faut plus chic que "maîtrise") peut coexister avec le maintien du CAPES.

La société des agrégés obtiendra probablement (encore que ce n'est pas sûr) le maintien de l'agrégation qui implique l'obtention de la maîtrise (master), mais le sort du CAPES me paraît d'ores et déjà règle, non ?

D'autre part, pardonnez le coq-à-l'âne, savez-vous combien on peut faire actuellement d'heures supplémentaires au maximum en collège et si ces heures sont ou non imposables. (Jean doit le savoir)

Écrit par : Robin | 09 juin 2008

Pour les débats historiques :

« …dans ce triomphe des valeurs modernissimes : le souvenir pénible de Vasco de Gama, héros national certes, mais aussi « symbole embarrassant » pour son peu de respect des droits de l'homme. «Navigateur de génie, mais homme'cruel», soupire à cet égard Libération. Homo festivus est en effet cet individu très spécial qui exige les roses sans épines, le génie sans la cruauté, le soleil sans les coups de soleil, le marxisme mais sans dogmatisme, les tigres sans leurs griffes et la vie sans la mort.
Et le passé sans les « malfaçons », ou les « vices » rédhibitoires, qui le rendirent si grand et le gardent si désirable.
C'est ce qui entraîne aussi qu'il doit perpétuellement y faire la police1.
1. Et en même temps organiser des séances de repentance en série, qui sont elles-mêmes des opérations de police politique dans les siècles révolus. À la génération des «tables rases» succède celle du «plus jamais ça»; mais il s'agit toujours de la même chose: occuper le présent, et si possible l'avenir, à faire le ménage dans le passé. Une de ces repentances parmi bien d'autres mérite d'être mentionnée parce qu'elle relève d'un comique de répétition dont l'ère hyperfestive s'est fait une spécialité d'autant plus facilement que plus personne ne rit. Au cours de l'été 1998, la ministre de l'Agriculture de Suède demandait pardon aux Lapons pour « les injustices commises à travers les âges » contre eux. C'est bien entendu cette formule, à travers les âges, et tout ce qu'elle implique, de la part d'Homo festivus, d'infinie prétention morale, de mégalomanie imbécile et de regret inconscient, sur laquelle il serait intéressant de longuement épiloguer, si l'on pouvait encore trouver le moindre intérêt à épiloguer. Plus récemment, le Vatican lui-même entrait dans la danse expiatoire, et entreprenait à propos des crimes de l'Inquisition une séance de repentir qui n'est pas près de se terminer. L'Eglise catholique, une fois de plus, à cette occasion, montrait à quel point elle était à l'aise dans son époque; et à quel point elle rêvait d'être par elle absorbée (octobre 1998). »
(Ph. Muray )


En un mot le passé est le passé , et il est toujours malaisé de juger le passé à l’aune du présent.
Imaginons :
Rabelais ? Misogyne
Baudelaire ? Trop individualiste.
Saint Simon ? Pas assez démocrate
Flaubert ? un réactionnaire
Bossuet ? un affreux qui n’approuverait sans doute pas le mariage homosexuel

Et ainsi de suite…Mais pendant que nous instruisons le procès du passé nous ne nous occupons pas des crimes du présent, et c’est tout ce que souhaitent les personnes au pouvoir.

Écrit par : uncertain | 09 juin 2008

Merci, Anne-Marie Valette, pour votre message. Il me donne à réfléchir...

Je trouve que nous sommes assis sur un trésor d'arguments et de faits que nous ne faisons que garder pour nous.

Pourquoi ne pas s'atteler à des messages qui ne soient pas des actes de colloque sur l'éducation ? Je vois sur la toile beaucoup de petites vidéos ou de sites provocateurs et très bien faits, qui marquent des points dans le débat, tandis que nous sommes en permanence insultés ou caricaturés. Pourquoi ne pas recourir au modèle viral qui fait florès sur nos nouveaux médias ?

Dans le débat qui oppose créationnistes et évolutionnistes aux Etats-unis, et plus généralement libre-penseurs et fondamentalistes, il y a beaucoup d'énergie et de créativité.

Quelques exemples :

http://whywontgodhealamputees.com/
http://www.godhatesshrimp.com/

"How do we know that Christians are delusional?"
ou : "How Evolution REALLY Works"
sur YouTube

Quelqu'un pour rédiger un scénario ?

Écrit par : sanjuro | 09 juin 2008

Je partage les craintes de Jérémy et de Daniel Arnaud sur la persistance du pédagogisme, IUFM ou pas.

Je ne vois pas comment on pourra mettre en place ce mirifique projet de lycée du XXIème siècle sous la pression conjugué du rapport Pochard et des syndicats de lycéens (lieux de vie où on se livre à toutes sortes d'activités "sympas" comme on en voit dans les feuilletons américains sur la 6) sans une "professionalisation", autrement dit une "rééducation" et une "conversion" des professeurs.

Et finalement, pour les "anciens", pas de revalorisation en vue. Encore une promesse non tenue. Comme me l'a expliqué une collègue désabusée qui a le même âge que moi : "ils attendent que nous soyons partis."

Et il y a des gens qui viennent sur ce blog en se croyant sur un forum de l'UMP (un contribuable qui veut qu'on "travaille plus pour gagner moins" et un autre dont j'ai oublié le pseudo) et qui s'indignent de nos "jérémiades".

...prophétiques (?)

Écrit par : Robin | 09 juin 2008

Je vais rater le colloque pour des raisons professionnelles (des vraies...)
Je suis VERT !

Ecrit par : Jeremy | 08 juin 2008

Ben alors, Jérémy, et moi qui comptais sur vous !!!! (Big sourire)

Écrit par : FGuichard | 09 juin 2008

Faites subir à meirieu et à ses sbires l'écoute ininterrompue du "I wanna booglarize you baby" de Captain Beefheart.

Une révélation s'en suivra peut-être ?

Écrit par : devoir_de_mémoire | 09 juin 2008

j'ai encore mieux sur l'état actuel des établissements

http://www.dailymotion.com/relevance/search/svinkel%2Bpunk/video/x546sr_svinkels-reveille-le-punk_music

Écrit par : uncertain | 09 juin 2008

Ca va plus vite, ça arrange bien , la question est réglée et l'imposture maintient sa position.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 juin 2008

L' imposture se nourrissant de l'ignorance et s'appuyant sur elle , toutes deux maintiennent leurs positions confortables ...


On peut lire et écouter ce qu'en dit l'historien Tidiane N'Diaye :

http://www.gallimard.fr/catalog/html/janvier_2008/index_ndiaye.htm

Et son interview sur FRô :

http://www.dailymotion.com/video/x5pojo_islam-et-esclavage_news

Écrit par : Amélie | 09 juin 2008

De mieux en mieux,,,,, la joie des stages au collège :

http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20080606.CHA2472/sarkozy_veut_ouvrir_lecole_aux_entreprises.html

Encore une vaste fumisterie plus idéologique qu'autre chose. Qu'apprennent les élèves de cet âge en stage? Quel acquis valorisent-ils?

On a bon dos d'accuser Pochard, les syndicats lycéens etc... Il y a une responsabilité politique, c'est celle du ministre (et du président).

Écrit par : Romuald | 09 juin 2008

Encore une vaste fumisterie plus idéologique qu'autre chose. Qu'apprennent les élèves de cet âge en stage? Quel acquis valorisent-ils?

Ecrit par : Romuald | 09 juin 2008

Au moins, pendant le temps qu'ils sont en stage, ils n'emmerdent pas leurs professeurs et leurs camarades qui veulent travailler! D'ailleurs, certains feraient mieux d'être en stage toute l'année. C'était l'"apprentissage junior", que toutes les bonnes âmes ont tant décrié!

Écrit par : Jean | 09 juin 2008

Au moins, pendant le temps qu'ils sont en stage, ils n'emmerdent pas leurs professeurs et leurs camarades qui veulent travailler! D'ailleurs, certains feraient mieux d'être en stage toute l'année. C'était l'"apprentissage junior", que toutes les bonnes âmes ont tant décrié!

Ecrit par : Jean | 09 juin 2008

A ce propos, n'est-il pas étonnant et significatif qu'on ne parle plus guère, depuis quelques années du modèle éducatif allemand? Il y a une vingtaine d'années encore encore, il me souvient, on ne jurait que par lui.
Ce système est resté très sélectif, car les élèves dès la fin du primaire sont orientés dans des filières scolaires diversifiées correspondant à leurs capacités réelles.
Ce qui évite la principale entrave de notre système scolaire: l'extrême hétérogénéité de nos classes, facteur du nivellement de l'enseignement par le bas.

Écrit par : buntovchik | 09 juin 2008

Ce qui évite la principale entrave de notre système scolaire: l'extrême hétérogénéité de nos classes, facteur du nivellement de l'enseignement par le bas.

Ecrit par : buntovchik | 09 juin 2008

Il me semble que c'est la même chose en Finlande, où je crois savoir que la sélection s'opère à l'entrée en 6ème, tous les enfants qui n'ont pas le niveau étant dirigés aussi sec vers les voies professionnelles.
Il faut vraiment les délires théoriques d'une pseudo-intelligentsia française qui s'auto-proclame "pédagogue" (Meirieu)pour avoir imposé les classes "hétérogènes" et avoir essayé d'imposer cette absurdité qu'est la "pédagogie différenciée".

Écrit par : Jean | 09 juin 2008

Jean, cela a été dit plusieurs fois déjà : en Finlande la sélection se fait à la fin de la 9e année d'école soit à 16 ans.

http://www.oph.fi/english/SubPage.asp?path=447,4699

Il n'y a pas que les Français qui ont le culte de l'hétérogénéité. La Finlande a fait le choix d'un système où tout le monde avance en même temps (en soutenant les plus faibles) mais en ne permettant pas toujours aux plus brillants de se distinguer, d'après ce que j'ai pu comprendre.

Écrit par : lucile | 09 juin 2008

Il me semble que c'est la même chose en Finlande, où je crois savoir que la sélection s'opère à l'entrée en 6ème, tous les enfants qui n'ont pas le niveau étant dirigés aussi sec vers les voies professionnelles.

Jean

Pourquoi les voies professionelles seraient uniquement faites pour les mauvais eleves. Pourquoi les eleves motives qui ont envie d'exercer un metier manuel doivent recevoir tous les eleves qui n'ont pas reussi en filiere generale? Voila aussi pourquoi les metiers manuels manquent de main d'oeuvre. Les eleves voient les etudes professionnelles comme une decharge. Certains professeurs aussi apparement et c'est dommage.

Écrit par : un cretin de base | 09 juin 2008

Je me rappelle avoir entendu sur France-inter (mais quand?)
une analyse du système éducatif finlandais faite par quelqu'un qui l'avait étudié de près. Après en avoir montré les qualités et les succès, il y apportait deux réserves : c'est un système où l'on étudie pas de littérature; c'est un système qui sacrifie les meilleurs. J'ignore dans quelle mesure cette analyse reflète vraiment le réel.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 juin 2008

Info : le cadre (carcan) fixé aux syndicats pour discuter de la réforme des lycées. Voudrait-on que les jeux soient déjà faits ?



