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20 mai 2008

Redoublements

Redoublements


Xavier Darcos, dans un article du Monde signé Luc Cédelle (1), donne donc quelques indications sur ce que pourrait être le lycée des années 2010.
Indications parfois inquiétantes — la « modularité », l’alternance de cours et de « moments d’étude » (?), et cette « autonomie des lycéens » qui ressemble à s’y méprendre à une multiplication des TPE —, et parfois pragmatiques : le soutien généralisé, avec en vue une diminution du nombre de redoublants.
Et Luc Cédelle, en bon petit soldat du pédagogisme toiletté, de se référer immédiatement à Philippe Meirieu, pour qui « éviter les redoublements au lycée permettrait une économie de l’ordre de 45 000 postes » (dites-moi, mon ami, de quel chapeau tirez-vous ce chiffre ?). Avant de passer, dans le paragraphe suivant, à l’énigmatique « personnalité issue de la maison, et pas forcément de droite » que le ministre chargera de la réforme des lycées, et de conclure sur la « continuité » de la future réforme avec les travaux de la commission Fauroux (1996) et ceux de… Philippe Meirieu — coucou, le revoilou.

La ficelle est un peu grosse, mon cher Cédelle. Voulez-vous forcer la main du ministre, et lui faire croire qu’il susciterait l’enthousiasme en nommant le bon apôtre de Lyon ? Voulez-vous par ailleurs nous faire croire, à nous qui le connaissons un peu, que le ministre vous a glissé, off, une confidence sur l’identité de son candidat, qui pourrait bien être le chantre du pédagogisme ? Allons donc ! Darcos sait bien que s’il nommait Meirieu à un quelconque poste de responsabilité, il se retrouverait avec une levée de boucliers, à droite comme… ailleurs. Que les soutiers du SNES ne lui en sauraient aucun gré, parce qu’ils le vomissent. Et que les bons petits soldats du SNALC déserteraient en rase campagne, en appelant à l’émeute (2).
Mais il aurait le soutien de l’UNSA… Ça compte… Frackowiack conseiller aux programmes et à la pédagogie, en remplacement de…
End of the nightmare, my dear MS. L’insubmersible Meirieu a le droit de jouir en paix de sa retraite — ou peut-être y a-t-il un emploi de bedeau, quelque part en Dauphiné, qui le séduirait ?

Mais je reviens à mes moutons et à la question du redoublement. J’ai abordé l’ensemble de ces problèmes dans « Fin de récré », et je me contenterai d’en faire une synthèse.

Le 9 novembre 2007, Xavier Darcos s’inquiétait — déjà dans le Monde — de cette permanence du redoublement en France (en moyenne, 18% des élèves redoublent à un moment ou un autre — un record mondial), et prévenait qu’il entendait « diviser par trois, d'ici à la fin de cette mandature, le nombre d'élèves en situation d'échec lourd » et réduire de moitié le taux de redoublants. Comment ? « Parmi les éléments les plus saillants et qui n'avaient pas encore été évoqués ces dernières semaines figure un renforcement de l'évaluation : celle des acquis des élèves, qui sera systématiquement communiquée aux familles, comme celle des écoles et des enseignants, contrepartie d'une “liberté pédagogique” solennellement réaffirmée, laissant aux enseignants le choix des méthodes… »
Mais, monsieur le Ministre, ce n’est pas tellement l’évaluation qu’il faut renforcer : c’est l’enseignement lui-même ! C’est en réformant le Primaire intelligemment — nous y sommes —, en refondant le Collège — il y a encore du boulot — et en repensant le lycée — on y arrive — que nous parviendrons à cet Himalaya de la vraie pédagogie — 100% de réussite, ou peu s’en faut.

« 100% d’élèves passant chaque année dans la classe supérieure ! Mais comment ! Vous faites vôtre un argument des pédagos les plus jusqu’au-boutistes… »
Pas même. Le pédagogisme, cet égalitarisme forcé, produit plus de redoublements que jamais système élitiste n’en a osé — et ne propose jamais, pour toute remédiation, que les cours privés dont il a fait la fortune. 18 % des élèves redoublent durant leur scolarité primaire, et la même proportion échoue à un Bac simplifié ? Qui me fera croire qu’il y a, dans une classe bien menée, 18 % de cancres ?

On redouble rarement pour cause de faillite globale. Un élève a souvent des retards dans une ou deux matières – souvent des domaines majeurs comme le français ou les mathématiques. La plupart du temps, d’ailleurs, le collégien en est conscient, dès le mois de septembre : « Moi, le français, j’y comprends rien. »
Il est essentiel d’œuvrer en amont et en aval. En amont, en détectant dès la rentrée les enfants en difficulté, et en leur prodiguant des heures de soutien. En aval, en réinventant, par exemple, des examens de passage (avec des sujets nationaux, pour éviter les magouillages locaux), qui pourraient se dérouler fin août, après un été passé à bûcher sérieusement – quitte à profiter des locaux scolaires, des bonnes volontés diverses, ou du volontariat rémunéré des enseignants, pour que les élèves motivés passent deux mois à ne pas perdre une année. Et financièrement, l’organisation de tels stages, ou de tels examens, ne coûtera qu’une fraction des sommes englouties à perte dans un redoublement inutile (en moyenne, 12 000 € par an et par élève).
Et je laisse l’augure du Rhône calculer ce que cela représente en postes désormais inutiles. J’ai toujours pensé que les diktats de Bercy, en ce qui concerne les suppressions de postes, c’était la charrue avant les bœufs. Réformons les programmes, réformons la pédagogie, osons l’imagination, et calculons après ce que cela fait économiser.

Quitte à faire hurler, j’irai jusqu’au bout de mes convictions. Je rêve — je l’ai écrit dans une Note précédente — d’un système scolaire qui amènerait 100 % d’élèves à l’obtention d’un diplôme sérieux, à condition que cette exigence de sérieux ait présidé aux programmes et à la pédagogie depuis la maternelle. Le Bac doit sanctionner un niveau qui ne s’atteint pas en un an de bachotage imbécile, mais qui est la résultante de quinze années de labeur intelligent. Le vrai contrôle continu, il est là, dans une pression constante et concertée, quinze ans durant. C’est en adoptant une politique réaliste des redoublements, en les limitant réellement au maximum, parce que nous aurons vraiment formé les élèves, que nous arriverons au zéro défaut, ou peu s’en faut.

Et comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, je me permets, pour conclure, de recopier les propositions que je fais dans « Fin de récré » — chapitre treize :

• Éviter les redoublements par une détection dès la rentrée des difficultés personnelles des élèves, afin de constituer précocement des groupes de soutien.
• Contourner les redoublements en redonnant d’un côté une vraie souveraineté aux conseils de classe, en supprimant ces « commissions » inutiles que l’on ne sait jamais où caser dans l’emploi du temps pléthorique des fins d’année, et en organisant un vrai suivi des élèves pendant les vacances, dans la perspective d’un examen de passage fin août.
• Organiser des stages d’été sur la base du volontariat, en réquisitionnant les locaux d’enseignement (déjà utilisés par nombre de municipalités, et avec raison), afin de permettre aux élèves qui veulent sincèrement réussir de préparer dans les meilleures conditions un examen de passage exigeant et honnête.
• Supprimer parallèlement les passages automatiques entre certaines classes : chaque année est un palier autonome, la politique des « cycles » ne sert qu’à masquer les vraies difficultés qui émergent tôt ou tard, pour le plus grand malheur des élèves qui avaient eu l’illusion de passer entre les mailles.

Jean-Paul Brighelli



(1) http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20080511/html/5614

(2) Au passage, l’association, dans le même paragraphe, des noms de Sarkozy et de Meirieu, est l’illustration vivante des collusions entre le pouvoir actuel et des pédagogues flexibles à 180°, si je puis dire. Entre un Meirieu héraut des réductions de postes, et un Baubérot chantre de la « laïcité aménagée » (et qui, sous prétexte d’expliquer la laïcité à Nicolas Sarkozy en le tançant vertement, prêche la tolérance et cette révision de la loi de 1905 dont certains rêvent, à droite comme à gauche), un front commun s’est ouvert, où l’idéologie flirte assez bien avec le carriérisme.

Commentaires

Effectivement, 100 % d'une classe d'âge obtenant un diplôme sérieux, à partir du moment où c'est bien l'élève qui s'adapte aux exigences des épreuves qu'il prétend passer, et non pas le correcteur au niveau de "l'élève au centre du système".

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 mai 2008

"Voulez-vous forcer la main du ministre, et lui faire croire qu’il susciterait l’enthousiasme en nommant le bon apôtre de Lyon ?"

Dans le pédagogisme, il y a d'autres apôtres qui pourraient faire office d'ersatz... Si Meirieu est trop voyant, il y a plein de petits soldats prêts à le remplacer.

"en réinventant, par exemple, des examens de passage (avec des sujets nationaux, pour éviter les magouillages locaux), qui pourraient se dérouler fin août, après un été passé à bûcher sérieusement – quitte à profiter des locaux scolaires, des bonnes volontés diverses, ou du volontariat rémunéré des enseignants, pour que les élèves motivés passent deux mois à ne pas perdre une année. Et financièrement, l’organisation de tels stages, ou de tels examens, ne coûtera qu’une fraction des sommes englouties à perte dans un redoublement inutile (en moyenne, 12 000 € par an et par élève)."

Tout à fait d'accord. Il serait d'ailleurs intéressant de ne pas cantonner l'animation de ces "stages" aux seuls profs de l'établissement : pourquoi pas des étudiants, qui en tireraient une première expérience avec l'enseignement (enfin, un boulot de vacances intéressant...), des professeurs d'autres établissements, etc ?

Écrit par : Jeremy | 20 mai 2008

Un enseignement exigeant qui supposerait la fin de "L'Ecole de la lâcheté" et l'adoption de ce mot d'ordre du sommet à la base, dans chaque établissement, dans chaque discipline, dans chaque conseil de classe, dans chaque journée de correction d'examen :

"On ne recule plus!".

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 mai 2008

Oui à la suppression à cette guignolade des commissions d'appel, mille fois oui ! Mais pourquoi un examen de passage en septembre ? Début juillet pourrait suffire : soit le clampin a le niveau (sujet national, oeuf corse !) et il passe, soit il est dans les choux et il repique, si j'ose dire -- parce que ce ne sont pas deux mois de stage intensif qui vont "remédier" à des lacunes grosses comme la Porte d'Aix (les Marseillais voient à quoi je fais allusion...).
De surcroît, le stage d'été va bloquer toute la famille sur place, et l'empêcher éventuellement de partir en vacances, ne serait-ce que chez la mémé dans le Luberon, la marraine d'Oléron ou la tantine de Burgos. Il me semble, en outre, que le fait pour les élèves de savoir dès le mois de septembre qu'ils devront subir un examen de passage en cas de redoublement devrait singulièrement fouetter les motivations incertaines et les volontés défaillantes de ces jeunes gens.

Écrit par : FGuichard | 20 mai 2008

Enfin un moyen efficace de lutte contre l'échec scolaire ! Il suffit de supprimer les redoublements.

Voir ici : http://www.re2.freesurf.fr/college/Vesoul.pdf

Écrit par : ex-parent | 20 mai 2008

Il serait d'ailleurs intéressant de ne pas cantonner l'animation de ces "stages" aux seuls profs de l'établissement : pourquoi pas des étudiants, qui en tireraient une première expérience avec l'enseignement (enfin, un boulot de vacances intéressant...), des professeurs d'autres établissements, etc ?

Ecrit par Jérémy

Autre proposition : des stages pour les élèves en difficultés animés par des conseillers pédagogiques ou des formateurs de l'IUFM ? ou des inspecteurs en vacances ! Chiche !
Peut être ce retour au réalités du terrain, avec évaluation des résultats en fin de stage, évidemment, en ramènerait plus d'un à un certain pragmatisme pédagogique, non ?

Écrit par : chevreuil | 20 mai 2008

aux pardon !

Écrit par : chevreuil | 20 mai 2008

Des stages animés par des inspecteurs, ça aurait de la gueule. Et par des formateurs IUFM, pourquoi pas ? Honnetement, il y en a aussi des bons.

Écrit par : Jeremy | 20 mai 2008

J'ai fait redoubler peu d'élèves au cours de ma carrière, mais je vous jure qu'aucun soutien scolaire même pendant la durée complète des vacances d'été n'aurait pu faire en sorte que les pauvres gosses abordent leur année scolaire de CE2 ou de 6° avec toutes les cartes en main...
Il y a quelques cas, rares il est vrai, où ,même en arrosant tous les jours, en mettant tout le compost que l'on pourra, en protégeant des courants d'air et des gelées tardives, en élaguant soigneusement les branches mortes, on n'arrive pas à faire pousser l'arbre aussi vite que tous les autres arbres du jardin.
Ce que je voudrais, c'est que notre "beau pays" ait encore la volonté de laisser leur chance aux petits canards boiteux qui, bien instruits par des collègues bien formés, ont quand même besoin de plus de temps que les autres.

Écrit par : catmano | 20 mai 2008

Honnêtement, il y en a aussi des bons.
Ecrit par : Jeremy | 20 mai 2008

C’est vrai.

La critique des programmes 2008 bat son plein dans mon département .
Parmi celles qui méritent d’être examinées, il y en a une qui concerne ces stages d’été. Les enseignants des RASED font remonter à juste titre leur inquiétude quant à leur disparition programmée, (plus de psy scolaire dans mon secteur depuis septembre, apparemment plus de formation de maîtres spécialisés ?) et notent que le ministère ferait mieux de renforcer les RASED que de payer des heures sup pour des stages de remise à niveau certainement inefficaces pour les élèves en situation d’échec lourd, comme le dit botaniquement Catmano.

Écrit par : chevreuil | 20 mai 2008

notent que le ministère ferait mieux de renforcer les RASED que de payer des heures sup pour des stages de remise à niveau certainement inefficaces pour les élèves en situation d’échec lourd, comme le dit botaniquement Catmano.

Ecrit par : chevreuil | 20 mai 2008

Je ne parle pas forcément de cas lourds...
Enfin, entendons-nous, ces petits-là n'entreront pas forcément à Polytechnique, bien sûr, mais il arrive parfois qu'avec un an de plus, ce qui paraissait totalement inespéré devienne tout à coup parfaitement normal.

Écrit par : catmano | 20 mai 2008

"La critique des programmes 2008 bat son plein dans mon département ."

Ecrit par : chevreuil | 20 mai 2008

Les critiques des programmes battent aussi son plein dans le mien... ;-)
Ne prenez-vous pas vos désirs pour des réalités, en affirmant que la nomination de Philippe Meirieu provoquerait une levée de boucliers? Je n'en suis pas si sûr!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

mais il arrive parfois qu'avec un an de plus, ce qui paraissait totalement inespéré devienne tout à coup parfaitement normal.
Ecrit par : catmano | 20 mai 2008
Tout à fait d’accord, et la décision de faire redoubler un élève est toujours un moment difficile, quand on est partagé entre l’espoir de le voir mûrir et profiter de cette année supplémentaire et la crainte que le redoublement se solde par une stagnation. Pour certains c’est le soulagement de profiter d’un sursis avant le saut au collège, pour d’autres, ce peut être un sentiment d’échec qui les démobilise. Je dis à chaque fois aux parents des élèves que je maintiens au CM2 que c’est un pari sur l’avenir, que rien ne garantit l’efficacité d’un redoublement. C’est aussi le même sentiment que j’ai pour le passage en sixième de tel enfant ric-rac, avec des sueurs froides quand je croise leurs professeurs l’année suivante au collège.
Bref, un grand moment de solitude (même en équipe) !

Écrit par : chevreuil | 20 mai 2008

"Mais, monsieur le Ministre, ce n’est pas tellement l’évaluation qu’il faut renforcer : c’est l’enseignement lui-même !" Entièrement d'accord. On s'épuise à faire de l'aide individualisée en 2de, sans résultats, parce que les élèves n'ont pas assez pratiqué les années précédentes ! Bientôt autant de remédiation que d'enseignement...

Écrit par : mademoiselle lelongbec | 21 mai 2008

à FG : le stage d'été chez la marraine d'Oléron ne suffira probablement pas à redresser un QI d'huître.

En revanche, on pourra utilement envoyer des recruteurs dans le camping camif de l'île pour les convaincre de remédier aussi l'été.

En trouvera-t-on autant à Bruay en Artois ?

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Le redoublement, c'est du lard et du cochon. J'ai vu des gamins faire une deuxième année de seconde (ou une deuxième année de terminale) pire que la première année, d'autres devenir peu à peu studieux et positifs face au travail scolaire, sans doute parce qu'ils avaient mûri entre temps.
J'en ai connu qui étaient entrés de justesse au lycée, pour obtenir deux ans plus tard le Bac S du premier coup, et même deux élèves qui avaient redoublé leur première S (une rareté, car il fallait demander à le faire), dont les résultats en terminale étaient tellement médiocres que la pertinence de leur orientation nous laissait dans le doute, mais qui ont eu le Bac à la fin de l'année, décrédibilisant de ce fait (dans ce sens, certes, ce n'est pas plus mal pour elles) le corps enseignant.

Sinon, oui, on peut réduire considérablement les redoublements, en cessant de prendre le lycée général pour la voie royale vers la réussite personnelle et la voie professionnelle pour le cimetière des ratés. Parce que, quoi qu'on en dise, il y a une part d'inné dans les aptitudes intellectuelles, et que l'on ne fera pas un nouvel Einstein du petit Dugland, même avec un milliard d'euros.

Écrit par : moot | 21 mai 2008

"Mais, monsieur le Ministre, ce n’est pas tellement l’évaluation qu’il faut renforcer : c’est l’enseignement lui-même !" Entièrement d'accord."
Ecrit par : mademoiselle lelongbec | 21 mai 2008

Peut-être qu'"on" cherche à se déculpabiliser d'enseigner moins en nous demandant d'évaluer plus? Ou à se rassurer à bon compte?
En tous cas, plus la formation des ¨PE" diminue en temps, plus la quantité d'évaluation à fournir est titanesque.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

"on ne fera pas un nouvel Einstein du petit Dugland, même avec un milliard d'euros."

Ecrit par : moot | 21 mai 2008

Personne n'a jamais prétendu une chose pareille, si?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

" Personne n'a jamais prétendu une chose pareille, si?"
écrit par Christophe Sibille

J'ai eu des collègues d'obédience marxiste qui n'étaient pas loin de le penser.A les entendre, les aptitudes intellectuelles dépendaient exclusivement du milieu.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Ce que je voudrais, c'est que notre "beau pays" ait encore la volonté de laisser leur chance aux petits canards boiteux qui, bien instruits par des collègues bien formés, ont quand même besoin de plus de temps que les autres.
Ecrit par : catmano | 20 mai 2008
Et que notre « beau pays » ait encore la volonté de considérer l’école comme une priorité et de lui donner les moyens –oui, je sais, ça fait syndical- de fonctionner correctement. Depuis dix ans, l’effectif de nos classes tourne à 28-30 élèves en ville. J’ai peur que la nécessaire refondation des programmes soit emportée par la tourmente soulevée par la politique de suppression de postes. Personnellement, cette idée des stages pendant les vacances me laisse perplexe : ils ne doivent pas servir à pallier les insuffisances de prises en charge des enfants en difficulté, et en même temps, j’enrage de voir des parents aux revenus modestes se tourner vers des officines privées de cours de soutien à 200 euros par mois. Que faire ?

Trouvé sur un site consacré à l’école finlandaise :

L'ambition de concilier des exigences élevées avec l'égalité des chances est poursuivie de façon conséquente: les effectifs des classes sont modestes (jusqu'à 20 élèves); deux maîtres se partagent la classe grâce à la présence fréquente d'assistants; le travail par petits groupes respectant les différents rythmes d'apprentissage des enfants est la règle. Et surtout, les écoles finlandaises organisent un appui individualisé pour tous les élèves en difficulté. Une gageure surtout que la part des enfants recourant à ces soutiens (en moyenne 17% l'an dernier à Helsinki) augmente. Même les cas «impossibles», comme dit un recteur, sont pris en charge à l'intérieur de l'école par des maîtres spécialisés.
Cf : http://assoreveil.org/pisa_2003.html

Il me semble que les 100 % de réussite et le zéro défaut méritent un autre traitement que celui qui est à l’oeuvre en ce moment de la part du gouvernement.
Quid des RASED dans les écoles pour les années qui viennent ?

Écrit par : chevreuil | 21 mai 2008

« Mon frère, il a jamais rien foutu et il est en terminale ! Pourquoi que je m'inquièterais. »

La vérité sort de la bouche des élèves ! Ils apprenent des choses dans leur sea

Écrit par : Lariba | 21 mai 2008

Ouh la !
Je finis ma phrase : La vérité sort de la bouche des élèves ! Ils apprennent des choses dans leur long seat time, pardon, leur scolarité.

Écrit par : Lariba | 21 mai 2008

" Personne n'a jamais prétendu une chose pareille, si?"
écrit par Christophe Sibille

J'ai eu des collègues d'obédience marxiste qui n'étaient pas loin de le penser.A les entendre, les aptitudes intellectuelles dépendaient exclusivement du milieu.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Tiens, où l'on reparle de l'inné et de l'acquis.
Quand je disais naguère que c'est un sujet hautement idéologique.
Exercice pour lundi : le redoublement est-il génétique ?

Écrit par : yann | 21 mai 2008

"J'ai eu des collègues d'obédience marxiste qui n'étaient pas loin de le penser.A les entendre, les aptitudes intellectuelles dépendaient exclusivement du milieu."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Vraiment? Le milieu peut changer énormément de choses, mais prétendre qu'il n'y a rien au départ est très vraisemblablement une énorme escroquerie intellectuelle.
Maintenant, effectivement, arguer du fait que tout soit inné pour ne rien tenter d'infléchir concernant l'acquis, comme le laissent souvent entendre de manière plus ou moins explicite certains apôtres d'une droite bien... droit dans ses bottes, c'est une autre mer de champ.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

« Mon frère, il a jamais rien foutu et il est en terminale ! Pourquoi que je m'inquièterais. »

La vérité sort de la bouche des élèves ! Ils apprenent des choses dans leur seat time, pardon, leur scolarité.

Ecrit par : Lariba | 21 mai 2008

Euuuh ! J'ai jamais rien foutu non plus jusqu'en terminale, en fait jusqu'à 15 jours du bac.
Faut pas désespérer.

Écrit par : yann | 21 mai 2008

Nota bene : j'en suis pas plus fier que ça...

Écrit par : y | 21 mai 2008

Je me verrais bien en professeur "coordonateur plénipotentiaire" de religion comparée avec une un turban d'un mètre de haut et une tunique sobre, bleu-marine et or, brodée de croissants, d'étoiles de David et de croix, pour ne pas vexer les susceptibiltés. (il faudrait aussi prévoir un caducée et des brodequins à semelles compensées d'une dizaine de centimètres et quelques bagues, discrètes : lapis-lazzuli, chrysolites, améthystes...)
Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Robin nommé Grand Mamamouchi ! Un poste vacant dans l'Education Nationale depuis plus de trois siècles !

Par contre attention : Si Allègre revient, il voudra certainement "dégraisser le mamamouchi".

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

"Sinon, oui, on peut réduire considérablement les redoublements, en cessant de prendre le lycée général pour la voie royale vers la réussite personnelle et la voie professionnelle pour le cimetière des ratés."

Bien sûr ! Pour réduire les redoublements, il n'y a qu'à cesser d'envoyer en Seconde des élèves qui ne VEULENT pas y être et qui ne PEUVENT pas suivre ! Et envoyer en voie profesionnelle, avec une formation générale solide mais adaptée, les élèves qui veulent y aller dès la fin de la cinquième (comme ça se faisait avant).

Ils n'ont pas pensé à ça, rue de Grenelle ?

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

"Parmi les éléments les plus saillants et qui n'avaient pas encore été évoqués ces dernières semaines figure un renforcement de l'évaluation : celle des acquis des élèves, qui sera systématiquement communiquée aux familles, comme celle des écoles et des enseignants, contrepartie d'une “liberté pédagogique” solennellement réaffirmée, laissant aux enseignants le choix des méthodes… »
Jean-Paul Brighelli

Un gros doute sur le "renforcement" de l'évaluation : suppression des évaluations de 6°, déplacement des tests de CE2 en CM2 avec contenu identique voire même simplifié (si, si, c'est possible...) pour quel résultat ? Un niveau qui remonte avec Darcos ? Le collège qui redeviendra -antienne des pédagogistes- le "maillon faible" ?

Cette révolution de l'évaluation du primaire est passée largement inaperçue malgré quelques posts ici même et un article du Canard repris sur le site de Sauver les Lettres.

Écrit par : victor | 21 mai 2008

Un gros doute sur le "renforcement" de l'évaluation : suppression des évaluations de 6°, déplacement des tests de CE2 en CM2 avec contenu identique voire même simplifié (si, si, c'est possible...) pour quel résultat ? Un niveau qui remonte avec Darcos ? Le collège qui redeviendra -antienne des pédagogistes- le "maillon faible" ?

Cette révolution de l'évaluation du primaire est passée largement inaperçue malgré quelques posts ici même et un article du Canard repris sur le site de Sauver les Lettres.

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

C'est c'la, oui ! Exactement cela.
L'évaluation CE1 est reportée au milieu de l'année scolaire (elle se déroulait depuis deux ans au mois d'octobre, après un gros mois de remise à jour des acquis du CP), elle vérifiait en gros que l'élève avait acquis les bases du déchiffrage, savait lire et écrire les nombres jusqu'à 100 et effectuer un calcul simple (addititif seulement).
Si elle reste identique, on vérifiera cela au milieu du CE1, laissant toute latitude aux PE d'étaler l'apprentissage du déchiffrage sur un an et demi et de n'introduire que très parcimonieusement la grammaire et le calcul sur la fin du CE1.
De même l'évaluation CM2 (ancienne évaluation CE2 recyclée à la baisse pour la plupart des items) sera passée en milieu d'année et servira à détecter les élèves pour qui la semaine de stage des vacances de printemps et les deux semaines des vacances d'été (si les parents le jugent bon) serviront de visite à Lourdes pour rattraper les trois années de retard.

Écrit par : catmano | 21 mai 2008

A la rentrée lorsque j'ai dit à mon inspecteur que mes élèves de CM2 avaient plutôt réussi les évaluations et heureusement puisque c'était presque les mêmes que l'année précédente en CE2, celui-ci m'a répondu "il ne faut pas parler comme ça... et bla bla bla...". A chaque réunion de rentrée j'explique aux parents que même si je vais évaluer leur enfant je ne ferai pas que cela sinon je pourrais tapisser les murs de ma classe de compétences! Plutôt que d'évaluer des compétences je préfère contrôler les connaissances.

Écrit par : Gedeon | 21 mai 2008

"De même l'évaluation CM2 (ancienne évaluation CE2 recyclée à la baisse pour la plupart des items) "

A qui en imputer la faute ? J'imagine que ce n'est pas Darcos qui a fait cette évaluation, et qu'il n'a pas non plus donné pour instruction de reprendre celle du CE2.

On en revient donc encore et toujours à la même question :
QUI a lancé cette évaluation CM2 composée des sujets CE2 rendus plus faciles ? En général, quand on sait le nom de la personne, on connaît l'idéologie qui sous-tend l'action.

D'ailleurs, JPB ne nous a jamais livré les noms des gens qui ont oeuvré à la réfection des programmes de primaire et de collège. On ne sait meme pas si celle des programmes de lycée est en cours actuellement. J'aurais bien voulu savoir pourquoi il nous est impossible de savoir qui a refait ces programmes. Je n'ai même pas lu de sa part qu'il y ait participé, alors qu'il me semble que c'était le cas (?)

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

il y a une part d'inné dans les aptitudes intellectuelles, et que l'on ne fera pas un nouvel Einstein du petit Dugland, même avec un milliard d'euros.
Ecrit par : moot | 21 mai 2008

Il y a une part de hasard et de beaucoup d'autres choses dans les aptitudes intellectuelles. De même qu'il y a une part de pas mal d'autres choses dans le fait que des types nullissimes avérés parviennent à se faire une place et à s'y maintenir. Voyez Antibi.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2008

Il y a une part de hasard et de beaucoup d'autres choses dans les aptitudes intellectuelles. De même qu'il y a une part de pas mal d'autres choses dans le fait que des types nullissimes avérés parviennent à se faire une place et à s'y maintenir. Voyez Antibi.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Et lycée de Versailles.
Et c'est reparti pour un tour, un crochet du droit, un direct du gauche. Voilà un domaine sur lequel le rideau de fer n'est pas près d'être levé.

Écrit par : yann | 21 mai 2008

Et lycée de Versailles.
Et c'est reparti pour un tour, un crochet du droit, un direct du gauche. Voilà un domaine sur lequel le rideau de fer n'est pas près d'être levé.
Ecrit par : yann | 21 mai 2008

:-))))

Écrit par : guy morel | 21 mai 2008

Bonjour, je ne fais que passer...pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 21 mai 2008

Lancer l'idée des stages d'été , comme les heures de soutien , pour le bien des élèves et pour éviter les redoublements n'est que le moyen de faire passer la pilule du changement de STATUT des profs : beaucoup de présence dans les établissements , et plus qu'un mois de vacances , l'été .
Les proviseurs ont depuis un moment déjà la consigne de ne pas faire redoubler . Il n'y a donc pas de quoi se réjouir d'être métamorphosés bientôt en moniteurs de colos à plein temps , l' école devenant , pour le bonheur des parents une super garderie gratuite , l'été aussi !
Du coup ,ils ne se battront plus du tout pour les faire passer , ils demanderont des cours d'été . D'ailleurs , n'est-ce pas ce qu'on entend dire par les parents , chaque fin d'année , au moment des décisions de passage :" Il prendra des cours cet été " ! Phrase qui nous exaspère et à laquelle nous répondons :" Ce n'est pas en quelques semaines que votre enfant rattrapera toute une année scolaire !"
Donc , une fois l' évolution de notre métier concrétisée sur le terrain grâce à la bonne volonté des profs et à leur conscience professionnelle ( la corde sensible et celle du violon ! ) , une fois que nous serons des animateurs avérés , eh bien , il ne restera plus qu' à transformer le statut pour qu'il corresponde à nos nouvelles attributions ! Et le tour est joué .En douceur !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

@ Yann,
vous avez raison, mais je ne vois vraiment pas ce que ces histoire d'inné et d'acquis viennent fiche dans cette question du redoublement.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2008

Le milieu peut changer énormément de choses, mais prétendre qu'il n'y a rien au départ est très vraisemblablement une énorme escroquerie intellectuelle.

Ecrit par : Christophe Sibille

Merci Christophe, j'abonde dans votre sens. J'ajoute qu'il ne faut pas confondre caractère inné et caractère héréditaire.

Écrit par : moot | 21 mai 2008

Bonjour, je ne fais que passer...pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 21 mai 2008

Ouais, mais de plus en plus en retard ! :-))

Écrit par : victor | 21 mai 2008

Pour rendre à César... :

Le Canard Enchaîné du 12/09.

Alors que le débat sur l'avenir de l'école et sur le niveau de l'enseignement, alimenté par les discours et les annonces de Sarkozy, bat son plein, les instituteurs de CM2 viennent de recevoir un document qui les laisse pantois. Celui-ci, appelé "livret d'évaluation", contient des questions (maths, orthographe, grammaire) à poser aux élèves pour évaluer leurs connaissances un an avant l'entrée au collège.

Or une bonne partie de ce livret est la copie conforme (à quelques nuances près) du livret d'évaluation proposé, l'an dernier, ... en CE2 ! Autrement dit, le niveau réclamé pour ces enfants de 10 ans est celui des petits de 8 ans. "Ce livret est un cache-misère, enrage un instituteur de l'Oise. Pour faire croire que le niveau monte, il suffit de diminuer la difficulté des exercices."

Le document a été élaboré avant l'arrivée de Darcos à l'Education nationale, mais il tombe mal : le Haut conseil de l'éducation vient de publier une étude déplorant que 40% des enfants ne maîtrisent pas les acquis de base à la sortie du primaire. Sarko, dans la "Lettre aux éducateurs", proclame : "Il nous fut élever progressivement le niveau d'exigence à l'école primaire puis au collège..." Ca commence bien.

Le ministère de l'Education nationale minimise l'importance de ces livrets et l'ampleur du "plagiat". "Ces tests, précise un porte-parole, sont surtout destinés à repérer les élèves en grande difficulté." Quant à Darcos, arrivé Rue de Grenelle voilà quatre mois déjà, il n'était visiblement pas au courant de ces facéties. Ne pas maîtriser les connaissances de base de son ministère, c'est très préoccupant.

