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24 mai 2008

Redactions

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L’art de la rédaction se perd — parce que la langue s’est perdue.
Nous en faisions au moins une par semaine, dès le CE1. Et la maîtresse lisait à voix haute les meilleures…
J’entends d’ici les commentaires : « Abominable pédagogie de la mise en concurrence, et le petit Jean-Paul tout fier d’être celui qui divertissait ses camarades, ça le dédommageait d’être maladroit au foot, gaucher contrarié qu’il était, à ne jamais savoir de quel pied shooter… »
Ouichtre… Les rédacs, comme on disait (et comme on dit encore, là où des profs audacieux incitent leurs élèves à écrire) étaient une porte ouverte sur le vrai imaginaire — celui qui se construit peu à peu avec les histoires lues, c’est-à-dire écrites par d’autres. La même maîtresse nous lisait des histoires, en fin de journée surtout, et nous en faisait lire — et c’est par imprégnation que nous nous appropriions les mots des autres : « le lion est fait de mouton assimilé », dit très bien Valéry.
Mais on écrit de moins en moins de fictions à l’école. Je ne parle pas même du collège et du lycée, où l’on a détourné les (peut-être) bonnes intentions de « l’écriture d’invention » en « textes d’argumentation » : « Vous êtes le Zola moderne, une injustice particulière frappe un membre d’une communauté minoritaire — forcément minoritaire —, vous prenez votre plume pour écrire dans Libé ou le Monde… » (1)

Dommage : du grand retour de la fiction à l’école pourrait dépendre le sort des classes « littéraires », qui font de moins en moins de littérature.

Parenthèse : la réforme des lycées qui s’annonce, en admettant que Darcos et ses stratèges aient le temps de la mener à bien, sera surtout structurelle (tronc commun ou non, repenser ou non les options, les horaires, etc.). Puis juste après, me dit Mark Sherringham qui est conseiller aux programmes, on repensera les contenus. C’est une démarche qui a sa logique, même si je pense que l’on pourrait mener les deux en même temps. En tout cas, il faudra trouver une nouvelle motivation pour les Littéraires, qui représentent aujourd’hui à peine 12% des lycéens (2), et sont bien près de l’extinction — au moment même où un brillant avenir s’ouvre à eux.

Parce que le monde moderne (non seulement la pub, mais les entreprises, le journalisme et, de plus en plus, le monde politique) consomme de façon effrénée les histoires — et les faiseurs d’histoires. Combien de « réclames » racontent une histoire — ou une image d’histoire ? Combien de chefs d’entreprise égaient leurs conseils d’administration d’anecdotes bien venues ? Combien d’hommes politiques vous racontent, les yeux dans les yeux, ce que leur a dit le mineur licencié ici, la sage-femme rencontrée là ? Il y a de l’avenir pour tous ceux qui savent raconter — l’excellente campagne de Nicolas Sarkozy a tenu, en grande partie, à la capacité de raconteur d’Henri Guaino. On ne peut plus ouvrir un ouvrage de sociologie ou d’économie sans trouver, au moins une fois par page, l’évocation d’un cas particulier, avec nom propre, brève biographie, caractéristiques — invention pure, très souvent.
Un ouvrage paru en octobre dernier fait assez bien le point sur cette importance nouvelle des raconteurs d’histoire (3). Et il a un réel succès auprès des chefs d'entreprise et autres décideurs d'opinion.

Ce pourrait être l’un des axes nouveaux d’un enseignement des Lettres revigoré. J’ai déjà, ici (4) et dans « Fin de récré », exprimé mes désaccords avec Sauver les Lettres, qui voue aux gémonies toute la littérature « d’invention ». Il me semble dommage d’interdire à des adolescents de se lancer dans l’écriture, au moment même où ils commencent à avoir quelque chose à dire, et les moyens de le dire — dans la mesure au moins où on leur a enseigné ce qu’ont pu dire les autres.
Apprendre à lire et à écrire doit se faire simultanément, que ce soit au début du Primaire ou à la fin du Secondaire : on ne peut pas dissocier la lecture de fictions de l’écriture de fictions. Fabriquez un dialogue (et c’est fichtrement difficile, au début), faites une description qui tienne, racontez un souvenir, et vous comprendrez mieux les performances de Molière, de Flaubert ou de Proust.
Et pour les adultes qui passent ici, essayez donc de décrire votre dernière étreinte — et vous apprécierez tout de suite mieux l’écart monstrueux qu’il peut y avoir entre Dominique Aury et… les autres, à quelques exceptions près.

Inutile d’ailleurs de susciter à toute force un imaginaire enfantin ou adolescent. Les sujets les plus plats fournissent amplement de quoi faire — on aura d’autant plus d’imagination que l’on part du réel le plus prosaïque. « Racontez vos vacances » est un sujet très stimulant, à condition qu’on explique aux enfants que « leurs » vacances n’est pas le sujet, mais que c’est le récit qui importe — un bon récit, et il sera d’autant meilleur qu’il ne flirtera pas de façon trop évidente avec « leur » réalité. Je me souviens avoir donné jadis pour tâche à mes élèves — quand j’étais en collège — de décrire la vie de la boule rouge d’un billard français. Les résultats n’étaient pas inintéressants — je me rappelle en particulier comment une gentille élève de Cinquième, profitant d’un saut de la boule hors de la table à la suite d’un coup de canne malencontreux, avait raconté son évasion, son destin dans la rue, et son accroissement par ingestion des humains rencontrés, dans une progression qui rappelait le Blob (5) — dont je suis sûr qu’elle ne l’avait pas vu.

La rhétorique — tout est là. Le problème n’est pas le « exprimez-vous » des pédagogies réactionnaires — i.e. pédagogistes —, mais « captivez votre auditoire ». La sincérité est le cadet des soucis d’un vrai pédagogue. Si non è vero, è ben trovato.
J’ai enseigné à Paris-III — il y a longtemps — l’art de la nouvelle — en lire, en analyser, et en écrire. Les étudiants de Première année se régalaient à rédiger des histoires aussi bien troussées que possible, à se prendre — sans prétention aucune — pour des écrivains. Et c’est certainement l’un des meilleurs moyens pour amener les « apprenants » à comprendre les problèmes que se pose un écrivain — pas forcément exprimer le fond de sa pensée, mais trouver un mot de trois syllabes qui, rythmiquement, se pose au bon endroit dans la phrase — parce qu’un mot de deux syllabes ne convient pas, à l’oreille.
C’est ainsi que les enfants apprendront que ce qui compte dans un texte, ce n’est pas le « message » — il y a La Poste pour ça —, mais le tour de main — l’adéquation du Savoir et du Savoir-faire.


Jean-Paul Brighelli





(1) Parodié-je ? Il y a quelques années — Mitterrand était encore là —, un mien ami (1) avec qui je déambulais dans Paris me dit : « Attends, il faut que j’achète le journal… » Il s’approche du Relais Hachette, demande Libé et le Monde. Le vendeur, tongue in cheek, comme disent les Anglais, le regarde et lance : « La petite Pravda et la grande Pravda ? »
(1) Je vais me donner le ridicule de mettre une note dans ma note. L’ami en question s’appelle Marc-Vincent Howlett, il a tout récemment commis aux Editions de l’Olivier un livre, "Triomphe de la vulgarité", dont je dois absolument recommander la lecture à tous ceux que le bling-bling exaspère — particulièrement le bling-bling mental, qui fait du n’importe quoi avec du trois fois rien, et où le zéro ne multiplie que parce qu'il est chef politique ou philosophe mondain. Indispensable.

(2) Voir mes Notes précédentes, http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/02/02/sauver-les-lettres.html, et http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/08/06/litterature1.html.

(3) Storytelling, La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits de Christian Salmon - éd. La Découverte - 236p., 18€. On peut consulter une intéressante interview de l’auteur sur http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/storytelling-ces-histoires-que-construit-le-pouvoir
Par ailleurs, le Monde diplomatique a fait paraître un bon article sur le sujet l’année précédente (http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/SALMON/14124
)

(4) http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/11/21/ecriture-et-invention.html

(5) "The Blob" est un film de terreur ultra-Z fauché (mais avec le tout jeune Steve Mc Queen, quand même) de 1958 (les remakes de 1972 et de 1988 ne valent pas tripette) racontant comment une boule rouge venue d’un outre-espace quelconque se nourrit d’Amérique, avalant choses et gens — une métaphore du communisme, probablement, comme le fut, à peu près à la même époque, « l’Invasion des profanateurs de sépultures » (où il n'y a ni profanateurs, ni sépultures). Et pas au second degré : son réalisateur, Irwin Yeaworth, s’est essentiellement fait connaître pour des films éducatifs à objectifs moraux…

Commentaires

Départ de la manifestation à Paris..
Ils sont plusieurs centaines à défiler dans les rues de la capitale pour protester contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de poste dans la Fonction publique.
.
201 selon la police
999 selon Aschiéri

Ecrit par : ...compter | 24 mai 2008

"Apprendre à lire et à écrire doit se faire simultanément"

C'est certain.

Par contre, je ne crois pas que ce soit un problème d'actualité brûlante, car sur ce point il me semble que tout le monde est d'accord. Je n'ai jamais entendu personne dire qu'il ne FAUT PAS faire faire de rédaction aux élèves, ne serait-ce que pour voir comment ils manient la langue.

Sujet intéressant, mais qui fait consensus.

Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2008

Par contre, ce que les élèves aimeraient, c'est être publiés (la plupart des profs aussi, d'ailleurs).
Or, ils savent très bien qu'ils n'ont aucune chance de l'être, quelle que soit la qualité de leur travail. Alors écrire des fictions pour qu'elles restent dans leurs tiroirs, à quoi cela sert-il ?

Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2008

Alors là, ça m'intéresse...

Le problème, c’est qu’on ne sait plus par quel bout la prendre, cette rédac’, après vingt ans d' "expression écrite" rapidement transformée en « production d’écrit » où l'on devait en cours d'année avoir traité tous les types de textes de la petite annonce au récit en passant par la règle du jeu, la BD, la recette, le poème et pourquoi pas, la pub ou la lettre anonyme de dénonciation, dont quinze ans avec en plus les "grilles de relecture pour l’autoévaluation" (J’ai raconté une histoire, ben oui ! J’ai pensé à mettre les majuscules et la ponctuation, ben oui, il y a une majuscule au début et un point à la fin ! J’ai fourni assez de renseignements pour être compris par celui qui va me lire, ben oui, c’est pas d’ma faute s’il ne comprend rien !), "premier, deuxième, troisième, n’ième jets », les points donnés en fonction de critères aussi débiles que « l’élève a produit un texte d’au moins dix lignes », « les mots bretzel, chaussette, appui-tête, comme, sur, zut et dodécaphonie sont présents dans le texte », « l’élève commence à appliquer les principales règles d’accord » (il a mis un s, ça compte ?) !

En ancienne « bonne en rédac » à l’école primaire, j’avoue que je ne sais pas très bien comment faire pour rendre mes élèves bons en rédac.
Certains collègues conseillent de se baser sur les progressions des anciens manuels (le Dumas des années 30 a bonne réputation). Oui mais. Il faut tout refaire, en gardant la trame de progression sans doute, mais les thèmes ? Et la façon de les traiter ?
Par exemple, voici les trois premiers du livre de cours élémentaire :
1° semaine : L’école. Là, ça va.
2° semaine : Les vendanges. Question couleur locale, je suis bien placée. Mais enfin, je fais quand même partie des exceptions. Et puis, même avec le réchauffement climatique, deuxième semaine de septembre, c’est un peu tôt pour les vendanges, par chez nous.
3° semaine : La chasse ! J’ai la moitié des parents sur le dos si je fais ça ! Et si je fais le contraire, c’est l’autre moitié qui me tombe sur le râble !
Donc, il faut que je change au moins un thème sur deux.

Ensuite, les exercices. Je n’arrive pas à considérer comme de la rédaction un texte à trous de ce style (ça doit être mes années Freinet, je trouve ça débile) :
André visite la maison de Charles.
1. André (je peux changer le prénom, hein, ça c’est pas dur), viens visiter ma .... . Voici la ..., c’est là que je ... .
2. Et puis voici la ... avec son buffet, sa ..., ses ... .
3. Enfin, ici, c’est ma ... et celle de ...
4. Par la fenêtre, on voit ... J’aime ma maison parce que...

Pourtant, en début de CE1, on ne peut pas non plus les plonger d’emblée dans l’écriture autonome à partir d’un sujet tel que «Raconte tes vacances ». Les bons s’en sortent, mais on corrige trois milliards de fautes d’orthographe au cours de l’année scolaire, les plus faibles gadouillent lamentablement, et on culpabilise en se disant que l’on doit mal s’y prendre, le marais oscille entre le groupe des bons et le groupe des faibles, et ça énerve.

Franchement, j’ai envie de m’y remettre, malgré les vingt-quatre heures et mes exigences mathématiques et orthographiques.
Vous feriez comment, vous ?
Vous adapteriez le Dumas à la vie actuelle et garderiez la progression (textes à trous en début d’année, puis série de questions auxquelles l’élève doit répondre par une phrase, puis enfin plan avec indications données entre parenthèses) ou vous ressortiriez Célestin du placard et les laisseriez écrire chaque semaine un petit texte que vous corrigeriez et dont certains auraient les honneurs du tableau pour un travail collectif de peaufinage ?
C’est réellement une question. Et j’apprécierais énormément d’avoir quelques réponses, même si c’est une question de PE à fifiches qui ne tient pas compte de la conjoncture actuelle et des attaques répétées contre la démocratie.
Alors là, ça m'intéresse...
Après vingt ans d' "expression écrite" où l'on devait en cours d'année avoir traité tous les types de texte de la petite annonce au récit, dont quinze de "grilles de relecture", "premier jet"

Ecrit par : catmano | 24 mai 2008

Jérémy, relisez-moi : on est à l'école pour apprendre — t on n'est publié qu'à partir du moment où l'on est parvenu à une certaine qualité. Combien de dizaines de manuscrits dans mes tiroirs, que pour rien au monde je ne publierais, parce que ce ne sont que des exercices…
Et si un élève est Rimbaud ou Radiguet, croyez-moi, on le publiera. Si un prof est Mallarmé, aussi. Mais s'il n'est que JPB, il attendra d'avoir un peu peaufiné sa technique, et il se construira humblement, avant d'encombrer la case "courrier" des maisons d'édition…
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

Tiens, j'ai gadouillé avec la machine. Vous aurez compris que les cinq dernières lignes auraient dû être effacées. Toutes mes excuses.

Ecrit par : catmano | 24 mai 2008

"En ancienne « bonne en rédac » à l’école primaire, j’avoue que je ne sais pas très bien comment faire pour rendre mes élèves bons en rédac."

Oui, c'est le problème auquel la pédagogie devait s'attaquer, avant de dévier en pédagogisme forcené, qui n'a aporté aucune solution.

Personnellement, je pencherais plutôt pour la solution 1 : "adapter le Dumas à la vie actuelle et garder la progression (textes à trous en début d’année, puis série de questions auxquelles l’élève doit répondre par une phrase, puis enfin plan avec indications données entre parenthèses". C'est un peu ce que je fais en Aide avec mes lycéens, et c'est aussi ce qui se fait en langues vivantes. Ca permet de faire progresser presque tout le monde au même rythme.

Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2008

Chevreuil, j'attends vos développements avec impatience (j'imagine même que vous pourriez être d'accord avec moi).
Ecrit par : Jérémy

Jérémy , ma remarque n’était pas faite pour entrer en contradiction avec la vôtre, lisez-la plutôt comme une aversion personnelle contre toute forme de communautarisme, et j’appuie sur le –isme.(Avec les touches du clavier, c’est pas facile !)
J’ai un peu fréquenté quelques militants « communautaires » des années 80 pour percevoir parfois dans leur discours de revendication identitaire une recherche narcissique de supériorité morale : il y a nous et les autres. Disant cela, je n’affirme pas que c’est le cas de tous ces militants, bien sûr, je me réfère à quelques expériences personnelles. Quant à envisager « qu'il existe un communautarisme masculin, hétéro et blanc », de cet ordre là, je ne le nie pas. Je le nommerais plutôt « sentiment médiocre d’appartenir à la normalité, rance satisfaction de faire partie des gens comme il faut. »

"adapter le Dumas à la vie actuelle et garder la progression (textes à trous en début d’année, puis série de questions auxquelles l’élève doit répondre par une phrase, puis enfin plan avec indications données entre parenthèses.

Oui, absolument. Qui écrira un « Dumas 2008 » ? Ca ne vous tente pas , Jean Paul Brighelli ?
Une progression dans le guidage des élèves et la difficulté, tout en enrichissant leur écriture par du vocabulaire et des expressions tirées des romans et des textes lus en classe (Racontez une sortie près la rivière après avoir étudié le texte de Bosco, relevé les images désignant la nature, les verbes qui décrivent le paysage …)
Expérience faite, même les plus faibles produisent un écrit correct, contrairement aux textes à « consignes ouvertes » qui produisent des kilomètres de charabia dysorthographique et non ponctué.

Ecrit par : chevreuil | 24 mai 2008

Catmano, je ne me sens vraiment aucune compétence pour parler de l'enseignement primaire, mais je suis plutôt de l'avis de Jérémy. Si on lance tout de suite les enfants dans la rédaction proprement dite, est-ce que ça ne risque pas, en tout cas pour certains, de donner n'importe quoi?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 mai 2008

Parenthèse : la réforme des lycées qui s’annonce, en admettant que Darcos et ses stratèges aient le temps de la mener à bien, sera surtout structurelle (tronc commun ou non, repenser ou non les options, les horaires, etc.). Puis juste après, me dit Mark Sherringham qui est conseiller aux programmes, on repensera les contenus. C’est une démarche qui a sa logique, même si je pense que l’on pourrait mener les deux en même temps. En tout cas, il faudra trouver une nouvelle motivation pour les Littéraires, qui représentent aujourd’hui à peine 12% des lycéens (2), et sont bien près de l’extinction — au moment même où un brillant avenir s’ouvre à eux.
Écrit JPB dans ce nouveau fil consacré, non à la réforme du lycée, mais à la rédaction considérée comme l'art de raconter des histoires.

Chapeau l'artiste ! pour la démonstration de l'efficacité de la digression narrative : on sait que Schéhérazade différa ainsi son exécution pendant mille et une nuit.
On va donc bavarder aimablement de la "rédaction" et de la renaissance de la filière littéraire (qu'est-ce que c'est que ça ?) pendant que le ministère, toujours embargouillé dans les programmes du primaire, encalminé dans les programmes du collège, lance la "réforme" des structures du lycée en faisant savoir que pour les contenus on verra après.
Parlons donc de sujet urgent, brûlantissime et pour tout dire vital : la rédaction !

Ecrit par : guy morel | 24 mai 2008

J'ai vu pas mal d'instits se mettre à vouloir apprendre la flute à leurs élèves alors qu'ils ne savaient pas en jouer .Au bout de la cinquième séance du manuel ,généralement ils abandonnaient piteusement.
Il me semble que pour la rédaction, c'est pareil.L'instituteur doit d'abord savoir rédiger soi-même convenablement,je veux dire savoir faire un texte,une histoire, intéressant à lire.
Dans mon cm2,je proposais un sujet.Nous écrivions,sans avoir peur de rayer et rayer encore.Au bout d'une heure,ils me rendaient leurs feuilles toutes noires .Et là commençait mon travail.Je passais des heures à annoter,là tu mets un dialogue,là tu décris en deux ou trois phrases,là tu fais un flash back,là tu passes au présent,là tu cherches des synonymes,etc etc....
Pourquoi ?
Fais le ,on discutera du résultat plus tard.
Et je rendais les feuilles et ils faisaient les améliorations.
Parfois même,j'écrivais moi-même un petit passage dans leur texte en me mettant dans leur peau si possible.
Ils me rendaient,je recorrigeais.
Enfin,ils recopiaient au propre avec un soin fou,obligatoire.Je ne passais pas une faute d'orthographe ni de conjugaison.Vous êtes sadique ,Monsieur !
Et de rédaction en rédaction,je voyais se fabriquer de bons textes de CM2.
Je faisais de la rédaction à la place de la géographie que ne maitrisais pas du tout.J'avais des centaines d'histoires à la fin de l'année.
Deux problèmes en général:
1_ 3 ou 4 élèves sur 30 ne progressaient pas vraiment.
2_ Je ne me vantais pas de mon boulot car personne ne faisait ça dans l'école,tout le monde suivait les injonctions pédagogistes,et aux inspections ça ne se passait pas très bien avec les inspecteurs,qui se fichaient totalement des textes consultables dans les classeurs au fond de la classe.
...
Avec ces "histoires" , je faisais 50 heures par semaine.
On était loin des recettes de cuisine ou de la structure des contes.

Ecrit par : bernard | 24 mai 2008

J’ai beaucoup galéré avec les textes injonctifs, les règles de jeu etc.… ainsi qu’avec les grilles de relecture, les 50 jets qui n’en finissent plus…

Tout ça c’est fini. J’ai découvert le Dumas !

Désormais nous écrivons :

- des exercices de rédaction de phrases (tournures, techniques d’inversion du sujet, de mise en valeur…)

- des résumés de textes (avec plan)

- des poésies libres (nous en lisons beaucoup, ils imitent sans vergogne et c’est très bien).

- des textes courts sur un thème donné, avec beaucoup d’aide (vocabulaire, plan)

Suivant le niveau de l’élève, je corrige directement ou pas les fautes d’orthographe. Les fautes que je ne corrige pas directement sont celles que j’estime pouvoir être corrigées par l’élève seul. Elles sont signalées de façon plus ou moins détaillée, toujours suivant le niveau de l’élève: cela va de « accorde le verbe avec son sujet » en toutes lettres jusqu’au simple surlignage.

Les problèmes de ponctuation, de concordance des temps et de syntaxe sont traités de la même façon.

L’élève recopie. S’il reste des fautes – en général, très peu- je corrige. Et c’est terminé, nous passons à autre chose.

Je reste par contre totalement perdue en ce qui concerne la note : évaluer par une note chiffrée ou non ? Selon quels critères ?

Ecrit par : collombon | 24 mai 2008

Guy Morel "Chapeau l'artiste ! pour la démonstration de l'efficacité de la digression narrative..." C'est tout à fait ce que je pensais (d'autant que des "rédacs" j'en connais des tas qui en font au primaire comme au collège ; une amie fait même écrire des nouvelles, des romans et des poèmes, d'une fort bonne tenue et - vade retro satanas - avec l'aide des TICE - mais dont tout le monde se contrefout ... ( Si cela intéresse quelqu'un, le lien :
http://www.potomitan.info/divers/trinite.html )

Ecrire, n'est pas le but suprême ?
Cette même enseignante m'avait envoyé ce poème écrit par un élève de La Courneuve ...

"La solitude comme des bleus

La solitude comme des bleus
Vivre à deux quand on est seul
Ça fait mal au bout des yeux
Ça fait de la couleur sur la figure

La solitude comme des bleus
Vivre à deux quand on est seul
Ça fait mal au bout du cœur
Quand l'amour fait la figure
Et crache sur le bonheur

Vivre à deux quand on est seul
Ça fait mal au bout des nuits
Quand vos rêves dégueulent
Tout au fond de votre lit

Vivre à deux quand on est seul
Ça fait mal au bout des yeux
Ça fait mal au bout des nuits
La solitude comme des bleus"

Alors ...
Passons ... Revenons aux réalités ...

Aussi je redonne ce message que j'ai mis sur "Redoublements" et qui risque de sombrer dans les oubliettes ...
.............................................................................

Brighelli : "Il circule sur le Net une pétition lancée par l'UFAL contre les suppressions de postes (et contre un certain nombre de choses diverses). On peut la lire sur
http://ufal.info/petitions/?petition=4
Si je ne la signe pas moi-même, c'est que plusieurs décisions récentes du ministère l'ont partiellement (très partiellement) rendue obsolète."

Quelles décisions ?

En supprimer encore davantage dans les années qui viennent ? (N'allez pas dire que ce n'est pas prévu !)

Mais quelles sont donc ces "décisions récentes" ? Je n'ai entendu parler que de service minimum et de déclaration des grévistes quarante-huit heures à l'avance (et de quelques autres babioles comme la fin de la mixité à l'école, la multiplication des écoles privées dans les banlieues, d'un lycée qui promet, en autres, plus d'autonomie - de TPE ? - et de la suppression des redoublements ... on parle même de plus en plus d'un passage à vingt heures pour les profs, décidé, comme les augmentations rituelles, en plein été ... )

C'est idiot de n'en point parler clairement on pourrait si facilement mettre fin aux saccages des supermarchés, aux blocages des dépôts d'essence ou aux barrages de pneus sur les routes ... et à la garde à vue du camarade Ashieri ...

Euh ... Ah bon ... Je me trompe de profession ... Zut ... Mais bon, on peut rêver ...

Tout de même, ces décisions récentes ?

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 24 mai 2008

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 24 mai 2008

N'est-ce pas, avant toute chose, en donnant le goût de la lecture, qu'on permettra aux enfants, (et aux élèves), à la fois d'avoir envie d'écrire et, par référence aux livres qu'ils dévoreront de ce fait, d'avoir des qualités pour le faire de manière convenable?
C'est une simple question. Je ne pense pas que ça suffise, mais cela me semble un préalable indispensable. Et lire beaucoup en étant jeune est également une garantie presque absolue d'acquisition d'une orthographe convenable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

Christophe, nous sommes tous d'accord : "Apprendre à lire et à écrire doit se faire simultanément".

Je me dis que le maître des lieux a voulu lancer un sujet consensuel en ces temps agités, car sur l'utilité de la rédaction, il n'y a vraiment pas de polémique.

Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2008

Je me fais toute petite. Merci.

Ecrit par : catmano | 24 mai 2008

"Je me fais toute petite. Merci."

Ecrit par : catmano | 24 mai 2008

Pourquoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

"Je me dis que le maître des lieux a voulu lancer un sujet consensuel en ces temps agités, car sur l'utilité de la rédaction, il n'y a vraiment pas de polémique."

Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2008

Bonjour à vous, Jérémy!
Non, je ne pense pas, effectivement!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

Ben oui, Catmano, pourquoi se faire toute petite ?

Bonjour Christophe :-)

Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2008

" On ne l'écoutait pas: l'orateur recourut
A ces figures violentes
Qui savent exciter les morts, tonna, dit ce qu'il put.
Le vent emporta tout; personne ne s'émut.
L'animal aux têtes frivoles,
Etant fait à ces traits, ne daignait l'écouter.
(...)
Que fit le harangueur? Il prit un autre tour.
" Cérès, commença-t-il, faisait voyage un jour
Avec l'anguille et l'hirondelle.
(...)
Nous sommes tous d'Athènes en ce point, et moi-même,
Au moment que je fais cette moralité,
Si Peau d'Ane m'était conté,
J'y prendrais un plaisir extrême.
Le monde est vieux, dit-on, je le crois; cependant
Il le faut amuser encor comme un enfant."

" Pouvoir des fables; raconter une histoire, c'est offrir à celui qui m'écoute la satisfaction imaginaire d'un désir, le bénéfice d'un plaisir. Quel est ce désir?Celui de savoir, désir théorique, désir de vérité. Mais ce savoir, cette théorie n'est jamais dite dans l'accomplissement narratif, puisqu'il est imaginaire, puisque ce que le récit donne à lire, à entendre, à voir n'est que le monde possible, fictif, de l'accomplissement du contrat initial ( je raconte, tu m'écoutes). D'où le désir dans ce désir que le monde possible soit le monde réel; "
Le regretté Louis Marin.

Ecrit par : Sanseverina | 24 mai 2008

ANNULATION: le "Che" de Soderbergh, Prix de l'Education nationale 2008



CANNES, 24 mai 2008 (AFP) - 24/05/2008 13h52 - Merci annuler notre dépêche Cinéma-Festival-Cannes, intitulée: Le "Che" de Soderbergh, Prix de l'Education nationale 2008.

Le communiqué reçu par l'AFP à l'entête du ministère de l'Education nationale est un faux émanant d'une personne ayant usurpé l'identité d'un fonctionnaire de l'Education nationale. Le jury délibère dans l'après-midi a indiqué à l'AFP le ministère.

http://www.tv5.org/TV5Site/cinema/afp_article.php?rub=cinema&idArticle=080524135045.fq2m54uh.xml



Vous étiez où Victor , cet aprèm ???

Ecrit par : Amélie | 24 mai 2008

Marianne 24.04.08
Courrier des lecteurs

Rendez-nous de syndicats d'enseignants !

Le combat des syndicats : être pédagogiquement corrects.
Qu'ils se recentrent donc sur des revendications légitimes.

Je suis comme beaucoup d'enseignants de l'école primaire, effaré par la mauvaise foi et par l'ignorance de la réalité qui caractérisent le discours des syndicats d'enseignement quand ils se mettent à parler de pédagogie, et je ne me sens pas du tout, sur ce point précis, représenté par eux.
Le discours des 'chercheurs militants' (sic) que relaient sans aucune distance critique la plupart des syndicats d'enseignants est lui-même ahurissant !

Ces derniers osent effectivement aujourd'hui se présenter comme des 'résistants' alors que ce sont eux qui, depuis plus de vingt ans, sont les conseillers du prince et les instigateurs des réformes et des directives ministérielles qui ont abouti à la situation actuelle !

Ce sont également eux qui se sont arrogé, par cooptation et adhésion obligatoire au conformisme du pédagogiquement correct, le monopole de la formation et du formatage des hiérarchies de l'Education nationale. Ces hiérarchies qui, au nom de leur autorité 'scientifique', matraquent depuis des années les enseignants de terrain de leurs certitudes idéologiques et de leur mépris condescendant !

Nous aurions pourtant besoin des syndicats d'enseignants pour continuer à mener de véritables combats : moyens renforcés pour l'aide des enfants en difficulté, défense de la laïcité, réduction du corps pléthorique et souvent parasitaire des inspecteurs, revalorisation des salaires, statut des directeurs d'école...

Que les syndicats se reprennent donc, u[qu'il renoncent à cette insupportable langue de bois qui n'a pour seul objectif que de sauver un monopole usé de l'autoritarisme pédagogiste, et qu'ils se reconcentrent sur des revendications légitimes, sous peine de voir perdurer la réelle et catastrophique baisse du taux de syndicalisation dans le monde enseignant.

Eric Selmer

Ecrit par : Guillaume | 24 mai 2008

Bien dit Guillaume. Au fond, Mao avait raison. Il faudrait périodiquement renvoyer tous ces guignols devant des classes de vrais élèves pendant une année scolaire. Ils raconteraient certainement moins d'âneries et cela les ramènerait à une saine modestie.

Ecrit par : Vignon Paul | 24 mai 2008

"Il n'y a vraiment pas de polémique."

Eh bien, ça dépend. Une de mes amies, professeur des écoles, m' a parlé il y a quelques années d'une de ses collègues qui travaillait exclusivement sur les textes produits par ses élèves. J'ai bien dit"exclusivement"; ça signifie qu'elle ne leur proposait pas de textes écrits par des auteurs grands ou moins grands. Bref, les élèves écrivaient, mais pour ce qui est de lire... J'ignore quels résultats elle obtenait, mais je sais qu'elle était très bien vue par l'inspection.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 mai 2008

Bien dit Eric Selmer surtout (rendons à ...)

Toujours dans le courrier des lecteurs

Lecture : ne méprisons pas la méthode syllabique

Xavier Darcos vient de faire connaître les nouveaux programmes de l'école primaire. Espérons qu'il soit mieux compris que son prédécesseur. On se souvient de Pierre Frackowiack, inspecteur de l'Education nationale en désaccord avec le ministre de l'époque, Gilles de Robien ; il affirmait que nos aïeux, qui avaient tous appris à lire avec la méthode syllabique déchiffraient mais avaient des difficultés de compréhension.
Ce haut responsable asssurait donc que ses grands-parents et leurs contemporains déchiffraient le contenu de leur journal sans comprendre ce qu'ils lisaient. Pour ce qui est de mes grands-pères et grands-mères, je me souviens qu'ils savaient lire, c'est-à-dire qu'ils comprenaient ce qu'ils lisaient ; ils savaient même écrire, ce qui nécessite à coup sûr la compréhension du texte qu'on relit.
Les savants, les grands écrivains, les prix Nobel de cette époque auraient donc eu, eux aussi, des difficultés de compréhension, d'après ce défenseur des méthodes actuelles. Qui l'eût cru ? On aurait aimé qu'il en fît la démonstration.

Alain Bentolila, professeur de faculté en linguistique, écrivait cet été, dans Le Monde : 'Certains de mes élèves de licence sont de médiocres lecteurs et de piètres scripteurs.'
Pourtant, ces futurs spécialistes de langue française, à bac +3, ont appris à lire avec des méthodes qui n'ont rien de syllabique, mais tout pour satisfaire M. Frackowiack. J'entends d'ici Pierre Desproges : 'Etonnant, non ?

Claude Bourse
Montpellier

Ecrit par : Guillaume | 24 mai 2008

C. Sibille écrit :

N'est-ce pas, avant toute chose, en donnant le goût de la lecture, qu'on permettra aux enfants, (et aux élèves), à la fois d'avoir envie d'écrire et, par référence aux livres qu'ils dévoreront de ce fait, d'avoir des qualités pour le faire de manière convenable?
C'est une simple question. Je ne pense pas que ça suffise, mais cela me semble un préalable indispensable. Et lire beaucoup en étant jeune est également une garantie presque absolue d'acquisition d'une orthographe convenable.




Je reconnais bien là le professeur d'IUFM.
Le projet "donner le goût de la lecture" présenté comme préalable indispensable est bien dans la ligne pédagogiste qui nous a si bien "pourri" notre travail d'enseignants.

Cela me rappelle ce prof de lettres d'IUFM qui a osé me déclarer, alors que j'étais un jeune maître exprimant des doutes sur l'efficacité des méthodes de lecture naturelle analytique : " Le but de l'école primaire n'est pas d'apprendre à lire mais de donner le goût de lire ".

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Donner le goût et faire sens, très important faire sens.

Ecrit par : Guillaume | 24 mai 2008

C'est bien ça, Guillaume.
Pour ces planqués éloignés des réalités des classes, il est plus important de donner du sens aux apprentissages que d'apprendre.

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Je suis un peu déçu que personne ne réagisse sur les possibilités du "storytelling" — à part Sanseverina avec La Fontaine, pile dans le sujet. Ni sur les possibilités de l'autobiographie.
Une anecdote. Je corrigeais il y a quelques jours les copies (nullissimes, parfois) de CAPES de Lettres. Ma co-correctrice, enseignante en prépas scientifiques, m'avoue pendant une pause de coordination son effroi devant l'une des œuvres mises au programme par l'IG l'année prochaine dans ces sections. Sous l'appellation "Puissances du Moi", ces jeunes gens sont censés lire Saint Augustin (les Confessions), Musset (Lorenzaccio) et Michel Leiris (l'Age d'homme). Les deux premiers ne sont pas commodes, mais ne lui posaient pas de problèmes. Mais Leiris ! "Comment parler de "ça" — au plus pur sens freudien — à des élèves de cet âge !"
Sans vouloir anticiper sur ce que je raconterai à mes élèves l'année prochaine, il faut savoir que Leiris s'est posé très sérieusement la question de "comment se raconter" — et en particulier comment rendre compte de ses obsessions (dans son cas, une angoisse-désir de castration, via le mythe et les représentations de Judith et Holopherne). J'ai fait un rapide topo (bibliographique, essentiellement) à mes élèves de Maths-Sup cette semaine, en leur conseillant, comme devoirs de vacances, d'essayer d'écrire trente pages sincères sur eux-mêmes — de dire la vérité pendant trente pages — bref, de se mettre en danger en écrivant. En expliquant que par définition, ils fabriqueraient un texte proprement illisible — en particulier par leurs proches.
Imaginons qu'ils aient fait quelques rédacs bien senties, tout au long de leur scolarité. Ils auraient au moins l'option "tricherie" — de l'illisible calculé, de la confession à pacte simple mais à double détente.
Quant à aborder l'hypothèse sans tricherie mais avec intérêt, ils sont trop jeunes, trop inexpérimentés — mais qui ne l'est pas, ici ? Leiris est vraiment un immense écrivain.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

Catmano, pourriez-vous nous donner las références précises du Dumas dont vous parlez plus haut ?
Pensez-vous qu'il est encore dénichable quelque part ?
Merci

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Le livre unique de français : lecture grammaire, vocabulaire, orthographe, initiation à la composition française, L. Dumas, Hachette (4 volumes : premier livre, cours élémentaire, cours moyen, cours moyen et supérieur).
Les livres que je possède datent de 1929 (quatrième édition).
Je pense qu'on doit pouvoir le trouver en fouinant les brocantes ou sur les sites de vente de livres d'occasion.

Ecrit par : catmano | 24 mai 2008

"Je reconnais bien là le professeur d'IUFM.
Le projet "donner le goût de la lecture" présenté comme préalable indispensable est bien dans la ligne pédagogiste qui nous a si bien "pourri" notre travail d'enseignants.

Cela me rappelle ce prof de lettres d'IUFM qui a osé me déclarer, alors que j'étais un jeune maître exprimant des doutes sur l'efficacité des méthodes de lecture naturelle analytique : " Le but de l'école primaire n'est pas d'apprendre à lire mais de donner le goût de lire "."

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Ben dites-donc, Jeremy, vous vous êtes fourré le doigt dans l'oeil. Il y aura toujours des esprits tournés un peu bizarrement qui voudront vous faire dire quasiment le contraire de ce que vous avez dit. Et entamer une polémique là où il n'y avait pas lieu d'en mettre.
"yre", (un autre pseudo de Guillaume? C'est bizarre, il y en a toujours pour renchérir dans le même style que lui au moment où il poste, en plus "hard"... étonnant, non?)
Mais tant qu'être en position d'enseigner en IUFM me mettra, aux yeux de certains, dans la peau d'un "pourri de pédagogiste"...

Je reprends donc pour cet "yre", qui semble avoir appris à lire avec des méthodes effectivement douteuses, ce en quoi je compatis. Je ne vois pas en quoi donner le goût d'une discipline qu'on enseigne dispense de l'enseigner. Les deux choses peuvent même être absolument concomittantes, vous savez? Je crois même que cela porte pour nom: "la pédagogie", au sens noble du terme, et, à ce titre, défendue dans leurs pratiques par la plupart des professeurs (et instituteurs) ici présents! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

je viens d'en voir sur ebay en tapant le livre unique de français par dumas dans google.

Ecrit par : bernard | 24 mai 2008

La machine devient folle : comment concilier les délires démagogiques de nos inspecteurs et les volontés de notre ministre de revenir aux fondamentaux ? Je risque en cas d'inspection les foudres de ma hiérarchie car j'ose utiliser le BLED, ce livre honni par les pédagogues et les iufmistes. Quant à revenir à la réactionnaire rédaction, c'est déjà fait me concernant mais que les productions de mes élèves sont pauvres ou alors pire formatées...

Ecrit par : beettle | 24 mai 2008

Bonsoir,
Je réitère ma question (breton, je suis ...)
"Si je ne la signe pas moi-même, c'est que plusieurs décisions récentes du ministère l'ont partiellement (très partiellement) rendue obsolète." dites-vous JPB.

QUELLES DECISIONS ?

Par ailleurs, bien évidemment c'est par la lecture que l'on va vers l'écriture (et je ne crois que mollement au "départ" avec des textes d'élèves même si Freinet - le texte libre - en a fait un brillant usage, tout le monde n'est pas Freinet ...). Et la collègue et amie dont je vous parlais plus haut avait ainsi introduit un des recueils de nouvelles réalisé avec les élèves(policières) :

"Les assassins, meurtriers, kidnappeurs, voleurs et autres malfrats ainsi que leurs pauvres et innocentes victimes décrites par les auteurs sont imaginaires. Si des noms de personnes ou d'organismes réels venaient interférer avec la fiction, il ne pourrait s'agir que d'une pure et simple coïncidence ou, à la rigueur, d'un malicieux clin d'oeil d'un malencontreux hasard...
Par contre, si, çà et là, quelques imitations d'oeuvres d'auteurs étaient débusquées, elles ne seraient nullement fortuites : c'est bien la fréquentation des grands qui nous grandit..."

C'est bien la fréquentation des grands qui nous grandit ...

Quelques exemples de nouvelles policières écrites par des élèves de cinquième (douze-treize ans donc ! ) et ce n'était pas au siècle dernier ni avec des élèves particulièrement brillants :

http://www-peda.ac-martinique.fr/anglais/2_mysteries.shtml

Ah, oui, vous avez remarquez que la présentation de son travail (dans mon premier message) figure sur un site ... créole ... Intéressant, non ? En cherchant un peu vous trouverez sur ce beau site une pétition pour le maintien et le développement du CAPES de créole bien mis à mal ces dernières années ... Ce créole qui s'il est pris dans son sens "tout-monde" peut être une ouverture, un lien entre tous mais pris dans son sens étroit, colonialiste, peut devenir un mur dressé entre les communautés. Là c'était mon mot sur les langues régionales. Détournez-vous aussi, si vous avez le temps, vers l'hommage rendu à Césaire ...

Je sais aussi qu'une autre année elle a fait écrire (et avec la même méthode d'aller-retour des textes par informatique) des élèves de troisième sur l'autobiographie. Autre chose que la banale rédaction sur les éternels souvenirs de vacances !
A tel point que ses élèves ont refusé que leurs écrits - trop intimes sans doute - soient publiés ... J'en ai lu quelques-uns, vraiment très bien ...

D'autres professeurs font écrire leurs élèves. On pourrait peut-être partir de ces expériences pour aller de l'avant (au lieu d'imposer - on impose beaucoup alors que, dans l'ombre, des enseignants font du bon boulot et ont des tas d'idées - la rituelle rédaction au collège toutes les trois semaines, je crois )?

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 24 mai 2008

Apprenez donc à vous relire, C. Sibille au risque même de vous contredire.
Vous parlez bien de donner le goût de la lecture "avant toute chose", qualifiant cet objectif de "préalable indispensable" dans un premier message.
Puis vous tentez avec mépris de nous donner une leçon dans un message suivant, parlant de la concomitance du "don du goût d'une discipline qu'on enseigne" avec son enseignement.
Voilà bien vos circonvolutions si fréquentes ici une fois encore illustrées.

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Merci à catmano et à bernard pour leurs informations !

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Putain, la redac, jamais plus.
Kescon nous a fait chier avec ça.
Et kesta pensé de ça et kesta ressenti ici ou là.
Et montre nous que tu connnais des beaux mots, et que tu peux être aussi con que ceusses konvoialatélé.
Merde et merde et merdre.
Faichiélarédac.

zon au moins une forme de sincérité tous ces mange merde de pédago; y fon pas comsi.

Mais que toutes ces bonnes consciences veuillent nous enfiler once again, avec jusse un peu plus de vaseline, je ne leur dis pas merci.

Ménoi

Ecrit par : ménoi | 24 mai 2008

"Apprenez donc à vous relire, C. Sibille au risque même de vous contredire.
Vous parlez bien de donner le goût de la lecture "avant toute chose", qualifiant cet objectif de "préalable indispensable" dans un premier message.
Puis vous tentez avec mépris de nous donner une leçon dans un message suivant, parlant de la concomitance du "don du goût d'une discipline qu'on enseigne" avec son enseignement.
Voilà bien vos circonvolutions si fréquentes ici une fois encore illustrées."

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Mon cher Guillaume, je me demande souvent, en préparant un cours, (avant de le faire, donc), comment il va pouvoir être intéressant pour les personnes devant qui je vais le donner. Pas vous? (Je ne vois d'ailleurs pas le rapport entre ce que j'ai écrit et "des circonvolutions").
Et, avant de parler de mépris, encore une fois, relisez-vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

Pour mesurer l'étendue de l'indigence rédactionnelle au sommet de la pyramide, ce dossier de l'ENS: "Quelles missions pour l'école?"
http://www.eleves.ens.fr/pollens/seminaire/seances/education/
#text9
Des "pieds d'estale" à la Bérurier aux fautes, impardonnables à ce niveau, de grammaire et d'orthographe, il faut désespérer du chantier herculéen auquel s'attaque Darcos et auprès duquel les écuries d'Augias font figure de jardin manicuré: il impose d'instruire les élèves... et les enseignants

Une expérience personelle quant à l'ampleur du chantier et l'ignorance et absence d'objectivité de certains profs.
Ma fille qui suit cette année des cours de philo par le CNED vient de recevoir sa note: 9/20 (alorsqu'elle a eu la moyenne aux autres devoirs) pour une explication d'un texte extrait des Rêveries, sur les rapports entre fiction et réalité ( vérité).
Pas de quoi paniquer, certes, mais c'est le motif qui accompagne la note qui est inquiétant: le correcteur ne partage pas son interprétation de sur l'approche de Rousseau dans l'extrait en question. Il n'a pas admis la thèse principale du commentaire: on peut faire dire à Rousseau tout et son contraire et il l'afait de propos délibéré. Elle a cité à l'appui de son argument non seulement Emile Faguet mais aussi un passage de Burke, qui raconte comment Hume ( qui avait hébergé J-Jacques exilé en Angleterre) lui a un jour expliqué ( " I hold it from Rousseau himself" donc from the horse's mouth) qu'il avait fait le tour de toutes les ficelles littéraires déjà exploitées en son temps et s'était rendu compte de l'attirance de ses contemporains pour la fantasmagorie aux allures de réalité. L'Émile notamment en est un bel exemple.

Comme tous ceux qui se croient obligés de parler en superlatif pour donner de l'épaisseur à leur propos,
faut-il que je qualifie ce chantier d' hyper-ultra-méga- pharaonique?

Les bras m'en tombent dit la Venus de Milo.

Ecrit par : Cadichon | 24 mai 2008

Bien dit Guillaume. Au fond, Mao avait raison. Il faudrait périodiquement renvoyer tous ces guignols devant des classes de vrais élèves pendant une année scolaire. Ils raconteraient certainement moins d'âneries et cela les ramènerait à une saine modestie.

Ecrit par : Vignon Paul | 24 mai 2008

Non, Mao les aurait envoyés en camp de redressement dans les rizières, comme il l'a fait avec tous les intellos, c'est peut-être pour cela qu'en Chine y'a pas de pédagogols et qu'ils nous taillent des croupières dans tous nos anciens prés carrés.

Ecrit par : Cadichon | 24 mai 2008

Brighelli :
"J’ai déjà, ici (4) et dans « Fin de récré », exprimé mes désaccords avec Sauver les Lettres, *qui voue aux gémonies toute la littérature « d’invention »*. "

Brrr ... "toute la littérature "d'invention" " ! "aux gémonies" !Pas moins ! Voilà bien une de ces sentences, définitive, qui pue le ressentiment à dix lieues à la ronde ! Il y a sans doute des tas de choses à dire à propos (et contre) SLL - notamment une certaine forme de lobbying que d'autres aussi connaissent, et une célèbre moustache traîne encore sur une certaine courtoise radio, me semble-t-il ... - Ce n'est pas vraiment la position de SLL, à mon humble avis ... Il s'agissait, quand on lit bien, d'autre chose (voir par exemple, ci-dessous ces réflexions de MB, que je ne porte pourtant pas paticulièrement dans mon coeur ...)

Et l'on ne répond toujours pas à ma question . A la longue cela devient suspect ! Autant dire qu'on ne veut pas signer cette pétition de l'UFAL parce qu'elle attaque quelque part N.S. et maître ... Et qu'en la signant ... Mais quelles sont donc ces fameuses décisions qui rendraient cette pétition - et donc tout frétillement de la profession - contre les suppressions de postes, "obsolète" ?


"L’invention au bac : objectif plaisir ?

La place accordée à l’écrit d’invention représente une innovation majeure des nouveaux programmes de français au lycée. Puisqu’il n’a jamais été question de supprimer la dissertation (pour preuve, le mot apparaît au BO du 31 août 2000), puisque le commentaire est le sujet qui, de l’avis même des inspecteurs, fonctionne le mieux, la question centrale est donc la suivante : faut-il introduire un exercice d’invention au baccalauréat ?

L’exercice d’invention au baccalauréat ne répondrait pas aux objectifs du français au lycée

Puisque ce sont les programmes qui doivent " piloter " les modalités de l’examen, lisons-les. " Dans les écrits d’invention, en seconde, on procède en particulier à des imitations, des transformations et des transpositions de textes lus " (B.O. H.S. n°6 du 31/08/00, programmes de seconde). Le fait que " ces écrits contribuent aussi à une meilleure compréhension des lectures et permettent aux élèves de construire leur réflexion sur les genres et les registres " n’est guère discutable. C’est bien le rôle qu’ils remplissent dans l’enseignement en collège, et ils faisaient déjà l’objet d’une pratique limitée en lycée, en classe de seconde surtout, où ils permettaient à l’occasion et depuis fort longtemps de dépasser certains blocages dans l’apprentissage de telle ou telle notion.

Le programme définit donc ces exercices comme une propédeutique, un moyen de mieux comprendre le texte et de mieux réfléchir sur le texte. Si l’" imagination " apparaît de façon marginale dans la partie " finalités ", le but essentiel est bien la formation d’une " pensée critique autonome " (Programme de première, I, Objectifs). " Le but est que les élèves soient aptes en fin d’année à rédiger un texte composé ", " le français doit à la fois leur apporter des connaissances et s'attacher à former leur réflexion et leur esprit critique " (Le français au lycée : préambule ; I, Finalités). Sauf à vouloir " piloter " une régression, il serait donc pour le moins paradoxal d’introduire dans l’évaluation terminale un exercice qui ne répondrait pas aux objectifs du lycée, dont " les démarches sont plus réflexives " qu’au collège. A lire les documents d'accompagnement, l’impensable n’est pourtant pas totalement exclu : " A la fin de la séquence, une évaluation sommative se fait par un écrit de commentaire, de préparation à la dissertation, et/ou d’invention. " (fiche 19).

