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10 mai 2008
De la Seconde au Bac
De la Seconde au Bac
Je sors d'un entretien-débat avec François Dubet au Monde de l'Education (1), sur l'hypothèse d'une réforme du Bac — entre autres choses.
Réformer le Bac ?
Dans un monde parfait, dans cet éden pédagogique dont le pédagogisme nous a exilés ; dans une Ecole dont la transmission des Savoirs serait la pierre angulaire — une Ecole où dès la fin du CP on Saurait Lire, Ecrire, Compter et Calculer (pour ne pas parler de ce que l'on saurait faire à la fin du CM2) ; dans un système où le Collège et le Lycée auraient été réformés, où on aurait passé à la trappe le collège unique et la sainte séquence, et où seraient enseignées des bases assez solides et assez générales pour supporter, plus tard, toutes les spécialisations ; dans un monde aussi où l'orientation vers les voies professionnelles ne s'effectueraient jamais par défaut, mais pour valoriser les désirs et les compétences — parce que l'on saurait que le Bac général n'est pas une fin en soi et qu'il est une vie, une vie active et fructueuse, en dehors des strictes performances académiques…
Dans ce monde-là, je n'hésiterais pas à me faire le propagandiste inlassable du contrôle continu. D'autant que 55% des formations supérieures (BTS, IUT, Prépas, Universités à numerus clausus ou à dérogations) recrutent déjà sur le seul critère du livret scolaire. On y sélectionne en tenant le Bac pour acquis — et il l'est effectivement pour 83% des candidats, chiffre surréaliste mais dont il faut bien se dire qu'il ne diminuera plus, les parents ne le comprendraient pas. Les élèves concernés par ces sélections spécifiques jouent la carte de ces filières dès la Première — et, dans le système utopique évoqué ci-dessus, sans doute dès la Seconde.
Dès la Seconde ? Bien sûr ! La "Seconde indifférenciée" conçue à la fin des années 70 est à mon sens le marqueur historique le plus sûr de l'échec patent, et précoce, du collège unique (1975). On a réalisé très vite qu'il manquait bien des bases aux élèves de la réforme Haby, et on a cru les leur donner en créant une Troisième-bis, comme si c'était à la fin qu'on acquérait les bases. Si Xavier Darcos a le temps de mener à bien une réforme sérieuse des programmes, il aura tout loisir de restaurer des Secondes différenciées — en fait, un socle commun solide et des spécialités. Il y gagnerait en efficacité — et en nombre d'heures. La clé d'une redistribution intelligente des postes est là — pas dans les diktats de Bercy.
Retour à l'utopie et à un Bac continu. En passant sur trois ans des partiels trimestriels, chaque élève, en fin de Terminale, disposerait de 9 notes par matière : de quoi éliminer la crainte d'être noté à la tête du client par son prof de l'année (trois subjectivités finissent par faire une objectivité). De quoi aussi dissiper la crainte de l'arbitraire dans la notation d'un examen final — et, in fine, l'angoisse née du bachotage. Dans un système idéal, quelle économie en anxyolitiques ! C'est la Sécu qui serait contente…
Et un Bac acquis sur trois ans le serait probablement, cette fois, par tout le monde — j'en ai fait la proposition légèrement iconoclaste dans "Fin de récré" : plus de redoublements, plus de stress parental. Tout bénéfice.
Sans compter que le troisième trimestre durerait à nouveau trois mois pour tout le monde. De quoi justifier une vraie ambition dans les programmes, et un allégement simultané d'une semaine scolaire que tout un chacun s'accorde à trouver trop lourde…
Mais nous ne sommes pas dans un système idéal. Le Bac 2008 n'a que le nom de famille de celui créé il y a deux siècles par Napoléon. Il n'a qu'une parenté lointaine avec celui de Jules Ferry — il est déjà très différent de ses parents proches qui, dans les années 1960, ne concernaient que 15% d'une classe d'âge. Le Bac ? Appellation incontrôlée ! Il y a quarante ans, il ouvrait au métier d'instituteur. Aujourd'hui, il faut un Master 1. Le Bac est l'étalon-toc de cette inflation scolaire qu'a analysée Marie Duru-Bellat.
Alors, toucher au Bac ?
On peut, pour se donner bonne conscience ou amuser la galerie, tailler dans l'invraisemblable maquis d'options qui engendrent, aujourd'hui, près d'une centaine de Bacs différents. On peut mieux répartir les épreuves, entre Première et Terminale (ça se faisait dans les années 50-60), limiter la désorganisation de l'année scolaire, faire passer les épreuves ailleurs que dans les lycées (c'est déjà le cas, çà et là, depuis l'année dernière), et, peut-être, alléger la facture. Le Bac, c'est 40 millions d'euros en seuls frais de gestion. Et pour quels résultats…
Broutilles. L'urgence, c'est de modifier les élèves — en leur donnant plus, en leur donnant mieux. Ce n'est pas le thermomètre qu'il faut changer, c'est tout ce qui provoque la fièvre. Il faut que les programmes de Primaire soient appliqués — et deux fois plutôt qu'une. Il faut que les programmes de collège enfoncent le clou — et que les voies professionnelles soient vraiment explorées, et préparées, dès la Quatrième. Il ne faut plus laisser un gosse à la dérive — No child left behind, ont dit les Américains, et cette décision commencent apparemment à porter ses fruits. Il faut enfin repenser le Lycée, peut-être en concevant un vrai tronc commun et un système simplifié d'options, Littéraire, Scientifique, Economique, Technique et Tertiaire.
Il faut surtout — cessons de rêver — que le Bac conserve son caractère national, anonyme, auquel les Français sont si attachés. Dans un système idéal, les Proviseurs de lycée, publics pu privés, ne chercheraient pas à peser sur les notes mises aux élèves pour des questions de gloriole — ou d'avancement. Mais dans le monde réel, des pressions permanentes s'exercent déjà sur les correcteurs, via les IA, IPR et autres Présidents de jurys. Seront-elles encore nécessaires quand la très grande majorité des élèves arrivera à l'examen avec de vraies connaissances ?
Dernier point. Peut-être faudra-t-il tirer un jour la conséquence de toutes ces sélecions opérées sur dossiers : le Ba peut-il rester le premier grade universitaire, ou doit-il ^tre clairement, comme chez tous nos voisins, un exmen de fin d'études ?
Mais suis-je sot ! La question ne se posera pas, et on n'aura plus 50% d'échecs en première année de fac, dès lors que l'on aura remis le système sur ses pieds, le Savoir au centre du système, et les irréductibles du pédagogisme à la retraite.
Jean-Paul Brighelli
(1) À paraître en juin.
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Commentaires
"Dans un monde parfait, dans cet éden pédagogique dont le pédagogisme nus a exilés"
lapsi?
En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!
;-)
Mais à quoi renvoie votre (1), Jean-Paul?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008
Bonjour,
Un petit texte qui éclaire la dégradation de l'enseignement des maths, et au passage l'importance de la simultanéité des apprentissages.
http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/geom_elem.pdf
écrivais-je un peu tard sur le fil précédent...Je remets le lien ici parce que ce document a des rapports plus étroits qu'il n'y paraît avec la question du bac et de la réforme du lycée.
Quelques remarques.
1- On veut donc "réformer" tout à la fois, le primaire, le collège, le lycée, le bac etc. Admettons. Cela suppose une vision d'ensemble du système éducatif et de ses finalités ; où est-elle ? Dans les orientations européennes en matière éducative ?
2- Il est maintenant question du lycée et du bac ; or les programmes du collège sont en panne, et la question plus général du collège n'est pas résolue ; elle n'est même pas posée. On continue avec le collège unique ?
3- Ne l'est pas non plus celle, liée, de l'enseignement professionnel. Or il est de plus en plus évident que la France a été désindustrialisée de manière sauvage et aveugle et qu'il faudrait envisager une réindustrialisation raisonnée : avec quelle main d'oeuvre qualifiée, formée comment ?
Ecrit par : guy morel | 10 mai 2008
Pas d'accord !!
Cet invraisemblable contrôle continu imposerait des épreuves hivernales pour le bac option surf, des conditions insupportables et pneumopathogènes.
Oui au bac au mois de Mai !!
;o))))
Ecrit par : yann | 10 mai 2008
C'est beau, l'espoir.
Moi, je n'y crois plus. Terminé.
Ecrit par : ProfAnonyme | 10 mai 2008
Pas bien le pédagogisme, bouh !
D'ailleurs, il faudrait trouver un moyen de s'en débarrasser. Une petite idée Jean-Paul ?
Ah, je sais, lançons une grande campagne publicitaire pour dire à tout le monde qu'ils sont vilains. Bien sûr, avec leurs noms ! Qu'ils aient honte d'eux
Fan de JPB
Ecrit par : Fan de JPB | 10 mai 2008
Le bac par contrôle continu ? Vaste programme révolutionnaire !
Que restera-t-il de ces bonnes intentions une fois que le clergé du Moloch se sera emparé de sa ritualisation ?
Des ablutions ablatives ?
Je n’avais pas eu le temps de réagir à la nomination de Theulé.
Je cite un extrait de l’Encyclopedia Universalis : " Nabonide *, qui monta sur le trône de Babylone en - 556, conduisit une politique nouvelle en soutenant le culte du dieu lunaire Sîn ** contre Marduk ***, divinité tutélaire de Babylone : la réaction du clergé fut très vive et le nouveau souverain dut s'éloigner de Babylone. "
Par un audacieux raccourci qui rapproche Babylone de la tradition molochoïde, je vois la nomination de Theulé comme chantre dans le clergé du Moloch comme le présage d’un renouvellement de l’Histoire.
Il parait qu’à Babylone, le clergé se divisait en trois ordres : les conjurateurs, les devins et les chantres.
Une taxonomie réactualisée semble ainsi s’imposer dans les Directions. Peut-être cela débouchera-t-il sur de nouveaux statuts ? Et une inefficacité nocive modernisée et renforcée ?
* Déformé par les copistes en Nabot hideux.
** Dont le rituel central est le « blanc sin » c'est-à-dire «la signature que l'on appose sur un document avant que n'y figurent les termes de l'acte ».
*** Meirieu en Balbelonien moderne (par contraction, le « babil »).
Ecrit par : dugong | 10 mai 2008
Le bac par contrôle continu ? Vaste programme révolutionnaire !
Ecrit par : dugong | 10 mai 2008
Si jeune Mabuse, ça faisait partie des revendications soixante-huitardes.
40 ans après, quand Fillon le propose, les lycéens le refusent et les syndicats approuvent ! Faudrait savoir.
De toutes manières, effectivement, le contrôle continu existe déjà. Il est même plié au second trimestre de terminale, puisque tous les dossiers d'admission en prépa, BTS, IUT, écoles d'ingénieurs, etc. sont clos au 25 Mars. Et il profite aux meilleurs, et aux petits malins qui savent s'y retrouver dans le maquis des formations.
Une éventuelle réforme du bac va forcément de pair avec une vraie politique d'orientation, avec de vrais moyens. Sinon, ça ne sert à rien.