J.-F. J

Écrit par : victor | 21 mai 2008

une fois que nous serons des animateurs avérés , eh bien , il ne restera plus qu' à transformer le statut pour qu'il corresponde à nos nouvelles attributions ! Et le tour est joué .En douceur !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Exactement!

S'agissant de l'idée généreuse et pleine de bon sens d'apporter un surcroît d'instruction à des élèves en panne (on dit "en souffrance", officiellement) il serait bon d'évaluer (puisque qu'on ne jure que par l'évaluation) les nombreux dispositifs déjà mis en place, dans les collèges par exemple.
Ainsi dans mon collège, certains élèves bénéficient déjà jusqu'à 8 heures supplémentaires d'aide et de soutien, par semaine (PPRE, études obligatoires , et soutien).
Pour des résultats très très médiocres aux dires des collègues, qui eux, naturellemnt, en tirent un bénéfice pécunier non négligeable. Et j'entends qu'on inciterait ces élèves à revenir au collège pendant les vacances scolaires?
Mais dans quel monde vivons-nous?

Écrit par : marigot | 21 mai 2008

Les PPRE c'est des conneries inutiles et qui coutent cher.

Ca, ils s'en sont rendus compte, au ministère ?

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Lorsque j'étais en seconde (c'est à dire un peu après l'extinction définitive des dinosaures), j'ai "bénéficié" de travaux à faire pendant l'été avec examen tout début septembre pour pouvoir rentrer en 1èreC.

Je me suis coltiné un bouquin d'exercices de maths que j'ai fait tout seul, chaque après midi de juillet et d'aout avec mes cours de l'année. Je n'irai pas jusqu'à dire que la chose m'ai ravi mais à aucun moment, je n'ai pensé que c'était injuste ou je ne sais quoi. J'avais, au fond, confiance en ce que m'en avait expliqué mes professeurs et mes parents ; l'aiguillon de la fierté habilement activé a fait le reste.

Pas la peine de déranger Trucmuche ou Dugland du camping camif pour ça.

La mentalité générale a cependant bien changé depuis ; la dérive perverse est écrite dans la mesure même * : le club Mickey des ayant-droit à cours d'été va se constituer. Ils ne sont pas assez stupides, cependant, pour ne pas comprendre que leur intérêt est d'exploiter la faiblesse du système (et des adultes qui vont avec **) pour tirer tout vers eux, c'est à dire vers le bas.

* ce n'est pas le premier coup tordu de ce genre au Moloch : les cours d'été seront à l'échec scolaire ce que les TPE sont depuis longtemps au copier/coller : une réussite !

** dans mon lycée, on observe une nette accélération des notes écrites du proviseur suggérant (pour l'instant) aimablement de diminuer les exigences pour Kevin ou Michael qui, les pauvres, patati et patata....

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Il y a une part de hasard et de beaucoup d'autres choses dans les aptitudes intellectuelles. De même qu'il y a une part de pas mal d'autres choses dans le fait que des types nullissimes avérés parviennent à se faire une place et à s'y maintenir. Voyez Antibi.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Pour confirmer, s'il en est besoin, ce que dit Guy, une conférence d'Antibi l'entubeur devant les "cadres" de la maison :

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=819&cHash=77fd04577b

Écrit par : victor | 21 mai 2008

"Pour confirmer, s'il en est besoin, ce que dit Guy, une conférence d'Antibi l'entubeur devant les "cadres" de la maison"

En l'occurence, il ne s'agissait peut-être pas de faire connaître la pensée de pointe d'Antibi aux futurs inspecteurs / proviseurs en formation mais plutôt de tester leur capacité * à écouter des conneries sans broncher pendant près de 2 heures juste parce que l'institution l'a demandé.

Celui qui est sorti pour défèquer au bout d'une heure a frôlé la révocation et n'a dû son salut qu'au disfonctionnement de la chasse d'eau et à l'esprit positiviste de la direction.

* certains affirment qu'il s'agit d'une compétence.

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

déféquer...

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Antibi est comme les autres pédagogos : il ne sait rien mais il a des "capacités et des compétences". Et cel

Écrit par : Lariba | 21 mai 2008

Antibi est comme les autres pédagogos : il ne sait rien mais il a des "capacités et des compétences".

Écrit par : Lariba | 21 mai 2008

"le club Mickey des ayant-droit à cours d'été"

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Je crois que c'est: "des ayants-droit", Dugong... Il me semble bien m'être fait avoir par cette expression dans la dictée de Pivot, en 1987...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Antibi est comme les autres pédagogos : il ne sait rien mais il a des "capacités et des compétences".
Ecrit par : Lariba | 21 mai 2008
Le problème est qu'il sert les gestionnaires qui depuis 1976 ont fait des redoublements un question de "gestion". Un enfant coûte cher ; est-ce qu'un jour les gestionnaires vont imposer l'idée que la solution consiste à ne plus faire d'enfants ? Antibi fournit à ces ânes mal instruits la solution : on ne note plus, on fait avancer et on fait fait faire des études prolongées à tous parce qu'un étudiant coûte moins cher qu'un Rmiste.
Meirieu, là-dedans, c'est le gars qu'on apprécie parce qu'il enrobe cela d'une sauce lénifiante.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2008

Le problème avec "ayants-droit" c'est qu'il sont toujours nombreux et donc au pluriel...

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

En l'occurence, il ne s'agissait peut-être pas de faire connaître la pensée de pointe d'Antibi aux futurs inspecteurs / proviseurs en formation mais plutôt de tester leur capacité * à écouter des conneries sans broncher pendant près de 2 heures juste parce que l'institution l'a demandé.
Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

C'est sans doute ça ! :-)))

Écrit par : victor | 21 mai 2008

Celui qui est sorti pour déféquer* au bout d'une heure a frôlé la révocation et n'a dû son salut qu'au dysfonctionnement de la chasse d'eau et à l'esprit positiviste de la direction.

* certains affirment qu'il s'agit d'une compétence.

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Vous auriez presque pu écrire ça, Dugong!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Je suis vote blog depuis quelques temps avec le plus grand intérêt et je souscris à la plupart des propos qui y sont tenus : pas de bla-bla pédagogiste, des idées claires, etc.

Il y a toutefois une question que je n'ai pas vue aborder et qui me semble pourtant cruciale : comment amener un élève de collège ou de lycée d'aujourd'hui à réellement travailler ? A travailler avec profit ? Comment réintégrer cette notion de l'effort, ranimer la curiosité intellectuelle ? Il faut bien l'avouer, l'élève moyen est gentil, poli, attachant mais il est totalement inculte, ignare et se fiche parfaitement de nos états d'âme quand nous constatons l'indigence de son vocabulaire, de son ortographe et de sa grammaire. Et ça s'aggrave...

Exemple vécu : je suis professeur d'anglais dans un lycée de Nice. Il y a dix ans, un point de vocabulaire était abordé en anglais, expliqué en anglais et (souvent) compris. Il y a cinq ans, il a fallu l'aborder en français et il était compris. Aujourd'hui, ça ne passe plus, même en français. Aujourd'hui même durant un entraînement à la version, j'ai réalisé que 80% des élèves de la Première L (L !!!) avec qui je travaillais ne connaissaient pas le verbe "contrecarrer"... Je vois des élèves qui sont rivés à leur portable avant même de sortir de la salle de cours -avec l'écouteur du MP3 dans l'autre oreille. Des élèves dorment en cours le matin pour avoir passé la moitié de la nuit sur MSN. Pire, dans une classe, des élèves payent le meilleur élève pour qu'il "retouche" leurs devoir. Comment lutter ?

Il me semble que la lutte contre l'échec scolaire commence par l'apprentissage du travail. A quoi bon multiplier les heures de soutien si les élèves vident leur cerveau à la sortie de la salle ??? Et encore, je fais partie des profs heureux qui ont un cours vivant et animé - au prix il est vrai d'une débauche d'énergie incommensurable. Quid des autres ? Les parents veulent participer au travail des collèges et lycées, soit, pourraient-ils commencer à la maison ?

Le niveau d'implication des parents est tellement bas que les Fédérations de parents d'élèves ne représentent qu'elles-mêmes, ce que confirmera tout prof qui voit en conseil de classe que les délégués de parents n'ont souvent AUCUN retour de ceux qu'ils représentent. L'éducation est l'affaire de tous et l'école seule n'arrivera à rien sans l'implication active des parents.

Écrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

La problématique qui a servi à justifier l'allégement des programmes du primaire c'était déjà celle des retards scolaires. (voir Prost ). Quarante ans après, on en est où ? À la circulaire de l'IA de Vesoul.
Et l'on parle de mettre des cours pendant les vacances ( et pourquoi pas la nuit ?) : moins d'école qui fait son boulot, mais toujours plus d'école pour faire le boulot qui n'a pas été fait.
Des heures sup parce que les heures normales sont mal payées.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2008

"L'éducation est l'affaire de tous et l'école seule n'arrivera à rien sans l'implication active des parents."

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Je crois que vous avez répondu, (et fort bien), à la question que vous posez vous-même!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Des stages d'été? Mais il faudrait d'abord remettre les pendules à l'heure dans le cours de l'année et regarder ce qui se passe tout au long d'une année de collège. OUVREZ LES YEUX, Monsieur Brighelli avant de proposer des choses pareilles!
Les chefs d'établissements dans les collèges, dans beaucoup de collèges prennent à longueur de temps nos heures d'ENSEIGNEMENT pour en faire des heures d'ANIMATION et sans nous demander notre avis, en nous mettant devant le fait accompli ( familles informées sur le carnet de liaison que telle ou telle animation aura lieu à telle date, projets votés en CA avec l'appui des parents, soutien des collègues trop contents de NE PAS FAIRE COURS). Les cours d'enseignement sont devenus très accessoires au collège. Aujourd'hui encore, j'ai cherché mes élèves à 10h pour un cours d'une heure et je les ai retrouvés dans une salle avec les infirmières, le chef d'établissement et la presse locale...
Alors nous demander d'aller faire du rattrapage l'été? Mais commençons à les faire TRAVAILLER EN COURS ET TOUTE L'ANNEE!
Et je vous assure que je n'exagère en rien. Même les collègues pédagos murmuraient ce matin, que, quand même, le chef en fait beaucoup ( même si ces profs ont voté au CA les dites animations, d'ailleurs.)
Il est loin le temps où j'entendais des collègues dire en fin d'année, inquiets: je ne vais pas réussir à boucler mon programme! Les programmes en collège, vaste foutaise; cela fait longtemps que tout le monde s'en moque: les petits doivent être bien ensemble. Les vrais cours, c'est ringard ( même les parents vous le disent)
Remettez les profs et les élèves au travail, il y aura moins de redoublement et virez tous les chefs d'établissements qui donnent dans l'animation. C'est facile à vérifier! Mais comme le ministère leur file du fric pour les faire, c'est un comble qu'il ns propose après de rattraper les conneries qui sont faites toute l'année.
Donc si je résume: animation pendant l'année et vrai boulot pendant les stages d'été!
Vous marchez sur la tête, Brighelli, en ne tapant pas là où il faut!
Mais bon sang, venez voir ce qui se passe dans certaines académies: les vrais cours d'enseignement sont devenus accessoires, totalement secondaires. Le mot de lieu de vie pour le collège est une réalité pour certains d'entre eux et vive l'autonomie à venir prévue par Darcos and co; on aura encore plus d'animation pendant l'année!

Écrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Le mot de lieu de vie pour le collège est une réalité pour certains d'entre eux et vive l'autonomie à venir prévue par Darcos and co; on aura encore plus d'animation pendant l'année!
Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

"Lieu de non-vie" : des asticots dans la sciure.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2008

"comment amener un élève de collège ou de lycée d'aujourd'hui à réellement travailler ? A travailler avec profit ? Comment réintégrer cette notion de l'effort, ranimer la curiosité intellectuelle ?"

Commence déjà par vérifier s'il sait lire 'correctement' !

Écrit par : toto | 21 mai 2008

Donc si je résume: animation pendant l'année et vrai boulot pendant les stages d'été!
Vous marchez sur la tête, Brighelli, en ne tapant pas là où il faut!

écrit par Sanseverina

Erreur Sanseverina , on finira par les emmener en voyage l'été aussi , parce que ... ça nous fera des vacances ...

Taper où il faut , ce serait taper fort là où ça fait mal , c'est à dire ,bientôt , avec le bac ! Mais combien seraient partants pour le faire péter ???

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Le problème est plus compliqué que ça Toto, les élèves ne lisent pas parce qu'ils ne savent pas lire et ils ne savent pas lire parce qu'ils ne lisent pas. Sondage fait par un collègue sur 140 élèves de seconde : 90% des élèves ne lisent que le livre imposé par les profs de français (singulier, ils n'osent plus en proposer deux); dans les dix pour cent restants, la lecture se résume généralement à Harry Potter et Stephen King. Les vrais lecteurs sont rarissimes. Certains élèves vont jusqu'à se contenter du film tiré du livre s'il existe (Mme Bovary par exemple); ils n'ont même plus la "force" de lire les profils d'oeuvres....

Écrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Dans mon lycée, en 2003, nous étions 3 sur 240 à être partants, les autres trouvaient ça "violent". Ils n'avaient certainement jamais été coincés dans une manif de marins-pêcheurs en colère...

Écrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Mais bon sang, venez voir ce qui se passe dans certaines académies: les vrais cours d'enseignement sont devenus accessoires, totalement secondaires. Le mot de lieu de vie pour le collège est une réalité pour certains d'entre eux et vive l'autonomie à venir prévue par Darcos and co; on aura encore plus d'animation pendant l'année!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Et c'est la même chose en primaire... pour nombre de mes collègues.
J'ai reçu dans ma classe en janvier une fratrie de deux nouveaux élèves, l’un au CP et l’autre au CE1.
Celui de CE1 avait dans ses bagages un très joli PPRE, tout conforme et tout et tout, des jolis mots bien ronflants, tout un tas de non-acquis validés grâce aux fameuses évaluations CE1, un projet de remédiations diverses et variées dont la seule valable était de conseiller aux parents de confier à un orthophoniste ce que l’école n’avait pas le temps, ni le courage de faire : lui apprendre à lire et à écrire. Avec si possible des méthodes éprouvées dans le démontage des mauvais réflexes, puisque l’école lui avait appris à essayer de deviner le plus de mots possible en en déchiffrant le moins possible et à tracer péniblement les quelques lettres qui surnageaient dans sa vision globale du tableau ou dans sa conscience phonémique très aléatoire.
Ni l’un, ni l’autre n’avait la moindre idée de ce à quoi servait un cahier, ni de la façon dont on trouvait la page d’un livre. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ils ne savaient pas non plus participer à un débat oral, chanter en chœur, dessiner, danser, découper ou écouter une histoire. Lorsqu’on leur demandait ce qu’ils faisaient dans leur ancienne école, ils répondaient invariablement : « Des activités».
Dans ces activités, la lecture ne devait pas être à l’honneur, l’écriture, non plus, car l’élève de CE1 déchiffrait et écrivait moins bien que mes CP et celui de CP n’était pas plus avancé que mes GS en lecture et à peine plus habile qu’eux en écriture. Les mathématiques avaient semble-t-il été un peu mieux traitées, à moins que cela ne tienne qu’au hasard de l’hérédité et aux stimulations d’une vie familiale riche en occasions de se demander combien on a de cartes à jouer, combien on avait de billes au début de la partie et combien on aura de jolies barrettes fluo si maman consent à en acheter encore une pochette de trois.
Tout cela pour en venir au redoublement que les parents ont sollicité pour leur aîné. C’est bien ma veine, juste l’année où not’ bon miniss’ a décidé de faire baisser le taux annuel !
Il a avancé ce pauvre gosse, vraiment avancé. Il sait lire, mais encore très lentement, commence à bien recopier le tableau mais a encore vraiment beaucoup de peine à faire un exercice seul sans se laisser peu à peu reprendre par ses anciennes habitudes. Ses parents sont conscients que l’envoyer au CE2 équivaut à le laisser foncer droit dans le mur, ce qui est quand même remarquable puisque notre Administration n’est pas capable de la même lucidité. Si j’opte pour le redoublement, je vais être obligée de rédiger un PPRE... J’y marque quoi, dessus ? « L’enfant W. ayant réellement commencé sa scolarité en janvier 2008, il n’a pu en six mois combler ses lacunes et bénéficiera donc l’année prochaine des leçons qu’il n’a pu ingurgiter, malgré le choix d’un entonnoir adapté et les quarts d’heure de soutien à tire larigot » (le pauvre gosse n’a pas dû faire une récréation complète depuis le mois de janvier) ?

Écrit par : catmano | 21 mai 2008

Révolution au Moloch !

Le Maître du Moloch vient de commenter la remise du rapport e-Educ sur les TICE.

Il nous dit notamment ceci :

"- l'obligation pour les établissements d'utiliser le cahier de texte électronique, ce qui permettra de mieux informer les familles, tout en introduisant une souplesse nouvelle dans la personnalisation des travaux demandés aux élèves,

- l'objectif « zéro papier » pour les échanges internes à l'établissement scolaire. J'observe d'ailleurs que cette dématérialisation des échanges administratifs ou pédagogiques entre les personnels de l'établissement scolaire est facile à réaliser à travers un ENT, et cela de façon sécurisée."

Le cahier de texte sera-t-il interactivement fun ? Pourrais-je surveiller (et punir) Kevin en le surprenant chez lui en train de chater * sur MSN au lieu de faire l'exercice personnalisé que je lui aurais prescrit ? Qui me surveillera (et me punira) moi-même ?

Cela fait des années que j'utilise une adresse de courriel personnelle pour communiquer avec parents et élèves. J'en explique largement l'intérêt aux parents lors des réunions de rentrée. Je n'ai jamais reçu le moindre courriel de leur part. Plus, malgré mes demandes réitérées, pas moyen de faire le ménage de mon courrier administratif sur i prof. Malgré la case à cocher cochée **, je ne reçois jamais copie des courriels qui y arrivent sur mon adresse personnelle.

En bref, la seule chose intéressante dans les futurs ENT sera la corbeille mais elle ne fonctionnera pas...

Je vois bien le Moloch se dématérialiser complètement dans un brusque accès de lucidité sécurisée où il s'annihilerait lui-même (il est sa propre anti matière !)

Et puis le "zéro papier" au Moloch, quelle blague ! Que resterait-il à ses innombrables inutiles s'ils n'avaient l'obscurcissement de papier blanc vierge pour toute justification d'activité ?

* un t ou deux t à chater comme dans ...

** j'en étale pour qu'on me donne mon bédeuzi.

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Taper où il faut , ce serait taper fort là où ça fait mal , c'est à dire ,bientôt , avec le bac ! Mais combien seraient partants pour le faire péter ???

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Ne faites surtout pas ça !
Comme il n'y aura pas de place pour accueillir en lycée les élèves devant redoubler leur terminale pour cause de non-obtention du bac, ils vont mettre en place des procédures d'accueil sans le bac en université et après, ils diront : "Eh bien ! Ils ne réussissent pas plus mal que leurs prédécesseurs, ces petits non-bacheliers (ni mieux d'ailleurs) ! La v'là, notre preuve que le bac ne sert à rien !"
Et toc ! Emballez, c'est pesé !

Écrit par : catmano | 21 mai 2008

Et bien sûr , Amélie a raison; il faudrait être d'une naïveté sans borne pour croire que le ministère propose ces stages de travail d'été de manière innocente.
Fournir des moyens pour de l'animation à la place des cours, inciter les chefs d'établissements à faire cela et d'un autre côté demander aux profs de faire de l'enseignement pendant les vacances, est illogique et ne répond qu'à la logique de destruction du statut actuel des enseignants. Un truc de plus pour tenter de contourner le problème qui se pose à notre ministre? Leur faire faire 35H à mes collègues; mais comment m'y prendre? Alors on y va par petites touches: d'abord les heures supp, puis les stages d'été, puis le ministre nous dit qu'il va falloir revoir le métier d'enseignement, être présent auprès des élèves plus longuement ( comme Royal, même combat). Arrêtez de nous prendre pour des c... Messieurs Brighelli et Darcos.
En espérant qu'ils feront faire aussi du soutien aux profs de prépas. Mais la niche est bien gardée: on les reversera dans les facs avec un statut es-spécial.
In fine, Monsieur Brighelli, avec de semblables propositions vous êtes en train de jouer un rôle équivalent aux ex-MAFPEN que j'ai connus qui venaient nous dire du haut de leur chaire toutes les bonnes choses qu'on pourrait faire en bas sur le terrain, surtout pendant les vacances. Vous donnez des coups de canif pour blesser la bête et la pressurer.
Et vous êtes prêt, vous, à aller les faire les stages d'été?
Non, bien sûr c'est bon pour la valetaille qui n'a pas le piston nécessaire pour arrondir ses fins de mois par des jurys de concours.
Et les autres collègues, vous trouvez cela normal qu'on vous propose d'aller travailler pendant les vacances d'été parce qu'on vous paie trop mal pendant l'année et que le gouvernement refuse de revaloriser nos salaires?

Écrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Et puis le "zéro papier" au Moloch, quelle blague ! Que resterait-il à ses innombrables inutiles s'ils n'avaient l'obscurcissement de papier blanc vierge pour toute justification d'activité ?

Esatto!
Dugong, vous êtes souvent très bon!

Écrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Non, bien sûr c'est bon pour la valetaille qui n'a pas le piston nécessaire pour arrondir ses fins de mois par des jurys de concours.
Et les autres collègues, vous trouvez cela normal qu'on vous propose d'aller travailler pendant les vacances d'été parce qu'on vous paie trop mal pendant l'année et que le gouvernement refuse de revaloriser nos salaires?
Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Je ne crois pas que JPB ait du piston pour arrondir etc.
On peut être rude sur ce blog,mais pas ça !

Écrit par : guy morel | 21 mai 2008

Arrêtez de nous prendre pour des c... Messieurs Brighelli et Darcos.
En espérant qu'ils feront faire aussi du soutien aux profs de prépas. Mais la niche est bien gardée: on les reversera dans les facs avec un statut es-spécial.
In fine, Monsieur Brighelli, avec de semblables propositions vous êtes en train de jouer un rôle équivalent aux ex-MAFPEN que j'ai connus qui venaient nous dire du haut de leur chaire toutes les bonnes choses qu'on pourrait faire en bas sur le terrain, surtout pendant les vacances. Vous donnez des coups de canif pour blesser la bête et la pressurer.
Et vous êtes prêt, vous, à aller les faire les stages d'été?
Non, bien sûr c'est bon pour la valetaille qui n'a pas le piston nécessaire pour arrondir ses fins de mois par des jurys de concours.
Et les autres collègues, vous trouvez cela normal qu'on vous propose d'aller travailler pendant les vacances d'été parce qu'on vous paie trop mal pendant l'année et que le gouvernement refuse de revaloriser nos salaires?

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008


Je n'osais pas le dire , car je suis timide , OUI ARRËTEZ DE NOUS PRENDRE POUR DES CONS ! Et les profs , réagissez !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Rappelons nous que c'est le grand précurseur GCB qui, le premier (?), nous a incité à travailler l'été.

Il dit en particulier ceci dont je ne me lasserai jamais :

"Ce serait tellement riche si les pédagogues passaient des moments non scolaires avec les mômes : ça c’est mon vieux dada !"

Evidemment, il faut savoir lire entre les lignes.

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20060713_114326_gabriel_cohn_bendit__les_grandes.txt

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

nous a incités. C'est pas le jour. CS va encore me flinguer...

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Et puis le "zéro papier" au Moloch, quelle blague ! Que resterait-il à ses innombrables inutiles s'ils n'avaient l'obscurcissement de papier blanc vierge pour toute justification d'activité ?

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008


Après la dépigeonnisation, la dévirginisation... Ou alors il faut leur donner des palimpsestes...

Écrit par : Sergio | 21 mai 2008

Les professeurs devraient donner un mois tous les quatre ans, sans se faire payer, pour encadrer des jeunes. Ce serait tellement riche si les pédagogues passaient des moments non scolaires avec les mômes : ça c’est mon vieux dada ! Quelqu’un qui veut enseigner au lycée devrait faire des colonies de vacances et passer son Bafa. Je ne prétends pas qu’un professeur, c’est un moniteur de colonie, mais j’ai toujours dit que si on n’est pas capable d’animer des colonies, on ne peut pas être professeur.

écrit par GCB


On sera donc moniteurs des petits privés de vacances touristiques . Version pédagogique du centre aéré ! On mettra à notre disposition tous les fonds nécessaires , pour de jolis voyages ! Moi , j'aimerais bien partir à Cuba , en classes jumelées , avec Victor !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Ca s'agite au Moloch :

http://www.snes.edu/snesactu/IMG/pdf/lettre_darcos_19-05-08.pdf

Le livre blanc promis pour le mois de mai repoussé en juillet ?

Provocateur mais pas téméraire...

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

De l'utilité de la méthode globale pour concevoir "un protocole expérimental et le mettre en oeuvre en utilisant les outils appropriés" et permettre l'émergence d'un savoir citoyen favorisant l'amitié entre les peuples.
Animation sciences, ce matin. Comme d'habitude, les "travaux" des élèves circulent et parmi eux quelques feuilles sur la boussole avec le "protocole" expérimental suivant :

"Comment faire tourner l'aiguille de la boussole ?"
"Il faux prandre un turc en fer."

Voilà un beau projet citoyen : rechercher un turc en fer et le placer à proximité d'une boussole. Observer. Le tâtonnement sera bien entendu privilégié.
Après un débat démocratique duquel le maître se sera volontairement soustrait, les élèves pourront constater qu'on a beau être "fort comme un turc" en fer, on ne déboussole pas. On peut accueillir les Turcs dans l'Europe.

Écrit par : Louis Barthas | 21 mai 2008

Ca fait rêver , au retour , contents de nous et de ces échanges si fructueux avec les mômes , en TPE , on leur ferait faire l'album de leurs vacances avec leurs profs , si sympas et jamais fatigués !

http://blog.malte020707.effective-linguistique.com/

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Trois fois oui à ce que disaient Sanseverina et catmano un peu plus haut. Tout ce temps scolaire gâché, il est même impossible de décompter les heures perdues, il y en a trop et tout le temps (animations, sorties, projets, préparation d'activités, activités dites éducvatives, etc): c'est infernal, INFERNAL !! On sait le rôle joué par la fcpe dans cette tourmente pédagogiste qui met en grande difficulté les plus démunis des élèves et affaiblit les autres. En revanche, la peep défend certaines positions que beaucoup d'intervenants ici partagent.
Deux liens, le discours de la présidente de la peep lors du dernier congrès, et celui de Darcos, invité. Ils ne sont pas sans intérêt.

http://www.peep.asso.fr/upload/pdf/discours_ouverture_AK_congres2008.pdf

http://www.education.gouv.fr/cid21294/congres-de-la-peep-a-clermont-ferrand.html

Écrit par : Philippe | 21 mai 2008

Je vous soumets les propos d'un de mes anciens collègues qui a trahi la cause en fondant une boite de soutien scolaire : "si ces gamins ouvraient ne serait-ce qu'une fois par semaine leurs classeurs ou leurs cahiers, je perdrais 75% de mon chiffre ! "
On peut multiplier les stages de remise à niveau, les remédiations en tout genre, mobiliser les enseignants 75 heures par semaine avec du soutien jusqu'à 22h le soir, ce sera à fonds perdus tant l'idée même d'effort et de travail est niée à la base. Dans mes classes j'ai environ la moitié des élèves qui ne fait rien(et je reste polie). Je suis prof de lettres dans un collège. Un 2/20 en travail d'écriture (une rédaction pour les réacs...) est intégralement compensé par la note de vie scolaire. Quelle motivation !
Supprimer les redoublements me semble s'inscrire dans la logique du métier que nous exerçons.

Écrit par : beettle52 | 21 mai 2008

"On peut accueillir les Turcs dans l'Europe."

On peut DONC accueillir les Turcs en Europe.

C'est la conclusion attendue ! Non ?

Puis-je me permettre un additif au protocole * ?

Placer le même Turc à Assouan le 21 juin (jour du solstice d'été) et s'apercevoir qu'il ne donne pas d'ombre à midi **. En profiter pour mettre la boussole le fond du puit et mesurer l'angle que l'aiguille fait avec la direction de la Mecque ***.

On en déduira bien ce qu'on voudra****.

* mais non papy ! on n'ajoute rien dans le pétrole...
** Vérifier, par une expérience préalable, qu'il supporte bien la chaleur
*** ça c'est pour faire le lien avec la note pécédente.
**** On veillera à empêcher le Turc de parler avec Eratosthène qui veut absolument en place une tous les 21 juin. Il serait bien capable de pomper le protocole...

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Taper où il faut , ce serait taper fort là où ça fait mal , c'est à dire ,bientôt , avec le bac ! Mais combien seraient partants pour le faire péter ???
Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Amélie, je suis d'accord avec vous (si, si !). Je n'avais pas pensé aux remarques faites par Catmano, mais ça m'étonnerait franchement que le supérieur accepte de faire une année de recrtutement sans bac !

Sinon, dugong, vous vous trompez : on écrit "des ayants-droit". C'était l'un des mots demandés dans la dernière dictée de Pivot (paix à son âme... - la dictée, bien sûr ; Pivot, lui, vit toujours).

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

"mais ça m'étonnerait franchement que le supérieur accepte de faire une année de recrtutement sans bac ! "

Il accepte bien qu'il existe des "sciences" de l'éduc en son sein...

Et ne hurle pas devant le nombre de postes de maître de conf dont cette foutaise bénéficie chaque année.

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Si ca peut aider à la réflexion d'ici :

Les heures d'A.I. en Seconde, et les PPRE au collège et au primaire sont une vaste fumisterie inutile.

Je me pose d'ailleurs une question : pourquoi les anti-pédagos, qui étaient au départ hostiles aux heures d'Aide Individualisée nées dans l'esprit de Meirieu, sont-ils maintenant favorables à l'AI du moment qu'elle a lieu l'été ???

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Je vois que tout le monde tombe à bras raccourcis sur Brighelli aujourd'hui.

Allez ! un argument pour le travail d'été : on pourra enfin prendre son temps pour analyser les résultats de l'expérience d'Eratosthène dont la réalisation sera obligatoire pour tous les habitants du pays chaque 21 juin. *

C'est en avant première le contenu de la prochaine intervention télévisée du leader minimo.

* une sirène retentira à midi solaire pour que tout le monde puisse regarder au fond du puits situé à Assouan (mondiovision par France 24), mesurer sa propre ombre et balayer devant sa porte.

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Amélie, je suis d'accord avec vous (si, si !). Je n'avais pas pensé aux remarques faites par Catmano, mais ça m'étonnerait franchement que le supérieur accepte de faire une année de recrtutement sans bac !

écrit par Jéremy

Justement , cela ne ferait qu'officialiser la valeur du bac actuel .
Chez nous , on a lancé une réflexion à ce sujet : ne pas boycotter complètement . Certains préconisent une distribution aléatoire des notes sur les bordereaux et rétention des notes réelles , comme instrument de négociation . Grève le jour des délibérations avec manifs dans les centres d'examen . Why not ??

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

"Grève le jour des délibérations avec manifs dans les centres d'examen . Why not ??"

Je ferais humblement remarquer que le 3 ou 4 juillet, ce sera assez compliqué (il faut être au moins deux pour tenir une banderole).

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

"Grève le jour des délibérations avec manifs dans les centres d'examen . Why not ??"

Je ferais humblement remarquer que le 3 ou 4 juillet, ce sera assez compliqué (il faut être au moins deux pour tenir une banderole).

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Très en forme le dugong , qui ne perd pas le nord grâce à sa boussole....j'en ai mal à la machoire !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

mâchoire

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Amélie, je suis d'accord avec vous (si, si !). Je n'avais pas pensé aux remarques faites par Catmano, mais ça m'étonnerait franchement que le supérieur accepte de faire une année de recrtutement sans bac !
Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Et s'ils leur font le coup du chantage aux subventions, combien de temps tiendront-ils ?
Bon, j'arrête, je vais finir par leur donner des idées. Comme s'ils n'en avaient pas assez tout seuls...

