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20 mai 2008

Redoublements

Redoublements


Xavier Darcos, dans un article du Monde signé Luc Cédelle (1), donne donc quelques indications sur ce que pourrait être le lycée des années 2010.
Indications parfois inquiétantes — la « modularité », l’alternance de cours et de « moments d’étude » (?), et cette « autonomie des lycéens » qui ressemble à s’y méprendre à une multiplication des TPE —, et parfois pragmatiques : le soutien généralisé, avec en vue une diminution du nombre de redoublants.
Et Luc Cédelle, en bon petit soldat du pédagogisme toiletté, de se référer immédiatement à Philippe Meirieu, pour qui « éviter les redoublements au lycée permettrait une économie de l’ordre de 45 000 postes » (dites-moi, mon ami, de quel chapeau tirez-vous ce chiffre ?). Avant de passer, dans le paragraphe suivant, à l’énigmatique « personnalité issue de la maison, et pas forcément de droite » que le ministre chargera de la réforme des lycées, et de conclure sur la « continuité » de la future réforme avec les travaux de la commission Fauroux (1996) et ceux de… Philippe Meirieu — coucou, le revoilou.

La ficelle est un peu grosse, mon cher Cédelle. Voulez-vous forcer la main du ministre, et lui faire croire qu’il susciterait l’enthousiasme en nommant le bon apôtre de Lyon ? Voulez-vous par ailleurs nous faire croire, à nous qui le connaissons un peu, que le ministre vous a glissé, off, une confidence sur l’identité de son candidat, qui pourrait bien être le chantre du pédagogisme ? Allons donc ! Darcos sait bien que s’il nommait Meirieu à un quelconque poste de responsabilité, il se retrouverait avec une levée de boucliers, à droite comme… ailleurs. Que les soutiers du SNES ne lui en sauraient aucun gré, parce qu’ils le vomissent. Et que les bons petits soldats du SNALC déserteraient en rase campagne, en appelant à l’émeute (2).
Mais il aurait le soutien de l’UNSA… Ça compte… Frackowiack conseiller aux programmes et à la pédagogie, en remplacement de…
End of the nightmare, my dear MS. L’insubmersible Meirieu a le droit de jouir en paix de sa retraite — ou peut-être y a-t-il un emploi de bedeau, quelque part en Dauphiné, qui le séduirait ?

Mais je reviens à mes moutons et à la question du redoublement. J’ai abordé l’ensemble de ces problèmes dans « Fin de récré », et je me contenterai d’en faire une synthèse.

Le 9 novembre 2007, Xavier Darcos s’inquiétait — déjà dans le Monde — de cette permanence du redoublement en France (en moyenne, 18% des élèves redoublent à un moment ou un autre — un record mondial), et prévenait qu’il entendait « diviser par trois, d'ici à la fin de cette mandature, le nombre d'élèves en situation d'échec lourd » et réduire de moitié le taux de redoublants. Comment ? « Parmi les éléments les plus saillants et qui n'avaient pas encore été évoqués ces dernières semaines figure un renforcement de l'évaluation : celle des acquis des élèves, qui sera systématiquement communiquée aux familles, comme celle des écoles et des enseignants, contrepartie d'une “liberté pédagogique” solennellement réaffirmée, laissant aux enseignants le choix des méthodes… »
Mais, monsieur le Ministre, ce n’est pas tellement l’évaluation qu’il faut renforcer : c’est l’enseignement lui-même ! C’est en réformant le Primaire intelligemment — nous y sommes —, en refondant le Collège — il y a encore du boulot — et en repensant le lycée — on y arrive — que nous parviendrons à cet Himalaya de la vraie pédagogie — 100% de réussite, ou peu s’en faut.

« 100% d’élèves passant chaque année dans la classe supérieure ! Mais comment ! Vous faites vôtre un argument des pédagos les plus jusqu’au-boutistes… »
Pas même. Le pédagogisme, cet égalitarisme forcé, produit plus de redoublements que jamais système élitiste n’en a osé — et ne propose jamais, pour toute remédiation, que les cours privés dont il a fait la fortune. 18 % des élèves redoublent durant leur scolarité primaire, et la même proportion échoue à un Bac simplifié ? Qui me fera croire qu’il y a, dans une classe bien menée, 18 % de cancres ?

On redouble rarement pour cause de faillite globale. Un élève a souvent des retards dans une ou deux matières – souvent des domaines majeurs comme le français ou les mathématiques. La plupart du temps, d’ailleurs, le collégien en est conscient, dès le mois de septembre : « Moi, le français, j’y comprends rien. »
Il est essentiel d’œuvrer en amont et en aval. En amont, en détectant dès la rentrée les enfants en difficulté, et en leur prodiguant des heures de soutien. En aval, en réinventant, par exemple, des examens de passage (avec des sujets nationaux, pour éviter les magouillages locaux), qui pourraient se dérouler fin août, après un été passé à bûcher sérieusement – quitte à profiter des locaux scolaires, des bonnes volontés diverses, ou du volontariat rémunéré des enseignants, pour que les élèves motivés passent deux mois à ne pas perdre une année. Et financièrement, l’organisation de tels stages, ou de tels examens, ne coûtera qu’une fraction des sommes englouties à perte dans un redoublement inutile (en moyenne, 12 000 € par an et par élève).
Et je laisse l’augure du Rhône calculer ce que cela représente en postes désormais inutiles. J’ai toujours pensé que les diktats de Bercy, en ce qui concerne les suppressions de postes, c’était la charrue avant les bœufs. Réformons les programmes, réformons la pédagogie, osons l’imagination, et calculons après ce que cela fait économiser.

Quitte à faire hurler, j’irai jusqu’au bout de mes convictions. Je rêve — je l’ai écrit dans une Note précédente — d’un système scolaire qui amènerait 100 % d’élèves à l’obtention d’un diplôme sérieux, à condition que cette exigence de sérieux ait présidé aux programmes et à la pédagogie depuis la maternelle. Le Bac doit sanctionner un niveau qui ne s’atteint pas en un an de bachotage imbécile, mais qui est la résultante de quinze années de labeur intelligent. Le vrai contrôle continu, il est là, dans une pression constante et concertée, quinze ans durant. C’est en adoptant une politique réaliste des redoublements, en les limitant réellement au maximum, parce que nous aurons vraiment formé les élèves, que nous arriverons au zéro défaut, ou peu s’en faut.

Et comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, je me permets, pour conclure, de recopier les propositions que je fais dans « Fin de récré » — chapitre treize :

• Éviter les redoublements par une détection dès la rentrée des difficultés personnelles des élèves, afin de constituer précocement des groupes de soutien.
• Contourner les redoublements en redonnant d’un côté une vraie souveraineté aux conseils de classe, en supprimant ces « commissions » inutiles que l’on ne sait jamais où caser dans l’emploi du temps pléthorique des fins d’année, et en organisant un vrai suivi des élèves pendant les vacances, dans la perspective d’un examen de passage fin août.
• Organiser des stages d’été sur la base du volontariat, en réquisitionnant les locaux d’enseignement (déjà utilisés par nombre de municipalités, et avec raison), afin de permettre aux élèves qui veulent sincèrement réussir de préparer dans les meilleures conditions un examen de passage exigeant et honnête.
• Supprimer parallèlement les passages automatiques entre certaines classes : chaque année est un palier autonome, la politique des « cycles » ne sert qu’à masquer les vraies difficultés qui émergent tôt ou tard, pour le plus grand malheur des élèves qui avaient eu l’illusion de passer entre les mailles.

Jean-Paul Brighelli



(1) http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20080511/html/5614

(2) Au passage, l’association, dans le même paragraphe, des noms de Sarkozy et de Meirieu, est l’illustration vivante des collusions entre le pouvoir actuel et des pédagogues flexibles à 180°, si je puis dire. Entre un Meirieu héraut des réductions de postes, et un Baubérot chantre de la « laïcité aménagée » (et qui, sous prétexte d’expliquer la laïcité à Nicolas Sarkozy en le tançant vertement, prêche la tolérance et cette révision de la loi de 1905 dont certains rêvent, à droite comme à gauche), un front commun s’est ouvert, où l’idéologie flirte assez bien avec le carriérisme.

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Commentaires

Effectivement, 100 % d'une classe d'âge obtenant un diplôme sérieux, à partir du moment où c'est bien l'élève qui s'adapte aux exigences des épreuves qu'il prétend passer, et non pas le correcteur au niveau de "l'élève au centre du système".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 mai 2008

"Voulez-vous forcer la main du ministre, et lui faire croire qu’il susciterait l’enthousiasme en nommant le bon apôtre de Lyon ?"

Dans le pédagogisme, il y a d'autres apôtres qui pourraient faire office d'ersatz... Si Meirieu est trop voyant, il y a plein de petits soldats prêts à le remplacer.

"en réinventant, par exemple, des examens de passage (avec des sujets nationaux, pour éviter les magouillages locaux), qui pourraient se dérouler fin août, après un été passé à bûcher sérieusement – quitte à profiter des locaux scolaires, des bonnes volontés diverses, ou du volontariat rémunéré des enseignants, pour que les élèves motivés passent deux mois à ne pas perdre une année. Et financièrement, l’organisation de tels stages, ou de tels examens, ne coûtera qu’une fraction des sommes englouties à perte dans un redoublement inutile (en moyenne, 12 000 € par an et par élève)."

Tout à fait d'accord. Il serait d'ailleurs intéressant de ne pas cantonner l'animation de ces "stages" aux seuls profs de l'établissement : pourquoi pas des étudiants, qui en tireraient une première expérience avec l'enseignement (enfin, un boulot de vacances intéressant...), des professeurs d'autres établissements, etc ?

Ecrit par : Jeremy | 20 mai 2008

Un enseignement exigeant qui supposerait la fin de "L'Ecole de la lâcheté" et l'adoption de ce mot d'ordre du sommet à la base, dans chaque établissement, dans chaque discipline, dans chaque conseil de classe, dans chaque journée de correction d'examen :

"On ne recule plus!".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 mai 2008

Oui à la suppression à cette guignolade des commissions d'appel, mille fois oui ! Mais pourquoi un examen de passage en septembre ? Début juillet pourrait suffire : soit le clampin a le niveau (sujet national, oeuf corse !) et il passe, soit il est dans les choux et il repique, si j'ose dire -- parce que ce ne sont pas deux mois de stage intensif qui vont "remédier" à des lacunes grosses comme la Porte d'Aix (les Marseillais voient à quoi je fais allusion...).
De surcroît, le stage d'été va bloquer toute la famille sur place, et l'empêcher éventuellement de partir en vacances, ne serait-ce que chez la mémé dans le Luberon, la marraine d'Oléron ou la tantine de Burgos. Il me semble, en outre, que le fait pour les élèves de savoir dès le mois de septembre qu'ils devront subir un examen de passage en cas de redoublement devrait singulièrement fouetter les motivations incertaines et les volontés défaillantes de ces jeunes gens.

Ecrit par : FGuichard | 20 mai 2008

Enfin un moyen efficace de lutte contre l'échec scolaire ! Il suffit de supprimer les redoublements.

Voir ici : http://www.re2.freesurf.fr/college/Vesoul.pdf

Ecrit par : ex-parent | 20 mai 2008

Il serait d'ailleurs intéressant de ne pas cantonner l'animation de ces "stages" aux seuls profs de l'établissement : pourquoi pas des étudiants, qui en tireraient une première expérience avec l'enseignement (enfin, un boulot de vacances intéressant...), des professeurs d'autres établissements, etc ?

