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29 avril 2008

Primaire encore

Primaire encore…


J'ai défendu les nouveaux programmes de Primaire devant les instituteurs du SNUIPP de Guadeloupe, Saint-Martin et Martinique la semaine dernière. Sans oublier Ripostes, France 2, RMC, et j'en passe. Aujourd'hui encore, sur France-info entre midi et deux, et ce soir sur i-télé. Pendant ce temps, Guy Morel, qui a tout du conseiller occulte pour commission secrète, les défendait sur Radio-Classique. Lui et moi, et quelques autres, nous étions regroupés pour les défendre dans le Monde de l'Education de Mai, qui vient de sortir.
Non que tout nous enchante dans ces programmes. Les quatre heures de gym, par exemple, me paraissent l'une de ces lubies qui mangent un temps qui pourrait être utilisé bien plus intelligemment. Mais les instituteurs ayant la liberté pédagogique, tant que les objectifs sont remplis, rien ne les empêche, par exemple, de considérer les temps de récréation (dont les programmes ne disent rien) comme des moments sportifs — ce qu'ils sont, d'ailleurs, la plupart du temps.
De même, le recul — quel autre terme ? — sur la GS de Maternelle me paraît bien dommage. Quant aux tergiversations sur la division, elles m'inclinent à penser que les maîtres qui auront appris à leurs élèves à diviser par 2 ou 5 oseront les inciter à diviser par 3, 4, 6, 7, 8 et 9. C'est juste une question de rhétorique.

J'ai suffisamment critiqué le ministre, alors que je suis régulièrement accusé par Meirieu et ses disciples d'être son porte-flingue, pour le citer quand je le trouve intéressant. Le discours de présentation des nouveaux nouveaux programmes, prononcé aujourd'hui mardi, ne manque pas de sel. Je le soumets à votre réflexion. XD me semble avoir retrouvé le punch qui permet d'enfoncer les premières lignes, et de passer la balle aux trois-quarts.



Discours de présentation des nouveaux programmes

"Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Il y a près d'un an, le Président de la République me confiait la charge de ce ministère, avec pour mission de lutter contre l'échec scolaire, et notamment l'échec scolaire des plus jeunes.

Il y a plus de six mois, j'engageais une réforme profonde de l'organisation de l'école primaire autour d'un socle de 24 heures communes à tous les élèves, auxquelles s'ajouteraient 2 heures de soutien personnalisé pour les élèves en difficulté. D'autres éléments ont complété ce dispositif, comme la mise en place, dès la rentrée prochaine, de deux heures d'accompagnement éducatif dans toutes les écoles de l'éducation prioritaire, mesure qui sera étendue à toutes les écoles dès la rentrée suivante ; ou encore la mise en place durant les vacances de stages gratuits de remise à niveau pour les élèves en difficulté des classes de C.M.1 et de C.M.2, que nous venons d'expérimenter avec succès. Avec l'ensemble de ces mesures, c'est une nouvelle école qui se dessine, une école qui a la même ambition pour tous ses élèves, mais respecte leur rythme d'apprentissage, sait reconnaître leurs difficultés et trouve le temps de les résoudre. Or une telle école a aussi besoin de repréciser quelles sont les connaissances qu'elle se donne pour objectif de transmettre à tous les élèves.

Il y a deux mois, par conséquent, je vous présentais le texte provisoire des nouveaux programmes de l'école primaire et je vous indiquais mon intention de les proposer à la consultation des enseignants, des familles, et, plus généralement, de tous ceux qui voudraient bien s'assurer qu'ils répondent effectivement aux attentes légitimes des Français, celles d'une école à la fois plus juste, plus ambitieuse et plus réaliste dans ses objectifs.

Il me semblait donc que, près d'un an, plus tard, plus personne ne pouvait ignorer ma volonté de revoir profondément le fonctionnement de l'école primaire. C'était une erreur ! Car, par un curieux paradoxe, plus ces mesures sont connues, plus on s'ingénie à dénoncer leur opacité. Plus elles sont progressistes et plus on les accuse d'être réactionnaires. Plus elles sont modernes et plus on les taxe d'être libérales. Plus elles sont populaires, plus on réprouve leur caractère prétendument populiste. Bref, plus l'école avance, plus le parti du statu quo s'affole.

On me dit que les programmes rédigés entre 1998 et 2002 n'avaient pas encore fait leur preuve. Comme s'il fallait encore sacrifier quelques générations scolaires de plus pour avoir l'assurance définitive de l'échec d'une certaine pensée scolaire ! Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. Ces difficultés se traduisent directement dans le recul de notre système éducatif dans les classements internationaux, notamment dans l'enquête PIRLS qui évalue les compétences en lecture des élèves âgés de 10 ans et dans laquelle la France ne se situe, parmi les pays de l'Union européenne, qu'en fin de classement, devant la Slovénie, la Pologne, l'Espagne, la Belgique francophone et la Roumanie.

On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000 élèves. On me aussi dit qu'il faut relativiser les enquêtes internationales ; prenons alors une enquête française, qui établit que les écoliers de 2007 font deux fois plus de fautes que ceux de 1987 sur le même texte de dictée.

On me dit que ces nouveaux programmes ont été élaborés sans concertation, qu'ils n'ont pas été assez amplement diffusés, examinés, discutés. Or en deux mois, ce sont près de 1 100 synthèses qui m'ont été adressées à partir de la consultation que nous avons organisée auprès des 380 000 enseignants qui se sont réunis lors d'une demi-journée banalisée, spécialement consacrée à cet examen. La page Internet dédiée à ces nouveaux programmes a reçu près de 49 500 connections et 5 500 internautes nous ont adressé leurs commentaires. Conformément à l'engagement que j'avais pris devant vous, je les ai soumis à l'avis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale, et de la commission des affaires culturelles du Sénat qui m'ont fait part de leurs avis. Enfin, et pour que la transparence et l'objectivité soient totales, j'ai décidé de publier le résultat de l'enquête quantitative réalisée par l'institut T.N.S-SOFRES à partir d'échantillons représentatifs de la population française, résultat d'ailleurs très positif puisque 81% des parents interrogés sont favorables au recentrage sur les apprentissages essentiels en français et en mathématiques proposé par les nouveaux programmes. Alors à mon tour, je le demande : en quoi le temps des comités d'experts, parfois auto-proclamés, toujours auto-désignés, était-il plus juste ou plus démocratique que cette consultation ouverte et transparente de l'ensemble des acteurs concernés de près ou de loin par ces nouveaux programmes ?

On me dit, en somme, que les programmes sont une affaire d'experts. Je réponds, moi qui ai été le premier expert de cette maison lorsque j'étais le doyen de l'Inspection générale de l'Education nationale, que les programmes sont l'affaire de la Nation tout entière et que cette responsabilité incombe d'abord au politique.

Car c'est bien en responsable politique, et non en idéologue que j'ai présidé à la rédaction de ces nouveaux programmes. J'assume donc le choix d'un texte plus court, plus lisible, plus efficace, car ce choix correspond au mandat que le Président de la République a reçu des Français et qu'il m'a demandé de mettre en œuvre. Je comprends, naturellement, que ce texte suscite des interrogations, car il marque une rupture assez nette avec les textes précédents, des textes dont l'ambition était sans doute sincère, mais qui restaient marqués par l'idéologie, l'emphase, et l'abstraction.

J'assume aussi les choix pédagogiques qui ont guidé la rédaction de ces nouveaux programmes : le choix de la liberté pédagogique, qui consiste à s'interdire toute prescription de méthode dans la rédaction des programmes, pour mieux mettre en évidence ce qui devra être connu des élèves à l'issue de chaque année et de chaque cycle. Le choix d'un recentrage sur les enseignements essentiels, qui est indispensable pour permettre aux élèves d'accéder aux autres champs du savoir : c'est le choix qu'ont fait avant nous la plupart des grands pays européens. Le choix de progressions annuelles annexées aux programmes et qui permettent aux enseignants comme aux familles de prendre la mesure des progrès réalisés et du chemin qui reste à parcourir.

Pour autant, ces nouveaux programmes ont été enrichis grâce aux remarques qui nous ont été adressées par les enseignants, les familles ou les personnalités qualifiées qui ont été consultées. Sans empiéter sur la présentation détaillée des résultats de la consultation que vous proposera le Directeur général de l'enseignement scolaire dans un instant, je voudrais tout de même prendre trois exemples qui illustreront la façon dont nous avons pris en compte les remarques qui nous ont été faites.

Les enseignants étaient nombreux à demander une référence plus explicite au socle commun défini par la loi du 23 avril 2005. Nous avons fait apparaître explicitement les sept grands domaines de compétences de ce socle. Ils s'interrogeaient aussi sur le déséquilibre entre la réduction de l'horaire hebdomadaire général et l'ajout d'une heure de sport en plus. En accord avec le Président de la République, j'ai proposé que cette heure de sport supplémentaire soit proposée aux élèves dans le cadre de l'accompagnement éducatif, et non plus dans le cadre de l'horaire scolaire proprement dit. Ils demandaient des précisions sur l'horaire qui devait être consacré aux différents apprentissages. J'ai fait figurer dans les nouveaux programmes l'horaire hebdomadaire qui devait être consacré au français et aux mathématiques, et l'horaire annuel qui devait être consacré aux autres apprentissages, une évolution qui répond aussi à la demande du Sénat.

J'ai tenu compte, également, de l'avis de l'Académie des sciences qui demandait que l'approche expérimentale et le rôle de la démarche d'investigation développé dans l'esprit de la Main à la pâte soit clairement souligné dans les programmes.

Enfin, les parents comme les enseignants s'interrogeaient sur la précocité de certains apprentissages. Je les ai entendus, en précisant que la découverte des lettres à l'école maternelle ne devait pas s'apparenter à un apprentissage précoce de la lecture, en rappelant que la division étudiée au C.E.1 ne devait s'appliquer qu'aux divisions par 2 et par 5 dont le produit était un nombre entier et en replaçant l'apprentissage du passé antérieur, dont l'usage est presque exclusivement littéraire, au collège.

J'ai dit que ces nouveaux programmes devraient être évalués aux résultats. Dès l'année prochaine, une double évaluation sera mise en place au C.E.1 et au C.M.2. Elle servira de point de repère pour mesurer les progrès des élèves. J'ai demandé en outre aux inspecteurs de l'éducation nationale d'inspecter le degré de maîtrise des connaissances par les élèves plutôt que les méthodes employées par les enseignants pour y parvenir. Je connais trop la qualité des enseignants pour maintenir un système d'inspection fondé sur la défiance. Je crois à la faculté de tout enfant à progresser, à son rythme, dans la maîtrise des connaissances essentielles. Je voudrais qu'en affirmant cette confiance dans le maître et dans l'élève, et en réhabilitant ce lien particulier qui est au fondement de tout apprentissage, l'institution scolaire retrouve elle aussi ce qui fait la grandeur de sa mission.

Je vous remercie."

Xavier Darcos

Pour copie conforme : JPB

PS. Tout le monde aura compris que la Note précédente arrivait à saturation (c'est bien beau de ne jamais censurer personne, mais ça prend de la place), et que la note suivante (sur la classe de Seconde, dont "l'indifférenciation" me semble avoir vécu) n'est pas tut à fait prête — ni complètement pensée.

Commentaires

Il faut reconstruire la maison école. Et c'est par la base qu'il faut la reconstruire comme toute bonne maison. Je suis sidéré de la position des syndicats traitant de réactionnaire voire de fasciste cette réforme sous prétexte qu'elle met fin à l'"épanouissement de l'enfant". On ne va pas à l'école pour s'épanouir, mais pour apprendre. L'épanouissement se fait en gagnant la liberté que confère le savoir. Il faut sauver les nouvelles générations. Voici, tirées des brevet blanc que je viens de corriger quelques "perles" (si je peux m'exprimer ainsi) de nos petits chéris par ailleurs fort épanouis. Parfois en corrigeant mes copies, j'ai envie de me retirer dans un monastère, loin du monde et des pédagogistes.
NB : Le vocabulaire et l'orthographe des élèves ainsi que leur syntaxe ont été retranscrits fidèlement :

"Le marechal Pétain collabore afin qu’il sauve sa peau .

En cote d’Ivoire, en septembre 2002 , le pays s’est retrouvé divisé en une partie.

Durant cette guerre beaucoup de juifs fût tués d’autre se planqués et survit (note du correcteur : les lâches !)

Il eu beaucoup de changement de gouvernement en Allemagne, cela à declanché beaucoup de meurtre de personne haut placé

Durant d’années le Marechal Pétain fit de la résistance sur le sol français mais il fut énormément de mort pour que le traité de Versailles fut signé


Les missions de l’ONU sont multiples : la défense de notre pays avec une arme nucléaire

Les groupes terroristes qui sont à l’auteur des attentats sont : l’Irak, Panama, Haïti et la Somalie

Le groupe terroriste c’est un groupe de terroriste Israëliens

Pendant l’année 1942, le general Petain passa un message par la radio au peuple français vivant en angleterre de le rejoindre pour combatent les Allemands.

Le groupe terroriste qui est l’auteur de l’attentat du 11 septembre est les nazis

Les pays membres de l’ALENA sont Mexique, Los Angeles, New York, Etats-Unis

Le groupe terroriste des attentats du 11 sept sont des Irakiens

Les Americains ont aussi une ligne de boisson inagler Coca Cola. Mais il y a une limite à ne pas franchir, la 3eme guerre Mondiale"

Alors vite, remettez nous une bonne école réactionnaire !

Écrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008

Et ça continue vers le haut.
Sur deux classes de prépas scientifiques, entre hier et aujourd'hui, deux élèves seulement avaient entendu parler de la république de Weimar. Or, on n'arrête pas de mettre la Shoah au programme — si je puis ainsi m'exprimer. Mais faute d'expliquer ce qui a permis l'arrivée d'Hitler au pouvoir, du Traité de Versailles au glissement de la petite bourgeoisie allemande vers le lumpen, on en finit par représenter le nazisme comme un lapin sorti de quelque obscur chapeau. Et c'est comme ça que la Shoah — une autre, avec une autre cible — sera quelque jour remise… au programme et à l'actualité par de nouveaux barbares.

Vous en voulez encore ? Copies de grammaire du CAPES de Lettres — en temps réel. Pour expliquer le mot "trouvailles", un candidat explique qu'il est formé sur "trouver", avec un suffixe "aille" — "le même que dans "épouvantaille".
Et un autre, auquel on demandait d'analyser "se surpasser", explique doctement que cela vient de "passer" — certes —, auquel on a adjoint le préfixe "sur", — et que "passer vient du verbe latin patio (sic !), qui signifie "souffrir"", ce qui l'amène à conclure que "se surpasser", c'est "aller au delà de la souffrance". Le tout à propos d'un texte de Proust sur une cantatrice — chauve, probablement.
À BAc + 4 ou 5. Que faire, comme disait le cher Oulianov ?
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2008

Darcos n’est pas un imbécile. On peut supposer que ceux qui ont rédigé ces programmes ne le sont pas davantage. Il n’y a donc aucun recul. Sachant ce qui les attendait, ils ont fait semblant de mettre la barre plus haut qu’ils ne le souhaitaient pour pouvoir ensuite faire semblant de reculer. C’est le b-a, ba de la politique dont on sait qu’elle est la continuation de la guerre par d’autres moyens. Or que disait le grand Clausewitz ? La guerre, c’est « l’art de monter aux extrêmes pour obtenir quelque chose ». Pour ma part, je suis satisfait de ces programmes tels qu’ils sont devenus. Sauf pour la Main à la pâte. Mais comment ne pas tenir compte de l’avis de l’Académie des sciences ? C'est à eux qu'il faudrait expliquer les choses.

Écrit par : Pedro Cordoba | 29 avril 2008

eh oui Jean Paul, la cantatrice se coiffe toujours de la même façon, Ionesco illustre parfaitement la déliquescence de l'apprentissage (il faut absolument relire cette monstrueuse merveille qu'est la leçon, ce professeur qui viole et tue son élève après l'avoir enfumé d'un jargon pédagogiquo nihiliste.
Le pire, c'est que ce que vous relevez dans votre com, nous le faisons tous les jours! Vous pensez bien que je ne conçois pas un cours sur le nazisme sans faire le lien avec le traité de Versailles et la difficile transition d'un pays qui n'a jamais connu la démocratie et qui se voit doter d'un régime type 5e République (Weimar), le tout dans une tradition d'antisémitisme remontant à fort loin (rappelez vous les décrets anti juifs en Prusse au XVIIIe siècle interdisant les activités d'artisanat aux Juifs). On n'étudie pas non plus Staline sans avoir auparavant tracé un tableau de la Russie des tsars depuis le XIXe siècle et sa place dans l'espace géopolitique. Ca prend un temps fou, ça n'est pas au programme, mais c'est totalement nécessaire. Seulement les élèves de troisième (d'années en années la situation empire, je me dis parfois avec espoir que la région de l'Eure est vraiment sinistrée) sont épouvantablement mal éduqués (pour la première fois cette année des ricanements ont suivi la projection de Nuit et Brouillard), totalement immatures et sutout, ne savent pas apprendre une leçon et n'en n'ont pas le courage. La moyenne du brevet blanc sur les trois matières et toutes les troisième confondues : 39/120. ... A méditer.

Écrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008

Non que tout nous enchante dans ces programmes. Les quatre heures de gym, par exemple, me paraissent l'une de ces lubies qui mangent un temps qui pourrait être utilisé bien plus intelligemment

JP Brighelli

Cette dernière remarque me paraît quelque peu déplacée. Ce n'est pas un luxe pour les jeunes élèves du primaire, dont une majorité vit dans des grandes villes, et pour la majorité de cette majorité pratiquement sans jamais faire de sport ou d'exercices physiques autrement que par le biais d'une console de jeu, de recevoir une "éducation physique" dans le cadre scolaire, à raison de 4 ou 5 heures par semaine, soit une heure pas jour!
Franchement, où est le scandale? Si scandale il existe , il est plus dans le rétrécissement du temps de présence des enfants à l'école. Sans parler bien entendu de l'incompétence, bien souvent, des professeurs des écoles pour enseigner correctement cette discipline.

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2008

la quasi totalité des enseignantes de maternelle est, à ce jour totalement incapable de mettre en oeuvre cet apprentissage. Cette situation est d'autant plus gênante que, dans le système actuel ,aucun formateur ne peut leur apprendre !
Quoi qu'il en soit, depuis cet après midi,cette question n'est déjà plus d'actualité.
Thierry Venot

Faudrait qu'elles se dépêchent d'apprendre à mettre en oeuvre des tas de choses ( en se bottant les fesses on arrive à apprendre tout seul, sans formateurs), parce que tout cela va se terminer par la fermeture de la maternelle et son remplacement par des garderies municipales ou privées. Pourront pleurer quand on en sera là.
GM

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2008

Ah bah ça, pour sûr ! Et puis encore qu'elles se demanderont bien pourquoi on est si méchant avec elles.

Sur mes 6 élèves de Grande Section, 6 déchiffrent tous les mots réguliers et les écrivent en écriture cursive dans un cahier à lignes un peu larges (4 mm).
Aujourd'hui, en calcul, ils avaient à calculer :
9 - 1 = ..., 9 - 2 = ..., 9 - 3 = ... etc. jusqu'à 9 - 8 (dans le désordre évidemment) et 9 - ... = 6, 9 - ... = 2, etc.
En histoire, K. nous a résumé la leçon d'hier : "Jeanne d'Arc était une "fermière", elle est allée chercher le fils du roi fou qui s'était caché loin parce que les Anglais lui avaient pris son pays et elle l'a emmené dans une autre ville pour qu'on lui mette sa couronne de roi sur la tête."
Si j'ai bien compris ce que j'ai lu en diagonale, elle est presque prête pour le CAPES d'Histoire, non ?

Écrit par : catmano | 29 avril 2008

En histoire, K. nous a résumé la leçon d'hier : "Jeanne d'Arc était une "fermière", elle est allée chercher le fils du roi fou qui s'était caché loin parce que les Anglais lui avaient pris son pays et elle l'a emmené dans une autre ville pour qu'on lui mette sa couronne de roi sur la tête."
Si j'ai bien compris ce que j'ai lu en diagonale, elle est presque prête pour le CAPES d'Histoire, non ?

Ecrit par : catmano | 29 avril 2008

Un grand souvenir pour moi, cette fameuse histoire de Jeanne D'Arc...
Il avait fallu leur dire que cette pauvre jeune femme si courageuse et entreprenante avait fini brûlée vive sur un bûcher...
Et dans un silence consterné, une petite voix s'était élevée :
"Mais, maîtresse, ce n'est pas une histoire vraie?"
A la suite de "mon aveu quelque peu gêné" un "oh! yé! très alsacien avait fusé, et les larmes s'étaient mises à couler sur les joues de cette petite de 7 ans...

Trop fragile pour le CAPES d'histoire, la pitchoune !!!

Écrit par : Maminou | 29 avril 2008

Je suis en train de me pencher sur les instructions de Ferry (JULES!) quant aux méthodes qu'il préconisait pour le primaire ( celui du peuple) et suis effarée de ses inflexions pédagogistes, et du pur puérocentrisme Pestalozzien.
Quand je vous dis qu'il faut éradiquer les racines du mal et pas seulement traiter ses effets...
On n'en prend pas le chemin malgré tous ces efforts ô combien méritoires et non moins essentiels.

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2008

Il la poursuivit dans l'église tout entière" / Mérimée, fin de la fameuse dictée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril

N'eût-il pas été préférable que vous poursuivissiez Darcos dans le royaume tout entier ?????

Ecrit par : Amélie | 29 avril 2008
J'ai défendu les nouveaux programmes de Primaire devant les instituteurs du SNUIPP de Guadeloupe, Saint-Martin et Martinique la semaine dernière. Sans oublier Ripostes, France 2, RMC, et j'en passe. Aujourd'hui encore, sur France-info entre midi et deux, et ce soir sur i-télé. Pendant ce temps, Guy Morel, qui a tout du conseiller occulte pour commission secrète, les défendait sur Radio-Classique. Lui et moi, et quelques autres, nous étions regroupés pour les défendre dans le Monde de l'Education de Mai, qui vient de sortir.

Ecrit par : brighelli | 29 avril

Vous le poursuivîtes réellement , donc !!

Écrit par : Amélie | 29 avril 2008

Ca prend un temps fou, ça n'est pas au programme, mais c'est totalement nécessaire. Seulement les élèves de troisième (d'années en années la situation empire, je me dis parfois avec espoir que la région de l'Eure est vraiment sinistrée) sont épouvantablement mal éduqués (pour la première fois cette année des ricanements ont suivi la projection de Nuit et Brouillard), totalement immatures et sutout, ne savent pas apprendre une leçon et n'en n'ont pas le courage. La moyenne du brevet blanc sur les trois matières et toutes les troisième confondues : 39/120. ... A méditer.

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008

Si ça peut vous consoler, il n'y a pas que la région de l'Eure.

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

A propos de Jeanne d'Arc, voici un sketch à faire jouer à vos 6° :

Jeanne d’Arc tricote.
Narrateur :
- On dit que Jeanne d’arc a entendu des voix de saints lui demandant de chasser les Anglais de France. C’est vrai… mais ça n’a pas marché du premier coup. Regardez plutôt !

Elle continue à tricoter. Un mouton bêle, elle lui envoie un bisou de la main, les chien aboie, elle lui caresse la tête.
Soudain, elle lève la tête de côté et écoute, stupéfaite. Elle fait non de la tête, et se remet au tricot, tendue. Ça recommence. Elle refait non, tête baissée. Ça recommence. Elle refait non, tête baissée. Le mouton rebèle, elle lui tire la langue, le chien raboie, elle lui donne un coup d’aiguille. Ça recommence. Elle refait non, puis regarde, sèchement. Elle écoute. Fait oui de la tête, à trois reprises mais sèchement. Puis elle tend la main, se frottant le pouce et l’index. Et d’un coup elle crie, toujours en regardant :
- Non ? Et ben TIENS ! (bras d’honneur).

Ok, je sors.

Écrit par : PMB | 29 avril 2008

Durant cette guerre beaucoup de juifs fût tués d’autre se planqués et survit (note du correcteur : les lâches !)


Alors vite, remettez nous une bonne école réactionnaire !

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008

J'ai bien peur qu'ils ne comprennent pas non plus l'ironie".

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

En histoire, K. nous a résumé la leçon d'hier : "Jeanne d'Arc était une "fermière", elle est allée chercher le fils du roi fou qui s'était caché loin parce que les Anglais lui avaient pris son pays et elle l'a emmené dans une autre ville pour qu'on lui mette sa couronne de roi sur la tête."
Si j'ai bien compris ce que j'ai lu en diagonale, elle est presque prête pour le CAPES d'Histoire, non ?

Ecrit par : catmano | 29 avril 2008

A peu près !

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

C'est quoi cette ironie ?
Vous rendez-vous vraiment compte que c'est de vos élèves dont vous causez en sirotant votre pastis ?
Cette distance blasée ......
J'espère que votre paie est bien virée à la fin du mois !

Quand je vous dis que les enfants sont disponibles pour la passion ..... que s'est-i passé pour qu'ils passent à côté ?

vraiment je ne comprends pas vos entrechats .... ou je ne les comprends que trop bien et dans ce cas .... vous devriez vous cacher ............ ou vous tirer en Martinique .... chasser les vilains racistes qui s'y terrent !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
même ça ... en aurez-vous le courage .... ?



Quand je vous dis qu'il faut éradiquer les racines du mal et pas seulement traiter ses effets...
On n'en prend pas le chemin malgré tous ces efforts ô combien méritoires et non moins essentiels.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2008


????


.

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

Les programmes sont comme les ministres, on finit toujours par les remplacer. Patience. Viendra le temps où l'on n'entendra plus les Brighelli, Marseille et autres Morel ( au fait c'est qui ce mec ?).

Écrit par : aliscan | 30 avril 2008

Guy Morel est membre du Grip, a écrit plusieurs ouvrages ("petit vocabulaire de la déroute scolaire" "le livre noir de l'éducation nationale",etc.). Il est intervenu également dans le remarquable documentaire "Éducation nationale, un grand corps malade" diffusé le jour de la rentrée sur canal plus et qui circule encore sur la mule. Bref, c'est un mec bien qui donne de son temps et de son énergie pour se battre avec nous pour que l'école de la République redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un lieu d'étude.

Écrit par : Manu | 30 avril 2008

Guy Morel est membre du Grip, a écrit plusieurs ouvrages ("petit vocabulaire de la déroute scolaire" "le livre noir de l'éducation nationale",etc.). Il est intervenu également dans le remarquable documentaire "Éducation nationale, un grand corps malade" diffusé le jour de la rentrée sur canal plus et qui circule encore sur la mule. Bref, c'est un mec bien qui donne de son temps et de son énergie pour se battre avec nous pour que l'école de la République redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un lieu d'étude.

Écrit par : Manu | 30 avril 2008

Désolé pour la répétition (bug)

Écrit par : Manu | 30 avril 2008

Qui est Guy Morel ?

Dans la vie il y a deux sortes d'individus, ceux qui tiennent les fusils et ceux qui creusent !

Avant les fusils étaient tenus par Meirieu, Fracko, Charmeux et quelques autres ... Aujourd'hui donc, Brighelli, Le Bris, Delord, Morel ... les ont plus ou moins remplacés.
( Plus ou moins car il y a encore par-ci, par-là un Cohn ou une FCPE en embusade, voire un Allègre ... )

Ce sont - comment dire ? - les nouveaux experts.

NOUS, ON CREUSE !

Le plus drôle, enfin, si on veut, c'est que ceux qui tiennent les fusils, ont derrière eux une armée qui les tient - nous avec d'ailleurs, pauv' cons que nous sommes - en ligne de mire avec des gros calibres : directives de Bruxelles, stratégie de Lisbonne, OMC et j'en passe ... Ils ne l'ignorent pas, je pense, ils font avec ... Ou ne veulent pas savoir ...

NOUS ON CREUSE !

Désolé, Guy, j'ai pas pu m'en empêcher ...
Et puis, je le pense vraiment !

Écrit par : Hervé | 30 avril 2008

Avant les fusils étaient tenus par Meirieu, Fracko, Charmeux et quelques autres ... Aujourd'hui donc, Brighelli, Le Bris, Delord, Morel ... les ont plus ou moins remplacés.

Ecrit par : Hervé | 30 avril 2008

C'est curieux, nous sommes encore quelques centaines de milliers de professeurs a toujours avoir un canon sur la tempe. Et ceux qui tiennent le flingue ne sont pas ceux que vous dénoncez : je peux vous assurer que les inspections n'ont pas lieu, pour 99 % d'entres elles, selon les critères de Guy Morel, Marc le Bris ou Brighelli. Sans quoi des mecs comme moi avanceraient au grand choix en lieu et place de l'ancienneté.

Un type comme Marc Le Bris, malgré sa notoriété, est exactement dans le même cas : son engagement lui coûte quelques centaines d'euros tous les mois. Une paille, quand on a un salaire d'instit.

Les faits sont têtus comme disait l'autre...

Écrit par : Manu | 30 avril 2008

Bof, ce n'est qu'une question d'heures ...

Et j'ai bien dit : "... plus ou moins remplacés. ( Plus ou moins car il y a encore par-ci, par-là un Cohn ou une FCPE en embuscade, voire un Allègre ... )"

Vous m'avez mal lu ...

Et puis le coup de la carotte et du bâton ce n'est pas d'aujourd'hui ! La loterie de l'avancement ou du hors classe - aussi bien que le délit de sale gueule pédagogique - je connais ... J'ai donné ! Note pédagogique bloquée depuis quatre ans à la suite d'une inspection houleuse ... On n'était pas vraiment d'accord sur les "séquences" et sur un certain vocabulaire techniciste à la con, si vous voyez ce que je veux dire ! Marc Le Bris a peut-être les mêmes soucis, mais il n'est vraiment pas le seul ... D'autant que, si je ne me trompe, il bénéficie d'une "expérimentation" subventionnée au titre de SLECC ... Au fait où on en est ? Il y a des résultats ? Des résultats comparables, bien sûr, à ceux d'une classe ZEP de La Courneuve (car tout de même, la petite école de Médréac, avec ses effectifs plutôt tranquilles ... son double niveau, CP-CE1 ... je demande à voir ...)

Et il ne sera jamais question de "mérite" en la matière mais de bien autre chose ... Cessez d'être naîf !

Non, ce que je voulais dire et ce qui me tracasse c'est l'apparition d'un nouveau dogme "pédagogique" (il faut bien appeler un chat un chat) alors que le métier que j'aime, et je je pratique depuis tant d'années, est bien fait de sueur et de sang ; enseigner est un art (avec quelques apports scientifiques, tout n'est pas à mettre à la poubelle !)

Les experts ne sont pas sur le terrain, par principe ... Il faut faire confiance à ceux qui creusent ... Ils ont des tas d'idées !

Enfin, pas tous ... :-) Ah ! Je viens de voir à la télé une classe de CP et toutes ces photocopies sur les tables, ces cases à cocher, ces images à coller ... C'est là que ça coince : où sont les livres, les cahiers et les stylos ?

Et puis encore une fois, lisez mon message en entier !

L'essentiel est là :
"Le plus drôle, enfin, si on veut, c'est que ceux qui tiennent les fusils, ont derrière eux une armée qui les tient - nous avec d'ailleurs, pauv' cons que nous sommes - en ligne de mire avec des gros calibres : directives de Bruxelles, stratégie de Lisbonne, OMC et j'en passe ... Ils ne l'ignorent pas, je pense, ils font avec ... Ou ne veulent pas savoir ..."
http://motstocsin.autonomie.org/html/horreurs/index.htm

Le socle, les compétences ... Tant qu'on n'en sortira pas, autant dire qu'on pédale dans la semoule ... Brighelli encore plus que Meirieu puisque l'ex-gourou-toujours-gourou est pour ...

Et puis Darcos, comme a dit quelqu'un c'est bien un des ministres de Sarkozy ! Non?

Écrit par : Hervé | 30 avril 2008

Je me doutais bien qu'avec un tel pseudo, guedbralec27 était dans l'Eure. Mais où ? J'y ai enseigné sept ans, et je n'ai pas souvenir d'élèves particulièrement retardés — il y en avait même quelques-uns très éveillés. La seule chose : dans le collège où je sévissais arrivaient essentiellement les enfants de prolos et petits employés, les "riches" envoyaient les leurs dans le privé à Evreux — il y a 25 ans déjà.
JPB
PS. Souvenir d'élève. J'expliquais — en cinquième — la notion de "paradoxe". Exemple : celui de Zénon. Faisant mon petit pédagogue, je dessine un arc, une flèche et une cible au tbleau, et je leur demande en vertu de quel phénomène, ou raisonnement, on peut affirmer que la flèche n'atteindra jamais la cible. Déluge immédiat d'hypothèses animistes, la flèche est courbe, le tireur est naze, la cible est trop loin, etc. Puis une petite gamine — adoptée, si je me rappelle bien, et fort bonne élève — ayant attendu que le flot se retire, a levé la main d'un air matois en disant qu'elle saait, elle. "Oui ?" "C'est parce qu'il y avait une goutte de lait au bout d ela flèche…" J'ai dû avoir l'air légèrement stupide, et j'ai r&pété : "Oui ?" "Et, at-elle ajouté en se donnant le luxe de ne pas sourire, le lait a tourné." Collège du Neubourg, vers 1980.

Écrit par : brighelli | 30 avril 2008

Elles ont bien fait de refuser l'apprentissage en grande section.Ce sera plus facile de transformer la maternelle entière en crèche,le moment venu,puisque la plupart du temps on n'y fait plus autre chose que de la garderie.
.
Ah geignait une belle directrice d'Ecole ayant un CE1 hier à la télé,ce qu'on nous demande de faire (la division) maintenant sera bien trop dur pour leur âge.
Et sur son tableau ,on pouvait lire:
Grammaire
GNS+GV
Tête à claques ,va!

Écrit par : bernard | 30 avril 2008

Bilan de stage de formation continue, à l'IUFM; (pratiques artistiques; musique et arts visuels);
"de toutes façons, on continuera chant, écoute musicale et pratiques artistiques en général; les nouveaux textes ne nous en empêcheront pas le moins du monde".
Avis unanime de quatorze institutrices et instituteurs chevronnés.
Pendant combien de temps?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

"Je me doutais bien qu'avec un tel pseudo, guedbralec27 était dans l'Eure. Mais où ? J'y ai enseigné sept ans, et je n'ai pas souvenir d'élèves particulièrement retardés — il y en avait même quelques-uns très éveillés.
Ecrit par : brighelli | 30 avril 2008"

Je suis né à Gisors, ai vécu à Vernon, débuté ma carrière à Evreux en 1989 et exerce depuis 11 ans à Gisors. J'ai pu voir une lente glissade depuis les 7 dernières années, en comparant les moyennes des troisièmes (on est passé en moyenne de 11.5 en 2001 à 8.8 cette année). J'ai eu une scolarité normale dans un collège un peu rural, et j'ai eu la chance de passer entre les gouttes de la réforme Haby (collège entre 1976 et 1980), je la précédais d'un an. Mon professeur d'anglais de Terminale a eu une grave dépression deux ans après notre passage en "gérant" la faune nouvelle déscolarisée. Aujourd'hui, à Gisors, la population est environ à 40 % parisienne délocalisée (dont la moitié préfère le privé, chiffre en augmentation), et 60 % locale pauvre (voire très pauvre) et d'origine immigrée (je note l'attitude souvent exemplaire des Kabyles, asiatiques, les enfants d'Afrique noire ayant bien plus de mal à intégrer un système souvent matriarcal (et tant pis pour le politiquement correct). Il y a dix ans une classe se divisait en 1/3 de très bon, 1/3 de moyens et 1/3 d'élèves en grandes difficultés. Depuis deux ans dans une classe de 25, 10 à 12 élèves ont dans ma matière entre 0 et 4 de moyenne et en moyenne générale moins de 9/20 (on sait la plaisanterie qu'est pourtant la moyenne d'un bulletin en collège qui soit en plus prendre en compte depuis trois ans la fameuse "vie scolaire" prenant surtout en compte les absences et les retards, monstre de démagogie qui voit de très mauvais élèves bénéficier d'une note approchant les 18 ou 19, comptant bien évidemment en coefficient 1 comme les autres matières).

Écrit par : guedbralec27 | 30 avril 2008

Les programmes sont comme les ministres, on finit toujours par les remplacer. Patience. Viendra le temps où l'on n'entendra plus les Brighelli, Marseille et autres Morel ( au fait c'est qui ce mec ?).

Ecrit par : aliscan | 30 avril 2008

Manu vous a répondu aliscan. Guy Morel est un type bien, un type qui ne tient pas le fusil, qui ne tire pas dans le dos des copains, un type honnête qui a des idées claires, des convictions et qui les défend.

Pas comme les vôtres à vous de copains, ceux qui tiennent les fusils depuis trente ans pendant que nous creusons, les Meirieu, les Charmeux, les Frackowiack, sans compter les politiciens et les rouages intermédiaires du mammouth, dont les "voix", pareilles à celles des sirènes, ces voix des utopies mortifères, conduisent vers les récifs du naufrage.

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Bilan de stage de formation continue, à l'IUFM; (pratiques artistiques; musique et arts visuels);
"de toutes façons, on continuera chant, écoute musicale et pratiques artistiques en général; les nouveaux textes ne nous en empêcheront pas le moins du monde".
Avis unanime de quatorze institutrices et instituteurs chevronnés.
Pendant combien de temps?

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Christophe, connaissez-vous la situation des professeurs d'éducation musicale en collège ?

J'en connais deux autour de moi, complètement démolis parce qu'ils ne sont pas reconnus en tant qu'artistes et ne peuvent pas exercer leur métier. L'un d'entre eux a été gravement saqué par un petit idéologue arriviste qui a raté ses études en conservatoire et qui débine publiquement les programmes de X. Darcos.

Où avez-vous lu dans les nouveaux programmes que les professeurs des écoles ne pourront plus faire de chant, d'écoute musicale et de pratiques artistiques ?

C'est justement ce que X.Darcos voudrait remettre à l'honneur.

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Robin, je sais de qui vous voulez parler. Je suis complètement d'accord avec vous! Et, en plus, cet individu ne peut pas non plus supporter l'IUFM, n'ayant aucun pouvoir sur les personnes qui y enseignent.
Concernant la deuxième partie de votre message, j'aimerais que vous ayez raison. Mais moins d'heures de cours, plus de français et de math, plus d'EPS, une heure d'histoire de l'art... Faisons les comptes. Même si j'ai beaucoup perdu depuis le bac, (C, pourtant), c'est de l'arithmétique de base... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Mais moins d'heures de cours, plus de français et de math, plus d'EPS, une heure d'histoire de l'art... Faisons les comptes. Même si j'ai beaucoup perdu depuis le bac, (C, pourtant), c'est de l'arithmétique de base... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Quel est "l'état des lieux" actuellement en ce qui concerne la partique musicale en primaire ? (en dehors des classes CHAM)

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Difficile de vous répondre... Les pratiques en maternelle, tout en étant très loin évidemment d'être parfaites, sont réelles, (chant essentiellement, et écoute).
En élémentaire, c'est une autre paire de manches, et on voit vraiment "de tout". Depuis du haut niveau, (assez rare), jusqu'à l'absence totale de la mention de ces disciplines dans l'emploi du temps.
Ce que je vous dis est très "global", ;-( mais, si je devais vraiment porter une évaluation, je dirais évidemment... "Peut mieux faire".

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

"Ils s'interrogeaient aussi sur le déséquilibre entre la réduction de l'horaire hebdomadaire général et l'ajout d'une heure de sport en plus. En accord avec le Président de la République, j'ai proposé que cette heure de sport supplémentaire soit proposée aux élèves dans le cadre de l'accompagnement éducatif, et non plus dans le cadre de l'horaire scolaire proprement dit."
Darcos, Discours de présentation des nouveaux programmes

Écrit par : Philippe | 30 avril 2008

"Bref, plus l'école avance, plus le parti du statu quo s'affole."

Bravo, Monsieur le Ministre! Bien envoyé!

N'oubliez pas, s'il vous plaît, de préciser aux principaux de collège qui comprennent moins vite que les autres - c'est le cas de la mienne - que l'option de découverte professionnelle de 3 heures en 3ème s'adresse avant tout aux élèves relativement en difficulté et qui souhaitent réfléchir à une orientation plutôt "courte" et qu'elle ne doit en aucun cas regrouper tous les bons élèves de ce niveau - au détriment d'options de culture telles que le grec - par exemple. Dans mon collège, on est allé jusqu'à faire des entretiens de sélection pour vérifier que les élèves qui choisissaient l'option de DP 3 étaient de bons élèves motivés et cela sous prétexte que l'option ne devait pas rassembler les élèves en difficulté et les perturbateurs. C'est détourner les textes, me semble-t-il, pour se mitonner un petit public bien agréable et avoir trois heures confortables.
J'ai aussi expliqué ci-dessus que ledit public de bons élèves trouve cette option "nulle" et regrette bien de ne pas avoir choisi plutôt le grec.

Écrit par : Jean | 30 avril 2008

1er degré.

24 heures ,4 jours,il n'y a plus une minute à perdre,effectivement.
1 tu remonteras à l'heure des récréations.
2 tu feras moins de sorties pédagogos inutiles avec tes élèves.
3 tu supprimeras la fête scolaire et ses préparatifs fête qui ne veut plus rien dire.
4 tu travailleras scolairement jusqu'au dernier jour,disons jusqu'à l'avant dernier jour de classe en juin.
5 tu ne demanderas pas des réunions professionnelles sur le temps de travail scolaire.
6 tu exigeras que le gouvernement rende rationnels tous les ponts en Mai.
Et quant tu auras compris qu'on peut tout faire en 24 heures avec ces programmes plus clairs,tu te relâcheras un peu comme à la belle époque de Jacques Lang.

Écrit par : bernard | 30 avril 2008

Ce que je vous dis est très "global", ;-( mais, si je devais vraiment porter une évaluation, je dirais évidemment... "Peut mieux faire".

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Oui, évidemment, tout dépend des centres d'intérêt et des compétences de l'enseignant.

Combien y avait-il d'heures de musiques prévues dans les programmes de 2002 et cette plage horaire était-elle, à votre avis, bien utilisée ?

D'une façon générale, en dehors des CHAM, n'y a-t-il pas un problème à l'école primaire au niveau de l'éducation musicale (absence d'enseignants "spécialisés").

Quelles sont les modalités de la formation à l'enseignement de l'éducation musicale en IUFM, toujours au niveau du primaire ? Est-ce obligatoire ?

Seriez-vous personnellement favorable au recours à des intervenants extérieurs ?


Question à Christophe :

Combien y avait-il d'heures de musique, toujours en primaire, dans les programmes de 2002 ?

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Question à Christophe :

Combien y avait-il d'heures de musique, toujours en primaire, dans les programmes de 2002 ?

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Question déjà posée. Mauvaise manoeuvre !

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

1er degré.

24 heures ,4 jours,il n'y a plus une minute à perdre,effectivement.
1 tu remonteras à l'heure des récréations.
2 tu feras moins de sorties pédagogos inutiles avec tes élèves.
3 tu supprimeras la fête scolaire et ses préparatifs fête qui ne veut plus rien dire.
4 tu travailleras scolairement jusqu'au dernier jour,disons jusqu'à l'avant dernier jour de classe en juin.
5 tu ne demanderas pas des réunions professionnelles sur le temps de travail scolaire.
6 tu exigeras que le gouvernement rende rationnels tous les ponts en Mai.
Et quant tu auras compris qu'on peut tout faire en 24 heures avec ces programmes plus clairs,tu te relâcheras un peu comme à la belle époque de Jacques Lang.

Ecrit par : bernard | 30 avril 2008

Je suis tout à fait de votre avis, bernard. Ceux qui poussent des cris d'orfraie sont ceux qui ne faisaient rien avec leurs élèves, et à qui le temps manquait pour ne rien faire. Avec des programmes plus clairs et plus précis, on peut resserrer les horaires. L'enseignement n'est pas une affaire de quantité d'heures.

Écrit par : Jean | 30 avril 2008

.................!

Écrit par : Saperlipopette | 30 avril 2008

Le post d’Hervé – « les gros calibres » de Bruxelles, Lisbonne, OMC, etc. – permet de faire le lien avec le fil précédent et le coup de colère de JPB. Darcos avait les mains à peu près libres avec le primaire car la seule opposition était celle des pédagos, qui s’imaginent être de gauche. La question était purement idéologique. Le primaire n’est pas un enjeu pour l’armée néo-libérale puisqu’il ne débouche plus, depuis fort longtemps, sur le marché du travail. Autrement dit, ils s’en foutent. Les choses deviennent ensuite de plus en plus ardues : collège, lycée, supérieur. Dans le secondaire, la pression sarko-libérale est plus forte car il faut commencer à s’assurer de la rentabilité des investissements et de la future « employabilité » des élèves. L’instruction ne compte plus vraiment, pas plus d’ailleurs que l’éducation. L’une et l’autre laissent la place aux « formations ». Quand on arrive dans le supérieur, il n’y a plus le moindre doute. Pécresse, c’est l’anti-Darcos à la fois dans son itinéraire personnel et dans les mesures qu’elle prend. Une néo-libérale pure et dure, mais version française (étatisme autoritaire, centralisateur et stupide). D’où une loi sur la prétendue « autonomie » des Universités qui organise en fait le contraire et, d’autre part, une professionnalisation à outrance de tous les cursus, y compris les humanités.

Lorsqu’on dénonce la collusion entre l’armée des pédagogues et celle des néo-libéraux, comme le font les « mots-tocsin », il faut tenir compte de ces paliers et de ces niveaux d’enseignement. On peut très bien avoir de bons programmes en primaire mais cela ne résout rien puisque tous les élèves continuent au moins cinq ans de plus. Or ce qui est déterminant par la suite ce ne sont plus les programmes mais les débouchés et la rentabilité : orientation, séries, sélection à l’entrée du supérieur (BTS, IUT, prépas) ou pas (université), professionnalisation des diplômes, redistribution des budgets, etc. Les adeptes de « l’économie de la connaissance » (stratégie de Lisbonne) ne s’intéressent vraiment qu’à l’enseignement supérieur, très peu au secondaire et pas du tout au primaire. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la diminution des postes dans le secondaire (pas assez rentable), la disparition d’options inutiles (latin, grec, arts) ou les programmes déplorables des lycées professionnels (pour ce que j’ai pu en lire ici même). On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Écrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

A propos des pédagogistes, j'ai parlé de la voix des sirènes, j'aurais pu évoquer, aussi bien, le joueur de flûte de Hamelin :


" Pendant ce temps le joueur de flûte suivi des enfants qui chantaient à tue-tête, arrivèrent à la montagne située derrière la ville. Ils étaient si heureux que personne n'aurait jamais pu les faire changer de route. Au son de la flûte la montagne s'entrouvit et tous, le joueur de flûte en tête, passèrent l'un après l'autre à travers la porte qui se referma aussitôt. Resta dehors un petit boiteux qui n'avait pu marcher aussi vite que les autres. Lorsqu'ils arrivèrent, les citoyens le trouvèrent en pleurs si triste de n'avoir pu entrer avec ses compagnons.

Des enfants il n'y avait plus trace et personne n'a jamais su ce qu'il en était advenu. "

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

"de Hameln", Robin, "de Hameln"!

Écrit par : Jean | 30 avril 2008

Les adeptes de « l’économie de la connaissance » (stratégie de Lisbonne) ne s’intéressent vraiment qu’à l’enseignement supérieur, très peu au secondaire et pas du tout au primaire. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la diminution des postes dans le secondaire (pas assez rentable), la disparition d’options inutiles (latin, grec, arts) ou les programmes déplorables des lycées professionnels (pour ce que j’ai pu en lire ici même). On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Excellente analyse ; tout à fait d'accord avec vous !

Écrit par : Victor | 30 avril 2008

J'ai aussi expliqué ci-dessus que ledit public de bons élèves trouve cette option "nulle" et regrette bien de ne pas avoir choisi plutôt le grec.

Ecrit par : Jean | 30 avril 2008

Dans l'établissement où je suis les 3ème DP3 ne sont pas particulièrement réservées aux élèves en difficulté ou qui veulent aller en lycée professionnel après la 3ème, au contraire.

Pour ces élèves-là, il n'y eu aucun dispositif de substitution à la suppression des orientations après la 5ème (4èmes préparatoires au CAP et CPPN) et aux 4ème et 3ème technologiques, supprimées elles-aussi.

Chez nous, il y a du latin, mais pas de grec, malheureusement, sinon sous forme de "club" entre midi et deux.

Je ne sais pas trop quoi penser de ces 3ème DP3, ni, d'une manière générale de cette volonté de "professionnalisation" du collège par la multiplication des stages en entreprises et l'augmentation de leur durée, ainsi que des 3ème DP3.

Je reste persuadé que l'acquisition de savoirs solides et d'une bonne culture générale (je n'ai jamais regretté, personnellement, d'avoir fait du grec) constituent les meilleurs atouts pour la vie professionnelle.

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Les adeptes de « l’économie de la connaissance » (stratégie de Lisbonne) ne s’intéressent vraiment qu’à l’enseignement supérieur, très peu au secondaire et pas du tout au primaire. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la diminution des postes dans le secondaire (pas assez rentable), la disparition d’options inutiles (latin, grec, arts) ou les programmes déplorables des lycées professionnels (pour ce que j’ai pu en lire ici même). On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Excellente analyse ; tout à fait d'accord avec vous !

Ecrit par : Victor | 30 avril 2008

Plus un.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Oui, évidemment, tout dépend des centres d'intérêt et des compétences de l'enseignant.

Combien y avait-il d'heures de musique prévues dans les programmes de 2002 et cette plage horaire était-elle, à votre avis, bien utilisée ?

- Trois heures pour l'éducation artistique. "Plus ou moins bien utilisées", effectivement en grande partie en fonction des centres d'intérêt et des compétences, (ce qui va souvent ensemble, mais pas toujours), de l'enseignant.

D'une façon générale, en dehors des CHAM, n'y a-t-il pas un problème à l'école primaire au niveau de l'éducation musicale (absence d'enseignants "spécialisés").

- Il y a surtout un déficit de formation des PE, qui va en s'aggravant, (malgré une très légère progression entre rentrée 2006 et rentrée 2007).

Quelles sont les modalités de la formation à l'enseignement de l'éducation musicale en IUFM, toujours au niveau du primaire ? Est-ce obligatoire ?

- Il y a cinquante heures pour ceux qui choisissent de passer l'épreuve de musique au concours, en PE1. Mais, en réfléchissant un peu, on peut comprendre assez vite qu'on peut, (heureusement), préparer au concours et à la pratique de la classe. Et, pour les échos que j'ai pu en avoir, la demande des jurys est assez axée sur "le culturel".
Pour ceux qui n'ont pas pris l'option en PE1, ils auront une trentaine d'heures en PE2.
Un PE2 ayant pris l'option musique au concours et passant l'épreuve en candidat libre n'aura donc aucune formation en musique à l'IUFM.

Seriez-vous personnellement favorable au recours à des intervenants extérieurs ?

- Oui, complètement. S'ils travaillent "en équipe" avec l'enseignant qui a la classe en charge. C'est à dire si l'enseignant ne se réfugie pas dans une autre salle pour corriger ses cahiers pendant l'intervention, et assure un relais le reste de la semaine. Cela sera extrêmement bénéfique pour tout le monde, (élève, enseignant, intervenant). Mais on est ici ramené deux cases plus haut, avec le niveau de formation des enseignants.

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Exact, je le crains ! Je suis prête à parier cent mille euros contre un paquet de cacahuètes que c'est ce qui va se passer : ne pouvant céder sur les suppressions de postes -- puisque c'est Bercy qui décide --, le ministre lâchera du lest sur les programmes du secondaire et la réforme du lycée, transformé en TPE géant où, sous couvert d'autonomie des élèves, d'appropriation des savoirs et de préparation à l'Université, règneront le big bazar et le grand n'importe quoi.
Quant aux heures supplémentaires, il ne sera pas difficile d'en prendre beaucoup quand on n'aura plus de vrais cours à préparer ni de vraies copies à corriger. Nous allons vers la mort définitive du lycée, si nous n'y prenons pas garde.

Écrit par : FGuichard | 30 avril 2008

"de Hameln", Robin, "de Hameln"!

Ecrit par : Jean | 30 avril 2008

"Der Rattenfänger von Hameln", vieille légende allemande transcrite par les frères Grimm, est souvent traduite par "Le joueur de flûte de Hamelin", Hamelin étant une francisation de Hameln. "Rattenfänger" ne veut pas dire
exactement, je crois, "joueur de flûte", mais plutôt "charmeur de rats".

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Vérification faite dans le "Harrap's Weis mattutat", Rattenfänger" (ou Fänger Mensch) veut dire "preneur" (et non charmeur) de rats. C'est plus prosaïque...un "dératiseur" en quelque sorte.

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Le point positif de cette réforme du primaire, en espérant qu'elle ne soit pas tuée dans l'oeuf, c'est ce recentrage sur des savoirs fondamentaux plus explicites et plus clairs (lecture, écriture, grammaire, apprentissage des 4 opérations, calcul mental, tables, etc.)

...Dans le but de faire baisser cette statistique effrayante des 20% d'élèves (ou plus) arrivant au collège en ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter correctement

Quels sont les projets de Xavier Darcos pour le collège et le lycée et surtout ses marges de manoeuvres entre Bercy et les directives européennes ?

Aura-t-il la possibilité et le temps de mettre de nouveaux programmes en place pour le second degré ?

Si la construction de la maison s'arrête aux fondations, je ne vois pas l'intérêt de tout ce bruit.

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

je peux vous assurer que les inspections n'ont pas lieu, pour 99 % d'entres elles, selon les critères de Guy Morel, Marc le Bris ou Brighelli. Sans quoi des mecs comme moi avanceraient au grand choix en lieu et place de l'ancienneté.
( Manu)

Je confirme. On rêve ici. Il n'y a guère que sur ce blog qu'on s'imagine que les choses ont changé. Les inspecteurs auxquels Darcos n'a pas remonté les bretelles, les recteurs qui font la nique au ministre en n'appliquant pas ses consignes dans leurs rectorats, les chefs d'établissements qui s'autonomisent à qui mieux mieux en usant du CA pour faire passer n'importe quoi continuent plus que jamais dans la lignée antérieure. Alors, forcément les fourmis suivent. J'ai du respect pour Darcos, mais je dois dire que la hiérarchie en place se paie sa tête copieusement.
Ils font tous comme si le gros Nounours en haut parlait pour ne rien dire:
"Et le printemps en fleurs sur (leurs) pantoufles brille"

Écrit par : Sanseverina | 30 avril 2008

Aura-t-il la possibilité et le temps de mettre de nouveaux programmes en place pour le second degré ?
( Robin)

Dans une armée, lorsqu'on veut faire passer un ordre ou des consignes, le général s'assure que ses commandants, lieutenants et cadres divers et variés lui sont acquis. S'ils ne le sont pas, il est de son devoir de les "secouer". Les fourmis suivront.
Notre général romain fait des plans avec des conseillers très très très intelligents ( surtout les conseillers Corses, il paraît que ce sont les meilleurs) et espère par je ne sais quel moyen que ses consignes seront miraculeusement suivies alors qu'il sait fort bien que la hiérarchie en place est contre lui. Mais il ne les secoue pas. Les fourmis continuent.
Or Darcos est intelligent même P.Cordoba nous le dit.
Donc si Darcos propose des textes sans se donner les moyens de les faire appliquer, c'est qu'il n'a peut-être pas vraiment envie qu'ils le soient ou que ce qui lui importe réellement n'est pas cela?
Et les fourmis continuent.

Écrit par : Sanseverina | 30 avril 2008

Pour les inspections, je peux témoigner que cette année dans mon bahut, les IPR sont aussi pédagogistes et aussi c… que d’habitude. Et ce dans toutes les matières. Avec une mention spéciale pour la physique appliquée où les collègues ont vu débarquer une vraie folle !

Quant à moi, il m’a été reproché que « les élèves écoutent poliment » (traduit du pédagol, ça veut dire que c’est pas bien et que les zaprenans sont censés travailler en groupe). J’ai alors demandé à l’IPR s’il préférait le bordel, il n’a pas apprécié.

Et je lui aussi conseillé de venir une prochaine fois observer des cours en série technique : en terminale STI, d’après le bac blanc, il n’y aurait que deux reçus par classe. Ces classes sont constituées de “promotions-Meirieu”, càd de jeunes qui sont le résultat de la politique menée depuis 1989. Ils sont passés dans les classes supérieures sans jamais avoir rien foutu à part emmerder le monde.

Il n’est pas vrai de dire que les enfants n’apprennent rien au collège et au lycée. Ils apprennent très vite sur le tas comment s’applique la doctrine officielle : ils peuvent être violents, fainéants ou absentéistes et ils passeront dans la classe suivante sans contrepartie ! Ils comprennent donc qu’on leur manque de respect et que finalement nous leur mentons en leur disant de bosser. Comment pourraient-ils nous croire, ces clients-rois ? En revanche, ils apprennent très vite à devenir de parfaits crétins procéduriers…

Écrit par : Lariba | 30 avril 2008

Bonjour,
Quelques notes rapides en attendant de rédiger ( vous n'attendrez pas longtemps) un texte plus long sur les questions fort importantes soulevées par les uns et les autres depuis l'ouverture de ce nouveau fil : valeur des nouveaux programmes, raisons de les défendre, maternelle, réforme du collège et du lycée.
Voici.
@Pour répondre à Hervé et à sa plaisante image des porteurs de fusil.
J'en connais un, Hervé, à qui elle convient parfaitement, c'est l'ami Pascal Dupré, vice-président du GRIP et instituteur depuis 25 ans en GS et CP. Parce que non seulement il a un fusil, mais il a aussi fabriqué une petite munition calibrée au millième de mm pour tirer les canards boiteux du SNUIP et délivrer du même coup les gosses de l'ignorance crasse où les-dits canards les maintiennent. Souvenons-nous, cher ami, que l'idée des fondateurs de l'Instruction publique ( ceux qui étaient proches de la Ière Internationale) était d'apprendre à compter et à calculer aux enfants de paysans pour qu'ils ne se fassent plus arnaquer sur les cours de la marchandise et le montant des baux fermiers. Vous ne me contredirez pas si je vous dis que cet objectif antilibéral ( vous savez : la liberté du renard dans le poulailler) est plus que jamais d'actualité à un moment où les salariés ont intérêt à savoir calculer le montant d'un point de retraite ( salaire immédiat/salaire différé) ou à s'y retrouver dans les taux d'intérêt progressifs. Bref, il ne devrait pas y avoir d'objectif plus urgent pour des militants antilibéraux que de diffuser le petit opuscule révolutionnaire si bien décrit à l'adresse suivante :
http://www.slecc.fr/sources slecc/actualite/PUB%20FICHIER.pdf

@ Cadichon, méfiez-vous : à force de traquer en remontant l'histoire les linéaments de la pensée pédagogiste, vous allez en arriver à applaudir à l'exécution de Socrate.
@ Pedro, écrire qu'on peut très bien gagner sur le primaire, c'est faire preuve de beaucoup d'optimisme. Rien n'est gagné du tout ; la bagarre ne fait que commencer.

Écrit par : guy morel | 30 avril 2008

Pardon, voici un lien fonctionnel pour le fichier révolutionnaire :
http://www.slecc.fr/sources-slecc/actualite/PUB%20FICHIER.pdf

Écrit par : guy morel | 30 avril 2008

Nous allons vers la mort définitive du lycée, si nous n'y prenons pas garde.
Ecrit par : FGuichard | 30 avril 2008

Ceux qui pourraient, à la rigueur, prendre garde contre la mort définitive du système d'enseignement secondaire vont le quitter massivement dans les années à venir. Est en train de se construire quelque chose qui n'aura plus guère de rapports avec le collège ou le lycée d'antan. Les descriptions que JP Brighelli a pu faire, jadis, de la "fabrique du crétin" paraissent aujourd'hui bien en deçà des réalités. Je sors d'un long entretien avec mon IPR qui m'a bien fait comprendre que désormais la finalité première du collège consiste à ce que les élèves s'y sentent bien, qu'ils identifient les "compétences" qu'ils apportent avec eux pour les évaluer et les certifier.

Écrit par : marigot | 30 avril 2008

Bernard et Jean, pensez-vous réellement que avec moins d'heures, je vais pouvoir en faire autant?

Avez-vous entendu parler du B2i obligatoire (que d’heures perdues !!!), de l’anglais obligatoire (une heure 30 par semaine!) ? Bien sûr que je n’ai pas le temps !

Que signifie cette phrase de Jean « des programmes plus clairs et plus précis, on peut resserrer les horaires. » ? Ce n’est parce que les notions de grammaire sont mieux détaillées que je peux les « faire » en moins de temps !Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !

Je travaille, mes élèves travaillent, pas une minute de perdue, le moins d’ « informatique possible » (juste le minimum pour remplir ce satané B2i), pas de sorties bidon, préparation de la fête de fin d’année réduite à son strict minimum (la veille, fin juin, 30 mn à tout casser). Le programme est bouclé, comme on dit, mais je sais que c’est trop souvent de façon superficielle. Tout est fait, oui, mais pas de façon suffisamment approfondie et répétée. C’est frustrant, et le mot est faible.

Ou alors c’est que vraiment je suis nulle. Etes-vous instits ? Si oui, j’aimerais énormément échanger avec vous sur nos pratiques de classe : progressions, emplois du temps, organisation des leçons…

Écrit par : collombon | 30 avril 2008

"Dans la vie il y a deux sortes d'individus, ceux qui tiennent les fusils et ceux qui creusent !
Toi, tu creuses"
Clint Histwood dans "Le bon, la brute et le truand".
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 30 avril 2008

Bernard et Jean, pensez-vous réellement que avec moins d'heures, je vais pouvoir en faire autant?

Avez-vous entendu parler du B2i obligatoire (que d’heures perdues !!!), de l’anglais obligatoire (une heure 30 par semaine!) ? Bien sûr que je n’ai pas le temps !

Que signifie cette phrase de Jean « des programmes plus clairs et plus précis, on peut resserrer les horaires. » ? Ce n’est parce que les notions de grammaire sont mieux détaillées que je peux les « faire » en moins de temps !Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !

Je travaille, mes élèves travaillent, pas une minute de perdue, le moins d’ « informatique possible » (juste le minimum pour remplir ce satané B2i), pas de sorties bidon, préparation de la fête de fin d’année réduite à son strict minimum (la veille, fin juin, 30 mn à tout casser). Le programme est bouclé, comme on dit, mais je sais que c’est trop souvent de façon superficielle. Tout est fait, oui, mais pas de façon suffisamment approfondie et répétée. C’est frustrant, et le mot est faible.

Ou alors c’est que vraiment je suis nulle. Etes-vous instits ? Si oui, j’aimerais énormément échanger avec vous sur nos pratiques de classe : progressions, emplois du temps, organisation des leçons…
Ecrit par : collombon | 30 avril 2008
Même avec des programmes améliorés, ce rétrécissement des horaires est nocif.
GM

Écrit par : guy morel | 30 avril 2008

Ou alors c’est que vraiment je suis nulle. Etes-vous instits ? Si oui, j’aimerais énormément échanger avec vous sur nos pratiques de classe : progressions, emplois du temps, organisation des leçons…

Vous ne l'êtes évidemment pas et vos réflexions démontrent même une certaine lucidité.
On peut certes gagner "en productivité" en utilisant certaines méthodes et quelques outils mais la suppression des heures est bien une réforme nocive.

Un instit

Écrit par : Guillaume | 30 avril 2008

On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Exact, je le crains ! Je suis prête à parier cent mille euros contre un paquet de cacahuètes que c'est ce qui va se passer : ne pouvant céder sur les suppressions de postes -- puisque c'est Bercy qui décide --, le ministre lâchera du lest sur les programmes du secondaire et la réforme du lycée, transformé en TPE géant où, sous couvert d'autonomie des élèves, d'appropriation des savoirs et de préparation à l'Université, règneront le big bazar et le grand n'importe quoi.
Quant aux heures supplémentaires, il ne sera pas difficile d'en prendre beaucoup quand on n'aura plus de vrais cours à préparer ni de vraies copies à corriger. Nous allons vers la mort définitive du lycée, si nous n'y prenons pas garde.

Ecrit par : FGuichard | 30 avril 2008

Exactement ça. Tout à fait ça! C'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle je ne viens plus. Je laisse tomber et me recentre sur mes vaccins FCO, mon métier, l'amélioration de mes revenus et un peu de soutien intellectuel et scolaire à mes enfants. Parce que, au fond, les pédagos qui accusent cette réforme d'avoir pour but de faire de bons petits ouvriers-soldats, même si leurs raisons ne sont pas les bonnes, ont tout à fait raison. Si on finit de mettre à mort collège et lycée, ça sert à quoi de leur livrer des élèves qui savent lire, écrire etc ?
Je vous aime bien. Gros bisous.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2008

"Clint Histwood dans "Le bon, la brute et le truand".
Philippe."

Ecrit par : Phil Del | 30 avril 2008

Les noms propres n'ont pas d'orthographe, mais quand même!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !

Ecrit par : collombon | 30 avril 2008

Ce qui n'est pas normal, précisément, c'est qu'un tiers de vos élèves de CM2 soient incapables d'écrire une phrase simple correcte. Quand les nouveaux programmes de CP et de CE1 seront appliqués, la situation changera, et vous n'aurez plus à effectuer des "travaux d'Hercule" (comme moi au collège quand je récupère des élèves qui ont subi des "séquences" en 6ème et en 5ème et ne savent strictement rien) pour essayer de rattraper tout ce qui n'a jamais été appris avant alors que cela aurait dû l'être. Tout de même, Collombon, en quatre années (CP, CE1, CE2, CM1), les écoliers ont le temps d'apprendre à écrire correctement sans que ce soit un marathon. Non?

Écrit par : Jean | 30 avril 2008

Avec une mention spéciale pour la physique appliquée où les collègues ont vu débarquer une vraie folle !

Ici aussi, on a eu le droit à une folle. La collègue, d'une compétence rare et qui prend sa retraite dans deux ans a eu la malchance de l'avoir en inspection.

Depuis, elle est complètement écoeurée et démotivée (on a l'impression que les 3/4 des inspections sont faites pour ça). La folle"elle est arrivée en retard après s'être décommandée trois fois.

Ces gens-là ont le pouvoir de juger des gens qui ne leur arrivent pas à la cheville et ignorent apparemment les règles les plus élémentaire de la politesse.

Quand ils ne savent pas quoi faire des fous (folles), ils les enlèvent des classes et ils leur donnent un fusil contre nous : "Allez, creuse, charogne !"

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Exactement ça. Tout à fait ça! C'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle je ne viens plus.

(dobolino)

Je voudrais tout de même rappeler le temps passé (précieux en ce qui me concerne) sur ce blog, notamment avant les présidentielles à faire des synthèses et à faire remonter des propositions destinées aux candidats et le fait que j'ai été jusqu'à voter, au deuxième tour et contre toutes mes convictions, pour Nicolas Sarkozy, uniquement à cause du discours de Maison-Alfort.

Et maintenant, on vient m'expliquer que c'est plié.

Je veux bien être pris pour un imbécile et m'apercevoir que j'ai travaillé pour rien (j'ai l'habitude), mais, le sachant désormais, je n'ai pas envie de continuer.

Enfin, si vous voulez le fond de ma pensée, il y a des choses qui me dérangent dans ces programmes de primaire (les horaires).

Alors je crois que je vais faire un break, moi aussi.

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Ces gens-là ont le pouvoir de juger des gens qui ne leur arrivent pas à la cheville et ignorent apparemment les règles les plus élémentaire de la politesse.
Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

no comment

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

"Le marechal Pétain collabore afin qu’il sauve sa peau .

En cote d’Ivoire, en septembre 2002 , le pays s’est retrouvé divisé en une partie.

Durant cette guerre beaucoup de juifs fût tués d’autre se planqués et survit (note du correcteur : les lâches !)

Il eu beaucoup de changement de gouvernement en Allemagne, cela à declanché beaucoup de meurtre de personne haut placé

Durant d’années le Marechal Pétain fit de la résistance sur le sol français mais il fut énormément de mort pour que le traité de Versailles fut signé


Les missions de l’ONU sont multiples : la défense de notre pays avec une arme nucléaire

Les groupes terroristes qui sont à l’auteur des attentats sont : l’Irak, Panama, Haïti et la Somalie

Le groupe terroriste c’est un groupe de terroriste Israëliens

Pendant l’année 1942, le general Petain passa un message par la radio au peuple français vivant en angleterre de le rejoindre pour combatent les Allemands.

Le groupe terroriste qui est l’auteur de l’attentat du 11 septembre est les nazis

Les pays membres de l’ALENA sont Mexique, Los Angeles, New York, Etats-Unis

Le groupe terroriste des attentats du 11 sept sont des Irakiens

Les Americains ont aussi une ligne de boisson inagler Coca Cola. Mais il y a une limite à ne pas franchir, la 3eme guerre Mondiale"

Alors vite, remettez nous une bonne école réactionnaire !

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008


Je ne vois rien là d'alarmant .... ils en savent beaucoup plus que moi ! et j'apprends plein de choses
par exemple :
je n'avais jamais entendu parler de l'ALENA. Maintenant c'est fait et j'ai bien compris.
Merci

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

et le fait que j'ai été jusqu'à voter, au deuxième tour et contre toutes mes convictions, pour Nicolas Sarkozy, uniquement à cause du discours de Maison-Alfort.
Ecrit par : Robin | 30 avril 2008


Ca s'appelle "la démocratie" !



VOTEZ pour MOI


Je vous promets !
_______________

Je vous promets une vie meilleure
Un emploi, au moins quelques heures
Des autoroutes sûres des agents à chaque carrefour
Je vous promets que vous passerez à votre tour
À la télé et vous pourrez crâner.

Je vous promets d'être le plus pur
Le plus droit, le plus adroit chaque jour
Et je vais faire de ce pays un eldorado
Un Colorado, un paradis pour gogos
Une niche à toutous, avec du fric à volonté
Et la privatisation des restos du coeur
Qui vont soudain se mettre à rapporter
Car tout le monde fera son beurre.

Je vous promets des jours meilleurs
Je vous promets des nuits meilleures
Je vous promets de tenir toutes mes promesses
Et même beaucoup plus si affinités
Mais c'est à vous, ceci dit belle abbesse
De m'élire par vos votes bien policés.

Je vous promets de ne plus crier
De ne plus jurer ni vous frapper
Je vous promets de vous écouter
Et de faire vos quatre volontés
Après que pour moi vous aurez voté
Je vous promets de belles maisons
Et aussi la santé et la prospérité
Et je viendrai vous causer dans la télé
Pour vous expliquer mes choix mes raisons
Sur la politique extérieure et la chasse aux voleurs
Je vous promets de les mettre en prison
Et de bouter hors l'hexagone les malheurs
Les étrangers qui n'ont pas de papiers de maison
Et qui nous bouffent la toison sur le dos
Nos femmes sur nos lits et nous piquent nos boulots.

Je vous promets d'être sage et de parler bas
De ne pas piquer dans les caisses de l'état
De ne pas favoriser mes copines mes potes
De mériter la confiance de vos votes
J’irais en pénitence au moins une fois par an
Au bureau de vote de mon quartier
Pour déposer une gerbe bien arrangée
De fleurs et d'ex-voto quelque soit le temps.

Je vous promets un grand bonheur
Votez, votez pour moi et vous aurez tout ça
Vous savez bien que c'est moi le meilleur
Et je vous promets que ce n’est pas vaines promesses
Mais des promesses que je tiendrai à bout de bras
Et vous serez heureuses heureux comme à la messe
Quand le rabbin de la mosquée vous vend son baratin loufoque
En faisant tintinnabuler ses breloques …..
bling bling.

Yfig Octobre 2006

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

Alors je crois que je vais faire un break, moi aussi.
Ecrit par : Robin | 30 avril 2008
Non, ce n'est pas le moment.
Ne cédez pas aux sirènes des pusillanimes qui s'effarouchent du moindre obstacle. Les libéraux sont des méchants, la gauche est pourrie, le monde court à sa perte ; que de puérilité dans ces discours !

Écrit par : guy morel | 30 avril 2008

"s'effarouchent au moindre obstacle".

Écrit par : guy morel | 30 avril 2008

"On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008 "

Sincèrement, si on a des PROs en maternelles/primaires/...collèges je m'en fous si les 'burnes' continuent de 'squatter' en lycée/fac ...ils n'en auront plus pour longtemps... à force de se faire 'moKer', ils 'kalteront' . Quand tu sais parler/lire/écrire/compter 'correctement', INTERNET c'est plus fort que toutes les 'burnes' (beel6compris :) ) réunis ... àmha :)



Maintenant :

ENFERMEZ charmouze 'mou du pavé' goixgoix fra.k.k.kon et compagnie r2d2chocobouffondénéKolebeel6

LIBEREZ Marie-Jeanne (avec modération :ange: :) )

Écrit par : toto | 30 avril 2008

Je ne sais vraiment pas comment vous faites pour avoir le temps de lire tout ce blog. Je réagis donc avec retard sur un point essentiel ...
Je me suis fait la même remarque sur le "tout entière" ministériel et j'ai cherché ... pour arriver aux mêmes conclusions que Robin et Minloo Ze.

Il y a deux cas :
- "tout" adjectif indéfini (toutes sans exception, une quelconque)
- "tout" adverbe (tout à fait, totalement)
Le premier s'accorde, le second non.
Cependant, il est d'usage par liaison euphonique d'accorder le second en genre (pas en nombre) devant les consonnes et les h aspirés (mais non les voyelles ni les h muets).
Donc on pourrait dire que l'oreille impose ce que la grammaire réprouve !
Lorsque tout est adverbe, il s'agit en fait d'un -e euphonique, qui n'est à mettre que lorsque la cohérence l'exige.
Il serait plus exact alors de le marquer par un tiret : "elle se sent encore tout-e battue par l'air du dehors"

Cependant les tolérances de 1976 ont aussi -- selon la Grammaire moderne des écrivains français de Gabriel Henry Aubertin, 1860

http://books.google.com/books?id=0WALAAAAQAAJ&pg=
PA110&lpg=PA110&dq=%22toute+enti%C3%A8re%22+
%22tout+enti%C3%A8re%22&source=web&ots=V0guwRp
Gwa&sig=nDDHftpUZ1anZAB4gjumWm5NBhI#PPA111,M1
(supprimer les espaces)

-- d'illustres devanciers qui nuancent l'autorité de M. Henri Bonnard et de Mérimée. Il reproche à l'Académie d'avoir changé d'avis entre le 18ème et le 19ème siècle. On n'est cependant pas obligé de le suivre dans les méandres complexes de son raisonnement.

Bref, les noces de la logique et de l'esthétique se célèbrent tous les jours, car c'est un mariage difficile !

PS à yfig :
Que reprochez-vous à Dufournet (éditeur de Villon dans la NRF) ?

Écrit par : Julius | 30 avril 2008

"Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !"

Et la méthode qu'ils ont eu au CP (?) tu peux la donner ? :ange:

Écrit par : toto | 30 avril 2008

J'ai du mal à saisir la cohrénce de la politique de Darcos. On s'attaque, à juste titre, aux pédagogos qui ont fait de l'école primaire le laboratoire de leurs idées "novatrices". Ces nouveaux programmes vont donc dans le bon sens même si j'ai doute sur la "main à la pâte" qui exhale l'odeur nauséabonde de la pédagogie inductive. Mais que dire alors des déclarations de Darcos concernant le rapport Pochard ? La réforme du lycée qui se profile à l'horizon semble tout droit sortie du cerveau tortueux d'un formateur IUFM tendance canal historique: renconcement total à l'instruction, réunions à n'en plus finir avec augmentation du temps de présence dans les établissements, sans parler du conseil pédagogique déjà en place dont on sent bien qu'il va faire office de police pédagogique. En bref, un dscours anti SNUIPP d'un côté, et des déclarations pro-SGEN de l'autre. Celui qui vondrait instruire les élèves devrait-il aujourd'hui demander son affectation en école primaire ? J'ai le sentiment désagréable que Darcos, tout en boutant les pédagogos hors de l'école, leur offre, pour compensation, un nouveau terrain de jeu avec le lycée.

Écrit par : aetius | 30 avril 2008

Quelques petites remarques, rapides ...

Bien évidemment Guy (et Françoise Guichard), nous sommes d'accord ! J'ai aussi lu Gramsci (et je renvoie à cet excellent texte de Michel Delord : http://michel.delord.free.fr/dixi1.pdf )

Reste qu'il vaut mieux faire avec ceux qui creusent que contre eux ... Cracher sur le SNUipp (ou le SGEN) ne me semble pas la bonne méthode - de surcroît avec des formules dignes de quelqu'un qui vient de proclamer qu'au Sud ils ont les bras et les jambes et qu'au Nord on a la tête, ça ne colle pas ! Un peu de respect ! Ils sont au front, dans les classes, et bien souvent dans des conditions vraiment pas faciles (un IEN avait coutume de dire en venant inspecter dans les quartiers difficiles du XIXe arrondissement de Paris : " C'est déjà bien qu'ils [les instituteurs] soient à leur poste, ils en ont du mérite ! Et puis pour le reste on verra. Les meilleures méthodes sont celles qui donnent des résultats...") ; à mon humble avis et il faut écouter, dialoguer, convaincre, non sur quelques "recettes" qu'on imposerait mais bien sur le fond ... Confronter les expériences. Oui, confronter les expériences : voilà qui est imparable ! Et je connais des instituteurs Freinet - des vrais, pas des clones - qui font des merveilles et des petits Boscher de drôles de dégâts! Donner de l'air aussi, là où ça coince (des maîtres supplémentaires, cette vieille revendication du SNUipp : un maître en plus pour cinq classes ... oui, je sais ce n'est pas dans l'air du temps ... )

Et, sur le fond, il y a du boulot, les IUFM ont fait de sacrés dégâts ... Et, Pedro Cordiba le sait bien, les futures reformes de ce côté-là ne vont pas vraiment dans le bon sens (allez donc voir sur le site de Reconstruire l'Ecole, c'est là, en pleine page : http://www.r-lecole.freesurf.fr/ , les master de l'éducation ! La totale !

Quelqu'un me signale que dans ma liste (Bruxelles, Lisbonne ...) j'ai oublié l'ERT ... http://assoreveil.org/ert.html Oui, face à cette monstruosité, comme le souligne un ami ( il me permettra, je pense de le citer ) :"Pas étonnant que la poésie ait du plomb dans l'aile. Rien à voir avec les objectifs de la rentabilité commerciale. Mais ces brillants experts n'empêcheront pas les châteaux de cartes économiques de s'écrouler. C'est en réaffirmant des principes à visage humain que cette civilisation retrouvera une vision d'avenir ( appel des Résistants). "

Et je termine avec une petite citation qui devrait être le credo de toute réforme qui se respecte. Guy, je pense, la connaît bien et dira d'où elle sort ... De quoi en faire bondir certain(e)s qui se parent sur ce blog des habits de l'âne pour tenter de cacher leurs griffes de lions (ou de loups, pour reprendre la métaphore célèbre ...) :

"La culture générale représente ce qui rapproche et unit les hommes tandis que la profession représente trop souvent ce qui les sépare. Une culture générale solide doit donc servir de base à la spécialisation professionnelle et se poursuivre pendant l’apprentissage de telle sorte que la formation de l'homme ne soit pas limitée et entravée par celle du technicien. Dans un état démocratique, où tout travailleur est citoyen, il est indispensable que la spécialisation ne soit pas un obstacle à la compréhension de plus vastes problèmes et qu'une large et solide culture libère l'homme des étroites limitations du technicien."

Écrit par : Hervé | 30 avril 2008

PS à yfig :
Que reprochez-vous à Dufournet (éditeur de Villon dans la NRF) ?
Ecrit par : Julius | 30 avril 2008

Avant de vous répondre, pouvez-vous répondre à ma question :
avez-vous lu ses bouquins sur Villon et Ruteboef dit Ruteboeuf ?

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

Aetius a écrit : "sans parler du conseil pédagogique déjà en place dont on sent bien qu'il va faire office de police pédagogique"

Raison de plus pour les investir dès leur création et y faire respecter le bordel anti pédagol.

Si vous laissez cette non-institution (aux statuts plus que flous sur le papier), les chefs d'établissement auront beau jeu de les légitimer par le fait établi.

Ca tombe bien : j'en ai un qui se réunit début mai.

Infiltrez : il en restera peut-être quelque chose.

N'inflitrez pas : vous boirez le bouillon.

Écrit par : dugong | 30 avril 2008

n'infiltrez pas ... Ne flirtez pas non plus avec les pédagols.

Pas de prisonnier.

Écrit par : dugong | 30 avril 2008

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008
Commenté par Yfig (sur mon blog, c'est en couleurs, donc plus lisible !)


"Le marechal Pétain collabore afin qu’il sauve sa peau .
Ce n’est pas faux !
Ce brave Maréchal nous voilà, vainqueur des Boches à Verdun s’est retrouvé seul face aux hordes nazies et il fallait bien qu’un hypocrite veule se dévoue pour sauver les meubles qui pouvaient l’être et éviter la mort tragique d’un héros de la grande guerre.

En cote d’Ivoire, en septembre 2002 , le pays s’est retrouvé divisé en une partie.
On remarquera la précision de la date : septembre 2002 !
Le prof a du raconter à ses élèves que le pays était l’objet d’une fraction. Mais il a raison, quelque soit la fraction, l’ensemble des parties forment toujours un tout (pour l’accord de ‘tout’, voir ailleurs …..)


Durant cette guerre beaucoup de juifs fût tués d’autre se planqués et survit (note du correcteur : les lâches !)
Il convient d’admirer tout particulièrement la lucidité du prof !
Il enseigne approximativement et juge sa propre prestation par l’autodérision ! Chapeau !
Par contre, le français de l’élève laisse quelque peu à désirer … mais l’idée est là et on comprend tout à fait qu’il ne fait que régurgiter ce que les doctes lui ont appris !



Il eu beaucoup de changement de gouvernement en Allemagne, cela à declanché beaucoup de meurtre de personne haut placé
Oui, tout le monde se souvient de ce film histoique : la nuit des longs couteaux. Et je trouve que l’élève résume assez bien le pitch.
Admirable travail de synthèse dont la gloire doit être partagée avec l’enseignant qui a su lui inculquer cette science.

Durant d’années le Marechal Pétain fit de la résistance sur le sol français mais il fut énormément de mort pour que le traité de Versailles fut signé
Le traité de Versailles est effectivement un moment charnière de l’histoire de France. Tous nos applaudissements pour le prof qui n’a pas occulté cette information et l’élève qui a su la retenir !


Les missions de l’ONU sont multiples : la défense de notre pays avec une arme nucléaire
Alors là !!! Superbe, nos enfants sont au courant qu’il existe un organisme nommé ONU et qu’il existe une arme nucléaire !
Je suis admiratif !!!
Devant tant de connaissance, on est en droit de penser qu’il existe une osmose entre les enseignants et les élèves !


Les groupes terroristes qui sont à l’auteur des attentats sont : l’Irak, Panama, Haïti et la Somalie
Le prof de géo est-il le prof d’histoire ? Connaissent-ils le prof de Français ?
Il semble que pour cet élève, seul le prof de géo soit intéressant !!! à moins que ce ne soit un enfant d’expatriés ?

Le groupe terroriste c’est un groupe de terroriste Israëliens
Je ne vois rien à ajouter, sauf peut-être que la vérité sort toujours de la bouche des enfants !

Pendant l’année 1942, le general Petain passa un message par la radio au peuple français vivant en angleterre de le rejoindre pour combatent les Allemands.
Non, je suis raide choqué, outré, scandalisé, mon petit cœur se soulève dans un sentiment de trahison à l’Histoire avec un grand, un TRES GRANS ‘H’ ….. Pétain était Maréchal pauvre crétin ! Décidemment il reste encore des morpions fort mal élevés !!!!!
Carton rouge ….. bien mérité !