Écrit par : catmano | 21 mai 2008

Le problème, c'est le timing. Si les syndicats avaient annoncé une grève du bac il y a deux mois, le gouvernement auriat été contraint de négocier fce à la levée de boucliers des parents. Le faire maintenant, c'est passer une fois de plus pour ces salauds de profs qui prennent les élèves en otage. Encore un coche raté.

Écrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Le problème, c'est le timing. Si les syndicats avaient annoncé une grève du bac il y a deux mois, le gouvernement auriat été contraint de négocier fce à la levée de boucliers des parents. Le faire maintenant, c'est passer une fois de plus pour ces salauds de profs qui prennent les élèves en otage. Encore un coche raté.

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

D'accord avec le début, pas avec la fin ; il n'y a pas d'heure pour les braves ! Qui prend en otage ?

Écrit par : victor | 21 mai 2008

Puur voir ce qu'est une "vraie" grève, voyez comment on fait à Marseille :

http://www.libemarseille.fr/henry/2008/05/violents-affron.html

Aschieri est vraiment un tout petit joueur...

Lisez les commentaires, c'est instructif !

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

D'ailleurs, je propose à Cadichon de venir évangéliser une meute de dockers CGT * de Marseille après une séance de négo en mairie.

Le fera-t-elle ?

Comme l'esprit fantassin, on peut déplorer que l'esprit premier chrétien, lui aussi, se perd…

* ils sont plus cool que les grutiers...

Écrit par : dugong | 21 mai 2008

Au lieu de manifester, il faudrait faire un gros coup médiatique : tous les grévistes devraient se présenter à un consulat ou une ambassade d'un pays de l'UE et demander l'asile politique pour persécutions en Sarkozie. On en rirait dans toute l'Europe et ça secouerait bien le cocotier.

Écrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Je commence par me débarasser de ce copié-collé. (Une pensée amicale pour C.S. qui s'est habitué à Toto, mais pas à mes copiés-collés)

Bonjour à tous,

Ca vaut le détour... Une séance du conseil régional de Poitou-Charente le 02 mars 2008

Déjà comme ça c'est rigolo, alors quand on sait que le gars à côté de Royal n'est pas un membre de l'opposition mais son 1er conseiller, c'est édifiant...

C'est là : http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 mai 2008

Très drôle, la séance du conseil régional. C'est ça, la démocratie participative?

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

"Sinon, dugong, vous vous trompez : on écrit "des ayants-droit". C'était l'un des mots demandés dans la dernière dictée de Pivot (paix à son âme... - la dictée, bien sûr ; Pivot, lui, vit toujours)."

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Hé, Jeremy, c'est un gag? J'ai déjà fait la remarque à Dugong plus haut, en parlant de la dictée de Pivot... De 87!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Excellent, votre lien, Anne-Marie...
Ca promet, pour le prochain congrès du PS... Je ne peux décidément pas blairer Ségolène Royal. Depuis longtemps mais, là, c'est définitif.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Royal, c’est la métastase du pédagogisme à la politique.

Écrit par : Pli | 21 mai 2008

Comme dirait Jérémy , cette femme est détestable , une vraie hyène , et quelle froideur !

SEGO FACHO !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Si on prend les élèves pendant les vacances, il faut que ça soit sur la base du volontariat, que les professeurs soient rémunérés et que les élèves puissent faire des "activités" (sport, voile, natation, sorties dans les musées...)

Les endroits touristiques seront privilégiés. Pourquoi ne pas envisager des échanges d'élèves (et d'enseignants) du nord et du centre vers le sud (et réciproquement !)^^^^^^

Je veux bien venir quinze jours à Montepellier, si JPB accepte de venir dans ma région pourrie !^^^^^^^^^^


Tout ceci me paraît bourré de sympathiques bonnes intentions, mais un tantinet idéaliste.

Vous savez bien ce que sont les élèves aujourd'hui. Il faut se lever tôt pour les intéresser à quoi que ce soit, en dehors de la télévision et des jeux vidéo.

je passe plusieurs fois par jour en étude pour aider les élèves qui le souhaitent dans différentes matières (français, anglais, espagnol, italien, latin, histoire-géo. et même en maths). Il est bien rare qu'ils demandent de l'aide.

Je n'arrive à aider que les élèves en retenue, ceux qui sont renvoyés de cours avec un devoir supplémentaire et ceux qui viennent en soutien "obligatoire". Les autres se défilent la première occasion.

Soit vous avez un "public captif" et vous essayez (je dis bien vous essayez) de faire quelque chose avec eux, soit vous leur faites passer du bon temps avec des "activités" agréables qui ne leur demandent pas trop d'efforts.

En ce qui concerne les redoublants potentiels qui ainsi ne redoubleraient plus, il faut voir, mais je ne suis pas très convaincu.

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

D'accord avec le début, pas avec la fin ; il n'y a pas d'heure pour les braves ! Qui prend en otage ?

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

Dugong , préparez les coktails Molotov !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

sans oublier le C ! cocktail !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Personne n'a évoqué (me semble-t-il) l'attrait de Xavier Darcos pour le lycée finlandais. (Il y a fait un voyage)
Dans mes archives, je retrouve ce modeste copié-collé, qui explique bien cette réforme du lycée qui nous pend au nez, bien que notre culture y répugne.

Lycée finlandais. Figaro 6/02/08


(Et revoilà la tarte à la crème du lycée finlandais.)

"Après la réforme de l'école primaire, celle des trois dernières années avant le bac.

Après l'école primaire, le ministère de l'Education nationale travaille actuellement sur la réforme du lycée. Au départ prévue en janvier, cette réforme devrait être annoncée au mois de mai. Au menu, les services du ministère planchent sur un rééquilibrage des filières, mais aussi une diminution du nombre d'options.

Il pourrait s'agir de construire l'enseignement au lycée autour d'un tronc commun avec de grandes options. Par ailleurs, le rôle de la classe de seconde, qui selon un rapport de l'inspection générale ne jouerait pas son rôle de classe de détermination, est à l'étude.

A cet égard, Xavier Darcos a récemment confié au Figaro être intéressé par le modèle finlandais, où les lycéens disposent d'une grande autonomie. "Il faut que nous regardions ce que font nos voisins chez qui le lycée s'organise la plupart du temps autour d'un tronc commun avec de grandes options ", indiquait-il dans une interview. Et de citer le cas "le plus original" de la Finlande où il n'y a pas de cours en terminale mais où les élèves construisent eux-mêmes leur parcours.

Le lycée à la carte, en quelque sorte.
C'est donc pour mieux comprendre comment travaillent les jeunes Finlandais, premiers dans les classements internationaux PISA, que nous avons suivi l'organisation d'un lycée à Helsinki."

Malheureusement, j'ai perdu le document décrivant ce qui se passe dans un lycée finlandais. Je cite de mémoire quelques points ahurissants (tout au moins pour nous autres français).

-Les lycéens choisissent vers ce qui correspond à la seconde leurs trois options de prédilection.
-S'ils le désirent, ils peuvent mettre deux ans à faire la troisième, par exemple.
-S'ils n'aiment pas se lever de bonne heure le matin, ils peuvent choisir des cours qui n'ont lieu que l'après-midi.

Une amie y étant allée m'a dit cet après-midi que les universités sont trop importantes pour un pays de 6 millions d'habitants.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 mai 2008

Quand je lis une interview de Gabriel Cohn Bendit, j'ai une envie subite et inhabituelle de mettre un smoking et d'aller à l'opéra. C'est grave docteur ?

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

Quand je lis une interview de Gabriel Cohn Bendit, j'ai une envie subite et inhabituelle de mettre un smoking et d'aller à l'opéra. C'est grave docteur ?

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Pendant les vacances, je propose des stages de rééducation du cerveau droit à Saint-Nazaire.

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

Quand je lis une interview de Gabriel Cohn Bendit, j'ai une envie subite et inhabituelle de mettre un smoking et d'aller à l'opéra.
Ecrit par Robin

Ca me paraît une réaction très saine, et un antidote efficace.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Le poil dans la main tombe-t-il pendant les vacances ?

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

Le poil dans la main tombe-t-il pendant les vacances ?

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

C'est un sujet de TPE ?

Écrit par : chevreuil | 21 mai 2008

Guy Morel, appelez cela comme vous voulez, piston ou relation ou carnet d'adresses, c'est la même chose. J'ai des amis qui sont au jury du CAPES d'anglais et au jury d'Agrégation de lettres modernes, ils me le disent chaque année qu'ils se gardent bien ces appoints et qu'ils sont précieux. Alors, excusez-moi mais il est facile de proposer à la masse des collègues d'arrondir ses fins de mois en travaillant un ou deux mois l'été à faire des stages de récup pour enfants qui n'ont rien fait quand on a soi-même les bonnes combines pour arrondir ses fins de mois. Ras-le-bol de la langue de bois et des ronds de jambes. Que ces collègues qui ont leurs petits privilèges en profitent mais qu'ils n'envoient pas les collègues qui sont déjà au charbon tous les jours et depuis le début de leur carrière au charbon encore pendant les vacances d'été! Faut pas se foutre du monde quand même!
Des idées de ce genre, comme les stages d'été, on se les garde! on n'a pas l'impudence de proposer cela à des collègues qui bossent de leur mieux dans des sales conditions toute l'année! Un peu de décence, Messieurs Darcos, Brighelli et Morel!

Écrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Le livre blanc promis pour le mois de mai repoussé en juillet ?

Provocateur mais pas téméraire...

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Pas de problème, on fera le souk en Septembre si les chers collègues ne sont pas tous encore plus morts qu'ils ne le sont déjà ou tous shootés à la morphine darco- brighellienne!

Écrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Le poil dans la main tombe-t-il pendant les vacances ?

Objectif de la séquence:

-mettre en place un questionnement destiné à faire surgir les représentations des apprenants quant à la pilosité manuelle estivale. Durée 4 heures

-recueillir les modèles cognitifs préalables et faire surgir un questionnement permettant de réaliser par petits groupes des protocoles expérimentaux susceptibles de favoriser une validation-invalidation desreprésentations préalables et citoyennes dans une dynamique socio-cognitive. Durée 6 heures

-Réalisation des protocoles expérimentaux en trois phases :
1- phase métacognitive où les apprenants présentent leur protocole avec une mise en place d’un débat citoyen sur la pertinence des actions expérimentales quant aux objectifs méthodologiques visés. Durée 8 heures
2- Phase de réalisation dans le cadre d’une dynamique citoyenne conforme aux compétences de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Durée : de septembre à mai
3- Phase de collecte et d’organisation des traces écrites indispensables à une confrontation des données préalables et des observations réalisées en cours d’expérience : durée : juin-juillet, pendant le stage d’été.


- Comprendre que la situation pédagogique décrite n’a pas pour but de dégager une quelconque notion quant au problème de la chute de la pilosité manuelle estivale, seule la phase de découverte active étant susceptible de favoriser l’émergence d’une activité des apprenants. Durée : 30 minutes, le lundi de la dernière semaine d’août.

Merci de votre attention.

Écrit par : chevreuil | 21 mai 2008

Ras-le-bol de la langue de bois et des ronds de jambes. Que ces collègues qui ont leurs petits privilèges en profitent mais qu'ils n'envoient pas les collègues qui sont déjà au charbon tous les jours et depuis le début de leur carrière au charbon encore pendant les vacances d'été! Faut pas se foutre du monde quand même!
Des idées de ce genre, comme les stages d'été, on se les garde! on n'a pas l'impudence de proposer cela à des collègues qui bossent de leur mieux dans des sales conditions toute l'année! Un peu de décence, Messieurs Darcos, Brighelli et Morel!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Faire suer le burnous : PAS BIEN ! Ca finit toujours mal !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Des idées de ce genre, comme les stages d'été, on se les garde! on n'a pas l'impudence de proposer cela à des collègues qui bossent de leur mieux dans des sales conditions toute l'année! Un peu de décence, Messieurs Darcos, Brighelli et Morel!
Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Oh ! Vous avez vu cela où que Morel proposait des stages d'été ?
Morel, il est pour trois trimestres conclus par des compositions ( la seule note qui compte), des redoublements autant qu'il est nécessaire, la suppression du collège unique etc. et trois mois entiers de grandes vacances, ce qui permettrait :
1- aux parents de s'apercevoir qu'ils ont des lardons
2- aux profs de réfléchir en pensant à rien et surtout pas à l'école.
Accessoirement, il est aussi pour la suppression du collège unique, l'organisation d'une vraie voie professionnelle avec boulot à 18 ans et la limitation des études supérieures à ceux qui peuvent les suivre.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2008

D'accord sur toute la ligne avec Sanseverina et Amélie. Je trouve cette idée de stages d'été stupide et indécente et si j'étais encore prof je crois que je perdrais définitivement tout espoir et me sentirais affreusement trahie.
Je pense que je vais déserter ce blog, il n'y a rien à en attendre, de même qu'il n'y a rien à attendre de Darcos et de Sarkozy en ce qui concerne l'éducation, ni hélas de la gauche quand elle reviendra au pouvoir pour continuer joyeusement à transformer les profs en animateur (et elle pourra remercier Darcos de lui avoir considérablement simplifié la tâche).

Écrit par : Flo | 21 mai 2008

Pas de problème, on fera le souk en Septembre si les chers collègues ne sont pas tous encore plus morts qu'ils ne le sont déjà ou tous shootés à la morphine darco- brighellienne!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

D'accord avec vous , Sanseverina , mais la révolte gronde et il y aura peut-être des surprises ! Les gens du château auraient tort de nous croire tout à fait morts ! OUKILEGUIMOREL ????

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Ah ! le voilà !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

Le poil dans la main tombe-t-il pendant les vacances ?

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Robin fait évidemment allusion à la paresse chronique de beaucoup d'élèves, cause de bien des échecs. Il n'y a donc aucune raison que le poil dans la main tombe pendant les vacances. Mais on continuera encore longtemps à se voiler la face et à mettre la charrue avant les boeufs. En attendant, on emmerde ceux qui sont au charbon et dont on estime qu'ils n'ont pas les mains suffisamment noires.
Quand les bronzés s'occupe d'école...

Écrit par : Magister | 21 mai 2008

quand les bronzés s'occupent d'école...

Écrit par : Magister | 21 mai 2008

Accessoirement, il est aussi pour la suppression du collège unique, l'organisation d'une vraie voie professionnelle avec boulot à 18 ans et la limitation des études supérieures à ceux qui peuvent les suivre.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Lu et approuvé !

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

Heu... Je crois que Guy Morel n'est pas franchement prêt à défendre bec et ongles les "stages d'été"... Et mon petit doigt me dit que Pedro non plus! Mais je ne voudrais pas parler à la place de ce dernier...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

La personnalité "issue de la maison, et pas forcément de droite" que le ministre chargera de la réforme des lycées
sera M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille.

Écrit par : Brighelli | 21 mai 2008

- Comprendre que la situation pédagogique décrite n’a pas pour but de dégager une quelconque notion quant au problème de la chute de la pilosité manuelle estivale, seule la phase de découverte active étant susceptible de favoriser l’émergence d’une activité des apprenants. Durée : 30 minutes, le lundi de la dernière semaine d’août.

Merci de votre attention.

Ecrit par : chevreuil | 21 mai 2008

Je trouve ce programme absolument...au poil !

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

Guy Morel, je suis d'accord avec vous à cent pour cent. D'accord pour une vraie voie professionnelle avec travail à dix-huit ans, d'accord pour la fin du collège unique, d'accord pour un accès à l'enseignement supérieur limité à ceux qui peuvent vraiment en tirer profit. Mais je crois que nous ne sommes pas du tout, vraiment pas du tout en phase avec les responsables du Moloch.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Je cache ma joie.
Vraiment
FG, aixoise
P.S. J.-P. de Gaudemar, encore un ancien mao !

Écrit par : FGuichard, perplexe | 21 mai 2008

La personnalité "issue de la maison, et pas forcément de droite" que le ministre chargera de la réforme des lycées
sera M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille.

Ecrit par : Brighelli | 21 mai 2008

C'est pas le vrai. Il a pourtant tout expliqué. Vous m'f'rez trois s'maines de stage de remédiation, en août, à Hénin Liétard ! Ou à Gandrange !

Écrit par : catmano | 21 mai 2008

Pour la formation continue du XXIe siècle
Le rôle possible de l’Education Nationale dans la formation tout au long de la vie

Table ronde sur la formation continue présidée
par le Recteur Jean-Paul de Gaudemar


Ca colle , on est en phase , on a un spécialiste des stages !

Écrit par : Amélie | 21 mai 2008

J'vous dis qu'c'est pas l'vrai !

Écrit par : catmano | 21 mai 2008

Entre les scissions et les sessions, on doit être quelques-uns à avoir du mal à suivre. Si, en plus il ya des vrais et des faux JPB...

Écrit par : victor | 21 mai 2008

limitation des études supérieures à ceux qui peuvent les suivre.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Comment le déterminer avec certitude ?

Écrit par : Pli | 21 mai 2008

J'vous dis qu'c'est pas l'vrai !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Le vrai Gaudemar ? Un vrai cauchemar !

Écrit par : TIGER LILITH | 21 mai 2008

La personnalité que le ministre chargera de la réforme des lycées M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille.
Ecrit par : Brighelli | 21 mai 2008

J.-P. de Gaudemar a été directeur des lycées au ministère à l'époque de Lang, si je me souviens bien. Le choix est donc, du moins en apparence, logique. Nourri dans le sérail, JPDG en connaît les détours, mais, bien qu'étant homme de culture (et accessoirement le filleul du grand André Mandouze), ce n'en est pas moins un technocrate et un pur gestionnaire. Bref, je sens que ça ne va pas être de la tarte...

Écrit par : FGuichard | 22 mai 2008

La personnalité "issue de la maison, et pas forcément de droite" que le ministre chargera de la réforme des lycées
sera M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille.

Ecrit par : Brighelli | 21 mai 2008

Brighelli pose toujours JPB au-dessus de son nom , à gauche .
OUKILEBRIGUELI ???

Écrit par : Amélie | 22 mai 2008

Brighelli pose toujours JPB au-dessus de son nom , à gauche .
OUKILEBRIGUELI ???

Ecrit par : Amélie | 22 mai 2008
J'vous dis qu'c'est pas l'vrai !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Il est à Paris, à la bourre, sur un ordinateur qui n'est pas le sien. Là, vous êtes contentes, les Miss Marple ?
JPB

Écrit par : Brighelli | 22 mai 2008

C'est là : http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mai 2008

Pas mal, cette vidéo! A regarder absolument pour mieux comprendre qui est vraiment la sainte Greluche - qui voulait mettre les professeurs devant le fait accompli des 35 heures hebdomadaires et demandait sur une autre vidéo restée célèbre qu'un accord secret soit pris avec les syndicats pour qu'ils ne vendent pas la mèche avant les présidentielles.

Écrit par : Jean | 22 mai 2008

Puur voir ce qu'est une "vraie" grève, voyez comment on fait à Marseille :

http://www.libemarseille.fr/henry/2008/05/violents-affron.html

Aschieri est vraiment un tout petit joueur...

Lisez les commentaires, c'est instructif !

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

En effet, ça change des manifs karaoke-poussette.

J'ai même déja rencontré des collègues qui profitaient de la manif pour "faire des courses" ^^

Écrit par : Manu | 22 mai 2008

Ca vaut le détour... Une séance du conseil régional de Poitou-Charente le 02 mars 2008

Déjà comme ça c'est rigolo, alors quand on sait que le gars à côté de Royal n'est pas un membre de l'opposition mais son 1er conseiller, c'est édifiant...

C'est là : http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mai 200

Lamentable ! Et révélateur... Des méthodes que l'on retrouve transposées dans certains établissements... J'ai déja vu des CA "présidés" de cette manière. Remarquons l'ABSENCE pure et simple de vote au final : le projet est adopté non par approbation mais par défection provoquée de ceux qui ne sont pas d'accord. Et avec en plus l'étiquette "démocratique" dessus, sans supplément de prix.

Écrit par : Manu | 22 mai 2008

D'accord sur toute la ligne avec Sanseverina et Amélie. Je trouve cette idée de stages d'été stupide et indécente et si j'étais encore prof je crois que je perdrais définitivement tout espoir et me sentirais affreusement trahie.
Je pense que je vais déserter ce blog, il n'y a rien à en attendre, de même qu'il n'y a rien à attendre de Darcos et de Sarkozy en ce qui concerne l'éducation, ni hélas de la gauche quand elle reviendra au pouvoir pour continuer joyeusement à transformer les profs en animateur (et elle pourra remercier Darcos de lui avoir considérablement simplifié la tâche).

Ecrit par : Flo | 21 mai 2008

Si votre désespoir est compréhensible, je ne vois pas en revanche où mène ce nihilisme. Nihilisme que 'lon rencontre régulièrement chez certains collègues et dont je soupçonne qu'il y ait derrière et parfois la volonté de surtout ne rien changer. Notez que je ne parle pas pour vous, je ne vous connait pas : je parle ici de certains de mes colllègues.

Écrit par : Manu | 22 mai 2008

"La personnalité que le ministre chargera de la réforme des lycées M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille."

Le Snes est content de ce choix car, à l'issue d'un comité de direction extraordinaire, ils ont trouvé le slogan qui va avec * pour les futures grèves/manifs de 24 h : "Gaudemar, y'en a marre !"

Il parait que c'est Gérard qui l'a trouvé. Il est fort, Gérard !

* mille caliquots vont être commandés bientôt. Une version mp3 sera disponible en téléchargement sur le site du snes.

Écrit par : dugong | 22 mai 2008

Sur la boutique du snes, vous trouverez un mégaphone * avec prise usb pour télécharger vos slogans préférés.

Le snes c'est le syndicat résolument tourné vers les TDCE ** !

* Une promo spéciale pour toute commande avant le 28 mai.
** technologies de la désinformation et de la communisation des esprits.

Écrit par : dugong | 22 mai 2008

Le Snes est content de ce choix car, à l'issue d'un comité de direction extraordinaire, ils ont trouvé le slogan qui va avec * pour les futures grèves/manifs de 24 h : "Gaudemar, y'en a marre !"

Il parait que c'est Gérard qui l'a trouvé. Il est fort, Gérard !

* mille caliquots vont être commandés bientôt. Une version mp3 sera disponible en téléchargement sur le site du snes.

Ecrit par : dugong | 22 mai 200


Quant à ces féroces soldats , je le dis , c'est pas pour cafter , mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes .( Desproges )

Écrit par : Amélie | 22 mai 2008

Pour les incurables ringards qui hantent ce blog, voici une vidéo d'une collègue de Français * qui nous montre la voie menant au règne radieux de l'interdisciplinarité. Tout y est : la science, le tourisme, la mythologie, etc.

http://www.univ-provence.fr/webtv/?x=astronomie_aeronautique_college_rognac_11presse_mai2007

Avez vous remarqué la cruauté qui consiste à s'entourer d'un public de pauvres potiches debouts ne sachant pas trop quoi faire de leurs bras ?

Incidemment, notre collègue nous confie (de canard) en message subliminal, le fin fond de la pensée molochoïde :

"On n'est pas touriste facilement. Il y a des conditions draconniennes pour être sélectionné".

Interprétation : "Le tourisme scolaire a une finalité élitiste".

Maintenant qu'on filme les sacrifices humains (construction d'une mythologie de l'avenir !), on peut affirmer que le Moloch est enfin rentré dans la vidéosphère.

Et puis, franchement : est-il vraiment nécessaire de redoubler pour refaire ça encore une fois ?

* c'est ce qui est indiqué dans la vidéo.

Écrit par : dugong | 22 mai 2008

Et comme dit le proverbe :

Gérard en Mai , Pochard à la rentrée ...

Écrit par : Amélie | 22 mai 2008

"Notez que je ne parle pas pour vous, je ne vous connait pas".

Ecrit par : Manu | 22 mai 2008

Tiens, Manu, vous parlez de vous à la troisième personne, maintenant?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Il est à Paris, à la bourre, sur un ordinateur qui n'est pas le sien. Là, vous êtes contentes, les Miss Marple ?
JPB

Ecrit par : Brighelli | 22 mai 2008

C'est un ordinateur qui corrige de lui-même la majuscule au nom propre et qui corrige les fautes de frappe des gauchers contrariés ? J'veux l'même.

Écrit par : catmano | 22 mai 2008

Gaudemar = Pochard.ça promet !

Je retrouve ce texte, de mars 2004. Comme pédago, on fait pas mieux ! (Envoyé par G.Sibieude sous le titre "Illettrisme et langue de bois. (Excusez-moi, le copié-collé est un peu long, mais vaut son pesant de cacahuètes)

Après avoir été recteur de l’académie de Strasbourg puis de Toulouse, Jean-Paul de Gaudemar est, depuis mai 2000, directeur de la DESCO (direction de l’enseignement scolaire) qui élabore et met en oeuvre la politique relative aux écoles, aux collèges, aux lycées.

Q - La priorité concernant la prévention de l'illettrisme s’applique-t-elle à tout le système scolaire ou plus spécifiquement au cours préparatoire ? On a en effet l'impression qu'il y a une focalisation sur le CP. Certains enseignants, exerçant en collège ou en lycée, se disent qu'il est trop tard pour intervenir à leur niveau : « le mal est fait ».

JPDG - Notre responsabilité en matière de prévention de l'illettrisme s'exerce naturellement vis-à-vis de tous les enfants et les jeunes aussi longtemps qu'ils sont en formation initiale ; elle concerne aussi le champ de la formation continue où nous avons également des obligations. De l'école maternelle à l'âge adulte, notre ministère a des compétences, et donc des responsabilités, dans la prévention de l'illettrisme.

Si le temps de l'apprentissage des techniques de la lecture semble assez déterminé dans la scolarité, on n'en a par contre jamais vraiment fini d'apprendre à comprendre les textes longs et variés que les études ou la vie quotidienne nous conduisent à rencontrer.

Pour assurer la prévention de l'illettrisme, il faut bien veiller à installer les compétences solides du lecteur qui n'est pas seulement un « déchiffreur », mais un « explorateur de sens », comme disent certains spécialistes de la lecture. La prévention de l'illettrisme s'appuie sur ces compétences, mais aussi sur une appétence pour la lecture, le goût de lire, l'intérêt pour la lecture ; pour certains de nos élèves, cet intérêt apparaît tard, en relation avec des textes littéraires plus forts qui répondent à leurs interrogations d'adolescents, avec des domaines disciplinaires qui stimulent leur curiosité.

Tout professeur, à quelque niveau que ce soit, peut être un acteur de la prévention de l'illettrisme, ne serait-ce que par l'envie qu'il communique d'aller plus loin que ce que dit le cours en cherchant dans des livres ou d'autres supports. Faire découvrir un intérêt pour la lecture, c'est conquérir quelques chances de plus que la lecture ne soit pas limitée à l'obligation scolaire, condition pour qu'elle s'inscrive durablement dans la vie des jeunes.

C'est peut-être là une vision humaniste des solutions au problème qui nous occupe. On peut aussi voir les choses d'une manière plus technique. Chaque stade de la scolarité confronte les élèves à des difficultés nouvelles (plus d'abstraction, textes plus longs et plus complexes par exemple) qui risquent de provoquer des décrochages si on n'assiste pas les élèves les plus fragiles : en ce sens aussi, tout professeur doit se considérer comme en charge de la prévention des difficultés.

Pour ce faire, il faut que chacun prenne la mesure des sources de difficulté dans les activités de lecture qu'il propose (genre du texte, niveau de langue, univers de référence très peu familier, complexité des relations texte-illustrations, etc.) et se donne les moyens d'aider les élèves à dépasser ces difficultés.

Le document d'accompagnement Lire et écrire au cycle 3 analyse par exemple les sources de difficultés potentielles de divers supports ou textes (consignes du travail scolaire, énoncés de problèmes de mathématiques, manuels et ouvrages documentaires) ; il y a là des éléments qui peuvent servir aux professeurs de collège, même s'il leur faut sans doute aller au-delà de ce qui est proposé.

Mais examinons ce que veulent sans doute exprimer les professeurs de collège et de lycée quand ils disent « le mal est fait ». Ils parlent vraisemblablement de ces élèves, non pas lecteurs précaires ou fragiles, mais non-lecteurs ou lecteurs à peine déchiffreurs. Ces élèves ont des lacunes anciennes qui leur ont nui dans les autres apprentissages et les faiblesses cumulées les ont souvent conduits à se construire une image d'eux-mêmes très négative, qui peut avoir des conséquences différentes : l'abandon scolaire (même s'ils sont physiquement présents), la « révolte » pour exister autrement.

Ce n'est jamais totalement perdu avec ces élèves-là aussi, surtout si on arrive à trouver une nouvelle voie de motivation. Pour ne prendre qu'un exemple, nous sommes mobilisés pour donner suite aux évaluations effectuées dans le cadre des journées d'appel de préparation à la défense (JAPD) et, à cet égard, nous avons renforcé notre engagement dans les dernières années ; les jeunes dont le niveau en lecture est faible et qui en acceptent le principe peuvent être pris en charge par nos services, qu'il s'agisse d'actions en formation initiale quand ces jeunes sont encore dans nos établissements, ou d'interventions conduites dans le cadre de la mission générale d'insertion (MGI). Cette évaluation externe à l'éducation nationale constitue peut-être pour certains jeunes une occasion de prendre conscience que leur problème n'est pas seulement scolaire, qu'il va avoir une incidence sociale forte ; la proportion de ceux qui acceptent une aide croît. Pour nous, il y a là une « alerte extérieure » que nous devons entendre.

Mais, dans ce domaine comme dans d'autres, plus les lacunes sont anciennes, plus il est difficile de reconstruire car il faut revenir à des bases que les adolescents jugent infantiles au moment même où ils sont dans une période délicate où leur identité se réaménage et où leurs aspirations ne les poussent pas à cette « régression ». C'est bien en pensant à cette population-là d'élèves que nous avons mis la priorité sur les débuts de l'apprentissage, et plus particulièrement le cours préparatoire.

C'est bien parce que l'on sait par les diverses évaluations (CE2, 6e, JAPD) que les lecteurs les plus en difficulté n'ont pas tout à fait acquis les compétences qui normalement sont celles du cycle 2.
Le CP constitue une étape particulière même s'il s'inscrit dans un cycle ; mais un cycle n'est pas une sorte de « degré annuel » plus long, c'est une organisation dynamique dans la durée, avec des moments sensibles pour un apprentissage. Si l'on se limite à « donner du temps au temps », le cycle risque de produire de réelles inégalités si on reporte à la fin les bilans et les remédiations.

Comme tous les savoir-faire, la lecture se perfectionne aussi (pas seulement, il faut encore des enseignements adaptés) par la pratique ; les écarts se creusent très vite entre les élèves et on sait bien que ces écarts importants sont difficiles à gérer pour les maîtres.

Donc agissons de manière préventive en construisant un apprentissage solide, peut-être avec des démarrages plus lents en fonction des bases acquises à l'école maternelle, sans doute avec des attentions didactiques et pédagogiques plus précises sur certains points délicats de l'apprentissage.

Pour cela, nous avons aménagé les conditions d'encadrement pédagogique dans les secteurs où se concentrent les difficultés, qu'il s'agisse des CP à effectifs réduits, des CP renforcés par l'action d'un maître supplémentaire ou des CP accompagnés par un assistant d'éducation. Par ailleurs, nous avons diffusé des documents d'accompagnement des programmes destinés à aider les maîtres de CP et qui sont en ligne sur ce site comme sur le site Eduscol.

Q - Justement, à ce propos, le ministère publie quantité de documents à destination des enseignants. À l'école primaire, il faut que les enseignants « digèrent » les programmes de 2002 qui finissent d'entrer en vigueur cette année et qui sont des textes assez complexes, les documents d'accompagnement et d'application, les deux livrets CP ; de nouveaux documents sont en ligne. N'est-ce pas trop ?

JPDG - Nous avons en effet publié et diffusé beaucoup de documents ; nous avons ainsi répondu à une demande insistante des organisations représentatives des enseignants et nous honorons les engagements que nous avions pris dans ce domaine. Nous entendons maintenant que ces documents, qui sont en général jugés bien intéressants, seraient trop nombreux.

Évidemment, si on considère l'ensemble simplement comme une pile de dossiers, cela fait beaucoup - et d'aucuns ont compté les pages... Mais regardons-y de plus près.
Il y a bien sûr les programmes ; c'est la lecture minimale parce que les programmes disent d'une certaine manière le contrat éducatif passé entre l'école et les familles qui nous confient leurs enfants.

