« Primaire encore | Page d'accueil | Redoublements »

10 mai 2008

De la Seconde au Bac

De la Seconde au Bac


Je sors d'un entretien-débat avec François Dubet au Monde de l'Education (1), sur l'hypothèse d'une réforme du Bac — entre autres choses.
Réformer le Bac ?
Dans un monde parfait, dans cet éden pédagogique dont le pédagogisme nous a exilés ; dans une Ecole dont la transmission des Savoirs serait la pierre angulaire — une Ecole où dès la fin du CP on Saurait Lire, Ecrire, Compter et Calculer (pour ne pas parler de ce que l'on saurait faire à la fin du CM2) ; dans un système où le Collège et le Lycée auraient été réformés, où on aurait passé à la trappe le collège unique et la sainte séquence, et où seraient enseignées des bases assez solides et assez générales pour supporter, plus tard, toutes les spécialisations ; dans un monde aussi où l'orientation vers les voies professionnelles ne s'effectueraient jamais par défaut, mais pour valoriser les désirs et les compétences — parce que l'on saurait que le Bac général n'est pas une fin en soi et qu'il est une vie, une vie active et fructueuse, en dehors des strictes performances académiques…
Dans ce monde-là, je n'hésiterais pas à me faire le propagandiste inlassable du contrôle continu. D'autant que 55% des formations supérieures (BTS, IUT, Prépas, Universités à numerus clausus ou à dérogations) recrutent déjà sur le seul critère du livret scolaire. On y sélectionne en tenant le Bac pour acquis — et il l'est effectivement pour 83% des candidats, chiffre surréaliste mais dont il faut bien se dire qu'il ne diminuera plus, les parents ne le comprendraient pas. Les élèves concernés par ces sélections spécifiques jouent la carte de ces filières dès la Première — et, dans le système utopique évoqué ci-dessus, sans doute dès la Seconde.
Dès la Seconde ? Bien sûr ! La "Seconde indifférenciée" conçue à la fin des années 70 est à mon sens le marqueur historique le plus sûr de l'échec patent, et précoce, du collège unique (1975). On a réalisé très vite qu'il manquait bien des bases aux élèves de la réforme Haby, et on a cru les leur donner en créant une Troisième-bis, comme si c'était à la fin qu'on acquérait les bases. Si Xavier Darcos a le temps de mener à bien une réforme sérieuse des programmes, il aura tout loisir de restaurer des Secondes différenciées — en fait, un socle commun solide et des spécialités. Il y gagnerait en efficacité — et en nombre d'heures. La clé d'une redistribution intelligente des postes est là — pas dans les diktats de Bercy.

Retour à l'utopie et à un Bac continu. En passant sur trois ans des partiels trimestriels, chaque élève, en fin de Terminale, disposerait de 9 notes par matière : de quoi éliminer la crainte d'être noté à la tête du client par son prof de l'année (trois subjectivités finissent par faire une objectivité). De quoi aussi dissiper la crainte de l'arbitraire dans la notation d'un examen final — et, in fine, l'angoisse née du bachotage. Dans un système idéal, quelle économie en anxyolitiques ! C'est la Sécu qui serait contente…
Et un Bac acquis sur trois ans le serait probablement, cette fois, par tout le monde — j'en ai fait la proposition légèrement iconoclaste dans "Fin de récré" : plus de redoublements, plus de stress parental. Tout bénéfice.
Sans compter que le troisième trimestre durerait à nouveau trois mois pour tout le monde. De quoi justifier une vraie ambition dans les programmes, et un allégement simultané d'une semaine scolaire que tout un chacun s'accorde à trouver trop lourde…

Mais nous ne sommes pas dans un système idéal. Le Bac 2008 n'a que le nom de famille de celui créé il y a deux siècles par Napoléon. Il n'a qu'une parenté lointaine avec celui de Jules Ferry — il est déjà très différent de ses parents proches qui, dans les années 1960, ne concernaient que 15% d'une classe d'âge. Le Bac ? Appellation incontrôlée ! Il y a quarante ans, il ouvrait au métier d'instituteur. Aujourd'hui, il faut un Master 1. Le Bac est l'étalon-toc de cette inflation scolaire qu'a analysée Marie Duru-Bellat.
Alors, toucher au Bac ?

On peut, pour se donner bonne conscience ou amuser la galerie, tailler dans l'invraisemblable maquis d'options qui engendrent, aujourd'hui, près d'une centaine de Bacs différents. On peut mieux répartir les épreuves, entre Première et Terminale (ça se faisait dans les années 50-60), limiter la désorganisation de l'année scolaire, faire passer les épreuves ailleurs que dans les lycées (c'est déjà le cas, çà et là, depuis l'année dernière), et, peut-être, alléger la facture. Le Bac, c'est 40 millions d'euros en seuls frais de gestion. Et pour quels résultats…

Broutilles. L'urgence, c'est de modifier les élèves — en leur donnant plus, en leur donnant mieux. Ce n'est pas le thermomètre qu'il faut changer, c'est tout ce qui provoque la fièvre. Il faut que les programmes de Primaire soient appliqués — et deux fois plutôt qu'une. Il faut que les programmes de collège enfoncent le clou — et que les voies professionnelles soient vraiment explorées, et préparées, dès la Quatrième. Il ne faut plus laisser un gosse à la dérive — No child left behind, ont dit les Américains, et cette décision commencent apparemment à porter ses fruits. Il faut enfin repenser le Lycée, peut-être en concevant un vrai tronc commun et un système simplifié d'options, Littéraire, Scientifique, Economique, Technique et Tertiaire.
Il faut surtout — cessons de rêver — que le Bac conserve son caractère national, anonyme, auquel les Français sont si attachés. Dans un système idéal, les Proviseurs de lycée, publics pu privés, ne chercheraient pas à peser sur les notes mises aux élèves pour des questions de gloriole — ou d'avancement. Mais dans le monde réel, des pressions permanentes s'exercent déjà sur les correcteurs, via les IA, IPR et autres Présidents de jurys. Seront-elles encore nécessaires quand la très grande majorité des élèves arrivera à l'examen avec de vraies connaissances ?
Dernier point. Peut-être faudra-t-il tirer un jour la conséquence de toutes ces sélecions opérées sur dossiers : le Ba peut-il rester le premier grade universitaire, ou doit-il ^tre clairement, comme chez tous nos voisins, un exmen de fin d'études ?
Mais suis-je sot ! La question ne se posera pas, et on n'aura plus 50% d'échecs en première année de fac, dès lors que l'on aura remis le système sur ses pieds, le Savoir au centre du système, et les irréductibles du pédagogisme à la retraite.

Jean-Paul Brighelli

(1) À paraître en juin.

Commentaires

"Dans un monde parfait, dans cet éden pédagogique dont le pédagogisme nus a exilés"

lapsi?
En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!
;-)
Mais à quoi renvoie votre (1), Jean-Paul?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Bonjour,

Un petit texte qui éclaire la dégradation de l'enseignement des maths, et au passage l'importance de la simultanéité des apprentissages.

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/geom_elem.pdf

écrivais-je un peu tard sur le fil précédent...Je remets le lien ici parce que ce document a des rapports plus étroits qu'il n'y paraît avec la question du bac et de la réforme du lycée.
Quelques remarques.
1- On veut donc "réformer" tout à la fois, le primaire, le collège, le lycée, le bac etc. Admettons. Cela suppose une vision d'ensemble du système éducatif et de ses finalités ; où est-elle ? Dans les orientations européennes en matière éducative ?
2- Il est maintenant question du lycée et du bac ; or les programmes du collège sont en panne, et la question plus général du collège n'est pas résolue ; elle n'est même pas posée. On continue avec le collège unique ?
3- Ne l'est pas non plus celle, liée, de l'enseignement professionnel. Or il est de plus en plus évident que la France a été désindustrialisée de manière sauvage et aveugle et qu'il faudrait envisager une réindustrialisation raisonnée : avec quelle main d'oeuvre qualifiée, formée comment ?

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2008

Pas d'accord !!

Cet invraisemblable contrôle continu imposerait des épreuves hivernales pour le bac option surf, des conditions insupportables et pneumopathogènes.

Oui au bac au mois de Mai !!
;o))))

Ecrit par : yann | 10 mai 2008

C'est beau, l'espoir.
Moi, je n'y crois plus. Terminé.

Ecrit par : ProfAnonyme | 10 mai 2008

Pas bien le pédagogisme, bouh !
D'ailleurs, il faudrait trouver un moyen de s'en débarrasser. Une petite idée Jean-Paul ?
Ah, je sais, lançons une grande campagne publicitaire pour dire à tout le monde qu'ils sont vilains. Bien sûr, avec leurs noms ! Qu'ils aient honte d'eux

Fan de JPB

Ecrit par : Fan de JPB | 10 mai 2008

Le bac par contrôle continu ? Vaste programme révolutionnaire !

Que restera-t-il de ces bonnes intentions une fois que le clergé du Moloch se sera emparé de sa ritualisation ?

Des ablutions ablatives ?

Je n’avais pas eu le temps de réagir à la nomination de Theulé.

Je cite un extrait de l’Encyclopedia Universalis : " Nabonide *, qui monta sur le trône de Babylone en - 556, conduisit une politique nouvelle en soutenant le culte du dieu lunaire Sîn ** contre Marduk ***, divinité tutélaire de Babylone : la réaction du clergé fut très vive et le nouveau souverain dut s'éloigner de Babylone. "

Par un audacieux raccourci qui rapproche Babylone de la tradition molochoïde, je vois la nomination de Theulé comme chantre dans le clergé du Moloch comme le présage d’un renouvellement de l’Histoire.

Il parait qu’à Babylone, le clergé se divisait en trois ordres : les conjurateurs, les devins et les chantres.

Une taxonomie réactualisée semble ainsi s’imposer dans les Directions. Peut-être cela débouchera-t-il sur de nouveaux statuts ? Et une inefficacité nocive modernisée et renforcée ?


* Déformé par les copistes en Nabot hideux.

** Dont le rituel central est le « blanc sin » c'est-à-dire «la signature que l'on appose sur un document avant que n'y figurent les termes de l'acte ».

*** Meirieu en Balbelonien moderne (par contraction, le « babil »).

Ecrit par : dugong | 10 mai 2008

Le bac par contrôle continu ? Vaste programme révolutionnaire !

Ecrit par : dugong | 10 mai 2008

Si jeune Mabuse, ça faisait partie des revendications soixante-huitardes.
40 ans après, quand Fillon le propose, les lycéens le refusent et les syndicats approuvent ! Faudrait savoir.

De toutes manières, effectivement, le contrôle continu existe déjà. Il est même plié au second trimestre de terminale, puisque tous les dossiers d'admission en prépa, BTS, IUT, écoles d'ingénieurs, etc. sont clos au 25 Mars. Et il profite aux meilleurs, et aux petits malins qui savent s'y retrouver dans le maquis des formations.
Une éventuelle réforme du bac va forcément de pair avec une vraie politique d'orientation, avec de vrais moyens. Sinon, ça ne sert à rien.

Ecrit par : yann | 10 mai 2008

Encore un article qui va se retrouver en salle des profs (avec votre bénédiction anticipée, naturellement...) : Merci M. Brighelli !

Ecrit par : Manu | 10 mai 2008

Retour à l'utopie et à un Bac continu. En passant sur trois ans des partiels trimestriels, chaque élève, en fin de Terminale, disposerait de 9 notes par matière : de quoi éliminer la crainte d'être noté à la tête du client par son prof de l'année
écrit par JPB

C'est le retour aux "compositions trimestrielles " "d'antan" ( mais on n'est pas si vieux ! ) et qui présentaient l'avantage au fond d'être plus justes et plus motivantes pour les élèves !

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Si Xavier Darcos a le temps de mener à bien une réforme sérieuse des programmes, il aura tout loisir de restaurer des Secondes différenciées — en fait, un socle commun sol
écrit par JPB

Oui , mais vous allez manifester contre lui ???!!!

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Bien sûr qu'il faut modifier le Bac , un retour aux Compostiions trimestrielles serait effectivement une bonne chose.quitte à prévoir une session de rattrapage pour ceux qui n'aurait pas obtenu leur moyenne sur trois ans.


Bien entendu il faut renoncer à la fiction du Bac Premier grade universitaire et "sabrer" dans les options.

Le fils d'une collègue de mon épouse doit par exemple se rendre dans un autre département de l'Académie pour passser l'option "Ping-pong" !

Authentique...

Comme disait Joseph Vissirovitch Djougachvili, "Meux vaut moins mais mieux".

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2008

En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!

Pour dire quoi, on se le demande...

Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2008

"En tous cas, j'ai grillé Saperlipopette!!!

Pour dire quoi, on se le demande..."

Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2008

En tous cas, Guillaume, nul ne contestera que votre message soit le plus intéressant de la matinée!!! ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Il y a un blog que je démarre (et où j'essaierai de ne pas employer "surréaliste" à contresens . (mais débattre avec Dubet, il faut en effet de l'appétit).

Ecrit par : Sinon là | 10 mai 2008

Bonjour à tous. Ayant un fils se préparant à passer le bac le mois prochain, il est préférable pour notre équilibre familial que je m'abstienne de lire tout ça. Ce n'est plus le moment, maintenant on fonce cers cette épreuve, qu'elle soit ou non dévalorisée, mal corrigée et notée de façon aléatoire à l'issue de trois ans de glandouille ou de labeur acharné.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2008

Mais la journée n'est pas finie...
Petits textes en provenance du Québec :

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_sujet=51129&id_message=243389

Ecrit par : Guillaume | 10 mai 2008

Malheureusement pas d'acc, JPB.
Si les dossiers sont pliés le 25 mars comme le soutient yann, c'est en fonction des notes données dans certains lycées, par certains professeurs.

Et les partiels sur 3 ans depuis la seconde ressembleraient furieusement à une politique de cycle (après aménagement pour modules ratés) dont les effets en primaire sont désastreux.

Une épreuve nationale sélective avec éventuellement, après notation, un coup d'œil sur le livret, conserve un aspect "jugement de Dieu" (pour emmerder les sectaires) qui prévient des plaintes discriminatoires.

Dernier point : vous dites que les parents ne comprendraient pas un pourcentage de réussite inférieur à 83%, mais ils ont pourtant bien avalé la fin du système glorio-trentenaire de retraite par répartition.

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

récriminatoires, bien sûr, au lieu de "discriminatoires".

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

Bon courage à vous, Dobolino.

Ceci dit, vous n'avez pas trop de soucis à vous faire : rater le bac est aujourd'hui devenu... difficile.

JPB rappelle souvent avec d'autres les fameux 83 % de taux de "réussite" du bac. N'oublions pas non plus que ceux qui le loupent le repassent, ce qui porte le taux en question à 95 %.

Que cela n'empêche pas votre fils de s'atteler à la tâche pour décrocher une mention ou être tout simplement fier de son travail, par exemple. Avec nos encouragements renouvelés.

Ecrit par : Manu | 10 mai 2008

Avec nos encouragements renouvelés.

Ecrit par : Manu | 10 mai 2008

Pareil, bonne chance au fiston !

Ecrit par : victor | 10 mai 2008

Horreur :
"Fin de récré" est en vente au rayon sciences de l'éducation de la grande librairie Mollat de Bordeaux !

Ecrit par : michel | 10 mai 2008

Qu'en pense Jérémy ??

http://marianne2.fr/Les-Indigenes-creent-un-parti-anti-
souchiens-_a86962.html?voir_commentaire=oui

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Je ne saisis pas très bien les objections de Steppenwolf (quel grand livre ! L'un de mes bouquins-fétiches…). Que signifie "certains lycées, certains professeurs" ? Tout élève peut poser sa candidature — ou soupçonnez-vous les recruteurs d'être déjà sensibles à l'identification du lycée, à sa réputation, etc. ? C'est très partiellement vrai — dans un bassin donné, on finit par connaître tout le monde, mais lorsqu'on se présente dans une grande prépa en venant de Trifouillis-les-oies ou Roquefort-la-Bédoule, tout repose sur les notes et les appréciations.

Je salue le passant de la Libre Pensée — bonne chance pour son blog.

Et je n'ai aucun souci pour le fils de Dobolino — je m'en fais moins qu'elle, apparemment. Avec une telle mère (et une telle tante, hein, Cat), on ne peut qu'avoir du talent.
Evidemment, il y a le père -:)))… que je ne connais pas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2008

Dobolino , je pense que pour rater le bac , il faut être absent ! Alors good luck , pas de fièvre carabinée ce jour-là !

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Si les dossiers sont pliés le 25 mars comme le soutient yann, c'est en fonction des notes données dans certains lycées, par certains professeurs.

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

Les dossiers sont constitués des notes données dans TOUS les lycées, par TOUS les professeurs. Tous les élèves peuvent soumettre leur dossier pour candidature dans les prépas, BTS, écoles diverses, etc., et le système ne fonctionne (plutôt bien) que parce que les professeurs sont responsables et ne notent pas au hasard ou de façon exagérée. Et même s’ils le font, alors tout le monde le fait, ce qui revient au même dans un contexte de concours.


…mais ils ont pourtant bien avalé la fin du système glorio-trentenaire de retraite par répartition.

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

Parce que vous, vous l’avez avalé ? J’en suis fort aise pour vous.
Pour ma part, une fois que j’ai payé mes cotisations obligatoires du régime par répartition, je n’ai plus trop de quoi cotiser à un système par capitalisation.

Ecrit par : yann | 10 mai 2008

ou soupçonnez-vous les recruteurs d'être déjà sensibles à l'identification du lycée, à sa réputation, etc. ? C'est très partiellement vrai — dans un bassin donné, on finit par connaître tout le monde, mais lorsqu'on se présente dans une grande prépa en venant de Trifouillis-les-oies ou Roquefort-la-Bédoule, tout repose sur les notes et les appréciations.

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2008

Et quand il s'agit d'un réseau national (je pense aux INSA), la question du lycée d'origine ne se pose pas. Seuls les dossiers sont comparés, et encore, seulement les notes.

Ecrit par : yann | 10 mai 2008

"Horreur :
"Fin de récré" est en vente au rayon sciences de l'éducation de la grande librairie Mollat de Bordeaux !"

Ecrit par : michel | 10 mai 2008

Où est le problème? Il est aussi scientifique que le reste!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

J'ai trouvé chez ProfAnonyme (PA, votre blog est excellent, au fait), ce post hilarant (que Pa a elle-même trouvé sur un forum Euc Nat). Je me permets de le poster ici, histoire de vous faire rire et de vous accabler un peu plus :


" "La séance a été préparée [étonnant pour un fainéant de tzr], les notions sont traitées avec rigueur [oha, le cours chiant]"
" Le professeur [c'est moi] conduit la classe avec une autorité bienveillante, et de façon très directive [nazi!], une classe tranquille [aucun mérite] dont les élèves prennent volontiers des notes [si en plus ils savent écrire, c'est trop facile]"
" Monsieur XXX est un professeur sérieux [chiant] qui veut assurer un enseignement solide [donc chiant aussi] à ses élèves"
"Le cahier de texte indique un avancement satisfaisant du programme avec des travaux pratiques réguliers [ouf]"
"Je recommanderais cependant des moments de recherche d'une activité pendant lesquels les élèves travaillent seuls [l'élève au centre patati, construit son savoir patata]. Il aurait été par exemple souhaitable de partir d'une situation expérimentale afin de permettre la découverte du fonctionnement du circuit RC, [l'aime bien les virgules placées n'importe où, ça fait intello] pour en faire construire progressivement une modélisation au moyen d'éléments connus des élèves."

[- Kévin : Tiens, un condensateur, comment cela peut-il bien fonctionner ?
- Dylan : Tu devrais essayer de le mettre en série avec une résistance
- Kévin : Bonne idée Dylan et puis on va brancher le tout aux bornes d'une source idéale de tension continue.
- Dylan : Comme ça, en analysant la courbe donnant la tension aux bornes du condensateur en fonction du temps, on connaîtra la loi mathématique qui régit la charge du condensateur!
- Kévin : Allons-y, ça va trop péter sa mère !]

" Je regrette donc que l'introduction de cette nouvelle notion soit uniquement théorique [a pas beau les maths], voire hors programme [le lapsus avec le "voire" est croustillant je trouve] pour la résolution analytique dont la teneur est pourtant précisée dans le programme [FAUX, je lui ai pourtant mis sous le nez]"

"Je l'inviterai à produire un questionnement nominatif [je le fais] afin de solliciter tous les élèves [ Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Samantha, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Dylan, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Johnattan, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Johnny, qu'est ce que tu penses du condensateur ? Mickaël, qu'est ce que tu penses du condensateur ? tiens, ça sonne !] et à alléger la prise de notes des élèves [qu'est-ce qu'il est chiant ce prof, décidément !]"

"Je relève cependant plusieurs fois (...) l'exposé de notions hors programme [rien n'existe en dehors du saint programme, le programme est tout, le programme est un, le programme est la vie] comme le calcul de pH (...) selon une pratique de l'ancien programme [qui était nul puisque c'était l'ancien, maintenant, on en a un nouveau, qui est beaucoup plus mieux puisque c'est le nouveau, contrairement à l'ancien, qui je le rappelle était pas beau].

"L'évaluation s'appuie sur trois devoirs surveillés et une interrogation de cours. Je suggèrerais ici plusieurs pistes:
- introduire de la progressivité dans l'évaluation écrite, même si le professeur procède à des interrogations orales régulières des élèves bâties selon le type "classes préparatoires" [les guillemets sont d'origine, un peu comme si elle se pinçait le nez en écrivant le mot]" [je dois faire deux interros écrites avant chaque devoir donc 9 notes]
- augmenter le nombre de devoirs en temps libre qui procèdent au développement de qualités de réflexion ainsi que rédactionnelles des élèves [3 DM par trimestre donc 12 notes]
- instaurer une évaluation des capacités expérimentales régulières [deux fois par trimestre donc 14 notes]
[- je recommande également à Monsieur XXX de prendre chaque jour : 17 aspirines, 12 guronzan, 34 vitamines C et 14 doses de corticoïdes pour pouvoir corriger 420 copies par classe et par trimestre]
[Le nombre de notes conseillé n'apparaît pas dans le rapport mais il m'a été communiqué pendant l'entretien, je vous jure que je n'ai rien exagéré]

"Je lui souhaite pleine réussite au concours de l'agrégation" [trop aimable]

Voilà, tout ça pour voir ma note passer de 42 à 41."

Ecrit par : Kap | 10 mai 2008

Le système de contrôle continu avec partiels sur trois ans ne risque-t-il pas d'aboutir à des dipômes de valeur très inégale ?
Le niveau des différents lycées est loin d'être équivalent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008

Excellent, le rapport d'inspection et ses commentaires!

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008

Visiblement tous les esclaves n'ont pas la même valeur , il conviendrait d'être objectif , pour en finir avec la culpabilisation :


http://herodote.net/histoire/synthese.php?ID=16&ID_dossier=123

http://www.racerealist.com/slavery_fr.htm

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51k6wfdK0eL._SS500_.jpg

Et parler de l'esclavage contemporain :

http://www.sosesclaves.org/Pagecentrale.htm


http://www.amnestyinternational.be/doc/article1529.html

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

"http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/10/xavier-darcos-veut-batir-un-lycee-a-la-carte_1043336_3224.html"

Ecrit par : lucile | 10 mai 2008

J'aime particulièrement ce passage-ci :

"M. Darcos juge ainsi que les emplois du temps devraient alterner les cours et des "moments d'étude". Et il propose surtout d'"offrir systématiquement du soutien à ceux qui en ont besoin". Il envisage aussi de "remplacer le redoublement par des enseignements complémentaires".

Ce point pourrait être crucial : selon Philippe Meirieu, professeur en sciences de l'éducation, éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de l'ordre de 45 000 postes. Serait ainsi illustrée l'idée énoncée par Nicolas Sarkozy dans sa prestation télévisée du 24 avril : ce ne sont pas les réductions de postes qui obligent à réformer, mais "les réformes qui permettront les réductions de postes"."

Cette vieille salope de Meirieu qui vient lécher le cul de Darkozy. La bonne vieille alliance capitalisticopédagopourrie...

Ecrit par : Kap | 10 mai 2008

Et puis aussi ceci , entre autres thèmes traités sur ce site :

http://www.csi-suisse.ch/sudan_nie_muslim.php?bnrLink=sudan_nie_muslim.php&sId=

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Je sais les latinistes présents sur ce blog. Je me permets donc de leur signaler la naissance, il y a un mois, d'une association Le Latin dans les Langues Européennes (ALLE) qui a pur but de "promouvoir la reconnaissance du latin comme lien constitutif avec le français et sa littérature, ainsi que la part évidente et forte qu’il tient, à titre de substrat commun et nourricier, dans le patrimoine des littératures européennes". Diverses conférences sont d'ores et déjà envisagées (la première : 27 mai 2008, Lycée Henri IV, à 18h30 : rencontre-conversation avec Yves Bonnefoy, à destination des lycéens et des élèves des classes préparatoires littéraires et scientifiques du Lycée Henri IV et de leurs professeurs.). Pour en savoir plus, contacter Cécilia Suzzoni (cecilia.suzzoni@wanadoo.fr), sa présidente, par ailleurs prof en prépas à Henri IV.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2008

éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de

Pourquoi , vous avez beaucoup de redoublants ?? Au lycée , ils ont disparu depuis un moment déjà !

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Les programmes d'Histoire prévoient-ils un chapitre sur les chrétiens persécutés dans le monde ou bien considère-t-on que ce n'est , là aussi , qu' un détail ?

http://www.csi-suisse.ch/irak_les_chretiens_passes_a.php?bnrLink=irak_les_chretiens_passes_a.php&sId=

http://www.csi-suisse.ch/indien_95_kirchen_niedergeb.php?bnrLink=indien_95_kirchen_niedergeb.php&sId=

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Les programmes d'Histoire prévoient-ils un chapitre sur les chrétiens persécutés dans le monde ou bien considère-t-on que ce n'est , là aussi , qu' un détail ?

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

ce serai plutôt le programme d'étude du fait religieux non?

mabiche

Ecrit par : mabiche | 10 mai 2008

Il me semble que réfléchir aux contenus des programmes pour les modifier est tout aussi important que s'interroger sur la pédagogie .
Quand on regarde les manuels scolaires de français ou d'histoire , on ne peut qu'être désespérés par l'atmosphère politiquement correcte qui les enveloppe !
C'est quoi aujourd'hui "une tête bien faite" si on ne la nourrit que du "catéchisme " bien pensant , dont on se plaint aussi ici , me semble-t-il ??

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

ce serai plutôt le programme d'étude du fait religieux non?


Il me semble que oui , si on est logique .

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

"Je lui souhaite pleine réussite au concours de l'agrégation" [trop aimable]

Voilà, tout ça pour voir ma note passer de 42 à 41."

Ecrit par : Kap | 10 mai 2008

Hilarant ce rapport d'inspection et son commentaire...Cependant...

A propos des usines à gaz pédagogistes je crois avoir expliqué qu'à la suite d'un stage d'Etablissement animé par un proche de Meirieu et qui portait notamment sur la "docimologie" (je suis incollable en "docimilogie" !), il s'était avéré indispensable de faire réaliser de nouveaux bulletins scolaires en fonction des trois compétences dégagées par les savantes analyses "matacognives" du formateur : mémorisation, application, réinvestissement, compétences nécessitant 3 modalités d'évalution distinctes, multiplées par 4 domaines de compétence = 12 notes différentes par trimestre non réduisibles à la moyenne.

Ce dispositif "expérimental" fut discrètement et tacitement suspendu le trimestre suivant.

Ecrit par : Robin | 10 mai 2008

"Le Bac, c'est 40 millions d'euros en seuls frais de gestion."

J'ai toujours quelques doutes sur ce genre d'évaluation.
Que sont ces frais de gestion?
Compte-on le temps de travail et de qui?
Veut-on en profiter pour virer les fonctionnaires inutiles?
40 millions est-ce beaucoup?
Va-t-on faire le même calcul pour le coût d'un contrôle continu sur trois ans?
La généralisation du contrôle continu ne risque-t-il pas de modifier l'ambiance dans les lycées (on a souvent parlé des pressions au moments des corrections, il a beaucoup à dire sur ce qui se passe en CFA où des enseignants contractuels et donc précaires reçoivent des consignes claires d'augmenter de deux points les notes données aux élèves).
Et avec les élèves qui sont pour l'instant hors Contrôle continu (car ne visant pas les filières "'élite") je crains des stratégies de négociation à n'en plus finir.

Ecrit par : Hervé | 10 mai 2008

Et parler de l'esclavage contemporain :

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Si la Mauritanie a une loi interdisant l'esclavage, n'a t'elle pas aussi introduit la charia? si oui abolition de l'esclavage et charia: n'est ce pas un oxymore?

mabiche

Ecrit par : mabiche | 10 mai 2008

Baccalauréat : tonner contre.

Ecrit par : Milady | 10 mai 2008

Bonjour, Milady. Vous allez sortir d'hibernation ?
Amicalement vôtre…

Ecrit par : Abraxas | 10 mai 2008

Amélie, calmez-vous. Vous allez vous faire gronder par votre cardiologue ET votre psychiatre.

Je pense bien évidemment que l'initiative des Indigènes est répugnante. Qu'y aurait-il de plus à dire à ce sujet ??

Ecrit par : Jeremy | 10 mai 2008

Parce que vous, vous l’avez avalé ? J’en suis fort aise pour vous.
Pour ma part, une fois que j’ai payé mes cotisations obligatoires du régime par répartition, je n’ai plus trop de quoi cotiser à un système par capitalisation.
Ecrit par : yann | 10 mai 2008

Réduisez votre train de vie. J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.
Pareil pour le "nouveau" bac : réduisez vos aspirations.

Pour JPB et yann, je veux bien croire à l'anonymat respecté pour le choix des candidats d'après dossiers, au moins autant qu'à celui qui permit à l'IA de remonter jusque sur le blog pour pister certains mécontents.

Je pense bien évidemment que l'initiative des Indigènes est répugnante. Qu'y aurait-il de plus à dire à ce sujet ??
Ecrit par : Jeremy | 10 mai 2008

Faire dissoudre le mouvement.

http://www.youtube.com/watch?v=t6-FQuzhrwM&NR=1

Comme dit Finkielkraut : "On se fout de ma gueule, on se fout de ma gueule".

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

Guillaume vous avez peut-être grillé Saperlipopette mais je ne lis le blog que très sporadiquement c'est en ne voyant que 110 messages de midiblogs non lus dans ma boite (depuis hier après-midi)que je me suis doutée qu'il y avait un nouveau fil...et devinez de quoi "on y cause"? en mai ,parmi les marroniers , on trouve entre autre le bac !
je coche la petite case et survole les quelques cinquante messages déjà postés!
il fait beau, c'est pas vraiment un temps à rester devant l'ordi...
bonne soirée
Pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 10 mai 2008

Le "Kévin, qu'est ce que tu penses du condensateur ?" du collègue inspecté m'a plongé dans un abîme réflexif dont il sort ce dialogue entre un animateur de sciences et Kevin, l'animé:

Nous sommes au début d'une séquence expérimentale dans une terminale S.

L'animateur : Kevin, ce condensateur que voici que voilà, que proposes tu d'en faire en introduction ?

Kevin pense très fort à une introduction de l'animateur par voie rectale mais suggère bon prince : on pourrait l'introduire dans un circuit…

L'animateur : quel circuit ?

Kevin : Ben celui qu'on pourrait faire avec le bidule qu'est ici et le zimbrec qu'est là.

Il faut dire qu'il y en a plein la table. Notamment une interface d'acquisition de mesures. Très important ça : on peut y brancher un tas de capteurs pour faire une foultitude de mesures avec lesquelles on peut se livrer aux délices du "number crunching" avec le tableur intégré au logiciel de pilotage.

L'animateur (l'air dégagé, flippé à l'idée que Kevin remette encore une fois le GBF en court circuit, lutte à mort contre ses tendances primitives directives) : essaie et on en reparle mais pense aux consignes d'utilisation du zimbrec comme tu dis.

Après un tour des tables, l'animateur revient voir Kevin qui a encore branché l'interface d'acquisition en série dans le circuit. Il pense très fort : quel connard de bral, ce Kevin.
L'air un peu grave, il questionne : te rappelles-tu les consignes de branchement de l'interface dans le document vidéo que tu as coproduit au premier trimestre avec Romy ?

Kevin : Avec Romy j'ai fait une vidéo du stage de danse. C'est avec Romain que j'ai fait l'interface…

L'animateur : Bon, fait une synthèse avec le protocole de Romain.

Kevin : J'pourrais pas plutôt synthétiser avec Margaux ?

L'animateur : Si tu veux mais n'oublie pas la problématique de départ.

Le temps passe. L'animateur en est à son 457ème tour des tables.

L'animateur : Kevin, qu'as tu fait de la problématique de départ ?

Kevin : je l'ai posée à côté de l'interface.

Ecrit par : dugong | 10 mai 2008

Si la Mauritanie a une loi interdisant l'esclavage, n'a t'elle pas aussi introduit la charia? si oui abolition de l'esclavage et charia: n'est ce pas un oxymore?

mabiche

En effet :«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12&ID_dossier=123&main=64386ad1912706ff87ebc963c9aba828

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Et quand il s'agit d'un réseau national (je pense aux INSA), la question du lycée d'origine ne se pose pas. Seuls les dossiers sont comparés, et encore, seulement les notes.

Ecrit par : yann | 10 mai 2008

Pourquoi pour vous, il n'existe que l'INSA ?
Yann, pourtant vous en me paraissez pas naif.

Arrêtez, Henri IV et autre lycéee lambda n'ont pas la même valeur.
Tout cela n'est qu'hypocrisie !
Voilà ou même finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.

Ecrit par : Carole | 10 mai 2008

"M. Darcos refuse d'entrer plus avant dans la description technique de sa réforme et assure que celle-ci doit faire l'objet d'un travail approfondi. Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."


Salut les réacs !

Alors, devinez qui je nomme, le 10 juillet, pour foutre en l'air le lycée et vos statuts ? Relisez attentivement l'article du Monde, il y a suffisamment d'indices pour des spécialistes du texte comme vous. J'offre un poste d'inspecteur au premier qui trouve.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/10/xavier-darcos-veut-batir-un-lycee-a-la-carte_1043336_3224.html

Ecrit par : X.D. | 10 mai 2008

Jack Lang

Ecrit par : Kap | 10 mai 2008

Ségolène ???

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Tout de même pas Meirieu ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008

Allègre m'a tuer
Jospin aussi
Chevènement a trop servi ...

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Mélenchon , Glavany ..

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Meirieu, mais je ne veux pas du poste d'inspecteur.

Ecrit par : collombon | 10 mai 2008

Meirieu , ce serait une félonie !

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Il est assez curieux de constater qu'un texte qui aborde sérieusement la question posée sur ce nouveau fil n'ait pas encore été commenté sur ce blog où l'on parle pourtant volontiers de connaissances, de constructivisme et de tout ce qui s'ensuit.
Je le reposte donc.

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/geom_elem.pdf

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2008

Je recommence
http://marianne2.fr/Les-Indigenes-creent-un-parti-anti-souchiens-_a86962.html?voir_commentaire=oui

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Quelle bande de cinglés ! Le pire c'est que le mot "indigène" signifie en réalité "celui qui est originaire du pays où il se trouve".
Autrement dit, les indigènes sont précisément en France ces fameux "blancs chrétiens" qu'ils haïssent.

Ils ne sont pas seulement cinglés, ils sont aussi trés cons, finalement.

Ecrit par : Manu | 11 mai 2008

éliminer les redoublements au lycée permettrait une économie de

Pourquoi , vous avez beaucoup de redoublants ?? Au lycée , ils ont disparu depuis un moment déjà !

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008

Meirieu ressort régulièrement cette vieille lune comme quoi le "redoublement coûte trop cher". Et envoyer des mecs au casse-pipe, c'est à dire à l'ANPE, parce qu'ils n'ont rien dans le crâne,plus précisément parce qu'on les a fait passer au forceps dans la classe supérieure alors qu'ils n'ont pas le niveau, combien ça coûte ?

Le mensonge n'est jamais assez gros.

Ecrit par : Manu | 11 mai 2008

Dès les premières lignes, ci-dessous, si nos gouvernants et les grands décideurs qu'ils servent (tu sais Guy, ceux qui maîtrisent si bien les grands, les très grands nombres ...) savent lire, - et ils savent lire, eux - on peut dire qu'il s'agit d'une utopie ... La fabrique des fous fonctionne fort bien, et "les garde-fous" sont en place et même, à lire ce blog, ne cessent de se renforcer ... On ne va tout de même pas leur demander de se tirer une balle dans le pied après avoir ouvert le gaz et fermé les fenêtres en attendant tranquillement, une corde au cou sur un tabouret en équilibre, que les "citoyens", enfin pourvus d'esprit critique, appuient sur la sonnette ... Boum !

Mais bon, des utopies, il en faut !

Excellent texte !

« Or, au delà de leurs applications dans tous les domaines des sciences, les mathématiques jouent un rôle crucial dans la formation de l'esprit critique des citoyens. Le raisonnement mathématique est un atout considérable pour évaluer la pertinence des assertions en tout genre issues de la société et du monde politique. A l'heure où une certaine expression politique tend à demander au public scolaire d'être le témoin docile de choix éthiques, gestionnaires ou sociétaux contestables - fussent-ils marqués du sceau européen - nous estimons au contraire que la rigueur du raisonnement mathématique et l'universalité de sa portée sont des garde-fous précieux. Encore faut-il pour cela que les connaissances scientifiques puissent être librement accessibles à tous, et que les politiques publiques favorisent leur création dans une vision à long terme au service du citoyen(l) . »

Ecrit par : Hervé | 11 mai 2008

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12&ID_dossier=123&main=64386ad1912706ff87ebc963c9aba828

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2008


Tout ce que dit ce bon Bairoch est biensûr parfaitement exact, mais si l'esclavage n'a toujours pas été criminalisé par la loi islamique et puisque qu'il est notoire qu'il n'a jamais cessé, n'est-ce pas impropre de conjuguer au passé?
Ma première réaction en apprenant que l'histoire de l'esclavage allait être mise au programme a été de me frotter les mains.
On va enfin remettre les compteurs à zéro et parler ouvertement de l'esclavage, encore que je ne suis pas sûre que ce soit si urgent de le faire dès l'école primaire.
La fin des haricots, du sanglot si abject de l'homme blanc, de la bienpensance dégoulinante de droitdelhommisme est -elle vraiment en vue?Ou bien rêve-je ....en couleurs?

Va-ton enfin pouvoir se tenir droit dans nos bottes et cesser de se battre la coulpe par procuration et par héritage sans bénéfice d'inventaire?

Va-t-on enfin abroger cette loi scélérate de 2001 et exposer du même coup (afin que nul n'en ignore plus jamais) la monstrueuse imposture taubiresque qui prétend que l'esclavage n'a été que le fait des blancs Européens, .....ces sous-chiens puants qui n'ont d'ailleurs que ce qu'ils méritent.
Ou bien vont-ils enfin redresser la tête et cesser de prendre des baffes en tendant l'autre joue?

Rappel:
La Loi du 21 mai 2001 dite « loi Taubira » sur l'esclavage, dispose :« Article 1er - La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.
Article 2 - Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l'esclavage sera encouragée et favorisée.

Toutefois l'article 2 ne donne pas de directive sur l'orientation du traitement de cette page de l'histoire.

Le 5 mai 2006, quelques jours avant la première commémoration de l'abrogation de l'esclavage le 10 mai, un groupe de députés UMP mené par Lionel Luca demande l'abrogation de l'article sur l'enseignement de l'esclavage. Ces parlementaires justifient leur demande « au titre du parallélisme des formes et par soucis d'égalité de traitement » suite à l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui mentionnait un rôle positif de la colonisation.

Cette initiative a été désapprouvée par les ministres Léon Bertrand et François Baroin, de même que par le député UDF Jean-Christophe Lagarde et le Parti Socialiste[2].

La notion de crime contre l'humanité pour caractériser l'esclavage est totalement anachronique et cette loi fausse la réalité historique en donnant à la France une responsabilité exagérée dans cette traite, qui rappelons-le, est la dernière des trois grandes traites à savoir : la traite orientale, les traites internes et la traite européenne.

De plus les européens sont historiquement les premiers à s'être engagés en faveur de l'abolition de l'esclavage, contrairement à ceux qui perpétrèrent la traite orientale et les traites internes.

Un collectif du nom de Liberté pour l'histoire s'insurge contre les lois mémorielles et les contraintes qu'elles imposent à l'enseignement de la réalité historique en supplantant la mémoire commémorative et l'auto-fustigation du gouvernement français à l'exactitude des faits."

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

parfait ce texte sur l'enseignement des maths, mais on va les trouver où les enseignants qui auront le niveau requis?
pardon, j'oubliais qu'il y a toujours l'Afrique.
Si on y trouve des élèves assez doués pour faire math-sup
devrait y'en avoir aussi pour venir enseigner la règle de trois et le carré de l'hypothénuse à nos petits apprenants.

Au fait on leur enseigne quelle histoire de l'esclavage, la vraie ou la taubiresque?

et la traite des blanches au fait ça s'apprendra en quelle classe?

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Guy Morel a écrit : "Il est assez curieux de constater qu'un texte qui aborde sérieusement la question posée sur ce nouveau fil n'ait pas encore été commenté sur ce blog"

57 pages : il faut donner un peu de temps au temps pour lire en comprenant un peu de quoi il s'agit !

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

Suite au livre vert de la Pochard's academy, le Maître du moloch nous avait promis, début février, un livre blanc sur "l'évolution du métier d'enseignant" dans les 3 mois.

Question : va-t-il sortir avant ou après le 15 mai ?

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

J'avais le lointain souvenir d'un article du Figaro sur le sujet que décrit Cadichon. Quelques clics plus loin, le voici — à propos de la traduction française d'une somme historique de Robert Davis sur la question (c'est curieux, que les Anglais, qui ont déporté au moins autant d'esclaves que les Français, ne souffrent pas du même fantasme de culpabilité…).
Et le Corse que je suis est particulièrement sensible au sujet : jusqu'à la fin du XVIIIème, la Corse était régulièrement razziée par les barbaresques — Davia, une ancienne esclave déportée au Maroc, était même devenue épouse du sultan. Si bien que la Corse est sans doute l'une des îles les moins portuaires qui soient, à force de construire ses villages derrière la première ligne de collines, afin de ne pas être vu de la mer. Et les tours génoises (une centaine) qui la ceinturent n'avaient d'autre fonction que de signaler l'arrivée des pirates nord-africains.
JPB

Razzias en terres chrétiennes
Jacques de Saint-Victor
Le Figaro Littéraire
11 mai 2006

L’historien américain Robert C. Davis, rappelle que plus d’un million de chrétiens ont été asservis par les Barbaresques entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

VOILÀ UN LIVRE savant qui fera date en ce lendemain de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. L’étude de l’historien américain Robert C. Davis vient apporter un élément entièrement nouveau dans ce dossier en évoquant la traite dont les chrétiens furent victimes par les arabo-musulmans en Méditerranée du XVIe et XVIIIe siècle. Son travail, le premier d’une telle ampleur, renouvelle la connaissance que l’on peut avoir de l’esclavage, ce crime contre l’humanité dont la liste des pratiques ne finit pas, hélas, de s’allonger. On connaît bien aujourd’hui, notamment grâce aux travaux d’histoire globale d’Olivier Pétré-Grenouilleau, la traite des Africains par les Blancs, tout comme celle des Noirs par les Arabes. Mais celle des chrétiens par les musulmans restait, en revanche, totalement ignorée.

Ce que Davis appelle « l’autre esclavage » a pourtant touché un nombre considérable de chrétiens. Contrairement à ce qu’avait cru Fernand Braudel, qui avait minimisé le phénomène dans ses travaux sur la Méditerranée, ce serait plus d’un million de personnes, principalement des hommes habitant les pourtours de la Méditerranée, qui ont été vendus comme esclaves dans les marchés d’Alger, de Tripoli ou de Tunis, les principales villes de ce qu’on appelait alors la Barbarie. On est loin du tableau anecdotique d’une Angélique livrée aux Barbaresques pour sa beauté. La plupart des victimes furent d’ailleurs principalement des hommes, venus d’Espagne, de France et surtout d’Italie. Avant l’étude de Davis, ce phénomène n’avait jamais pu être chiffré. Professeur d’histoire sociale italienne à l’université de l’Ohio, l’auteur a consacré de longues années d’étude à ce phénomène qui a marqué pendant des siècles les populations du sud de la Méditerranée, notamment celles qui étaient les plus proches des Etats barbaresques et qui ont été en butte à des razzias très fréquentes (ainsi subsistent sur les côtes méditerranéennes ces tours destinées à informer les populations d’une razzia imminente). Le danger était permanent. L’auteur rappelle que les musulmans conservaient au XVIe siècle des bases dans certaines îles de la péninsule italienne, comme Ischia, au large de Naples… De nombreux villages, construits sur des promontoires rocheux, faisant dos à la mer, portent témoignage du traumatisme de ces populations locales qui pouvaient, à l’aube, être capturées par des bateaux surgissant en silence de la brume. Les plus durement frappés furent les marins, les marchands et les modestes pêcheurs de ce qu’il était alors convenu d’appeler « la mer de la peur » !

Les conditions de vie des esclaves chrétiens ont été souvent effroyables, particulièrement dans les bagnes publics, où il régnait un climat de violence sexuelle. Mais, à la différence de la traite africaine, les captifs pouvaient, moyennant rançon, échapper à leur captivité. Des institutions religieuses vont d’ailleurs se spécialiser en Europe pour racheter ces malheureux, comme les Trinitaires ou les Mercédaires. Aussi les esclaves chrétiens n’ont-ils pas fait souche en terre d’Islam. Pourtant, ils y restèrent en moyenne près d’une dizaine d’années, quand ils n’y mouraient pas tout simplement (le taux de mortalité y était élevé, autour de 15 %). Certains préférèrent se convertir à l’Islam et mener ensuite à leur tour des razzias contre leurs anciens compatriotes.

Mais les récits des chrétiens ont parfois été romancés, ce qui explique que pendant longtemps on a négligé ce type d’esclavage. On sait désormais qu’il faut le considérer avec attention. Ainsi peut-on lire Captifs en Barbarie, ce récit poignant d’un jeune mousse anglais, Thomas Pellow, capturé au XVIIIe siècle en Méditerranée et vendu comme esclave au terrible sultan Moulay Ismaïl, qui l’utilise, avec des milliers d’autres chrétiens, à la construction de son palais gigantesque. Racontée par le journaliste anglais Giles Milton, cette histoire, certes anecdotique, complète la magnifique étude de Robert C. Davis qui rappelle qu’il n’y eut en Barbarie aucun pendant du célèbre « code noir » pour venir limiter les pouvoirs du maître musulman sur son esclave.

Esclaves chrétiens Maîtres musulmans
L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)
de Robert C. Davis
Editions Jacqueline Chambon, 333p., 22 €.

Captifs en Barbarie. L’histoire extraordinaire des esclaves européens en terre d’Islam
de Giles Milton
Noir sur blanc, 301 p., 25 €.

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2008

Retour sur le blog dimanche matin et découverte d’un nouveau fil. Merci à Guy Morel pour le texte de Demailly, qui a l’air décisif (surtout pour les instits et les profs). Je n’ai pas le temps de lire en détail 57 pages de maths mais je donne la référence sur la liste de Reconstruire l’école.

Je crois qu’il y a un malentendu sur le mot « simultanéité ». Je répète ma banalité : l’enseignement ne peut pas être simultané dans la mesure même où il est nécessairement progressif. Au bout d’un certain temps, les quatre opérations font donc « système » pour l’élève. Le seul sujet de débat est donc celui-ci : au bout de combien de temps ? Deux ans (GS+CP) ? trois ans (CE1), plus ? Pour répondre à cette question, il faut avoir en tête les trois choses suivantes :

- les capacités cognitives des élèves (tous les élèves et pas seulement les plus doués) : je n’ai pas la moindre idée sur ce sujet mais quand je lis que les élèves du primaire peuvent comprendre le phénomène de la périodicité des restes ou qu’ils peuvent en cinquième faire des extractions de racines carrées à la main, je suis un peu sceptique. Certains oui, mais pas tous.

- la formation des maîtres. Tout le monde n'est pas catmano. Aucun de mes licenciés d’espagnol, lauréats du concours de professeur des écoles, n’est capable de lire (je ne dis pas de comprendre) le texte de Demailly dans sa totalité ni même, j’ai bien peur, de façon très partielle. La plupart ne savent même pas ce qu’est une règle de trois. L’idée qu’on puisse passer du disque au parallélogramme n’a jamais dû traverser leur esprit. Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles...

- la réduction des horaires. Les instits n’ont pas perdu 2 heures mais 6 par rapport aux programmes de 1923 : tout le samedi. Or la suppression du samedi matin était devenue inévitable. Il y avait déjà, si j’ai bien entendu le chiffre, 2 millions d’élèves sous le régime de la semaine de 4 jours. Et la rentrée au 22 août perturbait non seulement la vie de famille des instits et des parents mais aussi le travail de classe. Du temps perdu puisque beaucoup d’élèves étaient absents et qu’il fallait donc recommencer avec les autres. L’existence du week-end fait partie des mutations sociales des années 60 et l’école est bien forcée d’en tenir compte.