Ecrit par Jérémy

Autre proposition : des stages pour les élèves en difficultés animés par des conseillers pédagogiques ou des formateurs de l'IUFM ? ou des inspecteurs en vacances ! Chiche !
Peut être ce retour au réalités du terrain, avec évaluation des résultats en fin de stage, évidemment, en ramènerait plus d'un à un certain pragmatisme pédagogique, non ?

Ecrit par : chevreuil | 20 mai 2008

aux pardon !

Ecrit par : chevreuil | 20 mai 2008

Des stages animés par des inspecteurs, ça aurait de la gueule. Et par des formateurs IUFM, pourquoi pas ? Honnetement, il y en a aussi des bons.

Ecrit par : Jeremy | 20 mai 2008

J'ai fait redoubler peu d'élèves au cours de ma carrière, mais je vous jure qu'aucun soutien scolaire même pendant la durée complète des vacances d'été n'aurait pu faire en sorte que les pauvres gosses abordent leur année scolaire de CE2 ou de 6° avec toutes les cartes en main...
Il y a quelques cas, rares il est vrai, où ,même en arrosant tous les jours, en mettant tout le compost que l'on pourra, en protégeant des courants d'air et des gelées tardives, en élaguant soigneusement les branches mortes, on n'arrive pas à faire pousser l'arbre aussi vite que tous les autres arbres du jardin.
Ce que je voudrais, c'est que notre "beau pays" ait encore la volonté de laisser leur chance aux petits canards boiteux qui, bien instruits par des collègues bien formés, ont quand même besoin de plus de temps que les autres.

Ecrit par : catmano | 20 mai 2008

Honnêtement, il y en a aussi des bons.
Ecrit par : Jeremy | 20 mai 2008

C’est vrai.

La critique des programmes 2008 bat son plein dans mon département .
Parmi celles qui méritent d’être examinées, il y en a une qui concerne ces stages d’été. Les enseignants des RASED font remonter à juste titre leur inquiétude quant à leur disparition programmée, (plus de psy scolaire dans mon secteur depuis septembre, apparemment plus de formation de maîtres spécialisés ?) et notent que le ministère ferait mieux de renforcer les RASED que de payer des heures sup pour des stages de remise à niveau certainement inefficaces pour les élèves en situation d’échec lourd, comme le dit botaniquement Catmano.

Ecrit par : chevreuil | 20 mai 2008

notent que le ministère ferait mieux de renforcer les RASED que de payer des heures sup pour des stages de remise à niveau certainement inefficaces pour les élèves en situation d’échec lourd, comme le dit botaniquement Catmano.

Ecrit par : chevreuil | 20 mai 2008

Je ne parle pas forcément de cas lourds...
Enfin, entendons-nous, ces petits-là n'entreront pas forcément à Polytechnique, bien sûr, mais il arrive parfois qu'avec un an de plus, ce qui paraissait totalement inespéré devienne tout à coup parfaitement normal.

Ecrit par : catmano | 20 mai 2008

"La critique des programmes 2008 bat son plein dans mon département ."

Ecrit par : chevreuil | 20 mai 2008

Les critiques des programmes battent aussi son plein dans le mien... ;-)
Ne prenez-vous pas vos désirs pour des réalités, en affirmant que la nomination de Philippe Meirieu provoquerait une levée de boucliers? Je n'en suis pas si sûr!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

mais il arrive parfois qu'avec un an de plus, ce qui paraissait totalement inespéré devienne tout à coup parfaitement normal.
Ecrit par : catmano | 20 mai 2008
Tout à fait d’accord, et la décision de faire redoubler un élève est toujours un moment difficile, quand on est partagé entre l’espoir de le voir mûrir et profiter de cette année supplémentaire et la crainte que le redoublement se solde par une stagnation. Pour certains c’est le soulagement de profiter d’un sursis avant le saut au collège, pour d’autres, ce peut être un sentiment d’échec qui les démobilise. Je dis à chaque fois aux parents des élèves que je maintiens au CM2 que c’est un pari sur l’avenir, que rien ne garantit l’efficacité d’un redoublement. C’est aussi le même sentiment que j’ai pour le passage en sixième de tel enfant ric-rac, avec des sueurs froides quand je croise leurs professeurs l’année suivante au collège.
Bref, un grand moment de solitude (même en équipe) !

Ecrit par : chevreuil | 20 mai 2008

"Mais, monsieur le Ministre, ce n’est pas tellement l’évaluation qu’il faut renforcer : c’est l’enseignement lui-même !" Entièrement d'accord. On s'épuise à faire de l'aide individualisée en 2de, sans résultats, parce que les élèves n'ont pas assez pratiqué les années précédentes ! Bientôt autant de remédiation que d'enseignement...

Ecrit par : mademoiselle lelongbec | 21 mai 2008

à FG : le stage d'été chez la marraine d'Oléron ne suffira probablement pas à redresser un QI d'huître.

En revanche, on pourra utilement envoyer des recruteurs dans le camping camif de l'île pour les convaincre de remédier aussi l'été.

En trouvera-t-on autant à Bruay en Artois ?

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Le redoublement, c'est du lard et du cochon. J'ai vu des gamins faire une deuxième année de seconde (ou une deuxième année de terminale) pire que la première année, d'autres devenir peu à peu studieux et positifs face au travail scolaire, sans doute parce qu'ils avaient mûri entre temps.
J'en ai connu qui étaient entrés de justesse au lycée, pour obtenir deux ans plus tard le Bac S du premier coup, et même deux élèves qui avaient redoublé leur première S (une rareté, car il fallait demander à le faire), dont les résultats en terminale étaient tellement médiocres que la pertinence de leur orientation nous laissait dans le doute, mais qui ont eu le Bac à la fin de l'année, décrédibilisant de ce fait (dans ce sens, certes, ce n'est pas plus mal pour elles) le corps enseignant.

Sinon, oui, on peut réduire considérablement les redoublements, en cessant de prendre le lycée général pour la voie royale vers la réussite personnelle et la voie professionnelle pour le cimetière des ratés. Parce que, quoi qu'on en dise, il y a une part d'inné dans les aptitudes intellectuelles, et que l'on ne fera pas un nouvel Einstein du petit Dugland, même avec un milliard d'euros.

Ecrit par : moot | 21 mai 2008

"Mais, monsieur le Ministre, ce n’est pas tellement l’évaluation qu’il faut renforcer : c’est l’enseignement lui-même !" Entièrement d'accord."
Ecrit par : mademoiselle lelongbec | 21 mai 2008

Peut-être qu'"on" cherche à se déculpabiliser d'enseigner moins en nous demandant d'évaluer plus? Ou à se rassurer à bon compte?
En tous cas, plus la formation des ¨PE" diminue en temps, plus la quantité d'évaluation à fournir est titanesque.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

"on ne fera pas un nouvel Einstein du petit Dugland, même avec un milliard d'euros."

Ecrit par : moot | 21 mai 2008

Personne n'a jamais prétendu une chose pareille, si?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

" Personne n'a jamais prétendu une chose pareille, si?"
écrit par Christophe Sibille

J'ai eu des collègues d'obédience marxiste qui n'étaient pas loin de le penser.A les entendre, les aptitudes intellectuelles dépendaient exclusivement du milieu.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Ce que je voudrais, c'est que notre "beau pays" ait encore la volonté de laisser leur chance aux petits canards boiteux qui, bien instruits par des collègues bien formés, ont quand même besoin de plus de temps que les autres.
Ecrit par : catmano | 20 mai 2008
Et que notre « beau pays » ait encore la volonté de considérer l’école comme une priorité et de lui donner les moyens –oui, je sais, ça fait syndical- de fonctionner correctement. Depuis dix ans, l’effectif de nos classes tourne à 28-30 élèves en ville. J’ai peur que la nécessaire refondation des programmes soit emportée par la tourmente soulevée par la politique de suppression de postes. Personnellement, cette idée des stages pendant les vacances me laisse perplexe : ils ne doivent pas servir à pallier les insuffisances de prises en charge des enfants en difficulté, et en même temps, j’enrage de voir des parents aux revenus modestes se tourner vers des officines privées de cours de soutien à 200 euros par mois. Que faire ?

Trouvé sur un site consacré à l’école finlandaise :

L'ambition de concilier des exigences élevées avec l'égalité des chances est poursuivie de façon conséquente: les effectifs des classes sont modestes (jusqu'à 20 élèves); deux maîtres se partagent la classe grâce à la présence fréquente d'assistants; le travail par petits groupes respectant les différents rythmes d'apprentissage des enfants est la règle. Et surtout, les écoles finlandaises organisent un appui individualisé pour tous les élèves en difficulté. Une gageure surtout que la part des enfants recourant à ces soutiens (en moyenne 17% l'an dernier à Helsinki) augmente. Même les cas «impossibles», comme dit un recteur, sont pris en charge à l'intérieur de l'école par des maîtres spécialisés.
Cf : http://assoreveil.org/pisa_2003.html

Il me semble que les 100 % de réussite et le zéro défaut méritent un autre traitement que celui qui est à l’oeuvre en ce moment de la part du gouvernement.
Quid des RASED dans les écoles pour les années qui viennent ?

Ecrit par : chevreuil | 21 mai 2008

« Mon frère, il a jamais rien foutu et il est en terminale ! Pourquoi que je m'inquièterais. »

La vérité sort de la bouche des élèves ! Ils apprenent des choses dans leur sea

Ecrit par : Lariba | 21 mai 2008

Ouh la !
Je finis ma phrase : La vérité sort de la bouche des élèves ! Ils apprennent des choses dans leur long seat time, pardon, leur scolarité.

Ecrit par : Lariba | 21 mai 2008

" Personne n'a jamais prétendu une chose pareille, si?"
écrit par Christophe Sibille

J'ai eu des collègues d'obédience marxiste qui n'étaient pas loin de le penser.A les entendre, les aptitudes intellectuelles dépendaient exclusivement du milieu.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Tiens, où l'on reparle de l'inné et de l'acquis.
Quand je disais naguère que c'est un sujet hautement idéologique.
Exercice pour lundi : le redoublement est-il génétique ?

Ecrit par : yann | 21 mai 2008

"J'ai eu des collègues d'obédience marxiste qui n'étaient pas loin de le penser.A les entendre, les aptitudes intellectuelles dépendaient exclusivement du milieu."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Vraiment? Le milieu peut changer énormément de choses, mais prétendre qu'il n'y a rien au départ est très vraisemblablement une énorme escroquerie intellectuelle.
Maintenant, effectivement, arguer du fait que tout soit inné pour ne rien tenter d'infléchir concernant l'acquis, comme le laissent souvent entendre de manière plus ou moins explicite certains apôtres d'une droite bien... droit dans ses bottes, c'est une autre mer de champ.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

« Mon frère, il a jamais rien foutu et il est en terminale ! Pourquoi que je m'inquièterais. »

La vérité sort de la bouche des élèves ! Ils apprenent des choses dans leur seat time, pardon, leur scolarité.

Ecrit par : Lariba | 21 mai 2008

Euuuh ! J'ai jamais rien foutu non plus jusqu'en terminale, en fait jusqu'à 15 jours du bac.
Faut pas désespérer.

Ecrit par : yann | 21 mai 2008

Nota bene : j'en suis pas plus fier que ça...

