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10 mai 2008

De la Seconde au Bac

De la Seconde au Bac


Je sors d'un entretien-débat avec François Dubet au Monde de l'Education (1), sur l'hypothèse d'une réforme du Bac — entre autres choses.
Réformer le Bac ?
Dans un monde parfait, dans cet éden pédagogique dont le pédagogisme nous a exilés ; dans une Ecole dont la transmission des Savoirs serait la pierre angulaire — une Ecole où dès la fin du CP on Saurait Lire, Ecrire, Compter et Calculer (pour ne pas parler de ce que l'on saurait faire à la fin du CM2) ; dans un système où le Collège et le Lycée auraient été réformés, où on aurait passé à la trappe le collège unique et la sainte séquence, et où seraient enseignées des bases assez solides et assez générales pour supporter, plus tard, toutes les spécialisations ; dans un monde aussi où l'orientation vers les voies professionnelles ne s'effectueraient jamais par défaut, mais pour valoriser les désirs et les compétences — parce que l'on saurait que le Bac général n'est pas une fin en soi et qu'il est une vie, une vie active et fructueuse, en dehors des strictes performances académiques…
Dans ce monde-là, je n'hésiterais pas à me faire le propagandiste inlassable du contrôle continu. D'autant que 55% des formations supérieures (BTS, IUT, Prépas, Universités à numerus clausus ou à dérogations) recrutent déjà sur le seul critère du livret scolaire. On y sélectionne en tenant le Bac pour acquis — et il l'est effectivement pour 83% des candidats, chiffre surréaliste mais dont il faut bien se dire qu'il ne diminuera plus, les parents ne le comprendraient pas. Les élèves concernés par ces sélections spécifiques jouent la carte de ces filières dès la Première — et, dans le système utopique évoqué ci-dessus, sans doute dès la Seconde.
Dès la Seconde ? Bien sûr ! La "Seconde indifférenciée" conçue à la fin des années 70 est à mon sens le marqueur historique le plus sûr de l'échec patent, et précoce, du collège unique (1975). On a réalisé très vite qu'il manquait bien des bases aux élèves de la réforme Haby, et on a cru les leur donner en créant une Troisième-bis, comme si c'était à la fin qu'on acquérait les bases. Si Xavier Darcos a le temps de mener à bien une réforme sérieuse des programmes, il aura tout loisir de restaurer des Secondes différenciées — en fait, un socle commun solide et des spécialités. Il y gagnerait en efficacité — et en nombre d'heures. La clé d'une redistribution intelligente des postes est là — pas dans les diktats de Bercy.

Retour à l'utopie et à un Bac continu. En passant sur trois ans des partiels trimestriels, chaque élève, en fin de Terminale, disposerait de 9 notes par matière : de quoi éliminer la crainte d'être noté à la tête du client par son prof de l'année (trois subjectivités finissent par faire une objectivité). De quoi aussi dissiper la crainte de l'arbitraire dans la notation d'un examen final — et, in fine, l'angoisse née du bachotage. Dans un système idéal, quelle économie en anxyolitiques ! C'est la Sécu qui serait contente…
Et un Bac acquis sur trois ans le serait probablement, cette fois, par tout le monde — j'en ai fait la proposition légèrement iconoclaste dans "Fin de récré" : plus de redoublements, plus de stress parental. Tout bénéfice.
Sans compter que le troisième trimestre durerait à nouveau trois mois pour tout le monde. De quoi justifier une vraie ambition dans les programmes, et un allégement simultané d'une semaine scolaire que tout un chacun s'accorde à trouver trop lourde…

Mais nous ne sommes pas dans un système idéal. Le Bac 2008 n'a que le nom de famille de celui créé il y a deux siècles par Napoléon. Il n'a qu'une parenté lointaine avec celui de Jules Ferry — il est déjà très différent de ses parents proches qui, dans les années 1960, ne concernaient que 15% d'une classe d'âge. Le Bac ? Appellation incontrôlée ! Il y a quarante ans, il ouvrait au métier d'instituteur. Aujourd'hui, il faut un Master 1. Le Bac est l'étalon-toc de cette inflation scolaire qu'a analysée Marie Duru-Bellat.
Alors, toucher au Bac ?

On peut, pour se donner bonne conscience ou amuser la galerie, tailler dans l'invraisemblable maquis d'options qui engendrent, aujourd'hui, près d'une centaine de Bacs différents. On peut mieux répartir les épreuves, entre Première et Terminale (ça se faisait dans les années 50-60), limiter la désorganisation de l'année scolaire, faire passer les épreuves ailleurs que dans les lycées (c'est déjà le cas, çà et là, depuis l'année dernière), et, peut-être, alléger la facture. Le Bac, c'est 40 millions d'euros en seuls frais de gestion. Et pour quels résultats…

Broutilles. L'urgence, c'est de modifier les élèves — en leur donnant plus, en leur donnant mieux. Ce n'est pas le thermomètre qu'il faut changer, c'est tout ce qui provoque la fièvre. Il faut que les programmes de Primaire soient appliqués — et deux fois plutôt qu'une. Il faut que les programmes de collège enfoncent le clou — et que les voies professionnelles soient vraiment explorées, et préparées, dès la Quatrième. Il ne faut plus laisser un gosse à la dérive — No child left behind, ont dit les Américains, et cette décision commencent apparemment à porter ses fruits. Il faut enfin repenser le Lycée, peut-être en concevant un vrai tronc commun et un système simplifié d'options, Littéraire, Scientifique, Economique, Technique et Tertiaire.
Il faut surtout — cessons de rêver — que le Bac conserve son caractère national, anonyme, auquel les Français sont si attachés. Dans un système idéal, les Proviseurs de lycée, publics pu privés, ne chercheraient pas à peser sur les notes mises aux élèves pour des questions de gloriole — ou d'avancement. Mais dans le monde réel, des pressions permanentes s'exercent déjà sur les correcteurs, via les IA, IPR et autres Présidents de jurys. Seront-elles encore nécessaires quand la très grande majorité des élèves arrivera à l'examen avec de vraies connaissances ?
Dernier point. Peut-être faudra-t-il tirer un jour la conséquence de toutes ces sélecions opérées sur dossiers : le Ba peut-il rester le premier grade universitaire, ou doit-il ^tre clairement, comme chez tous nos voisins, un exmen de fin d'études ?
Mais suis-je sot ! La question ne se posera pas, et on n'aura plus 50% d'échecs en première année de fac, dès lors que l'on aura remis le système sur ses pieds, le Savoir au centre du système, et les irréductibles du pédagogisme à la retraite.

Jean-Paul Brighelli

(1) À paraître en juin.

Commentaires

"Dans un monde parfait, dans cet éden pédagogique dont le pédagogisme nus a exilés"

lapsi?
En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!
;-)
Mais à quoi renvoie votre (1), Jean-Paul?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Bonjour,

Un petit texte qui éclaire la dégradation de l'enseignement des maths, et au passage l'importance de la simultanéité des apprentissages.

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/geom_elem.pdf

écrivais-je un peu tard sur le fil précédent...Je remets le lien ici parce que ce document a des rapports plus étroits qu'il n'y paraît avec la question du bac et de la réforme du lycée.
Quelques remarques.
1- On veut donc "réformer" tout à la fois, le primaire, le collège, le lycée, le bac etc. Admettons. Cela suppose une vision d'ensemble du système éducatif et de ses finalités ; où est-elle ? Dans les orientations européennes en matière éducative ?
2- Il est maintenant question du lycée et du bac ; or les programmes du collège sont en panne, et la question plus général du collège n'est pas résolue ; elle n'est même pas posée. On continue avec le collège unique ?
3- Ne l'est pas non plus celle, liée, de l'enseignement professionnel. Or il est de plus en plus évident que la France a été désindustrialisée de manière sauvage et aveugle et qu'il faudrait envisager une réindustrialisation raisonnée : avec quelle main d'oeuvre qualifiée, formée comment ?

Écrit par : guy morel | 10 mai 2008

Pas d'accord !!

Cet invraisemblable contrôle continu imposerait des épreuves hivernales pour le bac option surf, des conditions insupportables et pneumopathogènes.

Oui au bac au mois de Mai !!
;o))))

Écrit par : yann | 10 mai 2008

C'est beau, l'espoir.
Moi, je n'y crois plus. Terminé.

Écrit par : ProfAnonyme | 10 mai 2008

Pas bien le pédagogisme, bouh !
D'ailleurs, il faudrait trouver un moyen de s'en débarrasser. Une petite idée Jean-Paul ?
Ah, je sais, lançons une grande campagne publicitaire pour dire à tout le monde qu'ils sont vilains. Bien sûr, avec leurs noms ! Qu'ils aient honte d'eux

Fan de JPB

Écrit par : Fan de JPB | 10 mai 2008

Le bac par contrôle continu ? Vaste programme révolutionnaire !

Que restera-t-il de ces bonnes intentions une fois que le clergé du Moloch se sera emparé de sa ritualisation ?

Des ablutions ablatives ?

Je n’avais pas eu le temps de réagir à la nomination de Theulé.

Je cite un extrait de l’Encyclopedia Universalis : " Nabonide *, qui monta sur le trône de Babylone en - 556, conduisit une politique nouvelle en soutenant le culte du dieu lunaire Sîn ** contre Marduk ***, divinité tutélaire de Babylone : la réaction du clergé fut très vive et le nouveau souverain dut s'éloigner de Babylone. "

Par un audacieux raccourci qui rapproche Babylone de la tradition molochoïde, je vois la nomination de Theulé comme chantre dans le clergé du Moloch comme le présage d’un renouvellement de l’Histoire.

Il parait qu’à Babylone, le clergé se divisait en trois ordres : les conjurateurs, les devins et les chantres.

Une taxonomie réactualisée semble ainsi s’imposer dans les Directions. Peut-être cela débouchera-t-il sur de nouveaux statuts ? Et une inefficacité nocive modernisée et renforcée ?


* Déformé par les copistes en Nabot hideux.

** Dont le rituel central est le « blanc sin » c'est-à-dire «la signature que l'on appose sur un document avant que n'y figurent les termes de l'acte ».

*** Meirieu en Balbelonien moderne (par contraction, le « babil »).

Écrit par : dugong | 10 mai 2008

Le bac par contrôle continu ? Vaste programme révolutionnaire !

Ecrit par : dugong | 10 mai 2008

Si jeune Mabuse, ça faisait partie des revendications soixante-huitardes.
40 ans après, quand Fillon le propose, les lycéens le refusent et les syndicats approuvent ! Faudrait savoir.

De toutes manières, effectivement, le contrôle continu existe déjà. Il est même plié au second trimestre de terminale, puisque tous les dossiers d'admission en prépa, BTS, IUT, écoles d'ingénieurs, etc. sont clos au 25 Mars. Et il profite aux meilleurs, et aux petits malins qui savent s'y retrouver dans le maquis des formations.
Une éventuelle réforme du bac va forcément de pair avec une vraie politique d'orientation, avec de vrais moyens. Sinon, ça ne sert à rien.

Écrit par : yann | 10 mai 2008

Encore un article qui va se retrouver en salle des profs (avec votre bénédiction anticipée, naturellement...) : Merci M. Brighelli !

Écrit par : Manu | 10 mai 2008

Retour à l'utopie et à un Bac continu. En passant sur trois ans des partiels trimestriels, chaque élève, en fin de Terminale, disposerait de 9 notes par matière : de quoi éliminer la crainte d'être noté à la tête du client par son prof de l'année
écrit par JPB

C'est le retour aux "compositions trimestrielles " "d'antan" ( mais on n'est pas si vieux ! ) et qui présentaient l'avantage au fond d'être plus justes et plus motivantes pour les élèves !

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Si Xavier Darcos a le temps de mener à bien une réforme sérieuse des programmes, il aura tout loisir de restaurer des Secondes différenciées — en fait, un socle commun sol
écrit par JPB

Oui , mais vous allez manifester contre lui ???!!!

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Bien sûr qu'il faut modifier le Bac , un retour aux Compostiions trimestrielles serait effectivement une bonne chose.quitte à prévoir une session de rattrapage pour ceux qui n'aurait pas obtenu leur moyenne sur trois ans.


Bien entendu il faut renoncer à la fiction du Bac Premier grade universitaire et "sabrer" dans les options.

Le fils d'une collègue de mon épouse doit par exemple se rendre dans un autre département de l'Académie pour passser l'option "Ping-pong" !

Authentique...

Comme disait Joseph Vissirovitch Djougachvili, "Meux vaut moins mais mieux".

Écrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2008

En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!

Pour dire quoi, on se le demande...

Écrit par : Guillaume | 10 mai 2008

"En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!

Pour dire quoi, on se le demande..."

Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2008

En tous cas, Guillaume, nul ne contestera que votre message soit le plus intéressant de la matinée!!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Il y a un blog que je démarre (et où j'essaierai de ne pas employer "surréaliste" à contresens . (mais débattre avec Dubet, il faut en effet de l'appétit).

Écrit par : Sinon là | 10 mai 2008

Bonjour à tous. Ayant un fils se préparant à passer le bac le mois prochain, il est préférable pour notre équilibre familial que je m'abstienne de lire tout ça. Ce n'est plus le moment, maintenant on fonce cers cette épreuve, qu'elle soit ou non dévalorisée, mal corrigée et notée de façon aléatoire à l'issue de trois ans de glandouille ou de labeur acharné.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2008

Mais la journée n'est pas finie...
Petits textes en provenance du Québec :

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_sujet=51129&id_message=243389

Écrit par : Guillaume | 10 mai 2008

Malheureusement pas d'acc, JPB.
Si les dossiers sont pliés le 25 mars comme le soutient yann, c'est en fonction des notes données dans certains lycées, par certains professeurs.

Et les partiels sur 3 ans depuis la seconde ressembleraient furieusement à une politique de cycle (après aménagement pour modules ratés) dont les effets en primaire sont désastreux.

Une épreuve nationale sélective avec éventuellement, après notation, un coup d'œil sur le livret, conserve un aspect "jugement de Dieu" (pour emmerder les sectaires) qui prévient des plaintes discriminatoires.

Dernier point : vous dites que les parents ne comprendraient pas un pourcentage de réussite inférieur à 83%, mais ils ont pourtant bien avalé la fin du système glorio-trentenaire de retraite par répartition.

Écrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

récriminatoires, bien sûr, au lieu de "discriminatoires".

Écrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

Bon courage à vous, Dobolino.

Ceci dit, vous n'avez pas trop de soucis à vous faire : rater le bac est aujourd'hui devenu... difficile.

JPB rappelle souvent avec d'autres les fameux 83 % de taux de "réussite" du bac. N'oublions pas non plus que ceux qui le loupent le repassent, ce qui porte le taux en question à 95 %.

Que cela n'empêche pas votre fils de s'atteler à la tâche pour décrocher une mention ou être tout simplement fier de son travail, par exemple. Avec nos encouragements renouvelés.

Écrit par : Manu | 10 mai 2008

Avec nos encouragements renouvelés.

Ecrit par : Manu | 10 mai 2008

Pareil, bonne chance au fiston !

Écrit par : victor | 10 mai 2008

Horreur :
"Fin de récré" est en vente au rayon sciences de l'éducation de la grande librairie Mollat de Bordeaux !

Écrit par : michel | 10 mai 2008

Qu'en pense Jérémy ??

http://marianne2.fr/Les-Indigenes-creent-un-parti-anti-
souchiens-_a86962.html?voir_commentaire=oui

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Je ne saisis pas très bien les objections de Steppenwolf (quel grand livre ! L'un de mes bouquins-fétiches…). Que signifie "certains lycées, certains professeurs" ? Tout élève peut poser sa candidature — ou soupçonnez-vous les recruteurs d'être déjà sensibles à l'identification du lycée, à sa réputation, etc. ? C'est très partiellement vrai — dans un bassin donné, on finit par connaître tout le monde, mais lorsqu'on se présente dans une grande prépa en venant de Trifouillis-les-oies ou Roquefort-la-Bédoule, tout repose sur les notes et les appréciations.

Je salue le passant de la Libre Pensée — bonne chance pour son blog.

Et je n'ai aucun souci pour le fils de Dobolino — je m'en fais moins qu'elle, apparemment. Avec une telle mère (et une telle tante, hein, Cat), on ne peut qu'avoir du talent.
Evidemment, il y a le père -:)))… que je ne connais pas.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2008

Dobolino , je pense que pour rater le bac , il faut être absent ! Alors good luck , pas de fièvre carabinée ce jour-là !

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Si les dossiers sont pliés le 25 mars comme le soutient yann, c'est en fonction des notes données dans certains lycées, par certains professeurs.

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

Les dossiers sont constitués des notes données dans TOUS les lycées, par TOUS les professeurs. Tous les élèves peuvent soumettre leur dossier pour candidature dans les prépas, BTS, écoles diverses, etc., et le système ne fonctionne (plutôt bien) que parce que les professeurs sont responsables et ne notent pas au hasard ou de façon exagérée. Et même s’ils le font, alors tout le monde le fait, ce qui revient au même dans un contexte de concours.


…mais ils ont pourtant bien avalé la fin du système glorio-trentenaire de retraite par répartition.

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

Parce que vous, vous l’avez avalé ? J’en suis fort aise pour vous.
Pour ma part, une fois que j’ai payé mes cotisations obligatoires du régime par répartition, je n’ai plus trop de quoi cotiser à un système par capitalisation.

Écrit par : yann | 10 mai 2008

ou soupçonnez-vous les recruteurs d'être déjà sensibles à l'identification du lycée, à sa réputation, etc. ? C'est très partiellement vrai — dans un bassin donné, on finit par connaître tout le monde, mais lorsqu'on se présente dans une grande prépa en venant de Trifouillis-les-oies ou Roquefort-la-Bédoule, tout repose sur les notes et les appréciations.

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2008

Et quand il s'agit d'un réseau national (je pense aux INSA), la question du lycée d'origine ne se pose pas. Seuls les dossiers sont comparés, et encore, seulement les notes.

Écrit par : yann | 10 mai 2008

"Horreur :
"Fin de récré" est en vente au rayon sciences de l'éducation de la grande librairie Mollat de Bordeaux !"

Ecrit par : michel | 10 mai 2008

Où est le problème? Il est aussi scientifique que le reste!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

J'ai trouvé chez ProfAnonyme (PA, votre blog est excellent, au fait), ce post hilarant (que Pa a elle-même trouvé sur un forum Euc Nat). Je me permets de le poster ici, histoire de vous faire rire et de vous accabler un peu plus :


" "La séance a été préparée [étonnant pour un fainéant de tzr], les notions sont traitées avec rigueur [oha, le cours chiant]"
" Le professeur [c'est moi] conduit la classe avec une autorité bienveillante, et de façon très directive [nazi!], une classe tranquille [aucun mérite] dont les élèves prennent volontiers des notes [si en plus ils savent écrire, c'est trop facile]"
" Monsieur XXX est un professeur sérieux [chiant] qui veut assurer un enseignement solide [donc chiant aussi] à ses élèves"
"Le cahier de texte indique un avancement satisfaisant du programme avec des travaux pratiques réguliers [ouf]"
"Je recommanderais cependant des moments de recherche d'une activité pendant lesquels les élèves travaillent seuls [l'élève au centre patati, construit son savoir patata]. Il aurait été par exemple souhaitable de partir d'une situation expérimentale afin de permettre la découverte du fonctionnement du circuit RC, [l'aime bien les virgules placées n'importe où, ça fait intello] pour en faire construire progressivement une modélisation au moyen d'éléments connus des élèves."

[- Kévin : Tiens, un condensateur, comment cela peut-il bien fonctionner ?
- Dylan : Tu devrais essayer de le mettre en série avec une résistance
- Kévin : Bonne idée Dylan et puis on va brancher le tout aux bornes d'une source idéale de tension continue.
- Dylan : Comme ça, en analysant la courbe donnant la tension aux bornes du condensateur en fonction du temps, on connaîtra la loi mathématique qui régit la charge du condensateur!
- Kévin : Allons-y, ça va trop péter sa mère !]

" Je regrette donc que l'introduction de cette nouvelle notion soit uniquement théorique [a pas beau les maths], voire hors programme [le lapsus avec le "voire" est croustillant je trouve] pour la résolution analytique dont la teneur est pourtant précisée dans le programme [FAUX, je lui ai pourtant mis sous le nez]"

"Je l'inviterai à produire un questionnement nominatif [je le fais] afin de solliciter tous les élèves [ Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Samantha, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Dylan, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Johnattan, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Johnny, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Mickaël, qu'est ce que tu penses du condensateur ? tiens, ça sonne !] et à alléger la prise de notes des élèves [qu'est-ce qu'il est chiant ce prof, décidément !]"

"Je relève cependant plusieurs fois (...) l'exposé de notions hors programme [rien n'existe en dehors du saint programme, le programme est tout, le programme est un, le programme est la vie] comme le calcul de pH (...) selon une pratique de l'ancien programme [qui était nul puisque c'était l'ancien, maintenant, on en a un nouveau, qui est beaucoup plus mieux puisque c'est le nouveau, contrairement à l'ancien, qui je le rappelle était pas beau].

"L'évaluation s'appuie sur trois devoirs surveillés et une interrogation de cours. Je suggèrerais ici plusieurs pistes:
- introduire de la progressivité dans l'évaluation écrite, même si le professeur procède à des interrogations orales régulières des élèves bâties selon le type "classes préparatoires" [les guillemets sont d'origine, un peu comme si elle se pinçait le nez en écrivant le mot]" [je dois faire deux interros écrites avant chaque devoir donc 9 notes]
- augmenter le nombre de devoirs en temps libre qui procèdent au développement de qualités de réflexion ainsi que rédactionnelles des élèves [3 DM par trimestre donc 12 notes]
- instaurer une évaluation des capacités expérimentales régulières [deux fois par trimestre donc 14 notes]
[- je recommande également à Monsieur XXX de prendre chaque jour : 17 aspirines, 12 guronzan, 34 vitamines C et 14 doses de corticoïdes pour pouvoir corriger 420 copies par classe et par trimestre]
[Le nombre de notes conseillé n'apparaît pas dans le rapport mais il m'a été communiqué pendant l'entretien, je vous jure que je n'ai rien exagéré]

"Je lui souhaite pleine réussite au concours de l'agrégation" [trop aimable]

Voilà, tout ça pour voir ma note passer de 42 à 41."

Écrit par : Kap | 10 mai 2008

Le système de contrôle continu avec partiels sur trois ans ne risque-t-il pas d'aboutir à des dipômes de valeur très inégale ?
Le niveau des différents lycées est loin d'être équivalent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008

Excellent, le rapport d'inspection et ses commentaires!

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008

Visiblement tous les esclaves n'ont pas la même valeur , il conviendrait d'être objectif , pour en finir avec la culpabilisation :


http://herodote.net/histoire/synthese.php?ID=16&ID_dossier=123

http://www.racerealist.com/slavery_fr.htm

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51k6wfdK0eL._SS500_.jpg

Et parler de l'esclavage contemporain :

http://www.sosesclaves.org/Pagecentrale.htm


http://www.amnestyinternational.be/doc/article1529.html

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

"http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/10/xavier-darcos-veut-batir-un-lycee-a-la-carte_1043336_3224.html"

Ecrit par : lucile | 10 mai 2008

J'aime particulièrement ce passage-ci :

"M. Darcos juge ainsi que les emplois du temps devraient alterner les cours et des "moments d'étude". Et il propose surtout d'"offrir systématiquement du soutien à ceux qui en ont besoin". Il envisage aussi de "remplacer le redoublement par des enseignements complémentaires".

Ce point pourrait être crucial : selon Philippe Meirieu, professeur en sciences de l'éducation, éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de l'ordre de 45 000 postes. Serait ainsi illustrée l'idée énoncée par Nicolas Sarkozy dans sa prestation télévisée du 24 avril : ce ne sont pas les réductions de postes qui obligent à réformer, mais "les réformes qui permettront les réductions de postes"."

Cette vieille salope de Meirieu qui vient lécher le cul de Darkozy. La bonne vieille alliance capitalisticopédagopourrie...

Écrit par : Kap | 10 mai 2008

Et puis aussi ceci , entre autres thèmes traités sur ce site :

http://www.csi-suisse.ch/sudan_nie_muslim.php?bnrLink=sudan_nie_muslim.php&sId=

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Je sais les latinistes présents sur ce blog. Je me permets donc de leur signaler la naissance, il y a un mois, d'une association Le Latin dans les Langues Européennes (ALLE) qui a pur but de "promouvoir la reconnaissance du latin comme lien constitutif avec le français et sa littérature, ainsi que la part évidente et forte qu’il tient, à titre de substrat commun et nourricier, dans le patrimoine des littératures européennes". Diverses conférences sont d'ores et déjà envisagées (la première : 27 mai 2008, Lycée Henri IV, à 18h30 : rencontre-conversation avec Yves Bonnefoy, à destination des lycéens et des élèves des classes préparatoires littéraires et scientifiques du Lycée Henri IV et de leurs professeurs.). Pour en savoir plus, contacter Cécilia Suzzoni (cecilia.suzzoni@wanadoo.fr), sa présidente, par ailleurs prof en prépas à Henri IV.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2008

éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de

Pourquoi , vous avez beaucoup de redoublants ?? Au lycée , ils ont disparu depuis un moment déjà !

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Les programmes d'Histoire prévoient-ils un chapitre sur les chrétiens persécutés dans le monde ou bien considère-t-on que ce n'est , là aussi , qu' un détail ?

http://www.csi-suisse.ch/irak_les_chretiens_passes_a.php?bnrLink=irak_les_chretiens_passes_a.php&sId=

http://www.csi-suisse.ch/indien_95_kirchen_niedergeb.php?bnrLink=indien_95_kirchen_niedergeb.php&sId=

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Les programmes d'Histoire prévoient-ils un chapitre sur les chrétiens persécutés dans le monde ou bien considère-t-on que ce n'est , là aussi , qu' un détail ?

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

ce serai plutôt le programme d'étude du fait religieux non?

mabiche

Écrit par : mabiche | 10 mai 2008

Il me semble que réfléchir aux contenus des programmes pour les modifier est tout aussi important que s'interroger sur la pédagogie .
Quand on regarde les manuels scolaires de français ou d'histoire , on ne peut qu'être désespérés par l'atmosphère politiquement correcte qui les enveloppe !
C'est quoi aujourd'hui "une tête bien faite" si on ne la nourrit que du "catéchisme " bien pensant , dont on se plaint aussi ici , me semble-t-il ??

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

ce serai plutôt le programme d'étude du fait religieux non?


Il me semble que oui , si on est logique .

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

"Je lui souhaite pleine réussite au concours de l'agrégation" [trop aimable]

Voilà, tout ça pour voir ma note passer de 42 à 41."

Ecrit par : Kap | 10 mai 2008

Hilarant ce rapport d'inspection et son commentaire...Cependant...

A propos des usines à gaz pédagogistes je crois avoir expliqué qu'à la suite d'un stage d'Etablissement animé par un proche de Meirieu et qui portait notamment sur la "docimologie" (je suis incollable en "docimilogie" !), il s'était avéré indispensable de faire réaliser de nouveaux bulletins scolaires en fonction des trois compétences dégagées par les savantes analyses "matacognives" du formateur : mémorisation, application, réinvestissement, compétences nécessitant 3 modalités d'évalution distinctes, multiplées par 4 domaines de compétence = 12 notes différentes par trimestre non réduisibles à la moyenne.

Ce dispositif "expérimental" fut discrètement et tacitement suspendu le trimestre suivant.

Écrit par : Robin | 10 mai 2008

"Le Bac, c'est 40 millions d'euros en seuls frais de gestion."

J'ai toujours quelques doutes sur ce genre d'évaluation.
Que sont ces frais de gestion?
Compte-on le temps de travail et de qui?
Veut-on en profiter pour virer les fonctionnaires inutiles?
40 millions est-ce beaucoup?
Va-t-on faire le même calcul pour le coût d'un contrôle continu sur trois ans?
La généralisation du contrôle continu ne risque-t-il pas de modifier l'ambiance dans les lycées (on a souvent parlé des pressions au moments des corrections, il a beaucoup à dire sur ce qui se passe en CFA où des enseignants contractuels et donc précaires reçoivent des consignes claires d'augmenter de deux points les notes données aux élèves).
Et avec les élèves qui sont pour l'instant hors Contrôle continu (car ne visant pas les filières "'élite") je crains des stratégies de négociation à n'en plus finir.

Écrit par : Hervé | 10 mai 2008

Et parler de l'esclavage contemporain :

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Si la Mauritanie a une loi interdisant l'esclavage, n'a t'elle pas aussi introduit la charia? si oui abolition de l'esclavage et charia: n'est ce pas un oxymore?

mabiche

Écrit par : mabiche | 10 mai 2008

Baccalauréat : tonner contre.

Écrit par : Milady | 10 mai 2008

Bonjour, Milady. Vous allez sortir d'hibernation ?
Amicalement vôtre…

Écrit par : Abraxas | 10 mai 2008

Amélie, calmez-vous. Vous allez vous faire gronder par votre cardiologue ET votre psychiatre.

Je pense bien évidemment que l'initiative des Indigènes est répugnante. Qu'y aurait-il de plus à dire à ce sujet ??

Écrit par : Jeremy | 10 mai 2008

Parce que vous, vous l’avez avalé ? J’en suis fort aise pour vous.
Pour ma part, une fois que j’ai payé mes cotisations obligatoires du régime par répartition, je n’ai plus trop de quoi cotiser à un système par capitalisation.
Ecrit par : yann | 10 mai 2008

Réduisez votre train de vie. J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.
Pareil pour le "nouveau" bac : réduisez vos aspirations.

Pour JPB et yann, je veux bien croire à l'anonymat respecté pour le choix des candidats d'après dossiers, au moins autant qu'à celui qui permit à l'IA de remonter jusque sur le blog pour pister certains mécontents.

Je pense bien évidemment que l'initiative des Indigènes est répugnante. Qu'y aurait-il de plus à dire à ce sujet ??
Ecrit par : Jeremy | 10 mai 2008

Faire dissoudre le mouvement.

http://www.youtube.com/watch?v=t6-FQuzhrwM&NR=1

Comme dit Finkielkraut : "On se fout de ma gueule, on se fout de ma gueule".

Écrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

Guillaume vous avez peut-être grillé Saperlipopette mais je ne lis le blog que très sporadiquement c'est en ne voyant que 110 messages de midiblogs non lus dans ma boite (depuis hier après-midi)que je me suis doutée qu'il y avait un nouveau fil...et devinez de quoi "on y cause"? en mai ,parmi les marroniers , on trouve entre autre le bac !
je coche la petite case et survole les quelques cinquante messages déjà postés!
il fait beau, c'est pas vraiment un temps à rester devant l'ordi...
bonne soirée
Pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 10 mai 2008

Le "Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ?" du collègue inspecté m'a plongé dans un abîme réflexif dont il sort ce dialogue entre un animateur de sciences et Kevin, l'animé:

Nous sommes au début d'une séquence expérimentale dans une terminale S.

L'animateur : Kevin, ce condensateur que voici que voilà, que proposes tu d'en faire en introduction ?

Kevin pense très fort à une introduction de l'animateur par voie rectale mais suggère bon prince : on pourrait l'introduire dans un circuit…

L'animateur : quel circuit ?

Kevin : Ben celui qu'on pourrait faire avec le bidule qu'est ici et le zimbrec qu'est là.

Il faut dire qu'il y en a plein la table. Notamment une interface d'acquisition de mesures. Très important ça : on peut y brancher un tas de capteurs pour faire une foultitude de mesures avec lesquelles on peut se livrer aux délices du "number crunching" avec le tableur intégré au logiciel de pilotage.

L'animateur (l'air dégagé, flippé à l'idée que Kevin remette encore une fois le GBF en court circuit, lutte à mort contre ses tendances primitives directives) : essaie et on en reparle mais pense aux consignes d'utilisation du zimbrec comme tu dis.

Après un tour des tables, l'animateur revient voir Kevin qui a encore branché l'interface d'acquisition en série dans le circuit. Il pense très fort : quel connard de bral, ce Kevin.
L'air un peu grave, il questionne : te rappelles-tu les consignes de branchement de l'interface dans le document vidéo que tu as coproduit au premier trimestre avec Romy ?

Kevin : Avec Romy j'ai fait une vidéo du stage de danse. C'est avec Romain que j'ai fait l'interface…

L'animateur : Bon, fait une synthèse avec le protocole de Romain.

Kevin : J'pourrais pas plutôt synthétiser avec Margaux ?

L'animateur : Si tu veux mais n'oublie pas la problématique de départ.

Le temps passe. L'animateur en est à son 457ème tour des tables.

L'animateur : Kevin, qu'as tu fait de la problématique de départ ?

Kevin : je l'ai posée à côté de l'interface.

Écrit par : dugong | 10 mai 2008

Si la Mauritanie a une loi interdisant l'esclavage, n'a t'elle pas aussi introduit la charia? si oui abolition de l'esclavage et charia: n'est ce pas un oxymore?

mabiche

En effet :«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12&ID_dossier=123&main=64386ad1912706ff87ebc963c9aba828

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Et quand il s'agit d'un réseau national (je pense aux INSA), la question du lycée d'origine ne se pose pas. Seuls les dossiers sont comparés, et encore, seulement les notes.

Ecrit par : yann | 10 mai 2008

Pourquoi pour vous, il n'existe que l'INSA ?
Yann, pourtant vous en me paraissez pas naif.

Arrêtez, Henri IV et autre lycéee lambda n'ont pas la même valeur.
Tout cela n'est qu'hypocrisie !
Voilà ou même finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.

Écrit par : Carole | 10 mai 2008

"M. Darcos refuse d'entrer plus avant dans la description technique de sa réforme et assure que celle-ci doit faire l'objet d'un travail approfondi. Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."


Salut les réacs !

Alors, devinez qui je nomme, le 10 juillet, pour foutre en l'air le lycée et vos statuts ? Relisez attentivement l'article du Monde, il y a suffisamment d'indices pour des spécialistes du texte comme vous. J'offre un poste d'inspecteur au premier qui trouve.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/10/xavier-darcos-veut-batir-un-lycee-a-la-carte_1043336_3224.html

Écrit par : X.D. | 10 mai 2008

Jack Lang

Écrit par : Kap | 10 mai 2008

Ségolène ???

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Tout de même pas Meirieu ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008

Allègre m'a tuer
Jospin aussi
Chevènement a trop servi ...

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Mélenchon , Glavany ..

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Meirieu, mais je ne veux pas du poste d'inspecteur.

Écrit par : collombon | 10 mai 2008

Meirieu , ce serait une félonie !

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

Il est assez curieux de constater qu'un texte qui aborde sérieusement la question posée sur ce nouveau fil n'ait pas encore été commenté sur ce blog où l'on parle pourtant volontiers de connaissances, de constructivisme et de tout ce qui s'ensuit.
Je le reposte donc.

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/geom_elem.pdf

Écrit par : guy morel | 11 mai 2008

Je recommence
http://marianne2.fr/Les-Indigenes-creent-un-parti-anti-souchiens-_a86962.html?voir_commentaire=oui

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Quelle bande de cinglés ! Le pire c'est que le mot "indigène" signifie en réalité "celui qui est originaire du pays où il se trouve".
Autrement dit, les indigènes sont précisément en France ces fameux "blancs chrétiens" qu'ils haïssent.

Ils ne sont pas seulement cinglés, ils sont aussi trés cons, finalement.

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de

Pourquoi , vous avez beaucoup de redoublants ?? Au lycée , ils ont disparu depuis un moment déjà !

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Meirieu ressort régulièrement cette vieille lune comme quoi le "redoublement coûte trop cher". Et envoyer des mecs au casse-pipe, c'est à dire à l'ANPE, parce qu'ils n'ont rien dans le crâne,plus précisément parce qu'on les a fait passer au forceps dans la classe supérieure alors qu'ils n'ont pas le niveau, combien ça coûte ?

Le mensonge n'est jamais assez gros.

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Dès les premières lignes, ci-dessous, si nos gouvernants et les grands décideurs qu'ils servent (tu sais Guy, ceux qui maîtrisent si bien les grands, les très grands nombres ...) savent lire, - et ils savent lire, eux - on peut dire qu'il s'agit d'une utopie ... La fabrique des fous fonctionne fort bien, et "les garde-fous" sont en place et même, à lire ce blog, ne cessent de se renforcer ... On ne va tout de même pas leur demander de se tirer une balle dans le pied après avoir ouvert le gaz et fermé les fenêtres en attendant tranquillement, une corde au cou sur un tabouret en équilibre, que les "citoyens", enfin pourvus d'esprit critique, appuient sur la sonnette ... Boum !

Mais bon, des utopies, il en faut !

Excellent texte !

« Or, au delà de leurs applications dans tous les domaines des sciences, les mathématiques jouent un rôle crucial dans la formation de l'esprit critique des citoyens. Le raisonnement mathématique est un atout considérable pour évaluer la pertinence des assertions en tout genre issues de la société et du monde politique. A l'heure où une certaine expression politique tend à demander au public scolaire d'être le témoin docile de choix éthiques, gestionnaires ou sociétaux contestables - fussent-ils marqués du sceau européen - nous estimons au contraire que la rigueur du raisonnement mathématique et l'universalité de sa portée sont des garde-fous précieux. Encore faut-il pour cela que les connaissances scientifiques puissent être librement accessibles à tous, et que les politiques publiques favorisent leur création dans une vision à long terme au service du citoyen(l) . »

Écrit par : Hervé | 11 mai 2008

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12&ID_dossier=123&main=64386ad1912706ff87ebc963c9aba828

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008


Tout ce que dit ce bon Bairoch est biensûr parfaitement exact, mais si l'esclavage n'a toujours pas été criminalisé par la loi islamique et puisque qu'il est notoire qu'il n'a jamais cessé, n'est-ce pas impropre de conjuguer au passé?
Ma première réaction en apprenant que l'histoire de l'esclavage allait être mise au programme a été de me frotter les mains.
On va enfin remettre les compteurs à zéro et parler ouvertement de l'esclavage, encore que je ne suis pas sûre que ce soit si urgent de le faire dès l'école primaire.
La fin des haricots, du sanglot si abject de l'homme blanc, de la bienpensance dégoulinante de droitdelhommisme est -elle vraiment en vue?Ou bien rêve-je ....en couleurs?

Va-ton enfin pouvoir se tenir droit dans nos bottes et cesser de se battre la coulpe par procuration et par héritage sans bénéfice d'inventaire?

Va-t-on enfin abroger cette loi scélérate de 2001 et exposer du même coup (afin que nul n'en ignore plus jamais) la monstrueuse imposture taubiresque qui prétend que l'esclavage n'a été que le fait des blancs Européens, .....ces sous-chiens puants qui n'ont d'ailleurs que ce qu'ils méritent.
Ou bien vont-ils enfin redresser la tête et cesser de prendre des baffes en tendant l'autre joue?

Rappel:
La Loi du 21 mai 2001 dite « loi Taubira » sur l'esclavage, dispose :« Article 1er - La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.
Article 2 - Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l'esclavage sera encouragée et favorisée.

Toutefois l'article 2 ne donne pas de directive sur l'orientation du traitement de cette page de l'histoire.

Le 5 mai 2006, quelques jours avant la première commémoration de l'abrogation de l'esclavage le 10 mai, un groupe de députés UMP mené par Lionel Luca demande l'abrogation de l'article sur l'enseignement de l'esclavage. Ces parlementaires justifient leur demande « au titre du parallélisme des formes et par soucis d'égalité de traitement » suite à l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui mentionnait un rôle positif de la colonisation.

Cette initiative a été désapprouvée par les ministres Léon Bertrand et François Baroin, de même que par le député UDF Jean-Christophe Lagarde et le Parti Socialiste[2].

La notion de crime contre l'humanité pour caractériser l'esclavage est totalement anachronique et cette loi fausse la réalité historique en donnant à la France une responsabilité exagérée dans cette traite, qui rappelons-le, est la dernière des trois grandes traites à savoir : la traite orientale, les traites internes et la traite européenne.

De plus les européens sont historiquement les premiers à s'être engagés en faveur de l'abolition de l'esclavage, contrairement à ceux qui perpétrèrent la traite orientale et les traites internes.

Un collectif du nom de Liberté pour l'histoire s'insurge contre les lois mémorielles et les contraintes qu'elles imposent à l'enseignement de la réalité historique en supplantant la mémoire commémorative et l'auto-fustigation du gouvernement français à l'exactitude des faits."

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

parfait ce texte sur l'enseignement des maths, mais on va les trouver où les enseignants qui auront le niveau requis?
pardon, j'oubliais qu'il y a toujours l'Afrique.
Si on y trouve des élèves assez doués pour faire math-sup
devrait y'en avoir aussi pour venir enseigner la règle de trois et le carré de l'hypothénuse à nos petits apprenants.

Au fait on leur enseigne quelle histoire de l'esclavage, la vraie ou la taubiresque?

et la traite des blanches au fait ça s'apprendra en quelle classe?

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Guy Morel a écrit : "Il est assez curieux de constater qu'un texte qui aborde sérieusement la question posée sur ce nouveau fil n'ait pas encore été commenté sur ce blog"

57 pages : il faut donner un peu de temps au temps pour lire en comprenant un peu de quoi il s'agit !

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

Suite au livre vert de la Pochard's academy, le Maître du moloch nous avait promis, début février, un livre blanc sur "l'évolution du métier d'enseignant" dans les 3 mois.

Question : va-t-il sortir avant ou après le 15 mai ?

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

J'avais le lointain souvenir d'un article du Figaro sur le sujet que décrit Cadichon. Quelques clics plus loin, le voici — à propos de la traduction française d'une somme historique de Robert Davis sur la question (c'est curieux, que les Anglais, qui ont déporté au moins autant d'esclaves que les Français, ne souffrent pas du même fantasme de culpabilité…).
Et le Corse que je suis est particulièrement sensible au sujet : jusqu'à la fin du XVIIIème, la Corse était régulièrement razziée par les barbaresques — Davia, une ancienne esclave déportée au Maroc, était même devenue épouse du sultan. Si bien que la Corse est sans doute l'une des îles les moins portuaires qui soient, à force de construire ses villages derrière la première ligne de collines, afin de ne pas être vu de la mer. Et les tours génoises (une centaine) qui la ceinturent n'avaient d'autre fonction que de signaler l'arrivée des pirates nord-africains.
JPB

Razzias en terres chrétiennes
Jacques de Saint-Victor
Le Figaro Littéraire
11 mai 2006

L’historien américain Robert C. Davis, rappelle que plus d’un million de chrétiens ont été asservis par les Barbaresques entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

VOILÀ UN LIVRE savant qui fera date en ce lendemain de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. L’étude de l’historien américain Robert C. Davis vient apporter un élément entièrement nouveau dans ce dossier en évoquant la traite dont les chrétiens furent victimes par les arabo-musulmans en Méditerranée du XVIe et XVIIIe siècle. Son travail, le premier d’une telle ampleur, renouvelle la connaissance que l’on peut avoir de l’esclavage, ce crime contre l’humanité dont la liste des pratiques ne finit pas, hélas, de s’allonger. On connaît bien aujourd’hui, notamment grâce aux travaux d’histoire globale d’Olivier Pétré-Grenouilleau, la traite des Africains par les Blancs, tout comme celle des Noirs par les Arabes. Mais celle des chrétiens par les musulmans restait, en revanche, totalement ignorée.

Ce que Davis appelle « l’autre esclavage » a pourtant touché un nombre considérable de chrétiens. Contrairement à ce qu’avait cru Fernand Braudel, qui avait minimisé le phénomène dans ses travaux sur la Méditerranée, ce serait plus d’un million de personnes, principalement des hommes habitant les pourtours de la Méditerranée, qui ont été vendus comme esclaves dans les marchés d’Alger, de Tripoli ou de Tunis, les principales villes de ce qu’on appelait alors la Barbarie. On est loin du tableau anecdotique d’une Angélique livrée aux Barbaresques pour sa beauté. La plupart des victimes furent d’ailleurs principalement des hommes, venus d’Espagne, de France et surtout d’Italie. Avant l’étude de Davis, ce phénomène n’avait jamais pu être chiffré. Professeur d’histoire sociale italienne à l’université de l’Ohio, l’auteur a consacré de longues années d’étude à ce phénomène qui a marqué pendant des siècles les populations du sud de la Méditerranée, notamment celles qui étaient les plus proches des Etats barbaresques et qui ont été en butte à des razzias très fréquentes (ainsi subsistent sur les côtes méditerranéennes ces tours destinées à informer les populations d’une razzia imminente). Le danger était permanent. L’auteur rappelle que les musulmans conservaient au XVIe siècle des bases dans certaines îles de la péninsule italienne, comme Ischia, au large de Naples… De nombreux villages, construits sur des promontoires rocheux, faisant dos à la mer, portent témoignage du traumatisme de ces populations locales qui pouvaient, à l’aube, être capturées par des bateaux surgissant en silence de la brume. Les plus durement frappés furent les marins, les marchands et les modestes pêcheurs de ce qu’il était alors convenu d’appeler « la mer de la peur » !

Les conditions de vie des esclaves chrétiens ont été souvent effroyables, particulièrement dans les bagnes publics, où il régnait un climat de violence sexuelle. Mais, à la différence de la traite africaine, les captifs pouvaient, moyennant rançon, échapper à leur captivité. Des institutions religieuses vont d’ailleurs se spécialiser en Europe pour racheter ces malheureux, comme les Trinitaires ou les Mercédaires. Aussi les esclaves chrétiens n’ont-ils pas fait souche en terre d’Islam. Pourtant, ils y restèrent en moyenne près d’une dizaine d’années, quand ils n’y mouraient pas tout simplement (le taux de mortalité y était élevé, autour de 15 %). Certains préférèrent se convertir à l’Islam et mener ensuite à leur tour des razzias contre leurs anciens compatriotes.

Mais les récits des chrétiens ont parfois été romancés, ce qui explique que pendant longtemps on a négligé ce type d’esclavage. On sait désormais qu’il faut le considérer avec attention. Ainsi peut-on lire Captifs en Barbarie, ce récit poignant d’un jeune mousse anglais, Thomas Pellow, capturé au XVIIIe siècle en Méditerranée et vendu comme esclave au terrible sultan Moulay Ismaïl, qui l’utilise, avec des milliers d’autres chrétiens, à la construction de son palais gigantesque. Racontée par le journaliste anglais Giles Milton, cette histoire, certes anecdotique, complète la magnifique étude de Robert C. Davis qui rappelle qu’il n’y eut en Barbarie aucun pendant du célèbre « code noir » pour venir limiter les pouvoirs du maître musulman sur son esclave.

Esclaves chrétiens Maîtres musulmans
L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)
de Robert C. Davis
Editions Jacqueline Chambon, 333p., 22 €.

Captifs en Barbarie. L’histoire extraordinaire des esclaves européens en terre d’Islam
de Giles Milton
Noir sur blanc, 301 p., 25 €.

Écrit par : brighelli | 11 mai 2008

Retour sur le blog dimanche matin et découverte d’un nouveau fil. Merci à Guy Morel pour le texte de Demailly, qui a l’air décisif (surtout pour les instits et les profs). Je n’ai pas le temps de lire en détail 57 pages de maths mais je donne la référence sur la liste de Reconstruire l’école.

Je crois qu’il y a un malentendu sur le mot « simultanéité ». Je répète ma banalité : l’enseignement ne peut pas être simultané dans la mesure même où il est nécessairement progressif. Au bout d’un certain temps, les quatre opérations font donc « système » pour l’élève. Le seul sujet de débat est donc celui-ci : au bout de combien de temps ? Deux ans (GS+CP) ? trois ans (CE1), plus ? Pour répondre à cette question, il faut avoir en tête les trois choses suivantes :

- les capacités cognitives des élèves (tous les élèves et pas seulement les plus doués) : je n’ai pas la moindre idée sur ce sujet mais quand je lis que les élèves du primaire peuvent comprendre le phénomène de la périodicité des restes ou qu’ils peuvent en cinquième faire des extractions de racines carrées à la main, je suis un peu sceptique. Certains oui, mais pas tous.

- la formation des maîtres. Tout le monde n'est pas catmano. Aucun de mes licenciés d’espagnol, lauréats du concours de professeur des écoles, n’est capable de lire (je ne dis pas de comprendre) le texte de Demailly dans sa totalité ni même, j’ai bien peur, de façon très partielle. La plupart ne savent même pas ce qu’est une règle de trois. L’idée qu’on puisse passer du disque au parallélogramme n’a jamais dû traverser leur esprit. Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles...

- la réduction des horaires. Les instits n’ont pas perdu 2 heures mais 6 par rapport aux programmes de 1923 : tout le samedi. Or la suppression du samedi matin était devenue inévitable. Il y avait déjà, si j’ai bien entendu le chiffre, 2 millions d’élèves sous le régime de la semaine de 4 jours. Et la rentrée au 22 août perturbait non seulement la vie de famille des instits et des parents mais aussi le travail de classe. Du temps perdu puisque beaucoup d’élèves étaient absents et qu’il fallait donc recommencer avec les autres. L’existence du week-end fait partie des mutations sociales des années 60 et l’école est bien forcée d’en tenir compte.

A ces trois considérations s’ajoute le fait que le niveau du CM2 était aussi celui du certificat d’études, que 85% des élèves passaient trois ans plus tard (sans le réussir pour près de la moitié d’entre eux). Si tout le monde doit entrer en sixième à 11 ans, comment ne serait-on pas obligé d’étaler les anciens programmes sur une grande partie du collège ? Se pose alors le problème de ceux qui pourraient aller plus vite et qu’on sacrifie ainsi à la « massification ». J’ai quelques idées sur le sujet que je développerai une autre fois.

Je suis bien content par ailleurs que Darcos ait refusé la réforme progressive du GRIP et qu’il ait décidé de mener une réforme simultanée du primaire, du collège et du lycée.

PS Je suis plus historien que matheux. Entièrement d'accord avec Cadichon sur les lois mémorielles. Au début, j'étais favorable à la loi Gayssot. Mais quand on voit la dérive que représente la loi Taubira, je suis, comme la plupart des historiens aujourd'hui, partisan de l'abrogation de toutes les lois de ce type.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Pedro Cordoba a écrit : "Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles..."

Dépêchez vous : les pédagogistes africains existent, ils sont aux affaires et ils ont très bien compris l'esprit qui anime leurs complices occidentaux : côterie et prébende.

Ceci joint à la pauvreté des moyens financiers à l'oeuvre et à l'accélération très forte des pertes des valeurs traditionnellles de respect - a priori - des adultes (en milieu urbain) rend illusoire la permanence d'une certaine qualité de l'école primaire (et secondaire) africaine (souvent, rappelons le, héritée de l'esprit de mission...)

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

"Dépêchez vous : les pédagogistes africains existent, ils sont aux affaires"

Je confirme. Et ils sont souvent été pris en mains par les spécialistes de FLE, la pire engeance aux côtés des pédagogistes et didacticiens.

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

"M. Darcos refuse d'entrer plus avant dans la description technique de sa réforme et assure que celle-ci doit faire l'objet d'un travail approfondi. Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."

Le jeu étant de trouver qui il nommera, je propose Jean-Paul Brighelli ?

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Le jeu étant de trouver qui il nommera, je propose Jean-Paul Brighelli ?

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Je vous trouve bien optimiste. Allègre ? Meirieu ? Lang ?

Écrit par : catmano | 11 mai 2008

Pedro Cordoba a écrit : "Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles..."

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

Un grand nombre de services rendus aux français, par exemple les hotlines, le sont déjà par les africains, "globalisation" et délocalisation obligent.
Sans parler naturellement de l'exploitation plus ou moins clandestine et esclavagiste de leur main d'oeuvre bon marché sur le territoire national.
Alors oui, pourquoi pas aussi recruter des professeurs? Ce qui se fait déjà, d'une certaine manière. L'Afrique peut beaucoup nous en apprendre sur l'impérialisme et l'expansion planétaire de la religion du management!
Et peut-être qu'un jour recrutera-t-on aussi comme en Amérique, juste application de la dialectique du maître et de l'esclave un président de la République, descendant d'esclaves?

Écrit par : marigot | 11 mai 2008

Roger Fauroux (né le 21 novembre 1926 à Montpellier - ), fils de proviseur et petit-fils de charcutier, gravit toutes les étapes de l'ascension républicaine pour devenir président d'une multinationale et ministre de la République.

Originaire de l'Ariège, il intègre l'École normale supérieure après une préparation au lycée Henri-IV. Après un stage en Allemagne en 1948, il obtient l'agrégation d'allemand. Il passe ensuite l'École nationale d'administration, pour en sortir à l'Inspection des Finances.

Après un passage au ministère des finances (1956-1960), il intègre l'entreprise Pont-à-Mousson, puis devient directeur puis président-directeur général du Groupe Saint-Gobain (1961-1986). Nommé directeur de l'École nationale d'administration (1986-1988), il quitte ce poste pour devenir ministre de l'industrie, du commerce extérieur et de l'aménagement du territoire (1988-1991) dans le gouvernement de Michel Rocard. Il est également maire de Saint-Girons, dans l'Ariège (1989-1995).

Il consacre ensuite son temps à ses mandats d'administrateur de société et à la rédaction de différents rapports commandés par les autorités politiques : Pour l'École (juillet 1996) et La lutte contre les discriminations ethniques dans le domaine de l'emploi (septembre 2005).

Le problème c'est qu'il est assez âgé (82 ans) et que ca n'est pas vraiment un homme du sérail.

En outre son CV dénote des compétences réelles.

Reste Meirieu (?)

Écrit par : Robin | 11 mai 2008

Réduisez votre train de vie. J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

T... de N... !!!!

J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.

Écrit par : yann | 11 mai 2008

Pourquoi pour vous, il n'existe que l'INSA ?

Ecrit par : Carole | 10 mai 2008

Non, bien sûr.
Mais, moi, au moins, je parle de ce que je connais, et je m'y tiens.

Écrit par : yann | 11 mai 2008

"Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."

Si je comprends un peu le fonctionnement du Moloch, je pense que la personnalité issue de la maison doit être un administrateur du genre Duwoye (bien qu'il ait fait partie de la pochard's academy) ou un IGEN bien en cour...

La question n'est pas tant le bord politique de la personnalité que de savoir comment elle se situe dans le clergé du Moloch (conjurateur, devin ou chantre).

Evidemment, pas de vestale ni de fat(al) géochimiste : il ne s'agit pas de foutre le feu !

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

Si tout le monde doit entrer en sixième à 11 ans, comment ne serait-on pas obligé d’étaler les anciens programmes sur une grande partie du collège ? Se pose alors le problème de ceux qui pourraient aller plus vite et qu’on sacrifie ainsi à la
« massification ». J’ai quelques idées sur le sujet que je développerai une autre fois.

Je suis bien content par ailleurs que Darcos ait refusé la réforme progressive du GRIP et qu’il ait décidé de mener une réforme simultanée du primaire, du collège et du lycée.

On est enfin en train de s'apercevoir que les enseignants qui ne font pas du Meirieu se bagarrent en collège pour donner aux élèves les bases qu'ils n'ont pas reçues en primaire.

Quel pourcentage ? Je n'en sais rien...Le pourcentage de ceux qui rament à contre courant et qui ne seraient plus "hors la Loi" en n'enseignant pas, par exemple, stricto sensu en séquences.

Je suis d'accord avec Pedro Cordoba sur la nécessité de réformer "simultanément" les trois étages du primaire et du secondaire.

Écrit par : Robin | 11 mai 2008

Arrêtez, Henri IV et autre lycéee lambda n'ont pas la même valeur.
Tout cela n'est qu'hypocrisie !
Voilà ou même finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.

Ecrit par : Carole | 10 mai 2008

Sans blague !!
Bien sûr, les conditions d'études sont très différentes, ambiance, moyens, profs, mais pour avoir cotoyé de près à la fois l'engeance d'HIV et la racaille de lycées lambda, et même lambda moins, je peux vous affirmer sans le moindre gauchisme que vos fantasmes très Fig-Mag sur l'héritabilité de l'intelligence ne sont que de la foutaise.
Vous avez trop lu Louis Pauwels !

Concernant les dossiers, vous supposez les profs des lycées lambda assez irresponsables pour gonfler notes et appréciations juste pour faire plaisir aux familles, quitte à envoyer les gamins droit dans le mur dans le supérieur ?
Je vous rappelle qu'après les prépas, il y a les concours, et que des examens sanctionnent le travail en BTS, IUT, écoles intégrées (10 % de rejet en fin de première année dans les INSA, pour vous parler de ce que je connais).
Lorsque 2000 étudiants planchent sur les mêmes sujets, et que le classement déterminera leur avenir, ils commencent à avoir une vision de l'égalité des chances.
Ce que ne leur donnera pas le bac, les sujets devenant de plus en plus débiles. Comme dit S Huguet (je crois), il faut vraiment le faire exprès pour le rater ! A HIV ou ailleurs.

Écrit par : yann | 11 mai 2008

Comme dit S Huguet (je crois), il faut vraiment le faire exprès pour le rater ! A HIV ou ailleurs.

Ecrit par : yann | 11 mai 2008

C'était Amélie. Désolé.

Écrit par : yann | 11 mai 2008

"Xavier Darcos prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."

Jean-Paul Brighelli ?
Philippe Le Guillou ?
Jean-Robert Pitte ?
Leon Bertrand (ancien ministre, nouvel IG) ?
Arnaud Teullé... ?

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Luc Ferry ?

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Luc Ferry n'est pas de droite ? il me semble, Jerémy, qu'il le revendique pourtant lui-même. Quand à ses relations avec Darcos... elles ne sont pas trés bonnes depuis qu'il s'est allié avec Jack Lang pour pétitionner contre les programmes du primaire.

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Luc Ferry n'est pas de droite ? il me semble, Jerémy, qu'il le revendique pourtant lui-même. Quand à ses relations avec Darcos... elles ne sont pas trés bonnes depuis qu'il s'est allié avec Jack Lang pour pétitionner contre les programmes du primaire.

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Il a dit "pas forcement de droite", il n'a pas dit "forcement à gauche".
Sait-il lui meme précisement qui il nommera ? N'est-ce pas un appel d'offres ?

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Richard Descoings, le directeur de Sciences Po, semble correspondre au profil et au projet.

Écrit par : Romuald | 11 mai 2008

Ah, TRES bien vu !

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Le plus plausible pour l'instant, c'est Descoings.

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Et pourquoi pas Jean-François Copé ?
Rappelez-vous :
« Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois. »

Je suis prêt à faire des heures sup' de garderie !

Écrit par : Lariba | 11 mai 2008

Rêvons secrètement que ce soit notre ami Brighelli : si on met à part quelques hystériques comme M. Christophe Nick (un "journaliste" spécialisé dans le désinformation et la manipulation, auteur bien-pensant d'un documentaire crapuleux sur l'école diffusé il y a quelques temps sur France Télévision), on pourra difficilement le taxer d' "homme de droite".

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Et pourquoi pas Jean-François Copé ?
Rappelez-vous :
« Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois. »

Je suis prêt à faire des heures sup' de garderie !

Ecrit par : Lariba | 11 mai 2008

A ce tarif-là, je veux bien y passer deux fois plus de temps, puisque c'est à peu près le double de ce que l'on gagne.

Incroyable, tout de même, l'ignorance des hommes qui nous gouvernent (et qui nous paient).

Écrit par : Robin | 11 mai 2008

Sans blague !!
Bien sûr, les conditions d'études sont très différentes, ambiance, moyens, profs, mais pour avoir cotoyé de près à la fois l'engeance d'HIV et la racaille de lycées lambda, et même lambda moins, je peux vous affirmer sans le moindre gauchisme que vos fantasmes très Fig-Mag sur l'héritabilité de l'intelligence ne sont que de la foutaise.
Vous avez trop lu Louis Pauwels !

La réputation du lycée Henri IV est surfaite, notamment le Lettres et en Philo.(je parle des années 70, mais je pense que ça ne s'est pas amélioré). L'ambiance était détestable et les enseignants, à part un (un géographe) étaient médiocres.


Il y a un côté prétentieux indéniable dans ces classes préparatoires parisiennes, un côté "graines d'élites" qui m'insupportait, surtout qu'on ne voyait pas bien à quel titre.

Ceci dit, je ne suis pas pour leur suppression car on y aquiert où on y conserve de bonnes habitudes de travail.

J'en suis parti pour aller en faculté où j'ai eu des gens comme V. Jankélévitch, E. Lévinas, Marcel Conche, Mickaël Dufresne...et je ne l'ai pas regretté.

Écrit par : Robin | 11 mai 2008

HIV ? N'est ce pas le sigle d'une maladie vénérationelle ?

HIV ? N'est ce pas le sigle d'un endroit où la merde d'agrégé, professeur de chaire supérieure, ne s'écoule pas par des tuyaux ordinaires ?

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

Petit apparté : je viens d'ouvrir ma télé pour écouter O. Besancenot, invité dans l'émission familiale de Michel Drucker (ce qui est d'ailleurs assez révélateur, à mon avis).

Ses 1ers mots ont été pour ses parents, tous deux instituteurs (l'un devenu PEGC, l'autre "psychologue scolaire" - tout un programme ceci dit en passant : on connait le rôle généralement joué dans les établissements par ceux qui médicalisent, socialisent et psychologisent l'absence d'instruction des élèves- ).

Et d'enchaîner sur l'école et le gouvernement "qui se trompe" en osant évoquer la distinction nécessaire entre quailté et quantité.

Il n'y a pas de mal à imaginer que si ce gars là arrive un jour aux plus hautes fonctions, nous aurons "plus de moyens" pour "enseigner autrement".

Olivier Besancenot est né en 1974 et a subi de plein fouet l' "école" des "sciences de l'éducation". Il "n'aimait pas lire" quand il était jeune, sauf "des textes militants" (sic).

Au moins dans l'école d'aujourd'hui n'a-t-il pas eu à les chercher bien loin.

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Et en plus, il écoute Jean Ferrat.

Aaaaaaaaaaaaaarrrgggghhhhh !!!!!!!!

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Pouuuuuuurtaaaaaant
Que la mooooooontaaaaaaagne est beeeeeelleuuuuuuh

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Salaud ! Ça se paiera !

(en toute amitié, bien sûr, mon cher Jérémy).

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

" La réputation d'Henri IV est surfaite." (écrit par Robin)
Ca a peut-être changé. J'ai eu deux élèves, très brillantes mais pas du tout prétentieuses, qui y ont fait leurs prépas littéraires il y a une dizaine d'années. Elles en ont gardé un excellent souvenir et l'une d'elle a intrégré normale Ulm.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Besancenot nous dit qu'avec 100 mots, on peut changer le monde. Parmi eux, il y a papa, maman et révolution.

Il en reste 97.

C'est mince.

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

"Et en plus, il écoute Jean Ferrat."

Ferrat ? Le crooner de la Courneuve ?

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

Désolé, Pedro, je réagis peut -être un peu vite (g pas tout lu)

"l’enseignement ne peut pas être simultané dans la mesure même où il est nécessairement progressif. Au bout d’un certain temps, les quatre opérations font donc « système » pour l’élève. Le seul sujet de débat est donc celui-ci : au bout de combien de temps ? Deux ans (GS+CP) ? trois ans (CE1), plus ? Pour répondre à cette question, il faut avoir en tête les trois choses suivantes :"

je vais commencer par plus simple que les 4 opérations. :)

Combien de temps pour apprendre à compter j'usqu'à 10 ?(+ tu n'as jamais fini d'apprendre les maths..idem pour la lecture) :) .

Tu apprends à dire les chiffres(français), tu apprends compter les chiffre(math). (plus plein d'autres trucs)
Donc simultanéité, progression, répétition.

Il n e faut pas sous estimer le cerveau. Même si cela semble "séquentiel", c'est plutôt du multiprocesseurs(if u c want i mean) avec plusieurs niveaux 'd'interruptions'.

Bon, on va pas chipoter sur un 'mot' :))))))

Écrit par : toto | 11 mai 2008

Besancenot est sans doute fils d'enseignants, ou assimilés. Il est surtout le gendre de son ex-beau-père (hors mariage bien sûr, nous sommes chez des révolutionnaires…).
La Ligue s'est définitivement dévalué en soutenant les frères Ramadan — être pro-palestinien n'excuse pas toutes les aberrations. À partir de là, rien de son discours ne m'intéresse vraiment.
Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2008

Votre petit jeu pour deviner qui sera le prochain exécuteur des hautes oeuvres est assez drôle. Dans tous les cas il devra appliquer les nouvelles faribloles citoyennes adaptées aux lois du marché et aux directives de Bruxelles, de Lisbonne et de l'OMC (mon message suivant!)!

Le socle et les compétences, y'a que ça de vrai !

Et à, propos de géométrie euclidienne - lequel Euclide a bien dit si mes souvenirs sont bons qu’en géométrie il n’y avait pas de chemin réservé aux rois, "très lutte des classes" déjà - le plus court chemin entre un point et un autre est exactement le même en sens inverse (je crois que c’est du Pierre Dac), autrement dit tant qu’on continuera les conneries du passé, c’est à dire penser qu’on peut changer les choses de l’intérieur, on est franchement mal barrés ! L’éducation côute cher préférons l’ignorance : le slogan de 2003 reste plus que jamlais d’actualité ! Et quand je lis quelque part que XD est en conflit avec Bercy à propos des suppressions de postes, je rigole doucement : XD est un ministre de Sarkozy, point barre !

Donc, fariboles citoyennes pour le lycée du futur (qui ressemble à s’y méprendre à certaines cohneries expérimentales qu’on a failli voir débarquer au collège … mais faut pas désespérer, ça viendra ! A vrai dire nous sommes en plein dedans ... )

"Ouvert et tolérant je serai
En équipe toujours je travaillerai
Les réunions comme des petits pains je multiplierai
Le projet d'établissement je chérirai
Les potiches administratives sagement j'élirai
Le conseil pédagogique je vénérerai
Pour les parents disponible toujours je serai
Jour et nuit, sans compter, je me donnerai
Les mille et une compétences j'évaluerai
La novlangue je réciterai
Le cahier de texte en ligne je remplirai
Le programme allégé j'individualiserai
Un pont entre l'homme et l'esclavage moderne je serai
La propagande des banquiers je distribuerai
Le développement durable je défendrai
Les petits gros , je les maigrirai
Les stupides bécasses, je les star académiserai
Les pousse-mégots, je les désintoxiquerai
Les teufeurs avinés, je les limonaderai
Les rois du chichon , je les purifierai
Les désespérés , je les ressusciterai
Les sauvageons , je les zidaniserai
Les sans-papiers , je les recenserai
Les gosses de misère, en citoyens bêlants je les métamorphoserai
A la souffrance des génies incompris je compatirai
La culture jeune et innovante je flatterai
La violence insoutenable de la note, j'escamoterai
La moyenne pour tous je défendrai
L'effort traumatisant je condamnerai
Le plaisir du jeu j'encenserai
Le bavardage de groupe je légaliserai
Ma pédagogie et mes exigences j'adapterai
Enfant, homoncule, fée, succube , archange ou goret
Le niveau bac tous vous aurez
L'échec sous toutes ses formes je pourfendrai
Mais qu' un seul malappris échoue et c'est à genoux que j'expierai
Prof docile et policé je suis, polyvolant je deviendrai "

Au moment où
- l'on vient de casser de code du travail, fruit de tant de luttes,
- on licencie à tour de bras pour la plus grande joie des gros actionnaires dont les profits atteignent des sommes pyramidales,
- la destruction du service public « à la française » est programmée,
- on prévoie l’extension massive de l'école privée dans les banlieues les plus déshéritées,
- le pouvoir d'achat des plus pauvres et des classes moyennes s'effondre,
- la pauvreté s'étend (écoutez ceux de la Croix Rouge et d'Emmaüs, pas l'autre le guignol le lèche-chèque devenu maroquinier),
- une grande partie de nos concitoyens rognent de plus en plus sur les dépenses de santé (notamment sur les lunettes et les soins dentaires),
- la démocratie est devenue une mascarade entre les mains de qui vous savez et en particulier de ceux qui tiennent le ministère de la propagande (allez donc faire un tour sur RE, à cette page : http://www.re2.freesurf.fr/ecosoc/militaro.html et encore le tableau date un peu …)
- ….

Et j’en passe …

L’arbre à palabres n’a jamais autant raconté
de contes pour endormir le bon peuple …

Continuons, continuons …
… et je vais de ce pas me mettre un Jean Ferrat ou le dernier Henri Tachan!

Désolé pour ce coup de gueule, mais ça soulage de temps en temps !

Écrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008

"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."

Qui vous voulez mais surtout pas un "scientifique". Surtout pas de physicien, encore moins de chimiste et encore moins de biologiste *. La plupart sont cons comme des bites (un seul t et façon de parler...) dès qu'il s'agit d'enseignement.

* à la limite pour nettoyer les toilettes de la mission à l'eau de Javel.

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

Suite du coup de gueule, c’est ici :
http://motstocsin.autonomie.org/html/horreurs/index.htm


Voici quelques citations relevées dans l'imposante masse de documents officiels, de déclarations d'hommes politiques : quelques horreurs qui ont le mérite d'avoir été dites publiquement. Les citations sont classées, pour l'instant, dans un ordre vaguement chronologique. N'hésitez pas à en envoyer d'autres !


La libéralisation de l'école, un projet bien ficelé

« Une vaste réforme du secteur public d’éducation est en cours, orientée vers et par le marché » (Moyoto Kamiya, OCDE, Courrier de L’UNESCO, décembre 2000). Dans le même document, le même Moyoto Kamiya peut déclarer que les accords de l’OMC prévoient « la privatisation de 160 secteurs ou services, pour une libéralisation totale », et parmi ces secteurs, « l’éducation est, avec la santé, le dernier bastion à conquérir ».

L'objectif est clair, en effet : « Nous allons vendre notre savoir-faire à l'étranger [en matière d’éducation], et nous nous sommes fixés un objectif de deux milliards de chiffres d'affaires en trois ans. Je suis convaincu qu'il s'agit là du grand marché du XXIe siècle. » (Claude Allègre, qui était alors ministre de l'Education nationale, Marianne, 11 janvier 1999).

C'est toujours la même logique libérale, « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes » : « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (OCDE, Adult learning and technology in OCDE countries, 1996)

La banque mondiale vole au service des multinationales : il faut « investir prioritairement dans l’éducation de base » et « livrer les secteurs secondaires et universitaires aux industriels de l’éducation ». Il s'agit d'« encourager le recours au privé » et de « consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement supérieur, un cadre législatif et réglementaire (…) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement ». N’intervenir que si les pays ont su « réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou d’Etat (…) lesquelles laissent peu de marges de manœuvre ». (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)

Lors de la conférence de Lisbonne, les 17 et 18 mars 2000, les ministres de l’éducation des différents pays européens ont été clairement invités à « se mobiliser pour entrer de plain pied dans la nouvelle économie » (Claude Allègre en faisait partie : il a été chassé peu de temps après par la mobilisation des enseignants, mais le projet est resté).

Les propos tenus à la conférence du Lobby Gate, en septembre 1998, sont explicites : « L’éducation est l’un des marchés à la croissance la plus rapide. La formation privée et l’industrie de la formation des adultes devraient connaître un taux de croissance à deux chiffres tout au long de la prochaine décennie ». Dès lors, « l’éducation publique devient un concurrent qu’il convient de ramener à la portion congrue ». Et, en effet, le chiffre d'affaires des entreprises de cours particuliers, par exemple, a fait un bon prodigieux dans les années 2000.

« La responsabilité de la formation doit être en définitive assumée par l’industrie ». « L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique » (groupe de travail de l’OMC, dirigé par le président de BP Amoco, ex directeur du GATT, Peter Sutherland). On retrouve les mêmes propos, lors d’une réunion extraordinaire du G 7 consacrée à la « société de l’information ». Les industriels du lobby la Table ronde européenne enfoncent le clou dans un nouveau rapport : « La responsabilité de la formation doit, en définitive, être assumée par l’industrie. [...] Le monde de l’éducation semble ne pas bien percevoir le profil des collaborateurs nécessaires à l’industrie. [...] L’éducation doit être considérée comme un service rendu [...] au monde économique. [...] Les gouvernements nationaux devraient envisager l’éducation comme un processus s’étendant du berceau au tombeau. [...] L’éducation vise à apprendre, non à recevoir un enseignement. [...] Nous n’avons pas de temps à perdre » (Une éducation européenne, vers une société qui apprend, Rapport de la Table ronde européenne des industriels, ERT, février 1995).


La méthode est connue

« Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire par exemple les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. »

Morrisson Christian, Cahier de politique économique n°13, OCDE, 1996 (p. 30).


Privatisation totale

« J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale. »

Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Le Monde du 03/09/2004)

Écrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008

Zut, j'ai oublié l'ERT (un lien peut-être déjà donné ici ), mais il vaut le détour même s'il date un peu ...

http://assoreveil.org/ert.html

Et le lien sur LMT ne semble pas actif ...

http://motstocsin.autonomie.org/html/horreurs/index.htm

Fin du coup de gueule dont tout le monde se contrefout d'ailleurs !

Écrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008

J'ai cherché ce qu'Henri Mitterand avait écrit sur l'enseignement et j'ai trouvé ceci :

http://www.sauv.net/anaodo.htm

Il aurait des problèmes rapides de survie au Moloch, non ?

Surtout avec ce genre de vacherie suave. Je cite :

"La didactique serait-elle une fausse science ? Ou bien les " didacticiens " qui se sont exprimés ici n’ont-ils pas suffisamment maîtrisé les données de leur discipline pour proposer une démarche ordonnée et exacte ? Ce sont sans doute tous d’excellents professeurs. Mais ils ont bridé leur talent pour le faire entrer dans le carcan d’une instrumentation linguistique et pédagogique de pacotille. Il faut revoir la copie, en oubliant ce redoutable mélange d’abstraction et de bricolage."

Écrit par : dugong | 11 mai 2008

"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."
JPB

Hear! hear! je mets ma perruque, and I second the motion.
mais pas pour longtemps parce que:

Richard Descoings, le directeur de Sciences Po, semble correspondre au profil et au projet.
Ecrit par : Romuald | 11 mai 2008

Vous plaisantez, j'espère.
Vous l'avez pratiqué dans quel ...cadre?: démago, faiseur, champion de l'entrisme et de la baudruche, ce serait une magistrale erreur de casting.

Pascal Sevran, tu nous manques, déjà!! alors ne venez pas me traiter d'homophobe, car j'aime bien aussi Caroline Fourest, moi! She's a gutsy lady! on ne peut pas en dire autant de riri-coincoin.

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."
JPB

Ce serait toujours préférable à Richard Descoings...

Amusant qu'on ne cite aucune femme pour ce poste... Elles sont à ce point absentes de la direction du MEN ? D'ailleurs, pourquoi pas Anne Sancier ou Danielle Crampion pour cette réforme ?

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Cadichon, je partage avec vous (et avec joie) votre enthousiasme pour Caroline Fourest, et votre rejet de Descoings.

Ca n'a strictement aucun intérêt, mais il est homo Descoings ? Sinon, je ne comprends pas votre remarque (ne me traitez pas d'homophobe).

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Et si c'était Alain Bergounioux ou Christian Forestier ou Cohn-Bendit (Dany) ? il y a sans doute tellement de prétendants...

Écrit par : michel | 11 mai 2008

En fait, j'ai bien pensé, d'abord, à une femme, et je lui ai écrit en privé pour qu'elle se place. Mais donner son nom ici serait la torpiller.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2008

"Pascal Sevran, tu nous manques, déjà!!"

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Je ne crains absolument pas d'être traité d'homophobe si je dis que Sevran ne me manque absolument pas. (Voir sa diatribe, assez récente, sur "la bite des noirs".)
Hervé, plutôt Tachan que Ferrat!!! ;-)
Au fait, Mitterrand prend deux fois plus de "r" que bite prend de "t". ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

A popos des instits africains...

J'espère que tout le monde avait compris qu'il s'agissait d'une blague - sans doute pas très bonne.

Mes points d'accord avec cadichon - ou dans le camp opposé avec Christophe Sibille - sont assez infimes. Les pays africains sont mal barrés, on ne va pas, en plus, leur enlever leurs bons instits! C'est à nous de régler ce problème en réformant la formation des maîtres. Comme disait un vieux poète chinois qu'il m'arrive de citer de temps en temps, il faut compter sur ses propres forces.

Le problème des africains en prépa est très différent. Il y en a toujours eu et tant mieux s'il y en a davantage. A condition qu'ensuite ils rentrent chez eux servir leur peuple (toujours le vieux poète...) C'est d'ailleurs ce que font la plupart des mexicains qui vont en fac aux Etats-Unis. Avant, beaucoup venaient en France. Mais depuis que notre pays ferme ses centres à l'étranger et supprime les bourses...

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Ah, si c'est à une femme bien qu'il propose, c'est parfait...

Tiens, il pourrait proposer à Caroline Fourest (nan, je blague, elle a mieux à faire - enfin je crois).

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

« J'ai cherché ce qu'Henri Mitterand avait écrit… »

Et Todorov, l’un des « pères » de la « réforme » (quel mot galvaudé, synonyme aujourd’hui de régression) , dans un Monde de l’Education de l’année dernière :

« L'héritage du structuralisme à l'école a conduit à transformer le moyen en fin. Ce qui aurait dû être un outil pour mieux comprendre les textes ou les faits sociaux s'est transformé en objectif ultime. Je ne pouvais m'en satisfaire car mon évolution personnelle m'avait conduit à mettre en question la séparation étanche entre pratique intellectuelle et existence. Par-delà les structures formelles, c'était la condition humaine qui m'intéressait dans la littérature. Je devais donc essayer de rapprocher les deux non pour raconter ma vie dans mes livres, mais pour rester cohérent avec moi-même. Il fallait pour cela reconnaître que la littérature est, aussi, pensée. C'est même pour cette raison que nous continuons à lire les auteurs anciens : à travers les histoires qu'ils racontent, quelque chose d'important sur notre existence nous est révélé. Or la littérature contemporaine, et en particulier française, fait très souvent comme si cette pensée n'était pas en continuité avec notre monde. Il est urgent de dire que la littérature ne forme pas un monde à part, mais une partie de notre monde commun. »
[...]
« En dépit de ses extraits littéraires et de ses agréables illustrations, le fameux manuel de Lagarde & Michard n'était pas très satisfaisant. Au milieu des années 1970, l'enseignement s'est engouffré dans cette possibilité de tenir un discours cohérent sur la littérature, au risque d'enseigner ce discours plutôt que la littérature elle-même. Le mouvement auquel j'ai participé est donc en partie responsable de cette introduction de la sémiotique au lycée. Pourtant, ce n'était pas du tout dans nos intentions de remplacer l'étude du sens des textes par l'étude des outils servant à en connaître les formes ! Pour ma part, je cherchais avant tout à combler l'absence d'attention pour la matérialité des œuvres. Mais l'apprentissage de l'outil s'est substitué à l'apprentissage de la littérature; on a mis la méthode à la place de l'objet, et la forme à la place du fond. Je me suis aperçu de cette dérive en siégeant, entre 1994 et 2004, au Conseil national des programmes. Ce n'est pas grave de ne pas faire la différence entre la métonymie et la synecdoque; c'est •en revanche très inquiétant de ne jamais avoir vibré à la lecture d'un poème de Baudelaire. Ainsi les enseignants sont-ils frustrés et désabusés, parce qu'ils sont devenus professeurs par amour de la littérature et non pour appliquer les concepts de tel ou tel célèbre critique. Du côté des élèves, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En quelques années, le nombre d'inscrits dans la filière littéraire au lycée est passé de 33% à l0%! »

Nancy Huston- Tzvetan Todorov - « La littérature nous aide à vivre » Propos recueillis par Nicolas Truong (Le Monde de l'éducation - Janvier 2007 )

Nancy Huston dit aussi des choses passionnantes …

Merci à Hervé pour la piqûre de rappel …

Merci aussi à Guy Morel pour ce texte que je balance à mes anciens collègues des écoles du XIX ème arrdt (mais j’en connais qui suivaient ces sages recommandations, y compris dans les ZEP profondes … vous savez, il y a les programmes et il y a les enseignants … et les inspecteurs du secteur n’ont jamais rien trouvé à redire, bien au contraire … excepté une, peut-être qui chassait le syllabisme comme le lapin de garenne, mais elle a été mise à pied, pour d’autres raisons … )

Écrit par : Eric | 11 mai 2008

Remarquable, le texte d'Henri Mitterand donné en lien par Dugong.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Pour les femmes je ne vois pas trop
Ségolène Royal?
Suzanne Citron?
Eveline Charmeux?

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Ca n'a strictement aucun intérêt, mais il est homo Descoings ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Ça n'a aucun intérêt, je vous l'accorde, sauf qu'au pays de Molière, et comme à son époque,quand il faut un calculateur, c'est toujours un danseur qui l'obtient. C'est en ce sens qu'il faut comprendre ma pique.
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"Les pays africains sont mal barrés, on ne va pas, en plus, leur enlever leurs bons instits!"
Pedro Cordoba
Mais c'est évident, mon cher Watson,
Quand j'use du sarcasme, de la dérision, c'est que je n'ai pas le coeur à plaisanter.
Et si l'Afrique est contaminée par le pédagogisme elle ne se l'est pas chopée toute seule et je parierai plus sur la version française du virus que sa forme US. Donc bien mal barrée.

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Cécilia ?

Ce n'est pas qu'une remarque en l'air : il y a une Cécilia totalement écartée du jeu politique, mais il y a peut-être une autre Cécilia qui ne demanderait pas mieux que de faire partie de la rénovation du lycée.

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

" ... Hervé, plutôt Tachan que Ferrat!!! "

Ferrat autant sinon plus que Tachan, désolé... Pourquoi le rouge et le noir ne se marient-ils pas ...

Mais Tachan, bien sûr :

MOQUETTE BLUES
(Eloge de la politesse)

Ne crache pas sur ma moquette,
C'est à la bonne franquette
Que, sincère, je te reçois,

T'essuie pas à mes rideaux
Ou j'te botte le bas du dos,
Tu es chez moi,

Aujourd'hui, la politesse
Pour ces débiles de mes fesses
Qui vienn'ent faire, sans complexe,
Leurs saletés

Chez les autres de préférence,
Avec morgue, suffisance
Et grossièreté

Ne crache pas sur ma moquette,
Il existe des toilettes,
A cet usage, je crois,

C'est tout au bout du couloir,
Je t'allume, j'te sers à boire,
Tu es chez moi,

On a beau m'dire doctement
Qu' j'suis qu'un vieux con, qu'un croulant,
Qu'un grimoire,

On a beau faire. beau me dire
Que t'es sourd, aveugle ou pire
Blanc ou noir,

Quand t'es reçu par quelqu'un,
Sais-tu qu'tu peux t'tenir bien
Sans déchoir?

Ne crache pas sur ma moquette,
Ils m'ont gonflé les roupettes,
Quand j'étais p'tit, plus que toi,

Mes proches. mes curés, mes maîtres
Qu'ont essayé de me mettre,
Tous, bien au pas,

Si toujours j'les « assaisonne »,
J'trouve, qu'aujourd'hui ça déconne
Dans l'autre sens,

Qu'on démagogue, déraisonne
Et que le Monde se tamponne
De l'enfance,

Comm'e toi, j'étais jeune et seul
Mais je n' cassais pas la gueule
Aux sans défense.

Ne crach'e pas sur ma moquette.
Je te reçois, te respecte,
Fais-en de même pour moi,

Les relations d'voisinage,
Ça remonte au fond des âges,
Qu'est c' que tu crois!

Si tu renvoies l'ascenseur
Avec tendresse et pudeur
Et émoi,

Si tu m'offres, en guis'e de fleurs
Trois sourires et quatre pleurs
De sous-bois

Alors, mets-toi bien à l'aise
Loin des puissants, qui nous baisent
Tu es chez toi.

Dans son tout dernier disque ("De la pluie et du beau temps")

Écrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008

Pour le fameux poste, je n'avais pas pensé à Nancy Huston avant de lire le message d'Eric. C'est pourtant une vieille copine de l'époque où le poète chinois était encore vivant. Ce qu'elle ou Tzvetan disent sur la littérature peut nous satisfaire sur certains points. Mais pas sur d'autres. Ils ont tous les deux une conception humanitaire et politiquement correcte de la littérature qui me révulse. Elle, plus encore que lui. Elle censurerait Rabelais, Céline, tous les libertins, y compris Laclos, et même Baudelaire ou Molière à cause de Célimène.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

R.Descoings, ce n'est ni un voeu ni un souhait, mais quand on croise les conclusions du rapport Pochard - qui, au passage, mettra le feu dans les lycées dans la mesure où les enseignants n'auront plus rien à perdre - et la description du futur lycée par Darcos, on arrive à un programme de ce type :
http://www.sciences-po.fr/presse/lycee/Projet-cadre_etablissement.pdf

TPE et ECJS à tous les étages... Le Sgen sera content et pourra appuyer les réformes.

Si le but du jeu était de choisir quelqu'un, j'aurai signé pour D.Kambouchner.

Écrit par : Romuald | 11 mai 2008

Cadichon : Mais c'est évident, mon cher Watson,
Quand j'use du sarcasme, de la dérision, c'est que je n'ai pas le coeur à plaisanter

___ C'est bien ce que j'avais cru comprendre. L'usage du sarcasme et de la dérision est justement l'une des choses que j'apprécie le plus chez vous. Mais à lire les réactions, je me suis dit que tout le monde n'avait pas le même sens de l'humour nègre.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

C'est d'ailleurs pour cela que ne me risque plus jamais à dire qu'une plage est noire de monde, ni a demander une petit noir au comptoir!

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Ah j'oubliais et que quand je parle d'un aigle, je dis un oiseau de couleur!

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

J'ai trouvé chez ProfAnonyme (PA, votre blog est excellent, au fait), ce post hilarant (que Pa a elle-même trouvé sur un forum Euc Nat). Je me permets de le poster ici, histoire de vous faire rire et de vous accabler un peu plus (...)
Ecrit par : Kap | 10 mai 2008

Merci!
J'ai hâte de recevoir mon propre rapport d'inspection... mon hi-han IPR traîne un peu, je trouve!

Écrit par : ProfAnonyme | 11 mai 2008

Pour toto qui écrit un vrai message (quel honneur!) :

L'étalement des anciens programmes du primaire est une nécessité. Mais cela ne signifie pas qu'on puisse faire n'importe quoi. D'accord par exemple pour supprimer le passé antérieur mais pas le subjonctif présent.

A ce propos, voici un texte que vient de m'envoyer un prof en IUFM (ils ne sont donc pas tous des allumés ou des crapules) :

"Chere(e)s collègues,

....; comme moi, vous estimez sans doute que la suppression prévue du subjonctif dans les programmes du primaire serait une décision grave. Elle vient pourtant d'être prise. Elle n'est pas encore définitive, puisque le HCE doit donner son avis. Mais la suppression figure dans la deuxième version des programmes 2008.
Déjà, dans mon village, des parents d'élèves, devant l'école, disent "Il faut que tu viens" à leur enfant. Cette manière de s'exprimer est tellement courante que mes enfants rencontrent des difficultés. Plusieurs artisans qui sont intervenus chez moi pour des travaux ignoraient tout du subjonctif ("Il faut que vous partez leur dire"). Si l'école abandonne l'enseignement méthodique, il sera trop tard au collège.
En tant que professeur de philosophie, je tiens à souligner l'importance du subjonctif dans la constitution de la subjectivité et de l'objectivité. Il suffit de consulter n'importe quelle grammaire ou encyclopédie pour se convaincre du premier point: le subjonctif permet de dépasser l'ordre de la constatation, pour aller vers les opinions, les possibles, les craintes, les doutes... On parle moins du second point. Si on dit "Il faut qu'un socle soit assez large pour que l'ensemble ne bascule pas", on ne fait pas une simple constatation indicative (quand... alors); notre jugement prétend exprimer une nécessité objective, une loi (soit...). Le subjonctif est précisément ce qui permet d'éviter de limiter la langue à des constatations ou à des ordres, et l'ouvre à la subjectivité et à la loi, aussi bien la loi scientifique que la loi ou règle juridique (quand nous sommes mal garés, il faut que nous déplacions notre véhicule, et non pas "déplaçons"). Le relativisme de notre époque ne peut que souhaiter (inconsciemment?) la disparition du subjonctif français, dans lequel réside dit-on la plus grande difficulté d'apprentissage du français pour les non francophones.
Supprimer l'enseignement du subjonctif présent de verbes comme être et avoir est aussi absurde que nuisible quant à la qualité de la pensée et de son expression future. Penser que l'enseignement du sujonctif ne soit pas utile en primaire, ou trop difficicle, c'est largement sous-estimer l'intelligence des élèves, et c'est une injure pour nous autres enseignants. Je propose donc, si vous partagez ce point de vue, que nous agissions (subjonctif!). Il y a urgence, le Ministère travaille très vite, et le projet doit déjà être en ce moment examiné par le HCE. Merci d'avance pour votre réponse.

(J'ai supprimé la signature et les détails qui permettraient d'identifier son IUFM)

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Avons commencé le subjonctif depuis deux semaines avec mes CM1, la chose ne me parait pas insurmontable (verbes I, II groupe et aller, être, avoir pour l'instant).
Il fallait de toute façon les remettre au travail parce qu'ils se sont sacrément reposés avec l'étude du passé antérieur, les bougres.

Écrit par : Guillaume | 11 mai 2008

"Elle n'est pas encore définitive, puisque le HCE doit donner son avis."

Ah ? Il y a des gens qui lisent ce que dit le HCE ?
Et il y a même des gens qui suivent ce que dit le HCE ?!

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Avons commencé le subjonctif depuis deux semaines avec mes CM1, la chose ne me parait pas insurmontable (verbes I, II groupe et aller, être, avoir pour l'instant).
Il fallait de toute façon les remettre au travail parce qu'ils se sont sacrément reposés avec l'étude du passé antérieur, les bougres.

Ecrit par : Guillaume | 11 mai 2008

--- C'est ce qu'il faut faire, bien sûr. Tant que les élèves suivent, il n'y a aucune raison de les priver de quoi que ce soit. Mais êtes vous sûr que ce que vous faites avec vos élèves soit fausable dans toutes les classes et tous les établissements? C'est bien pourquoi je disais qu'il fallait prévoir des dispositifs (en primaire et en secondaire) pour ceux qui peuvent aller plus vite. Le niveau d'exigences des programmes 2008 est très bas. Au risque de me faire taxer d'élitisme, je pense qu'on n'a pas le droit d'obliger les plus doués à piétiner pour rien.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

"A ce propos, voici un texte que vient de m'envoyer un prof en IUFM (ils ne sont donc pas tous des allumés ou des crapules)"

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Très sincèrement, et au risque de me répéter, ;-), il y en a beaucoup plus d'honnêtes et compétents que vous le pensez, (ou que vous semblez le penser, du moins).

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

Euh, Pédro, d’accord pour Todorov que j’apprécie plus que mollement, mais pourrais-tu préciser pour Nancy Huston ? Pour l’avoir lue en long en large et en travers, je n’ai pas vraiment remarqué qu’elle soit à ce point ce que tu sembles en dire …

Un très court extrait de « Dolce agonia » (2001) juste pour faire frétiller nos amateurs de bites avec ou deux « t » et qui sur ce blog doivent sérieusement avoir des problèmes de ce côté-là … :-)))

« Il découvre Patrizia seule à la cuisine, de dos, les rubans de son tablier noués en joli nœud autour de sa fine taille italienne, les longs cheveux noirs remontés en chignon pour éviter qu'ils ne tombent dans les aliments, une courte jupe noire serrée mettant en valeur les courbes de ses fesses ; le sexe de Sean remue dans son pantalon et, venant derrière elle, il fait glisser ses mains sur les os iliaques de Patrizia et jusque sur son abdomen. Il a toujours considéré qu'elle avait les os iliaques les plus extraordinaires dans l'histoire de la gent féminine, deux saillies douces à travers le tissu noir de sa jupe. ("J'aime tes seins aussi, faut pas croire", lui avait-il susurré une fois, du temps où ils étaient amants, conscient que les femmes ayant allaité pouvaient être sensibles au sujet de leurs seins, or Patrizia avait déjà ses deux fils à l'époque, alors qu'aucun fils n'était sien, ni aucune fille, ni ne serait jamais, Jody ayant tué ... "Tes seins sont superbes mais tes os iliaques sont uniques au monde, un don de Dieu.")
Elle bouge contre lui pour le sentir durcir un peu plus et Sean, tout en lui mordillant la nuque aux cheveux rendus moites par la vapeur de la cuisine, se penche par-dessus son épaule pour voir ce que contient la casserole. »

Et ce qu’elle dit de la littérature contemporaine dans l’article du Monde donné par Eric plus haut me va assez …

« C'est pour cela que je m'attarde, dans Professeurs de désespoir, sur cette schizophrénie qui nous envahit, cette scission entre, d'une part, une littérature nihiliste que l'opinion porte au pinacle et, d'autre part, ce que les individus souhaitent vivre. Comment aimer Bernhard, Houellebecq, Jelinek ou Angot et s'attrister de la mort d'un proche? Comment construire une vie quotidienne à peu près potable si, en compagnie des professeurs de désespoir, on se voit en être arrogant, hautain, suprêmement solitaire, qui hait les enfants et l'enfantement, et considère l'amour comme du sentimentalisme niais ? Cette situation me paraît en effet schizophrénique, parce que le domaine littéraire y est radicalement séparé de la vie. »
[…]
« Ce qui est moral chez Dostoïevski, c'est le fait de nous inciter à nous identifier à des criminels, non de s'ériger en un juge moral qui prononcerait une condamnation sociale. Dans la littérature égotiste contemporaine, la seule identification possible est celle avec l'écrivain lui-même que le lecteur est invité à admirer dans sa réprobation hautaine et généralisée. S'ajoute à cela une survalorisation du geste littéraire et de l'idée sacro-sainte de « l'écriture ». La seule complicité permise réside dans l'admiration du lecteur pour le style et le désespoir lucide de l'auteur, crachant cyniquement sur ce monde inique qu'il représente avec tant de finesse. »

Bien évidemment, il ne me vient pas à l’idée de comparer les Houellebecq et autres Angot à des Baudelaire ou des Céline !

Bref je comprends mal ! Explique-moi …

Françoise

Écrit par : Françoise | 11 mai 2008

"Je pense qu'on n'a pas le droit d'obliger les plus doués à piétiner pour rien."

Entièrement d'accord.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Eh bien moi, je n'ai rien contre les stylistes qui cultivent le désespoir lucide. Le jugement de Nancy Huston condamne sans appel un Cioran, dont la lecture m'a toujours semblé paradoxalement roborative.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Le niveau d'exigences des programmes 2008 est très bas. Au risque de me faire taxer d'élitisme, je pense qu'on n'a pas le droit d'obliger les plus doués à piétiner pour rien.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Mille fois d'accord! C'est comme ça, qu'on se retrouve en sixième avec des élèves de 9 ans (ça risque d'être le cas de ma petite fille) qui, parce qu'ils ont une intelligence que l'école primaire n'a pas pu étouffer, en sont exclus...par le haut!
Dans ma partie, l'E.P.S, les "nouveaux programmes de compétences" sont conçus de telle sorte, que l'élève le plus fâché et le plus empêtré dans son corps, s'en sortira obligatoirement et au minimum avec 15/20 aux épreuves du contrôle continu du bac!
Et en avant la réforme!

Écrit par : buntovchik | 11 mai 2008

Ravie de vous revoir, Henri Grégoire. J'avais il y a longtemps déjà demandé de vos nouvelles, sans succès, et je m'étais inquiétée de ne plus pouvoir me connecter aux "amis de l'ABC".

Écrit par : mouron rouge | 11 mai 2008

Sylvie Huguet : "Le jugement de Nancy Huston condamne sans appel un Cioran, dont la lecture m'a toujours semblé paradoxalement roborative."

Elle l'est !

Ce qu'elle condamne, à monn humble avis mais tout le monde peut se tromper, c'est "une littérature sans estomac". Elle ne "condamne" pas les "grands", mais ceux qui sont bas ...

"On est passé des pierres précieuses ... aux diamants noirs ... au tas de charbon."

« Hugo, Dumas, Balzac, Sand : ces auteurs vous apprenaient quelque chose sur la vie humaine, ils ouvraient des portes, fouillaient les tréfonds de l’âme, cherchaient la nuance (...). Dans un deuxième temps, pour des raisons historiques faciles à saisir, il a été admis que le message d’un roman pût être noir, simplifié, absolutiste, désespérant même, du moment que l’ensemble était “racheté” - c’est-à-dire humanisé, moralisé - par un très haut style (Beckett, Cioran, Bernhard). Mais, peu à peu, on s’est mis à confondre noirceur et excellence, à prendre la noirceur comme telle pour une preuve d’excellence. (...) Voilà le progrès : on est passé des pierres précieuses... aux diamants noirs... au tas de charbon. » (Nancy Huston, Professeurs de désespoir)

Écrit par : Françoise | 11 mai 2008

"On est passé des pierres précieuses...aux diamants noirs...au tas de charbon."

Oui, cette fois je suis assez d'accord.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

T... de N... !!!!

J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.
Ecrit par : yann | 11 mai 2008

Je suppose qu'il s'agit de "Tesus de Nazareth" ?
Maintenant je pense que vous allez les trouver, les mots.

Écrit par : Steppenwolf | 11 mai 2008

Supprimer l'enseignement du subjonctif présent de verbes comme être et avoir est aussi absurde que nuisible quant à la qualité de la pensée et de son expression future. Penser que l'enseignement du sujonctif ne soit pas utile en primaire, ou trop difficicle, c'est largement sous-estimer l'intelligence des élèves, et c'est une injure pour nous autres enseignants. Je propose donc, si vous partagez ce point de vue, que nous agissions (subjonctif!). Il y a urgence, le Ministère travaille très vite, et le projet doit déjà être en ce moment examiné par le HCE. Merci d'avance pour votre réponse.
"
(J'ai supprimé la signature et les détails qui permettraient d'identifier son IUFM)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Parmi les méfaits les plus impardonnables commis par les pédagogistes, il faut certainement compter le discrédit porté sur l'enseignement de la grammaire, voie royale vers la pensée philosophique et scientifique, sans parler des raisonnements les plus simples de la vie courante.

J'ai sous les yeux la remarquable grammaire d'Albert Hamon pour la classe de 6ème (classiques Hachette), datant de 1959 dont la préface porte en exergue une phrase d'Antoine de St. Exupéry : "J'ai appris lentement la grammaire.

" Je recopie le début de cette préface : " Voici un nouveau livre de grammaire française, destiné aux élèves de sixième. Nos intentions : Tous nos collègues savent l'importance de cette classe : tel élève qui y prend un bon départ, a toutes chances de devenir un jour bachelier ; tel autre, qui y peine, risque fort de connaître une scolarité médiocre. (le pauvre Albert Hamon ne pouvait évidemment pas prévoir qu'un jour, quel que soit leur "départ", tous les élèves deviendraient de toutes façons bacheliers et que le baccalauréat ne vaudrait plus grand chose)...

..."L'expérience prouve que la réussite des enfants dépend de la solidité de leurs bases en français (à l'époque, ce genre de phrase n'était pas là pour faire bien), et plus spécialement en grammaire (en italiques) ; et c'est sur ce point capital que le professeur, en sixième, doit porter son effort, s'il ne veut pas exposer à de cruels déboires, non seulement en français, mais dans la prise de contact avec le latin (en italiques) ou la première langue vivante (en italiques).

Suit un diagnostic subtil des différences de niveau entre les élèves, des notions acquises et non acquises à l'école primaire. (si cela vous intéresse, Pedro, je peux recopier ce passage dans un autre post.

Quelques citations : " 2 pages d'exercices écrits, qui réclament à l'enfant un travail personnel sur des exemples aussi variés et riches que possible empruntés exclusivement aux maîtres de la prose contemporaine."

"La grammaire (comme le génie) est une longue patience."

"Il faut savoir revenir inlassablement sur les notions du cours moyen, voire élémentaire. C'est une nécessité pédagogique."

"Ni trop haut, ni trop bas : la sixième marque un départ ; l'enfant y apprend beaucoup de nouveautés, il en est, du reste, friand : il n'oublie pas dans une analyse, de présicer la nuance d'un complément de lieu, de temps, de mesure ; il saisit vite l'opposition entre l'attribution et son contraire, la provenance ou l'origine ("Je donne un livre à Paul" :; "Je prends un livre à Paul") ; le complément de propos lui permet de tourner le dos, définitivement, à bon nombre de fades "compléments d'objet indirect"....

Écrit par : Robin | 11 mai 2008

il n'oublie pas dans une analyse, de présicer la nuance d'un complément de lieu, de temps, de mesure


lire : préciser

Écrit par : Robin | 11 mai 2008

Je recopie le paragraphe sans attendre la réaction de notre ami Pedro.

Je pense que ça peut intéresser un peu tout le monde :

"Il ne faut pas oublier que nous recevons en sixième (en 1959, donc) de juenes enfants de 12, 11 et parfois 10 ans, qui ont grand besoin d'être étroitement guidés -que leurs connaisances de cours moyen 2 ème année, souvent chancelantes, ont besoin d'être remises en place ; - et que surtout, leur préparation grammaticlae n'est bien souvent pas la même (elle varie beaucoup avec leur âge, l'école et le cours d'où ils sortent) : certains sont déjà familiarisés avec le complément d'attribution et même le complément d'agent, mais beaucoup les ignorent ; rares sont ceux qui connaissent l'apostrophe et l'opposition, et évitent de les confondre ; combien encore trébuchent sur cet humble attribut (qu'ils s'obstinent à baptiser complément d'objet ou même complément de manière : "Depuis son accident, il est resté (comment ?) boîteux !" ; d'aucuns sont tout surpris d'apprendre que le nom, aussi bien que l'adjectif qualificatif peut être attribut (eh oui !) Et ne parlons pas de la conjugaison, où les ignorances, hélàs, l'emportent sur les connaissances : tel élève ignore tout du subjonctif (en plein dans notre sujet !), tel autre ne fait aucune différence entre l'actif et le passif ; et dans le seul indicatif (actif !), que d'hésitations, que de confusions (imparfait et passé simple), que de barbarismes (futur et surtout passé simple).

Et c'est ce petit monde divers (délicieux, "le petit monde divers", c'est mieux qu'"hétérogénéité", non ?), inégalement préparé, généralement plein de bon vouloir et d'espoir au seuil de la sixième, qu'il faut, lentement, patiemmemnt, amener à un niveau solide, afin de lui épargner les déceptions."

On voit donc bien que les élèves des années 60 n'étaient guère différents de ceux d'aujourd'hui. La différence réside dans le fait ue dix ans plus tard, on a renoncé à les tirer vers le haut.

Écrit par : Robin | 11 mai 2008

Je me souviens d'un samedi après midi, après un Devoir Surveillé, où j'ai vu cette femme lire La fabrique du crétin, où cette femme m'a demandé si je connaissais Jean-Paul Brighelli...

J'étais si fier de pouvoir lui répondre que j'étais dans sa classe 1 heure plus tôt...

Mais le plus important est qu'encore aujourd'hui je vous cite, qu'il ne ce passe que très peu de journées sans situation que vous ne nous ayez pas décrite et expliqué...

Ca fait longtemp que je voulais vous remercier pour tout ce que vous nous avez apporté, pour tout ce que vous m'avez apporté.

Je pense vraiment avoir grandis et appris à votre contact.

Encore Merci.

Cyril TPC promo 2007

Écrit par : Cyril OLIVIER | 11 mai 2008

Bonjour, Cyril Olivier…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2008

"certains sont déjà familiarisés avec le complément d'attribution et même le complément d'agent"

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Peut-être, pour Nicolas Sarkozy, le complément d'attribution d'argent est-il plus important?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

On voit donc bien que les élèves des années 60 n'étaient guère différents de ceux d'aujourd'hui. La différence réside dans le fait que dix ans plus tard, on a renoncé à les tirer vers le haut.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Amusante remarque: "on a renoncé à les tirer vers le haut": sous-entendu, vers le ciel, lieu mythique de la délivrance que délivre la science de ceux qui savent, les docteurs?
Nostalgie des antiques liturgies catholiques, d'adresse codifiée aux ignorants d'en bas du message divin d'en haut?

Écrit par : candide | 12 mai 2008

Et pour les syndicats proches de l'IUMM, ce serait le complément d'attribution ?

Écrit par : Steppenwolf | 12 mai 2008

CS a écrit : "Peut-être, pour Nicolas Sarkozy, le complément d'attribution d'argent est-il plus important?"

En tapant "grammaire du pouvoir" sur glouglou, j'en ai trouvé une bien intéressante :

Un dénommé Jean-Pierre Warnier, ethnologue *, nous présente son programme de recherche 2007-2011 **:

"Depuis 1971, j’effectue un suivi longitudinal d’un royaume du Cameroun de l’ouest (le royaume Mankon ***). Jusqu’au milieu des années 1980, mes recherches ont été informées, de manière éclectique, par les paradigmes en cours à l’époque : anthropologie sociale d’inspiration durkheimienne, sociologie dynamique, approche systémique, marxisme.

A la fin des années 1980, je me suis avisé que le roi, était un réceptacle physique et corporel des substances ancestrales. Ses fonctions d’homme politique de niveau national et d’homme d’affaires étaient étayées sur sa fonction royale. Les faits de stockage, rétention, dispensation, travail sur les enveloppes ****, les limites, les orifices, les transits et les contenus fournissaient l’essentiel de la grammaire du pouvoir dans les royaumes du Cameroun de l’ouest."

Diantre ! On ne s'ennuie pas à l'EHESS ! Le roi comme "réceptacle physique et corporel des substances ancestrales". Rien de moins !
La clé de décodage d'un pouvoir serait donc la question "de qui est-il le réceptacle" ?

Appliqué au Maître du Moloch, la méthode ainsi induite laisse augurer d'intéressants résultats.

Au travail !


* en culotte courte comme les gastronomes du même nom
** si vous voulez l'intégralité du "programme", voyez http://ceaf.ehess.fr/document.php?id=469
*** en un certain sens, il complète Mankon
**** Dont la fameuse méthode de Monte Carla

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

appliquée ...

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

Amusante remarque: "on a renoncé à les tirer vers le haut": sous-entendu, vers le ciel, lieu mythique de la délivrance que délivre la science de ceux qui savent, les docteurs?
Nostalgie des antiques liturgies catholiques, d'adresse codifiée aux ignorants d'en bas du message divin d'en haut?

Ecrit par : candide | 12 mai 2008

"tirer vers le haut" : Je ne pensais pas du tout au "ciel" ou à quelque religion que ce soit, mais à l'étymologie du mot "élève" et du mot "instituteur", remplacés respectivement par "apprenant" et "professeur des écoles", sans doute en raison de leur connotation "religieuse" et pour leur donner une nouvelle "candeur".

En rouvrant ce vieux livre oublié j'ai respiré soudain le parfum d'une époque qui avait ses défauts, mais où les imposteurs du pédagogisme ne tenaient pas encore le haut du pavé et où l'on croyait (encore un vilain mot !) aux capacités des enfants.

Traduit en français contemporain, où on ne les prenait pas encore pour des cons.

Méfiez-vous du cynisme ambiant que les Français confondent souvent avec l'intelligence (déjà les "petits marquis"). N'est pas Voltaire qui veut.

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

Salut les réacs !

Pour ma réforme des lycées, je compte m'inspirer de cela :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/325827.FR.php

A ceci près que, ayant affaire à des lycéens déjà très autonomes et très responsables, on pourra se passer de la présence du professeur au fond de la classe : un ordinateur-ressource suffira.

Écrit par : X.D. | 12 mai 2008

"Et depuis deux ans, tous les CE2 maîtrisent les règles de base de lecture et d’écriture», assure Sylvain Connac, qui est aussi docteur en sciences de l’éducation."

Fin CE2, les règles de base de lecture et d'écriture, c'est bien ! Ils ont de l'avenir, ces petits.

Écrit par : catmano | 12 mai 2008

Pour le plaisir de faire grincer des dents:

A Montpellier, une école sans notes et sans reproches
De notre correspondante à Montpellier CAROLE RAP
QUOTIDIEN : lundi 12 mai 2008
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A Montpellier, toute une école primaire a basculé en pédagogie coopérative à la rentrée 2007. Les enseignants se sont appuyés sur la méthode du pédagogue Célestin Freinet pour transformer les dix classes de l’école Antoine-Balard en dix classes uniques. Chacune regroupe une vingtaine d’élèves du CP au CM2 qui s’entraident et décident ensemble des règles. Ici, nul maître au tableau noir. Professeur des écoles, Sylvain Connac a son bureau au fond de la classe. Tour à tour, les élèves qui en ressentent le besoin vont le voir avec leurs cahiers. Pendant ce temps, Rihab, 10 ans et présidente de la classe pour un jour, s’assure du calme dans la classe. Quand elle dit «code rouge», les enfants s’assoient en silence. «Code orange» : ils peuvent circuler entre les tables en chuchotant.

Quelques-uns se plantent devant le tableau pour réfléchir ensemble à un problème de maths. Chayma, 7 ans et demi, tape sur l’ordinateur le texte qu’elle a imaginé après une sortie au lac du Salagou (Hérault). Mohamed, 7 ans, demande à Rihab, sa tutrice : «Comment on écrit : "aujourd’hui on va à la piscine" ?» Puis Sylvain Connac se lève pour résoudre l’exercice de maths : «Le but du jeu n’est pas d’avoir le résultat, c’est…» «De comprendre !» répondent en chœur les élèves. Ici, pas de notes mais des ceintures de couleurs auxquelles correspondent des droits. Plus les enfants se montrent responsables, plus ils ont de droits, comme celui de circuler librement dans l’école. Ainsi pendant les récréations, certains choisissent de rester en classe, d’autres se rendent en salle informatique, dans le calme. Pourtant, aboutir à ce fonctionnement n’a pas été de tout repos.