POINTS DE CONVERGENCE SUR LES OBJECTIFS ET LES PRINCIPES DIRECTEURS DE LA REFORME DU LYCEE Le lycée est un élément structurant dans le déroulement de la scolarité des élèves. Il conserve le prestige attaché au fait qu’il délivre le baccalauréat, premier grade universitaire. Mais dans son organisation comme dans ses modes de fonctionnement il doit mieux correspondre aux attentes des lycéens et aux exigences du temps présent. Son évolution est un enjeu majeur pour les élèves, les familles et les enseignants. Aussi est-il apparu nécessaire de rechercher le consensus le plus fort du corps social autour du concept d’un nouveau lycée. Le présent document précise les points de convergence à partir desquelles le ministre et les syndicats engageront des discussions sur la réforme du lycée. Objectifs 1/ Garantir la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur Aujourd’hui, seuls 45% des bacheliers inscrits en licence LMD parviennent en troisième année sans redoubler et plus de 20% des étudiants interrompt son cursus universitaire au cours des deux premières années. Cet échec prend racine au lycée qui prépare insuffisamment ses élèves à réussir dans l’enseignement supérieur. C’est pourquoi le premier objectif de la réforme du lycée est de contribuer à diminuer par trois en cinq ans le taux d’échec dans le premier cycle de l’enseignement supérieur de façon à atteindre l’objectif de 50 % de diplômés de l’enseignement supérieur fixé par le rapport annexé de la loi pour l’avenir de l’école d’avril 2005. Il est également de promouvoir l’accès aux IUT, STS et CPGE. 2/ Assurer la réussite scolaire de tous les élèves au lycée Près de 15 % des élèves sont obligés de redoubler la classe de seconde ; l’échec scolaire au lycée et dans l’enseignement supérieur concerne massivement les catégories socioprofessionnelles les plus défavorisées. A cela s’ajoute une hiérarchisation implicite des filières générales et technologiques du lycée reproduisant trop directement la hiérarchie sociale. Le second objectif de la réforme du lycée est de réduire le poids des déterminismes sociaux en aidant tout particulièrement les élèves les plus fragiles à réussir leurs études par une offre éducative adaptée. 3/ Permettre à chaque élève de mieux choisir son orientation Aujourd’hui l’orientation des élèves au lycée ne donne pas satisfaction, comme en témoigne le taux élevé d’échec dans l’enseignement supérieur, le déséquilibre entre les débouchés offerts par les différentes filières des voies technologiques et générales, le trop grand nombre d’orientations par défaut entraînant, après l’entrée au lycée, trop souvent des sorties précoces et sans qualification reconnue du système scolaire. Le troisième objectif de la réforme du lycée est d’en faire le lieu d’une réelle liberté de choix des lycéens en évitant l’enfermement trop précoce dans des filières par la mise en place d’une diversité et d’une souplesse plus grandes des parcours offerts ainsi que par un meilleur accompagnement des élèves.C’est dans ce cadre que la spécificité de la voie technologique sera prise en compte. 4/ Rechercher de nouveaux espaces d’autonomie aux établissements. Aujourd’hui les marges d’autonomie des établissements sont trop réduites pour leur permettre de proposer des adaptations significatives aux particularités de leur public scolaire, au besoin d’autonomie et d’accompagnement que souhaitent les lycéens. Le quatrième objectif de la réforme du lycée est de redéfinir les modalités de fonctionnement des établissements scolaires de façon à installer les conditions d’une amélioration de l’autonomie et de renforcer la capacité des équipes d’enseignants à renouveler l’organisation des enseignements ainsi que l’accompagnement et le suivi des élèves. Principes directeurs Une nouvelle approche de l’organisation des études pour les lycéens 4/ Un nouveau contrat entre le lycée et les élèvesToutes les conséquences relatives à l’allongement des parcours scolaire des jeunes doivent être tirées: pour un nombre croissant d’entre eux le lycée est une étape vers la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur. Il faut que le lycée s’adapte à cette évolution : tout au long de sa scolarité, le lycéen doit pouvoir se préparer à devenir étudiant en développant le travail personnel autonome, la capacité de recherche documentaire et la maîtrise du travail en groupe. 5/ Un nouveau cadre de travail personnalisé Le cadre de travail des lycéens doit être renouvelé de façon à rendre possible une plus grande personnalisation des parcours scolaires. Aussi on explorera, pour en tirer parti, les perspectives ouvertes notamment par une modularité de l’enseignement pour faciliter la progressivité et la diversification des situations d’apprentissage entre élèves et enseignants. Il conviendra ainsi de mieux différencier le temps destiné aux cours proprement dits, de celui qui pourra être consacré au travail sur projet, à la remise à niveau ou à l’approfondissement, et du temps dégagé pour l’accompagnement éducatif. 6/ De nouvelles modalités pour la remise à niveau La remise à niveau des élèves devra se faire selon des modalités plus souples qui seront organisées dans le cadre d’une diversification du temps global de l’élève (temps scolaire et périscolaire) à l’intérieur de l’établissement de façon à ce que le redoublement constitue un ultime recours. Une nouvelle organisation des parcours scolaires des lycéens L’architecture d’ensemble du lycée aura pour finalité de tenir compte à la fois du souhait d’autonomie et d’accompagnement personnalisé exprimé par les lycéens ainsi que de la nécessité d’une plus grande ouverture des établissements vers l’enseignement supérieur. Les pistes suivantes seront explorées : 7/ Décloisonnement et spécialisation Les nouveaux parcours devront prendre appui sur une seconde de détermination qui sera repensée de façon à conforter les acquis disciplinaires et méthodologiques des élèves sortant du collège tout en organisant l’exploration et la découverte progressives des domaines de spécialisation ou d’approfondissement qui leur seront offertes par le cycle terminal du lycée. Celui-ci devra proposer aux élèves les savoirs structurants et les différenciations pertinentes pour leur permettre de se spécialiser en vue de leur poursuite d’études dans l’enseignement supérieur. 8/ Un parcours ajustable aux aspirations, besoins et capacités La recherche de sens, l’aspiration à l’autonomie personnelle et à la liberté de choix se conjuguent, chez les lycéens d’aujourd’hui, avec le besoin d’accompagnement et la recherche de soutien et de conseil. L’organisation des études au lycée devra davantage tenir compte de l’évolution du rapport que les lycéens entretiennent avec le savoir et les adultes, comme de leur positionnement dans la société. Il faudra veiller à ce que les parcours proposés offrent davantage de souplesse et prennent mieux en compte les aspirations et les besoins des élèves. 9/ Des possibilités de passerelles et de réorientation Enfin il faudra veiller à ce que les réorientations et les changements de parcours soient plus faciles à organiser que dans la situation actuelle du lycée. Une nouvelle conception du métier d’enseignant Afin d’accompagner la transformation du lycée, il faut réfléchir à l’évolution en parallèle des pratiques professionnelles des enseignants et à leur reconnaissance en fonction des missions exercées. 10/ Installer de nouvelles relations avec les élèves Les lycéens souhaitent d’autres relations avec leurs enseignants que le cours dont l’importance reste toutefois fondamentale. C’est pourquoi le service des enseignants devra mieux intégrer, en les articulant, la diversité des situations éducatives : cours, soutien et remise à niveau, projets interdisciplinaires, aide personnalisée, contribution au suivi et à l’orientation, préparation méthodologique aux études supérieures. 11/ Développer le travail en équipe e travail en équipes disciplinaires et interdisciplinaires sera développé et reconnu. ainsi que le travail conduit dans le cadre du conseil pédagogique dont les missions et les modalités d’organisation seront rénovées. 12/ S’appuyer sur la liberté pédagogiqueLa liberté pédagogique des enseignants s’exercera pleinement afin de mettre en place des approches renouvelées de l’enseignement dans un cadre plus souple et plus adapté aux besoins et aux aspirations des lycéens. 13/ Renforcer les liens avec l’enseignement supérieur La préparation des lycéens à l’enseignement supérieur en termes de méthodologie et d’information sur l’orientation supposera de développer les liens des enseignants de lycée avec l’enseignement supérieur selon des modalités à définir : services partagés, échanges de service avec des enseignants de l’université, formation continue à l’université, mise en place au lycée de référents pour l’enseignement supérieur (universités, IUT, STS et CPGE) suivi pédagogique et encadrement d’étudiants de première année par des professeurs en poste au lycée. Une modernisation du fonctionnement des établissements 14/ Une offre équitablement répartie entre les établissements Actuellement la carte des options et l’offre éducative dans les domaines du soutien ou de l’approfondissement sont concentrées de façon aléatoire et ont tendance à accroître les inégalités entre territoires et entre élèves. Une offre équitable doit pouvoir être offerte à toutes les familles. 15/ De nouvelles conditions pour l’autonomie La personnalisation des parcours et l’ouverture du choix des élèves supposent une capacité d’auto-organisation des établissements dont les limites doivent être définies. Pour la mise en œuvre de ces objectifs et des nouvelles modalités pédagogiques induites, les ressources entrant dans l’allocation aux établissements comprendront :▪ Les horaires d’enseignement définis nationalement ▪ Les ressources liés aux projets pédagogiques des établissements▪ Les moyens organisationnels des établissements permettant le fonctionnement des équipes enseignantes.

Écrit par : Alain Champseix | 09 juin 2008

Bonsoir !

Mon message s'adresse à Christophe Sibille. J'ai absolument besoin de vous contacter svp. Je vous laisse mon mail, il s'agit d'une reconversion professionnelle envisagée dans le milieu musical et culturel.

Je vous en dirai plus par email.

Je suis désolée de contacter ainsi, c'est un peu maladroit mais je n'ai pas vos coordonnées alors je n'ai pas eu d'autres solutions.

Bien à vous et merci encore !

SW

Écrit par : Sandra WAGNER | 09 juin 2008

Zut mon mail !

wagner.sandra@gmail.com

Voilà à plus tard....

SW

Écrit par : Sandra WAGNER | 09 juin 2008

Merci à Amélie pour le lien vers l'interview de Tidiane N'Diaye, l'auteur de "Un génocide voilé".

Écrit par : Robin | 09 juin 2008

Mince, il y a vraiment des gens qui habitent ici !
Pour joindre Christophe Sibille, laissez un message chez Brighelli !

Sinon, je voulais dire au sujet de la remarque de "crétin de base" (c'est pas une insulte, c'est lui qui a choisi ce pseudo) que le rapport entre filière générale et filière professionnelle fonctionne dans les deux sens :

Je sors d'un conseil de classe, et nous avons un élève qui est en première S avec 5,5 de moyenne GÉNÉRALE ! Cet élève voulait se réorienter en avril vers une formation en alternance dans le BTP : il n'a pas trouvé (c'est vrai que c'était tard) et il est donc resté un trimestre de plus en lycée. Vous pouvez imaginer sa motivation...

Il n'est pas méchant, mais bon, quand on sait qu'on ne passera pas les épreuves, comment s'intéresser ? Et puis on connaît tout le monde alors on fait des signes, on discute à travers les rangées... le reste de la classe se met vite au diapason...

Objectivement, pour cet élève, et d'autres, le dépotoir (ou la salle d'attente) a été cette classe de lycée ! Maintenant, il est pris dans une formation, et il va pouvoir partir. Mais on l'a subi pendant deux ans, car depuis la fin de la troisième il voulait faire des études courtes ; sa famille n'a pas voulu...

Écrit par : sanjuro | 09 juin 2008

Merci à Amélie pour le lien vers l'interview de l'historien et anthropologue Tidiane N'Diaye. Je mets un lien de mon côté. Il est important que la vérité se fasse jour.

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article453

Écrit par : Robin | 09 juin 2008

Merci à Amélie pour le lien vers l'interview de l'historien et anthropologue Tidiane N'Diaye. Je mets un lien de mon côté. Il est important que la vérité se fasse jour.

Ecrit par : Robin | 09 juin 2008


On peut aussi lire les travaux récents d'historiens dont Wikipédia donne une bonne bibliographie :

Mohammed Ennaji, Le sujet et le mamelouk, Esclavage, pouvoir et religion dans le monde arabe, Paris, Mille et une nuits, 2007 ISBN 2755500395
Malek Chebel, L'esclavage en terre d'islam : Un tabou bien gardé, Paris, Fayard, 2007. (ISBN 978-2-213-63058-8) (résumé en ligne par André Larané)
Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans: l'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) (traduit par Manuel Tricoteaux), Rodez, J. Chambon, 2006. (ISBN 2-87711-302-7)
Bernard Lewis, "Race et esclavage au Proche-Orient", dans Islam, Paris, Gallimard, 2005. (ISBN 978-2-07-077426-5)
Jacques Heers, Les Négriers en terre d'islam, Paris, Perrin, 2003. (ISBN 2-2620-1850-2)
Jean-Michel Deveau, "Esclaves noirs en Méditerranée", Cahiers de la Méditerranée, vol. 65: L'esclavage en Méditerranée à l'époque moderne, 2002.

On peut aussi relire la synthèse très fouillée de B. et L. Bennassar, Les chrétiens d'Allah, Perrin, 2001.

Les rapports entre monde arabo-musulman et esclavage des chrétiens et Noirs africains sont complexes ; l'esclavage est précoce (dès le VIIe s.) mais réduit et souvent utilisé à des fins domestiques et militaires comme en témoigne l'histoire encore mal connue des Mamelouks et Janissaires. Rien de comparable avec l'exploitation massive des esclaves africains dans les plantations du nouveau monde en tout cas.
Je ne suis pas l'avocat des Arabes ou des Turcs mais je trouve dangereuse la formule de Robin : "la" vérité...

Écrit par : victor | 09 juin 2008

Je tiens à rappeler -sans vouloir mettre en cause un seul instant la bonne foi de Robin- que ces tentatives répétées d'exonération de l'Occident qui rampent de la périphérie vers bientôt l'essentiel me semblent dépasser le cadre d'une réponse appropriée aux culpabilisations intenses du dernier demi-siècle, stupides certes mais sans danger.
J'y vois à moyen terme et si l'on y prend pas garde la justification de politiques douteuses. Le révisionnisme n'a pas pu vaincre de front, la stratégie de contournement qu'il adopte aujourd'hui est bien plus vicieuse et la blogosphère est un medium si facile à pénétrer...

Écrit par : victor | 09 juin 2008

Merci à Robin et à Victor aussi , pour leurs liens et bibliographie .

Il ne s'agit pas de trouver LA vérité mais de dire une vérité trop souvent occultée et que Mme Taubira veut effacer pour "ne pas culpabiliser les musulmans ".
Une fois de plus ou de trop , c'est vouloir désigner le méchant blanc comme responsable de tous les maux de la terre . Pourquoi souffririons nous cette injustice ?
C'est vous Victor qui dites "Rien de comparable " , mais bien que cela le soit à lire le récit des atrocités commises , là n'est pas la question , car il ne s'agit pas de faire un hit-parade , mais de comprendre que tous les peuples ont leur part de violences et de crimes sur la conscience .
On ne peut trouver LA vérité , si on nous cache DES vérités essentielles .
Les termes "culpabilité" ," repentance " n'ont pas lieu d'être car ce sont ces mots qui , précisément et contrairement à ce qu'on peut penser , entretiennent l'animosité .

Écrit par : Amélie | 09 juin 2008

Eric Zemmour a consacré sa chronique, dans "Le Figaro Magazine" de samedi, à la fin annoncée des IUFM. "Il faut détruire Carthage" pour pérenniser toute autre réforme de l'EN, telle est la métaphore qu'il emploie. Espérons juste qu'une fois les IUFM rasés et le recrutement des enseignants à Bac +5 acquis, les pédagogistes n'aillent pas sévir à l'université. Il me semble que c'est Jérémy, plus haut, qui sentait ce danger. L'avenir pourrait malheureusement lui donner raison...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 09 juin 2008

Merci à Robin et Daniel Arnaud de partager mes craintes.

Je crois que le ver est dans le fruit depuis un bon bout de temps, et que ce n'est pas un changement de coquille qui transformera la contenu.

Écrit par : Jeremy | 09 juin 2008

J'y vois à moyen terme et si l'on y prend pas garde la justification de politiques douteuses. Le révisionnisme n'a pas pu vaincre de front, la stratégie de contournement qu'il adopte aujourd'hui est bien plus vicieuse et la blogosphère est un medium si facile à pénétrer...

Ecrit par : victor | 09 juin 2008

Victor, je vous invite à lire le livre de Tidiane N'Diaye pour compléter et éventuellement revoir votre opinion sur la question. Je vous conseille de le faire à petites doses car il faut avoir l'estomac bien accroché.

Je ne cherche à exonérer personne, mais vous conviendrez avec moi que vous pouvez dire ce que vous dites sur le commerce triangulaire européen parce que des gens comme Montesquieu ou Voltaire ont dénoncé l'esclavage qui a été successivement aboli, puis rétabli, puis réaboli par la Première République, l'Empire et la seconde République, cette fois définitivement (je parle d'esclavage, pas de colonisation).

Il n' y a absolument rien eu de tel de la part des intellectuels arabes (et pour cause, le mouvement d'émancipation des Lumières est impensable au sein de l'Islam), au contraire, les seuls textes que nous avons sont des justifications.

Il n'est pas honnête intellectuellement, pardonnez-moi cette expression un peu surannée, de se mettre à crier au racisme chaque fois que l'on cherche à faire la vérité sur des faits dérangeants.

Pourquoi serions-nous les seuls et nos enfants avec nous à porter le poids de la culpabilité de la traite des noirs, comme l'exige Madame Taubira ?

"Nous" acceptons de porter notre part de responsabilité, mais pas celle des autres.

Et puisqu'on exige la vérité, il faut la faire tout entière.