Ecrit par : y | 21 mai 2008

Je me verrais bien en professeur "coordonateur plénipotentiaire" de religion comparée avec une un turban d'un mètre de haut et une tunique sobre, bleu-marine et or, brodée de croissants, d'étoiles de David et de croix, pour ne pas vexer les susceptibiltés. (il faudrait aussi prévoir un caducée et des brodequins à semelles compensées d'une dizaine de centimètres et quelques bagues, discrètes : lapis-lazzuli, chrysolites, améthystes...)
Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Robin nommé Grand Mamamouchi ! Un poste vacant dans l'Education Nationale depuis plus de trois siècles !

Par contre attention : Si Allègre revient, il voudra certainement "dégraisser le mamamouchi".

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

"Sinon, oui, on peut réduire considérablement les redoublements, en cessant de prendre le lycée général pour la voie royale vers la réussite personnelle et la voie professionnelle pour le cimetière des ratés."

Bien sûr ! Pour réduire les redoublements, il n'y a qu'à cesser d'envoyer en Seconde des élèves qui ne VEULENT pas y être et qui ne PEUVENT pas suivre ! Et envoyer en voie profesionnelle, avec une formation générale solide mais adaptée, les élèves qui veulent y aller dès la fin de la cinquième (comme ça se faisait avant).

Ils n'ont pas pensé à ça, rue de Grenelle ?

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

"Parmi les éléments les plus saillants et qui n'avaient pas encore été évoqués ces dernières semaines figure un renforcement de l'évaluation : celle des acquis des élèves, qui sera systématiquement communiquée aux familles, comme celle des écoles et des enseignants, contrepartie d'une “liberté pédagogique” solennellement réaffirmée, laissant aux enseignants le choix des méthodes… »
Jean-Paul Brighelli

Un gros doute sur le "renforcement" de l'évaluation : suppression des évaluations de 6°, déplacement des tests de CE2 en CM2 avec contenu identique voire même simplifié (si, si, c'est possible...) pour quel résultat ? Un niveau qui remonte avec Darcos ? Le collège qui redeviendra -antienne des pédagogistes- le "maillon faible" ?

Cette révolution de l'évaluation du primaire est passée largement inaperçue malgré quelques posts ici même et un article du Canard repris sur le site de Sauver les Lettres.

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

Un gros doute sur le "renforcement" de l'évaluation : suppression des évaluations de 6°, déplacement des tests de CE2 en CM2 avec contenu identique voire même simplifié (si, si, c'est possible...) pour quel résultat ? Un niveau qui remonte avec Darcos ? Le collège qui redeviendra -antienne des pédagogistes- le "maillon faible" ?

Cette révolution de l'évaluation du primaire est passée largement inaperçue malgré quelques posts ici même et un article du Canard repris sur le site de Sauver les Lettres.

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

C'est c'la, oui ! Exactement cela.
L'évaluation CE1 est reportée au milieu de l'année scolaire (elle se déroulait depuis deux ans au mois d'octobre, après un gros mois de remise à jour des acquis du CP), elle vérifiait en gros que l'élève avait acquis les bases du déchiffrage, savait lire et écrire les nombres jusqu'à 100 et effectuer un calcul simple (addititif seulement).
Si elle reste identique, on vérifiera cela au milieu du CE1, laissant toute latitude aux PE d'étaler l'apprentissage du déchiffrage sur un an et demi et de n'introduire que très parcimonieusement la grammaire et le calcul sur la fin du CE1.
De même l'évaluation CM2 (ancienne évaluation CE2 recyclée à la baisse pour la plupart des items) sera passée en milieu d'année et servira à détecter les élèves pour qui la semaine de stage des vacances de printemps et les deux semaines des vacances d'été (si les parents le jugent bon) serviront de visite à Lourdes pour rattraper les trois années de retard.

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

A la rentrée lorsque j'ai dit à mon inspecteur que mes élèves de CM2 avaient plutôt réussi les évaluations et heureusement puisque c'était presque les mêmes que l'année précédente en CE2, celui-ci m'a répondu "il ne faut pas parler comme ça... et bla bla bla...". A chaque réunion de rentrée j'explique aux parents que même si je vais évaluer leur enfant je ne ferai pas que cela sinon je pourrais tapisser les murs de ma classe de compétences! Plutôt que d'évaluer des compétences je préfère contrôler les connaissances.

Ecrit par : Gedeon | 21 mai 2008

"De même l'évaluation CM2 (ancienne évaluation CE2 recyclée à la baisse pour la plupart des items) "

A qui en imputer la faute ? J'imagine que ce n'est pas Darcos qui a fait cette évaluation, et qu'il n'a pas non plus donné pour instruction de reprendre celle du CE2.

On en revient donc encore et toujours à la même question :
QUI a lancé cette évaluation CM2 composée des sujets CE2 rendus plus faciles ? En général, quand on sait le nom de la personne, on connaît l'idéologie qui sous-tend l'action.

D'ailleurs, JPB ne nous a jamais livré les noms des gens qui ont oeuvré à la réfection des programmes de primaire et de collège. On ne sait meme pas si celle des programmes de lycée est en cours actuellement. J'aurais bien voulu savoir pourquoi il nous est impossible de savoir qui a refait ces programmes. Je n'ai même pas lu de sa part qu'il y ait participé, alors qu'il me semble que c'était le cas (?)

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

il y a une part d'inné dans les aptitudes intellectuelles, et que l'on ne fera pas un nouvel Einstein du petit Dugland, même avec un milliard d'euros.
Ecrit par : moot | 21 mai 2008

Il y a une part de hasard et de beaucoup d'autres choses dans les aptitudes intellectuelles. De même qu'il y a une part de pas mal d'autres choses dans le fait que des types nullissimes avérés parviennent à se faire une place et à s'y maintenir. Voyez Antibi.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Il y a une part de hasard et de beaucoup d'autres choses dans les aptitudes intellectuelles. De même qu'il y a une part de pas mal d'autres choses dans le fait que des types nullissimes avérés parviennent à se faire une place et à s'y maintenir. Voyez Antibi.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Et lycée de Versailles.
Et c'est reparti pour un tour, un crochet du droit, un direct du gauche. Voilà un domaine sur lequel le rideau de fer n'est pas près d'être levé.

Ecrit par : yann | 21 mai 2008

Et lycée de Versailles.
Et c'est reparti pour un tour, un crochet du droit, un direct du gauche. Voilà un domaine sur lequel le rideau de fer n'est pas près d'être levé.
Ecrit par : yann | 21 mai 2008

:-))))

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Bonjour, je ne fais que passer...pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 21 mai 2008

Lancer l'idée des stages d'été , comme les heures de soutien , pour le bien des élèves et pour éviter les redoublements n'est que le moyen de faire passer la pilule du changement de STATUT des profs : beaucoup de présence dans les établissements , et plus qu'un mois de vacances , l'été .
Les proviseurs ont depuis un moment déjà la consigne de ne pas faire redoubler . Il n'y a donc pas de quoi se réjouir d'être métamorphosés bientôt en moniteurs de colos à plein temps , l' école devenant , pour le bonheur des parents une super garderie gratuite , l'été aussi !
Du coup ,ils ne se battront plus du tout pour les faire passer , ils demanderont des cours d'été . D'ailleurs , n'est-ce pas ce qu'on entend dire par les parents , chaque fin d'année , au moment des décisions de passage :" Il prendra des cours cet été " ! Phrase qui nous exaspère et à laquelle nous répondons :" Ce n'est pas en quelques semaines que votre enfant rattrapera toute une année scolaire !"
Donc , une fois l' évolution de notre métier concrétisée sur le terrain grâce à la bonne volonté des profs et à leur conscience professionnelle ( la corde sensible et celle du violon ! ) , une fois que nous serons des animateurs avérés , eh bien , il ne restera plus qu' à transformer le statut pour qu'il corresponde à nos nouvelles attributions ! Et le tour est joué .En douceur !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

@ Yann,
vous avez raison, mais je ne vois vraiment pas ce que ces histoire d'inné et d'acquis viennent fiche dans cette question du redoublement.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Le milieu peut changer énormément de choses, mais prétendre qu'il n'y a rien au départ est très vraisemblablement une énorme escroquerie intellectuelle.

Ecrit par : Christophe Sibille

Merci Christophe, j'abonde dans votre sens. J'ajoute qu'il ne faut pas confondre caractère inné et caractère héréditaire.

Ecrit par : moot | 21 mai 2008

Bonjour, je ne fais que passer...pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 21 mai 2008

Ouais, mais de plus en plus en retard ! :-))

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

Pour rendre à César... :

Le Canard Enchaîné du 12/09.

Alors que le débat sur l'avenir de l'école et sur le niveau de l'enseignement, alimenté par les discours et les annonces de Sarkozy, bat son plein, les instituteurs de CM2 viennent de recevoir un document qui les laisse pantois. Celui-ci, appelé "livret d'évaluation", contient des questions (maths, orthographe, grammaire) à poser aux élèves pour évaluer leurs connaissances un an avant l'entrée au collège.

Or une bonne partie de ce livret est la copie conforme (à quelques nuances près) du livret d'évaluation proposé, l'an dernier, ... en CE2 ! Autrement dit, le niveau réclamé pour ces enfants de 10 ans est celui des petits de 8 ans. "Ce livret est un cache-misère, enrage un instituteur de l'Oise. Pour faire croire que le niveau monte, il suffit de diminuer la difficulté des exercices."

Le document a été élaboré avant l'arrivée de Darcos à l'Education nationale, mais il tombe mal : le Haut conseil de l'éducation vient de publier une étude déplorant que 40% des enfants ne maîtrisent pas les acquis de base à la sortie du primaire. Sarko, dans la "Lettre aux éducateurs", proclame : "Il nous fut élever progressivement le niveau d'exigence à l'école primaire puis au collège..." Ca commence bien.

Le ministère de l'Education nationale minimise l'importance de ces livrets et l'ampleur du "plagiat". "Ces tests, précise un porte-parole, sont surtout destinés à repérer les élèves en grande difficulté." Quant à Darcos, arrivé Rue de Grenelle voilà quatre mois déjà, il n'était visiblement pas au courant de ces facéties. Ne pas maîtriser les connaissances de base de son ministère, c'est très préoccupant.

J.-F. J

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

une fois que nous serons des animateurs avérés , eh bien , il ne restera plus qu' à transformer le statut pour qu'il corresponde à nos nouvelles attributions ! Et le tour est joué .En douceur !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Exactement!

S'agissant de l'idée généreuse et pleine de bon sens d'apporter un surcroît d'instruction à des élèves en panne (on dit "en souffrance", officiellement) il serait bon d'évaluer (puisque qu'on ne jure que par l'évaluation) les nombreux dispositifs déjà mis en place, dans les collèges par exemple.
Ainsi dans mon collège, certains élèves bénéficient déjà jusqu'à 8 heures supplémentaires d'aide et de soutien, par semaine (PPRE, études obligatoires , et soutien).
Pour des résultats très très médiocres aux dires des collègues, qui eux, naturellemnt, en tirent un bénéfice pécunier non négligeable. Et j'entends qu'on inciterait ces élèves à revenir au collège pendant les vacances scolaires?
Mais dans quel monde vivons-nous?

Ecrit par : marigot | 21 mai 2008

Les PPRE c'est des conneries inutiles et qui coutent cher.

Ca, ils s'en sont rendus compte, au ministère ?

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Lorsque j'étais en seconde (c'est à dire un peu après l'extinction définitive des dinosaures), j'ai "bénéficié" de travaux à faire pendant l'été avec examen tout début septembre pour pouvoir rentrer en 1èreC.