Il introduirait un grave déséquilibre dans la formation, et dans l’examen lui-même

Si on l’introduisait dans l’épreuve de certification, l’écrit d’invention ne serait plus un outil pédagogique parmi d’autres, mais ferait nécessairement l’objet d’une pratique systématique. Or son apprentissage est dévoreur de temps. Les documents d'accompagnement en esquissent une typologie : les exercices de transposition en faisant varier le cadre temporel, le mode de narration, le genre, le registre, etc. ; de transformation en amplifiant, réduisant, etc. ; de reprise d'un élément d'un texte étudié (quiproquo, morale d'une fable, etc.) ; de reprise d'un genre et/ou registre (saynète comique, récit épique, etc.) ; de pastiche. Il va de soi que serait ainsi laminée la préparation aux écrits que l’élève n’a pas pratiqués dans le premier cycle, et qui demandent à être abordés sérieusement dès la seconde pour être un tant soit peu maîtrisables en fin de première. Et si l’on considère l’ensemble du second degré, quel déséquilibre entre la formation de l’esprit critique et le développement de l’imagination ! Imaginons… les conséquences sur l’enseignement des autres matières, sur la suite des études et sur la " formation du citoyen ", autre objectif au programme !

Cela serait encore aggravé par le déséquilibre créé entre les sujets du baccalauréat. Entre un sujet comprenant un exercice réputé sympathique (par son caractère ludique, parce qu’on le pratique depuis des années) et un autre (insuffisamment préparé) qui exige distance critique et construction d’une démonstration organisée, le choix de l’élève moyen qui, lui, travaille pour le bac, ne ferait guère de doute. On observe actuellement une distorsion similaire, qu’il faut corriger, entre le sujet de type I, dont les questions ne posent souvent pas de difficulté majeure à un bon élève de collège, et les autres sujets, commentaire et dissertation. Entre l’effort et le réconfort, le choix est vite fait, et au nom de ce confort que l’on appelle un peu vite plaisir, on repousserait à plus tard, c’est-à-dire jamais pour la plupart, la capacité " à rédiger un texte composé " et la formation d’une pensée autonome, organisée et critique.

Le plaisir au programme ?

Pour comprendre l’introduction de l’invention dans le programme, il faut se référer non pas à ses objectifs explicites, mais à une finalité qui transparaissait plus dans le BO du 12/08/99, et qu’Alain Viala formule dans un entretien accordé à L’École des Lettres en août 1999 : " à cette condition les élèves prendront sans doute plaisir à faire du français ". Curieuse conception de l’école et du rôle de l’adulte : si votre enfant n’aime pas se brosser les dents... Curieuse perception aussi de l’adolescent qui ne prend pas de plaisir dans l’acquisition d’une " pensée critique autonome " ! Il en prendrait sans doute à ressasser le même type d’exercice de la sixième à la première, sous prétexte de développer ses facultés d’imagination (dont il fera, bien sûr, le meilleur usage dans son cursus universitaire). Dans la pratique, nous observons au contraire que la part plus critique des exercices de réflexion motive de façon parfois surprenante des élèves lassés des sujets d’imagination, et ce dès la classe de troisième, lors des travaux d’initiation à l’argumentation. L’adolescence est peut-être aussi l’âge où l’on prend plaisir à ne pas se cantonner dans une attitude d’imitation et de respect.

L’évaluation d’un tel exercice soulève enfin des problèmes que ne manquent pas de pointer les documents d’accompagnement : " les écrits d’invention n’ont pas à faire systématiquement l’objet d’une évaluation notée ; il est bon de conserver, en seconde, une part de liberté dans ces exercices de découverte ". C’est que la part de liberté, de subjectivité, doit être limitée pour rendre l’évaluation possible. Celle-ci portera donc sur le respect " des consignes et des contraintes qu’imposait le protocole de départ ". A force de multiplier les consignes pour pouvoir noter (et faire un corrigé), on perd une bonne part de l’intérêt d’un travail d’imagination, et à moins de ne pas exiger plus qu’au brevet des collèges, on se prépare à le juger au nom d’un académisme aussi absurde qu’ennuyeux : le plaisir au programme tue le plaisir."

Michel Buttet, TZR Lettres modernes, 77 Sauver les lettres : http://www.sauv.net/

Depuis le "sujet d'invention", un terme, en passant, qui sent bon son pédago de service, fait les dégâts que l'on sait dans les copies de bac ...

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 24 mai 2008

@Rédaction ou réforme du lycée ?
Il vous l'a dit JPB : on concocte une réforme du lycée !
Et après cela on glose ici sur l'art d'écrire, sur "donner le sens" et autres fadaises.
C'est pitié.
Voulez-vous savoir comment on apprend à écrire ? C'est assez simple au départ : en lisant l'énoncé d'un problème d'arithmétique et en rédigeant la réponse canonique.
Plus tard, beaucoup plus tard, quand on en est au cercle d'Euler, et si l'on a bien compris, cela se complique un peu et c'est une question de métier avec tous les hasards de la carrière.
Je n'ai jamais prétendu apprendre à "écrire" à mes élèves et les gens qui "écrivent", avec des prétentions à la "littérature", m'ont toujours profondément emmerdé. Youx la Viviane, au hasard, par exemple.
Bon, on en revient à ce qui compte :
1-où en sont les programmes du primaire ?
2- que valent les programmes du collège ? Et quelle réforme du collège ?

Ecrit par : guy morel | 24 mai 2008

Dans le droit fil du nouveau thème, je signale la parution d'un ouvrage de la très belle, très adorable et très délicieuse... (n'en jetez plus !) Nancy Huston : "L'espèce fabulatrice". Je l'ai entendu en parler l'autre jour sur France-Culture...


"Cet ouvrage se présente comme une infinité de réflexions tantôt intimes, voire autobiographiques, tantôt aphoristiques frappant souvent par leur perspicacité que la forme fragmentaire assure mais peut aussi agacer par son aspect quelquefois répétitif et moralisateur. Pourtant, à s’y (mé)prendre, le lecteur est rapidement conquis par la véhémence et l’évidence avec laquelle Nancy Huston défend sa thèse:

” Le cerveau est une machine fabuleuse… qui nous prédispose à fabuler, pour le meilleur et pour le pire” (page 123)

En effet, l’auteur n’est pas la première à nous rappeler que notre humaine condition (n’) est tissée (que) de fictions qui seules garantissent, par le truchement du langage, la survie de l’espèce. Seule la fable (fabula ou inventio) nous humanise en tentant de donner du Sens à ce qui n’en a pas, autrement dit le réel. Le recours au mythe, à la magie de la nomination, au Verbe créateur est une vaine mais fascinante tentation de nous différencier de l’animal.

Pour lire la totalité de la critique :

http://blogs.mollat.com/litterature/tag/espece-fabulatrice/

Ecrit par : Robin | 24 mai 2008

Mon cher Sibille, en préparant un cours je mesure "avant toute chose", "au préalable", la valeur des savoirs que je me destine à transmettre en vue de l'élévation des ...élèves dont j'ai la charge.
Intéresser les enfants n'est qu'accessoire a priori. Je donne ainsi, grâce aux savoirs intégrés, les meilleures chances de rendre accessible l'éveil de leur goût a posteriori.

Arrêtez de nous montrer encore votre obédience aux injonctions (c'est ainsi qu'elles nous ont si souvent été présentées) des pédagogistes: "Intéressez les apprenants !"

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Guy Morel :
"Bon, on en revient à ce qui compte "

Bien d'accord !

11 500 postes en moins !
Bientôt 20 heures pour les profs !
Toujours aussi peu d'heures de français !
Un calendrier de l'EAF complètement dément (que même le SNALC monte au créneau) !
Une "augmentation" des salaires qui frise le ridicule !
41 annuités pour la retraite !
La longueur démesurée des oreilles (et des dents) de l'âne libéral de service - et pas au sens des Lumières ...

Des chiffres ! Y'a que ça de vai !

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 24 mai 2008

Grâce à la ténacité de Guy Morel et Hervé , qui ne dort pas , le train est remis sur les rails de la lucidité !

Si Brighelli détient de bonnes nouvelles , qu'il les donne , cela nous dispenserait d'aller faire les clowns dans les manifs avec de vieilles banderoles peintes par l' option arts plastiques en voie de disparition !
Hervé , c'est 20 heures de cours ou bien cours + présence dans le lycée ???
EAF : on aura en effet très peu de temps pour corriger les copies tout en interrogeant à l'oral !

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

Amélie,

Ces 20 heures, ce n'est pour l'instant qu'une rumeur. Mais quand on y réfléchit bien, il va bien falloir trouver un moyen pour remplacer *LE* fonctionnaire qui part en retraite et qui ne sera pas remplacé ... Alors, les heures supplémentaires ? Oui, mais pour l'instant, mis à part le dispositif de Robien pour les remplacements (au fait, on a fait un bilan de cette affaire ? parce que dans mon établissement les absences restent non remplacées ) une seule heure supplémentaire peut-être *imposée*. Quand on voit le volant d'heures supplémentaires prévues en "équivalents-temps-plein" dans les académies, il faudra bien trouver des volontaires à l'insu de leur plein gré pour les effectuer. D'autant que depuis Allègre la deuxième heure supplémentaire est nettement sous-payée et que la défiscalisation reste assez peu "attrayante"... Alors, imposer deux heures - de cours - supplémentaires obligatoires semble une solution envisageable ...

Maintenant, le coup de la "présence dans le lycée", prévue dans le rapport Pochard et dans les divagations d'Attali, me semble-t-il, et rêvée par Ségolène Royal lors d'une vidéo mémorable, n'est pas à exclure non plus ... Ce qui a été dit sur la future réforme du lycée dans les fils précédents et non démenti par le maître du lieu, laisse penser que c'est aussi une hypothèse plausible ...

Une copie du système anglo-saxon dont XD disait en 2003 :

"La notion de communauté scolaire prend (en Angleterre) un tout autre sens qu'en France. Les personnes qui travaillent dans les établissements scolaires sont tour à tour enseignant, assistante sociale, orientateur, travailleur social, intermédiaire vis-à-vis des familles ou du quartier... Cette polyvalence crée d'emblée un état d'esprit différent ; j'ai senti des relations plus naturellement respectueuses qu'en France, moins marquées par la hiérarchisation des rapports. De même, évidemment, que la présence continue de tous les adultes, enseignants compris ces derniers passent 32 heures et demie par semaine dans leur établissement. Tout cela est à l'évidence efficace pour améliorer le comportement des élèves. Quand je parle de rouvrir le dossier du métier d'enseignant, je pense à ce genre de questions." (Xavier Darcos, Ministre délégué à l'enseignement scolaire, à Libération, 27/01/2003)

Bref l'avenir - celui des élèves autant que celui des profs - est plutôt sombre et si Guy Morel nous remet sur les rails, il serait souhaitable que ce ne soit pas pour aller vers des voies de garage ... Car, dans le fond, comment appliquer des programmes - certes meilleurs que les précédents, avec des nuances toutefois, parfois de taille dont la pire me paraît être l'absence d'implication, de concertation, de formation et de conviction des premiers concernés : les enseignants eux-mêmes - avec des orientations aussi néfastes : suppressions de postes de plus en plus massives, privatisation programmée, et j'en passe ... Cette "marchandisation" de l'école que dénonce aussi cette pétition de l'UFAL - http://ufal.info/petitions/?petition=4 - que Brighelli ne veut pas signer (parce qu'il a des informations, etc, etc ....)

Sauver les Lettres (dont je ne suis pas et que JPB semble honnir pour d'obscures raisons) avait lancé un texte en 2003, à méditer :

"ACTE I : HIER : ON REND LES ÉLÈVES IGNORANTS

Scène I : 1975 : La loi Haby : on massifie sans démocratiser : quelques exemples :

- On baisse le nombre d'heures de français à tous les niveaux.

- À l'école primaire, on propage des méthodes d'apprentissage de la lecture dites globales ou semi-globales qui font des ravages.

Scène II : 1989 : La loi Jospin : on place " l'élève au centre du système éducatif ".

- En langage clair : on évacue la transmission des savoirs de ce centre pour, de façon très démagogique, y placer l'élève ; puis on le somme de "construire ses propres savoirs" et de devenir " acteur de sa propre formation ".

- Dans toutes les matières, on impose de nouveaux programmes qui visent moins à instruire qu'à éduquer à une citoyenneté de pacotille.

- On prône l'interdisciplinarité, censée remédier à l'échec scolaire. En réalité TPE au lycée et IDD au collège, empiètent sur l'horaire des disciplines fondamentales et contribuent à les disqualifier. Ces dispositifs préparent également le terrain à la polyvalence des professeurs.

- On impose " le projet d'école ", premier jalon de l'autonomie des établissements et facteur de disparités.

- On crée les IUFM qui développent eux aussi L'art d'apprendre à ignorer (X. Darcos. Ed. Plon)


ACTE II : AUJOURD'HUI : ON DÉCENTRALISE

Scène I : on s'attaque à la périphérie :

- On transfère aux collectivité territoriales les personnels ATOSS ; COP, les assistantes sociales…

- On supprime le statut de MI-SE que l'on remplace par les emplois flous et précaires d'aide-éducateur puis d'assistant d'éducation, tout en réduisant le personnel d'encadrement...

Scène II : on se rapproche du centre :

- On envisage de supprimer les TZR et de les remplacer par des vacataires et/ou par d'autres professeurs à l'intérieur de l'établissement

Dans les académies pilotes (Bordeaux, Rennes),

- On " propose " aux TZR de philosophie et d'allemand de se reconvertir dans d'autres matières….

- On expérimente l'autonomie des établissements (C.A. comprenant moins de représentants des personnels, plus de parents et d'élus - Contractualisation des "projets d'établissements" sur 3 ans).

- On transfère aux collectivités territoriales la répartition des horaires par discipline et des crédits, ainsi que la définition des secteurs de collège.

- On globalise les budgets (postes et fonctionnement).


ACTE III : DEMAIN : ON L'AURA DANS LE BABA

Scène I : on vise le cœur

- Suppression des concours de recrutement au nom de la libre concurrence européenne, remplacés par des " contrats d'affectation sur emploi " (voir rapport du Conseil d'État).

- Annualisation du temps de travail.

- Régionalisation des programmes et des diplômes.

- Professeurs polyvalents, corvéables à merci.

Scène II : on constate les dégâts : quelques exemples :

Accroissement des inégalités. Profs et élèves de plus en plus ignorants. Recrudescence de la violence...

Scène III : on privatise

- Les riches et les moins riches mettent leurs enfants dans le privé ou dans les établissements d'élite qui continuent à transmettre des savoirs et à enseigner la Philosophie, le Latin, le Grec et l'Allemand.

- Tous " ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable " (source : OCDE) restent au centre des Garderies Régionales où on les laisse construire leurs propres savoirs grâce à des parcours ludiques et interactifs gérés par des médiateurs polyvalents dans un esprit citoyen."

C'était aussi signé "Reconstruire l'école" ...

On l'a dans le baba ...

Et n'en déplaise à l'âne libéral de service, c'est bien l'économie de marché (celle qui n'est ni de droite ni de "gauche", mais d'un seul côté, celui du veau d'or ...) qui a rédigé le scénario, mis le drame en scène et recruté les acteurs ! Depuis le début ! Et qui continue, plus que jamais ...

C'est vrai qu'il est tard ...
L'obscurité est profonde !

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 25 mai 2008

"yre", (un autre pseudo de Guillaume? C'est bizarre, il y en a toujours pour renchérir dans le même style que lui au moment où il poste, en plus "hard"... étonnant, non?)

Je ne connais pas "yre". Sibille arrêtez votre parano.

Ecrit par : Guillaume | 25 mai 2008

En lisant des commentaires de l'article du Figaro sur la manif qui a fait tchoufa samedi, je tombe sur celui-ci : "Une machine à laver rend plus de service qu'une manifestation".

Intriguant, non ?

Il m'est venu l'idée d'assister l'enseignant dans sa classe par une machine à laver pour intéresser les élèves.

Je ne suis pas sûr que certains d'entre eux manifesteraient une attitude différente de l'indifférence qu'ils affectent en toute circonstance en classe. Des autres, on peut espérer quelques progrès par identification empathique.

Bien sûr, il y aura les métaphores faciles des réacs aigris qui hurleront au lavage de cerveaux. L'apprenant n'est pas une cuve qu'il faudrait remplir ! On ne change pas de programme en cours de route ! Et que sais je encore.

Le niveau montera : cela sera signifié par le beau hublot et la tablette qui choit dans l'eau calme.

Chargement ventral ou vertical ? Polémiques didactiques prévisibles ! Je préfèrerais de loin le chargement ventral en ce qu'il stimule l'imaginaire par la vision des infinies variations des matières au gré du balancement rythmé du tambour *.

Décider du programme sera toujours coton mais il faudra laisser une liberté totale à l'usager : c'est l'évaluation finale qui fera foi (Darcos, le contrat de confiance, Whirlpool Editions).

* on songe aux classiques rituels du Moloch.

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

"Mon cher Sibille, en préparant un cours je mesure "avant toute chose", "au préalable", la valeur des savoirs que je me destine à transmettre en vue de l'élévation des ...élèves dont j'ai la charge.
Intéresser les enfants n'est qu'accessoire a priori. Je donne ainsi, grâce aux savoirs intégrés, les meilleures chances de rendre accessible l'éveil de leur goût a posteriori."

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Et c'est moi qui circonvolute!!! ;-)

"Arrêtez de nous montrer encore votre obédience aux injonctions (c'est ainsi qu'elles nous ont si souvent été présentées) des pédagogistes: "Intéressez les apprenants !""

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

Mais oui, mais oui, mon cher Guillaume. Plus c'est gros, plus ça marche??? ;-)))
Tiens, au passage: "intéresser: retenir l'attention". J'ai du mal à entrevoir la possibilité d'apprendre quoi que ce soit à quelqu'un sans "l'intéresser".
Quant au terme "apprenant", je ne l'ai jamais employé. Il fait apparemment partie de votre vocabulaire... Espèce de "pédagogiste"!!! ;-))
En ce qui me concerne, cette (stupide) polémique est totalement close.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

C'EST CAPITAL.

Ils ont du avoir le même professeur de Rédaction,ceux-là !
Et que leur a-t-on fait lire à l'ecole ?
Ils font pitié,maintenant.


Voici les déclarations recueillies pendant la manifestation du samedi 24 mai à Paris. Les enseignants, lycéens et parents d'élèves protestent contre la réforme de l'éducation et les suppressions de poste.

Gérard Aschieri (FSU) : "Les réponses du gouvernement esquivent les questions centrales: les postes, les programmes de l'école primaire. Nous sommes encore loin d'une situation de dialogue. Nous voudrions juste discuter avant que les décisions soient prises. Une petite porte a été ouverte [sur le dossier de la revalorisation de la condition enseignante, ndlr], mais elle n'est pas à la hauteur".

Florian Lecoultre (UNL, lycéens) : "La conception du dialogue de M. Darcos est loin d'être la bonne. On a l'impression qu'il cherche l'affrontement perpétuel et qu'il prend les lycéens pour des idiots. Le ministre ne prend pas ses responsabilités, il ne nous a pas répondu. C'est du dédain".

Patrick Gonthier (Unsa Education) : "Nous sommes là pour dire que le mécontentement continue et que le combat pour la défense du service public se poursuit. Les suppressions de postes vont générer des difficultés dans les établissements. On ne fait pas de la politique sur le dos de l'école".

Thierry Cadart (Sgen-CFDT) : "On ne peut pas accepter les suppressions de postes prévues pour la rentrée, ni celles annoncées pour les rentrées futures. On proteste aussi contre les programmes du primaire, infaisables pour une bonne partie des élèves". L'annonce d'un projet de loi sur le droit à l'accueil des élèves en primaire les jours de grève "est perçue comme une provocation. Est-ce que le gouvernement laisse d'autre choix que l'épreuve de force ?".

Jean-Jacques Hazan (FCPE, parents d'élèves) : "Il faut que Darcos arrête de faire la sourde oreille. Il faut absolument entrer dans la discussion. On ne peut pas continuer avec des bouffonneries."

Laure Delair (Unef) : "Supprimer des postes, c'est réduire un encadrement qui devrait au contraire être revu à la hausse. Le gouvernement ne doit pas faire d'économies sur le dos de l'enseignement".

Jack Lang, ancien ministre PS, au cours d'une apparition au départ de la manifestation : "Je suis révolté par cette politique cynique de destruction de postes, par le mépris de ce gouvernement. Il appartient également à la gauche d'être un peu plus pugnace sur ces sujets. Jamais il n'y a eu un plan aussi clair d'appauvrissement de l'école de la République".

Ecrit par : la rédaction...... | 25 mai 2008

Ah la rédac ! Que de souvenirs ! Je me souviens d'un camarade de l'école primaire racontant son voyage à Paris. Il avait pris le train à la gare du chef lieu de canton et sa mère s'était confortablement installée entre un Japonais et un Pygmée. Le maître lui a demandé ce qu'il lisait pour nourrir son imagination.
Je dis bonjour en passant car mes voyages dans le temps, on fait ce qu'on peut quand on est obligé de rester sagement chez soi, me conduisent de découvertes en découvertes. Je suis partie avec François Boyer revoir "le cinéma de papa" dénigré vigoureusement par un autre François, et j'ai rencontré Pierre Bost, jean Aurenche, Michel Audiard qui m'ont raconté des histoires passionnantes. Qu'est-ce qu'ils avaient lu ces gens là ! Maintenant je suis plongée dans la lecture des délibérations du conseil municipal de mon village natal pour faire le point sur les événements du vingtième siècle. J'en suis à l'année 1912. C'est la gêne " voisine de la misère". Il faut lutter contre le phylloxéra en reconstruisant totalement le vignoble de qui suppose le remplacement des sentes séculaires des vignes autrefois cultivées en foule, par des chemins plus larges qui coûtent cher. Le mildiou,la fraude des négociants. Les impôts jugés lourds et les gelées de mai puis les orages de grêle en rajoutent une couche. Malgré tout on accorde l'aide médicale gratuite aux indigents et on consent à de lourds sacrifices pour l'école car il faut remplacer les tables vermoulues, réparer la toiture, acheter des cartes murales et un compendim métrique. Un pour les garçons d'abord, et un pour les filles l'année suivante. Une commission scolaire composée de quatre conseillers surveille l'assiduité des écoliers et rappelle à l'ordre les familles qui n'envoient pas les enfants à l'école. On comprend cependant que les épidémies de coqueluche et les travaux des champs à certaines périodes précises justifient les absences.
Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 mai 2008

Ils ont du avoir le même professeur de Rédaction,ceux-là !
Et que leur a-t-on fait lire à l'ecole ?
Ils font pitié,maintenant.
Ecrit par : la rédaction...... | 25 mai 2008

C'est vrai, au moins autant que vous... si, comme vous en donnez l'impression, la suppression des postes vous laisse indifférent(e) ou, pire, ironique.
La rédaction de qui au fait ?

Ecrit par : victor | 25 mai 2008

Un grand merci à Guy Morel et à Hervé (Réveillez-vous!) pour leurs posts salutaires.

Estamos tocando el fondo...

Ecrit par : victor | 25 mai 2008

@ Christophe et Jeremy
C'est pour ça que je me faisais toute petite :

"Un grand merci à Guy Morel et à Hervé (Réveillez-vous!) pour leurs posts salutaires.

Estamos tocando el fondo...

Ecrit par : victor | 25 mai 2008"

Ecrit par : catmano | 25 mai 2008

11 500 postes en moins !
Bientôt 20 heures pour les profs !
Toujours aussi peu d'heures de français !
Un calendrier de l'EAF complètement dément (que même le SNALC monte au créneau) !
Une "augmentation" des salaires qui frise le ridicule !
41 annuités pour la retraite !
La longueur démesurée des oreilles (et des dents) de l'âne libéral de service - et pas au sens des Lumières ...

Des chiffres ! Y'a que ça de vai !

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 24 mai 2008


Pour illustrer et renforcer ce que dit fort justement Hervé, je prends la liberté de reposter un message rédigé en fin de fil précédent ("redoublements") :

(...) deux lectures bien utiles à tous ceux qui débattent des problèmes d'éducation ("coût du doublement") et plus largement de société.
- La première est celle du "Rapport sur les aides publiques aux entreprises" de la très officielle "Commission d'audit de modernisation" (IGF, IGAS, IGA).
La synthèse tape fort :
"On peut estimer à près de 65 milliards d'euros l'ensemble des aides publiques aux entreprises, dont 90% sont financées par l'Etat (...). Ce total de 65 milliards d'E représente un peu plus que le total du budget de l'Education nationale (...). C'est aussi un chiffre supérieur au déficit public."
- Un second rapport, celui du Conseil des prélèvements obligatoires, présenté par Philippe Seguin, évalue le montant des fraudes fiscales dans une fourchette comprise entre 29 milliards et 40 milliards, soit entre 1,7% et 2,3% du PIB. "Et encore, selon le premier président de la Cour des comptes, c'est là une estimation basse"...

Dans ce contexte financier des cadeaux aux copains et aux coquins (100 milliards d'E, une paille!), la suppression de postes, l'allongement de la durée du travail et, de manière générale, les incantations de nos chers amis libéraux prennent une saveur toute particulière, une espèce de goût de fiel...
Les dimensions du gigantesque foutage de gueule politique qui en découle sont à réévaluer à la lumière de ces rapports soigneusement cachés par le gouvernement des avocats d'affaires, l'opposition ( le ralliement du PS au "libéralisme", un scoop !), la presse et les syndicats.
24 mai 2008

Ecrit par : victor | 25 mai 2008

Catmano, il n'empêche que j'ai lu attentivement et avec grand plaisir -comme toujours- vos posts sur la rédaction et le Dumas !

Ecrit par : victor | 25 mai 2008

Grâce à la ténacité de Guy Morel et Hervé , qui ne dort pas , le train est remis sur les rails de la lucidité !

Si Brighelli détient de bonnes nouvelles , qu'il les donne , cela nous dispenserait d'aller faire les clowns dans les manifs avec de vieilles banderoles peintes par l' option arts plastiques en voie de disparition !
Hervé , c'est 20 heures de cours ou bien cours + présence dans le lycée ???
EAF : on aura en effet très peu de temps pour corriger les copies tout en interrogeant à l'oral !

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

JPB rappelait à juste titre le rôle d'Henri Guaino, le "préposé aux choses vagues", dans l'élection de Nicolas Sarkozy.

Peut-être conviendrait-il d'apprendre aux élèves à faire le tri entre les choses vagues et les choses précises, en d'autres termes, à distinguer la fonction fabulatrice.

Nancy Huston ("L'espèce fabulatrice") dit là dessus des choses fort intéressantes, même si elle ne sont pas neuves. Déjà Esope : "La langue est la meilleur et la pire des choses."

Au fait, cette augmentation de salaire, c'est de combien... précisément ?

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Merci , Hervé , comme vous , je pense depuis longtemps que l'enseignement revu et corrigé , rêvé par tous ici , est incompatible avec la refonte des statuts !
C'est parce qu' on estime qu' on n'a plus besoin de profs pour enseigner , ni même d'enseignement qu'on lamine les statuts !
Trahison sur toute la ligne !
C'est la fin des dinosaures , on entre dans l'ère de glaciation des esprits !
Faut-il se résigner ou inventer d'autres moyens de lutte plus efficaces que les grèves et les manifs qui ne servent qu' à nous discréditer davantage dans l'opinion?? Quittes à être méprisés , autant oser des actions qui font (enfin ! ) peur !

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

Merci à Hervé pour sa "dissection du processus". C'est effectivement mal parti, mais, comme dans les tragédies grecques, le mal vient de loin.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Faut-il se résigner ou inventer d'autres moyens de lutte plus efficaces que les grèves et les manifs qui ne servent qu' à nous discréditer davantage dans l'opinion?? Quittes à être méprisés , autant oser des actions qui font (enfin ! ) peur !

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

Grève des examens ! Huit jours d'hystérie à supporter, la victoire ou la mort !

Ecrit par : victor | 25 mai 2008

Grève des examens ! Huit jours d'hystérie à supporter, la victoire ou la mort !

Ecrit par : victor | 25 mai 2008

Avec vous , Victor ! Mais il faut que tout le monde soit partant , et pour cela faire circuler l'info , organiser des opérations commandos , créer une association de résistants , rallier des adhésions par voie de presse , internet etc.. Voilà ce qu' il nous faudrait faire !

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

"créer une association de résistants..."

où sera notre mur des fédérés ?

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Grève des examens ! Huit jours d'hystérie à supporter, la victoire ou la mort !

Ecrit par : victor | 25 mai 2008

C'est sympa (bien que je ne sois pas persuadée que cela ne constituerait pas un précédent pour une admission dans le supérieur sur dossier), mais ça ne concerne que le secondaire...
En primaire, cela ne nous rendra :
- ni un recrutement se basant sur ce qu'un futur instituteur n'a pas le droit d'ignorer (orthographe, grammaire, littérature autre que "de jeunesse", techniques opératoires, histoire, géographie, sciences, musique, histoire de l'art),
- ni des inspecteurs décidés à jeter au feu leurs œillères et à juger des résultats des élèves de façon objective,
- ni des effectifs raisonnables dans les zones de précarité (dernièrement, j'ai lu sur un forum qu'une école de ZEP serait obligée de fonctionner avec des classes à double niveau de 28 à 32 élèves !)
- ni les vingt-sept heures de classe par semaine (au moins pour permettre à quasiment tous les enfants, quelle que soit leur origine sociale, de passer trois heures de moins par semaine en tête à tête avec leur console de jeux, leur téléviseur ou MSN),
- ni une médecine scolaire et des services sociaux dignes de ce nom pour nous aider à "sauver" tous les petits non-rentables,
- ni des classes adaptées pour les quelques enfants qui ont besoin de plus pour s'en sortir dignement et que l'on intègre dans des classes "normales" sous prétexte d'égalité des chances.

Ecrit par : catmano | 25 mai 2008

J'ai vu pas mal d'instits se mettre à vouloir apprendre la flute à leurs élèves alors qu'ils ne savaient pas en jouer .Au bout de la cinquième séance du manuel ,généralement ils abandonnaient piteusement.

Ecrit par : bernard | 24 mai 2008

Sur ce sujet précis, mon cher Bernard, bien qu'il ne soit là que pour introduire votre propos, une petite remarque complémentaire:

C'est malheureusement vrai aussi pour beaucoup de professeurs de musique, notamment en collège, qui savent jouer de tel ou tel instrument (violon, piano...) mais pas de la flûte.

Heureusement pour eux, mais pas pour les élèves, la plupart du temps, les IPR de musique ne savent pas en jouer non plus.
Le problème est que ces derniers croient savoir en jouer : l'ignorance, c'est la force.

Ecrit par : Manu | 25 mai 2008

Vous plaisantez, hein ? Aucun prof sérieux ne se mettrait à apprendre un instrument juste parce que sous sa version plastique, ça ne coûte pas cher aux élèves — rassurez-moi… Sinon, Sibille, qu'est-ce que vous leur apprenez ?! Ils sont devenus fous ou quoi ? Il est écrit quelque part que les élèves doivent impérativement apprendre la flûte ? J'ai souvenir (en 6ème / 5ème, parce que je n'ai jamais entendu de musique en Primaire) d'un piano installé en salle de musique, un prof qui savait en jouer, et nous qui chantions — individuellement ou en chœur. C'est même dans ce contexte que j'ai véritablement découvert le blues…
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008

Heureusement pour eux, mais pas pour les élèves, la plupart du temps, les IPR de musique ne savent pas en jouer non plus.
Le problème est que ces derniers croient savoir en jouer : l'ignorance, c'est la force.

Ecrit par : Manu | 25 mai 2008

Ils ne savent pas jouer de la flûte, mais ils savent jouer du pipeau.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Et on connaît la chanson.

Plus sérieusement, il me semble que 99% des profs de musique en collège enseignent la flûte à leurs élèves.

Ca ne les dispense pas d'avoir un piano dans leur salle et d'enseigner le chant - je ne vois pas en quoi l'un empêcherait l'autre. Je ne vois pas non plus quel autre instrument ils pourraient enseigner (à part l'harmonica ?)

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Je me permets cette parenthèse, pour vous signaler qu'on n'arrête pas le progrès, même en matière de miracles :

"Val Thomas, une femme originaire de Cleveland dans l'Ohio, a subi deux attaques cardiaques dans la nuit de samedi à dimanche dernier, puis n'a plus eu d'activité cérébrale pendant 17 heures, avant de finalement se réveiller. "Sa peau avait déjà commencé à durcir. La mort l'avait prise" a déclaré son fils Jim. Les docteurs débranchaient toutes les machines reliées à Val. Dix minutes plus tard, et alors que les médecins discutaient avec la famille en vue d'un possible don d'organes, Val s'est réveillée et a commencé à parler. Val Thomas et sa famille pensent sérieusement que Dieu est intervenu dans ce miracle: "je savais que Dieu avait un autre plan pour moi. Je ne sais pas encore ce dont il s'agit, mais je suis sûr qu'il me le dira" a déclaré la miraculée."

Ils sont forts, ces Américains. Lorsqu'il vient chez eux, Dieu ressuscite les morts. Bernadette Soubirous peut aller se rhabiller. S'ils nous dépassent même en matière de miracles, il ne va plus nous rester grand chose :-(

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

La fonction fabulatrice (suite) :

Ou comment on refait le monde avec des paroles pour rendre la réalité plus supportable, quitte à la rendre encore plus insupportable :

- Fabula : défense de la démocratie, du "libéralisme", lutte contre le terrorisme, réduction du danger de prolifération de l'armement nucléaire...

- Réalité : défense des intérêts matériels de la classe dirigeante américaine (pétrole, téchnologie de pointe, armement).

- Fabula : démocratisation de l'école, égalité des chances, l'élève au centre du système...

- Réalité : destruction de l'école républicaine. Vers une éducation à deux vitesses : une pour le peuple, une pour "l'élite"...

- Fabula : développement de la spiritualité ("le XXIème siècle sera religieux...")

- Réalité : retour aux fondamentalismes, endoctrinement des enfants américains dans les "summer camps", intégrisme musulman, juif, chrétien...

Vous pouvez continuer le "jeu" !

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

ls sont forts, ces Américains. Lorsqu'il vient chez eux, Dieu ressuscite les morts. Bernadette Soubirous peut aller se rhabiller. S'ils nous dépassent même en matière de miracles, il ne va plus nous rester grand chose :-(

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Encore plus fort : Georges Bush n'a jamais eu d'activité cérébrale, mais ça ne l'empêche pas d'être président des Etats-Unis. God bless America !

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Cher M. Brighelli,

Je ne suis pas sûr de comprendre la totalité de votre message, mais pour répondre à votre question, il n'est effectivement écrit nullle part que nous devons faire pratiquer la flûte à bec au collège. ce qui nous est imposé dans les programmes de1996 (encores valides), c'est la PRATIQUE INSTRUMENTALE (je ne peux souligner, alors j'utilise les majuscules).

Que ce soit de la flûte ou autre chose importe peu... mais il faut avouer que demander à chaque élève d'amener une harpe ou un violon semble un peu onéreux et plutôt compliqué. La flûte à bec, en dépit de la réputation peu flatteuse que lui a fait le célèbre sketch de Gad Elmaleh, présente l'avantage d'être peu chère, de tradition française (nous avons un gros répertoire la concernant à la Renaissance, notamment), facilement transportable (imaginons que l'on rajoute une harpe à la fameuse polémique du "poids des cartables" - je plaisante pour de bon cette fois-ci-) et enfin, lorsqu'elle est bien jouée, avec la technique appropriée (appellée "technique du coup de langue", inconnue de certains IPR), cela peut donner des résultats surprenants.

Le fait qu'elle soit en plastique ne joue pas forcément sur la qualité : si on veut une flûte top niveau, il faut bien sûr qu'elle soit en bois mais la réciproque n'est pas vraie. Certaines flûtes en bois sont fausses, ont un son tout pourri et ne sont justement pas autre chose qu'un bout de bois avec des trous.
Inversement, on trouve des flûtes tout à fait correctes en plastique pour une vingtaine/quinzaine d'euros.

De fait, 95 % des professeurs de musique en collège choisissent cet instrument.

Ecrit par : Manu | 25 mai 2008

Ils ne savent pas jouer de la flûte, mais ils savent jouer du pipeau.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Excellent, mon cher Robin !

Ecrit par : Manu | 25 mai 2008

Voilà bien vos circonvolutions si fréquentes ici une fois encore illustrées."

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

"Circonlocutions", yre, "circonlocutions"!

Ecrit par : Jean | 25 mai 2008

Avec Delanoe, toutes les maîtresses d'école auaront le titre de ludisticiennes. Elles seront appelées Ludivine par les apprenants et il y aura une photo du Dalaï Lama dans toutes les classes.

Vous en faites ce que vous voulez mais vous êtes prévenu.

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Ludisticèèèène, ludisticièèène, est-ce que j'ai une gueule de ludisticièèène ?

Ecrit par : catmano | 25 mai 2008

AUx profs d'économie qui passeraient par là — et aux autres…
Vous avez dû recevoir un mail avec un attachement Power Point suggérant, pour faire pression sur les prix du carburant, de cesser d'acheter l'essence de Total et de Shell, afin que la déconvenue des uns, en leur faisant entamer une baisse des prix, profite aux autres.
1. Cela a-t-il un sens ?
2. Dans quelle mesure l'offensive susdite n'a-t-elle pas été lancée par des concurrents de deux susnommées ?
3. L'essence des supermarchés (près de 80% du marché) n'est-elle pas acquise par les chaînes auprès des grands groupes — ce qui rend l'opération sans intérêt ?
4. J'imagine un système où l'on ferait baisser le prix des pâtes en boycottant Panzani, et celui des capotes en girlcottant Durex…

Ecrit par : Abraxas | 25 mai 2008

Car, dans le fond, comment appliquer des programmes - certes meilleurs que les précédents, avec des nuances toutefois, parfois de taille dont la pire me paraît être l'absence d'implication, de concertation, de formation et de conviction des premiers concernés : les enseignants eux-mêmes - avec des orientations aussi néfastes : suppressions de postes de plus en plus massives, privatisation programmée, et j'en passe ... Cette "marchandisation" de l'école que dénonce aussi cette pétition de l'UFAL - http://ufal.info/petitions/?petition=4 - que Brighelli ne veut pas signer (parce qu'il a des informations, etc, etc ....)


écrit par Hervé

JPB , vous n'avez jamais dit un mot sur la mise à mort programmée du métier de prof par la refonte des statuts , qui rend vain et obsolète tout ce qui se dit ici d'intéressant sur l'enseignement frontal , lire , écrire , compter , et idem pour les nouveaux programmes qui ne sont , dans ces conditions que de la poudre aux yeux !
Qu' avez-vous à en dire , maintenant qu'on sait qu'en fait d'enseignement frontal , les élèves auront en face d'eux un ordinateur , pour le" tout TPE ", testé depuis quelques années dans ce but !
Alors , adieu , veau , vache , cochon , couvée !
Nous sommes tous concernés , par delà les divergences politiques car c'est un métier qu'on assassine et il faut se battre , unis , car la garde meurt mais ne se rend pas !

Plutôt la mort que la souillure !

Salut et fraternité !

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

Le blog est en grève , on dirait ??

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

Le blog est en grève , on dirait ??

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

Il doit faire beau, chez eux, alors ils sont allés se promener, les veinards.

Ecrit par : catmano | 25 mai 2008

Ou alors, ils sont scotchés devant Roland Garros.

Ou bien, ils attendent avec impatience les résultats de Cannes.

Ecrit par : catmano | 25 mai 2008

Amélie

"JPB , vous n'avez jamais dit un mot sur la mise à mort programmée du métier de prof par la refonte des statuts , qui rend vain et obsolète tout ce qui se dit ici d'intéressant sur l'enseignement frontal , lire , écrire , compter , et idem pour les nouveaux programmes qui ne sont , dans ces conditions que de la poudre aux yeux !
Qu' avez-vous à en dire , maintenant qu'on sait qu'en fait d'enseignement frontal , les élèves auront en face d'eux un ordinateur , pour le" tout TPE ", testé depuis quelques années dans ce but !
Alors , adieu , veau , vache , cochon , couvée !
Nous sommes tous concernés , par delà les divergences politiques car c'est un métier qu'on assassine et il faut se battre , unis , car la garde meurt mais ne se rend pas !"

Vous avez, je crois, parfaitement raison, dans le diagnostic comme dans l’attitude à prendre à partir de celui-ci.

Dugong :

"Avec Delanoe, toutes les maîtresses d'école auaront le titre de ludisticiennes. Elles seront appelées Ludivine par les apprenants et il y aura une photo du Dalaï Lama dans toutes les classes."

Qu'est-ce qui vous permet de l'assurer ?

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

Voilà bien vos circonvolutions si fréquentes ici une fois encore illustrées."

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

"Circonlocutions", yre, "circonlocutions"!

Ecrit par : Jean | 25 mai 2008


Gare aux paronymes !

"Ce qui manque ici, disait le directeur du Grand Hôtel de Balbec, ce serait un moyen de commotion."

"Je suis d'ailleurs d'originalité roumaine."

"Vous mériteriez la cravache de commandeur de la Légion d'Honneur."

"Je suis comme vous, je suis frivole de fruit que de tout autre dessert."


(Marcel Proust, "A l'ombre des jeunes filles en fleurs.")

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

"A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis."

(je crois que c'est de Martin Luther King)

Et, au point où nous en sommes, j'imagine déjà la réponse (silencieuse), quelque chose comme : "Je ne parle pas aux cons, ça les instruit"

Le con vous salue bien.

M'en vais cultiver mon jardin ...

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 25 mai 2008

"Qu'est-ce qui vous permet de l'assurer ?"

Rien encore. C'était juste une connerie sur Delanoe que je n'aime pas. Attendons néanmoins que le staff pédagol du PS parle par sa bouche dans un cadre forcément moins parisien.

Ceci dit, je ne demande qu'à être étonné.

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Pour ne plus faire comme le directeur du Grand Hôtel de Balbec :


http://membres.lycos.fr/clo7/grammaire/paronymes.htm

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Un mien ami, décidé à faire un livre (pour octobre) sur le PS — lui aussi en quête de gauche (ne cherchez pas, ce n'est pas Mélenchon, qui a déjà donné) —, titrera son premier chapitre "tirer la chasse" — et y fera disparaître au pays des étrons Jospin, Delanoe, Royal, Hollande, Valls et quelques autres. J'aimerais bien savoir qui trouverait aujourd'hui des arguments pour sauver toute cette social-démocratie de gauche, si manifestement inspirée par le parti démocrate américain que l'atlantisme du président ne la choque guère. Et toute pénétrée, par ailleurs, des doctrines pédagogistes…

Ecrit par : Abraxas | 25 mai 2008

Qu'est-ce qui vous permet de l'assurer ?

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

Eh ben dites-donc, ça rigole pas !

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

http://www.leparisien.fr/home/loisirs/articles/ENTRE-LES-MURS-SALUE-PAR-LES-FESTIVALIERS_298522863 :

Hélas le film de Laurent Cantet (qu'on a connu mieux inspiré ...), tourné dans la classe du redoutable François Bégaudeau va contribuer à prolonger l'âge des ténèbres !

Pour se consoler : Zémmour sur France 2 (émission tardive le samedi soir) prenant fermement à parti Allègre, à propos de son action funeste sous le ministère de Jospin : le poussah omniscient, piteux, s'en est sorti en rétorquant que ce n'est pas lui qui a créé les iufm.

Ecrit par : JPL | 25 mai 2008

"Voilà bien vos circonvolutions si fréquentes ici une fois encore illustrées."

Ecrit par : yre | 24 mai 2008

"Circonlocutions", yre, "circonlocutions"!"

Ecrit par : Jean | 25 mai 2008

Là, Jean, je vais prendre la défense de "yre"! On peut parfaitement employer le mot "circonvolutions" dans le sens où il a voulu le faire!

Concernant la flûte à bec, une, c'est déjà faux quand on en joue mal, alors trente élèves qui en joue ensemble mal, et donc faux, qui plus est "différemment faux", c'est un des meilleurs remèdes possibles contre la musique!

Jean-Paul, la seule pratique musicale qui puisse donner des résultats artistiques défendables avec des amateurs non éclairés est le chant choral, (je ne parle pas de chant lyrique; la plupart des professeurs de musique le maîtrisent encore moins qu'ils le font de la flûte à bec, et moi le premier).
Pour peu qu'ils n'essaient pas de faire preuve d'une démagogie outrancière en choisissant de faire chanter Goldmann ou Bruel, (voire encore pire).
Il y a souvent des pépites dans les réalisations faites en collège ou au primaire.
J'ai entendu, la semaine dernière, le "cycle 3" d'une école élémentaire chanter toute une partie consacrée à Nougaro; "le coq et la pendule", "Sing-sing", Armstrong", "Cécile, ma fille", entre autres, avec une bande son "audio" qui sonnait très bien. A une voix, mais très en place. Ce n'était vraiment pas mal.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

Abraxas : "Vous avez dû recevoir un mail suggérant de cesser d'acheter l'essence de Total et de Shell"

Voici les réponses aux interrogations d'Abraxas :
1. Cela a-t-il un sens ? Non
2. Dans quelle mesure l'offensive susdite n'a-t-elle pas été lancée par des concurrents de deux susnommées ?
Plutôt par quelques rigolos en quête de gloire. Même Leclerc n'aurait pas osé une telle initiative.
3. L'essence des supermarchés n'est-elle pas acquise auprès des grands groupes ?
Eh si. Il faut bien que le pétrole aille d'Arabie Saoudite jusqu'au Carrefour de Chamalières.
4. J'imagine un système où l'on ferait baisser le prix des pâtes en boycottant Panzani, et celui des capotes en girlcottant Durex…
Tout à faot. C'est d'ailleurs le même principe pour les théories fumeuses : boycotter le pape n'empeche pas le succes des ayatollahs, boycotter Le Pen n'empêche pas le MPF de progresser, boycotter Meirieu n'empêche pas Zakhartchouk de parler...
A bien y penser, c'est assez désespérant.
Heureusement, on a le beau temps.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Merci à Hervé et Victor pour leur rappel sur leurs "comparatifs financiers". Il est des choses qui méritent d'être rappelées, et c'est vraiment le même débat!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

Petit oubli de ma part. On peut aussi faire une "batucada" simple, assez sympa, avec des élèves de primaire ou de secondaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

"4. J'imagine un système où l'on ferait baisser le prix des pâtes en boycottant Panzani, et celui des capotes en girlcottant Durex…"

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

Oh, il faut rendre à Abraxas ce qui est à Abraxas :

"J'imagine un système où l'on ferait baisser le prix des pâtes en boycottant Panzani, et celui des capotes en girlcottant Durex…" Ecrit par : Abraxas | 25 mai 2008

Je n'ai fait que citer et gloser. D'ailleurs "tout à faot" signifie "tout à fait" en haut araméen du Sud - vous aurez fait de vous-mêmes la rectification.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Merci, dugong, de confirmer. C'est que je ne vois pas en quoi le pédagogisme serait consubstantiel au PS. Ce qu’il fait subir au statut d’enseignant en exigeant qu’il se fasse plus animateur peut aussi bien être vu comme l’équivalent de ce que le chef de l’Etat fait subir à la fonction présidentielle. Royal se contentant de lancer des consultations pour décider du contenu de son programme, comme certains enseignants demandent aux élèves ce qu’ils veulent apprendre (ce qui confèrerait plus de légitimité, et donc d’autorité, à l’enseignant), cela n’est pas plus intrinsèquement socialiste que l’attitude de Sarkozy.

Quant à ce qui est du jospinisme de Delanoë, on peut penser que Jospin lui-même ne poursuivrait pas dans la voie Meirieu. Mais j’avoue que, moi non plus, rien ne me permet de l’assurer.


Mais si, Robin.

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

"Royal se contentant de lancer des consultations pour décider du contenu de son programme"

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

C'est effectivement le degré zéro de la politique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

Christophe, vous risquez d'avoir reçu de ma part deux fois le meme mail !

Pour le débat qui s'annonce : Delanoé, que je sache, n'a pas dit grand chose en matière d'éducation. Il y a tout à parier que quel qu'en soit le futur leader, le PS ne changera pas radicalement sa ligne en ce qui concerne l'éducation, que ce soit Delanoé ou un autre.

Je ne vois personne au PS prêt à virer Frackowiak de ses fonctions pour le remplacer par Rachel Boutonnet ou Jean-Paul Brighelli. A moins que l'édition n'amène au rapprochement entre le mystérieux homme politique qui tire la chasse et le vif normalien moustachu qui tire à boulets rouges ?

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Au fait, Robin, avez-vous songé à féliciter votre ami, M. l'Ambassadeur de Grèce, pour la brillante position de son beau pays, arrivé en seconde position au grand concours artistique, culturel et cosmopolite organisé hier soir à Belgrade ?

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

"Je ne vois personne au PS prêt à virer Frackowiak de ses fonctions pour le remplacer par Rachel Boutonnet ou Jean-Paul Brighelli."

Pour Rachel Boutonnet, je ne sais pas. Mais JPB au PS avec sa carte et tous ses timbres à jour * ??

* par mesure d'économie, les cartes SFIO ne seront pas remplacées mais simplement validées par un tampon "réformé"

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

lire "reformé" et non "réformé" !

Un accent en plus et tout est transformé ...

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Jean-Paul se ferait certainement respecter, mais la "pelure" me semble un peu trop grande pour les épaules de Rachel Boutonnet. Elle se ferait bizuther par la plupart des instits auxquels elle aurait affaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

"Elle se ferait bizuther par la plupart des instits auxquels elle aurait affaire"

Elle aurait déjà fort à faire à les compter.

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Valérie Pécresse dixit il y a 20 secondes :

"La sélection à l'entrée de l'Université existe : c'est le bac."
"C'est une sélection par l'échec."
"Il n'y a que 60% d'une génération qui a le bac."

Et elle a donné 5 milliards d'euros pour... refaire les locaux... L'industrie du bâtiment fonctionnera bien, en tout cas.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Si les enseignants français faisaient, comme les Anglais, 32 heures de présence dans l'établissement, en exerçant des fonctions d'orientateurs, de travailleurs sociaux de nounous et je ne sais quoi d'autre, il est bien évident qu'un enseignement digne de ce nom, fondé sur la transmission de connaissances solides, deviendrait totalement impossible. Amélie a raison, la question des statuts conditionnne tout le reste.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008

conditionne avec seulement 2 l

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008

"A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis."

(je crois que c'est de Martin Luther King)

Et, au point où nous en sommes, j'imagine déjà la réponse (silencieuse), quelque chose comme : "Je ne parle pas aux cons, ça les instruit"

Le con vous salue bien.

M'en vais cultiver mon jardin ...

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 25 mai 2008



Attendons encore un peu , qui sait ??