Le groupe terroriste qui est l’auteur de l’attentat du 11 septembre est les nazis
Oh là ! faudrait voir à ne pas dire n’importe quoi aux élèves …. On vient de lire ci-dessus que ce sont les Israéliens !
Etonnez-vous après ça que certains élèves y perdent leur latin !!!!

Les pays membres de l’ALENA sont Mexique, Los Angeles, New York, Etats-Unis
Mais qu’est-ce que l’ALENA, bon dieu d’bon dieu d’bordel de merdre !!! ???


Le groupe terroriste des attentats du 11 sept sont des Irakiens
Allons donc ! Et vazy ! ça continue dans la diffamation la plus abjecte …. J’appelle cela de la désinformation, du bourrage de crânes à l’hérésie !!!
Rappelons-le une bonne fois pour toutes : ce sont les Israéliens …. Et que ça face la place saint Michel chef chef !

Les Americains ont aussi une ligne de boisson inagler Coca Cola. Mais il y a une limite à ne pas franchir, la 3eme guerre Mondiale"
C’est pas faux ! Mais il y a aussi les blue jeans ! Disons que ça vaut la moyenne, sans plus !

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

Hier, un journaliste intervient dans ma classe de Première Bac Pro. Comptabilité et Secrétariat, dans le cadre d'une séquence de français sur la presse et les médias.
Il a été tout surpris de découvrir qu'aucun des trente élèves présents n'avait jamais lu un article de Libération, du Monde ou du Figaro. Quand il a essayé de leur expliquer que Libération était plutôt à gauche et Le Figaro plutôt à droite, il a été également surpris de constater que ces élèves (18 ans tout de même et en âge de voter) ne savait pas distinguer la gauche de la droite, et ignoraient totalement le sens de mots tels que "communisme" ou "libéralisme".
Libération titrait hier : "Sarkozy à Tunis, notre ami le despote". Un titre incompréhensible pour la classe, puisque le sens du mot "despote" était lui aussi ignoré.
Le journaliste en question a en revanche très bien compris une chose : la marge de manoeuvre du professeur qui essaie de transmettre un peu d'esprit critique à ces futurs citoyens est très étroite, quand les bases n'ont pas été données dans les 10 ou 15 années précédentes de la scolarité...

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 avril 2008

Et puis, pendant que j'y suis, je tombe sur cette citation de Césaire dans le "Discours sur le colonialisme" :

"Au bout de l'humanisme formel et du renoncement philosophique, il y a Hitler"...

Que dire de plus ?

Hervé,
résistant

Écrit par : Hervé | 30 avril 2008

"Que dire de plus ?"

Qu'après Aimé césaire, on aura Ave Cesar ?

Écrit par : dugong | 30 avril 2008

Erratum :
on aura lu ci-dessus "[...] ne savaient pas distinguer la gauche de la droite" au lieu de "[...] ne savait pas distinguer la gauche de la droite".
La baisse du niveau finit par déteindre sur les professeurs!

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 avril 2008

Petite anecdote.
Racontée par Serge Koster.
Faisant un cours où (vue sa qualité d'excellent enseignant, je suppose) les élèves l'écoutaient religieusement, il fut gêné par un chahut dans le couloir, le professeur des élèves de la classe contigüe étant absent.
Il ouvrit la porte, avisa la meneuse du jeu, et lui dit : "Tais-toi, je fais mon cours, je veux le silence, obtempère".
Celle-ci, se croyant insultée, répondit du tac-au-tac : "Nique ta mère".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 avril 2008

"Il ouvrit la porte, avisa la meneuse du jeu, et lui dit : "Tais-toi, je fais mon cours, je veux le silence, obtempère".

Personnellement, en pareille circonstance, je ne dis pas cela. Je gueule (120 dB), placement de la voix, libération de la colonne d'air et tout le toutim : "c'est quoi ce bordel ? On n'est pas au Vélodrome ici".

Variante : "fermez la ou je lâche mes TS"

Ca marche bien. Question de volume, de conviction et de niveau de langage adapté.

Écrit par : dugong | 30 avril 2008

Je baratine, tu baratines ..... mais Carla Bruni est toujours nue sous sa robe
J'ai mis encore un commentaire sur le blog à Brighelli ....... ils m'aiment trop, ces gens là !









Discours de présentation des nouveaux programmes:

Mesdames et Messieurs les Journalistes,



« Avec l'ensemble de ces mesures, c'est une nouvelle école qui se dessine, une école qui a la même ambition pour tous ses élèves, mais respecte leur rythme d'apprentissage, sait reconnaître leurs difficultés et trouve le temps de les résoudre. Or une telle école a aussi besoin de repréciser quelles sont les connaissances qu'elle se donne pour objectif de transmettre à tous les élèves. »



Il faudrait réactiver les missionnaires ….. les pères blancs et le catéchisme …. L’endoctrinement religieux au service de la communauté et tant pis pour ceux qui ne partagent pas la même foi ou en sont dénués …. Il est temps que l’EN prépare le terrain pour l’arrivée prochaine des Chinois en masse en commençant par leur apprendre à psalmodier les grandes idées qui nous rendent si heureux.





« Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. »



Echangeons nos enfants !

Car à l’évidence, ce n’est pas l’intelligence qui prédispose à l’apprentissage, mais le compte en banque de papa maman.

Si ça ce n’est pas du racisme à l’état pur, je veux bien aller au coiffeur !

Et pourquoi les pauvres seraient-ils moins intelligents ?

Ah ! non, il veut dire qu’ils ont moins de moyen, moins de sécurité, moins de confort …. Ben oui, c’est ce qu’on appelle, dans la nature donc chez les écolos, la sélection naturelle ….

[Tiens, un exemple entre mille :

Les films fabriqués à la chaîne par l’industrie du film avec les acteurs de père en fils, de mère en fille qui sont acteurs comme je suis turlupin …. Font des entrées de quelques milliers de spectateurs …..

Les ch’tis, film à petit budget sans les acteurs vedettes de l’industrie plénipotentiaire dépasse les vingt millions de spectateurs …. Paraît que même les Indiens nous l’envient et vont en faire un remake : bienvenue chez les Sikhs !

Mais ils n’ont pas prévu de garder Dany Boum, on verra quand il aura 85 ans]





« Ces difficultés se traduisent directement dans le recul de notre système éducatif dans les classements internationaux, »



C’est l’ATP de l’EN ?

Qu’importe …… Du moment qu’on est les meilleurs au foot …………….. !





« notamment dans l'enquête PIRLS qui évalue les compétences en lecture des élèves âgés de 10 ans et dans laquelle la France ne se situe, parmi les pays de l'Union européenne, qu'en fin de classement, devant la Slovénie, la Pologne, l'Espagne, la Belgique francophone et la Roumanie. »



Tiens, revoilà la chanson « c’est toujours mieux chez les autres ….. »

Qu’attendons-nous pour envoyer nos gosses étudier en Slovénie en Sibérie ou à Triphème ?





« On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000 élèves »



Tout ça veut seulement dire qu’il faut surtout revoir les critères de recrutement !

Prendre un prof qui ne sait rien de l’histoire du Tibet comme prof d’histoire, ça peut pas nous mener loin …. Pas plus qu’un prof qui ne sait ni lire ni écrire le grec ancien comme prof de lettres …. Vaudrait mieux le mettre derrière une machine outil, quelque soit sa fortune familiale …. Ça fera moins de dégâts dans les rangs des têtes à remplir.



« prenons alors une enquête française, qui établit que les écoliers de 2007 font deux fois plus de fautes que ceux de 1987 sur le même texte de dictée. »



Certes, mais nous avons la chance d’entendre des artistes de talents ….. Djamel, Steevy, Loana, Eric & Ramzy, Cornillard, la star ac, Diams, truc Bugsy … le journal télévisé ……





« La page Internet dédiée à ces nouveaux programmes a reçu près de 49 500 connections et 5 500 internautes nous ont adressé leurs commentaires. »



Cette intimité est la plus grosse erreur !

Il fallait mettre la page sur le blog : « venez voir Carla Bruni à poil ! » ils dépassaient les 20 millions !!!!!!





« J 'ai décidé de publier le résultat de l'enquête quantitative réalisée par l'institut T.N.S-SOFRES à partir d'échantillons représentatifs de la population française, résultat d'ailleurs très positif puisque 81% des parents interrogés sont favorables au recentrage sur les apprentissages essentiels en français et en mathématiques proposé par les nouveaux programmes. »



Oui, ce sont ceux qui sont allé voir le film les ch’tis !

N’importe quel argument est bon pour démontrer qu’on a raison !





« j'étais le doyen de l'Inspection générale de l'Education nationale, que les programmes sont l'affaire de la Nation tout entière et que cette responsabilité incombe d'abord au politique. »



Manque pas un ‘e’ ?

Toute entière



Réduire la Nation au politique, c’est faire la démonstration de ce que je disais ne affirmant qu’on nous prend pour des illettrés !





« car ce choix correspond au mandat que le Président de la République a reçu des Français »



Voici une magnifique définition de la démocratie : la prise en otage de la minorité clairvoyante par la majorité analphabète !

Gustave Lebon avait raison : flattez le peuple, il est si stupide qu’il prendra vos compliments au premier degré !

Il faut enseigne G. Lebon en CM1, surtout « la psychologie des foules » nous aurons, plus tard, de fins politiques !







« Les enseignants étaient nombreux à demander une référence plus explicite au socle commun défini par la loi du 23 avril 2005. Nous avons fait apparaître explicitement les sept grands domaines de compétences de ce socle. Ils s'interrogeaient aussi sur le déséquilibre entre la réduction de l'horaire hebdomadaire général et l'ajout d'une heure de sport en plus. En accord avec le Président de la République, j'ai proposé que cette heure de sport supplémentaire soit proposée aux élèves dans le cadre de l'accompagnement éducatif, et non plus dans le cadre de l'horaire scolaire proprement dit. Ils demandaient des précisions sur l'horaire qui devait être consacré aux différents apprentissages. J'ai fait figurer dans les nouveaux programmes l'horaire hebdomadaire qui devait être consacré au français et aux mathématiques, et l'horaire annuel qui devait être consacré aux autres apprentissages, une évolution qui répond aussi à la demande du Sénat. »



A JP Brighelli qui m’a reproché de ne pas baratté (je baratine, tu baratines ….) je commenterai ce passage de la façon suivante :

Il conviendrait qu’au lieu de mélanger toutes les matières en même temps dans un joyeux melpot épuisant et stérile pour les esprits de nos mioches, nous leur enseignions une seule matière à la fois, mais de façon intensive et volontaire.

Il conviendrait d’élaborer des programmes de sensibilité (en collaboration avec les élèves et les parents).

Tel gosse doué pour les maths prendrait un cursus avec un enseignement orienté maths, tel autre le français ….. le sport serait transversal, évidemment.

Et alors, je vous parle pas des langues ….. l’enseignement le plus catastrophique de la planète et l’écoeurement à vie pour les gamins tourmentés par des cours si inadaptés que même les Tibétains n’en veulent pas !

Il n’y a que la musique et l’art pour faire pire.

J’entends par enseignement orienté un nombre d’heures nettement supérieur pour la matière retenue avec une distillation des autres matières.

Qu’importe qu’à la fin du cursus certains élèves se retrouvent en déséquilibre ….. du moment qu’ils possèdent au moins une matière à fond ….. ensuite, ils seront plus à même de continuer leur formation en entreprise ….. ils auront appris à aimer apprendre.

Je me doute bien que, venant d’un péquenot de mon acabit, une telle remarque ne sera même pas lue, ou prise pour une connerie ….. la connerie, c’est la façon d’enseigner par la force des imbécillités dont les plus intelligents n’ont que faire et qui les met en échec scolaire avec tout le reste des crétins.

Un enfant, un adolescent possède une immense capacité à s’investir dans ce qui lui plaît …. Pourquoi lui refuser ce plaisir, pourquoi faire de l’enseignement une brimade alors que le mot étude en latin se disait ‘jeu’ ? ….. INTRATE OMNES IN LUDUM

Et pour les manuels, rien n’est prévu ?

Vous remarquerez que je vous tends une perche mais qu’en aucun cas je vous donne une instruction. (bon, je sais que les jeux de mots ne sont pas acceptés sur ce blog très sérieux …. Mais ….. je m’en branle !)



Au fait …… n’avais-je pas …. Dans des temps passés …. Dit la même chose ici même ?



« J'ai tenu compte, également, de l'avis de l'Académie des sciences qui demandait que l'approche expérimentale et le rôle de la démarche d'investigation développé dans l'esprit de la Main à la pâte soit clairement souligné dans les programmes. »



Enfin une bonne chose ….. je désespérais !

Oui, les deux pieds les deux mains dans la merde, ça forge la force d’affronter la vie et les …. !



« Enfin, les parents comme les enseignants s'interrogeaient sur la précocité de certains apprentissages. Je les ai entendus, en précisant que la découverte des lettres à l'école maternelle ne devait pas s'apparenter à un apprentissage précoce de la lecture, en rappelant que la division étudiée au C.E.1 ne devait s'appliquer qu'aux divisions par 2 et par 5 dont le produit était un nombre entier et en replaçant l'apprentissage du passé antérieur, dont l'usage est presque exclusivement littéraire, au collège. »



Et nous voilà repartis dans les conneries !!!

L’école n’est pas faite pour donner des solutions toutes prêtes à consommer jusqu’à la mort …. L’école est faite pour nous apprendre à apprendre ….et à utiliser nos facilités (chose que les enseignants combattent avec la plus vive virulence ….. un élève qui a des facilités, c’est louche, très louche !) … pourquoi s’entêter à mettre du savoir tout cuisiné dans les têtes ?

J’ai toujours regretté les heures perdues en cours d’histoire ….. j’en n’ai jamais rien eu à foutre des reines et des rois …. Et je mourrais ainsi …. Alors que j’aurais tant aimé passer plus de temps à étudier Homère dans le texte ! et ce n’est que maintenant que j’en ai le temps … mon plaisir est toujours vif, mais mon bonheur sera de moindre durée.



« J'ai dit que ces nouveaux programmes devraient être évalués aux résultats. Dès l'année prochaine, une double évaluation sera mise en place au C.E.1 et au C.M.2. Elle servira de point de repère pour mesurer les progrès des élèves. »



Sans prétendre à la science de Nostradamus, je peux déjà vous dire que les résultats seront excellents !





« J'ai demandé en outre aux inspecteurs de l'éducation nationale d'inspecter le degré de maîtrise des connaissances par les élèves plutôt que les méthodes employées par les enseignants pour y parvenir. Je connais trop la qualité des enseignants pour maintenir un système d'inspection fondé sur la défiance. Je crois à la faculté de tout enfant à progresser, à son rythme, dans la maîtrise des connaissances essentielles. Je voudrais qu'en affirmant cette confiance dans le maître et dans l'élève, et en réhabilitant ce lien particulier qui est au fondement de tout apprentissage, l'institution scolaire retrouve elle aussi ce qui fait la grandeur de sa mission. »



Très bonne conclusion.

Mais sera-t-elle suivie d’effets ….. chassez le naturel

Écrit par : les pets fétides d'Yfig (sur son bleeuuuhog, seulement) | 30 avril 2008

D'autant plus que cette blague ("obtempère", etc.) se racontait déjà il y a trente ans.

Écrit par : yann | 30 avril 2008

"Tais-toi, je fais mon cours, je veux le silence, obtempère".
NTM
MDR

C'est comme "Nyctalope", mieux vaut pas l'utiliser n'importe où .... àmha

:)

Écrit par : toto | 30 avril 2008

Yfig (ou Sergio ?), la concision vous sied mieux que la diarrhée verbale.
Mais vous avez rechuté. Hélas.

Écrit par : yann | 30 avril 2008

Yfig :
avez-vous lu ses bouquins sur Villon et Ruteboef dit Ruteboeuf ?

J'ai juste le recueil de poésie de Villon en NRF/poche qu'il a édité.
Il y a de plus de lui : une intro et un dossier (notice, index).

Je ne cherche pas à le défendre, je ne suis qu'un quidam sur le sujet.
Je veux, juste par curiosité, savoir ce que vous lui reprochez dans les grandes lignes.
Car ce n'est pas net à la lecture de l'ouvrage ...

Écrit par : Julius | 30 avril 2008

Il n'y a pas que la démocratie qui souffre d'indigences ..... la dialectique est en chute libre .....
vous me copierez cent fois :
"le prof a raison, le prof a toujours raison, et quand le prof se trompe c'est pour mieux montrer qu'il a raison ....."

Rejeter systématiquement tout ce qui ne fait pas partie de vos certitudes et enseigner aux enfants les idées qui vous conviennent en leur interdisant les leurs propres .... et vous aurez très exactement le résultat que vous espériez.

Traîner systématiquement les autres dans la boue avant que devant un trbunal asservi .... voilà la déontologie qu'on veut nous imposer ...... on ne discute pas, on puni et si ça suffit pas, on ouvre Guantanamo, la prison de la bien pensance et du repentir !!!

Rassurez-vous braves gens, quand les Chinois auront acheté la France, vous serez traités selon ces mêmes principes, ce qui vous permettra de les apprécier ..... de l'autre côté !!!!!

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

"La culture générale représente ce qui rapproche et unit les hommes tandis que la profession représente trop souvent ce qui les sépare. Une culture générale solide doit donc servir de base à la spécialisation professionnelle et se poursuivre pendant l’apprentissage de telle sorte que la formation de l'homme ne soit pas limitée et entravée par celle du technicien. Dans un état démocratique, où tout travailleur est citoyen, il est indispensable que la spécialisation ne soit pas un obstacle à la compréhension de plus vastes problèmes et qu'une large et solide culture libère l'homme des étroites limitations du technicien."
Ecrit par : Hervé | 30 avril 2008
Hervé, ce n'est pas la peine d'asséner ce passage du plan Langevin-Wallon. Il y a des fois où je me demande s'il n'y a pas quelque chose de commun entre les antilibéraux qui creusent - et les témoins de Jéhovah.
Je vous ai donné une munition ; ou vous vous en servez ou c'est que vraiment vous êtes incapable de vous servir d'un fusil !
Cordialement.
GM
PS. Sur les gens qui "crachent" : la couche de crachats gerbés sur nous ( je rappelle : Eichmann, porte de chiottes - c'était pour Rachel -, "SLECC, cela sonne comme un coup de fouet" - cela c'était du divin secrétaire de la FCPE -, réactionnaires, passéistes etc. ) dit assez qui sont les glavioteurs.

Écrit par : guy morel | 30 avril 2008

Julius,

je ne crois pas que ce forum soit le lieu.
Brighelli va encore me reprocher de ne pas mettre de beurre dans ses épinards.

Et puis, ce ne doit pas être difficile de voir ce qui cloche dans ces bouquins ..... puisque je l'ai vu .... mais vous savez bien que le prisme de l'intelligence, hélas, n'a pas encore d'instruments de correction comme il en existe pour la vue ou le coeur ..... ça viendra .... c'est pour ça que les programmes d'enseignements sont si particulièrement sensibles et qu'il convient d'y mettre la bonne parole et le moins possible de discernement ..... dans ce style, Dufournet ne déroge pas à la règle de l'abrutissement par le nivellement du sens critique au plan zéro.
Pour bien entendre la misère de Dufournet, il convient de se reporter aux éditions en vieux français .... vous comprendrez immédiatement en quoi il trahit méthodiquement ces auteurs.

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

Julius,
Oups !
j'étais énervé par un quidam qui n'a pas le courage de ses opinions et j'ai mis fin brutalement à mon message.

J'ai acquis chez un libraire internet du nom de Driout les oeuvres complètes de Villon par Louis Dimier Libraireie Delagrave (mettez jsute les deux bouquins côte àcôte sans les ouvrir et vous sentirez vibrer les ondes de l'honnêté et celles de l'esbrouffe)

Mais il y a mieux .... quoique plus difficile à atteindre ....
L'édition numérisée de Marot
"VILLON FRANCOIS Oeuvres.pdf"
xx iour de Iuiller M.V.C.XXXIL.
pour Galliot du Pre
Libraireuiure de Iuniversité de Paris

L'incunable est la la librairie nationale de Troies.

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

PS : si vous connaissez Emule, vous le trouverez.

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

"Il n'y a pas que la démocratie qui souffre d'indigences ..... la dialectique est en chute libre .....
vous me copierez cent fois :
"le prof a raison, le prof a toujours raison, et quand le prof se trompe c'est pour mieux montrer qu'il a raison ....."

Rejeter systématiquement tout ce qui ne fait pas partie de vos certitudes et enseigner aux enfants les idées qui vous conviennent en leur interdisant les leurs propres .... et vous aurez très exactement le résultat que vous espériez.

Traîner systématiquement les autres dans la boue avant que devant un trbunal asservi .... voilà la déontologie qu'on veut nous imposer ...... on ne discute pas, on puni et si ça suffit pas, on ouvre Guantanamo, la prison de la bien pensance et du repentir !!!"

Yfig y raisin


Blablabla. Pauvre Fifigounet qui a été tropmatisé par les méchants proprofs qui lui ont fait beaucoup de mal. En plus yzon essayé de l'endoquetriner, hein. Ouhlala, les méchaaaannnts ! Un peu plus, le Fifig qui s'est chié tout seul (une longue diarrhée qui goutte encore) il en perdait tout son grrrrraaaand esprit critiiiiique. Rôôôô ! Ca, ç'aurait été dommage, hein !

Allez, vieille couche merdeuse, remballe tes rengaines et tes vieilles roubignoles qui pendent. Tu nous les brises. T'as quel âge, pauvre fiotte rance ? soixante piges ? Et tu chiales encore à cause des méchants proprofs ? T'es vraiment qu'une merde pathétique. Comme ton bon vieux pote pidibouse, l' "artiste" maudit qui écrit avec ses deux pieds et qui enfile les lieux-communs comme des perles tout en enfonçant les portes ouvertes de l'évidence (le tout agrémenté ici ou là de propos sur l'infériorité génétique des noirs et la violence des arabes).

"Rassurez-vous braves gens, quand les Chinois auront acheté la France, vous serez traités selon ces mêmes principes, ce qui vous permettra de les apprécier ..... de l'autre côté !!!!!"

Yfig y raisin

Avec Fifig comme maton.

Allez, retourne peindre croûtes et picoler ton cidre normand, espèce de faux Breton.

Écrit par : *burp* | 30 avril 2008

Moi, je trouve que SLECC, c'est beau comme le sifflement da la faux dans les blés ou les foins. Par un beau soleil de juillet.
Cela peut se comparer au geste auguste du semeur.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 avril 2008

J'admire votre belle voix, dugong, et vous avez appris à la placer, comme dans un bon cours de chant, en faisant travailler diaphragme et colonne d'air.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 avril 2008

Je sors d'un long entretien avec mon IPR qui m'a bien fait comprendre que désormais la finalité première du collège consiste à ce que les élèves s'y sentent bien, qu'ils identifient les "compétences" qu'ils apportent avec eux pour les évaluer et les certifier.

Ecrit par : marigot | 30 avril 2008

Oui, Marigot, nous sommes quelques-uns à essayer de rendre compte de ce qui se passe sur le terrain mais sommes peu écoutés! Espérons que les nouveaux experts du ministère ne vont pas devenir aussi obtus que ceux d'avant.
Votre témoignage va dans le sens de ce que je disais: les inspecteurs et la hiérarchie se moquent éperdument de ce que Darcos raconte. C'est cela qu'on voit et entend tous les jours dans nos bahuts et je passe les remarques ironiques des chefs d'établissements sur l'actuel ministre de droite. On y a droit à toutes les réunions...Et mes chers collègues rient à gorge déployée.
Et Darcos ne leur dit rien sur son petit nuage ministériel: "Bonne nuit les petits"; dormons en effet, des programmes vont passer, vont s'alléger au fil du vent et venir se poser jusqu'à ce que les instits les repoussent d'un coup de balai rageur. Que de poussière!

Écrit par : Sanseverina | 30 avril 2008

En fait, notre ministre applique srictement les consignes OCDE et tout ce qui nous tombe de bon émanant des directives européennes comme d'aucuns l'ont dit: la réforme du primaire va finir par être appliquée à minima: les instits ont prévenu. C'est-à-dire qu'on va redresser la barre pour que les élèves sachent lire et écrire ( cela commençait à embêter nos chefs d'entreprise et à faire tâche). On sera loin des espérances premières pour le primaire.
Et puis pour le lycée, basta: un tronc commun, du minimum européen, anglais basique et informatique; un peu du reste en saupoudrage. Et des profs comme bonnes à tout faire. Quant au collège: un immense "lieu de vie", lieu de mort, cela dépend de la chance que vous aurez.
Bref, cultivons notre jardin; il n'y a plus que cela à faire.

Écrit par : Sanseverina | 30 avril 2008

"Il y a "burp" qui t'a répondu sur le site de Brighelli, c'est signé ... c'est certainement un professeur de maintien ou d'élegance !

Ah ! le style de vie de ces esthètes modernes, c'est tout un poème ..."

Ecrit par : iPidiblue et le dandysme dans l'éducation nationale

Raté, pidibouse. Pas prof. Pas trop esthète non plus. C'est vrai que tout le monde peut pas être aussi classe et dandy que toi et parler des préférences sexuelles de sa défunte et si respectée mère sur son blog, hein.

Vu que tu commentes chez Fifig, moi, je commente ici. Chacun chez soi et la merde sera bien gardée.

Allez, pour quelques heures, je fais comme Fifig et pidibouse, je deviens un no-life, comme disent les djeuns. Avec un peu de bol, à la fin de la journée, je vais moi aussi me prendre pour un artiste génial, ignoré et persécuté.

Écrit par : *prout* | 30 avril 2008

... Ignoré et persécuté. Ce qui est un tantinet contradictoire mais, visiblement, les deux génies suce-nommés l'ont toujours pas capté.

Écrit par : *prout* | 30 avril 2008

Allez, retourne peindre croûtes et picoler ton cidre normand, espèce de faux Breton.

Ecrit par : *burp* | 30 avril 2008

Je me demande qui, avec cette maîtrise parfaitement inégale de notre langue, cette acuité approximative de penser, cet art de l'incise ironique et précise du 'mot' tiré de l'almanach Vermoutten, ce don de la vacuité intemporelle et imagée .... peut bien se cacher veulement derrière ce pseudonyme transcendant de dégueuli verdâtre putride et nauséeux ?

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

"Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !"

Et la méthode qu'ils ont eu au CP (?) tu peux la donner ? :ange:
Ecrit par : toto | 30 avril 2008

Oui, je peux la donner, pour ceux de mes élèves qui étaient dans l’école en CP : départ global puis introduction du syllabique toujours mélangé à du global. Peu d’écriture. Résultat… je ne rabâcherai pas ce que nous savons tous ici. Je pense qu’il est naïf d’espérer que les nouveaux programmes changent quoi que ce soit, hélas. Mes collègues de CP n’ont pas l’intention de changer leurs façons de faire, comme elles l’ont annoncé clairement. Quant aux jeunes collègues qui sortent de l’IUFM…

Pour l’anecdote : une collègue de CM1, en première année d’enseignement, reçoit la visite de la conseillère pédagogique. Ma collègue présente aux élèves un film documentaire sur les volcans, puis demande aux élèves de répondre, individuellement, à un questionnaire sur le film.

On peut imaginer bien des critiques possibles quant au procédé. La critique émise par la conseillère fut la suivante : il eut été bon de faire élaborer le questionnaire par les élèves, en groupe, au lieu de le leur imposer. Et ma pauvre collègue de se flageller plus tard en salle des maîtres, déplorant avoir commis le péché du frontal, alors que bien sûr, normalement, elle passe toujours par la phase de découverte…

Qui a dit lavage de cerveau?
Changer les programmes, c’est bien, changer la formation des maîtres, c’est mieux. Je ne vous raconterai pas le pénible chemin de croix qui fut le mien pour me libérer du carcan mental imposé lors de ma « formation » à l’IUFM. Vive le SLECC !

Écrit par : collombon | 30 avril 2008

C'est-à-dire qu'on va redresser la barre pour que les élèves sachent lire et écrire ( cela commençait à embêter nos chefs d'entreprise et à faire tâche). On sera loin des espérances premières pour le primaire
Ecrit par : Sanseverina | 30 avril 2008


L'illettrisme érigé en espérance ...... j'avoue que mon cul m'en tombe des nuages !!!!!!
Ai-je bien ouï ?
La décadence poisseuse de notre école relevait d'une volonté ?
d'une stratégie faite d'espoirs .... ?
mais de quels espoirs ?
d'abêtir définitivement toute une population pour mieux la renvoyer dans les lieux de culte et la faire travailler comme des bêtes sans savoir ?

faut qu'on m'explique !

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

"Je me demande qui, avec cette maîtrise parfaitement inégale de notre langue, cette acuité approximative de penser, cet art de l'incise ironique et précise du 'mot' tiré de l'almanach Vermoutten, ce don de la vacuité intemporelle et imagée .... peut bien se cacher veulement derrière ce pseudonyme transcendant de dégueuli verdâtre putride et nauséeux ?"

Je te l'accorde, vieille couche, j'ai oublié le "tes". J'ai pas trop relu - relire, je le fais que pour les trucs importants, comme le Téléstar ou Closer. Quant à mon identité, cherche pas, tu trouveras pas. Inmeposibeul.

Et pour la veulerie, vois-tu, vu ta tendance à pratiquer le commentaire à double-face, à ta place, je fermerais mon gros claque-merde et je ramasserais mon haleine de phoque (mate un peu, y a déjà des mouches qui tombent ).

Je fais mon Fifig pour quelques heures (pas plus : ça va me lasser très vite et, mine de rien, j'ai du boulot). Regarde bien dans la glace. L'étron ramollo que tu y contemples, c'est toi, Fifig. A moins que ce soit un reste d'une de tes couches pour senior ? C'est pas encore très clair.

Écrit par : *prout* | 30 avril 2008

Le Monde raconte la découverte, fortuite, du LSD par Hofmann qui vient de mourir :

"Alors qu'il étudiait et manipulait les alcaloïdes de l'ergot du seigle afin de créer un stimulant circulatoire et respiratoire, le diéthylamide de l'acide lysergique (LSD), la substance pénètre dans son sang."

Autrement dit, la substance(-rêve) a pénétré dans le sang de l'individu pratiquement à l'insu de son plein gré.

Une substance pleine de facétie et de ressource propre.

Écrit par : dugong | 30 avril 2008

Lu dans le jus pédagol du jour :

Des chercheurs américains ont cherché et ont trouvé. Quoi me direz vous ? Je cite :

"Ils ont cherché à savoir si le fait de posséder chez soi un ordinateur peut être corrélé avec des résultats meilleurs.

Et bien, oui l'ordinateur a un impact positif estiment les chercheurs. A condition sociale égale, il apporte 6 à 8% de chances en plus d'obtenir un diplôme. Ils expliquent cette corrélation par le fait que l'ordinateur simplifie les devoirs et diminue l'absentéisme.

Pour les auteurs il est donc important de lutter contre la fracture numérique. Et ils préconisent le prêt de portables aux élèves, comme on le voit faire dans les Landes, les Bouches-du-Rhône ou l'Ille-et-Vilaine."

On voit par là que des "recherches" américaines peuvent servir à justifier les gabegies financières des petits copains du PS (Emmanuelli, l'inénarrable Guerini et Tourenne).

Une recherche franco française s'impose (Iredu ?) sur les heureux bénéfices de ces dotations : 6 à 8 % de chance en plus dans ces départements d'obtenir un diplôme ? Diminution de l'absentéisme ?

La seule chose que je ne discuterai pas est la simplification des devoirs. Il est assez clair qu'ils sont alors nettement moins nombreux et probablement réduits à des QCM ou autre CROC.

Mettez m'en une caisse !

Écrit par : dugong | 30 avril 2008

Quand les nouveaux programmes de CP et de CE1 seront appliqués, la situation changera, et vous n'aurez plus à effectuer des "travaux d'Hercule" (comme moi au collège quand je récupère des élèves qui ont subi des "séquences" en 6ème et en 5ème et ne savent strictement rien) pour essayer de rattraper tout ce qui n'a jamais été appris avant alors que cela aurait dû l'être.

Jean

Mon cher Jean (si je puis me permettre), comme je vous comprends ! J'ai deux classes de quatrième, l'une à options, l'autre à l'agonie. Les élèves de cette dernière ne savent rien ou presque. Il a fallu tout reprendre. Voici ce que j'ai eu le temps de faire avec eux cette année : nature et fonction ; nom, adjectif, adverbe ; les compléments d'objet ; la ponctuation (je veux dire la base : la virgule et le point, etc.) ; les temps simples et les temps composés (de l'indicatif seulement, évidemment) ; la phrase interrogative et les mots interrogatifs. Là, je suis dans un cours sur la phrase simple et la phrase complexe, avec identification des subordonnées complétives, circonstancielles et relatives. C'est tout ce que j'aurai le temps de faire. Et je ne dis pas, évidemment, qu'ils ont tout compris - ce serait trop beau ! Heureusement pour moi qui suis en cité scolaire, ma résidence administrative est le lycée. Donc, pas de risque d'inspection ! Je fais donc tout sauf du décloisonnement. Le pied !

Écrit par : Rodrigue du Gers | 30 avril 2008

Fraîchement remis de mon 3 en didactique à l'agrégation interne (si vous saviez l'horreur absolue que suscite cette épreuve en moi et en nombre de mes amis candidats !), je parviens à m'intéresser de nouveau aux programmes du lycée. Est-ce que quelqu'un sait exactement ce que Darcos nous réserve en matière de réforme de fond ?

Écrit par : Rodrigue du Gers | 30 avril 2008

Yfig (ou Sergio ?), la concision vous sied mieux que la diarrhée verbale.
Mais vous avez rechuté. Hélas.

Ecrit par : yann | 30 avril 2008


Ah mais c'est normal : on est un agent double... C'est l'axe Honfleur-Clermont-Ferrand ! Ou alors Cambremer, c'est son coté de Guermantes...

Écrit par : Sergio | 30 avril 2008

Apparemment, pour certains, la fabrique du crétin est encore trop élitiste. Lu dans un des derniers numéros du Nouvel Observateur : " Le système scolaire français, élitiste, focalisé sur l'excellence et les savoirs académiques, est ravageur pour la confiance des élèves." Quels savoirs académiques et quelle excellence, quand des élèves de quatrième, si j'en crois le témoignage ci-dessus, n'ont pas la moindre notion de grammaire? Quand des bacheliers sortent du lycée sans savoir en quel siècle a vécu Victor Hugo? Et cela ne fera qu'empirer, si Françoise Guichard a raison.

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 avril 2008

Celui qui veut tuer son chien l'accuse d'avoir la rage....
Mais attention à ne pas terminer comme la grenouille qui se veut faire aussi grosse que le boeuf messieurs JPB et consorts.

Écrit par : BARN 74 | 30 avril 2008

Pour l'éducation nationale, ce serait plutôt un cancer. Un cancer nommé pédagogisme et dont les métastases s'appellent Meirieu et Frackowiack. Quand est-ce que tu viens déposer une bombe dans mon casier, Môssieur Barn 74 ? Mes amitiés à la mafia.

Écrit par : Manu | 30 avril 2008

Les adeptes de « l’économie de la connaissance » (stratégie de Lisbonne) ne s’intéressent vraiment qu’à l’enseignement supérieur, très peu au secondaire et pas du tout au primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Si, ils s'intéressent un peu au primaire, quand même.
La maternelle, par exemple, ça les intéresse beaucoup.
Il y a paraît-il 100 000 postes à récupérer en maternelle, selon Julien Dazay, un IEN qui ne dit pas son nom.

Écrit par : catmano | 30 avril 2008

Le Coche et la Mouche (VIl,9)
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés...

Écrit par : BARN 74 | 30 avril 2008

Alors je crois que je vais faire un break, moi aussi.
Ecrit par : Robin | 30 avril 2008
Non, ce n'est pas le moment.
Ne cédez pas aux sirènes des pusillanimes qui s'effarouchent du moindre obstacle. Les libéraux sont des méchants, la gauche est pourrie, le monde court à sa perte ; que de puérilité dans ces discours !

Ecrit par : guy morel | 30 avril 2008
Il n'est pas question de sirènes mais de réalisme. Au minimum strict 12000 euros supplémentaires nets par an pour payer les études des gosses, 16 000 serient mieux, et beaucoup d'energie à mobiliser pour ce faire. Je viens de faire deux heures de pronom relatif et de subordonnées relatives et conjonctives avec un petit passage sur le conditionnel passé deuxième forme avec mon première L. Ça v assez vite. Je devrais le livrer à peu près niveau quatrième en hypokhagne si je m'y tiens.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2008

Le Coche et la Mouche (VIl,9)
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés...

Ecrit par : BARN 74 | 30 avril 2008

On se demande d'ailleurs QUI est introduit dans les affaires depuis 30 ans à peu près...c'est ici vraiment l'hôpital qui se fout de la charité.

Écrit par : Manu | 30 avril 2008

"Le Coche et la Mouche (VIl,9)
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés..."

Ecrit par : BARN 74 | 30 avril 2008

74 burnes, soit 37 petites b*tes molles, c'est ça ? Dis-moi si je me trompe, ma (mes ?) couille(s?) ...

Écrit par : @ BURNES 74 | 30 avril 2008

Comme le disait si bien Pierre DESPROGES dans ses Chroniques de la haine ordinaire :
L’héroïsme est la seule façon de devenir célèbre quand on n’a pas de talent.

Écrit par : BARN 74 | 30 avril 2008

Qui a dit lavage de cerveau?
Changer les programmes, c’est bien, changer la formation des maîtres, c’est mieux. Je ne vous raconterai pas le pénible chemin de croix qui fut le mien pour me libérer du carcan mental imposé lors de ma « formation » à l’IUFM. Vive le SLECC !

Ecrit par : collombon | 30 avril 2008

C'est exactement le parcours de ma fille.
Elle a eu le cerveau bien lavé, et quand en juin 2003, j'ai subtilisé l'abomination que lui avait fait acheter sa "conseillère pédagogique " : Apprentissage progressif de l'écrit à l'école maternelle" (un tissu de c...par 80 pédagogos) et lui ai offert le livre de Marc Le Bris, elle l'a dévoré d'une traite et m'a dit d'une voix blanche :" Maman, tu me fais remettre en question tout ce que je me suis donné tant de peine à ingurgiter pendant trois ans".

De plus, elle avait préparé le concours par le CNED de Toulouse, et a été collée au premier concours.

Elle utilise "Lire avec Léo et Léa", en ZEP.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 avril 2008

JPB, pouvez-vous, s'il vous plait, m'envoyer votre texte sur le Primaire suivi du discours de XD afin que je puisse le reproduire, avec votre autorisation sur mon blog (surdoues etc...) mais sans les commentaires qui sont trop nombreux et qu'on peut consulter en venant sur B.d'A.

Écrit par : dj | 30 avril 2008

Comme le disait si bien Pierre DESPROGES dans ses Chroniques de la haine ordinaire :
L’héroïsme est la seule façon de devenir célèbre quand on n’a pas de talent.

Ecrit par : BARN 74 | 30 avril 2008

il semblerait que certains ne se donnent même pas cette peine : le conformisme, la médiocrité et une certaine veulerie leur suffisent largement. Desproges aurait-il soutenu les pédagogistes ? J'en doute. Pas plus que La Fontaine, d'ailleurs.

Et pourquoi pas Molière faisant l'apologie de Tartuffe tant qu'on y est ?

Écrit par : Manu | 30 avril 2008

Yfig,
Je ne comprends réellement pas ce qui vous pousse à vous épancher durablement ici.

Aucun d’entre-nous ne vient vous meuler sur votre blog ! Vous y passez des heures sereines en compagnie de vos potes.

Méprisez-nous autant que vous le souhaitez, mais lâchez-nous un peu, c'est lassant !
On a bien compris : vous n'aimez pas les profs, vous n’aimez pas JPB, vous n’aimez pas les intervenants de ces lieux etc.
C’est pas grave, maintenant on le sait, à quoi bon le ressasser ?
Même si on n’est pas très malins, on a tous parfaitement saisi votre pensée et mesuré votre dédain.

Manifestement votre objectif dans la vie n’est pas de vous faire des amis. Si l’on juge le résultat à la fréquentation de votre blog vous y parvenez très bien ...
Pour la plupart ici, nous n’arrivons même pas à vous haïr il est donc vain d’espérez vous y faire des ennemis.

Vous êtes juste ... fatiguant.

Écrit par : Zorglub | 30 avril 2008

D'accord avec vous JPB, tout n'est pas extra dans le programme Darcos. Mais comment, quand on enseigne en primaire et qu'on a un certain recul, ne pas être d'accord sur l'esprit de la réforme? Je suis instit remplaçant depuis des lustres et j'ai vu, petit à petit, les classes se déliter sous les coups de boutoirs des "Nouveaux programmes" qui le resteront encore jusqu'aux vacances d'été. Des emplois du temps ingérables, saucissonnés au quart d'heure près par des jeunes profs des écoles qui en perdent leur latin, tant sont grandes les exigences de chaque matière.L'obsession de "l'écriture", où l'on demande à des élèves de "produire des écrits" alors qu'ils n'en possèdent pas même les bases. Bonjour les corrections! La tyrannie du travail en groupe, avec les tables collées les unes aux autres, et des petits CP ou CE1 qui sont obligés de se retourner pour apercevoir le tableau. La profusion "d'ateliers", maths ou écriture, dans le grand chambard de classes qui ressemblent à des halls de gare, où seuls les bons élèves réussissent à tirer leur épingle du jeu. Beaucoup de temps perdu avec les fameux (et si chers à JPB) "Quoi de neuf?", la "pédagogie institutionnelle" et son navire amiral "le débat hebdomadaire" durant lequel les élèves, en général, règlent leurs comptes. Les projets de classe, pharaoniques parfois, le plus souvent dispendieux en temps et en énergie, dont seuls, encore une fois, profitent les bons élèves. La trop fameuse "ORL", qui consiste pour les élèves à réinventer chaque matin l'eau chaude. Des bulletins délirants, truffés de compétences oiseuses que l'on peut multiplier à l'infini, parfaitement illisibles pour les parents.
Et j'en passe... Comme si l'on avait voulu compliquer, juste pour le plaisir, un truc qui pourtant fonctionnait bien jusque là et qu'on appelait "l'Ecole."
Alors oui, l'Ecole doit retrouver la simplicité et l'évidence. Et les intellectuels chargés de la réfléchir doivent reprendre la mesure des enfants, qui n'ont pas autant changé qu'on veut bien le dire. Il en va de la survie des enseignants et de l'avenir de leurs élèves.

Écrit par : Jean-Luc | 30 avril 2008

Expliquez moi,Jean-Luc,car je suis retraité depuis 5 ans.Quand vous arrivez dans une classe pour 15 jours par exemple,pouvez-vous faire dès maintenant la classe comme le veulent les nouveaux programmes,comme je l'ai presque faite toute ma vie malgré les pressions des inspecteurs et des collègues et de la mode.Ou cela vous est-il interdit ?

Écrit par : bernard | 30 avril 2008

J'ai deux classes de quatrième, l'une à options, l'autre à l'agonie. Les élèves de cette dernière ne savent rien ou presque. Il a fallu tout reprendre. Voici ce que j'ai eu le temps de faire avec eux cette année : nature et fonction ; nom, adjectif, adverbe ; les compléments d'objet ; la ponctuation (je veux dire la base : la virgule et le point, etc.) ; les temps simples et les temps composés (de l'indicatif seulement, évidemment) ; la phrase interrogative et les mots interrogatifs. Là, je suis dans un cours sur la phrase simple et la phrase complexe, avec identification des subordonnées complétives, circonstancielles et relatives. C'est tout ce que j'aurai le temps de faire. Et je ne dis pas, évidemment, qu'ils ont tout compris - ce serait trop beau ! Heureusement pour moi qui suis en cité scolaire, ma résidence administrative est le lycée. Donc, pas de risque d'inspection ! Je fais donc tout sauf du décloisonnement. Le pied !

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 30 avril 2008

C'est exactement cela, Rodrigue du Gers. Je fais comme vous: peu mais bien.

Au fait, félicitations pour votre 3/20 en épreuve de didactique à l'agrégation interne! Avoir une sale note dans cette épreuve inventée par des fous, c'est un titre de gloire!


"Le Coche et la Mouche (VIl,9)
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés..."

Ecrit par : BARN 74 | 30 avril 2008

La Mouche du Coche, c'est très exactement MEIRIEU: un inutile, un bavard qui s'auto-écoute et s'auto-congratule depuis vingt ans. Strictement bon à rien! Voyez d'ailleurs qui s'allie avec lui pour essayer de casser la réforme de l'école!

Écrit par : Jean | 01 mai 2008

Il n'est pas question de sirènes mais de réalisme. Au minimum strict 12000 euros supplémentaires nets par an pour payer les études des gosses, 16 000 serient mieux, et beaucoup d'energie à mobiliser pour ce faire. Je viens de faire deux heures de pronom relatif et de subordonnées relatives et conjonctives avec un petit passage sur le conditionnel passé deuxième forme avec mon première L. Ça v assez vite. Je devrais le livrer à peu près niveau quatrième en hypokhagne si je m'y tiens.
Ecrit par : dobolino | 30 avril 2008

Merci Bolino, merci, on va y aller maintenant, hein ?

Écrit par : bon petits plats | 01 mai 2008

....des fondateurs de l'Instruction publique ( ceux qui étaient proches de la Ière Internationale)
GM
Des noms!Un seul suffirait.
"proches", il me semble que c'est "contre" qu'il faudrait dire et pas dans le sens popularisé par Sacha Guitry, "tout contre"!

Ferry, Buisson, Pécault, Kergomard, Steeg, n'en jetez plus...AUCUN n'était de près ou de loin socialiste, ni "travailleur" d'ailleurs, or la 1ere Internationnale ce n'était pas un club de bourgeois et de rentiers, si?

Quand ils n'étaient pas des protestants dits "libéraux" ( du nom du mouvement qui, avec Quinet et tant d'autres fut le creuset du républicanisme français), ils étaient mariés ( Ferry) avec une parpaillotte de la même obédience. Pauline Kergomard, née Reclus, etc... Paul Reclus, et Élysée, tout du beau linge de la HSP, mais ils savaient se retrousser les manches et les femmes, plus instruites que leurs consoeurs papistes, avaient une sacrée trempe.

Une lecture instructive pour remettre les pendules à l'heure:
Le Dieu de la République, Aux sources protestantes de la laïcité ( 1860-1900). Patrick Cabanel

L' "heure" protestante de la République dura environ 10 ans mais l'influence de ces gens-là fut néanmoins fondamentale. Alors, il doit y avoir du grabuge au Panthéon de l'école républicaine ce soir si les "fondateurs de l'Instruction publique" apprennent qu'on a pu les confondre avec ceux dont ils n'ont cessé de combattre les "folles utopies".
Même Renouvier, plus socialiste du tout quand il se fait protestant de la dernière heure.

Ils doivent se retourner dans leur tombe, et en premier Ferry, lui qui bouffait du sosse, à son petit dej'!
Il savait si c'était du lard et pas du cochon, en bon Vosgien:
- t'aimes mieux ton péére ou ta méére?
- j'aime mieux l'lard!
(Vieille plaisanterie vosgienne)


http://www.sauv.net/muglioni.htm
"Ceux qui, sous la IIIème République, ont créé l’ " instruction laïque, gratuite et obligatoire " ne sont pas à proprement parler des hommes de gauche. [ Nota: c'est l'euphémisme du jour!] Ce sont de grands bourgeois républicains, nationalistes et jacobins, soucieux de remettre la France en état de marche après la débâcle de 1870 en s’inspirant parfois de l’exemple bismarkien. C’est à eux que revient le mérite d’ avoir créé une école élémentaire obligatoire et d’avoir intégré les différents corps d’enseignants dans les cadres de l’Administration"

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"je n'avais jamais entendu parler de l'ALENA. Maintenant c'est fait et j'ai bien compris.
Merci"

Est-ce étonnant? D'où vient l'ignorance abyssale des élèves? Tous n'ont pas la chance d'avoir des enseignants qui lisent les journaux. Pourquoi les liraient-il eux-mêmes?

Après tout, l'Alena, cela ne fait que 15 ans qu'elle existe.
Si j'ai réagi à ce qui n'est qu'une Nieme preuve de l'inculture de certains enseignants, c'est tout simplement que mon chien, qui va avoir 11 ans demain,...s'appelle (ça ne s'invente pas...) NAFTA. C'était l'année des N, j'allais quand même pas l'appeler NASDAQ!

L'ALENA pour NAFTA, c'est comme NATO pour l'OTAN, UN pour l'ONU etc...
Kapish?

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"La culture générale représente ce qui rapproche et unit les hommes tandis que la profession représente trop souvent ce qui les sépare. Une culture générale solide doit donc servir de base à la spécialisation professionnelle et se poursuivre pendant l’apprentissage de telle sorte que la formation de l'homme ne soit pas limitée et entravée par celle du technicien. Dans un état démocratique, où tout travailleur est citoyen, il est indispensable que la spécialisation ne soit pas un obstacle à la compréhension de plus vastes problèmes et qu'une large et solide culture libère l'homme des étroites limitations du technicien."

Je remets en entier car une saine re-lecture n'est jamais perdue.
Que prouve cet extrait de la préface du Plan L-W, tellement frappé au coin du bon sens que seuls des tarés genre Meirieu pourraient le contredire?
Pas grand-chose, sinon que Langevin avait beau être coco, il n'a pas écrit que des coconneries, et que c'est surtout du pur jus de l'Université Nouvelle et qu'il est impossible d'être moins pédagogol que ces gens-là, qui ne confondaient pas, eux, éducation avec instruction, et avaient une vision pragmatique de l'école et de sa mission.

Je peux vous citer une flopée d'autres extraits de ce Plan L-W que ne renieraient pas les fossoyeurs de l'école. Ce n'est pas un hasard si Meirieu et Dubet, et Allègre, l'ont réédité de conserve. ( Mille et une nuits, janvier 2004)
Que je sache, ils se sont bien gardés de rééditer des textes impies, iconoclastes, comme le Rapport sur l'Instruction Publique de Condorcet ou ses Cinq Mémoires!
Or, justement, l'extrait en question ( à l'exception du mot travailleur) aurait pu être écrit par lui ou Tocqueville...
Alors dire qu'il peut faire sortir les griffes de .. et de qui donc d'ailleurs? ce serait du plus haut comique si ce n'était si lamentable.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Les adeptes de « l’économie de la connaissance » (stratégie de Lisbonne) ne s’intéressent vraiment qu’à l’enseignement supérieur, très peu au secondaire et pas du tout au primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Si, ils s'intéressent un peu au primaire, quand même. La maternelle, par exemple, ça les intéresse beaucoup. Il y a, paraît-il, 100 000 postes à récupérer en maternelle, selon Julien Dazay, un IEN qui ne dit pas son nom.

Ecrit par : catmano | 30 avril 2008

---- Mon message prêtait à confusion. J’avais l’air de mettre sur le même plan « économie de la connaissance » et restrictions budgétaires. Il n’en est rien. La stratégie de Lisbonne – qui pour l’instant a piteusement échoué – consiste à privilégier le couple Recherche-Développement (R+D) dans le cadre de la compétition économique mondiale. C’est pourquoi elle ne concerne que l’enseignement supérieur et la recherche : information et communication bien sûr (les fameuses TICE) mais aussi OGM et biotechnologies, Intelligence artificielle et sciences cognitives, nucléaire civil (perspective de la fusion) et sources d’énergie, nouveaux matériaux, nano-technologies, etc.

Les questions budgétaires interfèrent évidemment avec ce processus mais ne le constituent pas. C’est ainsi que l’échec de la stratégie de Lisbonne est en grande partie lié au manque d’investissements dans le supérieur et la recherche, lui-même dû aux obsessions de la BCE (contrôle des déficits et de l’inflation, euro fort, etc.). Mais la vraie question est celle du type de rentabilité qu’on attend des investissements. Supprimer des postes en maternelle permettrait certes de donner plus d’argent au supérieur et à la recherche. Mais ce sont là comptes d’apothicaire en période de vaches maigres. Dans la perspective néo-libérale l’essentiel, je répète, est ailleurs : dans les retombées économiques (développement) de la recherche de pointe. C’est bien pourquoi ni les programmes du primaire ni même ceux du secondaire n’intéressent personne d’autre que les instructionnistes (nous-mêmes) et les éducateurs pédagogistes (BRAN 74 : la métathèse est volontaire). Le conflit est donc purement idéologique. Les choses ne commencent à changer dans le secondaire que dans la mesure où les « structures » l’emportent sur les contenus de savoir : il s’agit de distribuer les flux d’élèves en filières débouchant soit sur une professionnalisation de bas niveau, soit sur l’enseignement supérieur professionnel, soit enfin sur l’économie de la connaissance à proprement parler. C’est la raison pour laquelle l’école vient d’être coupée en deux : Darcos en charge du primaire et du secondaire et Pécresse en charge du supérieur et de la recherche. Le seul point d’articulation entre ces deux systèmes est la formation des maîtres : d’où l’intérêt particulier que j’ai toujours accordé à cette question et mon abattement quand je vois ce qui se prépare.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 mai 2008

Je rebondis sur un post de Morel :
oh non, ce n'est pas le moment d'abandonner la lutte ! Rien n'est jamais acquis, comme disait le Poète - et pour rappeler un vieu slogan des vieilles années, "ce n'est qu'un début, continuons le combat" !
JPB
PS. Finalement, ce sera "trois heures" de gym en Primaire. Plus facile à caser - mais il en faut du temps à un ministre pour contrer doucement "l'effet Laporte" !

Écrit par : brighelli | 01 mai 2008

A propos de Laporte, lire dans "le Canard" de cette semaine.Le pauvre biquounet est totalement brimé par son ministre de tutelle, (Roselyne Cachalot), et ne peut absolument rien faire,à part composer une équipe de foot avec les gens qui bossent avec lui. Décidément, ce gouvernement marche par paires, dont les deux parties se tirent systématiquement dans les pattes. Avec un président qui siffle six fois la fin de la récréation, pour montrer son autorité. Quel exemple, et que de couacs à venir.

Écrit par : Attila | 01 mai 2008

Professeur Zorglub
corrigé in petto par l'élève Yfig :


Yfig,

"Je ne comprends réellement pas ce qui vous pousse à vous épancher durablement ici."
Je vais me retirer



"Aucun d’entre-nous ne vient vous meuler sur votre blog ! Vous y passez des heures sereines en compagnie de vos potes."
ne soyez donc pas si jaloux !
sur mon blog, Zorglub, vous ne tiendriez pas longtemps, demandez à MàC.

"Méprisez-nous autant que vous le souhaitez, mais lâchez-nous un peu, c'est lassant !"
mes derniers posts, sauf ma réponse à MàC, n'étaient pas méprisants.
le mépris, vient de vous parce que vous vous sentez si imbu de vous même que vous ne sauriez accepter qu'une personne n'ayant pas votre diplôme ose s'adresser à vos personnes en égal.
Ca vous défrise, mais ça ne me fait pas rire ... nous allons le voir dans mon prochain et dernier post, qui sera très court rassurez-vous.
Je ne vous méprise pas, mais je vous juge, en mon âme et conscience avec ma culture propre qui ne vous doit pas grand chose, au contraire, cultiver sa différence et ne pas se plier au dictat de la nomenklatura que vous représentez et qui vous nourrit devrait être le véritable credo de l'EN et je suis certainement la voix de tant d'autres élèves à qui vous n'avez rien apporté (il suffit de relire ci-dessus ce qu'un prof crétin affiche de ses élèves .... il est là, le mépris, croire que ce sont les élèves les coupables alors qu'il devrait se foutre sous la table de honte d'obtenir de pareils cancres) pour la raison que vous n'avez rien à communiquer ce qui explique, bien sûr, votre farouche volonté centrifuge de rejeter tout ce qui n'appartient pas à votre caste ou ne vous lèche pas les pompes consciencieusement, je vais vous laisser entre vous à vous branler le neurone.
vous êtes laid, Zorglub.

"On a bien compris : vous n'aimez pas les profs, vous n’aimez pas JPB, vous n’aimez pas les intervenants de ces lieux etc.
C’est pas grave, maintenant on le sait, à quoi bon le ressasser ?"
Vous maintenez votre position de prof si sûr de lui-même qu'il ne lui viendrait pas à l'idée que si l'on ne vous aime pas c'est qu'il y a une raison.
Bis repetitas, au lieu de dialoguer, vous me chassez comme vous me chassâtes avec tant d'opiniâtreté de vos classes pour conserver la paix de vos certitudes flasques.

"Même si on n’est pas très malins, on a tous parfaitement saisi votre pensée et mesuré votre dédain."
Non, pas vraiment, mais cette fois, oui, peut-être comprendrez-vous, pour un instant, que mon dédain relatif n'est pas inique mais parfaitement justifié. .... peut-être ..... pour un tout petit instant ?


"Manifestement votre objectif dans la vie n’est pas de vous faire des amis. Si l’on juge le résultat à la fréquentation de votre blog vous y parvenez très bien ..."
Vous savez, monsieur le professeur, la valeur des amis ne se manifeste pas par le nombre ...... non, vous ne savez même pas ça !
que ferais-je d'amis comme vous ?
Je ne regretterai que Robin et j'ai une pensée pour JPB qui m'aura laissé, malgré tout, m'exprimer (il doit bien le regretter .... le corps social réagit mal aux agressions externes). Pourtant j'ai lu, et vous ne pouvez pas comprendre ce que cela induit car votre faisceau d'expérience est trop étroit pour cela, qu'un intervenant surnommait un ministre 'cachalot' et s'étonne du fonctionnement de nos administrations ..... et Darcos, il n'a pas trouvé un joli surnom pour lui ?
Dommage que vous soyez trop étriqués pour comprendre !


"Pour la plupart ici, nous n’arrivons même pas à vous haïr il est donc vain d’espérez vous y faire des ennemis."
Si seulement je pouvais vous aider à mesurer la profondeur de la vacuité indicible de ce que vous représentez pour notre société, j'aurais pas tout à fait perdu mon temps avec vous.

"Vous êtes juste ... fatiguant."
je vous salue, et vous donne mon congé (non sans répondre à une gigantesque connerie rapportée plus haut par un drôle d'oiseau).


.

Écrit par : Yfig | 01 mai 2008

Sur Backchich il est dit que les concessions de Darcos aux syndicats pédagogistes ne sont qu'illusoires puisque les nouveaux manuels du primaires sont déjà faits et qu'une réédition dans un an n'aura qu'un très faible débouché.
Acceptons-en l'augure !

Je regrette ses reculs en maths (règle de trois, division, fractions, volumes), mais ils sont facilement compensables par des maîtres motivés qui trouvent une classe apte à apprendre.

La référence à "la main à la pâte" n'a aucune signification quand on voit le contenu réel de ce qui est demandé (l'eau mouille, la terre est ronde, l'énergie coûte cher, l'homme est un animal qui mange, dort et se reproduit, l'herbe pousse, les feuilles tombent, ne pas se jeter par la fenêtre, ni mettre ses doigts dans la prise)
Il s'agit juste d'un cache-sexe pour le traditionnel et raisonnable : "observation et bricolage".

Mes seuls vrais regrets sont le maintien du prurit informatique (B2I, calculatrices) bêtement chronovore et budgetivore et les cours d'anglais inefficaces si la famille n'est pas bilingue (il faut un degré minimal d'immersion).

Ne relachez pas votre effort lucide !
Ce n'est qu'un début, continuons le combat, Cadichon ne me contredira pas ...

Écrit par : Julius | 01 mai 2008

il s’agit de distribuer les flux d’élèves en filières débouchant soit sur une professionnalisation de bas niveau, soit sur l’enseignement supérieur professionnel, soit enfin sur l’économie de la connaissance à proprement parler. ( P.Cordoba)

N'était-ce pas déjà le cas avant de manière moins explicite?

Écrit par : Sanseverina | 01 mai 2008

Je n'ai pas encore tout lu de la nouvelle mouture, mais je remercie néanmoins la personne qui a supprimé le présent de l'indicatif des verbes prendre, pouvoir et vouloir du programme de conjugaison de CE1 pour ne laisser que les verbes faire, dire, aller et venir.
C'est quand même plus raisonnable et cela évitera de ne faire qu'effleurer ces conjugaisons, ce qui, chez nos petits zappeurs n'est jamais très bon.

Écrit par : catmano | 01 mai 2008

"Seulement les élèves de troisième (d'années en années la situation empire, je me dis parfois avec espoir que la région de l'Eure est vraiment sinistrée) sont épouvantablement mal éduqués (pour la première fois cette année des ricanements ont suivi la projection de Nuit et Brouillard), totalement immatures et sutout, ne savent pas apprendre une leçon et n'en n'ont pas le courage. La moyenne du brevet blanc sur les trois matières et toutes les troisième confondues : 39/120. ... A méditer."

Dont acte - je.
Méditation faite, une question me vient. Ca ne vous fatigue pas de répéter sans cesse les mêmes choses, tous?
Tant qu'à faire, autant les faire bosser, vos élèves, au moins la fatigue servira à quelque chose.
Oh, pardon, ce n'est pas de la fatigue, c'est de l'épuisement - c'est ça, la nuance ?
Ah, mais, je me trompe sans doute encore - ça n'est pas notre travail. Reprendre les bases du primaire quand on est au lycée, pardonnez-moi, monsieur madame, c'est indigne.
C'est ça ???? C'est ça qu'on lit ici, sous tant de plaintes, amollies... ?
Mais ce n'est pas possible, qui est professeur ici ? Il ne doit pas y en avoir trois, les autres font semblant, rêvent de s'épuiser à faire un métier qui leur demande de faire progresser des élèves ! Pas des élèves fictifs, bien décrits sur les papiers, de vrais élèves, avec de vraies lacunes !
Et ben zut, un prof, il me semble, s'adapte à ses élèves et trouve les moyens de les faire travailler - voire, il se demande comment leur faire apprendre leurs leçons. C'est con, c'est pas si dur. Mais alors, quel... épuisement.

Sinon, pour ceux qui ont un peu d'honnêteté intellectuelle, un livre, à consulter, tant qu'à faire, plutôt que de se complaire dans des fictions plutôt ...? délétères : c'est : La culture littéraire au lycée depuis 1880, de Violaine Houdart-Merot, extrait de thèse, travail sérieux, bcp de documents, où on l'on s'aperçoit que l'élève d'autrefois n'était pas si bon que ça.

La lecture des perles de Jean-Charles, aussi, peut éviter de croire que les nuls sont des nouveautés !!!

Écrit par : Milady | 01 mai 2008

"je n'avais jamais entendu parler de l'ALENA. Maintenant c'est fait et j'ai bien compris.
Merci"

Est-ce étonnant? D'où vient l'ignorance abyssale des élèves? Tous n'ont pas la chance d'avoir des enseignants qui lisent les journaux. Pourquoi les liraient-il eux-mêmes?

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Bon sang, Cadichon, qu'est-ce que vous êtes pète-b****, quand vous vous y mettez ! Si vous lisiez bien les messages, déjà, et si vous faisiez attention à l'identité des gens qui les postent (si vous vous y intéressiez ?) au lieu de partir à dada sur vos préjugés, ce serait bien. C'est Yfig qui a écrit le passage que vous citez, et il n'est pas enseignant. Il était formateur en informatique dans le privé, avant la retraite (si j'ai bien compris). Vous allez aussi vous défouler sur l'inculture des formateurs en informatique, maintenant ? Ou vous allez nous (et vous) épargner ce ridicule ?

Écrit par : Kap | 01 mai 2008

Reprendre les bases du primaire quand on est au lycée, pardonnez-moi, monsieur madame, c'est indigne.
C'est ça ???? C'est ça qu'on lit ici, sous tant de plaintes, amollies... ?
Et ben zut, un prof, il me semble, s'adapte à ses élèves et trouve les moyens de les faire travailler - voire, il se demande comment leur faire apprendre leurs leçons. C'est con, c'est pas si dur. Mais alors, quel... épuisement.

Ecrit par : Milady | 01 mai 2008

Je partage, Milady, votre horreur des plaintes et des considérations nostalgiques. Les élèves sont ce qu'ils sont, et il nous incombe de rattraper ce qui peut l'être, quitte à ignorer des programmes trop ambitieux - ou carrément pédants et indigestes comme les programmes de français de l'EAF façon Viala.
Simplement, avouez qu'il n'est pas imaginable qu'en cinq années d'école primaire, on ne puisse pas apprendre à des enfants normalement constitués - la majorité - à lire et à écrire correctement. Le retard pris sur ce plan peut commencer à se rattraper si les naufragés du primaire tombent au collège et au lycée sur des irréductibles qui acceptent de reprendre toutes les bases et d'y consacrer le temps qu'il faut au détriment des programmes officiels et avec les risques que cela comporte pour leur carrière.

Écrit par : Jean | 01 mai 2008

"La culture générale représente ce qui rapproche et unit les hommes tandis que la profession représente trop souvent ce qui les sépare. Une culture générale solide doit donc servir de base à la spécialisation professionnelle et se poursuivre pendant l’apprentissage de telle sorte que la formation de l'homme ne soit pas limitée et entravée par celle du technicien. Dans un état démocratique, où tout travailleur est citoyen, il est indispensable que la spécialisation ne soit pas un obstacle à la compréhension de plus vastes problèmes et qu'une large et solide culture libère l'homme des étroites limitations du technicien."

Ecrit par : Hervé | 30 avril 2008

Je n'ai pas dit que j'arrêtais la contribution au blog ou le combat, j'ai dit que je faisais un break.

J'ai besoin de prendre un peu de recul. Je ne veux pas me poser en donneur de leçons et je sais bien qu'il ne faut jamais parler trop sérieusement de rien, dans ce fichu pays, y compris des choses graves, mais je voudrais tout de même essayer.

Il y a des témoignages qui ont du poids des choses vécues et qui font peur : celui de Daniel Arnaud sur l'inculture politique de ses élèves de 1ère BACPRO, celui de Jean-Luc sur les ravages du pédagogisme dans les écoles primaires.

Je pense aux collègues qui sont tombés pour ne plus jamais se relever, à celle dont parle JPB dans la "Fabrique du Crétin" qu'il remplaçait en ZEP et qui avait décidé que non, décidément, c'était devenu au-dessus de ses forces.

Aux deux collègues qui en jugèrent de même, l'un d'anglais, l'autre de musique, quand j'étais dans le Nièvre, à mon collègue de musique cette année, compositeur de grand talent, arrêté jusqu'au mois de juin.

Nous leur devons quelque chose, nous avons des comptes à leur rendre, comme nous avons des comptes à rendre à ceux qui ont construit cette école, aujourd'hui plus qu'à moitié détruite, qui fut l'une des meilleures, la meilleure du monde aux dires de Friedrich Engels, ennemi juré pourtant de ce "grand bourgeois colonialiste" de Ferry.

Alors, de grâce, à moins de nous en apporter ici la preuve par A plus B, évitez de venir nous expliquer qu'il n'y a rien à faire, que tout est plié, que X. Darcos travaille sous les ordres de N. Sarkozy à construire une société semblable au "Meilleur des Mondes" d'Aldous Huxley, une société de techniciens sans âme et sans culture, assez semblable au fond à celle que promettaient les idéologues du Troisième Reich, en plus soft", parce que dans ce cas, ce n'est pas la plume qu'il faut sortir, mais les fusils et la dynamite.

Écrit par : Robin | 01 mai 2008

Bonjour M. Brighelli,

Travaillant sur la formation des enseignants, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt le chapitre que vous consacrez au sujet dans votre dernier livre. J'aimerais échanger avec vous sur le sujet. Vous serait-il possible de me communiquer votre adresse électronique, afin que je vous communique certains éléments d'information sur mon travail ?
d'avance merci

cordialement

Écrit par : errouann | 01 mai 2008

Les nombreuses piqûres de rappel anti-meiriolique qui jalonnent ce blog ne doivent pas nous faire oublier de taper de temps en temps sur des délires connexes. Aujourd'hui, un petit coup sur les post bachelardiens et notamment Michel Serres dont je me permets ici de reproduire un extrait de jus de crâne * :

"Le Sage d'aujourd'hui mêle en lui le Législateur des temps héroïques et le titulaire moderne du savoir rigoureux, sait tisser la vérité des sciences à la paix du jugement, mêle intimement nos héritages égyptiens et romains, à la source de nos lois, et nos legs sémites et grecs, donateurs de connaissance, intègre les sciences efficaces et rapides à nos droits lents et prudents. Jeune et vieux en même temps, le Sage accède à l'âge mûr.
Je l'appelle Tiers‑Instruit : expert dans les connais­sances, formelles ou expérimentales, versé dans les sciences naturelles, de l'inerte et du vivant, à l'écart des sciences sociales aux vérités plus critiques qu'orga­niques et à l'information banale et non rare, préférant les actions aux rapports, l'expérience humaine directe aux enquêtes et aux dossiers, voyageur de nature et de société, amoureux des fleuves, sables, vents, mers et montagnes, marcheur sur la Terre entière, passionné de gestes différents comme de paysages divers, navi­gateur solitaire au passage du Nord‑Ouest, parages où le savoir positif traversé communique, de manière délicate et rare, avec les humanités, inversement versé dans les langues anciennes, les traditions mythiques et les religions, Esprit fort et bon Diable, enfonçant ses racines dans le plus profond terreau culturel, jus­qu'aux plaques tectoniques les plus enfouies dans la mémoire noire de la chair et du verbe, et donc ar­chaïque et contemporain, traditionnel et futuriste, humaniste et savant, rapide et lent, vert et chevronné, audacieux et prudent, plus éloigné du pouvoir que tout législateur possible et plus proche de l'ignorance partagée par le grand nombre que tout savant imagi­nable, grand peut‑être mais peuple, empirique mais exact, fin comme soie, grossier comme toile résis­tante, sans cesse en errance sur l'empan qui sépare la faim de la satiété, la misère de la richesse, l'ombre de la lumière, la maîtrise de la servitude, le chez‑soi de l'étranger, connaissant et estimant la méconnaissance autant que les sciences, les contes de bonne femme plus que les concepts, les lois aussi bien que le non­-droit, moine et voyou, seul et courant les voies, errant mais stable, enfin surtout brûlant d'amour envers la Terre et l'humanité.
Ce mélange demande un enracinement paradoxal dans le global: non dans une terre, mais en Terre, non dans le groupe mais partout ; l'image de la plante n'a plus guère de sens. Depuis que nous avons décollé, en un puissant et lointain appareillage, nous comptons sur des liens immatériels plus que sur des racines. Serait‑ce donc la fin des appartenances ?"

Cette hallucinante démonstration de nunchaku conceptuel consistant en une manipulation débridée des contraires me fait craindre que le décollage dont il est question est peut-être un effet de Lucy : raccourci saisissant allant de notre petite Mère à tous à ses apparitions étincelantes dans le ciel **.

Je crois qu'il est bon de rappeler de temps en temps que l'abus d'ergo (de seigle) peut faire quelques ravages dans la pensée. Je comprends dès lors que certains, face aux foisonnances d'un tel discours, se retrouvent comme un lapin pris dans les phares d'une voiture.

"Brûlant d'amour envers la Terre et l'humanité", certains sont à la fois contributeur de l'effet de serre (par hyperventilation neuronale ***) et indécis narrateurs **** d'or dur (par extrapolation moderne du vieux rêve alchimiste).

* extrait du "Contrat naturel"
** Une pensée pour Hofmann, découvreur de la substance-rêve qui vient de mourir.
*** de quoi faire pêter les scanner des neurologues cognitivsites étudiant les zônes du cerveau concerné par la lecture d'un tel texte
**** N'oubliez pas de signer la pétition contre leur multiplication.

Écrit par : dugong | 01 mai 2008

Milady, j'aime bien votre position.
En somme, la gens Geignante Saignante et Enseignante ne le serait que parce qu'habituée au confort de rouler en V8 toutes options, prompts à la reprise, tenant la distance et la vitesse de pointe, insonorisé cela va de soi, elle serait contrainte l'âge venant de se casser le dos, les oreilles et les méninges à rouler carosse dans la 2CV des bonnes sœurs du "gendarme à St Trop".

Il y aura toujours des 2CV, mais pas forcément parce que la chaîne de production (terme furieusement atroce mais valable dans le cadre d'une éducation de masse) de V8 aura été sabotée (sciemment ou pas). Ce qui relevait de la diversité auparavant ressemble maintenant aux projections d'un odieux plan quinquennal.

Ce qui est dommage pour les profs est surtout préjudiciable aux élèves.

Écrit par : Blue Angel | 01 mai 2008

Ils demandent qu'on diffuse largement, alors je diffuse :

Motion des formateurs de la Loire (42)
Les formateurs du département de la Loire soussignés demandent que le
Ministre de d'Éducation Nationale décrète immédiatement un moratoire sur la mise
en oeuvre du projet de programmes de l’école actuellement soumis à consultation.
1. Ce projet de programmes est publié moins d’un an après les programmes actuellement en
vigueur. Évidemment, aucune évaluation de ces programmes de 2007 n’a pu être sérieusement
mise en oeuvre. Ceux de 2002 ont d’ailleurs été modifiés sans avoir été évalués.
2. Les présupposés à l’origine des choix faits sont de l’ordre d’un « bon sens » autoproclamé et
font fi des travaux de recherche en didactique des disciplines et en pédagogie publiés depuis des
années. En outre, les IUFM n’ont pas été sollicités alors même qu'ils viennent d'être intégrés à
l'Université, creuset de la Recherche.
3. Le processus d’élaboration de ce projet de programmes est particulièrement opaque : aucune
réelle consultation du « terrain », ni de commission de travail identifiée. La commission nationale
des programmes et le haut conseil à l’éducation, qui sont pourtant des instances officielles, n'ont
pas été consultés.
4. Les questions posées dans le cadre de la pseudo « consultation » proposée par le Ministère de
d'Éducation Nationale ne permettraient que d’amender à la marge ce projet, sans en remettre en
cause les fondements et les contenus. Il faut ici souligner le décalage entre l'envergure de la
consultation pour l'élaboration des programmes de 2002 et la précipitation de la consultation pour
ceux de 2008.
5. Le plan de formation de l'IUFM n'est pas cohérent avec ce projet de programmes.
6. L’ensemble de cette « consultation » est donc indigne de la démocratie à laquelle tous les
citoyens français sont attachés.
Avec la mise en oeuvre de tels programmes, nous serions mis dans l'impossibilité de
remplir notre mission de formateur. L'intégration de l'IUFM à l'Université engage les formateurs
dans des processus de recherche pédagogique alors que les programmes proposés ne tiennent
pas compte des recherches poursuivies en didactique ces dernières années. Ce projet est en
contradiction avec les documents d'application des programmes, supports à notre travail de
formateur.
Dans cette situation, la seule solution acceptable est le moratoire, suivi d’un véritable
travail de recherche et de terrain pour l’élaboration de programmes scolaires dignes des missions
de l'École de la République. Nous nous associons donc pleinement à la pétition lancée en ce sens
par 19 syndicats et mouvements pédagogiques.
Dans le cas contraire, nous serions moralement contraints à engager une action de
désobéissance civique, et à ne pas utiliser ni appliquer ces programmes qui -pour nous- ne
feraient que renforcer l'échec scolaire.
93 signataires le 30 avril 2008
48 PEIMF + DEA - 15 PIUMF - 22 CPC - 8 formateurs divers

Écrit par : c. cru | 01 mai 2008

de quoi faire pêter les scanners des neurologues cognitivistes étudiant les zones du cerveau concernées par la lecture d'un tel texte...

Écrit par : dugong | 01 mai 2008

5. Le plan de formation de l'IUFM n'est pas cohérent avec ce projet de programmes.

6. L’ensemble de cette « consultation » est DONC indigne de la démocratie à laquelle tous les citoyens français sont attachés.


Sans commentaires !

Écrit par : Robin | 01 mai 2008

Le sang vif local serait-il dû à l'électrosensibilité développée par la croissance du nombre de scanners ?

"En Suède, les spécialistes ont estimé en 2001 qu'il y avait 200 000 électrosensibles, soit 3% de la population. Avec la prolifération de la pollution électromagnétique à combien ce pourcentage va-t-il s'élever ?

Écrit par : Blue Angel | 01 mai 2008

Ceci , "ils" n'ont pas demandé de le diffuser, mais c'est si beau que je me devais de vous en faire part aussi...
Je précise que j'ai les mêmes sources que c.cru...)


"PS : la formation en IUFM est nullissime, il n'y à rien à attendre de ce côté, ou très peu... Il vaut mieux essayer de comprendre par soi-même, et de fréquenter des sites tel que celui du SLECC."

Écrit par : c.cuit | 01 mai 2008

"Nous nous associons donc pleinement à la pétition lancée en ce sens
par 19 syndicats et mouvements pédagogiques.
Dans le cas contraire, nous serions moralement contraints à engager une action de
désobéissance civique, et à ne pas utiliser ni appliquer ces programmes qui -pour nous- ne
feraient que renforcer l'échec scolaire.
93 signataires le 30 avril 2008"

Pauvres cloches!

Écrit par : Jean | 01 mai 2008

Messieurs, merci !
Pour ma part, je constate, avec un excès d'irritation, c'est vrai, qu'il est facile de se plaindre mais de faire, moins. Exemple : madame la professeur de français de mon fils, 4°, ne cesse de se répandre sur l'inculture et l'incurie de ses élèves et ne leur a fait lire AUCUN livre de l'année - je ne compte pas comme livre la stupide louchée verbale intitulée 'Complot à Versailles', qui fut le seul 'livre' de l'année ( nous sommes en mai, je n'ai plus aucun espoir ). Aucun travail de grammaire, d'orthographe, c'est évident, n'en parlons pas. Au dernier devoir, - argumentatif - pompeusement nommé : Travail d'écriture - et effectué, bêtement, par tous les élèves, il y eut, sur les copies, une note Et rien. Fabuleux non? Aucun commentaire. Aucune faute relevée. Rien.
Alors, le coup des profs qui fatiguent, ça va. Ca va d'autant plus que je le suis, prof, et que ça me fatigue, c'est vrai, de récupérer mes copies après correction, pour rendre ou pas, les points ôtés pour la correction du français. Mais je le fais, voilà, ça me prend du temps, voilà, et eux ils se relisent, et ils se corrigent, parce que ce n'est pas drôle d'avoir 12 moins 4 à cause de la langue. Surtout à chaque devoir.
C'est très bête, très long, et très efficace.
Je n'ai pas bcp de collègues qui s'amusent à le faire parce que ça n'est pas notre travail, nous, nous sommes au lycée, vous comprenez. Ils font des choses sérieuses, au lycée.

La seule chose remarquable de l'EN, c'est que personne ne veut faire la corvée 'de petits coins' - causons joli. Personne, pour aller travailler les bases, c'est ennuyeux les bases. Ce n'est pas à notre niveau, nous, nous travaillons l'intelligence, on entend ça dès la Première année de maternelle, la bonne blague ! Et après on entend les plaintes, bouh ils ne savent rien, bouh ils ne lisent rien - mais qui les fait lire hum ? Ah les parents.
Exact - mais incomplet. Les profs aussi sont là pour ça.
C'est vrai Jean qu'il y a problème au primaire. Mais qu'au moins les profs ne se contentent pas de le déplorer en refusant d'y revenir, c'est invraisemblable des choses pareilles à la fin !

Écrit par : Milady | 01 mai 2008

"C'est vrai Jean qu'il y a problème au primaire. Mais qu'au moins les profs ne se contentent pas de le déplorer en refusant d'y revenir, c'est invraisemblable des choses pareilles à la fin !"

Et ainsi, on transforme lentement mais sûrement le lycée en machine inefficace à discours "remédiant".

Quand c'est trop tard, c'est trop tard (variante du "quand ça change, ça change" des tontons flingueurs).

Rappelons que le lycée, aussi, doit transmettre des connaissances...

Écrit par : dugong | 01 mai 2008

Pour répondre à Cadichon à propos des fondateurs de l'Instruction publique.
Toujours bon de consulter :

http://michel.delord.free.fr/dp.html

Écrit par : guy morel | 01 mai 2008

"Messieurs, merci !
Pour ma part, je constate, avec un excès d'irritation, c'est vrai, qu'il est facile de se plaindre mais de faire, moins. Exemple : madame la professeur de français de mon fils, 4°, ne cesse de se répandre sur l'inculture et l'incurie de ses élèves et ne leur a fait lire AUCUN livre de l'année - je ne compte pas comme livre la stupide louchée verbale intitulée 'Complot à Versailles', qui fut le seul 'livre' de l'année ( nous sommes en mai, je n'ai plus aucun espoir ). Aucun travail de grammaire, d'orthographe, c'est évident, n'en parlons pas."
Ecrit par : Milady | 01 mai 2008


Mil fois merci, Milady.

Je hurle ces mêmes idées ou cette même rage dans le vide et l'indifférence de la foule moutonnière des profs, instituteurs(trices), parents d'élèves acquis sans réserves aux fadaises des "pédagogos" fossoyeurs de la rigueur intellectuelle et de la culture humaniste.
Tout le monde assiste indifférent à la déliquescence intellectuelle sans réagir, comme anesthésié. En sport, la répétition d'un même geste, la sueur, l'effort vont de soi de même que pour la maitrise d'un instrument de musique mais pour l'école il ne s'agit pas de tout cela mon bon monsieur !!!!
J'enrage!!!!!
Avec vous de tout coeur Milady
Un parent d'élève écoeuré!!


Fred

Écrit par : Fred | 01 mai 2008

La corvée des "petits coins", en primaire, c'est essayer d'éduquer les gamins, dès la Petite Section.
Et ça aussi, ce n'est pas valorisant. Apprendre à un gamin à suspendre ses vêtements au portemanteau, à marcher calmement sans bousculer les objets-obstacles que constituent pour lui ses petits camarades, sortir UN jouet ou UN jeu et jouer réellement avec, se poser quelques instants sur son dessin et le regarder comme un travail améliorable, écouter les sons bizarres qui sortent de la bouche des objets-obstacles présents avec lui dans la pièce et particulièrement ceux de l'objet-obstacle qui est beaucoup plus grand que les autres, reconnaître ces sons comme un langage articulé compréhensible et, cerise sur le gâteau, comprendre cette émission sonore et en tenir compte.
Ce n'est pas valorisant parce qu'on ne peut pas "donner à voir" ce genre de choses sur un joli panneau qui décorerait avantageusement les couloirs et les classes, parce que ce n'est pas "travailler l'intelligence" et pourtant qu'est-ce que cela aiderait l'instit d'élémentaire qui pourraient alors se consacrer à leur corvée des petits coins à eux (apprendre à rester assis longtemps, à écrire ou à écouter sans s'arrêter au bout d'une minute quinze secondes, retenir ce qu'on a appris la veille pour le réutiliser le lendemain, ranger ses affaires rapidement, réagir vite, tenir compte de ce qu'ont dit les copains avant de prendre la parole, ne pas contester un accord sujet-verbe ou un résultat d'opération sous prétexte qu' à la maison on arrive à négocier une cuillerée de haricots verts en échange d'une demi-heure de console de jeux, etc. etc. etc.).

Écrit par : catmano | 01 mai 2008

Et ainsi, on transforme lentement mais sûrement le lycée en machine inefficace à discours "remédiant".

Quand c'est trop tard, c'est trop tard (variante du "quand ça change, ça change" des tontons flingueurs).

Rappelons que le lycée, aussi, doit transmettre des connaissances...

Ecrit par : dugong | 01 mai 2008

Vous avez raison, Dugong, on transmet mieux des connaissances sans l'ombre d'une base.

Mis à part ça, vous n'auriez pas à l'excès ce petit côté : si c'est écrit, c'est écrit ???? Si c'est défendu c'est défendu ? Ca vient de Tillieux aussi, pas que les Tontons Flingueurs dans la vie.
Il vous faut des ordres d'en haut, des choses officielles ? Pour pouvoir vous indigner sur les missions primaires données au lycée peut-être ?