Barres. Les premiers outils de pédagogie coopérative ont été mis en place en 1998, après l’accroissement des violences dans les relations entre élèves et adultes. Dans cette école classée en zone d’éducation prioritaire (ZEP), au milieu des barres excentrées de la Paillade, la majorité des enfants est d’origine maghrébine. «Il y avait le feu. On s’est dit : "Cela ne peut pas venir que des élèves"», raconte Martine Azaïs, institutrice. L’équipe obtient une semaine de formation en lien avec le mouvement Freinet du département. En 2004, cinq classes sur dix basculent en classes uniques. Toutes le deviennent trois ans plus tard, à la faveur de l’arrivée de cinq profs attirés par Balard, désignée comme «école à projet spécifique» par l’Education nationale. Dès cet été, les cinq «nouveaux» choisissent leur tuteur parmi les cinq «anciens», à l’image du tutorat pratiqué entre élèves. «Il a fallu tout aborder. Les rituels, le conseil d’enfant, la monnaie, les fichiers autocorrectifs, les cahiers et les logiciels utilisés, etc.» , rapporte Mireille Laporte Davin, qui a organisé plusieurs séances de travail avec son tutoré avant la rentrée. Pendant l’année scolaire, les réunions entre instits sont également fréquentes pour ajuster les règles de fonctionnement de l’école et mettre en place les projets. Par exemple, la mise au point des ateliers interclasses créés cette année : une heure par jour, chaque élève a le choix entre une dizaine d’ateliers sur l’histoire, les sciences, la littérature, les arts visuels, etc. Appliquant entre eux leurs pratiques de classes, les enseignants discutent alors selon les mêmes principes que les conseils d’enfants. Une présidence tournante, la parole distribuée à tous ceux qui la demandent, des votes pour entériner les décisions et des «bilans météo» à la fin, pour que chacun puisse donner son sentiment (soleil, nuage ou pluie) sur la réunion. Pas de directeur non plus pour ces professeurs qui prônent l’autonomie et l’émancipation des élèves. Ils partagent entre eux les tâches de direction.

Tensions. Bien sûr, tout n’est pas toujours rose. Entre ces personnes qui se voient souvent et s’impliquent fortement dans la vie de l’école, les tensions sont inévitables. Il leur faut aussi lutter contre les a priori négatifs de parents ou d’autres membres de l’Education nationale. «Certains ont l’image d’une pédagogie pas cadrée parce que les enfants se lèvent en cours», note Laurent Leseur. Pourtant, l’école fait ses preuves. «L’hétérogénéité des classes crée de la sérénité, les enfants sont beaucoup moins tendus. Et depuis deux ans, tous les CE2 maîtrisent les règles de base de lecture et d’écriture», assure Sylvain Connac, qui est aussi docteur en sciences de l’éducation. Fin mars, l’équipe a été primée à Rennes lors du premier forum des enseignants innovants.



Sinon dans la section "Pressing" de mon LP, l'Inspecteur a demandé à ce que les devoirs et les remarques soient plus "funs" et attractives. Ma collègue m'a montré, à la photocopieuse, ce qu'elle donne à ses élèves comme feuille avec recommandations, conseils, après chaque devoir. Hallucinant, - surtout ceci: il y a 3 colonnes pour concrétiser le niveau de sastifaction de l'enseignant. Sous formes de 3 "smileys": 1) sourire, 2) bouche fermée, 3) grimace. Pour que ça soit mieux compris par les élèves, dixit l'Inspecteur.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2008

Dans l'article de Libé signalé par X.D
"Puis Sylvain Connac se lève pour résoudre l’exercice de maths : «Le but du jeu n’est pas d’avoir le résultat, c’est…» «De comprendre !» répondent en chœur les élèves..."

Comme quoi dans cette "école expérimentale", le "par-coeur" est aussi de rigueur!

Écrit par : Conréac! | 12 mai 2008

Hallucinant, - surtout ceci: il y a 3 colonnes pour concrétiser le niveau de sastifaction de l'enseignant. Sous formes de 3 "smileys": 1) sourire, 2) bouche fermée, 3) grimace. Pour que ça soit mieux compris par les élèves, dixit l'Inspecteur.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2008

En maternelle, on dit "bonhomme content", "bonhomme moyen" et "bonhomme pas content".
Sinon, vous avez les gommettes aussi : des jolies gommettes brillantes en forme de cœur ou d'étoile que vous collez en haut de la copie si vous avez apprécié le travail de vos élèves !
Je trouvais déjà ça nul pour les CM, mais alors là, c'est magnifique !
Dire que je culpabilise quand je donne des bons-points à mes élèves de cinq ans !

Écrit par : catmano | 12 mai 2008

Salut les réacs !

Pour ma réforme des lycées, je compte m'inspirer de cela :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/325827.FR.php

A ceci près que, ayant affaire à des lycéens déjà très autonomes et très responsables, on pourra se passer de la présence du professeur au fond de la classe : un ordinateur-ressource suffira.

Ecrit par : X.D. | 12 mai 2008


"Les enfants ne peuvent pas rejeter l'autorité des éducateurs comme s'ils se trouvaient opprimés par une majorité composée d'adultes - même si les méthodes modernes d'éducation ont effectivement essayé demettre en pratique cette absurdité qui consiste à traiter les enfants comme une minorité opprimée qui a besoin de se libérer. L'autorité a été abolie par les adultes et cela ne peut que signifier une chose : que les adultes refusent d'assumer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé les enfants." (Hannah Arendt, La crise de la culture, La crise de l'éducation, folio essais Gallimard, page 245)


"Pour préserver le monde de la mortalité de ses créatures et de ses habitants, il faut constamment le remettre en place. Le problème est tout simplment d'éduquer de façon telle qu'une remise en place demeure effectivement possible, même si elle ne peut jamais être définitivement assurée. Notre espoir réside toujours dans l'élément de nouveauté que chaque génération apporte toujours avec elle ; mais c'est précisément parce que nous ne pouvons placer notre espoir qu'en lui que nous détruisons tout si nous essayons de canaliser cet élément nouveau pour que nous, les anciens, puissions décider de ce qu'il sera. C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice ; elle doit protéger cette nouveauté et l'introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaire que puissent être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine."

(Hannah Arendt, La crise de la culture, La crise de l'éducation, folio essais, Gallimard, page 247)

"Il faudrait bien comprendre que le rôle de l'école est d'apprendre aux enfants ce qu'est le monde, et non pas leur inculquer l'art de vivre. Etant donné que le monde est vieux, toujours plus vieux qu'eux, le fait d'apprendre est inévitablement tourné vers le passé, sans tenir compte de la proiportion de notre vie qui sera consacré au présent."
(page 250)

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

Ce Sylvain (triste) Connac était déjà, dégoulinant de bonnes intentions, dans "Ecoles en France", ce docu crapuleux de Christophe Nick sur lequel j'avais fait, il y a deux ans, une Note ou deux — la dernière fois que je me suis énervé sur un plateau de télé, c'était à Arrêt sur images à propos de ça et de ce type plein d'ambitions iufmesques (il intervient, ce me semble, à celui de Montpellier).
Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2008

Pour ceux qui n'ont pas peur, voir

http://pratiquesphilo.free.fr/contribu/S-Connac/34_Montpellier_E-Balard_Philosophie.rtf

et notamment le schéma, très clair, de la page 6 où on comprend comment "l’adulte devient un animateur garant de la philosophicité des échanges".

Le Connac, à force de se pignoler, mérite les palmes académiques pour sa réduction de la philosophie à l'opiniologie.

Encore bravo : c'est du grand art !

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

"Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public"

Enfin !!!

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

Allez ! Un extrait de jus de crâne du pignologue Connac :

"Je pense en effet que le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."

http://marelle.org/sommaire/?wiki=Trombinoscope

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

En bas du tableau mis en lien par Dudong, un copain de Sibille...

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant.

Écrit par : Guillaume | 12 mai 2008

Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

C'est ce que m'a conseillé Demailly, qui ne croit plus (lui non plus) à une quelconque amélioration du système éducatif. A l'école primaire, ça me paraît plus réalisable que dans le secondaire (usine à gaz administrative, chefs soumis, profs timorés...)

Écrit par : ProfAnonyme | 12 mai 2008

"Et depuis deux ans, tous les CE2 maîtrisent les règles de base de lecture et d’écriture», assure Sylvain Connac, qui est aussi docteur en sciences de l’éducation."

Fin CE2, les règles de base de lecture et d'écriture, c'est bien ! Ils ont de l'avenir, ces petits.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2008


Oui, nous en avons de 20 à 30% en 6ème qui "maîtrisent les règles de bases de lecture et d'écriture".

Les autres se contentent plus modestement de savoir lire et écrire.

Mais rassurez-vous, en philosophie (et sur le Père Noël), ils en savent autant que Jean-Toussaint Desanti.

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

"dans le secondaire (usine à gaz administrative, chefs soumis, profs timorés...)"

profs timorés ... occidentaux ou orientaux ?

On ne sort pas de la problématique de l'importation massive d'enseignants étrangers.

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

"En bas du tableau mis en lien par Dudong, un copain de Sibille...

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant."

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

Dugong, pas Dudong, Guillaume! Où avez-vous appris à lire? A l'IUFM? ;-)))

Vous ne connaissez pas mes copains, et grand bien leur fasse!

Si vos élèves de maternelle prennent du plaisir à vous voir chanter avec votre guitare, cela n'est déjà pas si mal! On ne peut pas demander à ces charmants bambins d'être critiques musicaux éclairés, en plus! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

pas "enseignants", mais "assistants pédagogiques"

Écrit par : ProfAnonyme | 12 mai 2008

Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

L'espérimentation SLECC, c'est déjà un peu ça, non ? Nous sommes modestement en train de mettre en place une évaluation de fin d'année pour les CP et les CE1. Et puis, il y a les journées de Grenoble en août.
Ils parlent même du GRIP dans Télérama, alors !

Quant au Père Noël, je le laisse vivre sa vie dans la tête de mes élèves aussi longtemps qu'ils en ont envie. On n'est pas des sauvages, comme dit Popeck.

Écrit par : catmano | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant.

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CP. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de bases de lecture et d'écriture.

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

Merci à CS pour cette contribution à la conservation de l'espèce dugong. Déjà que Pedro Cordoba m'avait écorché la caudale en dugond !

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant.

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CP. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de bases de lecture et d'écriture.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CE1. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecure et d'écriture.

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CE2. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecture et d'écriture.

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CM1. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecture et d'écriture.


Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CM2. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecture et d'écriture.

Écrit par : catmano | 12 mai 2008

Si vos élèves de maternelle prennent du plaisir à vous voir chanter avec votre guitare, cela n'est déjà pas si mal! On ne peut pas demander à ces charmants bambins d'être critiques musicaux éclairés, en plus! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

Ca s'appelle profiter d'un "public captif".

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

J'évoquais ci-dessus la possibilité (non théorique) de monter un projet éucatif sérieux dans un établissement public. Sur ce, Prof Anonyme écrit : "A l'école primaire, ça me paraît plus réalisable que dans le secondaire (usine à gaz administrative, chefs soumis, profs timorés...)".
Pas même. C'est inscrit dans la loi Fillon, article 34. Voir
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENX0400282L.htm :
"Sous réserve de l’autorisation préalable des autorités académiques, le projet d’école ou d’établissement peut prévoir la réalisation d’expérimentations, pour une durée maximum de cinq ans, portant sur l’enseignement des disciplines, l’interdisciplinarité, l’organisation pédagogique de la classe, de l’école ou de l’établissement, la coopération avec les partenaires du système éducatif, les échanges ou le jumelage avec des établissements étrangers d’enseignement scolaire. Ces expérimentations font l’objet d’une évaluation annuelle.
Le Haut Conseil de l’éducation établit chaque année un bilan des expérimentations menées en application du présent article. "
Allez, jeunes gens, à vos projets !
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2008

Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Et pour les pauvres enfants qui n'auront pas la chance d'être dans vos classes, merci de mettre vos cours en vidéos en ligne via "Bonnet d'âne".
Mais ça ne profitera de nouveau qu'aux enfants de milieux socio-culturels favorisés !
Quelles idées pour les enfants de ZEP prisonniers des expériences délirantes de certains enseignants ?

Écrit par : lucile | 12 mai 2008

Intéressant, le document signalé par Dugong où Connac et ses groupies « font de la philo » avec les enfants. On y retrouve le côté poisseux du pédagogisme. Il faut absolument se mettre au centre, se faire briller en en rajoutant sur l’amour de l’humanité apprenante, et vas-y que j’en remets une couche, c’est moi le plus aimant, le moins directif et le plus réflexif...

Le prépostérisme (faire avant ce qu’on ne peut faire qu’après) est ici particulièrement caricatural : l’imposture pédagogique à son max. Le tout dans le charabia pédagol que nous aimons tant. Toujours aussi à l’aise dans le non mesurable et l’affectif, les types. Ils doivent être de grands experts en docimologie, n’est-ce pas Robin ?

Un petit coup de ségolénisme avancé :
« Les enfants de nos classes sont amenés à vivre une forme de démocratie participative qui les conduit à donner leur avis, estimer celui de l’autre, puis sanctionner les opinions par un vote. Ils vivent donc des situations d’éducation à la citoyenneté très fortes. » Ah ! c’est trop bon !

Une rasade de galimatias :
« Pour conceptualiser une notion, il faut problématiser sa représentation donc argumenter son doute. » Et lycée de Versailles.

Le refus d’enseigner envers et contre tout (quel courage !) :
« Le second souci qui nous animait était, à l’instar des autres moments de classe, de ne pas, en tant qu’adulte, faire prévaloir de manière systématique notre présence et notre pouvoir (sic). Nous considérons en effet l’enfant comme un potentiel médiateur dans ses apprentissages et dans ceux de ses camarades. Parce que l’enseignant peut laisser une place pédagogique à l’enfant, il a le devoir de penser son effacement. »

Allez, pauvre Connac, va au bout de ta posture réflexive : reste chez toi à te remettre en question, les zaprenans te seront reconnaissants !

Écrit par : Lariba | 12 mai 2008

"Et pour les pauvres enfants qui n'auront pas la chance d'être dans vos classes, merci de mettre vos cours en vidéos en ligne via "Bonnet d'âne". "

Ecrit par : lucile | 12 mai 2008

La "mise en ligne" est, à coup sûr, la mort du service public d'enseignement.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

La "mise en ligne" est, à coup sûr, la mort du service public d'enseignement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

De toute façon cette mise à mort est programmée par l'OCDE et d'autres instances qui regardent le monde uniquement par le bout de la lorgnette économique.

Et honnêtement je suis parfois fatiguée de constater jour après jour le peu d'ambition de l'école pour nos enfants et l'impression d'ennui qu'ils en retirent.
Pedro Cordoba le soulignait plus haut :
"Le niveau d'exigences des programmes 2008 est très bas. Au risque de me faire taxer d'élitisme, je pense qu'on n'a pas le droit d'obliger les plus doués à piétiner pour rien."

Si la seule solution aujourd'hui est de créer un espace "privé" au sein du public pour un enseignement de qualité, je préfèrerais qu'il puisse être accessible au plus grand nombre !
J'ai même pensé au clonage des enseignants les plus efficaces (en général en lisant ce que nous raconte Catmano !) ;-)

Écrit par : lucile | 12 mai 2008

"Mais ça ne profitera de nouveau qu'aux enfants de milieux socio-culturels favorisés !" redoute Lucile.
Pas du tout : une telle expérience n'a de sens que si elle est montée dans un établissement lambda, avec toutes sortes d'origines sociales. Tiens, je vais chercher une structure collège + lycée à la périphérie d'un quartier sensible. Réfléchissez déjà à ce que pourrait être le règlement intérieur d'un établissement modèle — inutile d'en faire une prison, mais il est grand temps d'en finir avec le laxisme généralisé. Puis dans un second temps, réfléchir aux programmes, et à la meilleure manière de les enseigner — et, si possible, de les transcender. Dans chaque matière. Ça demande un peu de boulot, mais ce sera payé en satisfactions morales…
Sinon, rien ne vous empêche de faire la même chose avec une boîte totalement privée — mais ce n'est pas tout à fait la même perspective.
JPB
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2008

Catmano, vous êtes unique ! Le clonage c'était dans un instant d'égarement et de grand pessimisme pour l'avenir de l'école.

Écrit par : lucile | 12 mai 2008

"J'ai même pensé au clonage des enseignants les plus efficaces (en général en lisant ce que nous raconte Catmano !)"

Il y aurait la Catmano du lundi, celle du mardi...

mais plus celle du samedi !

Un mine de problème du genre : L'école X comporte 7 classes qui ont chacune une maîtresse différente chaque jour du lundi au vendredi.
Combien faudrait-il commander de Catmanos à la Camif-collectivités ?

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

"Mais ça ne profitera de nouveau qu'aux enfants de milieux socio-culturels favorisés !" redoute Lucile.

C'était un bémol à l'idée de mettre les cours en ligne ! Pas à celle de créer des établissements où sera offert un enseignement sérieux, explicite.
Que cette expérience soit menée dans un établissement lambda et pas dans les quartiers "chics" me semble prioritaire, puisque c'est là que se trouvent les enfants qui en ont le plus besoin.
Ce qui m'inquiète, c'est le temps qu'il faudra pour que les résultats positifs de ces expériences remontent aux plus hautes sphères, convainquent tout les enseignants et qu'enfin tous les enfants de France en profitent !

Mais je ne veux pas être rabat-joie, je trouve que c'est une très bonne idée : je me demandais juste comment en faire profiter rapidement le plus grand nombre !

Écrit par : lucile | 12 mai 2008

"Xavier Darcos prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."

Jean-Paul Brighelli ?
Philippe Le Guillou ?
Jean-Robert Pitte ?
Leon Bertrand (ancien ministre, nouvel IG) ?
Arnaud Teullé... ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Un peu en retard sur les débats ( j'ai passé le dimanche à fignoler une cabane pour mon âne), oserais-je pourtant faire remarquer à l'agréable compagnie qui s'ébat ici sous un bonnet asinien, qu'avant de lancer une "mission" (une de plus) sur le lycée et de choisir une personnalité ( une de plus) pour la conduire, il faudrait
1- s'assurer de la réussite de la réforme du primaire ( et ce ne sera pas de la tarte, d'autant plus que la maternelle est laissée en l'état) ;
2- réformer le collège et pour ce faire réfléchir un petit peu à l'enseignement professionnel. Vous savez, la ré-industrialisation intelligente de la France dont je parlais l'autre jour : tiens comme c'est bizarre, l'imprimerie qui sort le premier ouvrage de GRIP-Éditions est équipée de machines made in RFA.
Je sais bien qu'en matière de réforme, la doctrine présidentielle est la simultanéité, et qu'on ne peut pas abandonner à leur triste ignorance les générations engagées dans l'école du Crétin, mais le "tout en même temps" risque bien de devenir assez rapidement le "n'importe quoi" et au bout du compte le "rien du tout". Il avait eu un joli mot, le ministre - t'en souviens-tu, Jean-Paul ? - lors de notre première rencontre secrète dans les souterrains du ministère : "dischronie", avait-il dit comme l'un d'entre nous lui disait que le GRIP s'efforçait d'avoir une vision à trente ou quarante ans ; "dischronie" entre le temps du politique et celui de l'École. C'était très bien vu ; il est intelligent ce ministre...
Bien à tous.
GM
PS.
1- À Dugong, qui me conseillait de laisser du temps au temps pour lire les propositions de programmes de géométrie de Jean-Pierre Demaillly : vous voyez comment, dès que l'on parle de réforme de l'école, les contenus, qui sont l'essentiel, passent facilement au second plan et même tombent dans l'oubli.
2- À Pedro. La simultanéité des apprentissages - la progression, c'est autre chose - est assez bien illustrée par l'apprentissage de la bicyclette : pour tenir en équilibre sur la machine, il est recommandé de pédaler.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2008

"une telle expérience n'a de sens que si elle est montée dans un établissement lambda, avec toutes sortes d'origines sociales. Tiens, je vais chercher une structure collège + lycée à la périphérie d'un quartier sensible."

C'est curieux que cette proposition n'ait pas fleuri à l'époque où GCB montait son Angkar de collèges et lycées "expérimentaux".

On n'avait peut-être pas encore perdu la plupart de nos illusions de réformes de fond.

Peut-être est-il également utile de (re)lire l'analyse que faisait GCB de l'échec de son initiative (en renversant les rôles c'est saisissant !) :

http://www.cafepedagogique.net/communautes/Collegeexperimentaux/default.aspx

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

Guy Morel a écrit : "À Dugong, qui me conseillait de laisser du temps au temps pour lire les propositions de programmes de géométrie de Jean-Pierre Demaillly : vous voyez comment, dès que l'on parle de réforme de l'école, les contenus, qui sont l'essentiel, passent facilement au second plan et même tombent dans l'oubli."

Ce n'était pas un conseil mais une prière : je suis en ce moment même en train de lire ce texte en l'annotant *. Cela prend du temps (ne serait ce que pour comprendre les tenants et les aboutissants des propositions de contenus de programmes de la 6ème à la 3ème).
C'est un document énorme dans sa portée !


* rien à voir avec votre âne désormais abrité ni même l'ânnonement.

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Ce que vous décrivez là existe non seulement dans les classes SLECC, mais dans l'école que j'ai fréquentée au mois d'avril au Sénégal.
L'enseignement est "terriblement" transmissif !!!
Et porte ses fruits de façon étonnante...

D'ailleurs, c'est là-bas que mon livre de chevet était "Fin de récré" puisque j'en avais fait l'acquisition juste avant de partir et que j'étais pressée de le découvrir, et je peux dire qu'il était spécialement suave à lire dans un tel contexte.

Écrit par : Maminou | 12 mai 2008

J'adore le mot "philosophicité" . Qu'en pense Cadichon ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008

"2- À Pedro. La simultanéité des apprentissages - la progression, c'est autre chose - est assez bien illustrée par l'apprentissage de la bicyclette : pour tenir en équilibre sur la machine, il est recommandé de pédaler."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

Il me semble que Pedro parlait de la simultanéité d'apprentissages de disciplines différentes; à première vue, la bicyclette en est une, unique, même si elle regroupe plusieurs composantes simultanées..
D'ailleurs, ce que vous dites est vrai aussi pour la natation, (exit le tabouret, donc), le tennis, (exunt les "potences"), la musique, ... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

Il me semble que Pedro parlait de la simultanéité d'apprentissages de disciplines différentes; à première vue, la bicyclette en est une, unique, même si elle regroupe plusieurs composantes simultanées..
D'ailleurs, ce que vous dites est vrai aussi pour la natation, (exit le tabouret, donc), le tennis, (exunt les "potences"), la musique, ... ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

L'exemple de la bicyclette vaut ce que vaut un exemple. On apprend à écrire-lire en écrivant des chiffres (voyez Pascal Dupré pour la pratique); et l'on apprend la géographie en apprenant la mesure, le sens des grandeurs et les proportions ( voyez Morel à Grenoble fin août).
Bon, mais pour les programmes Demailly ?
Bien à vous.
GM

Écrit par : guy morel | 12 mai 2008

Je suis d'accord avec le constat.
Pour moi, pour des raisons différentes, (couac, pardon, quoique), l'affaissement programmé des disciplines artistiques est aussi catastrophique que celui des mathématiques. Même combat. Mais plus difficile, car l'importance de ces disciplines est moins présente dans l'esprit des parents d'élèves... Et des gens, en général.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

"Allez, pauvre Connac, va au bout de ta posture réflexive : reste chez toi à te remettre en question, les zaprenans te seront reconnaissants !"

Bien vu : la messe est dite.

Reste la question, lancinante, de la responsabilité des autorités académiques locales qui laissent faire un tel tueur...

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

J'adore le mot "philosophicité" . Qu'en pense Cadichon ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008

Rien pour l'instant, elle révise son anglais.

Écrit par : victor | 12 mai 2008

Feel Osofi city ?

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CM2. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecture et d'écriture.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2008

Enseignant depuis 1980, je ne laisse pas tranquilles les enfants de troisième. J'ai quelque chose à leur apprendre, mais je ne peux plus grand chose pour ceux à qui on s'est contenté de jouer de la guitare en maternelle et qu'on a aidés au CE1, au CE2, au CP, au CM1 et au CM2 à "trouver les règles de bases de la lecture et de l'écriture".

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

Reste la question, lancinante, de la responsabilité des autorités académiques locales qui laissent faire un tel tueur...

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

J'ai bien peur que les "autorités académiques locales" laissent faire en raison du pessimisme qu'ils éprouvent à l'égard de la situation des victimes.

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

Le prépostérisme (faire avant ce qu’on ne peut faire qu’après) est ici particulièrement caricatural : l’imposture pédagogique à son max. Le tout dans le charabia pédagol que nous aimons tant. Toujours aussi à l’aise dans le non mesurable et l’affectif, les types. Ils doivent être de grands experts en docimologie, n’est-ce pas Robin ?

La docimologie (de "dokimé", épreuve et "logos", science, discours sur), mot forgé par Piéron en 1922 et répandu à partir des années 50 au Canada et 60 en Europe : "science et pratique du contrôle des connaissances" est une discipline particulièrement paradoxale depuis qu'elle est tombée entre les mains des pédagogistes puisqu'elle tend à démontrer sa propre inutilité.

Une science qui travaille à son effacement, Borgès en a revé, les pédagos l'ont fait.

Mais pour eux, les enseignants aussi doivent travailler à leur propre "effacement".

Tout cela est logique, complètement fou, mais parfaitement logique.

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

J'ai bien peur que les "autorités académiques locales" laissent faire en raison du pessimisme qu'ils éprouvent à l'égard de la situation des victimes.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

qu'elles éprouvent.

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

– la docimologie une science qui travaille à son effacement ;
– des enseignants qui aussi doivent travailler à leur propre "effacement" ;
– un syndicats de profs, le SGEN, qui travaille à l’abaissement moral et matétiel de ses membres ;
– des CPE qui servent d’avocats aux élèves ;
– une pédagogie du vide et fière de l’être ;
– le recours au management par les injonctions paradoxales (soyez autonomes !) ;
– des gouvernements qui gèrent les flux et les stocks ;
– une École garderie pour la plupart, destinée à « socialiser » et à produire des crétins procéduriers.

Vous avez raison, Robin, tout cela est fou mais fait partie d’une logique : descolariser l’École elle-même sous prétexte de raisons politiques, un « agenda » comme ils disent en franglais.

Écrit par : Lariba | 12 mai 2008

"J'adore le mot "philosophicité" . Qu'en pense Cadichon ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008 "

Tatcher et Reagan n'en ont rien dit.

Écrit par : troll | 12 mai 2008

A l’entrée de la Sorbonne où j’assistais mercredi à une fort intéressante conférence de Samir Amin, je me suis fait remettre un tract appelant au boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008. La chose ne m’aurait pas surpris outre mesure, dans le contexte actuel des évolutions politiques et idéologiques en France, si je n’avais découvert, parmi la liste des signataires, les noms d’amis, de personnes et d’organisations que j’apprécie pour leur sérieux et leur engagement de gauche. J’ai cru devoir réagir, pour leur dire combien ils se sont, selon moi, laisser abuser en signant cet appel.

Le gouvernement chinois tenterait, nous dit ce texte, de “briser tout ce que la Chine compte d’intellectuels critiques”. Ce n’est pas l’image que m’a laissé mon dernier passage dans ce pays, il y a un an. Le colloque sur le thème “Education et globalisation” auquel j’ai participé à l’université de Pékin m’a donné l’occasion de rencontrer des dizaines d’intellectuels, d’étudiants, de chercheurs et de hauts fonctionnaires du gouvernement, qui jetaient un regard lucide et assurément critique sur les risques de “marchandisation” de l’enseignement supérieur en Chine.

Le gouvernement chinois pratiquerait, dit encore le texte de l’appel, une “urbanisation sauvage dirigée contre les populations” et accélérerait la “destruction de quartiers populaires et de sites historiques”. Les auteurs de ce document doivent n’avoir jamais mis les pieds dans un pays du tiers-monde pour affirmer cela, du fond de leur douillet salon parisien ! La Chine a un revenu par habitant de l’ordre de 3500 $ par habitant. Elle tente de sortir de ce sous-développement, au prix d’une croissance déjà affolante et difficilement contrôlable, aux effets sociaux et écologiques inquiétants. Mais elle reste un pays extrêmement pauvre. Malgré les efforts du gouvernement pour freiner l’exode rural, la crise du logement est énorme à Pékin. La rénovation de tous les vieux quartiers (hutongs) est financièrement impossible et serait de toute façon insuffisante. Une partie des vieux quartiers a été préservée et est en voie de réhabilitation. Mais une autre partie, importante, est effectivement rasée et remplacée par des logements modernes. L’ “intellectuel critique” occidental peut s’en offusquer, regretter la perte de ces quartiers où il aurait été bon de flâner comme touriste. Mais que propose-t-il aux Pékinois qui attendent un toit ? Et à ceux qui ont un toit (en tôle ondulée) mais pas d’eau courante, ni d’égouts, ni de gaz, ni de rues permettant le passage des bennes à ordures ? Que propose-t-il pour chauffer un hutong construit en torchis et en panneaux de bois de quelques centimètres d’épaisseur, tout en réduisant les émissions de CO2 ? Je n’affirme pas quant à moi que les tours en béton de 15 étages soient forcément la bonne solution à ce problème. Peut-être vaudrait-il mieux en revenir aux pistes des années 60 et 70, qui réglementaient strictement les mouvements de populations. Mais gageons que là encore on entendrait les cris indignés de ceux qui n’envisagent les droits de l’homme qu’à travers la lunette déformante de leur propre condition sociale privilégiée. Ayons la modestie de ne pas juger à la légère de situations dont nous ne mesurons ni la complexité ni les enjeux.

Le texte évoque bien évidemment la “colonisation” du Tibet, allant jusqu’à prétendre qu’elle “prend une tournure de génocide”. C’est un peu comme si la France était accusée d’avoir colonisé la Savoie, la Vendée, la Bretagne et l’Alsace. Rappelons d’abord que le Tibet a très longtemps fait partie de l’Empire du Milieu, jusqu’en 1911. Cette année-là, quand la Chine s’est libérée de la domination féodale Mandchoue, la caste dirigeante autocratique des moines et des seigneurs féodaux tibétains a unilatéralement proclamé l’indépendance du Tibet. Ceci fut réalisé avec l’aide et à l’instigation des Britanniques qui avaient déjà par trois fois tenté d’envahir la région à partir de l’Inde et qui voyaient (à juste titre) dans la révolution démocratique bourgeoise de 1911 une menace contre leurs intérêts économiques en Chine. Ces territoires sont ainsi restés à l’état féodal jusqu’à leur libération par les troupes communistes en 1951. Rappelons encore que durant la deuxième guerre mondiale, les autorités locales tibétaines, bien qu’officiellement neutres, ont objectivement soutenu l’axe Berlin-Tokyo en empêchant l’approvisionnement des armées chinoises par la route, à partir de l’Inde. Rappelons enfin que le Tibet d’avant 1951 n’avait rien du paradis que se plaisent à nous dépeindre certains adeptes des sectes bouddhistes. C’était un pays féodal, pratiquant le servage et même l’esclavage à grande échelle. Une minorité de propriétaires de serfs — nobles, autorités locales et chefs de monastères — possédait toute la terre et les forêts ainsi que la majeure partie du bétail. Quelques 200 à 300 familles dominaient le Tibet. Au sommet, le Dalaï Lama, grand propriétaire, chef religieux et chef politique auto-proclamé. Sans doute y a-t-il aujourd’hui une partie de la population tibétaine qui souhaite davantage d’autonomie, voire l’indépendance. Sans doute font-ils l’objet de mesures de répression de la part du gouvernement chinois. Mais il n’y a assurément aucun “génocide” ni rien qui y ressemble. Galvauder ainsi ce terme me semble indigne d’un intellectuel. Je me suis toujours interdit de parler de “génocide du peuple palestinien”, ou de “génocide du peuple irakien”. En revanche, il y a bien eu génocide du peuple Apache, voici à peine plus de cent ans, pas très loin de Los Angeles, ce qui n’a empêché personne d’y participer aux Jeux Olympiques…

J’ose à peine m’attarder sur le passage du texte où l’on affirme que “la Chine a des visées de conquête sur Taïwan” et où l’on évoque son “offensive diplomatico-guerrière à l’encontre du Japon”. Taïwan est un territoire chinois contrôlé par un régime fantoche qui n’est reconnu par quasiment aucun Etat ou gouvernement et qui ne doit son existence qu’a des décennies d’appui militaire, économique et politique de la part des Etats Unis. La revendication chinoise sur ce territoire est parfaitement légitime et on ne peut que louer la retenue extrême dont a fait preuve le gouvernement chinois dans cette question durant les soixante dernières années. Quant au Japon, faut-il encore rappeler que ce pays ne s’est jamais acquitté de sa dette envers la Chine ? Six millions de civils chinois ont été massacrés durant la Deuxième Guerre Mondiale et quatre millions de soldats nationalistes ou de miliciens communistes chinois sont morts pour libérer leur pays de l’occupation fasciste japonaise. Pour ces faits, le gouvernement japonais n’a jamais versé le moindre dédommagement, n’a jamais présenté la moindre excuse sérieuse. Le regain de tension entre les deux pays est précisément lié, comme vous le savez, au révisionnisme flagrant des livres d’histoire utilisés au Japon. Que dirions nous si le gouvernement allemand décidait de rayer l’holocauste des manuels d’histoire ?

Enfin, pour faire bonne mesure, on nous dit que la Chine encouragerait le “dopage” à grande échelle chez ses sportifs. J’ignore si cela est vrai. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu dernièrement une pétition contre le Tour de France…

Le plus important n’est évidemment pas là. Le texte de l’Appel au Boycott des Jeux Olympiques de Pékin n’est pas seulement un document truffé de contre-vérités flagrantes. Il participe surtout d’une stratégie idéologique visant à présenter la République Populaire de Chine comme le plus grand ennemi de l’humanité, un “régime totalitaire et esclavagiste”, qui “développe une géopolitique d’agressions” et s’engage dans “une course aux armements (contre) le reste du monde” ! Comment ne pas voir par qui ces mots-là ont été écrits et qui ils devraient légitimement désigner ? La dictature économique du grand capital, qui ravage la planète, qui brise les chances de développement des pays les plus pauvres, qui plonge des millions d’enfants dans la malnutrition, l’analphabétisme, la maladie, la prostitution.
Quoi que l’on pense des institutions chinoises, l’honnêteté intellectuelle nous force à reconnaître que chacun des citoyens de ce pays, fut-il tibétain, a bien davantage de pouvoir démocratique pour peser sur son gouvernement que n’en ont les populations du monde pour peser sur les multinationales industrielles ou financières occidentales. Quoi que l’on pense des tours et détours de la politique du Parti Communiste chinois, force est de reconnaître qu’il a su faire passer un milliard d’hommes de la misère totale et de l’analphabétisme à l’accès généralisé aux soins de santé, à une alimentation stable et à un niveau d’enseignement sans comparaison avec celui d’autres pays du tiers-monde (excepté Cuba sans doute). Et il l’a fait sans se soumettre aux ordres des puissances occidentales et de leurs institutions. Voilà sans doute ce que les ennemis de la Chine ne peuvent lui pardonner.

Excusez moi de vous le dire avec tant de franchise, mais le texte que vous avez accepté de signer aurait dû vous chatouiller le nez. Il sent la sueur et l’alcool des casernes de l’Oncle Sam. Celui-ci a bien compris que seule la Chine a désormais la capacité militaire, économique et politique de prendre la tête des forces qui veulent encore s’opposer à son hégémonie. Voilà pourquoi le gendarme du véritable “régime totalitaire et esclavagiste” qu’est le capitalisme mondial, “développe une géopolitique d’agressions” et s’est engagé depuis longtemps dans “une course aux armements (contre) le reste du monde” !

J’avouerai encore que je n’aime guère le tournant que prend la Chine sur le plan social et économique; que j’exècre la peine de mort; que j’ai en horreur le sport-spectacle, cette machine à sous et à propagande. Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d’eau, de nourriture, d’air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp. Et au moment où, par la grâce de Sarkozy et de Kouchner, la politique extérieure de la France devient la risée du monde, j’attendais, je vous l’avoue, plus de discernement et d’esprit critique dans le chef des intellectuels français progressistes qui me tiennent à coeur.

Nico Hirtt
Membre fondateur de l’Appel pour une école démocratique (Belgique)

Écrit par : Nico Hirtt | 12 mai 2008

du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Vous vivez dangereusement, not'bon maître!

Pourtant force est de constater que tous les remèdes que vous suggérez et qui sont frappés au coin du bon sens, ( autonomie, pluralisme: en un mot liberté) butent sur une constante incontournable en France, une contrainte rédibitoire,levée depuis longtemps ailleurs, et qui fait qu'elle seule reste encore à s'échiner sur les effets de ses maux qu'elle ne peut soigner par incapacité d'en attaquer les racines.
Tant qu'elle n'aura pas viré sa cuti, toutes les bonnes volontés feront du bruit avec la bouche ou continueront à voter avec leurs pieds vers de plus vertes pâtures, où l'on connait le sens de la liberté, laquelle n'est pas comme chez nous synonyme de licence. Celle-ci permet de faire tout et surtout n'importe quoi, quand on est dans la ligne de la bien-pensance majoritaire ou du moins de celle qui gueule le plus fort, ce qui revient au même

Cela me rappelle Chateaubriand qui décrivait la Révolution comme une grande parade( déjà ) où la licence défilait en fanfare sous les arches de la liberté ou quelque chose d'approchant. Pas le temps d'aller chercher mais il me semble que c'est dans l'Essai. Fumaroli cite cette belle phrase dans son livre inoubliable qui souligne la justesse avec laquelle Chateaubriand avait, bien avant Peyrefitte, isolé les racines du Mal français.
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J'adore le mot "philosophicité" . Qu'en pense Cadichon ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008
Que je ne devrais pas lire ce genre de truc en prenant mon petit déjeuner. La cuistrerie ( et particulièrement la freinetique) me donne de l'acidité gastrique.
Je retourne à ma philosophitude béate.

Écrit par : Cadichon | 12 mai 2008

Je salue Nico Hirtt, à qui j’avais emprunté, pour la Fabrique du crétin (mais en citant mes sources !) certaines analyses percutantes du « protocole de Lisbonne ». Et sur le sujet de son post, je le rejoins complètement.
Pendant que nos intellecuels se touchent la nuit, Hollywood lance une campagne contre les dictateurs de Malaise (il y a des choses sur www.fanista.com). Et c’est infiniment moins problématique due le Tibet…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2008

Que les choses évoluent vite sur Internet ! On part de l’enseignement de la littérature, on arrive tout de suite à Todorov, puis illico à Nancy Huston et, en quelques minutes, on se retrouve face au temps de sa jeunesse folle. Et, comme là encore, on réagit trop vite, il se trouve que Françoise (quelle Françoise ?) demande des explications qu’on est bien en peine de donner. Car tout cela n’est pas très clair.

Je me trompe peut-être sur Nancy Huston. Je n’ai pas lu ses romans sauf le tout premier, Les variations Goldberg, qui m’avait beaucoup plus. Mais c’était à l’époque où on se voyait presque tous les jours. A l’époque aussi où je lisais encore les romanciers contemporains. Puis trop de déceptions – sauf Paul Auster, Pierre Michon et quelques rares autres. A quoi s'ajoute la peur aussi, s’agissant de Nancy, d’y trouver des choses qui abîment l’image que j’ai gardée d’elle (et, par la même occasion, la mienne et celle des vieux copains). Mais quand elle écrit dans la presse, la curiosité est trop forte : je lis. Peut-être n’ai-je pas fait l’effort de comprendre ce qu’elle veut dire aujourd’hui, les raisons profondes de ce qui m’apparaît comme une forme de reniement. Or je dois déjà avoir dit que la fidélité est l’une des valeurs qui m’importent le plus. J’écris cette phrase et elle me revient en boomerang : j’aurais dû être fidèle pour deux, fidèle à Nancy malgré son « reniement ». A une époque elle faisait partie de ma bande, plus encore du petit cercle des cinq ou six intimes. Elle avait 20 ans, elle était rayonnante, délicieuse, curieuse, d’une sensibilité exquise aux choses de la vie. Ces qualités-là, elle doit les avoir gardées. Mais en même temps j’ai l’impression (ah si elle pouvait être fausse !) qu’elle nous reproche de l’avoir « exploitée », « manipulée », amenée à penser, dire, faire, aimer des choses qu’elle n’approuvait pas vraiment – ou qu’elle n’approuve plus. La vie de famille, la maternité, le féminisme (of course), les valeurs de la vie, voilà ses idéaux actuels. Sauf que féministe elle l’était déjà à 20 ans – et nous les mecs, aussi. Mais son féminisme a changé de sens. Anaïs Nin n’est plus pour elle une romancière féministe. Pourquoi ? A cause d’Henri Miller, bien sûr, cet affreux misogyne. Le féminisme de Nancy semble être devenu celui des bons sentiments : la douceur, la pudeur, l’optimisme, l’espoir, la non-violence, la maternité, once more. Féminisme de l’éternel féminin. Idem pour les valeurs de la vie. Elle n’aime pas le nihilisme. Mais étaient-ils nihilistes, Miller ou Bataille ? Pourquoi pas Nietzsche, le grand pourfendeur du nihilisme, tant qu’on y est ? Mais, j’oubliais. Nietzsche aussi était misogyne, comme Sade, Laclos, Miller et Bataille. Et Lou-Andréas Salomé ne devait guère valoir plus qu’Anaïs Nin. Tous nihilistes donc. Et la liste s’allonge : Cioran, Beckett, Jelinek, Bernhardt (qu’elle compare, si je ne m’abuse, à Hitler : pas moins). Il s’agit certes de très grands écrivains, c’est pour ça qu’elle leur « pardonne ». Ils sont « rachetés » par leur style. Mais de quoi donc devraient-ils être pardonnés ? De quoi devraient-ils se racheter ? De leurs idées ? De leur style… de vie ? Quelle conception de la littérature y a-t-il derrière ces anathèmes, ces rachats et ces pardons? Ils ont ouvert la voie à Houellebec ou Angot qui, en plus, écrivent mal ? Et depuis quand un écrivain est-il responsable de ceux qui viennent après lui ? Cioran est-il le papa de Houellebec ? Anaïs Nin est-elle la maman de Christine Angot ? C’est parce que les parents ont mangé des raisins verts que les enfants ont les dents gâtées ? A quoi ça rime, ces filiations littéraires, cette transmission de péché originel de la littérature et de l'art ?

J'arrête car je suis peut-être très injuste. Et puis les choses vont tellement vite sur Internet... Il y a eu beaucoup de messages depuis hier et Nancy Huston ne doit plus intéresser personne...

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

"Les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes."

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

Nico Hirtt :
"Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d’eau, de nourriture, d’air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp."

--- Il y a aurait donc, d'un côté, des dirigeants sans peuple (les Etats-Unis) et, de l'autre, des peuples sans dirigeants (la Chine). Facile alors de choisir son camp : "le camp du peuple est notre camp". Mais dire que la Chine est dans le camp des "assoiffés d'air pur, de culture et de paix", c'est pousser un peu loin le bouchon. Et j'hésite à choisir.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

Ben voyons ! Pendant que je rêvais à la poésie de la Terreur v'la l'apologue de la liberté format coco-mao qui vient faire un tour ici. Son GPS a dû se coincer quand il est sorti de sa fumerie d'opium favorite.


Ma parole, ça va vraiment très mal en France si on laisse sortir ce genre de cafard du cercueil des idéologies mortifères du 20ème siècle, qu'on n'a visiblement pas enterré aussi profond que les autres déchets radioactifs! Ça vient nous donner des leçons de "démocratie populaire"made in China
Ils ne méritent pas ça nos amis belges, mais chacun sa m...


Il sait pas le NicoHirtt que le mur de Berlin est tombé, visiblement pas dans sa tête, qui nous bassine depuis 15 ans avec son complot libéralo-capitalisto-marchandiseur de foutaises. Lui aussi dégouline de poisse sentimentheàl'eau-droitdelhommiste quand il prétend défendre l'école mais monte au créneau défendre les idéologies les plus criminogènes.
Unissons-nous et vaporisons!
L'heure est grave, camarades!
Sortez le BAYGON à double effet, pour les KROUCHHH-KROUCHHH et les BZZZ-BZZZ, car ces insectes là sont des mutants, ça rampe et ça vole.

Écrit par : Cadichon | 12 mai 2008

De Nancy Huston, j'ai lu "Cantique des plaines", une pure merveille, puis "Instruments des ténèbres", et là, j'ai éprouvé une déception qui rejoint l'analyse de Pedro Cordoba : le livre, au début passionnant, s'achève sur une glorification des "valeurs positives", de l'optimisme béat et des beaux sentiments qui m'a paru très bien-pensante. Le résultat, c'est que je n'ai pas acheté ses autres romans.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008

Je vais donc lire "Le cantique des plaines", merci Sylvie.

Je précise pour l'ami Nico qu'à l'époque de mon amitié avec Nancy Huston, j'étais maoïste. La déception politique est infiniment plus grande - et plus tragique - que la déception littéraire. C'est sans doute aussi pour cela que l'optimisme des beaux sentiments, dans quelque domaine que ce soit, n'est pas mon fort. A propos, Cadichon, que pensez-vous de Christopher Lash? Aussi dtéestable que Michéa?

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

"Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d’eau, de nourriture, d’air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp."

Désolé, on nous a déjà fait le coup du "il faut choisir son camp". C'est un pétard mouillé, ça ne marche plus.

Baudelaire souhaitait que l'on ajoutât deux articles supplémentaires à la Déclaration des Droits de l'Homme : le Droit de s'en aller et celui de se contredire.

Je suggère que l'on ajoute aussi celui d'avoir le droit "de ne pas choisir son camp", en particulier celui de la Chine communiste "assoiffée d'eau, de nourriture, d'air pur, de culture et de paix." (tout ça, tout ça !)

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

JPB, qui est aussi conseiller des éditions Larousse pour la littérature, est apparemment très content (mais quand n'est-il pas content, cet homme ?) de les avoir convaincus, cette année, de faire entrer dans la dictionnaire, en même temps, Todorov et sa dame.
Cela dit, c'est un peu vrai que Nancy Huston a l'essentiel de son œuvre derrière elle. Mais diable qu'elle était jolie, la bougresse, hein, Pedro… Maquée depuis si longtemps avec cette grande asperge squelettique de Tzvetan… Quel gâchis, mon cher — que n'a-t-elle préféré un hispanisant un peu plus petit et un peu plus replet -:)))))…

Écrit par : Abraxas | 12 mai 2008

Je ne suis pas convaincu que ce soit le vrai Nico Hirtt qui ait écrit le message ci-dessus. Je pense que prôner le boycott des jeux olympiques est une connerie majuscule, mais j'ai vraiment du mal à croire qu'on puisse réellement excuser l'usine à peine de mort et à revente d'organes de condamnés qui tourne à plein.
J'ai aussi du mal à confondre les chefs du gouvernement chinois avec la population chinoise, ce qu'a tenté de nous faire avaler "contre la propagande anti-chinoise", qui a sévi ici il y a quelque temps...

Je ne choisirai pas mon camp en évacuant des critères aussi primordiaux... Ceci-dit, Cadichon, seriez-vous pour le boycott??

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

"Quel gâchis, mon cher — que n'a-t-elle préféré un hispanisant un peu plus petit et un peu plus replet -:)))))…"

Ecrit par : Abraxas | 12 mai 2008

Vous pensez à quelqu'un en particulier, Jean-Paul??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

Le droit de s'en aller et celui de se contredire... J'ignorais cette suggestion de Baudelaire. J'applaudis de deux mains, et je revendique aussi le droit de ne pas choisir mon camp.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008

Nancy a toujours été assez squelettique. Même l'hispaniste en question l'était à l'époque...

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

"Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré".

Je suis partant, si ce n'est pas dans le Grand Sud. J'ai peur qu'il y ait pléthore de profs de lettres et qu'on ait pénurie dans les autres matières pour l'instant, non ? S'il y a besoin de quelqu'un en allemand, je peux faire l'affaire, aussi.

Écrit par : Jeremy | 12 mai 2008

Incroyable, Cadichon, votre réaction aux propos de Nicolas Hirtt. C'est un discours trempé de haine, un discours que même nos (néo)nazis n'osent proférer. Vous êtes le petit Céline des (néo)libéraux.

Écrit par : wolfgang | 12 mai 2008

Et, comme là encore, on réagit trop vite, il se trouve que Françoise (quelle Françoise ?) demande des explications qu’on est bien en peine de donner...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

Cette Françoise, c'est pô moi ! J'arrive d'un week-end paradisiaque, mais je retombe de haut, bien loin de l'Eden, ne trouvant que des mauvaises nouvelles dans ma boîte à lettres... Bref, pas le coeur à batifouler, même à propos de la belle Nancy Huston !
Et puis, le lycée Darcos, voyez-vous, ça m'achève.

Écrit par : FGuichard, un peu découragée en ce lundi de Pentecôte | 12 mai 2008

"Nancy a toujours été assez squelettique. Même l'hispaniste en question l'était à l'époque..."
écrit Cordoba.
Nous l'étions tous à l'époque, Pedro. À force de faire des manifs en courant, tout en scandant "Ho-Ho-Ho Chi Minh / Che-Che-Guevara" — jusqu'à bout de souffle. Tu te souviens de ça ? Sans compter toutes ces fois où nous courions sus, et toutes celles où nous courions désespérément… Si j'y rajoute le fait que je faisais du handball intensément, et que je fumais comme un Gainsbourg… La ligne, mon cher — que nous perdîmes, toi et moi, à force de remplacer la révolution par la réflexion et la cigarette par le cassoulet-mayonnaise… Et nos copines étaient maigrichonnes, "et ce brave sac d'os, dont j'naurais pas voulu / Même pour une thune / M'est entré dan le cœur, et n'en sortirait plus / Pour toute une fortune…" — comme disait Georges… Mais où sont les neiges d'antan ? Reste l'amour…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2008

On résume :

- Todorov, dit oeil de velours, grimpe au ciel grâce à Huston ( Nancy ; pas la ville, ni celle des fusées...)

- Jeremy est bivalent

- Un faux Nico Hirtt, étiqueté social-clone du vrai, nous révisionne la Chine.

Effectivement, journée moyenne.

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

Oui, et comme disait la petite garce à la fin du poème de Rimbaud : Et le bureau ?
On devait parler des programmes du lycée, non ?

Écrit par : guy morel | 12 mai 2008

"Nancy a toujours été assez squelettique. Même l'hispaniste en question l'était à l'époque..."
écrit Cordoba.
Nous l'étions tous à l'époque, Pedro.
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

N'y aurait-il donc que moi à avoir gardé la ligne (non, pas celle du parti...) ????
Cela dit, oui, reste l'amour.
Et, nolens volens, une certaine forme de fidélité ( ne relèverait-elle pas de l' "honneur" ?) à ce que nous étions.

Écrit par : FGuichard | 12 mai 2008

On devait parler des programmes du lycée, non ?
Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

--- On batifole en t'attendant. Mais il n'y a pas que les programmes : orintation-sélection, nombre et nature des séries, options, bac ou pas bac, etc.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

--- On batifole en t'attendant. Mais il n'y a pas que les programmes : orintation-sélection, nombre et nature des séries, options, bac ou pas bac, etc.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008
Je n'ai rien contre les batifolages.
Mais j'ai versé une pièce au dossier :des programmes de math.
Et j'ai posé deux questions :
1-qu'est-ce qu'on fait du collège ?
2- qu'en est-il de l'enseignement professionnel ?
Il sera difficile de parler d'orientation-sélection, du nombre et de la nature des séries etc. tant que l'on n'aura pas répondu à ces questions.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2008

Unissons-nous et vaporisons!
L'heure est grave, camarades!
Sortez le BAYGON à double effet, pour les KROUCHHH-KROUCHHH et les BZZZ-BZZZ, car ces insectes là sont des mutants, ça rampe et ça vole.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2008

Incroyable, Cadichon, votre réaction aux propos de Nicolas Hirtt. C'est un discours trempé de haine, un discours que même nos (néo)nazis n'osent proférer. Vous êtes le petit Céline des (néo)libéraux.

Ecrit par : wolfgang | 12 mai 2008

Ne vous inquiétez pas, Wolfgang, Cadichon, c'est surtout une outre gonflée de vent, une militante des boudoirs.
Les jours de colère, elle doit défaire un bouton de son tailleur Chanel et brandir son clavier d'ordinateur : derrière elle, sur la barricade, une première communiante un crucifix à la main et un trader à la cravate dénouée ("Cadichon guidant le peuple" par GuyLacroix).

Écrit par : victor | 12 mai 2008

Les programmes de maths de collège proposés par JP Demailly sont à des années lumière de ce qui se fait actuellement.

Il s'agit, à n'en point douter, de long terme.

Mais si de tels programmes voyaient le jour, gageons que ceux de "français" seraient à la hauteur aussi.

Toutes les autres disciplines d'enseignement (c'est à dire celles qui n'ont pas une aussi forte légitimité à l'impérialisme) en profiteraient par effet mécanique.

Dans un horizon de vie humaine, cela ne peut effectivement passer que par une mise en place massive réelle de Slecc dans nos écoles. Le tout sur fond de paupérisation massive(au sens social) d'une bonne partie de la population européenne.

Écrit par : dugong | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant."

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008


Si vos élèves de maternelle prennent du plaisir à vous voir chanter avec votre guitare, cela n'est déjà pas si mal! On ne peut pas demander à ces charmants bambins d'être critiques musicaux éclairés, en plus! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=5R8BiNou-vI
Une chanson au succès imparable, pour Guillaume!

Écrit par : dobolino | 12 mai 2008

"Toutes les autres disciplines d'enseignement (c'est à dire celles qui n'ont pas une aussi forte légitimité à l'impérialisme) en profiteraient par effet mécanique."

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Pas simultanément, alors??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

"Une chanson au succès imparable, pour Guillaume!"

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2008

;-)))... J'adore les sous-titres!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

De retour de week-end, que la mer était belle, j'apprends que Darcos a encore fait une reculade, sur le subjonctif, cette fois! Quel courage!
Une personnalité serait nommée dites-vous? Huston? Ah!ah! drôle! Elle pourrait toujours nous faire des récits, elle qui redécouvre l'eau tiède dans le dernier Magazine Littéraire. Elle ne doit pas connaître grand-chose à ce qui se passe dans un lycée, pauvre dame.
Henri Mitterand? Ce serait bien. Mais il n'est peut-être pas homme à tomber aussi bas que Darcos et à se compromettre de manière aussi veule.
Une chose est vraiment bien en tout cas: c'est qu'il n'y a plus rien à espérer. On est déjà tranquille avec ce sale espoir comme disait Anouilh; on est bien fait comme des rats.
Cela permet de passer à autre chose.

Écrit par : Sanseverina | 12 mai 2008

Merci JPB d'avoir annoncé la naissance de l'ALLE (l'Association le Latin dans les Littératures Européennes ).
Ci-dessous le planning des conférences, histoire de ne pas se sentir totalement cerné par la petite barbarie qui monte qui monte qui monte (et pas guili guili)...


Association le Latin dans les Littératures Européennes
Lycée Henri IV-23 rue Clovis, 75231 PARIS cedex 05

Lingua mater « The past is never dead. It's not even past »
(W.Faulkner)

L' « Association le Latin dans les littératures Européennes » (ALLE) a le plaisir de vous annoncer le programme de ses conférences pour l'année 2008/2009 :

27 mai 2008 (Lycée Henri IV), à 18h30 : rencontre -conversation avec Yves Bonnefoy, à destination des lycéens et des élèves des classes préparatoires du Lycée Henri IV et de leurs professeurs.

8 octobre 2008 (Lycée Louis le Grand), à 18h : conférence de Rémi Brague (Président d'honneur de l'ALLE et professeur de philosophie médiévale à Paris I) sur la thèse de son ouvrage : Europe, la voie romaine ( Gallimard, 1992).

9 décembre 2008 (Lycée Henri IV), à 18h30 : conférence d'Yves Hersant (Directeur à L'EHESS, en charge du groupe Mélancolies, de l'Antiquité au XXe siècle) : Le rôle du latin dans la Renaissance Italienne.

2 février 2009 ( Lycée Henri IV), à 18h : conférence de Michael Edwards (Professeur au Collège de France , Chaire d'Etudes de la création en langue anglaise) : Le jeu du latin dans la poésie anglaise.

7 avril 2009 (Lycée Henri IV), à 18H30 : conférence de Jackie Pigeaud (Professeur émérite de littérature latine à l'Université de Nantes): Le latin dans la traversée des savoirs.

26 mai 2009 (Lycée Henri IV), à 18h30, conférence de Jacques Le Rider (Directeur d' Etudes à l'Ecole pratique des hautes études -Europe et monde germanique) : Freud et Virgile, l'épigraphe latine de la science des rêves.

La première assemblée générale -date non encore fixée- sera l'occasion d' une Table Ronde, autour d'une conférence croisée entre la philosophe Barbara Cassin et le poète Michel Deguy

Écrit par : FGuichard | 12 mai 2008

27 mai 2008 (Lycée Henri IV), à 18h30 : rencontre -conversation avec Yves Bonnefoy, à destination des lycéens et des élèves des classes préparatoires du Lycée Henri IV et de leurs professeurs.

Il y en a qui ont de la chance !

Écrit par : Robin | 12 mai 2008

De Nancy Huston, j'ai lu "Cantique des plaines", une pure merveille, puis "Instruments des ténèbres", et là, j'ai éprouvé une déception qui rejoint l'analyse de Pedro Cordoba : le livre, au début passionnant, s'achève sur une glorification des "valeurs positives", de l'optimisme béat et des beaux sentiments qui m'a paru très bien-pensante. Le résultat, c'est que je n'ai pas acheté ses autres romans.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 200
Je vous recommande "Lignes de failles", (Actes Sud) mieux écrit et moins gore que les Bienveillantes, car il y est aussi question d'enfants polonais et ukrainiens,ceux des Lebensborn, volés par les nazis, pour leur air aryen. ( environ 200.000)

Avec ce livre, j' avais retrouvé la grande romancière et renvoyé avec soulagement " L'instrument des ténèbres" à celles dont il ne devrait plus sortir quant à "L'empreinte de l'ange", il m'a paru plus "fabriqué" est-ce le ..."démon de la théorie", autre livre, même peine, même motif?
Ce démon-là, il a pris les traits d'un caméléon bulgare pour séduire la jolie canadienne. Ellle avait pourtant les pieds sur terre quand elle a débarqué de ses Rocheuses natales, mais, hélàs, elle s'est fait mettre le grappin dessus par TT et sa clique germanopratine.

TT, il me fait penser à Bentolila, car il a bien su lui aussi faire oublier ses égarements structuralo-linguistiques, en ce temps temps où tout frais débarqué, lui aussi, mais de l'enfer des soviets, il hurlait avec les loups, et à l'unisson avec sa todorovna number one, (julia K.) et aujourd'hui, il tonne encore, pour défendre la littérature assassinée et toujours aussi fort, mais cette fois pour couvrir les grinchements de ceux qui ne sont pas amnésiques.
Il a écrit un jour ( le Diplo, 2001) "Du bon et du mauvais usage de la mémoire". On n'est jamais si bien servi que par soi-même.

Moi je ne peux effacer de la mienne que c'est la clique en question qui a joué de la stylistique, de la textique, de la psychocritique, et de tous ces autres instruments, des ténèbres et de torture, avec lesquels fut lentement assassiné l'enseignement du français.

Voilà donc pourquoi, in my book, TT et Bentolila sont aussi pompiers-pyromanes que Meirieu.

Qu'allait donc faire la jolie Nancy dans cette galère?À Calgary cela ne sent sans doute pas assez le souffre.
L'élève de Barthes a néanmoins bien du talent.

Écrit par : Cadichon | 12 mai 2008

Colloque du PEREC (rien à voir avec l'OULIPO, c'est l'association "Pour une École Républicaine et Citoyenne"


Samedi 17 mai 2008, à 13h 30
Maison des associations, 5, rue Perrée
Près de la mairie du troisième arrondissement
Métro : République ou Temple

P.E.R.E.C. "Ile de France"vous invite à un colloque

Précarisation de l'enseignement: des professionnels de terrain prennent la parole

Mme Josette TOBAILEM - Professeur des Écoles :
Pour l'amour du livre, jeunes lecteurs à la rencontre d'auteurs

M. Iannis RODER - Agrégé d'histoire :
L'école témoin de toutes les fractures

Mme Françoise HARDOUIN - Conseiller d'Orientation Psychologue :
D'hier à demain l'orientation selon les textes, l'orientation telle qu'elle pourrait être

Mme Annick AZERHAD
Agrégée de lettres modernes, docteur en littérature française, TZR
Le statut de l'enseignant :
une valeur garante d'une école républicaine et citoyenne

Mme Josiane SBERRO - Chef d'établissement retraitée :
D'hier à aujourd'hui, la formation des chefs d'établissements en question

M. Romain VIGNEST
Agrégé de lettres classiques, docteur en littérature française,
président de l'Association des Professeurs de Lettres (APL) :
Intégrer par les lettres

Renseignements: 01 39 60 26 21
01 45 08 45 34

P.E.R.E.C. (Pour une École Républicaine et Citoyenne)
association issue de l'ouvrage collectif Les Territoires perdus de la République (E. Brenner), 9, bd du Temple - 75003 Paris

Écrit par : FGuichard | 12 mai 2008

Encore une info (c'est la dernière pour aujourd'hui) :
J'ai le plaisir de vous signaler la dernière livraison de "Cause commune", revue scientifique généraliste, mais majoritairement consacrée à la réflexion philosophique, et qui ouvre ses pages à l’enseignement des langues anciennes…

Pierre Dupuis et les Editions du Cerf, qui publient la Revue "Cause Commune", ont accepté sans hésitation la proposition faite en août dernier par Patrick Voisin, (directeur du département des LA de la revue), de constituer un dossier sur l’enseignement des langues anciennes ; il a donc sollicité des universitaires et des professeurs de classes préparatoires pour définir une sorte d’horizon pour l'enseignement des « langues et culture de l’antiquité ».
Le résultat occupe une bonne partie du n°3 de la Revue qui paraît en mai.
Et P. Voisin de poursuivre :
"Nul doute que vous intéresseront les ouvertures que développent nos collègues dans ce dossier (par exemple l’étude de Pétrarque ou le travail faisant collaborer archéologie et littérature…). Mais il s’agit surtout de montrer par votre abonnement pour deux numéros (le deuxième sera consacré à un auteur de la Méditerranée, Camus) que les professeurs de lettres et de langues anciennes ne restent pas indifférents devant des publications qui concernent leur champ de travail, de réflexion et de passion.
Si nous ne faisons pas ce geste, qui le fera ? Et les éditeurs continueront de dire que les ouvrages de lettres classiques n’ont pas un public assez important pour qu’ils investissent dans de tels projets, voire que les professeurs de langues anciennes n’achètent même pas les ouvrages écrits à leur intention.
Je vous remercie de contribuer à faire vivre nos langues anciennes."

Documents joints : - sommaire du dossier « langues et cultures de l’antiquité »

- abonnement

CAUSE COMMUNE
Revue citoyenne d'actualité réfléchie
Printemps 2008 // n° 3

Avons-nous encore un Monde ?

Politique et humanité chez Hannah Arendt (I)

Jean-Claude Poizat, Alain Finkielkraut, Myriam Revault d’Allones, Sylvie Courtine-Denamy, Valérie Gérard et Etienne Tassin, Anne-Marie Roviello, Jean-François Bossy, Corinne Enaudeau, Jean-Claude Eslin, Eve Gianoncelli, Patrick Hochart, Jerome Kohn, Pierre Pachet.

Dossier « Langues et cultures de l'antiquité » :
manifeste pour une Nouvelle Frontière

SOMMAIRE DU DOSSIER LANGUES ET CULTURES DE L’ANTIQUITE

- Un nouveau limes, une « nouvelle frontière » pour l’enseignement des langues et des cultures de l’antiquité, Patrick Voisin
- Une Philologie euroméditerranéenne. Esquisse d’un projet et récit d’une expérience d’enseignement. Jean-Pierre Levet
- De nouvelles études classiques pour retrouver le goût de l’Antiquité, Julien Alibert
- Des bienfaits de la littérature néo-latine en général et de l’œuvre de Pétrarque en particulier pour l’enseignement des langues anciennes, Antoine de Rosny
- Montagnes grecques, de la géographie aux représentations, Françoise Letoublon
- La petite Europe : une grande Cause commune, Martine Hiebel
- Du latin à Sciences-po ? A propos d’un cours sur les origines de Rome, Jean-Pierre de Giorgio
- Archéologie, histoire ancienne et histoire de l’art dans l’enseignement des langues anciennes : disciplines ancillaires ou auxiliaires ?, Jean-François Croz
- Le citoyen romain sur le quai de la gare, Richard Adam
- Pourquoi et comment reconstruire Carthage ?, Patrick Voisin

Réfléchir l’actualité
Construire un espace public éclairé
Avoir souci du monde commun

Chers amis,

Nous avons, à travers les deux premiers numéros de CAUSE COMMUNE, largement ouvert la voie d’une entreprise inédite, ambitieuse.

En avril 2007 paraissait le premier numéro, consacré à « l’Europe réfléchie » d’une part, à « la crise française » de l’autre ; en novembre 2007 le deuxième, « Penser la démocratie », consacré à Tocqueville.

En avril 2008 paraît le volume 3, « Avons-nous encore un monde ? », consacré à Hannah Arendt d’une part, à la culture de l’antiquité et à l’enseignement des langues anciennes d’autre part. Un numéro 4, sur Albert Camus, est en préparation pour l’automne.

Il est désormais essentiel que la revue prenne son essor, en particulier du point de vue des abonnements, afin d’assurer son avenir. C'est même vital pour une telle entreprise...

Amicalement à vous,

Pierre Dupuis.





« Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ! » Abraham Lincoln



Site web : http://www.causeco.fr

Écrit par : FGuichard | 12 mai 2008

Au sujet des propositions de Jean-Pierre Demailly, uniquement la partie pour le primaire

Si je résume grossièrement : pratique du calcul approché, mental et posé, simultanéité de l’apprentissage des 4 opérations, liaison calcul/géométrie (exemple multiplication / aire du rectangle), étude des carrés, cubes et puissance de dix.

J’adhère.

La démonstration d’identités remarquables par contre, même si elle se limite à des visualisations et des explications géométriques, ne me semble pas en rapport avec le primaire, qui est l’âge du concret, des pommes et des livres qui coûtent telle somme.

Écrit par : collombon | 12 mai 2008

La démonstration d’identités remarquables par contre, même si elle se limite à des visualisations et des explications géométriques, ne me semble pas en rapport avec le primaire, qui est l’âge du concret, des pommes et des livres qui coûtent telle somme.
Ecrit par : collombon | 12 mai 2008
Jean-Pierre Demailly, qui est un homme sérieux, a mis ces programmes sur la table pour examen critique par les matheux et les enseignants.
Donc les remarques sont bienvenues.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2008

Arrêtez, Henri IV et autre lycéee lambda n'ont pas la même valeur.
Tout cela n'est qu'hypocrisie !
Voilà ou même finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.

Ecrit par : Carole | 10 mai 2008

Sans blague !!
Bien sûr, les conditions d'études sont très différentes, ambiance, moyens, profs, mais pour avoir cotoyé de près à la fois l'engeance d'HIV et la racaille de lycées lambda, et même lambda moins, je peux vous affirmer sans le moindre gauchisme que vos fantasmes très Fig-Mag sur l'héritabilité de l'intelligence ne sont que de la foutaise.
Vous avez trop lu Louis Pauwels !

Ecrit par : yann | 11 mai 2008

Vraiment ce que vous m'écrivez n'est qu'un minable procès d'intention, comme le souligne Cadichon.

"Héritabilité de l'intelligence", heriditary genious, patrimoine héréditaire, inné, un sujet qui sent le souffre et qui fait exploser Yann. Why ?
Idéologiquement dérangeant ce qui fait que la réflexion en est biaisée.................. no importa !

A moi de vous dire que votre réflexion n'est que foutaise, digne de Marianne (torche c.. à ragots non fondés), à votre avis il existe des lycées lambda plus, plus moins, moins plus................... Vous êtes ridicule, il existe toute une panoplie de lycée avec une panoplie d'enseignements différents. Et vous le savez. Pas la peine d'aboyer comme un petit "roquet" derrière votre clavier!
Pour prendre l'exemple des maths, des lycées dont le programme est poussé (ex G Morel) et des lycées où les profs ne sont pas capables de faire suivre un cours minimal existent, tellement le niveau des élèves est médiocre.

Je le redis :
Voilà ou MENE finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.

Quant à votre modèle INSA, faut vraiment être de mauvaise foi, pour ignorer le corporatisme à l'intérieur des écoles d'ingé ou de commerce, et les rivalités qui les opposent.
OK, tous sont devant un concours, mais en espérant toujours aller au meilleur endroit............................ et c'est humain.
Après la sélection se met en place naturellement.
Vous le savez, n'allez pas raconter de baratin!

Écrit par : Carole | 12 mai 2008

Quant aux fantasmes, adressez vous à Victor qui doit en avoir un énorme concernant le tailleur Chanel.

Écrit par : Carole | 12 mai 2008

Sylvain Connac, qui est aussi docteur en sciences de l’éducation. Fin mars, l’équipe a été primée à Rennes lors du premier forum des enseignants innovants.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2008

Il est vrai qu'il faut un "docteur en sciences de l'éducation" pour mettre en place des folies telles que les décrit Pendariès.
Quant à l'académie de Rennes, c'est justement l'une des plus "pédagos" de France après la rééducation dont elle fut victime il y a quelques années avec arrivée d'un recteur à poigne pour avoir été trop traditionnelle et trop performante.

Mais il est clair que le triste sire que paraît être Sylvain Connac - son système pseudo-libertaire est en réalité le cadenassage de toute pensée libre et l'étouffoir jeté sur la spontanéité, et il n'y rien de plus totalitaire que son école - s'est engouffré dans la brèche ouverte par la loi Fillon. Qu'est-ce qui nous empêche de faire pareil dans l'autre sens, comme le suggère Jean-Paul Brighelli?

Écrit par : Jean | 13 mai 2008

Guy Morel acrit :
« Jean-Pierre Demailly, qui est un homme sérieux, a mis ces programmes sur la table pour examen critique par les matheux et les enseignants.
Donc les remarques sont bienvenues. »

J’ai réfléchi après mon dernier post, et je pense avoir compris l’intérêt des identités remarquables en CM2. Il ne s’agit pas, bien sûr, de les mémoriser, mais de se frotter à l’art de la démonstration, et donc d’entrevoir une vie mathématique au-delà des problèmes de robinet.

Leur intérêt mis à part, je crois qu’il vaudrait mieux compléter les nouveaux programmes qui sont indigents pour le CM2 : la division de deux décimaux n’y figure pas, la multiplication des fractions non plus, etc… Les élèves n’ont pas tous les outils de calcul à leur disposition, ce qui limite la complexité des problèmes, ce qui à son tour bride la capacité à raisonner sur des situations complexes.

Écrit par : collombon | 13 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant.

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

J'ai voulu montrer à mes élèves de maternelle le plaisir que j'avais à chanter tout en jouant de la batterie.Après la multiplication de problèmes auditifs,ils m'ont poliment fait comprendre qu'ils préféraient apprendre à écrire et à lire plutôt que supporter cette torture.

Thierry Venot ( batteur officiel du GRIP )

Écrit par : thierry venot | 13 mai 2008

Collombon a écrit : "J’ai réfléchi après mon dernier post, et je pense avoir compris l’intérêt des identités remarquables en CM2. Il ne s’agit pas, bien sûr, de les mémoriser, mais de se frotter à l’art de la démonstration, et donc d’entrevoir une vie mathématique au-delà des problèmes de robinet."

Le passage vers la démonstration peut être la marque du collège. Avec toutes les réserves d'usage sur de telles d'affirmations prises hors contexte.

Pour de nombreux instituteurs, cela pourrait également marquer l'existence d'une vie d'élève après le CM2.

La tendance à voir clos son univers d'enseignement n'est pas réservé à l'école primaire. On la retrouve au collège puis au lycée. L'université n'a pas ce souci (elle sait tout de même s'en fabriquer d'autres). En revanche, l'école primaire (j'y inclus la maternelle) a cet énorme avantage (et la responsabilité qui va avec) de ne pas avoir d'antécédent scolaire institutionnel.

Evidences ?

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

"J'ai voulu montrer à mes élèves de maternelle le plaisir que j'avais à chanter tout en jouant de la batterie.Après la multiplication de problèmes auditifs,ils m'ont poliment fait comprendre qu'ils préféraient apprendre à écrire et à lire plutôt que supporter cette torture.

Thierry Venot ( batteur officiel du GRIP )"

Ecrit par : thierry venot | 13 mai 2008

Vous leur chantiez du "Magma", Thierry??? ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

Moi je ne peux effacer de la mienne que c'est la clique en question qui a joué de la stylistique, de la textique, de la psychocritique, et de tous ces autres instruments, des ténèbres et de torture, avec lesquels fut lentement assassiné l'enseignement du français. (cadichon)

Ce ne sont pas ces disciplines qui ont tué l'enseignement du français, ce sont des centaines de profs minables qui n'ont jamais su comment utiliser ces études critiques qui ont tué l'enseignement du français. La médiocrité élevée au rang de "mérite", voilà ce qui a tué l'enseignement.

Écrit par : Sanseverina | 13 mai 2008

Toujours les mêmes propos mais de moins en moins argumentés et donc de plus en plus insultants pour ceux qui sont bien plus en vue que vous...

Attendez vous à savoir... comme se souviennent peut-être les plus âgés. Et la Geneviève, elle avait souvent de bonnes infos...

Ouvrez donc la fenêtre pour faire sortir les Meirieu ou Connac car c'est finalement tout votre "pouvoir" mais vous allez tomber le cul par terre quand vous les verrez (re)rentrer par la grande porte... et bientôt. On parie?

Il semble qu'on a quelques infos sur la ou les personnalités choisies par Darcos.. Ca va faire grincer les vielles à roues dans les masures!!!

Écrit par : jeanh | 13 mai 2008

Un lien parmi tant d'autres :
http://www.douance.org/qi/benesteau.htm

Mes respects.

Ecrit par : Steppenwolf | 11 mai 2008

Votre lien est un exemple parfait de désinformation scientifique et de bidouillage statistique. Tout y est, et surtout la référence aux USA, évidemment (les Français sont des gros nuls, tati, tata…).

Si vous voulez une information technique complète sur la variance, l’héritabilité, la norme de réaction, je vous renvoie à l’excellente « introduction à l’analyse génétique » de Griffiths, Miller, Suzuki, Lewontin et Gelbart, p. 818 à 848.

Entendons nous : je ne prétends pas que l’intelligence n’est pas en partie inscrite dans nos gènes. P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non.
Mais ce débat est sans doute en biologie le plus politique qui soit, et l’irruption sur ce blog de la vieille lutte aux relents de moisi et de Fig-Mag sur l’inné et l’acquis, Henri IV et les lycées lambda, l’œuf et la poule, me hérisse le poil.

L’intelligence, si tant est qu’il s’agisse d’un caractère phénotypique unique, ce qui est loin d’être démontré, et surtout pas par les « mesures » de QI, est probablement tellement polygénique que prétendre en calculer l’héritabilité à la virgule près relève tout simplement du charlatanisme. Un exemple : pour ce caractère polygénique sans doute moins complexe qu’est la dysplasie de la hanche chez le chien, les différentes études aboutissent à des résultats allant de 15 à 50 % !
Je suis d’avis qu’il vaut mieux laisser la génétique quantitative aux sélectionneurs de tomates et aux zootechniciens, comme il faut laisser l’enseignement aux professeurs plutôt qu’à un Meirieu. ( A vous, Jean, j’ai écrit le mot fatal ;o))) ).

Écrit par : yann | 13 mai 2008

"Toujours les mêmes propos mais de moins en moins argumentés et donc de plus en plus insultants pour ceux qui sont bien plus en vue que vous..."
Ca veut dire quoi "les gens plus en vue" ? Etre en vue ne me paraît pas un (auto-)compliment très réussi...

"Attendez vous à savoir... comme se souviennent peut-être les plus âgés. Et la Geneviève, elle avait souvent de bonnes infos..."
Quelle Geneviève ? de Fontenay ??? Et pourquoi "elle avait" ? Y a un truc qui m'échappe.

"Ouvrez donc la fenêtre pour faire sortir les Meirieu ou Connac car c'est finalement tout votre "pouvoir" mais vous allez tomber le cul par terre quand vous les verrez (re)rentrer par la grande porte... et bientôt. On parie?"
Ben dès qu'un gouvernement de gauche revient au pouvoir, on est au courant, ça. L'éducation est bien l'un des drames de la gauche, d'ailleurs, qui fait malheureusement la joie de la droite.

"Il semble qu'on a quelques infos sur la ou les personnalités choisies par Darcos.. Ca va faire grincer les vielles à roues dans les masures!!!"
Ca, ca s'appelle du bluff mal dissimulé.

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2008

Il semble que le développement de la stylistique dans l'enseignement secondaire, corresponde à l'extension de l'hégémonie des disciplines scientifiques et à un certain "complexe d'infériorité" des littéraires, désireux de montrer qu'eux aussi disposent d'instruments d'analyse "objectifs" et de concepts opératoires.

La contamination, en somme, de "l'esprit de finesse" par "l'esprit de géométrie".

On constate cependant que cette introduction massive de l'ingénierie stylistique qui a tendance à transformer les textes littéraires en autant de prétextes à démontrer l'aptitude à manipuler ces concepts "savants", ne parvient pas à sauver les études littéraires.

Sans méconnaître l'intérêt de ces outils, il serait peut-être temps, en effet, de retrouver l'idée et de faire sentir aux élèves que la littérature a peut-être aussi un rapport avec la vie.

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

Bien sûr, mon cher Robin, ( j'eus une pensée pour vous dans mon Finistère bien aimé!) le seul intérêt est de leur montrer que la littérature est la vie. Et ces études , bien maîtrisées, peuvent y aider .
Et puis de toutes façons, la seule porte de secours c'est bien l'art et l'amour ( l'amour et l'art dans le sens que vous voulez)

Écrit par : Sanseverina | 13 mai 2008

Si tout le monde doit entrer en sixième à 11 ans, comment ne serait-on pas obligé d’étaler les anciens programmes sur une grande partie du collège ? Se pose alors le problème de ceux qui pourraient aller plus vite et qu’on sacrifie ainsi à la
« massification ». J’ai quelques idées sur le sujet que je développerai une autre fois.

Je suis bien content par ailleurs que Darcos ait refusé la réforme progressive du GRIP et qu’il ait décidé de mener une réforme simultanée du primaire, du collège et du lycée.
Écrit Pedro Cordoba.

Je n'avais pas prêté assez attention au post de l'ami Pedro.
1 - Je suis surpris d'apprendre que le GRIP a proposé une "réforme progressive". À ma connaissance, le GRIP,n'a pas de position sur les réformes de structure ; ou plutôt il conditionne toute réforme de structure à une reconstruction des programmes,reconstruction qui demande du temps. Curieux donc d'écrire que XD a refusé une proposition que le GRIP...n'a pas faite.
2- je suis surpris aussi que Pedro préconise d'étaler les anciens programmes - de 1923 si j'ai bien compris - sur "une grande partie du collège", alors qu'il s'était élevé avec vigueur contre l'idée -celle-là effectivement formulée - d'une continuité programmatique entre le CM2 et les deux premières classes du collège en ce qui concerne l'enseignement de la grammaire. Pour mémoire, je rappelle que j'avais dit, en présence du ministre et de ses honorables invités, que le groupe-lettres du GRIP travaillait à des programmes de grammaire couvrant un CS1/CS2, c'est-à-dire la sixième et la cinquième.

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

"Attendez vous à savoir... comme se souviennent peut-être les plus âgés. Et la Geneviève, elle avait souvent de bonnes infos..."
Quelle Geneviève ? de Fontenay ??? Et pourquoi "elle avait" ? Y a un truc qui m'échappe.

Geneviève Taboui : c'était une figure légendaire de la radio dans les annés 50-60, avec son fameux "attendez-vous à savoir..."

Elle était en effet souvent plutôt bien renseignée, en particulier sur les méandres du Kremlin.

"Je me souviens...

...de l'odeur des vieux escaliers, du Guignol du Jardin du Luxembourg, des bateaux sur la fontaine des Tuileries que l'on poussait avec des bâtons, du vieux manège sous la neige, de la voix d'Edith Piaf ("Non, rien de rien, non, je ne regrette rien !"), des ponçonneuses du métro, des bouchers aux tabliers couverts de sang, des "hirondelles" à bicylette...pélerines bleues et bâtons blancs, d'un restaurant qui s'appelait "Le Chien qui fûme", des enfants qui avaient le droit de jouer dans la rue, des marchands de violettes, de l'odeur du métro, de la cour mal pavée du palais des anciens rois, des échoppes des bouquinistes le long de la Seine, de l'église Saint-Eustache où repose la mère de Mozart, des arcades de la rue de Rivoli, de la Samaritaine ("taine, taine, est un magasin, sin, sin, où l'on vend de la laine...laine, laine et des beaux coussins...ssins ssins...)...des opticiens Lissac, des Frères Ripolin, de "Dubo, Dubon, Dubonnet"...de la plainte de l'accordéon qui donnait envie de pleurer, des marrons chauds enveloppés de papier-journal...

....du jeu des Mille francs de Lucien Jeunesse, de la voix de Geneviève Taboui !

C'était le quart d'heure de nostalgie !^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

Geneviève Taboui : c'était une figure légendaire de la radio dans les annés 50-60, avec son fameux "attendez-vous à savoir..."
Écrit Robin.
Je me souviens plutôt de
"Au revoir, mes chers auditeurs, et à dimanche prochain, pour les dernières nouvelles de demain".
Souvenir, souvenir !

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

Nouvelle attaque , aujourd'hui même, de la Société des agrégés contre les IUFM!

"COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 13 MAI 2008

*Les grèves dans l’Éducation nationale*


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés, en tant qu’association, n’est pas habilitée à appeler ou non à la grève, mais chaque adhérent, en tant que citoyen, a la faculté de s’associer individuellement aux actions menées par les syndicats en veillant à ce que des revendications légitimes ne soient pas dévoyées. Elle met en garde en particulier contre une vision simpliste et manichéenne de la situation ou contre la tentation, chez certaines organisations, d’utiliser le malaise engendré par les suppressions de postes pour obtenir du Ministre en contrepartie qu’il abandonne la réforme des programmes de l’école primaire, qui constitue pourtant un progrès incontestable (/cf. communiqués de presse du 22 février et du 11 mars 2008/).

La Société des agrégés appelle le Président de la République à assouplir la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant pour la retraite. Une telle politique ne peut en effet conduire, dans l’Éducation nationale, qu’à une diminution draconienne des heures de cours et au recrutement de contractuels au détriment du recrutement par concours.

Elle considère, d’autre part, que la défiscalisation des heures supplémentaires ne saurait se substituer à une revalorisation indiciaire des traitements, d’autant plus que les professeurs n’ont pas un égal accès à ce dispositif. De plus, il n’est pas acceptable, ni humainement ni pédagogiquement, que des heures supplémentaires soient artificiellement créées et que des professeurs voient, dans certains établissements, leur poste supprimé alors que les besoins horaires n’ont pas diminué.

La Société des agrégés propose au Gouvernement deux mesures qui permettraient à l’État de réaliser de substantielles économies budgétaires et d’améliorer l’accompagnement individuel des élèves à l’école primaire et au collège :

- supprimer la réduction d’impôt pour les cours particuliers à domicile, réduction qui revient à subventionner des officines commerciales privées ;

- supprimer les IUFM, au fonctionnement dispendieux et inadapté, qui n’ont pas réussi à assurer une formation professionnelle satisfaisante et qui constituent une source importante de gaspillage de l’argent public. "

Écrit par : Jean | 13 mai 2008

- supprimer la réduction d’impôt pour les cours particuliers à domicile, réduction qui revient à subventionner des officines commerciales privées ;

- supprimer les IUFM, au fonctionnement dispendieux et inadapté, qui n’ont pas réussi à assurer une formation professionnelle satisfaisante et qui constituent une source importante de gaspillage de l’argent public. "

Bravo JM Léost! Ah! si Darcos se souvenait parfois d'où il vient et ce à quoi il croyait!

Écrit par : Sanseverina | 13 mai 2008

@ Carole :

Arrêtez d'enfoncer des portes ouvertes (vous allez vous enrhumez) et d'agiter vos bijoux au premier rang, vous allez froisser votre tailleur Chanel !

Écrit par : yann | 13 mai 2008

Robin a écrit : "La contamination, en somme, de "l'esprit de finesse" par "l'esprit de géométrie"."

Des comme ça donnent envie de passer à la concurrence...

On trouvera facilement des meutes de lettreux binaristes comme de scientistes étroits.

Parfois, ils sont les deux à la fois (notamment ceux, dénoncés par Sanseverina, qui, à peine munis du concept d'addition, se sont lancés à cerveau perdu dans des concepts de linguistique inaccessibles pour eux).

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

"Pas la peine d'aboyer comme un petit "roquet" derrière votre clavier!"

Ecrit par : Carole | 12 mai 2008

Qui aboie? Plutôt Carole et Cadichon, ou plutôt Yann et Jeremy? (Sans aucune connotation sexiste.)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

Je vois mal comment le Maître du Moloch irait à l'encontre des préconisations de l'IGAEN/IGEN en ce qui concerne la future organisation des lycées.

(Re)Voir le rapport de 2007 intitulé "La série scientifique au cycle terminal du lycée : articulation avec le cycle de détermination et orientation vers les études supérieures" (Jean Moussa IGEN retraité de maths, Claudine Peretti IGAEN ex directrice de la DEP, Daniel Secretan IGEN sciences physiques).

http://media.education.gouv.fr/file/51/2/21512.pdf

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

En ai-je entendu, à l'oral du bac, de ces "lectures méthodiques" qui n'étaient plus que des rapports d'autopsie sur un texte réduit à son squelette, vidé de son suc, de sa poésie, de tout ce qui pouvait enchanter la sensibilité et stimuler l'intelligence ! Alors oui, il est temps de réapprendre aux élèves que" la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature."

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2008

"Vous leur chantiez du "Magma", Thierry??? ;-))"

Pour lutter contre la gangrène musicale généralisée!!!

http://www.seventhrecords.com/NAVI/framebas.html#

Écrit par : Hervé | 13 mai 2008

En ai-je entendu, à l'oral du bac, de ces "lectures méthodiques" qui n'étaient plus que des rapports d'autopsie sur un texte réduit à son squelette, vidé de son suc, de sa poésie, de tout ce qui pouvait enchanter la sensibilité et stimuler l'intelligence ! Alors oui, il est temps de réapprendre aux élèves que" la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2008

Vous édulcorez : cela fait bien quinze ans que, sauf rares exceptions, j'entends à l'oral du bac des âneries monstrueuses sur les textes, y compris sur leur sens littéral - et la lecture méthodique n'est pas une excuse - dont je n'ose pas attribuer la paternité à mes collègues de lettres.

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

Robin a écrit : "La contamination, en somme, de "l'esprit de finesse" par "l'esprit de géométrie"."

Des comme ça donnent envie de passer à la concurrence...

Restez avec nous , dugong, y'a les mêmes à la maison !

"L'esprit de finesse" légèrement loufoque que vous savez si bien allier à l'esprit rigoureux du géomètre nous manquerait.
("Apprenez que tout flatteur....")

Et puis ne découragez pas les efforts d'un "flexiprof". Je révise en ce moment les identités remarquables et la factorisation pour muscler mon côté "faible".

Je viens même d'expliquer à une élève comment on calcule l'aire d'un triangle ! (quarante d'oubli et deux minutes d'avance !)

On m'y reprendra à citer Blaise Pascal, tiens !

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

A propos de l'aire du triangle, j'allais ajouter imprudemment que l'important n'était pas de savoir, mais de chercher !

D'ici que je me fasse expluser pour "pédagogisme" avant que dugong n'aille voir du côté de chez Laforgue (le mathématicien, pas le poète)

Pour trouver l'aire d'un triangle, multiplie sa base par sa hauteur puis divise par 2. Tu divises par 2 parce qu'un parallélogramme peut être divisé en 2 triangles.

J'ai bon ?

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

mon côté "faible".

"son" côté faible...Si on veut rester logique.

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

quarante d'oubli

quarante ans, scogneugneu!!!!!!!!!

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

@Robin et GM
Moi aussi j'écoutais cette voix irremplacable qui nous annonçait chauqe jour "les dernières nouvelles de demain", et elle s'appelait TABOUIS, par son mari (née Geneviève Lequesne)
----------------------------

Bien vu, parfaitement résumé:
""Il semble que le développement de la stylistique dans l'enseignement secondaire, corresponde à l'extension de l'hégémonie des disciplines scientifiques et à un certain "complexe d'infériorité" des littéraires, désireux de montrer qu'eux aussi disposent d'instruments d'analyse "objectifs" et de concepts opératoires.""
=====================================


Aux faux-prolos, avec leur rhétorique rance, leurs clichés éculés et leurs mimiles poisseux:
Vaut mieux être habillé par Chanel que par Midas.

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

On fait le ménage dans le CDI (ça s'appelle "désherber"). On m'a proposé le 1er tome des écrits militaires de Léon Trostky : comment la Révolution s'est armée.

J'ai évidemment accepté. Je ne l'avais pas, seulement le bouquin de Glucksman sur la stratégie révolutionnaire (encore un qui a bien viré sa cutie !) et "Ma Vie", l'autobiographie de l'organisateur de l'armée rouge, le même Léon Trotski.

Ca se voit donc tant que ça, même 40 ans après ? ^^^^^^^^^^^^

C'est la lutte finaaaaale !!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

""Il semble que le développement de la stylistique dans l'enseignement secondaire, corresponde à l'extension de l'hégémonie des disciplines scientifiques et à un certain "complexe d'infériorité" des littéraires, désireux de montrer qu'eux aussi disposent d'instruments d'analyse "objectifs" et de concepts opératoires.""

Je ne sais plus qui a écrit cela, qui n'est pas faux,mais partiel si l'on veut expliquer l'état dans lequel se trouve l'enseignement des lettres.
J'ai eu en faculté et en prépa (1965-66) des cours dont la faiblesse ne tenait pas au complexe d'infériorité des lettreux vis-à-vis des disciplines scientifiques.

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

Voir sur www.canalacademie.com
une série de vidéos sur les apprentissages,
et une en particulier, pour rester dans le fil, et autrement qu'en parlant chiffons graisseux:

http://www.canalacademie.com/
L-arnaque-du-bac-et-le-750eme.html

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

....du jeu des Mille francs de Lucien Jeunesse, de la voix de Geneviève Taboui !

C'était le quart d'heure de nostalgie !^^^^^^^^

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008


La famille Duraton... L'homme à la voiture rouge... Trois quatorze cent seise...

Écrit par : Sergio | 13 mai 2008

GM:
Justement, c'était il y a quarante ans et le commentaire de Robin, lui, décrit ce qui se passe à l'époque actuelle.
Pour compenser l'incompétence de la palanquée de profs recrutés à tour de bras sans qualification, on leur a donné ces vademecums qui parquent les élèves dans des grilles de lectures, et il est essentiel de ne pas leur donner l'occasion de déborder pour poser des questions auxquelles leur profs ne sauraient pas répondre.

Cela ne veut pas dire qu'à côté de ces incapables il n'y a pas aussi de très bons enseignants, avec une solide formation littéraire, mais l'incurie et la lâcheté des premiers doit leur pourrir la vie.
L'école égalitariste a creusé aussi les inégalités parmi les enseignants, quoi de plus normal?

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

heu..lecture au singulier, non?

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

et leurS profs, décidément,,,

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Oups ! "enrhumer"

Écrit par : yann | 13 mai 2008

Pour Robin, Sergio, Cadichon et d'autres, un petit lien nostalgique. Les maître du mystère, vous vous souvenez ?
http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=dossier_programme&id=88
Bien à tous.
GM
PS. j'ai eu le bonheur, il y a cinq ou six ans, après une foire du livre, de dîner en compagnie de Zappy Max. Un type très bien, très gentil, qui, après Radio Luxembourg, avait gagné sa vie dans des tournées théâtrales.
Bon c'est moins bien que la Nancy machin, mais j'ai toujours été un grand auditeur des radios. Pas France-culture, sauf du temps de Le Lionnais. Après....

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

Il semble qu'on a quelques infos sur la ou les personnalités choisies par Darcos.. Ca va faire grincer les vielles à roues dans les masures!!!

Ecrit par : jeanh | 13 mai 2008

ça ne fera que nous inciter à faire sécession avec le système.

Écrit par : ProfAnonyme | 13 mai 2008

Ah! La tribune des critiques de disques... Des dimanches après-midi entiers passés à écouter religieusement...

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

GM ce matin, on chante " walking down memory lane"!
Il faut dire que le présent étant si peu engageant, il reste les bons souvenirs, les autres s'effacent, heureusement.
Tous les mardis soirs, je me mettais au lit avec mon transistor, j'éteignais la lampe et je frémissais dès que retentissaient les premiers sons du générique qui vous glaçaient déjà délicieusement le sang.
----------------------------------------------
Back to the mine:
Sur les sujets d'invention et autres balivernes.
quelques propos d'Alain:

« Il n’y a qu’une méthode pour inventer, qui est d’imiter. Il n’y qu’une méthode pour bien penser, qui est de continuer quelque pensée ancienne et éprouvée. […] On n’observe jamais qu’à travers les idées qu’on a, ou, autrement dit, que les moyens d’expression règnent tyranniquement sur les opinions. […] L’art d’apprendre se réduit donc à imiter longtemps et à copier longtemps, comme le moindre musicien le sait, et le moindre peintre […]. Les écritures des gens mal instruits se ressemblent et les différences, s’il y en a, sont d’extravagance ou d’accident ; en revanche, l’écriture de l’homme cultivé est propre à lui d’autant plus qu’elle est mieux soumise au modèle commun. »

« Mon vrai portrait est dans Homère, Virgile, Montaigne ».

« Comment apprend-on une langue ? Par les grands auteurs, non autrement. Par les phrases les plus serrées, les plus riches, les plus profondes, et non par les niaiseries d’un manuel de conversation. Apprendre d’abord, et ouvrir ensuite tous ces trésors, tous ces bijoux à triple secret. Je ne vois pas que l’enfant puisse s’élever sans admiration et sans vénération ; c’est par là qu’il est enfant ; et la virilité consiste à dépasser ces sentiments-là, quand la raison développe sans fin toute la richesse humaine, d’abord pressentie. L’enfant se faitune très grande idée de l’âge viril ; il faut pourtant que cette espérance soit elle-même dépassée. Rien n’est trop beau pour cet âge »

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Ecrit par : thierry venot | 13 mai 2008

Vous leur chantiez du "Magma", Thierry??? ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

Un peu guttural mais excellent pour scander les syllabes . Je n'en suis pas sûr mais je crois que C.Vander a écrit un CD destiné aux enfants : "Baba - yaga la sorcière"
Thierry

Écrit par : thierry venot | 13 mai 2008

Robin, comment calculez-vous la surface d'un triangle pédagogique ? Je rappelle qu'il s'agit d'une figure géométrique qui constitue une avancée décisive pour la connaissance...

Écrit par : Lariba | 13 mai 2008

Il semble que le kobayen soit devenu la langue de l'IGEN.

Mekanik destruktiv Kommando pour les programmes...

En tout cas, cela ne nous rajeunit pas...

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

Et Georges Charensole le dimanche soir... Seul contre au moins vingt... Il les coiffait tous !

Écrit par : Sergio | 13 mai 2008

Robin, comment calculez-vous la surface d'un triangle pédagogique ? Je rappelle qu'il s'agit d'une figure géométrique qui constitue une avancée décisive pour la connaissance...
Ecrit par : Lariba | 13 mai 2008
Lariba, vous êtes en retard sur l'avancée de sciences. Il y a longtemps que l'on est passé au "carré pédagogique".

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

Arrêtez (...) vous allez froisser votre tailleur Chanel !

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

Mais arrêtez donc avec Chanel ! Ce sont de très beaux vêtements, simples et chic, et qu'on n'est pas obligée de porter avec de gros bijoux (d'autant que ça fait pouffe, bling bling, Versace, quoi), mais juste avec un sautoir fantaisie.
En outre, Yann, le tweed Chanel ne se froisse pas : c'est pour cela que le dit tailleur est devenu l'uniforme de l'executive woman. Ce n'est pas exactement le genre de vêtement que je porte, comme vous pouvez l'imaginer, mais c'est de la belle ouvrage, comme disait ma grand-mère (couturière et modiste).

Écrit par : FGuichard, fashion victim à ses heures | 13 mai 2008

En ai-je entendu, à l'oral du bac, de ces "lectures méthodiques" qui n'étaient plus que des rapports d'autopsie sur un texte réduit à son squelette, vidé de son suc, de sa poésie, de tout ce qui pouvait enchanter la sensibilité et stimuler l'intelligence ! Alors oui, il est temps de réapprendre aux élèves que" la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2008

Tout le monde sait que la vraie vie ne se vit pas à l'école, et tout particulièrement en matière de littérature. Ceux qui prisent la littérature n'ont nul besoin de l'école pour savoir ça et ont très tôt la certitude que l'exercice scolaire est un pensum et ce n'est pas d'aujourd'hui.

Écrit par : dobolino | 13 mai 2008

la vraie vie est absente...

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

Et Georges Charensole le dimanche soir... Seul contre au moins vingt... Il les coiffait tous !
Ecrit par : Sergio | 13 mai 2008
Alors là, attention ! On mélange tout ( déjà Cadichon avec son transistor) : Paris-Inter dans les années cinquante sur poste à lampes ( Tabouis) ; Rodolphe et Zappy Max sur Luxembourg ( poste avec diode) ; Les maîtres du mystère ( me souviens plus où, mais j'étais au lycée dans les petites classes ) ; Charensole, c'était sur France-inter, le dimanche soir ( transistor) ; Europe1 ( transistor) c'était les chars russes en Hongrie avant Salut les copains...
Ici Londres, ce devait être aux alentours de 40-44, mais là, j'étais pas né. Dommage sinon j'aurais pu raconter.

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

ou absynthe pour certains.

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

Quant aux fantasmes, adressez vous à Victor qui doit en avoir un énorme

Ecrit par : Carole | 12 mai 2008

Carole, je vous en prie ; un peu de tenue !

Écrit par : victor | 13 mai 2008

ou absence

Écrit par : dobolino | 13 mai 2008

Mais arrêtez donc avec Chanel !

Ecrit par : FGuichard, fashion victim à ses heures | 13 mai 2008

D'accord, mais c'est bien pour faire plaisir à la fashion victim que vous êtes.
Je n'y connais rien : que porte la bourgeoise friquée et libérale lectrice du Figaro Magazine ?
(Jen connais au moins une qui s'habille chez Tati. Mais si je dis ça, Carole va me voler dans les plumes).

Écrit par : yann | 13 mai 2008

"Quant aux fantasmes, adressez vous à Victor qui doit en avoir un énorme"

Ecrit par : Carole | 12 mai 2008

"Carole, je vous en prie ; un peu de tenue !"

Ecrit par : victor | 13 mai 2008


Fantasme... Avec une ou deux tasses de "t"??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

ou abstinence ?

Écrit par : yann | 13 mai 2008

c'était les chars russes en Hongrie avant Salut les copains...

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Oui mais des chars russes y en a tout le temps... Et n'importe où... On peut vraiment se fier à personne, quoi...

Écrit par : Sergio | 13 mai 2008

ou abscènité (absence de mise en scène) ?

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

Robin, comment calculez-vous la surface d'un triangle pédagogique ? Je rappelle qu'il s'agit d'une figure géométrique qui constitue une avancée décisive pour la connaissance...
Ecrit par : Lariba | 13 mai 2008
Lariba, vous êtes en retard sur l'avancée de sciences. Il y a longtemps que l'on est passé au "carré pédagogique".

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Vous n'y êtes pas du tout. Il n'y a ni triangle, ni carré. La relation pédagogique se réduit au tête à tête de l'apprenant "au centre" avec lui-même. Un point, c'est tout !

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

"Black to the mine:

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008 "

Esclavagiste !

Écrit par : victor | 13 mai 2008

"Black to the mine"

Bien vu : le l n'était pas passé mais c'était probablement une faute de frappe sur un clavier pourri !

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

Je n'y connais rien : que porte la bourgeoise friquée et libérale lectrice du Figaro Magazine ?
(J'en connais au moins une qui s'habille chez Tati. Mais si je dis ça, Carole va me voler dans les plumes).

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

A Aix, elle est en Versace, justement. Et c'est sacrément moche, sans chic ni élégance, genre chiffon de luxe avec quasiment le prix marqué dessus -- bref, vulgaire et tape à l'oeil. "La mode, c'est ce qui se démode", disait Melle Chanel, précisément.

Écrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 13 mai 2008

Guy Morel, je me remettais difficilement du choc heuristique devant ma découverte du “carré pédagogique” lorsqu’un collègue m’a fait découvrir le “Didactic Pentangle” sur Google.

Les sciences de l’éducation repoussent toutes les barrières !

Écrit par : Lariba | 13 mai 2008

Lariba a écrit : "je me remettais difficilement du choc heuristique devant ma découverte du “carré pédagogique” lorsqu’un collègue m’a fait découvrir le “Didactic Pentangle”

Tout ça reste dans le plan et montre à quel point les pédagogistes ne peuvent penser que la platitude puisqu'ils vivent dedans sans imaginer un instant qu'ils ne sont que des projections...

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

"Un peu guttural mais excellent pour scander les syllabes . Je n'en suis pas sûr mais je crois que C.Vander a écrit un CD destiné aux enfants : "Baba - yaga la sorcière"
Thierry

Ecrit par : thierry venot | 13 mai 2008 "

Non!!!
Baba Yaga est une version chantée par des enfants de Mekanik Destruktiw Kommandoh (les paroles étant remplacées par des onomatopées un peu comme le kobaïen finalement ).
Le disque pour les enfants s'appelle "A tous les enfants" et bien que je sois un fan du bonhomme je le trouve bof-bof.

Pour des renseignements plus précis: http://www.seventhrecords.com/

Écrit par : Hervé | 13 mai 2008

Du côté de chez l'ami Felts, très en verve en ce moment...

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/05/11/flop/

Écrit par : FGuichard | 13 mai 2008

On mélange tout ( déjà Cadichon avec son transistor)
Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

mais ca va pas non? j'avais bel et bien un transistor, et que je planquais sous mes draps avec une oreillette et même que mon papa l'avait acheté à un marin US sur les quais du port de Gênes ...pour mon anniversaire, j'avais 15 ans (1962 )

Il ne supportait plus SLC, que je mettais à donf en rentrant de l'école, car il travaillait à la maison, la Chancellerie étant bien trop pingre pour lui donner un bureau individuel.

Je le lui prétais, cependant, bonne fille, quand il avait des audiences interminables et il l'écoutait en passant le fil dans la manche de sa robe et en gardant sa main plaquée à l'oreille. Ses amis le savaient, et en riaient, à commencer par Frédéric Pottcher qui l'a mentionné dans une chronique, tout comme un autre copain, lui aussi chroniqueur juridique, et humoriste JP Lacroix auteur d'un receuil savoureux d'anecdotes, "Le palais indiscret".
Et tout cela se passait bel et bien au début des années 60!
Non Mais! J'en ai ma claque qu'on me prenne pour une demeurée qui confond tout!

Donc, et puisqu'il faut rappeler que la France était sacrément en retard sur les US:
"The first radio to be produced commercially was the Regency TR-1, which was also manufactured in America and went on sale in November 1954. It only used four Texas Instruments transistors, as transistors were then very expensive. It operated from a 22.5 volt battery and sold for $49.95. Sadly sales were none too good, mainly because of the high price. Within a very few years prices had fallen and transistor radios became very popular"

En 1962, le prix avait bien baissé puisque le Marine nous l'a vendu pour trente mille lires, (150 francs français, donc 30 dollars, et qu'il a du faire une affaire) mais c'était une somme! On ne roulait pas sur l'or et c'était un beau cadeau.

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Pour l'aire du triangle, inutile de passer par le parallélogramme. On montre aisément par découpage et assemblage que n'importe quel triangle est "la moitié" d'un rectangle. L'aire du triangle quelconque se déduit donc de celle du rectangle. Animateur ludo-éducatif de maths en collège, j'ai procédé ainsi pour mes classes de 5ème. . Dans les programmes actuels de collège, l'aire d'un triangle quelconque doit être abordée à ce niveau...
Une telle méthode empirique s'inscrit totalement dans la découverte du savoir par l'apprenant (!!!). D'autres exemples de ce type foisonnent dans les programmes du secondaire. Voilà comment nos amis pédago-démago ont fait des maths une discipline "scientifique" et ludique où l'abstraction rétrograde se doit d'être réduite au minimum...

Écrit par : mati25 | 13 mai 2008

Cadichon, vous n'y connaissez manifestement rien en génétique, alors fermez-la !

Ecrit par : yann | 11 mai 2008


La dictature, c'est "ferme ta gueule", la démocratie, c'est cause toujours. Woody Allen

Tout à fait adapté à Yann et Victor.

Écrit par : Carole | 13 mai 2008

Bien vu : le l n'était pas passé mais c'était probablement une faute de frappe sur un clavier pourri !

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

mauvaise pioche, puisque le L est aussi loin du a que du b, et que j'ai récupéré mon bon clavier depuis deux mois, mais who cares, tous mes calembours sont pris pour des inepties, sauf, bien entendu par ceux qui ont les mêmes références, et dans le cas présent celle d' un prof de philo très connu ici (Thomas Sowell) qui a le sens de l'humour, lui.
Il ajoutait parfois: black to the whiteboard, mais là c'est vraiment trop, pardon!!

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Et ce pauvre Frédéric Pottecher à qui j'ai confisqué un e Personne ici ne s'en rendra compte, mais tout de même, cela ne se fait pas.

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

"Personne ici ne s'en rendra compte, mais tout de même, cela ne se fait pas."

Si mais on s'en fout un peu...

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

alors pourquoi le black vous défrise-t-il lui?

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Du côté de chez l'ami Felts, très en verve en ce moment...

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/05/11/flop/

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2008

Ah ca oui ! On s'y croirait. Du nanan!
Et je vais m'empresser de faire chanter l'Intertransversale à ma chorale, pour notre spectacle de fin d'année.

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

C'était juste pour dire une connerie. Gratuitement et sans arrière-pensée.

Écrit par : dugong | 13 mai 2008

Et ce pauvre Frédéric Pottecher à qui j'ai confisqué un e Personne ici ne s'en rendra compte, mais tout de même, cela ne se fait pas.
Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008
Pottecher, en effet, planqué sous l'occupation en Corse avec une peintre juive et russe. J'ai couvert le procès Barbie avec lui ( à lui les grandes ondes, à moi un agence de presse plus modeste). Pourquoi "pauvre" ? Il allait aux audiences en charentaises, racontait Marie Besnard comme personne et habitait un appart' génial, superbe et poussiéreux, avec sa seconde femme à l'accent du Sud-ouest, sur les jardins du Palais-royal. Un monstre de la radio. Un comédien énorme : je l'ai vu faire rire aux larmes un wagon du TGV Paris-Lyon en jouant un accusé aux assises : "Msieur le président, j'suis un honnête homme ! - Popott : il disait ça avec sa gueule d'assassin, de travers. On lui aurait pas prêté un sou. Il a pris perpète !"
Frédéric, je pense à toi !

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

C'est moi qui ai envoyé le texte de Nico Hirtt. Il est vrai que son texte est un peu partial, mais il est beaucoup moins partial que la plupart des articles de presse. La réaction de Pedro Cordoba ne me surprend pas. Certains anciens maoïstes sont déçus de l'issue de la révolution chinoise, ils se sont convertis dans la démocratie. Et depuis, vis-à-vis de la Chine, ils tiennent des les mêmes propos que les grands faucons américains.

Si certains d'entre vous souhaite discuter avec Nico Hirtt sur les sujets de l'enseignement, je voudrais vous signaler le lien qui mène à son blog : http://www.mediapart.fr/club/blog/nico-hirtt

Écrit par : Contre la compagne anti-chinoise | 13 mai 2008

" Ceux qui prisent la littérature n'ont nul besoin de l'école"
Ecrit par Dobolino

Ce n'est tout de même pas si simple. Mon professeur d'hypokhagne m'a révélé Mallarmé, auquel, laissée à moi-même, j'étais totalement insensible, et c'est aussi grâce à elle, je crois, que L'Education sentimentale est devenu l'un de mes livres favoris.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2008

mais who cares, tous mes calembours sont pris pour des inepties
Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Non Mais! J'en ai ma claque qu'on me prenne pour une demeurée qui confond tout!
Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Quelle vie ! Et quel siècle alentour ! - vertu, gloire,
Pouvoir, génie et foi, tout ce qu'il faudrait croire,
Tout ce que nous valons,
Le peu qui nous restait de nos splendeurs décrues,
Est traîné sur la claie et suivi dans les rues
Par le rire en haillons !

Écrit par : victor | 13 mai 2008

" Ceux qui prisent la littérature n'ont nul besoin de l'école"
Ecrit par Dobolino

A nuancer un peu ; l'école doit faire découvrir et si possible aimer la littérature à ceux et celles qui, spontanément, n'iraient pas vers elle mais plutôt vers des loisirs plus physiques (sport) ou plus faciles (télévision, ordinateur, tarot, crapette...).
C'est ainsi qu'une mienne collègue et amie (bonjour, Geneviève !), après avoir eu la riche idée de faire étudier "Le Page disgracié" (roman de Tristan L'Hermite) à une classe de première, s'est aperçue avec délectation que toutes les filles étaient amoureuses du petit page, et que tous les garçons rêvaient d'être comme lui. C'est un bon début, non ? Et une approche qui en vaut bien d'autres. Une fois en khâgne, il sera temps de sortir la boîte à outils (pompon pompon, boîte à outils, pompon pompon)

Écrit par : FGuichard | 13 mai 2008

Quelle vie ! Et quel siècle alentour ! - vertu, gloire,
Pouvoir, génie et foi, tout ce qu'il faudrait croire,
Tout ce que nous valons,
Le peu qui nous restait de nos splendeurs décrues,
Est traîné sur la claie et suivi dans les rues
Par le rire en haillons !

Ecrit par : victor | 13 mai 2008

Victor Rugo, oeuf corse !

Écrit par : FGuichard | 13 mai 2008

"La culture c'est comme la confiture, moins t'en as, plus tu l'étales". René Cousinier (1924-2007)

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

La culture c'est comme la confiture, moins t'en as, plus tu l'étales". René Cousinier (1924-2007)

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Il est donc mort, cet homme si drôle ? Dommage ! Je garde un souvenir hilare de son "Voyage en Israel" -- en particulier la fameuse visite à l'institut Weissman dans un minibus sans clim', où il sue à grosses gouttes et craint, au fur et à mesure que monte la température, qu'on le prenne pour un ancien SS ... avant de s'extasier "maman purée popopo t'as vu" sur les concombres géants, les navets géants, les courgettes géantes... sans oublier l'arrivée de Paul VI sortant de son avion et accueilli par les sabras au garde-à-vous, tous grands blonds le nez droit les yeux bleus, comme il se doit. Un grand moment comique, vraiment.