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

"Heureusement, on a le beau temps", dit Jérémy.
Pas partout, mon cher. Ici, dans le Midi, c'est la cata(strophe / racte) depuis près de 36 heures. Les ruisseaux gonflent, bientôt mes voisins d'en bas viendront cogner à mon huis, les pieds trempés, les yeux mouillés. Les gueux !

Ecrit par : Abraxas | 25 mai 2008

Si les enseignants français faisaient, comme les Anglais, 32 heures de présence dans l'établissement, en exerçant des fonctions d'orientateurs, de travailleurs sociaux de nounous et je ne sais quoi d'autre, il est bien évident qu'un enseignement digne de ce nom, fondé sur la transmission de connaissances solides, deviendrait totalement impossible. Amélie a raison, la question des statuts conditionnne tout le reste.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008



Darcos and Co attendent que les derniers hussards prennent leur retraite pour avoir enfin les mains libres et faire enfin ce qu'ils veulent .

C'est ainsi que les choses se sont passées dans les grosses boîtes d'informatique , il y a 15 ans : IBM , Digital , Unisys .

On a viré les vieux sous prétexte que le métier évoluait et qu'ils coûtaient trop cher et on a embauché à la place des petits jeunes qui ont pris le train en marche avec des salaires "réactualisés " . Tout bénèf !

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

"Attendons encore un peu , qui sait ??"

Qu'attendez vous ?

Une attestation individuelle sur l'honneur en forme d'engagement à mourir * au champ d'honneur ?

* éventuellement flingué dans le dos par une balle syndicale ?

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

""Heureusement, on a le beau temps", dit Jérémy."

Ecrit par : Abraxas | 25 mai 2008

Je pensais que c'était ironique...

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

Qu'attendez vous ?



Hervé a posé une question à JPB , moi aussi .

Mais vous semblez dire qu'il n'y a rien à en attendre , alors !

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

"Darcos and Co attendent que les derniers hussards prennent leur retraite pour avoir enfin les mains libres et faire enfin ce qu'ils veulent", écrit Amélie.
Les "derniers hussards" prendront leur retraite dans les six-sept ans à venir (moi-même, au minimum, sous réserve que ça ne m'éclate pas de travailler jusqu'à 65 ou davantage — et je ne le dis pas par provocation : j'adore faire cours). Qui sera au ministère dans les quatre à sept ans à venir ? Qui sera au ministère début février, avec la rentrée qui se prépare ? Qui sera à l'Elysée en 2012 — moins de quatre ans ? La droite ? Quelle droite ? La gauche ? Quelle gauche ?
Nous serons toujours là, nous autres. On ne fait pas une réforme en six mois, ni en deux ans, chez le Mammouth. C'est incroyablement long. Arrêtez de faire dans la paranoïa la résistance passive de l'animal est très supérieure aux envies réformistes des uns et des autres — et ça, Darcos le sait très bien. Regardez ce qui se passe pour le Primaire : on propose des mesures de bon sens, on a presque une émeute. Proposer une grève du bac aujourd'hui — à cette période de l'année — est inutile, parce que ça épuisera les bonnes volontés pour rien. Vous ne sentez donc pas que la situation mûrit très certainement, mais que l'éclosion sera pour la rentrée — octobre, probablement ? Peaufinez votre argumentation d'ici là, au lieu d'appeler les troupes à la révolte — pour rien. L'échec des socialistes en mai-juin 1848 a anéanti le mouvement ouvrier français pour très longtemps (ce n'est pas moi qui le dis, c'est Marx) — je me demande même si on ne peut pas imputer à une révolte mal préparée l'échec de la Commune, 22 ans plus tard. Parce que le prolétariat s'était aliéné la petite bourgeoisie, sans laquelle on en fait pas de révolution. Attendez que les profs soient paupérisés tout à fait, que les syndicats fassent un peu de toilettage interne (la FSU vient de commencer), qu'une gauche commence à émerger et souhaite s'imposer par la rue, et qu'il y ait assez de problèmes de postes et d'élèves sans enseignants pour que les fédérations de parents d'élèves montent au créneau — et surtout, que les gens, hors éducation, aient faim — et on y arrive, je n'arrête pas de voir des gens "bien mis" faire les poubelles. Alors là, oui, on aura réuni les conditions d'une révolte et d'une négociation globale, un Grenelle-bis — en ayant des arguments et un rapport de forces favorable, parce que même des syndicats réformistes (le SNALC, par exemple) appuieront à 110%. Mais les appels à l'insurrection aujourd'hui sont irresponsables. La politique aussi est une longue patience.

Ecrit par : Abraxas | 25 mai 2008

Je n'ai fait que citer et gloser. D'ailleurs "tout à faot" signifie "tout à fait" en haut araméen du Sud - vous aurez fait de vous-mêmes la rectification.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Dans le nord, c'est "tout à faouèt". (prononcer comme "cacahouète")

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

"Dans le nord, c'est "tout à faouèt". (prononcer comme "cacahouète")"

En tibétain classique, "tout à faouèt" se dit "pahh dûu tooo".

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Au fait, Robin, avez-vous songé à féliciter votre ami, M. l'Ambassadeur de Grèce, pour la brillante position de son beau pays, arrivé en seconde position au grand concours artistique, culturel et cosmopolite organisé hier soir à Belgrade ?

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

M. l'ambassadeur a un certain humour, mais ne goûte guère l'ironie. Je ne veux pas gâcher la petite chance qui reste pour l'école brighelienne de Mykonos.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Quel temps fait-il à Mykonos, en ce moment ? Je me sens des envies d'expatriation terribles !

Ecrit par : catmano | 25 mai 2008

Amélie a raison, la question des statuts conditionnne tout le reste.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008

C'est le grand débat. Hubert Raguin, secrétaire général de la Fnec-FP-FO (fédération regroupant les personnels enseigants, la culture, etc.) pose la même question : que devient le métier sans le statut ?

Ce à quoi je répond : et le statut sans métier ?

Car c'est bien ce qui se passe aujourd'hui : nous avons encore un statut, mais plus de métier.

Défendre le Statut seul n'est donc pas suffisant. Nécessaire, mais pas suffisant. Comment le statut peut-il résister lorsque nous ne sommes même plus foutus d'apprendre nos élève à lire, écrire et compter ? Sans parler du reste.

Il n'y a pas de défense réelle du statut sans combat contre le pédagogisme.

Ecrit par : Manu | 25 mai 2008

A-t-on songé à inviter la chanteuse grecque (un mélange de Beyonce et de Maria Carrey) en tant que professeur de chant adjoint aux côtés de Christophe Sibille ?
Evidemment, ca nous change de Nana Mouskouri...

Rooooooseuuuhs blancheuuuuhs de Coooooorfouuuuuuuu
Roseuuuhs blaaaancheuuuuuhs Roseuuuuhs blaaaancheuhs
Chaaaaaqueuuuuh nuiiiiiit je peeeeeeeense à vouuuuuuuus
Rooooooses blaaaaaanches de Coooooorfouuuuuuu

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

et surtout, que les gens, hors éducation, aient faim — et on y arrive, je n'arrête pas de voir des gens "bien mis" faire les poubelles

Il n'y a pas que la faim, il y a aussi le déclassement...Le glissement inexorable de Champion vers Lidl, où l'on rencontre de plus en plus de gens "bien mis". C'est ça qui "risque" de tout faire pêter en octobre/novembre et ça gronde comme un orage.

L'action de Darcos, positive d'un côté (les programmes), négative dans l'autre (les postes) intervient au plus mauvais moment.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Catmano, vous avez une fraîcheur d'âme admirable. À Mykonos, ils ne sont portés que sur les femmes de sexe masculin — ou l'inverse. Vous n'y avez pas votre chance. Essayez Lesbos… L'île est splendide (le reflet des oliviers dans le ciel et la mer a donné le bleu de Mytilène), alors que Mykonos, c'est un joli caillou.

Ecrit par : Abraxas | 25 mai 2008

Qui sera au ministère dans les quatre à sept ans à venir ? Qui sera au ministère début février, avec la rentrée qui se prépare ? Qui sera à l'Elysée en 2012 — moins de quatre ans ? La droite ? Quelle droite ? La gauche ? Quelle gauche ?


Les réformes des statuts prévues par Allègre , et Ségolène sont mises en oeuvre aujourd'hui par la droite , donc bonnet blanc , blanc bonnet ! Pour moi le fruit a eu le temps de mûrir . La vérité , c'est que les profs sont résignés .

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

Entre les murs vient de remporter la palme d'or...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008

Bon, au risque de faire des jaloux, je peux vous assurer qu'on a beau temps.

Alors pour les résignés, les déprimés et les inquiets, si vous ne croyez pas aux miracles puisque même Dieu nous a abandonnés pour aller agir aux USA (encore un cas prouvant la fuite des cerveaux), je vous propose de reprendre en coeur :

Roooooseuuuhs blaaanches de Coooorfouuuuu

Vous allez, voir, ca detend. La suite des paroles est ci-dessus.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Très drôle, Jérémy, vraiment. Et je suis sûr que Ch.S. ne détesterait pas se produire en duo avec un clone de Beyoncé et de Mariah Carey. Maintenant, s'il y a une madame Sibille,ça reste à voir.

Robin, c'est exactement ce que je voulais dire lorsque j'évoquais cette petite bourgeoisie glissant vers le prolétariat. Les temps sont mûrs. Je sais que JPB, que je connais un peu, a suggéré aux conseillers du ministre de faire comme le calife Haroun-al-Rashid dans les 1001 Nuits — se "déguiser en marchand" et aller voir par lui-même dans les rues de Bagdad comment ça se passe — quitte à couper la tête du vizir menteur en rentrant. Mais par ces temps de médiatisation à outrance, il faut un drôle de bon maquilleur. Et les pontes préfèrent, comme nous tous, les optimistes aux Cassandre. Mais ça va péter.

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008

Entre les murs vient de remporter la palme d'or...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008

Je vous l'avais prédit ici-même il y a deux jours !!!!
Et personne n'a relevé !!!

Bon, Bégaudeau palme d'or, vous voyez que dans l'éducation, tout ne va pas si mal ! Euh... pardon... Bon, je reprends :

Rooooseuhs blaaanches de Coooorfouuuuu
Roooses blaanches Rooooses blaancheuuuhs
Chaaaaque nuiiiit je pense à vouuuus

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Amélie, personne n'est jamais résigné à mourir — relisez Darwin. Encore faut-il avoir le sentiment que l'on va y rester — et ça vient, ça vient.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008

Dites donc, Sylvie, vous êtes sure pour Begaudeau ?

Je ne trouve l'info nulle part sur internet !

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

ঐঔজনটঞঞডঠগ!!!!!

Ecrit par : test | 25 mai 2008

Si, si, c'est confirmé — sur France info ! Avec un peu de chance Bégaudeau meurt de saisissement, et nous irons tous avec plaisir à son enterrement !
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008

"Il n'y a pas de défense réelle du statut sans combat contre le pédagogisme"

Bien sûr. Les deux sont indissociables.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008

Entre les murs vient de remporter la palme d'or...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008

Eh bien après deux minutes de recherche intensive, je confirme...

Franchement, y-a-t-il un truc à dire là-dessus ? J'en reste pantois, comme dirait Achille Talon.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Le film "Entre les murs" du Français Laurent Cantet a obtenu dimanche la Palme d'or, récompense suprême du Festival de Cannes que la France n'avait pas remporté depuis 21 ans, a annoncé le président du jury, l'acteur et cinéaste américain Sean Penn.

Ça va meugler, braire, ronchonner.

Ecrit par : Steppenwolf | 25 mai 2008

La palme d'or à Bégaudeau ? Il lui faudra ensuite les palmes académiques !

Obligé ...

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

J'ai lu le livre de Bégaudeau, qui est nul (la relative est en facteur commun avec le COD et le complément de nom). Maintenant, peut-être que le film est bon : Ressources humaines était un excellent téléfilm (non parce que je l'ai vu à la télé, mais parce qu'il avait été pensé pour la télé).
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008

"Dites donc, Sylvie, vous êtes sure pour Begaudeau ?

Je ne trouve l'info nulle part sur internet !

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008 "


" Festival de Cannes: la palme d'or française
C'est Laurent Cantet, et son film "Entre les murs", qui obtient la récompense suprême. Le palmarès."

http://www.lepost.fr

Ecrit par : Hervé | 25 mai 2008

En tout cas, c'est FGuichard qui va être rassurée !

Avec tous les sous que Bégaudeau aura engrangés, il peut envisager sans trop de souci de rester en disponibilité encore quelques années...

F. Bégaudeau a trouvé un moyen sympa de revaloriser la condition des enseignants. Enfin, la sienne, à coup sûr.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

"La palme d'or à Bégaudeau ? Il lui faudra ensuite les palmes académiques !"
Ecrit par Dugong.

Et s'il se dépêche un peu : Hop ! Les palmes olympiques !

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Catmano, vous avez une fraîcheur d'âme admirable. À Mykonos, ils ne sont portés que sur les femmes de sexe masculin — ou l'inverse. Vous n'y avez pas votre chance. Essayez Lesbos… L'île est splendide (le reflet des oliviers dans le ciel et la mer a donné le bleu de Mytilène), alors que Mykonos, c'est un joli caillou.

Ecrit par : Abraxas | 25 mai 2008

Mais ce n'est pas moi qui ai choisi Mykonos, c'est Robin ! Mais à bien y réfléchir, je préfère largement Mykonos. Y'aurait pas un truc mixte dans le même coin ?

Ecrit par : catmano | 25 mai 2008

Sean Penn a compris Bégaudeau en VO ?

N'était-ce pas une bande son détournée (genre la dialectique... ou les filles de Kamaré) ?

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Et Christine Albanel vient de dire à l'instant sur Canal qu'elle proposera à Darcos de passer le film dans tous les lycées et collèges…
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008

On a peut-être tort de s'en prendre à ce brave François Bégaudeau. Il a écrit en parlant de lui-même : "cette raison totalement arbitraire que constitue l’absence de talent". C'est pas une belle preuve de lucidité, ça ?

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

À propos des profs de musique qui enseignent la flûte sans savoir en jouer: au moins ils connaissent le solfège.
Que pensez-vous des instits ne parlant pas l'anglais à qui on demande quand même de l'enseigner? même s'ils ont l'oreille musicale, .....c'est du pipeau ce qu'ils peuvent faire les malheureux.

Ecrit par : Cadichon | 25 mai 2008

"Et Christine Albanel vient de dire à l'instant sur Canal qu'elle proposera à Darcos de passer le film dans tous les lycées et collèges…"

Et Christine Albanel sait que les droits d'exploitation ne sont pas donnés.

Au prochain concours de l'eurovision, François Begaudeau interprètera : "Ah si j'étais riche..."

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

"Et Christine Albanel vient de dire à l'instant sur Canal qu'elle proposera à Darcos de passer le film dans tous les lycées et collèges…"

Pour des questions de droit, s'appelera-t-il "Brumes et Obscurités" ?

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Votre "humour" cache mal votre aigreur et le fait que vous commenciez à réaliser que vos avis sont sans intérêt.

Ecrit par : jeanh | 25 mai 2008

Cher jeanh,

Ce n'est pas votre avis qui compte, c'est le rapport de force.

Cannes n'est pas l'académie, ni l'université, ni même le Moloch...

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

J'avoue être aigri à l'idée que Beat-Godot va se faire du fric sur le dos de l'Education Nationale. Et voir "jeanh" venir pérorer avec l'orgeuil du vainqueur méprisant, ca en dit long sur l'éthique de ces gens-là.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Laissez Jeremy !

"La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe"...

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

On a peut-être tort de s'en prendre à ce brave François Bégaudeau.
Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

D'autant plus que le film est une oeuvre de Laurent Cantet. Dans la bande annonce du film on entend le professeur de français joué par FB lui-même dire aux élèves: "avant de me dire que le savoir en l'occurence, l'imparfait du subjonctif ne sert à rien, commencez par le maîtriser et après vous pourrez remettre en cause le fait qu'on l'utilise".
Y-a-til quelque chose à redire de ça?
Ceci étant dit et en attendant de voir le film dont la sortie est prévue le 15 octobre, je partage l'étonnement sinon l'inquiétude de beaucoup d'entre les visiteurs de ce blog!

Ecrit par : marigot | 25 mai 2008

Oui, "aigri" est un peu fort de toute façon.

Disons que si Begaudeau a vraiment écrit la base du meilleur film de l'année, c'est à désespérer de tous les scénaristes et de tous les romanciers...

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

"J'avoue être aigri à l'idée que Beat-Godot va se faire du fric sur le dos de l'Education Nationale"

Il faut être lucide sur le succès de tels films.

C'est la sensiblerie qui l'emporte pas le fond.

Cela est vrai aussi pour "Etre et avoir"...

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

C'est un peu agaçant, que les messages se croisent ainsi...
Finalement, si on avait un forum, ce serait plus pratique.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Mais ce n'est pas moi qui ai choisi Mykonos, c'est Robin ! Mais à bien y réfléchir, je préfère largement Mykonos. Y'aurait pas un truc mixte dans le même coin ?

Ecrit par : catmano | 25 mai 2008

Je ne me souviens pas avoir spécialement demandé Mykonos et à part, à la rigueur, pour ces demoiselles de la Légion d'Honneur, je suis pour la mixité !

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Votre "humour" cache mal votre aigreur et le fait que vous commenciez à réaliser que vos avis sont sans intérêt.

Ecrit par : jeanh | 25 mai 2008

Ah bon ? Alors pourquoi venez-vous nous lire ? Si ça, ça n'est pas de l'aigreur...

Ecrit par : Manu | 25 mai 2008

"Entre les murs", cinquième long métrage de Laurent Cantet, plonge dans le quotidien d'une classe de collège parisien où un jeune professeur de français s'efforce d'enseigner à ses élèves une langue différente de la "tchatche".

Festival de joutes oratoires, tour à tour drôle, grave et émouvant, il montre l'école "non pas telle qu'elle devrait être mais telle qu'elle est au quotidien", a expliqué Cantet.

Mi-documentaire mi-fiction, "Entre les murs" s'inspire du livre éponyme d'un professeur, François Bégaudeau, héros du film tourné au terme d'ateliers d'improvisation.

Dévoilé à la veille du palmarès, "Entre les murs" a été très applaudi et fortement ému les critiques, tant français qu'internationaux.

Agé de 46 ans, ce fils d'instituteurs formé à l'Idhec a été révélé au grand public par un premier film marquant, "Ressources humaines", troublante radiographie du monde du travail couronnée de deux César.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Robin a écrit : "Je ne me souviens pas avoir spécialement demandé Mykonos"

Je confesse être l'auteur de la proposition...

Ecrit par : dugong | 25 mai 2008

Bonjour

J'ai lu le livre de Bégaudeau ce week-end : ce n'est pas nul, mais ça me rend malade : les élèves bouffent le prof de français du livre, qui fait concession sur concession sur ses ambitions professionnelles tout en essayant de donner le change en "charriant" ses classes et en faisant jouer l'affectif beaucoup plus qu'il ne le faut (si tant est qu'il le faille).

Pour avoir connu ce même sentiiment d'impuissance, je peux vous dire que Bégaudeau se raccroche à l'affection qu'il porte pour ses jeunes comme un naufragé à l'épave d'un bateau en attendant le sauvetage, ayant abandonné tout espoir de transmettre au plus grand nombre la passion de sa matière.

Il sufit de voir comme à chaque fois la description d'un élève curieux et attentif est décrit comme une sorte de miracle dont il n'est en rien responsable, comme lorsqu'il apprend qu'une élève s'est mis à lire et aimer Platon non pas grâce à lui mais grâce à sa grande soeur...

Maintenant, il obtient la palme d'or, c'est bien, mais qui va l'aider un jour à regarder la réalité en face ?

Et comme en plus je viens de lire en même temps "l'enseignement de l'Ignorance" de Jean-Claude Michéa, je vous laisse deviner l'ampleur du gâchis que je ressens à voir récompensé ce soir le traitement de la question scolaire sur le mode d'une dégoulinante compassion (l'extrait du film que j'ai vu est à vomir)

Bien tristement (mais pourquoi n'avons nous pas écrit notre scénario ?)

PS POUR ROBIN : je confesse mon actuelle stérilité relativement aux textes que je devais vous envoyer à propos du jeu de rôle et vous prie de m'en excuser.

Ecrit par : johnmarguerite | 25 mai 2008

Vous êtes vraiment une grosse bande de cons

Dans l'ensemble.

Et je crois comprendre que vous en êtes fier.

Toute petite minorité sans avenir.

Un peu autiste.

Qui chipote sur le revetement intérieur de la boîte qui les portera en terre.

ça donne pas envie de cotiser pour la retraite.

Begaudeau vs Brighelli.
Les pronostics battent son plein.
Y a du débat en perspective sur RMC info.
Qui va gagner le plus en 2008?

On touche au sublime.
Ménoi

Ecrit par : Ménoi | 25 mai 2008

"Les pronostics battent son plein"

Attention à accorder correctement l'adjectif possessif.

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

Il ne manquait plus que ça : un illuminé qui se prend pour Louis-Ferdinand Destouches. On ne nous épargnera donc vraiment rien.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Saperlotte! Jamais de trêve ici!
Bonjour à tous et pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 25 mai 2008

"Qu' avez-vous à en dire , maintenant qu'on sait qu'en fait d'enseignement frontal , les élèves auront en face d'eux un ordinateur , pour le" tout TPE ", testé depuis quelques années dans ce but ! " (Amélie)

J'ai entendu une émission qui rapportait qu'aux USA, on avait beaucoup investi pour l'instruction avec ordinateur, il y a déjà 20 ou 30 ans, et que cela s'était traduit (après enquête minutieuse, bien entendu, ce qui est tout-à-fait étranger à notre culture : voir Frackowiak et consorts) par un échec total.
Les élèves se conduisaient comme des veaux regardant passer un train, comme les enfants qui regardent la télévision, restant parfaitement passifs, et n'en tiraient strictement rien.
Pour s'instruire avec l'ordinateur, il faut déjà...avoir une certaine culture, à mon avis.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mai 2008

Bien tristement (mais pourquoi n'avons nous pas écrit notre scénario ?)

PS POUR ROBIN : je confesse mon actuelle stérilité relativement aux textes que je devais vous envoyer à propos du jeu de rôle et vous prie de m'en excuser.

Ecrit par : johnmarguerite | 25 mai 2008

Ce n'est pas grave. On passe son temps à "essayer". Moi aussi, j'essaye.

Je n'ai pas l'impression qu' "Entre les murs" reflète le quotidien de la classe.

Se méfier de l'"affectif", en tenir compte, mais le tenir à distance.

On ne peut pas refaire constamment "Etre et Avoir" qui fut une vraie réussite.

Encore une fois, nous sommes des "serviteurs inutiles" ("inutile" ne signifie pas "stériles") et nous ne savons pas vraiment ce que nous semons.

Il se passe tout le temps des petites choses importantes mais nous avons tendance à négliger l'importance des petites choses (moi le premier).

Peu importe que ce soit par l'intermédiaire de la grande soeur s'ils lisent Platon, plutôt que grâce à nous.

S'il y a une leçon que j'ai apprise en exerçant ce métier, c'est bien de laisser mon narcissisme à la porte de la classe.

Ce métier est une énigme, sans doute le plus énigmatique de tous (le plus "impossible", avec celui de médecin, disait Freud).

C'est comme avec nos enfants. Ils nous détestent et en même temps ils nous aiment bien.

Il faut "être là" et tenir bon.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Il ne manquait plus que ça : un illuminé qui se prend pour Louis-Ferdinand Destouches. On ne nous épargnera donc vraiment rien.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Je ne sais pas si vous avez remarqué, Jérémy, il vient toujours un moment sur ce blog où intervient un illuminé qui voudrait nous enterrer.

Les croque-morts se relayent. Soyons indulgents ; c'est un métier ingrat et fatigant, plus que celui de profs.

La preuve : nous ne sommes pas encore tout à fait morts !

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Oui, Robin, les croque-morts contre les croque-mots.

On a hâte de connaître les vainqueurs.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

ous êtes vraiment une grosse bande de cons

Dans l'ensemble.

Et je crois comprendre que vous en êtes fier.

Ecrit par : Ménoi | 25 mai 2008

Fier de ne pas être comme toi. Va prendre tes petites pilules roses et apprends à faire une phrase. Éventuellement avec un contenu.

Ecrit par : Manu | 25 mai 2008

...Et puis n'oublions pas que s'ils lisent un jour Platon, "sur les conseils de leur grande soeur", c'est surtout grâce à un(e) humble instituteur(trice) qui leur a appris l'alphabet (Alpha, Bêta, Gamma, Epsilon...)

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Je me rappelle avoir lu, dans le Nouvel Observateur, un entretien entre Bégaudeau et je ne sais plus qui, où ledit Bégaudeau chantait les louanges de la "tchatche" et de sa langue inventive. il ne semblait pas spécialement désireux d'apprendre l'imparfait du subjonctif à ses élèves.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mai 2008

on a beau dire, Bruxelles
Pli, Jeremy, Manu, Robin,
bien sûr c'est que d'la tanche.
ça nourira pas les gosses.
mais en ces périodes de grève de la pêche, c'est pas si pire.

dormez bien veaux de l'amer.
Ménoi

Ecrit par : Ménoi | 25 mai 2008

Je n'ai pas l'impression qu' "Entre les murs" reflète le quotidien de la classe.

L'extrait du film que j'ai vu, en tout cas, m'a écoeuré : on y voit une élève jouer la provocation en s'offusquant de l'omniprésence des prénoms babtous et céfran dans les exemples au tableau et le professeur demander avec l'autorité d'un bisounours si cette élèves ne serait pas elle-même française ; celle-ci répond alors qu'elle n'en est pas fiere, et le prof répond quoi ?... Et bien il répond que lui non plus n'est pas fièr d'être français mais que s'il faut respecter les quotas de nationalités au tableau, alors on ne s'en sort plus.

Et plus que tout, ce qui m'insupporte, c'est la placidité avec laquelle Bégaudeau accepte de se laisser mener par le bout du nez, et qui n'est pas l'attitude du personnage du roman qui, au moins, finit par évacer la question en disant "mettez le prénom que vous voulez".

Je ne peux pas cacher une relative sympathie pour Bégaudeau romancier, mais le film "Entre les murs", et surtout les effets possibles de cette Palme sur le moral des pédgogistes me donnent un haut le coeur.

Mais, comme vous dites, tenir bon..

Ecrit par : johnmarguerite | 25 mai 2008

Qu'est-ce que vous avez tous à vous exciter à propos de Bégaudeau et Cantet ?
GM

Ecrit par : guy morel | 25 mai 2008

L'analyse qui consiste à dire qu'il faut attendre que la soupière soit vide pour que ça craque et qu'alors on pourra créer un vrai rapport de forces paraît discutable.
Aujourd'hui les patrons sont des salariés, payés très très chers ( surtout en France) pour taper sur la tête des autres salariés et placer le curseur de la rémunération capital/travail du côté du capital. Si ça craque, le capital partira. Et le petit peuple se battra contre qui? Rien. Personne. L'ennemi est immatériel, désincarné. Et les politiques n'y pourront rien, comme ils n'y peuvent déjà rien ( cf le PS en 83 et Sarko avec Mital).
On n'aura plus qu'à s'asseoir autour du feu, avec une guitare et s'inventer des histoires, des tas de petits récits chouettes. D'ailleurs, c'est pour ça que Brighelli vient d'ouvrir ce nouveau fil. Il commence à nous préparer. On pourra se raconter comment c'était l'école, avant.
Brighelli, vous pouvez déjà commencer à faire des stocks de perles pour les tresser dans votre moustache.

Ecrit par : Sanseverina | 25 mai 2008

Darcos et Zémour chez Ruquier

http://www.dailymotion.com/video/x5jhf3_zemmour-face-a-xavier-darcos_news

Ecrit par : Guillaume | 25 mai 2008

Et Christine Albanel vient de dire à l'instant sur Canal qu'elle proposera à Darcos de passer le film dans tous les lycées et collèges…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008
Chouette, si Darcos accepte, cela dispensera les collègues d'avoir à faire cours pendant deux heures. Positivons, cher ami.

Ecrit par : guy morel | 25 mai 2008

Ménoi,

Si vous avez quelque chose à dire, faites donc, et n’hésitez pas à argumenter.

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

""Les pronostics battent son plein"

Attention à accorder correctement l'adjectif possessif."

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

Hé non, vous avez perdu, le Pli. Dans cette expression, "son" est un substantif. Et pas un possessif, (pas adjectif, d'ailleurs, mais pronom, si ma mémoire est bonne).

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

Pas de commentaire de ma part, j'aimerais plutôt avoir le vôtre concernant la Palme d'or 2008 ...

Ecrit par : miastecko | 25 mai 2008

"À propos des profs de musique qui enseignent la flûte sans savoir en jouer: au moins ils connaissent le solfège."

Ecrit par : Cadichon | 25 mai 2008

Et alors?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

"Très drôle, Jérémy, vraiment. Et je suis sûr que Ch.S. ne détesterait pas se produire en duo avec un clone de Beyoncé et de Mariah Carey. Maintenant, s'il y a une madame Sibille, ça reste à voir."

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008

Je compte sur vous pour m'aider à la convaincre... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

on a beau dire, Bruxelles
Pli, Jeremy, Manu, Robin,
bien sûr c'est que d'la tanche.
ça nourira pas les gosses.
mais en ces périodes de grève de la pêche, c'est pas si pire.

dormez bien veaux de l'amer.
Ménoi

Ecrit par : Ménoi | 25 mai 2008

Au moins, vous êtes plus intelligent qu'un héron.
C'est déjà ça !

nourrira (deux r)

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

M'en vais cultiver mon jardin ...

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 25 mai 2008

Moi aussi ; il ya plein de limaces sur mes salades !

Ecrit par : victor | 25 mai 2008

""Les pronostics battent son plein"

Attention à accorder correctement l'adjectif possessif."

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

Hé non, vous avez perdu, le Pli. Dans cette expression, "son" est un substantif. Et pas un possessif, (pas adjectif, d'ailleurs, mais pronom, si ma mémoire est bonne).

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

Il semblerait que ce ne soit pas le cas, même si, Christophe, j'avais déjà entendu l'hypothèse que vous soutenez.
Voir par ex : http://www.guichetdusavoir.org/ipb/index.php?showtopic=10784

Par contre, au rayon des certitudes : "son" est un adjectif possessif pour les plus anciens d'entre nous, et un déterminant possessif pour les plus jeunes ; le pronom possesif, c'est "le sien".

Ecrit par : Pat | 25 mai 2008

"La palme d'or à Bégaudeau? Il lui faudra ensuite les palmes académiques!".

Ecrit par dugong, le 25 mai 2008.

Soyez rassuré :
dans un système éducatif qui marche sur la tête, il est sans doute plus honorable de recevoir un blâme que de recevoir les palmes académiques.

Et puis, Napoléon ne disait-il pas qu'on mène les hommes avec des hochets? C'est particulièrement vrai dans l'Education nationale...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 mai 2008

Tchuuuuut, ne parlez pas de "déterminant possessif", vous allez ranimer des débats ici inextinguibles, et vous allez énerver Guy Morel.

Ceci est une (almost) private joke.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

"J'ai lu le livre de Bégaudeau, qui est nul...".

Ecrit par brighelli, le 25 mai 2008.

JPB, je vous ai vu débattre avec Bégaudeau, voilà deux ans au salon du Livre. Il n'a pas fait un pli...
Hier soir, sur le plateau d'"On n'est pas couché", Zemmour était bien parti pour allumer Allègre. Dommage que ce dernier se soit défilé...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 mai 2008

Hé non, vous avez perdu, le Pli. Dans cette expression, "son" est un substantif. Et pas un possessif, (pas adjectif, d'ailleurs, mais pronom, si ma mémoire est bonne).

Ecrit par : Christophe Sibille

Cette expression venant de la part d’un intervenant préférant le sujet d’invention au texte argumenté, croyez bien que j’ai fait quelque vérification, avant de poster ma réponse.

Lisant la vôtre, j’ai recommencé, et voici ce qu’il en est dit dans le Grevisse :

http://books.google.fr/books?id=MjTomwxuSbcC&pg=PA255&lpg=PA255&dq=%22battent+leur+plein%22+grammaire&source=web&ots=Xi4MS8KxIp&sig=go0ajeUnZzChpf1z9mnxv4ygfac&hl=fr#PPA255,M1

Ecrit par : Pli | 25 mai 2008

"Hé non, vous avez perdu, le Pli. Dans cette expression, "son" est un substantif. Et pas un possessif, (pas adjectif, d'ailleurs, mais pronom, si ma mémoire est bonne)."

Non !

"Seins éblouissants battant leur plein majestueux au bord découvert des corsages." (Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques)

Mais bon, c'est un détail.

Plus sérieux, JPB qui joue de plus en plus au Sphinx pourrait-il développer cet énigmatique : " Mais ça va péter" qu'il a balancé plus haut ...

Et pour Guy Morel dont le cri, plus haut aussi, est resté sans réponse, sur les programmes (dont tout le monde semble se contrefoutre - Bégaudeau le premier - et à juste titre : au milieu des ruines, on pense plutôt aux urgences ...), une piste :

http://www.sauv.net/projprogcol2008.php

Zut, SLL !
Fallait pas !
Trop tard !

Ecrit par : Eric | 25 mai 2008

Begaudeau contre Finkielkraut

http://www.dailymotion.com/video/x5c3tx_begaudeau-vs-finkielkraut-part1_news

Ecrit par : Amélie | 25 mai 2008

Oui, Robin, les croque-morts contre les croque-mots.

On a hâte de connaître les vainqueurs.

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2008

Ne pas se contenter de leur croquer les doigts de pieds ; les faire revivre.

L'éducation, l'école, La vie de l'esprit, c'est la résurrection des morts.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2008

Ecoeurement (bis)

au sujet de "La république" de Platon que lit une élèves du roman "Entre les murs".

dans le livre, l'élève en parle au professeur juste avant de sortir de classe. Ils sont seuls et c'est poignant parce qu'en même temps que Bégaudeau se réjouit pour l'élève, on peut ressentir sa solitude de professeur réduit à se contenter de ce genre de miettes de satisfaction pour poursuivre son métier.

Dans le livre, ce n'est plus la même chose : l'élève parle tranquillement de son goût pour les dialogues Socratiques, assise en classe, devant les autres élèves, et le prof peut s'appuyer sur son témoignage et, en la félicitant, se féliciter intérieurement de l'exemple qu'elle donne aux autres.

Ce n'est plus la même situation, ce n'est plus la même vérité, ce n'est plus la même solitude du personnage principal.

Ecrit par : johnmarguerite | 25 mai 2008

"À propos des profs de musique qui enseignent la flûte sans savoir en jouer: au moins ils connaissent le solfège."

Ecrit par : Cadichon | 25 mai 2008

Et alors?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

no comment

Ecrit par : Cadichon | 25 mai 2008

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit

Ecrit par : johnmarguerite | 25 mai 2008

"Dans le livre, ce n'est plus la même chose"

Désolé, je voulais dire : "dans le FILM (dont je viens de voir la bande annonce), ce n'est plus la même chose...

Je dois absolument passer à autre chose...

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Oui, passons à autre chose.

En tout cas, n'allez pas voir le film - ils risquent de le passer dans les établissements.

Mais cette déclaration d'Albanel ne se réalisera peut-être pas : si le film a du succès, il sera plus rentable que les élèves aillent le voir par eux-mêmes avecleurs parents. S'il n'a pas de succes, eh bien ils refileront le film aux collèges et lycées.

Bref, il y a un plan B pour qu le pactole soit assuré. Merci l'Education !

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

merci Amélie pour cet extrait d'Esprit libre.
La palme d'or à un gars qui trouve que tout va bien et que l'école remplit parfaitement sa mission...c'est affligeant mais tout à fait dans l'air du temps.

Bégaudeau devant Finkielkraut faisait figure de petit coq se pousssant du col dans un discours convenu de pseudo-sociologue, cocasse par sa prétention.
Finkielkraut casse la ficelle de son bouquin, lequel n'a pour but que de taper sur un gouvernement de droite qu'il prétend incapable de répondre aux angoisses de ses électeurs et qui devrait démissionner en bloc devant cette France qui dit non.
Pas de pot pour lui, la France a ensuite montré clairement qu'elle n'était pas d'accord avec Bégaudeau; elle a élu Sarko et confirmé une majorité de droite à l'Assemblée.

Finkie essaie de lui dire que le non au référendum, ( qui a n'a pu passer qu'en rassemblant des gens irréconciliables idéologiquement, des libéraux et des antilibéraux ) n'a rien à voir avec l'agitation bien orchestrée de la campagne anti- CPE ni avec les incendies de bibliothèques et de maternelles dans les banlieues dus à une poignée de pauvres types.

et l'autre ne peut répondre que par l'insulte... Finkie ment et il radote: rien qu'une vielle compil'

Prochaine étape: le prix de l'Académie française à Meirieu pour l'ensemble de son oeuvre.

Ecrit par : Cadichon | 26 mai 2008

"Prochaine étape: le prix de l'Académie française à Meirieu pour l'ensemble de son oeuvre."

Et Zakhartchouk aux Victoires de la Musique pour son interprétation de la rengaine ?

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

J'aimerais savoir si ceux qui disent pis que pendre du film primé à Cannes l'ont vu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

"COMMUNIQUE DE L'UFAL

Ecole.
Pendant qu'on supprime les postes à l'éducation nationale, les retraités rempilent.
Lundi 26 mai 2008
A la demande de l’Inspection académique, une institutrice retraitée de la région rennaise avait « repris du service » afin d’assurer le remplacement d’une institutrice qui venait d’être arrêtée pour trois semaines. Face à l’indignation des parents d’élèves, cette enseignante à la retraite a finalement renoncé à assurer son remplacement.

L’Union des FAmilles laïques s’associe à l’indignation des parents d’élèves, de la FCPE et des organisations syndicales qui ont manifesté samedi dernier leur mécontentement et qui ont dénoncé ce procédé « inadmissible » qui consiste à « recruter des retraités pour pallier le manque de remplaçants ».

Il ne s’agit pas en l’occurrence de dénoncer le choix de cette institutrice retraitée. Le cas de l’école maternelle publique Les Forairies de Fougères n’est, du reste, pas isolé : l’Inspection académique a déjà recruté huit retraités pour assurer des vacations sur le seul département de l’Ille-et-Vilaine. Le rectorat de Créteil pratique une politique semblable. Il s’agit de dénoncer une logique désastreuse qui consiste à réduire le nombre de postes à l’éducation nationale et à panser les plaies en incitant des retraités à se remettre au travail.

De telles situations constituent un démenti empirique criant à l’argument démographique que le ministre Xavier Darcos a constamment employé pour justifier les 11200 suppressions de postes à l’éducation nationale[1] prévues à la rentrée prochaine : car si les enseignants étaient désormais aussi surnuméraires que l’affirme le ministre, comment expliquer le fait que les Inspecteurs académiques aient déjà tant de mal à trouver des professeurs remplaçants qu’ils en soient acculés à recruter des retraités ? Doit-on comprendre que le ministre compte puiser dans le contingent des retraités pour garantir le ratio nombre de professeurs / nombre d’élèves ?

Allons-nous accepter de remettre au travail des gens qui bénéficient d’une retraite bien méritée alors que le nombre de postes aux concours de recrutement des enseignants de l’école publique est réduit drastiquement chaque année ? Devons-nous nous résoudre à voir des retraités revenir sur le marché du travail alors que le chiffre du chômage des jeunes est des plus préoccupants ? Devons-nous nous résoudre à la paupérisation des retraités qui seront malheureusement de plus en plus nombreux à revenir sur le marché du travail pour compenser le faible montant de leur retraite et à la paupérisation des jeunes qui n’arrivent pas à entrer sur le marché du travail ?

L’Ufal ne se résoudra pas à cette sinistre politique qui, au lieu d’assurer la pérennité du lien social et la transmission entre les générations, organise leur mise en concurrence.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

"À propos des profs de musique qui enseignent la flûte sans savoir en jouer: au moins ils connaissent le solfège."

Ecrit par : Cadichon | 25 mai 2008

Et alors?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2008

no comment"

Ecrit par : Cadichon | 25 mai 2008

Oui, ça vaut mieux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Et ça nous change.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Madame la directice de Normale, invitée-présentatrice d'une émission consacrée aux meilleures rédactions, risque une confusion des genres...

Mais le cadre est forcément sublime. Ce doit être la raison pour laquelle ces dames dévorent des yeux le jeune prodige en rédactions.

De quoi alimenter certaines carottes, si le bâton ne suffit pas.

Ecrit par : Steppenwolf | 26 mai 2008

Toutes mes confuses, j'ai oublié le lien :

http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56849

Ecrit par : Steppenwolf | 26 mai 2008

'Entre les murs" reçoit la Palme d'Or à Cannes...
Comme quoi, être dans la Pensée Unique et avoir de solides relations peut servir!
La pieuvre idéologique que constitue le lobby "Meirieu" tient bien davantage encore les médias et l'opinion que nous ne le croyoions!

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

croyions

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

"J'aimerais savoir si ceux qui disent pis que pendre du film primé à Cannes l'ont vu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008 "

J'ai lu le livre (pas mauvais, selon moi), j'essaye de glaner tout ce que je peux sur le film, et ce que je vois m'inquiète énormément. La qualité du film n'est pas (encore) en cause puisqu'on ne l'a pas vu, mais le discours sous-jacent est déplorable.

Dans le Parisien de ce matin, voici ce que déclare Bégaudeau :

"Je pense que c'est un film destiné à tous ces gens qui prétendent juger la jeunesse en deux ou trois aphorismes, façon "Tous des petits imbéciles qui ne savent jouer qu'au jeu vidéo". Ils ne sont pas plus cons que les autres et sans doute plus finauds que moi à leur âge"

Autrement dit, la couleur est annoncée : si vous réfutez le discours de ce film, vous ne comprenez rien aux jeunes. Or, je dénonce un changement de discours entre le livre et le film : on passe d'un message largement désabusé, avec pour seul moyen de se raccrocher aux branches le recours à l'affectif entre profs et élèves, à une vision social bisounours où le professeur peut apparemment encaisser toutes les provocation sans infléchir son discours.

Le passage de la bande annonce où le professeur argumente en faveur de l'imparfait du subjonctif est un autre exemple de ce glissement, qui s'ajoute à ceux que j'évoquais plus haut : dans le film, on voit un prof déterminé et apparemment convaincu alors que dans le roman, on voit un prof qui renonce finalement entre autres choses à expliquer l'emploi du futur antérieur et la différence de conjugaison selon que l'on emploie "avant que" ou "après que".

Et puis l'argumentation en faveur du subjonctif imparfait est elle-même à côté de la plaque : "commencez par le maîtriser si vous voulez critiquer son usage", dit le professeur...

Mais pourquoi un élève se casserait-il la tête à assimiler un savoir complexe alors que son enseignant laisse entendre lui-même qu'une fois assimilé, cela ne lui servira probablement à rien.

Pourquoi un adolescent sous le joug de la tyrannie du présent se projetterait-il dans l'avenir pour des notions qui au final se révèleront inutiles ?

Déjà qu'au lycée, on a beaucoup de mal à accepter l'argument Pascalien du pari, pourquoi un miserait-on sur un subjonctif ?

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Attendons la sortie du film. Ce n'est qu'après l'avoir vu que les critiques qui sont faites aujourd'hui pourront ressembler à autre chose que du pur délire.

Philippe

Ecrit par : Phil Del | 26 mai 2008

"Attendons la sortie du film. Ce n'est qu'après l'avoir vu que les critiques qui sont faites aujourd'hui pourront ressembler à autre chose que du pur délire."

Pur délire ? J'ai le livre sous les yeux et j'ai vu toutes les images disponibles, la bande annonce notamment, qui est censée présenter un raccourci fidèle de l'oeuvre.

Et bien, je voudrais ajouter autre chose : la solitude du professeur que l'on ressent dans le roman devrait bien être présente dans le film, mais plus pour les mêmes raisons, car le principal ressort dramatique ne sera plus l'échec de l'école à transmettre du savoir, mais le conseil de discipline de Souleymane ou, semble-t-il, la position du héros sera en porte à faux avec celle d'autres professeurs, l'un d'eux l'accusant de vouloir "acheter la paix sociale".

Dans le roman, le prof n'argumente pas en faveur d'un élève lors des conseils de discipline et on le sent avant tout terriblement spectateur de la décision d'exclusion sur laquelle il ne s'exprime pas (le roman est d'ailleurs construit de façon très elliptique).

Dans le film, ce sera donc différent : il deviendra un acteur et de façon générale un personnage dont je crains que la majeure partie des aspérités aura été largement gommée.

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Je piaffe d'impatience de vous lire suite à la Palme d'Or de Cannes. Ecroulée de rire que j'étais ce matin, en écoutant l'annonce à la radio! Je reviens dès que j'ai un créneau.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Entendu ce matin sur Europe 1. Laurent Cantet, tout à sa joie et au lendemain d'une nuit dont il se demande si elle a été longue ou courte, déclare qu'il a voulu montrer que l'école ne fabrique pas des crétins pour citer un livre dont il n'aime pas le titre. Bon j'espère répéter cette déclaration comme il faut. Tout de même il y a une infusion quelquepart comme dirait la vamp Gisèle.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 mai 2008

Robin, c'est exactement ce que je voulais dire lorsque j'évoquais cette petite bourgeoisie glissant vers le prolétariat. Les temps sont mûrs. Je sais que JPB, que je connais un peu, a suggéré aux conseillers du ministre de faire comme le calife Haroun-al-Rashid dans les 1001 Nuits — se "déguiser en marchand" et aller voir par lui-même dans les rues de Bagdad comment ça se passe — quitte à couper la tête du vizir menteur en rentrant. Mais par ces temps de médiatisation à outrance, il faut un drôle de bon maquilleur. Et les pontes préfèrent, comme nous tous, les optimistes aux Cassandre. Mais ça va péter.

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2008

Le soir, les sources électriques faisant sourdre à flots la lumière dans la grande salle à manger, celle-ci devenait comme un immense aquarium devant la paroi de verre duquel la population ouvrière de Balbec, les pêcheurs et aussi les familles de petits bourgeois invisibles dans l'ombre, s'écrasaient au vitrage pour apercevoir, lentement balancée dans des remous d'or, la vie luxieuse de ces gens aussi extraordinaire pour les pauvres que celle de poissons et de mollusques étranges.

Une grande question sociale, de savoir si la paroi de verre protégera toujours le festin des bêtes merveilleuses et si les gens obscurs qui regardent avidement dans la nuit ne viendront pas les cueillir dans leur aquarium et les manger."



(Marcel Proust, "A l'ombre des jeunes filles en fleurs")

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

"Une grande question sociale, de savoir si la paroi de verre protégera toujours le festin des bêtes merveilleuses"

Magnifique, Robin, votre passage de Proust.

"J'aimerais savoir si ceux qui disent pis que pendre du film primé à Cannes l'ont vu?"

Christophe, on ne l'a évidemment pas vu, puisqu'il ne sort pas avant le 15 octobre. Mais on se base sur le roman dont il est tiré, et sur les images disponibles. Vous remarquerez qu'on ne parle pas en cinéastes de l'art du réalisateur, mais du livre qui a servi de base au film, et du romancier talentueux qui a livré à Cannes le chef d'oeuvre de l'année.

Evidemment, Cantet en a peut-être fait un film intéressant. Mais rien ne le présage.

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

Amélie Poulain, c'était sympa, mais dans l'éducation, c'est bizarre, j'ai du mal à apprécier.

Et la jeune fille de quatrième qui dit de Platon que "ce n'est pas un livre de pétase", elle aurait plutôt dit dans la réalité : "c'est pas un livre de pédé". Enfin, dans la réalité, elle ne l'aurait jamais lu. Je n'ai jamais eu de quatrième qui ait lu Platon (ni même de troisième ou de Seconde d'ailleurs).

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

Merci pour le lien vers l'émission avec Xavier Darcos et Eric Zemmour (qu'est-ce qu'il est malin et bien informé, celui-là !).

La télévision incite à l'imprécision et c'est dommage car c'est toujours la précision qui fait la différence :

- Savoir citer la date exacte du baptême de Clovis (personne, sauf Zemmour)

- Savoir citer les paroles exactes du passage du discours de Nicolas Sarkozy au sujet des instituteurs et des curés. (personne). Dommage, car la formulation était indéfendable et la citer précisément aurait réellement mis Xavier Darcos en difficulté (double contrainte : a) solidarité gouvernementale b) désaccord manifeste sur la conception présidentielle de la laïcité.

Au lieu de quoi le ministre a pu défendre N. Sarkozy et expliquer impunément "qu'on l'avait mal compris"...Et donner son propre point de vue (acceptable) sur la question.

- Savoir répondre à Xavier Darcos que s'il y a bien 11 élèves par enseignant, tous les enseignants ne sont pas devant les élèves et expliquer où sont les autres (personne, y compris le ministre qui doit bien le savoir, mais qui est bien trop habile pour soulever un aussi gros lièvre).

On attendait mieux d'Eric Zemmour sur ce coup-là.

Ca fait quand même deux belles occasions de manquées.

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

On avait déjà l'air con avant... Mais de quoi on aura l'air une fois que les élèves auront vu ce film...

Dialogue tiré de la bande annonce :
Le professeur : "Je peux répondre à la question qui m'est posée ?"
L'élève : "Je vous autorise".

Et tout continue comme normalement.

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

J'ai vu l'extrait où le prof va dans la cour de récréation se plaindre à l'élève de l'avoir dénoncé au CPE pour lui avoir reproché un "comportement de pétasse": l'élève lui répond avec l'aplomb et le fort caractère qui est le sien, et elle n'en démord pas.

Jusque là, aucun problème, et, comme dans le roman, aucune envie de défendre l'adulte ayant dérapé, surtout qu'une pétasse est bien une prostituée.

Là où ça ne passe pas, c'est que cet adulte dépassé, pris au piège des liens affectifs qu'il a voulu instaurer, et pour tout dire humilié publiquement (la scène provoque l'attroupement des camarades de classe), et bien cet adulte reste stoïque malgré la déroute, il reste calme, il ne hausse pas la voix, c'est un petit ange, à peine un léger froncement de sourcil, une petite moue, c'est un pantin, une marionnette, il est là pour encaisser les coups, et il encaisse, tranquillement, naturellement, comme un sparring partner engagé pour servir de punching ball au champion à qui on demandera ensuite s'il n'est pas trop fatigué...