Me semble qu'il n'y a même pas de question à se poser en l'occurrence. Vous avez à transmettre les bases Et le programme du lycée. Du moins, quand les bases n'y sont pas. Que voulez-vous faire d'autre ? Ah, oui, pleurer. Enterrer d'abord.
C'est plus propre.
Catmano, bonjour à vous, je savais bien, que vous, les corvées petits coins ne vous rebutaient pas, vous êtes enseignante vous, ça se voit à chacun de vos posts ! !!!

Fred, si ça peut vous rassurer, je suis prof aussi. .... Nous sommes divers, c'est heureux !

Écrit par : Milady | 01 mai 2008

Exemple : madame la professeur de français de mon fils, 4°, ne cesse de se répandre sur l'inculture et l'incurie de ses élèves et ne leur a fait lire AUCUN livre de l'année - je ne compte pas comme livre la stupide louchée verbale intitulée 'Complot à Versailles', qui fut le seul 'livre' de l'année ( nous sommes en mai, je n'ai plus aucun espoir ). Aucun travail de grammaire, d'orthographe, c'est évident, n'en parlons pas. Au dernier devoir, - argumentatif - pompeusement nommé : Travail d'écriture - et effectué, bêtement, par tous les élèves, il y eut, sur les copies, une note Et rien. Fabuleux non? Aucun commentaire. Aucune faute relevée. Rien.

Ecrit par : Milady | 01 mai 2008

Cette dame est certainement très bien notée par son IPR parce qu'elle a compris que le professeur n'est pas là pour dispenser des connaissances.
Ceux qui veulent faire apprendre de force à ces pauvres élèves brimés toutes ces choses inutiles que les instituteurs à la page considèrent comme des bêtises bourgeoises et opprimantes (l'orthographe, la grammaire, la conjugaison, les tables de multiplication...) risquent leur carrière dans le système devenu fou que nous vivons.


Tout le monde assiste indifférent à la déliquescence intellectuelle sans réagir, comme anesthésié.

Ecrit par : Fred | 01 mai 2008

Anesthésié notamment, Fred, et ce n'est pas un argument négligeable, par la menace de voir sa carrière bloquée par un de ces chiens de garde que sont les IPR.

Écrit par : Jean | 01 mai 2008

"Vous avez raison, Dugong, on transmet mieux des connaissances sans l'ombre d'une base."

1- Ce n'est pas encore le cas de tous les élèves
2- en rentrant dans le cercle infernal de la remédiation très tardive, on disculpe les vrais responsables par une prise en charge - au sens propre du mot - par tous des effets.

Ma réponse est non (y compris si on me l'ordonnait "d'en haut")

Prenez vous en aux responsables. Aux vrais.

Courage !

Bonjour chez vous.

Écrit par : dugong | 01 mai 2008

Lorsque j'ai dit à une inspectrice que j'étais obligée d'apprendre le présent de l'indicatif( pour commencer par le début !) à mes élèves de 2de, je l'ai vue littéralement s'asphyxier . Les collègues étaient présents : pas un mot, cela ne semblait pas les concerner, ils avaient sûrement, eux, de meilleurs élèves, et j'avais hérité des plus nuls ! Tartuffes ! C'était l'occasion d'engager une discussion avec la pédagole , on était 15 contre 1 !

Écrit par : Amélie | 01 mai 2008

Je ne crois pas que ce soit hors sujet : en zappant je viens de tomber sur Super Nanny (M6). Un gosse de 3 ans bat sa mère. On a une vision de Monchéri à la maison qui permet de comprendre certains comportements à l'école. On appelle alors ça des “incivilités" en pédagol !

Écrit par : lariba | 01 mai 2008

Et la maman a une réaction citoyenne : elle comprend ce comportement .

Écrit par : Amélie | 01 mai 2008

En l'occurrence, Dugong, les pétitions de principe quand j'ai face à moi de vrais élèves me semblent pour le moins être des paravents faciles. Mon travail c'est de les prendre comme ils sont, chacun avec son petit lot sur le dos.
- Où avez-vous pêché que je parlais de tous les élèves ? Je ne vois pas comment, au nom de quelle abstraction, j'irai leur dire : non, ça je ne vous l'apprendrai pas, fallait pas venir les gars.
D'autant plus, que pour le français, ça tourne à la position criminelle - on n'a pas besoin d'exceller en orthographe pour comprendre excellemment.
Si je ne m'abuse, sur les combats, il y a plusieurs fronts.
Et l'accumulation des victimes n'a jamais fait cesser les guerres. Pourquoi celle-ci cesserait-elle pour cette raison ?
Donc je n'aime pas, du tout, l'idée d'accumuler sciemment les victimes sous le sombre prétexte que ça n'est pas mon boulot.
On dirait un conducteur d'ambulance qui voit un type en train de s'asphyxier avec un bout de noisette. Bon, il n'y a pas d'ambulance. Le gars, il dit que le gouvernement n'a qu'à ne pas rogner sur le service public et qu'on attend L'Ambulance du département. Et il attend et regarde claquer l'asphyxié : un exemple, un martyr à brandir à la prochaine manif ! Vous feriez cela? Je suis sûre que non. C'est pareil pour les élèves qu'on a.

Amélie, on a dû avoir la même inspectrice, d'une connerie à faire tomber Alcatraz ! Et c'est vrai, qu'il est beau le silence des profs, quand on cause de reprendre les 'petits coins' alors que c'est plus l'âge.

Écrit par : Milady | 01 mai 2008

On a une vision de Monchéri à la maison qui permet de comprendre certains comportements à l'école. On appelle alors ça des “incivilités" en pédagol !

Ecrit par : lariba | 01 mai 2008

Ne me parlez plus des Monchéri, Madouce, Moncœur, Macrevette !
Grâce aux ponts du mois de mai, je vais devoir attendre le 13 mai pour recommencer à enseigner et d'ici là, je vais devoir me contenter de jouer à Super Nanny, comme je l'ai fait ces trois derniers jours.
En plus, moi, je les leur rends le soir à quatre heures et demie, alors que Super Nanny, elle peut intervenir le soir, du coup, c'est beaucoup plus facile.

Écrit par : catmano | 01 mai 2008

C'est Yfig qui a écrit le passage que vous citez, et il n'est pas enseignant. Il était formateur en informatique dans le privé, avant la retraite (si j'ai bien compris).
Ecrit par : Kap | 01 mai 2008

Un "formateur" n'enseigne pas, selon vous?Allez dire ça à Christophe!!!
Et je me fous qu'Yfig soit ou non enseignant, c'est bien pour cela que je ne l'ai pas cité. Ma remarque était générale.
Je sais que j'ai passé une année entière à rapporter le matin aux élèves de toute une classe de 6eme les corrections photocopiées en 15 exemplaires des fautes que la prof de FRANÇAIS leur avait fait écrire la veille. Et surtout, comme elle avait de hautes protections syndicales, qu' il était impossible de la virer...dans une école privée mais conventionnée et qui a dû se déconventionner pour le faire.

Yfig a dû en avoir du même genre, dans d'autres matières, vue la teneur de ses commentaires, et qu'il ait à son tour sévi dans le privé, ça change quoi?



Les profs ignares, ce n'est pas, de toute évidence, sur ce blog qu'ils viennent, alors pourquoi vous sentir visé et enfourcher le vôtre de canasson en pétant quoi d'ailleurs? je ne sais pas lire le braille. (Bon sang, Cadichon, qu'est-ce que vous êtes pète-b****, quand vous vous y mettez )

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Plus je vous lis et plus mon estomac fait des noeuds...
Si vous catmano, "la super instit" et vous Milady "le super prof" vous vous découragez que vont devenir les gamins?

Ou est-ce que ce forum vous sert simplement d'exutoire à votre découragement afin de repartir vaillamment au combat comme vous l'avez toujours fait?

Même si ce n'est que pour 10 ou 20 gosses, ça vaut le coup...

Écrit par : Maminou | 01 mai 2008

Bonjour !

Je suis de passage furtivement. Je suis en train de concevoir un blog sur le bien être et si jamais l'un ou l'une d'entre nous compte jeter un coup d'oeil pour se changer les idées voici son adresse :

http://soccuperdesoi.blogspot.com/

A bientôt et bon week end à vous !

Écrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2008

"(Bon sang, Cadichon, qu'est-ce que vous êtes pète-b****, quand vous vous y mettez )"

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Pète-... ...burnes? Pète ... ...bonbons? Dans les deux cas de figure, vous nous cachez des "choses", Kap!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2008

"Un "formateur" n'enseigne pas, selon vous?Allez dire ça à Christophe!!!"

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Cadichon, vous êtes à nouveau pète-bOULES (vu que vous ne savez pas lire le braille) . Vous savez très bien que ce n'est pas ce que je veux dire. Yfig n'était pas enseignant dans l'Ed Nat, il était intervenant dans des boîtes pour faire de la formation informatique (si je ne me trompe pas) auprès d' ADULTES dont on peut espérer qu'ils n'avaient pas besoin de lui pour savoir ce qui s'écrit dans le journal. Si c'était le cas, de toute façon, c'était pas son job, à Yfig, de leur poser des rustines pour qu'ils sachent ce que c'est que l'ALENA.

Ce que je trouve complètement naze de votre part, c'est de sauter sur le commentaire d'Yfig pour enfourcher votre dada (une fois de plus, et j'insiste) et parler des enseignants ignares (qu'on peut pas virer de l'Ed Nat parce que fonctionnaires et patatietpatata). J'ai une copine qui bosse dans un lycée privé TRES cher (entre 8000 et 15000 poundes à l'année) en Angleterre, on peut virer les profs comme on veut, eh bien ça n'empêche pas plus de la moitié d'être ignares (en particulier la head of French qui se fait 5000 £/ mois et qui ne sait même pas tenir une conversation courante en français). Les parents s'en fichent : ils veulent les DIPLOMES. Que leurs gosses les obtiennent sans en avoir le niveau à l'issue d'un contrôle continu et d'épreuves orales auxquelles leurs profs les préparent et dont ils forment le jury (incredible but true ! vous voyez, je m'adapte, pour vous). De toute façon, ils payent et les enseignants doivent obtempérer. Je pourrais vous raconter le harcèlement subi par ma copine pendant plusieurs semaines, la head of French lui demandant d'en faire toujours plus pour l'oral, ce à quoi mon amie avait fini par répondre :"Tu veux quoi ? Que je fasse les questions et que je leur montre un panneau avec les réponses ?" (et c'était à peu près ça que la head voulait, mais elle n'osait pas le dire franchement). Bref, pathétique.

Donc, oui, il y a des enseignants incultes, dans l'Ed Nat, il y a aussi des gens qui maîtrisent très bien leur matière mais qui ne sont pas des pros en politique internationale par exemple, comme Yfig, ce qui ne les empêche pas de bien faire cours (c'est sans doute mal de ne pas lire le journal mais je ne vois pas en quoi ça empêche de faire de bon cours de physique au collège ou, même, au lycée) et puis il y a des gens curieux de tout qui maîtrisent très bien leur matière, et d'autres, curieux de tout qui sont limites sur leur matière ou qui font des cours de merde parce qu'ils ne les préparent pas, etc.

Et ce ne serait pas nécessairement mieux si tout le système français était privatisé.

"alors pourquoi vous sentir visé" : Je ne me sens pas visée, vous m'énervez avec vos caricatures, c'est tout.

A ce sujet, j'ai appris ce qu'était l'ALENA en terminal au lycée, en 1994, l'année de sa création. C'est sans doute la preuve de l'inculture de mon professeur de Géo de l'époque ?

Écrit par : Kap | 01 mai 2008

Merci pour votre lien, Sandra! Mais n'écrit-on pas... Hippocrate???

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2008

Et afin que nul n'en ignore:

Ferdinand Buisson est un FONDATEUR de l'école républicaine ( pas comme Robin et Guillaume (un anar suisse connu en exil) qui furent de petites mains) et il s'enrôle en 1870 dans LA GARDE NATIONALE, à son retour d'exil, pas dans la (1ere Inter)nationale. Faut vraiment jamais avoir lu un mot de ce qu'il pense des socialistes pour l'associer avec eux.

Il a aidé les communards à se cacher, oui, mais Il est FAUX de dire qu'il a" rejoint la commune" . Il a sauvé son ami Robin et lui a confié la direction de l'orphelinat qu'il a fondé avec sa mère après la commune, oui.
Robin et Guillaume sont simplement des amis et aussi des pédagogues dont les compétences scientifiques et pedagogiques indéniables ( on n'est pas nécessairement socialiste et abruti) furent mises au service de l'oeuvre de Buisson, notamment dans la rédaction du Dictionnaire pédagogique.

Il fut député radical, et seulement à partir de 1919. un engagement qui n'avait rien de socialiste (la 1ere Internationale s'était sabordée....en 1877!) mais le contre-coup de la guerre et aussi de l'affaire Dreyfus. Il avait commencé par être anti-dreyfusard!

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Ou est-ce que ce forum vous sert simplement d'exutoire à votre découragement afin de repartir vaillamment au combat comme vous l'avez toujours fait?

Même si ce n'est que pour 10 ou 20 gosses, ça vaut le coup...

Ecrit par : Maminou | 01 mai 2008

Promis, demain, je repars au combat. Mais aujourd'hui, s'il vous plaît, laissez-moi m'apitoyer sur mon sort.
Le mouflet de six ans en train de jouer avec sa chaussette, plié en deux sous son bureau, qui vous affirme les yeux dans les yeux, devant sa page de cahier vide : "C'est pas vrai ! Je travaille !", alors que ça fait dix fois que vous le reprenez, ça a tendance à mal passer, de même que celui qui vous regarde l'air tout étonné et vous dit pour la dixième fois : "Aaaaah, je savais pas !" alors que vous lui serinez depuis le début de la leçon qu'1 km = 1000 m et que donc, il s'est trompé là, juste là où vous lui montrez, puis qui retourne à sa place et rajoute quelques erreurs un peu partout et ne corrige surtout pas là, juste là où vous lui avez montré.

Écrit par : catmano | 01 mai 2008

Merci pour votre lien, Sandra! Mais n'écrit-on pas... Hippocrate???

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2008

Exact ! Merci Christophe je viens de corriger !

Écrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2008

"Un "formateur" n'enseigne pas, selon vous? Allez dire ça à Christophe!!!"

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Je ne me suis jamais présenté comme formateur, mais comme professeur. Et de moins en moins comme professeur d'éducation musicale, mais de musique...
Et de théâtre, (même si l'horaire imparti à cette discipline est, de plus en plus, voisin de zéro).

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2008

@Anne Marie
"obtempère et nique ta mère", cela fait plus de 10 ans qu'on me l'a racontée! Vous oubliez de préciser que l'élève comprend "zob ton père".
Je l'avais utilisée dans une chanson que j'avais composée il y a 2 ans, en juin 2006 (voir allusions politiques) pour le départ en retraite de plusieurs de mes collègues; Je vous la copie, pour le plaisir! J'ai simplement coupé le début et la fin parce que mes collègues y étaient plus précisément cités. Cette chanson a suscité quelques grincements de dents chez certains tenants de Meirieu.

Sur l’air de « Viens Poupoule »

(...)

Autrefois, il y’a bien longtemps
Le métier d’enseignant
N’était vraiment pas compliqué
On n’était pas stressé.
Les élèves avaient leurs affaires
Et acceptaient d’se taire
Des profs déjantés, il n’y’en avait guère
Pour aller à Verrières ;
Ce temps est
Révolu
Il faut bien qu’on évolue !

CHERS COLLÈGUES, CHERS COLLÈGUES VRAIMENT
ON A CONNU L’BON TEMPS
DE L’ÉCOLE D’ANTAN
AH
DU BON TEMPS DES PROFESSEURS FLINGUEURS
L’ÉLÈVE HYPERACTIF
Y S’PRENAIT UN BOURRE-PIF.

Maintenant qu’les pédagogols
Ont investi l’école
Nous voilà tous bien formatés
Et culpabilisés.
Si dans ta classe, c’est l’enfer
C’est qu’tu sais pas y faire ;
Lors des inspections, ton compte sera bon
Si t’es en rébellion.
Tu seras
Mal noté,
Tu pass’ras à l’ancienneté.

LES BONS MAÎTRES LES BONS MAÎTRES MAINT’NANT
N’DOIVENT PAS TRAUMATISER
LES ENFANTS TROP GÂTÉS
AH
TU VOUDRAIS LES INSTRUIRE ? C’EST RINGARD !
TU ES UN VIEUX RÉAC
DOMMAGE QU’Y AIT PLUS D’GOULAG.

Il a fallu mettre au panier
Ces méthodes éculées
La grammaire, la conjugaison
Tous ces trucs à la con ;
Pourquoi savoir la forme en –ing?
Vive le happy-slapping ;
A quoi bon , vraiment, se prendre la tête?
Tout est sur Internet.
Aujourd’hui,
mon coco
Il faut être démago.

CHERS COLLÈGU'S CHERS COLLÈGU'S CROYEZ-MOI
NOUS NE FAISONS PLUS L’POIDS
DEVANT LES MP3
AH
LA RETRAIT' VAUDRA MIEUX, J' N'EN DOUT' PAS
CÂLINEZ DONC VOS CHATS
OU VOS CONJOINTS, AU CHOIX

Les élèves, en vocabulaire,
Connaissent leur affaire.
Si tu leur ordonnes : « Obtempère ! »
Ils répondent : « Nique ta mère ! »
Si tu exiges qu’ils s’exécutent
Ils te disent « Fils de pute »
------------------------(variante, pour les femmes
-------------------------Si tu exiges qu'ils potassent
-------------------------Tu n'es qu'un' sal' connasse)
Les réprimander, c’est manquer d’respect
Fais gaffe aux ITT !
Relis donc, ça s’rait mieux
L’Évangile selon Mérieu !

DANS L’PAQUETAGE DES FUTURS PROFESSEURS
Y’A DES HYPOTENSEURS,
DES ANTI-DÉPRESSEURS,
AH !
POUR ALLER AU CHARBON LE MATIN,
TU DOIS T’NOIRCIR À POINT,
OU FUMER QUELQUES JOINTS.


Pourtant il nous rest’ un espoir
C’est peut-être pas trop tard
Y’a une lueur à l’horizon
Bientôt les élections.
La sémillante Ségolène
Va nous tirer de peine.
Le prof au bureau, fera la leçon
Et l’CRS au fond
Mat’ra les
trublions
En leur collant des gnons.

POUR REMETTRE, POUR REMETTRE AU PAS
LES JEUNES QUI N’ÉCOUTENT PAS
L’ARMÉE, Y’A PAS MIEUX QU’ÇA
AH !
ET LES P’TITES APPRENTIES LOLITA
AU STRING ENTRE LES FESSES
ELLES IRONT À CONFESSE.

Quant à Nicolas Sarkozy
Son idée de génie
C’est de traquer les délinquants
dans l’ventr’ de leur maman.
A la première échographie
Le fœtus qui dévie
Sera expulsé, sans aucun délai
Il n’a pas ses papiers.
Un bon coup
De Karcher
Et direction le charter.

JEAN-FRANÇOIS COPÉ VA APPRÉCIER
C’MOYEN EXPÉDITIF
D’RÉDUIRE LES EFFECTIFS
AH
AINSI CES FEIGNANTS DE FONCTIONNAIRES,
PAR CHARRETÉES ENTIÈRES
ON VA LES DÉGRAISSER !


Par prudence, final’ment, c'est vrai
Il vaut mieux vous tirer
Vous avez vos annuités
Et quell' chanc' la santé ;
Il y’a le’théâtre et l’opéra
Le jardin et les chats
Jouer du piano, chanter, rigoler
Le programme est chargé ;
Et puis y’a
Les bouteilles
Pleines du jus de la treille.

(...)

Écrit par : arlette Schmitt | 01 mai 2008

Promis, demain, je repars au combat. Mais aujourd'hui, s'il vous plaît, laissez-moi m'apitoyer sur mon sort.

Ecrit par : catmano | 01 mai 2008

Tout ça est de ma faute, je suis un peu "décalée" après ce que je viens de vivre, là-bas, au pays du soleil et du sable brûlant...
Des mômes qui disent "encore, encore", qui écrivent dans leur cahier de brouillon sans jamais passer une ligne pour aérer le travail, parce qu'il ne faut pas arriver trop vite à la fin de ce cahier, des mômes qui sont conscients du privilège qu'est le leur de pouvoir aller à l'école.
Ainsi, l'enseignant se sent bien, puisque tout le monde rame dans le même sens.

Écrit par : Maminou | 01 mai 2008

Sales profs! Ils râlent car ils trouvent anormal de faire le présent au lycée! les crétins!
Le sacerdoce, c'est cela l'enseignement à la Milady! Ne rien dire, ne pas gueuler. Enseigner l'indicatif au lycée mais c'est très bien. Tout est normal. Pas de quoi se plaindre. Accepter son sort sans sourciller.
Il faut prendre les petits où ils en sont. Bien sûr qu'on le fait!
Ca n'empêche pas de dire que ce n'est pas normal, ni pour les profs ni pour les gamins. Ca n'empêche pas qu'il faille râler et râler encore pour dénoncer cet état de fait et non l'accepter dans la soumission la plus grande au nom de je ne sais quel dévouement à la con. Quelle gloire de se poser en vaillante combattante qui avale toutes les c...qu'on lui fait faire!
Darcos est en train de nous flouer. Oui, c'est plié. On s'est fait avoir dans les grandes largeurs. ce n'est pas du défaitisme. c'est de la lucidité. Et ca n'empêche pas de faire le présent au lycée. Et faire le présent n'est pas "faire les petits coins": quel mépris à l'égard des instits!

Écrit par : ; | 01 mai 2008

Pour info. :

http://www.avaaz.org/fr/global_food_crisis/22.php

Écrit par : Robin | 01 mai 2008

Et faire le présent n'est pas "faire les petits coins": quel mépris à l'égard des instits!
Ecrit par : ; | 01 mai 2008

Oh, il l'a bien dit, machin. Je dis machin, hein, parce que point-virgule, ça fait long pour un con.
Explique-moi, machin, pourquoi les instits ( quel mépris pour les professeurs des écoles !!!! ) ne font pas les bases, et viennent essspliquer aux parents très cons que les bases c'est pas intelligent, hein, explique dis, point-virgule, explique !
Explique-moi, machin, pourquoi les professeurs de collège ne font pas les bases non plus. en anglais, en latin, en physique.... Hein, essplique un peu pour voir!
Fais-moi pas le coup de l'inspecteur qui passe une fois tous les 36 et qu'a jamais traumatisé personne.
Explique, dis, pourquoi tu gueules pour pas faire ton boulot ?

Ne pas gueuler ? Ah mais pardon, contre les cons d'acabit point-virgule, s'il vous plaît madame, si je gueule. Contre la connasse qui prétend être professeur de lettres et qui fait des cours - ! - des daubes - à ses élèves, oui je gueule, et pas qu'un peu. Trop dur pour elle de les faire lire, mais alors elle gueule bien , pardon excusez-la du peu, sur pédagos, parents et niveau des élèves; ça elle se bat, la pétasse - mais faire son taf, pas question !
M'arrive aussi de gueuler contre les méchants qui bousillent l'EN. Mais ça ne justifie aucun comportement infect de prétendus enseignants qui font la révolution sur le dos de leurs élèves - tiens, c'est drôle, juste comme les pédagos !

Lis l'art de la guerre, bébé, et puis reviens causer batailles et stratégies.

Écrit par : Milady | 01 mai 2008

Prétentieuse et vulgaire la Milady avec ça! ce doit être joli devant les élèves!

Écrit par : ; | 01 mai 2008

Venez voir, machin.

Écrit par : Milady | 01 mai 2008

Ah, pardon, machin préfère baver de loin, bien, bien, calfeutré ( c'est assez joli ???? ) dans ses certitudes à lui/elle. Seriez-vous, par hasard, la prétendue professeur qui ne fit lire qu'un livre à ses élèves ????? Un très mauvais livre d'ailleurs, où on apprend, joie, qu'il faut se laver la figure et qu'à Versailles, on ne se lavait pas et ça sentait mauvais mauvais....

Écrit par : Milady | 01 mai 2008

Au fait, la vulgarité, c'est à dire l'emploi de vocabulaire familier et argotique, ça signifie aussi qu'on ne pose aucune hiérarchie réelle entre les différents niveaux sociaux, auxquels sont associés les différents niveaux de langue.
Mais ; le brave, des braves, qui signe, et persiste, sait cela à coup sûr !!!! Et, bien placé bien haut, il condamne !!!!!

Écrit par : Milady | 01 mai 2008

AINSI CES FEIGNANTS DE FONCTIONNAIRES,
PAR CHARRETÉES ENTIÈRES
ON VA LES DÉGRAISSER !

Ecrit par : arlette Schmitt | 01 mai 2008


Oui. Mais l'enseignement général présente cette particularité de ne pouvoir s'exercer autrement que dans ce cadre, mis à part quelques exceptions, ce qui à mon sens l'exclut formellement de ce jugement par ailleurs aisément acceptable...

Écrit par : Sergio | 01 mai 2008

"Prétentieuse et vulgaire la Milady avec ça! ce doit être joli devant les élèves!"

Ecrit par : ; | 01 mai 2008

Je rectifie : "orgueilleuse", mais elle en a le droit, "vulgaire" : quand elle le veut, Milady est une femme "qui en a".

Vous avez lu Clauzewitz point virgule ?

Athos

Écrit par : Robin | 01 mai 2008

Et faire le présent n'est pas "faire les petits coins": quel mépris à l'égard des instits!

Ecrit par : ; | 01 mai 2008

Faire le présent des verbes réguliers du premier groupe au CP et au CE1, c'est faire du vrai boulot, constructif et tout et tout. C'est apprendre à écrire ce que l'on sait déjà dire et faire faire un grand bond en avant aux gamins.
Au CE2, déjà, ce devrait être du rabâchage, des finitions en quelque sorte. Le vrai boulot, ce serait d'étendre ce travail aux verbes tels que manger ou lancer.
Au CM, on ne devrait plus avoir à y revenir pour se consacrer au vrai boulot, les "je jette" et "tu achètes", "il balaie" et "nous nettoyons", "il règle" et "nous cédons". Cela devrait donc déjà tenir de la corvée de petits coins dont parlait Milady dans son message.
Je n'ai ressenti aucun mépris pour ma profession dans ce qu'elle disait, juste la réalité.

Écrit par : catmano | 01 mai 2008

Je rectifie : "orgueilleuse", mais elle en a le droit, "vulgaire" : quand elle le veut, Milady est une femme "qui en a".

Vous avez lu Clauzewitz point virgule ?

Athos

Ecrit par : Robin | 01 mai 2008

Oh! Que j'aime les "saintes colères" de Milady... elle qui fait tant pour les enfants des autres... elle a le droit de s'insurger contre une incapable qui n'enseigne rien à son propre fils.

Écrit par : Maminou | 01 mai 2008

C'est un blog qui mélange les cathos de gauche et de droite? "elle qui fait tant pour les autres, ma bonne dame... gnan gnan...Et le soutien bien "bonne femme" des autres qui arrivent à la rescousse.
l'accomplissement dans le dévouement alors qu'on est en train de se faire avoir sur tous les plans. Une catastrophe la féminisation de ce métier.pas étonnant que cela devienne un petit boulot!
Ce ne sont pas des profs, ce sont des mères qui se dévouent corps et âme en ne pensant même plus aux réalités politiques: la destruction des statuts, l'augmentation du temps de présence dans les établissements. qu'importe? "Elle fait tant pour les autres, m'sieur le curé".
Blog à fuir;;;;;;

Écrit par : ; | 01 mai 2008

Milady ? On t'a reconnu Guy !

Écrit par : aliscan | 01 mai 2008

Nous sommes quelques uns sur ce blog qui conchions de façon explicite le dévouement. Moot en est, je crois.

; ne fait pas vraiment dans le correct mais je suis pour l'essentiel.

PS : merci de réhabiliter le point-virgule qui en a bien besoin.

Écrit par : dugong | 01 mai 2008

Je n'ai vraiment pas le sentiment que Milady soit du genre catho, (ni catho de droite, ni catho de gauche, d'ailleurs).
Elle est tout simplement dans le camp de ceux qui préfèrent se retrousser les manches et agir à pleurnicher.
Qui peut lui en vouloir? Pas moi, en tous cas!!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2008

Cher CS, on peut conchier le dévouement sans se retrousser les manches ni pleunicher (ça ne salit pas et ça n'est pas forcément douloureux).

Écrit par : dugong | 01 mai 2008

Pour avancer , on est parfois contraint , en français , de faire en module et autre soutien, ce que les élèves n'ont jamais vu avant ! Je n'appelle pas ça du dévouement , car je ne me sens pas du tout l'âme de Mère Thérésa ! Quant à être plié, oui , c'est plié ! J'ai compris depuis un moment qu'ILS attendent que les baby-boomers prennent leur retraite , donc dans peu de temps , juste le temps d'installer la réforme ! Ainsi ,les nouveaux profs n'auront jamais connu ( en tant que profs ) l'école d'avant . Les fossoyeurs auront enfin les coudées franches ! Non, on n'a pas de fusils, Robin , il ne reste plus qu'à entrer en résistance , rappelez-vous mon idée des FFI (Forces Fondamentales de l'Instruction ) . Il faut miner le système de l'intérieur ! Vous avez des idées ?

Écrit par : Amélie | 01 mai 2008

Amélie a écrit : "Il faut miner le système de l'intérieur !"

Il est déjà miné de partout ! Il tient parce qu'il en reste encore pas mal à tenir la boutique.

Écrit par : dugong | 01 mai 2008

Je ne suis pas non plus une fanatique du dévouement... cela dit sans offenser Milady, qui est, je crois, un excelllent professeur.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 mai 2008

Ce ne sont pas des profs, ce sont des mères qui se dévouent corps et âme en ne pensant même plus aux réalités politiques: la destruction des statuts, l'augmentation du temps de présence dans les établissements. qu'importe? "Elle fait tant pour les autres, m'sieur le curé".
Blog à fuir;;;;;;

Ecrit par : ; | 01 mai 2008

Eh bien, fuyez !

Ceci dit, je suis d'accord avec dugong. Il faut réhabiliter le point virgule.

Écrit par : Robin | 01 mai 2008

Et le soutien bien "bonne femme" des autres qui arrivent à la rescousse. l'accomplissement dans le dévouement alors qu'on est en train de se faire avoir sur tous les plans. Une catastrophe la féminisation de ce métier.pas étonnant que cela devienne un petit boulot!
Ce ne sont pas des profs, ce sont des mères qui se dévouent corps et âme en ne pensant même plus aux réalités politiques: la destruction des statuts, l'augmentation du temps de présence dans les établissements. qu'importe? "Elle fait tant pour les autres, m'sieur le curé".
Blog à fuir;;;;;;

Ecrit par : ; | 01 mai 2008

Je me disais bien, aussi, que c'était la faute des "bonnes femmes". Comment n'y avais-je pas songé plus tôt ??? Comme s'il n'y avait pas de "bonshommes" pour servir de papas-poule aux chères têtes blondes et revendiquer leur féminité gnagnagnagnagna.
Mais un peu de sexisme doit faire plus chic, j'imagine. Cela dit, méfiez vous, cher point-virgule, vous tomberez un jour sur une collègue costaude, accomplie dans le close-combat, et qui vous explosera le dentier d'un coup de sac à main plombé... vous aurez alors besoin d'une infirmière -- encore une profession hautement féminisée, décidément elles sont partout ces satanées "bonnes femmes" !
D'autre part, je ne vois pas en quoi il est impossible A LA FOIS de "se décarcasser" dans son travail et d'être conscient(e) des réalités politiques comme la destruction des statuts ou l'augmentation du temps de présence dans les établissements, sans parler de la dernière cerise sur le gâteau : le projet de disparition des commission paritaires pour les mutations.
Enfin, si ce blog est vraiment à fuir, fuyez donc : on ne retient pas les goujats.

Écrit par : FGuichard | 01 mai 2008

Et afin que nul n'en ignore:

Ferdinand Buisson est un FONDATEUR de l'école républicaine ( pas comme Robin et Guillaume (un anar suisse connu en exil)

cadichon,

Soyez aimable de ne pas trop en dire sur ma véritable identité!^^

Écrit par : Robin | 01 mai 2008

Mais un peu de sexisme doit faire plus chic, j'imagine. Cela dit, méfiez vous, cher point-virgule, vous tomberez un jour sur une collègue costaude, accomplie dans le close-combat, et qui vous explosera le dentier d'un coup de sac à main plombé... vous aurez alors besoin d'une infirmière -- encore une profession hautement féminisée, décidément elles sont partout ces satanées "bonnes femmes" !

(FGuichard)

Entre la rapière de Milady et le sac à main plombé de FGuichard, il vaut décidément mieux les avoir avec nous que contre.

"Un pour tous, tous pour elles !"

Écrit par : Robin | 01 mai 2008

Je ne me sens pas visée, vous m'énervez avec vos caricatures, c'est tout.
Ecrit par : Kap | 01 mai 2008

Sincères condoléances, les vôtres me font sourire


"'A ce sujet, j'ai appris ce qu'était l'ALENA en terminal au lycée, en 1994, l'année de sa création"'.
Ecrit par : Kap | 01 mai 2008

C'était à Orly ( sud ou Nord) ou à Roissy, (A, B ou E) ?
et vous deviez roupiller car l'accord fut signé en 1993. La création c'est donc l'année d'avant. 01.01.1994, c'est l'entrée en vigueur.
Et que vous sachiez ou non ce que c'est, visiblement cela ne vous a pas rendu pas plus intelligenT. ( masculin rapport aux boules) Sur ce plan là, vous vous étiez sans doute déjà en phase... terminal-E.
Normal que vous ayez zappé la signature d'un accord de LIBRE-échange, une infâme conspiration....libérale!!
Le Canada a, depuis, résorbé son chômage, résorbé son déficit et ( quelle surprise!) sa monnaie a pris 30%, et les 2/3 des Mexicains continuent à dire, sondage après sondage, qu'ils y ont vu une amélioration de leur niveau de vie... Tout ce monde là doit être à la solde des US. À dégager.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Entre la rapière de Milady et le sac à main plombé de FGuichard, il vaut décidément mieux les avoir avec nous que contre.

"Un pour tous, tous pour elles !"

Ecrit par : Robin | 01 mai 2008

Pour le close-combat, j'ai encore du travail, et pour redevenir costaud, aussi... Mais le coup du sac à main, j'avoue, c'est vraiment tentant !

Écrit par : FGuichard | 01 mai 2008

@Robin:
En écrivant sur ces deux militants anarcho-syndicalistes du 19eme, je n'avais pas saisi qu'ils portent le nom de deux éminents contributeurs de ce blog, merci de me le rappeler!
Dans un cas comme dans l'autre la confusion me semble impossible et pas seulement parce qu'ils sont morts depuis un siècle.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Pour le close-combat, j'ai encore du travail, et pour redevenir costaud, aussi... Mais le coup du sac à main, j'avoue, c'est vraiment tentant !

Ecrit par : FGuichard | 01 mai 2008


Et ceci, F Guichard, vous vous en souvenez...



"Je précise par ailleurs, monsieur le commissaire, que j'ai été comme on dit une enseignante de terrain avec une pédagogie active dans un établissement quelque peu 'rustique', et qu'à l'époque où j'étais athlétique (il y a prescription, sans doute, car c'était il y a longtemps...) j'ai poussé un lycéen par la fenêtre, -- certes, celle du rez-de-chaussée -- , où ce jeune homme était assis en équilibre, ricanant d'un air niaiseux 'héhéhé m'dam', j'm'en vas sortir'. Il sortit, effectivement. Atterrissage dans les rosiers pour lui, et pour moi paix royale jusqu'à la fin de l'année scolaire.
Je me souviens également, quelques années plus tard, avoir attrapé par le colback un grand galapiat qui faisait une tête et vingt kilos de plus que moi, parce qu'il perturbait le cours de latin et refusait de changer de place. Après l'avoir soulevé de sa chaise, translation horizontale ; puis je l'ai relâché d'un seul coup, et il chut sur son séant, sous les applaudissements nourris de la classe enthousiaste. Mens sana in corpore sano. Là encore, total respect et attention soutenue jusques en juin inclusivement ...
Enfin, horresco referens, plus récemment, j'ai jeté hors de ma classe un élément extérieur au lycée, et entré là pour y semer Dieu sait quelle zone. Je crois même avoir donné quelques coups de pied pédagogiques à ce zigoto. Mais, rassurez-vous j'ai résisté à la tentation de taper sur la tête...
Aucun des parents des loulous en question ne s'est manifesté, cela va de soi.
Bien sûr, selon les critères de la psychologie compassionnelle, ils sont traumatisés pour la vie et rêvent (ou plutôt cauchemardent) de moi toutes les nuits ;-)
Du moins pourront-ils raconter à leur analyste qu'un jour ils ont rencontré de la résistance face à leurs fantasmes de toute-puissance. Qu'en pense le cher Roger Felts ?
Trois en trente-deux ans de carrière ! Serais-je une serial-teacheuse ? Voilà, m'sieur le juge, j'ai fini ma déposition. Si vous me poursuivez, prévenez vos gendaarmes que je n'aurai pas d'aarmes et qu'ils pourront tirer ;-) "

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Je l'avais conservé, parce que c'était trop beau !!!

Écrit par : coucou | 01 mai 2008

Explique-moi, machin, pourquoi les instits ( quel mépris pour les professeurs des écoles !!!! )

Ecrit par : Milady | 01 mai 2008

Voilà, qu'ajouter à cette preuve éclatante de mépris pour ce mot magnifique d'instituteur? Seuls des cuistres peuvent lui préférer la novlangue éducrate, gnagnasse, sans odeur et sans saveur.
J'ai remarqué une chose qui mériterait une étude sociologique approfondie. Depuis qu'on a inventé cet intitulé inepte de "professeur" des écoles ( qui est de la même farine et matrice idéologique que les apprenants et autres référentiels bondissants), je n'ai jamais rencontré un seul enseignant de primaire compétent qui revendique ce titre ampoulé. Les bons s'assument au caontraire avec fierté comme instituteurs; ils savent ce que instituer veut dire...
Les autres, ils se contentent de faire du bruit avec la bouche et de faire garderie mais leur titre ronflant est un bien piètre cache-misère.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Euréka!
Françoise Guichard, c'est le pseudo de Tatie Danielle!
ils en ont de la chance ses khâgneux...

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Commentaires sur la "Motion des formateurs de la Loire (42)"

"2. Les présupposés à l’origine des choix faits sont de l’ordre d’un « bon sens » autoproclamé et
font fi des travaux de recherche en didactique des disciplines et en pédagogie publiés depuis des
années."

Qui est "autoproclamé" ici ? De quels travaux de recherche parle-t-on ? Ceux qui ont conduit 40 % d'élèves à ne pas maîtriser les savoir fondamentaux à l'entrée en 6 ème ?
Il est vrai que les élucubrations des pédagogistes ont contribué à faire "monter le niveau" : nous nous en rendons compte tous les jours dans nos classes. L'autre jour, j'ai dû expliquer à une classe de 4ème le mot "raffinement" - trop compliqué pour eux ! -ils ne l'avaient jamais entendu -
Et je ne les tiens pas pour responsables. Les vrais responsables sont ces mêmes "chercheurs en didactiques et en pédagogie" qui ne défendent pas autre chose que leur carrière.


"En outre, les IUFM n’ont pas été sollicités alors même qu'ils viennent d'être intégrés à l'Université."

Encore heureux ! Désintégrons les IUFM dans l'université, ou dans le cosmos, ce sera plus sûr !

"3. Le processus d’élaboration de ce projet de programmes est particulièrement opaque : aucune réelle consultation du « terrain »,"

Je ne vois pas comment on peut assimiler les IUFM et les pédagogistes qui fuient les élèves au "terrain" : il y a une fameuse contradiction, là.
Par ailleurs, il me semble que le fait que les instits n'aient pas été consultés est un piteux mensonge.

"5. Le plan de formation de l'IUFM n'est pas cohérent avec ce projet de programmes."

Et pour cause... On a ici le sempiternel "argument" du camp du Bien qui se considère comme l'alpha et l'oméga de toute chose : comment peut-on en effet OSER proposer autre chose que ce qu'eux-même promeuvent sans relâche et qui échoue depuis tant d'années (ce qui ne les empêche pas de prétendre que ce travail "na pas été évalué". Plus le mensonge est gros...)?
Comment peut-on OSER révéler que le roi est nu ?

Le pédagogisme va dans le mur. Il accélère, et il klaxonne !!

"6. L’ensemble de cette « consultation » est donc indigne de la démocratie à laquelle tous les
citoyens français sont attachés."

Pédagogisme = démocratie
Instruction = fascisme ? :

Le slogan de base du camp du Bien ("un slogan de toilette" comme on dirait dans Naheulbeuk)

Et il me semble en plus que ce à quoi sont attachés les Français, c'est aussi à ce que leur mômes sachent lire, écrire et compter... Au fait, qu'est-ce que ça a d'anti-démocratique au passage ? Il semblerait qu'il y ait ici confusion entre démocratie et égalitarisme, c'est à dire nivellement par le bas.

"Avec la mise en oeuvre de tels programmes, nous serions mis dans l'impossibilité de
remplir notre mission de formateur."

Pour faire le "formatage" habituel ? Ben oui, tant mieux en fait...


" Nous nous associons donc pleinement à la pétition lancée en ce sens par 19 syndicats et mouvements pédagogiques."

"Pédagogistes", pas "pédagogiques". Le pédagogisme est l'exact contraire de la pédagogie.

Le pédagogsime est une fin en soi alors que la pédagogie n'est qu'un moyen.

Le pédagogisme est une idéologie foireuse alors que la pédagogie est un art qui ne fait pas de politique.

"Dans le cas contraire, nous serions moralement contraints à engager une action de
désobéissance civique"

Je propose une grève de la faim de 60 jours...
Pour la grève de l'instruction , ça fait 30 ans que vous la faites. Ou alors, allez brûler des méthodes Boscher en place publique, ça nous rappellera des souvenirs (1937).


" et à ne pas utiliser ni appliquer ces programmes qui -pour nous- ne feraient que renforcer l'échec scolaire."

Mais d'où vient donc cet échec ?... Quand à le renforcer, là , je ne dis pas que c'est impossible, mais il va falloir faire trés fort.

"93 signataires le 30 avril 2008
48 PEIMF + DEA - 15 PIUMF - 22 CPC - 8 formateurs divers"

En direct de la fabrique du Crétin. A vous les studios.

Écrit par : Manu | 01 mai 2008

Commentaires sur la "Motion des formateurs de la Loire (42)"

"2. Les présupposés à l’origine des choix faits sont de l’ordre d’un « bon sens » autoproclamé et
font fi des travaux de recherche en didactique des disciplines et en pédagogie publiés depuis des
années."

Qui est "autoproclamé" ici ? De quels travaux de recherche parle-t-on ? Ceux qui ont conduit 40 % d'élèves à ne pas maîtriser les savoir fondamentaux à l'entrée en 6 ème ?
Il est vrai que les élucubrations des pédagogistes ont contribué à faire "monter le niveau" : nous nous en rendons compte tous les jours dans nos classes. L'autre jour, j'ai dû expliquer à une classe de 4ème le mot "raffinement" - trop compliqué pour eux ! -ils ne l'avaient jamais entendu -
Et je ne les tiens pas pour responsables. Les vrais responsables sont ces mêmes "chercheurs en didactiques et en pédagogie" qui ne défendent pas autre chose que leur carrière.


"En outre, les IUFM n’ont pas été sollicités alors même qu'ils viennent d'être intégrés à l'Université."

Encore heureux ! Désintégrons les IUFM dans l'université, ou dans le cosmos, ce sera plus sûr !

"3. Le processus d’élaboration de ce projet de programmes est particulièrement opaque : aucune réelle consultation du « terrain »,"

Je ne vois pas comment on peut assimiler les IUFM et les pédagogistes qui fuient les élèves au "terrain" : il y a une fameuse contradiction, là.
Par ailleurs, il me semble que le fait que les instits n'aient pas été consultés est un piteux mensonge.

"5. Le plan de formation de l'IUFM n'est pas cohérent avec ce projet de programmes."

Et pour cause... On a ici le sempiternel "argument" du camp du Bien qui se considère comme l'alpha et l'oméga de toute chose : comment peut-on en effet OSER proposer autre chose que ce qu'eux-même promeuvent sans relâche et qui échoue depuis tant d'années (ce qui ne les empêche pas de prétendre que ce travail "na pas été évalué". Plus le mensonge est gros...)?
Comment peut-on OSER révéler que le roi est nu ?

Le pédagogisme va dans le mur. Il accélère, et il klaxonne !!

"6. L’ensemble de cette « consultation » est donc indigne de la démocratie à laquelle tous les
citoyens français sont attachés."

Pédagogisme = démocratie
Instruction = fascisme ? :

Le slogan de base du camp du Bien ("un slogan de toilette" comme on dirait dans Naheulbeuk)

Et il me semble en plus que ce à quoi sont attachés les Français, c'est aussi à ce que leur mômes sachent lire, écrire et compter... Au fait, qu'est-ce que ça a d'anti-démocratique au passage ? Il semblerait qu'il y ait ici confusion entre démocratie et égalitarisme, c'est à dire nivellement par le bas.

"Avec la mise en oeuvre de tels programmes, nous serions mis dans l'impossibilité de
remplir notre mission de formateur."

Pour faire le "formatage" habituel ? Ben oui, tant mieux en fait...


" Nous nous associons donc pleinement à la pétition lancée en ce sens par 19 syndicats et mouvements pédagogiques."

"Pédagogistes", pas "pédagogiques". Le pédagogisme est l'exact contraire de la pédagogie.

Le pédagogsime est une fin en soi alors que la pédagogie n'est qu'un moyen.

Le pédagogisme est une idéologie foireuse alors que la pédagogie est un art qui ne fait pas de politique.

"Dans le cas contraire, nous serions moralement contraints à engager une action de
désobéissance civique"

Je propose une grève de la faim de 60 jours...
Pour la grève de l'instruction , ça fait 30 ans que vous la faites. Ou alors, allez brûler des méthodes Boscher en place publique, ça nous rappellera des souvenirs (1937).


" et à ne pas utiliser ni appliquer ces programmes qui -pour nous- ne feraient que renforcer l'échec scolaire."

Mais d'où vient donc cet échec ?... Quand à le renforcer, là , je ne dis pas que c'est impossible, mais il va falloir faire trés fort.

"93 signataires le 30 avril 2008
48 PEIMF + DEA - 15 PIUMF - 22 CPC - 8 formateurs divers"

En direct de la fabrique du Crétin. A vous les studios.

Écrit par : Manu | 01 mai 2008

Crotte, ça a encore bugué. Je crois que je vais faire un stage de TICE...

Avec mes excuses

Écrit par : Manu | 01 mai 2008

C'était à Orly ( sud ou Nord) ou à Roissy, (A, B ou E) ?
et vous deviez roupiller car l'accord fut signé en 1993. La création c'est donc l'année d'avant. 01.01.1994, c'est l'entrée en vigueur.
Et que vous sachiez ou non ce que c'est, visiblement cela ne vous a pas rendu pas plus intelligenT. ( masculin rapport aux boules) Sur ce plan là, vous vous étiez sans doute déjà en phase... terminal-E.
Normal que vous ayez zappé la signature d'un accord de LIBRE-échange, une infâme conspiration....libérale!!
Le Canada a, depuis, résorbé son chômage, résorbé son déficit et ( quelle surprise!) sa monnaie a pris 30%, et les 2/3 des Mexicains continuent à dire, sondage après sondage, qu'ils y ont vu une amélioration de leur niveau de vie... Tout ce monde là doit être à la solde des US. À dégager.

Allez, je ne vais pas me gêner vu le contenu du message : vous êtes plus con qu'un balai quand vous vous y mettez. Con, imbue d'elle-même et imbuvable. Je m'étale bien bas pour avoir oublié le "E" de Terminale. C'est vrai, vous , vous ne faites jamais de "typos", jamais une faute, surtout pas à Hölderlin, surtout pas dans "cela ne vous a pas rendu PAS plus intelligenT" (c'est un neurone qui a sauté, encore un ?). Vous êtes parfaite. Rien à redire. Soit, j'ai mis "création" pour "entrée en vigueur", c'est une faute énhaurme. Comme d'hab, vous zappez vous aussi l'important dans ce que j'ai écrit. Soit, j'ai confondu la date de signature avec la date de mise en vigueur, mais pour quelqu'un qui n'a pas revu le programme de terme depuis plus de dix ans, je trouve ça pas si mal. Ah, et évitez de me prendre pour une cruche, je SAIS qui fait partie de l'ALENA et comment ça fonctionne. Voyez, je lis le journal, de temps à autres, même le Financial Times, pauvre pomme.

Et visiblement, vous ignorez l'emploi de la métaphore (rapport aux boules).

Quant à mes caricatures, là, excusez-moi, mais je ne vois pas où elles sont. Si vous faites allusion à l'histoire de ma copine enseignante dans un lycée privé anglais, voyez-vous, ce n'est pas une caricature, c'est ce qu'on appelle la vérité. C'est un exemple qui sert simplement à démontrer qu'au royaume des boîtes privées, tout n'est pas nécessairement parfait, ni même mieux que dans notre vieux système tout pourri de l'Ed Nat. Je n'ai en revanche jamais dit que tous les établissements privés anglais étaient comme celui où travaile mon amie. CA, ç'aurait été de la caricature.

Ah, et bravo pour le jeu de mots sur "phase terminale". Sous-entendre que j'approche de la débilité profonde parce que j'ai confondu création et mise en vigueur ma foi, si j'applique les mêmes critères, je vous fait piquer à cause de vos "lapsi". Vous savez, je ne me prends pas pour une experte dans tous les domaines, contrairement à vous (je m'incline bien bas), mais je pense être quelqu'un de relativement bien informé et d'à peu près cultivé. Et j'ai compris une chose depuis longtemps : c'est qu'il est impossible de discuter avec vous. Oh, vous êtes très tolérante, mais seulement avec les gens qui sont d'accord avec vous, si vous voyez ce que je veux dire. Vous venez ici assener vos convictions et vous n'écoutez pas les autres. Et quand on a le malheur de faire une réflexion qui ne vous plaît pas, vous nous traitez de débiles. La grande classe quoi.

Ah, et il est fort possible que j'aie entendu parler de l'ALENA dès 1993, vu que je lis le journal depuis que j'ai 11 ans, mais ça n'est pas resté le fait marquant de cette année-là pour moi. Pas parce que j'étais embrigadée chez les stals ou les maos, non, mais plus probablement parce que je préparais mon bac de français avec beaucoup de sérieux. Vous savez, le libéralisme, le communisme, à 16 ans, je savais ce que c'était mais ça me passait un peu au-dessus. J'étais plus intéressée par les opéras de Mozart, par la poésie de Baudelaire et par les fesses de Keanu Reeves (un Canadien, soit dit en passant). Encore une preuve de ma connerie profonde, je suppose.

Je vous laisse mes typos et autres horreurs orthographiques et je retourne travailler.

Écrit par : Kap | 01 mai 2008

"Crotte, ça a encore bugué. Je crois que je vais faire un stage de TICE...

Avec mes excuses"

Ecrit par : Manu | 01 mai 2008

Ne vous excusez pas, Manu, ça valait vraiment le coup d'être posté deux fois... ;-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2008

"Je vous laisse mes typos et autres horreurs orthographiques et je retourne travailler."

Ecrit par : Kap | 01 mai 2008

J'en vois une d'ailleurs, de faute, maintenant que le message prend plus de place : "je vous faiS piquer".

Écrit par : Kap | 01 mai 2008

Crotte, ça a encore bugué. Je crois que je vais faire un stage de TICE...

Avec mes excuses

Ecrit par : Manu | 01 mai 2008

Ne vous excusez pas, Manu "bis repetita placent", comme dit le vieux pirate (un copain à moi). Et si le stage Tice vous apprenait à en retourner une centaine à l'envoyeur, surtout n'hésitez pas !

Écrit par : Robin | 01 mai 2008

À propos des "travaux de recherche en didactique des disciplines et en pédagogie publiés depuis des années."
( Merci manu: bis repetita placent)

Dans le sillage d’une première vague d’auteurs qui agitaient le chiffon rouge ( Romilly, Jumillac, Milner, Maschino) et au milieu de l’apathie générale, on aurait pu croire que Marcel Gauchet aurait utilement contribué à la compréhension de la crise de l'école. Il écrivait en 1985 ( Le Débat, nº 35) : « Le roi est nu : Lesdites sciences de l’éducation se remettront difficilement du constat de vacuité qui a fini par être formulé tout haut à leur endroit après avoir été longuement pensé tout bas. […] Tout le corps d’idées et de représentations qui ont pour plus d’une génération paru incarner le progrès de l’institution scolaire est devenu en fait à la base insoutenable. »

Suivait une exécution en bonne et due forme du pédagogisme, mais le philosophe est justement là pour nous aider à comprendre pour nous en sortir. Mauvaise pioche. Au lieu de cela, le pape autoproclamé de la pensée, et médecin chef du service de soins pallialifs de la sociéte française, nous délivre un diagnostic de fin de vie implacable. Son cas est désepéré.

Le divorce entre « novation pédagogique » et individualisme démocratique est consommé pour cause d’incompatibilité d’humeur irréconciable entre l'école et la démocratie.

Ou dans son jargon: « La réarticulation du dispositif scolaire en train de s’ébaucher gagne en signification à être rapportée aux contraintes dynamiques découlant du mode de composition paradoxal d’une société d’individus. L’un des intérêts de la démarche est de nous apprendre quelque chose sur l’individualisme en général. En imposant de prendre en compte sa face cachée, elle nous oblige à nous défaire d'une vue naïvement unilatérale de sa teneur et de ses effets. De la crise et de la mutation de l'école comme indicateurs de la difficulté centrale de notre société à se représenter elle-même et à se figurer son action. "
Je vous fais grâce du reste, il est du même tonneau.

17 ans plus tard. rebelote, dans "Pour une philosophie de l'école" , il cherche toujours la pierre philosophale en professant un profond dédain pour cet "l'âge naïf de la méritocratie qui ne saurait être reproduit sans régression" .
..."L'école fonctionne comme un laboratoire des questions posées à la démocratie" et la concusion devant son échec?
Shoot the messenger ou encore, la démocratie n'est pas soluble dans l'école et lycée de Versailles.

C'est l'histoire de la puce savante qui saute sur ordre de son dresseur. Il lui coupe successivement les pattes, et calcule après chaque nouvelle amputation la diminution de l'angle de saut de sa puce. Après la dernière, le savant conclut : Si vous coupez toutes les pattes à une puce, elle devient sourde.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Et afin que nul n'en ignore:

Ferdinand Buisson est un FONDATEUR de l'école républicaine ( pas comme Robin et Guillaume (un anar suisse connu en exil) qui furent de petites mains) et il s'enrôle en 1870 dans LA GARDE NATIONALE, à son retour d'exil, pas dans la (1ere Inter)nationale. Faut vraiment jamais avoir lu un mot de ce qu'il pense des socialistes pour l'associer avec eux.

Il a aidé les communards à se cacher, oui, mais Il est FAUX de dire qu'il a" rejoint la commune" . Il a sauvé son ami Robin et lui a confié la direction de l'orphelinat qu'il a fondé avec sa mère après la commune, oui.
Robin et Guillaume sont simplement des amis et aussi des pédagogues dont les compétences scientifiques et pedagogiques indéniables ( on n'est pas nécessairement socialiste et abruti) furent mises au service de l'oeuvre de Buisson, notamment dans la rédaction du Dictionnaire pédagogique.

Il fut député radical, et seulement à partir de 1919. un engagement qui n'avait rien de socialiste (la 1ere Internationale s'était sabordée....en 1877!) mais le contre-coup de la guerre et aussi de l'affaire Dreyfus. Il avait commencé par être anti-dreyfusard!
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2008
L'ennui avec Cadichon, c'est qu'elle tire tout du côté de sa thèse. J'ai écrit, un peu vite il est vrai, cette assertion sur les fondateurs de l'Instruction publique en contact avec la 1ère internationale, sans même parler de l'AIT, des anars, de Bakounine...Bon. Là voilà qui me sort Muglioni, les petites mains ( James Guillaume est tout de même secrétaire du Dico péda) et puis l'itinéraire un peu complexe du Ferdinand. Mais tout cela demanderait à être très sérieusement contextualisé : que signifie le mot "socialiste" à la fin du XIXe et au début du XXe ?

Écrit par : guy morel | 02 mai 2008

" et à ne pas utiliser ni appliquer ces programmes qui -pour nous- ne feraient que renforcer l'échec scolaire."

Donc, qu'est-ce qu'on nous dit ?
Que malgré 30 ans de pédagogisme, l'échec scolaire existe toujours .
Que nous propose-t-on ?
Eh bien ! De continuer l'expérience tout simplement ! Logique .

Écrit par : Amélie | 02 mai 2008

Kap, ne vous frappez pas des insinuations perverses de Cadichon : les communistes omniprésents ont dû faire du mal à pépé et à papa d'où sa haine viscérale contre la susdite idéologie et son refus d'entamer la moindre psychanalyse.
Ne vous formalisez pas plus de ses leçons d'histoire. Récemment, elle m'a conseillé de réviser au prétexte que le communisme était né "à Cuba, en Russie et en Chine", pays non libéraux, et que cette idéologie tant détestée ne pouvait être enfantée par le libéralisme...

Écrit par : Victor | 02 mai 2008

Mira ! Tou n' aimés pas beaucoup Cadizon , guerillero ! ???

Écrit par : Amélie | 02 mai 2008

" et à ne pas utiliser ni appliquer ces programmes qui -pour nous- ne feraient que renforcer l'échec scolaire."

Donc, qu'est-ce qu'on nous dit ?
Que malgré 30 ans de pédagogisme, l'échec scolaire existe toujours .
Que nous propose-t-on ?
Eh bien ! De continuer l'expérience tout simplement ! Logique .

Ecrit par : Amélie | 02 mai 2008

Dire les choses clairement et directement, pour ne pas dire simplement, c'est tout un art (plus difficile qu'il n'y paraît, parfois) : Bravo Amélie !

Écrit par : Manu | 02 mai 2008

Que malgré 30 ans de pédagogisme, l'échec scolaire existe toujours. Que nous propose-t-on ?
Eh bien ! De continuer l'expérience tout simplement ! Logique .
Ecrit par : Amélie | 02 mai 2008

La France est experte en la matière:
cf: le programme commun du PS en 81.
=======
que signifie le mot "socialiste" à la fin du XIXe et au début du XXe ?
Ecrit par : guy morel | 02 mai 2008

Typique! on casse le thermomètre!
Buisson et Ferry en avaient une idée assez claire en tout cas pour savoir que ce n'était pas du tout ce qu'ils voulaient pour la France, et qu'il y avait d'autres moyens que la dictature du prolétariat pour assurer le progrès social et consolider la république; cela s'appelle avoir du pif.

Écrit par : Cadichon | 02 mai 2008

"Bis repetita placent"
Cher Robin,
Pour le passant, un brin curieux et amusé par ce blog, pourriez-vous éviter ces citations latines de pages roses.
Quel bonheur d'aller en voir la source tellement plus nuancée: l'Art Poétique d'Horace, où le poète dit que certaines œuvres ne plairont qu'une fois, tandis que "Haec decies repetita placebit".
Il est clair que ces bribes de culture, même complaisamment répétées, risquent de n'être qu'un look de cuistre.
Mais j'ai trouvé, chez Brighelli, cette tendance à porter ce costume rétro.
L'apprentissage par cœur en grec et latin trouvait sa justification dans la nécessité d'apprendre la grammaire par l'analyse d'exemples, si possible, tirés de la littérature.
Tout cela venait bien soutenir le difficile exercice de la leçon de grammaire et des explications de grammaire à l'agrégation du même nom.
Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 02 mai 2008

Manu a écrit : "Désintégrons les IUFM dans l'université, ou dans le cosmos, ce sera plus sûr !"

Pas sûr que cela soit plus sûr.

Perrenoud, pédagol genevois, est l'auteur d'un article mémorable qui commence ainsi * : "Êtes-vous pour ou contre la gravitation universelle ? " Une telle question serait dénuée de sens, car la gravitation universelle est une loi de la nature, dont on ne peut que prendre acte. La connaître permet cependant de l'utiliser à son profit ou d'en neutraliser les effets en s'appuyant sur d'autres lois de la physique, par exemple pour faire voler un avion ou créer un état d'apesanteur.
Le constructivisme n'est ni une mode, ni une doctrine. Ce n'est pas non plus, en soi, une démarche pédagogique. C'est une " loi " de l'apprentissage humain, qui dit que tout apprentissage passe par une activité mentale du sujet, une activité de réorganisation du système de schèmes et de connaissances existant. Sans cette activité, invisible mais intense, aucun élément nouveau ne peut être intégré."

Se servir de la gravitation universelle pour justifier le constructivisme comme loi, beaucoup ont rêvé de le faire, Perrenoud l'a fait.

D'où je déduis que nous n'avons pas la même conception de la gravitation. Ou pire : que nous ne sommes pas soumis à la même gravitation et de façon générale, que nous n'appartenons pas au même monde **.

Il serait possible de tester cela en envoyant un IUFM dans le cosmos et d'observer quelle partie en serait satellisée et laquelle serait éjectée du système s(c)olaire. Une sorte de grande centrifugeuse (à) pédagogiste. Le CERN de l'anti pédagogisme en quelque sorte.

Le coût d'un tel projet constitue évidemment un obstacle *** dirimant. Il est évidemment plus économique de les fermer.

* qu'on trouve dans certains sites académiques.
** Le constructivisme génère sa propre anti-matière, c'est bien connu…
*** voilà que je vois des obstacles partout. Le syndrome Bachelard, probablement.

Écrit par : dugong | 02 mai 2008

Cher Miloo ze,

Permettez-moi de ne pas obéir à vos conseils et de persévérer au contraire dans mes citations de pages roses à la manière du vieux pirate d'Astérix, un personnage que j'aime beaucoup et dont l'apparition rituelle dans la bande dessinée a un rapport, vous l'aurez noté, avec les naufrages.

Ces citations ne sont pas destinées à étaler ma science, mais, à détendre l'atmosphère "obsidionale" et guerrier de ce blog de village assiégé, et donc à amuser "le passant".

Mais je vous charge personnellement à chaque fois de l'exégèse savante comme vous venez d'ailleurs de le faire en renvoyant "bis repetita" à Horace. Excellent !

Cela s'appelle la division du travail (je ne sais pas qui aura la plus belle part).

Et pour commencer : "Passant, va dire à Sparte..."

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Annexe : je me demande comment se comporterait Christophe Sibille dans cette centrifugeuse.

Le saura-t-on jamais ?

Écrit par : dugong | 02 mai 2008

Cher Miloo ze,

Minloo ze...Et pardonnez-moi d'avoir estropié votre nom. Je vais me mettre aussi au japonais.

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Annexe : je me demande comment se comporterait Christophe Sibille dans cette centrifugeuse.

Le saura-t-on jamais ?

Ecrit par : dugong | 02 mai 2008

Christophe étant un sorte d'électron libre qui n'est jamais tout à fait d'accord, ni avec "eux", ni avec "nous, je pense qu'il tournerait, mais dans l'autre sens.

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

J'attends avec impatience son verdict. Celui de Christophe Sibille, pas de la centrifugeuse !

Écrit par : dugong | 02 mai 2008

Cher Robin, votre sagesse est un exemple, une fois encore.
Le marin engagé dans le chenal n'a que faire, sur l'instant, de la généalogie des rédacteurs du SHOM, ni de la densité critique du flotteur quand il glisse entre les balises.
Et puis ces citations latines drôlettes font plus figure de "méouédoncornicar" que de signe de connivence de la société secrète des khuistres.
J'en arriverais presque à proposer le titre d'un prochain "Titeuf", l'Astérix moderne et sexologue de nos bambins : "Ad augusta per angusta." :)

Écrit par : Blue Angel | 02 mai 2008

Euréka!
Françoise Guichard, c'est le pseudo de Tatie Danielle!
ils en ont de la chance ses khâgneux...

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Je ne sais pas s'ils ont de la chance, mais ils en redemandent :-)
J'en déduis donc qu'ils sont contents.

Écrit par : FGuichard | 02 mai 2008

"Mais tout cela demanderait à être très sérieusement contextualisé : que signifie le mot "socialiste" à la fin du XIXe et au début du XXe ?"

Ecrit par : guy morel | 02 mai 2008

Guy, Cadichon ne contextualise jamais! Je suis certain qu'elle serait capable de vous jurer, la main sur le coeur, que Condorcet aurait voté pour Sarko en 2007!!! ;-)

"Christophe étant un sorte d'électron libre qui n'est jamais tout à fait d'accord, ni avec "eux", ni avec "nous, je pense qu'il tournerait, mais dans l'autre sens."

Ecrit par : Robin | 02 mai 2008

Robin, je ne sais pas exactement qui sont ces "eux" et ces "nous". Je suis d'accord avec beaucoup de points de vue exposés ici, (avec Pedro, presque toujours, et souvent avec Guy). Et je sais que beaucoup de mes collègues pourraient parfaitement échanger SUR LE FOND avec beaucoup d'intervenants ici.
Malheureusement, c'est de l'utopie, ces échanges n'auront vraisemblablement jamais lieu. Et croyez que je le regrette fort, car cela serait, de mon point de vue, la seule manière de faire en sorte que les choses avancent.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

Insistante cette tendance de CS à perdre tout sens de l'humour quand on le gratouille (à peine !) sur son appartenance.

On n'avance plus quand on se crispe. N'importe quel sportif vous le dira.

Écrit par : dugong | 02 mai 2008

Cher Miloo ze,

Minloo ze...Et pardonnez-moi d'avoir estropié votre nom. Je vais me mettre aussi au japonais.

Ecrit par : Robin | 02 mai 2008

Et au chinois aussi. Car comme dit le président Mao (annexe du Petit Livre rouge destiné aux étudiants français, Maspero, 1968) : "Même si tu ne veux pas passer dans la classe supérieure, fais ton miel des critiques, apprends la langue de ton ennemi de classe !"

(je me demande si je ne serais pas un peu masochiste)

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Robin, je ne sais pas exactement qui sont ces "eux" et ces "nous". Je suis d'accord avec beaucoup de points de vue exposés ici, (avec Pedro, presque toujours, et souvent avec Guy). Et je sais que beaucoup de mes collègues pourraient parfaitement échanger SUR LE FOND avec beaucoup d'intervenants ici.

Je plaisantais, Christophe. J'ai bien noté que vous n'auriez pas signé la pétition contre les programmes du primaire transmise pour info. par Manu. Quand viendra "l'épuration", je ferai tout, en ce qui me concerne, pour vous éviter la centrifugeuse.

smileys please !^^^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

J'en arriverais presque à proposer le titre d'un prochain "Titeuf", l'Astérix moderne et sexologue de nos bambins : "Ad augusta per angusta." :)

Ecrit par : Blue Angel | 02 mai 2008

"Ad augusta per angusta " :
Vers les sommets par des chemins étroits (La gloire ne s'acquiert pas facilement.) (Mot de passe des conjurés d'Hernani de Victor Hugo - acte IV)

...En espérant que cela contribue à élever le niveau de cette BD, sympathique au demeuré...pardon...au demeurant.

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Bonjour en passant. Je suis occupée et contente de l'être. Mes recherches sur François Boyer me conduisent vers Aurenche, Bost et surtout Audiard qui avait beaucoup lu, Céline en particulier et je découvre que François Truffaut n'aimait pas que d'autres que lui parlent de l'enfance même si ces autres étaient nés avant et ailleurs... Sans commentaires.
Il y a quelques jours j'ai reçu une lycéenne tchèque de 17 ans, en France depuis septembre 2007 et scolarisée dans un établissement de la région. Une amie tenait à me la présenter pour lui rendre confiance, la faire parler, l'entraîner à l'épreuve orale de l'examen qu'elle prépare. En deux mots, cette jeune fille studieuse, attentive et assidue se sent mise à l'écart dans sa classe et n'a pas établi de liens de camaraderie chaleureuse. Evidemment, elle m'a parlé du subjonctif et de la conjugaison des verbes en dre, de la différence entre je viendrai et je viendrais et de celle entre tache et tâche pour ne donner que ces exemples. Elle a été capable de m'expliquer, en cherchant ses mots ,il est vrai, que dans son pays," on apprend des choses encyclopédiques sur l'histoire, la géographie, les sciences, Voltaire et tout ça sans pouvoir donner son avis, alors qu'en France on peut le faire mais en ne sachant pas grand-chose et que ce n'est pas bien non plus."

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 mai 2008

"Insistante cette tendance de CS à perdre tout sens de l'humour quand on le gratouille (à peine !) sur son appartenance.

On n'avance plus quand on se crispe. N'importe quel sportif vous le dira."

Ecrit par : dugong | 02 mai 2008

Excusez-moi de votre contresens, Dugong!!! ;-))) . Mais je n'ai vraiment pas l'impression que ce soit moi le "crispé"!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

Et, encore une fois, je ne pense pas avoir d'appartenance particulière...
Je revendique la parole d'Henri Tachan, (que beaucoup ont d'ailleurs dite avant lui, mais j'aime bien sa formulation): "dans mon parti, y'a qu'moi, et c'est déjà l'merdier"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

Tiens, Dugong, une petite "brève" spécialement pour vous:

"Mon truc en plume
Les claviers d’ordinateur seraient plus chargés de microbes que les cuvettes de toilettes ; « c’est pour ça que j’ai toujours écrit avec mon cul », nous déclare Marc Lévy".

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

Et pour commencer : "Passant, va dire à Sparte..."

Ecrit par : Robin | 02 mai 2008

Sacré vieux pirate !

Toujours ingambe.

Écrit par : yann | 02 mai 2008

Ah, Tachan... Qui s'en souvient ?
"Le petit chaperon rouge, déjà fieffée salope / avec son p'tit pot d'beurre, et sa petit' culotte / A dit à l'animal "tu viens chez moi mon loup..."
Une très jolie chanson sur le fait que c'est l'homme, le grand méchant animal... Mais on ne doit pas pouvoir l'étudier en classe, n'est-ce pas, CS...

Écrit par : Abraxas | 02 mai 2008

"Et, encore une fois, je ne pense pas avoir d'appartenance particulière... "

si ce n'est la propagande régulière pour Charlie hebdo...

Écrit par : troll | 02 mai 2008

à CS : dois je vous remercier de m'avoir fait connaître ce majeur clavioteur dont j'ignorais hier encore l'existence ?

Tout est dans l'emplacement du majeur...

Le bénéfice pour moi est douteux mais j'ai ri.

C'est l'essentiel !

Je fais néanmoins un travail de mémoire pour oublier le quidam.

Écrit par : dugong | 02 mai 2008

Ah, Tachan... Qui s'en souvient ?
"Le petit chaperon rouge, déjà fieffée salope / avec son p'tit pot d'beurre, et sa petit' culotte / A dit à l'animal "tu viens chez moi mon loup..."
Une très jolie chanson sur le fait que c'est l'homme, le grand méchant animal... Mais on ne doit pas pouvoir l'étudier en classe, n'est-ce pas, CS...

Ecrit par : Abraxas | 02 mai 2008

Mais si! J'ai mis: "fais une pipe à pépé" au programme d'une de mes chorales, pour quand vous viendrez intervenir à l'IUFM! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

que signifie le mot "socialiste" à la fin du XIXe et au début du XXe ?
Ecrit par : guy morel | 02 mai 2008

Typique! on casse le thermomètre!
Buisson et Ferry en avaient une idée assez claire en tout cas pour savoir que ce n'était pas du tout ce qu'ils voulaient pour la France, et qu'il y avait d'autres moyens que la dictature du prolétariat pour assurer le progrès social et consolider la république; cela s'appelle avoir du pif.
Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2008
Paf ! voilà la dictature du prolétariat KO ! Pas sévi beaucoup sous nos climats ce truc-là. Si j'ai bien compris, c'est par antisocialisme que Ferry et Buisson ont assuré le progrès social.
GM :-)))

Écrit par : guy morel | 02 mai 2008

"si ce n'est la propagande régulière pour Charlie hebdo..."

Ecrit par : troll | 02 mai 2008

Alors là, vous avez perdu une bonne occasion de ne pas intervenir! Il y avait une superbe émission sur ce sujet, (Arte, hier soir), et je n'en ai pas soufflé mot ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

Une très jolie chanson sur le fait que c'est l'homme, le grand méchant animal... Mais on ne doit pas pouvoir l'étudier en classe, n'est-ce pas, CS...

Ecrit par : Abraxas | 02 mai 2008

Oui, à côté du petit chaperon rouge et de sa grand-mère, si on lit entre les lignes, même chez Charles Perrault, le loup est un enfant de choeur.

A propos, vous connaissez l'histoire ? (spécialement pour catmano, en espérant qu'elle ne la connaît pas...Les enfants, bouchez-vous les oreilles !)

" - Grand-mère, fais-nous le loup !

- Fiche-moi la paix !

- S'il te plaît, grand-mère, fais-nous le loup !

- Mais enfin, puisque je te dis de me laisser tranquille, tu vois bien que je suis occupée !

- Allez, grand-mère, on t'en supplie, fais-nous le loup !

- La barbe !

- Grand-mère, ça fait combien de temps que t'as pas fait l'amour ?

- ououououououououououououohhhh!!!!!!!!!!!!"

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

"Passant va dire à Sparte..."

Pas de Minloo ze à l'horizon; Décidément, faut tout faire soi-même !

Piqué sur le blog du "Libraire contemplatif" :

" Tout commence aux Thermopyles. Lors de cette bataille mythique, 300 Spartiates luttèrent héroïquement contre l'armée démesurée des Perses destinée à asservir la Grèce. Ces volontaires, pour un combat perdu d'avance, périrent tous ainsi que leur roi Léonidas.

Nullement effrayés par l’immense armée de Xersès dont les flèches des archers risquaient d’assombrir le ciel, l’un d’entre eux déclara :

« Bien, nous nous battrons donc à l’ombre. »

Leur sacrifice ne fut pas vain puisqu'il permit aux forces grecques coalisées de se ressaisir et de remporter une victoire fulgurante et définitive contre l'envahisseur à Platées en -479.

Une victoire capitale pour notre civilisation actuelle, car dans l'hypothèse où les enfants d'Homère seraient tombés sous le joug Perse, le fameux miracle grec et son cortège de poètes, d’historiens, de scientifiques et de philosophes, n'aurait sans doute pas eu lieu.

Il ne faut pas oublier que le savoir grec plonge ses racines dans le terreau de la liberté. Sous l’emprise de valeurs absolutistes imposées par le vainqueur, cette révolution culturelle aurait été noyée dans l'oeuf.

Hérodote raconte qu'une épitaphe fut élevée sur les lieux de l'exploit avec la mention suivante :

"Passant, va dire à Sparte que nous sommes tombés pour obéir à ses lois."

Donc ce sont les Lacédémoniens ou Spartiates, les moins intellectuels des Grecs, qui ont sauvé la culture grecque. Joli paradoxe !

-----------------------------------------------------------------------

Deux petites énigmes ; une facile :

"Vérification de bagage " en six lettres (sûr et certain, j'ai compté six fois !)

Une plus difficile :

"Quand Ulysse se dit Crétois, alors qu'il ne l'est pas, il dit pourtant la vérité. Pourquoi ?"

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Silence assourdissant autour de la condamnation de Ségolène Royal: de gauche et ne payant pas ses employés... Les medias sont bien discrets quand ils le veulent. Et le PS fort peu bavard et peu réactif, bien sûr.

Écrit par : Sanseverina | 02 mai 2008

"Alors là, vous avez perdu une bonne occasion de ne pas intervenir! Il y avait une superbe émission sur ce sujet, (Arte, hier soir), et je n'en ai pas soufflé mot ici.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008 "

Une SUPERBE émission, c'est bien ce que je disais!!!

Écrit par : troll | 02 mai 2008

1er essai
Vérification de bagage : dictée
Il est probable que la réponse à l'autre énigme ait un rapport avec ceci : http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Logique/Incompl.htm

Écrit par : Blue Angel | 02 mai 2008

@Robin

Je suggère examen, pour la première énigme.

Ulysse mentirait-il?

Écrit par : mouron rouge | 02 mai 2008

@Robin

Je suggère examen, pour la première énigme.

Ulysse mentirait-il?

Ecrit par : mouron rouge | 02 mai 2008

Bonne réponse à la première question (extraite de mots croisés de niveau IV)



Oui, Ulysse ment car il n'est y pas crétois, mais d'Ithaque et roi de cette île.

D'après ce que j'ai compris de Gödel (une asertion peut être à la fois vraie et fausse), il y a effectivement un rapport.

Quand Ulysse se dit crétois - les champions du mensonge pour les Grecs - il admet son mensonge et en mentant dit donc la vérité.

La situation serait en revanche paradoxale si Ulysse était effectivement crétois.

Ce paradoxe provient de l'ouvrage d'un logicien et mathématicien italien, Piergiorgio Odifreddi : "Menteur qui comme Ulysse..." (Belin, 2008)

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

"Une SUPERBE émission, c'est bien ce que je disais!!!"

Ecrit par : troll | 02 mai 2008

Je vois que vous l'avez regardée aussi! Trop tard pour lui faire de la publicité, c'est passé...;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

Trouvé ce développement sur le site indiqué par Blue Angel :


PARADOXE DU MENTEUR



§ Épiménide*, un orateur crétois aurait dit:

" Tous les Crétois sont des menteurs ".

et aussi: " je mens ".

ou

" cette affirmation est fausse "



§ S’il est vrai que cette phrase est fausse,

§ alors elle ne peut être vraie,

§ et s’il est faux qu’elle soit vraie,

§ alors elle ne peut être fausse.

§ Le paradoxe est intrinsèque et insoluble. Il reste sans réponse



· En fait c’est Euclide, un philosophe grec du IVé avant J.-C. qui l’aurait imaginé.



§ Koyré, philosophe français, a montré que la version crétoise du menteur se résout facilement si on prend en compte conjointement le sens du jugement prononcé par Épiménide et le fait que c’est lui qui le prononce.

§ La conclusion sera toujours: Épiménide a menti, car, si Épiménide dit la vérité, tous les Crétois sont menteurs, et lui aussi, or, un menteur ne dit jamais la vérité, donc Épiménide ne dit pas la vérité.

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Ca doit avoir un rapport avec le paradoxe du menteur. Tous les Crétois étant des menteurs, celui qui dit "je suis Crétois" ment ipso facto, et donc n'est pas Crétois. Mais s'il n'est pas Crétois, il ne ment pas , donc la proposition est vraie. C'est bien ça?

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 mai 2008

Bon, je n'ai pas été assez rapide.

Robin, ne renoncez pas aux citations latines et grecques, c'est un vrai plaisir.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 mai 2008

"un menteur ne dit jamais la vérité, "

C'est là l'erreur: un menteur ne ment pas en permanence.

Écrit par : Hervé | 02 mai 2008

J'aime bien celui-ci :


PARADOXE DU DOUBLEMENT



§ Supposons que durant la nuit toutes les choses dans le monde aient doublé de taille. Y a-t-il un moyen de s’en apercevoir?



§ Ça n’est pas en mesurant, puisque tout a doublé, y compris le mètre étalon.

§ C’est un phénomène que nous ne pouvons pas vérifier. Sauf Dieu dans un hyperespace, à moins que Dieu ne double de taille lui-même.



§ Cependant, dans l’hypothèse d’un doublement des dimensions avec maintien des masses, alors la gravité changerait et permettrait d’observer le phénomène. Le rayon de la terre aurait doublé, alors que sa masse serait identique: la gravité serait divisée par quatre au lieu de deux.



Énigme énoncée par Jules Henri Poincaré – 1854 - 1912

Hypothèse de la masse constante: Ellis et Schlesinger en 1962.

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

"un menteur ne dit jamais la vérité, "

C'est là l'erreur: un menteur ne ment pas en permanence.

Ecrit par : Hervé | 02 mai 2008

Oui, mais quand Ulysse dit "Je suis Crétois", en supposant que les Crétois tantôt mentent et tantôt disent la vérité, on ne peut pas savoir s'il ment ou s'il dit la vérité.

- Il ment puisqu'il n'est pas Crétois
- Il dit la vérité si les Crétois mentent toujours
- C'est indécidable s'ils mentent parfois.

Mais les assertions 1 et 2 étant contradictoires, l'assertion est de toutes façons indécidable.

Un aspirisucre ?

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Sorry, Robin, après avoir relu la note de JPB, je suis parti chercher des cacahuètes sur les systèmes scolaires à l'étranger.
J'ai trouvé ceci, sur Wiki :
"En 2002, l’administration Bush fait passer la loi « aucun enfant laissé-pour-compte » (No Child Left Behind) qui met l’accent sur l’acquisition de compétence en mathématiques et en lecture[23]. Il s'agit d'augmenter la marge d’intervention du gouvernement fédéral. La loi propose de tester le niveau des établissements et de laisser plus de liberté aux parents pour choisir l’école de leurs enfants. Une école qui obtient de faibles résultats peut disposer d’aides financières pour appliquer des « services d’éducation supplémentaires », autrement dit des cours de soutien[24]. Les résultats de cette politique sont discutés : certains affirment que les discriminations ont régressé et le niveau de lecture s’est amélioré[25]. D'autres ne notent aucun changement positif."

La note (25) renvoie au café péda, mais le lien est coupé.
En revanche, on peut trouver ceci sur leur site :
"Eclaircie sur l'Ecole
La publication le 1er juin de The Condition of Education 2000-2005, une publication du NCES, apporte un éclairage statistique intéressant sur l'Ecole américaine. Certes les résultats des adolescents américains lors de l'enquête internationale PISA classe le système scolaire américain un peu en dessous de la moyenne des pays développés.

Mais les résultats s'améliorent. L'enseignement supérieur se démocratise : le pourcentage de lycéens qui y entrent est passé de 49 à 64% depuis 1972. Le niveau en lecture et en maths des élèves de 4ème augmente. Deux élèves sur trois déclarent d'ailleurs que leurs professeurs sont sensibles à leurs efforts. Enfin le nombre de jeunes victimes de violence ou de vols à l'école a diminué de moitié en dix ans.

La situation s'améliore aussi sur le front racial. L'Ecole facilite le brassage : 90% des jeunes de 2de rapportent que les élèves de leur établissement ont des camarades d'un autre groupe ethnique. L'Ecole américaine compte un nombre croissant d'enfants dont la langue maternelle n'est pas l'anglais : de 9% en 1979 ils sont passés à 19% en 2003. Ils sont déjà majoritaires dans l'Ouest.
http://nces.ed.gov/programs/coe/ "

L'administration Bush n'aurait-elle pas en ce cas au moins une petite rosette à épingler ?

Écrit par : Blue Angel | 02 mai 2008

Tiens, il y a un autre Hervé ...

Un beau texte de Pérochon dédié à Bonnet d'âne ...

http://lesmotstocsin.over-blog.com/article-19235943.html

Écrit par : Hervé | 02 mai 2008

"J'aime bien celui-ci :
PARADOXE DU DOUBLEMENT"

Ecrit par : Robin | 02 mai 2008

Y a t-il aussi quelque chose du même genre sur le paradoxe du redoublement, Robin???

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

"Tiens, il y a un autre Hervé ..."

Je suis là depuis longtemps mais j'interviens peu.

Vais-je devoir pour éviter les confusions rajouter un "quelque chose" à mon nom?

Écrit par : Hervé | 02 mai 2008

Non, non, surtout pas ... Moi aussi je suis là depuis un moment et comme vous j'interviens peu ... Et pour faire plaisir à Guy Morel, j'ajoute à partir de ce jour "Réveillez-vous !" :-)

Écrit par : Herve-Réveillez-vous! | 02 mai 2008

L'administration Bush n'aurait-elle pas en ce cas au moins une petite rosette à épingler ?

Ecrit par : Blue Angel | 02 mai 2008

Les gens qui tapent à bras raccourcis sur les Etats-Unis font preuve d'une certaine mauvaise foi ou sont très mal informés.