C'est donc la matière même du travail des maîtres. Ces programmes sont certes complexes mais pas entièrement nouveaux : les enseignants sont assez avisés pour les lire par rapport aux précédents. Ils ont été interrogés dans la consultation préalable à la rédaction terminale, les programmes sont applicables de manière progressive : les maîtres ont donc pu entrer dans ces textes par étapes.

Par ailleurs, si tout enseignant doit connaître ce qui s'enseigne et s'apprend à tous les niveaux de l'école primaire (et au moins durant la classe de 6e surtout pour les maîtres du cycle 3), il est naturellement plus centré sur les programmes du cycle où il travaille. Ce qui réduit la lecture approfondie.

Les documents d'accompagnement, quels qu'ils soient, sont une déclinaison, une opérationnalisation des programmes ; pour un niveau donné, ils expliquent, donnent des idées, des exemples mais ne « refont » pas les programmes.

Ce sont des outils à utiliser en situation (pour la préparation de la classe, pour les conseils de maîtres de cycle quand on traite de difficultés d'élèves, etc.). Il importe que les maîtres sachent ce que l'on peut trouver dans chacun ; il n'est peut-être pas nécessaire d'en faire une étude exhaustive préalable à l'usage. Ils appellent davantage une lecture cursive qu'une lecture suivie intégrale, pour parler le langage des spécialistes.

Ce sont plutôt des « usuels » dont il faut connaître assez le contenu et le maniement pour pouvoir y recourir à bon escient. Et, espérons-le, les équipes de circonscription ont pu faciliter ces repérages par une présentation des documents.

Ce serait un paradoxe d'insister autant sur la nécessité de la lecture pour nos élèves, parce qu'on n'en a jamais fini d'apprendre, parce que l'expérience professionnelle quelle qu'elle soit et la formation au long de la vie indispensable aujourd'hui exigent des lectures renouvelées, et de considérer que les enseignants ont, eux, lu une fois pour toutes tout ce qui leur est utile pour l'exercice de leur métier.

Q - Les enseignants ne sont pas des enfants dont le cartable serait trop lourd ; ce sont des professionnels pour qui les documents dont vous parlez sont des ressources, pas des obligations supplémentaires.

JPDG - On ne leur demande pas de tout lire d'abord, de comprendre pour appliquer. Une boîte à outils n'est jamais trop pleine ; il importe d'y trouver ce dont on a besoin au bon moment. Nous complétons encore l'outillage ; un document est en cours d'élaboration sur l'observation réfléchie de la langue, on nous le réclame.

Q -Un forum dédié aux équipes de circonscription impliquées dans le dispositif de prévention de l'illettrisme au CP s'ouvre sur le site BienLire : qu'en attendez-vous ?

JPDG - D'abord, des mutualisations de pratiques et d'outils : on sait bien la charge de travail des équipes de circonscription, chacun ne peut s'investir à fond dans tous les domaines et s'il n'est pas inutile de pouvoir confronter des choix différents, il n'est pas nécessaire que tout le monde réinvente tout.

Chaque fois que l'on peut s'appuyer sur des expériences partagées, il me semble que l'on gagne du temps, que l'on élargit ses manières de voir, que l'on découvre parfois des « liens » que l'on n'a pas faits soi-même entre les références théoriques et les problèmes pratiques à résoudre, etc.

Ces mutualisations conduisent aussi à la construction de repères communs et, sans vouloir standardiser, nous avons besoin d'une culture commune didactique et pédagogique. Ce forum est, dans un premier temps, dédié aux équipes de circonscription auxquelles on demande beaucoup et qu'il est normal d'aider.

On verra s'il est utile de l'ouvrir ; par ailleurs, on n'a pas exclu de mettre en ligne pour tous sur le site BienLire des outils qui nous parviendraient par le forum et qui seraient de nature à aider d'autres acteurs du dispositif.

Ensuite, c'est une expérience qui va nous permettre de voir si on peut construire un mouvement de travail collaboratif à distance. C'est peut-être une gageure compte tenu des problèmes de temps de chacun, des habitudes de cloisonnement qui ont induit des formes d'individualisme.

Nous verrons dans quelques mois si, sur un sujet à la fois délicat (on cherche à faire mieux partout) et essentiel, on peut créer une communauté virtuelle de travail. Pour le moment, nous avons l'impression que beaucoup ont un appétit d'échanges davantage tourné vers la recherche de réponses que vers l'offre de leurs travaux personnels.

C'est difficile de proposer, c'est toujours se risquer ; c'est pour cela que je veux d'ores et déjà remercier ceux qui nous ont fait confiance en proposant des documents et tous ceux qui vont le faire prochainement. Ce sera un encouragement pour les autres, à coup sûr un enrichissement pour tous.

Mars 2004
Pour consulter :
- les textes ministériels mentionnés
- les missions de la DESCO (direction de l’enseignement scolaire) : http://www.education.gouv.fr/syst/direction_scolaire.htm#missions
- une présentation de Jean-Paul de Gaudemar : http://www.education.gouv.fr/rapport/gaudemar/cv.htm


J'ai relu pour le reformer un peu : quel baratin ! C'est presque aussi abscons et dogmatique que du Meirieu !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 mai 2008

C'est un ordinateur qui corrige de lui-même la majuscule au nom propre et qui corrige les fautes de frappe des gauchers contrariés ? J'veux l'même.

Ecrit par : catmano | 22 mai 2008

Femme de peu de foi, où avez-vous vu des fautes de frappe, même d'un gaucher contrarié, sur ces trois lignes de message brighellien ? Ou alors, ce qui vous inquiète, c'est qu'il n'y en ait pas ??? J'avoue qu'il y a là kekchose que je ne comprends pas, comme dit l'inspecteur Colombo.
Par ailleurs, il m'est venu au courriel ce matin, de source syndicale cette fois, que c'est effectivement M. de Gaudemar, notre pétulant recteur, qui va être chargé de coordonner la réforme du lycée. Le scoop de JPB n'est donc pas un "canard"-- ou alors, une rumeur savamment orchestrée d'en haut, mais dans quel intérêt, honnêtement ? M. de Gaudemar est un "techno", certes, mais pas une personnalité emblématique sur le plan politique ! Et, comme l'écrivait "Le Provençal" (le plus mauvais quotidien régional de France) à propos de feu Gaston Defferre, il a su "s'aliéner de solides inimitiés". Presque aussi beau que "pendant trois minutes de silence, la Chine entière a crié sa douleur" entendu il y a qq jours sur France 2. Bref, le char de l'Etat navigue sur un volcan, et Gaudemar est son prophète.
P.S. Une matinée qui commence bien : réveillée par le galop de la VIIeme de Beethoven, et pas par la chronique de J.-Marc Sylvestre ou les pénibles vociférations de Nicolas Demorand. C'est merveilleux, la grève à Radio-France. Tenez bon, les camarades, on est avec vous ! De la musique avant toute chose ! Et pour ce qui est de l'impair, entre Ségo et Sarko, on a ce qu'il nous faut, hélas.

Écrit par : FGuichard | 22 mai 2008

L'école pendant les vacances, ça s'appelle "l'école ouverte" et ça existe depuis 1991 :

http://www.ville.gouv.fr/infos/dossiers/ecole-ouverte.html

Le bilan est déclaré "positif", mais on remarquera que "l'animation" est faite par des personnels "volontaires" et pas forcément et uniquement des enseignants.

Ce qui me chiffonne un peu dans tout ça, c'est le retour du même discours, explicite ou implicite, que ce soit à Gauche ou à Droite sur la durée des vacances et la nécessité de "changer le métier".

On voit bien dans quel sens : présence pendant 35 heures, glissement de l'instruction vers l'animation (JCBendit exige que tous les enseignants aient leur BAFA), réduction des vacances (le dispositif "école ouverte" est de trois semaines minimum), école "lieu de vie" avec abolition des frontières et des rôles (parents/enseignants - travail/loisir)

Il ne vient à l'esprit de personne que les enfants ont peut-être besoin de vraies vacances avec papa maman ou la grand-mère de Burgos ou de Perpignan, comme dit joliment catmano, et les professeurs de se changer les idées, de voyager, de réfléchir, de lire, de rêver, d'être avec leur famille et de s'occuper de leurs propres enfants...

Avec la politique-slogan du "donnant-donnant, j'ai bien peur que ce ne soit ce genre de redéfinition du métier (cf. les recommandations de la commission Pochard) qui nous attend, avec ou sans revalorisation des salaires, et plutôt, à mon avis, sans (des heures supplémentaires peut-être et des économies sur les postes).

Il va falloir aller chercher avec les dents le pouvoir d'achat perdu ( - 20 % en 20 ans selon le SNALC)

La vérité oblige à dire que le seul ministre de l'Education national qui ait fait quelque chose dans ce sens - c'était en 90, un an après la Loi d'orientation - fut Lionel Jospin (là, je sais que je vais faire frémir, mais j'ai une bonne mémoire)

Pour l'instant, en dehors des promesses et des discours (N. Sarkozy de Maison-Alfort et promesses de X. Darcos sur l'amélioration des conditions matérielles des professeurs) la Droite n'a fait que rallonger la durée de cotisation (Loi Fillon).

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

Un petit article de LIBE pour les amis de Darcos.....


La mixité à l’école écornée en douce
Education. Le Parlement a adopté l’autorisation de cours séparés pour garçons et filles.

La mixité scolaire vient d’essuyer un mauvais coup. Sans crier gare, l gouvernement a fait inscrire dans la loi l’autorisation d’avoir de enseignements séparés filles et garçons à l’école. Ce qui n’était jusqu’ic qu’une simple possibilité - pendant les cours de sports notamment - pren ainsi valeur légale, ce qui suscite de sérieuses craintes sur un retour e arrière

Officiellement, assure-t-on pourtant, rien ne change. Adoptée le 15 mai par le Parlement, la loi en question - sur la lutte contre les discriminations -, permet, dans l’alinéa 4 de l’article 2, l’«organisation d’enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe». Mais il ne faut y voir aucun encouragement, souligne-t-on dans l’entourage du ministre de l’Education, Xavier Darcos : «Sans cet alinéa, la loi, qui est la transposition de directives européennes, aurait donné la possibilité à certains de contester les cas de non-mixité qui existent dans l’enseignement. Certaines écoles privées auraient pu être mises en difficulté. Nous avons simplement voulu préserver le statu quo.»

Piscine. Pour les opposants à cet alinéa, le gouvernement a bien ouvert «une boîte de Pandore» qui risque à terme de remettre en cause la mixité et même la laïcité du système français. «On peut attendre des demandes pour des séances séparées de piscine - notamment de communautés religieuses intégristes; certains peuvent aussi réclamer des cours de maths séparés car les garçons sont déconcentrés par les filles, s’insurge la sénatrice communiste Annie David. Et pourquoi pas revenir au cours de couture pour les filles et de mécanique pour les garçons ?»

La mixité scolaire a été instaurée à partir des années 60 dans le primaire puis dans le secondaire. Aujourd’hui elle concerne plus de 90 % des établissements. Elle est régie par le code de l’éducation selon lequel les écoles «doivent contribuer à la favoriser». Mais elle n’est pas un principe absolu ni une obligation, et souffre d’exceptions. Quelques écoles privées, notamment des internats - scolarisant guère plus de 10 000 élèves - n’accueillent que des filles ou que des garçons. L’enseignement public est mixte, excepté les maisons d’éducation de la Légion d’honneur, internats de filles au statut particulier.

Les professeurs peuvent toutefois décider de faire des groupes distincts, en éducation physique et sportive (EPS) et parfois pour les cours d’éducation sexuelle lorsque l’ambiance dégénère dans la classe. «Tout se passait bien, pourquoi dès lors imposer cet alinéa ?» s’interroge Annie David. Pour les élus socialistes et communistes, il était nul besoin de l’introduire à moins de poursuivre un but non avoué. Les directives européennes ne parlaient en effet nulle part d’éducation.

Toutes les hypothèses sont dès lors échafaudées. Le gouvernement est notamment soupçonné d’avoir voulu faire une fleur aux écoles catholiques les plus réactionnaires, dans la droite ligne du discours de Latran de Nicolas Sarkozy estimant que l’instituteur n’arriverait jamais au niveau du curé pour inculquer des valeurs aux enfants. Défendant le texte, la secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano a, elle, affirmé qu’il fallait protéger des établissements comme la Légion d’honneur.

Loin des bruyantes réformes prisées par le gouvernement, l’histoire de cet alinéa ressemble à un coup en douce. Perdu à la fin d’un article, il est d’abord passé quasi inaperçu. Présentée en «urgence déclarée», la loi n’a eu droit qu’à une seule lecture dans chacune des chambres. C’est au Sénat que les débats ont été les plus vifs. La commission des affaires sociales, présidée par l’UDF Nicolas About, a même adopté à l’unanimité un amendement demandant la suppression de l’alinéa. La rapporteuse, l’UDF Muguette Dini, y était aussi hostile. Durant le vote le 9 avril, elle s’est toutefois prudemment abstenue alors que Nicolas About faisait volte-face. Comme si le gouvernement avait usé de tout son poids pour faire passer son alinéa.

Dès le 14 avril, la FCPE, première fédération de parents d’élèves, classée à gauche, a dénoncé la loi qui permet «aux particularismes religieux d’organiser la séparation des filles et des garçons pour tel ou tel enseignement» et qui va à l’encontre de «l’éducation à l’égalité». Les syndicats enseignants, si chatouilleux sur la laïcité, sont restés étrangement silencieux. «On avait un peu la tête ailleurs, reconnaît Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, il peut être utile pédagogiquement, à un moment donné, de faire des groupes séparés. Mais ce texte ouvre des possibilités et le contexte est inquiétant. Une chose est sûre : on s’opposera à toute remise en cause de la mixité.» «Sur le principe, ça nous pose problème, explique Luc Bérille du syndicat SE-Unsa, nous allons attendre les décrets d’application qui parfois tempèrent les choses.»

Sirènes. Beaucoup s’interrogent : quelle mouche a donc piqué le ministre Xavier Darcos ? S’il a cédé aux sirènes conservatrices dans sa réforme des programmes du primaire, il a toujours manifesté sa volonté de combattre le sexisme à l’école et a pris des mesures. «Il est impossible que des individus se saisissent de la loi pour imposer des classes non mixtes, affirme-t-on au ministère, car seule l’institution peut décider d’un enseignement séparé.» «C’est vrai, réplique la sénatrice communiste Annie David, mais on a déjà vu des institutions céder sous la pression.»

Les barbus, les Juifs intégristes, les Cathos de même farine seront ravis. Enfin!!! on tord le coup à la gueuse. Bon courage à nous pour les années à venir.... Et encore une fois ,bravo à ce gouvernnement de scélérats. (c'est les rats)

Écrit par : montaigneàcheval | 22 mai 2008

JPDG - On ne leur demande pas de tout lire d'abord, de comprendre pour appliquer. Une boîte à outils n'est jamais trop pleine ; il importe d'y trouver ce dont on a besoin au bon moment. Nous complétons encore l'outillage ; un document est en cours d'élaboration sur l'observation réfléchie de la langue, on nous le réclame.

La "boîte à outils jamais trop pleine" fait penser au catalogue d'objets impossibles, genre "marteau sans tête" ou "téléphone avec combiné en forme de langouste".

Mais les moutons le réclament !

M. Gaudemar nous transporte dans l'univers du génie des alpages, en moins volontairement rigolo.

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

Comment le déterminer avec certitude ?
Ecrit par : Pli | 21 mai 2008
Pas de certitude en la matière, mais trois compositions par an pendant six ou sept ans dans toutes les matières, plus des examens sérieux cela peut donner des indications pour l'orientation. Et puis, il ne faut pas enfermer les gens dans une voie ; un élève orienté en voie professionnelle doit pouvoir rejoindre une filière menant au supérieur si ses capacités se révèlent.

Écrit par : guy morel | 22 mai 2008

"Et, comme l'écrivait "Le Provençal" (le plus mauvais quotidien régional de France) à propos de feu Gaston Defferre, il a su "s'aliéner de solides inimitiés". Presque aussi beau que "pendant trois minutes de silence, la Chine entière a crié sa douleur" entendu il y a qq jours sur France 2. Bref, le char de l'Etat navigue sur un volcan, et Gaudemar est son prophète.
P.S. Une matinée qui commence bien : réveillée par le galop de la VIIeme de Beethoven, et pas par la chronique de J.-Marc Sylvestre ou les pénibles vociférations de Nicolas Demorand. C'est merveilleux, la grève à Radio-France. Tenez bon, les camarades, on est avec vous ! De la musique avant toute chose ! Et pour ce qui est de l'impair, entre Ségo et Sarko, on a ce qu'il nous faut, hélas."

Ecrit par : FGuichard | 22 mai 2008


Même réveil, ce matin! C'est ma préférée, et de loin, la 7è! Dommage pour le ralenti dans la deuxième partie...
Vous m'avez vraiment fait pousser un énorme éclat de rire avec cette citation du "Provençal"... Merci!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

le char de l'Etat navigue sur un volcan,

Ecrit par : FGuichard | 22 mai 2008

Trop mignon!

Écrit par : Jean | 22 mai 2008

Allez, pour nous changer de Gaudemar (on se marre, y'en a marre...) un petit coup d'alcool fort.

C'est de George Steiner. C'est dans "Maîtres et disciples", un livre dont la lecture devrait être rendue obligatoire si les IUFM faisaient correctement leur boulot :

"Enseigner sérieusement, c'est poser les mains sur ce qu'il y a de plus vital dans un être humain. C'est essayer d'accéder au plus vif et au plus intime de l'intégrité d'un adulte ; un maître envahit, entre par effraction, voire dévaste afin de faire le ménage et de reconstruire.

L'enseignement médiocre, la routine pédagogique, un style d'instruction qui, délibérément ou non, vise avec cynisme des objectifs simplement utilitaires sont ruineux.

Ils extirpent l'espoir à la racine. Le mauvais enseignement est, presque littéralement, meurtrier ; métaphoriquement, c'est un péché contre le Saint-Esprit.

Il abaisse l'élève, réduit à l'état d'inane grisaille, le sujet présenté. Dans la sensibilité enfantine ou adulte il inocule le plus corosif des acides, la morosité, ce gaz des marais qui a pour nom "ennui".

Pour des multitudes, les mathématiques, la poésie et la pensée logique ont été tués par un enseignement mort, par la médiocrité peut-être inconsciemment vengeresse de pédagogues frustrés. Les vignettes de Molière sont implacables.

"L'anti-enseignement" est, statistiquement, proche de la norme. Les bons enseignants, qui enflamment l'âme naissante de leurs élèves, pourraient être plus rares encore que les virtuoses ou les sages.

D'une alarmante rareté sont les maîtres d'école, formateurs de l'esprit et du corps, qui sont conscients de l'enjeu, de l'interaction de la confiance et de la vulnérabilité, de la fusion organique entre responsabilité et réponse (ce que j'apellerais l'"answerability").

"Il n'est point de plus grand prodige." nous rappelle Ovide.

En vérité, nous le savons, la majorité de ceux à qui nous confions nos enfants dans l'enseignement secondaire, auprès de qui nous cherchons un guide et un exemple au sein de l'université, sont de plus ou moins aimables fossoyeurs. Ils travaillent à abaisser les étudiants à leur propre niveau de fatigue indifférente. Loin "d'ouvrir Delphes", ils le ferment.

C'est peut-être un peu injuste, mais ça réveille, non ?

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

@ Robin
Pour finir de se réveiller :

Charles-Ange Laisant, L'éducation fondée sur la Science, F. Alcan 1904.
« Une question a été posée bien des fois, sur laquelle je ne veux pas m'appesantir, car j'y ai déjà répondu souvent dans des articles, dans des livres ou de vive voix ; c'est celle-ci : Les sciences ont-elles plus d'importance pour l'homme que les lettres et, par conséquent, faut-il donner aux enfants une éducation scientifique de préférence à une éducation littéraire ; ou bien, faut-il leur donner une éducation littéraire de préférence à une éducation scientifique ?
Voici ce que j'ai répondu invariablement : autant vaudrait se demander s'il est plus nécessaire à un homme de manger que de dormir ; s'il est plus utile de le priver de nourriture en lui permettant le sommeil, ou de le priver de sommeil en lui permettant de s'alimenter. Je déclare que, dans un cas comme dans l'autre, les choses se passeraient en fin de compte exactement de la même manière ; et que le résultat serait, à bref délai, le passage de vie à trépas du bonhomme soumis à un tel régime.
Or nous sommes depuis longtemps en train de faire à peu près la même sottise pour les deux moitiés de la jeunesse française, pour la catégorie des littéraires et celle des scientifiques. En pratiquant une éducation littéraire opposée à l'éducation scientifique, en élevant de futurs avocats qui n'auront pas l'idée de la façon dont peut fonctionner une locomotive, à côté desquels on pourra voir des ingénieurs possédant peut-être de très fortes connaissances mathématiques, et ignorant toute leur vie qu'il a existé un homme qui s'appelait Rabelais et un autre nommé Paul-Louis Courier, on instituera deux castes de demi hommes, mais l'on ne fera jamais, ni une humanité, ni une société, ni une patrie.
Il est même honteux et humiliant, dans un milieu qui se dit civilisé, de penser qu'une pareille question ait jamais pu être posée ! »

Écrit par : guy morel | 22 mai 2008

"L'idée opposée du vrai maître n'a rien d'une utopie ou d'une fantaisie romantique concrètement hors de portée. Heureux sont ceux d'entre nous à qui il aura été donné de rencontrer de vrais maîtres : Socrate ou Emerson, Nadia Boulanger ou Max Perutz.

Souvent, ils demeurent anonymes : maîtres ou maîtresses d'écoles isolés qui éveillent le don d'un enfant, d'un adolescent, qui sucitent une obession. En prêtant un livre, en restant après la classe, prêts à être interrogés..."

G. Steiner, "Maîtres et disciples", page 28 (Folio Essais, Gallimard)

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

Et vous êtes prêt, vous, à aller les faire les stages d'été?
Non, bien sûr c'est bon pour la valetaille qui n'a pas le piston nécessaire pour arrondir ses fins de mois par des jurys de concours.
Et les autres collègues, vous trouvez cela normal qu'on vous propose d'aller travailler pendant les vacances d'été parce qu'on vous paie trop mal pendant l'année et que le gouvernement refuse de revaloriser nos salaires?

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Sanseverina, oui, je vous rejoins pour dire : NON AU BOULOT SUPPLEMENTAIRE L'ETE POUR LES PROLOS DE L'ENSEIGNEMENT QUE NOUS SOMMES DEVENUS !!! Aujourd'hui, entre mes quatre classes, mes trois niveaux, mes projets parallèles pour rebooster notre filière L en zone rurale, mes PPRE, mes copies, mes lectures, mes cours, (et ma prépa agrég, qui m'a coûté en tout et pour tout 1200€ cette année ! - franchement, où voit-on des salariés ajouter vingt ou trente de travail à leur temps hebdomadaire de boulot pour se former, et à leurs frais ??????), je bosse au bas mot cinquante heures par semaine, avec un bac + 5, et je gagne 1600€ au bout de six années d'ancienneté !!!!!! Et il faudrait venir prendre des heures pendant des congés d'été (qui ne sont même pas des congés payés !!!) ??? Non, franchement, il faut créer un mouvement de résistance qui ne passe pas par le mollusque syndical et défendre nos intérêts, une bonne fois pour toutes, sur quelques principes simples : salaire, temps de travail, conditions de la promotion interne, formation. Et ne rien lâcher.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 22 mai 2008

"Notez que je ne parle pas pour vous, je ne vous connait pas".

Ecrit par : Manu | 22 mai 2008

Tiens, Manu, vous parlez de vous à la troisième personne, maintenant?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Tiens, je croyais que vous ne m'adressiez plus la parole ?

Notez par ailleurs que je peste contre la baisse de niveau, y compris la mienne (mon père, avec un simple bac, est bien plus cultivé que moi, c'est bien la preuve que "le niveau monte") : j'aurais du écrire "je connais", c'est ça ? Pardonnez-moi ,j'ai été dans un collège socialiste (pardon -en zep -) dans ma jeunesse.

Je suis content que vous vous méfiez de Gogolène comme la peste (cf. votre post plus haut). Enfin quelque chose qui nous réunit (t?). Auriez-vous été jusqu'à vous abstenir au 2ème tour (si vous considérez la question comme indiscrète, ne vous sentez pas obligé de répondre).

Écrit par : Manu | 22 mai 2008

Ce Gaudemar est-il le fruit des amours monstrueuses d'un godemichet et d'un braquemard ?

Écrit par : yann | 22 mai 2008

J'ai relu pour le reformer un peu : quel baratin ! C'est presque aussi abscons et dogmatique que du Meirieu !

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mai 2008

Âvec ce texte de Gaudemar, on touche à la platitude absolue, au degré zéro de la pensée pédagogique ("mutualisation des pratiques et des outils", "travail collaboratif à distance, "boîte à outils", "ORL"...)

On dirait un rapport de stage chez un garagiste rédigé par Lacan.

Si j'ai bien compris, il s'agit de mettre en place un forum de discussion (très dirigée, la "discussion") par Internet entre des enseignants du primaire d'une même circonscription (?)...Mais il faut se transformer en Champolion pour décrypter l'énigme..."Ce qui se conçoit bien..."

Meirieu devient presque "intéressant" à côté. (Mettons que je n'ai rien dit, Jean !) ^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

"Je suis content que vous vous méfiez de Gogolène comme la peste (cf. votre post plus haut). Enfin quelque chose qui nous réunit (t?). Auriez-vous été jusqu'à vous abstenir au 2ème tour (si vous considérez la question comme indiscrète, ne vous sentez pas obligé de répondre)."

Ecrit par : Manu | 22 mai 2008

Je n'aime pas Ségolène Royal. Et depuis longtemps.
J'ai même eu l'occasion de le dire en des termes très peu amènes à son égard, en direct, à la télévision, il y a sept ou huit ans, dans une émission qui s'appelait: "cas d'école", animée par Elisabeth Martichoux).
Pour défendre des PE sortants, (à Châteauroux) qui s'étaient trouvés embringués dans une affaire les dépassant, et accusés de maltraitance envers enfants et, à la limite, de pédophilie, pour que cette chère ministre, (à l'époque), se fasse mousser sur leur dos. Vous voyez que ça ne date pas d'hier!
Concernant les dernières présidentielles, j'ai voté contre Nicolas Sarkozy. Avec à peu près le même état d'esprit qui était le mien quand j'avais voté contre Jean-Marie le Pen en 2002. Ma réponse vous satisfait-elle?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

"Il abaisse l'élève, réduit à l'état d'inane grisaille, le sujet présenté. Dans la sensibilité enfantine ou adulte il inocule le plus corosif des acides, la morosité, ce gaz des marais qui a pour nom "ennui".

Ecrit par : Robin | 22 mai 2008

Il n'y a plus qu'à en convaincre Jean, maintenant!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Dans son dernier livre, "Ca va mieux en le disant..." éd. Fayard, Françoise Laborde assène quelques vérités bien senties sur l'école et les méfaits du pédagogisme dans le dernier chapitre : 'Pourquoi l'école déteste-t-elle les élèves ?'
Des errances de Summerhill au désastre des méthodes globales en passant par la dénonciation d'un système qui coule les plus défavorisés, tout est passé à la moulinette, sans langue de bois.

A lire...

Extrait :


Quant au maître à penser du corps enseignant, l'homme de tous les combats, de toutes les contestations, bref, l'incontournable patron du SNES, Gérard Aschieri, il a passé son agrégation de lettres en 1975, et en 1979 il était déjà à la tête du syndicat : c'est dire comme il a longtemps fréquenté les élèves...
Et il n'est pas près de faire valoir ses droits à la retraite. Il est vrai que la contestation fatigue moins que l'enseignement !

Bon. Je vais encore me faire des amis...

Extrait :

Ainsi de l'ineffable Meirieu, pédagogue émérite qui s'est même payé le luxe de me désigner à la vindicte corporatiste : ma messagerie à France 2 a été saturée de mails d'insultes émanant de profs qui ne comprenaient pas pourquoi j'avais donné la parole à Brighelli...

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2008

Meirieu devient presque "intéressant" à côté. (Mettons que je n'ai rien dit, Jean !) ^^^^^^^^

Ecrit par : Robin | 22 mai 2008

Meirieu est "intéressant" , si vous voulez, Robin, parce que c'est un dangereux manipulateur d'esprits faibles. En ce sens, c'est plutôt "le cas Meirieu" qui est intéressant.
Avec Gaudemar, on a une espèce de soupe technico-administrative qui n'aura aucune efficience.

Mais au fait, quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi le Ministre a besoin de "confier la réforme des lycées" à quelqu'un d'autre qu'à lui-même! J'ai toujours pensé que c'était le Ministre lui-même qui devait conduire les réformes.
A moins qu'une telle délégation ne soit qu'un leurre consultatif pour essayer de faire passer en douceur les vraies réformes. Gaudemar comme Pochard, en somme, beaucoup de bruit pour rien.

Écrit par : Jean | 22 mai 2008

Et depuis quand Françoise Laborde est-elle habilitée à tenir de tels propos sur l'enseignement?
A ma connaissance, elle a encore moins été en contact avec des classes qu'Aschieri, non?
Pourquoi pas prendre Sophie Davant comme référence critique, pendant qu'on y est?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Polony, au moins, a enseigné quelques années.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Et depuis quand Françoise Laborde est-elle habilitée à tenir de tels propos sur l'enseignement?
A ma connaissance, elle a encore moins été en contact avec des classes qu'Aschieri, non?
Pourquoi pas prendre Sophie Davant comme référence critique, pendant qu'on y est?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Polony, au moins, a enseigné quelques années.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

La parole aux experts; le citoyen (journaliste), ta gueule!

Écrit par : Pendariès | 22 mai 2008

"Et puis, il ne faut pas enfermer les gens dans une voie ; un élève orienté en voie professionnelle doit pouvoir rejoindre une filière menant au supérieur si ses capacités se révèlent."

guy morel

Cela ne peut être effectif qu’à condition que l’enseignement professionnel permette de suivre dans le supérieur. Sans cette condition, cette possibilité n’est qu’une blague, ne restant effectivement ouverte qu’aux enfants issus des milieux culturellement favorisés. Parallèlement, d’ailleurs, dans une telle organisation des études, dont la suppression du collège unique est l’un des aspects, vous pouvez être sûr qu’aux enfants issus des milieux ouvriers, il ne sera laissé aucune chance de faire autre chose que des études professionnelles (ne serait-ce que par la pression des parents). Il suffit de voir ce que cela donne dans un pays où cela est en vigueur.

A ce propos, on lira avec profit l’éclairage salutaire que donne, de la nouvelle orientation de la politique éducative en France (à propos du collège unique, de la carte scolaire, de l’orientation précoce), Nico Hirtt, observateur de la situation scolaire d’un pays bien plus "en avance" et "modernisé", sur ce point, que la France (de sorte qu’il eut le loisir de s’inquiéter de tout cela avant notre hôte, il y a déjà 12 ans).

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=414

Écrit par : Pli | 22 mai 2008

Robin a écrit à propos de la prose à Gaudemar : "On dirait un rapport de stage chez un garagiste rédigé par Lacan."

Bien vu et belle formule.

Écrit par : dugong | 22 mai 2008

Accessoirement, il est aussi pour la suppression du collège unique, l'organisation d'une vraie voie professionnelle avec boulot à 18 ans et la limitation des études supérieures à ceux qui peuvent les suivre.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Vous me rassurez Guy Morel. Bien d'accord avec tout cela.
Et votre gentil âne, que devient-il? Vous réveille-t-il tous les matins par des chants doux à l'oreille?

Écrit par : Sanseverina | 22 mai 2008

De Gaudemar sait, à l'occasion, prendre de la hauteur. témoin le texte de présentation du projet académique (Aix-Marseille) 2007-2010.

http://www.ac-aix-marseille.fr/public/download/1597/PA_edito.pdf

On y lit (page 9) :

"C’est aussi dans l’efficacité et l’équité, dans l’efficience et l’« équicience » de la gestion des différents moyens et modes d’organisation que l’académie trouvera, à tout moment et quelles qu’en soient les contraintes, les meilleurs chemins de la réussite recherchée."

La pintade poitevine peut aller se rhabiller avec sa "bravitude" ; en matière de néologisme, cette "équiscience" place d'emblée notre futur GO en leader. Ca promet !

Vers la fin, ça raffarine un max :

"C’est en cela que l’on peut parler de route haute de la réussite scolaire. Route, car c’est un cheminement stratégique à construire. Haute car il faut lever les yeux et faire lever les yeux de tous, opérateurs et usagers, vers un horizon nouveau, éclairé par une volonté collective et une analyse partagée des défis à relever."