Désolé, mais dans cette scène, le prof doit craquer, il doit hausser la voix, parce qu'il ne lui reste plus que le recours à l'autoritarisme, parce qu'il est faible, parce qu'il n'a pas les moyens de ses ambitions de grand frère, parce que l'élève vient de lui infliger une leçon de vocabulaire.

Il n'y a pas d'autre issue : le prof, à cet instant, doit craquer. Il a perdu et il le sait. Point final.

Or, comme par hasard, non seulement ce n'est pas le cas, mais en plus cette élève est celle qui lit ensuite la République de Platon, et j'ai déjà dit que, contrairement au roman, elle ne révèle pas cette lecture à la sortie d'un cours mais pendant l'heure de classe, histoire que le professeur puisse bien boire son petit lait et que la réhabilitation soit complète.

Autre chose : j'attends de voir si le prof empoignera un de ses élèves comme dans le roman, où si cela sera aussi gommé.

Pour l'instant, le prof que je vois dans les extraits est beaucoup trop lisse et propre sur lui pour être honnête.

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Gaudemar lira-t-il Entre les murs pour se mettre au courant de nos réalités quotidiennes ?

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

"Et Christine Albanel sait que les droits d'exploitation ne sont pas donnés."
Ecrit par : Jeremy

A prendre à un degré encor non déterminé : Boarf... Suffira de supprimer quelques postes de plus et cela fera l'affaire...

"Disons que si Begaudeau a vraiment écrit la base du meilleur film de l'année, c'est à désespérer de tous les scénaristes et de tous les romanciers..."
Ecrit par : Jeremy

Il n'y a pas de questions à se poser, ils étaient en grève (bon ok aux états unis ), donc il faut faire avec ce qu'on a sous la main



Je pense que des le début vous mettez trop d'attentes sur n'importe quel film livre ou autre en espérant qu'ils correspondent à votre idéologie. Du coup, dès qu'il ne traite pas du sujet dont vous espériez le plus, hop vous crachez dessus. Vous aurez passé tout le film à chercher en quoi il se confond à votre combat, plutôt que de profiter du film, et d'en analyser après coup, sa qualité, en tous points.
Essayez un peut au moins de découvrir quelque chose, avec un esprit vierge d'attentes et de préjugés.
C'est sur que moi-même, quand j'ai eu vent de la palm d'or, j'ai tout de suite pensée, et espéré, qu'il traite des idées défendues par Brighelli et al.

En aparté, grâce à cette distinction, une famille aujourd'hui va être régularisée. Ainsi donc le nouveau critère, c'est d'avoir une palme d'or

Quant à moi, j'irai voir le film de soir. Peut être je reviendrai vous dire quoi. (... désolé, c'était trop tentant )

Ecrit par : Meryl | 26 mai 2008

Palme d'or Fahrenheit 911
Palme d'or Entre les murs (fenêtre sur cour)
Quel cinéma !
Quel cinéma ?

Ecrit par : bernard | 26 mai 2008

Je précise ce que j'écrivais plus haut: Bégaudeau a beaucoup, beaucoup, beaucoup, de relations... et Meirieu aussi...

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

Je pense que des le début vous mettez trop d'attentes sur n'importe quel film livre ou autre en espérant qu'ils correspondent à votre idéologie

Ecrit par : Meryl | 26 mai 2008

Non, Meryl, nous n'attendions rien a priori du film.
Ce film est probablement bon techniquement, puisqu'il est fait par un professionnel, ou ce serait à désespérer.
Ce que nous critiquons, c'est son "message": il diffuse des idées fausses, une vision fausse de l'école, celle de Meirieu. Et il fait une publicité à ce Bégaudeau, qui est quelqu'un de tout à fait médiocre ( écoutez-le sur RTL , où vient débiter des niaiseries aux Polémistes (19 h - 20 h), mais un grand bavard et très probablement quelqu'un qui a des relattions dans le monde de la cuculture. Le livre dudit sieur présente le collège, les professeurs et les élèves d'une façon que nous jugeons fausse, d'une façon mollement démago-consensuelle qui ne peut qu'enfoncer les élèves dans l'échec.
Les élèves ont besoin aujourd'hui, au contraire, d'une solide reprise en main à la fois sur le plan du travail en classe (la réforme des programmes est une urgence) et sur celui de la conduite et des justes relations avec les adultes. Ce que demandait Nicolas Sarkozy ("qu'ils se lèvent quand le professeur entre") me paraît de saine pratique. Item pour le vouvoiement.
Le livre de Bégaudeau diffuse des idées néfastes (mais bien dans la Pensée Unique) et un film primé à Cannes donne à ces idées fausses une audience phénoménale. Voilà ce qui nous fâche. En fait, nous trépignons de ne pas pouvoir faire grand-chose contre la Démagogie. Vieux problème!

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

Je renoue un instant avec le sujet du fil.
Pour ma part, j’ai commandé les 2 volumes de « rédaction d’autrefois » normalement disponibles fin mai.

http://www.editionsatelier.com/index.php?ID=1008718&results=1&keyWords=dict%E9es&ok=Go

on peut aussi tenter de retrouver , d’occasion, les 4 volumes (1 par classe) de « travaux pratiques de rédaction et de lecture expliquée »(ed. de l’école) ainsi que les deux volumes du « Manuel pratique de l’art d’écrire » de M. Courault.

Certains exercices du « guide pratique de rédaction » de R. Besson sont également exploitables.

Ecrit par : uncertain | 26 mai 2008

"Je pense que des le début vous mettez trop d'attentes sur n'importe quel film livre ou autre en espérant qu'ils correspondent à votre idéologie. Du coup, dès qu'il ne traite pas du sujet dont vous espériez le plus, hop vous crachez dessus. Vous aurez passé tout le film à chercher en quoi il se confond à votre combat, plutôt que de profiter du film, et d'en analyser après coup, sa qualité, en tous points."

Ecrit par : Meryl | 26 mai 2008

Enfin, Meryl, vous exagérez! Ce n'est vraiment pas le genre de la maison!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Cette palme signifie simplement la fin funèbre et en grandes pompes de l'école républicaine!

Ecrit par : buntovchik | 26 mai 2008

"Cette palme signifie simplement la fin funèbre et en grandes pompes de l'école républicaine!

Ecrit par : buntovchik | 26 mai 2008 "

En ce cas c'est XD qui en est le fossoyeur car il vient de se fendre d'un communiqué élogieux à propos du film et du regard sur l'école et sur les méthodes qui y est porté...

Ecrit par : jeanh | 26 mai 2008

En ce cas c'est XD qui en est le fossoyeur car il vient de se fendre d'un communiqué élogieux à propos du film et du regard sur l'école et sur les méthodes qui y est porté...

Ecrit par : jeanh | 26 mai 2008

ça va péter ! il l'a dit JPB !

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008

Soyons précis :

Baptême de Clovis : 25 décembre 498

Extrait (controversé) du discours prononcé par Nicolas Sarkozy au palais du Latran, le 20 décembre 2007 :

"Dans la transmission des valeurs et dans l'aprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en approche car il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance."

J'ai transcrit en regardant la vidéo.

Il faudrait vérifier l'orthographe du mot "espérance" dans le discours écrit. Espérance avec une majuscule = la seconde vertu théologale (la Foi, l'Espérance et la Charité) ou sans majuscule, espérance est synonyme d'espoir et a un sens évidemment plus profane.

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

"Il faudrait vérifier l'orthographe du mot "espérance" dans le discours écrit. Espérance avec une majuscule = la seconde vertu théologale (la Foi, l'Espérance et la Charité) ou sans majuscule, espérance est synonyme d'espoir et a un sens évidemment plus profane."

Oui mais de façon très amusante, "seul le prononcé fait foi" !

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

Pas contents les "brighellistes" et autres "le bristes" de cette palme? Vos gourous Sarkozy, Darcos, Albanel ont adoré! Personnellement, je suis très satisfaite de votre insatisfaction. A quand la réponse filmique de Brighelli? Plutôt que ces kilomètres de textes et commentaires qui tournent à vide?

Mais pour faire un film, qui plus est palme d' or, il faut du talent.

Ecrit par : Cécile | 26 mai 2008

En ce cas c'est XD qui en est le fossoyeur car il vient de se fendre d'un communiqué élogieux à propos du film et du regard sur l'école et sur les méthodes qui y est porté...

Ecrit par : jeanh | 26 mai 2008

ça va péter ! il l'a dit JPB !

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008

De la part de Darcos, pures mondanités!

Et ça ne va pas péter du tout, Amélie, la Pensée unique va
continuer à régner sur la cuculture, et le Ministre va continuer à essayer de modifier à pas de loup un certain nombre de choses fondamentales sans mettre l'inersyndicale pédago (SNES, SGEN, UNSA) dans la rue.

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

"Cette palme signifie simplement la fin funèbre et en grandes pompes de l'école républicaine!

Ecrit par : buntovchik | 26 mai 2008 "

Beaucoup de bruit et de fureur pour un film....

Ecrit par : Hervé | 26 mai 2008

Je précise ce que j'écrivais plus haut: Bégaudeau a beaucoup, beaucoup, beaucoup, de relations... et Meirieu aussi...

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

________________________________

Parce que Brighelli n' en a pas peut-être? Mais c'est à mourir de rire! Mr Brighelli laisse même croire à qui veut l' entendre qu'il a l'oreille de notre Ministre. Ministre qui a adoré le film! (Qu'aucun d'entre nous ici n' a vu mais dont vous faites à-priori le procès à charges; c'est très stalinien comme attitude)

Ecrit par : Cécile | 26 mai 2008

Cécile a écrit : "Je suis très satisfaite de votre insatisfaction"

Bave revencharde.

J'espère que les réactions à cet évènementiel, dont il ne restera pas grand chose en septembre, aura fait perdre toute illusion aux quelques uns qui croyaient encore à l'unité possible du monde enseignant sur le fond.

Pas de prisonnier.

Slecc restera. Ce n'est pas du cinéma...

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

"Cette palme signifie simplement la fin funèbre et en grandes pompes de l'école républicaine!

Ecrit par : buntovchik | 26 mai 2008 "

En ce cas c'est XD qui en est le fossoyeur car il vient de se fendre d'un communiqué élogieux à propos du film et du regard sur l'école et sur les méthodes qui y est porté...
Ecrit par : jeanh | 26 mai 2008

Bon, bon, bon..; cette palme c'est tout simplement un remake '"in" de cette tarte pétainiste qu'était " Les choristes". Ou ce film dont le titre m'échappe et dont personnage central était un instit du nom de Lopez.
Mettez un béret à Bégaudeau et vous aurez Lopez. C'est ça la leçon : "et tout ça ça fait d'excellents Français". Sont gentils ces gosses d'ailleurs : il n'y a en même pas un pour lui exploser la tronche au prof !
Petit pays, petites gens, petit film, petit président.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

auront fait perdre...

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

Mais pour faire un film, qui plus est palme d' or, il faut du talent.
Ecrit par : Cécile | 26 mai 2008

C'était la pensée du jour.
Autres pensée des jours d'avant :
- pour être Prix Goncourt, qui plus Goncourt d'or, il faut du talent
- pour être chef, qui plus est chef en or, il faut du commandement
-pour être riche, qui plus est riche en or, il faut de la richesse
etc.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

- pour être Prix Goncourt, qui plus est Goncourt d'or, il faut du talent

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Pas obligatoirement.

Ecrit par : yann | 26 mai 2008

"""Petit pays, petites gens, petit film, petit président.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008""""

Et je suis allié avec un penseur pareil !!!!!!
Ca donne à penser.

Ecrit par : antipédago moi-même | 26 mai 2008

Petit pays, petites gens, petit film, petit président.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

"petit président"... J'ose espérer que vous voulez parler de Sarko, Guy, pas de Sean Penn???

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

"la Pensée unique va continuer à régner sur la cuculture"

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

Arrêtez avec ça, Jean, ça commence à friser la parano!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

"Parce que Brighelli n' en a pas peut-être? Mais c'est à mourir de rire! Mr Brighelli laisse même croire à qui veut l' entendre qu'il a l'oreille de notre Ministre. Ministre qui a adoré le film! (Qu'aucun d'entre nous ici n' a vu mais dont vous faites à-priori le procès à charges; c'est très stalinien comme attitude)

Ecrit par : Cécile | 26 mai 2008 "

Bah, je vous attends sur l'analyse du livre et les extraits du film : j'ai le bouquin sous les yeux, la connexion pour les extraits et Michéa en guise de bonus pour contextualiser, alors...

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

La connexion pour les extraits et la bande annonce...

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Ce n'est pas de la parano, Christophe - tout de suite les grands mots! - , mais l'évidence même: vous avez déjà vu, vous, un film sur l'éducation qui expliquerait qu'il n'est pas bien que les enfants bavardent en classe, qu'ils écoutent le professeur parce que celui-ci a des connaissances utiles à leur dispenser, qu'une bonne explication de texte bien traditionnelle vaut mille fois mieux que toutes les "séquences" et tous les "élèves au centre", que l'étude du latin n'est pas ringarde, qu'il peut être formateur pour l'esprit et donc pour la conduite de la vie de reconnaître un COD ou un complément d'attribution, que ce dont les élèves ont besoin, en ZEP comme ailleurs, c'est d'abord de fermeté?

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

La connexion pour les extraits et la bande annonce...

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Ne nous faites pas languir davantage !

Je n'ai pas d'a priori sur le film et je suis sincérement content pour pour le réalisateur, pour le scénariste et pour la France ! ^^^^^^

En ce qui concerne les idées de Bégaudeau sur l'Ecole, la "culture jeune" et le "vitalisme", c'est autre chose. Je l'ai vu face à Alain Finkelkraut et je l'ai trouvé démagogique, sarcastique et "false" comme on dit dans le midi.

Mais il faut faire la différence entre le livre, le film et l'émission de Guillaume Durand.

Je vous trouve un peu dur, certains du moins, avec "Etre et avoir", un petit film, certes, mais, à mon avis, un "bon petit film".

C'est drôle cette expression "petit pays, petites gens". Il y a un bled près d'ici dont on dit la même chose ("chtite ville, chtites gens").

J'y ai enseigné et j'y ai pas mal souffert, beaucoup plus que dans le 92.

Finkelkraut a raison quand il dit que la France ce n'est pas la banlieue d'un côté et les nantis de l'autre.

Peut-être manque-t-il à Begaudeau un petit stage de "remise à niveau" en France profonde.

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

Du point de vue artistique, comme le dit dugong, ce film restera certainement comme un non-événement.

Il aura quand même fait, en attendant, une publicité fâcheuse au livre de Bégaudeau et aux idées du clan Meirieu qui est derrière. C'est la seule chose qui m'agace - oh, juste un peu!

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

... tarte pétainiste qu'était " Les choristes".
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Qu'y avait-il de "pétainiste" dans les choristes ? Sans doute la même chose que dans "le bonheur est dans le pré" ou dans "les enfants du marais"!
Il est étonnant que lorsqu'un filme raconte une belle histoire avec de belles images, aussitôt "l'intellectuel de gôche" la qualifie de pétainiste! C'est sans doute qu'il n'a pas d'autre argument pour expliquer au public qu'aimer un film pour autre chose que pour sa critique sociale, ce n'est pas bien.
Comment est-il acceptable, pour lui, qu'un film marche sans famille décomposée, sans relations incestueuses et sans dénonciation de la spoliation de la force de travail du prolétariat par le grand capital???? Enfin, c'est à ne plus rien y comprendre!

Les choristes sont ce qu'ils sont, mais au moins ils sont regardables à l'inverse des films de ken Loach et tutti quanti... qu'ont pourrait qualifier au choix, en suivant votre exemple, de bouses trotskystes ou de platitudes cocos!

Ecrit par : Kutya | 26 mai 2008

Kesstuprendlnoeud avec l'ot ducon, Jean ?

Autant éduquer ton zâne. àmha
ange

Ecrit par : toto | 26 mai 2008

"Du point de vue artistique, comme le dit dugong, ce film restera certainement comme un non-événement."

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008


Vous dites ça sans l'avoir vu... Quelle honnêteté intellectuelle..

Au fait, aviez-vous vu: "l'Esquive"?

En tous cas, je vous félicite pour votre nouveau soutien...
Proclamé avec son élégance coutumière, qui plus est! J'espère que vous l'appréciez à sa juste valeur! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Qu'y avait-il de "pétainiste" dans les choristes ? Sans doute la même chose que dans "le bonheur est dans le pré" ou dans "les enfants du marais"!
Il est étonnant que lorsqu'un filme raconte une belle histoire avec de belles images, aussitôt "l'intellectuel de gôche" la qualifie de pétainiste! C'est sans doute qu'il n'a pas d'autre argument pour expliquer au public qu'aimer un film pour autre chose que pour sa critique sociale, ce n'est pas bien.
Comment est-il acceptable, pour lui, qu'un film marche sans famille décomposée, sans relations incestueuses et sans dénonciation de la spoliation de la force de travail du prolétariat par le grand capital???? Enfin, c'est à ne plus rien y comprendre!

Les choristes sont ce qu'ils sont, mais au moins ils sont regardables à l'inverse des films de ken Loach et tutti quanti... qu'ont pourrait qualifier au choix, en suivant votre exemple, de bouses trotskystes ou de platitudes cocos!
Ecrit par : Kutya | 26 mai 2008
Vous me citez quoi comme "platitudes coco" au cinoche ?

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Qu'y avait-il de "pétainiste" dans les choristes ? Sans doute la même chose que dans "le bonheur est dans le pré" ou dans "les enfants du marais"!
Il est étonnant que lorsqu'un filme raconte une belle histoire avec de belles images, aussitôt "l'intellectuel de gôche" la qualifie de pétainiste! C'est sans doute qu'il n'a pas d'autre argument pour expliquer au public qu'aimer un film pour autre chose que pour sa critique sociale, ce n'est pas bien.
Comment est-il acceptable, pour lui, qu'un film marche sans famille décomposée, sans relations incestueuses et sans dénonciation de la spoliation de la force de travail du prolétariat par le grand capital???? Enfin, c'est à ne plus rien y comprendre!

Ecrit par : Kutya | 26 mai 2008
On peut faire d'excellents films pétainistes avec une famille décomposée, des relations incestueuses, un père ivrogne, une mère pute et une dénonciation de la spoliation de la force de travail du prolétariat par le grand capital.
Vous avez des vues un peu simplistes, mon cher.
Z'avez feuileté les numéros de La France au travail ?

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Guy, pendant que vous semblez être là, j'aurais aimé avoir également votre point de vue sur le film: "l'Esquive", et sur la vision pédagogique qu'il semble défendre en filigrane, (sans être un film "didactique", de mon point de vue).
Merci.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Guy, pendant que vous semblez être là, j'aurais aimé avoir également votre point de vue sur le film: "l'Esquive", et sur la vision pédagogique qu'il semble défendre en filigrane, (sans être un film "didactique", de mon point de vue).
Merci.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008
Pas vu.
Cela parle de quoi ?

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

"Les Choristes" étaient un "remake" (comme on dit aujourd'hui) de "La cage aux rossignols" avec l'acteur Noël-Noël.

Moi, j'ai bien aimé les deux.

On s'en est un peu lassés à force de les entendre, mais les chants des "Choristes" sont excellents musicalement.

J'avoue avoir versé une petite larme au moment où le jeune Morhange chante "La nuit de Rameau" dans la chapelle de l'internat.

Et je suis sûr que vous aussi à un moment ou à un autre...Mais vous ne l'avouerez jamais, bande de machos gauchistes^^^^^^^^^^^^ !

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

"A quand la réponse filmique de Brighelli?"
Ca va être dur d'adapter La fabique du crétin. Et puis si c'est pour voir l'école telle qu'elle est, pas la peine d'aller au cinéma : il y a des millions de petites salles avec 30 acteurs/spectateurs qui jouent tous les jours le film de Bégaudeau - en mieux.

"Mais pour faire un film, qui plus est palme d' or, il faut du talent."
Comme pour avoir une Victoire de la musique, un Oscar, le prix Interallié ou un Sept d'or. C'est bien connu, seul le talent compte, seul le talent est jugé.

"Petit pays, petites gens, petit film, petit président."
J'aime beaucoup cette remarque de Guy Morel (et la question de Christophe Sibille sur "le petit président")

Pour Dugong et Jean, vous avez tort de croire qu'on n'entendra très vite plus parler du film : d'abord Bégaudeau va être dans le présentoir de toutes les librairies et de tous les supermarchés, ensuite et surtout le film ne sort qu'en octobre ! Autrement dit, sa pub est assurée pendant quinze jours, mais le "phénomène Bégaudeau" reprendra au mois d'octobre, qui plus est en pleine période de rentrée ! Et ce sera très vite au programme de "collégiens au cinéma"...
Soyez sûrs qu'on n'a pas fini d'en entendre parler !

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

Dans Libe, cette révélation : "Direction du PS: Jack Lang, «totalement disponible, n’écarte rien»"

Oh Jack !

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

Jeremy a écrit : "Pour Dugong et Jean, vous avez tort de croire qu'on n'entendra très vite plus parler du film"

Je n'ai pas écrit cela.

Je reposte :

J'espère que les réactions à cet évènementiel, dont il ne restera pas grand chose en septembre, auront fait perdre toute illusion aux quelques uns qui croyaient encore à l'unité possible du monde enseignant sur le fond.

Pas de prisonnier.

Slecc restera. Ce n'est pas du cinéma...

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

Ray Charles a même écrit une chanson pour le soutenir! Et les stones aussi!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

C'était une réponse à Dugong au sujet de "Jack"... Et, pardon, les "Rolling Stones".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

http://cinema.fluctuat.net/films/l-esquive/801-chronique-une-esquisse-d-amour-les-yeux-dans-la-banlieue.html

Ce que j'ai retenu du film, c'est surtout qu'on peut tenter de monter Marivaux, (et d'autres), dans les "cités", et dans le cadre du cours de français. Qu'il est possible de tenter de le faire, en tous cas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

"Les Choristes" étaient un "remake" (comme on dit aujourd'hui) de "La cage aux rossignols" avec l'acteur Noël-Noël.

Moi, j'ai bien aimé les deux.

On s'en est un peu lassés à force de les entendre, mais les chants des "Choristes" sont excellents musicalement.

J'avoue avoir versé une petite larme au moment où le jeune Morhange chante "La nuit de Rameau" dans la chapelle de l'internat.

Et je suis sûr que vous aussi à un moment ou à un autre...Mais vous ne l'avouerez jamais, bande de machos gauchistes^^^^^^^^^^^^ !
Ecrit par : Robin | 26 mai 2008
Merci pour "La cage aux rossignols" ; j'avais oublié le titre.

Pour l'autre, le remake : tout de même, ce Morhange, quel drôle de nom ! Moi, en l'écoutant chanter, je pensais à l'affaire du talc.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Yeah !

I was schooled with a strap right across my back
But it's all right now
In fact, it's a gas!

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

http://www.youtube.com/watch?v=Wz5svwJqoVU

Je trouve qu'il effectivement qu'il "charrie trop"

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

Palme d'or Fahrenheit 911
Palme d'or Entre les murs (fenêtre sur cour)
Quel cinéma !
Quel cinéma ?

Ecrit par : bernard | 26 mai 2008

Un cinéma du même niveau que les TPE, travaux sans chercheurs: un cinéma sans acteurs, si j'ai bien compris. Ce n'est pas la première fois, ces dernières années, qu'on porte aux nues un truc bidule qui se passe globalement de professionnels aguerris. Ça signifie, encore une fois, que nul n'est besoin de travailler, de remettre vingt fois son ouvrage sur le métier pour réussir l'œuvre qui est en chacun de nous et ne requiert que spontanéité pour s'épanouir, tout Savoir étant non seulement superflu mais destructeur. Génération Star Ac'! Des acteurs se lèvent la peau depuis des années, travaillent, crèvent de faim et on attribue la Palme à une poignée de gamins et à un type qui jouent dans un film pour la première fois de leur vie, leur signifiant ainsi que leur jeu est supérieur à celui des femmes et hommes du métier qui ont bouffé de la vache enragée pour accéder à un jeu correct.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

En vérité je vous le dis : on parlera trois jours de Bégaudeau, puis quelques jours encore en octobre — mais d'ici là, un collégien (c'est surtout au collège que ça coince, nous le savons tous — sauf que ça commence à s'importer aussi au lycée) aura poignardé son prof, et on s'apercevra que ce film est… de la fiction (le vrai problème de;fond, c'est la relation à la réalité du cinéma — une problématique qui était déjà celle du roman naturaliste).
Donc fin de partie sur Entre les murs.
Quant à Cécile qui ne m'aime pas, je ferai sans — mais comment peut-on ne pas m'aimer…
JPB
PS. J'ai été interviewé il y une heure par Marianne.net sur le film. Je n'ai rien dit du film — pas tant que je ne l'ai pas vu —, mais je suis sûr, ai-je expliqué, que Bégaudeau y joue très bien : il réalise a priori l'idéal du comédien selon Diderot — une structure vide dans laquelle un bon metteur en scène peut glisser n'importe quel rôle. L'idéal de la société du spectacle, quoi.
Par ailleurs, littérairement parlant, il se range tout naturellement dans cette théorie d'écrivains baudruches dont parle Pierre Jourde dans La Littérature sans estomac — indispensable.

Ecrit par : brighelli | 26 mai 2008

Cette palme signifie simplement la fin funèbre et en grandes pompes de l'école républicaine!

Ecrit par : buntovchik | 26 mai 2008

Non! Signifie la fin du vrai cinéma. Place au reportage mensonger, sans Art, sans artistes, pour petites gens de petits pays nombrilistes, n'ayant plus goût à rêver.
Qu'il est loin le temps des Quatre cents coups, pour parler des gamins paumés ou de Sous le Soleil de Satan, pour parler de Palme d'Or. "Et si vous ne m'aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus!".

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

D'ailleurs, comme disait Brighelli, l'érotisme disparait. Place à la pornographie.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Exclusif : Dany Boon rachète les droits du film de Cantet pour en faire une adaptation.

Ce remake, "très personnel mais très social" selon Dany Boon, aura pour cadre un collège de Béthune où il incarnera un prof bivalent EPS-Français qui initie ses élèves à la dialectique par le karaté avec les briques du coron voisin en réhabilitation.

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

Alors là, Dobolino, je ne suis pas d'accord avec vous concernant les comédiens de cinéma! Ceux qui sont considérés comme les meilleurs français n'ont pas fait d'école, et viennent presque tous du café-théâtre, (café de la gare, chez Romain Bouteille, avec Depardieu, Dewaere, Miou-miou, Rufus), ou du Splendid, (toute l'équipe, vous les connaissez). Ils ont été mis sur scène avant d'avoir fait quoi que ce soit d'autre, ou presque!!!
Là, vous faites de l'idéologie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Non, vous confondez, Dugong; c'est Bankimoon qui a réussi à persuader le gouvernement chinois d'accepter qu'il aille (en Chine) y projeter son dernier film, "bienvenue chez l'yéti".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

En vérité je vous le dis : on parlera trois jours de Bégaudeau, puis quelques jours encore en octobre — mais d'ici là, un collégien (c'est surtout au collège que ça coince, nous le savons tous — sauf que ça commence à s'importer aussi au lycée) aura poignardé son prof, et on s'apercevra que ce film est… de la fiction:
JPB

à ce sujet:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/05/24/01016-20080524ARTFIG00510-
quand-les-parents-agressent-les-profs.php

Ecrit par : Cadichon | 26 mai 2008

Bankimoon est un acteur surfait, très effacé dans la gestuelle.

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

Ce n’est pas forcément le jeu d’acteur que récompense la palme d’or.

Dommage, ces réactions épidermiques qui consistent à faire entrer à tout prix ce film dans la case de l’ennemi pédagogiste. Elles en disqualifient tout simplement la critique.

Ecrit par : Pli | 26 mai 2008

"IL" a dit : "ça va péter".

Quoi ou qui va péter ? On peut m'expliquer ! C'est drôle, il y a des questions tabous ou quoi ? Des questions auxquelles on ne répond pas, jamais ... C'est comme ces "informations" qui rendent "obsolète" l'excellente pétition de l'UFAL ... Qu'est-ce que c'est que ces "informations" Monsieur Brighelli ? Du "top secret défense" ? A ce stade vous devriez vous convertir ! Je vous vois bien agent double ... Ah, vous l'êtes déjà ... Eh ...

C'est drôle tout de même ce blog qui tourne ne rond en sodomisant les diptéres (plus souvent d'ailleurs Bégaudeau et Meirieu que d'autres qui sont en train de tout casser ; de sales frelons, c'est vrai, plus périlleux à prendre par derrière ...) ; lassant à la longue ...

Et puis les sentences définitives, ça y va !

Quand on lit ce genre de conneries, on en reste sur le cul :
"Les choristes sont ce qu'ils sont, mais au moins ils sont regardables à l'inverse des films de ken Loach et tutti quanti... " Moi, j'aime bien Les Choristes ET les films de Ken Loach ("Bread and Roses", "The Navigators", "Riff Raff", "Ladybird","Raining Stones" et j'en passe ... ). Trop réaliste peut-être Ken Loach ? Trop révolté aussi sans doute ! Ah, zut, trop idéologue ... Mais oui, bien sûr !

"The Navigators" : notre futur proche, monsieur Guy Morel ...

Vous essayez de rafistoler la loco, "ils" sont en train de casser (11 500 supressions de postes et un statut en cours de destruction, on en parle ?) ceux qui la conduisent et foutent en l'air tout le reste, les rails et les aiguillages surtout : vont tous vers le privé ! Ouvrez les yeux ! C'est curieux que ça "pète" du côté des chouans d'ailleurs ! C'est que là-bas l'école publique est un bien précieux sans doute :

"Avant d'aller manifester en nombre à Nantes, samedi, les parents d'élèves de plusieurs écoles de Saint-Nazaire ont échangé sur les actions en cours contre les mesures prévues par le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos.

A l'école Pierre-Brossolette, les parents ont distribué les tracts imprimés par la fédération FCPE. A l'école Michelet, à Kerlédé, une quinzaine de parents ont occupé symboliquement l'école durant toute la matinée de samedi. Ils ont rappelé notamment leur opposition aux nouveaux programmes annoncés par le ministre, revendiquant également l'aide aux élèves en difficultés sur le temps scolaire grâce au maintien ou au renforcement des réseaux d'aide à l'éducation (qui associent enseignants et intervenants sociaux).

A l'école Ernest-Renan, une trentaine de familles ont participé à la réunion d'information sur les mesures Darcos et l'avenir de l'école primaire. Très inquiets « du nouvel aménagement du temps scolaire, du contenu des programmes, des menaces contre les réseaux d'aide, de la stigmatisation des élèves qui ont des difficultés, de la disparition progressive de la maternelle, comme des suppressions de postes d'enseignants », les parents ont donc décidé, « malgré les pressions de la hiérarchie, de poursuivre le mouvement d'occupation de l'école, démarré en solidarité avec les enseignants vedredi 23 mai ».

A compter de ce lundi, les enseignants seront alternativement en grève, mais l'accueil des enfants sera assuré.

Ouest-France, le 25 mai 2008"

10 000 à, Nantes et une centaine d'école primaire bloquées. Qui en parle ?

Ah oui, c'est bête, ça pète contre les suppressions de postes mais aussi contre les "réformes" (quel mot à la con, devenu synonyme de "régressions") de Darcos ... Zut, tout faux !

Mais a-t-on jamais changé (réellement changé) les choses sans les premiers concernés ? Oui ? Exact ! Pas très brillant comme exemples ... Non ?

Finalement le troll de service qui donne dans la provocation en devient sympathique ! Continuez Ménoi ! Vous en dites plus finalement que quiconque sur ce blog (à part quelques rares battant(e)s qui se reconnaîtrons ...)!

Ecrit par : Eric | 26 mai 2008

"se reconnaîtront" (et sans doute quelques autres ...)

Désolé .

Ecrit par : Eric | 26 mai 2008

Darcos ? combien de divisions !

Ecrit par : dugong | 26 mai 2008

Et là, il essplique :

http://www.dailymotion.com/related/9088192/video/x5j05c_cannes-2008-francois-begaudeau-pres_shortfilms
Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

Ouais.
J'aime beaucoup "l'oralité au coeur du film". Cela doit être aussi un remake. De ce chef d'oeuvre oublié : Les pipeuses au grand coeur". 1942, Raymond Larsène.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

N'ayant vu que la bande-annonce, je me garderai de tout jugement définitif mais je trouve que le genre "copain" affecté par Bégaudeau avec ses élèves est assez insupportable. Et il est parfaitement vrai qu'on peut se voir attribuer un prix prestigieux sans avoir le talent qui y corresponde. Il n'y a qu'à voir le niveau moyen des Goncourt. Je suis également d'accord avec Dobolino sur cette survalorisation actuelle du spontané, du non-professionnel.

J'ajoute que moi aussi, j'avais bien aimé Les Choristes.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2008

Alors là, Dobolino, je ne suis pas d'accord avec vous concernant les comédiens de cinéma! Ceux qui sont considérés comme les meilleurs français n'ont pas fait d'école, et viennent presque tous du café-théâtre, (café de la gare, chez Romain Bouteille, avec Depardieu, Dewaere, Miou-miou, Rufus), ou du Splendid, (toute l'équipe, vous les connaissez).

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Jugeriez-vous que le café-théâtre n'est pas une école????????????? Pour vous école= EN? Pas pour moi.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

http://www.youtube.com/watch?v=Wz5svwJqoVU

Je trouve qu'il effectivement qu'il "charrie trop"
Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

Bon, ce sont les premiers "plans" ( Pardon Godard !) que je vois.
C'est la Palme du canard, ce truc. Tout est faux.
Ils étaient bourrés les membres du jury ?

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Ce n’est pas forcément le jeu d’acteur que récompense la palme d’or..

Ecrit par : Pli | 26 mai 2008

La Palme d'Or récompense un grand film, sous tous ses aspects. Une œuvre d'art, non?
Ce qui me paraissait important dans mon propos, c'était la démagogie ambiante.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Ah, "La littérature sans estomac" de Pierre Jourde ! Un pur bonheur.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2008

On peut faire d'excellents films pétainistes avec une famille décomposée, des relations incestueuses, un père ivrogne, une mère pute et une dénonciation de la spoliation de la force de travail du prolétariat par le grand capital.
Vous avez des vues un peu simplistes, mon cher.
Z'avez feuileté les numéros de La France au travail ?

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008


Guy, vous répondez à côté. Comme vous en êtes rendu compte, je suis un peu simple et j'ai bien des difficultés à comprendre en quoi "les choristes" est un film pétainiste. Sans doute pourrez-vous éclairer ma lanterne...

PS: Quant aux platitudes communistes, ne me dîtes pas que vous ignorez tout du cinéma de Tavernier ou de Klapish.

Ecrit par : Kutya | 26 mai 2008

Jugeriez-vous que le café-théâtre n'est pas une école????????????? Pour vous école= EN? Pas pour moi.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Bien sûr que si! Pour tout ce qui n'est pas directement "enseignement" dans mes activités, c'est même la mienne!
Mais il n'y a pas de cours, contrairement à ce qui est défendu ici à longueur de colonnes pour collèges et lycées. Un "coup de pied au cul", et sur scène.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

"PS: Quant aux platitudes communistes, ne me dîtes pas que vous ignorez tout du cinéma de Tavernier ou de Klapish.
"
Ecrit par : Kutya | 26 mai 2008

Klappish, non? Pourquoi vouloir toujours raccourcir le nom des gens qu'"on" méprise?
En plus, ce message, c'est strictement n'importe quoi. De la provocation pure et simple!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Que dit justement Bégaudeau? "y'a pas eu de casting, justement, ce qui montre bien que le jeu est la chose la mieux partagée du monde, tout le monde peut jouer..."
Ben voyons!
Et si je vous dis que tout le monde peut enseigner? Qu'un retraité d'EDF bénévole sera aussi bon et efficace qu'un professeur agrégé?
Il est là le souci réel, le fait de société de ce type de Palme d'Or, pas dans la défense ou la mise en exergue des sciences de l'éduc.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Mais il n'y a pas de cours, contrairement à ce qui est défendu ici à longueur de colonnes pour collèges et lycées. Un "coup de pied au cul", et sur scène.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008
C'est bien ainsi que recrutent les écoles de théâtre, uniquement sur audition de scènes de préférence dialoguées, le candidat devant prouver une pratique théâtrale assidue préalablement à l'admission. La plupart d'entre elles réclament un bac+2 mais uniquement dans le but de s'assurer d'un âge limite inférieur et d'une à peu près solide vocation et ne se préoccupent pas de savoirs scolaires.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Pour Christophe:
Avec ses amis du Lycée Pasteur de Neuilly, Michel Blanc, Gérard Jugnot et Christian Clavier, Thierry Lhermitte suit des cours d'art dramatique parallèlement à des études d'économie. C'est avec ces derniers et les demoiselles Balasko et Chazel qu'il fonde la troupe comique du Splendid

Notez bien le "suit des cours d'Art dramatique". Cherchez la biographie de Josiane Balasko et ça ne m'étonnerait guère qu'elle en ait suivi aussi.
Bégaudeau et ses élèves n'en ont pas suivi et ne sont pas encadrés par des comédiens pro et aguerris. Et c'est ce genre de tranche de vie prise sur le vif du soi-disant réel qu'on nous impose comme modèles cinématographiques. Bof!

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

" ... vous ignorez tout du cinéma de Tavernier ou de Klapish."

... de Renoir, Carné et tant d'autres. Pas "communistes" nécessairement mais tout de même ... Et je ne parle pas du cinéma italien d'une certaine période ...

Non, Christophe, ce n'est pas "strictement n'importe quoi. De la provocation pure et simple!!!" , c'est bêtement viscéral ... Un peu, dans un certain sens, comme l'âne libéral de service ...

Ah, tiens, je vais me passer "Le Jour se lève" ou "Casque d'or" ce soir ...

Ecrit par : Eric | 26 mai 2008

Je m'obstine:
Josiane Balaskovic est né à Paris, ses parents tiennent alors un bar dans le 12ème arrondissement. S’intéressant un temps à la peinture, elle s’oriente rapidement vers l’art dramatique et suit les cours de Tania Balachova pendant 2 ans. Après avoir tâté de la tragédie avec ’Phèdre’ sur scène et, par la même occasion, créé un fou rire général du public, elle se résigne à la comédie et écrit son premier scénario "Quand je serais grande, je serais paranoïaque", qu’elle met en scène et joue pendant 6 mois dans un café-théâtre du quartier de l’Odéon, tout en exerçant divers petits métiers.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

On peut faire d'excellents films pétainistes avec une famille décomposée, des relations incestueuses, un père ivrogne, une mère pute et une dénonciation de la spoliation de la force de travail du prolétariat par le grand capital.

Mais non. Pas besoin de tout ça. Un hotel du Parc en 3D, une tenue de maréchal et un bon pool dactylos, le tout en noir et blanc pour l'ambiance, encore mieux que Casablanca...

Ecrit par : Sergio | 26 mai 2008

Des acteurs se lèvent la peau depuis des années, travaillent, crèvent de faim et on attribue la Palme à une poignée de gamins et à un type qui jouent dans un film pour la première fois de leur vie, leur signifiant ainsi que leur jeu est supérieur à celui des femmes et hommes du métier qui ont bouffé de la vache enragée pour accéder à un jeu correct.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Oui , sauf les fils et filles de ....Depardieu , Deneuve ,Birkin , etc..etc... mais , chez eux c'est sûrement génétique !

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008

Finalement le troll de service qui donne dans la provocation en devient sympathique ! Continuez Ménoi ! Vous en dites plus finalement que quiconque sur ce blog (à part quelques rares battant(e)s qui se reconnaîtrons ...)!

Ecrit par : Eric | 26 mai 2008


Ils sont allés cultiver leur jardin et moi , j'attends que ça pète , mais où ??? Il faut surveiller l'horizon !

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008

En parlant de Cannes , voilà notre Festival ,samedi , juste avant La Palme d'or ! C'est l'inter-syndicale des lycées de la côte d'azur qui défile .

http://fr.youtube.com/watch?v=D5ZjYguY_BI

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008

Dans la confrontation entre Finkielkraut et Bégaudeau, que je viens de regarder, le premier signale, comme souvent, que dans bien des collèges les bons élèves sont considérés comme des 'bouffons". L'autre nie complètement le fait. Quelqu'un peut-il me dire qui est dans le vrai?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2008

Des acteurs se lèvent la peau depuis des années, travaillent, crèvent de faim et on attribue la Palme à une poignée de gamins et à un type qui jouent dans un film pour la première fois de leur vie, leur signifiant ainsi que leur jeu est supérieur à celui des femmes et hommes du métier qui ont bouffé de la vache enragée pour accéder à un jeu correct.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Je viens de voir trois fois la bande annonce du film. Je sais que cela ne suffit pas pour se faire une idée, mais je voudrais faire quelques remarques :

1) A propos du subjonctif. Ou bien on le fait, ou bien on ne le fait pas et si on le fait, il n'y a pas à justifier pourquoi on le fait.

La justification passe par l'explication de l'emploi de ce mode (écriture littéraire, mode de l'hypothèse, du possible, du souhaitable et du non souhaitable, du virtuel, des faits envisagés par l'esprit...)

La justification donnée par le professeur dans le film est la pire de toutes : apprenez-le pour pouvoir le contester.

Si le professeur avait fait correctement son travail en expliquant non seulement la morphologie du subjonctif (beaucoup plus facile que le présent de l'indicatif), mais aussi son emploi, les élèves n'auraient pas posé la question de son utilité.

L'exemple au tableau est provocateur. Il aurait falu commencer par un simple subjonctif présent ( ex. : "Je voudrais que tu viennes").

2°) Il aurait pu s'abstenir de traiter l'élève de "pétasse".

3°) Le comportement de l'élève qui passe en conseil de discipline est inadmissible et doit être sanctionné. Le professeur confond "comprendre" et "accepter" ; il ne comprend pas que certains élèves ont besoin de sanctions.

On ne s'abstient de sanctionner que les gens que l'on juge irresponsables (les malades mentaux par exemple). La sanction, disait très justement Hegel est lié à l'estime et à la confiance en la perfectibilité des êtres humains.

4°) Tout le monde s'extasie sur le fait que l'élève qu'il a traitée de "pétasse" lise "La République" de Platon.

Elle a la République de Platon entre les mains, certes, , mais elle ne l'a manifestement pas lu ou bien elle n'a rien compris à ce qu'elle a lu.

Il n'est pas question "d'amour" dans la République (c'est le thème du "Banquet", ni vraiment de Dieu (Dieu au IVème siècle avant J.-C. ? "les dieux" plutôt), ni des "choses de la vie", mais de Politique (le titre grec est "Politéia"), de l'organisation de la Cité idéale.

Un professeur de Lettres devrait en savoir assez en philosophie pour faire une petite mise au point.

Je lui aurais personnellement conseillé de lire "Le Banquet" ou "L'apologie de Socrate"...Ou bien le Livre VII et le Mythe de la Caverne qui traite des rapports entre l'opinion et de la vérité.

5°) Les élèves ont raison de lui faire remarquer qu'il les charrie. Il n'a pas à les traiter en copains. S'il n'est pas respecté, il ne devrait s'en prendre qu'à lui-même.

Il faut éviter au maximum de rentrer dans des considérations personnelles et il faut faire très attention au langage que l'on emploie.

J'attends de voir ce film en totalité, mais si le reste est comme dans la bande annonce, je pense effectivement qu'il ne peut qu'apporter de l'eau au moulin des tenants d'un enseignement sérieux, explicite et structuré, y compris, et je dirais surtout, dans les établissements "sensibles".

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

Bégaudeau comme Christine Angot, qu'une telle affirmation a fait fondre en larmes de colère, nieront tout ce qui est contraire à leur idéologie. Ils ont la foi du charbonnier.

Ecrit par : Cadichon | 26 mai 2008

Guy, vous répondez à côté. Comme vous en êtes rendu compte, je suis un peu simple et j'ai bien des difficultés à comprendre en quoi "les choristes" est un film pétainiste. Sans doute pourrez-vous éclairer ma lanterne...

PS: Quant aux platitudes communistes, ne me dîtes pas que vous ignorez tout du cinéma de Tavernier ou de Klapish.
Ecrit par : Kutya | 26 mai 2008
Sur Les choristes : c'est un film "pétainiste" ( bien fait, bien joué) dans la mesure où son succès repose sur un immense mensonge : émotion collective bardée de bons sentiments alors que sont patents le mépris de ce pays pour les enfants ( voir l'école) et la trouille devant une jeunesse dont on ne sait pas quoi faire (voir l'école encore).
Sur Tavernier et Klappish : connais pas assez pour en parler.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Quelqu'un peut-il me dire qui est dans le vrai?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2


C'est Finkie qui dit vrai , on entend ça tous les jours , si bien que j'appelle les autres" les héros du zéro "!

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008

L'autre nie complètement le fait. Quelqu'un peut-il me dire qui est dans le vrai?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2008

Cela dépend des établissements, mais si Begaudeau a effectivement enseigné en ZEP ou dans un établissement sensible, je peux vous dire qu'il est totalement de mauvaise foi.

Il est comme ces "responsables" qui pensent qu'il suffit de nier l'existence d'un problème pour qu'il disparaisse.

C'est Finkelkraut qui est dans le vrai, bien qu'il n'ait affaire, l'heureux homme, qu'aux élèves de polytechnique.

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

"Dans la confrontation entre Finkielkraut et Bégaudeau, que je viens de regarder, le premier signale, comme souvent, que dans bien des collèges les bons élèves sont considérés comme des 'bouffons". L'autre nie complètement le fait. Quelqu'un peut-il me dire qui est dans le vrai?"

C'est bien évidemment Finkielkraut, qui n'a pas raison sur tout, mais qui a malheureusement raison sur ce point !

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

A propos du film "Entre les Murs" (je sais, encore !), j'ai trouvé un lien sympa vers un journaliste dont j'apprécie la plume

http://faubert.20minutes-blogs.fr/

Derrière la dose de provocation (il faut bien aussi le reconnaître, ce blog est fait pour prendre souvent le contrepied de ce qui se peut lire ailleurs), il y a un personnage vraiment intéressant et complexe ainsi qu'une plume souvent très fine.

Bonne soirée !

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Guy, vous répondez à côté. Comme vous en êtes rendu compte, je suis un peu simple et j'ai bien des difficultés à comprendre en quoi "les choristes" est un film pétainiste. Sans doute pourrez-vous éclairer ma lanterne...

PS: Quant aux platitudes communistes, ne me dîtes pas que vous ignorez tout du cinéma de Tavernier ou de Klapish.
Ecrit par : Kutya | 26 mai 2008
Sur Les choristes : c'est un film "pétainiste" ( bien fait, bien joué) dans la mesure où son succès repose sur un immense mensonge : émotion collective bardée de bons sentiments alors que sont patents le mépris de ce pays pour les enfants ( voir l'école) et la trouille devant une jeunesse dont on ne sait pas quoi faire (voir l'école encore).
Sur Tavernier et Klappish : connais pas assez pour en parler.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Comme j'apprécie d'être conforté dans ce que je pensais !

Merci, merci ! Pour la peine, je vous envoie un lien vers un article volontairement provocateur et très drôle

Bonne soirée !

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Des acteurs se lèvent la peau depuis des années, travaillent, crèvent de faim et on attribue la Palme à une poignée de gamins et à un type qui jouent dans un film pour la première fois de leur vie, leur signifiant ainsi que leur jeu est supérieur à celui des femmes et hommes du métier qui ont bouffé de la vache enragée pour accéder à un jeu correct.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

C'est exactement mon avis: le milieu cuculturel de la Pensée unique est devenu fou!


Dans la confrontation entre Finkielkraut et Bégaudeau, que je viens de regarder, le premier signale, comme souvent, que dans bien des collèges les bons élèves sont considérés comme des 'bouffons". L'autre nie complètement le fait. Quelqu'un peut-il me dire qui est dans le vrai?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2008

Sylvie, étant en collège, et même dans un collège "tranquille", comme on dit, je puis vous garantir que les bons élèves sont traités d'"intellos" par les autres et que ce n'est pas un éloge. La plupart en souffrent en silence puisque l'institution ne fait pas grand-chose pour les honorer publiquement et les défendre. Certains, pour avoir la paix, font exprès d'avoir de mauvaises notes. Bonne ambiance pour le travail scolaire, n'est-ce pas, et puissant levier pour le progrès de chacun!

Pour en revenir au film primé - d'une façon absolument hallucinante! - , je viens d'entendre sur RTL le très court extrait où l'on entend une jeune élève dire: "Je suis Française, mais pas fière de l'être."
Si ça, ce n'est pas la Pensée unique, cracher sur la France...!

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

M'étant emmélé les pinceaux, je redonne le lien :

http://faubert.20minutes-blogs.fr/

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

M'étant emmélé les pinceaux, je redonne le lien :

http://faubert.20minutes-blogs.fr/

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

C'est amusant, bien écrit...Et souvent juste.

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

Merci à tous ceux qui m'ont répondu !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2008

Merci à tous ceux qui m'ont répondu !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2008

Bégaudeau, Sylvie, est de la même famille de pensée que Meirieu: il ne voit qu'un élève fictif, levier de la transformation idéologique (et autoritaire) de la société !
Les naïfs dégoulinant de bons sentiments qui ont primé son film ont été victimes de sa propagande sirupeuse et bien-pensante.

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

""Je suis Française, mais pas fière de l'être."
Si ça, ce n'est pas la Pensée unique, cracher sur la France...!"

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008


Enfin, Jean, on peut très bien être français, et ni spécialement fier ni spécialement honteux de l'être! La phrase peut très bien être entendue comme ça, et sans qu'on puisse présumer une seule seconde que la personne qui la prononce crache sur la France! On est français ou pas, c'est comme ça!
Je comprends cette phrase comme un simple sous entendu, une précision du fait qu'on n'ait pas envie de dire: "je suis français, et fier de l'être"!
Connaissez-vous la chanson de Brassens: "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

Comme je n'en fais pas une habitude, je vais m'offrir le luxe d'aller dans le même sens que Christophe Sibille. Un slogan a longtemps sévi, en Corse : so corsu ne so fieru — je suis corse et j'en suis fier. Fier de quoi, pauvre cloche ? De dépendre des clans et des subventions pour mettre de la farine de châtaigne dans ta polenta ? Aucune origine géographique, aucune "race", aucune religion, ne donne une quelconque supériorité. Je posais la question dans Une école sous influence : "Race élue ? Elue par qui ?" Il y a quelques années, un élève appartenant à une "minorité visible", comme on dit quand on ne sait pas écrire Noir, m'a lancé : "Ouais, hé, vous me sacquez pasque je suis Black, oh, l'autre…" — à quoi j'ai répondu qu'il était sans doute black, mis intégralement con, et que c'était sa connerie que je sacquais. Qu'il avait sans doute droit à mon respect comme être humain (et encore, certains jours, je m'interroge), certainement pas comme Africain de l'Essonne. Et que le respect, le vrai, il allait devoir le mériter, en bossant davantage, par exemple. "Fier d'être français" doit être lu à l'envers : que fais-tu pour ton pays afin qu'il soit fier de toi ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 mai 2008

Mai 68 : "Métro, boulot, dodo, y'en a marre !"
Mai 08 : "Bébé, gogo, dodo, Gau-de-mar !"