A ces trois considérations s’ajoute le fait que le niveau du CM2 était aussi celui du certificat d’études, que 85% des élèves passaient trois ans plus tard (sans le réussir pour près de la moitié d’entre eux). Si tout le monde doit entrer en sixième à 11 ans, comment ne serait-on pas obligé d’étaler les anciens programmes sur une grande partie du collège ? Se pose alors le problème de ceux qui pourraient aller plus vite et qu’on sacrifie ainsi à la « massification ». J’ai quelques idées sur le sujet que je développerai une autre fois.

Je suis bien content par ailleurs que Darcos ait refusé la réforme progressive du GRIP et qu’il ait décidé de mener une réforme simultanée du primaire, du collège et du lycée.

PS Je suis plus historien que matheux. Entièrement d'accord avec Cadichon sur les lois mémorielles. Au début, j'étais favorable à la loi Gayssot. Mais quand on voit la dérive que représente la loi Taubira, je suis, comme la plupart des historiens aujourd'hui, partisan de l'abrogation de toutes les lois de ce type.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Pedro Cordoba a écrit : "Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles..."

Dépêchez vous : les pédagogistes africains existent, ils sont aux affaires et ils ont très bien compris l'esprit qui anime leurs complices occidentaux : côterie et prébende.

Ceci joint à la pauvreté des moyens financiers à l'oeuvre et à l'accélération très forte des pertes des valeurs traditionnellles de respect - a priori - des adultes (en milieu urbain) rend illusoire la permanence d'une certaine qualité de l'école primaire (et secondaire) africaine (souvent, rappelons le, héritée de l'esprit de mission...)

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

"Dépêchez vous : les pédagogistes africains existent, ils sont aux affaires"

Je confirme. Et ils sont souvent été pris en mains par les spécialistes de FLE, la pire engeance aux côtés des pédagogistes et didacticiens.

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

"M. Darcos refuse d'entrer plus avant dans la description technique de sa réforme et assure que celle-ci doit faire l'objet d'un travail approfondi. Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."

Le jeu étant de trouver qui il nommera, je propose Jean-Paul Brighelli ?

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Le jeu étant de trouver qui il nommera, je propose Jean-Paul Brighelli ?

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Je vous trouve bien optimiste. Allègre ? Meirieu ? Lang ?

Ecrit par : catmano | 11 mai 2008

Pedro Cordoba a écrit : "Il faudrait, comme dit Cadichon (que je remercie au passage pour son appréciation sur mes pommes et mes poules) recruter en Afrique nos professeurs des écoles..."

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

Un grand nombre de services rendus aux français, par exemple les hotlines, le sont déjà par les africains, "globalisation" et délocalisation obligent.
Sans parler naturellement de l'exploitation plus ou moins clandestine et esclavagiste de leur main d'oeuvre bon marché sur le territoire national.
Alors oui, pourquoi pas aussi recruter des professeurs? Ce qui se fait déjà, d'une certaine manière. L'Afrique peut beaucoup nous en apprendre sur l'impérialisme et l'expansion planétaire de la religion du management!
Et peut-être qu'un jour recrutera-t-on aussi comme en Amérique, juste application de la dialectique du maître et de l'esclave un président de la République, descendant d'esclaves?

Ecrit par : marigot | 11 mai 2008

Roger Fauroux (né le 21 novembre 1926 à Montpellier - ), fils de proviseur et petit-fils de charcutier, gravit toutes les étapes de l'ascension républicaine pour devenir président d'une multinationale et ministre de la République.

Originaire de l'Ariège, il intègre l'École normale supérieure après une préparation au lycée Henri-IV. Après un stage en Allemagne en 1948, il obtient l'agrégation d'allemand. Il passe ensuite l'École nationale d'administration, pour en sortir à l'Inspection des Finances.

Après un passage au ministère des finances (1956-1960), il intègre l'entreprise Pont-à-Mousson, puis devient directeur puis président-directeur général du Groupe Saint-Gobain (1961-1986). Nommé directeur de l'École nationale d'administration (1986-1988), il quitte ce poste pour devenir ministre de l'industrie, du commerce extérieur et de l'aménagement du territoire (1988-1991) dans le gouvernement de Michel Rocard. Il est également maire de Saint-Girons, dans l'Ariège (1989-1995).

Il consacre ensuite son temps à ses mandats d'administrateur de société et à la rédaction de différents rapports commandés par les autorités politiques : Pour l'École (juillet 1996) et La lutte contre les discriminations ethniques dans le domaine de l'emploi (septembre 2005).

Le problème c'est qu'il est assez âgé (82 ans) et que ca n'est pas vraiment un homme du sérail.

En outre son CV dénote des compétences réelles.

Reste Meirieu (?)

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Réduisez votre train de vie. J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.

Ecrit par : Steppenwolf | 10 mai 2008

T... de N... !!!!

J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.

Ecrit par : yann | 11 mai 2008

Pourquoi pour vous, il n'existe que l'INSA ?

Ecrit par : Carole | 10 mai 2008

Non, bien sûr.
Mais, moi, au moins, je parle de ce que je connais, et je m'y tiens.

Ecrit par : yann | 11 mai 2008

"Il prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."

Si je comprends un peu le fonctionnement du Moloch, je pense que la personnalité issue de la maison doit être un administrateur du genre Duwoye (bien qu'il ait fait partie de la pochard's academy) ou un IGEN bien en cour...

La question n'est pas tant le bord politique de la personnalité que de savoir comment elle se situe dans le clergé du Moloch (conjurateur, devin ou chantre).

Evidemment, pas de vestale ni de fat(al) géochimiste : il ne s'agit pas de foutre le feu !

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

Si tout le monde doit entrer en sixième à 11 ans, comment ne serait-on pas obligé d’étaler les anciens programmes sur une grande partie du collège ? Se pose alors le problème de ceux qui pourraient aller plus vite et qu’on sacrifie ainsi à la
« massification ». J’ai quelques idées sur le sujet que je développerai une autre fois.

Je suis bien content par ailleurs que Darcos ait refusé la réforme progressive du GRIP et qu’il ait décidé de mener une réforme simultanée du primaire, du collège et du lycée.

On est enfin en train de s'apercevoir que les enseignants qui ne font pas du Meirieu se bagarrent en collège pour donner aux élèves les bases qu'ils n'ont pas reçues en primaire.

Quel pourcentage ? Je n'en sais rien...Le pourcentage de ceux qui rament à contre courant et qui ne seraient plus "hors la Loi" en n'enseignant pas, par exemple, stricto sensu en séquences.

Je suis d'accord avec Pedro Cordoba sur la nécessité de réformer "simultanément" les trois étages du primaire et du secondaire.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Arrêtez, Henri IV et autre lycéee lambda n'ont pas la même valeur.
Tout cela n'est qu'hypocrisie !
Voilà ou même finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.

Ecrit par : Carole | 10 mai 2008

Sans blague !!
Bien sûr, les conditions d'études sont très différentes, ambiance, moyens, profs, mais pour avoir cotoyé de près à la fois l'engeance d'HIV et la racaille de lycées lambda, et même lambda moins, je peux vous affirmer sans le moindre gauchisme que vos fantasmes très Fig-Mag sur l'héritabilité de l'intelligence ne sont que de la foutaise.
Vous avez trop lu Louis Pauwels !

Concernant les dossiers, vous supposez les profs des lycées lambda assez irresponsables pour gonfler notes et appréciations juste pour faire plaisir aux familles, quitte à envoyer les gamins droit dans le mur dans le supérieur ?
Je vous rappelle qu'après les prépas, il y a les concours, et que des examens sanctionnent le travail en BTS, IUT, écoles intégrées (10 % de rejet en fin de première année dans les INSA, pour vous parler de ce que je connais).
Lorsque 2000 étudiants planchent sur les mêmes sujets, et que le classement déterminera leur avenir, ils commencent à avoir une vision de l'égalité des chances.
Ce que ne leur donnera pas le bac, les sujets devenant de plus en plus débiles. Comme dit S Huguet (je crois), il faut vraiment le faire exprès pour le rater ! A HIV ou ailleurs.

Ecrit par : yann | 11 mai 2008

Comme dit S Huguet (je crois), il faut vraiment le faire exprès pour le rater ! A HIV ou ailleurs.

Ecrit par : yann | 11 mai 2008

C'était Amélie. Désolé.

Ecrit par : yann | 11 mai 2008

"Xavier Darcos prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."

Jean-Paul Brighelli ?
Philippe Le Guillou ?
Jean-Robert Pitte ?
Leon Bertrand (ancien ministre, nouvel IG) ?
Arnaud Teullé... ?

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Luc Ferry ?

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Luc Ferry n'est pas de droite ? il me semble, Jerémy, qu'il le revendique pourtant lui-même. Quand à ses relations avec Darcos... elles ne sont pas trés bonnes depuis qu'il s'est allié avec Jack Lang pour pétitionner contre les programmes du primaire.

Ecrit par : Manu | 11 mai 2008

Luc Ferry n'est pas de droite ? il me semble, Jerémy, qu'il le revendique pourtant lui-même. Quand à ses relations avec Darcos... elles ne sont pas trés bonnes depuis qu'il s'est allié avec Jack Lang pour pétitionner contre les programmes du primaire.

Ecrit par : Manu | 11 mai 2008

Il a dit "pas forcement de droite", il n'a pas dit "forcement à gauche".
Sait-il lui meme précisement qui il nommera ? N'est-ce pas un appel d'offres ?

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Richard Descoings, le directeur de Sciences Po, semble correspondre au profil et au projet.

Ecrit par : Romuald | 11 mai 2008

Ah, TRES bien vu !

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Le plus plausible pour l'instant, c'est Descoings.

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Et pourquoi pas Jean-François Copé ?
Rappelez-vous :
« Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois. »

Je suis prêt à faire des heures sup' de garderie !

Ecrit par : Lariba | 11 mai 2008

Rêvons secrètement que ce soit notre ami Brighelli : si on met à part quelques hystériques comme M. Christophe Nick (un "journaliste" spécialisé dans le désinformation et la manipulation, auteur bien-pensant d'un documentaire crapuleux sur l'école diffusé il y a quelques temps sur France Télévision), on pourra difficilement le taxer d' "homme de droite".

Ecrit par : Manu | 11 mai 2008

Et pourquoi pas Jean-François Copé ?
Rappelez-vous :
« Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois. »

Je suis prêt à faire des heures sup' de garderie !

Ecrit par : Lariba | 11 mai 2008

A ce tarif-là, je veux bien y passer deux fois plus de temps, puisque c'est à peu près le double de ce que l'on gagne.

Incroyable, tout de même, l'ignorance des hommes qui nous gouvernent (et qui nous paient).

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Sans blague !!
Bien sûr, les conditions d'études sont très différentes, ambiance, moyens, profs, mais pour avoir cotoyé de près à la fois l'engeance d'HIV et la racaille de lycées lambda, et même lambda moins, je peux vous affirmer sans le moindre gauchisme que vos fantasmes très Fig-Mag sur l'héritabilité de l'intelligence ne sont que de la foutaise.
Vous avez trop lu Louis Pauwels !

La réputation du lycée Henri IV est surfaite, notamment le Lettres et en Philo.(je parle des années 70, mais je pense que ça ne s'est pas amélioré). L'ambiance était détestable et les enseignants, à part un (un géographe) étaient médiocres.


Il y a un côté prétentieux indéniable dans ces classes préparatoires parisiennes, un côté "graines d'élites" qui m'insupportait, surtout qu'on ne voyait pas bien à quel titre.

Ceci dit, je ne suis pas pour leur suppression car on y aquiert où on y conserve de bonnes habitudes de travail.

J'en suis parti pour aller en faculté où j'ai eu des gens comme V. Jankélévitch, E. Lévinas, Marcel Conche, Mickaël Dufresne...et je ne l'ai pas regretté.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

HIV ? N'est ce pas le sigle d'une maladie vénérationelle ?

HIV ? N'est ce pas le sigle d'un endroit où la merde d'agrégé, professeur de chaire supérieure, ne s'écoule pas par des tuyaux ordinaires ?

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

Petit apparté : je viens d'ouvrir ma télé pour écouter O. Besancenot, invité dans l'émission familiale de Michel Drucker (ce qui est d'ailleurs assez révélateur, à mon avis).

Ses 1ers mots ont été pour ses parents, tous deux instituteurs (l'un devenu PEGC, l'autre "psychologue scolaire" - tout un programme ceci dit en passant : on connait le rôle généralement joué dans les établissements par ceux qui médicalisent, socialisent et psychologisent l'absence d'instruction des élèves- ).

Et d'enchaîner sur l'école et le gouvernement "qui se trompe" en osant évoquer la distinction nécessaire entre quailté et quantité.

Il n'y a pas de mal à imaginer que si ce gars là arrive un jour aux plus hautes fonctions, nous aurons "plus de moyens" pour "enseigner autrement".

Olivier Besancenot est né en 1974 et a subi de plein fouet l' "école" des "sciences de l'éducation". Il "n'aimait pas lire" quand il était jeune, sauf "des textes militants" (sic).

Au moins dans l'école d'aujourd'hui n'a-t-il pas eu à les chercher bien loin.

Ecrit par : Manu | 11 mai 2008

Et en plus, il écoute Jean Ferrat.

Aaaaaaaaaaaaaarrrgggghhhhh !!!!!!!!

Ecrit par : Manu | 11 mai 2008

Pouuuuuuurtaaaaaant
Que la mooooooontaaaaaaagne est beeeeeelleuuuuuuh

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Salaud ! Ça se paiera !

(en toute amitié, bien sûr, mon cher Jérémy).

Ecrit par : Manu | 11 mai 2008

" La réputation d'Henri IV est surfaite." (écrit par Robin)
Ca a peut-être changé. J'ai eu deux élèves, très brillantes mais pas du tout prétentieuses, qui y ont fait leurs prépas littéraires il y a une dizaine d'années. Elles en ont gardé un excellent souvenir et l'une d'elle a intrégré normale Ulm.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Besancenot nous dit qu'avec 100 mots, on peut changer le monde. Parmi eux, il y a papa, maman et révolution.

Il en reste 97.

C'est mince.

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

"Et en plus, il écoute Jean Ferrat."

Ferrat ? Le crooner de la Courneuve ?

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

Désolé, Pedro, je réagis peut -être un peu vite (g pas tout lu)

"l’enseignement ne peut pas être simultané dans la mesure même où il est nécessairement progressif. Au bout d’un certain temps, les quatre opérations font donc « système » pour l’élève. Le seul sujet de débat est donc celui-ci : au bout de combien de temps ? Deux ans (GS+CP) ? trois ans (CE1), plus ? Pour répondre à cette question, il faut avoir en tête les trois choses suivantes :"

je vais commencer par plus simple que les 4 opérations. :)

Combien de temps pour apprendre à compter j'usqu'à 10 ?(+ tu n'as jamais fini d'apprendre les maths..idem pour la lecture) :) .

Tu apprends à dire les chiffres(français), tu apprends compter les chiffre(math). (plus plein d'autres trucs)
Donc simultanéité, progression, répétition.

Il n e faut pas sous estimer le cerveau. Même si cela semble "séquentiel", c'est plutôt du multiprocesseurs(if u c want i mean) avec plusieurs niveaux 'd'interruptions'.

Bon, on va pas chipoter sur un 'mot' :))))))

Ecrit par : toto | 11 mai 2008

Besancenot est sans doute fils d'enseignants, ou assimilés. Il est surtout le gendre de son ex-beau-père (hors mariage bien sûr, nous sommes chez des révolutionnaires…).
La Ligue s'est définitivement dévalué en soutenant les frères Ramadan — être pro-palestinien n'excuse pas toutes les aberrations. À partir de là, rien de son discours ne m'intéresse vraiment.
Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand.
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2008

Votre petit jeu pour deviner qui sera le prochain exécuteur des hautes oeuvres est assez drôle. Dans tous les cas il devra appliquer les nouvelles faribloles citoyennes adaptées aux lois du marché et aux directives de Bruxelles, de Lisbonne et de l'OMC (mon message suivant!)!

Le socle et les compétences, y'a que ça de vrai !

Et à, propos de géométrie euclidienne - lequel Euclide a bien dit si mes souvenirs sont bons qu’en géométrie il n’y avait pas de chemin réservé aux rois, "très lutte des classes" déjà - le plus court chemin entre un point et un autre est exactement le même en sens inverse (je crois que c’est du Pierre Dac), autrement dit tant qu’on continuera les conneries du passé, c’est à dire penser qu’on peut changer les choses de l’intérieur, on est franchement mal barrés ! L’éducation côute cher préférons l’ignorance : le slogan de 2003 reste plus que jamlais d’actualité ! Et quand je lis quelque part que XD est en conflit avec Bercy à propos des suppressions de postes, je rigole doucement : XD est un ministre de Sarkozy, point barre !

Donc, fariboles citoyennes pour le lycée du futur (qui ressemble à s’y méprendre à certaines cohneries expérimentales qu’on a failli voir débarquer au collège … mais faut pas désespérer, ça viendra ! A vrai dire nous sommes en plein dedans ... )

"Ouvert et tolérant je serai
En équipe toujours je travaillerai
Les réunions comme des petits pains je multiplierai
Le projet d'établissement je chérirai
Les potiches administratives sagement j'élirai
Le conseil pédagogique je vénérerai
Pour les parents disponible toujours je serai
Jour et nuit, sans compter, je me donnerai
Les mille et une compétences j'évaluerai
La novlangue je réciterai
Le cahier de texte en ligne je remplirai
Le programme allégé j'individualiserai
Un pont entre l'homme et l'esclavage moderne je serai
La propagande des banquiers je distribuerai
Le développement durable je défendrai
Les petits gros , je les maigrirai
Les stupides bécasses, je les star académiserai
Les pousse-mégots, je les désintoxiquerai
Les teufeurs avinés, je les limonaderai
Les rois du chichon , je les purifierai
Les désespérés , je les ressusciterai
Les sauvageons , je les zidaniserai
Les sans-papiers , je les recenserai
Les gosses de misère, en citoyens bêlants je les métamorphoserai
A la souffrance des génies incompris je compatirai
La culture jeune et innovante je flatterai
La violence insoutenable de la note, j'escamoterai
La moyenne pour tous je défendrai
L'effort traumatisant je condamnerai
Le plaisir du jeu j'encenserai
Le bavardage de groupe je légaliserai
Ma pédagogie et mes exigences j'adapterai
Enfant, homoncule, fée, succube , archange ou goret
Le niveau bac tous vous aurez
L'échec sous toutes ses formes je pourfendrai
Mais qu' un seul malappris échoue et c'est à genoux que j'expierai
Prof docile et policé je suis, polyvolant je deviendrai "

Au moment où
- l'on vient de casser de code du travail, fruit de tant de luttes,
- on licencie à tour de bras pour la plus grande joie des gros actionnaires dont les profits atteignent des sommes pyramidales,
- la destruction du service public « à la française » est programmée,
- on prévoie l’extension massive de l'école privée dans les banlieues les plus déshéritées,
- le pouvoir d'achat des plus pauvres et des classes moyennes s'effondre,
- la pauvreté s'étend (écoutez ceux de la Croix Rouge et d'Emmaüs, pas l'autre le guignol le lèche-chèque devenu maroquinier),
- une grande partie de nos concitoyens rognent de plus en plus sur les dépenses de santé (notamment sur les lunettes et les soins dentaires),
- la démocratie est devenue une mascarade entre les mains de qui vous savez et en particulier de ceux qui tiennent le ministère de la propagande (allez donc faire un tour sur RE, à cette page : http://www.re2.freesurf.fr/ecosoc/militaro.html et encore le tableau date un peu …)
- ….

Et j’en passe …

L’arbre à palabres n’a jamais autant raconté
de contes pour endormir le bon peuple …

Continuons, continuons …
… et je vais de ce pas me mettre un Jean Ferrat ou le dernier Henri Tachan!

Désolé pour ce coup de gueule, mais ça soulage de temps en temps !

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008

"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."

Qui vous voulez mais surtout pas un "scientifique". Surtout pas de physicien, encore moins de chimiste et encore moins de biologiste *. La plupart sont cons comme des bites (un seul t et façon de parler...) dès qu'il s'agit d'enseignement.

* à la limite pour nettoyer les toilettes de la mission à l'eau de Javel.

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

Suite du coup de gueule, c’est ici :
http://motstocsin.autonomie.org/html/horreurs/index.htm


Voici quelques citations relevées dans l'imposante masse de documents officiels, de déclarations d'hommes politiques : quelques horreurs qui ont le mérite d'avoir été dites publiquement. Les citations sont classées, pour l'instant, dans un ordre vaguement chronologique. N'hésitez pas à en envoyer d'autres !


La libéralisation de l'école, un projet bien ficelé

« Une vaste réforme du secteur public d’éducation est en cours, orientée vers et par le marché » (Moyoto Kamiya, OCDE, Courrier de L’UNESCO, décembre 2000). Dans le même document, le même Moyoto Kamiya peut déclarer que les accords de l’OMC prévoient « la privatisation de 160 secteurs ou services, pour une libéralisation totale », et parmi ces secteurs, « l’éducation est, avec la santé, le dernier bastion à conquérir ».

L'objectif est clair, en effet : « Nous allons vendre notre savoir-faire à l'étranger [en matière d’éducation], et nous nous sommes fixés un objectif de deux milliards de chiffres d'affaires en trois ans. Je suis convaincu qu'il s'agit là du grand marché du XXIe siècle. » (Claude Allègre, qui était alors ministre de l'Education nationale, Marianne, 11 janvier 1999).

C'est toujours la même logique libérale, « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes » : « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (OCDE, Adult learning and technology in OCDE countries, 1996)

La banque mondiale vole au service des multinationales : il faut « investir prioritairement dans l’éducation de base » et « livrer les secteurs secondaires et universitaires aux industriels de l’éducation ». Il s'agit d'« encourager le recours au privé » et de « consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement supérieur, un cadre législatif et réglementaire (…) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement ». N’intervenir que si les pays ont su « réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou d’Etat (…) lesquelles laissent peu de marges de manœuvre ». (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)

Lors de la conférence de Lisbonne, les 17 et 18 mars 2000, les ministres de l’éducation des différents pays européens ont été clairement invités à « se mobiliser pour entrer de plain pied dans la nouvelle économie » (Claude Allègre en faisait partie : il a été chassé peu de temps après par la mobilisation des enseignants, mais le projet est resté).

Les propos tenus à la conférence du Lobby Gate, en septembre 1998, sont explicites : « L’éducation est l’un des marchés à la croissance la plus rapide. La formation privée et l’industrie de la formation des adultes devraient connaître un taux de croissance à deux chiffres tout au long de la prochaine décennie ». Dès lors, « l’éducation publique devient un concurrent qu’il convient de ramener à la portion congrue ». Et, en effet, le chiffre d'affaires des entreprises de cours particuliers, par exemple, a fait un bon prodigieux dans les années 2000.

« La responsabilité de la formation doit être en définitive assumée par l’industrie ». « L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique » (groupe de travail de l’OMC, dirigé par le président de BP Amoco, ex directeur du GATT, Peter Sutherland). On retrouve les mêmes propos, lors d’une réunion extraordinaire du G 7 consacrée à la « société de l’information ». Les industriels du lobby la Table ronde européenne enfoncent le clou dans un nouveau rapport : « La responsabilité de la formation doit, en définitive, être assumée par l’industrie. [...] Le monde de l’éducation semble ne pas bien percevoir le profil des collaborateurs nécessaires à l’industrie. [...] L’éducation doit être considérée comme un service rendu [...] au monde économique. [...] Les gouvernements nationaux devraient envisager l’éducation comme un processus s’étendant du berceau au tombeau. [...] L’éducation vise à apprendre, non à recevoir un enseignement. [...] Nous n’avons pas de temps à perdre » (Une éducation européenne, vers une société qui apprend, Rapport de la Table ronde européenne des industriels, ERT, février 1995).


La méthode est connue

« Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire par exemple les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. »

Morrisson Christian, Cahier de politique économique n°13, OCDE, 1996 (p. 30).


Privatisation totale

« J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale. »

Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Le Monde du 03/09/2004)

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008

Zut, j'ai oublié l'ERT (un lien peut-être déjà donné ici ), mais il vaut le détour même s'il date un peu ...

http://assoreveil.org/ert.html

Et le lien sur LMT ne semble pas actif ...

http://motstocsin.autonomie.org/html/horreurs/index.htm

Fin du coup de gueule dont tout le monde se contrefout d'ailleurs !

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008

J'ai cherché ce qu'Henri Mitterand avait écrit sur l'enseignement et j'ai trouvé ceci :

http://www.sauv.net/anaodo.htm

Il aurait des problèmes rapides de survie au Moloch, non ?

Surtout avec ce genre de vacherie suave. Je cite :

"La didactique serait-elle une fausse science ? Ou bien les " didacticiens " qui se sont exprimés ici n’ont-ils pas suffisamment maîtrisé les données de leur discipline pour proposer une démarche ordonnée et exacte ? Ce sont sans doute tous d’excellents professeurs. Mais ils ont bridé leur talent pour le faire entrer dans le carcan d’une instrumentation linguistique et pédagogique de pacotille. Il faut revoir la copie, en oubliant ce redoutable mélange d’abstraction et de bricolage."

Ecrit par : dugong | 11 mai 2008

"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."
JPB

Hear! hear! je mets ma perruque, and I second the motion.
mais pas pour longtemps parce que:

Richard Descoings, le directeur de Sciences Po, semble correspondre au profil et au projet.
Ecrit par : Romuald | 11 mai 2008

Vous plaisantez, j'espère.
Vous l'avez pratiqué dans quel ...cadre?: démago, faiseur, champion de l'entrisme et de la baudruche, ce serait une magistrale erreur de casting.

Pascal Sevran, tu nous manques, déjà!! alors ne venez pas me traiter d'homophobe, car j'aime bien aussi Caroline Fourest, moi! She's a gutsy lady! on ne peut pas en dire autant de riri-coincoin.

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

"Et si j'avais un candidat pour animer une vraie mission sur le lycée, ce serait Henri Mitterand."
JPB

Ce serait toujours préférable à Richard Descoings...

Amusant qu'on ne cite aucune femme pour ce poste... Elles sont à ce point absentes de la direction du MEN ? D'ailleurs, pourquoi pas Anne Sancier ou Danielle Crampion pour cette réforme ?

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Cadichon, je partage avec vous (et avec joie) votre enthousiasme pour Caroline Fourest, et votre rejet de Descoings.

Ca n'a strictement aucun intérêt, mais il est homo Descoings ? Sinon, je ne comprends pas votre remarque (ne me traitez pas d'homophobe).

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Et si c'était Alain Bergounioux ou Christian Forestier ou Cohn-Bendit (Dany) ? il y a sans doute tellement de prétendants...

Ecrit par : michel | 11 mai 2008

En fait, j'ai bien pensé, d'abord, à une femme, et je lui ai écrit en privé pour qu'elle se place. Mais donner son nom ici serait la torpiller.
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2008

"Pascal Sevran, tu nous manques, déjà!!"

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Je ne crains absolument pas d'être traité d'homophobe si je dis que Sevran ne me manque absolument pas. (Voir sa diatribe, assez récente, sur "la bite des noirs".)
Hervé, plutôt Tachan que Ferrat!!! ;-)
Au fait, Mitterrand prend deux fois plus de "r" que bite prend de "t". ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

A popos des instits africains...

J'espère que tout le monde avait compris qu'il s'agissait d'une blague - sans doute pas très bonne.

Mes points d'accord avec cadichon - ou dans le camp opposé avec Christophe Sibille - sont assez infimes. Les pays africains sont mal barrés, on ne va pas, en plus, leur enlever leurs bons instits! C'est à nous de régler ce problème en réformant la formation des maîtres. Comme disait un vieux poète chinois qu'il m'arrive de citer de temps en temps, il faut compter sur ses propres forces.

Le problème des africains en prépa est très différent. Il y en a toujours eu et tant mieux s'il y en a davantage. A condition qu'ensuite ils rentrent chez eux servir leur peuple (toujours le vieux poète...) C'est d'ailleurs ce que font la plupart des mexicains qui vont en fac aux Etats-Unis. Avant, beaucoup venaient en France. Mais depuis que notre pays ferme ses centres à l'étranger et supprime les bourses...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Ah, si c'est à une femme bien qu'il propose, c'est parfait...

Tiens, il pourrait proposer à Caroline Fourest (nan, je blague, elle a mieux à faire - enfin je crois).

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

« J'ai cherché ce qu'Henri Mitterand avait écrit… »

Et Todorov, l’un des « pères » de la « réforme » (quel mot galvaudé, synonyme aujourd’hui de régression) , dans un Monde de l’Education de l’année dernière :

« L'héritage du structuralisme à l'école a conduit à transformer le moyen en fin. Ce qui aurait dû être un outil pour mieux comprendre les textes ou les faits sociaux s'est transformé en objectif ultime. Je ne pouvais m'en satisfaire car mon évolution personnelle m'avait conduit à mettre en question la séparation étanche entre pratique intellectuelle et existence. Par-delà les structures formelles, c'était la condition humaine qui m'intéressait dans la littérature. Je devais donc essayer de rapprocher les deux non pour raconter ma vie dans mes livres, mais pour rester cohérent avec moi-même. Il fallait pour cela reconnaître que la littérature est, aussi, pensée. C'est même pour cette raison que nous continuons à lire les auteurs anciens : à travers les histoires qu'ils racontent, quelque chose d'important sur notre existence nous est révélé. Or la littérature contemporaine, et en particulier française, fait très souvent comme si cette pensée n'était pas en continuité avec notre monde. Il est urgent de dire que la littérature ne forme pas un monde à part, mais une partie de notre monde commun. »
[...]
« En dépit de ses extraits littéraires et de ses agréables illustrations, le fameux manuel de Lagarde & Michard n'était pas très satisfaisant. Au milieu des années 1970, l'enseignement s'est engouffré dans cette possibilité de tenir un discours cohérent sur la littérature, au risque d'enseigner ce discours plutôt que la littérature elle-même. Le mouvement auquel j'ai participé est donc en partie responsable de cette introduction de la sémiotique au lycée. Pourtant, ce n'était pas du tout dans nos intentions de remplacer l'étude du sens des textes par l'étude des outils servant à en connaître les formes ! Pour ma part, je cherchais avant tout à combler l'absence d'attention pour la matérialité des œuvres. Mais l'apprentissage de l'outil s'est substitué à l'apprentissage de la littérature; on a mis la méthode à la place de l'objet, et la forme à la place du fond. Je me suis aperçu de cette dérive en siégeant, entre 1994 et 2004, au Conseil national des programmes. Ce n'est pas grave de ne pas faire la différence entre la métonymie et la synecdoque; c'est •en revanche très inquiétant de ne jamais avoir vibré à la lecture d'un poème de Baudelaire. Ainsi les enseignants sont-ils frustrés et désabusés, parce qu'ils sont devenus professeurs par amour de la littérature et non pour appliquer les concepts de tel ou tel célèbre critique. Du côté des élèves, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En quelques années, le nombre d'inscrits dans la filière littéraire au lycée est passé de 33% à l0%! »

Nancy Huston- Tzvetan Todorov - « La littérature nous aide à vivre » Propos recueillis par Nicolas Truong (Le Monde de l'éducation - Janvier 2007 )

Nancy Huston dit aussi des choses passionnantes …

Merci à Hervé pour la piqûre de rappel …

Merci aussi à Guy Morel pour ce texte que je balance à mes anciens collègues des écoles du XIX ème arrdt (mais j’en connais qui suivaient ces sages recommandations, y compris dans les ZEP profondes … vous savez, il y a les programmes et il y a les enseignants … et les inspecteurs du secteur n’ont jamais rien trouvé à redire, bien au contraire … excepté une, peut-être qui chassait le syllabisme comme le lapin de garenne, mais elle a été mise à pied, pour d’autres raisons … )

Ecrit par : Eric | 11 mai 2008

Remarquable, le texte d'Henri Mitterand donné en lien par Dugong.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Pour les femmes je ne vois pas trop
Ségolène Royal?
Suzanne Citron?
Eveline Charmeux?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Ca n'a strictement aucun intérêt, mais il est homo Descoings ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Ça n'a aucun intérêt, je vous l'accorde, sauf qu'au pays de Molière, et comme à son époque,quand il faut un calculateur, c'est toujours un danseur qui l'obtient. C'est en ce sens qu'il faut comprendre ma pique.
=====================================
"Les pays africains sont mal barrés, on ne va pas, en plus, leur enlever leurs bons instits!"
Pedro Cordoba
Mais c'est évident, mon cher Watson,
Quand j'use du sarcasme, de la dérision, c'est que je n'ai pas le coeur à plaisanter.
Et si l'Afrique est contaminée par le pédagogisme elle ne se l'est pas chopée toute seule et je parierai plus sur la version française du virus que sa forme US. Donc bien mal barrée.

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Cécilia ?

Ce n'est pas qu'une remarque en l'air : il y a une Cécilia totalement écartée du jeu politique, mais il y a peut-être une autre Cécilia qui ne demanderait pas mieux que de faire partie de la rénovation du lycée.

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

" ... Hervé, plutôt Tachan que Ferrat!!! "

Ferrat autant sinon plus que Tachan, désolé... Pourquoi le rouge et le noir ne se marient-ils pas ...

Mais Tachan, bien sûr :

MOQUETTE BLUES
(Eloge de la politesse)

Ne crache pas sur ma moquette,
C'est à la bonne franquette
Que, sincère, je te reçois,

T'essuie pas à mes rideaux
Ou j'te botte le bas du dos,
Tu es chez moi,

Aujourd'hui, la politesse
Pour ces débiles de mes fesses
Qui vienn'ent faire, sans complexe,
Leurs saletés

Chez les autres de préférence,
Avec morgue, suffisance
Et grossièreté

Ne crache pas sur ma moquette,
Il existe des toilettes,
A cet usage, je crois,

C'est tout au bout du couloir,
Je t'allume, j'te sers à boire,
Tu es chez moi,

On a beau m'dire doctement
Qu' j'suis qu'un vieux con, qu'un croulant,
Qu'un grimoire,

On a beau faire. beau me dire
Que t'es sourd, aveugle ou pire
Blanc ou noir,

Quand t'es reçu par quelqu'un,
Sais-tu qu'tu peux t'tenir bien
Sans déchoir?

Ne crache pas sur ma moquette,
Ils m'ont gonflé les roupettes,
Quand j'étais p'tit, plus que toi,

Mes proches. mes curés, mes maîtres
Qu'ont essayé de me mettre,
Tous, bien au pas,

Si toujours j'les « assaisonne »,
J'trouve, qu'aujourd'hui ça déconne
Dans l'autre sens,

Qu'on démagogue, déraisonne
Et que le Monde se tamponne
De l'enfance,

Comm'e toi, j'étais jeune et seul
Mais je n' cassais pas la gueule
Aux sans défense.

Ne crach'e pas sur ma moquette.
Je te reçois, te respecte,
Fais-en de même pour moi,

Les relations d'voisinage,
Ça remonte au fond des âges,
Qu'est c' que tu crois!

Si tu renvoies l'ascenseur
Avec tendresse et pudeur
Et émoi,

Si tu m'offres, en guis'e de fleurs
Trois sourires et quatre pleurs
De sous-bois

Alors, mets-toi bien à l'aise
Loin des puissants, qui nous baisent
Tu es chez toi.

Dans son tout dernier disque ("De la pluie et du beau temps")

Ecrit par : Hervé (réveillez-vous) | 11 mai 2008

Pour le fameux poste, je n'avais pas pensé à Nancy Huston avant de lire le message d'Eric. C'est pourtant une vieille copine de l'époque où le poète chinois était encore vivant. Ce qu'elle ou Tzvetan disent sur la littérature peut nous satisfaire sur certains points. Mais pas sur d'autres. Ils ont tous les deux une conception humanitaire et politiquement correcte de la littérature qui me révulse. Elle, plus encore que lui. Elle censurerait Rabelais, Céline, tous les libertins, y compris Laclos, et même Baudelaire ou Molière à cause de Célimène.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

R.Descoings, ce n'est ni un voeu ni un souhait, mais quand on croise les conclusions du rapport Pochard - qui, au passage, mettra le feu dans les lycées dans la mesure où les enseignants n'auront plus rien à perdre - et la description du futur lycée par Darcos, on arrive à un programme de ce type :
http://www.sciences-po.fr/presse/lycee/Projet-cadre_etablissement.pdf

TPE et ECJS à tous les étages... Le Sgen sera content et pourra appuyer les réformes.

Si le but du jeu était de choisir quelqu'un, j'aurai signé pour D.Kambouchner.

Ecrit par : Romuald | 11 mai 2008

Cadichon : Mais c'est évident, mon cher Watson,
Quand j'use du sarcasme, de la dérision, c'est que je n'ai pas le coeur à plaisanter

___ C'est bien ce que j'avais cru comprendre. L'usage du sarcasme et de la dérision est justement l'une des choses que j'apprécie le plus chez vous. Mais à lire les réactions, je me suis dit que tout le monde n'avait pas le même sens de l'humour nègre.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

C'est d'ailleurs pour cela que ne me risque plus jamais à dire qu'une plage est noire de monde, ni a demander une petit noir au comptoir!

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Ah j'oubliais et que quand je parle d'un aigle, je dis un oiseau de couleur!

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

J'ai trouvé chez ProfAnonyme (PA, votre blog est excellent, au fait), ce post hilarant (que Pa a elle-même trouvé sur un forum Euc Nat). Je me permets de le poster ici, histoire de vous faire rire et de vous accabler un peu plus (...)
Ecrit par : Kap | 10 mai 2008

Merci!
J'ai hâte de recevoir mon propre rapport d'inspection... mon hi-han IPR traîne un peu, je trouve!

Ecrit par : ProfAnonyme | 11 mai 2008

Pour toto qui écrit un vrai message (quel honneur!) :

L'étalement des anciens programmes du primaire est une nécessité. Mais cela ne signifie pas qu'on puisse faire n'importe quoi. D'accord par exemple pour supprimer le passé antérieur mais pas le subjonctif présent.

A ce propos, voici un texte que vient de m'envoyer un prof en IUFM (ils ne sont donc pas tous des allumés ou des crapules) :

"Chere(e)s collègues,

....; comme moi, vous estimez sans doute que la suppression prévue du subjonctif dans les programmes du primaire serait une décision grave. Elle vient pourtant d'être prise. Elle n'est pas encore définitive, puisque le HCE doit donner son avis. Mais la suppression figure dans la deuxième version des programmes 2008.
Déjà, dans mon village, des parents d'élèves, devant l'école, disent "Il faut que tu viens" à leur enfant. Cette manière de s'exprimer est tellement courante que mes enfants rencontrent des difficultés. Plusieurs artisans qui sont intervenus chez moi pour des travaux ignoraient tout du subjonctif ("Il faut que vous partez leur dire"). Si l'école abandonne l'enseignement méthodique, il sera trop tard au collège.
En tant que professeur de philosophie, je tiens à souligner l'importance du subjonctif dans la constitution de la subjectivité et de l'objectivité. Il suffit de consulter n'importe quelle grammaire ou encyclopédie pour se convaincre du premier point: le subjonctif permet de dépasser l'ordre de la constatation, pour aller vers les opinions, les possibles, les craintes, les doutes... On parle moins du second point. Si on dit "Il faut qu'un socle soit assez large pour que l'ensemble ne bascule pas", on ne fait pas une simple constatation indicative (quand... alors); notre jugement prétend exprimer une nécessité objective, une loi (soit...). Le subjonctif est précisément ce qui permet d'éviter de limiter la langue à des constatations ou à des ordres, et l'ouvre à la subjectivité et à la loi, aussi bien la loi scientifique que la loi ou règle juridique (quand nous sommes mal garés, il faut que nous déplacions notre véhicule, et non pas "déplaçons"). Le relativisme de notre époque ne peut que souhaiter (inconsciemment?) la disparition du subjonctif français, dans lequel réside dit-on la plus grande difficulté d'apprentissage du français pour les non francophones.
Supprimer l'enseignement du subjonctif présent de verbes comme être et avoir est aussi absurde que nuisible quant à la qualité de la pensée et de son expression future. Penser que l'enseignement du sujonctif ne soit pas utile en primaire, ou trop difficicle, c'est largement sous-estimer l'intelligence des élèves, et c'est une injure pour nous autres enseignants. Je propose donc, si vous partagez ce point de vue, que nous agissions (subjonctif!). Il y a urgence, le Ministère travaille très vite, et le projet doit déjà être en ce moment examiné par le HCE. Merci d'avance pour votre réponse.

(J'ai supprimé la signature et les détails qui permettraient d'identifier son IUFM)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Avons commencé le subjonctif depuis deux semaines avec mes CM1, la chose ne me parait pas insurmontable (verbes I, II groupe et aller, être, avoir pour l'instant).
Il fallait de toute façon les remettre au travail parce qu'ils se sont sacrément reposés avec l'étude du passé antérieur, les bougres.

Ecrit par : Guillaume | 11 mai 2008

"Elle n'est pas encore définitive, puisque le HCE doit donner son avis."

Ah ? Il y a des gens qui lisent ce que dit le HCE ?
Et il y a même des gens qui suivent ce que dit le HCE ?!

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Avons commencé le subjonctif depuis deux semaines avec mes CM1, la chose ne me parait pas insurmontable (verbes I, II groupe et aller, être, avoir pour l'instant).
Il fallait de toute façon les remettre au travail parce qu'ils se sont sacrément reposés avec l'étude du passé antérieur, les bougres.

Ecrit par : Guillaume | 11 mai 2008

--- C'est ce qu'il faut faire, bien sûr. Tant que les élèves suivent, il n'y a aucune raison de les priver de quoi que ce soit. Mais êtes vous sûr que ce que vous faites avec vos élèves soit fausable dans toutes les classes et tous les établissements? C'est bien pourquoi je disais qu'il fallait prévoir des dispositifs (en primaire et en secondaire) pour ceux qui peuvent aller plus vite. Le niveau d'exigences des programmes 2008 est très bas. Au risque de me faire taxer d'élitisme, je pense qu'on n'a pas le droit d'obliger les plus doués à piétiner pour rien.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

"A ce propos, voici un texte que vient de m'envoyer un prof en IUFM (ils ne sont donc pas tous des allumés ou des crapules)"

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Très sincèrement, et au risque de me répéter, ;-), il y en a beaucoup plus d'honnêtes et compétents que vous le pensez, (ou que vous semblez le penser, du moins).

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

Euh, Pédro, d’accord pour Todorov que j’apprécie plus que mollement, mais pourrais-tu préciser pour Nancy Huston ? Pour l’avoir lue en long en large et en travers, je n’ai pas vraiment remarqué qu’elle soit à ce point ce que tu sembles en dire …

Un très court extrait de « Dolce agonia » (2001) juste pour faire frétiller nos amateurs de bites avec ou deux « t » et qui sur ce blog doivent sérieusement avoir des problèmes de ce côté-là … :-)))

« Il découvre Patrizia seule à la cuisine, de dos, les rubans de son tablier noués en joli nœud autour de sa fine taille italienne, les longs cheveux noirs remontés en chignon pour éviter qu'ils ne tombent dans les aliments, une courte jupe noire serrée mettant en valeur les courbes de ses fesses ; le sexe de Sean remue dans son pantalon et, venant derrière elle, il fait glisser ses mains sur les os iliaques de Patrizia et jusque sur son abdomen. Il a toujours considéré qu'elle avait les os iliaques les plus extraordinaires dans l'histoire de la gent féminine, deux saillies douces à travers le tissu noir de sa jupe. ("J'aime tes seins aussi, faut pas croire", lui avait-il susurré une fois, du temps où ils étaient amants, conscient que les femmes ayant allaité pouvaient être sensibles au sujet de leurs seins, or Patrizia avait déjà ses deux fils à l'époque, alors qu'aucun fils n'était sien, ni aucune fille, ni ne serait jamais, Jody ayant tué ... "Tes seins sont superbes mais tes os iliaques sont uniques au monde, un don de Dieu.")
Elle bouge contre lui pour le sentir durcir un peu plus et Sean, tout en lui mordillant la nuque aux cheveux rendus moites par la vapeur de la cuisine, se penche par-dessus son épaule pour voir ce que contient la casserole. »

Et ce qu’elle dit de la littérature contemporaine dans l’article du Monde donné par Eric plus haut me va assez …

« C'est pour cela que je m'attarde, dans Professeurs de désespoir, sur cette schizophrénie qui nous envahit, cette scission entre, d'une part, une littérature nihiliste que l'opinion porte au pinacle et, d'autre part, ce que les individus souhaitent vivre. Comment aimer Bernhard, Houellebecq, Jelinek ou Angot et s'attrister de la mort d'un proche? Comment construire une vie quotidienne à peu près potable si, en compagnie des professeurs de désespoir, on se voit en être arrogant, hautain, suprêmement solitaire, qui hait les enfants et l'enfantement, et considère l'amour comme du sentimentalisme niais ? Cette situation me paraît en effet schizophrénique, parce que le domaine littéraire y est radicalement séparé de la vie. »
[…]
« Ce qui est moral chez Dostoïevski, c'est le fait de nous inciter à nous identifier à des criminels, non de s'ériger en un juge moral qui prononcerait une condamnation sociale. Dans la littérature égotiste contemporaine, la seule identification possible est celle avec l'écrivain lui-même que le lecteur est invité à admirer dans sa réprobation hautaine et généralisée. S'ajoute à cela une survalorisation du geste littéraire et de l'idée sacro-sainte de « l'écriture ». La seule complicité permise réside dans l'admiration du lecteur pour le style et le désespoir lucide de l'auteur, crachant cyniquement sur ce monde inique qu'il représente avec tant de finesse. »

Bien évidemment, il ne me vient pas à l’idée de comparer les Houellebecq et autres Angot à des Baudelaire ou des Céline !

Bref je comprends mal ! Explique-moi …

Françoise

Ecrit par : Françoise | 11 mai 2008

"Je pense qu'on n'a pas le droit d'obliger les plus doués à piétiner pour rien."

Entièrement d'accord.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Eh bien moi, je n'ai rien contre les stylistes qui cultivent le désespoir lucide. Le jugement de Nancy Huston condamne sans appel un Cioran, dont la lecture m'a toujours semblé paradoxalement roborative.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Le niveau d'exigences des programmes 2008 est très bas. Au risque de me faire taxer d'élitisme, je pense qu'on n'a pas le droit d'obliger les plus doués à piétiner pour rien.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Mille fois d'accord! C'est comme ça, qu'on se retrouve en sixième avec des élèves de 9 ans (ça risque d'être le cas de ma petite fille) qui, parce qu'ils ont une intelligence que l'école primaire n'a pas pu étouffer, en sont exclus...par le haut!
Dans ma partie, l'E.P.S, les "nouveaux programmes de compétences" sont conçus de telle sorte, que l'élève le plus fâché et le plus empêtré dans son corps, s'en sortira obligatoirement et au minimum avec 15/20 aux épreuves du contrôle continu du bac!
Et en avant la réforme!

Ecrit par : buntovchik | 11 mai 2008

Ravie de vous revoir, Henri Grégoire. J'avais il y a longtemps déjà demandé de vos nouvelles, sans succès, et je m'étais inquiétée de ne plus pouvoir me connecter aux "amis de l'ABC".

Ecrit par : mouron rouge | 11 mai 2008

Sylvie Huguet : "Le jugement de Nancy Huston condamne sans appel un Cioran, dont la lecture m'a toujours semblé paradoxalement roborative."

Elle l'est !

Ce qu'elle condamne, à monn humble avis mais tout le monde peut se tromper, c'est "une littérature sans estomac". Elle ne "condamne" pas les "grands", mais ceux qui sont bas ...

"On est passé des pierres précieuses ... aux diamants noirs ... au tas de charbon."

« Hugo, Dumas, Balzac, Sand : ces auteurs vous apprenaient quelque chose sur la vie humaine, ils ouvraient des portes, fouillaient les tréfonds de l’âme, cherchaient la nuance (...). Dans un deuxième temps, pour des raisons historiques faciles à saisir, il a été admis que le message d’un roman pût être noir, simplifié, absolutiste, désespérant même, du moment que l’ensemble était “racheté” - c’est-à-dire humanisé, moralisé - par un très haut style (Beckett, Cioran, Bernhard). Mais, peu à peu, on s’est mis à confondre noirceur et excellence, à prendre la noirceur comme telle pour une preuve d’excellence. (...) Voilà le progrès : on est passé des pierres précieuses... aux diamants noirs... au tas de charbon. » (Nancy Huston, Professeurs de désespoir)

Ecrit par : Françoise | 11 mai 2008

"On est passé des pierres précieuses...aux diamants noirs...au tas de charbon."

Oui, cette fois je suis assez d'accord.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

T... de N... !!!!

J'aurais voulu le dire plus gentiment, évidemment, mais je n'ai pas trouvé les mots.
Ecrit par : yann | 11 mai 2008

Je suppose qu'il s'agit de "Tesus de Nazareth" ?
Maintenant je pense que vous allez les trouver, les mots.

Ecrit par : Steppenwolf | 11 mai 2008

Supprimer l'enseignement du subjonctif présent de verbes comme être et avoir est aussi absurde que nuisible quant à la qualité de la pensée et de son expression future. Penser que l'enseignement du sujonctif ne soit pas utile en primaire, ou trop difficicle, c'est largement sous-estimer l'intelligence des élèves, et c'est une injure pour nous autres enseignants. Je propose donc, si vous partagez ce point de vue, que nous agissions (subjonctif!). Il y a urgence, le Ministère travaille très vite, et le projet doit déjà être en ce moment examiné par le HCE. Merci d'avance pour votre réponse.
"
(J'ai supprimé la signature et les détails qui permettraient d'identifier son IUFM)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mai 2008

Parmi les méfaits les plus impardonnables commis par les pédagogistes, il faut certainement compter le discrédit porté sur l'enseignement de la grammaire, voie royale vers la pensée philosophique et scientifique, sans parler des raisonnements les plus simples de la vie courante.