C'est beau, hein !

Mais attention de ne pas lever le regard trop haut sur l'horizon au risque de ne pas apercevoir dans quoi on marche...

Écrit par : dugong | 22 mai 2008

Sanseverina, oui, je vous rejoins pour dire : NON AU BOULOT SUPPLEMENTAIRE L'ETE POUR LES PROLOS DE L'ENSEIGNEMENT QUE NOUS SOMMES DEVENUS !!! Aujourd'hui, entre mes quatre classes, mes trois niveaux, mes projets parallèles pour rebooster notre filière L en zone rurale, mes PPRE, mes copies, mes lectures, mes cours, (et ma prépa agrég, qui m'a coûté en tout et pour tout 1200€ cette année ! - franchement, où voit-on des salariés ajouter vingt ou trente de travail à leur temps hebdomadaire de boulot pour se former, et à leurs frais ??????), je bosse au bas mot cinquante heures par semaine, avec un bac + 5, et je gagne 1600€ au bout de six années d'ancienneté !!!!!! Et il faudrait venir prendre des heures pendant des congés d'été (qui ne sont même pas des congés payés !!!) ??? Non, franchement, il faut créer un mouvement de résistance qui ne passe pas par le mollusque syndical et défendre nos intérêts, une bonne fois pour toutes, sur quelques principes simples : salaire, temps de travail, conditions de la promotion interne, formation. Et ne rien lâcher.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 mai 2008

Oui, il faudrait vraiment qu'on se débarrasse des syndicats pour avoir enfin une représentation des profs plus vraie et plus efficace.
Ce serait bien aussi que Brighelli du haut de sa niche parisienne tienne compte de nos avis sur ces stages d'été et revienne publiquement sur sa proposition que je trouve lamentable, arrogante et stupide à la fois.

Écrit par : Sanseverina | 22 mai 2008

Robin a écrit à propos de la prose à Gaudemar : "On dirait un rapport de stage chez un garagiste rédigé par Lacan."

Bien vu et belle formule.

Ecrit par : dugong | 22 mai 2008


La facture cachée du garagiste, alors ? Mais normalement ça se voit, une facture de garagiste... Surtout celles pour les clientes... La facture à Elise, quoi...

Écrit par : Sergio | 22 mai 2008

Et votre gentil âne, que devient-il? Vous réveille-t-il tous les matins par des chants doux à l'oreille?

Ecrit par : Sanseverina | 22 mai 2008

Comme tout âne, il se contente sûrement de lui dire I-a, I-a(Ja, je suis d’accord).

Écrit par : Pli | 22 mai 2008

Qui connaît Nathalie Debans ?
Il me semble qu'elle est aussi signataire de "Reconstruire l'Ecole". Si c'est la même, je ne comprends plus tout....

Écrit par : jeanh | 22 mai 2008

Qui connaît Nathalie Debans ?
Il me semble qu'elle est aussi signataire de "Reconstruire l'Ecole". Si c'est la même, je ne comprends plus tout....

Ecrit par : jeanh | 22 mai 2008

Cette dame est certifiée d'allemand, et a commis (il n'y a pas d'autre mot) un manuel intitulé tout simplement "Apprendre l’allemand avec Tokio Hotel" -- càd un groupe crétin (Kreidling) pour les crétins, mais ça "chante" en allemand, si tant est que l'on puisse appeler ça "chanter".
Ci-dessous, critique sur http://musique.evous.fr/apprendre-allemand-Tokio-Hotel,3953.html
Et ça vaut son pesant de ravanelle :
"Le manuel écrit par la professeur certifiée Nathalie Debans propose de joindre l’utile à l’agréable, au travers d’exercices de grammaire et de compréhension tournant autour de l’univers musical du célèbre quatuor (sic). On trouve dans cet ouvrage des rappels grammaticaux, du vocabulaire, des informations, des anecdotes et de jolies photos du groupe."
Bref, si cette dame est à RE, je veux bien être pendue, et même par les pieds. Toujours est-il que le dékhoconnomètre tourne derechef à plein régime...

Écrit par : FGuichard | 22 mai 2008

Comme tout âne, il se contente sûrement de lui dire I-a, I-a(Ja, je suis d’accord).

Ecrit par : Pli | 22 mai 2008

I-A, I-A... J'en ai connu un qui haïssait les sigles, il faisait carrément la version longue: "inspecteur d'académie, inspecteur d'académie".

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

""Le manuel écrit par la professeur certifiée Nathalie Debans propose de joindre l’utile à l’agréable, au travers d’exercices de grammaire et de compréhension tournant autour de l’univers musical du célèbre quatuor (sic). On trouve dans cet ouvrage des rappels grammaticaux, du vocabulaire, des informations, des anecdotes et de jolies photos du groupe.""

Ecrit par : FGuichard | 22 mai 2008

Si elle a vraiment commis ça, c'est assurément une connasse. Je ne trouve pas d'autre mot.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Et depuis quand Françoise Laborde est-elle habilitée à tenir de tels propos sur l'enseignement?

Mère de famille qui a constaté sur ses propres enfants les dégâts opérés par les lubies des pédagogistes et autres formateurs illuminés d'IUFM.
Est-ce suffisant pour pousser de temps à autre un petit coup de gueule ? Je le crois.

Sibille parle bien des méthodes de lecture (sans jamais avoir enseigné en CP un seul jour de sa vie).

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2008

Polony, au moins, a enseigné quelques années.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008


Et voilà que vous reconnaissez des qualités à Polony...On aura tout vu !

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2008

Si Nathalie Debans a vraiment commis ça, c'est assurément une connasse. Je ne trouve pas d'autre mot.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Ce n'est hélas pas un canular : voir aussi
http://www.infosjeunes.com/Apprendre-l-allemand-avec-Tokio-Hotel_a87962.html
Après tout, naguère et voici peu, un collègue de lettres (qu'y dit) de l'Hérault fit étudier à ses potaches les "mémoires" d'Hervé Vilard ("objet d'étude", sic : le biographique).
On invita même l'auteur (re-sic) dans l'établissement. Comme on l'imagine volontiers, les élèves se déclarèrent bien plus intéressés par sa prose que par "Les Confessions" de Rousseau (malgré la célèbre fessée de Melle Lambercier).
L'histoire ne dit pas si le pauvre Finkielkraut en fit une gastrite, mais avouez qu'il y avait de quoi.
De toutes façons, à partir du moment où, sous prétexte de pédagogie, on fait de la démagogie, il n'y a plus de limite à la bêtise au front de taureau : la conogogie ?
Et quand je pense que l'an prochain, les CPGE scientifiques vont s'avaler d'autres "Confessions" (celles de Saint Augustin) et "L'Age d'homme" de Leiris, je me marre in petto : ils auront été bien préparés, avec Vilard, tiens.

Écrit par : FGuichard | 22 mai 2008

Polony, au moins, a enseigné quelques années.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008


Et voilà que vous reconnaissez des qualités à Polony...On aura tout vu !

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2008

Je croyais réellement qu'elle avait enseigné... Non? Plus longtemps que Laborde, en tous cas! ;-)
Mais moins longtemps que Meirieu? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Nos collègues d'allemand ont chaud aux fesses en ce moment : langue en relative perte de vitesse, "risque" d'intervention sur plusieurs sites d'enseignement. Résultat : certains sont prêts à tout pour "remédier". Voici un autre exemple dont j'avais déjà parlé ici :

Extrait de "L'Aquitaine". Journal du Conseil Régional. Spécial éducation - Novembre et décembre 2007

« On peut écouter de l'allemand quand on veut: dans le bus pour arriver au lycée, entre midi et deux juste avant un cours, quand on a une heure à " tuer " en permanence. C'est pratique, et ça nous familiarise avec la langue allemande comme jamais on n'avait pu le faire jusqu'à présent. » Guillaume, 15 ans, élève au lycée de Parentis en Bom (40) est enthousiaste depuis qu'à titre expérimental, le conseil régional a équipé l'établissement d'iPod destiné aux cours de langues vivantes. Son prof, Dominique Laffargue, ne l'est pas moins: « ça révolutionne la pédagogie du cours. C'est très motivant pour les élèves, ça l'est donc pour nous aussi. Nous leur faisons télécharger des bandes annonces ou des reportages vidéo accompagnés du texte écrit ce qui permet de faire des exercices de compréhension à la fois écrite et orale. Pour eux, c'est moins fatiguant, moins contraignant, ils travaillent plus facilement en dehors des cours et du coup ça libère du temps pour faire d'autres exercices en classe. Les élèves ont fait de réels progrès grâce à leur iPod.» Cet équipement fait partie du plan de développement de l'apprentissage des langues mis en place par le conseil régional.

Écrit par : dugong | 22 mai 2008

Mais moins longtemps que Meirieu? ;-)))

La bio de Meirieu est très discrète sur ses années effectives d'enseignement, il en a assurément beaucoup moins qu'un Brighelli ou un Le Bris...

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2008

""Le manuel écrit par la professeur certifiée Nathalie Debans propose de joindre l’utile à l’agréable, au travers d’exercices de grammaire et de compréhension tournant autour de l’univers musical du célèbre quatuor (sic). On trouve dans cet ouvrage des rappels grammaticaux, du vocabulaire, des informations, des anecdotes et de jolies photos du groupe.""

Ecrit par : FGuichard | 22 mai 2008

Notre plus jeune fils (15 ans), tromboniste (jazz, funk, rock, reggae) qui vient de se produire au Printemps de Bourges avec son groupe, "The mother funking band" (désolé, mais c'est comme ça qu'ils s'appellent) hausse les épaules quand il entend parler de "Tokio Hôtel" et n'a pas de mots assez durs pour qualifier ce groupe ("nul", "commercial", "c'est de la m..."). Mais ils gagnent un maximum d'argent et c'est vrai que les professeurs d'allemand qui courent après les élèves, pour les raisons que l'on sait, surfent sur la vague de Tokio Hôtel.

Ma collègue d'allemand m'a dit que certains élèves (des filles surtout) s'inscrivent en cours d'allemand uniquement pour comprendre les paroles des chansons de "Tokio Hôtel".

C'est désolant.

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

"Notre plus jeune fils (15 ans), tromboniste (jazz, funk, rock, reggae) qui vient de se produire au Printemps de Bourges avec son groupe, "The mother funking band" (désolé, mais c'est comme ça qu'ils s'appellent) "
... Ca alors! comme le monde est petit?
C'est un des 2 Julien?

Écrit par : jeanh | 22 mai 2008

"Le char de l'Etat navigue sur un volcan" (3 absurdités en une seule phrase, un record) ; elle est attribuée à Sully-Prudhomme. En voici d'autres (Paul Quimper, "Les perles parlementaires")



"Je suis un élu du peuple, j'ai le droit de dire n'importe quoi !"



"Il est vrai que la nature a horreur du vide. Le parlementaire aussi, mais il en prend l'habitude ... "



"Nous savons, monsieur le ministre, que rien de ce qui touche aux incapables ne vous laisse indifférent."



"Personne n'a le droit de prendre des mesures dangereuses pour les citoyens : c'est à la loi de le faire."



"Je vais me répéter, au risque de dire deux fois la même chose."



"Monsieur le ministre, vous avez été applaudi par tous les amputés !"

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

"Notre plus jeune fils (15 ans), tromboniste (jazz, funk, rock, reggae) qui vient de se produire au Printemps de Bourges avec son groupe, "The mother funking band" (désolé, mais c'est comme ça qu'ils s'appellent) "
... Ca alors! comme le monde est petit?
C'est un des 2 Julien?

Ecrit par : jeanh | 22 mai 2008

Eh oui !

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

"Notre plus jeune fils (15 ans), tromboniste (jazz, funk, rock, reggae) qui vient de se produire au Printemps de Bourges avec son groupe, "The mother funking band" (désolé, mais c'est comme ça qu'ils s'appellent) "
... Ca alors! comme le monde est petit?
C'est un des 2 Julien?

Ecrit par : jeanh | 22 mai 2008

Eh oui !

Ecrit par : Robin | 22 mai 2008

C'est celui dont le nom de famille commence par un G !

Écrit par : Robin | 22 mai 2008

"il en a assurément beaucoup moins qu'un Brighelli ou un Le Bris..."

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2008

Qui, eux-mêmes, ont enseigné beaucoup plus longtemps que Laborde... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Personne pour commenter la loi remettant en cause la mixité...bon, eh bien , Darcos a eu raison ,en fait.

Écrit par : montaigneàcheval | 22 mai 2008

Oui, j'ai vu ça... Certains blogueurs d'ici ont défendu cette loi, au moment où elle n'était même pas un projet...
Bizarre... Les bons acquis de mai 68 ont décidément du plomb dans l'aile (et dans lui).

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Personne pour commenter la loi remettant en cause la mixité...bon, eh bien , Darcos a eu raison ,en fait.

Ecrit par : montaigneàcheval | 22 mai 2008



Si , moi !
Mais je ne suis pas étonnée du tout , ce n'est qu'un début , hélas ! Voilà ce qu' il faudra avaler , bientôt !



http://www.esj-lille.fr/atelier/magan2/teo/explorer/cohabit_roubaix.html

Écrit par : Amélie | 22 mai 2008

La bio de Meirieu est très discrète sur ses années effectives d'enseignement, il en a assurément beaucoup moins qu'un Brighelli ou un Le Bris...

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2008

On n'y trouve quasiment rien en effet !
Sans doute serait-ce fort gênant pour l'intéressé que fussent rappelés ses indigents états de service!
Cela n'a pas empêché cet individu de fonder sa carrière sur un prêchi-prêcha pseudo-pédagogique verbeux et vain et de se faire passer pour un inspiré aux yeux de milliers de gogos.
Je rappelle, au risque de lasser, qu'on ne trouvera sur le CV de Meirieu ni agrégation ni CAPES, c'est-à-dire aucune certification d'avoir la moindre compétence s'agissant de l'enseignement secondaire.

Écrit par : Jean | 22 mai 2008

Nos collègues d'allemand ont chaud aux fesses en ce moment : langue en relative perte de vitesse,

Ecrit par : dugong | 22 mai 2008

L'enseignement de l'allemand n'est-il pas difficile, voire quasiment impossible, parce que les élèves ignorent la grammaire française?
Sans la connaissance de la déclinaison et des fonctions grammaticales, comment "maîtriser" l'allemand?

Écrit par : Jean | 22 mai 2008

Ce passage est à retenir , moi je ne savais pas que l'initiative était laissée aux proviseurs :

"L'Éducation nationale a d'abord critiqué les initiatives du proviseur. En 1996, François Bayrou, ministre à l'époque, lance un mot d'ordre sans appel : " Zéro voile dans les écoles. " Depuis, les temps ont changé et le Conseil d'État a choisi de laisser les mains libres aux proviseurs sur cette question. "

Écrit par : Amélie | 22 mai 2008

Personne pour commenter la loi remettant en cause la mixité... bon, eh bien , Darcos a eu raison , en fait.

Ecrit par : montaigneàcheval | 22 mai 2008

Darcos se fiche le doigt dans l'oeil (euphémisme), sur ce point comme sur bien d 'autres, et pour les raisons que fait observer JPB à la fin de sa note sur les redoublements.
Citation : "Entre un Meirieu héraut des réductions de postes, et un Baubérot chantre de la « laïcité aménagée » (et qui, sous prétexte d’expliquer la laïcité à Nicolas Sarkozy en le tançant vertement, prêche la tolérance et cette révision de la loi de 1905 dont certains rêvent, à droite comme à gauche), un front commun s’est ouvert, où l’idéologie flirte assez bien avec le carriérisme".
Brèfle, coucou les revoilou : Meirieu et la fin des redoublements, Baubérot et la "laïcité ouverte", meilleur moyen pour subir les derniers outrages, avec poignée de gravier et option sable chaud pour les légionnaires -- comme dit mon fils qui parle comme un charretier.
Cette mesure est une honte. Elle a sans doute aussi quelque chose de ... mignon ! Quant à "protéger l'Institution de la Légion d'Honneur" comme dit N. Morano , ne me faites pas rire, j'ai les lèvres gercées.

Écrit par : FGuichard | 22 mai 2008

Notre plus jeune fils (15 ans), tromboniste (jazz, funk, rock, reggae) qui vient de se produire au Printemps de Bourges avec son groupe, "The mother funking band" (désolé, mais c'est comme ça qu'ils s'appellent) ...

Ecrit par : Robin | 22 mai 2008

Tant que c'est "funking", tout va bien...

Écrit par : FGuichard | 22 mai 2008

Qui, eux-mêmes, ont enseigné beaucoup plus longtemps que Laborde... ;-)))

Et comme Laborde tire peut-être un certain nombre de ses propos des entretiens qu'elle eut avec Brighelli, la boucle est bouclée...

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2008

Quand le langage SMS envahit les copies du bac

Agnès Leclair (avec Alexandre Claude) Le Figaro

19/05/2008

À force de communiquer par ces messages en abrégé, des élèves commettent d'énormes fautes d'orthographe.

À moins d'un mois des épreuves du baccalauréat, les élèves se plongent plutôt dans leurs cours de philosophie que dans un manuel d'orthographe. Pourtant, tous ne seraient pas au point en la matière à en croire certains devoirs de terminale. Ainsi, pour la plus grande surprise d'un correcteur, la Symphonie inachevée de Schubert s'est transformée en symphonie «inHeV» dans une copie du baccalauréat. Une orthographe revisitée sous l'influence du langage texto. Cette manière d'écrire les mots en phonétique permet d'économiser de la place pour envoyer un «SMS» ou message écrit sur téléphone portable.

Depuis le début des années 2000, les textos sont devenus un des moyens de communication privilégiés des jeunes. Malheureusement, leur orthographe simplifiée a non seulement envahi les forums de discussion sur Internet mais commence à apparaître sur les feuilles d'examen. Et les bacheliers de qualifier les habitants de la Martinique de «Martinikés»…

«L'héritage de l'abandon progressif de la dictée»

«Certains élèves perçoivent désormais les mots de manière phonétique et les retranscrivent ensuite comme ils le peuvent», explique Philippe Mignaval, auteur du Sottisier du bac. Jusqu'à commettre de grossières erreurs comme ce candidat pour qui «l'euthanasie» devient «le tas nazi». «Les élèves ont tendance à couper les mots au petit bonheur, confirme Jean-Paul Brighelli, normalien, agrégé de lettres. C'est aussi l'héritage de l'abandon progressif de la dictée au collège depuis une quinzaine d'années.»

En février dernier, le chef de l'État en personne a déploré l'usage de cette langue simplifiée et a demandé aux professeurs d'en ex-pliquer les conséquences aux élèves. Mais tous n'adhèrent pas à sa théorie. «Je relève une abréviation de temps en temps mais je n'ai jamais vu tout un devoir rédigé en texto, nuance un professeur de français du Val-d'Oise. Ces erreurs apparaissent généralement en fin de copie, quand les candidats sont pressés par le temps.»

Danièle Manesse, professeur de sciences du langage à la Sorbonne nouvelle et coauteur d'Orthographe, à qui la faute ?, est encore plus catégorique. «Le langage SMS n'influence pas l'orthographe, affirme cette spécialiste. Les élèves savent qu'ils utilisent un code, un langage secondaire. La baisse du niveau en orthographe serait plutôt le résultat du peu de temps consacré à l'étude de la langue à l'école.» Quant aux étudiants, ils ont une vision plus pragmatique de la question. Charles, 21 ans, inscrit en fac de droit à Paris, explique que, pour sa génération, le langage texto est un moyen pratique de prendre des notes en cours. «À force, on prend des réflexes d'écriture que l'on peut reproduire inconsciemment dans les copies», concède-t-il. Un manque d'attention auquel Charles s'empresse de remédier quand il a le temps de se relire. Car les sanctions, bien que légères, sont réelles. À l'école, aucune instruction spécifique n'a été transmise selon l'enseignante du Val-d'Oise. Cependant, «le barème de la maîtrise de la langue est appliqué. Le correcteur peut enlever un ou deux points à la copie», raconte-t-elle [un tel barème, c'est de la rigolade : j'ai connu un professeur de maths qui refusait de corriger toute copie contenant plus quatre fautes].

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2008

Je suis plus que persuadé que l'arme absolue de la destruction de l'instruction passe par les TICE. Ca emportera tout, y compris les miasmes de Meirieu qu'on finira par (presque) regretter.

voir http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/05/21/01016-20080521ARTFIG00651-amiens-invente-l-ecole-numerique-de-demain.php

DEMATERIALISEZ MOI CA !

Écrit par : dugong | 22 mai 2008

Consternant, ce reportage sur le lycée Lavoisier. Si ces informations sont vraies, le proviseur est un fossoyeur de la république. Et je trouve scandaleux d'imposer la viande halal à tout le monde. Personnellement, je me refuse à consommer la chair d'un animal qui a agonisé pendant vingt minutes avant de mourir.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 mai 2008

Un rayon de soleil dans un monde de sombres brutes :

21 "sages" pour une mondialisation moins sauvage, ces derniers dressent « La liste des bêtises à ne plus commettre », parmi elles ceci :
« … qu'on arrête de mesurer les progrès de l'éducation exclusivement par le nombre de classes construites ou celui des élèves scolarisés, mais qu'on se soucie un peu plus de la qualité de l'enseignement et de son efficacité. »

Puis-je ajouter qu’on arrête de nous bassiner avec le taux de réussite au bac ?
Des collègues colportent la rumeur suivante : Pour tenir les 11500 suppressions de postes, la consigne suivante - émanant des IA : aucun redoublement en terminale donc 100 % de réussite au bac, quelqu’un peut-il confirmer ?

Liens vers les articles :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/22/la-liste-des-betises-a-ne-plus-commettre_1048252_3234.html#ens_id=1048343

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/22/21-sages-pour-une-mondialisation-moins-sauvage_1048251_3234.html#ens_id=1048343

Philippe.

Écrit par : Phil Del | 22 mai 2008

Pour sauver la laïcité le lien suivant :
http://www.communautarisme.net/Sauver-la-laicite_a1006.html?PHPSESSID=db9f86730f89408e896222c7df75e46c

Tant pis pour les offusqués, mais ce site, moi, j'l’aime bien !
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 22 mai 2008

@Françoise Guichard

Et, comme l'écrivait "Le Provençal" (le plus mauvais quotidien régional de France) à propos de feu Gaston Defferre, il a su "s'aliéner de solides inimitiés".

Le Provençal avait aussi publié, à sa mort :
"Hélas, Marseille vient de perdre son père et son maire".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 mai 2008

"Je suis plus que persuadé que l'arme absolue de la destruction de l'instruction passe par les TICE. Ca emportera tout, y compris les miasmes de Meirieu qu'on finira par (presque) regretter."

Je suis tout à fait d'accord avec vous. J'ai d'ailleurs envoyé un message à Jean-Paul Brighelli allant dans ce sens. Je suis effaré par ce qui se trame dans nos établissements.

Écrit par : Citoyen | 22 mai 2008

Tant pis pour les offusqués, mais ce site, moi, j'l’aime bien !
Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 22 mai 2008


Raaaaaciiiiste ! Fachoooo !

Écrit par : Amélie | 22 mai 2008

@Françoise Guichard

Et, comme l'écrivait "Le Provençal" (le plus mauvais quotidien régional de France) à propos de feu Gaston Defferre, il a su "s'aliéner de solides inimitiés".

Le Provençal avait aussi publié, à sa mort :
"Hélas, Marseille vient de perdre son père et son maire".
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mai 2008

Cela prouve que le journaliste avait lu Verlaine.

Autre chose, j'ai dit que j'étais pour la disparition du collège unique ; cela ne signifie pas que je sois pour une orientation à quatorze ans.

Écrit par : guy morel | 22 mai 2008

Elle est bien, Françoise Laborde !!!
Et elle a du courage, car à France 2, Aschieri est en odeur de sainteté...

FGuichard, j'ai eu la meme joie que vous en entendant Beethoven à la place de Demorand !

Pour M. de Gaudemar, un homme sûrement très au fait de nos réalité quotidiennes, c'est encore un haut fonctionnaire reclassé à une mission où il n'est pas forcement competent, mais qui lui apportera un hochet, de l'importance, et de quoi refaire sa piscine.

Dugong, j'ai bien ri au "Gaudemar y en a marre !" Bizarrement, j'en ai déjà marre, moi. Et je n'ai pourtant fait passer que 45 étudiants à l'oral cette semaine.

Bon allez, je lance ma petite curiosité (si c'est autorisé) : Vous faites quoi, à Paris, JPB ?

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2008

"À force de communiquer par ces messages en abrégé, des élèves commettent d'énormes fautes d'orthographe."

C'est bien la mentalité petit-bourgeois et bête du Figaro. Alors que dans l'article, tout montre que CE N'EST PAS le texto qui est responsable de la chute de l'orthographe (ce dont Meirieu se satisferait fort bien - ce ne serait pas de sa faute), l'article est sous-titré de manière totalement inepte "À force de communiquer par ces messages en abrégé, des élèves commettent d'énormes fautes d'orthographe."

Deja en 2000, un article signé Viviane de Verzins (ou un truc comme ça, elle sévit encore de toute façon) crtitiquait le téléphone portable car ça risquait de déformer le pouce !!!
Ces gens sont vraiment bêtes et haïssables.

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2008

Deja en 2000, un article signé Viviane de Verzins (ou un truc comme ça, elle sévit encore de toute façon) ...
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2008

Je crois que c'est Véziane de Vezins, et j'espère pour elle que c'est un pseudo, parce qu'elle a dû en baver dès le jardin d'enfants, pauvrette, avec une paronomase pareille !

Écrit par : FGuichard | 22 mai 2008

"À force de communiquer par ces messages en abrégé, des élèves commettent d'énormes fautes d'orthographe."

Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2008


Je ne pense pas que ça arrange grand-chose, incontestablement.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Si, si, c'est contestable : ce n'est pas parce qu'on utilise un code dans une situation donnée qu'on est incapable de maîtriser sa langue maternelle.
Mais comme la langue maternelle n'est pas apprise au départ, il n'y a pas de raison qu'elle soit sue, avec ou sans texto. Je rejoins entièrement l'avis du professeur de Paris III :

"Danièle Manesse, coauteur d'Orthographe, à qui la faute ?, est encore plus catégorique. «Le langage SMS n'influence pas l'orthographe, affirme cette spécialiste. Les élèves savent qu'ils utilisent un code, un langage secondaire. La baisse du niveau en orthographe serait plutôt le résultat du peu de temps consacré à l'étude de la langue à l'école.»"

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2008

"Véziane de Vezins" :
Est-ce son vrai nom ?
Est-ce un pseudo qu'elle s'est choisi et qu'elle assume ?

Je ne sais pas ce qui serait le pire.

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2008

Je n'aime pas Ségolène Royal. Et depuis longtemps.
J'ai même eu l'occasion de le dire en des termes très peu amènes à son égard, en direct, à la télévision, il y a sept ou huit ans, dans une émission qui s'appelait: "cas d'école", animée par Elisabeth Martichoux).
Pour défendre des PE sortants, (à Châteauroux) qui s'étaient trouvés embringués dans une affaire les dépassant, et accusés de maltraitance envers enfants et, à la limite, de pédophilie, pour que cette chère ministre, (à l'époque), se fasse mousser sur leur dos. Vous voyez que ça ne date pas d'hier!
Concernant les dernières présidentielles, j'ai voté contre Nicolas Sarkozy. Avec à peu près le même état d'esprit qui était le mien quand j'avais voté contre Jean-Marie le Pen en 2002. Ma réponse vous satisfait-elle?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Tout à fait mon cher Christophe. Je n'approuve pas votre démarche de voter "contre" Sarkozy en votant "pour" Ségolène Royal. Tout simplement par ce que j'ai fait la même chose que vous mais...à l'envers ! Tout en étant évidemment aps complètement sur que c'était le bon choix, mais je n'avais aps envie de voir Frckowiack nommé ministre de l'EN, c'est humain.

Je vais peut-être avoir la satisfaction de voir (ou revoir) votre tronche. J'avais vu l'émission en question et je crois bien l'avoir enregistrée ! En fait, pour être plus sérieux, ça me permettra de vous entendre et de voir commet vous vous en êtes sorti ce jour là, ça ne devait pas être évident...

Écrit par : Manu | 23 mai 2008

Désolé pour les "aps" et la créature du nom de "Frckowiak", j'ai écrit un peu vite. Lire bien sur "pas" et "Enfoiré" à la place.

Écrit par : Manu | 23 mai 2008

Crotte ! J'ai "écri", non ?

Il est temps d'aller se Kouchner...

Écrit par : Manu | 23 mai 2008

Plusieurs choses…
D'abord à Jérémy : quel est le sens de votre question ? Qu'est-ce que je faisais à Paris quand ?

Ensuite, on écrit : "Et depuis quand Françoise Laborde est-elle habilitée à tenir de tels propos sur l'enseignement?"
Et on répond :
"Mère de famille qui a constaté sur ses propres enfants les dégâts opérés par les lubies des pédagogistes et autres formateurs illuminés d'IUFM.
Est-ce suffisant pour pousser de temps à autre un petit coup de gueule ? Je le crois."

J'ajouterai qu'elle a, comme le dit quelqu'un plus haut, d'excellents amis qui sont dans l'enseignement, et qui éventuellement lui servent gracieusement de correcteurs de luxe, avec possibilité de rajouter un grain de sel çà et là. De bons copains qui connaissent par cœur la promo Agreg 1975 (il y avait Rabelais au programme, entre autres…), et l'ENS qui y menait, et même la khâgne qui y avait propulsé Aschieri — et d'autres. Une journaliste n'a pas besoin d'avoir fait effectivement de l'enseignement si par ailleurs elle a des sources de qualité — "di qualità ! Di qualità !"
J'ajoute que le statut de copain correcteur n'implique pas que l'on cautionne tout ce qu'écrit l'auteur : même si Françoise Laborde, comme moi, raffole de Cyrano de Bergerac, elle peut en sortir de sévères, parfois.

J'en reviens à ma Note initiale. Je posais au passage une question sur ces "45 000 postes" économisés par la suppression des redoublements. Je viens de recevoir un mail de Luc Cédelle qui précise, avec l'humour dont il est capable quand il n'écrit pas dans le Monde :
"Ce chiffre de 45 000 postes n'est pas bon. C'est une erreur. Je l'ai fait aussitôt enlever de la version Internet de l'article, mais je ne pouvais hélas pas "désimprimer" le journal. Un rectificatif est en route, mais... c'est le genre de rectificatif qui demande une enquête. Donc, puisque vous reprenez dans votre blog mon faux chiffre (ce que vous ne pouviez pas savoir), merci de faire connaître par le même canal qu'il s'agit, comme on dit, d'une regrettable erreur, elle-même issue d'un désolant malentendu, lui même issu d'un déplorable surmenage."
Dont acte.
JPB, bien content qu'il fasse beau ce matin, il va aller se décrasser les neurones dans le cirque de Navacelles — à l'intentions des marcheurs héraultais…

PS. Quand même, à l'intention de Sanseverina : je ne raffole pas, a priori, des cours d'été. Mais je sais nombre de nos collègues ui tirent le diable par la queue et qui, sans le dire, en donneraient volontiers. Bien sûr, je préfèrerais que leur salaire soit revalorisé. Mais j'essaie de faire avec les réalités du terrain. Par ailleurs, combien avez-vous fait de conseils de classe où, sincèrement ou insincèrement désolé, un collègue disait : "Un(e) tel(le), il ne lui a manqué qu'un trimestre de plus" — avant de se déclarer partisan d'un redoublement ? Faire passer un examen de passage en juin ne sert pas à grand chose à des gosses qui sont déjà en roue libre — ou en surchauffe. Et le leur faire passer en septembre sans leur donner, surtout dans certains milieux, les moyens de bosser, c'est illusoire. Et je préfère encore ma proposition à celle qui consiste à décréter "passage pour tout le monde. J'essaie de faire des propositions — c'est tut le sens de "Fin de récré", et je m'expose à la critique : soyez un peu constructifs, que diable, et faites à votre tour des propositions, je les relaierai si elles sont bonnes.
Dernier point, cette question de mixité. Bien sûr que le principe général de la mixité va dans le sens de l'école républicaine, et bien sûr que les restrictions éventuelles n'ont pas pour seul objet de sauver les demoiselles de la légions d'honneur (qui se souvient de cet excellent album de Pierre Christin et Annie Ratzinger je crois, paru il y a… quelques années ?). Mais par ailleurs — et ce fut l'objet de posts divers sur ce blog —, combien de garçons, particulièrement au collège, sont déboussolés par la présence des filles ? Statistiquement, il y a neuf garçons renvoyés pour une fille — et nous savons tous qu'en moyenne, leur niveau est plus faible que celui des gamines. La faute à la testostérone, à mon avis (oui, oui, je sais, dès qu'un homme dit "c'est hormonal", il passe pour un crétin facho…). Il ne s'agit pas de refaire de la ségrégation, et je sais bien que des sexes séparés mènent tout droit aux heures de piscine séparées (ça a été inventé par Martine Aubry, qui se refait en ce moment une virginité en s'affichant de gauche-gauche). Et au reste, qui m fait gerber autant que vous.