Écrit par : Robin | 09 juin 2008

L'esclavage ne concernait pas seulement les noirs d'Afrique sub saharienne, comme le montre l'étymologie du mot :

Le terme moderne « esclavage » vient du latin médiéval « sclavus » déformation du mot latin « slavus » (le slave)[1]. Le mot « esclave » serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans, « une région qui s'appelait autrefois « Esclavonie », puis Slavonie, et qui est récemment devenue indépendante, sous le nom de « Slovénie » ». La même racine se retrouve dans le mot arabe « saqaliba », ce qui n'a rien d'étonnant puisque les Turcs se procuraient leur futurs janissaires en achetant ou capturant des enfants chrétiens dans la même région.

Le changement de sens de “slave” vers “esclave” s'explique par le grand nombre de Slaves réduits en esclavage dans les Balkans par les Germains et les Byzantins pendant le Haut Moyen Âge.

Écrit par : Robin | 09 juin 2008

Sanjuro, personne n'habite ici! ;-)
Ceci-dit, plusieurs personnes y ont laissé leur e-mail, (moi le premier), et je ne vois pas bien où est le problème!
Je le re-laisse d'ailleurs derechef;
ch.sibille@wanadoo.fr

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2008

Les termes "culpabilité" ," repentance " n'ont pas lieu d'être car ce sont ces mots qui , précisément et contrairement à ce qu'on peut penser , entretiennent l'animosité .

Ecrit par : Amélie | 09 juin 2008

Pas du tout ! Ce sont des mots qui ont bien lieu d'être et qui sont à l'honneur de ceux qui les prononcent et ont reconnu leurs fautes. Cela n'exonère en aucun cas le monde musulman et je suis par contre entièrement d'accord pour attendre d'eux la même démarche.

Robin dit :
"Pourquoi serions-nous les seuls et nos enfants avec nous à porter le poids de la culpabilité de la traite des noirs, comme l'exige Madame Taubira ?
"Nous" acceptons de porter notre part de responsabilité, mais pas celle des autres"... mais qui nous a demandé de porter celle des autres ? L'esclavage pratiqué par d'autres devrait nous absoudre de nos fautes ? Par ailleurs, je me suis bien gardé "de crier au racisme" ; je m'interrogeais seulement sur cette attitude très en vogue aujourd 'hui qui consiste à crier très fort : "c'est pas moi, c'est l'autre !"

Écrit par : victor | 09 juin 2008

Il ne s'agit pas de trouver LA vérité mais de dire une vérité trop souvent occultée et que Mme Taubira veut effacer pour "ne pas culpabiliser les musulmans ".
Une fois de plus ou de trop , c'est vouloir désigner le méchant blanc comme responsable de tous les maux de la terre . Pourquoi souffririons nous cette injustice ?
C'est vous Victor qui dites "Rien de comparable " , mais bien que cela le soit à lire le récit des atrocités commises , là n'est pas la question , car il ne s'agit pas de faire un hit-parade , mais de comprendre que tous les peuples ont leur part de violences et de crimes sur la conscience .
On ne peut trouver LA vérité , si on nous cache DES vérités essentielles .

Amelie

Personne ne vous cache de verite officielle (en France du moins). Un certain nombre d'ouvrages evoque ces faits. Ils ne sont pas caches. Ils ne sont pas mediatises, c'est different. Il en va de meme pour beaucoup d'evenements historiques. Pendant la decolonisation;, la guerre d'Algerie est conue, la guerre qui s'est deroulee au meme moment au Cameroun est ignoree. Les verites ne sont pas cachees, elles existent mais personne n'en parle.Les crises mondiales debarquent sur nos ecrans une semaine ou deux puis disparaissent. Les birmans aujourd'hui sont de l'histoire ancienne. Il peut y avoir un massacre ici ou la qui est ignore ou un autre qui est sur mediatise sans aucune raison tangible.


"Il n'est pas honnête intellectuellement, pardonnez-moi cette expression un peu surannée, de se mettre à crier au racisme chaque fois que l'on cherche à faire la vérité sur des faits dérangeants.

Pourquoi serions-nous les seuls et nos enfants avec nous à porter le poids de la culpabilité de la traite des noirs, comme l'exige Madame Taubira ?

"Nous" acceptons de porter notre part de responsabilité, mais pas celle des autres.

Et puisqu'on exige la vérité, il faut la faire tout entière."

Robin.

Nous ne sommes pas dans une competition. Il est absurde pour moi de parler de responsabilite, de culpabilite. Vous n'etes pas responsables de la traite negriere, pas plus qu'un marocain aujourd'hui n'est responsable de la traite negriere arabo musulmane des siecles precedents.

Personellement, je suis fatigue des debats entre occident et monde arabe sur fonds de recuperation historique. Les problemes de racisme et d'exclusions des noirs des dom qui ne sont pas consideres comme francais a part entiere ne se regleront pas avec une reconnaissance de l'esclavage et de la culpabilite de l'homme blanc. Les deputes ont mieux a faire que de pondre sans cesse des lois sur l'histoire.

"Je ne cherche à exonérer personne, mais vous conviendrez avec moi que vous pouvez dire ce que vous dites sur le commerce triangulaire européen parce que des gens comme Montesquieu ou Voltaire ont dénoncé l'esclavage qui a été successivement aboli, puis rétabli, puis réaboli par la Première République, l'Empire et la seconde République, cette fois définitivement (je parle d'esclavage, pas de colonisation)."

Ce qui me choque, c'est qu'un homme comme Jefferson, auteur de la declaration d'independance et de "Nous tenons pour évidentes pour elles-memes les verites suivantes : tous les hommes sont crees égaux ; ils sont doues par le Createur de certains droits inalienables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberte et la recherche du bonheur" puisse dans le meme temps posseder des centaines d'esclaves. On croirait de la double pensee decrite par Orwell dans 1984.
Si l'on pense que les noirs sont inferieurs ou des animaux( idee horrible evidemment), il peut se concevoir dans cette logique d'etre pour l'esclavage mais quand on pretend que tous les hommes sont egaux, c'est assez etonnant vous l'avouerez

"Il n' y a absolument rien eu de tel de la part des intellectuels arabes (et pour cause, le mouvement d'émancipation des Lumières est impensable au sein de l'Islam), au contraire, les seuls textes que nous avons sont des justifications."

La encore, ce n'est pas une competietion pour apporter la palme de la civilisation la plus vertueuse. Je n'aime pas cette logique de choc des civilsations qui n'a aucun sens a part pour Finkielkraut et Ramadan qui peuvent debattre sterilement a l'infini.

Pour finir cette longue tirade, faisons de l'histoire, une etude des faits, essayons de comprendre les raisons des acteurs mais de grace arretonsde parler de culpabilite, de repetence et de arretons de manipuler l'histoire pour la mettre en conformite avec telle ou telle ideologie.

Écrit par : un cretin de base | 09 juin 2008

je suis par contre entièrement d'accord pour attendre d'eux la même démarche.
Victor

Attitude très... chrétienne , mon cher Victor .

Alors , il ne faut pas "attendre" , mais EXIGER la même démarche , cela aurait le mérite d'être clair .

Écrit par : Amélie | 09 juin 2008

Crétin de base ( c'est votre pseudo ) , reprenez l'article de Mme Taubira cité plus haut , il s'agit bien de cacher aux élèves cette vérité-là et de n'évoquer que la traite des noirs par les européens . Cela s'appelle falsification , manipulation et c'est très grave . Non pas double pensée mais pensée unique ! Comme dans les médias .

Écrit par : Amélie | 09 juin 2008

Puisque vous en parlez...

Histoires de Président
Par Eric Zemmour
Publié le 23/05/2008 dans le Figaro
.
Nicolas Sarkozy a peut-être une vocation rentrée de prof d'histoire. Pas de semaine sans qu'il n'intervienne dans ces matières à hauts risques. N'exigeait-il pas récemment qu'on inscrive l'esclavage dans les programmes de CM1 et CM2 - où il est déjà enseigné ?

Pendant la campagne présidentielle, on avait compris le projet de Sarkozy : renouer avec la vision héroïque d'une France glorieuse, dont gaullistes et communistes avaient maintenu l'héritage dans l'après-guerre, avant qu'elle ne succombe sous les traits acérés de la haine de soi et de la repentance, par l'alliance de la « bien-pensance » de gauche et du primitivisme chiraquien. Depuis son élection, là aussi, son message s'est brouillé. A Alger, il condamne la colonisation pendant qu'à Dakar, il tance les Africains qui ne sont pas « entrés dans l'histoire ».

Il exalte les « racines chrétiennes de la France », puis le chantre de la « négritude », Aimé Césaire - un des plus violents contempteurs de la colonisation mais aussi de l'assimilation à la française.

Un jour, Sarkozy suggère que les enfants de 10 ans prennent en charge la mémoire d'un enfant juif déporté, et, quelques semaines plus tard, il déclare que la France n'était pas à Vichy, revenant sur le discours du Vél'd'Hiv de Chirac. Les virevoltes historiques du Président donnent le tournis.
Le candidat a fait campagne contre les lois mémorielles ; le Président a confié mission à Christiane Taubira de vérifier le respect de « sa » loi qui fait de l'esclavage un crime contre l'humanité. Le candidat Sarkozy avait compris que la France avait besoin d'être fière de son passé national pour se projeter dans un avenir incertain ; le Président semble à son tour tenté par une gestion communautarisée des histoires.

Écrit par : Manu | 09 juin 2008

qu'une fois les IUFM rasés et le recrutement des enseignants à Bac +5 acquis, les pédagogistes n'aillent pas sévir à l'université. Il me semble que c'est Jérémy, plus haut, qui sentait ce danger. L'avenir pourrait malheureusement lui donner raison...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 09 juin 2008

Merci à Robin et Daniel Arnaud de partager mes craintes.

Je crois que le ver est dans le fruit depuis un bon bout de temps, et que ce n'est pas un changement de coquille qui transformera la contenu.
Ecrit par : Jeremy | 09 juin 2008

Le monopole éducatif est le ver dans le fruit.
Les IUFM peuvent bien être supprimés, leurs enseignants sont des fonctionnaires et seront recasés dans l'UNIVERSiTE, car vous n'avez pas "des" universités, dans ce système monolithique et pyramidal. Pour se débarrasser des fossoyeurs de l'école il faudrait un système ouvert, pluraliste, concurrentiel, et surtout autonome par raport aux pouvoirs publics... Une concurrence entre des universités publiques et privées.
autrement dit une impossibilité



où il est est possible de séparer le bon grain de l'ivraie.

Écrit par : Cadichon | 09 juin 2008

Les eleves voient les etudes professionnelles comme une decharge. Certains professeurs aussi apparement et c'est dommage.

Ecrit par : un cretin de base | 09 juin 2008

Ne faites pas l'âne pour avoir du son! Etre orienté, la plupart du temps à sa demande, vers la voie professionnelle, c'est-à-dire des études courtes qui débouchent rapidement sur un emploi, n'est pas une humiliation mais une solution intelligente et efficace pour redonner confiance en eux à de pauvres gosses que les bonnes âmes et les enragés de l'égalité des chances mal comprise contraignent à souffrir en pure perte dans des classes que, par réaction tout à fait humaine et naturelle, ils perturbent. Ne pas aimer les études longues n'est pas une tare, que je sache! Dans mon collège, par exemple, il y a bien une dizaine d'élèves qui, dans chaque classe de 4ème, languissent après un apprentissage. Ils ne sont pas tous mauvais en classe, mais les études générales les emmerdent, et ils le manifestent au mieux en ne fichant strictement rien, au pire en perturbant, ou les deux.
D'ailleurs, qui est-ce qui considère l'enseignement professionnel comme une "décharge"? Ce ne serait pas la gauche, par hasard? Ce n'est pas le SNES qui a gueulé le plus fort contre l'"apprentissage junior", qui était une excellente idée?

Écrit par : Jean | 10 juin 2008

Jean,

nous ne nous sommes pas compris. Je disais juste qu'envoyer des gens qui sont totalement incompatibles avec l'ecole ou/et qui ont des troubles psychologiques en filiere professionnelle avec l'idee au moins on sera tranquille sans eux est irresponsable. J'ai un ami qui a fait un CAP boulangerie. Il etait tres bon en filiere generale. Toute "l'equipe pedagogique" l'en a decarouge, evidemment pour faire un metier manuel, il ne faut pas etre intelligent et etre en echec scolaire... Il s'est retrouve avec des cas sociaux comme camarades de classe et je trouve cette situation anormale. Je ne dis pas pour autant qu'il faut les maintenir a tout prix en general. Il faut bien evidemment faire du cas par cas.

Enfin je me fiche de savoir si c'est la gauche ou la droite qui meprise l'enseignement professionel, debat totalement steril selon moi.

Au moins, nous sommes d'accord devenir un tres bon carreleur ou electricien est aussi noble que n'importe quelle profession dite intellectuelle.

Écrit par : un cretin de base | 10 juin 2008

"Crétin de base ( c'est votre pseudo ) , reprenez l'article de Mme Taubira cité plus haut , il s'agit bien de cacher aux élèves cette vérité-là et de n'évoquer que la traite des noirs par les européens . Cela s'appelle falsification , manipulation et c'est très grave . Non pas double pensée mais pensée unique ! Comme dans les médias . "

Ecrit par : Amélie | 09 juin 2008

Arretez tous avec la pensee unique. Vous pouvez vous exprimer. Il existe un certain nombre d'ouvrages traitant de l'esclavage arabo musulman.

La manipulation et la falsification n'est pas uniquement du cote de Mme Taubira. Si vous aviez lu mon message, vous verriez que je la critique. Vous etes dans l'ideologie mais si vous etiez honnete intellectuellement, vous diriez que les tirades de Sarkosy sur le fait que l'homme africain n'est pas entre dans l'histoire ou l'amendement idiot sur le role positif de la colonisation sont la aussi le fruit de la manipulation et de la falsification. La connerie est l'unique valeur universelle.
Que les politiques laissent tranquille l'histoire et qu'ils s'attaquent aux problemes de la societe.

Écrit par : un cretin de base | 10 juin 2008

Taubira, quelle tache…
Un (assez) récent ouvrage anglo-saxon évalue à un million le nombre d'Européens mis en esclavage par les "barbaresques" au XVIIIème siècle — dont pas mal de Corses, c'est entre autres pour ça que je m'étais intéressé à la question.
Ça fait du monde…
Alors, l'idée de ne pas culpabiliser les enfants d'immigrés… Quand on pense qu'à côté des Arabes, c'étaient aussi des Africains qui vendaient des Africains aux marchands blancs… La vérité, comme disaient Kant et Sade, n'à que faire du sentiment — a fortiori de la sentimentalité, de la sensiblerie, etc.
Sur Sade, Robin, un excellent ouvrage paru il y a sept ou huit ans chez Larousse… Je ne peux que vous le recommander (en solde sur le Net, désormais…).
JPB
PS. Zemmour apparemment commence à s'apercevoir que le Président a une idéologie… C'est bien, on finira par en faire quelque chose de ce garçon — éminemment sympathique en privé, je le confirme, et fort cultivé.