Ecrit par : yann | 10 mai 2008
Encore un article qui va se retrouver en salle des profs (avec votre bénédiction anticipée, naturellement...) : Merci M. Brighelli !
Ecrit par : Manu | 10 mai 2008
Retour à l'utopie et à un Bac continu. En passant sur trois ans des partiels trimestriels, chaque élève, en fin de Terminale, disposerait de 9 notes par matière : de quoi éliminer la crainte d'être noté à la tête du client par son prof de l'année
écrit par JPB
C'est le retour aux "compositions trimestrielles " "d'antan" ( mais on n'est pas si vieux ! ) et qui présentaient l'avantage au fond d'être plus justes et plus motivantes pour les élèves !
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Si Xavier Darcos a le temps de mener à bien une réforme sérieuse des programmes, il aura tout loisir de restaurer des Secondes différenciées — en fait, un socle commun sol
écrit par JPB
Oui , mais vous allez manifester contre lui ???!!!
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Bien sûr qu'il faut modifier le Bac , un retour aux Compostiions trimestrielles serait effectivement une bonne chose.quitte à prévoir une session de rattrapage pour ceux qui n'aurait pas obtenu leur moyenne sur trois ans.
Bien entendu il faut renoncer à la fiction du Bac Premier grade universitaire et "sabrer" dans les options.
Le fils d'une collègue de mon épouse doit par exemple se rendre dans un autre département de l'Académie pour passser l'option "Ping-pong" !
Authentique...
Comme disait Joseph Vissirovitch Djougachvili, "Meux vaut moins mais mieux".
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2008
En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!
Pour dire quoi, on se le demande...
Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2008
"En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!
Pour dire quoi, on se le demande..."
Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2008
En tous cas, Guillaume, nul ne contestera que votre message soit le plus intéressant de la matinée!!! ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008
Il y a un blog que je démarre (et où j'essaierai de ne pas employer "surréaliste" à contresens . (mais débattre avec Dubet, il faut en effet de l'appétit).
Ecrit par : Sinon là | 10 mai 2008
Bonjour à tous. Ayant un fils se préparant à passer le bac le mois prochain, il est préférable pour notre équilibre familial que je m'abstienne de lire tout ça. Ce n'est plus le moment, maintenant on fonce cers cette épreuve, qu'elle soit ou non dévalorisée, mal corrigée et notée de façon aléatoire à l'issue de trois ans de glandouille ou de labeur acharné.
Ecrit par : dobolino | 10 mai 2008
Mais la journée n'est pas finie...
Petits textes en provenance du Québec :
http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_sujet=51129&id_message=243389
Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2008
Malheureusement pas d'acc, JPB.
Si les dossiers sont pliés le 25 mars comme le soutient yann, c'est en fonction des notes données dans certains lycées, par certains professeurs.
Et les partiels sur 3 ans depuis la seconde ressembleraient furieusement à une politique de cycle (après aménagement pour modules ratés) dont les effets en primaire sont désastreux.
Une épreuve nationale sélective avec éventuellement, après notation, un coup d'œil sur le livret, conserve un aspect "jugement de Dieu" (pour emmerder les sectaires) qui prévient des plaintes discriminatoires.
Dernier point : vous dites que les parents ne comprendraient pas un pourcentage de réussite inférieur à 83%, mais ils ont pourtant bien avalé la fin du système glorio-trentenaire de retraite par répartition.
Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008
récriminatoires, bien sûr, au lieu de "discriminatoires".
Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008
Bon courage à vous, Dobolino.
Ceci dit, vous n'avez pas trop de soucis à vous faire : rater le bac est aujourd'hui devenu... difficile.
JPB rappelle souvent avec d'autres les fameux 83 % de taux de "réussite" du bac. N'oublions pas non plus que ceux qui le loupent le repassent, ce qui porte le taux en question à 95 %.
Que cela n'empêche pas votre fils de s'atteler à la tâche pour décrocher une mention ou être tout simplement fier de son travail, par exemple. Avec nos encouragements renouvelés.
Ecrit par : Manu | 10 mai 2008
Avec nos encouragements renouvelés.
Ecrit par : Manu | 10 mai 2008
Pareil, bonne chance au fiston !
Ecrit par : victor | 10 mai 2008
Horreur :
"Fin de récré" est en vente au rayon sciences de l'éducation de la grande librairie Mollat de Bordeaux !
Ecrit par : michel | 10 mai 2008
Qu'en pense Jérémy ??
http://marianne2.fr/Les-Indigenes-creent-un-parti-anti-
souchiens-_a86962.html?voir_commentaire=oui
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Je ne saisis pas très bien les objections de Steppenwolf (quel grand livre ! L'un de mes bouquins-fétiches…). Que signifie "certains lycées, certains professeurs" ? Tout élève peut poser sa candidature — ou soupçonnez-vous les recruteurs d'être déjà sensibles à l'identification du lycée, à sa réputation, etc. ? C'est très partiellement vrai — dans un bassin donné, on finit par connaître tout le monde, mais lorsqu'on se présente dans une grande prépa en venant de Trifouillis-les-oies ou Roquefort-la-Bédoule, tout repose sur les notes et les appréciations.
Je salue le passant de la Libre Pensée — bonne chance pour son blog.
Et je n'ai aucun souci pour le fils de Dobolino — je m'en fais moins qu'elle, apparemment. Avec une telle mère (et une telle tante, hein, Cat), on ne peut qu'avoir du talent.
Evidemment, il y a le père -:)))… que je ne connais pas.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2008
Je recommence
http://marianne2.fr/Les-Indigenes-creent-un-parti-anti-souchiens-_a86962.html?voir_commentaire=oui
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Dobolino , je pense que pour rater le bac , il faut être absent ! Alors good luck , pas de fièvre carabinée ce jour-là !
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Si les dossiers sont pliés le 25 mars comme le soutient yann, c'est en fonction des notes données dans certains lycées, par certains professeurs.
Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008
Les dossiers sont constitués des notes données dans TOUS les lycées, par TOUS les professeurs. Tous les élèves peuvent soumettre leur dossier pour candidature dans les prépas, BTS, écoles diverses, etc., et le système ne fonctionne (plutôt bien) que parce que les professeurs sont responsables et ne notent pas au hasard ou de façon exagérée. Et même s’ils le font, alors tout le monde le fait, ce qui revient au même dans un contexte de concours.
…mais ils ont pourtant bien avalé la fin du système glorio-trentenaire de retraite par répartition.
Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008
Parce que vous, vous l’avez avalé ? J’en suis fort aise pour vous.
Pour ma part, une fois que j’ai payé mes cotisations obligatoires du régime par répartition, je n’ai plus trop de quoi cotiser à un système par capitalisation.
Ecrit par : yann | 10 mai 2008
ou soupçonnez-vous les recruteurs d'être déjà sensibles à l'identification du lycée, à sa réputation, etc. ? C'est très partiellement vrai — dans un bassin donné, on finit par connaître tout le monde, mais lorsqu'on se présente dans une grande prépa en venant de Trifouillis-les-oies ou Roquefort-la-Bédoule, tout repose sur les notes et les appréciations.
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2008
Et quand il s'agit d'un réseau national (je pense aux INSA), la question du lycée d'origine ne se pose pas. Seuls les dossiers sont comparés, et encore, seulement les notes.
Ecrit par : yann | 10 mai 2008
"Horreur :
"Fin de récré" est en vente au rayon sciences de l'éducation de la grande librairie Mollat de Bordeaux !"
Ecrit par : michel | 10 mai 2008
Où est le problème? Il est aussi scientifique que le reste!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008
J'ai trouvé chez ProfAnonyme (PA, votre blog est excellent, au fait), ce post hilarant (que Pa a elle-même trouvé sur un forum Euc Nat). Je me permets de le poster ici, histoire de vous faire rire et de vous accabler un peu plus :
" "La séance a été préparée [étonnant pour un fainéant de tzr], les notions sont traitées avec rigueur [oha, le cours chiant]"
" Le professeur [c'est moi] conduit la classe avec une autorité bienveillante, et de façon très directive [nazi!], une classe tranquille [aucun mérite] dont les élèves prennent volontiers des notes [si en plus ils savent écrire, c'est trop facile]"
" Monsieur XXX est un professeur sérieux [chiant] qui veut assurer un enseignement solide [donc chiant aussi] à ses élèves"
"Le cahier de texte indique un avancement satisfaisant du programme avec des travaux pratiques réguliers [ouf]"
"Je recommanderais cependant des moments de recherche d'une activité pendant lesquels les élèves travaillent seuls [l'élève au centre patati, construit son savoir patata]. Il aurait été par exemple souhaitable de partir d'une situation expérimentale afin de permettre la découverte du fonctionnement du circuit RC, [l'aime bien les virgules placées n'importe où, ça fait intello] pour en faire construire progressivement une modélisation au moyen d'éléments connus des élèves."
[- Kévin : Tiens, un condensateur, comment cela peut-il bien fonctionner ?
- Dylan : Tu devrais essayer de le mettre en série avec une résistance
- Kévin : Bonne idée Dylan et puis on va brancher le tout aux bornes d'une source idéale de tension continue.
- Dylan : Comme ça, en analysant la courbe donnant la tension aux bornes du condensateur en fonction du temps, on connaîtra la loi mathématique qui régit la charge du condensateur!
- Kévin : Allons-y, ça va trop péter sa mère !]
" Je regrette donc que l'introduction de cette nouvelle notion soit uniquement théorique [a pas beau les maths], voire hors programme [le lapsus avec le "voire" est croustillant je trouve] pour la résolution analytique dont la teneur est pourtant précisée dans le programme [FAUX, je lui ai pourtant mis sous le nez]"
"Je l'inviterai à produire un questionnement nominatif [je le fais] afin de solliciter tous les élèves [ Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Samantha, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Dylan, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Johnattan, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Johnny, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Mickaël, qu'est ce que tu penses du condensateur ? tiens, ça sonne !] et à alléger la prise de notes des élèves [qu'est-ce qu'il est chiant ce prof, décidément !]"
"Je relève cependant plusieurs fois (...) l'exposé de notions hors programme [rien n'existe en dehors du saint programme, le programme est tout, le programme est un, le programme est la vie] comme le calcul de pH (...) selon une pratique de l'ancien programme [qui était nul puisque c'était l'ancien, maintenant, on en a un nouveau, qui est beaucoup plus mieux puisque c'est le nouveau, contrairement à l'ancien, qui je le rappelle était pas beau].
"L'évaluation s'appuie sur trois devoirs surveillés et une interrogation de cours. Je suggèrerais ici plusieurs pistes:
- introduire de la progressivité dans l'évaluation écrite, même si le professeur procède à des interrogations orales régulières des élèves bâties selon le type "classes préparatoires" [les guillemets sont d'origine, un peu comme si elle se pinçait le nez en écrivant le mot]" [je dois faire deux interros écrites avant chaque devoir donc 9 notes]
- augmenter le nombre de devoirs en temps libre qui procèdent au développement de qualités de réflexion ainsi que rédactionnelles des élèves [3 DM par trimestre donc 12 notes]
- instaurer une évaluation des capacités expérimentales régulières [deux fois par trimestre donc 14 notes]
[- je recommande également à Monsieur XXX de prendre chaque jour : 17 aspirines, 12 guronzan, 34 vitamines C et 14 doses de corticoïdes pour pouvoir corriger 420 copies par classe et par trimestre]
[Le nombre de notes conseillé n'apparaît pas dans le rapport mais il m'a été communiqué pendant l'entretien, je vous jure que je n'ai rien exagéré]
"Je lui souhaite pleine réussite au concours de l'agrégation" [trop aimable]
Voilà, tout ça pour voir ma note passer de 42 à 41."