Je me suis coltiné un bouquin d'exercices de maths que j'ai fait tout seul, chaque après midi de juillet et d'aout avec mes cours de l'année. Je n'irai pas jusqu'à dire que la chose m'ai ravi mais à aucun moment, je n'ai pensé que c'était injuste ou je ne sais quoi. J'avais, au fond, confiance en ce que m'en avait expliqué mes professeurs et mes parents ; l'aiguillon de la fierté habilement activé a fait le reste.

Pas la peine de déranger Trucmuche ou Dugland du camping camif pour ça.

La mentalité générale a cependant bien changé depuis ; la dérive perverse est écrite dans la mesure même * : le club Mickey des ayant-droit à cours d'été va se constituer. Ils ne sont pas assez stupides, cependant, pour ne pas comprendre que leur intérêt est d'exploiter la faiblesse du système (et des adultes qui vont avec **) pour tirer tout vers eux, c'est à dire vers le bas.

* ce n'est pas le premier coup tordu de ce genre au Moloch : les cours d'été seront à l'échec scolaire ce que les TPE sont depuis longtemps au copier/coller : une réussite !

** dans mon lycée, on observe une nette accélération des notes écrites du proviseur suggérant (pour l'instant) aimablement de diminuer les exigences pour Kevin ou Michael qui, les pauvres, patati et patata....

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Il y a une part de hasard et de beaucoup d'autres choses dans les aptitudes intellectuelles. De même qu'il y a une part de pas mal d'autres choses dans le fait que des types nullissimes avérés parviennent à se faire une place et à s'y maintenir. Voyez Antibi.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Pour confirmer, s'il en est besoin, ce que dit Guy, une conférence d'Antibi l'entubeur devant les "cadres" de la maison :

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=819&cHash=77fd04577b

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

"Pour confirmer, s'il en est besoin, ce que dit Guy, une conférence d'Antibi l'entubeur devant les "cadres" de la maison"

En l'occurence, il ne s'agissait peut-être pas de faire connaître la pensée de pointe d'Antibi aux futurs inspecteurs / proviseurs en formation mais plutôt de tester leur capacité * à écouter des conneries sans broncher pendant près de 2 heures juste parce que l'institution l'a demandé.

Celui qui est sorti pour défèquer au bout d'une heure a frôlé la révocation et n'a dû son salut qu'au disfonctionnement de la chasse d'eau et à l'esprit positiviste de la direction.

* certains affirment qu'il s'agit d'une compétence.

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

déféquer...

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Antibi est comme les autres pédagogos : il ne sait rien mais il a des "capacités et des compétences". Et cel

Ecrit par : Lariba | 21 mai 2008

Antibi est comme les autres pédagogos : il ne sait rien mais il a des "capacités et des compétences".

Ecrit par : Lariba | 21 mai 2008

"le club Mickey des ayant-droit à cours d'été"

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Je crois que c'est: "des ayants-droit", Dugong... Il me semble bien m'être fait avoir par cette expression dans la dictée de Pivot, en 1987...

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Antibi est comme les autres pédagogos : il ne sait rien mais il a des "capacités et des compétences".
Ecrit par : Lariba | 21 mai 2008
Le problème est qu'il sert les gestionnaires qui depuis 1976 ont fait des redoublements un question de "gestion". Un enfant coûte cher ; est-ce qu'un jour les gestionnaires vont imposer l'idée que la solution consiste à ne plus faire d'enfants ? Antibi fournit à ces ânes mal instruits la solution : on ne note plus, on fait avancer et on fait fait faire des études prolongées à tous parce qu'un étudiant coûte moins cher qu'un Rmiste.
Meirieu, là-dedans, c'est le gars qu'on apprécie parce qu'il enrobe cela d'une sauce lénifiante.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Le problème avec "ayants-droit" c'est qu'il sont toujours nombreux et donc au pluriel...

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

En l'occurence, il ne s'agissait peut-être pas de faire connaître la pensée de pointe d'Antibi aux futurs inspecteurs / proviseurs en formation mais plutôt de tester leur capacité * à écouter des conneries sans broncher pendant près de 2 heures juste parce que l'institution l'a demandé.
Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

C'est sans doute ça ! :-)))

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

Celui qui est sorti pour déféquer* au bout d'une heure a frôlé la révocation et n'a dû son salut qu'au dysfonctionnement de la chasse d'eau et à l'esprit positiviste de la direction.

* certains affirment qu'il s'agit d'une compétence.

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Vous auriez presque pu écrire ça, Dugong!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Je suis vote blog depuis quelques temps avec le plus grand intérêt et je souscris à la plupart des propos qui y sont tenus : pas de bla-bla pédagogiste, des idées claires, etc.

Il y a toutefois une question que je n'ai pas vue aborder et qui me semble pourtant cruciale : comment amener un élève de collège ou de lycée d'aujourd'hui à réellement travailler ? A travailler avec profit ? Comment réintégrer cette notion de l'effort, ranimer la curiosité intellectuelle ? Il faut bien l'avouer, l'élève moyen est gentil, poli, attachant mais il est totalement inculte, ignare et se fiche parfaitement de nos états d'âme quand nous constatons l'indigence de son vocabulaire, de son ortographe et de sa grammaire. Et ça s'aggrave...

Exemple vécu : je suis professeur d'anglais dans un lycée de Nice. Il y a dix ans, un point de vocabulaire était abordé en anglais, expliqué en anglais et (souvent) compris. Il y a cinq ans, il a fallu l'aborder en français et il était compris. Aujourd'hui, ça ne passe plus, même en français. Aujourd'hui même durant un entraînement à la version, j'ai réalisé que 80% des élèves de la Première L (L !!!) avec qui je travaillais ne connaissaient pas le verbe "contrecarrer"... Je vois des élèves qui sont rivés à leur portable avant même de sortir de la salle de cours -avec l'écouteur du MP3 dans l'autre oreille. Des élèves dorment en cours le matin pour avoir passé la moitié de la nuit sur MSN. Pire, dans une classe, des élèves payent le meilleur élève pour qu'il "retouche" leurs devoir. Comment lutter ?

Il me semble que la lutte contre l'échec scolaire commence par l'apprentissage du travail. A quoi bon multiplier les heures de soutien si les élèves vident leur cerveau à la sortie de la salle ??? Et encore, je fais partie des profs heureux qui ont un cours vivant et animé - au prix il est vrai d'une débauche d'énergie incommensurable. Quid des autres ? Les parents veulent participer au travail des collèges et lycées, soit, pourraient-ils commencer à la maison ?

Le niveau d'implication des parents est tellement bas que les Fédérations de parents d'élèves ne représentent qu'elles-mêmes, ce que confirmera tout prof qui voit en conseil de classe que les délégués de parents n'ont souvent AUCUN retour de ceux qu'ils représentent. L'éducation est l'affaire de tous et l'école seule n'arrivera à rien sans l'implication active des parents.

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

La problématique qui a servi à justifier l'allégement des programmes du primaire c'était déjà celle des retards scolaires. (voir Prost ). Quarante ans après, on en est où ? À la circulaire de l'IA de Vesoul.
Et l'on parle de mettre des cours pendant les vacances ( et pourquoi pas la nuit ?) : moins d'école qui fait son boulot, mais toujours plus d'école pour faire le boulot qui n'a pas été fait.
Des heures sup parce que les heures normales sont mal payées.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

"L'éducation est l'affaire de tous et l'école seule n'arrivera à rien sans l'implication active des parents."

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Je crois que vous avez répondu, (et fort bien), à la question que vous posez vous-même!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Des stages d'été? Mais il faudrait d'abord remettre les pendules à l'heure dans le cours de l'année et regarder ce qui se passe tout au long d'une année de collège. OUVREZ LES YEUX, Monsieur Brighelli avant de proposer des choses pareilles!
Les chefs d'établissements dans les collèges, dans beaucoup de collèges prennent à longueur de temps nos heures d'ENSEIGNEMENT pour en faire des heures d'ANIMATION et sans nous demander notre avis, en nous mettant devant le fait accompli ( familles informées sur le carnet de liaison que telle ou telle animation aura lieu à telle date, projets votés en CA avec l'appui des parents, soutien des collègues trop contents de NE PAS FAIRE COURS). Les cours d'enseignement sont devenus très accessoires au collège. Aujourd'hui encore, j'ai cherché mes élèves à 10h pour un cours d'une heure et je les ai retrouvés dans une salle avec les infirmières, le chef d'établissement et la presse locale...
Alors nous demander d'aller faire du rattrapage l'été? Mais commençons à les faire TRAVAILLER EN COURS ET TOUTE L'ANNEE!
Et je vous assure que je n'exagère en rien. Même les collègues pédagos murmuraient ce matin, que, quand même, le chef en fait beaucoup ( même si ces profs ont voté au CA les dites animations, d'ailleurs.)
Il est loin le temps où j'entendais des collègues dire en fin d'année, inquiets: je ne vais pas réussir à boucler mon programme! Les programmes en collège, vaste foutaise; cela fait longtemps que tout le monde s'en moque: les petits doivent être bien ensemble. Les vrais cours, c'est ringard ( même les parents vous le disent)
Remettez les profs et les élèves au travail, il y aura moins de redoublement et virez tous les chefs d'établissements qui donnent dans l'animation. C'est facile à vérifier! Mais comme le ministère leur file du fric pour les faire, c'est un comble qu'il ns propose après de rattraper les conneries qui sont faites toute l'année.
Donc si je résume: animation pendant l'année et vrai boulot pendant les stages d'été!
Vous marchez sur la tête, Brighelli, en ne tapant pas là où il faut!
Mais bon sang, venez voir ce qui se passe dans certaines académies: les vrais cours d'enseignement sont devenus accessoires, totalement secondaires. Le mot de lieu de vie pour le collège est une réalité pour certains d'entre eux et vive l'autonomie à venir prévue par Darcos and co; on aura encore plus d'animation pendant l'année!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Le mot de lieu de vie pour le collège est une réalité pour certains d'entre eux et vive l'autonomie à venir prévue par Darcos and co; on aura encore plus d'animation pendant l'année!
Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

"Lieu de non-vie" : des asticots dans la sciure.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

"comment amener un élève de collège ou de lycée d'aujourd'hui à réellement travailler ? A travailler avec profit ? Comment réintégrer cette notion de l'effort, ranimer la curiosité intellectuelle ?"

Commence déjà par vérifier s'il sait lire 'correctement' !

Ecrit par : toto | 21 mai 2008

Donc si je résume: animation pendant l'année et vrai boulot pendant les stages d'été!
Vous marchez sur la tête, Brighelli, en ne tapant pas là où il faut!

écrit par Sanseverina

Erreur Sanseverina , on finira par les emmener en voyage l'été aussi , parce que ... ça nous fera des vacances ...

Taper où il faut , ce serait taper fort là où ça fait mal , c'est à dire ,bientôt , avec le bac ! Mais combien seraient partants pour le faire péter ???

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Le problème est plus compliqué que ça Toto, les élèves ne lisent pas parce qu'ils ne savent pas lire et ils ne savent pas lire parce qu'ils ne lisent pas. Sondage fait par un collègue sur 140 élèves de seconde : 90% des élèves ne lisent que le livre imposé par les profs de français (singulier, ils n'osent plus en proposer deux); dans les dix pour cent restants, la lecture se résume généralement à Harry Potter et Stephen King. Les vrais lecteurs sont rarissimes. Certains élèves vont jusqu'à se contenter du film tiré du livre s'il existe (Mme Bovary par exemple); ils n'ont même plus la "force" de lire les profils d'oeuvres....

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Dans mon lycée, en 2003, nous étions 3 sur 240 à être partants, les autres trouvaient ça "violent". Ils n'avaient certainement jamais été coincés dans une manif de marins-pêcheurs en colère...