Écrit par : brighelli | 23 mai 2008

D'accord avec vous sur la revalorisation des salaires Brighelli. Beaucoup d'enseignant n'externaliseraient pas leurs heures sup si elles étaient payées à un taux correct dans leur établissement.

Mais si ces heures d'été sont payées au taux éducation nationale, qui les fera ?

Sur la mixité, on peut peut-être envisager des classes de filles et de garçons, la mixité étant conservée dans l'école même, au CDI, dans la cour, etc. Combien de problèmes de discipline et d'attention en classe seraient évités si nous pouvions canaliser les hormones de nos jeunes primates..

Écrit par : Vignon Paul | 23 mai 2008

Je regrette que les députés qui, dans leur grande sagesse consensuelle, ont validé un amendement en faveur des langues régionales*, n'aient pas pensé à y inclure le tibétain classique que, pourtant, j'enseigne à la jeunesse de France depuis au moins une révolution saturnienne.

* en vue de compléter l'article 1 ou 2 (?) de la constitution par « Les langues régionales appartiennent à son patrimoine. »

Écrit par : dugong | 23 mai 2008

Le bon côté de l'amendement voté hier est d'ouvrir un champ nouveau d'activités à nos professeurs de langues menacés*.
Nos collègues d'allemand enseigneront les divers dialectes alsaciens, etc. Cela donnera un caractère consensuel à la bi(?)valence des nouveaux enseignants.

Une angoisse m'étreint : qui enseignera le pataouète ?

* ce sont les professeurs qui sont menacés à court terme...

Écrit par : dugong | 23 mai 2008

Oui, justement, j'aurais aimé savoir ce que pensait l'ensemble des blogueurs de cet amendement, mis, dans plusieurs journaux radiophoniques, dos à dos avec le refus du droit de vote aux immigrés, (on refuse, donc, ce dernier, "par contre", il y aura un amendement en faveur de l'enseignement des langues régionales). Je trouve cela assez étonnant. Mais y a t-il, encore, des choses qui puissent vraiment étonner dans l'actualité? ;-(


"Je vais peut-être avoir la satisfaction de voir (ou revoir) votre tronche. J'avais vu l'émission en question et je crois bien l'avoir enregistrée ! En fait, pour être plus sérieux, ça me permettra de vous entendre et de voir commet vous vous en êtes sorti ce jour là, ça ne devait pas être évident..."

Ecrit par : Manu | 23 mai 2008

Je ne suis pas sûr que ma "tronche" ait grand intérêt à être vue... :-)
Mais vous avez gardé ça? Ca peut, éventuellement, m'intéresser! Je vous (re) laisse mon e-mail:
ch.sibille@wanadoo.fr

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

Nous ne sommes pas seuls sur la Toile — je le dis pour les néophytes de passage, les autres savent depuis longtemps. Et quitte à faire la pub de gens qui parfois ne m'aiment guère ou développent des positions opposées aux miennes, vous trouverez un top-110 des blogs enseignants sur
http://www.educpros.fr/detail-article/h/3eae6d3b95/a/les-dix-meilleurs-blogs-de-lenseignement.html
JPB

Écrit par : brighelli | 23 mai 2008

Une angoisse m'étreint : qui enseignera le pataouète ?
Ecrit par : dugong | 23 mai 2008

Enrico Macias sera missionné pour créer un IFPP, institut de formation des professeurs de pataouète. Professeur invité : Marthe Villalonga. Au programme, les oeuvres complètes de Castel et Sahuquet.
Sérieux : cette loi, que je n'hésite pas à qualifier de scélérate, est aussi catastrophique que celle sur la non-mixité, que dénonçait hier et à juste titre Montaigne.
La politique de Sarko, c'est d'exalter les communautarismes les plus restrictifs, les plus riquiqui, ceux qui amènent la personne à se concevoir non plus comme la partie d'un grand tout solidaire et dynamique qui est le peuple, le pays, la nation, voire l'humanité (désolée pour les grands mots) , mais comme un "je" purement et régressivement identitaire : une femme, un gay, un Breton, un Corse, un black, un catho voire un scientologue.
C'est cela le libéralisme : chacun dans sa paroisse, et, in fine, chacun pour sa gueule, quand il n'y aura même plus de charité pour remplacer la solidarité. Voilà pourquoi le prochain combat sera celui de la laïcité, et qu'il faudra réagir énergiquement si l'on veut encore sauver le peu qu'il restera de la République.
Je précise que je parle le provençal des villages (ni du Mistral ni du Rouquette), appris dans mon jeune temps chez mes grands-parents dans le Luberon, que je tiens très fort à cette langue, qui est celle de mon enfance et de mes amours, mais certainement pas une langue de culture au sens fort du terme (là, je sens que je vais me faire allumer, mais tant pis).

Écrit par : FGuichard | 23 mai 2008

Faire passer un examen de passage en juin ne sert pas à grand chose à des gosses qui sont déjà en roue libre — ou en surchauffe. Et le leur faire passer en septembre sans leur donner, surtout dans certains milieux, les moyens de bosser, c'est illusoire.
Écrit JPB.

Dans ces limites étroites, pourquoi pas des cours d'été, en effet. Dans le temps - cela m'est arrivé après une classe de seconde particulièrement chahuteuse -, on préparait cet examen par correspondance au rythme d'un devoir par semaine. Mais est-on prêt à admettre aujourd'hui un "examen de passage" ?
Il arrive aujourd'hui dans certains lycées que l'on remette une admission dans telle ou telle section à septembre et que l'on conditionne cette admission à une remise à niveau pendant les vacances. Dans les cas que j'ai vus, la vérification des progrès demandés n'est pas très sérieuse.

Écrit par : guy morel | 23 mai 2008

A propos de la mixité :

Je suis un peu mal à l'aise pour parler de cette question. Puisque nous en sommes à commémorer mai 68, il se trouve que la mixité faisait partie des revendications des comités d'action lycées (le nôtre en particulier et c'était même la première).

La mixité a été ensuite mise en place et généralisée par la réforme Haby en 75.

Je demeure évidemment "globalement" favorable, mais j'ai pu constater, comme Paul Vignon, certains effets négatifs.

Ce que je ne comprends pas bien, c'est pourquoi une Loi. Personne, à ma connaissance ne demande, par exemple, la suppression de l'institution de la Légion d'Honneur, qui est une dérogation à la Loi.

Pourquoi ne pas mettre en place, ponctuellement, en restant dans le cadre de la Loi actuelle, des dérogations ?

Écrit par : Robin | 23 mai 2008

Je précise que je parle le provençal des villages (ni du Mistral ni du Rouquette), appris dans mon jeune temps chez mes grands-parents dans le Luberon, que je tiens très fort à cette langue, qui est celle de mon enfance et de mes amours, mais certainement pas une langue de culture au sens fort du terme (là, je sens que je vais me faire allumer, mais tant pis).

Ecrit par : FGuichard | 23 mai 2008

Je suis d'accord avec vous. Je parle moi-même le chtimi, je l'aime beaucoup mais j'ai décidé de ne pas me présenter au capès de chti.

Écrit par : Japhet | 23 mai 2008

Je serais assez d'accord avec l'idée d'un passage en classe supérieure "sous condition" de travail pendant les vacances (on le faisait quand j'enseignais en lycée pour le passage en première). Mais il faudra faire un contrôle sérieux des acquis.
Il y a sans doute une sous-utilisation des établissements scolaires en été.

Écrit par : Robin | 23 mai 2008

Personnellement, je me refuse à consommer la chair d'un animal qui a agonisé pendant vingt minutes avant de mourir.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 mai 2008

Quitte à faire des sorties éducatives, pourquoi ne pas emmener les élèves en visite dans un abattoir les jours d'abattage rituel ?
Avec travaux pratiques. Au lieu de "la main à la pâte", ce sera "le couteau à la main".

Écrit par : yann | 23 mai 2008

Le bon côté de l'amendement voté hier est d'ouvrir un champ nouveau d'activités à nos professeurs de langues menacés*.
Nos collègues d'allemand enseigneront les divers dialectes alsaciens, etc. Cela donnera un caractère consensuel à la bi(?)valence des nouveaux enseignants.

Une angoisse m'étreint : qui enseignera le pataouète ?

* ce sont les professeurs qui sont menacés à court terme...

Ecrit par : dugong | 23 mai 2008

On n'enseigne pas "les différents dialectes alsaciens" en Alsace.
On y enseigne l'Allemand.
Il y a des classes bilingues (mi-journée français, mi-journée Allemand) dès la maternelle.
Et au niveau des classes terminales, on prépare "l'Abibac", (condensé de l'Abitur allemand et du Bac français).
L'équivalent existe en Allemagne, toujours français-Allemand.

A ce niveau , les élèves sont totalement bilingues et ont le loisir de choisir l'enseignement supérieur en France, en Allemagne ou en Suisse.

Écrit par : Maminou | 23 mai 2008

Parfaitement d'accord avec Françoise Guichard sur les langues régionales.
Je ne parle pas l'occitan, ni le breton, ni le basque, mais je ne loupe pas le journal occitan du samedi sur la 3, car le militantisme appliqué des néo-occitans qui s'y expriment me fait hurler de rire. Je suis sûr que les vieux, les vrais occitans, ne comprennent rien à ce qu'ils disent.

Écrit par : yann | 23 mai 2008

Sérieux : cette loi, que je n'hésite pas à qualifier de scélérate, est aussi catastrophique que celle sur la non-mixité, que dénonçait hier et à juste titre Montaigne.
La politique de Sarko, c'est d'exalter les communautarismes les plus restrictifs, les plus riquiqui, ceux qui amènent la personne à se concevoir non plus comme la partie d'un grand tout solidaire et dynamique qui est le peuple, le pays, la nation, voire l'humanité (désolée pour les grands mots) , mais comme un "je" purement et régressivement identitaire : une femme, un gay, un Breton, un Corse, un black, un catho voire un scientologue.
C'est cela le libéralisme : chacun dans sa paroisse, et, in fine, chacun pour sa gueule, quand il n'y aura même plus de charité pour remplacer la solidarité. Voilà pourquoi le prochain combat sera celui de la laïcité, et qu'il faudra réagir énergiquement si l'on veut encore sauver le peu qu'il restera de la République.
Je précise que je parle le provençal des villages (ni du Mistral ni du Rouquette), appris dans mon jeune temps chez mes grands-parents dans le Luberon, que je tiens très fort à cette langue, qui est celle de mon enfance et de mes amours, mais certainement pas une langue de culture au sens fort du terme (là, je sens que je vais me faire allumer, mais tant pis).

Ecrit par : FGuichard | 23 mai 2008

Qu'entendez-vous par "langue de culture au sens fort du terme"?
Des romans, des pièces de théâtre, des poésies, des essais sont encore écrits et publiés de nos jours en langue d'Oc, par exemple.
La musique vit, il y a, pour ne citer que lui, G. Zuchetto qui compose et reprend avec son groupe TROBAR les Troubadours, poètes ET musiciens (vous trouverez ça en CDs, reconnus par "Diapason" et d'autres revues de critiques musicales).

Il y a des colloques (des chercheurs du monde entier, des USA aux îles du Japon viennent à la Médiathèque Emile-Zola de Montpellier ou au CIRDOC de Béziers pour étudier les anciens et les récents et les vivants auteurs). Cet été, se dérouleront aux Pays-Bas, après l'an dernier Bordeaux, les Rencontres Internationales de la recherche d'Oc.

Vous craignez le repli (le théâtre politique d'intervention occitan est mort dans les années 1980).
Pour ma part, et je suis vigilant, je n'ai jamais entendu les têtes pensantes et les corps agissants de l'occitanisme culturel et intellectuel désirer une quelconque scission, se séparer de la France, ou que sais-je. Reconnaître les langues régionales (qui sont, comme vous l'avez noté Françoise, notre patrimoine, comme les cloches et les vaches) ouvrira des financements. Il n'y a d'autre revendications que permettre aux cultures (au sens fort du terme) régionales de France d'être aidé. C'est tuant de savoir que la Francophonie, c'est une pompe à fric pour l'Afrique (sans jeux de mots), et là, - ça ne bouge pas, on bade le génie français (et merci pour le pognon qui va dans des usines à gaz), alors qu'en France même la langue n'est plus défendu. Etrangement, les écrivains d'Oc que je connais sont les premiers à se plaindre et à regretter la génuflexion devant l'Anglais. Et quand ils écrivent en français, ces auteurs, ce n'est pas de la frime; la langue est tenue, superbe. Enrichie.

Pour celles et ceux qui parlent de loin (l'occitanisme a une histoire), je vous conseille de lire "Ils sont les bergers des étoiles" de Max Rouquette, son autobiographie, écrite directement en français, aux éditions du Rocher, Anatolia. Et de Robert Lafont et Christian Anatole la "Nouvelle histoire de la littérature occitane", PUF, 1970, et d'autres choses encore.


"Parler mon « patois » fut imposé comme une marque d'aliénation mentale.
Le progrès, la liberté, c'était le français comme maintenant c'est l'anglais.
Aléas du colonialisme économique...
Défendre l'occitan n'est ni un signe de régression ni une volonté d'agression :
c'est défendre la diversité culturelle sans laquelle il n'y a plus de vie.
C'est respecter ma dignité et, par là même, la tienne."


Philippe Gardy « Histoire et anthologie de la littérature occitane »
Tome II, « L'âge du baroque - 1520-1789 », Les Presses du Languedoc, 1997

Écrit par : Pendariès | 23 mai 2008

Il y a des fautes d'accord. Pardon.

Écrit par : Pendariès | 23 mai 2008

Pour les curieux. Que de choses écrites, de recherches faites, de livres d'histoire, pour du vent...

http://www.abacoc.net/ILitterature.html#Ancre%204

Écrit par : Pendariès | 23 mai 2008

Craignez-vous ça?!

Belgique : un État en voie de disparition

Par Thierry Portes (lefigaro.fr)

Le premier ministre, Yves Leterme, est sommé par ses électeurs flamands de renforcer les pouvoirs de la Flandre au détriment de la fédération.
L'histoire belge n'a pas encore trouvé sa fin. Mais à moins d'un rebondissement inattendu, elle est annoncée. Elle risque d'être lente et pas franchement drôle. Les tensions entre Flamands et Wallons sont de plus en plus âpres. Les crises, sans solution immédiate, se succèdent. La prochaine est déjà programmée. Le premier ministre, Yves Leterme, est sommé par sa coalition flamande de présenter une réforme institutionnelle renforçant les pouvoirs de la région néerlandophone avant le 15 juillet. Il a peu de chances de surmonter l'obstacle.

Le député Gérard Deprez le dit sans ambages : «Leterme n'a ni l'autorité, ni la créativité pour entraîner une équipe.» De surcroît, ajoute le président de la commission des libertés civiles au Parlement européen, entre les responsables wallons et flamands, «la confiance est au niveau zéro. Personne ne se découvre. Personne n'est décidé à passer un deal». Dans ces conditions, comment la commission d'élus que le premier ministre entend former pourrait-elle en quelques semaines sortir l'État fédéral belge de l'étau linguistique qui, depuis des décennies, le broie inexorablement ?

Le conflit communautaire ne date pas d'hier. Les Flamands, dont le ressentiment envers les francophones remonte à la création de la Belgique en 1830, ont de haute lutte imposé l'égalité entre les deux langues. Ce combat a abouti à la fixation d'une frontière linguistique en 1962. Une décennie plus tard, des communautés culturelles sont instituées et figent un peu plus le face-à-face entre le nord du plat pays, néerlandophone, et le sud, francophone. Tous les partis se scindent socialistes, libéraux, sociaux-chrétiens entre représentants des deux groupes linguistiques. Puis, dans les années 1980, la régionalisation une demande des élus wallons soucieux de combattre la crise de la sidérurgie qui frappe le sud finit de diviser la Belgique.

Chaque réforme institutionnelle s'est traduite par de nouveaux transferts de compétences. Et, une des curiosités belges étant l'absence de toute «hiérarchie des normes», chaque échelon est désormais pleinement responsable dans son domaine, contrairement aux autres fédérations où régions, Länder et États vivent sous la tutelle de l'exécutif fédéral. Le but de la région flamande, plus peuplée, plus riche et plus dynamique que sa voisine wallonne, est d'obtenir de nouveaux pouvoirs économiques et sociaux. Elle vise aussi la fin du régime dérogatoire permettant à des communes francophones de la banlieue bruxelloise d'être rattachées à la capitale, qui est située en région Flandre, et où le français et le néerlandais sont acceptés comme langue officielle.


«Le bon sens démocratique»

En principe, un échec d'Yves Leterme sur ce dossier devrait le contraindre à la démission. Mais à la mi-juillet, et après les difficultés qu'il a eues à former son gouvernement neuf mois de gestation ! , les partis belges lui accorderont peut-être un sursis. Il sera bien assez tôt pour convoquer des élections législatives anticipées en septembre. À moins de laisser traîner les choses, jusqu'en 2009, année du grand rendez-vous électoral, celui des scrutins régional et européen.

Las ! Ces élections ne devraient pas plus charrier de solutions. Comment Yves Leterme, qui a indexé sa carrière politique sur des revendications flamandes toujours plus affirmées, pourrait-il engager une négociation sérieuse avec les francophones en une période électorale par définition peu propice aux compromis ? D'autant que chaque élu belge, quel que soit son mandat, est désigné par sa communauté linguistique. Les médias, francophones ou néerlandophones, soulignent les clivages. La défense des «siens» et la surenchère deviennent ainsi les meilleurs programmes électoraux.

Selon le scénario le plus plausible, l'État fédéral finira par perdre encore de ses prérogatives et «la Belgique deviendra de plus en plus une coquille vide», note le politologue Jean Faniel. D'un côté, l'Union européenne, sa monnaie et ses normes. De l'autre, les assemblées régionales flamande, wallonne et bruxelloise, au sein desquelles se concentrera le pouvoir politique.

Plus qu'aucun autre pays, la Belgique se sera dissoute dans cette Europe à laquelle elle a offert une capitale. Longtemps, elle lui apporta aussi un supplément d'âme fédérale. Elle fut montrée en exemple aux Espagnols, aux Tchécoslovaques, aux différentes nationalités de l'ancienne Yougoslavie : si Wallons et Flamands peuvent vivre ensemble, des communautés, de cultures et de langues différentes, peuvent demeurer au sein du même pays ; au pire, elles viendront cohabiter dans la vaste maison européenne. Longtemps, le discours a porté. Et puis le rêve s'est brisé. L'Europe fédérale est mal en point, la Belgique aussi. C'est un double traumatisme pour ce pays qui ne peut plus se raccrocher, ne serait-ce que symboliquement, à un modèle national.

Comble du ridicule, sinon du déshonneur, la Belgique, au vrai surtout la Flandre, est aujourd'hui vilipendée par l'Europe. Conduite par deux élus locaux, un Français et un Serbe, la récente visite d'enquêteurs du Conseil de l'Europe, inquiets des décisions des autorités flamandes à l'endroit de maires francophones de la périphérie de Bruxelles, a suscité plusieurs réactions acrimonieuses. Celle du ministre bruxellois Guy Vanhegel. «J'ai dit au Serbe : “Ne vous en faites pas ! En Belgique, on crie beaucoup, on s'excite, mais on n'est toujours pas prêts de voir une guerre civile !”»

C'est évident : la Belgique n'est pas la Yougoslavie. La concorde chez les «vraies gens» a même permis d'atténuer la violence des propos de certains politiques. Cela étant, le Serbe en question n'a guère goûté l'humour belge. «Nous qui avons connu beaucoup de missions étrangères, nous croyions que ce genre de malentendus communautaires n'existait que chez nous», a persiflé Dobrica Milovanovic.

D'autres réflexions, émanant de cercles flamands, ont visé l'élu français, par avance suspecté par les néerlandophones de partia­lité. C'est ainsi en Belgique : ­chacun est jugé en fonction de son appartenance linguistique. Le breton Michel Guégan, édile de La Chapelle-Caro, s'en est pourtant tenu à d'insignifiantes réflexions. Le «bon sens démocratique », a-t-il indiqué, veut que citoyens et élus «parlent la même langue». De nombreux francophones ont exulté. À commencer par ceux vivant à Linkebeek, Krainem et Wezembeek-Oppem. Dans ces trois communes de la banlieue bruxelloise, les maires continuent de s'exprimer en français, ce que leur reproche le ministre de l'Intérieur de la région flamande qui, au nom d'une lecture rigide de la loi linguistique, se refuse à valider leur élection acquise en 2006.

En avril dernier, la Cour de ­justice européenne avait précédemment jugé «contraire au droit communautaire» le système d'assurance-santé réservé aux seuls habitants de la région néerlandophone et dont sont exclus les Wallons, même ceux travaillant en Flandre. La Commission européenne a promis de demander des explications à cette même région, qui a mis en place une politique d'apprentissage du néerlandais, fortement incitative, puisqu'elle risque un jour de concourir au choix des bénéficiaires de logements sociaux.


«Appliquer la loi»

Ministre de l'Intérieur et du Logement de la Flandre, Marino Keulen a fini par se sentir visé. Dans un effort de relations publiques, qui le conduit à échanger quelques mots en français avec son visiteur, M. Keulen n'en martèle pas moins ses certitudes : «la loi interdit» en Flandre à un maire d'adresser des convocations électorales en français et de s'exprimer en français en conseil municipal ; et «un bourgmestre doit appliquer la loi». Quant à sa politique linguistique du logement qui, assure-t-il, n'a écarté à ce jour aucun candidat ne parlant pas le flamand, il ne s'agit nullement d'une «politique d'exclusion, mais d'intégration». Les locataires doivent pouvoir comprendre les bailleurs et l'administration.

Ministre des Relations extérieures de la Flandre, Geert Bourgeois appuie les propos de son collègue, car lui aussi veut «beaucoup plus d'autonomie pour les régions». Il explique que la Belgique est constituée de «deux opinions et deux cultures publiques différentes». Il parle de «confédéralisme». Mais on comprend soudain qu'il pense «indépendance» quand, pour dédramatiser, il note, benoîtement : «La Tchéquie et la Slovaquie, c'est fini.»

Écrit par : Pendariès | 23 mai 2008

Et je préfère encore ma proposition à celle qui consiste à décréter "passage pour tout le monde. J'essaie de faire des propositions — c'est tut le sens de "Fin de récré", et je m'expose à la critique : soyez un peu constructifs, que diable, et faites à votre tour des propositions, je les relaierai si elles sont bonnes.
Dernier point, cette question de mixité...combien de garçons, particulièrement au collège, sont déboussolés par la présence des filles ?

JP Brighelli

Les élèves en Russie (La Finlande a hérité du modèle russe) sont en vacances aujourd'hui pour TROIS mois. Sauf ceux qui passent les examens la semaine prochaine.
La quasi totalité des élèves passent dans la classe supérieure.
Les élèves qui rencontrent des difficultés sont aidés et stimulés au sein de la classe sans être stigmatisés en les convoquant pendant les vacances ou après les cours.

Sur la question difficile de la "mixité" les filles ne sont pas en reste s'agissant d'être déboussolées par la présence des élèves de l'autre sexe.
Ce matin même j'ai sanctionné 3 demoiselles de 4ème qui refusaient de participer à une course de vitesse, sous le prétexte que les autres élèves pouvaient se moquer d'elles, notamment au moment du départ dans les starting-blocs.

Écrit par : buntovchik | 23 mai 2008

Les élèves en Russie (La Finlande a hérité du modèle russe) sont en vacances aujourd'hui pour TROIS mois. Sauf ceux qui passent les examens la semaine prochaine.
La quasi totalité des élèves passent dans la classe supérieure.
Les élèves qui rencontrent des difficultés sont aidés et stimulés au sein de la classe sans être stigmatisés en les convoquant pendant les vacances ou après les cours.

Sur la question difficile de la "mixité" les filles ne sont pas en reste s'agissant d'être déboussolées par la présence des élèves de l'autre sexe.
Ce matin même j'ai sanctionné 3 demoiselles de 4ème qui refusaient de participer à une course de vitesse, sous le prétexte que les autres élèves pouvaient se moquer d'elles, notamment au moment du départ dans les starting-blocs.
Ecrit par : buntovchik | 23 mai 2008

Intéressant.

Écrit par : guy morel | 23 mai 2008

Plutôt que s'attarder sur les effets négatifs de la mixité, ne serait-il pas plus intéressant, et plus susceptible de faire avancer le "schmilblick", de reconsidérer les effets catastrophiques de l'absence de mixité? Ne sont-ils pas infiniment plus nombreux, et d'effet beaucoup plus important?
J'ai des souvenirs calamiteux de l'école primaire, (non mixte), dans laquelle j'ai évolué. Et le passage en sixième, (mixte), a été une délivrance.
Et je puis vous assurer que le fait d'être dans des classes mixtes avait plutôt un effet positif sur l'émulation, (je parle, évidemment, de ce qui concerne le travail scolaire).
... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

"Sibille parle bien des méthodes de lecture (sans jamais avoir enseigné en CP un seul jour de sa vie)."

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2008

Une fois de plus, vous parlez sans savoir, mon bon.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

Voici le regard d'une maman finlandaise (fille d'institutrice et effectuant des remplacements dans les écoles) sur le système scolaire de son pays : regard bien évidemment subjectif, mais elle a eu l'avantage de connaître le système du canton de Vaud et elle fait le parallèle.

Elle peut donner des informations supplémentaires si ça vous intéresse (je l'avais proposé sur la note précédente, mais personne n'a réagi). Si ça vous pompe dites-le moi, mais je crois que c'est aussi ici un lieu d'échanges, de témoignages...

Je le mets en plusieurs fois.

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

J´ai essayé de trouver quatre points de vue: 1. parents, 2. écoliers, 3. enseignants, 4. école (comme institution) Il faut se souvenir que je parle de l'école vaudoise (il y a des différences d'un canton à l'autre) et en Finlande je parle surtout du primaire, et mes expériences sont celles d´une petite ville. Bien que le système reste pareil partout en Finlande, la pratique peut être différente dans les grandes écoles à Helsinki.

1. Parents/ Suisse (Vaud) :

- l'école commence à un âge très précoce, les enfants ont besoin d'aide pour les trajets etc.
- il n´y a pas nécessairement de possibilités de prendre le repas de midi à l'école, les parents doivent l'organiser
- l'école attend que les parents participent au travail scolaire de l'enfant après l'école (répétition du vocabulaire etc.)
- les parents reçoivent les commentaires sur le comportement de l'enfant (surtout les choses négatives) à la fin de chaque semaine
- il y a une association de parents, qui organise les soirées de discussion et publie un petit journal pour les parents

1. Parents/ Finlande :

- l'école prend toute la responsabilité du travail scolaire et du repas
- les enfants n´ont pas des "carnets journaliers" mais un petit cahier pour les informations et la correspondance entre les parents et les enseignants
- chaque école a une association de parents qui organise des activités pour les enfants et ainsi soutient les enseignants dans leur travail
- les parents peuvent parfois déléguer trop de responsabilités à l'école

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

(suite)

2. Écoliers / Suisse :

- Les journées scolaires sont longues, il reste peu de temps pour les loisirs
- si on ne reste pas "au point" tous les jours, on reçoit des remarques sur le carnet journalier
- les classes sont remodelées tous les deux ans
- dès l'âge de dix ans on est au collège et on commence à faire des tests pour orienter les élèves dans des voies différentes ( trois niveaux différente de la 7ème à la 9ème) - beaucoup de stress !
- le matériel est souvent vieux et confus (beaucoup de fiches au lieu de livres)

2. Écoliers / Finlande :

- les journées d´école sont parmi les plus courtes dans le monde, beaucoup de temps pour les loisirs après l'école
- tout les élèves restent ensemble jusqu´à la 9ème, avec des classes spéciales pour les élèves plus lents et pour ceux qui ont des problèmes sociaux (mais aujourd'hui on a tendance à les intégrer dans les classes avec une aide personnelle, si l'école ou la commune en a les moyens)
- le collège ne commence qu'à l'âge de 13 ans
- on ne modifie pas les classes avant la 6ème, puis la 7ème (le collège) où on réorganise les classes selon les choix de matières
- le plupart des livres sont nouveaux et intéressants avec beaucoup d'options pour les élèves de niveaux différents (surtout le matériel pour la langue maternelle)
- on reçoit le repas gratuit (obligatoire) à l'école, le journée peut ainsi finir plus tôt

(à suivre)

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

3. Enseignants / Suisse :

- études courtes
- méthodes traditionnelles
- peu d'hommes dans le métier (primaire)
- facilement très autoritaires, même à face des parents (!)
- on peut partager la classe avec une autre maîtresse, travailler à 50%
- on fait facilement redoubler ou sauter des classes aux élèves au lieux de chercher des façons d´apprendre personnelles

3. Enseignants / Finlande :

- études universitaires longues (5-6 ans, même pour le primaire)
- les nouvelles idées sont utilisées facilement, parfois presque trop !
- en primaire 20% hommes, au secondaire plus
- pour le primaire spécialisation sur deux matières pendant les études (par exemple anglais& travaux manuels ou religion& finnois ou sport&musique...)
- à l'école primaire on enseigne surtout sa classe mais on donne des cours aux autres classes aussi selon sa spécialisation (surtout musique, travaux manuels, sport, dessin)
- les enseignants de secondaire sont très éduqués, presque trop
- il y a assez souvent des journées de formation, mais on aimerait en avoir plus
- l'idée générale est de stresser les enfants le moins possible, pas beaucoup de leçons, jamais d'exercices pour les vacances.
- selon les moyens de la commune on peut avoir des aides (formés pour ce travail) dans sa classe pour travailler avec les élèves qui en ont besoin
- le temps de travail est toujours à 100%
- les journées scolaires ne sont pas très longues mais il y a beaucoup de travail après l'école (aujourd'hui plus de rendez-vous avec des parents, parce que les enfants ont beaucoup plus des problèmes sociaux)
- les vacances sont aussi longues que pour les enfants
- les salaires sont bas
- les enseignants sont considérés comme des gens exemplaires
- on parle beaucoup des enseignants très fatigués dans les média. La raison est surtout les problèmes que les enfants ont avec leurs familles et les problèmes de comportement (manque de respect, hyperactivité, ...) en conséquence

(à suivre)

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

(suite et fin)

4. L´École / Suisse :

- le directeur dirige tout un regroupement scolaire, il est un bureaucrate aux yeux des parents
- le canton décide beaucoup de choses pratiques concernant les écoles
- tendance de garder les petites écoles dans les villages

4. L´École / Finlande :

- il y a un directeur/ une directrice dans chaque école, même petite - dans les très petites écoles la directrice est une enseignante parmi les autres
- l'état donne les cadres pour le plan d'enseignement, chaque commune décide les détails (dans notre ville on peut lire ce plan communal sur le web : 250 pages d´information assez détaillées)
- la tendance est de fermer les petites écoles
- l'école n'est pas laïque : la religion (histoires bibliques, histoire de l'Église, éthique...) est enseignée depuis la première primaire jusqu'à la fin du lycée comme une matière parmi les autres. En général, on est plus religieux dans la campagne ou dans les petites villes que dans la région de Helsinki.