J'ai sous les yeux la remarquable grammaire d'Albert Hamon pour la classe de 6ème (classiques Hachette), datant de 1959 dont la préface porte en exergue une phrase d'Antoine de St. Exupéry : "J'ai appris lentement la grammaire.

" Je recopie le début de cette préface : " Voici un nouveau livre de grammaire française, destiné aux élèves de sixième. Nos intentions : Tous nos collègues savent l'importance de cette classe : tel élève qui y prend un bon départ, a toutes chances de devenir un jour bachelier ; tel autre, qui y peine, risque fort de connaître une scolarité médiocre. (le pauvre Albert Hamon ne pouvait évidemment pas prévoir qu'un jour, quel que soit leur "départ", tous les élèves deviendraient de toutes façons bacheliers et que le baccalauréat ne vaudrait plus grand chose)...

..."L'expérience prouve que la réussite des enfants dépend de la solidité de leurs bases en français (à l'époque, ce genre de phrase n'était pas là pour faire bien), et plus spécialement en grammaire (en italiques) ; et c'est sur ce point capital que le professeur, en sixième, doit porter son effort, s'il ne veut pas exposer à de cruels déboires, non seulement en français, mais dans la prise de contact avec le latin (en italiques) ou la première langue vivante (en italiques).

Suit un diagnostic subtil des différences de niveau entre les élèves, des notions acquises et non acquises à l'école primaire. (si cela vous intéresse, Pedro, je peux recopier ce passage dans un autre post.

Quelques citations : " 2 pages d'exercices écrits, qui réclament à l'enfant un travail personnel sur des exemples aussi variés et riches que possible empruntés exclusivement aux maîtres de la prose contemporaine."

"La grammaire (comme le génie) est une longue patience."

"Il faut savoir revenir inlassablement sur les notions du cours moyen, voire élémentaire. C'est une nécessité pédagogique."

"Ni trop haut, ni trop bas : la sixième marque un départ ; l'enfant y apprend beaucoup de nouveautés, il en est, du reste, friand : il n'oublie pas dans une analyse, de présicer la nuance d'un complément de lieu, de temps, de mesure ; il saisit vite l'opposition entre l'attribution et son contraire, la provenance ou l'origine ("Je donne un livre à Paul" :; "Je prends un livre à Paul") ; le complément de propos lui permet de tourner le dos, définitivement, à bon nombre de fades "compléments d'objet indirect"....

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

il n'oublie pas dans une analyse, de présicer la nuance d'un complément de lieu, de temps, de mesure


lire : préciser

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Je recopie le paragraphe sans attendre la réaction de notre ami Pedro.

Je pense que ça peut intéresser un peu tout le monde :

"Il ne faut pas oublier que nous recevons en sixième (en 1959, donc) de juenes enfants de 12, 11 et parfois 10 ans, qui ont grand besoin d'être étroitement guidés -que leurs connaisances de cours moyen 2 ème année, souvent chancelantes, ont besoin d'être remises en place ; - et que surtout, leur préparation grammaticlae n'est bien souvent pas la même (elle varie beaucoup avec leur âge, l'école et le cours d'où ils sortent) : certains sont déjà familiarisés avec le complément d'attribution et même le complément d'agent, mais beaucoup les ignorent ; rares sont ceux qui connaissent l'apostrophe et l'opposition, et évitent de les confondre ; combien encore trébuchent sur cet humble attribut (qu'ils s'obstinent à baptiser complément d'objet ou même complément de manière : "Depuis son accident, il est resté (comment ?) boîteux !" ; d'aucuns sont tout surpris d'apprendre que le nom, aussi bien que l'adjectif qualificatif peut être attribut (eh oui !) Et ne parlons pas de la conjugaison, où les ignorances, hélàs, l'emportent sur les connaissances : tel élève ignore tout du subjonctif (en plein dans notre sujet !), tel autre ne fait aucune différence entre l'actif et le passif ; et dans le seul indicatif (actif !), que d'hésitations, que de confusions (imparfait et passé simple), que de barbarismes (futur et surtout passé simple).

Et c'est ce petit monde divers (délicieux, "le petit monde divers", c'est mieux qu'"hétérogénéité", non ?), inégalement préparé, généralement plein de bon vouloir et d'espoir au seuil de la sixième, qu'il faut, lentement, patiemmemnt, amener à un niveau solide, afin de lui épargner les déceptions."

On voit donc bien que les élèves des années 60 n'étaient guère différents de ceux d'aujourd'hui. La différence réside dans le fait ue dix ans plus tard, on a renoncé à les tirer vers le haut.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Je me souviens d'un samedi après midi, après un Devoir Surveillé, où j'ai vu cette femme lire La fabrique du crétin, où cette femme m'a demandé si je connaissais Jean-Paul Brighelli...

J'étais si fier de pouvoir lui répondre que j'étais dans sa classe 1 heure plus tôt...

Mais le plus important est qu'encore aujourd'hui je vous cite, qu'il ne ce passe que très peu de journées sans situation que vous ne nous ayez pas décrite et expliqué...

Ca fait longtemp que je voulais vous remercier pour tout ce que vous nous avez apporté, pour tout ce que vous m'avez apporté.

Je pense vraiment avoir grandis et appris à votre contact.

Encore Merci.

Cyril TPC promo 2007

Ecrit par : Cyril OLIVIER | 11 mai 2008

Bonjour, Cyril Olivier…
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

"certains sont déjà familiarisés avec le complément d'attribution et même le complément d'agent"

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Peut-être, pour Nicolas Sarkozy, le complément d'attribution d'argent est-il plus important?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

On voit donc bien que les élèves des années 60 n'étaient guère différents de ceux d'aujourd'hui. La différence réside dans le fait que dix ans plus tard, on a renoncé à les tirer vers le haut.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2008

Amusante remarque: "on a renoncé à les tirer vers le haut": sous-entendu, vers le ciel, lieu mythique de la délivrance que délivre la science de ceux qui savent, les docteurs?
Nostalgie des antiques liturgies catholiques, d'adresse codifiée aux ignorants d'en bas du message divin d'en haut?

Ecrit par : candide | 12 mai 2008

Et pour les syndicats proches de l'IUMM, ce serait le complément d'attribution ?

Ecrit par : Steppenwolf | 12 mai 2008

CS a écrit : "Peut-être, pour Nicolas Sarkozy, le complément d'attribution d'argent est-il plus important?"

En tapant "grammaire du pouvoir" sur glouglou, j'en ai trouvé une bien intéressante :

Un dénommé Jean-Pierre Warnier, ethnologue *, nous présente son programme de recherche 2007-2011 **:

"Depuis 1971, j’effectue un suivi longitudinal d’un royaume du Cameroun de l’ouest (le royaume Mankon ***). Jusqu’au milieu des années 1980, mes recherches ont été informées, de manière éclectique, par les paradigmes en cours à l’époque : anthropologie sociale d’inspiration durkheimienne, sociologie dynamique, approche systémique, marxisme.

A la fin des années 1980, je me suis avisé que le roi, était un réceptacle physique et corporel des substances ancestrales. Ses fonctions d’homme politique de niveau national et d’homme d’affaires étaient étayées sur sa fonction royale. Les faits de stockage, rétention, dispensation, travail sur les enveloppes ****, les limites, les orifices, les transits et les contenus fournissaient l’essentiel de la grammaire du pouvoir dans les royaumes du Cameroun de l’ouest."

Diantre ! On ne s'ennuie pas à l'EHESS ! Le roi comme "réceptacle physique et corporel des substances ancestrales". Rien de moins !
La clé de décodage d'un pouvoir serait donc la question "de qui est-il le réceptacle" ?

Appliqué au Maître du Moloch, la méthode ainsi induite laisse augurer d'intéressants résultats.

Au travail !


* en culotte courte comme les gastronomes du même nom
** si vous voulez l'intégralité du "programme", voyez http://ceaf.ehess.fr/document.php?id=469
*** en un certain sens, il complète Mankon
**** Dont la fameuse méthode de Monte Carla

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

appliquée ...

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Amusante remarque: "on a renoncé à les tirer vers le haut": sous-entendu, vers le ciel, lieu mythique de la délivrance que délivre la science de ceux qui savent, les docteurs?
Nostalgie des antiques liturgies catholiques, d'adresse codifiée aux ignorants d'en bas du message divin d'en haut?

Ecrit par : candide | 12 mai 2008

"tirer vers le haut" : Je ne pensais pas du tout au "ciel" ou à quelque religion que ce soit, mais à l'étymologie du mot "élève" et du mot "instituteur", remplacés respectivement par "apprenant" et "professeur des écoles", sans doute en raison de leur connotation "religieuse" et pour leur donner une nouvelle "candeur".

En rouvrant ce vieux livre oublié j'ai respiré soudain le parfum d'une époque qui avait ses défauts, mais où les imposteurs du pédagogisme ne tenaient pas encore le haut du pavé et où l'on croyait (encore un vilain mot !) aux capacités des enfants.

Traduit en français contemporain, où on ne les prenait pas encore pour des cons.

Méfiez-vous du cynisme ambiant que les Français confondent souvent avec l'intelligence (déjà les "petits marquis"). N'est pas Voltaire qui veut.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

Salut les réacs !

Pour ma réforme des lycées, je compte m'inspirer de cela :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/325827.FR.php

A ceci près que, ayant affaire à des lycéens déjà très autonomes et très responsables, on pourra se passer de la présence du professeur au fond de la classe : un ordinateur-ressource suffira.

Ecrit par : X.D. | 12 mai 2008

"Et depuis deux ans, tous les CE2 maîtrisent les règles de base de lecture et d’écriture», assure Sylvain Connac, qui est aussi docteur en sciences de l’éducation."

Fin CE2, les règles de base de lecture et d'écriture, c'est bien ! Ils ont de l'avenir, ces petits.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2008

Pour le plaisir de faire grincer des dents:

A Montpellier, une école sans notes et sans reproches
De notre correspondante à Montpellier CAROLE RAP
QUOTIDIEN : lundi 12 mai 2008
0 réaction
A Montpellier, toute une école primaire a basculé en pédagogie coopérative à la rentrée 2007. Les enseignants se sont appuyés sur la méthode du pédagogue Célestin Freinet pour transformer les dix classes de l’école Antoine-Balard en dix classes uniques. Chacune regroupe une vingtaine d’élèves du CP au CM2 qui s’entraident et décident ensemble des règles. Ici, nul maître au tableau noir. Professeur des écoles, Sylvain Connac a son bureau au fond de la classe. Tour à tour, les élèves qui en ressentent le besoin vont le voir avec leurs cahiers. Pendant ce temps, Rihab, 10 ans et présidente de la classe pour un jour, s’assure du calme dans la classe. Quand elle dit «code rouge», les enfants s’assoient en silence. «Code orange» : ils peuvent circuler entre les tables en chuchotant.

Quelques-uns se plantent devant le tableau pour réfléchir ensemble à un problème de maths. Chayma, 7 ans et demi, tape sur l’ordinateur le texte qu’elle a imaginé après une sortie au lac du Salagou (Hérault). Mohamed, 7 ans, demande à Rihab, sa tutrice : «Comment on écrit : "aujourd’hui on va à la piscine" ?» Puis Sylvain Connac se lève pour résoudre l’exercice de maths : «Le but du jeu n’est pas d’avoir le résultat, c’est…» «De comprendre !» répondent en chœur les élèves. Ici, pas de notes mais des ceintures de couleurs auxquelles correspondent des droits. Plus les enfants se montrent responsables, plus ils ont de droits, comme celui de circuler librement dans l’école. Ainsi pendant les récréations, certains choisissent de rester en classe, d’autres se rendent en salle informatique, dans le calme. Pourtant, aboutir à ce fonctionnement n’a pas été de tout repos.

Barres. Les premiers outils de pédagogie coopérative ont été mis en place en 1998, après l’accroissement des violences dans les relations entre élèves et adultes. Dans cette école classée en zone d’éducation prioritaire (ZEP), au milieu des barres excentrées de la Paillade, la majorité des enfants est d’origine maghrébine. «Il y avait le feu. On s’est dit : "Cela ne peut pas venir que des élèves"», raconte Martine Azaïs, institutrice. L’équipe obtient une semaine de formation en lien avec le mouvement Freinet du département. En 2004, cinq classes sur dix basculent en classes uniques. Toutes le deviennent trois ans plus tard, à la faveur de l’arrivée de cinq profs attirés par Balard, désignée comme «école à projet spécifique» par l’Education nationale. Dès cet été, les cinq «nouveaux» choisissent leur tuteur parmi les cinq «anciens», à l’image du tutorat pratiqué entre élèves. «Il a fallu tout aborder. Les rituels, le conseil d’enfant, la monnaie, les fichiers autocorrectifs, les cahiers et les logiciels utilisés, etc.» , rapporte Mireille Laporte Davin, qui a organisé plusieurs séances de travail avec son tutoré avant la rentrée. Pendant l’année scolaire, les réunions entre instits sont également fréquentes pour ajuster les règles de fonctionnement de l’école et mettre en place les projets. Par exemple, la mise au point des ateliers interclasses créés cette année : une heure par jour, chaque élève a le choix entre une dizaine d’ateliers sur l’histoire, les sciences, la littérature, les arts visuels, etc. Appliquant entre eux leurs pratiques de classes, les enseignants discutent alors selon les mêmes principes que les conseils d’enfants. Une présidence tournante, la parole distribuée à tous ceux qui la demandent, des votes pour entériner les décisions et des «bilans météo» à la fin, pour que chacun puisse donner son sentiment (soleil, nuage ou pluie) sur la réunion. Pas de directeur non plus pour ces professeurs qui prônent l’autonomie et l’émancipation des élèves. Ils partagent entre eux les tâches de direction.

Tensions. Bien sûr, tout n’est pas toujours rose. Entre ces personnes qui se voient souvent et s’impliquent fortement dans la vie de l’école, les tensions sont inévitables. Il leur faut aussi lutter contre les a priori négatifs de parents ou d’autres membres de l’Education nationale. «Certains ont l’image d’une pédagogie pas cadrée parce que les enfants se lèvent en cours», note Laurent Leseur. Pourtant, l’école fait ses preuves. «L’hétérogénéité des classes crée de la sérénité, les enfants sont beaucoup moins tendus. Et depuis deux ans, tous les CE2 maîtrisent les règles de base de lecture et d’écriture», assure Sylvain Connac, qui est aussi docteur en sciences de l’éducation. Fin mars, l’équipe a été primée à Rennes lors du premier forum des enseignants innovants.



Sinon dans la section "Pressing" de mon LP, l'Inspecteur a demandé à ce que les devoirs et les remarques soient plus "funs" et attractives. Ma collègue m'a montré, à la photocopieuse, ce qu'elle donne à ses élèves comme feuille avec recommandations, conseils, après chaque devoir. Hallucinant, - surtout ceci: il y a 3 colonnes pour concrétiser le niveau de sastifaction de l'enseignant. Sous formes de 3 "smileys": 1) sourire, 2) bouche fermée, 3) grimace. Pour que ça soit mieux compris par les élèves, dixit l'Inspecteur.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2008

Dans l'article de Libé signalé par X.D
"Puis Sylvain Connac se lève pour résoudre l’exercice de maths : «Le but du jeu n’est pas d’avoir le résultat, c’est…» «De comprendre !» répondent en chœur les élèves..."

Comme quoi dans cette "école expérimentale", le "par-coeur" est aussi de rigueur!

Ecrit par : Conréac! | 12 mai 2008

Hallucinant, - surtout ceci: il y a 3 colonnes pour concrétiser le niveau de sastifaction de l'enseignant. Sous formes de 3 "smileys": 1) sourire, 2) bouche fermée, 3) grimace. Pour que ça soit mieux compris par les élèves, dixit l'Inspecteur.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2008

En maternelle, on dit "bonhomme content", "bonhomme moyen" et "bonhomme pas content".
Sinon, vous avez les gommettes aussi : des jolies gommettes brillantes en forme de cœur ou d'étoile que vous collez en haut de la copie si vous avez apprécié le travail de vos élèves !
Je trouvais déjà ça nul pour les CM, mais alors là, c'est magnifique !
Dire que je culpabilise quand je donne des bons-points à mes élèves de cinq ans !

Ecrit par : catmano | 12 mai 2008

Salut les réacs !

Pour ma réforme des lycées, je compte m'inspirer de cela :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/325827.FR.php

A ceci près que, ayant affaire à des lycéens déjà très autonomes et très responsables, on pourra se passer de la présence du professeur au fond de la classe : un ordinateur-ressource suffira.

Ecrit par : X.D. | 12 mai 2008


"Les enfants ne peuvent pas rejeter l'autorité des éducateurs comme s'ils se trouvaient opprimés par une majorité composée d'adultes - même si les méthodes modernes d'éducation ont effectivement essayé demettre en pratique cette absurdité qui consiste à traiter les enfants comme une minorité opprimée qui a besoin de se libérer. L'autorité a été abolie par les adultes et cela ne peut que signifier une chose : que les adultes refusent d'assumer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé les enfants." (Hannah Arendt, La crise de la culture, La crise de l'éducation, folio essais Gallimard, page 245)


"Pour préserver le monde de la mortalité de ses créatures et de ses habitants, il faut constamment le remettre en place. Le problème est tout simplment d'éduquer de façon telle qu'une remise en place demeure effectivement possible, même si elle ne peut jamais être définitivement assurée. Notre espoir réside toujours dans l'élément de nouveauté que chaque génération apporte toujours avec elle ; mais c'est précisément parce que nous ne pouvons placer notre espoir qu'en lui que nous détruisons tout si nous essayons de canaliser cet élément nouveau pour que nous, les anciens, puissions décider de ce qu'il sera. C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice ; elle doit protéger cette nouveauté et l'introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaire que puissent être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine."

(Hannah Arendt, La crise de la culture, La crise de l'éducation, folio essais, Gallimard, page 247)

"Il faudrait bien comprendre que le rôle de l'école est d'apprendre aux enfants ce qu'est le monde, et non pas leur inculquer l'art de vivre. Etant donné que le monde est vieux, toujours plus vieux qu'eux, le fait d'apprendre est inévitablement tourné vers le passé, sans tenir compte de la proiportion de notre vie qui sera consacré au présent."
(page 250)

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

Ce Sylvain (triste) Connac était déjà, dégoulinant de bonnes intentions, dans "Ecoles en France", ce docu crapuleux de Christophe Nick sur lequel j'avais fait, il y a deux ans, une Note ou deux — la dernière fois que je me suis énervé sur un plateau de télé, c'était à Arrêt sur images à propos de ça et de ce type plein d'ambitions iufmesques (il intervient, ce me semble, à celui de Montpellier).
Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Pour ceux qui n'ont pas peur, voir

http://pratiquesphilo.free.fr/contribu/S-Connac/34_Montpellier_E-Balard_Philosophie.rtf

et notamment le schéma, très clair, de la page 6 où on comprend comment "l’adulte devient un animateur garant de la philosophicité des échanges".

Le Connac, à force de se pignoler, mérite les palmes académiques pour sa réduction de la philosophie à l'opiniologie.

Encore bravo : c'est du grand art !

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

"Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public"

Enfin !!!

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Allez ! Un extrait de jus de crâne du pignologue Connac :

"Je pense en effet que le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."

http://marelle.org/sommaire/?wiki=Trombinoscope

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

En bas du tableau mis en lien par Dudong, un copain de Sibille...

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant.

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

C'est ce que m'a conseillé Demailly, qui ne croit plus (lui non plus) à une quelconque amélioration du système éducatif. A l'école primaire, ça me paraît plus réalisable que dans le secondaire (usine à gaz administrative, chefs soumis, profs timorés...)

Ecrit par : ProfAnonyme | 12 mai 2008

"Et depuis deux ans, tous les CE2 maîtrisent les règles de base de lecture et d’écriture», assure Sylvain Connac, qui est aussi docteur en sciences de l’éducation."

Fin CE2, les règles de base de lecture et d'écriture, c'est bien ! Ils ont de l'avenir, ces petits.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2008


Oui, nous en avons de 20 à 30% en 6ème qui "maîtrisent les règles de bases de lecture et d'écriture".

Les autres se contentent plus modestement de savoir lire et écrire.

Mais rassurez-vous, en philosophie (et sur le Père Noël), ils en savent autant que Jean-Toussaint Desanti.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

"dans le secondaire (usine à gaz administrative, chefs soumis, profs timorés...)"

profs timorés ... occidentaux ou orientaux ?

On ne sort pas de la problématique de l'importation massive d'enseignants étrangers.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

"En bas du tableau mis en lien par Dudong, un copain de Sibille...

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant."

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

Dugong, pas Dudong, Guillaume! Où avez-vous appris à lire? A l'IUFM? ;-)))

Vous ne connaissez pas mes copains, et grand bien leur fasse!

Si vos élèves de maternelle prennent du plaisir à vous voir chanter avec votre guitare, cela n'est déjà pas si mal! On ne peut pas demander à ces charmants bambins d'être critiques musicaux éclairés, en plus! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

pas "enseignants", mais "assistants pédagogiques"

Ecrit par : ProfAnonyme | 12 mai 2008

Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

L'espérimentation SLECC, c'est déjà un peu ça, non ? Nous sommes modestement en train de mettre en place une évaluation de fin d'année pour les CP et les CE1. Et puis, il y a les journées de Grenoble en août.
Ils parlent même du GRIP dans Télérama, alors !

Quant au Père Noël, je le laisse vivre sa vie dans la tête de mes élèves aussi longtemps qu'ils en ont envie. On n'est pas des sauvages, comme dit Popeck.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant.

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CP. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de bases de lecture et d'écriture.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

Merci à CS pour cette contribution à la conservation de l'espèce dugong. Déjà que Pedro Cordoba m'avait écorché la caudale en dugond !

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant.

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CP. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de bases de lecture et d'écriture.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CE1. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecure et d'écriture.

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CE2. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecture et d'écriture.

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CM1. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecture et d'écriture.


Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CM2. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecture et d'écriture.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2008

Si vos élèves de maternelle prennent du plaisir à vous voir chanter avec votre guitare, cela n'est déjà pas si mal! On ne peut pas demander à ces charmants bambins d'être critiques musicaux éclairés, en plus! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

Ca s'appelle profiter d'un "public captif".

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

J'évoquais ci-dessus la possibilité (non théorique) de monter un projet éucatif sérieux dans un établissement public. Sur ce, Prof Anonyme écrit : "A l'école primaire, ça me paraît plus réalisable que dans le secondaire (usine à gaz administrative, chefs soumis, profs timorés...)".
Pas même. C'est inscrit dans la loi Fillon, article 34. Voir
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENX0400282L.htm :
"Sous réserve de l’autorisation préalable des autorités académiques, le projet d’école ou d’établissement peut prévoir la réalisation d’expérimentations, pour une durée maximum de cinq ans, portant sur l’enseignement des disciplines, l’interdisciplinarité, l’organisation pédagogique de la classe, de l’école ou de l’établissement, la coopération avec les partenaires du système éducatif, les échanges ou le jumelage avec des établissements étrangers d’enseignement scolaire. Ces expérimentations font l’objet d’une évaluation annuelle.
Le Haut Conseil de l’éducation établit chaque année un bilan des expérimentations menées en application du présent article. "
Allez, jeunes gens, à vos projets !
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Et pour les pauvres enfants qui n'auront pas la chance d'être dans vos classes, merci de mettre vos cours en vidéos en ligne via "Bonnet d'âne".
Mais ça ne profitera de nouveau qu'aux enfants de milieux socio-culturels favorisés !
Quelles idées pour les enfants de ZEP prisonniers des expériences délirantes de certains enseignants ?

Ecrit par : lucile | 12 mai 2008

Intéressant, le document signalé par Dugong où Connac et ses groupies « font de la philo » avec les enfants. On y retrouve le côté poisseux du pédagogisme. Il faut absolument se mettre au centre, se faire briller en en rajoutant sur l’amour de l’humanité apprenante, et vas-y que j’en remets une couche, c’est moi le plus aimant, le moins directif et le plus réflexif...

Le prépostérisme (faire avant ce qu’on ne peut faire qu’après) est ici particulièrement caricatural : l’imposture pédagogique à son max. Le tout dans le charabia pédagol que nous aimons tant. Toujours aussi à l’aise dans le non mesurable et l’affectif, les types. Ils doivent être de grands experts en docimologie, n’est-ce pas Robin ?

Un petit coup de ségolénisme avancé :
« Les enfants de nos classes sont amenés à vivre une forme de démocratie participative qui les conduit à donner leur avis, estimer celui de l’autre, puis sanctionner les opinions par un vote. Ils vivent donc des situations d’éducation à la citoyenneté très fortes. » Ah ! c’est trop bon !

Une rasade de galimatias :
« Pour conceptualiser une notion, il faut problématiser sa représentation donc argumenter son doute. » Et lycée de Versailles.

Le refus d’enseigner envers et contre tout (quel courage !) :
« Le second souci qui nous animait était, à l’instar des autres moments de classe, de ne pas, en tant qu’adulte, faire prévaloir de manière systématique notre présence et notre pouvoir (sic). Nous considérons en effet l’enfant comme un potentiel médiateur dans ses apprentissages et dans ceux de ses camarades. Parce que l’enseignant peut laisser une place pédagogique à l’enfant, il a le devoir de penser son effacement. »

Allez, pauvre Connac, va au bout de ta posture réflexive : reste chez toi à te remettre en question, les zaprenans te seront reconnaissants !

Ecrit par : Lariba | 12 mai 2008

"Et pour les pauvres enfants qui n'auront pas la chance d'être dans vos classes, merci de mettre vos cours en vidéos en ligne via "Bonnet d'âne". "

Ecrit par : lucile | 12 mai 2008

La "mise en ligne" est, à coup sûr, la mort du service public d'enseignement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

La "mise en ligne" est, à coup sûr, la mort du service public d'enseignement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

De toute façon cette mise à mort est programmée par l'OCDE et d'autres instances qui regardent le monde uniquement par le bout de la lorgnette économique.

Et honnêtement je suis parfois fatiguée de constater jour après jour le peu d'ambition de l'école pour nos enfants et l'impression d'ennui qu'ils en retirent.
Pedro Cordoba le soulignait plus haut :
"Le niveau d'exigences des programmes 2008 est très bas. Au risque de me faire taxer d'élitisme, je pense qu'on n'a pas le droit d'obliger les plus doués à piétiner pour rien."

Si la seule solution aujourd'hui est de créer un espace "privé" au sein du public pour un enseignement de qualité, je préfèrerais qu'il puisse être accessible au plus grand nombre !
J'ai même pensé au clonage des enseignants les plus efficaces (en général en lisant ce que nous raconte Catmano !) ;-)

Ecrit par : lucile | 12 mai 2008

"Mais ça ne profitera de nouveau qu'aux enfants de milieux socio-culturels favorisés !" redoute Lucile.
Pas du tout : une telle expérience n'a de sens que si elle est montée dans un établissement lambda, avec toutes sortes d'origines sociales. Tiens, je vais chercher une structure collège + lycée à la périphérie d'un quartier sensible. Réfléchissez déjà à ce que pourrait être le règlement intérieur d'un établissement modèle — inutile d'en faire une prison, mais il est grand temps d'en finir avec le laxisme généralisé. Puis dans un second temps, réfléchir aux programmes, et à la meilleure manière de les enseigner — et, si possible, de les transcender. Dans chaque matière. Ça demande un peu de boulot, mais ce sera payé en satisfactions morales…
Sinon, rien ne vous empêche de faire la même chose avec une boîte totalement privée — mais ce n'est pas tout à fait la même perspective.
JPB
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Catmano, vous êtes unique ! Le clonage c'était dans un instant d'égarement et de grand pessimisme pour l'avenir de l'école.

Ecrit par : lucile | 12 mai 2008

"J'ai même pensé au clonage des enseignants les plus efficaces (en général en lisant ce que nous raconte Catmano !)"

Il y aurait la Catmano du lundi, celle du mardi...

mais plus celle du samedi !

Un mine de problème du genre : L'école X comporte 7 classes qui ont chacune une maîtresse différente chaque jour du lundi au vendredi.
Combien faudrait-il commander de Catmanos à la Camif-collectivités ?

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

"Mais ça ne profitera de nouveau qu'aux enfants de milieux socio-culturels favorisés !" redoute Lucile.

C'était un bémol à l'idée de mettre les cours en ligne ! Pas à celle de créer des établissements où sera offert un enseignement sérieux, explicite.
Que cette expérience soit menée dans un établissement lambda et pas dans les quartiers "chics" me semble prioritaire, puisque c'est là que se trouvent les enfants qui en ont le plus besoin.
Ce qui m'inquiète, c'est le temps qu'il faudra pour que les résultats positifs de ces expériences remontent aux plus hautes sphères, convainquent tout les enseignants et qu'enfin tous les enfants de France en profitent !

Mais je ne veux pas être rabat-joie, je trouve que c'est une très bonne idée : je me demandais juste comment en faire profiter rapidement le plus grand nombre !

Ecrit par : lucile | 12 mai 2008

"Xavier Darcos prévoit de désigner "au plus tard le 10 juillet" une personnalité "issue de la maison", et pas forcément de droite, dont la mission sera de mener à bien la réforme du lycée, pour application à la rentrée 2009."

Jean-Paul Brighelli ?
Philippe Le Guillou ?
Jean-Robert Pitte ?
Leon Bertrand (ancien ministre, nouvel IG) ?
Arnaud Teullé... ?
Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008
Un peu en retard sur les débats ( j'ai passé le dimanche à fignoler une cabane pour mon âne), oserais-je pourtant faire remarquer à l'agréable compagnie qui s'ébat ici sous un bonnet asinien, qu'avant de lancer une "mission" (une de plus) sur le lycée et de choisir une personnalité ( une de plus) pour la conduire, il faudrait
1- s'assurer de la réussite de la réforme du primaire ( et ce ne sera pas de la tarte, d'autant plus que la maternelle est laissée en l'état) ;
2- réformer le collège et pour ce faire réfléchir un petit peu à l'enseignement professionnel. Vous savez, la ré-industrialisation intelligente de la France dont je parlais l'autre jour : tiens comme c'est bizarre, l'imprimerie qui sort le premier ouvrage de GRIP-Éditions est équipée de machines made in RFA.
Je sais bien qu'en matière de réforme, la doctrine présidentielle est la simultanéité, et qu'on ne peut pas abandonner à leur triste ignorance les générations engagées dans l'école du Crétin, mais le "tout en même temps" risque bien de devenir assez rapidement le "n'importe quoi" et au bout du compte le "rien du tout". Il avait eu un joli mot, le ministre - t'en souviens-tu, Jean-Paul ? - lors de notre première rencontre secrète dans les souterrains du ministère : "dischronie", avait-il dit comme l'un d'entre nous lui disait que le GRIP s'efforçait d'avoir une vision à trente ou quarante ans ; "dischronie" entre le temps du politique et celui de l'École. C'était très bien vu ; il est intelligent ce ministre...
Bien à tous.
GM
PS.
1- À Dugong, qui me conseillait de laisser du temps au temps pour lire les propositions de programmes de géométrie de Jean-Pierre Demaillly : vous voyez comment, dès que l'on parle de réforme de l'école, les contenus, qui sont l'essentiel, passent facilement au second plan et même tombent dans l'oubli.
2- À Pedro. La simultanéité des apprentissages - la progression, c'est autre chose - est assez bien illustrée par l'apprentissage de la bicyclette : pour tenir en équilibre sur la machine, il est recommandé de pédaler.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

"une telle expérience n'a de sens que si elle est montée dans un établissement lambda, avec toutes sortes d'origines sociales. Tiens, je vais chercher une structure collège + lycée à la périphérie d'un quartier sensible."

C'est curieux que cette proposition n'ait pas fleuri à l'époque où GCB montait son Angkar de collèges et lycées "expérimentaux".

On n'avait peut-être pas encore perdu la plupart de nos illusions de réformes de fond.

Peut-être est-il également utile de (re)lire l'analyse que faisait GCB de l'échec de son initiative (en renversant les rôles c'est saisissant !) :

http://www.cafepedagogique.net/communautes/Collegeexperimentaux/default.aspx

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Guy Morel a écrit : "À Dugong, qui me conseillait de laisser du temps au temps pour lire les propositions de programmes de géométrie de Jean-Pierre Demaillly : vous voyez comment, dès que l'on parle de réforme de l'école, les contenus, qui sont l'essentiel, passent facilement au second plan et même tombent dans l'oubli."

Ce n'était pas un conseil mais une prière : je suis en ce moment même en train de lire ce texte en l'annotant *. Cela prend du temps (ne serait ce que pour comprendre les tenants et les aboutissants des propositions de contenus de programmes de la 6ème à la 3ème).
C'est un document énorme dans sa portée !


* rien à voir avec votre âne désormais abrité ni même l'ânnonement.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré — vous aurez un succès fou auprès des parents : voyez les classes SLECC. Je crois que je vais m'y mettre moi-même, après tout. Ce sera du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Ce que vous décrivez là existe non seulement dans les classes SLECC, mais dans l'école que j'ai fréquentée au mois d'avril au Sénégal.
L'enseignement est "terriblement" transmissif !!!
Et porte ses fruits de façon étonnante...

D'ailleurs, c'est là-bas que mon livre de chevet était "Fin de récré" puisque j'en avais fait l'acquisition juste avant de partir et que j'étais pressée de le découvrir, et je peux dire qu'il était spécialement suave à lire dans un tel contexte.

Ecrit par : Maminou | 12 mai 2008

J'adore le mot "philosophicité" . Qu'en pense Cadichon ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008

"2- À Pedro. La simultanéité des apprentissages - la progression, c'est autre chose - est assez bien illustrée par l'apprentissage de la bicyclette : pour tenir en équilibre sur la machine, il est recommandé de pédaler."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

Il me semble que Pedro parlait de la simultanéité d'apprentissages de disciplines différentes; à première vue, la bicyclette en est une, unique, même si elle regroupe plusieurs composantes simultanées..
D'ailleurs, ce que vous dites est vrai aussi pour la natation, (exit le tabouret, donc), le tennis, (exunt les "potences"), la musique, ... ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

Il me semble que Pedro parlait de la simultanéité d'apprentissages de disciplines différentes; à première vue, la bicyclette en est une, unique, même si elle regroupe plusieurs composantes simultanées..
D'ailleurs, ce que vous dites est vrai aussi pour la natation, (exit le tabouret, donc), le tennis, (exunt les "potences"), la musique, ... ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

L'exemple de la bicyclette vaut ce que vaut un exemple. On apprend à écrire-lire en écrivant des chiffres (voyez Pascal Dupré pour la pratique); et l'on apprend la géographie en apprenant la mesure, le sens des grandeurs et les proportions ( voyez Morel à Grenoble fin août).
Bon, mais pour les programmes Demailly ?
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

Je suis d'accord avec le constat.
Pour moi, pour des raisons différentes, (couac, pardon, quoique), l'affaissement programmé des disciplines artistiques est aussi catastrophique que celui des mathématiques. Même combat. Mais plus difficile, car l'importance de ces disciplines est moins présente dans l'esprit des parents d'élèves... Et des gens, en général.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

"Allez, pauvre Connac, va au bout de ta posture réflexive : reste chez toi à te remettre en question, les zaprenans te seront reconnaissants !"

Bien vu : la messe est dite.

Reste la question, lancinante, de la responsabilité des autorités académiques locales qui laissent faire un tel tueur...

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

J'adore le mot "philosophicité" . Qu'en pense Cadichon ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008

Rien pour l'instant, elle révise son anglais.

Ecrit par : victor | 12 mai 2008

Feel Osofi city ?

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquilles les enfants de CM2. Je n'ai rien à leur apprendre, mais je peux éventuellement les aider à trouver les règles de base de lecture et d'écriture.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2008

Enseignant depuis 1980, je ne laisse pas tranquilles les enfants de troisième. J'ai quelque chose à leur apprendre, mais je ne peux plus grand chose pour ceux à qui on s'est contenté de jouer de la guitare en maternelle et qu'on a aidés au CE1, au CE2, au CP, au CM1 et au CM2 à "trouver les règles de bases de la lecture et de l'écriture".

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

Reste la question, lancinante, de la responsabilité des autorités académiques locales qui laissent faire un tel tueur...

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

J'ai bien peur que les "autorités académiques locales" laissent faire en raison du pessimisme qu'ils éprouvent à l'égard de la situation des victimes.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

Le prépostérisme (faire avant ce qu’on ne peut faire qu’après) est ici particulièrement caricatural : l’imposture pédagogique à son max. Le tout dans le charabia pédagol que nous aimons tant. Toujours aussi à l’aise dans le non mesurable et l’affectif, les types. Ils doivent être de grands experts en docimologie, n’est-ce pas Robin ?

La docimologie (de "dokimé", épreuve et "logos", science, discours sur), mot forgé par Piéron en 1922 et répandu à partir des années 50 au Canada et 60 en Europe : "science et pratique du contrôle des connaissances" est une discipline particulièrement paradoxale depuis qu'elle est tombée entre les mains des pédagogistes puisqu'elle tend à démontrer sa propre inutilité.

Une science qui travaille à son effacement, Borgès en a revé, les pédagos l'ont fait.

Mais pour eux, les enseignants aussi doivent travailler à leur propre "effacement".

Tout cela est logique, complètement fou, mais parfaitement logique.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

J'ai bien peur que les "autorités académiques locales" laissent faire en raison du pessimisme qu'ils éprouvent à l'égard de la situation des victimes.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

qu'elles éprouvent.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

– la docimologie une science qui travaille à son effacement ;
– des enseignants qui aussi doivent travailler à leur propre "effacement" ;
– un syndicats de profs, le SGEN, qui travaille à l’abaissement moral et matétiel de ses membres ;
– des CPE qui servent d’avocats aux élèves ;
– une pédagogie du vide et fière de l’être ;
– le recours au management par les injonctions paradoxales (soyez autonomes !) ;
– des gouvernements qui gèrent les flux et les stocks ;
– une École garderie pour la plupart, destinée à « socialiser » et à produire des crétins procéduriers.

Vous avez raison, Robin, tout cela est fou mais fait partie d’une logique : descolariser l’École elle-même sous prétexte de raisons politiques, un « agenda » comme ils disent en franglais.

Ecrit par : Lariba | 12 mai 2008

"J'adore le mot "philosophicité" . Qu'en pense Cadichon ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008 "

Tatcher et Reagan n'en ont rien dit.

Ecrit par : troll | 12 mai 2008

A l’entrée de la Sorbonne où j’assistais mercredi à une fort intéressante conférence de Samir Amin, je me suis fait remettre un tract appelant au boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008. La chose ne m’aurait pas surpris outre mesure, dans le contexte actuel des évolutions politiques et idéologiques en France, si je n’avais découvert, parmi la liste des signataires, les noms d’amis, de personnes et d’organisations que j’apprécie pour leur sérieux et leur engagement de gauche. J’ai cru devoir réagir, pour leur dire combien ils se sont, selon moi, laisser abuser en signant cet appel.

Le gouvernement chinois tenterait, nous dit ce texte, de “briser tout ce que la Chine compte d’intellectuels critiques”. Ce n’est pas l’image que m’a laissé mon dernier passage dans ce pays, il y a un an. Le colloque sur le thème “Education et globalisation” auquel j’ai participé à l’université de Pékin m’a donné l’occasion de rencontrer des dizaines d’intellectuels, d’étudiants, de chercheurs et de hauts fonctionnaires du gouvernement, qui jetaient un regard lucide et assurément critique sur les risques de “marchandisation” de l’enseignement supérieur en Chine.

Le gouvernement chinois pratiquerait, dit encore le texte de l’appel, une “urbanisation sauvage dirigée contre les populations” et accélérerait la “destruction de quartiers populaires et de sites historiques”. Les auteurs de ce document doivent n’avoir jamais mis les pieds dans un pays du tiers-monde pour affirmer cela, du fond de leur douillet salon parisien ! La Chine a un revenu par habitant de l’ordre de 3500 $ par habitant. Elle tente de sortir de ce sous-développement, au prix d’une croissance déjà affolante et difficilement contrôlable, aux effets sociaux et écologiques inquiétants. Mais elle reste un pays extrêmement pauvre. Malgré les efforts du gouvernement pour freiner l’exode rural, la crise du logement est énorme à Pékin. La rénovation de tous les vieux quartiers (hutongs) est financièrement impossible et serait de toute façon insuffisante. Une partie des vieux quartiers a été préservée et est en voie de réhabilitation. Mais une autre partie, importante, est effectivement rasée et remplacée par des logements modernes. L’ “intellectuel critique” occidental peut s’en offusquer, regretter la perte de ces quartiers où il aurait été bon de flâner comme touriste. Mais que propose-t-il aux Pékinois qui attendent un toit ? Et à ceux qui ont un toit (en tôle ondulée) mais pas d’eau courante, ni d’égouts, ni de gaz, ni de rues permettant le passage des bennes à ordures ? Que propose-t-il pour chauffer un hutong construit en torchis et en panneaux de bois de quelques centimètres d’épaisseur, tout en réduisant les émissions de CO2 ? Je n’affirme pas quant à moi que les tours en béton de 15 étages soient forcément la bonne solution à ce problème. Peut-être vaudrait-il mieux en revenir aux pistes des années 60 et 70, qui réglementaient strictement les mouvements de populations. Mais gageons que là encore on entendrait les cris indignés de ceux qui n’envisagent les droits de l’homme qu’à travers la lunette déformante de leur propre condition sociale privilégiée. Ayons la modestie de ne pas juger à la légère de situations dont nous ne mesurons ni la complexité ni les enjeux.

Le texte évoque bien évidemment la “colonisation” du Tibet, allant jusqu’à prétendre qu’elle “prend une tournure de génocide”. C’est un peu comme si la France était accusée d’avoir colonisé la Savoie, la Vendée, la Bretagne et l’Alsace. Rappelons d’abord que le Tibet a très longtemps fait partie de l’Empire du Milieu, jusqu’en 1911. Cette année-là, quand la Chine s’est libérée de la domination féodale Mandchoue, la caste dirigeante autocratique des moines et des seigneurs féodaux tibétains a unilatéralement proclamé l’indépendance du Tibet. Ceci fut réalisé avec l’aide et à l’instigation des Britanniques qui avaient déjà par trois fois tenté d’envahir la région à partir de l’Inde et qui voyaient (à juste titre) dans la révolution démocratique bourgeoise de 1911 une menace contre leurs intérêts économiques en Chine. Ces territoires sont ainsi restés à l’état féodal jusqu’à leur libération par les troupes communistes en 1951. Rappelons encore que durant la deuxième guerre mondiale, les autorités locales tibétaines, bien qu’officiellement neutres, ont objectivement soutenu l’axe Berlin-Tokyo en empêchant l’approvisionnement des armées chinoises par la route, à partir de l’Inde. Rappelons enfin que le Tibet d’avant 1951 n’avait rien du paradis que se plaisent à nous dépeindre certains adeptes des sectes bouddhistes. C’était un pays féodal, pratiquant le servage et même l’esclavage à grande échelle. Une minorité de propriétaires de serfs — nobles, autorités locales et chefs de monastères — possédait toute la terre et les forêts ainsi que la majeure partie du bétail. Quelques 200 à 300 familles dominaient le Tibet. Au sommet, le Dalaï Lama, grand propriétaire, chef religieux et chef politique auto-proclamé. Sans doute y a-t-il aujourd’hui une partie de la population tibétaine qui souhaite davantage d’autonomie, voire l’indépendance. Sans doute font-ils l’objet de mesures de répression de la part du gouvernement chinois. Mais il n’y a assurément aucun “génocide” ni rien qui y ressemble. Galvauder ainsi ce terme me semble indigne d’un intellectuel. Je me suis toujours interdit de parler de “génocide du peuple palestinien”, ou de “génocide du peuple irakien”. En revanche, il y a bien eu génocide du peuple Apache, voici à peine plus de cent ans, pas très loin de Los Angeles, ce qui n’a empêché personne d’y participer aux Jeux Olympiques…

J’ose à peine m’attarder sur le passage du texte où l’on affirme que “la Chine a des visées de conquête sur Taïwan” et où l’on évoque son “offensive diplomatico-guerrière à l’encontre du Japon”. Taïwan est un territoire chinois contrôlé par un régime fantoche qui n’est reconnu par quasiment aucun Etat ou gouvernement et qui ne doit son existence qu’a des décennies d’appui militaire, économique et politique de la part des Etats Unis. La revendication chinoise sur ce territoire est parfaitement légitime et on ne peut que louer la retenue extrême dont a fait preuve le gouvernement chinois dans cette question durant les soixante dernières années. Quant au Japon, faut-il encore rappeler que ce pays ne s’est jamais acquitté de sa dette envers la Chine ? Six millions de civils chinois ont été massacrés durant la Deuxième Guerre Mondiale et quatre millions de soldats nationalistes ou de miliciens communistes chinois sont morts pour libérer leur pays de l’occupation fasciste japonaise. Pour ces faits, le gouvernement japonais n’a jamais versé le moindre dédommagement, n’a jamais présenté la moindre excuse sérieuse. Le regain de tension entre les deux pays est précisément lié, comme vous le savez, au révisionnisme flagrant des livres d’histoire utilisés au Japon. Que dirions nous si le gouvernement allemand décidait de rayer l’holocauste des manuels d’histoire ?

Enfin, pour faire bonne mesure, on nous dit que la Chine encouragerait le “dopage” à grande échelle chez ses sportifs. J’ignore si cela est vrai. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu dernièrement une pétition contre le Tour de France…

Le plus important n’est évidemment pas là. Le texte de l’Appel au Boycott des Jeux Olympiques de Pékin n’est pas seulement un document truffé de contre-vérités flagrantes. Il participe surtout d’une stratégie idéologique visant à présenter la République Populaire de Chine comme le plus grand ennemi de l’humanité, un “régime totalitaire et esclavagiste”, qui “développe une géopolitique d’agressions” et s’engage dans “une course aux armements (contre) le reste du monde” ! Comment ne pas voir par qui ces mots-là ont été écrits et qui ils devraient légitimement désigner ? La dictature économique du grand capital, qui ravage la planète, qui brise les chances de développement des pays les plus pauvres, qui plonge des millions d’enfants dans la malnutrition, l’analphabétisme, la maladie, la prostitution.
Quoi que l’on pense des institutions chinoises, l’honnêteté intellectuelle nous force à reconnaître que chacun des citoyens de ce pays, fut-il tibétain, a bien davantage de pouvoir démocratique pour peser sur son gouvernement que n’en ont les populations du monde pour peser sur les multinationales industrielles ou financières occidentales. Quoi que l’on pense des tours et détours de la politique du Parti Communiste chinois, force est de reconnaître qu’il a su faire passer un milliard d’hommes de la misère totale et de l’analphabétisme à l’accès généralisé aux soins de santé, à une alimentation stable et à un niveau d’enseignement sans comparaison avec celui d’autres pays du tiers-monde (excepté Cuba sans doute). Et il l’a fait sans se soumettre aux ordres des puissances occidentales et de leurs institutions. Voilà sans doute ce que les ennemis de la Chine ne peuvent lui pardonner.

Excusez moi de vous le dire avec tant de franchise, mais le texte que vous avez accepté de signer aurait dû vous chatouiller le nez. Il sent la sueur et l’alcool des casernes de l’Oncle Sam. Celui-ci a bien compris que seule la Chine a désormais la capacité militaire, économique et politique de prendre la tête des forces qui veulent encore s’opposer à son hégémonie. Voilà pourquoi le gendarme du véritable “régime totalitaire et esclavagiste” qu’est le capitalisme mondial, “développe une géopolitique d’agressions” et s’est engagé depuis longtemps dans “une course aux armements (contre) le reste du monde” !

J’avouerai encore que je n’aime guère le tournant que prend la Chine sur le plan social et économique; que j’exècre la peine de mort; que j’ai en horreur le sport-spectacle, cette machine à sous et à propagande. Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d’eau, de nourriture, d’air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp. Et au moment où, par la grâce de Sarkozy et de Kouchner, la politique extérieure de la France devient la risée du monde, j’attendais, je vous l’avoue, plus de discernement et d’esprit critique dans le chef des intellectuels français progressistes qui me tiennent à coeur.

Nico Hirtt
Membre fondateur de l’Appel pour une école démocratique (Belgique)

Ecrit par : Nico Hirtt | 12 mai 2008

du privé dans le public — une formule libérale, non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Vous vivez dangereusement, not'bon maître!