Écrit par : brighelli | 10 juin 2008

De plus en plus fort : remercions les élèves de venir en classe !



UN CINE SINON RIEN !
Le SNALC-CSEN, deuxième syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, est atterré par l’initiative du lycée professionnel Louis-Lumière de Chelles consistant à récompenser l’assiduité des élèves par l’offre de places de cinéma (Le Parisien/Aujourd’hui en France le 7 juin 2008).
Le SNALC-CSEN se demande où s’arrêtera la démagogie laxiste de « l’enfant-roi au centre du système éducatif ». En soutenant cette récompense, le Recteur d’Académie, représentant de l’Etat, instaure une nouvelle forme de Droit : le Droit inhérent au devoir accompli. A quand un chewing-gum de rechange pour celui qui aura pris le soin de cracher le sien en rentrant en classe, et un paquet pour celui qui vise bien la poubelle ? Ou « une télé en cadeau», comme le susurre Pascaline, 18 ans et lycéenne en terminale, pour honorer de sa présence les salles de cours ?
Le SNALC-CSEN rappelle que l’assiduité aux cours est un devoir, et que les mesures pour lutter contre l’absentéisme sont de plus en plus efficaces, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies (envois de SMS après saisie informatique) : le journal évoque d’ailleurs le cas du lycée Paul-le Rolland à Drancy, où l’arsenal de sanctions progressives a permis de réduire de 40% le taux d’absentéisme en deux ans, fait passer le taux de réussite au baccalauréat de 31% à 70% en 5 ans, et permis à l’Ecole de remplir de façon humaine son rôle social, en décelant les raisons parfois douloureuses de certaines absences.
Le SNALC-CSEN demande instamment à l’Etat de ne pas cautionner les initiatives qui mettent en péril l’autorité de l’Ecole et des professeurs : à trop vouloir plier à chaque manquement de ses élèves, cette dernière finira par rompre.
Le SNALC-CSEN espère, pour conclure, que les élèves assidus « récompensés » ne se serviront pas de leur place de cinéma pour aller voir « Entre les murs » : cela pourrait leur donner de mauvaises idées…
Paris le 7 juin 2008


http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3871765,00-places-cinema-contre-ecole-buissonniere-.html

Écrit par : Amélie | 10 juin 2008

Zemmour contre Taubira .



http://www.dailymotion.com/video/x1xo2c_zemmour-on-nest-pas-couche_news

Bonne journée à tous ! C'est la période des RDV avec les parents qui "vont- faire- tra-vail-ler- leurs- enfants- pendant-
l'été" puisqu'ils n'ont pu le faire durant l'hiver ! Ce sont toujours de grands moments d'humour ! A ne pas rater donc .

Écrit par : Amélie | 10 juin 2008

Ou « une télé en cadeau», comme le susurre Pascaline, 18 ans et lycéenne en terminale, pour honorer de sa présence les salles de cours ?
Ecrit par : Amélie | 10 juin 2008

Moi, ça ne m'étonne pas du tout.
Savez-vous ce que la "petite souris" apporte aux enfants de CP lorsqu'ils mettent leur dent de lait sous l'oreiller ?
Un jeu vidéo !

Écrit par : catmano | 10 juin 2008

"PS. Zemmour apparemment commence à s'apercevoir que le Président a une idéologie… C'est bien, on finira par en faire quelque chose de ce garçon — éminemment sympathique en privé, je le confirme, et fort cultivé."

Ecrit par : brighelli | 10 juin 2008

Bon, on va dire qu'il cache bien son jeu, alors..
On peut en prendre acte, en général, c'est plutôt l'inverse. "Ces gens-là", (ceux qui ont une once de notoriété) paraissent plutôt sympathiques en public, et sont souvent imbuvables en privé.
C'est à mettre à son crédit, en tous cas.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2008

Toute "l'equipe pedagogique" l'en a decarouge
Ecrit par : un cretin de base

Moi aussi, je vois dix fois plus rouge qu'avant devant toutes ces conneries.

Écrit par : déca | 10 juin 2008

J'ai un ami qui a fait un CAP boulangerie. Il etait tres bon en filiere generale. Toute "l'equipe pedagogique" l'en a decarouge, evidemment pour faire un metier manuel, il ne faut pas etre intelligent et etre en echec scolaire...

Ecrit par : un cretin de base | 10 juin 2008

Eh bien , cette "équipe pédagogique" - entre nous , quelle expression à la con pour un métier qui est éminemment individuel et solitaire! - était composée de crétins! Si vous allez y voir de près, vous trouverez qu'elle était probablement noyautée par les syndicats bien-pensants de gauche (pléonasme!), qui en sont encore à la lutte des classes et pour qui exercer un métier manuel n'est qu'une condition inférieure.

Les "cas sociaux" ou "psychologiques" ne relèvent ni de l'enseignement général ni de l'enseignement professionnel, on est bien d'accord.

Écrit par : Jean | 10 juin 2008

Moi aussi, je vois dix fois plus rouge qu'avant devant toutes ces conneries.

Ecrit par : déca | 10 juin 2008

On savait que le PC était au plus mal !

Écrit par : Amélie | 10 juin 2008

"Les "cas sociaux" ou "psychologiques" ne relèvent ni de l'enseignement général ni de l'enseignement professionnel, on est bien d'accord."

Ecrit par : Jean | 10 juin 2008

Jean, avant d'affirmer: "on" est bien d'accord, pourriez-vous développer un minimum cette dernière phrase?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2008

"Moi aussi, je vois dix fois plus rouge qu'avant devant toutes ces conneries.

Ecrit par : déca | 10 juin 2008

On savait que le PC était au plus mal !"

Ecrit par : Amélie | 10 juin 2008

Zemmour aurait même prétendu: "Hélas pour Marie-George Buffet, le thon rouge est en voie d'extinction". ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2008

Jean, avant d'affirmer: "on" est bien d'accord, pourriez-vous développer un minimum cette dernière phrase?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2008

Cela ne vous paraît pas évident?
Je parlais évidemment des cas sociaux "lourds", qui exigent une prise en charge individuelle totale qui doit être temporaire et viser au retour dans le parcours scolaire normal.

Écrit par : Jean | 10 juin 2008

Amélie et Robin, merci pour les liens que vous avez donnés au sujet de Tidiane N'Diaye.

Écrit par : Helisenne | 10 juin 2008

Victor,

J'ai lu vos commentaires et je suis d'accord avec vous (comment peut-on ne pas l'être ?) sur le caractère épouvantable et scandaleux du commerce triangulaire transatlantique et sur ce que vous dites de Thomas Jefferson (on pourrait d'ailleurs, hélàs, en dire autant de Voltaire).

Ce qui pose problème et que souligne à juste titre Tidiane N'Diaye, c'est la notion de "génocide".

Vous m'avez fait remarquer que l'on ne voyait pas beaucoup de noirs quand on voyageait dans les pays arabes et que' c'était une preuve que l'esclavage des noirs avait été un phénomène marginal, alors qu'on pouvait toujours constater aujourd'hui l'existence d'une importante communauté noire aux Etats-Unis, venue d'Afrique.

Votre argumentaire oblige hélàs à apporter une précision particulièrement pénible au sujet de l'esclavage des noirs dans les pays arabo-musulmans à savoir la pratique de la castration massive (excusez-moi, mais au point où nous en sommes, il faut aller jusqu'au bout).

Cette pratique n'a jamais été pratiquée aux Etats-Unis où les esclaves noirs ont pu faire souche, contrairement à ce qui s'est passé dans les pays arabes.

Le mot "génocide" me paraît donc assez impropre à caractériser le commerce triangulaire, aussi horrible qu'il ait pu être (on peut parler de crime contre l'humanité, mais pas de génocide).

D'autre part il est courant d'entendre dire que le retard économique de l'Afrique serait uniquement dû à la colonisation par les européens (pillage des ressources naturelles, destruction des civilisations traditionnelles...) Je pense que les analyses de Tidiane N'Diaye et d'autres historiens amènent également à se poser des questions sur le rôle de l'Islam dans ce "pillage" et ce frein au développement.

Dans le même ordre d'idées, Il faudrait également, pour être complet, s'intéresser de près à ce qui se passe actuellement au Darfour (Soudan) et lire à l'actualité à la lumière de l'Histoire.

Écrit par : Robin | 10 juin 2008

Avez vous écouté les deux émissions consacrées à Fernand Braudel sur la "Fabrique de l'histoire" à France culture (4 émissions jusqu'à jeudi) ?

Écrit par : quel Braudel ! | 10 juin 2008

"aux enfants de CP "

Fõ põ généraliser sinon bill6 va s'vénèr. ange

"Que les politiques laissent tranquille l'histoire et qu'ils s'attaquent aux problemes de la societe"

Sauf certains naingrégés d'histoire :)

Écrit par : toto | 10 juin 2008

Robin

"Votre argumentaire oblige hélàs à apporter une précision particulièrement pénible au sujet de l'esclavage des noirs dans les pays arabo-musulmans à savoir la pratique de la castration massive (excusez-moi, mais au point où nous en sommes, il faut aller jusqu'au bout).

Cette pratique n'a jamais été pratiquée aux Etats-Unis où les esclaves noirs ont pu faire souche, contrairement à ce qui s'est passé dans les pays arabes."

Ils ont pu faire souche mais a quel prix. Plusieurs siecles d'inferiorite, de violence et d'exclusion


A M. Brighelli et d'autres.
C'est bien de s'indigner devant la manipulation de l'histoire par Mme Taubira, la manipulation de l'histoire par Sarkosy passe elle inapercue. Les Africains ne sont pas entres dans l'histoire...

Je pense que les politiques doivent arreter de parler d'histoire. Quand ils le font, c'est une catastrophe.

On peut rappeler la loi qui reconnait le genocide armenien. Comment une loi peut etablir un fait historique? C'est le vote des parlementaires qui a decide si un fait a eu lieu ou non. C'est terrifiant.

La loi Taubira est aussi stupide.

La loi de 2005 et son amendement « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit »

Quelle connerie!

Moralite: Que les parlementaires arretent de parler d'histoire, ils ont suffisament de choses a faire dans de multiples autres domaines.

Écrit par : un cretin de base | 10 juin 2008

Dur ,dur d'être lycéen , parole d'élève !


http://aucollege.over-blog.fr/article-20286376-6.html#anchorComment

Écrit par : Amélie | 10 juin 2008

Moralite: Que les parlementaires arretent de parler d'histoire, ils ont suffisament de choses a faire dans de multiples autres domaines.
Ecrit par : un cretin de base | 10 juin 2008

D'une manière plus générale, le contenu des manuels devait être déterminé selon le procédé défini par Condorcet (l'élémentarisation des savoirs savants,) qui en faisait une affaire de spécialistes et en aucun cas ne le laissait entre les mains de la puissance publique, pour éviter toute tentative d'endoctrinement, tout enseignement d'un catéchisme, fût-il républicain...
Jamais l'état jacobin n'a appliqué ce principe de l'élémentarisation en phase avec un autre dont il est inséparable dans le républicanisme condorcétien : le principe de la laïcité scolaire, qui emporte l'obligation de dispenser un enseignement proprement apolitique.
Tant qu'il ne sera pas respecté à l'école publique, les pires dérives idéologiques continueront à y avoir droit de cité et pas seulement en Histoire. Certains manuels d'économie sont un modèle du genre.
Je l'ai déjà dit souvent ici, l'inculture économique ( l'argent est toujours "sale" ) est une spécificité française et un brevet d'orthodoxie socialiste.

Pas étonnant qu'après les Trente glorieuses on ait eu les Trente piteuses, lesquelles viennent de fêter leur quarantième anniversaire, mais cela ne fait que confirmer le clin d'oeil de Guitry : "les dix plus belles années sont entre 31 et 32 ans...."

Écrit par : Cadichon | 10 juin 2008

Ce Condorcet, qu'il y reste !

Écrit par : inculte | 10 juin 2008

Nous vivons une époque formidable !

Euro-2008 - Pays-Bas-Italie: Berne salue le comportement des fans Oranje

Les autorités de la ville de Berne ont globalement salué mardi le comportement des supporteurs néerlandais, qui ont assisté lundi soir au match de l'Euro-2008 Pays-Bas - Italie (3-0) dans la capitale fédérale helvétique, en dépit d'une vingtaine d'interpellations.

Aucun débordement n'a eu lieu malgré une très forte consommation d'alcool dans la foule, estimée à près de 100.000 personnes, qui ont laissé 20 à 30 tonnes de détritus derrière elles, ont indiqué les autorités bernoises.

Seule une vingtaine de supporteurs en état d'ébriété ou des voleurs à la tire a été interpellée, a indiqué la police locale, qui a globalement salué le comportement des fans Oranje.

"Les supporteurs néerlandais se sont dispersés vers 3 heures du matin, dès la fin de la fête. Mardi, il y avait relativement peu de verres dans les rues", a relevé le directeur du service d'entretien de la voirie, Roland Beyeler.

"En dépit d'une très forte consommation d'alcool, seules 117 personnes ont été prises en charge par les services sanitaires sur l'ensemble de la journée (de lundi) grâce au comportement collégial des supporteurs bataves, qui ont pris eux-mêmes en charge leurs camarades ivres", a souligné Thomas Rohrbach, chef des secouristes bernois.

La fête Oranje s'est déroulée pacifiquement, seules six personnes ayant été transportées à l'hôpital, dont un Italien souffrant d'une fracture du crâne à la suite d'une bagarre avec des compatriotes.

Les Pays-Bas ont surclassé 3 à 0 l'Italie, championne du monde, lors du premier véritable choc du groupe C de l'Euro, le plus relevé du tournoi. (AFP)

Écrit par : lucile | 10 juin 2008

"En dépit d'une très forte consommation d'alcool, seules 117 personnes ont été prises en charge par les services sanitaires sur l'ensemble de la journée (de lundi) grâce au comportement collégial des supporteurs bataves, qui ont pris eux-mêmes en charge leurs camarades ivres"

C'est beau la solidarité ! Cours de secourisme obligatoire pour les supporteurs néerlandais ?

Écrit par : lucile | 10 juin 2008

"Les Pays-Bas ont surclassé 3 à 0 l'Italie,"

Sûr que c'est plus facile à 12 contre 11 :)

Si il y a autant de fautes d'arbitrage en finale, ça va chier !