Écrit par : FGuichard | 13 mai 2008

"- supprimer la réduction d’impôt pour les cours particuliers à domicile, réduction qui revient à subventionner des officines commerciales privées ;

- supprimer les IUFM, au fonctionnement dispendieux et inadapté, qui n’ont pas réussi à assurer une formation professionnelle satisfaisante et qui constituent une source importante de gaspillage de l’argent public. "

Ben, Léost a tout dit, non ?

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2008

Bien sûr, mon cher Robin, ( j'eus une pensée pour vous dans mon Finistère bien aimé!) le seul intérêt est de leur montrer que la littérature est la vie. Et ces études , bien maîtrisées, peuvent y aider .
Et puis de toutes façons, la seule porte de secours c'est bien l'art et l'amour ( l'amour et l'art dans le sens que vous voulez)

Ecrit par : Sanseverina | 13 mai 2008

Nous ne sommes pas retournés en Bretagne depuis les vacances d'été et le jardin de Bénodet, la patrie du coeur, doit ressembler à une forêt vierge.

Il paraît qu'il a fait un temps affreux partout en Bretagne pendant le week-end de Pentecôte (dixit mon coiffeur qui était à Vannes). Tout de même, ça ne console pas.

Écrit par : Robin | 13 mai 2008

"C'est moi qui ai envoyé le texte de Nico Hirtt. Il est vrai que son texte est un peu partial, mais il est beaucoup moins partial que la plupart des articles de presse. La réaction de Pedro Cordoba ne me surprend pas. Certains anciens maoïstes sont déçus de l'issue de la révolution chinoise, ils se sont convertis dans la démocratie."

Ecrit par : Contre la compagne anti-chinoise | 13 mai 2008

Aveu très touchant.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

Après un week-end de batifolages, je suis à nouveau très pris pendant une dizaine de jours. J'essaierai de répondre à Guy Morel quand je serai un peu plus libre. Les questions qu'il aborde reviennent en boucle depuis des mois. Nous aurons donc l'occasion d'en reparler.

Mais je ne veux pas laisser passer le petit commentaire de "Contre la compagne anti-chinoise", qui écrit à mon propos :

"La réaction de Pedro Cordoba ne me surprend pas. Certains anciens maoïstes sont déçus de l'issue de la révolution chinoise, ils se sont convertis dans la démocratie."

J'ai été désenchanté très vite, au moment de l'assassinat de Lin Piao. Car j'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'un assassinat et que la GRCP n'était donc pas ce que nous avions cru. La suite n'a fait que confirmer. Je ne me suis pas "converti à la démocratie", je n'ai rien renié des engagements de ma jeunesse et je ne suis pas devenu "pro-américain". Je constate seulement que la révolution chinoise a été trahie, comme toutes les autres. Si l'issue d'une révolution est de construire un système qui unit ce qu'il y a de pire dans le capitalisme et ce qu'il y eu a de pire dans l'histoire du communisme (j'en parle au passé) alors effectivement : à quoi bon les révolutions? A déboucher sur un capitalisme de forêt vierge? Je ne soutiens pas la Chine pour une raison toute simple : parce que c'est un pays capitaliste comme les autres. Pire que les autres. Je n'ai jamais été hostile à la démocratie. Nous avions été quelques uns à croire, quand nous avions 20 ans, que la révolution culturelle annonçait un approfondissement sans précédents de la démocratie et empêcherait une évolution de type stalinien. Nous nous étions trompés, voilà tout. Reconnaître ses erreurs ne signifie pas renoncer à ses convictions. Je ne suis pas devenu un "nouveau réactionnaire". Mais ceux qui disent que la Chine aspire à "l'air pur, la culture et la paix" contre les "assoifés du profit" veulent continuer à nous tromper. Heureusement, plus personne ne croit à ces mensonges. Allez raconter vos salades ailleurs.

PS. J'avais répondu à un message signé par Nico Hirtt. C'est à lui que je répondais parce que j'ai, malgré tout, de l'estime pour lui et que j'espère qu'un jour il ouvrira les yeux et cesera de reprendre les slogans d'une propagande ignoble. Si vous aviez dit la vérité, je n'aurais pas pris la peine de répliquer. J'aurais continué à vous ignorer comme je l'avais fait depuis le début et comme je continuerai de le faire.

Écrit par : Pedro Cordoba | 13 mai 2008

"La culture c'est comme la confiture, moins t'en as, plus tu l'étales". René Cousinier (1924-2007)

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

René Cousinier dit "René la branlette", un de vos auteurs préférés ? Qui l'eût cru ? Mais c'est vrai que sa devise était "je décongèle les congelés".

Écrit par : victor | 13 mai 2008

Spécial dédicace à tous les blogueurs, ce grand moment de confiture :
http://dansmonjardin.free.fr/mediterranee/cherie-je-t-aime.mp3

Écrit par : victor | 13 mai 2008

http://dansmonjardin.free.fr/con_pascon/
victor m'a devancée de quelques minutes.
Enjoy!

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Bonne nuit Cadichon !

Écrit par : victor | 13 mai 2008

J'ai été désenchanté très vite, au moment de l'assassinat de Lin Piao. Car j'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'un assassinat et que la GRCP n'était donc pas ce que nous avions cru.
pedro cordoba.

Euh... je ne veux pas mettre les pieds dans l'plat mais Lin Biao il est bien mort si je ne m'abuse en 71. Alors on peut pas dire que vous avez la détente rapide!c'est quoi qui vous a retenu de comprendre jusque là que le régime de Mao était tout aussi mortifère et criminogène et abject que les autres communismes qui polluaient la planète depuis 1917?

heureusement que vous nous précisez
"Je ne me suis pas "converti à la démocratie",

vous m'auriez vraiment inquiétée!

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Mais non victor, c'est à moi de vous souhaiter une bonne et douce nuit, car j'ai encore toute une grande soirée,( avec d'ailleurs un couscous d'enfer )avant d'aller me coucher.
Je devrais sortir les 45 tours de la Branlette pour faire plus couleur locale.
nite, nite.

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2008

J'ai été désenchanté très vite, au moment de l'assassinat de Lin Piao. Car j'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'un assassinat et que la GRCP n'était donc pas ce que nous avions cru.
pedro cordoba.

Euh... je ne veux pas mettre les pieds dans l'plat mais Lin Biao il est bien mort si je ne m'abuse en 71. Alors on peut pas dire que vous avez la détente rapide!c'est quoi qui vous a retenu de comprendre jusque là que le régime de Mao était tout aussi mortifère et criminogène et abject que les autres communismes qui polluaient la planète depuis 1917?

heureusement que vous nous précisez
"Je ne me suis pas "converti à la démocratie",

vous m'auriez vraiment inquiétée!
Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008
C'est assez amusant cet échange. Mon père a été de l'IC, et si l'on me demandait ce que je pense de la période où il "voyageait" entre Moscou,Pékin, Piong-Yang, Prague, Bucarest, Budapest etc. je répondrais sans hésiter :"Un souvenir ébloui".

Écrit par : guy morel | 13 mai 2008

« Nous nous étions trompés, voilà tout. »

Hmm, je sais bien qu'on dépasse peut-être un peu l'objet d'icelieu, mais cette manière de se dédouaner en une phrase du soutien à une dictature qui a marqué son siècle en matière de massacres de masse (siècle qui pourtant en connaissait quelques-uns), eh bien je ne sais pas, disons que je trouve ça un peu court, cher M. Cordoba.

Ne croyez pas que ce soit spécialement dirigé contre vous, mais l'indulgence que l'on témoigne tout particulièrement à ceux qui ont soutenus d'infects massacreurs dits "de gauche", et parce qu'ils sont dits "de gauche" (sous prétexte que lesdits massacreurs pensaient bien faire ?) me hérisse un peu.

Écrit par : Brazon | 13 mai 2008

Croyez-moi si vous le voulez, et si ça vous intéresse, mais il plane de sérieuses menaces sur le bac. Les initiatives spontanées se multiplient (dans l'élan de la commémoration de mai 68 peut-être?) : les profs d'un lycée renvoient toutes les convocs de bac, les profs d'un autre bloqueront l'étb avec les lycéens...
Il suffit qu'un syndicat se déclare favorable (Sud ?) et le bac est menacé.
Perosnnellement, je pense que ces menaces n'en resteront pourtant qu'à l'état de menaces et ne deviendront pas des réalités, car il n'y a pas de motif d'action suffisamment unanime et légitime.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2008

@Jeremy : Bah, en même temps, au dire des sondages (oui, je sais bien que, mais bon), les citoyens sont favorables à un "service minimum" en cas de grève, autrement dit à une garderie.
Alors les programmes, le bac, tout ça, du moment que les fauves sont encagés durant la journée...

Écrit par : Brazon | 14 mai 2008

"Si vous aviez dit la vérité, je n'aurais pas pris la peine de répliquer", dit Pedro Cordoba. Croyez-vous vraiment que "la vérité" existe ? Soyons modeste, les hommes écrivent leur histoire comme ils perçoivent à travers leur prisme. Donc subjectif. Et comme toute histoire, les hommes écrivent leur histoire selon le point de vue du moment. Les gouvernants n’hésitent pas à réécrire, à inventer l’Histoire qui peut servir leurs causes. En ce sens, il faudrait arrêter de considérer les autres commentaires comme de la propagande. Moi "Contre la campagne anti-chinoise", je ne fais pas plus de propagande que Pedro Cordoba.

Je crois que j'ai classé trop vite les anciens maoïstes dans un même paquet. Ribbes, Glucksman, Losurdo, Badiou, Pedro Cordoba sont tous des anciens maoïstes, mais on ne peut pas les mettre dans le même sac. Je crois que ce qui distingue les “anciens” maoïstes, comme les anciens communistes du PCF aujourd’hui c’est leur choix de se retrouver aux côtés des victimes, du Tiers-Monde comme des exploités. C’est ça qui fait la différence, de quel côté sommes-nous retombés, de quel côté de la lutte des classes. Et si on se place du côté des victimes, je trouve insupportable cette manière des Occidentaux de continuer de donner des leçons à la terre entière en matière des droits de l'homme. Si on observe les faits, on constate que le discour néo-libéraliste et droits hommistes, c'est toujours le droit du plus fort. L’Occident fait de la démocratie et des droits de l'homme une arme pour piller les pays pauvres d'une autre manière.

Quant à Cadichon, toujours prompte à parler des morts du communisme, je ne l'ai pas vue souvent réagir sur les morts de l'impérialisme occidental. Rien que pour la France, Jacques Morel a classé toute une liste impressionnante de crimes de l'Etat français : http://pagesperso-orange.fr/jacques.morel67/ccfo/crimcol/node1.html . Il faudrait construire une liste semblable pour les Etats-Unis.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

http://minilien.com/?zjup4zKnUC

Les commentaires sont... enfin, vous verrez bien.

et http://minilien.com/?DGGAYMPwAW

Écrit par : Brazon | 14 mai 2008

Désolé de revenir sur cette phrase de Pedro Cordoba : "Je ne soutiens pas la Chine pour une raison toute simple : parce que c'est un pays capitaliste comme les autres. Pire que les autres".

Quel sens donnez-vous au mot capitalisme ? La dérégulation totale du marché ? Avec cette définition, aucun pays n'est capitaliste. A partir de quel niveau de régulation un pays est-il capitaliste ? Il faudrait peut-être commencer par la définition du mot capitalisme. Mais comme toujours à l'image humaine, le capitalisme est plus un lieu de passions que de raison. Alors chacun de nous a son propre sens et selon sa définition, on qualifie la Chine de capitaliste ou pas. Si on utilise la définition de l'OMC, la Chine n'est clairement pas un pays capitaliste. En ce qui me concerne, j'utilise le mot "économie taoïste" pour qualifier la Chine, car ce système économique n'existe qu'en Chine. La Chine applique une certaine forme de capitalisme tres limite à des zones très définies. Elle ne compte pas pas implanter le capitalisme à tout le pays tant qu'elle n'est pas prête technologiquement. Premièrement à cause des problèmes sociaux : le capitalisme engendre de la richesse, mais ne le distribue pas. Ensuite, à cause des problèmes écologique, de pollution, etc. Et si la Chine a résisté aux pressions de l'OMC, c'est en partie parce que ce n'est pas un petit pays. Les Chinois sont loins de dire amen à tout ce qui vient de l'OMC, de Bruxelle ou de Washington.

Quand vous parlez de "capitalisme", je crois comprendre ce que vous sous-entendez. Vous faites peut-être référence aux conditions de travail des ouvriers Chinois. Il est vrai que ces conditions peuvent nous paraître difficiles, mais il faut aussi voir que sur toute la planète ce qui règne c’est l’informel, les petits travaux où femmes et enfants s’épuisent dans des conditions de pollution indescriptibles comme en Inde ou en Amérique latine. Pourquoi entreprendre avec quelque chose qui ressemble à de la haine de dénoncer l’exploitation salariale en Chine uniqement ? Pourquoi mettre toujours en cause la Chine, alors que les conditions de travail en Chine sont le fruit du sous-développement. Et c'est nous, l'Occident et nos multinationales, qui sommes un peu responsables de cette situation. Nos entreprises se vantent d'appliquer les 35 heures, mais pourquoi ne les appliquent-elles pas ces 35 heures en Chine ? Le gouvernement chinois fait des effors pour imposer aux entreprises étrangères syndicats et conditions de travail plus décentes. Pouruqoi ne l'encourageons-nous pas ?

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

"Ben, Léost a tout dit, non ?"

Et les contenus de programme ? Qu'est ce qu'il en dit Léost des contenus de programme ?

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

"Nos entreprises se vantent d'appliquer les 35 heures, mais pourquoi ne les appliquent-elles pas ces 35 heures en Chine ? Le gouvernement chinois fait des effors pour imposer aux entreprises étrangères syndicats et conditions de travail plus décentes. Pouruqoi ne l'encourageons-nous pas ?"


Si le gouvernement chinois fait des "effors" c'est plutôt pour mettre un mors à tous les travailleurs pour leur indiquer la bonne direction.

Pour certains, cela permet aussi de les cadencer plus vite sur les chaînes. Ils deviennent morts plus vite.

Quand mille soleils radieux se lèvent, vive les lunettes filtrantes !

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

Un remarque additionnelle : est ce un hasard si le karaté n'a toujours pas été reconnu comme discipline olympique pour les jeux de Pékin ?

N'est ce pas une ultime tentative pour empêcher de répondre à la question cruciale : "la dialectique peut-elle casser des briques ?"

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

Une remorque à la remarque ...

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

Quant à Cadichon, toujours prompte à parler des morts du communisme, je ne l'ai pas vue souvent réagir sur les morts de l'impérialisme occidental. Rien que pour la France, Jacques Morel a classé toute uhttp://pagesperso-orange.fr/jacques.morel67/ccfo/crimcol/node1.html . Il faudrait construire une liste semblable pour les Etats-Unis.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008


Il est vraiment plus vrai que nature, l'apparatchick post-maoïste, parangon de mauvaise foi et qui tente de disculper les près de 100 millions de morts du communisme, les ignobles famines orchestrées par Staline, les génocides systématiques à tour de bras de ses héros, en nous flanquant à la figure cette grotesque " liste impressionnante de crimes de l'Etat français" qui m'a fait hurler de rire quand j'y ai trouvé, entre autres LE SAC DE JERUSALEM EN 1099.

Il n'y a que des "crimes" contre des Noirs ou assimilés ( Arabes, notamment) d'où il faut en conclure, (comme disait Sartre pour les anti-communistes) que tuer un blanc, c'est tuer un chien ( ou sous-chien) et ce n'est donc pas un crime.


Curieuse de voir combien de crimes de l'État français avait à son actif de 1789 à 1794, sur ce site admirable de rigueyr historique que nous a obligeamment signalé le tâcheron de la Propaganda Staffel au petit pied et à la solde du PC chinois.

Eh bien il y en a ....1seul! Vous pouvez aller vérifier, et c'est en 1791 , le 25/02, quand "le mulâtre Ogé subit le supplice de la roue pour avoir cru à l'égalité (Haïti)."

C'est du plus haut comique. Tout le reste est de la même farine.

Ces mecs-là ( l'auteur du site et son VRP, à moins que ce ne soient les mêmes, ) sont juste à point pour la camisole de force et la lobotomie.


Leur délire est bien sûr du dernier ridicule, mais il ne doit pas seulement provoquer l'hilarité, il est sain, au second "rabord", de ressentir du découragement, car ce que nous démontre une fois de plus l'abruti communisant qui nous inonde de sa propagande chinoise fétide, c'est hélàs, comme l'a si justement écrit JF Revel, que "le communisme ne cesse pas de rester un espoir pour les ennemis de la liberté toujours avides d'installer l'oppression au nom de la défense des opprimés.... [Il] promet l'abondance et engendre la misère, il promet la liberté et impose la servitude, il promet l'égalité et engendre la plus inégalitaire des sociétés, avec la nomenklatura, classe privilégiée que n'ont pas connu même les société féodales. Il promet le respect de la vie humaine, et procède à des exécutions de masse, l'accès de tous à la culture et engendre l'abrutissement généralisé, l' "homme nouveau", et il fossilise l'homme."

Il en reste encore un paquet de ces malheureux atrophiés du bulbe qui ont la haine du totalitarisme bien sélective, qui ne fustigent le nazisme que pour mieux exonérer tous les communismes, et poussent des hurlements de vierge effarouchée dès qu'on leur rappelle qu'entre les deux pourtant, y'a pas photo.

Revel, encore et toujours:

"Le nazisme vend la mèche dès le départ, [alors que] le communisme cache sa nature derrière son utopie. Il permet d'assouvir l'appétit de domination ou de servitude sous couvert de générosité et d'amour de la liberté; ...le mensonge sous couvert de sincérité. Le totalitarisme le plus efficace, donc le seul présentable, le plus durable, fut celui qui accomplit non pas le Mal au nom du Mal, mais le Mal au nom du Bien. C'est aussi ce qui le rend moins excusable que l'autre, car sa duplicité lui a permis d'abuser des millions de braves gens, qui ont cru en ses promesses. À eux on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques et maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.[...] Juchés sur une utopie, à leurs yeux immaculée, ils s'absolvent des crimes dont ils ont été les angéliques complices au nom des idéaux qu'ils ont sans vergogne piétinés."

La Grande parade, pages 100-103

Écrit par : Cadichon | 14 mai 2008

déjà debout?, moi je vais dormir ....
et avec Revel, que cet empaffé de pékinois m'a donné le goût de relire: Auch von den Dümsten....

Écrit par : Cadichon | 14 mai 2008

"Quand vous parlez de "capitalisme", je crois comprendre ce que vous sous-entendez. Vous faites peut-être référence aux conditions de travail des ouvriers Chinois. Il est vrai que ces conditions peuvent nous paraître difficiles, mais il faut aussi voir que sur toute la planète ce qui règne c’est l’informel, les petits travaux où femmes et enfants s’épuisent dans des conditions de pollution indescriptibles comme en Inde ou en Amérique latine."

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Cadichon, à quoi sert d'insulter "clcac"? Des propos comme ceux ci-dessus suffisent à le disqualifier totalement de toute argumentation rationnelle.
Clcac, je pense que la quasi-totalité des voix qui s'élèvent contre le régime chinois actuel le font tout autant contre "les petits travaux où femmes et enfants s’épuisent dans des conditions de pollution indescriptibles".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2008

A suivre, au festival de Cannes, la carrière de: "C'est dur d'être aimé par des cons", film documentaire de Patrice Leconte sur le procès: "Charlie-hebdo" versus islamisme.
Un prix à la clé? Vraisemblablement ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2008

C'est curieux, au réveil, de lire l'affrontement "campagne antichinoise" et Cadichon/Revel !

La Chine est certes indéfendable et indéfinissable mais "communiste" à quel titre ? D'autant que le "communisme" vu par Revel pourrait tout aussi bien décrire l'utopie libérale.
Essayez avec ça :

"le [libéralisme] ne cesse pas de rester un espoir pour les ennemis de la liberté toujours avides d'installer l'oppression au nom de la défense des opprimés.... [Il] promet l'abondance et engendre la misère, il promet la liberté et impose la servitude, il promet l'égalité et engendre la plus inégalitaire des sociétés, avec la nomenklatura, classe privilégiée que n'ont pas connu même les société féodales. Il promet le respect de la vie humaine, et procède à des exécutions de masse, l'accès de tous à la culture et engendre l'abrutissement généralisé, l' "homme nouveau", et il fossilise l'homme."
On a tout : la misère, les inégalités, les exécutions de masse coloniales, même la nomenklatura, abritée derrière ses marionnettes politiques des "avocats d'affaires" devenus président et ministres. Quant à "l'abrutissement généralisé", ce n'est pas sur ce blog qu'il faut en décrire la déclinaison jeuniste...

Si l'on ajoute :
"(...) sa duplicité lui a permis d'abuser des millions de braves gens, qui ont cru en ses promesses. À eux on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques et maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.[...] Juchés sur une utopie, à leurs yeux immaculée, ils s'absolvent des crimes dont ils ont été les angéliques complices au nom des idéaux qu'ils ont sans vergogne piétinés."

On croirait que Revel décrit notre Ve République sarko-libérale...

Écrit par : victor | 14 mai 2008

qui m'a fait hurler de rire quand j'y ai trouvé, entre autres LE SAC DE JERUSALEM EN 1099

Et si on veut faire dans l'anachronisme, pas un repésentant de l'Etat français à l'époque d'ailleurs; Robert de Flandre, Godefroy, les Hauteville qui trainaient par là, un Robert de Normandie et le Toulousain...

Écrit par : Guillaume | 14 mai 2008

"hélàs, comme l'a si justement écrit JF Revel, que "le communisme ne cesse pas de rester un espoir pour les ennemis de la liberté toujours avides d'installer l'oppression au nom de la défense des opprimés.... "
by Cadichon

... Revel serait un "penseur", lui qui est incapable de remonter à la source de cet espoir et d'y voir autre chose qu'un complot des "ennemis de la liberté"?
Intellectuellement, on n'est guère au-dessus des héros de "Super-Dupont et l'anti-France" de Gotlib... On se demande aussi pourquoi Revel et d'autres n'ont pas manifesté autant de verve à stigmatiser d'autres utopies meutrières comme les religions.
Mais que peut-on demander de plus à des intellectuels mercenaires qui écrivent en service commandé et qui en vivent ?

Écrit par : victor | 14 mai 2008

La politique éducative est d'abord économique. On peut avoir quelques doutes sur le futur lycée :

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/05/14/01001-20080514ARTFIG00015-le-redoublement-dans-le-collimateur-de-darcos.php

Parmi les propositions de Leost, il manque la reconversion des heures de TPE (en première) en heures disciplinaires, notamment en langues qui ont sans doute subi les coupes horaires les plus drastiques ces dernières années.

Écrit par : Romuald | 14 mai 2008

qui m'a fait hurler de rire quand j'y ai trouvé, entre autres LE SAC DE JERUSALEM EN 1099

Et si on veut faire dans l'anachronisme, pas un repésentant de l'Etat français à l'époque d'ailleurs; Robert de Flandre, Godefroy, les Hauteville qui trainaient par là, un Robert de Normandie et le Toulousain...

Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2008

Le temps est le grand allié des utopies meurtrières convenables et bien élevées. Ferrat chantait "le sang sèche vite en entrant dans l'histoire...". Sans remonter aux croisades, qui aujourd'hui dénonce encore les massacres du colonialisme ? Qui s'indigne du génocide des Indiens d'Amérique, il y a moins de deux siècles ? Ces hommes qui aujourd'hui encore vivent dans des "réserves"...
Nos arrière-petits-enfants auront peut-être les mêmes objections et la même ironie face aux "vieux" crimes staliniens. Ils qualifieront alors d'anachronismes ridicules les indignations de Revel/Cadichon.

Écrit par : victor | 14 mai 2008

Ce que pense Léost des contenus des programmes?
Eh bien en voilà une partie:

"Les nouveaux programmes de l'école primaire (communiqué de presse du 22/02/2008) :


Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés approuve la formulation des orientations énoncées par le Président de la République, le vendredi 15 février 2008 à Périgueux, et par le Ministre de l'Éducation nationale, lors de la présentation à la presse, le mercredi 20 février, des nouveaux programmes de l'école primaire.

En déclarant que l'école primaire doit « [consacrer] à nouveau l'autorité du savoir - en partant de celle du maître, l'autorité du maître qui est le dépositaire du savoir », en rappelant que « c'est le savoir qui est au centre de la classe », le Président de la République revient à une conception de l'enseignement dont l'oubli a provoqué tant de dégâts.

En déclarant que « l'école primaire doit rester garante de l'idéal républicain : permettre à chaque enfant de devenir, par l'instruction, un citoyen libre et éclairé », en recentrant l'école primaire sur les fondamentaux - la lecture, l'écriture et le calcul -, en réaffirmant également la valeur de l'ordre chronologique en histoire et l'intérêt de la géographie de la France dans un cadre européen et mondial, le Ministre de l'Éducation nationale souligne que le devoir de la République est de transmettre à chacun le savoir qui permet d'acquérir la liberté de pensée et l'esprit critique, qui ouvre des possibilités de promotion personnelle et sociale, et de ne pas réserver le patrimoine culturel aux seuls « héritiers ».

La Société des agrégés estime que de telles orientations ne sont pas un retour à des conceptions passéistes mais un retour au bon sens qui n'a pas d'âge.

Mais ces intentions déclarées doivent se traduire en actes concrets, à commencer par une formation disciplinaire des professeurs des écoles adaptée à ces objectifs et une augmentation réelle des heures consacrées aux fondamentaux, avec des programmes exigeants. La Société des agrégés estime que la réduction des horaires obligatoires (24 heures au lieu de 26) risque de contrecarrer ces intentions.

Elle constate, d'autre part, que les principes qui président à ces nouveaux programmes vont à l'encontre de la pensée pédagogique dominante dans l'enseignement et souhaite donc que le Ministre en tire toutes les conséquences dans le Livre blanc en cours d'élaboration après les conclusions du rapport Pochard.

Écrit par : Jean | 14 mai 2008

Madame Cadichon,

Vous faites semblant de vous mettre en colère (j'espere) et vous voila a nouveau foncant sur le chiffon rouge que vous prenez pour une soutane. C'est un vrai plaisir, car comment rever d'un meilleur exemple pour illustrer la deficience de la raison dans le debat citoyen.

Bien sur le communisme reste comptable face a l'histoire de faits bien peu glorieux. Ce n'etait pas et ce n'est pas mon propos.

Vous avez choisi de vous polariser sur les morts du communisme, mais votre contribution ne me parait pas motive par une recherche particulierement scrupuleuse de la verite. On voit, on a vu, on verra helas sur ce forum, le meme type de rethorique applique a d'autres domaines.

Votre discours est structure comme tout discours de haine. Et il vous place en bonne compagnie parmi les hordes vengeresses qui ont egaye l'histoire.

Qu'importe que le bouc-emissaire de la horde a lyncher soit les etrangers, les juifs, les capitalistes, les ennemis de classes, les Tchetchenes ou les cures, le mecanisme est strictement le meme.

Bien sur, chacun de ces predicateurs de haine proteste a grand cri de sa difference. (Vous aussi sans doute)
Il n'est pas comme les autres sauvages: sa victime a sacrifier a lui est bien coupable, c'est pas comme pour les autres lyncheurs, d'ou la litanie des "preuves" de debauches, d'empoisonnements, de sorcellerie,...

La liste et les qualificatifs de vos griefs sont a ce sujet symptomatiques.

Voici par exemple un extrait des termes sacrificiels que vous employez (probablement au moyen-age, a peu pres les memes etaient utilises avant les pogroms):

supercherie /faits occultés/ idôle /rat /Nuisible/faste d'un autre époque/Profitant de la crédulité / humanisme répugnant/ turpitudes/ forcené,
opulence éhontée/ crimes/ basseses /mensonges / fausses réjouissances /ridicule /sevices,..

Apres la Shoah, apres l'apartheid, le mouvement des droits civiques, il devient moins facile de jouer du baton sur les victimes traditionnelles.

A lire votre rethorique, il est fort a parier qu'en d'autres temps ou d'autres lieux quelques expeditions punitives bien musclees n'auraient pas degoute certains de vos disciples.


C'est aussi fascinant de voir ce discours precisement se focaliser en dernier recours sur les depositaires de la parole qui justement enraille le mecanisme victimaire.

Instinct de conservation des hordes primtives?

Ce n'est pas par hasard et c'est reellement interessant.

:-)

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

La dictature, c'est "ferme ta gueule", la démocratie, c'est cause toujours. Woody Allen

Tout à fait adapté à Yann et Victor.
Ecrit par : Carole | 13 mai 2008

Alors là, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de l'infirmerie !

Puisque je parlais à Cadichon, il faudrait remonter le fil (pas le temps, pas envie) pour retrouver tous les messages où elle insulte copieusement et vulgairement tous ceux qu'elle juge indignes de son expertise en macro et microéconomie.
Si le "fermez-la" est typique des démocraties populaires, alors l'insulte est capitaliste et libérale.

Tiens, je vous en remets une couche, puisque vous semblez goûter le style proto-stalinien :
"Taisez-vous, Elkarole (et Elkadichon) !"

Écrit par : yann | 14 mai 2008

La dictature, c'est "ferme ta gueule", la démocratie, c'est cause toujours. Woody Allen

Tout à fait adapté à Yann et Victor.
Ecrit par : Carole | 13 mai 2008

Alors là, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de l'infirmerie !

Puisque je parlais à Cadichon, il faudrait remonter le fil (pas le temps, pas envie) pour retrouver tous les messages où elle insulte copieusement et vulgairement tous ceux qu'elle juge indignes de son expertise en macro et microéconomie.
Si le "fermez-la" est typique des démocraties populaires, alors l'insulte est capitaliste et libérale.

Tiens, je vous en remets une couche, puisque vous semblez goûter le style proto-stalinien :
"Taisez-vous, Elkarole (et Elkadichon) !"

Ecrit par : yann | 14 mai 2008

Ne vous inquiétez pas, Yann, je crois que tous les blogueurs de bon sens ici présents ont parfaitement conscience du ridicule de la position de Carole, en l'occurrence.
Comment s'appelle, en psychologie, le travers qui consiste à reprocher aux autres les comportements qu'on a soi-même?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2008

C'est aussi fascinant de voir ce discours precisement se focaliser en dernier recours sur les depositaires de la parole qui justement enraille le mecanisme victimaire.

Instinct de conservation des hordes primtives?

Ce n'est pas par hasard et c'est reellement interessant.

:-)

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Vous faites exactement la même chose (votre discours sur les Tibétains m'a immédiatement fait penser à la rhétorique anti-juive)

...Et moi aussi sans doute car il n'y a pas de "point de vue supérieur".

Nous voyons toujours la paille qui est dans l'oeil du voisin et jamais la poutre qui est dans le nôtre.

..On la met rarement en pratique, mais il faut avoir été bien "brisé" pour la comprendre, cette parabole-là.

L'expérience de la brisure : c'est tout le mal ou le bien que je souhaite qu'il arrive un jour aux "arracheurs de paille dans l'oeil du voisin".

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

Pour "contre la campagne antichinoise", cet extrait d'une interview de l'écrivain et journaliste Luc Richard (propos recueillis par Laurent Lasage,
"Courrier français" du 9/05/08) :

"En avril 2007, le ministère de la sécurité publique a produit un document interne relatif au JO. Cette note ordonnait l'exclusion de la participation aux Jeux de "43 types de personnes, membres de 11 catégories d'organisations", parmi lesquelles les dissidents, les militants pour les droits humains ou les groupes religieux.

L'un des athlètes concernés est Fang Zheng, qui fut deux fois détenteur d'un recod de lancer de disque lors des Jeux nationaux. Au moment des événements de Tienanmen auxquels il prit part, l'une de ses jambes fut écrasée par un tank. Handicapé, Fang Zheng avait prévu de participer au Jeux paraolympiques de 2008, mais il a été exclu de la sélection en raison de son passé. Ce document relatif aux JO n'a jamais été rendu public par les autorités chinoises : il constitue une violation caractérisée de la charte olympique, que la Chine a pourtant signée lorsqu'elle s'est engagée à organiser les Jeux. La charte interdit en effet les discriminations sur des bases ethniques, religieuses ou politiques. Ici encore le discours du Parti se dédouble : d'un côté, il y a le discours interne, qui manifeste une mainmise impitoyable sur les individus, de l'autre, un discours destiné à l'extérieur du pays, plein des vertus humanistes de l'olympisme."

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

"Handicapé, Fang Zheng avait prévu de participer au Jeux paraolympiques de 2008, mais il a été exclu de la sélection en raison de son passé..."

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

Pour l'heure ce sont des dizaines de milliers de Fang Zheng qui, écrasés sous des tonnes de gravats, n'assisteront pas aux J.O.
Ceux là bien sûr ne présentent aucun intérêt aux yeux des farouches défenseurs des droits de l'homme, un des derniers prétextes qui restent aux français pour se convaincre qu'ils ne sont pas morts sur la scène mondiale!

Écrit par : marigot | 14 mai 2008

Pour l'heure ce sont des dizaines de milliers de Fang Zheng qui, écrasés sous des tonnes de gravats, n'assisteront pas aux J.O.
Ceux là bien sûr ne présentent aucun intérêt aux yeux des farouches défenseurs des droits de l'homme, un des derniers prétextes qui restent aux français pour se convaincre qu'ils ne sont pas morts sur la scène mondiale!

Ecrit par : marigot | 14 mai 2008

Quel est le rapport ?

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

"Les Jeux olympiques de 2008 sont une mission politique. Tout doit être fait pour leur dégager la voie" (déclaration d'un haut responsable chinois du ministère des sports).


Ne vous inquiétez pas, marigot, les Chinois, ou plutôt le Parti communiste chinois "a déjà gagné Pékin 2008".

Grâce à la "sous-mission" diplomatique "Raffarin-Poncelet", nous sommes un peu plus morts sur la scène mondiale.

Le Parti communiste chinois au Tibet, jugé "trop mou" va être repris en main et des campagnes de "rééducation" sont en marche.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Are you happy ?

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

Robin,

Vous dites que mon discours est anti-Tibétain, sans argument aucun. Expliquez-moi, svp, en quoi mon discours est anti-quelque chose. Votre discours, c'est le degré 0 de l'argumentation.

C'est vraiment intéressant ce blog. Je discute ici avec des professeurs qui sont censés argumenter. Et on constate que ça ne vole pas très haut.

Écrit par : Contre lacampagne anti-chinoise | 14 mai 2008

C'est vraiment intéressant ce blog. Je discute ici avec des professeurs qui sont censés argumenter. Et on constate que ça ne vole pas très haut.

Ecrit par : Contre lacampagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Vous ne discutez avec personne, contre la soi-disant campagne anti chinoise, vous soliloquez, vous "sollipsisez", vous ne parlez qu'avec vous-même.

Vous ne discutez pas, vous faites de la propagande. Vous voudriez bien que ça marche, mais voilà, ça ne marche pas (pas avec moi en tout cas).

Il faudra attendre un petit de temps encore pour nous soumettre, en comptant sur des compagnons de route comme marigot, après nous avoir fait définitivement disparaître de la scène internationale.

Déjà du temps du "Petit Livre rouge sang", les "camarades" maoïstes", ça les mettait dans tous leurs états : le Peuple chinois, les barrages électriques chinois, les chromos chinois, l'armée populaire chinoise, le radieux avenir chinois, la direction éclairée du grand Parti communiste chinois, la Révolution culturelle chinoise. Et MERDE !!!!!!

Je ne comprenais pas comment des garçons intelligents que je connaissais, à côté desquels j'avais été assis en classe, pouvaient devenir aussi aveugles.

Et voilà que ça recommence !

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

"Comment s'appelle, en psychologie, le travers qui consiste à reprocher aux autres les comportements qu'on a soi-même?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2008

La paille et la poutre.

Écrit par : Kap | 14 mai 2008

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/05/quand-la-police.html

C'est le gouvernement de Xavier Darcos aussi!!!

Écrit par : Hervé | 14 mai 2008

Robin,

L'argumentation est la meilleure façon de se rapprocher de la raison. C'est pour cela que je vous ai demandé de me démontrer en quoi mon discours est anti-tibétain. Or vous avez été incapable de me répondre. Vos affirmations sont donc gratuites et bidons. Ca relève plus du rêve. J'espère que vous ne répondez pas comme cela à vos élèves qui vous posent des questions en cours.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

On croirait que Revel décrit notre Ve République sarko-libérale...

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

Sarko: combien de millions de morts?

Écrit par : Cadichon | 14 mai 2008

"On croirait que Revel décrit notre Ve République sarko-libérale...

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

Sarko: combien de millions de morts?

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2008 "



Pas d'intelligence pour les ennemis de l'intelligence!!!

Écrit par : troll | 14 mai 2008

"Le mardi 13 mai 2008 à 09:28, par Eveline

Non, cher Christian, je ne suis pas d'accord avec certains de vos propos.
D'abord, on ne "passe" pas de l'oral à l'écrit : les enfants d'aujourd'hui naissent dans un mode où écrit et oral sont omni-présents l'un et l'autre. Mais pour eux ce sont deux données différentes, et ils ne savent pas que l'écrit est un langage comme l'oral. C'est cela qu'ils ont à découvrir.
Deuxièmement, les écrits littéraires ne sont pas plus importants que les autres. On pourrait même défendre la thèse opposée : même si les premiers sont essentiels pour la culture, ce sont les autres qu'il faut impérativement maîtriser, pour la réussite des études : les étudiants sont jugés sur d'autres types d'écrits, et, comme vous savez, même une dissertation littéraire n'est pas du tout un écrit littéraire !
Troisièmement, maîtriser la narration ne facilite nullement la maîtrise des autres situations d'écriture : jamais un savoir donné ne peut aider l'acquisition d'autres savoirs quand ils sont très différents du premier.
Enfin, on n'apprend pas les choses les unes après les autres, on les apprend les unes en relation avec les autres.
Je ne pourrai maîtriser la narration (qui a du reste des formes très diverses !), que si j'ai pu la comparer avec ce qui n'en est pas.
Encore une fois, un enseignement efficace part de la complexité, pour effectuer des tris à l'intérieur de cette complexité et découvrir la spécificité des éléments qui la constituent.
Ceci dit, sur la formation des enseignants dans ce domaine comme dans d'autres, vous avez bien raison : ce sont plus que des lacunes qu'on décèle...
Et comme disait ma grand-mère : "Ça ne va pas s'arranger" !
"

ENFERMEZ EVELINE
LIBEREZ MARIE-JEANNE !

Écrit par : toto | 14 mai 2008

Niko !
rapport au 7 tonnes qu'ils viennnent de pécho, 15 millions€ kidiz .... Faudrait voar à contrôler la qualité, non ?
:ange:

Écrit par : toto | 14 mai 2008

http://www.liberation.fr/actualite/societe/325937.FR.php

LIBERATION.FR : lundi 12 mai 2008

Le Président a déclaré samedi que «la traite des Noirs, l’esclavage, ainsi que leur abolition, seront introduites dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine». Or, ils le sont déjà.

Xavier Darcos est mauvais camarade. Le ministre de l'Education aurait dû souffler à son président que l'enseignement de l'esclavage est déjà présent dans les programmes scolaires des écoles primaires. Ça lui aurait évité une mauvaise note, celle que lui ont rageusement donnée des libénautes, après que le Président de la République eut déclaré que «la traite des Noirs, l’esclavage, ainsi que leur abolition, seront introduites dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine».

Une annonce faite à l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, samedi au Jardin du Luxembourg. «Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage : afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendré, les blessures qu’il a laissées dans l’âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique», justifiait-il.

«Sans blague !» lui a rétorqué une Libénaute sur notre site, samedi. «Ma fille est en CM1 et la traite des noirs est au programme. Elle l'a étudié il y a quelques semaines déjà. Cette semaine, c'est la Révolution française... Pas au courant le Sarko...»
«Déja fait!!!», s'énerve Rimas, autre internaute. «Un programme est déjà proposé en primaire pour les CM1 et CM2. Je croyais qu'il avait arrêté ces mascarades pour incarner la stature d'un chef d'état. Mais où allons-nous. Je pensais aussi qu'il devait s'occuper des réformes “cruciales pour la france”. Pourquoi, ces distractions médiatiques???» Et ainsi de suite.

Après vérifications, il s'avère effectivement que la traite des Noirs fait partie de l'enseignement du cycle 3 de l'école primaire, à savoir des classes de CE2, CM1 et CM2. Au moins depuis 2002. Et cet enseignement est rappelé dans l'édition 2007-2008 mise en ligne par le Bulletin officiel de l'Education nationale.

Ainsi peut-on lire, dans le chapitre «Histoire» :

«Cette période de trois siècles [1492-1815], riche de multiples événements, ouvre véritablement le monde moderne, ainsi qualifié par opposition à une époque contemporaine plus proche de nous. L’ensemble de la planète est désormais accessible, l’imprimerie facilite une large diffusion des connaissances et des idées, une vision scientifique du monde émerge, aux XVIe et XVIIe siècles. Avec l’Encyclopédie, le XVIIIe siècle voit se développer l’intérêt pour les techniques. De grands textes fondateurs, marquant encore la vie politique et sociale de notre pays, sont élaborés : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et le Code civil. Mais la même période a vu le massacre des Indiens d’Amérique, la traite des Noirs, la Terreur révolutionnaire et l’apparition de la «guerre de masse», caractéristique de la Révolution et de l’Empire.» (le gras est rajouté par la rédaction, NDLR).

Et plus loin, au chapitre «Education civique : être citoyen en France»

«L'élève découvre diverses formes de participation à la vie démocratique : le vote, l'acceptation de charges électives, l'engagement dans la vie publique. Il apprend que, même si la réalité n'est jamais entièrement conforme à l'idéal, celui-ci doit continuer à être affirmé pour guider les comportements et structurer l'action, à partir d'exemples historiques comme l'esclavage ou l'inégalité entre les hommes et les femmes.» (idem-NDLR)

Cerise sur le gâteau, voici ce qu'a déclaré le ministre de l'Education nationale en février 2008, lors de la présentation du nouveau programme d'enseignement dans les classes primaires, (un programme controversé par ailleurs) :

«De Clovis à Clemenceau, de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb à celle du vaccin contre la rage par Pasteur, les élèves apprendront à connaître les principaux jalons de l'histoire de France et de l'humanité. C'est dans ce cadre aussi que les nouveaux programmes font explicitement référence à la question de la traite des Noirs et de l'esclavage, ainsi qu'à l'extermination des Juifs et des Tsiganes par les nazis.»

Outre le fait que lui non plus n'apportait rien de neuf sur cette question précise, il avait quand même devancé son président dans l'affichage. Mauvais camarade !

Écrit par : Hervé | 14 mai 2008

Nous ne sommes pas retournés en Bretagne depuis les vacances d'été et le jardin de Bénodet, la patrie du coeur, doit ressembler à une forêt vierge.

Il paraît qu'il a fait un temps affreux partout en Bretagne pendant le week-end de Pentecôte (dixit mon coiffeur qui était à Vannes). Tout de même, ça ne console pas.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

Les 2 premiers jours oui, les trois derniers, non. Un soleil admirable, une mer bleue quasi- turquoise! Mais je suis une inconditionnelle de la côte Nord... La Bretagne sud? Trop de Parisiens, trop construit, pas assez d'espace, pas assez sauvage pour moi... Allez, je vous concède que Bénodet est joli. Mais en passant! :-) Ne vous vexez pas, surtout:-)

Écrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Après quelques recherches, je suis en mesure d'affirmer que "Contre la campagne anti-chinoise" se traduit par "Idiot utile" en tibétain classique.

Il y a une légère ambiguité car un léger changement dans la prononciation donne "Crétin himalayen".

Ce qui ne change pas fondamentalement le sens.

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

Petite question: Quel est le jugement rendu pour la gifle du professeur????? Il ne faut pas des mois quand même, non, pour que la sentence tombe.

Bonjour et amitiés aux gars et filles du blog.

(Autre question, pour les anciens maos du site, que pensez-vous du livre de Bourseiller?)

Écrit par : Pendariès_bien_occupé | 14 mai 2008

L'auteur du livre "Merde ! The REAL French You Were Never Thaught at School" ( http://www.amazon.com/Merde-Encore-French-Taught-School/dp/0684854287 ) entend présenter aux Américains le français réellement parlé. De se livre, se dégage un portrait du Français. On y apprend que le Français aime bien traiter les autres d'imbécile. Il y a même un chapitre consacré au thème de l'idiot. C'est le chapitre "What an Idiot". On apprend de ce livre que la langue française orale abonde en termes péjoratifs. C'est sans doute pour cette raison que N.Sarkozy a dit "casse toi, pauvre con !" à un quidam qui refusait de lui serrer la main.

Dugong n'a donc rien inventé quand il me traite d'idiot du village. Mais si les profs et les dirigeants français donnent le mauvais exemple, il ne faudra pas qu'ils s'étonnent que les élèves leur répondent sur le même ton, par des gifles et des "casse toi, pauvre con de prof".

NB : le français oral est riche en mots négatifs. Voici une petit liste pour le mot "con"

- Le vrai con est quelqu'un dont la stupidité ne fait absolument aucun doute ;

- le pauvre con est un pauvre bougre, pas malin, envers lequel on éprouve une commisération quelque peu méprisante ;

- du sale con on doit attendre qu'il joue de sales tours ;

- le mauvais con, plus dangereux, jouera de mauvais tours ;

- le gros con, lourd et poussif, ne comprend rien à rien ;

- le jeune con, s'exagérant la portée de son expérience, commet des impairs ;

- le vieux con, attaché à ses habitudes, est incapable de comprendre une nouveauté ;

- le grand con est un niais qui, du haut de sa prétention, dédaigne la réalité ;

- le petit con, lui aussi prétentieux, est en outre un sournois.

Dans quelle catégorie peut-on classer Dugong ?

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

"La Bretagne sud? Trop de Parisiens, trop construit, pas assez d'espace, pas assez sauvage pour moi... Allez, je vous concède que Bénodet est joli. Mais en passant! :-) Ne vous vexez pas, surtout:-)"

Ca, c'est parce que vous ne connaissez pas assez Moëlan sur mer et les petites criques du Bélon. Sans parler de Merrien ;) :

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.christophe-courteau.com/Images-vignettes/Merrien-pointe-douaniers-1vi.jpg&imgrefurl=http://www.christophe-courteau.com/fr/galerie/xt_rubrique.asp%3FnumRub%3D179&h=80&w=120&sz=9&hl=fr&start=13&um=1&tbnid=N_bmPo9tiePWRM:&tbnh=59&tbnw=88&prev=/images%3Fq%3Dmerrien%26um%3D1%26hl%3Dfr%26rlz%3D1T4ADBR_frFR207FR207

Écrit par : Kap | 14 mai 2008

"Dans quelle catégorie peut-on classer Dugong ?"

Ca me fait penser à "bonjour provence"
La connerie c'est le pétrole de la france, que bcp nous envient :))))))

Écrit par : toto | 14 mai 2008

" Ceux qui prisent la littérature n'ont nul besoin de l'école"
Ecrit par Dobolino

A nuancer un peu ; l'école doit faire découvrir et si possible aimer la littérature à ceux et celles qui, spontanément, n'iraient pas vers elle mais plutôt vers des loisirs plus physiques (sport) ou plus faciles (télévision, ordinateur, tarot, crapette...).

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2008

Je venais justement pour nuancer ce propos dilatoire, jeté vite fait hier, le temps me manquant.
En fait, je ne juge nullement l'école inutile mais elle doit garder ou plutôt retrouver une place bien définie, aux ambitions mesurées et réalisables. L'école a, peu ou prou, toujours été accusée d'écraser la sensibilité et la créativité artistiques et ce n'est certainement pas tout à fait faux. Mais, elle n'a jamais été aussi pire, aussi formaliste et aride, propice à détruire toute passion littéraire dans l'œuf, sans saveur, que depuis qu'elle a admis ce fait comme une vérité première et voulut y remédier, et tout particulièrement en littérature, justement!
N.B.: je ne juge que sur primaire et secondaire. Le supérieur, je ne connais pas.

Écrit par : dobolino | 14 mai 2008

Je n'y connais rien : que porte la bourgeoise friquée et libérale lectrice du Figaro Magazine ?
(J'en connais au moins une qui s'habille chez Tati. Mais si je dis ça, Carole va me voler dans les plumes).

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

A Aix, elle est en Versace, justement. Et c'est sacrément moche, sans chic ni élégance, genre chiffon de luxe avec quasiment le prix marqué dessus -- bref, vulgaire et tape à l'oeil. "La mode, c'est ce qui se démode", disait Melle Chanel, précisément.

Ecrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 13 mai 2008
De toute façon, les cagoles des Bouches-du Rhône, même en Chanel, ça sent toujours son vieux port monté en grade. La toilette, c'est essentiellement l'art de la porter, pas le fric pour la payer.

Écrit par : dobolino | 14 mai 2008

Dans quelle catégorie peut-on classer Dugong ?

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Je ne pense pas que votre bouquin ait prévu la catégorie "idiot utile", dont le sens n'est pas exactement celui d'"idiot du village"
Quant au "crétin himalayen", il y flotte un soupçon d'humour que vous ne semblez pas avoir perçu.

Écrit par : yann | 14 mai 2008

Merci Yann pour ces remarques pertinentes. Je présente alors mes excuses publiques à Dugong.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Robin,

L'argumentation est la meilleure façon de se rapprocher de la raison. C'est pour cela que je vous ai demandé de me démontrer en quoi mon discours est anti-tibétain. Or vous avez été incapable de me répondre. Vos affirmations sont donc gratuites et bidons. Ca relève plus du rêve. J'espère que vous ne répondez pas comme cela à vos élèves qui vous posent des questions en cours.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

J'ai autre chose à faire, vous le pensez bien, qu'à aller chercher sur le blog la totalité de vos messages et de vos "copiés-collés".

Je ne peux évidement pas vous "démontrer" le caractère anti Tibétain de votre discours ; il faudrait que vous ayiez un minimum de bonne foi et d'honnêté intellectuelle et qu'il y ait une toute petite fissure dans votre bonne conscience à toute épreuve.

Vous avez passé votre temps à nous expliquer, tantôt que le Tibet avait toujours appartenu à la Chine, tantôt que la Chine l'avait effectivement annexé en 59, mais "pour son bien" et tout ce que vous en avez dit (clergé arriéré, théocratie, infériorité intellectuelle et culturelle des Tibétains par rapport aux Chinois qui justifierait le fait que ces derniers occupent la plupart des emplois des cadres est, sans que vous vous en rendiez compte, l'éternel discours que les colonisateurs tienent sur les colonisés.

Quant à mes élèves, j'essaye toujours de répondre à leurs questions en rapport avec ma matière et exceptionnellement au cours de discussions informelles, mais j'évite de parler de politique ou de religion en classe, sauf pour présenter des faits objectifs ayant trait au cours.

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

Je viens d'écouter en voiture une émission sur France-Culture, avec Nancy Huston, à propos de son dernier livre, un essai : "L'espèce fabulatrice". Un régal.

Je comprends que Pedro Cordoba en garde un souvenir ému. Quelle inteligence, quelle voix agréable et quel charmant accent !

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

De toute façon, les cagoles des Bouches-du Rhône

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2008


Ah ça c'est bien : quelque chose de musical, on croirait l'entendre, ça remonte le moral...

Écrit par : Sergio | 14 mai 2008

e ne pense pas que votre bouquin ait prévu la catégorie "idiot utile", dont le sens n'est pas exactement celui d'"idiot du village"

Un "idiot utile" est un intellectuel "idéaliste", souvent de valeur, utilisé par un Parti politique comme un atout, une arme, dans le combat idéologique.

Exemple: Louis Aragon, Paul Eluard, Romain Rolland pour le stalinisme...et des centaines d'autres moins connus.

Cette pratique est principalement utilsée par les régimes totalitaires. Les partis traditionnels ont plus de mal à trouver des "idiots utiles" présentables. Ils les recrutent principalement dans le "show buisness", un cran au-dessous, parmi les chanteurs de variété et les acteurs de cinéma. On tombe alors dans un certain folklore.

Les nationaux-socialistes ont eu, eux aussi, leurs "idiots utiles" : Louis-Ferdinand Céline, Lucien Rebatet, Drieu La Rochelle, Robert Brasillac, toujours bienvenus dans les appartements privés d'Oto Abentz, ambassadeur d'Allemagne et chef de la Propande.

Au pays des droits de l'Homme et des libertés, il ya toujours des "idiots utiles" (on le voit bien aujourd'hui avec la Chine) qui sont prêts à justifier les yeux fermés les causes les plus aberrantes : tour à tour le stalinisme, Pol Pot et les Kmers rouges au Cambodge, la Révolution culturelle chinoise, la révolution des mollahs en Iran, les Talibans, le fondamentalisme musulman...du moment que c'est "révolutionnaire" et que ça porte un "espoir de changement pour les opprimés".

C'est un phénomène, hélàs, assez propre à la France, "la patrie de l'intelligence" (???), répétitif et particulièrement lassant à la fin.

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

Détendez-vous un peu Robin! Tenez, une blague racontée par un intellectuel slovène communiste Slavoj Zizek:

Autrefois, dans un pays lointain appelé Union soviétique, on pouvait être sûr de réjouir la société en racontant l’histoire du dénommé Rabinovitch. La voici: Notre homme se présente à l’Office d’émigration de Moscou en déclarant qu’il veut quitter le pays. Le fonctionnaire chargé de ces questions lui demande donc pourquoi et il répond : " J’ai deux raisons. Premièrement, j’ai peur que le communisme ne s’effondre en union soviétique et qu’après l’arrivée au pouvoir de la réaction, on n’impute aux Juifs, ces boucs émissaires tout trouvés, toutes les erreurs du socialisme. Et alors, ce sera de nouveau les pogroms..." - "Mais c’est absurde !" l’interrompt le fonctionnaire, le pouvoir communiste est invincible ! il durera toujours ! rien ne peut changer en Union soviétique !" - "Voilà ma deuxième raison", répond tranquillement Rabinovitch.

Écrit par : buntovchik | 14 mai 2008

Sommé de répondre à un QCM concernant ma nature profonde, et après mûres réflexions, je coche la case "vieux con, attaché à ses habitudes, incapable de comprendre une nouveauté".

C'est, au fond, la raison de mon attachement à cette merveilleuse langue qu'est le tibétain classique dont je m'efforce de faire aimer les arcanes à nos petits cons ébaubis.

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

@ Robin,

Si vous dénoncez le manque d'honnêteté intellectuelle chez moi, il ne faudrait pas trop vous y investir. Déformer mes propos comme vous le faites voilà qui confine en effet à un manque patent d'honnêteté intellectuelle. Je le rappelle ici, ce que j'ai affirmé :

1°) La Chine est un pays multinational, une sorte d'Union européenne. Différents peuples ont gouverné successivement la Chine : Qin, Han, Tang, Tibétain, Mandchou, Qing... Et au début du XXe, ce fut le tour des Européens. Et puis Mao est arrivé, il a "déboulonné" toutes concessions étrangères et récupéré le territoire de l'empire Qing.


2°) La question de savoir si "le Tibet est chinois" est une question idiote ! Cela consiste à remonter dans le temps pour trouver un lien - ou l’absence de lien - entre trois éléments : une terre, un peuple, un pouvoir.

Nous avons tous la possibilité de savoir exactement qui dirigeait le Tibet en 1740, en 1234, ou en 853. Mais qu’importe ? J’ai fouillé dans ma bibliothèque. J’ai des cartes anciennes du grand cartographe Nicolas de Fer qui montrent bien qu’il y a La Chine d’un côté, et Les Royaumes du Tibet de l’autre. Ça, c’est la géographie. Mais l’honnêteté oblige à interroger aussi l’Histoire, en plus de la géographie. Et l’Histoire dit qu’au moment où ces cartes furent gravées, ces Royaumes du Tibet étaient - en quelque sorte, pardonnez le mot - sous “protectorat” chinois. Alors ? Quelle importance ? Faut-il pousser le ridicule jusqu’à remonter à 20.000 ans ? Aux cavernes ?

Quand on parle de ” colonisation ” d’un pays par un autre, il faut, au minimum, qu’il y ait deux pays. Dans ce cas du Tibet dans les années 50, faut-il rappeler que le Tibet n’a jamais été reconnu comme ” pays indépendant ” ? La colonisation implique en filigrane que le pays envahisseur profite des biens du pays envahi. Or, si on considère les cinquante dernières années du Tibet, on constate un phénomène inverse. La population tibétaine a triplé grâce aux soins de santé et à une rapide amélioration du niveau de vie. Ce qui, à vrai dire, n’était pas très compliqué, vu les conditions désastreuses dans les quelles vivaient plus de 90% de Tibétains sous le régime théocratique des DL. Toutefois, cette amélioration n’a pas été aussi rapide que dans les grandes villes chinoises qui, par leur lustre, font croire au monde entier que la Chine est devenue capitaliste. C’est fou ce que l’on fait croire avec des paillettes, des lumières et des vitrines.

Si on analyse les faits de manière historique, l'arrivée des troupes au Tibet ne peut être représenté ni comme une invasion, ni une colonisation, ni un génocide. Il s'agit plutôt d'une guerre civile : une sorte de guerre Allemagne de l'Ouest contre l'Allemagne de l'Est. Mais dans un pays multinational comme la Chine, il y a des peuples. On peut citer la Belgique pour se donner une idée.

3°) Je n'ai jamais parlé d'infériorité intellectuelle chez les Tibétains. Beaucoup de traits culturels chinois viennent de la culture tibétaine : astrologie chinoise par exemple et les signes astrologiques chinois. La langue tibétaine est l'une des cinq langues sculptées sur les monuments et sur les billets de banque.

Vous dites que la majorité des postes sont occupés par les Chinois non Tibétains. Vous avez là exactement le même problème qu'en France : la majorité des élèves en classe prépa viennent de milieu riche. Au Tibet, l’enseignement n’a pu démarrer que dans les années 60. C'est un retard qui ne se rattrape pas. Ce qui veut dire que les premiers universitaires ou techniciens supérieurs tibétains n’ont commencé à travailler que dans les années 80, soit 10 ans plus tard que les Chinois Han ou Hui. Et 10 ans en Chine, c’est presque 100 ans en France ! C'est un retard dans les niveaux de formation, donc aussi dans le type de travail proposé aux uns et aux autres. C'est cela qui explique que les postes ” importants ” sont occupés surtout par des Chinois des autres régions.

Au-delà de ce premier problème qui est réel, difficile à résoudre, et source de conflit ” ethnique “, il y a aussi le retard bien connu, partout en Chine, des campagnes par rapport aux grandes métropoles. Si beaucoup de Tibétains ont profité des avancées économiques de la Chine, beaucoup d’autres sont restés dans le marasme. Ce fait ne touche pas que le Tibet, mais l’ensemble de la Chine : les inégalités se font de plus en plus criantes entre les plus aisés (ou même les moyennement aisés) et les plus démunis.

4°) Il est certain que l’idée d’un grand Tibet historique, fermé sur lui même, pur de toute influence extérieure et de tout mélange ethnique, est un mythe à la Shangri­la. Car, plus l’on s’éloigne du Tibet central, plus mêlée est la population, et cela, de longue date. Ainsi, selon les sources des époques procommunistes consultées, on peut voir dans le Ch’inghai (lequel comprend la majeure partie de l’Amdo) une province à dominante mongole ou foncièrement musulmane ou, en se référant aux écrits des missionnaires protestants, la croire devenue entièrement chrétienne dans les années quarante, ou sur le point de le devenir…

Au Chinghai, on peut voir, dans une même famille, une ascendance ethnique si composite que ses membres peuvent, à leur guise, revendiquer une inscription officielle chez les Tibétains ou les Mongols, tout en se prétendant, chez eux, être des Han. Quant au Yunnan, qui comprend une partie du Kham, il apparaît pour les spécialistes de la Thaïlande comme un appendice thaï, et pour les islamologues comme une zone de vieille islamisation.

Si le Tibet venait réellement indépendant, cela va entraîner des déchirures familiales immenses. Et le Dalaï Lama aura du mal à reconnaître qui est qui. Le Dalaï Lama est lui-même chinois d'origine. Ses parents parlaient un dialecte chinois non tibétain.

Pour conclure, vous n'avez toujours rien prouvé. Moi, j'essaye de me placer sur le terrain de l'argumentation. Dans la confrontation d’arguments rationnels, on peut se convaincre sans déchoir. Il faudrait peut-êre arrêter de répéter comme un perroquet que c'est la propagande, parce que vous ne partagez pas mes idées. Vous pouvez rester dans votre position, mais alors c’est en connaissant de cause.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Ca, c'est parce que vous ne connaissez pas assez Moëlan sur mer et les petites criques du Bélon. Sans parler de Merrien ;) : ( Kap)

C'était juste pour rire, Kap, mais la Manche, quand même...:-)
OK, j'arrête!
Alors, quand fait-on une réunion des Bretons ou affiliés, pour monter le premier cours Brighelli? Entre rochers, petites criques, sable doux et embruns salés? Je passe sur les kouign-amans...

Écrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Parmi les propositions de Leost, il manque la reconversion des heures de TPE (en première) en heures disciplinaires, notamment en langues qui ont sans doute subi les coupes horaires les plus drastiques ces dernières années.

Ecrit par : Romuald | 14 mai 2008

Et même la suppression pure et simple de cette f....umisterie de TPE (je précise que je n'appartiens pas à la Sté des agrégés, mais que sur ce coup-là je l'approuve à 100 %) !

Écrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 14 mai 2008

Ca, c'est parce que vous ne connaissez pas assez Moëlan sur mer et les petites criques du Bélon. Sans parler de Merrien ;) : (Kap)

C'était juste pour rire, Kap, mais la Manche quand même...:-)
OK, j'arrête!
Alors, quand fait-on une réunion entre Bretons et affiliés, pour mettre sur pied le premier cours Brighelli, entre rochers, petites criques, sable doux , lumière dorée de fin d'après-midi et embruns salés? Et je ne parle pas des kouign-amans...

Écrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Désolée pour les 2 versions, je ne comprends pas ce qu'a fait la "bête"!!!!

Écrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

"De toute façon, les cagoles des Bouches-du Rhône, même en Chanel, ça sent toujours son vieux port monté en grade."

C'est surtout lorsque les cagoles "chic" de Marseille ouvrent le bec au volant de leur 4x4 pour invectiver que les remugles de fond de port vous assaillent.

La bouche s'ouvre, le fard se fend et la vulgarité brute vous submerge.

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

je précise que je n'appartiens pas à la Sté des agrégés, mais que sur ce coup-là je l'approuve à 100 %) !

Ecrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 14 mai 2008

Il n'y a aucune honte à y être:-)))

Écrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

F. Guichard a écrit : "Et même la suppression pure et simple de cette f....umisterie de TPE"

Je ressors pour l'occasion un petit calcul d'ordre de grandeur sur le coût des TPE :

Il y a 2600 lycées généraux (je ne sais pas si on fait des TPE en LP ?). Depuis l'introduction des TPE en 2000, jusqu'en 2006, suppression en terminale et maintien en première, on peut estimer qu'une moyenne de 10 enseignants par lycée ont obtenu 2 heures années pour s'en "occuper" soit 52000 heures années par an pendant 7 ans.

A 1200 euros l'heure année (base certifié), cela représente un budget d'environ 0,5 milliard d'euros (ou environ 1 déciKerviel si on préfère).

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

Il n'y a aucune honte à y être:-)))

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Je n'ai pas dit qu'il était honteux d'y adhérer, d'autant qu'il s'y trouve des amis à moi très bien et très efficaces, mais, les journées n'ayant que 24 h... Je préfère pouvoir agir vraiment dans les assoces auxquelles j'appartiens. "Prendre la carte" juste pour prendre la carte me donne l'impression de faire une BA sans risques, en qq sorte.

@ Dugong et Dobolino : Pour ce qui est des "cagoles", nous en avons effectivement une bonne palanquée sur Aix et la région : le rouge à lèvres sur les dents, j'adooooore. Mais les pires, ce sont les botoxées : on croirait le fruit des amours contre nature de Catherine Deneuve et des surgelés Picard.

Écrit par : FGuichard | 14 mai 2008

"on croirait le fruit des amours contre nature de Catherine Deneuve et des surgelés Picard."

D'ailleurs, à Marseille, des lèvres à piper au bois, on en trouve communément rue Neuve Sainte Catherine, renommée par les marseillais rue Sainte Catherine Deneuve.

On ne devrait pas obliger les gens à trimer si tard dans ce pays pour avoir une retraite décente.

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

Temps superbe hoy, le volcan est à peu près calme............................. hum



Alors là, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de l'infirmerie !

Puisque je parlais à Cadichon, il faudrait remonter le fil (pas le temps, pas envie) pour retrouver tous les messages où elle insulte copieusement et vulgairement tous ceux qu'elle juge indignes de son expertise en macro et microéconomie.
Si le "fermez-la" est typique des démocraties populaires, alors l'insulte est capitaliste et libérale.

Tiens, je vous en remets une couche, puisque vous semblez goûter le style proto-stalinien :
"Taisez-vous, Elkarole (et Elkadichon) !"

Ecrit par : yann | 14 mai 2008

Vous êtes impayable Yann.

"elle insulte copieusement et vulgairement tous ceux qu'elle juge indignes"

§ Ah bon ne pas confondre : faire part de, soumettre, donner des idées, avoir un avis différent, une autre vue, un autre esprit.... Donnez moi des exemples d'insultes vulgaires.


"en macro et microéconomie."

§ Pour vous, j'avais oublié : c'est la loi de la jungle.

"alors l'insulte est capitaliste et libérale."

§ C'est vrai, l'enfer est partout. j'en tremble.


Revoyez monsieur l'innéiste, votre commentaire du 11 mai, me semble-t-il.

Parfois Yann, vous avez une vision obtue et réductrice, mais je peux comprendre, n'entre pas dans un blog village qui veut, surtout si l'on ne fait pas partie de la pensée unique.

Écrit par : Carole | 14 mai 2008

BRAIRE AVEC CADICHON !…

Ce site qui pour l'essentiel défend une certaine conception de l'école, celle des savoirs, a l'avantage de réuni des individus très divers : de l'anticommuniste primaire cultivé, style Cadichon à l'ancien maoïste reconverti toujours à gauche, style Pedro Cordoba, en passant par la gôche bobolilisante (ils se reconnaîtront ) et la droite républicaine ( ils ne se reconnaîtront pas). Cette diversité républicaine est plutôt une bonne chose pour la défense de l'école… Par contre, il faudrait que les jugements à l'emporte-pièce, les schématismes, les analyses à coups de serpe soient déposés aux vestiaires pour que de cette diversité naisse une force réelle pour l'école plutôt qu'une vision éclatée, morcelée et incohérente.
je prendrai comme exemple, la citation de Revel faite par Cadichon :
“ Le nazisme vend la mèche dès le départ, [alors que] le communisme cache sa nature derrière son utopie. Il permet d'assouvir l'appétit de domination ou de servitude sous couvert de générosité et d'amour de la liberté; ...le mensonge sous couvert de sincérité. Le totalitarisme le plus efficace, donc le seul présentable, le plus durable, fut celui qui accomplit non pas le Mal au nom du Mal, mais le Mal au nom du Bien. C'est aussi ce qui le rend moins excusable que l'autre, car sa duplicité lui a permis d'abuser des millions de braves gens, qui ont cru en ses promesses. À eux on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques et maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.[...] Juchés sur une utopie, à leurs yeux immaculée, ils s'absolvent des crimes dont ils ont été les angéliques complices au nom des idéaux qu'ils ont sans vergogne piétinés." (La Grande parade, pages 100-103)
Cette phrase a été passée à la moulinette, Revel et Cadichon en prime. Or je défie quiconque, hors contextualisation artificielle, de trouver quoi que ce soit de faux dans ce qui est écrit là… Revel s'est planté sur bien des points (entre autre son adhésion à l'impérialisme américain) mais rien dans son propos qui vise, non pas le communisme de millions de braves gens, mais les maîtres à penser, les dirigeants communistes, ne peut valablement être contesté. Le nazisme totalitaire a vécu moins de 20 ans, le communisme totalitaire, presque un siècle et Revel, en quelques mots cerne bien… une partie du problème… C'est ici que le bat blesse : les méfaits de l'ultra libéralisme mondialisé forme dernière de l'impérialisme capitaliste ne sont même pas évoqués… Alors qu'il est toujours bien vivant et dominateur !
Par ailleurs, il serait souhaitable, en parallèle à la dénonciation des méfaits de l'ultra libéralisme, que les gens qui estiment que l'injustice économique, le rapport au profit, constituent l'injustice fondamentale, sachent faire le tri entre les valeurs authentiques d'un réformisme de gauche et un “pseudo-progressisme” où l'on trouve aussi bien l'indigence des réformes sociétales que la défense d'un pseudo communisme chinois ou celles des libertés dans un système théocratique.

Nous serions peut-être moins tracassé par les propos de Cadichon, si nous savions s'ils se situent dans une logique réactionnelle plutôt que réactionnaire.
On peut le tester en lui demandant s'il trouve normal que dans notre société, certains gagnent 2000 fois plus que d'autres. Serait-il d'accord, prolongeant ainsi le souhait d'un grand capitaliste du 19 éme siècle : Rockfeller, qui pensait qu'un grand patron ne doit pas gagner plus de 40 fois ce que gagne son ouvrier, qu'au 21 éme siècle, en France les plus hauts revenus ne devraient pas dépasser 20 fois le revenu minimum.
Si nous étions rassuré sur ce plan là, nous pourrions dire que le discours agressif et parfois pertinent de Cadichon est une forme de résistance subjective à toutes les erreurs et errements de toutes les bureaucratie de gauche…Et que c'est à prendre en compte pour construire un avenir meilleur où il n'y aura pas besoin de pendre le dernier capitaliste avec les tripes du dernier bureaucrate.

Écrit par : Roger Felts | 14 mai 2008

C'est assez étrange comme le mot "marque" entraîne chez certains des réactions épidermiques.
Mais "marque" suggère le capitalisme ?
Assez drôle, je me demande sur quel type d'ordi, ils tapent tous.
Si on parlait de Tati pour changer. Cela éviterait des dérives malsaines.
Les interprétations arbitraires de Victor suffisent largement !

Écrit par : Carole | 14 mai 2008

je précise que je n'appartiens pas à la Sté des agrégés, mais que sur ce coup-là je l'approuve à 100 %) !

Ecrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 14 mai 2008

La Société des agrégés compte 10 000 adhérents. L'intérêt de venir grossir ce nombre, c'est de donner la caution la plus étoffée possible à l'action du bureau national auprès du Ministère de l'Education, mais aussi de Matignon et de l'Elysée, puisque l'essentiel du travail du bureau et du président - un travail essentiel - se fait à ce niveau-là.

Écrit par : Jean | 14 mai 2008

Revel écrivait également ceci :

Je ne crois pas que la France soit un pays foncièrement hostile au libéralisme. Certains penseurs français ont été au contraire les
fondateurs de ce courant, Montesquieu ou Turgot, par exemple, ce dernier étant l'un des inspirateurs d'Adam Smith. Le dirigisme économique français est
intervenu plus tard, à cause des deux guerres mondiales, qui ont contraint le gouvernement à organiser la production et la distribution des richesses. C'est alors qu'est née la planification de l'économie par l'Etat. Depuis, à cause de l'importance des nationalisations, des services publics, il subsiste en France une très vaste
clientèle électorale qui dépend de l'Etat. Clientèle à laquelle l'Etat a accordé des privilèges substantiels - garantie de l'emploi, retraites plus
favorables - et qui tient à les garder ; elle est donc hostile à la libéralisation, à l'égalité, finalement.

Écrit par : Carole | 14 mai 2008

Intrigué par le manque d'hermétisme inhabituel de Toto, je me suis renseigné sur "Bonjour Provence".

Cet "institut" aixois (encore !) fait des miracles. Je cite la réclame :

"Depuis dix ans, notre Institut "UNE-AUTRE-LANGUE" propose une méthode d"apprentissage des langues motivante et particuliérement performante. Cette méthode de surapprentissage repose sur un principe simple : se détendre pour mieux apprendre."
...
"Focalisation sur la langue orale en état de relaxation (métasuggestion) favorisant la mémorisation d"automatismes cognitifs. Le contenu des cours, présentés sous forme de sketches, correspond à des situations concrétes de la vie quotidienne"
...
Expression orale en situation de communication
Les automatismes acquis lors des séances de métasuggestion se mettent en place. Les blocages, fréquents dans les apprentissages traditionnels disparaissent."

L'antigrip en bouteille ! Il n'y en aura pas pour tout le monde !

http://www.une-autre-langue.fr/index.php?cat=2&language=1

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

On croirait que Revel décrit notre Ve République sarko-libérale...

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

Sarko: combien de millions de morts?

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2008

Si vous avez bien lu, j'ai dissocié les deux citations de Revel, celle que je rapportais au Sarkotype libéral actuel est la suivante :
"(...) sa duplicité lui a permis d'abuser des millions de braves gens, qui ont cru en ses promesses. À eux on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques et maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.[...] Juchés sur une utopie, à leurs yeux immaculée, ils s'absolvent des crimes dont ils ont été les angéliques complices au nom des idéaux qu'ils ont sans vergogne piétinés."
Les crimes sont venus en héritage, apparemment assumés par notre omni-président lors de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, samedi au Jardin du Luxembourg. «Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage : afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendré, les blessures qu’il a laissées dans l’âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique»(posté ci-dessus).
Si même le président le dit et ne s'en absout pas, vous n'allez pas vous en offusquer Cadichon ?

Écrit par : victor | 14 mai 2008

"C'est ici que le bat blesse : les méfaits de l'ultra libéralisme mondialisé forme dernière de l'impérialisme capitaliste ne sont même pas évoqués… Alors qu'il est toujours bien vivant et dominateur ..."

Ecrit par : Roger Felts | 14 mai 2008

Toujours Slavoj Zizek dans son ouvrage-clé "Le sujet qui fâche" en note de bas de page 262: " D'autre part, capitalisme et communisme diffèrent en ce que le communisme a été perçu comme une Idée qui a échoué dans sa réalisation, alors que le capitalisme a fonctionné "spontanément" : il n'y a pas de "Manifeste capitaliste". Dans le cas du communisme, nous pouvons nous amuser à trouver le coupable, à condmaner le Parti, Staline, Lénine, et au bout du compte Marx lui-même pour les millions de morts, leur "lustration". Alors que dans le capitalisme il n'y a personne sur qui rejeter la faute ou la responsabilité. Les choses se sont seulement passées ainsi, bien que le capitalisme n'ait pas été moins destructeur en termes de coût humain et environnemental, détruisant les cultures aborigènes, etc.

Écrit par : buntovchik | 14 mai 2008

"Intrigué par le manque d'hermétisme inhabituel de Toto, je me suis renseigné sur "Bonjour Provence"."
As usual, désolé, rinàvouère avec toi, juste un délire que j'ai déjà oublié :) ...
C'est un chtit bouquin d'un anglais sur les français de provence ... that's all ...

Écrit par : toto | 14 mai 2008

Slavoj Zizek a aussi écrit : ” L’occident fait du Tibet une entité mythique sur lequel il projette ses fantasmes new age: ce que l’on veut d’eux c’est qu’ils soient authentiquement spirituels pour nous à notre place, afin que nous puissions continuer notre jeu consumériste effréné“.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

"Une année en Provence "
ouuups :)

Écrit par : toto | 14 mai 2008

Snif !
Monsieur « Contre la campagne anti-chinoise » est tellement émouvant qu’on irait bien avec lui éclater la tronche de ces pourris de Tibétains qui ne se rendent pas compte de leur chance d’être Chinois !

Je parie qu’en plus cette pauvre pipe n’est même pas payée par les Chinetoques. Il fait ça spontanément pour défendre un petit pays opprimé. Après tout, il y a toujours des illuminés ou des cloches pour venir au secours des dictatures, il y a même des folles qui sont amoureuses de tueurs en série.

Va troller ailleurs !

Écrit par : François Jullien | 14 mai 2008

buntovchik a écrit : "alors que le capitalisme a fonctionné "spontanément" : il n'y a pas de "Manifeste capitaliste".

Le capitalisme, sorte de pragmatisme naturaliste ? Vérifié ou non infirmé expérimentalement ?

Plus loin, le capitalisme ne serait peut-être que l’hypostase humaine d’une composante primordiale de l’animalité ?

Vertigineux ...

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

Alors que dans le capitalisme il n'y a personne sur qui rejeter la faute ou la responsabilité. Les choses se sont seulement passées ainsi, bien que le capitalisme n'ait pas été moins destructeur en termes de coût humain et environnemental, détruisant les cultures aborigènes, etc.

Ecrit par : buntovchik | 14 mai 2008

Votre citation de Zizek rejoint ce que disait Barthes dans l'excellent Mythologies sur le privilège d'exnomination de la bourgeoisie qui réussissait à disparaître en tant que classe, à se "déresponsabiliser" en quelque sorte. La domination d'une classe dans toute son historicité et sa trivialité devient par là même le juste ordre des choses, d'essence divine ou naturelle. Ma belle-mère, philosophe du petit commerce et traumatisée de l'ISF, a une formule-choc : "Mais ça a toujours été comme ça, il faut des riches et des pauvres, c'est dans l'ordre des choses...". La culpabilité n'est pourtant pas absente chez l'élite de la pensée bourgeoise : ce brave Revel est bien ennuyé de n'avoir trouvé que la théorie du complot liberticide pour justifier le soulèvement de millions d'hommes : sa rhétorique bute sur la paternité du communisme. Qui l'a créé ? Les Juifs et les Francs-maçons ? Satan ?

Écrit par : victor | 14 mai 2008

Au faux François Jullien

Je vous suggère de lire le vrai François Jullien : http://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/JULLIEN/15588

Confucius nous enseigne que plus on est indigné, plus il faut maîtriser son langage. Exprimer sa colère par des invectives, cela soulage peut-être mais cela affaiblit le propos.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Au vrai policier chinois.

Lao Zi a dit : « Essuie bien ta matraque en rentrant chez toi pour ne pas troubler l’harmonie. »

Blong !

Écrit par : François Jullien | 14 mai 2008

"le capitalisme ne serait peut-être que l’hypostase humaine d’une composante primordiale de l’animalité ?"
"La domination d'une classe dans toute son historicité et sa trivialité devient par là même le juste ordre des choses, d'essence divine ou naturelle."

King Kong, maître et shériff * de Hong Kong !

* ça c'est vraiment pour les initiés

Écrit par : dugong | 14 mai 2008

En hommage à ceux qui ont une dizaine d'années de plus que moi.

Courrier des lecteurs, Télérama du 14 mai 2008 :
"Genèse
En ce mois de mai 1968, Dieu vit qu'il était bon. Pour cette génération, il y avait les Beatles, Dylan, Pelé, la libération des mœurs, le droit de rêver, l'interdiction d'interdire.
St Pierre s'inquiéta : "Toi qui es juste, ne favorises-tu pas exagérément cette génération ? La précédente a eu la guerre, la suivante aura le libéralisme sauvage."
Dieu réfléchit et... créa les soixante-huitards : "La rupture, tu ne cesseras de vouloir, un énorme ego tu auras, les institutions et les tabous tu dynamiteras, qu'il suffit de parler pour changer le monde, tu ne cesseras de croire !"
Et Dieu vit alors qu'il était bon.
X. Gauchard "

Écrit par : catmano | 14 mai 2008

La princesse de Clèves expulsée !

http://www.sauv.net/charlie20080416.php

Écrit par : FGuichard | 14 mai 2008

Au faux François Jullien

Je ne me sens pas concerné par les mots "policier" et "matraque". Ce qui est marrant chez les gens comme vous, c'est cette posture de donner des leçons aux Chinois sur la liberté d'opinion. Et quand un Chinois vient exprimer ses opinions, vous le traitez de toutes les étiquettes : policier, chitoque, etc.

Vous adoptez la même attitude que ces grands médias qui crient à la liberté de presse, mais qui fustigient Facebook (Marianne) et les blogs (un journaliste à la radio). Très étrange, cette attitude des grands médias à se positionner dans une posture de gauche bon chic bon genre qui se donne le droit de parler pour le peuple et au nom du peuple et de ses prétendus idéaux, mais qui s’offusque dès que le peuple cherche à s’exprimer par lui-même. Quand une prostitué propose de faire l'amour, on sait bien que ce n'est pas réellement de l'amour. Quand les gens comme vous parlent du Tibet et de la liberté, je comprends bien que vous n'avez cure des Tibétains. Ce qui intéresse, c'est cracher vos venins pour votre confort idéologique ! Moi, je refuse d'avaler sagement les vérités officielles dont nous assomment les mêmes éditorialistes pendant des décennies. Faire confiance les yeux fermés à une presse par laquelle les journalistes préfèrent étaler leur propre opinion personnelle que donner une information fiable, est-ce si instructif ? Après tout, les mêmes intellectuels autoproclamés se plaignent que les gens ne lisent plus, n’achètent plus les journaux et se complaisent dans la médiocrité. Quel jugement péremptoire !

Je vous accorde un point. Vous pouvez trouver ma façon de "poster" des commentaires ici très ridicule, cette mode qui consiste à parler du Tibet sur un blog sur l'éducation. Oui, c’est très puéril, égocentrique, tout ce que l’on veut… Mais si je "squatte ici", c'est que je vous aime bien, vous les profs.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Si le Tibet venait réellement indépendant, cela va entraîner des déchirures familiales immenses. Et le Dalaï Lama aura du mal à reconnaître qui est qui. Le Dalaï Lama est lui-même chinois d'origine. Ses parents parlaient un dialecte chinois non tibétain.

Pour conclure, vous n'avez toujours rien prouvé. Moi, j'essaye de me placer sur le terrain de l'argumentation. Dans la confrontation d’arguments rationnels, on peut se convaincre sans déchoir. Il faudrait peut-êre arrêter de répéter comme un perroquet que c'est la propagande, parce que vous ne partagez pas mes idées. Vous pouvez rester dans votre position, mais alors c’est en connaissant de cause.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Vous savez parfaitement que le Dalaï Lama ne demande pas l'indépendance du Tibet. D'ailleurs, comment pourrait-il le faire ? Le parti communiste chinois a fait en sorte qu'aucun retour en arrière ne soit possible du fait des transferts massifs depuis 60 ans de populations d'origine chinoise.

Arrêtez de parler d'indépendance du Tibet, vous savez parfaitement que la question n'est pas là.

Vous parlez de "guerre civile", drôle de guerre civile. Vous savez pertinemment que le Tibet a été envahi en 1959. Il est inutile de poursuivre une discussion quand les intelocuteurs ne s'entendent pas sur la définition des mots (cf. Socrate).

S'il n'y a pas de problème au Tibet, pourquoi les gens se sont-ils révoltés comme ils l'ont fait ? La CIA ? Si tout est si bien en Chine, pourquoi TienAnMen ?

Sinon, je suis assez d'accord sur le côté paillettes et poudre aux yeux des poches capitalistes en Chine et sur les disparités économiques considérables ville/campagne.

Il semblerait aussi qu'il y ait pas mal de corruption (dans le secteur immobilier en particulier) et que vos dirigeants ne fassent pas toujours preuve du parfait "désintéressement au service des masses" requis par la doctrine officielle. Mais ce sont sans doute des calomnies.

D'accord aussi sur ce que vous disiez l'autre fois à propos des multinationales, des salaires et des conditions de travail. Mais vous n'allez quand même pas me faire croire que le gouvernement chinois n'est pas partie prenante dans l'affaire.

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

On peut le tester en lui demandant s'il trouve normal que dans notre société, certains gagnent 2000 fois plus que d'autres. Serait-il d'accord, prolongeant ainsi le souhait d'un grand capitaliste du 19 éme siècle : Rockfeller, qui pensait qu'un grand patron ne doit pas gagner plus de 40 fois ce que gagne son ouvrier, qu'au 21 éme siècle, en France les plus hauts revenus ne devraient pas dépasser 20 fois le revenu minimum.
Si nous étions rassuré sur ce plan là, nous pourrions dire que le discours agressif et parfois pertinent de Cadichon est une forme de résistance subjective à toutes les erreurs et errements de toutes les bureaucratie de gauche…Et que c'est à prendre en compte pour construire un avenir meilleur où il n'y aura pas besoin de pendre le dernier capitaliste avec les tripes du dernier bureaucrate.

Ecrit par : Roger Felts | 14 mai 2008

Merci Roger Felts pour ce que vous avez écrit. Ce serait bien que Cadichon réponde précisément et directement à votre question .

Écrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Les 2 premiers jours oui, les trois derniers, non. Un soleil admirable, une mer bleue quasi- turquoise! Mais je suis une inconditionnelle de la côte Nord... La Bretagne sud? Trop de Parisiens, trop construit, pas assez d'espace, pas assez sauvage pour moi... Allez, je vous concède que Bénodet est joli. Mais en passant! :-) Ne vous vexez pas, surtout:-)

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Oui, je suis assez d'accord. Je préfère moi aussi la côte nord, mais c'est le hasard qui en a décidé ainsi, des vacances il y a une quinzaine d'années, un coup de coeur, les enfants...

Bénodet a un petit côté méditerranéen qui plaisait à Guillaume Apollinaire :

"Je vous aime le soir où monte la marée,
bateaux de Bénodet à la voile azurée" (pas terrible !)

Marcel Proust est venu aussi dans les parages, à Beg Meil, avec Reinaldo Hahn et je crois qu'il existe une évocation de la remontée de l'Odet dans Flaubert (à vérifier!)

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

...Et puis il y a Concarneau ("Le chien jaune" de Simenon), Douarnenez (La légende la ville d'Ys), Quimper et le souvenir de Max Jacob, Pont Aven et celui de Gauguin...

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

Partie du Discours de N Sarkozy sur La Princesse de Clèves


Je souhaite que l’on donne de l’autonomie à chaque enseignant et à chaque établissement. À quoi sert-il de dire que l’on aime les enseignants, qu’on les respecte et leur imposer à tous la même méthode d’enseignement ? Je souhaite que, dans notre pays, les enseignants soient évalués non pas sur leur méthode et leur capacité à l’appliquer, mais sur les résultats qu’ils obtiennent.
Qui ne connaît cette institutrice admirable, ce professeur dont on se souvient vingt ou trente ans après qui, à force d’expérience, a adapté sa propre méthode, ses propres trucs parce qu’il aime ses élèves et que l’expérience lui a fait obtenir cette connaissance. Va-t-on l’empêcher d’enseigner sous prétexte que la circulaire n°2496 dit qu’il faut enseigner comme ceci plutôt que comme cela ? Je suis pour la valorisation de l’expérience, pour la valorisation du mérite, pour faire confiance aux enseignants dans notre pays et non pas leur dicter leur conduite.

L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle.

Nous, élus, savons que les concours sont devenus très difficiles pour un homme ou une femme de quarante ans, qui veut progresser, qui a une famille, qui élève ses enfants, qui a un boulot et qui, en plus, le soir venu et le week-end doit préparer un concours.

Nous ne sortons pas, en France, du système scolaire fondé sur le bachotage qui fait que l’on joue sa vie entre 18 et 22 ans, où, si l’on ne réussit pas les grands concours, on est bloqué dans sa promotion parce que l’on ne reconnaît que les grands concours et que l’on ne valorise pas l’expérience.
Cela je n’en veux plus, ce n’est pas la France généreuse à l’endroit de tout le monde.

Écrit par : Carole | 14 mai 2008

Et j'allais oublier Locronan !

"Effilochée de brume, aérée de lumière, tu tends à la douce pluie qui brille d'un rêve ancien, au miroir des genêts, tes gris pignons de granit...

Locronan, ma perle grise, mon asile, mon reposoir, ma fileuse de voiles grises qui rêvais aux galions que tu gréais, toi qui ne vis jamais la mer...

Elle chante là-bas, devant Crozon...

Vous rêvez l'une à l'autre de part et d'autre des sentiers mauves du Menez Hom, qui vous séparent et vous rapprochent, car l'amour meurt de trop de présence.

Le saint aux yeux de feu, le guérisseur est toujours là.

le semeur d'Evangile, debout, cheveux au vent dans son coracle solitaire, le sage évêque du gisant veillé de lions, héritier des devins et des druides, le gardien de la clairière, le veilleur de la mémoire, le tisseur vertical, le marcheur matinal, le tendre fou, le fol en Christ, la boussole des Troménies, des rivaux pacifiés purifiant le miroir.

Du puits d'amour et de pitié sourdent ses larmes.

Il dort près de la source de Locronan maintenant le miracle

N.B. :

- Coracle : embarcation légère faite avec des pièces de cuir.

- Troménie : Pardons (pèlerinages) qui ont lieu à Locronan tous les ans (petite Troménie) ou tous les six ans (grande Troménie).

Le mot viendrait de "Tro Minihi", qui signifie "tour d'asile" car le circuit des grandes Troménies s'effectue aux limites d'un ancien prieuré bénédictin, construit à l'emplacement de la forêt sacrée des druides, le "Néméton", qui était un temple naturel et un lieu d'asile.

Non, je ne me prends pas pour Chateaubriand !!!^^^^^^^

Merci à Sanseverina de m'avoir parlé de ma chère Bretagne. Bonne nuit à tous ! Rêves poétiques, océaniques et éventuellement... celtes !

Écrit par : Robin | 14 mai 2008

"...le capitalisme n'a pas été moins destructeur en terme humain et environnemental(que le communisme)..."Après l'équivalence judaïsme-christiannisme-islam établie par Totor le dhimmi...On lit de drôles de trucs,parfois...

Écrit par : rocardo | 14 mai 2008

@ Robin

J'ai lu votre dernier commentaire qui aborde trop de choses en même temps. Je vous réponds sur deux points :

1°) Vous écrivez "Vous savez parfaitement que le Dalaï Lama ne demande pas l'indépendance du Tibet".

Historiquement le mouvement du Dalai Lama est séparatiste, la posture modérée actuelle est purement tactique. Il faut lire ses déclarations pour se faire une idée exacte de ce qu'il veut réellement. Pour consulter ses déclarations, vous pouvez par exemple aller sur les sites du «gouvernement tibétain en exil» ou http://www.tibet-info.net/ . Je vous renvoie à sa déclaration devant le Congrès des États-Unis en 1987 :

- «Alors que se poursuit l’occupation militaire du Tibet par la Chine, le monde doit garder présent à l’esprit que, bien que les Tibétains aient perdu leur liberté, du point de vue du droit international, le Tibet reste aujourd’hui un état indépendant soumis à une occupation illégale ».

- «Libéré de l’occupation chinoise, le Tibet continuerait à remplir aujourd’hui son rôle naturel d’État tampon, préservant et favorisant la paix en Asie. »

L’idée centrale est que le Tibet reste du point de vue légal un État indépendant quelle que soit sa situation actuelle.

Comme je l'ai déjà dit, les derniers recensements font apparaître ce fait démographique : la population au Tibet est composée à 90% de Tibétains. Il y a une population flottante Han, mais cela représente au maximum 300 000 personnes Je ne comprends pas qu'on continue de parler de l'envahissement massif de Han. C'est factuellement faux. Mais comme dit Mao, un mensonge répété mille fois devient une réalité. Je rappelle que les politiques de limitation des naissances n’ont pas été appliquées aux Tibétains. Je renvoie aux travaux du docteur américain C. Goldstein du "Center for Research on Tibet". De plus, la Province autonome du Tibet est gouvernée par des Tibétains, et non des Chinois Han.

2°) "S'il n'y a pas de problème au Tibet, pourquoi les gens se sont-ils révoltés comme ils l'ont fait ?"

Chaque année, il y a des révoltes dans toute la Chine. Les raisons sont essentiellement économiques, donc aussi sociales. Je n'ai jamais dit que tout va bien en Chine. L'économie mondiale est organisée de manière très inégalitaire, de manière que ce soient toujours les pays riches qui sortent gagnant. Nous pillons la richesse du Tiers Monde. La dure loi du marché, l’imposition des politiques du FMI et de la banque Mondiale démantèlent les États pauvres, leur interdisent de s’approprier leurs ressources minières et autres, leur imposent la guerre, les déstabilisations s’ils refusent de livrer ces ressources. S’ils refusent, on déclenche contre eux des “séparatismes”, on orchestre des campagnes de presse qui hurlent à la dictature, on crée les conditions idéologiques du droit d’ingérence, du devoir d’ingérence.

Le monde, la planète sont dans une crise très profonde, nous en sommes peu conscients, il ne s’agit pas seulement des effets de la crise financière, mais ce sur quoi elle se développe. Un occident qui vit à crédit et entretient un cancer financier, en tentant de ne pas rétribuer les pays du sud, comme les travailleurs, les engageant toujours plus avant sur la voie de l’endettement et de la dépossession de leurs maigres biens. Nos subventions agricoles ont détruit l'agriculture dans les pays du Sud. Nous spéculons sur les matières agricoles. Notre spéculation a conduit à une crise de la faim dans le monde entier. S'il y a un pays qui échappe à la logique d'un tel système, c'est la Chine. Mais elle ne peut pas tout résoudre du premier coup. Elle fait 'énormes progrès. Pour les paysans pauvres, ce n'est pas assez vite. Ils manifestent donc leur mécontentement. Le gouvernement chinois n'a pas de solution miracle. Si vous en avez, je suis preneur !

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

"...le capitalisme n'a pas été moins destructeur en terme humain et environnemental(que le communisme)..."Après l'équivalence judaïsme-christiannisme-islam établie par Totor le dhimmi...On lit de drôles de trucs,parfois...

Ecrit par : rocardo | 14 mai 2008

Je veux, ça décoiffe le blog de Brighelli, c'est pas le fast-think que vous avez l'habitude de déguster ? Sur ce qui précède et qui vous fait choir de surprise, n'en restez pas à l'émotionnel, argumentez !
Rocardo, vous l'avez choisi parce qu'il fait la synthèse de la social-démocratie et du libéralisme ? ;-)

Écrit par : victor | 14 mai 2008

les réformes de bon sens du ministère n'ont pas seulement pour obstacles les grèves et manifs lycéennes, ni les objections syndicales idéologiques ou corporatistes. Le sang circule encore pour irriguer le cerveau du mammouth mais ses extrémités sont déjà prises dans la glace des rectorats et des I.A. L'illustration est sur www.surdoues.canalblog.com

Écrit par : dj | 14 mai 2008

...le capitalisme n'a pas été moins destructeur en terme humain et environnemental(que le communisme)..."Après l'équivalence judaïsme-christiannisme-islam établie par Totor le dhimmi...On lit de drôles de trucs,parfois...
Ecrit par : rocardo | 14 mai 2008

"Impuissants à agir sur la réalité , les maîtres censeurs prétendent la plier à leur verbe .Qu' une idée leur déplaise , ils la déclarent fausse , qu'une situation ne leur convienne pas , ils la nient, ....En somme , après avoir renoncé à changer le monde , ils n'entendent pas permettre que celui-ci soit interprété " Elizabeth Levy "Les Maitres Censeurs "

Et les crimes de L'Islam ,bientôt au programme , Totor ??

Écrit par : ConsterNation | 14 mai 2008

"Cela je n’en veux plus, ce n’est pas la France généreuse à l’endroit de tout le monde."
Et à l'envers ?
Il paraît qu'il a une "plume", le président ?

Écrit par : guy morel | 14 mai 2008

Le pédagogisme", toujours le même coupable. Pourquoi ne pas parler de la mauvaise qualité de la formation des enseignants en général.

Pourquoi ne pas avouer que les meilleurs filières sont reservées aux informés, alors même que de meilleurs élèves d'autres catégories finissent dans des filières sans issues ?

Les vieux ringards incultes qui enseignent comme au 19 eme siecle sont ils moins dangereux ?

Pour la question mineure du bac ; orienter et sélectionner après avoir revu le recrutement.

En ce qui concerne Duru Bellat et Dubet : bavardage interessant mais l'essentiel est politique et non sociologique.

Ce qu'il faut revoir c'est la mentalité des enseignants et des citoyens. Mais a mon avis tout cela n'aura jamais lieu ; c'est çà notre civilisation : le chacun pour soi.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Nous sommes LingQ, www.lingq.com, website pour l'apprentissage des langues. Notre site est utilisé gratuitement pour la plupart. Nous offrons aussi des podcast en differentes langues. J'aimerais savoir si quelqu'un serait interessé à créer des podcasts réguliers de 10-12 minutes, des discussions entre deux personnes de préférence, décrivant les activités et les faits saillants de votre région, ou même décrivant la vie de tous les jours. Nous sommes prêts a payer pour des podcasts de bonne qualité.Examples du podcast:http://www.englishlingq.com/,http://www.frenchlingq.com/

Écrit par : Steve Kaufmann | 15 mai 2008

Nous sommes LingQ, www.lingq.com, website pour l'apprentissage des langues. Notre site est utilisé gratuitement pour la plupart. Nous offrons aussi des podcast en differentes langues. J'aimerais savoir si quelqu'un serait interessé à créer des podcasts réguliers de 10-12 minutes, des discussions entre deux personnes de préférence, décrivant les activités et les faits saillants de votre région, ou même décrivant la vie de tous les jours. Nous sommes prêts a payer pour des podcasts de bonne qualité.Examples du podcast:http://www.englishlingq.com/,http://www.frenchlingq.com/

Écrit par : Steve Kaufmann | 15 mai 2008

Nous serions peut-être moins tracassé par les propos de Cadichon, si nous savions s'ils se situent dans une logique réactionnelle plutôt que réactionnaire."'
R.Felts.

Mon coeur saigne de savoir que mes propos vous tracassent: il n'y a vraiment pas de quoi , quant à la logique de réaction contre celle de ...la réaction, c'est mon soir de bonté, j'en dirais juste que j'ai pu observer la vitesse à laquelle les étudiants français apprennent ici à laisser tomber ce jargon, qui fait rigoler un peu, au tout début, mais n'impressionne personne. Il se prennent un B au lieu d'un A et ne recommencent pas.

Je remercie néanmoins Roger Felts de l'honneur qu'il me fait de me ""tester en [me]demandant s[i je] trouve normal (sic) que dans notre société, certains gagnent 2000 fois plus que d'autres. Serai[s-je] d'accord, prolongeant ainsi le souhait d'un grand capitaliste du 19 éme siècle : Rockfeller, qui pensait qu'un grand patron ne doit pas gagner plus de 40 fois ce que gagne son ouvrier, qu'au 21 éme siècle, en France les plus hauts revenus ne devraient pas dépasser 20 fois le revenu minimum.
Ecrit par : Roger Felts | 14 mai 2008

Merci Roger Felts pour ce que vous avez écrit. Ce serait bien que Cadichon réponde précisément et directement à votre question .

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Roger Felts veut tester quoi? mon degré d'empathie, pour l'injustice , la misère humaine? autrement dit suis-je une bonne chrétienne?mais non, voyons, je suis de droite!

Sanseverina vous me surprenez, je vous sais fine mouche, et cela me navre de vous voir engluée dans la guimauve du sacristain de service. Le procès d'intention transpire de la formulation de son "test"!

1ere réponse au test: je ne vais jamais danser au bal des jaloux et des frustrés, je n'ai jamais envié ceux qui avaient plus que moi, et ne regarde pas dans l'assiette du voisin, la mienne me suffit...
En outre, mettre un plafond à un salaire, quel qu'il soit, c'est un non-sens, juridique et économique.
Déjà que le salaire minimum est facteur de chômage; on apprend cela en première année de college, (En Economics 101), mais en France c'est une infamie de proférer ce B.A.BA, et on y croit encore que c'est en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres!

2) Que pense-je de cette profonde pensée de JDR? D'abord qu'elle me parait à première vue apocryphe, et si je me trompe, merci de me donner la source de cette anomalie.

En effet, ce sentimentalisme paternaliste ne cadre guère avec ce que j'ai cru comprendre en lisant sa biographie et en regardant divers documentaires sur ce personnage, à la personnalité forte et pas commode, et pas la moitié d'un imbécile.


Ensuite je dirais, comme il aurait pu le dire lui-même: "How can anyone be against motherhood and applepie?


J'en pense aussi que le duo Felts-Sanseverina témoigne de ce que la France est le parangon de toutes les vertus.

Avec sa funeste passion pour l'égalité et son poil dans la main qui lui sert de canne, elle ferait mieux de descendre de ses grands chevaux pour regarder d'un peu plus près ce monde qui lui file entre les pattes, à la vitesse V, au lieu de lui donner sentencieusement des leçons de moralité publique, avec un art consommé de faire ce qu'il faut pour rester à la traîne des autres nations. Puissance moyenne aujourd'hui, elle va bientôt se ramasser derrière la Russie et toute une palanquée de pays émergents, et continuera à ne pas vouloir comprendre pourquoi on lui taille des croupières. Et elle ne risque pas de le comprendre tant que l'économie sera le parent pauvre de l'EN, avec comme références....Bernard Maris ou Thomas Picketty.

RockEfeller, oui, avec deux E , était convaincu des mérites de la devise "aide-toi, le ciel t'aidera", c'était un adepte du Efficiency mouvement. S'est-il préoccupé de savoir s'il était ou non moral qu'il gagne 20, 200 ou 200 000 fois plus que ses employés? Je doute qu'il se soit posé la question en ces termes.

Il pratiquait, en revanche, la philantropie, une forme de redistribution sur la base du VOLONTARIAT, au contraire de l'EXTORSION, seule forme de redistribution concevable à gauche où le financement privé de l'éducation ou de la culture est frappee d'anathème.

(C kiki paye la rénovation de Versailles depuis 60 ans.?..la fondation Rockefeller.

Depuis son premier salaire, et dont il a versé 10 % à son église, il a subventionné des centaines d'écoles, d'universités des entreprises cuturelles ou de santé publique, car éducatives.Les 40 dernières années de sa vie y furent consacrées et il est mort presque centenaire.

Voici une citation ( authentique et en v.o.) qui n'a rien à voir avec le prêchi-prêcha démago et l'enfonçage auto-satisfait de portes ouvertes qui lui est prêté plus haut.
"To help an inefficient, ill-located, unnecessary school is a waste...it is highly probable that enough money has been squandered on unwise educational projects to have built up a national system of higher education adequate to our needs, if the money had been properly directed to that end."

On ne saurait être plus clair:
Avec tout le pognon fichu en l'air pour financer des écoles inefficaces et des projets éducatifs farfelus on aurait pu construire le système scolaire dont on avait vraiment besoin. (
(higher education aujourd'hui veut dire comme chez nous, enseignement supérieur, mais à l'époque je crois que cela incluait aussi les high schools)
Les théories bidons qui ont pollué l'enseignement ne datent pas des années 1970 ou 80, elles faisaient déjà des ravages dans les années 1930 et dans quelques institutions expérimentales. (Alain parlait dans les mêmes termes).

Un homme aussi pragmatique aurait-il voulu d'une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?

Écrit par : Cadichon | 15 mai 2008

Un homme aussi pragmatique aurait-il voulu d'une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008

Hum...Tout de même, les "golden parachutes", c'est dur à avaler,surtout quand le patron s'est planté et n'assume pas les risques (c'est ça le capitalisme, non ?)

Vous partez du principe anglo-saxon (et protestant) d'une équivalence entre la prospérité matérielle, les vertus et les compétences des individus.

Max Weber et son "éthique protestante du capitalisme" ne sont pas loin.

Il faut vivre un peu aux Etats-Unis pour comprendre l'absence totale de complexe vis-à-vis de l'argent qui règne dans ce pays où la première question que deux hommes se posent n'est pas "Where do you come from ?", mais "How much do you weigh ?"

Dans l'école privée catholique où j'étais, je me souviens qu'on nous distribuait des images pieuses qui étaient en fait des cartes perforées d'ordinateur destinées à accompagner des paiements en espèces.

Aux USA, l'esprit du protestantisme a "contaminé" le catholicisme, malgré Thomas Moore.

C'est une vision comme une autre ; elle a ses limites.

La France reste un vieux pays catholique avec son éternel complexe vis-à-vis de l'argent, sa répartition, son usage....

Je pense que c'est la principale raison pour laquelle notre président s'en voit, une question de "culture", en somme.

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

Cadichon a écrit : Il pratiquait, en revanche, la philantropie, une forme de redistribution sur la base du VOLONTARIAT, au contraire de l'EXTORSION, seule forme de redistribution concevable à gauche où le financement privé de l'éducation ou de la culture est frappee d'anathème."

J'ai, depuis longtemps, demandé une formation longue de rentier dans le PAF. On me la refuse régulièrement. Cadichon vient de m'expliquer pourquoi.

Je me tourne donc vers le mécénat philantropique pour financer ce projet innovant *.

Je suis même prêt à écrire un article élogieux sur les usages novateurs des TICE si Bill Gates se penche favorablement sur mon cas personnel.

Ce qui fait émerger une autre grande et grave question : y a-t-il des mécènes potentiels pour financer le cours Brighelli de Locronan ? Un business plan de développement invasif est en cours de construction sur la France entière (opération Overgrip).

Le tout est de bien choisir sa base...

* Je n'étais pas au raout des innovants de Rennes mais je peux envoyer mon dossier de présentation contre quatre timbres non usagés.

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

Ce qui fait émerger une autre grande et grave question : y a-t-il des mécènes potentiels pour financer le cours Brighelli de Locronan ? Un business plan de développement invasif est en cours de construction sur la France entière (opération Overgrip).

Le tout est de bien choisir sa base...

* Je n'étais pas au raout des innovants de Rennes mais je peux envoyer mon dossier de présentation contre quatre timbres non usagés.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Je suis partant ! Confiez-nous votre argent et vos enfants, nous en ferons quelque chose !

A Locronan, je me charge de causer à mi-temps de la pluie et le beau temps, dugong de la science perdue des druides (classe de découverte dans la forêt sacrée) et Sanseverina de la flore présente et virtuelle : genêts, bruyères et violettes de Parme (classe de découverte sur le Menez Hom).

On se retrouvera pour les Troménies. Ca sera très chic !

On a raté le coup avec Mykonos, mais ça peut marcher en Bretagne. Mrs Ford and Rockfeller n'ont pas réussi du premier coup, eux non plus ! C'est ça l'esprit d'entreprise !

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

"une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008 "

J'ai compris!!! Cadichon est en réalité un provocateur d'extrême gauche se faisant passer pour un ultra libéral caricatural à l'excès.

Sinon ça fait pitié à lire! (cette dernière phrase étant là pour la conforter dans son discours).

Écrit par : Hervé | 15 mai 2008

"la guimauve du sacristain de service."

La détestation du faible: il n'a qu'à être fort comme moi et les puissants!!!

Écrit par : Hervé | 15 mai 2008

"Parfois Yann, vous avez une vision obtue et réductrice, mais je peux comprendre, n'entre pas dans un blog village qui veut, surtout si l'on ne fait pas partie de la pensée unique."

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

"obtuse", Carole... Ceci-dit, quand on parle d'autre chose que de pédagogisme, en ces lieux, la pensée unique est malmenée... Surtout en ce moment!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

"une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?"

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008 "

L'utopie... Ou la mort???

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

Le pédagogisme", toujours le même coupable. Pourquoi ne pas parler de la mauvaise qualité de la formation des enseignants en général.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Le "pédagogisme" est en effet le seul coupable puisque cette doctrine folle demande aux professeurs de ne plus être "professeurs", aux élèves de ne plus être "élèves", à l'école de ne plus être une "école". On ne fait pas plus dément comme théorie, mais cela permet à des esprits faux comme Meirieu cette interminable masturbation pseudo-intellectuelle qui leur donne l'impression d'exister, pendant que les élèves réels, victimes de l' application de ces théories par des enseignants que tout bon sens a fuis, sont de plus en plus ignorants et donc vulnérables.

Quant à la "mauvaise qualité de la formation des enseignants", alors là, Farid, vous avez puissamment raison. car depuis l'invention, folle elle aussi, des IUFM, la formation des enseignants est devenue une catastrophe. C'est plutôt de la "déformation" des enseignants! Il y a dans les IUFM tout un ramassis de crétins qui ont fui les élèves et en tirent gloire (témoignage récent d'un stagiaire IUFM de mon collège, qui n'en peut plus de voir leur tronche de connards). Ces gens-là assènent aux stagiaires - par bêtise ou par arrivisme - le catéchisme meiriolâtre et se moquent éperdument de l'intérêt des élèves, dont je vous rappelle, cher Farid, l'axiome de base: "Il est inutile d'enseigner quoi que ce soit, puisque de toute façon, les élèves apprendront par eux-mêmes et en groupe ce dont ils auront besoin." avec son corollaire: "Il faut faire la chasse à tous ces enseignants d'un autre âge qui, n'ayant pas eu la révélation meiriolique, font obstacle, par leurs pratiques archaïques, à l'avènement naturel et spontané de la connaissance dans les cervelles de leurs pauvres élèves qu'ils briment et aliènent."
Alors oui, Farid, la formation actuelle des enseignants est nulle. C'est bien pourquoi la Société des agrégés (particulièrement haïe par Meirieu et Allègre parce qu'il n'ont jamais réussi ni l'un ni l'autre à être agrégés), vient de redemander au Président de la République la fermeture des IUFM.
Alors, Farid, quelle serait la meilleure formation possible des enseignants? La plus simple, évidemment la préparation des concours (CAPES et agrégation, et ceux que j'oublie) assurée par les Universités, puis une année de stage sur le terrain ( "en situtation") sous la direction d'un tuteur lui-même enseignant expérimenté. Autrement dit, le système classique "concours théorique + épreuve pratique" qui a été l'usage jusqu'à l'invention des IUFM. Il n'y avait pas, dans cette formule sobre et efficace, de place pour la gangue de théorie fumeuse sous laquelle on ensevelit aujourd'hui les stagiaires et on les dégoûte de l'enseignement.