Pourtant force est de constater que tous les remèdes que vous suggérez et qui sont frappés au coin du bon sens, ( autonomie, pluralisme: en un mot liberté) butent sur une constante incontournable en France, une contrainte rédibitoire,levée depuis longtemps ailleurs, et qui fait qu'elle seule reste encore à s'échiner sur les effets de ses maux qu'elle ne peut soigner par incapacité d'en attaquer les racines.
Tant qu'elle n'aura pas viré sa cuti, toutes les bonnes volontés feront du bruit avec la bouche ou continueront à voter avec leurs pieds vers de plus vertes pâtures, où l'on connait le sens de la liberté, laquelle n'est pas comme chez nous synonyme de licence. Celle-ci permet de faire tout et surtout n'importe quoi, quand on est dans la ligne de la bien-pensance majoritaire ou du moins de celle qui gueule le plus fort, ce qui revient au même

Cela me rappelle Chateaubriand qui décrivait la Révolution comme une grande parade( déjà ) où la licence défilait en fanfare sous les arches de la liberté ou quelque chose d'approchant. Pas le temps d'aller chercher mais il me semble que c'est dans l'Essai. Fumaroli cite cette belle phrase dans son livre inoubliable qui souligne la justesse avec laquelle Chateaubriand avait, bien avant Peyrefitte, isolé les racines du Mal français.
=====================================
J'adore le mot "philosophicité" . Qu'en pense Cadichon ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008
Que je ne devrais pas lire ce genre de truc en prenant mon petit déjeuner. La cuistrerie ( et particulièrement la freinetique) me donne de l'acidité gastrique.
Je retourne à ma philosophitude béate.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2008

Je salue Nico Hirtt, à qui j’avais emprunté, pour la Fabrique du crétin (mais en citant mes sources !) certaines analyses percutantes du « protocole de Lisbonne ». Et sur le sujet de son post, je le rejoins complètement.
Pendant que nos intellecuels se touchent la nuit, Hollywood lance une campagne contre les dictateurs de Malaise (il y a des choses sur www.fanista.com). Et c’est infiniment moins problématique due le Tibet…
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

Que les choses évoluent vite sur Internet ! On part de l’enseignement de la littérature, on arrive tout de suite à Todorov, puis illico à Nancy Huston et, en quelques minutes, on se retrouve face au temps de sa jeunesse folle. Et, comme là encore, on réagit trop vite, il se trouve que Françoise (quelle Françoise ?) demande des explications qu’on est bien en peine de donner. Car tout cela n’est pas très clair.

Je me trompe peut-être sur Nancy Huston. Je n’ai pas lu ses romans sauf le tout premier, Les variations Goldberg, qui m’avait beaucoup plus. Mais c’était à l’époque où on se voyait presque tous les jours. A l’époque aussi où je lisais encore les romanciers contemporains. Puis trop de déceptions – sauf Paul Auster, Pierre Michon et quelques rares autres. A quoi s'ajoute la peur aussi, s’agissant de Nancy, d’y trouver des choses qui abîment l’image que j’ai gardée d’elle (et, par la même occasion, la mienne et celle des vieux copains). Mais quand elle écrit dans la presse, la curiosité est trop forte : je lis. Peut-être n’ai-je pas fait l’effort de comprendre ce qu’elle veut dire aujourd’hui, les raisons profondes de ce qui m’apparaît comme une forme de reniement. Or je dois déjà avoir dit que la fidélité est l’une des valeurs qui m’importent le plus. J’écris cette phrase et elle me revient en boomerang : j’aurais dû être fidèle pour deux, fidèle à Nancy malgré son « reniement ». A une époque elle faisait partie de ma bande, plus encore du petit cercle des cinq ou six intimes. Elle avait 20 ans, elle était rayonnante, délicieuse, curieuse, d’une sensibilité exquise aux choses de la vie. Ces qualités-là, elle doit les avoir gardées. Mais en même temps j’ai l’impression (ah si elle pouvait être fausse !) qu’elle nous reproche de l’avoir « exploitée », « manipulée », amenée à penser, dire, faire, aimer des choses qu’elle n’approuvait pas vraiment – ou qu’elle n’approuve plus. La vie de famille, la maternité, le féminisme (of course), les valeurs de la vie, voilà ses idéaux actuels. Sauf que féministe elle l’était déjà à 20 ans – et nous les mecs, aussi. Mais son féminisme a changé de sens. Anaïs Nin n’est plus pour elle une romancière féministe. Pourquoi ? A cause d’Henri Miller, bien sûr, cet affreux misogyne. Le féminisme de Nancy semble être devenu celui des bons sentiments : la douceur, la pudeur, l’optimisme, l’espoir, la non-violence, la maternité, once more. Féminisme de l’éternel féminin. Idem pour les valeurs de la vie. Elle n’aime pas le nihilisme. Mais étaient-ils nihilistes, Miller ou Bataille ? Pourquoi pas Nietzsche, le grand pourfendeur du nihilisme, tant qu’on y est ? Mais, j’oubliais. Nietzsche aussi était misogyne, comme Sade, Laclos, Miller et Bataille. Et Lou-Andréas Salomé ne devait guère valoir plus qu’Anaïs Nin. Tous nihilistes donc. Et la liste s’allonge : Cioran, Beckett, Jelinek, Bernhardt (qu’elle compare, si je ne m’abuse, à Hitler : pas moins). Il s’agit certes de très grands écrivains, c’est pour ça qu’elle leur « pardonne ». Ils sont « rachetés » par leur style. Mais de quoi donc devraient-ils être pardonnés ? De quoi devraient-ils se racheter ? De leurs idées ? De leur style… de vie ? Quelle conception de la littérature y a-t-il derrière ces anathèmes, ces rachats et ces pardons? Ils ont ouvert la voie à Houellebec ou Angot qui, en plus, écrivent mal ? Et depuis quand un écrivain est-il responsable de ceux qui viennent après lui ? Cioran est-il le papa de Houellebec ? Anaïs Nin est-elle la maman de Christine Angot ? C’est parce que les parents ont mangé des raisins verts que les enfants ont les dents gâtées ? A quoi ça rime, ces filiations littéraires, cette transmission de péché originel de la littérature et de l'art ?

J'arrête car je suis peut-être très injuste. Et puis les choses vont tellement vite sur Internet... Il y a eu beaucoup de messages depuis hier et Nancy Huston ne doit plus intéresser personne...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

"Les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes."

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

Nico Hirtt :
"Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d’eau, de nourriture, d’air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp."

--- Il y a aurait donc, d'un côté, des dirigeants sans peuple (les Etats-Unis) et, de l'autre, des peuples sans dirigeants (la Chine). Facile alors de choisir son camp : "le camp du peuple est notre camp". Mais dire que la Chine est dans le camp des "assoiffés d'air pur, de culture et de paix", c'est pousser un peu loin le bouchon. Et j'hésite à choisir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

Ben voyons ! Pendant que je rêvais à la poésie de la Terreur v'la l'apologue de la liberté format coco-mao qui vient faire un tour ici. Son GPS a dû se coincer quand il est sorti de sa fumerie d'opium favorite.


Ma parole, ça va vraiment très mal en France si on laisse sortir ce genre de cafard du cercueil des idéologies mortifères du 20ème siècle, qu'on n'a visiblement pas enterré aussi profond que les autres déchets radioactifs! Ça vient nous donner des leçons de "démocratie populaire"made in China
Ils ne méritent pas ça nos amis belges, mais chacun sa m...


Il sait pas le NicoHirtt que le mur de Berlin est tombé, visiblement pas dans sa tête, qui nous bassine depuis 15 ans avec son complot libéralo-capitalisto-marchandiseur de foutaises. Lui aussi dégouline de poisse sentimentheàl'eau-droitdelhommiste quand il prétend défendre l'école mais monte au créneau défendre les idéologies les plus criminogènes.
Unissons-nous et vaporisons!
L'heure est grave, camarades!
Sortez le BAYGON à double effet, pour les KROUCHHH-KROUCHHH et les BZZZ-BZZZ, car ces insectes là sont des mutants, ça rampe et ça vole.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2008

De Nancy Huston, j'ai lu "Cantique des plaines", une pure merveille, puis "Instruments des ténèbres", et là, j'ai éprouvé une déception qui rejoint l'analyse de Pedro Cordoba : le livre, au début passionnant, s'achève sur une glorification des "valeurs positives", de l'optimisme béat et des beaux sentiments qui m'a paru très bien-pensante. Le résultat, c'est que je n'ai pas acheté ses autres romans.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008

Je vais donc lire "Le cantique des plaines", merci Sylvie.

Je précise pour l'ami Nico qu'à l'époque de mon amitié avec Nancy Huston, j'étais maoïste. La déception politique est infiniment plus grande - et plus tragique - que la déception littéraire. C'est sans doute aussi pour cela que l'optimisme des beaux sentiments, dans quelque domaine que ce soit, n'est pas mon fort. A propos, Cadichon, que pensez-vous de Christopher Lash? Aussi dtéestable que Michéa?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

"Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d’eau, de nourriture, d’air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp."

Désolé, on nous a déjà fait le coup du "il faut choisir son camp". C'est un pétard mouillé, ça ne marche plus.

Baudelaire souhaitait que l'on ajoutât deux articles supplémentaires à la Déclaration des Droits de l'Homme : le Droit de s'en aller et celui de se contredire.

Je suggère que l'on ajoute aussi celui d'avoir le droit "de ne pas choisir son camp", en particulier celui de la Chine communiste "assoiffée d'eau, de nourriture, d'air pur, de culture et de paix." (tout ça, tout ça !)

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

JPB, qui est aussi conseiller des éditions Larousse pour la littérature, est apparemment très content (mais quand n'est-il pas content, cet homme ?) de les avoir convaincus, cette année, de faire entrer dans la dictionnaire, en même temps, Todorov et sa dame.
Cela dit, c'est un peu vrai que Nancy Huston a l'essentiel de son œuvre derrière elle. Mais diable qu'elle était jolie, la bougresse, hein, Pedro… Maquée depuis si longtemps avec cette grande asperge squelettique de Tzvetan… Quel gâchis, mon cher — que n'a-t-elle préféré un hispanisant un peu plus petit et un peu plus replet -:)))))…

Ecrit par : Abraxas | 12 mai 2008

Je ne suis pas convaincu que ce soit le vrai Nico Hirtt qui ait écrit le message ci-dessus. Je pense que prôner le boycott des jeux olympiques est une connerie majuscule, mais j'ai vraiment du mal à croire qu'on puisse réellement excuser l'usine à peine de mort et à revente d'organes de condamnés qui tourne à plein.
J'ai aussi du mal à confondre les chefs du gouvernement chinois avec la population chinoise, ce qu'a tenté de nous faire avaler "contre la propagande anti-chinoise", qui a sévi ici il y a quelque temps...

Je ne choisirai pas mon camp en évacuant des critères aussi primordiaux... Ceci-dit, Cadichon, seriez-vous pour le boycott??

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

"Quel gâchis, mon cher — que n'a-t-elle préféré un hispanisant un peu plus petit et un peu plus replet -:)))))…"

Ecrit par : Abraxas | 12 mai 2008

Vous pensez à quelqu'un en particulier, Jean-Paul??? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

Le droit de s'en aller et celui de se contredire... J'ignorais cette suggestion de Baudelaire. J'applaudis de deux mains, et je revendique aussi le droit de ne pas choisir mon camp.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2008

Nancy a toujours été assez squelettique. Même l'hispaniste en question l'était à l'époque...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

"Catmano, et vous tous qui passez par là, montez donc un dossier sérieux pour demander une dérogation au ministre pour une école ou un collège précis, qui fera exactement l'inverse : du sérieux, de l'élitisme bien tempéré".

Je suis partant, si ce n'est pas dans le Grand Sud. J'ai peur qu'il y ait pléthore de profs de lettres et qu'on ait pénurie dans les autres matières pour l'instant, non ? S'il y a besoin de quelqu'un en allemand, je peux faire l'affaire, aussi.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2008

Incroyable, Cadichon, votre réaction aux propos de Nicolas Hirtt. C'est un discours trempé de haine, un discours que même nos (néo)nazis n'osent proférer. Vous êtes le petit Céline des (néo)libéraux.

Ecrit par : wolfgang | 12 mai 2008

Et, comme là encore, on réagit trop vite, il se trouve que Françoise (quelle Françoise ?) demande des explications qu’on est bien en peine de donner...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

Cette Françoise, c'est pô moi ! J'arrive d'un week-end paradisiaque, mais je retombe de haut, bien loin de l'Eden, ne trouvant que des mauvaises nouvelles dans ma boîte à lettres... Bref, pas le coeur à batifouler, même à propos de la belle Nancy Huston !
Et puis, le lycée Darcos, voyez-vous, ça m'achève.

Ecrit par : FGuichard, un peu découragée en ce lundi de Pentecôte | 12 mai 2008

"Nancy a toujours été assez squelettique. Même l'hispaniste en question l'était à l'époque..."
écrit Cordoba.
Nous l'étions tous à l'époque, Pedro. À force de faire des manifs en courant, tout en scandant "Ho-Ho-Ho Chi Minh / Che-Che-Guevara" — jusqu'à bout de souffle. Tu te souviens de ça ? Sans compter toutes ces fois où nous courions sus, et toutes celles où nous courions désespérément… Si j'y rajoute le fait que je faisais du handball intensément, et que je fumais comme un Gainsbourg… La ligne, mon cher — que nous perdîmes, toi et moi, à force de remplacer la révolution par la réflexion et la cigarette par le cassoulet-mayonnaise… Et nos copines étaient maigrichonnes, "et ce brave sac d'os, dont j'naurais pas voulu / Même pour une thune / M'est entré dan le cœur, et n'en sortirait plus / Pour toute une fortune…" — comme disait Georges… Mais où sont les neiges d'antan ? Reste l'amour…
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

On résume :

- Todorov, dit oeil de velours, grimpe au ciel grâce à Huston ( Nancy ; pas la ville, ni celle des fusées...)

- Jeremy est bivalent

- Un faux Nico Hirtt, étiqueté social-clone du vrai, nous révisionne la Chine.

Effectivement, journée moyenne.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Oui, et comme disait la petite garce à la fin du poème de Rimbaud : Et le bureau ?
On devait parler des programmes du lycée, non ?

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

"Nancy a toujours été assez squelettique. Même l'hispaniste en question l'était à l'époque..."
écrit Cordoba.
Nous l'étions tous à l'époque, Pedro.
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2008

N'y aurait-il donc que moi à avoir gardé la ligne (non, pas celle du parti...) ????
Cela dit, oui, reste l'amour.
Et, nolens volens, une certaine forme de fidélité ( ne relèverait-elle pas de l' "honneur" ?) à ce que nous étions.

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2008

On devait parler des programmes du lycée, non ?
Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

--- On batifole en t'attendant. Mais il n'y a pas que les programmes : orintation-sélection, nombre et nature des séries, options, bac ou pas bac, etc.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008

--- On batifole en t'attendant. Mais il n'y a pas que les programmes : orintation-sélection, nombre et nature des séries, options, bac ou pas bac, etc.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 mai 2008
Je n'ai rien contre les batifolages.
Mais j'ai versé une pièce au dossier :des programmes de math.
Et j'ai posé deux questions :
1-qu'est-ce qu'on fait du collège ?
2- qu'en est-il de l'enseignement professionnel ?
Il sera difficile de parler d'orientation-sélection, du nombre et de la nature des séries etc. tant que l'on n'aura pas répondu à ces questions.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

Unissons-nous et vaporisons!
L'heure est grave, camarades!
Sortez le BAYGON à double effet, pour les KROUCHHH-KROUCHHH et les BZZZ-BZZZ, car ces insectes là sont des mutants, ça rampe et ça vole.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2008

Incroyable, Cadichon, votre réaction aux propos de Nicolas Hirtt. C'est un discours trempé de haine, un discours que même nos (néo)nazis n'osent proférer. Vous êtes le petit Céline des (néo)libéraux.

Ecrit par : wolfgang | 12 mai 2008

Ne vous inquiétez pas, Wolfgang, Cadichon, c'est surtout une outre gonflée de vent, une militante des boudoirs.
Les jours de colère, elle doit défaire un bouton de son tailleur Chanel et brandir son clavier d'ordinateur : derrière elle, sur la barricade, une première communiante un crucifix à la main et un trader à la cravate dénouée ("Cadichon guidant le peuple" par GuyLacroix).

Ecrit par : victor | 12 mai 2008

Les programmes de maths de collège proposés par JP Demailly sont à des années lumière de ce qui se fait actuellement.

Il s'agit, à n'en point douter, de long terme.

Mais si de tels programmes voyaient le jour, gageons que ceux de "français" seraient à la hauteur aussi.

Toutes les autres disciplines d'enseignement (c'est à dire celles qui n'ont pas une aussi forte légitimité à l'impérialisme) en profiteraient par effet mécanique.

Dans un horizon de vie humaine, cela ne peut effectivement passer que par une mise en place massive réelle de Slecc dans nos écoles. Le tout sur fond de paupérisation massive(au sens social) d'une bonne partie de la population européenne.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant."

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008


Si vos élèves de maternelle prennent du plaisir à vous voir chanter avec votre guitare, cela n'est déjà pas si mal! On ne peut pas demander à ces charmants bambins d'être critiques musicaux éclairés, en plus! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=5R8BiNou-vI
Une chanson au succès imparable, pour Guillaume!

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2008

"Toutes les autres disciplines d'enseignement (c'est à dire celles qui n'ont pas une aussi forte légitimité à l'impérialisme) en profiteraient par effet mécanique."

Ecrit par : dugong | 12 mai 2008

Pas simultanément, alors??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

"Une chanson au succès imparable, pour Guillaume!"

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2008

;-)))... J'adore les sous-titres!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

De retour de week-end, que la mer était belle, j'apprends que Darcos a encore fait une reculade, sur le subjonctif, cette fois! Quel courage!
Une personnalité serait nommée dites-vous? Huston? Ah!ah! drôle! Elle pourrait toujours nous faire des récits, elle qui redécouvre l'eau tiède dans le dernier Magazine Littéraire. Elle ne doit pas connaître grand-chose à ce qui se passe dans un lycée, pauvre dame.
Henri Mitterand? Ce serait bien. Mais il n'est peut-être pas homme à tomber aussi bas que Darcos et à se compromettre de manière aussi veule.
Une chose est vraiment bien en tout cas: c'est qu'il n'y a plus rien à espérer. On est déjà tranquille avec ce sale espoir comme disait Anouilh; on est bien fait comme des rats.
Cela permet de passer à autre chose.

Ecrit par : Sanseverina | 12 mai 2008

Merci JPB d'avoir annoncé la naissance de l'ALLE (l'Association le Latin dans les Littératures Européennes ).
Ci-dessous le planning des conférences, histoire de ne pas se sentir totalement cerné par la petite barbarie qui monte qui monte qui monte (et pas guili guili)...


Association le Latin dans les Littératures Européennes
Lycée Henri IV-23 rue Clovis, 75231 PARIS cedex 05

Lingua mater « The past is never dead. It's not even past »
(W.Faulkner)

L' « Association le Latin dans les littératures Européennes » (ALLE) a le plaisir de vous annoncer le programme de ses conférences pour l'année 2008/2009 :

27 mai 2008 (Lycée Henri IV), à 18h30 : rencontre -conversation avec Yves Bonnefoy, à destination des lycéens et des élèves des classes préparatoires du Lycée Henri IV et de leurs professeurs.

8 octobre 2008 (Lycée Louis le Grand), à 18h : conférence de Rémi Brague (Président d'honneur de l'ALLE et professeur de philosophie médiévale à Paris I) sur la thèse de son ouvrage : Europe, la voie romaine ( Gallimard, 1992).

9 décembre 2008 (Lycée Henri IV), à 18h30 : conférence d'Yves Hersant (Directeur à L'EHESS, en charge du groupe Mélancolies, de l'Antiquité au XXe siècle) : Le rôle du latin dans la Renaissance Italienne.

2 février 2009 ( Lycée Henri IV), à 18h : conférence de Michael Edwards (Professeur au Collège de France , Chaire d'Etudes de la création en langue anglaise) : Le jeu du latin dans la poésie anglaise.

7 avril 2009 (Lycée Henri IV), à 18H30 : conférence de Jackie Pigeaud (Professeur émérite de littérature latine à l'Université de Nantes): Le latin dans la traversée des savoirs.

26 mai 2009 (Lycée Henri IV), à 18h30, conférence de Jacques Le Rider (Directeur d' Etudes à l'Ecole pratique des hautes études -Europe et monde germanique) : Freud et Virgile, l'épigraphe latine de la science des rêves.

La première assemblée générale -date non encore fixée- sera l'occasion d' une Table Ronde, autour d'une conférence croisée entre la philosophe Barbara Cassin et le poète Michel Deguy

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2008

27 mai 2008 (Lycée Henri IV), à 18h30 : rencontre -conversation avec Yves Bonnefoy, à destination des lycéens et des élèves des classes préparatoires du Lycée Henri IV et de leurs professeurs.

Il y en a qui ont de la chance !

Ecrit par : Robin | 12 mai 2008

De Nancy Huston, j'ai lu "Cantique des plaines", une pure merveille, puis "Instruments des ténèbres", et là, j'ai éprouvé une déception qui rejoint l'analyse de Pedro Cordoba : le livre, au début passionnant, s'achève sur une glorification des "valeurs positives", de l'optimisme béat et des beaux sentiments qui m'a paru très bien-pensante. Le résultat, c'est que je n'ai pas acheté ses autres romans.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 200
Je vous recommande "Lignes de failles", (Actes Sud) mieux écrit et moins gore que les Bienveillantes, car il y est aussi question d'enfants polonais et ukrainiens,ceux des Lebensborn, volés par les nazis, pour leur air aryen. ( environ 200.000)

Avec ce livre, j' avais retrouvé la grande romancière et renvoyé avec soulagement " L'instrument des ténèbres" à celles dont il ne devrait plus sortir quant à "L'empreinte de l'ange", il m'a paru plus "fabriqué" est-ce le ..."démon de la théorie", autre livre, même peine, même motif?
Ce démon-là, il a pris les traits d'un caméléon bulgare pour séduire la jolie canadienne. Ellle avait pourtant les pieds sur terre quand elle a débarqué de ses Rocheuses natales, mais, hélàs, elle s'est fait mettre le grappin dessus par TT et sa clique germanopratine.

TT, il me fait penser à Bentolila, car il a bien su lui aussi faire oublier ses égarements structuralo-linguistiques, en ce temps temps où tout frais débarqué, lui aussi, mais de l'enfer des soviets, il hurlait avec les loups, et à l'unisson avec sa todorovna number one, (julia K.) et aujourd'hui, il tonne encore, pour défendre la littérature assassinée et toujours aussi fort, mais cette fois pour couvrir les grinchements de ceux qui ne sont pas amnésiques.
Il a écrit un jour ( le Diplo, 2001) "Du bon et du mauvais usage de la mémoire". On n'est jamais si bien servi que par soi-même.

Moi je ne peux effacer de la mienne que c'est la clique en question qui a joué de la stylistique, de la textique, de la psychocritique, et de tous ces autres instruments, des ténèbres et de torture, avec lesquels fut lentement assassiné l'enseignement du français.

Voilà donc pourquoi, in my book, TT et Bentolila sont aussi pompiers-pyromanes que Meirieu.

Qu'allait donc faire la jolie Nancy dans cette galère?À Calgary cela ne sent sans doute pas assez le souffre.
L'élève de Barthes a néanmoins bien du talent.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2008

Colloque du PEREC (rien à voir avec l'OULIPO, c'est l'association "Pour une École Républicaine et Citoyenne"


Samedi 17 mai 2008, à 13h 30
Maison des associations, 5, rue Perrée
Près de la mairie du troisième arrondissement
Métro : République ou Temple

P.E.R.E.C. "Ile de France"vous invite à un colloque

Précarisation de l'enseignement: des professionnels de terrain prennent la parole

Mme Josette TOBAILEM - Professeur des Écoles :
Pour l'amour du livre, jeunes lecteurs à la rencontre d'auteurs

M. Iannis RODER - Agrégé d'histoire :
L'école témoin de toutes les fractures

Mme Françoise HARDOUIN - Conseiller d'Orientation Psychologue :
D'hier à demain l'orientation selon les textes, l'orientation telle qu'elle pourrait être

Mme Annick AZERHAD
Agrégée de lettres modernes, docteur en littérature française, TZR
Le statut de l'enseignant :
une valeur garante d'une école républicaine et citoyenne

Mme Josiane SBERRO - Chef d'établissement retraitée :
D'hier à aujourd'hui, la formation des chefs d'établissements en question

M. Romain VIGNEST
Agrégé de lettres classiques, docteur en littérature française,
président de l'Association des Professeurs de Lettres (APL) :
Intégrer par les lettres

Renseignements: 01 39 60 26 21
01 45 08 45 34

P.E.R.E.C. (Pour une École Républicaine et Citoyenne)
association issue de l'ouvrage collectif Les Territoires perdus de la République (E. Brenner), 9, bd du Temple - 75003 Paris

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2008

Encore une info (c'est la dernière pour aujourd'hui) :
J'ai le plaisir de vous signaler la dernière livraison de "Cause commune", revue scientifique généraliste, mais majoritairement consacrée à la réflexion philosophique, et qui ouvre ses pages à l’enseignement des langues anciennes…

Pierre Dupuis et les Editions du Cerf, qui publient la Revue "Cause Commune", ont accepté sans hésitation la proposition faite en août dernier par Patrick Voisin, (directeur du département des LA de la revue), de constituer un dossier sur l’enseignement des langues anciennes ; il a donc sollicité des universitaires et des professeurs de classes préparatoires pour définir une sorte d’horizon pour l'enseignement des « langues et culture de l’antiquité ».
Le résultat occupe une bonne partie du n°3 de la Revue qui paraît en mai.
Et P. Voisin de poursuivre :
"Nul doute que vous intéresseront les ouvertures que développent nos collègues dans ce dossier (par exemple l’étude de Pétrarque ou le travail faisant collaborer archéologie et littérature…). Mais il s’agit surtout de montrer par votre abonnement pour deux numéros (le deuxième sera consacré à un auteur de la Méditerranée, Camus) que les professeurs de lettres et de langues anciennes ne restent pas indifférents devant des publications qui concernent leur champ de travail, de réflexion et de passion.
Si nous ne faisons pas ce geste, qui le fera ? Et les éditeurs continueront de dire que les ouvrages de lettres classiques n’ont pas un public assez important pour qu’ils investissent dans de tels projets, voire que les professeurs de langues anciennes n’achètent même pas les ouvrages écrits à leur intention.
Je vous remercie de contribuer à faire vivre nos langues anciennes."

Documents joints : - sommaire du dossier « langues et cultures de l’antiquité »

- abonnement

CAUSE COMMUNE
Revue citoyenne d'actualité réfléchie
Printemps 2008 // n° 3

Avons-nous encore un Monde ?

Politique et humanité chez Hannah Arendt (I)

Jean-Claude Poizat, Alain Finkielkraut, Myriam Revault d’Allones, Sylvie Courtine-Denamy, Valérie Gérard et Etienne Tassin, Anne-Marie Roviello, Jean-François Bossy, Corinne Enaudeau, Jean-Claude Eslin, Eve Gianoncelli, Patrick Hochart, Jerome Kohn, Pierre Pachet.

Dossier « Langues et cultures de l'antiquité » :
manifeste pour une Nouvelle Frontière

SOMMAIRE DU DOSSIER LANGUES ET CULTURES DE L’ANTIQUITE

- Un nouveau limes, une « nouvelle frontière » pour l’enseignement des langues et des cultures de l’antiquité, Patrick Voisin
- Une Philologie euroméditerranéenne. Esquisse d’un projet et récit d’une expérience d’enseignement. Jean-Pierre Levet
- De nouvelles études classiques pour retrouver le goût de l’Antiquité, Julien Alibert
- Des bienfaits de la littérature néo-latine en général et de l’œuvre de Pétrarque en particulier pour l’enseignement des langues anciennes, Antoine de Rosny
- Montagnes grecques, de la géographie aux représentations, Françoise Letoublon
- La petite Europe : une grande Cause commune, Martine Hiebel
- Du latin à Sciences-po ? A propos d’un cours sur les origines de Rome, Jean-Pierre de Giorgio
- Archéologie, histoire ancienne et histoire de l’art dans l’enseignement des langues anciennes : disciplines ancillaires ou auxiliaires ?, Jean-François Croz
- Le citoyen romain sur le quai de la gare, Richard Adam
- Pourquoi et comment reconstruire Carthage ?, Patrick Voisin

Réfléchir l’actualité
Construire un espace public éclairé
Avoir souci du monde commun

Chers amis,

Nous avons, à travers les deux premiers numéros de CAUSE COMMUNE, largement ouvert la voie d’une entreprise inédite, ambitieuse.

En avril 2007 paraissait le premier numéro, consacré à « l’Europe réfléchie » d’une part, à « la crise française » de l’autre ; en novembre 2007 le deuxième, « Penser la démocratie », consacré à Tocqueville.

En avril 2008 paraît le volume 3, « Avons-nous encore un monde ? », consacré à Hannah Arendt d’une part, à la culture de l’antiquité et à l’enseignement des langues anciennes d’autre part. Un numéro 4, sur Albert Camus, est en préparation pour l’automne.

Il est désormais essentiel que la revue prenne son essor, en particulier du point de vue des abonnements, afin d’assurer son avenir. C'est même vital pour une telle entreprise...

Amicalement à vous,

Pierre Dupuis.





« Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ! » Abraham Lincoln



Site web : http://www.causeco.fr

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2008

Au sujet des propositions de Jean-Pierre Demailly, uniquement la partie pour le primaire

Si je résume grossièrement : pratique du calcul approché, mental et posé, simultanéité de l’apprentissage des 4 opérations, liaison calcul/géométrie (exemple multiplication / aire du rectangle), étude des carrés, cubes et puissance de dix.

J’adhère.

La démonstration d’identités remarquables par contre, même si elle se limite à des visualisations et des explications géométriques, ne me semble pas en rapport avec le primaire, qui est l’âge du concret, des pommes et des livres qui coûtent telle somme.

Ecrit par : collombon | 12 mai 2008

La démonstration d’identités remarquables par contre, même si elle se limite à des visualisations et des explications géométriques, ne me semble pas en rapport avec le primaire, qui est l’âge du concret, des pommes et des livres qui coûtent telle somme.
Ecrit par : collombon | 12 mai 2008
Jean-Pierre Demailly, qui est un homme sérieux, a mis ces programmes sur la table pour examen critique par les matheux et les enseignants.
Donc les remarques sont bienvenues.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2008

Arrêtez, Henri IV et autre lycéee lambda n'ont pas la même valeur.
Tout cela n'est qu'hypocrisie !
Voilà ou même finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.

Ecrit par : Carole | 10 mai 2008

Sans blague !!
Bien sûr, les conditions d'études sont très différentes, ambiance, moyens, profs, mais pour avoir cotoyé de près à la fois l'engeance d'HIV et la racaille de lycées lambda, et même lambda moins, je peux vous affirmer sans le moindre gauchisme que vos fantasmes très Fig-Mag sur l'héritabilité de l'intelligence ne sont que de la foutaise.
Vous avez trop lu Louis Pauwels !

Ecrit par : yann | 11 mai 2008

Vraiment ce que vous m'écrivez n'est qu'un minable procès d'intention, comme le souligne Cadichon.

"Héritabilité de l'intelligence", heriditary genious, patrimoine héréditaire, inné, un sujet qui sent le souffre et qui fait exploser Yann. Why ?
Idéologiquement dérangeant ce qui fait que la réflexion en est biaisée.................. no importa !

A moi de vous dire que votre réflexion n'est que foutaise, digne de Marianne (torche c.. à ragots non fondés), à votre avis il existe des lycées lambda plus, plus moins, moins plus................... Vous êtes ridicule, il existe toute une panoplie de lycée avec une panoplie d'enseignements différents. Et vous le savez. Pas la peine d'aboyer comme un petit "roquet" derrière votre clavier!
Pour prendre l'exemple des maths, des lycées dont le programme est poussé (ex G Morel) et des lycées où les profs ne sont pas capables de faire suivre un cours minimal existent, tellement le niveau des élèves est médiocre.

Je le redis :
Voilà ou MENE finalement l'égalité qui est devenue très inégalitaire.

Quant à votre modèle INSA, faut vraiment être de mauvaise foi, pour ignorer le corporatisme à l'intérieur des écoles d'ingé ou de commerce, et les rivalités qui les opposent.
OK, tous sont devant un concours, mais en espérant toujours aller au meilleur endroit............................ et c'est humain.
Après la sélection se met en place naturellement.
Vous le savez, n'allez pas raconter de baratin!

Ecrit par : Carole | 12 mai 2008

Quant aux fantasmes, adressez vous à Victor qui doit en avoir un énorme concernant le tailleur Chanel.

Ecrit par : Carole | 12 mai 2008

Sylvain Connac, qui est aussi docteur en sciences de l’éducation. Fin mars, l’équipe a été primée à Rennes lors du premier forum des enseignants innovants.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2008

Il est vrai qu'il faut un "docteur en sciences de l'éducation" pour mettre en place des folies telles que les décrit Pendariès.
Quant à l'académie de Rennes, c'est justement l'une des plus "pédagos" de France après la rééducation dont elle fut victime il y a quelques années avec arrivée d'un recteur à poigne pour avoir été trop traditionnelle et trop performante.

Mais il est clair que le triste sire que paraît être Sylvain Connac - son système pseudo-libertaire est en réalité le cadenassage de toute pensée libre et l'étouffoir jeté sur la spontanéité, et il n'y rien de plus totalitaire que son école - s'est engouffré dans la brèche ouverte par la loi Fillon. Qu'est-ce qui nous empêche de faire pareil dans l'autre sens, comme le suggère Jean-Paul Brighelli?

Ecrit par : Jean | 13 mai 2008

Guy Morel acrit :
« Jean-Pierre Demailly, qui est un homme sérieux, a mis ces programmes sur la table pour examen critique par les matheux et les enseignants.
Donc les remarques sont bienvenues. »

J’ai réfléchi après mon dernier post, et je pense avoir compris l’intérêt des identités remarquables en CM2. Il ne s’agit pas, bien sûr, de les mémoriser, mais de se frotter à l’art de la démonstration, et donc d’entrevoir une vie mathématique au-delà des problèmes de robinet.

Leur intérêt mis à part, je crois qu’il vaudrait mieux compléter les nouveaux programmes qui sont indigents pour le CM2 : la division de deux décimaux n’y figure pas, la multiplication des fractions non plus, etc… Les élèves n’ont pas tous les outils de calcul à leur disposition, ce qui limite la complexité des problèmes, ce qui à son tour bride la capacité à raisonner sur des situations complexes.

Ecrit par : collombon | 13 mai 2008

Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre mais je peux leur montrer le plaisir que j'ai à jouer de la guitare en chantant.

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2008

J'ai voulu montrer à mes élèves de maternelle le plaisir que j'avais à chanter tout en jouant de la batterie.Après la multiplication de problèmes auditifs,ils m'ont poliment fait comprendre qu'ils préféraient apprendre à écrire et à lire plutôt que supporter cette torture.

Thierry Venot ( batteur officiel du GRIP )

Ecrit par : thierry venot | 13 mai 2008

Collombon a écrit : "J’ai réfléchi après mon dernier post, et je pense avoir compris l’intérêt des identités remarquables en CM2. Il ne s’agit pas, bien sûr, de les mémoriser, mais de se frotter à l’art de la démonstration, et donc d’entrevoir une vie mathématique au-delà des problèmes de robinet."

Le passage vers la démonstration peut être la marque du collège. Avec toutes les réserves d'usage sur de telles d'affirmations prises hors contexte.

Pour de nombreux instituteurs, cela pourrait également marquer l'existence d'une vie d'élève après le CM2.

La tendance à voir clos son univers d'enseignement n'est pas réservé à l'école primaire. On la retrouve au collège puis au lycée. L'université n'a pas ce souci (elle sait tout de même s'en fabriquer d'autres). En revanche, l'école primaire (j'y inclus la maternelle) a cet énorme avantage (et la responsabilité qui va avec) de ne pas avoir d'antécédent scolaire institutionnel.

Evidences ?

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

"J'ai voulu montrer à mes élèves de maternelle le plaisir que j'avais à chanter tout en jouant de la batterie.Après la multiplication de problèmes auditifs,ils m'ont poliment fait comprendre qu'ils préféraient apprendre à écrire et à lire plutôt que supporter cette torture.

Thierry Venot ( batteur officiel du GRIP )"

Ecrit par : thierry venot | 13 mai 2008

Vous leur chantiez du "Magma", Thierry??? ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

Moi je ne peux effacer de la mienne que c'est la clique en question qui a joué de la stylistique, de la textique, de la psychocritique, et de tous ces autres instruments, des ténèbres et de torture, avec lesquels fut lentement assassiné l'enseignement du français. (cadichon)

Ce ne sont pas ces disciplines qui ont tué l'enseignement du français, ce sont des centaines de profs minables qui n'ont jamais su comment utiliser ces études critiques qui ont tué l'enseignement du français. La médiocrité élevée au rang de "mérite", voilà ce qui a tué l'enseignement.

Ecrit par : Sanseverina | 13 mai 2008

Toujours les mêmes propos mais de moins en moins argumentés et donc de plus en plus insultants pour ceux qui sont bien plus en vue que vous...

Attendez vous à savoir... comme se souviennent peut-être les plus âgés. Et la Geneviève, elle avait souvent de bonnes infos...

Ouvrez donc la fenêtre pour faire sortir les Meirieu ou Connac car c'est finalement tout votre "pouvoir" mais vous allez tomber le cul par terre quand vous les verrez (re)rentrer par la grande porte... et bientôt. On parie?

Il semble qu'on a quelques infos sur la ou les personnalités choisies par Darcos.. Ca va faire grincer les vielles à roues dans les masures!!!

Ecrit par : jeanh | 13 mai 2008

Un lien parmi tant d'autres :
http://www.douance.org/qi/benesteau.htm

Mes respects.

Ecrit par : Steppenwolf | 11 mai 2008

Votre lien est un exemple parfait de désinformation scientifique et de bidouillage statistique. Tout y est, et surtout la référence aux USA, évidemment (les Français sont des gros nuls, tati, tata…).

Si vous voulez une information technique complète sur la variance, l’héritabilité, la norme de réaction, je vous renvoie à l’excellente « introduction à l’analyse génétique » de Griffiths, Miller, Suzuki, Lewontin et Gelbart, p. 818 à 848.

Entendons nous : je ne prétends pas que l’intelligence n’est pas en partie inscrite dans nos gènes. P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non.
Mais ce débat est sans doute en biologie le plus politique qui soit, et l’irruption sur ce blog de la vieille lutte aux relents de moisi et de Fig-Mag sur l’inné et l’acquis, Henri IV et les lycées lambda, l’œuf et la poule, me hérisse le poil.

L’intelligence, si tant est qu’il s’agisse d’un caractère phénotypique unique, ce qui est loin d’être démontré, et surtout pas par les « mesures » de QI, est probablement tellement polygénique que prétendre en calculer l’héritabilité à la virgule près relève tout simplement du charlatanisme. Un exemple : pour ce caractère polygénique sans doute moins complexe qu’est la dysplasie de la hanche chez le chien, les différentes études aboutissent à des résultats allant de 15 à 50 % !
Je suis d’avis qu’il vaut mieux laisser la génétique quantitative aux sélectionneurs de tomates et aux zootechniciens, comme il faut laisser l’enseignement aux professeurs plutôt qu’à un Meirieu. ( A vous, Jean, j’ai écrit le mot fatal ;o))) ).

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

"Toujours les mêmes propos mais de moins en moins argumentés et donc de plus en plus insultants pour ceux qui sont bien plus en vue que vous..."
Ca veut dire quoi "les gens plus en vue" ? Etre en vue ne me paraît pas un (auto-)compliment très réussi...

"Attendez vous à savoir... comme se souviennent peut-être les plus âgés. Et la Geneviève, elle avait souvent de bonnes infos..."
Quelle Geneviève ? de Fontenay ??? Et pourquoi "elle avait" ? Y a un truc qui m'échappe.

"Ouvrez donc la fenêtre pour faire sortir les Meirieu ou Connac car c'est finalement tout votre "pouvoir" mais vous allez tomber le cul par terre quand vous les verrez (re)rentrer par la grande porte... et bientôt. On parie?"
Ben dès qu'un gouvernement de gauche revient au pouvoir, on est au courant, ça. L'éducation est bien l'un des drames de la gauche, d'ailleurs, qui fait malheureusement la joie de la droite.

"Il semble qu'on a quelques infos sur la ou les personnalités choisies par Darcos.. Ca va faire grincer les vielles à roues dans les masures!!!"
Ca, ca s'appelle du bluff mal dissimulé.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2008

Il semble que le développement de la stylistique dans l'enseignement secondaire, corresponde à l'extension de l'hégémonie des disciplines scientifiques et à un certain "complexe d'infériorité" des littéraires, désireux de montrer qu'eux aussi disposent d'instruments d'analyse "objectifs" et de concepts opératoires.

La contamination, en somme, de "l'esprit de finesse" par "l'esprit de géométrie".

On constate cependant que cette introduction massive de l'ingénierie stylistique qui a tendance à transformer les textes littéraires en autant de prétextes à démontrer l'aptitude à manipuler ces concepts "savants", ne parvient pas à sauver les études littéraires.

Sans méconnaître l'intérêt de ces outils, il serait peut-être temps, en effet, de retrouver l'idée et de faire sentir aux élèves que la littérature a peut-être aussi un rapport avec la vie.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

Bien sûr, mon cher Robin, ( j'eus une pensée pour vous dans mon Finistère bien aimé!) le seul intérêt est de leur montrer que la littérature est la vie. Et ces études , bien maîtrisées, peuvent y aider .
Et puis de toutes façons, la seule porte de secours c'est bien l'art et l'amour ( l'amour et l'art dans le sens que vous voulez)

Ecrit par : Sanseverina | 13 mai 2008

Si tout le monde doit entrer en sixième à 11 ans, comment ne serait-on pas obligé d’étaler les anciens programmes sur une grande partie du collège ? Se pose alors le problème de ceux qui pourraient aller plus vite et qu’on sacrifie ainsi à la
« massification ». J’ai quelques idées sur le sujet que je développerai une autre fois.

Je suis bien content par ailleurs que Darcos ait refusé la réforme progressive du GRIP et qu’il ait décidé de mener une réforme simultanée du primaire, du collège et du lycée.
Écrit Pedro Cordoba.

Je n'avais pas prêté assez attention au post de l'ami Pedro.
1 - Je suis surpris d'apprendre que le GRIP a proposé une "réforme progressive". À ma connaissance, le GRIP,n'a pas de position sur les réformes de structure ; ou plutôt il conditionne toute réforme de structure à une reconstruction des programmes,reconstruction qui demande du temps. Curieux donc d'écrire que XD a refusé une proposition que le GRIP...n'a pas faite.
2- je suis surpris aussi que Pedro préconise d'étaler les anciens programmes - de 1923 si j'ai bien compris - sur "une grande partie du collège", alors qu'il s'était élevé avec vigueur contre l'idée -celle-là effectivement formulée - d'une continuité programmatique entre le CM2 et les deux premières classes du collège en ce qui concerne l'enseignement de la grammaire. Pour mémoire, je rappelle que j'avais dit, en présence du ministre et de ses honorables invités, que le groupe-lettres du GRIP travaillait à des programmes de grammaire couvrant un CS1/CS2, c'est-à-dire la sixième et la cinquième.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

"Attendez vous à savoir... comme se souviennent peut-être les plus âgés. Et la Geneviève, elle avait souvent de bonnes infos..."
Quelle Geneviève ? de Fontenay ??? Et pourquoi "elle avait" ? Y a un truc qui m'échappe.

Geneviève Taboui : c'était une figure légendaire de la radio dans les annés 50-60, avec son fameux "attendez-vous à savoir..."

Elle était en effet souvent plutôt bien renseignée, en particulier sur les méandres du Kremlin.

"Je me souviens...

...de l'odeur des vieux escaliers, du Guignol du Jardin du Luxembourg, des bateaux sur la fontaine des Tuileries que l'on poussait avec des bâtons, du vieux manège sous la neige, de la voix d'Edith Piaf ("Non, rien de rien, non, je ne regrette rien !"), des ponçonneuses du métro, des bouchers aux tabliers couverts de sang, des "hirondelles" à bicylette...pélerines bleues et bâtons blancs, d'un restaurant qui s'appelait "Le Chien qui fûme", des enfants qui avaient le droit de jouer dans la rue, des marchands de violettes, de l'odeur du métro, de la cour mal pavée du palais des anciens rois, des échoppes des bouquinistes le long de la Seine, de l'église Saint-Eustache où repose la mère de Mozart, des arcades de la rue de Rivoli, de la Samaritaine ("taine, taine, est un magasin, sin, sin, où l'on vend de la laine...laine, laine et des beaux coussins...ssins ssins...)...des opticiens Lissac, des Frères Ripolin, de "Dubo, Dubon, Dubonnet"...de la plainte de l'accordéon qui donnait envie de pleurer, des marrons chauds enveloppés de papier-journal...

....du jeu des Mille francs de Lucien Jeunesse, de la voix de Geneviève Taboui !

C'était le quart d'heure de nostalgie !^^^^^^^^

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

Geneviève Taboui : c'était une figure légendaire de la radio dans les annés 50-60, avec son fameux "attendez-vous à savoir..."
Écrit Robin.
Je me souviens plutôt de
"Au revoir, mes chers auditeurs, et à dimanche prochain, pour les dernières nouvelles de demain".
Souvenir, souvenir !

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Nouvelle attaque , aujourd'hui même, de la Société des agrégés contre les IUFM!

"COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 13 MAI 2008

*Les grèves dans l’Éducation nationale*


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés, en tant qu’association, n’est pas habilitée à appeler ou non à la grève, mais chaque adhérent, en tant que citoyen, a la faculté de s’associer individuellement aux actions menées par les syndicats en veillant à ce que des revendications légitimes ne soient pas dévoyées. Elle met en garde en particulier contre une vision simpliste et manichéenne de la situation ou contre la tentation, chez certaines organisations, d’utiliser le malaise engendré par les suppressions de postes pour obtenir du Ministre en contrepartie qu’il abandonne la réforme des programmes de l’école primaire, qui constitue pourtant un progrès incontestable (/cf. communiqués de presse du 22 février et du 11 mars 2008/).

La Société des agrégés appelle le Président de la République à assouplir la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant pour la retraite. Une telle politique ne peut en effet conduire, dans l’Éducation nationale, qu’à une diminution draconienne des heures de cours et au recrutement de contractuels au détriment du recrutement par concours.

Elle considère, d’autre part, que la défiscalisation des heures supplémentaires ne saurait se substituer à une revalorisation indiciaire des traitements, d’autant plus que les professeurs n’ont pas un égal accès à ce dispositif. De plus, il n’est pas acceptable, ni humainement ni pédagogiquement, que des heures supplémentaires soient artificiellement créées et que des professeurs voient, dans certains établissements, leur poste supprimé alors que les besoins horaires n’ont pas diminué.

La Société des agrégés propose au Gouvernement deux mesures qui permettraient à l’État de réaliser de substantielles économies budgétaires et d’améliorer l’accompagnement individuel des élèves à l’école primaire et au collège :

- supprimer la réduction d’impôt pour les cours particuliers à domicile, réduction qui revient à subventionner des officines commerciales privées ;

- supprimer les IUFM, au fonctionnement dispendieux et inadapté, qui n’ont pas réussi à assurer une formation professionnelle satisfaisante et qui constituent une source importante de gaspillage de l’argent public. "

Ecrit par : Jean | 13 mai 2008

- supprimer la réduction d’impôt pour les cours particuliers à domicile, réduction qui revient à subventionner des officines commerciales privées ;

- supprimer les IUFM, au fonctionnement dispendieux et inadapté, qui n’ont pas réussi à assurer une formation professionnelle satisfaisante et qui constituent une source importante de gaspillage de l’argent public. "

Bravo JM Léost! Ah! si Darcos se souvenait parfois d'où il vient et ce à quoi il croyait!

Ecrit par : Sanseverina | 13 mai 2008

@ Carole :

Arrêtez d'enfoncer des portes ouvertes (vous allez vous enrhumez) et d'agiter vos bijoux au premier rang, vous allez froisser votre tailleur Chanel !

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

Robin a écrit : "La contamination, en somme, de "l'esprit de finesse" par "l'esprit de géométrie"."

Des comme ça donnent envie de passer à la concurrence...

On trouvera facilement des meutes de lettreux binaristes comme de scientistes étroits.

Parfois, ils sont les deux à la fois (notamment ceux, dénoncés par Sanseverina, qui, à peine munis du concept d'addition, se sont lancés à cerveau perdu dans des concepts de linguistique inaccessibles pour eux).

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

"Pas la peine d'aboyer comme un petit "roquet" derrière votre clavier!"

Ecrit par : Carole | 12 mai 2008

Qui aboie? Plutôt Carole et Cadichon, ou plutôt Yann et Jeremy? (Sans aucune connotation sexiste.)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

Je vois mal comment le Maître du Moloch irait à l'encontre des préconisations de l'IGAEN/IGEN en ce qui concerne la future organisation des lycées.

(Re)Voir le rapport de 2007 intitulé "La série scientifique au cycle terminal du lycée : articulation avec le cycle de détermination et orientation vers les études supérieures" (Jean Moussa IGEN retraité de maths, Claudine Peretti IGAEN ex directrice de la DEP, Daniel Secretan IGEN sciences physiques).

http://media.education.gouv.fr/file/51/2/21512.pdf

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

En ai-je entendu, à l'oral du bac, de ces "lectures méthodiques" qui n'étaient plus que des rapports d'autopsie sur un texte réduit à son squelette, vidé de son suc, de sa poésie, de tout ce qui pouvait enchanter la sensibilité et stimuler l'intelligence ! Alors oui, il est temps de réapprendre aux élèves que" la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2008

"Vous leur chantiez du "Magma", Thierry??? ;-))"

Pour lutter contre la gangrène musicale généralisée!!!

http://www.seventhrecords.com/NAVI/framebas.html#

Ecrit par : Hervé | 13 mai 2008

En ai-je entendu, à l'oral du bac, de ces "lectures méthodiques" qui n'étaient plus que des rapports d'autopsie sur un texte réduit à son squelette, vidé de son suc, de sa poésie, de tout ce qui pouvait enchanter la sensibilité et stimuler l'intelligence ! Alors oui, il est temps de réapprendre aux élèves que" la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2008

Vous édulcorez : cela fait bien quinze ans que, sauf rares exceptions, j'entends à l'oral du bac des âneries monstrueuses sur les textes, y compris sur leur sens littéral - et la lecture méthodique n'est pas une excuse - dont je n'ose pas attribuer la paternité à mes collègues de lettres.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Robin a écrit : "La contamination, en somme, de "l'esprit de finesse" par "l'esprit de géométrie"."