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Mais bon sang, venez voir ce qui se passe dans certaines académies: les vrais cours d'enseignement sont devenus accessoires, totalement secondaires. Le mot de lieu de vie pour le collège est une réalité pour certains d'entre eux et vive l'autonomie à venir prévue par Darcos and co; on aura encore plus d'animation pendant l'année!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Et c'est la même chose en primaire... pour nombre de mes collègues.
J'ai reçu dans ma classe en janvier une fratrie de deux nouveaux élèves, l’un au CP et l’autre au CE1.
Celui de CE1 avait dans ses bagages un très joli PPRE, tout conforme et tout et tout, des jolis mots bien ronflants, tout un tas de non-acquis validés grâce aux fameuses évaluations CE1, un projet de remédiations diverses et variées dont la seule valable était de conseiller aux parents de confier à un orthophoniste ce que l’école n’avait pas le temps, ni le courage de faire : lui apprendre à lire et à écrire. Avec si possible des méthodes éprouvées dans le démontage des mauvais réflexes, puisque l’école lui avait appris à essayer de deviner le plus de mots possible en en déchiffrant le moins possible et à tracer péniblement les quelques lettres qui surnageaient dans sa vision globale du tableau ou dans sa conscience phonémique très aléatoire.
Ni l’un, ni l’autre n’avait la moindre idée de ce à quoi servait un cahier, ni de la façon dont on trouvait la page d’un livre. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ils ne savaient pas non plus participer à un débat oral, chanter en chœur, dessiner, danser, découper ou écouter une histoire. Lorsqu’on leur demandait ce qu’ils faisaient dans leur ancienne école, ils répondaient invariablement : « Des activités».
Dans ces activités, la lecture ne devait pas être à l’honneur, l’écriture, non plus, car l’élève de CE1 déchiffrait et écrivait moins bien que mes CP et celui de CP n’était pas plus avancé que mes GS en lecture et à peine plus habile qu’eux en écriture. Les mathématiques avaient semble-t-il été un peu mieux traitées, à moins que cela ne tienne qu’au hasard de l’hérédité et aux stimulations d’une vie familiale riche en occasions de se demander combien on a de cartes à jouer, combien on avait de billes au début de la partie et combien on aura de jolies barrettes fluo si maman consent à en acheter encore une pochette de trois.
Tout cela pour en venir au redoublement que les parents ont sollicité pour leur aîné. C’est bien ma veine, juste l’année où not’ bon miniss’ a décidé de faire baisser le taux annuel !
Il a avancé ce pauvre gosse, vraiment avancé. Il sait lire, mais encore très lentement, commence à bien recopier le tableau mais a encore vraiment beaucoup de peine à faire un exercice seul sans se laisser peu à peu reprendre par ses anciennes habitudes. Ses parents sont conscients que l’envoyer au CE2 équivaut à le laisser foncer droit dans le mur, ce qui est quand même remarquable puisque notre Administration n’est pas capable de la même lucidité. Si j’opte pour le redoublement, je vais être obligée de rédiger un PPRE... J’y marque quoi, dessus ? « L’enfant W. ayant réellement commencé sa scolarité en janvier 2008, il n’a pu en six mois combler ses lacunes et bénéficiera donc l’année prochaine des leçons qu’il n’a pu ingurgiter, malgré le choix d’un entonnoir adapté et les quarts d’heure de soutien à tire larigot » (le pauvre gosse n’a pas dû faire une récréation complète depuis le mois de janvier) ?

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Révolution au Moloch !

Le Maître du Moloch vient de commenter la remise du rapport e-Educ sur les TICE.

Il nous dit notamment ceci :

"- l'obligation pour les établissements d'utiliser le cahier de texte électronique, ce qui permettra de mieux informer les familles, tout en introduisant une souplesse nouvelle dans la personnalisation des travaux demandés aux élèves,

- l'objectif « zéro papier » pour les échanges internes à l'établissement scolaire. J'observe d'ailleurs que cette dématérialisation des échanges administratifs ou pédagogiques entre les personnels de l'établissement scolaire est facile à réaliser à travers un ENT, et cela de façon sécurisée."

Le cahier de texte sera-t-il interactivement fun ? Pourrais-je surveiller (et punir) Kevin en le surprenant chez lui en train de chater * sur MSN au lieu de faire l'exercice personnalisé que je lui aurais prescrit ? Qui me surveillera (et me punira) moi-même ?

Cela fait des années que j'utilise une adresse de courriel personnelle pour communiquer avec parents et élèves. J'en explique largement l'intérêt aux parents lors des réunions de rentrée. Je n'ai jamais reçu le moindre courriel de leur part. Plus, malgré mes demandes réitérées, pas moyen de faire le ménage de mon courrier administratif sur i prof. Malgré la case à cocher cochée **, je ne reçois jamais copie des courriels qui y arrivent sur mon adresse personnelle.

En bref, la seule chose intéressante dans les futurs ENT sera la corbeille mais elle ne fonctionnera pas...

Je vois bien le Moloch se dématérialiser complètement dans un brusque accès de lucidité sécurisée où il s'annihilerait lui-même (il est sa propre anti matière !)

Et puis le "zéro papier" au Moloch, quelle blague ! Que resterait-il à ses innombrables inutiles s'ils n'avaient l'obscurcissement de papier blanc vierge pour toute justification d'activité ?

* un t ou deux t à chater comme dans ...

** j'en étale pour qu'on me donne mon bédeuzi.

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Taper où il faut , ce serait taper fort là où ça fait mal , c'est à dire ,bientôt , avec le bac ! Mais combien seraient partants pour le faire péter ???

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Ne faites surtout pas ça !
Comme il n'y aura pas de place pour accueillir en lycée les élèves devant redoubler leur terminale pour cause de non-obtention du bac, ils vont mettre en place des procédures d'accueil sans le bac en université et après, ils diront : "Eh bien ! Ils ne réussissent pas plus mal que leurs prédécesseurs, ces petits non-bacheliers (ni mieux d'ailleurs) ! La v'là, notre preuve que le bac ne sert à rien !"
Et toc ! Emballez, c'est pesé !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Et bien sûr , Amélie a raison; il faudrait être d'une naïveté sans borne pour croire que le ministère propose ces stages de travail d'été de manière innocente.
Fournir des moyens pour de l'animation à la place des cours, inciter les chefs d'établissements à faire cela et d'un autre côté demander aux profs de faire de l'enseignement pendant les vacances, est illogique et ne répond qu'à la logique de destruction du statut actuel des enseignants. Un truc de plus pour tenter de contourner le problème qui se pose à notre ministre? Leur faire faire 35H à mes collègues; mais comment m'y prendre? Alors on y va par petites touches: d'abord les heures supp, puis les stages d'été, puis le ministre nous dit qu'il va falloir revoir le métier d'enseignement, être présent auprès des élèves plus longuement ( comme Royal, même combat). Arrêtez de nous prendre pour des c... Messieurs Brighelli et Darcos.
En espérant qu'ils feront faire aussi du soutien aux profs de prépas. Mais la niche est bien gardée: on les reversera dans les facs avec un statut es-spécial.
In fine, Monsieur Brighelli, avec de semblables propositions vous êtes en train de jouer un rôle équivalent aux ex-MAFPEN que j'ai connus qui venaient nous dire du haut de leur chaire toutes les bonnes choses qu'on pourrait faire en bas sur le terrain, surtout pendant les vacances. Vous donnez des coups de canif pour blesser la bête et la pressurer.
Et vous êtes prêt, vous, à aller les faire les stages d'été?
Non, bien sûr c'est bon pour la valetaille qui n'a pas le piston nécessaire pour arrondir ses fins de mois par des jurys de concours.
Et les autres collègues, vous trouvez cela normal qu'on vous propose d'aller travailler pendant les vacances d'été parce qu'on vous paie trop mal pendant l'année et que le gouvernement refuse de revaloriser nos salaires?

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Et puis le "zéro papier" au Moloch, quelle blague ! Que resterait-il à ses innombrables inutiles s'ils n'avaient l'obscurcissement de papier blanc vierge pour toute justification d'activité ?

Esatto!
Dugong, vous êtes souvent très bon!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Non, bien sûr c'est bon pour la valetaille qui n'a pas le piston nécessaire pour arrondir ses fins de mois par des jurys de concours.
Et les autres collègues, vous trouvez cela normal qu'on vous propose d'aller travailler pendant les vacances d'été parce qu'on vous paie trop mal pendant l'année et que le gouvernement refuse de revaloriser nos salaires?
Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Je ne crois pas que JPB ait du piston pour arrondir etc.
On peut être rude sur ce blog,mais pas ça !

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Arrêtez de nous prendre pour des c... Messieurs Brighelli et Darcos.
En espérant qu'ils feront faire aussi du soutien aux profs de prépas. Mais la niche est bien gardée: on les reversera dans les facs avec un statut es-spécial.
In fine, Monsieur Brighelli, avec de semblables propositions vous êtes en train de jouer un rôle équivalent aux ex-MAFPEN que j'ai connus qui venaient nous dire du haut de leur chaire toutes les bonnes choses qu'on pourrait faire en bas sur le terrain, surtout pendant les vacances. Vous donnez des coups de canif pour blesser la bête et la pressurer.
Et vous êtes prêt, vous, à aller les faire les stages d'été?
Non, bien sûr c'est bon pour la valetaille qui n'a pas le piston nécessaire pour arrondir ses fins de mois par des jurys de concours.
Et les autres collègues, vous trouvez cela normal qu'on vous propose d'aller travailler pendant les vacances d'été parce qu'on vous paie trop mal pendant l'année et que le gouvernement refuse de revaloriser nos salaires?

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008


Je n'osais pas le dire , car je suis timide , OUI ARRËTEZ DE NOUS PRENDRE POUR DES CONS ! Et les profs , réagissez !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Rappelons nous que c'est le grand précurseur GCB qui, le premier (?), nous a incité à travailler l'été.

Il dit en particulier ceci dont je ne me lasserai jamais :

"Ce serait tellement riche si les pédagogues passaient des moments non scolaires avec les mômes : ça c’est mon vieux dada !"

Evidemment, il faut savoir lire entre les lignes.

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20060713_114326_gabriel_cohn_bendit__les_grandes.txt

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

nous a incités. C'est pas le jour. CS va encore me flinguer...

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Et puis le "zéro papier" au Moloch, quelle blague ! Que resterait-il à ses innombrables inutiles s'ils n'avaient l'obscurcissement de papier blanc vierge pour toute justification d'activité ?

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008


Après la dépigeonnisation, la dévirginisation... Ou alors il faut leur donner des palimpsestes...

Ecrit par : Sergio | 21 mai 2008

Les professeurs devraient donner un mois tous les quatre ans, sans se faire payer, pour encadrer des jeunes. Ce serait tellement riche si les pédagogues passaient des moments non scolaires avec les mômes : ça c’est mon vieux dada ! Quelqu’un qui veut enseigner au lycée devrait faire des colonies de vacances et passer son Bafa. Je ne prétends pas qu’un professeur, c’est un moniteur de colonie, mais j’ai toujours dit que si on n’est pas capable d’animer des colonies, on ne peut pas être professeur.

écrit par GCB


On sera donc moniteurs des petits privés de vacances touristiques . Version pédagogique du centre aéré ! On mettra à notre disposition tous les fonds nécessaires , pour de jolis voyages ! Moi , j'aimerais bien partir à Cuba , en classes jumelées , avec Victor !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Ca s'agite au Moloch :

http://www.snes.edu/snesactu/IMG/pdf/lettre_darcos_19-05-08.pdf

Le livre blanc promis pour le mois de mai repoussé en juillet ?