Je peux témoigner que dans les années 60, il y avait une ségrégation raciale complète, un contexte de violence (le phénomène des enfants et des adolescents qui s'élèvent "entre pairs") dans un lâcher prise des parents et un système à deux vitesses : excellentes écoles privés généralement catholiques élitiste avec un enseignement explicite et écoles publics médiocres + pédagogisme.

En l'espace d'une cinquantaine d'années, il y a eu les droits civiques pour les noirs, d'abord avec Kennedy puis avec Johnson, le mélange des communautés et une certaine amélioration générale du niveau des élèves dans l'enseignement public, à partir des années 80.

C'est Ronald Reagan, le cow-boy méprisé par nos intellos de Gauche qui avait tiré la sonnette d'alarme à la suite d'un rapport sur la situation désastreuse du système américain pour exactement les mêmes raisons que nous : méthode d'apprentissage de la lecture idéo-visuelle, main à la pâte, construction des savoirs par les élèves, et faible niveau de qualification des enseignants.

Sans abonder systématiquement dans le sens de cadichon, je trouve effectivement agaçante et fausse la vision que certains Français ont des Etats-Unis.

Les choses iront mieux ici aussi quand nous laisserons tomber l'idéologie gauchisante et les contestations stériles et accepterons les réformes et les remises en question indispensables.

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

excellentes écoles privés généralement catholiques élitiste avec un enseignement explicite et écoles publics médiocres + pédagogisme.

élitisteS avec un s, ça serait mieux !

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Il fut pendant quelques mois, tourmenté par 1'enseignement du dessin, puis du chant, puis de la gymnastique. Il se passionna pour les expériences de cultures en pots, proposa exclusivement, durant tout un été, des problèmes se rapportant aux sociétés de mutualité, tomba dans le calcul mental écrit, s'attacha aux «centres d'intérêt » comme une chèvre à un piquet, adopta avec intrépidité les dernières propositions de la pédagogie expérimentale, choisissant les tests les plus délicats et les plus hasardeux pour les appliquer comme des cataplasmes.

… Il faut acquitter Adolphe, mais fouetter les donneurs de conseils. "



Ernest Pérochon . L’Instituteur. Hachette -1927

On en prend pour notre grade sur l'autre blog, mais c'est de bonne guerre.

En lisant ce texte de Perrochon, j'ai pensé à Bouvard et Pécuchet, les deux compères, gobeurs fébriles et "agités du bocal", dépeints par Flaubert.

Et s'il n'y avait qu'une abyssale niaiserie derrière ce prurit permanent de modernité et de changement ?

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Y a t-il aussi quelque chose du même genre sur le paradoxe du redoublement, Robin???

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2008

Non, pas sur ce site-là, mais le paradoxe ne vous aura pas échappé de la convergence de vue "objective" entre JPB (cf "fin de récré") et les pédagogistes sur la nécessité de diminuer autant que possible les redoublements.

Le but est le même, mais les moyens ne le sont pas. La diminution progressive des redoublements n'a évidemment de sens que si, en amont, dès les premières années de l'école primaire, on fait en sorte de remonter le niveau moyen des élèves.

Écrit par : Robin | 02 mai 2008

Michel Barat, agrégé de philosophie présent au colloque que j'animais hier en Corse sur le thème "enfermement et scolarisation", dénonçait la dérive pédagogiste dès 1999 dans un ouvrage intitulé "La Fin des Lumières". Extrait :

"Si Copernic fit tourner l'observateur terrien sur lui-même et autour du Soleil, nos pédagogues contemporains font l'inverse, retrouvant les théories de la Terre comme centre immobile de l'Univers : ils veulent l'enfant fixe pour faire tourner autour de lui le monde et les savoirs. Ainsi l'enfant est-il déclaré le centre de l'éducation.
[...] Nos pédagogues contemporains, eux, se couvrent des défroques du Moyen Age et inventent un "puéricentrisme". La vocation de l'école sera de faire tourner autour de l'enfant le plus de savoir possible pour enrichir "son milieu"".

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2008

" Et s'il n'y avait qu'une abyssale niaiserie derrière ce prurut permanent de modernité et de changement?" écrit par Robin

Certes. Sur ce prurit permanent de changement, ces quelques réflexions d'Alain Finkielkraut : " Qu'est-ce que le statu quo de nos jours, sinon une mobilité perpétuelle? Le progrès n'est plus un arrachement à la tradition, il est notre tradition même. Il ne résulte plus d'une décision, il vit sa vie, automatique et autonome. Il n'est plus maîtrisé, il est compulsif (...) Nous sommes soumis à la loi du changement comme nos ancêtres pouvaient l'être à la loi immuable.(...) On peut même dire que dans un monde voué à l'innovation et à l'interaction continues, agir vraiment contre l'ordre établi, ce serait non plus foncer tête baissée mais ralentir, faire un pas de côté, lever la tête de l'écran, regarder derrière soi, se débrancher. Mais qui parle aujourd'hui de se débrancher?(...) qui secoue l'inertie de l'activisme?(...) Ce qui, pour solde de tout compte, caractérise l'entrée dans le XXI siècle, c'est le conservatisme du mouvement" ( Nous autres, modernes)

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 mai 2008

Et pour faire plaisir à Guy Morel, j'ajoute à partir de ce jour "Réveillez-vous !" :-)

Ecrit par : Herve-Réveillez-vous! | 02 mai 2008

Attention, ça fait un peu "témoin de Jéhovah" (smiley)...

Écrit par : FGuichard | 02 mai 2008

Je consulte l'enquête TNS-SOFRES. Sur 500 personnes interrogées, 21 % disaient avoir une "vision claire" des nouveaux programmes 2008, soit 105 personnes ! Ce qui n'a pas empêché les sondeurs de demander leur avis à ceux qui n'en avaient qu'une "vague idée", ou qui n'en avaient pas entendu parler... Sur ces 500 personnes, dont 395 ne savaient pas de quoi elles parlaient, "81 % se sont déclarées favorables au recentrage sur les apprentissages en français et en mathématiques". Soit...
Et ces quelques données maigrelettes permettraient donc de conclure, comme le fait X. Darcos, que "le résultat de l'enquête quantitative est très positif"...
Cela est très représentatif en effet...

Écrit par : Laurence | 02 mai 2008

Et encore :

"Il n'est pas interdit de penser qu'il y a là de quoi déboussoler un bon nombre de maîtres et donner le tournis à beaucoup d'élèves. [...] Ce vertige dans lequel on fait tourner actuellement les élèves, appelé pédagogiquement "éveil" ou "découverte", se révèle dans les faits authentiquement et profondément antidémocratique. Il favorise ceux qui ont la chance de pouvoir ancrer leur savoir naissant dans la culture parentale, il ne crée rien d'autre qu'une illusion du savoir et laisse cruellement de côté ceux qui, hors l'école, n'auront pas de sol culturel où poser solidement les pieds. Ainsi le goût de l'opinion est-il inoculé et se substitue-t-il à celui de la vérité."

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2008

Attention, ça fait un peu "témoin de Jéhovah" (smiley)...

Ecrit par : FGuichard | 02 mai 2008

.....................................................

Eh ... Je cite Guy, un peu plus haut :

"Hervé, ce n'est pas la peine d'asséner ce passage du plan Langevin-Wallon. Il y a des fois où je me demande s'il n'y a pas quelque chose de commun entre les antilibéraux qui creusent - et les témoins de Jéhovah."

Hare Krishna ! Hare ... :-)

Tiens, pendant que j'y suis, cette nouvelle m'a bien fait plaisir : "La justice annule le premier partenariat public-privé pour bâtir un collège" Mais bon, ce n'est qu'une goutte d'eau ...

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20080501&key2=080430173804.9hnk9veu.xml

Écrit par : Hervé-Réveillez-vous | 02 mai 2008

Un beau texte de Pérochon dédié à Bonnet d'âne ...

http://lesmotstocsin.over-blog.com/article-19235943.html

Ecrit par : Hervé | 02 mai 2008

Encore un blog complètement vide : aucun argument si ce n'est "Brighelli il est pas gentil" - et nous encore moins, apparemment...

Dans le genre un peu moins vide, cet extrait trouvé sur le site de sauvez les lettres : Les péda-cucus et leurs boutiques aux ordres (Sgen/Unsa/Snuipp) se lèvent comme un seul homme pour supprimer des heures de cours (sous le prétexte d' "aider les élèves en difiicultés", bien sûr ! Sacrés curés de gauche, ils ne changeront jamais !) mais protestent énergiquement après-coup quand on leur dit que les heures restantes seront utilisées pour instruire réellement les élèves. Effarant ! Jugez vous-même :

Communication intéressante : http://www.senat.fr/commission/cult/programm.html
"Commission des affaires culturelles - Mercredi 16 avril 2008 Communication de M. Philippe Richert sur le projet de nouveaux programmes scolaires pour l'école primaire"

Signalant au passage que le Snuipp a signé le protocole d'accord pour l'abandon des cours du samedi matin :
"Avant d'en venir aux projets de programmes qui nous rassemblent aujourd'hui, je voudrais rappeler qu'ils trouvent leur place dans une réforme d'ensemble de l'enseignement primaire lancée à l'automne dernier par Xavier Darcos. La principale mesure de ce plan est désormais connue de tous : supprimer les deux heures de cours du samedi matin au primaire et les utiliser pour offrir aux élèves en difficulté des heures de soutien.
Dans un premier temps, cette réforme n'a fait l'objet que de peu de contestations. J'en veux pour preuve le protocole d'accord passé le 8 novembre 2007 entre le ministère et trois importantes organisations syndicales du primaire, le SNUIPP-FSU, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, qui marquait si ce n'est un soutien, du moins une forme d'accord de principe à ces premières décisions."

Écrit par : Manu | 03 mai 2008

Il y a quelques jours j'ai reçu une lycéenne tchèque de 17 ans, en France depuis septembre 2007 et scolarisée dans un établissement de la région. Une amie tenait à me la présenter pour lui rendre confiance, la faire parler, l'entraîner à l'épreuve orale de l'examen qu'elle prépare. En deux mots, cette jeune fille studieuse, attentive et assidue se sent mise à l'écart dans sa classe et n'a pas établi de liens de camaraderie chaleureuse. Evidemment, elle m'a parlé du subjonctif et de la conjugaison des verbes en dre, de la différence entre je viendrai et je viendrais et de celle entre tache et tâche pour ne donner que ces exemples. Elle a été capable de m'expliquer, en cherchant ses mots ,il est vrai, que dans son pays," on apprend des choses encyclopédiques sur l'histoire, la géographie, les sciences, Voltaire et tout ça sans pouvoir donner son avis, alors qu'en France on peut le faire mais en ne sachant pas grand-chose et que ce n'est pas bien non plus."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 mai 2008

Une de mes collègues de Français partie l'an dernier en tchéckie faire un voyage-échange-séjour culturel de théatre avec une classe de 4ème dont elle s'occupait m'a confiée être SCOTCHÉE pas la différence de niveau entre nos élèves et ceux -du même âge- qu'elle a trouvé là bas. Est-il nécessaire de préciser que ce n'était pas en notre faveur ?

Écrit par : Manu | 03 mai 2008

Mais les résultats s'améliorent. L'enseignement supérieur se démocratise : le pourcentage de lycéens qui y entrent est passé de 49 à 64% depuis 1972. Le niveau en lecture et en maths des élèves de 4ème augmente. Deux élèves sur trois déclarent d'ailleurs que leurs professeurs sont sensibles à leurs efforts. Enfin le nombre de jeunes victimes de violence ou de vols à l'école a diminué de moitié en dix ans.

La situation s'améliore aussi sur le front racial. L'Ecole facilite le brassage : 90% des jeunes de 2de rapportent que les élèves de leur établissement ont des camarades d'un autre groupe ethnique. L'Ecole américaine compte un nombre croissant d'enfants dont la langue maternelle n'est pas l'anglais : de 9% en 1979 ils sont passés à 19% en 2003. Ils sont déjà majoritaires dans l'Ouest.
http://nces.ed.gov/programs/coe/ "

L'administration Bush n'aurait-elle pas en ce cas au moins une petite rosette à épingler ?

Ecrit par : Blue Angel | 02 mai 2008

Cela fait deux ans que je m'évertue à dire exactement la même chose sur ce blog et qu'on me traite de mythomane bushiste.
Mais le chacal peut continuer à hurler, la caravane n'en continue pas moins son chemin, et elle remonte tranquilement la pente, alors que la France dégringole dans tous les classements, et que rien ne l'arrête.
NCLB a des effets positifs, mais la grogne des syndicats continue.
NCLB est seulement un système de véfication de niveau, il y a bien d'autres initiatives qui expliquent ce revirement., notamment les chèques-éducation, les charter schools et les crédits d'impôts.

Un grand problème aux US pour continuer l'effort de redressement du système éducatif est d'ordre constitutionnel.
Le système des chèques éducation s'essouffle car les syndicats qui s'y opposent farouchement ( ils y perdent leur fonds de commerce) gagnent leurs procès devant les Cours Suprêmes au motif notamment que le 1er Amendement interdit de financer des institutions religieuses sur fonds publics . Or les 1eres à en avoir bénéficié sont les écoles catholiques, qui n'étaient notoirement pas infestées par le pédagogisme.

Depuis que ces procès se sont multipliés car les défenseurs du pré carré pédagogo ne lâchent pas si facilement le morceau ( air connu) certaines ont tourné la difficulté en supprimant les heures ( facultatives) de catéchisme, décroché les crucifix et rangé les statues et chromos de la Ste Vierge...
Devenues laïques elle sont revenues en odeur de sainteté et continuent avec les vouchers à accueillir les enfants des ghettos urbains, avec les succès que l'on sait.

La prise de conscience date de l'ère Reagan (1983) avec le rapport " A Nation At Risk" et il a fallu au moins 15 ans pour que les premiers signes d'amélioration se fassent réellement sentir.

Nous on n'a pas encore commencé à renverser la vapeur, les programmes Darcos sont le premier signe dans le bon sens, puisque les mesures Robien furent des pétards mouillés et des voeux pieux.

Et en attendant que le mieux se dessine, les US vont continuer à grignoter des places dans les classements et nous on va continuer à casser le thermomètre en récusant les paramètres.


autre confirmation:
Mes filles sont dans les 90%. Leurs meilleures amies: deux noires ( une Haïtienne et une Américaine, et deux hispaniques)

Écrit par : Cadichon | 03 mai 2008

"
Cela fait deux ans que je m'évertue à dire exactement la même chose sur ce blog et qu'on me traite de mythomane bushiste. "

je confirme l'appréciation!!!

Écrit par : troll | 03 mai 2008

Or les 1eres à en avoir bénéficié sont les écoles catholiques, qui n'étaient notoirement pas infestées par le pédagogisme.

Je suis un peu ce qui s'est passé dans celle où j'étais à Arlington (Virginie), un exemple parmi d'autres, et je suis vraiment impressionné par les changements positifs qui se sont produits (intégration des commmunautés noires et hispaniques, abandon du "piétisme" au profit d'une vision plus large, maintien des critères d'exigence mais meilleure prise en compte des difficultés individuelles, développement de la dimension culturelle et artistique...

Écrit par : Robin | 03 mai 2008

Puisque l'humour est de retour avec le soleil voici une histoire sur la difficulté d'apprendre à compter en respectant le bon usage de lnotre langue, mais Toto trouve toujours la solution.

Toto compte : un oiseau, deux noiseaux...
-Non Toto deux Zoiseaux.
- Deux Zoizeaux , trois zoiseaux, quatre zoizeaux...
- Non: quatre Oiseaux.
- Quatre oiseaux, cinq Oiseaux ...
- Euh plutôt quoiseaux...
- Cin... Quoiseaux, six Quoiseaux...
- Non,Six Zoizeaux.
- Six zoizeaux, sept zoiseaux.
- Non, sept Toiseaux.
- Sept Toiseaux, hui Toiseaux, neuf Toiseaux...
- Non, neuf Oiseaux.
- Neuf Oiseaux, dix Oiseaux.
- Non, dix zoiseauxet si tu as compris montre le moi et recommence.
- D'accord papa : un piaf, deux piafs, trois piafs...

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 mai 2008

c'est tout simplement que mon chien, qui va avoir 11 ans demain,...s'appelle (ça ne s'invente pas...) NAFTA.
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2008

Cadichon, une vipère lubrique me glisse à l'instant que si vous n'êtes pas une mythomane bushiste, le recours à l'anti-mites de nos grands-mères par appellation canine contrôlée procède d'un réactionnariat évident. Mais comme toute vipère à la proie plus grosse que le ventre, elle la cède aussitôt pour l'ombre et rentre dans son trou. :)

Écrit par : Blue Angel | 03 mai 2008

Les comparaisons avec les États-Unis sont difficiles car c’est un grand pays, fédéral et les situations peuvent beaucoup varier.
Quant aux écoles catholiques, traditionnellement peu pédagogistes, elles ferment : plus de 1 300 depuis 1990. Elles permettaient aux enfants pauvres des centres-villes de recevoir un enseignement de meilleure qualité. Elles ont donc laissé 300 000 élèves à recaser dans les écoles publiques. On estime à 20 milliards le coût de l’opération !

Écrit par : Lariba | 03 mai 2008

J'avoue avoir du mal à croire les propos de Cadichon sur l'école américaine qui "remontrait la pente". Tant mieux si c'est vrai ceci dit.

Ceci dit, si remontée il y a, elle n'est pas franchement spectaculaire (ils sont descendus trés bas, tout de même,.. même si aujourd'hui nous pouvons de moins en moins leur faire la leçon sur le sujet).

Mon doute vient aussi du fait que les pédagogos comme l'inénarrable Eric Debarbant prétendent que la violence dans les écoles américaines est également en baisse...on sait ce qu'il en est réellement avec de temps en temps et assez régulièrement un petit massacre à la Colombine (tout le monde connait le film de Michael Moore mais je vous recommande également ce que dit Jean-Claude Michéa sur Richard Durn dans son dernier ouvrage intitulé "L'empire du moindre mal". C'est particulièrement intéressant.).
Bref, comme le dit l'expression populaire, faut pas non plus nous prendre pour des lapins de 6 semaines.

Mais encore une fois, si Cadichon a raison : tant mieux ! Personne ici ne veut de mal aux américains. Yfig, à la rigueur, mais les américains, non.

Je sors.

Écrit par : Manu | 03 mai 2008

Je m'en veux, mais je vais tempérer l'enthousiasme de Cadichon : le pédagogisme, aux USA comme en France, a fait des dégâts dont on ne mesure l'ampleur qu'aujourd'hui. Article de David Broooks dans l'IHT du 16 avril (sous le titre "A speech about nothing" — à propos de la "gaffe" d'Obama évoquant les frustrations des petits Blancs) : "A pedagogical revolution has led to ferocious competition to get into the top universities but a decline in quality at the primary and secondary levels. For the first time in America's history, workers retiring from the labor force are better educated than the ones coming in (et pour ceux qui ne blatèrent pas l'anglais : "Une revolution pédaogique a entraîné d'un côté une compétition féroce pour intégrer les meilleurs universités, et, de l'autre côté, un délin en qualité aux niveaux primaire et secondaire. Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, ceux qui partent à la retraite sont mieux éduqués que les arrivants.").
JPB

Écrit par : brighelli | 03 mai 2008

Et puis comme les USA sont en train de s'enfoncer dans une récession dont on parle du bout des lèvres seulement pour ne pas faire trop peur à tout le monde, on est en droit de se poser des questions. Ce sont bien l'Inde et la Chine qui sont les prochaines vedettes au dire de nombreux économistes?

Écrit par : Sanseverina | 03 mai 2008

Monsieur Brighelli, les idées que vous défendez sont à présent au pouvoir. Vous en êtes satisfait et en même temps vous êtes inquiet : vos idées vont pouvoir être jugées pour ce qu'elles valent en pratique.
Si elles rencontrent l'échec, vous aurez toujours la possibilité d'invoquer, comme vous le faites plus haut et parmi d'autres raisons, les dégâts immenses, plus grands qu'on l'imaginait, provoqués par le pédagogisme. Ce sera une défense peu convaincante mais vous y céderez parce que vous n'aurez pas le choix.
Pourquoi donc brûlez-vous cette cartouche aujourd'hui. Attendez plutôt d'avoir échoué.

Écrit par : Tennessee | 03 mai 2008

Les idées que je défends sont si peu au pouvoir (voir ma note / Libérez Darcos) que les pédagogistes continuent à hanter la rue de Grenelle. Face àla phalange d'inspecteurs généraux issus des années Allègre / Lang, quel quarteron de résistants pourrais-je invoquer pour leur faire contrepoids ? Ils sont si puissants qu'ils bloquent depuis des mois la nomination dans cet auguste corps d'une personne effectivement peu favorable au monde orwellien dan lequel nous ont entraînés Meirieu and co. Et ce, contre la volonté même du ministre. Le pouvoir, n'est-il pas dans ces complots de couloirs, qui amènent des démocrates (que je crois sincères, même s'ils sont crétins) à pactiser avec des gens qui, à l'autre bout de l'échiquier politique, rêvent de dé-laïciser la France ? En vérité je vous le dis, nous ne sommes qu'au tout début des affrontements, et Tennessee n'est qu'un gros naïf, ou un agent provocateur.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 mai 2008

Titre du polar : "Du raisiné au Moloch"

ou "La nuit de l'IGEN"

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Le ministre a ce pouvoir : faire rédiger les programmes scolaires par qui il veut. Voila un vrai pouvoir.
Les inspecteurs généraux n'ont plus que le pouvoir de s'opposer à la nomination d'une nouveau qui viendrait les déranger dans leur paisible pré-retraite. Rien de comparable.

Écrit par : Tennessee | 03 mai 2008

"Les inspecteurs généraux n'ont plus que le pouvoir de s'opposer à la nomination d'une nouveau qui viendrait les déranger dans leur paisible pré-retraite."

Larmes dans les chaumières sur ce drame : le vieil Igen, assis sur le trottoir qui quémande un programme pour rester propre.

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Le pouvoir, n'est-il pas dans ces complots de couloirs, qui amènent des démocrates, que je crois sincères, même s'ils sont crétins...
Ecrit par : brighelli | 03 mai 2008

La sincérité n'est ni une excuse ni un critère politique, -- pas plus qu'un critère artistique, d'ailleurs.
Ces démocrates sont peut-être sincères, faisons-leur ce crédit ("démocrates sincères", ça me rappelle les formules toutes faites du Parti à la fin des années 60...), mais cela ne les rend pas pour autant lucides , ni efficaces du reste. Pour ma part, je préfère un bon vieil opportuniste capable de s'adapter (cf. le célèbre "Fe n'est pas la virouette qui tourne, f'est le vent" d'Edgar Faure) à ce genre de "démocrate sincère" qui, de facto, ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

Écrit par : FGuichard | 03 mai 2008

"La sincérité n'est ni une excuse ni un critère politique, -- pas plus qu'un critère artistique, d'ailleurs."

Finalement, le critère de pouvoir au Moloch est bel et bien celui du détenteur du fusil (les autres creusent ; bessif).

Qui a le fusil en ce moment ?

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Qui a le fusil en ce moment ?

Ecrit par : dugong | 03 mai 2008

ça se discute ; mais qui est dans la ligne de mire ? Le lycée...

Écrit par : FGuichard | 03 mai 2008

Pour ma part, je ne suis pas très convaincu de leur sincérité. Ce qui compte, semble-t-il, plus que la sincérité, c'est le discours des pédagogos, digne des candidates à Miss France.

Le genre plein de bons sentiments et d'amour prétendu pour les enfants, bref ce dont Meirieu est le représentant inaltérable. On le vérifie dans la presse, dès qu'un journaleux veut écrire sur l'enseignement, il lui suffit d'insérer une citation de notre cher Philippe ou d'un de ses épigones, le tour est joué, ça tient lieu d'enquête et de pensée.

C'est ce discours qu'il faut pratiquer, c'est cette pose qu'il faut prendre pour échapper aux élèves et pouvoir se faire un fromage à l'inspection et dans les IUFM. Nous savons bien qu'en prétendant "mettre l'enfant au centre", ce sont les pédagogistes qui s'y mettent.

Écrit par : Lariba | 03 mai 2008

"mais qui est dans la ligne de mire ?"

Tout ce qui a la malheur de se trouver derrière ceux qui creusent.

Victime collatérale...

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Les idées que je défends sont si peu au pouvoir (voir ma note / Libérez Darcos) que les pédagogistes continuent à hanter la rue de Grenelle. Face àla phalange d'inspecteurs généraux issus des années Allègre / Lang, quel quarteron de résistants pourrais-je invoquer pour leur faire contrepoids ? (JPB)
Je suis bien contente de vous entendre parler ainsi, JPB, c'est- à- dire franc. Ce n'est pas toujours le cas. Mais est-ce qu'un jour vous répondrez à ma question que j'ai posée sur tous les tons et de toutes les manières? Pourquoi Darcos n'a -t-il pas fait le ménage qu'il lui était possible de faire ( tout n'est pas possible ,je sais) pour avoir les coudées franches ou un peu plus franches?
Parce que là, si cela continue, de compromis en compromissions, il ne réussira pas à faire mieux que n'importe quel ministre fallot qui ne connaîtrait pas la maison, ce qui loin d'être son cas.

Écrit par : Sanseverina | 03 mai 2008

Le temps n'est plus aux tables rondes :

(re)sortez les guillotines !

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

C'est ce discours qu'il faut pratiquer, c'est cette pose qu'il faut prendre pour échapper aux élèves et pouvoir se faire un fromage à l'inspection et dans les IUFM. Nous savons bien qu'en prétendant "mettre l'enfant au centre", ce sont les pédagogistes qui s'y mettent.

Ecrit par : Lariba | 03 mai 2008

Vraiment, vous avez raison, Lariba. C'est cela, exactement. Une posture adoptée pour faire carrière personnellement, jusqu'à l'imposture. Même si on n'y croit pas. C'est de l'arrivisme purement et simplement. L'homme et l'appât du gain. C'est aussi bête que cela. Parce que les idéaux, tout le monde s'assoit dessus maintenant. Il faut être pragmatique et individualiste forcené. Et le simple fait de parler d'idéal m'expose à la risée, même sur ce blog. Mais tant pis.

Écrit par : Sanseverina | 03 mai 2008

"Et le simple fait de parler d'idéal m'expose à la risée, même sur ce blog"

Qui vous parle de risée : c'est une tempête !

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Mais ne voyez-vous pas que nous sommes la dernière génération de profs , les derniers dinosaures ??? Alors on nous ménage encore un peu, tout en nous menant en bateau !
Les élèves pensent qu'ils n'ont plus besoin de nous puisqu'ils trouvent les explications de textes sur Internet et que leur but est seulement d'avoir le bac, pas de s'instruire ! Alors n'importe quel animateur formé au pédagogisme fera l'affaire !
Darcos s'en fout parce qu'il a oublié ce qu'est un élève . Darcos se fout de nous . S'il avait été sincère et déterminé , il aurait fait le ménage . Sortons les fusils !

Écrit par : Un observateur | 03 mai 2008

L'élève a été mis au centre pour mieux l'enfermer dans le carcan , la prison de l'ignorance .

Écrit par : Amélie | 03 mai 2008

leur but est seulement d'avoir le bac, pas de s'instruire !

Sortons les fusils !

Ecrit par : Un observateur | 03 mai 2008


Cela va malheureusement plus loin, c'est avant tout une question de société, comme on dit.

- bon mais de toutes manières sortir les fusils faut jamais hésiter, ça mange pas de pain...

Écrit par : Sergio | 03 mai 2008

re)sortez les guillotines !

Ecrit par : dugong | 03 mai 2008


Boh les trucs républicains ça marche jamais...

Écrit par : Sergio | 03 mai 2008

Un observateur, j'abonde dans votre sens.

Personnellement, je n'en ai plus grand chose à braire.

Place aux jeunes ; s'ils le veulent, je suis prêt à les épauler.

Sinon, qu'ils soient juste de la chair à payer ma retraite.

Basta cosi.

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Voici que Dugong parle corse…

Robin, vous qui avez vécu les grandes années, quel démocrate éclairé a dit : "Nous devons nous pénétrer de cette pensée que le pouvoir est au bout du fusil" ?
JPB
PS. Sanseverina, ne déprimez pas ! Les fins de règne, les fins de siècle, ont leurs charmes. En étant choisi comme ministre, Darcos a été interrompu au milieu de la rédaction d'une biographie d'Oscar Wilde. Alors, consentons à être les Wilde, les Hugo von Hoffmannsthal, les Pierre Louÿs de cette fin de cycle — en ce début de siècle. Ma foi, je suis sûr que ce n'est pas mal — Sanseverina, essayez donc d'être Rachilde, c'était une femme assez bizarre… Ou Gisèle d'Estoc (je viens de vérifier, il y en a assez sur le Net sur elle pour que je m'abstienne de vous raconter l'histoire — avec un moustachu viril, assez carré, qui s'appelle… Maupassant).

Écrit par : brighelli | 03 mai 2008

Si le Corse est maintenant réservé aux corses, il n'y a vraiment plus d'espoir !

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

La fin "d'oncle Vania", si ça peut vous consoler :


Vania (à Sonia lui passant la main dans les cheveux ) :Sonia, ma petite Sonia, je n’ai plus de courage, si tu savais à quel point je n’ai plus de courage.

Sonia :

Mais quoi faire ? Il faut vivre.

Nous allons vivre, nous allons vivre de longues, longues files de jours, de longues soirées.

Véra : Nous allons affronter patiemment toutes les épreuves futures.

Astrov : Nous travaillerons intensément pour les autres, dès maintenant, et jusqu’à ce que nous soyons vieux, sans jamais nous reposer,

Maria : et quand l’heure arrivera, nous nous éteindrons tranquillement,

Le professeur : et là-bas, par-delà la tombe, nous pourrons dire que nous avons souffert,

Elena : que nous avons pleuré, que notre vie aura été bien amère,

Marina : Et ensemble nous connaîtrons une vie splendide ! magnifique ! superbe !

Olga : et nous existerons en nous amusant.

Téléguine.

Nous penserons à nos malheurs d’aujourd’hui avec un sourire ému, et nous nous reposerons.

Sonia : Je le crois vraiment, je le crois passionnément, ardemment.

Nous nous reposerons.

Anissia : Nous entendrons les anges, nous verrons tout le ciel s’illuminer comme un diamant.

Sonia : Nous verrons le mal terrestre et toutes nos souffrances noyées dans la bonté qui se répandra sur la terre tout entière,

Véra : et notre vie deviendra calme, légère, douce comme une caresse, j’en suis sûre, j’en suis sûre.

Sonia : Mon pauvre Oncle Vania, tu pleures, tu pleures.

Le docteur : Tu n’as pas connu le bonheur dans ta vie,

Sonia : mais attends, attends, Oncle Vania, nous nous reposerons,

Un temps Vania seuls- quinze secondes.

Les enfants consolent Vania FIN DE LA MUSIQUE.

Écrit par : Robin | 03 mai 2008

j'ai voulu taper coarses. C'était plus fort que moi.

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Xavier : I'm gonna booglarize you baby !

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Robin, vous qui avez vécu les grandes années, quel démocrate éclairé a dit : "Nous devons nous pénétrer de cette pensée que le pouvoir est au bout du fusil" ?

Je crois qu'il s'agit d'une pensée du "Grand Timonier", alias Mao Tsé Toung, repris en mai 68.

Les plus lucides ou les plus pessimistes inversaient parfois le slogan : "Le pouvoir est au bout du fusil...

...."Le fusil est au bout du pouvoir."

Raison pour laquelle on a fini par enterrer le fusils...

Mais parfois ça démange...

Mais contre les arrivistes et les magouilleurs, je crains que les fusils ne soient inefficaces.

Reste les consolations d'oncle Vania : "Demain, la Russie sera belle...Demain !"

Écrit par : Robin | 03 mai 2008

Devenir un Oscar Wilde, ce n'est pas si mal...

Robin, merci pour Oncle Vania.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 mai 2008

Robin, vous qui avez vécu les grandes années, quel démocrate éclairé a dit : "Nous devons nous pénétrer de cette pensée que le pouvoir est au bout du fusil" ?
JPB
PS. Sanseverina, ne déprimez pas ! Les fins de règne, les fins de siècle, ont leurs charmes.

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2008

Bravo pour votre optimisme, M. Brighelli, nous en avons bien besoin ! Boutons les pédagogistes hors de France et tant pis si nous finissons sur un bûcher (après tout, Rouen est une ville sympathique...) !

Pour redonner du baume au coeur à tous : mon épicier (oui, ça existe encore, les supermarchés ne les ont pas tous engloutis) me racontait avec force anecdotes une trés récente émission radio qu'il avait écouté (du style "les auditeurs ont la parole") avec Jack Lang.

Le sujet portait sur les nouveaux programmes du primaire, et apparement, Lang s'est fait IN-CEN-DIER par les auditeurs qui en ont assez d'envoyer leurs mômes à l'école en les voyant revenir le soir aussi ignorants que s'ils étaient restés chez eux à jouer à la Playstation.

Nous en revenons à notre propos initial : tout n'est peut-être pas perdu... quelques-uns de mes élèves diraient sans doute quelque chose comme "on va tous les niquer !"

A l'abordaaaaaage !!!

Écrit par : Manu | 03 mai 2008

Mais contre les arrivistes et les magouilleurs, je crains que les fusils ne soient inefficaces.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2008


Le lance-flamme, peut-être... ?

Écrit par : Manu | 03 mai 2008

"Le lance-flamme, peut-être... ?"

Au prix du gaz ?!

Écrit par : dugong | 03 mai 2008

Allons, allons, pourquoi se restreindre? Le lance-roquettes, le lance-missiles, que dis-je, la bombe atomique, même, je ne vois que ça! Au moins, quand il n'y aura plus un être humain sur terre, il n'y aura plus de "pédagogistes". C'est l'essentiel, finalement, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2008

Et la fièvre aphteuse ? C'est bien, non ? C'est moins violent, mais c'est peut-être efficace.

Écrit par : catmano | 03 mai 2008

"Le lance-flamme, peut-être... ?"

Au prix du gaz ?!

Ecrit par : dugong | 03 mai 2008

L'avarice étant un des sept pêchés capitaux, nous passerons outre. Et puis...je ne suis pas sûr que ça fonctionne au gaz ces trucs-là, enfin, pas au gaz de ville. Je vais me renseigner.
Sinon, je demanderai au président de me prêter un Kärcher.

Écrit par : Manu | 04 mai 2008

quel démocrate éclairé a dit : "Nous devons nous pénétrer de cette pensée que le pouvoir est au bout du fusil" ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2008


Il me semble que c'est assez vieux : cela devrait remonter au moins aux insurrections de 1905, en Russie. Sans parler de Trotsky ensuite, pour essayer de mettre un nom.

- ils avaient du matériel Poutilov, ça c'était de la qualité ! (N.D.L.R.)

Écrit par : Sergio | 04 mai 2008

Et puis...je ne suis pas sûr que ça fonctionne au gaz ces trucs-là,

Ecrit par : Manu | 04 mai 2008


Deux tiers d'essence, un tiers d'huile. Ca marche très bien, y a qu'à voir dans le Vieux fusil... On n'est jamais déçu !

Écrit par : Sergio | 04 mai 2008

"le pouvoir est au bout du fusil".
Mao Tse Toung. Petit Livre Rouge p.70
Evaluez votre culture. Mais ce ne sont pas des citations de pages jaunes.
Chers blogers, seriez-vous à la hauteur de vos élèves ?
Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 04 mai 2008

Il est vrai que les citations, de nos jours aussi, demandent vérification et retour au texte, M. Brighelli.
Voilà donc le texte exact :
"Chaque communiste doit s'assimiler cette vérité que «le pouvoir est au bout du fusil».
Comparez à votre citation "de mémoire".
«Problèmes de la guerre et de la stratégie» (6 novembre 1938), OEuvres choisies de MaoTsétoung, tome II.

Écrit par : Minloo ze | 04 mai 2008

Je m'en veux, mais je vais tempérer l'enthousiasme de Cadichon : le pédagogisme, aux USA comme en France, a fait des dégâts dont on ne mesure l'ampleur qu'aujourd'hui.

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2008

je m'en veux mais je vais contredire not' bon maître sur deux points:
1.Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on mesure l'ampleur de la catstrophe:Hannah Arendt dénonçait en 1955 le pédagogisme des educrats et répondait à la question" Why Johnny can't read?", par "c'est la faute des failed theories".
," A nation at risk" c'est sous Reagan (1983)
et ED Hirsh (1996) et Diane Ravitch (2000) etc....

2) Mon enthousiasme est tempéré, mais par la modicité de l'amélioration, qui est cependant indéniable.
Une chose est sûre, ça progresse régulièrement et dans ce domaine une fois que c'est reparti, ça nerevient pas en arrière, c'est comme la dégringolade.
Je mets à l'instant pour vous dans mes bagages les dernières études que je viens de recevoir ( sur les progressions) et vous fais parvenir cela à mon retour.

classements OCDE: c'est kiki monte et c'est kiki dégringole???

Il faut aussi regarder les résultats, district par district: la renverse est bel et bien là, venez sur le terrain et on vous montrera puisque vous êtes comme St Thomas.
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Qant à l'argument pour prouver que je me trompe et que cela va toujours aussi mal pour les élèves US
( "Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, ceux qui partent à la retraite sont mieux éduqués que les arrivants.").JPB
...il me fait doucement rigoler.
Brooks avait dû forcer un peu sur l'Armagnac de son ami Daniel (Boulud) ou avaler des shrooms pas nettoyés parce qu' on se demande ce qu' a bien pu faire pendant quarante ans un prof qui part à la retraite moins savant que le blanc-bec qui vient d'avoir le bac la même année, ou même son agreg.

S'il n'a rien appris, le chenu, pendant tout ce temps, eh bien il y a fort à parier que ses étudiants non plus
So what's the point?
Un point partout, la balle au centre?

Écrit par : Cadichon | 04 mai 2008

«Problèmes de la guerre et de la stratégie» (6 novembre 1938), OEuvres choisies de MaoTsétoung, tome II.

Ecrit par : Minloo ze | 04 mai 2008

Quand je vous dis qu'une partie de la population est vraiment bouffée aux mites
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ange bleu:
bull'seye!
mes copains québécois appellent mon chien: boule à mites...

Écrit par : Cadichon | 04 mai 2008

«Problèmes de la guerre et de la stratégie» (6 novembre 1938), OEuvres choisies de MaoTsétoung, tome II.

Ecrit par : Minloo ze | 04 mai 2008

C'est "oeuvres moisies" qu'il faut lire....

Écrit par : Cadichon | 04 mai 2008

Minloo Ze, si j'avais mis la citation exacte — pas besoin de la vérifier, je la sais par cœur —, c'était trop facile. Mais Robin, sollicité, a identifié sans faille. Les vieux tontons flingueurs, y'a qu'ça de vrai…
Cadichon, je viendrai voir sur place, un de ces jours, et vous me servirez de cicerone… En attendant, tout cela prouve une chose : après vingt ou trente ans de poison, il faut au moins vingt ans de contre-poison. Nous travaillons pour les générations à venir — et ça aussi c'est un concept maoïste, l'histoire du paysan qui voulait voir la mer, et devant qui se dressait une montagne : Minloo Ze qui a toujours le petit livre rouge nous retrouvera le passage exact. Je cite Césaire dans les premières pages de Fin de récré, et son concept d'"utopie refondatrice" : il faut y croire parce que c'est en y croyant que vous en ferez de la réalité. Retz disait des peuples que "contrairement à toutes les autres formes de puissance, leur force réside dans leur imagination, et que parvenus à un certain point, ils peuvent tout ce qu'ils croient pouvoir" (je cite de mémoire, ne m'allumez pas si vous avez le texte des Mémoires sous les yeux, mais la phrase est à peu près celle-là). Nil novum sub sole.
JPB
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mai 2008

"L'avarice étant un des sept péchés capitaux, nous passerons outre."

Ecrit par : Manu | 04 mai 2008


La colère aussi, non?
En tous cas, preuve en est faite une fois de plus, elle est rarement bonne conseillère!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2008

La fin "d'oncle Vania", si ça peut vous consoler :

Ecrit par : Robin | 03 mai 2008

L'authentique fin de "Дядя Ваня", Robin est: " Занавес медленно опускается". Traduction littérale indispensable: "Le rideau lentement s'abaisse".
Alors que dans toutes les autres pièces de Tchekhov, j'ai vérifié, seule figure la mention "rideau".

En vérité la pièce se termine par la longue et bien connue complainte de Sonia en pleurs, qu' accompagne à la guitare Teleguine et rythmée par ses "my otdakhniom": nous nous reposerons (qu'elle répète six fois).

Je suis de ceux qui pensent que le rideau de fumée des réformes n'en finit pas de tomber sur le devant de la scène de l'Ecole française. J'ai pu toute cette semaine, lors d'une descente de notre IPR dans le collège m'en persuadé. Et je ne suis pas du tout convaincu que les générations futures des enseignants-animateurs le remonteront pour jouer cette même comédie de la "transmission du savoir et de la culture". Пора нам отдыхать! Il est bien temps pour nous d'aller nous reposer.

Écrit par : buntovchik | 04 mai 2008

Et le combat cessera , faute de combattants . ILS l'ont prévu ! Vous n' avez qu' à compter le nombre de jeunes profs qui se mobilisent en ce moment dans le combat contre la réforme des statuts ! Il n'y a pas de relève , qu'on se le dise ! Reposons-nous !

Écrit par : Amélie | 04 mai 2008

Loin de moi l'idée de faire un cours sur Oncla Vania (qui fut — curieusement — au programme des prépas scientifiques il y a deux ans, thème : "la recherche du bonheur"…) à tant de sommités russophone, mais enfin, c'est une pièce sur la procrastination systématique : comme tout le théâtre de Tchékov, qui met en scène ces déclassés d'un régime hésitant entre structures féodales et passage au capitalisme, comme si la Russie tout entière macérait dans la procrastination dont seul Lénine l'a extraite.
En êtes-vous là, les uns et les autres ? La délectation morose de Sonia qui n'a pas osé avouer son amour au bon docteur, qui n'a pas osé prendre sous son bras une Héléna mal mariée à un vieillard impotent, et n'a pas osé s'enfuir avec le beau docteur écolo avant la lettre, sans oublier Vania qui n'a pas osé, dix ans plus tôt, la demander en mariage, et qui n'arrive même pas à la débarrasser de ce mari encombrant — il raterait une vache dans un tunnel — sans oublier les autres, engloutis dans leur bouteille de vodka et le souvenir des femmes qui les ont quittés. Extraordinaire mise en scène il y a deux ou trois ans à la Cartoucherie. Extraordinaire film de Louis Malle, réinterprété à New York, "Vania 42ème rue" — avec Julianne Moore — ah, Julianne Moore (la voir en fausse "grande odalisque" est un plaisir raffiné : pour l'historique, http://europeanhistory.about.com/library/weekly/aa030603a.htm, et pour l'image, http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/visual_arts/article3365432.ece)… Bref, que du bonheur ce matin (du vrai bonheur, pas de la macération mentale tchékovienne), et en plus il fait beau.
Cueillez donc l'instant, vous autres… Et ne relisez pas Tchékov aujourd'hui — attendez à demain, si vous le voulez bien… (1)
JPB
(1) Citer dans le même segment Ronsard et Lucien Jeunesse, c'est tout moi — culture de bric et de broc…

Écrit par : brighelli | 04 mai 2008

Ah Oui ? On macère ? Alors que faire ? Comme disait justement Lénine ?
Allez ! A la plage ! ET la mer efface sur le sable ......

Écrit par : Amélie | 04 mai 2008

L'authentique fin de "Дядя Ваня", Robin est: " Занавес медленно опускается". Traduction littérale indispensable: "Le rideau lentement s'abaisse".
Alors que dans toutes les autres pièces de Tchekhov, j'ai vérifié, seule figure la mention "rideau".

Buntovchik, vous êtres imbattable. Chapeau !

Je suis d'accord sur la "proscratination mentale" qui caractérise les personnages de Tchékov et sur le contexte historique, mais je pense qu'il y a autre chose que l'on trouve aussi chez Dostoïevski : le pressentiment des malheurs à venir et l'intuition typiquement russe d'un écart irréductible entre le désir de l'âme et les réalisations de l'intellect et de la volonté.

Immobile, inhabile à l'action, l'âme se nourrit d'une vie secrète et mystérieuse aux sources du silence et de la beauté.

Elle ne croit pas aux promesses de la volonté et de l'intellect, non parce qu'elle ne veut rien, mais au contraire parce qu'elle veut tout et que rien ne peut satisfaire le désir d'infini précis qu'elle porte en elle.

Reste l'accomplissemnt sans illusion millénariste de notre devoir d'état.

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

En vérité la pièce se termine par la longue et bien connue complainte de Sonia en pleurs, qu' accompagne à la guitare Teleguine et rythmée par ses "my otdakhniom": nous nous reposerons (qu'elle répète six fois).

La complainte de Sonia se rattache à un courant spîrituel bien connu dans la tradition orientale : la philocalie (littéralement amour de la beauté), courant que l'on pourrait rapprocher en occident du "quiétisme", représenté par Fénelon et par Madame de Gournay.

Pour ces courants, le repos est l'aspiration ultime de l'âme, ce que l'on pourrait résumer par cet aphorisme de saint Bonaventure : "L'âme fidèle attend ardemment la présence et repose suavement dans la mémoire."

Bon, j'arrête "le visiteur" occasionnel qu'évoquait notre ami Minloo Zee va se croire sur le blog du "Jour du Seigneur" et JPB ne va sûrement pas apprécier !)))))))))))

"Ni Dieu, ni maître !"

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

A la place de Madame de Gournay, lire Madame Guyon.

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

Madame Guyon ! Robin, je sais bien que le SNALC a parfois des visitations, mais quand même !
Tenez, je préfère Louise du Néant, dans le genre — c'est ma contribution au Jour du Saigneur :
"Vous ayant promis, mon très cher Père, de vous donner une parfaite connaissance de ce qui se passe entre mon Epoux et moi, je vous dirai que j'ai très peu dormi ; lorsque j'ai voulu le faire, il me réveillait par des caresses spirituelles, qui sont incomparablement plus douces que le sommeil. Au sortir du lit, j'ai prié, et j'ai passé ce temps en des transports d'amour, et en protestations de ne nous séparer jamais. Toute perdue, je me suis traînée avec un profond respect, comme si j'eusse voulu m'approcher davantage de lui. J'ai goûté des douceurs inexplicables ; car il n'est pas de plaisir plus inconcevable que celui de recevoir les divines caresses d'un Epoux si aimable. O profonde humilité de mon Dieu ! de s'arrêter à la dernière des créatures… Qu'il soit loué et béni éternellement de tous les anges et de tous les hommes…"
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mai 2008

Comme il m'arrive de fouiner sur la toile, je suis tombée sur l'émission où Monsieur Darcos doit donner la première personne du pluriel du verbe naître au passé antérieur et calculer le prix de 14 stylos en sachant que 4 stylos coûtent 2,42 euros et en appliquant la règle de trois.
Je n'ai pas l'habitude de regarder ce genre d'émission. Le court extrait présenté ne m'a pas paru constructif. Se moquer d'une personne en public, même dans le cadre d'un jeu, me laisse dubitative... J'ai mes raisons.
Par ailleurs j'ai été surprise de la correction donnée au problème de la règle de trois. La journaliste commence par donner à un train d'enfer la solution la plus compliquée pour donner ensuite la plus simple tout en consultant son papier ! Connaissant le prix de 4 stylos, on divise par 4 pour obtenir le prix d'un seul et on multiplie par 14 pour obtenir le prix de 14. C'est le raisonnement de la règle de trois directe. Pourquoi trois ? Le problème part de trois données connues pour en calculer une quatrième qui ne l'est pas. Pouquoi directe ? Les grandeurs varient proportionnellement : plus il y a de stylos plus il y aura d'argent à débourser pour les payer.
Il y a la règle de trois inverse où les grandeurs varient cette fois inversement , par exemple quand 18 ouvriers ( des saisonniers qui vendangent ou cueillent des fraises par exemple) accomplissent le travail en 8 jours et on demande combien de jours mettront seulement 12 ouvriers. Plus il y a d'ouvriers moins il faut de jours.
Il y a aussi la règle de trois composée si cela vous amuse mais il fait si beau qu'il vaut mieux en profiter !

Simplement, je me souviens ,dans les années 75, avoir entendu une discussion animée entre deux professeurs de comptabilité enseignant en BEP. Ils étaient venus consulter le Bulletin Officiel dans mon CDI dans lequel un texte leur interdisait d'enseigner le raisonnement de la règle de trois et ils n'approuvaient pas cette directive. J'ai sous les yeux un manuel de calcul de CM2 de 1971, collection Bodard chez Nathan. La règle de trois directe est expliquée à la page 89 à partir de barils d'huile qui sont représentés concrètement en haut et à gauche de la page: 6 barils contenant au total 750 l d'une valeur de 1620 F, puis un seul baril avec deux point sd'interrogation, et enfin 8 barils avec deux points d'interrogation. La page propose des exercices et problèmes d'application, du calcul mental et des opérations: deux multiplications avec virgules, deux divisions avec virgules, une addition de trois nombres avec virgules, et deux divisions avec virgules toujours. En 1971 la révision, ou plutôt l'entraînement, se pratiquait encore au quotidien et ce n'était pas encore jugé rébarbatif ou rétrograde.
Bonne journée à tous.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 mai 2008

Buntovchik, vous êtres imbattable. Chapeau !

Ecrit par : Robin | 04 mai 2008

La passion, la passion! Et lorsqu'on rencontre, comme sur ce blog d'autres passionnés de littérature mondiale et qui en parlent si merveilleusement et savamment comme vous, Jean Paul et bien d'autres, comment ne pas en éprouver du bonheur?

A propos, messieurs, s'il vous arrive de parler de l'oeuvre de Tchekhov à un Russe, surtout ne prononcez pas: tchékov mais tchekhov (le "kh" = "ch" allemand). Car tchékov renvoie dans son esprit, inévitablement, aux oeuvres de la tchéka et non à celle d'Anton.

Écrit par : buntovchik | 04 mai 2008

L’âme Russe et sa lumineuse littérature. Je viens juste de terminer « Le Docteur Jivago » ! Le hasard...

J’ai relevé ceci :
« Combien je leur envie leur aveuglement ! pensait le docteur. De quel blé s’agit-il, alors qu’il y a longtemps que le blé ne pousse plus ? Quelles classes possédantes, quels spéculateurs, alors que les décrets antérieurs impliquent qu’ils sont anéantis depuis longtemps ? Quels paysans, quels villages, quand ils n’existent plus ? Comme ils oublient leurs propres mesures, leurs propres décisions qui ont tout anéanti depuis longtemps ! Comment peut-on divaguer des années de suite, avec cette fièvre qui ne refroidit pas, sur des sujets inexistants, depuis longtemps épuisés, et ne rein savoir, ne rein voir autour de soi ! »

Et encore :
« Sans doute ont-ils raison. Bien sûr, je ne suis pas avec eux. Mais j’ai du mal à me faire à l’idée que ce sont eux les héros, les lumières, et que je ne suis qu’un petit bonhomme mesquin, partisan des ténèbres et de l’asservissement de l’homme. »

Toute ressemblance avec des personnages…

Et puis, à la fin du livre, de Gordon – un ami de Jivago :
« - Ce n’est pas la première fois qu’on voit cela dans l’histoire. Ce qui est conçu d’une façon idéale et élevée devient grossier se matérialise… »

Enfin, je ne partage pas votre pessimisme sur la génération qui suit. Voyez cette dernière citation :
« Transformer la vie ! Ceux qui parlent ainsi en ont peut-être vu de toutes les couleurs, mais la vie, ils n’ont jamais su ce que c’était, ils n’en ont jamais senti le souffle, l’âme. L’existence pour eux, c’est une poignée de matière brute qui n’a pas été ennoblie par leur contact et qui attend d’être travaillée par eux. Mais la vie n’est pas une matière ni un matériau. La vie, si vous voulez la savoir, n’a pas besoin de nous pour se renouveler et se façonner sans cesse, pour se refaire et se transformer éternellement. Elle est à cent lieues au-dessus de toute théories obtuses que vous et moi pouvons faire à ce sujet. »

La fin du livre est très optimiste. Le sourire de Jivago - son âme ? - vient éclairer le visage de sa fille Tania.
L'Homme tient dans cet inestimable objet de la transmission !

Allez, bon dimanche.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 04 mai 2008

"ange bleu:
bull'seye!"

C'est un honneur !
Le marketing sénatorial hollywoodisé dans "Lions for lambs"de Redford, inspiré par "la défense des montagnes" de Clausewitz" utilise la stratégie du "petit poste".
Je passerai sur les concepts de résistances absolue et relative, mais en règle générale, les petits postes isolés sont plus utiles qu'une ligne de front de petits postes.

Là réside la force de Bullseye, supervilain mais pas mouche du coche.

Écrit par : Blue Angel | 04 mai 2008

La fin du livre est très optimiste. Le sourire de Jivago - son âme ? - vient éclairer le visage de sa fille Tania.
L'Homme tient dans cet inestimable objet de la transmission !

Allez, bon dimanche.
Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 04 mai 2008

Très belles pensées. Spassiba Phil Del. Marina Tsvétaïva à propos de Boris, dans une lettre à Rainer Maria: "Il n'est pas si jeune - 33 ans , je crois, et pourtant enfantin. Il n'a pas le moindre cil de ressemblance avec son père (c'est ce qu'un fils peut faire de mieux)*. Le premier poète de Russie c'est lui. Moi je le sais - quelques uns également, les autres attendent qu'il soit mort.

*(Phil Del qui, nul doute, a lu "le Crime du caporal Lorti" de PL comprendra).

Sur ce, bon dimanche à tous!

Écrit par : buntovchik | 04 mai 2008

Me suis trompé tout à l'heure, j'ai glissé mon post dans le fil précédent. Le revoici à la bonne place

Après le primaire et ses nouveaux programmes vient aussi le collège avec ses merveilleux nouveaux programme. Quand nous avons découvert les projets de ceux d'histoire-géographie, nous avons, nous, les professeurs d'histoire d'un petit collège de province, eu un haut le corps. Permettez moi de vous livrer les réflexions de l'un des nôtres, nous adhérons totalement à ses propos et nous inquiétons de la dérive pédagogiste et du "politiquement correct" qui enveloppe ces "programmes".
L’avis d’un enseignant sur le projet de programmes d’histoire géographie au collège.

"A la lecture dudit projet, consultable sur éduscol, « l’enseignant d’en bas » que je suis a passé une très mauvaise soirée.
Certes, les programmes doivent évoluer car comme nous l’apprend l’introduction de ce projet : « le monde a changé. » Mais les nouveautés proposées sont pour le moins navrantes voire saugrenues.

Le programme d’histoire :
• Le programme actuel est plutôt satisfaisant, surtout au regard des changements introduits par le futur programme.

Sixième :
• La disparition de l’étude de l’Egypte en tant que leçon autonome est regrettable : c’est une civilisation qui plaît aux élèves et dont l’étude, pour reprendre l’expression d’un inspecteur pédagogique, ne « secrète pas l’ennui. »
• Est-ce bien nécessaire d’étudier la Chine des Han ou l’Inde des Gupta quand on a 12 ans ?
• L’étude de l’islam est intellectuellement pertinente dans le cadre de la leçon sur les monothéismes, mais elle risque de faire doublon avec la leçon de 5e. Je vois mal en effet le prof de 5e ne pas ré expliquer cette religion : comment sinon faire comprendre aux élèves le monde musulman au IXe siècle ? (2 mois de vacances seront passés par là…)

Cinquième :
• Le programme actuel de 5e est chargé. Aussi n’a-t-on rien trouvé de mieux que de l’alourdir davantage…
• Avancer l’étude de l’absolutisme en 5e est absurde : comment comprendre en 4e les Lumières et la Révolution française sans l’étude préalable de la monarchie absolue ? Cette leçon concluant le programme de 5e, les professeurs ne la feront pas ou la feront vite. Dans tous les cas, l’enseignant de 4e devra réétudier la monarchie absolue (et donc prendre sur les heures destinées au programme de 4e) avec ses élèves qui auront tout oublié pendant les grandes vacances.
• L’étude d’une civilisation africaine me paraît du « politiquement correct. » Oui, l’esclavage a trop longtemps été marginalisé dans nos programmes et le fait que la traite atlantique devienne une vraie leçon en 4e est une bonne chose. Mais il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse. Personnellement, je n’ai jamais entendu parler de la civilisation Monomotapa. Je ne sais d’ailleurs si celle-ci fait l’objet d’un UV dans une université française (je rappelle que je parle du programme de 5e.) Si l’on souhaite, au nom de l’ouverture culturelle, étudier des civilisations extra-européennes, il me semble plus pertinent et cohérent de s’intéresser à l’Amérique précolombienne (la découverte de l’Amérique étant au programme et les Amérindiens ayant aussi été réduits en esclavage…)

Quatrième :
• Disparition de l’étude de la monarchie absolue.

Troisième :
• La leçon sur les grandes innovations technologiques et scientifiques est à mon goût plutôt insipide, tout comme celle sur le « système de production » (Chouette.) L’étude du monde de l’entreprise me semble être le domaine de la technologie.

La géographie :
• Comme beaucoup de mes collègues, je suis historien. J’aime pourtant enseigner la géographie (je trouve d’ailleurs que les programmes actuels, sauf peut-être celui de 6e, sont plutôt bien faits.) Après lecture du projet ministériel, je crois que je préférerai bientôt enseigner l’éducation civique plutôt que la géographie…
• Le retour en force du croquis m’inquiète : sera-t-il accompagné du chorème, véritable ovni géographique inadapté aux élèves du collège (« Si, Jordan, la France est un hexagone. ») Nous ne formons pas de futurs géographes : je pense donc que la maîtrise de l’outil cartographique est plus important pour le futur citoyen qu’est le collégien que la « croquologie. »
• Le programme actuel a le mérite d’une certaine cohérence : les grands repères géographiques mondiaux en 6e, les continents non-européens en 5e, l’Europe en 4e, les grandes puissances en 3e. La logique du nouveau programme me semble plutôt nébuleuse, oscillant entre développement durable, mondialisation et monographie à tiroirs.
• Plusieurs titres de leçons du projet sont particulièrement énervants : « Habiter la ville », « Habiter la France… »

Sixième :
• Sans aucun doute le programme qu’il fallait le plus changer, tant la 2e partie sur les paysages est redondante et intellectuellement faible. Pourtant, le nouveau projet ne le modifie que très peu (allez comprendre...)
• La leçon « Mon espace proche » risque de faire doublon avec le programme de SVT.

Cinquième :
• Une CATASTROPHE (pas le développement durable mais la manière dont on veut l’enseigner) : programme moralisateur et ultra répétitif (« les inégalités devant … ». En gros : dans les pays riches, les gens sont riches, ont à boire, à manger, sont en bonne santé et dans les pays pauvres c’est l’inverse.
Quatrième :
• Ce programme (la mondialisation) me semble plus adapté au niveau 3e. (Il ressemble un peu à celui actuellement enseigné dans cette classe.)
• « Les ports et les littoraux » : en voilà une leçon qui « secrète l’ennui » (« Aujourd’hui les enfants, nous allons étudier une ZIP. ») Rare sera le professeur qui réussira à capter l’attention de ses élèves.

Troisième :
• Ce programme (la France et l’UE) me semble plus adapté au niveau 4e.
• La disparition du Japon (2e puissance économique mondiale) est regrettable : cette leçon plaisait aux élèves. Mais bon, la mode est à la Chine…
• L’étude de la France se révèle être une caricature de géographie à l’ancienne, ou pas un tiroir de la commode ne manque (la campagne, la ville, la population, l’économie…)

Bien sûr, ces propos n’engagent que moi. J’aurais pourtant aimé me réjouir de l’annonce de ces nouveaux programmes d’histoire géographie. Mais peut-on être serein lorsqu’un vent venu de Paris vous envoie de la grisaille intellectuelle et pédagogique ?"

M. Bony, et pour accords l'équipe d'histoire geo du collège Victor Hugo de Gisors, Mme Djedid, MM . Barbaud et Ollivier

Écrit par : guedbralec27 | 04 mai 2008

Dans le dernier numéro de la Nouvelle Revue d'Histoire, Jean Bothorel, journaliste, écrivain, biographe donne sa vision des événements de mai 68 (son interview s'inscrit dans un long dossier consacré aux événements).

Voici la dernière question :


L'observateur que vous êtes doit cependant pouvoir caractériser certains aspects de cette société



Ce qui me frappe le plus, c'est une forme de déculturation galopante. J'ai la naïveté de croire qu'il n'y a pas de démocratie sans 'culture', au sens le plus simple du terme : un minimum de connaissances littéraires, historiques, géographiques, scientifiques...

J'ai été membre du jury de l'E.N.A, j'ai corrigé les copies de culture générale. J'ai été effrayé par la médiocrité des connaissances, par l'absence totale de précision dans la terminologie, à quoi venaient s'ajouter des fautes d'orthographe énormes.
Philippe Meyer, lui-même juré, a écrit un livre très dur à ce sujet.

Ce déclin de l'instruction est directement lié à la démocratisation de l'enseignement et aux utopies de Mai 1968.
Les perdants ce sont les milieux les plus défavorisés. A l'ENA, la majorité des étudiants admis habitent les beaux quartiers de Paris et de la proche banlieue. C'est un fait. Pourquoi ? Parce que la maitrise de notre langue est très discriminatoire, et je dirais, à juste titre.

La priorité des priorités, aujourd'hui, est donc de donner à l' Education nationale les moyens de renouer avec ce minimum de culture et cette maitrise du français. Au fond, ce qui caractérise notre actuelle démocratie, c'est la vulgarité. Celle-ci ne cesse de s'épanouir, notamment dans les médias.

Écrit par : Guillaume | 04 mai 2008

Quelqu'un connait-il le titre du bouquin de Philippe Meyer ?

Écrit par : Guillaume | 04 mai 2008

Le plus connu, c'est Démolition avant travaux (pour moins de 3 € sur Chapitre). Mais ça pourrait aussi bien être Du futur faisons table rase (il a le sens des titres, ce garçon). Et j'avais assez aimé, à la fin des années 70, Le Communisme est-il soluble dans l'alcool ? (Réponse : dans la vodka, oui, certainement).
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mai 2008

Quelqu'un connait-il le titre du bouquin de Philippe Meyer ?

Ecrit par : Guillaume | 04 mai 2008

"En étrange pays dans mon pays lui-même". Désolée, j'ai oublié l'éditeur, mais amazon vous renseignera sans doute.
Si je me souviens bien, il y a aussi dans ce livre une très bonne chronique consacrées aux librairies corses (département où il y avait à l'époque le plus de librairies par habitant, je ne sais où l'on en est aujourd'hui)

Écrit par : FGuichard | 04 mai 2008

Programmes d'Histoire , tout à fait dans l'air du temps : propagande mondialiste , culpabilisation des petits français ces méchants colonisateurs , nécessité du métissage ...Tout baigne , donc ! Je ne vois pas pourquoi ça vous choque, ce blog est politiquement correct , non ?

Écrit par : Un observateur | 04 mai 2008

Non , apologie du métissage par injonctions multiples , pardon !

Écrit par : Un observateur | 04 mai 2008

"Au fond, ce qui caractérise notre actuelle démocratie, c'est la vulgarité. Celle-ci ne cesse de s'épanouir, notamment dans les médias."

Ecrit par : Guillaume | 04 mai 2008

Les media, effectivement!!!
La classe! Et que des gens de gauche, en plus!
Jean-Pierre Foucault, Michel Drucker, Sébastien Cauet, Jean-Luc Delarue, Laurent Ruquier, Mireille Dumas, Thierry Ardisson, Bataille et Fontaine, Eric Zemmour...
Triste époque, vraiment.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2008

Gauche et droite, c'est pareil aujourd'hui , tous unis pour défendre et appliquer le politiquement correct , donc rien de nouveau ni de révolutionnaire à en attendre !

Écrit par : Un observateur | 04 mai 2008

Excellent cru vos échanges des derniers jours, ";" / Milady - Kap / Cadichon - FGuichard contre la terre entière; j'ai ri, ça me met en joie la vacherie, quand elle pétille comme un vin de Champagne ou une San Pellegrino. Merci! Il y a du génie dans le coup de tête ici.

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2008

La fin "d'oncle Vania", si ça peut vous consoler :

Ecrit par : Robin | 03 mai 2008

L'authentique fin de "Дядя Ваня", Robin est: " Занавес медленно опускается". Traduction littérale indispensable: "Le rideau lentement s'abaisse".
Alors que dans toutes les autres pièces de Tchekhov, j'ai vérifié, seule figure la mention "rideau".

La prochaine fois, je la jouerai plus serré !

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

Minloo Ze, si j'avais mis la citation exacte — pas besoin de la vérifier, je la sais par cœur —, c'était trop facile. Mais Robin, sollicité, a identifié sans faille. Les vieux tontons flingueurs, y'a qu'ça de vrai…

A propos de "Tontons flingueurs", je vous en sers une tournée, c'est du brutal !

JEAN : Tiens, vous avez sorti le vitriol ?
PAUL VOLFONI : Pourquoi vous dites ça ?
MAITRE FOLACE : Eh !
PAUL VOLFONI : Il a pourtant un air honnête.
MONSIEUR FERNAND : Sans être franchement malhonnête, aux premiers abords, comme ça, il ... A l'air assez curieux.
MAITRE FOLACE :Il date du Mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a du arrêter la fabrication, y'a des clients qui devenaient aveugles. Oh, ça faisait des histoires.
Ils boivent
RAOUL VOLFONI : Faut reconnaître, c'est du brutal !
PAUL VOLFONI : Vous avez raison, il est curieux hein ?
MONSIEUR FERNAND : J'ai connu une polonaise qu'en prenait au petit déjeuner. Faut quand même admettre que c'est plutôt une boisson d'homme. (Il tousse)
Ils se resservent
RAOUL VOLFONI : Tu ne sais pas ce qu'il me rappelle ? C't'espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de bien ho har, pas tellement loin de Saigon. Les volets rouges et la taulière, une blonde komac. Comment qu'elle s'appelait non de dieu ?
MONSIEUR FERNAND : Lulu la nantaise.
RAOUL VOLFONI : T'as connu ?
PAUL VOLFONI : J'lui trouve un goût de pomme.
MAITRE FOLACE : Y’en a.
RAOUL VOLFONI : Et bien c'est devant chez elle que Lucien le cheval s'est fait dessoudé.
MONSIEUR FERNAND : Et par qui ? Hein ?
RAOUL VOLFONI : Ben v'la que j'ai pu ma tête.
MONSIEUR FERNAND : Par Teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu'à la dynamite.
RAOUL VOLFONI : Toute une époque !
Dans la salle à manger
PATRICIA : Tu boudes ?
ANTOINE DE LA FOY : Bouder moi tu plaisantes. N'empêche que je commence à en avoir assez moi des amours clandestines ; s'embrasser par téléphone deux fois par jour, c'est bien mignon, mais j'suis un homme
moi tu comprends ? Tout ça à cause de ton oncle. Écoutes c'est vraiment trop bête, on dirait vraiment que vous avez tous peur de lui. Mais j'vais aller lui parler moi.
PATRICIA : Tu vas lui parler de quoi ?
ANTOINE DE LA FOY : Je vais lui parler de notre mariage, de toi, de moi, de nous.
PATRICIA : Répètes un peu ce que tu viens de dire !
ANTOINE DE LA FOY : De toi, de moi.
PATRICIA : Non, non juste le premier mot. C'était le meilleur.
De nouveau dans la cuisine
MAITRE FOLACE : D’accord, d'accord, je dis pas qu'à la fin de sa vie Jo le trembleur il avait pas un peu baissé. Mais n'empêche que pendant les années terribles, sous l'occup', il butait à tout va. Il a quand même décimé toute une division de panzers.
RAOUL VOLFONI : Ah ? Il était dans les chars ?
MAITRE FOLACE : Non, dans la limonade, soit à c'qu'on t'dis ?
RAOUL VOLFONI : J'ai plus ma tête ...
MAITRE FOLACE : Il avait son secret le loup.
RAOUL VOLFONI (se lève précipitamment) : C'est où ?
JEAN : A droite, au fond du couloir.
MAITRE FOLACE : Et ... Et ... Et ... 50 kilos de patates, un sac de sciure de bois, il te sortait 25 litres de 3 étoiles à l'alambic ; un vrai magicien Jo. Et c'est pour ça que je permet d'intimer l'ordre à certains salisseurs de mémoire qu'ils feraient mieux de fermer leur claque merde !
PAUL VOLFONI : Vous avez beau dire, y'a pas seulement que de la pomme, y'a autre chose, ce serait pas des fois de la betterave ? Hein ?
MONSIEUR FERNAND : Si, y'en a aussi.

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

Vous oubliez P Val, Christophe...

Écrit par : bons petits plats | 04 mai 2008

Cher Robin, la toile recèle de mille joyaux qu'il faut parfois dépoussiérer.
Les amoureux de littérature internationale auront corrigé d'eux-mêmes : une petite taule de Bien Hoa.
Les communistes auront corrigé d'eux-mêmes : pas bien loin d'Ho-Chi-Minh-Ville.

Écrit par : Blue Angel | 04 mai 2008

"Vous oubliez Philippe Val, Christophe..."

Ecrit par : bons petits plats | 04 mai 2008

C'est vrai que je n'ai cité que les mauvais, excusez-moi... Mais vous avez raison, il font, malgré tout, la majorité.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2008

Coquille, coquille... Il fallait lire "recèle deux mille joyaux".

Écrit par : Blue Angel | 04 mai 2008

« L’étude d’une civilisation africaine me paraît du « politiquement correct. » Oui, l’esclavage a trop longtemps été marginalisé dans nos programmes et le fait que la traite atlantique devienne une vraie leçon en 4e est une bonne chose. Mais il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse. Personnellement, je n’ai jamais entendu parler de la civilisation Monomotapa. Je ne sais d’ailleurs si celle-ci fait l’objet d’un UV dans une université française (je rappelle que je parle du programme de 5e.) Si l’on souhaite, au nom de l’ouverture culturelle, étudier des civilisations extra-européennes, il me semble plus pertinent et cohérent de s’intéresser à l’Amérique précolombienne (la découverte de l’Amérique étant au programme et les Amérindiens ayant aussi été réduits en esclavage…)
(…)Bien sûr, ces propos n’engagent que moi. J’aurais pourtant aimé me réjouir de l’annonce de ces nouveaux programmes d’histoire géographie. Mais peut-on être serein lorsqu’un vent venu de Paris vous envoie de la grisaille intellectuelle et pédagogique ?"

M. Bony, et pour accords l'équipe d'histoire geo du collège Victor Hugo de Gisors, Mme Djedid, MM . Barbaud et Ollivier »

Quel /mwene/ Bony !
Hélas, Gisors n’est pas un monomotapa de la pensée.
Une telle ignorance à Givors rend optimiste sur l'efficacité de sa transmission.
A ceux qui ont soutenu ces propos qui n’engagent que lui : que diable, apprenez à apprendre, et, si votre culture est limitée, n’incriminez que vous-mêmes.
Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 04 mai 2008

La passion, la passion! Et lorsqu'on rencontre, comme sur ce blog d'autres passionnés de littérature mondiale et qui en parlent si merveilleusement et savamment comme vous, Jean Paul et bien d'autres, comment ne pas en éprouver du bonheur?

Ecrit par : buntovchik

ce texte vous fera plaisir, vous qui appréciez la belle litérature

mabiche



http://www.marcbonnant.com/blog/2008/01/20/l%e2%80%99evolution-de-la-langue-derive-a-vau-l%e2%80%99eau

Écrit par : mabiche | 04 mai 2008

La passion, la passion! Et lorsqu'on rencontre, comme sur ce blog d'autres passionnés de littérature mondiale et qui en parlent si merveilleusement et savamment comme vous, Jean Paul et bien d'autres, comment ne pas en éprouver du bonheur?

Ecrit par : buntovchik

ce texte vous fera plaisir, vous qui appréciez la belle litérature

mabiche



http://www.marcbonnant.com/blog/2008/01/20/l%e2%80%99evolution-de-la-langue-derive-a-vau-l%e2%80%99eau

Écrit par : mabiche | 04 mai 2008

Minloo ze, vous ne connaissez pas cet exquis début de Fable de La Fontaine : "Deux vrais amis vivaient au Monomotapa" ? — autant dire au Pérou, ce qui donne à la "vraie" amitié des chances très minces d'exister… ?
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mai 2008

Cher Robin, la toile recèle de mille joyaux qu'il faut parfois dépoussiérer.
Les amoureux de littérature internationale auront corrigé d'eux-mêmes : une petite taule de Bien Hoa.
Les communistes auront corrigé d'eux-mêmes : pas bien loin d'Ho-Chi-Minh-Ville.

Ecrit par : Blue Angel | 04 mai 2008

D'accord, le bled où y'avait la taule s'appelait peut-être bien Bien Hoa. Mais, à mon avis, la Ville de l'oncle Ho c'était encore Saïgon (avec un trèma !)

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

"Quel /mwene/ Bony !
Hélas, Gisors n’est pas un monomotapa de la pensée.
Une telle ignorance à Givors rend optimiste sur l'efficacité de sa transmission.
A ceux qui ont soutenu ces propos qui n’engagent que lui : que diable, apprenez à apprendre, et, si votre culture est limitée, n’incriminez que vous-mêmes.
Minloo Ze

Ecrit par : Minloo ze | 04 mai 2008 "


J'espère qu'il s'agissait de second voire de troisième degré, Minloo Ze... Certes Gisors n'est pas une zone de culture prioritaire, (à part celle des champs de la pré-Beauce) mais je rappelle que nous parlons d'élèves de 5eme. Votre mépris est donc légèrement mal venu. Si cela était de l'ironie, pardonnez moi.

Écrit par : guedbralec27 | 04 mai 2008

Bonjour à tous,ceci n'est pas un commentaire,juste un essai.Quand même,j'ai été bien aise d'apercevoir Brighelli à "C'est dans l'air",il y a peu.A bientôt,j'espère.

Écrit par : chtiline | 04 mai 2008

J'ajoute:
Il n’est pas indifférent que les jeunes générations relient (M. Bony, c’est devenir intelligent) cette histoire aux vicissitudes de l’époque « moderne ». L’apartheid en Rhodésie du Sud , puis l’indépendance, se transformant en catastrophe avec le régime Mugabe, et, peut-être, maintenant, une éclaircie démocratique.
Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 04 mai 2008

C'est vrai que je n'ai cité que les mauvais, excusez-moi... Mais vous avez raison, il font, malgré tout, la majorité.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2008

Excusez-moi, je ne pensais pas que vous ne citiez que les mauvais.
Pour ce qui est de la vulgarité, Val manquait; c'est, je pense, une évidence...
Cordialement.

Écrit par : bons petits plats | 04 mai 2008

"Minloo ze, vous ne connaissez pas cet exquis début de Fable de La Fontaine : "Deux vrais amis vivaient au Monomotapa" ? — autant dire au Pérou, ce qui donne à la "vraie" amitié des chances très minces d'exister… ?
JPB"
Oui, je connais et reconnais notre besoin d'utopies. J'ai lu ce mot du premier vers de la fable "Les deux amis", au temps où l’on apprenait de nombreuses fables; et ça donnait envie d'aller en lire d'autres dans la bibliothèque de ses parents.
Cet Eldorado restait encore largement mythique dans la France du 17eme. Au 18eme, il devenait d'un usage plus fréquent et convenu. On retrouve un des personnages des "Bijoux indiscrets", citoyen de ce royaume. Buffon, l'évoque, à propos de l'or, citations à l'appui, dans "l'Histoire des minéraux".
De nombreux ouvrages, circulant sous le manteau, prenaient ce nom comme lieu d'édition.
Plus prés de nous Jean Amrouche, éditant en 1939, ses "Chants berbères de Kabylie", l’utilise encore, clin d'œil à une certaine tradition issue de l'époque des lumières.
Pourquoi l'appréciation des profs de Gisors me semble incongrue ?
1- Il n’est pas « politiquement correct » d’étudier « une civilisation africaine ».
Il n’est pas inutile de rappeler que le « Discours de Dakar » de Sarkozy crachait ouvertement sur l’idée qu’une histoire du continent ait pu exister, cela même dans l’enceinte de l’Université Cheikh Anta Diop.
C.A.D s’est battu toute sa vie, avec un certain succès, pour démonter l’entreprise de mystification des historiens qui l’ont précédé, justifiant par là, dans leur domaine, le colonialisme : ils niaient que l’Afrique ait eu une Histoire.
C’était, il n’y a pas si longtemps, en 1954 (Nations nègres et culture : de l'antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l'Afrique noire d'aujourd'hui), et ça continue, sous d’autres formes.
2- La civilisation Monomotapa n’a pas été mutilée démographiquement et désorganisée économiquement par la traite. Il était beaucoup plus rentable pour les portugais et les arabes de commercer l’or produit dans la région. De toute façon, la traite, en Afrique orientale, n’était pas transatlantique, mais dirigée vers les « Indes ».
3- Contrairement à d’autres royaumes africains, popularisés, entre autres, par le chanteur Tiken Jah Fakoly, l’archéologie y trouve des bases sérieuses, en particulier dans le site appelé « Great Zimbabwe ». Des crédits seront-ils attribués pour mettre en valeur d’autres « Patrimoines de l’Humanité », qui ne manquent pas d’exister partout en Afrique ?

Écrit par : Minloo ze | 04 mai 2008

BONNES NOUVELLES DES USA :

"" La situation s'améliore aussi sur le front racial. L'Ecole facilite le brassage : 90% des jeunes de 2de rapportent que les élèves de leur établissement ont des camarades d'un autre groupe ethnique.
Ecrit par : Blue Angel | 02 mai 2008

autre confirmation:
Mes filles sont dans les 90%. Leurs meilleures amies: deux noires ( une Haïtienne et une Américaine, et deux hispaniques)

Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2008 ""

Oooooh ? Ce sont les filles des domestiques, comme chez la comtesse de Ségur alors ?
Chaque bonne conscience américaine a son quota d'immigrés mais ça s'arrête à l'école ! Il faut bien que les enfants s'amusent...

Écrit par : Victor | 04 mai 2008

"Excusez-moi, je ne pensais pas que vous ne citiez que les mauvais."

Ecrit par : bons petits plats | 04 mai 2008

Vous avez réussi à en trouver des bons dans la liste que j'ai citée? Alors, je ne suis plus tellement étonné que vous trouviez Philippe Val vulgaire... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2008

Oooooh ? Ce sont les filles des domestiques, comme chez la comtesse de Ségur alors ?
Chaque bonne conscience américaine a son quota d'immigrés mais ça s'arrête à l'école ! Il faut bien que les enfants s'amusent...

Ecrit par : Victor | 04 mai 2008

Dans notre bon pays, où chaque caste doit être à sa place, on peut lire chez les "donneurs" à penser que le "ni putes ni soumises" ne mérite plus son "ni".
L'enfant de domestique n'a droit de cité que s'il est dans l'opposition.
C'est mieux, et ça permet de comprendre enfin que la trahison n'est pas chez ceux qu'on croit.

Écrit par : Blue Angel | 04 mai 2008

D'accord, le bled où y'avait la taule s'appelait peut-être bien Bien Hoa. Mais, à mon avis, la Ville de l'oncle Ho c'était encore Saïgon (avec un trèma !)

Ecrit par : Robin | 04 mai 2008

Le saurons-nous jamais ? Le gouvernement démocratique du Viet-nam avait adopté dès 45 le nom d'HCMV, en hommage à l'oncle. Le bouquin de Simonin, Grisbi or not grisbi, date de 55.
On peut raisonnablement estimer que les souvenirs des protagonistes remontent avant 40, mais la référence à la division de panzers fait vaciller l'édifice.

Écrit par : Blue Angel | 04 mai 2008

Les "Tontons flingueurs" est un film franco-italo-allemand, réalisé par Georges Lautner, sorti sur les écrans en 1963. Il est l'adaptation du roman d'Albert Simonin Grisbi or Not Grisbi, troisième volet d'une trilogie consacrée au truand Max le Menteur, qui comprend aussi "Touchez pas au grisbi" et "Le cave se rebiffe", également adaptés à l'écran.

Bravo pour votre érudition à tous, en particulier à Minlo Ze qui m'a scotché avec le Monomotapa.

Juste une petite précision à propos des "Tontons flingueurs", c'est un extrait du script du film adapté du roman d'Albert Simonin par Michel Audiard (la célebrissime scène de cuite dans la cuisine) que j'ai reproduit et non un passage du roman.

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

Dans notre bon pays, où chaque caste doit être à sa place, on peut lire chez les "donneurs" à penser que le "ni putes ni soumises" ne mérite plus son "ni".
L'enfant de domestique n'a droit de cité que s'il est dans l'opposition.
C'est mieux, et ça permet de comprendre enfin que la trahison n'est pas chez ceux qu'on croit.

Ecrit par : Blue Angel | 04 mai 2008

C'est vrai et c'est cette logique que les anglo-saxons (Américains et Anglais) s'efforcent concrètement de casser, même s'ils n'y parviennent pas toujours.

Il y aurait en effet beaucoup à dire et à redire sur les a priori idéologiques qui structurent un certain anti-racisme à la française.

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

JPB,

J'ai apprécié votre visite sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/, et merci pour votre commentaire. Il est vrai que les Corses, à la différence d'autres insulaires, sont plus des montagnards que des marins.

Vous évoquez plus haut la dérive pédagogiste aux Etats-Unis. Il me semble que c'est notamment ce qui a été dénoncé par Hannah Arendt dans La Crise de la culture (chapitre La Crise de l'éducation). Nos néo-pédagogistes se seraient-ils inspirés de méthodes sévissant déjà outre-Atlantique?

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 mai 2008

Nos néo-pédagogistes se seraient-ils inspirés de méthodes sévissant déjà outre-Atlantique?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 mai 2008

Un écrit absolument essentiel pour comprendre les racines de l'idéologie pédagogiste qui nous vient, en effet, des Etats-Unis.

Le pédagogisme est lié à l'histoire et aux valeurs de ce pays : pays d'immigration, melting pot, idée de "Terre promise", extension du concept d'égalité, importance de la notion de droit...

Hannah Arendt prophétise, dès le début de l'Essai, que ce qui s'est produit aux EU peut se produire dans n'importe quel autre pays, notamment en Europe en raison de la diffusion du modèle américain.

On n'a jamais rien écrit, à mon avis d'aussi juste et d'aussi lucide sur les racines de l'idéologie pédagogiste, ses bonnes intentions et ses dangers.

Le livre d'Hannah Arendt : "La crise de la culture" Huit exercices de pensée politique " a été édité en livre de poche (Folio, Essais, Gallimard).

Le titre original américain est "Between pas and future". La crise de l'Education" est l'un des chapitres de ce livre.

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

"Between pas and future".

"Between pasT and futur" (with a "T" please !)

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

à Robin,
Merci pour cette évocation des "tontons flingueurs" à défaut de pouvoir le revoir ce soir c'est avec grand plaisir que je lis cet extrait...Et les images défilent...
Merci encore! Que cette nuit vous soit très douce!

sourire de Saperlipopette :)

Écrit par : Saperlipopette | 04 mai 2008

à Robin,
Merci pour cette évocation des "tontons flingueurs" à défaut de pouvoir le revoir ce soir c'est avec grand plaisir que je lis cet extrait...Et les images défilent...
Merci encore! Que cette nuit vous soit très douce!

sourire de Saperlipopette :)

Écrit par : Saperlipopette | 04 mai 2008

à Minloo ze :

A propos de votre sortie sur le commentaire des collègues de Gisors. Plus particulièrement sur l'Afrique.

Je ne suis pas disposé à perdre mon temps en me livrant à une herméneutique serrée du discours de Dakar, reflet fidèle des cacarinettes d'Henri Guaino.

En revanche, j'avais hurlé de rire à sa lecture en imaginant la tête des charlots qui abondent dans cette pétaudière qu'est l'université Cheikh Anta Diop *. Je ne pense pas que c'était l'intention de sarkosy mais l'effet collatéral m'a ravi :

Il est bon aussi de rappeler qu'il existe une tendance diffuse mais réelle de promouvoir de façon volontariste une histoire africaine fantasmée au nom même de la négation historique que des autorités coloniales jugèrent utile d'instituer à l'époque.