Des comme ça donnent envie de passer à la concurrence...

Restez avec nous , dugong, y'a les mêmes à la maison !

"L'esprit de finesse" légèrement loufoque que vous savez si bien allier à l'esprit rigoureux du géomètre nous manquerait.
("Apprenez que tout flatteur....")

Et puis ne découragez pas les efforts d'un "flexiprof". Je révise en ce moment les identités remarquables et la factorisation pour muscler mon côté "faible".

Je viens même d'expliquer à une élève comment on calcule l'aire d'un triangle ! (quarante d'oubli et deux minutes d'avance !)

On m'y reprendra à citer Blaise Pascal, tiens !

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

A propos de l'aire du triangle, j'allais ajouter imprudemment que l'important n'était pas de savoir, mais de chercher !

D'ici que je me fasse expluser pour "pédagogisme" avant que dugong n'aille voir du côté de chez Laforgue (le mathématicien, pas le poète)

Pour trouver l'aire d'un triangle, multiplie sa base par sa hauteur puis divise par 2. Tu divises par 2 parce qu'un parallélogramme peut être divisé en 2 triangles.

J'ai bon ?

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

mon côté "faible".

"son" côté faible...Si on veut rester logique.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

quarante d'oubli

quarante ans, scogneugneu!!!!!!!!!

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

@Robin et GM
Moi aussi j'écoutais cette voix irremplacable qui nous annonçait chauqe jour "les dernières nouvelles de demain", et elle s'appelait TABOUIS, par son mari (née Geneviève Lequesne)
----------------------------

Bien vu, parfaitement résumé:
""Il semble que le développement de la stylistique dans l'enseignement secondaire, corresponde à l'extension de l'hégémonie des disciplines scientifiques et à un certain "complexe d'infériorité" des littéraires, désireux de montrer qu'eux aussi disposent d'instruments d'analyse "objectifs" et de concepts opératoires.""
=====================================


Aux faux-prolos, avec leur rhétorique rance, leurs clichés éculés et leurs mimiles poisseux:
Vaut mieux être habillé par Chanel que par Midas.

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

On fait le ménage dans le CDI (ça s'appelle "désherber"). On m'a proposé le 1er tome des écrits militaires de Léon Trostky : comment la Révolution s'est armée.

J'ai évidemment accepté. Je ne l'avais pas, seulement le bouquin de Glucksman sur la stratégie révolutionnaire (encore un qui a bien viré sa cutie !) et "Ma Vie", l'autobiographie de l'organisateur de l'armée rouge, le même Léon Trotski.

Ca se voit donc tant que ça, même 40 ans après ? ^^^^^^^^^^^^

C'est la lutte finaaaaale !!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

""Il semble que le développement de la stylistique dans l'enseignement secondaire, corresponde à l'extension de l'hégémonie des disciplines scientifiques et à un certain "complexe d'infériorité" des littéraires, désireux de montrer qu'eux aussi disposent d'instruments d'analyse "objectifs" et de concepts opératoires.""

Je ne sais plus qui a écrit cela, qui n'est pas faux,mais partiel si l'on veut expliquer l'état dans lequel se trouve l'enseignement des lettres.
J'ai eu en faculté et en prépa (1965-66) des cours dont la faiblesse ne tenait pas au complexe d'infériorité des lettreux vis-à-vis des disciplines scientifiques.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Voir sur www.canalacademie.com
une série de vidéos sur les apprentissages,
et une en particulier, pour rester dans le fil, et autrement qu'en parlant chiffons graisseux:

http://www.canalacademie.com/
L-arnaque-du-bac-et-le-750eme.html

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

....du jeu des Mille francs de Lucien Jeunesse, de la voix de Geneviève Taboui !

C'était le quart d'heure de nostalgie !^^^^^^^^

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008


La famille Duraton... L'homme à la voiture rouge... Trois quatorze cent seise...

Ecrit par : Sergio | 13 mai 2008

GM:
Justement, c'était il y a quarante ans et le commentaire de Robin, lui, décrit ce qui se passe à l'époque actuelle.
Pour compenser l'incompétence de la palanquée de profs recrutés à tour de bras sans qualification, on leur a donné ces vademecums qui parquent les élèves dans des grilles de lectures, et il est essentiel de ne pas leur donner l'occasion de déborder pour poser des questions auxquelles leur profs ne sauraient pas répondre.

Cela ne veut pas dire qu'à côté de ces incapables il n'y a pas aussi de très bons enseignants, avec une solide formation littéraire, mais l'incurie et la lâcheté des premiers doit leur pourrir la vie.
L'école égalitariste a creusé aussi les inégalités parmi les enseignants, quoi de plus normal?

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

heu..lecture au singulier, non?

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

et leurS profs, décidément,,,

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Oups ! "enrhumer"

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

Pour Robin, Sergio, Cadichon et d'autres, un petit lien nostalgique. Les maître du mystère, vous vous souvenez ?
http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=dossier_programme&id=88
Bien à tous.
GM
PS. j'ai eu le bonheur, il y a cinq ou six ans, après une foire du livre, de dîner en compagnie de Zappy Max. Un type très bien, très gentil, qui, après Radio Luxembourg, avait gagné sa vie dans des tournées théâtrales.
Bon c'est moins bien que la Nancy machin, mais j'ai toujours été un grand auditeur des radios. Pas France-culture, sauf du temps de Le Lionnais. Après....

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Il semble qu'on a quelques infos sur la ou les personnalités choisies par Darcos.. Ca va faire grincer les vielles à roues dans les masures!!!

Ecrit par : jeanh | 13 mai 2008

ça ne fera que nous inciter à faire sécession avec le système.

Ecrit par : ProfAnonyme | 13 mai 2008

Ah! La tribune des critiques de disques... Des dimanches après-midi entiers passés à écouter religieusement...

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

GM ce matin, on chante " walking down memory lane"!
Il faut dire que le présent étant si peu engageant, il reste les bons souvenirs, les autres s'effacent, heureusement.
Tous les mardis soirs, je me mettais au lit avec mon transistor, j'éteignais la lampe et je frémissais dès que retentissaient les premiers sons du générique qui vous glaçaient déjà délicieusement le sang.
----------------------------------------------
Back to the mine:
Sur les sujets d'invention et autres balivernes.
quelques propos d'Alain:

« Il n’y a qu’une méthode pour inventer, qui est d’imiter. Il n’y qu’une méthode pour bien penser, qui est de continuer quelque pensée ancienne et éprouvée. […] On n’observe jamais qu’à travers les idées qu’on a, ou, autrement dit, que les moyens d’expression règnent tyranniquement sur les opinions. […] L’art d’apprendre se réduit donc à imiter longtemps et à copier longtemps, comme le moindre musicien le sait, et le moindre peintre […]. Les écritures des gens mal instruits se ressemblent et les différences, s’il y en a, sont d’extravagance ou d’accident ; en revanche, l’écriture de l’homme cultivé est propre à lui d’autant plus qu’elle est mieux soumise au modèle commun. »

« Mon vrai portrait est dans Homère, Virgile, Montaigne ».

« Comment apprend-on une langue ? Par les grands auteurs, non autrement. Par les phrases les plus serrées, les plus riches, les plus profondes, et non par les niaiseries d’un manuel de conversation. Apprendre d’abord, et ouvrir ensuite tous ces trésors, tous ces bijoux à triple secret. Je ne vois pas que l’enfant puisse s’élever sans admiration et sans vénération ; c’est par là qu’il est enfant ; et la virilité consiste à dépasser ces sentiments-là, quand la raison développe sans fin toute la richesse humaine, d’abord pressentie. L’enfant se faitune très grande idée de l’âge viril ; il faut pourtant que cette espérance soit elle-même dépassée. Rien n’est trop beau pour cet âge »

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Ecrit par : thierry venot | 13 mai 2008

Vous leur chantiez du "Magma", Thierry??? ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

Un peu guttural mais excellent pour scander les syllabes . Je n'en suis pas sûr mais je crois que C.Vander a écrit un CD destiné aux enfants : "Baba - yaga la sorcière"
Thierry

Ecrit par : thierry venot | 13 mai 2008

Robin, comment calculez-vous la surface d'un triangle pédagogique ? Je rappelle qu'il s'agit d'une figure géométrique qui constitue une avancée décisive pour la connaissance...

Ecrit par : Lariba | 13 mai 2008

Il semble que le kobayen soit devenu la langue de l'IGEN.

Mekanik destruktiv Kommando pour les programmes...

En tout cas, cela ne nous rajeunit pas...

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

Et Georges Charensole le dimanche soir... Seul contre au moins vingt... Il les coiffait tous !

Ecrit par : Sergio | 13 mai 2008

Robin, comment calculez-vous la surface d'un triangle pédagogique ? Je rappelle qu'il s'agit d'une figure géométrique qui constitue une avancée décisive pour la connaissance...
Ecrit par : Lariba | 13 mai 2008
Lariba, vous êtes en retard sur l'avancée de sciences. Il y a longtemps que l'on est passé au "carré pédagogique".

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Arrêtez (...) vous allez froisser votre tailleur Chanel !

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

Mais arrêtez donc avec Chanel ! Ce sont de très beaux vêtements, simples et chic, et qu'on n'est pas obligée de porter avec de gros bijoux (d'autant que ça fait pouffe, bling bling, Versace, quoi), mais juste avec un sautoir fantaisie.
En outre, Yann, le tweed Chanel ne se froisse pas : c'est pour cela que le dit tailleur est devenu l'uniforme de l'executive woman. Ce n'est pas exactement le genre de vêtement que je porte, comme vous pouvez l'imaginer, mais c'est de la belle ouvrage, comme disait ma grand-mère (couturière et modiste).

Ecrit par : FGuichard, fashion victim à ses heures | 13 mai 2008

En ai-je entendu, à l'oral du bac, de ces "lectures méthodiques" qui n'étaient plus que des rapports d'autopsie sur un texte réduit à son squelette, vidé de son suc, de sa poésie, de tout ce qui pouvait enchanter la sensibilité et stimuler l'intelligence ! Alors oui, il est temps de réapprendre aux élèves que" la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2008

Tout le monde sait que la vraie vie ne se vit pas à l'école, et tout particulièrement en matière de littérature. Ceux qui prisent la littérature n'ont nul besoin de l'école pour savoir ça et ont très tôt la certitude que l'exercice scolaire est un pensum et ce n'est pas d'aujourd'hui.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2008

la vraie vie est absente...

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

Et Georges Charensole le dimanche soir... Seul contre au moins vingt... Il les coiffait tous !
Ecrit par : Sergio | 13 mai 2008
Alors là, attention ! On mélange tout ( déjà Cadichon avec son transistor) : Paris-Inter dans les années cinquante sur poste à lampes ( Tabouis) ; Rodolphe et Zappy Max sur Luxembourg ( poste avec diode) ; Les maîtres du mystère ( me souviens plus où, mais j'étais au lycée dans les petites classes ) ; Charensole, c'était sur France-inter, le dimanche soir ( transistor) ; Europe1 ( transistor) c'était les chars russes en Hongrie avant Salut les copains...
Ici Londres, ce devait être aux alentours de 40-44, mais là, j'étais pas né. Dommage sinon j'aurais pu raconter.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

ou absynthe pour certains.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

Quant aux fantasmes, adressez vous à Victor qui doit en avoir un énorme

Ecrit par : Carole | 12 mai 2008

Carole, je vous en prie ; un peu de tenue !

Ecrit par : victor | 13 mai 2008

ou absence

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2008

Mais arrêtez donc avec Chanel !

Ecrit par : FGuichard, fashion victim à ses heures | 13 mai 2008

D'accord, mais c'est bien pour faire plaisir à la fashion victim que vous êtes.
Je n'y connais rien : que porte la bourgeoise friquée et libérale lectrice du Figaro Magazine ?
(Jen connais au moins une qui s'habille chez Tati. Mais si je dis ça, Carole va me voler dans les plumes).

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

"Quant aux fantasmes, adressez vous à Victor qui doit en avoir un énorme"

Ecrit par : Carole | 12 mai 2008

"Carole, je vous en prie ; un peu de tenue !"

Ecrit par : victor | 13 mai 2008


Fantasme... Avec une ou deux tasses de "t"??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

ou abstinence ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

c'était les chars russes en Hongrie avant Salut les copains...

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Oui mais des chars russes y en a tout le temps... Et n'importe où... On peut vraiment se fier à personne, quoi...

Ecrit par : Sergio | 13 mai 2008

ou abscènité (absence de mise en scène) ?

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

Robin, comment calculez-vous la surface d'un triangle pédagogique ? Je rappelle qu'il s'agit d'une figure géométrique qui constitue une avancée décisive pour la connaissance...
Ecrit par : Lariba | 13 mai 2008
Lariba, vous êtes en retard sur l'avancée de sciences. Il y a longtemps que l'on est passé au "carré pédagogique".

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

Vous n'y êtes pas du tout. Il n'y a ni triangle, ni carré. La relation pédagogique se réduit au tête à tête de l'apprenant "au centre" avec lui-même. Un point, c'est tout !

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

"Black to the mine:

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008 "

Esclavagiste !

Ecrit par : victor | 13 mai 2008

"Black to the mine"

Bien vu : le l n'était pas passé mais c'était probablement une faute de frappe sur un clavier pourri !

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

Je n'y connais rien : que porte la bourgeoise friquée et libérale lectrice du Figaro Magazine ?
(J'en connais au moins une qui s'habille chez Tati. Mais si je dis ça, Carole va me voler dans les plumes).

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

A Aix, elle est en Versace, justement. Et c'est sacrément moche, sans chic ni élégance, genre chiffon de luxe avec quasiment le prix marqué dessus -- bref, vulgaire et tape à l'oeil. "La mode, c'est ce qui se démode", disait Melle Chanel, précisément.

Ecrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 13 mai 2008

Guy Morel, je me remettais difficilement du choc heuristique devant ma découverte du “carré pédagogique” lorsqu’un collègue m’a fait découvrir le “Didactic Pentangle” sur Google.

Les sciences de l’éducation repoussent toutes les barrières !

Ecrit par : Lariba | 13 mai 2008

Lariba a écrit : "je me remettais difficilement du choc heuristique devant ma découverte du “carré pédagogique” lorsqu’un collègue m’a fait découvrir le “Didactic Pentangle”

Tout ça reste dans le plan et montre à quel point les pédagogistes ne peuvent penser que la platitude puisqu'ils vivent dedans sans imaginer un instant qu'ils ne sont que des projections...

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

"Un peu guttural mais excellent pour scander les syllabes . Je n'en suis pas sûr mais je crois que C.Vander a écrit un CD destiné aux enfants : "Baba - yaga la sorcière"
Thierry

Ecrit par : thierry venot | 13 mai 2008 "

Non!!!
Baba Yaga est une version chantée par des enfants de Mekanik Destruktiw Kommandoh (les paroles étant remplacées par des onomatopées un peu comme le kobaïen finalement ).
Le disque pour les enfants s'appelle "A tous les enfants" et bien que je sois un fan du bonhomme je le trouve bof-bof.

Pour des renseignements plus précis: http://www.seventhrecords.com/

Ecrit par : Hervé | 13 mai 2008

Du côté de chez l'ami Felts, très en verve en ce moment...

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/05/11/flop/

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2008

On mélange tout ( déjà Cadichon avec son transistor)
Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

mais ca va pas non? j'avais bel et bien un transistor, et que je planquais sous mes draps avec une oreillette et même que mon papa l'avait acheté à un marin US sur les quais du port de Gênes ...pour mon anniversaire, j'avais 15 ans (1962 )

Il ne supportait plus SLC, que je mettais à donf en rentrant de l'école, car il travaillait à la maison, la Chancellerie étant bien trop pingre pour lui donner un bureau individuel.

Je le lui prétais, cependant, bonne fille, quand il avait des audiences interminables et il l'écoutait en passant le fil dans la manche de sa robe et en gardant sa main plaquée à l'oreille. Ses amis le savaient, et en riaient, à commencer par Frédéric Pottcher qui l'a mentionné dans une chronique, tout comme un autre copain, lui aussi chroniqueur juridique, et humoriste JP Lacroix auteur d'un receuil savoureux d'anecdotes, "Le palais indiscret".
Et tout cela se passait bel et bien au début des années 60!
Non Mais! J'en ai ma claque qu'on me prenne pour une demeurée qui confond tout!

Donc, et puisqu'il faut rappeler que la France était sacrément en retard sur les US:
"The first radio to be produced commercially was the Regency TR-1, which was also manufactured in America and went on sale in November 1954. It only used four Texas Instruments transistors, as transistors were then very expensive. It operated from a 22.5 volt battery and sold for $49.95. Sadly sales were none too good, mainly because of the high price. Within a very few years prices had fallen and transistor radios became very popular"

En 1962, le prix avait bien baissé puisque le Marine nous l'a vendu pour trente mille lires, (150 francs français, donc 30 dollars, et qu'il a du faire une affaire) mais c'était une somme! On ne roulait pas sur l'or et c'était un beau cadeau.

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Pour l'aire du triangle, inutile de passer par le parallélogramme. On montre aisément par découpage et assemblage que n'importe quel triangle est "la moitié" d'un rectangle. L'aire du triangle quelconque se déduit donc de celle du rectangle. Animateur ludo-éducatif de maths en collège, j'ai procédé ainsi pour mes classes de 5ème. . Dans les programmes actuels de collège, l'aire d'un triangle quelconque doit être abordée à ce niveau...
Une telle méthode empirique s'inscrit totalement dans la découverte du savoir par l'apprenant (!!!). D'autres exemples de ce type foisonnent dans les programmes du secondaire. Voilà comment nos amis pédago-démago ont fait des maths une discipline "scientifique" et ludique où l'abstraction rétrograde se doit d'être réduite au minimum...

Ecrit par : mati25 | 13 mai 2008

Cadichon, vous n'y connaissez manifestement rien en génétique, alors fermez-la !

Ecrit par : yann | 11 mai 2008


La dictature, c'est "ferme ta gueule", la démocratie, c'est cause toujours. Woody Allen

Tout à fait adapté à Yann et Victor.

Ecrit par : Carole | 13 mai 2008

Bien vu : le l n'était pas passé mais c'était probablement une faute de frappe sur un clavier pourri !

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

mauvaise pioche, puisque le L est aussi loin du a que du b, et que j'ai récupéré mon bon clavier depuis deux mois, mais who cares, tous mes calembours sont pris pour des inepties, sauf, bien entendu par ceux qui ont les mêmes références, et dans le cas présent celle d' un prof de philo très connu ici (Thomas Sowell) qui a le sens de l'humour, lui.
Il ajoutait parfois: black to the whiteboard, mais là c'est vraiment trop, pardon!!

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Et ce pauvre Frédéric Pottecher à qui j'ai confisqué un e Personne ici ne s'en rendra compte, mais tout de même, cela ne se fait pas.

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

"Personne ici ne s'en rendra compte, mais tout de même, cela ne se fait pas."

Si mais on s'en fout un peu...

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

alors pourquoi le black vous défrise-t-il lui?

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Du côté de chez l'ami Felts, très en verve en ce moment...

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/05/11/flop/

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2008

Ah ca oui ! On s'y croirait. Du nanan!
Et je vais m'empresser de faire chanter l'Intertransversale à ma chorale, pour notre spectacle de fin d'année.

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

C'était juste pour dire une connerie. Gratuitement et sans arrière-pensée.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2008

Et ce pauvre Frédéric Pottecher à qui j'ai confisqué un e Personne ici ne s'en rendra compte, mais tout de même, cela ne se fait pas.
Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008
Pottecher, en effet, planqué sous l'occupation en Corse avec une peintre juive et russe. J'ai couvert le procès Barbie avec lui ( à lui les grandes ondes, à moi un agence de presse plus modeste). Pourquoi "pauvre" ? Il allait aux audiences en charentaises, racontait Marie Besnard comme personne et habitait un appart' génial, superbe et poussiéreux, avec sa seconde femme à l'accent du Sud-ouest, sur les jardins du Palais-royal. Un monstre de la radio. Un comédien énorme : je l'ai vu faire rire aux larmes un wagon du TGV Paris-Lyon en jouant un accusé aux assises : "Msieur le président, j'suis un honnête homme ! - Popott : il disait ça avec sa gueule d'assassin, de travers. On lui aurait pas prêté un sou. Il a pris perpète !"
Frédéric, je pense à toi !

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

C'est moi qui ai envoyé le texte de Nico Hirtt. Il est vrai que son texte est un peu partial, mais il est beaucoup moins partial que la plupart des articles de presse. La réaction de Pedro Cordoba ne me surprend pas. Certains anciens maoïstes sont déçus de l'issue de la révolution chinoise, ils se sont convertis dans la démocratie. Et depuis, vis-à-vis de la Chine, ils tiennent des les mêmes propos que les grands faucons américains.

Si certains d'entre vous souhaite discuter avec Nico Hirtt sur les sujets de l'enseignement, je voudrais vous signaler le lien qui mène à son blog : http://www.mediapart.fr/club/blog/nico-hirtt

Ecrit par : Contre la compagne anti-chinoise | 13 mai 2008

" Ceux qui prisent la littérature n'ont nul besoin de l'école"
Ecrit par Dobolino

Ce n'est tout de même pas si simple. Mon professeur d'hypokhagne m'a révélé Mallarmé, auquel, laissée à moi-même, j'étais totalement insensible, et c'est aussi grâce à elle, je crois, que L'Education sentimentale est devenu l'un de mes livres favoris.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2008

mais who cares, tous mes calembours sont pris pour des inepties
Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Non Mais! J'en ai ma claque qu'on me prenne pour une demeurée qui confond tout!
Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Quelle vie ! Et quel siècle alentour ! - vertu, gloire,
Pouvoir, génie et foi, tout ce qu'il faudrait croire,
Tout ce que nous valons,
Le peu qui nous restait de nos splendeurs décrues,
Est traîné sur la claie et suivi dans les rues
Par le rire en haillons !

Ecrit par : victor | 13 mai 2008

" Ceux qui prisent la littérature n'ont nul besoin de l'école"
Ecrit par Dobolino

A nuancer un peu ; l'école doit faire découvrir et si possible aimer la littérature à ceux et celles qui, spontanément, n'iraient pas vers elle mais plutôt vers des loisirs plus physiques (sport) ou plus faciles (télévision, ordinateur, tarot, crapette...).
C'est ainsi qu'une mienne collègue et amie (bonjour, Geneviève !), après avoir eu la riche idée de faire étudier "Le Page disgracié" (roman de Tristan L'Hermite) à une classe de première, s'est aperçue avec délectation que toutes les filles étaient amoureuses du petit page, et que tous les garçons rêvaient d'être comme lui. C'est un bon début, non ? Et une approche qui en vaut bien d'autres. Une fois en khâgne, il sera temps de sortir la boîte à outils (pompon pompon, boîte à outils, pompon pompon)

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2008

Quelle vie ! Et quel siècle alentour ! - vertu, gloire,
Pouvoir, génie et foi, tout ce qu'il faudrait croire,
Tout ce que nous valons,
Le peu qui nous restait de nos splendeurs décrues,
Est traîné sur la claie et suivi dans les rues
Par le rire en haillons !

Ecrit par : victor | 13 mai 2008

Victor Rugo, oeuf corse !

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2008

"La culture c'est comme la confiture, moins t'en as, plus tu l'étales". René Cousinier (1924-2007)

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

La culture c'est comme la confiture, moins t'en as, plus tu l'étales". René Cousinier (1924-2007)

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Il est donc mort, cet homme si drôle ? Dommage ! Je garde un souvenir hilare de son "Voyage en Israel" -- en particulier la fameuse visite à l'institut Weissman dans un minibus sans clim', où il sue à grosses gouttes et craint, au fur et à mesure que monte la température, qu'on le prenne pour un ancien SS ... avant de s'extasier "maman purée popopo t'as vu" sur les concombres géants, les navets géants, les courgettes géantes... sans oublier l'arrivée de Paul VI sortant de son avion et accueilli par les sabras au garde-à-vous, tous grands blonds le nez droit les yeux bleus, comme il se doit. Un grand moment comique, vraiment.

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2008

"- supprimer la réduction d’impôt pour les cours particuliers à domicile, réduction qui revient à subventionner des officines commerciales privées ;

- supprimer les IUFM, au fonctionnement dispendieux et inadapté, qui n’ont pas réussi à assurer une formation professionnelle satisfaisante et qui constituent une source importante de gaspillage de l’argent public. "

Ben, Léost a tout dit, non ?

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2008

Bien sûr, mon cher Robin, ( j'eus une pensée pour vous dans mon Finistère bien aimé!) le seul intérêt est de leur montrer que la littérature est la vie. Et ces études , bien maîtrisées, peuvent y aider .
Et puis de toutes façons, la seule porte de secours c'est bien l'art et l'amour ( l'amour et l'art dans le sens que vous voulez)

Ecrit par : Sanseverina | 13 mai 2008

Nous ne sommes pas retournés en Bretagne depuis les vacances d'été et le jardin de Bénodet, la patrie du coeur, doit ressembler à une forêt vierge.

Il paraît qu'il a fait un temps affreux partout en Bretagne pendant le week-end de Pentecôte (dixit mon coiffeur qui était à Vannes). Tout de même, ça ne console pas.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

"C'est moi qui ai envoyé le texte de Nico Hirtt. Il est vrai que son texte est un peu partial, mais il est beaucoup moins partial que la plupart des articles de presse. La réaction de Pedro Cordoba ne me surprend pas. Certains anciens maoïstes sont déçus de l'issue de la révolution chinoise, ils se sont convertis dans la démocratie."

Ecrit par : Contre la compagne anti-chinoise | 13 mai 2008

Aveu très touchant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2008

Après un week-end de batifolages, je suis à nouveau très pris pendant une dizaine de jours. J'essaierai de répondre à Guy Morel quand je serai un peu plus libre. Les questions qu'il aborde reviennent en boucle depuis des mois. Nous aurons donc l'occasion d'en reparler.

Mais je ne veux pas laisser passer le petit commentaire de "Contre la compagne anti-chinoise", qui écrit à mon propos :

"La réaction de Pedro Cordoba ne me surprend pas. Certains anciens maoïstes sont déçus de l'issue de la révolution chinoise, ils se sont convertis dans la démocratie."

J'ai été désenchanté très vite, au moment de l'assassinat de Lin Piao. Car j'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'un assassinat et que la GRCP n'était donc pas ce que nous avions cru. La suite n'a fait que confirmer. Je ne me suis pas "converti à la démocratie", je n'ai rien renié des engagements de ma jeunesse et je ne suis pas devenu "pro-américain". Je constate seulement que la révolution chinoise a été trahie, comme toutes les autres. Si l'issue d'une révolution est de construire un système qui unit ce qu'il y a de pire dans le capitalisme et ce qu'il y eu a de pire dans l'histoire du communisme (j'en parle au passé) alors effectivement : à quoi bon les révolutions? A déboucher sur un capitalisme de forêt vierge? Je ne soutiens pas la Chine pour une raison toute simple : parce que c'est un pays capitaliste comme les autres. Pire que les autres. Je n'ai jamais été hostile à la démocratie. Nous avions été quelques uns à croire, quand nous avions 20 ans, que la révolution culturelle annonçait un approfondissement sans précédents de la démocratie et empêcherait une évolution de type stalinien. Nous nous étions trompés, voilà tout. Reconnaître ses erreurs ne signifie pas renoncer à ses convictions. Je ne suis pas devenu un "nouveau réactionnaire". Mais ceux qui disent que la Chine aspire à "l'air pur, la culture et la paix" contre les "assoifés du profit" veulent continuer à nous tromper. Heureusement, plus personne ne croit à ces mensonges. Allez raconter vos salades ailleurs.

PS. J'avais répondu à un message signé par Nico Hirtt. C'est à lui que je répondais parce que j'ai, malgré tout, de l'estime pour lui et que j'espère qu'un jour il ouvrira les yeux et cesera de reprendre les slogans d'une propagande ignoble. Si vous aviez dit la vérité, je n'aurais pas pris la peine de répliquer. J'aurais continué à vous ignorer comme je l'avais fait depuis le début et comme je continuerai de le faire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 mai 2008

"La culture c'est comme la confiture, moins t'en as, plus tu l'étales". René Cousinier (1924-2007)

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

René Cousinier dit "René la branlette", un de vos auteurs préférés ? Qui l'eût cru ? Mais c'est vrai que sa devise était "je décongèle les congelés".

Ecrit par : victor | 13 mai 2008

Spécial dédicace à tous les blogueurs, ce grand moment de confiture :
http://dansmonjardin.free.fr/mediterranee/cherie-je-t-aime.mp3

Ecrit par : victor | 13 mai 2008

http://dansmonjardin.free.fr/con_pascon/
victor m'a devancée de quelques minutes.
Enjoy!

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Bonne nuit Cadichon !

Ecrit par : victor | 13 mai 2008

J'ai été désenchanté très vite, au moment de l'assassinat de Lin Piao. Car j'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'un assassinat et que la GRCP n'était donc pas ce que nous avions cru.
pedro cordoba.

Euh... je ne veux pas mettre les pieds dans l'plat mais Lin Biao il est bien mort si je ne m'abuse en 71. Alors on peut pas dire que vous avez la détente rapide!c'est quoi qui vous a retenu de comprendre jusque là que le régime de Mao était tout aussi mortifère et criminogène et abject que les autres communismes qui polluaient la planète depuis 1917?

heureusement que vous nous précisez
"Je ne me suis pas "converti à la démocratie",

vous m'auriez vraiment inquiétée!

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

Mais non victor, c'est à moi de vous souhaiter une bonne et douce nuit, car j'ai encore toute une grande soirée,( avec d'ailleurs un couscous d'enfer )avant d'aller me coucher.
Je devrais sortir les 45 tours de la Branlette pour faire plus couleur locale.
nite, nite.

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008

J'ai été désenchanté très vite, au moment de l'assassinat de Lin Piao. Car j'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'un assassinat et que la GRCP n'était donc pas ce que nous avions cru.
pedro cordoba.

Euh... je ne veux pas mettre les pieds dans l'plat mais Lin Biao il est bien mort si je ne m'abuse en 71. Alors on peut pas dire que vous avez la détente rapide!c'est quoi qui vous a retenu de comprendre jusque là que le régime de Mao était tout aussi mortifère et criminogène et abject que les autres communismes qui polluaient la planète depuis 1917?

heureusement que vous nous précisez
"Je ne me suis pas "converti à la démocratie",

vous m'auriez vraiment inquiétée!
Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2008
C'est assez amusant cet échange. Mon père a été de l'IC, et si l'on me demandait ce que je pense de la période où il "voyageait" entre Moscou,Pékin, Piong-Yang, Prague, Bucarest, Budapest etc. je répondrais sans hésiter :"Un souvenir ébloui".

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2008

« Nous nous étions trompés, voilà tout. »

Hmm, je sais bien qu'on dépasse peut-être un peu l'objet d'icelieu, mais cette manière de se dédouaner en une phrase du soutien à une dictature qui a marqué son siècle en matière de massacres de masse (siècle qui pourtant en connaissait quelques-uns), eh bien je ne sais pas, disons que je trouve ça un peu court, cher M. Cordoba.

Ne croyez pas que ce soit spécialement dirigé contre vous, mais l'indulgence que l'on témoigne tout particulièrement à ceux qui ont soutenus d'infects massacreurs dits "de gauche", et parce qu'ils sont dits "de gauche" (sous prétexte que lesdits massacreurs pensaient bien faire ?) me hérisse un peu.

Ecrit par : Brazon | 13 mai 2008

Croyez-moi si vous le voulez, et si ça vous intéresse, mais il plane de sérieuses menaces sur le bac. Les initiatives spontanées se multiplient (dans l'élan de la commémoration de mai 68 peut-être?) : les profs d'un lycée renvoient toutes les convocs de bac, les profs d'un autre bloqueront l'étb avec les lycéens...
Il suffit qu'un syndicat se déclare favorable (Sud ?) et le bac est menacé.
Perosnnellement, je pense que ces menaces n'en resteront pourtant qu'à l'état de menaces et ne deviendront pas des réalités, car il n'y a pas de motif d'action suffisamment unanime et légitime.

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2008

@Jeremy : Bah, en même temps, au dire des sondages (oui, je sais bien que, mais bon), les citoyens sont favorables à un "service minimum" en cas de grève, autrement dit à une garderie.
Alors les programmes, le bac, tout ça, du moment que les fauves sont encagés durant la journée...

Ecrit par : Brazon | 14 mai 2008

"Si vous aviez dit la vérité, je n'aurais pas pris la peine de répliquer", dit Pedro Cordoba. Croyez-vous vraiment que "la vérité" existe ? Soyons modeste, les hommes écrivent leur histoire comme ils perçoivent à travers leur prisme. Donc subjectif. Et comme toute histoire, les hommes écrivent leur histoire selon le point de vue du moment. Les gouvernants n’hésitent pas à réécrire, à inventer l’Histoire qui peut servir leurs causes. En ce sens, il faudrait arrêter de considérer les autres commentaires comme de la propagande. Moi "Contre la campagne anti-chinoise", je ne fais pas plus de propagande que Pedro Cordoba.

Je crois que j'ai classé trop vite les anciens maoïstes dans un même paquet. Ribbes, Glucksman, Losurdo, Badiou, Pedro Cordoba sont tous des anciens maoïstes, mais on ne peut pas les mettre dans le même sac. Je crois que ce qui distingue les “anciens” maoïstes, comme les anciens communistes du PCF aujourd’hui c’est leur choix de se retrouver aux côtés des victimes, du Tiers-Monde comme des exploités. C’est ça qui fait la différence, de quel côté sommes-nous retombés, de quel côté de la lutte des classes. Et si on se place du côté des victimes, je trouve insupportable cette manière des Occidentaux de continuer de donner des leçons à la terre entière en matière des droits de l'homme. Si on observe les faits, on constate que le discour néo-libéraliste et droits hommistes, c'est toujours le droit du plus fort. L’Occident fait de la démocratie et des droits de l'homme une arme pour piller les pays pauvres d'une autre manière.

Quant à Cadichon, toujours prompte à parler des morts du communisme, je ne l'ai pas vue souvent réagir sur les morts de l'impérialisme occidental. Rien que pour la France, Jacques Morel a classé toute une liste impressionnante de crimes de l'Etat français : http://pagesperso-orange.fr/jacques.morel67/ccfo/crimcol/node1.html . Il faudrait construire une liste semblable pour les Etats-Unis.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

http://minilien.com/?zjup4zKnUC

Les commentaires sont... enfin, vous verrez bien.

et http://minilien.com/?DGGAYMPwAW

Ecrit par : Brazon | 14 mai 2008

Désolé de revenir sur cette phrase de Pedro Cordoba : "Je ne soutiens pas la Chine pour une raison toute simple : parce que c'est un pays capitaliste comme les autres. Pire que les autres".

Quel sens donnez-vous au mot capitalisme ? La dérégulation totale du marché ? Avec cette définition, aucun pays n'est capitaliste. A partir de quel niveau de régulation un pays est-il capitaliste ? Il faudrait peut-être commencer par la définition du mot capitalisme. Mais comme toujours à l'image humaine, le capitalisme est plus un lieu de passions que de raison. Alors chacun de nous a son propre sens et selon sa définition, on qualifie la Chine de capitaliste ou pas. Si on utilise la définition de l'OMC, la Chine n'est clairement pas un pays capitaliste. En ce qui me concerne, j'utilise le mot "économie taoïste" pour qualifier la Chine, car ce système économique n'existe qu'en Chine. La Chine applique une certaine forme de capitalisme tres limite à des zones très définies. Elle ne compte pas pas implanter le capitalisme à tout le pays tant qu'elle n'est pas prête technologiquement. Premièrement à cause des problèmes sociaux : le capitalisme engendre de la richesse, mais ne le distribue pas. Ensuite, à cause des problèmes écologique, de pollution, etc. Et si la Chine a résisté aux pressions de l'OMC, c'est en partie parce que ce n'est pas un petit pays. Les Chinois sont loins de dire amen à tout ce qui vient de l'OMC, de Bruxelle ou de Washington.

Quand vous parlez de "capitalisme", je crois comprendre ce que vous sous-entendez. Vous faites peut-être référence aux conditions de travail des ouvriers Chinois. Il est vrai que ces conditions peuvent nous paraître difficiles, mais il faut aussi voir que sur toute la planète ce qui règne c’est l’informel, les petits travaux où femmes et enfants s’épuisent dans des conditions de pollution indescriptibles comme en Inde ou en Amérique latine. Pourquoi entreprendre avec quelque chose qui ressemble à de la haine de dénoncer l’exploitation salariale en Chine uniqement ? Pourquoi mettre toujours en cause la Chine, alors que les conditions de travail en Chine sont le fruit du sous-développement. Et c'est nous, l'Occident et nos multinationales, qui sommes un peu responsables de cette situation. Nos entreprises se vantent d'appliquer les 35 heures, mais pourquoi ne les appliquent-elles pas ces 35 heures en Chine ? Le gouvernement chinois fait des effors pour imposer aux entreprises étrangères syndicats et conditions de travail plus décentes. Pouruqoi ne l'encourageons-nous pas ?

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

"Ben, Léost a tout dit, non ?"

Et les contenus de programme ? Qu'est ce qu'il en dit Léost des contenus de programme ?

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

"Nos entreprises se vantent d'appliquer les 35 heures, mais pourquoi ne les appliquent-elles pas ces 35 heures en Chine ? Le gouvernement chinois fait des effors pour imposer aux entreprises étrangères syndicats et conditions de travail plus décentes. Pouruqoi ne l'encourageons-nous pas ?"


Si le gouvernement chinois fait des "effors" c'est plutôt pour mettre un mors à tous les travailleurs pour leur indiquer la bonne direction.

Pour certains, cela permet aussi de les cadencer plus vite sur les chaînes. Ils deviennent morts plus vite.

Quand mille soleils radieux se lèvent, vive les lunettes filtrantes !

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

Un remarque additionnelle : est ce un hasard si le karaté n'a toujours pas été reconnu comme discipline olympique pour les jeux de Pékin ?

N'est ce pas une ultime tentative pour empêcher de répondre à la question cruciale : "la dialectique peut-elle casser des briques ?"

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

Une remorque à la remarque ...

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

Quant à Cadichon, toujours prompte à parler des morts du communisme, je ne l'ai pas vue souvent réagir sur les morts de l'impérialisme occidental. Rien que pour la France, Jacques Morel a classé toute uhttp://pagesperso-orange.fr/jacques.morel67/ccfo/crimcol/node1.html . Il faudrait construire une liste semblable pour les Etats-Unis.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008


Il est vraiment plus vrai que nature, l'apparatchick post-maoïste, parangon de mauvaise foi et qui tente de disculper les près de 100 millions de morts du communisme, les ignobles famines orchestrées par Staline, les génocides systématiques à tour de bras de ses héros, en nous flanquant à la figure cette grotesque " liste impressionnante de crimes de l'Etat français" qui m'a fait hurler de rire quand j'y ai trouvé, entre autres LE SAC DE JERUSALEM EN 1099.

Il n'y a que des "crimes" contre des Noirs ou assimilés ( Arabes, notamment) d'où il faut en conclure, (comme disait Sartre pour les anti-communistes) que tuer un blanc, c'est tuer un chien ( ou sous-chien) et ce n'est donc pas un crime.


Curieuse de voir combien de crimes de l'État français avait à son actif de 1789 à 1794, sur ce site admirable de rigueyr historique que nous a obligeamment signalé le tâcheron de la Propaganda Staffel au petit pied et à la solde du PC chinois.

Eh bien il y en a ....1seul! Vous pouvez aller vérifier, et c'est en 1791 , le 25/02, quand "le mulâtre Ogé subit le supplice de la roue pour avoir cru à l'égalité (Haïti)."

C'est du plus haut comique. Tout le reste est de la même farine.

Ces mecs-là ( l'auteur du site et son VRP, à moins que ce ne soient les mêmes, ) sont juste à point pour la camisole de force et la lobotomie.


Leur délire est bien sûr du dernier ridicule, mais il ne doit pas seulement provoquer l'hilarité, il est sain, au second "rabord", de ressentir du découragement, car ce que nous démontre une fois de plus l'abruti communisant qui nous inonde de sa propagande chinoise fétide, c'est hélàs, comme l'a si justement écrit JF Revel, que "le communisme ne cesse pas de rester un espoir pour les ennemis de la liberté toujours avides d'installer l'oppression au nom de la défense des opprimés.... [Il] promet l'abondance et engendre la misère, il promet la liberté et impose la servitude, il promet l'égalité et engendre la plus inégalitaire des sociétés, avec la nomenklatura, classe privilégiée que n'ont pas connu même les société féodales. Il promet le respect de la vie humaine, et procède à des exécutions de masse, l'accès de tous à la culture et engendre l'abrutissement généralisé, l' "homme nouveau", et il fossilise l'homme."

Il en reste encore un paquet de ces malheureux atrophiés du bulbe qui ont la haine du totalitarisme bien sélective, qui ne fustigent le nazisme que pour mieux exonérer tous les communismes, et poussent des hurlements de vierge effarouchée dès qu'on leur rappelle qu'entre les deux pourtant, y'a pas photo.

Revel, encore et toujours:

"Le nazisme vend la mèche dès le départ, [alors que] le communisme cache sa nature derrière son utopie. Il permet d'assouvir l'appétit de domination ou de servitude sous couvert de générosité et d'amour de la liberté; ...le mensonge sous couvert de sincérité. Le totalitarisme le plus efficace, donc le seul présentable, le plus durable, fut celui qui accomplit non pas le Mal au nom du Mal, mais le Mal au nom du Bien. C'est aussi ce qui le rend moins excusable que l'autre, car sa duplicité lui a permis d'abuser des millions de braves gens, qui ont cru en ses promesses. À eux on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques et maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.[...] Juchés sur une utopie, à leurs yeux immaculée, ils s'absolvent des crimes dont ils ont été les angéliques complices au nom des idéaux qu'ils ont sans vergogne piétinés."

La Grande parade, pages 100-103

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2008

déjà debout?, moi je vais dormir ....
et avec Revel, que cet empaffé de pékinois m'a donné le goût de relire: Auch von den Dümsten....

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2008

"Quand vous parlez de "capitalisme", je crois comprendre ce que vous sous-entendez. Vous faites peut-être référence aux conditions de travail des ouvriers Chinois. Il est vrai que ces conditions peuvent nous paraître difficiles, mais il faut aussi voir que sur toute la planète ce qui règne c’est l’informel, les petits travaux où femmes et enfants s’épuisent dans des conditions de pollution indescriptibles comme en Inde ou en Amérique latine."

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Cadichon, à quoi sert d'insulter "clcac"? Des propos comme ceux ci-dessus suffisent à le disqualifier totalement de toute argumentation rationnelle.
Clcac, je pense que la quasi-totalité des voix qui s'élèvent contre le régime chinois actuel le font tout autant contre "les petits travaux où femmes et enfants s’épuisent dans des conditions de pollution indescriptibles".

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2008

A suivre, au festival de Cannes, la carrière de: "C'est dur d'être aimé par des cons", film documentaire de Patrice Leconte sur le procès: "Charlie-hebdo" versus islamisme.
Un prix à la clé? Vraisemblablement ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2008

C'est curieux, au réveil, de lire l'affrontement "campagne antichinoise" et Cadichon/Revel !

La Chine est certes indéfendable et indéfinissable mais "communiste" à quel titre ? D'autant que le "communisme" vu par Revel pourrait tout aussi bien décrire l'utopie libérale.
Essayez avec ça :

"le [libéralisme] ne cesse pas de rester un espoir pour les ennemis de la liberté toujours avides d'installer l'oppression au nom de la défense des opprimés.... [Il] promet l'abondance et engendre la misère, il promet la liberté et impose la servitude, il promet l'égalité et engendre la plus inégalitaire des sociétés, avec la nomenklatura, classe privilégiée que n'ont pas connu même les société féodales. Il promet le respect de la vie humaine, et procède à des exécutions de masse, l'accès de tous à la culture et engendre l'abrutissement généralisé, l' "homme nouveau", et il fossilise l'homme."
On a tout : la misère, les inégalités, les exécutions de masse coloniales, même la nomenklatura, abritée derrière ses marionnettes politiques des "avocats d'affaires" devenus président et ministres. Quant à "l'abrutissement généralisé", ce n'est pas sur ce blog qu'il faut en décrire la déclinaison jeuniste...

Si l'on ajoute :
"(...) sa duplicité lui a permis d'abuser des millions de braves gens, qui ont cru en ses promesses. À eux on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques et maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.[...] Juchés sur une utopie, à leurs yeux immaculée, ils s'absolvent des crimes dont ils ont été les angéliques complices au nom des idéaux qu'ils ont sans vergogne piétinés."

On croirait que Revel décrit notre Ve République sarko-libérale...

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

qui m'a fait hurler de rire quand j'y ai trouvé, entre autres LE SAC DE JERUSALEM EN 1099

Et si on veut faire dans l'anachronisme, pas un repésentant de l'Etat français à l'époque d'ailleurs; Robert de Flandre, Godefroy, les Hauteville qui trainaient par là, un Robert de Normandie et le Toulousain...

Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2008

"hélàs, comme l'a si justement écrit JF Revel, que "le communisme ne cesse pas de rester un espoir pour les ennemis de la liberté toujours avides d'installer l'oppression au nom de la défense des opprimés.... "
by Cadichon

... Revel serait un "penseur", lui qui est incapable de remonter à la source de cet espoir et d'y voir autre chose qu'un complot des "ennemis de la liberté"?
Intellectuellement, on n'est guère au-dessus des héros de "Super-Dupont et l'anti-France" de Gotlib... On se demande aussi pourquoi Revel et d'autres n'ont pas manifesté autant de verve à stigmatiser d'autres utopies meutrières comme les religions.
Mais que peut-on demander de plus à des intellectuels mercenaires qui écrivent en service commandé et qui en vivent ?

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

La politique éducative est d'abord économique. On peut avoir quelques doutes sur le futur lycée :

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/05/14/01001-20080514ARTFIG00015-le-redoublement-dans-le-collimateur-de-darcos.php

Parmi les propositions de Leost, il manque la reconversion des heures de TPE (en première) en heures disciplinaires, notamment en langues qui ont sans doute subi les coupes horaires les plus drastiques ces dernières années.

Ecrit par : Romuald | 14 mai 2008

qui m'a fait hurler de rire quand j'y ai trouvé, entre autres LE SAC DE JERUSALEM EN 1099

Et si on veut faire dans l'anachronisme, pas un repésentant de l'Etat français à l'époque d'ailleurs; Robert de Flandre, Godefroy, les Hauteville qui trainaient par là, un Robert de Normandie et le Toulousain...

Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2008

Le temps est le grand allié des utopies meurtrières convenables et bien élevées. Ferrat chantait "le sang sèche vite en entrant dans l'histoire...". Sans remonter aux croisades, qui aujourd'hui dénonce encore les massacres du colonialisme ? Qui s'indigne du génocide des Indiens d'Amérique, il y a moins de deux siècles ? Ces hommes qui aujourd'hui encore vivent dans des "réserves"...
Nos arrière-petits-enfants auront peut-être les mêmes objections et la même ironie face aux "vieux" crimes staliniens. Ils qualifieront alors d'anachronismes ridicules les indignations de Revel/Cadichon.

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

Ce que pense Léost des contenus des programmes?
Eh bien en voilà une partie:

"Les nouveaux programmes de l'école primaire (communiqué de presse du 22/02/2008) :


Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés approuve la formulation des orientations énoncées par le Président de la République, le vendredi 15 février 2008 à Périgueux, et par le Ministre de l'Éducation nationale, lors de la présentation à la presse, le mercredi 20 février, des nouveaux programmes de l'école primaire.

En déclarant que l'école primaire doit « [consacrer] à nouveau l'autorité du savoir - en partant de celle du maître, l'autorité du maître qui est le dépositaire du savoir », en rappelant que « c'est le savoir qui est au centre de la classe », le Président de la République revient à une conception de l'enseignement dont l'oubli a provoqué tant de dégâts.

En déclarant que « l'école primaire doit rester garante de l'idéal républicain : permettre à chaque enfant de devenir, par l'instruction, un citoyen libre et éclairé », en recentrant l'école primaire sur les fondamentaux - la lecture, l'écriture et le calcul -, en réaffirmant également la valeur de l'ordre chronologique en histoire et l'intérêt de la géographie de la France dans un cadre européen et mondial, le Ministre de l'Éducation nationale souligne que le devoir de la République est de transmettre à chacun le savoir qui permet d'acquérir la liberté de pensée et l'esprit critique, qui ouvre des possibilités de promotion personnelle et sociale, et de ne pas réserver le patrimoine culturel aux seuls « héritiers ».