Ecrit par : Kap | 10 mai 2008
Le système de contrôle continu avec partiels sur trois ans ne risque-t-il pas d'aboutir à des dipômes de valeur très inégale ?
Le niveau des différents lycées est loin d'être équivalent.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008
Ecrit par : lucile | 10 mai 2008
Ecrit par : lucile | 10 mai 2008
Excellent, le rapport d'inspection et ses commentaires!
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008
Visiblement tous les esclaves n'ont pas la même valeur , il conviendrait d'être objectif , pour en finir avec la culpabilisation :
http://herodote.net/histoire/synthese.php?ID=16&ID_dossier=123
http://www.racerealist.com/slavery_fr.htm
http://ecx.images-amazon.com/images/I/51k6wfdK0eL._SS500_.jpg
Et parler de l'esclavage contemporain :
http://www.sosesclaves.org/Pagecentrale.htm
http://www.amnestyinternational.be/doc/article1529.html
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
"http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/10/xavier-darcos-veut-batir-un-lycee-a-la-carte_1043336_3224.html"
Ecrit par : lucile | 10 mai 2008
J'aime particulièrement ce passage-ci :
"M. Darcos juge ainsi que les emplois du temps devraient alterner les cours et des "moments d'étude". Et il propose surtout d'"offrir systématiquement du soutien à ceux qui en ont besoin". Il envisage aussi de "remplacer le redoublement par des enseignements complémentaires".
Ce point pourrait être crucial : selon Philippe Meirieu, professeur en sciences de l'éducation, éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de l'ordre de 45 000 postes. Serait ainsi illustrée l'idée énoncée par Nicolas Sarkozy dans sa prestation télévisée du 24 avril : ce ne sont pas les réductions de postes qui obligent à réformer, mais "les réformes qui permettront les réductions de postes"."
Cette vieille salope de Meirieu qui vient lécher le cul de Darkozy. La bonne vieille alliance capitalisticopédagopourrie...
Ecrit par : Kap | 10 mai 2008
Et puis aussi ceci , entre autres thèmes traités sur ce site :
http://www.csi-suisse.ch/sudan_nie_muslim.php?bnrLink=sudan_nie_muslim.php&sId=
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Je sais les latinistes présents sur ce blog. Je me permets donc de leur signaler la naissance, il y a un mois, d'une association Le Latin dans les Langues Européennes (ALLE) qui a pur but de "promouvoir la reconnaissance du latin comme lien constitutif avec le français et sa littérature, ainsi que la part évidente et forte qu’il tient, à titre de substrat commun et nourricier, dans le patrimoine des littératures européennes". Diverses conférences sont d'ores et déjà envisagées (la première : 27 mai 2008, Lycée Henri IV, à 18h30 : rencontre-conversation avec Yves Bonnefoy, à destination des lycéens et des élèves des classes préparatoires littéraires et scientifiques du Lycée Henri IV et de leurs professeurs.). Pour en savoir plus, contacter Cécilia Suzzoni (cecilia.suzzoni@wanadoo.fr), sa présidente, par ailleurs prof en prépas à Henri IV.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2008
éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de
Pourquoi , vous avez beaucoup de redoublants ?? Au lycée , ils ont disparu depuis un moment déjà !
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Les programmes d'Histoire prévoient-ils un chapitre sur les chrétiens persécutés dans le monde ou bien considère-t-on que ce n'est , là aussi , qu' un détail ?
http://www.csi-suisse.ch/irak_les_chretiens_passes_a.php?bnrLink=irak_les_chretiens_passes_a.php&sId=
http://www.csi-suisse.ch/indien_95_kirchen_niedergeb.php?bnrLink=indien_95_kirchen_niedergeb.php&sId=
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Les programmes d'Histoire prévoient-ils un chapitre sur les chrétiens persécutés dans le monde ou bien considère-t-on que ce n'est , là aussi , qu' un détail ?
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
ce serai plutôt le programme d'étude du fait religieux non?
mabiche
Ecrit par : mabiche | 10 mai 2008
Il me semble que réfléchir aux contenus des programmes pour les modifier est tout aussi important que s'interroger sur la pédagogie .
Quand on regarde les manuels scolaires de français ou d'histoire , on ne peut qu'être désespérés par l'atmosphère politiquement correcte qui les enveloppe !
C'est quoi aujourd'hui "une tête bien faite" si on ne la nourrit que du "catéchisme " bien pensant , dont on se plaint aussi ici , me semble-t-il ??
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
ce serai plutôt le programme d'étude du fait religieux non?
Il me semble que oui , si on est logique .
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
"Je lui souhaite pleine réussite au concours de l'agrégation" [trop aimable]
Voilà, tout ça pour voir ma note passer de 42 à 41."
Ecrit par : Kap | 10 mai 2008
Hilarant ce rapport d'inspection et son commentaire...Cependant...
A propos des usines à gaz pédagogistes je crois avoir expliqué qu'à la suite d'un stage d'Etablissement animé par un proche de Meirieu et qui portait notamment sur la "docimologie" (je suis incollable en "docimilogie" !), il s'était avéré indispensable de faire réaliser de nouveaux bulletins scolaires en fonction des trois compétences dégagées par les savantes analyses "matacognives" du formateur : mémorisation, application, réinvestissement, compétences nécessitant 3 modalités d'évalution distinctes, multiplées par 4 domaines de compétence = 12 notes différentes par trimestre non réduisibles à la moyenne.
Ce dispositif "expérimental" fut discrètement et tacitement suspendu le trimestre suivant.
Ecrit par : Robin | 10 mai 2008
"Le Bac, c'est 40 millions d'euros en seuls frais de gestion."
J'ai toujours quelques doutes sur ce genre d'évaluation.
Que sont ces frais de gestion?
Compte-on le temps de travail et de qui?
Veut-on en profiter pour virer les fonctionnaires inutiles?
40 millions est-ce beaucoup?
Va-t-on faire le même calcul pour le coût d'un contrôle continu sur trois ans?
La généralisation du contrôle continu ne risque-t-il pas de modifier l'ambiance dans les lycées (on a souvent parlé des pressions au moments des corrections, il a beaucoup à dire sur ce qui se passe en CFA où des enseignants contractuels et donc précaires reçoivent des consignes claires d'augmenter de deux points les notes données aux élèves).
Et avec les élèves qui sont pour l'instant hors Contrôle continu (car ne visant pas les filières "'élite") je crains des stratégies de négociation à n'en plus finir.
Ecrit par : Hervé | 10 mai 2008
Et parler de l'esclavage contemporain :
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Si la Mauritanie a une loi interdisant l'esclavage, n'a t'elle pas aussi introduit la charia? si oui abolition de l'esclavage et charia: n'est ce pas un oxymore?
mabiche
Ecrit par : mabiche | 10 mai 2008
Baccalauréat : tonner contre.
Ecrit par : Milady | 10 mai 2008
Bonjour, Milady. Vous allez sortir d'hibernation ?
Amicalement vôtre…
Ecrit par : Abraxas | 10 mai 2008
Amélie, calmez-vous. Vous allez vous faire gronder par votre cardiologue ET votre psychiatre.
Je pense bien évidemment que l'initiative des Indigènes est répugnante. Qu'y aurait-il de plus à dire à ce sujet ??
Ecrit par : Jeremy | 10 mai 2008
Parce que vous, vous l’avez avalé ? J’en suis fort aise pour vous.
Pour ma part, une fois que j’ai payé mes cotisations obligatoires du régime par répartition, je n’ai plus trop de quoi cotiser à un système par capitalisation.
Ecrit par : yann | 10 mai 2008
Réduisez votre train de vie. J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.
Pareil pour le "nouveau" bac : réduisez vos aspirations.
Pour JPB et yann, je veux bien croire à l'anonymat respecté pour le choix des candidats d'après dossiers, au moins autant qu'à celui qui permit à l'IA de remonter jusque sur le blog pour pister certains mécontents.
Je pense bien évidemment que l'initiative des Indigènes est répugnante. Qu'y aurait-il de plus à dire à ce sujet ??
Ecrit par : Jeremy | 10 mai 2008
Faire dissoudre le mouvement.
http://www.youtube.com/watch?v=t6-FQuzhrwM&NR=1
Comme dit Finkielkraut : "On se fout de ma gueule, on se fout de ma gueule".
Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008
Guillaume vous avez peut-être grillé Saperlipopette mais je ne lis le blog que très sporadiquement c'est en ne voyant que 110 messages de midiblogs non lus dans ma boite (depuis hier après-midi)que je me suis doutée qu'il y avait un nouveau fil...et devinez de quoi "on y cause"? en mai ,parmi les marroniers , on trouve entre autre le bac !
je coche la petite case et survole les quelques cinquante messages déjà postés!
il fait beau, c'est pas vraiment un temps à rester devant l'ordi...
bonne soirée
Pirouette de Saperlipopette
Ecrit par : Saperlipopette | 10 mai 2008
Le "Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ?" du collègue inspecté m'a plongé dans un abîme réflexif dont il sort ce dialogue entre un animateur de sciences et Kevin, l'animé:
Nous sommes au début d'une séquence expérimentale dans une terminale S.
L'animateur : Kevin, ce condensateur que voici que voilà, que proposes tu d'en faire en introduction ?
Kevin pense très fort à une introduction de l'animateur par voie rectale mais suggère bon prince : on pourrait l'introduire dans un circuit…
L'animateur : quel circuit ?
Kevin : Ben celui qu'on pourrait faire avec le bidule qu'est ici et le zimbrec qu'est là.
Il faut dire qu'il y en a plein la table. Notamment une interface d'acquisition de mesures. Très important ça : on peut y brancher un tas de capteurs pour faire une foultitude de mesures avec lesquelles on peut se livrer aux délices du "number crunching" avec le tableur intégré au logiciel de pilotage.
L'animateur (l'air dégagé, flippé à l'idée que Kevin remette encore une fois le GBF en court circuit, lutte à mort contre ses tendances primitives directives) : essaie et on en reparle mais pense aux consignes d'utilisation du zimbrec comme tu dis.
Après un tour des tables, l'animateur revient voir Kevin qui a encore branché l'interface d'acquisition en série dans le circuit. Il pense très fort : quel connard de bral, ce Kevin.
L'air un peu grave, il questionne : te rappelles-tu les consignes de branchement de l'interface dans le document vidéo que tu as coproduit au premier trimestre avec Romy ?