Je vais m'écarter un peu de l'histoire sensu stricto :

Ayant travaillé à la formation d'enseignants en Afrique, j'ai pu mesurer la réalité de délires idéologiques étonnants dans la tête de certains hauts "responsables" locaux. Par exemple, la nécessité de développer une physique africaine : non pas au sens d'une communauté continentale de chercheurs mais au sens d'une voie de développement de concepts physiques "purement" africains. Le tout enrobé de mots valise comme "contextualisation".

Parmi d'autres exemples, voir http://www.africamaat.com/L-aeronautique-experimente-par-les

On trouve par ci par là des articles sur la didactique africaine. Notamment dans la revue Radisma (disponible sur internet). Je cite la conclusion d'une article consacré aux "éthnomathématiques" (Kalifa Traoré et Souleymane Barry):

"Pour les didacticiens des mathématiques africains, les faux enjeux d’une telle problématique seraient de :

1) procéder à une fausse contextualisation par un habillage des problématiques locales avec des concepts importés tout azimut ;

2) s’enfermer dans un provincialisme qui réfuterait des contributions non africaines de courants porteurs en didactique des mathématiques "

Il s'agit d'un discours "ni-ni" où on semble donner des gages d'équilibre mais :

- est ce de la "fausse contextualisation" de tenter de développer des applications locales de concepts mathématiques ou physiques notoirement découverts ailleurs qu'en Afrique ? Il y a des moments il faut répondre oui ou non...

- est ce que le "refus" du provincialisme, loin d'être guidé par des considérations d'éthiques scientifiques, ne le serait pas souvent par la volonté de ne pas se couper des subsides occidentaux ?

Au final, la question du collègue reste posée : "que doit-on raisonnablement enseigner en histoire en 5ème ?"

* grande pouvoyeuse, en particulier, de diplomes en "sciences de l'éducation".

Écrit par : dugong | 04 mai 2008

Dans notre bon pays, où chaque caste doit être à sa place, on peut lire chez les "donneurs" à penser que le "ni putes ni soumises" ne mérite plus son "ni".
L'enfant de domestique n'a droit de cité que s'il est dans l'opposition.
C'est mieux, et ça permet de comprendre enfin que la trahison n'est pas chez ceux qu'on croit.

Ecrit par : Blue Angel | 04 mai 2008

Je n'ai pas tout compris : quel rapport suggérez-vous entre Fadela Amara (je suppose) et les quotas ethniques ou la ségrégation spatiale aux USA ?

Écrit par : Victor | 04 mai 2008

à Robin,
Merci pour cette évocation des "tontons flingueurs" à défaut de pouvoir le revoir ce soir c'est avec grand plaisir que je lis cet extrait...Et les images défilent...
Merci encore! Que cette nuit vous soit très douce!

sourire de Saperlipopette :)

Ecrit par : Saperlipopette | 04 mai 2008

A vous aussi Saperlipopette ; un petit conseil : abusez des images et des dialogues, mais choisissez une autre boisson ! ))))))))

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

Nos néo-pédagogistes se seraient-ils inspirés de méthodes sévissant déjà outre-Atlantique?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 mai 2008

En fait, il s'agit d'un effet "boomerang". Les idées pédagogistes sont venues d'Europe dans les années 20. Hannah Arendt parle d'un "mélange inextricable d'idée justes et d'absurdités".

Puis ces idées ont été adaptées au contexte américain et expérimentées sur une grande échelle.

On n'a gardé des conceptions et des pratiques d'hommes aussi divers que Montaigne, J.J. Rousseau, Pestalozzi, Dom Bosco, J.B. de La Salle, des apports de la psychanalyse freudienne... qu'une synthèse affadie faite de puérocentrisme ("le fameux élève au centre" ) et d'autoconstruction des savoirs, qu'aucun de ces "pédagogues" n'aurait reconnue.

C'est cette synthèse affadie et radicalisée par des gens comme Karl Rogers (l'inventeur de la "non directivité") qui a retraversé l'Atlantique (les idées ont le même destin que les mots comme en témoigne le mot "suspens") et a été appliqué dans toutes les écoles françaises, dès les années 70 et officialisée dans la Loi d'Orientation de Juillet 89.

Le paradoxe c'est que dès les années 80, Le gouvernement Reagan faisait machine arrière à la suite de la publication du rapport "A nation at risk' qui dressait un état des lieux alarmant de la baisse de niveau générale des élèves... et des enseignants.

Pour une raison historique que j'ignore et que cadichon pourrait peut-être nous expliquer, les écoles privées catholiques ont à peu près échappé au pédagogisme et ont donc plus ou moins servi de modèle, la dimension religieuse en moins.

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

C'est vrai et c'est cette logique que les anglo-saxons (Américains et Anglais) s'efforcent concrètement de casser, même s'ils n'y parviennent pas toujours.

Il y aurait en effet beaucoup à dire et à redire sur les a priori idéologiques qui structurent un certain anti-racisme à la française.

Ecrit par : Robin | 04 mai 2008

"Avant je pissais au lit et j'avais honte ; je suis allé voir un psy et il m'a guéri : je pisse toujours au lit mais j'en suis fier !"
Je crains qu'à force de recommandations subtiles et peu désintéressées, s'installe une vision injustement décomplexée de l'histoire de nos sociétés occidentales. Après avoir lu sur ce blog tout ce que la colonisation avait apporté à l'Algérie, je constate que les USA ont vaincu la ségrégation raciale. Après l'éloge de Kipling viendra celui de Custer. On a pu certes assister à des concerts de pleureuses mais de là à donner dans l'excès inverse...

Écrit par : Victor | 04 mai 2008

Avec le beau temps, je me suis lancé la tête la première dans tout un tas d'activités frénétiques et déraisonnables (jardinage et bricolage sont les deux mamelles de l'épuisement) et maintenant la fatigue me tombe dessus, alors que demain, c'est 6 heures du mat. !

On ne devrait absolument rien faire quand il se met à faire beau. "L'ascèse longue", une promenade et c'est tout.

Douce nuit aux blogueurs et aux "passants".

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

Je crains qu'à force de recommandations subtiles et peu désintéressées, s'installe une vision injustement décomplexée de l'histoire de nos sociétés occidentales. Après avoir lu sur ce blog tout ce que la colonisation avait apporté à l'Algérie, je constate que les USA ont vaincu la ségrégation raciale. Après l'éloge de Kipling viendra celui de Custer. On a pu certes assister à des concerts de pleureuses mais de là à donner dans l'excès inverse...

Ecrit par : Victor | 04 mai 2008

Victor, je vous en supplie, je voulais aller dormir !!!!!!!!

La nuit porte conseil, j'essayerai de vous donner une réponse censée (?) demain matin.

Écrit par : Robin | 04 mai 2008

C' est en Algérie qu'il faut aller, Victor , pour comprendre pourquoi les enfants de ceux qui ont viré les pieds-noirs , les ont suivi en France , par millions ! Vous ne vous êtes donc jamais posé la question , vous qui êtes si intelligent ??? Alors , allez-y !!!

Écrit par : Un observateur | 04 mai 2008

@Dugong,
Je serais en partie d’accord avec vous, Dugong, sur le fait « qu'il existe une tendance diffuse mais réelle de promouvoir de façon volontariste une histoire africaine fantasmée au nom même de la négation historique que des autorités coloniales jugèrent utile d'instituer à l'époque.. .»
Aux réserves près que cette tendance est vivace et bien constituée, mais que ce n’était pas uniquement affaire d’institutions que de nier toute histoire à l’Afrique.
La découverte du site de « Great Zimbabwe », et des premières interprétations, montre bien comment, les uns et les autres, nous avons tendance à « faire l’Histoire » à partir de notre point de vue d’Européens, pourquoi pas, afro-centriste ou sino-centriste…
J’ai enseigné, voilà plus de 30 ans, pendant deux années de « coopération », dans une université africaine.
J'y retourne travailler quelques mois par an.
Je peux témoigner de la misère des enseignants et des étudiants. Du fait des lois qui transforment l’Europe en forteresse, vos « Charlots », vivent et pensent en circuit fermé, dans l’extrême pauvreté, tout en devant plaire au prince. Il est très difficile de publier. Quelques uns, comme Obanga, enseignent aux USA, et deviennent adeptes du rewriting, d’autres, comme Agbohou, confrontés au secondaire français ne font plus de recherche.
Avec Internet, on peut espérer qu’il y aura quelques améliorations.
Je vais, par ailleurs, essayer de m’informer sur un sujet, que je ne connais pas du tout, et que vous évoquez : les effets de stéréotypes (et non de « mots-valises* » ) comme l'impensé « contextualisation », sur la didactique africaine des sciences.
Minloo Ze

*MOT-VALISE : Jules Laforgue « éléphantaisie », Rabelais « sorbonagre », le maître aime donner des « torgnoles »

Écrit par : Minloo ze | 04 mai 2008

Après l'éloge de Kipling viendra celui de Custer.

Ecrit par : Victor | 04 mai 2008


Ah ça c'est bon. Dans Blueberry (Mike Steve) on a Mac Allister, le général "Tête-jaune" (parce qu'il est blond, tout simplement).

Et vive le général Lee et le Dixieland !

Écrit par : Sergio | 05 mai 2008

Vous avez réussi à en trouver des bons dans la liste que j'ai citée? Alors, je ne suis plus tellement étonné que vous trouviez Philippe Val vulgaire... ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2008

Vulgaire et servile oui, il me semble que cela fait concensus, non ?

Écrit par : bons petits plats | 05 mai 2008

"Vulgaire et servile oui, il me semble que cela fait concensus, non ?"

Ecrit par : bons petits plats | 05 mai 2008

Je vous corrige: "Il me semble que cela fasse consensus".

Ceci étant dit, il serait bien que vous ne preniez pas vos désirs pour des réalités! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2008

"C'est cette synthèse affadie et radicalisée par des gens comme Karl Rogers (l'inventeur de la "non directivité") qui a retraversé l'Atlantique (les idées ont le même destin que les mots comme en témoigne le mot "suspens") et a été appliqué dans toutes les écoles françaises, dès les années 70 et officialisée dans la Loi d'Orientation de Juillet 89."

Ecrit par : Robin | 04 mai 2008

Carl Rogers, Robin!
Et ce n'est pas pour rallumer un vieux débat, (loin de moi cette idée ;-)), mais il me semble bien avoir lu dans un livre de Rogers, justement, (liberté pour apprendre), que l'exercice d'une vraie pédagogie différenciée nécessitait, de la part de l'enseignant, une connaissance de sa discipline encore plus infaillible que pour une pratique purement magistrale.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2008

Carl Rogers, Robin!
Et ce n'est pas pour rallumer un vieux débat, (loin de moi cette idée ;-)), mais il me semble bien avoir lu dans un livre de Rogers, justement, (liberté pour apprendre), que l'exercice d'une vraie pédagogie différenciée nécessitait, de la part de l'enseignant, une connaissance de sa discipline encore plus infaillible que pour une pratique purement magistrale.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2008

Le problème avec les pédagos, c'est qu'ils sont capables de dire une chose et son contraire. On le voit bien aujourd'hui avec Meirieu qui réhabilite le par coeur après l'avoir décrié. Je ne connais pas le passage que vous évoquez ; reste que Carl (avec un C, comme Carla !) reste le théoricien de la non directivité et de l'autoconstruction de ses savoirs par l'apprenant. On peut penser qu'il a été mal compris. Son influence n'en demeure pas moins globalement négative.

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

@dugong : IUFM en Afrique du nord

"Bonjour à tous et à toutes,
Je vous fais part de quelques réflexions tirées de séances d'observation de situations d'enseignement/apprentissage.Il est question dans ce modeste article d'obstacles à l'apprentissage.

L'apprentissage de la production écrite constitue un véritable calvaire pour beaucoup d'élèves qui se trouvent peu, sinon pas du tout outillés pour qu'ils puissent s'investir et réinvestir leurs acquis pour comprendre une consigne et répondre aux contraintes d'un sujet proposé par l'enseignant.

Les raisons en sont multiples:
1-Des pratiques cloisonnées en matière d'enseignement
Il est à noter que pour beaucoup d'enseignants ,les domaines d'apprentissage sont exclusifs les uns par rapport aux autres et ne doivent pas converger sous forme d'un continuum et d'un cheminement logique,heuristique et pédagogique;

2.Des progressions stéréotypées qui n'ont pas d'ancrage appliqué à l'environnement de l'apprenant;beaucoup d'activités sont loin de se conformer au profil psychologique,cognitif,sociologique et stratégique des apprenants en question;

3.Un cursus qui ne table pas sur le constructivisme,la progressivité ,la faisabilité , vraisemblance et l'efficacité et la pragmatique;

4.Des apprentissages qui ne mettent pas en valeur la métacognition,l'explicitation,le prolongement et le transfert;

5.Des outils méthodologiques et un sous-bassement théorique qui n'éclaircissent pas les modalités d'articulations du parler,du lire -'écrire pour aider les apprenants à s'initier de façon réfléchie et lucide à la pédagogie de l'écrit;

6.Aucune importance n'est donnée au travaux de groupes pour aider les élèves à apprendre et à dépasser leurs difficultés en se livrant à leurs pairs;

7.Aucune importance n'est donnée à la lecture individuelle des productions écrites pour sensibiliser les apprenants à l'écoute attentive,à l'exercice de leur sens critique, de leur bon sens, de leur pouvoir de discrimination et de régulation et de correction;

8.Le brouillon n'est pas perçu comme une stratégie d'apprentissage et de tatonnement au service d'un apprentissage guidé ,conscient et progressif:

9.Le compte rendu est considéré beaucoup plus comme un moment de sanction qu'un moment d'apprentissage;Les élèves n'en tirent aucun profit;

10.La pédagogie de l'erreur n'est pas exploitée comme étant une stratégie de conquête des apprentissages fondamentaux:

11.Les activités de production écrites sont conçues comme des moments d'évaluation sommative pour attribuer des notes chiffrées aux apprenants qui s'aperçoivent qu'ils écrivent non pour étre lus ,mais pour répondre aux exigences de l'enseignant et éviter d'éventuelles punitions;

12.Les activités de production écrites sont systématiques et ne font ni l'objet d'une initiation préalable,ni de consolidation via des activités convergentes:

13.Les principes de la pédagogie différenciée ne sont pas exploités au service d'un apprentissage spécifique et personnalisé de la production de l'écrit "

PS : J'ai juste corrigé une douzaine de fautes de frappe pour rendre ce texte plus lisible.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2008

"On peut penser qu'il a été mal compris. Son influence n'en demeure pas moins globalement négative."

Ecrit par : Robin | 05 mai 2008

Comme Carl Marx??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2008

C' est en Algérie qu'il faut aller, Victor , pour comprendre pourquoi les enfants de ceux qui ont viré les pieds-noirs , les ont suivi en France , par millions ! Vous ne vous êtes donc jamais posé la question , vous qui êtes si intelligent ??? Alors , allez-y !!!

Ecrit par : Un observateur | 04 mai 2008

Qu'est-ce que je disais ?
(Allez, tous en coeur sur l'air de Sardou "Si les Ricains...". Christophe au piano ?)
"Si les Pieds-Noirs étaient restés
Y aurait pas eu tant d'immigrés
La France produirait du pétrole
L'Arabe ferait moins le mariole"

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

Pour les anticonstructivistes.

Concours pour les futurs maîtres des écoles.

L'écrit vient de se terminer.
Les sujets sont donnés pour un groupement académique donné.
4 groupements en métropole et 2 outremer.

Pour le groupe 3 :Besançon, Dijon, Grenoble, Lyon, Nancy, Reims, Strasbourg.

Sujets de français
4 textes à commenter

Texte 1 - Brigaudiot M. : Première maîtise de l'écrit , 2004
Continuité des apprentissages de la maternelle au CE1
...certains enfants ...ont découvert (à la maternelle) que les lettres codaient le sonore du langage.

...si un prénom s'écrivait SANDRA et que si l'on se mettait à écrire SADRAN, on ne pouvait plus le lire..
ces enfants-là ont compris le principe alphabétique...
(ah! bon, et par quel miracle ont-ils compris quelque chose.?.)

...d'autres enfants n'en sont pas du tout au principe alphabétique.
ceux-là ont mémorisé la forme globale de prénoms, de noms de jours de la semaine et de quelques titres d'albums.
Ils sont des élèves prioritaires ...il est nécessaire de remonter en amont des apprentissages..
(ben voyons...)

Texte 2-Goigoux R.et al.,: Favoriser le développement de compétences phonologiques pour tous les élèves 2003
(je vous fais grâce du charabia)

Texte 3- Programme de l'école primaire 2007 Cycle des apprentisages fondamentaux
Avoir compris le principe qui gouverne le codage alphabétique des mots.:
...1 -améliorer la reconnaissance des unités distinctives composant les mots: syllabes etc.
...2 renforcer le répertoire des mots orthographiquement connus permettant de construire l'écriture phonétiquement correcte d'un mot nouveau.
analyser les composantes sonores; pouvoir rapprocher des mots nouveaux de ces mots repères (ânerie :partir de la phonologie est source d'erreurs )
...3 exercices de résolution orthographiques : comment écrire tel mot ? en utilisant 1 et 2

Texte 4 Garcia- Debanc faire écrire les élèves en début de CP (bon, OK)


Documents A et B (mise en situation d'enseignement)

A- : Manuel Pas à page nathan
L'enlèvement de la bibliothécaire
découverte de texte ,CP janvier

texte lacunaire (!) les élèves doivent rappeler les différentes stratégies de lecture envisageables
avant de lire en cherchant à écrire les mots qui manquent

' Quelques jours passèrent et, un matin, tous les brigands (sauf le chef!) se réveillèrent couverts de .......rouges de la tête aux .....
.Les brigands se grattaient, gémissaient, grelottaient, suppliaient.
Si vous voulez, proposa Mademoiselle Labourdette, je vais aller à la bibilothèque chercher le.....médical.
etc.

les élèves travaillent par 2 ou en groupe
Les meilleurs lecteurs lisent l'ensemble du texte, les autres ..la moitié.
..les propositions sont discutées et régulées.

B Crocolivre présentation de la méthode

Le candidat devra faire une synthèse des documents 1 2 3 4 ,
quels savoirs et compétences identifier pour bien enseigner la lecture ?
Comment prévenir ou réduire les difficultés ?

Puis dire si le document B( Crocolivre ) est conforme au programme

Expliquer la conception de la lecture dans le doc. A
Dire s'il y a des points de convergence avec le doc.B

Pauvres futurs professeurs des écoles et pauvres enfants !
Mamoune


CROCOLIVRE méthode 2001 de Jean- Emile Gombert -
professeur des universités, directeur du centre de recherche en psychologie, cognition et communication à Rennes 2
(hélas pour moi bretonne..)

Cette méthode (globale ou mixte évidemment) comporte une quantité énorme de de fiches avec un travail mâché pour l'enseignant

NOTATION DE L'EPREUVE de Français sur 20

étude des textes de CROCOLIVRE - soumis aux élèves du concours- 4 points
texte de PAS à PAS :3 points
comparaison des 2 méthodes: 1 point
synthèse des documents GOIGOUX, BRIGODIOT,GARCIA, PROGRAMMES OFFICIELS : 8 points

L'orthographe du candidat : 3 points maximum (à enlever sans doute au total)

(Document fourni et commenté par une bretonne)

Je rappelle que R.Goigoux dirige l'IUFM de Clermont-Ferrand.
J'y vois un lien direct avec le fait que 9,9 % des élèves de troisième présentent un retard de deux ans ou plus, palme (si l'on peut dire) avec Limoges (10%)des retards , sur 100 villes.

Les villes où il y a beaucoup d'immigration ont aussi de très mauvais scores : les parents ne peuvent se rendre compte que leurs enfants ont de mauvaises méthodes (Crocolivre, c'est l'horreur, je connais, une de mes petites-filles l'a eu en CP, heureusement, elle lisait parfaitement grâce à "Lire avec Léo et Léa", que je lui avais offert en GS ) et être parmi les 100.000 parents qui achètent Boscher .

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2008

Le problème avec les pédagos, c'est qu'ils sont capables de dire une chose et son contraire. On le voit bien aujourd'hui avec Meirieu qui réhabilite le par coeur après l'avoir décrié. Je ne connais pas le passage que vous évoquez ; reste que Carl (avec un C, comme Carla !) reste le théoricien de la non directivité et de l'autoconstruction de ses savoirs par l'apprenant. On peut penser qu'il a été mal compris. Son influence n'en demeure pas moins globalement négative.

Ecrit par : Robin | 05 mai 2008

Ceci dit, l'approche thérapeutique de Rogers axé sur la compréhension et la valorisation de la personne et l'idée que la transmission du savoir passe par une relation de personne à personne sont évidemment valables.

Le point le plus problématique, sur le plan philosophique est l'idée peu "socratique" que Rogers se fait de la vérité et du savoir en général.

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

Je n'ai pas tout compris : quel rapport suggérez-vous entre Fadela Amara (je suppose) et les quotas ethniques ou la ségrégation spatiale aux USA ?

Ecrit par : Victor | 04 mai 2008

Cher Victor, peut-être n'êtes-vous pas celui qui postez chez Lubin. Dans le cas contraire, vous savez bien ce que je veux dire.
Si porter atteinte au monopole, si ce n'est du cœur, imprenable, au moins de ses intentions, mérite la caricature d'une droite de maîtres blancs qui mêlerait avec un bonheur feint ses enfants à ceux de la valetaille colorée, nous ne sommes pas près d'arriver à une unité de volontés.

Vous rebelotez derechef, avec l'énurésie fière de ceux qui dorment en haut, dans des lits superposés.
Eh bien non. Pencher, penser à droite ne se prend pas comme une envie de pisser, pas plus que pencher à gauche n'empêche d'investir l'immobilier de rente.

Écrit par : Blue Angel | 05 mai 2008

Quelques mots pour Victor :

A propos du colonialisme, le sujet est biaisé par l'idéologie et une conception manichéenne du problème dont nous n'arrivons pas à sortir.

Je pense, Victor que vous avez une vision des choses qui ne correspond plus à la situation actuelle. Nous sommes sortis historiquement de l'époque coloniale. Ce combat est dépassé.

Réfléchissez par exemple à l'évolution parallèle de pays comme le Zimbabwe (ex-Rhodésie) de Robert Mugabe et l'Afrique du Sud de Nelson Mandela. Pourquoi le Zimbawe est-il un pays en faillite soumis à un régime dictatorial et pas l'Afrique du Sud ?

Regardez aussi la remarquable développement de l'Inde et demandez-vous si l'Inde ferait aujourd'hui partie des "pays émergents" si Ghandi, Nehru et leurs successeurs avaient rejeté les apports de la civilisation occidentale.

Pourquoi un anticolonialiste intransigeant comme Césaire a-t-il milité pour la départementalisation de la Martinique ?

Comparez la situation sociale et économique entre l'Ile de Mayotte quasi département français et les îles voisines qui ont refusé tout rattachement avec la métropole.

Je voulais vous répondre également au sujet des Etats-Unis, un sujet qui me touche de près puisque j'y ai vécu enfant et effectué deux années d'école primaire.

Là encore, ce que vous dites sur la ségrégation raciale n'est pas faux, mais vous devez admettre que la situation a beaucoup évolué en cinquante ans.

Lorsque j'y étais, il n'y avait aucun noir dans l'école privée catholique que je fréquentais. Ce n'était pas une bonne chose. Aujourd'hui, l'école est largement ouverte aux noirs et à d'autres populations plus récemment arrivées comme les hispaniques.

Le mouvement pour les civil rights a infléchi la politique du gouvernement américain et la mentalité des gens a énormément évolué.

Je ne sais pas si vous avez vu le très beau film consacré à Ray Charles, récemment rediffusé à la télévision.

Dans les années 60, Ray Charles fut considéré comme "personna non grata" et couvert d'insultes dans son Etat natal, la Géorgie parce qu'il avait pris fait et cause pour l'émancipation des noirs.

A la fin de sa vie, il fut reçu avec tous les honneurs et sa chanson "Georgia" est devenu l'hymne de la Georgie.

Je ne dis pas que tout est parfait pour autant, mais la situation actuelle n'a rien à voir avec celle des années
60.

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

@ Blue Angel,
1) je poste bien "chez Lubin"
2 ) Dans mon premier post sur le sujet, j'ironisais bêtement sur l'optimisme béat qui consiste à ériger en politique à effets la timide amélioration sur le front de la ségrégation. Des centaines de statistiques prouvent qu'elle est loin d'avoir disparu. Prétendre le contraire à partir d'un exemple personnel comme le fait Cadichon est ridicule. "La droite de maîtres blancs qui mêlerait avec un bonheur feint ses enfants à ceux de la valetaille colorée" n'est pas une caricature à l'échelle du pays, vous le savez bien.
3 ) Je vous donne volontiers quitus de tout le reste, notamment le "monopole du coeur" d'une pseudo-gauche qui n'existe pas comme force d'opposition mais comme option participative. Libre à vous d'avoir des sentiments honorables sur le sujet, votre choix politique les confinera à la sphère privée. Ce n'est déjà pas si mal : on manque trop souvent de bons maîtres...

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

Je me demandais si on allait préciser que Michel Audiard était le dialoguiste des " Tontons flingueurs". Me voilà rassurée. Quelques répliques d'un autre film: " Sous le signe du taureau" 1969 de Gilles Grangier d'après le roman "Fin de journée" de Roger Vrigny, adaptation de François Boyer et Gilles Grangier, dialogues de Michel Audiard, ont retenu mon attention.
Un ingénieur interprété par Jean Gabin a besoin d'argent pour financer ses reherches et essuie une succession de refus auprès des banquiers, même s'ils font partie de la famille, et de ceux qu'ils croyaient être ses amis. Finalement c'est son épouse, interprétée par Suzanne Flon qui va l'aider, après avoir repoussé le conseil du frère banquier l'invitant à divorcer.
" La mendicité est devenue l'activité fondamentale des chercheurs."
"si tu confonds révolution culturelle et argent de poche..."
"Ce qui me déprime c'est que la vulgarité des grosses fortunes est aux mains de p'tits cons."
"Un financier n'a jamais de remords."
" Tu es souvent passé à côté du génie mais jamais à côté d'un héritage."
" La paye des ouvriers ? Qu'est-ce que vous voulez qu'ça m'foute la paye ?"
" Ton argent pue terriblement. Tu n'sens pas la charogne,tu pues la bêtise, la connerie. Ton coup d'peau, c'est que j'laime pas ta soupe." ( ici l'ingénieur s'adresse à un ancien camarade qui a fait fortune à l'époque du marché noir.)

" Cayenne,succursale exotique."

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 mai 2008

Je ne dis pas que tout est parfait pour autant, mais la situation actuelle n'a rien à voir avec celle des années
60.

Ecrit par : Robin | 05 mai 2008

Je suis sûr que vous avez raison : ai-je d'ailleurs dit le contraire ? Ne me faites pas plus "archaïque" que je ne suis !
Pour ne pas fatiguer le blog avec la polémique, je m'en explique dans le message précédent à Blue Angel (ajoutez-y la composition ethnique des prisons américaines : quand elle reflètera celle du pays, la ségrégation sera terminée).

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

Je reviens d'un voyage d'une semaine - et ce blog s'est chargé d'environ mille messages.

Le think tank fonctionne à plein régime.

Jean-Paul Brighelli, vous dites que vos idées "sont si peu au pouvoir que les pédagogistes continuent à hanter la rue de Grenelle. Face à la phalange d'inspecteurs généraux issus des années Allègre / Lang, quel quarteron de résistants pourrais-je invoquer pour leur faire contrepoids ?"

Est-ce osé de vous demander qui sont les IG de "notre" côté ? Est-ce osé aussi de demander qui est la personne dont le ministre souhaiterait voir la nomination en tant qu'IG, mais qui est bloquée par d'autres IG ? J'ai dans la tête le nom d'un pofesseur de Lakanal, à qui cette définition irait assez bien.

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

Cherchant vainement la citation exacte du cardinal de Retz sur "l'imagination des Peuples", je suis tombé sur celle-ci :

"Il n'y a rien de si fâcheux que d'être le ministre d'un prince dont l'on n'est pas le favori. "

Qui dit mieux ?

-----------------------------------------------------------------------

Remontant le blog pour chercher la citation du cardinal de Retz donnée de mémoire par JPB, j'ai retrouvé les commentaires de cadichon sur Mao tsé Toung qui m'ont fait encore plus rire que la première fois.

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

Robin, la citation exacte de Retz (dans un grand discours à Condé), seconde partie des Mémoires, est à la page 256 de l'édition de la Pléiade (30 pages avant la fameuse galerie de portraits). Cette fois, je recopie : "Le Parlement n'est-il pas l'idole des peuples ? Je sais que vous les comptez pour rien, parce que la cour est armée ; mais je vous supplie de me permettre de vous dire que l'on les doit compter pour beaucoup, toutes les fois qu'ils se comptent eux-mêmes pour tout. Ils en sont là : ils commencent eux-mêmes à compter vos armées pour rien, et le malheur est que leur force consiste dans leur imagination ; et l'on peut dire avec vérité qu'à la différence de toutes les autres sortes de puissance, ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certain point, tout ce qu'ils croient pouvoir."

J'adore ce style — mais ça n'étonnera personne. Lisez Retz !

Jérémy, non, je ne vais pas procéder par noms propres, pour ne pas gêner des gens qui sont déjà en butte à l'hostilité déclarée de l'un des corps les plus puissants de l'Etat.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2008

Votre refrain , Victor , on ne le connait que trop , il commence à dater ! Recyclez-vous , les vrais colons , les voilà !


chttp://indigenes-republique.org/spip.php?article1249

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

" ils commencent eux-mêmes à compter vos armées pour rien, et le malheur est que leur force consiste dans leur imagination ; et l'on peut dire avec vérité qu'à la différence de toutes les autres sortes de puissance, ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certain point, tout ce qu'ils croient pouvoir."

Oui, il faut bien convenir qu'en matière de style et d'acuité du jugement, Jean François Paul de Gondi, cardinal de Retz l'emporte légèrement sur Jean Dutour.

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

« Nos néo-pédagogistes se seraient-ils inspirés de méthodes sévissant déjà outre-Atlantique?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 mai 2008 »

Bien sûr et ils ont copié les Américains sans le dire la plupart du temps. Il se dit même que dans les années 1970 des épouses anglicistes de granpédagogues ont traduit les délires originaux de l’anglais pour que leurs époux puissent en passer pour les auteurs…

Un certain Philippe M., qui est d’après lui-même spécialiste du travail en groupe et qui mériterait le prix Nobel de pédagogie, aurait aussi pas mal pompé dans les écrits américains. Mais y aura-t-il un historien capable de faire l’enquête ? Il est déjà particulièrement indigeste de lire ce genre de galimatias sur une courte durée, le pensum semble hymalayesque.

Écrit par : Lariba | 05 mai 2008

Mais y aura-t-il un historien capable de faire l’enquête ? Il est déjà particulièrement indigeste de lire ce genre de galimatias sur une courte durée, le pensum semble hymalayesque.

Ecrit par : Lariba | 05 mai 2008

Est-il bien nécessaire de se pencher sur un néant?

Écrit par : Jean | 05 mai 2008

Portrait du cardinal ci-dessus mentionné par François de La Rochefoucauld (il me semble que la victime a rendu la politesse au "portraitiste")

La Rochefoucauld (1613-1680), Réflexions diverses :
portrait du Cardinal de Retz

Paul de Gondi, cardinal de Retz, a beaucoup d'élévation, d'étendue d'esprit, et plus d'ostentation que de vraie grandeur de courage. Il a une mémoire extraordinaire, plus de force que de politesse dans ses paroles, l'humeur facile, de la docilité et de la faiblesse à souffrir les plaintes et les reproches de ses amis, peu de piété, quelques apparences de religion. Il paraît ambitieux sans l'être ; la vanité, et ceux qui l'ont conduit, lui ont fait entreprendre de grandes choses presque toutes opposées à sa profession ; il a suscité les plus grands désordres de l'Etat sans avoir un dessein formé de s'en prévaloir, et bien loin de se déclarer ennemi du cardinal Mazarin pour occuper sa place, il n'a pensé qu'à lui paraître redoutable, et à se flatter de la fausse vanité de lui être opposé. Il a su profiter néanmoins avec habileté des malheurs publics pour se faire cardinal ; il a souffert la prison avec fermeté, et n'a dû sa liberté qu'à sa hardiesse. La paresse l'a soutenu avec gloire, durant plusieurs années, dans l'obscurité d'une vie errante et cachée. Il a conservé l'archevêché de Paris contre la puissance du cardinal Mazarin ; mais après la mort de ce ministre il s'en est démis sans connaître ce qu'il faisait, et sans prendre cette conjoncture pour ménager les intérêts de ses amis et les siens propres. Il est entré dans divers conclaves, et sa conduite a toujours augmenté sa réputation. Sa pente naturelle est l'oisiveté ; il travaille néanmoins avec activité dans les affaires qui le pressent, et il se repose avec nonchalance quand elles sont finies. Il a une présence d'esprit, et il sait tellement tourner à son avantage les occasions que la fortune lui offre qu'il semble qu'il les ait prévues et désirées. Il aime à raconter ; il veut éblouir indifféremment tous ceux qui l'écoutent par des aventures extraordinaires, et souvent son imagination lui fournit plus que sa mémoire. Il est faux dans la plupart de ses qualités, et ce qui a le plus contribué à sa réputation c'est de savoir donner un beau jour à ses défauts. Il est insensible à la haine et à l'amitié, quelque soin qu'il ait pris de paraître occupé de l'une ou de l'autre ; il est incapable d'envie ni d'avarice, soit par vertu ou par inapplication. Il a plus emprunté de ses amis qu'un particulier ne devait espérer de pouvoir leur rendre ; il a senti de la vanité à trouver tant de crédit, et à entreprendre de s'acquitter. Il n'a point de goût ni de délicatesse ; il s'amuse à tout et ne se plaît à rien ; il évite avec adresse de laisser pénétrer qu'il n'a qu'une légère connaissance de toutes choses. La retraite qu'il vient de faire est la plus éclatante et la plus fausse action de sa vie ; c'est un sacrifice qu'il fait à son orgueil, sous prétexte de dévotion : il quitte la cour où il ne peut plus s'attacher, et il s'éloigne du monde, qui s'éloigne de lui.

1675.

En ce temps-là on savait tourner galamment les pires vacheries !

Notes.

1 - Arrêté en 1652, Retz s'évada en 1654 du château de Nantes.

2 - "la retraite..." : Retz venait d'écrire au pape pour offrir sa démission de sa charge de cardinal. Il se préparait à gagner le monastère de Saint-Michel, ayant renvoyé ses domestiques et s'étant séparé de ses biens (pour rembourser ses dettes).


Collection Amon-Bomati, Anthologie pour le lycée, Magnard

Je vais essayer de retrouver la réponse du berger à la bergère (façon de parler)

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

Mais y aura-t-il un historien capable de faire l’enquête ? Il est déjà particulièrement indigeste de lire ce genre de galimatias sur une courte durée, le pensum semble hymalayesque.

Ecrit par : Lariba | 05 mai 2008

Est-il bien nécessaire de se pencher sur un néant?

Ecrit par : Jean | 05 mai 2008

Le néant est certes négligeable, mais il arrive, hélàs, qu'il fasse Loi.

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

Et voici la réponse de l'intéressé. C'est plus court, mais encore plus vache :


Cardinal de Retz (1613-1679), Mémoires, portait de La Rochefoucauld.

Il y a toujours eu du je ne sais quoi en tout M. de La Rochefoucauld. Il a voulu se mêler d'intrigue dès son enfance, et dans un temps où il ne se sentait pas les petits intérêts, qui n'ont jamais été son faible, et où il ne connaissait pas les grands, qui d'un autre sens n'ont pas été son fort. Il n'a jamais été capable d'aucune affaire, et je ne sais pourquoi, car il avait des qualités qui eussent suppléé en tout autre celles qu'il n'avait pas. Sa vue n'était pas assez étendue, et il ne voyait pas même tout ensemble ce qui était à sa portée. Mais son bon sens, et très bon, dans la spéculation, joint à sa douceur, à son insinuation et à sa facilité de moeurs qui est admirable, devait compenser plus qu'il n'a fait le défaut de sa pénétration. Il a toujours eu une irrésolution habituelle, mais je ne sais même à quoi attribuer cette irrésolution ; elle n'a pu venir en lui de la fécondité de son imagination, qui n'est rien moins que vive ; je ne la puis donner à la stérilité de son jugement, car, quoiqu'il ne l'ait pas exquis dans l'action, il a un bon fonds de raison. Nous voyons les effets de cette irrésolution quoique nous n'en connaissions pas la cause. Il n'a jamais été guerrier quoiqu'il fût très soldat ; il n'a jamais été par lui-même bon courtisan quoiqu'il ait eu toujours bonne intention de l'être ; il n'a jamais été bon homme de parti quoique toute sa vie il y ait été engagé. Cet air de honte et de timidité que vous lui voyez dans la vie civile s'était tourné dans les affaires en air d'apologie, il croyait toujours en avoir besoin, ce qui, joint à ses Maximes, qui ne marquent pas assez de foi en la vertu, et à sa pratique, qui a toujours été de chercher à sortir des affaires avec autant d'impatience qu'il y était entré, me fait conclure qu'il eût beaucoup mieux fait de se connaître et de se réduire à passer, comme il l'eût pu, pour le courtisan le plus poli qui eût paru dans son siècle.


Mémoires, 2e partie, chapitre 8, in : Collection Amon-Bomati, Anthologie pour le lycée, Magnard.

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

"Il y a toujours eu du je ne sais quoi en tout M. de La Rochefoucauld. Il a voulu se mêler d'intrigue dès son enfance, et dans un temps où il ne se sentait pas les petits intérêts, qui n'ont jamais été son faible, et où il ne connaissait pas les grands, qui d'un autre sens n'ont pas été son fort."

Comme il l'a cassé, M'sieur !

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

"Votre refrain , Victor , on ne le connait que trop , il commence à dater ! Recyclez-vous , les vrais colons , les voilà !


chttp://indigenes-republique.org/spip.php?article1249

Ecrit par : Un observateur | 05 mai 2008 "

Encore un petit blanc qui chie dans son froc!!!!!

Ou qui poursuit on ne sait que trop quel but....

Écrit par : troll | 05 mai 2008

Je vais me donner le ridicule d'éditer un commentaire plus long que ma Note initiale, mais je crois fermement que c'est là-dessus que se passeront les prochaines batailles. L'article est tiré du Monde daté du 5 mai — tout le monde ne lit pas cet aimable journal du soir en capilotade.
JPB

La diversité dans la Constitution : danger !
par Paolo Flores D'Arcais et André Grjebine, tribune parue dans Le Monde, 5 mars 2008
Le projet défendu par le président de la République risque fort de réduire la liberté d'expression, la laïcité et la diversité réelle des convictions.


Quand M. Sarkozy fait l'éloge de la diversité dont il entend inscrire le respect dans le préambule de la Constitution, il paraît à première vue difficile de ne pas le suivre. En réalité, cette référence à la diversité risque d'être utilisée à mauvais escient et de mettre ainsi en branle un engrenage dangereux à la fois pour l'unité de la société française et pour la liberté d'expression, donc la démocratie.

La remise en question de la "laïcité à la française" qui en résultera aura un impact partout en Europe, étant considérée encore aujourd'hui par les opinions publiques laïques de tout le continent comme un modèle, un "rêve" pour les Italiens.

La laïcité française repose sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. La République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes sous la seule restriction qu'ils ne portent pas atteinte à l'ordre public (art. 1er de la loi de 1905). En prônant la diversité et en définissant la laïcité comme "le respect de toutes les croyances" (discours aux représentants des cultes du 17 janvier 2008), M. Sarkozy se rapproche du modèle anglo-américain. Sauf que celui-ci n'est guère transposable dans le contexte français.

En premier lieu, une inscription de la diversité dans la Constitution ne peut que favoriser l'essor des communautarismes. Dès lors que l'Etat encourage la diversité des croyances, il favorise inévitablement la formation de communautés qui, fortes de leur reconnaissance constitutionnelle, seront encore plus tentées d'exiger que les lois tiennent compte de leurs spécificités. C'est ce que revendique déjà la Charte des musulmans d'Europe signée le 10 janvier dernier à Bruxelles. Allant dans ce sens, l'archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, vient de qualifier d'"inévitables" la reconnaissance et l'application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia (droit coranique), notamment en matière de différends financiers ou conjugaux.

Deux autres différences fondamentales avec les sociétés anglo-américaines rendraient particulièrement dangereuse la constitutionnalisation des diversités. Dans la conception libérale, c'est moins l'Etat que le pluralisme des opinions qui est censé empêcher qu'un système de pensée n'impose ses vues au détriment des autres. En revanche, chacun d'eux peut s'organiser comme il l'entend et trouver ses propres financements, l'Etat n'intervenant pas dans le financement des cultes.

En France, l'implication de l'Etat serait sans doute inévitable, non seulement pour le financement, mais également pour faire observer le respect de la diversité par la justice, ne serait-ce qu'en se référant au nouveau préambule de la Constitution.

En outre, la conception américaine de la diversité autorise chaque mouvement de pensée à exprimer sa doctrine et ses opinions. La contrepartie de ce respect de la diversité poussé à l'extrême, c'est que nul n'est en droit de se plaindre des opinions des autres, même s'il les juge blessantes pour ses propres croyances. Les notions de blasphème ou de sacrilège ne peuvent être retenues. La liberté d'expression n'est limitée que s'il est démontré que son usage va provoquer des atteintes immédiates aux personnes.

Sans la garantie d'une telle liberté d'expression, il est à craindre que la diversité inscrite dans le préambule au nom du respect de toutes les croyances ne dégénère rapidement en une diversité des susceptibilités. Jusqu'à présent, jouant à la fois sur la mauvaise conscience des Européens et sur leur couardise, ceux qui refusent un islam historisé et s'adaptant à l'évolution du monde sont plus souvent parvenus à leurs fins par des pressions ou des menaces que par des décisions de justice. Ils ont ainsi progressé dans d'innombrables domaines, que ce soit en matière éducative comme l'a montré en 2004 le rapport Obin, de mixité dans les piscines, ou de réduction de facto de la liberté de la presse.

Voltaire ne pourrait sans doute plus s'exprimer aujourd'hui comme il l'a fait en son temps ! Certes, les fondamentalistes procéduriers n'ont pu empêcher l'interdiction du voile dans les écoles publiques et ont perdu le procès qu'ils ont intenté à Charlie Hebdo. Mais la perte d'un procès n'est pas forcément négative pour eux.

La menace d'un procès suffit généralement à inciter ceux qui ne partagent pas leurs vues à la prudence. La mise en avant de la diversité comme valeur et son inscription dans le préambule ne feront qu'encourager cette tendance. Une jurisprudence complaisante risque de se développer, condamnant toute déclaration, tout écrit et toute pratique susceptibles d'être présentés comme une atteinte au respect de la diversité.

A la neutralité de l'Etat laïque succédera ainsi la neutralisation des citoyens. Le plus petit dénominateur commun auquel se réduira progressivement la liberté d'expression sera bien proche d'une censure ou plutôt d'une autocensure généralisée par crainte des tribunaux, voire de représailles diverses. Comme chaque religion prétend détenir, et elle seule, la Vérité, il est clair qu'après un premier temps où elles seront disposées à joindre leurs forces pour orchestrer un retour du religieux, on assistera au choc des religions qu'il s'agissait précisément d'éviter.

D'ores et déjà, dans de nombreux pays européens, on assiste à une montée de la religiosité. Dernier exemple en date : il y a quelques jours, en Italie, des illustres scientifiques ont été accusés d'avoir empêché le pape de parler, simplement parce qu'ils ont jugé absurde que la leçon inaugurale de l'année académique de l'université de Rome lui soit confiée.

Ne tolérant pas la critique et prétendant à une approbation unanime, le pape a renoncé spontanément. Mais le mensonge continue, et tous les politiques, à droite comme à gauche, ainsi que le président de la République (ex-communiste) lui ont demandé pardon pour une faute qui n'en est pas une en réalité. Même le soutien apporté à ses collègues par Rita Levi Montalcini, Prix Nobel de médecine et sénatrice à vie, a été ignoré par les médias, asservis au cléricalisme ambiant.

Quoi qu'en dise M. Sarkozy, les laïques et les agnostiques qui ne défendent aucun dogme et ne peuvent a fortiori se référer à un Livre sacré seront forcément en position d'infériorité, et leur marge de manoeuvre ne cessera de se réduire. En fin de compte, la prétendue diversité ainsi instituée tuera la diversité réelle qui prévaut aujourd'hui, même si elle est de plus en plus menacée par les minorités mêmes qui prétendent s'en prévaloir.

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-Paolo Flores D'Arcais est directeur de la revue italienne "MicroMéga". Il est coauteur avec le cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI, de : "Est-ce que Dieu existe ? Dialogue sur la vérité, la foi et l'athéisme", Payot, 2006.
-André Grjebine est directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po.

Écrit par : brighelli | 05 mai 2008

Allant dans ce sens, l'archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, vient de qualifier d'"inévitables" la reconnaissance et l'application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia (droit coranique), notamment en matière de différends financiers ou conjugaux.

ET LA ? QUI SE CHIE DANS LE FROC ? LES COLLABOS OU CEUX QUI L'OUVRENT PARCE QU'ILS VOIENT LE DANGER ????

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

UN EXEMPLE DE PROPAGANDE POUR LA DIVERSITE , régulièrement sur TF1 ou comment on nous prend pour des cons ! TOTALITARISME TOTAL par la méthode Coué !



http://www.dailymotion.com/relevance/search/%25E2%2580%259CEnsemble%2Bpour%2Bla%2Bdiversit%25C3%25A9%25E2%2580%259D/video/x7hr7_ensemble-pour-la-diversite_music

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

Ne serait-il pas temps de créer une ligue de défense des agnostiques?

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 mai 2008

Sérieusement, je pense que l'article du Monde met le doigt sur des dérives très inquiétantes.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 mai 2008

Jusqu'à présent, jouant à la fois sur la mauvaise conscience des Européens et sur leur couardise, ceux qui refusent un islam historisé et s'adaptant à l'évolution du monde sont plus souvent parvenus à leurs fins par des pressions ou des menaces que par des décisions de justice. Ils ont ainsi progressé dans d'innombrables domaines, que ce soit en matière éducative comme l'a montré en 2004 le rapport Obin, de mixité dans les piscines, ou de réduction de facto de la liberté de la presse.

Merci de rappeler ces vérités criantes , JPB ! CAR il ya des gens aveugles malheureusement et qui crient au blasphème (un comble ) ou à l'islamophobie dès qu'on évoque ces tristes réalités !

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

Hélé Béji, auteur de « Nous décolonisés »
Intervention dans l'émission de France Culture "Du grain à moudre" Vendredi 02 mai 2008 :

"Nous faisons comme si nous n'étions pas des décolonisés. C'est exactement ce que font les indigènes * de la République en France. c'est ça leur erreur (parce qu'ils sont jeunes) : ils croient qu'ils ne sont pas citoyens alors qu'ils ont la citoyenneté. Ils se mettent dans une situation totalement fictive de colonisés alors qu'ils sont décolonisés, ils sont citoyens, ils ont leur libre arbitre. Ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient de leur destin. C'est ça que je leur reproche.

Quand on est victime, on ne se voit pas faisant le mal. C'est à dire qu'on s'innocente pour toujours de toutes les fautes que nous allons commettre ou que nous avons commises. Il y a une sorte d'aveuglement de l'innocence et un abus d'innocence dans la victimisation qui conduit au désastre. Nous le voyons bien avec la question israélienne."

Merci Madame. C'est précieux et nécessaire.

(Re) Basta cosi.

* en retranscrivant, j'avais tapé "les indignes de la République"... Faut-il que je précise qu'il s'agit d'une faute de frappe ?

Écrit par : dugong | 05 mai 2008

Les notions d’incitation à la haine raciale et autres billevesées du même acabit procèdent des mêmes dérives. Sarkozy ne fait que prendre un train qui est en marche depuis… depuis quand d’ailleurs datent ces atteintes insupportables à la liberté d’expression, 20, 25 ans ?

Écrit par : collombon | 05 mai 2008

Il y a fort à parier que les rédacteurs du Monde auront découvert ce site, qui si je m'en souviens, nous avait été conseillé, ici même, par Roger Felts.
Si tout n'est pas excellent, certaines interviews doivent réconcilier les peuples, à défaut des "communautés", terme horripilant.

http://www.ripostelaique.com/Qu-est-devenue-l-interview-d-Halim.html

Écrit par : Blue Angel | 05 mai 2008

L'article est long, mais le dernier paragraphe nous renvoie sur les fondements du blog de JPB, l'école.
"Pour favoriser l’émergence d’un tel espoir, il y’a lieu d’espérer le réveil des forces laïques en France, en Europe et ailleurs pour une solidarité active et intégrant dans la laïcité qui ne devrait pas être assimilée à une coquille vide car, au-delà d’être un espace de cohabitation et non de promotion des religions, elle se devra de protéger l’école, enjeu principal, selon l’esprit de Jules Ferry et enfin, investira le domaine éconmique qui est déjà le terrain où se gagneront toutes les guerres."

Écrit par : Blue Angel | 05 mai 2008

Dans le même esprit que l'article du Monde cité ci-dessus, voici un extrait du livre (à paraître le 15 mai) de Pierre-André Taguieff, directeur de recherches au CNRS, "la Judéophobie des Modernes", "Des Lumières au Jihad mondial" (Odile Jacob). L'auteur y analyse les dérives — très inquiétantes, parce qu'elles sont régulièrement invoquées comme modèles — de "démocraties" européennes qui jouent le jeu du multiculturalisme, "cheval de Troie de l'islamisme", dit l'auteur.
À qui on dit merci ?
Je rappelle aux nouveaux arrivants que mon livre "Une école sous influence", ainsi que le livre collectif "L'Ecole face à l'obscurantisme religieux" (chez Max Milo) auquel j'ai participé parlaient déjà (en 2006 et 2007) des mêmes problèmes. La "révision" (un vrai mot de… révisionnistes) de la loi de 1905 est envisagée au plus haut niveau de l'Etat — et pas par Darcos, ça, je peux l'affirmer.
JPB

"Il faut s'interroger sur un paradoxe dont les conséquences géopolitiques peuvent être considérables : un pourcentage significatif des populations de culture musulmane installées dans les pays occidentaux et désireuses d'y rester se montre hostile à la civilisation occidentale et manifeste une certaine empathie à l'égard des milieux jihadistes. C'est dans les pays qui ont institutionnalisé le multiculturalisme, donc inscrit dans la loi le principe du respect inconditionnel des « identités culturelles », que l'opinion musulmane s'aligne le plus sur les positions islamistes. Les promoteurs de l'idée d'une « citoyenneté postnationale » ont par ailleurs fortement contribué à légitimer le multiculturalisme comme forme de « politique de la reconnaissance ». La version la plus radicale du multiculturalisme est illustrée par la politique néerlandaise de « pilarisation », présentée comme un moyen de garantir la tolérance à l'égard des religions, en accordant un système éducatif séparé, des services sociaux distincts, des médias et des syndicats différents aux catholiques, aux protestants et aux communautés sécularisées. Jusqu'au début des années 2000, les gouvernements néerlandais successifs ont fait leur la doctrine selon laquelle le meilleur moyen de favoriser l'intégration des populations issues de l'immigration était d'encourager les immigrés à « maintenir leur propre culture » (1). Ils ont facilité ce « maintien » des identités culturelles d'origine par tout un arsenal de politiques de redistribution visant les « minorités culturelles » reconnues (2). Même si la question de savoir si les musulmans constituent un « pilier » séparé est restée controversée, c'est un fait que les Pays-Bas se sont montrés plus volontaristes que d'autres pays pour accorder aux musulmans des écoles distinctes (3). Le choc provoqué par l'assassinat du leader politique Pim Fortuyn (6 mai 2002) (4), suivi par celui du cinéaste Théo Van Gogh (1er novembre 2004) (5), l'un et l'autre engagés dans un combat contre ce qu'ils pensaient être « l'islamisation » de leur pays, a fait prendre conscience aux Néerlandais des limites et surtout des effets pervers du multiculturalisme, terrain privilégié pour la propagande islamiste.

La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Canada sont parmi les pays occidentaux les plus touchés par une islamisation fondamentaliste intense. Le multiculturalisme modéré existant en Grande-Bretagne a été défini en 1966, non sans un certain angélisme, par Roy Jenkins, alors secrétaire du Home Office, comme « la diversité culturelle, couplée à l'égalité des chances, dans une atmosphère de tolérance mutuelle » (6). Après les attentats islamistes de Londres (juillet 2005), les Britanniques ont à leur tour pris conscience des dangers présentés par le multiculturalisme à l'époque du terrorisme jihadiste gobal. L'angélisme différentialiste ne devrait plus être à l'ordre du jour en Grande-Bretagne (7). Dans une étude d'une exceptionnelle lucidité, « Atmosphère suffocante dans le Londonistan », publiée en juin 2006, le politologue Ernst Hillebrand montre non seulement que le multiculturalisme britannique a totalement échoué, mais encore qu'il a favorisé l'emprise islamiste sur les musulmans vivant en Grande-Bretagne. Le constat est saisissant :

« 40 % des musulmans vivant en Grande-Bretagne souhaitent l'application de la Chari'a dans certaines parties du pays. 32 % pensent que les musulmans devraient s'engager pour mettre fin à la civilisation occidentale, “décadente et amorale”. 20 % disent comprendre les motivations des responsables des attentats du métro de Londres le 7 juillet 2005. Dans le même temps, seuls 17 % des non-musulmans pensent que musulmans et non-musulmans peuvent vivrent ensemble pacifiquement de façon durable. Et un quart de l'électorat peut s'imaginer votant un jour pour un parti d'extrême droite ; bienvenue en Grande-Bretagne, dans une société qualifiée par le British Council de “riche d'une grande diversité, ouverte, multiculturelle”. Alors que les autorités persistent à diffuser des messages glorieux, les attentats de Londres ont crûment révélé une réalité qui n'avait pu échapper, auparavant déjà, à tout observateur attentif : le vaste échec du multiculturalisme britannique, du moins en ce qui concerne l'intégration des musulmans. » (8)

Les défenseurs d'un multiculturalisme institutionnel, lorsqu'ils professent un relativisme culturel radical, sont le plus souvent des ennemis déclarés de l'Occident, dénoncé comme incarnation d'un judéo-christianisme qui, par son intolérance et son « impérialisme », serait une machine à détruire les « cultures ». Comme l'a justement remarqué Élie Barnavi, « le multiculturalisme est un leurre », qui continue cependant de séduire nombre d'intellectuels et d'homme politiques en Europe. Le multiculturalisme se fonde implicitement sur un essentialisme culturel qui mine les fondements de tout ordre politique : « On ne bâtit pas une société digne de ce nom, ce qui implique une langue dans laquelle on puisse se comprendre, un minimum de culture commune, une mesure de mémoire partagée, en enfermant les gens dans leur propre langue, leur propre culture et leur propre mémoire » (9). Le multiculturalisme institutionnel, c'est-à-dire le multicommunautarisme, revient à transformer le droit à la différence en un devoir d'appartenance ordonné à une identité d'origine supposée et imposée (10). Ses défenseurs ont contribué à jeter la confusion dans les milieux antiracistes en définissant le racisme par le rejet du multiculturalisme. Dès lors, toute critique du projet multicommunautariste est soupçonnée d'exprimer une vision raciste, alors même que le multiculturalisme, quelles que soient les bonnes intentions de ses partisans, ressemble fort à ce monstre que serait un « multiracisme ». Les illusions pseudo-antiracistes suscitées par cette absolutisation de la différence culturelle et ce culte de la diversité culturelle en dissimulent mal les effets pervers : la fragmentation conflictuelle de l'espace public, l'ethno-racialisation des rapports sociaux, l'individualisation négative, la généralisation normative des ségrégations, l'accroissement de la défiance entre les groupes séparés et, pour finir, la destruction de la vie civique, mettant en danger le régime démocratique.

Cette pathologie sociale peut être analysée sur la base du modèle d'intelligibilité construit par Robert Putnam dans les années 1990 et mis à l'épreuve au cours des années 2000, selon lequel le « capital social », soit « les réseaux qui relient entre eux les membres d'une société et les normes de réciprocité et de confiance qui en découlent » (11), tend à décliner lorsque s'accroît la diversité ethnique et culturelle. Putnam a étudié ce qu'il appelle la « diversité ethnique » aux États-Unis en référence aux quatre groupes retenus par le recensement nord-américain : les Hispaniques, les Blancs non-hispaniques, les Noirs non-hispaniques et les Asiatiques. Ces catégories dites « ethniques » ou « raciales » sont en fait tout autant culturelles. Dans un article retentissant publié en juin 2007 (12), le sociologue et politiste en arrive à formuler un certain nombre de conclusions inattendues de la part d'un « progressiste », et qu'on peut réduire à quatre thèses : 1° Plus la diversité ethnique grandit, plus la confiance entre les individus s'affaiblit ; 2° dans les communautés les plus diversifiées, les individus ont moins confiance en leurs voisins ; 3° dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance inter-ethnique est plus faible qu'ailleurs, mais la confiance intra-ethnique l'est aussi ; 4° la diversité ethnique conduit à l'anomie et à l'isolement social. Il va de soi que de telles conclusions, établies à partir d'une enquête conduite d'une manière exemplairement scientifique sur un échantillon d'environ 30 000 individus, ne peuvent qu'affoler les adeptes du « politiquement correct » en matière d'immigration (célébrée comme une « richesse ») et les partisans du multiculturalisme (présentée comme la voie unique vers le nouvel avenir radieux). À la fin de son article, l'universitaire réputé « progressiste » qu'est Putnam définit sa position « politique » par un double rejet : « Il serait dommage qu'un progressisme politiquement correct nie la réalité du défi que constitue la diversité pour la solidarité sociale. Et il serait également regrettable qu'un conservatisme anhistorique et ethnocentrique refuse d'admettre que relever ce défi est à la fois souhaitable et possible ».

Il reste à étudier d'une façon comparative d'autres sociétés démocratiques travaillées par les effets négatifs d'un excès de diversité interne, qu'il s'agisse des Pays-Bas, de la Belgique, des pays scandinaves, de l'Allemagne ou de la Grande-Bretagne, sans oublier certains pays d'Europe méditerranéenne. L'horizon ainsi dessiné est plutôt sombre : si les thèses de Putnam sont fondées, universalisables et ainsi dotées d'une valeur prévisionnelle, alors le surgissement de sociétés multi-raciales et multiculturelles que favorise l'ouverture démocratique aura pour conséquences majeures le déclin de l'engagement civique et le délitement du lien social, remplacé par la défiance ou l'indifférence. Trop de diversité, en provoquant l'érosion de la confiance, tuerait la tolérance et ruinerait la solidarité sociale comme l'esprit civique. Dès lors, l'offre islamiste, centrée sur l'identité et la solidarité de groupe, deviendrait particulièrement attractive aux yeux des « communautés » diverses de culture musulmane. C'est dans ce contexte convulsif qui s'annonce, à l'heure du Jihad mondial, que les réseaux islamistes risquent de prendre leur essor en tout territoire situé hors de la « demeure de l'islam » (dar al-islam). "

Écrit par : brighelli | 05 mai 2008

Qu’est-ce que c’est, cette offensive des grenouilles de bénitiers ? Dans une France où il n’y a jamais eu aussi peu de pratiquants, on comprend leur inquiétude, mais doit-elle être celle de tous les Français ?

Et puis, la diversité se constate, point. C’est comme le bidonnant « droit à la différence » : la différence existe, et alors ? Scoop : nous sommes divers ! Encore une brillante idée.

Mais après plusieurs années de lobbying qui ont fait apparaître le moins spontanément du monde la prétendue nécessité de rabâcher le « fait religieux » à l’École, après des années de pédago-catholicisme compassionnel, il est normal de voir continuer le mouvement. « Fait religieux » drôle d’appellation d’ailleurs, croient-ils que nous sommes assez c… pour ne pas y voir la « religion » ?

Est-ce que sœur Machin-Chose, la conseillère du président, est dans le coup ?

Écrit par : Lariba | 05 mai 2008

en retranscrivant, j'avais tapé "les indignes de la République"... Faut-il que je précise qu'il s'agit d'une faute de frappe ?

Ou lapsus claviari révélateur ?
Cette intervention +l'article du Monde ont le mérite de parler franc et de nous mettre en garde contre les erreurs et les dérives à venir !

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

Lariba ne pose que d'excellentes questions — des questions rhétoriques à réponse incorporée. Oui, je crois que vouloir réviser la loi de 1905 est très… mignon.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2008

"Jérémy, non, je ne vais pas procéder par noms propres, pour ne pas gêner des gens qui sont déjà en butte à l'hostilité déclarée de l'un des corps les plus puissants de l'Etat.
JPB"

A vrai dire, je m'en doutais. Ce qui est affreux, c'est qu'affirmer son opinion anti-pédagogiste peut nuire gravement au déroulement d'une carrière. Les tenants de la démocratie pédago-participative ont établi une bele dictature.

Tiens demain il y a de quoi se régaler sur France Culture (vers 18h) en matière d'éducation : il y aura un débat entre Bernard Kuntz (!) sur l'école et Mai 68......................

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

Mon post précédent étant plain de fautes, je reprends :

Jean-Paul Bighelli écrit : "Jérémy, non, je ne vais pas procéder par noms propres, pour ne pas gêner des gens qui sont déjà en butte à l'hostilité déclarée de l'un des corps les plus puissants de l'Etat."

A vrai dire, je m'en doutais. Ce qui est affreux, c'est qu'affirmer son opinion anti-pédagogiste peut nuire gravement au déroulement d'une carrière. Les tenants de la démocratie pédago-participative ont établi une belle dictature.

Tiens demain il y a de quoi se régaler sur France Culture (vers 18h) en matière d'éducation : il y aura un débat entre Bernard Kuntz et Philippe Meirieu (!) sur l'école et Mai 68......................

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

plEin, et non pas plAin !

Bon, je vais me reposer...

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

Les hésitations auxquelles ont donné lieu mes messages précédents n'étaient peut-être que le prélude à une bonne idée (qui les rachètera). Voici donc la bonne idée en question :

Jean-Paul Brighelli, si vous êtes un fervent défenseur de la laïcité (comme presque nous tous ici), pourquoi ne prendriez-vous pas contact - si vous n'en avez pas déjà eu l'occasion - avec Caroline Fourest, qui défend vaille que vaille la laïcité et la liberté de choix face à "la montée des religiosités" dont parle l'article du Monde que vous citez ? Elle a pris des p*** de risques dans cette voie, elle a un certain prestige, et c'est une jeune femme charmante (toutes les qualités, donc).

Unir vos moyens à tous deux (en particulier médiatiques) dans un combat qui semble vous tenir à coeur, ce serait une belle occasion pour lutter contre les extrêmes religieux, dont la menace continue toujours de croître.

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

il y aura un débat entre Bernard Kuntz et Philippe Meirieu (!) sur l'école et Mai 68......................

Ecrit par : Jeremy | 05 mai 2008

Encore ce mec! Non, mais c'est invraisemblable! Ce faux penseur est vraiment partout! Mais qu'est-ce qu'il y a donc à débattre avec Meirieu? Meirieu ne débat pas, il assène, ou il discrédite par les moyens les plus malhonnêtes, notamment celui de jouer la victime dès qu'il est en difficulté. Je ne comprends pas Bernard Kuntz de se prêter à ce jeu stupide et vain.

Écrit par : Jean | 05 mai 2008

Félicitations, JPB, pour ces analyses pointues qui , je le dis pour ceux et celles qui s'en tiennent aux images d'Epinal sur la diversité , dépassent largement la question de la laïcité et nous montrent les dérives prévues par certains et niées par d'autres du politiquement correct et du multiculturel ,présenté aujourd'hui comme obligatoire ! Nul n'a le droit de le critiquer sous peine d'être frappé d'ostracisme ! D'ailleurs les injonctions incessantes au métissage dans la pub , les films , et désormais dans des spots TV qui vantent la diversité , sont la preuve (et l'aveu ) que la coexistence et le mélange ne sont pas si évidents, ni surtout naturels !

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

Curiosité ,vilain défaut . Comment se fait-il , JPB , que vous ayez un texte de Taguieff , pas encore paru ??

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

Mes filles sont dans les 90%. Leurs meilleures amies: deux noires ( une Haïtienne et une Américaine, et deux hispaniques)

Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2008 ""

Oooooh ? Ce sont les filles des domestiques, comme chez la comtesse de Ségur alors ?
Chaque bonne conscience américaine a son quota d'immigrés mais ça s'arrête à l'école ! Il faut bien que les enfants s'amusent...

Ecrit par : Victor | 04 mai 2008

On ne peut que prendre en pitié l'absurdité, jumelle homozygote de l'ignorance crasse, qui consiste à perpétuer une vision des US scotchée à la Case de l'oncle Tom, et qui force à nier ( car cela contredit les certitudes) l'existence d'une bourgeoisie noire ( immigrée et indigène...) et hispanique, et je ne parle pas des asiatiques.
Obama n'est pas un OVNI!

Écrit par : Cadichon | 05 mai 2008

n premier lieu, une inscription de la diversité dans la Constitution ne peut que favoriser l'essor des communautarismes. Dès lors que l'Etat encourage la diversité des croyances, il favorise inévitablement la formation de communautés qui, fortes de leur reconnaissance constitutionnelle, seront encore plus tentées d'exiger que les lois tiennent compte de leurs spécificités. C'est ce que revendique déjà la Charte des musulmans d'Europe signée le 10 janvier dernier à Bruxelles. Allant dans ce sens, l'archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, vient de qualifier d'"inévitables" la reconnaissance et l'application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia (droit coranique), notamment en matière de différends financiers ou conjugaux.

Je suis absolument effaré par cette déclaration de l'archevêque de Cantorbery, deuxième personnage de l'Eglise anglicane, après la reine qui en est le chef, en vertu de Lois qui remontent à Henri VIII.

En parlant ainsi, dans un pays où le concept de laïcité n'existe pas, l'archevêque ne s'exprime pas seulement à titre personnel comme le ferait un évêque ou un archevêque français ; sa parole a un poids politique.

Il faut d'ailleurs remarquer que les évêques catholiques français ne semblent pas partie prenante d'une révision de la Loi de 1905 (cf. déclaration discrètement critique, notamment sur le "Discours au Vatican" du Pdt. de la république, de Mgr. Dagens, évêque d'Angoulème).

Nous touchons là aux limites du Droit anglo-saxon, en partie non écrit, beaucoup souple et en coutumier que le Droit français hétrité du Droit romain.

J'espère que Nicolas Sarkozy n'envisage pas d'engager la France sur cette voie, une voie "communautariste" au bout de laquelle on verrait coexister à égalité le code civil et la charia.

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

JPB nous a coupé les notes de bas de page du texte de P.A. Taguieff.
Elles sont là :
http://www.communautarisme.net/Le-multiculturalisme,-ou-le-cheval-de-Troie-de-l-islamisme_a1012.html
Pour ceux que ce combat intéresse, le site (observatoire du communautarisme) contient un tas d'articles et de références.
Bonnes lectures.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 05 mai 2008

Jérémy, vous arrivez après la bataille. J'ai déjà fait une émission de télé (sur France Ô, je crois — ou quelque chose comme ça) avec Caroline Fourest, qui est vraiment une fille bien, et j'avais eu l'occasion de la remercier pour son livre, "Frère Tariq", qui m'avait aidé à atomiser Tariq Ramadan peu auparavant chez FOG.
Quant à ceux qui se demandent d'où je pêche mes textes, qu'ils passent donc (et s'abonnent, pendant qu'ils y sont) sur http://www.communautarisme.net/
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2008

Dès lors, l'offre islamiste, centrée sur l'identité et la solidarité de groupe, deviendrait particulièrement attractive aux yeux des « communautés » diverses de culture musulmane. C'est dans ce contexte convulsif qui s'annonce, à l'heure du Jihad mondial, que les réseaux islamistes risquent de prendre leur essor en tout territoire situé hors de la « demeure de l'islam » (dar al-islam). "

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2008

Pourquoi cette focalisation sur un islam marginal ? Le Coran est soluble dans la société de consommation comme l'est en ce moment le catholicisme espagnol ou polonais. Quant au "Jihad mondial" il a plutôt tendance à se terrer à l'image de son prétendu chef. Les "croisés" sont partout et leur technologie ne laisse aucune place à l'organisation de réseaux dignes de ce nom. Pour un djihadiste vrai ou supposé, allumer son portable ou démarrer un véhicule, c'est signer son arrêt de mort.
Le communautarisme régionaliste des joueurs de biniou ou de gaïta m'inquiète beaucoup plus !

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

J'ajoute que le communautarisme efficace est celui qui a les puissances d'argent avec lui. Regardez ce brave Morales et son état bolivien en pleine déliquescence : il a voulu s'en prendre aux intérêts des compagnies pétrolières et les provinces productrices font sécession. L'indépendance des riches, le fédéralisme des pauvres ; on croirait retrouver cette vieille Yougoslavie avec ses Slovènes, la malheureuse Belgique avec ses Flamins et l'Italie de la Ligue Lombarde. A quand la sécession de l'Ile-de-France ?

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

"Il reste à étudier d'une façon comparative d'autres sociétés démocratiques travaillées par les effets négatifs d'un excès de diversité interne, qu'il s'agisse des Pays-Bas, de la Belgique, des pays scandinaves, de l'Allemagne ou de la Grande-Bretagne, sans oublier certains pays d'Europe méditerranéenne."

Je lance ici un appel pour recueillir un ou deux couples de bataves ou de belges pas trop dézingués par les comunautarismes.

On arrivera peut-être à les reproduire en milieu laïc strict(c'est pas gagné).

Nous y avons intérêt : les descendants, éperdus de reconnaissance, bosseront pour assurer nos retraites. Pendant ce temps, nous nous répandrons dans les média pour expliquer au monde entier comment nous l'avons sauvé (une fois de plus).

Écrit par : dugong | 05 mai 2008

Le communautarisme régionaliste des joueurs de biniou ou de gaïta m'inquiète beaucoup plus !

Ecrit par : Victor | 05 mai 2008

Victor, vous êtes un petit plaisantin !

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

J'espère que Nicolas Sarkozy n'envisage pas d'engager la France sur cette voie, une voie "communautariste" au bout de laquelle on verrait coexister à égalité le code civil et la charia.

Ecrit par : Robin | 05 mai 2008

Vous êtes candide , Robin ! Ou trop gentil ! La réponse est "OUI" ! Sinon , pourquoi cette propagande ? Attendons nous à l'autorisation du voile à l'école !
Mais peut-être vivez-vous tous dans des lieux retirés , où il n'y a pas de femmes et , de plus en plus , de très jeunes filles , voilées, qui partent ainsi au collège et qui , pour l'instant , retirent leur voile avant d'entrer . Pour moi , c'est insupportable , insultant , mais je suis intolérante , c'est vrai ! La doxa veut que nous supportions !
Il est vrai aussi que pour beaucoup d'hommes , le voile n'est qu' un gadget et n' a pas le sens que les femmes lui donnent : soumission au pouvoir religieux et masculin et signe d'inégalité ...
La machine est en route depuis longtemps ! Elle risque de broyer l'école ! Et nous avec !

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

" On ne peut que prendre en pitié l'absurdité, jumelle homozygote de l'ignorance crasse, qui consiste à perpétuer une vision des US scotchée à la Case de l'oncle Tom..."
Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2008

... qui prétend ignorer à grands coups de littérature les statistiques du recensement américain !
Mais je suis tout à fait d'accord pour dire qu'Obama n' est pas un OVNI. C'est un objet rampant bien identifié, tout comme nos Rachida Dati, Fadela Amara ou Azzouz Begag. La sagesse populaire disait : l'arbre qui cache la forêt.

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

Victor a écrit : "Le communautarisme régionaliste des joueurs de biniou ou de gaïta m'inquiète beaucoup plus !"

Bien d'accord : né en Alsace, je conchie le communautarisme alsacien avec ses grattages de trous de balle identitaires.

Ca se veut de gauche mais ça donne plutôt envie de Valmyre.

Écrit par : dugong | 05 mai 2008

Victor, vous êtes un petit plaisantin !

Ecrit par : Robin | 05 mai 2008

Vous croyez ? J'ai vu des instits privés de mut parce que l'école qu'ils souhaitaient obtenir n'offrait que des postes réservés aux enseignants occitanophones. Expérience soutenue par le Conseil régional de Midi-Pyrénées.
Vous imaginez une seconde une école publique n'admettre que des enseignants arabophones pour une expérience identique en Seine-St-Denis ?

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

Curiosité ,vilain défaut . Comment se fait-il , JPB , que vous ayez un texte de Taguieff , pas encore paru ??

Ecrit par : Un observateur | 05 mai 2008

Parce que c'est lui qui les écrit pour Taguieff ! ( joke)
Sanseverina-Rachilde-Gisèle:-)

Écrit par : Sanseverina | 05 mai 2008

Non Victor, "c'est l'arabe qui cache la forêt !" Fellag dixit.
Allez bon soir.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 05 mai 2008

Pour une raison historique que j'ignore et que cadichon pourrait peut-être nous expliquer, les écoles privées catholiques ont à peu près échappé au pédagogisme et ont donc plus ou moins servi de modèle, la dimension religieuse en moins.

Ecrit par : Robin | 04 mai 2008

Élémentaire, mon cher Robin.
Elles n'ont pas toléré:
1) l'idéologie relativiste du tout se vaut , de l'enfant roi, l'anarchie du constructivisme,
2)la méthode look and say ( globale) . Les bonnes soeurs ( à l'époque les 2 tiers du corps enseignant catholique, 6% aujourd'hui) , connaissaient la syllabique et ont vite vu les ravages que cela faisait dans le public, surtout sur les enfants des inner-cities, car c'est là qu'elles étaient le plus actives. Donc bonne raison pour ne pas se donner la peine de la faire apprendre pour l'enseigner.

Les bonnes méthodes, ne sont pas vieilles, car toujours actualisées et en phase avec le progrès technologique, mˆme chez les Catholiques...

Quant à servir de modèle, pas besoin d'aller chez les cathos. Toutes les écoles privées sont dans le même cas, et aussi, tout comme en France, les écoles publiques des banlieues chics. Le niveau de connaissances générales y a baissé, comme partout, mais ce n'est pas la débâcle.

La grande différence entre la France et les US? on voit le bout du tunnel dans les seconds pas dans la première.

La progressive education ( pédagogisme version US) est un virus effectivement inventé dans les années 20 par un quarteron de Dr Folamour de la School of Education de Columbia. Cela fait deux ans que je serine cela ici, ravie de voir que c'est enfin compris. Tout lecteur attentif de Arendt aura remarqué qu'elle fait état d'un repli de ces "failed theories", qui eut effectivement lieu à la fin des années 50 , début 60. Il fut de courte durée pour remonter en flèche afin de s'abattre en poussée épidémique, comme la vérole sur le bas-clergé breton, sur les baba-cools pré et post soixante-huitards, et il a infesté également parents et enseignants pendant trente ans.

C'est cela que j'appelle the international market of bad ideas. au nombre des quelles je mets la plupart des ismes qui polluent la planète depuis un siècle.
L'Opium des intellectuels n'a pas pris une ride et le Mal français non plus. ces livres furent écrits à 20 ans d'écart belle constance dans l'erreur. La France a des scléroses inguérissables, le sinistrisme n'est pas le moindre, voir ce mot
qui n'est dérivé de sinistre qu'au deuxième degré.

Écrit par : Cadichon | 05 mai 2008

C'est cela que j'appelle the international market of bad ideas. au nombre des quelles je mets la plupart des ismes qui polluent la planète depuis un siècle.
Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2008

... sauf le catholicisme, of course. Au rayon "bondieuserie" de l'international market of good ideas de Cadichon :

"Les nobles objectifs de la formation universitaire et scolaire qui s’enracinent dans l’unité de la vérité et du service à la personne et à la communauté, constituent un puissant instrument contre les doutes personnels, contre la confusion morale ou la fragmentation de la connaissance (...) La liberté n’est pas une option mais le choix de participer à l’Etre. On ne saurait la trouver en s’éloignant de Dieu (...) en appeler au principe de la liberté académique pour justifier des positions opposées à la foi et à l’enseignement de l’Eglise constituerait un obstacle et même une trahison de l’identité et de la mission de l’université catholique. Cette mission, qui dérive du Munus Docendi de l’Eglise, ne peut lui être ni autonome ni indépendante. Les dirigeants et les enseignants catholiques de tous niveaux éducatifs ont le devoir et le privilège d’assurer aux élèves la connaissance de la doctrine et la pratique religieuse catholique. Ceci exige une conformation au Christ telle que l’enseigne l’Evangile et la propose le Magistère, qui modèlent tous les aspects de la vie tant au sein des universités et écoles qu’en dehors d’elles. Sans cela l’identité catholique est affaiblie et, au lieu de faire avancer la liberté, on va inévitablement vers la confusion morale, intellectuelle et spirituelle".
.
Benoît XVI à la Catholic University de Washington

http://www.radinrue.com/spip.php?article4066

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

Cadichon nous fait l'apologie des bonnes soeurs américaines tellement occupées à éduquer les masses qu'elles en délaissèrent les mâles confesseurs qui, du coup, se rabattirent sur les petits garçons.

Cadichon veut-elle nous cacher les déboires financiers de la succursale américaine de la multinationale papiste ?

Écrit par : dugong | 05 mai 2008

Ceci exige une conformation au Christ telle que l’enseigne l’Evangile et la propose le Magistère, qui modèlent tous les aspects de la vie tant au sein des universités et écoles qu’en dehors d’elles. Sans cela l’identité catholique est affaiblie et, au lieu de faire avancer la liberté, on va inévitablement vers la confusion morale, intellectuelle et spirituelle".
.
Benoît XVI à la Catholic University de Washington

http://www.radinrue.com/spip.php?article4066

Ecrit par : Victor | 05 mai 2008

Nous sommes heureux de constater que vous revenez à de saines références. Nos bras miséricordieux vont demeurent toujours grands ouverts ! ))))))))))

Benedictus XVI

Si ça peut vous rassurer, Victor, l'Eglise catholique est une sacrée pétaudière, mais ne le répétez à personne !

Écrit par : Robin | 05 mai 2008

NON !

Jean-Paul Brighelli, vous incitez ici à lire Communautarisme.net ?

Vous parlez des gars qui ont défendu Vanneste quand il a déclaré : "En quittant le monde animal, l'humanité a abandonné l'homosexualité, […] L'homosexualité n'est pas innée, et peut donc être rééduquée. […] Je déteste le comportement homosexuel.»

Ces gars qui ont dit de la loi interdisant les insultes homophobes que c'était un "projet liberticide", preuve "de l'activisme des organisations communautaires et du suivisme des responsables politiques et d'une partie de la presse" ?
http://www.communautarisme.net/Peut-on-encore-etre-de-droite-_a673.html

Je vois mal comment on peut faire de la pub pour ces gens, juste après avoir dit que Caroline Fourest était une fille bien. Ils la haïssent, là-bas, et ils lui ont écrit entre autres joyeusetés : "En écrivant votre livre La tentation obscurantiste, vous avez surtout cédé à la tentation opportuniste." Ils l'ont traitée de stalinienne, de fasciste, de "gauchiste culturelle", et ils l'ont accusée d'être "l'une des tares de la gauche".
http://www.communautarisme.net/Reponse-de-Pascal-Boniface-a-Caroline-Fourest_a867.html
http://www.communautarisme.net/Entretien-de-Julien-Landfried-a-la-revue-Humanisme-Non-au-communautarisme_a970.html

Vous parlez bien de ces gens qui ont dit de Fadela Amara qu'elle était une "apparatchik", et qu'elle faisait partie de Ni putes ni soumises, le regroupement "des beurettes qui ont envie de passer à la télévision" ?

Je suis peut-être en retard d'un train en ce qui concerne votre sympathie pour Caroline Fourest (je n'ai jamais vu cette émission sur France Ô), mais la joie de cette découverte est mise à mal lorsque je lis le coup de pub que vous offrez à communautarisme.net sur votre blog.

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

"Le pape quitte l’Amérique après un accueil globalement enthousiaste"
lundi 21 avril 2008
http://www.radinrue.com/spip.php?article4083

... commentaire mi-figue mi-raisin, de la dextrose en somme, voir ce mot qui, comme dirait Cadichon -mon idole-, n'est dérivé de dextre qu'au deuxième degré.

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

Vous imaginez une seconde une école publique n'admettre que des enseignants arabophones pour une expérience identique en Seine-St-Denis ?

Ecrit par : Victor | 05 mai 2008

Ben oui , c'est bien ce que Darcos prévoit de faire lorsqu' il déclare vouloir recruter des "profs issus des quartiers" pour enseigner dans les quartiers !

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

Caroline Fourest écrit toutes les semaines dans "Charlie hebdo".
Un excellent journal.
Une copine.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2008

Jérémy écrit :

« Jean-Paul Brighelli, vous incitez ici à lire Communautarisme.net ?

Vous parlez des gars qui ont défendu Vanneste quand il a déclaré : "En quittant le monde animal, l'humanité a abandonné l'homosexualité, […] L'homosexualité n'est pas innée, et peut donc être rééduquée. […] Je déteste le comportement homosexuel.»

Ces gars qui ont dit de la loi interdisant les insultes homophobes que c'était un "projet liberticide", preuve "de l'activisme des organisations communautaires et du suivisme des responsables politiques et d'une partie de la presse" ? »

Et la liberté d’expression alors ? Je n’approuve pas personnellement les dires de Vanneste, mais sa liberté d’expression m’est précieuse. Assez du politiquement correct et des cris de poules effarouchées des pourfendeurs de discrimination !

Écrit par : collombon | 05 mai 2008

Caroline Fourest a également écrit un très courageux La Tentation obscurantiste.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 mai 2008

"Et la liberté d’expression alors ? Je n’approuve pas personnellement les dires de Vanneste, mais sa liberté d’expression m’est précieuse. Assez du politiquement correct et des cris de poules effarouchées des pourfendeurs de discrimination !"

Ecrit par : collombon | 05 mai 2008

Vous allez, suivant le même argumentaire, défendre celle de Le Pen quand il parle de "détail",pendant qu'on y est?

Écrit par : Katchev | 05 mai 2008

Vous allez, suivant le même argumentaire, défendre celle de Le Pen quand il parle de "détail",pendant qu'on y est?

Ecrit par : Katchev | 05 mai 2008

Ca y est ! ça ne rate jamais ! Le point Godwin à Katchev ! Reductio ad Hitlerum pour clore le débat ,empêcher l'interlocuteur de parler , et bien sûr , comme toujours , au nom de la tolérance !

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

katchev écrit :
« Vous allez, suivant le même argumentaire, défendre celle de Le Pen quand il parle de "détail",pendant qu'on y est? »

Mais bien évidemment ! Au nom de la liberté d’expression, et accessoirement pour des raisons pratiques : le gros bouffi n’a nul besoin qu’on lui offre sur un plateau la tribune supplémentaire que représenterait un procès pour « révisionnisme ».

Écrit par : collombon | 05 mai 2008

Collombon, la liberté d'expression m'interdit de vous insulter, quand bien même j'en aurais l'envie. Ce principe devrait vous permettre d'en déduire que Vanneste était condamnable.

Vous m'avez répondu sur Vanneste et l'homophobie, mais pas un mot sur ce qu'ils disent de Fourest et Amara. Vous soutenez aussi leurs attaques contre la "fasciste" "stalinienne" et "la beurette qui veut passer à la télé" ?

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

Caroline Fourest écrit toutes les semaines dans "Charlie hebdo". Un excellent journal. Une copine.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2008

Christophe, quand vous dites que c'est une copine, c'est parce que vous la lisez régulièrement ? Ou parce que vous la connaissez vraiment ?