Écrit par : toto | 10 juin 2008

"PS. Zemmour apparemment commence à s'apercevoir que le Président a une idéologie… C'est bien, on finira par en faire quelque chose de ce garçon — éminemment sympathique en privé, je le confirme, et fort cultivé."

Ecrit par : brighelli | 10 juin 2008

Bon, on va dire qu'il cache bien son jeu, alors..
On peut en prendre acte, en général, c'est plutôt l'inverse. "Ces gens-là", (ceux qui ont une once de notoriété) paraissent plutôt sympathiques en public, et sont souvent imbuvables en privé.
C'est à mettre à son crédit, en tous cas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2008

A propos, avez-vous remarqué combien certains militants d'extrême-gauche, au contraire, peuvent faire de grands discours sur la "fraternité" et un "monde meilleur" et, dans la proximité, se révéler absolument infects, ne tolérant aucun propos qui ne va pas dans le sens de leur idéologie?

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 juin 2008

A propos, avez-vous remarqué combien certains militants d'extrême-gauche, au contraire, peuvent faire de grands discours sur la "fraternité" et un "monde meilleur" et, dans la proximité, se révéler absolument infects, ne tolérant aucun propos qui ne va pas dans le sens de leur idéologie?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 juin 2008

Absolument infects , je confirme . Les lycées sont pleins de ces gardiens de LA morale dont ils s'auto-proclament propriétaires , ces ayatollahs du camp du Bien , si prompts à s'offusquer , à vouloir vous rééduquer et à vous montrer la ligne à suivre dont ils ne dévient jamais.
S'accrocher ainsi à des certitudes que le réel ne cesse de démentir est un peu pitoyable !
Plus sectaires qu'eux, on meurt !

Écrit par : Amélie | 10 juin 2008

Formation des enseignants :

Je repose ma question concernant le recrutement des enseignants du primaire et du secondaire au niveau du "master" (5ème année).

Que vont devenir dans ces conditions le CAPES et l'agrég. ?

Le MEN peut très bien décider que le recrutement se fera désormais au niveau "masters", débaptiser le CAPES, en modifier substantiellement l'esprit, voire le niveau d'exigence et tarir le recrutement de l'agrégation qui se passe normalement l'année suivant l'année de maîtrise, à bac + 6.

Il ne serait même pas nécessaire de la supprimer officiellement ; elle deviendrait une sorte de "luxe" que pourront se payer une poignée d'étudiants "marginaux".

D'autre part, quelles seront les modalités d'évaluation du niveau "master" ? Un mémoire ? Des évaluations écrites ? orales ?

Écrit par : Robin | 10 juin 2008

Dans les années 80, la maîtrise d'enseignement de philosophie (on ne parlait pas encore de "masters") consistait à rédiger un mémoire d'une centaine de pages sur un sujet spécialisé, sous la direction d'un professeur que l'on pouvait choisir et devant lequel vous "défendiez" le dit mémoire dactylographié à la fin de l'année ; il y avait également une épreuve orale sur un cours dispensé par le professeur en question durant l'année que l'on appelait à Paris I Sorbonne, je ne sais pourquoi, le C2.

Qu'en est-il aujourd'hui aussi bien en philosophie que dans les autres matières ?

Écrit par : Robin | 10 juin 2008

Absolument infects , je confirme . Les lycées sont pleins de ces gardiens de LA morale dont ils s'auto-proclament propriétaires , ces ayatollahs du camp du Bien , si prompts à s'offusquer , à vouloir vous rééduquer et à vous montrer la ligne à suivre dont ils ne dévient jamais.
S'accrocher ainsi à des certitudes que le réel ne cesse de démentir est un peu pitoyable !
Plus sectaires qu'eux, on meurt !

Ecrit par : Amélie | 10 juin 2008

Je crois que vous avez mis dans le mille, en parlant de "rééducation", Amélie!
En essayant de parler (je dis bien "essayer", parce que ce n'est jamais facile devant un interlocuteur dogmatique) avec des militants de SUD dans l'EN ou de LO auparavant, à la fac, j'en suis arrivé à une conclusion : le "camp de rééducation" n'est pas du tout une "dérive" du communisme initial. Il n'est que la transposition au niveau d'un Etat de ce qu'on peut déjà entrevoir dans la proximité chez les détenteurs autoproclamés du "Bien".

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 juin 2008

"PS. Zemmour apparemment commence à s'apercevoir que le Président a une idéologie… C'est bien, on finira par en faire quelque chose de ce garçon — éminemment sympathique en privé, je le confirme, et fort cultivé."

Ecrit par : brighelli | 10 juin 2008"

Zemmour pèche par son excessive tendance anti-Bourdieu.

Tout ce qu'il écrit sur les questions de genre revient à contrecarrer la Domination masculine de Bourdieu. Et c'est incroyable ce qu'il peut aligner comme conneries sur le thème du genre et du sexe. Cesse-t-il d'en parler en privé ? C'est peut-être ça qui le rend sympathique.

Écrit par : Jeremy | 10 juin 2008

S'accrocher ainsi à des certitudes que le réel ne cesse de démentir est un peu pitoyable !
Ecrit par : Amélie

Les mêmes ne disent-ils pas que le réel leur parle à voix basse ?

Écrit par : inculte | 10 juin 2008

Plus sectaires qu'eux, on meurt !

Ecrit par : Amélie | 10 juin 2008

Mourrez donc.


un lecteur

Écrit par : un lecteur | 10 juin 2008

Mourrez donc.


un lecteur

Ecrit par : un lecteur |

Al gronule
Mourez un seul r.
Gronule.
Esaspermè de laramné.

Vat couché pédago de mes deux.

Alerte
Toto, Sanjuro, Jean, Jeremy, Dugong, et touticanti
Un pet d'ago s'est intromisé dans nos conduits.

Vite faisez le rendre lame.

Trop tard Arghhhh je meures.

Je voulais dire que que YSL est arghhhhh.


..............
Dernier sous pire

Écrit par : sous pire | 10 juin 2008

mourez

Écrit par : Philippe | 10 juin 2008

Muchielli bidon :

http://www.dailymotion.com/video/x5kpuo_sociologie-inductive_news

Écrit par : Manu | 10 juin 2008

"PS. Zemmour apparemment commence à s'apercevoir que le Président a une idéologie… C'est bien, on finira par en faire quelque chose de ce garçon — éminemment sympathique en privé, je le confirme, et fort cultivé."

Ecrit par : brighelli | 10 juin 2008

Bon, on va dire qu'il cache bien son jeu, alors..

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2008

Même pas. Il sufift de l'écouter, tout simplement (ou de lire)

http://ericzemmour.blogspot.com/
.

Écrit par : Manu | 10 juin 2008

1. Les questions que pose Robin sur les masters et les concours sont capitales. Mais le sujet est particulièrement complexe. Il est impossible d'y répondre en peu de mots. J'essaierai de le faire lors de la "journée concours" de vendredi.

2. Pour ce qui est de Condorcet, je suis en désaccord avec Cadichon et sans doute tout le monde sur cette liste. Sa vision aseptique de l'instruction pure est une vue de l'esprit. Elle n'a évidemment jamais été adoptée par la "république jacobine", ni non plus dans le merveilleux Etat fédéral américain, ni nulle part ailleurs dans le vaste monde. Comme le disait l'autre jour le nouveau président de "Reconstruire l'Ecole", les "républicains auront fait un grand pas en avant lorsqu'ils comprendront que le professeur ne s'adresse pas seulement à des élèves mais à des enfants".

3. Je poursuis un brin la polémique avec Cadichon. D'accord avec la mauvaise qualité des manuels d'économie. Ce qu'on y dit en sociologie ne vaut d'ailleurs guère mieux. Mais si les "30 piteuses" sont dues à la fameuse "inculture économique française", à quoi sont dues les "30 glorieuses"? Au Commissariat au Plan, si actif sous De Gaulle? La "vraie pensée libérale" dont vous nous vantez constant-ment les mérites est aussi présente dans le monde actuel que la "vraie pensée marxiste". Cadichon = le Badiou du libéralisme? Condorcet et Marx furent deux rêveurs - ils rêvaient en couleurs, comme vous dites si bien à propos d'autre chose. Et rêve pour rêve, celui du second avait plus d'allure.

Écrit par : Pedro Cordoba | 10 juin 2008

Hors sujet : je signale aux amateurs d'humour brtannique et de satire féroce un roman de James Hawes, "Pour le meilleur et pour l'empire" : un Anglais moyen, à la suite d'un jeu télévisé qui tourne mal, se retrouve perdu en pleine jungle équatoriale. Il est recueilli par un groupe de compatriotes rescapés d'un crash aérien survenu en 1958, qui vivent là en autarcie dans le culte de l'Angleterre éternelle, et croient fermement avoir survécu à une troisième guerre mondiale. L'ensemble est des plus réjouissants.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 juin 2008

britannique

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 juin 2008

un groupe de compatriotes rescapés d'un crash aérien survenu en 1958, qui vivent là en autarcie dans le culte de l'Angleterre éternelle, et croient fermement avoir survécu à une troisième guerre mondiale. L'ensemble est des plus réjouissants.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 juin 2008

Un peu comme ceux , qui , en avril 2002 sont entrés en résistance et sont d'ailleurs toujours dans le maquis , débusquant , pourchassant sans répit au péril de leur vie , les cohortes de nazis , les meutes de fachos qui mettent le pays à feu et à sang ?

Écrit par : Amélie | 10 juin 2008

Robin, vous espérez quoi encore? On va nous amuser avec un maintien des concours sous respiration artificielle pendant la période de mise en place des masters. Et puis on nous prouvera que les concours sont des doublons et des doublons qui coûtent trop chers. E poi... Basta cosi...
Qui défend vraiment l'agreg à part quelques personnes minoritaires?
Car défendre l'agreg, ce n'est pas défendre que le concours, c'est aussi défendre après, le statut qu'elle donne et les gens qui l'ont obtenue. C'est à dire, défendre la priorité qu'ont, par leur statut, les agrégés à enseigner dans des postes qui correspondent à leur compétence. Dire qu'on défend un concours tout en niant par la suite les droits qu'il est censé offrir est d'une hypocrisie sans nom, mais qui se porte bien apparemment.

Écrit par : Sanseverina | 10 juin 2008

Sur le site de la FCPE, on trouve ça:

"Le 13 juin 2008 : tous mobilisés lors de la nuit des écoles ! :
La FCPE invite l’ensemble des parents d’élèves à protester contre la réforme du primaire et les suppressions de postes en occupant les écoles la nuit du vendredi 13 juin 2008.

La FCPE invite l’ensemble des parents d’élèves à protester contre la réforme du primaire et les suppressions de postes en occupant les écoles la nuit du vendredi 13 juin 2008.
L’opération « La nuit des écoles » consiste pour les parents à passer une nuit dans l’école de leur enfant.
Il s’agit « d’éviter un réveil douloureux à la rentrée », tout en passant un moment convivial et citoyen entre parents d'élèves, enseignants et élus.
Ce moment doit être l’occasion d’un dialogue et d'une information sur les réformes, les contenus des programmes et les méthodes pédagogiques."


Pour celui qui n'aurait pas encore compris que la FCPE est entièrement du côté de Meirieu! Que les enfants apprennent de nouveau quelque chose de clair et d'utile à l'école, mais voyons, quel scandale!

Écrit par : Jean | 10 juin 2008

"(D'éric Zemmour); et c'est incroyable ce qu'il peut aligner comme conneries sur le thème du genre et du sexe. Cesse-t-il d'en parler en privé ? C'est peut-être ça qui le rend sympathique."

Ecrit par : Jeremy | 10 juin 2008

C'est effectivement une vraie possibilité.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2008

je suis par contre entièrement d'accord pour attendre d'eux la même démarche.
Victor
Attitude très... chrétienne , mon cher Victor .
Alors , il ne faut pas "attendre" , mais EXIGER la même démarche , cela aurait le mérite d'être clair .
Ecrit par : Amélie | 09 juin 2008

Et qui dans ce monde a la possibilité d'"exiger" de nous quelque chose ? Les Irakiens ou les Afghans que les Occidentaux évacuent leur pays ? Les Palestiniens qu'on leur rende leur terre ?

""Une concurrence entre des universités publiques et privées.
autrement dit une impossibilité
où il est est possible de séparer le bon grain de l'ivraie.
Ecrit par : Cadichon | 09 juin 2008 ""

Bien sûr que c'est une impossibilité, le pot de terre contre le pot de fer. Le privé français a beau être nullissime (voyez le nombre de postes non pourvus aux concours "spécifiques" du privé), il a tout l'avenir devant lui parce qu'il est l'école de la ségrégation sociale et des passe-droit. Le petit-blanc figaresque y voit une garderie bien commode -et pas chère, merci les fonds publics- pour des héritiers déjà pourvus. C'est sans doute ça la parabole du bon grain et de l'ivraie...

Écrit par : victor | 10 juin 2008

1. Les questions que pose Robin sur les masters et les concours sont capitales. Mais le sujet est particulièrement complexe. Il est impossible d'y répondre en peu de mots. J'essaierai de le faire lors de la "journée concours" de vendredi.

Merci !

Écrit par : Robin | 10 juin 2008

Bien sûr que c'est une impossibilité, le pot de terre contre le pot de fer. Le privé français a beau être nullissime (voyez le nombre de postes non pourvus aux concours "spécifiques" du privé), il a tout l'avenir devant lui parce qu'il est l'école de la ségrégation sociale et des passe-droit. Le petit-blanc figaresque y voit une garderie bien commode -et pas chère, merci les fonds publics- pour des héritiers déjà pourvus. C'est sans doute ça la parabole du bon grain et de l'ivraie...

Ecrit par : victor | 10 juin 2008

Et vous êtes prof ! Pitoyable.

Écrit par : Carole | 11 juin 2008

"1. Les questions que pose Robin sur les masters et les concours sont capitales. Mais le sujet est particulièrement complexe. Il est impossible d'y répondre en peu de mots. J'essaierai de le faire lors de la "journée concours" de vendredi."

Ecrit par : Pedro Cordoba

Merci !

Ecrit par : Robin

Oui, ben c'est double peine alors : non seulement je ne peux pas y aller, mais en plus je ne saurai pas ce que dira Pedro sur les concours...
Est-il encore possible de prévoir de filmer le colloque ? Ca nécessite un minimum d'équipement technique, et ça ne coûte rien. Pour l'agregation de lettres, il y a plein de colloques filmés. Après ca peut être hébergé sur un site comme Reconstruire l'Ecole.