Kevin : Avec Romy j'ai fait une vidéo du stage de danse. C'est avec Romain que j'ai fait l'interface…
L'animateur : Bon, fait une synthèse avec le protocole de Romain.
Kevin : J'pourrais pas plutôt synthétiser avec Margaux ?
L'animateur : Si tu veux mais n'oublie pas la problématique de départ.
Le temps passe. L'animateur en est à son 457ème tour des tables.
L'animateur : Kevin, qu'as tu fait de la problématique de départ ?
Kevin : je l'ai posée à côté de l'interface.
Ecrit par : dugong | 10 mai 2008
Si la Mauritanie a une loi interdisant l'esclavage, n'a t'elle pas aussi introduit la charia? si oui abolition de l'esclavage et charia: n'est ce pas un oxymore?
mabiche
En effet :«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch
http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12&ID_dossier=123&main=64386ad1912706ff87ebc963c9aba828
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Et quand il s'agit d'un réseau national (je pense aux INSA), la question du lycée d'origine ne se pose pas. Seuls les dossiers sont comparés, et encore, seulement les notes.
Ecrit par : yann | 10 mai 2008
Pourquoi pour vous, il n'existe que l'INSA ?
Yann, pourtant vous en me paraissez pas naif.
Arrêtez, Henri IV et autre lycéee lambda n'ont pas la même valeur.
Tout cela n'est qu'hypocrisie !
Voilà ou même finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.
Ecrit par : Carole | 10 mai 2008
"M. Darcos refuse d'entrer plus avant dans la description technique de sa réforme et assure que celle-ci doit faire l'objet d'un travail approfondi. Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."
Salut les réacs !
Alors, devinez qui je nomme, le 10 juillet, pour foutre en l'air le lycée et vos statuts ? Relisez attentivement l'article du Monde, il y a suffisamment d'indices pour des spécialistes du texte comme vous. J'offre un poste d'inspecteur au premier qui trouve.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/10/xavier-darcos-veut-batir-un-lycee-a-la-carte_1043336_3224.html
Ecrit par : X.D. | 10 mai 2008
Jack Lang
Ecrit par : Kap | 10 mai 2008
Ségolène ???
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Tout de même pas Meirieu ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008
Allègre m'a tuer
Jospin aussi
Chevènement a trop servi ...
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Mélenchon , Glavany ..
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Meirieu, mais je ne veux pas du poste d'inspecteur.
Ecrit par : collombon | 10 mai 2008
Meirieu , ce serait une félonie !
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Il est assez curieux de constater qu'un texte qui aborde sérieusement la question posée sur ce nouveau fil n'ait pas encore été commenté sur ce blog où l'on parle pourtant volontiers de connaissances, de constructivisme et de tout ce qui s'ensuit.
Je le reposte donc.
http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/geom_elem.pdf
Ecrit par : guy morel | 11 mai 2008
Je recommence
http://marianne2.fr/Les-Indigenes-creent-un-parti-anti-souchiens-_a86962.html?voir_commentaire=oui
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Quelle bande de cinglés ! Le pire c'est que le mot "indigène" signifie en réalité "celui qui est originaire du pays où il se trouve".
Autrement dit, les indigènes sont précisément en France ces fameux "blancs chrétiens" qu'ils haïssent.
Ils ne sont pas seulement cinglés, ils sont aussi trés cons, finalement.
Ecrit par : Manu | 11 mai 2008
éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de
Pourquoi , vous avez beaucoup de redoublants ?? Au lycée , ils ont disparu depuis un moment déjà !
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Meirieu ressort régulièrement cette vieille lune comme quoi le "redoublement coûte trop cher". Et envoyer des mecs au casse-pipe, c'est à dire à l'ANPE, parce qu'ils n'ont rien dans le crâne,plus précisément parce qu'on les a fait passer au forceps dans la classe supérieure alors qu'ils n'ont pas le niveau, combien ça coûte ?
Le mensonge n'est jamais assez gros.
Ecrit par : Manu | 11 mai 2008
Dès les premières lignes, ci-dessous, si nos gouvernants et les grands décideurs qu'ils servent (tu sais Guy, ceux qui maîtrisent si bien les grands, les très grands nombres ...) savent lire, - et ils savent lire, eux - on peut dire qu'il s'agit d'une utopie ... La fabrique des fous fonctionne fort bien, et "les garde-fous" sont en place et même, à lire ce blog, ne cessent de se renforcer ... On ne va tout de même pas leur demander de se tirer une balle dans le pied après avoir ouvert le gaz et fermé les fenêtres en attendant tranquillement, une corde au cou sur un tabouret en équilibre, que les "citoyens", enfin pourvus d'esprit critique, appuient sur la sonnette ... Boum !
Mais bon, des utopies, il en faut !
Excellent texte !
« Or, au delà de leurs applications dans tous les domaines des sciences, les mathématiques jouent un rôle crucial dans la formation de l'esprit critique des citoyens. Le raisonnement mathématique est un atout considérable pour évaluer la pertinence des assertions en tout genre issues de la société et du monde politique. A l'heure où une certaine expression politique tend à demander au public scolaire d'être le témoin docile de choix éthiques, gestionnaires ou sociétaux contestables - fussent-ils marqués du sceau européen - nous estimons au contraire que la rigueur du raisonnement mathématique et l'universalité de sa portée sont des garde-fous précieux. Encore faut-il pour cela que les connaissances scientifiques puissent être librement accessibles à tous, et que les politiques publiques favorisent leur création dans une vision à long terme au service du citoyen(l) . »
Ecrit par : Hervé | 11 mai 2008
«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch
http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12&ID_dossier=123&main=64386ad1912706ff87ebc963c9aba828
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008
Tout ce que dit ce bon Bairoch est biensûr parfaitement exact, mais si l'esclavage n'a toujours pas été criminalisé par la loi islamique et puisque qu'il est notoire qu'il n'a jamais cessé, n'est-ce pas impropre de conjuguer au passé?
Ma première réaction en apprenant que l'histoire de l'esclavage allait être mise au programme a été de me frotter les mains.
On va enfin remettre les compteurs à zéro et parler ouvertement de l'esclavage, encore que je ne suis pas sûre que ce soit si urgent de le faire dès l'école primaire.
La fin des haricots, du sanglot si abject de l'homme blanc, de la bienpensance dégoulinante de droitdelhommisme est -elle vraiment en vue?Ou bien rêve-je ....en couleurs?
Va-ton enfin pouvoir se tenir droit dans nos bottes et cesser de se battre la coulpe par procuration et par héritage sans bénéfice d'inventaire?
Va-t-on enfin abroger cette loi scélérate de 2001 et exposer du même coup (afin que nul n'en ignore plus jamais) la monstrueuse imposture taubiresque qui prétend que l'esclavage n'a été que le fait des blancs Européens, .....ces sous-chiens puants qui n'ont d'ailleurs que ce qu'ils méritent.
Ou bien vont-ils enfin redresser la tête et cesser de prendre des baffes en tendant l'autre joue?
Rappel:
La Loi du 21 mai 2001 dite « loi Taubira » sur l'esclavage, dispose :« Article 1er - La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.
Article 2 - Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l'esclavage sera encouragée et favorisée.
Toutefois l'article 2 ne donne pas de directive sur l'orientation du traitement de cette page de l'histoire.
Le 5 mai 2006, quelques jours avant la première commémoration de l'abrogation de l'esclavage le 10 mai, un groupe de députés UMP mené par Lionel Luca demande l'abrogation de l'article sur l'enseignement de l'esclavage. Ces parlementaires justifient leur demande « au titre du parallélisme des formes et par soucis d'égalité de traitement » suite à l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui mentionnait un rôle positif de la colonisation.
Cette initiative a été désapprouvée par les ministres Léon Bertrand et François Baroin, de même que par le député UDF Jean-Christophe Lagarde et le Parti Socialiste[2].
La notion de crime contre l'humanité pour caractériser l'esclavage est totalement anachronique et cette loi fausse la réalité historique en donnant à la France une responsabilité exagérée dans cette traite, qui rappelons-le, est la dernière des trois grandes traites à savoir : la traite orientale, les traites internes et la traite européenne.
De plus les européens sont historiquement les premiers à s'être engagés en faveur de l'abolition de l'esclavage, contrairement à ceux qui perpétrèrent la traite orientale et les traites internes.
Un collectif du nom de Liberté pour l'histoire s'insurge contre les lois mémorielles et les contraintes qu'elles imposent à l'enseignement de la réalité historique en supplantant la mémoire commémorative et l'auto-fustigation du gouvernement français à l'exactitude des faits."
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008
parfait ce texte sur l'enseignement des maths, mais on va les trouver où les enseignants qui auront le niveau requis?
pardon, j'oubliais qu'il y a toujours l'Afrique.
Si on y trouve des élèves assez doués pour faire math-sup
devrait y'en avoir aussi pour venir enseigner la règle de trois et le carré de l'hypothénuse à nos petits apprenants.
Au fait on leur enseigne quelle histoire de l'esclavage, la vraie ou la taubiresque?
et la traite des blanches au fait ça s'apprendra en quelle classe?
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008
Guy Morel a écrit : "Il est assez curieux de constater qu'un texte qui aborde sérieusement la question posée sur ce nouveau fil n'ait pas encore été commenté sur ce blog"
57 pages : il faut donner un peu de temps au temps pour lire en comprenant un peu de quoi il s'agit !
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
Suite au livre vert de la Pochard's academy, le Maître du moloch nous avait promis, début février, un livre blanc sur "l'évolution du métier d'enseignant" dans les 3 mois.
Question : va-t-il sortir avant ou après le 15 mai ?
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
J'avais le lointain souvenir d'un article du Figaro sur le sujet que décrit Cadichon. Quelques clics plus loin, le voici — à propos de la traduction française d'une somme historique de Robert Davis sur la question (c'est curieux, que les Anglais, qui ont déporté au moins autant d'esclaves que les Français, ne souffrent pas du même fantasme de culpabilité…).
Et le Corse que je suis est particulièrement sensible au sujet : jusqu'à la fin du XVIIIème, la Corse était régulièrement razziée par les barbaresques — Davia, une ancienne esclave déportée au Maroc, était même devenue épouse du sultan. Si bien que la Corse est sans doute l'une des îles les moins portuaires qui soient, à force de construire ses villages derrière la première ligne de collines, afin de ne pas être vu de la mer. Et les tours génoises (une centaine) qui la ceinturent n'avaient d'autre fonction que de signaler l'arrivée des pirates nord-africains.
JPB
Razzias en terres chrétiennes
Jacques de Saint-Victor
Le Figaro Littéraire
11 mai 2006
L’historien américain Robert C. Davis, rappelle que plus d’un million de chrétiens ont été asservis par les Barbaresques entre le XVIe et le XVIIIe siècle.