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

Au faux François Jullien

Je vous suggère de lire le vrai François Jullien : http://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/JULLIEN/15588

Confucius nous enseigne que plus on est indigné, plus il faut maîtriser son langage. Exprimer sa colère par des invectives, cela soulage peut-être mais cela affaiblit le propos.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008


La Chine est dans le second cas. Car comment dit-on « droits de l’homme » en chinois, en le traduisant de l’« occidental » ? Ren (« homme »)-quan. Désignant en propre la balance et l’opération de la pesée, quan sert à dire aussi bien le « pouvoir », notamment politique (quan-li), que ce que nous entendons par « circonstance » ou par « expédient » (quan-bian, quan-mou) : ce qui, par sa variation et s’opposant à la fixité des règles (jing), permet à la situation de ne pas se bloquer, mais de continuer d’évoluer conformément à la logique du processus engagé. Aussi, que ces deux sens se rejoignent au sein du terme qui sert à traduire « droit(s) » quand on dit « droits de l’homme » rend manifeste la torsion subie – même si cette greffe étrangère a bien pris en chinois moderne : quand ils revendiquent les droits de l’homme, les jeunes Chinois de la place Tiananmen savent désormais comme les Occidentaux de quoi ils parlent. Reste qu’on ne peut faire fi de l’écart précédent des pensées, au risque, sinon, de renoncer à la clairvoyance de tout engagement politique.

Je vois ce qui vous a intéressé dans cet article de François Julien. Ce qui est fascinant dans l'idéologie des Droits de l'Homme, c'est que leur (fausse) universalité est en même temps négativité pure et par là-même possiblité d'ouverture à l'intérieur d'une "totalité close".

La virulence de certaines de vos réactions montre que vous n'êtes pas insensible à ce "vertige de la liberté" qui nous vient de la Grèce antique et du judéo-christinalisme, puis de la philosophie des Lumières.

Je n'ai pas très bien compris l'explication que François Julien donne de la traduction éventuelle de l'expression "droits de l'Homme" en chinois. Etes-vous d'accord ?

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

judéo-christinalisme

Voilà que je me mets à inventer des mots... "judéo-christianisme" !

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

@ Jean,
j'ai été le premier, je crois, il y a huit ans, à demander la fermeture des IUFM (Une version légèrement modifiée de la pétition que j'avais lancée alors se trouve sur le site de RE). Je suis revenu sur cette position. Pourquoi ?
À l'évidence pas parce que j'aurais changé d'avis sur ces niches à nullités et à parasites ( Christophe, je n'ai pas dit qu'il n'y avait que des nullités et des parasites), véritables centres de diffusion de la doctrine obscurantiste. Mais parce que la question de la formation des maîtres ne peut être résolue par la fermeture de ces Instituts - faire un argument de leur coût, comme le fait la Société des agrégés, est démagogique, parce que tout système de formation aura un coût -, pas plus que leur intégration à l'Université qui aboutira au fait que les nullités et les parasites dont je parlais se targueront d'être universitaires.
Le retour au système "classique : concours théorique+épreuve pratique" ne réglerait rien non plus.
D'ailleurs, ce "classicisme" est de fraîche date, au moins en ce qui concerne les instituteurs. Pour ceux-ci, il faut se souvenir que sous la IIIe République les Écoles normales supérieures de St-Cloud et Fontenay formaient des formateurs pour les Écoles normales d'instituteurs. Que donc, il existait une filière de haut niveau ( elle fut évidemment fermée par Pétain) d'où sortaient en fin de course des instituteurs dotés des éléments du savoir encyclopédique nécessaire pour enseigner dans toutes les disciplines du primaire : langue, math, physique, sciences nat. etc.( Et je ne parle pas des cours de pédagogie pratique. Voir Compayré).
Mes meilleurs professeurs ( Neuilly,lycée Pasteur) étaient passés par ce système : instituteurs d'abord, agrégés de maths, d'histoire ou de lettres et instruits dans toutes les disciplines.
Aujourd'hui, il suffit de poser un problème d'arithmétique de niveau CM1 ou CM2 de 1923 sur une liste de professeurs des écoles, ou une question de grammaire, pour comprendre au silence ou aux erreurs qui s'ensuivent, à quel échelon se situe l'obstacle principal à la rénovation de la formation des maîtres.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

"Disons ainsi que les droits de l’homme sont un universalisant fort ou efficace. Car la question, avec les droits de l’homme, n’est plus de savoir s’ils sont universalisables, c’est-à-dire s’ils peuvent être étendus comme énoncé de vérité à toutes les cultures du monde – ou plutôt, dans ce cas, la réponse est « non » ; mais de bien s’assurer qu’ils produisent un effet d’universel servant d’inconditionnel (telle est leur fonction d’arme ou d’outil négatif) au nom de quoi un combat a priori est juste, une résistance légitime."

François Jullien

Philosophe et sinologue, professeur à l’université Paris-VII (Denis-Diderot). Ce texte reprend les thèses d’un ouvrage qu’il vient de publier : De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures, Fayard, Paris, 2008.

J'ai noté aussi ceci :

" C’est cet argument de l’« harmonie » qui est systématiquement avancé par les dirigeants chinois pour faire pièce à la postulation occidentale des droits de l’homme ainsi qu’à la dénonciation que les Occidentaux font de leurs violations en Chine. Comme le remarque la presse chinoise ces derniers mois, les Jeux olympiques, refusés à Pékin une première fois au nom des droits de l’homme, mais concédés pour 2008 sous la pression des intérêts économiques et de leur réalisme politique, font monter en puissance ce conflit de valeurs."

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

"en macro et microéconomie."

§ Pour vous, j'avais oublié : c'est la loi de la jungle.

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

Vous me confondez avec Victor ;o))
___________

Revoyez monsieur l'innéiste, votre commentaire du 11 mai, me semble-t-il.

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

Et vous dites vraiment n'importe quoi. Expliquez-vous, au moins.
Votre copine Cadichon est aussi désagréable, mais plus intelligente que vous.

Écrit par : yann | 15 mai 2008

"Vous savez parfaitement que le Dalaï Lama ne demande pas l'indépendance du Tibet. D'ailleurs, comment pourrait-il le faire ? Le parti communiste chinois a fait en sorte qu'aucun retour en arrière ne soit possible du fait des transferts massifs depuis 60 ans de populations d'origine chinoise."

Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps, on a vu toute une population, largement implantée depuis plus de cent ans dans un pays, s'en faire mettre à la porte assez rapidement (ou s'y faire tuer, aussi, ce qui est une manière d'y demeurer).

À cœur vaillant, rien d'impossible, en quelque sorte...

Écrit par : Brazon | 15 mai 2008

Je ne vois pas très bien au nom de quoi l'Etat limiterait les sommes versées aux "grands patrons" par des actionnaires privés. Alors certes, c'est pas bien, un "grand patron" qui gagne plus de 2000 fois le salaire minimum, surtout quand il a échoué, et tout et tout, et pouah !

Mais bon, finalement, si votre boulanger fait du mauvais pain, mais que vous vous entêtez à lui payer sa baguette 2000 euros, pourquoi vous interdirait-on de le faire ?
Ça lui fera plaisir, vous serez content, et ça ne dérangera personne (même si le petit mitron boudera de n'en voir pas la couleur).

Écrit par : Brazon | 15 mai 2008

faire un argument de leur coût, comme le fait la Société des agrégés, est démagogique

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

C'est le gaspillage de l'argent public qu'elle dénonce.

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

En ce jour de grève, une suggestion inspirée par l'uniforme des gentils surveillants du concours d'entrée à l'X, cette semaine : et si on demandait à l'armée d'assurer le service minimum dans les écoles ?

Écrit par : yann | 15 mai 2008

C'est le gaspillage de l'argent public qu'elle dénonce.
Ecrit par : Jean | 15 mai 2008
Je n'en disconviens pas, mais ce n'est pas le fond de la question. Or ce fond, la Société des agrégés n'en parle pas.
Je ne le lui en fais pas reproche puisque j'ai donné moi-même, il y a huit ans, dans cette erreur, mais je dis que tant que l'on ne prend pas la question par le bon bout - celui de la raison, dirait Rouletabille - on ne risque pas de d'avancer.
Il faut remettre en place un enseignement primaire de qualité suivi par un premier degré du secondaire de qualité.
Je dis une chose simple : un enseignant du primaire ou du secondaire doit être capable de maîtriser dans la plupart des matières ( il peut chanter faux) les connaissances exigibles d'un bachelier des années soixante - je ne dis pas dans la minute pour un type qui a cinquante ou soixante ans et doit rafraîchir ses connaissances, mais à la seconde pour un jeune homme ou une jeune femme qui présente aujourd'hui le concours des IUFM.
J'ai parfaitement conscience que ce que je dis est inaudible, mais tant que cela le sera, il n'y a aucune proposition à faire concernant la formation des enseignants.
Bien à vous.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

"et si on demandait à l'armée d'assurer le service minimum dans les écoles ?"

Eh bien, cher yann, je ne suis même pas sûr que cette proposition ne rencontrerait pas l'approbation du plus grand nombre.
En fait, je crois que l'instruction (sans parler de l'éducation), tout le monde s'en fout, du moment qu'on a pas les merdeux dans les pattes...

Écrit par : Brazon | 15 mai 2008

Concernant le Service Après-Vente de la pétition signée (avec tous leurs doigts disponibles) par bon nombre des habitués du blog de "Bonnet d'âne", qu'en est-il du jugement du 27 mars 2008 pour le collègue et sa gifle? Y a eu un raout d'enfer ici, puis, ensuite, plus rien (ça s'appelle suivre l'affaire ça, non? Déjà passé à autre chose, après le geste, simple et peur engageant, du coeur que fut la signature)... Sur Internet, pas de nouvelle non plus. ALORS?????

Écrit par : Pendariès_toujours_bien_occupé | 15 mai 2008

Je réponds à Jean et Guy.
Il y a une corrélation directe entre la nocivité d'un IUFM et le pourcentage d'élèves ayant deux ans et plus de retard en 6 ème et en 3 ème.
Limoges arrive en tête (si je puis dire ) 6, 2% d'élèves dans ce cas en 6 ème, suivie par Pau :5,1% et Blois : 4,9%.
Limoges bat presque les records pour les retards en 3ème : 10%,(Evry a 12,1 %) talonnée de près par...Clermont-Ferrand : 9,9%, Tiens, comme c'est bizarre : le directeur de cet IUFM n'est autre que Roland Goigoux.
(Curieusement, cela a peu d' impact sur le pourcentage de réussite au bac.)

Je rappelle que j'ai connu les pratiques de l'IUFM de Limoges grâce à ma fille, qui en est sortie en 2003 : 3 ans de galère pour elle et sa famille.
Et qu'elle reste la seule institutrice de CP dans le public, sur 25, en ZEP, à faire du b-a-ba, avec courage, puisque année après année elle a subi des menaces et des pressions de la part de son inspection, des conseillers pédagogiques, qui suivent pendant des années les instituteurs récemment nommés, pour être sûrs qu'ils suivent bien la doxa.
(Sa dernière conférence OBLIGATOIRE portait sur le CP en ZEP, avec Gérard Chauveau. Pour qui le connaît, on peut imaginer l'infâme baratin que les malheureux instits ont subi.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

un enseignant du primaire ou du secondaire doit être capable de maîtriser dans la plupart des matières ( il peut chanter faux)

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Pourquoi? S'il peut ne pas le faire, c'est aussi bien... Et c'est un problème, dans la plupart des cas de figure, qui n'est pas très compliqué à résoudre.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

"Votre copine Cadichon (à Carole) est aussi désagréable, mais plus intelligente que vous."

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

Je partage absolument ce point de vue.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

Pourquoi? S'il peut ne pas le faire, c'est aussi bien... Et c'est un problème, dans la plupart des cas de figure, qui n'est pas très compliqué à résoudre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008
C'est vrai.
Mais ce n'est pas l'essentiel de ce que je disais.
GM

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

Je dis une chose simple : un enseignant du primaire ou du secondaire doit être capable de maîtriser dans la plupart des matières les connaissances exigibles d'un bachelier.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Parce que ce n'est pas le cas ?
Il n'y a plus de concours pour devenir instituteur ?

Écrit par : Zorglub | 15 mai 2008

C'est le gaspillage de l'argent public qu'elle dénonce.
Ecrit par : Jean | 15 mai 2008
Je n'en disconviens pas, mais ce n'est pas le fond de la question. Or ce fond, la Société des agrégés n'en parle pas.
Je ne le lui en fais pas reproche puisque j'ai donné moi-même, il y a huit ans, dans cette erreur, mais je dis que tant que l'on ne prend pas la question par le bon bout - celui de la raison,

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

IL faut être bien hardi pour aller écrire que la Société des agrégés ne prend pas la question de la formation des maîtres et de l'école en général sous l'angle de la raison, alors qu'il n' y a pas une seule de ses prises de position officielles et de ses analyses qu'elle ne veille scrupuleusement à fonder en raison, ce qui lui confère son crédit auprès des décideurs.

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

Il y a une corrélation directe entre la nocivité d'un IUFM et le pourcentage d'élèves ayant deux ans et plus de retard en 6 ème et en 3 ème.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

Je vais répondre à la place de Christophe, et faire un peu mon Cadichon, en statistiques, cette fois-ci, et non en génétique :
Une corrélation implique deux séries statistiques. Comment mesurez-vous la nocivité d'un IUFM ? Dans quelle unité ?

Écrit par : yann | 15 mai 2008

Est-ce qu'il y a une corrélation entre le métier d'Anne-Marie et la nullité de ses théories et de ses affirmations, sur le plan scientifique?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

"Pourquoi? S'il peut ne pas le faire, c'est aussi bien... Et c'est un problème, dans la plupart des cas de figure, qui n'est pas très compliqué à résoudre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008
C'est vrai.
Mais ce n'est pas l'essentiel de ce que je disais.
GM"

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Non, mais il n'y a rien à dire sur le reste. Nous sommes tous d'accord à ce sujet.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

Assezri sans complexe et sans mémoire annonce 60%.
Quand les comptes salariaux seront faits,on aura un petit 33,docteur Effessu.
Ya un os,c'est Darcos.
Un souci,Sarkozy !
Tout un programme.

Écrit par : lire écrire compter | 15 mai 2008

IL faut être bien hardi pour aller écrire que la Société des agrégés ne prend pas la question de la formation des maîtres et de l'école en général sous l'angle de la raison, alors qu'il n' y a pas une seule de ses prises de position officielles et de ses analyses qu'elle ne veille scrupuleusement à fonder en raison, ce qui lui confère son crédit auprès des décideurs.
Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Il y a dans votre phrase, et plus précisément dans ses trois dernières propositions, un enchaînement bien hardi entre ce qui est fondé en raison et le crédit auprès des décideurs.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

le livre de Pascal Dupré Compter calculer au CP est sorti des presses.
Bon de commande à http://www.slecc.fr/
Bien à tous.
GM

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

"une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008 "

J'ai compris!!! Cadichon est en réalité un provocateur d'extrême gauche se faisant passer pour un ultra libéral caricatural à l'excès.

Sinon ça fait pitié à lire! (cette dernière phrase étant là pour la conforter dans son discours).

Ecrit par : Hervé | 15 mai 2008

La question posée par Roger Felts à Cadichon était sans doute provocatrice mais inutile. Que pouvait-elle faire d'autre que réciter son catéchisme libéral ? C'est un très vieux discours, genre "Lectures pour tous", cynique et méprisant à souhait. Tellement vieux qu'il en paraît nouveau. Tellement déroutant dans sa monstruosité -pour ceux qui ne fréquentent pas les blogs libéraux- qu'on peut effectivement rejoindre l'analyse d'Hervé ou croire comme Yann et Christophe à une intelligence supérieure, un peu comme avec ces élèves si formidablement stupides mais tellement présents dans le cours, toujours le doigt levé, qu'on finit par se demander s'ils ne possèdent pas une forme de génie.
Mais, je vous rassure, il y a bien pire, avec une mention spéciale pour "Liberté chérie" tout de même : il y a là-bas du super-Cadichon. Fascinant.

Écrit par : victor | 15 mai 2008

Franchement, ça m'amuse assez tout le ramdam fait par les syndicats et les enseignants à propos du procès du collègue... puis.... rien. Enfin.

Sinon, "Entre les murs" est devenu un film sélectionné pour Cannes. Bégodeau joue son propre rôle. En voici un qui a beaucoup de cartes en main (salarié à Canal +, aux Cahiers du Cinéma, à Paris Première, au Monde, et que sais-je encore... ah oui, à l'Educ Nat).

Écrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

On peut le tester en lui demandant s'il trouve normal que dans notre société, certains gagnent 2000 fois plus que d'autres. Serait-il d'accord, prolongeant ainsi le souhait d'un grand capitaliste du 19 éme siècle : Rockfeller, qui pensait qu'un grand patron ne doit pas gagner plus de 40 fois ce que gagne son ouvrier, qu'au 21 ème siècle, en France les plus hauts revenus ne devraient pas dépasser 20 fois le revenu minimum.

Un sale communiste, ce Rockfeller !^^^^

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

...ou croire comme Yann et Christophe à une intelligence supérieure.....

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

Restons raisonnables : je faisais une comparaison avec Carole ...
"supérieure à" est différent de "supérieure" tout court.

Écrit par : yann | 15 mai 2008

RockEfeller, Robin !

Scrongneugneu, vous n'écoutez pas Maîtresse Cadichon.

Vous me le copierez cent fois.

Écrit par : yann | 15 mai 2008

Concernant le Service Après-Vente de la pétition signée (avec tous leurs doigts disponibles) par bon nombre des habitués du blog de "Bonnet d'âne", qu'en est-il du jugement du 27 mars 2008 pour le collègue et sa gifle? Y a eu un raout d'enfer ici, puis, ensuite, plus rien (ça s'appelle suivre l'affaire ça, non? Déjà passé à autre chose, après le geste, simple et peur engageant, du coeur que fut la signature)... Sur Internet, pas de nouvelle non plus. ALORS?????

Ecrit par : Pendariès_toujours_bien_occupé | 15 mai 2008

Le procès a été reporté ...
http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php?breve492

Écrit par : Eric | 15 mai 2008

Sinon, "Entre les murs" est devenu un film sélectionné pour Cannes. Bégodeau joue son propre rôle. En voici un qui a beaucoup de cartes en main (salarié à Canal +, aux Cahiers du Cinéma, à Paris Première, au Monde, et que sais-je encore... ah oui, à l'Educ Nat).

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

Vous oubliez "les polémistes" , sur RTL, vers 19 h 15, émission dont Bégaudeau est un inamovible et où il se répand en bêtises et autres fadaises bavardes.

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

RockEfeller, Robin !

Scrongneugneu, vous n'écoutez pas Maîtresse Cadichon.

Vous me le copierez cent fois.

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

Quoi, cadichon penserait du bien d'un type qui voulait plafonner le salaires des patrons au point de ne pas supporter qu'on écorche son nom ?

A bas ce sale gauchiste de RockEfeller ! vivent les vrais riches, durs, cyniques et sans scrupules ! Vivent les golden parachutes !

Et à bas les pauvres ! (bien fait pour eux !)

Vivement un nouveau Mac Carthy pour remettre de l'ordre dans la pensée libérale...C'est trop mou tout ça !

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

Vous oubliez "les polémistes" , sur RTL, vers 19 h 15, émission dont Bégaudeau est un inamovible et où il se répand en bêtises et autres fadaises bavardes.
Ecrit par : Jean | 15 mai 2008
J'avoue, à ma grande honte, que je ne savais rien de Bégaudeau, même pas son nom. Je vis dans une campagne reculée, entre les ombres de Rabelais et de Ronsard et aussi, de temps en temps, dans le IXe arrondissement, près de la Place Clichy, non loin de l'immeuble où est mort Zola, c'est-à-dire loin du Paris branché ce qui explique sans doute mon inexcusable ignorance. Je viens d'y remédier en faisant un tour sur Google. Rassurez-moi : le Bégaudeau dont vous parlez n'est pas ce sosie - physique et intellectuel - de l'animateur d'émission de télé marié à je ne sais plus quel mannequin ?
C'est du faisandé tout ça, bien à point.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

Cadichon, je ne me "défile" pas; pas trop mon genre. Pas trop de temps, en ce moment. Je vous réponds de manière un peu argumentée d'ici la fin de la semaine. Il est vrai que si "mouche engluée" je suis, je suis effectivement engluée dans pas mal de choses contradictoires et pas bien sûre de toujours m'y retrouver. Et il y a des jours où j'aimerais bien avoir plus de certitudes et du temps pour m'en faire ( des certitudes)


Pour Pendariès: je crois que c'est plus tard encore le procès du collègue. Je n'ai plus la date.

Manifestation de l'engluement: je n'ai pas fait grève aujourd'hui car je pense que ces programmes de primaire sont bons. Et pourtant, une partie des suppressions de postes est lamentable et me donnait envie de faire grève. Voilà! Engluée, je suis. Et puis marre des grèves de 24h .
Mes chers collègues de collège ont fait grève car Darcos est à droite. Tranquilles. Pas trop de questions à se poser. Et la majorité des collègues fonctionnent comme cela.
A propos, vous avez reçu un papelard pour rendre compte des nouveaux programmes de collège, vous?

Écrit par : Sanseverina | 15 mai 2008

Manifestation de l'engluement: je n'ai pas fait grève aujourd'hui car je pense que ces programmes de primaire sont bons. Et pourtant, une partie des suppressions de postes est lamentable et me donnait envie de faire grève. Voilà! Engluée, je suis. Et puis marre des grèves de 24h .
Mes chers collègues de collège ont fait grève car Darcos est à droite. Tranquilles. Pas trop de questions à se poser. Et la majorité des collègues fonctionnent comme cela.
A propos, vous avez reçu un papelard pour rendre compte des nouveaux programmes de collège, vous?
Ecrit par : Sanseverina | 15 mai 2008
Les nouveaux programmes de primaire ne sont pas si bons que cela. Et sous certains aspects, ils sont même franchement mauvais. Pas pires cependant,et même un peu meilleurs que les précédents, pour le maintien desquels défile la profession. C'est pourquoi, je n'ai pas hésité à les défendre.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

Des virgules qui se promènent, des espaces manquants. Faut que je change de lunettes.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

Entièrement d'accord avec vous Jean sur la réforme nécessaire des IUFM. Mais le problème est que quelques philosophes, sociologues et autres bavardologues règnent dans nos universités.

Votre proposition d'allier connaissance théorique et accompagnement (soutenu) de l'élève enseignant est exactement ce qu'il faut faire a mon avis.

Mais de quelles connaissances "théoriques" parlez vous ? De celles qui ont trait au contenu uniquement ou sur le comment et le pourquoi on enseigne, on apprend (connaissance des méthodes, de nos institutions, de l'histoire de l'éducation, un peu de philosophie etc...) ?

Parce que connaitre une discipline et bien l'enseigner sont deux problèmes différents. Par quoi faut il donc remplacer ce qui ne marche pas ?

Ce qui risque de se passer : l'IUFM sera remplacée par une absence de formation et l'éducation nationale sera liquidée afin de diminuer les couts. Alors quelques élèves chanceux s'en sortirons, on les appellera des "doués". Ce qui ne changera pas grand chose aprés tout (ce serait même moins catastrophique qu'aujourd'hui) et passera en douceur.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Petite aveu d'un militant PS convaincu dans un bar: "Quand je me lève, j'ai la bonne conscience avec moi. Ca fait du bien."

Écrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

http://www.editions-verticales.com/auteurs_fiche.php?rubrique=4&id=89

François Bégaudeau, enseignant en disponibilité. Combien de temps ça dure la disponibilité?... Quand même, sérieusement, elle peut être une véritable planque, l'EN, et quelle protection. Retour à l'emploi garanti. Bon, comment moi-même vais-je pouvoir en profiter? Hmmmmmm. Bon sang de bois, mon carnet d'adresses n'est guère rempli.

Écrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

"Après" "sortiront"

s'teuplait, Farid...

can't help it ...
:)

Écrit par : toto | 15 mai 2008

@farid
Quelles "connaissances théoriques ?"
Ce n'est pas la question.
Je viens de le dire : la seule exigence à avoir est qu'un instituteur domine, à concurrence de ce qu'on exigeait d'un bachelier des années soixante, les connaissances qu'il a à enseigner dans toutes les disciplines de l'école primaire. À défaut de cela, de quelque manière que l'on s'y prenne pour réformer les IUFM, on ne fera que transposer le désastre.
Il est tout à fait vrai que connaître une discipline ne suffit pas à l'enseigner. Il n'est pas moins vrai que lorsque l'on n'en connaît aucune et que l'on en a sept ou huit à enseigner,on en est réduit aux tristes pantalonnades de la "pédagogie" actuelle, aux stupidités des Charnay, Ouzoulias ou Meirieu ( qui n'est pas le plus ignorant). Et je ne dis rien des Todorov, Ferry et consorts, pas plus que d'un agrégé de lettres qui ne sait pas faire une règle de trois, même sous la forme la plus simple qui n'exige que la maîtrise de la division et de la multiplication accessible aux enfant de six ans.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

Il est tout à fait vrai que connaître une discipline ne suffit pas à l'enseigner. Il n'est pas moins vrai que lorsque l'on n'en connaît aucune et que l'on en a sept ou huit à enseigner,on en est réduit aux tristes pantalonnades de la "pédagogie" actuelle, aux stupidités des Charnay, Ouzoulias ou Meirieu ( qui n'est pas le plus ignorant).

Au royaume des aveugles...

Pas ignorant, certes, du moins en pédagogie, "science" invérifiable où il produit son propre savoir, mais pour le reste...Je me souviens d'un texte sur les cartes de géographie qui était un pur délire.

Il se refait en ce moment une virginité et prétend qu'il n'a jamais dit ce qu'il a dit (contre les professeurs, les savoirs...).

Meirieu est un faiseur, un sceptique opportuniste, un vrai sophiste. C'est lui a qui a dit - Bernanrd Kuntz ne se souvenait plus de la phrase exacte l'autre jour sur France-Culture et on aurait voulu la lui souffler : "La science est une opinion".

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

Yann,
Vous avez besoin d'un auditoire pour vous valoriser ?
Votre dérision méprisante cacherait-elle une certaine méchanceté !
Assez remarquable la dynamique d'échange, Yann en chef d'orchestre, et C Sibille en joueur de pipeau.
C'est virtuellement comique.

Écrit par : Carole | 15 mai 2008

Le 13 septembre 2009, Meirieu ne sera plus membre du conseil scientifique de l'ADEME * et devra être recyclé comme un vulgaire fongible.

Je propose un jour de deuil national (chomé, payé) pour marquer ce jour funeste.

* Le conseil scientifique est composé de quinze membres au plus, nommés pour cinq ans par arrêté conjoint des ministres chargés de la recherche, de l'environnement et de l'énergie.

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

Meirieu est un faiseur, un sceptique opportuniste, un vrai sophiste. C'est lui a qui a dit - Bernanrd Kuntz ne se souvenait plus de la phrase exacte l'autre jour sur France-Culture et on aurait voulu la lui souffler : "La science est une opinion".
Ecrit par : Robin | 15 mai 2008
Peu importe ce qu'est Meirieu - un habile au royaume des habiles certainement. Ce qui importe, c'est de comprendre la place qu'il occupe, et elle ne s'explique que par le vide intellectuel sidérant qui caractérise la société française depuis maintenant quarante ans, au point qu'un Bégaudeau peut faire croire à son existence et qu'un Ouzoulias, qui, en d'autres temps, aurait été ramasseur de fripes, peut passer très officiellement pour un mathématicien à côté de Laurent Lafforgue ou de Jean-Pierre Demailly. Au fait, dans les délicieux débats sur le Tibet et la Chine qui ont égayé les derniers jours de ce blog, quelqu'un s'est-il avisé que ce dernier a représenté en Chine précisément, la science française ?
Je vous donne le lien dans le message suivant.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

voilà :
http://www.slecc.fr/echos_GRIP/panel_hangzhou_2007.pdf

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

"Après" "sortiront"

s'teuplait, Farid...

can't help it ...
:)

toto

Quelques erreurs...Mais l'essentiel n'est pas la (et oui pas d'accent sur le "la" ce qui vous permettra de faire un autre commentaire, cadeau toto)

"Quelles "connaissances théoriques ?"
Ce n'est pas la question.
Je viens de le dire : la seule exigence à avoir est qu'un instituteur domine, à concurrence de ce qu'on exigeait d'un bachelier des années soixante, les connaissances qu'il a à enseigner dans toutes les disciplines de l'école primaire. À défaut de cela, de quelque manière que l'on s'y prenne pour réformer les IUFM, on ne fera que transposer le désastre."

Vous dites "la seule exigence", "ce n'est pas la question" (comme pour nier le problème) ensuite "a défaut" et abordez tout de même la question pédagogique. Problématique comme discours.

Admettez que c'est une des deux questions les plus importantes.

Evidemment que connaitre les ou la discipline à enseigner est
indispensable. Seuls les fous n'accordent pas d'importance au contenu. Quel contenu ? C'est une question difficile parmi d'autres.

Mais a mon avis vous vous trompez de débat, la seule question qui fâche est celle ci : y a t il une ou plusieurs méthodes efficaces ?

Je ne suis pas bon en orthographe toto alors corrigez svp ''z'y va m'sieur le professeur" (je parie que vous êtes presque tous professeurs de lettres )

Écrit par : farid | 15 mai 2008

En lisant le document, j'ai découvert incidemment que les français étaient meilleurs en sciences que les italiens.

N'est ce pas l'essentiel ?

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

Meilleurs que les derniers ?

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Mais à mon avis vous vous trompez de débat, la seule question qui fâche est celle-ci : y a-t-il une ou plusieurs méthodes efficaces ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Il y a probablement plusieurs méthodes efficaces, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y en a une qui est inefficace et même dangereuse: en CP, LA méthode semi-globale, et au collège LA méthode des "séquences didactiques". Il faut les interdire toutes les deux, ou plus finement, proclamer la "liberté pédagogique" des enseignants (tronche des IEN et autres visiteurs-formateurs d'IUFM...!).
Ce n'est pas la question qui fâche (les "pédagogistes"), mais la réponse!

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

Mais a mon avis vous vous trompez de débat, la seule question qui fâche est celle ci : y a t il une ou plusieurs méthodes efficaces ?

Je ne suis pas bon en orthographe toto alors corrigez svp ''z'y va m'sieur le professeur" (je parie que vous êtes presque tous professeurs de lettres )
Ecrit par : farid | 15 mai 2008
Farid, je suis en effet prof de lettres, mais j'aurais dû être ingénieur agronome. Alors, laissons de côté les fautes d'orthographe et la querelle des méthodes efficaces : (entre nous, quel terme à la con ) il n'y a qu'une méthode, celle qui permet d'enseigner. Mais enseigner quoi, c'est la question. La seule.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

J'en pense aussi que le duo Felts-Sanseverina témoigne de ce que la France est le parangon de toutes les vertus.
Avec sa funeste passion pour l'égalité et son poil dans la main qui lui sert de canne, elle ferait mieux de descendre de ses grands chevaux pour regarder d'un peu plus près ce monde qui lui file entre les pattes, à la vitesse V, au lieu de lui donner sentencieusement des leçons de moralité publique, avec un art consommé de faire ce qu'il faut pour rester à la traîne des autres nations. Puissance moyenne aujourd'hui, elle va bientôt se ramasser derrière la Russie et toute une palanquée de pays émergents, et continuera à ne pas vouloir comprendre pourquoi on lui taille des croupières. Et elle ne risque pas de le comprendre tant que l'économie sera le parent pauvre de l'EN, avec comme références....Bernard Maris ou Thomas Picketty.
...by Cadichon

Le déclinisme (français of course), autre tarte-à-la-crème du fast-think libéral :

L'antidote :
http://www.invest-in-france.org/uploads/files-fr/08-01-22_145038_10_idees_recues_sur_la_France___Janvier_2008.ppt

Quand on voit que ces branleurs d'Américains font plus de jours de grève que nous !

Écrit par : victor | 15 mai 2008

D'accord avec vous Jean, certaines méthodes ne marchent pas et les interdire c'est déjà progresser

Mais la question reste posée : on les remplace par quoi ?

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Ce qui risque de se passer : l'IUFM sera remplacée par une absence de formation et l'éducation nationale sera liquidée afin de diminuer les couts. Alors quelques élèves chanceux s'en sortirons, on les appellera des "doués". Ce qui ne changera pas grand chose aprés tout (ce serait même moins catastrophique qu'aujourd'hui) et passera en douceur.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Mais il y avait une formation pour les enseignants du secondaire avant la création des IUFM, farid : une année avec des cours avec et sans "tuteur" (des collègues chevronnés) en collège et en lycée et des conférences sur la didactique de la discipline. Ca s'appelait le CPR et C'était amplement suffisant.

Les jeunes collègues récemment certifiés se plaignent de la lourdeur et de l'inutilité du travail, d'un certain "flicage" et de ce mémoire professionnel qu'ils sont obligés de rendre et qu'ils enverraient volontiers au diable.

On sent qu'ils en ont assez.

En ce qui concerne la formation des instituteurs, personne ne se plaignait non plus des anciennes écoles normales.

Le plus important n'est pas de savoir ce qu'est la "métacognition", les modalités du "travail en groupe", de la "pédagogie par objectifs", voire les subtilités de la "docimologie" mais de bien maîtriser une discipline que l'on aime et d'avoir envie de la transmettre aux élèves. Même chose en primaire, sauf que c'est plus exigeant, peut-être, parce qu'il faut maîtriser plusieurs disciplines.

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

Dans sa cagasse du jour, le jus pédagol titre une brève :

"Quand la liberté pédagogique sert les créationnistes"

Pas mal ! C'est un argument que le vrai faux IEN Frackowiak ne manquera pas de nous reservir un de ces jours.

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

En lisant le document, j'ai découvert incidemment que les français étaient meilleurs en sciences que les italiens.

N'est ce pas l'essentiel ?

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Meilleurs en sciences de l'éducation ?

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

"Meilleurs en sciences de l'éducation ?"

Plus préciséement, une question que je me pose depuis longtemps : quel est le contenu scientifique des items PISA sur la science ?

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

Pas mal ! C'est un argument que le vrai faux IEN Frackowiak ne manquera pas de nous reservir un de ces jours.
Ecrit par : dugong | 15 mai 2008
Celui-là, il ferait de se planquer.
Maubeuge- morne cité - fait foi ! Cela risque de figurer sur sa pierre tombale. Il croit quoi, ce triste sire né en fausse couche de la SFIO ? Qu'on en est encore au temps où ses amis envoyait les chars contre les mineurs ?

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

"il n'y a qu'une méthode, celle qui permet d'enseigner. Mais enseigner quoi, c'est la question. La seule."

...

Vous vous trompez sur ce point (a mon avis) puisque les méthodes globale et syllabique existent.

D'accord par contre avec vous pour nuancer et dire qu'il n'y a pas de ''méthode" a proprement parler. J'ajouterai que la question se pose différemment pour le primaire et le secondaire (contrairement à ce que dit Meirieu).

On ne peut pas arriver en cours sans un minimum de préparation. Je suis certain que vous vous demandez sans arrêt comment intéresser vos élèves par exemple.

Une leçon ou l'on écrit pas , ne lit pas, ne parle pas, (tout cela en réfléchissant ) ne sert à rien sinon a devenir un perroquet.


Vive les mathématiques et à bas les lettres ! (je rigole les deux sont complémentaires).

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Toujours dans la mouture du jour du jus pédagol, je cite un autre grattage d'orifice :

"E-Learning : ce n'est pas aussi simple
Le haut potentiel des TIC dans l'apprentissage des langues étrangères n'a pas besoin d'être réaffirmé" écrivent Alex Boulton, Anne Chateau, Myriam Pereiro et Radia Azzam-Hannachi. Mais voilà : derrière cette façade enthousiaste, l'accès réel des étudiants au e-learning est difficile. Beaucoup manquent de compétences informatiques. Surtout ils ont besoin d'être rassurés, accompagnés, soutenus : ils manquent d'autonomie. Pire encore certains s'en tiennent à quelques exercices les plus classiques. Comment dans ce cas utiliser le e-learning ?"

Ce n'est pas un problème de "compétences informatiques" (un crétin himalayen sait rapidement cliquer le mulot et autres bédeuzités).

Ils n'ont pas besoin non plus d'être coocoonés.

ILS ONT BESOIN D'ETRE INSTRUITS.
ILS NE L'ONT PAS ETE.
PAS D'OSSATURE D'ANALYSE ET DE RAISONNEMENT.
CA VA ETRE DUR POUR EUX ...

"Comment alors utiliser le e-learning ?"

AVEC LA PLUS GRANDE PARCIMONIE...

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

Pas mal ! C'est un argument que le vrai faux IEN Frackowiak ne manquera pas de nous reservir un de ces jours.
Ecrit par : dugong | 15 mai 2008
Celui-là, il ferait de se planquer.
Maubeuge- morne cité - fait foi ! Cela risque de figurer sur sa pierre tombale. Il croit quoi, ce triste sire né en fausse couche de la SFIO ? Qu'on en est encore au temps où ses amis envoyait les chars contre les mineurs ?
Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

L'infâme vient de sortir un "livre" avec Meirieu.

Lequel se cache derrière l'autre ?

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

En effet Robin il y a toujours "quelque chose" avant mais faut il refaire la même chose aujourd'hui ?

Écrit par : farid | 15 mai 2008

A propos du e-learning :
le MIT met l'intégralité de ses cours cours en ligne (en PDF ou fichiers audio ou vidéo) gratuitement alors que l'inscription annuelle est de 28000 dollars.
Pourquoi ?

"Les cours n’ont aucune valeur universitaire. Ils ne donnent pas de diplôme ni de certificat et, ne permettent pas d’intégrer l’université.
Le M.I.T. estime que la richesse d’une éducation se fait dans l’échange entre les étudiants et les enseignants.
« La vraie éducation a besoin d’interaction » déclarait lors du lancement du projet en 2001 Charles M. Vest, alors président du M.I.T. « Notre principale valeur, c’est notre expérience humaine » poursuivait-il. Le but n’est en aucun cas de remplacer des études « classiques », mais « de fournir du matériel gratuit pour les enseignants, les étudiants et les autodidactes du monde entier »."

source :
http://www.ecrans.fr/Les-1800-cours-du-M-I-T-en-ligne.html

Écrit par : lucile | 15 mai 2008

L'infâme vient de sortir un "livre" avec Meirieu.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Quel titre et quel thème, svp ?

Écrit par : victor | 15 mai 2008

cours cours ?
cours tout court !

Écrit par : lucile | 15 mai 2008

Philippe Meirieu et Pierre Frackowiak, L’éducation peut-elle être encore au cœur d’un projet de société ?, éd. De l'Aube, Paris 2008, 108 pages

Le thème est dans la question et réciproquement.

Bêlements et dégoulinades nourris probables à l'intérieur.

Ne l'achetez pas, ne le jetez pas ! Volez le puis mettez le dans le poele pour le valoriser.

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

Ne l'achetez pas, ne le jetez pas ! Volez le puis mettez le dans le poele pour le valoriser.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Ne vous inquiétez pas, je ne l'achèterai pas : il me suffira d'aller au CDDP local ou à la bibliothèque de l'IUFM.

Écrit par : victor | 15 mai 2008

"Ce qui risque de se passer : l'IUFM sera remplacé par une absence de formation [...]."

Ecrit par Farid, le 15 mai 2008.

Mais l'IUFM est déjà une absence de formation!
Ah, l'IUFM, ou de l'art de passer son temps à le perdre... Avec des formateurs qui sont bien souvent d'anciens enseignants n'ayant trouvé que ce moyen-là pour réduire leur présence effective devant les élèves, et dispenser les conseils qu'ils n'ont jamais été capables d'appliquer eux-mêmes.
Le tout dans une hypocrisie totale :
on y est acueilli en septembre à grands renforts de "tu" et de "cher collègue". Mais si on a le malheur, en cours d'année, de mettre en cause la déformation qu'on nous inflige, on vient vite nous rappeler qu'on n'est que "stagiaire", voire "étudiant". "Collègue"? Quand ça les arrange...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 mai 2008

Un nouveau membre dans la coterie des sciences de l'éduc : Laurent Lescouarch qui bave dans le site du gourou (vous trouverez ça dans son forum)

Je cite quelques passages :

"Ancien instituteur étant passé par l’IUFM, je reste très sensible à la tentation positiviste et prescriptive qui traverse les recherches en éducation. J’y ai effectivement vécu une confusion fréquente entre la posture du pédagogue
faite de mesure et de tâtonnement expérimental et la tentation d’une Science de l’Education qui aurait toutes les réponses d’évidence validées scientifiquement."

Mesure et tâtonne ad nauseam, camarade ! Tu as bien raison : cela ouvre à ta coterie un champ d'activités infini dans le temps et dans l'espace. But : établir et renforcer socialement la coterie *. Moyen : inonder le monde de publications pleines de mots et de tableaux insignifiants mais qui éblouiront les éblouissables.

"Le principe même de la démarche scientifique est de construire des postulats provisoires en prenant en compte les données existantes ou produites.
Ils doivent sans cesse être rediscutés et réanalysées et il est intéressant à ce titre de regarder le parcours des chercheurs qui est fait d’allers et retours, de nuances et de précautions… A mille lieu de l’image péremptoire que l’on s’en fait dans les médias avec la figure de l’expert sûr de lui et affirmatif."

Là encore, l'expert (autoproclamé dans la coterie afférente) en sciences de l'éduc n'est ainsi sûr de lui et péremptoire ** que hic et nunc et il l'affirme haut et fort ! En bon membre de la coterie pour qui l'essentiel est de défendre sa place, il doit savoir dire le contraire le lendemain s'il le faut. Meirieu est effectivement expert en ce sens.

Gerbiages…

* et là, il faut bien le dire : ils sont souvent bons…
** méremptoire pour Charmeux.

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

D'accord avec vous Jean, certaines méthodes ne marchent pas et les interdire c'est déjà progresser

Mais la question reste posée : on les remplace par quoi ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Par celles qui marchent! Et que de nombreux enseignants appliquent déjà et n'ont pas cessé d'appliquer pendant toute leur carrière - au risque, souvent, de la compromettre!

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

Je me suis renseigné sur la Métacognition. Je trouve que le concept n'apporte pas grand chose. Ça rappelle vachement Socrate et Confucius (distinguer ce que je connais de ce que je ne connais pas) ou encore le discours de la méthode (en plus superficiel).

En gros c'est de la psychologie cognitive ce machin non ?

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Puissance moyenne aujourd'hui, elle va bientôt se ramasser derrière la Russie et toute une palanquée de pays émergents, et continuera à ne pas vouloir comprendre pourquoi on lui taille des croupières. Et elle ne risque pas de le comprendre tant que l'économie sera le parent pauvre de l'EN, avec comme références....Bernard Maris ou Thomas Picketty.
Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008

Thomas Piketty est l'un des économistes les plus brillants de sa génération. A 21 ans, il avait terminé sa thèse et fait accepter 3 papiers de haute tenue dans les meilleures revues internationales (JET, QJE, RES). Il a choisi de se consacrer ensuite à l'étude très concrète des inégalités et des moyens de les réduire plutôt que de poursuivre une carrière purement théorique dans laquelle il aurait pu exceller sans difficulté (il publie tout de même de temps en temps dans l'AER ou le JPE..). On peut être en désaccord avec ses positions politiques (j'imagine que c'est votre cas, puisqu'il se préoccupe de redistribution) mais de là à le mettre au même niveau que B.Maris (loin d'être bête mais qui n'a aucune publication internationale à son actif), il y a un pas qu'il serait périlleux de franchir.
Je précise que je n'ai aucune relation avec Th P... mais je trouve agaçant ce type de jugement non motivé.
JD

Écrit par : Jesse Darvas | 15 mai 2008

"Par celles qui marchent! Et que de nombreux enseignants appliquent déjà et n'ont pas cessé d'appliquer pendant toute leur carrière - au risque, souvent, de la compromettre!"

C'est à dire Jean ?

Au fait j'aime bien la pédagogie à Alain même si je la trouve un peu ringarde par moment. Vous pensez quoi de ce philosophe ?

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Mais l'IUFM est déjà une absence de formation!
Ah, l'IUFM, ou de l'art de passer son temps à le perdre... Avec des formateurs qui sont bien souvent d'anciens enseignants n'ayant trouvé que ce moyen-là pour réduire leur présence effective devant les élèves, et dispenser les conseils qu'ils n'ont jamais été capables d'appliquer eux-mêmes.
Le tout dans une hypocrisie totale :
on y est acueilli en septembre à grands renforts de "tu" et de "cher collègue". Mais si on a le malheur, en cours d'année, de mettre en cause la déformation qu'on nous inflige, on vient vite nous rappeler qu'on n'est que "stagiaire", voire "étudiant". "Collègue"? Quand ça les arrange...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 mai 2008

Justement dit. Le pédagogisme a fourni une fameuse issue de secours pour phraseurs "inspirés", ronds de cuir patentés et donneurs de leçons. De toute façon, ceux qui savent le mieux théoriser sur la classe sont généralement ceux qui l'ont désertée ; de même, il est toujours plus facile de parler des élèves quand on n'a pas affaire à eux à longueur de temps.
Face à tous ces imposteurs et exégètes de la stratégie verbale, la pratique quotidienne du terrain (c'est-à-dire le charbon) est à elle seule une force de vérité car nourrie de la confrontation avec la réalité. Un professeur de terrain, même s'il n'est pas parfait dans sa pratique, sera donc toujours plus authentique que n'importe quel théoricien professionnel, surtout s'il se pique d'ascendance.

Écrit par : Magister | 15 mai 2008

Attention Farid, ne confondez pas métacognition et métaignition, alias l'auto-allumage.

Le résultat est parfois le même : un moteur (cérébral) qui cogne.

Écrit par : dugong | 15 mai 2008

Ah ah très drôle dugong.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

"De toute façon, ceux qui savent le mieux théoriser sur la classe sont généralement ceux qui l'ont désertée"

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

Oui, c'est la fameuse phrase: quand on ne sait pas pratiquer, on enseigne, quand on ne sait pas enseigner, on devient inspecteur...
Et quand on ne sait plus inspecter? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

D'accord en partie avec Magister : rien ne remplace la pratique.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

"Yann,
Vous avez besoin d'un auditoire pour vous valoriser ?
Votre dérision méprisante cacherait-elle une certaine méchanceté !
Assez remarquable la dynamique d'échange, Yann en chef d'orchestre, et C Sibille en joueur de pipeau.
C'est virtuellement comique."

Ecrit par : Carole | 15 mai 2008

Franchement, Carole, relisez-vous, avant de poster!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

Oui Magister vous allez un peu loin quand même, de la a rejeter tout apport théorique...

Écrit par : farid | 15 mai 2008

"De toute façon, ceux qui savent le mieux théoriser sur la classe sont généralement ceux qui l'ont désertée"

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

Oui, c'est la fameuse phrase: quand on ne sait pas pratiquer, on enseigne, quand on ne sait pas enseigner, on devient inspecteur...
Et quand on ne sait plus inspecter? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

C'est sans doute la "fameuse phrase" (donc un poncif ?) que l'on n'avancerait pas si l'on n'avait pas tant dégusté durant ces dernières décennies dites encore "années de plomb".


Quand on ne sait plus inspecter, une seule solution : retourner sur le terrain, prendre la pelle et se refaire une santé d'authenticité.

Écrit par : Magister | 15 mai 2008

"quand on ne sait pas pratiquer, on enseigne" rien d'inexacte dans cette proposition ah ah !

Écrit par : farid | 15 mai 2008

"Quand on ne sait plus inspecter, une seule solution : retourner sur le terrain, prendre la pelle et se refaire une santé d'authenticité."

hu hu ^_^

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Oui Magister vous allez un peu loin quand même, de la a rejeter tout apport théorique...

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Je n'insinuais pas l'inutilité de la théorie mais pointais simplement son instrumentalisation, au service d'une idéologie ou d'elle-même (chacun devant plus ou moins justifier son poste et son salaire). Quand JPB ou beaucoup de commentateurs de ce blog théoricent , je sais qu'ils parlent en hommes et en femmes de terrain. Je prends mes distances avec les autres, certainement dotés d'une solide tête, mais sans les pieds dedans.

Écrit par : Magister | 15 mai 2008

... théorisent (et non théoricent).

Écrit par : Magister | 15 mai 2008

C'est bien ce que je pensais en fait. Mais peut on affirmer par exemple que Meirieu ne connait rien a la pratique ? J'en doute.

On peut dire par contre qu'il maitrise le bavardage comme la plupart des nos universitaires (même en sciences dites exactes).

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Appelez TOTO à la rescousse.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Je prends mes distances avec les autres, certainement dotés d'une solide tête, mais sans les pieds dedans.

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

Meirieu une "solide tête"? Ah bon?

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

Meirieu une "solide tête"? Ah bon?

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Oui, je le pense honnêtement, car il y a une cohérence dans son discours, même si je n'adhère pas à sa théorie (en fait, à son idéologie) et ne me prive pas de le fustiger.

Écrit par : Magister | 15 mai 2008

Penser que Meirieu est stupide c'est mal connaitre votre adversaire. Meirieu est un avocat habile (donc démagogique ) comme notre président. Et comme lui le pédagogue ne dit pas que des bêtises.

PS : corrigez moi pour le "pédagogue" ou ''ne dit pas que des bêtises''.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

François Bégaudeau, enseignant en disponibilité. Combien de temps ça dure la disponibilité?... Quand même, sérieusement, elle peut être une véritable planque, l'EN, et quelle protection. Retour à l'emploi garanti. Bon, comment moi-même vais-je pouvoir en profiter? Hmmmmmm. Bon sang de bois, mon carnet d'adresses n'est guère rempli.

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

Quinze ans maximum si on fait partie du commun des mortels, si on a un bon carnet d'adresses, peut-être que ça peut être prolongé.

Écrit par : catmano | 15 mai 2008

Je dirais plutôt que l'IUFM est une mauvaise formation comme toute formation universitaire.
Même en mathématiques l'enseignement est incohérent : on passe du coq à l'âne.

On sait très bien comment ça se passe : université = chômage ou emploi peu qualifié (ou enseignement ce qui revient au même)
Grandes écoles pour les initiés = je te dirige alors que je suis un total abruti mais moi mon papa est informé.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Meirieu est un avocat

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Ah bon? Je croyais qu'il avait d'abord été instituteur.

Pour en revenir à ce que dit Magister, j'ai toujours trouvé que Meirieu était obscur, qu'il y avait toujours, de ce fait, un réel malaise à le lire. Une phrase de Meirieu n'est jamais claire: beaucoup de mots, mais pour quelle idée? La seule idée claire que l'on peut essayer de dégager de toute cette gangue verbeuse et prétentieuse, c'est sa solide haine pour les professeurs, a fortiori pour ceux qui dégonflent la baudruche et voient clair dans la duperie de cette pseudo-pensée pédagogique.

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

Avocat, instituteur quelle différence ?

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Je trouve Meirieu très clair mais verbeux et incertain. C'est un artiste raté ou un avocat, certainement pas un penseur. Lisez le bien, il a quelques qualités.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Thomas Piketty est l'un des économistes les plus brillants de sa génération. A 21 ans, il avait terminé sa thèse et fait accepter 3 papiers de haute tenue dans les meilleures revues internationales (JET, QJE, RES). Il a choisi de se consacrer ensuite à l'étude très concrète des inégalités et des moyens de les réduire (...)
Ecrit par : Jesse Darvas | 15 mai 2008

Mais, Jesse, vous êtes un honnête homme et vous évoquez les sciences économiques, ce n'est pas ce qui intéresse Cadichon et sa secte. C'est la défense du portefeuille et de leurs privilèges qui les inspire. Pour eux, un bon économiste est un mercenaire à la Caccomo ou un même un larbin à la Jean-Marc Sylvstre qui aura assez de bagout pour convaincre les foules. Qu'ont-ils à faire de la redistribution ?
On est libéral quand on est riche et qu'on vit confortablement dans le Massachusetts ou à Neuilly. Vous croyez que les grandes théories de Cadichon ou de Carole résisteraient à leur reclassement personnel chez les damnés de la terre ?

Écrit par : victor | 15 mai 2008

Je trouve Meirieu très clair mais verbeux et incertain.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

"Très clair", dites-vous? Là, franchement, je ne sais pas comment vous faites! Moi, je le trouve "verbeux et incertain", c'est-à-dire obscur!
La première phrase que j'ai lue de lui - en 1986 ou 87, alors que son étoile montait et que tous les gogos ( notamment syndicaux) criaient au génie - m'a laissé une impression bizarre, celle d'avoir affaire à un confusionniste.

Écrit par : Jean | 15 mai 2008

Clair dans le sens ou on comprend facilement qu'il ne dit que ce qui l'arrange.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

François Bégaudeau, enseignant en disponibilité. Combien de temps ça dure la disponibilité?...

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

Le plus longtemps possible !!! Dans son cas précis, l'éternité ne serait pas de trop. Je l'espère de tout mon coeur, pour les malheureux potaches qui devront subir ce bellâtre je-sais-tout nuisible, égocentrique et prétentieux, qui se prend pour un écrivain (dans "écrivain" il y a "vain") -- et qui se mêle de disserter sur les vertus de mai 68 quand il devait encore en être aux couches-culottes et aux pâtés au fond du bac à sable de l'école maternelle de St Michel en l'Herm (Vendée). En revanche, sa maman était une remarquable institutrice laïque. Comme quoi...

Écrit par : FGuichard | 15 mai 2008

On en a de beaux intellectuels aujourd'hui : Onfray, FInkielkraut,
Bégaudeau, Sollers etc
En fait je ne regarde pas trop la télé alors vous en avez surement plus que moi à l'esprit.

Quand je pense aux affrontement entre Boltzmann et Mach ou Cantor et Kronecker sur les fondements de la science et de la mathématique, ou encore à Poincaré et Hilbert en ayant à la main un livre de Meirieu il peut m'arriver de rire.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

un même un larbin à la Jean-Marc Sylvstre qui aura assez de bagout pour convaincre les foules. Qu'ont-ils à faire de la redistribution ?
On est libéral quand on est riche et qu'on vit confortablement dans le Massachusetts ou à Neuilly. Vous croyez que les grandes théories de Cadichon ou de Carole résisteraient à leur reclassement personnel chez les damnés de la terre ?

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

Tiens, en parlant de Jean-Marc Sylvestre, vous l'avez entendu ce matin sur France Inter ? "Il y a 23 000 enseignants sur 210 000 qui n'ont pas de classe. Cela fait 1 enseignant sur 4."
Lui, l'année prochaine, il est bon pour le PPRE, les deux heures de soutien par semaine et les trois stages pendant les vacances.

Écrit par : catmano | 15 mai 2008

Au fait j'aime bien la pédagogie à Alain même si je la trouve un peu ringarde par moment. Vous pensez quoi de ce philosophe ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Que du bien !

Alain était professeur de philosophie en Khâgne au lycée Henri IV et ses cours étaient tout ce qu'il y a de plus "frontaux" et explicites (en philo, il faut attendre quatre ou cinq ans, au moins, avant de pouvoir commencer à songer à penser par soi-même) ...Tous ses anciens élèves témoignaient cependant du fait qu'ils ne s'étaient jamais sentis aussi libres qu'avec lui, pendant ses cours.

Alain était un vieux radsoc. cartésien. Ses propos sur l'éducation tiennent aujoud'hui plus que jamais la route (à rapprocher d'Hannah Arendt, philosophe américaine d'origine juive, élève de M. Heidegger, exilée aux Etats-Unis dans les années 30 (une grosse pointure) dont je vous conseille également la lecture (La crise de l'éducation in la crise de la culture, Folio Galllimard).

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

On en a de beaux intellectuels aujourd'hui : Onfray, FInkielkraut,
Bégaudeau, Sollers etc
En fait je ne regarde pas trop la télé alors vous en avez surement plus que moi à l'esprit.

Onfray est un élève de Lucien Jerphagnon. Tout le monde connaît Onfray et presque personne Jerphagnon, mais l'élève n'arrive pas à la cheville du maître.

Les autres ont peu d'intérêt, sauf Finkelkraut, à la rigueur qui devient un peu agaçant et qui n'est un pas une étoile de première grandeur comme Jerphagnon, Jankélévictch, Lévinas, Ricoeur, Mickaël Dufresne, Maurice de Gandillac, Marcel Conche, Jean-Toussaint Desanti ou René Girard (génération antérieure)

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

Tiens, en parlant de Jean-Marc Sylvestre, vous l'avez entendu ce matin sur France Inter ? "Il y a 23 000 enseignants sur 210 000 qui n'ont pas de classe. Cela fait 1 enseignant sur 4."
Ecrit par : catmano | 15 mai 2008

Eh oui, hélas. Sylvestre est un Con et tout le monde le sait, même ses patrons. Il n'a qu'un seul talent : le culot.
D'autres avaient affirmé que les enseignants étaient payés les jours de grève ou qu'un certifié gagnait plus de 4000 euros/mois. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.

Écrit par : victor | 15 mai 2008

à Farid :
Je ne mettrais certainement pas Finkielkraut ni même Onfray dans le même sac que Bégaudeau. De Finkielkraut, lisez donc "La défaite de la pensée" ou "Nous autres, modernes".

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 mai 2008

Penser que Meirieu est stupide c'est mal connaitre votre adversaire. Meirieu est un avocat habile (donc démagogique ) comme notre président. Et comme lui le pédagogue ne dit pas que des bêtises.

PS : corrigez moi pour le "pédagogue" ou ''ne dit pas que des bêtises''.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Meirieu est en effet un homme habile, mais il n'est pas avocat de formation, comme notre président, mais philosophe, hélàs.

On peut s'en consoler en songeant que parmi les philosophes, il y avait les "chercheurs de vérité" comme Socrate et les "experts dans le maniement du langage", à savoir les sophistes, vains, sceptiques et spécieux. Ils faisaient d'ailleurs souvent profession d'avocats.

Écrit par : Robin | 15 mai 2008

D'Alain, on peut notamment lire les Propos sur les pouvoirs.
Remarquable, et toujours d'actualité.

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 mai 2008

Meirieu est certes un homme habile, quand il dit :
"Compte tenu des attaques dont la réforme est l’objet et la violence causée par l’école elle-même et persuadés que le jeune est un apprenant potentiel, il est vital, dans le souci des apprenants, de poser le rapport à une mise en oeuvre se référant à des transversalités s’adaptant à la demande des jeunes et de leurs familles."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

Ou encore :
"Pour enfin en terminer avec l’archaïsme et constatant cette crise de l’élitisme bourgeois dans la logique obligée des handicaps socioculturels, nous nous sommes équipés d’outils diversifiés et on doit intérioriser une mise en oeuvre se référant à des situations-problèmes au sein du groupe-classe."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

J'ai découvert Finkielkraut avec ma professeur de lettres. Un auteur intéressant mais qui manque de nuance. Je lis surtout les auteurs classiques ou scientifiques alors je ne connais les auteurs que vous citez que de nom. Je connais un peu Heidegger et donc Hannah Arendt. Alors Finkielkraut à coté c'est du pipi de chat.

Onfray ? Plein d'inexactitudes et démagogique.

Alain ? J'ai lu presque tous ses propos et ses autres écrits, toujours très intéressant. Mais je ne suis ni un adepte du cartésianisme ni du stoïcisme. En plus son souci du détail m'irrite quelquefois, je préfère donc l'orginal (Descartes) à la copie. Je ne vénère pas les classiques comme lui non plus.

En fait je m'intéresse plus à l'informatique et aux mathématiques qu'à tous ces débats parce qu'il est difficile de trancher en sciences humaines. Cependant si vous avez des livres à lire absolument pour se forger une culture avec des auteurs plus récents que Blaise Pascal ou Sénèque...je suis preneur.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Ce n'est pas du Meirieu, c'est plus facile à comprendre et ça vaut son pesant de cacahouètes.
Merci Daniel Arnaud

Mais comment fais-tu, sans pirogue?!
Voilà quelques années, je me promenais à Besançon. Une des plus jolies villes de France, selon Stendhal. Pas faux, si l'on excepte la pluie neuf mois par an et la rue piétonne déserte au couvre-feu (ah, comme c'est bon de retrouver Ajaccio, son golfe, ciel bleu, mer bleue azur...). Toujours est-il que, place du Huit septembre, j'arrive devant un stand tenu par une association humanitaire. Elle récoltait des fonds pour Madagascar, l'un des pays les plus pauvres de la planète. En gros caractères, on pouvait lire :


A MADAGASCAR :

77 % DE LA POPULATION NE POSSEDENT PAS L'ELECTRICITE

83 % DE LA POPULATION NE DISPOSENT PAS DE L'EAU COURANTE


Il se trouve que je revenais de la Grande Ile, où j'avais séjourné pour la deuxième fois. Certes, à Tananarive, j'ai vu beaucoup de misère. A Fianarantsoa, dès le lever du jour, des gosses en haillons mendiaient devant les portes des grands hôtels. Mais plus au sud, non loin de Tuléar, sur la côte, je suis également allé à la rencontre des Vezos. Il s'agit d'une ethnie de pêcheurs. Ces derniers habitent des cases, sans électricité ni eau courante, et toute leur existence s'organise autour des sorties en mer, réalisées à l'aide de pirogues à balancier. Or, l'absence de confort à l'occidentale ne semble pas représenter un handicap, pour eux, puisque ni l'électricité ni l'eau courante ne font partie de leur mode de vie. Mieux encore, c'est avec une réelle fièreté qu'ils vanteront les techniques mises en oeuvre pour bâtir la case, ou la pirogue, à partir des matières premières provenant de la forêt tropicale. Aussi peut-on se demander si l'humanitaire, sous couvert de bonnes intentions, ne prétend pas quelquefois plaquer un modèle de société sur des populations pour lesquelles cela n'a pas de sens.
La richesse du pêcheur vezo de la côte malgache, c'est sa pirogue. Que dirait-on s'il dressait à l'entrée de son village une pancarte expliquant que :


60 MILLIONS DE FRANCAIS NE POSSEDENT PAS DE PIROGUE?

Écrit par : Maminou | 15 mai 2008

Merci, Maminou, pour cette jolie histoire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

Anne-Marie Valette, quelles sont vos sources, je dois admettre que je le trouvais plus clair que ça. J'ai lu "Emile revient vite ils sont devenus fous" et "lettre à un jeune professeur". Je lis également ses écrits sur son site. D'habitude il est un peu plus clair.

En tout cas c'est du grand délire comme d'habitude. Les expressions qui me me font rire : "situation problème" et "groupe classe" au lieu de problème et classe. Je ne citerai pas le classique "référentiel bondissant" au lieu de ballon ou "apprenant" au lieu d"élève.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Vous pensez quoi de wikipédia ?

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Référentiel bondissant, sans blague ? C’est hilarant ! On dirait une « urban legend », non ?

Écrit par : collombon | 15 mai 2008

Je ne pense pas, en tout cas j'ai lui bien pire que ça. Si vous voulez vous marrez ouvrez un livre de didactique de l'APSA et oui APSA et pas EPS. Selon nos génies de la "didactique" l'APSA
(activité physique et sportive artistique) est le support "culturel" de l'EPS. On y parle de règles et de lois. Vous ne saurez plus si vous êtes en train de lire un livre qui parle de sport ou si vous vous préparez a entrer au barreau.

Écrit par : farid | 15 mai 2008

Référentiel bondissant, sans blague ? C’est hilarant ! On dirait une « urban legend », non ?
Ecrit par : collombon | 15 mai 2008
Je dois faire un confidence : la seule chose que nous ayons utilisée sans source, Tual-Loizeau et moi, dans Le petit vocabulaire de la déroute scolaire, c'est le "référentiel bondissant". C'est pourtant là-dessus que tout le monde a glosé, y compris Allègre chez Pivot. Ce qui en dit assez long sur l'ignaritude des animateurs de télé et des ministres qu'ils invitent.

Écrit par : guy morel | 15 mai 2008

Bon en tout cas "apprenant" pour "élève", ce n'est pas inventé, ça.

Cf. l'excellent article dans le "Monde de l'éducation", octobre 2000, page 41, "Claude Allègre a-t-il jamais rencontré le "référentiel bondissant" ?".
Les auteurs de cette délicieuse expression jargonnante sont Jacqueline Marsenach et Robert Mérand, prof d'EPS rattachés à l'INRP, tous les deux aujourd'hui en retraite, dans "L'évaluation fomative en EPS dans les collèges", INRP, rapport de recherche n°2, 1987.
Cela provient de l'extrait suivant : la reprise basse en volley-ball se rattache à la "catégorie des téléocinèses", mais en plus elle exige la construction d'un "référentiel exocentré" et "une orientation praxéologique" (...).
Le "référentiel exocentré" est devenu dans les esprits le référentiel bondissant (plus marrant sans doute).

http://monsite.wanadoo.fr/grosmotspedagogiques/index.jhtml

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Bon en fait tout est là, mais peut-être avez-vous déjà lu tout ça :

http://pagesperso-orange.fr/bernard.lefort/documents_captures/referentiel_bondissant_ou_usage_du_faux.pdf

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

La richesse du pêcheur vezo de la côte malgache, c'est sa pirogue. Que dirait-on s'il dressait à l'entrée de son village une pancarte expliquant que :


60 MILLIONS DE FRANCAIS NE POSSEDENT PAS DE PIROGUE?

Ecrit par : Maminou | 15 mai 2008

Maminou, je vous fais un gros bisou. Vous êtes mon rayon de soleil du matin !

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Vous pensez quoi de wikipédia ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Il y a le meilleur et le pire. Ca manque souvent de sérieux et d'objectivité (cf la notice consacrée à Jean-Paul Brighelli). Ma collègue documentaliste m'a dit hier que les éditions Larousse étaie,t en train de fonder un site "alternatif" qui devrait être plus sérieux.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

"Le "référentiel exocentré" est devenu dans les esprits le référentiel bondissant (plus marrant sans doute)."

Ecrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Personnellement, je trouve: "exocentré" beaucoup plus humoristique. C'est dommage qu'il n'ait pas été choisi par les media.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

"Appelez TOTO à la rescousse."

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Ah, un peu d'humour sur ce blog. Farid, vous êtes mon rayon de soleil du matin. ;-)

Tiens, Jean-Marc Sylvestre remet ça, textuellement, avec les enseignants qui ne sont pas devant les élèves, (avec "rectification arithmétique" des auditeurs.)
Oui, Sylvestre est bien un con, totalement incompétent, (je n'ai jamais vu un "économiste" incapable de prononcer "dow jones". Il dit: "down Jones". Un peu comme si je disais que la note qui se trouve sur le troisième interligne de la clé de sol s'appelle: "da".)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

Anne-Marie Valette, quelles sont vos sources, je dois admettre que je le trouvais plus clair que ça. J'ai lu "Emile revient vite ils sont devenus fous" et "lettre à un jeune professeur". Je lis également ses écrits sur son site. D'habitude il est un peu plus clair.

En tout cas c'est du grand délire comme d'habitude. Les expressions qui me me font rire : "situation problème" et "groupe classe" au lieu de problème et classe

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Meirieu vous fait rire? Vous avez bien de la chance! Moi, il me fait pleurer. Ce hâbleur qui n'a pour ainsi dire jamais mis les pieds dans une classe, qui n'a réussi aucun concours de recrutement, donc qui ne sait rien de l'enseignement et donc ne vit que dans la fiction qu'il s'en forge, ce type a l'insondable culot de prétendre nous expliquer , à nous qui nous coltinons les vrais problèmes, comment il faut enseigner. Il faut vraiment s'appeler Meirieu pour avoir cette impudeur, cet incommensurable toupet. Plus exactement, Meirieu ne cherche pas à nous apprendre comment il faut faire, puisqu'il ne le sait pas lui-même, mais à démolir tout ce que nous faisons, tout ce qui est constructif, pour semer un doute universel auquel doit remédier la réflexion pédagogique - "quand elle aura commencé vraiment", ce qui nous fait espérer des solutions dans vingt ans!

Écrit par : Jean | 16 mai 2008

Les auteurs de cette délicieuse expression jargonnante sont Jacqueline Marsenach et Robert Mérand, prof d'EPS rattachés à l'INRP, tous les deux aujourd'hui en retraite, dans "L'évaluation fomative en EPS dans les collèges", INRP, rapport de recherche n°2, 1987

Ecrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Voilà qui me ramène à de bons souvenirs personnels. J'ai très bien connu les auteurs de cette logorrhée, qui, avant d'en arriver à ce délire verbal avaient fortement contribué dans les années 70/80 à arracher l'EPS au technicime et au formalisme d'alors.

Comment, par la suite, ayant basculé à la fin des années 70 dans "l'ultra-pédagogisme" ont-ils réussi à contaminer l'ordre pédagogique scolaire toute entier, via l'INRP, cela reste une énigme pour moi?

Mais je leur dois d'avoir perçu et anticipé dès ces années là, la percée irrésistible et la généralisation de la "techno-science éducative" à toutes les disciplines scolaires.

D'une certaine manière l'EPS, qui, souvenons-nous, a longtemps été exclue administrativement de l'EN, a servi de laboratoire dans l'école pour élaborer la "nouvelle techno-science pédagogique". Cela a été rendu possible pour une raison simple: l'EPS contrairement aux autres disciplines ne trouve pas en dehors d'elle les "contenus constitués " du Savoir. Elle se doit de les inventer, de les modéliser, les programmer.
L'EPS par conséquent est une "discipline" scolaire complètement neuve et artificielle, inventée de toutes pièces et contrainte en permanence à se réinventer, à se dogmatiser. (Ce mot "dogma" a pu signifier "la science, le système du mouvement, la "médecine systématique"). C'est une discipline en chantier permanent , les programmes changeant pratiquement tous les cinq ans bien avant que les professeurs n'aient eu le temps de les assimiler.

Voilà, bientôt une trentaine d'années (une carrière!) , que j'assiste d'un point de vue exceptionnel , décentré, à la refondation de la pédagogie (de l'enseignement scolaire) modélisée désormais sur celle de l'EPS.
Voilà trente ans que la pédagogie de "l'auto-socio-construction des contenus du savoir" est la règle en EPS. Il faut le savoir!

Et si vous voulez savoir quelle sera l'étape suivante de la révolution pédagogique en cours, allez consulter les "nouveaux programmes d'EPS". S'y confirme une nouvelle dogmatique, celle de l'élève-apprenant, insulaire, autonome, élaborant son projet individuel de formation du "citoyen physiquement actif", préoccupé de sa santé etc.
Méthodologiquement, l'élève est initié dès la sixième a repérer (lister) quelles sont les "compétences" générales et spécifiques qu'il convient d'inscrire dans son projet individuel, afin de les acquérir une par une pour les valider, sur le modèle du bédeuzi.
Quant au professeur d'EPS il n'est plus qu'un simple membre d'une équipe, tenu de travailler en équipe, de réaliser, préalablement aux activités de production/consommation des compétences, un travail de marketing, de communication aux clients (parents, élèves, administration) des contenus d'enseignement, au premier rang desquels, les compétences à acquérir des compétences nécessaires tout au long de la vie...

Je ne doute pas un instant que cette "pédagogie novatrice" , fruit de décennies de recherches savantes sera la règle dans l'école française rénovée de demain.

Bonne journée à tous!

Écrit par : buntovchik | 16 mai 2008

Buntchovnik, vous confirmez ce que m'a dit Guy Morel il y a peu. L'EPS comme cheval de Trois du pédagogisme m'apparaît effectivement comme une théorie valable : on y a introduit les concepts qui ont été ensuite étendus aux autres matières.
J'ajoute ce que j'avais également relevé : on aime faire passer des réformes d'abord au Lycée Professionnel ou dans les filières techniques avant de les étendre aux filières S, ES et L pour le secondaire, ou à l'Université pour le supérieur.

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Cheval de TroiE.
Mais j'avais trois choses à dire.

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Buntchovnik, vous confirmez ce que m'a dit Guy Morel il y a peu. L'EPS comme cheval de Trois du pédagogisme m'apparaît effectivement comme une théorie valable.

Ecrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Une théorie valable et vérifiée dans les faits. En tout cas dans mon collège-laboratoire, dirigé par deux pédagogues ex-profs d'EPS, je suis aux premières loges , depuis 20 ans et plus pour assister à cette révolution tranquille des "mores".
Ceci dit je ne suis pas sûr qu'on perçoive très bien, y compris sur ce blog de JP Brighelli, la nature de cette révolution. Pour l'heure conçue très souvent comme limitée à la pédagogie dans la classe, à une question de méthodes pour enseigner.
Je crois qu'il faut creuser notre "théorie". Et examiner dans quelle mesure c'est tout l'ordre pédagogique (de transmission) ancien, vertical et patriarcal qui s'écroule, pour laisser la place à un nouvel ordre s'attachant à faire surgir dans l'élève le procès hypothétique d'élaboration des "compétences". (D'après les instigateurs de cette nouvelle mythologie)
Une chose est claire pour moi, nous sommes à l'aube d'une révolution dans l'EN. Nous sommes très loin d'en apercevoir les tenants et aboutissants.
Maintenant je me sauve au collège. I'm late!

Écrit par : buntovchik | 16 mai 2008

Mes sources sont quelques blagues de l'ami Pierre Azimont, auteur du Meirieutron.

"L'autosocioconstruction des contenus du savoir " n'est pas seulement prégnante ,hélas, en EPS.

En voici la preuve dans ces quelques témoignages. (Sur le calcul en primaire.)

"Si la division est vue plus tôt, la principale tâche au CM1 consistera à enseigner la technique opératoire des entiers.

Cela permettra d'approfondir les décimaux et les fractions au lieu d'effleurer le sujet comme c'est le cas aujourd'hui.
Ce qui me chagrine : au lieu d'être étudiée, la division au CE1/CE2 fera sans doute l'objet de magnifiques séances de découverte/recherche. Résultat : ce sera comme si les élèves ne l'avaient jamais vue.

Aujourd'hui j'ai essayé d'expliquer à une collègue (CM1) que faire une séance de découverte sur la multiplication d'un décimal et d'un entier n'avait aucun sens.

Elle se proposait de les laisser se « dépatouiller » avec ladite multiplication, puis de les questionner sur leurs résultats, leurs démarches, de « mettre en commun » les procédés, puis enfin de « faire se dégager » une technique.

Alors seulement les élèves auraient pu se consacrer à l'entraînement ô combien nécessaire.
Elle m'a dit que c'était comme ça qu'elle avait appris à l'IUFM (c'est sa 1ère année).

Tant que l'IUFM sera ce qu'elle est, j'ai peu d'espoir que les nouveaux programmes soient efficaces. "

Un autre.

" IUFM, lieu où je me suis royalement emm.... durant 2 ans. "

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 mai 2008

RÉALISME ÉCONOMIQUE…

Hier soir, sur Antenne 2, débat sur l'an 2 du Sarkozisme : en évoquant le mouvement des enseignants, un économiste, Cohen X (?, ils sont plusieurs de ce nom à être économistes) constate qu 'en Europe, c'est le lycéen français qui supporte l'investissement financier le plus élevé… pour des résultats très médiocres comme le montrent les mauvais bilans des derniers classements inter-européens. L'économiste ajoute qu'il est scientifiquement prouvé que les résultats sont meilleurs avec des effectifs réduits… Et il conclut que pour améliorer la situation, il faudrait arriver à des effectifs de 12 élèves par classe… J'ai cru tout d'abord qu'il se foutait de la gueule de son auditoire… Aucun interlocuteur n'a réagit… Puis j'ai pensé que le psycho-pédagogisme avait complètement biaisé et perverti le débat sur l'école pour qu'on en arrive à énoncer de telles énormités.
Ce que j'ai craint, si Meirieu a vent de l'histoire, c'est qu'au nom du “ Toujours mieux”, d'un revers de manche, il balaie ce “juste” mot d'ordre pour réclamer : - le préceptorat pour tous – l'égalité du un pour un et non du un pour douze – chaque enfant devant avoir un tuteur-tateur-précepteur-prescripteur – mais aussi, la suppression de l'école et des enseignants – le remplacement de ces derniers par un corps d'élite nombreuse, “les principuces”, la transformation des I.U.F.M. en I.U.F.P. (Institut Universitaire de Formation des Principuces), la délocalisation et la multiplication des I.U.F.P. dans les locaux des écoles, enfin libérées – Et le rétablissement de l'esclavage pour faciliter le recrutement de ce corps d'élite, en prenant exemple sur notre Rome Antique…

Vive l'an III du Sarkozisme et de sa grandiose politique d'alliance avec Kouchner et les psycho-pédagogues.

N.B. Mon envie d'aller braire à nouveau sur la luzerne de Cadichon est reportée à incessamment sous peu.

Écrit par : Roger Felts | 16 mai 2008

Grandes écoles pour les initiés = je te dirige alors que je suis un total abruti mais moi mon papa est informé.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Pitié !
Vous avez essayé de passer un concours d'entrée à une "grande école" ?
Même s'il y a forcément un peu de piston à la marge (la corruption, ce n'est pas que chez les autres), la plupart des admis ne sont pas de "totaux abrutis".

Écrit par : yann | 16 mai 2008

En lisant ce qui se dit plus haut, je comprends pourquoi ma fille a eu une mauvaise note en EPS.
(Elle est "baraquée", et pratique plusieurs sports.)

1) Elle a eu une mauvaise note à l'écrit, ayant je pense mal intégré la didactique sportive.
2) Lors de l'épreuve de course, elle a couru bien trop vite!!!
Elle avait annoncé qu'elle ferait 2000 m en 9 mn, 45s.
Las, elle a couru en 9 mn, 18s.
C'était en plein début d'été, 30° à l'ombre.
On lui a reproché de ne pas bien "connaître son corps." (Sic!)

Cet exemple n'est pas le seul que je connaisse.
La nouvelle mode à l'Educ-nat en EPS, au bac, par exemple, c'est de devoir annoncer le temps qu'on mettra à faire deux longueurs de bassin, ou à combien de mètres on lancera le javelot.
Peu importe si on est bon sportif ou pas : ce qui compte, c'est l'écart entre la prévision et le résultat obtenu.

On devrait instaurer cela aux jeux olympiques : après tout, les petits gros à jambes courtes garderaient leur chance de monter sur le podium, au lieu que ce soient toujours les Kenyans ou Ethiopiens.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 mai 2008

Roger, quand les parents se décideront à éduquer leurs enfants avant qu'ils arrivent en petite section de maternelle, (ou, selon les cas, seront en mesure de le faire, ou les deux), on pourra certainement avoir des classes de quarante élèves sans trop de dommages.
Autrement, il me semble qu'en Finlande, (en tête du classement "PISA", si je ne me trompe), la règle soit effectivement des classes à douze?

Buntovchik, je crois que la tentative de "dérive pédagogiste" des profs de sport s'explique de manière beaucoup plus simple. Cette très estimable corporation est composée d'individus qui, à juste titre, en ont eu marre d'être considérés par le collègues comme des plagistes au QI voisin de ceux d'une huître. La réaction à cette sous-considération a effectivement, quelquefois, été terrible. Ce qu'on pourrait appeler "le complexe du muscle", en quelque sorte?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

"par leurs collègues", mille excuses.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

"Oui, Sylvestre est bien un con, totalement incompétent, (je n'ai jamais vu un "économiste" incapable de prononcer "dow jones". Il dit: "down Jones"."

On pourrait dire la même du GROS CON qui dit 'soit-disant'.
:ange:

Écrit par : toto | 16 mai 2008

Une chose est claire pour moi, nous sommes à l'aube d'une révolution dans l'EN. Nous sommes très loin d'en apercevoir les tenants et aboutissants.
Maintenant je me sauve au collège. I'm late!

Ecrit par : buntovchik | 16 mai 2008

Il est possible en effet que nous soyions en retard et que nous nous trompions d'adversaire.

Le pédagogisme n'est plus tout à fait à la mode actuellement dans les IUFM. Bentolila a détrôné Meirieu. La grammaire est un symbole. On commence à se rendre compte qu'on ne joue pas impunément avec la transmission du langage.

Ce que nous avons à affronter ou plutôt à accompagner en limitant les dégâts, c'est l'omniprésence de l'ordinateur au CDI, dans les classes, dans les maisons, la "validation du B2I", le "socle commun européen des connaissances", le nouvel enseignement des langues, l'afflux massif de nouvelles "compétences" dans les domaines les plus variés et les plus étrangers "aux missions traditionnelles de l'école".

Effectivement, nous allons vers un redéfinition de la fonction enseignante, mais il est inutile de se lamenter. Le choix n'est pas non plus entre rendre les armes et refuser cette évolution.

Les "vieux réacs" et les plus jeunes qui nous succèdent (certains sont très lucides et voient aussi bien que nous les limites de tous ces "gadgets") ont un rôle essentiel de régulation et de "garde-fous" à jouer.

Je m'en rends compte tous les jours et de plus en plus. Plus l'atome se "complexifiera" avec les risques de désagrégation que cela comporte et plus il faudra solidifier le noyau.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

"Je ne suis pas bon en orthographe toto alors corrigez svp "

Moi non plus :)

C'est juste que "aprés" est une "énorme" faute de "globale" (comprend ki pneu).
Ce qui est rigolo c'est que tu fasses cette faute alors que tu te débrouilles plutôt bien (en tous cas mieux que moi...me semble-t-il..)

Écrit par : toto | 16 mai 2008

"C'est juste que "aprés" est une "énorme" faute de "globale" (comprend ki pneu)."

Ecrit par : toto | 16 mai 2008

Est-ce que,une fois pour toutes,JPB ne pourrait pas dégager ce gros débile?

Écrit par : toilettes.champs | 16 mai 2008

Je crois qu'il faut creuser notre "théorie". Et examiner dans quelle mesure c'est tout l'ordre pédagogique (de transmission) ancien, vertical et patriarcal qui s'écroule, pour laisser la place à un nouvel ordre s'attachant à faire surgir dans l'élève le procès hypothétique d'élaboration des "compétences". (D'après les instigateurs de cette nouvelle mythologie)
Une chose est claire pour moi, nous sommes à l'aube d'une révolution dans l'EN. Nous sommes très loin d'en apercevoir les tenants et aboutissants.
Maintenant je me sauve au collège. I'm late!
Ecrit par : buntovchik | 16 mai 2008

Bien vu. Je ne veux pas me vanter -quoique -, mais en 2000, c'était le propos essentiel du Petit vocabulaire de la déroute scolaire ( voyez les articles Compétences, Savoir savoir-faire savoir-être). L'était en avance ce petit bouquin...
J'arrête parce que mon âne, qui lit par dessus mon épaule, n'aime pas qu'on prenne la grosse tête.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

François Bégaudeau, enseignant en disponibilité. Combien de temps ça dure la disponibilité?...

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

Le plus longtemps possible !!! Dans son cas précis, l'éternité ne serait pas de trop. Je l'espère de tout mon coeur, pour les malheureux potaches qui devront subir ce bellâtre je-sais-tout nuisible, égocentrique et prétentieux, qui se prend pour un écrivain (dans "écrivain" il y a "vain") -- et qui se mêle de disserter sur les vertus de mai 68 quand il devait encore en être aux couches-culottes et aux pâtés au fond du bac à sable de l'école maternelle de St Michel en l'Herm (Vendée). En revanche, sa maman était une remarquable institutrice laïque. Comme quoi...

Ecrit par : FGuichard | 15 mai 2008

Fils d'une mère ex-enseignante en compta étant devenue chef de l'entreprise créée par son père et frère de celui qui a repris et développe cette même entreprise brillamment - mais que de galères, que de stress, la tête dans le réel et l'esprit dans le futur, même avec "seulement" 20 employés... ce qui m'agace, c'est que le Herr Doktor Bégaudeau, ou tout autre fonctionnaire de l'EN (ou d'ailleurs?), puisse quitter momentanément (sur des années, donc, jusqu'à 15 dit Catmano) son métier d'origine pour gagner de l'argent ailleurs, et si ça va mal ensuite, ou même pas, et avoir le droit de revenir dans le giron de son administration - quel beau parachute (il y en a qui en ont de golden, et d'autres de bien confortables et jusqu'à la retraite). Parlons-en aux salariés, aux ouvriers, ou aux libéraux (médecins, vétos, infirmières, etc.), aux chefs de PMI-PME. WHOUAOU, ça s'appelle prendre des risques, ça. Il va falloir que je pense à en profiter, moi!

Écrit par : Pendariès_is_alive | 16 mai 2008

Christophe Sibille a parlé de nouveau de la Finlande. Si ce sujet vous intéresse (ça ressemble parfois un peu à l'Arlésienne le système scolaire finlandais), j'ai une amie finlandaise qui après avoir habité en France, en Suisse avec mari et enfants est de nouveau dans son pays et fait des remplacements dans les écoles (sans formation d'enseignante).
Si vous avez des questions, je peux les lui transmettre. Elle est toute prête à y répondre.

Écrit par : lucile | 16 mai 2008

Je m'étonne de ne trouver aucune réaction à la déclaration solennelle de N.Sarkozy !!! Pourtant il a sans doute signé l'arrêt de mort de toute réforme en s'en prenant aux enseignants coupables d'exercer leur droit de grève (et pour une fois avec des syndicats unanimes). Le Canard enchaîné avait à juste titre mentionné que le Président allait s'en prendre aux enseignants pour se refaire sur leur dos une santé médiatique.

Les voilà de nouveau désignés à la vindicte publique!!! Il ne faudra pas qu'ils se plaignent s'ils en prennent « plein la gueule » dans les réunions ou en classe ces sans cœur qui osent gêner les pauvres parents qui ne savent pas quoi faire de leur progéniture !!! De plus cette mesure est coûteuse puisque c’est l’Etat qui payera cette GARDERIE (car l’expression service minimum est une véritable hypocrisie). J’en profite pour faire remarquer que le gouvernement ne propose aucune aide financière aux parents pour les problèmes que pose la suppression des cours le samedi matin à l’école primaire.

Mais revenons à la fin de la réforme Darcos. Les tenants de la « pédagogie Meirieu » se verront renforcer dans leur opposition pédagogique et politique d’autant plus que les IDEN qui décident de leur avancement vont rester en place. Quant à ceux qui sont plutôt favorables à la réforme, ils n’auront aucun intérêt financier : les caisses seront d’ autant plus vides qu’il faudra financer les GARDERIES. Ils ne vont pas faire d’effort de formation pour « des prunes » et la non considération de la hiérarchie qui décide de leur avancement. D’ailleurs, qui peut les former puisque ceux qui ont déjà pratiqué les « bonnes méthodes » sont tous (ou presque) à la retraite ? De plus quand on reproche aux collectivités locales d’augmenter les impôts locaux, faudra-t-il s’étonner si elles ne font aucun effort pour acheter les manuels conformes au nouveau programme ?

Quand Darcos veut récupérer des heures et des postes, pourquoi ne commence-t-il pas par supprimer les IUFM en revenant à la formation « sur le tas » avec l’aide de collègues expérimentés ? Pourquoi ne supprime-t-il pas les TPE, cet apprentissage du copie- coller ? Il vaut mieux faire des langues anciennes que de »pomper » sur Internet des réponses erronées.

Grâce au contexte politique, les enseignants sont encore plus méprisés par des élèves qui ont vu les injures et insultes en public d’un Président de la République (on peut donc faire pareil ?). Ils ont été aussi rabaissés (ce qui est encore plus insupportable) au rang de sous- curés, de sous- rabbins, de sous- imams. Heureusement que les enseignants sont des idéalistes indécrottables car il ne reste que deux attitudes possibles. Il leur faut être vraiment impopulaires et alors ne pas hésiter « à prendre en otages » (comme j’entends déjà le hurler les médias et le gouvernement) les examens et faire la grève des corrections et des oraux ou profiter de la souveraineté des jurys pour mettre des bonnes notes et engorger le supérieur. Mais j’entends déjà le chœur des enseignants digne des pleureuses antiques disant qu’on ne peut pas faire cela aux pauvres élèves.

Je suis donc prêt à parier qu’ ils se réfugieront dans un détachement et une morosité d’autant plus grande qu’ils n’ont aucune considération de leur hiérarchie proche ou lointaine, qu’ils sont méprisés socialement pour leurs préoccupations intellectuelles, culturelles (qui ne rapportent aucune richesse matérielle) et pour leur salaire de pauvres intellos qui ont la prétention de faire réfléchir de futurs citoyens. Les enseignants risquent de se mettre en condition de survie en se réfugiant dans ce qu’ils savent faire loin de toute innovation pédagogique bientôt remise en cause par le prochain ministre et en limitant au maximum leur présence dans leur établissement. Il m’étonnerait beaucoup que les enseignants se jettent sur les heures supplémentaires qui ne se résument pas à une heure de cours en présence d’élèves : un cours se prépare et des contrôles se corrigent.

D’ailleurs si les enseignants étaient réalistes, ils arrêteraient de faire des grèves altruistes pour vouloir que leurs élèves puissent conserver au lycée toutes les options possibles et avoir des conditions d’expression orale ou de manipulations scientifiques satisfaisantes. Ils se contenteraient de grèves purement catégorielles ou feraient comme dans d’autres professions un service minimum en se contentant de faire ingurgiter des connaissances (un Q.C.M. est plus vite corrigé qu’une dissertation !) et en faisant systématiquement passer dans la classe supérieure tous les élèves pour le plus grand bonheur des finances publiques et des …parents qui ne viendraient plus agresser les bourreaux de leur progéniture.

Écrit par : Ponocratès | 16 mai 2008

Les éditions Nathan ont eu la bonne idée de rééditer "Les Frères corses" un texte peu connu d'Alexandre Dumas (1844) dédié à Prosper Mérimée, dans une édition scolaire avec un appareil de notes, de questions et de commentaires. Je le signale de façon tout à fait désintéressé.

Je suis abasourdi par le nombre de spécimen qui arrivent dans les casiers des professeurs ; la tête vous tourne quand vous posez la multiplication par le nombre de collèges.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Pour en revenir à la formation pluridisciplinaire des professeurs des écoles, un petit lien vers un de ces problèmes que l'on donnait en CM2 dans cette "école ancienne" qui déplaît si fort à la FSU, à la FCPE et à quelques autres.
On n'a ici pas besoin de théorème ( en CM2,les élèves n'en connaissaient pas), on ne pose pas de calcul...
Matheux présents sur ce blog, laisser aux autres le plaisir de donner la solution.

http://www.re2.freesurf.fr/octo.pdf

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

Pornocratès a écrit : "Je suis donc prêt à parier qu’ ils se réfugieront dans un détachement et une morosité d’autant plus grande qu’ils n’ont aucune considération de leur hiérarchie proche ou lointaine, qu’ils sont méprisés socialement pour leurs préoccupations intellectuelles, culturelles (qui ne rapportent aucune richesse matérielle) et pour leur salaire de pauvres intellos

Les enseignants sont parfois méprisés à cause de leurs salaires mais ils sont beaucoup plus sûrement enviés pour leur temps libre. J'appelle temps libre le temps que je peux organiser comme je veux, où je veux (y compris pour corriger mes copies ou préparer mes cours !).

Ce temps là, j'y tiens énormément et je suis prêt à mordre comme un clébard enragé pour le garder.

Je comprends très bien les envieux : je m'organise pour passer un temps minimum au lycée (en gros moins de 600 h par an). Certains aimeraient beaucoup m'accrocher comme un clébard au bout d'une laisse en me confiant de pseudo responsabilités ou en m'organisant des réunions bidons avec des cons que je vomis. Ne pas se tromper : ceux qui veulent faire cela, veulent juste nous punir de cet énorme privilège de ne pas être tenu en laisse en ce début de 21ème siècle.

Ceux là (les cons et les revenchards), je les emmerde de façon sidérale et je leur jette mon chiffre au visage : 600 ! 600 !

PS : ne pas me parler de temps à passer avec des élèves (conseils particuliers, informations, orientation,etc.) en plus des cours. Je m'organise très bien par internet pour ça ...
Vive les TICE !

Écrit par : dugong | 16 mai 2008

Je m'étonne de ne trouver aucune réaction à la déclaration solennelle de N.Sarkozy !!! Pourtant il a sans doute signé l'arrêt de mort de toute réforme en s'en prenant aux enseignants coupables d'exercer leur droit de grève (et pour une fois avec des syndicats unanimes). Le Canard enchaîné avait à juste titre mentionné que le Président allait s'en prendre aux enseignants pour se refaire sur leur dos une santé médiatique.

Les voilà de nouveau désignés à la vindicte publique!!! Il ne faudra pas qu'ils se plaignent s'ils en prennent « plein la gueule » dans les réunions ou en classe ces sans cœur qui osent gêner les pauvres parents qui ne savent pas quoi faire de leur progéniture !!! De plus cette mesure est coûteuse puisque c’est l’Etat qui payera cette GARDERIE (car l’expression service minimum est une véritable hypocrisie). J’en profite pour faire remarquer que le gouvernement ne propose aucune aide financière aux parents pour les problèmes que pose la suppression des cours le samedi matin à l’école primaire.

Mais revenons à la fin de la réforme Darcos. Les tenants de la « pédagogie Meirieu » se verront renforcer dans leur opposition pédagogique et politique d’autant plus que les IDEN qui décident de leur avancement vont rester en place. Quant à ceux qui sont plutôt favorables à la réforme, ils n’auront aucun intérêt financier : les caisses seront d’ autant plus vides qu’il faudra financer les GARDERIES. Ils ne vont pas faire d’effort de formation pour « des prunes » et la non considération de la hiérarchie qui décide de leur avancement. D’ailleurs, qui peut les former puisque ceux qui ont déjà pratiqué les « bonnes méthodes » sont tous (ou presque) à la retraite ? De plus quand on reproche aux collectivités locales d’augmenter les impôts locaux, faudra-t-il s’étonner si elles ne font aucun effort pour acheter les manuels conformes au nouveau programme ?

Quand Darcos veut récupérer des heures et des postes, pourquoi ne commence-t-il pas par supprimer les IUFM en revenant à la formation « sur le tas » avec l’aide de collègues expérimentés ? Pourquoi ne supprime-t-il pas les TPE, cet apprentissage du copie- coller ? Il vaut mieux faire des langues anciennes que de »pomper » sur Internet des réponses erronées.

Grâce au contexte politique, les enseignants sont encore plus méprisés par des élèves qui ont vu les injures et insultes en public d’un Président de la République (on peut donc faire pareil ?). Ils ont été aussi rabaissés (ce qui est encore plus insupportable) au rang de sous- curés, de sous- rabbins, de sous- imams. Heureusement que les enseignants sont des idéalistes indécrottables car il ne reste que deux attitudes possibles. Il leur faut être vraiment impopulaires et alors ne pas hésiter « à prendre en otages » (comme j’entends déjà le hurler les médias et le gouvernement) les examens et faire la grève des corrections et des oraux ou profiter de la souveraineté des jurys pour mettre des bonnes notes et engorger le supérieur. Mais j’entends déjà le chœur des enseignants digne des pleureuses antiques disant qu’on ne peut pas faire cela aux pauvres élèves.

Je suis donc prêt à parier qu’ ils se réfugieront dans un détachement et une morosité d’autant plus grande qu’ils n’ont aucune considération de leur hiérarchie proche ou lointaine, qu’ils sont méprisés socialement pour leurs préoccupations intellectuelles, culturelles (qui ne rapportent aucune richesse matérielle) et pour leur salaire de pauvres intellos qui ont la prétention de faire réfléchir de futurs citoyens. Les enseignants risquent de se mettre en condition de survie en se réfugiant dans ce qu’ils savent faire loin de toute innovation pédagogique bientôt remise en cause par le prochain ministre et en limitant au maximum leur présence dans leur établissement. Il m’étonnerait beaucoup que les enseignants se jettent sur les heures supplémentaires qui ne se résument pas à une heure de cours en présence d’élèves : un cours se prépare et des contrôles se corrigent.

D’ailleurs si les enseignants étaient réalistes, ils arrêteraient de faire des grèves altruistes pour vouloir que leurs élèves puissent conserver au lycée toutes les options possibles et avoir des conditions d’expression orale ou de manipulations scientifiques satisfaisantes. Ils se contenteraient de grèves purement catégorielles ou feraient comme dans d’autres professions un service minimum en se contentant de faire ingurgiter des connaissances (un Q.C.M. est plus vite corrigé qu’une dissertation !) et en faisant systématiquement passer dans la classe supérieure tous les élèves pour le plus grand bonheur des finances publiques et des …parents qui ne viendraient plus agresser les bourreaux de leur progéniture.

Ecrit par : Ponocratès | 16 mai 2008

Pour mépriser autant les enseignants, Sarko a au moins dû avoir Meirieu comme conseiller, Jean!
Ah, non, zut, c'est vrai, Meirieu est proche du PS, et tous ses "sbires" sont acquis à la cause de Ségolène Royal, où avais-je la tête? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

"Est-ce que,une fois pour toutes,JPB ne pourrait pas dégager ce gros débile?"

Ecrit par : toilettes.champs | 16 mai 2008

Impossible: Toto est indispensable, ici. De la même manière que le bouffon l'était à la cour! A la réflexion, je ne pense même pas que ce soit souhaitable.
Moi, il m'amuse beaucoup, passés quelques moments d'agacement!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

Dugong, vous avez mille fois raison! On a un peu les libertés qu'on se donne. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

Je suis surpris : la disponibilité, pour répondre à la question de FGuichard, ça dure maximum 1 an, et en général 6 mois.

Et en plus, c'est sans salaire, la disponibilité.

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Buntovchik, je crois que la tentative de "dérive pédagogiste" des profs de sport s'explique de manière beaucoup plus simple. Cette très estimable corporation est composée d'individus qui, à juste titre, en ont eu marre d'être considérés par le collègues comme des plagistes au QI voisin de ceux d'une huître. La réaction à cette sous-considération a effectivement, quelquefois, été terrible. Ce qu'on pourrait appeler "le complexe du muscle", en quelque sorte?

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

Je crois aussi en cette explication. Le bâton a été courbé dans l'autre sens, mais exagéremment et à la limite de la rupture.
De plus la création de l'agrégation d'EPS, après 1981 et l'intégration à l'EN, a divisé et hiérachisé l'estimable corporation. En effet comment différencier un officier agrégé, d'un simple soldat certifié? En inventant de toutes pièces une science fabuleuse réservée aux docteurs et diffusée dans les IUFM.
Science qui s'est répandue tel un venin dans le reste du grand corps malade.

Ceci étant dit, cela ne nous explique pas pourquoi, le cheval de Troie une fois dans la place les défenseurs de la ville ont battu aussi facilement en retraite.
C'est qu'à mon avis le fruit était mûr et le système scolaire massifié placé au pied du mur, devant l'obligation d'inventer de nouvelles procédures de transmission du savoir.
Je suis de l'avis de Robin lorsqu'il écrit: "Effectivement, nous allons vers un redéfinition de la fonction enseignante, mais il est inutile de se lamenter. Le choix n'est pas non plus entre rendre les armes et refuser cette évolution".

Écrit par : buntovchik | 16 mai 2008

Je le signale de façon tout à fait désintéressé.

désintéresséE.
Bonjour les accords !...Et c'est le plus simple !

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Pour la disponibilité, il y en a trois types. En l'occurence, il s'agit d'une disponibilité dite "sur demande" :

Extrait de la prose institutionnelle :

"La disponibilité sur demande est accordée sous réserve des nécessités de service et après avis des commissions administratives paritaires :
- pour effectuer des études et des recherches d'intérêt général. La durée de la disponibilité est de trois ans maximum, renouvelable une fois pour une durée égale durant votre carrière ;
- pour convenances personnelles. La durée de la disponibilité est de trois ans. Elle est renouvelable mais ne peut au total excéder une durée de dix ans pour l'ensemble de votre carrière ;
- pour créer ou reprendre une entreprise. Vous devez avoir accompli au moins trois années de services effectifs dans l'administration. La disponibilité ne peut pas excéder deux ans."

Écrit par : dugong | 16 mai 2008

Ah ben j'apprends des choses !

Et c'est bien une période sans salaire ?

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Oui et sans retraite

Écrit par : dugong | 16 mai 2008

"Est-ce que,une fois pour toutes,JPB ne pourrait pas dégager ce gros débile?
Ecrit par : toilettes.champs | 16 mai 2008 "

Et vous ?

Écrit par : toto | 16 mai 2008

Ceux là (les cons et les revenchards), je les emmerde de façon sidérale et je leur jette mon chiffre au visage : 600 ! 600 !

PS : ne pas me parler de temps à passer avec des élèves (conseils particuliers, informations, orientation,etc.) en plus des cours. Je m'organise très bien par internet pour ça ...
Vive les TICE !

Ecrit par : dugong | 16 mai 2008

Attention, l'annualisation vous guette : 800 ! 800 !

Écrit par : victor | 16 mai 2008

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2008 :
On n'a ici pas besoin de théorème ( en CM2,les élèves n'en connaissaient pas), on ne pose pas de calcul...
Matheux présents sur ce blog, laisser aux autres le plaisir de donner la solution.

http://www.re2.freesurf.fr/octo.pdf
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Comment faut-il comprendre "on ne pose pas pas de calcul"?
Qu'il n'y a aucune opération à effectuer?
Ou bien :
Si calcul il y a , on peut trouver sans poser.

pr exemple, il me semble qu'il faut bien calculer
(24 cm - 10 cm) : 2

Donc je vois ça comme ça :
Le pavé blanc c'est un carré de 24 cm de côté auquel on retire quatre quarts (et ça, c'est du gâteau) d'un carré noir, donc un carré noir.
Le carré noir est composé de quatre triangles rectangles isocèles qui sont chacun la moitié d'un carré de 7 cm de côté. Donc le carré noir est double d'un carré de 7 cm de côté.

Je propose donc :
pour le carré noir : 2 fois 7 au carré cad 98 cm².
pour le carré blanc 24² cm² - 98 cm²
Là faut ptet poser?

G. Juste?

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 16 mai 2008

Je propose donc :
pour le carré noir : 2 fois 7 au carré cad 98 cm².
pour le carré blanc 24² cm² - 98 cm²
Là faut ptet poser?

G. Juste?
Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 16 mai 2008
On peut poser, mais 24x24, ce n'est pas le diable à faire de tête.
Donc c'est juste. Je l'ai posé à une classe de seconde cette année : un élève sur trente-trois a trouvé la solution.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

Extrait de la prose institutionnelle :

"La disponibilité sur demande est accordée sous réserve des nécessités de service et après avis des commissions administratives paritaires :
- pour effectuer des études et des recherches d'intérêt général. La durée de la disponibilité est de trois ans maximum, renouvelable une fois pour une durée égale durant votre carrière ;
- pour convenances personnelles. La durée de la disponibilité est de trois ans. Elle est renouvelable mais ne peut au total excéder une durée de dix ans pour l'ensemble de votre carrière ;
- pour créer ou reprendre une entreprise. Vous devez avoir accompli au moins trois années de services effectifs dans l'administration. La disponibilité ne peut pas excéder deux ans."
Oui et sans retraite

Ecrit par : dugong | 16 mai 2008

La disponibilité pour études permet de continuer à acquérir des droits normaux à la retraite, à condition de verser les sommes, cotisées par le prof en activité.

Écrit par : Minloo ze | 16 mai 2008

"Pour mépriser autant les enseignants, Sarko a au moins dû avoir Meirieu comme conseiller, Jean! "

Non, non! Son ministre de l'éducation c'est bien Xavier Darcos!

Écrit par : Hervé | 16 mai 2008

Oui, cela fait 20x24 + 8x12, si on ne veut pas le faire "directement" de tête... Non?
Soit 480+ 96 = 576?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008

Pendaries, je ne partage PAS DU TOUT votre avis.
La mise en dispo (congé sans solde) me semble au contraire saine et bienvenue.

Ça peut servir à :
- découvrir une autre ambiance que celle de la salle des profs (qui sent souvent un peu le rance) et d’autres modes relationnels,
- réactualiser ses connaissances,
- (ré)apprendre qu’il est possible de recevoir un ordre (et de ce fait d’en donner),
- découvrir d’autres mobiliers que ceux de l’UGAP et de la CAMIF,
- confronter des savoirs théoriques à la réalité,
- se rendre compte qu’on n’est pas si mal payé finalement,
- savoir prendre une décision sur la couleur de la nouvelle salle d’histoire en moins de 6 réunions d’équipe,
- voir évoluer le fonctionnement de la société des vrais gens,
- se changer les idées après 10 ans d’enseignement et avoir la pèche en rentrant (de toute façon les vacances, c’est bientôt),
- se rendre compte que le lycée c’est galère mais pas si tragique,
- se rendre compte que l’entreprise c’est galère mais pas si tragique,

Je suis un peu effrayé que la majorité des profs d’éco ou de STG enseignent à partir de savoirs exclusivement livresques, bourrés d’a priori (souvent archéo marxistes ...) sans avoir jamais mis les pieds dans le privé.

Lorsqu’en ces périodes troublées de grèves quand j’entends en AG un(e) prof de lettre ou d’anglais expliquer avec aplomb (et en détail) les modalités de l’exploitation du travailleur par le grand capital ou l’ignominie des relations humaines dans l’entreprise, j’ai froid dans le dos en pensant aux générations de gosses qui ont entendu ces fariboles en cours !

L’entreprise c’est ni l’enfer ni le monde des bisounours. C’est juste pas pareil que la fonction publique, et il serait TRES souhaitable que les profs le découvrent !

Avoir travaillé quelques années dans le privé au cours de sa carrière ou avant d’enseigner me semble indispensable.
On pourrait imaginer au minimum un stage en fin de formation universitaire (genre 6 mois ou 1 an) pour les disciplines en direct rapport avec un « métier ». Les autres, ben ... 6 ou 8 mois comme OS n’est pas nécessairement une mauvaise expérience ! Les maos l’avaient compris (... pour de bien autres raisons).

Dans toutes les matières en rapport avec le monde industriel (STI, STG, physique etc.), le système devrait favoriser la mise en dispo pour aller bosser régulièrement dans le privé 2 ou 3 ans en cours de carrière. Aujourd’hui, on perd son poste en le faisant.
Je l’ai pratiqué, il m’a fallu 10 ans pour retrouver un boulot à moins de 60 km de mon conjoint. Le sureffectif dans ma discipline est tel que si je récidive je finirai TZR pour 10 ans ...
Si ce n’était pas le cas je le referai tant que je suis encore « employable ».

La majorité d’entre-vous sont sortis de l’école pour aller au lycée, à l’uni puis retourner à l’école ou au lycée jusqu’à la retraite ! Si possible vos conjoints sont profs, et la plupart de vos potes aussi.
Z’avez pas l’impression qu’il manque quelque chose ? Que vous n’avez pas vu le vrai monde de la vraie vie des vrais gens (ce qui ne vous dispense pas d’en parler doctement ...) ?

Croyez pas que c’est pour ça que les profs sont une engeance assez universellement méprisée ?

(Vous pouvez taper fort, j’ai bossé dans l’univers impitoyable de l’industrie, j’ai le cuir tanné ...)

Écrit par : Zorglub | 16 mai 2008

"- voir évoluer le fonctionnement de la société des vrais gens,"

C'est vraiment un poncif éculé: les vrais gens (et les profs et les élèves c'est des faux?), le monde du travail (on travaille pas dans les lycées?)....

bref, bof, bof, c'est du niveau de la BD "Les profs", pas dramatique mais pas si drôle que ça.

Écrit par : Hervé | 16 mai 2008

Pitié !
Vous avez essayé de passer un concours d'entrée à une "grande école" ?
Même s'il y a forcément un peu de piston à la marge (la corruption, ce n'est pas que chez les autres), la plupart des admis ne sont pas de "totaux abrutis".

Ecrit par : yann | 16 mai 2008

Bon je vous l'accorde, j'ai un peu exagéré sur ce point. J'aurais bien aimé passer ces concours mais je ne connaissais même pas l'existence de ces filières, ou plus exactement j'étais suffisamment naïf pour croire qu'université et grande école se valaient.
Désolez pour les papas et mamans qui se sont sentis blessés par cette remarque.
Admettez tout de même que quelque chose cloche dans notre orientation.

Sacré toto !

Écrit par : farid | 16 mai 2008

Toto président

A quand les statuettes toto ?

Écrit par : farid | 16 mai 2008

6 ou 8 mois comme OS n’est pas nécessairement une mauvaise expérience ! Les maos l’avaient compris (... pour de bien autres raisons).

Le petit fils Agnelli (Fiat) aussi.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

JeExtrait du livre Arithmétique du Cours Moyen, Croisille 1924, exercices de révision, publié à
l'adresse http://re2.freesurf.fr/l-anc/Acmpb.pdf
2.564. - On fait un carrelage avec des pavés noirs et blancs. Les pavés blancs ont la forme d'un
octogone, les pavés noirs d'un carré, conformément à la figure. Calculez la surface d'un pavé noir et
la surface d'un pavé blanc.(CEP).

Bon je me lance, quitte à avoir la honte :

Il me semble que l'on peut diviser l'octogone en 9 triangles, dont on connaît la hauteur, la diagonale de l'octogone : 24 cm. divisé par deux = 12 cm et la base : 10 cm donc (12 x 10 ): 2 = 60 cm2 x 9 = 540 cm2

La surface des carrés est 10 x 10 = 100 cm2

??? Non, ça doit pas être ça.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Je ne vois pas apparaître mon post sur les calculs de surface de carrelages proposés par Guy Morel. Mais j'ai bien peur qu'il ne soit passé.

Je sens que vais me ramasser la honte (il paraît que son âne a eu juste)...C'est pas des carottes, c'est des tomates pas fraîches que je risque de me recevoir.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Admettez tout de même que quelque chose cloche dans notre orientation.

Sacré toto !

Ecrit par : farid | 16 mai 2008

Ca, je l'admets avec les deux pieds, les deux mains et le reste.
Combien ai-je vu de gamins faire leurs choix d'orientation au petit bonheur la chance, sans rencontrer d'aide de la part de leur établissement, encore moins de la part de leurs parents complètement ... désorientés.

PS : je n'ai pas écrit "toto, abruti !" ;o))))

Écrit par : yann | 16 mai 2008

D'ailleurs, ça ne lui a pas fait du tord Robin si je ne m'abuse !
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Farid, facile :
http://cgi.ebay.fr/STATUETTE-TOTO-SUR-SON-COUSSIN--RESINE-LEBLON-DELIENNE_W0QQitemZ310024989654QQcmdZViewItem#ebayphotohosting
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Hervé :
Oui ce sont des faux ... sauf les élèves qui ont le seul défaut d'être des gosses.
Les vrais gens échangent la production de biens ou de services contre de l'argent, dans un système ouvert et concurrentiel. Il ne me semble pas que ce soit le cas pour les profs.
Délibérément, je n'ai pas utilisé "monde du travail".
Vous me décevez un peu, méprisant même pas haineux ... ceci dit vous ne répondez rien sur le fond !