Écrit par : Jeremy | 11 juin 2008

"Bien sûr que c'est une impossibilité, le pot de terre contre le pot de fer. Le privé français a beau être nullissime (voyez le nombre de postes non pourvus aux concours "spécifiques" du privé), il a tout l'avenir devant lui parce qu'il est l'école de la ségrégation sociale et des passe-droit. Le petit-blanc figaresque y voit une garderie bien commode -et pas chère, merci les fonds publics- pour des héritiers déjà pourvus. C'est sans doute ça la parabole du bon grain et de l'ivraie...

Ecrit par : victor | 10 juin 2008

Et vous êtes prof ! Pitoyable."

Ecrit par : Carole | 11 juin 2008

Carole, vos arguments sont toujours aussi percutants. Pouvez-vous développer?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2008

Tiens, entendu ce matin sur France-inter; le directeur de "not2be.com" a l'intention, si le jugement concernant son site n'est pas invalidé en appel, (impossibilité de citer nommément les professeurs notés), de faire héberger sa grosse daube à l'étranger, où ces sites (et de pires encore) sont extrêmement courants. Affaire à suivre, donc.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=Psn-5lufqcQ

Pour Christophe Sibille

Écrit par : Maminou | 11 juin 2008

Pour en revenir au salaire minable des enseignants, il s'agit bien sur d'offre et de demande, tant qu'il y aura une masse d'inscrits au capes (un poste pour dix inscrits), le tout pour un salaire de 1300 euros net par mois , pourquoi voulez vous que les choses changent? Mon fils a raté Normale sup et réussit centrale paris et bien j'ai ouvert une bouteille de champagne, en effet mon fils en stage , donc débutant , gagne plus que moi qui suis agrégé HC 6 échelon c, c'est à dire au top en fin de carrière, faites comme moi chers collègues commencer par décourager vos étudiants et surtout vos enfants de passer ces concours merdiques et pourris que sont le capes et même l'agreg .......sauf peut être en lettres (?).....mais en maths, il n'y a pas photo, un bon matheux vaut 100 000 euros annuels contre 25 000 dans l'EN, le rapport est de un à quatre, voir dix dans la banque .....

Écrit par : piot bernard | 11 juin 2008

mais en maths, il n'y a pas photo, un bon matheux vaut 100 000 euros annuels contre 25 000 dans l'EN, le rapport est de un à quatre, voir dix dans la banque .....

Ecrit par : piot bernard | 11 juin 2008

Allez expliquer ça à "un contribuable" (pseudo d'un "type qui s'est fait tout seul" et qui est venu ici nous déverser ses préjugés et ses injures)...ou à la plupart des responsables politiques.

Rares sont ceux qui connaissent quelque chose à la question de l'enseignement et ces "salauds de profs payés à ne rien faire avec toutes leurs vacances" sont des boucs-émissaires désignés.

De toutes façons, comme tout le monde l'a compris maintenant, il n'y aura pas de revalorisation...Seulement - et on ne sait pas quand et de combien - éventuellement pour les futurs jeunes collègues qui seront recrutés au niveau du master.

Tant mieux pour eux et tant pis pour nous.

Écrit par : Robin | 11 juin 2008

"Bien sûr que c'est une impossibilité, le pot de terre contre le pot de fer. Le privé français a beau être nullissime (voyez le nombre de postes non pourvus aux concours "spécifiques" du privé), il a tout l'avenir devant lui parce qu'il est l'école de la ségrégation sociale et des passe-droit.
Ecrit par : victor | 10 juin 2008

Je confirme, pour avoir été jury de CAPES-CAFEP voici qq années : les candidats du CAFEP sont en général d'une faiblesse extraordinaire, du genre vieux garçon neuneu, tata béni-oui-oui, ou demoiselle patronesse. Profil général : gentiment inculte. Parfois, certains enseignent déjà, manifestement, -- ce qui fait frémir.
En général, l'objectif des parents qui choisissent le privé n'est pas de donner à leurs enfants un enseignement de qualité, car les enseignants n'y sont pas "meilleurs" que dans le public, mais de faire en sorte de rester entre soi. Parfois pour de bonnes raisons (fuir la violence, la drogue, l'ambiance délétère ou les innovations hasardeuses de l'établissement public du coin), souvent pour de mauvaises, par refus pur et simple de la mixité sociale. Ce système a, effectivement, tout l'avenir devant lui, pour les raisons rappelées par Victor : raison de plus pour défendre vigoureusement un enseignement public de qualité.

Écrit par : FGuichard | 11 juin 2008

Je n'ose même pas écrire noir sur blanc "l'incivilité" qu'un élève a lancée en classe hier à une collègue...C'est pourtant un collège plutôt "tranquille" de centre-ville et l'administration s'implique.

Scène ordinaire de nos collèges ordinaires avec la belle "spontanéité frontale" si chère à Bernard Cantet et à François Bégaudeau.

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Maminou :

A propos du sketch sur la prof. de musique. Evidemment, on ne peut s'empêcher de rire car la comédienne a beaucoup de talent et ne pense sûrement pas à mal, mais quand on connaît le contexte, on rit moins.

Je ne sais pas ce qu'en pense Christophe, mais si c'est pour continuer à enseigner la musique en collège dans les conditions actuelles et à envoyer des artistes au casse-pipe, autant la supprimer ou la mettre en option.

Écrit par : Robin | 11 juin 2008

Et vous êtes prof ! Pitoyable.

Ecrit par : Carole | 11 juin 2008

Pour une fois, j'abonde.
Et j'invite les sceptiques à venir visiter les lycées privés de ma bonne ville pour juger de la prétendue absence de mixité sociale, raciale, religieuse, et tutti quanti.

Où sont passés les parents d'élèves, ici ? Il semblerait que le mois de juin, même pluvieux, soit plus surbooké (bac, concours, inscriptions, etc.) pour eux que pour les profs, en tous cas dans le secondaire (vacances pour cause de bac, concours, inscriptions, etc.).

Écrit par : yann | 11 juin 2008

Et vous êtes prof ! Pitoyable.

Ecrit par : Carole | 11 juin 2008

C'est justement parce que je suis prof que je permets de porter une appréciation !
J'apprécie par ailleurs la richesse de votre argumentation, chère Carole, et vous renvoie au post de F. Guichard ci-dessus qui sait de quoi elle parle.
N'en déplaise à Yann, le choix des parents est malheureusement souvent dicté par d'autres critères qu'une qualité que nous défendons tous ici.
Je suis désolé pour les exceptions mais la statistique est ... impitoyable !

Écrit par : victor | 11 juin 2008

euh ,dans l'Académie de Nice , les établissements privés sous contrat arrivent en tête du classement devant tous les établissements publics .
Seules raisons du succès , sélection à l'entrée et discipline , ce que les établissements publics ne pratiquent plus .
Beaucoup d'enseignants du public mettent leurs enfants dans le privé . Mais ils en ont honte et ne le disent pas , parce que "PAS BIEN ", ça ne colle pas avec leurs idées de gauche , cf la chanson de Renaud "les bobos "

Écrit par : Amélie | 11 juin 2008

euh ,dans l'Académie de Nice , les établissements privés sous contrat arrivent en tête du classement devant tous les établissements publics .
Ecrit par : Amélie | 11 juin 2008

Idem par chez moi, Victor.
Mais je n'espère pas vous convaincre ...

Écrit par : yann | 11 juin 2008

Les premiers petits élèves que j'ai eus en soutien de français dans un collège privé étaient un petit noir fils d'un guadeloupéen et d'une indienne et un petit maghrébin.
Je soutiens que dans ce collège, il y avait autant de noirs et de maghrébins que dans les écoles publiques.
Les professeurs y étaient comme dans le public très mélangés : des bons et des mauvais.

Dans les écoles privées, ils se sont presque tous mis aux méthodes alphabétiques (en général "Lire avec Léo et Léa") ce qui n'est pas le cas à l'EN, où ma fille, sur 25 classes de CP, reste bien la seule.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2008

Tant que la sélection a été possible dans l'enseignement public , et certains établissements la pratiquaient plus que d'autres , y avait pas photo , public number one partout.

C'est facile à constater . Chaque fois qu'un lycée a ratissé plus large , ou à cause d'autres raisons qui nous échappent , il s'est effondré dans les classements et je suis la première à le regretter .

Écrit par : Amélie | 11 juin 2008

"euh ,dans l'Académie de Nice , les établissements privés sous contrat arrivent en tête du classement devant tous les établissements publics .
Seules raisons du succès , sélection à l'entrée et discipline , ce que les établissements publics ne pratiquent plus .""

Désolé Yann et Amélie mais le "sélection à l'entrée et discipline" est la confirmation éclatante de ce que j'écrivais plus haut : aucune concurrence possible car le privé est autorisé à sélectionner et expulser comme il l'entend, "privilège" bien entendu refusé aux établissements publics.
Dans ma bonne ville et mon vieux collège, nous sommes le bassin de décantation de l'enseignement privé : je prends, je prends pas, je garde, je renvoie, je crée une classe, une section BTS, le tout avec la bénédiction des autorités académiques...
Et pourtant le lycée privé local vient de renier le nom de la très sainte Mère de Dieu pour celui du patron de la ville, le martyr Etienne (devinette : quelle est cette ville du sud-ouest ?). Force des cultes locaux ? Non, piteuse tentative d'effacer un mauvais classement paru dans la presse locale (on a des indics dans la place !)...

Écrit par : victor | 11 juin 2008

Pour celui qui n'aurait pas encore compris que la FCPE est entièrement du côté de Meirieu! Que les enfants apprennent de nouveau quelque chose de clair et d'utile à l'école, mais voyons, quel scandale!

Ecrit par : Jean | 10 juin 2008

La FCPE présente la particularité d'être une association de "parents d'élèves" dirigée par... des professeurs (qui se trouvent être d'orientation "pédagogiste").

J'ai découvert cela avec un certain étonnement : bien sûr, certains professeurs sont aussi des parents d'élèves, mais que dirait-on si l'UFC-Que choisir section "banques" était dirigée par un banquier (sous prétexte que même un banquier est client d'une banque)?
(exemple provocant à dessein, faut-il le préciser...)

M. Faride Hamana et ses sbires ne sont apparemment pas sensibles à la notion de "conflit d'intérêts".
Une fois qu'on a compris cela, on cesse de prêter la moindre attention à ce qui sort de la FCPE et on évite, en tant que parent d'élève, de participer à cette farce.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 11 juin 2008

"Ecrit par : sous pire | 10 juin 2008 "


Préviens la prochaine fois, j'ai failli m'étouffer/'mourrir' de rire :o))))


NB:
Méfiez-vous des pseudos pros qui partent du 'son' pour arriver à l'âne !

+ papazit + el camino
http://www.youtube.com/watch?v=KSn51HgwdTI

Écrit par : toto | 11 juin 2008

Aschieri a été reçu pendant une heure par le Président il y a deux jours. Courbettes de l'un, génuflexions de l'autre — et après, on se demande qui est le plus réactionnaire, parmi les syndicats enseignants.
Le SNES sera donc partie prenante dans la réforme des lycées, telle qu'elle est annoncée. Presque enthousiaste. Il n'y aurait pas cette satanée question des postes supprimés, la FSU fournirait la vaseline en tendant les fesses.
Pendant ce temps, le cabinet somme littéralement les plus récalcitrants à la réforme annoncée des lycées d'approuver PAR AVANCE ladite réforme, menaçant d'exclure de toute négociation ceux qui n'obtempéreraient pas — sur le thème "De toute façon, il n'y a rien à négocier". Le SNALC, par exemple, à en croire son dernier communiqué de presse, rue dans les brancards, et précise assez sèchement que sa participation à cette négociation n'est en rien un blanc-seing — et se voit, du coup, catalogué comme syndicat d'ultra-gauche par les têtes creuses du ministère. Ils ne sont pas bien, rue de Grenelle. Qui est à droite, qui est à gauche ? Ou plutôt, qui est progressiste, et qui ne l'est pas ? Lorsque JPB est passé du SNES au SNALC, en octobre dernier, il a déclaré au Point qu'il avait choisi le moins réactionnaire des syndicats enseignants. L'actualité lui donne raison. L'abus de pédagogisme tue, on le savait depuis longtemps. L'abus de lèchecultisme aussi : ce n'est pas parce qu'Aschieri suce bien (encore que, franchement, j'ai un doute) qu'il doit être l'interlocuteur quasi unique d'une réforme dont la plupart des profs ne veulent pas — ils ont déjà vu ce que donnaient les TPE et autres fariboles d'autonomisation des élèves et d'enseignement à la carte. Le tutorat, non, merci ! Nous ne cessons pas de discuter avec les gosses de leur avenir, en dehors des cours. Pourquoi vouloir rendre tout cela officiel, le poser dans le carcan de procédures systématiques ? Nous sommes là pour transmettre des savoirs, pas pour jouer les Gentils Animateurs. La rentrée sera chaude — et dure…

Écrit par : Abraxas | 11 juin 2008

Dans les écoles privées, ils se sont presque tous mis aux méthodes alphabétiques (en général "Lire avec Léo et Léa") ce qui n'est pas le cas à l'EN, où ma fille, sur 25 classes de CP, reste bien la seule.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2008
je n'ai rien contre Léo-Léa, mais on est bien loin de l'écriture-lecture. Alors que les école privées fassent encore un effort et elles redécouvriront la méthode d'écriture-lecture des maîtres-républicains. Et le privé, du coup, sera républicain, tandis que le public en restera où il en est, aux méthodes archaïques en cours sous l'Ancien régime.

Écrit par : guy morel | 11 juin 2008

Tant mieux pour eux et tant pis pour nous.

Ecrit par : Robin | 11 juin 2008

C'est avec ce genre de réactions que des générations de profs se font avoir!

Écrit par : Sanseverina | 11 juin 2008

C'est justement parce que je suis prof que je permets de porter une appréciation !
J'apprécie par ailleurs la richesse de votre argumentation, chère Carole, et vous renvoie au post de F. Guichard ci-dessus qui sait de quoi elle parle.
N'en déplaise à Yann, le choix des parents est malheureusement souvent dicté par d'autres critères qu'une qualité que nous défendons tous ici.
Je suis désolé pour les exceptions mais la statistique est ... impitoyable !

Ecrit par : victor | 11 juin 2008

Vraiment Victor, vous avez toujours besoin d'un soutien.
Quand ce n'est pas C Sibille, c'est F Guichard.