VOILÀ UN LIVRE savant qui fera date en ce lendemain de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. L’étude de l’historien américain Robert C. Davis vient apporter un élément entièrement nouveau dans ce dossier en évoquant la traite dont les chrétiens furent victimes par les arabo-musulmans en Méditerranée du XVIe et XVIIIe siècle. Son travail, le premier d’une telle ampleur, renouvelle la connaissance que l’on peut avoir de l’esclavage, ce crime contre l’humanité dont la liste des pratiques ne finit pas, hélas, de s’allonger. On connaît bien aujourd’hui, notamment grâce aux travaux d’histoire globale d’Olivier Pétré-Grenouilleau, la traite des Africains par les Blancs, tout comme celle des Noirs par les Arabes. Mais celle des chrétiens par les musulmans restait, en revanche, totalement ignorée.
Ce que Davis appelle « l’autre esclavage » a pourtant touché un nombre considérable de chrétiens. Contrairement à ce qu’avait cru Fernand Braudel, qui avait minimisé le phénomène dans ses travaux sur la Méditerranée, ce serait plus d’un million de personnes, principalement des hommes habitant les pourtours de la Méditerranée, qui ont été vendus comme esclaves dans les marchés d’Alger, de Tripoli ou de Tunis, les principales villes de ce qu’on appelait alors la Barbarie. On est loin du tableau anecdotique d’une Angélique livrée aux Barbaresques pour sa beauté. La plupart des victimes furent d’ailleurs principalement des hommes, venus d’Espagne, de France et surtout d’Italie. Avant l’étude de Davis, ce phénomène n’avait jamais pu être chiffré. Professeur d’histoire sociale italienne à l’université de l’Ohio, l’auteur a consacré de longues années d’étude à ce phénomène qui a marqué pendant des siècles les populations du sud de la Méditerranée, notamment celles qui étaient les plus proches des Etats barbaresques et qui ont été en butte à des razzias très fréquentes (ainsi subsistent sur les côtes méditerranéennes ces tours destinées à informer les populations d’une razzia imminente). Le danger était permanent. L’auteur rappelle que les musulmans conservaient au XVIe siècle des bases dans certaines îles de la péninsule italienne, comme Ischia, au large de Naples… De nombreux villages, construits sur des promontoires rocheux, faisant dos à la mer, portent témoignage du traumatisme de ces populations locales qui pouvaient, à l’aube, être capturées par des bateaux surgissant en silence de la brume. Les plus durement frappés furent les marins, les marchands et les modestes pêcheurs de ce qu’il était alors convenu d’appeler « la mer de la peur » !
Les conditions de vie des esclaves chrétiens ont été souvent effroyables, particulièrement dans les bagnes publics, où il régnait un climat de violence sexuelle. Mais, à la différence de la traite africaine, les captifs pouvaient, moyennant rançon, échapper à leur captivité. Des institutions religieuses vont d’ailleurs se spécialiser en Europe pour racheter ces malheureux, comme les Trinitaires ou les Mercédaires. Aussi les esclaves chrétiens n’ont-ils pas fait souche en terre d’Islam. Pourtant, ils y restèrent en moyenne près d’une dizaine d’années, quand ils n’y mouraient pas tout simplement (le taux de mortalité y était élevé, autour de 15 %). Certains préférèrent se convertir à l’Islam et mener ensuite à leur tour des razzias contre leurs anciens compatriotes.
Mais les récits des chrétiens ont parfois été romancés, ce qui explique que pendant longtemps on a négligé ce type d’esclavage. On sait désormais qu’il faut le considérer avec attention. Ainsi peut-on lire Captifs en Barbarie, ce récit poignant d’un jeune mousse anglais, Thomas Pellow, capturé au XVIIIe siècle en Méditerranée et vendu comme esclave au terrible sultan Moulay Ismaïl, qui l’utilise, avec des milliers d’autres chrétiens, à la construction de son palais gigantesque. Racontée par le journaliste anglais Giles Milton, cette histoire, certes anecdotique, complète la magnifique étude de Robert C. Davis qui rappelle qu’il n’y eut en Barbarie aucun pendant du célèbre « code noir » pour venir limiter les pouvoirs du maître musulman sur son esclave.
Esclaves chrétiens Maîtres musulmans
L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)
de Robert C. Davis
Editions Jacqueline Chambon, 333p., 22 €.
Captifs en Barbarie. L’histoire extraordinaire des esclaves européens en terre d’Islam
de Giles Milton
Noir sur blanc, 301 p., 25 €.
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2008
Retour sur le blog dimanche matin et découverte d’un nouveau fil. Merci à Guy Morel pour le texte de Demailly, qui a l’air décisif (surtout pour les instits et les profs). Je n’ai pas le temps de lire en détail 57 pages de maths mais je donne la référence sur la liste de Reconstruire l’école.
Je crois qu’il y a un malentendu sur le mot « simultanéité ». Je répète ma banalité : l’enseignement ne peut pas être simultané dans la mesure même où il est nécessairement progressif. Au bout d’un certain temps, les quatre opérations font donc « système » pour l’élève. Le seul sujet de débat est donc celui-ci : au bout de combien de temps ? Deux ans (GS+CP) ? trois ans (CE1), plus ? Pour répondre à cette question, il faut avoir en tête les trois choses suivantes :
- les capacités cognitives des élèves (tous les élèves et pas seulement les plus doués) : je n’ai pas la moindre idée sur ce sujet mais quand je lis que les élèves du primaire peuvent comprendre le phénomène de la périodicité des restes ou qu’ils peuvent en cinquième faire des extractions de racines carrées à la main, je suis un peu sceptique. Certains oui, mais pas tous.
- la formation des maîtres. Tout le monde n'est pas catmano. Aucun de mes licenciés d’espagnol, lauréats du concours de professeur des écoles, n’est capable de lire (je ne dis pas de comprendre) le texte de Demailly dans sa totalité ni même, j’ai bien peur, de façon très partielle. La plupart ne savent même pas ce qu’est une règle de trois. L’idée qu’on puisse passer du disque au parallélogramme n’a jamais dû traverser leur esprit. Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles...
- la réduction des horaires. Les instits n’ont pas perdu 2 heures mais 6 par rapport aux programmes de 1923 : tout le samedi. Or la suppression du samedi matin était devenue inévitable. Il y avait déjà, si j’ai bien entendu le chiffre, 2 millions d’élèves sous le régime de la semaine de 4 jours. Et la rentrée au 22 août perturbait non seulement la vie de famille des instits et des parents mais aussi le travail de classe. Du temps perdu puisque beaucoup d’élèves étaient absents et qu’il fallait donc recommencer avec les autres. L’existence du week-end fait partie des mutations sociales des années 60 et l’école est bien forcée d’en tenir compte.
A ces trois considérations s’ajoute le fait que le niveau du CM2 était aussi celui du certificat d’études, que 85% des élèves passaient trois ans plus tard (sans le réussir pour près de la moitié d’entre eux). Si tout le monde doit entrer en sixième à 11 ans, comment ne serait-on pas obligé d’étaler les anciens programmes sur une grande partie du collège ? Se pose alors le problème de ceux qui pourraient aller plus vite et qu’on sacrifie ainsi à la « massification ». J’ai quelques idées sur le sujet que je développerai une autre fois.
Je suis bien content par ailleurs que Darcos ait refusé la réforme progressive du GRIP et qu’il ait décidé de mener une réforme simultanée du primaire, du collège et du lycée.
PS Je suis plus historien que matheux. Entièrement d'accord avec Cadichon sur les lois mémorielles. Au début, j'étais favorable à la loi Gayssot. Mais quand on voit la dérive que représente la loi Taubira, je suis, comme la plupart des historiens aujourd'hui, partisan de l'abrogation de toutes les lois de ce type.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008
Pedro Cordoba a écrit : "Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles..."
Dépêchez vous : les pédagogistes africains existent, ils sont aux affaires et ils ont très bien compris l'esprit qui anime leurs complices occidentaux : côterie et prébende.
Ceci joint à la pauvreté des moyens financiers à l'oeuvre et à l'accélération très forte des pertes des valeurs traditionnellles de respect - a priori - des adultes (en milieu urbain) rend illusoire la permanence d'une certaine qualité de l'école primaire (et secondaire) africaine (souvent, rappelons le, héritée de l'esprit de mission...)
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
"Dépêchez vous : les pédagogistes africains existent, ils sont aux affaires"
Je confirme. Et ils sont souvent été pris en mains par les spécialistes de FLE, la pire engeance aux côtés des pédagogistes et didacticiens.
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
"M. Darcos refuse d'entrer plus avant dans la description technique de sa réforme et assure que celle-ci doit faire l'objet d'un travail approfondi. Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."
Le jeu étant de trouver qui il nommera, je propose Jean-Paul Brighelli ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Le jeu étant de trouver qui il nommera, je propose Jean-Paul Brighelli ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Je vous trouve bien optimiste. Allègre ? Meirieu ? Lang ?
Ecrit par : catmano | 11 mai 2008
Pedro Cordoba a écrit : "Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles..."
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
Un grand nombre de services rendus aux français, par exemple les hotlines, le sont déjà par les africains, "globalisation" et délocalisation obligent.
Sans parler naturellement de l'exploitation plus ou moins clandestine et esclavagiste de leur main d'oeuvre bon marché sur le territoire national.
Alors oui, pourquoi pas aussi recruter des professeurs? Ce qui se fait déjà, d'une certaine manière. L'Afrique peut beaucoup nous en apprendre sur l'impérialisme et l'expansion planétaire de la religion du management!
Et peut-être qu'un jour recrutera-t-on aussi comme en Amérique, juste application de la dialectique du maître et de l'esclave un président de la République, descendant d'esclaves?
Ecrit par : marigot | 11 mai 2008
Roger Fauroux (né le 21 novembre 1926 à Montpellier - ), fils de proviseur et petit-fils de charcutier, gravit toutes les étapes de l'ascension républicaine pour devenir président d'une multinationale et ministre de la République.
Originaire de l'Ariège, il intègre l'École normale supérieure après une préparation au lycée Henri-IV. Après un stage en Allemagne en 1948, il obtient l'agrégation d'allemand. Il passe ensuite l'École nationale d'administration, pour en sortir à l'Inspection des Finances.
Après un passage au ministère des finances (1956-1960), il intègre l'entreprise Pont-à-Mousson, puis devient directeur puis président-directeur général du Groupe Saint-Gobain (1961-1986). Nommé directeur de l'École nationale d'administration (1986-1988), il quitte ce poste pour devenir ministre de l'industrie, du commerce extérieur et de l'aménagement du territoire (1988-1991) dans le gouvernement de Michel Rocard. Il est également maire de Saint-Girons, dans l'Ariège (1989-1995).
Il consacre ensuite son temps à ses mandats d'administrateur de société et à la rédaction de différents rapports commandés par les autorités politiques : Pour l'École (juillet 1996) et La lutte contre les discriminations ethniques dans le domaine de l'emploi (septembre 2005).
Le problème c'est qu'il est assez âgé (82 ans) et que ca n'est pas vraiment un homme du sérail.
En outre son CV dénote des compétences réelles.
Reste Meirieu (?)
Ecrit par : Robin | 11 mai 2008
Réduisez votre train de vie. J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.
Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008
T... de N... !!!!
J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.
Ecrit par : yann | 11 mai 2008
Pourquoi pour vous, il n'existe que l'INSA ?