Provocateur mais pas téméraire...

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

De l'utilité de la méthode globale pour concevoir "un protocole expérimental et le mettre en oeuvre en utilisant les outils appropriés" et permettre l'émergence d'un savoir citoyen favorisant l'amitié entre les peuples.
Animation sciences, ce matin. Comme d'habitude, les "travaux" des élèves circulent et parmi eux quelques feuilles sur la boussole avec le "protocole" expérimental suivant :

"Comment faire tourner l'aiguille de la boussole ?"
"Il faux prandre un turc en fer."

Voilà un beau projet citoyen : rechercher un turc en fer et le placer à proximité d'une boussole. Observer. Le tâtonnement sera bien entendu privilégié.
Après un débat démocratique duquel le maître se sera volontairement soustrait, les élèves pourront constater qu'on a beau être "fort comme un turc" en fer, on ne déboussole pas. On peut accueillir les Turcs dans l'Europe.

Ecrit par : Louis Barthas | 21 mai 2008

Ca fait rêver , au retour , contents de nous et de ces échanges si fructueux avec les mômes , en TPE , on leur ferait faire l'album de leurs vacances avec leurs profs , si sympas et jamais fatigués !

http://blog.malte020707.effective-linguistique.com/

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Trois fois oui à ce que disaient Sanseverina et catmano un peu plus haut. Tout ce temps scolaire gâché, il est même impossible de décompter les heures perdues, il y en a trop et tout le temps (animations, sorties, projets, préparation d'activités, activités dites éducvatives, etc): c'est infernal, INFERNAL !! On sait le rôle joué par la fcpe dans cette tourmente pédagogiste qui met en grande difficulté les plus démunis des élèves et affaiblit les autres. En revanche, la peep défend certaines positions que beaucoup d'intervenants ici partagent.
Deux liens, le discours de la présidente de la peep lors du dernier congrès, et celui de Darcos, invité. Ils ne sont pas sans intérêt.

http://www.peep.asso.fr/upload/pdf/discours_ouverture_AK_congres2008.pdf

http://www.education.gouv.fr/cid21294/congres-de-la-peep-a-clermont-ferrand.html

Ecrit par : Philippe | 21 mai 2008

Je vous soumets les propos d'un de mes anciens collègues qui a trahi la cause en fondant une boite de soutien scolaire : "si ces gamins ouvraient ne serait-ce qu'une fois par semaine leurs classeurs ou leurs cahiers, je perdrais 75% de mon chiffre ! "
On peut multiplier les stages de remise à niveau, les remédiations en tout genre, mobiliser les enseignants 75 heures par semaine avec du soutien jusqu'à 22h le soir, ce sera à fonds perdus tant l'idée même d'effort et de travail est niée à la base. Dans mes classes j'ai environ la moitié des élèves qui ne fait rien(et je reste polie). Je suis prof de lettres dans un collège. Un 2/20 en travail d'écriture (une rédaction pour les réacs...) est intégralement compensé par la note de vie scolaire. Quelle motivation !
Supprimer les redoublements me semble s'inscrire dans la logique du métier que nous exerçons.

Ecrit par : beettle52 | 21 mai 2008

"On peut accueillir les Turcs dans l'Europe."

On peut DONC accueillir les Turcs en Europe.

C'est la conclusion attendue ! Non ?

Puis-je me permettre un additif au protocole * ?

Placer le même Turc à Assouan le 21 juin (jour du solstice d'été) et s'apercevoir qu'il ne donne pas d'ombre à midi **. En profiter pour mettre la boussole le fond du puit et mesurer l'angle que l'aiguille fait avec la direction de la Mecque ***.

On en déduira bien ce qu'on voudra****.

* mais non papy ! on n'ajoute rien dans le pétrole...
** Vérifier, par une expérience préalable, qu'il supporte bien la chaleur
*** ça c'est pour faire le lien avec la note pécédente.
**** On veillera à empêcher le Turc de parler avec Eratosthène qui veut absolument en place une tous les 21 juin. Il serait bien capable de pomper le protocole...

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Taper où il faut , ce serait taper fort là où ça fait mal , c'est à dire ,bientôt , avec le bac ! Mais combien seraient partants pour le faire péter ???
Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Amélie, je suis d'accord avec vous (si, si !). Je n'avais pas pensé aux remarques faites par Catmano, mais ça m'étonnerait franchement que le supérieur accepte de faire une année de recrtutement sans bac !

Sinon, dugong, vous vous trompez : on écrit "des ayants-droit". C'était l'un des mots demandés dans la dernière dictée de Pivot (paix à son âme... - la dictée, bien sûr ; Pivot, lui, vit toujours).

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

"mais ça m'étonnerait franchement que le supérieur accepte de faire une année de recrtutement sans bac ! "

Il accepte bien qu'il existe des "sciences" de l'éduc en son sein...

Et ne hurle pas devant le nombre de postes de maître de conf dont cette foutaise bénéficie chaque année.

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Si ca peut aider à la réflexion d'ici :

Les heures d'A.I. en Seconde, et les PPRE au collège et au primaire sont une vaste fumisterie inutile.

Je me pose d'ailleurs une question : pourquoi les anti-pédagos, qui étaient au départ hostiles aux heures d'Aide Individualisée nées dans l'esprit de Meirieu, sont-ils maintenant favorables à l'AI du moment qu'elle a lieu l'été ???

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Je vois que tout le monde tombe à bras raccourcis sur Brighelli aujourd'hui.

Allez ! un argument pour le travail d'été : on pourra enfin prendre son temps pour analyser les résultats de l'expérience d'Eratosthène dont la réalisation sera obligatoire pour tous les habitants du pays chaque 21 juin. *

C'est en avant première le contenu de la prochaine intervention télévisée du leader minimo.

* une sirène retentira à midi solaire pour que tout le monde puisse regarder au fond du puits situé à Assouan (mondiovision par France 24), mesurer sa propre ombre et balayer devant sa porte.

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Amélie, je suis d'accord avec vous (si, si !). Je n'avais pas pensé aux remarques faites par Catmano, mais ça m'étonnerait franchement que le supérieur accepte de faire une année de recrtutement sans bac !

écrit par Jéremy

Justement , cela ne ferait qu'officialiser la valeur du bac actuel .
Chez nous , on a lancé une réflexion à ce sujet : ne pas boycotter complètement . Certains préconisent une distribution aléatoire des notes sur les bordereaux et rétention des notes réelles , comme instrument de négociation . Grève le jour des délibérations avec manifs dans les centres d'examen . Why not ??

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

"Grève le jour des délibérations avec manifs dans les centres d'examen . Why not ??"

Je ferais humblement remarquer que le 3 ou 4 juillet, ce sera assez compliqué (il faut être au moins deux pour tenir une banderole).

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

"Grève le jour des délibérations avec manifs dans les centres d'examen . Why not ??"

Je ferais humblement remarquer que le 3 ou 4 juillet, ce sera assez compliqué (il faut être au moins deux pour tenir une banderole).

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Très en forme le dugong , qui ne perd pas le nord grâce à sa boussole....j'en ai mal à la machoire !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

mâchoire

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Amélie, je suis d'accord avec vous (si, si !). Je n'avais pas pensé aux remarques faites par Catmano, mais ça m'étonnerait franchement que le supérieur accepte de faire une année de recrtutement sans bac !
Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Et s'ils leur font le coup du chantage aux subventions, combien de temps tiendront-ils ?
Bon, j'arrête, je vais finir par leur donner des idées. Comme s'ils n'en avaient pas assez tout seuls...

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Le problème, c'est le timing. Si les syndicats avaient annoncé une grève du bac il y a deux mois, le gouvernement auriat été contraint de négocier fce à la levée de boucliers des parents. Le faire maintenant, c'est passer une fois de plus pour ces salauds de profs qui prennent les élèves en otage. Encore un coche raté.

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Le problème, c'est le timing. Si les syndicats avaient annoncé une grève du bac il y a deux mois, le gouvernement auriat été contraint de négocier fce à la levée de boucliers des parents. Le faire maintenant, c'est passer une fois de plus pour ces salauds de profs qui prennent les élèves en otage. Encore un coche raté.

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

D'accord avec le début, pas avec la fin ; il n'y a pas d'heure pour les braves ! Qui prend en otage ?

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

Puur voir ce qu'est une "vraie" grève, voyez comment on fait à Marseille :

http://www.libemarseille.fr/henry/2008/05/violents-affron.html

Aschieri est vraiment un tout petit joueur...

Lisez les commentaires, c'est instructif !

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

D'ailleurs, je propose à Cadichon de venir évangéliser une meute de dockers CGT * de Marseille après une séance de négo en mairie.

Le fera-t-elle ?

Comme l'esprit fantassin, on peut déplorer que l'esprit premier chrétien, lui aussi, se perd…

* ils sont plus cool que les grutiers...

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Au lieu de manifester, il faudrait faire un gros coup médiatique : tous les grévistes devraient se présenter à un consulat ou une ambassade d'un pays de l'UE et demander l'asile politique pour persécutions en Sarkozie. On en rirait dans toute l'Europe et ça secouerait bien le cocotier.

Ecrit par : Vignon Paul | 21 mai 2008

Je commence par me débarasser de ce copié-collé. (Une pensée amicale pour C.S. qui s'est habitué à Toto, mais pas à mes copiés-collés)

Bonjour à tous,

Ca vaut le détour... Une séance du conseil régional de Poitou-Charente le 02 mars 2008

Déjà comme ça c'est rigolo, alors quand on sait que le gars à côté de Royal n'est pas un membre de l'opposition mais son 1er conseiller, c'est édifiant...

C'est là : http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mai 2008

Très drôle, la séance du conseil régional. C'est ça, la démocratie participative?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

"Sinon, dugong, vous vous trompez : on écrit "des ayants-droit". C'était l'un des mots demandés dans la dernière dictée de Pivot (paix à son âme... - la dictée, bien sûr ; Pivot, lui, vit toujours)."

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Hé, Jeremy, c'est un gag? J'ai déjà fait la remarque à Dugong plus haut, en parlant de la dictée de Pivot... De 87!!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Excellent, votre lien, Anne-Marie...
Ca promet, pour le prochain congrès du PS... Je ne peux décidément pas blairer Ségolène Royal. Depuis longtemps mais, là, c'est définitif.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Royal, c’est la métastase du pédagogisme à la politique.

Ecrit par : Pli | 21 mai 2008

Comme dirait Jérémy , cette femme est détestable , une vraie hyène , et quelle froideur !

SEGO FACHO !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Si on prend les élèves pendant les vacances, il faut que ça soit sur la base du volontariat, que les professeurs soient rémunérés et que les élèves puissent faire des "activités" (sport, voile, natation, sorties dans les musées...)

Les endroits touristiques seront privilégiés. Pourquoi ne pas envisager des échanges d'élèves (et d'enseignants) du nord et du centre vers le sud (et réciproquement !)^^^^^^

Je veux bien venir quinze jours à Montepellier, si JPB accepte de venir dans ma région pourrie !^^^^^^^^^^


Tout ceci me paraît bourré de sympathiques bonnes intentions, mais un tantinet idéaliste.

Vous savez bien ce que sont les élèves aujourd'hui. Il faut se lever tôt pour les intéresser à quoi que ce soit, en dehors de la télévision et des jeux vidéo.

je passe plusieurs fois par jour en étude pour aider les élèves qui le souhaitent dans différentes matières (français, anglais, espagnol, italien, latin, histoire-géo. et même en maths). Il est bien rare qu'ils demandent de l'aide.