Vous pensez qu'être prof, vous rende plus légitime pour donner une appréciation.
Vous êtes sur la planète Terre, et il y a bien longtemps que les parents donnent eux aussi, des appréciations.
Ce duel entre Privé/Public est ridicule. Il faut encore vous répéter qu'il existe de bons et mauvais privés, et de bons et mauvais publics. Scientifiquement, il faut 7 à 8 fois pour mémoriser, mais vous à force de le dire et le redire, peut-être allez vous enfin le comprendre.

La différence du Privé, autre que l'instruction, est :
- la conviction religieuse ou pas
- le respect des enseignants et élèves
- les valeurs communes
- aucune distinction de race
- le soutien pour tous
- le soutien pour les "vrais" dyslexiques
- l'étude du soir

Tout n'est pas rose, mais au moins lorsqu'il y a dérapage, le rappel à l'ordre ne se fait pas attendre. On n'attend pas un trimestre (voir la fin de l'année) pour alerter les parents si problème d'apprentissage ou de comportement.

Quant aux affirmations de G Morel, concernant l'écriture-lecture, j'ai beaucoup de doutes.
CP : les enfants finissent de découvrir l'alphabet à l'oral et à l'écrit (puisqu'ils ont commencé à l'apprendre en grande section).
Et l'écriture est jointe à la lecture.

Victor, que voulez-vous que je vous dise, restez avec vos certitudes et continuez d'admirer la descente aux enfers.
C'est tout de même incroyable ce blog. Le but est d'alerter sur la baisse de l'instruction. JPB essaie de trouver des idées, des remèdes en bon docteur. Eh oui, le mamouth pleure, il est à l'agonie, mais les querelles fusent, les certitudes ont les pieds dans le ciment, et les profs savent mieux que persone.
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh, s'ils avaient si bien "apprécié", ce blog n'aurait pas lieu d'être aujourd'hui !

Écrit par : Carole | 11 juin 2008

Quant aux affirmations de G Morel, concernant l'écriture-lecture, j'ai beaucoup de doutes.
CP : les enfants finissent de découvrir l'alphabet à l'oral et à l'écrit (puisqu'ils ont commencé à l'apprendre en grande section).
Et l'écriture est jointe à la lecture.
Ecrit par : Carole | 11 juin 2008

Je ne comprends pas le sens de ce paragraphe. Il faut dire que j'ai appris à lire en GS avec Rémi et Colette, il doit m'en rester de vagues troubles.
Les élèves qui m'arrivent des GS de la région (publiques ou privées) reconnaissent généralement les lettres de l'alphabet, en majuscules d'imprimerie le plus souvent (apprises à l'école ou à la maison avec papa, maman, la grande sœur ou le cousin Alfred).
Ceux qui arrivent en cours de CP ou de CE1 aussi.
Certains, c'est un vrai miracle, les connaissent aussi en minuscules d'imprimerie. Ils confondaient bien un peu le p, le b, le d et le q, avaient encore quelques difficultés à distinguer le n du m et le o du a, mais bon, on a jusqu'à la fin du CE1 pour entrer dans l'écrit, non ?
Il en arrive même parfois, mais c'est très rare, qui savent les écrire en cursive, dans le "bon sens".

Cela ne fait hélas pas tout. Je n'en ai encore jamais accueillis qui aient des lueurs sur la combinatoire en entrant au CP et il est parfois (souvent) arrivé qu'ils en soient au même stade lorsqu'ils arrivaient en cours de CP ou même au CE1.

Écrit par : catmano | 11 juin 2008

Nous sommes là pour transmettre des savoirs, pas pour jouer les Gentils Animateurs. La rentrée sera chaude — et dure…

Ecrit par : Abraxas | 11 juin 2008

Mais à laisser le club med s'installer au collège depuis des années, avec le consentement des snesards ( comment peut-on être au snes et dire qu'on défend l'école? Tiens, une hypocrisie de plus) la continuité se fait tout naturellement au lycée avec l'accord des mêmes et la passivité des autres.
Avec les collégiens qu'on envoie au lycée, qu'attendre d'autre que le "maternage" encore et toujours recommencé?
D'ailleurs les conseils de classe de collège tendent à se transformer en de vastes analyses psychologiques à deux balles; une fois passée l'annonce de la moyenne, c'est l'assaut de toutes ces bonnes femmes qui prennent la parole à n'en plus finir: " La petite Machin, oui, forcément, mais elle a des problèmes en dehors des cours". Alors immédiatement, la gent professorale se rue sur le détail croustillant et personnel que détient la collègue, prof principale, qui sentant tout-à -coup son pouvoir monter, se fait prier. On l'interroge, on semble s'inquiéter, on la supplie: le père? la mère? l'alcool? Les trois? Et enfin , elle lâche l'information... Silence de quelques minutes et ça repart. Commentaires à n'en plus finir: " Ah! c'est pour cela qu'elle M'A FAIT cela ce matin, la petite Machin"
Des infirmières, des assistantes sociales, des baleines mais pas des profs! Cela dégouline de bons sentiments maternels et aucune analyse sérieuse n'est menée sur le niveau de l'élève. Arrive en sus la CPE qui nous en remet une couche avec sa note de vie scolaire, nous relatant avoir vu la petite Machin se faire becotter par un grand méchant loup de 3ème dans le café d'en face; et c'est reparti pour un quart d'heure.
Nous "organisons gentiment" la vie de nos collégiens dans ces lieux de vie où ils apprennent le "vivre ensemble"et la citoyenneté. Pourquoi voulez-vous donc qu'ils cessent d'être bien ensemble au lycée ou pis encore qu'ils cessent d'être de bons futurs citoyens?
Vivent les TICE, le tutorat, la nouvelle réforme du lycée qui va libérer nos élèves du carcan des cours. Un prof doit savoir s'adapter au monde nouveau, faire face aux nouvelles exigences européennes. Nos lycéens sont grands, peuvent faire preuve d'une belle autonomie si nous acceptons de les épauler doucement en restant à leur côté 30 h par semaine.
Les vieux profs sont expérimentés, ils pourront en faire un peu plus que les jeunes. Ils laisseront aussi aux jeunes collègues et avec plaisir une augmentation de salaire qui ne peut être MATHEMATIQUEMENT versée à tous ainsi que les postes intéressants qu'ils attendent depuis le début de leur carrière. En effet, ils auront connu en début de carrière des postes difficiles et pour les récompenser de leur exil régional et de leur patience dans ces postes délicats, on leur offre de recommencer la même chose, une bonne dizaine d'années avant leur retraite. Et comme il est si bien dit ici:
"Tant mieux pour eux, tant pis pour nous".

Écrit par : Sanseverina | 11 juin 2008

"Le privé français a beau être nullissime (voyez le nombre de postes non pourvus aux concours "spécifiques" du privé)"

Ecrit par : victor | 10 juin 2008

"Dans les écoles privées, ils se sont presque tous mis aux méthodes alphabétiques (en général "Lire avec Léo et Léa")"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2008

Victor et Anne-Marie, vous dites la même chose, en fait! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2008

Maminou, je regarderai le sketch un peu plus tard!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2008

bonjour à tous,

Qui (n')a (pas) lu l'article dans le Monde concernant les CPGE?
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2008/06/10/les-classes-preparatoires-une-vie-entre-parentheses_1056204_3238.html

Personnellement je crois que c'est une blague; EN FAIT c'est un article destiné à nous faire réagir épidermiquement. Je soupçonne les journalistes du monde d'avoir voulu tester leur lectorat afin de savoir qui pourrait croire sérieusement que l'inadptation de certains élèves à la prépa, se traduisant par des somatisations diverses, entraînait ipso facto la condamnation du système en tant que tel.
Aussi intelligent de supprimer tous les poissons de la terre au motif qu'on peut s'étrangler avec leurs arrêtes.

Comme les théories du complot sont à la mode, ce pourrait être aussi cela : on sait Mère Université produit généreusement en France une cohorte de psychologues chaque année. Si tous les psychologues français se donnaient la main, peut-être irions-nous jusqu'à la lune? Mais je m'égare.
Donc ce pourrait être une piste pour infiltrer les CPGE; il y a peut-être un nouveau fromage ici? Qui sait?
Et qui sait? ces tortionnaires de professeurs qui ne donnent pas la moyenne à tous les étudiants-qui-le-méritent? N'ont-ils pas des souvenirs refoulés qu'il serait bon de faire sortir à la lumière du jour?
merci, Madame la psychiatre de nous avoir fait prendre conscience de notre inhumanité.

Écrit par : sénèque | 11 juin 2008

" La différence du Privé, autre que l'instruction, est :
- la conviction religieuse ou pas
- le respect des enseignants et élèves
- les valeurs communes
- aucune distinction de race
- le soutien pour tous
- le soutien pour les "vrais" dyslexiques
- l'étude du soir
Tout n'est pas rose, mais au moins lorsqu'il y a dérapage, le rappel à l'ordre ne se fait pas attendre. On n'attend pas un trimestre (voir la fin de l'année) pour alerter les parents si problème d'apprentissage ou de comportement.

Victor, que voulez-vous que je vous dise, restez avec vos certitudes et continuez d'admirer la descente aux enfers.
C'est tout de même incroyable ce blog. Le but est d'alerter sur la baisse de l'instruction."


Mais, chère Carole, qui parle "d'admirer la descente aux enfers" ? Qu'ai-je fait sinon dire une vérité, statistique et non universelle, qui dérange vos propres certitudes ?
Le privé accueille tous les élèves, même sans conviction religieuse, à partir du moment où ils paient ; il est donc logique qu'il fournisse aussi soutien et études du soir sur cette manne qui échappe au public. Sans distinction de race dites-vous ? Manquerait plus que ça !
Vous croyez vraiment qu'on attend si longtemps pour alerter les parents des gamins qui décrochent ? Depuis combien de temps n'avez-vous pas mis les pieds dans le public pour colporter de telles légendes ?
Enfin vous me reprochez de ne pas être dans l'esprit de ce blog qui doit "alerter sur la baisse de l'instruction" alors que vous évacuez lestement le niveau nullissime -je persiste preuves à l'appui- des profs du privé ?

Écrit par : victor | 11 juin 2008

Enfin vous me reprochez de ne pas être dans l'esprit de ce blog qui doit "alerter sur la baisse de l'instruction" alors que vous évacuez lestement le niveau nullissime -je persiste preuves à l'appui- des profs du privé ?
Ecrit par : victor | 11 juin 2008

Allons, cher Victor, allons ! !http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/le-match-public-prive_474433.html

Écrit par : Steppenwolf | 11 juin 2008

A propos du privé : le privé (et les officines de cours particuliers) prospèrent sur les insuffisances du public.

Ce n'est pas en prétendant que le privé et les profs du privé sont nuls que l'on changera la réalité décrite dans l'article signalé par steppenwolf.

Je ne me vante pas auprès de mes collègues d'avoir mis notre plus jeune fils dans le privé mais je leur réponds honnêtement quand ils me demandent où il est scolarisé.

Si tout va bien, il ira dans le public en seconde l'année prochaine (préparation du bac musical), mais cette année, aucun établissement public proche ne lui aurait permis de mener de front l'enseignement général et une formation musicale et instrumentale au conservatoire grâce à un aménagement d'horaire.

D'autre part, c'est un "ado" très branché avec beaucoup de caractère, mais pas particulièrement commode et nous avons été contents de pouvoir compter sur un climat éducatif bienveillant, mais exigeant ( les "préfets des études" qui n'existent pas dans le public).

Je ne dis pas non plus que tout est parfait, mais tant que les établissements publics ne se remettront pas en question et que persistera ce climat de nunucherie psychocompassionnelle et de laxisme décrit pas sénèque, l'hémorragie vers le privé continuera.

Écrit par : Robin | 11 juin 2008

Sénèque, vous n'êtes pas bien sage! Le reproche que l'on peut adresser à cet article est qu'il mélange toutes les prépas. Certaines sont plutôt tranquilles,voire "pépères" et l'article en question est ridicule pour elles, d'autres engendrent des maux terribles qui rendent cet article vrai; on évite de parler des quelques suicides plus ou moins réussis dans certaines grandes prépas: les proviseurs n'aiment pas trop. Cela fait moche.
Allez tout simplement demander aux pharmaciens, (ciennes) les plus proches de certaines grandes prépas, vous verrez ce qu'ils (elles) racontent. C'est surprenant!
Il y a des pays sans prépas qui forment très bien leurs élites dans des universités qui sélectionnent, tout simplement et qui font monter graduellement la pression et la charge de travail au fil des ans et de la maturité acquise. Leurs élites sont-elles plus mauvaises que les nôtres?

Écrit par : Sanseverina | 11 juin 2008

Le ton était quelque peu forcé, je l'avoue; mais le but n'était pas de relancer le débat sur la meilleure manière de former les élites de demain. Cela mènerait trop loin...

Le ton pleurnichard de l'article, les intentions supposées (dans l'article le plus important n'est pas ce qui est dit mais ce qui est sous-entendu sur la nocivité des prépas), voilà ce qui méritait quand même une réaction.

Il est évidemment hors de question de se moquer de ceux qui somatisent réellement et qui peuvent vivre leur scolarité de façon dramatique; l'ironie s'arrête devant la souffrance individuelle.

Mais il y a là dedans une manière chafouine de procéder qui est irritante. A voir les réactions des lecteurs du Monde, cette irritation n'était pas seulement le fruit d'une humeur passagère et individuelle. Certains ont quand même trouvé la généralisation un peu outrancière, pour ne pas dire ridicule.

Écrit par : sénèque | 11 juin 2008

Sénèque, pouvez-vous nous citer un passage précis de cet article, pour montrer en quoi il vous semble contestable ?

http://abonnes.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2008/06/10/les-classes-preparatoires-une-vie-entre-parentheses_1056204_3238.html

Écrit par : Jeremy | 11 juin 2008

Volontiers Jeremy; voici mon analyse que j'espère ne pas être trop acrimonieuse. Elle est un peu longue, désolé!


« La souffrance psychique des élèves des classes préparatoires et des grandes écoles (généralisation = de au lieu de certains)

Ce que confirme la suite où on nous dit que 40% viennent de la capitale. C’est donc un point de vue parisiano-parisianiste, mais il est vrai qu’il n’y a de classes préparatoires dignes de ce nom qu’à Paris (à lire évidemment au 50° degré)

« Les élèves de classes préparatoires sont soumis à un rythme très exigeant et à une évaluation très péjorative de leurs compétences. C'est une grande souffrance pour ces jeunes, habitués à être tête de classe, de voir leurs notes s'écrouler… »
On remarque ici la substitution du point de vue : le médecin épouse le point de vue du patient ; comme si cela allait de soi. Le rapport entre les problèmes de certains jeunes adultes et la formation scolaire qu’ils suivent mérite, peut-être, d’être posé en des termes moins catégoriques).