Ecrit par : Carole | 10 mai 2008
Non, bien sûr.
Mais, moi, au moins, je parle de ce que je connais, et je m'y tiens.
Ecrit par : yann | 11 mai 2008
"Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."
Si je comprends un peu le fonctionnement du Moloch, je pense que la personnalité issue de la maison doit être un administrateur du genre Duwoye (bien qu'il ait fait partie de la pochard's academy) ou un IGEN bien en cour...
La question n'est pas tant le bord politique de la personnalité que de savoir comment elle se situe dans le clergé du Moloch (conjurateur, devin ou chantre).
Evidemment, pas de vestale ni de fat(al) géochimiste : il ne s'agit pas de foutre le feu !
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
Si tout le monde doit entrer en sixième à 11 ans, comment ne serait-on pas obligé d’étaler les anciens programmes sur une grande partie du collège ? Se pose alors le problème de ceux qui pourraient aller plus vite et qu’on sacrifie ainsi à la
« massification ». J’ai quelques idées sur le sujet que je développerai une autre fois.
Je suis bien content par ailleurs que Darcos ait refusé la réforme progressive du GRIP et qu’il ait décidé de mener une réforme simultanée du primaire, du collège et du lycée.
On est enfin en train de s'apercevoir que les enseignants qui ne font pas du Meirieu se bagarrent en collège pour donner aux élèves les bases qu'ils n'ont pas reçues en primaire.
Quel pourcentage ? Je n'en sais rien...Le pourcentage de ceux qui rament à contre courant et qui ne seraient plus "hors la Loi" en n'enseignant pas, par exemple, stricto sensu en séquences.
Je suis d'accord avec Pedro Cordoba sur la nécessité de réformer "simultanément" les trois étages du primaire et du secondaire.
Ecrit par : Robin | 11 mai 2008
Arrêtez, Henri IV et autre lycéee lambda n'ont pas la même valeur.
Tout cela n'est qu'hypocrisie !
Voilà ou même finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.
Ecrit par : Carole | 10 mai 2008
Sans blague !!
Bien sûr, les conditions d'études sont très différentes, ambiance, moyens, profs, mais pour avoir cotoyé de près à la fois l'engeance d'HIV et la racaille de lycées lambda, et même lambda moins, je peux vous affirmer sans le moindre gauchisme que vos fantasmes très Fig-Mag sur l'héritabilité de l'intelligence ne sont que de la foutaise.
Vous avez trop lu Louis Pauwels !
Concernant les dossiers, vous supposez les profs des lycées lambda assez irresponsables pour gonfler notes et appréciations juste pour faire plaisir aux familles, quitte à envoyer les gamins droit dans le mur dans le supérieur ?
Je vous rappelle qu'après les prépas, il y a les concours, et que des examens sanctionnent le travail en BTS, IUT, écoles intégrées (10 % de rejet en fin de première année dans les INSA, pour vous parler de ce que je connais).
Lorsque 2000 étudiants planchent sur les mêmes sujets, et que le classement déterminera leur avenir, ils commencent à avoir une vision de l'égalité des chances.
Ce que ne leur donnera pas le bac, les sujets devenant de plus en plus débiles. Comme dit S Huguet (je crois), il faut vraiment le faire exprès pour le rater ! A HIV ou ailleurs.
Ecrit par : yann | 11 mai 2008
Comme dit S Huguet (je crois), il faut vraiment le faire exprès pour le rater ! A HIV ou ailleurs.
Ecrit par : yann | 11 mai 2008
C'était Amélie. Désolé.
Ecrit par : yann | 11 mai 2008
"Xavier Darcos prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."
Jean-Paul Brighelli ?
Philippe Le Guillou ?
Jean-Robert Pitte ?
Leon Bertrand (ancien ministre, nouvel IG) ?
Arnaud Teullé... ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Luc Ferry ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Luc Ferry n'est pas de droite ? il me semble, Jerémy, qu'il le revendique pourtant lui-même. Quand à ses relations avec Darcos... elles ne sont pas trés bonnes depuis qu'il s'est allié avec Jack Lang pour pétitionner contre les programmes du primaire.
Ecrit par : Manu | 11 mai 2008
Luc Ferry n'est pas de droite ? il me semble, Jerémy, qu'il le revendique pourtant lui-même. Quand à ses relations avec Darcos... elles ne sont pas trés bonnes depuis qu'il s'est allié avec Jack Lang pour pétitionner contre les programmes du primaire.
Ecrit par : Manu | 11 mai 2008
Il a dit "pas forcement de droite", il n'a pas dit "forcement à gauche".
Sait-il lui meme précisement qui il nommera ? N'est-ce pas un appel d'offres ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Richard Descoings, le directeur de Sciences Po, semble correspondre au profil et au projet.
Ecrit par : Romuald | 11 mai 2008
Ah, TRES bien vu !
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Le plus plausible pour l'instant, c'est Descoings.
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Et pourquoi pas Jean-François Copé ?
Rappelez-vous :
« Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois. »
Je suis prêt à faire des heures sup' de garderie !
Ecrit par : Lariba | 11 mai 2008
Rêvons secrètement que ce soit notre ami Brighelli : si on met à part quelques hystériques comme M. Christophe Nick (un "journaliste" spécialisé dans le désinformation et la manipulation, auteur bien-pensant d'un documentaire crapuleux sur l'école diffusé il y a quelques temps sur France Télévision), on pourra difficilement le taxer d' "homme de droite".
Ecrit par : Manu | 11 mai 2008
Et pourquoi pas Jean-François Copé ?
Rappelez-vous :
« Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois. »
Je suis prêt à faire des heures sup' de garderie !
Ecrit par : Lariba | 11 mai 2008
A ce tarif-là, je veux bien y passer deux fois plus de temps, puisque c'est à peu près le double de ce que l'on gagne.
Incroyable, tout de même, l'ignorance des hommes qui nous gouvernent (et qui nous paient).
Ecrit par : Robin | 11 mai 2008
Sans blague !!
Bien sûr, les conditions d'études sont très différentes, ambiance, moyens, profs, mais pour avoir cotoyé de près à la fois l'engeance d'HIV et la racaille de lycées lambda, et même lambda moins, je peux vous affirmer sans le moindre gauchisme que vos fantasmes très Fig-Mag sur l'héritabilité de l'intelligence ne sont que de la foutaise.
Vous avez trop lu Louis Pauwels !
La réputation du lycée Henri IV est surfaite, notamment le Lettres et en Philo.(je parle des années 70, mais je pense que ça ne s'est pas amélioré). L'ambiance était détestable et les enseignants, à part un (un géographe) étaient médiocres.
Il y a un côté prétentieux indéniable dans ces classes préparatoires parisiennes, un côté "graines d'élites" qui m'insupportait, surtout qu'on ne voyait pas bien à quel titre.
Ceci dit, je ne suis pas pour leur suppression car on y aquiert où on y conserve de bonnes habitudes de travail.
J'en suis parti pour aller en faculté où j'ai eu des gens comme V. Jankélévitch, E. Lévinas, Marcel Conche, Mickaël Dufresne...et je ne l'ai pas regretté.
Ecrit par : Robin | 11 mai 2008
HIV ? N'est ce pas le sigle d'une maladie vénérationelle ?
HIV ? N'est ce pas le sigle d'un endroit où la merde d'agrégé, professeur de chaire supérieure, ne s'écoule pas par des tuyaux ordinaires ?
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
Petit apparté : je viens d'ouvrir ma télé pour écouter O. Besancenot, invité dans l'émission familiale de Michel Drucker (ce qui est d'ailleurs assez révélateur, à mon avis).
Ses 1ers mots ont été pour ses parents, tous deux instituteurs (l'un devenu PEGC, l'autre "psychologue scolaire" - tout un programme ceci dit en passant : on connait le rôle généralement joué dans les établissements par ceux qui médicalisent, socialisent et psychologisent l'absence d'instruction des élèves- ).
Et d'enchaîner sur l'école et le gouvernement "qui se trompe" en osant évoquer la distinction nécessaire entre quailté et quantité.
Il n'y a pas de mal à imaginer que si ce gars là arrive un jour aux plus hautes fonctions, nous aurons "plus de moyens" pour "enseigner autrement".
Olivier Besancenot est né en 1974 et a subi de plein fouet l' "école" des "sciences de l'éducation". Il "n'aimait pas lire" quand il était jeune, sauf "des textes militants" (sic).
Au moins dans l'école d'aujourd'hui n'a-t-il pas eu à les chercher bien loin.
Ecrit par : Manu | 11 mai 2008
Et en plus, il écoute Jean Ferrat.
Aaaaaaaaaaaaaarrrgggghhhhh !!!!!!!!
Ecrit par : Manu | 11 mai 2008
Pouuuuuuurtaaaaaant
Que la mooooooontaaaaaaagne est beeeeeelleuuuuuuh
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Salaud ! Ça se paiera !
(en toute amitié, bien sûr, mon cher Jérémy).
Ecrit par : Manu | 11 mai 2008
" La réputation d'Henri IV est surfaite." (écrit par Robin)
Ca a peut-être changé. J'ai eu deux élèves, très brillantes mais pas du tout prétentieuses, qui y ont fait leurs prépas littéraires il y a une dizaine d'années. Elles en ont gardé un excellent souvenir et l'une d'elle a intrégré normale Ulm.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008
Besancenot nous dit qu'avec 100 mots, on peut changer le monde. Parmi eux, il y a papa, maman et révolution.
Il en reste 97.
C'est mince.
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
"Et en plus, il écoute Jean Ferrat."
Ferrat ? Le crooner de la Courneuve ?
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
Désolé, Pedro, je réagis peut -être un peu vite (g pas tout lu)
"l’enseignement ne peut pas être simultané dans la mesure même où il est nécessairement progressif. Au bout d’un certain temps, les quatre opérations font donc « système » pour l’élève. Le seul sujet de débat est donc celui-ci : au bout de combien de temps ? Deux ans (GS+CP) ? trois ans (CE1), plus ? Pour répondre à cette question, il faut avoir en tête les trois choses suivantes :"
je vais commencer par plus simple que les 4 opérations. :)
Combien de temps pour apprendre à compter j'usqu'à 10 ?(+ tu n'as jamais fini d'apprendre les maths..idem pour la lecture) :) .
Tu apprends à dire les chiffres(français), tu apprends compter les chiffre(math). (plus plein d'autres trucs)
Donc simultanéité, progression, répétition.
Il n e faut pas sous estimer le cerveau. Même si cela semble "séquentiel", c'est plutôt du multiprocesseurs(if u c want i mean) avec plusieurs niveaux 'd'interruptions'.
Bon, on va pas chipoter sur un 'mot' :))))))
Ecrit par : toto | 11 mai 2008
Besancenot est sans doute fils d'enseignants, ou assimilés. Il est surtout le gendre de son ex-beau-père (hors mariage bien sûr, nous sommes chez des révolutionnaires…).
La Ligue s'est définitivement dévalué en soutenant les frères Ramadan — être pro-palestinien n'excuse pas toutes les aberrations. À partir de là, rien de son discours ne m'intéresse vraiment.
Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2008
Votre petit jeu pour deviner qui sera le prochain exécuteur des hautes oeuvres est assez drôle. Dans tous les cas il devra appliquer les nouvelles faribloles citoyennes adaptées aux lois du marché et aux directives de Bruxelles, de Lisbonne et de l'OMC (mon message suivant!)!
Le socle et les compétences, y'a que ça de vrai !
Et à, propos de géométrie euclidienne - lequel Euclide a bien dit si mes souvenirs sont bons qu’en géométrie il n’y avait pas de chemin réservé aux rois, "très lutte des classes" déjà - le plus court chemin entre un point et un autre est exactement le même en sens inverse (je crois que c’est du Pierre Dac), autrement dit tant qu’on continuera les conneries du passé, c’est à dire penser qu’on peut changer les choses de l’intérieur, on est franchement mal barrés ! L’éducation côute cher préférons l’ignorance : le slogan de 2003 reste plus que jamlais d’actualité ! Et quand je lis quelque part que XD est en conflit avec Bercy à propos des suppressions de postes, je rigole doucement : XD est un ministre de Sarkozy, point barre !
Donc, fariboles citoyennes pour le lycée du futur (qui ressemble à s’y méprendre à certaines cohneries expérimentales qu’on a failli voir débarquer au collège … mais faut pas désespérer, ça viendra ! A vrai dire nous sommes en plein dedans ... )
"Ouvert et tolérant je serai
En équipe toujours je travaillerai
Les réunions comme des petits pains je multiplierai
Le projet d'établissement je chérirai
Les potiches administratives sagement j'élirai
Le conseil pédagogique je vénérerai
Pour les parents disponible toujours je serai
Jour et nuit, sans compter, je me donnerai
Les mille et une compétences j'évaluerai
La novlangue je réciterai
Le cahier de texte en ligne je remplirai
Le programme allégé j'individualiserai
Un pont entre l'homme et l'esclavage moderne je serai
La propagande des banquiers je distribuerai
Le développement durable je défendrai
Les petits gros , je les maigrirai
Les stupides bécasses, je les star académiserai
Les pousse-mégots, je les désintoxiquerai
Les teufeurs avinés, je les limonaderai
Les rois du chichon , je les purifierai
Les désespérés , je les ressusciterai
Les sauvageons , je les zidaniserai
Les sans-papiers , je les recenserai
Les gosses de misère, en citoyens bêlants je les métamorphoserai
A la souffrance des génies incompris je compatirai
La culture jeune et innovante je flatterai
La violence insoutenable de la note, j'escamoterai
La moyenne pour tous je défendrai
L'effort traumatisant je condamnerai
Le plaisir du jeu j'encenserai
Le bavardage de groupe je légaliserai
Ma pédagogie et mes exigences j'adapterai
Enfant, homoncule, fée, succube , archange ou goret
Le niveau bac tous vous aurez
L'échec sous toutes ses formes je pourfendrai
Mais qu' un seul malappris échoue et c'est à genoux que j'expierai
Prof docile et policé je suis, polyvolant je deviendrai "
Au moment où
- l'on vient de casser de code du travail, fruit de tant de luttes,
- on licencie à tour de bras pour la plus grande joie des gros actionnaires dont les profits atteignent des sommes pyramidales,
- la destruction du service public « à la française » est programmée,
- on prévoie l’extension massive de l'école privée dans les banlieues les plus déshéritées,
- le pouvoir d'achat des plus pauvres et des classes moyennes s'effondre,
- la pauvreté s'étend (écoutez ceux de la Croix Rouge et d'Emmaüs, pas l'autre le guignol le lèche-chèque devenu maroquinier),
- une grande partie de nos concitoyens rognent de plus en plus sur les dépenses de santé (notamment sur les lunettes et les soins dentaires),
- la démocratie est devenue une mascarade entre les mains de qui vous savez et en particulier de ceux qui tiennent le ministère de la propagande (allez donc faire un tour sur RE, à cette page : http://www.re2.freesurf.fr/ecosoc/militaro.html et encore le tableau date un peu …)
- ….
Et j’en passe …
L’arbre à palabres n’a jamais autant raconté
de contes pour endormir le bon peuple …
Continuons, continuons …
… et je vais de ce pas me mettre un Jean Ferrat ou le dernier Henri Tachan!
Désolé pour ce coup de gueule, mais ça soulage de temps en temps !
Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008
"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."
Qui vous voulez mais surtout pas un "scientifique". Surtout pas de physicien, encore moins de chimiste et encore moins de biologiste *. La plupart sont cons comme des bites (un seul t et façon de parler...) dès qu'il s'agit d'enseignement.
* à la limite pour nettoyer les toilettes de la mission à l'eau de Javel.
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
Suite du coup de gueule, c’est ici :
http://motstocsin.autonomie.org/html/horreurs/index.htm
Voici quelques citations relevées dans l'imposante masse de documents officiels, de déclarations d'hommes politiques : quelques horreurs qui ont le mérite d'avoir été dites publiquement. Les citations sont classées, pour l'instant, dans un ordre vaguement chronologique. N'hésitez pas à en envoyer d'autres !
La libéralisation de l'école, un projet bien ficelé
« Une vaste réforme du secteur public d’éducation est en cours, orientée vers et par le marché » (Moyoto Kamiya, OCDE, Courrier de L’UNESCO, décembre 2000). Dans le même document, le même Moyoto Kamiya peut déclarer que les accords de l’OMC prévoient « la privatisation de 160 secteurs ou services, pour une libéralisation totale », et parmi ces secteurs, « l’éducation est, avec la santé, le dernier bastion à conquérir ».
L'objectif est clair, en effet : « Nous allons vendre notre savoir-faire à l'étranger [en matière d’éducation], et nous nous sommes fixés un objectif de deux milliards de chiffres d'affaires en trois ans. Je suis convaincu qu'il s'agit là du grand marché du XXIe siècle. » (Claude Allègre, qui était alors ministre de l'Education nationale, Marianne, 11 janvier 1999).
C'est toujours la même logique libérale, « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes » : « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (OCDE, Adult learning and technology in OCDE countries, 1996)
La banque mondiale vole au service des multinationales : il faut « investir prioritairement dans l’éducation de base » et « livrer les secteurs secondaires et universitaires aux industriels de l’éducation ». Il s'agit d'« encourager le recours au privé » et de « consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement supérieur, un cadre législatif et réglementaire (…) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement ». N’intervenir que si les pays ont su « réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou d’Etat (…) lesquelles laissent peu de marges de manœuvre ». (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)
Lors de la conférence de Lisbonne, les 17 et 18 mars 2000, les ministres de l’éducation des différents pays européens ont été clairement invités à « se mobiliser pour entrer de plain pied dans la nouvelle économie » (Claude Allègre en faisait partie : il a été chassé peu de temps après par la mobilisation des enseignants, mais le projet est resté).
Les propos tenus à la conférence du Lobby Gate, en septembre 1998, sont explicites : « L’éducation est l’un des marchés à la croissance la plus rapide. La formation privée et l’industrie de la formation des adultes devraient connaître un taux de croissance à deux chiffres tout au long de la prochaine décennie ». Dès lors, « l’éducation publique devient un concurrent qu’il convient de ramener à la portion congrue ». Et, en effet, le chiffre d'affaires des entreprises de cours particuliers, par exemple, a fait un bon prodigieux dans les années 2000.
« La responsabilité de la formation doit être en définitive assumée par l’industrie ». « L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique » (groupe de travail de l’OMC, dirigé par le président de BP Amoco, ex directeur du GATT, Peter Sutherland). On retrouve les mêmes propos, lors d’une réunion extraordinaire du G 7 consacrée à la « société de l’information ». Les industriels du lobby la Table ronde européenne enfoncent le clou dans un nouveau rapport : « La responsabilité de la formation doit, en définitive, être assumée par l’industrie. [...] Le monde de l’éducation semble ne pas bien percevoir le profil des collaborateurs nécessaires à l’industrie. [...] L’éducation doit être considérée comme un service rendu [...] au monde économique. [...] Les gouvernements nationaux devraient envisager l’éducation comme un processus s’étendant du berceau au tombeau. [...] L’éducation vise à apprendre, non à recevoir un enseignement. [...] Nous n’avons pas de temps à perdre » (Une éducation européenne, vers une société qui apprend, Rapport de la Table ronde européenne des industriels, ERT, février 1995).
La méthode est connue
« Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire par exemple les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. »
Morrisson Christian, Cahier de politique économique n°13, OCDE, 1996 (p. 30).
Privatisation totale
« J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale. »
Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Le Monde du 03/09/2004)
Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008
Zut, j'ai oublié l'ERT (un lien peut-être déjà donné ici ), mais il vaut le détour même s'il date un peu ...
http://assoreveil.org/ert.html
Et le lien sur LMT ne semble pas actif ...
http://motstocsin.autonomie.org/html/horreurs/index.htm
Fin du coup de gueule dont tout le monde se contrefout d'ailleurs !
Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008
J'ai cherché ce qu'Henri Mitterand avait écrit sur l'enseignement et j'ai trouvé ceci :
http://www.sauv.net/anaodo.htm
Il aurait des problèmes rapides de survie au Moloch, non ?
Surtout avec ce genre de vacherie suave. Je cite :
"La didactique serait-elle une fausse science ? Ou bien les " didacticiens " qui se sont exprimés ici n’ont-ils pas suffisamment maîtrisé les données de leur discipline pour proposer une démarche ordonnée et exacte ? Ce sont sans doute tous d’excellents professeurs. Mais ils ont bridé leur talent pour le faire entrer dans le carcan d’une instrumentation linguistique et pédagogique de pacotille. Il faut revoir la copie, en oubliant ce redoutable mélange d’abstraction et de bricolage."
Ecrit par : dugong | 11 mai 2008
"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."
JPB
Hear! hear! je mets ma perruque, and I second the motion.
mais pas pour longtemps parce que:
Richard Descoings, le directeur de Sciences Po, semble correspondre au profil et au projet.
Ecrit par : Romuald | 11 mai 2008
Vous plaisantez, j'espère.
Vous l'avez pratiqué dans quel ...cadre?: démago, faiseur, champion de l'entrisme et de la baudruche, ce serait une magistrale erreur de casting.
Pascal Sevran, tu nous manques, déjà!! alors ne venez pas me traiter d'homophobe, car j'aime bien aussi Caroline Fourest, moi! She's a gutsy lady! on ne peut pas en dire autant de riri-coincoin.
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008
"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."
JPB
Ce serait toujours préférable à Richard Descoings...
Amusant qu'on ne cite aucune femme pour ce poste... Elles sont à ce point absentes de la direction du MEN ? D'ailleurs, pourquoi pas Anne Sancier ou Danielle Crampion pour cette réforme ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Cadichon, je partage avec vous (et avec joie) votre enthousiasme pour Caroline Fourest, et votre rejet de Descoings.
Ca n'a strictement aucun intérêt, mais il est homo Descoings ? Sinon, je ne comprends pas votre remarque (ne me traitez pas d'homophobe).