Post scriptum : B.Tavernier et C. Klappish communistes ? Vous ne vous êtes pas un peu laissé aller sur le Cuba Libre cher collègue ?

Ecrit par : FGuichard, de mauvais poil | 26 mai 2008

Françoise, vous devriez savoir que, pour une certaine droite, on ne peut pas être de gauche sans être marxiste, communiste, gauchiste, et tutti quanti... ;-)))

Jean-Paul, vous connaissez certainement cette phrase de Pierre Dac, qui dit à peu près ceci:
"quand un non juif est con, on dit que c'est un sale con, quand un juif est con, on dit que c'est un sale juif... Je revendique pour les juifs le droit d'être cons".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

que fais-tu pour ton pays afin qu'il soit fier de toi ?

Pas du Sibille mais du Kennedy...

Ecrit par : Guillaume | 26 mai 2008

Et le rapprochement des deux, c'est un peu comme le GR20, cela donne le vertige...

Ecrit par : Guillaume | 26 mai 2008

Oui , sauf les fils et filles de ....Depardieu , Deneuve ,Birkin , etc..etc... mais , chez eux c'est sûrement génétique !

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008
Mais, ça, c'est comme les gosses de professeurs... dont je fais partie d'ailleurs. A chacun les avantages que peut lui donner son entourage, à moins de mettre tous les enfants à la DASS à la naissance. Il est plus facile de devenir agriculteur quand papa a des terres cultivables et épicier si papa a une échoppe que so on doit tout acheter.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Et, cerise sur le gâteau, le collège où a eu lieu le tournage s'appelle collège Françoise Dolto. Elle est pas belle, la vie?

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Françoise Guichard, vous savez, des visiteurs de ce blog ont bien dit ici à plusieurs reprises que j'étais gauchiste, alors vous savez, ils ne sont plus à ça près...

Vaste action de propagande sur France 2 à l'instant même pour "remercier François Bégaudeau" durant un spot de deux minutes consacré à Entre les murs.

Entre les murs coproduit par France 2 !!! Je me marre, tiens. Plus c'est gros, plus ça marche, hein... Et après, il en restera encore quelques uns pour dire que Begaudeau ne sert pas la cause pédagogo...

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

Ah, tiens, je vais me passer "Le Jour se lève" ou "Casque d'or" ce soir ...

Ecrit par : Eric | 26 mai 2008

Et moi, je veux revoir "La belle équipe" ! Et "L'école buissonnière" !

Ecrit par : catmano | 26 mai 2008

Mais, ça, c'est comme les gosses de professeurs... dont je fais partie d'ailleurs. A chacun les avantages


Ceux-là aujourd'hui , ne veulent surtout pas être profs ! Inutile d'expliquer pourquoi !

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008

La plupart des profs sont fils de profs...M'étonnerait que ça change !

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

Bon, je vois que ça continue! Ciao.

Ecrit par : dobolino | 26 mai 2008

Et moi, je veux revoir "La belle équipe" ! Et "L'école buissonnière" !

Ecrit par : catmano | 26 mai 2008

Ou "Zéro de conduite": ça c'est du vrai cinéma, et du grand.
Ou "Los Olvidados" de Buñuel.
Car, nom de Dious de Bonne Mère, on n'est pas forcément obligé de produire des cucuteries genre "Les Choristes" (brrrr.... oui, pétainiste, gnangnan en plein, bref, 100 % glucose) sous prétexte qu'on fait tourner des gamins.
Cela dit, dans un pays où règne l'enfant roi dans sa famille, et à l'école l'élève au centre du projet, il ne faudra pas s'étonner, quel que soit par ailleurs le talent (réel) de L. Cantet, de voir triompher un film avec des zinfints et des zados si mignons et si frais, si spontanés avec leur tchatche et leur vocabulaire SMS, patin couffin. ça marchait bien avec les manchots, aussi, il y a qq années, non ? .

Ecrit par : FGuichard | 26 mai 2008

Aucune origine géographique, aucune "race", aucune religion, ne donne une quelconque supériorité.

Ecrit par : brighelli | 26 mai 2008

On est bien d'accord!
Mais garder le silence (ni "fière", ni "pas fière"), ce n'est pas exactement la même chose que de dire "je n'en suis pas fière." Car pourquoi, Mademoiselle, ne seriez-vous PAS FIERE d'être Française?
Peut-être - tiens, j'y pense - à cause de cette école devenue la Fabrique du Crétin qui n'apprend rien ou si peu et si mal à ceux justement qui en auraient le plus besoin?

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

En vérité je vous le dis : on parlera trois jours de Bégaudeau, puis quelques jours encore en octobre — mais d'ici là, un collégien (c'est surtout au collège que ça coince, nous le savons tous — sauf que ça commence à s'importer aussi au lycée) aura poignardé son prof, et on s'apercevra que ce film est… de la fiction (le vrai problème de;fond, c'est la relation à la réalité du cinéma — une problématique qui était déjà celle du roman naturaliste).
Donc fin de partie sur Entre les murs.
Quant à Cécile qui ne m'aime pas, je ferai sans — mais comment peut-on ne pas m'aimer…
JPB
PS. J'ai été interviewé il y une heure par Marianne.net sur le film. Je n'ai rien dit du film — pas tant que je ne l'ai pas vu —, mais je suis sûr, ai-je expliqué, que Bégaudeau y joue très bien : il réalise a priori l'idéal du comédien selon Diderot — une structure vide dans laquelle un bon metteur en scène peut glisser n'importe quel rôle. L'idéal de la société du spectacle, quoi.
Par ailleurs, littérairement parlant, il se range tout naturellement dans cette théorie d'écrivains baudruches dont parle Pierre Jourde dans La Littérature sans estomac — indispensable.

Ecrit par : brighelli | 26 mai 2008

Ne soyez donc pas jaloux, vous finirez bien par obtenir les Palmes académiques.

Ecrit par : aliscan | 26 mai 2008

Et moi, je veux revoir "La belle équipe" ! Et "L'école buissonnière" !

Ecrit par : catmano | 26 mai 2008
Superbe film "L'école buissonnière". Remarquez que dans "buissonnière", il y a "buisson", le Ferdinand.

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2008

Jean a raison.
Oui, le commentaire de la jeune fille ('je ne suis pas fière d'être française') était le début d'une critique (originale, pour sûr) de la France, pays fasciste s'il en est (ou pétainiste, hein G. Morel).
Mais j'ai également entendu l'extrait sur France Inter, ou Europe 1, je ne sais plus, et le prof Bégogo répond à la jeune fille: "Mais moi non plus je ne suis pas fier d'être français!" Houra! On aurait pu croire que le prof, épitome du fasciste (ou "figure du colon blond aux yeux bleu" comme le pérorait sans sourciller le jeune écrivain Faiza Guène lors d'une émission de Franz-Olivier Giesbert) - il transmet verticalement des savoirs, exerçant ainsi une violence envers l'apprenant - est en fait un être humain trans-national, critique envers la France, ce pays où il n'y a aucun Français 'fiers de l'être' (qui bono?).

Ecrit par : Loki | 26 mai 2008

La plupart des profs sont fils de profs...M'étonnerait que ça change !

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

FAUX !

Ecrit par : Amélie | 26 mai 2008

Car pourquoi, Mademoiselle, ne seriez-vous PAS FIERE d'être Française?
Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

On n'a pas à en être fier, simplement parce qu'on ne l'a pas fait exprès, voilà tout, puisqu'on est né là par hasard, comme on aurait pu voir le jour aux îles Salomon, en Patagonie, sur l'Acropole ou dans les mers du Sud. C'est "ta ouk eph' êmin", comme disaient les Stoïciens : des choses qui ne dépendent pas de nous !
Anecdote et hommage : je me souviens de M. Léo Ragolski, un puits de culture, remarquable professeur de lettres classiques au lycée Paul Arène de Sisteron, récemment décédé -- et que certains d'entre vous ont peut-être eu la chance de connaître naguère, avec sa 2 CV briquée, ses noeuds pap' extravagants, ses chocolats suisses offerts aux trois premiers de la composition, sa gentille excentricité et son Thucydide qu'il lisait couramment dans le texte. Ce monsieur, né en Pologne en 1913, engagé volontaire dans l'armée d'Afrique pendant la 2eme GM, gravement blessé à Cassino, avait choisi, comme qq décennies plus tôt Apollinaire, de se battre pour la libération de la France, puis de devenir Français par amour de notre langue, de notre culture et de nos humanités : et il en était FIER, parce qu'il avait CHOISI d'être du pays de Molière, de Racine, de Flaubert et de Proust. Aucune origine géographique, aucune "race", aucune religion, ne doit donner un quelconque sentiment de fierté.

Ecrit par : FGuichard | 26 mai 2008

Je n'ai rien dit du film — pas tant que je ne l'ai pas vu —, mais je suis sûr, ai-je expliqué, que Bégaudeau y joue très bien : il réalise a priori l'idéal du comédien selon Diderot — une structure vide dans laquelle un bon metteur en scène peut glisser n'importe quel rôle. L'idéal de la société du spectacle, quoi.

Ecrit par : brighelli | 26 mai 2008

Bégaudeau n'a pas besoin de savoir jouer, de toutes façons : avec l'effet Kouletchov, on fait des miracles. Le montage, c'est tout un art !

Ecrit par : FGuichard | 26 mai 2008

Graine de violence (Blackboard Jungle), ça c’est un vrai film !

Tourné en 1955 par Richard Brooks, scénario d’Evan Hunter (un des pseudos d’Ed McBain). Un ancien soldat devient prof dans un lycée professionnel de New York.

Ecrit par : Lariba | 26 mai 2008

Lariba, il y a du y avoir un remake: 'The Substitute' dans les années 90.

A mourir de rire.

Un mercenaire apprend que sa copine, professeur d'histoire, s'est faite agressée. Ni une ni deux, il la remplace au pied levé et bastonne tous les loubards du lycée. Un grand film.

D'ailleurs je parie que s'il était sorti cette année, il aurait très certainement eu la Palme D'Or.

Ecrit par : Loki | 26 mai 2008

Un mercenaire apprend que sa copine s'est faite agressée.
Ecrit par : Loki | 26 mai 2008

Palme d'or de la syntaxe , à l'unanimité !!!
Ne nous cachez rien : vous êtes un ancien élève de François Bégaudeau, n'est-ce pas ????

Ecrit par : TIGER LILITH | 26 mai 2008

Ah oui, the substitute. Il passe de temps en temps sur M6.

Tiens, France 2 a rediffusé son spot de propagande il y a deux minutes...

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2008

@Lilith la Tigresse:

Je SUIS François Bégaudeau.

Ecrit par : Loki | 26 mai 2008

On n'a pas à en être fier, simplement parce qu'on ne l'a pas fait exprès, voilà tout, puisqu'on est né là par hasard, comme on aurait pu voir le jour aux îles Salomon, en Patagonie, sur l'Acropole ou dans les mers du Sud. C'est "ta ouk eph' êmin", comme disaient les Stoïciens : des choses qui ne dépendent pas de nous !

Ecrit par : FGuichard | 26 mai 2008

Encore une fois, c'est l'évidence !

Alors, je me suis mal exprimé. J'aurais dû poser ma question ainsi: "On ne vous demande pas, Mademoiselle, d'être fière d'être Française, pour la bonne raison que vous n'y êtes pour rien et qu'il n'y a aucun orgueil à tirer de l'effet du hasard.
Mais pourquoi tenez-vous donc tant à vous dire "PAS FIERE" d'être Française? (sous-entendu: "Qu'est-ce qu'elle vous a donc fait , la France? Vous auriez préféré l'Espagne de Franco ou l'URSS de Staline?")".

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

il en était FIER, parce qu'il avait CHOISI d'être du pays de Molière, de Racine, de Flaubert et de Proust.

Ecrit par : FGuichard | 26 mai 2008

Otez-moi d'un doute, Françoise: ceux qui sont nés en France, il leur est interdit d'être fiers de ce pays?

Ecrit par : Jean | 26 mai 2008

"Un mercenaire apprend que sa copine s'est faite agressée.
Ecrit par : Loki | 26 mai 2008

Palme d'or de la syntaxe , à l'unanimité !!!
Ne nous cachez rien : vous êtes un ancien élève de François Bégaudeau, n'est-ce pas ????"

Ecrit par : TIGER LILITH | 26 mai 2008

;-)))))
C'est vrai que deux fautes de conjugaison en deux mots, ce n'est pas mal!

Merci pour votre dernier message, Françoise. J'espère que Guillaume l'a appris par coeur, il se couchera moins c... ce soir! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2008

C'est amusant de voir comment les médiocres se jettent sur les fautes afin de discréditer quelqu'un. La fatigue n'aide pas, c'est vrai... Mais finalement, ça a révélé votre mesquinerie, Lilith et Sibille - enfin on la connaissait déjà.

Sibille, je vous rajoute un smiley pour que vous ne le preniez pas mal:

;)))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))



mais vous êtes quand même quelqu'un de médiocre.

Ecrit par : Loki | 26 mai 2008

Le film de Clint Eastwood avec Angelina Jolie est-il un faux reportage,du théâtre filmé ou du cinéma ?
Je parie du cinéma.
Avec un tel jury,il n'avait aucune chance. Clint Eastwood,c'est pas Obama.
Pas besoin de faire un dessin.. animé.

Ecrit par : bernard 9/11 | 26 mai 2008

A propos de la fierté d'être français, n'oubliez pas surtout que, dans le contexte de l'extrait du film, le problème est que le prof tombe à pied joint dans la provocation de l'élève...

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

"C'est surtout au collège que ça coince, nous le savons tous, sauf que ça commence à s'importer au lycée.".

Ecrit par brighelli, le 26 mai 2008.

Il est à noter que le Lycée Professionnel est souvent oublié (pas sur ce blog, vous avez déjà, JPB, abordé le sujet). Or, c'est généralement dans ce type d'établissement que les élèves qui ont posé des problèmes de comportement au collège se voient orientés, par défaut.
Comme le système reproduit les inégalités sociales (le collège unique n'est à cet égard qu'un leurre), ce sont essentiellement les élèves issus des classes populaires (précarité, situations sociales très lourdes...) que l'on retrouve en CAP ou en BEP. Le professeur de lycée général, lui, enseigne plutôt aux élèves issus des classes moyennes. D'où le décalage entre une certaine bien-pensance de gauche et "l'électorat traditionnel de la gauche". "Le Nouvel Observateur" en fournit un bon exemple. Chaque année, l'hebdomadaire publie un classement des lycées et donnent des conseils aux parents pour choisir les "meilleurs" établissements. Bien sûr, le journaliste qui fait le dossier, et qui est lui-même passé par la voie "royale", ne prend en compte que les lycées généraux. Sait-il seulement ce qu'est un Lycée Professionnel?
D'où ce fait remarquable : de bonnes consciences parlent de solidarité et font appel à "l'électorat traditionnel de la gauche" les veilles de scrutin, alors même que, le reste de l'année, elles ignorent littéralement jusqu'à son existence... Bien plus, elles donnent aux parents les plus favorisés au départ les conseils (véritables délits d'initiés) qui contribuent à reproduire les inégalités sociales!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 26 mai 2008

C'est le Point qui fait le classement des meilleurs lycées.

Il ne me semble pas que l'Obs fasse de même.

Ce classement est d'ailleurs ridicule : la façon dont il est établie n'a pour but que d'éviter de faire apparaître tous les ans en tête de classement H4, LLG et Saint Michel de Picpus.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

établi

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

"[...] le premier [Fienkelkraut] signale, comme souvent, que dans bien des collèges les bons élèves sont considérés comme des "bouffons". L'autre nie complètement le fait. Quelqu'un peut-il me dire qui est dans le vrai?".

Ecrit par Sylvie Huguet, le 26 mai 2008.

Fienkelkraut, incontestablement. J'ai observé ce phénomène dans différentes académies (plus en Lycée Professionnel qu'en collège). "Bouffon", c'est courant. Depuis quelques années "suceur" a aussi pas mal de succès. Mieux encore, on peut trouver de petits caîds qui produisent un bruit ("slluuurp!") qui remplace le mot, plus ou moins discrètement. Ca sert juste à mettre mal à l'aise un reste d'élève qui tente de répondre à une question posée par le professeur. Comme il s'agit d'une onomatopée, c'est difficilement répréhensible. Celui qui veut saboter le cours attend d'ailleurs juste d'être repris pour se lancer dans un numéro victimaire (valant peut-être bien une palme d'or à Cannes). Il vous lancera un "Mais j'ai rien fait! Pourquoi vous vous en prenez à moi!?" qui sera facilement gobé par le CPE du coin, toujours prêt à "comprendre" l'élève et à lui laisser non pas une, mais soixante chances...
Car dans un système qui marche sur la tête (je pense vraiment ce que j'ai écrit plus haut au sujet du blâme et des palmes académiques), il arrive que la prime aille au tyran, pendant que le "bon" élève va galérer sous les quolibets...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

@Jérémy

"Le Point" fait ce classement, mais "Le Nouvel Observateur" aussi. J'ai conservé le numéro de l'année dernière, tant ça m'avait frappé, cette couverture qui disait en substance : "Tout pour bien choisir le lycée de votre enfant!". Avec, bien sûr, la photo d'une collégienne BCBG très rive gauche, du genre qu'on rencontre rarement dans les barres d'immeubles du "9-3". En clair, le message était :
"Vous êtes privilégiés, et rassurez-vous, on va vous aider à ne pas vous mêler à la plèbe...".
Ce qui était amusant, c'est que la présidentielle approchait et que, quelques pages plus loin, on avait tous ces appels expliquant pourquoi il fallait voter Ségolène Royal, c'est-à-dire pour la solidarité, c'est-à-dire contre la menace de voir se creuser les inégalités, etc.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

Ne soyez donc pas jaloux, vous finirez bien par obtenir les Palmes académiques.

Ecrit par : aliscan | 26 mai 2008


En attendant, les pédas-cucus se remplissent la panse et font depuis 30 ans carrière sur ce qui est devenu un champ de ruines. Vos propos tiennent en effet de l'art du procès d'intention mélangé au déni de réalité : vous êtes un minable, aliscon.

Ecrit par : Manu | 27 mai 2008

"Car dans un système qui marche sur la tête, il arrive que la prime aille au tyran, pendant que le "bon" élève va galérer sous les quolibets"

C'est ce qu'a trouvé l'Education nationale pour lutter contre l'élitisme... Il faut dire qu'étant donné les chercheurs qu'ils ont, il n'est pas étonnant qu'ils ne trouvent rien.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

"[...] le premier [Fienkelkraut] signale, comme souvent, que dans bien des collèges les bons élèves sont considérés comme des "bouffons". L'autre nie complètement le fait. Quelqu'un peut-il me dire qui est dans le vrai?".

Ecrit par Sylvie Huguet, le 26 mai 2008.

Fienkelkraut, incontestablement. J'ai observé ce phénomène dans différentes académies (plus en Lycée Professionnel qu'en collège). "Bouffon", c'est courant. Depuis quelques années "suceur" a aussi pas mal de succès.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

J'en rajoute une couche : j'ai toujours connu ça, y compris dans les "bons" collèges de centre-ville. En ce moment, la variante dans mon établissement, c'est "suce-boule".

Les bons élèves, ou ce qu'il en reste, ne sont pas seulement d'ailleurs stigmatisés par les cancres (ou plus exactement ceux qui ne veulent pas travailler), mais également par l'administration et même certains collègues en conseil de classe : celui qui pose problème, c'est le bon élève. Si en plus il est "socialement favorisé", alors là, c'est la cata (le soupçon bourdivin règne en mâitre : "bourgeois", "privilégié" voire carrément "élitiste").

A l'inverse, le politiquement correct veut que le pré-délinquant soit sytématiquement mis sur un piédéstal : il est forcément "en diificulté" ou "en souffrance" (alors qu' il se porte en général trés bien : c'est lui qui fait souffrir les autres). Il est prétendument "victime de la société" (alors qu'au contraire il exploite à fond le système).

Comment ne pas vouloir dans ces conditions que les élèves répètent comme des perroquets cette idéologie convenue ? Je me souviens de la réaction d'une élève pas trés futée à qui on avait demandé quel était le rôle/le but de l'école. Elle avait répondu du tac au tac dans un réflexe pavlovien : "l'école, c'est pour les élèves en difficulté !" (Ah bon ? Et les autres, ils puent ? ).

Bref, les "curés de gauche" qui dirigent l'éducation nationale, palmes académiques incluses, ont renversés le problème (ainsi machin quelques posts plus hauts qui nous traite d'"autiste(s)"), squattent les postes en vue (la planque, quoi), et se paient le luxe de crier au complot et à la persécution.

J'ai ainsi un "collègue", bien vu de la hiérarchie, trés démago, qui m'expliquait l'an dernier que Marc Le Bris dirigeait en sous-main le ministère, et que plus rien ne se faisait sans lui. La vérité, on la connait : la méthode globale fait de la résistance, la circulaire du BO destinée au départ à son abolition fait en fait sa promotion par ce qu'elle a été "réécrite" par un cabinet en dehors de toute idéologie, et le pauvre Marc perd un certain nombre d'euros tous les mois parce qu'il avance à l'ancienneté comme la plupart de ceux qui défendent l'instruction publique dans ce pays. Tout en se faisant traiter de "gros cons" et d'"autiste" par machinbidule.

Ecrit par : Manu | 27 mai 2008

M'étant emmélé les pinceaux, je redonne le lien :

http://faubert.20minutes-blogs.fr/

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mai 2008

Excellent ! Merci John !!

Ecrit par : Manu | 27 mai 2008

Daniel A. et Manu pointent remarquablement du doigt la caractéristique majeure u système : nous sommes passés dans un monde orwellien, où "l'ignorance, c'est la, force". Il faut prendre les mots à l'envers, presque toujours. Je l'ai souligné, je crois, dans tous mes livres. Et rien d'étonnant à ce que Jean-Claude Michéa, l'un des premiers à avoir porté le fer dans la plaie soit aussi un grand spécialiste d'Orwell.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2008

"C'est amusant de voir comment les médiocres se jettent sur les fautes afin de discréditer quelqu'un. La fatigue n'aide pas, c'est vrai... Mais finalement, ça a révélé votre mesquinerie, Lilith et Sibille - enfin on la connaissait déjà.

Ecrit par : Loki | 26 mai 2008 "

Allons, allons, Loki, la susceptibilité est bien mauvaise conseillère! ;-)

"Sibille, je vous rajoute un smiley pour que vous ne le preniez pas mal:
;)))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))

mais vous êtes quand même quelqu'un de médiocre."

Ecrit par : Loki | 26 mai 2008

Vous savez, Loki, venant de gens tels que vous, de tels messages deviennent des compliments... Vous êtes un peu comme une boussole qui indiquerait toujours le sud. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2008

mais vous êtes quand même quelqu'un de médiocre."

Ecrit par : Loki | 26 mai 2008

Vous savez, Loki, venant de gens tels que vous, de tels messages deviennent des compliments... Vous êtes un peu comme une boussole qui indiquerait toujours le sud. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2008

Et c'est reparti! V's en navé pas marr'?

Ecrit par : Jean | 27 mai 2008

Si, un peu, je vous avoue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2008

l'inverse, le politiquement correct veut que le pré-délinquant soit sytématiquement mis sur un piédéstal : il est forcément "en diificulté" ou "en souffrance" (alors qu' il se porte en général trés bien : c'est lui qui fait souffrir les autres). Il est prétendument "victime de la société" (alors qu'au contraire il exploite à fond le système).


J'ai encore vu ça hier , en conseil de classe , mais ça passe de plus en plus mal ,il n'y a plus que quelques collègues ringards pour tenir ce discours aveugle ...

Ecrit par : Amélie | 27 mai 2008

Je ne suis pas fier d'être prof car:
- les pédagogistes ont ravagé l'école
- les anti pédagogistes nuisent au développement harmonieux des élèves.

Je suis fier d'être prof car:
- les profs permettent aux élèves d'accéder à la culture libératrice
- les profs apprennent aux élèves le vivre-ensemble et à être acteur/auteur de leur savoir.

Ecrit par : Antij-Jean | 27 mai 2008

Je constate qu'il est question des palmes académiques sur le blog. Avez-vous vu la couverture de cette revue luxueuse sur paipier glacé du numéro d'avril? C'est Napoléon d'après Girodet, en tenue d'apparat avec un manteau de fourrure avec plein d'abeilles, une couronne de lauriers sur la tête et de jolis chaussons brodés au pieds. Il tend le bras droit et sa main est juste au-dessus d'un globe posé sur une petite table et ce globe on remarque une croix. Impossible de ne pas la voir. Le code Napoléon est ouvert.
Pourquoi cette couverture ? C'est le bicentenaire des palmes et c'est écrit en grosses lettres. Mais rien n'indique que Napoléon a mis les femmes hors circuit, rétabli l'esclavage, pillé et volé entraînant dans la mort des braves types qui auraient peut-être préféré cultiver un jardin pour se nourrir.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 27 mai 2008

auX pieds... ( au pied j'ai dit ? )

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 27 mai 2008

Manu, je rigole amèrement : ma fille est encore la seule sur 25 maîtres de CP à utiliser une méthode alphabétique, en ZEP, malgré les menaces annuelles des "conseillers pédagos" et autres inspectrices, qui s'acharnent pendant des années sur les profs récemment issus de l'IUFM.

J'ai vu les deux séquences de Bégaudeau face à Finkielkraut.
J'ai été écoeurée par ce petit péteux prétentieux et d'une arrogance insoutenable.
Si c'est tout ce que le cinéma français ...et mondial a à se mettre sous la dent, c'est bien minable, et explique sa mort.

Le pauvre Finkie faisait peine à voir, se triturant douloureusement les mains , tirant sur sa mèche à l'arracher, enfouissant son pauvre visage hagard dans ses mains tremblantes ( priant Yaweh de lui fournir des arguments pour terrasser ce petit con prétentieux??) ou "levant les yeux au ciel avec un air de résignation sublime" (le Comte de Monte-Cristo).
Je n'irai pas voir le film.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2008

Pourquoi cette couverture ? C'est le bicentenaire des palmes et c'est écrit en grosses lettres. Mais rien n'indique que Napoléon a mis les femmes hors circuit, rétabli l'esclavage, pillé et volé entraînant dans la mort des braves types qui auraient peut-être préféré cultiver un jardin pour se nourrir.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 27 mai 2008

Dans un moment de lucidité, au moment des Cent Jours, alors qu'il était acclamé par un groupe d'ouvriers parisiens, l'empereur Napoléon se tourna vers son aide de camp : "Pourquoi tous ces braves gens m'acclament-ils, alors que je n'ai jamais rien fait pour eux ?"

Réflexion d'un "grand homme" qui pressent la chute et examine sa conscience ?

George Bush, Sylvio Berlusconi, Nicoals Sarkozy, Napoléons de pacotille ne peuvent aller jusque là.

Aliscan : qui vous a mis dans la tête que nous voulions les "palmes académiques" à défaut de celles du Festival de Cannes.

Si on me les proposait, je me poserais de sérieuses questions quant à mon intégrité morale : "Qu'ai-je fait pour mériter ce déshonneur ?"

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Si c'est tout ce que le cinéma français ...et mondial a à se mettre sous la dent, c'est bien minable, et explique sa mort.

Je suis bien d'accord. Je propose une devise pour le Festival de Cannes : "Pardesconspourdescons", et de remplacer la palme d'or par un tinette.

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

"Si on me les proposait, je me poserais de sérieuses questions quant à mon intégrité morale : "Qu'ai-je fait pour mériter ce déshonneur ?"

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008 "

CHICHE ?

Ecrit par : jeanh | 27 mai 2008

"Si on me les proposait, je me poserais de sérieuses questions quant à mon intégrité morale : "Qu'ai-je fait pour mériter ce déshonneur ?"

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008 "

CHICHE ?

Ecrit par : jeanh | 27 mai 2008

Si vous saviez comment (et pourquoi) on les attribue ! J'ai eu un chef d'établissement qui les avait (et qui les portait), une véritable ordure (je pèse mes mots). Il les avait demandées pour sa secrétaire pour les avoir lui-même ; on appelle ça le "coup de billard". Rien que l'idée de porter la même décoration que ce tordu me fait frémir. Je me sens une âme d'anarchiste et de poseur de bombes en ce moment, sans doute à cause de ce que je suis obligé de faire...Et je ne peux même pas en parler. Vivement la retraite...Et les palmes, ni celles de Cannes, ni celles du moloch...celles de Verlaine ou de Valéry.

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

"celles de Verlaine ou de Valéry"

ou de Baudelaire :

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs,
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2008

Article de presse de Régis Soubrouillard et interview de J.P Brighelli dans Mariane:

http://www.marianne2.fr/Cannes-Begaudeau,-il-vaut-mieux-le-voir-au-cinema-que-le-lire_a87660.html

Ecrit par : buntovchik | 27 mai 2008

CHICHE ?

Ecrit par : jeanh | 27 mai 2008

Tiens, à propos, une question que je me pose depuis longtemps: quelqu'un sait-il ce que devient René
Chiche, qui était actif à l'époque d'Allègre puisqu'il a fondé Reconstruire l'école et a contribué à dénoncer les sombres desseins de la Comission européenne sur l'éducation?

Ecrit par : Jean | 27 mai 2008

Mais le rejet des bons élèves, c'était déjà le cas quand j'étais moi-même élève. A l'époque, l'institution fermait les yeux.
Aujourd'hui c'est pire : elle a officialisé cette démarche et elle la soutient.

Je suis inquiet.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

J'ai vu les deux séquences de Bégaudeau face à Finkielkraut.
J'ai été écoeurée par ce petit péteux prétentieux et d'une arrogance insoutenable.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2008

Son arrogance est probablement due à la richesse de son carnet d'adresses. Lequel explique aussi le choix du jury de Cannes, cela me paraît évident.

Ecrit par : Jean | 27 mai 2008

Dans la confrontation entre Finkielkraut et Bégaudeau, que je viens de regarder, le premier signale, comme souvent, que dans bien des collèges les bons élèves sont considérés comme des 'bouffons". L'autre nie complètement le fait. Quelqu'un peut-il me dire qui est dans le vrai?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mai 2008

Les chefs d'établissements, les CPE, les infirmières aidés de quelques profs qui visent la hors-classe ont lancé une OPA sur les heures d'enseignement dans les collèges pour en faire des heures d'animation. Tout est prétexte à la formation du citoyen avec le partenariat d'assos bien pensantes des quartiers.
La masse des collègues, par flemme, car le prof de collège de base (souvent celui qui est arrivé là à l'ancienneté) ne veut pas qu'on le bouscule, pas trop de cours à préparer, pas trop de copies à corriger et pour cela a adopté avec facilité la séquence en français ( une évaluation en fin de séquence au lieu de rédactions et de contrôles de grammaire en nombre à corriger, c'est plus cool), la masse des collègues donc suit et laisse faire l'OPA en question. Après tout, cela fait des cours en moins; on sort ( surtout en ce moment, il fait beau) et on n'a plus à les supporter seuls dans la classe. Cela repose un peu. Et puis le chef d'établissement est si content. Il fait même venir la presse locale. Et le lendemain, les collègues attentifs punaisent gentiment l'article de la feuille de chou locale sur le tableau administratif que nous sommes tous forcés de lire: " Au collège X, les élèves ont découvert la nouvelle station d'épuration..." Et l'on voit la figure épanouie du collègue de dessin ( pardon, d'arts plastiques) à côté de celle du prof de biologie et de celle de la docucu qui fait partie de toutes les virées. ( traduction du chef d'établissement :"notre documentaliste est très impliquée dans les projets au sein de notre communauté éducative"; en effet elle revient tout juste d'Espagne et repart sous peu visiter je ne sais plus quoi, pauvre femme, ça c'est du mérite).
La FCPE est ravie de tout cela et vote à tour de bras les projets, visites et sorties. Faut qu'ça s'épanouisse un p'tit au collège.
Et puis il y a quelques élèves qui comme moi se demandent ce que nous faisons-là. En cours, ils en prennent plein la tête ( "bouffon" étant l'insulte la plus noble; ils ont souvent droit à un "sluupppp" à chaque fois qu'ils essaient de répondre qui part de manière multi directionnelle rendant la "punition" quasi-impossible). Et ces élèves sont aussi bien quelques fils de classe moyenne que quelques blacks égarés qui ont compris qu'ils ne s'en sortiraient qu'en bossant mais qui ont bien du mal, le travail et l'effort n'étant devenus qu'accessoires au collège. D'ailleurs, c'est vrai même les profs défendent ceux qui ne font rien.
Bref, la médiocrité élevée au rang de mérite.
Tous les jours, ça finit par être lassant.
Alors le film primé à Cannes... et le roman de Bec dans L'eau , cela me laisse de marbre.

Ecrit par : Sanseverina | 27 mai 2008

Comme disait Montherlant dans "Fils de personne" : "En prison pour médiocrité !"

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Je vois ma petite-fille en cinquième et ses deux copines : elles passent une heureuse jeunesse avec des week-end sans travailler. Elles devront faire un bilan quand elles verront qu'elles sont incapables de faire les brillantes études auxquelles elles aspirent. (L'une d'elle veut faire médecine, et est incapable de se souvenir d'une semaine à l'autre comment on fait une division.)
La mémoire est dramatiquement laissée en friche ça aussi, c'est fatigant de faire réciter un poème, en respectant la ponctuation, le temps, ne pas prononcer les mots à la mitraillette, etc.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2008

"celles de Verlaine ou de Valéry"

ou de Baudelaire :

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs,
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2008

Honte sur moi, j'avais oublié Baudelaire ! A lui la palme d'or !

"Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir."

Eh bien, ça console un peu de la c... ambiante !

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Je pensais aussi à celui-là dont la forme imite le palmier :


Palme

De sa grâce redoutable
Voilant à peine l'éclat,
Un ange met sur ma table
Le pain tendre, le lait plat ;
Il me fait de la paupière
Le signe d'une prière
Qui parle à ma vision :
— Calme, calme, reste calme !
Connais le poids d'une palme
Portant sa profusion !

Pour autant qu'elle se plie
À l'abondance des biens,
Sa figure est accomplie,
Ses fruits lourds sont ses liens.
Admire comme elle vibre,
Et comme une lente fibre
Qui divise le moment,
Départage sans mystère
L'attirance de la terre
Et le poids du firmament !

Ce bel arbitre mobile
Entre l'ombre et le soleil,
Simule d'une sibylle
La sagesse et le sommeil.
Autour d'une même place
L'ample palme ne se lasse
Des appels ni des adieux...
Qu'elle est noble, qu'elle est tendre !
Qu'elle est digne de s'attendre
À la seule main des dieux !

L'or léger qu'elle murmure
Sonne au simple doigt de l'air,
Et d'une soyeuse armure
Charge l'âme du désert.
Une voix impérissable
Qu'elle rend au vent de sable
Qui l'arrose de ses grains,
À soi-même sert d'oracle,
Et se flatte du miracle
Que se chantent les chagrins.

Cependant qu'elle s'ignore
Entre le sable et le ciel,
Chaque jour qui luit encore
Lui compose un peu de miel.
Sa douceur est mesurée
Par la divine durée
Qui ne compte pas les jours,
Mais bien qui les dissimule
Dans un suc où s'accumule
Tout l'arôme des amours.

Parfois si l'on désespère,
Si l'adorable rigueur
Malgré tes larmes n'opère
Que sous ombre de langueur,
N'accuse pas d'être avare
Une Sage qui prépare
Tant d'or et d'autorité :
Par la sève solennelle
Une espérance éternelle
Monte à la maturité !

Ces jours qui te semblent vides
Et perdus pour l'univers
Ont des racines avides
Qui travaillent les déserts.
La substance chevelue
Par les ténèbres élue
Ne peut s'arrêter jamais,
Jusqu'aux entrailles du monde,
De poursuivre l'eau profonde
Que demandent les sommets.

Patience, patience,
Patience dans l'azur !
Chaque atome de silence
Est la chance d'un fruit mûr !
Viendra l'heureuse surprise :
Une colombe, la brise,
L'ébranlement le plus doux,
Une femme qui s'appuie,
Feront tomber cette pluie
Où l'on se jette à genoux !

Qu'un peuple à présent s'écroule,
Palme !... irrésistiblement !
Dans la poudre qu'il se roule
Sur les fruits du firmament !
Tu n'as pas perdu ces heures
Si légère tu demeures
Après ces beaux abandons ;
Pareille à celui qui pense
Et dont l'âme se dépense
À s'accroître de ses dons !

Paul Valéry, Charmes (1922)

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Et aussi à celui-ci, plus simple et plus court et qui me touche peut-être davantage.

Je l'ai appris à la communale, il y a longtemps et je le connais encore par coeur :



Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

--Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul VERLAINE, Sagesse (1881)

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

"Le pauvre Finkie faisait peine à voir, se triturant douloureusement les mains , tirant sur sa mèche à l'arracher, enfouissant son pauvre visage hagard dans ses mains tremblantes ( priant Yaweh de lui fournir des arguments pour terrasser ce petit con prétentieux??) ou "levant les yeux au ciel avec un air de résignation sublime" (le Comte de Monte-Cristo).
Je n'irai pas voir le film."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2008

Le battage fait autour du film est un peu agaçant, ainsi que les mômes, qui se prennent déjà pour de Niro, et qui feraient effectivement mieux d'aller bosser pour passer leur BEPC, et en seconde. Mais ce message d'Anne-Marie Valette, (et son pathos), sont tellement à gerber qu'ils m'ont donné envie d'aller voir le film.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2008

Si vous voulez l'écouter avec la voix de Madeleine Renaud :

http://www.wheatoncollege.edu/Academic/academicdept/French/ViveVoix/Resources/cielestpardessus.html

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

J'attendrai que ce reportage passe sur Arte.
Mais si ce jour là il y a un match sur TF1..........
Je ne devrais pas en mourir.
Je viens de prendre conscience que je n'ai pas encore vu les Chtis !

Ecrit par : bernard | 27 mai 2008

Et celui-là, de Mallarmé...

Le début ("Je t'apporte l'enfant d'une nuit d'Idumée !") a servi d'introduction à Jean Hipolyte pour son commentaire parlé sur la Verneinung de Freud (1955) : voir les Ecrits de Lacan(vieux souvenirs d'hypokhâgne). C'est promis, j'arrête !


Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée !
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas ! mornes encor
L’aurore se jeta sur la lampe angélique.
Palmes ! et quand elle a montré cette relique
À ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.
Ô la berceuse, avec ta fille et l’innocence
De vos pieds froids, accueille une horrible naissance :
Et ta voix rappelant viole et clavecin,
Avec le doigt fané presseras-tu le sein
Par qui coule en blancheur sibylline la femme
Pour des lèvres que l’air du vierge azur affame ?

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Pour ceux que ça intéresse :

http://pagesperso-orange.fr/espace.freud/topos/psycha/psysem/hyppoli2.htm

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Le battage fait autour du film est un peu agaçant, ainsi que les mômes, qui se prennent déjà pour de Niro, et qui feraient effectivement mieux d'aller bosser pour passer leur BEPC, et en seconde.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2008

Le BEPC n'existe plus depuis des lustres, Christophe. C'est maintenant le Brevet des collèges, plus difficile à rater qu'à réussir, d'ailleurs.
Je suis comme dobolino: je trouve scandaleux que quelques morveux aient droit à des honneurs que vingt ans de carrière brillante ne procureront peut-être jamais aux vrais acteurs.

Ecrit par : Jean | 27 mai 2008

Oui, Jean, BEPC, c'était une manière de parler, quand même!
Depuis le temps que ce n'est plus "le bèpce"...
Vous devriez être content que j'emploie ce terme un peu "passéiste"! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2008

Vous devriez être content que j'emploie ce terme un peu "passéiste"! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2008

Et c'est reparti!

Ecrit par : Jean | 27 mai 2008

"Et c'est reparti!"
Laisse béton, c'est un bouffon ;) .

Ecrit par : toto | 27 mai 2008

Le BEPC n'existe plus depuis des lustres, Christophe. C'est maintenant le Brevet des collèges, plus difficile à rater qu'à réussir, d'ailleurs.

Ecrit par : Jean | 27 mai 2008

Les résultats du Brevet blanc dans mon collège (moyenne de 93% de réussite au Brevet officiel, meilleur pourcentage du département et sans doute de l'Académie) font apparaître que seulement 57% de nos élèves dépassent la moyenne de 60 points sur 120 sur les trois épreuves: Français, maths et Histoire-géo.
Les élèves, bien entendu, se rattrappent sur le contrôle (?) continu et leurs compétences certifiées par la note "de vie scolaire", à jouer magistralement leur métier d'élève...comme au cinéma!

Ecrit par : buntovchik | 27 mai 2008

A-t-on prévu une cellule de soutien psychologique pour traiter la dépression post hyper activiste des petits acteurs ?

Vendre est une chose, après-vendre en est une autre.

NB : une autre angoisse m'étreint : y a-t-il un volet développement durable dans le film ?

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

"Je suis comme dobolino: je trouve scandaleux que quelques morveux aient droit à des honneurs que vingt ans de carrière brillante ne procureront peut-être jamais aux vrais acteurs.

Ecrit par : Jean | 27 mai 2008 "

Vous êtes bien aigri!!!

Ecrit par : anti jean | 27 mai 2008

Des anti professeurs commencent à se signaler sur ce blog.

Certains (la plupart ?) font partie du bas clergé du Moloch.

J'y vois la confirmation de ce que je disais dans la note précédente :

"Je vois bien le Moloch se dématérialiser complètement dans un brusque accès de lucidité sécurisée où il s'annihilerait lui-même (il est sa propre anti matière !)"

Ceci ne se veut pas une prophétie mais une simple prévision. J'ai déjà un prénom de prophète.

Ca suffit.

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

La presse titre : "Echec de la tentative de "Grand saut" de 40 km du parachutiste Michel Fournier"

On lit dans la dépêche AFP : "Le ballon était gonflé et prêt à l'envol vers 05h00 locales (11h00 GMT) lorsqu'il s'est envolé seul pour une raison inconnue, laissant la nacelle et Michel Fournier au sol."

Ce ballon a du libre arbitre. Disons le : une sorte d'intelligence.

Je le salue de bien bas. Respect !

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Ce ballon a du libre arbitre. Disons le : une sorte d'intelligence.

Je le salue de bien bas. Respect !

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Ce ballon est un trouillard, il a confondu Fournier et Fourniret
et s'est enfui.

Ecrit par : Japhet | 27 mai 2008

Difficile d'en caser une sur ce blog où les private jokes et la graphomanie prolifèrent !

Alors je vide mon sac d'un coup dans le fil du torrent :

- sur les insultes aux bons élèves (et même à vrai dire aux élèves qui simplement participent) les exemples ne manquent pas dans mon établissement, pourtant le plus « coté » de la ville :
* l'an passé, un élève de 1ère S qui répondait à une question du prof de maths s'est fait traiter de « collabo » par un camarade ! Le collègue a vu rouge et leur a passé un savon historique ! Il en frémissait encore quand il me l'a raconté en salle des profs l'heure d'après !
* dans mes propres classes de première, le dialogue est souvent difficile à cause de quelques marioles qui débinent systématiquement les participations constructives, mais défendent bec et ongles toutes les réponses grotesques ; j'ai dû me défendre il y a trois mois contre une accusation d'injustice car j'avais signalé à la vie scolaire un élève qui avait répondu (exercice – certes sans doute maladroit de ma part – sur les homonymes parti/partie) à la question : cette célibataire est le meilleur …………… de la ville : « le meilleur coup de la ville » - j'avais sanctionné un simple trait d'humour ! Inconcevable !
* passant en classe de troisième dans un collège du secteur pour y recruter de futurs latinistes de seconde, j'ai lu la gratitude dans les yeux de ma collègue latiniste quand j'ai expliqué qu'une orientation vers la seconde générale signifiait qu'on se destinait à un métier intellectuel ; elle me confirme que pour ses élèves - des latinistes, donc - ce mot est de toute évidence une insulte !

Je pourrais continuer ainsi pendant des heures, le négationnisme de ce Begaudeau face à Finkelkraut dans l'émission qu'a signalée un intervenant est hallucinant !

De la même façon, je bous quand j'entends Darcos (autre extrait signalé) reparler de ces 11,9 élèves par prof ! Personne pour lui dire que cela consiste à diviser des choux par des carottes, et que cela tient au grand nombre de matières et options enseignées ? A ma connaissance, par exemple, nous sommes le seul pays d'Europe à enseigner la philosophie dans le secondaire, non ? et les LV3 ? et les enseignements artistiques ?

Ce qui est sûr en tout cas, c'est que je ne suis JAMAIS en face de 11/12 élèves, même en latin ! Il y a de très petites sections en LEP, je crois ; là encore, habile manœuvre que de prendre des stats communes LGT/LEP pour évoquer dans l'esprit de tous l'image d'un prof de lycée général se gobergeant face à un groupe étique, et ayant qui plus est l'audace de descendre dans la rue pour demander qu'on lui baisse encore son nombre d'élèves ! Pourquoi est-on inaudibles sur ce point ? Ceux qui se flattent d'être les « visiteurs du soir » de ce ministre ne pourraient-ils pas en profiter pour lui glisser à l'oreille que ces stats merdiques le déshonorent ?

Personnellement, j'ai cette année des groupes de 22 à 33 (j'ai eu en 1997 une TL à 42 !) auxquels je donne un minimum de 5 devoirs par trimestre, sans compter les exercices plus modestes non pris en compte dans la moyenne...

Il est vraiment pénible de s'investir dans son boulot (de transmission des savoirs, et pas de garderie) et de se faire montrer du doigt par des guignols (Bégaudeau) ou de pompeux cornichons (Darcos). Les gamins immatures, je m'en charge, mais les deux autres, ils me font pitié.

Une histoire que je raconte souvent aux parents d'élèves pour leur dire comment je me sens :

On demande à un jeune quel métier il compte faire plus tard ; il répond « chef d'orchestre ! » ; on lui fait remarquer que c'est un métier difficile : il répond : « oh non, c'est un métier facile au contraire, il suffit d'agiter les bras face à des musiciens ! »

C'est l'image de mon métier tel que je l'entends le plus souvent évoquer : 15 heures par semaine, travail avec des enfants, sécurité de l'emploi, les vacances... la belle vie ! arrêtez de vous plaindre !

J'en ai ras le stylo rouge !

Ecrit par : sanjuro | 27 mai 2008

"Difficile d'en caser une sur ce blog où les private jokes et la graphomanie prolifèrent !"

Extrait du livre du rire et de l'oubli de Kundera :

"La graphomanie (manie d'écrire des livres) prend facilement les proportions d'une épidémie lorsque le développement de la société réalise trois conditions fondamentales :
1) un niveau élevé de bien-être général, qui permet aux gens de se consacrer à une activité inutile ;
2) un haut degré d'atomisation de la vie sociale et, par conséquent, d'isolement général des individus ;
3) le manque radical de grands changements sociaux dans la vie interne de la nation"

Il est temps que ça change...

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

"Personne pour lui dire que cela consiste à diviser des choux par des carottes"

Le problème est qu'il est parfaitement licite de le faire...

C'est l'addition ou la soustration (ou la comparaison) qui pose problème.

Je ne résiste pas au plaisir graphomane de reproduire un courriel que j'avais envoyé au site cyberacrchi.com il y a déjà quelque temps.

"Lors de l´écoute matinale de l´émission de France Culture "vivre sa ville" du 16/9/2007, jai entendu avec stupéfaction monsieur Francis Rambert, directeur de l´institut français d´architecture, parler de la rénovation du palais de Chaillot en ces termes : "les galeries font 150 mètres de long ; 8 mètres puis 12 mètres sous plafond donc c´est vrai y´a plus de mètres cubes que de mètres carrés".

Voir http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vivre_ville/index.php?emission_id=38
(pour les gens pressés,écoutez au bout de 29 min 55 s).

Si je comprends bien la "démarche" : on peut comparer un volume à une surface ; probablement en additionnant la hauteur sous plafond à la surface au sol (m + m2 = m3). C´est délirant mais cohérent. Dommage que ce soit aussi tautologique puisque,dans ces conditions,le volume d´un parallélépipède rectangle sera toujours nécessairement plus grand que sa surface de base…

Ce gentil monsieur,probablement très cultivé par ailleurs,participe de l´énorme inculture scientifique de nos "élites" qui,souvent,s´en vantent. Que n´entendrions nous pas si un Pécuchet de base pérorait dans un dîner en ville sur l´influence du Courvoisier dans l´œuvre de Leonardo di Caprio ?

Que les mânes du Corbusier et de Leonardo me pardonnent !"

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Je pourrais continuer ainsi pendant des heures, le négationnisme de ce Begaudeau face à Finkelkraut dans l'émission qu'a signalée un intervenant est hallucinant !

Ecrit par : sanjuro | 27 mai 2008

Le "négationnisme"? Pas plutôt le "parti pris de contester", "la mauvaise foi", les "dénégations systématiques"?
Venant de Bégaudeau, un bon ami de Meirieu, cette attitude n'a absolument rien de surprenant. Ces deux pesonnages raisonnent sur des élèves fictifs, et si par hasard ils en ont de vrais en face d'eux, ils les voient à travers le prisme d'une idéologie déformante.
Ce qui est regrettable dans l'affaire, c'est que la récompense attribuée abusivement au film va faire acheter le livre de Bégaudeau. Mais heureusement, comme disait quelqu'un, bientôt on ne reparlera plus de tout ça, et on s'occupera des choses sérieuses.