Je n'arrive à aider que les élèves en retenue, ceux qui sont renvoyés de cours avec un devoir supplémentaire et ceux qui viennent en soutien "obligatoire". Les autres se défilent la première occasion.

Soit vous avez un "public captif" et vous essayez (je dis bien vous essayez) de faire quelque chose avec eux, soit vous leur faites passer du bon temps avec des "activités" agréables qui ne leur demandent pas trop d'efforts.

En ce qui concerne les redoublants potentiels qui ainsi ne redoubleraient plus, il faut voir, mais je ne suis pas très convaincu.

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

D'accord avec le début, pas avec la fin ; il n'y a pas d'heure pour les braves ! Qui prend en otage ?

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

Dugong , préparez les coktails Molotov !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

sans oublier le C ! cocktail !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Personne n'a évoqué (me semble-t-il) l'attrait de Xavier Darcos pour le lycée finlandais. (Il y a fait un voyage)
Dans mes archives, je retrouve ce modeste copié-collé, qui explique bien cette réforme du lycée qui nous pend au nez, bien que notre culture y répugne.

Lycée finlandais. Figaro 6/02/08


(Et revoilà la tarte à la crème du lycée finlandais.)

"Après la réforme de l'école primaire, celle des trois dernières années avant le bac.

Après l'école primaire, le ministère de l'Education nationale travaille actuellement sur la réforme du lycée. Au départ prévue en janvier, cette réforme devrait être annoncée au mois de mai. Au menu, les services du ministère planchent sur un rééquilibrage des filières, mais aussi une diminution du nombre d'options.

Il pourrait s'agir de construire l'enseignement au lycée autour d'un tronc commun avec de grandes options. Par ailleurs, le rôle de la classe de seconde, qui selon un rapport de l'inspection générale ne jouerait pas son rôle de classe de détermination, est à l'étude.

A cet égard, Xavier Darcos a récemment confié au Figaro être intéressé par le modèle finlandais, où les lycéens disposent d'une grande autonomie. "Il faut que nous regardions ce que font nos voisins chez qui le lycée s'organise la plupart du temps autour d'un tronc commun avec de grandes options ", indiquait-il dans une interview. Et de citer le cas "le plus original" de la Finlande où il n'y a pas de cours en terminale mais où les élèves construisent eux-mêmes leur parcours.

Le lycée à la carte, en quelque sorte.
C'est donc pour mieux comprendre comment travaillent les jeunes Finlandais, premiers dans les classements internationaux PISA, que nous avons suivi l'organisation d'un lycée à Helsinki."

Malheureusement, j'ai perdu le document décrivant ce qui se passe dans un lycée finlandais. Je cite de mémoire quelques points ahurissants (tout au moins pour nous autres français).

-Les lycéens choisissent vers ce qui correspond à la seconde leurs trois options de prédilection.
-S'ils le désirent, ils peuvent mettre deux ans à faire la troisième, par exemple.
-S'ils n'aiment pas se lever de bonne heure le matin, ils peuvent choisir des cours qui n'ont lieu que l'après-midi.

Une amie y étant allée m'a dit cet après-midi que les universités sont trop importantes pour un pays de 6 millions d'habitants.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mai 2008

Quand je lis une interview de Gabriel Cohn Bendit, j'ai une envie subite et inhabituelle de mettre un smoking et d'aller à l'opéra. C'est grave docteur ?

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Quand je lis une interview de Gabriel Cohn Bendit, j'ai une envie subite et inhabituelle de mettre un smoking et d'aller à l'opéra. C'est grave docteur ?

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Pendant les vacances, je propose des stages de rééducation du cerveau droit à Saint-Nazaire.

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Quand je lis une interview de Gabriel Cohn Bendit, j'ai une envie subite et inhabituelle de mettre un smoking et d'aller à l'opéra.
Ecrit par Robin

Ca me paraît une réaction très saine, et un antidote efficace.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Le poil dans la main tombe-t-il pendant les vacances ?

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Le poil dans la main tombe-t-il pendant les vacances ?

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

C'est un sujet de TPE ?

Ecrit par : chevreuil | 21 mai 2008

Guy Morel, appelez cela comme vous voulez, piston ou relation ou carnet d'adresses, c'est la même chose. J'ai des amis qui sont au jury du CAPES d'anglais et au jury d'Agrégation de lettres modernes, ils me le disent chaque année qu'ils se gardent bien ces appoints et qu'ils sont précieux. Alors, excusez-moi mais il est facile de proposer à la masse des collègues d'arrondir ses fins de mois en travaillant un ou deux mois l'été à faire des stages de récup pour enfants qui n'ont rien fait quand on a soi-même les bonnes combines pour arrondir ses fins de mois. Ras-le-bol de la langue de bois et des ronds de jambes. Que ces collègues qui ont leurs petits privilèges en profitent mais qu'ils n'envoient pas les collègues qui sont déjà au charbon tous les jours et depuis le début de leur carrière au charbon encore pendant les vacances d'été! Faut pas se foutre du monde quand même!
Des idées de ce genre, comme les stages d'été, on se les garde! on n'a pas l'impudence de proposer cela à des collègues qui bossent de leur mieux dans des sales conditions toute l'année! Un peu de décence, Messieurs Darcos, Brighelli et Morel!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Le livre blanc promis pour le mois de mai repoussé en juillet ?

Provocateur mais pas téméraire...

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

Pas de problème, on fera le souk en Septembre si les chers collègues ne sont pas tous encore plus morts qu'ils ne le sont déjà ou tous shootés à la morphine darco- brighellienne!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Le poil dans la main tombe-t-il pendant les vacances ?

Objectif de la séquence:

-mettre en place un questionnement destiné à faire surgir les représentations des apprenants quant à la pilosité manuelle estivale. Durée 4 heures

-recueillir les modèles cognitifs préalables et faire surgir un questionnement permettant de réaliser par petits groupes des protocoles expérimentaux susceptibles de favoriser une validation-invalidation desreprésentations préalables et citoyennes dans une dynamique socio-cognitive. Durée 6 heures

-Réalisation des protocoles expérimentaux en trois phases :
1- phase métacognitive où les apprenants présentent leur protocole avec une mise en place d’un débat citoyen sur la pertinence des actions expérimentales quant aux objectifs méthodologiques visés. Durée 8 heures
2- Phase de réalisation dans le cadre d’une dynamique citoyenne conforme aux compétences de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Durée : de septembre à mai
3- Phase de collecte et d’organisation des traces écrites indispensables à une confrontation des données préalables et des observations réalisées en cours d’expérience : durée : juin-juillet, pendant le stage d’été.


- Comprendre que la situation pédagogique décrite n’a pas pour but de dégager une quelconque notion quant au problème de la chute de la pilosité manuelle estivale, seule la phase de découverte active étant susceptible de favoriser l’émergence d’une activité des apprenants. Durée : 30 minutes, le lundi de la dernière semaine d’août.

Merci de votre attention.

Ecrit par : chevreuil | 21 mai 2008

Ras-le-bol de la langue de bois et des ronds de jambes. Que ces collègues qui ont leurs petits privilèges en profitent mais qu'ils n'envoient pas les collègues qui sont déjà au charbon tous les jours et depuis le début de leur carrière au charbon encore pendant les vacances d'été! Faut pas se foutre du monde quand même!
Des idées de ce genre, comme les stages d'été, on se les garde! on n'a pas l'impudence de proposer cela à des collègues qui bossent de leur mieux dans des sales conditions toute l'année! Un peu de décence, Messieurs Darcos, Brighelli et Morel!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Faire suer le burnous : PAS BIEN ! Ca finit toujours mal !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Des idées de ce genre, comme les stages d'été, on se les garde! on n'a pas l'impudence de proposer cela à des collègues qui bossent de leur mieux dans des sales conditions toute l'année! Un peu de décence, Messieurs Darcos, Brighelli et Morel!
Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

Oh ! Vous avez vu cela où que Morel proposait des stages d'été ?
Morel, il est pour trois trimestres conclus par des compositions ( la seule note qui compte), des redoublements autant qu'il est nécessaire, la suppression du collège unique etc. et trois mois entiers de grandes vacances, ce qui permettrait :
1- aux parents de s'apercevoir qu'ils ont des lardons
2- aux profs de réfléchir en pensant à rien et surtout pas à l'école.
Accessoirement, il est aussi pour la suppression du collège unique, l'organisation d'une vraie voie professionnelle avec boulot à 18 ans et la limitation des études supérieures à ceux qui peuvent les suivre.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

D'accord sur toute la ligne avec Sanseverina et Amélie. Je trouve cette idée de stages d'été stupide et indécente et si j'étais encore prof je crois que je perdrais définitivement tout espoir et me sentirais affreusement trahie.
Je pense que je vais déserter ce blog, il n'y a rien à en attendre, de même qu'il n'y a rien à attendre de Darcos et de Sarkozy en ce qui concerne l'éducation, ni hélas de la gauche quand elle reviendra au pouvoir pour continuer joyeusement à transformer les profs en animateur (et elle pourra remercier Darcos de lui avoir considérablement simplifié la tâche).

Ecrit par : Flo | 21 mai 2008

Pas de problème, on fera le souk en Septembre si les chers collègues ne sont pas tous encore plus morts qu'ils ne le sont déjà ou tous shootés à la morphine darco- brighellienne!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mai 2008

D'accord avec vous , Sanseverina , mais la révolte gronde et il y aura peut-être des surprises ! Les gens du château auraient tort de nous croire tout à fait morts ! OUKILEGUIMOREL ????

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Ah ! le voilà !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

Le poil dans la main tombe-t-il pendant les vacances ?

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Robin fait évidemment allusion à la paresse chronique de beaucoup d'élèves, cause de bien des échecs. Il n'y a donc aucune raison que le poil dans la main tombe pendant les vacances. Mais on continuera encore longtemps à se voiler la face et à mettre la charrue avant les boeufs. En attendant, on emmerde ceux qui sont au charbon et dont on estime qu'ils n'ont pas les mains suffisamment noires.
Quand les bronzés s'occupe d'école...

Ecrit par : Magister | 21 mai 2008

quand les bronzés s'occupent d'école...

Ecrit par : Magister | 21 mai 2008

Accessoirement, il est aussi pour la suppression du collège unique, l'organisation d'une vraie voie professionnelle avec boulot à 18 ans et la limitation des études supérieures à ceux qui peuvent les suivre.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Lu et approuvé !

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Heu... Je crois que Guy Morel n'est pas franchement prêt à défendre bec et ongles les "stages d'été"... Et mon petit doigt me dit que Pedro non plus! Mais je ne voudrais pas parler à la place de ce dernier...

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

La personnalité "issue de la maison, et pas forcément de droite" que le ministre chargera de la réforme des lycées
sera M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille.

Ecrit par : Brighelli | 21 mai 2008

- Comprendre que la situation pédagogique décrite n’a pas pour but de dégager une quelconque notion quant au problème de la chute de la pilosité manuelle estivale, seule la phase de découverte active étant susceptible de favoriser l’émergence d’une activité des apprenants. Durée : 30 minutes, le lundi de la dernière semaine d’août.

Merci de votre attention.

Ecrit par : chevreuil | 21 mai 2008

Je trouve ce programme absolument...au poil !

Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Guy Morel, je suis d'accord avec vous à cent pour cent. D'accord pour une vraie voie professionnelle avec travail à dix-huit ans, d'accord pour la fin du collège unique, d'accord pour un accès à l'enseignement supérieur limité à ceux qui peuvent vraiment en tirer profit. Mais je crois que nous ne sommes pas du tout, vraiment pas du tout en phase avec les responsables du Moloch.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Je cache ma joie.
Vraiment
FG, aixoise
P.S. J.-P. de Gaudemar, encore un ancien mao !

Ecrit par : FGuichard, perplexe | 21 mai 2008

La personnalité "issue de la maison, et pas forcément de droite" que le ministre chargera de la réforme des lycées
sera M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille.

Ecrit par : Brighelli | 21 mai 2008

C'est pas le vrai. Il a pourtant tout expliqué. Vous m'f'rez trois s'maines de stage de remédiation, en août, à Hénin Liétard ! Ou à Gandrange !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Pour la formation continue du XXIe siècle
Le rôle possible de l’Education Nationale dans la formation tout au long de la vie

Table ronde sur la formation continue présidée
par le Recteur Jean-Paul de Gaudemar


Ca colle , on est en phase , on a un spécialiste des stages !

Ecrit par : Amélie | 21 mai 2008

J'vous dis qu'c'est pas l'vrai !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Entre les scissions et les sessions, on doit être quelques-uns à avoir du mal à suivre. Si, en plus il ya des vrais et des faux JPB...

Ecrit par : victor | 21 mai 2008

limitation des études supérieures à ceux qui peuvent les suivre.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2008

Comment le déterminer avec certitude ?

Ecrit par : Pli | 21 mai 2008

J'vous dis qu'c'est pas l'vrai !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Le vrai Gaudemar ? Un vrai cauchemar !

Ecrit par : TIGER LILITH | 21 mai 2008

La personnalité que le ministre chargera de la réforme des lycées M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille.
Ecrit par : Brighelli | 21 mai 2008

J.-P. de Gaudemar a été directeur des lycées au ministère à l'époque de Lang, si je me souviens bien. Le choix est donc, du moins en apparence, logique. Nourri dans le sérail, JPDG en connaît les détours, mais, bien qu'étant homme de culture (et accessoirement le filleul du grand André Mandouze), ce n'en est pas moins un technocrate et un pur gestionnaire. Bref, je sens que ça ne va pas être de la tarte...

Ecrit par : FGuichard | 22 mai 2008

La personnalité "issue de la maison, et pas forcément de droite" que le ministre chargera de la réforme des lycées
sera M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille.

Ecrit par : Brighelli | 21 mai 2008

Brighelli pose toujours JPB au-dessus de son nom , à gauche .
OUKILEBRIGUELI ???

Ecrit par : Amélie | 22 mai 2008

Brighelli pose toujours JPB au-dessus de son nom , à gauche .
OUKILEBRIGUELI ???

Ecrit par : Amélie | 22 mai 2008
J'vous dis qu'c'est pas l'vrai !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2008

Il est à Paris, à la bourre, sur un ordinateur qui n'est pas le sien. Là, vous êtes contentes, les Miss Marple ?
JPB

Ecrit par : Brighelli | 22 mai 2008

C'est là : http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mai 2008

Pas mal, cette vidéo! A regarder absolument pour mieux comprendre qui est vraiment la sainte Greluche - qui voulait mettre les professeurs devant le fait accompli des 35 heures hebdomadaires et demandait sur une autre vidéo restée célèbre qu'un accord secret soit pris avec les syndicats pour qu'ils ne vendent pas la mèche avant les présidentielles.

Ecrit par : Jean | 22 mai 2008

Puur voir ce qu'est une "vraie" grève, voyez comment on fait à Marseille :

http://www.libemarseille.fr/henry/2008/05/violents-affron.html

Aschieri est vraiment un tout petit joueur...

Lisez les commentaires, c'est instructif !

Ecrit par : dugong | 21 mai 2008

En effet, ça change des manifs karaoke-poussette.

J'ai même déja rencontré des collègues qui profitaient de la manif pour "faire des courses" ^^

Ecrit par : Manu | 22 mai 2008

Ca vaut le détour... Une séance du conseil régional de Poitou-Charente le 02 mars 2008

Déjà comme ça c'est rigolo, alors quand on sait que le gars à côté de Royal n'est pas un membre de l'opposition mais son 1er conseiller, c'est édifiant...

C'est là : http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mai 200

Lamentable ! Et révélateur... Des méthodes que l'on retrouve transposées dans certains établissements... J'ai déja vu des CA "présidés" de cette manière. Remarquons l'ABSENCE pure et simple de vote au final : le projet est adopté non par approbation mais par défection provoquée de ceux qui ne sont pas d'accord. Et avec en plus l'étiquette "démocratique" dessus, sans supplément de prix.

Ecrit par : Manu | 22 mai 2008

D'accord sur toute la ligne avec Sanseverina et Amélie. Je trouve cette idée de stages d'été stupide et indécente et si j'étais encore prof je crois que je perdrais définitivement tout espoir et me sentirais affreusement trahie.
Je pense que je vais déserter ce blog, il n'y a rien à en attendre, de même qu'il n'y a rien à attendre de Darcos et de Sarkozy en ce qui concerne l'éducation, ni hélas de la gauche quand elle reviendra au pouvoir pour continuer joyeusement à transformer les profs en animateur (et elle pourra remercier Darcos de lui avoir considérablement simplifié la tâche).

Ecrit par : Flo | 21 mai 2008

Si votre désespoir est compréhensible, je ne vois pas en revanche où mène ce nihilisme. Nihilisme que 'lon rencontre régulièrement chez certains collègues et dont je soupçonne qu'il y ait derrière et parfois la volonté de surtout ne rien changer. Notez que je ne parle pas pour vous, je ne vous connait pas : je parle ici de certains de mes colllègues.

Ecrit par : Manu | 22 mai 2008

"La personnalité que le ministre chargera de la réforme des lycées M. de Gaudemar, présentement recteur de l'Académie d'Aix Marseille."

Le Snes est content de ce choix car, à l'issue d'un comité de direction extraordinaire, ils ont trouvé le slogan qui va avec * pour les futures grèves/manifs de 24 h : "Gaudemar, y'en a marre !"

Il parait que c'est Gérard qui l'a trouvé. Il est fort, Gérard !

* mille caliquots vont être commandés bientôt. Une version mp3 sera disponible en téléchargement sur le site du snes.

Ecrit par : dugong | 22 mai 2008

Sur la boutique du snes, vous trouverez un mégaphone * avec prise usb pour télécharger vos slogans préférés.

Le snes c'est le syndicat résolument tourné vers les TDCE ** !

* Une promo spéciale pour toute commande avant le 28 mai.
** technologies de la désinformation et de la communisation des esprits.

Ecrit par : dugong | 22 mai 2008

Le Snes est content de ce choix car, à l'issue d'un comité de direction extraordinaire, ils ont trouvé le slogan qui va avec * pour les futures grèves/manifs de 24 h : "Gaudemar, y'en a marre !"

Il parait que c'est Gérard qui l'a trouvé. Il est fort, Gérard !

* mille caliquots vont être commandés bientôt. Une version mp3 sera disponible en téléchargement sur le site du snes.

Ecrit par : dugong | 22 mai 200


Quant à ces féroces soldats , je le dis , c'est pas pour cafter , mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes .( Desproges )

Ecrit par : Amélie | 22 mai 2008

Pour les incurables ringards qui hantent ce blog, voici une vidéo d'une collègue de Français * qui nous montre la voie menant au règne radieux de l'interdisciplinarité. Tout y est : la science, le tourisme, la mythologie, etc.

http://www.univ-provence.fr/webtv/?x=astronomie_aeronautique_college_rognac_11presse_mai2007

Avez vous remarqué la cruauté qui consiste à s'entourer d'un public de pauvres potiches debouts ne sachant pas trop quoi faire de leurs bras ?

Incidemment, notre collègue nous confie (de canard) en message subliminal, le fin fond de la pensée molochoïde :

"On n'est pas touriste facilement. Il y a des conditions draconniennes pour être sélectionné".

Interprétation : "Le tourisme scolaire a une finalité élitiste".

Maintenant qu'on filme les sacrifices humains (construction d'une mythologie de l'avenir !), on peut affirmer que le Moloch est enfin rentré dans la vidéosphère.

Et puis, franchement : est-il vraiment nécessaire de redoubler pour refaire ça encore une fois ?

* c'est ce qui est indiqué dans la vidéo.

Ecrit par : dugong | 22 mai 2008

Et comme dit le proverbe :

Gérard en Mai , Pochard à la rentrée ...

Ecrit par : Amélie | 22 mai 2008

"Notez que je ne parle pas pour vous, je ne vous connait pas".

Ecrit par : Manu | 22 mai 2008

Tiens, Manu, vous parlez de vous à la troisième personne, maintenant?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2008

Il est à Paris, à la bourre, sur un ordinateur qui n'est pas le sien. Là, vous êtes contentes, les Miss Marple ?
JPB

Ecrit par : Brighelli | 22 mai 2008

C'est un ordinateur qui corrige de lui-même la majuscule au nom propre et qui corrige les fautes de frappe des gauchers contrariés ? J'veux l'même.

Ecrit par : catmano | 22 mai 2008

Gaudemar = Pochard.ça promet !

Je retrouve ce texte, de mars 2004. Comme pédago, on fait pas mieux ! (Envoyé par G.Sibieude sous le titre "Illettrisme et langue de bois. (Excusez-moi, le copié-collé est un peu long, mais vaut son pesant de cacahuètes)

Après avoir été recteur de l’académie de Strasbourg puis de Toulouse, Jean-Paul de Gaudemar est, depuis mai 2000, directeur de la DESCO (direction de l’enseignement scolaire) qui élabore et met en oeuvre la politique relative aux écoles, aux collèges, aux lycées.

Q - La priorité concernant la prévention de l'illettrisme s’applique-t-elle à tout le système scolaire ou plus spécifiquement au cours préparatoire ? On a en effet l'impression qu'il y a une focalisation sur le CP. Certains enseignants, exerçant en collège ou en lycée, se disent qu'il est trop tard pour intervenir à leur niveau : « le mal est fait ».

JPDG - Notre responsabilité en matière de prévention de l'illettrisme s'exerce naturellement vis-à-vis de tous les enfants et les jeunes aussi longtemps qu'ils sont en formation initiale ; elle concerne aussi le champ de la formation continue où nous avons également des obligations. De l'école maternelle à l'âge adulte, notre ministère a des compétences, et donc des responsabilités, dans la prévention de l'illettrisme.

Si le temps de l'apprentissage des techniques de la lecture semble assez déterminé dans la scolarité, on n'en a par contre jamais vraiment fini d'apprendre à comprendre les textes longs et variés que les études ou la vie quotidienne nous conduisent à rencontrer.

Pour assurer la prévention de l'illettrisme, il faut bien veiller à installer les compétences solides du lecteur qui n'est pas seulement un « déchiffreur », mais un « explorateur de sens », comme disent certains spécialistes de la lecture. La prévention de l'illettrisme s'appuie sur ces compétences, mais aussi sur une appétence pour la lecture, le goût de lire, l'intérêt pour la lecture ; pour certains de nos élèves, cet intérêt apparaît tard, en relation avec des textes littéraires plus forts qui répondent à leurs interrogations d'adolescents, avec des domaines disciplinaires qui stimulent leur curiosité.

Tout professeur, à quelque niveau que ce soit, peut être un acteur de la prévention de l'illettrisme, ne serait-ce que par l'envie qu'il communique d'aller plus loin que ce que dit le cours en cherchant dans des livres ou d'autres support