En général :
En Finlande on reste très critiques envers notre système scolaire. Les bons résultats de PISA sont de grandes surprises et on n'en parle pas beaucoup. C'est peut-être la force de notre système : on ne reste pas sur place, satisfaits, mais on essaie de s'améliorer tout le temps.
Les enseignants sont très éduqués avec beaucoup de connaissance en pédagogie et psychologie - surtout en primaire - en secondaire on aurait peut-être besoin encore plus de cette sorte de connaissance au lieu de connaissances scientifiques très pointues, parce que les jeunes ont de plus en plus de problèmes sociaux, etc. Ces problèmes apparaissent déjà au primaire, chez des élèves de plus en plus jeunes - ça c'est un défi pour l'école ici comme ailleurs en Europe.
En Finlande l'école à tendance à prendre beaucoup de responsabilités concernant l'enfant, pas seulement l'enseignement mais aussi la santé, la nourriture, le comportement, le sport... Maintenant que les familles ont beaucoup plus de problèmes qu'avant, les enseignants doivent souvent jouer le rôle de psychologues pour lequel ils ne sont pas formés.
Dans les médias (surtout après les terribles événements à Jokela l'automne passé) on parle d'augmenter fortement le nombre de psychologues, d'infirmières scolaires et autres conseillers d'écoles. Le problème, comme toujours, sont les moyens financiers des communes...ou la volonté des députés de les utiliser en faveur de l'école !

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

La première conclusion semblant être que, si ça marche, (malgré une apparemment bonne dose de "pédagogisme"), c'est que les carences éducatives sont nettement moins présentes que par cheu'nous!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

La première conclusion semblant être que, si ça marche, (malgré une apparemment bonne dose de "pédagogisme"), c'est que les carences éducatives sont nettement moins présentes que par cheu'nous!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

Jusque récemment la société finlandaise était certainement plus homogène. Avec une grande redistribution des richesses : le coût d'une telle prise en charge des enfants dès leur plus jeune âge étant très élevé, les impôts pèsent lourdement sur le budget ce rend quasiment obligatoire le double salaire pour une famille.

En relisant le témoignage de cette amie et en ayant discuté récemment avec une australienne et une hollandaise qui vivent en France, il est probable que les pays anglo-saxons par leurs traditions d'éducation et leur pragmatisme se coulent mieux dans le moule des "compétences" demandées par PISA et l'UE. Les enfants sont certainement plus encouragés à prendre des initiatives.

Mais au nom de l'harmonisation européenne, il serait dommage que chaque pays perde ses particularités. Ceci dit il y a surement la place en France pour un enseignement avec des contenus solides mais qui apprenne aussi l'initiative personnelle, surtout avec les plus âgés.

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

Pardon pour les fautes, les majuscules oubliées et les mots qui manquent !

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

Pour connaître les principes des programmes scolaires de l'enseignement de base en Finalnde, voici un lien bien utile.
http://www.oph.fi/english/page.asp?path=447,27598,37840,72101,72106

Les objectifs en éducation artistique laissent rêveur pour les habitués du système français !

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

"Mais au nom de l'harmonisation européenne, il serait dommage que chaque pays perde ses particularités."

Ecrit par : lucile | 23 mai 2008

"Les objectifs en éducation artistique laissent rêveur pour les habitués du système français !"

Ecrit par : lucile | 23 mai 2008

Il n'y a plus qu'à faire coïncider "nos particularités" et leurs objectifs en éducation artistique!
Merci, Lucile, en tous cas!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

D'ailleurs, je propose à Cadichon de venir évangéliser une meute de dockers CGT * de Marseille après une séance de négo en mairie.
Le fera-t-elle ?

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Pas besoin de me fatiguer, on s'en occupe pour moi au PS:

"La conversion du PS.
Même la gauche, leur ( il s'agit des enseignants et du conservatisme des syndicats) ) mentor, se remet en question. Elle fait maintenant l'éloge du libéralisme, mot interdit dans les écoles. Courant sans cesse derrière la droite, elle s'était convertie pareillement à la sécurité, puis à la nation. Les enseignants suivront-ils ? «Je suis libéral. La droite ne l'est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté et le mot et la chose», assure Bertrand Delanoë. Manuel Valls veut même introduire le libéralisme dans la «déclaration de principe» du parti. Bienvenus au club !""
Y.Rioufol, 23 mai

Écrit par : Cadichon | 23 mai 2008

Il n'y a plus qu'à faire coïncider "nos particularités" et leurs objectifs en éducation artistique!
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

Oui il y a des particularités à laisser tomber ! J'ai été impressionnée entre autre par l'intérêt porté à l'architecture et au "design" dès les premières années d'école !

"il est probable que les pays anglo-saxons par leurs traditions d'éducation et leur pragmatisme..." je voulais compléter "anglo-saxons et du nord de l'Europe...".
La relation adulte-enfant y est très différente de celle de nos pays latins.

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

"J'ai des souvenirs calamiteux de l'école primaire, (non mixte), dans laquelle j'ai évolué. Et le passage en sixième, (mixte), a été une délivrance"

Tout p'tit et djà obsédé sexuel.... :o)

Écrit par : toto | 23 mai 2008

La gauche doit se réapproprier avec fierté et le mot et la chose», assure Bertrand Delanoë. Manuel Valls veut même introduire le libéralisme dans la «déclaration de principe» du parti. Bienvenus au club !""
Y.Rioufol, 23 mai

Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2008

Le PS de Delanoë et Strauss-Khan libéral ? A part Cadichon quelqu'un en doutait ?

Écrit par : victor | 23 mai 2008

"C'est cela le libéralisme : chacun dans sa paroisse, et, in fine, chacun pour sa gueule, quand il n'y aura même plus de charité pour remplacer la solidarité. Voilà pourquoi le prochain combat sera celui de la laïcité, et qu'il faudra réagir énergiquement si l'on veut encore sauver le peu qu'il restera de la République."

J'aime assez cette définition du libéralisme (à envoyer à Bertrand...) Pour la laïcité, elle en prend de sacré coups ces temps-ci. Ainsi avez-vous vu passer ce décret, non, sans doute pas ... Le Décret n°2008-263 du 14 mars 2008 - art. 15 (V) abrogeant l’article 5 des lois et décrets légiférant l’enseignement privé sous contrat avec l’état ...

Un petit décret qui n'a l'air de rien :

L’article 5 de cette loi stipulait que :
« L’organisation des services d’enseignement, dans les lasses sous contrat d’association, fait l’objet d’un tableau de service soumis aux autorités académiques. L’instruction religieuse peut être dispensée soit aux heures non occupées par l ’emploi du temps des classes, soit à la première ou à la dernière heure de l’emploi du temps de la matinée ou de l’après-midi. Les autres heures d’activités spirituelles et éducatives complémentaires ne peuvent être incluses dans le tableau de service. »

Vous en mesurez facilement, je pense les conséquences ...

Écrit par : Hervé (réveillez-vous) | 23 mai 2008

Ceci dit il y a surement la place en France pour un enseignement avec des contenus solides mais qui apprenne aussi l'initiative personnelle, surtout avec les plus âgés.

Ecrit par : lucile | 23 mai 2008

L'initiative personnelle, pour un élève, ce serait d'abord et simplement (euh ?) de se mettre au boulot, d'arriver en cours à l'heure, d'avoir ses affaires dans son cartable, de n'avoir oublié ni son bouquin ni son classeur ni son stylo ni ses cartouches ni son effaceur ni ses feuilles, de cesser de se tortiller sur sa chaise comme un lombric parkinsonien, de ne plus pomper des corrigés-bidon sur "google", d'arrêter de boire et parfois même de grignoter en classe, de rendre les devoirs le jour J, de ne pas se tromper sur la date et/ou l'heure de la kholle, et d'apprendre ses leçons. Oufff !
On est loin du compte ! Alors "les initiatives personnelles" des élèves, désolée, mais ça me fait rire jaune. On est à l'école, au collège, au lycée, à la fac, pas à la patrouille des Castors ni au club Mickey. Les initiatives personnelles, pardonnez-moi si je suis vulgaire, mais on s'en tape.

Écrit par : FGuichard | 23 mai 2008

Et depuis quand Françoise Laborde est-elle habilitée à tenir de tels propos sur l'enseignement?
A ma connaissance, elle a encore moins été en contact avec des classes qu'Aschieri, non?
Pourquoi pas prendre Sophie Davant comme référence critique, pendant qu'on y est?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Christophe Sibille dénie ainsi à une mère de famille, journaliste et dans ce cas précis observateur engagé, de dire tout le mal qu'elle pense des naufrageurs de l'école.
Donc si seuls les enseignants ont quelque légitimité à venir en parler selon vous c'est que la démocratie participative version CS est du même tonneau que celle de la maldonne du PS, petite mère des peuples qui transformé le Poitou-Charente en démocratie "populaire".

Mais c'est vrai que quand on met Sarkozy et Le Pen sur le même plan pour décider du bulletin qu'on met dans l'urne, tous les désespoirs sont permis.

Écrit par : Cadichon | 23 mai 2008

l est probable que les pays anglo-saxons par leurs traditions d'éducation et leur pragmatisme se coulent mieux dans le moule des "compétences" demandées par PISA et l'UE. Les enfants sont certainement plus encouragés à prendre des initiatives.


Ecrit par : lucile | 23 mai 2008
Il semblerait surtout que le moule des compétences soit fait par des anglo-saxons pour des anglo-saxons.
J'ai beaucoup de respect et d'intérêt pour ce qui se fait en Finlande. Cela dit, il ne faudrait pas perdre le sens des grandeurs. Ni celui des réalités. À l'échelle de l'Europe, la Finlande a à peu près la taille d'un canton français. La question qui se pose est donc de savoir pourquoi le système éducatif finlandais, qui a sans doute bien des qualités, s'est trouvé propulsé au premier plan dans le débat sur l'école en France. La réponse me paraît assez simple.

Écrit par : guy morel | 23 mai 2008

Alors que quand on met sur le même plan Ségolène Royal et Staline...

Écrit par : Pat | 23 mai 2008

@ Pour mémoire : parti socialiste et éducation.
On n'oubliera qu'un membre de la direction du PS a pu écrire cela :

"Le développement de société de la connaissance et de la communication et, conjointement, la promotion de l'éducation et de la formation tout au long de la vie pourraient être les axes fédérateurs d'un nouveau grand projet français, à condition que l'on admette qu'il ne peut s'agir d'ajouter des choses au fonctionnement actuel des systèmes sans les changer, que ces deux axes conduisent nécessairement à remettre en cause les logiques et les contraintes des disciplines scolaires classiques, qu'ils se préparent dès l'école maternelle et qu'ils concernent toute la société: l'Ecole, les parents, les mouvements d'éducation populaire, les médias, les collectivités territoriales, etc

Face à un projet libéral qui se construit sans débat de fond et sans associer les citoyens et qui présente des dangers considérables et face à un projet démocratique qui n'est pas encore écrit complètement, certains sujets (les missions des enseignants et les contenus, les savoirs scolaires par exemple) dressant des obstacles sans cesse fuis ou contournés, ce serait peut-être le seul moyen de ne pas nous condamner à des effets de balancier qui n'ont pas de sens par rapport au progrès de la civilisation, à la guerre civile, pour reprendre le titre d'un beau livre de Philippe MEIRIEU (« L'école ou la guerre civile ») et au désespoir.

Les pédagogues espèrent toujours et luttent.

Puissent-ils être entendus avant qu'il ne soit trop tard!

Pierre FRACKOWIAK"

le 3 février 2008

Écrit par : guy morel | 23 mai 2008

Je précise que mon commentaire précédent répondait à ce que venait d'écrire Cadichon.

Écrit par : Pat | 23 mai 2008

FGuichard a écrit : "Les initiatives personnelles, pardonnez-moi si je suis vulgaire, mais on s'en tape."

Oui.

C'est grossier mais pas vulgaire ; j'utilise une expression assez proche : "votre créativité, j'en ai rien à battre". C'est plus vulgaire mais ça signifie à peu près la même chose pour moi.

Écrit par : dugong | 23 mai 2008

"On est à l'école, au collège, au lycée, à la fac, pas à la patrouille des castors ni au club Mickey."
Ecrit par Françoise Guichard

Entièrement d'accord. Pour un élève ou un étudiant, l'initiative personnelle, c'est d'abord de prendre en charge son propre travail. Et on en est loin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 mai 2008

"C'est cela le libéralisme : chacun dans sa paroisse [...]. Voilà pourquoi le prochain combat sera celui de la laïcité, et qu'il faudra réagir énergiquement si l'on veut encore sauver le peu qu'il restera de la République." :

contresens total!

Le libéralisme est un mouvement issu des Lumières qui vise l'émancipation individuelle. La laïcité, comme les libertés énoncées dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui sert de préambule à la Constitution de 1958, est un héritage de la pensée libérale. La République doit beaucoup aux libéraux, et j'ai justement mis en ligne voilà quelques temps deux notes expliquant pourquoi sur :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/.

Il est temps de réhabiliter le véritable sens du mot "libéralisme", et merci à Bertrand Delanoë d'y contribuer (je viens de lire l'entretien dans le Nouvel Obs, excellent).

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 mai 2008

la maldonne du PS, petite mère des peuples qui transformé le Poitou-Charente en démocratie "populaire".


Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2008
Cadichon, mon âne va vous expédier une sacrée ruade ! En Poitou-Charente, madame Royal a pris la suite de ses prédécesseurs, dans la plus républicaine des continuités, à la distribution des postes près. Vous êtes sûre de connaître quelque chose à ce qui se passe dans les régions ?

Écrit par : guy morel | 23 mai 2008

Les initiatives personnelles, pardonnez-moi si je suis vulgaire, mais on s'en tape.
Ecrit par : FGuichard | 23 mai 2008

Tout dépend ce qu'on met derrière ce mot : l'éducation parentale et l'instruction donnée à l'école n'ont-elles pas toutes deux pour objectif de conduire à former des adultes qui soient capables de réfléchir, évaluer ce qu'on leur raconte, prendre des décisions, et être responsables de leurs actes ? Et pas des moutons de Panurge qui se laissent embobiner par les spécialistes du marketing.

Et cela ça ne s'apprend pas juste dans le supérieur
ou bien ? C'est un parcours de quelques années, non ?
Et j'ai parfois l'impression que l'école en France aujourd'hui formate les élèves avec du prêt à penser, bien plus que celle que j'ai connue.
Pourquoi un enseignement aux contenus rigoureux, dispensé par des enseignants qui transmettent leur savoir ne pourrait laisser une place à "l'initiative personnelle" ?
Mais c'est peut-être une des particularités du système français, et qui après tout ne lui a pas si mal réussi pendant longtemps.

Je connaissais déjà quelques expressions à bannir ici, en voilà une autre !

Écrit par : lucile | 23 mai 2008

Et j'ai parfois l'impression que l'école en France aujourd'hui formate les élèves avec du prêt à penser, bien plus que celle que j'ai connue.

Ecrit par : lucile | 23 mai 2008

C'est tout à fait clair! L'école issue de la loi Jospin de 1989 est celle du formatage et du prêt-à-penser. C'est Meirieu qui a fait la théorie de ce formatage ramolli du bulbe et gluant-bien-pensant.
Ne considérons que les programmes de français de Première: la "juste pensée" (genres, registres, objets d'étude, séquences,...) y est pré-digérée. A côté de cela, le Lagarde et Michard, c'était l'air respirable, par excellence, pour la pensée, pour se former un jugement personnel.

Écrit par : Jean | 23 mai 2008

Laissons la définition du libéralisme à ceux qui savent de quoi ils parlent et non à ceux qui n'en regurgitent que la version française revue et corrigée par deux cents ans de jacobinisme
Le catéchisme antilibéral enseigné à l'école publique en est une caricature. Le reste du monde le définit de manière univoque en le distinguant du socialisme, par l'idée que la liberté prime sur l'égalité et que, notamment, les convictions morales ne justifient jamais qu'une intervention coercitive règle les aspects du comportement individuel quand celui-ci n'affecte pas la sphère protégée d'autrui. (la liberté commence où s'arrête celle de mon pote)

Un exemple:


"Les déclarations des droits de l'homme en leurs lignes genérales [sont] la charte même du libéralisme.[...] Le libéralisme intelligent consiste donc, non pas à affiblir le pouvoir autant qu'on le peut et sur tous les points -cela est stupide- mais à tracer fermement la limite en deça de la quelle le pouvoir central doit être très puissant, et au-delà de laquelle il doit n'être rien du tout."
Émile Faguet, Le Libéralisme, 1903.

Écrit par : Cadichon | 23 mai 2008

@guy morel : je crois que cadichon faisait référence à cette vidéo :
http://fr.youtube.com/watch?v=rrCzWoikyU8
(voir à partir de 1mn 20, mais l'ensemble du film est instructif)

Écrit par : Brazon | 23 mai 2008

Le Figaro du jour s'interroge sur "Les émissions de gaz à effet
de serre de l'habitat parisien". On y apprend que "Le XVIe est de loin l'arrondissement où les émissions de gaz à effet de serre par habitant sont les plus importantes."

Normal : la vieille bourgeoisie a toujours pété fort et haut. Quand le vent se lève, le méthane s'élève...

Par contre, on ne s'explique pas la teneur anormalement élevée au dessus de l'hôtel de ville. Un seul élu peut-il vraiment, à lui seul, autant contribuer ?

Écrit par : dugong | 23 mai 2008

J'avais oublié un élément essentiel de mon argumentaire : la bourgeoisie rumine !

Écrit par : dugong | 23 mai 2008

Guy Morel a sous-titré un de ses excellents livres « vérité des copies ». Je vous propose un petit exemple de synthèse faite par un élève de lycée qui a 18 ans. C’est le genre de choses que devrait lire notre pote Gaudemar.

Ce n’est pas un de ces élèves virtuels qui fait la joie des pédagogistes.
Aurait-il dû redoubler ? Est-il une victime des clôtures électriques comme le dit un collègue ?
Je vous laisse juger. Une petite plongée dans le réel...

Question 5 : les objectifs des forces de l’Axe sont-ils atteints en 1942 ? (7 points sur 20).

Non car avant 1942 ils n’ont pas réussie d’atteindre l’Asie car si ils avaient atteint l’Asie la guerre auré été finie.
Ensuite ils n’ont pas atteint leurs atteint les objectifs car ils n’ont pas détruit tout les juifs et autres sous peuples soit disant par les forces de l’Axe. Si on les avaient pas repoucé à Stalingrad Nous aurons surement perdu la guerre.
bien qu’ils aient envayi l’Europe Nous sommes arrivé à les repousser jusqu’en berlin.

Écrit par : Lariba | 23 mai 2008

Lariba ! Ce n'est pas bien de ressortir les vieilles copies d'Henri Guaino !

Écrit par : dugong | 23 mai 2008

Pour connaître les principes des programmes scolaires de l'enseignement de base en Finalnde, voici un lien bien utile.
http://www.oph.fi/english/page.asp?path=447,27598,37840,72101,72106

Les objectifs en éducation artistique laissent rêveur pour les habitués du système français !

Ecrit par : lucile | 23 mai 2008

Ouf ! En effet...constructivisme à tous les étages, exprimez vos opinions et gnagnagna. Meirieu va finir par demander sa mut en Finlande...

J'espère que c'est différent dans les autres matières : c'est curieux quand même, dans l'émission qu'a faite JPB le jour de la rentrée 2007 ("Éducation nationale, un grand corp malade"), il y était affirmé que la Finlande ne versait pas dans ces billevesées constructivistes.

Seul point qui m'a paru vraiment positif (grade 5-9, c'est à dire ll'équivalent du collège), la connaissance de la musique finlandaise, y compris celle de notre époque : pour les néophytes, 90 % des bons groupes actuels viennent de là bas (Nightwish, Poets of the fall, Sonata Arctica, Wintersun, etc., la liste est longue).

Écrit par : Manu | 23 mai 2008

Guy Morel a sous-titré un de ses excellents livres « vérité des copies ». Je vous propose un petit exemple de synthèse faite par un élève de lycée qui a 18 ans. C’est le genre de choses que devrait lire notre pote Gaudemar.

Ce n’est pas un de ces élèves virtuels qui fait la joie des pédagogistes.
Aurait-il dû redoubler ? Est-il une victime des clôtures électriques comme le dit un collègue ?
Je vous laisse juger. Une petite plongée dans le réel...

Question 5 : les objectifs des forces de l’Axe sont-ils atteints en 1942 ? (7 points sur 20).

Non car avant 1942 ils n’ont pas réussie d’atteindre l’Asie car si ils avaient atteint l’Asie la guerre auré été finie.
Ensuite ils n’ont pas atteint leurs atteint les objectifs car ils n’ont pas détruit tout les juifs et autres sous peuples soit disant par les forces de l’Axe. Si on les avaient pas repoucé à Stalingrad Nous aurons surement perdu la guerre.
bien qu’ils aient envayi l’Europe Nous sommes arrivé à les repousser jusqu’en berlin.

Ecrit par : Lariba | 23 mai 2008

Je suis en train de le lire, il est excellent ce bouquin ! Son seul défaut, s'il en avait un, c'est qu'il commence à dater (1999). 9 ans ont passés et on trouve aujourd'hui des choses parfois bien pires dans les copies... Mais l' analyse en est toujours aussi pertinente.

Écrit par : Manu | 23 mai 2008

"pour les néophytes, 90 % des bons groupes actuels viennent de là bas (Nightwish, Poets of the fall, Sonata Arctica, Wintersun, etc., la liste est longue)."

Ecrit par : Manu | 23 mai 2008

J'avais mis, il y a déjà quelque temps, un lien concernant le groupe a capella finlandais: "club for five".
Hallucinant, même si l'on a peu de goût pour le style de musiques qu'ils reprennent.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

"Mais c'est vrai que quand on met Sarkozy et Le Pen sur le même plan pour décider du bulletin qu'on met dans l'urne, tous les désespoirs sont permis."

Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2008

Je n'ai pas dit ça. Apprenez à lire, une fois pour toutes.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

Les pensées libérales du jour :

"l'idée que la liberté prime sur l'égalité et que, notamment, les convictions morales ne justifient jamais qu'une intervention coercitive règle les aspects du comportement individuel quand celui-ci n'affecte pas la sphère protégée d'autrui. "

ça, c'est la version intellectualisée de "touche pas à mon pote-feuille"

Et ça :

"Le libéralisme intelligent ...",

... c'est un oxymore.

ça c'est de l'obstination :

"Je n'ai pas dit ça. Apprenez à lire, une fois pour toutes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2008

Christophe, Cadichon ne lit pas, elle récite. Pour dialoguer avec elle, apprenez les trois vertus théologales : foi, espérance et charité.

Écrit par : victor | 23 mai 2008

Le libéralisme est un mouvement issu des Lumières qui vise l'émancipation individuelle...

.... en plein coeur !

Écrit par : victor | 23 mai 2008

Le petit journal du libéralisme, suite.

Les langues régionales doivent-elles être reconnues dans la Constitution ?
une réponse parmi d'autres :
"il faut arrêter avec le culte du monoliguisme. Les enfants qui apprennent une langue régionnale ont d’ailleurs un meilleur niveau en français et plus de faciliter pour apprendre les langues "

Écrit par : victor | 23 mai 2008

Il faut que j'apprenne à lire aussi

Écrit par : lire écrire compter | 23 mai 2008

Le Petit journal du libéralisme, fin :

Sur un blog "libéral", cette leçon de morale :

"Il est instructif d'observer le comportement des semenciers multinationaux, notamment américains. Ils semblent avoir renoncé à populariser les OGMs en Europe. Il y a à cela plusieurs raisons auxquelles feraient bien de réfléchir leurs adversaires :
> le jeu n'en vaut pas la chandelle : la surface d'OGMs cultivée dans le monde augmente tous les ans. L'Europe est un marché intéressant mais on peut s'en passer provisoirement.
> ils croient en leurs produits. Persuadés qu'il sont qu'un jour l'Europe sera forcée d'adopter les OGMs, dans la précipitation du fait de son retard volontaire, ils font le pari du lobbying auprès des instances dirigeantes en espérant contrôler les conditions hâtives de l'autorisation des OGMs mieux que lors d'une mise en place progressive.

MORALITE :
"Les déclarations des droits de l'homme en leurs lignes genérales [sont] la charte même du libéralisme.[...] Le libéralisme intelligent consiste donc, non pas à affiblir le pouvoir autant qu'on le peut et sur tous les points -cela est stupide- mais à tracer fermement la limite en deça de la quelle le pouvoir central doit être très puissant, et au-delà de laquelle il doit n'être rien du tout."
Émile Faguet, Le Libéralisme, 1903.

Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2008

Écrit par : victor | 23 mai 2008

Sur les langues régionales.
En Corse, où je réside, le débat à l'Assemblée nationale a été bien accueilli, et bien au-delà des rangs autonomistes ou nationalistes. Ici, il est évident qu'une langue, quelle qu'elle soit, est non seulement un moyen de communication, mais encore l'expression d'une manière de voir le monde. A ce titre, il s'agit toujours d'une richesse, et non pas d'un "repli sur soi".
Les langues régionales porteraient atteinte à la sacro-sainte "unité nationale"? Voilà un vieux refrain auquel il est temps de faire un sort. Ce qui nuit à la cohésion sociale, c'est le fait que des individus parlent tous français, mais, de fait, sans pratiquer la même langue. Car quand on quitte, dans certains quartiers, un système éducatif à la dérive en ne maîtrisant pas plus de 300 mots, alors on s'enferme dans un ghetto linguistique, sans plus jamais pouvoir échanger avec ceux qui en possèdent 3000 ni avoir accès à la culture.

Écrit par : danielarnaud | 23 mai 2008

"quand on quitte, dans certains quartiers, un système éducatif à la dérive en ne maîtrisant pas plus de 300 mots,alors on s'enferme dans un ghetto linguistique, sans plus jamais pouvoir échanger avec ceux qui en possèdent 3000 ni avoir accès à la culture."

Ecrit par : danielarnaud | 23 mai 2008

Tiens, un Monsieur Jourdain de la sociologie qui fait de la ségrégation sans le savoir....
Est-ce que ceux de votre bord se soucient de "pouvoir échanger" avec ceux de "certains quartiers" ?

Écrit par : victor | 23 mai 2008

Tiens, un Monsieur Jourdain de la sociologie qui fait de la ségrégation sans le savoir....
Est-ce que ceux de votre bord se soucient de "pouvoir échanger" avec ceux de "certains quartiers" ?

Ecrit par : victor | 23 mai 2008



Oulala ! Ce blog est truffé de khmers rouges embusqués pour traquer les nazis qui n'existent que dans leur imagination , c'était un sport à la mode , mais suranné de nos jours !

Fuyons !

Écrit par : Un beauf | 23 mai 2008

Mais non, un beauf. Tous les gens de droite ne sont pas forcément des nazis.Vous avez mal lu.

Écrit par : Une veache | 23 mai 2008

Fuyons !

Ecrit par : Un beauf | 23 mai 2008

Chouette !

Écrit par : victor | 23 mai 2008

"pouvoir échanger" avec ceux de "certains quartiers" ?

Ecrit par : victor | 23 mai 2008


Faire du troc , du bisness...à condition de pouvoir y rentrer !

Totor , le bon apôtre des quartiers ! L' abbé Victor !

Écrit par : L'ane2guy | 23 mai 2008

Il circule sur le Net une pétition lancée par l'UFAL contre les suppressions de postes (et contre un certain nombre de choses diverses). On peut la lire sur
http://ufal.info/petitions/?petition=4
Si je ne la signe pas moi-même, c'est que plusieurs décisions récentes du ministère l'ont partiellement (très partiellement) rendue obsolète. Mais il y a parmi les signataires des gens bien } et d'autres qui le sont moins, c'est le lot de toutes les pétitions.
À vous de vous décider.
JPB
PS. Alors, Jérémy, ma réponse ?

Écrit par : brighelli | 23 mai 2008

Résumé des épisodes précédents :

1) Il est à Paris, à la bourre, sur un ordinateur qui n'est pas le sien. Là, vous êtes contentes, les Miss Marple ?
JPB
Ecrit par : Brighelli | 22 mai 2008

2) Bon allez, je lance ma petite curiosité (si c'est autorisé) : Vous faites quoi, à Paris, JPB ?
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2008

3) A Jérémy : quel est le sens de votre question ? Qu'est-ce que je faisais à Paris quand ?
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2008

Eh bien... Apparemment, vous étiez à Paris hier (et à la bourre). D'où ma question de curiosité pure : "tiens, vous étiez à Paris pour quoi ?" Vous êtes peut-être allé voir une grand-tante, c'est une simple question comme ça.

Écrit par : Jeremy | 23 mai 2008

la maldonne du PS, petite mère des peuples qui transformé le Poitou-Charente en démocratie "populaire".


Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2008
Cadichon, mon âne va vous expédier une sacrée ruade ! En Poitou-Charente, madame Royal a pris la suite de ses prédécesseurs, dans la plus républicaine des continuités, à la distribution des postes près. Vous êtes sûre de connaître quelque chose à ce qui se passe dans les régions ?

Ecrit par : guy morel | 23 mai 2008

Merci à ceux qui ont tout de suite compris que je faisais allusion à la video dont le lien est apparu... +sieurs x ici

je m'essaie au texto et ça entre bien plus facilement que la textique...

Écrit par : Cadichon | 23 mai 2008

La politique de Sarko, c'est d'exalter les communautarismes les plus restrictifs, les plus riquiqui, [...] mais comme un "je" purement et régressivement identitaire : une femme, un gay, un Breton, un Corse, un black, un catho voire un scientologue.

J'aimerais bien savoir ce que Sarko a fait pour les femmes, les gays et les blacks !
Pour les quatre autres catégories, je vois bien, mais pour ces trois-là, j'ai beau chercher, je ne trouve pas du tout.

D'ailleurs, c'est amusant qu'on n'envisage pas qu'il existe un communautarisme masculin, hétéro et blanc.

Cela est dit sans aucune acrimonie, FGuichard, vous vous en doutez bien.

Écrit par : Jeremy | 23 mai 2008

Dernier des trois messages :

Vous avez vu que François Bégaudeau est en lice pour la Palme d'Or à Cannes ? Résultats dimanche soir à 20h !
S'il obtient la Palme d'Or du meilleur acteur pour l'adaptation cinématographique de son chef d'oeuvre "Entre les murs", on pourra dire que le monde du cinéma a de l'humour.

Écrit par : Jeremy | 23 mai 2008

D'ailleurs, c'est amusant qu'on n'envisage pas qu'il existe un communautarisme masculin, hétéro et blanc.


Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2008

Dans l'esprit des indigènes de la République a germé l'idée de la communauté des Français blancs, chrétiens et nés de parents français "de souche" : la communauté des "souchiens". Intéressant, non ?
Pour en savoir plus, voir les interventions de Bouteldja chez Taddeï.
http://fr.youtube.com/watch?v=t6-FQuzhrwM

Écrit par : chevreuil | 23 mai 2008

On peut envisager qu'il existe un communautarisme masculin, hétéro et blanc sans tomber dans les excès des Indigènes de la République. Ces fanatiques n'abordent de toute façon que la problématique raciale dans ce que j'ai indiqué : leur faire référence n'est donc pas rigoureux pour nier ce que j'ai énoncé.

Écrit par : Jeremy | 23 mai 2008

Plus il y aura de gens payés pour percevoir du racisme et de la discrimination, eh bien plus il y aura de racisme et de discrimination.
Plus il y aura de gens subventionnés pour démontrer que des minorités sont opprimées par des majorités, eh bien plus il y aura de minorités opprimées.
Les associations de gémisseurs et les théoriciens du Bien inventent activement les maux qu’ils dénoncent pour obtenir le remède qu’ils souhaitent

Écrit par : jak | 23 mai 2008

je m'essaie au texto et ça entre bien plus facilement que la textique...

Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2008

Cadichon, voyons, à vôtre âge !

Écrit par : victor | 23 mai 2008

Jakadi :

"Plus il y aura de gens payés pour percevoir du racisme et de la discrimination, eh bien plus il y aura de racisme et de discrimination"

Comme le disait mon voisin Dupont "si y avait moins de bougnoules, eh bé y aurait moins de racistes !"

Écrit par : victor | 23 mai 2008

Encore une petite sur l'école.

http://dailymotion.alice.it/video/x4wimr_leducation-ou-comment-faire-baisser_tech

Écrit par : Carole | 23 mai 2008

"Tiens, un Monsieur Jourdain de la sociologie qui fait de la discrimination sans le savoir...
Est-ce que ceux de votre bord se soucient de "pouvoir échanger" avec ceux de "certains quartiers"?".

Ecrit par Victor, le 23 mai 2008.