Ecrit par : Jean | 27 mai 2008

Ce site me fait bouillir mes méninges, PE1 admissible en PE2...Parce que pour moi enseigner est définitivement le plus beau métier du monde (cf votre post du 20 mai 2007) mais également le plus difficile , et c'est bien stressant par conséquent!
Un peu anxiogène et trop "marché de l'angoisse" vos messages parfois...
Je vais toutefois vous lire et vous relire pour préparer mon oral professionnel, au risque de me mélanger les pinceaux..., mais 600 commentaires, là je préfère m'abstenir!

Ecrit par : helenej | 27 mai 2008

Lu dans la presse a propos du marché immobilier en france : "le ralentissement s’accélère fortement"

Si on veut bien tenir compte du fait qu'un ralentissement est un changement de vitesse, il est lié à la dérivée seconde de la quantité dont on parle.

Quand un ralentissement s'accélère fortement, on qualifie la dérivée seconde de la dérivée seconde. Ou, si on préfère de la dérivée quatrième de la quantité.

La finesse de la description en économie est de plus en plus sidérante.

"La route, montante, descendante, une et même" disait Héraclite.

Qui croire ?

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Sur le site de Marianne, le réjouissant article de Régis Soubrouillard, comprenant l'interview de JPB, est suivi de commentaires des plus instructifs. Parmi les défenseurs de Bégaudeau, un certain nombre se disent professeurs, pardon, profs, pour s'exprimer comme eux.Et on a peine à en croire ses yeux quand on voit le niveau de leur orthographe et de leur syntaxe. Consternant...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2008

Cannes, c'est devenu une grande farce gauchiste.
Mais, ce n'est pas grave le niveau monte.
Des gosses de 16 et 17 ans en 4e ?


http://www.lepoint.fr/actualites-societe/la-mere-d-un-comedien-d-entre-les-murs-sans-papiers-sous-les/920/0/248314

Désespérant !

Ecrit par : Carole | 27 mai 2008

Je salue Sanjuro — grand film de Kurosawa avec l'inoubliable Toshiro Mifune qui découpe (seul, bien sûr) des pseudo-samouraï en tranches fines — une allégorie de notre combat, jeunes gens !
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2008

Extrait de l'article du Point (merci Carole).

"Autre préoccupation du réalisateur : ne pas mélanger le film et son engagement auprès des sans-papiers. "

Apparement, c'est raté. Il n'est pas plus "apolitique" que M. Begaudeau, manifestement.

Ecrit par : Manu | 27 mai 2008

Lu dans la presse a propos du marché immobilier en France : "le ralentissement s’accélère fortement"

Si on veut bien tenir compte du fait qu'un ralentissement est un changement de vitesse, il est lié à la dérivée seconde de la quantité dont on parle.

Quand un ralentissement s'accélère fortement, on qualifie la dérivée seconde de la dérivée seconde. Ou, si on préfère de la dérivée quatrième de la quantité.

La finesse de la description en économie est de plus en plus sidérante.

"La route, montante, descendante, une et même" disait Héraclite.

Qui croire ?

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

A dugong, blogueur "au coeur limpide et fin"...qui s'étonne de "l'art vorace d'un pays cruel"...et plus sot que cruel... où les experts diagnostiquent éhontément "la forte accélération du ralentissement".

Et merci pour la citation de l'Ephésien, dit "l'obscur"...Bien moins obscur que tous ces experts.

Qui croire ? Les poètes, bien entendu :


"Je veux délaisser l'Art vorace d'un pays
Cruel, et, souriant aux reproches vieillis
Que me font mes amis, le passé, le génie,
Et ma lampe qui sait pourtant mon agonie,
Imiter le Chinois au coeur limpide et fin
De qui l'extase pure est de peindre la fin
Sur ses tasses de neige à la lune ravie
D'une bizarre fleur qui parfume sa vie
Transparente, la fleur qu'il a sentie, enfant,
Au filigrane bleu de l'âme se greffant. "

(Stéphane Mallarmé)

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Jérémy a écrit plus haut qu'à l'époque où il était lui-même au lycée, les bons élèves étaient déjà méprisés par les autres. Je n'ai pas de tels souvenirs : quand je faisais mes études, on les enviait et on les admirait. Cela remonte aux années comprises entre 1956 et 1963. A quel moment les choses ont-elles pu changer comme elles l'ont fait?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2008

"Si on me les proposait [les palmes académiques], je me poserais de sérieuses question quant à mon intégrité morale : "Qu'ai-je fait pour mériter ce déshonneur?".

Ecrit par Robin, le 27 mai 2008.


Robin, j'admire votre prise de distance avec ces hochets dont parlait Napoléon et qui servent à mener les hommes.
On peut penser à l'Allégorie de la Caverne chez Platon et à ces prisonniers de leurs illusions qui se battent pour des ombres...
La distribution des honneurs et des blâmes me rappelle aussi le "Surveiller et punir" de Foucault : le système n'a pas vraiment pour but d'améliorer les choses mais juste de contrôler les individus et de les ranger dans des cases sur un parcours préétabli (la reproduction des inégalités sociales dans l'EN par exemple). A cet égard, on récompense l'agent qui participe à ce projet sans rien dire (palmes académiques, avancement...), et on réprime celui qui ose se montrer moins docile (stagnation de la note administrative, emploi du temps pourri à la rentrée suivante...).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

Pour lutter contre le novlangue orwellien qui sévit dans l'EN ("La paix c'est la guerre", rappel de JPB un peu plus haut) :

-Il faut considérer les IUFM comme des boussoles qui indiqueraient toujours le sud.

-Quand un collègue m'annonce qu'il prépare le concours de personnels de direction, je me dis que, pour en arriver là, il doit vraiment en être à deux dogts de se pendre.

-Etc.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

A cet égard, on récompense l'agent qui participe à ce projet sans rien dire (palmes académiques, avancement...), et on réprime celui qui ose se montrer moins docile (stagnation de la note administrative, emploi du temps pourri à la rentrée suivante...).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

Exactement ! Je n'ai jamais été docile, mais j'offre trop peu de résistance pour qu'ils puissent se vanter de me faire "plier".

Vous avez lu "Bartleby" d'Herman Melville ?

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

L'esprit samouraï a-t-il jamais existé chez les enseignants * ?

A la rigueur, au Moloch, on évoque parfois cérémonieusement l'esprit de sacrifice ** du pélican qui s'ouvre métaphoriquement les entrailles pour nourrir intellectuellement ses petits affamés.

Aujourd'hui, le Pélikan c'est juste un stylo *** pas du tout bling bling et le Samouraï, un petit 4x4 d'appoint quand le gros est en révise.

* Personnellement, je me garde bien d'apporter un sabre en cours à cause des risques d'utilisations inappropriées qui me tenteraient assez rapidement.

** au Moloch, on utilise plutôt le mot "dévouement". pour cela.

*** résidu folkorisé du sabre.

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Il est temps que ça change...

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008


Pourvu que ça pète !

Ecrit par : Amélie | 27 mai 2008

ALERTE du front : voilà les consignes qui émanent des inspecteurs, qui les tiennent directement du ministère.

1) Développement des TICE à toute force. En faire un contenu d'enseignement dans toutes les matières. Plus aucun document papier d'ici 2010.

2) Travailler par "compétence et savoir-faire". La réforme du lycée devrait voir apparaître une évaluation par compétence interdisciplinaire. Peu importent les connaissances, ne prévalent que les méthodes et les compétences.

3) Développement de la culture d'entreprise au sein du secondaire : travail en équipe, plus grande présence des professeurs dans l'établissement, et heures sup' à gogo.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

Daniel Arnaud a écrit : "Il faut considérer les IUFM comme des boussoles qui indiqueraient toujours le sud."

Je pense plutôt qu'ils ont une direction orthogonale à elle même mais qui sait parfaitement où est son intérêt...

"Quand un collègue m'annonce qu'il prépare le concours de personnels de direction, je me dis que, pour en arriver là, il doit vraiment en être à deux dogts de se pendre."

Il faut avoir de la compassion pour ces collègues : un mot gentil, un café chaud, suffit souvent à leur faire oublier ce funeste projet.

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

-Quand un collègue m'annonce qu'il prépare le concours de personnels de direction, je me dis que, pour en arriver là, il doit vraiment en être à deux dogts de se pendre.

-Etc.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

J'ai exercé pendant un an, en 96, en tant qu'adjoint "faisant fonction" dans un collège sensible de 900 élèves dans les Hauts-de-Seine.

Une expérience dure, mais enrichissante, avec un supérieur hiérarchique intelligent et humain, qui prenait sa retraite à la fin de l'année.

J'en ai bêtement et superficiellement inféré que les autres chefs d'établissements étaient de la même étoffe et j'ai donc passé et obtenu le concours 96.

C'est après l'année de formation et au cours de la première année d'exercice que j'ai été à deux doigts de me pendre.

Ce chef d'établissement était une exception au regard du nombre hallucinant de pervers "ordinaires" qui choisissent d'exercer ce métier.

J'ai tenu 2 ans avant de réintégrer l'enseignement.

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

"Vous avez lu "Bartleby" d'Herman Melville?".

Ecrit par Robin, le 27 mai 2008.


Non, mais je suis allé me renseigner sur Internet. Intéressant! Le "Je préfèrerais ne pas..." est peut-être un procédé que vous appliquez vous-mêmes?


Dans mon dernier commentaire, on aura lu "à deux doigts de se pendre", bien sûr.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

Que celui qui n'a jamais pensé, même fugacement, préparer le concours de personnels de direction, jette la première pierre.

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

J'ai exercé pendant un an, en 96

En 95-96 pour être exact.

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Philippe.
Un pas en avant ...

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/05/27/la-palme-d-or-reactive-le-debat-national-sur-l-ecole_1050159_3476.html#ens_id=1048653


Ils croient s'en sortir aussi facilement ? Mais c'est la réalité qui nous saute tous les jours à la gueule ? Pas à celle de (B)ego(deau) - ce type comme Meirieu, c'est le tout à l'ego de l'EN. Tous deux ont pris soin de quitter la classe.
Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 27 mai 2008

"La route, montante, descendante, une et même" disait Héraclite.

Qui croire ?

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

http://www.cathares.org/lauriole.html

Ecrit par : toto | 27 mai 2008

Non, mais je suis allé me renseigner sur Internet. Intéressant! Le "Je préfèrerais ne pas..." est peut-être un procédé que vous appliquez vous-mêmes?


Dans mon dernier commentaire, on aura lu "à deux doigts de se pendre", bien sûr.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

C'est un très beau livre, très fort, un livre qui parle de "résistance immobile". Je me souviens d'une phrase, vers la fin : "A présent, il a cessé de souffrir ; il dort pour l'éternité avec les rois et les conseillers." (je cite de mémoire)

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

Héraclite à Carcassonne ?

C'est une voie à creuser !

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Je connais quelqu'un qui a passé le concours de personnels de direction voilà quelques années. Un collègue aux qualités vraiment exceptionnelles (et c'est pourquoi je me garderais bien de jeter la première pierre...), déterminé à mettre en place des projets d'établissement permettant réellement aux élèves de finir leur scolarité avec plus de repères qu'ils n'en avaient au début. Quatre mois après sa prise de fonction, il écopait d'une mutation d'office sous un prétexte bidon. Hasard, ou implacable logique (orwellienne) du système?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2008

Pour revenir à l'esprit samouraï, il me vient que j'avais omis le rattachement au Chef.

Qui veut nous vassaliser au Moloch ?

Verra-t-on des ronins émerger au coeur des ténèbres ?

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

ALERTE du front : voilà les consignes qui émanent des inspecteurs, qui les tiennent directement du ministère.

1) Développement des TICE à toute force. En faire un contenu d'enseignement dans toutes les matières. Plus aucun document papier d'ici 2010.

2) Travailler par "compétence et savoir-faire". La réforme du lycée devrait voir apparaître une évaluation par compétence interdisciplinaire. Peu importent les connaissances, ne prévalent que les méthodes et les compétences.

3) Développement de la culture d'entreprise au sein du secondaire : travail en équipe, plus grande présence des professeurs dans l'établissement, et heures sup' à gogo.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008



On va pouvoir enfin bosser à la Meirieu !

Ecrit par : Amélie | 27 mai 2008

Ben c'est bien ça qui m'inquiète.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

Le problème d'une riposte aux branlettes par "compétence et savoir-faire" n'est pas simple.

Il y aura une sorte de "carnet de comp", genre b2i, avec validation à bulletin secret par un logiciel shadock approprié.

Il se trouvera toujours des collègues pour accepter d'être humiliés comme commis de validation moyennant petits honneurs et prébendes.

Pas de prisonnier.

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

La leçon des néo-libéraux : comment ruiner l'école publique?

http://www.ufal.info/media_ecole/,article,58,,,,,_La-lecon-des-neo-liberaux-comment-ruiner-l-ecole-publique.htm

Ecrit par : Guillaume | 27 mai 2008

J'oubliais...

par Marie Perret
Responsable du secteur Ecole de l'UFAL

Ecrit par : Guillaume | 27 mai 2008

Jeremy a écrit : "plus grande présence des professeurs dans l'établissement"

plus longue, cher collègue, plus longue !

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Petit hic : les pédagos ont commencé à oeuvrer bien avant les libéraux...
On a fait des maths modernes ou des activités historiques d'éveil dès les années 70 et ces idées folles n'ont pas germé dans les crânes d'oeufs de technocrates de l'OCDE.

Ecrit par : Guillaume | 27 mai 2008

Mais non,mais oui, les pédagogos c'étaient avant tout des socialistes et des gauchistes, libertaires,pacifistes,humanistes,bons !
Le sgen cfdt.
UID.
Pas des communistes certes car la pédagogogie heurtait trop leur tradition "dictatoriale".
Guillaume a raison,les libéraux ont bon dos .
Je revois encore le prof député socialiste sur la scène en train de nous enseigner les maths modernes en conférence pédagogique.

Ecrit par : bernard | 27 mai 2008

Dépêche AFP , Mardi 27 mai 2008 18:27
Education: suspension du mouvement contre les suppressions de postes
Plusieurs fédérations de l'Education - dont la FSU, l'Unsa-Education, le Sgen-CFDT - ont décidé mardi de suspendre le mouvement contre les suppressions de postes "pour la période des examens" et de se revoir la semaine précédant la rentrée pour une nouvelle action, a-t-on appris de sources concordantes.

FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, opèrent donc un repli en bon ordre, -- sur des positions soigneusement préparées à l'avance, naturellement ...
Question naïve : que leur a-t-on promis pour qu'il lâchent si facilement prise ? Les quelques dépouilles qui restent des nouveaux programmes du primaire ? La TPEisation générale du lycée ? Les TICE à tous les étages ? La généralisation de l'expérimentation ? Le bac en contrôle continu ? Bégaudeau au ministère ?
FG, perplexe

Ecrit par : FGuichard, perplexe | 27 mai 2008

Jeremy a écrit : "plus grande présence des professeurs dans l'établissement"

plus longue, cher collègue, plus longue !

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008


Sans augmentation des salaires .

Est-ce que pour le même prix on corrigera encore des copies ???

Ecrit par : Amélie | 27 mai 2008

"Face à la prévisible audience du film, chacun tente de tirer la couverture à soi. Jack Lang, ancien ministre de l'éducation et député PS, a jugé, lundi 26 mai, sur LCI, que le film tombait "à point nommé, au moment où le gouvernement aime si peu et si mal l'école". Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a fait savoir qu'il le tenait pour "un très bel hommage rendu à tous les enseignants de France".

Jack Lang estime que le film "tombe à point nommé" et Xavier Darcos, pour ne pas être en reste, que le film est un "hommage rendu à tous les enseignants de France". N'en jetez plus, la cour est pleine !

Et le plus amusant, si l'on peut dire, c'est qu'ils n'ont probablement pas encore vu le film.

Aucun responsable, dans ce pays, n'est assez courageux pour dire quelque chose qui pourrait desservir un tant soi peu ses intérêts politiques immédiats.

En ce qui me concerne, ne faisant pas partie des "happy few", je n'ai pas vu le film, mais j'ai vu la bande annonce, j'ai entendu une interview de Bégaudeau et un face à face avec Finkelkraut dans lequel il s'est montré particulièrement odieux, démagogue et insultant, allant jusqu'à dire que Finkelkraut ne pensait qu'avec la moitié de son cerveau (sic !)
(merci à ceux qui ont mis les liens)

En ce qui me concerne, je ne me reconnais nullement dans ce genre de "professeur". Quant à la classe de 4ème du collège Françoise Dolto...je pense sincèrement et au risque de passer pour un affreux réactionnaire qu'elle n'est pas encore tout à fait représentative et heureusement.

Paraphrasant le marquis de Sade, j'ai envie de m'écrier : "Français, encore un effort pour sortir de la guimauve dégoulinante que l'on voudrait vous greffer à la place du cerveau !"

Ecrit par : Robin | 27 mai 2008

"FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, opèrent donc un repli en bon ordre, -- sur des positions soigneusement préparées à l'avance, naturellement ...
Question naïve : que leur a-t-on promis pour qu'il lâchent si facilement prise ? Les quelques dépouilles qui restent des nouveaux programmes du primaire ? La TPEisation générale du lycée ? Les TICE à tous les étages ? La généralisation de l'expérimentation ? Le bac en contrôle continu ? Bégaudeau au ministère ?"

30% de chaque !

Etrange en effet. Qui plus est annoncé par notre hôte dès hier.

Mais cela ne nous regarde pas.

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Il y a qq années, à propos de Gogodeau, M. Leroux, en pleine forme :
http://www.sauv.net/begaudeau.php

Ecrit par : FGuichard | 27 mai 2008

"Français, encore un effort..."

Quand on pense que ça fait 200 ans qu'on leur demande cet effort... Ca me fait penser à certains de mes élèves, tiens...

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

Jeremy a écrit : "plus grande présence des professeurs dans l'établissement"

plus longue, cher collègue, plus longue !

Ecrit par : dugong | 27 mai 2008

Excellente remarque. Et intéressante discussion, depuis un moment.

Ecrit par : Pli | 27 mai 2008

Est-ce que pour le même prix on corrigera encore des copies ???

Ecrit par : Amélie | 27 mai 2008

Ben non ! Et la constante macabre ? Vous vous en fichez, de la constante macabre ?

Ecrit par : catmano | 27 mai 2008

Excellent, l'article de Leroux.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2008

Donc Darcos craint pour le Bac ! Mais trahis par lui et par les syndicats , qu'est-ce qu' on fait ?

Ecrit par : Amélie | 27 mai 2008

"« nous sommes, déclare François Bégaudeau dans le bulletin du Sgen, sur la bonne voie qui est celle de la démocratisation de l'École ».

Begaudeau est loué par TELERAMA, interviewé par le SGEN et l'adaptation de son roman est coproduite par FRANCE 2.

La machine pédagogo fonctionne à plein régime, et sur tous les plans.

Honnêtement, malgré la popularité de Jean-Paul Brighelli, les anti-pédagos n'ont pas cette publicité multiforme, ni une telle force de frappe médiatique.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

WWW. Snes.edu/snesactu/ Publié le : 27 mai 2008
Pour le snes, l’action ne s’arrête pas en juin !






Lors de la réunion de l’intersyndicale de l’éducation du mardi 27 mai, le SNES et la FSU ont proposé de poursuivre l’action en appelant dès maintenant à une journée de grève nationale unitaire le vendredi 6 juin.

Aucun accord n’a pu être trouvé sur cette orientation : le Sgen-Cfdt et l’Unsa notamment considérant qu’aucune action nationale d’ampleur n’était envisageable dans cette période.

Ni le SNES, ni la FSU, ne sauraient envisager un tel arrêt de l’action alors que le gouvernement s’entête à maintenir les suppressions de postes pour 2008, que le Président de la République vient encore de confirmer comme non négociable le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, qu’aucune négociation n’est ouverte sur la revalorisation du métier d’enseignant. A cela s’ajoute le dépôt par le gouvernement d’un projet de loi remettant en cause le droit de grève dans l’éducation nationale à travers le « service minimum d’accueil ».

Lors de la réunion des fédérations de la fonction publique tenue ensuite, il n’a pas été possible non plus de parvenir à une décision d’action dans le cadre le plus large. Le SNES et la FSU sont déterminés à parvenir dans les prochains jours à une décision d’action unitaire avec tous ceux qui considèrent que l’action doit être poursuivie en juin.

Le SNES appelle les syndiqués et les personnels à faire connaître ces propositions, à débattre dans les établissements des suites immédiates de l’action pour imposer la prise en compte de leurs demandes.

Paris, le 27 mai 2008 – 21 h 30

Ecrit par : Amélie | 27 mai 2008

Attention! Bernard Teper, président de l'UFAL, et membre du conseil scientifique d'Attac, est un dangereux gauchiste...
Ne le dites pas à Guillaume!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2008

Idiot utile, va...
(et c'est l'UFAL qui le dit)

Ecrit par : Guillaume | 27 mai 2008

"« nous sommes, déclare François Bégaudeau dans le bulletin du Sgen, sur la bonne voie qui est celle de la démocratisation de l'École ».

Begaudeau est loué par TELERAMA, interviewé par le SGEN et l'adaptation de son roman est coproduite par FRANCE 2.

"« nous sommes, déclare François Bégaudeau dans le bulletin du Sgen, sur la bonne voie qui est celle de la démocratisation de l'École ».

Begaudeau est loué par TELERAMA, interviewé par le SGEN et l'adaptation de son roman est coproduite par FRANCE 2.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2008

Quand je vous disais que ce triste sire ne doit le succès de son film, qui va relancer les ventes de son livre, qu'à son carnet d'adresses et au fait que Meirieu, son meilleur pote, très introduit dans le milieu de la télé, a la haute main sur toute l'intelligentsia cuculturelle française, celle des médias. Il est évident que le choix du jury de Cannes a été téléguidé par le lobby pédago-médiatico-cuculturel français. le livre et le film n'ont d'autre objectif que d'être l'apologie de l'école de Meirieu contre l'école de Darcos et de Brighelli.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

J’ai vu le film hier.

Je ne sais que trop dire...
Ma pensée sur le moment, c'est que ce film fait un état des lieux d'un système éducationnel en grand déclin. Les premières scènes sont très révélatrices.
Néanmoins, il y a trop d'excès. Et ce sont les acteurs collégiens qui le confirment (Grand journal, 25/05). En situation réel, ce n'est pas non plus tendu.
En fait c'est pas étonnant. Bon je n’aurais peut-être pas totalement juste, je n’ai pas lu le livre. Ils ont fait des réunions de travail, affin de partager les idées à placer dans le film. Les jeunes ont tout simplement sorti des cas extrêmes, puisque c'est toujours les cas extrêmes qui viennent à l'esprit et quand chaque un y donne son idée. Du coup, ça fait un sacré mélange. Hors cela ne se déroule pas souvent. De plus ils avaient libre cours aux répliques.
Voilà. On voit quelque chose de très exagéré. Et ma mère de s'inquiéter, au sujet de tous les élèves de collège, qui vont (devoir) voir ce film et qui vont finalement trouver que leur comportement n'est rien par rapport a ce qu'ils ont vu.

Dans l'histoire, le professeur relativise énormément devant ses collègues. Un élève s'emporte, lui fait un doigt, lui indique qu'il le lui enfonce bien profondément, qu'il l'encule et finalement, il l’accuse devant le principal de l'avoir seulement tutoyé. J'y vois la un relâchement.
C'est comme ça, on ne peut rien y faire, on se tait et on fait avec. D'ailleurs le réalisateur (si je ne me trompe) défend son film comme un film présentant la jeunesse aux adultes. On doit donc se dresser autour d’elle

Sur le fait de traiter de pétasse, il faut obligatoirement visionner la scène précédente, pour comprendre le contexte, et vous tous, professeurs sans exception penseront la même chose voir pire de ces filles.
Et ce n’est pas pétasse, mais "attitude de pétasse"
Bien entendu, les élèves, dans l'histoire, ne savent pas ce que veut dire "attitude de"


Un conseil de discipline se déroule ou la mère de l'enfant parle en malien avec le fils, et également face à l'assemblée, en se faisant faussement traduire par le fils, on ne dit rien. Le conseil de discipline approuve, ne montre aucun étonnement. Cela semble tout à fait normale d'accepter une chose pareille, pour une expulsion définitive.
A moins que le but désiré est de nous révolter, par le silence des personnages.


Ce film montre, comment, impuissant, un professeur voie ses élèves échouer, scolairement et socialement (à l'exception du chinois mais son progrès social est caché, en arrière plan de ceux qui échouent) avec une chute majestueuse (le prof principal fait un bilan de ce que ses élèves ont retenu dans l'année, toutes matières confondues... )
Je pense qu'avec un film comme ça, l'état du niveau scolaire va enfin être révélé au grand jour. Malheureusement, dans un film trop exagéré, cela perd toute crédibilité.

Je voudrais en revenir sur cette Palme d'or. Je ne comprend absolument pas comment un jury a pue être émerveillé devant ce film, à l'unanimité, devant un film, ou selon moi, il faut être français pour en saisir le véritable problème de fond, le comportement, les dialogues.
Pour moi, ce n’est pas jugeable par un regard étranger. Ils l'ont jugé sur une vision totalement différente de nous français.

Enfin, je voudrai plaindre tous les professeurs de ZEP, qui après une journée de travail de dur labeur où ils ont tenté d'insuffler une miette de volonté à leurs élèves vont aller voir ce film, qui ne fera que les démoraliser en leur refaisant penser à leur journée passé.
Et pire encor : Ce film explique exactement comment (et de la bouche des élèves dans le film) descendre tout professeur, pour un mot de travers... Souvenez vous du "Arrête de faire le singe" prononcé par un prof ayant renommé la porte de sa classe en "bienvenue au zoo".

Il existe une phrase, dans un texte de loi, qui dit : L'élève doit autant de respect à professeur que le professeur le lui en doit.

Ecrit par : Meryl | 28 mai 2008

Quand je vous disais que ce triste sire ne doit le succès de son film, qui va relancer les ventes de son livre, qu'à son carnet d'adresses et au fait que Meirieu, son meilleur pote, très introduit dans le milieu de la télé, a la haute main sur toute l'intelligentsia cuculturelle française, celle des médias. Il est évident que le choix du jury de Cannes a été téléguidé par le lobby pédago-médiatico-cuculturel français. le livre et le film n'ont d'autre objectif que d'être l'apologie de l'école de Meirieu contre l'école de Darcos et de Brighelli.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

La dialectique de l'école des cadres du Parti de Bobigny est de retour...

Ecrit par : Pat | 28 mai 2008

" ... le choix du jury de Cannes a été téléguidé par le lobby pédago-médiatico-cuculturel français."

Plus con tu meurs !
Au secours !

Et je ne suis pas ni meirieuphile ni brighelliphobe ...
Juste de passage ...

Ecrit par : pauv'con | 28 mai 2008

"Quand je vous disais que ce triste sire ne doit le succès de son film, qui va relancer les ventes de son livre, qu'à son carnet d'adresses et au fait que Meirieu, son meilleur pote, très introduit dans le milieu de la télé, a la haute main sur toute l'intelligentsia cuculturelle française, celle des médias. Il est évident que le choix du jury de Cannes a été téléguidé par le lobby pédago-médiatico-cuculturel français. le livre et le film n'ont d'autre objectif que d'être l'apologie de l'école de Meirieu contre l'école de Darcos et de Brighelli."

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

Quand je pense que certains osent prétendre que le niveau baisse! Pas ici, en tous cas! Ca devient "top moumoute"!!!
;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

"Idiot utile, va...
(et c'est l'UFAL qui le dit)"

Ecrit par : Guillaume | 27 mai 2008

Guillaume, encore une fois, j'avoue que je m'étais trompé à votre sujet. Votre humour égaie ce blog, encore et toujours... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

Un négociant * m'a dit : "Un film, en soi, n'est rien ; l'important est son exploitation."

* catégorie de la typologie enseignante.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Et pire encor : Ce film explique exactement comment (et de la bouche des élèves dans le film) descendre tout professeur, pour un mot de travers... Souvenez vous du "Arrête de faire le singe" prononcé par un prof ayant renommé la porte de sa classe en "bienvenue au zoo".

(Méryl)

J'ai apprécié l'avis de Méryl.

Il n'est pas du tout certain, encore une fois, que le film soit compris par tout le monde comme Bégaudeau voudrait qu'il le soit.

Si le film porte à la connaissance du grand public ce qui se passe dans les collèges sensibles, tant mieux.

Il était temps que l'on soulève enfin le couvercle. Il y a eu des témoignages écrits en dehors de celui de Bégaudeau ("Journal d'un prof de ZEP"), mais le cinéma touche davantage de gens et le film avec Depardieu n'était pas si faux et simauvais que cela, mais trop marqué par le comique.

Bon, je m'en vais acheter le livre pour me faire une idée. Après tout, moi aussi j'ai exercé en ZEP (comme pp adj. faisant fonction) et dans un collège pas commode (900 élèves, 21 nationalités différentes et tous les problèmes que tout le monde connaît maintenant).

Attention, des élèves "gentils", corrects, travailleurs ou pas très "gentils" mais travailleurs...il y en avait aussi ; il ne faut pas ostraciser les ZEP !

J'aurais dû tenir un journal. Mais je ne songeais (avec la CPE et le principal) qu'à soutenir les collègues et à agir pour limiter la casse.

C'est le principe de Pareto : On consacre 80% de son temps à ne résoudre que 20% des problèmes...Surtout dans ce genre de contexte.

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Sibille, vous égayez ma journée. Le temps est maussade mais votre bêtise est tout de même de sortie.

Ecrit par : Guillaume | 28 mai 2008

JPB, le Canard enchaîné de ce jour vous vole dans les plumes ....

Ecrit par : Merlemocoeur | 28 mai 2008

JPB, le Canard enchaîné de ce jour vous vole dans les plumes ....

Ecrit par : Merlemocoeur | 28 mai 2008

Le Canard enchaîné... à la Pensée unique!
Décidément, c'est l'extase universelle devant Le Chef-d'Oeuvre!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

"Sibille, vous égayez ma journée. Le temps est maussade mais votre bêtise est tout de même de sortie."

Ecrit par : Guillaume | 28 mai 2008

Mais non, il fait beau, mon cher Coluche.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

l'école de Meirieu contre l'école de Darcos et de Brighelli."

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008


Vous y croyez encore ??? !!!!!



l'école de Darcos et de Brighelli.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008


Oùkèlé ???

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Une solution pour arrondir les fins de mois. L' Etat offre une prime intéressante( le prix du sacrifice ) à ceux qui voudront travailler à l'étranger :





http://www.lesechos.fr/info/france/4729323.htm

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Je repasse une couche sur le rapport TICE et le discours associé du Maître du Moloch *.

Les TICE sont généralement vues dans la population de manière consensuelle. D'un point de vue tactique, c'est un bon cheval de Troie pour impulser des projets qui le sont beaucoup moins.

"La généralisation des ENT dans les établissements scolaires, que j'ai annoncée lors d'un déplacement à Lannemezan au mois de février dernier, doit s'accompagner d'innovations très concrètes. J'en propose deux d'ici 2010 :

- l'obligation pour les établissements d'utiliser le cahier de texte électronique, ce qui permettra de mieux informer les familles, tout en introduisant une souplesse nouvelle dans la personnalisation des travaux demandés aux élèves,

- l'objectif « zéro papier » pour les échanges internes à l'établissement scolaire. J'observe d'ailleurs que cette dématérialisation des échanges administratifs ou pédagogiques entre les personnels de l'établissement scolaire est facile à réaliser à travers un ENT, et cela de façon sécurisée."

Je propose à tous, ici, d'imaginer comment ces deux mesures "de bon sens" peuvent être utilisées dans un tout autre sens.

Je commence "light" :

- le cahier de texte est "obligatoire pour les établissements". Ce seront les établissements qui devront les rendre obligatoires pour les enseignants ?

- le cahier de texte d'une classe contiendra-t-il, par exemple, des cases du genre "compétences travaillées" ?

- quand vous communiquez avec des collègues, pensez vous qu'il soit nécessaire de passer (tracer ?) par un réseau du Moloch ? Le fait qu'il soit "sécurisé" constitue-t-il une incitation raisonnable à son emploi ?

- Y aura-t-il des points d'avancement pour les meilleurs pourvoyeurs d'octets sur l'ENT de l'établissement (avec publication du meilleur producteur d'octets du mois) ?

* http://education.gouv.fr/cid21335/technologies-de-l-information-et-de-la-communication-remise-du-rapport-e-educ.html

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

"Comme pour la formation aux TICE des enseignants, je souhaite que l'on ait davantage recours aux nouveaux moyens d'enseignement en ligne qui favorisent l'acquisition de compétences dans les nouvelles technologies.

Voici, mesdames et messieurs "


Voilà , voilà , l'école de Darcos !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

l'école de Darcos et de Brighelli.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008


Oùkèlé ???

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

A l'état de "résistance" , éparpillée dans les collèges et les lycées, au gré de l'obstination des "maîtres" à faire le contraire de ce que veulent les "pédagos". Elle est partout où un instituteur apprend à lire à ses élèves avec une méthode raisonnable, partout où un enfant trouve par un enseignement solide , méthodique et structuré, l'armature intellectuelle et culturelle que sa famille est incapable de lui donner, c'est-à-dire, partout où le professeur de français de collège refuse d'enseigner en "séquences". A ce propos, je faisais hier un "remplacement ponctuel " dans une classe de 4ème, et je demandais aux élèves, à propos d'une phrase d'un exercice, quels étaient ceux qui avaient déjà lu du théâtre depuis leur entrée en 6ème. Personne! J'ai ajouté par réflexe: " Même pas un Molière?". Réponse: "Même pas un Molière." Certains alors ont ajouté, d'un air las, avant que je coupe court: "Oh! Vous savez, on a Madame Unetelle...". Or la Madame Unetelle est très fière de ses "séquences"... Cette école est partout - n'est-ce pas Maria? - où un professeur de langues vivantes fait faire à ses élèves toute la grammaire nécessaire pour en dominer les structures. Partout où un professeur d'allemand commence par expliquer à ses élèves le principe de la déclinaison, au lieu d'en laisser l'acquisition à d'improbables connexions automatiques ultérieures purement putatives...
Vous voyez, Amélie, qu'elle existe, cette école de Brighelli (qui est très probablement aussi celle de Darcos).Pour combien de temps encore, "that is the question"!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

PS au message précédent.

Pour éviter toute ambiguité, je tiens à préciser qu'il y a de longue date une composante informatique dans mon travail d'enseignant.

Je tiens avant tout à en garder la maîtrise (à tous les sens du terme).

* bien avant que d'enthousiastes branleurs viennent m'en faire une réclame éhontée.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Vous voyez, Amélie, qu'elle existe, cette école de Brighelli (qui est très probablement aussi celle de Darcos).Pour combien de temps encore, "that is the question"!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008


Tout ce que vous évoquez là , je le vis aussi , mais je crois que ce n'est pas à cette école-là que pense Darcos . Il a menti et la destruction programmée des statuts en est la preuve !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

En ce qui concerne le B2I et les TICE, ce sont des outils au sens premier du terme.

Rien de plus ; il appartient aux enseignants qui "valident les items" (excusez-moi pour le jargon) d'être exigeants sur l'orthographe, la syntaxe et la correction de la langue.

Je ne pense pas que X. Darcos veuille d'une école "lieu de vie" à l'américaine (années 60) avec les ordinateurs en plus.

Le problème est de savoir si la culture de l'ordinateur est ontologiquement incompatible avec la nôtre.

L'existence de ce blog montre que ce n'est pas le cas et tout dépend, là encore, de la conception que les enseignants s'en font.

Je le répète encore une fois, au risque de lasser, plus le "progrès technique" se développera et plus la culture classique, c'est-à-dire la mémoire des origines (y compris l'ouverture sur l'universel) sera nécessaire pour "habiter le monde".

Je vous fiche mon billet que d'ici dix ans ou quinze ans, ce sont les chefs d'entreprises qui supplieront l'éducation nationale de réhabiliter les études littéraires, y compris l'étude du latin et du grec.

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Film Palme dans les salles contre Brochure programme Darcos école primaire dans les mains des parents.
Le combat est inégal .
Juste un peu de patience !

Ecrit par : bernard | 28 mai 2008

Témoignage d'Yvonne Cloarec, professeur d'anglais en lycée.
("L'école, Grand corps malade")

"Dans Le Monde daté du 28 Mai, est reprise une déclaration de Bégaudeau datant de 2006, à propos de son livre: 'J'en avais assez de tous ces livres de profs qui se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs à priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires.' Et plus loin le journaliste (Luc Cédelle) ajoute: 'Il récuse la baisse de niveau, récuse toute nostalgie...Les élèves, il faut, explique-t-il, les prendre comme ils sont...'

Ben voyons! Comme d'habitude! J'ai passé toute une année à ré-enseigner aux élèves de seconde les voix, les temps, la nature des mots, ce que signifie que 'conjuguer' un verbe, comment trouver un sujet, un complément d'objet direct, comment apprendre une leçon de façon à la savoir 'pour la vie' et pas pour le devoir, je leur ai appris à se ranger dans le couloir, à se mettre debout avant le cours, à ne pas mâcher de chewing-gum,à enlever leur casquette, à ranger leurs écouteurs, à ne pas aboyer quand ils parlaient, à avoir des égards pour moi qui en avait tant pour eux, la classe a été un lieu de paix où on comprenait, où on pouvait redemander des explications aussi souvent qu'il le fallait... et c'est moi la réac...On se demande pourquoi les élèves sont en train de me quitter(c'est la fin des cours en lycée) en exprimant leur gratitude et leur souhait de me retrouver à la rentrée... Nous n'avons parlé pendant un an que de grammaire, de vocabulaire, de devoirs, d'exercices pour préparer les devoirs, pour corriger les devoirs, et qu'est-ce qu'ils ont aimé cela! Presque tous ont fait des progrès, mais ils viennent de si loin que chez certains, l'an prochain, cela ne se verra pas. Tout n'est pas réparable.

Je lis les niaiseries de la page 3 du Monde de ce soir et je me dis que ce n'est pas gagné et que ce n'est pas demain la veille qu'on va enfin donner aux élèves ce qui leur est dû.
Evidemment il est plus facile de les leurrer avec des palmes d'or! "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2008

La Palme d'or réactive le débat national sur l'école
LE MONDE | 27.05.08 | 15h39 • Mis à jour le 27.05.08 | 15h39
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/05/27/la-palme-d-or-reactive-le-debat-national-sur-l-ecole_1050159_3476.html#ens_id=1048653

"On croyait le débat sur l'école en France tranché en faveur d'un grand serrage de vis et du retour aux fondamentaux dans tous les domaines, et voilà qu'un événement cinématographique vient tout remettre en question.

La Palme d'or, attribuée au film Entre les murs, réactive toutes les questions sensibles que l'on peut se poser sur les profs, les élèves, ce qu'ils peuvent avoir à se dire et comment ils le disent. Ce qui éclate, à travers le film de Laurent Cantet, c'est la vraie vie d'une classe ordinaire d'aujourd'hui.

Le succès du livre, prix France Culture/Télérama en 2006, pouvait encore être ignoré. Mais pas la Palme d'or, venant honorer la France et placer ses anecdotes scolaires à la hauteur d'un universel planétaire.

Derrière l'unanimité des hommages, l'événement ne peut pourtant pas faire plaisir à tout le monde. Car, dans ce débat, François Bégaudeau, auteur du livre dont est tiré le film (où il joue le rôle du professeur qu'il fut) n'est pas neutre. "J'en avais assez de tous ces livres de profs qui se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs a priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires", déclarait-il en mars 2006, dans un chat commun à Télérama et au Monde.

"BEL HOMMAGE"
Face aux fondamentalistes de l'école républicaine, il fait partie des réalistes qui pensent que l'école doit s'adapter et non exclure. Il récuse la baisse de niveau, récuse toute nostalgie, ne prône pas l'approche exclusive de la langue française par les grands textes... Les élèves, il faut, explique-t-il, les prendre comme ils sont...

Le réel d'Entre les murs c'est, par exemple, des élèves se plaignant d'avoir été (par le professeur lui-même, loin d'être infaillible), "insultées de pétasses" et l'enseignant s'acharnant en vain à établir que l'on dit "insulter tout court ou traiter de, mais pas un mélange des deux". Jusqu'au jour où, à l'usure, il finit par employer certaines tournures du langage des élèves, plus efficace que le sien.

Face à la prévisible audience du film, chacun tente de tirer la couverture à soi. Jack Lang, ancien ministre de l'éducation et député PS, a jugé, lundi 26 mai, sur LCI, que le film tombait "à point nommé, au moment où le gouvernement aime si peu et si mal l'école". Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a fait savoir qu'il le tenait pour "un très bel hommage rendu à tous les enseignants de France".

Luc Cédelle

(Quelle ordure, ce Jack Lang !)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2008

Et voici quelques informations supplémentaires sur le paltoquet.

http://www.sauv.net/begaudeau.php

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2008

Je vous fiche mon billet que d'ici dix ans ou quinze ans, ce sont les chefs d'entreprises qui supplieront l'éducation nationale de réhabiliter les études littéraires, y compris l'étude du latin et du grec.

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

C'est ce que disait mon prof de grec , il y a quarante ans , lorsqu' on n' était déjà pas beaucoup à en faire ! Il s'est trompé !
J'aimerais être aussi confiante que vous , Robin !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

"Le réel d'Entre les murs c'est, par exemple, des élèves se plaignant d'avoir été (par le professeur lui-même, loin d'être infaillible), "insultées de pétasses" et l'enseignant s'acharnant en vain à établir que l'on dit "insulter tout court ou traiter de, mais pas un mélange des deux". Jusqu'au jour où, à l'usure, il finit par employer certaines tournures du langage des élèves, plus efficace que le sien."

Particulièrement dégueulasse, le message délivré à demi-mots de la dernière phrase :

le

langage

des

élèves

est

plus

efficace

que

le

sien

Où comment illustrer à quel point, avec la pédagogie socio constructiviste, le professeur, littéralement, n'est plus rien : plus d'autorité, plus de savoir et, la base de tout, plus de langage.

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2008

C'est ce que disait mon prof de grec , il y a quarante ans , lorsqu' on n' était déjà pas beaucoup à en faire ! Il s'est trompé !
J'aimerais être aussi confiante que vous , Robin !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Disons qu'il faut bien se donner des raisons de croire en un avenir "radieux"^^^^^^^^^^

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Je viens de faire le tour des librairies de ma bonne ville. Impossible de trouver le livre de Bégaudeau, y compris à la FNAC ("on en aura peut-être dans le courant de la semaine prochaine").

J'ai acheté (pas à la FNAC), "Eloge de la transmission, le maître et l'élève", entretien entre George Steiner et Cécile Ladjali (Hachette littératures).

Je vous copie la quatrième de couverture :

" Dialogue entre ce grand humaniste qu'est George Steiner et Cécile Ladjali, enseignante confrontée à la réalité des banlieues, ce livre a gardé la vivacité d'un échange oral.

Sans passer sous silence les difficultés de la posture enseignante, l'éclatement des références culturelles, les ruptures entre les générations, les auteurs s'interrogent sur notre capacité de transmettre et analysent les exigences complexes de l'enseignement d'aujourd'hui.

Ni discours passéiste, ni parti-pris moderniste, ce livre est plus simplement un plaidoyer pour la passion de la littérature, animé de cette seule conviction ; cette passion force le respect.

Bon, je vais déguster ça en attendant Bégaudeau (qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour être "honnête intellectuellement", comme on disait en 68) !

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Particulièrement dégueulasse, le message délivré à demi-mots de la dernière phrase :

le

langage

des

élèves

est

plus

efficace

que

le

sien

Où comment illustrer à quel point, avec la pédagogie socio constructiviste, le professeur, littéralement, n'est plus rien : plus d'autorité, plus de savoir et, la base de tout, plus de langage.

Le langage de Goëbels était, lui aussi, plus "efficace" que celui de Musil. (cf. la Lingua Tercii imperii" de Victor Klemperer.)

...Maintenant, tout le problème est de savoir si un professeur a le droit de se résigner à "l'effacement du langage".

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Cambridge, le 24 décembre 1998

"Je suis profondément ému par votre lettre et les écrits de vos élèves. Ce n'est pas dans l'université que se mènenet les luttes décisives contre la barbarie et le vide. C'est au niveau du secondaire et dans les quartiers urbains comme clui de Seine-Saint-Denis.

Le courage, l'humanité de coeur et d'esprit qu'exprime votre lettre me fait profondément envieux de vos élèves. Le verbe au futur leur est ouvert pour vous - et cela à l'ombre atroce du nom de Drancy."

George Steiner

"Ce n'est pas dans l'université que se mènent les luttes décisives contre la barbarie et le vide. C'est au niveau du secondaire et dans les quartiers urbains comme celui de Seine-Saint-Denis."

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

le

langage

des

élèves

est

plus

efficace

que

le

sien

Exemple venant d'en haut : "Casse-toi, connard !"

Ecrit par : FGuichard | 28 mai 2008

Face aux fondamentalistes de l'école républicaine, il fait partie des réalistes qui pensent que l'école doit s'adapter et non exclure.

Luc Cédelle

Comment peut-on être à ce point stupide? L'école qui exclut, c'est celle de Meirieu, celle de Bégaudeau, celle où les rapports entre les élèves et les professeurs sont faussés, celle du puérocentrisme démagogique et dégoulinant de bons sentiments. Le film reflète la classe telle que la font les pédagos, pas la classe telle qu'elle devrait et pourrait être et est encore partout où des durs à cuire républicains résistent... La classe qui accompagne le mouvement en croyant l'infléchir. C'est la fable "La Belette et la Lime" d'Esope.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

Résone dans cett lettre la fulgurante formule de René Char "L'aigle est au futur" (in "La Bibiothèque est en feu").

La grammaire est magicienne pour G.Steiner, puisqu'elle nous transporte hors du monde au gré d'un "si" (conditionnel) radieux et de l'insolence d'un subjonctif.

Les ondes enhanteresses des modes contrefactuels innervent la langue et sont la promesse des gageures les plus folles : oublier le monde et le gris." Rêver est un mode de la futurité"; 5"Réelles présences")

Grammaire et poésie, poésie de la grammaire, pour parler comme Jakobson, le discours maîtrisé est susceptible de "nier l'univers tel que nous choisissions de le percevoir." (Réelles présences)

C'est justement autour du subjonctif que tourne le début de la bande-annonce de "Entre les murs".

Quelle richesse et que d'espérance dans la remarque de Steiner sur "L'insolence du subjonctif comme respiration du possible" et quelle pauvreté dans cette réponse à la question "A quoi ça sert, j'parle pas comme ça à ma mère !"

"Apprends-le et tu pourras contester après."

Quelle manque de conviction dans le sens de son travail, la légitimité de son rôle.

Non : "apprends-le pour pouvoir échapper à la prison du monde, de la famille, du clan... Apprends-le pour saisir ta chance...Apprends-le aller vers toi-même, pour chevaucher "l'aigle du futur".

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

- le cahier de texte d'une classe contiendra-t-il, par exemple, des cases du genre "compétences travaillées" ?

Ecrit par : dugong

Si les programmes ne sont pas exprimés en termes de compétences, on peut espérer échapper à cela. Une chose m’étonne, toutefois, c’est que je n’ai jamais lu d’analyse critique du concept de compétence, alors que c’est celui par lequel, à cause de son apparence de sérieux, le pédagogisme parvient le mieux à s’imposer dans les systèmes scolaires, et qu’il me paraît cependant être des plus détestablement creux (jusqu’à quelle finesse de grain peut-on - et doit-on - décrire les compétences en jeu dans un apprentissage ? Et si écrire est une compétence, pourquoi faire des mathématiques n’en serait-il pas une ? Et additionner est-il bien une compétence (l’élève fait-il la même chose pour additionner 2 et 2 et pour additionner 243 et 978 ?) ?

- quand vous communiquez avec des collègues, pensez vous qu'il soit nécessaire de passer (tracer ?) par un réseau du Moloch ? Le fait qu'il soit "sécurisé" constitue-t-il une incitation raisonnable à son emploi ?

Ecrit par : dugong

C’est un enjeu de société, que celui de la généralisation du contrôle, et c’est pour tous qu’il revient aux enseignants de la combattre sans complaisance.

Je vous fiche mon billet que d'ici dix ans ou quinze ans, ce sont les chefs d'entreprises qui supplieront l'éducation nationale de réhabiliter les études littéraires, y compris l'étude du latin et du grec.

Ecrit par : Robin

Encore faut-il qu’elles soient nécessaires au marché.

Ecrit par : Pli | 28 mai 2008

Bégaudeau est un ennemi de classes.

Il faut vivre avec un moment et agir au fond (lutte des classes).

Le reste n'est que pignolade en Zivacolor.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Je n'ai pas lu le livre et je n'ai pas vu le film. Je ne peux donc rien dire. " Eloge de la transmission" est encore à portée de main et voisine avec les divers documents nécessaire à mon travail sur François Boyer, travail qui m'a permis de comprendre que l'adaptation cinématographique peut être bonne ou mauvaise et que la fidélité à la lettre est impossible. C'est autre chose tout simplement. Je sais, je n'ai pas l'air de sortir d'une grande école , mais à chacun sa quête et ses découvertes. "Jeux interdits" n'avait pas été sélectionné au festival de Cannes en 1952 et avait dû se contenter du Grand prix indépendant. La critique du journal intellectuel de l'époque :" Combat" du 11 mai 1952, propose même d'interdire le film dans un article intitulé " De l'absurde à l'ignoble". Heureusement , Remo Forlani formule un autre avis et que " Le canard enchaîné ' donne rendez-vous dans dix ans. Le Lion d'or de Venise, entre autres récompenses ,va assurer le succès du film , lequel, avant d'être un roman(sous le titre "Jeux inconnus" publié aux éditions de Minuit )a été un scénario rédigé en 1947,refusé par les producteurs pour deux raisons : le public en a assez de la guerre et un film sur les enfants n'intéressera personne. Pourtant " Nous les gosses" de Louis Daquin en 1943 avait eu du succès. Après le succès du film,le roman prenant le titre du film a été traduit en 18 langues et vendu à plus d'u million d'exemplaires aux USA. La maison d'édition avait vendu les droits du livre à une maison d'édition de langue anglaise et l'auteur n'a pas rempli son porte-monnaie.
Veuillez m'excuser si je suis hors sujet puisqu'il n'y a rien de commun entre " Jeux interdits" et " Entre les murs". Par dessus le marché je ne suis même pas cinéphile. ( Je m'intéresse simplement à un écrivain, scénariste, dialoguiste et dramaturge de mon département dont le cinéma de sa ville natale ne porte pas le nom. Malade et âgé il ne pouvait assiter à l'inauguration et les responsables ont choisi un actrice et un réalisateur disponibles.) Je pose juste une question : quand le fracas médiatique sera retombé, que restera-t-il vraiment ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 28 mai 2008

Je corrige :documents divers nécessaireS.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 28 mai 2008

"C’est un enjeu de société, que celui de la généralisation du contrôle, et c’est pour tous qu’il revient aux enseignants de la combattre sans complaisance."