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

c'est bien ce que Darcos prévoit de faire lorsqu' il déclare vouloir recruter des "profs issus des quartiers" pour enseigner dans les quartiers !

Ecrit par : Un observateur | 05 mai 2008

C'est ce que Darcos "prévoit de faire" ; ce que je vous racontais a déjà été fait. Qui a protesté ? La croix de Saint-Gilles est-elle politiquement plus correcte que le croissant ?

Écrit par : Victor | 05 mai 2008

Cadichon nous fait l'apologie des bonnes soeurs américaines tellement occupées à éduquer les masses qu'elles en délaissèrent les mâles confesseurs qui, du coup, se rabattirent sur les petits garçons.
Cadichon veut-elle nous cacher les déboires financiers de la succursale américaine de la multinationale papiste ?

Ecrit par : dugong | 05 mai 2008
apologie des bonnes soeurs, quelle emphase inepte, quel aveu de mauvaise foi!

Et c'est prendre cadichon pour le bon dieu de supposer ainsi qu'elle est capable ( si tant est que cette ineptie lui vienne jamais à l'esprit) de "cacher" la débâcle financière de l'épiscopat américain, d'autant que le plus durement frappé c'est justement celui Massachusetts, où les écoles catholiques ferment à tour de bras et les églises aussi, à commencer par celle où ses enfants ont fait leur communion, juste au coin de la rue!

Avec les cornecouillades de victor qui sont du même tonneau, ces sornettes lues juste après avoir relu cet après-midi "La connaissance inutile" de Revel, illustrent à propos l'indigence qu'il décrit avec tant de talent, d'humour et une perspicacité que confirme sa pertinence intemporelle.

Son chapitre 11, en particulier, "La trahison des profs" , est criant d'actualité. Le livre a tout juste 20 ans et n'a HELAS! pas pris une ride.




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Écrit par : Cadichon | 05 mai 2008

. Le multiculturalisme institutionnel, c'est-à-dire le multicommunautarisme, revient à transformer le droit à la différence en un devoir d'appartenance ordonné à une identité d'origine supposée et imposée (10). Ses défenseurs ont contribué à jeter la confusion dans les milieux antiracistes en définissant le racisme par le rejet du multiculturalisme. Dès lors, toute critique du projet multicommunautariste est soupçonnée d'exprimer une vision raciste, alors même que le multiculturalisme, quelles que soient les bonnes intentions de ses partisans, ressemble fort à ce monstre que serait un « multiracisme ». Les illusions pseudo-antiracistes suscitées par cette absolutisation de la différence culturelle et ce culte de la diversité culturelle en dissimulent mal les effets pervers
écrit par Taguieff

Pour les donneurs de leçons , docteurs es tolérance et diversité

Écrit par : Un observateur | 05 mai 2008

Je suis surpris que des républicains comme Collombon et un observateur contestent à la fois le pouvoir législatif qui a décidé d'une loi, le pouvoir politique qui l'a soutenue dans son ensemble (c'est une mesure adoptée sous un gouvernement et une assemblée de droite, et soutenue par l'ensemble de la gauche), la représentation nationale et le pouvoir judiciaire. Tout le monde ne peut pas se prendre pour Antigone.

J'indique par ailleurs à Collombon et à un observateur que mon message ne portait pas sur le bien-fondé ou non de la condamnation de Christian Vanneste, en première instance puis en cour d'appel, mais sur les écrits diffusés par le site communautarisme.net et son directeur, et sur des gens qui s'en prennent très violemment aux homos, à Caroline Fourest et à Fadela Amara.

"Jean-Paul Brighelli, vous incitez ici à lire Communautarisme.net ?

Vous parlez des gars qui ont défendu Vanneste quand il a déclaré : "En quittant le monde animal, l'humanité a abandonné l'homosexualité, […] L'homosexualité n'est pas innée, et peut donc être rééduquée. […] Je déteste le comportement homosexuel.»

Ces gars qui ont dit de la loi interdisant les insultes homophobes que c'était un "projet liberticide", preuve "de l'activisme des organisations communautaires et du suivisme des responsables politiques et d'une partie de la presse" ?
http://www.communautarisme.net/Peut-on-encore-etre-de-droite-_a673.html

Je vois mal comment on peut faire de la pub pour ces gens, juste après avoir dit que Caroline Fourest était une fille bien. Ils la haïssent, là-bas, et ils lui ont écrit entre autres joyeusetés : "En écrivant votre livre La tentation obscurantiste, vous avez surtout cédé à la tentation opportuniste." Ils l'ont traitée de stalinienne, de fasciste, de "gauchiste culturelle", et ils l'ont accusée d'être "l'une des tares de la gauche".
http://www.communautarisme.net/Reponse-de-Pascal-Boniface-a-Caroline-Fourest_a867.html
http://www.communautarisme.net/Entretien-de-Julien-Landfried-a-la-revue-Humanisme-Non-au-communautarisme_a970.html

Vous parlez bien de ces gens qui ont dit de Fadela Amara qu'elle était une "apparatchik", et qu'elle faisait partie de Ni putes ni soumises, le regroupement "des beurettes qui ont envie de passer à la télévision" ?

Je suis peut-être en retard d'un train en ce qui concerne votre sympathie pour Caroline Fourest (je n'ai jamais vu cette émission sur France Ô), mais la joie de cette découverte est mise à mal lorsque je lis le coup de pub que vous offrez à communautarisme.net sur votre blog."

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2008

Vous croyez ? J'ai vu des instits privés de mut parce que l'école qu'ils souhaitaient obtenir n'offrait que des postes réservés aux enseignants occitanophones. Expérience soutenue par le Conseil régional de Midi-Pyrénées.

Victor

Il y a des tatanes qui se perdent; je n'ai jamais vu ou entendu un occitan exiger que sa femme se voile; et oui, ces écoles existent, ce sont des calendretas; et il y a des concours à passer pour cela (prof des écoles, capes Français-OC, bivalence): ce sont des écoles bilingues. Pauvres instits tout pas contents de ne pas avoir LEUR école; les occitans n'ont d'autre revendication que celle que leur langue soit enseignée - et vu le nombre de postes au concours, et la façon dont les langues de France sont traitées. Esprit étroit français.

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2008

Ca me fait penser à l'enragé Mélenchon qui voyait les langues de France comme du terrorisme à l'intérieur de l'espace français (et le créole, et le tahitien, on les fait chier?).

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2008

Communiqué de presse de l'association "Sauvez les lettres" du 4 mai 2008. Qu'en pensez-vous ?

Manu.

Nouveaux programmes du primaire : une occasion à demi gâchée.

Si la version définitive des nouveaux programmes de maternelle supprime heureusement les ambiguïtés de la première mouture, il n’en est pas de même pour celle du primaire, qui marque un recul dans les contenus de français prévus dans la première version du 20 février soumise à consultation (1).

Que ce soit en lexique, en grammaire de phrase ou en morphologie, des savoirs importants par leur fréquence d’utilisation, par leur logique, ou pour l’expression d’une pensée complexe, ont été supprimés.

Par exemple, l’apprentissage systématique du lexique est moins net, l’apprentissage de verbes aussi courants que " boire ", " rendre " et " savoir " disparaît, l’apprentissage systématique des correspondances entre temps simples et composés est abandonné, livrant à nouveau les élèves à la confusion par impossibilité de comprendre l’organisation cohérente de la conjugaison, l’apprentissage des conjonctions de coordination et subordination, si nécessaires à l’articulation de la réflexion, est supprimé, ainsi que celui des compléments de manière et de cause pourtant propice au développement de la logique, tout comme les comparatif et superlatif des adjectifs et adverbes.

Des incohérences sont créées de toutes pièces : ainsi, alors que l’élève doit en cycle 3 procéder au " repérage de la différence entre voix active et voix passive ", l’étude du complément d’agent est supprimée des programmes.

L’apprentissage lui-même est amoindri, par le refus de mécanismes pourtant nécessaires à l’établissement de repères sûrs pour tous les élèves, surtout les plus défavorisés, et favorables à l’émancipation de l’esprit et à une expression aisée : ainsi, les termes " activités spécifiques " et " mécanismes " ont été soigneusement gommés pour être remplacés par des formules vagues : " repérage ", " l’élève acquiert… ". Une fois de plus, l’élève devra, péniblement et dans le flou selon la mode pédagogiste comptable des échecs actuels, continuer à " acquérir son savoir… par sa propre activité " et non par un apprentissage rigoureux et sécurisant.

Enfin, des disparitions fixées par les programmes de 2007, mais corrigées en février 2008, sont à nouveau confirmées, comme celle de l’apprentissage du subjonctif, pourtant très fréquent lui aussi dans le langage.

Le collectif Sauver les lettres dénonce donc ce recul précipité sur les programmes et les concessions à l’idéologie constructiviste, propre à différer sans cesse et à fragiliser les apprentissages les plus nécessaires aux plus démunis. Il regrette aussi que le ministère, par sa décision antérieure d’une baisse nocive des horaires hebdomadaires de l’école primaire, ait fourni si facilement aux détracteurs de l’instruction des arguments de condamnation de programmes plus solides et plus rigoureux. Enfin, on ne peut susciter l’adhésion des personnels dans le moment même où, par politique libérale, l’on ferme leurs classes ou supprime les postes de leurs collègues du secondaire.

Le collectif Sauver les lettres rappelle que seule une maîtrise de la langue la plus riche et la plus précoce possible, et des horaires suffisants et réguliers, permettent de réduire l’inégalité scolaire. L’effort de reconquête de cette maîtrise vient d’être stoppé net par des coupes maladroites, incohérentes, ou idéologiques.

Afin que l’occasion de voir adopter des programmes plus favorables aux élèves ne soit pas gâchée, Sauver les lettres appelle le Conseil Supérieur de l’Education qui va être consulté à rétablir les contenus amputés, et à restaurer les apprentissages précoces nécessaires aux élèves les plus fragiles.

Collectif Sauver les lettres

(1) Un tableau comparatif complet des deux versions, pour la maternelle et le primaire, figure sur le site du collectif : http://www.sauv.net/prog2008matern.php , http://www.sauv.net/prog2008cycle2.php , http://www.sauv.net/prog2008cycle3.php, ainsi qu’un historique des contenus de 1985 à 2008 : http://www.sauv.net/prim_langue_pb2008.php .

Sauver les lettres

www.sauv.net

Écrit par : Manu | 05 mai 2008

Jérémy a écrit :
« Collombon, la liberté d'expression m'interdit de vous insulter, quand bien même j'en aurais l'envie. Ce principe devrait vous permettre d'en déduire que Vanneste était condamnable.

Vous m'avez répondu sur Vanneste et l'homophobie, mais pas un mot sur ce qu'ils disent de Fourest et Amara. Vous soutenez aussi leurs attaques contre la "fasciste" "stalinienne" et "la beurette qui veut passer à la télé" ? »

La liberté d’expression ne vous interdit pas de m’insulter ; c’est la courtoisie qui vous en empêche, ce dont je vous remercie.

Je n’ai sans doute pas été claire. Je ne suis pas en train d’émettre une opinion sur le fonds. Ce que je pense personnellement du contenu du site « communautarisme » est un autre débat. Je défends la liberté d’expression. Je soutiens le droit de ce site à raconter ce qu’ils veulent sur qui ils veulent, y compris sur Amara ou Fourest.

Ceci dit, je conviens avec vous que traiter lesdites de stalinienne ou de beurette en mal de média est condamnable – mais pas par un juge.

Que l’on puisse être traduit en justice pour une opinion, aussi débile soit-elle, me soulève le cœur.

Écrit par : collombon | 05 mai 2008

Jérémy a écrit :

"Je suis surpris que des républicains comme Collombon et un observateur contestent à la fois le pouvoir législatif qui a décidé d'une loi, le pouvoir politique qui l'a soutenue dans son ensemble (c'est une mesure adoptée sous un gouvernement et une assemblée de droite, et soutenue par l'ensemble de la gauche), la représentation nationale et le pouvoir judiciaire. Tout le monde ne peut pas se prendre pour Antigone. »

Pardon ? Pour contester une loi, il faudrait être Antigone ? Sinon, il faudrait rentrer dans le rang, se taire et subir ? J’ai peu d’actions à ma disposition, que l’on me laisse celle de contester, même si ça ne sert à rien !

Écrit par : collombon | 05 mai 2008

"La liberté d’expression ne vous interdit pas de m’insulter ; c’est la courtoisie qui vous en empêche, ce dont je vous remercie. [...] Que l’on puisse être traduit en justice pour une opinion, aussi débile soit-elle, me soulève le cœur."

Ah mais nous sommes d'accord alors : je ne reproche pas à Vanneste d'être un délinquant, je lui reproche d'avoir tenu des propos odieux.

De même, je reproche à communautarisme.net d'être un torchon innommable qui s'en prend violemment aux homos, à Fadela Amara et à Caroline Fourest, et dont les prises de position rendent pour moi scandaleuse la pub qui leur est offerte par Jean-Paul Brighelli sur son blog.

Écrit par : Jeremy | 06 mai 2008

"je reproche à communautarisme.net d'être un torchon innommable..."

A ce compte, Jeremy, le Monde Diplo est une serpillière... Et pourtant il est sage de le parcourir, de temps en temps.

L'Observatoire du communautarisme surfe sur la préférence donnée à l'Etat-nation plutôt qu'aux intérêts communautaires.
Et rapporte de magnifiques entretiens :

"On voit tout de suite que le principe de laïcité est fondé sur la priorité absolue du droit de l'individu sur celui de tout groupe. Pour faire respecter mon droit je n'ai pas besoin de m'associer à d'autres pour former un groupe de pression.

Non seulement je n'en ai pas besoin, mais aucun groupe en tant que tel n'a plus de droits qu'un individu : le fondement de la décision politique n'est pas dans l'obligation d'appartenance, l'association politique repose au contraire sur la suspension des appartenances, sur la volonté de chaque citoyen."
http://www.communautarisme.net/Catherine-Kintzler-la-laicite-engage-un-modele-politique-fonde-sur-un-paradoxe-c-est-la-supposition-de-la-suspension-du_a985.html

Écrit par : Blue Angel | 06 mai 2008

Que l’on puisse être traduit en justice pour une opinion, aussi débile soit-elle, me soulève le cœur.

Ecrit par : collombon | 05 mai 2008
Alors, voici de quoi vous écoeurer un peu plus: derrière le "gag", comme dit le chapeau de l'article, il y a comme une dépression qui s'annonce dans le marché international des théories bidons.

ttp://online.wsj.com/article/SB120995103004666569.html?
mod=opinion_main_commentaries

C'est l'histoire d'une prof qui enseignait la composition anglaise à des étudiants de 1ere année ( freshmen) dans une Ivy League school des E-U , Dartmouth. Ils ont commencé à se tortiller sur leur chaise dès le début de l'année quand elle a voulu leur faire gober la "French narrative theory" , pas besoin de vous mettre des sous-titres...

La révolte a vraiment explosé (the shit hit the fan) le jour où ellle leur a fait un cours sur l'"écoféminisme", un machin qui qui prétend que le progrès scientifique est au service des hommes et a pour but d' asservir les femmes.

Quand les étudiants ont émis des doutes sur les facultés de madame Folledingue, elle les a traités de démagos fascites puis traînés en justice pour "intellectual distress" ...

Quand je vous dis qu'il y a de l'espoir ici, en espérant que les juges auront un peu de jugeotte.

Qu'attendent les lycéens francais pour en faire autant avec tous les profs de francais qui leur font bouffer la même foutaise? Leurs syndicats auraient alors une utilité.

si le lien ne fonctionne pas l'article est de Joseph Rago, dans le journal de la rue du Mur d'aujourd'hui, (WSJ) page débats (op-ed).

Écrit par : Cadichon | 06 mai 2008

Jérémy, le gauchisme est vraiment la maladie infantile de l'intelligence. J'ai passé mon adolescence et ma post-adlescence (qui, comme vous le savez, dure toute la vie chez la plupart des hommes) à voir des groupuscules s'anathématiser les uns les autres. Je me suis séparé d'une fille remarquable parce qu'elle avait des côtés Quatrième internationale. J'ai assisté à des exclusions motivées par les relations (supposées mauvaises) que l'intéressé entretenait avec telle ou telle personne. Ça me rappelle les invectives de Breton envers Aragon sous prétexte que son père était un flic en chef. Alors je suis tout à fait conscient des prises de position de telle ou telle organisation, mais à ce jour, à part ici parce que je suis maître chez moi, je n'ai jamais trouvé d'officine qui me satisfasse à 100%. Et encore, je tolère ici l'expression d'opinions parfois très contestables — et vous le savez bien. Vous m'imaginez exclure de ce blog tel ou tel parce qu'il passe du temps chez cet enfoiré de Lubin ? Si vous ne savez pas exploiter les aspects positifs, et passer, au moins pour un temps, sur les aspects négatifs, votre vie (à commencer par la vie privée) doit être intéressante à raconter… Les deux extraits et pas mal d'autres : il y a beaucoup de bonnes choses sur communautarisme.net, et le jour où j'aurai envie de me faire vraiment insulter, et de prendre des risques — d'insérer l'ombre d'une corne de taureau dans ce blog, comme aurait dit Michel Leiris —, je monterai un dossier sur la corsisation des emplois dans l'île, ou, comme quelqu'un l'évoquait un peu plus haut, la discrimination positive introduite dans l'Education par Jack Lang — en Languedoc et ailleurs.
Donc, tant que je serai aux commandes, ce blog sera ouvert à tout le monde — et j'y laisserai tout ce qui sera posté, sauf atteintes à la vie privée.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 mai 2008

"Vous m'imaginez exclure de ce blog tel ou tel parce qu'il passe du temps chez cet enfoiré de Lubin ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2008

Là, ça ne se situe pas au niveau de la liberté d'expression, mais de la vie privée! On peut très bien envisager d'aller chez Lubin pour le contrer!!!

"Jérémy, le gauchisme est vraiment la maladie infantile de l'intelligence. J'ai passé mon adolescence et ma post-adlescence (qui, comme vous le savez, dure toute la vie chez la plupart des hommes) à voir des groupuscules s'anathématiser les uns les autres.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2008

J'ai vécu ça aussi, (à Vincennes, dans les années 70), et je confirme tout! C'était aussi violent que les prises de bec entre certains du MODEM et de l'UMP, et presque autant que celles entre des représentants de différents courants du PS.

Jérémy, je vous réponds par "mail" dès que j'ai un peu de temps, (pendant ce week-end prolongé).

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2008

Une fois comptabilisés les grévistes qu'on n'a pas payés.13 000 000 euro non versés qui serviront à financer le service minimum d’accueil que l’Éducation Nationale s’est engagée à reverser aux communes qui le souhaitaient.


Dans le primaire, les syndicats annonçaient 53% de grévistes, le ministère donnait un pourcentage de 38.5 %. Le chiffre réel est de 28% (deux fois moins que le pourcentage annoncé par les syndicats).
Dans les collèges et les lycées, le pourcentage syndical est de 55%, le pourcentage ministériel est de 35 %, le pourcentage réel est de 21% (plus de deux fois moins que le chiffre des syndicats).

Écrit par : lire écrire compter | 06 mai 2008

"De source sûre", évidemment... Encore des chiffres qui vont être faciles à vérifier?... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2008

Dans le primaire, les syndicats annonçaient 53% de grévistes, le ministère donnait un pourcentage de 38.5 %. Le chiffre réel est de 28% (deux fois moins que le pourcentage annoncé par les syndicats).
Dans les collèges et les lycées, le pourcentage syndical est de 55%, le pourcentage ministériel est de 35 %, le pourcentage réel est de 21% (plus de deux fois moins que le chiffre des syndicats).

Ecrit par : lire écrire compter | 06 mai 2008

Est-ce que cela signifie que les profs en ont assez de faire grève ? Cela voudrait dire , soit qu'ils attendent qu'on leur propose des actions plus "musclées " , soit tout simplement qu'ils ont perdu "la foi"et baissent les bras , résignés . Que faut-il en penser ???

Écrit par : Un observateur | 06 mai 2008

Je crois surtout que la pratique syndicale des grèves sporadiques sur 24 heures est obsolète — et dispendieuse. Je m'attends à un mouvement beaucoup plus unanime le 15, et ce sera une bonne occasion de tâter le moral des troupes. Au demeurant, je ne suis pas sûr qu'il y ait un mouvement profond avant la rentrée : le Bac est trop près, et les enseignants ont une conscience professionnelle chevillée au mécontentement.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 mai 2008

Entièrement d'accord . Je plaide pour un boycott du Bac , qui est selon moi un vrai moyen d'action , mais toujours la même rengaine : l'intérêt des élèves etc..etc.
Pourtant..répondre absent aux convoc. du bac , faire grève ce jour-là ....????

Écrit par : Un observateur | 06 mai 2008

J'espère que Nicolas Sarkozy n'envisage pas d'engager la France sur cette voie, une voie "communautariste" au bout de laquelle on verrait coexister à égalité le code civil et la charia.

Ecrit par : Robin | 05 mai 2008

Vous êtes candide , Robin ! Ou trop gentil ! La réponse est "OUI" ! Sinon , pourquoi cette propagande ? Attendons nous à l'autorisation du voile à l'école !
Mais peut-être vivez-vous tous dans des lieux retirés , où il n'y a pas de femmes et , de plus en plus , de très jeunes filles , voilées, qui partent ainsi au collège et qui , pour l'instant , retirent leur voile avant d'entrer . Pour moi , c'est insupportable , insultant , mais je suis intolérante , c'est vrai ! La doxa veut que nous supportions !
Il est vrai aussi que pour beaucoup d'hommes , le voile n'est qu' un gadget et n' a pas le sens que les femmes lui donnent : soumission au pouvoir religieux et masculin et signe d'inégalité ...
La machine est en route depuis longtemps ! Elle risque de broyer l'école ! Et nous avec !

Ecrit par : Un observateur | 05 mai 2008

"Candide" et "gentil" , je ne sais pas, mais j'essaye de garder quelques raisons d'espérer ou du moins de ne pas désespérer complètement.

Je suis absolument d'accord avec vous au sujet du voile islamique et je m'étais associé à ceux qui avaient demandé que l'interdiction du voile et des signes ostentatoires d'appartenance religieuse en général figure en toutes lettres dans le Réglement intérieur de l'établissement où j'exerçais au moment de la "Loi Bayrou".

C'est à ce moment-là que je me suis aperçu avec étonnement (c'est mon côté "candide", si vous voulez) que certains collègues de Gauche (une femme en particulier, agrégée de Lettres, féministe et lectrice de Simone de Bauvoir) que j'aurais cru très à cheval sur la défense de la laïcité et de la liberté de la femme étaient plus que réticents.

Il y a avait un contexte lié à la vie privée de cette personne et je ne veux pas en dire plus, mais beaucoup de gens de Gauche ont préféré céder sur la laïcité au nom de la tolérance culturelle et d'un antiracisme aveugle.

En tout cas, sachez que personnellement, je ne pousserai jamais la "gentillesse" jusqu'à accepter le voile dans les établissements scolaires. Le symbole et la réalité me révulsent autant que vous.

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Nous hne sommes pas les seuls à dire ce que nous disons — et ça fait du bien de le savoir. Jetez donc un œil sur
http://www.ripostelaique.com/Liberaux-gauchistes-pedagocrates.html
et sur le blog (toujours remarquable) de Catherine Kintzler, qui appartenait à la même commission "occulte" que moi et d'autres, une analyse intéressante des programmes du Primaire (histoire de récupérer le fil de ma Note initiale) :
http://www.mezetulle.net/article-19125154.html#notes%23notes
JPB

Écrit par : brighelli | 06 mai 2008

On pourrait émettre d'autres hypothèses à partir de ces chiffres.
a)Il y a eu plus de grévistes que ces 28% ou 21 % relevés.Ce qui veut dire alors que des grévistes ne se sont pas marqués sur la feuille qui circule après la grève ou se sont marqués comme présents ,c'est selon,pour être quand même payés.
Quelle pensée sacrilège! J'admets.
b)Les chiffres sont bons,pas de tricherie.Alors,il y a un grand nombre d'enseignants qui pensent secrètement que la réforme Darcos est bonne mais ne peuvent le dire dans ce milieu de gauche officielle qu'est l' E.N.Alors ils prétextent que la grève leur fait perdre de l'argent pour ne pas la faire,et cet argument ,le syndicaliste,le politique de l'établissement le pardonne.L'honneur est sauf pour le "pauvre prolétaire intellectuel" et sa carrière aussi.
Quelle deuxième pensée sacrilège!Je l'admets aussi.
c)Non , c'est la pensée"qui ne peut pas le moins ( 24 h) peut le plus ( illimitée)" qui est sans doute la vérité.
Si les électeurs ont voté à droite plutôt que Jospin,Veltroni et Brown,c'est que ces derniers n'étaient pas assez à gauche.

Écrit par : lire écrire compter | 06 mai 2008

Le 5 mai 2008

Après le drame de Meyzieu : la pédagogie est-elle responsable des violences à l'Ecole ?

Après le drame dans un collège de Meyzieu où un élève a poignardé trois de ses camarades, j’ai reçu plusieurs messages électroniques et une lettre anonyme m’imputant la responsabilité de l’événement : « C’est vous et les vôtres, les pédagogistes, qui, en ruinant l’autorité des enseignants, avez autorisé de telles atrocités. Il est devenu impossible d’affirmer son autorité aujourd’hui pour un professeur. Et tout cela au nom de « l’élève au centre ». »… « L’anéantissement de la pensée et de la culture dans l’école, dont vous êtes largement responsable, aboutit à cette gigantesque récréation où tout est permis, même poignarder ses camarades. »… « La violence des élèves est la conséquence de la démission organisée de l’Éducation nationale que vous avez orchestrée ! ».

Passons sur le pouvoir invraisemblable qui m’est attribué là. Acceptons l’idée que nul n’est censé lire les livres des gens qu’il stigmatise. Laissons tomber les blessures narcissiques qui, après tout, n’ont guère d’importance au regard des enjeux. Et tentons brièvement une analyse « pédagogique » de la situation…

NOUVEAUTES SUR LE SITE

- "Adapter l'Ecole à l'élève ? Une vieille question pédagogique... toujours d'actualité!" Intervention de Philippe Meirieu au Forum Retz-Le Monde de l'Education (dans OUTILS DE FORMATION)

- Une lecture de l'ouvrage de Philippe Meirieu, La machine-Ecole (entretiens avec Stéphanie le Bars, Folio Actuel), par Philippe Cadiou : "L'ECOLE EST UN SPORT DE COMBAT"

- "Il s'agit d'en finir avec 30 ans de pédagogisme qui a laissé croire qu' on pouvait apprendre en s'amusant". Xavier Darcos... Frédéric Clément réagit dans sa chronique BREVES DE SALLE DES PROFS

- NOUVELLES EMISSIONS DE CAP CANAL EN LIGNE... films, débats et analyses sur l'école.

- LES GRANDES FIGURES DE LA PEDAGOGIE... notices et analyses.

- OUTIL DE FORMATION : "Pour une pédagogie du sujet".

- FORUM : A propos de la suppression du samedi matin : "Mais oui, mais oui, l'école est finie !" par Sylvain Grandserre

"L'évolution du métier d'inspecteur du premier degré… ou « Je suis content, je pilote ! »", par Pierre Frackowiak

- A L'OCCASION DE LA PUBLICATION DU LIVRE Pourquoi est-ce (si) difficile d'écrire?, CONFERENCE de Philippe Meirieu : "Ecrire : un problème scolaire, une question d'éducation, des enjeux sociaux".

- L'ECOLE AU QUOTIDIEN : Chroniques d'un chef d'établissement, un feuilleton depuis début juillet, nouvel épisode chaque dimanche.

- FORUM : "La pédagogie sera-t-elle hors-la loi ?", par Sylvain Grandserre

- LA CLASSE AU QUOTIDIEN : "Trois pas en avant, trois pas en arrière...", quelques balises professionnelles essentielles après six années d'enseignement de l'EPS en ZEP", par Cécile Rossard.

- ECHANGES DE PRATIQUES ET DE DOCUMENTS : L'Autre lycée : projet de création d'une structure alternative d'accueil des élèves en grande difficulté scolaire dans l'Académie de Besançon, par Claude Mercier

- PROPOSITIONS ET MANIFESTES : "La classe de seconde vue par Philippe Meirieu", par Claude Rebaud, proviseur de lycée

- CAP INFOS : des émissions pédagogiques d'une heure (un documentaire et un débat) produites et diffusées par CAP CANAL et que l'on peut visionner en ligne.

- Eléments d'épistémologie de la pédagogie : face aux attaques dont elle est l'obet, devant les malentendus qui se développent à son sujet (y compris dans les "sciences de l'éducation"), il est important de tenter de répondre à des questions simples : "Qu'est-ce que la pédagogie? " et "Peut-on encore faire de la pédagogie aujourd'hui?"

- "Un collège au jour le jour" : le quotidien de la vie d'un professeur de français de collège, en feuilleton toutes les semaines.

- Dans le "Forum", une série de contributions sur la carte scolaire... et sur bien d'autres sujets.

- Le diaporama utilisé à Genève lors de la soirée du 16 mai : "Trois regards sur les méthodes actives" : "Les méthodes actives aujourd'hui et demain : quelle Ecole ?". A visionner dans le chapitre "Outils de formation".

- "Treize pistes pour des pratiques d'excellence en ZEP" : intervention de Philippe Meirieu lors du colloque de l'OZP du 13 mai 2006.

- Un chapitre consacré aux textes inconnus ou méconnus du patrimoine pédagogique... Et, en particulier, le texte complet et annoté de la Lettre de Stans de Pestalozzi (1799).

- Dans le chapitre "Echanges de pratiques" : un texte accompagné de nombreux documents et outils de travail intitulé : "Pour que nos enfants puissent apprendre ensemble :
respecter leur personne et leurs droits", par Jean Le Gal... et un document sur l'utilisation du Droit en CDI par Gérard Hernandez.

- Un chapitre intitulé "Petit dictionnaire pédagogique " présentant des textes susceptibles d'illustrer des notions ou concepts en matière éducative.

- Un document publié en 1989 : "Quelle formation pour quels enseignants?" .

- Un texte d'Olivier Blond-Rzewuski, professeur des écoles, philosophe, qui analyse l'état du système scolaire et du débat éducatif et propose de continuer à travailler au niveau de chaque école et établissement : "Education nationale : le bateau coule! Jetez les chaloupes à la mer".

- Une analyse de Pierre Frackowiak : De la classe à l'école : pour préparer une nouvelle loi d'oriention sur l'école, il est indispensable de redéfinir le projet d'école, suivi d'un outil de travail : "Pour une éthique du projet d'école", dans le "Forum".

- "Eduquer, la loi fondatrice", une conférence-outil de travail de 30 minutes réalisée pour les personnels administratifs et de service des établissements scolaires, mais utilisable avec des élèves, étudiants, enseignants (à écouter dans le chapitre "Réalisations audio-visuelles").

- un outil de formation : "Grille d'analyse d'une séquence d'apprentissage" (dans le chapitre "Outils de formation").

- un projet porté par le groupe ATD-Quart Monde de Bretagne et présenté par Bruno Masurel : "Vivre la citoyenneté au collège" (dans le chapitre "Echanges de pratiques").

- un texte de Marie-Laure Gérin : Comment agissent les discriminations à l'école... et comment agir contre les discriminations à l'école. Analyse, témoignage et propositions d'une enseignante du premier degré face à la "violence scolaire" : sortir de l'affrontement et faire en sorte que chacun puisse "parler en son nom" (dans le "Forum").

- Dans le chapitre "Articles et conférences", plusieurs nouveaux articles dont : Le statut de la pédagogie dans la réflexion éducative contemporaine, ou "La pédagogie peut-elle encore espérer transformer l'école?"

- Dans le chapitre "Cours de pédagogie": Texte complet de la leçon n°1: "Sciences de l'éducation et pédagogie, ou comment le militant pédagogique peut-il être déniaisé tout en restant militant."

- Dans le chapitre "Textes polémiques et débats théoriques et politiques", une fiction intitulée "Dialogue imaginaire sur le "prêt-à-penser" pédagogique en formation des maîtres".

- Dans le chapitre "Outils de formation", un texte et des propositions pour travailler la question : "Comprendre ou juger? Les impasses d'une alternative... les promesses de la pédagogie".

- Dans le chapitre "Ouvrages, articles et documents recommandés", des essais et des romans qui interrogent l'éducation.

- N'oubliez pas, par ailleurs, de consulter les textes mis régulièrement sur le forum.






Il est totalement invraisemblable de réduire le violence scolaire à une seule cause : le geste du collégien de Meyzieu est, sans aucun doute, la conséquence d'une multitude de facteurs de tous ordres, relevant aussi bien de son histoire personnelle que du contexte social et médiatique. Accuser les pédagogues et la pédagogie relève d'une imposture intellectuelle grave : c'est refuser de voir la complexité d'un phénomène et donc, au bout du compte, renoncer à une action qui ne peut être que collective et sur la durée.

Mais il y a plus et comme le sentiment d'une grande injustice dans cette accusation. Car, il me semble que c’est pour avoir ignoré les leçons de la pédagogie que l’École est aujourd'hui en difficulté sur la question de l’autorité : alors que les normes sociales, qui imposaient jadis l’autorité des enseignants, se sont effondrées, nous n’avons pas pris le relais par une pédagogie capable d’imposer la légitimité de la compétence et de structurer de véritables institutions dans l’École. Alors que l’exaltation de la violence est devenue une des vecteurs essentiels du commerce et que les jeunes générations sont fascinées par le retour à la virilité archaïque, nous avons abandonné les enseignants en rase campagne. L’ombre du père fouettard, qui se dissimulait derrière le maître « traditionnel » et promettait, en cas de désobéissance, la punition familiale, l’exclusion sociale ou la damnation éternelle, s’est progressivement estompée.

L’enseignant doit aujourd’hui assumer, plus que quiconque, « l’insoutenable légèreté de l’être ». Il avance seul et entre dans sa classe sans que nul ne l’ait investi du pouvoir auprès des enfants. À lui d’ « assurer ». S’il a le charisme voulu et la santé suffisante, il s’en sortira à peu près. Sinon, ce sera une épreuve difficile : il s’attend à un statut qui le mette à l’abri des agressions et lui permette de transmettre correctement son savoir, on ne lui propose qu’une « autorité sans garantie de l’établissement ». Faute d’outils pédagogiques, il craque ! Et, parfois, rejoint la cohorte des nostalgiques d’un passé où, quand on entrait en cours, « la messe était dite »… Freud expliquait qu'on envoie les professeurs dans une expédition polaire en les équipant d’un casque colonial et d’un filet à papillons : cette formule est plus que jamais d’actualité ! Les anti-pédagogues qui ont ringardisé ou diabolisé la pédagogie portent une lourde responsabilité : ils ont privé les enseignants de précieux repères et d’inestimables outils pour gérer les groupes, ils les ont laissé s’épuiser dans des face-à-face qui deviennent parfois des corps à corps.

La pédagogie ne peut pas tout. Les violences scolaires appellent une réflexion globale sur le statut de l'éducation dans nos sociétés. Elles doivent nous amener à miser sur un véritable l'accompagnement à la parentalité, à susciter de nouvelles initiatives dans le domaine de l'intergénérationnel, à interroger les médias et les industries du jeu vidéo, à penser autrement l'articulation du travail des différents acteurs sociaux, à tisser de nouveaux liens entre l'Ecole et son environnement, à interroger les formes d'organisation scolaire massifiées que nous avons mises en place... Tout cela est nécessaire. Comme il est nécessaire de revisiter les propositions pédagogiques, de Pestalozzi à Makarenko, de Célestin Freinet à Fernand Oury, et de tenter - enfin ! - de les prendre au sérieux.

Voir aussi le texte de Sylvain Grandserre : La pédagogie à contre-courant, dans le FORUM

Écrit par : Méirieu fan club | 06 mai 2008

Le 26 avril 2008

Après "Ripostes" du 20 avril

Après l'émission RIPOSTES du 20 avril 2008 sur France 5, émission animée par Serge Moati, avec Jean-Paul Brighelli, Xavier Darcos, Emmanuel Davidenkoff, Jack Lang, Natacha Polony et moi-même, j'ai reçu de très nombreux messages de sympathie, solidarité, mise en garde ou hostilité... On comprendra que je ne commente pas cette émission que chacun a pu et peut juger librement. Bien évidemment, il faut, pour cela, tenir compte des "règles du genre" : le nombre et la "configuration" des invités, les impératifs de la promotion éditoriale ou du positionnement "politique", le formatage imposé des propos, la surenchère des "petites phrases" pour frapper l'opinion selon la logique du matraquage publicitaire... tout cela impose de relativiser cet "exercice de style". Il faut espérer que le travail de réflexion se poursuive plus sereinement et de façon plus honnêtement constructive dans d'autres cadres. C'est dèja très largement le cas, je crois, sur ce site.

Je me permets simplement ici de remercier chaleureusement ceux et celles qui m'ont témoigné leur amitié à cette occasion et de reproduire un billet rédigée par Florence Castincaud, des Cahiers pédagogiques...

"Le coupable idéal"

L’école va mal, va très mal, et le coupable, c’est lui.

Il a participé au Conseil National des Programmes heureusement disparu, nous dirons qu’il a bradé des savoirs auxquels ils ne croit pas.

Il a contribué à mettre en place, y compris au niveau du bac, des formes de « travaux collectifs », nous dirons qu’il s’efforce par tous les moyens de maintenir nos élèves dans l’évitement du vrai savoir.

Il est devenu une référence pour la formation des maîtres, nous dirons qu’il a formaté les esprits des jeunes enseignants en les enfermant dans des dogmes qu’il leur est interdit de contester.

Il a disséqué l’acte d’apprendre et d’enseigner, nous dirons qu’il a privé les maîtres de leur juste conscience d’exercer un art personnel, indicible, supérieur à tous.

Il a expliqué comment on pouvait différencier, nous dirons qu’il est à l’origine du vaste nivellement par le bas à l’œuvre dans une école qui n’ose plus exclure personne.

Il a montré qu’on pouvait enseigner autrement, nous dirons qu’il a découragé et culpabilisé des centaines d’enseignants en imputant l’échec de cancres et trublions patentés au manque de savoir-faire de leurs maîtres.

Et c’est ainsi que répètent à l’envi, non seulement ses traditionnels adversaires, mais certains journalistes décidément bien peu spécialistes malgré leur titre : c’est la faute à Meirieu ! . Avec une assurance ahurissante, une envoyée de Marianne lui lance récemment lors de Ripostes : « Et voilà l’école que vous avez faite, M. Meirieu ! ». On croit rêver devant un tel déni de la réalité… Des gens qui n’ont pas lu sérieusement un ouvrage de pédagogie ni ne sont allés voir ce que sont les classes ordinaires répètent paresseusement, parce que ça fait bien, parce que ça évite de penser, que l’école va mal en raison d'un mélange de démission et d’impuissance savamment entretenues.

Si les profs sont malheureux, si à l’école tout n’est que jeu, si à Pisa nous sommes piteux… c’est la faute à Meirieu. Pas terrible, mais ça marche !

Florence Castincaud, Revue Les Cahiers Pédagogiques

Écrit par : Méirieu fan club | 06 mai 2008

l y a avait un contexte lié à la vie privée de cette personne et je ne veux pas en dire plus, mais beaucoup de gens de Gauche ont préféré céder sur la laïcité au nom de la tolérance culturelle et d'un antiracisme aveugle.

En tout cas, sachez que personnellement, je ne pousserai jamais la "gentillesse" jusqu'à accepter le voile dans les établissements scolaires. Le symbole et la réalité me révulsent autant que vous.

Ecrit par : Robin | 06 mai 2008


C'est bien ce que j'ai pu observer aussi et qui me fait penser que nous ne serons pas nombreux à lutter , Robin !

Écrit par : Un observateur | 06 mai 2008

Et dans les années soixante,un jour où il faisait chaud, un inspecteur demanda à une institutrice de bien vouloir ajuster le dernier bouton de son corsage afin de dissimuler la petite croix que l'on pouvait apercevoir en y mettant de la bonne volonté. Cette anecdote m'a été rapportée par une collègue à l'époque où l'affaire de Créteil faisait couler beaucoup d'encre.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 mai 2008

Enfermez 'Mou du pavé'' 's fan club !
Libérez Marie-Jeanne !

ange

Écrit par : toto | 06 mai 2008

Discuté à midi avec un jeune collègue professeur d'Histoire en année de stage de titularisation.

Il a voulu devenir enseignant "pour cesser de se sentir étudiant" et il a le sentiment de n'avoir par vraiment quitté ce statut...Impression d'être "infantilisé" Il a beaucoup de travaux écrits à rendre aux formateurs de l'IUFM, des QCM et un mémoire de 70 pages.

Il attend impatiemment l'année prochaine.

On lui a parlé au début de l'année de "transversalité, de "pédagogie par objectifs", de "pédagogie différenciée", de "construction de savoirs"... On leur a aussi parlé de la pédagogie "explicite" (il ne faut pas désespérer !)

Les nouveaux mots de passe sont "socle commun" et "B2I".

Il semblerait que Meirieu soit passé de mode. Il n'est plus le gourou réputé omniscient, le Cagliostro de la pédagogie qui régnait quand j'ai passé moi-même le CAPES, il y a une vingtaine d'années.

Le nouveau "gourou" s'appelle Alain Bentolila ! Sic transit gloria mundi !))))))))))

(Je sais que je vais me faire allumer pour la citation latine, mais je ne peux pas m'en empêcher !)

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

L’école va mal, va très mal, et le coupable, c’est lui.

Avec une assurance ahurissante, une envoyée de Marianne lui lance récemment lors de Ripostes : « Et voilà l’école que vous avez faite, M. Meirieu ! ».

Ecrit par : Méirieu fan club | 06 mai 2008

Et revoilà la tactique favorite du gugusse! Se poser en victime!
Et il se sert du dévouement aveugle d'une de ses groupies pour accentuer cette auto-victimisation. "Voyez comme je suis méchamment et injustement attaqué et comme heureusement il y a plein de gens pour me plaindre et me soutenir! Voyez comme le témoignage de Florence est émouvant!"
Toujours la même parade, qui n'entre en aucun cas dans le vif du sujet - puisqu'il est admis par Meirieu lui-même que Meirieu a toujours raison et que toute objection à ses idées relève de la basse attaque partisane et passéiste -, mais en plus, perfidemment distillées, les plus basses attaques du soi-disant martyr pour discréditer ses adversaires en invoquant leur "positionnement politique" (ainsi, ils (Darcos et les siens) n'auraient aucun souci du bien public) ou - encore bien plus immonde, leur "intérêt éditorial" (autrement dit, si Brighelli et Polony s'agitent sur le plateau, c'est pour vendre leurs livres).
En un mot, Meirieu reste égal à lui-même, écoeurant!
Au fait, son vrai et son seul métier, c'est bien de vendre des livres, non?

Écrit par : Jean | 06 mai 2008

Si les profs sont malheureux, si à l’école tout n’est que jeu, si à Pisa nous sommes piteux… c’est la faute à Meirieu. Pas terrible, mais ça marche !

Florence Castincaud, Revue Les Cahiers Pédagogiques

Ecrit par : Méirieu fan club | 06 mai 2008

Je ne sais pas si tout est de la faute "à Meirieu", mais à sa place, je me poserais de sérieuses questions.

Lui qui soumet l'enseignement explicite à une critique impitoyable depuis des années en invoquant des théories fumeuses et de pratiques catastrophiques serait-il lui-même au-dessus de toute critique ?

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Shit transit intestinalis merda mundi

Écrit par : Troll des chiottes | 06 mai 2008

Si les profs sont malheureux, si à l’école tout n’est que jeu, si à Pisa nous sommes piteux… c’est la faute à Meirieu. Pas terrible, mais ça marche !

Florence Castincaud, Revue Les Cahiers Pédagogiques

Ecrit par : Méirieu fan club | 06 mai 2008

Remarquez, Jean, vous qui en êtes un fin connaisseur, si on relit la défense de Meirieu par Florence Castincaud, vous ne trouvez pas que ça fait un peu penser à la fable "L'ours et l'amateur de jardins" du bon La Fontaine ?

Elle donne en effet tous les arguments en sa défaveur, c'est même à se demander si...

"L'Ours allait à la chasse, apportait du gibier,
Faisait son principal métier
D'être bon émoucheur, écartait du visage
De son ami dormant, ce parasite ailé,
Que nous avons mouche appelé.
Un jour que le vieillard dormait d'un profond somme,
Sur le bout de son nez une allant se placer
Mit l'Ours au désespoir ; il eut beau la chasser.
Je t'attraperai bien, dit-il. Et voici comme.
Aussitôt fait que dit ; le fidèle émoucheur
Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur,
Casse la tête à l'homme en écrasant la mouche,
Et non moins bon archer que mauvais raisonneur :
Roide mort étendu sur la place il le couche.
Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami ;
Mieux vaudrait un sage ennemi."

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Ce blog semble attirer tous les pousse-moumoutes et autres nostalgiques de la baguette, de l'école de papa, et des robots moulinex. Réveillez-vous camarades vous êtes à des millions de km de vos élèves (et je ne parle pas de la moustache de monsieur B), descendez de vos estrades et repensez votre métier non pas en fonction de votre ego ou de votre bitte mais en fonction de vos élèves. Qu'en je pense qu'on confie des enfants à ce monsieur "Les quatre heures de gym, par exemple, me paraissent l'une de ces lubies qui mangent un temps qui pourrait être utilisé bien plus intelligemment", mes cheveux se dressent sur la tête. Pitoyable.

Écrit par : aliscan | 06 mai 2008

Le fan club de Meirieu a du mal à écrire correctement son nom... Au fait, Meirieu a inventé aussi l'eau froide !

Merci bien mais si on veut lire des argumentsqui n'en sont pas et de la bonne grosse niaiserie gnangnan, tout le monde est libre de se rendre sur le site des Cahiers pédagogiques. On ne peut pas s'y tromper : leur slogan totalitaire ne permet pas la confusion.

Écrit par : Lariba | 06 mai 2008

Pour ceux qui nourriraient encore quelques illusions :

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article392

et aussi :

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article393

Écrit par : Un observateur | 06 mai 2008

Ce blog semble attirer tous les pousse-moumoutes et autres nostalgiques de la baguette, de l'école de papa, et des robots moulinex. Réveillez-vous camarades vous êtes à des millions de km de vos élèves (et je ne parle pas de la moustache de monsieur B), descendez de vos estrades et repensez votre métier non pas en fonction de votre ego ou de votre bitte mais en fonction de vos élèves. Qu'en je pense qu'on confie des enfants à ce monsieur "Les quatre heures de gym, par exemple, me paraissent l'une de ces lubies qui mangent un temps qui pourrait être utilisé bien plus intelligemment", mes cheveux se dressent sur la tête. Pitoyable.

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Merci Aliscan pour cette vigoureuse algarade.

Mais ôtez-nous d'un doute, comment peut-on employer un langage aussi vert et apprécier la lavasse insipide du pédagogisme, cette "bonne grosse niaiserie gnangran" dont parle Lariba ?

Si vous lisez ce blog, avouez-le, c'est que vous préférez le bon vieux whisky, même si "ça vous décoiffe", puisqu'à l'inverse des "pousse-moumoutes" vous avez la chance d'avoir encore tous vos cheveux !

Au fait "bite" ne prend qu'un "t", il me semble.

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Un pur malt" longuement vieilli en fût, spécialement pour aliscan...d'un "pousse-moumoute" :

"L'inégalité d'instruction est la principale source de la tyrannie."

Aliscan, je vous en sers un deuxième si vous me dites de qui c'est.

Les autres, on ne souffle pas !

(Non, ça n'est pas du Meirieu)

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Qu'en je pense qu'on ...
Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Alisqu'en ? Hé bé, qu'on !

Écrit par : FGuichard | 06 mai 2008

Merci Aliscan pour cette vigoureuse algarade.
Ecrit par : Robin | 06 mai 2008

Algarade :
1. 1502 « joute dont les marins de Gênes donnèrent le spectacle au roi Louis XII », ... : Courir esquifz, brigandins et gallyotes de navire a autre et faire la mille autres algarades et jeux divers);
2. av. 1533 « mouvement vif, brusque » ... Un cheval de sejour, Lequel apres avoir faict la rompture De son licol, son estable ou closture, Gaigne les champs, faisant mille alguerades, Haulse la teste, et jecte des ruades),...
3. 1548 « brusque sortie contre qqn » (G. Du Bellay, Instructions sur le faict de la guerre, fo 527 : Vray est qu'aucunes fois ces choses se font sans y penser aucune malice, mesmement si ceulx qui font ces alguerades, ont autant de raison d'avoir doubte de leur costé, comme les autres du leur).
Empr. à l'esp. algarada « incursion brusque en territoire ennemi », attesté dep. env. 1300 (Gran Conquista de Ultramar, ... attesté également au sens « tumulte, cris », ca 1270, Primera Cronica General de Alfonso X el Sabio), dér. de algara « id. », de l'ar. al gāra ...

Cher Robin, si vous êtes réellement à des millions de km de vos élèves, quelle mise en perspective, et quelle justice rendue sans en avoir l'air. :)

Écrit par : Blue Angel | 06 mai 2008

Au fait "bite" ne prend qu'un "t", il me semble.

Ecrit par : Robin | 06 mai 2008

Il me semble que Batman prend un t et bitte ... deux

Écrit par : aliscan | 06 mai 2008

Pour en rajouter aux élucubrations des fans de Meirieu, voici un joli texte de l'IUFM de Lorraine.

Changer de héros
Nous partirons de l'idée que l'acte d'apprendre est dangereux pour le sujet et qu'il peut être rapproché pour
certains des "travaux" et "épreuves" relatés par la mythologie et pour d'autres de "la quête" ou de "la
métamorphose" comme il en est souvent question dans les contes.
Dans cette perspective, qu'en est-il de la posture d'aide ?
Nous l'interrogerons sous l'aspect du changement, faisant ainsi l'hypothèse que cette posture pédagogique ne va
pas de soi.
1. Changer de héros
D'ordinaire, ce sont le savoir, les compétences, les programmes, les référentiels qui sont au centre
des préoccupations pédagogiques. D'ailleurs le "Savoir" ne fonde-t-il pas l'école, la relation pédagogique et l'expertise du rapport au savoir ?
Dans notre perspective et en cohérence avec la loi d'orientation de 1989 ( Nouvelle Politique pour
l’Ecole ) ; c'est l'élève dans sa quête de connaissance et de réussite qui prend la place du "Héros".
Notre souci de pédagogue est caractérisé par les questions suivantes :
" Comment s'y prend-il pour avancer, réussir, renoncer, échouer, hésiter …?"
La posture d'aide nous conduit à devenir "adjuvant".

2. Changer de point de vue
Généralement la relation pédagogique s'organise en une suite de face à face fondés par le savoir autour duquel enseignant et élève se toisent voire pire lorsque le savoir (ou la référence au savoir) disparaît et laisse place à des conflits directs.
Il est possible de valoriser "l'attention conjointe" ("regarder ensemble dans la même direction"comme dit le poète). (l'auteur ne connaît même pas ses classiques : Saint-Ex. A.M.V.) Cette notion est issue des travaux concernant le développement de la communication intentionnelle chez le jeune enfant.
Il est donc question de porter ensemble et en même temps son attention sur ce qui fait difficulté à l'élève ayant besoin d'aide (spécial needs éducation).
L'objet de la relation n'est plus entre les protagonistes, il est en point de mire pour chacun.

3. Changer de rôle
Plus qu'enseigner, c'est alors accompagner qui devient le geste professionnel de référence.
Nous pourrions faire allusion à la posture d'effacement favorable aux apprentissages en maternelle.
Il s'agit alors de laisser du temps à l'élève pour s'engager réellement dans l'action, agir pleinement et aller au bout de la tentative en garantissant son intégrité physique, morale, psychique et symbolique.
Il s'agit aussi d'être persuadé qu'en le laissant agir, nous lui permettons de comprendre à sa façon.
Permettre l'achèvement c'est favoriser la "reprise", la lecture de l'écart entre ce qui était prévu et ce qui s'est vraiment réalisé.
L'adulte en posture d'aide invite l'élève à dire comment il s'y prend, à réélaborer l'objet en point de mire (objectif de savoir, de méthode, d'attitude) et à se renseigner sur lui-même en train d'apprendre (sujet, objet de son propre apprentissage).
Enfin c'est accepter la vision de l'élève, son point de vue en posant celui de l'adulte en équivalence.
En conclusion, la posture d'aide est une composante de la pédagogie du détour mutuellement consenti."

(Quels guignols!!La première fois que je l'ai lu, j'ai cru que c'était un canular. Mais depuis, j'ai lu Goigoux, Frackowiak, et autres Diafoirus : non, ce n'est pas un canular.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 mai 2008

Le batman d'aile du papillon, je suppose ?

Écrit par : Blue Angel | 06 mai 2008

Il me semble que Batman prend un t et bitte ... deux

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Aliscan, prends garde à la douceur des choses...

Écrit par : Paul-Jean Toulet | 06 mai 2008

Le texte intégral, c'est encore mieux : de Paul-Jean Toulet (1867-1920), "Dans Arles".

Dans Arles, où sont les Aliscams,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses,
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton coeur trop lourd,

Et que se taisent les colombes:
Parle tout bas si c'est d'amour,
Au bord des tombes.

Écrit par : FGuichard | 06 mai 2008

...et mon coeur est bien lourd en ce moment.

Écrit par : aliscan | 06 mai 2008

Très bon lien à consulter.

http://www.mezetulle.net/article-19125154.html

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 mai 2008

...et mon coeur est bien lourd en ce moment.

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Votre bitte aussi, puisqu'avec 2 T, il s'agit d'une bitte d'amarrage !

Prétentieux, va !

Écrit par : yann | 06 mai 2008

vous êtes à des millions de km de vos élèves

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Peut-être, si c'est vous qui le dites, mais Meirieu, qui a l'incommensurable et inconscient toupet de nous apprendre comment il faut enseigner, a bien pris soin de se tenir, lui, à des galaxies des élèves réels. Et toutes ses idées mirifiques, à lui, ont échoué, alors que nos élèves nous remercient pour les connaissances solides que nous, nous, leur avons apportées.

Écrit par : Jean | 06 mai 2008

...et mon coeur est bien lourd en ce moment.

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Votre bitte aussi, puisqu'avec 2 T, il s'agit d'une bitte d'amarrage !

Prétentieux, va !

Ecrit par : yann | 06 mai 2008

Au risque de devenir lourd "bitte" prend bien deux T

Écrit par : aliscan | 06 mai 2008

Et toutes ses idées mirifiques, à lui, ont échoué, alors que nos élèves nous remercient pour les connaissances solides que nous, nous, leur avons apportées.

Ecrit par : Jean | 06 mai 2008

Br-a-vo !

Écrit par : aliscan | 06 mai 2008

On résume : le héros et son adjudant, non , adjuvant , par une attention conjointe , nouent une relation en point de mire , grâce à une pédagogie du détour par consentement mutuel !

Donc , ils veulent bien bosser ensemble .

Écrit par : Un observateur | 06 mai 2008

Au risque de devenir lourd "bitte" prend bien deux T

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Surtout quand il s'agit de "bitte schön"

Écrit par : Maminou | 06 mai 2008

Aliscan, vous êtes lourd, personne n'en doute, mais qu'est-ce qu'une bitte d'amarrage vient faire dans cette phrase : "descendez de vos estrades et repensez votre métier non pas en fonction de votre ego ou de votre bitte mais en fonction de vos élèves" ?

Bittte prend 3 T. Et bitttte en prend 4.

Sinon, je vous renvoie à : http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=3893854845;

Écrit par : yann | 06 mai 2008

bon, le lien ne marche pas.
voir atilf.atilf.fr, "bite"

Écrit par : yann | 06 mai 2008

Puisqu'on en est à citer Toulet :

"Toute allégresse a son défaut
Et se brise elle-même,
Si vous voulez que je vous aime
Ne riez pas trop haut.

C'est à voix basse qu'on enchante
Sous la cendre d'hiver
Ce coeur, pareil au feu couvert
Qui se consume et chante."

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 mai 2008

Consultez votre dictionnaire mon cher Yann... bitte (dans le sens de pénis) prend deux t (bite étant une variante possible mais une variante :-)

Écrit par : aliscan | 06 mai 2008

Br-a-vo !

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Merci!

Écrit par : Jean | 06 mai 2008

Anne-Marie, je donnais les références de l'article et du site de Catherine Kintzler ce matin !
Les grands esprits se rencontrent :-))…
JPB
PS. Je connais un écrivain de littérature érotique (ce n'est pas sur les sites pédagos qu'on vous parle de ça, va !) qui écrit régulièrement "bite" — "avec, dit-il, un seul "t" et si possible deux couilles."
Mais il ne faut pas parler des absents, n'est-ce pas, Aliscan ?

Écrit par : brighelli | 06 mai 2008

Oh les mecs arrêtez avec vos bit(t)es !

A Marseille, on a résolu le problème : on dit un vier.

Écrit par : dugong | 06 mai 2008

"Qu'en je pense qu'on confie des enfants à ce monsieur"

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Ouh la vache ! alissecon, j'espère que t'enseignes pas, vu les phôtes que tu ponds. Putain, ça, pique les yeux !

Écrit par : Guillaume d'Orange | 06 mai 2008

Que dit le professeur antipédagogol à ses élèves du haut de son estrade ?
"Vite aux bancs!
Je veux voir les bons cahiers.
Taisez-vous, en bas"

Ceci pour continuer dans la voie frayée par yann et aliscan!

Écrit par : mouron rouge | 06 mai 2008

Victor

Il y a des tatanes qui se perdent; je n'ai jamais vu ou entendu un occitan exiger que sa femme se voile; et oui, ces écoles existent, ce sont des calendretas; et il y a des concours à passer pour cela (prof des écoles, capes Français-OC, bivalence): ce sont des écoles bilingues. Pauvres instits tout pas contents de ne pas avoir LEUR école; les occitans n'ont d'autre revendication que celle que leur langue soit enseignée - et vu le nombre de postes au concours, et la façon dont les langues de France sont traitées. Esprit étroit français.

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2008

Désolé, Pendariès, mais ça c'est un commentaire à la gnico-gnàco comme on dit dins mon païs carcinol. L'école dont je parle n'est pas une calendreta mais une école publique dont les instits en place ont verrouillé l'accès en imposant l'occitan comme langue vivante enseignée en primaire. Je précise que je suis quercinois pur jus et occitanophone.
... sens rancuna !

Écrit par : victor | 06 mai 2008

Voilà que le ci-devant Vincent Cespédès remet ça (France Cul, grain à moudre aujourd'hui).

"Il ne dit pas que des conneries, il en écrit aussi". Dépassant la célèbre maxime de Desproges, je voudrais ici écrire les conneries que les autres disent * afin qu'elles restent.

Je retranscris donc ** :

"Mai 68 n'a pas eu lieu à l'école. Moi je pense que pour qu'il ait lieu, il va falloir qu'on commence à se pencher sur la parole de ceux qui n'ont jamais droit à la parole et qui sont les premiers concernés c'est à dire les élèves. Alors, il ne s'agit pas de mettre l'élève au centre du système. Ce n'est pas du tout ce que je veux dire. Il va falloir que les élèves aient à se prononcer sur l'école qu'ils veulent. parce que ces élèves-là ***… Ce qui est intéressant c'est de voir qu'on a une génération qui arrive qui n'est même pas la mienne. La mienne, c'est la génération télé. On consommait plus de télé que d'école. On était dans un mouvement passif et ça marchait. Je suis d'accord avec la critique du capitalisme. Là, c'est une génération qui est avec internet qui a des portables dans la main. Des portables avec des calculatrices intégrées. Allez leur apprendre des divisions et l'utilité plus tard de la division. Internet, les adultes le savent bien, dès qu'il y a une question, on consulte wikipédia et on trouve tout. Donc, si vous voulez, il y a une redistribution des savoirs - pensons l'école du 21ème siècle - colossale à faire ! Il va falloir qu'on interroge les élèves. Aujourd'hui, l'école, c'est l'école de l'ennui pour la plupart des élèves. Une école abrutissante, une école violente, une école excluante. C'est pas la faute de mai 68 mais ça pose la question de débattre de ça avec ces élèves là. Aujourd'hui, les élèves manifestent, ne sont pas contents. J'aimerais que leurs manifestations tournent au quantitatif…, euh! au qualitatif et qu'ils se disent : bien sûr on veut plus de moyens mais on veut aussi une autre école, une école en mue."

J'en reste muet. La connerie, protéiforme, toujours renaissante. Je suis fatigué...

* j'en dis aussi. Ce blog en est cafi. On m'accordera, j'espère, qu'elles sont d'une autre nature.

** à la toute fin de l'émission.

*** Meirieu intervient : "en 98, j'ai essayé ça. Ca m'a valu un certain nombre de coups de bâton".

Écrit par : dugong | 06 mai 2008

vous êtes à des millions de km de vos élèves

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Le Robert nous donne raison à tous les deux, Aliscan : "bitte" ou "bite" : nom féminin ...C'est pas logique aurait dit Prévert, ou alors "la part féminine" ! : du normand bitter "boucher" (c'est l'amour vache ?) ; de l'ancien scandinave, bita "mordre"(encore un vieux fantasme) Vulg. Pénis

Vous voyez que je sais, à l'occasion ne pas rester "à des millions d'années lumières des élèves" !

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Et c'est prendre cadichon pour le bon dieu de supposer ainsi qu'elle est capable (...) de "cacher" la débâcle financière de l'épiscopat américain, d'autant que le plus durement frappé c'est justement celui Massachusetts, où les écoles catholiques ferment à tour de bras et les églises aussi, à commencer par celle où ses enfants ont fait leur communion, juste au coin de la rue!

Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2008

Tiens, voilà Cadichon qui parle d'elle à la troisième personne maintenant ! Elle a dû voir le bon dieu de trop près.

Écrit par : victor | 06 mai 2008

Victor

Il y a des tatanes qui se perdent; je n'ai jamais vu ou entendu un occitan exiger que sa femme se voile; et oui, ces écoles existent, ce sont des calendretas; et il y a des concours à passer pour cela (prof des écoles, capes Français-OC, bivalence): ce sont des écoles bilingues. Pauvres instits tout pas contents de ne pas avoir LEUR école; les occitans n'ont d'autre revendication que celle que leur langue soit enseignée - et vu le nombre de postes au concours, et la façon dont les langues de France sont traitées. Esprit étroit français.

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2008

Désolé, Pendariès, mais ça c'est un commentaire à la gnico-gnàco comme on dit dins mon païs carcinol. L'école dont je parle n'est pas une calendreta mais une école publique dont les instits en place ont verrouillé l'accès en imposant l'occitan comme langue vivante enseignée en primaire. Je précise que je suis quercinois pur jus et occitanophone.
... sens rancuna !

Ecrit par : victor | 06 mai 2008

Victor, ce qui m'a surtout mis hors de moi, mais les habitués du blog savent que j'ai la sortie de route facile, c'est que vous disiez être plus nocif le "lobby" d'oc plutôt que les tordus de l'Islam extrêmiste.
Hé bien, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'il y ait quelques minuscules îlots occitans dans le public - comparé à la totalité des écoles... Et si les parents sont contents; ça change de l'Anglais mal maîtrisé par certains instits non? Aucune rancune de mon côté aussi, je ne vois rouge que peu de temps.

Tiens et à propos de Batman: http://whysoserious.com/happytrails/trailer.htm
sniff le Joker est mort...

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2008

Victor a écrit : "Tiens, voilà Cadichon qui parle d'elle à la troisième personne maintenant ! Elle a dû voir le bon dieu de trop près."

Cadichon, frappée par la Grâce, comme Saint Paul mais sur le chemin de Dallas.

Écrit par : dugong | 06 mai 2008

Vincent Cespédès
Qui c'est ce con (j'ai la flemme de chercher ...) ?

Il a oublié que de dire que :
les vipères lubriques néocolonialistes et les tigres de papier impérialistes n'empècheront pas les masses laborieuses de prendre en main leur destin afin de se diriger vers une société sans classe par la dictature du prolétariat.

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2008

Puis "Hulk" (2) aussi, tiens: http://www.apple.com/trailers/universal/theincrediblehulk/large.html

Alors lui, ça doit être avec "x" T et "x" couilles aussi!

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2008

"a)Il y a eu plus de grévistes que ces 28% ou 21 % relevés.Ce qui veut dire alors que des grévistes ne se sont pas marqués sur la feuille qui circule après la grève ou se sont marqués comme présents ,c'est selon,pour être quand même payés.
Quelle pensée sacrilège! J'admets."

Lire, écrire des conneries et compter.


La feuille qui circule après la grève ???? Mais qu'est-ce que c'est que cette connerie ! J'ai connu plusieurs établissements, j'ai fait grève dans chacun d'eux (oh le gros gauchiste !) et je n'ai jamais indiqué que j'étais gréviste, ce qui ne m'a jamais empêché de voir la sanction financière tomber. Pourquoi, je me le demande bien... Aaaah ! Bon sang mais c'est bien sûr ! Le chef d'établissement pointe les absents ce jour-là ! Mais où avais-je la tête ?!

LEC(he-cul de Sarkos), va faire ta propagande ailleurs.

Écrit par : Guillaume d'Orange | 06 mai 2008

Dugong

Je viens d'écouter moi aussi l'émission. je trouve que Bernard Kuntz s'en est remarquablement tiré entre "l'agité du bocal", comme disait Louis-Ferdinand et ce vieux farceur de Meirieu.

Qui est Vincent Céspedès qui a passé son temps à dire tout et son contraire ? J'ai cru comprendre qu'il enseignait la philosophie.

Je ne sais s'il y a des médicaments contre la loghorrée verbale et le manque de logique, un comprimé de Descartes peut-être ?

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Zorglub a écrit : "Vincent Cespédès
Qui c'est ce con (j'ai la flemme de chercher ...) ? "

On en avait parlé, je crois sur ce blog il y a déjà quelque temps. Je ne sais plus.

Il faudrait tenir une encyclopédie hypertexte de la connerie mais il y a trop d'entrées...

Écrit par : dugong | 06 mai 2008

Avec les cornecouillades de victor qui sont du même tonneau, ces sornettes lues juste après avoir relu cet après-midi "La connaissance inutile" de Revel...
Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2008

Et en plus elle fout rien de la journée !

Écrit par : victor | 06 mai 2008

Cadichon, frappée par la Grâce, comme Saint Paul mais sur le chemin de Dallas.

Ecrit par : dugong | 06 mai 2008

Très bonne !

Écrit par : victor | 06 mai 2008

Mon fils confirme: bite ne prend qu'un seul t.


Et il se demande si les profs sont tous comme sur ce blog!!!

Écrit par : Hervé | 06 mai 2008

Sur Cespédès :

Voir Un "débat" (avec benlolita) sur la langue française "Kel ortograf pr 2m1 ?"

Je crois qu'on en avait parlé sur ce blog :

Il y dit notamment :

"Un de vos postulats est de dire que ces jeunes sont barricadés dans une langue bâtarde où une dizaine de mots à tout dire ont remplacé un lexique dévasté. Mais vous inversez le problème. S'ils ne disent pas « succulent » ou « exquis », s'ils disent «grave bon», c'est parce qu'ils ne veulent pas dire ce genre de mots. Ce sont des cancres militants : ils rejettent un système qui les rejette."

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2213/articles/a338493.html

Écrit par : dugong | 06 mai 2008

Victor, ce qui m'a surtout mis hors de moi, mais les habitués du blog savent que j'ai la sortie de route facile, c'est que vous disiez être plus nocif le "lobby" d'oc plutôt que les tordus de l'Islam extrêmiste.
Ecrit par : Pendariès | 06 mai 2008

Je n'ai pas écrit cela mais simplement que l'islam intégriste était beaucoup plus minoritaire et soluble dans la société de consommation qu'un certain communautarisme régional. Je vous rassure, je n'ai aucun doute sur le caractère nocivissime de l'Islam ou du catholicisme extrêmistes.

Écrit par : victor | 06 mai 2008

Je n'ai pas écrit cela mais simplement que l'islam intégriste était beaucoup plus minoritaire et soluble dans la société de consommation qu'un certain communautarisme régional. Je vous rassure, je n'ai aucun doute sur le caractère nocivissime de l'Islam ou du catholicisme extrêmistes.

Ecrit par : victor | 06 mai 2008

Le communautarisme régional, je ne le perçois que très-très-très peu; c'est là aussi de l'extrêmisme; et puis, de toute façon, tout le monde tire la couverture à soi non?

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2008

LEC(he-cul de Sarkos), va faire ta propagande ailleurs.

Ecrit par : Guillaume d'Orange | 06 mai 2008

voilà l'ailleurs

http://www.france-info.com/spip.php?article113006&theme=81&sous_theme=133

Écrit par : lire écrire compter | 06 mai 2008

Il faudrait tenir une encyclopédie hypertexte de la connerie mais il y a trop d'entrées...

Ecrit par : dugong | 06 mai 2008

Vaste programme...informatique !

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Un pur malt" longuement vieilli en fût, spécialement pour aliscan...d'un "pousse-moumoute" :

"L'inégalité d'instruction est la principale source de la tyrannie."

Aliscan, je vous en sers un deuxième si vous me dites de qui c'est.

Les autres, on ne souffle pas !

(Non, ça n'est pas du Meirieu)

Ecrit par : Robin | 06 mai 2008

Aliscan, je n'ai pas l'intention de vous lâcher. Parcourez les quelques années-lumières qui vous séparent de ce blog et répondez à la question.

Allez, je vous aide :

Philosophe, mathématicien et politologue français, notre "inconnu" a...

...joué un rôle majeur dans la Révolution française.

...introduit la notion de laïcité et posé les fondements du système éducatif de la Nation.

Indice subsidiaire : ne figure pas parmi les célébrités "pédagogiques" sur le site de Meirieu.

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

A propos du décompte des professeurs qui font ou qui ne font pas la grève, petite information technique :

En ce qui concerne le primaire, je ne sais pas, mais pour les collèges et les lycées, les chiffres sont sûrs à pratiquement 100%.

Ce ne sont pas les professeurs qui se déclarent en grève et l'administration n'a pas le droit de leur demander à l'avance s'ils sont grèvistes. Les professeurs ne sont pas non plus tenus d'en informer les élèves.

L'administration se contente donc de constater l'absence du professeur gréviste.

C'est généralement le principal ou le proviseur adjoint qui est chargé de relever le nom des grèvistes et la liste est communiquée par téléphone jour par jour à l'inspection académique ou au rectorat, à la Division du Personnel Enseignant.

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

politologue français, notre "inconnu" a...

Plutôt homme politique que politologue ! (le mot ne correspond pas à l'envergure).

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Il me semble que Batman prend un t et bitte ... deux

Ecrit par : aliscan | 06 mai 2008

Bite, dans le sens "sexe masculin", prend un seul "t"... Et deux couilles, comme dit Jean-Paul.
Relisez Céline; "Le voyage au bout de la nuit", si j'ai bonne mémoire.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2008

"voilà l'ailleurs

http://www.france-info.com/spip.php?article113006&theme=81&sous_theme=133"

Ecrit par : lire écrire compter | 06 mai 2008

Ouais, ben apprends à lire :

"Il existe plusieurs procédures :
dans le primaire : la liste d’émargement tenue par le directeur d’école et la procédure de déclaration à l’inspection d’académie via un formulaire (cf site de l’IA du 91 entre autres) ;
dans le secondaire : la liste nominative des absents transmise par le chef d’établissement mais aussi la déclaration volontaire pour les enseignants qui n’ont pas cours ce jour-là mais veulent être comptés comme grévistes. Tout cela n’est pas fixé par la loi mais par une jurisprudence constante des tribunaux administratifs (cf entre autres TA de Fort de France 10 janvier 2008 affaire Gabriel Jean Marie). Les chiffres qui suivent correspondent à l’état des informations transmises par les académies vendredi dernier."

Seuls ceux qui n'ont pas cours sont censés émarger s'ils sont solidaires de l'action. C'est pas ça qui fait la différence (vu que les grèves se font généralement les mardis et jeudis, jours où presque tout le monde a cours : les syndicats ne sont pas si cons !).

Quant à moi, j'ai fait grève le 24 janvier, j'ai pas pointé, j'ai perdu des sous. Comme pas mal de mes collègues. La réforme Darcos, en soi, on s'en fout. En revanche, les salaires de merdes(pas améliorés par les grèves) et les postes supprimés à tour de bras (19 dans le lycée d'une copine, 14 dans le lycée d'un pote à moi - après les 17 qu'on leur a supprimés l'an dernier), ça oui, beaucoup d'enseignants commencent à en avoir plus que leur claque. Et certains ont en effet renoncé à faire grève alors qu'ils auraient voulu la suivre, parce qu'ils étaient financièrement beaucoup trop justes, vu qu'ils avaient dû claquer du blé pour Noël, vu que janvier, c'est le mois où il faut payer l'assurance, et vu qu'on s'apprête à payer le premier tiers en février. Ca pèse, mine de rien. Surtout quand on a 25 ans et qu'on gagne 1500 euros par mois. Donc, j'éviterais de considérer la faiblesse des chiffres (s'ils sont exacts, mais j'ai de gros doutes, comme avec les sondages, dont je soupçonne qu'ils soient encore plus catastrophiques que ça pour Sarko), pour cette grève du 24 janvier, comme une approbation de la politique de Darcos.
Les programmes, c'est une chose. Beaucoup d'enseignants ne voient pas grand chose à redire aux programmes Darcos. Ils savent de toute façon que quel que soit le programme, vu le nombre d'heures qu'ils auront pour l'enseigner, ils ne feront aucun miracle.
Les salaires, le statut et les suppressions de postes, c'est un tantinet différent.

Écrit par : Guillaume d'Orange | 06 mai 2008

Mon fils confirme: bite ne prend qu'un seul t.


Et il se demande si les profs sont tous comme sur ce blog!!!

Ecrit par : Hervé | 06 mai 2008

Rassurez-le. Comme dit Aliscan, nous sommes à des années-lumière des élèves, mais aussi des autres profs !)))))

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

La fabrique DES crétins.

Comme à chaque fois avec les mouvements sectaires, on trouve toujours un petit malin qui s'érige en Gourou après avoir ciblé un créneau sur lequel il est assuré de fédérer des crétins.
Il produit alors une théorie du déclin ou du complot et diffuse sa bonne parole en direction des crétins. Par je ne sais quel prodige, ceux-ci adhèrent au discours et achètent les livres du gourou qui prospère et s'enrichit au passage.
Le plus étonnant réside dans le fait que des personnes réputées cultivées voire intelligentes se laissent embrigader et semblent perdre tout discernement.
La lecture de quelques articles présents sur ce blog montre que la fabrique tourne à plein régime.

Écrit par : Eliot NESS | 06 mai 2008

La fabrique DES crétins.

Comme à chaque fois avec les mouvements sectaires, on trouve toujours un petit malin qui s'érige en Gourou après avoir ciblé un créneau sur lequel il est assuré de fédérer des crétins.
Il produit alors une théorie du déclin ou du complot et diffuse sa bonne parole en direction des crétins. Par je ne sais quel prodige, ceux-ci adhèrent au discours et achètent les livres du gourou qui prospère et s'enrichit au passage.
Le plus étonnant réside dans le fait que des personnes réputées cultivées voire intelligentes se laissent embrigader et semblent perdre tout discernement.
La lecture de quelques articles présents sur ce blog montre que la fabrique tourne à plein régime.

Ecrit par : Eliot NESS | 06 mai 2008

il parle des disciples de meirieu là???

Écrit par : Hervé | 06 mai 2008

Cher eliott, une analyse magistrale des causes de la meiriolite. Chapeau ! Vous êtes virologue ?

Écrit par : dugong | 06 mai 2008

La fabrique DES crétins.

Comme à chaque fois avec les mouvements sectaires, on trouve toujours un petit malin qui s'érige en Gourou après avoir ciblé un créneau sur lequel il est assuré de fédérer des crétins.
Il produit alors une théorie du déclin ou du complot et diffuse sa bonne parole en direction des crétins. Par je ne sais quel prodige, ceux-ci adhèrent au discours et achètent les livres du gourou qui prospère et s'enrichit au passage.
Le plus étonnant réside dans le fait que des personnes réputées cultivées voire intelligentes se laissent embrigader et semblent perdre tout discernement.
La lecture de quelques articles présents sur ce blog montre que la fabrique tourne à plein régime.

Ecrit par : Eliot NESS | 06 mai 2008

Sans commentaires.

Écrit par : Magister | 06 mai 2008

Pour les écoles, l'administration ne procède à aucun contrôle immédiat mais demande plus tard à l'instit de déclarer sur l'honneur s'il a été gréviste ou non. En cas de grève de tout le corps enseignant, le pourcentage de grévistes donné le soir même est donc amputé de la part de nos collègues du primaire.
"Lire, écrire, compter" devrait donc choisir une autre source d'infos que France-intox.

Écrit par : victor | 06 mai 2008

"La fabrique DES crétins.

Comme à chaque fois avec les mouvements sectaires, on trouve toujours un petit malin qui s'érige en Gourou après avoir ciblé un créneau sur lequel il est assuré de fédérer des crétins.
Il produit alors une théorie du déclin ou du complot et diffuse sa bonne parole en direction des crétins. Par je ne sais quel prodige, ceux-ci adhèrent au discours et achètent les livres du gourou qui prospère et s'enrichit au passage.
Le plus étonnant réside dans le fait que des personnes réputées cultivées voire intelligentes se laissent embrigader et semblent perdre tout discernement.
La lecture de quelques articles présents sur ce blog montre que la fabrique tourne à plein régime."

Ecrit par : Eliot NESS | 06 mai 2008

http://i100.photobucket.com/albums/m35/opendna/Granny_Finger2.jpg

Écrit par : Al CAPONE | 06 mai 2008

http://i100.photobucket.com/albums/m35/opendna/Granny_Finger2.jpg

Ecrit par : Al CAPONE | 06 mai 2008

C'est ce que Mme de La Fayette aurait répondu à Sarko, dit-on...

Écrit par : FGuichard | 06 mai 2008

Aliscan :

Vous devriez vous éloigner un peu des professeurs qui sont trop proches des élèves pour vous rapprocher de ceux qui vous en semblent " à des années-lumières".

Vous auriez pu apprendre ainsi l'existence du marquis de Condorcet, étoile de première grandeur dans le ciel des Lumières, autrement plus importante et lumineuse que Pestalozzi ou Célestin Freinet, et peut-être vous intéresser à son oeuvre.

Écrit par : Robin | 06 mai 2008

Victor, dites à votre fils que tous les profs ne sont pas comme sur ce blog : beaucoup sont bien pires.

Écrit par : Jeremy | 06 mai 2008

La lecture de quelques articles présents sur ce blog montre que la fabrique tourne à plein régime.

Ecrit par : Eliot NESS | 06 mai 2008


LUCKY LUCIANO

http://cgi.ebay.fr/Introuvable-bras-dhonneur-votez-coluche_W0QQitemZ260232379563QQihZ016QQcategoryZ100601QQcmdZViewItem

Écrit par : LUCKY LUCIANO | 06 mai 2008

La Fabrique DES crétins

Al Capone nous démontre par l'exemple qu'il n'y a pas que des personnes cultivées ou intelligentes qui se laissent embrigader.

Écrit par : Eliot NESS | 06 mai 2008

Jérémy, je vous réponds par "mail" dès que j'ai un peu de temps, (pendant ce week-end prolongé).

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2008

Christophe, j'attends votre mail avec grande impatience :-)

Écrit par : Jeremy | 06 mai 2008

http://i100.photobucket.com/albums/m35/opendna/Granny_Finger2.jpg

Ecrit par : Al CAPONE | 06 mai 2008

Al Capone, convaincu de fraude fistale parce que tombé sur un os ?

Écrit par : Frank Nitti | 06 mai 2008

Mon fils confirme: bite ne prend qu'un seul t.


Et il se demande si les profs sont tous comme sur ce blog!!!

Ecrit par : Hervé | 06 mai 2008

Rassurez-le. Comme dit Aliscan, nous sommes à des années-lumière des élèves, mais aussi des autres profs !)))))

Ecrit par : Robin | 06 mai 2008

En chti,on peut dire biloute mais ça n'a pas vraiment de connotation sexuelle. Guisse est mieux adapté.

Écrit par : Japhet | 06 mai 2008

"Al Capone nous démontre par l'exemple qu'il n'y a pas que des personnes cultivées ou intelligentes qui se laissent embrigader."

Ecrit par : Eliot NESS | 06 mai 2008

http://www.fart-fart.com/Sounds/fart-sound-3.wav

Écrit par : SCARFACE | 06 mai 2008

Victor, dites à votre fils que tous les profs ne sont pas comme sur ce blog : beaucoup sont bien pires.

Ecrit par : Jeremy | 06 mai 2008

Euh, c'est pas moi mais Hervé... mais je le dirais aussi à mon fils.

Écrit par : victor | 06 mai 2008

Le plus étonnant réside dans le fait que des personnes réputées cultivées voire intelligentes se laissent embrigader et semblent perdre tout discernement.

Ecrit par : Eliot NESS | 06 mai 2008

Si vous voyiez l'état d'ignorance crasse du français (de la grammaire, del'orthographe, de la conjugaison, du vocabulaire le plus élémentaire) de mes élèves de 4ème, vous n'auriez pas besoin de Brighelli ni de Le Bris pour vous faire une idée de ce qu'ils ont fait à l'école primaire et en 6ème-5ème: RIEN!
Ce n'est pas se laisser embrigader que de constater le fait et d'oser direenfin tout haut ce qu'il était politiquement incorrect de dire jusqu'à la parution des livres de Brighelli et de Le Bris: l'école et le collège français sont devenus des champs de ruines, ou si cela heurte vos chastes oreilles, des garderies épuisantes et vaines où élèves et professeurs perdent leur temps.
Or, qui a, depuis trente ans, le pouvoir pédagogique en ces institutions autrefois performantes? Meirieu et sa clique de faux penseurs. La conclusion se déduit d'elle-même:

Écrit par : Jean | 07 mai 2008

Si vous voyiez l'état d'ignorance crasse du français (de la grammaire, del'orthographe, de la conjugaison, du vocabulaire le plus élémentaire) de mes élèves de 4ème, vous n'auriez pas besoin de Brighelli ni de Le Bris pour vous faire une idée de ce qu'ils ont fait à l'école primaire et en 6ème-5ème: RIEN!
Ecrit par : Jean | 07 mai 2008

Et si vous voyiez l'état d'ignorance de la langue orale, de l'écrit de mes élèves de CP, vous pourriez vous faire une idée de ce qu'ils ont fait à la maternelle : RIEN !

D'ailleurs une collègue en GS me disait hier :
Et si tu voyais l'état d'ignorance de la langue orale, de l'autonomie ou de socialisation de mes élèves , tu pourrais te faire une idée de ce qu'ils ont fait à la crèche : RIEN !

Et à la puéricultrice de ma fille de me parler des enfants de la crèche communale :
"Et si vous voyiez l'état des enfants, vous pourriez vous faire une idée de l'état des spermatozoïdes de leur père !"

Bref, sortez de votre quartier résidentiel, et allez jeter un coup d'œil aux conditions de vie des spermatozoïdes qui sont à l'origine de votre misère professionnelle... vous comprendrez que le problème de l'école primaire est anecdotique !

Écrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Robin,

Vous vous référez à Condorcet, et vous avez bien raison. Je parcours régulièrement ses Mémoires sur l'Instruction publique. Un régal. Tout y est : la nécessité d'instruire, comme vous le rappelez, pour se préserver de la tyrannie, l'égalité des chances, la distinction entre l'Instruction publique et l'Education nationale (car si l'Etat a le devoir de former l'esprit critique, il n'a pas à dicter aux citoyens ce qu'ils doivent penser)...