Victor, j'ignore quel "bord" vous me prêtez, il faudra m'expliquer...
Je ne fais par ailleurs aucune "discrimination", mais un simple constat. Vous n'avez donc jamais entendu parler d'"inégalités sociales"? Ces dernières se doublent trop souvent d'une véritable "fracture culturelle", et linguistique. J'ai enseigné pendant deux ans dans un Lycée Professionnel classé en ZEP dans la région parisienne. Quitter le matin des élèves de BEP du "9-4" qui, après 10 ou 12 ans de scolarité, ne maîtrisent pas plus de 300 mots et ne savent pas ce que veut dire "démocratie" (alors que certains sont en âge de voter) pour, l'après-midi, côtoyer dans le quartier latin des universitaires qui en maîtrisent 3000, vraiment, c'est une expérience. Quand on se rend compte que le système éducatif, à grands renforts de "nouvelle pédagogie", ne fait que reproduire de telles inégalités et, qu'en fonction de la catégorie socio-professionnelle des parents on peut prévoir qui échouera en Lycée Professionnel et qui s'affichera à Science Po., il me semble légitime de s'interroger sur la réalité de "l'égalité des chances". Ca, ça s'appelle dénoncer une discrimination de fait, pas en faire...

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 mai 2008

Concernant le plurilinguisme, on peut poursuivre le débat sur :

http://isulaviva.typepade.fr/contrafocu/.

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 mai 2008

Les langues régionales ont bien de la chance puisqu'elles viennent d'être inscrites dans la Constitution.

Les mathématiques ne le sont pas.

Je me prends * à imaginer l'article 2 sous la forme :

«La langue de la République est le français. Les sciences sont structurées autour des mathématiques.»

Merci de vous mettre en rang pour me braire dessus.

* j'ai un côté constitutionnaliste de comptoir. C'est plus fort que moi.

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

"
Oulala ! Ce blog est truffé de khmers rouges embusqués pour traquer les nazis qui n'existent que dans leur imagination , c'était un sport à la mode , mais suranné de nos jours !

Fuyons !

Ecrit par : Un beauf | 23 mai 2008 "
Chacun voit ce qu'il veut voir. Moi, je trouve que ce blog ressemble de plus en plus au courrier des lecteurs du Figaro (tel que je le fantasme, je ne le lis pas très souvent) et de réacs-à-la-bonne-conscience-qui-pue (cerain(e)s "officiel(le)s" et d'autres qui s'ignorent).

Mais, je ne dis pas tous!!!!

Écrit par : Hervé | 24 mai 2008

"Les enfants qui apprennent une langue régionnale ont d’ailleurs un meilleur niveau en français et plus de faciliter pour apprendre les langues ""

Chez moi, en Alsace, c'est (très) loin d'être vrai.
Je ne pense pas que ce soit lié au fait d'apprendre deux langues, mais plutôt à des facteurs socio-culturo-et autres: dans quelles familles parlent-on surtout alsacien à la maison? Etc?
Petite précision: mon père a appris le français à l'école car ses parents ne parlaient que l'alsacien et je ne suis plus du tout hostile au bilinguisme (mais je ne le pare pas de toutes les vertus).

Écrit par : Hervé | 24 mai 2008

Je voudrais revenir sur cette question soulevée plus haut des langues régionales, "inscrites dans la Constitution" à la faveur d'un amendement-surprise, avec l'approbation de la quasi-totalité des députés (http://www.liberation.fr/actualite/societe/327794.FR.php)
Daniel Arnaud (à propos, le lien sur contrapunta ne fonctionne pas…) explique au passage à quel point un tel amendement a pu être apprécié en Corse, où il travaille.
J'ai eu, il y a deux ans, l'occasion de m'exprimer sur ce sujet sur FR3Corse (j'aime prendre des risques, et me faire vilipender à la sortie des studios). En substance : Ce n'est pas en faisant des lois coercitives sur l'enseignement de la langue corse (obligatoire dans le Primaire, il faut le savoir) que l'on sauve une langue et une culture, c'est en favorisant une économie locale forte, qui redonne à une région une vraie existence. Ce n'est pas en se crispant sur des traditions de plus en plus folkloriques que l'on ressuscitera les terroirs. Mais d'un autre côté ce n'est pas en interdisant de cracher et de parler patois, comme aux meilleurs temps de la IIIème République, que l'on réalisera une unité française.
Petit historique pour ceux qui ne savent pas.
Sous l'ancien régime, les langues régionales sont méprisées, interdites, afin de réaliser l'unité linguistique de la France, et surtout d'imposer le français face au latin (Edit de Villers-Cotterêts, 1539). La Révolution reprend intégralement l'idée, d'autant que plusieurs "régions" (Bretagne, Provence) sont contre-révolutionnaires.
Au XIXème, c'est plus complexe. On commence à comprendre que les langues locales abritent un patrimoine littéraire d'une grande valeur (voir le recueil de chansons populaires établi par La Villemarqué, en 21839, puis le Felibrige de Mistral en 1854) — et en même temps, on impose par la force l'usage du français à l'école. La reconnaissance des langues régionales entre dans la Constitution en 1951 (loi Deixonne) : à l'origine, le breton, le basque, le catalan et l'occitan. On y ajoute le corse en 1974. Et différents décrets, entre 1969 et 1976, prévoient l'enseignement de ces langues.
Il faut bien comprendre que la reconnaissance de ces langues régionales s'est opérée dans un contexte où l'on enseignait le français d'une façon impérative : il n s'agissait pas de concurrence, mais d'un ajout, culturellement riche. Le risque aujourd'hui, où le français est presque le parent pauvre de l'enseignement (mais c'en sera fini bientôt, si j'en crois les signaux du ministère — et malgré les résistances de principe du SNUIPP et de l'UNSA), ce serait que les langues régionales supplantent la langue nationale.
Mais nous savons bien que ce ne sera jamais le cas. Même si le français n'a plus un monopole exclusif, il ne sera jamais menacé par des langues régionales à résonance culturelle faible (franchement, Daniel Arnaud, quelle littérature en langue corse avant le XXème siècle ? Et vous savez bien que l'on s'étripe encore sur la graphie, n'en déplaise à Jacques — Giaccomu — Fusina). L'amendement voté à la Chambre ne coûte pas grand chose aux députés (même le PCF, toujours jacobin, l'a voté et s'en félicite).
Il faut veiller à ce que l'enseignement de la langue locale ne se fasse pas au détriment du français — c'est tout. Après, la civilisation choisira : soit la rue fera survivre (ou développera) la langue locale (c'est le cas avec le créole), soit le poids de l'infrastructure fera disparaître les superstructures historiques, et il ne restera de bretons bretonnants que dans les zoos de Huelgoat, et de corse corsisant qu'à La Porta d'Ampugnani - ça, c'est une référence personnelle.
JPB
PS. Jérémy, j'étais à Paris pour des raisons éditoriales. Il y a un honnête garçon de la gauche du PS qui a bien envie d'écrire, avant le congrès de Novembre, un livre sur l'état présent de son parti. Il a une belle plume, volontiers féroce, et des choses à dire. Vous voyez, je n'œuvre pas toujours en thuriféraire de la droite, comme voudraient le faire croire les imbéciles du journald'ecole de l'ineffable Lubin.

Écrit par : brighelli | 24 mai 2008

http://www.absurditis.com/index.php?page=dico

L'dico

Tu entres dans le temple de la grandiloquence, le sanctuaire de la frime verbale, le recueil du savoir rhétorique. Ici sont concentrés les mots qui ont le double avantage d'être peu usités sans pour autant être obscurs ou inutiles. Ici, pas de logomachies, de salmigondis ni de mots sibyllins mais une pléthore de mots irréfragablement intéressants qui te permettront de soliloquer avec grâce devant ton PC ou de faire le matamore devant tes proches. Mais je te vois t'ébaudir à l'idée de découvrir ce trésor alors n'attends plus, choisis une lettre, puis un mot:

Écrit par : Hervé | 24 mai 2008

C'est vrai qu'un Ministère du Bien et de la Pensée Unique permettrait de venir à bout des récalcitrants !

Écrit par : jak | 24 mai 2008

On peut envisager qu'il existe un communautarisme masculin, hétéro et blanc sans tomber dans les excès des Indigènes de la République. Ces fanatiques n'abordent de toute façon que la problématique raciale dans ce que j'ai indiqué : leur faire référence n'est donc pas rigoureux pour nier ce que j'ai énoncé.

Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2008

Ce n'était pas du tout mon propos, Jérémy. Je n'ai pas le temps de développer davantage, j'ai classe ce matin, faut que je file ...

Écrit par : chevreuil | 24 mai 2008

"Il y a un honnête garçon de la gauche du PS qui a bien envie d'écrire, avant le congrès de Novembre, un livre sur l'état présent de son parti. "

Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

Des noms! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

"Je ne pense pas que ce soit lié au fait d'apprendre deux langues, mais plutôt à des facteurs socio-culturo-et autres:"

Ecrit par : Hervé | 24 mai 2008

Oui, on peut expliquer aussi comme ça les "300 mots" et 3000 mots" de Daniel Arnaud, plutôt que, encore une fois, tout mettre sur le dos des enseignements qu'ont reçu les intéressés.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

"PS. Jérémy, j'étais à Paris pour des raisons éditoriales. Il y a un honnête garçon de la gauche du PS qui a bien envie d'écrire, avant le congrès de Novembre, un livre sur l'état présent de son parti. Il a une belle plume, volontiers féroce, et des choses à dire. Vous voyez, je n'œuvre pas toujours en thuriféraire de la droite, comme voudraient le faire croire les imbéciles du journald'ecole de l'ineffable Lubin."

Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

Jean-Paul, êtes-vous sûr qu'en participant à l'écriture de ce livre, vous n'oeuvriez pas en thuriféraire de la droite?
Et puis, est-ce bien raisonnable? Croyez-vous vraiment que le PS ait besoin de vous pour se saborder? Apparemment, il est bien assez grand pour y parvenir tout seul!!! ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

jakadi :

C'est vrai qu'un Ministère du Bien et de la Pensée Unique permettrait de venir à bout des récalcitrants !

Non, Jak, pourquoi dépenser tant d'argent ?
Une simple corde...
:-)

Écrit par : victor | 24 mai 2008

La reconnaissance des langues régionales entre dans la Constitution en 1951 (loi Deixonne) : à l'origine, le breton, le basque, le catalan et l'occitan. On y ajoute le corse en 1974. Et différents décrets, entre 1969 et 1976, prévoient l'enseignement de ces langues.
Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

Et ça ne suffisait pas ?

Écrit par : victor | 24 mai 2008

Depuis 7 h du matin, j'entends parler d'"égalité des chances".
Peu de gens sont au fait de ce qui est enseigné dans les toutes premières années : et là est le nerf de la guerre.
Un enfant de ZEP qui dès les maternelles ne fait que du global, puis en CP...du global n'a pratiquement aucune chance de s'en sortir. Le soutien, le tutorat, c'est peu de choses à côté d'une réforme de fond dès la GS (voir Thierry Venot)
Pour changer de sujet, un certain Gilles Billault, instituteur depuis 20 ans, met ses élucubrations sur le réseau LIRAS.

Il a fait un stage de trois jours dans un hôpital de jour de Nemours pour psychotiques, et a écrit un mémoire.
Ses références sont la psychanalyse, un zeste d'ésotérisme (science des "empreintes" : l'ichnologie, avec le Yéti, rééducation par la manipulation de la boue, écriture dans la boue )...mais surtout Meirieu, Charmeux.

Voici un inédit de Meirieu lu sur son mémoire.

"4 - Vers le travail groupal
Il convient de revenir sur un point important abordé au paragraphe précédent : le travail groupal.
D’après Meirieu, il faut aller au delà de la mauvaise réputation du groupe. Il est en effet possible qu’il puisse engendrer de l’excitation, de l’instabilité chez les uns, de l’inhibition chez les autres alors que dans la relation individuelle, ces effets négatifs sont atténués.

Mais il faut s’appuyer sur cette énergie qui vient des interrelations entre les enfants comme d’un tremplin pour trouver (retrouver ?) le désir d’apprendre. L’enseignant doit alors permettre la réalisation d’un certain nombre d’opérations permettant à chacun :

- d’occuper une place c’est-à-dire organiser un espace où chacun soit en sécurité,
- d’exercer un rôle c’est à dire faciliter une organisation de l’activité collective permettant à chacun de s’investir,
- de s’imputer ses propres actes et de savoir en revendiquer la responsabilité,
- de découvrir de nouveaux possibles,
- d’éviter l’enfermement dans sa propre image, de ne pas se figer dans un rôle,
- de prendre le risque de faire ce qu’on ne sait pas faire,
- de se donner des défis à soi-même,
- de faire alliance avec l’autre pour le bon fonctionnement du groupe.
Au delà de cet aspect pédagogique et partant du même constat que Meirieu sur l’aspect régressif du groupe (excitation, instabilité, inhibition pour certains enfants), on peut voir, comme nous l’explique Decobert, dans le groupe, un lieu de transformation, où tous les membres (les adultes
et les enfants) se trouvent pris dans une relation transféro-contre-transférentielle. "
Idée que l’on retrouve chez Anzieu avec « l’illusion groupale », constituant l’enveloppe psychique du groupe.
Celui-ci devient alors autre chose qu’une simple addition des personnes qui le composent.
C’est la création d’un Moi-Idéal-Commun, représentation d’un vécu inconscient commun de croyance en l’existence d’une entité propre.

Qui pourra m'expliquer "la relation transféro-contre-transférentielle" ?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 mai 2008

"êtes-vous sûr qu'en participant à l'écriture de ce livre, vous n'oeuvriez pas en thuriféraire de la droite? "

Si faire une critique de gauche du PS c'est faire le jeu de la droite alors que faut-il faire? Se résigner choisir Royal contre Delanoé ou l'inverse? C'est renoncer à la critique de gauche qui est mortel pour le PS.

Ceci dit, soutenir le gouvernement actuel et se vouloir proche de la gauche du PS, ça me semble plein de confusion!

Écrit par : Hervé | 24 mai 2008

Hervé, JPB ne soutient pas le gouvernement actuel, il trouve que Darcos est un ministre sensé, raisonnable et malin. Ne confondons pas tout.

Chevreuil, j'attends vos développements ave impatience (j'imagine même que vous pourriez être d'accord avec moi).

Jak, elle est complètement idiote, votre remarque. Victor y a bien répondu, et vous auriez pu franchement vous en abstenir !

Écrit par : Jeremy | 24 mai 2008

Victor, j'ignore quel "bord" vous me prêtez, il faudra m'expliquer...
Je ne fais par ailleurs aucune "discrimination", mais un simple constat. Vous n'avez donc jamais entendu parler d'"inégalités sociales"? Ces dernières se doublent trop souvent d'une véritable "fracture culturelle", et linguistique.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 mai 2008

Les inégalités sociales, j'ai fait plus qu'en entendre parler mais là n'est pas le débat.
J'ai cru comprendre à lire vos précédents posts que vous faisiez l'éloge d'un certain libéralisme. Je m'étonne sincèrement que vous puissiez alors dénoncer les conséquences culturelles d'une situation économique créée et entretenue par lui. En faire porter l'unique responsabilité aux dysfonctionnements du système éducatif me paraît une ficelle un peu grosse. Et pourtant, dieu ou le diable savent à quel point je déteste le pédagogisme !

Écrit par : victor | 24 mai 2008

Je me permets de recommander deux lectures bien utiles à tous ceux qui débattent des problèmes d'éducation ("coût du doublement") et plus largement de société.
- La première est celle du "Rapport sur les aides publiques aux entreprises" de la très officielle "Commission d'audit de modernisation" (IGF, IGAS, IGA).
La synthèse tape fort :
"On peut estimer à près de 65 milliards d'euros l'ensemble des aides publiques aux entreprises, dont 90% sont financées par l'Etat (...). Ce total de 65 milliards d'E représente un peu plus que le total du budget de l'Education nationale (...). C'est aussi un chiffre supérieur au déficit public."
- Un second rapport, celui du Conseil des prélèvements obligatoires, présenté par Philippe Seguin, évalue le montant des fraudes fiscales dans une fourchette comprise entre 29 milliards et 40 milliards, soit entre 1,7% et 2,3% du PIB. "Et encore, selon le premier président de la Cour des comptes, c'est là une estimation basse"...

Dans ce contexte financier des cadeaux aux copains et aux coquins (100 milliards d'E, une paille!), la suppression de postes, l'allongement de la durée du travail et, de manière générale, les incantations de nos chers amis libéraux prennent une saveur toute particulière, une espèce de goût de fiel...
Les dimensions du gigantesque foutage de gueule politique qui en découle sont à réévaluer à la lumière de ces rapports soigneusement cachés par le gouvernement des avocats d'affaires, l'opposition ( le ralliement du PS au libéralisme, un scoop !), la presse et les syndicats.
Vous imaginez JM Sylvestre ouvrir sa chronique franceinfoesque là-dessus en ce moment ?
"Chers amis dockers et marins-pêcheurs, chers enseignants, chers privilégiés de la SNCF, encore un effort ! "

Écrit par : victor | 24 mai 2008

PS. Jérémy, j'étais à Paris pour des raisons éditoriales. Il y a un honnête garçon de la gauche du PS qui a bien envie d'écrire, avant le congrès de Novembre, un livre sur l'état présent de son parti. Il a une belle plume, volontiers féroce, et des choses à dire. Vous voyez, je n'œuvre pas toujours en thuriféraire de la droite, comme voudraient le faire croire les imbéciles du journald'ecole de l'ineffable Lubin.

Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

Il a besoin d'un nègre lucide?

Écrit par : dobolino | 24 mai 2008

(...) un honnête garçon de la gauche du PS qui a bien envie d'écrire, avant le congrès de Novembre, un livre sur l'état présent de son parti. Il a une belle plume, volontiers féroce, et des choses à dire.
Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

"Des choses à dire" ? Demandez-lui s'il est prêt à dire celles qui précèdent !

Écrit par : victor | 24 mai 2008

Vous voyez, je n'œuvre pas toujours en thuriféraire de la droite, comme voudraient le faire croire les imbéciles du journald'ecole de l'ineffable Lubin.

Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

JPB, vous êtes trop modeste ; vous êtes devenu la référence obligée de vos adversaires. Même "l'ineffable Lubin" vous a lu et vous cite (Fin de récré), lui qui, naguère, avait déclaré qu'il n'ouvrirait pas un seul de vos livres.

Le sexe mène à tout [extraits]
(...)
C’est de qui, ces quelques lignes poisseuses qui fleurent l’ordre moral et la sexualité mal maîtrisée ? On aura sans peine reconnu Brighelli (Fin de récré, p.123) dont les fantasmes viennent une fois de plus inspirer la politique éducative du gouvernement. Brighelli faisant le lit de la très droitière Morano qui a fait adopter par le Parlement une loi autorisant la séparation des sexes à l’école.
(...)
C’est possible, il n’empêche que de la réforme du primaire aux affligeants programmes de collège – on en reparle dans quelques jours – en passant par la remise en cause de la mixité, ce sont bien ses conceptions fumeuses qui l’ont emporté chez Darcos. Il y a d’ailleurs quelque chose de piquant de voir Brighelli, ce héraut de la laïcité, partager les phobies furieuses de quelques religieux fanatiques qui voient là enfin satisfaites l’une de leurs revendications : sauf que, dans le cas présent, il ne s’agit pas tant pour le gouvernement de complaire aux Musulmans de France, qui n’ont rien demandé, que d’exaucer les vœux de toute une mouvance traditionaliste en odeur de sainteté auprès du chanoine de Latran. Les fureurs, les emportements de Brighelli – et de beaucoup d’autres, d’ailleurs – contre les filles voilées, cachent décidément mal de bien inquiétantes dispositions d’esprit.

Écrit par : victor | 24 mai 2008

Lubin ne va pas bien, ce me semble. En plus, il s'énerve trop, ça échauffe la bile.

Écrit par : Jeremy | 24 mai 2008

il ne s’agit pas tant pour le gouvernement de complaire aux Musulmans de France, qui n’ont rien demandé,

"l'ineffable Lubin "


!!!!! HA ! HAAAAA ! ineffable , en effet !!!!!! rhaaaaaaaa !

Écrit par : jakadi | 24 mai 2008

Jakadi "ne va pas bien, ce me semble. En plus, il s'énerve trop, ça échauffe la bile."

Comme quoi il faut se méfier de ses adversaires, mais aussi des autres.

Dites, Lubin et Jakadi, ça m'a l'air contagieux, votre truc.

Écrit par : Jeremy | 24 mai 2008

Lubin se voit chantre de gauche. Il en devient de plus en plus le Soupault (Ralph, pas Philippe).

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

A propos de la brèche ouverte dans la mixité , mot déjà moribond :



http://www.rue89.com/2008/05/19/ecole-separer-filles-et-garcons-cest-de-nouveau-possible

Écrit par : jakadi | 24 mai 2008

"Oui, on peut expliquer aussi comme ça [les facteurs socio-culturels] les "300" mots et "3000" mots de Daniel Arnaud, plutôt que, encore une fois, tout mettre sur le dos des enseignements qu'ont reçu les intéressés".

Ecrit par Christophe Sibille, le 24 mai 2008.

Justement, tout est lié.
Pour l'élève qui vit dans un milieu culturellement favorisé (parents qui tiennent des conversations avec les 3000 mots, qui possèdent une bibliothèque, sorties régulières au théâtre, etc.) l'école, à la limite, ne sera dans certains cas qu'un appoint. Mais pour celui qui se trouve dans un milieu précaire (pas d'accès aux livres, télévision à fond dans l'appartement, même quand personne ne la regarde, juste un coin de table pour écrire, situations sociales parfois très lourdes, etc.), l'école reste la dernière chance. Aussi, lorsqu'on baisse le niveau d'exigences, lorsqu'on pratique la démagogie en valorisant n'importe quoi, et lorsque, de fait, ce sont les 300 mots de l'élève qui se retrouvent "au centre du système", on prive au bout du compte les plus défavorisés de la possibilité de prendre "l'ascenseur social". Le système, en renonçant à transmettre les savoirs à tous, ne leur permet pas de refaire leur retard et aggrave les inégalités.

Victor, sur le libéralisme.
Si vous voulez continuer à faire le jeu des ultralibéraux (comme tant d'autres et sans vous en rendre compte) en réduisant ce terme à sa dimension économique, libre à vous. Pour ma part, j'entends par "libéralisme" ce mouvement qui, depuis les Lumières, prône l'émancipation de l'individu et nous a donné la liberté d'opinion, la liberté de la presse, la laïcité, etc, bref l'essentiel de nos valeurs démocratiques. C'était le sens de mes posts précédents, et c'est aussi ce que dit Bertrand Delanoë du libéralisme dans l'entretien du "Nouvel Observateur" (il se réfère à Montesquieu et à Locke, pas aux maîtres du CAC 40).
L'instruction pour tous afin que chacun puisse devenir un citoyen éclairé, et ne pas être à la merci du premier exploiteur venu, c'est aussi l'héritage du libéralisme (cf. Condorcet), qui n'est pas l'ultralibéralisme économique.

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 mai 2008

Daniel Arnaud a écrit : "j'entends par "libéralisme" ce mouvement qui, depuis les Lumières, prône l'émancipation de l'individu et nous a donné la liberté d'opinion, la liberté de la presse, la laïcité, etc, bref l'essentiel de nos valeurs démocratiques"

J'attend du futur leader * du PS :

1- qu'il soit capable d'éradiquer l'extrême gauche, sans faiblesse (pas de prisonnier...)
2- qu'il ne s'excuse pas de ce libéralisme là.
3- qu'il en propose une construction originale où la solidarité ne serait pas une faiblesse.

RDV en 2017 ?

* on aura noté que j'emploie aujourd'hui le masculin.

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

La question des langues régionales soulevée plus haut est vraiment importante. Elle soulève nombre de problèmes, par rapport au français, à la place qu'on peut leur donner dans les apprentissages, à la république, etc. Et puis il y a la place de la France dans une Union Européenne qui elle-même fait la promotion des langues minoritaires (cf. la Charte)...

Je remets le lien avec Contrafocu, pour ceux qui veulent un aperçu du débat vu de Corse (j'espère que ça marche, cette fois) :

http://isulaviva.typepad.fr/contrafocu/.

Sinon, on peut passer par mon blog :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/.

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 mai 2008

J'attends...

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

Pour ma part, j'entends par "libéralisme" ce mouvement qui, depuis les Lumières, prône l'émancipation de l'individu et nous a donné la liberté d'opinion, la liberté de la presse, la laïcité, etc, bref l'essentiel de nos valeurs démocratiques. C'était le sens de mes posts précédents (...)
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 mai 2008

Je prends acte mais vous me pardonnerez d'en avoir retenu, par réflexe cadichonné, l'acception "économique" courante. Il est d'ailleurs des termes qui mériteraient, afin d'éviter toute équivoque, d'être remplacés. Pourquoi pas "démocratisme" ?
Quant à Delanoë ou aux autres Partisocialistes, je gage que nos divergences sémantiques les laisseraient indifférents, l'(ultra)libéralisme économique étant leur seule doctrine.

Écrit par : victor | 24 mai 2008

J'attend du futur leader * du PS :

1- qu'il soit capable d'éradiquer l'extrême gauche, sans faiblesse (pas de prisonnier...)


Mon cher Dugong, vous qui êtes un brillant mathématicien, éclairez-moi en géométrie politique : sachant que la "gauche" est passée à "droite" qui désignez-vous par l'expression "extrême-gauche" ?

Écrit par : victor | 24 mai 2008

Victor me demande une définition géométrique intrinsèque de la gauche.

La réponse est, pour l'instant, hypothétique.

Un chemin n'a pas abouti : une définition par symétrie de la droite dans le planplan.

Quelque chose d'autre ?

Je ne sais pas.

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

Education : départ de la manifestation à Paris
.
Ils sont plusieurs centaines à défiler dans les rues de la capitale pour protester contre la politique éducative du gouvernement et les 11.200 suppressions de poste dans la Fonction publique.
.
61 selon la police
999 selon Aschiéri

Écrit par : ...compter | 24 mai 2008

L'ère des grands complexes sidérurgiques * est révolu :

Plus d'Aschieri, des services !

* néologisme, contraction de "sidérations chirurgiques"

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

est révolue

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

Je recommence :

L'ère des grands complexes sidérurgiques * est révolue :

Plus d'Aschieri, des services !

* néologisme, contraction de "sidérations chirurgicales"

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

Variante :

L'ère des grands complexes sidérurgiques * est révolue :

Un slogan pour les prochaines manifs : "Plus d'Aschieri, des services !"

* néologisme, contraction de "sidérations démiurgiques"
ou "sidérations démagiques".
Choisissez citoyennement !

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

Brighelli : "Il circule sur le Net une pétition lancée par l'UFAL contre les suppressions de postes (et contre un certain nombre de choses diverses). On peut la lire sur
http://ufal.info/petitions/?petition=4
Si je ne la signe pas moi-même, c'est que plusieurs décisions récentes du ministère l'ont partiellement (très partiellement) rendue obsolète."

Quelles décisions ?

En supprimer encore davantage dans les années qui viennent ? (N'allez pas dire que ce n'est pas prévu !)

Mais quelles sont donc ces "décisions récentes" ? Je n'ai entendu parler que de service minimum et de déclaration des grévistes quarante-huit heures à l'avance (et de quelques autres babioles comme la fin de la mixité à l'école, la multiplication des écoles privées dans les banlieues, d'un lycée qui promet, en autres, plus d'autonomie - de TPE ? - et de la suppression des redoublements ... on parle même de plus en plus d'un passage à vingt heures pour les profs, décidé, comme les augmentations rituelles, en plein été ... )

C'est idiot de n'en point parler clairement on pourrait si facilement mettre fin aux saccages des supermarchés, aux blocages des dépôts d'essence ou aux barrages de pneus sur les routes ... et à la garde à vue du camarade Ashieri ...

Euh ... Ah bon ... Je me trompe de profession ... Zut ... Mais bon, on peut rêver ...

Tout de même, ces décisions récentes ?

Écrit par : Hervé (réveillez-vous) | 24 mai 2008

Selon le Monde, Gérard a des problèmes avec ses troupes :

"Ils (Émancipation syndicale et pédagogique, Ensemble et Pour un syndicalisme de lutte, PSL) ont dénoncé le "chantage à la crise et à la démission" de M. Aschieri pour obtenir un vote favorable à la signature de l'accord (sur le dialogue social avec le ministère)."

Il n'y a qu'à la FSU qu'un chantage d'Aschieri à la démission effraie.

Courage camarades, il y a une vie sans lui !

Licenciez le ! Il est vieux et cela ne vous coutera pas (trop) cher...

Écrit par : dugong | 24 mai 2008

L'information sur les problèmes d'intendance de Gérard Aschieri m'était parvenue il y a trois jours. Il y a une gauche (réelle) à la FSU qui en a marre des combinazione de la direction. L'automne va être chaud, nous le savons tous, le ministère feint de l'ignorer — le feint-il vraiment ?
Hervé, quelles décisions récentes ? Eh bien, le maintien des BEP par exemple, et celui de nombreux Bac pro en quatre ans (en contradiction donc avec la pétition).
J'avais fait une Note sur la question des Bac pro il y a déjà plusieurs mois (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/11/27/lp.html). J'y rappelais, entre autres, que la possibilité de ramener les BAc pro de quatre à trois ans remontait à un arrêté Lang… Et j'y déclarais mn opposition en l'état à la réforme des Bac pro — faute d'une révision sérieuse du Collège, qui passerait par la fin du collège unique, et la possibilité de réorienter les parcours scolaire et professionnel de manière précoce, tout en établissant des ponts pour regagner ultérieurement une voie classique. La revalorisation du technique passe par sa spécificité, qui doit faire de lui une voie choisie et non subie.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 mai 2008

"Je prends acte mais vous me pardonnerez d'en avoir retenu, par réflexe cadichonné, l'acception "économique" courante. Il est d'ailleurs des termes qui mériteraient, afin d'éviter toute équivoque, d'être remplacés. Pourquoi pas "démocratisme" ?
Quant à Delanoë ou aux autres Partisocialistes, je gage que nos divergences sémantiques les laisseraient indifférents, l'(ultra)libéralisme économique étant leur seule doctrine."

Ecrit par : victor | 24 mai 2008

Rendons donc à Reagan et Thatcher ce qui leur appartient! Ce sont eux qui ont opéré ce détournement sémantique honteux contre un des beaux mots de la langue française, (le libéralisme). Je crois que Cadichon feint de "s'emmêler les crayons" dans ces différentes acceptions pour mieux tenter de ridiculiser ceux qui semblent refuser Condorcet en n'acceptant pas Reagan, Thatcher, Sarko et George Bush.
Il y a d'ailleurs eu le même détournement sémantique, (ou, plutôt, un détournement sémantique de même type-je préfère préciser, sinon, la même Cadichon va encore m'accuser de faire des amalgames-) concernant le mot: "moderne" qui, dans la bouche des économico-libéraux pur jus, signifie un retour implicite à l'homme de Cro-magnon.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

ceux qui semblent à ses yeux, (à Cadichon), évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2008

ANNULATION: le "Che" de Soderbergh, Prix de l'Education nationale 2008



CANNES, 24 mai 2008 (AFP) - 24/05/2008 13h52 - Merci annuler notre dépêche Cinéma-Festival-Cannes, intitulée: Le "Che" de Soderbergh, Prix de l'Education nationale 2008.

Le communiqué reçu par l'AFP à l'entête du ministère de l'Education nationale est un faux émanant d'une personne ayant usurpé l'identité d'un fonctionnaire de l'Education nationale. Le jury délibère dans l'après-midi a indiqué à l'AFP le ministère.

http://www.tv5.org/TV5Site/cinema/afp_article.php?rub=cinema&idArticle=080524135045.fq2m54uh.xml


Vous étiez où Victor , cet aprèm ???

Écrit par : Amélie | 24 mai 2008

J'avais fait une Note sur la question des Bac pro il y a déjà plusieurs mois (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/11/27/lp.html). J'y rappelais, entre autres, que la possibilité de ramener les BAc pro de quatre à trois ans remontait à un arrêté Lang… Et j'y déclarais mn opposition en l'état à la réforme des Bac pro — faute d'une révision sérieuse du Collège, qui passerait par la fin du collège unique, et la possibilité de réorienter les parcours scolaire et professionnel de manière précoce, tout en établissant des ponts pour regagner ultérieurement une voie classique. La revalorisation du technique passe par sa spécificité, qui doit faire de lui une voie choisie et non subie.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mai 2008

Salut,
on en revient donc à la question centrale que je posais il y a huit jours sur le fil précédent.
Y a-t-il une réforme possible du lycée tant que l'on n'a pas réglé la question du collège et celle du technique ?

Écrit par : guy morel | 26 mai 2008

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