Ecrit par : Robin

Un des plus gros problèmes étant qu'on essaie au maximum d'affiner l'évaluation en en multipliant les critères. C'est le meilleur moyen d'arriver au résultat inverse de celui qu'on veut obtenir. Une évaluation "fine" ne passe pas par une grille la plus (con)plexe possible, mais le facteur d"analyse humaine directe" y est absolument indispensable. Plus la grille sera élaborée, et plus ce qui y manquera (de toutes façons) rendra l'évaluation totalement fausse... Et, sur ce sujet-là au moins, en ce moment, on marche sur la tête!

Tiens, entre parenthèses, l'article de Luc Cedelle qui nous révèle que l'année de stage en IUFM va être supprimée devrait ravir pas mal de monde ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

Ma fautive disposition des paragraphes vous a fait attribuer à Robin ce qui n’était qu’à moi.

Ecrit par : Pli | 28 mai 2008

Pour celles et ceux à qui j'ai pu faire découvrir Max Rouquette, à celles et ceux qui veulent s'aventurer dans cette oeuvre:


Dans le numéro 950-951 de la revue Europe :

LES TROUBADOURS



Gérard GOUIRAN : « Chanter ne rapporte rien d’autre ».

Gérard GOUIRAN : Les troubadours, une anthologie.

Magdalena LEÓN GÓMEZ : Les chansonniers provençaux.

Margaret SWITTEN : La musique des troubadours.

Dominique BILLY : La versification des troubadours : un art du langage.

Pierre BEC : La canson.

Stefano ASPERTI : Le sirventès.

Linda PATERSON : Les tensons et partimens.

Edoardo VALLET : Les troubadours et l’Italie.

Miriam CABRÉ : Mécènes et troubadours dans la Couronne d’Aragon.

Elvira FIDALGO : Troubadours et trobadores : les premiers contacts.

Angelica RIEGER : La cour de Champagne, centre d’un réseau interculturel entre troubadours et trouvères.



MAX ROUQUETTE



Philippe GARDY : La voie des songes.

Frédéric Jacques TEMPLE : Max maximus.

Max ROUQUETTE : Brefs moments de bonheur.

Claire TORREILLES : Les roseaux de Midas.

Magali FRAISSE : La séduction des commencements.

Jean-Yves CASANOVA : L’absence et la trace.

Marie Jeanne VERNY : Échos entre prose et poésie.

Jean-Claude FORÊT : Paradoxe sur le dramaturge.

Rémy GASIGLIA : La couverture rouge, ou Médée selon Max Rouquette.

Lionel NAVARRO : Le vieil homme et la création.

Philippe GARDY : Repères chronologiques et bibliographiques.

Ecrit par : Pendariès | 28 mai 2008

Robin a écrit : "

En ce qui concerne le B2I et les TICE, ce sont des outils au sens premier du terme. Rien de plus ; il appartient aux enseignants qui "valident les items" (excusez-moi pour le jargon) d'être exigeants sur l'orthographe, la syntaxe et la correction de la langue.
Je ne pense pas que X. Darcos veuille d'une école "lieu de vie" à l'américaine (années 60) avec les ordinateurs en plus.
Le problème est de savoir si la culture de l'ordinateur est ontologiquement incompatible avec la nôtre.
L'existence de ce blog montre que ce n'est pas le cas et tout dépend, là encore, de la conception que les enseignants s'en font.
Je le répète encore une fois, au risque de lasser, plus le "progrès technique" se développera et plus la culture classique, c'est-à-dire la mémoire des origines (y compris l'ouverture sur l'universel) sera nécessaire pour "habiter le monde".

"


D'accord sur la dernière partie : c'est absolument vrai mais c'est un voeu pieu en forme de déclaration de principe. Or, on n'agit pas seulement avec des déclarations de principe.

Vous semblez minimiser les TICE au rang de "simple outil". Si vous pensez qu'un cheval de Troie n'est qu'un simple outil, vous vous préparez à de sévères désillusions. Je persiste à penser que c'est par ce biais que la réforme structurelle des lycées s'imposera "naturellement". C'est seulement une fois l'effet recherché obtenu que les gens se focaliseront de façon stérile sur le cheval !

Le problème N'EST PAS de savoir si la culture de l'ordinateur est ontologiquement incompatible avec la nôtre (la technique "ne pense pas"...)
Le problème est de savoir comment ces technologies mises en place de façon lourdes rendront inéluctable l'émergence d'une autre finalité de "l'éducation" et pas seulement dans la forme. En douceur ...

Dernier point, quand vous dites "il appartient aux enseignants qui "valident les items" ... d'être exigeants sur l'orthographe, la syntaxe et la correction de la langue", il semble que vous ne saisissez pas le fond du problème. Il se trouvera des tas "d'enseignants" qui valideront les items en se moquant totalement de ce qui vous préoccupe (à juste titre). Vous ne vous en rendrez même pas compte (validation en interne : seul le logiciel de validation "connaîtra" l'auteur de la validation qui n'aura demandé qu'un clic de mulot).

Je propose l'expression "éducation à bulletin secret" pour désigner ce processus massif de déresponsabilisation.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Pli a écrit : "Si les programmes ne sont pas exprimés en termes de compétences, on peut espérer échapper à cela. Une chose m’étonne, toutefois, c’est que je n’ai jamais lu d’analyse critique du concept de compétence, alors que c’est celui par lequel, à cause de son apparence de sérieux, le pédagogisme parvient le mieux à s’imposer dans les systèmes scolaires, et qu’il me paraît cependant être des plus détestablement creux (jusqu’à quelle finesse de grain peut-on - et doit-on - décrire les compétences en jeu dans un apprentissage ? Et si écrire est une compétence, pourquoi faire des mathématiques n’en serait-il pas une ? Et additionner est-il bien une compétence (l’élève fait-il la même chose pour additionner 2 et 2 et pour additionner 243 et 978 ?) ?"

Oui. Je partage complètement.

Les "compétences" sont à la fois une arme d'atomisation des savoirs mais tout à la fois une arme de globalisation (interdisciplinarité factice par "compétences" déclarées communes).

C'est un concept sans forme.

Arme redoutable : un véritable nunchaku conceptuel !

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

PS : Arme redoutable dans les mains ignorants qui croient savoir mais surtout pour les malhonnêtes qui peuvent en faire ce qu'ils veulent avec une apparence de sérieux et sans (trop) se dévoiler).

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Un des plus gros problèmes étant qu'on essaie au maximum d'affiner l'évaluation en en multipliant les critères. C'est le meilleur moyen d'arriver au résultat inverse de celui qu'on veut obtenir. Une évaluation "fine" ne passe pas par une grille la plus (con)plexe possible, mais le facteur d"analyse humaine directe" y est absolument indispensable. Plus la grille sera élaborée, et plus ce qui y manquera (de toutes façons) rendra l'évaluation totalement fausse... Et, sur ce sujet-là au moins, en ce moment, on marche sur la tête!

Ecrit par : Christophe Sibille

Pour ce qui est de l’évaluation, tout de même, je dois bien avouer ma perplexité à propos d’un quelconque facteur d’analyse humaine.

Le problème n’est pas dans la finesse de la grille d’évaluation, mais dans sa pertinence, et la multiplication des paramètres d’évaluation n’est problématique que si elle conduit à isoler de façon arbitraire différents actes à travailler, de telle sorte que soit abandonné l’exercice dont il s’agissait d’acquérir la maîtrise, au départ – atomisation, disait dugong.

Qu’est-ce que le "facteur d’analyse humaine directe", dans une dissertation ?


Les "compétences" sont à la fois une arme d'atomisation des savoirs mais tout à la fois une arme de globalisation (interdisciplinarité factice par "compétences" déclarées communes).

Ecrit par : dugong

Absolument, et quant à l’interdisciplinarité, il m’a toujours semblé qu’elle existait d’autant mieux qu’elle était implicite, et fondée sur des rapports entre matières bien plus subtils que ceux de complémentarité des compétences requises pour effectuer une tâche.


PS : Arme redoutable dans les mains ignorants qui croient savoir mais surtout pour les malhonnêtes qui peuvent en faire ce qu'ils veulent avec une apparence de sérieux et sans (trop) se dévoiler).

Ecrit par : dugong

Je me demande bien comment une utilisation honnête de ce concept est possible, tant il supporte peu le questionnement. Il faut bien s’aveugler volontairement sur sa vacuité pour l’utiliser comme si de rien n’était (si l’on peut dire)

Ecrit par : Pli | 28 mai 2008

Dugong a hélas et tristement mille fois raison ! Nous sommes vampirisés tout doucement et " à l'insu de notre plein gré " !

L' ordinateur finira par remplacer le prof et on n'aura besoin que de gentils animateurs ou de docucus .

A des millions d'années lumière de l'école de Darcos et Brighelli à laquelle croit encore Jean !

Quand j'ai réalisé que les élèves faisaient les explications de textes avec Internet ( malgré tout , ils ratent leurs devoirs , car ils ne maîtrisent pas "la rédaction" ) , tout à coup , le tableau noir m'a paru obsolète et j'ai compris que ce serait bientôt fini !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Recruter les enseignants à un niveau universitaire plus élevé qu'aujourd'hui, les faire entrer directement dans le métier et remplacer l'actuelle deuxième année de formation professionnelle initiale par un "compagnonnage" intensif en début de carrière : ainsi se dessine la réforme envisagée, pour la rentrée 2010, par le ministère de l'éducation. Au passage, les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), déjà absorbés par les universités en 2007, verraient leur rôle considérablement réduit.
C'est Nicolas Sarkozy lui-même qui a lancé cette fusée à plusieurs étages. Le président de la République a réaffirmé, mardi 27 mai sur RTL, sa confiance en Xavier Darcos pour mettre en place la "mastérisation" des enseignants. Le mot fera florès dans les prochains mois. Il signifie que les enseignants, du premier comme du second degré, seraient recrutés au niveau bac +5, soit celui du master2 en France et master tout court en Europe dans le cadre de l'harmonisation des enseignements supérieurs.

REVALORISATION
Le chef de l'Etat a lié cette réforme à la "revalorisation" du métier d'enseignant. Le fait de les embaucher au niveau master permettra "de les payer plus cher en début de carrière", a-t- il assuré.

Actuellement, même si de plus en plus de candidats sont déjà à bac +4 ou au-dessus, il suffit d'être titulaire d'une licence pour s'inscrire à un concours d'enseignement. Selon le schéma envisagé, les candidats pourraient se présenter aux concours pendant leur année de master, mais ne seraient recrutés qu'à la condition d'avoir obtenu ce diplôme. Les universités pourraient intégrer à leurs masters disciplinaires des modules de préparation à l'enseignement et mettre sur pied des masters spécifiques. Ces derniers ne se substitueraient pas aux concours d'enseignement (Capes et agrégation pour le second degré, concours de professeur des écoles pour le premier degré) qu'il est hors de question de supprimer, contrairement à des rumeurs démenties par le ministère comme par les syndicats. Ces concours pourraient toutefois évoluer dans leur contenu.

Le candidat reçu à un concours serait directement affecté à un poste, alors qu'il est aujourd'hui amené, après une première année d'IUFM consacrée à la préparation du concours, à suivre une seconde année de formation en qualité de fonctionnaire stagiaire, donc rémunéré par l'Etat. Cette deuxième année d'IUFM qui est celle de la "professionnalisation", disparaîtrait. L'étudiant reçu au concours deviendrait, ipso facto, enseignant, sous réserve d'une titularisation définitive au bout d'un an. Mais une partie, à déterminer, de son horaire serait accompagnée par des tuteurs, enseignants aguerris, dans le cadre d'une formation selon le principe du compagnonnage.

Si elle permet des économies (sur les salaires des stagiaires), cette réforme n'est pas forcément un casus belli pour les syndicats d'enseignants, en raison de son aspect revalorisant. Sur le plan symbolique, c'est un cadeau aux détracteurs des IUFM qui, depuis des années, les voient comme des "goulags du savoir" et des "temples du pédagogisme".

Luc Cédelle

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

"Qu’est-ce que le "facteur d’analyse humaine directe", dans une dissertation ?"

Ecrit par : dugong

Il faudrait demander à Jean-Paul, à Jean, (ou à beaucoup d'autres ici), mais il me semble que cela pourrait être, (pour la personne chargée de la faire autant que pour celle chargée de l'évaluer), la légitimité que lui confèrent sa culture personnelle et ses connaissances bien assimilées.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

L'article de Luc Cedelle est daté d'aujourd'hui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

""Qu’est-ce que le "facteur d’analyse humaine directe", dans une dissertation ?"

La question a été posée par Pli.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Merci à Christophe Sibille pour l'article du Monde.

C'est une grosse affaire !

La disparition de la deuxième année en IUFM est apparemment un rude coup pour la CDIUFM.

A suivre et à digérer !

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

REVALORISATION
Le chef de l'Etat a lié cette réforme à la "revalorisation" du métier d'enseignant. Le fait de les embaucher au niveau master permettra "de les payer plus cher en début de carrière", a-t- il assuré.


Luc Cedelle


Cela signifie que les profs d'aujourd'hui n'ont pas le niveau des futurs profs et que donc on n'a que ce qu'on mérite !
Encore le mépris !

"facteur d'analyse humaine directe " ? Je ne sais pas ce que ça veut dire , je suis totalement fermée à la novlangue . Dans une dissert , on apprécie les qualités de rédaction , la pertinence de l'argumentation et des idées , les connaissances , les exemples choisis pour illustrer les arguments ....

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Bonjour,

Je me retrouve complètement dans le témoignage d'Yvonne Cloarec et même si je dois faire face à l'hostilité de certains collègues, j'essaie de maintenir le cap jusqu'au bout, de ne pas baisser les bras, pour les élèves qui travaillent et que l'on a tendance à oublier.

Depuis une semaine, j'ai récupéré la classe de 4ème de ma collègue. Celle-ci a complètement craqué, c'était une "martyre de la séquence", en lettres et en espagnol. Je ne cessais de lui dire qu'elle se prenait trop la tête à bâtir ses projets pédagogiques. Elle y passait des soirées complètes...
Elle est donc partie en CM et au départ, c'est avec la peur au ventre que j'ai accepté de prendre cette classe car parfois, je les entendais hurler en plein cours comme des sauvages, saccager le matériel etc.
Pour l'instant, je fais beaucoup de révisions avec eux: une moitié du cours est consacrée à la grammaire, conjugaison etc. et l'autre à l'écoute d'enregistrements. Je ne les laisse pas trop s'exprimer, tout est dans un tel désordre dans leur tête que de toute façon, ce serait une perte de temps. Voilà donc une classe, gavée jusqu'à la moelle de "séquences-compétences-tâches-activités langagières-TICE..." à qui il ne reste pas grand'chose en fin d'année. Je me donne donc un mois pour au moins fixer quelques bases. Ils ont l'air assez demandeurs, espérons que leurs bonnes dispositions demeurent.

Toute cette débauche de "moyens" pour faire cours m'afflige et lorsque je vois des collègues de lettres réserver la salle informatique pour un oui ou pour un non, j'ai de sérieux doutes!! J'avoue ne pas éprouver spécialement le besoin d'aller en salle info pour faire cours mais je finis presque par me sentir anormale. Je pense qu'une bonne maîtrise de la discipline et des manuels corrects devraient suffire, mais bon je suis peut-être une pauvre ringarde.

De même, ce projet de cahier de textes en ligne m'inquiète beaucoup. Je crains que cela ne devienne le moyen d'un flicage systématique des profs et que le peu de liberté pédagogique qui nous reste ne disparaisse complètement avec ce "tout informatique".

A plus tard!

Ecrit par : maria | 28 mai 2008

L'article du Monde va alerter le Landernau. Mais il était contenu en substance dans un chapitre de Fin de récré — et dans toutes les conversations duelles ou trielles de ces derniers temps. Et la restauration des "CPR" a été évoquée ici à maintes reprises. Vous voyez, tout n'est pas négatif, dans nos conversations à bâtons rompus…
Amélie, "les" profs d'aujourd'hui, je ne sais pas, mais "des" profs d'aujourd'hui, là, oui, je peux dire que ceux qui sont recrutés au CAPES n'ont pas toujours le niveau : la nouvelle fournée cumule la formation en lycée de la réforme Viala, dont nous ne pensons bien sûr que du bien, et cette merveilleuse combinaison, en LMD, que l'on appelle la "compensation" — je ferai une Note sur le sujet d'ici peu. J'en reste là parce que je suis vraiment tenu à un devoir de réserve sur le déroulement des épreuves, et il y en a qui seraient trop contents (voir, sur ce blog, les difficultés qu'ils m'ont faites il y a deux ans) d'avoir quelque chose à me reprocher.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2008

Je propose l'expression "éducation à bulletin secret" pour désigner ce processus massif de déresponsabilisation.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Effectivement, certains professeurs sont plus exigeants que d'autres sur la qualité du français et les items sont validés par plusieurs professeurs, mais je pense que les élèves savent encore actuellement par qui à chaque fois.

Vous avez sans doute raison à propos du cheval de Troie ("Timeo Molochos et dona ferentes"). Je crois encore maîtriser et "organiser", comme disait à peu près Jean Cocteau (?) quelque chose qui me dépasse (au moins dans ses finalités) et qui dépasse également les organisateurs.

J'ai trop lu Heidegger et Habermas sur la technique pour ne pas comprendre votre analyse et vos craintes.

J'ai peut-être une vision trop "humaniste" de la réalité. Mais que faire ?

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Maria a écrit : "J'avoue ne pas éprouver spécialement le besoin d'aller en salle info pour faire cours mais je finis presque par me sentir anormale. Je pense qu'une bonne maîtrise de la discipline et des manuels corrects devraient suffire, mais bon je suis peut-être une pauvre ringarde."

Ni ringarde ni anormale !

En classe (sutout en terminale), j'utilise assez souvent le vidéoprojecteur ; notamment dans le cas d'énoncés d'exercices ou de schémas dont j'estime que le dessin au tableau serait une perte de temps pour moi (pas pour les élèves !).

Nos sallles ont été intégralement (mais stupidement) équipées par le conseil régional. Avant j'utilisais un vidéoprojecteur personnel.

Cette informatique là peut m'aider et je tiens à la maîtriser. J'ai, par exemple, scanné de nombreuses pages de livres que j'ai retravaillées à ma convenance. C'est parait-il "interdit" mais je m'en fous complètement *. J'ai "mutualisé" directement avec mes collègues qui en font ce qu'ils veulent.

Entre un simple réseau d'établissement et un "ENT" uniformisé à la sauce Moloch, vous aurez plus de choix ? Vous serez plus libre dans l'organisation de votre travail ? Vous le maîtriserez mieux ?

C'est fou comme le Moloch est rempli de gens qui veulent "aider" les enseignants.

En stoïcien professionnel, je prends le Maître du Moloch au mot : jugez nous sur des résultats qui dépendent de nous et pour le reste, foutez nous la paix.

* Un seul mot d'ordre : just do it ! Je remercie d'ailleurs les éditeurs de livres pour le beau dévouement à la cause enseignante auquel je les contrains.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Amélie, "les" profs d'aujourd'hui, je ne sais pas, mais "des" profs d'aujourd'hui, là, oui, je peux dire que ceux qui sont recrutés au CAPES n'ont pas toujours le niveau : la nouvelle fournée cumule

écrit par Brighelli

Bien sûr , vous dites vrai ,mais je pensais aux plus anciens qui sont encore en activité et qui ont bénéficié , eux , d'une formation "à l'ancienne ", de qualité .

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Lisez : un Munich pédagogique, point de vue écrit par Antoine Prost, publié dans Le Monde, daté du 28 mai 2008.

Dire que certains trouvent cela exagéré!

Nos renoncements vont au delà de l'entendement!

Incredible!

On ne peut pas tirer de leçons de l'histoire.

Ecrit par : Edith | 28 mai 2008

Je ne les laisse pas trop s'exprimer, tout est dans un tel désordre dans leur tête que de toute façon, ce serait une perte de temps. Voilà donc une classe, gavée jusqu'à la moelle de "séquences-compétences-tâches-activités langagières-TICE..." à qui il ne reste pas grand'chose en fin d'année. Je me donne donc un mois pour au moins fixer quelques bases. Ils ont l'air assez demandeurs.

Ecrit par : maria | 28 mai 2008

C'est exactement ça! La "séquence" n'est rien d'autre qu'une perte de temps! En français, c'est la raison de l'ignorance crasse des collégiens qui sortent de 3ème.
Que les élèves sérieux soient demandeurs de connaissances précises, c'est évident aussi (Aristote: "Tout homme désire par nature savoir." Métaphysique, I, 1)!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

"Bon, je m'en vais acheter le livre de Bégaudeau pour me faire une idée."
Gling gling gling... La cassette de Bégaudeau frémit.

"Le candidat reçu à un concours serait directement affecté à un poste, alors qu'il est aujourd'hui amené, après une première année d'IUFM consacrée à la préparation du concours, à suivre une seconde année de formation en qualité de fonctionnaire stagiaire, donc rémunéré par l'Etat. Cette deuxième année d'IUFM qui est celle de la "professionnalisation", disparaîtrait."

ATTENTION :

1) On connaît la méthode Sarkozy : annoncer des réformes radicales, extraordinaires et choquantes, pour ensuite faire marche arrière et lâcherer du lest sur plein de points. Ainsi on a marqué l'événement, on a marqué les esprits "sur le plan symbolique", mais on ne se fâche avec personne au final.

2) Les IUFM sont intégrés à l'Université. Donc, s'il faut "masteriser" la formation des enseignants, qu'est-ce qui empêchera les actuels formateurs IUFM de se charger de ces masters et modules professionnels ? Autrement dit, les IUFM n'ont subi aucun revers : on intègre simplement leur action à la structure du master (Bac +4 et Bac +5) au lieu de les faire agir après l'obtention du concours. Et ils se chargeront apparemment toujours de la préparation du concours. J'y vois donc pour l'instant un accroissement de la puissance des IUFM, puisque ses membres agiront encore plus AVANT les concours et dans le cadre de l'Univsersité.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2008

Une catastrophe est en marche, plus grave que les nouveaux programmes de l'école primaire ou les suppressions de postes qu'on dénonce dans la presse ou dans la rue. Il sera facile, en effet, de revenir sur ces mesures.

La suppression de deux heures de classe dans l'enseignement primaire et la semaine de quatre jours risquent au contraire d'être irréversibles. Et personne ne dit rien ou presque. Le forfait s'accomplit dans l'indifférence générale. Munich s'était accompagné d'un "lâche soulagement". Ce lâche consentement, lui aussi, annonce une débâcle.

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Les comparaisons internationales nous montrent en mauvaise position et 10 % à 15 % des élèves qui entrent en 6e sont incapables de suivre. Et qu'est-ce qu'on fait ? On réduit la durée de l'enseignement ! A qui fera-t-on croire qu'il est possible d'apprendre mieux et plus en travaillant moins ? Même le ministre n'a pas osé dire du bien de cette mesure que lui a imposée - dit-on - un président qui n'a décidément pas besoin de réfléchir pour décider.

M. Darcos s'est borné à dire que nous restions "bien au-dessus de la moyenne des pays qui obtiennent les meilleures performances". Mais s'ils réussissent, c'est parce qu'ils répartissent les heures de classe dans toute la semaine. Vingt-quatre heures sur six jours sont beaucoup plus efficaces que sur quatre : tout le monde le sait. Du professeur Debré au docteur Hubert Montagner, les médecins ont répété que six heures de classe pour des enfants de moins de 8 ans, c'est trop pour être efficace.

Avec trente-six semaines de quatre jours, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, le 1er et le 8 mai, le 11 novembre, cela fera moins de 140 jours de classe par an. Il y en a 210 au Japon, 200 en Italie et au Danemark, 188 en Finlande, 190 en Grande-Bretagne. Et l'on se plaint du niveau des petits Français ? Il n'y a qu'une chose vraiment importante en éducation : c'est le travail des élèves. Sur quel miracle, sur quelle potion magique, M. Darcos compte-t-il pour compenser les amputations qu'il décrète ?

Tout le monde le sait, mais personne ne dit rien. Où sont les défenseurs du nivea

Ecrit par : edith | 28 mai 2008

Concernant la semaine de quatre jours, je suis d'accord avec Edith. Mais quel est le poucentage de parents, (donc, d'électeurs), qui pensent la même chose.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

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Une catastrophe est en marche, plus grave que les nouveaux programmes de l'école primaire ou les suppressions de postes qu'on dénonce dans la presse ou dans la rue. Il sera facile, en effet, de revenir sur ces mesures.

La suppression de deux heures de classe dans l'enseignement primaire et la semaine de quatre jours risquent au contraire d'être irréversibles. Et personne ne dit rien ou presque. Le forfait s'accomplit dans l'indifférence générale. Munich s'était accompagné d'un "lâche soulagement". Ce lâche consentement, lui aussi, annonce une débâcle.

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M. Darcos s'est borné à dire que nous restions "bien au-dessus de la moyenne des pays qui obtiennent les meilleures performances". Mais s'ils réussissent, c'est parce qu'ils répartissent les heures de classe dans toute la semaine. Vingt-quatre heures sur six jours sont beaucoup plus efficaces que sur quatre : tout le monde le sait. Du professeur Debré au docteur Hubert Montagner, les médecins ont répété que six heures de classe pour des enfants de moins de 8 ans, c'est trop pour être efficace.

Avec trente-six semaines de quatre jours, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, le 1er et le 8 mai, le 11 novembre, cela fera moins de 140 jours de classe par an. Il y en a 210 au Japon, 200 en Italie et au Danemark, 188 en Finlande, 190 en Grande-Bretagne. Et l'on se plaint du niveau des petits Français ? Il n'y a qu'une chose vraiment importante en éducation : c'est le travail des élèves. Sur quel miracle, sur quelle potion magique, M. Darcos compte-t-il pour compenser les amputations qu'il décrète ?

Tout le monde le sait, mais personne ne dit rien. Où sont les défenseurs du niveau, si prompts à dénoncer toute innovation pédagogique ? La vague promesse d'un retour aux bonnes vieilles méthodes les rassure : elles ont fait leurs preuves, disent-ils. Mais à raison de trente heures par semaine, sans compter les heures supplémentaires prodiguées à la veille du certificat d'études. Croient-ils par hasard qu'elles seront aussi efficaces à raison de vingt-quatre heures ?

Avec un cinquième de temps en moins, il leur faudrait un an de plus. Et qu'on ne nous raconte pas qu'on va se concentrer sur les "fondamentaux", alors qu'on ajoute encore des matières. Et les parents d'élèves ? Ce sont les premiers intéressés. Trop contents de disposer du samedi matin, ils se sont bornés à des protestations de principe. Mais on pouvait leur donner cette matinée en prenant celle du mercredi ; un tribunal administratif vient de statuer que c'était compatible avec le catéchisme.

On pouvait aussi généraliser ce qui avait été accepté dans les départements qui avaient adopté la semaine de quatre jours : raccourcir un peu les vacances. Pas du tout : on supprime ces journées supplémentaires. Les princes qui nous gouvernent ne sont pas mesquins... La preuve ? Cette mesure ne rapporte rien au budget ; c'est pur cadeau.

Et les enseignants ? Rendons-leur cette justice : ils n'ont rien demandé. Les institutrices sont les premières inquiètes. Elles qui font travailler les élèves - car la classe n'est pas un cours -, elles mesurent mieux que quiconque l'impossibilité de faire plus avec moins et elles savent qu'on les rendra responsables, demain, des échecs de l'école. Mais comment refuser un cadeau pareil ? Et pourtant, cette mesure compromet, plus que bien d'autres qui provoquent des grèves, l'enseignement de haut niveau et la qualité du service public que les syndicats prétendent défendre.

Le résultat de ces lâchetés et de ces hypocrisies est connu d'avance : le nombre des élèves incapables de suivre en 6e va augmenter. Je dénie à quiconque ne proteste pas aujourd'hui de toutes ses forces contre cette mesure le droit d'ouvrir demain la bouche pour déplorer cet échec majeur.

Ceux qui se prétendent démocrates et défenseurs du service public et ne dénoncent pas aujourd'hui cette entreprise de déconstruction sont des menteurs. Les parents informés des classes moyennes et supérieures sauront compenser, par des recours divers et payants, mais fiscalement avantageux, les insuffisances organisées de l'école publique. Les milieux populaires, eux, feront les frais de cette amputation.

Il ne faut pas se payer de mots. J'attends qu'on m'explique comment des programmes plus copieux contribuent au resserrement sur les fondamentaux, et comment on apprend plus et mieux en travaillant moins.
Antoine Prost est historien de l'éducation.

Article paru dans l'édition du 29.05.08.
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Elève peu douée dans les tiques(sic)

Ecrit par : edith | 28 mai 2008

"2) Les IUFM sont intégrés à l'Université. Donc, s'il faut "masteriser" la formation des enseignants, qu'est-ce qui empêchera les actuels formateurs IUFM de se charger de ces masters et modules professionnels ? Autrement dit, les IUFM n'ont subi aucun revers : on intègre simplement leur action à la structure du master (Bac +4 et Bac +5) au lieu de les faire agir après l'obtention du concours. Et ils se chargeront apparemment toujours de la préparation du concours. J'y vois donc pour l'instant un accroissement de la puissance des IUFM, puisque ses membres agiront encore plus AVANT les concours et dans le cadre de l'Université."

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2008

Allons, Jeremy, vous dites cela pour me faire plaisir!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

Merci Edith, depuis le temps que je me tue à le dire, je suis contente de trouver un soutien !
Mes collègues et moi-même l'avons encore constaté ce lundi : lorsque les élèves sortent d'un week end de deux jours, il est beaucoup plus difficile de les remobiliser le lundi et ce, de la PS au CM2.

Ecrit par : catmano | 28 mai 2008

Les instits,pour faire leur 26 heures, doivent deux heures aux enfants en difficulté,sorte de cours particuliers.Qu'ils les fassent cette fois ,au lieu de les faire sauter comme ils ont fait à chaque fois qu'on a raccourci la semaine scolaire.
Les instits feront plus la classe et moins de sorties et d'activités ludiques.
Les instits travailleront avec acharnement jusqu'au 30 juin et non jusqu'au 20,à cause de cette "fichue" chaleur climatique..
Les instits demanderont les premiers à ce que le mois de mai et les ponts soient revus,compensés,que sais-je,il doit y avoir moyen de rationaliser.
Beaucoup d'instits respecteront enfin le temps de récréation.
Et assez de ces polémiques d'arrière-garde.La semaine de 4 jours ,elle existait déjà et tout le monde enseignant surtout s'extasiait.Et on faisait semblant de travailler fin juin et juillet,sans problème..
Et je vois que dans ma ville ,ils parlent de faire 5 jours,ce qui sera permis je crois.
Alors où est le problème ?
Cette France de la plainte perpétuelle,ne l'écoutons plus!

Ecrit par : bernard | 28 mai 2008

Rires, Christophe...

Mais ce n'est pas totalement faux, ce que je dis ?

Dans le cadre de la masterisation, vous pourriez aller enseigner en master 1 et master 2, non ?

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2008

Bernard, je ne pense pas faire partie de la France de la plainte perpétuelle...

Je me contente de dire ce que je constate et que j'ai toujours constaté depuis que nous sommes passés à la semaine de 26 heures avec un samedi vacant sur trois, puis un samedi vacant sur deux avec récupération des jours manquants sur les vacances scolaires.

Les élèves, surtout les plus jeunes et encore plus ceux qui ne bénéficient pas à la maison de conditions idéales, sont moins efficaces le lundi que les autres jours de la semaine. Ils le sont encore moins lorsque ce lundi succède à un week end de deux jours, comme ils le sont moins au retour d'un pont ou d'une période de vacances.

Ce sont d'ailleurs les conclusions qui avaient été tirées après les premiers essais de semaine à quatre jours dans le département du Rhône, conclusions qui furent fort vite retirées des média, afin de ne pas perturber la machine économique.

Ce n'est quand même pas de ma faute si un enfant de six ans n'a pas les capacités d'attention pour étudier efficacement pendant six heures d'affilée et si, de ce fait, nous sommes obligés de les mettre en récréation et de leur proposer des exercices moins contraignants à certains moments de la journée !

Les heures de soutien, j'ai l'intention (je ne peux pas parler au nom de tous les instituteurs de France) de les faire et de les faire bien. Figurez-vous que j'ai même l'intention de ne pas appliquer la consigne selon laquelle, étant directrice, je pourrais ne faire que 50 heures dans l'année, heures ausquelles je pourrais soustraire encore d'ailleurs un tiers ou un quart (cela dépend des IEN, et le mien n'a rien dit) en préparations.

Je sais même déjà quels élèves seront concernés, sans doute du début septembre à la fin juin, pour ces heures, puisque, cette année, j'effectue déjà ce soutien auprès d'eux pendant la récréation afin de les maintenir à flot... Vous voyez donc que toutes les écoles de France ne sont pas concernées par les récréations à rallonge.

Vous parlez de la semaine de 5 jours, sans doute en considérant que toutes les mairies ont la possibilité d'organiser un accueil des enfants dont les parents travaillent qui complèterait la journée du mercredi une fois effectuées les deux heures de soutien. En rural, ce type d'accueil n'existe pas, toutes les communes ne peuvent donc l'organiser. Les enfants sont souvent accueillis au centre de loisirs situé au chef-lieu de canton, parfois éloigné d'une quinzaine de kilomètres de la commune de résidence. Je ne pense pas que, pour deux ou trois élèves concernés, le maire irait acheter un minibus et payer son entretien.

Dernière chose, croyez-vous vraiment que, même avec une grève dure, nous arriverions à obtenir que les ponts du mois de mai soient rationnalisés ? J'en rêve depuis le début de ma carrière !!!!

Ecrit par : catmano | 28 mai 2008

auxquelles

Ecrit par : catmano | 28 mai 2008

Bernard, avez-vous bénéficié de la semaine de 30 heures à l'école primaire ou non?

Moi , oui, heureusement vu ma fainéantise et ma lenteur !

L' expérience m'a montré que prendre du temps pour bien apprendre est absolument nécessaire pour la plupart des élèves... sauf peut-être les surdoués.

Ceci est vrai pour toutes les matières, y compris les matières artistiques ou les apprentissages du geste...
d'ailleurs à tout âge .

Je suis complètement abasourdie quand je vois qu'on ne considère pas cela comme indispensable.

C'est pourquoi je cherche à comprendre pourquoi certains pensent autrement.
La seule hypothèse que je formule, c'est que les gens qui affirment qu'on peut apprendre aussi bien et autant avec 24 heures en 4 jours qu'avec 30 heures en 5 jours n'ont pas eu à faire de gros efforts pour apprendre vite et bien.

Ils ne peuvent se mettre à la place de ceux qui ont peiné et ceux -ci ne peuvent imaginer la vitesse d'apprentissage des chanceux chez qui "tout rentre comme dans du beurre" si je puis me permettre cette expression.

J'espère pour Bernard que ses enfants et petit-enfants auront des aptitudes adaptées à un horaire réduit .

Ecrit par : edith | 28 mai 2008

Dans cette histoire de "masterisation", il convient d'être prudent. L'article du Monde contient bien des obscurités :

"Les universités pourraient intégrer à leurs masters disciplinaires des modules de préparation à l'enseignement et mettre sur pied des masters spécifiques"

Dans quelles proportions ? qui les enseignera ?

"Ces concours pourraient toutefois évoluer dans leur contenu."

Quand je lis ça, je pense tout de suite "moins de disciplinaire, plus de turlutte pédagole".

Tout cela fait très "quai d'Orsay", le soir, dans la brume, avec au lointain, le cri des chacals.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

"Rires, Christophe...

Mais ce n'est pas totalement faux, ce que je dis ?

Dans le cadre de la masterisation, vous pourriez aller enseigner en master 1 et master 2, non ?"

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2008

Je ne le souhaite pas.
Mon métier est d'apprendre la musique, (et, le cas échéant, un peu de théâtre) à de futurs instituteurs, et, par le biais de la formation pratique, (pour le chant, le travail rythmique et l'écoute), assortie d'un minimum d'analyse de ce qu'on a pratiqué et, pour employer deux mots extrêmement pompeux, (je vais me faire insulter derechef, mais je n'en trouve pas qui aille mieux, même s'ils ne me conviennent pas totalement), de "transposition didactique".
Et de diriger artistiquement des ensembles vocaux.
Rien de plus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

Catmano,
"Dernière chose, croyez-vous vraiment que, même avec une grève dure, nous arriverions à obtenir que les ponts du mois de mai soient rationnalisés ? J'en rêve depuis le début de ma carrière !!!!"
.
Une grève tout de suite ! Et dure en plus !
C'est sûr qu'il ne faut pas compter sur Aschiéri et sa FSU pour résoudre de tels problèmes.
Mais ça viendra,il n'est pas éternel.

Ecrit par : bernard | 28 mai 2008

"Mon métier est d'apprendre la musique, (et, le cas échéant, un peu de théâtre) à de futurs instituteurs"

Apparemment, vous feriez la même chose en master 1 et 2 à de futurs, futurs instituteurs, mais avant qu'ils ne passent le concours, et non pas après.

Je ne vois pas à quoi tient la révolution annnoncée, sinon qu'on transposerait l'évaluation qui avait lieu durant l'année de stage AVANT le concours...

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2008

Au sujet de la semaine de 4 jours et celle de 5, et ayant pratiqué les deux, je n'ai personnellement pas trouvé que les enfants étaient plus fatigués par l'une ou l'autre configuration, notamment le lundi. En revanche, quelle que soit la durée de la semaine, les après-midi sont toujours difficiles. C'est pourquoi depuis longtemps j'estime que l'idéal serait de faire travailler les élèves du lundi au vendredi, 5 matins de 8h à 12h avec des aménagements l'après-midi par exemple de 14h à 16h avec des activités prises en charge par des éducateurs. 6h par jour pour des enfants et si on leur demande le maximum d'attention et d'investissement, c'est beaucoup trop long!
A propos des récrés, j'ai le regret de dire (et j'ai travaillé dans de nombreuses écoles dans différents départements) qu'elles durent beaucoup trop. Il est de coutume de voir des récrés à rallonge à partir de juin (30 à 45mn au lieu de 15mn) mais parfois c'est ce qui passe quotidiennement dès la rentrée (25 à 40mn). C'est bien simple, je n'ai connu qu'une école où les horaires étaient respectés!

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

Gedeon,bravo de lever l'omerta.
30 ans dans le même groupe scolaire dans une zup,au début 22 classes.à la fin 5 ans de direction de ce groupe avec 11 classes.J'en ai vu des vertes et des pas mûres.Pour les récréations,c'était pareil.Je grognais en tant qu'adjoint de voir ça.En tant que directeur,je ne pus pas faire grand chose.Elles et il,les cp ce1 ce2, n'avaient peur que de l'inspecteur qui ne venait que tous les 3 ans.
30 à 45 minutes c'est bien ça.

Ecrit par : bernard | 28 mai 2008

Et je ne parle pas des récrés en maternelle!! Je devrais plutôt dire des après-midi où bien souvent chez les PS et MS la journée est tout bonnement terminée: sièste d'1h30 puis récré avant de se regrouper pour les mamans!!

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

Puisque bernard et Gédéon ont accepté de témoigner devant le Grand Jury (contre remise de peine * ?), j'aimerais leur demander combien d'heures de maths sont réellement pratiquées dans la semaine (quels écarts constatés).

* je plaisante. Le mot remise comme le mot peine doivent être entendus au second degré (voire plus, si affinités).

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

En ce qui me concerne c'est au moins 1h de maths par jour avec des CM1/CM2, pourquoi?

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

1) On connaît la méthode Sarkozy : annoncer des réformes radicales, extraordinaires et choquantes, pour ensuite faire marche arrière et lâcherer du lest sur plein de points. Ainsi on a marqué l'événement, on a marqué les esprits "sur le plan symbolique", mais on ne se fâche avec personne au final.

2) Les IUFM sont intégrés à l'Université. Donc, s'il faut "masteriser" la formation des enseignants, qu'est-ce qui empêchera les actuels formateurs IUFM de se charger de ces masters et modules professionnels ? Autrement dit, les IUFM n'ont subi aucun revers : on intègre simplement leur action à la structure du master (Bac +4 et Bac +5) au lieu de les faire agir après l'obtention du concours. Et ils se chargeront apparemment toujours de la préparation du concours. J'y vois donc pour l'instant un accroissement de la puissance des IUFM, puisque ses membres agiront encore plus AVANT les concours et dans le cadre de l'Univsersité.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2008


Bien vu , Jérémy , et Darcos fait pareil !

On reconnaît ainsi officiellement les vertus des IUFM et des pédagols !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

J'avoue que par principe j'évite de trop demander ce que font les autres collègues dans leur classe. Je ne veux pas créer de climat de suspicion. J'ai une idée générale de l'atmosphère qui peut régner dans une classe mais concrètement je ne sais pas combien d'heures de maths ou de français font les collègues. Je pense que dans mon école (10 classes) chacun fait le nombre d'heures prévues pour ces 2 matières. La question est surtout celle de la méthode. Pourquoi faire en 3 séances ce qui peut être fait en 1? Pourquoi ne pas mettre les points sur les I plutôt que tourner autour du pot?

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

Dans ma classe, c'est 15 minutes de calcul mental de 9 h 30 à 9 h 45, puis 55 minutes de 11 h 05 (on frappe à 11 h 00 mais ces p'tits feignants sont bien dressés, il leur faut 5 minutes pour se mettre en rang, rentrer dans le vestiaire, poser leur veste, s'installer derrière leur bureau, s'asseoir et sortir leur matériel ! Eh, eh, pendant ce temps la maîtresse glande) à 12 h 00 (il y a même des parents qui aimeraient que nous arrêtions à moins 5 les jours de pluie pour qu'ils aient moins à poireauter au portail) et encore souvent de 13 h 35 (ah, toujours ces foutues minutes perdues) ) 14 h.
Dans la classe de ma collègue (CE2, CM1, CM2), c'est à peu près pareil.

Ecrit par : catmano | 28 mai 2008

Dans cette histoire d’horaires, il ne s’agit pas d’oublier la qualité de ce qui est fait pendant la classe. Assommés depuis des lustres par le slogan des syndicats majoritaires : « des moyens, des moyens ! », il faut nous désintoxiquer et regarder les choses différemment.

Si c’est pour regarder les élèves « construire leur savoir à partir de situations-problèmes », si c’est pour les trimballer à la station d’épuration ou pour faire du dada au centre équestre et autres “activités” chronophages et avoir des récrés d’une heure, alors les horaires sont bien assez lourds !

Et puis il faut considérer l’âge des enfants. Il n’est pas scandaleux qu’un élève de terminale S fasse plus d’heures qu’un CP, à la suite ou sans interruption, etc.

Ecrit par : Lariba | 28 mai 2008

On reconnaît ainsi officiellement les vertus des IUFM et des pédagols !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

C'est troublant en effet!
Ce qui donne à Meirieu et à Bégaudeau cette arrogance, c'est probablement la certitude d'être dans le vent. Si cette école (du vide) est celle que veut "la France", nos chances d'améliorer quoi que soit sont en effet bien faibles.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

Allègre et Meirieu avaient pour but de réduire les horaires des lycéens, après leur passage les journées sont plus chargées… En même temps les horaires par discipline peuvent être faibles et quasiment inutiles.

Que dire des langues vivantes en S : 2 h en classe entière. Et dire qu’en faisant ça, le fôrmidâble Djack, alors ministre, affirmait que les élèves seraient bilingues. Le lycée Potemkine…

Ecrit par : Lariba | 28 mai 2008

J'ai posé la question des maths car je me rappelle d'un rapport de l'IGEN (dont je n'ai plus trace) qui date d'au moins 10 ans et qui faisait état de très grandes disparités dans les horaires hebdomadaires effectivement consacrés aux maths. Là encore, je suis incapable de me rappeler quel était l'écart mais il était dans une proportion qui m'vait choqué à l'époque.

Récemment, j'ai lu un rapport récent qui faisait état d'horaires "moyens normaux" dans en maths et en français.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

le "fôrmidâble Djack" qui réussit la prouesse "d'être totalement disponible, sans rien écarter" (la presse).

C'est un animal politique.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Djack Lang n'écarte rien...?

Dugong, vous êtes mal informé.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2008

J'ai posé la question des maths car je me rappelle d'un rapport de l'IGEN (dont je n'ai plus trace) qui date d'au moins 10 ans et qui faisait état de très grandes disparités dans les horaires hebdomadaires effectivement consacrés aux maths. Là encore, je suis incapable de me rappeler quel était l'écart mais il était dans une proportion qui m'vait choqué à l'époque.

Récemment, j'ai lu un rapport récent qui faisait état d'horaires "moyens normaux" dans en maths et en français.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Je veux bien le croire. Il m'arrive de recevoir de nouveaux élèves qui sont tout étonnés parce que, chez nous, ils font des mathématiques tous les jours.

Ecrit par : catmano | 28 mai 2008

Poésie

(rédaction de devoir commun de 4e, rédigée par l'un des "élèves" de mon collège)

"Mon cher Jean-mouloude

Jean-mouloude jesper que tu va bien ? moi pas du touts. Je me confie atoi car avec Melech sa ce passe tré mal Hier soir elle mavait invité a une soiré bowling Je ié pas était car on auré encore une dispute pour la préparation car j’aurai voulu metre les qille et me leche les boul elle aurait voulu fair linverse ensuite elle aurrai pas voulu que je lui parle dune maison que moi je la construi et meleche l’abite Je pence que je vai linvité a fair un scrabel Je vai fair le jeu a sa fason moi je prend la letre « A » comme lamour et meleche le « Q » mai jai tres peur que sa ce passe mal on dit souvent la nuit porte conseille mes je pense que toi aussi
Repond moi tré vite car besoin de toi a biento
PS : merci de ta compreantion et lui en parle pas

Signé : Melon."

L'orthographe et la syntaxe sont d'origine.

Ecrit par : Kap | 28 mai 2008

En ce qui concerne le flicage des profs , il y a 2 ans , lors d'une grand-messe au lycée consacrée au projet éducatif , des parents d'élèves ont suggéré que les profs mettent en ligne les dates des contrôles , afin de pouvoir suivre leur progéniture .
Eh bien , il s'est trouvé des collègues pour s'enthousiasmer ! Toujours rabat-joie , je leur fis remarquer que j'y voyais le bâton pour nous faire battre , le début des comparaisons et hostilités entre collègues , la fin de la liberté et un pistage parental et administratif nauséabond ! On m'a trouvée parano !
Je pense que la question n'avait pas été posée par hasard !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Cela signifie que les profs d'aujourd'hui n'ont pas le niveau des futurs profs et que donc on n'a que ce qu'on mérite !
Encore le mépris !
Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Vous en doutiez Amélie ?
Ce n'est pas du mépris c'est simplement être réaliste.

Comment voulez-vous repérer des profs "éparpillés" comme dit Jean, dans le catacombes de l'EN ?

Le problème des parents aujourd'hui : comment repérer les enseignants, style Jean, Catmano....... et les enseignants/breaklight ?

C'est un tel bordel aujourd'hui, que les "bons" trinquent pour les mauvais. Il fallait s'y attendre.
Et pour ceux qui ont un minimum de lucidité, ce n'est pas avec un Bégobobo, qu'on aurait dû laisser sous les murs, que vous serez revalorisés. A moins que ....................

Ecrit par : Carole | 28 mai 2008

Jeremy a écrit : "Dugong, vous êtes mal informé."

J'ai parlé de la "prouesse d'être totalement disponible, sans rien écarter" dans une interprétation où l'objet de valeur se rapproche de l'interprétant.

Mais cette interprétation linguistique possède deux angles d'attaque : l'une où le récepteur est condamné au mutisme et l'autre potentiellement beaucoup plus logorrhéique.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

le "fôrmidâble Djack" qui réussit la prouesse "d'être totalement disponible, sans rien écarter"

Ecrit par : dugong | 28 mai 2008

Et érotomane, en plus !

Ecrit par : TIGER LILITH | 28 mai 2008

Jean (entre autres conneries) a dit ceci :
"je demandais aux élèves, à propos d'une phrase d'un exercice, quels étaient ceux qui avaient déjà lu du théâtre depuis leur entrée en 6ème. Personne! "

J'ai lu ma première pièce de théatre en seconde, je crois.
J'ai commencé à apprécier vraiment Racine vers 40 ans.
Je commence à peine à 50 ans à comprendre Novarina ou Bernardt (je ne sais même pas comment ça s'écrit).

Et pourtant je me sens tellement plus plaisant et plus aimable, et disons-le plus intelligent que toi...
Je me demande comment tu fais pour ne pas sentir cette odeur si nauséabonde qui exhale de tes écrits.
C'est un peu le problème des gens qui ont mauvaise haleine; ils n'en ont pas conscience parce qu'ils baignent dedans.
Le problème, c'est les nuisances pour l'entourage.
Cette odeur, c'est une invite à se précipiter chez le concurrent.
C'est ce que j'expliquais à Karim; c'est un bistrot près de chez moi. Je lui dis : "Karim, désolé, mais putain, tu dvrais pas faire cuire le poisson à 8 heures du mat, ça fait fuire le client."
Tsais ce qui me répond? "Quel poisson? "
Dingue, non?

Allez, Jean, dégage, c'est mieux pour la cause que tu crois défendre (sans doute avec sincérité, d'ailleurs).
Jean Racine (de 2)

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

"e prend la letre « A » comme lamour et meleche le « Q » "

Des artistes oulipiens qui s'ignorent

Ecrit par : J'ai encore pire | 28 mai 2008

'tain un peu le blues à force ...

Dernier devoir dans un groupe d'ISI en seconde :
2/4/4/5/6/6 /9/9/13 /15/15/16/17/19/19
Moyenne 10,1 (très faible mais encore acceptable ...)
MAIS ecartype : 6,1 !!!!!