La Société des agrégés estime que de telles orientations ne sont pas un retour à des conceptions passéistes mais un retour au bon sens qui n'a pas d'âge.

Mais ces intentions déclarées doivent se traduire en actes concrets, à commencer par une formation disciplinaire des professeurs des écoles adaptée à ces objectifs et une augmentation réelle des heures consacrées aux fondamentaux, avec des programmes exigeants. La Société des agrégés estime que la réduction des horaires obligatoires (24 heures au lieu de 26) risque de contrecarrer ces intentions.

Elle constate, d'autre part, que les principes qui président à ces nouveaux programmes vont à l'encontre de la pensée pédagogique dominante dans l'enseignement et souhaite donc que le Ministre en tire toutes les conséquences dans le Livre blanc en cours d'élaboration après les conclusions du rapport Pochard.

Ecrit par : Jean | 14 mai 2008

Madame Cadichon,

Vous faites semblant de vous mettre en colère (j'espere) et vous voila a nouveau foncant sur le chiffon rouge que vous prenez pour une soutane. C'est un vrai plaisir, car comment rever d'un meilleur exemple pour illustrer la deficience de la raison dans le debat citoyen.

Bien sur le communisme reste comptable face a l'histoire de faits bien peu glorieux. Ce n'etait pas et ce n'est pas mon propos.

Vous avez choisi de vous polariser sur les morts du communisme, mais votre contribution ne me parait pas motive par une recherche particulierement scrupuleuse de la verite. On voit, on a vu, on verra helas sur ce forum, le meme type de rethorique applique a d'autres domaines.

Votre discours est structure comme tout discours de haine. Et il vous place en bonne compagnie parmi les hordes vengeresses qui ont egaye l'histoire.

Qu'importe que le bouc-emissaire de la horde a lyncher soit les etrangers, les juifs, les capitalistes, les ennemis de classes, les Tchetchenes ou les cures, le mecanisme est strictement le meme.

Bien sur, chacun de ces predicateurs de haine proteste a grand cri de sa difference. (Vous aussi sans doute)
Il n'est pas comme les autres sauvages: sa victime a sacrifier a lui est bien coupable, c'est pas comme pour les autres lyncheurs, d'ou la litanie des "preuves" de debauches, d'empoisonnements, de sorcellerie,...

La liste et les qualificatifs de vos griefs sont a ce sujet symptomatiques.

Voici par exemple un extrait des termes sacrificiels que vous employez (probablement au moyen-age, a peu pres les memes etaient utilises avant les pogroms):

supercherie /faits occultés/ idôle /rat /Nuisible/faste d'un autre époque/Profitant de la crédulité / humanisme répugnant/ turpitudes/ forcené,
opulence éhontée/ crimes/ basseses /mensonges / fausses réjouissances /ridicule /sevices,..

Apres la Shoah, apres l'apartheid, le mouvement des droits civiques, il devient moins facile de jouer du baton sur les victimes traditionnelles.

A lire votre rethorique, il est fort a parier qu'en d'autres temps ou d'autres lieux quelques expeditions punitives bien musclees n'auraient pas degoute certains de vos disciples.


C'est aussi fascinant de voir ce discours precisement se focaliser en dernier recours sur les depositaires de la parole qui justement enraille le mecanisme victimaire.

Instinct de conservation des hordes primtives?

Ce n'est pas par hasard et c'est reellement interessant.

:-)

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

La dictature, c'est "ferme ta gueule", la démocratie, c'est cause toujours. Woody Allen

Tout à fait adapté à Yann et Victor.
Ecrit par : Carole | 13 mai 2008

Alors là, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de l'infirmerie !

Puisque je parlais à Cadichon, il faudrait remonter le fil (pas le temps, pas envie) pour retrouver tous les messages où elle insulte copieusement et vulgairement tous ceux qu'elle juge indignes de son expertise en macro et microéconomie.
Si le "fermez-la" est typique des démocraties populaires, alors l'insulte est capitaliste et libérale.

Tiens, je vous en remets une couche, puisque vous semblez goûter le style proto-stalinien :
"Taisez-vous, Elkarole (et Elkadichon) !"

Ecrit par : yann | 14 mai 2008

La dictature, c'est "ferme ta gueule", la démocratie, c'est cause toujours. Woody Allen

Tout à fait adapté à Yann et Victor.
Ecrit par : Carole | 13 mai 2008

Alors là, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de l'infirmerie !

Puisque je parlais à Cadichon, il faudrait remonter le fil (pas le temps, pas envie) pour retrouver tous les messages où elle insulte copieusement et vulgairement tous ceux qu'elle juge indignes de son expertise en macro et microéconomie.
Si le "fermez-la" est typique des démocraties populaires, alors l'insulte est capitaliste et libérale.

Tiens, je vous en remets une couche, puisque vous semblez goûter le style proto-stalinien :
"Taisez-vous, Elkarole (et Elkadichon) !"

Ecrit par : yann | 14 mai 2008

Ne vous inquiétez pas, Yann, je crois que tous les blogueurs de bon sens ici présents ont parfaitement conscience du ridicule de la position de Carole, en l'occurrence.
Comment s'appelle, en psychologie, le travers qui consiste à reprocher aux autres les comportements qu'on a soi-même?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2008

C'est aussi fascinant de voir ce discours precisement se focaliser en dernier recours sur les depositaires de la parole qui justement enraille le mecanisme victimaire.

Instinct de conservation des hordes primtives?

Ce n'est pas par hasard et c'est reellement interessant.

:-)

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Vous faites exactement la même chose (votre discours sur les Tibétains m'a immédiatement fait penser à la rhétorique anti-juive)

...Et moi aussi sans doute car il n'y a pas de "point de vue supérieur".

Nous voyons toujours la paille qui est dans l'oeil du voisin et jamais la poutre qui est dans le nôtre.

..On la met rarement en pratique, mais il faut avoir été bien "brisé" pour la comprendre, cette parabole-là.

L'expérience de la brisure : c'est tout le mal ou le bien que je souhaite qu'il arrive un jour aux "arracheurs de paille dans l'oeil du voisin".

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

Pour "contre la campagne antichinoise", cet extrait d'une interview de l'écrivain et journaliste Luc Richard (propos recueillis par Laurent Lasage,
"Courrier français" du 9/05/08) :

"En avril 2007, le ministère de la sécurité publique a produit un document interne relatif au JO. Cette note ordonnait l'exclusion de la participation aux Jeux de "43 types de personnes, membres de 11 catégories d'organisations", parmi lesquelles les dissidents, les militants pour les droits humains ou les groupes religieux.

L'un des athlètes concernés est Fang Zheng, qui fut deux fois détenteur d'un recod de lancer de disque lors des Jeux nationaux. Au moment des événements de Tienanmen auxquels il prit part, l'une de ses jambes fut écrasée par un tank. Handicapé, Fang Zheng avait prévu de participer au Jeux paraolympiques de 2008, mais il a été exclu de la sélection en raison de son passé. Ce document relatif aux JO n'a jamais été rendu public par les autorités chinoises : il constitue une violation caractérisée de la charte olympique, que la Chine a pourtant signée lorsqu'elle s'est engagée à organiser les Jeux. La charte interdit en effet les discriminations sur des bases ethniques, religieuses ou politiques. Ici encore le discours du Parti se dédouble : d'un côté, il y a le discours interne, qui manifeste une mainmise impitoyable sur les individus, de l'autre, un discours destiné à l'extérieur du pays, plein des vertus humanistes de l'olympisme."

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

"Handicapé, Fang Zheng avait prévu de participer au Jeux paraolympiques de 2008, mais il a été exclu de la sélection en raison de son passé..."

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

Pour l'heure ce sont des dizaines de milliers de Fang Zheng qui, écrasés sous des tonnes de gravats, n'assisteront pas aux J.O.
Ceux là bien sûr ne présentent aucun intérêt aux yeux des farouches défenseurs des droits de l'homme, un des derniers prétextes qui restent aux français pour se convaincre qu'ils ne sont pas morts sur la scène mondiale!

Ecrit par : marigot | 14 mai 2008

Pour l'heure ce sont des dizaines de milliers de Fang Zheng qui, écrasés sous des tonnes de gravats, n'assisteront pas aux J.O.
Ceux là bien sûr ne présentent aucun intérêt aux yeux des farouches défenseurs des droits de l'homme, un des derniers prétextes qui restent aux français pour se convaincre qu'ils ne sont pas morts sur la scène mondiale!

Ecrit par : marigot | 14 mai 2008

Quel est le rapport ?

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

"Les Jeux olympiques de 2008 sont une mission politique. Tout doit être fait pour leur dégager la voie" (déclaration d'un haut responsable chinois du ministère des sports).


Ne vous inquiétez pas, marigot, les Chinois, ou plutôt le Parti communiste chinois "a déjà gagné Pékin 2008".

Grâce à la "sous-mission" diplomatique "Raffarin-Poncelet", nous sommes un peu plus morts sur la scène mondiale.

Le Parti communiste chinois au Tibet, jugé "trop mou" va être repris en main et des campagnes de "rééducation" sont en marche.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Are you happy ?

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

Robin,

Vous dites que mon discours est anti-Tibétain, sans argument aucun. Expliquez-moi, svp, en quoi mon discours est anti-quelque chose. Votre discours, c'est le degré 0 de l'argumentation.

C'est vraiment intéressant ce blog. Je discute ici avec des professeurs qui sont censés argumenter. Et on constate que ça ne vole pas très haut.

Ecrit par : Contre lacampagne anti-chinoise | 14 mai 2008

C'est vraiment intéressant ce blog. Je discute ici avec des professeurs qui sont censés argumenter. Et on constate que ça ne vole pas très haut.

Ecrit par : Contre lacampagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Vous ne discutez avec personne, contre la soi-disant campagne anti chinoise, vous soliloquez, vous "sollipsisez", vous ne parlez qu'avec vous-même.

Vous ne discutez pas, vous faites de la propagande. Vous voudriez bien que ça marche, mais voilà, ça ne marche pas (pas avec moi en tout cas).

Il faudra attendre un petit de temps encore pour nous soumettre, en comptant sur des compagnons de route comme marigot, après nous avoir fait définitivement disparaître de la scène internationale.

Déjà du temps du "Petit Livre rouge sang", les "camarades" maoïstes", ça les mettait dans tous leurs états : le Peuple chinois, les barrages électriques chinois, les chromos chinois, l'armée populaire chinoise, le radieux avenir chinois, la direction éclairée du grand Parti communiste chinois, la Révolution culturelle chinoise. Et MERDE !!!!!!

Je ne comprenais pas comment des garçons intelligents que je connaissais, à côté desquels j'avais été assis en classe, pouvaient devenir aussi aveugles.

Et voilà que ça recommence !

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

"Comment s'appelle, en psychologie, le travers qui consiste à reprocher aux autres les comportements qu'on a soi-même?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2008

La paille et la poutre.

Ecrit par : Kap | 14 mai 2008

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/05/quand-la-police.html

C'est le gouvernement de Xavier Darcos aussi!!!

Ecrit par : Hervé | 14 mai 2008

Robin,

L'argumentation est la meilleure façon de se rapprocher de la raison. C'est pour cela que je vous ai demandé de me démontrer en quoi mon discours est anti-tibétain. Or vous avez été incapable de me répondre. Vos affirmations sont donc gratuites et bidons. Ca relève plus du rêve. J'espère que vous ne répondez pas comme cela à vos élèves qui vous posent des questions en cours.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

On croirait que Revel décrit notre Ve République sarko-libérale...

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

Sarko: combien de millions de morts?

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2008

"On croirait que Revel décrit notre Ve République sarko-libérale...

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

Sarko: combien de millions de morts?

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2008 "



Pas d'intelligence pour les ennemis de l'intelligence!!!

Ecrit par : troll | 14 mai 2008

"Le mardi 13 mai 2008 à 09:28, par Eveline

Non, cher Christian, je ne suis pas d'accord avec certains de vos propos.
D'abord, on ne "passe" pas de l'oral à l'écrit : les enfants d'aujourd'hui naissent dans un mode où écrit et oral sont omni-présents l'un et l'autre. Mais pour eux ce sont deux données différentes, et ils ne savent pas que l'écrit est un langage comme l'oral. C'est cela qu'ils ont à découvrir.
Deuxièmement, les écrits littéraires ne sont pas plus importants que les autres. On pourrait même défendre la thèse opposée : même si les premiers sont essentiels pour la culture, ce sont les autres qu'il faut impérativement maîtriser, pour la réussite des études : les étudiants sont jugés sur d'autres types d'écrits, et, comme vous savez, même une dissertation littéraire n'est pas du tout un écrit littéraire !
Troisièmement, maîtriser la narration ne facilite nullement la maîtrise des autres situations d'écriture : jamais un savoir donné ne peut aider l'acquisition d'autres savoirs quand ils sont très différents du premier.
Enfin, on n'apprend pas les choses les unes après les autres, on les apprend les unes en relation avec les autres.
Je ne pourrai maîtriser la narration (qui a du reste des formes très diverses !), que si j'ai pu la comparer avec ce qui n'en est pas.
Encore une fois, un enseignement efficace part de la complexité, pour effectuer des tris à l'intérieur de cette complexité et découvrir la spécificité des éléments qui la constituent.
Ceci dit, sur la formation des enseignants dans ce domaine comme dans d'autres, vous avez bien raison : ce sont plus que des lacunes qu'on décèle...
Et comme disait ma grand-mère : "Ça ne va pas s'arranger" !
"

ENFERMEZ EVELINE
LIBEREZ MARIE-JEANNE !

Ecrit par : toto | 14 mai 2008

Niko !
rapport au 7 tonnes qu'ils viennnent de pécho, 15 millions€ kidiz .... Faudrait voar à contrôler la qualité, non ?
:ange:

Ecrit par : toto | 14 mai 2008

http://www.liberation.fr/actualite/societe/325937.FR.php

LIBERATION.FR : lundi 12 mai 2008

Le Président a déclaré samedi que «la traite des Noirs, l’esclavage, ainsi que leur abolition, seront introduites dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine». Or, ils le sont déjà.

Xavier Darcos est mauvais camarade. Le ministre de l'Education aurait dû souffler à son président que l'enseignement de l'esclavage est déjà présent dans les programmes scolaires des écoles primaires. Ça lui aurait évité une mauvaise note, celle que lui ont rageusement donnée des libénautes, après que le Président de la République eut déclaré que «la traite des Noirs, l’esclavage, ainsi que leur abolition, seront introduites dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine».

Une annonce faite à l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, samedi au Jardin du Luxembourg. «Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage : afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendré, les blessures qu’il a laissées dans l’âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique», justifiait-il.

«Sans blague !» lui a rétorqué une Libénaute sur notre site, samedi. «Ma fille est en CM1 et la traite des noirs est au programme. Elle l'a étudié il y a quelques semaines déjà. Cette semaine, c'est la Révolution française... Pas au courant le Sarko...»
«Déja fait!!!», s'énerve Rimas, autre internaute. «Un programme est déjà proposé en primaire pour les CM1 et CM2. Je croyais qu'il avait arrêté ces mascarades pour incarner la stature d'un chef d'état. Mais où allons-nous. Je pensais aussi qu'il devait s'occuper des réformes “cruciales pour la france”. Pourquoi, ces distractions médiatiques???» Et ainsi de suite.

Après vérifications, il s'avère effectivement que la traite des Noirs fait partie de l'enseignement du cycle 3 de l'école primaire, à savoir des classes de CE2, CM1 et CM2. Au moins depuis 2002. Et cet enseignement est rappelé dans l'édition 2007-2008 mise en ligne par le Bulletin officiel de l'Education nationale.

Ainsi peut-on lire, dans le chapitre «Histoire» :

«Cette période de trois siècles [1492-1815], riche de multiples événements, ouvre véritablement le monde moderne, ainsi qualifié par opposition à une époque contemporaine plus proche de nous. L’ensemble de la planète est désormais accessible, l’imprimerie facilite une large diffusion des connaissances et des idées, une vision scientifique du monde émerge, aux XVIe et XVIIe siècles. Avec l’Encyclopédie, le XVIIIe siècle voit se développer l’intérêt pour les techniques. De grands textes fondateurs, marquant encore la vie politique et sociale de notre pays, sont élaborés : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et le Code civil. Mais la même période a vu le massacre des Indiens d’Amérique, la traite des Noirs, la Terreur révolutionnaire et l’apparition de la «guerre de masse», caractéristique de la Révolution et de l’Empire.» (le gras est rajouté par la rédaction, NDLR).

Et plus loin, au chapitre «Education civique : être citoyen en France»

«L'élève découvre diverses formes de participation à la vie démocratique : le vote, l'acceptation de charges électives, l'engagement dans la vie publique. Il apprend que, même si la réalité n'est jamais entièrement conforme à l'idéal, celui-ci doit continuer à être affirmé pour guider les comportements et structurer l'action, à partir d'exemples historiques comme l'esclavage ou l'inégalité entre les hommes et les femmes.» (idem-NDLR)

Cerise sur le gâteau, voici ce qu'a déclaré le ministre de l'Education nationale en février 2008, lors de la présentation du nouveau programme d'enseignement dans les classes primaires, (un programme controversé par ailleurs) :

«De Clovis à Clemenceau, de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb à celle du vaccin contre la rage par Pasteur, les élèves apprendront à connaître les principaux jalons de l'histoire de France et de l'humanité. C'est dans ce cadre aussi que les nouveaux programmes font explicitement référence à la question de la traite des Noirs et de l'esclavage, ainsi qu'à l'extermination des Juifs et des Tsiganes par les nazis.»

Outre le fait que lui non plus n'apportait rien de neuf sur cette question précise, il avait quand même devancé son président dans l'affichage. Mauvais camarade !

Ecrit par : Hervé | 14 mai 2008

Nous ne sommes pas retournés en Bretagne depuis les vacances d'été et le jardin de Bénodet, la patrie du coeur, doit ressembler à une forêt vierge.

Il paraît qu'il a fait un temps affreux partout en Bretagne pendant le week-end de Pentecôte (dixit mon coiffeur qui était à Vannes). Tout de même, ça ne console pas.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2008

Les 2 premiers jours oui, les trois derniers, non. Un soleil admirable, une mer bleue quasi- turquoise! Mais je suis une inconditionnelle de la côte Nord... La Bretagne sud? Trop de Parisiens, trop construit, pas assez d'espace, pas assez sauvage pour moi... Allez, je vous concède que Bénodet est joli. Mais en passant! :-) Ne vous vexez pas, surtout:-)

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Après quelques recherches, je suis en mesure d'affirmer que "Contre la campagne anti-chinoise" se traduit par "Idiot utile" en tibétain classique.

Il y a une légère ambiguité car un léger changement dans la prononciation donne "Crétin himalayen".

Ce qui ne change pas fondamentalement le sens.

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

Petite question: Quel est le jugement rendu pour la gifle du professeur????? Il ne faut pas des mois quand même, non, pour que la sentence tombe.

Bonjour et amitiés aux gars et filles du blog.

(Autre question, pour les anciens maos du site, que pensez-vous du livre de Bourseiller?)

Ecrit par : Pendariès_bien_occupé | 14 mai 2008

L'auteur du livre "Merde ! The REAL French You Were Never Thaught at School" ( http://www.amazon.com/Merde-Encore-French-Taught-School/dp/0684854287 ) entend présenter aux Américains le français réellement parlé. De se livre, se dégage un portrait du Français. On y apprend que le Français aime bien traiter les autres d'imbécile. Il y a même un chapitre consacré au thème de l'idiot. C'est le chapitre "What an Idiot". On apprend de ce livre que la langue française orale abonde en termes péjoratifs. C'est sans doute pour cette raison que N.Sarkozy a dit "casse toi, pauvre con !" à un quidam qui refusait de lui serrer la main.

Dugong n'a donc rien inventé quand il me traite d'idiot du village. Mais si les profs et les dirigeants français donnent le mauvais exemple, il ne faudra pas qu'ils s'étonnent que les élèves leur répondent sur le même ton, par des gifles et des "casse toi, pauvre con de prof".

NB : le français oral est riche en mots négatifs. Voici une petit liste pour le mot "con"

- Le vrai con est quelqu'un dont la stupidité ne fait absolument aucun doute ;

- le pauvre con est un pauvre bougre, pas malin, envers lequel on éprouve une commisération quelque peu méprisante ;

- du sale con on doit attendre qu'il joue de sales tours ;

- le mauvais con, plus dangereux, jouera de mauvais tours ;

- le gros con, lourd et poussif, ne comprend rien à rien ;

- le jeune con, s'exagérant la portée de son expérience, commet des impairs ;

- le vieux con, attaché à ses habitudes, est incapable de comprendre une nouveauté ;

- le grand con est un niais qui, du haut de sa prétention, dédaigne la réalité ;

- le petit con, lui aussi prétentieux, est en outre un sournois.

Dans quelle catégorie peut-on classer Dugong ?

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

"La Bretagne sud? Trop de Parisiens, trop construit, pas assez d'espace, pas assez sauvage pour moi... Allez, je vous concède que Bénodet est joli. Mais en passant! :-) Ne vous vexez pas, surtout:-)"

Ca, c'est parce que vous ne connaissez pas assez Moëlan sur mer et les petites criques du Bélon. Sans parler de Merrien ;) :

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.christophe-courteau.com/Images-vignettes/Merrien-pointe-douaniers-1vi.jpg&imgrefurl=http://www.christophe-courteau.com/fr/galerie/xt_rubrique.asp%3FnumRub%3D179&h=80&w=120&sz=9&hl=fr&start=13&um=1&tbnid=N_bmPo9tiePWRM:&tbnh=59&tbnw=88&prev=/images%3Fq%3Dmerrien%26um%3D1%26hl%3Dfr%26rlz%3D1T4ADBR_frFR207FR207

Ecrit par : Kap | 14 mai 2008

"Dans quelle catégorie peut-on classer Dugong ?"

Ca me fait penser à "bonjour provence"
La connerie c'est le pétrole de la france, que bcp nous envient :))))))

Ecrit par : toto | 14 mai 2008

" Ceux qui prisent la littérature n'ont nul besoin de l'école"
Ecrit par Dobolino

A nuancer un peu ; l'école doit faire découvrir et si possible aimer la littérature à ceux et celles qui, spontanément, n'iraient pas vers elle mais plutôt vers des loisirs plus physiques (sport) ou plus faciles (télévision, ordinateur, tarot, crapette...).

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2008

Je venais justement pour nuancer ce propos dilatoire, jeté vite fait hier, le temps me manquant.
En fait, je ne juge nullement l'école inutile mais elle doit garder ou plutôt retrouver une place bien définie, aux ambitions mesurées et réalisables. L'école a, peu ou prou, toujours été accusée d'écraser la sensibilité et la créativité artistiques et ce n'est certainement pas tout à fait faux. Mais, elle n'a jamais été aussi pire, aussi formaliste et aride, propice à détruire toute passion littéraire dans l'œuf, sans saveur, que depuis qu'elle a admis ce fait comme une vérité première et voulut y remédier, et tout particulièrement en littérature, justement!
N.B.: je ne juge que sur primaire et secondaire. Le supérieur, je ne connais pas.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2008

Je n'y connais rien : que porte la bourgeoise friquée et libérale lectrice du Figaro Magazine ?
(J'en connais au moins une qui s'habille chez Tati. Mais si je dis ça, Carole va me voler dans les plumes).

Ecrit par : yann | 13 mai 2008

A Aix, elle est en Versace, justement. Et c'est sacrément moche, sans chic ni élégance, genre chiffon de luxe avec quasiment le prix marqué dessus -- bref, vulgaire et tape à l'oeil. "La mode, c'est ce qui se démode", disait Melle Chanel, précisément.

Ecrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 13 mai 2008
De toute façon, les cagoles des Bouches-du Rhône, même en Chanel, ça sent toujours son vieux port monté en grade. La toilette, c'est essentiellement l'art de la porter, pas le fric pour la payer.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2008

Dans quelle catégorie peut-on classer Dugong ?

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Je ne pense pas que votre bouquin ait prévu la catégorie "idiot utile", dont le sens n'est pas exactement celui d'"idiot du village"
Quant au "crétin himalayen", il y flotte un soupçon d'humour que vous ne semblez pas avoir perçu.

Ecrit par : yann | 14 mai 2008

Merci Yann pour ces remarques pertinentes. Je présente alors mes excuses publiques à Dugong.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Robin,

L'argumentation est la meilleure façon de se rapprocher de la raison. C'est pour cela que je vous ai demandé de me démontrer en quoi mon discours est anti-tibétain. Or vous avez été incapable de me répondre. Vos affirmations sont donc gratuites et bidons. Ca relève plus du rêve. J'espère que vous ne répondez pas comme cela à vos élèves qui vous posent des questions en cours.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

J'ai autre chose à faire, vous le pensez bien, qu'à aller chercher sur le blog la totalité de vos messages et de vos "copiés-collés".

Je ne peux évidement pas vous "démontrer" le caractère anti Tibétain de votre discours ; il faudrait que vous ayiez un minimum de bonne foi et d'honnêté intellectuelle et qu'il y ait une toute petite fissure dans votre bonne conscience à toute épreuve.

Vous avez passé votre temps à nous expliquer, tantôt que le Tibet avait toujours appartenu à la Chine, tantôt que la Chine l'avait effectivement annexé en 59, mais "pour son bien" et tout ce que vous en avez dit (clergé arriéré, théocratie, infériorité intellectuelle et culturelle des Tibétains par rapport aux Chinois qui justifierait le fait que ces derniers occupent la plupart des emplois des cadres est, sans que vous vous en rendiez compte, l'éternel discours que les colonisateurs tienent sur les colonisés.

Quant à mes élèves, j'essaye toujours de répondre à leurs questions en rapport avec ma matière et exceptionnellement au cours de discussions informelles, mais j'évite de parler de politique ou de religion en classe, sauf pour présenter des faits objectifs ayant trait au cours.

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

Je viens d'écouter en voiture une émission sur France-Culture, avec Nancy Huston, à propos de son dernier livre, un essai : "L'espèce fabulatrice". Un régal.

Je comprends que Pedro Cordoba en garde un souvenir ému. Quelle inteligence, quelle voix agréable et quel charmant accent !

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

De toute façon, les cagoles des Bouches-du Rhône

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2008


Ah ça c'est bien : quelque chose de musical, on croirait l'entendre, ça remonte le moral...

Ecrit par : Sergio | 14 mai 2008

e ne pense pas que votre bouquin ait prévu la catégorie "idiot utile", dont le sens n'est pas exactement celui d'"idiot du village"

Un "idiot utile" est un intellectuel "idéaliste", souvent de valeur, utilisé par un Parti politique comme un atout, une arme, dans le combat idéologique.

Exemple: Louis Aragon, Paul Eluard, Romain Rolland pour le stalinisme...et des centaines d'autres moins connus.

Cette pratique est principalement utilsée par les régimes totalitaires. Les partis traditionnels ont plus de mal à trouver des "idiots utiles" présentables. Ils les recrutent principalement dans le "show buisness", un cran au-dessous, parmi les chanteurs de variété et les acteurs de cinéma. On tombe alors dans un certain folklore.

Les nationaux-socialistes ont eu, eux aussi, leurs "idiots utiles" : Louis-Ferdinand Céline, Lucien Rebatet, Drieu La Rochelle, Robert Brasillac, toujours bienvenus dans les appartements privés d'Oto Abentz, ambassadeur d'Allemagne et chef de la Propande.

Au pays des droits de l'Homme et des libertés, il ya toujours des "idiots utiles" (on le voit bien aujourd'hui avec la Chine) qui sont prêts à justifier les yeux fermés les causes les plus aberrantes : tour à tour le stalinisme, Pol Pot et les Kmers rouges au Cambodge, la Révolution culturelle chinoise, la révolution des mollahs en Iran, les Talibans, le fondamentalisme musulman...du moment que c'est "révolutionnaire" et que ça porte un "espoir de changement pour les opprimés".

C'est un phénomène, hélàs, assez propre à la France, "la patrie de l'intelligence" (???), répétitif et particulièrement lassant à la fin.

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

Détendez-vous un peu Robin! Tenez, une blague racontée par un intellectuel slovène communiste Slavoj Zizek:

Autrefois, dans un pays lointain appelé Union soviétique, on pouvait être sûr de réjouir la société en racontant l’histoire du dénommé Rabinovitch. La voici: Notre homme se présente à l’Office d’émigration de Moscou en déclarant qu’il veut quitter le pays. Le fonctionnaire chargé de ces questions lui demande donc pourquoi et il répond : " J’ai deux raisons. Premièrement, j’ai peur que le communisme ne s’effondre en union soviétique et qu’après l’arrivée au pouvoir de la réaction, on n’impute aux Juifs, ces boucs émissaires tout trouvés, toutes les erreurs du socialisme. Et alors, ce sera de nouveau les pogroms..." - "Mais c’est absurde !" l’interrompt le fonctionnaire, le pouvoir communiste est invincible ! il durera toujours ! rien ne peut changer en Union soviétique !" - "Voilà ma deuxième raison", répond tranquillement Rabinovitch.

Ecrit par : buntovchik | 14 mai 2008

Sommé de répondre à un QCM concernant ma nature profonde, et après mûres réflexions, je coche la case "vieux con, attaché à ses habitudes, incapable de comprendre une nouveauté".

C'est, au fond, la raison de mon attachement à cette merveilleuse langue qu'est le tibétain classique dont je m'efforce de faire aimer les arcanes à nos petits cons ébaubis.

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

@ Robin,

Si vous dénoncez le manque d'honnêteté intellectuelle chez moi, il ne faudrait pas trop vous y investir. Déformer mes propos comme vous le faites voilà qui confine en effet à un manque patent d'honnêteté intellectuelle. Je le rappelle ici, ce que j'ai affirmé :

1°) La Chine est un pays multinational, une sorte d'Union européenne. Différents peuples ont gouverné successivement la Chine : Qin, Han, Tang, Tibétain, Mandchou, Qing... Et au début du XXe, ce fut le tour des Européens. Et puis Mao est arrivé, il a "déboulonné" toutes concessions étrangères et récupéré le territoire de l'empire Qing.


2°) La question de savoir si "le Tibet est chinois" est une question idiote ! Cela consiste à remonter dans le temps pour trouver un lien - ou l’absence de lien - entre trois éléments : une terre, un peuple, un pouvoir.

Nous avons tous la possibilité de savoir exactement qui dirigeait le Tibet en 1740, en 1234, ou en 853. Mais qu’importe ? J’ai fouillé dans ma bibliothèque. J’ai des cartes anciennes du grand cartographe Nicolas de Fer qui montrent bien qu’il y a La Chine d’un côté, et Les Royaumes du Tibet de l’autre. Ça, c’est la géographie. Mais l’honnêteté oblige à interroger aussi l’Histoire, en plus de la géographie. Et l’Histoire dit qu’au moment où ces cartes furent gravées, ces Royaumes du Tibet étaient - en quelque sorte, pardonnez le mot - sous “protectorat” chinois. Alors ? Quelle importance ? Faut-il pousser le ridicule jusqu’à remonter à 20.000 ans ? Aux cavernes ?

Quand on parle de ” colonisation ” d’un pays par un autre, il faut, au minimum, qu’il y ait deux pays. Dans ce cas du Tibet dans les années 50, faut-il rappeler que le Tibet n’a jamais été reconnu comme ” pays indépendant ” ? La colonisation implique en filigrane que le pays envahisseur profite des biens du pays envahi. Or, si on considère les cinquante dernières années du Tibet, on constate un phénomène inverse. La population tibétaine a triplé grâce aux soins de santé et à une rapide amélioration du niveau de vie. Ce qui, à vrai dire, n’était pas très compliqué, vu les conditions désastreuses dans les quelles vivaient plus de 90% de Tibétains sous le régime théocratique des DL. Toutefois, cette amélioration n’a pas été aussi rapide que dans les grandes villes chinoises qui, par leur lustre, font croire au monde entier que la Chine est devenue capitaliste. C’est fou ce que l’on fait croire avec des paillettes, des lumières et des vitrines.

Si on analyse les faits de manière historique, l'arrivée des troupes au Tibet ne peut être représenté ni comme une invasion, ni une colonisation, ni un génocide. Il s'agit plutôt d'une guerre civile : une sorte de guerre Allemagne de l'Ouest contre l'Allemagne de l'Est. Mais dans un pays multinational comme la Chine, il y a des peuples. On peut citer la Belgique pour se donner une idée.

3°) Je n'ai jamais parlé d'infériorité intellectuelle chez les Tibétains. Beaucoup de traits culturels chinois viennent de la culture tibétaine : astrologie chinoise par exemple et les signes astrologiques chinois. La langue tibétaine est l'une des cinq langues sculptées sur les monuments et sur les billets de banque.

Vous dites que la majorité des postes sont occupés par les Chinois non Tibétains. Vous avez là exactement le même problème qu'en France : la majorité des élèves en classe prépa viennent de milieu riche. Au Tibet, l’enseignement n’a pu démarrer que dans les années 60. C'est un retard qui ne se rattrape pas. Ce qui veut dire que les premiers universitaires ou techniciens supérieurs tibétains n’ont commencé à travailler que dans les années 80, soit 10 ans plus tard que les Chinois Han ou Hui. Et 10 ans en Chine, c’est presque 100 ans en France ! C'est un retard dans les niveaux de formation, donc aussi dans le type de travail proposé aux uns et aux autres. C'est cela qui explique que les postes ” importants ” sont occupés surtout par des Chinois des autres régions.

Au-delà de ce premier problème qui est réel, difficile à résoudre, et source de conflit ” ethnique “, il y a aussi le retard bien connu, partout en Chine, des campagnes par rapport aux grandes métropoles. Si beaucoup de Tibétains ont profité des avancées économiques de la Chine, beaucoup d’autres sont restés dans le marasme. Ce fait ne touche pas que le Tibet, mais l’ensemble de la Chine : les inégalités se font de plus en plus criantes entre les plus aisés (ou même les moyennement aisés) et les plus démunis.

4°) Il est certain que l’idée d’un grand Tibet historique, fermé sur lui même, pur de toute influence extérieure et de tout mélange ethnique, est un mythe à la Shangri­la. Car, plus l’on s’éloigne du Tibet central, plus mêlée est la population, et cela, de longue date. Ainsi, selon les sources des époques procommunistes consultées, on peut voir dans le Ch’inghai (lequel comprend la majeure partie de l’Amdo) une province à dominante mongole ou foncièrement musulmane ou, en se référant aux écrits des missionnaires protestants, la croire devenue entièrement chrétienne dans les années quarante, ou sur le point de le devenir…

Au Chinghai, on peut voir, dans une même famille, une ascendance ethnique si composite que ses membres peuvent, à leur guise, revendiquer une inscription officielle chez les Tibétains ou les Mongols, tout en se prétendant, chez eux, être des Han. Quant au Yunnan, qui comprend une partie du Kham, il apparaît pour les spécialistes de la Thaïlande comme un appendice thaï, et pour les islamologues comme une zone de vieille islamisation.

Si le Tibet venait réellement indépendant, cela va entraîner des déchirures familiales immenses. Et le Dalaï Lama aura du mal à reconnaître qui est qui. Le Dalaï Lama est lui-même chinois d'origine. Ses parents parlaient un dialecte chinois non tibétain.

Pour conclure, vous n'avez toujours rien prouvé. Moi, j'essaye de me placer sur le terrain de l'argumentation. Dans la confrontation d’arguments rationnels, on peut se convaincre sans déchoir. Il faudrait peut-êre arrêter de répéter comme un perroquet que c'est la propagande, parce que vous ne partagez pas mes idées. Vous pouvez rester dans votre position, mais alors c’est en connaissant de cause.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Ca, c'est parce que vous ne connaissez pas assez Moëlan sur mer et les petites criques du Bélon. Sans parler de Merrien ;) : ( Kap)

C'était juste pour rire, Kap, mais la Manche, quand même...:-)
OK, j'arrête!
Alors, quand fait-on une réunion des Bretons ou affiliés, pour monter le premier cours Brighelli? Entre rochers, petites criques, sable doux et embruns salés? Je passe sur les kouign-amans...

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Parmi les propositions de Leost, il manque la reconversion des heures de TPE (en première) en heures disciplinaires, notamment en langues qui ont sans doute subi les coupes horaires les plus drastiques ces dernières années.

Ecrit par : Romuald | 14 mai 2008

Et même la suppression pure et simple de cette f....umisterie de TPE (je précise que je n'appartiens pas à la Sté des agrégés, mais que sur ce coup-là je l'approuve à 100 %) !

Ecrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 14 mai 2008

Ca, c'est parce que vous ne connaissez pas assez Moëlan sur mer et les petites criques du Bélon. Sans parler de Merrien ;) : (Kap)

C'était juste pour rire, Kap, mais la Manche quand même...:-)
OK, j'arrête!
Alors, quand fait-on une réunion entre Bretons et affiliés, pour mettre sur pied le premier cours Brighelli, entre rochers, petites criques, sable doux , lumière dorée de fin d'après-midi et embruns salés? Et je ne parle pas des kouign-amans...

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Désolée pour les 2 versions, je ne comprends pas ce qu'a fait la "bête"!!!!

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

"De toute façon, les cagoles des Bouches-du Rhône, même en Chanel, ça sent toujours son vieux port monté en grade."

C'est surtout lorsque les cagoles "chic" de Marseille ouvrent le bec au volant de leur 4x4 pour invectiver que les remugles de fond de port vous assaillent.

La bouche s'ouvre, le fard se fend et la vulgarité brute vous submerge.

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

je précise que je n'appartiens pas à la Sté des agrégés, mais que sur ce coup-là je l'approuve à 100 %) !

Ecrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 14 mai 2008

Il n'y a aucune honte à y être:-)))

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

F. Guichard a écrit : "Et même la suppression pure et simple de cette f....umisterie de TPE"

Je ressors pour l'occasion un petit calcul d'ordre de grandeur sur le coût des TPE :

Il y a 2600 lycées généraux (je ne sais pas si on fait des TPE en LP ?). Depuis l'introduction des TPE en 2000, jusqu'en 2006, suppression en terminale et maintien en première, on peut estimer qu'une moyenne de 10 enseignants par lycée ont obtenu 2 heures années pour s'en "occuper" soit 52000 heures années par an pendant 7 ans.

A 1200 euros l'heure année (base certifié), cela représente un budget d'environ 0,5 milliard d'euros (ou environ 1 déciKerviel si on préfère).

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

Il n'y a aucune honte à y être:-)))

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Je n'ai pas dit qu'il était honteux d'y adhérer, d'autant qu'il s'y trouve des amis à moi très bien et très efficaces, mais, les journées n'ayant que 24 h... Je préfère pouvoir agir vraiment dans les assoces auxquelles j'appartiens. "Prendre la carte" juste pour prendre la carte me donne l'impression de faire une BA sans risques, en qq sorte.

@ Dugong et Dobolino : Pour ce qui est des "cagoles", nous en avons effectivement une bonne palanquée sur Aix et la région : le rouge à lèvres sur les dents, j'adooooore. Mais les pires, ce sont les botoxées : on croirait le fruit des amours contre nature de Catherine Deneuve et des surgelés Picard.

Ecrit par : FGuichard | 14 mai 2008

"on croirait le fruit des amours contre nature de Catherine Deneuve et des surgelés Picard."

D'ailleurs, à Marseille, des lèvres à piper au bois, on en trouve communément rue Neuve Sainte Catherine, renommée par les marseillais rue Sainte Catherine Deneuve.

On ne devrait pas obliger les gens à trimer si tard dans ce pays pour avoir une retraite décente.

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

Temps superbe hoy, le volcan est à peu près calme............................. hum



Alors là, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de l'infirmerie !

Puisque je parlais à Cadichon, il faudrait remonter le fil (pas le temps, pas envie) pour retrouver tous les messages où elle insulte copieusement et vulgairement tous ceux qu'elle juge indignes de son expertise en macro et microéconomie.
Si le "fermez-la" est typique des démocraties populaires, alors l'insulte est capitaliste et libérale.

Tiens, je vous en remets une couche, puisque vous semblez goûter le style proto-stalinien :
"Taisez-vous, Elkarole (et Elkadichon) !"

Ecrit par : yann | 14 mai 2008

Vous êtes impayable Yann.

"elle insulte copieusement et vulgairement tous ceux qu'elle juge indignes"

§ Ah bon ne pas confondre : faire part de, soumettre, donner des idées, avoir un avis différent, une autre vue, un autre esprit.... Donnez moi des exemples d'insultes vulgaires.


"en macro et microéconomie."

§ Pour vous, j'avais oublié : c'est la loi de la jungle.

"alors l'insulte est capitaliste et libérale."

§ C'est vrai, l'enfer est partout. j'en tremble.


Revoyez monsieur l'innéiste, votre commentaire du 11 mai, me semble-t-il.

Parfois Yann, vous avez une vision obtue et réductrice, mais je peux comprendre, n'entre pas dans un blog village qui veut, surtout si l'on ne fait pas partie de la pensée unique.

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

BRAIRE AVEC CADICHON !…

Ce site qui pour l'essentiel défend une certaine conception de l'école, celle des savoirs, a l'avantage de réuni des individus très divers : de l'anticommuniste primaire cultivé, style Cadichon à l'ancien maoïste reconverti toujours à gauche, style Pedro Cordoba, en passant par la gôche bobolilisante (ils se reconnaîtront ) et la droite républicaine ( ils ne se reconnaîtront pas). Cette diversité républicaine est plutôt une bonne chose pour la défense de l'école… Par contre, il faudrait que les jugements à l'emporte-pièce, les schématismes, les analyses à coups de serpe soient déposés aux vestiaires pour que de cette diversité naisse une force réelle pour l'école plutôt qu'une vision éclatée, morcelée et incohérente.
je prendrai comme exemple, la citation de Revel faite par Cadichon :
“ Le nazisme vend la mèche dès le départ, [alors que] le communisme cache sa nature derrière son utopie. Il permet d'assouvir l'appétit de domination ou de servitude sous couvert de générosité et d'amour de la liberté; ...le mensonge sous couvert de sincérité. Le totalitarisme le plus efficace, donc le seul présentable, le plus durable, fut celui qui accomplit non pas le Mal au nom du Mal, mais le Mal au nom du Bien. C'est aussi ce qui le rend moins excusable que l'autre, car sa duplicité lui a permis d'abuser des millions de braves gens, qui ont cru en ses promesses. À eux on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques et maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.[...] Juchés sur une utopie, à leurs yeux immaculée, ils s'absolvent des crimes dont ils ont été les angéliques complices au nom des idéaux qu'ils ont sans vergogne piétinés." (La Grande parade, pages 100-103)
Cette phrase a été passée à la moulinette, Revel et Cadichon en prime. Or je défie quiconque, hors contextualisation artificielle, de trouver quoi que ce soit de faux dans ce qui est écrit là… Revel s'est planté sur bien des points (entre autre son adhésion à l'impérialisme américain) mais rien dans son propos qui vise, non pas le communisme de millions de braves gens, mais les maîtres à penser, les dirigeants communistes, ne peut valablement être contesté. Le nazisme totalitaire a vécu moins de 20 ans, le communisme totalitaire, presque un siècle et Revel, en quelques mots cerne bien… une partie du problème… C'est ici que le bat blesse : les méfaits de l'ultra libéralisme mondialisé forme dernière de l'impérialisme capitaliste ne sont même pas évoqués… Alors qu'il est toujours bien vivant et dominateur !
Par ailleurs, il serait souhaitable, en parallèle à la dénonciation des méfaits de l'ultra libéralisme, que les gens qui estiment que l'injustice économique, le rapport au profit, constituent l'injustice fondamentale, sachent faire le tri entre les valeurs authentiques d'un réformisme de gauche et un “pseudo-progressisme” où l'on trouve aussi bien l'indigence des réformes sociétales que la défense d'un pseudo communisme chinois ou celles des libertés dans un système théocratique.

Nous serions peut-être moins tracassé par les propos de Cadichon, si nous savions s'ils se situent dans une logique réactionnelle plutôt que réactionnaire.
On peut le tester en lui demandant s'il trouve normal que dans notre société, certains gagnent 2000 fois plus que d'autres. Serait-il d'accord, prolongeant ainsi le souhait d'un grand capitaliste du 19 éme siècle : Rockfeller, qui pensait qu'un grand patron ne doit pas gagner plus de 40 fois ce que gagne son ouvrier, qu'au 21 éme siècle, en France les plus hauts revenus ne devraient pas dépasser 20 fois le revenu minimum.
Si nous étions rassuré sur ce plan là, nous pourrions dire que le discours agressif et parfois pertinent de Cadichon est une forme de résistance subjective à toutes les erreurs et errements de toutes les bureaucratie de gauche…Et que c'est à prendre en compte pour construire un avenir meilleur où il n'y aura pas besoin de pendre le dernier capitaliste avec les tripes du dernier bureaucrate.

Ecrit par : Roger Felts | 14 mai 2008

C'est assez étrange comme le mot "marque" entraîne chez certains des réactions épidermiques.
Mais "marque" suggère le capitalisme ?
Assez drôle, je me demande sur quel type d'ordi, ils tapent tous.
Si on parlait de Tati pour changer. Cela éviterait des dérives malsaines.
Les interprétations arbitraires de Victor suffisent largement !

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

je précise que je n'appartiens pas à la Sté des agrégés, mais que sur ce coup-là je l'approuve à 100 %) !

Ecrit par : FGuichard, dans sa phase de futilité | 14 mai 2008

La Société des agrégés compte 10 000 adhérents. L'intérêt de venir grossir ce nombre, c'est de donner la caution la plus étoffée possible à l'action du bureau national auprès du Ministère de l'Education, mais aussi de Matignon et de l'Elysée, puisque l'essentiel du travail du bureau et du président - un travail essentiel - se fait à ce niveau-là.

Ecrit par : Jean | 14 mai 2008

Revel écrivait également ceci :

Je ne crois pas que la France soit un pays foncièrement hostile au libéralisme. Certains penseurs français ont été au contraire les
fondateurs de ce courant, Montesquieu ou Turgot, par exemple, ce dernier étant l'un des inspirateurs d'Adam Smith. Le dirigisme économique français est
intervenu plus tard, à cause des deux guerres mondiales, qui ont contraint le gouvernement à organiser la production et la distribution des richesses. C'est alors qu'est née la planification de l'économie par l'Etat. Depuis, à cause de l'importance des nationalisations, des services publics, il subsiste en France une très vaste
clientèle électorale qui dépend de l'Etat. Clientèle à laquelle l'Etat a accordé des privilèges substantiels - garantie de l'emploi, retraites plus
favorables - et qui tient à les garder ; elle est donc hostile à la libéralisation, à l'égalité, finalement.

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

Intrigué par le manque d'hermétisme inhabituel de Toto, je me suis renseigné sur "Bonjour Provence".

Cet "institut" aixois (encore !) fait des miracles. Je cite la réclame :

"Depuis dix ans, notre Institut "UNE-AUTRE-LANGUE" propose une méthode d"apprentissage des langues motivante et particuliérement performante. Cette méthode de surapprentissage repose sur un principe simple : se détendre pour mieux apprendre."
...
"Focalisation sur la langue orale en état de relaxation (métasuggestion) favorisant la mémorisation d"automatismes cognitifs. Le contenu des cours, présentés sous forme de sketches, correspond à des situations concrétes de la vie quotidienne"
...
Expression orale en situation de communication
Les automatismes acquis lors des séances de métasuggestion se mettent en place. Les blocages, fréquents dans les apprentissages traditionnels disparaissent."

L'antigrip en bouteille ! Il n'y en aura pas pour tout le monde !

http://www.une-autre-langue.fr/index.php?cat=2&language=1

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

On croirait que Revel décrit notre Ve République sarko-libérale...

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

Sarko: combien de millions de morts?

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2008

Si vous avez bien lu, j'ai dissocié les deux citations de Revel, celle que je rapportais au Sarkotype libéral actuel est la suivante :
"(...) sa duplicité lui a permis d'abuser des millions de braves gens, qui ont cru en ses promesses. À eux on ne peut pas en vouloir. En revanche, on ne peut guère pardonner à ceux, chefs politiques et maîtres à penser, qui les ont sciemment trompés, et qui s'efforcent de continuer à le faire aujourd'hui.[...] Juchés sur une utopie, à leurs yeux immaculée, ils s'absolvent des crimes dont ils ont été les angéliques complices au nom des idéaux qu'ils ont sans vergogne piétinés."
Les crimes sont venus en héritage, apparemment assumés par notre omni-président lors de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, samedi au Jardin du Luxembourg. «Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage : afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendré, les blessures qu’il a laissées dans l’âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique»(posté ci-dessus).
Si même le président le dit et ne s'en absout pas, vous n'allez pas vous en offusquer Cadichon ?

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

"C'est ici que le bat blesse : les méfaits de l'ultra libéralisme mondialisé forme dernière de l'impérialisme capitaliste ne sont même pas évoqués… Alors qu'il est toujours bien vivant et dominateur ..."

Ecrit par : Roger Felts | 14 mai 2008

Toujours Slavoj Zizek dans son ouvrage-clé "Le sujet qui fâche" en note de bas de page 262: " D'autre part, capitalisme et communisme diffèrent en ce que le communisme a été perçu comme une Idée qui a échoué dans sa réalisation, alors que le capitalisme a fonctionné "spontanément" : il n'y a pas de "Manifeste capitaliste". Dans le cas du communisme, nous pouvons nous amuser à trouver le coupable, à condmaner le Parti, Staline, Lénine, et au bout du compte Marx lui-même pour les millions de morts, leur "lustration". Alors que dans le capitalisme il n'y a personne sur qui rejeter la faute ou la responsabilité. Les choses se sont seulement passées ainsi, bien que le capitalisme n'ait pas été moins destructeur en termes de coût humain et environnemental, détruisant les cultures aborigènes, etc.