Écrit par : Zorglub | 16 mai 2008

Oui, cela fait 20x24 + 8x12, si on ne veut pas le faire "directement" de tête... Non?
Soit 480+ 96 = 576?
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008
24x4 c'est plus simple. 100-4 =96

L'intérêt de ce problème, selon moi, n'est pas dans la calcul ( on peut aussi calculer l'aire d'un carré noir en divisant le produit des diagonales par 2 ) mais dans le fait que la solution peut être "vue" : on "voit" un carré si on prolonge les côtés nus de l'octogone. À partir de là, on sait trouver la surface de l'octogone.
Or, un seul de mes élèves avait vu. Parmi eux, ou d'autres semblables, il y en aura bien quelques-uns pour passer le concours de PE. Quand on sait ce qu'ils y auront comme cours de maths, on peut se demander comment ils pourront enseigner le calcul et la géométrie.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

Personnellement, je trouve: "exocentré" beaucoup plus humoristique. C'est dommage qu'il n'ait pas été choisi par les media

Christophe Sibille

Moi aussi. Ça fait un peu cours sur la Relativité galiléenne.

Écrit par : farid | 16 mai 2008

Le blog du service minimum.

Écrit par : aliscan | 16 mai 2008

C'est vraiment un poncif éculé: les vrais gens (et les profs et les élèves c'est des faux?), le monde du travail (on travaille pas dans les lycées?)....

Ecrit par : Hervé | 16 mai 2008

Pas si éculé que ça.
Quand on discute dans la "vraie vie" avec certains profs (pas tous), on a la certitude qu'il y a d'autres formes de vie dans l'univers.

Écrit par : yann | 16 mai 2008

Zorglub j'achète cette représentation tout de suite (fan de toto oblige).
Je note qu'elle lui ressemble comme 2 gouttes d'eau.

Écrit par : farid | 16 mai 2008

6 ou 8 mois comme OS n’est pas nécessairement une mauvaise expérience ! Les maos l’avaient compris (... pour de bien autres raisons).

Le petit fils Agnelli (Fiat) aussi.

Ecrit par : Robin | 16 mai 2008

J'ai été machiniste à l'Opéra de Paris pendant plusieurs semaines. C'était Dessanti et Jankélévitch le jour et le soir : la belotte, le pastis, les gars de la CGT...Faust, Loulou, Le Château de Barbe bleu, La Chevauchée des Walkyries. La "vraie vie", quoi !

Il faut connaître "l'envers du décor". Je n'ai jamais regretté ce genre d'expérience, même si on en bave un peu sur le moment.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2008
On peut poser, mais 24x24, ce n'est pas le diable à faire de tête.
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certes non


Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2008
Oui, cela fait 20x24 + 8x12, si on ne veut pas le faire "directement" de tête... Non?
Soit 480+ 96 = 576?
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curieux ....
ça supppose pas mal de manips ...

On penserait plutôt à (25 - 1)²
625 + 1 - 50

A part ça, comment s'étonner des résultats annoncés par Guy :
Voici deux petites vacheries que j'ai scannées de la lettre d'information de Pénombre http://www.penombre.org/
Et dix fientes

1

CHRONIQUE ÉCONOMIQUE
Travailler plus pour gagner plus
La formule me paraissait limpide : on doit gagner plus si on augmente son temps de travail. Or, la plupart des exemples cités par les politiques valorisent l'effet d'aubaine: celui qui effectue déjà des heures supplémentaires y gagne deux fois, en évitant d'abord la ponction des charges sociales puis celle de l'impôt sur le revenu sur les salaires correspondant à ces heures sup.
Ainsi le 13 novembre dernier, dans la nouvelle émission de Christine Ockrent, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, déclare: « en acceptant de prendre des heures supplémentaires, les professeurs augmentent leur pouvoir d'achat. Je vais vous donner un chiffre : un professeur certifié, qui a déjà deux heures supplémentaires, gagne aujourd'hui environ 2000 € par an. Grâce au dispositif voulu par le président de la république, il va gagner 2300 € puisqu'il n'y aura pas de charges fiscales. Comme il n'aura pas d'impôt à payer sur cela, on peut ajouter à peu près 300 € ; il va passer de 2000 à 2600,€. C'est du pouvoir d'achat donné au professeur.»
Limpide. À part que ces 300 € en plus correspondent à des charges sociales et non à des charges fiscales, et que l'économie d'impôt estimée de 300 € est un peu gonflée : si ce professeur certifié est marié et a deux enfants et si son épouse touche 1500 € par mois, il économise 214 € par an ; et 215 euros par an s'il est célibataire (source : moteur de calcul du site www.impots.gouv.fr). Ce qui fait un bonus de 515 € quand même, sans travailler plus !
Trop limpide même. Car, le 13 novembre, un auditeur de l'émission de Daniel Mermet « là bas si j'y suis », sur France Inter, réagissait en direct « j'appelle pour infliger une mauvaise note à l'élève Darcos [...] On se souvenait que Copé, le sublime énarque et ministre du budget, avait estimé que le salaire des enseignants était de plus de 4000 €. Et bien, Darcos a fait un calcul assez étonnant sur France 3. Il a dit qu'un prof qui gagnait 2000 € mensuels, grâce aux deux heures supplémentaires défiscalisées, donc version Sarkozy, passerait à un revenu mensuel de 2600 € : ce brillant Darcos a considéré que deux heures sup par semaine ça rapportait 300 € par mois, ce qui resterait à démontrer, et également que ça éviterait 300 € dans le contexte de la défiscalisation ; évidemment les 300 € d'impôt sur le revenu, c'est annuel, il n'a pourtant pas hésité à dire que ça correspondrait à un salaire de 2600 € soit une augmentation de salaire de 30 %. »
Comme quoi l'explication de Darcos était un peu confuse (et même erronée), d'autant que le montant annuel des heures supplémentaires qu'il avait en référence (2000 €) correspond peu ou prou au salaire mensuel d'un professeur certifié avec une quinzaine d'années d'ancienneté, d'où l'interprétation de l'auditeur.
Daniel Cote-Calisson
Ndlr : actuellement, le salaire mensuel net de base d'un professeur certifié après 10 ans d'ancienneté est compris entre 1753 et 1859 €, et il n'atteint jamais 4000 €, même enfin de carrière. Une heure de cours hebdomadaire supplémentaire est payée à tous les professeurs certifiés, quelle que soit leur salaire de base, entre 104 € et 115 € par mois (source : www.education.gouv fr).


2

Gagner plus en perdant plus
Réaction de Madame Parisot sur Europe 1, réaction qu'elle a pu (et dû) préparer, à propos de l'augmentation de 40 % des revenus des PDG du CAC 40 « Ces 40 % d'augmentation sont essentiellement dus à la distribution de stock options. Or ceux-ci viennent de perdre 20 % de leur valeur. Il ne reste donc plus que 20 % d'augmentation. »
40 % − 20 % = 20 % : Élémentaire, mon cher Watson ! N'oublions pas qu'avant de diriger le MEDEF, Mme Parisot dirigeait l'IFOP. En cette période de notation à tout va je propose un 0/20 pour la manipulation des pourcentages et un 18/20 pour la manipulation de l'information.
Plus sérieusement, voici un exercice que je dédie à Mme Parisot : sachant qu'une part x (entre 0 et 1) du revenu d'un patron est composée de stock options, quelle est, en %, la perte que subit son revenu lorsque les stock options perdent 20% de leur valeur ?

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 16 mai 2008

6 ou 8 mois comme OS n’est pas nécessairement une mauvaise expérience ! Les maos l’avaient compris (... pour de bien autres raisons).

Le petit fils Agnelli (Fiat) aussi.

Ecrit par : Robin | 16 mai 2008

Je n'étais pas maoïste, mais je pense qu'il y avait un peu de ça.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

De tête a l'exo je trouve 100 et 476, mais je me trompe sans doute.

Écrit par : farid | 16 mai 2008

Moi j'ai vu un carré aussi et 1 autre carré découpé en 4 morceaux.

Écrit par : farid | 16 mai 2008

En notant :
OldRev : avant baisse bourse
NewRev : après baisse bourse
et ... sauf erreur :
NewRev = OldRev . (1 - 0,2 . x)

car
OldRev = (1 - x).OldRev + x.OldRev
et
NewRev = (1 - x).OldRev + x.OldRev.0,8
soit NewRev = OldRev.(1 - x + 0,8.x)

Naturellement, plus la part de revenus liée aux stock options est grande plus la perte est grande.
Dommage ...
A vot' bon coeur, M'sieur dame.

Écrit par : Zorglub | 16 mai 2008

Jean Racine (de 2),
Alors, j'peux devenir présidente du MEDEF ?

Écrit par : Zorglub | 16 mai 2008

Je ne vois pas apparaître mon post sur les calculs de surface de carrelages proposés par Guy Morel. Mais j'ai bien peur qu'il ne soit passé.

Je sens que vais me ramasser la honte (il paraît que son âne a eu juste)...C'est pas des carottes, c'est des tomates pas fraîches que je risque de me recevoir.
Ecrit par : Robin | 16 mai 2008
Y'a pas de honte à avoir, d'abord parce que mon âne est incomparablement intelligent ( Bongo, reste tranquille ! il brait de fierté l'imbécile.), ensuite parce que j'ai pataugé un quart d'heure avant de trouver et qu'il y a plein d'autres problèmes ( du primaire ancien) qu'Isabelle Voltaire m'envoie et devant lesquels je patauge encore plus longtemps.
On va les proposer à la DEP pour les évaluations de 5e, et à PISA qui ferait bien de revoir ses tests.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

"Travailler plus pour gagner plus
La formule me paraissait limpide"

Quelle naïveté ! Cette formule est justement faussement évidente. Elle pose entre autre la question de la valeur travail.

Écrit par : farid | 16 mai 2008

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2008
L'intérêt de ce problème, selon moi, n'est pas dans la calcul ( on peut aussi calculer l'aire d'un carré noir en divisant le produit des diagonales par 2 ) mais dans le fait que la solution peut être "vue" : on "voit" un carré si on prolonge les côtés nus de l'octogone. À partir de là, on sait trouver la surface de l'octogone.
Or, un seul de mes élèves avait vu. Parmi eux, ou d'autres semblables, il y en aura bien quelques-uns pour passer le concours de PE. Quand on sait ce qu'ils y auront comme cours de maths, on peut se demander comment ils pourront enseigner le calcul et la géométrie.
Ecrit par : guy morel | 16 mai 2008


Il me semble que tu as dit qu''un seul de tes élèves a trouvé la solution. C'est donc celui qui a "vu".
Ce que je trouve plus inquiètant, c'est que ceux qui n'ont pas vu n'ont pas su mettre en oeuvre des connaissances de classe de quatrième.
Cette capacité à "voir", à revenir aux évidences premières, suppose un long travail.
Quand on sait que l'on peut s'appuyer sur des connaissances solides qui permettront finalement de résoudre le problème (savoir que l'on n'est pas en danger, d'une certaine façon), on peut retrouver une sorte d'innocence.
Ce qui aurait pu être un peu dommage mais normal, c'est qu'une bonne partie de tes élèves trouvent une solution non subtile. Quelque chose qui témoigne d'une certaine efficacité de l'enseignement reçu.

Je crains plutôt qu'ils n'en pas grand chose à faire.


BAV

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 16 mai 2008

En fait des connaissances niveau cm1 suffisent amplement. Il faut se faire voyant comme un poète.

Écrit par : farid | 16 mai 2008

Ecrit par : Zorglub | 16 mai 2008
Jean Racine (de 2),
Alors, j'peux devenir présidente du MEDEF ?
Ecrit par : Zorglub | 16 mai 2008

Ooops, j'avais oublié de coller la notule de fin qui disait à peu près à ceci :
"Les stock options ne sont pas des actions.... Mme Parisot ne le sait peut-être pas, mais elle peut très bien gagner beaucoup même si la bourse a baissé, puisque tout dépend du cours auquel les stock options lui ont été attribuées. "

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 16 mai 2008

je reviens sur Picketty car le panégirique de JD mérite qulques bémols.
Il est aussi sectaire que Maris. C'est le même gabarit, mais en bien plus dangeureux car il a la caution de l'establishment du monde universitaire, en plus de celle des medias.
Je n'ai jamais dit que c'était un imbécile, loin de là, il est extrêmement habile au contraire. Il a su cirer les pompes des pontes du PS, ainsi que des syndicats qui tiennent le CNU, il est un pur produit de la cooptation étatique !
Alors il ne peut pas faire autre chose que réciter la musique keynésienne, à coup de gros modèles macroéconomiques pour intimider les non-experts. Et son fonds de commerce est florissant, au pays des adorateurs de Viviane Forrester et... des lecteurs de Meyssan, qui gobent n'importe quoi pourvu que cela aille dans le sens de leurs croyances.

Son principal message, et en France ça marche encore alors qu'ailleurs c'est passé depuis belle lurette à la trappe avec les autres modèles éculés, c'est bien comme toujours de prendre prétexte des "imperfections du marché" pour introduire l'Etat comme un agent bienveillant au pouvoir régulateur.

Et dans la France viscéralement antilibérale, plus la ficelle est grosse, plus elle passe.
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J'aurais bien aimé passer ces concours mais je ne connaissais même pas l'existence de ces filières, ou plus exactement j'étais suffisamment naïf pour croire qu'université et grande école se valaient..
Admettez tout de même que quelque chose cloche dans notre orientation.
Ecrit par : farid | 16 mai 2008

Mais non, elle est parfaitement au point. Regardez la proportion exorbitante d'enfants de profs dans ces filières d'élite et vous comprendrez pourquoi il faut les soustraire à une plus large concurrence, ces chers petits. Charité bien ordonnée commençant pas soi-même, on se garde bien d'informer ceux qui risqueraient de piquer leurs places.

Les profs étant en plus à une écrasante majorité de gauche, c'est normal qu'ils optent pour le protectionnisme à tout crin et vomissent la concurrence!

C'est là que réside l'infâmie, dans ce pays qui a d'abord refusé l'accès égal au savoir de tous, en traitant les moins favorisés comme des débiles mentaux incapables d'apprendre (c'est l'imposition de la globale, qui n'a pas pris dans tant d' écoles privées) et il a donc interdit aux "bons" élèves qui se seraient distingués, en s'échappant du rouleau-compresseur de l'ignorance et de la médiocrité, d'avoir même l'idée qu'ils pourraient vaincre le système et accéder à ces filières.

Du grand art.

Pas plus faux-culs que ces bonzapôtres qui ont la conscience pour eux car ils sont de gauche, et ont nécessairement le souci du prochain, la compassion chevillés au corps, et le Picketty il ne dépare pas la collection, car il ne croit pas un mot de ce qu'il dit, ( bien trop malin pour ça) mais cela se vend si bien!

Écrit par : Cadichon | 16 mai 2008

Quand Darcos veut récupérer des heures et des postes, pourquoi ne commence-t-il pas par supprimer les IUFM en revenant à la formation « sur le tas » avec l’aide de collègues expérimentés ? Pourquoi ne supprime-t-il pas les TPE, cet apprentissage du copie- coller ? Il vaut mieux faire des langues anciennes que de »pomper » sur Internet des réponses erronées.

Ecrit par : Ponocratès | 16 mai 2008

Voilà qui est bien dit! Si seulement Darcos et Sarkozy pouvaient vous lire!
Notons que le thème de la suppression des IUFM reprend de la vigueur.
C'est la grande énigme en effet: pourquoi Sarkozy ne ferme-t-il pas les IUFM?

Écrit par : Jean | 16 mai 2008

Dans le Nouvel Observateur. J'espère que vous prendrez le temps de le lire: surtout les collègues qui n'ont jamais connu cela. Cela m'a rappelé des souvenirs, des mauvais.


"Dans les coulisses d'un désastre

« Moi, un prof à Clichy-sous-Bois »

Jérôme Maufras a 34 ans. Il enseigne l'histoire-géo dans un collège oublié de la banlieue parisienne, classé «ambition réussite» par une administration lointaine,pusillanime et qui manie l'humour noir avec un talent achevé.

Récit


De toute façon, vous finirez pas l'année», ironisait le petit Mohand en classe de 4e. C'était l'an 2000, ma première rentrée à «Louise-Michel», mon premier poste aussi. Collège catégorie PEP 4, «poste à exigence particulière» dans la novlangue administrative. Traduire : galère de niveau 4, la ligue des champions de la lose. J'avais 27 ans et je sortais à peine de l'IUFM. Ici, la moyenne d'âge des professeurs atteint difficilement les 30 ans. La plupart ne font que passer. Huit années plus tard pourtant, je suis encore en salle 310 pour affronter le fantôme de Mohand. Parce que si on ne décide pas de venir à «Louise-Mch'», on décide d'y rester. Le temps pour moi de laisser le bleu de mes cernes prendre une teinte violacée.
Le guide du routard «louise-michélien» conseille une arrivée en bus, par le 601. La ligne la plus laborieuse, la plus moite et la plus réaliste. Neuf kilomètres seulement de Paris et une impression de bout du monde. Des barres d'immeubles lépreux dressent leurs paraboles. Un défilé de tours marronnasses qui mène jusqu'au panneau indiquant «Collège Louise-Michel». Et le voilà enfin ce gros paquebot rectangulaire et décrépit qui réunit 700 élèves. Presque rien aux alentours, aucun commerce, à part un Leclerc. A la lumière du soir, quand les ombres erratiques de trois ados perdus au fond du couloir se détachent du gris, le collège prend des allures d'hôpital roumain, avec sa peinture écaillée et ses stores cassés qui font d'immenses clins d'oeil aux automobilistes.
Le 14 avril dernier, 10h25, une enseignante a surgi dans la salle des profs pour nous annoncer qu'il y avait eu une explosion et que les élèves fuyaient hors du collège. Nous sommes sortis pour les encadrer, sans même réfléchir au danger. Il faut dire qu'avec le temps, on devient moins impressionnable. Un mois plus tôt, nous enterrions un ancien élève tué d'un coup de couteau dans Clichy. Devant le portail, les cailloux volaient. L'un d'eux a atterri sur le plexus d'un collègue. Deux nouvelles explosions ont eu lieu entre 10h30 et 12h30, puis d'autres encore à 14 heures. Huit bombes à l'acide chlorhydrique en tout.
Le lendemain, l'inspecteur d'académie déclarait que l'incident ne représentait pas «un danger grave et imminent» ! Ultime provocation d'une administration coupée de la réalité et qui nous répond que «Louise-Michel» n'est pas le seul collège à connaître ce type de violences. En somme, rien que du banal, donc pas bien grave... Un renoncement complet ! Nous sommes totalement abandonnés. On nous répète qu'il faut trouver des solutions pédagogiques, que nous disposons déjà de gros moyens en tant que collège classé «ambition réussite». La culpabilisation, toujours. De l'ambition, nous n'en manquons pas. La réussite, elle, n'est pas au rendez-vous. Quant aux moyens, on ne peut que s'alarmer des suppressions de postes annoncées, de la diminution des heures de français en 4e et en 3e, du bac pro en trois ans au lieu de quatre, de l'augmentation des heures supplémentaires... Licenciements d'un côté, mise en application du «travailler plus pour gagner plus» de l'autre. Faire de l'école une petite entreprise, c'est la nouvelle idéologie. On nous parle à présent de «plus-value élève dégagée» ! Que dire aussi du fait que, malgré notre catégorie ZEP, nous avons le même nombre d'enfants par classe qu'un établissement bien doté du Raincy ?
A côté d'une machine à café qui fait disjoncter le système électrique vétuste, j'ai toujours l'impression bizarre que la salle des profs est un vestiaire de rugby. Je me prends pour Galthié à la grande époque, motivant les nouveaux. J'en fais des tonnes, à la limite du ridicule : «Je ne veux voir personne pleurer avant 10 heures. On ne va tout de même pas se laisser marcher sur la gueule par des puceaux !» Je raconte mes punitions les plus démesurées - une heure de colle pour un stylo tombé d'une table - pour qu'ils n'hésitent pas à se montrer sévères à leur tour, pour les déculpabiliser surtout par rapport à ce qu'ils ont pu apprendre à l'IUFM.

LA COCOTTE-MINUTE
Comment leur expliquer l'endroit ? Sommes-nous sur le limes, protégeant Rome des invasions barbares ? Un collègue parti enseigner en terrain plus calme m'a confié un soir qu'il se sentait comme un ancien du Vietnam. Et comment ne pas être caricatural ? C'est à la fois pire que ce que l'on peut dire et en même temps, cela n'a rien à voir. Non, les chaises ne volent pas sans arrêt en cours. Non, les élèves ne parlent pas comme dans les séries télé. Il y a de la vie, de la joie, de l'humain. Des moments de grâce même quand l'attention d'une classe est à son comble, lorsqu'on perçoit la larme retenue d'un élève à qui on a trouvé un demi-point imaginaire sur une copie pour qu'il ait, une fois au moins, la moyenne. Mais il est vrai aussi que tout peut arriver. C'est la Cocotte-Minute. A Louise-Michel, les WC sont ouverts et fermés à clé par les surveillants, depuis le viol d'une collégienne. Certains de nos gamins sont des repris de justice, d'autres finiront à Science-Po. Impossible de dresser le portrait type de l'élève de banlieue, si ce n'est qu'il est souvent un peu perdu, et qu'il n'a pas le même capital social et culturel que la plupart des autres petits Français.
Longtemps, là où les autres parlaient vocation, militantisme, implication, je répondais travail, neutralité, distance. Je n'avais pas prévu de changer. Non, je n'avais pas prévu toute cette violence ni tous ces sourires, tous ces gosses en friches, ces fleurs de banlieue à la beauté moderne. Je n'avais pas prévu les émeutes d'octobre 2005 après la mort de Zied et de Bouna, électrocutés dans un transformateur EDF en tentant d'échapper à un contrôle policier. Et encore moins qu'à ce moment-là, le collège deviendrait pour nos gamins effrayés un sanctuaire, où le savoir aurait valeur de refuge. Je n'avais pas prévu nos AG fiévreuses, les occupations nocturnes, notre mailing-list pour rester toujours en contact, jusque tard dans la nuit, jusque pendant les vacances. Je n'avais pas prévu cette colère, cette incompréhension, ce sentiment profond d'isolement.
Mes élèves ont une vie instable, précaire, incertaine. J'ai la faiblesse de croire qu'il leur faut tout le contraire, jusqu'à la routine. Certains détestent. Tant pis, ils doivent comprendre qui est le chef. Parfois, c'est physique. Surtout dans les couloirs : pas de casquette, pas de bagarre, des flux rapides pour éviter les attroupements. Souvenir d'un enseignant dans un corps-à-corps à même le sol avec une ado, souvenir de ce grand garçon dont le front a frôlé mon front dans un remake de Zidane-Materazzi. Le petit jeu peut durer longtemps. Trente secondes, une minute. Surtout éviter l'affrontement. Provoquer le découragement chez lui avant que cela ne dégénère. Heureusement, ma réputation n'est plus à faire. Il s'incline. Une petite défaite pour Nike, un grand pas pour moi. Je faisais moins le fier le jour où j'ai reçu une règle sur le crâne, où une pierre a frôlé ma tête, où on a tagué «Maufras NTM» (nique ta mère) sur ma porte, où une élève m'a dit en plein cours : «Vous êtes même pas un vrai prof. Vous êtes un pédé, allez vous entraîner à Pigalle». Tarif : 5 jours d'exclusion.

QUI PEUT NOUS AIDER ?
Les punitions, un autre dossier noir. Le système est totalement pervers, puisque les personnels de direction doivent décider des sanctions les plus lourdes tout en cachant le maximum de faits. But non avoué : ne pas faire exploser les statistiques de la violence. Il en va directement de leur avancement, de leur mutation. D'où la tentation de négocier, de taire les insultes, de minimiser une gifle, de ne pas convoquer les conseils de discipline. Seulement, quand on ne punit pas assez vite, fort et bien ciblé, les plus turbulents y voient un signal permissif. Conséquences en cascade, le désordre s'installe. On dit qu'il faut six mois pour mettre à bas un collège et trois ans pour le reconstruire. Quelle image garderont les 6e d'un collège où des bombes à l'acide explosent ? Pourquoi la violence s'arrêterait-elle si l'institution leur envoie le message que cela n'est pas «grave» ? A écouter celle-ci, l'édifice scolaire reposerait sur la seule pédagogie. C'est un bon cours qui permettrait d'obtenir le silence en classe. Sauf que pour être entendu, il faut déjà créer les conditions de l'écoute, donc exercer un minimum d'autorité.
On est bien obligés d'inventer nous-mêmes des solutions quand l'inspecteur d'académie considère placidement que l'essence déversée dans l'escalier fin 2006 était un «liquide vraisemblablement inflammable» et que «planter des thuyas» pourrait résoudre les problèmes de sécurité ! Bien obligés de nous révolter quand le même ose dire : «Je suis venu dans votre collège et je n'ai pas vu d'incident. Je n'ai vraiment pas eu de chance.» Le déni, le mépris, glacial. Qui peut nous aider ? Les parents ? Certains se montrent héroïques dans leur volonté de ne rien lâcher, de se battre pour l'éducation de leurs enfants. Ils croient en l'école, en l'ascenseur social. Mais plus vraiment en l'institution. Eux sont restés des prolétaires et nous le sommes devenus. Embarqués sur le même paquebot, tous désemparés face à la froideur mathématique de l'administration, à son incompréhension feinte. Nous luttons à leurs côtés, au prix d'interminables réunions, de tracts, et des jours de grève qui pèsent lourd sur nos salaires.
Bientôt, je serai parti. Demeure cette crainte que rien ne change, que rien ne se construise. Comme sur le sable d'un western qui recommencerait chaque jour. »



Marie Lemonnier
Le Nouvel Observateur"

Écrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

C'est la grande énigme en effet: pourquoi Sarkozy ne ferme-t-il pas les IUFM?

Ecrit par : Jean | 16 mai 2008

Jean...une solution : IUFM = influence

Écrit par : farid | 16 mai 2008

Il me semble que tu as dit qu''un seul de tes élèves a trouvé la solution. C'est donc celui qui a "vu".
Ce que je trouve plus inquiètant, c'est que ceux qui n'ont pas vu n'ont pas su mettre en oeuvre des connaissances de classe de quatrième.
Cette capacité à "voir", à revenir aux évidences premières, suppose un long travail.
Quand on sait que l'on peut s'appuyer sur des connaissances solides qui permettront finalement de résoudre le problème (savoir que l'on n'est pas en danger, d'une certaine façon), on peut retrouver une sorte d'innocence.
Ce qui aurait pu être un peu dommage mais normal, c'est qu'une bonne partie de tes élèves trouvent une solution non subtile. Quelque chose qui témoigne d'une certaine efficacité de l'enseignement reçu.

Je crains plutôt qu'ils n'en pas grand chose à faire.


BAV
Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 16 mai 2008
Très juste. Merci.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

Ce débat "vraie vie"/"fausse vie" et ces histoires de dispos me rappellent cette interview d'une certaine Nathalie Albou, que j'ai lue hier sur le site du Café pédagogole (ne hurlez pas).

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2008/90_syst_deuxexemplessecondecarriere.aspx

Pas piqué des hannetons. Je copie/colle :

"Par Rémi Boyer



Ce mois-ci, nous vous présentons deux types de mobilité professionnelle: Nathalie Albou, ex-agrégée de Lettres Modernes, qui a réalisé après 15 ans d'enseignement une mobilité externe, et François Müller, agrégé d'histoire, qui a réalisé une mobilité interne.





Nathalie ALBOU : de l'enseignement au coaching sans regret



Pouvez-vous retracer précisément les étapes de votre parcours professionnel depuis la fin de vos études jusqu’à votre activité actuelle ?

Après avoir réalisé ses études à l’Ecole Normale Sup de St Cloud, par goût pour la littérature, Nathalie obtient l’agrégation de Lettres Modernes en 1987, sans avoir jamais souhaité devenir enseignante, car ce n’était pas un « vrai métier » à ses yeux, puisque coupé de la réalité de la vie économique. Bien qu’attirée par le conseil en relations publiques, Nathalie parcourt pendant quinze années les méandres de l’enseignement, devenant en particulier professeur AND (Ancien normalien doctorant) pendant 3 ans,à l’université de Paris X professeur en lycée technique à Créteil pendant 2 ans (qu’elle assimile à des années de souffrance, car les classes n’y étaient pas faciles), puis professeur en lycée d’enseignement général pendant 5 ans (avec des heures en BTS et en CPGE). En 1998, le statut dont elle bénéficiait depuis 1992 pour ne pas enseigner en collège lui est supprimé, et le rectorat l’affecte de nouveau à ce niveau d’enseignement, qu’elle refuse, réussissant à occuper un poste en IUFM. Elle y formera des Professeurs des Ecoles motivés, intéressés par leurs études, et, si leurs résultats au concours furent excellents, un poste définitif à l’IUFM lui fut refusé par ses pairs au prétexte qu’elle ne rentrait pas « dans le moule » en indiquant lors de l’oral de recrutement que la qualité principale d’un formateur est « sa capacité à douter, à se remettre en question, à confronter sa pratique à celle de ses pairs ». C’est pourtant de cette manière que l’on peut espérer faire avancer autant la recherche que l’enseignement de sa discipline.



Tout en assurant comme TZR une année difficile avec des classes de BTS jusqu’en l’an 2000, Nathalie décide, avec une grande détermination et un fort enthousiasme, de réorienter sa carrière vers les ressources humaines et le coaching qu’elle a découverts comme étant sa véritable vocation.



Alors que la disponibilité pour convenances personnelles qu’elle sollicitait de son rectorat lui est refusée, elle doit menacer de démissionner pour que sa demande soit enfin acceptée, à son grand soulagement, pour donner à sa vie un autre destin : une formation au métier de coach, dispensée sur deux ans par un cabinet spécialisé tourné vers le monde de l’entreprise et la culture du résultat lui permet de découvrir le métier de coach individuel et d’équipe dans toute sa dimension, en apprenant les techniques d’animation par une approche systémique auprès du Cabinet International Mozaïk à Paris.



Dès la troisième année, Nathalie se voit confier des missions en entreprise, accompagne des séminaires dans d’autres cabinets de coaching, ce qui lui permet, peu à peu, de cantonner son parcours dans l’enseignement à deux lignes de son CV, puisque, insiste-t-elle « venir de l’enseignement est vécu comme un handicap, puisque c’est un métier coupé de la réalité économique ».

Nathalie possède en elle une forte motivation, éprouve le sentiment de disposer d’un bon potentiel, avec le souhait ardent de choisir librement sa propre carrière, qu’elle estime être mal gérée par les services des ressources humaines de l’Education nationale « qui ne tiennent pas compte des diplômes ni de la professionnalisation des personnes en les nommant n’importe où ».



En 2003, elle rejoint une marque américaine, leader mondial de la Formation professionnelle, en qualité de Directrice d’un pôle de coaching et de formation. Pendant quatre ans, elle réalise des ingénieries pédagogiques sur mesure, et délivre des prestations dans les domaines de la vente, de la communication et du management. Elle apprend aussi à vendre des prestations de service. Grâce à un entraînement intensif suivi aux Etats-Unis, elle est certifiée « Master Trainer », ce qui lui permet de recruter et de former des formateurs-coachs pour la France. En 2006, Nathalie crée sa propre structure, le cabinet CAP_21 Conseil en Ressources Humaines, pour accéder à son objectif : être libre et indépendante, faire la preuve de ses capacités, mettre en œuvre son potentiel.



Nathalie estime que pour se donner les meilleures chances de réussir dans le privé, « un professeur doit se reconvertir, s’il en a vraiment envie, à 30-35 ans, et au maximum à 40 ans, car personne ne vous attend à la sortie, et il faut pouvoir faire ses preuves dans la durée, asseoir une réputation auprès de ses clients sur le long terme ».



Quelles compétences, mises en œuvre dans l’enseignement, Nathalie a-t-elle transférées ?

« La pédagogie, la capacité à transmettre » souligne-t-elle. Nathalie travaille avec des méthodes anglo-saxonnes, spécifiques aux adultes, qu’elle juge bien plus efficaces que celles enseignées en France, et ajoute que « les qualités rédactionnelles, la capacité d’analyse et de synthèse » ont une forte valeur ajoutée dans son métier.



Comment a-t-elle vécu « ce grand saut » ?

« Avec la conviction que j’allais réussir, une détermination sans faille, en travaillant avec acharnement durant ces trois années de reconversion ». Nathalie ajoute « je me suis condamnée à réussir, il n’y avait pas d’option de retour, car même si l’enseignement est en apparence une prison dorée pour les congés scolaires, le ratio temps libre/moyens financiers n’est pas proportionnel, et cela se ressent de plus en plus depuis la mise en place de l’euro ».

Néanmoins, ce pas vers le coaching, elle l’a vécu « avec euphorie, ambition et travail, puisque je devais constamment faire mes preuves ». « La confiance en soi est déterminante aussi. »



Comment ses anciens collègues ont-ils perçu ce changement d’orientation ?

Comme pour les professeurs précédents que nous avons interrogés, c’est la même admiration qui revient chez celles et ceux qui ressassent des années leur envie de quitter l’enseignement sans oser franchir cette étape cruciale : « chapeau », « bravo », « il en faut du cran », « il faut être capable »…



Nathalie a-t-elle des regrets d’avoir quitté l’enseignement ?

« Pas du tout, aucun regret, je suis devenue libre, et si c’était à refaire, je n’entrerait tout simplement pas dans l’enseignement ». « J’ai enfin l’impression de servir à quelque chose, d’avoir une place dans la société, un but, je gère mon temps comme je veux, et je gagne trois fois mieux ma vie que lorsque j’étais agrégée ». Nathalie ajoute aussi qu’elle ne fait jamais la même chose, et, même si elle travaille tout le temps en tant que chef d’entreprise, c’est avec passion, sans contraintes, sans attendre comme dans l’enseignement les prochaines vacances pour souffler un peu. « Les vacances dans le métier d’enseignant sont vraiment nécessaires pour se reposer, car c’est un métier éprouvant ».



Comment considère-elle aujourd’hui l’enseignement et le conseillerait-elle à des jeunes ?

« C’est un métier hétérogène avec d’une part des gens passionnés, et d’autre part des gens qui subissent et évoluent dans une routine qui leur pèse au quotidien, avec ses sentiment d’impuissance, d’incapacité à se remettre en question ». « Globalement, j’ai le sentiment que les professeurs sont une catégorie socioprofessionnelle peu épanouie, avec beaucoup de gens qui ne sont pas fiers de leur parcours, et la société leur renvoie une image négative d’eux-mêmes ». Nathalie estime que « tant que les syndicats domineront la politique menée par les gouvernements qui se succèdent auprès des enseignants, on aura beaucoup de mal à faire avancer les choses ».

« Personnellement, je déconseillerais ce métier, car je trouve anormal que l’on envoie des jeunes à peine formés dans des établissements très difficiles, alors que les enseignants les plus expérimentés occupent les postes les plus prestigieux ou les plus tranquilles ».



Que pense Nathalie d’une structure comme AIDOPROFS ?

« C’est une bonne chose, car beaucoup de professeurs souffrent, et l’idée que quelqu’un peut les accompagner, leur montrer les choses sous un angle différent, leur permet de commencer à construire leur projet s’ils en ont vraiment la motivation ».

Nathalie, qui ajoute avoir aimé ce métier, l’avoir exercé avec passion, indique que pour le quitter « il faut en vouloir, bien s’informer sur la formation que l’on souhaite entreprendre pour être sûr qu’elle est reconnue par les entreprises ».

Avant de se lancer dans une réorientation, Nathalie conseille « de prévoir sa reconversion sur une durée réaliste : deux à trois ans, pas moins ». Pour ce faire, il faut être accompagné, guidé, soutenu, et tester à chaque étape la viabilité de son projet, car en tant qu’enseignant, on n’a qu’une vision partielle de la réalité de ce qu’est la société et son environnement économique. « Le projet professionnel doit être clair, dès le départ, et plus l’on est jeune, mieux c’est, avec beaucoup de volonté ». « C’est l’état d’esprit qui fait la différence avant tout, plus que les compétences ou la formation initiale. L’esprit de l’entreprise privée est à des années-lumière de la fonction publique. C’est un choix de vie d’abord, qui doit guider la nature de la réorientation. »



Son opinion rejoint celle des bénévoles d’AIDOPROFS : une mobilité professionnelle doit s’anticiper dès le début de la carrière (en prévision d’une envie de changement), en réalisant des projets pédagogiques pour acquérir de nouvelles compétences, en suivant des stages de formation, en perfectionnant l’apprentissage d’une langue étrangère, en reprenant des études en lien avec ses centres d’intérêt, en pratiquant des activités associatives : en menant une carrière dynamique, les chances de se reconvertir sur un poste de non enseignant, dans le public ou dans le privé, sont plus importantes que si l’on se cantonne à l’acte d’enseigner en préparant des cours et en corrigeant des copies. De la diversité des expériences professionnalisantes naissent les compétences et la motivation à se projeter dans un nouvel environnement, pour ne pas se laisser enfermer par la routine."

J'aime beaucoup ce passage : "Nathalie obtient l’agrégation de Lettres Modernes en 1987, sans avoir jamais souhaité devenir enseignante, car ce n’était pas un « vrai métier » à ses yeux, puisque coupé de la réalité de la vie économique".

C'est quand même à se taper le cul par terre (de mon point de vue).

Écrit par : Kap | 16 mai 2008

Merci, Sanseverina, pour la mise en ligne de ce témoignage... éloquent. Sur le renoncement de la hiérarchie, on peut toujours recommander L'Ecole de la lâcheté, par Maurice T. Maschino (chez Jean-Claude Gawsewitch), qui analyse très bien le phénomène.

"Un collègue parti enseigner en terrain plus calme m'a confié un soir qu'il se sentait comme un ancien du Vietnam.".

Marie Lemonnier, dans Le Nouvel observateur.

On comprendra pourquoi j'ai intitulé mon dernier ouvrage Dernières nouvelles du front, Choses vues dans un système éducatif à la dérive!

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 mai 2008

Mais non, elle est parfaitement au point. Regardez la proportion exorbitante d'enfants de profs dans ces filières d'élite et vous comprendrez pourquoi il faut les soustraire à une plus large concurrence, ces chers petits. Charité bien ordonnée commençant pas soi-même, on se garde bien d'informer ceux qui risqueraient de piquer leurs places.
( Cadichon)

Ce n'est pas vrai, Cadichon, vous êtes vraiment injuste. D'après l'expérience d'orientation que j'ai et ce que j'ai pu en voir depuis que j'enseigne, la non-information sur les prépas ( et cela a bien changé depuis quelques années et dans le bon sens) vient de collègues qui critiquent ces prépas, les traitant d'élististes. Ceux qui n'en parlent pas sont ceux qui refusent la sélection, qui donnent dans le projet pédago facilement, bref ceux qui ne partagent pas vraiment nos idées. J'ai pour ma part toujours fait une grande publicité pour ces classes auprès de mes élèves. Les co-psy ont une grande part de responsabilité également car eux aussi versent volontiers dans la réduction stupide: prépas= élites à faire tomber. Les profs, parents d'enfants en prépas savent que ce n'est pas en "écartant" x ou y de l'info que leur petit réussira en prépa. Ils savent qu'il réussira s'il est bon et s'il bosse très dur. Ils n'ont pas la naïveté que vous leur attribuez ni la méchanceté, ni la bêtise que vous leur prêtez.

Écrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

Jean et Ponocratès, je suis comme vous très hostile aux TPE dans leur forme actuelle (patascience expérimentale).

C’est un bon cas lorsqu’ils se contentent de copier-coller.
Le pire c’est lorsqu’ils se lancent (avec la complicité bienveillante d’un enseignant) dans la ... recherche expérimentale.
En général, ça touche surtout les bons élèves un peu naïfs.

Cette année :
Modélisation climato : une cuvette en plastoc et de l’eau salée pour l’océan, quelques glaçons pour la banquise, un film alimentaire pour le confinement atmosphérique, une lampe de bureau pour le soleil ET un module l’acquisition de données (je sais que ça va plaire à Dugong) avec T°, taux d’hygro etc.
Autre cas : comparer l’efficacité énergétique des éoliennes à axe vertical et horizontale. Les mômes ont fabriqué deux maquettes et fait tourner le tout devant un ventilo en mesurant les vitesses de rotation et les couples ...

Les gosses étaient (hélas) convaincus de faire de la science, de tirer des conclusions valides et généralisables. Non seulement personne ne les a détrompés mais ils ont été cités en exemple.
Au total, les branleurs copient collent (pas grave), et on déforme le jugement des bons élèves en les laissant croire qu’ils ont une démarche scientifique alors qu’ils se livrent à des activités de foyer socio-culcul (plus gênant) ...

En l’état, pas possible de supprimer les TPE sans tollé du SNES (qui s’était opposé à leur création mais bon ...)
Pas complètement inutile non plus d'apprendre aux élèves à se débrouiller et à collaborer.

On pourrait imaginer un moyen terme du genre découvrir et utiliser un logiciel un peu pointu.
Y’a que l’embarras du choix : création de site en PHP avec un peu de JavaScript (DreamWeaver and co), retouche d’image élaborée (genre Photoshop), montage vidéo, modélisation 3D, bricolages en VBA, réalisation d’animations Flash, bricolage de zik avec Qbase etc ...

C’est totalement inutile mais indispensable et vraiment difficile .
Si on a appris une fois dans sa vie à se débrouiller seul avec un nouveau logiciel, on saura le refaire dans un cadre professionnel !
Comme il ne faudra pas compter sur les profs pour les aider (hum !) les élèves seront bien obligés de se débrouiller sur les forums. Et c’est peut-être ça le principal usage pro du web : savoir poser la bonne question au bon endroit dans des termes qui donnent envie de répondre !

Écrit par : Zorglub | 16 mai 2008

C'est quand même à se taper le cul par terre (de mon point de vue).

Ecrit par : Kap | 16 mai 2008

Moi j'ai rien trouvé de si étrange dans cette histoire.
J'ai une admiration assez modérée pour ce nouveau délire de coaching mais pour le reste, après une lecture diagonale, je trouve les propos assez sensés.

Qu'est-ce qui vous choque tant ?

Moi non plus je n'ai pas vraiment choisi l'enseignement par goût. Fils de prolo, l'ENS m'a nourri (bien) durant mes études et ce n'était pas anecdotique !

Écrit par : Zorglub | 16 mai 2008

Non, décidément, Cadichon, la rétention d'information sur les prépas émane plutôt de profs qui n'en ont eux-mêmes aps fait, qui râlent contre les concours, contre les agrégés en particulier ( j'en ai encore eu une bien aigrie hier qui a lourdement dénigré en salle des profs cette catégorie d'enseignants en disant qu'ils ne fichaient rien et en faisaient bien moins que les autres, la haine dans le regard en me faisant face...alors que j'ai 4 classes comme mes collègues certifiés) non, les profs qui sont contents d'avoir fait une prépa sont contents de dire à leurs élèves qu'ils peuvent y entrer sans avoir besoin de fric comme dans les écoles de commerce...Vous me chagrinez, Cadichon...

Écrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

Excusez-moi de mettre mon grain de sel sur les enseignants qui ne seraient pas dans "la vraie vie".

Pour être passé d'une "vie" à une autre, d'autre chose que l'enseignement à l'enseignement, il m'a semblé que l'expérience professionnelle la plus "dure" était l'enseignement, surtout dans certains établissements.

Sauf cas de harcèlement avéré(je sais que ça existe) entre adultes, les adultes en général observent certaines règles, les élèves de moins en mons ou pas du tout. Et c'est vrai aussi, comme le dit Daniel Arnaud que cette vraie vie-là a tout de la guerre...Et ça n'est pas une vie que d'être en guerre!

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Ce n'est pas vrai, Cadichon, vous êtes vraiment injuste.

Ecrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

Mais, duchesse, rien de ce que dit Cadichon n'est vrai !

Écrit par : victor | 16 mai 2008

"C'est la grande énigme en effet: pourquoi Sarkozy ne ferme-t-il pas les IUFM?"

Ecrit par : Jean | 16 mai 2008

Parce qu'il en a besoin pour soutenir sa réforme des statut, vu que nous transformer en G.O. semble être le moyen le plus facile pour nous faire passer 35 heures dans les établissements.

Écrit par : Kap | 16 mai 2008

des statutS

Écrit par : Kap | 16 mai 2008

"Qu'est-ce qui vous choque tant ?"

Zorglub.

Rien en me choque. Ce qui me fait rire, et ce n'est pas la même chose, c'est le fameux : "car ce n’était pas un « vrai métier » à ses yeux, puisque coupé de la réalité de la vie économique". C'est tout. Je dois dire que le côté "vrai" métier/"faux" métier, "vrais" gens/ "faux" gens, "vraie" vie/"fausse vie, je trouve ça très con, c'est tout.

Surtout, mettre en opposition l'enseignement , "faux métier", avec le coaching, "vrai métier" (alors que c'est quand même le domaine de l'esbrouffe la plus totale, la plupart du temps - j'ai des amis qui bossent dans le privé qui peuvent confirmer), pour moi, ça, c'est hilarant. Elle serait partie dans la finance, elle serait devenue analyste programmeur, ça n'aurait pas été comique, du coup (pour moi). Vu qu'on n'est plus dans le domaine de l'outre vide, dans ces cas-là.

Écrit par : Kap | 16 mai 2008

C'est plutôt : "mettre en opposition l'enseignement ET le coaching".

Écrit par : Kap | 16 mai 2008

Robin, faut voir ...

Vision pessimiste :
Vaut-il mieux un cancer du colon (TZR dans un LP super à fond) ou du pancréas (bosser dans une tôle de merde avec petits chefs haineux et médiocres type citroën de la belle époque) ?

Vision optimiste :
Vaut-il mieux s’éclater à transmettre des connaissances à de gosses motivés ou être créatif dans l’industrie hightech ?

Je ne crois pas qu’on puisse comparer la pénibilité des métiers public/privé de manière définitive, ça dépend trop des contextes particuliers. Si ça veut rire, la vie est belle dans un lycée comme dans une entreprise, si ça part en vrille c’est trop lourd dans tous les cas.

Petite différence : dans l’EN, on ne choisit pas vraiment sa boîte (surtout en début de carrière), dans le privé on est libre de chercher un autre job (jusqu’à 45 ans, après ... on serre les fesses en attendant la préretraite).

Écrit par : Zorglub | 16 mai 2008

Alors tout d'ac KAP, et d'ailleurs je l'ai relevé dans ma réponse !

Écrit par : Zorglub | 16 mai 2008

Ils n'ont pas la naïveté que vous leur attribuez ni la méchanceté, ni la bêtise que vous leur prêtez.
Ecrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

Je crois surtout que l'orientation, de nombreux profs s'en foutent, par flemme, par ignorance ou sous prétexte que c'est le boulot de quelqu'un d'autre (mais où est-il, ce quelqu'un d'autre ?).

Ceci dir, voir Cadichon se gausser (à juste titre) des adorateurs de Meyssan pour nous servir dans le même message une théorie du complot professoral tout aussi grotesque est plutôt comique.
Mais bon, c’est Cadichon. (Tout est bon…)

Écrit par : yann | 16 mai 2008

Dans le Nouvel Observateur. J'espère que vous prendrez le temps de le lire: surtout les collègues qui n'ont jamais connu cela. Cela m'a rappelé des souvenirs, des mauvais.
Ecrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

Merci pour ce beau témoignage qui rappelle bien des souvenirs, bons et mauvais, à certains d'entre nous...J'aime bien le "Un collègue parti enseigner en terrain plus calme m'a confié un soir qu'il se sentait comme un ancien du Vietnam".

Vous voyez, ça c'est du vrai. Il vaut mieux garder ses indignations pour ce qui en vaut la peine.

Écrit par : victor | 16 mai 2008

Bonjour,

Un petit passage rapide pour évoquer quelques éléments d'actualité.
D'abord, les nouveaux programmes en EPS. En ce moment, mes collègues sont très occupés à les lire, ça n'a pas l'air simple mais ils semblent bien résignés et disposés à les mettre en oeuvre. Ce qui m'inquiète, comme disait Buntovchik, c'est que beaucoup ne se rendent pas compte de la "révolution" qu'ils impliquent, cela va encore plus loin que tout ce que l'on pouvait imaginer.

Nous vivons à peu près la même chose en LV où la notion de transmission "verticale" est en train de disparaître complètement avec l'apparition de l'évaluation par compétences ou de l'auto-évaluation, ou encore de l'inter-évaluation. C'est l'élève qui a tous les rôles: on l'invite à "faire" le cours en créant des groupes de besoins, il a maintenant le droit d'exiger du professeur de s'effacer, de ne pas s'imposer comme modèle et de s'intéresser à sa petite personne, il peut aussi participer à la notation (à l'évaluation, oups!), bref, il fait comme chez lui... le tout dans une ambiance forcément ludique, bédeuzique etc.

Beaucoup s'étonnent que nombreux cours de LV se transforment en vaste foire mais dans ces conditions, il n'y a pas d'autre issue. Et quand on n'accepte pas ces règles du jeu là et que l'on tente de résister comme on peut, cela ne se passe pas toujours bien non plus, les élèves ayant de toute façon pris de mauvaises habitudes ailleurs.

J'ai passé une très mauvaise heure avec mes élèves de 4° cet après-midi. Au départ, ils ne sont pas spécialement difficiles mais se comportent comme s'ils étaient seuls dans la salle, se mettent à ne plus lever la main pour intervenir, hurlent avant d'entrer dans la salle, ne me saluent même pas... Un certain nombre n'a pas eu accès au cours et les élèves non exclus ont commencé à prendre leur défense, l'ambiance était très tendue car je ne voulais pas me justifier. Je les ai fait écrire pendant toute l'heure, ce n'était plus franchement un cours de LV!
J'ai crains que ce genre de situation devienne monnaie courante (même dans des collèges "tranquilles"), surtout avec tous ces nouveaux programmes qui induisent quelque part ce genre d'issue.

Quelqu'un parlait plus haut des spécimens qui affluent dans les casiers en ce moment. Moi, je ne sais plus quoi en faire tellement j'en reçois. Ca n'arrête pas, certains manuels, qui n'ont pourtant que deux ans sont déjà considérés comme périmés. Est-ce normal? Le vrai savoir se périme t-il, lui?
je n'y connais pas grand'chose mais il doit y avoir une affaire de gros sous derrière!!! En consultant quelques uns de ces manuels, je constate effectivement la disparition des contenus au profit des comportements, politiquement corrects tant qu'à faire: exemple, la place omniprésente du développement durable, de l'écologie, de la défense des animaux, des conseils diététiques, de cette "tolérance" à toutes les sauces, etc.

Les contenus culturels ont presque disparu, les photos de monuments, musées, tableaux etc. ne sont là que pour remplir les blancs d'activités où il ne sera question que du prix d'un voyage, d'une visite ou autre chose dans le style.
Tout cela est bien affligeant et je me demande quel intérêt va t-on bien susciter chez les élèves.

Par ailleurs, en ce qui concerne l'évolution de la fonction enseignante (pour parler comme Pochard), je viens de recevoir dans mon casier une proposition d'une formation de 150 heures environs pour apprendre à prendre en charge les élèves handicapés qui seront réintégrés dans les classes après la fermeture de certaines UPI! Beaucoup de jeunes collègues ont également eu cette proposition, il semblerait que ce soit la nouvelle mode dans mon académie. Avez-vous reçu des propositions similaires dans vos académies?
Ce qui m'inquiète, c'est la réaction de certains collègues qui ont l'air de trouver cela normal!

Vous allez me trouver vraiment pessimiste ce soir mais rien n'a l'air de s'arranger en ce moment malgré les efforts de Darcos, notamment en direction du primaire. Il faut voir la réaction bête et violente de certains (j'ai bien dit certains) jeunes PE dans mon académie qui ne savent pas écrire correctement deux phrases ! C'est une des raisons pour lesquelles je n'ai pas fait grève jeudi, défiler aux côtés de ces gens-là, non merci!

Enfin, pour revenir sur la remarque de Jean: pourquoi Sarkozy ne ferme-t-il pas les IUFM? cela ferait faire de superbes économies à l'Etat, bien plus que les 11 000 suppressions de postes. Pour ma part, j'ai bien peur d'avoir à subir un peu cette institution puisque je serai stagiaire en situation l'année prochaine et aurai donc droit à une (dé)formation spécifique assortie d'une éventuelle petite visite de l'IG. Cela ne m'enchante guère! Si quelqu'un a des témoignages à m'apporter sur ces dits stages en situation, je suis preneuse d'infos, bien sûr!

Je dois m'en aller maintenant, je n'ai pas le temps de me relire, veuillez m'excuser pour les fautes éventuelles...
Hasta pronto,

Maria

Écrit par : maria | 16 mai 2008

Vu dans Scientists of America... second degré garanti

http://www.scientistsofamerica.com/index.php?texte=101

Écrit par : david | 16 mai 2008

J'aime beaucoup ce passage : "Nathalie obtient l’agrégation de Lettres Modernes en 1987, sans avoir jamais souhaité devenir enseignante, car ce n’était pas un « vrai métier » à ses yeux, puisque coupé de la réalité de la vie économique".

C'est quand même à se taper le cul par terre (de mon point de vue).

Ecrit par : Kap | 16 mai 2008

Si j'ai bien compris Nathalie est partie de l'Education nationale pour faire du "coaching". Elle n'avait pas la vocation. Elle gagne à présent 3 fois plus qu'avant et elle s'épanouit dans son travail. Je suis sincèrement content pour Nathalie.

Je suis très impressionné "coaching" (je ne sais même pas de quoi il s'agit), mais je me permets de poser la question que ne pose pas Le Nouvel Observateur : : Pourquoi les gens qui ont la vocation, qui ont fait cinq ou six années d'études après le Bac, passé un concours difficile, CAPES ou Agrégation et qui ont envie d'enseigner à des jeunes plutôt que faire du "coaching", ne peuvent-ils pas exercer ce métier dans des conditions qui ne leur donnent pas envie de partir, sans pouvoir le faire ?

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Je dois m'en aller maintenant, je n'ai pas le temps de me relire, veuillez m'excuser pour les fautes éventuelles...
Hasta pronto,

Maria

Ecrit par : maria | 16 mai 2008

Quand on pense que Maria vient juste d'entrer dans le métier et qu'elle a déjà tout compris, on se dit qu'elle n'a pas volé son agrégation et que ce concours décrié par les pédagos évalue des compétences bien réelles.

Que faut-il répondre à Maria ? Que faut-il faire pour que dans un ou deux ans, peut-être moins, il ne lui prenne pas l'envie d'aller faire du "coaching" ?

Je ne sais pas ce que lisent les hauts responsables de l'Education nationale (Le Monde de l'Education ? Le Nouvel Obs. ?), mais si j'en étais un et si je tombais sur un témoignage comme celui-là, je me remettrais sérieusement en question.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Je ne sais pas ce que lisent les hauts responsables de l'Education nationale (Le Monde de l'Education ? Le Nouvel Obs. ?), mais si j'en étais un et si je tombais sur un témoignage comme celui-là, je me remettrais sérieusement en question.

Ecrit par : Robin | 16 mai 2008

Pourquoi se remettraient-ils en question ? Ils sont parfaitment adaptés au cadichonnisme ambiant... ils font du caoching (ce n'est pas une faute de frappe).

Écrit par : victor | 16 mai 2008

" "coaching" (je ne sais même pas de quoi il s'agit)"

Ecrit par : Robin | 16 mai 2008

Je l'ai expliqué plus haut : un gros prout dans une outre.

Écrit par : Kap | 16 mai 2008

Je confirme la dégradation de l'enseignement des langues, et les conditions d'enseignement catastrophiques dont témoigne le Nouvel Obs.

Peut-être certains se souviennent-ils ici d'une de mes amies prof dans le pire LP de l'academie (ce qui n'est pas peu dire). Eh bien elle ne donne plus de nouvelles à personne depuis quelques semaines. Elle ne répond plus au téléphone, ni aux mails, ni à rien, ni à personne.

Je me demande combien de profs seront bousillés par les conditions qu'on leur impose, et combien de temps on laissera faire.

Les syndicats sont plus coupables encore que le ministre, car ils ne défendent plus les personnels, mais une idéologie. Et ce, quel que soit le syndicat (sauf, là encore, le Snalc).

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Prout : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mentorat

Voilà. Je sais, c'est Ouiquipaidia, c'est pas génial, ils mélangent un peu tout, mais ça vous donnera une vague idée de ce qu'est le cohatchingue.

Écrit par : Kap | 16 mai 2008

http://www.libelabo.fr/2008/05/16/darcos-exterminaprof/

Enfin, Darcos nous livre le fond de sa pensée - enfin, de la pensée du nabot tyran.


"Peut-être certains se souviennent-ils ici d'une de mes amies prof dans le pire LP de l'academie (ce qui n'est pas peu dire)."

Ecrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Je me souviens, d'elle, en effet.

Écrit par : Kap | 16 mai 2008

Pour l'octogone, il n'y a que farid a avoir donné le résultat: il est formé de 8 triangles isocèles de 10cm de base et 12cm de hauteur, donc l'aire est (10*12/2)*8=476cm2.

Écrit par : a@b | 16 mai 2008

oups, c'est 480cm2, farid s'est trompé de 4cm2.

Écrit par : a@b | 16 mai 2008

Certains, au Moloch, se sont reconvertis en adepte du trench coatching : littéralement du mentorat de tranchée.

Il s'agit de convaincre tous les glébeux de monter à l'assaut et de rester ausec et chaud en observant le massacre.

Écrit par : dugong | 16 mai 2008

Les syndicats sont plus coupables encore que le ministre, car ils ne défendent plus les personnels, mais une idéologie. Et ce, quel que soit le syndicat (sauf, là encore, le Snalc).

Ecrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Par exemple l'obsession d'Aschiéri d'"enseigner autrement", de "travailler en équipe", c'est-à-dire de caporaliser la profession au bénéfice des "pédagos".

Écrit par : Jean | 16 mai 2008

Education nationale
RIP

Écrit par : aliscan | 16 mai 2008

Voilà. Je sais, c'est Ouiquipaidia, c'est pas génial, ils mélangent un peu tout, mais ça vous donnera une vague idée de ce qu'est le cohatchingue.

Ecrit par : Kap | 16 mai 2008

La tête me tourne. Je crois que vais aller me couhatcher.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Education nationale
RIP

Ecrit par : aliscan | 16 mai 2008

Notre ami Aliscan a des lettres et l'humeur joyeuse ce soir !

RIP : "Requiescat in Pace !" ("Qu'il repose en paix")...Un acronyme que l'on gravait jadis sur les pierres tombales.

C'est du couhachingue définitif !

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

"Hervé :
Oui ce sont des faux ... sauf les élèves qui ont le seul défaut d'être des gosses.
Les vrais gens échangent la production de biens ou de services contre de l'argent, dans un système ouvert et concurrentiel. Il ne me semble pas que ce soit le cas pour les profs.
Délibérément, je n'ai pas utilisé "monde du travail".
Vous me décevez un peu, méprisant même pas haineux ..."

Vous avez une vision très restrictive de la vraie vie! Pourquoi ne serais-je pas un peu méprisant avec quelqu'un qui me dénie (de manière très méprisante) la qualité des "vrais gens"?

Écrit par : Hervé | 16 mai 2008

" "coaching" (je ne sais même pas de quoi il s'agit)"

Ecrit par : Robin | 16 mai 2008

Quand on a un âne comme le mien, on n'a pas le droit d'être modeste :il y a un article Coaching dans Le petit vocabulaire de la déroute scolaire.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

Voici ce que je viens de lire sur un forum où je me suis inscrite il y a un mois. Pardon à la personne concernée si elle aurait préféré que son témoignage ne soit pas cité, mais il me semble tellement important que tout le monde sache ce qui se passe dans les établissements que je ne peux m'empêcher d'en citer quelques passages. J'ai rendu la situation méconnaissable, au cas où des collègues ou des suépérieurs du professeur en question passeraient par ici :

"J'ai vécu l'enfer aujourd'hui. (...) J'ai eu des insultes, des objets, j'ai même un bleu sur la cuisse (...] Un gamin m'a insultée, avec ma supérieure hiérarchique comme témoin, et elle n'a strictement rien fait. (...) Il y a 2 mois, j'ai demandé une sanction pour un gamin qui m'avait dit " je t'emmerde" et avait dit que sa mère viendrait "me buter". Personne n'a agi.
"Enfin, un élève a craché dans ma salle".

Écrit par : Malheureuse dans l'Education | 16 mai 2008

Guy Morel, je regrette que votre livre n'ait pas eu la popularité de la Fabrique en son temps.
Je l'aurais feuilleté durant mes formations IUFM (comme je l'ai fait pour la Fabrique).

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

" "coaching" (je ne sais même pas de quoi il s'agit)"

Ecrit par : Robin | 16 mai 2008

Quand on a un âne comme le mien, on n'a pas le droit d'être modeste :il y a un article Coaching dans Le petit vocabulaire de la déroute scolaire.

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2008

Je sens que je vais aller faire un tour chez mon libraire préféré. Un gros câlin à Bongo !

Au fait, que pense-t-il du coatching ?

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Peut-être certains se souviennent-ils ici d'une de mes amies prof dans le pire LP de l'academie (ce qui n'est pas peu dire)."

Ecrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Je me souviens, d'elle, en effet.

Ecrit par : Kap | 16 mai 2008

Moi aussi, Jérémy et à d'autres que je connais et qui attendent et comptent les points pour partir.

Écrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

"J'ai vécu l'enfer aujourd'hui. (...) J'ai eu des insultes, des objets, j'ai même un bleu sur la cuisse (...] Un gamin m'a insultée, avec ma supérieure hiérarchique comme témoin, et elle n'a strictement rien fait. (...) Il y a 2 mois, j'ai demandé une sanction pour un gamin qui m'avait dit " je t'emmerde" et avait dit que sa mère viendrait "me buter". Personne n'a agi.
"Enfin, un élève a craché dans ma salle".

Ecrit par : Malheureuse dans l'Education | 16 mai 2008

Je n'ai plus du tout envie de rire. Le témoignage sonne vrai et on sait malheureusement par recoupement avec d'autres et avec sa propre expérience qu'il est malheureusement et très certainement vrai.

Écrit par : Robin | 16 mai 2008

Vous voyez, ça c'est du vrai. Il vaut mieux garder ses indignations pour ce qui en vaut la peine.

Ecrit par : victor | 16 mai 2008

Mon cher Totor, dites-moi donc à l'avenir ce pourquoi il serait bon que je m'indignasse. Comme cela, j'éviterai les faux-pas:-)

Écrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

Ce n'est pas vrai, Cadichon, vous êtes vraiment injuste. D'après l'expérience d'orientation que j'ai et ce que j'ai pu en voir depuis que j'enseigne, la non-information sur les prépas ( et cela a bien changé depuis quelques années et dans le bon sens) vient de collègues qui critiquent ces prépas, les traitant d'élististes. Ceux qui n'en parlent pas sont ceux qui refusent la sélection, qui donnent dans le projet pédago facilement, bref ceux qui ne partagent pas vraiment nos idées. J'ai pour ma part toujours fait une grande publicité pour ces classes auprès de mes élèves. Les co-psy ont une grande part de responsabilité également car eux aussi versent volontiers dans la réduction stupide: prépas= élites à faire tomber. Les profs, parents d'enfants en prépas savent que ce n'est pas en "écartant" x ou y de l'info que leur petit réussira en prépa. Ils savent qu'il réussira s'il est bon et s'il bosse très dur. Ils n'ont pas la naïveté que vous leur attribuez ni la méchanceté, ni la bêtise que vous leur prêtez.

Ecrit par : Sanseverina | 16 mai 2008
j'ai 4 classes comme mes collègues certifiés) non, les profs qui sont contents d'avoir fait une prépa sont contents de dire à leurs élèves qu'ils peuvent y entrer sans avoir besoin de fric comme dans les écoles de commerce...Vous me chagrinez, Cadichon...

Ecrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit:
Encore une fois, et comme toujours, je n'ai absolument pas exclu que d'autres enseignants, comme vous et tant d'autres fassent effectivement ce travail honnête d'orientation.

L'ensemble du résultat étant ce que décrit farid il faut en déduire que vous êtes une minorité or, moi je parlais en termes généraux.

L'info ne passe auprès d'un maximim d'élèves, c'est une certitude. Que ce soit par rejet idéologique, égalitariste , ou par désir égoïste de ne pas élargir la base des demandes, le résultat est le même, et ceux ( et c'est l'immense majorité) comme farid qui n'ont pas eu la chance de tomber sur les profs comme sanseverina, ils passent à côté.

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Ceci dir, voir Cadichon se gausser (à juste titre) des adorateurs de Meyssan pour nous servir dans le même message une théorie du complot professoral tout aussi grotesque est plutôt comique.
Mais bon, c’est Cadichon. (Tout est bon…)

@yann encore une fois la patte dans le sac de la confusion et des conclusion ineptes, et son tripatouillage n'est pas comique il est désolant

1) ce n'est pas le même message: dans le premier j'assimilais les adorateurs de Picketty à ceux de Meyssan et de Forrester car ils gobent comme parole d'évangile les mêmes absurdités. Picketty ne doit sa notoriété qu'à l'ignorance abyssale du public en matière économique ( qui est un brevet d'orthodoxie socialiste) et à la vénération dont jouit encore en France l'économie dirigiste et collectivisme parmi le mandarinat . Tout universitaire libéral est systématiquement saqué ( cf Caccomo) et même Pascal Salin va a la soupe pour conserver la sienne.
Demandez à Jacques Marseille, ce combat de David contre Goliath est épuisant alors mieux vaut comme Picketty brosser les mandarins dans le sens du poil quand on a autant d'ambition. On le retrouvera bien un jour sur une liste ou une autre. C'est un tribun, pas un homme de science.

2) dans le deuxième message, pourtant bien distingué du premier par ceci , mais visiblement ce n'est pas assez net pour ce pauvre yann
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Il n'était absolument pas question d'un complot, ce serait une imbécilité de le prétendre!!!

Je mentionnais d'expérience ayant fait le parcours de combattant pour inscrire mes propres enfants et ceux d'amis dans des CPGE, la somme d'actions individuelles qui concourrent à un résultat donné que nul ne conteste: le degré abject de nullité de l'orientation dans le système éducatif français.

Il résulte donc d'un faisceau de facteurs, au nombre desquels l'incompétence des orientateurs entre pour une part.
Il y a aussi, bien sûr les profs qui se taisent sur les prépas par idéologie que je n'ai pas mentionnés, mais ils sont légion ( ceux dont parle Sanseverina) et enfin ceux qui s'en gardent pour ne pas que la valetaille des banlieues pique les places de leurs rejetons. Ceux-là je les ai rencontrés et ils sont de la même paroisse que les gens de gauche qui mettent leur mômes à Stanislas ou à l'école Alsacienne, suivez mon regard.

Donc Sanseverina qui elle fait tout ce qu'il faut dans ce domaine, a dégainé das le cas précis avant de regarder si la cible était vraiment celle qu'elle visait. Mon propos n'avait rien d'exclusif
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Quant à yann, j'espère qu'il examine avec plus de soin le cul de ses vaches ou la trompette d'Eustache de ses matous.

il ferait mieux de ne pas s'infliger du tout la lecture de mes posts, cela lui éviterait de s'emmêler les crayons.

Écrit par : Cadichon | 16 mai 2008

Le président actuel décide -hier- que les professeurs devront prévenir 48 heures avant la date de la grève s'ils seront grévistes ou pas. Le ministre annonce aujourd'hui que des sanctions seront prises contre les professeurs qui n'auront pas prévenu de leur participation à la grève.
Sur ce blog quasiment aucune référence à ces décisions.
Aucun d'entre vous n'a-t-il jamais fait grève? Avez-vous toujours pris votre décision 48 heures auparavant ? N'avez-vous jamais la veille d'une grève expliqué à un collègue qui vous le demandait pourquoi vous faisiez grève le lendemain, le convainquant ainsi d'y participer, lui aussi?
Cette liberté est remise en cause et personne ici ne bronche. Pourquoi?
D'autre part, la "racaille" TZR va l'an prochain pouvoir être envoyée au pied levé -si la"nécessité du service" l'impose- dans une académie limitrophe. Personne n'en parle ici! Pourquoi?

Écrit par : sarah | 16 mai 2008

Voici ce que je viens de lire sur un forum où je me suis inscrite il y a un mois. Pardon à la personne concernée si elle aurait préféré que son témoignage ne soit pas cité, mais il me semble tellement important que tout le monde sache ce qui se passe dans les établissements que je ne peux m'empêcher d'en citer quelques passages. J'ai rendu la situation méconnaissable, au cas où des collègues ou des suépérieurs du professeur en question passeraient par ici :

"J'ai vécu l'enfer aujourd'hui. (...) J'ai eu des insultes, des objets, j'ai même un bleu sur la cuisse (...] Un gamin m'a insultée, avec ma supérieure hiérarchique comme témoin, et elle n'a strictement rien fait. (...) Il y a 2 mois, j'ai demandé une sanction pour un gamin qui m'avait dit " je t'emmerde" et avait dit que sa mère viendrait "me buter". Personne n'a agi.
"Enfin, un élève a craché dans ma salle".

Ecrit par : Malheureuse dans l'Education | 16 mai 2008

Je ne sais pas si ce forum concerne des professeurs de collèges et lycées, mais, sur celui que je fréquente et qui concerne des enseignants de primaire (MATERNELLE et élémentaire), je pourrais hélas vous copier-coller des dizaines de messages similaires...

Écrit par : c. cru | 16 mai 2008

En l’état, pas possible de supprimer les TPE sans tollé du SNES (qui s’était opposé à leur création mais bon ...)

Ecrit par : Zorglub | 16 mai 2008

C'est faux. Les TPE sont une émanation directe du SNES. Ils ont ensuite, comme à leur habitude, prétendu qu'on avait déformé leur projet en 1ère page de l'US (canard du Snes pour ceux qui ne connaissent pas) avec ce titre (admirez le double-langage typiquement Snesien, un chef d'oeuvre) :

"Non aux TPE ministériels"

(Sous-entendu oui aux vrais TPE, ceux du Snes).

Aussi admirable que le slogan approuvant les saloperies pédagogistes qu'on a vu à la grande époque Allègre-Lang dans les manifs :

"Pas de réforme sans moyen"

(Sous-entendu nous sommes pour ces réformes pourries mais en plus, filez-nous du pognon pour les appliquer).

Le Snes : le syndicat gonflé qui finira bien par faire imploser l'école en France. Bien sûr au nom de l'intérêt des élèves (pardon, des "jeunes"). Tout parrallèle avec le pédagogisme est une coîncidence purement fortuite.

Faut-il rappeller que Meirieu lui-même proposait il y a encore peu de temps de supprimer quelques heures de Français et de math au profit de l'extension des TPE ?

Écrit par : Manu | 16 mai 2008

Sarah, ces problèmes de grève dans le primaire me laissent rêveuse. Dans le secondaire, nous faisons grève depuis des années alors qu'il y a une obligation d'accueil dans les établissements.
Pas de souci, avec ou sans accueil des élèves, tout le monde s'en fiche de nos grèves. Tout le monde.
Totor, vous noterez que je ne me suis pas vraiment indignée!

Tiens, si je pouvais me reconvertir, je le ferais bien en étudiante. Mais il me faudrait un comte Mosca richissime...

Écrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

David : je ne vois pas où est le second degré dans l'article dont vous avez fait passer le lien. Tout ça me semble de bon sens : la seule vocation de l'école, dans une société qui n'a besoin que de consommateurs, c'est d'être une garderie.

Écrit par : Dabidou Maghetin | 16 mai 2008

Le président actuel décide -hier- que les professeurs devront prévenir 48 heures avant la date de la grève s'ils seront grévistes ou pas. Le ministre annonce aujourd'hui que des sanctions seront prises contre les professeurs qui n'auront pas prévenu de leur participation à la grève.
Sur ce blog quasiment aucune référence à ces décisions.
Aucun d'entre vous n'a-t-il jamais fait grève? Avez-vous toujours pris votre décision 48 heures auparavant ? N'avez-vous jamais la veille d'une grève expliqué à un collègue qui vous le demandait pourquoi vous faisiez grève le lendemain, le convainquant ainsi d'y participer, lui aussi?
Cette liberté est remise en cause et personne ici ne bronche. Pourquoi?
Ecrit par : sarah | 16 mai 2008

Excellente question, que j'allais effectivement poser aux collègues qui interviennent sur ce blog, et dont je n'ose imaginer qu'aucun d'eux n'ait jamais fait grève de sa vie.
Je rappellerai aussi que ce n'est qu'après des journées et des journées de grève, précidément, que les enseignants, tous syndicats confondus ou presque, ont, jadis, eu la peau du funeste Allègre (inspiré par le non moins déplorable Philippe M***, comme on lit dans les romans du XVIIIeme siècle).
Oui, il m'est arrivé au dernier moment de décider de faire grève, et aussi, au dernier moment, de changer d'avis. Il m'est même arrivé de remplacer des cours à l'avance, si j'ose dire, pour pouvoir être en grève avec les collègues sans pénaliser mes étudiants, et je ne dois pas être la seule dans mon cas.
Cette histoire des 48 h est une sottise de plus dans un parcours ministériel que je ne comprends plus : X. Darcos veut-il vraiment rassembler contre lui l'ensemble de la profession ? Pour continuer à le soutenir sur les programmes du primaire (ce qui est mon cas malgré les concessions faites, au demeurant vainement), il faut vraiment de la vertu et du goût pour les couleuvres à avaler. j'aime bien la cuisine japonaise ( cf. la grève du même nom) et le poisson cru, mais là je commence à avoir du mal à gober l'ophidien.
Mais j'oubliais : jouer le peuple contre les professeurs , ça marche toujours. Déjà Allègre et Gogolène, justement... Absentéistes et pédophiles nous étions, gréviculteurs et budgétivores nous sommes. Je trouve que ça commence à faire beaucoup. Etonnez-vous que d'aucuns, les plus malins à défaut d'être les plus savants, se reconvertissent dans le coaching et autres fariboles new age. Faut dire que le savoir et la transmission, ce n'est plus vraiment ce qui compte, hélas.

Écrit par : FGuichard | 16 mai 2008

Pour l'octogone, il n'y a que farid a avoir donné le résultat: il est formé de 8 triangles isocèles de 10cm de base et 12cm de hauteur, donc l'aire est (10*12/2)*8=476cm2.
Ecrit par : a@b | 16 mai 2008

oups, c'est 480cm2, farid s'est trompé de 4cm2.
Ecrit par : a@b | 16 mai 2008

Commentaire de mon amie Isabelle :

Première remarque :
(10*12/2)*8 = 10*6*8 = 480 et non 476. Ce qui aurait dû vous mettre la puce à
l'oreille. Mais ceci n'a presque pas d'importance. En effet :
Deuxième remarque :
si les petits carrés noirs ont une diagonale de 14, leur côté ne peut valoir
10, puisque alors le rapport du côté à la diagonale du carré serait
rationnel. On sait depuis environ 2500 ans que ce n'est pas le cas (Platon,
Ménon, 82a-85d).
Les angles au centre de chacun des triangles isocèles supposés être égaux,
puisque ce calcul est basé sur l'hypothèse de la régularité de l'octogone,
devraient valoir 360/8 = 45°.
Dans chacun de ces triangles isocèles la hauteur relative à la base peut donc
en principe être calculée avec la tangente de l'angle moitié de cet angle au
centre, soit 22,5°, qui est irrationnelle (racine(2) - 1), ce ne peut pas
être 5/12 comme vous le supposez.
Troisième remarque, consécutive à la précédente :
les élèves de CM2 candidats au certificat d'études ne connaissaient ni la
trigonométrie ni les nombres irrationnels, il est donc impossible qu'on leur
ait soumis un problème où il aurait fallu se livrer à ce genre de
vérifications. C'est donc que dès le départ vous commettez une erreur de
raisonnement. Laquelle ?
--
Isabelle Voltaire

À propos,quelqu'un parmi les habitués de ce blog a-t-il lu les propositions de programmes pour le collège ?
De maths bien sûr, mais aussi de grammaire. Paraît que ça craint. Serait-il possible que les pédagos honnis, et autres malfaisants, soient toujours aux manettes ?

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

"Pour la 31eme fois en sept ans, les personnels de l'éducation nationale ont fait grève."

Ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est Darcos. Et il a raison : on a l'air ridicules.

Et je préfèrerais qu'on fasse grève contre les conditions d'enseignement en ZEP, plutôt que pour sauver les heures de chaire et les heures de labo des profs d'HG en Première (l'année dernière) ou pour lutter contre le Service d'accueil minimum qui est un gadget. Et se déclarer gréviste 48h à l'avance, ça me semble moins grave que de se prendre des bleus par des élèves de 11 ans. Sauf que pour la collègue qui a les bleus en question (au corps et à l'âme), personne ne défile. Et pour les centaines de milliers d'autres non plus.

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2008

Je fais du HS, mais votre octogone est "faux": s'il a 10cm de côté, alors sa hauteur ne peut pas être 24cm, mais elle est de
10/tan(Pi/8)=24.1421cm, et s'il a une hauteur de 24cm, alors ses côtés font 24*tan(Pi/8)=9.94113cm et pas 10cm. D'où les réponses (476 et 480) paradoxalement toutes deux correctes sur le principe, mais fausses numériquement.
I'll get my coat...(pour ceux qui connaissent le Fast Show).

Écrit par : françois duhem | 16 mai 2008

Cher farid,
vous écrivez:
"Quand je pense aux affrontement entre Boltzmann et Mach ou Cantor et Kronecker sur les fondements de la science et de la mathématique, ou encore à Poincaré et Hilbert en ayant à la main un livre de Meirieu il peut m'arriver de rire."
Vous avez des lectures d'une qualité peu commune: mille bravos.
Vous demandez par ailleurs des noms de philosophes intéressants.

1) Daniel Dennett est un philosophe d' une immense érudition. Par exemple son livre "Darwin's Dangerous Idea" est un des livres les plus profonds jamais écrits sur le sujet, dixeunt des biologistes professionels aussi compétents que Richard Dawkins et Edward Wilson.

2) Si un scientifique ne connaît qu'un philosophe du vingtième siècle, ce sera probablement Karl Popper.
Son idée qu'une théorie ne peut jamais être prouvée mais seulement éventuellement réfutée est LE dogme adopté à peu près par toute la communauté des scientifiques (qu' en
général la philosophie n' intéresse pas trop, il est vrai. Beaucoup de physiciens quantiques intiment virilement : "Shut up and calculate").
Ces questions sont d'une actualité brûlante (bien que "Logik der Forschung" date de 1934) dans le débat actuel sur la théorie des cordes, dont les adversaires prétendent justement qu'elle n'est pas réfutable expérimentalement, donc non scientifique.
Bonne lecture (ces auteurs sont traduits en français)!
Votre dévoué,
Attila

Écrit par : Attila Smith | 16 mai 2008

Article du Petit vocabulaire de la déroute scolaire, Ramsay,2000
Mon âne avait quatre ans.


Coaching--- “J’y dois tout à Monsieur Ramirez.” (Guy Bedos.)
Anglicisme nouveau venu dans le volapük Ed.nat. mais promis à un bel avenir.
De l’anglais coachman, qui, dans l’argot des étudiants d’outre-Manche, désigne, au XIXe siècle, un répétiteur, chargé des leçons particulières. Introduit dans la langue française en 1932, le mot est devenu synonyme, sous la forme abrégée de coach , d’entraîneur sportif. Le sens originel de “répétiteur” est récemment réapparu dans le domaine du cinéma. Lorsqu’elles travaillent à l’étranger, dans une autre langue que la leur, les vedettes du grand écran ont leur coach .
D’où peut-être ce coaching employé dans la prose officielle sur la formation des futurs professeurs.
"Les modalités des actions de formation ne sauraient se limiter au classique stage... qui doit être relevé en large part par de l’accompagnement, du tutorat, du coaching ..."
Mots ou expressions associés : former, tutorer, manager."

Écrit par : guy morel | 16 mai 2008

Demandez à Jacques Marseille, ce combat de David contre Goliath est épuisant alors mieux vaut comme Picketty brosser les mandarins dans le sens du poil quand on a autant d'ambition. On le retrouvera bien un jour sur une liste ou une autre. C'est un tribun, pas un homme de science.

Cadichon,
Vous dites vraiment connerie sur connerie : je me demande quel titre universitaire vous permet de pontifier à ce point dans le droit fil de vos piteuses leçons d'anglais ou d'histoire données sur le fil précédent -sur lesquelles vous vous êtes d'ailleurs bien gardée de revenir.
Marseille est lui-même un mandarin et quant à prétendre que c'est un homme de science et pas un tribun, cette ridicule assertion fera rire toute la profession. On se souvient de sa dernière livraison apologétique et partant clownesque sur l'histoire du Comité des forges.
Quant à Caccomo, compagnon de route de toutes les sectes libérales et pigiste patenté de nombreuses organisations patronales, je ne vois pas en quoi sa carrière universitaire en a été entravée. Bien au contraire, sa modeste notoriété ne vient que de cette position de militant que vous reprochez à d'autres.
Marseille et Caccomo appartiennent bien à la même race de "Ceux qui flattent le roi, ceux qui flattent l'égout"
comme disait le vieux Victor.

Écrit par : victor | 16 mai 2008

"Le président actuel décide -hier- que les professeurs devront prévenir 48 heures avant la date de la grève s'ils seront grévistes ou pas. Le ministre annonce aujourd'hui que des sanctions seront prises contre les professeurs qui n'auront pas prévenu de leur participation à la grève.
Sur ce blog quasiment aucune référence à ces décisions.
Aucun d'entre vous n'a-t-il jamais fait grève? Avez-vous toujours pris votre décision 48 heures auparavant ? N'avez-vous jamais la veille d'une grève expliqué à un collègue qui vous le demandait pourquoi vous faisiez grève le lendemain, le convainquant ainsi d'y participer, lui aussi?
Cette liberté est remise en cause et personne ici ne bronche. Pourquoi?
D'autre part, la "racaille" TZR va l'an prochain pouvoir être envoyée au pied levé -si la"nécessité du service" l'impose- dans une académie limitrophe. Personne n'en parle ici! Pourquoi?"

Ecrit par : sarah | 16 mai 2008

J'ai fait grève hier parce que chez nous,ce n'est pas d'heures de première chaire dont il s'agit, mais de 15 postes supprimés dans à peu près tous les lycées de ma zone pour la troisième année consécutive (ce qui fait que, notamment, le latin disparaît l'année prochaine dans l'un des lycées proches de mon collège). J'ai fait grève parce que, dans mon établissement, nous avons subi des suppressions de postes massives depuis plus de quatre ans, et que si ça continue, nous allons nous retrouver avec plus de trente élèves par classe alors que nos salles pourries peuvent en contenir grand max 28 (et ce dans un collège qui accueille des populations très défavorisées). Je pense que les conditions faites aux TZR sont scandaleuse et que sont encore plus scandaleuses celles faites aux collègues qui sont sur deux, voire trois établissements. Je trouve que Sarkozy est un gros connard (quoiqu'il soit tellement petit que sa tête pue des pieds) doublé d'un enfoiré et je ne fais aucune confiance à Darcos, agrégé ou pas : c'est un politique avant tout et il veut simplement garder sa place et tous les avantages qui vont avec : aussi nous jouera-t-il la voix de son maître autant qu'il le pourra (au fait, il semblerait que ce soit cette ordure pédagolique de Christian Forrestier qui se retrouve missonnée, en juillet, pour nous entuber : chouette, non ?) La loi sur le service minimum et sur les 48 heures me débecte , quoi qu'en disent d'autres collègues et ce même si le SMA est déjà pratiqué depuis longtemps. Ce gouvernement est à gerber, selon moi. Il est en train de faire "aussi pire" que tout ce que j'avais prévu avant les élections.
Je n'ai plus aucun espoir. Je pense que je vais me barrer de l'éduc nat, moi aussi. Je peux difficilement faire couatche parce que si je gagnais 50 000 boules à prendre les gens pour des buses 24h/24, je n'arriverais plus à me regarder dans la glace, mais il doit bien y avoir d'autres reconversions possibles.... |8

C'était mon quart d'heure trostkostalinobolchévique.

Écrit par : Kap | 17 mai 2008

"Ceux qui flattent le roi, ceux qui flattent l'égout"
comme disait le vieux Victor.

Ecrit par : victor | 16 mai 2008

Victor Rugueux, ce soir !!!

Écrit par : FGuichard, de mauvais poil | 17 mai 2008

au fait, il semblerait que ce soit cette ordure pédagolique de Christian Forrestier qui se retrouve missionnée, en juillet, pour nous entuber : chouette, non ? (...) Je n'ai plus aucun espoir.
C'était mon quart d'heure trostkostalinobolchévique.

Ecrit par : Kap | 17 mai 2008


Tenez bon, Kap. C'est vrai qu'on a tous le moral dans les chaussettes, en ce moment, et qu'il y a fort peu de raisons de se réjouir. Moralité, restons groupés, comme on dit à l'armée. Et n'oublions pas le cher Gramsci : le pessimisme de la raison n'exclut pas l'optimisme de la volonté.

Écrit par : FGuichard, toujours de mauvais poil | 17 mai 2008

"au fait, il semblerait que ce soit cette ordure pédagolique de Christian Forrestier qui se retrouve missonnée, en juillet, pour nous entuber : chouette, non ?"

C'est malheureusement plausible.

Qu'est-ce qui vous a mis sur la voie ?

Écrit par : Jeremy | 17 mai 2008

Je fais du HS, mais votre octogone est "faux": s'il a 10cm de côté, alors sa hauteur ne peut pas être 24cm, mais elle est de
10/tan(Pi/8)=24.1421cm, et s'il a une hauteur de 24cm, alors ses côtés font 24*tan(Pi/8)=9.94113cm et pas 10cm. D'où les réponses (476 et 480) paradoxalement toutes deux correctes sur le principe, mais fausses numériquement.
I'll get my coat...(pour ceux qui connaissent le Fast Show).
Ecrit par : françois duhem | 16 mai 2008

Vous avez raison si l'octogone est régulier, mais ici rien n'indique que la longueur des côtés jouxtant les carrés noirs est de 10 cm.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

"Cette liberté est remise en cause et personne ici ne bronche. Pourquoi?"

Ecrit par : sarah | 16 mai 2008

Parce que, dès qu'il s'agit d'être en position d'émettre quelques réserves sur la politique Darkozyenne, il y a, ici, un ange qui passe. Ce n'est pas très politiquement correct sur ce blog.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Il me semble que beaucoup bronchent au contraire. Nous sommes pas mal sur ce blog, il me semble, à avoir été méfiants dès les élections quand le maître des lieux a invité à voter Sarkozy ; je répugnais à voter Ségolène mais je n'ai pas pour autant voté Sarkozy, Dieu merci. Et nous sommes beaucoup à déplorer le fait que Darcos n'a en rien véritablement nui au bastion pédagogiste pour le moment, car dans une certaine mesure celui-ci peut l'aider dans sa logique comptable.
Je suis bien contente d'avoir quitté le navire il y a quelques années, et je souhaite bon courage à ceux qui pensent à le faire.

Écrit par : Flo | 17 mai 2008

Il me semble d'ailleurs que sur ce blog seul Jean y croit encore non?

Écrit par : Flo | 17 mai 2008

"Je suis très impressionné "coaching" (je ne sais même pas de quoi il s'agit), mais je me permets de poser la question que ne pose pas Le Nouvel Observateur : : Pourquoi les gens qui ont la vocation, qui ont fait cinq ou six années d'études après le Bac, passé un concours difficile, CAPES ou Agrégation et qui ont envie d'enseigner à des jeunes plutôt que faire du "coaching", ne peuvent-ils pas exercer ce métier dans des conditions qui ne leur donnent pas envie de partir, sans pouvoir le faire ?"

Ecrit par : Robin | 16 mai 2008

Parce que les mômes ne sont plus éduqués.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

"Il me semble que beaucoup bronchent au contraire. Nous sommes pas mal sur ce blog, il me semble, à avoir été méfiants dès les élections quand le maître des lieux a invité à voter Sarkozy"

Ecrit par : Flo | 17 mai 2008

Il ne me semble pas me souvenir que nous ayons été si nombreux que ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Parce que, dès qu'il s'agit d'être en position d'émettre quelques réserves sur la politique Darkozyenne, il y a, ici, un ange qui passe. Ce n'est pas très politiquement correct sur ce blog.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Vous êtes un peu injuste envers certains d'entre nous, Christophe.
Cela dit, il est juste de remarquer que la vie est belle pour les collegues qui ne font jamais grève : non seulement ils sont bien vus de leur chef d'établissement et ne perdent pas de trentièmes, mais si les revendications sont satisfaites, -- ce qui arrive tout de même parfois -- ils en bénéficient évidemment comme les autres (cad les abominables trostkostalinobolchéviques gréviculteurs et budgétivores).
Que disait M. Maschino sur la lâcheté du monde enseignant, déjà ?

Écrit par : FGuichard, pas plus gaie qu'hier | 17 mai 2008

Cadichon, cadichon, vous auriez pu au moins relever que je suis d’accord avec vous pour mépriser Meyssan, et sur l’état du système d’orientation français.
Je ne vous suis simplement pas sur votre fantasme de machiavélisme de profs faisant de la rétention d’information pour favoriser leur progéniture.
Je ne dis pas qu’il n’y en a pas que cette idée bizarre peut séduire (sur un million d’individus, on trouve forcément de tout, des pédophiles, des psychopathes, des paranoïaques, des sycophantes (glaireux, si possible), et des ratons laveurs, mais ça ne prouve rien), mais je vous parle de complot parce que les admissions en prépas se font sur dossier, et que je vois mal tout un conseil de classe plombant volontairement les appréciations d’un bon élève pour favoriser le fils du prof de maths.
Les profs ne parlent peut-être pas des prépas pour toutes sortes de raisons, idéologiques ou illogiques, mais sûrement plutôt parce qu’ils considèrent que ce n’est pas leur boulot, et qu’ils font bien assez d’heures comme ça.
D’ailleurs, même si la connaissance approfondie du système de l’enseignement supérieur demande un travail considérable, les élèves savent tout de même que les prépas existent. Avec ou sans leurs profs.
Ils en connaissent mal les caractéristiques, à part la principale, pour eux : « la prépa, c’est trop dur ! » (à prononcer en chouinant). Ils croient toujours que si on ne réussit pas les concours, on se retrouve sans rien (vrai il y a vingt ans, faux aujourd’hui). Ils pensent, comme beaucoup ici, que c’est réservé à l’élite (entendez sociale) : faux, on trouve dans une classe scientifique d’une très bonne prépa de ma région une diversité sociale inattendue, boursiers, fils d’ingénieurs, arabes des cités les plus pourries, tout ça dans la même classe, avec les mêmes chances.
Et ne dites pas que la candidature est un « parcours du combattant » : quelques minutes sur internet, quelques photocopies, des timbres et des enveloppes, et il n’y a plus qu’à attendre le 3 juin pour les résultats. Tout élève dont le dossier témoigne d’un minimum de goût pour le travail peut trouver chaussure à son pied.
Peut-être y a-t-il d’autres procédures que celle-là, et plus compliquée.
N° 1 : le piston. Pour être sûr à l’avance que votre petit génie est bien admis dans LA bonne prépa, il faut sans doute accomplir son lot de bassesses et d’actes inavouables, et ça demande de l’énergie. ;o)
N°2 : il y a peut-être une procédure particulière pour les bacheliers scolarisés à l’étranger. Je ne la connais pas, et je vous concède qu’elle est peut-être ardue.
Mais pourquoi diable votre fille ne va-t-elle pas plutôt dans une de ces bonnes universités américaines dont vous nous vantez (à juste titre, souligné en rouge) les mérites, au lieu de vouloir fréquenter notre système scolaire en ruine ?
Question subsidiaire : quitte à faire une prépa en France, pourquoi ne pas aller en HEC, en digne fille de sa mère ? Crise d’adolescence ? « Crise d’opposition au modèle parental », comme on jargonne chez les psys ? ;o))

Écrit par : yann | 17 mai 2008

Victor Rugueux, ce soir !!!

Ecrit par : FGuichard, de mauvais poil | 17 mai 2008

C'est celui que je préfère !

Écrit par : victor | 17 mai 2008

Mais pourquoi diable votre fille ne va-t-elle pas plutôt dans une de ces bonnes universités américaines dont vous nous vantez (à juste titre, souligné en rouge) les mérites, au lieu de vouloir fréquenter notre système scolaire en ruine ?
Question subsidiaire : quitte à faire une prépa en France, pourquoi ne pas aller en HEC, en digne fille de sa mère ? Crise d’adolescence ? « Crise d’opposition au modèle parental », comme on jargonne chez les psys ? ;o))

Ecrit par : yann | 17 mai 2008

C'est bien ça le problème avec les libéraux, c'est que leur discours n'est qu'une posture. Ils conchient la France et n'osent s'en passer, crachent sur les services publics et en font tous partie (cf Marseille et Caccomo). Si Cadichon a "fait" HEC, ses commentaires ne m'étonnent plus. Mais on parlait d'économie, pas de commerce...

Écrit par : victor | 17 mai 2008

Guy, vous dites:"Vous avez raison si l'octogone est régulier, mais ici rien n'indique que la longueur des côtés jouxtant les carrés noirs est de 10 cm."

Rien n'indique qu'il est régulier? J'ai fait les mesures à l'écran, et l'octogone représenté est bien régulier. En tous cas, il est iniscernable d'un octogone régulier et je ne vois pas comment un pauvre gamin aurait pu s'en rendre compte, sauf à faire les petits calculs de trigo de mon message précédent.

Écrit par : françois duhem | 17 mai 2008

Rien n'indique qu'il est régulier? J'ai fait les mesures à l'écran, et l'octogone représenté est bien régulier. En tous cas, il est iniscernable d'un octogone régulier et je ne vois pas comment un pauvre gamin aurait pu s'en rendre compte, sauf à faire les petits calculs de trigo de mon message précédent.
Ecrit par : françois duhem | 17 mai 2008

Moi aussi figurez-vous, j'ai commencé par mesurer les côtés, et puis je me suis fait rabrouer par mon amie Isabelle qui me guide un peu dans mes révisions ( je n'ai pas fait de maths depuis ma terminale, et cela remonte à loin). Le gamin en question devait faire avec les deux données qu'il avait et connaissait certainement la formule de l'aire du losange, c'est tout. Pas de trigo évidemment.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Tiens, si je pouvais me reconvertir, je le ferais bien en étudiante. Mais il me faudrait un comte Mosca richissime...

Ecrit par : Sanseverina | 16 mai 2008

N'oubliez pas, comtesse, le "vieux guépard fauché" !

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

Très romanesque tout ça... "Le trio d'Alexandrie" (?)

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

Après Moot, voilà Kap qui s'apprête à se faire la malle, cela devient vraiment démoralisant. Avez-vous deux ou trois idées de reconversion ? Cela fait 4 ans que j'ai passé l'agreg, et je n'avais pas idée de la morosité ambiante dans l'educnat (ni du niveau moyen des élèves): je me sens déjà comme les légionnaires qui attendent la relève dans Astérix.
Pour répondre à Christophe, il me semble que beaucoup d'entre nous n'hésitent pas à critiquer sarkozy, il est injuste de sous-entendre qu'il y a une forme d'auto-censure. Au deuxième tour, nous avions le choix entre la peste et le choléra, je me suis abstenu. Je suis assez désespéré car je ne vois pas en France un seul politique qui saurait tirer l'éducation du mauvais pas où elle se trouve.
Bon, j'vais me renseigner sur les possibilités de reconversion, ce ne sera jamais que mon troisième changement de carrière...

Écrit par : françois duhem | 17 mai 2008

De passage entre deux trains...
Je voudrais revenir sur cette idée baroque, énoncée plus haut à partir du récit de la reconversion d'une certaine Nathalie en prof de coaching, selon laquelle l'enseignement ne serait pas une "vraie" profession en prise avec la "vraie" vie, alors que l'entreprise, elle...
D'abord, pour avoir moi-même travaillé des années durant en entreprise (éditoriale), je peux vous assurer d'une chose : ça fonctionne comme une administration. Avec les mêmes lourdeurs, les mêmes timidités, crispations, et manque global d'efficacité. La nature humaine, je crois : sinon, nous aurions progressé plus vite, ces huit ou dix derniers millions d'années. Balbutiements, remords, craintes. Quelques coups d'audace, régulièrement étouffés par les constipés.
Ensuite, l'école est la vraie vie - tout est "vraie" vie, même le cloître. C'est certainement moins ingrat de "coacher" des adultes motivés (motivés surtout par le chômage, ou le stage rémunéré loin de l'entreprise), que d'insuffler un peu d'esprit à des mômes : les résultats sont moins spectaculaires en classe, et ça doit parfois atteindre l'ego du formateur.
Je me rappelle un livre de Roger Ikor, ce me semble, où il racontait ses souvenirs de prof. La façon dont un jour (on est dans les années 50) il avait entendu un "putain !" venant du fond de la classe - croyant un court instant que son autorité était bafouée, puis réalisant que le cancre du dernier rang venait de comprendre - enfin... Et qu'il exprimait sa satisfaction par la seule exclamation jubilatoire à sa disposition. C'est plus jouissif que toutes les satisfactions de, coaching.

Je parlerai plus tard des effets d'annonce du petit Nicolas, de la façon qu'il a non de jouer les parents ou l'opinion publique comme les profs, mais de se démener pour survivre, être dans les médias, faire parler de lui - quitte à dire n'importe quoi, quitte à embarrasser un ministre dont le Nouvel Obs clame qu'il l'adore, et dont je peux vous dire qu'il le larguera dès qu'il aura l'impression que ledit le dessert au lieu de le fortifier. L'Obs a son propre agenda, obscur. Tout comme l'Express qui dresse un tableau des relations entre Sarkozy et Fillon, si noir que l'on en arrive à se demander si l'honorable (?) hebdomadaire n'a pas été sollicité par Xavier Bertrand pour scier encore un peu le premier ministre. Ce serait bien, je le dis sans acrimonie, si tout un chacun voulait réfléchir à la mode corse, en se demandant sans cesse ce que cachent les déclarations - ce que cache la "vérité", bref, quelles sont les choses sous les choses.
Cela dit, je me suis exprimé (sur RTL mercredi soir, sur i-télé jeudi midi) sur la grève de jeudi. J'étais d'ailleurs à la manif parisienne (assez peu fournie, quand on pense au vivier que représentent Paris et la banlieue), et à part les syndicalistes plastronnant au premier rang, j'y ai vu très peu d'adultes : beaucoup de lycéens, joyeux de faire un monôme, s'embrassant à bouche-que-veux-tu, comme le veut la saison, parfois venu(e)s avec leur maman - 40 ans déjà, coucou nous revoilou...
Pendant ce temps, le ministère tente de mettre sur pied une réforme du collège et du lycée. Et c'est bien difficile, tout le monde tirant à hue et à dia. C'est d'autant plus difficile qu'il y a des choix fondamentaux à faire - ceux que j'exposais dans ma Note initiale : par exemple renoncer (ou non) à la Seconde indifférenciée, bâtir un tronc commun solide, limiter les options, aller vers un Bac "examen de fin d'études", etc.
Allez, bon week-end (pluvieux, ici) à toutes et à tous.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 mai 2008

"Pour répondre à Christophe, il me semble que beaucoup d'entre nous n'hésitent pas à critiquer sarkozy, il est injuste de sous-entendre qu'il y a une forme d'auto-censure."

Ecrit par : françois duhem | 17 mai 2008

Oui, je ne voulais pas généraliser, mille excuses. Il y a eun certaines voix qui se sont élevées dès le début de la campagne (présidentielle). Mais certains commentaires affirmant que Sarkozy étaient un génie en s'appuyant sur ce seul argument de la fermeture des IUFM, (je caricature, mais à peine), m'ont un peu agacé.
C'est un peu comme le complot Meyssanique Cadichonesque, (tout est bon dans le Cadichon).

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Tiens, à propos, Cadichon, vous devez connaître Nicolas Lecaussin? Cet homme qui a réussi le tour de force d'écrire un livre sur "cet état qui tue la France", en épinglant les ministères un par un, (avec le couplet habituel sur les IUFM, au passage), ... Sans dire un seul mot concernant le ministère de l'intérieur, ni celui des armées... Quand on dit que le libéralisme n'est jamais idéologique...

Et il a été viré par Sarko de son poste... Je croyais que les requins ne se mangeaient pas entre eux? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Je croyais que c'est "le quatuor d'Alexandrie" (fascinante suite!)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2008

Je croyais que c'est "le quatuor d'Alexandrie" (fascinante suite!)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2008

Nous cherchions justement un quatrième personnage !

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

"schéma actantiel" du "Quatuor du Blog de l'âne" :

- une étudiante franco-italienne (objet de la quête)
- un comte Mosca richissime (opposant)
- un vieux guépard fauché (héros)
- une pharmacienne diplômée pour soigner les bleus (adjuvant)

Peut-être Jean pourrait-il nous suggérer les "péripéties du schéma narratif" ?^^^^^^^^^^

élément modificateur : une manif

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

Et il a été viré par Sarko de son poste... Je croyais que les requins ne se mangeaient pas entre eux? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Apparemment, ce sont les petits qui bouffent les gros.

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

CS a écrit : "Mais certains commentaires affirmant que Sarkozy étaient un génie..."

Comment peut-on voir affirmer que Sarko est un génie sans bouillir ?

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

Comment peut-on voir affirmer que Sarko est un génie sans bouillir ?

Ecrit par : dugong | 17 mai 2008

Le requin au bourre-couillon, c'est génial.



errata : lire "court bouillon"

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

Le requin au bourre-couillon, c'est génial.



errata : lire "court bouillon"
Ecrit par : Robin | 17 mai 2008
Surtout avec un brin de Kaposi, me souffle mon âne, qui aime bien le sarcasme

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

À tous ceux qui cherchent à transformer le métier d'enseignant, je ne saurais trop conseiller

http://francois.muller.free.fr/diversifier/30compet.htm

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Va-t-on se laisser lessiver comme des couillons * bourrés ?

De toute façon, il faudra laver notre linge sale en famille en nettoyant à sec les iufm **.

* littéralement, des attributs qui ont gangé ou perdu des électrons

** on écrira justa avant un message d'alete codé sur le bonnet. Comprendra qui pourra.

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

gangé, c'est gagné...

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

Le lien donné par Guy Morel fait rêver mais une connerie reste une connerie, fût elle en couleur.

J'aime beaucoup le "voire" dans "Loin d'être un simple praticien voire un transmetteur, l'enseignant exerce une activité multi-forme et complexe."

Avec mes 600 heures de présence annuelle in situ, je me garde bien de complexifier mon activité.

PS : multi forme c'est vraiment ringard. Protéiforme est plus chic, isolément plus verni brillant sciences de l'éduc.

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

Il me reste environ 7-8 ans à faire au Moloch.

Si, par extraodinaire, on m'oblige à faire le con supplémentaire à heures comptées, je promets solemnellement de semer un ouaille terrible lors de toutes les heures passées hors classe *.

Les rapports stupides et occupationnels seront à Sokal et Bricmont ce que Blek le Roc est à Aristote.

* on se comprend...

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

Le lien donné par Guy Morel fait rêver mais une connerie reste une connerie, fût elle en couleur.

J'aime beaucoup le "voire" dans "Loin d'être un simple praticien voire un transmetteur, l'enseignant exerce une activité multi-forme et complexe."

Avec mes 600 heures de présence annuelle in situ, je me garde bien de complexifier mon activité.

PS : multi forme c'est vraiment ringard. Protéiforme est plus chic, isolément plus verni brillant sciences de l'éduc.
Ecrit par : dugong | 17 mai 2008

Ce qui fait rêver, c'est que des dingues à enfermer comme Astolfi et de Peretti aient pu vendre leurs dégueulis mentaux dans l'institution.
N'importe qui trouvant ça affalé dans sa mare sur le trottoir appelle la fourrière. Pas les ministres qui se sont succédé à l'Ed.Nat depuis une paie. C'est simple pourtant d'appeler le 18.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

"Ce qui fait rêver, c'est que des dingues à enfermer comme Astolfi et de Peretti aient pu vendre leurs dégueulis mentaux dans l'institution."

Vrai.

On pourrait multiplier les exemples : comme la reproduction de la chose commise par Perrenoud sur l'assimilation du constructivisme à une loi physique qu'on trouve sur des sites académiques.

Ecrivons aux recteurs pour qu'ils essuient sous eux !

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

"Protéiforme est plus chic, isolément plus verni brillant sciences de l'éduc."

Ecrit par : dugong | 17 mai 2008

Pas du tout! Pourquoi? Rien à voir!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

"Va-t-on se laisser lessiver comme des couillons * bourrés ?

De toute façon, il faudra laver notre linge sale en famille en nettoyant à sec les iufm **.

* littéralement, des attributs qui ont gangé ou perdu des électrons

** on écrira justa avant un message d'alete codé sur le bonnet. Comprendra qui pourra."

Ecrit par : dugong | 17 mai 2008

"d'alerte", Dugong... Et...
Vous travaillez pour "l'album de la comtesse", maintenant?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Ah, le week-end, Guy et Dugong! Génial! On peut se lâcher un peu, et devenir scatologique à souhait! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Oui je sais, je tape trop vite.

L'essentiel est que, vous, vous ayez compris le message...

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

Ah, le week-end, Guy et Dugong! Génial! On peut se lâcher un peu, et devenir scatologique à souhait! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008
J'ai plutôt l'impression que c'est de Peretti qui s'est lâché, et pas que le week-end, mais toute sa vie.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

À tous ceux qui cherchent à transformer le métier d'enseignant, je ne saurais trop conseiller

http://francois.muller.free.fr/diversifier/30compet.htm

Ecrit par : guy morel | 17 mai 2008

Les trente compétences de "l'enseignant-médiateur" : On remplace le soliste et les musiciens par l'homme orchestre et le "public" improvise aussi de son côté.

Le cirque y gagne, mais la musique y perd.

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

"et devenir scatologique à souhait"

Je suis d'accord : être rarement scatologique mais volontiers eschatologique.

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

À tous ceux qui cherchent à transformer le métier d'enseignant, je ne saurais trop conseiller

http://francois.muller.free.fr/diversifier/30compet.htm
Ecrit par : guy morel | 17 mai 2008

Exactement, c'est cela qui se cache derrière l'impératif, toujours imposé comme une évidence et jamais rigoureusement justifié (dans la même veine que ceux de rupture et de modernisation), de transformer le métier d’enseignant : le comble du pédagogisme exacerbé dans ce que sa technicisation a de plus appauvrissant.

Cela a déjà eu lieu en Belgique francophone, et le désastre est au-delà de ce que les plus désespérés d’entre vous pouvez imaginer (Cf. le documentaire "Roulez les mécaniques").

Hannah Arendt y avait déjà été confrontée il y presque 50 ans déjà.

"L’intention avouée n’était pas d’enseigner un savoir, mais d’inculquer un savoir-faire ; le résultat fut une sorte de transformation des collèges d’enseignement général en instituts professionnels, qui ont remporté autant de succès quand il s’est agi d’apprendre à conduire une voiture, à taper à la machine ou à bien se comporter en société et à être populaire, qu’ils ont récolté d’échecs quand il s’est agi d’inculquer aux enfants les connaissances requises par un programme normal.(…) Nulle part les problèmes d'éducation d'une société de masse ne se sont posés avec tant d'acuité et nulle part ailleurs les théories pédagogiques les plus modernes n'ont été acceptées de façon si servile et si peu critique".(Hannah Arendt, La crise de la culture)

Écrit par : Pli | 17 mai 2008

J'en profite pour signaler l'entretien qu'Alain Badiou a accordé à l'US : http://www.snes.edu/snesactu/IMG/pdf/US_MAG_665.pdf

Extraits :

"Le péril est qu’on veuille remplacer la philosophie par une « histoire des idées », de surcroît normative, voire par une sorte d’éducation civique améliorée. Examiner cette question du biais des débouchés professionnels est mortel. À ce compte, du reste, pour combien d’enfants ou même d’étudiants est-il avéré que les mathématiques, la mécanique céleste, la géographie des continents ou le marketing ont été décisifs pour leur activité professionnelle ? Et quand autrefois la classe de philosophie (avec ses neuf heures de philo) était dominante, fallait-il en conclure que tous ces jeunes gens et jeunes filles avaient besoin de la philosophie pour leur future profession ? La vérité est que la pression exercée sur les enseignements littéraires est une pression idéologique maquillée en « nécessité » professionnelle. Il s’agit que les enfants ne goûtent jamais à la pensée désintéressée ou critique, et soient tous dans le servage de l’organisation capitaliste du travail. Et cela au moment même où tous les moyens sont réunis pour qu’il en aille autrement. Car on peut aujourd’hui bien plus facilement qu’il y a cinquante ans organiser une formation complète de tous. Bien entendu, il faut accepter le principe qu’un enseignement véritable crée de la liberté : il constitue une sphère indépendante, et retarde ou même entrave délibérément les contraintes externes de la vie salariée. Mais c’est ce que les pouvoirs dominants ne veulent pas. (...)

Je n’ai jamais vécu ces expériences comme des « trucs » pédagogiques. En particulier, ces cours, encore aujourd’hui, sont des matrices de ma pensée (...).

On désire l’abaissement intellectuel de la jeunesse, et qu’elle soit préparée à la servitude du haut salariat. Alors, que faire ? « Rejeter ses illusions, et se préparer à la lutte. »"

Écrit par : Pli | 17 mai 2008

Je reviens sur le problème de Guy/Isabelle/Croisille

Ecrit par : françois duhem
Rien n'indique qu'il est régulier? J'ai fait les mesures à l'écran, et l'octogone représenté est bien régulier. En tous cas, il est indiscernable d'un octogone régulier et je ne vois pas comment un pauvre gamin aurait pu s'en rendre compte, sauf à faire les petits calculs de trigo de mon message précédent.
Ecrit par : françois duhem | 17 mai 2008

Moi aussi figurez-vous, j'ai commencé par mesurer les côtés, et puis je me suis fait rabrouer par mon amie Isabelle qui me guide un peu dans mes révisions ( je n'ai pas fait de maths depuis ma terminale, et cela remonte à loin). Le gamin en question devait faire avec les deux données qu'il avait et connaissait certainement la formule de l'aire du losange, c'est tout. Pas de trigo évidemment.
Ecrit par : guy morel | 17 mai 2008
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Finalement, on va peut-être réussir à montrer que ces énoncés d’autrefois étaient bien pourris.
Si je me conforme à ce que dit Isabelle, il ne faut faire qu’avec les deux données (10 cm et 24 cm). Il faut bien sûr aussi tenir compte de la seule information donnée par l’énoncé écrit, à savoir : « les pavés noirs [ont la forme] d'un carré, conformément à la figure ».
On ne sait donc pas que les quatre carrés noirs sont centrés sur les « coins » du virtuel supposé carré blanc. Bref, avec ces seules indications il est impossible de traiter le problème de la façon que j’avais proposée, car rien ne permet de savoir que les quatre coins sont quatre quarts de carré noir, ni qu’ils sont retirés à un carré blanc. On ne sait pas que les 10 cm se retrouvent quatre fois dans la figure, ni que les 24 cm sont les dimensions dans les deux sens.
Conclusion : je ne vois comment traiter le problème. Les élèves de Guy ont donc peut-être été très lucides, préparés merveilleusement par ses longues séances de critiques d’énoncés.
On peut cependant extrapoler. Et faire, comme nous en avons fait les uns et les autres, des choix différents dans l’extrapolation. Choix dont on peut seulement prouver qu’ils sont incompatibles. On ne peut pas avoir en même temps un octogone régulier et un carré blanc recouvert dans les coins de manière symétrique et centrée par quatre carrés noirs identiques.
Bref, mais peut-être que j’ai encore oublié une autre erreur, il faudra hésiter à se servir de ce genre de chose pour évaluer quoi que ce soit.
Mais peut-être Isabelle a-t-elle « la » solution ?