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 mai 2008

Eh bien, nous avons une offensive généralisée des Meirieu's boys. Nous y survivrons, les uns et les autres — je préférerais être sûr que l'Ecole y survivra.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2008

Robin,
Vous vous référez à Condorcet, et vous avez bien raison. Je parcours régulièrement ses Mémoires sur l'Instruction publique. Un régal. Tout y est : la nécessité d'instruire, comme vous le rappelez, pour se préserver de la tyrannie, l'égalité des chances, la distinction entre l'Instruction publique et l'Education nationale (car si l'Etat a le devoir de former l'esprit critique, il n'a pas à dicter aux citoyens ce qu'ils doivent penser)...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 07 mai 2008

Vous pouvez ajouter que c'est tout le sens du principe de la laïcité scolaire qui n'a jamais été appliqué, et certainement pas par J.Ferry. Condorcet voulait que l'enseignement républicain soit régi par le principe de la "neuralisation des opinions religieuses ET POLITIQUES".
Il prônait aussi le pluralisme scolaire, la mixité, la gratuité du primaire, l'indépendance absolue de l'instruction publique par rapport aux pouvoirs publics, l'interdiction pour les enseignants de s'organiser en corps constitués: il avait déjà flairé le potentiel de nuisance du syndicalisme


Je ne vais pas ergoter sur la notion d'égalité des chances qui n'a en fait rien de condorcétien, pas plus que de ferryste d'ailleurs: leur approche de l'égalité était politiquement incorrecte puisqu'ils n'ont surtout pas cherché à niveler la société ( entreprise liberticide) et insistaient au contraire sur la préservation des inégalités naturelles, comme gage de ...diversité!!
. L'école de Condorcet était sélective et méritocratique.

La citation de Robin ( et c'est lamentable qu'il ait dû s'y reprendre à trois fois pour y intéresser quelqu'un) figure aux premières pages du 1er Mémoire.
À propos de "l'obligation pour l'instruction publique de ne laisser subsister aucune inégalité qui entraîne la dépendance" il précisait: "Il est impossible qu'une instruction même égale n'augmente pas la supériorité de ceux que la nature a favorisés d'une organisation plus heureuse.[[ c'est justement ce que les ayatollahs de l'égalité des chances ont voulu supprimer]] Mais il suffit au maintien de l'égalité des droits que cette supériorité n'entraîne pas de dépendance réelle et que chacun soit assez instruit pour exercer par lui-même, et sans se soumettre aveuglément à la raison d'autrui, ceux dont la loi lui a garanti la jouissance".

Ceci me ramène 2 ans en arrière, lors de mes premières interventions sur ce blog. J'avais eu l'impression de débarquer de Mars, avec mes citations d'Arendt, d'Alain et de ce bon Condorcet que pratiquement personne ici n'avait lu.
Ils s'étaient pourtant évertués, en leur temps, à remettre à l'heure quelques pendules détraquées par les précurseurs de nos pédagauchistes.

J'ai balancé un paquet de citations de mes trois philosophes quand j'ai compris qu'il était temps de leur rendre justice et montrer, par la même occasion, que les foutaises pédagogistes n'étaient pas nées d'hier, et que les Freinet, Meirieu, Frako et leurs pareils n'étaient que de vulgaires copistes de Rousseau, Fröbel, Pestalozzi et consorts, ce que Condorcet, pour le premier, et Alain et Arendt pour les deux autres avaient bien vite compris, eux!

Écrit par : Cadichon | 07 mai 2008

Cadichon s'était donnée mission de chapitrer, à grand coups de citations, quelques mécréants qui bistrotent ici.

Depuis qu'elle a été flashée en surrégime cérébral (sur le chemin de Dallas), voilà maintenant qu'elle nous épitre...

Écrit par : dugong | 07 mai 2008

"les Freinet, Meirieu, Frako et leurs pareils n'étaient que de vulgaires copistes de Rousseau, Fröbel, Pestalozzi et consorts, ce que Condorcet, pour le premier, et Alain et Arendt pour les deux autres avaient bien vite compris, eux!"

Ecrit par : Cadichon | 07 mai 2008

Encore une fois,Cadichon, je suis navré de vous le dire, mais voilà une seule phrase qui suffirait, à elle seule, par son merveilleux art de l'amalgame que vous pratiquez à la quasi-perfection, à écraser tout le crédit qu'on pourrait accorder à (une partie de) vos (autres) propos.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

"vous comprendrez que le problème de l'école primaire est anecdotique !"

Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Anecdotique, je ne sais pas mais, en aucune manière, l'école n'est à l'écart de la société, et son "évolution" va évidemment "de pair" avec le délitement de cette dernière. Mais Jean est tellement fasciné par Meirieu qu'il est dans l'incapacité totale d'accepter cette réalité, pourtant bien tangible.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

Anecdotique, je ne sais pas mais, en aucune manière, l'école n'est à l'écart de la société, et son "évolution" va évidemment "de pair" avec le délitement de cette dernière. Mais Jean est tellement fasciné par Meirieu qu'il est dans l'incapacité totale d'accepter cette réalité, pourtant bien tangible.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

Il me semble que nous nous accomodons un peu facilement de ce "délitement". J

Je ne suis pas un nostalgique du bon vieux temps et je ne pense pas non plus que l'école d'antan était parfaite, mais face aux problèmes qui se posaient à l'époque, peut-être plus graves encore que les nôtres : alcoolisme, ignorance, superstition, manque d'hygiène...l'école républicaine et ses "hussards noirs" réagissait au nom d'un idéal politique : former des citoyens éclairés et responsables, favoriser le "progrès" des Lumières.

Le rôle de l'école, n'est pas de prendre acte du "délitement" et de l'accompagner, mais de le combattre.

C'est à l'école de mettre le silence à la place du bruit, le désintéressement à la place du culte de l'argent, le goût de l'effort à la place de la paresse, l'honnêté à la place du cynisme, l'amitié et l'entraide à la place de la violence, le savoir à la place de l'ignorance...

On la souhaiterait courageusement à contre-temps et à contre pied, superbement "intempestive", comme dirait Nietzsche.

Écrit par : Robin | 07 mai 2008

Tout à fait d'accord avec vous, Robin. Je pense que nous sommes beaucoup plus nombreux que vous le pensez à tenter de nous y employer. Mais si vous voyiez l'état dans lequel arrivent beaucoup d'élèves en petite section de maternelle... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

Bref, sortez de votre quartier résidentiel, et allez jeter un coup d'œil aux conditions de vie des spermatozoïdes qui sont à l'origine de votre misère professionnelle... vous comprendrez que le problème de l'école primaire est anecdotique !

Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Bien sûr, bien sûr, les méthodes ou plutôt les anti-méthodes pseudo-pédagogiques n'y sont pour rien, c'est la faute à la "société pourrie". Thèse de Meirieu! Déterminisme social qui s'apparente à du racisme: "T'es né pauvre, donc tu resteras con". Bravo!

Écrit par : Jean | 07 mai 2008

Pour info dans le dernier numéro du Monde de l'education

Contrainte et libertés des nouveaux programmes de français


Les nouveaux programmes de français du primaire répondent à une logique à trois pôles :

1- l'intérêt de l'élève : c'est l'enseignement "explicite et organisé" qui le conduit de l'élément à l'ensemble, avec des objectifs fixés année par année et formulés en des termes accessibles à tous, y compris à ses parents.

2- l'intérêt du professeur : c'est une liberté pédagogique inédite.

3-l'intérêt du pays : c'est le "socle commun".

Qu'impose l'instauration du "socle"? Si l'on veut que, en fin de 3e, tous les jeunes Français aient une maîtrise de la langue française (et des langues étrangères), il faut que l'école primaire leur assure l'acquisition systématique d'un vocabulaire étendu, leur enseigne méthodiquement la grammaire, leur apprenne à lire des textes de plus en plus longs et complexes.

Or le français est une langue riche. Son lexique minimal compte 5 000 mots, son « trésor » 100 000. Sa syntaxe de l’écrit compte 4 types et 4 formes de phrases, une dizaine de fonctions, 5 types de subordonnées, etc. Son verbe se décline en 6 modes, 3 voix, 11 temps et 6 ou 7 personnes…
Si l’on veut que l’adolescent de 15 ans maîtrise (comprenne, utilise) assez d’éléments de cette langue-là, il faut les lui faire acquérir plus tôt qu’on ne le fait aujourd’hui.
Le projet de programme propose donc que à 11 ans, il commence à savoir analyser et utiliser des phrases et des formes aussi simples que « je veux que tu viennes », « l’immeuble où j’habite sera ravalé cet été », « nous partirons quand tu auras fini ».

D’autre part, le socle est fait de connaissances et de compétences. Ce que l’élève sait faire importe plus que ce qu’il sait. Les programmes ne peuvent donc plus se réduire à de brèves listes de notions, ils doivent lister des performances. Et ce d’autant plus que le législateur a prévu d’aider chaque élève en difficulté en le faisant bénéficier d’un soutien. On ne peut donc plus prescrire vaguement, par exemple, que l’élève maîtrisera l’usage des articles. Quels articles ?définis et indéfinis ? Elidés ? Contractés ? Partitifs ?
Et dans quelle classe devrait-il maîtriser celui-ci ou celui-là, ou d’autres compétences de plus grande difficulté ? De là un programme qui paraît trop lourd à ceux qui n’en jugent que par le nombre de lignes, mais qui ne fait que préciser les choses dans l’intérêt conjoint de l’élève et de la nation.

Quant au professeur d’école, le voici aussi libre que celui des collèges et lycées, dont il partage désormais la formation initiale et la carrière. Cette liberté implique que tout ce que le programme n’interdit pas est autorisé, le seul critère étant la réalisation des objectifs fixés.
Le programme de 2002 imposait à l’enseignant de mettre la littérature à l’origine et à la fin de tous les apprentissages (lecture, vocabulaire, grammaire, rédaction). Celui de 2008 l’autorise, s’il le souhaite, à arracher l’enfant à la fréquentation exclusive des univers fictifs pour orienter davantage son esprit vers le réel. De ce fait , la rubrique « rédaction » prend place à la lisière de la « lecture, écriture » et de « l’étude de la langue ». En lisant verticalement chaque colonne des progressions, on remarquera que les objectifs visés en matière rédactionnelle correspondent étroitement aux performances listées d’une part en « étude de texte » et d’autre part en « étude de la langue ».

Marie-Christine Bellosta
Enseignante en littérature à l’ENS

Écrit par : Guillaume | 07 mai 2008

Thèse de Meirieu! Déterminisme social qui s'apparente à du racisme: "T'es né pauvre, donc tu resteras con". Bravo!"

Ecrit par : Jean | 07 mai 2008

Jean, sauf votre respect, par moments, vous raisonnez, (résonnez?) vraiment avec vos pieds.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

"Bref, sortez de votre quartier résidentiel, et allez jeter un coup d'œil aux conditions de vie des spermatozoïdes qui sont à l'origine de votre misère professionnelle... vous comprendrez que le problème de l'école primaire est anecdotique !"
Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Mais c'est l'inverse voyons! Le problème de l'école primaire est FONDAMENTAL tandis que les conditions de vie des élèves doivent rester, à l'ecole, anecdotiques - dans la plus large mesure du possible. Dites Krycoo, voudriez pas corriger les spermatozoïdes par hasard? Z'êtes pas loin de l'eugénisme vous! ;-)

L'Ecole DOIT, comme dit très justement Robin, SURTOUT pour ceux dont vous parlez, "mettre le silence à la place du bruit, le désintéressement à la place du culte de l'argent, le goût de l'effort à la place de la paresse, [et surtout] le savoir à la place de l'ignorance...", et aussi se pénétrer un peu plus du principe de la laïcité scolaire que rappelait Cadichon.

Écrit par : Philippe | 07 mai 2008

Bref, sortez de votre quartier résidentiel, et allez jeter un coup d'œil aux conditions de vie des spermatozoïdes qui sont à l'origine de votre misère professionnelle... vous comprendrez que le problème de l'école primaire est anecdotique !

Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Et dans les quartiers non-résidentiels, en attendant que cela s'arrange, la main sur le cœur et les doigts de pieds en éventail, que fait-on ?
On stérilise ?

Écrit par : catmano | 07 mai 2008

4.000 candidats au concours d'IUFM ont été soumis à des épreuves étudiant des textes de Goigoux, et de sa "méthode intégrative chérie" Crocolivre". Ce qui prouve que tant que les ministres ne feront pas le ménage dans ces écuries d'Augias, il n'y aura rien à faire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2008

Voici quelques témoignages de ce matin. (A la suite de la lecture des textes donnés au concours )

"J'ai mis longtemps à comprendre l'absurdité de ces théories...parce que je n'ai rien appris à l'IUFM sur la lecture. (ni bon, ni mauvais: c'est une chance me direz- vous!) Dans mon module de français, l'enseignante, complètement démotivée et alcoolique (je me demande pourquoi...) nous racontait sa vie.
J'ai imaginé, (naïve et crédule j'étais...) que tout ce blabla ('On ne saurait lire de la même manière une recette de cuisine et un récit de fiction, un fait divers et un texte théorique. Si pour l'un la chronologie des actions est essentielle, ainsi que la distinction ingrédients, outils, actions, pour les autres l'instance de narration, l'identité du personnage relativement aux actions, la structure du récit, mais aussi la constance du thème, le repérage de l'idée essentielle et de leur articulation auront toute leur importance.' ) venait au troisième trimestre de CP, après l'enseignement progressif du code.
Sur le terrain, je suis tombée de très haut et j'ai commencé à me faire qq cheveux gris.
La didactique est imbuvable à l'IUFM, c'est du grand n'importe quoi, et je vois d'après ces examens, que rien n'a changé, malgré les dires de certains. Les jeunes enseignants sont perdus une fois sur le terrain, ils naviguent à vue, et font des ravages parfois (pauvres mômes ), si aucun vieux prof routard ne les aide à y voir clair.

Mais parfois les vieux prof aussi, s'ils ne sont pas spécialistes de CP sont perdus dans toutes ces méthodes. Une collègue, pourtant efficace et clairvoyante en cycle 3, m'avait conseillé Ribambelle pour un CM2 non-lecteur. Bien sur, ça a été un échec lamentable. Heureusement, dans la foulée, elle m'a fait lire Le Bris, et j'ai acheté L et L immédiatement pour mon 'apprenant' malheureux, en non conformité Goigoux. Le miracle s'est produit, et G. a commencé à déchiffrer et à reprendre confiance...Que de temps perdu, que d'enfances gâchées...Ces gens sont des criminels intellectuels! "

2 ème témoignage.

"J'ai hésité à mettre une contribution, parce qu'en vérité, je n'ai rien de neuf à ajouter. Je ne peux qu'acquiescer, encore et encore. Après ma « formation » en IUFM, j'ai mis plusieurs années à réaliser que le peu que j'avais appris était faux.

Cette année, après six ans d'enseignement et beaucoup de tâtonnements, je commence – commence seulement- à y voir plus clair. Grâce à ce site et d'autres, grâce à des lectures, grâce à des enseignants courageux et clairvoyants (Marc Le Bris entre autres), je me refais ma petite formation personnelle. Quand je pense à tout ce temps gâché, je suis triste pour mes anciens élèves, et furieuse. "

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2008

« vous comprendrez que le problème de l'école primaire est anecdotique !

Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008 »

Ben tiens !
Célafotalasociété !

Surtout n'enseignons rien aux enfants. Attendons l'extinction du paupérisme... après 10 heures du soir.

L'École asile de jour, cétondestin !

Écrit par : Lariba | 07 mai 2008

"(...) l'interdiction pour les enseignants de s'organiser en corps constitués: il avait déjà flairé le potentiel de nuisance du syndicalisme"
Ecrit par : Cadichon | 07 mai 2008

Dans sa dernière épître aux Brighelliens, Cadichon oublie que nous, les gentils, avons lu - et pu lire avant elle- Condorcet et que nous n'y avons pas remarqué qu'"il avait flairé le potentiel de nuisance du syndicalisme".
Par ailleurs la réflexion de Condorcet sur la direction de l'instruction publique patine un peu et finit par se réduire à une disposition fort peu originale : une société "uniquement composée de savants" (sorte de Haut Conseil de l'Education)sous le contrôle du pouvoir législatif...
Cette disposition aurait-elle empêché le pédagogisme de sévir ? Rien n'est moins sûr ! Les Meirieu, Charmeux ou autres s'y seraient sans doute glissés par la grâce du changement de majorité et du spoils system.

Écrit par : victor | 07 mai 2008

"Dans sa dernière épître aux Brighelliens, Cadichon oublie que nous, les gentils, avons lu - et pu lire avant elle- Condorcet et que nous n'y avons pas remarqué qu'"il avait flairé le potentiel de nuisance du syndicalisme".
Par ailleurs la réflexion de Condorcet sur la direction de l'instruction publique patine un peu et finit par se réduire à une disposition fort peu originale : une société "uniquement composée de savants" (sorte de Haut Conseil de l'Education)sous le contrôle du pouvoir législatif...
Cette disposition aurait-elle empêché le pédagogisme de sévir ? Rien n'est moins sûr ! Les Meirieu, Charmeux ou autres s'y seraient sans doute glissés par la grâce du changement de majorité et du spoils system."

Ecrit par : victor | 07 mai 2008

Mais si, Victor! Rappelez-vous! Cadichon nous a affirmé que Condorcet aurait appelé à voter Sarkozy, car c'était la seule chance de lutter contre le "pédagogisme", le syndicalisme, le communisme, les pieds plats, et rétablir la justice sociale et la poule au pot tous les dimanches!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

Jean ose écrire : "Or, qui a, depuis trente ans, le pouvoir pédagogique en ces institutions autrefois performantes? "

C'est bien là que se situe le coeur du discours du GOUROU, déclinologue en chef.
Un indicateur intéressant : le nombre d'élèves sortant sans aucune qualification du système scolaire. Eh bien en 1975, au temps de "l'âge d'or" ils étaient 760 000 ....
Belle performance

Écrit par : Eliot Ness | 07 mai 2008

Eh bien en 1975, au temps de "l'âge d'or" ils étaient 760 000 ....
Belle performance


Et Haby est arrivé é é ! Hétérogénéité é é ! ! Avec son cheval et son grand chapeau , quel beau cadeau !

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

"Un indicateur intéressant : le nombre d'élèves sortant sans aucune qualification du système scolaire. Eh bien en 1975, au temps de "l'âge d'or" ils étaient 760 000 ...."

Ce qui ferait 100% d'une classe d'âge.
Non, le vrai chiffre : 170 000, ce qui était certainement beaucoup trop tout de même.
http://media.education.gouv.fr/file/2008/41/4/ni0805_22414.pdf

Mais il serait plutôt intéressant de comparer ce que sont devenus ces 170 000 à l'époque et ce que deviennent les 42 000 élèves dans ce cas aujourd'hui.

Écrit par : lucile | 07 mai 2008

Un indicateur intéressant : le nombre d'élèves sortant sans aucune qualification du système scolaire. Eh bien en 1975, au temps de "l'âge d'or" ils étaient 760 000 ....
Belle performance

Ecrit par : Eliot Ness | 07 mai 2008

Eliott, il faut renforcer votre équipe d'enquêteurs : vous croyez qu'aujourd'hui un élève sortant avec le CFG ou même le brevet a une "qualification" ? La sortie sans qualification de 1975 assurait encore un emploi ; de nos jours, non !
Tant que vous y êtes, comparez un bac de 1975 et un bac de 2007.
Il y avait le Eliott Ness des Incorruptibles, je crois qu'on vient de toucher celui des Inrockuptibles : triste époque !

Écrit par : victor | 07 mai 2008

L’ENSEIGNEMENT DU FAIT RELIGIEUX A L’ECOLE

http://librepenseefrance.ouvaton.org/spip.php?article212

Écrit par : LPF | 07 mai 2008

Thèse de Meirieu! Déterminisme social qui s'apparente à du racisme: "T'es né pauvre, donc tu resteras con". Bravo!"

Ecrit par : Jean | 07 mai 2008

Jean, sauf votre respect, par moments, vous raisonnez, (résonnez?) vraiment avec vos pieds.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

J'ignore si c'est la thèse de Meirieu mais les quelques pédagogo que je connais raisonnent ainsi et sont inconscients du mépris que cela implique vis à vis de diverses catégories de gens. Je suis bien d'accord avec Jean.

Écrit par : Japhet | 07 mai 2008

La destuction organisée, planifiée de l'enseignement public, maladroitement confirmée par Sanseverina, n'est que le prélude à la reconstruction de l'enseignement religieux et la récupération des fonds publiques par les églises.

Écrit par : Bébert | 07 mai 2008

J'ignore si c'est la thèse de Meirieu mais les quelques pédagogo que je connais raisonnent ainsi et sont inconscients du mépris que cela implique vis à vis de diverses catégories de gens. Je suis bien d'accord avec Jean.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2008

Un jour , j'attirai l'attention d'une inspectrice en visite , sur le niveau des copies d'une classe de BTS en Français , en les lui mettant sous les yeux . Alors que je me désolais pour ces jenes-gens "handicapés " pour toujours , elle me tapota sur l'épaule et eut cette répartie inoubliable :"Ne vous culpabilisez-pas (ce n'était pas le cas , je dénonçais seulement ), ils travailleront sur des chantiers , alors !!! "
Pouète , pouète !
Juste avant ,elle m'avait dit que leur mettre 5 , c'était les humilier ! Question : le mépris des élèves (et la démagogie ) se trouve de quel côté ?

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

Ha, les belles thèses que voilà. Racisme, eugénisme, pédagogisme, Meirieuisme... tout y passe ou presque ! Apparemment, un avis différent dérange !

Je n'ai pas vos lettres et vos études, mais il me semble que c'est le réalisme qui vous fait défaut.
Croyez-vous que c'est une réforme des programmes du primaire qui va tout changer ? Mais quittez un peu vos écrans et rencontrez le terrain du primaire.

L'école primaire ne remplit pas son rôle. Soit ! A qui la faute ?

Meirieu ? Le grand méchant qui a détruit notre école. Si vous voulez... Mais combien d'enseignants sur le terrain l'ont lu et se servent de ses écrits pour bâtir les apprentissages ?

Les padégogistes alors ? Tiens, je suis curieux de connaître le tirage d'un de leur bouquin... une fois décomptés, les achats des bibliothèques, des CRDP ou des stagiaires, il ne doit pas rester grand chose.

La formation IUFM ? Inutile de prétendre ici qu'elle peut influencer les pratiques des enseignants tant elle est insuffisante voire médiocre sur certains points. Tout le monde sait que nous apprenons essentiellement sur le terrain.

Les programmes de 2007 (ou 2002, si vous voulez !) ? Ha la belle fumisterie. Sur le terrain, les manuels et leurs auteurs (80 % des pratiques d'instit) sont restés les mêmes avec un logo bien visible "Conforme aux nouveaux programmes". Personnellement, je n'ai même pas reçu la visite d'un inspecteur depuis la soit disante mise en place de ces programmes.

Les enseignants alors ? Mais oui, c'est bien connu, ces "vacanciers" permanents, absents bien souvent, si bien formés, si bien encadrés, si bien conseillés, si bien aidés, qui pourtant ne font RIEN (n'est-ce pas JEAN ?). Il y en a des mauvais, c'est une certitude. Je dois même en être, si j'écoute vos propos. Les combats syndicalistes pour défendre l'indéfendable sont révoltants. De là, à généraliser...

Vos chevaux de bataille, ne tiennent pas la route et votre dialectique, aussi belle soit-elle, ne permettra pas d'obtenir ce que pourtant nous souhaitons en commun : faire réussir tous les élèves.

Meirieu peut se déguiser en Casimir, faire des claquettes, se balader avec des plumes, ici bas, dans les écoles, même les feuilles d'arbres ne frémiront pas. Vous n'avez pas à faire à un mammouth, mais à un séismosaurus.

Les programmes peuvent changer, tous les ans, tous les mois même, et vous n'aurez en écho qu'une seule et même réponse regrettable : "Notre force, c'est notre inertie !".

Et pour revenir sur les agréables supputations d'eugénisme ou de racisme. Voici du concret.

Imaginez une classe de CP. L'enseignant expérimenté y travaille, 40 à 50 heures par semaine. Il se documente. Ecoute (avec agacement mais attentivement) les échanges sur les méthodes. Doute, essaie d'autres pratiques, se remet en cause... A ces débuts de carrière (pas si éloignés que cela), il a pallié aux manques de moyens financier pour acheter du matériel ou des manuels. Travaillant en ZEP, et devant la misère sociale et économique, il a même payé des études à 1 de ses élèves. Cet enseignant-là (hypothétique), que peut-il faire quand les élèves n'apprennent pas malgré toutes ses tentatives et qu'il constate que :

- certains enfants (6 ans rappelons-le) mangent avec leur grande soeur (13 ans), un paquet de chips devant l'école pour la pause de midi.
- des parents ne se déplacent pas pour les réunions
- les devoirs ne sont pas fait
- des enfants dorment en classe car ils se couchent à 22 ou 23 heures
- des élèves n'ont jamais leur matériel pour travailler, perdent leurs cahiers...
- certains sont à l'école dès le pré-accueil (7h45) et la quitte après l'étude (18h00), ayant fait leur devoir dans une classe de 30 élèves avec 1 enseignant qui a pu lui accorder au mieux 5 à 10 minutes.
- des parents refusent d'écouter les quelques conseils que vous essayez en vain de leur donner, certains que le problème vient de votre "méthode globullique, comme ils disent à la télé."
...

La réalité est là. Que peut l'école ? Quel impact des méthodes ? La solution se trouve-t-elle dans les programmes ? Heureux celui qui connait avec certitude les réponses. Moi, j'essaie chaque jour et loin de vos querelles médiatiques de trouver une réponse à chaque nouveau problème.

Alors oui, les (vos) problèmes de l'école primaire me paraissent quelquefois anecdotiques et vos avis, fracassants et plein de certitudes regrettables quand on voit le découragement et le dégoût qui gagnent ma profession.

Écrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Y aurait-t-il dans les parages 2 ou 3 profs heureux, 2 ou 3 maîtresses épanouies, 2 ou 3 parents motivés et 1 ou 2 formateurs maîtres dans l'art du bonheur d'enseigner,?
Je cherche une équipe dynamique, constructive, postive, énergique pour participer et prendre part à un grand projet sur le Net...

Si vous en êtes, pas besoin de CV, juste un état d'esprit et une envie formidable de transmettre par le bonheur, d'éduquer à la vie, bref, d'ouvrir nos élèves et nos enfants, aux savoirs fondamentaux...

Si vous en êtes, donc, ou si vous en connaissez...venez nous rejoindre sur BLOG BLEU PRIMAIRE.

A bientôt, et très bonne journée d'école à toutes et à tous!

Ostiane

Écrit par : ostiane | 07 mai 2008

MERCI Krycoo,
depuis plusieurs mois, je fréquente les forums et autres sites pour écouter, connaitre les différents courants, m'informer.
Que rencontrons-nous? Des personnes avec leurs certitudes inébranlables (pédago.., réac.,...), beaucoup d'intolérances, des discours loin de la réalité qu'évoque Krycoo. Heureusement, la majorité des enseignants est loin de tous ces sectaires et fait preuve de beaucoup de pragmatisme face aux difficultés que rencontrent notre société et donc nos élèves.
Alors plutôt que de "taper" sur tous ce qui ne vous ressemble pas, ouvrez les yeux, soyez ouverts!!!

Écrit par : Dany | 07 mai 2008

Imaginez une classe de CP. L'enseignant expérimenté y travaille, 40 à 50 heures par semaine. Il se documente. Ecoute (avec agacement mais attentivement) les échanges sur les méthodes. Doute, essaie d'autres pratiques, se remet en cause...

Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Justement, Krycoo, arrêtez de vous "documentez",comme vous dites: ça, c'est de la posture,de l'affectation. Foutez-vous des "échanges sur les méthodes". Arrêtez de vous "remettre en question", car tout ça, c'est de la pure posture, ça fait bien, ça vous pose son pédagogue-soucieux-d'être-à-la-page. Balancez-moi tout ça et ne suivez plus que votre instinct. C'est ça, le réalisme. Or ce que nous reprochons à Meirieu, c'est justement de ne pas être réaliste. Meirieu, qui en fin de compte n'a jamais pensé qu'à une seule chose, se faire valoir, embarque les gens dans des considérations totalement irréalistes, il les plonge dans un univers entièrement fictif où tout serait simple, et ce faisant il les trompe.
Donc, si vous avez des méthodes qui marchent, par pitié, gardez-les. Faites-vous "vos" programmes, adaptés à votre classe. N'acceptez plus qu'on vous dise que vous devez vous remettre en question, vous tenir au courant de la recherche. Pure foutaise, la "recherche"! On peut très bien avoir enseigné de la même façon toute sa vie et avoir été un excellent professeur, c'est-à-dire un transmetteur. Ce n'est pas parce qu'on est un agité de l'"innovation" qu'on est un bon professeur.
Nos avis sont "fracassants" parce que nous en avons marre que la clique à Meirieu continue de plastronner et de troubler les esprits.

"les devoirs ne sont pas faits"?
- N'en donnez plus!

" des enfants dorment en classe car ils se couchent à 22 ou 23 heures"
- Laissez-les dormir une ou deux heures dans un coin de la classe! Vous n'avez pas le choix.

"des élèves n'ont jamais leur matériel pour travailler, perdent leurs cahiers...
- Eh bien , conservez tout en classe et ne leur donnez leur matériel que quand ils en ont besoin.

"des parents refusent d'écouter les quelques conseils que vous essayez en vain de leur donner, certains que le problème vient de votre "méthode globullique, comme ils disent à la télé."
- En bien, si vous enseignez avec une méthode globale ou semi-globale, vous êtes effectivement quelqu'un de dangereux. C'est tout à l'honneur des parents de venir vous demander des comptes sur l'échec de leurs enfants, qu'ils constatent tous les jours. C'est la preuve qu'ils ne sont pas aussi abrutis que vous le supposiez et qu'il y a quelque chose à faire avec eux. Revenez au plus vite à la bonne vieille méthode alphabétique et syllabique, et vous vous sentirez mieux, car il n'y a rien de pire pour le moral que de s'obstiner, par idéologie, à gérer le désastre.

"Les enseignants alors ? Mais oui, c'est bien connu, ces "vacanciers" permanents, absents bien souvent, si bien formés, si bien encadrés, si bien conseillés, si bien aidés, qui pourtant ne font RIEN (n'est-ce pas JEAN ?)."
- Je persiste: mes élèves de 4ème n'ont jamais RIEN appris en français. En 6ème et en 5ème, ils ont fait de belles séquences. Du vent! Et ils étaient arrivés en 6ème en ne sachant pas grand-chose déjà. Bien sûr, il y a des instituteurs qui s'efforcent d'apprendre quelque chose de solide aux élèves, mais si tous les autres ne travaillent pas dans le même sens, qu'en restera-t-il? Raison pour laquelle il était temps, que le ministère impose une ligne commune à tous: c'est la réforme de l'école primaire. La preuve qu'il a touché juste, ce sont les cris de désespoir et de fureur de ceux qui s'y croyaient les maîtres absolus jusqu'à la fin des temps.(Meirieu, Lang)

Écrit par : Jean | 07 mai 2008

certains enfants (6 ans rappelons-le) mangent avec leur grande soeur (13 ans), un paquet de chips devant l'école pour la pause de midi.
- des parents ne se déplacent pas pour les réunions
- les devoirs ne sont pas fait
- des enfants dorment en classe car ils se couchent à 22 ou 23 heures
- des élèves n'ont jamais leur matériel pour travailler, perdent leurs cahiers...
- certains sont à l'école dès le pré-accueil (7h45) et la quitte après l'étude (18h00), ayant fait leur devoir dans une classe de 30 élèves avec 1 enseignant qui a pu lui accorder au mieux 5 à 10 minutes.
- des parents refusent d'écouter les quelques conseils que vous essayez en vain de leur donner, certains que le problème vient de votre "méthode globullique, comme ils disent à la télé."
...

La réalité est là. Que peut l'école ? Quel impact des méthodes ? La solution se trouve-t-elle dans les programmes ? Heureux celui qui connait avec certitude les réponses. Moi, j'essaie chaque jour et loin de vos querelles médiatiques de trouver une réponse à chaque nouveau problème


Au collège , au lycée , nous en sommes tous là aussi et nous vivons les mêmes réalités , et nous nous posons les mêmes questions et nous connaissons les mêmes désarrois et les mêmes incertitudes . Les mêmes colères . Leur apprendre le subjonctif en 2de et voir que ça marche , m'oblige à me demander pourquoi ça n'a pas été fait avant et , par conséquent à penser que les causes sociologiques , familiales , environnementales , ne suffisent pas à justifier la débâcle de l'école !

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

Y aurait-t-il dans les parages 2 ou 3 profs heureux, 2 ou 3 maîtresses épanouies, 2 ou 3 parents motivés et 1 ou 2 formateurs maîtres dans l'art du bonheur d'enseigner,?
Je cherche une équipe dynamique, constructive, postive, énergique pour participer et prendre part à un grand projet sur le Net...

Ecrit par : ostiane | 07 mai 2008

Pour être un "prof heureux", comme vous dites, ostiane, il suffit de faire exactement le contraire, sur tous les points, de ce que recommandent les pédagogols. C'est radical!


"Alors plutôt que de "taper" sur tous ce qui ne vous ressemble pas, ouvrez les yeux, soyez ouverts!!!

Ecrit par : Dany | 07 mai 2008"

Nous ne tapons pas sur ceux qui ne nous ressembent pas, Dany, nous tapons sur ceux qui nous emmerdent, par IPR, IEN , conseillers pédagogiques ou formateurs IUFM interposés, et surtout emmerdent les élèves et leurs parents en leur faisant gober de force des méthodes folles. Dans ce métier, Dany, on a intérêt à avoir quelques certitudes, voyez-vous. Meirieu a fait son fonds de commerce de la dissémination du doute universel: ce n'est pas tenable quand on a la charge d'élèves réels - les siens sont fictifs.

Écrit par : Jean | 07 mai 2008

HUMOUR ! Les bienfaits de la discrimination positive !



http://www.dailymotion.com/video/x5c461_communique-du-ministere_fun

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

Je n'ai que des élèves réels dans ma classe; C'est quoi, un élève fictif?

Aucune certitude progressiste ou traditionnelle dans ma pratique de classe. Juste des réponses concrètes à des demandes plurielles.

Pour cela Meirieu m'a été et m'est toujours d'un grand secours.

Pour cela les anciens m'ont apportée et m'apportent toujours de nombreuses clés.

C'est quoi cette fausse guerre entre pédago pro et pédago anti?

Une guerre fictive je crois.

Je ne reconnais pas cet état de débâcle programmée dans les classes et les écoles où je suis entrée, comme prof ou comme parent d'élève.

Des difficultés, oui.
Des amertumes, oui.
Des solitudes, oui.

Mais aussi beaucoup de fous rire, des beaux textes, de nombreuses découvertes, des dictées, des tâtonnements, des poésies, du calcul mental, des sauts en hauteur, de la peinture sur les doigts, de...

Bref, beaucoup de vie dans nos écoles!

Écrit par : ostiane | 07 mai 2008

"C'est bien là que se situe le coeur du discours du GOUROU, déclinologue en chef.
Un indicateur intéressant : le nombre d'élèves sortant sans aucune qualification du système scolaire. Eh bien en 1975, au temps de "l'âge d'or" ils étaient 760 000 ....
Belle performance"

Ecrit par : Eliot Ness | 07 mai 2008

http://www.fart-fart.com/fart-sounds-1.html

Écrit par : Eliot VESSE | 07 mai 2008

"C'est bien là que se situe le coeur du discours du GOUROU, déclinologue en chef.
Un indicateur intéressant : le nombre d'élèves sortant sans aucune qualification du système scolaire. Eh bien en 1975, au temps de "l'âge d'or" ils étaient 760 000 ....
Belle performance"

Ecrit par : Eliot Ness | 07 mai 2008

http://www.fart-fart.com/Sounds/fart-sound-5.wav

C'est mieux.

Écrit par : Eliot VESSE | 07 mai 2008

Faut-il apprendre d'autres temps que le présent, le futur, l'imparfait et le passé composé???

Petit sondage en classe prépa d'ingénieurs (mention bien ou très bien au bac)

Quelle est la première personne du pluriel du verbe naître au passé antérieur?

> > nous étions naquis
> > nous avons été nés
> > nous eûmes été né
> > nous fûmes nés
> > nous ayons naquis
> > nous étions nés
> > nous eûmes nacquis
> > nous étions nés
> > nous fûmes nés
> > '...ne sait pas'
> > nous naquissions
> > nous naquîmes
> > nous fûmes nés
> > nous fûmes nés
> > nous naissons
> > nous eusses nacquis
> > nous naquîmes
> > nous naquirent
> > nous sommes naquis
> > nous naquimes
> > nous sommes naquit
> > nous étions naquis
> > nous naquimes
> > nous naqûmes
> > nous naquâmes

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2008

Le MEN a mis en ligne les 1100 contributions... sous forme de PDF pesant entre 50mo et 250mo pour certains.
Un pedagogiste sadique a été chargé de l'opération j'en suis convaincu.
Décidément la connerie règne en maitre au MEN jusque dans les moindres recoins, malgré la bonne volonté de Darcos.

Écrit par : julien | 07 mai 2008

MESSAGE A OSTIANNE

Ne vous perdez pas ici!! C'est sans aucun espoir. Ce blog est aux mains de 4 ou 5 personnes qui rabachent toujours la même chose. Impossible de faire avancer quoi ce soit.

Beaucoup de commentaires mais très très peu de participants réels.

Je vous contacte ultérieurement chez vous.

PS Je suis là de temps en temps ...pour voir

Écrit par : jeanh | 07 mai 2008

- des parents ne se déplacent pas pour les réunions
Parfois ça n'en vaut franchement pas la peine, il y a de quoi péter les plombs...


- les devoirs ne sont pas fait
Fõ voir la cheutron de certains devoirs, ça donne põ envie ...

- des enfants dorment en classe car ils se couchent à 22 ou 23 heures
Sûr qu'avec les changements d'horaires et le fait qu'il fasse encore jour à 22heure, c'est super simple de les envoyer au lit à 20heure ...

- des élèves n'ont jamais leur matériel pour travailler, perdent leurs cahiers...
Quand tu as une multitude de cahiers à gérer c'est super 'easy e' de te retrouver dans ton bordel...
De plus, nous aussi, parents, en avons marre de constater que le gamin ne rentre pas avec ses affaires de l'écoles .
D'ailleur j'en connais une (d'école) où ils ont 2 casiers remplis à ras bord d'affaire oubliées par les gamins ???
Comment est-ce possible ?
Encore un coup de leur trip 'autonomie du chtit nenfant' de mes2 !


ange

Écrit par : toto | 07 mai 2008

Pour cela Meirieu m'a été et m'est toujours d'un grand secours.

Pour cela les anciens m'ont apportée et m'apportent toujours de nombreuses clés.

C'est quoi cette fausse guerre entre pédago pro et pédago anti?


Mais , c'est très bien Ostiane :Ensemble dans la diversité , slogan dans le vent en ce moment !

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

Réponse à Kricoo (et à Dany par la même occasion).

« La réalité est là. Que peut l'école ? Quel impact des méthodes ? La solution se trouve-t-elle dans les programmes ? Heureux celui qui connaît avec certitude les réponses. Moi, j'essaie chaque jour et loin de vos querelles médiatiques de trouver une réponse à chaque nouveau problème.

Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008 »

L’école peut... ce qu’elle peut, comme elle l’a toujours pu, depuis sa création.

Comme il n’est pas question de sélectionner ovules et spermatozoïdes, viennent au monde des tas de gosses « tout-venant ». C’est comme ça et ça l’a toujours été.
Ne nous plaignons pas, la médecine a plutôt fait des progrès depuis 1881 et les idiots de village qui traversaient les années scolaires en bavant sur leur bureau et que le maître occupait tant bien que mal à balayer la cour et à charger le poêle seraient plutôt moins nombreux qu’avant.
Bien sûr, la loi Monchamp ne nous aide pas, et ne les aide pas non plus. Battons-nous pour que ces enfants-là soient accueillis, éduqués, instruits, dans la mesure de leurs capacités, dans des établissements ou des classes à petits effectifs intégrées aux écoles primaires, selon leur degré de handicap, encadrés par des professeurs formés, un personnel médical attentif au lieu de se voiler la face et de croire que les Bisounours ont pris le pouvoir et veulent que tout le monde soit beau et gentil et qu’il n’y a pas de problèmes de gros sous derrière le discours de l’égalité des chances et de la nécessaire intégration des handicapés à la « société normale ».

La société est ce qu’elle est et des gosses de CP sont mal nourris, mal chauffés, mal éduqués et arrivent le matin très tôt avec rien de bon dans le ventre, après une nuit de sommeil trop courte ? C’est vrai. Personne ne peut le contester. Et le pire, c’est que leur nombre augmente hélas en ce moment. Les hommes naissent libres et égaux, et après ? Ils se débrouillent comme ils peuvent ! Et nous aussi.

Et c’est là que les méthodes interviennent. Ces gamins fatigués, peu sollicités à la maison, beaucoup trop sollicités par des gens sans scrupules qui veulent avant tout faire avancer la machine économique, que sont-ils capables de faire, quels repères ont-ils, que peut-on leur demander ?
Selon leur caractère, les uns gigotent sans arrêt, leurs yeux ne se posent jamais, leurs oreilles n’entendent pas, leur curiosité papillonne d’un sujet à l’autre sans jamais se poser ; les autres se vautrent sur leur chaise, les yeux dans le vague, l’oreille sourde elle aussi aux bruits extérieurs.
Croyez-vous vraiment qu’en leur apportant un album de littérature jeunesse que l’on aura recopié au tableau, ils auront les capacités d’attention visuelle, auditive et l’énergie nécessaire pour s’y intéresser, émettre des hypothèses, les vérifier et les croiser de façon à y prendre de plus en plus de repères pour, en fin d’année (allez, donnons-leur les deux ans réglementaires et accordons-leur le CE1 en plus pour « entrer dans la lecture ») commencer à être capables de « tirer du sens d’un écrit vrai » ?
Croyez-vous vraiment qu’en les emmenant dans la cour un jour ensoleillé, la totalité de l’effectif se passionnera pour les ombres qu’ils remarquent sur le sol, leur position par rapport au Soleil, leur taille en fonction des heures de la journée, et que tous en déduiront que la Terre tourne sur elle-même en 24 heures et autour du Soleil en 365 jours ¼ (et des brouettes, je sais) ?
Croyez-vous vraiment qu’ils pourront « s’approprier les clés du savoir et les repères de la société dans laquelle ils grandissent » (préambule programmes 2008, mais aussi 2007, 2002 et sans doute avant) si, et seulement si, on offre à leur « sagacité » la possibilité d’entrer dans les apprentissages à leur rythme et selon leurs envies ?
Ne pensez-vous pas qu’avec un programme certes moins ambitieux et moins créatif mais clairement jalonné, il sera plus facile d’instiller à petites doses quelques petites connaissances, parcellaires, que leur mauvais état général pourra quand même absorber ?
Petit à petit, en fonction de leurs échecs, essayez plus simple, moins « usine à gaz » et vous serez étonné.
Lorsque des élèves peu attentifs arrivent dans votre CP en début d’année, présentez-leur deux lettres, le O et le A. Faites-les jouer avec, à des jeux tout bêtes, tout simples, très courts, plusieurs fois dans la journée : chanter leur son, venir les montrer au tableau, les écrire, les entourer sur une feuille... Faites la même chose avec le 0 et le 1.
Cela vous aura pris tout au plus une à deux heures de votre première journée de classe, par tranches de 20 minutes maximum.
Tout le reste du temps, prenez-les à leur niveau, celui d’un enfant de trois ans, hélas, généralement.
Ils gribouillent ? Poussez-les à dessiner. Ils crient ? Poussez-les à chanter. Ils se déplacent sans aucune coordination ? Faites-les courir, sauter, danser. Ils se bousculent et sont agressifs les uns envers les autres ? Instaurez un emploi du temps strict, très actif, sans activités de groupes, sans temps morts. Ils n’écoutent pas les histoires ? Utilisez les marionnettes, et ne faites jamais durer la séance de lecture magistrale plus longtemps que ce qu’il est raisonnable de demander à un enfant de deux ans. Ils parlent comme des charretiers ? Faites comme eux, n’entendez pas, et reprenez leurs propos de la manière la plus correcte qu’il soit.
Profitez aussi du premier jour pour leur dire que la Terre, cette grosse boule sur laquelle ils habitent tourne sur elle-même et que c’est pour cela que « notre côté » est parfois éclairé et parfois non, et que parfois il fait jour et parfois il fait nuit. Accompagnez cela d’une jolie démonstration avec un globe terrestre et une lampe et ils auront acquis leur première notion de sciences. Vous pouvez même ajouter, si l’attention ne s’est pas encore dispersée, qu’ils pourront s’en rendre compte eux-mêmes dans la cour de l’école en regardant où se trouve leur ombre à chacune des récréations. S’ils ne sont déjà plus attentifs, abstenez-vous en. Ils ont encore des années et des années de scolarité devant eux, il y aura bien un jour où cela les intéressera.

Le lendemain, encore un petit rappel de O et de A., de 0 et de 1 et si tout marche bien, ajoutez-y une nouvelle lettre et un nouveau nombre.
Machin a encore moins bien dormi que d’habitude ? Bidule a vu ses parents se battre comme des chiffonniers ? Chose a passé sa soirée dans les vapeurs de cannabis ?
Il faut les interroger les premiers, leur donner cette sécurité qu’ici, ils existent, ils sont importants, ils méritent notre attention, en leur proposant la même chose qu’aux autres. Nous ne pouvons malheureusement pas faire grand-chose d’autre.
Et ainsi de suite, tout au long de l’année scolaire. Et vous verrez que les méthodes ont leur importance et que les programmes que l’on vient de nous pondre ne sont pas si irréalistes que cela, du moment où l’on consent à les poser pierre après pierre.

Les devoirs ne sont pas faits, ne donnez pas de devoirs.
Les cahiers, les crayons ne reviennent pas, ne les laissez pas les emporter à la maison.
Les parents n’aiment pas la méthode globullique, ça tombe bien, ce n’est pas celle que vous employez et je connais très peu de parents même en état d’insécurité totale qui ne s’extasient pas lorsque leur bambin, vers le mois de décembre du CP leur dit tout à trac « Sa...lle d’a...tten...te. T’as vu maman, y’a écrit salle d’attente ? » Cela leur donnera confiance dans vos capacités et vous verrez que certains iront même jusqu’à venir vous voir et vous demander des conseils.
Bien sûr que cela ne vous empêche pas en tant que citoyen de vous battre pour que les parents de Machin, Chose et Bidule puissent donner à leurs enfants une vie digne de ce nom et que l’École Publique dispose des moyens dont elle a besoin pour enseigner correctement à tous ses élèves le maximum de ce qu’ils pourront retenir, en tous points du territoire.

Écrit par : catmano | 07 mai 2008

- certains enfants (6 ans rappelons-le) mangent avec leur grande soeur (13 ans), un paquet de chips devant l'école pour la pause de midi.
- des parents ne se déplacent pas pour les réunions
- les devoirs ne sont pas fait
- des enfants dorment en classe car ils se couchent à 22 ou 23 heures
- des élèves n'ont jamais leur matériel pour travailler, perdent leurs cahiers...
- certains sont à l'école dès le pré-accueil (7h45) et la quitte après l'étude (18h00), ayant fait leur devoir dans une classe de 30 élèves avec 1 enseignant qui a pu lui accorder au mieux 5 à 10 minutes.
- des parents refusent d'écouter les quelques conseils que vous essayez en vain de leur donner, certains que le problème vient de votre "méthode globullique, comme ils disent à la télé."
...

Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Salauds de parents !!
Tous les mêmes !

Écrit par : yann | 07 mai 2008

Je suis allée sur le blog d'Ostiane.

Comme Meirieu, Gérard de Vecchi lui a "beaucoup apporté.

(Formateur de formateurs à l' IUFM de Créteil, avec Giordan, auteur du "Faunographe")

C'est en effet très enrichissant.

"Sommes-nous véritablement cohérents ?
" Placer l’élève au cœur des apprentissages ". Belle formule, avec laquelle tout le monde (ou presque) semble d’accord… mais qui pose de gros problèmes quand il s’agit de la mettre en oeuvre !

Les démarches pédagogiques le plus souvent utilisées peuvent se résumer de la manière suivante :
• Le maître choisit une notion à enseigner.
• Il définit des objectifs précis.
• Il élabore une progression logique.
• Cela débouche sur un ensemble d’activités ou exercices qu’il fait réaliser en classe.
• Il évalue les acquis par un ou quelques autres exercices, voisins des précédents.
Cohérent n’est-ce pas ?

Mais analysons plus finement ce qui précède : le maître choisit, définit, élabore logiquement (dans sa propre logique), demande de réaliser, évalue… et l’élève n’existe pas ! Est-ce cela placer l’apprenant au centre du processus éducatif comme on nous le demande ? Est-ce développer l’autonomie, la responsabilisation, est-ce faire intégrer une nouvelle citoyenneté comme nous le désirons tous… ou cela correspond-il essentiellement à apprendre la docilité et l’obéissance ?

Quelles sont, parmi les attitudes précédentes, celles que nous avons tendance à développer dans nos classes sans que nous en soyons toujours pleinement conscients ?
On oublie aussi que seul l’élève peut apprendre. Aucun enseignant n’a le pouvoir de le faire à sa place.

Et "apprendre", ce n’est pas prendre ce que celui qui sait nous donne mais élaborer soi-même un savoir en profondeur. Chaque élève doit donc SE construire SON propre savoir. Cela implique qu’il ne soit pas seulement "actif" (avec ses mains) mais aussi "acteur" (avec sa tête) !

Apprendre ce n’est donc pas seulement "comprendre" ; c’est "faire du sens" à partir d’éléments qui nous concernent.

Comment placer véritablement les élèves au centre des apprentissages ?
• Les recherches en didactique des sciences ont largement montré que lorsqu’on ne prend pas en compte les représentations erronées des apprenants, celles-ci persistent et même peuvent se renforcer. Il est donc important de partir des conceptions des élèves, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils savent… de ce qu’ils croient savoir, de ce qu’ils ignorent.

L’analyse des conceptions permet surtout de prendre conscience des obstacles qui empêchent les savoirs de se construire.
• Partir des conceptions des élèves, cela ne veut pas dire se contenter de les faire émerger puis de rectifier les erreurs. "Faire contre" s’avère le plus souvent inefficace. Nous savons aujourd’hui qu’il est nécessaire de "faire avec pour aller contre". Il ne va donc pas falloir seulement construire un nouveau savoir mais aussi, en même temps, "déconstruire" celui qui préexistait.

C’est pour cette raison que l’on tend, de plus en plus, à mettre les élèves face à des "situations-problèmes" qui les font entrer dans des démarches de recherches en les plaçant en face d’éléments qui contredisent leurs conceptions erronées.
Ces situations-impasses donnent donc du sens aux apprentissages. Par les "ruptures" qu’elles portent, elles font naître un questionnement, avec de vraies questions d’élèves qui sont porteuses d’une dynamique de travail.

Elles obligent à confronter ce que chacun croit avec la réalité, donc à modifier en profondeur ce qui existait dans sa tête. Apprendre, ce n’est pas "ajouter un élément à ce qui existe pour faire monter le niveau". Apprendre, c’est "changer". C’est modifier ses conceptions en renversant les obstacles présents. C’est aussi se construire des modèles explicatifs abstraits pertinents et réinvestissables qui demandent un effort personnel de structuration. C’est enfin entrer dans une culture scientifique, dans un certain "état d’esprit".

• Pour tout cela, il est important de mettre en place des moments de "métacognition" (descendre de bicyclette pour se regarder pédaler !) c’est-à-dire permettre à chaque élève de se pencher sur lui-même, sur ce qu’il a véritablement appris, sur la manière dont il a appris, et sur les situations dans lesquelles il pourrait réutiliser ces savoirs. Cela correspond à des activités d’évaluation ouvrant sur une véritable auto-évaluation. "

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2008

A AM VALLETTE

C'est que vous voulez qu'on vous explique? Vous n'avez pas compris?

Écrit par : jeanh | 07 mai 2008

Pas compris quoi???

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2008

Attendu qu'on va tous crever, il est parfaitement inutile et vain d'apprendre quoique ce soit aux enfants.

Ceux qui ont une vision humanitaire de l'école n'ont rien à y faire. Qu'ils aillent grossir les rangs des ONG. Les causes perdues aujourd'hui, c’est pas ça qui manque.

L’effet Pygmalion est garanti. Et quand vos larmes auront séché, vos élèves seront toujours aussi démunis, pire encore, ils n’auront rien appris.

C’est cette vision là de l’école dont je ne veux plus. Elle qui nous a mené au désatre.

Les pédagos n’ont pas le monopole du cœur ! Transmettons des connaissances, il en restera toujours quelque chose. Un bagage salutaire pour traverser la vie ?

Merde !

Philippe.

Écrit par : Phil Del | 07 mai 2008

"les devoirs ne sont pas faits"?
- N'en donnez plus!

Ecrit par : Jean | 07 mai 2008

D'autant que c'est interdit par les textes, depuis 1956 (au moins)! Une interdiction qui met beaucoup d'enseignants du primaire mal à l'aise ("on donne des devoirs, mais ce n'est pas obligatoire"... pratique pour les parents, qui doivent décider eux-mêmes s'ils imposent à leurs enfants de les faire...)
cf pour des références précises:

http://appy.ecole.free.fr/outilsped/devoirs.htm

J'ai effectivement le sentiment que 6 heures par jour bien employées devraient largement suffire à l'apprentissage du programme de primaire, sans imposer des devoirs en plus (je ne compte pas comme "devoir" la révision d'une leçon).

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 07 mai 2008

Pour cela les anciens m'ont apportée et m'apportent toujours de nombreuses clés.

Ecrit par : ostiane | 07 mai 2008

En tout cas, la règle de l'accord du participe passé vous échappe!
Quant à Meirieu, s'il vous a apporté quelque chose, c'est que vous êtes une voyante extra-lucide, car pas une seule de ses phrases n'a de sens clair - depuis vingt ans qu'il, écrit - enfin "écrit", c'est beaucoup dire, noircit du papier plutôt et surtout fait son beurre. Meirieu parle très exactement pour ne rien dire, à part se faire mousser en discréditant tant qu'il le peut les professeurs qui professent. Il n'aime que ceux qui "doutent" et "cherchent" - à l'infini - parce que cela entretient son fonds de commerce qui est de faire croire qu'au terme de sa réflexion, il y aura des solutions. Il n'y en a jamais et pour cause.

Écrit par : Jean | 07 mai 2008

Si comme les antipedagos de ce blog, et Jean-Paul, notre hôte, je continue à combattre, c'est parce que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.
Ainsi, un membre de SLECC vient de publier un excellent petit cahier d'exercices de calcul pour le CP qui remet les 4 opérations à l'ordre du jour.

(Pourquoi les enfants de maintenant ne pourraient-ils pas faire ce qu'on faisait il n'y a pas si longtemps? Ils sont si "éveillés"!)

Faites-en l'expérience : lors d'une réunion, botanique ou autre, vous mettez sur une table trois méthodes dites "mixtes" (global fait si peur!) et trois méthodes alphabétiques. Résultat garanti : il y a toujours dans l'assistance des parents désemparés, dont un ou plusieurs enfants sont en difficulté (orthophonie pour la deuxième année, psychologue pour son "mal de vivre", Ritaline pour son hyperactivité, j'en passe...)
Petit speech de cinq minutes pour expliquer, et vous êtes assailli de questions... et vous devez donner le titre des méthodes.

Il y a un temps pour chaque chose.
Plus cela va, plus je pense qu'un enfant qui ne sait pas lire en sortant du CP aura du mal à apprendre, et au mieux n'aimera pas lire.
Les bons lecteurs sont ceux qui ont automatisé les lettres, puis les syllabes, et qui n'ont pas "construit" leur façon de lire.
En calcul, il en va de même.
Essayez d'apprendre à une fille de treize ans les tables, ou même la soustraction rapide, la division, c'est usant pour le maître et pour l'élève. Et l'opération est fausse une fois sur deux...

La mémoire est peu exercée (c'est trop répétitif, c'est du bachotage) : je ne connais pas un jeune qui soit capable de me réciter proprement un poème. C'est triste.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2008

"En tout cas, la règle de l'accord du participe passé vous échappe!"

Ecrit par : Jean | 07 mai 2008

"Justement, Krycoo, arrêtez de vous "documentez",comme vous dites: "

Ecrit par : Jean | 07 mai 2008

Et vous, l'emploi de l'infinitif. Pour un agrégé de lettres, ça fait désordre; ça fait plutôt "abrégé de lettres".

Écrit par : Esmeralda | 07 mai 2008

Malheureusement, il y a pour le moment davantage de jeunes enseignants qui ne se rendent pas compte qu'on les a mené en bateau que de gens lucides.
Cela prouve qu'on n'a pas encore touché le fond, et que le pire est encore à venir.

Et comme on leur a appris à l'IUFM que tout ce qui précédait était à oublier, que l'expérience est une vieille balançoire (cela on le savait depuis Lao Tseu ou Confucius, je ne sais plus) on a fait table rase du passé, et les requins et charlatans de tous bords se sont empressés de faire leurs choux gras de cet état de fait, aboutissant à la débâcle que nous connaissons.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2008

La mémoire est peu exercée (c'est trop répétitif, c'est du bachotage) : je ne connais pas un jeune qui soit capable de me réciter proprement un poème. C'est triste.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2008

Inversement vous avez des enfants capables de performances inouïes. Ma fille m'a confié à midi que l'institutrice de sa fille (elle fête ses 8 ans aujourd'hui) lui a fortement conseillé de la faire passer directement au CM2 en septembre, tant elle s'ennuie dans sa petite école de village savoyard à "écouter la maîtrese rabâcher toujours les mêmes choses aux autres élèves qui ne comprennent rien". Elle rentrerait donc en sixième à 9 ans 1/2.
Pas facile pour les parents de vivre une telle situation. D'autant que ma fille s'en sent responsable , prenant conscience de s'être adressée à sa fille dès qu'elle a su parler non comme à son enfant, mais comme à une de ses copines d'HEC.
Tout cela pour dire qu'en amont de l'activité scolaire proprement dite il y a bien des conditions favorables ou défavorables venues de la famille, que l'institution scolaire exploite comme elle peut et ce, quels que soient les programmes et les méthodes.

Écrit par : buntovchik | 07 mai 2008

"Tout cela pour dire qu'en amont de l'activité scolaire proprement dite il y a bien des conditions favorables ou défavorables venues de la famille, que l'institution scolaire exploite comme elle peut et ce, quels que soient les programmes et les méthodes."

Ecrit par : buntovchik | 07 mai 2008

Sans rire? Bientôt, on va découvrir l'eau chaude à couper le beurre, ici.

Écrit par : Bébert | 07 mai 2008

En tout cas, la règle de l'accord du participe passé vous échappe!

Je pourrais vous répondre:

1/ Je l'ai justement apprisE bêtement par coeur, sans la comprendre vraiment.

2/ Erratum humanum est

3/ Si la forme laisse à désireER, avEZ-vous compris le fond de mon message?

4/ Le net va vite, on pense et on écrit. On appelle ça des coquilles.

5/ C'est parce que les règles m'ont souvent échappé (et là, c'est correct?) que je m'efforce de les rendre (sans "s" n'est-ce pas?) accessibles, c'est à dire intelligibles à mes élèves.

Bon, j'ai des dictées à corriger, alors je vous laisse...

Écrit par : ostiane | 07 mai 2008

"Tout cela pour dire qu'en amont de l'activité scolaire proprement dite il y a bien des conditions favorables ou défavorables venues de la famille, que l'institution scolaire exploite comme elle peut et ce, quels que soient les programmes et les méthodes."

Ecrit par : buntovchik | 07 mai 2008

Sans rire? Bientôt, on va découvrir l'eau chaude à couper le beurre, ici.

Ecrit par : Bébert | 07 mai 2008

Au principe du pédagogisme et du réformisme permanent dans l'Educ.nat il y a cette certitude, devenue dogme, selon laquelle l'école peut réparer les dégâts occasionnés sur les enfants par les familles.
C'est à un renversement des valeurs auquel on a assisté ces 20 dernières années en faisant de l'école non plus une machine à instruire, mais une énorme roue de secours des familles en panne.
Les "pédagogistes" et managers scolaires sont convaincus, ou feignent de l'être que la techno-science éducative peut réussir là où les maîtres anciens ont échoué avec leurs antiques méthodes.

Écrit par : marigot | 07 mai 2008

Je ne peux pas passer de temps avec vous en ce moment mais soyez assurés de mon soutien contre cette vague pédaconne qui déferle chez JPB. Je viens de ramasser une bonne claque dans le cloaque où j'enseigne. Les élèves m'ont montré à quel point ils voulaient du travail et de la transmission sérieuse et heureusement qu'ils me l'ont dit car il y a des moments où je me demande s'il ne faudrait pas démissionner, quand on voit des collègues c...et vils et dangereux à ce point.
Il y a des jours où c'est dur de jouer les Ivanhoé de la transmission. Bien à vous tous...

Écrit par : Sanseverina | 07 mai 2008

Je ne crois pas être sectaire ni avoir d'idées préconçues, et je suis consciente dee effets désastreux produits par certaines conditions socio-familiales, mais tout de même... Comment expliquer que dans un lycée de centre ville, considéré par tous comme un très "bon" lycée, où les élèves appartiennent presque tous à des milieux favorisés, le niveau culturel d'une classe de première moyenne (je parle de mon domaine, celui de la culture littéraire) ait à ce point chuté en dix ans ?( C'est en effet en 1998 que j'ai vraiment constaté une rupture). J'ai du mal à croire que programmes et méthodes n'y soient pour rien.Bien sûr, il y a l'environnement médiatique, l'abandon de la lecture-loisir pour d'autre formes de divertissement, mais est-ce la seule raison?

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2008

Lu ce matin dans le Figaro : les parents "bobos" sont de plus en plus nombreux à emmener leurs enfants en week-end ou même en vacances en leur faisant sécher les cours.
Ca, ça peut expliquer que les élèves aient de moins en moins conscience de la valeur du savoir et de respect pour les lieux où on est censé le dispenser.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2008

J'ai du mal à croire que programmes et méthodes n'y soient pour rien.Bien sûr, il y a l'environnement médiatique, l'abandon de la lecture-loisir pour d'autre formes de divertissement, mais est-ce la seule raison?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2008

Avant l'abandon de la lecture-loisir pour d'autres formes de diverTICEment il y eut l'abandon de la lecture-miroir, quête inépuisable et élaboration incertaine de l'identité.
Les jeunes des nouvelles générations utilisent, désormais, leurs mobiles pour se mettre en présence de leur image visuelle sur l'écran, s'y enlacer et s'y perdre à l'image du Narcisse de la fable.

Écrit par : buntovchik | 07 mai 2008

Deux ou trois petites remarques après avoir lu les différentes contributions :

- Relu le texte hallucinant présenté par Anne-Marie Valette sur la "métacognition" et "l'autoconstruction des savoirs". J'aimerais bien que les "Meirieu's boys" nous expliquent ce que l'on peut tirer de ce fatras.

Concrètement, en quoi une vulgarisation approximative des analyses de Gaston Bachelard sur la démarche de l'esprit scientifique peut-elle aider des instituteurs à faire la classe à des élèves de CP ?

- Un certain nombre de pédagogues (Oury, Neill, Rogers...) sont en même temps des thérapeutes. Cette approche thérapeutique, compassionnelle, médicale de l'école, avec toutes les dérives manipulatrices qui en découlent qui fait souvent le fond du discours pédagogiste me paraît personnellement dangereux.

- Merci à catmano pour son magnifique témoignage.

Écrit par : Robin | 07 mai 2008

"C'est que vous voulez qu'on vous explique? "
Moi g po pricom là ? ange

Si c'étions l'humour, elle est bonne ;)
Je ne lis pas 'mou du pavé' sinon g les nabeilles ... :)

Écrit par : toto | 07 mai 2008

Ostiane fait un blog sympa
Ostiane fait des fautes d'orthographe et de grammaire sympas
Ostiane trouve Meirieu et de Vecchi sympas
Ostiane fait des dictées sympas
Ostiane trouve sympa de rendre sympas des règles qui lui échappent
Ostiane est globalement sympa

Localement, ce "sympa" dégouline épais sur mon écran et m'empêche de lire

Pas grave, je l'essuie mais qui, dans la masse, écope à côté ?

Écrit par : dugong | 07 mai 2008

C'est en effet en 1998 que j'ai vraiment constaté une rupture). J'ai du mal à croire que programmes et méthodes n'y soient pour rien.Bien sûr, il y a l'environnement médiatique, l'abandon de la lecture-loisir pour d'autre formes de divertissement, mais est-ce la seule raison?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2008

Pour moi , c'est la même "datation" :1998 .Début de la conjugaison des adjectifs et des noms , peu de temps après les verbes eux , ne furent plus conjugués .

Lu ce matin dans le Figaro : les parents "bobos" sont de plus en plus nombreux à emmener leurs enfants en week-end ou même en vacances en leur faisant sécher les cours.
Ca, ça peut expliquer que les élèves aient de moins en moins conscience de la valeur du savoir et de respect pour les lieux où on est censé le dispenser.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2008


Chez nous , dans le Sud , cela a commencé il y a 2 ou 3 ans déjà . Ils trouvent ces départs tout naturels ( RTT oblige et tarifs des séjours hors vacances avantageux ) ! L'administration ne s'en émeut pas . Certains parents poussent le culot jusqu' à demander au prof de photocopier les cours prévus et de les donner au petit vacancier avant son départ ! Certains profs se donnent le ridicule d'obtempérer ...

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

Ils partent une semaine avant les vacances de Pâques par exemple et reviennent une semaine après de la Martinique , tout bronzés ! S 'ils ont , en plus , fait un ou deux voyages pédagogiques , vous voyez , l'école c'est le Club Mèd ! D'ailleurs n'est-ce pas ce rite du voyage pédago qui aurait autorisé les parents à se comporter ainsi ???

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

Meirieu ? Le grand méchant qui a détruit notre école. Si vous voulez... Mais combien d'enseignants sur le terrain l'ont lu et se servent de ses écrits pour bâtir les apprentissages ?
Ecrit par : Krycoo | 07 mai 2008

Mais à peu près tous ! L'immense majorité des enseignants ayant subi la formation EN puis IUFM a été allaitée au pédagogisme... Comme les animaux malades de la peste, tous ne mouraient pas mais tous étaient frappés. Oh certes, la flemme a permis à certains d'échapper au verbe, mais ils en ont eu le digest via les formateurs. Personnellement, normalien dans les années 80, j'ai subi Foucambert, Charmeux -déjà !- et consorts.
Il faut avoir évité cette moulinette pour oser écrire que l'influence de Meirieu relève du fantasme !

Écrit par : victor | 07 mai 2008

" Pour moi, c'est la même datation : 1998"
Ecrit par Un observateur.

1998, c'est à peu près la date où sont arrivés en première les enfants qui avaient subi pendant toute leur scolarité les effets de la loi d'orientation de 1989. Serait-ce du mauvais esprit de
voir là un rapport?

Un mot pour dire à Catmano, comme Robin, que son témoignage est admirable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2008

Chez nous , dans le Sud , cela a commencé il y a 2 ou 3 ans déjà . Ils trouvent ces départs tout naturels ( RTT oblige et tarifs des séjours hors vacances avantageux ) ! L'administration ne s'en émeut pas . Certains parents poussent le culot jusqu' à demander au prof de photocopier les cours prévus et de les donner au petit vacancier avant son départ ! Certains profs se donnent le ridicule d'obtempérer ...

Ecrit par : Un observateur | 07 mai 2008

Chez nous, j'ai un excellent repère, c'était en 2003. Trois semaines d'absence pour deux frères, l'un au CP, l'autre en CM2. Ils sont partis dans une île paradisiaque hors-saison, c'était moins cher, avec dans leur valise, le livre de lecture et le cahier de mathématiques pour le petit CP, tout un tas de photocopies en français et en maths que la jeune PE avait préparées pour le grand de CM.
J'avais annoncé à l'avance que je ne corrigerais rien et que les parents prenaient leurs responsabilités pour rattraper un éventuel retard du petit. La jeune collègue s'est empressée à leur retour de corriger le travail du plus grand et de lui faire rattraper les quelques trucs qu'il n'avait pas compris (coup de chance, c'étaient tous deux d'excellents élèves).
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'au troisième trimestre. Là, nous avons eu le culot toutes les deux de nous camper sur nos avantages acquis et d'exercer notre droit de grève.
Le père des enfants, outré de notre manque de responsabilité était le plus véhément : "Comment, en étant enseignantes, nous pouvions à ce point nous moquer de nos élèves et les priver pendant trois semaines de l'enseignement auquel ils avaient droit ?"

Écrit par : catmano | 07 mai 2008

Merci, Robin et Sylvie. Je commençais à me demander si je n'étais pas, encore une fois, complètement à côté de la plaque avec mes petites fifiches...

Écrit par : catmano | 07 mai 2008

Il y a Dupond et Dupont qui sont deux

Il y a dugong et ducon qui ne font qu'un ...

Écrit par : Bébert | 07 mai 2008

Ostiane fait un blog sympa
Ostiane fait des fautes d'orthographe et de grammaire sympas
Ostiane trouve Meirieu et de Vecchi sympas
Ostiane fait des dictées sympas
Ostiane trouve sympa de rendre sympas des règles qui lui échappent
Ostiane est globalement sympa

Localement, ce "sympa" dégouline épais sur mon écran et m'empêche de lire

Pas grave, je l'essuie mais qui, dans la masse, écope à côté ?

Ecrit par : dugong | 07 mai 2008

Il faut qu'elle vienne dans mon bahut, ils sont tous comme elle: sympas et ils ne font que des trucs sympas: le dernier en date:une journée pour voir un château à 15 kms. En fait, l'objectif est de faire un immense jeu de l'oie dans la cour et la visite oui, mais vite fait; sinon le 2ème objectif c'est le pique-nique tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais! pour apprendre , je cite, " le bien vivre ensemble". Avec photos dans le journal local et satisfaction repue du chef d'établissement. Les collègues signent leur pq de présentation par: "l'équipe super fun de l'établissement". Hein? Vous en rêvez? Jean, Dugong, Victor, Lariba, Buntovchik, n'est-ce pas que vous en rêvez????
Et je vous passe la projection d'une connerie d'un après-midi entier sur les relations entre ados à la MJC du coin avec les Z'infirmières qu'il faudrait pulvériser aussi et la docucu qui participe à tous les projets: " elle est tellement active!"
Bon, stop. Je vais m'énerver.

Écrit par : Sanseverina | 07 mai 2008

@ AM Valette

Vous tapez sur Ostiane mais elle (contrairement à vous si j'en crois un commentaire récent de votre part) n'enseigne pas à ses élèves qu'il y a eu une année "zéro" !
C'est bien de vouloir transmettre des savoirs mais faut éviter de transmettre des bêtises !

Écrit par : lofi | 07 mai 2008

" L'équipe super fun de l'établissement" !!! Effectivement, on croit rêver. Mais c'est un cauchemar.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2008

"les Freinet, Meirieu, Frako et leurs pareils n'étaient que de vulgaires copistes de Rousseau, Fröbel, Pestalozzi et consorts, ce que Condorcet, pour le premier, et Alain et Arendt pour les deux autres avaient bien vite compris, eux!"

Ecrit par : Cadichon | 07 mai 2008

Encore une fois,Cadichon, je suis navré de vous le dire, mais voilà une seule phrase qui suffirait, à elle seule, par son merveilleux art de l'amalgame que vous pratiquez à la quasi-perfection, à écraser tout le crédit qu'on pourrait accorder à (une partie de) vos (autres) propos.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

Parce que j'assimile Freinet aux autres vulgaires copistes? Ce fada avait des côtés positifs c'est bien évident mais ils ne nous sont d'aucun secours, ils sont in-signifiants, détails de l'histoire...Tout le monde il est beau....

Cest la contagion de ses délires qui importe pour comprendre la mouise où on est. Il a embrassé comme du bon pain les théories bidons venues tout droit des trois gugusses précités, puis passées à la moulinette piaget-makarenko-pavlovienne,
Alors quand des pointures comme Arendt et Alain se pemettent de critiquer son angélisme, destructeur quand même des savoirs, par la négation des critères constitutifs du processus d'apprentissage, je me range plus volontiers à leurs côtés qu'au sien.

Écrit par : Cadichon | 07 mai 2008

Il y a Dupond et Dupont qui sont deux

Il y a dugong et ducon qui ne font qu'un ...

Ecrit par : Bébert | 07 mai 2008

En général, on reconnaît le pédagogiste militant à son absence d'humour. Tonton Dugong en a à revendre, il pourrait peut-être t'en refiler une louche, Bébert ?

Écrit par : victor | 07 mai 2008

J'ai retrouvé un texte de Finkelkraut qui précise au laser ce qu'il y a de dégénérescent dans le mot "sympa".

Je cite (interview dans Libération du 26/01/2008):

F : "... Et puis il y a les terribles serial killers de la langue, ces mots qui en effacent des centaines d’autres.

Libération : Par exemple ?

F : Sympa. Vous avez prêté Retour à Florence de Henry James à quelqu’un qui vous dit : «J’ai lu ce livre, c’était vraiment sympa.» S’il y a quelque chose que Henry James n’est pas, c’est «sympa».

Écrit par : dugong | 07 mai 2008

Meuh non, meuh non...

Votre récit est passionnant, parce qu'il décrit une tranche de la vraie vie avec en prime cette petite pointe d'ironie acidulée sans laquelle catmano ne serait pas catmano...

Il est rangé avec les autres, en lieu sûr, car c'est encore une perle à ajouter au trésor que "nous" amassons...

Si un jour quelqu'un avait l'idée de faire un collier de toues ces perles, cela nous ferait un joli recueil !!!

Écrit par : Maminou | 07 mai 2008

la visite oui, mais vite fait; sinon le 2ème objectif c'est le pique-nique tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais! pour apprendre , je cite, " le bien vivre ensemble". Avec photos dans le journal local et satisfaction repue du chef d'établissement. Les collègues signent leur pq de présentation par: "l'équipe super fun de l'établissement"



Les jolies colonies de vacances !

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

Merci, Robin et Sylvie. Je commençais à me demander si je n'étais pas, encore une fois, complètement à côté de la plaque avec mes petites fifiches...

Ecrit par : catmano | 07 mai 2008

Meuh non, meuh non...

Votre récit est passionnant, parce qu'il décrit une tranche de la vraie vie avec en prime cette petite pointe d'ironie acidulée sans laquelle catmano ne serait pas catmano...

Il est rangé avec les autres, en lieu sûr, car c'est encore une perle à ajouter au trésor que "nous" amassons...

Si un jour quelqu'un avait l'idée de faire un collier de toues ces perles, cela nous ferait un joli recueil !!!

Ecrit par : Maminou | 07 mai 2008

Aisi c'est plus compréhensible...

Écrit par : Maminou | 07 mai 2008

Thèse de Meirieu! Déterminisme social qui s'apparente à du racisme: "T'es né pauvre, donc tu resteras con". Bravo!"
Ecrit par : Jean | 07 mai 2008

Jean, sauf votre respect, par moments, vous raisonnez, (résonnez?) vraiment avec vos pieds.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

Et si vous tentiez pour une fois de vérifier par vous même ( il n'y a plus aucune excuse pour l'ignorer à moins de faire l'autruche) que quelque figment de vérité pourrait bien se trouver dans cette formule lapidaire,vous iriez vous coucher ce soir un peu plus instruit que vous ne vous êtes levé ce matin, et c'est en cela que la vie vaut d'être vécue.

Vous découvriez que la formule est tout simplement frappée au coin du bon sens, mais icônoclaste, puisqu'elle résume notamment la philosophie bourdivine et autres bourdes diabolico-sociologiques qui lui ont emboîté le pas, comme les rats derrière l'autre joueur de pipeau, le Rattenfänger von Hameln.

Écrit par : Cadichon | 07 mai 2008

Sanseverina, je compatis mais vous avez échappé à la confection de la "marguerite du respect" dont chaque pétale porte une mièvrerie digne du catéchisme : "je dis bonjour", "je respecte mes camarades", etc. La susdite activité a mobilisé les élèves de 6° et les délégués des autres classes plusieurs demi-journées, sans compter l'inévitable "intervenant extérieur" qui a, bien sûr, théâtralisé le tout. Mes collègues et l'administration, ravis - dans l'acception méridionale du terme-, feignaient de ne pas remarquer les ricanements et autres commentaires narquois du public scolaire. En langage djeun's, ça s'appelle le "collège des bisounours" !

Écrit par : victor | 07 mai 2008

Un indicateur intéressant : le nombre d'élèves sortant sans aucune qualification du système scolaire. Eh bien en 1975, au temps de "l'âge d'or" ils étaient 760 000 ....
Belle performance

Ecrit par : Eliot Ness | 07 mai 2008

Il les prend où ses chiffres? et
Y'avait combien d'élèves en 1975?
moi j'ai trouvé environ 80.000 qui sortaint sans diplôme, et encore, la formule "sans qualification" est erronnée: s'ils n'avaient pas le bac, ils savaient au moins lire, écrire et compter ( pas encore de calculettes) !

Écrit par : Cadichon | 07 mai 2008

Il y a Dupond et Dupont qui sont deux

Il y a dugong et ducon qui ne font qu'un


Et aussi les frères siamois de la révolutiong :

Comme Che est à Fidel , Victor est à dugong

Écrit par : Bébert | 07 mai 2008

Si un jour quelqu'un avait l'idée de faire un collier de toues ces perles, cela nous ferait un joli recueil !!!

Ecrit par : Maminou | 07 mai 2008


C'est déjà fait , ça s'appelle " La foire aux cancres " !

Écrit par : Bébert | 07 mai 2008

C'est déjà fait , ça s'appelle " La foire aux cancres " !

Ecrit par : Bébert | 07 mai 2008

Laisse tomber, Bébert, tu ne sais même pas de quoi je parle.

Écrit par : Maminou | 07 mai 2008

Les collègues signent leur pq de présentation par: "l'équipe super fun de l'établissement". Hein? Vous en rêvez?
Ecrit par : Sanseverina | 07 mai 2008

Un vrai cauchemar!!! Quelle horreur... Cela dit, c'est au nom de ce même dékhonnage que l'on trouve, un peu partout en France, des établissements achtement sympa super-fun cool et tout, baptisés (entre autres appellations touristiquement scolaires) "lycée de la Montagne", "lycée Atlantique" ou "collège du Bocage", sans parler des incroyables "collèges Jacques Prévert" -- pour ne pas décourager les cancres, sans doute. Je propose donc, sans rire et avec le sérieux olympien qui me caractérise, le "lycée Papillon", chef d'oeuvre du comique franchouillard, bien connu de nos grands-parents (paroles de Georgius - musique de M. Juel ). A ma grande honte, j'avoue que ce genre de chanson inepte me fait hurler de rire... Bref, mon niveau ne monte pas ;-)

Paroles :

Élève Labélure ? ... Présent !
Vous êtes premier en histoir' de France ?
Eh bien, parlez-moi d'Vercingétorix
Quelle fut sa vie ? sa mort ? sa naissance ?
Répondez-moi bien ... et vous aurez dix.

Monsieur l'Inspecteur,
Je sais tout ça par cœur.
Vercingétorix né sous Louis-Philippe
Battit les Chinois un soir à Ronc'vaux
C'est lui qui lança la mode des slips
Et mourut pour ça sur un échafaud.

Le sujet est neuf,
Bravo, vous aurez neuf.

REFRAIN :

On n'est pas des imbéciles
On a mêm' de l'instruction
Au lycée Pa-pa...
Au lycée Pa-pil...
Au lycée Papillon.

Vous connaissez l'histoir' naturelle ?
Eh bien, dites-moi c'qu'est un ruminant.
Et puis citez-m'en... et je vous rappelle
Que je donne dix quand je suis content.

Monsieur l'Inspecteur,
Je sais tout ça par cœur.
Les ruminants sont des coléoptères
Tels que la langouste ou le rat d'égout,
Le cheval de bois, le pou, la bell'-mère...
Qui bav' sur sa proie et pis qu'aval'tout.

Très bien répondu,
Je vous donn' huit... pas plus...

{au refrain}

Élève Trouffigne ? ... Présent !
Vous êtes unique en géographie ?
Citez-moi quels sont les départements
Les fleuv's et les vill's de la Normandie
Ses spécialités et ses r'présentants ?


Monsieur l'Inspecteur,
Je sais tout ça par cœur.
C'est en Normandie que coul' la Moselle
Capital' Béziers et chef-lieu Toulon.
On y fait l'caviar et la mortadelle
Et c'est là qu'mourut Philibert Besson.

Vous êt's très calé
J'donn' dix sans hésiter.

{au refrain}

Élève Legateux ? ... Présent !
Vous êt's le meilleur en anatomie ?
Répondez, j'vous prie, à cette question
Pour qu'un être humain puiss' vivre sa vie
Quels sont ses organ's, quell's sont leurs fonctions ?


Monsieur l'Inspecteur,
Je sais tout ça par cœur.
Nous avons un crân', pour fair' des crân'ries
Du sang pour sentir, des dents pour danser
Nous avons des bras ...
C'est pour les brass'ries
Des reins pour rincer
Un foie pour fouetter.

Bien. C'est clair et net
Mais ça n'vaut pas plus d'sept.

{au refrain}

Élève Cancrelas ? ... Présent !
Vous êt's le dernier ça me rend morose.
J'vous vois dans la class' tout là-bas dans l'fond
En philosophie, savez-vous quèqu'chose ?
Répondez-moi oui, répondez-moi non.


Monsieur l'Inspecteur,
Moi je n'sais rien par cœur.
Oui, je suis l'dernier, je pass' pour un cuistre
Mais j'm'en fous, je suis près du radiateur
Et puis comm' plus tard j'veux dev'nir ministre
Moins je s'rai calé, plus j'aurais d'valeur,

Je vous dis : bravo !
Mais je vous donn' zéro.

{au refrain}

Écrit par : FGuichard | 07 mai 2008

Vive la retraite !

http://video.femmesplus.fr/channel/iLyROoaftqa9.html#a_playlist?xtor=EPR-13

Écrit par : Un observateur | 07 mai 2008

"Et si vous tentiez pour une fois de vérifier par vous même ( il n'y a plus aucune excuse pour l'ignorer à moins de faire l'autruche) que quelque figment de vérité pourrait bien se trouver dans cette formule lapidaire,vous iriez vous coucher ce soir un peu plus instruit que vous ne vous êtes levé ce matin, et c'est en cela que la vie vaut d'être vécue.

Vous découvriez que la formule est tout simplement frappée au coin du bon sens, mais icônoclaste, puisqu'elle résume notamment la philosophie bourdivine et autres bourdes diabolico-sociologiques qui lui ont emboîté le pas, comme les rats derrière l'autre joueur de pipeau, le Rattenfänger von Hameln."

Ecrit par : Cadichon | 07 mai 2008

Je ne sais pas ce qu'est un "figment", et on écrit: "iconoclaste".
CS

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2008

C'est quoi, un instit ?

"Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés."

"Je suis Professeur des Ecoles... mais je me soigne
>>> Si tu as de la peinture sur les doigts, de la morve sur l'épaule, de la craie sur les fesses
>>> Si tu es fier de faire partie des gens qui savent faire la différence entre pédagogie et didactique, voire entre progression et programmation
>>> S'il y a dans ta cuisine un tableau de responsabilités
>>> Si tu parles à tout le monde en articulant et en insistant sur les particules de négation
>>> Si tu as déjà sérieusement considéré l'achat d'une plastifieuse
>>> Si tu as acheté une plastifieuse
>>> S'il y a des comptines sur ton mp3
>>> Si tu as la gastro
>>> Si tu ne peux plus prononcer une phrase qui contienne moins de trois sigles
>>> Si tu sais ce qu'est un massicot et si en plus tu en as utilisé un
>>> Si tu crois que ton prénom est « maîtresse »
>>> Si tu es un homme et que tu finis quand même par croire que ton prénom est « maîtresse »
>>> Si quand tu croises ne serait-ce qu'un marron par terre tu entrevois déjà les objectifs spécifiques et les compétences transversales d'une séquence complète
>>> Si tu as des poux
>>> Si quand tu entends gap tu ne penses plus à une marque de fringues mais à un genre révolutionnaire de cercle de profs anonymes
>>> Si tu dis « chut » quand les gens parlent trop fort pendant une soirée
>>> Si la dernière fois que tu as été à la fnac tu as acheté des albums de littérature de jeunesse
>>> Si tu te sens ridicule quand tu fais le kangourou en salle de motricité
>>> Si tu ne te sens même plus ridicule quand tu fais le kangourou en salle de motricité
>>> Si tu te reconnais plus ou moins dans ces symptômes, tu es relativement atteint de professorat-des-écoles-ite. Autant le savoir."