Ecrit par : buntovchik | 14 mai 2008

"Intrigué par le manque d'hermétisme inhabituel de Toto, je me suis renseigné sur "Bonjour Provence"."
As usual, désolé, rinàvouère avec toi, juste un délire que j'ai déjà oublié :) ...
C'est un chtit bouquin d'un anglais sur les français de provence ... that's all ...

Ecrit par : toto | 14 mai 2008

Slavoj Zizek a aussi écrit : ” L’occident fait du Tibet une entité mythique sur lequel il projette ses fantasmes new age: ce que l’on veut d’eux c’est qu’ils soient authentiquement spirituels pour nous à notre place, afin que nous puissions continuer notre jeu consumériste effréné“.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

"Une année en Provence "
ouuups :)

Ecrit par : toto | 14 mai 2008

Snif !
Monsieur « Contre la campagne anti-chinoise » est tellement émouvant qu’on irait bien avec lui éclater la tronche de ces pourris de Tibétains qui ne se rendent pas compte de leur chance d’être Chinois !

Je parie qu’en plus cette pauvre pipe n’est même pas payée par les Chinetoques. Il fait ça spontanément pour défendre un petit pays opprimé. Après tout, il y a toujours des illuminés ou des cloches pour venir au secours des dictatures, il y a même des folles qui sont amoureuses de tueurs en série.

Va troller ailleurs !

Ecrit par : François Jullien | 14 mai 2008

buntovchik a écrit : "alors que le capitalisme a fonctionné "spontanément" : il n'y a pas de "Manifeste capitaliste".

Le capitalisme, sorte de pragmatisme naturaliste ? Vérifié ou non infirmé expérimentalement ?

Plus loin, le capitalisme ne serait peut-être que l’hypostase humaine d’une composante primordiale de l’animalité ?

Vertigineux ...

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

Alors que dans le capitalisme il n'y a personne sur qui rejeter la faute ou la responsabilité. Les choses se sont seulement passées ainsi, bien que le capitalisme n'ait pas été moins destructeur en termes de coût humain et environnemental, détruisant les cultures aborigènes, etc.

Ecrit par : buntovchik | 14 mai 2008

Votre citation de Zizek rejoint ce que disait Barthes dans l'excellent Mythologies sur le privilège d'exnomination de la bourgeoisie qui réussissait à disparaître en tant que classe, à se "déresponsabiliser" en quelque sorte. La domination d'une classe dans toute son historicité et sa trivialité devient par là même le juste ordre des choses, d'essence divine ou naturelle. Ma belle-mère, philosophe du petit commerce et traumatisée de l'ISF, a une formule-choc : "Mais ça a toujours été comme ça, il faut des riches et des pauvres, c'est dans l'ordre des choses...". La culpabilité n'est pourtant pas absente chez l'élite de la pensée bourgeoise : ce brave Revel est bien ennuyé de n'avoir trouvé que la théorie du complot liberticide pour justifier le soulèvement de millions d'hommes : sa rhétorique bute sur la paternité du communisme. Qui l'a créé ? Les Juifs et les Francs-maçons ? Satan ?

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

Au faux François Jullien

Je vous suggère de lire le vrai François Jullien : http://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/JULLIEN/15588

Confucius nous enseigne que plus on est indigné, plus il faut maîtriser son langage. Exprimer sa colère par des invectives, cela soulage peut-être mais cela affaiblit le propos.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Au vrai policier chinois.

Lao Zi a dit : « Essuie bien ta matraque en rentrant chez toi pour ne pas troubler l’harmonie. »

Blong !

Ecrit par : François Jullien | 14 mai 2008

"le capitalisme ne serait peut-être que l’hypostase humaine d’une composante primordiale de l’animalité ?"
"La domination d'une classe dans toute son historicité et sa trivialité devient par là même le juste ordre des choses, d'essence divine ou naturelle."

King Kong, maître et shériff * de Hong Kong !

* ça c'est vraiment pour les initiés

Ecrit par : dugong | 14 mai 2008

En hommage à ceux qui ont une dizaine d'années de plus que moi.

Courrier des lecteurs, Télérama du 14 mai 2008 :
"Genèse
En ce mois de mai 1968, Dieu vit qu'il était bon. Pour cette génération, il y avait les Beatles, Dylan, Pelé, la libération des mœurs, le droit de rêver, l'interdiction d'interdire.
St Pierre s'inquiéta : "Toi qui es juste, ne favorises-tu pas exagérément cette génération ? La précédente a eu la guerre, la suivante aura le libéralisme sauvage."
Dieu réfléchit et... créa les soixante-huitards : "La rupture, tu ne cesseras de vouloir, un énorme ego tu auras, les institutions et les tabous tu dynamiteras, qu'il suffit de parler pour changer le monde, tu ne cesseras de croire !"
Et Dieu vit alors qu'il était bon.
X. Gauchard "

Ecrit par : catmano | 14 mai 2008

La princesse de Clèves expulsée !

http://www.sauv.net/charlie20080416.php

Ecrit par : FGuichard | 14 mai 2008

Au faux François Jullien

Je ne me sens pas concerné par les mots "policier" et "matraque". Ce qui est marrant chez les gens comme vous, c'est cette posture de donner des leçons aux Chinois sur la liberté d'opinion. Et quand un Chinois vient exprimer ses opinions, vous le traitez de toutes les étiquettes : policier, chitoque, etc.

Vous adoptez la même attitude que ces grands médias qui crient à la liberté de presse, mais qui fustigient Facebook (Marianne) et les blogs (un journaliste à la radio). Très étrange, cette attitude des grands médias à se positionner dans une posture de gauche bon chic bon genre qui se donne le droit de parler pour le peuple et au nom du peuple et de ses prétendus idéaux, mais qui s’offusque dès que le peuple cherche à s’exprimer par lui-même. Quand une prostitué propose de faire l'amour, on sait bien que ce n'est pas réellement de l'amour. Quand les gens comme vous parlent du Tibet et de la liberté, je comprends bien que vous n'avez cure des Tibétains. Ce qui intéresse, c'est cracher vos venins pour votre confort idéologique ! Moi, je refuse d'avaler sagement les vérités officielles dont nous assomment les mêmes éditorialistes pendant des décennies. Faire confiance les yeux fermés à une presse par laquelle les journalistes préfèrent étaler leur propre opinion personnelle que donner une information fiable, est-ce si instructif ? Après tout, les mêmes intellectuels autoproclamés se plaignent que les gens ne lisent plus, n’achètent plus les journaux et se complaisent dans la médiocrité. Quel jugement péremptoire !

Je vous accorde un point. Vous pouvez trouver ma façon de "poster" des commentaires ici très ridicule, cette mode qui consiste à parler du Tibet sur un blog sur l'éducation. Oui, c’est très puéril, égocentrique, tout ce que l’on veut… Mais si je "squatte ici", c'est que je vous aime bien, vous les profs.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Si le Tibet venait réellement indépendant, cela va entraîner des déchirures familiales immenses. Et le Dalaï Lama aura du mal à reconnaître qui est qui. Le Dalaï Lama est lui-même chinois d'origine. Ses parents parlaient un dialecte chinois non tibétain.

Pour conclure, vous n'avez toujours rien prouvé. Moi, j'essaye de me placer sur le terrain de l'argumentation. Dans la confrontation d’arguments rationnels, on peut se convaincre sans déchoir. Il faudrait peut-êre arrêter de répéter comme un perroquet que c'est la propagande, parce que vous ne partagez pas mes idées. Vous pouvez rester dans votre position, mais alors c’est en connaissant de cause.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

Vous savez parfaitement que le Dalaï Lama ne demande pas l'indépendance du Tibet. D'ailleurs, comment pourrait-il le faire ? Le parti communiste chinois a fait en sorte qu'aucun retour en arrière ne soit possible du fait des transferts massifs depuis 60 ans de populations d'origine chinoise.

Arrêtez de parler d'indépendance du Tibet, vous savez parfaitement que la question n'est pas là.

Vous parlez de "guerre civile", drôle de guerre civile. Vous savez pertinemment que le Tibet a été envahi en 1959. Il est inutile de poursuivre une discussion quand les intelocuteurs ne s'entendent pas sur la définition des mots (cf. Socrate).

S'il n'y a pas de problème au Tibet, pourquoi les gens se sont-ils révoltés comme ils l'ont fait ? La CIA ? Si tout est si bien en Chine, pourquoi TienAnMen ?

Sinon, je suis assez d'accord sur le côté paillettes et poudre aux yeux des poches capitalistes en Chine et sur les disparités économiques considérables ville/campagne.

Il semblerait aussi qu'il y ait pas mal de corruption (dans le secteur immobilier en particulier) et que vos dirigeants ne fassent pas toujours preuve du parfait "désintéressement au service des masses" requis par la doctrine officielle. Mais ce sont sans doute des calomnies.

D'accord aussi sur ce que vous disiez l'autre fois à propos des multinationales, des salaires et des conditions de travail. Mais vous n'allez quand même pas me faire croire que le gouvernement chinois n'est pas partie prenante dans l'affaire.

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

On peut le tester en lui demandant s'il trouve normal que dans notre société, certains gagnent 2000 fois plus que d'autres. Serait-il d'accord, prolongeant ainsi le souhait d'un grand capitaliste du 19 éme siècle : Rockfeller, qui pensait qu'un grand patron ne doit pas gagner plus de 40 fois ce que gagne son ouvrier, qu'au 21 éme siècle, en France les plus hauts revenus ne devraient pas dépasser 20 fois le revenu minimum.
Si nous étions rassuré sur ce plan là, nous pourrions dire que le discours agressif et parfois pertinent de Cadichon est une forme de résistance subjective à toutes les erreurs et errements de toutes les bureaucratie de gauche…Et que c'est à prendre en compte pour construire un avenir meilleur où il n'y aura pas besoin de pendre le dernier capitaliste avec les tripes du dernier bureaucrate.

Ecrit par : Roger Felts | 14 mai 2008

Merci Roger Felts pour ce que vous avez écrit. Ce serait bien que Cadichon réponde précisément et directement à votre question .

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Les 2 premiers jours oui, les trois derniers, non. Un soleil admirable, une mer bleue quasi- turquoise! Mais je suis une inconditionnelle de la côte Nord... La Bretagne sud? Trop de Parisiens, trop construit, pas assez d'espace, pas assez sauvage pour moi... Allez, je vous concède que Bénodet est joli. Mais en passant! :-) Ne vous vexez pas, surtout:-)

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Oui, je suis assez d'accord. Je préfère moi aussi la côte nord, mais c'est le hasard qui en a décidé ainsi, des vacances il y a une quinzaine d'années, un coup de coeur, les enfants...

Bénodet a un petit côté méditerranéen qui plaisait à Guillaume Apollinaire :

"Je vous aime le soir où monte la marée,
bateaux de Bénodet à la voile azurée" (pas terrible !)

Marcel Proust est venu aussi dans les parages, à Beg Meil, avec Reinaldo Hahn et je crois qu'il existe une évocation de la remontée de l'Odet dans Flaubert (à vérifier!)

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

...Et puis il y a Concarneau ("Le chien jaune" de Simenon), Douarnenez (La légende la ville d'Ys), Quimper et le souvenir de Max Jacob, Pont Aven et celui de Gauguin...

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

Partie du Discours de N Sarkozy sur La Princesse de Clèves


Je souhaite que l’on donne de l’autonomie à chaque enseignant et à chaque établissement. À quoi sert-il de dire que l’on aime les enseignants, qu’on les respecte et leur imposer à tous la même méthode d’enseignement ? Je souhaite que, dans notre pays, les enseignants soient évalués non pas sur leur méthode et leur capacité à l’appliquer, mais sur les résultats qu’ils obtiennent.
Qui ne connaît cette institutrice admirable, ce professeur dont on se souvient vingt ou trente ans après qui, à force d’expérience, a adapté sa propre méthode, ses propres trucs parce qu’il aime ses élèves et que l’expérience lui a fait obtenir cette connaissance. Va-t-on l’empêcher d’enseigner sous prétexte que la circulaire n°2496 dit qu’il faut enseigner comme ceci plutôt que comme cela ? Je suis pour la valorisation de l’expérience, pour la valorisation du mérite, pour faire confiance aux enseignants dans notre pays et non pas leur dicter leur conduite.

L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle.

Nous, élus, savons que les concours sont devenus très difficiles pour un homme ou une femme de quarante ans, qui veut progresser, qui a une famille, qui élève ses enfants, qui a un boulot et qui, en plus, le soir venu et le week-end doit préparer un concours.

Nous ne sortons pas, en France, du système scolaire fondé sur le bachotage qui fait que l’on joue sa vie entre 18 et 22 ans, où, si l’on ne réussit pas les grands concours, on est bloqué dans sa promotion parce que l’on ne reconnaît que les grands concours et que l’on ne valorise pas l’expérience.
Cela je n’en veux plus, ce n’est pas la France généreuse à l’endroit de tout le monde.

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

Et j'allais oublier Locronan !

"Effilochée de brume, aérée de lumière, tu tends à la douce pluie qui brille d'un rêve ancien, au miroir des genêts, tes gris pignons de granit...

Locronan, ma perle grise, mon asile, mon reposoir, ma fileuse de voiles grises qui rêvais aux galions que tu gréais, toi qui ne vis jamais la mer...

Elle chante là-bas, devant Crozon...

Vous rêvez l'une à l'autre de part et d'autre des sentiers mauves du Menez Hom, qui vous séparent et vous rapprochent, car l'amour meurt de trop de présence.

Le saint aux yeux de feu, le guérisseur est toujours là.

le semeur d'Evangile, debout, cheveux au vent dans son coracle solitaire, le sage évêque du gisant veillé de lions, héritier des devins et des druides, le gardien de la clairière, le veilleur de la mémoire, le tisseur vertical, le marcheur matinal, le tendre fou, le fol en Christ, la boussole des Troménies, des rivaux pacifiés purifiant le miroir.

Du puits d'amour et de pitié sourdent ses larmes.

Il dort près de la source de Locronan maintenant le miracle

N.B. :

- Coracle : embarcation légère faite avec des pièces de cuir.

- Troménie : Pardons (pèlerinages) qui ont lieu à Locronan tous les ans (petite Troménie) ou tous les six ans (grande Troménie).

Le mot viendrait de "Tro Minihi", qui signifie "tour d'asile" car le circuit des grandes Troménies s'effectue aux limites d'un ancien prieuré bénédictin, construit à l'emplacement de la forêt sacrée des druides, le "Néméton", qui était un temple naturel et un lieu d'asile.

Non, je ne me prends pas pour Chateaubriand !!!^^^^^^^

Merci à Sanseverina de m'avoir parlé de ma chère Bretagne. Bonne nuit à tous ! Rêves poétiques, océaniques et éventuellement... celtes !

Ecrit par : Robin | 14 mai 2008

"...le capitalisme n'a pas été moins destructeur en terme humain et environnemental(que le communisme)..."Après l'équivalence judaïsme-christiannisme-islam établie par Totor le dhimmi...On lit de drôles de trucs,parfois...

Ecrit par : rocardo | 14 mai 2008

@ Robin

J'ai lu votre dernier commentaire qui aborde trop de choses en même temps. Je vous réponds sur deux points :

1°) Vous écrivez "Vous savez parfaitement que le Dalaï Lama ne demande pas l'indépendance du Tibet".

Historiquement le mouvement du Dalai Lama est séparatiste, la posture modérée actuelle est purement tactique. Il faut lire ses déclarations pour se faire une idée exacte de ce qu'il veut réellement. Pour consulter ses déclarations, vous pouvez par exemple aller sur les sites du «gouvernement tibétain en exil» ou http://www.tibet-info.net/ . Je vous renvoie à sa déclaration devant le Congrès des États-Unis en 1987 :

- «Alors que se poursuit l’occupation militaire du Tibet par la Chine, le monde doit garder présent à l’esprit que, bien que les Tibétains aient perdu leur liberté, du point de vue du droit international, le Tibet reste aujourd’hui un état indépendant soumis à une occupation illégale ».

- «Libéré de l’occupation chinoise, le Tibet continuerait à remplir aujourd’hui son rôle naturel d’État tampon, préservant et favorisant la paix en Asie. »

L’idée centrale est que le Tibet reste du point de vue légal un État indépendant quelle que soit sa situation actuelle.

Comme je l'ai déjà dit, les derniers recensements font apparaître ce fait démographique : la population au Tibet est composée à 90% de Tibétains. Il y a une population flottante Han, mais cela représente au maximum 300 000 personnes Je ne comprends pas qu'on continue de parler de l'envahissement massif de Han. C'est factuellement faux. Mais comme dit Mao, un mensonge répété mille fois devient une réalité. Je rappelle que les politiques de limitation des naissances n’ont pas été appliquées aux Tibétains. Je renvoie aux travaux du docteur américain C. Goldstein du "Center for Research on Tibet". De plus, la Province autonome du Tibet est gouvernée par des Tibétains, et non des Chinois Han.

2°) "S'il n'y a pas de problème au Tibet, pourquoi les gens se sont-ils révoltés comme ils l'ont fait ?"

Chaque année, il y a des révoltes dans toute la Chine. Les raisons sont essentiellement économiques, donc aussi sociales. Je n'ai jamais dit que tout va bien en Chine. L'économie mondiale est organisée de manière très inégalitaire, de manière que ce soient toujours les pays riches qui sortent gagnant. Nous pillons la richesse du Tiers Monde. La dure loi du marché, l’imposition des politiques du FMI et de la banque Mondiale démantèlent les États pauvres, leur interdisent de s’approprier leurs ressources minières et autres, leur imposent la guerre, les déstabilisations s’ils refusent de livrer ces ressources. S’ils refusent, on déclenche contre eux des “séparatismes”, on orchestre des campagnes de presse qui hurlent à la dictature, on crée les conditions idéologiques du droit d’ingérence, du devoir d’ingérence.

Le monde, la planète sont dans une crise très profonde, nous en sommes peu conscients, il ne s’agit pas seulement des effets de la crise financière, mais ce sur quoi elle se développe. Un occident qui vit à crédit et entretient un cancer financier, en tentant de ne pas rétribuer les pays du sud, comme les travailleurs, les engageant toujours plus avant sur la voie de l’endettement et de la dépossession de leurs maigres biens. Nos subventions agricoles ont détruit l'agriculture dans les pays du Sud. Nous spéculons sur les matières agricoles. Notre spéculation a conduit à une crise de la faim dans le monde entier. S'il y a un pays qui échappe à la logique d'un tel système, c'est la Chine. Mais elle ne peut pas tout résoudre du premier coup. Elle fait 'énormes progrès. Pour les paysans pauvres, ce n'est pas assez vite. Ils manifestent donc leur mécontentement. Le gouvernement chinois n'a pas de solution miracle. Si vous en avez, je suis preneur !

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008

"...le capitalisme n'a pas été moins destructeur en terme humain et environnemental(que le communisme)..."Après l'équivalence judaïsme-christiannisme-islam établie par Totor le dhimmi...On lit de drôles de trucs,parfois...

Ecrit par : rocardo | 14 mai 2008

Je veux, ça décoiffe le blog de Brighelli, c'est pas le fast-think que vous avez l'habitude de déguster ? Sur ce qui précède et qui vous fait choir de surprise, n'en restez pas à l'émotionnel, argumentez !
Rocardo, vous l'avez choisi parce qu'il fait la synthèse de la social-démocratie et du libéralisme ? ;-)

Ecrit par : victor | 14 mai 2008

les réformes de bon sens du ministère n'ont pas seulement pour obstacles les grèves et manifs lycéennes, ni les objections syndicales idéologiques ou corporatistes. Le sang circule encore pour irriguer le cerveau du mammouth mais ses extrémités sont déjà prises dans la glace des rectorats et des I.A. L'illustration est sur www.surdoues.canalblog.com

Ecrit par : dj | 14 mai 2008

...le capitalisme n'a pas été moins destructeur en terme humain et environnemental(que le communisme)..."Après l'équivalence judaïsme-christiannisme-islam établie par Totor le dhimmi...On lit de drôles de trucs,parfois...
Ecrit par : rocardo | 14 mai 2008

"Impuissants à agir sur la réalité , les maîtres censeurs prétendent la plier à leur verbe .Qu' une idée leur déplaise , ils la déclarent fausse , qu'une situation ne leur convienne pas , ils la nient, ....En somme , après avoir renoncé à changer le monde , ils n'entendent pas permettre que celui-ci soit interprété " Elizabeth Levy "Les Maitres Censeurs "

Et les crimes de L'Islam ,bientôt au programme , Totor ??

Ecrit par : ConsterNation | 14 mai 2008

"Cela je n’en veux plus, ce n’est pas la France généreuse à l’endroit de tout le monde."
Et à l'envers ?
Il paraît qu'il a une "plume", le président ?

Ecrit par : guy morel | 14 mai 2008

Le pédagogisme", toujours le même coupable. Pourquoi ne pas parler de la mauvaise qualité de la formation des enseignants en général.

Pourquoi ne pas avouer que les meilleurs filières sont reservées aux informés, alors même que de meilleurs élèves d'autres catégories finissent dans des filières sans issues ?

Les vieux ringards incultes qui enseignent comme au 19 eme siecle sont ils moins dangereux ?

Pour la question mineure du bac ; orienter et sélectionner après avoir revu le recrutement.

En ce qui concerne Duru Bellat et Dubet : bavardage interessant mais l'essentiel est politique et non sociologique.

Ce qu'il faut revoir c'est la mentalité des enseignants et des citoyens. Mais a mon avis tout cela n'aura jamais lieu ; c'est çà notre civilisation : le chacun pour soi.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Nous sommes LingQ, www.lingq.com, website pour l'apprentissage des langues. Notre site est utilisé gratuitement pour la plupart. Nous offrons aussi des podcast en differentes langues. J'aimerais savoir si quelqu'un serait interessé à créer des podcasts réguliers de 10-12 minutes, des discussions entre deux personnes de préférence, décrivant les activités et les faits saillants de votre région, ou même décrivant la vie de tous les jours. Nous sommes prêts a payer pour des podcasts de bonne qualité.Examples du podcast:http://www.englishlingq.com/,http://www.frenchlingq.com/

Ecrit par : Steve Kaufmann | 15 mai 2008

Nous sommes LingQ, www.lingq.com, website pour l'apprentissage des langues. Notre site est utilisé gratuitement pour la plupart. Nous offrons aussi des podcast en differentes langues. J'aimerais savoir si quelqu'un serait interessé à créer des podcasts réguliers de 10-12 minutes, des discussions entre deux personnes de préférence, décrivant les activités et les faits saillants de votre région, ou même décrivant la vie de tous les jours. Nous sommes prêts a payer pour des podcasts de bonne qualité.Examples du podcast:http://www.englishlingq.com/,http://www.frenchlingq.com/

Ecrit par : Steve Kaufmann | 15 mai 2008

Nous serions peut-être moins tracassé par les propos de Cadichon, si nous savions s'ils se situent dans une logique réactionnelle plutôt que réactionnaire."'
R.Felts.

Mon coeur saigne de savoir que mes propos vous tracassent: il n'y a vraiment pas de quoi , quant à la logique de réaction contre celle de ...la réaction, c'est mon soir de bonté, j'en dirais juste que j'ai pu observer la vitesse à laquelle les étudiants français apprennent ici à laisser tomber ce jargon, qui fait rigoler un peu, au tout début, mais n'impressionne personne. Il se prennent un B au lieu d'un A et ne recommencent pas.

Je remercie néanmoins Roger Felts de l'honneur qu'il me fait de me ""tester en [me]demandant s[i je] trouve normal (sic) que dans notre société, certains gagnent 2000 fois plus que d'autres. Serai[s-je] d'accord, prolongeant ainsi le souhait d'un grand capitaliste du 19 éme siècle : Rockfeller, qui pensait qu'un grand patron ne doit pas gagner plus de 40 fois ce que gagne son ouvrier, qu'au 21 éme siècle, en France les plus hauts revenus ne devraient pas dépasser 20 fois le revenu minimum.
Ecrit par : Roger Felts | 14 mai 2008

Merci Roger Felts pour ce que vous avez écrit. Ce serait bien que Cadichon réponde précisément et directement à votre question .

Ecrit par : Sanseverina | 14 mai 2008

Roger Felts veut tester quoi? mon degré d'empathie, pour l'injustice , la misère humaine? autrement dit suis-je une bonne chrétienne?mais non, voyons, je suis de droite!

Sanseverina vous me surprenez, je vous sais fine mouche, et cela me navre de vous voir engluée dans la guimauve du sacristain de service. Le procès d'intention transpire de la formulation de son "test"!

1ere réponse au test: je ne vais jamais danser au bal des jaloux et des frustrés, je n'ai jamais envié ceux qui avaient plus que moi, et ne regarde pas dans l'assiette du voisin, la mienne me suffit...
En outre, mettre un plafond à un salaire, quel qu'il soit, c'est un non-sens, juridique et économique.
Déjà que le salaire minimum est facteur de chômage; on apprend cela en première année de college, (En Economics 101), mais en France c'est une infamie de proférer ce B.A.BA, et on y croit encore que c'est en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres!

2) Que pense-je de cette profonde pensée de JDR? D'abord qu'elle me parait à première vue apocryphe, et si je me trompe, merci de me donner la source de cette anomalie.

En effet, ce sentimentalisme paternaliste ne cadre guère avec ce que j'ai cru comprendre en lisant sa biographie et en regardant divers documentaires sur ce personnage, à la personnalité forte et pas commode, et pas la moitié d'un imbécile.


Ensuite je dirais, comme il aurait pu le dire lui-même: "How can anyone be against motherhood and applepie?


J'en pense aussi que le duo Felts-Sanseverina témoigne de ce que la France est le parangon de toutes les vertus.

Avec sa funeste passion pour l'égalité et son poil dans la main qui lui sert de canne, elle ferait mieux de descendre de ses grands chevaux pour regarder d'un peu plus près ce monde qui lui file entre les pattes, à la vitesse V, au lieu de lui donner sentencieusement des leçons de moralité publique, avec un art consommé de faire ce qu'il faut pour rester à la traîne des autres nations. Puissance moyenne aujourd'hui, elle va bientôt se ramasser derrière la Russie et toute une palanquée de pays émergents, et continuera à ne pas vouloir comprendre pourquoi on lui taille des croupières. Et elle ne risque pas de le comprendre tant que l'économie sera le parent pauvre de l'EN, avec comme références....Bernard Maris ou Thomas Picketty.

RockEfeller, oui, avec deux E , était convaincu des mérites de la devise "aide-toi, le ciel t'aidera", c'était un adepte du Efficiency mouvement. S'est-il préoccupé de savoir s'il était ou non moral qu'il gagne 20, 200 ou 200 000 fois plus que ses employés? Je doute qu'il se soit posé la question en ces termes.

Il pratiquait, en revanche, la philantropie, une forme de redistribution sur la base du VOLONTARIAT, au contraire de l'EXTORSION, seule forme de redistribution concevable à gauche où le financement privé de l'éducation ou de la culture est frappee d'anathème.

(C kiki paye la rénovation de Versailles depuis 60 ans.?..la fondation Rockefeller.

Depuis son premier salaire, et dont il a versé 10 % à son église, il a subventionné des centaines d'écoles, d'universités des entreprises cuturelles ou de santé publique, car éducatives.Les 40 dernières années de sa vie y furent consacrées et il est mort presque centenaire.

Voici une citation ( authentique et en v.o.) qui n'a rien à voir avec le prêchi-prêcha démago et l'enfonçage auto-satisfait de portes ouvertes qui lui est prêté plus haut.
"To help an inefficient, ill-located, unnecessary school is a waste...it is highly probable that enough money has been squandered on unwise educational projects to have built up a national system of higher education adequate to our needs, if the money had been properly directed to that end."

On ne saurait être plus clair:
Avec tout le pognon fichu en l'air pour financer des écoles inefficaces et des projets éducatifs farfelus on aurait pu construire le système scolaire dont on avait vraiment besoin. (
(higher education aujourd'hui veut dire comme chez nous, enseignement supérieur, mais à l'époque je crois que cela incluait aussi les high schools)
Les théories bidons qui ont pollué l'enseignement ne datent pas des années 1970 ou 80, elles faisaient déjà des ravages dans les années 1930 et dans quelques institutions expérimentales. (Alain parlait dans les mêmes termes).

Un homme aussi pragmatique aurait-il voulu d'une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008

Un homme aussi pragmatique aurait-il voulu d'une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008

Hum...Tout de même, les "golden parachutes", c'est dur à avaler,surtout quand le patron s'est planté et n'assume pas les risques (c'est ça le capitalisme, non ?)

Vous partez du principe anglo-saxon (et protestant) d'une équivalence entre la prospérité matérielle, les vertus et les compétences des individus.

Max Weber et son "éthique protestante du capitalisme" ne sont pas loin.

Il faut vivre un peu aux Etats-Unis pour comprendre l'absence totale de complexe vis-à-vis de l'argent qui règne dans ce pays où la première question que deux hommes se posent n'est pas "Where do you come from ?", mais "How much do you weigh ?"

Dans l'école privée catholique où j'étais, je me souviens qu'on nous distribuait des images pieuses qui étaient en fait des cartes perforées d'ordinateur destinées à accompagner des paiements en espèces.

Aux USA, l'esprit du protestantisme a "contaminé" le catholicisme, malgré Thomas Moore.

C'est une vision comme une autre ; elle a ses limites.

La France reste un vieux pays catholique avec son éternel complexe vis-à-vis de l'argent, sa répartition, son usage....

Je pense que c'est la principale raison pour laquelle notre président s'en voit, une question de "culture", en somme.

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

Cadichon a écrit : Il pratiquait, en revanche, la philantropie, une forme de redistribution sur la base du VOLONTARIAT, au contraire de l'EXTORSION, seule forme de redistribution concevable à gauche où le financement privé de l'éducation ou de la culture est frappee d'anathème."

J'ai, depuis longtemps, demandé une formation longue de rentier dans le PAF. On me la refuse régulièrement. Cadichon vient de m'expliquer pourquoi.

Je me tourne donc vers le mécénat philantropique pour financer ce projet innovant *.

Je suis même prêt à écrire un article élogieux sur les usages novateurs des TICE si Bill Gates se penche favorablement sur mon cas personnel.

Ce qui fait émerger une autre grande et grave question : y a-t-il des mécènes potentiels pour financer le cours Brighelli de Locronan ? Un business plan de développement invasif est en cours de construction sur la France entière (opération Overgrip).

Le tout est de bien choisir sa base...

* Je n'étais pas au raout des innovants de Rennes mais je peux envoyer mon dossier de présentation contre quatre timbres non usagés.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Ce qui fait émerger une autre grande et grave question : y a-t-il des mécènes potentiels pour financer le cours Brighelli de Locronan ? Un business plan de développement invasif est en cours de construction sur la France entière (opération Overgrip).

Le tout est de bien choisir sa base...

* Je n'étais pas au raout des innovants de Rennes mais je peux envoyer mon dossier de présentation contre quatre timbres non usagés.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Je suis partant ! Confiez-nous votre argent et vos enfants, nous en ferons quelque chose !

A Locronan, je me charge de causer à mi-temps de la pluie et le beau temps, dugong de la science perdue des druides (classe de découverte dans la forêt sacrée) et Sanseverina de la flore présente et virtuelle : genêts, bruyères et violettes de Parme (classe de découverte sur le Menez Hom).

On se retrouvera pour les Troménies. Ca sera très chic !

On a raté le coup avec Mykonos, mais ça peut marcher en Bretagne. Mrs Ford and Rockfeller n'ont pas réussi du premier coup, eux non plus ! C'est ça l'esprit d'entreprise !

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

"une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008 "

J'ai compris!!! Cadichon est en réalité un provocateur d'extrême gauche se faisant passer pour un ultra libéral caricatural à l'excès.

Sinon ça fait pitié à lire! (cette dernière phrase étant là pour la conforter dans son discours).

Ecrit par : Hervé | 15 mai 2008

"la guimauve du sacristain de service."

La détestation du faible: il n'a qu'à être fort comme moi et les puissants!!!

Ecrit par : Hervé | 15 mai 2008

"Parfois Yann, vous avez une vision obtue et réductrice, mais je peux comprendre, n'entre pas dans un blog village qui veut, surtout si l'on ne fait pas partie de la pensée unique."

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

"obtuse", Carole... Ceci-dit, quand on parle d'autre chose que de pédagogisme, en ces lieux, la pensée unique est malmenée... Surtout en ce moment!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

"une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?"

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008 "

L'utopie... Ou la mort???

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

Le pédagogisme", toujours le même coupable. Pourquoi ne pas parler de la mauvaise qualité de la formation des enseignants en général.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Le "pédagogisme" est en effet le seul coupable puisque cette doctrine folle demande aux professeurs de ne plus être "professeurs", aux élèves de ne plus être "élèves", à l'école de ne plus être une "école". On ne fait pas plus dément comme théorie, mais cela permet à des esprits faux comme Meirieu cette interminable masturbation pseudo-intellectuelle qui leur donne l'impression d'exister, pendant que les élèves réels, victimes de l' application de ces théories par des enseignants que tout bon sens a fuis, sont de plus en plus ignorants et donc vulnérables.

Quant à la "mauvaise qualité de la formation des enseignants", alors là, Farid, vous avez puissamment raison. car depuis l'invention, folle elle aussi, des IUFM, la formation des enseignants est devenue une catastrophe. C'est plutôt de la "déformation" des enseignants! Il y a dans les IUFM tout un ramassis de crétins qui ont fui les élèves et en tirent gloire (témoignage récent d'un stagiaire IUFM de mon collège, qui n'en peut plus de voir leur tronche de connards). Ces gens-là assènent aux stagiaires - par bêtise ou par arrivisme - le catéchisme meiriolâtre et se moquent éperdument de l'intérêt des élèves, dont je vous rappelle, cher Farid, l'axiome de base: "Il est inutile d'enseigner quoi que ce soit, puisque de toute façon, les élèves apprendront par eux-mêmes et en groupe ce dont ils auront besoin." avec son corollaire: "Il faut faire la chasse à tous ces enseignants d'un autre âge qui, n'ayant pas eu la révélation meiriolique, font obstacle, par leurs pratiques archaïques, à l'avènement naturel et spontané de la connaissance dans les cervelles de leurs pauvres élèves qu'ils briment et aliènent."
Alors oui, Farid, la formation actuelle des enseignants est nulle. C'est bien pourquoi la Société des agrégés (particulièrement haïe par Meirieu et Allègre parce qu'il n'ont jamais réussi ni l'un ni l'autre à être agrégés), vient de redemander au Président de la République la fermeture des IUFM.
Alors, Farid, quelle serait la meilleure formation possible des enseignants? La plus simple, évidemment la préparation des concours (CAPES et agrégation, et ceux que j'oublie) assurée par les Universités, puis une année de stage sur le terrain ( "en situtation") sous la direction d'un tuteur lui-même enseignant expérimenté. Autrement dit, le système classique "concours théorique + épreuve pratique" qui a été l'usage jusqu'à l'invention des IUFM. Il n'y avait pas, dans cette formule sobre et efficace, de place pour la gangue de théorie fumeuse sous laquelle on ensevelit aujourd'hui les stagiaires et on les dégoûte de l'enseignement.

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Au faux François Jullien

Je vous suggère de lire le vrai François Jullien : http://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/JULLIEN/15588

Confucius nous enseigne que plus on est indigné, plus il faut maîtriser son langage. Exprimer sa colère par des invectives, cela soulage peut-être mais cela affaiblit le propos.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 14 mai 2008


La Chine est dans le second cas. Car comment dit-on « droits de l’homme » en chinois, en le traduisant de l’« occidental » ? Ren (« homme »)-quan. Désignant en propre la balance et l’opération de la pesée, quan sert à dire aussi bien le « pouvoir », notamment politique (quan-li), que ce que nous entendons par « circonstance » ou par « expédient » (quan-bian, quan-mou) : ce qui, par sa variation et s’opposant à la fixité des règles (jing), permet à la situation de ne pas se bloquer, mais de continuer d’évoluer conformément à la logique du processus engagé. Aussi, que ces deux sens se rejoignent au sein du terme qui sert à traduire « droit(s) » quand on dit « droits de l’homme » rend manifeste la torsion subie – même si cette greffe étrangère a bien pris en chinois moderne : quand ils revendiquent les droits de l’homme, les jeunes Chinois de la place Tiananmen savent désormais comme les Occidentaux de quoi ils parlent. Reste qu’on ne peut faire fi de l’écart précédent des pensées, au risque, sinon, de renoncer à la clairvoyance de tout engagement politique.

Je vois ce qui vous a intéressé dans cet article de François Julien. Ce qui est fascinant dans l'idéologie des Droits de l'Homme, c'est que leur (fausse) universalité est en même temps négativité pure et par là-même possiblité d'ouverture à l'intérieur d'une "totalité close".

La virulence de certaines de vos réactions montre que vous n'êtes pas insensible à ce "vertige de la liberté" qui nous vient de la Grèce antique et du judéo-christinalisme, puis de la philosophie des Lumières.

Je n'ai pas très bien compris l'explication que François Julien donne de la traduction éventuelle de l'expression "droits de l'Homme" en chinois. Etes-vous d'accord ?

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

judéo-christinalisme

Voilà que je me mets à inventer des mots... "judéo-christianisme" !

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

@ Jean,
j'ai été le premier, je crois, il y a huit ans, à demander la fermeture des IUFM (Une version légèrement modifiée de la pétition que j'avais lancée alors se trouve sur le site de RE). Je suis revenu sur cette position. Pourquoi ?
À l'évidence pas parce que j'aurais changé d'avis sur ces niches à nullités et à parasites ( Christophe, je n'ai pas dit qu'il n'y avait que des nullités et des parasites), véritables centres de diffusion de la doctrine obscurantiste. Mais parce que la question de la formation des maîtres ne peut être résolue par la fermeture de ces Instituts - faire un argument de leur coût, comme le fait la Société des agrégés, est démagogique, parce que tout système de formation aura un coût -, pas plus que leur intégration à l'Université qui aboutira au fait que les nullités et les parasites dont je parlais se targueront d'être universitaires.
Le retour au système "classique : concours théorique+épreuve pratique" ne réglerait rien non plus.
D'ailleurs, ce "classicisme" est de fraîche date, au moins en ce qui concerne les instituteurs. Pour ceux-ci, il faut se souvenir que sous la IIIe République les Écoles normales supérieures de St-Cloud et Fontenay formaient des formateurs pour les Écoles normales d'instituteurs. Que donc, il existait une filière de haut niveau ( elle fut évidemment fermée par Pétain) d'où sortaient en fin de course des instituteurs dotés des éléments du savoir encyclopédique nécessaire pour enseigner dans toutes les disciplines du primaire : langue, math, physique, sciences nat. etc.( Et je ne parle pas des cours de pédagogie pratique. Voir Compayré).
Mes meilleurs professeurs ( Neuilly,lycée Pasteur) étaient passés par ce système : instituteurs d'abord, agrégés de maths, d'histoire ou de lettres et instruits dans toutes les disciplines.
Aujourd'hui, il suffit de poser un problème d'arithmétique de niveau CM1 ou CM2 de 1923 sur une liste de professeurs des écoles, ou une question de grammaire, pour comprendre au silence ou aux erreurs qui s'ensuivent, à quel échelon se situe l'obstacle principal à la rénovation de la formation des maîtres.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

"Disons ainsi que les droits de l’homme sont un universalisant fort ou efficace. Car la question, avec les droits de l’homme, n’est plus de savoir s’ils sont universalisables, c’est-à-dire s’ils peuvent être étendus comme énoncé de vérité à toutes les cultures du monde – ou plutôt, dans ce cas, la réponse est « non » ; mais de bien s’assurer qu’ils produisent un effet d’universel servant d’inconditionnel (telle est leur fonction d’arme ou d’outil négatif) au nom de quoi un combat a priori est juste, une résistance légitime."

François Jullien

Philosophe et sinologue, professeur à l’université Paris-VII (Denis-Diderot). Ce texte reprend les thèses d’un ouvrage qu’il vient de publier : De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures, Fayard, Paris, 2008.

J'ai noté aussi ceci :

" C’est cet argument de l’« harmonie » qui est systématiquement avancé par les dirigeants chinois pour faire pièce à la postulation occidentale des droits de l’homme ainsi qu’à la dénonciation que les Occidentaux font de leurs violations en Chine. Comme le remarque la presse chinoise ces derniers mois, les Jeux olympiques, refusés à Pékin une première fois au nom des droits de l’homme, mais concédés pour 2008 sous la pression des intérêts économiques et de leur réalisme politique, font monter en puissance ce conflit de valeurs."

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

"en macro et microéconomie."

§ Pour vous, j'avais oublié : c'est la loi de la jungle.

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

Vous me confondez avec Victor ;o))
___________

Revoyez monsieur l'innéiste, votre commentaire du 11 mai, me semble-t-il.

Ecrit par : Carole | 14 mai 2008

Et vous dites vraiment n'importe quoi. Expliquez-vous, au moins.
Votre copine Cadichon est aussi désagréable, mais plus intelligente que vous.

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

"Vous savez parfaitement que le Dalaï Lama ne demande pas l'indépendance du Tibet. D'ailleurs, comment pourrait-il le faire ? Le parti communiste chinois a fait en sorte qu'aucun retour en arrière ne soit possible du fait des transferts massifs depuis 60 ans de populations d'origine chinoise."

Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps, on a vu toute une population, largement implantée depuis plus de cent ans dans un pays, s'en faire mettre à la porte assez rapidement (ou s'y faire tuer, aussi, ce qui est une manière d'y demeurer).

À cœur vaillant, rien d'impossible, en quelque sorte...

Ecrit par : Brazon | 15 mai 2008

Je ne vois pas très bien au nom de quoi l'Etat limiterait les sommes versées aux "grands patrons" par des actionnaires privés. Alors certes, c'est pas bien, un "grand patron" qui gagne plus de 2000 fois le salaire minimum, surtout quand il a échoué, et tout et tout, et pouah !

Mais bon, finalement, si votre boulanger fait du mauvais pain, mais que vous vous entêtez à lui payer sa baguette 2000 euros, pourquoi vous interdirait-on de le faire ?
Ça lui fera plaisir, vous serez content, et ça ne dérangera personne (même si le petit mitron boudera de n'en voir pas la couleur).

Ecrit par : Brazon | 15 mai 2008

faire un argument de leur coût, comme le fait la Société des agrégés, est démagogique

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

C'est le gaspillage de l'argent public qu'elle dénonce.

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

En ce jour de grève, une suggestion inspirée par l'uniforme des gentils surveillants du concours d'entrée à l'X, cette semaine : et si on demandait à l'armée d'assurer le service minimum dans les écoles ?

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

C'est le gaspillage de l'argent public qu'elle dénonce.
Ecrit par : Jean | 15 mai 2008
Je n'en disconviens pas, mais ce n'est pas le fond de la question. Or ce fond, la Société des agrégés n'en parle pas.
Je ne le lui en fais pas reproche puisque j'ai donné moi-même, il y a huit ans, dans cette erreur, mais je dis que tant que l'on ne prend pas la question par le bon bout - celui de la raison, dirait Rouletabille - on ne risque pas de d'avancer.
Il faut remettre en place un enseignement primaire de qualité suivi par un premier degré du secondaire de qualité.
Je dis une chose simple : un enseignant du primaire ou du secondaire doit être capable de maîtriser dans la plupart des matières ( il peut chanter faux) les connaissances exigibles d'un bachelier des années soixante - je ne dis pas dans la minute pour un type qui a cinquante ou soixante ans et doit rafraîchir ses connaissances, mais à la seconde pour un jeune homme ou une jeune femme qui présente aujourd'hui le concours des IUFM.
J'ai parfaitement conscience que ce que je dis est inaudible, mais tant que cela le sera, il n'y a aucune proposition à faire concernant la formation des enseignants.
Bien à vous.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

"et si on demandait à l'armée d'assurer le service minimum dans les écoles ?"

Eh bien, cher yann, je ne suis même pas sûr que cette proposition ne rencontrerait pas l'approbation du plus grand nombre.
En fait, je crois que l'instruction (sans parler de l'éducation), tout le monde s'en fout, du moment qu'on a pas les merdeux dans les pattes...

Ecrit par : Brazon | 15 mai 2008

Concernant le Service Après-Vente de la pétition signée (avec tous leurs doigts disponibles) par bon nombre des habitués du blog de "Bonnet d'âne", qu'en est-il du jugement du 27 mars 2008 pour le collègue et sa gifle? Y a eu un raout d'enfer ici, puis, ensuite, plus rien (ça s'appelle suivre l'affaire ça, non? Déjà passé à autre chose, après le geste, simple et peur engageant, du coeur que fut la signature)... Sur Internet, pas de nouvelle non plus. ALORS?????

Ecrit par : Pendariès_toujours_bien_occupé | 15 mai 2008

Je réponds à Jean et Guy.
Il y a une corrélation directe entre la nocivité d'un IUFM et le pourcentage d'élèves ayant deux ans et plus de retard en 6 ème et en 3 ème.
Limoges arrive en tête (si je puis dire ) 6, 2% d'élèves dans ce cas en 6 ème, suivie par Pau :5,1% et Blois : 4,9%.
Limoges bat presque les records pour les retards en 3ème : 10%,(Evry a 12,1 %) talonnée de près par...Clermont-Ferrand : 9,9%, Tiens, comme c'est bizarre : le directeur de cet IUFM n'est autre que Roland Goigoux.
(Curieusement, cela a peu d' impact sur le pourcentage de réussite au bac.)

Je rappelle que j'ai connu les pratiques de l'IUFM de Limoges grâce à ma fille, qui en est sortie en 2003 : 3 ans de galère pour elle et sa famille.
Et qu'elle reste la seule institutrice de CP dans le public, sur 25, en ZEP, à faire du b-a-ba, avec courage, puisque année après année elle a subi des menaces et des pressions de la part de son inspection, des conseillers pédagogiques, qui suivent pendant des années les instituteurs récemment nommés, pour être sûrs qu'ils suivent bien la doxa.
(Sa dernière conférence OBLIGATOIRE portait sur le CP en ZEP, avec Gérard Chauveau. Pour qui le connaît, on peut imaginer l'infâme baratin que les malheureux instits ont subi.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

un enseignant du primaire ou du secondaire doit être capable de maîtriser dans la plupart des matières ( il peut chanter faux)

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Pourquoi? S'il peut ne pas le faire, c'est aussi bien... Et c'est un problème, dans la plupart des cas de figure, qui n'est pas très compliqué à résoudre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

"Votre copine Cadichon (à Carole) est aussi désagréable, mais plus intelligente que vous."

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

Je partage absolument ce point de vue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

Pourquoi? S'il peut ne pas le faire, c'est aussi bien... Et c'est un problème, dans la plupart des cas de figure, qui n'est pas très compliqué à résoudre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008
C'est vrai.
Mais ce n'est pas l'essentiel de ce que je disais.
GM

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Je dis une chose simple : un enseignant du primaire ou du secondaire doit être capable de maîtriser dans la plupart des matières les connaissances exigibles d'un bachelier.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Parce que ce n'est pas le cas ?
Il n'y a plus de concours pour devenir instituteur ?

Ecrit par : Zorglub | 15 mai 2008

C'est le gaspillage de l'argent public qu'elle dénonce.
Ecrit par : Jean | 15 mai 2008
Je n'en disconviens pas, mais ce n'est pas le fond de la question. Or ce fond, la Société des agrégés n'en parle pas.
Je ne le lui en fais pas reproche puisque j'ai donné moi-même, il y a huit ans, dans cette erreur, mais je dis que tant que l'on ne prend pas la question par le bon bout - celui de la raison,

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

IL faut être bien hardi pour aller écrire que la Société des agrégés ne prend pas la question de la formation des maîtres et de l'école en général sous l'angle de la raison, alors qu'il n' y a pas une seule de ses prises de position officielles et de ses analyses qu'elle ne veille scrupuleusement à fonder en raison, ce qui lui confère son crédit auprès des décideurs.

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Il y a une corrélation directe entre la nocivité d'un IUFM et le pourcentage d'élèves ayant deux ans et plus de retard en 6 ème et en 3 ème.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

Je vais répondre à la place de Christophe, et faire un peu mon Cadichon, en statistiques, cette fois-ci, et non en génétique :
Une corrélation implique deux séries statistiques. Comment mesurez-vous la nocivité d'un IUFM ? Dans quelle unité ?

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

Est-ce qu'il y a une corrélation entre le métier d'Anne-Marie et la nullité de ses théories et de ses affirmations, sur le plan scientifique?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

"Pourquoi? S'il peut ne pas le faire, c'est aussi bien... Et c'est un problème, dans la plupart des cas de figure, qui n'est pas très compliqué à résoudre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008
C'est vrai.
Mais ce n'est pas l'essentiel de ce que je disais.
GM"

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Non, mais il n'y a rien à dire sur le reste. Nous sommes tous d'accord à ce sujet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

Assezri sans complexe et sans mémoire annonce 60%.
Quand les comptes salariaux seront faits,on aura un petit 33,docteur Effessu.
Ya un os,c'est Darcos.
Un souci,Sarkozy !
Tout un programme.