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Et si c'était Alain Bergounioux ou Christian Forestier ou Cohn-Bendit (Dany) ? il y a sans doute tellement de prétendants...
Ecrit par : michel | 11 mai 2008
En fait, j'ai bien pensé, d'abord, à une femme, et je lui ai écrit en privé pour qu'elle se place. Mais donner son nom ici serait la torpiller.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2008
"Pascal Sevran, tu nous manques, déjà!!"
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008
Je ne crains absolument pas d'être traité d'homophobe si je dis que Sevran ne me manque absolument pas. (Voir sa diatribe, assez récente, sur "la bite des noirs".)
Hervé, plutôt Tachan que Ferrat!!! ;-)
Au fait, Mitterrand prend deux fois plus de "r" que bite prend de "t". ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008
A popos des instits africains...
J'espère que tout le monde avait compris qu'il s'agissait d'une blague - sans doute pas très bonne.
Mes points d'accord avec cadichon - ou dans le camp opposé avec Christophe Sibille - sont assez infimes. Les pays africains sont mal barrés, on ne va pas, en plus, leur enlever leurs bons instits! C'est à nous de régler ce problème en réformant la formation des maîtres. Comme disait un vieux poète chinois qu'il m'arrive de citer de temps en temps, il faut compter sur ses propres forces.
Le problème des africains en prépa est très différent. Il y en a toujours eu et tant mieux s'il y en a davantage. A condition qu'ensuite ils rentrent chez eux servir leur peuple (toujours le vieux poète...) C'est d'ailleurs ce que font la plupart des mexicains qui vont en fac aux Etats-Unis. Avant, beaucoup venaient en France. Mais depuis que notre pays ferme ses centres à l'étranger et supprime les bourses...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008
Ah, si c'est à une femme bien qu'il propose, c'est parfait...
Tiens, il pourrait proposer à Caroline Fourest (nan, je blague, elle a mieux à faire - enfin je crois).
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
« J'ai cherché ce qu'Henri Mitterand avait écrit… »
Et Todorov, l’un des « pères » de la « réforme » (quel mot galvaudé, synonyme aujourd’hui de régression) , dans un Monde de l’Education de l’année dernière :
« L'héritage du structuralisme à l'école a conduit à transformer le moyen en fin. Ce qui aurait dû être un outil pour mieux comprendre les textes ou les faits sociaux s'est transformé en objectif ultime. Je ne pouvais m'en satisfaire car mon évolution personnelle m'avait conduit à mettre en question la séparation étanche entre pratique intellectuelle et existence. Par-delà les structures formelles, c'était la condition humaine qui m'intéressait dans la littérature. Je devais donc essayer de rapprocher les deux non pour raconter ma vie dans mes livres, mais pour rester cohérent avec moi-même. Il fallait pour cela reconnaître que la littérature est, aussi, pensée. C'est même pour cette raison que nous continuons à lire les auteurs anciens : à travers les histoires qu'ils racontent, quelque chose d'important sur notre existence nous est révélé. Or la littérature contemporaine, et en particulier française, fait très souvent comme si cette pensée n'était pas en continuité avec notre monde. Il est urgent de dire que la littérature ne forme pas un monde à part, mais une partie de notre monde commun. »
[...]
« En dépit de ses extraits littéraires et de ses agréables illustrations, le fameux manuel de Lagarde & Michard n'était pas très satisfaisant. Au milieu des années 1970, l'enseignement s'est engouffré dans cette possibilité de tenir un discours cohérent sur la littérature, au risque d'enseigner ce discours plutôt que la littérature elle-même. Le mouvement auquel j'ai participé est donc en partie responsable de cette introduction de la sémiotique au lycée. Pourtant, ce n'était pas du tout dans nos intentions de remplacer l'étude du sens des textes par l'étude des outils servant à en connaître les formes ! Pour ma part, je cherchais avant tout à combler l'absence d'attention pour la matérialité des œuvres. Mais l'apprentissage de l'outil s'est substitué à l'apprentissage de la littérature; on a mis la méthode à la place de l'objet, et la forme à la place du fond. Je me suis aperçu de cette dérive en siégeant, entre 1994 et 2004, au Conseil national des programmes. Ce n'est pas grave de ne pas faire la différence entre la métonymie et la synecdoque; c'est •en revanche très inquiétant de ne jamais avoir vibré à la lecture d'un poème de Baudelaire. Ainsi les enseignants sont-ils frustrés et désabusés, parce qu'ils sont devenus professeurs par amour de la littérature et non pour appliquer les concepts de tel ou tel célèbre critique. Du côté des élèves, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En quelques années, le nombre d'inscrits dans la filière littéraire au lycée est passé de 33% à l0%! »
Nancy Huston- Tzvetan Todorov - « La littérature nous aide à vivre » Propos recueillis par Nicolas Truong (Le Monde de l'éducation - Janvier 2007 )
Nancy Huston dit aussi des choses passionnantes …
Merci à Hervé pour la piqûre de rappel …
Merci aussi à Guy Morel pour ce texte que je balance à mes anciens collègues des écoles du XIX ème arrdt (mais j’en connais qui suivaient ces sages recommandations, y compris dans les ZEP profondes … vous savez, il y a les programmes et il y a les enseignants … et les inspecteurs du secteur n’ont jamais rien trouvé à redire, bien au contraire … excepté une, peut-être qui chassait le syllabisme comme le lapin de garenne, mais elle a été mise à pied, pour d’autres raisons … )
Ecrit par : Eric | 11 mai 2008
Remarquable, le texte d'Henri Mitterand donné en lien par Dugong.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008
Pour les femmes je ne vois pas trop
Ségolène Royal?
Suzanne Citron?
Eveline Charmeux?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008
Ca n'a strictement aucun intérêt, mais il est homo Descoings ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Ça n'a aucun intérêt, je vous l'accorde, sauf qu'au pays de Molière, et comme à son époque,quand il faut un calculateur, c'est toujours un danseur qui l'obtient. C'est en ce sens qu'il faut comprendre ma pique.
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"Les pays africains sont mal barrés, on ne va pas, en plus, leur enlever leurs bons instits!"
Pedro Cordoba
Mais c'est évident, mon cher Watson,
Quand j'use du sarcasme, de la dérision, c'est que je n'ai pas le coeur à plaisanter.
Et si l'Afrique est contaminée par le pédagogisme elle ne se l'est pas chopée toute seule et je parierai plus sur la version française du virus que sa forme US. Donc bien mal barrée.
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008
Cécilia ?
Ce n'est pas qu'une remarque en l'air : il y a une Cécilia totalement écartée du jeu politique, mais il y a peut-être une autre Cécilia qui ne demanderait pas mieux que de faire partie de la rénovation du lycée.
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
" ... Hervé, plutôt Tachan que Ferrat!!! "
Ferrat autant sinon plus que Tachan, désolé... Pourquoi le rouge et le noir ne se marient-ils pas ...
Mais Tachan, bien sûr :
MOQUETTE BLUES
(Eloge de la politesse)
Ne crache pas sur ma moquette,
C'est à la bonne franquette
Que, sincère, je te reçois,
T'essuie pas à mes rideaux
Ou j'te botte le bas du dos,
Tu es chez moi,
Aujourd'hui, la politesse
Pour ces débiles de mes fesses
Qui vienn'ent faire, sans complexe,
Leurs saletés
Chez les autres de préférence,
Avec morgue, suffisance
Et grossièreté
Ne crache pas sur ma moquette,
Il existe des toilettes,
A cet usage, je crois,
C'est tout au bout du couloir,
Je t'allume, j'te sers à boire,
Tu es chez moi,
On a beau m'dire doctement
Qu' j'suis qu'un vieux con, qu'un croulant,
Qu'un grimoire,
On a beau faire. beau me dire
Que t'es sourd, aveugle ou pire
Blanc ou noir,
Quand t'es reçu par quelqu'un,
Sais-tu qu'tu peux t'tenir bien
Sans déchoir?
Ne crache pas sur ma moquette,
Ils m'ont gonflé les roupettes,
Quand j'étais p'tit, plus que toi,
Mes proches. mes curés, mes maîtres
Qu'ont essayé de me mettre,
Tous, bien au pas,
Si toujours j'les « assaisonne »,
J'trouve, qu'aujourd'hui ça déconne
Dans l'autre sens,
Qu'on démagogue, déraisonne
Et que le Monde se tamponne
De l'enfance,
Comm'e toi, j'étais jeune et seul
Mais je n' cassais pas la gueule
Aux sans défense.
Ne crach'e pas sur ma moquette.
Je te reçois, te respecte,
Fais-en de même pour moi,
Les relations d'voisinage,
Ça remonte au fond des âges,
Qu'est c' que tu crois!
Si tu renvoies l'ascenseur
Avec tendresse et pudeur
Et émoi,
Si tu m'offres, en guis'e de fleurs
Trois sourires et quatre pleurs
De sous-bois
Alors, mets-toi bien à l'aise
Loin des puissants, qui nous baisent
Tu es chez toi.
Dans son tout dernier disque ("De la pluie et du beau temps")
Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008
Pour le fameux poste, je n'avais pas pensé à Nancy Huston avant de lire le message d'Eric. C'est pourtant une vieille copine de l'époque où le poète chinois était encore vivant. Ce qu'elle ou Tzvetan disent sur la littérature peut nous satisfaire sur certains points. Mais pas sur d'autres. Ils ont tous les deux une conception humanitaire et politiquement correcte de la littérature qui me révulse. Elle, plus encore que lui. Elle censurerait Rabelais, Céline, tous les libertins, y compris Laclos, et même Baudelaire ou Molière à cause de Célimène.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008
R.Descoings, ce n'est ni un voeu ni un souhait, mais quand on croise les conclusions du rapport Pochard - qui, au passage, mettra le feu dans les lycées dans la mesure où les enseignants n'auront plus rien à perdre - et la description du futur lycée par Darcos, on arrive à un programme de ce type :
http://www.sciences-po.fr/presse/lycee/Projet-cadre_etablissement.pdf
TPE et ECJS à tous les étages... Le Sgen sera content et pourra appuyer les réformes.
Si le but du jeu était de choisir quelqu'un, j'aurai signé pour D.Kambouchner.
Ecrit par : Romuald | 11 mai 2008
Cadichon : Mais c'est évident, mon cher Watson,
Quand j'use du sarcasme, de la dérision, c'est que je n'ai pas le coeur à plaisanter
___ C'est bien ce que j'avais cru comprendre. L'usage du sarcasme et de la dérision est justement l'une des choses que j'apprécie le plus chez vous. Mais à lire les réactions, je me suis dit que tout le monde n'avait pas le même sens de l'humour nègre.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008
C'est d'ailleurs pour cela que ne me risque plus jamais à dire qu'une plage est noire de monde, ni a demander une petit noir au comptoir!
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008
Ah j'oubliais et que quand je parle d'un aigle, je dis un oiseau de couleur!
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008
J'ai trouvé chez ProfAnonyme (PA, votre blog est excellent, au fait), ce post hilarant (que Pa a elle-même