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 17 mai 2008

A propos de l'agrégée normalienne devenue coach. Moi aussi cette histoire me choque.
Non pas qu'elle ait voulu se reconvertir ; on a voulu lui imposer des collèges malgré son haut niveau d'études, je comprends qu'elle en ait eu sa claque.
Mais justement, moi qui ai aussi quitté l'éducation nationale, je trouve que ma formation littéraire me donne un plus si bien que malgré tout je ne regrette en rien mon parcours chaotique. Je ne regrette pas non plus d'avoir quitté l'enseignement car la hiérarchie, l'IUFM, cette volonté absurde de faire passer au forceps certains élèves dans la classe supérieure alors qu'ils n'ont pas les moyens de suivre mettent tout professeur dans une situation impossible, kafkaÏenne. Je détestais cette impression de "double bind", je ne parvenais pas à enseigner correctement comme je l'aurais souhaité.
Mais je sais tout ce que je dois à ma formation de littéraire. C'est grâce à elle que j'ai pu prendre du recul, c'est à elle que je dois une certaine maturité. Ma reconversion n'a été qu'une façon de sauver ma peau, je n'en suis pas fière et j'aurais préféré continuer à transmettre ce qui m'a moi même construite. En ce sens les propos de cette femme me répugnent profondément, elle renie ce qui l'a formée, elle se soumet au règne de l'argent facile, du paraître...La mode bling bling, comme par hasard. C'est affligeant.

Écrit par : Flo | 17 mai 2008

Et l'on n'a pas encore tout vu :http://francois.muller.free.fr/diversifier/ma1.htm

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

On est parti ces derniers jours du triangle pédagogique pour aboutir grâce à Guy Morel à l’octogone didactique ! Voir le lien où vous pourrez reprendre un petit coup de paradigme :
http://francois.muller.free.fr/diversifier/les_8_paradigmes.htm

Que c’est beau la science pédagogique !
Il ne nous reste plus qu’à lancer le concours de la figure géométrique à la fois la plus compliquée et la plus didactico-paradigmatique.

Écrit par : Lariba | 17 mai 2008

On ne sait donc pas que les quatre carrés noirs sont centrés sur les « coins » du virtuel supposé carré blanc. Bref, avec ces seules indications il est impossible de traiter le problème de la façon que j’avais proposée, car rien ne permet de savoir que les quatre coins sont quatre quarts de carré noir, ni qu’ils sont retirés à un carré blanc. On ne sait pas que les 10 cm se retrouvent quatre fois dans la figure, ni que les 24 cm sont les dimensions dans les deux sens.
Conclusion : je ne vois comment traiter le problème...
Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 17 mai 2008
Quelques remarques, sans aucune agressivité :précision utile vu la marge d'interprétation du media que nous utilisons.
1- il est vrai que l'énoncé de dit rien du "carré blanc'
2-il est vrai qu'on ne sait pas que les 10 cm etc.
3-vous mesurez une figure géométrique,c'est là un exercice hardi, du point de vue de la géométrie
4- vous regrettez que les données d'un énoncé ne se plient pas à la méthode que vous suivez pour résoudre un problème.
C'est tout en attendant Isabelle à laquelle j'ai transmis votre post.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Le président actuel décide -hier- que les professeurs devront prévenir 48 heures avant la date de la grève s'ils seront grévistes ou pas. Le ministre annonce aujourd'hui que des sanctions seront prises contre les professeurs qui n'auront pas prévenu de leur participation à la grève.
Sur ce blog quasiment aucune référence à ces décisions.

Sarah, 16 Mai....

Chère Sarah, c'est pour votre dernière remarque que je ne reviens plus sur ce blog. Comme vous avez raison!!! l'immmense majorité des profs sont des lâches ,des coauards, des chiens-couchants, des porte-cotons ou tout bonnement des poules qui se prennent pour des aigles. Depuis 27 ans que je suis prof d'histoire, j'en ai vu des saloperies, des collègues qu'on laisse pleurer dans leur coin sans même s'enquérir de ce qui cause leurs chagrin. D'innombrables "courage, fuyons". Des tas de gens aussi, qui sous le pavois de leur découragement, voire de leur fatigue physique et nerveuse abdiquent jusqu'à leur honneur.
Des égoïstes, des aigris. Pas beaucoup de gens illuminés par la passion, par l'émerveillement qui est la source de l'énergie contestatrice. Des dénonciateurs aussi, qui vont "cafter" au tube digestif à pattes qui dirige un collège les propos d'un collègue. Des "jaunes" à foison. Toujours avides de prétextes "matérialistes" pour expliquer leur capitulardise. Des valets qui appliquent les consignes rectales au lieu de se les fourrer où la dignité humaine voudrait qu'on se les carre, qui obtempèrent aux caprices programmatiques des IPR en folie.
J'ai souvent , ici, tenté de secouer le cocotier, en parlant d'autre chose que de programmes, de méthodes de lecture, de blabla pédagogique, parce que je pense , comme le disait Braudel, "que c'est le monde, le monde entier qui doit servir à l'enseignant pour faire son miel". Le monde, la politique bien dure, rèche, âpre comme un coing. Et pas les méritees comparés de Léo et léa, de la méthode Moncul....

J'ai 27 ans de boîte. J'éprouve toujours ,et pour toujours le même émerveillement pour mes élèves. Je suis littéralement stupéfait quand ils arrivent , si souvent, à de belles performances, moi qui, à leur âge était un petit fils de grand bourgeois friqué, inutile, vain et con. Mais ce que je n'ai jamais pu digérer, c'est l'absence de fraternité entre nous. Parmi les chauffeurs de bus, et j'en sais quelque chose, habitant en Seine-Saint-Denis, dès qu'un des leurs se fait agresse, hop, la ligne est paralysée. Qu'un de nos collègues se fasse agresser, dans 80% des cas, pas de remous. On accepte tout. Tout. Les pires vilénies. Une omerta de lâches, pas de bandits sardes. Et mes stagiaires de capes ne me semblent absolument pas en mesure de nous écraser par leur comportement humaniste et démocratique. Au contraire, le conformisme IUFm, le côté, "Mais bien sûr monsieur l'inspecteur! Et comment, monsieur l'inspecteur!!!"
Nietzsche, sans doute le plus grand philosophe de tous les temps, avec Bergson et Descartes, l'avait déjà professé: le dégoût que lui inspire les lâches, les seconds couteaux.

Si l'école ne fonctionne pas, c'est de notre faute, car nous avons renoncé à ce qui en fait la matière vivante, le sel: l'insolence humaniste.

Si j'avais le temps, je vous en raconterais, des vertes et des pas mûres....

Bref, Sarah, en m'excusant d'avoir été si long, moi, ça ne m'étonne pas.

Bien à Vous.

Écrit par : montaigneàcheval | 17 mai 2008

Quand même, Montaigneàcheval, il y a beaucoup de blogueurs ici-présents que j'imagine assez mal la bouclant devant un petit chefaillon, ou dénonçant leurs camarades! Quels que soient nos points de désaccords, et totalement indépendamment de ceux-ci, d'ailleurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

A propos du problème, avec mes enfants nous sommes arrivés à une solution, mais elle est si simple que je me pose des questions.

Solution trouvée avec l'indication donnée ce matin par Guy Morel, sur les connaissances des enfants de l'époque. :
" Le gamin en question devait faire avec les deux données qu'il avait et connaissait certainement la formule de l'aire du losange, c'est tout. Pas de trigo évidemment."

Écrit par : lucile | 17 mai 2008

@jérémy.
Si farid qui visiblement est doué en maths, entre autres talents, n'a pas su qu'il pouvait prétendre à "la filière d'élite" c'est que l'orientation est mal faite. Et ne venez pas me dire que dans toutes les heures perdues à des conneries de vie de classse, on ne peut pas dégager les quelques minutes nécessaires ( cela peut aussi se faire sur papier) pour donner les quelques indications indispensables et notamment cette équivalence qui est donnée aujourd'hui quand on se plante aux concours.

J'ai parlé de parcours du combattant pour les raisons suivantes qui prouvent que le système n'est pas au point.
1)en amont, avant la saisie, il y a le marathon des journées portes ouvertes qui est infernal quand on habite l'étranger et qu'on planifie d'être à Paris pour une date précise et qu'on apprend que celle-ci a changé . Ces journées sont réparties sur un bon mois et le contact personnel est impossible hors de ces journées-là, sauf exception de quelques individus moins inflexibles, ou si l'on bénéficie de quelque moyen d'approcher ces divas. Le système français c'est cela: inflexibilité et piston.

Pour savoir quels sont les 6 lycées que l'on va désigner, et surtout pour les mettre dans le bon ordre de préférence, car après on ne peut plus le changer, il est préférable d'avoir sacrément débroussaillé le terrain. Ainsi j'ai fui ventre à terre quand j'ai compris que le lycée où j'avais fait mes classes était devenu un repaire de pédagogos. Rayé de ma liste. Heureusement que ma fille a pu discuter avec les profs pour s'en rendre compte!

2) en effet pour les élèves de l'étranger c'est plus difficile surtout, si on a passé le BAC International et pas le bac français. La saisie est plus compliqué.
Un exemple alors que tous les lycées ont reçu exactement les mêmes, expliquez moi pourquoi Fénelon prétend n'avoir jamais reçu un dossier complet. C'est parti pour les 6 le même jour!

Vous posez une question pertinente:
" pourquoi diable votre fille ne va-t-elle pas plutôt dans une de ces bonnes universités américaines dont vous nous vantez (à juste titre, souligné en rouge) les mérites, au lieu de vouloir fréquenter notre système scolaire en ruine ?"

Car la seule chose qui reste encore debout dans ce système en ruine et qui est unique au monde ce sont les CPGE, et parmi celle-ci les seules qui n'on aucun équivalent ailleurs ce sont celles de lettres sup par la qualité de la formation qui y est donnée, et que l'on ne trouve aux US qu'au niveau graduate schools, c'est -à-dire 4 ans plus tard.

"Question subsidiaire : quitte à faire une prépa en France, pourquoi ne pas aller en HEC, en digne fille de sa mère ? Crise d’adolescence ? « Crise d’opposition au modèle parental », comme on jargonne chez les psys ? ;o))""

Tout simplement parceque ma fille veut faire des lettres et pas du business, et subsidiairement j'ai fait mon Droit pas HEC: j'y ai juste fait du théâtre car à l'époque, à Jouy, il n'y avait pas de filles et on était deux, avec Caroline Huppert. C'est mon mari qui y a enseigné, et puisque vous en parlez, cela nous a permis de voir que c'est devenu ( ici aussi ce n'est pas une généralisation et cela dépend des filières): une école de branleurs, car une fois passé le concours d'entrée, c'est le Club Med pour un paquet d'entre eux qui s'en foutent de ne plus bosser car à la sortie ils sont déjà casés, grâce au piston familial.

Le système francais est bien le plus inégalitaire et donc le plus inéquitable au monde, mais c'est normal car l'égalité en France est une fin et non un moyen, et ca dure depuis plus de deux siècles...

Info de dernière minute;
Les principales IVY LEAGUE ( Harvard, Yale Princeton,etc) ont maintenant instauré un système de gratuité totale pour les bons élèves qui ne peuvent payer ces frais devenus exorbitants, mais il faut être citoyen américain, car charité bien ordonnée....

Écrit par : Cadichon | 17 mai 2008

A propos du problème, avec mes enfants nous sommes arrivés à une SOLUTION
je corrige : une METHODE qui nous conduit à un résultat.

Écrit par : lucile | 17 mai 2008

Pour guy

Je cite ...
3-vous mesurez une figure géométrique,c'est là un exercice hardi, du point de vue de la géométrie
4- vous regrettez que les données d'un énoncé ne se plient pas à la méthode que vous suivez pour résoudre un problème.
C'est tout en attendant Isabelle à laquelle j'ai transmis votre post.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 17 mai 2008
------------------------------------------

Seulement pour me faire bien comprendre :
De prime abord j'avais traité le problème.
Mais les remarques des uns et des autres me font comprendre que la solution que j'avais proposée et que vous aviez acceptée comme valable pose autant de question que les autres solutions. Or ces différentes solutions ne mènent pas au même résultat. Réfléchissons y.
Pour ma part, je ne mesure rien. Je constate que d'autres l'ont proposé.
Je ne regrette rien quant aux données et ce que je peux en faire. Je constate que j'ai moi aussi extrapolé.
J'attends donc ce qu'en dira Isabelle.
BAV

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 17 mai 2008

Je viens de trouver ce texte sur SLL qui résume bien la position de beaucoup ici :

http://www.sauv.net/fx080504.php

Écrit par : Flo | 17 mai 2008

Dans un dossier consacré à la nouvelle pensée unique, Natacha Polony y dénonce notamment l'alliance objective des pédagogistes et des ultralibéraux :

'Le niveau scolaire n'a pas baissé'

Comme la petite bête, le niveau monte. Jusqu'à présent, les seuls taux de réussite au baccalauréat faisaient office de preuve. Un doublement du nombre de bacheliers entre 1985 et 1995 : la Direction de l'évaluation et de la prospective s'autorisait à parler des 'dix glorieuses' de l'Education nationale !
Mais, avec le travail inlassable de professeurs et d'associations qui ont mené des études comparatives, il devient impossible de nier l'évidence.
Un élève de 5e a le même niveau qu'un élève de CM2 de 1987, en particulier en grammaire et en orthographe, comme le montrait le rapport Manesse.

La réaction ne s'est pas fait attendre : le nouveau dogme admet ces résultats inquiétants mais vante les mérites des programmes de primaire de 2002, au motif que le niveau aurait baissé un peu moins vite durant les deux années de leur expérimentation. De même, on concédera que 15 % des élèves sont en grande difficulté, mais pour mieux insister sur le fait que tous les autres seraient bien meilleurs que tous leurs prédécesseurs. Et puis, 'les élèves ne maîtrisent pas la langue, mais ils en savent tellement plus que nous dans d'autres domaines'...

Au nom de cet évangile selon Meirieu, il s'agit de perpétuer un système et d'imposer aux enseignants des méthodes qui condamnent les élèves de milieux défavorisés à l'échec. Pendant ce temps, les ultralibéraux font leurs choux gras de ce désastre et en profitent pour attaquer l'ensemble des professeurs, réclamer l'autonomie des établissements scolaires ou obtenir la fin de la carte scolaire. Autrefois, on appelait cela des alliés objectifs.

Natacha Polony

Marianne 17 au 23 mai 2008

Écrit par : Guillaume | 17 mai 2008

"Que disait M. Maschino sur la lâcheté du monde enseignant, déjà ?"

Sincèrement, que disait-il ?

Car il y aurait beaucoup à dire que la question.

Écrit par : Jeremy | 17 mai 2008

Solution trouvée avec l'indication donnée ce matin par Guy Morel, sur les connaissances des enfants de l'époque. :
" Le gamin en question devait faire avec les deux données qu'il avait et connaissait certainement la formule de l'aire du losange, c'est tout. Pas de trigo évidemment."
Ecrit par : lucile | 17 mai 2008
La solution est très simple en effet et c'est le mérite de ce problème : l'octogone est un carré amputé de ses quatre coins.
L'énoncé précise que l'on doit commencer par trouver l'aire d'un carré noir ( facile avec la calcul de l'aire du losange) puis ôter la valeur de cette aire à un carré de 24 cm de côté ( qu'il faut avoir vu en effet).
14x14/2 = 98
24x24 = ...
Cela dit, je n'ai pas fait du tout comme cela ( je navigue comme je peux sur des restes de maths). J'ai commencé par voir le carré blanc ( 24x24) puis j'ai vu que quatre quarts de carré faisaient un carré de 14 cm de diagonale.
Cordialement

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Donc c'était bien cela merci.
Je ne sais pas actuellement où dans le programme ils étudient l'aire du losange. Mes garçons en 3e et 1ère savaient la formule, pas celui qui est en 5e (mais il a l'a peut-être oubliée !)

Écrit par : lucile | 17 mai 2008

Dans un dossier consacré à la nouvelle pensée unique, Natacha Polony y dénonce notamment l'alliance objective des pédagogistes et des ultralibéraux :
Écrit Guillaume.

Il serait peut-être temps, sur ce blog par exemple mais pas seulement, de s'intéresser à l'origine de cette bien étrange expression : "la pensée unique"
GM

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

En ce sens les propos de cette femme me répugnent profondément, elle renie ce qui l'a formée, elle se soumet au règne de l'argent facile, du paraître...La mode bling bling, comme par hasard. C'est affligeant.

Ecrit par : Flo | 17 mai 2008

Oui, et c'est pour cela que je ne partirai pour ma part que si un jour, on m'empêche totalement de transmettre des connaissances ( pour l'instant je ne fais qu'y perdre du fric et de la tranquillité mais quand je referme la porte de ma classe, je fais encore ce que je veux, et je sais que c'est utile aux gamins) . Et je suis bien d'accord avec JPB pour dire que les boîtes privées quand ce sont de grosses boîtes présentent des analogies de fonctionnement avec notre administration qui sont étonnantes! Il suffit de discuter un peu avec des gens du privé.
Quant à" Nathalie la reconvertie" qui se sent plus utile là où elle est, qu'avec des élèves, je pense qu'elle n'a pas compris grand chose au métier de prof... S'il y a bien un truc qui nous soutienne dans ce métier, c'est bien de se dire qu'on sert aux gamins. Et ils finissent toujours par nous le dire d'une manière ou d'une autre ( dans les bahuts qui ne sont pas en état de guerre, j'entends, dans les autres on est au-delà de tout ou en deçà).

Écrit par : Sanseverina | 17 mai 2008

@ Cadichon :

C'est gentil de me répondre aimablement quand vous me prenez pour Jérémy. ;o))
Concernant l'orientation, le problème n'est pas tant qu'elle soit "mal faite", c'est surtout que tout le monde s'en fout. Et particulièrement les profs. Vous constaterez avec moi qu'aucun ici n'est venu contester cette affirmation. C'est pas leur boulot, point barre.

Dans votre parcours du combattant, il est vrai que j'avais négligé les portes ouvertes. J'ai été confronté au même problème, mais à une moindre échelle, ayant un choix plus restreint. Dans la seule école où je n'ai pas pu aller (portes ouvertes organisées un mercredi, hors vacances, à 500 bornes d'ici !!), j'y suis allé plus tard, et ai enfoncé les dites portes.

Je suis ravi d'apprendre que les HK françaises dament le pion aux universités US, c'est une bonne nouvelle.

Quant à ma question subsidiaire, c'etait une boutade (avec un smiley), elle fait ce qu'elle veut, la petite, et c'est tout à son honneur.

Écrit par : yann | 17 mai 2008

Pour savoir quels sont les 6 lycées que l'on va désigner, et surtout pour les mettre dans le bon ordre de préférence, car après on ne peut plus le changer

Ecrit par : Cadichon | 17 mai 2008

PS : vous pouvez encore changer l'ordre de préférence jusqu'au 2 juin.

Écrit par : yann | 17 mai 2008

Aïe, terrible faute !

au-delà de ce que les plus désespérés d’entre vous peuvent imaginer au lieu de pouvez, vestige d’une ancienne formulation.

Certes chacun aura corrigé de lui-même, mais pour une pareille faute, autant que son auteur la corrige.

Écrit par : Pli | 17 mai 2008

C'est mieux avec les guillemets :

"au-delà de ce que les plus désespérés d’entre vous peuvent imaginer" au lieu de "pouvez", vestige d’une ancienne formulation.

Certes chacun aura corrigé de lui-même, mais pour une pareille faute, autant que son auteur la corrige.

Écrit par : Pli | 17 mai 2008

"Concernant l'orientation, le problème n'est pas tant qu'elle soit "mal faite", c'est surtout que tout le monde s'en fout. Et particulièrement les profs. Vous constaterez avec moi qu'aucun ici n'est venu contester cette affirmation."

Ecrit par : yann | 17 mai 2008

Ca me rappelle une anecdote; ma première année d'enseignement, en collège; (je vous parle d'un temps...) Conseil de classe de fin d'année, vient le tour du cas d'une élève, brillantissime en arts plastiques, (19 de moyenne), mais des notes juste moyennes partout ailleurs. Orientation: BEP banque. J'ai été le seul à m'insurger, (pas assez violemment, sans doute).

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Yann a écrit : "Concernant l'orientation, le problème n'est pas tant qu'elle soit "mal faite", c'est surtout que tout le monde s'en fout. Et particulièrement les profs. Vous constaterez avec moi qu'aucun ici n'est venu contester cette affirmation. C'est pas leur boulot, point barre."

Nenni : je ne m'en fous pas du tout.

1- Rien à faire des "conseillers d'orientation" qui veulent placer leur baratin généraliste en me faisant perdre une heure de cours (tout ça pour dire - mal - 1% de ce qui est -très bien - indiqué dans la brochure onisep). Yaka lire d'abord.

2- Je conseille beaucoup les élèves de terminale qui me posent des questions. pas besoin pour ça d'un guichet à hygiaphone. Courriel, courriel et courriel. Rien que du sur mesure...

3- Ceux qui, acceptant enfin de s'apercevoir qu'ils auraient dû écouter ce que leur disaient les profs les années précédentes, je n'en ai rien à braire. Ce n'est effectivement pas mon boulot (et ça ne le sera jamais). Ils n'ont qu'à se démerder, ils le savent et se taisent.

4- Basta cosi.

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

"Il serait peut-être temps, sur ce blog par exemple mais pas seulement, de s'intéresser à l'origine de cette bien étrange expression : "la pensée unique""
GM

Ecrit par : guy morel | 17 mai 2008

Et quelle est votre interprétation de cette expression "toute faite", (que je trouve personnellement passe-partout, très commode et donc, totalement sans fondement réel).

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Et quelle est votre interprétation de cette expression "toute faite", (que je trouve personnellement passe-partout, très commode et donc, totalement sans fondement réel).
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Il ne s'agit pas d'une interprétation. La paternité de cette expression est généralement attribuée à Ignacio Ramonet du Monde diplo ; je crois qu'elle se trouve plutôt chez les "penseurs" de la Nouvelle droite.
J'ajoute que l'idéologie n'est pas une pensée.
Bien à vous.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

4- Basta cosi.

Ecrit par : dugong | 17 mai 2008

Ca nous en fait un avec Dugong. Les autres ?

Écrit par : yann | 17 mai 2008

@ Cadichon : C'est gentil de me répondre aimablement quand vous me prenez pour Jérémy. ;o))
Ecrit par : yann | 17 mai 2008

Ah, je sers qd meme à qch ici...

Écrit par : Jeremy | 17 mai 2008

PS : vous pouvez encore changer l'ordre de préférence jusqu'au 2 juin.

Ecrit par : yann | 17 mai 2008

oui, je me suis mal exprimée, ce que je voulais dire c'est que les réponses tombent ( pour les premières le 3/6) en fonction de cet ordre, et ce n'est pas comme ici où l'on envoie sa candidature à chaque institution, et une fois qu'on a toutes les réponses, on choisit celle qui vous convient le mieux.
Le choix en France ne peut être en fonction des résultats des admissions.
C'est en cela que je disais que l'ordre de préférence est fixe ce qui rend le choix bien plus délicat.

Écrit par : Cadichon | 17 mai 2008

@c.sibille
Allez, je ne vais pas vous faire attendre.
Un petit lien qui donne sur d'autres liens
http://michel.delord.free.fr/pu.pdf
Bonne lecture.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Changeant de sujet mais restant dans celui des programmes, et de la polémique sur la façon d'enseigner l'esclavage, qui me semble devoir être soumise de toute urgence au filtre de la laïcité scolaire, la vraie, celle qui ne confont pas savoir et opinion:

"'Faire reposer la colonisation et l’esclavage sur la seule responsabilité de la France, en taisant les siècles d’implantation musulmane en Espagne ou dans les Balkans et les traites humaines organisées par les Africains ou les Arabes (notamment contre les Blancs), est un procédé proche du lavage de cerveau. Cette maltraitance de l’histoire, destinée à satisfaire les nouvelles communautés, ne peut qu’aviver les ressentiments.

Lundi, Abdelaziz Bouteflika a conditionné son soutien au projet de Sarkozy d’Union pour la Méditerranée à la reconnaissance des crimes commis par la France en Algérie. En finira-t-on jamais?

Les droites européennes ont notamment été élues pour tenter de répondre au multiculturalisme qui menace d’éclatement les États-nations et qui fait glisser le Liban vers la guerre civile. Les solutions doivent tourner le dos à ces politiques communautaristes, défendues par de prétendus "antiracistes" et avalisée au nom de la lutte contre les discriminations. Le professeur Lucien Israël avait déclaré, un jour: "Je ne suis pas d’ascendance gauloise. Mais dans les écoles maternelles et primaires, j’ai pleuré pour Vercingétorix et pour Jeanne d’Arc". Et si la modernité passait, paradoxalement, par le retour à l’enseignement de "Nos ancêtres les Gaulois"?

Médiocre combat
Énième grève des enseignants, hier: le médiocre combat corporatiste de leurs syndicats apparaît de plus en plus anachronique face aux urgences que l’école doit résoudre."

Y. Rioufol, 16/5

Écrit par : Cadichon | 17 mai 2008

@ Christophe, sur la nouvelle droite :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_Droite_française

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Pendaries, je ne partage PAS DU TOUT votre avis.
La mise en dispo (congé sans solde) me semble au contraire saine et bienvenue.

Ça peut servir à :
- découvrir une autre ambiance que celle de la salle des profs (qui sent souvent un peu le rance) et d’autres modes relationnels,
- réactualiser ses connaissances,
- (ré)apprendre qu’il est possible de recevoir un ordre (et de ce fait d’en donner),
- découvrir d’autres mobiliers que ceux de l’UGAP et de la CAMIF,
- confronter des savoirs théoriques à la réalité,
- se rendre compte qu’on n’est pas si mal payé finalement,
- savoir prendre une décision sur la couleur de la nouvelle salle d’histoire en moins de 6 réunions d’équipe,
- voir évoluer le fonctionnement de la société des vrais gens,
- se changer les idées après 10 ans d’enseignement et avoir la pèche en rentrant (de toute façon les vacances, c’est bientôt),
- se rendre compte que le lycée c’est galère mais pas si tragique,
- se rendre compte que l’entreprise c’est galère mais pas si tragique,

Je suis un peu effrayé que la majorité des profs d’éco ou de STG enseignent à partir de savoirs exclusivement livresques, bourrés d’a priori (souvent archéo marxistes ...) sans avoir jamais mis les pieds dans le privé.

Lorsqu’en ces périodes troublées de grèves quand j’entends en AG un(e) prof de lettre ou d’anglais expliquer avec aplomb (et en détail) les modalités de l’exploitation du travailleur par le grand capital ou l’ignominie des relations humaines dans l’entreprise, j’ai froid dans le dos en pensant aux générations de gosses qui ont entendu ces fariboles en cours !

L’entreprise c’est ni l’enfer ni le monde des bisounours. C’est juste pas pareil que la fonction publique, et il serait TRES souhaitable que les profs le découvrent !

Avoir travaillé quelques années dans le privé au cours de sa carrière ou avant d’enseigner me semble indispensable.
On pourrait imaginer au minimum un stage en fin de formation universitaire (genre 6 mois ou 1 an) pour les disciplines en direct rapport avec un « métier ». Les autres, ben ... 6 ou 8 mois comme OS n’est pas nécessairement une mauvaise expérience ! Les maos l’avaient compris (... pour de bien autres raisons).

Dans toutes les matières en rapport avec le monde industriel (STI, STG, physique etc.), le système devrait favoriser la mise en dispo pour aller bosser régulièrement dans le privé 2 ou 3 ans en cours de carrière. Aujourd’hui, on perd son poste en le faisant.
Je l’ai pratiqué, il m’a fallu 10 ans pour retrouver un boulot à moins de 60 km de mon conjoint. Le sureffectif dans ma discipline est tel que si je récidive je finirai TZR pour 10 ans ...
Si ce n’était pas le cas je le referai tant que je suis encore « employable ».

La majorité d’entre-vous sont sortis de l’école pour aller au lycée, à l’uni puis retourner à l’école ou au lycée jusqu’à la retraite ! Si possible vos conjoints sont profs, et la plupart de vos potes aussi.
Z’avez pas l’impression qu’il manque quelque chose ? Que vous n’avez pas vu le vrai monde de la vraie vie des vrais gens (ce qui ne vous dispense pas d’en parler doctement ...) ?

Croyez pas que c’est pour ça que les profs sont une engeance assez universellement méprisée ?

(Vous pouvez taper fort, j’ai bossé dans l’univers impitoyable de l’industrie, j’ai le cuir tanné ...)

Ecrit par : Zorglub | 16 mai 2008

2Zorglub, je vous ai lu avec attention, et je comprends entièrement vos arguments. Ce qui me désole quelques fois, c'est que des types, du genre Bégaudeau, se paye sur la peau de l'EN (pas en salaire, mais en boulot à vie), sans prendre de risque. Je n'aime pas les profiteurs. Prendre un an ou deux, certes, mais pas pour revenir la bouche en coeur.

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2008

On m'alerte sur le sort du Palais de la découverte :

Je cite :

"Le Palais de la Découverte est en grand péril car le gouvernement s'apprête à le faire disparaître" lu sur la liste Physchim (un dénommé Christian Larcher)

"Le personnel du Palais de la découverte se mobilise contre les graves menaces qui s'annoncent :
-- fusion du Palais de la découverte avec la Cite des Sciences et de l'Industrie
-- déménagements du Palais de la découverte a l'intérieur du Grand-Palais
-- absence de budget pour la renovation des salles du Palais de la découverte"
Lu sur le site de l'Union des Professeurs de sciences physiques (UDPPC)

Passé un bref moment de sentimentalisme dû à des souvenirs vieux de plus de 30 ans, je me renseigne un peu.

Je tombe sur un article du Figaro du 14/10/2007 :

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070705.FIG000000025_le_palais_de_la_decouverte_a_la_derive.html

et sur un rapport d'information du sénat intitulé :
"Le Palais de la découverte : un condensé de dysfonctionnements administratifs et politiques"
http://www.senat.fr/rap/r06-354/r06-35417.html

Bourrage de mou à tous les étages...

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

J' ai regardé cette semaine le manuel d'Histoire des élèves de 2 de . Tout y respire la haine de la France ( le sanglot de l'homme blanc ) et la glorification de l'Islam . Les titres des chapitres sont éloquents : " L'occident à l'école des arabes " Si ce n'est pas de la propagande , qu'est-ce que c'est ?? Certains élèves originaires des pays de l' Est se disent choqués de voir que les Français n'aiment pas la France et ne semblent pas fiers de leur pays . Une réflexion sur les contenus s'impose de toute urgence .

Écrit par : Amélie | 17 mai 2008

Les grands médias anglais , particulièrement télévisés, portent un regard de moins en moins complaisant sur l’immigration. Voyez cette bande-annonce de l’émission “Dispatches” (avril 2008) : elle délivre une métaphore sur l’immigration absolument inconcevable en France, et qui correspond à ce que ressentent un nombre grandissant d’européens. La 2e vidéo est un commentaire de la première.»

http://fr.youtube.com/watch?v=7siOGRyHuTU

http://fr.youtube.com/watch?v=JB2OKPmzeSI

Écrit par : Youtube | 17 mai 2008

" L'occident à l'école des arabes " Si ce n'est pas de la propagande , qu'est-ce que c'est ??
Ecrit par : Amélie | 17 mai 2008

De l'histoire.
Et j'aime tout de même mon pays...
Je ne sais pas si "Une réflexion sur les contenus s'impose de toute urgence " mais une sur les cons lâchés, sûrement... (Elle est pas terrible mais ça soulage.)

Écrit par : victor | 17 mai 2008

"Les titres des chapitres sont éloquents "

Evidemment si vous vous contentez des titres de chapitres pour juger....

Écrit par : Hervéh | 17 mai 2008

"De l'histoire.
Et j'aime tout de même mon pays...
Je ne sais pas si "Une réflexion sur les contenus s'impose de toute urgence " mais une sur les cons lâchés, sûrement... (Elle est pas terrible mais ça soulage.)"

Ecrit par : victor | 17 mai 2008


Et sur les cons primés?

Pour ce qui est du fait d'avoir travaillé dans le privé, ça aide beaucoup à ne pas sombrer dans une certaine forme de jargon, et à, effectivement, de manière générale, à garder un peu les pieds sur terre, (j'ai souvent imaginé, pendant des réunions à l'IUFM ou au lycée, que les personnes avec qui j'avais travaillé dans le privé assistaient à la réunion, et je me fendais la pêche intérieurement en imaginant leurs réactions à certains propos).

Guy, merci pour les liens proposés! Mais que vouliez-vous dire, en parlant de Ramonet? Qu'il avait inventé l'expression, ou que c'était un merveilleux exemple de "pensée unique"?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

"Je suis un peu effrayé que la majorité des profs d’éco ou de STG enseignent à partir de savoirs exclusivement livresques, bourrés d’a priori (souvent archéo marxistes ...) sans avoir jamais mis les pieds dans le privé.

Lorsqu’en ces périodes troublées de grèves quand j’entends en AG un(e) prof de lettre ou d’anglais expliquer avec aplomb (et en détail) les modalités de l’exploitation du travailleur par le grand capital ou l’ignominie des relations humaines dans l’entreprise, j’ai froid dans le dos en pensant aux générations de gosses qui ont entendu ces fariboles en cours !""'

C'est bien Zorglub qui est l'auteur de ces lignes, ( et en écrivant son nom j'ai une pensée émue à ma chère collection de Spirou) et non pas l' affeux âne réactionnaire, fascisant, haineux, anti-communiste primaire qui signe celles-ci.

Il y a je crois une commission de révision (je devrais dire d'épuration) qui travaille sur celle des manuels d'éco et d'histoire. Mais que faire de toutes ces classes d'âge ,dont de magnifiques spécimens s'expriment ici, et qui sont convaincus que ces "fariboles" sont autant de paroles d'évangile puisqu'ils ont été de studieux élèves du catéchisme marxiste.

C'est Mitterrand qui avait besoin de revendiquer "l'ignardise" ou ignarderie, en matière économique comme brevet d'orthodoxie socialiste, sans doute parce que sa sincérité personnelle en ce domaine exigeait du renfort. Et comme les rares qui en savent un peu quelque chose sont restés scotchés à Marx et Keynes, les propos rapportés par Zorglub, pour affligeants qu'ils sont, n'en sont pas moins un échantillon représentatif du niveau tragique d'autisme dans la population.

Écrit par : Cadichon | 17 mai 2008

"J' ai regardé cette semaine le manuel d'Histoire des élèves de 2 de . Tout y respire la haine de la France ( le sanglot de l'homme blanc ) et la glorification de l'Islam . Les titres des chapitres sont éloquents : " L'occident à l'école des arabes " Si ce n'est pas de la propagande , qu'est-ce que c'est ??
Ecrit par : Amélie | 17 mai 2008"

Voilà ce que l'on pense sur l'Observatoire du communautarisme (d'où provient directement Amélie).
Ca se passe de commentaire.

Écrit par : Jeremy | 17 mai 2008

Si l'école ne fonctionne pas, c'est de notre faute, car nous avons renoncé à ce qui en fait la matière vivante, le sel: l'insolence humaniste.

Si j'avais le temps, je vous en raconterais, des vertes et des pas mûres....

Bref, Sarah, en m'excusant d'avoir été si long, moi, ça ne m'étonne pas.

Bien à Vous.

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 mai 2008

Il faut reconnaître que vous avez raison, Montaigne, malheureusement. J'ai moi aussi une dizaine de cas concrets qui me viennent à l'esprit. Le problème du monde enseignant ce ne sont pas seulement les pédagos et les méthodes de lecture. Mais que voulez faire contre la lâcheté et la bêtise ?

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

Mais que faire de toutes ces classes d'âge ,dont de magnifiques spécimens s'expriment ici, et qui sont convaincus que ces "fariboles" sont autant de paroles d'évangile puisqu'ils ont été de studieux élèves du catéchisme marxiste.
Ecrit par : Cadichon | 17 mai 2008

Ma pauvre Cadichon, il y a ceux qui veulent mettre en coupe réglée l'économie à grands coups de "commission de révision ou d'épuration" et il y a ceux qui sont restés "scotchés à Marx et à Keynes" parce qu'ils ont eu une expérience directe de "l'exploitation du travailleur par le grand capital".
Si vous aviez vécu autre chose que l'existence confortable d'une petite bourgeoise friquée, vos belles théories fondraient comme neige au soleil. Vous, vous récitez un catéchisme parce que vous n'avez rien d'autre à foutre entre barbecue, tennis et conversations, d'autres se sont ralliés au marxisme parce qu'il proposait une solution à leurs misères. Le remède a-t-il été pire que le mal ? Peut-être ou sûrement, mais en tout cas, ils chercheront et trouveront autre chose...
Gardez vos grands airs et votre mépris de duègne aigrie, restez dans votre paradis sur terre et arrêtez de nous faire la leçon !

Écrit par : victor | 17 mai 2008

"Mais que voulez faire contre la lâcheté et la bêtise ?"

Les introduire en bourse et laisser faire...

Écrit par : dugong | 17 mai 2008

'Faire reposer la colonisation et l’esclavage sur la seule responsabilité de la France, en taisant les siècles d’implantation musulmane en Espagne ou dans les Balkans et les traites humaines organisées par les Africains ou les Arabes (notamment contre les Blancs), est un procédé proche du lavage de cerveau. Cette maltraitance de l’histoire, destinée à satisfaire les nouvelles communautés, ne peut qu’aviver les ressentiments."

Il y a quelques dizaines d'années, j'ai passé quelques jours à Adrar, très jolie ville en plein Sahara, de style soudanais, avec une place plus grande que la place de la Concorde, la place Laperrine.
On ne voyait pas d'Arabes dans la ville. Rien que des noirs. Une femme gynécologue m'expliqua que les femmes noires que nous voyions faire les courses étaient les esclaves des Arabes, qui ne sortaient jamais.
Elle-même d'ailleurs n'était appelée au chevet des femmes en train d'accoucher que lorsque la situation était très grave (aussi bien pour les noires que pour les femmes arabes.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2008

Elle-même d'ailleurs n'était appelée au chevet des femmes en train d'accoucher que lorsque la situation était très grave (aussi bien pour les noires que pour les femmes arabes.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2008

Peut-être n'avaient-elles pas les moyens de la payer dans cette "très jolie ville en plein Sahara" ?

Écrit par : victor | 17 mai 2008

Z’avez pas l’impression qu’il manque quelque chose ? Que vous n’avez pas vu le vrai monde de la vraie vie des vrais gens (ce qui ne vous dispense pas d’en parler doctement ...) ?
Croyez pas que c’est pour ça que les profs sont une engeance assez universellement méprisée ?

(Vous pouvez taper fort, j’ai bossé dans l’univers impitoyable de l’industrie, j’ai le cuir tanné ...)

Ecrit par : Zorglub | 16 mai 2008

Tiens, j'étais passé à côté d'une autre théorie renversante, le zorglubisme. Le prof extra-terrestre, fils de prof, conjoint de prof qui n'a que des profs comme potes... Peut-être aussi fait-il des sports de prof et consomme de la bouffe de profs ?
Zorglub sait tout ça parce qu'il a bossé dans l'univers impitoyable de l'industrie. Sur un marteau-piqueur ou dans le bureau des cadres ? Mais qu'est-ce que vous venez foutre sur un blog de profs ? Vous défoulez de quelle frustration ? On a raté un concours Zorglub ?
Montaigne-à-cheval a raison, il est temps de prendre des vacances !

Écrit par : victor | 17 mai 2008

Voilà ce que l'on pense sur l'Observatoire du communautarisme (d'où provient directement Amélie).
Ca se passe de commentaire.

Ecrit par : Jeremy | 17 mai 2008

Vous ne vous êtes pas abonné , comme nous l'a conseillé JPB ??
Victor non plus ?? J'aime vos injures , c'est tellement agréable d'être gratulée par des cons !


La majorité d’entre-vous sont sortis de l’école pour aller au lycée, à l’uni puis retourner à l’école ou au lycée jusqu’à la retraite ! Si possible vos conjoints sont profs, et la plupart de vos potes aussi.
Z’avez pas l’impression qu’il manque quelque chose ? Que vous n’avez pas vu le vrai monde de la vraie vie des vrais gens (ce qui ne vous dispense pas d’en parler doctement ...) ?

Croyez pas que c’est pour ça que les profs sont une engeance assez universellement méprisée ?

(Vous pouvez taper fort, j’ai bossé dans l’univers impitoyable de l’industrie, j’ai le cuir tanné ...)

Ecrit par : Zorglub | 16 mai 2008

"De mon temps ", les jeunes profs faisaient un stage d'un mois en entreprise, dans la "vraie vie " . J'ai donc travaillé dans un grand quotidien du sud , j'ai accompagné les journalistes et pris parfois leur place . Intéressant , passionnant . Certains étaient d'anciens profs : le boulot est en effet beaucoup moins stressant et beaucoup mieux payé . Les journalistes étaient souvent mariés à des journalistes .
Et comme on ne vit pas dans un univers hermétiquement clos et qu'on a des amis dans l'entreprise , on s'aperçoit que les gens qui bossent dans les banques ou les aéroports ont souvent la belle vie . Nous , avec les élèves et leurs parents , on n'a pas l'impression que la vraie vie soit ailleurs ! Au contraire !
Donc , c'est un faux problème , d'ailleurs , qui veut être prof aujourd'hui ???

Écrit par : Amélie | 17 mai 2008

Peut-être n'avaient-elles pas les moyens de la payer dans cette "très jolie ville en plein Sahara" ?

Ecrit par : victor | 17 mai 2008



C'était de l'Assistance Médicale Gratuite.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2008

Peut-être n'avaient-elles pas les moyens de la payer dans cette "très jolie ville en plein Sahara" ?

Ecrit par : victor | 17 mai 2008
Vous avez vraiment des oeillères , mon pauvre Victor , ça fait de la peine !

Écrit par : Amélie | 17 mai 2008

"Mais que voulez faire contre la lâcheté et la bêtise ?"

Les introduire en bourse et laisser faire...

Ecrit par : dugong | 17 mai 2008

Vous ne croyez pas si bien dire avec la bourse. Là aussi, j'ai un exemple, enfin j'avais car il vient de mourir et il n'aura pas laissé beaucoup de regrets. (Il n'était pas prof)

Je suis comme Céline (l'antisémitisme en moins), je préfère les chats (et les arbres).

Écrit par : Robin | 17 mai 2008

Guy, merci pour les liens proposés! Mais que vouliez-vous dire, en parlant de Ramonet? Qu'il avait inventé l'expression, ou que c'était un merveilleux exemple de "pensée unique"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2008

Mais je ne veux rien dire d'autre que ce que ces liens montrent.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Vous avez vraiment des oeillères , mon pauvre Victor , ça fait de la peine !

Ecrit par : Amélie | 17 mai 2008

Vous pouvez en juger parce que vos commentaires précédents sur les programmes montrent une grande ouverture d'esprit, ma pauvre Amélie ?

Écrit par : victor | 17 mai 2008

" L'occident à l'école des arabes " Si ce n'est pas de la propagande , qu'est-ce que c'est ??
Ecrit par : Amélie | 17 mai 2008
Ce titre est stupide, mais on n'est pas obligé d'en faire autant.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Vous pouvez en juger parce que vos commentaires précédents sur les programmes montrent une grande ouverture d'esprit, ma pauvre Amélie ?

Ecrit par : victor | 17 mai 2008

Mon pauvre Victor , ouvrez donc les manuels de vos élèves et vous verrez , mais il est vrai qu'on ne vous pas entendu sur la traite des chrétiens blancs par les arabes . Ce fait historique doit être un fantasme sûrement , comme tout ce qui dérange les gauchistes universalistes ! Vous me rappelez Daniel Lindenberg et son ridicule "Le rappel à l'ordre ", un modèle d'intolérance et un bel exemple de police de la pensée ! A lire aussi "Les maîtres censeurs" d'Elisabeth Levy , ça vous aèrera ! Et vous rendra peut-être plus objectif !

Écrit par : Amélie | 17 mai 2008

Mais qu'est-ce que vous venez foutre sur un blog de profs ? Vous défoulez(...r...) de quelle frustration ? On a raté un concours Zorglub ?

Ecrit par : victor | 17 mai 2008



Pasqu'il faudrait votre autorisation pour s'exprimer ici Victor ?
Trop fort ... A quand un procès pour hérésie sur la place publique avec la fanfare des gardes rouges en arrière plan ?

J'ai pas vraiment raté de concours, Victor, et je ne m'en flatte d'ailleurs pas ... Tout le mérite en revient à quelques enseignants, et au goût de l’effort inculqué par la culture familiale.

Je suis de la génération de l'ascenseur social, du mérite individuel (et de la chance).
Dans les temps qui laissaient un espoir aux mômes "méritants" du prolétariat de sortir de leur classe par ... la classe.
Avant que la secte des pédagogistes largement soutenue par les bien-pensants égalitaristes n'ait ruiné ce qui fut l'école de la république, c’était encore possible pour un gosse métis d’immigré et de paysanne bas-dauphinoise de devenir normalien.

Jamais je n’aurais pu croire qu’en ces lieux j’en sois à me justifier en étalant des titres universitaires ! Et quand bien même je n’en aurais aucun, en quoi ma parole serait-elle moins légitime que la vôtre ?

Frustré ! On croit rêver ! Mon traitement de prof me procure un niveau de vie qui continue chaque jour à m’émerveiller ! Dans mes rêves de gosse les plus dingues je n’avais jamais espéré tant ...
Avant la bénédiction du salariat à l’ENS j’ai bossé à l’usine comme tous les gosses de pauvres qui voulaient faire des études. Désolé pas sur les chantiers ... Si j’avais su que ça fasse un pb un jour j’aurais fait un effort !

J’ai été prof, puis salarié dans le privé, puis j’ai monté 2 sociétés (qui vont très bien merci) puis je suis retourné au lycée. Pour tenter de montrer aux mômes du lycée technique qu’il y avait de l’espoir, que c’était possible, qu’on pouvait s’en sortir. Et puis aussi, parce que j’aime plus vacances que le pognon (même pas honte de le dire). J’ai gagné beaucoup d’argent, je l’ai entièrement claqué parce que je m’en fous. Et je ne m’en porte que mieux : je sais désormais que je ne sens ni mieux ni plus mal avec, que sans ...

Les fidèles du blog peuvent en témoigner j’ai TOUJOURS été parfaitement courtois avec TOUS les interlocuteurs mais cette fois faut que ça sorte :
VOUS ÊTES UN GROS CON VICTOR !

Écrit par : Zorglub | 17 mai 2008

Ce titre est stupide, mais on n'est pas obligé d'en faire autant.

Ecrit par : guy morel | 17 mai 2008

C'est le remarquer qui est stupide ?? Que faut-il en penser alors , puisque ces livres sont destinés aux élèves ?

Écrit par : Amélie | 17 mai 2008

Les fidèles du blog peuvent en témoigner j’ai TOUJOURS été parfaitement courtois avec TOUS les interlocuteurs mais cette fois faut que ça sorte :
VOUS ÊTES UN GROS CON VICTOR !

Ecrit par : Zorglub | 17 mai 2008

J'approuve . Et de plus , extrêmement borné et intolérant !

Écrit par : Amélie | 17 mai 2008

VOUS ÊTES UN GROS CON VICTOR !
Ecrit par : Zorglub | 17 mai 2008

Aîe, je croyais qu'on pouvait "taper fort" parce que vous aviez "le cuir tanné" ; faut croire que vous vous êtes vanté Zorglub ?
Au fait, vous ai-je insulté ? Qui a écrit "Croyez pas que c’est pour ça que les profs sont une engeance assez universellement méprisée ?"
..."engeance méprisée", "con" : gardez votre mélo et vos injures et soignez vos nerfs !

Écrit par : victor | 17 mai 2008

C'est le remarquer qui est stupide ?? Que faut-il en penser alors , puisque ces livres sont destinés aux élèves ?
Ecrit par : Amélie | 17 mai 2008
Vous voulez que l'on discute sérieusement de l'influence de la pensée arabe sur l'Occident ?
Cela vaudra mieux que de parler des titres - et des contenus - stupides des manuels d'histoire qui ne sont pas pires sur le sujet dont vous parlez que sur beaucoup d'autres.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2008

Je vois une différence sensible entre "taper fort" (c'est parfois le jeu ici), et interdire de parole, mais peut-être la nuance vous aura échappé !

Et sinon, quand vous vous lassez d'être garant de l'ordre moral en ces lieux, vous êtes prof vous aussi ?

Écrit par : Zorglub | 17 mai 2008

Amélie, si vous aviez un brin de culture historique, vous replaceriez ce manuel scolaire à sa juste place comme vous le suggérait Guy Morel.
Vous pourriez lire aussi, cela nuancerait vos propos, "les Chrétiens d'Allah" de Lucile et Bartolomé Bennassar qui montre comment, aux XVIe et XVIIe siècle, "des centaines de milliers d'hommes et de femmes", se sont convertis à l'islam.
Oui, l'Occident a bien été "à l'école des Arabes", que cela plaise ou non.
Je ne vous soupçonne même pas de racisme larvé mais d'une ignorance qui fait le lit de la bêtise et je suis très honoré que cette bêtise m'élève au rang de "gauchiste universaliste".

Écrit par : victor | 17 mai 2008

Je vois une différence sensible entre "taper fort" (c'est parfois le jeu ici), et interdire de parole, mais peut-être la nuance vous aura échappé !
Et sinon, quand vous vous lassez d'être garant de l'ordre moral en ces lieux, vous êtes prof vous aussi ?

Ecrit par : Zorglub | 17 mai 2008

Insultez-moi à l'envi si cela peut vous calmer mais ne me donnez pas un pouvoir que je n'ai pas ! Qui a jamais parlé de vous "interdire de parole" ?
Pour répondre à votre question : je fais effectivement partie de cette "engeance méprisée".

Écrit par : victor | 17 mai 2008

Mais qu'est-ce que vous venez foutre sur un blog de profs ? Ecrit par : victor | 17 mai 2008

J'aurais sans doute mal compris cette phrase qui était sans doute une ode à la liberté d'expression ...

Écrit par : Zorglub | 17 mai 2008

se sont convertis à l'islam.

Par la force , mon pauvre Victor ! Et la charia , un fantasme ??

Écrit par : Amélie | 17 mai 2008

Mais qu'est-ce que vous venez foutre sur un blog de profs ? Ecrit par : victor | 17 mai 2008

J'aurais sans doute mal compris cette phrase qui était sans doute une ode à la liberté d'expression ...

Ecrit par : Zorglub | 17 mai 2008

Je crois, oui. C'était une question et je la maintiens.
Elle m'était inspirée par votre propre "ode", par la douceur et la nuance de ses propos :

"Z’avez pas l’impression qu’il manque quelque chose ? Que vous n’avez pas vu le vrai monde de la vraie vie des vrais gens (ce qui ne vous dispense pas d’en parler doctement ...) ?
Croyez pas que c’est pour ça que les profs sont une engeance assez universellement méprisée ?"

Écrit par : victor | 17 mai 2008

se sont convertis à l'islam.

Par la force , mon pauvre Victor ! Et la charia , un fantasme ??

Ecrit par : Amélie | 17 mai 2008

Lisez, Amélie, au lieu de cultiver vos propres fantasmes. L. et B. Bennassar montrent justement que pour la plupart d'entre eux, la conversion était volontaire, d'où le terme de "renégats" utilisés par les Chrétiens et la Sainte Inquisition.
C'est tout de même curieux, sur ce blog, cette obsession "anti-islamique" qui resurgit régulièrement sous des pseudos nouveaux mais toujours dans le même style plein de subtile parano...

Écrit par : victor | 17 mai 2008

On est d'ailleurs passé d'un manuel de seconde à la dénonciation de la Charia.

Écrit par : victor | 17 mai 2008

se sont convertis à l'islam.

Par la force , mon pauvre Victor !
Ecrit par : Amélie | 17 mai 2008

Sainte Vierge, il faut faire quelque chose de toute urgence pour libérer les Bosniaques et Albanais ! Ne bougez pas, j'appelle Benoît et l'OTAN : une bonne croisade doit pouvoir s'organiser rapidement !

Écrit par : victor | 17 mai 2008

n est d'ailleurs passé d'un manuel de seconde à la dénonciation de la Charia.

Ecrit par : victor | 17 mai 20
Un manuel qui oublie de mentionner la charia , pour laver les cerveaux . Vous êtes pour la dénonciation des crimes du colonialisme , alors pourquoi ne pas parler de la charia quand on parle de l'Islam , religion de" paix et de tolérance "?? Vous connaissez des pays musulmans où s'épanouissent la démocratie et la liberté d'expression ?? C'est vous qui ne comprenez rien à l'histoire ! Vous êtes vraiment puant et très très con !

Écrit par : Amélie | 17 mai 2008

Mais que faire de toutes ces classes d'âge ,dont de magnifiques spécimens s'expriment ici, et qui sont convaincus que ces "fariboles" sont autant de paroles d'évangile puisqu'ils ont été de studieux élèves du catéchisme marxiste.
Ecrit par : Cadichon | 17 mai 2008
Gardez vos grands airs et votre mépris de duègne aigrie, restez dans votre paradis sur terre et arrêtez de nous faire la leçon !
Ecrit par : victor | 17 mai 2008


Tiens il s'est reconnu!! PAUVRE victor! c'est l'hopital qui se fout de la charité!! Lui qui ne cesse de donner des leçons de rectitude morale, de "solidarité" ( quel mot inepte et creux) , de compassion, avec cette grotesque et insupportable arrogance bienpensante de la gauche la plus fossilisée au monde, enfin derrière, la Corée du Nord et la Birmanie.

Y'en a vraiment Myanmar-re de toutes ces dames patronesses avec leurs clichés éculés, qui revendiquent le monopole de l'intelligence, celle du coeur et ...de la modestie, oeuf corse, mais de quel droit, bande d'imposteurs et de faux derches?
Du droit de ne pas la boucler et de crier plus fort que les autres pour faire oublier qu'on a épousé les idéologies les plus bidons et les plus mortifères de l'histoire?


Ça se donne bonne conscience mais sans parvenir à compenser le vide sidéral de la réflexion.

Terra Nova!!!Ha-ha-ha-...

Elle va encore accoucher de son habituel ramassis de chiures de mouches rances, cette gauche moisie, aigrie, frustrée, haineuse, jalouse, irréformable et incapable de penser une quelconque modernité, son regard vissé dans le rétroviseur et les lèvres en permanence retroussées pour agonir d'injures ceux qui ne se prosternent pas bruyamment avec eux devant la misère du monde, alors que pour l'immense majorité d'entre eux, ils ne lèvent pas le petit doigt pour l' alléger, à titre individuel. Pour ces adorateurs de l'étatisme et du collectivisme, c'est l'état qui doit y pourvoir, eux ils sont juste bon à descendre dans la rue pour garder leurs prébendes.
Bande d'assistés!

Petit faiseux, grands diseux.

MERDRE ALORS!

Mère Ubu

Écrit par : Cadichon | 17 mai 2008

normal aussi que victor ( pauvre innocent) gobe les mythes les plus absurdes que plus aucun médiéviste sérieux , même musulman, n'ose plus évoquer, à savoir ce prétendu sauvetage de la culture philosophique gréco-romaine par les Arabes.

Ils ont fait tant de contresens dans leurs traductions, ces sauveteurs de l'humanité, surtout pour servir leurs propres desseins, que cela leur est enfin revenu en pleine poire, et c'est pas trop tôt! Cette imposture-là est éventée pour de bon. C'est bel et bien par les moines copistes que cette culture fut préservée mais ceux qui enseignent l'esclavage à la sauce Taubira ne sont pas à un mensonge historique près.

C'est grave de croire encore à leur âge au père Noël et à frère Tarik.

Écrit par : Cadichon | 18 mai 2008

"Il y a toujours, dans la violence chez un homme de lettres, quelque chose de particulièrement impuissant." Wilde

Ce genre de discours, avec force caricatures et maximes populaires, ne prouve en effet que sa propre vanité : on peut toujours en renvoyer un du même genre à son auteur sans que rien n'ait jamais été dit, de telle sorte que la discussion n’avance jamais.

Écrit par : Pli | 18 mai 2008

C'est grave de croire encore à leur âge au père Noël et à frère Tarik.

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2008


votre dernier post Cadichon est excellent, les choses commencent à bouger.

mabiche

Écrit par : mabihe | 18 mai 2008

merci mabiche, mais faudra garer vos fesses à la récré, mañana por la mañana, quand le totor-éador sera debout.

Amélie parle d'or mais en pure perte avec ce niaiseux qui a appris l'histoire de France dans les cassettes de Ramadan.

Écrit par : Cadichon | 18 mai 2008

"Voilà ce que l'on pense sur l'Observatoire du communautarisme (d'où provient directement Amélie).
Ca se passe de commentaire.
Ecrit par : Jeremy | 17 mai 2008

Vous ne vous êtes pas abonné , comme nous l'a conseillé JPB ?? Victor non plus ?? J'aime vos injures , c'est tellement agréable d'être gratulée par des cons !

Ecrit par : Amélie 17 mai 2008.


Chère Amélie,

Dans la mesure où je ne vous ai pas injuriée, j'envisage sérieusement de porter plainte.

L'injure est écrite, vous êtes facilement trouvable par le biais de Midi-blogs auquel je viens d'écrire.

Vous êtes du pain béni.

Écrit par : Jeremy | 18 mai 2008

Cadichon : votre point de vue est visiblement dicté par votre foi et vos opinion politiques.
Mais d'un point de vue scientifique, les choses sont plus compliquées. Sans Averoès, une partie importante de l'œuvre d'Aristote n'aurait pas survécu, et le bonhomme ne s'est pas contenté de transmettre et de commenter, il a fait une analyse philologique extrèmement rigoureuse en multipliant les sources et en déduisant les textes d'origine des incohérences et des similitudes qui distinguaient ou rapprochaient les textes. L'idée romantique d'un islam éclairé qui aurait sauvé la pensée grecque d'un ténébreux moyen-âge catholique est évidemment erroné (et souvent utilisé comme argument politique), car quel que soit l'endroit, il y a eu des gens qui ont cru au savoir, à la connaissance, à la mémoire ou encore à la réflexion, et d'autre qui ont cru que tout cela devait être inféodé au pouvoir et notamment à l'obscurantisme religieux. C'est aussi un musulman qui, semble-t-il (on n'en n'est à vrai dire pas sûr) serait responsable de la destruction finale de la bibliothèque d'Alexandrie. On peut chercher des "bons" et des "méchants", mais au niveau des civilisations, c'est tellement absurde !

Écrit par : Gino | 18 mai 2008

Il est bien difficile de suivre un sujet sur ce blog.
Mais j'ai pris le temps de monter et descendre un peu partout.
Je n'ai rien trouvé d'autre de la part de Guy Morel que ceci à propos du problème si édifiant qu'il nous avait soumis.
Je cite :
"La solution est très simple en effet et c'est le mérite de ce problème : l'octogone est un carré amputé de ses quatre coins."
Si c'est ton dernier mot, Guy, alors je renonce pour toujours à m'interesser à ce que tu peux dire ou écrire;
Et personne sang portera plus mâle.
Salud e pesetas.

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 18 mai 2008

"Si vous aviez vécu autre chose que l'existence confortable d'une petite bourgeoise friquée, vos belles théories fondraient comme neige au soleil. Vous, vous récitez un catéchisme parce que vous n'avez rien d'autre à foutre entre barbecue, tennis et conversations, d'autres se sont ralliés au marxisme parce qu'il proposait une solution à leurs misères. Le remède a-t-il été pire que le mal ? Peut-être ou sûrement, mais en tout cas, ils chercheront et trouveront autre chose...
Gardez vos grands airs et votre mépris de duègne aigrie, restez dans votre paradis sur terre et arrêtez de nous faire la leçon !"

Il fallait le dire ! J'ai esayé plusieurs fois, vainement! Mais là voius frappez, juste ! Si vous aviez vécu autre chose que l'existence confortable d'une petite bourgeoise friquée, vos belles théories fondraient comme neige au soleil. Vous, vous récitez un catéchisme parce que vous n'avez rien d'autre à foutre entre barbecue, tennis et conversations, d'autres se sont ralliés au marxisme parce qu'il proposait une solution à leurs misères. Le remède a-t-il été pire que le mal ? Peut-être ou sûrement, mais en tout cas, ils chercheront et trouveront autre chose...
Gardez vos grands airs et votre mépris de duègne aigrie, restez dans votre paradis sur terre et arrêtez de nous faire la leçon !"

Totalement solidaire, Victor !
C'est dit et bien dit !
Mais les ânes sont puissants en ce bas monde ...

Vous connaissez :

"Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas ;
N'importe ; je me bats ! je me bats ! je me bats !"
...

Ah le panache ...
Chapeau ...
Rideau !

Écrit par : Hervé (réveillez-vous) | 18 mai 2008

Ah zut, je n'ai pas une grande maîtrise du couper-coller (que donne sans doute de longues années d'IDD et de TPE ...)

Mon message est confus ...

Mais l'esprit y est, c'est l'essentiel !

Écrit par : Hervé (réveillez-vous) | 18 mai 2008

Trissotin (Hervé) et Vadius (Victor): en duo au bal des aigris.
Trissotin. — « Vos vers ont des beautés que n'ont point tous les autres.
Vadius. — Les Grâces et Vénus règnent dans tous les vôtres.
Trissotin. — Vous avez le tour libre, et le beau choix des mots.
Vadius. — On voit partout chez vous l'ithos et le pathos.
Trissotin. — Nous avons vu de vous des églogues d'un style
Qui passe en doux attraits Théocrite et Virgile.
Vadius. — Vos odes ont un air noble, galant et doux,
Qui laisse de bien loin votre Horace après vous.

version courte:Asinus asinum fricat,
ou version mulets: Mutuum muli scabunt.

enfin version Érasme: "Et rien n'est plus plaisant que de voir des ânes s'entregratter soit par des vers, soit par des éloges qu'ils s'adressent sans pudicité."

Écrit par : Cadichon | 18 mai 2008

L'autre jour, suivant à la trace
Deux ânes qui, prenant tour à tour l'encensoir,
Se louaient tout à tour, comme c'est la manière.
.../...
Ces ânes, non contents de s'être ainsi grattés,
S'en allèrent dans les cités,
L'un l'autre se prôner.

La Fontaine, le Lion, le Singe et les deux Anes.

Écrit par : Cadichon | 18 mai 2008

A suivre, la carrière du film-documentaire de Patrice Leconte sur le procès des caricatures, ("c'est dur d'être aimé par des cons").
Pour (ré)habiliter et légitimer tous les laïcs, (y compris musulmans), et conchier les religieux, quand la religion devient d'état.


"Elle va encore accoucher de son habituel ramassis de chiures de mouches rances, cette gauche moisie, aigrie, frustrée, haineuse, jalouse, irréformable et incapable de penser une quelconque modernité, son regard vissé dans le rétroviseur et les lèvres en permanence retroussées pour agonir d'injures ceux qui ne se prosternent pas bruyamment avec eux devant la misère du monde, alors que pour l'immense majorité d'entre eux, ils ne lèvent pas le petit doigt pour l' alléger, à titre individuel. Pour ces adorateurs de l'étatisme et du collectivisme, c'est l'état qui doit y pourvoir, eux ils sont juste bon à descendre dans la rue pour garder leurs prébendes.
Bande d'assistés!

Petit faiseux, grands diseux.

MERDRE ALORS!

Mère Ubu"

Ecrit par : Cadichon | 17 mai 2008

Vous cherchez à battre votre record de mauvaise foi et de cracheuse de fiel? C'est certainement encore améliorable, vous savez! En ce domaine aussi, les records sont faits pour tomber.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Suite aux embarras gastrique de Cadichon, j'ai eu fort à faire pour nettoyer mon écran.

Partie du Massachusetts, Cadichon va-t-elle finir par nous chanter Singmaringen in the rain ?

Par glissement vers son lieu naturel ou par mutation ?

Écrit par : dugong | 18 mai 2008

Ou "Sing Sing in the rain"??

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Est-il vraiment utile de s'envoyer des noms d'oiseau — restons-en au merle moqueur…

Amélie, quel éditeur a commis le manuel dont vous parlez ? Essayons d'être un peu précis…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 mai 2008

Le remède a-t-il été pire que le mal ? Peut-être ou sûrement, mais en tout cas, ils chercheront et trouveront autre chose...

Cela fait penser aux propos d'un responsable du CEA concernant le gâchis de Superphénix : "erreur de manip mais il fallait la faire".
Les gauchistes sont comme ce technocrate, ils osent tout et c'est même à cela qu'on les reconnait.

Peut-être ou sûrement...

Pour ôter le doute, lisez Courtois.

Écrit par : Guillaume | 18 mai 2008

"normal aussi que victor ( pauvre innocent) gobe les mythes les plus absurdes que plus aucun médiéviste sérieux ,"

Il ne suffit pas répéter une chose pour qu'elle soit vraie!!!

Écrit par : Hervé | 18 mai 2008

Guillaume a écrit : "Cela fait penser aux propos d'un responsable du CEA concernant le gâchis de Superphénix : "erreur de manip mais il fallait la faire".
Les gauchistes sont comme ce technocrate, ils osent tout et c'est même à cela qu'on les reconnait."

Je ne suis pas sûr du tout que les choses soient aussi simples.

Prenons l'exemple du projet ITER. Aucune certitude de réussite du programme ; en particulier pour des raisons théoriques (système hautement non linéaire, aucun d'effet "maquette à faire marché avant de réaliser le modèle grandeur nature")

Oser tout serait une "vertu" de gauche, oser tout court une "vertu" de droite ?

Un peu court, camarade !

Écrit par : dugong | 18 mai 2008

à faire marcher !

Écrit par : dugong | 18 mai 2008

Pour ôter le doute, lisez Courtois.

Ecrit par : Guillaume | 18 mai 2008




http://www.denistouret.net/textes/Courtois.html

Écrit par : guitou | 18 mai 2008

Je recommence (c'est la faute à Cadichon *) : aucun effet émaquette" dont la bonne marche serait un pas sûr vers la réalisation efficiente du modèle grandeur nature.

* C'est peut être très localement vrai donc c'est certain...

Écrit par : dugong | 18 mai 2008

C'est vous qui ne comprenez rien à l'histoire ! Vous êtes vraiment puant et très très con !

Ecrit par : Amélie | 17 mai 2008

Amélie parle d'or mais en pure perte avec ce niaiseux qui a appris l'histoire de France dans les cassettes de Ramadan.

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2008


Le con niaiseux et puant (j'en oublie) enseigne en collège mais est docteur en histoire médiévale et constate qu'en la matière Cadichon et Amélie n'ont dépassé le niveau de la caricature
il partage entièrement le :

On peut chercher des "bons" et des "méchants", mais au niveau des civilisations, c'est tellement absurde !

Ecrit par : Gino | 18 mai 2008
Apprécie les commentaires d'Hervé et Dugong (j'en oublie peut-être).

S'adressait à des militants de l'extrême (Cadichon, Amélie) et respectera le conseil plein de bon sens de JPB.
Donc Totor-réador comme dit plaisamment Cadichon renvoie chacun à sa bonne ou mauvaise conscience, à de saines lectures et souhaite un bon dimanche à ceux qui le méritent.
Adisias.

Écrit par : victor | 18 mai 2008

Hého, Guillaume? C'est la droite qui a mis "Superphénix" sur ses rails, non?
Ah, oui, j'oubliais... Chirac n'est pas de droite... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Chirac n'est pas de droite... ;-)

Pour une fois, vous ne dites pas de c..
;-)

Écrit par : Guillaume | 18 mai 2008

@ Racine( de 2) et autres amateurs d'octogone.

Réponse d' Isabelle :
Il est exact que les élèves ne pouvaient faire que avec l'énoncé ... comme les élèves actuels d'ailleurs avec leurs livres. Penchons-nous avec attention sur les manuels scolaires actuels, ils comportent des énoncés gratinés. Dans les énoncés de l'époque dite des mathématiques modernes, il y avait du gratiné aussi, d'un style encore différent (la très
célèbre définition de la droite affine réelle, par exemple).
Ceci pour rappeler que l'on sait depuis Bourbaki de façon certaine que tout énoncé dans la langue standard est nécessairement incomplet et lacunaire, et pas seulement pour des raisons psychologiques ou culturelles. On sait aussi,
parce que l'on a essayé, que tout énoncé formalisé complet a une longueur tendant vers l'infini, et illisible. À ceux qui en douteraient, je conseille la lecture de Bourbaki, et des ouvrages de logique formelle de Jean-Louis Krivine (attention, pas Alain), que l'on trouve dans l'excellente
bibliothèque de l'Institut Henri Poincaré.
Mais revenons donc à nos modestes pavés.
Il est certain que des données sont sous-entendues ici : les pavés noirs sont centrés aux sommets du carré encadrant l'octogone ; ledit octogone bénéficie au moins d'une semi-régularité, sinon de la régularité vraie (on a vu que
celle-ci est incompatible avec les données). Je reconnais volontiers que le lecteur peut se fâcher de ces sous-entendus, car pourquoi ceux-ci et pas la régularité de l'octogone ?
Là interviennent des données économiques et culturelles : l'idée que tout le monde a pu voir de tels dallages, les a vus poser : si les petits carrés noirs n'étaient pas centrés aux sommets virtuels des grands carrés blancs, il serait impossible de poursuivre le dallage. Donc il n'y a pas besoin de préciser aux élèves ce détail (important, je ne nie pas). Autre fait économique et géométrique : ce modèle de dallage peut se faire avec des petits carrés noirs ayant des rapports de grandeurs différents avec les octogones, dont l'apparente régularité disparaît, du coup. Pour peu qu'ils aient habité de vieilles maisons, sans parler de visiter des manoirs, des abbayes, les élèves pouvaient le savoir. Donc ils étaient beaucoup moins sensibles à la tentation de croire l'octogone régulier.
Dans ce consensus culturel sur les pavages, peut-on dire que les élèves étaient entraînés à la critique des énoncés ? Oui, sous-entendu, justement ; bien plus que dans les énoncés actuels où tout est effroyablement découpé et haché menu, et où les élèves n'ont pratiquement aucune liberté : il n'est pas question qu'ils critiquent quoi que ce soit : lisez donc, les manuels scolaires actuels !
A propos de liberté : j'ai déjà entendu 3 ou 4 méthodes différentes (justes bien sûr sinon ce n'est pas intéressant) pour cet exercice, on peut les trouver plus ou moins habiles, mais leur existence même montre que l'énoncé respecte les élèves.
--
Isabelle Voltaire

Écrit par : guy morel | 18 mai 2008

Il est bien difficile de suivre un sujet sur ce blog.
Mais j'ai pris le temps de monter et descendre un peu partout.
Je n'ai rien trouvé d'autre de la part de Guy Morel que ceci à propos du problème si édifiant qu'il nous avait soumis.
Je cite :
"La solution est très simple en effet et c'est le mérite de ce problème : l'octogone est un carré amputé de ses quatre coins."
Si c'est ton dernier mot, Guy, alors je renonce pour toujours à m'interesser à ce que tu peux dire ou écrire;
Et personne sang portera plus mâle.
Salud e pesetas.
Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 18 mai 2008

Et oh ! d'où vient cette ire ? On ne peut même plus discuter tranquillement d'un petit problème de maths.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2008

Pour éclairer un peu le débat sur Aristote et le rôle d'Averroès, un nom-clé, celui de Jacques de Venise :

Jacques de Venise a été un grand traducteur d'Aristote au XIIème siècle. On a dit qu'il a été le premier depuis Boèce à avoir traduit systématiquement Aristote. À part cela toutefois on sait peu à son sujet[.

C'est surtout à Constantinople qu'il a travaillé, traduisant les Analytica posteriora du grec en latin au cours de la période 1125-1150. Certains savants ont aussi supposé qu'il avait été en relation avec l'abbaye du Mont Saint-Michel. Pour la première fois depuis un demi-millénaire était mis à la disposition de l'Europe occidentale ce qu'on appelait alors la Logica Nova, en d'autres mots l'Organon tout entier.

C'est un sujet que je connaîs bien puisque j'ai travaillé sur Aristote en année de maîtrise à la Sorbonne avec Jean-Toussaint Desanti et Maurice de Gandillac ("Temps et Eternité dans la métaphysique d'Aristote").

Maurice de Gandillac (et bien évidemment son collègue arabisant, M. Thillet), reconnaissaient le rôle d'Averroès.

Le rôle des Arabes, notamment d'Averroes demeure cependant important ; Jacques de Venise a traduit ; Averroès a traduit et commenté (en arabe).

La construction idéologique du monde arabe sauvant la culture chrétienne occidentale est évidemment absurde.

N'oubliez pas l'importance de l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie dans la perte des oeuvres d'Aristote.

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

Demandez à Jacques Marseille, ce combat de David contre Goliath est épuisant alors mieux vaut comme Picketty brosser les mandarins dans le sens du poil quand on a autant d'ambition. On le retrouvera bien un jour sur une liste ou une autre. C'est un tribun, pas un homme de science.

Ecrit par : Cadichon | 16 mai 2008

Au risque de passer pour un thuriféraire de Piketty (sans "c"...), je maintiens que ses "academic credentials" sont infiniment supérieures à celles de Jacques Marseille ou Pascal Salin, qui n'ont à ma connaissance PAS UNE SEULE publication à leur actif dans une revue économique internationale à comité de lecture. C'est le seul critère objectif pour apprécier le sérieux d'un économiste, accepté aussi bien par les économistes d'orientation "conservative" que "liberal". Si vous refusez ce critère, cela signifie que vous accordez plus d'importance à l'idéologie qu'à la recherche... passées les bornes, il n'y a plus de limite, et on se retrouve vite à croire les âneries du premier pamphlétaire venu.
Le fait qu'il écrive par ailleurs des tribunes dans les journaux, comme beaucoup d'économistes de tous horizons, ne change rien à cela.
Les livres de Jacques Marseille se vendent par ailleurs très bien (vite écrits et vite lus) beaucoup mieux que ceux de Piketty, donc votre argument est curieux.
Mais plutôt que de discourir dans le vide, pouvez-vous citer précisément des textes de Piketty qui vous justifient vos griefs?
JD

Écrit par : Jesse Darvas | 18 mai 2008

Il (Jacques de Venise) a traduit Aristote...en latin, évidemment. Ce n'est qu'à partir de Descartes ("Le Discours de la méthode) que l'on commence à philosopher en français.

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

Il (Jacques de Venise) a traduit Aristote...en latin, évidemment. Ce n'est qu'à partir de Descartes ("Le Discours de la méthode) que l'on commence à philosopher en français.
Ecrit par : Robin | 18 mai 2008
Cela fait du bien d'entendre un peu de raison dans ce débat.
Quand j'étais à l'école primaire, on récitait : " Charles Martel a arrêté les Arabes à Poitiers." Et on respirait : ouf !
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2008

"Ah, oui, j'oubliais... Chirac n'est pas de droite... ;-)"

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Ben oui! Il a même vendu "l'Humanité dimanche", c'est vous dire... ;-)))

Entre parenthèses, il racontait ce souvenir d'un ton rigolard quand on lui en parlait, contrairement à Jospin qui, quand on évoquait son passé trotskiste, prenait l'air d'un gamin pris la main dans le pot de confiture!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

"Si vous refusez ce critère, cela signifie que vous accordez plus d'importance à l'idéologie qu'à la recherche..."

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 18 mai 2008

Ah, non, là, Jesse, vous dépassez les bornes!!! Qui peut croire une seule seconde ici que Cadichon soit une idéologue? Vous voulez une preuve scientifique de ce que j'avance? Oui? La voilà: Elle affirme le contraire à longueur de messages.
;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Et ne lui dites pas qu'elle a tort! Elle serait tellement déçue! Elle est tellement certaine de détenir la vérité, vous lui feriez de la peine... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Sur la bibliothèque d'Alexandrie :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_d'Alexandrie

Il y a trois principales hypothèses pour expliquer la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie :

* la guerre civile romaine entre César et Pompée (env. -50)

* les conflits de primauté politique et religieuse entre paganisme et christianisme (250 - 350)

* les conséquences de la conquête arabe (env. 650).

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

'Il y a trois principales hypothèses pour expliquer la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie"

Il y en a une quatrième : le (la) bibliothécaire est parti(e) avec la caisse (de livres).

Écrit par : dugong | 18 mai 2008

A Robin,

Non, je n'ai pas l'intention de quitter l'EN dans deux ans pour aller faire du coaching. Le témoignage de cette Nathalie me débecte tout simplement, non pas qu'elle ait mal fait en quittant l'EN (chacun est libre de faire ce qu'il veut) mais c'est cette histoire de "vraie vie" qui me met hors de moi (sans parler de cette espèce de fascination pour l'argent, la "réussite" qui se voit etc.)

En fait, mon parcours est l'opposé du sien et comme elle, je ne regrette pas mon choix malgré certains moments fort désagréables (comme les vendredis après-midi par exemple!). Avant d'entrer dans l'EN, j'ai travaillé comme attachée de presse dans une grande entreprise de prêt-à-porter italienne et j'avais été recrutée parce que je maîtrisais plusieurs langues étrangères. En gros, j'ai travaillé pendant trois ans dans le milieu de la mode et dans l'événementiel, à 10 000 lieues de l'EN.

J'avais une jolie carte de visite, de belles fringues et beaucoup de "relations"...Et puis un jour, j'ai tout plaqué, j'en avais marre de cette vie là, de ce bling-bling permanent, des "caprices" du milieu etc. Quand j'ai annoncé à mon entourage mon souhait de passer CAPES et agrégation (cela me taraudait depuis un certain temps déjà), ils m'ont pris pour une cinglée et me disaient "quel gâchis, une telle réussite!"

Je ne pense pas avoir quitté la vraie vie en réussissant CAPES puis agrégation, bien au contraire, je crois, malgré mes modestes moyens, apporter bien plus à la société du fond de mon petit collège de campagne que de mon beau bureau parisien.

Pour moi qui ai connu le monde de l'entreprise (et je précise que je n'ai aucun mépris pour les gens qui y travaillent), je dis que non l'Ecole ne doit pas fonctionner comme une entreprise et que si l'on réduit tout à une question de rentabilité ou d'efficacité (comme le voudraient certains, notamment les rédacteurs du fameux CECRL), la plupart des disciplines enseignées risquent de disparaître. Dans ces conditions, pourquoi maintenir des matières comme la philosophie, l'histoire-géo, les LV autres que l'anglais etc ? J'ai vu dans les entreprises où j'ai travaillé des cadres sup très bien payés mais qui étaient de gros crétins!!! On n'a pas besoin de grand'chose pour faire un bon commercial.

Je ne peux pas dire non plus que mon expérience en entreprise m'ait apporté beaucoup pour enseigner l'espagnol en collège et en lycée.
La maîtrise de ma discipline est autrement plus importante! Et même si ma réussite est beaucoup moins "voyante" et valorisante qu'avant, je le répète, non je ne regrette pas d'avoir choisi ce métier mais je voudrais pouvoir avoir le droit de l'exercer dans de bonnes conditions.

Je vais vous quitter maintenant, il faut que j'aille m'occuper de ma petite famille. J'espère ne pas avoir été trop longue.
Hasta pronto, Maria

Écrit par : maria | 18 mai 2008

Suite et fin? pour Guy :

Et oh ! d'où vient cette ire ? On ne peut même plus discuter tranquillement d'un petit problème de maths.
Ecrit par : guy morel | 18 mai 2008

J’étais agacé par cette seule réponse (si affirmative : « l'octogone est un carré amputé de ses quatre coins ») qui semblait dire une forme de seule « vérité » à conclure de nos échanges relatifs à ce problème de pavés, et que cette réponse arrive avant l’avis de l’experte Isabelle.
Une sorte de « circulez, y a rien à voir ».
Or, il me semble bien au contraire qu’il y a beaucoup à voir et à regarder dans cet énoncé.
J’ai lu Isabelle et même si je n’ai lu ni Bourbaki, ni Krivine, je suis bien conscient qu’il y a un gros problème si l’on veut une formulation explicite finie.
Mais plus j’y réfléchis, plus il me paraît possible que le choix de certains sous-entendus par l’auteur (Croisille ?) soit dicté par une double mauvaise intention :
1. Surtout ne pas dire que l’octogone est « issu » d’un carré car ce serait trop mettre sur la voie de la solution.
2. Choisir des dimensions telles que, tant sur le dessin que par des calculs approchés, la tentation pour certains de voir l’octogone régulier l’emporte sur le reste.
Isabelle a bien sûr dit ce qu’il fallait penser de ce second point, mais je suis très circonspect quant aux arguments utilisés.
Des considérations culturelles pourraient nous amener, pour peu que l’on ait, je la cite : « pu voir de tels dallages » ou « vus poser », à penser au carreleur qui glisse des petits croisillons entre les dalles, qui coule un joint, quelle largeur le joint ? de combien ça diminue la surface des pavés ? etc.
Bon, mais passons…

Ce qui m’étonne davantage dans son explication, c’est qu’elle semble prendre comme argument de valorisation d’un tel exercice le fait que les manuels actuels soient très mauvais.
N’est-ce pas là ce que l’on pourrait appeler du manichéisme ? (tout ce qui n'est pas ténèbre est lumière?)

BAV

Écrit par : Jean Racine (de 2) | 18 mai 2008

La bibliothèque d’Alexandrie a disparu quand elle est devenue un “centre de documentation et d’information”. Les bibliothécaires sont alors devenus des “centristes”.

Écrit par : Lariba | 18 mai 2008

Où sont les défenseurs des droits de l'homme qui, sur ce blog, la semaine dernière s'énervaient sur le cas de la Chine, mais qui restent, bien silencieux à l'annonce de Sarkozi de faire voter une loi pour que les enseignants se déclarent grévistes 48 heures à l'avance?

Écrit par : marigot | 18 mai 2008

Ce qui m’étonne davantage dans son explication, c’est qu’elle semble prendre comme argument de valorisation d’un tel exercice le fait que les manuels actuels soient très mauvais.
N’est-ce pas là ce que l’on pourrait appeler du manichéisme ? (tout ce qui n'est pas ténèbre est lumière?)

BAV

Ecrit par : Jean Racine (de 2) | 18 mai 2008

Ne peut-on pas dire qu'en 1930, comme aujourd'hui, il arrivait aux auteurs de manuels (et aux enseignants) de se "planter" : mauvaise formulation des énoncés, données insuffisantes, non prise en compte des "prérequis" et des "obstacles épistémologiques" : en l'occurence la confusion entre le "carrelage concret" et les figures géométriques abstraites (carré et octogone), le plan pragmatique et le plan théorique ?

Il me semble qu'il est indispensable, si l'on veut exercer le plus efficacement possible ce métier de se poser toutes ces questions et de se mettre à la place de l'élève.

La question essentielle étant (Platon et Aristote toujours) "téléologique" : en vue de quoi est-ce que je leur explique telle ou telle notion, est-ce que je leur donne tel ou tel exercice ?

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

Des considérations culturelles pourraient nous amener, pour peu que l’on ait, je la cite : « pu voir de tels dallages » ou « vus poser », à penser au carreleur qui glisse des petits croisillons entre les dalles, qui coule un joint, quelle largeur le joint ? de combien ça diminue la surface des pavés ? etc.
Bon, mais passons…

Mais évidemment !

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

"Où sont les défenseurs des droits de l'homme qui, sur ce blog, la semaine dernière s'énervaient sur le cas de la Chine, mais qui restent, bien silencieux à l'annonce de Sarkozi de faire voter une loi pour que les enseignants se déclarent grévistes 48 heures à l'avance?
Ecrit par : marigot | 18 mai 2008"

C'est égoïste comme remarque. Je ne vois pas le rapport entre l'oppression du Tibet et la déclaration de grève 48 heures à l'avance. Et puis ça n'a rien d'ignominieux, de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance. Comparer ça avec le Tibet, vraiment...

Écrit par : Jeremy | 18 mai 2008

'Il y a trois principales hypothèses pour expliquer la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie"

Il y en a une quatrième : le (la) bibliothécaire est parti(e) avec la caisse (de livres).

Ecrit par : dugong | 18 mai 2008

La bibliothèque d’Alexandrie a disparu quand elle est devenue un “centre de documentation et d’information”. Les bibliothécaires sont alors devenus des “centristes”.

Ecrit par : Lariba | 18 mai 2008

Communiqué de M. François Bayrou, président du MODEM :

Je tiens à rectifier une fois pour toutes les graves accusations portées sur le blog "Bonnêt d'âne" par certains intervenants à l'humour douteux.

Je ne suis pas vraiment responsable de l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie. Je ne l'ai pas fait exprès et je me suis arrêté de fumer depuis.

Et si vous saviez comme je me suis fait gronder par ma grand-mère, vous ne seriez pas aussi méchants !

Mais s'il y a quelqu'un de susceptible d'être parti avec la caisse, c'est bien l'actuel président de la République.

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

"Les bibliothécaires sont alors devenus des “centristes”.

Ou plutôt des médiatiseurs (c'est à dire des gens du milieu assez peu recommandables)

Écrit par : dugong | 18 mai 2008

Je vais vous quitter maintenant, il faut que j'aille m'occuper de ma petite famille. J'espère ne pas avoir été trop longue.
Hasta pronto, Maria

Ecrit par : maria | 18 mai 2008

Ravi d'apprendre que vous n'avez pas l'intention d'aller faire du "coaching" et que c'est plutôt le chemin inverse que vous avez suivi.

Ca change la vie de savoir qu'il y a des gens comme vous dans ce métier.

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

C'est évidemment intéressant de faire du commerce avec les autres peuples, mais c'est tout aussi intéressant de se demander par exemple "comment ils pensent".

La question du rapport entre le temps et l'éternité..."Le temps, image mobile de l'éternité immobile", selon Aristote et saint Thomas d'Aquin, structure par exemple la pensée occidentale, y compris la nôtre, croyants et incroyants, mais pas forcément celle des Indiens ou des Chinois.

Je trouve dommage que "contre la campagne anti-chinoise" ait déserté le blog au moment où une véritable discussion commençait à s'engager, non pas sur "les droits de l'Homme", mais sur la traduction éventuelle (possible ou impossible) de cette expression en chinois et sur l'idée fascinante pour une culture privilégiant "l'harmonie", de l'ouverture d'une liberté individuelle dans une totalité close, tout aussi fascinante que l'idée d'une totalité close dans une culture privilégiant la liberté individuelle.

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

C'est égoïste comme remarque. Je ne vois pas le rapport entre l'oppression du Tibet et la déclaration de grève 48 heures à l'avance. Et puis ça n'a rien d'ignominieux, de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance. Comparer ça avec le Tibet, vraiment...

Ecrit par : Jeremy | 18 mai 2008

Jeudi dernier, je ne me suis décidé à faire grève que le matin même, tant j'hésitais les jours précédents à rejoindre ce mouvement.
Bien évidemment pour une majorité de collègues qui ne font jamais le sacrifice d'une journée de salaire pour rendre à l'école ce qu'elle leur a donné (dans mon cas, une "ascension sociale"), la question ne se posera jamais.
Quant au rapport avec la défense sélective des droits de l'homme, et en particilier celui, constitutionnel de faire grève, pour manifester un désaccord, ça saute aux yeux, il n'y en a aucun!
Il restera toujours, il est vrai, la possibilité de le manifester la négativité subjective sur la toile. Comme espace collectif, puissant et productif d'expression des droits de l'homme, il est vrai on n'a pas fait mieux.

Écrit par : marigot | 18 mai 2008

"Et puis ça n'a rien d'ignominieux, de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance."

Surtout que certains établissements le pratiquent déjà tacitement depuis longtemps, histoire de pouvoir ouvrir suffisamment de salles d’étude. Toutefois, en l’occurrence, c’est par amitié, pour rendre service au CPE. Ce n’est pas une contrainte institutionnelle.

Écrit par : b. | 18 mai 2008

BRAIRE AVEC CADICHON… Deuxième chant

NB : le texte qui suit est la poursuite d'un débat où on trouve, à l'origine, plusieurs commentaires critiques sur J.F. Revel, cité par Cadichon, puis mon commentaire du 14 mai, puis la réponse de Cadichon le 15 mai… Ils sont trop longs pour que je puisse les reprendre ici… Que Brighelli arrive à convaincre son éditeur de blogs qu'à plus de 500 commentaires par intervention, il y aurait intérêt à numéroter automatiquement les commentaires, cela simplifierait dans le débat, les références aux commentaires antérieurs et limiterait la répétition compulsive des citations. Sur le plan informatique, cela ne doit pas être si difficile que cela à réaliser !

Mes premiers pas dans la culture me laisse comme souvenir que dans “Les mémoires d'un âne”, Cadichon est de sexe mâle. Je m'excuse auprès de Cadichon pour l'avoir pris pour ce qu'elle n'est pas… Reste une interrogation ! Pourquoi entretenir la confusion ; et pourquoi, en plus faire croire aux incultes que Cadichon était un être stupide, borné et méchant, alors qu'à travers ses exploits, la Rostopchine faisait tout pour que le lecteur ait envi d'être un âne… Je crois que j'y suis parfois arrivé (à être intelligent, ouvert et gentil !).

C'est dans un état d'esprit consensuel et œcuménique que je m'étais proposé de braire avec Cadichon, la défense de l'école m'apparaissant devoir abraser les aspérités conflictuelles dues à l'hétérogénéité politique des adversaires du psycho-pédagogisme. Je m'étais autorisé à critiquer certaines attaques dont Cadichon était l'objet. Je ne le faisais pas par charité chrétienne, chose pour laquelle notre Cadichonne semble avoir le plus grand mépris, mais parce que son discours, quand il avait le mérite d'être pertinent, pouvait contribuer à enrichir la lutte contre les horreurs bureaucratiques de gôche… j'ai donc soutenu certains propos de J.F. Revel and co…
Sauf évidemment que l'abrasion des aspects conflictuels a des limites : celles du positionnement fondamental dans ce qui déterminent les rapports humains. Cela méritait d'être testé !
Si la vraie identité de Cadichon était Bernard Arnaud, cela aurait été inutile : une éventuelle convergence de pensée entre Bernard Arnaud et ma pomme (outre qu'il s'en fout) est purement factuel. Sur le fond, on voit bien qu'en fonction de ses intérêts de grand capitaliste, sa conception de l'école (s'il s'en soucie) n'a rien à voir avec une conception laïque et républicaine. Pour lui, le programme c'est que l'élite puisse maîtriser la réalité, et pour les autres, du pain, des jeux, et éventuellement un savoir-faire, (pour plus de détails, cf “L'Enseignement de l'Ignorance” de J.C. Michéa.).
Le camp du profit ayant aussi ses contradictions, ce schéma, classique pour ceux qui sont aux leviers de commande (y compris les boboïsants de gôche), ne convient pas – et c'est tant mieux ! - à tous les gens de droites… Soit parce qu'ils craignent que l'abrutissement généralisé touche aussi les élites soit parce que, encore imprégnées des valeurs de la droite républicaine, ils n'ont pas encore compris que la mondialisation néo-libérale est en train de les liquider (dans cette liquidation des valeurs, la gôche boboïsante ne laisse pas sa part aux chiens… d'où l'ire, à mon avis beaucoup trop unilatérale, de notre Cadichonne contre la gôche pourrie des Meirieu et consort).
Cadichon n'étant pas Bernard Arnaud et ma naïveté étant bien plus réelle que ma capacité à faire des procès d'intention, je me suis posé la question des limites d'une alliance objective… Que l'homme doive se plier aux lois de “l'Économie” pour prétendre accéder à l'humain, ou que l'humain soit la seule bonne mesure des lois de “l'Économie”, derrière cette divergence fondamentale, notre commune humanité autorise-t-elle un bout de chemin commun.
Mes deux questions permettaient de différencier nettement un humanoïde d'un humain, la première sur une réalité scandaleuse (des revenus 2000 fois supérieur au revenu de base), la seconde sur une utopie fondatrice (aucun revenu supérieur à 20 fois le salaire de base).
Manifestement, Cadichon n'est pas sensible au scandale : quand son assiette est pleine, elle ne se préoccupe pas de connaître la différence de vécu entre celui qui jouit d'une assiette en or massif sertie de diamants et pleine de caviar et celui qui use d'une écuelle en fer blanc où se battent en duel une trentaine de lentilles. Elle est pourvue de qualités extraordinaires : elle n'est ni jalouse, ni frustrée ; ignore tout du péché d'envie, et en plus, elle est imprégnée d'une solide conviction, véritable hommage à son intelligence : les lois de l'économie lui susurre à l'oreille que quand une louche de caviar tombe dans l'assiette en or, quasi automatiquement, comme par miracle, trois lentilles atterrissent dans l'écuelle en fer blanc… Pourquoi changer un aussi bel ordre des choses ?

Pour l'utopie concrète, il semble que “liberté, égalité, fraternité” soient des principes ultimes qu'il convient de saluer tout en se gardant bien d'aller au delà d'une simple formalisation. Leur donner un contenu tangible serait une insulte au bon sens.
Mieux vaut s'inspirer d'un “Cheng Yu” Chinois : “Il faut respecter les dieux, mais surtout s'en tenir éloigné.”
Pour dénoncer la réalité scandaleuse de revenus hypertrophiés tout en refusant un égalitarisme stupide, j'énonçais une utopie fondatrice où aucun revenu ne devait dépasser vingt fois le salaire de base. Si ce dernier était de 6000 francs, le riche était “appauvri” à 12 briques par mois… À peine plus que celui qui va quêter à la porte des églises !
Il paraît que les lois de l'économie l'interdisent : l'homme est capable de décréter qu'à un croisement, il faut s'arrêter quand le feu est rouge, mais il lui est impossible de donner des limites aux gains individuels.
Je montrais que même de grands capitalistes, craignant que la machine ne s'emballe, suggéraient d'instituer des limites… Cadichon refute : Rockfeller ne peut avoir dit une telle stupidité…
Personnellement, je ne sais s'il l'a réellement dit… Je l'ai lu en deux ou trois occasions. Comme j'avais lu cette autre histoire caractérisant les changements significatifs intervenus sur les hauts revenus : au 19 éme siècle, un grand ténor international gagnait vingt fois ce que gagnait un petit ténor d'un opéra de province… Actuellement, l'écart entre ce que gagne un Pavarotti et le même ténor de province est monstrueux. On peut comprendre que même s'il se fout complètement du principe d'égalité, un grand capitaliste puisse s'inquiéter de tels écarts qui risquent de mettre le système en danger…
Cadichon ? Non !… Et avec elle, beaucoup de capitaliste ! Est-ce bien raisonnable ?

D'une certaine manière, Cadichon reprend le flambeau des ex “idiots utiles” d'une époque révolue de promotion du communisme. Mais ici, c'est la promotion de l'ultra libéralisme qui est en cause. Soyons lui gré de nourrir en même temps le combat des “anti-néo-libéraux” en nous forçant à trier dans son discours d'une part, ce qui est une approche subjective mais pertinente de quelques aspects de la réalité et d'autre part, tout ce qui est une insulte à l'intelligence, à la raison et à notre humanité… La tâche est rude mais ce n'est qu'à ce prix que l'on peut comprendre que Cadichon, tout comme d'autres dont moi, pense que Meirieu est un crétin !
Cette chute étant un hommage à notre hôte qui a su introduire le concept de crétinerie, là où l'esprit devrait régner en maître…

Écrit par : Roger Felts | 18 mai 2008

La construction idéologique du monde arabe sauvant la culture chrétienne occidentale est évidemment absurde.

Ecrit par : Robin | 18 mai 2008

Je crois que votre appréciation est à nuancer très fortement. Je vous renvoie au magnifique "Penser au Moyen Age" d'Alain de Libéra et, en particulier, au chapitre "L'héritage oublié" :

"(...) il paraît légitime à un historien de la culture religieuse et des théologies d'insister sur le fait que, durant le Moyen Age, les Latins s'efforcent de maintenir leur culture, tandis que, dans le même temps, le monde musulman conserve, produit et développe la sienne et celle des autres."(p. 101, éd. Points essais)

Et, plus loin :

"Le paradoxe suprême de la culture européenne du Moyen Age est que le "drame de la scolastique" par quoi l'on prétend la définir, commence chez les Arabes. Les théologiens du XIIIe siècle, comme Albert le Grand ou Thomas d'Aquin, le savaient bien, puisqu'ils ont silencieusement pillé les arguments théologico-philosophiques arabes, qu'ils lisaient dans l'ouvrage d'un penseur juif du XIIe siècle, le Guide des égarés de Moïse Maïmonide !" (p. 102)

Alain de libéra aborde très concrètement le problème de l'enseignement de la philosophie et du Moyen Age à l'école en soulignant :

"Aux yeux d'un médiéviste, l'école laïque (...) doit désormais assurer un nouveau service : faire connaître l'histoire de la théologie et de la philosophie en terre d'Islam. Un jeune Maghrébin -comme tout adolescent, quelle que soit sa confession ou son absence de confession- a le droit d'apprendre l'histoire séculaire et conflictuelle du kalam et de la falsafa (...)".

Je précise qu'Alain de Libéra, Directeur d'études à l'EHESS et prof de philosophie médiévale à l'université de Genève, n'a pas puisé son savoir dans "les cassettes de Ramadan" et vole bien au-dessus de l'égout charriant quelques autres commentaires hystériques.

Je voudrais enfin rassurer Jesse Darvas qui croit encore que Cadichon a des compétences en économie. Cadichon a "fait" droit et puise sa logorrhée haineuse sur les blogs libéraux qui jouent à intellectualiser la défense d'un statut social dominant et des privilèges fiscaux qui l'accompagnent. Elle ignore donc tout de Picketty et ne vomit que ce que lui ont dit ses comparses.

Écrit par : victor | 18 mai 2008

"Et puis ça n'a rien d'ignominieux, de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance."

""Surtout que certains établissements le pratiquent déjà tacitement depuis longtemps, histoire de pouvoir ouvrir suffisamment de salles d’étude. Toutefois, en l’occurrence, c’est par amitié, pour rendre service au CPE. Ce n’est pas une contrainte institutionnelle""

Eh bien ça va le devenir... et tant mieux!

Vous tous qui n'arrêtez pas de parler de respect de l'élève à qui on doit le Savoir, vous trouvez juste de les faire venir pour rien les élèves ? Si c'est ça votre pouvoir de prof... Indigent!!!!

Par ailleurs, au vu des évènements de cet après-midi et des remous dans la "maison" , il semblerait qu'Aschieri ait eu ou aura trés vite dans ces conditions la peau de XD! Ce dernier n'ayant pas eu l'autorisation de NS pour trouver un terrain de consensus avec son vieux "camarade"

( chacun aura compris que l'objectif de NS est de détruire XD pas GA bien sûr!)
Alors toujours heureux d'avoir voté NS?
Alors toujours aussi confiant en XD?
Les rapports entre ces deux là relèvent pour le moins d'un psy ou d'un thérapeute familial... Qui bouffe qui? Malheureusement la réponse est facile...

Écrit par : jeanh | 18 mai 2008

Mon commentaire et celui de Roger Felts s'étant croisés, je souscris à son
"Soyons lui gré de nourrir en même temps le combat des “anti-néo-libéraux” en nous forçant à trier dans son discours d'une part, ce qui est une approche subjective mais pertinente de quelques aspects de la réalité et d'autre part, tout ce qui est une insulte à l'intelligence, à la raison et à notre humanité…"
... en le trouvant tout de même bien indulgent sur la "[pertinence] de quelques aspects de la réalité", même si Meirieu en fait les frais. Est-il si mauvais pour mériter Cadichon ?

Écrit par : victor | 18 mai 2008

"une écuelle en fer blanc où se battent en duel une trentaine de lentilles."

---Ce sont des maths modernes, attention! Vous comptez en quelle base? ;-)

"Actuellement, l'écart entre ce que gagne un Pavarotti et le même ténor de province est monstrueux."

---Je me suis laissé dire que les cachets de Pavarotti avaient pas mal baissé ces derniers temps... ;-)

"On peut comprendre que même s'il se fout complètement du principe d'égalité, un grand capitaliste puisse s'inquiéter de tels écarts qui risquent de mettre le système en danger…
Cadichon ? Non !… Et avec elle, beaucoup de capitalistes ! Est-ce bien raisonnable ?"

----C'est ce qui prouve vraiment que la position de Cadichon, (et de ces capitalistes), est purement idéologique, et non pragmatique. Les capitalistes vraiment pragmatiques s'indignent justement du fait qu'il (le capitalisme) ait totalement perdu sa fonction redistributrice.

Ecrit par : Roger Felts | 18 mai 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Jeanh, j'aime beaucoup votre analyse! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Merci Roger Felts pour cette mise au point (et pour le plaisir de vous lire sur votre blog).

"On peut comprendre que même s'il se fout complètement du principe d'égalité, un grand capitaliste puisse s'inquiéter de tels écarts qui risquent de mettre le système en danger…"

Pour rebondir sur cette phrase, je vous signale l'entretien accordé il y a quelques années par Alexander Bergmann, doyen de l'Ecole des HEC de l'Université de Lausanne où il donnait son sentiment sur le système actuel.
http://www2.unil.ch/unicom/allez_savoir/as29/029/int.html

Mais peut-être est-ce un dangereux gauchiste (?)

Écrit par : lucile | 18 mai 2008

Extrait de l'entretien :

"- On critique l'enrichissement rapide, mais d'un point de vue capitaliste, qu'y a-t-il de mal?
- On oublie un peu trop que des gens comme Rockefeller ont travaillé toute une vie pour accumuler leur richesse et que celle-ci était productive. Aujourd’hui, des «golden boys» accumulent des richesses plusieurs fois supérieures à celle d’un Rockefeller, ceci en cinq ans et sans jamais rien produire!"

Écrit par : lucile | 18 mai 2008

Pour ôter le doute, lisez Courtois.

Ecrit par : Guillaume | 18 mai 2008

Lequel ? Le maoïste ou l'opportuniste ?

Écrit par : victor | 18 mai 2008

Il y a dans cette note, multiplicité d'interventions sur des thémes différents, Dieu y reconnaît les siens. En concurrence avec lui, j'ai rapporté sur mon blog, les trois commentaires principaux qui font le charme de mon débat avec CADICHON…

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/

Écrit par : Roger Felts | 18 mai 2008

"Le paradoxe suprême de la culture européenne du Moyen Age est que le "drame de la scolastique" par quoi l'on prétend la définir, commence chez les Arabes. Les théologiens du XIIIe siècle, comme Albert le Grand ou Thomas d'Aquin, le savaient bien, puisqu'ils ont silencieusement pillé les arguments théologico-philosophiques arabes, qu'ils lisaient dans l'ouvrage d'un penseur juif du XIIe siècle, le Guide des égarés de Moïse Maïmonide !" (p. 102)

"pillé les arguments théologico-philosophiques arabes du "Livre des égarés".

L'expression que vous employez de penseurs chrétiens puisant chez des penseurs arabes puisant chez un penseur juif (Moïse Maïmonide) montre bien que l'existence d'une "propriété intellectuelle" au Moyen-Age ou l'idée d'un penseur qui serait en quelque sorte le propriétaire et le producteur de ses pensées demeure parfaitement problématique jusqu'à la Renaissance (pensons à l'usage que Montaigne fait des citations et à la métaphore du "miel".)

La vérité est qu'il y a une circulation des idées et des pratiques, entre le judaïsme, le chistianisme et l'islam, dans le domaine philosophique et religieux (plus exactement mystique), mais aussi en mathématiques, en médecine, en architecture... (au Moyen-Age et jusqu'à Descartes inclus la "métaphysique", les mathématiques et la médecine font partie, avec la physique (science de la nature) de la philosophie qui est la "sciences des sciences").

Je pense que c'est cela qu'il faut montrer aux élèves, la circulation.

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

@Roger Felts.
De Sacha Guitry on raconte que, sortant d'un gala et avisant sur les marches un pauvre hère venu là mendier et qui portait au cou un écriteau où l'on lisait "Quelques sous SVP; je n'ai rien mangé depuis trois jours", il se pencha et dit : "Ce n'est pas bien cher ami, il faut vous forcer!"
Vraie ou fausse, cette anecdote a le mérite de nous rappeler que le syndrome de Kaposi ne date pas d'aujourd'hui.
Amitiés.
GM

Écrit par : guy morel | 18 mai 2008

----C'est ce qui prouve vraiment que la position de Cadichon, (et de ces capitalistes), est purement idéologique, et non pragmatique. Les capitalistes vraiment pragmatiques s'indignent justement du fait qu'il (le capitalisme) ait totalement perdu sa fonction redistributrice.

Ecrit par : Roger Felts | 18 mai 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Je rappelle que la célèbre thèse de Weber sur le capitalisme, "L'essor du capitalisme et l'éthique protestante", ("Die Protestantische Etik und der Geist des Kapitalismus", 1904-1905) comporte le mot éthique.

Weber montre bien le lien qui unit le capitalisme, la valorisation du travail, l'idée de profit légitime et de réussite individuelle avec la religiosité protestante (calviniste et puritaine plus précisément)

Les grands capitalistes de la trempe d'un Rockefeller avaient une conscience aiguë de leurs responsabilités éthiques.

On pourrait citer aussi la phrase de Lénine sur le "poisson qui pourrit par la tête".

Weber pense que l'origine de cet esprit se trouve dans l'ascèse du travail dans le monde qui a été au centre du protestantisme calviniste, et plus largement puritain.

En effet, dans le puritanisme, le travail est la plus haute tâche que peut accomplir l'homme pour la gloire de Dieu et, surtout, le fidèle peut trouver dans sa réussite professionnelle la confirmation de son statut d'élu de Dieu.

Weber estime que c'est dans la sécularisation de cette ascèse, en affinité élective avec l'« esprit du capitalisme », que le capitalisme a trouvé la force de vaincre le « monde de forces hostiles » qui s'opposait à lui.

Si les historiens de l'économie et les sociologues s'accordent sur la rupture intervenue au XVIè siècle avec les principes traditionnels de l'action économique telle que définie par la lecture thomiste d'Aristote, et reconnaissent l'apport des analyses de Weber, ses conclusions historiques furent rapidement contestées.

Ainsi Werner Sombart a beaucoup insisté dès les années vingt sur l'influence juive, qui pouvait se manifester avec l'esprit de la Renaissance et la tolérance nouvelle à leur égard.

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

"Aux yeux d'un médiéviste, l'école laïque (...) doit désormais assurer un nouveau service : faire connaître l'histoire de la théologie et de la philosophie en terre d'Islam. Un jeune Maghrébin -comme tout adolescent, quelle que soit sa confession ou son absence de confession- a le droit d'apprendre l'histoire séculaire et conflictuelle du kalam et de la falsafa (...)".

Quand on se tape les 116 pages d'Eduscol sur les "nouveaux programmes d'histoire-géo education civique" on ne peut que souscrire. D'abord, un méli-mélo infâme de sous géographie économique à la sauce ultre-libérale, plus de paysages, plus de climats, rien que des fluxxxxxx ,des économies-monde, des villes -monde, des cons-monde....le développement durable en 5ème....ce sont les chasseurs qui seront heureux d'avoir autant de lièvres, avec le développement du râble!!!!! Connards d'ultralibéraux, qui, non contents de racketter le monde entier, se mettent maintenant à violer les sciences humaines, à la hussarde, sans plus de pincettes et de ronds-de-jambes pédagos de mes deux, avec la haine des pauvres comme seul objectif....En géographie, au passage , j'ai relevé "étude d'une société multinationale". Mais ne pas dire un mot sur les 700 millions d'Indiens et le milliard de Chinois qui vient avec 10 euros par mois....qui crèvent en Birmanie, parce que faut pas froisser la junte, dès fois que Giat-Industries ne puisse plus lui refourguer des bottes de famas, et qui crèvent au Sechouan parce que depuis 50 ans quelques chinetoques à triples mentons mafieux nécrosés jusqu'au trognon construisent des bâtiments et des barrages dont le béton contient plus de sable que de ciment.....
Mais il y a pire: on se couche ,en Histoire, devant l'Islamisme en martlant, de la 5ème à la 3ème les horreurs du trafic d'esclaves de ces salauds de merdes d'Européens, et au passage ,on opine du chef quand les Noirs ultraracistes américains font croire que l'esclavage est la faute des Juifs, et ON OCCULTE TOTALEMENT les 80 millions de Noirs déportés par ces chers Arabes, des confins de la Mauritanie au Mozambique. Et qui ne dura pas 250 ans, mais plus de 600 ans....Mais, dame, ne surtout pas froisser les islamistes. Y peuvent servir à enfin éradiquer définitivement les Juifs. On se rend comppte devant ces programmes affligeants que le capitalisme triomphant et écraseur a pris comme allié efficace le moyenâgeux Islam.. Alors, vous me pardonnerez mon coup de gueule d'avant-hier, mais quend je vois des proprofs, alors que la démocratie et l'humanisme crèvent sous nos yeux, continuer à se palucher d'importance avec les métheuuuuuudes pédagos...et les rots de Darcocos....j'enrage....

Et Brighelli...Brighelli, que je considère pourtant comme un sacré bonhomme, vu il y a quelques jours, moustache lissaga, passant les plats à Darcos ,comme quoi le non-maire de Périssent-les Gueux, serait le meilleur ministre de l'Education qu'on a jamais connu depuis 20000 ans.. j'avais honte pour lui.....j'ai pris mon atlas, et je crois que je vais aller vivre à Tristan Da Cunha. Avec les lièvres sans le développement du râble......