Ecrit par : lire écrire compter | 15 mai 2008

IL faut être bien hardi pour aller écrire que la Société des agrégés ne prend pas la question de la formation des maîtres et de l'école en général sous l'angle de la raison, alors qu'il n' y a pas une seule de ses prises de position officielles et de ses analyses qu'elle ne veille scrupuleusement à fonder en raison, ce qui lui confère son crédit auprès des décideurs.
Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Il y a dans votre phrase, et plus précisément dans ses trois dernières propositions, un enchaînement bien hardi entre ce qui est fondé en raison et le crédit auprès des décideurs.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

le livre de Pascal Dupré Compter calculer au CP est sorti des presses.
Bon de commande à http://www.slecc.fr/
Bien à tous.
GM

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

"une mesure aussi utopique que de plafonner le salaire des patrons?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008 "

J'ai compris!!! Cadichon est en réalité un provocateur d'extrême gauche se faisant passer pour un ultra libéral caricatural à l'excès.

Sinon ça fait pitié à lire! (cette dernière phrase étant là pour la conforter dans son discours).

Ecrit par : Hervé | 15 mai 2008

La question posée par Roger Felts à Cadichon était sans doute provocatrice mais inutile. Que pouvait-elle faire d'autre que réciter son catéchisme libéral ? C'est un très vieux discours, genre "Lectures pour tous", cynique et méprisant à souhait. Tellement vieux qu'il en paraît nouveau. Tellement déroutant dans sa monstruosité -pour ceux qui ne fréquentent pas les blogs libéraux- qu'on peut effectivement rejoindre l'analyse d'Hervé ou croire comme Yann et Christophe à une intelligence supérieure, un peu comme avec ces élèves si formidablement stupides mais tellement présents dans le cours, toujours le doigt levé, qu'on finit par se demander s'ils ne possèdent pas une forme de génie.
Mais, je vous rassure, il y a bien pire, avec une mention spéciale pour "Liberté chérie" tout de même : il y a là-bas du super-Cadichon. Fascinant.

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

Franchement, ça m'amuse assez tout le ramdam fait par les syndicats et les enseignants à propos du procès du collègue... puis.... rien. Enfin.

Sinon, "Entre les murs" est devenu un film sélectionné pour Cannes. Bégodeau joue son propre rôle. En voici un qui a beaucoup de cartes en main (salarié à Canal +, aux Cahiers du Cinéma, à Paris Première, au Monde, et que sais-je encore... ah oui, à l'Educ Nat).

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

On peut le tester en lui demandant s'il trouve normal que dans notre société, certains gagnent 2000 fois plus que d'autres. Serait-il d'accord, prolongeant ainsi le souhait d'un grand capitaliste du 19 éme siècle : Rockfeller, qui pensait qu'un grand patron ne doit pas gagner plus de 40 fois ce que gagne son ouvrier, qu'au 21 ème siècle, en France les plus hauts revenus ne devraient pas dépasser 20 fois le revenu minimum.

Un sale communiste, ce Rockfeller !^^^^

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

...ou croire comme Yann et Christophe à une intelligence supérieure.....

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

Restons raisonnables : je faisais une comparaison avec Carole ...
"supérieure à" est différent de "supérieure" tout court.

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

RockEfeller, Robin !

Scrongneugneu, vous n'écoutez pas Maîtresse Cadichon.

Vous me le copierez cent fois.

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

Concernant le Service Après-Vente de la pétition signée (avec tous leurs doigts disponibles) par bon nombre des habitués du blog de "Bonnet d'âne", qu'en est-il du jugement du 27 mars 2008 pour le collègue et sa gifle? Y a eu un raout d'enfer ici, puis, ensuite, plus rien (ça s'appelle suivre l'affaire ça, non? Déjà passé à autre chose, après le geste, simple et peur engageant, du coeur que fut la signature)... Sur Internet, pas de nouvelle non plus. ALORS?????

Ecrit par : Pendariès_toujours_bien_occupé | 15 mai 2008

Le procès a été reporté ...
http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php?breve492

Ecrit par : Eric | 15 mai 2008

Sinon, "Entre les murs" est devenu un film sélectionné pour Cannes. Bégodeau joue son propre rôle. En voici un qui a beaucoup de cartes en main (salarié à Canal +, aux Cahiers du Cinéma, à Paris Première, au Monde, et que sais-je encore... ah oui, à l'Educ Nat).

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

Vous oubliez "les polémistes" , sur RTL, vers 19 h 15, émission dont Bégaudeau est un inamovible et où il se répand en bêtises et autres fadaises bavardes.

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

RockEfeller, Robin !

Scrongneugneu, vous n'écoutez pas Maîtresse Cadichon.

Vous me le copierez cent fois.

Ecrit par : yann | 15 mai 2008

Quoi, cadichon penserait du bien d'un type qui voulait plafonner le salaires des patrons au point de ne pas supporter qu'on écorche son nom ?

A bas ce sale gauchiste de RockEfeller ! vivent les vrais riches, durs, cyniques et sans scrupules ! Vivent les golden parachutes !

Et à bas les pauvres ! (bien fait pour eux !)

Vivement un nouveau Mac Carthy pour remettre de l'ordre dans la pensée libérale...C'est trop mou tout ça !

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

Vous oubliez "les polémistes" , sur RTL, vers 19 h 15, émission dont Bégaudeau est un inamovible et où il se répand en bêtises et autres fadaises bavardes.
Ecrit par : Jean | 15 mai 2008
J'avoue, à ma grande honte, que je ne savais rien de Bégaudeau, même pas son nom. Je vis dans une campagne reculée, entre les ombres de Rabelais et de Ronsard et aussi, de temps en temps, dans le IXe arrondissement, près de la Place Clichy, non loin de l'immeuble où est mort Zola, c'est-à-dire loin du Paris branché ce qui explique sans doute mon inexcusable ignorance. Je viens d'y remédier en faisant un tour sur Google. Rassurez-moi : le Bégaudeau dont vous parlez n'est pas ce sosie - physique et intellectuel - de l'animateur d'émission de télé marié à je ne sais plus quel mannequin ?
C'est du faisandé tout ça, bien à point.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Cadichon, je ne me "défile" pas; pas trop mon genre. Pas trop de temps, en ce moment. Je vous réponds de manière un peu argumentée d'ici la fin de la semaine. Il est vrai que si "mouche engluée" je suis, je suis effectivement engluée dans pas mal de choses contradictoires et pas bien sûre de toujours m'y retrouver. Et il y a des jours où j'aimerais bien avoir plus de certitudes et du temps pour m'en faire ( des certitudes)


Pour Pendariès: je crois que c'est plus tard encore le procès du collègue. Je n'ai plus la date.

Manifestation de l'engluement: je n'ai pas fait grève aujourd'hui car je pense que ces programmes de primaire sont bons. Et pourtant, une partie des suppressions de postes est lamentable et me donnait envie de faire grève. Voilà! Engluée, je suis. Et puis marre des grèves de 24h .
Mes chers collègues de collège ont fait grève car Darcos est à droite. Tranquilles. Pas trop de questions à se poser. Et la majorité des collègues fonctionnent comme cela.
A propos, vous avez reçu un papelard pour rendre compte des nouveaux programmes de collège, vous?

Ecrit par : Sanseverina | 15 mai 2008

Manifestation de l'engluement: je n'ai pas fait grève aujourd'hui car je pense que ces programmes de primaire sont bons. Et pourtant, une partie des suppressions de postes est lamentable et me donnait envie de faire grève. Voilà! Engluée, je suis. Et puis marre des grèves de 24h .
Mes chers collègues de collège ont fait grève car Darcos est à droite. Tranquilles. Pas trop de questions à se poser. Et la majorité des collègues fonctionnent comme cela.
A propos, vous avez reçu un papelard pour rendre compte des nouveaux programmes de collège, vous?
Ecrit par : Sanseverina | 15 mai 2008
Les nouveaux programmes de primaire ne sont pas si bons que cela. Et sous certains aspects, ils sont même franchement mauvais. Pas pires cependant,et même un peu meilleurs que les précédents, pour le maintien desquels défile la profession. C'est pourquoi, je n'ai pas hésité à les défendre.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Des virgules qui se promènent, des espaces manquants. Faut que je change de lunettes.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Entièrement d'accord avec vous Jean sur la réforme nécessaire des IUFM. Mais le problème est que quelques philosophes, sociologues et autres bavardologues règnent dans nos universités.

Votre proposition d'allier connaissance théorique et accompagnement (soutenu) de l'élève enseignant est exactement ce qu'il faut faire a mon avis.

Mais de quelles connaissances "théoriques" parlez vous ? De celles qui ont trait au contenu uniquement ou sur le comment et le pourquoi on enseigne, on apprend (connaissance des méthodes, de nos institutions, de l'histoire de l'éducation, un peu de philosophie etc...) ?

Parce que connaitre une discipline et bien l'enseigner sont deux problèmes différents. Par quoi faut il donc remplacer ce qui ne marche pas ?

Ce qui risque de se passer : l'IUFM sera remplacée par une absence de formation et l'éducation nationale sera liquidée afin de diminuer les couts. Alors quelques élèves chanceux s'en sortirons, on les appellera des "doués". Ce qui ne changera pas grand chose aprés tout (ce serait même moins catastrophique qu'aujourd'hui) et passera en douceur.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Petite aveu d'un militant PS convaincu dans un bar: "Quand je me lève, j'ai la bonne conscience avec moi. Ca fait du bien."

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

http://www.editions-verticales.com/auteurs_fiche.php?rubrique=4&id=89

François Bégaudeau, enseignant en disponibilité. Combien de temps ça dure la disponibilité?... Quand même, sérieusement, elle peut être une véritable planque, l'EN, et quelle protection. Retour à l'emploi garanti. Bon, comment moi-même vais-je pouvoir en profiter? Hmmmmmm. Bon sang de bois, mon carnet d'adresses n'est guère rempli.

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

"Après" "sortiront"

s'teuplait, Farid...

can't help it ...
:)

Ecrit par : toto | 15 mai 2008

@farid
Quelles "connaissances théoriques ?"
Ce n'est pas la question.
Je viens de le dire : la seule exigence à avoir est qu'un instituteur domine, à concurrence de ce qu'on exigeait d'un bachelier des années soixante, les connaissances qu'il a à enseigner dans toutes les disciplines de l'école primaire. À défaut de cela, de quelque manière que l'on s'y prenne pour réformer les IUFM, on ne fera que transposer le désastre.
Il est tout à fait vrai que connaître une discipline ne suffit pas à l'enseigner. Il n'est pas moins vrai que lorsque l'on n'en connaît aucune et que l'on en a sept ou huit à enseigner,on en est réduit aux tristes pantalonnades de la "pédagogie" actuelle, aux stupidités des Charnay, Ouzoulias ou Meirieu ( qui n'est pas le plus ignorant). Et je ne dis rien des Todorov, Ferry et consorts, pas plus que d'un agrégé de lettres qui ne sait pas faire une règle de trois, même sous la forme la plus simple qui n'exige que la maîtrise de la division et de la multiplication accessible aux enfant de six ans.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Il est tout à fait vrai que connaître une discipline ne suffit pas à l'enseigner. Il n'est pas moins vrai que lorsque l'on n'en connaît aucune et que l'on en a sept ou huit à enseigner,on en est réduit aux tristes pantalonnades de la "pédagogie" actuelle, aux stupidités des Charnay, Ouzoulias ou Meirieu ( qui n'est pas le plus ignorant).

Au royaume des aveugles...

Pas ignorant, certes, du moins en pédagogie, "science" invérifiable où il produit son propre savoir, mais pour le reste...Je me souviens d'un texte sur les cartes de géographie qui était un pur délire.

Il se refait en ce moment une virginité et prétend qu'il n'a jamais dit ce qu'il a dit (contre les professeurs, les savoirs...).

Meirieu est un faiseur, un sceptique opportuniste, un vrai sophiste. C'est lui a qui a dit - Bernanrd Kuntz ne se souvenait plus de la phrase exacte l'autre jour sur France-Culture et on aurait voulu la lui souffler : "La science est une opinion".

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

Yann,
Vous avez besoin d'un auditoire pour vous valoriser ?
Votre dérision méprisante cacherait-elle une certaine méchanceté !
Assez remarquable la dynamique d'échange, Yann en chef d'orchestre, et C Sibille en joueur de pipeau.
C'est virtuellement comique.

Ecrit par : Carole | 15 mai 2008

Le 13 septembre 2009, Meirieu ne sera plus membre du conseil scientifique de l'ADEME * et devra être recyclé comme un vulgaire fongible.

Je propose un jour de deuil national (chomé, payé) pour marquer ce jour funeste.

* Le conseil scientifique est composé de quinze membres au plus, nommés pour cinq ans par arrêté conjoint des ministres chargés de la recherche, de l'environnement et de l'énergie.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Meirieu est un faiseur, un sceptique opportuniste, un vrai sophiste. C'est lui a qui a dit - Bernanrd Kuntz ne se souvenait plus de la phrase exacte l'autre jour sur France-Culture et on aurait voulu la lui souffler : "La science est une opinion".
Ecrit par : Robin | 15 mai 2008
Peu importe ce qu'est Meirieu - un habile au royaume des habiles certainement. Ce qui importe, c'est de comprendre la place qu'il occupe, et elle ne s'explique que par le vide intellectuel sidérant qui caractérise la société française depuis maintenant quarante ans, au point qu'un Bégaudeau peut faire croire à son existence et qu'un Ouzoulias, qui, en d'autres temps, aurait été ramasseur de fripes, peut passer très officiellement pour un mathématicien à côté de Laurent Lafforgue ou de Jean-Pierre Demailly. Au fait, dans les délicieux débats sur le Tibet et la Chine qui ont égayé les derniers jours de ce blog, quelqu'un s'est-il avisé que ce dernier a représenté en Chine précisément, la science française ?
Je vous donne le lien dans le message suivant.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

voilà :
http://www.slecc.fr/echos_GRIP/panel_hangzhou_2007.pdf

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

"Après" "sortiront"

s'teuplait, Farid...

can't help it ...
:)

toto

Quelques erreurs...Mais l'essentiel n'est pas la (et oui pas d'accent sur le "la" ce qui vous permettra de faire un autre commentaire, cadeau toto)

"Quelles "connaissances théoriques ?"
Ce n'est pas la question.
Je viens de le dire : la seule exigence à avoir est qu'un instituteur domine, à concurrence de ce qu'on exigeait d'un bachelier des années soixante, les connaissances qu'il a à enseigner dans toutes les disciplines de l'école primaire. À défaut de cela, de quelque manière que l'on s'y prenne pour réformer les IUFM, on ne fera que transposer le désastre."

Vous dites "la seule exigence", "ce n'est pas la question" (comme pour nier le problème) ensuite "a défaut" et abordez tout de même la question pédagogique. Problématique comme discours.

Admettez que c'est une des deux questions les plus importantes.

Evidemment que connaitre les ou la discipline à enseigner est
indispensable. Seuls les fous n'accordent pas d'importance au contenu. Quel contenu ? C'est une question difficile parmi d'autres.

Mais a mon avis vous vous trompez de débat, la seule question qui fâche est celle ci : y a t il une ou plusieurs méthodes efficaces ?

Je ne suis pas bon en orthographe toto alors corrigez svp ''z'y va m'sieur le professeur" (je parie que vous êtes presque tous professeurs de lettres )

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

En lisant le document, j'ai découvert incidemment que les français étaient meilleurs en sciences que les italiens.

N'est ce pas l'essentiel ?

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Meilleurs que les derniers ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Mais à mon avis vous vous trompez de débat, la seule question qui fâche est celle-ci : y a-t-il une ou plusieurs méthodes efficaces ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Il y a probablement plusieurs méthodes efficaces, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y en a une qui est inefficace et même dangereuse: en CP, LA méthode semi-globale, et au collège LA méthode des "séquences didactiques". Il faut les interdire toutes les deux, ou plus finement, proclamer la "liberté pédagogique" des enseignants (tronche des IEN et autres visiteurs-formateurs d'IUFM...!).
Ce n'est pas la question qui fâche (les "pédagogistes"), mais la réponse!

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Mais a mon avis vous vous trompez de débat, la seule question qui fâche est celle ci : y a t il une ou plusieurs méthodes efficaces ?

Je ne suis pas bon en orthographe toto alors corrigez svp ''z'y va m'sieur le professeur" (je parie que vous êtes presque tous professeurs de lettres )
Ecrit par : farid | 15 mai 2008
Farid, je suis en effet prof de lettres, mais j'aurais dû être ingénieur agronome. Alors, laissons de côté les fautes d'orthographe et la querelle des méthodes efficaces : (entre nous, quel terme à la con ) il n'y a qu'une méthode, celle qui permet d'enseigner. Mais enseigner quoi, c'est la question. La seule.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

J'en pense aussi que le duo Felts-Sanseverina témoigne de ce que la France est le parangon de toutes les vertus.
Avec sa funeste passion pour l'égalité et son poil dans la main qui lui sert de canne, elle ferait mieux de descendre de ses grands chevaux pour regarder d'un peu plus près ce monde qui lui file entre les pattes, à la vitesse V, au lieu de lui donner sentencieusement des leçons de moralité publique, avec un art consommé de faire ce qu'il faut pour rester à la traîne des autres nations. Puissance moyenne aujourd'hui, elle va bientôt se ramasser derrière la Russie et toute une palanquée de pays émergents, et continuera à ne pas vouloir comprendre pourquoi on lui taille des croupières. Et elle ne risque pas de le comprendre tant que l'économie sera le parent pauvre de l'EN, avec comme références....Bernard Maris ou Thomas Picketty.
...by Cadichon

Le déclinisme (français of course), autre tarte-à-la-crème du fast-think libéral :

L'antidote :
http://www.invest-in-france.org/uploads/files-fr/08-01-22_145038_10_idees_recues_sur_la_France___Janvier_2008.ppt

Quand on voit que ces branleurs d'Américains font plus de jours de grève que nous !

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

D'accord avec vous Jean, certaines méthodes ne marchent pas et les interdire c'est déjà progresser

Mais la question reste posée : on les remplace par quoi ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Ce qui risque de se passer : l'IUFM sera remplacée par une absence de formation et l'éducation nationale sera liquidée afin de diminuer les couts. Alors quelques élèves chanceux s'en sortirons, on les appellera des "doués". Ce qui ne changera pas grand chose aprés tout (ce serait même moins catastrophique qu'aujourd'hui) et passera en douceur.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Mais il y avait une formation pour les enseignants du secondaire avant la création des IUFM, farid : une année avec des cours avec et sans "tuteur" (des collègues chevronnés) en collège et en lycée et des conférences sur la didactique de la discipline. Ca s'appelait le CPR et C'était amplement suffisant.

Les jeunes collègues récemment certifiés se plaignent de la lourdeur et de l'inutilité du travail, d'un certain "flicage" et de ce mémoire professionnel qu'ils sont obligés de rendre et qu'ils enverraient volontiers au diable.

On sent qu'ils en ont assez.

En ce qui concerne la formation des instituteurs, personne ne se plaignait non plus des anciennes écoles normales.

Le plus important n'est pas de savoir ce qu'est la "métacognition", les modalités du "travail en groupe", de la "pédagogie par objectifs", voire les subtilités de la "docimologie" mais de bien maîtriser une discipline que l'on aime et d'avoir envie de la transmettre aux élèves. Même chose en primaire, sauf que c'est plus exigeant, peut-être, parce qu'il faut maîtriser plusieurs disciplines.

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

Dans sa cagasse du jour, le jus pédagol titre une brève :

"Quand la liberté pédagogique sert les créationnistes"

Pas mal ! C'est un argument que le vrai faux IEN Frackowiak ne manquera pas de nous reservir un de ces jours.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

En lisant le document, j'ai découvert incidemment que les français étaient meilleurs en sciences que les italiens.

N'est ce pas l'essentiel ?

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Meilleurs en sciences de l'éducation ?

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

"Meilleurs en sciences de l'éducation ?"

Plus préciséement, une question que je me pose depuis longtemps : quel est le contenu scientifique des items PISA sur la science ?

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Pas mal ! C'est un argument que le vrai faux IEN Frackowiak ne manquera pas de nous reservir un de ces jours.
Ecrit par : dugong | 15 mai 2008
Celui-là, il ferait de se planquer.
Maubeuge- morne cité - fait foi ! Cela risque de figurer sur sa pierre tombale. Il croit quoi, ce triste sire né en fausse couche de la SFIO ? Qu'on en est encore au temps où ses amis envoyait les chars contre les mineurs ?

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

"il n'y a qu'une méthode, celle qui permet d'enseigner. Mais enseigner quoi, c'est la question. La seule."

...

Vous vous trompez sur ce point (a mon avis) puisque les méthodes globale et syllabique existent.

D'accord par contre avec vous pour nuancer et dire qu'il n'y a pas de ''méthode" a proprement parler. J'ajouterai que la question se pose différemment pour le primaire et le secondaire (contrairement à ce que dit Meirieu).

On ne peut pas arriver en cours sans un minimum de préparation. Je suis certain que vous vous demandez sans arrêt comment intéresser vos élèves par exemple.

Une leçon ou l'on écrit pas , ne lit pas, ne parle pas, (tout cela en réfléchissant ) ne sert à rien sinon a devenir un perroquet.


Vive les mathématiques et à bas les lettres ! (je rigole les deux sont complémentaires).

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Toujours dans la mouture du jour du jus pédagol, je cite un autre grattage d'orifice :

"E-Learning : ce n'est pas aussi simple
Le haut potentiel des TIC dans l'apprentissage des langues étrangères n'a pas besoin d'être réaffirmé" écrivent Alex Boulton, Anne Chateau, Myriam Pereiro et Radia Azzam-Hannachi. Mais voilà : derrière cette façade enthousiaste, l'accès réel des étudiants au e-learning est difficile. Beaucoup manquent de compétences informatiques. Surtout ils ont besoin d'être rassurés, accompagnés, soutenus : ils manquent d'autonomie. Pire encore certains s'en tiennent à quelques exercices les plus classiques. Comment dans ce cas utiliser le e-learning ?"

Ce n'est pas un problème de "compétences informatiques" (un crétin himalayen sait rapidement cliquer le mulot et autres bédeuzités).

Ils n'ont pas besoin non plus d'être coocoonés.

ILS ONT BESOIN D'ETRE INSTRUITS.
ILS NE L'ONT PAS ETE.
PAS D'OSSATURE D'ANALYSE ET DE RAISONNEMENT.
CA VA ETRE DUR POUR EUX ...

"Comment alors utiliser le e-learning ?"

AVEC LA PLUS GRANDE PARCIMONIE...

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Pas mal ! C'est un argument que le vrai faux IEN Frackowiak ne manquera pas de nous reservir un de ces jours.
Ecrit par : dugong | 15 mai 2008
Celui-là, il ferait de se planquer.
Maubeuge- morne cité - fait foi ! Cela risque de figurer sur sa pierre tombale. Il croit quoi, ce triste sire né en fausse couche de la SFIO ? Qu'on en est encore au temps où ses amis envoyait les chars contre les mineurs ?
Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

L'infâme vient de sortir un "livre" avec Meirieu.

Lequel se cache derrière l'autre ?

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

En effet Robin il y a toujours "quelque chose" avant mais faut il refaire la même chose aujourd'hui ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

A propos du e-learning :
le MIT met l'intégralité de ses cours cours en ligne (en PDF ou fichiers audio ou vidéo) gratuitement alors que l'inscription annuelle est de 28000 dollars.
Pourquoi ?

"Les cours n’ont aucune valeur universitaire. Ils ne donnent pas de diplôme ni de certificat et, ne permettent pas d’intégrer l’université.
Le M.I.T. estime que la richesse d’une éducation se fait dans l’échange entre les étudiants et les enseignants.
« La vraie éducation a besoin d’interaction » déclarait lors du lancement du projet en 2001 Charles M. Vest, alors président du M.I.T. « Notre principale valeur, c’est notre expérience humaine » poursuivait-il. Le but n’est en aucun cas de remplacer des études « classiques », mais « de fournir du matériel gratuit pour les enseignants, les étudiants et les autodidactes du monde entier »."

source :
http://www.ecrans.fr/Les-1800-cours-du-M-I-T-en-ligne.html

Ecrit par : lucile | 15 mai 2008

L'infâme vient de sortir un "livre" avec Meirieu.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Quel titre et quel thème, svp ?

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

cours cours ?
cours tout court !

Ecrit par : lucile | 15 mai 2008

Philippe Meirieu et Pierre Frackowiak, L’éducation peut-elle être encore au cœur d’un projet de société ?, éd. De l'Aube, Paris 2008, 108 pages

Le thème est dans la question et réciproquement.

Bêlements et dégoulinades nourris probables à l'intérieur.

Ne l'achetez pas, ne le jetez pas ! Volez le puis mettez le dans le poele pour le valoriser.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Ne l'achetez pas, ne le jetez pas ! Volez le puis mettez le dans le poele pour le valoriser.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Ne vous inquiétez pas, je ne l'achèterai pas : il me suffira d'aller au CDDP local ou à la bibliothèque de l'IUFM.

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

"Ce qui risque de se passer : l'IUFM sera remplacé par une absence de formation [...]."

Ecrit par Farid, le 15 mai 2008.

Mais l'IUFM est déjà une absence de formation!
Ah, l'IUFM, ou de l'art de passer son temps à le perdre... Avec des formateurs qui sont bien souvent d'anciens enseignants n'ayant trouvé que ce moyen-là pour réduire leur présence effective devant les élèves, et dispenser les conseils qu'ils n'ont jamais été capables d'appliquer eux-mêmes.
Le tout dans une hypocrisie totale :
on y est acueilli en septembre à grands renforts de "tu" et de "cher collègue". Mais si on a le malheur, en cours d'année, de mettre en cause la déformation qu'on nous inflige, on vient vite nous rappeler qu'on n'est que "stagiaire", voire "étudiant". "Collègue"? Quand ça les arrange...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 mai 2008

Un nouveau membre dans la coterie des sciences de l'éduc : Laurent Lescouarch qui bave dans le site du gourou (vous trouverez ça dans son forum)

Je cite quelques passages :

"Ancien instituteur étant passé par l’IUFM, je reste très sensible à la tentation positiviste et prescriptive qui traverse les recherches en éducation. J’y ai effectivement vécu une confusion fréquente entre la posture du pédagogue
faite de mesure et de tâtonnement expérimental et la tentation d’une Science de l’Education qui aurait toutes les réponses d’évidence validées scientifiquement."

Mesure et tâtonne ad nauseam, camarade ! Tu as bien raison : cela ouvre à ta coterie un champ d'activités infini dans le temps et dans l'espace. But : établir et renforcer socialement la coterie *. Moyen : inonder le monde de publications pleines de mots et de tableaux insignifiants mais qui éblouiront les éblouissables.

"Le principe même de la démarche scientifique est de construire des postulats provisoires en prenant en compte les données existantes ou produites.
Ils doivent sans cesse être rediscutés et réanalysées et il est intéressant à ce titre de regarder le parcours des chercheurs qui est fait d’allers et retours, de nuances et de précautions… A mille lieu de l’image péremptoire que l’on s’en fait dans les médias avec la figure de l’expert sûr de lui et affirmatif."

Là encore, l'expert (autoproclamé dans la coterie afférente) en sciences de l'éduc n'est ainsi sûr de lui et péremptoire ** que hic et nunc et il l'affirme haut et fort ! En bon membre de la coterie pour qui l'essentiel est de défendre sa place, il doit savoir dire le contraire le lendemain s'il le faut. Meirieu est effectivement expert en ce sens.

Gerbiages…

* et là, il faut bien le dire : ils sont souvent bons…
** méremptoire pour Charmeux.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

D'accord avec vous Jean, certaines méthodes ne marchent pas et les interdire c'est déjà progresser

Mais la question reste posée : on les remplace par quoi ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Par celles qui marchent! Et que de nombreux enseignants appliquent déjà et n'ont pas cessé d'appliquer pendant toute leur carrière - au risque, souvent, de la compromettre!

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Je me suis renseigné sur la Métacognition. Je trouve que le concept n'apporte pas grand chose. Ça rappelle vachement Socrate et Confucius (distinguer ce que je connais de ce que je ne connais pas) ou encore le discours de la méthode (en plus superficiel).

En gros c'est de la psychologie cognitive ce machin non ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Puissance moyenne aujourd'hui, elle va bientôt se ramasser derrière la Russie et toute une palanquée de pays émergents, et continuera à ne pas vouloir comprendre pourquoi on lui taille des croupières. Et elle ne risque pas de le comprendre tant que l'économie sera le parent pauvre de l'EN, avec comme références....Bernard Maris ou Thomas Picketty.
Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2008

Thomas Piketty est l'un des économistes les plus brillants de sa génération. A 21 ans, il avait terminé sa thèse et fait accepter 3 papiers de haute tenue dans les meilleures revues internationales (JET, QJE, RES). Il a choisi de se consacrer ensuite à l'étude très concrète des inégalités et des moyens de les réduire plutôt que de poursuivre une carrière purement théorique dans laquelle il aurait pu exceller sans difficulté (il publie tout de même de temps en temps dans l'AER ou le JPE..). On peut être en désaccord avec ses positions politiques (j'imagine que c'est votre cas, puisqu'il se préoccupe de redistribution) mais de là à le mettre au même niveau que B.Maris (loin d'être bête mais qui n'a aucune publication internationale à son actif), il y a un pas qu'il serait périlleux de franchir.
Je précise que je n'ai aucune relation avec Th P... mais je trouve agaçant ce type de jugement non motivé.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 15 mai 2008

"Par celles qui marchent! Et que de nombreux enseignants appliquent déjà et n'ont pas cessé d'appliquer pendant toute leur carrière - au risque, souvent, de la compromettre!"

C'est à dire Jean ?

Au fait j'aime bien la pédagogie à Alain même si je la trouve un peu ringarde par moment. Vous pensez quoi de ce philosophe ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Mais l'IUFM est déjà une absence de formation!
Ah, l'IUFM, ou de l'art de passer son temps à le perdre... Avec des formateurs qui sont bien souvent d'anciens enseignants n'ayant trouvé que ce moyen-là pour réduire leur présence effective devant les élèves, et dispenser les conseils qu'ils n'ont jamais été capables d'appliquer eux-mêmes.
Le tout dans une hypocrisie totale :
on y est acueilli en septembre à grands renforts de "tu" et de "cher collègue". Mais si on a le malheur, en cours d'année, de mettre en cause la déformation qu'on nous inflige, on vient vite nous rappeler qu'on n'est que "stagiaire", voire "étudiant". "Collègue"? Quand ça les arrange...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 mai 2008

Justement dit. Le pédagogisme a fourni une fameuse issue de secours pour phraseurs "inspirés", ronds de cuir patentés et donneurs de leçons. De toute façon, ceux qui savent le mieux théoriser sur la classe sont généralement ceux qui l'ont désertée ; de même, il est toujours plus facile de parler des élèves quand on n'a pas affaire à eux à longueur de temps.
Face à tous ces imposteurs et exégètes de la stratégie verbale, la pratique quotidienne du terrain (c'est-à-dire le charbon) est à elle seule une force de vérité car nourrie de la confrontation avec la réalité. Un professeur de terrain, même s'il n'est pas parfait dans sa pratique, sera donc toujours plus authentique que n'importe quel théoricien professionnel, surtout s'il se pique d'ascendance.

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

Attention Farid, ne confondez pas métacognition et métaignition, alias l'auto-allumage.

Le résultat est parfois le même : un moteur (cérébral) qui cogne.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2008

Ah ah très drôle dugong.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

"De toute façon, ceux qui savent le mieux théoriser sur la classe sont généralement ceux qui l'ont désertée"

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

Oui, c'est la fameuse phrase: quand on ne sait pas pratiquer, on enseigne, quand on ne sait pas enseigner, on devient inspecteur...
Et quand on ne sait plus inspecter? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

D'accord en partie avec Magister : rien ne remplace la pratique.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

"Yann,
Vous avez besoin d'un auditoire pour vous valoriser ?
Votre dérision méprisante cacherait-elle une certaine méchanceté !
Assez remarquable la dynamique d'échange, Yann en chef d'orchestre, et C Sibille en joueur de pipeau.
C'est virtuellement comique."

Ecrit par : Carole | 15 mai 2008

Franchement, Carole, relisez-vous, avant de poster!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

Oui Magister vous allez un peu loin quand même, de la a rejeter tout apport théorique...

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

"De toute façon, ceux qui savent le mieux théoriser sur la classe sont généralement ceux qui l'ont désertée"

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

Oui, c'est la fameuse phrase: quand on ne sait pas pratiquer, on enseigne, quand on ne sait pas enseigner, on devient inspecteur...
Et quand on ne sait plus inspecter? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2008

C'est sans doute la "fameuse phrase" (donc un poncif ?) que l'on n'avancerait pas si l'on n'avait pas tant dégusté durant ces dernières décennies dites encore "années de plomb".


Quand on ne sait plus inspecter, une seule solution : retourner sur le terrain, prendre la pelle et se refaire une santé d'authenticité.

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

"quand on ne sait pas pratiquer, on enseigne" rien d'inexacte dans cette proposition ah ah !

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

"Quand on ne sait plus inspecter, une seule solution : retourner sur le terrain, prendre la pelle et se refaire une santé d'authenticité."

hu hu ^_^

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Oui Magister vous allez un peu loin quand même, de la a rejeter tout apport théorique...

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Je n'insinuais pas l'inutilité de la théorie mais pointais simplement son instrumentalisation, au service d'une idéologie ou d'elle-même (chacun devant plus ou moins justifier son poste et son salaire). Quand JPB ou beaucoup de commentateurs de ce blog théoricent , je sais qu'ils parlent en hommes et en femmes de terrain. Je prends mes distances avec les autres, certainement dotés d'une solide tête, mais sans les pieds dedans.

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

... théorisent (et non théoricent).

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

C'est bien ce que je pensais en fait. Mais peut on affirmer par exemple que Meirieu ne connait rien a la pratique ? J'en doute.

On peut dire par contre qu'il maitrise le bavardage comme la plupart des nos universitaires (même en sciences dites exactes).

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Appelez TOTO à la rescousse.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Je prends mes distances avec les autres, certainement dotés d'une solide tête, mais sans les pieds dedans.

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

Meirieu une "solide tête"? Ah bon?

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Meirieu une "solide tête"? Ah bon?

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Oui, je le pense honnêtement, car il y a une cohérence dans son discours, même si je n'adhère pas à sa théorie (en fait, à son idéologie) et ne me prive pas de le fustiger.

Ecrit par : Magister | 15 mai 2008

Penser que Meirieu est stupide c'est mal connaitre votre adversaire. Meirieu est un avocat habile (donc démagogique ) comme notre président. Et comme lui le pédagogue ne dit pas que des bêtises.

PS : corrigez moi pour le "pédagogue" ou ''ne dit pas que des bêtises''.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

François Bégaudeau, enseignant en disponibilité. Combien de temps ça dure la disponibilité?... Quand même, sérieusement, elle peut être une véritable planque, l'EN, et quelle protection. Retour à l'emploi garanti. Bon, comment moi-même vais-je pouvoir en profiter? Hmmmmmm. Bon sang de bois, mon carnet d'adresses n'est guère rempli.

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

Quinze ans maximum si on fait partie du commun des mortels, si on a un bon carnet d'adresses, peut-être que ça peut être prolongé.

Ecrit par : catmano | 15 mai 2008

Je dirais plutôt que l'IUFM est une mauvaise formation comme toute formation universitaire.
Même en mathématiques l'enseignement est incohérent : on passe du coq à l'âne.

On sait très bien comment ça se passe : université = chômage ou emploi peu qualifié (ou enseignement ce qui revient au même)
Grandes écoles pour les initiés = je te dirige alors que je suis un total abruti mais moi mon papa est informé.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Meirieu est un avocat

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Ah bon? Je croyais qu'il avait d'abord été instituteur.

Pour en revenir à ce que dit Magister, j'ai toujours trouvé que Meirieu était obscur, qu'il y avait toujours, de ce fait, un réel malaise à le lire. Une phrase de Meirieu n'est jamais claire: beaucoup de mots, mais pour quelle idée? La seule idée claire que l'on peut essayer de dégager de toute cette gangue verbeuse et prétentieuse, c'est sa solide haine pour les professeurs, a fortiori pour ceux qui dégonflent la baudruche et voient clair dans la duperie de cette pseudo-pensée pédagogique.

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Avocat, instituteur quelle différence ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Je trouve Meirieu très clair mais verbeux et incertain. C'est un artiste raté ou un avocat, certainement pas un penseur. Lisez le bien, il a quelques qualités.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Thomas Piketty est l'un des économistes les plus brillants de sa génération. A 21 ans, il avait terminé sa thèse et fait accepter 3 papiers de haute tenue dans les meilleures revues internationales (JET, QJE, RES). Il a choisi de se consacrer ensuite à l'étude très concrète des inégalités et des moyens de les réduire (...)
Ecrit par : Jesse Darvas | 15 mai 2008

Mais, Jesse, vous êtes un honnête homme et vous évoquez les sciences économiques, ce n'est pas ce qui intéresse Cadichon et sa secte. C'est la défense du portefeuille et de leurs privilèges qui les inspire. Pour eux, un bon économiste est un mercenaire à la Caccomo ou un même un larbin à la Jean-Marc Sylvstre qui aura assez de bagout pour convaincre les foules. Qu'ont-ils à faire de la redistribution ?
On est libéral quand on est riche et qu'on vit confortablement dans le Massachusetts ou à Neuilly. Vous croyez que les grandes théories de Cadichon ou de Carole résisteraient à leur reclassement personnel chez les damnés de la terre ?

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

Je trouve Meirieu très clair mais verbeux et incertain.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

"Très clair", dites-vous? Là, franchement, je ne sais pas comment vous faites! Moi, je le trouve "verbeux et incertain", c'est-à-dire obscur!
La première phrase que j'ai lue de lui - en 1986 ou 87, alors que son étoile montait et que tous les gogos ( notamment syndicaux) criaient au génie - m'a laissé une impression bizarre, celle d'avoir affaire à un confusionniste.

Ecrit par : Jean | 15 mai 2008

Clair dans le sens ou on comprend facilement qu'il ne dit que ce qui l'arrange.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

François Bégaudeau, enseignant en disponibilité. Combien de temps ça dure la disponibilité?...

Ecrit par : Pendariès_décidément_bien_occupé | 15 mai 2008

Le plus longtemps possible !!! Dans son cas précis, l'éternité ne serait pas de trop. Je l'espère de tout mon coeur, pour les malheureux potaches qui devront subir ce bellâtre je-sais-tout nuisible, égocentrique et prétentieux, qui se prend pour un écrivain (dans "écrivain" il y a "vain") -- et qui se mêle de disserter sur les vertus de mai 68 quand il devait encore en être aux couches-culottes et aux pâtés au fond du bac à sable de l'école maternelle de St Michel en l'Herm (Vendée). En revanche, sa maman était une remarquable institutrice laïque. Comme quoi...

Ecrit par : FGuichard | 15 mai 2008

On en a de beaux intellectuels aujourd'hui : Onfray, FInkielkraut,
Bégaudeau, Sollers etc
En fait je ne regarde pas trop la télé alors vous en avez surement plus que moi à l'esprit.

Quand je pense aux affrontement entre Boltzmann et Mach ou Cantor et Kronecker sur les fondements de la science et de la mathématique, ou encore à Poincaré et Hilbert en ayant à la main un livre de Meirieu il peut m'arriver de rire.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

un même un larbin à la Jean-Marc Sylvstre qui aura assez de bagout pour convaincre les foules. Qu'ont-ils à faire de la redistribution ?
On est libéral quand on est riche et qu'on vit confortablement dans le Massachusetts ou à Neuilly. Vous croyez que les grandes théories de Cadichon ou de Carole résisteraient à leur reclassement personnel chez les damnés de la terre ?

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

Tiens, en parlant de Jean-Marc Sylvestre, vous l'avez entendu ce matin sur France Inter ? "Il y a 23 000 enseignants sur 210 000 qui n'ont pas de classe. Cela fait 1 enseignant sur 4."
Lui, l'année prochaine, il est bon pour le PPRE, les deux heures de soutien par semaine et les trois stages pendant les vacances.

Ecrit par : catmano | 15 mai 2008

Au fait j'aime bien la pédagogie à Alain même si je la trouve un peu ringarde par moment. Vous pensez quoi de ce philosophe ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Que du bien !

Alain était professeur de philosophie en Khâgne au lycée Henri IV et ses cours étaient tout ce qu'il y a de plus "frontaux" et explicites (en philo, il faut attendre quatre ou cinq ans, au moins, avant de pouvoir commencer à songer à penser par soi-même) ...Tous ses anciens élèves témoignaient cependant du fait qu'ils ne s'étaient jamais sentis aussi libres qu'avec lui, pendant ses cours.

Alain était un vieux radsoc. cartésien. Ses propos sur l'éducation tiennent aujoud'hui plus que jamais la route (à rapprocher d'Hannah Arendt, philosophe américaine d'origine juive, élève de M. Heidegger, exilée aux Etats-Unis dans les années 30 (une grosse pointure) dont je vous conseille également la lecture (La crise de l'éducation in la crise de la culture, Folio Galllimard).

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

On en a de beaux intellectuels aujourd'hui : Onfray, FInkielkraut,
Bégaudeau, Sollers etc
En fait je ne regarde pas trop la télé alors vous en avez surement plus que moi à l'esprit.

Onfray est un élève de Lucien Jerphagnon. Tout le monde connaît Onfray et presque personne Jerphagnon, mais l'élève n'arrive pas à la cheville du maître.

Les autres ont peu d'intérêt, sauf Finkelkraut, à la rigueur qui devient un peu agaçant et qui n'est un pas une étoile de première grandeur comme Jerphagnon, Jankélévictch, Lévinas, Ricoeur, Mickaël Dufresne, Maurice de Gandillac, Marcel Conche, Jean-Toussaint Desanti ou René Girard (génération antérieure)

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

Tiens, en parlant de Jean-Marc Sylvestre, vous l'avez entendu ce matin sur France Inter ? "Il y a 23 000 enseignants sur 210 000 qui n'ont pas de classe. Cela fait 1 enseignant sur 4."
Ecrit par : catmano | 15 mai 2008

Eh oui, hélas. Sylvestre est un Con et tout le monde le sait, même ses patrons. Il n'a qu'un seul talent : le culot.
D'autres avaient affirmé que les enseignants étaient payés les jours de grève ou qu'un certifié gagnait plus de 4000 euros/mois. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.

Ecrit par : victor | 15 mai 2008

à Farid :
Je ne mettrais certainement pas Finkielkraut ni même Onfray dans le même sac que Bégaudeau. De Finkielkraut, lisez donc "La défaite de la pensée" ou "Nous autres, modernes".

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 mai 2008

Penser que Meirieu est stupide c'est mal connaitre votre adversaire. Meirieu est un avocat habile (donc démagogique ) comme notre président. Et comme lui le pédagogue ne dit pas que des bêtises.

PS : corrigez moi pour le "pédagogue" ou ''ne dit pas que des bêtises''.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Meirieu est en effet un homme habile, mais il n'est pas avocat de formation, comme notre président, mais philosophe, hélàs.

On peut s'en consoler en songeant que parmi les philosophes, il y avait les "chercheurs de vérité" comme Socrate et les "experts dans le maniement du langage", à savoir les sophistes, vains, sceptiques et spécieux. Ils faisaient d'ailleurs souvent profession d'avocats.

Ecrit par : Robin | 15 mai 2008

D'Alain, on peut notamment lire les Propos sur les pouvoirs.
Remarquable, et toujours d'actualité.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 mai 2008

Meirieu est certes un homme habile, quand il dit :
"Compte tenu des attaques dont la réforme est l’objet et la violence causée par l’école elle-même et persuadés que le jeune est un apprenant potentiel, il est vital, dans le souci des apprenants, de poser le rapport à une mise en oeuvre se référant à des transversalités s’adaptant à la demande des jeunes et de leurs familles."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

Ou encore :
"Pour enfin en terminer avec l’archaïsme et constatant cette crise de l’élitisme bourgeois dans la logique obligée des handicaps socioculturels, nous nous sommes équipés d’outils diversifiés et on doit intérioriser une mise en oeuvre se référant à des situations-problèmes au sein du groupe-classe."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

J'ai découvert Finkielkraut avec ma professeur de lettres. Un auteur intéressant mais qui manque de nuance. Je lis surtout les auteurs classiques ou scientifiques alors je ne connais les auteurs que vous citez que de nom. Je connais un peu Heidegger et donc Hannah Arendt. Alors Finkielkraut à coté c'est du pipi de chat.

Onfray ? Plein d'inexactitudes et démagogique.

Alain ? J'ai lu presque tous ses propos et ses autres écrits, toujours très intéressant. Mais je ne suis ni un adepte du cartésianisme ni du stoïcisme. En plus son souci du détail m'irrite quelquefois, je préfère donc l'orginal (Descartes) à la copie. Je ne vénère pas les classiques comme lui non plus.

En fait je m'intéresse plus à l'informatique et aux mathématiques qu'à tous ces débats parce qu'il est difficile de trancher en sciences humaines. Cependant si vous avez des livres à lire absolument pour se forger une culture avec des auteurs plus récents que Blaise Pascal ou Sénèque...je suis preneur.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Ce n'est pas du Meirieu, c'est plus facile à comprendre et ça vaut son pesant de cacahouètes.
Merci Daniel Arnaud

Mais comment fais-tu, sans pirogue?!
Voilà quelques années, je me promenais à Besançon. Une des plus jolies villes de France, selon Stendhal. Pas faux, si l'on excepte la pluie neuf mois par an et la rue piétonne déserte au couvre-feu (ah, comme c'est bon de retrouver Ajaccio, son golfe, ciel bleu, mer bleue azur...). Toujours est-il que, place du Huit septembre, j'arrive devant un stand tenu par une association humanitaire. Elle récoltait des fonds pour Madagascar, l'un des pays les plus pauvres de la planète. En gros caractères, on pouvait lire :


A MADAGASCAR :

77 % DE LA POPULATION NE POSSEDENT PAS L'ELECTRICITE

83 % DE LA POPULATION NE DISPOSENT PAS DE L'EAU COURANTE


Il se trouve que je revenais de la Grande Ile, où j'avais séjourné pour la deuxième fois. Certes, à Tananarive, j'ai vu beaucoup de misère. A Fianarantsoa, dès le lever du jour, des gosses en haillons mendiaient devant les portes des grands hôtels. Mais plus au sud, non loin de Tuléar, sur la côte, je suis également allé à la rencontre des Vezos. Il s'agit d'une ethnie de pêcheurs. Ces derniers habitent des cases, sans électricité ni eau courante, et toute leur existence s'organise autour des sorties en mer, réalisées à l'aide de pirogues à balancier. Or, l'absence de confort à l'occidentale ne semble pas représenter un handicap, pour eux, puisque ni l'électricité ni l'eau courante ne font partie de leur mode de vie. Mieux encore, c'est avec une réelle fièreté qu'ils vanteront les techniques mises en oeuvre pour bâtir la case, ou la pirogue, à partir des matières premières provenant de la forêt tropicale. Aussi peut-on se demander si l'humanitaire, sous couvert de bonnes intentions, ne prétend pas quelquefois plaquer un modèle de société sur des populations pour lesquelles cela n'a pas de sens.
La richesse du pêcheur vezo de la côte malgache, c'est sa pirogue. Que dirait-on s'il dressait à l'entrée de son village une pancarte expliquant que :


60 MILLIONS DE FRANCAIS NE POSSEDENT PAS DE PIROGUE?

Ecrit par : Maminou | 15 mai 2008

Merci, Maminou, pour cette jolie histoire.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2008

Anne-Marie Valette, quelles sont vos sources, je dois admettre que je le trouvais plus clair que ça. J'ai lu "Emile revient vite ils sont devenus fous" et "lettre à un jeune professeur". Je lis également ses écrits sur son site. D'habitude il est un peu plus clair.

En tout cas c'est du grand délire comme d'habitude. Les expressions qui me me font rire : "situation problème" et "groupe classe" au lieu de problème et classe. Je ne citerai pas le classique "référentiel bondissant" au lieu de ballon ou "apprenant" au lieu d"élève.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Vous pensez quoi de wikipédia ?

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Référentiel bondissant, sans blague ? C’est hilarant ! On dirait une « urban legend », non ?

Ecrit par : collombon | 15 mai 2008

Je ne pense pas, en tout cas j'ai lui bien pire que ça. Si vous voulez vous marrez ouvrez un livre de didactique de l'APSA et oui APSA et pas EPS. Selon nos génies de la "didactique" l'APSA
(activité physique et sportive artistique) est le support "culturel" de l'EPS. On y parle de règles et de lois. Vous ne saurez plus si vous êtes en train de lire un livre qui parle de sport ou si vous vous préparez a entrer au barreau.

Ecrit par : farid | 15 mai 2008

Référentiel bondissant, sans blague ? C’est hilarant ! On dirait une « urban legend », non ?
Ecrit par : collombon | 15 mai 2008
Je dois faire un confidence : la seule chose que nous ayons utilisée sans source, Tual-Loizeau et moi, dans Le petit vocabulaire de la déroute scolaire, c'est le "référentiel bondissant". C'est pourtant là-dessus que tout le monde a glosé, y compris Allègre chez Pivot. Ce qui en dit assez long sur l'ignaritude des animateurs de télé et des ministres qu'ils invitent.

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2008

Bon en tout cas "apprenant" pour "élève", ce n'est pas inventé, ça.

Cf. l'excellent article dans l