« Les deux à trois années qu'ils passent dans ces classes de fabrique d'élites sont comme des mises entre parenthèses à un âge fait normalement de curiosités, de loisirs, d'échanges. Il y a une suspension de tout questionnement existentiel et du processus de maturation. Ils ne connaissent pas la rébellion »
Là on commence à voler très très loin ;

primo je ne sais ce qui autorise cette personne à projeter ses idées sur les étudiants de classe prépa. Puisqu’elle est si attentive au vécu des individus –et elle a bien raison –que sait-elle de ce qui se passe dans l’esprit de chacun ? Connaît-elle les stratégies de résistance inventées par chacun pour faire face, parfois, à l’ennui, la démotivation ? Par quelle projection peut-elle se faire le (la ?) porte-parole de tous les étudiants en prépa ? En langage vulgaire on appelle cela « prendre ses désirs pour la réalité ».

secundo, j’attends avec impatience que cette brave dame nous explique sa conception de la rébellion. Apparemment – je ne veux pas non plus faire ce que je lui reproche – pour elle la rébellion ce serait manifester dans la rue, se rouler dans l’herbe, faire l’amour, etc. En prépa littéraire, par exemple, prendre plaisir à perdre du temps (manière de parler bien sûr) à lire Proust, Joyce, etc. ce n’est pas de la rébellion, c’est du conformisme, c’est bien connu.
De toute façon, je ne vois pas en quoi elle pourrait prétendre avoir le monopole de la définition de la rébellion. Cela tombe comme un cheveu sur la….page.

« La plupart des étudiants ne viennent pas consulter.. »

Là elle est dans son rôle ; je suis bien conscient qu’elle a affaire à des étudiants en difficulté ; il est hors de question de la juger sur son action et là n’était pas mon propos. Mais encore heureux que tout le monde n’ait pas besoin de la consulter ! Tout le monde n’est pas obligé de voir son médecin !

« Après la mise entre parenthèses des années prépa, il leur est difficile de se positionner en tant que sujet, et en fin de cursus, de se projeter dans le monde professionnel. C'est alors qu'émerge le questionnement. Pourquoi ai-je fait une école de commerce ou d'ingénieurs, moi, qui était tenté par l'humanitaire ? »
Il faudrait demander, par exemple, à des Ecoles de commerce de l’inviter pour lui montrer qu’il existe des associations à finalité humanitaire qui permettent à des étudiants de satisfaire leur philanthropie (ce qui est tout à leur honneur) sans renoncer à leur projet professionnel. En la lisant, on ne sait plus de qui elle parle : des étudiants malheureux qui la voient, de tous les étudiants de prépa ?


« C'est alors que psychiatres, psychologues peuvent intervenir pour accompagner cette maturation. Ils les aident, avec les enseignants, qui font un formidable travail, à trouver leur projet personnel. Le but est d'aider les élèves à ouvrir une voie, au départ étroite, pour leur donner la liberté de se déterminer autrement que ce pour quoi ils ont été programmés »
Ah mais ça y est : ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ! Et la confrérie des psychiatres et des psychologues est là pour éclairer leur lanterne ! Diogène cherchait un homme parmi ses contemporains, les étudiants de classe prépa cherchaient des psychologues sans le savoir ! Fiat lux !
Voilà ce qui me semble contestable, non pas l’action thérapeutique pour raccommoder ce qui peut l’être mais ce que j’appellerais les prémisses cachées de son raisonnement. Est-ce qu’on ne pourrait pas appeler cela des préjugés ?
Mais enfin ce n'est que mon humble avis, libre à qui veut de le critiquer.

Écrit par : Sénèque | 11 juin 2008

« Les deux à trois années qu'ils passent dans ces classes de fabrique d'élites sont comme des mises entre parenthèses à un âge fait normalement de curiosités, de loisirs, d'échanges. Il y a une suspension de tout questionnement existentiel et du processus de maturation. Ils ne connaissent pas la rébellion »

Je tousse, cette femme doit avoir un sérieux problème à régler. Cela me rappelle la grande farce de S Royal et sa guerre contre le bizu. Une petite vengeance personnelle.
Critiquer ce qui fonctionne, c'est une habitude bien française.
Qu'elle s'occupe de la fac et de la nombreuse clientèle fournie gracieusement par l'EN, au lieu d'aller chercher des problèmes là où il n'y en a pas. Son CA n'en souffrira pas !

Écrit par : Carole | 11 juin 2008

Vous croyez vraiment qu'on attend si longtemps pour alerter les parents des gamins qui décrochent ? Depuis combien de temps n'avez-vous pas mis les pieds dans le public pour colporter de telles légendes
Ecrit par : victor | 11 juin 2008

Victor,
Vous vous croyez unique au milieu de milliers de profs, qui n'en ont plus rien à faire des élèves. Qui arrivent en cours, le nez froncé, qui ont baissé les bras, parce qu'ils récoltent au fur et à mesure des années des gosses abîmés intellectuellement, des gosses sans bases solides d'apprentissage et pour beaucoup irrécupérables.
Mais soyez honnête, il n'y a pas que Victor dans l'EN. Vos pairs et leur lacheté vis à vis du système et de leur hiérarchie, mentent par omission et tout va bien, le niveau monte.
Vous croyez quoi, que tout le monde écrit des bouquins, passe à la télé, pose de temps à autre un commentaire sur un blog ou dans un journal pour constater et dénoncer la déroute de l'instruction.

Pendant 10 ans, j'ai eu l'occasion de rencontrer des centaines de parents et d'enseignants. Avec les supports journaliers de leurs enfants, les cours dispensés, les recommandations écrites pour consultation de psycho/ortho/dc..., les commentaires des enseignants, les bulletins de notes trimestriels, des pères et des mères désoeuvrés devant le jargon de ceux qui se croyaient sortis de la cuisse de Jupiter, des enfants lâchés, des enfants à qui on annonce en FIN d'année que leur année est FOUTUE. Une superbe étude, des témoignages à pleurer, des profs d'une banalité incroyable, des profs démotivés, des profs motivés, des profs lumineux..............
Une seule chose me manquait, je l'ai tentée l'année passée sur la demande d'un prof principal. Parent d'élève. Mon Dieu, je ne connaissais cette face cachée de l'EN, que par retour d'info. Plus jamais ça !
A Vomir. 3sec sur les bons élèves, les autres, cas psycho and co (confirmation du commentaire de Sanseverina ci-dessus). La vie des parents étalée devant des gens médiocres, des "lèches-bottes" qui pour faire plaisir au proviseur vont toujours dans son sens. Ah oui, le prof aime s'étaler sur ces projets de ciné, de quizz, d'âneries quoi, mais alors, le respect de l'individu (enfant-parent) on marche dessus.
Je n'ai pu m'empêcher de réagir à ces conseils de classes de guignols, j'ai toujours réagi vertement, et toujours un froid glacial emplissait la salle. Au dernier conseil un prof de maths, est venu me voir et m'a dit "merci madame, cela fait du bien, c'est la première fois de toute ma carrière que j'entends ce genre de propos". Et cela se passait dans un PUBLIC. Vous voyez Victor, le public ne m'est pas inconnu.


Je n'aurais pas l'audace de venir ici pour m'exprimer sans connaissance de cause.
Mais j'avoue qu'au blog village, les écrits des intéressés sont précieux d'infos. De la révolte, de l'intêret ou pas pour l'élève, le rejet, la suffisance, la tristesse, le doute ou les affirmations des personnages, peu de parents, les rapports profs/hiérarchie, les ex-maoistes....... et l'incontournable Toto, qui à mon avis aime jouer avec ses mystères.

Voilà Victor, ma légende est bien réelle, malheureusement.

Sibille, je ne me relis pas, pas le temps, alors, abstenez-vous de tout commentaire.

Écrit par : Carole | 12 juin 2008

Ne vous inquiétez pas, Carole, je ne suis pas assez pédagogue pour ça! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

Carole, vous ne m'avez pas expliqué votre paragraphe sur l'alphabet et l'apprentissage de la lecture écriture.

A ce propos, la grande mode des écoles maternelles et même de certaines classes élémentaires, c'est de créer un abécédaire, richement décoré à grands coups de techniques d'arts visuels.
Franchement, si présenter les lettres une à une était le seul travail nécessaire pour apprendre à lire, cela permettrait non seulement de gagner des heures sur la semaine scolaire, mais en plus de réduire considérablement la durée des études.
Quelle économie !

Écrit par : catmano | 12 juin 2008

"On n'attend pas un trimestre (voir la fin de l'année) pour alerter les parents si problème d'apprentissage ou de comportement."

rin nez simple comme dirait crahmeuse...

Il y a de tout ... Aussi bien chez les zabrutis dparents (j'en suis) que les nabrutis dprof (j'en suis po :o))) )

On m'avait bien prévenu, genre, 'il y en a qui rament' mais c normal il faut 2 ans pour apprendre à lire (ce qui est vrai) .

Le sushi c'est que si je n'avais pas eu L&L, il aurait fini par apprendre à 'lire', comme moi, en diagonale, en 'zappant' les mots inconnus, en zappant les lettres qui font 'suer' (merci furiosa, bon boulot ) etc etc etc etc .....



"Lire avec Léo & Léa" 18neuro pochir méthode syllglomixtcequevousvoulez hyper bien faite hyper cohérente hyper magique pour tous les nabrutis .... Indispensable. Même pour les chanceux qui auront eu la fée Claude avec les Alphas ...Passkeumoi jaimebien quand ça fait 'suer' un chouïe...... C important l'ennui ! :o)

Écrit par : toto | 12 juin 2008

Conseil local de Monein

Des enfants soumis « à la question » à l’insu de leurs parents !
Expérimentation à l’école primaire de Monein de l’évaluation CM2

jeudi 22 mai 2008, par Conseil local Monein

Pire que base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les enfants dans le cadre même de l’école.


À l’école primaire de Monein sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations dites expérimentales, concernant les CM2.

Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS. En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n’avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et pour cause !

Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4 révèle bien des surprises !

Elle s’intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà fait auparavant 3 séries d’évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n’y a pas de mauvaises réponses ».

Et ça commence très fort avec des questions du type :
« Es -tu né en France ? »
« Ta mère est née en France ? »
« Ton père est né en France »
« Quelle langue parles- tu à la maison ? »
« D’habitude qui vit avec toi à la maison ?

a) ta mère
b) une autre femme tenant le rôle de ta mère
a) ton père
b) un autre homme tenant le rôle de ton père"
La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture de BASE ÉLÈVES n’est certainement pas fortuite. Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à la maison » morceaux choisis : « à la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j’aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas »

Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à l’école » avec des réponses comme « en classe je travaille parce que je n’ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus »

Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N’ONT RIEN À VOIR AVEC L’ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2. De plus ces questions sont pernicieuses, retorses.

Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluation pédagogique ?

Les parents ne sont pas informés de ce que l’on demande aux enfants. Sans l’attitude courageuse et civique des enseignants de l’école de Monein qui ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait déroulée dans le plus grand secret. L’utilisation, fourbe, de l’ingénuité des enfants qui n’ont pas d’autre choix que de répondre dans ce contexte scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de maintenir cette opération dans l’opacité, rappelle des pratiques totalitaires en cours dans d’autres lieux et dignes d’autres temps. Sans parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à un tel interrogatoire.

Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d’autres écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre devoir à tous d’alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un scandaleux fichage des enfants.

Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré), l’Inspecteur d’académie n’a pas souhaité répondre....

Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à cette adresse http://www.everyoneweb.fr/lec/

Samedi 24 juin les parents FCPE de Monein, très mobilisés, seront à la manifestation à 11h au complexe de la République à Pau, et distribueront des tracts pour informer et alerter les autres parents.

P.-S.
Vendredi 23 mai : devant l’avalanche deprotestations, malgré la caractère limité de l’expérimentation (80 écoles en France) le ministère a décidé de demander aux enseignants de ne pas faire remplir la partie 4 de l’évaluation CM2 « expérimentale ».

Écrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Extrait de l'évaluation de CM2 :

"D'habitude, qui vit avec toi à la maison?
A/ Ta mère
B/ Une autre femme tenant le rôle de ta mère ( belle-mère .... )
C/ Ton père
D/ Un autre homme tenant le rôle de ton père ( beau-père) ............................
E/ Autres (frères, sœurs, grands-parents)
(Tu peux cocher plusieurs cases). "

Ce doit être un questionnaire fait par un membre du F.N. ou du CNI. Pas possible autrement. C'est affreux de poser des questions connes à ce point.

Écrit par : Jeremy | 12 juin 2008

Le CNI existe encore?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2008

L'augmentation de salaire pour le niveau master 2 sera t-elle rétroactive? Les profs déjà titulaires d'un bac +5 sont nombreux.

Écrit par : raoul | 13 juin 2008

"Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré)"

Tu as raison, c'est bien trop lourd, il suffirait qu'ils leur demandent ce qu'ils ont eu comme méthode de lecture au CP ET avec qui ... ange

Écrit par : toto | 13 juin 2008

Une petite défense des prépas (scientifiques).
Faites une liste de nos prix Nobel de physique et de nos médailles Fields, vous verrez que les normaliens, purs produits de ce système des classes prépas, y sont sur représentés.
Notre pays forme-t-il mieux ses élites que les pays voisins ?
En tous cas, l'école mathématique française reste une des meilleures au monde. Au MIT, et dans toutes les grandes universités américaines, les étudiants de l'X, de Centrale, des ENS sont _très_ bien accueillis, ce n'est pas un hasard. J'ai pu constater par moi-même qu'en physique théorique, à bac+5, nous avons un niveau mathématique bien supérieur aux étudiants américains (c'était à Stanford). La sélection et la formation rigoureuse dispensée en cpge n'y sont pas étrangères. De manière générale, les prépas font partie d'un sytème qui forme de très bons ingénieurs et chercheurs,
c'est peut-être le système qui fonctionne le mieux dans l'éducnat, pourquoi vouloir le changer ? On veut à tout prix que plus rien ne fonctionne ? C'est le seul territoire qui résiste encore (pour combien de temps ?) aux délires pédagogistes.

Écrit par : françois duhem | 24 juin 2008

@raoul,

Non, l'augmentation ne sera pas rétroactive, comme l'a expliqué sans états d'âme Pedro Cordoba dans un fil précédent. Sympathique, non ?

Écrit par : françois duhem | 24 juin 2008

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