Tout ça n'est pas bien glorieux et le doigt d'honneur dûment vaseliné que nous a adressé le Petlioura magyar devenu Président, est bien mérité....Ah encore un truc, avant que je me trisse, quand on voit cette merde d'Aschieri incarner les profs, je me dis que je devrais changer d'écurie....Insensé, le mec soigné MGEN, assuré MAIF, sapé et chaussé CAMIF, vacancé COMITE D'ACCUEIL,banqué CASDEN.....la pauvre petite merde souffreteuse et propre sous elle....j'ai honte, honte qu'on nous assimile à ÇA....mais, dame, nous avons ce que nous méritons. Comme disaient les merdes brunes, jadis, "JEDEM DAS SEINE"..."A CHACUN SON LOT".....

Écrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2008

Robin a écrit : de la philosophie qui est la "sciences des sciences"

Qui était.

Il y a, plus que jamais *, rupture entre philosophie et science.

Une philosophie, recroquevillée sur l'Etre et racornie en grattages de trous de balle, ne peut décemment plus se prévaloir de ce titre.

La science de son côté est très majoritairement, sous des dehors aguicheurs **, passée allègrement sous les fourches caudines des recettes qui marchent.

* Des philosophes contemporains qui se sont colletés avec courage aux sciences ? Jean Largeault par exemple. Mais il est mort il y a peu.

** Faire la belle pour amadouer le chaland à subventions.

Écrit par : dugong | 18 mai 2008

Brighelli et la gamelle. C'est humain mais tout de même tellement décevant et tellement prévisible.

Écrit par : aliscan | 18 mai 2008

La vérité est qu'il y a une circulation des idées et des pratiques, entre le judaïsme, le chistianisme et l'islam, dans le domaine philosophique et religieux (...)
Je pense que c'est cela qu'il faut montrer aux élèves, la circulation.

Ecrit par : Robin | 18 mai 2008

Tout à fait d'accord, mais n'oublions pas que les circulations ont parfois des sens et que ces sens peuvent s'inverser, pourquoi ne le montrerions-nous pas ?

Superbe charge de Montaigne-à-cheval sur les "nouveaux programmes" d'hist et géo au collège !
MàC, rappelez-vous des propos de Cadichon : "la révision et l'épuration" ont déjà commencé. Là, je pense qu'on peut la croire...

Écrit par : victor | 18 mai 2008

"C'est un sujet que je connais bien puisque j'ai travaillé sur Aristote en mémoire de maîtrise à la Sorbonne avec Jean-Toussaint Desanti et Maurice de Gandillac "Temps et éternité dans la métaphysique d'Aristote".".

Ecrit par Robin, le 18 mai 2008.


Jean-Toussaint Desanti : un philosophe à découvrir ou à redécouvrir.
Aussi brillant à Paris qu'attaché à sa Corse natale. Rue Bonaparte, dans le vieil Ajaccio, on peut encore lire cette plaque sur la façade de l'immeuble qu'il habitait avec sa femme Dominique :
"Je suis né à la fois en Corse et ailleurs... mais en des temps différents.
La Corse c'est la lumière et la précision des formes, deux choses qui concernent la philosophie.".

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 mai 2008

"Brighelli et la gamelle. C'est humain mais tout de même tellement décevant et tellement prévisible"
écrit Aliscan, qui pour une fois ne fait pas de poésie…
Vous m'expliquez, mon cher ? Aurais-je été acheté sans m'en apercevoir ? Serais-je nommé IG dans un avenir proche ? Conseiller du ministre ? Porte-flingue de Bolloré ? Comment ? Rien de tout ça ? Mais alors, mais alors, mais alors, comme disait Ionesco dans la Cantatrice chauve…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 mai 2008

Petits extraits du superbe livre de Paul Veyne, “Quand notre monde est devenu chrétien” :

« Une religion est une des composantes d’une civilisation, elle n’en est pas la matrice, même si elle a pu quelque temps lui servir de désignation conventionnelle, être son nom de famille : “la civilisation chrétienne”. L’Occident passe pour avoir cultivé ou préconisé l’humanitarisme, la douceur, plus que l’ont fait d’autres civilisations et il devrait cette douceur à l’influence chrétienne qui aurait adouci les mœurs. Cette idée n’est ni vraie ni fausse, je le crains, car les rapports entre une croyance et le reste de la réalité sociale se révéleront beaucoup moins simples. On me saura gré de ne pas brandir l’Inquisition et les Croisades et de me borner, pour garder les pieds sur terre, à citer quatre lignes de Marc Bloch : la loi du Christ “peut être comprise comme un enseignement de douceur et de miséricorde, mais, durant l’ère féodale, la foi la plus vive dans les mystères du christianisme s’associa sans difficulté apparente avec le goût de la violence.”

Notre Europe actuelle est démocrate, laïque, partisane de la liberté religieuse, des droits de l’homme, de la liberté de penser, de la liberté sexuelle, du féminisme, du socialisme ou de la réduction des inégalités. Toutes choses qui sont étrangères et parfois opposées au catholicisme d’hier et d’aujourd’hui. La morale chrétienne, elle, prêchait l’ascétisme, qui nous est sorti de l’esprit, l’amour du prochain (vaste programme, resté vague) et nous enseignait de ne pas tuer ni voler, mais tout le monde le savait déjà. Tranchons le mot : l’apport du christianisme à l’Europe actuelle, qui compte toujours une forte proportion de chrétiens, se réduit presque à la présence de ceux-ci parmi nous. S’il fallait absolument nous trouver des pères spirituels, notre modernité pourrait nommer Kant et Spinoza...

Répétons qu'une religion, n'étant pas une essence transhistorique, ne peut être une matrice, une racine, et devient en partie ce que son temps la fait être.

Se réclamer d’un Livre saint (ou du sens qu’une époque lui prête) n’est qu’un facteur historique parmi d’autres. Aucune société, aucune culture, avec son fourmillement et ses contradictions, n’est fondée sur une doctrine. De l’entrecroisement confus de facteurs de tout espèce qui composent une civilisation, la partie qui semble émerger est la religion, ou encore les grands principes affichés, parce que c’est la partie audible, lisible, langagière d’une civilisation, la partie qui saute aux yeux et aux oreilles et d’après laquelle on est porté à la caractériser et à la dénommer. On parle donc de civilisation chrétienne de l’Occident, on attribue son humanitarisme au christianisme. [...] la religion n’est qu’un facteur parmi bien d’autres [...] vouloir privilégier tel ou tel facteur, est un choix partisan et confessionnel. De plus, en notre siècle, les Églises ont une influence plus réduite dans les sociétés sécularisées. Le christianisme y est enraciné, il n’en est pas pour autant la racine ; encore moins le représentant de ces sociétés devenues différentes de lui, sauf lorsqu’il s’en inspire. L’Europe n’a pas de racines, chrétiennes ou autres, elle s’est faite par étapes imprévisibles, aucune de ses composantes n’étant plus originales qu’une autre. Elle n’est pas préformée dans le christianisme, elle n’est pas le développement d’un germe, mais le résultat d’une épigénèse. Le christianisme également du reste. »

Écrit par : Lariba | 18 mai 2008

J'entends à la radio que la manif de la FSU a été un franc succès.
Mais pour qui ?
Le cortège a défilé un dimanche, pour ne pas gêner, et demain les troupes seront bien sagement à l'heure dans leur établissement et se réjouiront d'avoir assisté à la dernière manif de l'année. La presse décernera un satisfecit à ce syndicalisme ardent en entonnant un couplet sur les enseignants si combatifs et rebelles. Dans son camp Darcos en retirera une légitimité renforcée : il aura beau jeu de se poser en ministre-qui-ne-cède-pas (à quoi ,on se le demande?). De plus, les portefeuilles des profs, amincis par la grève du 15, feront le choix de ne pas se joindre aux cortèges du 22 sur la défense des retraites. Darcos et la FSU voyaient sans doute dans l'unité syndicale sur ce sujet sensible un fâcheux risque social.
Tout est bien qui finit bien. Ibi statur.

Écrit par : victor | 18 mai 2008

Lariba, parfaite votre citation de l'immense Paul Veyne....(ses étudiants en avaient vraiment)....hahahahah

Encore une précision à propos des programmes de Sciences Inhumaines applicables , je le rappelle à la prochaine rentrée:
la fascisation (ou la stalinisation) au choix, des esprits provient de ce simple constat: en lisant ces "textes" si un mot aussi beau pût jamais qualifier ce dégueulis, on est frappé par deux choses:
a) la "déterritorialisation" de la géographie. La géographie, ce ne sont plus des pays, des montagnes, des superficies, des latitudes, ce sont des considérations émanant du dogme fascisans ultralibéral (flux, réseaux, littoraux, macroéconnomie, etc etc). Cette déstructuration du "décor" du monde s'inscrit dans ce que les nazis appelaient la "Gleichschaltung" des esprits, la mise au pas. Car au fond, tout eest pareil. Un planisphère mondial indiquant par des points rouges les implantations de Renault, de Wall-Mart, de Mac-Donald remplacent désormais la localisation des Andes, du Massif Central ou du Mont Fuji....On ne propose plus aux élèves du rève, de l'émerveillement, mais du fric...en rève, naturellement. Pourquoi les enfants de pue-du-cul auraient-ils droit à la Lumière, hein, Mâme Lagarde, le Vibromasseur de la Politique Sociale???


b) même chose avec l'Histoire, et sa "déchronologisation". En y allant à fond avec les "thèmes transversaux", par eXemple les "trois monothéïsmes " en 6ème, laissant accroire que les premiers Juifs, les premiers Chrétiens et les premiers Musulmans sont contemporains (voir programme de 6ème) on floute à dessein le sel de l'histoire, qui est la cascade évenementielle, trop "marxisante" sans doute au goût des fascistes-BNP qui nous gouvernent ou gouverntent au mois 150 pays sur 194....

Un désastre démocratique. Et les pourritures qui , ici même, font l'éloge de l'UMP etc et...seront traduits un jour devant un tribunal pour crimes contre l'humanité, fussenjt-ils morts. Pour qu'ils soiennt jugés et expient leur escroquerie et ce crachat niagaresques dont ils ont noyés les prolos, je serais enn lin à reoire en Dieu et à la vie éternelle, s'il le faut vraiment. uniquement parce que je souhaite voir un jour les charognes pendues de ces scélérats post-auschwitziens se blancer à des arbres non transgéniques......

Écrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2008

Quel plaisir de relire Veyne, grâce à Lariba.
Quant à Roger, il a certainement oublié, lui qui n'a jamais été analysant, ses années de jeunesse, et le temps où il pensait, à juste titre, que "l'économie", n'est pas séparée de l'étude des rapports sociaux de production et d'échange. Quand on a été marxiste en économie, on peut dire pourquoi on ne l'est plus !

Écrit par : Minloo ze | 18 mai 2008

Merci à Robin, pour avoir fait entendre la voix de la modération dans une discussion qui se noyait dans la violence partisane, et merci à Maria, pour son très beau témoignage.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 mai 2008

Je me demande ce que Julien Gracq, qui fut professeur de Géographie et d'Histoire aurait pensé de ces programmes, lui qui justement savait si bien s'émerveiller (et émerveiller ses lecteurs et ses élèves) devant les paysages, les collines, les montagnes, les fleuves, les forêts...et qui avait encore le sens de ce qui émerveille, c'est-à-dire de la "différence" entre les régions, les peuples, les cultures, dans un monde où les différences s'abolissent au profit d'un immense et hideux désert.

Quel rêve est-il encore possible de rêver dans un monde bourré de supermarchés et de Mac Donalds, dans un monde où les citoyens ordinaires, comme en Malaisie ou en Birmanie, se voient déposséder du simple droit d'exister dignement par des juntes militaires assoiffées d'argent et de privilèges ?

"Le désert croit, disait Nietzsche, malheur à ceux qui accroissent le désert."

Écrit par : Robin | 18 mai 2008

Puisqu'on en est aux remerciements, (c'est dimanche souèr, jour à Drucker), merci à Lariba pour cette citation.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2008

Yann a écrit : "Concernant l'orientation, le problème n'est pas tant qu'elle soit "mal faite", c'est surtout que tout le monde s'en fout. Et particulièrement les profs. Vous constaterez avec moi qu'aucun ici n'est venu contester cette affirmation. C'est pas leur boulot, point barre."

Nenni : je ne m'en fous pas du tout.

1- Rien à faire des "conseillers d'orientation" qui veulent placer leur baratin généraliste en me faisant perdre une heure de cours (tout ça pour dire - mal - 1% de ce qui est -très bien - indiqué dans la brochure onisep). Yaka lire d'abord.

2- Je conseille beaucoup les élèves de terminale qui me posent des questions. pas besoin pour ça d'un guichet à hygiaphone. Courriel, courriel et courriel. Rien que du sur mesure...

3- Ceux qui, acceptant enfin de s'apercevoir qu'ils auraient dû écouter ce que leur disaient les profs les années précédentes, je n'en ai rien à braire. Ce n'est effectivement pas mon boulot (et ça ne le sera jamais). Ils n'ont qu'à se démerder, ils le savent et se taisent.

4- Basta cosi.

Ecrit par : dugong | 17 mai 2008


En gros vous vous en foutez quand même pas mal... pensez vous aux fils d'ouvrier paumé ? Viendra t'il vous demander de l'aide ? Je ne pense pas, il va plutôt s'isoler et se dire que vous êtes con ou conne et que cette société c'est de la merde.

Zorglub, entièrement d'accord avec vous, il y a bien un problème chez les enseignants (en gros je pense que ce sont les seuls a faire comme s'il n'y avait pas de problème).

Et puis vos discussions sur l'islam sérieux quel intérêt ? C'est de l'homme qu'il faut parler.

Écrit par : Max | 19 mai 2008

Merci à Robin, pour avoir fait entendre la voix de la modération dans une discussion qui se noyait dans la violence partisane, et merci à Maria, pour son très beau témoignage.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 mai 2008

Je ne sais pas si ma voix est celle de la modération ; j'essaye de rester fidèle en esprit à des gens, que j'ai passionnément admirés et aimés : Louis Massignon, que je n'ai pas connu personnellement et au père Serge de Beaurecueil, le spécialiste du soufi (mystique musulman) du XIIème siècle Ansari qui m'a appris, avec d'autres, plus anciens (Montaigne, Erasme...) la "tolérance ardente" et l'urgence vitale du dialogue entre les religions et les cultures.

MàC a raison de poser la question des manuels de Géographie. L'histoire et la Géographie ne sont pas seulement l'étude du passé de l'Humanité et du présent de la Terre, ils sont aussi la recherche du visage que nous voulons donner au monde.

Il faut parler de tout (les Croisades, l'Inquisition, les pogroms...), mais il faut aussi parler des belles conjonctions qui se sont produites et qui peuvent se produire encore : la fragile civilsation judéo-christiano-musulmane de Cordou, le dialogue entre Bernard de Clairvaux et Rachi de Troyes autour de la Thora, la défense des Juifs de Francfort, la figure étonnante de Frédéric de Hohenstaufen, empereur anticonformiste du saint Empire romain germanique, François d'Assise auprès du sultan de Tunis...Il faut parler de l'origine de l'algèbre, de l'arc "outrepassé", des mots arabes passés dans la langue française.

Il ne s'agit pas de "renoncer à notre identité", mais de s'enrichir de celle de l'autre, sans renoncer pour autant à ce qui constitue notre être profond.

Je suis persuadé que le visage de l'avenir passe par un dialogue en profondeur entre les cultures, la recherche de valeurs communes (voyez comme le thème de la Lumière revient dans toutes les mystiques, les religions, les mouvements philosophiques : "les Lumières")...Un dialogue où la laïcité, cet espace de respiration commune, peut et doit avoir la place légitime qu lui revient.

Écrit par : Robin | 19 mai 2008

Lariba, parfaite votre citation de l'immense Paul Veyne....(ses étudiants en avaient vraiment)....hahahahah

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2008

Oh oui, vraiment ... C'était à la fac de lettres d'Aix, il y a, ouh lalalala, près de 35 ans ! Les cours de Veyne ? Un spectacle, un voyage, un éblouissement. On sortait de là plus intelligent et plus heureux. Aucune démagogie chez cet homme, pas de "complicité", mais une distance bénéfique, et pas forcément bienveillante... jeux de mots en grec, culture du paradoxe, transmission verticale et pédagogie frontale (cabossé , le front, certes, mais ça faisait partie du charme fou du personnage), comme il se doit ! Affreusement élitiste, le Veyne, et d'une clarté redoutable : un immense professeur et un vrai savant.

Écrit par : FGuichard | 19 mai 2008

"En gros vous vous en foutez quand même pas mal... pensez vous aux fils d'ouvrier paumé ? Viendra t'il vous demander de l'aide ? Je ne pense pas, il va plutôt s'isoler et se dire que vous êtes con ou conne et que cette société c'est de la merde.

Zorglub, entièrement d'accord avec vous, il y a bien un problème chez les enseignants (en gros je pense que ce sont les seuls a faire comme s'il n'y avait pas de problème).

Et puis vos discussions sur l'islam sérieux quel intérêt ? C'est de l'homme qu'il faut parler."

Ecrit par : Max | 19 mai 2008

Y a t-il une virgule ou pas avant et après le mot: "sérieux"? Sinon, je ne comprends pas la question.

C'est vrai que prôner le cours magistral à tous crins et traiter la classe comme un tout n'incite pas obligatoirement, (obligatoirement, je précise), à s'attacher aux spécificités de tel ou tel cas particulier. Il me paraît pouvoir y avoir antinomie, (pardon pour la litote).

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2008

Merci à Robin, pour avoir fait entendre la voix de la modération dans une discussion qui se noyait dans la violence partisane
Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 mai 2008

Oh oui, merci, Robin. Certaines des interventions de ce blog commençaient vraiment à sentir la poubelle rance. Il est indispensable de critiquer l'islam, de poser la question de sa solubilité dans la démocratie et la République laïque, et il ne faut plus laisser dire, dans les manuels scolaires ou ailleurs, que la charia c'est le pays des Bisounours. Cela dit, le ton haineux de certains est non seulement détestable mais surtout contre-productif, car il permet aux ramadanistes-ramadanophiles-ramadanolâtres de se poser en martyrs de la liberté de conscience. Une laïcité intransigeante (la vraie, la seule, la "laïcité ouverte" étant une ânerie -- Guy, aucune allusion à votre âne) s'impose et suffit.

Écrit par : FGuichard, athée, grâce à Dieu | 19 mai 2008

Les programmes d’histoire-géographie pour le collège sont manifestement faits par leurs concepteurs pour se faire mousser et non pour des collégiens en chair et en os.

Ces “experts” font leur propre réclame : et voilà que je te propose du développement durable (nouveau catéchisme), des études de cas, etc. Regarde comme je suis vatchement au courant des “avancées décisives” de la recherche ! C’est l’ambitiosa festinatio, cette hâte de plaire qui est derrière.

L’étude de cas est une expression qui fleure bon le 3e cycle en fac avec des étudiants mais pourquoi en faire un procédé systématique pour les collégiens et les lycéens ?
En lycée, il s’agit d’y passer la moitié de l’horaire en introduction d’un chapitre de 2de. Exemple : 3-4 h sur 6 à 7 h sur l’étude de cas d’une agglomération. Pédagogie inductive qui aurait la vertu de soulever l’enthousiasme. Il faudrait “contextualiser” après coup bien sûr ! Il s’agit de singer l’université mais sans vouloir se rendre compte que les élèves ne sont pas des étudiants géographes censés reconnaître des faits significatifs ou des aberrations, etc. Et ces réformateurs fous de parler de sens ! Hélas, l’induction obligatoire fait partie de ces pratiques pédagogistes depuis l’apprentissage de la lecture jusqu’au lycée. Surtout ne jamais être explicite !

Je me demande ce que répond un pédago quand un élève lui demande l’heure ? Ça doit être « tiens, Dylan, comment conçois-tu la mesure du temps ? Mets-toi en groupe pour y réfléchir, tu as trois semaines pour ton projet autonome. »

Écrit par : Lariba | 19 mai 2008

Cela dit, le ton haineux de certains est non seulement détestable mais surtout contre-productif, car il permet aux ramadanistes-ramadanophiles-ramadanolâtres de se poser en martyrs de la liberté de conscience.

F GUICHARD.

Faisant partie de ces "certains" que, par la couardise allusive dont je parlais plus haut, on se garde de nommer, je persiste et signe pour dire que le "politiquement propre" le "prof-subjonctif-imparfait" bien lisse, bien neutre est la plus gigantesque ignominie qui se puisse concevoir. Ainsi, chème madame, vous auriez parlé "avec modération" des nazis, de la Shaoh et tout le toutim???Sans doute, en d'autres temps, à l'instar de la "neutralité" scientologue du "Monde" eussiez-vous parlé de "Monsieur Hitler" ou de "Monsieur Goebbels", sans parler de "Monsieur Pinochet"....
Eh bien pas moi. L'orage est à mon sens plus efficace que la bruine.....Maintenant, cet appel à la modération sous le fallacieux pprétexte que l'"ybris" conduirait les stigmatisés à radicaliser leur délires meurtriers, autrement dit, que les "certains" sont des criminels et des pousse-au-meurtre, ce discours pourri et lénifiant, on l'a déjà entendu ,sous Pétain, lorsque les maires appelaient les "partisans" à la retenue.....

C'est cette rancitude-là qui me fait vomir. La tiédeur souriante et pacifique est la pire des pensées totalitaires....

Serviteur.

Écrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2008

a) la "déterritorialisation" de la géographie. La géographie, ce ne sont plus des pays, des montagnes, des superficies, des latitudes, ce sont des considérations émanant du dogme fascisans ultralibéral (flux, réseaux, littoraux, macroéconnomie, etc etc). Cette déstructuration du "décor" du monde s'inscrit dans ce que les nazis appelaient la "Gleichschaltung" des esprits, la mise au pas.
Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2008

Au fond, pour vous, Deleuze et Guattari, inventeurs du concept de déterritorialisation, étaient fascistes. C'est une position qui a d'ailleurs été éloquemment défendue dans un vieux texte de Badiou ("Le flux et le parti") de l'époque glorieuse de l'Union des Communistes Français Marxistes-Léninstes (UCFML) - texte un peu daté tout de même.
Pour les curieux, c'est toujours fascinant de se replonger 30 ans après dans ce type de texte, issu de l'un des plus brillants agrégés de philo de sa génération:

http://archivescommunistes.chez-alice.fr/ucfml/ucfml9.pdf

Voir surtout la dernière page, qui s'inscrit comme en écho à votre indignation:

"Quiconque renonce à l'antagonisme et pense dans l'élément du multiple affirmatif indifférent a besoin de s'incliner, tôt ou tard, sous couvert de culte des Moi, devant des puissances politiques réelles, devant l'unité étatique séparée. C'est pourquoi Deleuze et Guattari sont des idéologues préfascistes."

On peut ne pas goûter les textes de la même époque et du même auteur écrits à la gloire des Khmers rouges, ceci dit.

De toute façon, vous vous torturez pour rien: les cours de géographie sont les plus vite oubliés par les élèves non-géographes, même dans les meilleurs lycées. Pour le bac, nous avions dû apprendre la situation de toutes les mines d'argent, de zinc, de plomb, et autres métaux précieux ou non ainsi que tous les puits de pétrole et de gaz de la côte ouest américaine jusqu'en Sibérie. Je crois pouvoir dire qu'un an plus tard tout cela était réduit à néant, d'autant que ce savoir minier n'était assorti d'aucune analyse économique permettant d'en comprendre l'intérêt. Comprendre le monde d'aujourd'hui, c'est comprendre l'organisation de ses flux; la cartographie statique est un exercice scolastique absolument vain.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 19 mai 2008

Je me demande ce que répond un pédago quand un élève lui demande l’heure ? Ça doit être « tiens, Dylan, comment conçois-tu la mesure du temps ? Mets-toi en groupe pour y réfléchir, tu as trois semaines pour ton projet autonome. »

Ecrit par : Lariba | 19 mai 2008

:D
Rire pour illuminer une journée bien grise !
Merci Lariba.

Écrit par : lucile | 19 mai 2008

FGuichard, je suis tellement d’accord avec vous.
La situation est hautement sensible :
D’un côté, défendre la laïcité et lutter contre les folies des extrémistes
D’un autre se garder de leur laisser un espace de victimisation.

L’espace entre les deux est si étroit que je n’ose plus m’exprimer sur ce sujet.
D’autant que toute critique de l’islam (judaïsme) passe rapidement pour du racisme (antisémitisme) masqué.
Toute intervention sur ce sujet part rapidement en vrille ...

Un exemple récent :
« On est d'ailleurs passé d'un manuel de seconde à la dénonciation de la Charia.
Ecrit par : victor | 17 mai 2008 »
Ah ! Parce qu’il ne faudrait pas ... ???

Dans ma petite ville de province, je suis effrayé d’observer l’augmentation constante et rapide des femmes emballées en noir (wahabia), des femme turques portant le foulard strict (pas celui des campagnes que ma grand mère portait pour se rendre au marché !), du nombre d’ados barbus en djellaba.
L’influence des groupes sectaires (issus du Hezbollah aussi bien que du Hamas) est grandissante dans les quartiers sous couvert d’aide aux devoirs, d’association d’entraide etc.
Mon voisin, adjoint chargé des affaires scolaires au maire socialiste (et donc présumé innocent ...), n’en peut mais des demandes de service de viande Hallal dans les cantines, de dispenses d’activité sportives pour les filles etc. Il est désespéré par l’attitude d’une partie du conseil municipal qui sous couvert de tolérance mal comprise adopte une attitude de démission et de lâcheté.

Je suis un amoureux du Proche et du Moyen Orient et m’y suis rendu à de nombreuses reprises. Mes amis de ces régions m’interpellent régulièrement : « Que faites vous ? En laissant dériver votre laïcité vous soutenez implicitement les mouvements les plus radicaux chez-nous »

Malaux avait hélas raison, mais la spiritualité n’est pas venue de là où on l’attendait (islamistes radicaux, protestants créationnistes, hindouistes extrémistes, empapillotés de tous types, monseigneurlefevristes, etc.)

Je me suis rendu un mois en Iran cet été, en famille et en voiture pour être totalement indépendant et pouvoir lier des contacts librement avec les Iraniens (qui parlent anglais à 20 ou 30 % !).
Ce que j’y ai vu est très différent de l’image d’Épinal servie par les médias occidentaux mais pas moins atroce. J’ai à plusieurs reprises pleuré en écoutant les récits de mes rencontres ...
Juste une anecdote (et il pourrait y en avoir 10 pages) :
Avant l’arrivée au pouvoir de Khatami (1997), les gardiens de la révolution se baladaient dans certaines villes (du nord) avec un mètre de couturier et mesuraient l’espace entre les sourcils et le tchador. S’il excédait la moitié de la distance entre l’implantation des cheveux et les sourcils, ils ... punaisaient le tchador en bonne position sur le front. Cool ...

La situation est, certes, sensiblement moins tragique aujourd’hui, bien que la reprise en main par l’infâme Ahmaninejad nous ait été visible en un mois. Par exemple à Chiraz, l’interdiction de fumer le narguilé dans les espaces publics a été rétablie durant notre présence.
En fait, aucune loi de l’époque Khoméini n’a été abrogée, juste, pour certaines, elles sont tombées en désuétude. Il suffit de la volonté d’un dirigeant local pour les remettre en application.

Le peuple iranien est dans sa majorité très dévot MAIS, tolérant et remarquablement accueillant. Le message qu’il m’a chargé de transmettre est : « Nous souffrons terriblement, nous subissons une dictature atroce, nous n’avons aucun espoir mais surtout, ne nous assimilez pas à nos dirigeants ! ».
Plusieurs ont terminé par un « Qu’attendez-vous pour bombarder même si nous savons le prix que nous paieront ! » qui m’a laissé pantois.

Ce n’était pas des vacances, mais je ne regrette rien, même s’il m’a fallu deux mois pour me remettre de mes émotions (et je ne vous parle même pas de ma compagne et de ma fille qui sont restées habillées en noir sous 42°).
Je ne suis pas très chochote, j’ai vécu dans les dictatures d’opérette cruelles en Afrique, dans le sahel durant les grandes famines fin ’80 mais mon voyage en Iran m’a vraiment secoué.

Le pire pour moi fut de rencontrer de nombreux touristes occidentaux et d’entendre leur surréaliste « L’Iran : quel pays fabuleux ! ».

FGuichard, très involontairement, vous me ramenez à des pensées bien sombres.
Alors, vous qui êtes plus diplomate que moi, qui savez les mots justes pour vous exprimer sur ce sujet sensible, qui n’êtes pas suspecte en ces lieux de sous-entendus ignobles, lâchez-vous et laissez-nous une belle note sur le sujet !
Le temps de l’angélisme doit passer, j’espère un sursaut, un dépassement des clivages partisans pour qu’enfin on mette la question au centre du débat démocratique en France.

Pas de chance :
- si le petit Nicolas s’exprime sur ce sujet, je vois déjà le cœur des vierges effarouchées se lever : « Le fascisme ne passera pas ».
- lorsque le PS était au pouvoir, pas même les femmes ministres (et pour certaines anciennes militantes féministes), n’ont osé dire que non en France, il n’est pas normal ni tolérable d’emballer les bonnes femmes !

Notre devoir est de lutter ici pour notre liberté et aussi pour celle des gamines et des femmes musulmanes vivant en France. C’est ce qu’attendent (avec impatience) tous les musulmans raisonnables d’Orient, et ils sont, par chance encore nombreux, mais faudra pas trop traîner !

Je terminerai par deux boutades :
Il nous a fallu 2000 ans pour se débarrasser des radis noir c’est pas pour se laisser emmerder par les barbus aujourd’hui ...
J'ai loué à la Grande Motte pour cet été.

Écrit par : Zorglub | 19 mai 2008

Rire pour illuminer une journée bien grise !

C'est la "méthode Figaro" !

Écrit par : lucile | 19 mai 2008

M. Brighelli, il n'y a pas moyen de vous contacter directement, je prends donc ce canal.

Suite à décision d'un médiateur judiciaire, certains propos que j'ai écrits doivent diparaître de votre blog.

Ils sont dans cette archive et datent du 7 octobre 2007 :

http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/10/05/demain.html

Je vous prie de me contacter pour plus de détails - il y a un démenti public à publier.

Bien à vous.

Écrit par : Rodolphe Dumouch | 19 mai 2008

La religion doit rester dans la sphère privée, et ne jamais la quitter.
On a le droit de dire ce qu'on veut sur toutes les religions.
Les barbus et les burkhas nous EMMERDENT.
La seule manière de rendre service aux laïcs de toutes confessions, (et pas seulement aux musulmans), c'est de ne jamais perdre ça de vue.
Comme dirait Mahomet, (en parlant des intégristes islamistes): "c'est dur d'être aimé par des cons".

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2008

Une laïcité intransigeante (la vraie, la seule, la "laïcité ouverte" étant une ânerie -- Guy, aucune allusion à votre âne) s'impose et suffit.
Ecrit par : FGuichard, athée, grâce à Dieu | 19 mai 2008

Françoise Guichard, je vous rassure, mon âne se conduit selon la laïcité la plus intransigeante. Il entretient les meilleurs rapports du monde avec le curé du village qui vient taquiner le goujon dans la rivière qui borde sa pâture et, de son côté, celui-ci se garde bien d'essayer de le convertir.
Ce qui m'inspire la pensée du jour, paraphrase de Paul Fort :"Si tous les hommes étaient des ânes, les affaires du monde iraient beaucoup mieux."

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Malheureusement, tout est compliqué Christophe.

La rue ou le supermarché ne sont pas dans la sphère privée.

Pour vous, le port du niqab en France relève-t-il de la liberté individuelle ou est-il une transgression de la règle que vous proposez.
Humblement (pour une fois ...), je ne sais pas répondre ...

A l'envers, la polygamie consentie, et discrète, acceptable ou pas ?

Pour détendre l'atmosphère, et c'est une vraie question que je n'ai jamais pensé à poser :
Comment reconnaissent-ils leur(s) femme(s) sur le marché ?

Écrit par : Zorglub | 19 mai 2008

Max a écrit : "En gros vous vous en foutez quand même pas mal... pensez vous aux fils d'ouvrier paumé ? Viendra t'il vous demander de l'aide ? Je ne pense pas, il va plutôt s'isoler et se dire que vous êtes con ou conne et que cette société c'est de la merde."

Ah ! Il y avait longtemps qu'on n'avait pas eu droit à du "misérabilisme ouvriériste".

Mon cher Max, vous projetez à mort. Vous "ne pensez pas", dites vous. Là, je suis d'accord : vous croyez plutôt.

L'analyse de la chaîne causale implicite que vous décrivez devrait intéresser des gens au Moloch ou des psycho-sociologues *.

Ecrivez leur !

* ce qui n'est évidemment pas incompatible.

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

Merci pour votre dernier témoignage Zorglub. J'ai une amie française qui vit en Hollande depuis un bon nombre d'années et qui me dit que le gouvernement et la population commencent à se mordre les doigts de l'extrême liberté de culte qui est accordée aux musulmans, des écoles religieuses autorisées sans contrainte et que toute cette prétendue liberté a fini par fortifier le sentiment communautaire dans le mauvais sens du terme. Son témoignage comme le vôtre sont précieux, me semble-t-il.
Les lâchetés qui contrent la laïcité en France sont de plus en plus courantes, dans les villes de gauche comme de droite...
On pense acheter la paix sociale et on fourbit les armes pour plus tard. La lâcheté est à l'oeuvre partout et l'idéologie pédago molle que nous dénonçons dépasse de bien loin l'école. Et c'est pour cela qu'on ne s'en débarrassera pas de si tôt!

Écrit par : Sanseverina | 19 mai 2008

"Pour détendre l'atmosphère, et c'est une vraie question que je n'ai jamais pensé à poser :
Comment reconnaissent-ils leur(s) femme(s) sur le marché ?"

Ecrit par : Zorglub | 19 mai 2008

J'ai un élément de réponse possible!
Peut-être qu'ils font ça, justement, pour favoriser le "libre échangisme"? ;-)
Blasphémons, mes frères.


"Il entretient les meilleurs rapports du monde avec le curé du village qui vient taquiner le goujon dans la rivière qui borde sa pâture et, de son côté, celui-ci se garde bien d'essayer de le convertir."

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2008

;-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2008

"Malheureusement, tout est compliqué Christophe."

Ecrit par : Zorglub | 19 mai 2008


Je sais bien, mais ça détend quelquefois de s'énerver un bon coup de manière purement gratuite.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2008

Un exemple récent :
« On est d'ailleurs passé d'un manuel de seconde à la dénonciation de la Charia.
Ecrit par : victor | 17 mai 2008 »
Ah ! Parce qu’il ne faudrait pas ... ???

Si, mon cher Zorglub, mais le premier post d'"Amélie" auquel je répondais ne faisait allusion qu'au manuel.
Athée, la dénonciation de la charia ne me pose aucun problème. Je m'étonne seulement -de temps en temps- que l'Islam et le Coran soient les cibles uniques de la vindicte populaire.

Écrit par : victor | 19 mai 2008

Je terminerai par deux boutades :
Il nous a fallu 2000 ans pour se débarrasser des radis noir c’est pas pour se laisser emmerder par les barbus aujourd’hui ...
J'ai loué à la Grande Motte pour cet été.

Ecrit par : Zorglub | 19 mai 2008

Merci pour votre témoignage.

Je voudrais que les choses soient bien claires. Quand je parle de "dialogue", je n'envisage pas un seul instant d'accepter le voile islamique, la charia et toutes les lubies mortifères des intégristes de tous bords.

J'ai compris qu'il y des gens, malgré toute la bonne volonté du monde, avec lesquels il est absolument impossible de dialoguer.

Il ne faut céder, par exemple, sur le voile à l'école. Il faut défendre à tout prix les précieux acquis de la laïcité "à la française" ; la situation aux Pays-Bas et même en Grande-Bretagne n'est pas, à mon avis, ce vers quoi nous devons aller.

Écrit par : Robin | 19 mai 2008

...cibles uniques de la vindicte populaire dans une France où un tiers de l'enseignement est encore confié à l'enseignement catholique et surtout où du poisson est toujours servi à la cantine le vendredi, et, ça, c'est intolérable ! D'autant que le dernier en date s'appelait du "brotule". Rien que le nom déjà...

Écrit par : victor | 19 mai 2008

Je m'étonne seulement -de temps en temps- que l'Islam et le Coran soient les cibles uniques de la vindicte populaire.

Ecrit par : victor | 19 mai 2008

Disons les choses clairement, Victor. Si l'on fait abstraction du passé et si l'on regarde la situation actuelle, il faut admettre que la capacité de nuisance de l'islam radical (et la capacité de l'islam "modéré" de glisser vers le radicalisme) est incomparablement plus grande que celle de toute autre religion (protestants fondamentalistes, catholiques intégristes, ultra-nationalistes orthodoxes., juifs ultra conservateurs..). Aucun de ces courants ne s'est emparé du pouvoir dans un pays entier.Vous savez bien qu'il y a un problème spécifique avec l'islam. Je sais que ça n'est pas politiquement correct de le dire, mais tout le monde le voit et le sait.

Écrit par : Robin | 19 mai 2008

Rassurez-vous, je n'étais pas inquiet à votre sujet, Robin et surtout, ne vous justifiez pas, vous n'avez pas à la faire.

Vous êtes un sage et l'avez montré à de multiples reprises.

Je suis désolé si vous avez pris à votre compte certains de mes propos, vous n'étiez pas dans leur cible !

Écrit par : Zorglub | 19 mai 2008

Rodolphe, mon mail traîne régulièrement sur le Blog, et je n'en ai jamais fait un mystère. Vous pouvez donc me joindre à
jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
Attentivement…
JPB
PS. Alors, Aliscan, on le sort, ce scandaaale", comme aurait dit Marchais ? Ou on se remet tranquillou à la poésie ?

Écrit par : brighelli | 19 mai 2008

Pour en revenir à l'EN, et à son inspection, ce lien édifiant.

http://www.re2.freesurf.fr/college/Vesoul.pdf

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 mai 2008

protestants fondamentalistes, catholiques intégristes, ultra-nationalistes orthodoxes., juifs ultra conservateurs..). Aucun de ces courants ne s'est emparé du pouvoir dans un pays entier
Ecrit par : Robin | 19 mai 2008

Tout à fait d'accord à une nuance près, le pouvoir de nuisance des religions que vous citez existe bel et bien : Israël, Etats-Unis, Pologne, etc.
Vous ne me dites rien de l'enseignement catholique en France ?

Écrit par : victor | 19 mai 2008

PS. Alors, Aliscan, on le sort, ce scandaaale", comme aurait dit Marchais ? Ou on se remet tranquillou à la poésie ?
Ecrit par : brighelli | 19 mai 2008
C'est beau le site d'Aliscan, avec des gressets (rainettes à ventouses, en sarthois) et des araignées délicates qui sortent de l'écran.
J'aime beaucoup la poésie du genre :
"Elle était là passagère
et légère
apportée par la pluie emportée par le vent"
Et qu'est-ce qu'il dit Marchais ?
Des liens vertigineux vers des déclarations non moins vertigineuses du PCF sur l'école qu'il nous faut.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

C'est cette rancitude-là qui me fait vomir. La tiédeur souriante et pacifique est la pire des pensées totalitaires....

Serviteur.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 200

Je vous approuve totalement MAC , mais vous avez de la chance , car lorsque j'ai soulevé le lièvre des programmes et des manuels islamolâtres , on m'a traitée de "con raciste "( "con lâché" , quand j'ai parlé des contenus , trait d'esprit repris en écho avec un "con primé", c'est dire si on s'est gaussé ! ) pour changer de cap et se rallier ensuite curieusement à votre point de vue( qui était aussi le mien , celui de Zorglub et de Cadichon ) .
J'en déduis qu' on vous juge qualifié pour parler et que je ne le suis pas .
Mais c'est sans importance , c'est même très bien , l'essentiel était de secouer les consciences et les trouillards sur ce sujet et je ne comprends pas plus que vous la tiédeur affichée à cet endroit . Cela en dit long sur la peur de parler et les ravages du politiquement correct .
Vous faites très justement la comparaison avec le nazisme et à cette époque , les rebelles c'étaient les résistants et les tièdes , c'étaient les collabos , non ?? C'est bien ce dernier mot qu'il convient d'employer pour les auteurs des programmes et les auteurs des manuels qui se complaisent dans le mensonge et la trahison du réel et on se doit d'être indignés , écoeurés , désespérés même pour les élèves à qui on ose servir cette soupe et injecter en intra-veineuse, chaque jour , le vaccin de la bien pensance , de la lâcheté et de l'ignorance !

PS :il y a aussi beaucoup à dire sur les manuels de littérature qui obéïssent à la même logique et d'où s'échappent les mêmes "miasmes morbides" !

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

La rue ou le supermarché ne sont pas dans la sphère privée.
écrit par zorglub

A l'Université , les filles assistent aux cours voilées ou emburqadées ! Lorsque les images des burqas nous parvenaient d'Afghanistan , rappelez-vous les commentaires et les voeux que nous formulions tous , choqués , pour la libération des femmes ! Depuis , là-bas , elles sont toujours derrière leur sinistre "grillage" et ici , elles sont de plus en plus nombreuses à le porter ! Que faisons-nous ? que disons-nous , lâches que nous sommes ??

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

"Je sais bien, mais ça détend quelquefois de s'énerver un bon coup de manière purement gratuite.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2008 "

Bil6 est un gros con ki pue d'la gueule !

merci JP ! :ange:

Écrit par : toto | 19 mai 2008

Il ne faut céder, par exemple, sur le voile à l'école. Il faut défendre à tout prix les précieux acquis de la laïcité "à la française" ; ( Robin)

Dans le secondaire, on tient. Et à chaque fois que je vais à la fac, je n'arrive pas à m'y faire... Elles sont quelques-unes à être voilées sans que ça fasse frémir beaucoup nos chers collègues.

Écrit par : Sanseverina | 19 mai 2008

Amélie a écrit : "à la fac, je n'arrive pas à m'y faire... Elles sont quelques-unes à être voilées sans que ça fasse frémir beaucoup nos chers collègues."

Est-ce un cours de photographie argentique ? Trop de lumières ?

Passez au numérique ! Là, plus de mystère, tout est dévoilé.

Pixelliser les grands textes religieux ?

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

J'attroibue à Amélie ce qui appartient à Sanseverina.

Mille excuses.

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

Ai-je "trobu" aussi ?

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

J'ai une amie française qui vit en Hollande depuis un bon nombre d'années et qui me dit que le gouvernement et la population commencent à se mordre les doigts de l'extrême liberté de culte qui est accordée aux musulmans, des écoles religieuses autorisées sans contrainte et que toute cette prétendue liberté a fini par fortifier le sentiment communautaire dans le mauvais sens du terme .
écrit par sansevérina

Pas seulement la Hollande , mais aussi la Belgique , l'Angleterre , le Canada .
Sur les désastres du communautarisme relire le texte de Taguieff donné par JPB :

http://www.communautarisme.net/Le-multiculturalisme,-ou-le-cheval-de-Troie-de-l-islamisme_a1012.html?PHPSESSID=5b1b6c48431a5b8d92fc9e5d0286dc7f

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Dans le secondaire, on tient. Et à chaque fois que je vais à la fac, je n'arrive pas à m'y faire... Elles sont quelques-unes à être voilées sans que ça fasse frémir beaucoup nos chers collègues.

Ecrit par : Sanseverina | 19 mai 2008

A l'Université , les filles assistent aux cours voilées ou emburqadées ! Lorsque les images des burqas nous parvenaient d'Afghanistan , rappelez-vous les commentaires et les voeux que nous formulions tous , choqués , pour la libération des femmes ! Depuis , là-bas , elles sont toujours derrière leur sinistre "grillage" et ici , elles sont de plus en plus nombreuses à le porter ! Que faisons-nous ? que disons-nous , lâches que nous sommes ??

Ecrit par : Améli


Preuve que pour beaucoup d'entre nous ( les femmes ) c'est insupportable , ce silence , cette complaisance !

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Pas besoin de commentaires ....


:: Novopress.info France - http://fr.novopress.info -

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

"Il y a, plus que jamais *, rupture entre philosophie et science.

Une philosophie, recroquevillée sur l'Etre et racornie en grattages de trous de balle, ne peut décemment plus se prévaloir de ce titre.

La science de son côté est très majoritairement, sous des dehors aguicheurs **, passée allègrement sous les fourches caudines des recettes qui marchent.

* Des philosophes contemporains qui se sont colletés avec courage aux sciences ? Jean Largeault par exemple. Mais il est mort il y a peu.

** Faire la belle pour amadouer le chaland à subventions.
Ecrit par : dugong | 18 mai 2008"

Pourquoi la question de l’Etre serait-elle moins digne d’intérêt que celle de la géométrie non-commutative ?

Enfin, ne citer que Largeault (Jean, pas Anne Fagot-) comme philosophe contemporain "qui se collette aux sciences", c’est vraiment faire preuve d’ignorance.

Écrit par : Pli | 19 mai 2008

Bil6 est un gros con ki pue d'la gueule !
merci JP ! :ange:
Ecrit par : toto | 19 mai 2008

Vous le virez quand, cet abruti de toto,Brighelli?ca serait tout à l'honneur de votre site.

Écrit par : toilettes.champs | 19 mai 2008

Ce passage du texte du ministre algérien mérite d'être souligné , non , c'est pas Le Pen qui parle ! Heureusement qu'en France on est tolérant , sinon imaginez les manifs ! Là-bas , pas de réciprocité qui tienne !

“J’assimile l’évangélisation au terrorisme. La campagne va durer cent ans, deux cent ans, elle fera mal, mais elle finira par s’essouffler”, a-t-il déclaré dans un entretien au journal L’Expression au début du mois de mars. Et de confirmer : “J’ai demandé aux imams de rappeler aux jeunes que les prêtres ne viennent pas en Algérie parce qu’ils l’aiment ou parce qu’ils aiment le christianisme, mais pour créer une minorité qui donnerait un prétexte pour les puissances étrangères en vue de s’ingérer dans nos affaires au nom de la protection des minorités”.

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Pas besoin de commentaires ....


:: Novopress.info France - http://fr.novopress.info -
Ecrit par : Amélie | 19 mai 2008

En effet.

http://fr.novopress.info/?p=11390

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Non, surtout pas Toilettes des champs !

Like a jack in a box, Toto surgit (du fond de la nuit ?) inattendu mais toujours égal à lui (elle ?) même.

C'est notre impromptu libertin ...

Même CS s'y résoud ...

Écrit par : Zorglub | 19 mai 2008

"Pourquoi la question de l’Etre serait-elle moins digne d’intérêt que celle de la géométrie non-commutative ?"

Ai-je jamais écrit une pareille connerie * ? Je parlais du divorce entre la science et la philosophie ; de l'abandon massif par les philosophes des questions de science ...

"Jean Largeault par exemple" ... signifie-t-il "seulement Jean Largeault" ? Je voulais simplement attirer l'attention sur un philosophe (très) peu connu en dehors du petit cercle des spécialistes.

Voilà que je me mets à répondre calmement à une provocation ou à une stupidité voire une malhonnêteté **. Je vieillis...

C'est incroyable comme de plus en plus de gens lisent mal. Quelqu'un veut-il nous faire croire qu'il ne faut plus lire ?

* c'est à dire, ici, quelque chose qui n'a pas de sens. Qu'au bout d'un certain temps de tripatouillage de l'Etre, on arrive au trou de balle, ce n'est pas un risque, c'est une fatalité.

** savoir quelle case vous devriez cocher m'indiffère

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

@ je change de pensée du jour. Voici la nouvelle : "Amélie, c'est pas du poulain".
http://fr.novopress.info/?p=11390

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

L'article intéressant , c'est celui-ci :


http://fr.novopress.info/?p=11452

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Et c'est encore sur Novopress,l'agence libre et indépendante qui informe tous les bons Français !

http://fr.novopress.info/?p=10981

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Et toujours sur Novopress, l'agence que consulte tous les bons Français.
Ici, on dévoile tout !
http://fr.novopress.info/?p=11360

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

L'article intéressant , c'est celui-ci :


http://fr.novopress.info/?p=11452
Ecrit par : Amélie | 19 mai 2008

Ah bon ? Qu'est-ce que vous avez contre les autres ?

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Nouvelle pensée du jour : A. n'est pas du poulain, mais Novopress c'est de la carne.

http://www.acrimed.org/article2106.html

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Guy Morel, vous touchez du doigt ce que j'évoquai tantôt !
Je veux espérer que vous n'imaginez pas une seconde que je mange de ce pain là ...

Écrit par : Zorglub | 19 mai 2008

Guy Morel, vous touchez du doigt ce que j'évoquai tantôt !
Je veux espérer que vous n'imaginez pas une seconde que je mange de ce pain là ...
Ecrit par : Zorglub | 19 mai 2008
Y a pas de risques. On connaît son monde.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Et çui-là,l'est-il pas bon et important ?
http://fr.novopress.info/?p=11250

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Et le meilleur pour la fin :
http://fr.novopress.info/?p=11472

Ah bon, "ils passeront toujours !"

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

allez, encore un autre : faut dévoiler les embryons !
http://fr.novopress.info/?p=10692

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

OUKÈLÈAMÉLI ?

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Bon, Guy, je pense que tout le monde aura compris : il y a des gens avec lesquels on ne dîne pas — même avec une longue cuillère. Tu sais ce que j'ai pensé, il fut un temps, des interviews accordées à telle ou telle radio plus ou moins frontiste par tel ou tel de nos amis.

Cela dit, je voudrais traiter l'erreur de fond d'Amélie.
La loi de 2004 concernait les établissements des Premier et Second degrés — pas les facs. J'ai expliqué en détail pourquoi dans un chapitre de Fin de récré sur la laïcité : on ne peut pas avoir les mêmes lois, ni les mêmes comportements, dans des établissements qui accueillent des mineurs, et dans des territoires où l'on ne croise que des majeurs. C'est toute la différence entre la Tolérance (la rue, les facs — aussi bien les hôpitaux — et c'est pourquoi le second volet, un instant esquissé, de la loi n'a pas vu le jour) et la Laïcité. Dans le premier cas, je n'ai rien à dire. Dans le second, j'interviens parce que je suis un formateur de jeunes consciences. Catherine Kintzler, dont j'ai maintes fois donné les coordonnées, s'est exprimée, et fort bien, sur le sujet. Voir en particulier http://www.mezetulle.net/article-13078796.html
Affirmer haut et fort que les voiles islamiques (ou les croix, les kippas, les turbans sikhs, etc.) ne doivent pas entrer à l'école, c'est de la laïcité bien comprise. Ajouter qu'il est indigne d'en voir dans les facs (ou dans les rues), c'est, au choix, de l'ultra-laïcisme (voir ci-dessus), de la provocation frontiste (il y a encore un Front national ?) ou la marque d'un esprit qui n'a pas assez réfléchi, comme on dit quand on pratique l'euphémisme.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 mai 2008

@JPB
C'est un problème devenu compliqué, et j'en ai peur insoluble, à force que la République n'assure plus l'instruction publique. Pas seulement une question de loi. Dans un pays en passe de redevenir massivement analphabète, on peut faire toutes les lois que l'on voudra. Le lieu premier d'intégration, c'est l'école. Si elle ne joue plus son rôle, adieu, veau, vaches, cochons. Autre chose : la règle admise de la libre circulation des marchandises s'appliquera aux hommes, à leurs idées, à leurs préjugés et à leurs fanatismes.
Nous avons là une contradiction qui ira à son terme, terme que je ne connais pas.
Mais ce n'est pas une raison pour se laisser envahir par l'agence de presse voilée qu'est Novopress.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Étonnante rectification des préjugés de l’heure, ce travail de Sylvain Gouguenheim va susciter débats et polémiques. Son thème : la filiation culturelle monde occidental-monde musulman. Sur ce sujet, les enjeux idéologiques et politiques pèsent lourd. Or cet universitaire des plus sérieux, professeur d’histoire médiévale à l’Ecole normale supérieure de Lyon, met à mal une série de convictions devenues dominantes. Ces dernières décennies, en suivant notamment Alain de Libera ou Mohammed Arkoun, Edward Saïd ou le Conseil de l’Europe, on aurait fait fausse route sur la part de l’islam dans l’histoire de la culture européenne.

Le site auquel vous renvoyez est sans doute contestable, mais le livre de Sylvain Gouguenheim est tout ce qu'il y a de plus sérieux et de plus documenté.

Je vais peut-être vous étonner, mais même des gens aussi savants que Maurice de Gandillac allaient dans le sens de l'idée des oeuvres d'Aristote retrouvées et lues en occident au XIIIème siècle, "grâce à Averroès et aux Arabes". Comme quoi, nous sommes vraiment "bonnes pommes" !

Bon, on ne peut pas, non plus, demander à un philosophe de premier plan d'être aussi un historien pointu, mais c'est dire la pregnance du préjugé.

Il s'agirait aussi de savoir si on fait de l'histoire (la vérité avant tout) ou si on fait de la politique en cherchant à être "gentils" avant tout . "Gentils" avec des gens dont la "gentillesse" n'est pas précisément le fort. (je n'emploie pas le mot "Gentil" au sens hébreu !)

Ce livre parle en particulier du rôle de Jacques de Venise (il n'en est pas question dans l'article), traducteur d'Aristote à Bizance et peut-être à l'abbaye du Mont-Saint-Michel dès le XIIème siècle...Mais certaines oeuvres d'Aristote étaient déjà connues en occident par les traductions de Boëce (Vème siècle de notre ère).

La confusion que font les ntellos parisiens et journaleux "rapides" entre "arabe" est "musulman" est particulièrement agaçante...notamment pour les arabes...chrétiens (oui, il y en a, même en Palestine et en Iraq... et ils lont e droit de vivre, comme les autres !)

Écrit par : Robin | 19 mai 2008

"Ecrit par : toilettes.champs | 19 mai 2008 "
V'la l'õt avè son "humour" de chiottes . :ange:

Tu me réveilles quand tu commences à comprendre, ma poule .... :ange:

Écrit par : toto | 19 mai 2008

Une autre façon de voir "les choses" (la vie, l'avenir...° par un français qui vit et travaille en Chine.


"Déjà la post-globalisation: la nomadisation
Alors que les esprits les plus affûtés et les mieux au fait des bouleversement sociologiques cherchent, pour beaucoup en vain dont notre président, à raisonner quelques millions de Français sur les réalités de la globalisation, je constate que cette ère est déjà derrière nous et qu’une nouvelle vague déferle.

Bref retour en arrière que par ailleurs j’exposais lors d’un colloque avec une vingtaine d’officiers supérieurs Français en visite à Shanghai:

Jusqu’en 1989 et l’effondrement du rideau de fer, nous étions, nous Français, membres d’un club fermé qui comptait l’Amérique du Nord, l’Europe de l’Ouest et du Nord surtout (France comprise), le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande et quelques isolés (Singapore, Hong Kong, un peu de Corée, un bout de Taiwan). Toutes nos actions se faisaient depuis la France hexagonale et territoriale. Tout partait de France et revenait en France. On exportait des produits comme on projetait des militaires: du “made in France” pour la France et notre plus grande gloire. En cas de crise grave, il nous resterait la Loire pour dernière frontière où retrouver la douceur angevine ou bien périr sous les canons soviétiques. Bref, il y avait “NOUS” à l’Ouest, les “MECHANTS” à l’Est et “LES AUTRES” au sud. C’était sensiblement le monde de mon enfance.

Quand j’ai commencé à travailler en Novembre 1989, le mûr s’est écroulé et la globalisation a démarré. Et on m’a tout de suite demandé, sans vraiment savoir ce que c’était, de construire cette globalisation. Pour faire simple, il ne s’agissait plus d’exporter du “made in France” mais de construire des compétences locales; partout; de monter des bureaux, des usines, des joint-ventures, des partenariats, des réseaux de distributeurs. Le monde entier s’est mis a demandé la même chose à tout le monde. Tout le monde a pris l’avion en tout sens, est entré en concurrence avec tout le monde et les meilleurs ont su tirer leur épingle du jeu. Pour la France et pour le business, on est passé d’une exportation depuis l’hexagone à un Commerce Extérieur. Pour comprendre, regardez Carrefour qui est l’exemple Français le plus emblématique du commerce extérieur de la France et de la globalisation: A l’intérieur d’un hyper Carrefour quelque part en Chine, il n’y a pas 2% des produits qui soient “made in France” et pourtant Carrefour est une authentique plateforme commerciale française. C’est ça le Commerce Extérieur de la France et ça n’a rien à voir avec de l’exportation. Avec cette internationalisation et cette globalisation des relations, des distributions et des compétences, le niveau général a monté: ce n’est pas parce qu’on est dans la globalisation qu’on va s’en sortir, mais si on n’est pas dedans, on est mort. J’en étais là jusqu’à ce que je découvre que cette globalisation est déjà de l’histoire ancienne.

Car j’observe à Shanghai, que nous entrons déjà dans la nomadisation, l’ère post-globalisation. Et ce sont les plus jeunes qui n’ont pas encore 30 ans, qui véhiculent ce mouvement qui déferle avec une ampleur tsunamique. Le comportement des jeunes VIE et des étrangers de moins de 30 ans qui vivent en Chine est tout à fait différent de celui de leurs aînés: plus “zapping”, plus indépendants, plus autonomes, plus soucieux de l’environnement, plus intégrés, plus “networkés” (en réseau), plus risqués aussi, plus libres surtout. Ils ne sentent aucun lien ad vitam eternam ni avec quoi que ce soit, ni avec qui que ce soit. La France? Les parents? La sécu? La retraite? L’entreprise? La solidarité? Rien n’a d’importance. Ils ne sont plus entiers, ils se divisent et s’auto-procréent, se régénèrent sur une idée et s’enfuient dans d’autres mondes parallèles. Payés localement, vivant localement, ils ont posé les valises pour un temps avant de repartir ailleurs car ils voyagent légers. Nous entrons dans une ère de nomadisme forcené ou des centaines de millions d’êtres humains auront une vie itinérante au gré des courants commerciaux, des vicissitudes de la vie et du vent aussi.

Il y a là finalement, un comportement très américain mais à l’échelle du monde. A mesure que l’on progressera où que l’on voudra changer d’air, de vie, de travail, de conjoint, de condition, on s’en ira à l’autre bout de la planète non pas pour refaire sa vie mais pour la continuer en changeant tout. On emportera toute sa vie avec soi et l’intendance suivra: l’éducation des enfants, le travail, les assurances (sociale, vie, travail, retraite, etc…). C’est aujourd’hui la vie de 10% des terriens (et 3% des Français). AMHA, ce sera celle de 30% des Terriens dans 20 ans.

Alors quand j’entends qu’on va prolonger l’âge des cotisations retraite à 41 ans, je suis plié de rire: d’ici 15 ans, il n’y aura plus un Français pour accepter de cotiser un centime d’Euro pour quelqu’un d’autre que lui."

Écrit par : Maminou | 19 mai 2008

Maminou a écrit : "Nous entrons dans une ère de nomadisme forcené ou des centaines de millions d’êtres humains auront une vie itinérante au gré des courants commerciaux, des vicissitudes de la vie et du vent aussi.
Il y a là finalement, un comportement très américain mais à l’échelle du monde."

Et si les américains s'incrustent ainsi en Irak, n'est ce pas parce qu'ils ne peuvent plus venir en Europe à cause de la (dis)parité euro/dollar ??

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

""Ecrit par : toilettes.champs | 19 mai 2008 "

hé, bil6, demande à ton 'roquet' d'se calmer, sinon il risque de prendre un coup d'latte dans les gencives .... :ange:

:o))))

Écrit par : toto | 19 mai 2008

Pour suivre sur la question de la laïcité.

Pensant à ce que vient d'écrire JPB, j'ai, je ne sais pourquoi, repensé à un ami allemand rencontré au procès de Klaus Barbie, Lothar Baier.
Google aidant, je viens donc d'apprendre sa mort, quatre ans après, par un article de l'Humanité ( il y a parfois encore des articles dans ce journal).
Voici :DISPARITION
a " mort libre " de Lothar Beier
Quand on apprend la mort volontaire survenue entre le 9 et le 10 juillet à Montréal de l’écrivain, journaliste, essayiste et traducteur allemand Lothar Beier, on se prend à penser aux écrivains émigrés allemands qui, un jour, ont choisi la " mort libre ". On pense à Walter Benjamin qui, après avoir fui Paris occupé, se donne la mort à Port-Bou. Et plus encore au philosophe autrichien, torturé par la Gestapo, déporté à Auschwitz, Jean Améry, l’un des critiques les plus intelligents de la RFA et de la Suisse, qui mit fin à ses jours en 1978. Lothar Baier préparait une édition critique (allemande) de deux grands essais de ce dernier, Du vieillissement (Éditions Payot, Maren Sell, 1991) la Main portée sur soi.

Lothar Baier était né à Karlsruhe en 1942. Après des études de lettres, de philosophie et de sociologie, il s’était imposé comme critique littéraire et spécialiste de la France. Porte-parole de la " génération des fils ", il publie Un Allemand né de la dernière guerre sur le sens pour un jeune Allemand d’appartenir à un pays incapable d’assumer son passé ; et l’Entreprise France (tous deux chez Calmann-Lévy, 1989), un pamphlet où il stigmatise les nouveaux " maîtres à penser " de l’Hexagone. Le regard tourné vers la France et sa culture (il avait notamment traduit André Breton, Julien Benda et Paul Nizan, et édité des écrits critiques de Sartre), déçu du comportement " opportuniste " de ses nombreux compagnons de route allemands, Lothar Baier tente de s’installer en Ardèche, une expérience ratée qui lui inspirera son beau récit le Délai (Actes sud, 1992). Après 1990, les grands journaux allemands se ferment devant lui. Désabusé, il accepte un poste de professeur invité à Montréal. Exilé à la périphérie de cette ville, sans plus de contact avec l’ancien continent, acculé à la misère par une douloureuse séparation, humilié, Lothar Beier avait perdu, après s’être longtemps battu à contre-courant, les espérances de ces Allemands qui conservent le souvenir vivant des Kurt Tucholski, Stephan Zweig, Walter Benjamin et Jean Améry.

François Mathieu"
Or dans mes conversations de Lyon avec Lothar dans un bouchon de Lyon - cela remonte à 1986 - l'une m'est restée en mémoire, nette comme si c'était hier.
Nous parlions de la perspective de la réunification allemande, et alors que je lui demandais si quelque chose pouvait s'y opposer, il m'avait répondu avec cette ironie puisée chez Heine qui était sa marque : "Vous voulez arrêter un train de marchandises lancé à plein vitesse ?"
Je raconte cela, parce que, ayant lu ce qui s'est écrit sur ce blog ces jours derniers à propos de la Chine, du Tibet, de l'islam, du voile etc. je me dis qu'il va falloir de sérieux poseurs de mines pour arrêter les trains.
Et vu le mal de chien que nous avons pour rétablir des programmes de l'école du primaire un peu dignes, je crois que nous allons en voir passer beaucoup des trains.
Salut Lothar !

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

PS à Maminou, il semble que ce "jeune nomade" ait un peu beaucoup lu Attali.

RDV en France, quand il reviendra se faire soigner son mélanome exotique en hurlant ses droits à la sécu...

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

Et c'est encore sur Novopress,l'agence libre et indépendante qui informe tous les bons Français !
écrit méchamment par Guy Morel

Et alors ?? Je dois avoir peur , me sentir en faute , avoir honte et il faudrait que je me justifie ? C'est un tribunal ou bien vous comptez porter plainte ???
Parce que vous pensez que les journaux que vous lisez sont libres et indépendants ? Libé ? Le Monde? Vous savez où se trouve la vérité , vous , vous ne cherchez jamais ailleurs ?? Vous êtes très forts !
Mais on s'en fout des autres articles que vous pointez , d'un regard sévère et réprobateur ! Il faut trier, car il y a des infos qu'on ne risque pas de trouver dans la presse officielle !
Ah ! mais j'oubliais ! Il faut l'autorisation de la Police de la Pensée et tout doit rester politiquement correct car la moindre déviance vous jette dans le camp des méchants et vilains racistes !
C'est bien dans cet esprit d'ailleurs que sont faits les programmes et les manuels ! Et on voit où on en est !
Mais tout le monde en a marre des maitres censeurs psycho-rigides ! Et on le voit bien ici , il faut secouer violemment le cocotier pour que les gens osent sortir de leur réserve et dire un peu comme ils se sentent oppressés par cette dictature de la pensée tiède et rance , comme le dit MaC !
Se taire , c'est faire le jeu des islamistes , et des politiques de tous bords , ne le voyez-vous pas ??

Qu' a-t-on fait pour Redeker ? On en a entendu des conneries dans les salles des profs pour justifier la lâcheté collective : "c'est un intégriste ", là il fallait oser, mais ça ne rebutait pas de le désigner , lui , comme un intégriste ,alors qu'il était menacé de mort ! Il l'avait bien cherché en somme ! Et cette morgue qui vous accueille quand on ose parler de ce qui dérange , on est entre gens convenables , on a ses clichés moisis , ses images d'Epinal , ses idéologies défuntes mais toujours encensées , on s'imagine qu'il y a encore une gauche et une droite , on croit que les fascistes sont prêts à attaquer et on se prend pour des résistants , alors que le péril est ailleurs !
Qu' a-t-on fait pour Chagnon ?? Où étaient-ils les valeureux résistants ?? C'est plus facile de débusquer des fascistes imaginaires que de descendre dans la rue pour soutenir des collègues injustement incriminés et victimes d'un tout autre fascisme , bien réel , pas fantasmé celui-ci !
Alors oui , la lâcheté des profs qui donnent des leçons de bonne conduite et de bonnes lectures a de quoi écoeurer ! Quelques uns ici échappent à ce travers et ils se reconnaitront, Robin!

En ce moment , il est question de boycotter le bac , c' est à dire faire autre chose qu'aérer périodiquement et gentiment les banderolles dans des manifs , combien suivront , qui osera poser les vraies questions , sortir des ornières habituelles ?

Et s'il ne faut dire ici que ce que vous avez envie d'entendre , alors , il faut vous laisser entre vous , à votre ronron de spécialistes coupés du réel , mais courageux commissaires politiques quand il le faut , et se taire , comme le fait MaC , afin que rien ne change , ni ne dérange ! L 'éternel consensus , d'où rien ne sortira !
Que ferez-vous lorsque le réel nous pètera à la gueule et qu'on nous demandera , d'accueillir les jeunes filles voilées en classe , car on ne nous demandera pas notre avis ? Est-ce qu'on ne regrettera pas d'avoir choisi de mettre la tête dans le sable pour préserver notre confort et notre bonne conscience ???

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Je vous approuve totalement MAC , mais vous avez de la chance , car lorsque j'ai soulevé le lièvre des programmes et des manuels islamolâtres , on m'a traitée de "con raciste "( "con lâché" , quand j'ai parlé des contenus , trait d'esprit repris en écho avec un "con primé", c'est dire si on s'est gaussé ! ) pour changer de cap et se rallier ensuite curieusement à votre point de vue( qui était aussi le mien , celui de Zorglub et de Cadichon ) .

dixit "Amélie"

... je ne parlerai pas à la place de MàC qui s'est si bien exprimé mais qui ne charge pas dans la même catégorie que vous, Amélie, pas plus que Zorglub d'ailleurs. Je remercie Guy Morel de l'éclairage utile et définitif qu'il a apporté.

Écrit par : victor | 19 mai 2008

C'est curieux G.MOrel , vous lisez tous les articles que je n'ai pas lus , sauf celui que je vous ai proposé sur le ministre algérien ?? vous n'avez rien à en dire , vous vous contentez seulement de me transformer en facho , vous souffrez donc bien du syndrome dont je parle précédemment : commissaire du peuple , procureur !
Que voulez-vous que ça me fasse ?? Et que pensez-vous prouver ? Il faut vous laisser à vos délires hystériques , chacun les siens ! Vous aimez lyncher , une femme , de surcroît ! C'est un sport que l'on adore pratiquer ici avec le mépris , c'est pas dangereux et ça ne mange pas de pain ! Lâche et écoeurant, vraiment ! C'est ce qu'on fait quand on n'a pas d'argument ! Aucune différence entre vous et les pédagos , même fermeture d'esprit . Tiens , et puis chantez donc avec votre âne et les autres :
"A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal ,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Dans le Monde, cette info stratégique :

"Le quotidien régional La Provence a lancé lundi un concours d'idées auprès de ses lecteurs, les invitant à écrire une série télévisée sur Marseille qui serait diffusée à l'automne sur LCM (La Chaîne Marseille) et le site internet du journal
...
Le César - le ferry-boat cher à Marcel Pagnol, qui assurait la traversée du Vieux-Port - sera le fil conducteur de "cette série humoristique, légère et fraternelle"
...
La série télévisée a reçu une avance sur recettes du CNC (Centre national de la cinématographie). Mis sur cales sèches, le César a été mis à disposition par la mairie de Marseille."

Tout ça pour que des cons se divertissent devant leur écran plat à clichés.

Et moi, usager régulier de l'esquif, qui depuis plus d'un mois fait le tour du Vieux Port à pied pour de pagnolesques pignolades ...

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

Que ferez-vous lorsque le réel nous pètera à la gueule et qu'on nous demandera , d'accueillir les jeunes filles voilées en classe , car on ne nous demandera pas notre avis ? Est-ce qu'on ne regrettera pas d'avoir choisi de mettre la tête dans le sable pour préserver notre confort et notre bonne conscience ???
Ecrit par : Amélie | 19 mai 2008
Amélie, Amélie, Amélie ! Je suis un peu sévère pour les sources auxquelles vous puisez, et voilà que vous faites de moi un ayatollah ! Vous dites : " que ferez-vous quand le réel nous pétera dans la gueule ?" Parce que ce n'est pas déjà fait peut-être ? C'est sa fonction, figurez-vous, au réel de nous "péter dans la gueule", comme vous dites.
Réfléchissez aux petits combats que l'on peut penser remporter :apprendre à lire à tous les enfants, enseigner la preuve par neuf...
Et puis arrêter de crier à la "police de la pensée" ou au "politiquement correct", j'ai dit hier,preuves à l'appui, d'où venait ces expressions. De la Nouvelle droite. Decidément ...

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

C'est curieux G.MOrel , vous lisez tous les articles que je n'ai pas lus , sauf celui que je vous ai proposé sur le ministre algérien ??
Écrit Amélie.
Vous croyez, fillette, que je vous ai attendue pour savoir ce qu'a dit le ministre algérien ?
Ou pour découvrir les alignements de crânes polpotiens produits par la même agence ?
Tiens, je vous donne mon e-mail, cela nous fera l'occasion de causer; si vous le voulez bien.
guy.morel314@orange.fr

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

ne charge pas dans la même catégorie
dixit victor

C'est vrai que vous aimez les étiquettes , c'est tellement plus rassurant d' en coller avec condescendance, même à ceux et celles qui n'en veulent pas et n'en ont pas ! C'est une forme de divination , non ?? Ou tout simplement de terrorisme ? Vous êtes dans le camp du Bien , vous ! Toutes mes félicitations ! Le Bien , à la sauce communiste , c'est en effet une référence ! Une erreur de jeunesse ! Vous avez raison , on joue pas dans la même catégorie !

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Pour changer de thème, enfin une bonne nouvelle :
http://www.nonfiction.fr/article-1085-les_litteraires__une_nouvelle_collection_consacree_aux_essais_en_litterature.htm

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Il y a des moments où la patience est taboue.
Citation de l'affreux Viala :
"C’est ainsi que procède le Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire"
Rien à voir avec le GRIP.
Il est pire qu'un "barbu" ce type !

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Et puis arrêter de crier à la "police de la pensée" ou au "politiquement correct", j'ai dit hier,preuves à l'appui, d'où venait ces expressions. De la Nouvelle droite. Decidément ...

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2008

Comment faire autrement puisqu' on ne cesse ici de crier au fascisme ! Surfer sur le Web m'amuse et je vais partout ( c'est fait pour ça , non ? ) et j'aime aussi secouer la torpeur ambiante et faire de la provoc . A vous, ici , de comprendre . Est-ce une raison , chaque fois de mépriser et d'injurier comme le font quelques uns . Ou alors , si vous vous amusez aussi , dites-le .
Pourquoi mettez-vous des guillemets à Amélie , Victor ?

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Ai-je jamais écrit une pareille connerie * ? Je parlais du divorce entre la science et la philosophie ; de l'abandon massif par les philosophes des questions de science ...

"Jean Largeault par exemple" ... signifie-t-il "seulement Jean Largeault" ? Je voulais simplement attirer l'attention sur un philosophe (très) peu connu en dehors du petit cercle des spécialistes.

Voilà que je me mets à répondre calmement à une provocation ou à une stupidité voire une malhonnêteté **. Je vieillis...

C'est incroyable comme de plus en plus de gens lisent mal. Quelqu'un veut-il nous faire croire qu'il ne faut plus lire ?

* c'est à dire, ici, quelque chose qui n'a pas de sens. Qu'au bout d'un certain temps de tripatouillage de l'Etre, on arrive au trou de balle, ce n'est pas un risque, c'est une fatalité.

** savoir quelle case vous devriez cocher m'indiffère
Ecrit par : dugong | 19 mai 2008


Je ne veux pas trop en rajouter, dans cette conversation multiforme, mais quand même, votre pareille connerie est explicitée ici :

"Qu'au bout d'un certain temps de tripatouillage de l'Etre, on arrive au trou de balle, ce n'est pas un risque, c'est une fatalité."

Si cela ne signifie pas en quelque sens que la question de l’Etre est moins digne qu’une autre, dont l’exploration des profondeurs fait moins l’effet, de l’extérieur, d’être un grattage de trou de balle, alors on est curieux de savoir en quoi.

L’exemple de Jean Largeault, mort, était censé représenter le désert des relations que la philosophie contemporaine entretiendrait avec les sciences. Mais si l’on peut multiplier les exemples, que reste-t-il de votre thèse d’un "abandon massif par les philosophes des questions de science" ? Elle ne repose, encore une fois, que sur l’ignorance (au sens du manque de savoir ou de celui du refus de considérer***)

*** Idem

Écrit par : Pli | 19 mai 2008

@Roger Felts
Comment parler de "débat" quand vous avouez vous-même que vous vous contentez de braire ?
Cela me rappelle un dessin publié vers 1975, dans une revue polonaise ( dissidente) à laquelle nous étions abonnés: Dans un zoo, aux cages des animaux sont accrochés des panneaux: défense de nourrir, mais sur celle du perroquet, on pouvait lire : défense de discuter.


Il faut donc être atteint de psittacisme pour régurgiter encore en 2008 cette bouillasse qui était déjà rance dans le reste du monde, il y a plus de 30 ans.
La rhétorique des compagnons de route est immuable, sauf que la mouche de l'antimondialisme ne les avait pas encore piqués.
Je vous la ressers:

"les méfaits de l’ultra libéralisme mondialisé forme dernière de l’impérialisme capitaliste [...] est toujours bien vivant et dominateur !"

Il faut être convaincu que le ridicule ne tue pas pour reprocher à Revel de ne pas "évoquer" cette caricature. Le mépris professé par RF pour celui qui a clairement défini la racine idéologique des carences de notre école dans la Connaissance inutile (Grasset, 1988, prix Chateaubriand, prix Jean-Jacques Rousseau.) illustre l' interrogation qui inspire le titre de son livre. "Construite pour fonctionner grâce à la connaissance, notre civilisation est-elle viable si elle refuse de s’en servir?

Grâce à la déculottade des Munichois la France aura bientôt le choix entre la république islamiste et la "démocratie populaire".
Vous préférez être colonisés par les barbus ou les néo-cocos?
La peste ou le co-choléra?

Pour votre punition, ce florilège.

“Ceux qui sont allés jusqu’au bout du stalinisme deviennent les plus lucides et les plus sévères envers eux-mêmes après en être revenus. Au contraire, les “compagnons de route”, les demi-portions du totalitarisme prétendent enterrer leurs aberrations et leurs mensonges en les justifiant par le “contexte” et les circonstances. [...] Ce déjeuner avec Mouillaud (communiste repenti, retrouvé), sans m’éclairer, me confirma que ni l’intelligence ni l’intention de bien faire ne nous préservent du Mal. Le seul barrage au fanatisme meurtrier est de vivre dans une société pluraliste où le contrepoids institutionel d’autres doctrines et d’autres pouvoirs nous empêche toujours d’aller jusqu’au bout des nôtres. [...]

L’identité d’essence des trois totalitarismes du XXe siècle, fascisme, nazisme, et communisme, flagrante dans les domaines politique et policier, me parut flagrante également dans la culture. Pourquoi un déterminisme commun poussa-t-il les trois frères vers l’art pompier…? L’explication est, je crois, que le totalitarisme [...] doit non seulement, comme son nom l’indique, englober la totalité des activités d’une société et donc l’art, mais encore veiller à ce que cet art accable les “masses” d’un ennui profond, afin qu’il ne constitue pas une distraction susceptible de détourner l’attention collective de la mastication exclusive de l’utopie officielle.”
Voleur dans la maison vide, pp. 36-37



“Mais la fausseté n’a jamais empêché une vue de l’esprit de prospérer quand elle soutenue par l’idéologie et protégée par l’ignorance. L’erreur fuit les faits lorsqu’elle satisfait un besoin.”“

C’est au moment même ou le marxisme perd tout crédit parmi ses adeptes mêmes comme principe de direction des sociétés humaines que, semblable à la lumière dont la source est morte depuis des millions d’années, il brille de son éclat le plus vif sur le theâtre idéologique.”
La Connaissance inutile, 1988, p. 130

“Le mensonge idéologique consiste (dans les pays developpés) a poursuivre les vieilles diatribes contre le capitalisme, tout en sachant… que l’on n’a rien pour le remplacer.”
La Connaissance inutile, p. 154

“L’absolution idéologique du meurtre et du génocide est bien connue des historiens. On mentionne moins souvent qu’elle sanctifie aussi la concussion, le népotisme, la corruption. Les socialistes ont une si haute idée de leur propre moralité qu’on croirait presque, à les entendre, qu’ils rendent la corruption honnête en s’y livrant… Ce n’est point simple complaisance à soi, mécanisme psychologique banal. Cet homme n’est point isolé, il est accompagné, soutenu par la puissance sacrée de l’idéologie, qui capitone sa conscience et le pousse à penser qu’étant lui-même à la source de toute vertu, il ne saurait secréter que de bonnes actions.”
La Connaissance inutile, p. 160

Définition de l’idéologie:
“un mélange indissociable d’observations de faits partiels, sélectionnés pour les besoins de la cause, et de jugements de valeur passionnels, manifestations de fanatisme et non de la connaissance.”
La Connaissance inutile, p. 163



Aux sicaires des totalitarismes qui flinguent le libéralisme de nous expliquer pourquoi les files d'attente s'étirent devant les bureaux d'immigration des ambassades des E-U, cet abject symbole de l' enfer libéral et de l'impérialisme capitaliste.
En écrivant ces derniers mots, me parviennent soudain des bouffées de naftaline.

Quand on se bousculera aux guichets pour émigrer en Chine "populaire" , peut-être sera-t-il enfin possible de "débattre" des mérites respectifs du libéralisme et du totalitarisme avec les monsieur Felts du moment, si les barbus enrobés ne nous ont pas tous exterminés.

Écrit par : Cadichon | 19 mai 2008

Pourquoi mettez-vous des guillemets à Amélie , Victor ?

Ecrit par : Amélie | 19 mai 2008

A votre avis ?

Écrit par : victor | 19 mai 2008

Bonne lecture :

Aux Pays-Bas, un caricaturiste critique de la religion et de l'islam fait l'objet de poursuites
LE MONDE | 19.05.08 | 13h31 • Mis à jour le 19.05.08 | 17h21
BRUXELLES CORRESPONDANT


L'arrestation,aux Pays-Bas, d'un caricaturiste spécialisé dans la dénonciation de la religion, et de l'islam en particulier, a plongé dans l'émoi le monde des médias et de la politique. L'homme, qui travaille sous le pseudonyme de Gregorius Nekschot, a été interpellé à son domicile d'Amsterdam, mardi 13 mai, longuement interrogé et libéré un jour et demi plus tard. La justice, agissant sur la base d'une plainte déposée en 2005, a saisi son matériel, son ordinateur et son téléphone. Elle estime que huit de ses dessins peuvent inciter à la discrimination et à la haine.


Les conditions de l'interpellation du dessinateur ont choqué : huit policiers et deux salariés du ministère de la justice ont pénétré chez lui pour fouiller son appartement avant de l'emmener. Le 16 mai, cette affaire - une première depuis 1945 - a été évoquée à la Chambre des députés et a créé des tensions au sein du gouvernement de centre gauche.

Face à une opposition unanime et à un parti travailliste "inquiet", le ministre chrétien-démocrate de la justice, Ernst Hirsch Ballin, a nié toute atteinte à la liberté d'expression. Le lendemain, une caricature du quotidien Het Parool le montrait en taliban. "Au Danemark, les caricaturistes sont protégés ; ici, ils sont livrés à la vindicte", a déclaré Gregorius Nekschot. Le dessinateur affirme, désormais, redouter un attentat.

Des caricaturistes, souvent en désaccord avec les positions de leur confrère, lui ont apporté leur soutien, redoutant, comme l'a affirmé l'un d'eux, que l'action dont il a été l'objet soit "une autre tentative du gouvernement pour brider la liberté". Il y a quelques semaines, avant la sortie du film anti-islam Fitna réalisé par le député populiste Geert Wilders, l'attitude du gouvernement, qui avait examiné les possibilités de censurer ce court-métrage, avait déjà suscité des critiques. Aux Pays-Bas, Gregorius Nekschot est rangé dans le camp des provocateurs. Il s'est souvent vu refuser ses productions par des médias néerlandais, et l'éditeur de ses livres veut, lui aussi, rester anonyme. Ses dessins paraissent toutefois régulièrement dans le newsmagazine HP/De Tijd. Le site Web du cinéaste Theo Van Gogh, assassiné en 2004 par un islamiste radical, publiait aussi ses caricatures.

Le dessinateur nie toute conviction raciste et se réclame de Voltaire et de Jonathan Swift. A l'instar de Theo Van Gogh, il aime à se présenter comme un défenseur inconditionnel de la liberté d'expression. Son prénom fait allusion au pape Grégoire IX, qui établit le tribunal de l'Inquisition au XIIIe siècle et son nom - "une balle dans la nuque", littéralement - entend être une référence à la manière dont on exécute les opposants dans les régimes totalitaires.


MODÈLE MULTICULTUREL CONTESTÉ


Avec cette nouvelle affaire, les Pays-Bas, à peine sortis de la polémique sur le film Fitna, replongent dans leurs débats sur la tolérance, la provocation, les liens avec l'islam et, au-delà, sur l'avenir d'un modèle multiculturel contesté.

Comme lors de l'affaire Ayaan Hirsi Ali, cette ancienne députée exilée à Washington après que l'ex-ministre Rita Verdonk eut tenté de la priver de sa nationalité, comme lors de l'affaire du film de Geert Wilders, des voix s'élèvent pour contester l'attitude des autorités. Tant pour leur intransigeance à l'égard de ceux qui, aux Pays-Bas, critiquent les excès de l'islam, que pour leur prétendue faiblesse face aux courants musulmans radicaux.

Dans son dernier ouvrage, Terreur et martyre (Flammarion, 2008, 365 pages, 22,50 euros), le spécialiste français de l'islam Gilles Kepel explique que la volonté des dirigeants néerlandais est, en réalité, de constituer une sorte de "pilier islamique remis au goût du jour". Une structure soumise à la charia et au dogme, appelée à connaître son propre développement au sein de la société. D'où, estime-t-il, le rôle central confié, dans ce cadre, à Tariq Ramadan, professeur à l'université de Rotterdam et "interlocuteur quasi officiel du monde politique néerlandais", selon lui, alors qu'il est contesté ailleurs pour le "double langage" qu'il tiendrait quant à la place de l'islam dans la société européenne.



Jean-Pierre Stroobants

Écrit par : Phil Del | 19 mai 2008

Aux sicaires des totalitarismes qui flinguent le libéralisme de nous expliquer pourquoi les files d'attente s'étirent devant les bureaux d'immigration des ambassades des E-U, cet abject symbole de l' enfer libéral et de l'impérialisme capitaliste.

Ecrit par : Cadichon | 19 mai 2008

Il ya aussi des tas de gens qui jouent au loto, ça ne leur fait pas spécialement aimer la Française des jeux !

Tiens, on a aussi le nouveau slogan de la prochaine manif de "Liberté chérie" :
Co-co-choléra,
Ca-ca-Cadichon !

Écrit par : victor | 19 mai 2008

Surfer sur le Web m'amuse et je vais partout ( c'est fait pour ça , non ? )
Ecrit par : Amélie | 19 mai 2008
C'est bien, je vous donne votre B2i

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

ou la marque d'un esprit qui n'a pas assez réfléchi, comme on dit quand on pratique l'euphémisme.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 mai 2008

Je sais tout cela .
Merci pour les compliments , mais je n'ai pas dit que le voile est indigne , je dis seulement que cela me gêne, que ce signe du repli communautaire est mauvais signe , que je le vis comme une agression quotidienne , voire une provocation ! Echec de l'intégration , échec de l'assimilation . EST-CE QU 'ON A LE DROIT DE TROUVER çA INSUPPORTABLE ET DE LE DIRE MËME SI çA NE FAIT PAS AVANCER LE CHMILBLICK ???? JE N'AIME PAS CE NOUVEAU PAYSAGE QUI SE DESSINE SOUS NOS YEUX , MALGRE NOUS , CAR ON NE L'A PAS DEMANDE . C'est une réaction identitaire, certes ,( et une préoccupation ) que beaucoup de français ont , et elle est légitime, comme l'est celle des musulmans , et il faudrait peut-être que les princes qui nous gouvernent s'en inquiètent .

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

SI çA NE FAIT PAS AVANCER LE CHMILBLICK ???? JE N'AIME PAS CE NOUVEAU PAYSAGE QUI SE DESSINE SOUS NOS YEUX , MALGRE NOUS , CAR ON NE L'A PAS DEMANDE . C'est une réaction identitaire, certes ,( et une préoccupation ) que beaucoup de français ont , et elle est légitime, comme l'est celle des musulmans , et il faudrait peut-être que les princes qui nous gouvernent s'en inquiètent .
Ecrit par : Amélie | 19 mai 2008

Schmilblic,Amélie, Schmilblic ! Et là attention, parce que vous tapez dans le dur, vous attaquez dans le sérieux, vous contrevenez à l'éthique ; c'est la gaffe à ne pas faire.
Schmilblic !

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

“Ceux qui sont allés jusqu’au bout du stalinisme deviennent les plus lucides et les plus sévères envers eux-mêmes après en être revenus. Au contraire, les “compagnons de route”, les demi-portions du totalitarisme prétendent enterrer leurs aberrations et leurs mensonges en les justifiant par le “contexte” et les circonstances. [...]

Jean-François Revel, mort le 30 avril 2006 au Kremlin... Bicêtre, socialiste jusqu'en 1970 (à cette date, on lui propose un poste juteux : l'Express vaut bien une messe ! ), aurait dû écrire sous son vrai nom !

Écrit par : victor | 19 mai 2008

"Ceux qui sont allés jusqu’au bout du stalinisme deviennent les plus lucides et les plus sévères envers eux-mêmes après en être revenus."
Sacré Revel, je l'entends encore se marrer avec Courtois, July, Leroy-Ladurie et Furet ! J'te jure, quelle bande !
D'ici que Cadichon nous avoue un amour de jeunesse avec Pol-Pot !

Écrit par : victor | 19 mai 2008

à Pli : merci de déclarer à ma place ce que j'ai voulu dire et que vous avez entendu à votre manière.

Ceci dit, donnez donc quelques exemples de philosophes des questions de science.

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

Mais ne nous moquons pas car Revel, c'est le grand penseur qui a élaboré la théorie de l'extinction de la misère :

« Aujourd’hui, la pauvreté en Amérique latine fait les gros titres. On parle des bidonvilles, des favellas, etc. Il se trouve que je connais un peu l’Amérique latine. Quelles sont les populations qui viennent habiter ces endroits ? Ce sont des paysans qui espèrent pouvoir vivre moins misérablement à la ville qu’à la campagne. Lorsqu’ils arrivent, ils sont d’abord marginalisés. Ils n’ont pas de formation professionnelle. Mais, une génération plus tard, le tableau change du tout au tout. La misère des campagnes est progressivement épongée par les opportunités que propose la ville. » (Politique Internationale, n° 87 - printemps 2000).

Il fallait oser mais...

Écrit par : victor | 19 mai 2008

Certes, mais on doit tout de même à Revel cet aphorisme savoureux :
« Depuis le temps que la France "rayonne", je me demande comment le monde entier n'est pas mort d'insolation. »

Écrit par : Zorglub | 19 mai 2008

Tiens, je parlais à l'instant du suicide de Lothar Baier et des derniers exploits intellectuels de Viala, et puis me tombe sous les yeux ceci :
Goncourt 2000 lu de près

Comment un livre se ruine
Lire un livre, a fortiori une œuvre littéraire, est devenu un acte civique formidable, aussi méritoire, par exemple, que de sauver une espèce menacée. Plus que jamais fêtés, les lecteurs sont désormais chaleureusement accueillis dans les salons du livre, salués comme des résistants héroïques face au flot envahissant des images électroniques... On peut pourtant se demander si les lecteurs ainsi exaltés sont vraiment pris au sérieux. Surtout par les éditeurs.

Prenons par exemple l’ouvrage couronné, en France, par le prix Goncourt 2000 et vendu depuis à des centaines de milliers d’exemplaires : le « roman autobiographique » Ingrid Caven, de Jean-Jacques Schuhl. Publié par les prestigieuses éditions Gallimard, ce livre regorge d’erreurs, d’inexactitudes et d’imprécisions. On a osé proposer au lecteur un texte qui ressemble plutôt à un brouillon ou à des épreuves non corrigées. Parmi les dizaines d’erreurs, voici quelques perles : la fameuse rue des boîtes de nuit de Hambourg, la Reeperbahn, est appelée ici la « Ripperbahn », comme si elle avait un rapport avec Jack the Ripper (Jack l’Eventreur) ; les 850 kilomètres qui séparent Paris de Munich deviennent 1 500 kilomètres. Rudi Dutschke, le leader du mouvement étudiant allemand grièvement blessé par balles en avril 1968, est affublé du nom fantaisiste de « Rudy le Rouge »... Le groupe de Palestiniens qui détourna un avion de la Lufthansa en octobre 1977 à Mogadiscio est curieusement appelé « les Baader » alors que le vrai Andreas Baader, l’un des fondateurs de la Fraction armée rouge, était à ce moment-là incarcéré à Stuttgart-Stammheim - et fut retrouvé mort dans sa cellule le lendemain de ce détournement manqué...

Comme l’héroïne du roman, Ingrid Caven, est allemande, l’auteur cite souvent des phrases ou des vers allemands, mais avec une imprécision qui frôle le loufoque. Le verbe « ekeln », dégoûter, par exemple, se transforme en « eckeln ». D’Ingrid Caven, il est dit qu’elle « commence une phrase avec un accent althochdeutsch » - comment peut-on savoir aujourd’hui ce qui fut jadis « l’accent » de l’Althochdeutsch, langue parlée avant l’an mil en Allemagne et métamorphosée depuis plusieurs fois ? Et ainsi de suite.

Nul ne demande à Jean-Jacques Schuhl d’avoir des connaissances approfondies de la langue, de la culture ou de l’histoire allemandes. Les éditions Gallimard auraient dû exiger de leur comité de lecture un travail plus professionnel. Cela aurait évité à l’auteur de se ridiculiser par moments. La critique, remarquez, n’y a vu que du feu et elle a été généralement dithyrambique - « chef-d’œuvre de liberté et de joie », a écrit Bernard-Henri Lévy. Elle n’a pas fait non plus son métier. Il y a différentes manières de ruiner le livre et la lecture : l’une d’elles est la diffusion d’ouvrages aussi mal édités.

Lothar Baier."

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Rassurez-vous Amélie, j'ai aussi dit qu' en voyant les étudiantes voilées dans les facs , je cite mes propos " Je n'arrivais pas à m'y faire". Pas que c'était "indigne" comme le dit Brighelli, mais simplement que je n'arrive pas à m'y faire.
Brighelli nous dit: la différence c'est que dans le secondaire, ce sont des mineurs. C'est faux: il y a plein d'élèves de 18 ou 19 ans au lycée que je sache. Mais à force d'être dans son cocon de prépa, on oublie bien des réalités élémentaires.
Cela me choque que des étudiantes soient voilées à la fac parce que pour moi, la fac est comme l'école, un lieu où les pratiques religieuses et les" manifestations" religieuses devraient être interdites pour les mêmes raisons qu'à l'école.
Le voile à la fac, dans la rue, c'est pareil, nous dit Brighelli. ( La fac c'est pas larue, encore que me direz-vous, en ancien de soixante-huit, il faut essayer de le comprendre, le pauvre!:-);
La vraie question est de se demander si l'on doit tolérer qu'une religion prenne le pas sur le principe d'égalité entre les humains. Est-ce qu'on peut accepter qu'une religion érige l'inégalité et la soumission des femmes aux hommes sous prétexte que c'est une religion et qu'une religion doive être respectée? Autoriser le port du voile, c'est leur donner raison; c'est accepter l'inégalité. Ces braves gens ne se gênent pas pour nous obliger à nous habiller et nous couvrir selon leurs coutumes religieuses ( voir le témoignage de Zorglub) quand on se balade sur leurs terres. Pas politiquement correct ce que je dis là mais c'est un simple constat.
Le problème n'est pas le port du voile ou non; c'est le statut de la femme qui est en cause et cette soumission acceptée et relayée par notre pays. Pourquoi au nom d'une religion accepterait-on que les femmes en France soient reléguées dans un rôle d'esclaves? Si l'on accepte le voile sur notre territoire, on accepte toutes les horreurs qui vont avec, pas de détails, vous le savez aussi bien que moi.
Je pense parfois à mes anciennes élèves du lycée à La Réunion qui bossaient comme des malades leur bac pour échapper au mariage forcé qui était prévu pour elles si elles rataient leur bac. Avec le bac, elles partaient en métropole, elles faisaient leurs études, elles étaient libres en métropole. Et maintenant? La métropole? Qu'est-elle devenue? Ce n'est plus un lieu de liberté, on vous y rattrappe aussi vite qu'on le faisait à La Réunion dans les années 80 pour vous marier de force...
Non, Brighelli, je ne suis ni frontiste, ni ultra-laïque ( encore une étiquette pour caser les gens et se rassurer). Alors que vous me jugiez conne, ça, en bon macho que vous êtes, cela ne m'étonne pas de vous!
Je réagis plutôt en tant que femme et que prof qui a vécu 2 ans au contact de lycéennes qui avaient des pères et des frères musulmans ( et on apprend desc hoses pas drôles) et qui voyaient dans la métropole une possibilité de rester libres. Chose devenue impossible grâce à de gentils intellectuels de votre genre, cools et tout et tout qui en acceptant de se compromettre ont compromis aussi la liberté de nombre de femmes. Mais avec cette mentalité l'honneur est sauf: vous êtes tolérant, ouvert, pas frontiste, pas ultra, et tellement intelligent...

Écrit par : Sanseverina | 19 mai 2008

Que l'expression vienne ou non de la Nouvelle Droite, il me semble que le "politiquement correct" existe bel et bien...

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 mai 2008

A la fac , il n'y a pas que les voiles . Il y a quelques illuminés ( rares , il est vrai ) ou provocateurs qui posent ostensiblement le Coran devant eux , et l'ouvrent de temps en temps , puis s'éclipsent à l'heure de la prière . Je ne me souviens pas avoir vu la même chose avec une Bible !

En même temps que le voile gagne du terrain , on constate de la part des mâles des exigences vestimentaires de plus en plus explicites , les réflexions ne sont pas rares et dignes de Tartuffe :"couvrez ce sein .. et tout le reste"
Les filles résistent (mais dans les quartiers , c'est cuit semble-t-il et ils ont les mêmes exigences pour les européennes , belle tolérance ) , mais combien de temps encore ? N'avons-nous pas quelque chose à dire , devons-nous les abandonner à leur sort au nom du respect des religions et des différences ?

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Que l'expression vienne ou non de la Nouvelle Droite, il me semble que le "politiquement correct" existe bel et bien...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mai 2008

Ce qui existe, c'est l'idéologie.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

Que l'expression vienne ou non de la Nouvelle Droite, il me semble que le "politiquement correct" existe bel et bien...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mai 2008

Ce qui existe, c'est l'idéologie.

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2008

Bien vu, bien dit !

Écrit par : victor | 19 mai 2008

Et toc, une autre de Revel :
« L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place. »

Écrit par : Zorglub | 19 mai 2008

"Non, surtout pas Toilettes des champs !
Like a jack in a box, Toto surgit (du fond de la nuit ?) inattendu mais toujours égal à lui (elle ?) même.
C'est notre impromptu libertin ...
Même CS s'y résoud ..."

Ecrit par : Zorglub | 19 mai 2008

Oui, il me semblait l'avoir dit un peu plus haut!
Les insanités de Toto, passé un moment d'agacement (compréhensible), m'amusent plutôt!
En fait, elles discréditent plus l'auteur que la personne à qui il les adresse.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2008

Dugong

Je ne l’ai pourtant saisi qu’à la lumière de la lettre.

Dans des styles et des domaines différents voici, donc, une liste de "philosophes des questions de science" :

Ian Hacking, Jacques Bouveresse , Dominique Lecourt, Françoise Balibar, Jean-Michel Salanskis, Jean Petitot, Daniel Parrochia, Michel Bitbol, Pierre Cassou-Noguès, Michel Serres, Isabelle Stengers, Angèle Kremer-Marietti, Michel PATY, Gilles-Gaston Granger, par exemple.

Sanseverina

Qu’une jeune femme porte le voile à l’université alors que, loi oblige, cela n’aura pas été le cas durant le secondaire, cela n’équivaut pas à ce qui se passait avant cette loi, quand une jeune fille se présentait voilée au lycée.

Écrit par : Pli | 19 mai 2008

Et toc, une autre de Revel :
« L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place. »
Ecrit par : Zorglub | 19 mai 2008
Joli ! Mon âne dirait plutôt que c'est ce qui vous permet de croire que vous pensez alors que vous êtes pensé.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2008

"Que l'expression vienne ou non de la Nouvelle Droite, il me semble que le "politiquement correct" existe bel et bien..."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mai 2008

Oui, et une des personnes qui le pourfend le plus régulièrement s'appelle... Eric Zemmour.

Merci à Phil pour son long texte...
Et le prix du documentaire à Cannes pour: "c'est dur d'être aimé par des cons"?
En tous cas, Guy, "Acrimed" nous prouve sur "ce coup là" qu'elle est capable de s'attaquer à des vrais maux.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2008

Et toc, une autre de Revel :
« L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place. »
Ecrit par : Zorglub | 19 mai 2008
Joli ! Mon âne dirait plutôt que c'est ce qui vous permet de croire que vous pensez alors que vous êtes pensé.

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2008

En tous cas, Guy, "Acrimed" nous prouve sur "ce coup là" qu'elle est capable de s'attaquer à des vrais maux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2008

Oh oui, encore !

Écrit par : victor | 19 mai 2008

Dobolino, on ne vous lit plus ; vous révisez avec le fiston ?

Écrit par : victor | 19 mai 2008

à Pli : quel melting pot !

Bouveresse et Granger ne sont pas d'hier.

Françoise Balibar n'est pas ce que j'appelerais une philosophe de profession. Ceci dit, elle a bien raison de revenir à ses premières amours après sa carrière de physicienne.

Serres, faiseur de mots

Stengers, compteur bloqué à Whitehead et compromise avec Prigogine.

Petitot, Bitbol, en continuateurs de Thom (cf largeault). OK

Je ne connais pas les autres.

Quelle liste ! C'est ça l'avant garde des petits jeunes qui font de l'épistémologie ?

Écrit par : dugong | 19 mai 2008

Dobolino, on ne vous lit plus ; vous révisez avec le fiston ?

Ecrit par : victor | 19 mai 2008

Dobolino fait une petite cure de désintoxication ouèbétique. Mais elle reviendra bien un jour.

Écrit par : catmano | 19 mai 2008

Alors Parrochia devrait vous intéresser.

"Quelle liste ! C'est ça l'avant garde des petits jeunes qui font de l'épistémologie ?"

Il faudrait évaluer, par exemple, le pourcentage de thèses qui tombent sous cette catégorie, pour savoir ce que font les petits jeunes, et comparer avec les décennies précédebtes.

Mais, quoi, vous auriez pu citer Bouveresse et Granger quand ils étaient des petits jeunes, vous ?

Quoi qu’il en soit, la relation de la philosophie contemporaine à la science ne se fait pas que sur le terrain de l’épistémologie, il y a aussi sur celui de la philosophie analytique (puisque votre thèse de départ était celle d’une rupture de la philosophie et de la science).

Écrit par : Pli | 19 mai 2008

Pourquoi mettez-vous des guillemets à Amélie , Victor ?

Ecrit par : Amélie | 19 mai 2008

A votre avis ?

Ecrit par : victor | 19 mai 2008

Le même que le vôtre : c'est moi !

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

Les filles résistent (mais dans les quartiers , c'est cuit semble-t-il et ils ont les mêmes exigences pour les européennes , belle tolérance ) , mais combien de temps encore ?

Ecrit par : Amélie | 19 mai 2008

La vraie question est de se demander si l'on doit tolérer qu'une religion prenne le pas sur le principe d'égalité entre les humains.

Ecrit par : Sanseverina | 19 mai 2008

Ma réponse est évidemment non, mais avec nos autorités actuelles dans tout le monde occidental que je croyais défenseurs de notre civilisation, la situation devient de plus en plus grave.

Le temps semble compté Amélie.

J'ai lu, je ne sais, oü, qu'un ministre tunisien avait prévenu l'occident que l'islam allait conquérir l'occident par le ventre des femmes. Cela se passe sous nos yeux et suit le même cheminement que le petit moustachu d'outre-Rhin. La leçon n'a servi à rien.
sanseverina il faudra malheureusement attendre une nouvelle Isabelle ou un nouveau Carolus.

mabiche

Écrit par : mabiche | 19 mai 2008

Catmano, pourriez-vous redonner le lien de la conférence de Didier Pleux? J'aimerais la retrouver. Merci d'avance.

Écrit par : Flo | 19 mai 2008

Sanseverina

Qu’une jeune femme porte le voile à l’université alors que, loi oblige, cela n’aura pas été le cas durant le secondaire, cela n’équivaut pas à ce qui se passait avant cette loi, quand une jeune fille se présentait voilée au lycée.

Ecrit par : Pli | 19 mai 2008

Je veux bien que vous développiez si vous avez cinq minutes.

Écrit par : Sanseverina | 19 mai 2008

Vous êtes vraiment tous des dingues


2 pas sage

Écrit par : 2 pas sage | 19 mai 2008

Moi aussi le voile me gêne. Quand j'ai fini mes études il y a dix ans environ ce phénomène n'existait pas. Quand j'ai remis les pieds à la fac, j'ai découvert que désormais bon nombre d'étudiantes étaient voilées, et ce phénomène me semble s'accroître. Or je ne pense pas que le nombre de musulmans ait augmenté non?
Moi ça me choque aussi, d'autant que quand on écoute le discours de quelqu'un comme Tarik Ramadan par exemple on sent une critique sous-jacente de celles qui ne le portent pas.
N'est-ce pas Mnouchkine qui avait adapté le Tartuffe sur le mode de l'intégrisme musulman?

Écrit par : Flo | 19 mai 2008

Je ne vous comprends pas, je suis d'accord avec un retour de la transmission des savoirs et la mise à la retraite des pédagogistes. Mais je ne comprends pas votre optimisme dans le ministère de Darcos, qui a pour mission de supprimer 90000 postes en 5 ans dans l'EN, principalement dans le secondaire où il y a seulement 450000 profs. Il n'y a aucune marge, aucune possibilité de réformer pour améliorer, chaque poste récupéré par une réforme sera détruit pour supprimer ce nombre énorme de postes. Même si les pédagogistes ont fait beaucoup de dégats, la purge en cours en fera plus encore. Pour faire quelques choses de correct, il faudrait travailler à taux d'encadrement constant. Là il serait possible de réfléchir sérieusement à l'amélioration des choses. Mais avec la baisse du taux d'encadrement dans le secondaire comme dans le primaire, même la réforme des programmes de primaire risque de se solder par un échec et le retour des pédagogistes.

Écrit par : Omicron | 19 mai 2008

Revel était un esprit brillant et très drôle, même s'il cultivait parfois la mauvaise foi. Je l'ai surtout lu lorsque j'étais fort jeune et que lui-même était violemment antigaulliste. Ses pamphlets, "Le style du général", "En France, la fin de l'opposition", étaient infiniment savoureux. Sans oublier "Pourquoi des philosophes?", jubilatoire de bout en bout.

Et pour ajouter ma pierre au débat en cours, j'avoue que je me sens moi aussi fort mal à l'aise, lorsque je vois des femmes enveloppées de la tête aux pieds dans un tchador.

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 mai 2008

Catmano, pourriez-vous redonner le lien de la conférence de Didier Pleux? J'aimerais la retrouver. Merci d'avance.

Ecrit par : Flo | 19 mai 2008

Je suis désolée, je n'arrive pas à me rappeler où j'avais trouvé ce lien. Quelqu'un l'a peut-être conservé ?

Écrit par : catmano | 19 mai 2008

Je sens une rechute dans l'islamite aigüe :

"Si donc une femme ne se couvre, alors qu'elle se coupe les cheveux ! (...) L'homme , lui, ne doit pas se couvrir la tête, parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu ; quant à la femme, elle est la gloire de l'homme. Ce n'est pas l'homme en effet qui a été tiré de la femme mais la femme de l'homme ; et ce n'est pas l'homme, bien sûr, qui a été créé pour la femme mais la femme pour l'homme."
Saint Paul, Première épître aux Corinthiens, III-2

Ne désespérez pas : il a fallu vingt siècles pour -à peu près- se débarrasser de la tyrannie du christianisme ; laissez aux musulmans encore quelques années ! La religion est soluble dans la société de consommation, même les Irlandais et les Polonais le savent. Ce pauvre Jean-Paul s'est vraiment trompé d'adversaire !

Écrit par : victor | 19 mai 2008

Didier Pleux :
http://www.editions-retz.com/forum2/FlashConf/005/Media/index.htm

Écrit par : lucile | 19 mai 2008

Spéciale dédicace à "mabiche" et "Amélie" :

http://fr.youtube.com/user/PFSNS

Écrit par : victor | 19 mai 2008

La vraie question est de se demander si l'on doit tolérer qu'une religion prenne le pas sur le principe d'égalité entre les humains.

Ecrit par : Sanseverina | 19 mai 2008

Ma réponse est évidemment non, mais avec nos autorités actuelles dans tout le monde occidental que je croyais défenseurs de notre civilisation, la situation devient de plus en plus grave.

Le temps semble compté Amélie.

J'ai lu, je ne sais, oü, qu'un ministre tunisien avait prévenu l'occident que l'islam allait conquérir l'occident par le ventre des femmes. Cela se passe sous nos yeux et suit le même cheminement que le petit moustachu d'outre-Rhin. La leçon n'a servi à rien.
sanseverina il faudra malheureusement attendre une nouvelle Isabelle ou un nouveau Carolus.

mabiche

Ecrit par : mabiche | 19 mai 2008






Rachid Boudjedra , philosophe et écrivain algérien avait été invité au lycée pour une une conférence . C'était dans les années 90 et il était poursuivi par le FIS . On est du même bled et en privé , il m' a d'abord appris que son père était un très gros propriétaire terrien , bien plus que beaucoup de "colons " , puis il a ajouté que pour intégrer les musulmans de France , il fallait commencer par ne pas leur servir de repas spéciaux ! Je lui ai demandé de répéter ces mots devant l'assemblée des profs , lors de sa conférence . Il l'a fait , mais on ne l'a pas entendu . Renan ne disait-il pas " affranchir le musulman de sa religion est le plus grand service qu'on puisse lui rendre "?
Phrase qu' Ibn Warraq , musulman apostat a reprise dans son livre "Pourquoi je ne suis pas musulman " . Il y commente le Coran et explique qu' "il n'y a pas de tolérance islamique " . Dans une interview , il dit :"la lâcheté des occidentaux m'effraie autant que l'attitude des islamistes . Les islamologues occidentaux , comme nombre d'intellectuels bien pensants ont eu tendance à enjoliver les choses , de peur de ne pas apparaître "politiquement correct " , au pire d'avoir à défendre des positions qui exposent à certaines représailles ". C'était en 2001 .
Et rien n' a changé dans ce domaine . Quand on entend les invités de Ruquier s'exprimer face à Redeker , en particulier Pascale Clark , on est frappé par leur mauvaise foi , leur naïveté , leur ignorance et leurs propos de bigots !

N'est-ce pas Mnouchkine qui avait adapté le Tartuffe sur le mode de l'intégrisme musulman?

Ecrit par : Flo | 19 mai 2008

Oui , c'était dans les années 90 . Impossible aujourd'hui !

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

A Victor , pour l'aider à patienter quelques siècles ... et en attendant que ça fonde !



http://islam-la-religion.over-blog.com/

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

A Victor , pour l'aider à patienter quelques siècles ... et en attendant que ça fonde !



http://islam-la-religion.over-blog.com/

Écrit par : Amélie | 19 mai 2008

CADICOCHONNERIE… La mauvaise foi étant parfois démonstrative par la seule puissance de sa réalité, je ne continurai pas à braire avec Cadichon et me contenterai, si le lecteur y trouve un intérêt, de conseiller une comparaison entre ce que j’ai écrit et mon portrait en pied fait par Cadichon dans sa seconde homélie… J’ai ramassé tout cela sur la dernière note de mon blog afin que ces chefs d’œuvres littéraires ne soit pas dispersés dans le millier d’insanités qui recouvre la dernière note de notre révérend père Brighelli.