A qui suis-je sensé m'adresser ?
Aux 6 élèves qui sont à l'ouest ?
Aux 6 qui trouvent tout trop facile et qui s'ennuient en perdant leur temps ?

Pédagogie différenciée, 'videmment, mais y'a un moment où ça se peut plus !

Y faudra bien oser un jour envisager des groupes de niveau (éventuellement avec pasage d'un groupe à l'autre en cours d'année).
Là, c'est plus possible de mélanger des légumes avec des mômes qui ont un vrai potentiel !

Même si on me confie le groupe des benêts, je crois que je préfèrerais plutôt que d'avoir :
- honte de moi face aux gosses normaux
- le sentiment de ne pas pouvoir aider ceux qui sont à la rue !

Je ne tape pas sur les profs de collège.
J'imagine leur situation, vu ce qu'ils nous envoient au lycée après le tri en fin de 3ème ...
Néanmoins ce serait cool que les mômes sachent faire une multiplication à la calculette en fin de collège.

D'un autre côté, j'ai toujours pas réussi à l'apprendre à Cindy, Kévin et Andréa.

Cette année y'a eu un mauvais virus dans mon lycée.
On a pris un sérieux virage. Ce qui est étrange c'est que la situation s'est brutalement et SIMULTANEMENT dégradée de la seconde aux BTS.
J'avais auparavant constaté plutôt comme des ondes de malédiction qui montaient d'un niveau vers l'autre au gré des modifs de programmes ou de recommandations pédagogiques.

Peut-être la faute au petit Nicolas ? En tout cas 30 à 40 % des élèves ont le cerveau pété.
Le pire c'est qu'ils ne sont même pas vraiment odieux, ils sont plutôt posés.
Peut-être la came a changé ?

Ecrit par : Zorglub | 28 mai 2008

Allez, Jean, dégage, c'est mieux pour la cause que tu crois défendre (sans doute avec sincérité, d'ailleurs).
Jean Racine (de 2)

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

Je suppose que vous vous trompez de forum: on n'est pas sur celui de France 2 ici!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

ZORGLUB s'inquiète :
Peut-être la faute au petit Nicolas ? En tout cas 30 à 40 % des élèves ont le cerveau pété.
Le pire c'est qu'ils ne sont même pas vraiment odieux, ils sont plutôt posés.
Peut-être la came a changé ?

Mais il ne connaît peut-être pas le remède de Jean :

Il est évident que la drogue a été modifiée par le lobby pédago-médiatico-cuculturel français. le shit et la coke n'ont d'autre objectif que de permettre l'apologie de l'école de Meirieu contre l'école de Darcos et de Brighelli.

Mais Jean sait se maitriser.

Ecrit par : 2 pas sage | 28 mai 2008

"Et je ne parle pas des récrés en maternelle!! Je devrais plutôt dire des après-midi où bien souvent chez les PS et MS la journée est tout bonnement terminée: sièste d'1h30 puis récré avant de se regrouper pour les mamans!!"

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

Plus de sieste en PS et MS! Verboten! Faites les trimer, les gamins, et privez les de repas s'ils ne savent pas lire en cursive à la fin de la petite section...
Crétin.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

Crétin.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

Aïe! Christophe! C'est l'exemple de Jean Racine (de 2) et de 2 pas sage? Où est la courtoisie dont vous vous targuez?

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

Je suppose que vous vous trompez de forum: on n'est pas sur celui de France 2 ici!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

Non, Jean, je ne me trompe pas.
Je suis bien sur le blog de JPB.

Et c’est simplement par amitié pour tous ceux, au GRIP, à SLECC, qui essaient d’être dignes, que je vous demande de faire l’effort de vous retirer.
Votre attitude est innommable.
Vous êtes la honte de l’instruction et de la culture.
Mais je sais que vous n’en ferez rien.

De cette façon, vous n’êtes qu’un symptôme. De tout ce que contient de haine non traitée le message de ceux qui se disent anti-pédago.
Malgré toute la sympathie que j’ai a priori pour JPB et ses idées, je ressens aussi cela (cette haine plus ou moins affirmée) quand je le vois à la télé.
Malgré l’admiration que je porte à Morel, je ressens aussi cela quand je le sens prêt à casser la gueule à tout ce qui bouge.

Bref, vous puez la haine. Et si vous avez un peu de sincérité, vous devez accepter parfois de vous écraser.
J'en viens presque à me satisfaire d'une possible victoire de vos (de nos) ennemis. Vous ne méritez rien.
JPB aura fait un peu de fric avec ses bouquins.
Nos enfants pleureront notre (votre) défaite.
vous aurez tout fait pour décourager les bonnes volontés.

Vous en rendrez compte devant lissoir (ptain c'est quoi un lissoir?)

Jean Racine (de 2)

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

"Aïe! Christophe! C'est l'exemple de Jean Racine (de 2) et de 2 pas sage? Où est la courtoisie dont vous vous targuez?"

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

Ah tiens? Rappelez-moi donc le titre de l'avant dernier ouvrage du maître de céans, Jean?
Et il y a des moments où il faut bien appeler les choses par leur nom. Froidement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

A propos de la maternelle et comme je l'ai déjà dit plus haut, 6h de cours c'est beaucoup trop pour un enfant. (j'ai 2 enfants en maternelle). Je voulais juste souligner l'hypocrisie de certains professeurs des écoles de maternelle qui font croire aux parents que les enfants "bossent" toute la journée. Et pour enfoncer le clou, j'ai vu dans des écoles maternelles les samedis matins transformés en garderie avec petit déjeuner entre collègue. Concrètement et vu le peu d'élèves présents le samedi matin y compris en GS, ceux-ci étaient regroupés dans une même classe avec des activités occupationnelles tandis que les collègues se faisait un bon petit déj tout en préparant leur semaine.

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

Ce qui est étrange c'est que la situation s'est brutalement et SIMULTANEMENT dégradée de la seconde aux BTS.


Même constat , n'est-ce pas parce que justement , ils ne sont
plus triés ??


En tout cas 30 à 40 % des élèves ont le cerveau pété.

Vrai aussi , et ça fait peur !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

"Non, Jean, je ne me trompe pas.
Je suis bien sur le blog de JPB.

Et c’est simplement par amitié pour tous ceux, au GRIP, à SLECC, qui essaient d’être dignes, que je vous demande de faire l’effort de vous retirer.
Votre attitude est innommable.
Vous êtes la honte de l’instruction et de la culture.
Mais je sais que vous n’en ferez rien.

De cette façon, vous n’êtes qu’un symptôme. De tout ce que contient de haine non traitée le message de ceux qui se disent anti-pédago.
Malgré toute la sympathie que j’ai a priori pour JPB et ses idées, je ressens aussi cela (cette haine plus ou moins affirmée) quand je le vois à la télé.
Malgré l’admiration que je porte à Morel, je ressens aussi cela quand je le sens prêt à casser la gueule à tout ce qui bouge.

Bref, vous puez la haine. Et si vous avez un peu de sincérité, vous devez accepter parfois de vous écraser.
J'en viens presque à me satisfaire d'une possible victoire de vos (de nos) ennemis. Vous ne méritez rien.
JPB aura fait un peu de fric avec ses bouquins.
Nos enfants pleureront notre (votre) défaite.
vous aurez tout fait pour décourager les bonnes volontés.

Vous en rendrez compte devant lissoir (ptain c'est quoi un lissoir?)

Jean Racine (de 2)"

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

Qui bene amat, bene castigat.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

"A propos de la maternelle et comme je l'ai déjà dit plus haut, 6h de cours c'est beaucoup trop pour un enfant. (j'ai 2 enfants en maternelle). Je voulais juste souligner l'hypocrisie de certains professeurs des écoles de maternelle qui font croire aux parents que les enfants "bossent" toute la journée. Et pour enfoncer le clou, j'ai vu dans des écoles maternelles les samedis matins transformés en garderie avec petit déjeuner entre collègue. Concrètement et vu le peu d'élèves présents le samedi matin y compris en GS, ceux-ci étaient regroupés dans une même classe avec des activités occupationnelles tandis que les collègues se faisait un bon petit déj tout en préparant leur semaine."

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

Vous auriez pu dire ça directement, au lieu de vous énerver contre les siestes en petite et moyenne section. Là, je suis d'accord.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

"En tout cas 30 à 40 % des élèves ont le cerveau pété.

Vrai aussi , et ça fait peur !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008 "

Ca ne s'arrange pas dans le n'importe quoi par ici!!!!

100% des Amélie que je cite ont le cerveau pété???

Ecrit par : anti- Amélie | 28 mai 2008

On reconnaît ainsi officiellement les vertus des IUFM et des pédagols !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

C'est troublant en effet!
Ce qui donne à Meirieu et à Bégaudeau cette arrogance, c'est probablement la certitude d'être dans le vent. Si cette école (du vide) est celle que veut "la France", nos chances d'améliorer quoi que soit sont en effet bien faibles.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2008

Je suis en train de terminer "Eloge de la transmission", un livre "à deux voix", celle de George Steiner et de Cécile Ladjali, professeur de Lettres au lycée Evariste-Galois à Drancy (93), qui a faire travailler ses élèves à partir de grands textes de la littérature mondiale sur le thème de la chute (Dante, Baudelaire, Celan...) et leur a fait écrire une pièce de théâtre (Tohu-Bohu) qui a été jouée par des comédiens professionnels.

Rien à voir avec la médiocrité à ras de bithume de la pédagodémagogie à la Meirieu ou à la Bégaudeau. De l'exigence, beaucoup de travail, beaucoup de ratures, beaucoup de lectures...

Ce sont des élèves de terminale, mais c'est le même public que celui du collège Françoise Dolto.

Mais voilà, tout le monde parle de Bégaudeau et du film primé à Cannes et peu de gens connaissent le travail de création poétique et d'écriture théâtrale des élèves du lycée Evariste Gallois à Drancy, effectué sous la conduite de leur professeur de Lettres.

C'est peut-être inévitable, mais ça en dit long sur l'état de déliquescence et de cucuterie intellectuelle de ce pays, du moins de ses "élites médiatiques.

Autour de "Murmures", une expérience d'écriture poétique sur le thème des mythes de la chute en seconde, éditions CRDP de Picardie, 2002

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

A Christophe Sibille
Désolé de m'être mal expliqué... et je ne suis pas énervé.

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

C'est peut-être inévitable, mais ça en dit long sur l'état de déliquescence et de cucuterie intellectuelle de ce pays, du moins de ses "élites médiatiques.
Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

NON? NON! et NON...
ça dit simplement que du haut de vos suffisances vous croyez tout savoir de tout, mais qu'il vous a fallu plusieurs années pour connaître le travail (pourtant diffusé par la presse aux ordres du lobby des gens que Jean n'aime pas) de Cécile, (et peut-être de Steiner? )
Comment pouvez vous être indécent à ce point?

Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.

JR2

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

Errata : ce sont des élèves de seconde

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Non, Jean, je ne me trompe pas.
Je suis bien sur le blog de JPB
Et c’est simplement par amitié pour tous ceux, au GRIP, à SLECC, qui essaient d’être dignes, que je vous demande de faire l’effort de vous retirer.

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

Keep cool, Racine ! Jean gagatise, simplement. Vous savez, comme Caton l'ancien qui voulait à tout propos délender Carthago. Faut pas contrarier les vieilles personnes acariâtres : après elles deviennent agressives et on s'en sort plus.

Ecrit par : TIGER LILITH | 28 mai 2008

Vous avez lu votre première pièce de théâtre en seconde, Jean Racine ? Vous trouvez que c'est un exemple à suivre? J'avais lu dès la sixième plusieurs pièces de Molière qui m'avaient beaucoup fait rire, et en première je me rappelle avoir grandement apprécié Britannicus. En première encore, j'ai eu des classes entières qui adoraient Phèdre. S'il vous a fallu attendre 40 ans pour aimer Racine, peut-être y a-t-il un problème avec l'enseignement que vous avez reçu.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mai 2008

Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.

JR2

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008


SOYONS DIRECTS : TA GUEULE , GROS CON !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Oui, Sylvie! Comme quoi, les problèmes pouvaient bel et bien exister avant le "règne des pédagols". Et ils ne se privaient pas d'exister, les bougres!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

Pourquoi dites-vous ça, Amélie? Jean Racine (de deux) est loin d'avoir tort sur toute la ligne!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

Ayant lu le message d'Hélène Charpentier, je reproduis celui-ci qui m'a semblé très interessant, commentant cet extrait de Bégaudeau :

"Dans un énoncé comme « Rousseau, j'sais pas c'est qui », se perd indéniablement un sens des articulations logiques, une certaine capacité à produire du raisonnement. Mais se gagne dans le même temps une langue plus en prise avec le corps, souvent très inventive. Ce réinvestissement du langage à partir du bégaiement des corps n'est pas une mauvaise nouvelle."
(Citation de Bégaudeau dans sa discussion avec Luc Ferry, dont j'ai mis le lien plus haut.)

Voici le commentaire de ce texte.

"Suis- je le seul à percevoir dans les propos ineptes de Bégaudeau une résurgence des odieux clichés de l'époque coloniale (ils ont le rythme dans la peau, ils sont si joyeux, ils s'expriment avec leur corps, etc) ?
Une fois débarrassée de son charabia amphigourique digne du pharmacien Homais, sa pensée se limite plus ou moins à cela, non ?
'Réinvestissement du langage à partir du bégaiement des corps' ... en somme, ils n'ont pas besoin de langage parce qu'ils ont naturellement le rythme dans le sang. Il est proche de 'Tintin au Congo' : 1931.

Terrifiante régression de la vie intellectuelle française. Le rousseauisme comme vision de 'l'homme naturel', en osmose avec l'Univers, dans lequel se diffuse magiquement le Sens, mais perverti par le langage et la culture... voilà la nouvelle doxa, répétée par tous les médias, sans que cela ne choque plus personne. La France est mûre pour un nouveau Robespierre. "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2008

Pourquoi dites-vous ça, Amélie? Jean Racine (de deux) est loin d'avoir tort sur toute la ligne!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008


Peut-être ,mais en quoi cela l'autorise-t-il à insulter ?
Il est sans doute déçu comme beaucoup ici par la tournure que prennent les événements !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Et pour enfoncer le clou, j'ai vu dans des écoles maternelles les samedis matins transformés en garderie avec petit déjeuner entre collègue. Concrètement et vu le peu d'élèves présents le samedi matin y compris en GS, ceux-ci étaient regroupés dans une même classe avec des activités occupationnelles tandis que les collègues se faisait un bon petit déj tout en préparant leur semaine."

Ecrit par : Gedeon | 28 mai 2008

Quand on va sur les forums d'instits de maternelle et qu'on voit ce que certains IEN, PIUFM et autres CP réclament comme boulot de préparation, on les comprend un peu, les pauvres.
Il doit vraiment falloir se mettre à plusieurs et cogiter longtemps pour faire coller toutes les activités de la classe aux livrets de compétences tout en ne bloquant pas l'autoconstruction des savoirs.
Il y en a qui n'osent même plus mettre un crayon dans les mains de leurs élèves, tellement elles ont peur d'aggraver les risques de prise palmaire de l'outil scripteur.
Et d'autres qui se demandent si c'est grave de leur relire plusieurs fois la même histoire et d'autres encore qui ne savent pas quoi faire "sur" Boucle d'Or et les trois ours.
D'autres cherchent une évaluation sur "petit-moyen-grand" parce qu'elles ont fini leur séquence et qu'elles ne savent pas comment la conclure.
Quand la formation devient délirante, plus personne ne sait travailler.

Ecrit par : catmano | 28 mai 2008

En réponse à mame Huguet :
Vous avez lu votre première pièce de théâtre en seconde, Jean Racine ? Vous trouvez que c'est un exemple à suivre?
––––––––––––––––-
Non, je ne me suis pas donné en exemple.
Je répondais à Jean qui semblait s’offusquer du fait que l’on n’en ait pas lues. Et je croyais avoir dit ou laissé entendre que si c’était pour être aussi con que lui, à quoi bon. Et ce que j’ai dit sûrement, c’est que, n’en ayant pas lu, je m’en trouvais, non par le fait, mais fortuitement, bien moins con que lui.
––––––––––––––––-
J'avais lu dès la sixième plusieurs pièces de Molière qui m'avaient beaucoup fait rire, et en première je me rappelle avoir grandement apprécié Britannicus. En première encore, j'ai eu des classes entières qui adoraient Phèdre.
––––––––––––––––-
J’espère que vous n’avez à aucun moment imaginé que j’avais quoi que ce soit contre le fait de lire du teate plus ou moins tôt.
––––––––––––––––-
S'il vous a fallu attendre 40 ans pour aimer Racine, peut-être y a-t-il un problème avec l'enseignement que vous avez reçu.
-------------------------
Outre que mon histoire n’a aucune importance, on pourrait entrer dans le vif du sujet. Et je pense qu’on ne serait peut-être pas d’accord sur tout.
Aujourd’hui, j’aime beaucoup Racine, j’aime beaucoup le téate, et les livres, les romans.
Mais je ne crois pas que l’enseignement que j’ai reçu, y soye en cause.
On m’a enseigné la lecture, ce qui est dit, ce que veulent dire les phrases. Et aussi, on a essayé de m’enseigner la beauté des choses. Je n’en ai pas voulu. Alors, on m’a laissé la liberté de pouvoir m’y plaire, peut-être plus tard, si je veux.
Pourquoi faudrait-il aimer Britannicus à 15 ans ?
Pourquoi faut-il comprendre Rimbaud quand on est à l’école ?

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

Vous avez lu votre première pièce de théâtre en seconde, Jean Racine ? Vous trouvez que c'est un exemple à suivre? J'avais lu dès la sixième plusieurs pièces de Molière qui m'avaient beaucoup fait rire, et en première je me rappelle avoir grandement apprécié Britannicus. En première encore, j'ai eu des classes entières qui adoraient Phèdre. S'il vous a fallu attendre 40 ans pour aimer Racine, peut-être y a-t-il un problème avec l'enseignement que vous avez reçu.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mai 2


En 6eme , j'ai découvert "Les plaideurs " et "le Cid " , en 5ème "L'avare ", puis jusqu'en 3ème "Le Bourgeois Gentilhomme" "Cinna " ,Britannicus " etc ..Chaque année ,deux ou trois pièces . Au Lycée , pareil , on se passionnait pour "Phèdre" ou " Iphigénie" .

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Peut-être, mais en quoi cela l'autorise-t-il à insulter ?
Il est sans doute déçu comme beaucoup ici par la tournure que prennent les événements !

Ecrit par : Amélie | 28 mai 2008

Il ne m'a pas semblé lire d'insulte dans ses propos!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2008

C'est peut-être inévitable, mais ça en dit long sur l'état de déliquescence et de cucuterie intellectuelle de ce pays, du moins de ses "élites médiatiques.
Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

NON? NON! et NON...
ça dit simplement que du haut de vos suffisances vous croyez tout savoir de tout, mais qu'il vous a fallu plusieurs années pour connaître le travail (pourtant diffusé par la presse aux ordres du lobby des gens que Jean n'aime pas) de Cécile, (et peut-être de Steiner? )
Comment pouvez vous être indécent à ce point?

Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.

JR2

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

Je ne comprends pas votre message, en particulier la dernière phrase.

Je connaissais le travail de Cécile Ladjali, mais pas ce livre sous forme de dialogue avec George Steiner où elle en rend compte. Avouez que ce travail remarquable a été très peu médiatisé.

D'autre part, je ne crois pas tout savoir et j'essaye de comprendre.

Je vais lire "Entre les murs" et j'irai certainement voir le film et je ne demande qu'à être heureusement surpris, mais pour l'instant entre la bande annonce, l'interview de Bégaudeau et la chute du livre sur le langage des élèves qui est plus "efficace" que le sien", je m'attends au pire. (j'oubliais son arrogance et sa suiffisance lors du face à face avec Alain Finkelkraut)

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Christophe Sibille:
-Il ne m'a pas semblé lire d'insulte dans ses propos!
Racine de mes 2:
-Et je croyais avoir dit ou laissé entendre que si c’était pour être aussi con que lui, à quoi bon. Et ce que j’ai dit sûrement, c’est que, n’en ayant pas lu, je m’en trouvais, non par le fait, mais fortuitement, bien moins con que lui.

Ecrit par : au téate ce souar | 28 mai 2008

c'est quoi ces réglements de compte ?

Un petit lien pour vous apprendre à vous connaître ^^

http://www.nofrag.com/quiz/cons/

Chiche pour donner vos scores ?

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2008

@ rob1

Je ne comprends pas votre message, en particulier la dernière phrase.
–––––––––––––––
Je reprends donc plus précisément ce que tu disais (j’abrège en espérant ne pas modifier tes propos)
–––––––––je cite––––––
Je suis en train de terminer "Eloge de la transmission",
Rien à voir avec la médiocrité à ras de bithume de la pédagodémagogie à la Meirieu ou à la Bégaudeau.
Mais voilà, tout le monde parle de Bégaudeau et du film primé à Cannes et peu de gens connaissent le travail de création poétique et d'écriture théâtrale des élèves du lycée Evariste Gallois à Drancy, effectué sous la conduite de leur professeur de Lettres.
C'est peut-être inévitable, mais ça en dit long sur l'état de déliquescence et de cucuterie intellectuelle de ce pays, du moins de ses "élites médiatiques.
––––––––––-fin de citation––––––––––-
Moi, je dis que tu aurais pu être au courant (en ayant connu JPB plus tôt, quoique lui-même en avoua une connaissance bien tardive en ces mêmes lieux) du travail de Cécile que l’on a entendu et vu en différents lieux (moi je crois avoir vu ensemble les deux - GS et CL- dans une émission de Pivot, c’est donc pas si jeune, mais ptet je me trompe) depuis la publication de ce travail (il y a quatre ou cinq ans, si jeune mabuse, comme dirait FL). Ce n’est pas le cas. Cela étant, tu sembles accuser de, je cite : « cucuterie intellectuelle » le pays (mais pas trop) en tout cas ses « élites médiatiques ».
Donc, pour faire simple, le gars y connaît rien à l’actualité littéraire et il en accuse son chien.
J’en tire la conclusion qu’il vaut mieux la fermer : nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.
––––––––––––––-
Je connaissais le travail de Cécile Ladjali, mais pas ce livre sous forme de dialogue avec George Steiner où elle en rend compte. Avouez que ce travail remarquable a été très peu médiatisé.
–––––––––––––––
Tout cela est très relatif. Tout dépend du moment où l’on est devant la télé et du temps que l’on y passe.
–––––––––––––––
D'autre part, je ne crois pas tout savoir et j'essaye de comprendre.
----------------------
Concernant Bégaudeau, c'est trop loin de mes préoccupations pour avoir un début d'opinion.

Bien à toi.
JR2

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

Mais c'est quoi ce "débat" sur les livres qu'il faudrait avoir lu en temps et en heure ?

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2008

Terrifiante régression de la vie intellectuelle française. Le rousseauisme comme vision de 'l'homme naturel', en osmose avec l'Univers, dans lequel se diffuse magiquement le Sens, mais perverti par le langage et la culture... voilà la nouvelle doxa, répétée par tous les médias, sans que cela ne choque plus personne. La France est mûre pour un nouveau Robespierre. "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2008

C'est tout à fait juste et c'est ce que j'entendais par "cucuterie intellectuelle", expression trop "gentille", car il s'agit bien d'une forme de racisme néo colonial bien dissimulé sous une vertueuse conscience de Gauche.

-----------------------------------------------------------------------

Allez JR2, "mieux vaut tard...", comme on dit ! Mais avouez qu'il a bien fallu qu'on vous en parle à moment donné, à l'école, de Molière, de Racine, etc., pour que la graine germe...20 ans plus tard !

Ou alors vous avez réalisé le rêve de Jean-Paul Sartre : "J'aurais voulu ne me tenir que de moi-même."

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Chiche pour donner vos scores ?

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2008

J'ai eu 40
Vous vous sentez parfois obligé d'afficher votre supériorité, mais dans l'ensemble vous restez quelqu'un d'ouvert capable de prendre en compte l'opinion d'autrui. Lorsqu'il s'agit d'intervenir sur un forum, vous privilégiez le débat d'idée et la discussion à la rhétorique et aux attaques personnelles. Continuez sur cette voie. Ne vous laissez pas entraîner dans des disputes stériles par des imbéciles ou des connards prétentieux. Vous valez mieux que ça !

C'est con ce truc.
JR2

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

Moi j'ai eu 24, mais c'était au retour de vacances, je n'étais pas allé sur un ordi depuis 15 jours !!!...

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2008

Sur Bégaudeau, je me pose tout de même une question : comment a-t-il géré le devoir de réserve?
Il avait, semble-t-il, un chef d'établissement enthousiasmé par le projet. Mais généralement, la hiérarchie n'aime tout de même pas trop le battage médiatique. Il fallait voir, hier, dans un reportage sur France 2, l'air embarassé de l'administratif qui accueillait les journalistes dans le collège où sont scolarisés les jeunes acteurs... "On va attendre l'arrivée du recteur", disait-il...
Je doute du fait que le film puisse montrer la réalité proprement dite. L'institution ne l'aurait pas toléré. D'ailleurs, il semblerait que les élèves qui ont participé aient été sélectionnés au préalable dans le cadre d'"ateliers d'improvisation" (voilà qui sonne très pédagogiste)...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 mai 2008

Un lien avec http://generation69.blogs.nouvelobs.com/, où j'ai mis en ligne deux notes autour de cette palme d'or...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 mai 2008

Chiche pour donner vos scores ?

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2008

J'ai eu 40
Vous vous sentez parfois obligé d'afficher votre supériorité, mais dans l'ensemble vous restez quelqu'un d'ouvert capable de prendre en compte l'opinion d'autrui. Lorsqu'il s'agit d'intervenir sur un forum, vous privilégiez le débat d'idée et la discussion à la rhétorique et aux attaques personnelles. Continuez sur cette voie. Ne vous laissez pas entraîner dans des disputes stériles par des imbéciles ou des connards prétentieux. Vous valez mieux que ça !

C'est con ce truc.
JR2

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008

J'ai eu 39 sur 100, pareil que Jean Racine (de2) et avec le même commentaire.

Il y a une ou deux questions auxquelles aucune réponse ne me satisfaisait (sur l'anonymat par exemple). J'ai mis une réponse en me forçant.

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

39 sur 100 ?

Tant qu'à faire, j'aurais préféré être un "gros" connard prétentieux qu'un"petit" !^^^^^^^^^^^^^^^^

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

Bah, 39 c'est tout de même franchement pas mal !

D'ailleurs, je me demande combien je ferais maintenant (ça fait 48 heures que je suis la tête dans le guidon avec cette foutue palme d'or !)

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2008

Il y a une ou deux questions auxquelles aucune réponse ne me satisfaisait (sur l'anonymat par exemple). J'ai mis une réponse en me forçant.

Je ne suis pas bien sûr de la syntaxe de cette phrase et je me rends compte qu'il est presque minuit, ceci expliquant sans doute cela.

Bonne nuit à tous, y compris aux "gros connards prétentieux" (mais je suis presque certain qu'il n'y en a pas sur ce blog!)^^^^^^^^^^

Ecrit par : Robin | 28 mai 2008

M'en tire pas trop mal pour le Connard Prétentieux. Mon score est de 12/100 :

"Vous êtes humble, ouvert, à l'écoute des autres, mais suffisamment intelligent pour ne pas vous embourber dans des débats stériles. Vous êtes vraiment un brave type. Toutes nos félicitations. Sincèrement. Comme disait Stevy en sortant du Loft : ne changez-rien, restez comme vous êtes !"

Appelez-moi Gandhi : http://www.nofrag.com/quiz/cons/index.php?q=18&a=1

Je me demande quel sera le score de Cadichon...

Ecrit par : Kap | 29 mai 2008

Malgré l’admiration que je porte à Morel, je ressens aussi cela quand je le sens prêt à casser la gueule à tout ce qui bouge.

Bref, vous puez la haine.

Jean Racine (de 2)
Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 28 mai 2008
Hep, hep,hep ! Il peut dire son mot, Morel, sur tout ce qui bouge et la haine ?
D'où tenez-vous cela ? Ce dont il a horreur, Morel, c'est du monde immobile qui se met en place et des haines qui en suintent. Faut pas inverser. Les gens qui veulent revenir en arrière, les nostalgiques de l'ordre ancien et de son immobilité, c'est Bégaudeau et consorts qui enrobent ça d'un discours rebattu sur la jeunesse etc.
Bégaudeau, il a la gueule et le même discours qu'un adjudant de carrière : on est tous des bons gars, on vise tous le même but, et on va y arriver etc.

Ecrit par : guy morel | 29 mai 2008

12 : ca fait rêver ! C'était quoi le dessin ? Le grand Schtroumpf ?

Ecrit par : johnmarguerite | 29 mai 2008

"12 : ca fait rêver ! C'était quoi le dessin ? Le grand Schtroumpf ?"

Ecrit par : johnmarguerite | 29 mai 2008

Ben oui. C'était Gandhi. :=)

Ecrit par : Kap | 29 mai 2008

"Vous êtes humble, ouvert, à l'écoute des autres, mais suffisamment intelligent pour ne pas vous embourber dans des débats stériles. Vous êtes vraiment un brave type. Toutes nos félicitations. Sincèrement. Comme disait Stevy en sortant du Loft : ne changez-rien, restez comme vous êtes !"

Appelez-moi Gandhi :

Je me demande quel sera le score de Cadichon...

Ecrit par : Kap | 29 mai 2008

Jai eu 20 avec le même commentaire...

Ecrit par : Maminou | 29 mai 2008

"Allez, Jean, dégage, c'est mieux pour la cause que tu crois défendre (sans doute avec sincérité, d'ailleurs).
Jean Racine (de 2)"

Jean Racine de 2, vous avez peut-être la cinquantaine bien tassée comme vous semblez le faire entendre, mais vous êtes un sombre cuistre. Je reste poli pour ne pas vous faire de la peine - vous n'avez pas besoin de ça en plus, dans l'état où vous êtes déjà.

Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2008

J'ai eu 31, avec le même commentaire... Mais il n'y a aucune question à laquelle les réponse correspondaient à ce que j'aurais écrit. Sauf "au temps pour moi". ;-)
C'est du niveau d'un sondage. Purement binaire, (bon, ternaire, d'accord).

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2008

Tout le monde pète son chiffre ici !

Bidasses en bordée ou esprits quantifiés ?

Ecrit par : dugong | 29 mai 2008

J'ai eu 31 moi aussi.

Ecrit par : catmano | 29 mai 2008

Ah, Dugong, pourtant, nul n'est jamais assez fort pour ce calcul...

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2008

Eh ben voilà. En plus, j'ai perdu une bonne occasion de me taire.

Ecrit par : catmano | 29 mai 2008

Hello, Catmano! Et le même commentaire, je suppose?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2008

Allons, Dugong, ne jouez pas les "gros c.. prétentieux"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2008

Amélie, ce que je remarque en lisant votre lien, c'est que la plupart des commentaires sont absolument effrayants...

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2008

Tout le monde pète son chiffre ici !

Bidasses en bordée ou esprits quantifiés ?

Ecrit par : dugong | 29 mai 2008

Bah, c'était plutôt rigolo quand même, non ? Tiens, là je viens de faire 74 avec BHL entarté sur la photo !

Ecrit par : johnmarguerite | 29 mai 2008

Christophe, vous êtes un peu ("un tantinet", comme vous diriez) de mauvaise foi quand vous comparez votre "crétin" lancé à Gédéon à celui du titre du livre de JPB. Vous savez très bien qu'ils n'ont pas le même sens. Sous votre plume, c'était une insulte.

A ceux qui s'énervent...
D'abord, on peut se demander de quel côté est la "haine".
D'autre part, sur le théâtre et l'âge des élèves: on demande pas aux élèves d'"aimer" les grandes oeuvres qu'on leur fait expliquer, mais de les connaître et de savoir qu'elles existent, afin d'avoir, comme le disent les "nouveaux programmes de français pour le collège", des repères culturels fondamentaux auxquels ils puissent se reporter plus tard, quitte à mieux les comprendre ou à les comprendre tout court, l'expérience de la vie aidant.
Par ailleurs, le propre d'un chef-d'oeuvre littéraire, c'est de pouvoir être apprécié à différents niveaux. Les enfants placés devent "Le Médecin malgré lui" n'en comprendront que ce qui correspond à leur maturité, de même que les lycéens devant les "Illuminations". Le principe d'un chef-d'oeuvre, c'est qu'il est toujours à redécouvrir, et qu'on ne s'en lasse pas.
Je ne me suis pas "offusqué" de constater que les élèves de 4ème que j'avais en face de moi n'avaient jamais expliqué en classe la moindre pièce de théâtre, j'ai trouvé cela dommage parce qu'il n'y a aucune raison de les priver de cette première découverte des chefs-d'oeuvre que le monde nous envie et parce que j'ai lu dans leurs yeux un soupçon de détresse et un message implicite: "Monsieur, si vous saviez comme on aimerait lire une pièce de Molière, faire quelque chose d'intéressant...comme vos élèves!".

Bégaudeau, enfin.
Tout esprit lucide est bien conscient que le personnage n'est pas un esprit exceptionnel et que son livre est nul. Je trouve donc extrêmement bizarre qu'un livre nul donne lieu à un film qui obtienne la plus haute récompense possible dans le milieu du cinéma, faisant au passage un pied de nez aux "vrais" acteurs.
D'autre part, les déclarations dudit et du réalisateur confirment que le livre et le film sont porteurs d' une "thèse", selon laquelle JPB dirait n'importe quoi et tous ceux qui critiquent le système éducatif actuel n'y auraient rien compris et seraient des "passéistes" (thèse du clan Meirieu).

Enfin, sur le lobby médiatico-machin...
C'est une autre façon de dénoncer - c'est archi-banal, je le reconnais! - la Pensée unique, celle qui faisait dire à Luc Ferry que les élèves s'ennuient à l'école parce que lui s'y était beaucoup ennuyé, que Jack Lang glapit à qui veut l'entendre que les "nouveaux programmes " représentent une régression culturelle insupportable pour la France, que les élèves en savent plus que leur professeur et que celui-ci doit être à leur écoute plutôt que de les traiter - car il est évident que c'est ce que nous faisons tous, nous sectateurs de JPB! - comme des "entonnoirs dans lesquels on enfourne les connaissances", que la lecture de Bégaudeau est plus importante que celle de ce ringard de Molière. C'est la "Pensée de Bon Ton", celle selon laquelle cela ne doit choquer personne qu'un élève dise "Je suis Français, mais pas fière de l'être" et que son professeur lui réponde :"Je suis comme toi, je ne suis pas fier d'être Français.".

Sur mon insistance catonienne à vouloir délender la "séquence"...
J'aimerais - c'est l'espoir que ce blog soit épluché en haut lieu - que soit ôté du préambule des nouveaux programmes de français du collège le passage "en unités d'enseignement ou séquences" et que le texte devienne: "Le professeur organise librement, sur l'année, la progression de son enseignement." (pas qu'on rajoute "en unités d'enseignement ou séquences , afin d'adapter sa démarche à la diversité du public scolaire", parce qu'avec cette injonction, c'est la liberté du maître qui vole en éclats et c'est l'idéologie qui reprend possession des lieux).

Ecrit par : Jean | 29 mai 2008

Hé bien, Jean, vous vous civilisez! Voilà qui est bien! ;-)

"Je suis Français, mais pas fière de l'être"

Ecrit par : Jean | 29 mai 2008

Attention quand même à ne pas vous attirer les foudres du troisième sexe. ;-)
Et je ne pense pas, même avec toute la fierté et les honneurs que cette situation puisse mériter, que "français" prenne une majuscule. "France", oui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2008

Lu sur Lire-écrire:

Le plus pénible dans cette affaire est que cela n'empêchera pas les pédagogistes de claironner à quel point ils sont censurés, étouffés, bâillonnés, privés de moyens, interdits de presse et d'écran. Philippe Meirieu, avec 319 publications en tous genres comptées par le SUDOC, un éditeur, un site internet et une chaîne de télé à sa gloire, plus une école à son nom, ne cesse de répéter qu'il lui est difficile de s'exprimer à cause des pressions qu'exercent les odieux réactionnaires. Bégaudeau, Palme d'Or à Cannes, encensé par la quasi totalité de la presse, nous sortira lui aussi, entretien après entretien, une coupe de champagne à la main et la cuillère encore plantée dans le tas de caviar, le couplet de l'artiste maudit oppressé par les tenants de la morale bourgeoise. Les prochains mois risquent d'éprouver notre patience, je le crains.


Quant à Christophe, il est tel qu'en lui-même: partout où il y a de la castagne, il accourt pour y mettre son grain de sel!

Ecrit par : Jean | 29 mai 2008

Allons, Jean, ne soyez pas si susceptible, et gardez votre bonne foi naturelle. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2008

Jean, Racine de mes 2 est insignifiant, ce n'est pas la peine d'accorder de l'importance à ses messages haineux.

Pour apporter de l'eau à votre moulin, mes trois fillettes de 5ème ne savent pas faire une division, ni une multiplication, car elles les ont apprises trop superficiellement en primaire : qu'importe, il y a les calculettes pour cela, a proclamé notre génial Claude Allègre; elles ont du mal à reconnaître un passé composé, ont ouvert de grands yeux quand je leur ai appris que le participe passé s'accorde même si l'auxiliaire est le verbe avoir, si le complément d'objet direct est placé avant de verbe.

Pourquoi sont-elles venues me demander de l'aide?
Parce qu'elles méprisent leur professeur de français. Celui-ci fait des séquences : trois mois sur trois pages de la chèvre de Mr Seguin, (elles détestent ce livre maintenant), elles ont à lire des livres nullissimes, y compris des bandes dessinées.
Elles n'apprennent jamais une leçon de français (elles n'y comprennent rien)n'ont jamais de récitation, ont une mémoire et une piètre capacité de mémorisation.
(Pour toute la classe, ce professeur est "fou". Sic.)

Comme il est très cultivé, on lui pose des questions, ce qui permet de faire passer le temps plus agréablement plutôt que d'avoir le pensum d'une heure de dictée sur ...l'adjectif qualificatif, sans aborder l'épithète et l'attribut.

Elles ont des quantités de disciplines expliquées de façon ininteressante : j'ai jeté un oeil sur le livre de SVT : c'est d'un ennui!!! Il y est essentiellement parlé dece qu'on doit manger pour ne pas grossir, le nombre de calories à ne pas dépasser etc.

Elles devaient étudier "Le Cidre" (sic) mais le professeur a sans doute eu la flemme de se lancer avec une classe très dissipée (la plus dissipée des cinquième de l'aveu naïf de mes fillettes) et inculte.

Quant au petit morveux, sa fortune est faite. Il a su exploiter le bon filon des gogos et des bobos.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mai 2008

"Elles devaient étudier "Le Cidre" (sic) mais le professeur a sans doute eu la flemme de se lancer avec une classe très dissipée (la plus dissipée des cinquième de l'aveu naïf de mes fillettes) et inculte."

Je sais bien que Corneille était normand, mais enfin...

Ecrit par : Robin | 29 mai 2008

Jeunes gens , vous ne répondez pas sur le fond: comment peut-on apprendre autant avec moins d'heures d'apprentissage?

Vous dérivez sur les récréations qui sont trop longues en maternelle ou primaire.
En fait,vous abondez donc dans le sens de ceux qui constatent qu'il faut plus de travail et non pas moins.
Alors, dites -le carrément.

En vérité, avouez-le, si l'on voulait vraiment bien instruire les enfants, il faudrait 5 heures par jour, au maximum, mais 6 jours par semaine, un rythme bien régulier.

D'ailleurs, même en lycée, il n'y a pas si longtemps, la semaine était étalée sur 6 jours, dont deux matinées.

J'entends déjà les cris d'orfraie ou le méprisant silence ou les sarcasmes que ma suggestion va provoquer:

les parents privés de leurs enfants pour faire leurs courses le samedi, les mères plus obligées de prendre un temps partiel le mercredi au risque d'avoir une mini-retraite!

Avec tout ce temps, on pourrait vraiment apprendre une deuxième langue très jeune, ce qui est la seule solution vraiment efficace, vite et bien , apprendre la musique
( solfège , s'il vous plaît, jouer d'un instrument), et le jardinage (pour pouvoir se nourrir en ces temps de pénurie alimentaire) et le sport et le travail manuel
(abandonné il y a une vingtaine d'année en collège )et
la cuisine etc...

Ecrit par : edith | 29 mai 2008

Sur Bégaudeau, je me pose tout de même une question : comment a-t-il géré le devoir de réserve?

Nigeaudeau se fiche pas pas du devoir de réserve. Il est bien protégé et il n'enseigne plus depuis longtemps.

D'ailleurs, il l'a dit lui-même; "tout cela n'est qu'un jeu."

Et quand il brûlent des voitures ou des cars (avec parfois des gens à l'intérieur) aussi, c'est un jeu. Il appelle ça "l'élan vital".

Quant à Luc Ferry, Jean, qui se serait "ennuyé à l'école" il me semble bien avoir lu quelque part qu'il n'était jamais allé à l'école.

Sa maman le gardait bien au chaud à la maison avec des précepteurs, le pauvre chéri, car il avait, paraît-il, une santé fragile.

Je veux bien qu'il se soit ennuyé... à la maison.
S'il y a un endroit où je ne me sois jamais ennuyé (bagarré, souffert, pleuré, amusé, instruit, oui), c'est bien l'école. Mais comme on dit, il faut de tout...pour ne pas refaire le monde.

Il l'a retrouvée la santé quand il s'est agi, avec son compère Fillon, de nous allonger la durée de cotisation sans nous augmenter les salaires.

C'est le règne de l'imposture et plus c'est gros, mieux ça passe !

Ecrit par : Robin | 29 mai 2008

Laurent Cantet a beaucoup de talent et je pense que la réaction de tous les pousse-moumoutes à moustache de ce blog (notamment "les critiques, c'est nul mais j'ai pas encore vu le film") doit le mettre en joie. Mais il a sans doute autre chose à faire que de passer 10 heures par jour sur ce blog comme Jean l'aigri(pauvres élèves) ou Guy Morel (c'est qui déjà ?) le haineux !
Quant au taulier, monsieur multicarte, il devrait se lancer dans la réalisation d'un film sur l'école, voici quelques propositions de titres :

"la dictée en folie"
"tends tes doigts que je te corrige"
"Elève Meirieu vous ne ferez jamais rien dans la vie"
" plus syllabique que moi tu meurs ! "

Ecrit par : aliscan | 29 mai 2008

Le talent du réalisateur est incontestable. C'est sûr qu'il en faut pour faire quelque chose à partir de rien. Un vrai démiurge !

Ecrit par : Robin | 29 mai 2008

Edith a écrit : "En vérité, avouez-le, si l'on voulait vraiment bien instruire les enfants, il faudrait 5 heures par jour, au maximum, mais 6 jours par semaine, un rythme bien régulier.
D'ailleurs, même en lycée, il n'y a pas si longtemps, la semaine était étalée sur 6 jours, dont deux matinées."

En vérité, il faut toujours interpréter un programme (j'ai envie de dire : heureusement).
Pour 30000 raisons, dont certaines sont moins mauvaises que les autres, les programmes en mettent toujours trop, y compris dans le découpage horaire.
Ne serait-ce que pour ne pas facher les lobbies disciplinaires.

Le programme proposé au primaire met (à juste titre) l'accent sur le "français" et les mathématiques : disciplines "racines" et, à ce titre, plus fondamentales que les autres.

Conclusion : s'il vous manque du temps, prenez dans ce qui est bien sûr fondamental mais moins...

Dans une version légèrement moins jésuitique : tapez par exemple dans les sciences. C'est un professeur de sciences physiques qui vous le dit. Gardez Eratosthène pour le mois de juin...

En lycée, il y a de nombreux lycées qui travaille sur 6 jours (dont deux matinées, le mercredi et le samedi). La tendance est de bloquer au moins deux heures le samedi pour des devoirs surveillés.

Ecrit par : dugong | 29 mai 2008

Plus de 600 commentaires en 5 jours!!! les profs sont vraiment d'incorrigibles bavards (et surtout ça rend le blog illisible).

Ecrit par : troll | 29 mai 2008

J'ai écrit plus haut:
Film Palme dans les salles contre Brochure programme Darcos école primaire dans les mains des parents.
Le combat est inégal .
Juste un peu de patience !
.
Je voulais dire que la brochure n'aurait pas de peine à l'emporter sur le film si tant est que ce film ait été fait pour le combat,pour militer pour le pédagogisme.
Le débat est tranché,quoi qu'on die.Les instituteurs vont devoir changer petit à petit d'efficacité,de méthodes,de contenu,ça va pousser côté parents,côté enfants.
Et "va savoir",le film dégoûtera peut-être du pédagogisme,les voies de Dieu ou de la Science sont impénétrables.
.
Quant au film,ce qui me gêne,c'est la Palme d'or,c'est tout.Pour le cinéma,ça la fout mal.
Fahrenheit 911,Entre les murs,pourquoi pas All Gore !
Mais le film par lui même,pourquoi en avoir peur ?S'il a du succès,il mettra le nez de beaucoup de gens dans le jus pédagogiste,c'est un avantage.On sera forcé au débat général.S'il n'a pas de succès,il passera sur Arte plus rapidement.
Quel cinéma pour un reportage !
Darcos a très bien fait d'en dire du bien sur les médias,le principal,c'est sa brochure dans les familles.

Ecrit par : bernard | 29 mai 2008

pour Amélie et pour de rire
"""""""""Action urgente,ça va péter:
Intercepter les brochures ,aller les brûler devant les préfectures comme cela avait été esquissé pour le bouquin de "Jules" Ferry,il y a quelques temps.""""""""""

Ecrit par : bernard | 29 mai 2008

Laurent Cantet a beaucoup de talent et je pense que la réaction de tous les pousse-moumoutes à moustache de ce blog (notamment "les critiques, c'est nul mais j'ai pas encore vu le film") doit le mettre en joie. Mais il a sans doute autre chose à faire que de passer 10 heures par jour sur ce blog comme Jean l'aigri(pauvres élèves) ou Guy Morel (c'est qui déjà ?) le haineux !
Quant au taulier, monsieur multicarte, il devrait se lancer dans la réalisation d'un film sur l'école, voici quelques propositions de titres :

"la dictée en folie"
"tends tes doigts que je te corrige"
"Elève Meirieu vous ne ferez jamais rien dans la vie"
" plus syllabique que moi tu meurs ! "

Ecrit par : aliscan | 29 mai 2008

Encore un qui s'énerve!
Que Laurent Cantet ait du talent, c'est probable. On lui reproche seulement de l'avoir mis au service d'une cause louche, voire d'exploiter carrément un filon porteur. Il reconnaît lui-même qu'il a voulu combattre les idées de "La Fabrique du Crétin" ou du moins ce qu'il croit en avoir compris. Le film est sûrement bon, sympa, dans le vent, puéro-acclamatif et tout et tout. Cela n'en fait sans doute pas pour autant un chef-d'oeuvre digne d'une Palme d'Or.
Après tout, ce sont les commentaires du sieur Nigodeau lui-même ("J'ai voulu montrer que les grognons qui dénigrent l'école et méprisent les élèves, et patati et patata..." ) qui desservent l'oeuvre de Cantet.
Et puis, faire de jeunes gens incultes des vedettes, c'est tellement à la mode! En même temps, c'est si peu un service à leur rendre que de les avoir propulsés aussi prématurément sur la scène de la gloire. Le principal du collège Dolto, s'il a quelques préoccupations d'éducateur, doit être bien ennuyé.

Moi, "aigri", aliscan? Vous devriez changer de lunettes. ou alors, comme le dit toto, vous mettez "vot' sens"!

Je ne suis pas sûr que Meirieu, qui a manifestement "réussi" sa carrière, soit un exemple à suivre. Avoir fui les élèves réels et avoir passé sa vie à dénigrer le travail de tous ceux qui s'attellent, sur le terrain, à les diriger et à les préparer à la vie, ça paie mieux, pour sûr, que d'être un petit prof obscur qui fait s'enthousiasmer des élèves de 3ème pour le "Malade imaginaire" et pour le théâtre au fond de quelque campagne ignorée. Pour autant, est-ce enviable? Pas sûr!

Ecrit par : Jean | 29 mai 2008

Un vrai démiurge !

Ecrit par : Robin | 29 mai 2008

Autre façon d'assassiner le bouquin.

Le "dêmiourgos", dites-vous, Robin? Je vois que nous avons eu jadis des lectures communes...

A Troll, qui s'étonne du nombre de commentaires: c'est simplement la preuve que toute cette affaire a suscité une certaine émotion.

Ecrit par : Jean | 29 mai 2008

Mais le film par lui même,pourquoi en avoir peur ?S'il a du succès,il mettra le nez de beaucoup de gens dans le jus pédagogiste,c'est un avantage.On sera forcé au débat général.S'il n'a pas de succès,il passera sur Arte plus rapidement.
Quel cinéma pour un reportage !
Darcos a très bien fait d'en dire du bien sur les médias,le principal,c'est sa brochure dans les familles.

Ecrit par : bernard | 29 mai 2008

Très juste!

Ecrit par : Jean | 29 mai 2008

En attendant, voilà ce que l'on nous offre :

"Des consignes pour limiter
les redoublements

Jérôme Bouin (lefigaro.fr) Avec RTL
29/05/2008 | Mise à jour : 08:20

Selon RTL, le ministère de l'Éducation nationale aurait adressé à plusieurs établissements scolaires des objectifs chiffrés pour limiter les redoublements dès cette année. En cause, le coût et l'efficacité de cette pratique.
Le gouvernement passe à l'acte. On savait la pratique du redoublement dans le collimateur des services de Xavier Darcos, car trop coûteuse et pas assez efficace. Le ministre de l'Éducation nationale a visiblement décidé d'agir. Selon une information de la radio RTL, le ministre aurait donné des consignes aux chefs d'établissement pour limiter les redoublements. Plusieurs principaux de collège, proviseurs de lycée et directeurs d'école auraient déjà reçu des lettres avec des objectifs chiffrés.

La station de radio cite d'abord l'exemple de professeurs d'école de Seine-Saint-Denis, où ces derniers auraient appris en conseil des maîtres (rassemblant directeurs et professeurs, ce sont eux qui suggèrent un redoublement, NDLR), qu'il fallait à tout prix éviter les redoublements cette année car ils coûtent cher à l'État.

Plus directement, la station s'est procuré une lettre d'avertissement de l'inspe