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/05/20/braire-avec-cadichon-

Écrit par : Roger Felts | 20 mai 2008

"La religion est soluble dans la société de consommation"
écrit Victor.
Eh bien, justement, je ne crois pas : c'est l société de consommation qui s'adaptera, et qui vendra des burkas (burqas ?) dans les grandes surfaces. Nous allons vers des temps compliqués.
Je parlais du Tartuffe de Mouchkine dans Une école sous influence, en notant qu'effectivement, le "politiquement correct" qui sévit aujourd'hui l'empêcherait de le monter. Le prince de Conti, après avoir mené, à Pézenas et ailleurs, une vie de débauche et protégé Molière, se convertit spectaculairement, s'humilia aux pieds du mari de sa maîtresse (puis tous deux menèrent la dame dans un couvent et l'y laissèrent), et demanda la tête de son ex-protégé (qui venait de sortir, avec un courage inouï, le Tartuffe et Dom Juan — où ce gros salopard s'était reconnu). C'était en 1665. Vingt ans plus tard, les dragonnades et la révocation de l'Edit de Nantes. Nous en sommes à peu près au même point : après les années 70, qui furent de belles années d'insouciance et de mœurs ouvertes, les années 80-90 ont vu simultanément une explosion du libéralisme et une montée en flèche du sentiment religieux — ce n'est pas du tout incompatible, Victor. Je crois même qu'il doit y avoir un rapport.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2008

les années 80-90 ont vu simultanément une explosion du libéralisme et une montée en flèche du sentiment religieux — ce n'est pas du tout incompatible, Victor. Je crois même qu'il doit y avoir un rapport.
JPB


Good morning!!

L'ennui c'est que ces deux évènements ne se sont pas produits dans les mêmes sociétés.
and which came first, the chicken or the egg?

Et le reveil du sentiment religieux est-ce une forme d'intégrisme ou une crispation devant la menace d'une religion théocratique contre nos valeurs laïques...?
La montée des Frères musulmans dans les pays arabes, depuis les années 20, ne correspond pas non plus à cette analyse, et aujourd'hui les plus libéraux ne sont pas toujours ceux où les barbus sont les plus menaçants.

Et peut-on parler d'explosion du libéralisme en France, pays le plus anti-libéral de l'Occident, où le mot même de libéral est une insulte, mais où l'intégrisme monte effectivement en flèche et rogne la sphère publique.

Il me semble par ailleurs que le laïcisme est un intégrisme comme un autre, et notre track record dans ce domaine n'est pas brillant.
Nous sommes les seuls à avoir dû adopter une loi sur le voile, car on n'est pas fichus (oups!) de défendre la laïcité autrement!


Le libéralisme est indissociable du pluralisme religieux et de l'émergence puis de la défense de la laïcité. Ils sont constitutifs de la démocratie américaine.

Comment expliquez-vous qu'il ait pu avoir tout à coup l'effet inverse, de faire monter en flèche l' intégrisme et la crispation des autres?

Ce n'est pas tant le sentiment religieux qui s'affirme c'est une exacerbation, une poussée d'urticaire.

Et expliquez-moi pourquoi ldans tout le pays, les églises ferment à tour de bras ici, dans cet enfer libéral, et pas que les catholiques à cause des procès de curés pédophiles, circonscrits d'ailleurs à l'archevéché de Boston qui est en faillite ou quasiment en état de cessation de paiement.


Il me semble que c'est plutot un rejet, dans un contexte relativiste qui lui est étranger, qui a suscité cette nouvelle crispation, la nature ayant horreur du vide. Le libéralisme a accompagné et inspiré depuis plus de deux siècles la sécularisation de la société et semble mieux à même comme il l'a toujours fait, de se constituer en bastion avancé contre le retour de l'obscurantisme et la menace d'une nouvelle religion théocratique qui n'a pas encore fait sa Réforme, que le politiquement correct et le tout se vaut qui fait le lit du n'importe quoi, pour parler comme Boudon.

N'y aurait-il pas là une confusion entre libéral et libertaire?


Mais cette distinction mise à part, je vous suis sur le fait que la religion n'est pas soluble dans la société de consommation, malgré ce qu'en pense d'ailleurs Marcel Gauchet.

C'est plus une formule qu' une idée.

Écrit par : Cadichon | 20 mai 2008

Chère amie bostonienne, la France n'est pas si anti-libérale que ça — on n'échappe pas au contexte mondial et aux intérêts des grandes entreprises : tout le reste est discours et (im)postures.
Quant au sentiment religieux par rapport au libéralisme… Je me suis souvent interrogé sur la raison de toutes ces croyances ou sectes new age, ce besoin apparemment de spiritualité diffuse et confuse — bref, cette recherche d'un supplément d'âme qui manque un peu au règne de l'argent-roi, vous en conviendrez. Je le constate sans me l'expliquer, étant moi-même parfaitement hermétique à ce sentiment et à ce manque — j'ai toujours eu du mal à comprendre que 'on ne se suffise pas à soi-même. Mais aux USA même, le sentiment religieux — et le plus extrémiste — a fait un grand retour (en gros, depuis Reagan), et il est devenu un facteur lourd dans la politique : même cause, même effets. Voyez le faux pas d'Obama à propos de la religion présentée par lui pour ce qu'elle est — un recours pour petits blancs déclassés, comme l'attrit pour les armes à feu — si je me rappelle bien ses remarques (sur lesquelles, par parenthèse, a bondi H. Clinton, qui sait surfer sur la frustration des électeurs tout comme les Républicains : encore un élément qui me la rend sympathique…).
La radicalisation de l'islam, qui n'était pas une fatalité a priori, suit le même mouvement : des civilisations, ou des gens, confrontés à un environnement qui leur paraît totalement hostile — le capitalisme mondialisé — se crispent sur leurs certitudes. La libéralisation des mœurs, que je pensais acquise après les années 70, a engendré les mêmes effets secondaires : le voile est la réponse (naïve, mais peut-être inévitable) au women's lib — et aux incertitudes économiques.
Alors bien sûr que, comme le dit plus haut Amélie, faire une place à la superstition est une régression. Mais l'Histoire n'évolue pas de façon rectiligne — elle se mord la queue assez souvent. L'islamisme chez nous et ailleurs se serait dissous dans le Marché si on avait eu le bon esprit d'intégrer réellement ces gens-là. Mais on les a laissés à la marge, et on a négligé de créer une vraie petite bourgeoisie musulmane comme on a créé aux States une bourgeoisie noire, après les émeutes des années 60 : je ne crois pas un instant que la fin de la ségrégation ait obéi à d'autres motifs que celui-là.
En ces temps de durcissement économique, la petite bourgeoisie, quelque peu paupérisée, n'ose pas encore se voir comme un nouveau prolétariat, et se cherche des points d'ancrage : la religion en est un, et majeur encore. Ou le foot. Ou l'un et l'autre. L'opium du peuple, comme disait le vieux Karl, est toujours d'actualité, chaque fois que l'on désespère de s'acheter un pavillon de banlieue. Ou si vous préférez, le facteur idéologique redevient première instance chaque fois que l'économie n'agite plus son chiffon rouge, et que les Trente Glorieuses sont derrière nous, et pas encore devant.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2008

Bien sûr, bien sûr, Cadichon, vous avez totalement raison, et je vous le prouve par "A + A": George Bush n'est pas un libéral, et il n'est pas non plus intégriste. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

"Bien sûr, bien sûr, Cadichon, vous avez totalement raison, et je vous le prouve par "A + A": George Bush n'est pas un libéral, et il n'est pas non plus intégriste. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008 "

Miracle! Miracle! Une conversion! Dieu est grand et le dollar est son messager!!!!

Écrit par : Hervé | 20 mai 2008

En écoutant Tasrima Nasrine sur l'intégrisme musulman, il y a des cheveux à se faire...

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 mai 2008

http://www.youtube.com/watch?v=y_EKHK1C2IE

Un petit lien pour Cadichon, (et pour les autres). Il faut pendre le dernier intégriste musulman avec les tripes du dernier intégriste chrétien... Et la liste n'est pas limitative.
Religieux de tous les pays, faites vos cochonneries chez vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

Je ne sais pas si vous avez écouté ce matin vers 7h. 40 l' émission sur France-Culture avec la présence exceptionnelle de Taslima Nasreen.

Elle montrait très bien comment les autorités d'un pays laïc et démocratique comme l'Inde pouvait finalement trancher en faveur des religieux intégriste, tout simplement par peur.

Ce qui est frappant, c'est ce retournement pervers par lequel la victime est présentée comme la cause des troubles suscités par ses agresseurs.On laisse ces derniers libres de lancer une "fatoua" absolument illégale en Inde et on emprisonne la victime "pour la protéger".

Si l'on met bout à bout les faits : la récente déclaration de l'archevêque de Cantorbery, deuxième autorité religieuse de Grande-Bretagne après la reine sur la nécessité de "faire une place à la charia" à côté de l'Habeas Corpus, la nomination de Tarik Ramadan comme professeur à l'université Erasme de Rotterdam (pauvre Erasme !), le lâchage de toutes les personnes qui critiquent l'intégrisme musulman et luttent contre le voile islamique pour le droit des femmes, il y a effectivemement de quoi s'inquiéter.

Qu'est ce qu'une démocratie qui ne croit plus à ses propres valeurs, qui n'est plus capable de les faire respecter, qui se couche devant le premier fanatique venu, qui accepte "pour avoir la paix" les compromis les plus douteux ?

Nous sommes une "société ouverte", c'est entendu et la tolérance fait partie des valeurs d'ouverture, mais jusqu'à quel point devons-nous renoncer à nos propres valeurs ?

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

"la nomination de Tarik Ramadan comme professeur à l'université Erasme de Rotterdam"

Ecrit par : Robin | 20 mai 2008

C'est sérieux?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

Les religieux, de toutes confessions, savent très bien s'entendre sur le dos de leurs seuls vrais ennemis mortels que sont les athées. Ben Houassèze l'avait dit, à mots à peine couverts, il n'y a pas si longtemps.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

"faites vos cochonneries chez vous."

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

Quand je dis: "chez vous", cela signifie: "entre vos murs", évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

Mais on les a laissés à la marge, et on a négligé de créer une vraie petite bourgeoisie musulmane ( Brighelli)

qui n'aurait en rien modifié les rites infâmes pratiqués par cette religion pour ceux qui seraient restés au bas de l'échelle sociale.
Voilà encore, les "demi-solutions" pour acheter une paix sociale illusoire au mépris des valeurs que nous défendons. Pas de problème vous êtes un vrai pragmatique sans scrupule aucun et tant pis pour le droit des femmes.

Écrit par : Sanseverina | 20 mai 2008

le voile est la réponse (naïve, mais peut-être inévitable) au women's lib — et aux incertitudes économiques.

Interprétation elle-même naïve. La religion est un moyen pour ces hommes de mener à bien leur politique d'extension, l'agrandissement de leur territoire. La philosophie du mouvement de libération des années 70 en soi, ils n'en ont pas grand-chose à faire.

Écrit par : Sanseverina | 20 mai 2008

Si c'est la SCIENCE qui le dit..................

La science conduit-elle à la transcendance ?
Par Jean Staune


Après s’être farouchement opposées, science et spiritualité ont abouti, au XXe siècle, à une coexistence pacifique : le regard scientifique n’interdit plus l’hypothèse d’une transcendance. Mieux : désormais, dirait-on, toutes les sciences posent la question centrale d’un Sens qui échappe à la raison pure.


La science a-t-elle quelque chose à dire sur le sens ? Il y a de la hardiesse à poser une telle question parce que, pour les deux écoles qui ont dominé la pensée scientifique du XXe siècle - le matérialime et une spiritualité que j’appellerais « séparationiste » -, la réponse est non. En effet, après la poussée scientiste du xixe siècle, un modus vivendi s’est établi. Matérialistes et spiritualistes admettent tous deux que la science n’est plus toute puissante, qu’elle ne détient pas la Vérité avec un grand « v » comme l’a cru un Berthelot, et donc qu’elle ne peut interdire la foi. Leurs positions scientifiques ne diffèrent pas : la science n’a rien à dire sur le sens, il s’agit de deux domaines séparés et la question du sens dépend des convictions de chacun. Certes, cette possibilité donnée par l’écroulement du scientisme est déjà en soi une grande nouvelle, puisque, pour les scientifiques d’avant la Première Guerre mondiale comme pour le grand public au cours du XXe siècle, la science avait pu paraître s’opposer aux différentes traditions de l’humanité qui, elles, postulaient l’existence d’un tel sens. Oui, voilà une grande nouvelle : depuis les années vingt de ce siècle (mais il faut du temps pour que tous soient avertis), la science admet la possibilité d’une transcendance. Ainsi, le prix Nobel de physique Eddington a-t-il pu dire en faisant référence à l’année d’élaboration de la synthèse de la mécanique quantique : « Après 1927, il est devenu possible à un homme intelligent de croire en Dieu. » Attention : il s’agit là d’une possibilité, rien de plus. Et il ne semble guère possible d’aller plus loin. En effet, une fois descendue du piédestal où l’avait placée le scientisme, la science ne peut prétendre à des conclusions d’ordre ontologique - notamment parce qu’on ne peut jamais dire qu’une théorie scientifique est vraie, mais seulement, comme l’a montré Karl Popper, qu’elle n’a pas encore été démentie par l’expérience.

Le « pas en plus »
Ce que nous allons essayer de faire ici, c’est de voir comment il pourrait être possible de faire un pas en plus (oh ! juste un petit pas supplémentaire) à partir de cette position si raisonnable qu’elle semble indépassable.

Le premier point, essentiel, est d’ordre méthodologique. Quand on parle des conséquences des nouvelles théories scientifiques, on ne sépare pas assez souvent les faits parlant en faveur d’un autre niveau de réalité de ceux concernant l’existence d’un sens à cet autre niveau. Fourastié note que, pour les matérialistes, le réel existant se confond avec le réel observable ou qui sera observé dans le futur. L’existence d’un autre niveau de réalité qui ne serait ni observable ni détectable ne saurait bien évidemment concerner la science. L’éventuelle démonstration scientifique de l’existence d’un tel autre niveau constituerait donc une première partie du pas que nous cherchons à accomplir. Mais cela ne suffit pas, car rien ne garantit l’existence d’un sens à cet autre niveau (il pourrait y régner le chaos). De plus, il y a des « matérialistes intelligents », selon l’expression du philosophe André Comte-Sponville, qui admettent l’existence de cet autre niveau. Selon lui, être matérialiste, c’est être étranger à l’univers, c’est avoir des projets, des sentiments dans un univers qui n’a ni projets ni sentiments. Être croyant, c’est au contraire être chez soi dans l’univers, c’est penser que, comme nous, il a des projets et des sentiments. Voici donc la vraie question : sommes-nous ou non étrangers à l’univers ?

Les pièces du dossier
La physique quantique : Certes une onde n’est pas plus spirituelle qu’une particule, comme me le faisait remarquer M.-P. Schutzenberger, mais cette « déchosification » de la matière, selon l’expression de Bernard d’Espagnat, qu’amène la physique quantique, le fait que les constituants fondamentaux des objets ne soient pas des objets, est une situation moins « confortable » pour un matérialiste que celle qui l’a précédée. On accède ici à un niveau de complexité du réel où déjà certaines certitudes se dissolvent. On peut ensuite carrément parler d’autres niveaux de réalité avec l’apport de la non-séparabilité, cette influence mystérieuse qui relie deux particules en échappant à l’espace et au temps. Il existe ainsi une « causalité globale » dans l’univers qui, quelles que soient les explications envisagées, nécessite l’existence de cet autre niveau.

L’astrophysique : Le big-bang n’est pas la preuve d’un commencement de l’univers, puisqu’on ne peut remonter au-delà du temps de Planck (10-43 seconde « après » un début supposé), mais elle rend cette hypothèse au moins aussi probable que le contraire, comme le dit Trinh Xuan Thuan : « La notion de création introduite dans la pensée cosmologique par saint Thomas d’Aquin au xiiie siècle, puis écartée avec dédain par Laplace et ses successeurs, trouvait ainsi un support scientifique au moment où l’on s’y attendait le moins. » 1 Le principe anthropique, lui, par contre (l’existence d’un réglage particulièrement précis de l’univers sans lequel la vie n’aurait pu apparaître), pose directement la question du sens ; c’est sur lui que le physicien de Princeton Freeman Dyson s’appuie pour répondre à la question fondamentale, celle de notre rapport à l’Univers : « Je ne me sens pas étranger dans l’Univers, plus je l’examine et étudie en détail son architecture, plus je découvre de preuves qu’il attendait sans doute notre venue » 2, prenant ainsi l’exact contre-pied de Monod qui affirmait : « L’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard. »3

La biologie : Dans la vision darwinienne et néodarwinienne la vie est « un long fleuve tranquille », un continuum où la notion d’espèce n’existe pas vraiment, la transformation d’une espèce en une autre étant continue et insensible. Sous la contrainte de faits liés à l’anatomie comparée comme à la paléontologie, les théories de l’évolution actuelles ont dû réviser ce jugement : ainsi Stephen Jay Gould nous dit-il que l’évolution ressemble plutôt à la vie d’un policier : de longues périodes d’inactivité entrecoupées de quelques minutes de terreur. Ainsi un paléontologue comme Roberto Fondi, un biologiste moléculaire comme Michael Denton défendent-ils une telle conception dans laquelle ce sont les types (homme, chien, papillon, champignon...) qui existent et il ne saurait y avoir d’intermédiaires entre eux. Mais comment le passage d’un type à l’autre pourrait-il être le fruit du hasard ? Cette conception a été depuis fortement renforcée par les travaux d’Anne Dambricourt-Malassé montrant l’existence « d’embryogenèses fondamentales », véritables « plans d’organisation » sur lesquels reposent les types.

Cela pose immédiatement le problème de l’existence d’archétypes correspondant aux idées platoniciennes, sortes « d’attracteurs » dirigeant les macromutations nécessaires pour passer d’un type à un autre, et nous renvoie à cette notion d’autres niveaux de réalité. La biologie pose aussi la question du sens. Le célèbre argument de William Paley selon lequel en rencontrant une montre dans le désert on postulerait l’existence d’un horloger et non sa fabrication à partir de l’érosion due à l’eau et au vent, et que donc, face à un système vivant, il faut postuler un créateur, a été réfuté par David Hume. Selon lui, l’analogie entre systèmes vivants et machines n’est que très imparfaite. Pour conclure qu’un objet est dû à un créateur intelligent, il faut que l’analogie avec une machine soit très forte.

Mais Michael Denton a fait remarquer que pour une civilisation primitive un objet comme une calculatrice ne saurait passer pour un artefact, car il s’agit d’une technique trop avancée par rapport à celle concevable pour une telle civilisation. Ainsi, selon lui, les progrès de la biochimie et de la biologie moléculaire infirment la critique de Hume : « Dans toutes les directions où se pose son regard, le biochimiste qui chemine à travers le fantastique labyrinthe moléculaire aperçoit des dispositifs et des applications qui lui rappellent la technologie la plus avancée de ce siècle. Nous avons observé un monde aussi artificiel que le nôtre, aussi familier que si nous avions tendu un miroir devant nos propres machines. » Il n’hésite pas à conclure par l’une des phrases les plus audacieuses écrites par un biologiste contemporain : « L’hypothèse de la création intelligente de la Vie est un concept métaphysique a priori qui doit donc être rejeté comme dépourvu de toute valeur scientifique. Au contraire, l’inférence de la création est une induction a posteriori qui procède inéluctablement de la logique de l’analogie entre système vivant et technologie avancée. Même si la conclusion peut avoir des implications religieuses elle ne dépend pas de présupposés religieux. » 4

La neurologie : On localise de mieux en mieux les aires visuelles, auditives, les aires du langage, mais comme l’ont montré Libet et Lambert, quelque chose échappe à toute représentation en termes de neurones, et ce quelque chose c’est l’essentiel, c’est l’unité de l’esprit humain, notre « soi conscient », dirait Eccles 5.

Les mathématiques : Einstein disait : « Le plus incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible », indiquant par là que le seul fait qu’une mathématique soit possible et fonctionne indique l’existence d’un certain lien entre la structure du monde et l’esprit humain.

Des débats récents comme celui de Connes et Changeux 6 ont remis à l’ordre du jour la question du « platonisme » en mathématiques. Il apparaît clairement que les concepts mathématiques existent en dehors de l’espace, du temps et du cerveau humain.

Résumons-nous : nous voyon poindre dans toutes les grandes disciplines scientifiques « des choses cachées derrière les choses », selon l’expression de Jacques Prévert. Derrière la non-séparabilité en physique quantique, derrière le big-bang, derrière les archétypes de l’évolution, derrière le cerveau humain et les mathématiques se profile « le réel voilé », selon l’expression de Bernard d’Espagnat, ou « l’ordre impliqué » de David Bohm. Ainsi semble accomplie la première partie du « pas en plus ». Le principe anthropique et le caractère de technologie avancée du phénomène vivant ne sauraient à eux seuls prouver l’existence d’une finalité ; ils nous fournissent néanmoins des « symptômes de sens », comme le dirait J.-F. Lambert.

Nous devons faire maintenant face à une objection fondamentale : au nom de quoi allons-nous dire que tout cela ne va pas disparaître avec les progrès de la science, et que ceux-ci ne vont pas faire voler en éclats la notion d’autres niveaux de réalité ? Au nom d’une tendance, d’un postulat et d’un théorème.

La tendance, c’est justement celle qui se manifeste dans tous les domaines scientifiques en même temps (avec quelques décennies de décalage). L’une des expressions clés de la vision nouvelle, c’est le holisme, l’idée que le tout est plus que la somme des parties. Cela s’applique ici : s’il n’y avait que la mécanique quantique ou que l’astrophysique à aller dans ce sens la démonstration n’aurait pas la même valeur. Mais auparavant, aussi, toutes les sciences allaient dans le même sens, et c’était celui du réductionnisme et du matérialisme. Alors ? C’est là qu’intervient le postulat. Il consiste à affirmer que la science ne connaîtra plus jamais d’état d’indéterminisme comparable à celui existant avant notre civilisation (« le ciel qui peut nous tomber sur la tête » !), ni d’état de déterminisme absolu que nous avons connu au début du siècle.

Si l’on faisait un graphique pour montrer l’évolution des conceptions scientifiques entre les notions de déterminisme et d’indéterminisme, on verrait la courbe se stabiliser au milieu de la figure, ce qui correspondrait à une vision du monde que j’appellerais « semi-déterminée ». En fonction d’un tel postulat, même s’il est conçu d’une manière très différente, cet « autre niveau de réalité » existera toujours, une fois dépassée l’étape de la méconnaissance scientifique et celle de l’illusion de l’omniscience. Certains protesteront en s’exclamant comme Jean-Pierre Changeux qu’on ne saurait assigner des limites à la science. C’est là qu’intervient le théorème. Le théorème de Gödel, l’un des postulats les plus importants de ce siècle, affirme justement que « tout système fini d’axiomes contient au moins une proposition indécidable. » On peut dire qu’il s’agit ainsi de la démonstration que l’on ne pourra jamais tout démontrer.

Auto-organisation et incomplétude
Nous voici donc avec nos symptômes de sens. Mais il faut tout de suite noter que le sens recherché peut être de deux natures différentes. Soit il s’agit d’un sens qui ne préexiste pas au monde mais se construit avec lui (le sens émerge du rapport de l’homme avec le monde) ; c’est alors l’idée d’auto-organisation. Soit il s’agit d’un sens situé au minimum « aux marges du monde », selon l’expression de Wittgenstein, voire provenant du « tout autre » de la théologie judéo-chrétienne. J’ai nommé cette école celle « de l’incomplétude », puisqu’elle postule l’incomplétude irrémédiable du monde appréhendable. Je ne le ferai pas ici, car ce serait réducteur de coller ainsi des étiquettes sur des hommes, mais il semble que la grande majorité des scientifiques participant à ce que l’on nomme « le nouveau paradigme » peuvent se répartir de façon à peu près équitable dans l’une ou l’autre de ces écoles.

Ainsi, il semble, que la « cohabitation-confrontation » qui a existé au XXe siècle entre matérialistes et séparationnistes croyants (j’appelle ainsi les religieux qui pensent que la science n’a rien à dire sur le sens) sera remplacée au XXIe siècle par une autre, entre tenants de l’auto-organisation et tenants de l’incomplétude.

Le nécessaire réenchantement
Quelle que soit l’importance des différences existant entre ces deux tendances, il faut noter ici qu’elles sont pour l’instant « compagnons de route » sur la voie d’un réenchantement de l’homme et du monde. En effet, notre société est la première où il a été possible de concevoir de façon majoritaire le monde comme absurde. Une grande partie du désarroi contemporain, la montée des suicides, de la consommation de médicaments, peuvent être attribués à ce sentiment que notre existence serait dépourvue de sens.

Basarab Nicolescu et Jean-François Lambert sont à ma connaissance deux des auteurs qui ont le mieux perçu les ravages qu’a générés à long terme l’abandon de toute quête du sens. « Nous étions en danger de mort, sous l’influence de maîtres à penser prônant un seul niveau de Réalité, horizontal, où tout tourne en rond et engendre fatalement le chaos, l’anarchie, l’auto-destruction » 7, dit Nicolescu.

Lambert lui fait écho : « Si l’homme n’est qu’un ensemble de molécules, et si l’univers est dépourvu de signification, alors, comme le dit R. de Gopegui, on n’est pas bon ou méchant, intelligent ou sot, etc., mais bien ou mal programmé. Il s’ensuit que nous n’avons aucune responsabilité vis-à-vis de nous-mêmes ni vis-à-vis d’autrui. L’éthique est inutile. S’il n’y a pas de sujet, il n’y a pas d’humanisme, et s’il n’y a pas de sens, il n’y a pas de sujet... L’humanisme scientiste ne peut proposer qu’une éthique “réduite aux acquêts”, livrée aux caprices des plus malins ou des plus cyniques. » 8 Or, dans notre société, c’est la science et non plus la religion ou la philosophie qui, comme auparavant, détermine notre vision de l’homme et du monde, vision qui a des répercussions essentielles sur notre société. Et depuis trois siècles la science nous donne une vision déterministe et mécaniste de l’homme. C’est pourquoi, comme le dit Nicolescu, « la rencontre contemporaine entre la science et le sens est un événement capital qui va probablement engendrer la seule vraie révolution de ce siècle. »

C’est pourquoi ces deux voies, incomplétude et auto-organisation, en redécouvrant la possibilité de l’existence d’un sens dans l’univers, jouent un rôle qui va bien au-delà d’un simple questionnement philosophique, mais sont susceptibles d’agir sur nos rapports avec la nature, avec les autres, avec nous-mêmes. Le fait que la science ait « découvert par ses propres moyens l’existence de niveaux de réalité », comme le dit Nicolescu, rend ainsi « la quête de l’Être non a priori absurde », comme l’affirme d’Espagnat. 9

L’intuition (ou révélation) fondamentale
Scientifiquement, il n’est pas possible d’aller plus loin. Mais si nous voulons aller au bout de notre « pas en plus », de ce pas en avant que nous essayons d’accomplir depuis la position « séparationniste » sage et sans danger, il nous faut maintenant nous plonger dans l’étude des grandes traditions de l’humanité.

Nous sommes là face au choix suivant : soit les différentes religions ont été inventées par l’homme pour répondre à son angoisse devant la mort, à son étrangeté dans cet univers où il a surgi par hasard ; soit par une voie quelconque, intuition ou révélation, les religions contiennent une information véritable sur la structure du monde. Nous ne pouvons plus écarter dédaigneusement cette possibilité, car notre parcours à travers la science nous a montré, comme le dit d’Espagnat, qu’« on ne peut plus exclure que d’autres formes de connaissance nous apportent également des lueurs sur le réel. »

Pour départager ces deux hypothèses, la question clé est celle de la cohérence. Si derrière les formes et les images propres à chaque civilisation apparaît une cohérence intérieure plus forte que ce que l’on peut normalement attendre, alors la deuxième hypothèse deviendra crédible. Je n’ai ni la compétence ni la place pour faire ici une analyse comparée des religions, je désire simplement, en survolant rapidement les grandes traditions de l’humanité, montrer qu’en tous temps et en tous lieux on y retrouve une intuition fondamentale, celle d’un univers à deux niveaux de réalité, où le premier, hors du temps, de l’espace, de la matière, celui de l’incomplétude, engendre lors d’une rupture un deuxième niveau, celui du devenir et de l’évolution, où se déroulent des processus d’auto-organisation.

L’hindouisme : Malgré les apparences, la doctrine védique n’est ni polythéiste ni panthéiste, les diverses puissances ne sont que les noms des énergies divines. Au-delà, il y a le sens suprême sans définition aucune, le principe situé hors du temps, notion que nous allons retrouver dans les autres traditions. Puis il y a rupture, division (division dont on peut dire qu’elle est l’équivalent de la chute des religions du Livre), pour qu’au-delà de l’un apparaissent multiplicité et devenir.

Le bouddhisme : Certains auteurs modernes ont affirmé que le bouddhisme était un matérialisme : le bouddhisme dans sa pureté primitive ignorerait l’existence de Dieu, nierait l’existence de l’âme, serait surtout un code moral. « Malheureusement, ces trois propositions sont fausses, nous dit Ananda Coomaraswamy ; la haute éthique du bouddhisme n’est qu’un stade préliminaire. Les textes les plus anciens montrent que l’essentiel se trouve dans la vie contemplative, les spéculations matérialistes sont bien postérieures. » 10

Le Bouddha dit de la façon la plus claire : « Il y a un non-né, non-devenu, non-créé, non-composé, et s’il n’existait pas il ne pourrait y avoir aucun chemin d’évasion hors de la naissance, du devenir, de la création et de la composition » 11, affirmant ainsi l’existence de ces deux niveaux de réalité, celui du devenir et celui situé hors du temps et de l’espace, et le fait que le but de la vie est bien de rejoindre ce dernier.

Le taoïsme : Pour le taoïsme aussi il existe parfois une ambiguïté. En se basant sur le Yi king, le livre des transformations, on a pu concevoir la pensée chinoise comme matérialiste.

Or Lao-tseu nous dit : « Ce qu’on appelle Tao est indistinct et ineffable, il contient pourtant les formes, il contient pourtant les objets. » Il explicite cela en disant : « Le Tao sans nom est origine du Ciel et de la Terre [c’est le niveau indicible], le Tao avec un nom est la mère des choses [l’enfantement]. » 12 ll s’agit du niveau du devenir et c’est à ce niveau-là et non à l’autre que se réfère le Yi king qui est, bien sûr, un livre du devenir.

Les religions du livre : Leur mythe commun est la Genèse. Plus clairement encore qu’ailleurs, cette structure à deux niveaux y est décrite. Genèse I, c’est le monde en devenir, celui où l’homme et la femme arrivent ensemble et après tous les animaux. Genèse II, c’est le monde de la pensée créatrice de Dieu, et l’homme y arrive avant tous les animaux. On dit dans l’exégèse moderne qu’il y avait deux récits de la Création contradictoires, et qu’on les a gardés tous les deux pour ne choquer personne. Vous comprendrez en fonction de ce qui précède pourquoi cette interprétation semble quelque peu simpliste. Si on les détaille on voit :

• dans le judaïsme, que l’arbre de la Kabbale est parfaitement explicite : au sommet se trouve la « Couronne » et ses deux dérivés « Sagesse » et « Intelligence » qui forment une triade supérieure, une unicité absolue, transcendante, dont l’essence est inaccessible à l’entendement humain. Les sept sephiroths suivants sont des forces agissantes, des ouvriers si l’on peut dire, dont l’action se situe dans le monde du devenir.

• dès les débuts de la chrétienté nous trouvons chez Grégoire de Nysse et surtout chez Denys, dit « l’Aréopagite », à la fois la transcendance et l’inaccessibilité de Dieu et l’existence des hiérarchies divines opérantes.

• de même dans l’islam, mystiques et visionnaires nous décrivent comment ce qui est ineffable interagit avec le monde du devenir par l’intermédiaire de ce monde qu’Henri Corbin a nommé « mundus imaginalis ». Cette unité de fond concernant cette vision d’un monde de l’ineffable lié à un monde du devenir, dans les religions monothéistes, peut être résumée par la phrase de Jacob Boehme : « La Nature est une formation et une configuration continuelle des sciences et de l’amour divin.

Ce que le Verbe fait par la Sagesse, la Nature le façonne en Qualité. » Jacob Boehme chez lequel, comme Basarab Nicolescu l’a montré 13, les sept qualités (assimilables aux sept sephiroths) et le deuxième et le troisième principes sont dans le monde du devenir, de l’auto-organisation. Mais le premier principe, lui, est situé à un autre niveau. Comme le dit Boehme, « Dieu considéré en Lui-même est sans distinction, sans nature, il est à la fois le Dieu et le Tout. »

Je terminerai ce trop bref parcours à travers tant de textes fondamentaux par une citation d’Eckhartshausen qui affirme que « l’unité des religions est dans le sanctuaire le plus intérieur et la multiplicité des religions extérieures ne peut ni changer ni affaiblir cette unité qui est la base de tout l’extérieur » 14, postulant ainsi à la fois l’existence d’un niveau incorruptible par rapport à celui corruptible où évoluent les « religions extérieures » et l’unité transcendantale des religions sur la question essentielle, celle du sens.

Ainsi donc il n’y a pas réellement opposition entre l’incomplétude et l’auto-organisation.

De même que Einstein a avalé Newton vivant, l’incomplétude avale l’auto-organisation : elle ne sont pas situées au même niveau. La vision que nous retirons de ce voyage à travers toutes les grandes traditions de l’humanité est la suivante :

1. Un sens préexistant mais insaisissable, vers lequel l’être humain doit néanmoins tendre.

2. Un monde du devenir parfois non linéaire, parfois tâtonnant, parfois contradictoire, parfois incompréhensible, mais qui reste néanmoins mystérieusement relié à ce principe premier.

3. Et entre les deux, une rupture (la Chute de la tradition chrétienne), mais que l’on retrouve sous d’autres formes dans bien d’autres traditions. Ce n’est pas une preuve, mais une telle structure apparaît trop cohérente pour être due uniquement à des contingences socioculturelles.

Voilà donc comment nous pouvons effectuer la dernière partie de notre « pas en plus » : en confrontant l’intuition majeure de l’humanité à la structure induite par l’évolution de l’ensemble des grands domaines scientifiques. Ce n’est pas une démonstration au sens scientifique du terme, mais c’est quand même un pas en plus vers une nouvelle philosophie de la Nature, un pas hors du monde de la philosophie de l’absurde, un pas vers un monde où nous serions chez nous au lieu d’y être des étrangers.

Les trois époques de l’humanité
Auguste Comte se retournera peut-être dans sa tombe, mais on peut dire ainsi que l’humanité a connu trois époques. La première fut dominée par le fait religieux mais il y manquait la raison, le fanatisme pouvait s’y développer et les gens s’étripaient pour un désaccord portant sur une caractéristique mineure d’un Dieu pourtant en grande partie inconnaissable.

La deuxième fut dominée par la raison qui alla reléguer la religion parmi les superstitions préhistoriques ; il en découla le triomphe des philosophies de l’absurde. La troisième, qui commence en cette fin du xxe siècle, est celle où, comme le dit le prix Nobel de médecine Roger Sperry : « Après avoir été en conflit direct au point de sembler s’exclure mutuellement, les croyances religieuses et les croyances scientifiques semblent maintenant promises à une nouvelle compatibilité, peut-être même une harmonie. » 15 Espérons que cette époque saura avoir le souffle que peut donner le sens et l’équilibre que peut donner la raison.

Nous concluerons par une image et une citation. L’image, c’est « Exposition d’estampes » 16, d’Escher, représentant un homme regardant un tableau dans lequel se trouve la ville où se trouve le musée où se trouve la galerie où se trouve le tableau... qu’il regarde. Cette œuvre semble illustrer de façon frappante le tourbillon de l’auto-organisation, la non-linéarité, l’immanence, l’auto-engendrement du sens. Mais au centre se trouve... un trou. Peut-être penserez-vous que cela est sans importance, que l’artiste aurait pu éviter son existence. Ce n’est pas le cas. Si l’on regarde la grille qui a servi de trame au dessin, on voit que sa structure dite « en bouteille de Klein » comporte forcément une singularité au centre. Bien plus, l’auteur a signé dans ce trou, indiquant ainsi qu’il constitue bien l’essentiel de l’œuvre ! Allégorie du théorème de Gödel, montrant l’incomplétude radicale de toute vision qui ne reposerait que sur l’immanence et sur l’auto-organisation, semblant faire écho à Lao-tseu : « Trente rayons convergent au moyeu mais c’est le vide médian qui fait marcher le char » 12, et à la célèbre phrase de Saint-Exupéry : « On ne voit bien qu’avec le cœur, I’essentiel est invisible pour les yeux. »

Il ne nous est pas possible d’aller plus loin dans notre quête de cet un ineffable dont la présence ne se manifeste que par l’absence de complétude de toute vision immanente du monde, sauf à recourir à la théologie négative et donc à Denys l’Aréopagite :

« Nous disons donc que la Cause universelle, située au-delà de l’univers entier, n’est ni matière ni corps ; qu’elle n’a ni figure, ni forme, ni qualité, ni masse ; qu’elle n’est dans aucun lieu, qu’elle échappe à toute saisie des sens... qu’on ne peut ni l’exprimer ni la concevoir, qu’elle n’a ni nombre, ni ordre, ni grandeur, ni petitesse, ni égalité, ni inégalité, ni similitude, ni dissimilitude ; qu’elle ne demeure immobile ni ne se meut [...], qu’elle n’est ni puissance ni lumière ; qu’elle ne vit ni n’est vie ; qu’elle n’est ni essence, ni perpétuité, ni temps, qu’elle échappe à tout raisonnement, à toute appellation, à tout savoir. » 17

« Et pourtant elle existe ! », pourrait dire un Galilée moderne. •

À lire
1. Trinh Xuan Thuan, La Mélodie secrète, Fayard 1988.

2. Freeman Dyson, Les Dérangeurs d’univers, Payot,1986.

3. Jacques Monod, Le Hasard et la nécessité, Le Seuil, 1970.

4. Michael Denton, L’Évolution, une théorie en crise, Flammarion,1992.

5. Sir John Eccles, Évolution du cerveau et création de la conscience, Fayard, 1992.

6. Alain Connes et Jean-Pierre Changeux, Matière à pensée, Odile Jacob,1989.

7. Basarab Nicolescu, Nous, la particule et le monde, Le Mail,1985.

8. Jean-François Lambert, « L’épreuve du Sens - Sens et Incomplétude »,in Les Cahiers Jean Scott Erigène, Guy Trédaniel éditeur, 1993.

9. Bernard d’Espagnat, À la recherche du réel, Gauthier Villars,1980.

10. Ananda Coomaraswamy, Hindouisme et bouddhisme, Gallimard,1949.

11. Le Livre des morts tibétain, présenté par Evans-Wentz, éd. Adrien Maisonnneuve.

12. Lao-tseu, Tao-te-king, Gallimard, 1967.

13. Basarab Nicolescu, La Science, le sens et l’évolution, éd. du Félin, 1988.

14. Eckhartshausen, La Nuée sur le sanctuaire, Bibliothèque des Amitiés spirituelles, traduit par André Savoret, édition de 1965.

15. Roger Sperry, in « Religion, Science and the Search for Wisdomn », United States Catholic Conference, 1986.

16. Les Miroirs magiques de M. C. Escher, Pashen, 1991.

17. Cité par Olivier Clément, in Sources, Stock, 1986.

Écrit par : et pourtant... | 20 mai 2008

On parlait divorce science et philosophie et voici qu'on nous assène un long copier/coller sur transcendance et popotte (ou les affres du problème du Sens chez Bibi Fricotin).

C'est dire s'il y a à boire et à manger dans ce "domaine"...

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

"la nomination de Tarik Ramadan comme professeur à l'université Erasme de Rotterdam"

Ecrit par : Robin | 20 mai 2008

C'est sérieux?

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008


http://www.eur.nl/english/pressroom/releases/2006/december/ramadan/


Le théologien musulman suisse Tariq Ramadan donnera pendant deux ans, en tant que professeur invité, un cours consacré à “l’identité et la citoyenneté” à l’université Erasme de Rotterdam, a annoncé vendredi cette institution.

Selon l’université, Tariq Ramadan participera également à des recherches sur l’intégration et le multiculturalisme aux facultés de sciences sociales et d’histoire.

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

Ce texte est un peu trop difficile pour moi ... et j’ai peu de temps ce matin.

Néanmoins, pas de chance, je trouve dans les premières lignes un point plus que discutable :

"Le principe anthropique, lui, par contre, pose directement la question du sens « Je ne me sens pas étranger dans l’Univers, plus je l’examine et étudie en détail son architecture, plus je découvre de preuves qu’il attendait sans doute notre venue » "

Une hypothèse (crédible) de l'astrophysique est celle des « bulles d'univers ».
De multiples univers (une infinité ?), étanches les uns aux autres, coexistent.
Dans chaque univers différents « réglages » des constantes fondamentales sont « expérimentés ». On peut même imaginer des physiques différentes (par exemple loi de la gravitation 1/d plutôt que 1/d²).

Certains « réglages » aboutissent à des univers tellement instables qu’ils ne peuvent exister durablement ou sont destinés à évoluer vers le chaos.
D’autres sont plus prometteurs.

Parmi ceux-ci, il en existe (au moins un !) qui sont susceptibles d’aboutir à l’émergence de la vie.

Il est bien naturel que dans ceux-ci (celui-ci) on observe une somme de faits concomitants aboutissant à la survenue de la pensée organisée.

Pas besoin de transcendance ou de volonté a priori ! Juste on essaie tout et quand ça marche y’a quelqu’un pour le constater ...

Un peu pareil que les robots spammeurs qui tentent toutes les combinaisons pour créer des adresses mail et ne retiennent que celles qui ne renvoient pas « Undelivered mail returned to sender ».

En utilisant le rasoir d'Ockham, l’hypothèse des « bulles d’univers » semble plus économe que celle de l’existence de dieu ...

Écrit par : Zorglub | 20 mai 2008

pli a écrit : "Il faudrait évaluer, par exemple, le pourcentage de thèses qui tombent sous cette catégorie, pour savoir ce que font les petits jeunes, et comparer avec les décennies précédebtes."

Pour les thèses, difficile d'avoir des données complètes et fiables.

J'ai trouvé sur http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/statistiques.htm
les statistiques des postes publiés vacants de maîtres de conférence depuis 10 ans (1998 à 2007).

Dans la section 72 (Epistémologie, histoire des sciences et des techniques) : 30 *

Dans la section 17 (Philosophie) : 193

Pour faire braire tout le monde, je donne aussi les sciences de l'éduc :
section 70 : 300 tout rond.

Pour info, en 2007, il ya eu (toutes sections confondues), 2253 postes publiés vacants.

* On dira tout ce qu'on veut, y compris que c'est beaucoup plus que la section 77 (théologie protestante) qu'on dote royalement de 1 ou 2 postes par an depuis plusieurs années.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

" A ces causes et autres, pour l'édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle. Et, de peur que la tentation diabolique ne leur prenne de s'instruire, nous défendons aux pères et aux mères d'enseigner à lire à leurs enfants. Et, pour prévenir toute contravention à notre ordonnance, nous leur défendons expréssément de penser, sous les mêmes peines ; enjoignons à tous les vrais croyants de dénoncer à notre officialité quiconque aurait prononcé quatre phrases liées ensemble, desquelles on pourrait inférer un sens clair et net. Ordonnons que dans toutes les conversations on ait à se servir de termes qui ne signifient rien, selon l'ancien usage de la Sublime-Porte."

Donné dans notre palais de la stupidité, le 7 de la lune de Muharem

Voltaire, "De l'horrible danger de la lecture".

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

Hit parade des postes publiés vacants en 2007 des maîtres de conférence :

1- Informatique (section 27) : 131 postes
2- Sciences de gestion (section 06) : 121 postes
3- Mécanique, génie mécanique, génie civil (section 60) : 107 postes
4- Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes (section 11) : 83 postes

Ces quatre sections font 21 % des postes publiés vacants.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

@ "et pourtant... " :

Un magnifique copier-coller comme on aimerait en voir moins souvent. Même AM Valette a renoncé à copier de telles longueurs de texte.

Vous oubliez de citer le coran : "S'il t'arrive quelque bien, il t'arrive de dieu. Le mal vient de toi-même.".
Ah mince, si on triture cette phrase jusqu'au bout, on en vient à déduire que si dieu existe, il n'a ni volonté, ni pouvoir.
Plus de dessein intelligent. C'est bien fâcheux.

Au fait, parmi les exégètes de l'islam ici présent, combien ont lu le coran attentivement, en particulier chez ceux qui croient l'islam soluble dans quoi que ce soit ?

Écrit par : yann | 20 mai 2008

Oui, c'est à peu près le même gabarit, le même fond, la même forme... Je m'attendais vraiment à voir apparaître son nom en bas, Yann...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

Vous oubliez de citer le coran : "S'il t'arrive quelque bien, il t'arrive de dieu. Le mal vient de toi-même.".

Ecrit par : yann | 20 mai 2008

Version bible, (ou La Fontaine inspiré par la bible): "aide-toi, le ciel t'aidera"... Si on la triture jusqu'au bout...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

Quand on lit "De même que Einstein a avalé Newton vivant, l’incomplétude avale l’auto-organisation", on a envie de rendre obligatoire l'étude de la mécanique quantique dès le CP comme d'autres ont envie d'envahir la Pologne.

Pour l'exemple.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

" Les barbus et les burkhas nous emmerdent."
Ecrit par Christophe Sibille, 19 mai 2008

A propos, est-ce quelqu'un se souvient de "Malheur aux barbus", feuilleton radiophonique totalement délirant de Pierre Dac et Francis Blanche, qui était diffusé dans les années cinquante? Le héros s'appelait Furax. Il serait peut-être temps de le remettre au goût du jour.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 mai 2008

Une très bonne description et analyse des délires du Staune et de son UIP :

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article61

Au vu de la croissance de l'inculture scientifique et épistémologique dans la population, ce genre de discours mixé, mou et prédigéré a un radieux avenir au service des manipulateurs de tout poil.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Lire le Coran,et attentivement,en plus...alors que la vie est si courte!Ma foi(si j'ose m'exprimer ainsi,étant aussi athée que possible),il me suffit d'apprécier quelques faits marquants de la vie du récipiendaire de ce texte:avoir fait aligner plus de 800 hommes d'une tribu juive au bord d'une fosse préalablement creusée(tiens,la même technique que les Gruppen d'extermination en Ukraine),puis les faire égorger(une bonne partie de ses propres mains);consommer avec une fillette de neuf ans un mariage contracté 3 ans plus tôt...Bon,je sens que je vais me faire traiter d'islamophobe.Tsss...L'islamophobie,quelle horreur...qu'il y a-t-il de pire?Heu...l'islamophilie?

Écrit par : rocardo | 20 mai 2008

Ces quatre sections font 21 % des postes publiés vacants.

Ecrit par : dugong | 20 mai 2008

Les b'soins, cher collègue, les b'soins!

Dans mon académie de pédagos qui n'ont pas encore la barbe mais ça ne saurait tarder, on décharge des profs jusqu'à 12h pour qu'ils aillent s'occuper des projets informatiques au rectorat: la glandouille quoi, mais bien vue!

Écrit par : Sanseverina | 20 mai 2008

" Les barbus et les burkhas nous emmerdent."
Ecrit par Christophe Sibille, 19 mai 2008

A propos, est-ce quelqu'un se souvient de "Malheur aux barbus", feuilleton radiophonique totalement délirant de Pierre Dac et Francis Blanche, qui était diffusé dans les années cinquante? Le héros s'appelait Furax. Il serait peut-être temps de le remettre au goût du jour.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 mai 2008
Oui. Le titre générique était, je crois " Signé Furax". Fin des années cinquante, non ?

Écrit par : guy morel | 20 mai 2008

@Sylvie Huguet

Signé Furax est un feuilleton radiophonique en cinq saisons, écrit par Pierre Dac et Francis Blanche, diffusé sur les ondes de la RTF en 1951, puis sur Europe 1 de 1956 à 1960 et repris en bande dessinée dans France Soir. Chaque saison (sauf peut-être la première) a été diffusée pendant environ 9 mois (d'octobre à juin) à raison d'un épisode de dix minutes par jour.

Vous aviez raison. J'étais trop jeune en 1951 pour avoir des souvenirs des épisodes RTF.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2008

Lire le Coran,et attentivement,en plus...alors que la vie est si courte!

Ecrit par : rocardo | 20 mai 2008

Je vous le concède, c'est du masochisme.
Mais au moins sait-on de quoi on parle. Totalement inutile face à un musulman convaincu, bien sûr, mais ravageur avec un islamolâtre bon teint si tolérant comme il en traine un peu partout.
"islamophilie" ? Vous voulez dire comme "zoophilie" ??

Écrit par : yann | 20 mai 2008

Avis à la population :

Tout texte "sacré" qui ne relaterait pas l'épisode des 32 attributs d'Adam doit être considéré comme un faux.

Cré(e) bon dieu !

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Au fait, parmi les exégètes de l'islam ici présent, combien ont lu le coran attentivement, en particulier chez ceux qui croient l'islam soluble dans quoi que ce soit ?

Ecrit par : yann | 20 mai 2008

Lire le Coran,et attentivement,en plus...alors que la vie est si courte!

Ecrit par : rocardo | 20 mai 2008

Je vous le concède, c'est du masochisme.
Mais au moins sait-on de quoi on parle. Totalement inutile face à un musulman convaincu, bien sûr, mais ravageur avec un islamolâtre bon teint si tolérant comme il en traine un peu partout.
"islamophilie" ? Vous voulez dire comme "zoophilie" ??

Ecrit par : yann | 20 mai 2008

C'est la question que j'allais poser . Le lire éclaire et chasse les illusions ! Mais , c'est vrai , ça peut faire mal !

Écrit par : Amélie | 20 mai 2008

"Ce qui est frappant, c'est ce retournement pervers par lequel la victime est présentée comme la cause des troubles suscités par ses agresseurs".

Ecrit par Robin, le 20 mai 2008.


Très juste. Au lieu d'être ferme avec les ennemis de la tolérance, on accable leurs victimes. C'est un véritable "Munich des esprits", auquel nous assistons. Même chose dans l'affaire Redecker. Ce dernier était invité dans le "On n'est pas couché" diffusé samedi dernier. Alors qu'il insistait sur le fait que la presse anticléricale était beaucoup plus acerbe que lui au début du vingtième siècle, ou encore Voltaire au dix-huitième, Ruquier lui a opposé cet argument pour le moins... troublant :
"Nous ne sommes plus à l'époque de Voltaire, aujourd'hui avec l'Internet les nouvelles vont vite, il faut faire d'autant plus attention à ce que l'on dit".
Le tout servi sur un plateau d'invités acquis à la bien-pensance. Seul Eric Zemmour, toujours excellent, a relevé la gravité de l'argument :
"Vous êtes en train de nous expliquer que nous sommes moins libres qu'à l'époque de Voltaire et de l'absolutisme royal!".
On ne peut pas mieux dire...

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 mai 2008

Sur le lien ( politiquement correct ) offert hier soir à Victor , ce joli texte ou ... comment le voile vient aux fillettes :




http://islam-la-religion.over-blog.com/article-5252238.html

Écrit par : Amélie | 20 mai 2008

Ruquier lui a opposé cet argument pour le moins... troublant :
"Nous ne sommes plus à l'époque de Voltaire, aujourd'hui avec l'Internet les nouvelles vont vite, il faut faire d'autant plus attention à ce que l'on dit".
Le tout servi sur un plateau d'invités acquis à la bien-pensance. Seul Eric Zemmour, toujours excellent, a relevé la gravité de l'argument :
Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 mai 2008


Voici le lien de l'émission , il y a plusieurs vidéos à la suite . Les invités se signalent par leur ignorance crasse et tonitruante , et leur catéchisme bien pensant qui est à vomir , surtout la démago Pascale Clark , cheftaine des Kapo-bigots . Ca dégouline de bons sentiments .

http://www.dailymotion.com/search/fullhdready/video/x5gvuc_redeker-vs-2-eric-sur-le-sport-clas_news

Écrit par : Amélie | 20 mai 2008

A Jérémy, qui demandait plus haut ce que Maschino "disait déjà" au sujet d'une certaine lâcheté du corps enseignant :


"Si tant d'enseignants craquent, ce n'est pas d'abord la "faute de la directrice", "de l'inspecteur", "du système" dont ils parlent comme un bigot du diable, "des collègues" qui n'accourent pas à leur secours, c'est d'abord parce que, en ayant peur d'affronter leurs adversaires, ils leur abandonnent la place et les accueillent au plus profond d'eux-mêmes, s'offrent à leurs coups et deviennent pour eux-mêmes leurs pires ennemis.
En retournant contre eux leur agressivité, ils se font leurs propres bourreaux. Personne ne les détruit, ils se détruisent eux-mêmes. Et paient cher leur lâcheté."

Maurice T. Maschino, L'Ecole de la lâcheté, Jean-Claude Gawsewitch, 2007, p. 206.


Vaut aussi pour les capitulations successives devant les intégristes de tous ordres.

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 mai 2008

A voir aussi , les commentaires qui suivent le texte envoyé précédemment . JPB disait que bientôt les voiles seraient vendus à Carrefour , mais là , vous voyez , le marketing est déjà en place , mais il y a des problèmes de logistique !

Voici un extrait :




Permettez moi, en premier lieu, de vous féliciter pour votre réussite ainsi que votre persévérance dans l'action que vous menez.

Jeunes musulmanes étudiantes en Ecole Supérieure, nous menons actuellement une enquête pour évaluer les besoins des Femmes Françaises Musulmanes en matière de voiles islamiques. Sous le nom d'Etude Hijab, notre équipe souhaite tout simplement avoir une meilleure approche des attentes des Femmes Françaises voilées possédant Internet.

Nous avons donc mis en place un questionnaire en ligne: http://www.my3q.com/view/viewSummary.phtml?questid=166625 , afin de pouvoir toucher le plus grand nombre de soeurs.

Nous faisons appel à votre solidarité et votre soutien pour nous aider à le diffuser!
BarakaLlahou fikon wjazakomLlahou khayran.

Cordialement,
L'équipe Etude Hijab

Écrit par : Amélie | 20 mai 2008

Aux sicaires des totalitarismes qui flinguent le libéralisme de nous expliquer pourquoi les files d'attente s'étirent devant les bureaux d'immigration des ambassades des E-U, cet abject symbole de l' enfer libéral et de l'impérialisme capitaliste.
En écrivant ces derniers mots, me parviennent soudain des bouffées de naftaline.

Quand on se bousculera aux guichets pour émigrer en Chine "populaire" , peut-être sera-t-il enfin possible de "débattre" des mérites respectifs du libéralisme et du totalitarisme avec les monsieur Felts du moment, si les barbus enrobés ne nous ont pas tous exterminés.

Ecrit par : Cadichon | 19 mai 2008

C'était exactement l'argument judicieusement proposé par mon professeur d'histoire de seconde, juste avant la chute du mur, à une époque où certains débattaient encore des mérites respectives du capitalisme et du communisme. Un pays qui a besoin d'empêcher ses ressortissants de partir a certainement plus de problèmes d'efficacité qu'un pays qui se barricade pour empêcher les gens d'entrer!
Ceci dit, le débat me paraît clos aujourd'hui : même le PCF et la LCR ne se battent plus pour l'instauration du communisme. Quant à la "Chine populaire", avec un taux de croissance de 10% par an depuis une vingtaine d'année, elle démontre la supériorité du... capitalisme. Depuis les réformes de Deng et de ses successeurs, il n'y a plus grand chose de communiste en Chine à part le nom du parti unique. Un peu comme si le parti de Pinochet s'était appelé "parti communiste", toutes choses égales d'ailleurs.

Je vous signale d'ailleurs que certains se pressent en masse pour émigrer en Chine populaire: ce sont les Coréens du Nord, qui ont l'infortune de subir l'un des derniers régimes réellement communistes de la planète.

Sur le fond, j'ai l'impression d'un faux débat: on peut être favorable à l'imposition progressive sur le revenu (par exemple) voire à l'impôt sur les successions sans être un sicaire de Pol Pot ou de Kim Jong Il.
Faire de tous ceux qui ne se rallient pas à une conception hayekienne ou nozickienne de l'Etat des suppôts du totalitarisme, c'est pratiquer un amalgame assez peu digne de vous...

Y a-t-il un rapport avec le sujet du fil? Oui, si l'on en croit les interprétations encore furieusement polémiques, pour les enseignants eux-mêmes, du bilan du siècle écoulé.
JD

Écrit par : Jesse Darvas | 20 mai 2008

"Je vous signale d'ailleurs que certains se pressent en masse pour émigrer en Chine populaire"

A l'heure où l'Afrique est recolonisée par des chinois populaires (?), le solde migratoire est-il positif ou négatif ?

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

dugong,

Je ne vois pas bien quelles conclusions tirer de ces statistiques, mais une chose est sûre, à voir le premier résultat donné par le moteur de recherche des thèses en ligne de l’université de Lyon pour la requête épistémologie,

http://theses.univ-lyon2.fr/index.php?liste1=texte&reponse1=%C3%A9pist%C3%A9mologie&base=documents&position=2&search=1&loadpage=resultats-filtree.xsp&q=

c’est que l’évaluation que je proposais est pour le moins malaisée.

Sanseverina,

Je veux simplement dire qu’une fois garanti qu’une jeune fille aura été protégée d’avoir à porter le voile durant sa scolarité dans le primaire et le secondaire, période cruciale dans la maturation d’un individu, une fois que sa famille, elle aussi, aura au bout de toutes ces années intégré cette exigence laïque, qu’en faculté, cette jeune fille se mette à porter le voile, simplement parce que ce n’est plus interdit, cela ne saurait être l’effet d’une soumission, en tout cas plus au sens où ç’aurait pu l’être pour elle quelques années auparavant – cela signe seulement, à la limite, l’échec de l’école dans sa dimension émancipatrice.

Ou bien je suis allé trop vite et c’est parfois encore la même soumission qui est en cause. Mais alors, on ne voit pas ce que l’extension de l’interdiction du voile à l’enseignement supérieur pourrait avoir là-contre d’efficace.

Écrit par : Pli | 20 mai 2008

Placer la thèse de Meirieu sous la rubrique épistémologie est peut être le signe de la déliquescence de ce domaine.

Les thèses suivantes de la première page ont parfois des titres "étranges" :

- "Métacognition et pédagogie. — Enjeux et propositions pour l'introduction de la métacognition à l'école".

- "Contribution à une réflexion sur l'idée du vrai dans l'enseignement des mathématiques en classes de quatrième et troisième de collège."

- "Contribution à une épistémologie de l'éducation physique scolaire. "Du savoir de l'activité motrice aux éléments d'une pédagogie du sens"

Tout cela n'incite guère à l'optimisme. Les sciences de l'éduc bouffent à tous les rateliers qui rapportent.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

PB disait que bientôt les voiles seraient vendus à Carrefour

Ecrit par : Amélie | 20 mai 2008


Pourquoi pas... Après tout c'est chez l'Arabe du coin qu'on trouve le whisky quand tout est fermé...

Écrit par : Sergio | 20 mai 2008

En feuilletant la liste invraisemblable de thèses fournie par Pli, je suis tombé sur :

"REGNIER épouse LE MOUILLOUR Ségolène

Le projet de socialisation de l'enfant dans la pédagogie de Célestin Freinet — Socialisation , individualisation, moralisation"


Ségolène Royal épouse Rainier * pour le mouillour et pour le pour rire ?

C'est moralisation qui m'a mis sur la voie...

* la martingale Monte Carla ne fonctionne plus.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

dugong

"Placer la thèse de Meirieu sous la rubrique épistémologie est peut être le signe de la déliquescence de ce domaine."

Cela traduit d'abord le fait que la catégorie "épistémologie" regroupe aussi bien la philosophie des sciences que celle de la connaissance, et que cette dernière regroupe elle-même aussi bien, par exemple, le cognitivisme que les travaux de Meirieu.

Meirieu, ce n’est que de la mauvaise philosophie de l’éducation, mais le concept de métacognition, lui, vient de la psychologie de l’éducation, qui satisfait au critère poppérien de scientificité. Le vrai problème de cette discipline, où l’on se fait de plus en plus statisticien, c’est justement qu’elle manque totalement de philosophie, à savoir – au moins – d’une culture qui rend sensible à l’arrière plan éthique des concepts, à leur dimension performative, bref, à tout un ensemble d’enjeux dont le chercheur est parfois dupe (c’est, par exemple, ce qui fait qu’un professeur de français ou de philosophie tiendra à ce que la dissertation continue d’être un exercice canonique dans la formation des élèves quand un professeur de psychologie de l’éducation n’hésitera pas à adopter le QCM à degrés de certitude (de 1 à 5) et à solution générales implicites (- Il manque une solution ; - l’énoncé est absurde ; etc…), puisque les évaluations qu’il a faites, (devinez comment) montrent que la métacognition, qui consiste à réfléchir sur ses processus d’apprentissage (censée être satisfaite pas ce type de QCM), favorise une amélioration des performances (c’est-à-dire des notes) – il faut dire que le mode de correction s’en trouve aussi transformé).

Écrit par : Pli | 20 mai 2008

Aux USA le sentiment religieux - et le plus extrémiste- a fait un grand retour.
écrit par Brighelli, 20 mai

En effet. Je me rappellle ce documentaire hallucinant, "Jesus camp", où l'on voyait une missionnaire évangélique laver le cerveau de gamins de 8 ans à l'occasion d'un camp de vacances, provoquer chez eux des transes hystériques et les faire défiler dans des manifestations anti-avortement. Sa certitude absolue de posséder la Vérité était terrifiante.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 mai 2008

« La tiédeur souriante et pacifique est la pire des pensées totalitaires.... » En ce cas nous vivons en un siècle tyrannique et S.Royal est sans doute le pire tyran qui soit.

Écrit par : uncertain | 20 mai 2008

J'arrive trop tard. Je n'avais pas vu que Christophe Sibille avait déjà donné un lien correspondant à ce film.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 mai 2008

"Cela traduit d'abord le fait que la catégorie "épistémologie" regroupe aussi bien la philosophie des sciences que celle de la connaissance, et que cette dernière regroupe elle-même aussi bien, par exemple, le cognitivisme que les travaux de Meirieu."

Bien sûr, les professeurs d'université ne peuvent rien faire pour séparer ce qui devrait l'être et cela sur le propre site de leur université ?

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Bonjour,

Je suis complètement hors-sujet mais je vous signale que l'ami Antibi est en train de refaire des siennes. Il sera à Angoulême le 29-05 pour une conférence organisée par la FCPE (amie de l'ami) dont le titre est (c'est quelque chose dans le genre, je n'ai pas le papier sous les yeux): "De la constante macabre à l'évaluation par contrat de confiance". Tiens! Quand on parlait de la contamination du langage "entreprise" à l'école, ça ne vous fait pas penser à quelque chose?

Sur l'affiche, il y a deux charmants zapprenants tout sourire qui disent à peu près ça:"Tiens, on va être vraiment évalués sur le travail qu'on a vraiment fourni". Sous le dessin, il y a un petit texte où l'on retrouve toute la doxa de cet ignoble personnage: les profs se voient obligés de mettre des mauvaises notes parce qu'ils subissent une pression sociale etc.

A bientôt

Écrit par : maria | 20 mai 2008

La faculté de philosophie dépend de Lyon III et non de Lyon II. Il n'y a pas de thèses en philo/ épistémo... sur le site sur lequel vous avez été.

Pour les thèses en épistémo. (les vraies, pas celles de sciences de l'éduc.), il faut chercher sur le site de Lyon III où enseigne au passage l'excellent D.Parrochia (qui a travaillé, réellement et pas en touriste, sur des champs aussi divers que la météorologie ou l'aéronautique).

Écrit par : Romuald | 20 mai 2008

"Au fait, parmi les exégètes de l'islam ici présent, combien ont lu le coran attentivement, en particulier chez ceux qui croient l'islam soluble dans quoi que ce soit ?

Ecrit par : yann | 20 mai 2008 "

Moi pas le livre m'est tombé des mains!!!
Ceci dit il faut cesser de confondre les religions et les livres (sacrés?) sur lesquels elles se fondent. Ou alors on juge le communisme d'après le manifeste du parti communiste et le capitalisme d'après Hayek.

Écrit par : Hervé | 20 mai 2008

Je ne sais pas, il est possible qu’une certaine interdisciplinarité jouée par la pédagogie rende difficile toute séparation franche. Si par épistémologie, on entend aussi philosophie de la connaissance, comme c’était déjà le cas auparavant (mais avec Bachelard, les choses étaient claires), alors il n’est pas a priori illégitime de considérer que la pédagogie en soit une sous-section.

A propos de la métacognition, Thom en critiquait le concept (sans en connaître le mot), dans un texte sur l’enseignement des mathématiques (le point principal consistait, je crois bien, cela fait un moment que je l’ai lu, à rappeler que la réflexion était nécessairement seconde).

Écrit par : Pli | 20 mai 2008

Maria :

Quand on parlait de la contamination du langage "entreprise" à l'école, ça ne vous fait pas penser à quelque chose?

C’est bien pour cela que ne peut faire confiance à ce gouvernement politique pour prendre quelque mesure réellement efficace à l’encontre de ce processus. Tout au plus se contentera-t-il de faire stratégiquement illusion.

Écrit par : Pli | 20 mai 2008

Sous le dessin, il y a un petit texte où l'on retrouve toute la doxa de cet ignoble personnage: les profs se voient obligés de mettre des mauvaises notes parce qu'ils subissent une pression sociale etc.

A bientôt

Ecrit par : maria | 20 mai 2008

Un pauvre type, en effet, que ce Antibi. Espèce de hâbleur m'as-tu-vu, Mouche du Coche. Encore un de ces parasites qui font leur beurre sur la misère scolaire qu'ils ont contribué à créer de toutes pièces. Lamentable que ce genre d'inutiles aient tellement l'oreille des décideurs.

Écrit par : Jean | 20 mai 2008

Merci, Romuald, pour cette information, et d'accord à propos de"l'excellent D.Parrochia", qui a travaillé aussi sur la notion de réseau.

Écrit par : Pli | 20 mai 2008

Discussion via MSN avec un ami Anglais. Nous parlâmes de l'enseignement dans son pays. Au royaume de Sa très-gracieuse Majesté, les professeurs postulent dans les établissements. Ce qui signifie que les écoles primaires, les collèges et lycées (passablement) difficiles manquent de teachers. Voici ce que rajoute le New-Labour reprenant la volonté de résultats: Tout établissement qui ne connaîtra pas tel taux de réussite, qui aura tel taux d'échec ne recevra plus de subventions. Donc moins de professeurs à payer malgré leur petit nombre dans les établissement cités plus haut. Le cercle vicieux s'installe: pas d'enseignants volontaires dans les classes en déserrance, comme leurs résultats sont pitoyables, moins d'argent pour l'année suivant, encore moins de professeurs, encore moins de résultats, jusqu'à ce que l'Etat ferme une à une ces écoles.

Politique économique et éducative plutôt attendue venant de la Droite décomplexée mais qui est établie par le New Labour (débraillé, celui-ci). Les Conservateurs anglais vont au centre (pour récupérer des votes de Gauche [?]); pour la première fois depuis toujours ou longtemps (je ne sais pas), un député d'extrême-Droite est entré au Parlement; et l'extrême-Droite rencontre de plus en plus de sympathie là-bas.

Après savoir si c'est du libéralisme-humaniste, façon Cadichon, ou du libéralisme-je-bouffe-tout-jusqu'à-l'os-et-si-l'herbe-pousse-plus-je-m'en-tape façon je-ne-sais-qui-ou-quoi, c'est hors de mes compétences; pour ma part, je ne souhaite pas situer ce débat au niveau des idéologies et du clivage traversant "Bonnet d'âne". Il y a du réel; et à lire les uns et les autres politiquement situés, vous voulez tous notre bonheur. Alors...

Écrit par : Pendariès_pas_très_en_forme | 20 mai 2008

Pli a écrit : "Meirieu, ce n’est que de la mauvaise philosophie de l’éducation"

Cela ne semble pas être l'avis de ses pairs de toutes disciplines qui ne se sentent en aucun point gênés de siéger à côté de lui. Pourquoi ?

"mais le concept de métacognition, lui, vient de la psychologie de l’éducation, qui satisfait au critère poppérien de scientificité"

Au nom de quoi, retiendrait-on sans barguigner la falsification popperienne comme critère de scientificité ?

Comme souvent, on trouve chez Thom, une analyse au laser de ce "critère" sur lequel beaucoup trop de gens se précipitent de façon enthousiaste pour ne pas flairer la manip :

"On s’explique, en ce sens, pourquoi la thèse poppérienne selon laquelle seules sont scientifiques les théories infirmables a rencontré la grande faveur des expérimentateurs, car elle leur ouvre une mine immense et inépuisable d’expériences possibles (toute vérification numérique d’une loi est l’infirmation d’une falsification virtuelle)."

Thom parlait de l'expérimentation. On pourrait y ajouter une très grande partie des "sciences humaines" en quête maladive de reconnaissance scientifique (dont l'utilisation cosmétique des statistiques est un des aspects les plus suspects).

Qu'un enseignant réfléchisse sur ses processus d’apprentissage est bien le moins qu'il puisse faire. Que l'excentrage que cela suppose (et donc l'empathie avec les choses qui l'accompagne) ne soit contrôlé par rien en est une autre. C'est ce que Thom appelait de ces vœux par le rappel de la formule "la rationalité, c'est une déontologie de l'imaginaire". Le critère de scientificité qui serait alors bien mieux adapté aux sciences humaines serait "une réduction de l'arbitraire de la description" où l'imaginaire serait étroitement contrôlé par des entités théoriques dont on voit mal alors comment elles pourraient ne pas être de nature mathématique.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Je ne rentre que ce soir mais merci à la personne qui m'a redonné le lien de la conférence de Pleux.

Écrit par : Flo | 20 mai 2008

Jean a écrit: "Un pauvre type, en effet, que ce Antibi"

Lorsque vous en parlez avec des universitaires en maths *, ils rigolent en disant que ce type est nul dans son domaine d'origine.

D'ailleurs, si quelqu'un doit subir un jour une de ses causeries, ne pas oublier de lui demander d'où il parle et de citer ses travaux universitaires récents en maths.

* Il est vrai que les mêmes se demandent pourquoi Demailly "perd son temps" au GRIP. C'est pas gagné...

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

les années 80-90 ont vu simultanément une explosion du libéralisme et une montée en flèche du sentiment religieux — ce n'est pas du tout incompatible, Victor. Je crois même qu'il doit y avoir un rapport.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 mai 2008

Explosion du libéralisme, je veux bien, encore que...
Montée en flèche du sentiment religieux ? Je demande à voir !
Des paroisses désertées, des églises où la moyenne d'âge dépasse la soixantaine, une chute des baptêmes, le recours massif aux prêtres immigrés, etc. La superstition trouve bien sûr d'autres voies et d'autres gourous, j'en conviens.
Pour ce qui est des musulmans, je doute que le processus soit bien différent. Ceux que je côtoie ne le sont plus -à supposer qu'ils l'aient jamais été- même s'ils le cachent encore quelquefois à leur famille du bled. Ils se tiennent bien à table, la cochonnaille ne les rebute pas et l'alcool encore moins. J'en connais même un qui vient d'épouser une Polonaise...
Ceux qui persistent dans la "foi" y trouvent une forme de provocation et de résistance plus nationaliste que religieuse. L'Occident a d'ailleurs su regonfler un islam en décrépitude quand cela lui a été utile : Arabie Saoudite contre Yémen, Iran contre Irak, Pakistanais contre Afghans, etc.
Quand vous pensez que des troupes occidentales sont à l'heure présente cantonnées en Afghanistan, Koweit, Arabie, Somalie, Djibouti, républiques ex-soviétiques d'Asie Centrale, Irak, etc. que la plupart des dirigeants des autres états ont fait allégeance aux USA, vous imaginez la stupéfaction du musulman, même intégriste, à lire certaines lamentations de ce blog ?
L'islam va nous envahir ? Dans combien de siècles ?

Écrit par : victor | 20 mai 2008

Sanseverina,

Je veux simplement dire qu’une fois garanti qu’une jeune fille aura été protégée d’avoir à porter le voile durant sa scolarité dans le primaire et le secondaire, période cruciale dans la maturation d’un individu, une fois que sa famille, elle aussi, aura au bout de toutes ces années intégré cette exigence laïque, qu’en faculté, cette jeune fille se mette à porter le voile, simplement parce que ce n’est plus interdit, cela ne saurait être l’effet d’une soumission, en tout cas plus au sens où ç’aurait pu l’être pour elle quelques années auparavant – cela signe seulement, à la limite, l’échec de l’école dans sa dimension émancipatrice.

Ou bien je suis allé trop vite et c’est parfois encore la même soumission qui est en cause. Mais alors, on ne voit pas ce que l’extension de l’interdiction du voile à l’enseignement supérieur pourrait avoir là-contre d’efficace.

Ecrit par : Pli | 20 mai 2008

Pli,

C'est bien ce que je pensais que vous pensiez. Sauf que vous raisonnez avec l'esprit d'un républicain sans doute athée. Et que cela vous amène à croire que l'école suffira à elle seule à contre-balancer la force d'une idéologie religieuse qui conditionne chacun des gestes et des comportements de ces familles.
Or 1) Lécole n'a plus la force qu'elle avait ni même la volonté pour mettre en échec la puissance de cette religion ( beaucoup baissent les bras par lâcheté ou pour avoir la paix font des concessions dans leurs cours d'histoire ou de français)
Et 2) Il suffit de parler un peu avec les jeunes filles en question pour se rendre compte de la violence qui leur est faite bien avant 15 ans pour certaines et de l'éducation servile dans laquelle elles sont élevées, il suffit parfois de lire leurs rédactions, c'est tout, pour se rendre compte que ce n'est pas une interdiction du voile qui suffira à les sortir de là.
Cette loi sur le voile est un élégant moyen de ne pas se poser les questions véritables qu'on devrait se poser en France et d'accepter des choses inacceptables dans notre pays au nom d'une prétendue tolérance.
En tout cas, merci à vous de m'avoir répondu.

Écrit par : Sanseverina | 20 mai 2008

Au nom de quoi, retiendrait-on sans barguigner la falsification popperienne comme critère de scientificité ?

Il me semble que Popper était surtout préoccupé de lutter contre ceux qu'il appelle les "ennemis de la société ouverte" : le Platon de la République, Hegel, "maître à penser de l'Etat prussien" et surtout Marx et ses émules.

En avançant que la falsification est un critère de scientificité, Popper met en garde contre la transformation d'hypothèses en dogmes, alors que, selon lui, la science qui repose sur l'expérience, doit pouvoir, à chaque instant être remise en question.

Pöpper estime que l'homme peut forger son destin collectif en s'appuyant sur l'expérience. Une transposition de la "logique de la découvete scientifique (titre d'un de ses livres) dans le domaine politique.

C'est l'expression "falsification" qui pose problème.

Peut-on dire que la théorie de la gravitation universelle de Newton est "fausse" par rapport à la celle de la relativité d'Einstein ?

Incomplète, plutôt que fausse ou nécessitant une rectification de paramètres (temps invariable, universel et homogène/relativité de l'espace/ temps)

On peut également s'interroger sur la légitimité de la transposition entre les deux domaines : recherche scientifique et action politique.

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

Comme il y en a de péremptoires sur les questions de religion, tant chez les exaltés que chez les "ah-non-je-suis-bien-trop-rebelle-ou-intelligent-pour-ça"; avoir la foi, c'est vivre le doute. A partir de ce moment-là, ça devrait calmer les ardeurs masquées des uns et des autres. Ici, je n'ai pas lu de croyants marquant leur mépris envers les incroyants.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2008

"Au fait, parmi les exégètes de l'islam ici présent, combien ont lu le coran attentivement, en particulier chez ceux qui croient l'islam soluble dans quoi que ce soit ?

Ecrit par : yann | 20 mai 2008 "

J'ai aussi lu très attentivement la Bible, en particulier le Lévitique, on y lit les mêmes monstruosités que dans le Coran : lapidation des homosexuels, mysoginie hystérique, interdits alimentaires("vous tiendrez pour impur le porc parce que tout en ayant le sabot fourchu, fendu en deux ongles, il ne rumine pas. Vous ne mangerez pas de leur chair ni ne toucherez à leur cadavre, vousl es tiendrez pour impurs"). Il est, paraît-il, des gens qui soupçonneraient Mahomet de l'avoir pompé...
Cette abomination a-t-elle empêché la religion chrétienne de partir en c... ?

Écrit par : victor | 20 mai 2008

avoir la foi, c'est vivre le doute. A partir de ce moment-là, ça devrait calmer les ardeurs masquées des uns et des autres. Ici, je n'ai pas lu de croyants marquant leur mépris envers les incroyants.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2008

Il ne s'agit pas de mépris à l'égard des croyants, Pendariès, mais d'une religion qui n'a pas accepté la séparation de la mosquée d'avec l'état. On a mis du temps pour que l'église chrétienne qui ne valait pas forcément beaucoup mieux à ses pires moments comprenne; on n'a pas forcément envie que ça recommence!

Écrit par : Sanseverina | 20 mai 2008

Cette abomination a-t-elle empêché la religion chrétienne de partir en c... ?

Ecrit par : victor | 20 mai 2008

Certes, mais cela a pris un peu de temps, un tout petit peu de temps. Pas envie d'en prendre une autre et de recommencer.

Écrit par : Sanseverina | 20 mai 2008

Ici, je n'ai pas lu de croyants marquant leur mépris envers les incroyants.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2008

Ce n'est pas étonnant : un croyant est par définition un être faible. Un faible ne peut mépriser un fort mais seulement le jalouser... et donc le haïr.

Écrit par : victor | 20 mai 2008

Le cochon est utile et bon. Un ami a même donné au sien le prénom de son père.

Ce qui distingue définitivement le christiannisme de l'islam c'est tout à la fois son statut de multinationale papiste et ses six cents ans d'avance.

N'ayez pas peur.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

(Pendariès, ne me traitez pas de gros con, c'était une vanne ! J'ai pas pu résister !)
J'attends encore quelques minutes avant de reposter : qu'est-ce que je vais prendre !
:-))))

Écrit par : victor | 20 mai 2008

"Ce n'est pas étonnant : un croyant est par définition un être faible. Un faible ne peut mépriser un fort mais seulement le jalouser... et donc le haïr."

Je n'ai jamais oublié cette injonction jésuite : ne jamais croire beaucoup plus que ce qu'on peut penser.

Il y a une sorte de morgue sage chez ces gens là...

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Comme il y en a de péremptoires sur les questions de religion, tant chez les exaltés que chez les "ah-non-je-suis-bien-trop-rebelle-ou-intelligent-pour-ça"; avoir la foi, c'est vivre le doute. A partir de ce moment-là, ça devrait calmer les ardeurs masquées des uns et des autres. Ici, je n'ai pas lu de croyants marquant leur mépris envers les incroyants.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2008

Je ne pense pas que la frontière passe entre la croyance et l'incroyance, mais plutôt entre la croyance ou l'incroyance d'un côté et l'idôlatrie de l'autre.

La vraie foi est très proche de l'incroyance car elle doute et elle interroge (avec Dieu ou contre Dieu dit le hassidisme commentant le combat de Jacob contre l'Ange, mais pas sans Dieu) ou bien sans Dieu, mais combattant et interrogeant tout de même quelque chose que l'on se refuse à nommer.

Je pense aussi à cette phrase de Max Sheler en exergue de son célèbre ouvrage "Nature et formes de la sympathie" : un homme adore ou bien le vrai Dieu, ou bien une idole.

On peut se croire "athée" et être idôlatre (voyez le culte de la personnalité dans les régimes totalitaires), on peut se dire croyant et être tout aussi "idolâtre", comme en témoignent ces vidéos effroyables où l'on manipule des enfants dans des camps "bibliques" aux Etats-Unis.

Lorsque André Malraux disait que le XXIème siècle serait religieux ou, ajoutait-il bizarrement "ne serait pas", je pense qu'il avait en vue une spiritualité sobre, une ouverture tolérante à la transcendance.

Il n'envisageait peut-être pas le domaine effrayant des "névroses religieuses".

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

Ben non finalement, j'ai raté une provoc facile. Mauvais joueur de poker !

Écrit par : victor | 20 mai 2008

idolâtre

Je n'ai pas mis l'accent là où il faut !

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

Ne vous découragez pas, Victor. Persévérez !

et merci d'avoir déconné le premier.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Il faudra malheureusement attendre une nouvelle Isabelle ou un nouveau Carolus.

Ecrit par : mabiche | 19 mai 2008

On pourrait refaire les Croisades, aussi, tant qu'on y est, pour défendre l'Occident chrétien !

Écrit par : TIGER LILITH | 20 mai 2008

Sanseverina , je remarque que seules les femmes ici s'intéressent au sort des musulmanes , elles sont seules aussi à leur parler et à lire leurs rédactions !
Il faut rappeler également que l'Islam est une religion qui ignore la distinction entre le temporel et le spirituel , il est donc difficile de la comparer avec la religion chrétienne .
Pour le musulman , le Coran est matériellement , directement la parole de Dieu , d'où la difficulté de prendre ses distances par rapport à elle et de développer une herméneutique du Coran .

Écrit par : Amélie | 20 mai 2008

Cela ne semble pas être l'avis de ses pairs de toutes disciplines qui ne se sentent en aucun point gênés de siéger à côté de lui (Meirieu). Pourquoi ?

Ecrit par : dugong | 20 mai 2008

Peut-être parce qu'ils l'écrasent facilement de leur supériorité intellectuelle et se mettent en valeur à peu de frais.

Écrit par : Jean | 20 mai 2008

Ce n'est pas étonnant : un croyant est par définition un être faible. Un faible ne peut mépriser un fort mais seulement le jalouser... et donc le haïr.

Ecrit par : victor | 20 mai 2008

Ca c'est du Nietzsche, victor, et pas du meilleur. Je préfère celui d'"Aurore" et du "Gai Savoir" et je crois tout simplement que nous sommes tous des êtres faibles...Et ceux qui se croient "forts" plus que les autres.

Allez, deux petites citations de Pascal :

"La faiblesse de l'homme paraît bien davantage en ceux qui ne la connaissent pas qu'en ceux qui la connaissent."
(Pensées in Oeuvres Complètes, p.503, Seuil, 1963)

"Qu'est-ce que l'homme après tout, Quelle chimère est-ce donc que l'homme ? quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradictions, quel prodige ? Juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d'incertitude et d'erreur, gloire et rebut de l'univers.
Qui démêlera cet embrouillement ?

(Pensées in Oeuvres Complètes, p.515, Seuil, 1963)

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

« Cette abomination a-t-elle empêché la religion chrétienne de partir en c... ? » les interdictions alimentaires du Lévitique ne concernent pas les chrétiens . De manière générale, les chrétiens ont supprimé presque toutes les prescriptions. Quant aux interdictions ou aux prescriptions qui restent , elles ne sont pas contenues dans la Bible mais sont le fait de l’Eglise et sont donc bien postérieures.

Écrit par : uncertain | 20 mai 2008

Amélie a écrit : Pour le musulman , le Coran est matériellement , directement la parole de Dieu"

Le dogme chrétien est clairement triphasé (le Père,...). L'islam serait ainsi naturellement monophasé ?

Entre les deux il y aura toujours la possibilité d'une transformation triangle-étoile (ça c'est pour les initiés).

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Exactement Robin, - cela se situe dans l'idôlatrie.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2008

Y'a de quoi péter un plomb Dugong !

Amélie z'êtes gonflée !
Relisez mon post qui a lancé ce sujet hautement polémique ...

Écrit par : Zorglub | 20 mai 2008

les interdictions alimentaires du Lévitique ne concernent pas les chrétiens . De manière générale, les chrétiens ont supprimé presque toutes les prescriptions. Quant aux interdictions ou aux prescriptions qui restent , elles ne sont pas contenues dans la Bible mais sont le fait de l’Eglise et sont donc bien postérieures.

Ecrit par : uncertain | 20 mai 2008

Si je comprends bien, il y a l'Ancien Testament et le Nouveau alors ?

Heu, Robin, je n'ai pas cité Nietzsche : c'était-une-vanne !!!
C'est pas sympa, vous allez me faire détester par encore plus de monde !

Écrit par : victor | 20 mai 2008

Victor, "va, je ne te hais point", et c'est vrai; je ne suis pas renfrogné, je disais juste qu'il existe une grande partie de la population croyante qui n'idôlatre pas son dieu.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2008

Pour ce qui est du dialogue entre les cultures il faudrait relire « la quête d’Averroès » de Borges où Averroès se retrouve incapable de traduire les mots comédie et tragédie car il ignore ce que peuvent désigner ces deux mots.

Écrit par : uncertain | 20 mai 2008

"Y'a de quoi péter un plomb Dugong !"

Il faut placer un disjoncteur à croyance sur chaque phase sinon ça ne sert à rien.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

"1] Les apôtres et les frères qui étaient dans la Judée apprirent que les païens avaient aussi reçu la parole de Dieu. [2] Et lorsque Pierre fut monté à Jérusalem, les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches, [3] en disant: Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux. [4] Pierre se mit à leur exposer d'une manière suivie ce qui s'était passé. [5] Il dit: J'étais dans la ville de Joppé, et, pendant que je priais, je tombai en extase et j'eus une vision: un objet, semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, descendait du ciel et vint jusqu'à moi. [6] Les regards fixés sur cette nappe, j'examinai, et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles, et les oiseaux du ciel. [7] Et j'entendis une voix qui me disait: Lève-toi, Pierre, tue et mange. [8] Mais je dis: Non, Seigneur, car jamais rien de souillé ni d'impur n'est entré dans ma bouche. [9] Et pour la seconde fois la voix se fit entendre du ciel: Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. [10] Cela arriva jusqu'à trois fois; puis tout fut retiré dans le ciel. [11] "

Écrit par : uncertain | 20 mai 2008

je disais juste qu'il existe une grande partie de la population croyante qui n'idôlatre pas son dieu.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2008

Très sérieusement cette fois, j'en suis persuadé.

Écrit par : victor | 20 mai 2008

Pour le musulman , le Coran est matériellement , directement la parole de Dieu , d'où la difficulté de prendre ses distances par rapport à elle et de développer une herméneutique du Coran .

Ecrit par : Amélie | 20 mai 2008

Pour les nombreux protestants rigoristes américains (ceux qui portent des appellations souvent hautement com(s)iques) il en est encore de même.

Il me semble que c’est seulement depuis Vatican 2 que les catholiques sont tenus à une lecture distanciée avec exégèse. Détrompez-moi si besoin.

Pas de quoi triompher de toute manière :
On a eu notre lot de sornettes et d’abominations en occident. Raison de + pour ne pas récidiver avec celles de l’orient !

Écrit par : Zorglub | 20 mai 2008

Entre les deux il y aura toujours la possibilité d'une transformation triangle-étoile (ça c'est pour les initiés).

Ecrit par : dugong | 20 mai 2008

Ne me dites pas qu'à défaut du "Coran" (ou peut-être en plus), vous vous êtes attaqué à l'Etoile de la Rédemption" de Franz Rosensweig ? Respect !

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Le problème du Coran est effectivement le statut de ce texte qui aurait été directement dicté au prophète Muhamed par l'ange Gabriel. Donc intangible, sacré, anhistorique, non susceptible d'interprétation, contrairement à la Bible.

Autre problème, comme dit plaisamment Dugong, son caractère "monophasé" : Dieu est inaccessible, radicalement transcendant et ne fait pas l'expérience de la paternité et de la "faiblesse" (pas de "Kénôse").

Très problématique sur le plan psychanalytique.

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

"Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux": là il s'agit bien enrevanche d'un interdit alimentaire

Écrit par : uncertain | 20 mai 2008

en revanche

Écrit par : uncertain | 20 mai 2008

je disais juste qu'il existe une grande partie de la population croyante qui n'idôlatre pas son dieu.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2008

Heureusement !
Et nous ne doutions pas de votre santé mentale, s'il est besoin de vous rassurer ...

On peut être athée ou agnostique et raisonnablement respectueux de ce qui peut être respecté.
C'est mon cas et j'espère celui de tous ceux qui revendiquent un minimum d'humanisme.

Écrit par : Zorglub | 20 mai 2008

je disais juste qu'il existe une grande partie de la population croyante qui n'idôlatre pas son dieu.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2008

Très sérieusement cette fois, j'en suis persuadé.

Ecrit par : victor | 20 mai 2008

C'est qu'à force de taper sur les croyants non hystériques, comme on tape sur la classe moyenne, ben, y a des risques...

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2008

"vous vous êtes attaqué à l'Etoile de la Rédemption" de Franz Rosensweig ?"

Oh ! Grands dieux ! Non !

Mais, je crois tout de même un peu à la rédemption.

Je le dis d'ailleurs parfois à mes "mauvais" élèves.

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

dugong,

Les personnes que j’ai pu croiser qui ne détestent pas manifestement Meirieu, sont des gens qui, soit ont mal vécu le cours magistral, soit ne saisissent pas encore bien la signification de son discours, ne l'ayant que peu lu ou entendu et n’en connaissant pas la traduction sur le terrain.

Mais je suis d’accord, ce n’est pas parce qu’une discipline est réfutable qu’elle produit de la science. Toutefois, dire qu’elle doit être rationnelle, certes, mais les mathématiques ne sont pas le tout de la rationalité. Je faisais cette distinction simplement pour insister sur le fait qu’on ne saurait se débarrasser des concepts issus de cette discipline, héritière du behaviorisme et du cognitivisme, comme on le fait de ceux de l’astrologie (ce qui explique d’ailleurs son autorité dans les sciences de l’éducation, et la perplexité de ceux qui flairent que quelque chose ne va pas, mais ne voient qu’un immense travail à accomplir incessamment pour expliquer pourquoi).

Sanseverina

Merci à vous. Je pense toutefois que cette loi, cette règle adoptée à l’échelle de la société, a une efficacité, dans le secondaire (le sentiment religieux qui conduit à l’obligation du port du voile finira, à mon sens, par être corrompu par une dérogation si systématique), même si elle ne permet évidemment pas de résoudre avec certitude le problème à la racine. C’est que le port du voile n’est pas nécessairement l’effet d’une condition servile.

Écrit par : Pli | 20 mai 2008

Il me semble que c’est seulement depuis Vatican 2 que les catholiques sont tenus à une lecture distanciée avec exégèse. Détrompez-moi si besoin.

Les catholiques, par peur de l'hérésie, n'avaient en fait pas le droit de lire la Bible, mais seulement "d'entendre la parole de Dieu" pendant les offices religieux et les commentaires dûment autorisés, contrairement aux protestants qui la lisaient "en famille".

Dans le judaïsme, la Bible, la "Tora" est lue et commentée (en binôme) à l'infini dans les écoles talmudiques (yeshivas).

Il y a eu et il y a encore une lecture fondamentaliste, celle des fondamentalistes protestants "créationnistes" et celle dont fut victime Gallilée.

Mais la hiérarchie de l'Eglise catholique n'est plus "créationiste" (cf. la mise au point de l'archevêque de Vienne à ce sujet et a réhabilité Gallilée).

Aujourd'hui, effectivement depuis Vatican II, les catholiques ont le droit de lire la Bible individuellement ou collectivement en dehors de la proclamation liturgique.

L'Eglise a eu ses martyrs silencieux, condamnés, puis réhabilités, comme le père Lagrange qui n'ont pas apostasié comme Renan ou Loisy, mais ont attendu.

C'est tout l'immense domaine de la "recherche historique" (recherche des sources, archéologie, paléographie, étude comparée...)

Écrit par : Robin | 20 mai 2008

Si les croyants (de toutes sortes) étaient si certains que cela du bien-fondé de leur foi, ils essaieraient vraisemblablement un peu moins d'évangéliser leurs "proches" (et de façon moins violente!)
Ceci-dit, Pendariès, il ne me semble pas que quelque mécréant que ce soit ici ait quoi que ce soi contre ceux qui croeint et, en tous cas, les méprise! Simplement, il est agaçant que, par exemple, l'enseignement confessionnel reçoive des subventions, qu'il y ait, en Alsace, un CAPES de religion et des crucifix dans toutes les classes, qu'on fasse des menus en fonction des croyances religieuses dans les cantines, qu'on fasse sonner les cloches des églises le dimanche et pour les fêtes religieuses... Und so weiter.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

"Dans le judaïsme, la Bible, la "Tora" est lue et commentée (en binôme) à l'infini dans les écoles talmudiques"

Et, encore plus fort, avec plusieurs niveaux. Il y en a pour tout le monde : du crétin de base (condamné à l'exécution automatique de quelques gestes du rituel) à l'expert (kabbaliste).

Chiadé !

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Merci pour vos précisions Robin.

Écrit par : Zorglub | 20 mai 2008

D'ailleurs, on peut se demander si, au fond, les pédagogistes ne prennent pas les élèves pour des kabbalistes.

Une solution radicale : lecture ânonnée obligatoire de laTorah dans les IUFM !

Écrit par : dugong | 20 mai 2008

Amélie est une personne détestable qui trouve qu'au fond, il faut bien que la chrétienté s'affirme forte, ça permet au moins de lutter contre le développement des musulmans qui s'incrustent chez nous.

Je suis heureux de voir que le débat a tourné autour d'elle pendant les deux jours de mon absence : ça m'évite de relire le grand nombre de messages postés.

Par contre, j'attends avec impatience le prochain fil.

Écrit par : Jeremy | 20 mai 2008

Amélie est une personne détestable qui trouve qu'au fond, il faut bien que la chrétienté s'affirme forte, ça permet au moins de lutter contre le développement des musulmans qui s'incrustent chez nous.

Ecrit par : Jeremy | 20 mai 2008

Je dirais même plus : à bas TOUTES les calottes !

Écrit par : FGuichard, athée, grâce à Dieu | 20 mai 2008

On pourrait refaire les Croisades, aussi, tant qu'on y est, pour défendre l'Occident chrétien !

Ecrit par : TIGER LILITH | 20 mai 2008

Non, je veux simplement garder la liberté que nous avons acquise par de difficiles et sanglantes luttes, contre le catholicisme, le fascisme, le nazisme, le communisme et autres ismes.
Les deux noms cités sont simplement des exemples de personnes qui ont osé se rebeller; je vous l'accorde, ils ne sont certainement pas judicieux.

mabiche

Écrit par : mabiche | 20 mai 2008

Amélie, ce Blog s'est soucié avant bien d'autres du sort des filles dans l'Islam (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/07/13/pitie-pour-les-filles.html)
Et rendez-vous sur la prochaine Note dans la soirée.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2008

FGuichard, j'ai hâte de vous rencontrer en vrai !

(Vous vous souvenez qu'on s'est déjà vus en rêve...)

Écrit par : Jeremy | 20 mai 2008

Je vous demandais vendredi, chers collègues, pourquoi vous ne discutiez pas, par exemple, des sanctions que le ministre comptait prendre contre nous si nous ne déclarions pas grévistes 48 h avant la grève. Peu d'entre vous ont répondu, je dirais que vous avez au mieux effleuré le sujet. Montaigne à cheval a émis l'hypothèse -oh combien audacieuse et irrévérencieuse!-de la lâcheté du corps enseignant.
Vous n'étiez pas sérieux, cher collègue, vous ne pouviez pas être sérieux. Les habitués de ce blog ont un sens aigu des priorités et ils savent prendre des risques quand l'affaire est chaude. Qu'est-ce que la fin de l'école publique- savez- vous que pour la 1ère fois cette année, l'annuaire des établissements des académies inclut dans sa liste les établissements privés?- alors que les Sarrasins sont à nos portes, que dis-je à nos portes, dans nos écoles, dans nos bus, dans nos supermarchés... ? Et comme vous la croyez cette délicieuse "Amélie" qui a la chance d'avoir une amie hollandaise ?! qui lui dit justement ce qu'elle, Amélie, veut que nous entendions!
Ah! Qu'il est commode ce Grand Satan! Et comme vous me déprimez!!!
P.S:Les femmes de confession musulmane ne sont pas "voilées", elles portent un foulard

Écrit par : sarah | 20 mai 2008

Dites donc, Sarah, je me souviens très bien vous avoir répondu, moi.

Écrit par : Jeremy | 20 mai 2008

lire"si nous ne NOUS déclarions pas grévistes", bien sûr!

Écrit par : sarah | 20 mai 2008

Amélie est une personne détestable qui trouve qu'au fond, il faut bien que la chrétienté s'affirme forte, ça permet au moins de lutter contre le développement des musulmans qui s'incrustent chez nous.

Ecrit par : Jeremy |


Je peux vous assurer , Jérémy , de la réciprocité des sentiments que vous exprimez là .

Comme d'habitude , vous comprenez de travers .

Je vous laisse à vos certitudes , car j'ai mieux à faire que de me faire détester , je relis Ibn Warraq " Pourquoi je ne suis pas musulman ", et j'aurai ce soir une pensée émue pour vous !
Pardon Victor , j'allais vous oublier , mais il y en aura une petite pour vous aussi !

Salut et fraternité !

Écrit par : Amélie | 20 mai 2008

J'ai une amie française qui vit en Hollande depuis un bon nombre d'années et qui me dit que le gouvernement et la population commencent à se mordre les doigts de l'extrême liberté de culte qui est accordée aux musulmans, des écoles religieuses autorisées sans contrainte et que toute cette prétendue liberté a fini par fortifier le sentiment communautaire dans le mauvais sens du terme .
écrit par sansevérina


C'est Sanseverina qui a une amie hollandaise , lisez moins vite mais lisez mieux !

Le mot voile est employé par habitude , il faut dire Hijab .

Je vous salue bien , Sarah

Écrit par : Amélie | 20 mai 2008

"Je dirais même plus : à bas TOUTES les calottes !"

Ecrit par : FGuichard, athée, grâce à Dieu | 20 mai 2008

Comme disait Jean-Paul Deux, (qui était couillu, comme son nom l'indiquait): "accordons toutes nos calottes sur le même pas".

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

A mon avis cette montée de "l'islamisme" à deux explications différentes :

D'une part le Coran et la civilisation islamique (avec sa longue histoire) ont toujours une influence.
D'autre part en France un sentiment de rejet (réciproque dans une certaine mesure) et plus généralement chez les jeunes une conscience de l'absurdité du modèle proposé (et la mort dans tout çà ?).

D'où trois solutions possibles pour la France : regain du nationalisme (toujours aussi bête et efficace) du néo consumérisme (avec l'influence des télécommunications) ou du christianisme (moins bête que les autres à mon avis puisqu'il propose un sens à la vie).

Et ne rêvons pas d'Humanisme cher Max !.

Écrit par : farid | 20 mai 2008

Il paraît même qu'il aurait dit: "vivent les calottes rapées", mais seulement à son camerlingue!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

Heu, Robin, je n'ai pas cité Nietzsche : c'était-une-vanne !!!
C'est pas sympa, vous allez me faire détester par encore plus de monde !

Ecrit par : victor | 20 mai 2008

Mais non, victor. Il faut de tout dans un pot au feu, du sel, mais aussi du poivre ! Et puis, on l'aime bien, notre envoyé spécial à la Havane !^^^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

A propos de l'islam encore et des autres religions "monothéistes" (il ne s'agit pas de parler de "supériorité" de l'une sur l'autre, mais de faire des constats), la question du "sexe du Dieu" est évidemment déterminante dans la perception et la condition de la femme.

Le Dieu des Hébreux est indiscutablement masculin ("El Shadaï, Dieu des armées) si on l'envisage sous un certain aspect (l'attribut "Gebourah" - Rigueur - dans la Kabale, mais tout aussi indiscutablement féminin si on l'envisage sous un autre (l'attribut "Hesed" - Miséricorde -)...On parle des "entrailles de Dieu" qui a pitié de son Peuple et même de son côté "matriciel" (Chouraki rappelle que le mot hébreu pour "pardonner" est "matricier")...

On connaît aussi pour peu qu'on ait lu "La Légende des siècles" l'importance des figures féminines dans l'Ancien Testament (Esther, Sarah, la Reine de Saba, Judith, la belle Suzanne...).

Même chose dans l'Evangile (les saintes femmes, la mère de Jésus, Marie-Madeleine, premier témoin de la résurrection...).

Je ne veux pas dire par là que l'Eglise institutionnelle ou la synagogue ou les civilisations correspondantes n'aient pas fait preuve de "misogynie", je veux dire que l'on peut trouver dans les textes autre chose.

Il est dit dans l'islam (c'est la proclamation essentielle) "qu'Allah est grand! (" Allah ouakbar !"), les chrétiens l'ont également vu ainsi (le Christ "pantocrator" des byzantins), mais aussi dans le visage d'un enfant vulnérable et désarmé.

Je ne connais pas très bien les religions de l'Inde, mais il me semble que la place plus importante faite aux femmes dans la société indienne (relative, mais je crois réelle) et jusque dans la sphère politique est liée à l'existence de divinités féminines.

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

Robin, il faut créer, spécialement pour vous, une agrégation d'enseignement du fait religieux dans les écoles! Et demander à Jean-Paul d'insister auprès de Darcos pour qu'il prévoie, à cet effet, un nouvel aménagement des nouveaux programmes! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Robin, il faut créer, spécialement pour vous, une agrégation d'enseignement du fait religieux dans les écoles! Et demander à Jean-Paul d'insister auprès de Darcos pour qu'il prévoie, à cet effet, un nouvel aménagement des nouveaux programmes! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Je me verrais bien en professeur "coordonateur plénipotentiaire" de religion comparée avec une un turban d'un mètre de haut et une tunique sobre, bleu-marine et or, brodée de croissants, d'étoiles de David et de croix, pour ne pas vexer les susceptibiltés.

(il faudrait aussi prévoir un caducée et des brodequins à semelles compensées d'une dizaine de centimètres et quelques bagues, discrètes : lapis-lazzuli, chrysolites, améthystes...)

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

Hep, Christophe, il ne faut quand même pas pousser!
Je ne vois pas de crucifix dans les salles de mon collège (en Alsace).
Quant à votre "Und so weiter", il n'est pas vraiment heureux, car il fait un peu amalgame. Le dialecte alsacien est certes germanique, mais ce n'est pas l'allemand! Et je ne sache pas que les Alsaciens aient jamais eu un amour viscéral pour les Allemands. Ils ont suivi, certes, le mouvement de réconciliation entre les eux peuples lancé par de Gaulle et Adenauer, mais ils n'ont pas demandé, en 1870, après la défaite minable de Napoléon III, que l'Assemblée nationale française les abandonne à l'Empire prussien qui réclamait l'Alsace à titre de butin de guerre! 100 000 Alsaciens ont alors quitté l'Alsace, en abandonnant tout, pour rester Français, et il s'en est suivi une longue période d'occupation prussienne (1870-1919) au cours de laquelle les relations se sont peu à peu envenimées entre l'administration allemande et les Alsaciens. Si la guerre n'avait pas éclaté en 1914, la situation en Alsace serait devenue invivable , et probablement insurrectionnelle.

Écrit par : Jean | 21 mai 2008

Jean, mon "und so weiter" ne faisait en aucune manière référence à un quelconque amour des alsaciens pour les nazis, rassurez-vous! Ce n'est pas vraiment dans mes idées. ;-)
C'était simplement pour changer du "etc" habituel. Et il signifiait simplement qu'hélas, la liste de collusion entre églises de tous bords et état n'était, hélas, pas limitative, (voir les tentatives réitérées de not'bon président pour nous faire admettre l'idée de "toiletter" la loi de 1905, ses sorties sur "enseignants versus curés"... et caetera; en anglais, ça change un peu... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Je me verrais bien en professeur "coordonateur plénipotentiaire" de religion comparée avec une un turban d'un mètre de haut et une tunique sobre, bleu-marine et or, brodée de croissants, d'étoiles de David et de croix, pour ne pas vexer les susceptibiltés.
(il faudrait aussi prévoir un caducée et des brodequins à semelles compensées d'une dizaine de centimètres et quelques bagues, discrètes : lapis-lazzuli, chrysolites, améthystes...)
Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Robin nommé Grand Mamamouchi ! Un poste vacant dans l'Education Nationale depuis plus de trois siècles !

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Je me verrais bien en professeur "coordonateur plénipotentiaire" de religion comparée avec une un turban d'un mètre de haut et une tunique sobre, bleu-marine et or, brodée de croissants, d'étoiles de David et de croix, pour ne pas vexer les susceptibiltés.
(il faudrait aussi prévoir un caducée et des brodequins à semelles compensées d'une dizaine de centimètres et quelques bagues, discrètes : lapis-lazzuli, chrysolites, améthystes...)
Ecrit par : Robin | 21 mai 2008

Robin nommé Grand Mamamouchi ! Un poste vacant dans l'Education Nationale depuis plus de trois siècles !

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Si les croyants (de toutes sortes) étaient si certains que cela du bien-fondé de leur foi, ils essaieraient vraisemblablement un peu moins d'évangéliser leurs "proches" (et de façon moins violente!)
Ceci-dit, Pendariès, il ne me semble pas que quelque mécréant que ce soit ici ait quoi que ce soi contre ceux qui croeint et, en tous cas, les méprise! Simplement, il est agaçant que, par exemple, l'enseignement confessionnel reçoive des subventions, qu'il y ait, en Alsace, un CAPES de religion et des crucifix dans toutes les classes, qu'on fasse des menus en fonction des croyances religieuses dans les cantines, qu'on fasse sonner les cloches des églises le dimanche et pour les fêtes religieuses... Und so weiter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2008

Plus de cloches qui sonnent?.... Ce serait fermer et serrer sur lui-même l'espace comme un poing, alors que la lenteur du glas: le temps et l'espace s'élargissant. Mais ce serait aussi transformer radicalement le paysage de nos campagnes et de nos villes (nous sommes des êtres à multiples dimensions, vous le savez vous qui êtes musicien; l'objet vu change selon ce qui l'accompagne des autres sens), déjà que le Languedoc-Roussillon en prend derrière les oreilles, avec ses vignes arrachées...

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2008

De chez moi, je n'entends pas la cloche, et l'espace ne s'en porte pas plus mal !

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Je trouve que le son des cloches ne manque pas de charme... ce qui ne m'empêche pas d'être une athée convaincue.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Robin nommé Grand Mamamouchi ! Un poste vacant dans l'Education Nationale depuis plus de trois siècles !

Ecrit par : Jeremy | 21 mai 2008

Ca fait du bien d'être compris ! Je trouve en règle générale, la vie moderne un peu étriquée et singulièrement l'Education nationale.

Il faut mettre un peu de couleurs et de décorum dans cette grisaille. Reste aussi à convaincre la FCPE, le SNES et le FSU sur le principe et la direction de la CAMIF pour les uniformes, le mien et celui des "formateurs".

Ca vous intéresse, Jérémy, un poste de professeur plénipotentiaire de religion comparée ?

Écrit par : Robin | 21 mai 2008

"(nous sommes des êtres à multiples dimensions, vous le savez vous qui êtes musicien; l'objet vu change selon ce qui l'accompagne des autres sens), déjà que le Languedoc-Roussillon en prend derrière les oreilles, avec ses vignes arrachées..."

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2008

Oui, je suis d'accord avec vous! Mais je n'aime pas qu'"on" m'impose un environnement sonore en général, et les cloches le dimanche en particulier. Ou alors, il ne faudra pas venir râler quand on aura l'appel du Muezzin en plus.


L'avantage des vignes sur les cloches, c'est qu'elles font moins de bruit!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

"
Oui, je suis d'accord avec vous! Mais je n'aime pas qu'"on" m'impose un environnement sonore en général, et les cloches le dimanche en particulier.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008 "

C'est vrai que les cloches du dimanches sont une nuisance particulièrement insupportable!!!! Bon il y a aussi le bruit des voitures, mais ne nous trompons pas de combat (restons réalistes!!!).

Écrit par : Hervé | 21 mai 2008

Dans les régions où j'habite, Hervé, c'est presque plus compliqué d'échapper aux cloches qu'aux voitures... Et il y en a même qui conduisent, (des cloches).

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

Oui, je suis d'accord avec vous! Mais je n'aime pas qu'"on" m'impose un environnement sonore en général, et les cloches le dimanche en particulier. Ou alors, il ne faudra pas venir râler quand on aura l'appel du Muezzin en plus.

Christophe Sibille

Les cloches qui sonnent font partie du patrimoine sonore français, comme les clochés du patrimoine architectural; qu'elles sonnent ne me fait pas penser à Dieu, pour ma part (étant croyant pourtant, sauf durant mes longs moments de doutes). Ca me fait penser à ces neo-ruraux qui exigent de leur voisin qu'il tranche le cou au coq... Aussi ubuesque.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2008

Les cloches qui sonnent font partie du patrimoine sonore français, comme les clochés du patrimoine architectural; qu'elles sonnent ne me fait pas penser à Dieu, pour ma part (étant croyant pourtant, sauf durant mes longs moments de doutes). Ca me fait penser à ces neo-ruraux qui exigent de leur voisin qu'il tranche le cou au coq... Aussi ubuesque.

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2008

Ici, non loin, c'est à dire au bout du champ, mais en Suisse, on entend les cloches de l'église du villages voisin et dans les prés, mais à la belle saison, et toute la journée, les clarines des vaches qui broutent l'herbe tendre...
Et le son des clarines varie avec chaque vache, la plus grosse étant attribuée à la Reine...
C'est une bien jolie musique dont on ne se lasse pas...

Alors, gens de la ville, si vous n'aimez pas, restez dans vos villes...

Écrit par : Maminou | 21 mai 2008

D'accord avec Pendariès, les cloches qui sonnent font partie du patrimoine, elle sont un élément sonore du paysage. Quand je les entends, je ne pense jamais à leur signification religieuse. Je pense, éventuellement, au vers de Victor Hugo : "Le vent leur apportait de lointains angélus" ou à la cloche fèlée de Baudelaire...

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Ici, non loin, c'est à dire au bout du champ, mais en Suisse, on entend les cloches de l'église du villages voisin et dans les prés, mais à la belle saison, et toute la journée, les clarines des vaches qui broutent l'herbe tendre...
Et le son des clarines varie avec chaque vache, la plus grosse étant attribuée à la Reine...
C'est une bien jolie musique dont on ne se lasse pas...

Alors, gens de la ville, si vous n'aimez pas, restez dans vos villes...

Ecrit par : Maminou | 21 mai 2008

D'accord avec Pendariès, les cloches qui sonnent font partie du patrimoine, elle sont un élément sonore du paysage. Quand je les entends, je ne pense jamais à leur signification religieuse. Je pense, éventuellement, au vers de Victor Hugo : "Le vent leur apportait de lointains angélus" ou à la cloche fèlée de Baudelaire...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2008

Nous sommes sur la même longueur d'onde, mesdames.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2008

"dans les prés, mais à la belle saison, et toute la journée, les clarines des vaches qui broutent l'herbe tendre...
Et le son des clarines varie avec chaque vache, la plus grosse étant attribuée à la Reine...
C'est une bien jolie musique dont on ne se lasse pas...

Alors, gens de la ville, si vous n'aimez pas, restez dans vos villes..."

Ecrit par : Maminou | 21 mai 2008

Ca, j'adore, par contre!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2008

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