Écrit par : c. cru | 07 mai 2008

Un indicateur intéressant : le nombre d'élèves sortant sans aucune qualification du système scolaire. Eh bien en 1975, au temps de "l'âge d'or" ils étaient 760 000 ....
Belle performance

Ecrit par : Eliot Ness | 07 mai 2008

Il les prend où ses chiffres? et
Y'avait combien d'élèves en 1975?
moi j'ai trouvé environ 80.000 qui sortaint sans diplôme, et encore, la formule "sans qualification" est erronnée: s'ils n'avaient pas le bac, ils savaient au moins lire, écrire et compter ( pas encore de calculettes) !

Ecrit par : Cadichon | 07 mai 2008

De passage sur ce nouveau fil, je tombe sur cet échange.

Existe-t-il des éléments de comparaison fiables des systèmes scolaires avant et après, mettons, les années 70-80, sur le nombre d'enfants sortant sans diplômes, le taux d'analphabétisme mesuré lors des journées d'appel au service militaire, ou d'autres indicateurs (pourcentage d'élèves reçus au certif ou admis à l'examen d'entrée en sixième) permettant clairement de déterminer les réussites et les manques de l'école actuelle et de l'école d'il y a trente ans.

Je connais déjà l'étude de la DEP de 1996 sur les comparaisons de copies du certif et de celles d'élèves de 1995, parue sur le site de Sauver les Lettres, mais elle est difficile à exploiter.

Les médias comme le Monde de l'Education, les syndicats enseignants rappellent que le niveau moyen a augmenté en prenant comme indicateur le taux de réussite aux baccalauréats, alors que nous voyons tous dans nos classes, si on enseigne depuis plusieurs années, les lacunes de plus en plus manifestes dans la maîtrise du français et les difficultés grandissantes dans la transmission et dans les apprentissages.

Posséder des chiffres fiables basés sur des données objectives, bien qu'il soit difficile de comparer deux systèmes différents à trente ou quarante ans d'intervalle, donnerait une caution statistique importante lors des débats qui nous opposent sur les questions éducatives.

Merci, Catmano, pour votre texte, ça réchauffe le coeur, les soirs où on a du mal à y croire encore ! Continuez !

Écrit par : chevreuil | 07 mai 2008

Si, Victor, la marguerite j'y ai eu droit aussi mais avec des variantes par rapport à votre version. Faudra que je vous trouve cela!
Sweet dreams à tous. 'reusement que vous êtes là!

Écrit par : Sanseverina | 07 mai 2008

Laisse tomber, Bébert, tu ne sais même pas de quoi je parle.

Ecrit par : Maminou | 07 mai 2008

Maminou 1 - Bébert 0

Écrit par : victor | 07 mai 2008

Laisse tomber, Bébert, tu ne sais même pas de quoi je parle.

Ecrit par : Maminou | 07 mai 2008

Maminou 1 - Bébert 0

Ecrit par : victor | 07 mai 2008


Ou l'humour à la louche de lilliputien .

Écrit par : Bébert | 08 mai 2008

En tout cas, la règle de l'accord du participe passé vous échappe!

Je pourrais vous répondre:

1/ Je l'ai justement apprisE bêtement par coeur, sans la comprendre vraiment.

2/ Erratum humanum est

Ecrit par : ostiane | 07 mai 2008

Ce n'est pourtant pas difficile à comprendre, à condition de connaître quelques rudiments de grammaire traditioonnelle (celle que Meirieu et sa clique condamnent comme étant de l'aliénation bourgeoise).
Figurez-vous, chère collègue, qu'on n'apprend jamais "bêtement par coeur", sauf dans les délires pseudo-pédagogiques de Meirieu et de sa clique de faussaires de la pensée. Et cela pour une raison très simple, c'est qu'apprendre par coeur est une activité éminente de l'esprit. Alors arrêtez de colporter des contre-vérités que vous tenez de vos gourous et qui vous flattent parce qu'elles vous donnent l'impression d'être intelligente.

Ce n'est pas "Erratum humanum est", mais "Errare humanum est."


"Justement, Krycoo, arrêtez de vous "documentez",comme vous dites: "

Ecrit par : Jean | 07 mai 2008

Et vous, l'emploi de l'infinitif. Pour un agrégé de lettres, ça fait désordre; ça fait plutôt "abrégé de lettres".

Ecrit par : Esmeralda | 07 mai 2008


Si vous croyez vraiment que, de ma part, écrire "arrêtez de vous documentez" est autre chose qu'une faute de frappe, vous êtes intellectuellement limitée.

Écrit par : Jean | 08 mai 2008

"Figurez-vous, chère collègue, qu'on n'apprend jamais "bêtement par coeur".

Ecrit par : Jean | 08 mai 2008

Pas dans vos classes, Jean! Mais je vous assure que ça arrive! Encore une fois, c'est fonction du talent de l'enseignant.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

"Je propose donc, sans rire et avec le sérieux olympien qui me caractérise, de créer le Lycée Papillon"

Oh oui, ce serait une bonne idée !

Et comme bientôt les lycées pourront choisir leurs enseignants, je soumets déjà cette proposition pour former l'équipe pédagogique :
- Le professeur Morel (bivalent science-français)
- Le professeur Choron (grossièretés et joyeusetés)
- Tryphon Tournesol (sciences et techniques)
- Le professeur Unrat (tyrannologie)
- Topaze (morale et moralité)
- Mme de Fontenay (maintien et port du bikini)
- Nadine de Rotschild (politesse et bonnes manières)
- Le professeur foldingue (polyvalent)
- Gerard Klein (classes vertes et anti-racisme)
- M. Cyclopède (français)
- Maître Capello (français)
- Armande Altaï, Raphaelle Ricci, Kamel Ouali (sciences musicales)
Professeur principal : Philippe Meirieu (sciences de l'éducation)

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Pas dans vos classes, Jean! Mais je vous assure que ça arrive! Encore une fois, c'est fonction du talent de l'enseignant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Je ne vois pas pourquoi il faut automatiquement assortir l'expression "apprendre par coeur" de l'adverbe (ou de l'épithète adverbiale) "bêtement". En quoi le fait d'apprendre par coeur serait-il "bête"? Et y aurait-il donc deux façons d'apprendre par coeur, une qui serait intelligente et l'autre bête?
En réalité, je tiens qu'il n'y a qu'une façon de savoir, c'est d'apprendre, qu'une façon d'apprendre, c'est d'apprendre par coeur, qu'une façon d'apprendre par coeur, c'est d'apprendre bêtement par coeur, et donc que c'est intelligent d'apprendre bêtement par coeur!
Quant à déclarer tabou le par coeur sous prétexte que quelques élèves ne comprennent pas ce qu'ils apprennent et vous recrachent mécaniquement des connaissances non assimilées, c'est ce qui s'appelle jeter le bébé avec l'eau du bain, c'est une posture idéologique qui laisse croire aux naïfs que l'enfant peut se dispenser de l'effort de les répéter mécaniquement jusqu'à ce que les connaissances s'impriment dans sa mémoire.
C'est au professeur - vous avez raison, Christophe - de préparer par des explications claires les connaissances à retenir. Mais il y a aussi des choses à apprendre le plus mécaniquement du monde: les conjugaisons, les dates, l'orthographe des mots, le vocabulaire ( noms propres et communs), etc. D'ailleurs votre numéro de téléphone ou de sécurité sociale, vous le savez bêtement par coeur, non?

Écrit par : Jean | 08 mai 2008

On vient de me prévenir de nouvelles demandes d'inscription pour le personnel enseignant. Il faudra vraisemblablement ouvrir plusieurs classes :

- Albus Dumbledore (sorcellerie)
- Jean-Pierre Foucault (responsables des évaluations sommatives par QCM)
- Christian Vanneste (droit moral)
- Le professeur Cosinus (maths-sciences-La main à la pâte)
- Jérome Kerviel (économie)
- Bill Gates (bénévole TICE)

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

HUMOUR

(Quand une fête de Noël d'entreprise tourne au vinaigre !
droits réservés) NOTE DE SERVICE –

De : Sophie BONNET - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 01 / 12
Sujet : Fête de Noël

Chers Tous,
Je suis heureuse de vous informer que la Fête de Noël du CRC aura lieu le 23 Décembre, à partir de midi, dans les salons privés de notre Espace. Il y aura un bar payant avec tout un choix de boissons ! Nous aurons aussi un petit groupe musical amateur qui chantera des cantiques, alors n'hésitez pas à chanter avec lui. Et ne soyez pas surpris de voir arriver notre PDG déguisé en Père Noël !! Le sapin sera illuminé à partir de 13H00. Les échanges de cadeaux entre les membres du personnel pourront se faire à partir de ce moment-là. Cependant, pour ne gêner personne financièrement, aucun présent ne devra dépasser une valeur de 10 Euros. Joyeux Noël à vous tous et à vos familles.

Cordialement,

Sophie

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NOTE DE SERVICE –

De : Sophie BONNET- Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 02 / 12
Sujet : Fête de Fin d'Année

Chers Tous,
La note d'hier n'avait bien sûr pas pour but d'exclure nos employés de confession juive. Nous savons que Hannoukah est une fête importante qui coïncide souvent avec Noël, même si cela n'est pas le cas cette année. La même optique s'applique à tous ceux de nos employés qui ne sont ni chrétiens ni juifs. Pour calmer les esprits et ne vexer personne, toutes nos Fêtes de Noël s'appelleront désormais Fêtes de Fin d'Année. Nous n'aurons par conséquent ni sapin ni cantiques, mais d'autres musiques pour votre plus grand plaisir. Tous contents, maintenant ?

Cordialement,

Sophie

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NOTE DE SERVICE –

De : Sophie BONNET - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 03 / 12
Sujet : Fête de Fin d'Année

Je m'adresse à la personne membre des Alcooliques Anonymes qui souhaitait qu'il y ait une table pour les non buveurs et qui n'a pas donné son nom. Je suis heureuse de pouvoir répondre favorablement à sa demande, mais si je mets sur la table une pancarte « Réservé aux Alcooliques Anonymes », vous n'aurez plus du tout d'anonymat !! Comment puis-je résoudre le problème ?
Une idée, quelqu'un ?
De plus, sachez qu'on laisse tomber les échanges de cadeaux : Aucune remise de présents ne sera autorisée, suite aux préavis de grève déposé par la CGT et FO qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c'est trop cher, et suite à la pétition signée par tous les cadres qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c'est minable et mesquin. On va y arriver.

Sophie.

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NOTE DE SERVICE –

De : Sophie BONNET - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 04 / 12
Sujet : Fin d'Année

Quelle diversité de cultures dans notre CRC !! Je ne savais pas qu'exceptionnellement cette année le Saint Mois du Ramadan commençait le 20 Décembre, avec son interdiction formelle de consommer toute boisson ou nourriture de toute la journée. Nous pouvons bien sûr comprendre qu'une réception festive à cette époque de l'année ne cadre pas avec les croyances et les pratiques de nos amis salariés musulmans. Devant la Fatwah prononcée à son encontre par l'Imam de notre ville à leur demande, notre PDG propose que les repas destinés à nos salariés musulmans soient congelés jusqu'à la fin du Ramadan ou gardés au chaud pour qu'ils puissent les emporter chez eux le soir. Notre PDG certifie en outre qu'ils ne contiendront pas de porc, même si l'entreprise dirigée par son frère s'appelle « Tout est bon dans le cochon ». Par ailleurs, je me suis arrangée pour que les femmes enceintes aient une table au plus proche des WC et les abonnés aux Weight Watchers le plus loin du buffet des desserts. Je confirme aussi que les gays et les lesbiennes pourront se regrouper et que chaque groupe aura sa table pour ne pas avoir à se mélanger. En revanche, non, aucun travestissement en Drag Queen ne sera toléré, avec ou sans play back de Dalida. Oui, les diabétiques auront des sièges surélevés et des fruits frais en dessert, sachant que les restaurant ne pourra confectionner de dessert sans sucre.
Ai-je encore oublié quelque chose ?

Sophie

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NOTE DE SERVICE –

De : Sophie BONNET - Martyr des Ressources Humaines
A : A vous tous, salariés de MERDE !!!!!
Date : 10 / 12
Sujet : SALOPERIE de Fin d'Année

Les végétariens, maintenant !! Il ne manquait plus que ça !!!! J'en ai plus que marre, nous maintenons cette réception au CRC, que cela vous plaise ou non. Vous n'aurez qu'à vous asseoir le plus loin possible du grill à viande pour brouter vos salades à la con et têter vos putains de tomates Bio. Vous avez pensé à la douleur des salades et des tomates quand on les coupe? Hein ?? Elles ont des sentiments et sont vivantes, elles aussi. Elles sont comme moi, elles HUUURLENT !! Maintenant le premier qui me demande du pinard sans alcool je le transforme en pompe à merde et je vous souhaite une fête archi pourrie, bande d'abrutis congénitaux !!!!
Allez vous faire foutre,

Sophie

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NOTE DE SERVICE -

De : Catherine TAVENIER - Directrice intérimaire des Ressources Humaines
A : A tous les employés
Date : 14 / 12
Sujet : Sophie BONNET et les Fêtes de Fin d'Année

Je pense pouvoir parler au nom de tout le monde pour souhaiter un prompt rétablissement à Sophie BONNET, à qui je continuerai de transmettre vos cartes. En attendant son retour, je la remplace et vous annonce que notre PDG a décidé d'annuler notre Fête de Fin d'Année et d'offrir à tous la journée du 23 Décembre sans perte de salaire.


Lundi 28 Février 2005
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Écrit par : Obs.du communautarisme | 08 mai 2008

On vient de me prévenir de nouvelles demandes d'inscription pour le personnel enseignant. Il faudra vraisemblablement ouvrir plusieurs classes :

- Albus Dumbledore (sorcellerie)
- Jean-Pierre Foucault (responsables des évaluations sommatives par QCM)
- Christian Vanneste (droit moral)
- Le professeur Cosinus (maths-sciences-La main à la pâte)
- Jérome Kerviel (économie)
- Bill Gates (bénévole TICE)

Ecrit par : Jeremy | 08 mai



Et Pour l 'enseignement du fait religieux :Tarik Ramadan ???

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Spéciale dédicace à FGuichard :

http://youtube.com/watch?v=otSXhYBYqkc

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Observatoire du communautarisme a raison : on aurait dû garder les cantiques de départ pour fêter Noël.
Les musulmans, les juifs, les homos, les végétariens, les syndicats et les alcooliques anonymes sont tous des cons qui empêchent la concorde nationale lors de cette belle fête chrétienne.

JE M'INQUIETE : RIEN SUR LES FRANCS MACONS ET LES TSIGANES DANS CETTE BLAGUE HILARANTE ?

Vous avez fait les Juifs, les homos et les communistes, mais vous avez oublié les francs-maçons et les tsiganes ! Vite, vite, rectifiez.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Je ne vois pas pourquoi il faut automatiquement assortir l'expression "apprendre par coeur" de l'adverbe (ou de l'épithète adverbiale) "bêtement". En quoi le fait d'apprendre par coeur serait-il "bête"?

Ecrit par : Jean | 08 mai 2008

Je ne vois pas pourquoi il n'appartiendrait pas à certains types d'apprentissages d'être "bêtes". Hegel a expliqué pour quelles raisons l'activité "mécanique" d'exercices "absurdes", nécessitant une obéissance aveugle est une des conditions pour arracher le sujet à tout contenu substanciel et lui permettre ainsi de se dégager de son immersion autosatisfaite dans la totalité substancielle du Sens.
Ces apprentissages mécaniques, bêtes et absurdes nous permettent ainsi de nous confronter au vide de la négativité pure, qui, ajoute l'auteur de la Phénoménologie, correspond à la fonction de la guerre.
Bon 8 mai à tous!

Écrit par : buntovchik | 08 mai 2008

Mais vous n'avez rien compris , mon pauvre Jérémy ! Je vous renvoie à ce que vous a dit JPB , il y a peu ! "Gauchisme maladie infantile de l'intelligence "! Y a du boulot !

Écrit par : Obs.du communautarisme | 08 mai 2008

Moi, gauchiste ?

Le dernier qui m'a qualifié de gauchiste était un sombre individu haineux qui trainait sur des sites d'extrême-droite. Il l'avait d'ailleurs fait ici même.

Question subsidiaire : les diabétiques, que vous mentionnez à la fin de votre fiction épistolaire digne de Montesquieu, ils sont communautaristes aussi ? Il faut vraiment se méfier de tout le monde alors.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Le dernier qui m'a qualifié de gauchiste était un sombre individu haineux qui trainait sur des sites d'extrême-droite. Il l'avait d'ailleurs fait ici même.

Non , c'est BRIGHELLI !

Jérémy, le gauchisme est vraiment la maladie infantile de l'intelligence. J'ai passé mon adolescence et ma post-adlescence (qui, comme vous le savez, dure toute la vie chez la plupart des hommes) à voir des groupuscules s'anathématiser les uns les autres.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2008

Écrit par : Obs.du communautarisme | 08 mai 2008

M'INQUIETE : RIEN SUR LES FRANCS MACONS ET LES TSIGANES DANS CETTE BLAGUE HILARANTE ?

Vous avez fait les Juifs, les homos et les communistes, mais vous avez oublié les francs-maçons et les tsiganes ! Vite, vite, rectifiez.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Moi , j'ai trouvé ça marrant , on pouvait ajouter les Corses et les Basques (bombe glacée au dessert ? ) ! Et aussi les Bretons et même les indépendantistes Savoyards , ça existe !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Message de Jérémy : Le dernier qui m'a qualifié de gauchiste était un sombre individu haineux qui trainait sur des sites d'extrême-droite. Il l'avait d'ailleurs fait ici même.

Réponse de l'Obs.du communautarisme : Non, c'est BRIGHELLI qui vous a qualifié de gauchiste ! Il a écrit : "Jérémy, le gauchisme est vraiment la maladie infantile de l'intelligence."

Réponse de Jérémy : Vous avez un souci de compréhension (compréhension de texte, compréhension du monde, compréhension des hommes). Il me semble que Jean-Paul Brighelli ne parlait pas de moi quand il a parlé du gauchisme, mais des groupuscules qui s'affrontent les uns les autres. Moi je vous ai reproché de cracher sur Caroline Fourest, Fadela Amara et d'aduler Vanneste comme le chevalier blanc de la liberté d'expression, qui ose enfi, s'attaquer à l'hydre immonde et perverse du lobby pro-gay. Rien de gauchiste là-dedans, et Vanneste est bien plus extrémiste que moi. Revoyez vos classiques, et cessez de poster sous le pseudo Walid en parallèle à vos propres messages, c'est insupportable.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Sophie BONNET, ses sœurs, belles-sœurs et toute sa parentèle de sexe féminin, demande instamment aux anciens DRH de sexe masculin fatigués de la bien-pensance accomodante, de se joindre à notre groupuscule anti-communautariste afin d'investir le corps des principaux d'établissements scolaires.

Les anciens nouveaux philosophes honnis des ultra-gauchistes n'auront pas écrit en vain.

Écrit par : Steppenwolf | 08 mai 2008

Si, Victor, la marguerite j'y ai eu droit aussi mais avec des variantes par rapport à votre version. Faudra que je vous trouve cela!
Sweet dreams à tous. 'reusement que vous êtes là!

Ecrit par : Sanseverina | 07 mai 2008

Quand je vous disais que dans le "Voyage en Absurdie", le guide Bentolila avait remplacé le guide Meirieu.

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Laisse tomber, Bébert, tu ne sais même pas de quoi je parle.

Ecrit par : Maminou | 07 mai 2008

Maminou 1 - Bébert 0

Ecrit par : victor | 07 mai 2008


Ou l'humour à la louche de lilliputien .

Ecrit par : Bébert | 08 mai 2008

Donc Bébert est le seul qui puisse vraiment l'apprécier. CQFD

Écrit par : victor | 08 mai 2008

Robin, vous êtes sûr que Bnetolila a un rapport avec la marguerite du respect ??

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Comme M.Jourdain faisait de la prose , vous êtes gauchiste sans le savoir . Faites nous une petite parodie . N'oubliez pas surtout les registres bien pensance et pensée unique , qui peuvent être qualifiés aujourd'hui de pensée totalitaire ! Vous en êtes une des innombrables preuves vivantes ! Relisez le texte de Brighelli , vous ne l'avez pas compris . Il parle aussi de liberté d'expression : pas compris non plus !

Écrit par : Obs.du communautarisme | 08 mai 2008

"Je propose donc, sans rire et avec le sérieux olympien qui me caractérise, de créer le Lycée Papillon"

Oh oui, ce serait une bonne idée !

Et comme bientôt les lycées pourront choisir leurs enseignants, je soumets déjà cette proposition pour former l'équipe pédagogique :
- Le professeur Morel (bivalent science-français)
- Le professeur Choron (grossièretés et joyeusetés)
- Tryphon Tournesol (sciences et techniques)
- Le professeur Unrat (tyrannologie)
- Topaze (morale et moralité)
- Mme de Fontenay (maintien et port du bikini)
- Nadine de Rotschild (politesse et bonnes manières)
- Le professeur foldingue (polyvalent)
- Gerard Klein (classes vertes et anti-racisme)
- M. Cyclopède (français)
- Maître Capello (français)
- Armande Altaï, Raphaelle Ricci, Kamel Ouali (sciences musicales)
Professeur principal : Philippe Meirieu (sciences de l'éducation)
Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008
Je proteste : parmi mes compétences, vous oubliez "sciences de l'âne". J'y tiens, c'est ce qui me permet d'accéder au statut de trivalent.
Amicalement.
GM

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

Obs. du communautarisme n'est pas condescendant qu'envers des groupes indéterminés, il l'est aussi envers des personnes précises. Quel tableau de chasse.
Je n'ai pas besoin de vous parodier, vous vous suffisez à vous-même dans ce registre.
J'ignorais que la bien pensance et la pensée unique, c'était d'accorder l'égalité de droits aux homos et aux hétéros. Si tel était le cas, il y a bien longtemps que ce serait fait, non ?
Et quand on crache sur les juifs, les homos et les communistes, on ne vient pas pérorer sur la pensée totalitaire.
Pourquoi est-ce toujours moi ici qui m'attire les individus détestables et bornés ? Obs. du communautarisme, vous connaissez Robert Marchenoir ? Je vous le présenterai s'il revient, vous vous entendrez bien avec lui. Et ce serait bien que vous répondiez de temps en temps aux arguments de fond, au lieu de vous lancer dans l'antienne "pensée unique" "bien-pensance" "courant totalitaire.
Vous ne m'avez toujours pas répondu au sujet des diabétiques : ils méritent vos foudres, ceux-là aussi ?

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Ne vous inquiétez pas, Jeremy, j'ai été traité de gauchiste un certain nombre de fois, ici; (par Guillaume, notamment). Et de social traître, (par Victor...)
On est toujours le ... ... de quelqu'un, (mettez ce que vous voulez à la place des pointillés; pédagogiste, instructionniste, fanatique de la méthode globale, pied-plat, socialiste, alcoolique tendance toto, marxiste tendance groucho, etc, etc...)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Ouuuuups, Guy Morel, ce n'est pas de vous que je parlais !

Je voulais parler du Professeur ROLIN !!!!! (qui est un humoriste talentueux, et qui a fait des videos pour la cinquieme sur maths, français, etc.).

Apres, comment je suis passé de Rolin à Morel, ça c'est un mystère insondable. Auriez-vous toujours quelque chose à dire ?

Bon en tout cas je ne vous nomme pas au lycée Papillon. Et puis étant donné le recrutement de l'équipe, je ne pense pas que vous seriez sélectionné pour le Lycée Papillon !

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

CS a écrit : "On est toujours le ... ... de quelqu'un, (mettez ce que vous voulez à la place des pointillés; pédagogiste, instructionniste, fanatique de la méthode globale, pied-plat, socialiste, alcoolique tendance toto, marxiste tendance groucho, etc, etc...)"

Une insulte tendance en 2008 : sibillo-relativiste !

Écrit par : dugong | 08 mai 2008

Dugong, vous êtes l'as toutes catégories du faiseur de pléonasmes!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

e proteste : parmi mes compétences, vous oubliez "sciences de l'âne". J'y tiens, c'est ce qui me permet d'accéder au statut de trivalent.
Amicalement.
GM

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

Je souhaite faire partie de l'équipe éducative du Lycée Papillon en tant que "bivalent", spécialiste des blagues pourries et des citations latines des pages roses.

Dans l'espoir d'une réponse favorable, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments respectueusement dévoués.

Il me semble que vous avez oublié le principal (pardon, le proviseur) GabyCohn Bendit ! Je ne vois personne de plus à la hauteur de la tâche.

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

"Je ne vois pas pourquoi il faut automatiquement assortir l'expression "apprendre par coeur" de l'adverbe (ou de l'épithète adverbiale) "bêtement". En quoi le fait d'apprendre par coeur serait-il "bête"? "

Ecrit par : Jean | 08 mai 2008

C'est justement parce qu'on a le choix, ou non, d'adjoindre "bêtement" à "par coeur" que ça ne l'est pas obligatoirement, bête! Ceci-dit, Jean, j'ai l'impression que, une fois n'est pas coutume, nous défendions (à peu près) le même point de vue!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Gaby Cohn Bendit est le directeur du lycée Papillon. Il aura pour adjoints Mlle Charmeux et M. Frackowiak, dont les portraits seront affichés à l'entrée du lycée, en signe d'hommage et de vénération.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Je résume mes questions auprès de l'observatoire du communautarisme :
- Comment avez-vous pu oublier de parler des Francs-maçons et des Tsiganes lorsque vous avez attaqué tour à tour les Juifs, les musulmans, les homosexuels et les communistes ?
- Où avez-vous vu que la pensée unique était d'accorder aux homosexuels le mariage et l'adoption (projet contre lequel vous luttez activement, en déclarant sur votre site formidable : '"les homosexuels se reproduiraient-ils comme des lapins ?")
- Pensez-vous toujours que Mme Amara fait partie de ces "beurettes qui veulent passer à la télévision" ?
- Honnissez-vous toujours la "fasciste", "stalinienne" et "opportuniste" Mlle Fourest ?
- M. Vanneste est-il toujours un personnage fréquentable, après avoir été la honte de la République et après avoir été condamné à deux reprises par le Tribunal ?

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Robin, vous êtes sûr que Bentolila a un rapport avec la marguerite du respect ??

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Je croyais que vous parliez de la justification de la grammaire avec cette histoire de fleur et la réflexion de la gamine "géniale" qui est capable de dire, grâce à la grammaire, non, comme ses petits camarades "un peu neuneus" : "Elle a tourné", mais "c'est la soleil qui a tourné" !

La marguerite du respect, vous avez raison, c'est encore un peu trop "neuneu" pour être du Bentolila...

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

M. Robin,

Vous nous avez écrit recemment pour participer à la création du Lycée Papillon. Nous sommes très touchés de votre intérêt pour notre projet.

Cependant, nous sommes au regret de ne pouvoir retenir votre candidature. En effet, vous n'employez nulle part dans votre lettre les termes "didactique", "pédagogie" et "réforme". D'autre part, vous indiquez lire encore "des pages roses". Notre lycée sera entièrement informatisé, et les citations latines (oderint dum metuant, divida ut regnas) y apparaîtront sur de vastes tableaux interactifs qui émerveilleront les petits apprenants. Enfin, vous semblez ignorer le nom-même du directeur, qui tient pourtant beaucoup à ce que son nom soit connu.

Avant de renouveler votre candidature, nous vous conseillons de suivre trois stages de cinq jours auprès du grand PAF de votre rectorat (Plan Académique de Formation). Pensez à y faire signer votre attestation d'assiduité et de comportement docile.

Au plaisir de vous revoir,

Le lycée Papillon.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Gaby Cohn Bendit est le directeur du lycée Papillon. Il aura pour adjoints Mlle Charmeux et M. Frackowiak, dont les portraits seront affichés à l'entrée du lycée, en signe d'hommage et de vénération.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Il faudrait les faire en forme de pétales de marguerite : trois pétales avec les portraits du directeur et de ses adjoints et deux pétales l'un avec le mot "amour" et l'autre avec le mot "vénération".

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Pourquoi est-ce toujours moi ici qui m'attire les individus détestables et bornés

Demandez-vous pourquoi en effet ! On ne crache sur personne , c'est vous qui voyez ça comme ça , parce que vous voyez du racisme et des nazis partout ! En France , il est interdit de rire de tout . Les foudres du tribunal de la bien-pensance ont vite fait de vous rappeler à l'ordre ! Heureusement que Molière est mort , paix à son âme , il en a pas mal bavé aussi avec les bigots et autres punaises de bénitiers qui ont fait interdire Tartuffe , puis Dom Juan , pièces jugées politiquement incorrectes . Et je ne parle pas de Voltaire qui se verrait aujourd'hui encore embastillé ! Son "Mahomet ou le fanatisme" a complètement disparu des manuels scolaires , et ce depuis 10 ans au moins , et dans les notices bibliographiques , il n'est même plus signalé ! Censuré au 21ème siècle comme au 18ème ! Ca ne vous choque pas ?? Vous avez remarqué comme rien ne change ??? Et comme vous ressemblez à tous ces censeurs bornés qui pensent détenir la vérité?? Les Meirieutistes eux-mêmes !

Écrit par : Obs.du communautarisme | 08 mai 2008

Ne vous inquiétez pas, Jeremy, j'ai été traité de gauchiste un certain nombre de fois, ici; (par Guillaume, notamment). Et de social traître, (par Victor...)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

...pourquoi "social" ?
;-)

Écrit par : victor | 08 mai 2008

Bon en tout cas je ne vous nomme pas au lycée Papillon. Et puis étant donné le recrutement de l'équipe, je ne pense pas que vous seriez sélectionné pour le Lycée Papillon !
Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008
Ben, c'est-à-voir ; en tant que spécialiste des sciences de l'âne j'ai toutes mes chances
GM

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

Observatoire du communautarisme, vous tombez mal, j'ai fait acheter Mahomet ou le fanatisme à tous les élèves d'une de mes classes........ Vous vous trompez souvent, mais alors là c'est le pompon.

Bizarrement, je vous ai posé des questions très précises, et vous n'avez répondu à aucune. Vous vous êtes complu à me citer les nazis et le racisme, alors que je vous parle de cas très précis (Mme Amara, Mlle Fourest, M. Vanneste, le mariage et l'adoption par les couples non-hétérosexuels, etc.).

Enfin, ayez un peu de pudeur et de retenue : évitez de venir me parler à moi de Tartuffe. Sans prétention aucune, je pense m'être confronté à l'oeuvre plus d'une fois de plus que vous, et je n'en ai pas fait que des parodies de mémoire.

Maintenant que vous m'avez aboyé dessus en convoquant Molière et Voltaire, vous pouvez répondre sur le fond de mes questions ?

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

...pourquoi "social" ?
;-)

Ecrit par : victor | 08 mai 2008

Victor, vous avez raison à un point que vous n'imaginez même pas! A ce sujet, je vous recommande un excellent ouvrage de ... ... Philippe Val: "les traîtres et les crétins". Vous m'en direz des nouvelles!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Walid en parallèle à vos propres messages, c'est insupportable.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

RAAACISTE !!!!!!

Ne vous inquiétez pas, Jeremy, j'ai été traité de gauchiste un certain nombre de fois, ici; (par Guillaume, notamment). Et de social traître, (par Victor...)
Ecrit par CS

Je ne voudrais pas jeter de l'huile sur le feu , mais Christophe compatit et vous range parmi les siens !

D'ailleurs , vous remarquerez que personne ne contredit ici le fait que vous parliez comme Jack Lang ou Pierre Delanoé (entre autres ) , deux grands résistants , intrépides chasseurs de racistes et de nazis et spécialistes de la novlangue, toujours prompts à s'offusquer et à interdire !
Avec eux aussi , on ne peut rire que de ce qui est autorisé !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

"D'ailleurs , vous remarquerez que personne ne contredit ici le fait que vous parliez comme Jack Lang ou Pierre Delanoé (entre autres ) , deux grands résistants , intrépides chasseurs de racistes et de nazis et spécialistes de la novlangue, toujours prompts à s'offusquer et à interdire !
Avec eux aussi , on ne peut rire que de ce qui est autorisé !"

Ecrit par : Walid | 08 mai 2008

Heu... Pierre, ou Bertrand?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Pierre Delanoé ? Vous en êtes à confondre Bertrand Delanoé et Pierre Delanoé ?
Il est beau, l'observatoire du communautarisme.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

"Je ne voudrais pas jeter de l'huile sur le feu , mais Christophe compatit et vous range parmi les siens !"

Ecrit par : Walid | 08 mai 2008

J'avoue ne pas tout comprendre à cette phrase; où est la "compassion", (je n'ai aucune raison de compatir, Jeremy n'est, avec vous, ni en danger, ni en position de faiblesse), où est l'huile, où est le feu, et... Qui sont les miens? Vous le savez, vous? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Par certains côtés, Walid me fait penser aux petits ayatollahs de l'Acrimerde. Plus occupés à renifler le trou du cul de ceux qui tentent de faire (ou de dire) quelque chose d'intelligent, qu'à essayer eux-mêmes d'être vraiment utiles. Il est vrai que c'est un peu moins compliqué... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Tiens, Christophe, on a eu la meme remarque.

Moi en tout cas j'aurai mis en garde contre ces Messieurs. Le maître des lieux m'a répondu qu'il faisait ce qu'il voulait, et les indigestes incriminés m'ont répondu ici-même des billevesées sans intérêt, la dernière en date étant que je serais gauchiste.

L'aboli bibelot d'inanité sonore qui a servi de langage à ces Messieurs aura montré leur peu de compétence à débattre sérieusement, une fois sortis de l'antienne "les juifs, les homos et les communistes sont des nuisibles".

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Merci Christophe :-)

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

C'est Bertrand , bien sûr , désolé , mais j'ai du mal avec les prénoms chrétiens !

Je renvoie Jérémy à "Zadig " de Voltaire . Le texte humoristique de la DRH m'y fait penser . Voltaire met face à face les représentants des différentes communautés religieuses , lors d'un souper . Comme dans le texte de la DRH , il ridiculise leurs exigences particulières et leur intolérance ! Que de progrés notoires depuis cette époque ! Pour aller plus vite , prenez le Lagarde et Michard du 18 ème , page 133 , texte intitulé "Le souper ".

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Avant de renouveler votre candidature, nous vous conseillons de suivre trois stages de cinq jours auprès du grand PAF de votre rectorat (Plan Académique de Formation). Pensez à y faire signer votre attestation d'assiduité et de comportement docile.

Au plaisir de vous revoir,

Le lycée Papillon.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

A M. le directeur des ressources humanoïdes avancées du lycée Papillon,

Moi, misérable larve, je suivrai avec empressement votre conseil de m'inscrire aux stages de rééducation organisés par le PAF du rectorat de mon académie, afin que, papillon, parmi les papillons, je puisse enfin butiner la marguerite melliflue de votre glorieuse équipe de direction et le miel délectable de la "Pensée-Meirieu".

Cet état béatitudesque est le but de toute mon existence.

Veuillez agréer, monsieur, l'expression des sentiments respecteux et dévoués d'un futur papillon distingué.

P.S. : il est de mon devoir de vous signaler que le dénommé Guy Morel a utilisé avec son âne la méthode "Léo et Léa". (avec succès, mais là n'est pas la question).

D'autre part il ne pratique avec le dit âne ni le travail en groupe, ni la "métacognition", ni la pédagogie par objectifs.

Sachez enfin que ce Monsieur se permet en dépit de toutes les mises en garde de Mme. Charmeux de récompenser (oui, vous avez bien lu : "récompenser" !) ce pauvreanimal avec des caresses sur l'encolure et des morceaux de carottes).

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

"Je renvoie Jérémy à "Zadig " de Voltaire . Le texte humoristique de la DRH m'y fait penser . Voltaire met face à face les représentants des différentes communautés religieuses , lors d'un souper . Comme dans le texte de la DRH , il ridiculise leurs exigences particulières et leur intolérance ! Que de progrés notoires depuis cette époque ! Pour aller plus vite , prenez le Lagarde et Michard du 18 ème , page 133 , texte intitulé "Le souper "."

Ecrit par : Walid | 08 mai 2008

Vous êtes vraiment fumeux; que cherchez-vous donc à prouver?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

J'ai un petit problème avec des messages qui ne passent plus. Essai donc !

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Tiens, l'observatoire du communautarisme ferait bien de se rapprocher de la life parade, dont ils sont bien plus proches que des gens d'ici : http://lifeparade.org/accueil/

Christophe, vous penserez que vous me devez un mail ?
Vous n'aurez qu'à l'intituler "de Christophe", car je reçois plein de spam...

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Oser comparer le texte minable de la DRH sur Noël, les homos et les diabétiques avec Zadig de Voltaire... Il y a des diagnostics de mégalomanie qui n'ont manifestement pas été faits à temps. Enfin rassurez-vous, "Walid", il n'est jamais trop tard pour une bonne cure.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

M. Robin,

Soyez remercié pour les informations que vous nous avez communiqué au sujet du sieur Morel.

Notre dossier à son sujet s'alourdit de jour en jour, et nous l'avons déjà rangé dans l'armoire rouge, celle qui contient les archives Boutonnet, Brighelli et Joste. M. Lang, chargé des renseignements et de la vie éducative, nous a d'ailleurs signalé qu'il aurait une certaine culture, ce qui est rédhibitoire avec le concept-même de notre institution.

Nous réexaminerons votre candidature après les quelques mois de stage grand PAF (Plan Académique de Formation) que vous aurez effectués. Prenez garde cependant : vous semblez bien informé sur le sieur Morel et son âne, nous ne pourrons tolérer d'apprendre un jour que vous êtes peut-être l'un de ses suppots.

Bien à vous,

Le lycée Papillon.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

CommuniquéES (l.3)

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

"les juifs, les homos et les communistes sont des nuisibles".

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Vous avez lu ça où ? Le texte ne dit pas ça ! Dans ce cas , Voltaire aussi est raciste ?? Donc la règle se vérifie une fois de plus : le point Godwin est toujours très vite atteint quand on voit des nazis partout et quand on n'a pas d'argument ! Je vois également que c'est vous qui employez un langage insultant et ordurier , pas moi ! Gauchiste , c'est une insulte ?? Non ! En revanche , par votre façon de déformer les textes et les propos , vous êtes nocifs et je ne pense pas que ce blog ait à s'enorgueillir de votre étroitesse d'esprit , qui ne peut que desservir la cause que vous êtes censés défendre ici ! Ne vous étonnez pas que les pédagogos vous trouvent fermés et pisse-vinaigre ! Dommage , l'intolérance , vous la représentez parfaitement !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Oser comparer le texte minable de la DRH sur Noël, les homos et les diabétiques avec Zadig de Voltaire... Il y a des diagnostics de mégalomanie qui n'ont manifestement pas été faits à temps. Enfin rassurez-vous, "Walid", il n'est jamais trop tard pour une bonne cure.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

C'est tout ce que vous trouvez comme argument ???
Je croyais que l 'étude des textes littéraires avait pour but de permettre aux "apprenants " de comprendre le monde contemporain par des comparaisons entre le passé et le présent !!! Vous êtes en train de vous ridiculiser , surtout si vous êtes prof de Lettres , et de démontrer que vous n'êtes pas du côté des lumières ! Au secours Voltaire , ils sont encore là , les obscurantistes !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Nous réexaminerons votre candidature après les quelques mois de stage grand PAF (Plan Académique de Formation) que vous aurez effectués. Prenez garde cependant : vous semblez bien informé sur le sieur Morel et son âne, nous ne pourrons tolérer d'apprendre un jour que vous êtes peut-être l'un de ses suppots.

Bien à vous,

Le lycée Papillon.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Vous pouvez compter sur moi pour faire mon devoir de vrai pédagogue. Il n'y aura désormais pour moi qu'un seul pré : celui du lycée Papillon !

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Faire des comparaisons entre le passé et le présent, ce n'est pas crier à chaque post "C'est Voltaire qu'on assassine".
L'observatoire du communautarisme, que vous représentez ici en je ne sais quelle qualité, est une officine répugnante qui combat les religions, les revendications homosexuelles, le féminisme et les revendications locales. Faites du ménage là-dedans car non seulement vous n'êtes pas crédible dans ce foutoir, mais en plus vous vous fourrez le doigt dans l'oeil en combattant tous azimuts des gens qui de toute façon se battent déjà entre eux. Alors sortir un texte vaguement inspiré de Zadig (il n'y a que l'idée de départ qui soit bonne, en plus) où on mélange les cantiques, les syndicats, les drag queens et les diabétiques, ça ne peut qu'envenimer les choses.

Accessoirement, je suis surpris d'entendre que dans votre bouche, gauchiste est un compliment. Mais enfin c'est dommage : il ne s'applique pas à mon cas précis, malgré que vous en ayez.

Et vous êtes vraiment obligé de prendre comme pseudo Walid ??? Christophe Sibille a raison : vous êtes fumeux.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Vous nous avez écrit recemment pour participer à la création du Lycée Papillon. Nous sommes très touchés de votre intérêt pour notre projet.

Cependant, nous sommes au regret de ne pouvoir retenir votre candidature. En effet, vous n'employez nulle part dans votre lettre les termes "didactique", "pédagogie" et "réforme". D'autre part, vous indiquez lire encore "des pages roses". Notre lycée sera entièrement informatisé, et les citations latines (oderint dum metuant, divida ut regnas) y apparaîtront sur de vastes tableaux interactifs qui émerveilleront les petits apprenants. Enfin, vous semblez ignorer le nom-même du directeur, qui tient pourtant beaucoup à ce que son nom soit connu.

Avant de renouveler votre candidature, nous vous conseillons de suivre trois stages de cinq jours auprès du grand PAF de votre rectorat (Plan Académique de Formation). Pensez à y faire signer votre attestation d'assiduité et de comportement docile.

Au plaisir de vous revoir,

Le lycée Papillon.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 200

Quant à ce radotage gnan-gnan dont vous semblez être très fier , je ne pense pas qu'il soit meilleur que la prose que vous incriminez ! Ce n'est ni du Voltaire , ni du Hugo , mais si c'est ce qui plait ici , tant mieux pour vous et vous serez peut-être le premier de la classe !
Robin va faire la gueule s'il se rend compte que vous lorgnez sa place ! J'encourage Robin à rester vigilant , car il est plus méritant et surtout plus tolérant et ouvert que vous et quelques autres !
Salut et fraternité !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Salut et fraternité !

Ecrit par : Walid | 08 mai 2008

Hum ! J'ai déjà vu ça ! :)

Écrit par : Steppenwolf | 08 mai 2008

Jérémy
D'abord , je ne représente personne . Ce pseudo , je l'ai utilisé seulement parce que le texte de la DRH est tiré de l'obs. du communautarisme ! Donc , je n'ai pas à répondre aux questions que vous me posez sur Amara , Fourest etc..

Ensuite , en quoi cela vous dérange-t-il que je m'appelle Walid ? Vous craignez les foudres de Bertrand Delanoé , si vous m'insultez davantage ??? Vous regrettez de ne pouvoir le faire ???
Enfin , je remarque que vous employez souvent, "malgré que", de plus en plus utilisé , certes , mais qui est , du point de vue euphonique , horrible à entendre ! Un poète comme vous devrait y être sensible !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Walid, vous irez chercher dans une grammaire ou un dictionnaire la définition de l'expression "malgré que j'en aie" et ses conjugaisons diverses et variées.

Vouloir m'apprendre Molière, Voltaire, ainsi que la tolérance, et vous rétamer à chaque fois, ne vous a pas suffi, il a fallu que vous vous plantiez ENCORE une fois en tentant de m'enseigner la langue française.

Restez donc à votre place ! Et quand vous irez faire soigner votre mégalomanie qui vous fait penser que Voltaire n'est pas mort mais qu'il vit en vous, parlez au médecin de votre fixation sur Bertrand Delanoé, que vous confondez avec Pierre Delanoé. Même s'il ne peut soigner cette obsession, ça lui procurera peut-être l'occasion de rire un instant.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Pour comprendre les règles d'accord du participe passé, il faut
1 - connaître les temps composés et la façon dont on les construit en partant des temps simples (remarque entendue x fois de mes élèves, de la 6ème à la 1ère : mais c'est facile, pourquoi ne nous l'a-t-on jamais expliqué avant, nous aurions été quittes d'apprendre tous ces temps alors qu'il est si simple de les composer!)
2- être capable d'identifier le sujet d'un verbe pour accorder correctement le participe passé utilisé avec "être", et en même temps, accorder les adjectifs attributs du sujet.
3- être capable de repérer le COD ( et le COI) d'un verbe conjugué avec "avoir" et de vérifier s'il précède le verbe.

Donc, il faut que les élèves aient fait de la grammaire et de la conjugaison pour être capables d'accorder correctement un PP (les cas plus compliqués des verbes pronominaux, par exemple seront vus plus tard, en 4ème ou 3ème)
Les élèves arrivent en collège en sachant réciter "par cœur" des règles (très souvent de façon inexacte, d'ailleurs) mais ils sont incapables de les appliquer, faute de bagage grammatical, et parce qu'on ne s'est pas donné la peine de leur faire pratiquer régulièrement des exercices d'application.

Mais je peux affirmer que les choses s'arrangent très vite à partir du moment où on revoit les bases et où on fait des exercices, de difficulté croissante (on commence par le pronom personnel Cod antéposé, et on termine par le pronom relatif, sans oublier les phrases interrogatives, par ex : "quelles amies as-tu invitées?)

J'ai mis assez longtemps à comprendre d'où venaient certaines erreurs persistantes des élèves : ils constataient que l'auxiliaire de conjugaison était avoir, que le COD était antéposé, et accordaient le PPassé ...avec le sujet!
J'ai parlé plus haut de règles inexactes : je me suis bagarrée des années durant pour que les élèves ne disent plus "avec être, ça s'accorde", mais cela se conjugue avec être (ou avoir) cela s"accorde avec le sujet ou le cod.

Écrit par : mouron rouge | 08 mai 2008

Nous réexaminerons votre candidature après les quelques mois de stage grand PAF (Plan Académique de Formation) que vous aurez effectués. Prenez garde cependant : vous semblez bien informé sur le sieur Morel et son âne, nous ne pourrons tolérer d'apprendre un jour que vous êtes peut-être l'un de ses suppots.

Bien à vous,

Le lycée Papillon.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Vous pouvez compter sur moi pour faire mon devoir de vrai pédagogue. Il n'y aura désormais pour moi qu'un seul pré : celui du lycée Papillon !
Ecrit par : Robin | 08 mai 2008

Quelques remarques et réflexions du maître d'ânes.
1- Robin, si vous l'ignoriez, un PAF, c'est une bite ( avec un seul t of course.) D'où : " la chagatte humide, elle lorgnait son gros paf", citation bien connue d'un auteur à succès.
2- Votre lycée Papillon manque cruellement de représentants d'une secte aussi dangereuse que celle des pédagos, je veux dire la secte des didacticiens ( si, cela existe !) experts en transposition de savoirs savants en savoirs enseignables. Et je ne parle pas de "l'obstacle didactique".
Autrement dit, il faudrait sur ce blog délaisser un peu le Meirieu pour s'intéresser aux Broussaud, Charnay et autres Brissiaud, parce que la nuisance de ces gars-là est antérieure à celle de votre Lyonnais favori et plus difficile à combattre. En bref, ce sont eux qui mènent le combat contre la division en CE1 et la vie dure aux nouveaux programmes du primaire en poussant en avant les gros bataillons du SNUIpp ( Snif !)
C'est sur eux qu'il faut concentrer les assauts d'un commando Kieffer (hommage !). Lettreux, passez la main ! on a besoin de matheux pour chasser à coups de tromblon la Casemaths et l'ERMEL.
GM

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

"1- Robin, si vous l'ignoriez, un PAF, c'est une bite ( avec un seul t of course.) D'où : " la chagatte humide, elle lorgnait son gros paf", citation bien connue d'un auteur à succès.
GM"

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

Heu... Je ne veux pas parler pour Robin, mais je pense qu'il le savait... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Jérémy, je crois que j'ai effacé votre adresse mail...
ch.sibille@wanadoo.fr

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

"1- Robin, si vous l'ignoriez, un PAF, c'est une bite ( avec un seul t of course.) D'où : " la chagatte humide, elle lorgnait son gros paf", citation bien connue d'un auteur à succès.
GM"

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

Heu... Je ne veux pas parler pour Robin, mais je pense qu'il le savait... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008
Faut toujours miser sur l'ignorance de l'apprenant sinon on ne peut rien lui apprendre. Laissez donc Robin exposer d'abord ses "représentations mentales" qu'on puisse passer au "traitement de l'erreur".
Et n'éludez pas l'essentiel : la didactique des maths.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

En cette commémoration du 8 mai 1945,
Un petit apologue attribué à Niemöller :

Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.

Et j’irai régulièrement m’abreuver à la source de l’observatoire du communautarisme quoi qu’en pensent les bonnes âmes.

Bonjour.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 08 mai 2008

L'apologue cité n'est pas à la gloire de l'idéologie de l'observatoire du communautarisme...
Au contraire, il le représente même très bien.

Guy Morel, comment peut-on en savoir plus sur les didacticiens ? Je suis certes lettreux, mais j'ai vu à quel point la pédagogie des maths est ravagée. En relisant mes manuels scolaires, je trouve d'ailleurs que finalement c'étaient ceux de lettres qui étaient les moins pires. Ceux de maths, histoire-géographie et physique-chimie étaient en tout cas inutilisables et incompréhensibles.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Tiens, l'observatoire du communautarisme ferait bien de se rapprocher de la life parade, dont ils sont bien plus proches que des gens d'ici : http://lifeparade.org/accueil

Si j'étais aussi schématique et fielleux que vous , je dirais à propos de ce site sur lequel vous m'envoyez :" Ah ! alors , vous êtes contre la famille et les enfants ??? Et ce serait aussi stupide que vos accusations d'homophobie , sur lesquelles vous insistez lourdement alors que je ne me sens absolument pas concerné !
Je ne vois pas où je me suis planté , je pense que c'est vous qui ne comprenez pas ce que je dis , ni Voltaire , par pure mauvaise foi ! Et vous n'avez rien prouvé !
Comme vous, je connais la tournure "malgré que j'en aie " pour dire "en dépit de moi " , je vous faisais simplement remarquer que les sonorités sont désagréables à l'oreille , mais c'est un point de vue . C'est tout .
Personne d'ailleurs ne vous applaudit ! Vous faites des fixations qui vous empêchent de voir la réalité et qui vous rendent sectaire et intolérant . C'est regrettable pour un professeur qui est censé enseigner la tolérance et la liberté d'expression ! Voir Les Lumières !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

"1- Robin, si vous l'ignoriez, un PAF, c'est une bite ( avec un seul t of course.) D'où : " la chagatte humide, elle lorgnait son gros paf", citation bien connue d'un auteur à succès.
GM"

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

Heu... Je ne veux pas parler pour Robin, mais je pense qu'il le savait... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008
Faut toujours miser sur l'ignorance de l'apprenant sinon on ne peut rien lui apprendre. Laissez donc Robin exposer d'abord ses "représentations mentales" qu'on puisse passer au "traitement de l'erreur".
Et n'éludez pas l'essentiel : la didactique des maths.

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

Je le savais, mais je n'y avais pas pensé.

Comme disait Lao Tsu : "Si tu le sais, mais que ne sais pas que tu le sais, à quoi, ça sert de le savoir ? Et Paf !"

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A propos de " Salut et Fraternité", Walid, est-ce que vous savez historiquement d'où ça vient ?

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Guy Morel, comment peut-on en savoir plus sur les didacticiens ? Je suis certes lettreux, mais j'ai vu à quel point la pédagogie des maths est ravagée. En relisant mes manuels scolaires, je trouve d'ailleurs que finalement c'étaient ceux de lettres qui étaient les moins pires. Ceux de maths, histoire-géographie et physique-chimie étaient en tout cas inutilisables et incompréhensibles.
Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008
Dugong, je suppose, pourra vous instruire. En attendant, allez faire un tour - prolongé parce que c'est une mine un peu bordélique - sur le site de Michel Delord ( entre autres ressources, les articles de Rudolf Bkouche, qui dirigea l'IREM de Lille et y combattit cette engeance).
Comme amuse-gueule la déclaration au MDE de Jean-Pierre Demailly, président du GRIP,membre de l'académie des sciences et matheux de réputation mondiale sur le site PROJET-SLECC : "la division au CE1 et même avant."
Et que nul n'oublie : c'est sur le terrain des maths que se joue la partie.
Bien à vous.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.

Ecrit par : Phil Del | 08 mai 2008


Je l'avais déjà lu, il y a fort longtemps auf deutsch, et déjà je m'étais fait cette remarque : il était pasteur... ils étaient venus chercher les pasteurs !

Casuistique de l'horreur...

Écrit par : Sergio | 08 mai 2008

Les moins pires !??? L'expression serait à mettre entre guillemets me semble-t-il , Monsieur Jérémy -lettreux-donneur de leçons -néo- catéchiste, néo-bigot , car c'est une horreur attestée !
Et au passage , je salue bien Philippe ,et lui dis à tout à l'heure sur l'observatoire du communautarisme où JPB nous attend peut-être déjà !
Salut et fraternité !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Comme disait Lao Tsu

Lao Tseu plutôt (?)

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Malgré que est d’un « emploi critiqué » sauf avec avoir : malgré que j’en aie :oui, malgré qu’il soit :non

Mais tout ça n’a pas vraiment d’importance

Écrit par : b. | 08 mai 2008

"Personne d'ailleurs ne vous applaudit !"

Vous vous croyez au théâtre ?

L'observatoire du communautarisme mélange tout et n'importe quoi sous prétexte de lutter contre la bien-pensance. Je l'ai déjà expliqué, j'ai déjà montré les dérives de ce site contre les homos, les féministes, contre Amara, Fourest, etc., et la blague vaseuse sur les juifs, les communistes, les drag queens et les diabétiques en plus...

C'est un site aux relents homophobes et sexistes, c'est tout - quand on écrit dans un article à portée non humoristique "les homosexuels se reproduiraient-ils comme des lapins?", on assume sa connerie. Et quand on dit de Caroline Fourest que c'est une fasciste, stalinienne, et opportuniste, on ne prétend pas être des modèles de vertu.

Bon, et si c'est pour me reparler de Voltaire, ce n'est pas la peine, je préfère prendre le temps d'aller le relire plutôt que de vous répondre.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Surtout si on le compare aux perles recueillies par R. Camus

Écrit par : b. | 08 mai 2008

Je mets des guillemets où je veux (et je reste poli). Ca devient n'importe quoi, là.
Par contre, vous préférez me faire passer pour gauchiste ou bigot ? Il faudra bien choisir à un moment. Ou alors je suis un tel monstre que je cumule les défauts des deux.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

"Malgré que est d’un « emploi critiqué » sauf avec avoir : malgré que j’en aie :oui, malgré qu’il soit :non
Mais tout ça n’a pas vraiment d’importance"

Merci, b., pour cette remarque doublement juste.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

A propos de " Salut et Fraternité", Walid, est-ce que vous savez historiquement d'où ça vient ?
Ecrit par : Robin | 08 mai 2008

- Romain Rolland. J'ai bon ?
-:)))

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

"Un poète comme vous devrait y être sensible !"

Ecrit par : Walid | 08 mai 2008

Walid, espèce de pauvre con inculte (tu vois, moi, j'en ai rien à foutre d'être traité de raciste), va (re)lire Gide (malgré qu'il soit une tante) :

"Contesté par certains auteurs normatifs, mais aussi par Littré, malgré que a cependant été utilisé par maints auteurs (et défendue notamment par Gide qui faisait référence à Proust et Barrès). Malgré qu'il en ait, malgré qu'on en ait (=en dépit de nos réticences, de nos oppositions) est, en revanche, un tour parfaitement correct... même si, comme l'écrit Girodet, il est un peu vieilli."

Écrit par : Farid | 08 mai 2008

Pour le reste c’est le même R. Camus qui, avant Finkielkraut, avait analysé le sens et le rôle de ce « sympa », traquant partout l’idéologie du « sympa » et du soi-mêmisme(qu’il faudrait peut-être écrire soi-mémisme) : soit l’absolution de toute faute parce qu’on est soi-même . Je mets mes pieds sur la banquette ? C’est pas grave je suis moi-même. Je parle n’importe comment ? Et alors, je m’exprime, je suis moi-même etc.

Écrit par : b. | 08 mai 2008

"Un poète comme vous devrait y être sensible !"
Ecrit par : Walid
"Walid, espèce de pauvre con inculte (tu vois, moi, j'en ai rien à foutre d'être traité de raciste), va (re)lire Gide (malgré qu'il soit une tante)"
Ecrit par : Farid

Bon, je n'ai que trop nourri le troll.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Par R. Camus sur "c'est vrai que" etc ou par R. POmmier
Extrait:
C'est ainsi que j'ai entendu
un maire d'une commune menacée par la marée noire dire en parlant du maire d'une commune
voisine : «Je suis demandeur qu'il nous prête les moyens qu'il aurait en trop» (France Musique,
9/11/2002, journal de 8 heures). J'ai même entendu un grand patron, membre du MEDEF, déclarer
sur FR 2 : «les patrons sont demandeurs que des mesures rapides se prennent» (29/8/2002, journal de
13 heures). plutôt que de dire qu'on «partage» une opinion ou qu'on «approuve» une mesure», on
croit donner plus de poids à son assentiment en disant qu'on «est positif par rapport à» cette opinion
ou à cette mesure, comme en témoigne, entre autres exemples que j'ai relevés, cette déclaration à
propos d'une mesure de vaccination contre la méningite «je suis vraiment positive par rapport à cette
décision» (FR2, 15/1/2002, journal de 13 heures). Certains ne disent plus qu'il faut «veiller à», mais
ils préfèrent dire qu'il faut «être vigilant par rapport à», comme dans cet extraordinaire échantillon de
charabia entendu sur TF1 (14/72002, journal de 20 heures) et sur lequel je reviendrai tout à l'heure :
«il faut continuer à être vigilant par rapport à est-ce qu'on peut continuer à produire des déchets dont
on ne sait pas que faire». D'autres ne craignent pas, horresco referens, de remplacer «causer» par
«être causal dans». Cela peut sembler incroyable, mais j'ai en effet entendu et qui plus est sur
France-culture (22/2/2005, 9h 30) quelqu'un prononcer cette phrase : «Est-ce que c'est cela qui est
causal dans l'apparition des symptômes ?»

Écrit par : b. | 08 mai 2008

donc, il y a plus grave que "malgré que" tout de même

Écrit par : b. | 08 mai 2008

D’ailleurs, pour rire un peu, et tout en continuant à traiter de la défense de la littérature on peut lire ceci du même R. Pommier au sujet de l'élection de G Molinié à la tête de a Sorbonne . Voici un extrait:

Au lieu de cela, ce méprisable démagogue passe son temps dans ses cours à dénigrer les grands auteurs classiques, comme en témoignent ceux de ses étudiants qui rapportent sur Internet certains des propos qu’il tient habituellement pendant ses cours. En voici quelques spécimens : «Racine est mort. Ceux qui disent qu’ils prennent du plaisir à le lire sont des menteurs. On ne le lit plus que sur les bancs de la Sorbonne»; «Vous n’êtes pas assez stupides pour comprendre le théâtre du XVIIe siècle; moi non plus»; «Il y a même des gens qui font des thèses sur Pascal !»; «Vous vous rappelez Phèdre ? C’est moins grotesque que Monsieur Jourdain»; «À quoi bon étudier Racine, Corneille et ces autres cadavres, hein ?». Une étudiante avoue que, n’y comprenant rien, elle avait d’abord été éblouie par ses cours, mais elle ajoute qu’elle n’a pas tardé à ressentir un malaise croissant, puis de l’écœurement, «en découvrant peu à peu dans ses propos une haine de la langue française, de l’héritage culturel français». Et c’est cet homme qui vient d’élu président de la plus prestigieuse Université littéraire de France.

le reste est là


http://stalker.hautetfort.com/archive/2008/03/25/la-sorbonne-presidee-par-un-grotesque-georges-molinie-par-re.html

Écrit par : b. | 08 mai 2008

"Un poète comme vous devrait y être sensible !"
Ecrit par : Walid
"Walid, espèce de pauvre con inculte (tu vois, moi, j'en ai rien à foutre d'être traité de raciste), va (re)lire Gide (malgré qu'il soit une tante)"
Ecrit par : Farid

Bon, je n'ai que trop nourri le troll.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Y a erreur sur troll. Moi, je suis le troll de Walid. Je me nourri et me nourrirai exclusivement de sa connerie. Je n'accepte pas les cookies des autres.

Écrit par : Farid | 08 mai 2008

Et: "au jour d'aujourd'hui", "décimer", employé à tort et à travers à contresens, et autres "dommageable", qui remplace "dommage" dans nombre de commentaires...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Les articles de Rudolf Bkouche présents sur mon site sont à :

http://michel.delord.free.fr/rb/indexrb.html

Il est en effet vraiment important de comprendre ce qu'est la didactique des mathématiques car c'est la matrice de la didactique des autres matières. Pour s'en convaincre,voir, par exemple, l'exemple bien analysé par Rudolf d'un "concept" de la didactique qui a ensuite migré vers d'autres matières : la transposition didactique.

Peut-être est-il excessif de dire comme le dit Guy Morel, "Et que nul n'oublie : c'est sur le terrain des maths que se joue la partie." Il faut cependant observer qu'il faut un minimum de mathématiques pour comprendre ce qu'est la didactique des mathématiques que c'est sur sur le terrain des mathématiques que les Charnay, Brissiaud et Ouzoulias se sont essentiellement mobilisés ces derniers temps.

Mais il est sûr qu'une position sur le primaire posant indépendamment la question des maths et du français n'a pas grand sens. Si de plus, elle pose les progressions de ces mêmes matières* pour le secondaire indépendamment de celles du primaire .....

Le bonnet d'âne doit-il être un couvre chef pour toutes les matières ?


Michel Delord

* et des autres

Écrit par : MichelDelord | 08 mai 2008

Parti trop vite :

"Il faut cependant observer qu'il faut un minimum de mathématiques pour comprendre ce qu'est la didactique des mathématiques ET que c'est sur sur le terrain des mathématiques que les Charnay, Brissiaud et Ouzoulias se sont essentiellement mobilisés ces derniers temps."


MD

Écrit par : MichelDelord | 08 mai 2008

Je me permets une observation partagée par la majorité de mes collègues : que ce soit dans le supérieur ou dans le secondaire, les expérimentations pédagogiques sont d'abord appliquées dans le technique, où elles rencontrent assez peu d'opposition.
Exemple 1 : le Projet Professionnel personnalisé, instauré en IUT, puis imposé peu à peu aux universités.
Exemple 2 : la séquence dans l'enseignement du français, imposée en LP avant d'être officialisée en LGT dès 2002.
Exemple 3 : les cours d'expression française, officiels en IUT et BTS, puis instaurés en université.
Exemple 4 : l'étude du texte comme support linguistique et non littéraire, monnaie courante en LP puis élément fondamental de l'enseignement en LGT.

Avez-vous remarqué que la réforme du bac pro en trois ans précède de peu celle annoncée des filières de lycée ?

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

A propos de " Salut et Fraternité", Walid, est-ce que vous savez historiquement d'où ça vient ?
Ecrit par : Robin | 08 mai 2008

- Romain Rolland. J'ai bon ?
-:)))

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

"Salut et Fraternité" était le mot de passe des Républicains sous l'Empire. Je suis sûr que vous le saviez.

Mais Walid, non, apparemment et c'est d'autant plus dommage que "Salut et Fraternité" n'est pas sans rapport avec la cause qu'il semble défendre : la nécessité du maintien de l'unité de la Nation et la régulation des différences culturelles et religieuses (laïcité).

Mais je n'ai peut-être pas bien compris qui était Walid et ce qu'il défendait, dans ce cas j'aurais perdu mon temps, tout comme Jérémy.

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Je me permets une observation partagée par la majorité de mes collègues : que ce soit dans le supérieur ou dans le secondaire, les expérimentations pédagogiques sont d'abord appliquées dans le technique, où elles rencontrent assez peu d'opposition.
Exemple 1 : le Projet Professionnel personnalisé, instauré en IUT, puis imposé peu à peu aux universités.
Exemple 2 : la séquence dans l'enseignement du français, imposée en LP avant d'être officialisée en LGT dès 2002.
Exemple 3 : les cours d'expression française, officiels en IUT et BTS, puis instaurés en université.
Exemple 4 : l'étude du texte comme support linguistique et non littéraire, monnaie courante en LP puis élément fondamental de l'enseignement en LGT.

Avez-vous remarqué que la réforme du bac pro en trois ans précède de peu celle annoncée des filières de lycée ?
Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008
Ce qui a été expérimenté en LEP, c'est le système des compétences tandis que en EPS - pardon à Bunkowitch,mais je le tiens de l'ex-secrétaire du syndicat des profs de gym - c'est cette glu d'évaluation formative qui était intrônisée.
GM

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

Philippe.

Jeremy,
Ce n’est pas dans le cercle des lecteurs de l’observatoire du communautarisme que vous entendrez des appels à la délation de ceux qui le lisent en cachette et de n’avoir pas le courage de le confesser en public.
N’est-ce pas dans la mouvance homosexuelle qu’on a menacé de dénoncer ceux qui tardaient à faire leur « outing » ?
Est-ce bien grave ? Si peu doit penser Jeremy.
Mais avec si peu, Jérémy prend son canard. Le confessera-t-il ici ?

Philippe.

Écrit par : Phil Del | 08 mai 2008

"Salut et Fraternité" était le mot de passe des Républicains sous l'Empire. Je suis sûr que vous le saviez.
Écrit Robin.
cela ne nous dit pas pourquoi. Et ça je ne le sais pas.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

"Salut et Fraternité" était le mot de passe des Républicains sous l'Empire. Je suis sûr que vous le saviez.
Écrit Robin.
cela ne nous dit pas pourquoi. Et ça je ne le sais pas.
Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

La Loge Fraternité de 1848 ?
Voilà que je fais les questions et les réponses.
C'est l'influence de mon âne.
Au fait, il s'appelle Bongo.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

J'ai entendu hier sur France-Culture une émission retransmise de Normale Sup. Ulm sur Pierre Bourdieu.

Il semblerait que les bourdieusiens aient un peu évolué depuis la parution de "La Reproduction" et se soient enfin aperçus que le désespoir conceptuel s'ouvrait à la fin de l'ouvrage sur une éclaircie de la "praxis".

Et qu'ont donc découvert les bourdieusiens quarante ans après ?

Tenez-vous bien : 1°) que l'ouvrage critiquait exclusivement les pratiques de certains professeurs de khâgne des lycées parisiens, du genre, clin d'oeil complice à l'appui : "vous voyez évidemment de quoi je veux parler"

2°) Que la meilleure façon de lutter contre la reproduction sociale des élites n'était pas le pédagogisme à la Meirieu, mais de pratiquer un enseignement explicite.

Entre le suicide collectif sur un bûcher bâti avec les oeuvres complètes de Marx et de Lénine ou l'anéantissement physique de la bourgeoisie, il y avait donc une "troisième voie", au moins pour l'Ecole : l'explicitation de l'implicite !

C'est Bernard Appy qui va être content !

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Joséphine l'employait aussi :

http://www.tascher-de-la-pagerie.org/fr/index.php?menu=lettres&ID=37

Écrit par : Steppenwolf | 08 mai 2008

"Ce qui a été expérimenté en LEP, c'est le système des compétences tandis que en EPS - pardon à Bunkowitch,mais je le tiens de l'ex-secrétaire du syndicat des profs de gym"

Je n'ai pas bien compris votre première phrase : on a expérimenté en LEP les compétences en EPS, qui ont été étendues au LGT ?

C'est un exemple de plus pour justifier la généralisation de ce qui se fait au LP à l'ensemble du LGT, non ?

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

" L'étude du texte comme support linguistique et non littéraire, élément fondamental en LGT" Ah bon ? Je ne m'en suis jamais préoccupée; j'ai continué à faire du littéraire jusqu'à la fin en toute inconscience. Heureusement pour les apprenants que je suis désormais hors d'état de nuire !

Grandes caresses à Bongo.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mai 2008

Phil Dedel,

Vous écrivez bêtement : "Ce n’est pas dans le cercle des lecteurs de l’observatoire du communautarisme que vous entendrez des appels à la délation de ceux qui le lisent en cachette et de n’avoir pas le courage de le confesser en public."

Déjà, ça ne veut rien dire. Je ne chipote pas sur votre syntaxe, mais j'ai beau relire, la faute est tellement grosse que le "et de n'avoir pas le courage etc." n'a aucun sens.
Pour le début de phrase, qui est compréhensible, je vous trouve bien présomptueux de pouvoir affirmer qu'aucun des lecteurs de votre torchon n'est capable de délation. C'est aussi gratuit que de dire "aucun catholique n'est capable de délation".

"N’est-ce pas dans la mouvance homosexuelle qu’on a menacé de dénoncer ceux qui tardaient à faire leur « outing » ?"
On a surtout menacé les homos de les dénoncer à leur place, et on s'en est rarement privé. Je suppose que Roméro, à part exciter votre mépris, ca doit vous rappeler quelque chose.

"Est-ce bien grave ? Si peu doit penser Jeremy.
Mais avec si peu, Jérémy prend son canard. Le confessera-t-il ici ?"

Je ne vous savais pas kinesthésiste. Par contre, je n'ai pas compris "Jérémy prend son canard". Ca ne doit pas être une expression sexuelle, sinon j'aurais compris. Ou alors c'est un truc de pervers auquel je n'ai pas pensé. A moins que vous ne me preniez pour un zoophile ?

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Je n'ai pas bien compris votre première phrase : on a expérimenté en LEP les compétences en EPS, qui ont été étendues au LGT ?

C'est un exemple de plus pour justifier la généralisation de ce qui se fait au LP à l'ensemble du LGT, non ?
Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Non, j'ai dit ou voulu dire que :
1- d'une part c'est l'enseignement technique qui a servi de cheval de Troie ( Voyez le Petit Vocabulaire de la déroute scolaire sur le site de Blaise Buscail) à l'introduction des compétences à tous les niveaux de l'enseignement ;
2- qu'à peu près au même moment l'EPS permettait d'introduire l'évaluation formative.
Les deux choses se rejoignent dans la dissolution de la mesure ( connaissance ou performance) dans l'itinéraire personnalisé : chacun se mesure aux gestes qu'il est capable d'accomplir ou aux comportements professionnels nécessaires au travail taylorisé.
GM

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

Comme la rose, la règle est sans raison. Elle ne s’explique pas, elle s’applique. Les élèves doivent donc apprendre les règles par cœur et les appliquer des dizaines et des dizaines de fois jusqu’à les transformer en purs automatismes.

L’explication du fonctionnement de la langue ne relève pas de la grammaire normative mais de la linguistique. Charmeux a raison sur ce point. Mais ses connaissances en la matière sont fortement datées : tous les exemples qu’elle donne figurent dans les quelques rudiments qu’on enseignait en première année de fac dans les années 60. Et surtout elle se trompe en imaginant que les élèves peuvent accéder directement aux savoirs linguistiques sans passer d’abord par la grammaire normative. Résultat : ils ne connaissent ni la grammaire ni la linguistique.

Il est donc tout à fait normal qu’Ostiane n’ait jamais compris la règle de l’accord du participe passé avec avoir. Il ne s’agissait pas de comprendre mais d’apprendre. Si maintenant qu’elle est grande et qu’elle a dû faire un peu de linguistique, elle veut vraiment comprendre, je la renvoie
à ce petit texte :

http://www.r-lecole.freesurf.fr/primaire/pommes.html

J’y répondais à l’article d’un hurluberlu dans le Monde l’éducation. Un hurluberlu ayant pignon sur rue : médecin spécialiste des troubles du langage et auteur de plusieurs ouvrages. Il se faisait fort d’explique la règle aux élèves en « partant du sens ». Le sens, toujours le sens, comme aurait Snoopy...

J’ai déjà donné cette référence sur le blog. Pardon pour la répétition. Mais c’était il y a longtemps, avant que les pédagos – pour avoir encore l’impression d’exister – ne viennent ici faire quelques incursions.

Écrit par : Pedro Cordoba | 08 mai 2008

Merci à b. pour son relevé des horreurs langagières qui se répandent de plus en plus.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mai 2008

Salut et fraternité !
Cette expression semble dater du début de 1791. Certains révolutionnaires se saluaient comme « frères et amis » et signaient leur courrier avec « salut et fraternité. »

Sous le Second Empire, les républicains s’en servirent comme mots de passe, Marianne apparut :
– Salut !
– Et fraternité !
– La République ?
– Nous appelle !
– Une ?
– Et indivisible !
– Démocratique ?
– Et sociale !

Écrit par : Lariba | 08 mai 2008

"Faut toujours miser sur l'ignorance de l'apprenant sinon on ne peut rien lui apprendre."

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

Je n'ai jamais emplyé ce terme "d'apprenant", que je trouve jargonnant. Et il m'arrive de supposer, avant de commencer un cours, que le public que j'ai en face de moi sait deux ou trois petites choses... Ni tout, ni rien, entre les deux. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

employé

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2008

Erreur de copié-collé : “Marianne apparut” n’a rien à faire dans la phrase du post précédent.

Écrit par : Lariba | 08 mai 2008

Enfin , je remarque que vous employez souvent, "malgré que", de plus en plus utilisé , certes , mais qui est , du point de vue euphonique , horrible à entendre ! Un poète comme vous devrait y être sensible !

Ecrit par : Walid | 08 mai 2008


Comme vous pouvez le constater , je ne parle que d'euphonie , car je sais lire moi aussi le Grevisse . Je n'aime pas "malgré que ", même si Gide l'emploie . Question de goût , je ne discute pas ceux de Gide .

Personne d'ailleurs ne vous applaudit !"

J'avais pourtant cru remarquer que vous vous congratuliez souvent , et qu' on compte ici , de nombreux cabotins ! Là encore , simple observation !


"Walid, espèce de pauvre con inculte (tu vois, moi, j'en ai rien à foutre d'être traité de raciste), va (re)lire Gide (malgré qu'il soit une tante)"
Ecrit par : Farid

Bon, je n'ai que trop nourri le troll.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2008

Y a erreur sur troll. Moi, je suis le troll de Walid. Je me nourri et me nourrirai exclusivement de sa connerie. Je n'accepte pas les cookies des autres.

Ecrit par : Farid | 08 mai 2008

Mais , dans ce théâtre , on a l'insulte facile et le vocabulaire désagrégé (des agrégés ? ) Cependant , comme le con lit aussi le Bescherelle , Farid , je me nourriS avec un S , SVP !

Quant à Salut et Fraternité , Robin est toujours aussi digne du poste qu'il occupe ici ! Remarquable qu'il soit le seul à avoir compris !

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

Excellent discours de Xavier Darcos sur la métamorphose du mamouth, le 6 mai 2008, salle Gaveau.

Il ne baissera pas les bras !

Écrit par : Carole | 08 mai 2008

Les deux choses se rejoignent dans la dissolution de la mesure ( connaissance ou performance) dans l'itinéraire personnalisé : chacun se mesure aux gestes qu'il est capable d'accomplir ou aux comportements professionnels nécessaires au travail taylorisé.
GM

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

Vous avez GM très bien résumé la situation.

S'agissant de l'EPS, discipline pédagogique expérimentale s'il en est une, on ne parle plus que de "compétences attendues".

Pour se faire une idée de ce qui est en train de se mettre en place dans la sphère éducative de l'école, allez les uns et les autres jeter un coup d'oeil sur les "nouveaux programmes d'EPS".
Je vous garantis de grosses frayeurs!

Écrit par : buntovchik | 08 mai 2008

L’intervention de GM (corrigée par MD) me permet de revenir aux programmes du primaire et à leur étalement.

Je ne connais pas assez de mathématiques pour m’aventurer dans la didactique des maths, ni même juger de la pertinence de l’apprentissage de la division en CP ou CE1. Je peux seulement évoquer mon expérience d’ancien élève d’avant la réforme de 1970.

Il y a trois semaines j’étais en Andalousie. En rangeant de vieux papiers, je suis tombé sur mes cahiers de l’école primaire dont je ne savais même pas qu’ils existaient encore. D’après les programmes en vigueur, l’apprentissage de la division commençait en CP. Et j’ai en effet le vague souvenir de partages de bûchettes. Mais dans mon cahier de CE1, la division par deux (mais pas par 5) n’apparaît qu’au mois de novembre. Plus rien jusqu’en mai, où il y a quelques divisions simples. Tous les jours en revanche des additions et des soustractions à 5 ou 6 chiffres et retenues. Plus quelques multiplications, simples et peu nombreuses, en cours d’année. L’apprentissage des quatre opérations était donc, déjà cette époque, beaucoup plus progressif (moins "simultané") que ne le disent, si je les ai bien compris, Michel Delord ou Jean-Pierre Demailly. D'ailleurs Lafforgue, Demailly et bien d’autres sont trop jeunes pour avoir appris la division en CP ou en CE1. Cela ne les a pas empêchés de devenir ce qu’ils sont devenus.

Écrit par : Pedro Cordoba | 08 mai 2008

Quant à Salut et Fraternité , Robin est toujours aussi digne du poste qu'il occupe ici ! Remarquable qu'il soit le seul à avoir compris !

Ecrit par : Walid | 08 mai 2008

Merci beaucoup compère Walid, mais j'espère ne pas occuper à vos yeux le "poste" du corbeau perché sur un arbre !))))))))))

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Merci beaucoup compère Walid, mais j'espère ne pas occuper à vos yeux le "poste" du corbeau perché sur un arbre !))))))))))

Ecrit par : Robin | 08 mai 2008 ...Et c'est surtout Lariba qu'il faut féliciter car c'est lui qui a été le plus explicite.

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

Exemple de "compétences méthodologiques et sociales attendues en EPS":

Se mettre en projet par l’identification, individuelle ou collective des conditions de l’action, de sa réussite ou de son échec pour élaborer un projet d’action et le mettre en œuvre, raisonner avec logique et rigueur, apprécier l’efficacité de ses actions, développer sa persévérance - Se connaître, se préparer, se préserver par la régulation et la gestion de ses ressources et son engagement en sachant s’échauffer, récupérer d’un effort dans le respect de principes simples, identifier les facteurs de risque, prendre en compte ses potentialités, prendre des décisions adaptées, se concentrer, maîtriser ses émotions, apprécier les effets de l’activité physique sur le corps humain, s’approprier des principes de santé et d’hygiène de vie.

Écrit par : buntovchik | 08 mai 2008

Je viens de saisir au vol une émission sur l'école et la Réforme Darcos en primaire. Apparemment, il font des économies de téléphone à France-Culture en n'invitant que des gens qui sont contre.

Écrit par : Robin | 08 mai 2008

buntovchik, mes excuses d'avoir écorché votre nom.
GM

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

D'ailleurs Lafforgue, Demailly et bien d’autres sont trop jeunes pour avoir appris la division en CP ou en CE1. Cela ne les a pas empêchés de devenir ce qu’ils sont devenus.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 08 mai 2008

Je ne sais pas à quoi cela rime d'écrire cela : des tas de gosses ont appris à diviser par 2 et par 5 en GS jusque dans les années soixante et l'on conviendra volontiers qu'aucun d'entre eux n'est devenu Demailly et Lafforgue. Et alors ?

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

Trouvé sur l'obs. du communautarisme cette chanson de D. Bourdon , qui dit bien les délires de la bien-pensance !


http://fr.youtube.com/watch?v=Xbh3lPV3exo

Écrit par : Walid | 08 mai 2008

"Je ne sais pas à quoi cela rime d'écrire cela : des tas de gosses ont appris à diviser par 2 et par 5 en GS jusque dans les années soixante et l'on conviendra volontiers qu'aucun d'entre eux n'est devenu Demailly et Lafforgue. Et alors ?"

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

--- Pourquoi aucun d'eux? Il y a eu Dieudonné, Laurent Schwartz, René Thom, etc. Cela ne prouve rien, bien sûr. Ni dans un sens ni dans un autre. Ce que je voulais "prouver" (par le pudding du vécu), c'est qu'on peut apprendre plus tard ce qu'on n'a pas appris avant. Et surtout que la question de la systématicité des opérations (mais c'est pareil pour les temps simples et composés) implique un point de vue de mathématicien (ou de linguiste). de toute façon, les apprentissages scolaires ne peuvent pas être simultanés. Alors, les étaler un peu plus ou un peu moins n'a pas grande importance.

Écrit par : Pedro Cordoba | 08 mai 2008

de toute façon, les apprentissages scolaires ne peuvent pas être simultanés. Alors, les étaler un peu plus ou un peu moins n'a pas grande importance.
Pedro Cordoba

Alors là, monsieur Cordoba, faudra qu'on cause un jour sérieusement de l'apprentissage simultané de l'écriture et de la lecture et de celui tout aussi simultané du calcul et de la numération pour des enfants de 5-6 ans ! Parce que, vu de ma classe de CP, vous venez de sortir une énormité...

Écrit par : Pascal Dupré | 08 mai 2008

http://www.r-lecole.freesurf.fr/primaire/pommes.htm

J’ai déjà donné cette référence sur le blog. Pardon pour la répétition. Mais c’était il y a longtemps, avant que les pédagos – pour avoir encore l’impression d’exister – ne viennent ici faire quelques incursions.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 08 mai 2008

Loin d'avoir quoi que ce soit à pardonner, c'est de la gratitude que j'éprouve.
Ce texte sur les auxiliaires et les pommes devrait être lu à chaque rentrée, tiens, à la place de la lettre de Guy Môquet!

un bon test aussi pour ma future hypokhâgneuse qui a particulièrement apprécé l'éclairante comparaison avec l'espagnol.

En écoutant Esprit public, j'ai constaté qu' à l'exception d'Axel Kahn, Philippe Tesson et JL Dabadie, les autres invités ignoraient tout de l'accord des participes, surtout Annie Ernaux et JF Kahn qui furent multi-récidivistes.
Et si on envoyait à Guillaume Durand un exemplaire de ce texte à faire lire avant chaque émission à tous les participants?

Écrit par : Cadichon | 08 mai 2008

On va le savoir que Taguieff écrit dans votre observatoire, on va le savoir... Sur plusieurs points, l'observatoire n'a pas tort.

Mais à mélanger les féministes, les homos, les juifs, et les bretons, on y trouve tout et son contraire dans votr truc... et surtout des âneries (bonjour à l'âne Bongo de Guy Morel).

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2008

de toute façon, les apprentissages scolaires ne peuvent pas être simultanés. Alors, les étaler un peu plus ou un peu moins n'a pas grande importance.
Pedro Cordoba

Alors là, monsieur Cordoba, faudra qu'on cause un jour sérieusement de l'apprentissage simultané de l'écriture et de la lecture et de celui tout aussi simultané du calcul et de la numération pour des enfants de 5-6 ans ! Parce que, vu de ma classe de CP, vous venez de sortir une énormité...

Ecrit par : Pascal Dupré | 08 mai 2008
Et de l'histoire etcetcetc :)
mdr, il a picolé du qui tache, le Pedro ?

Justement, C'EST SIMULTANE !
C'est aussi ça le 'truc' .
Encore fõ t-il que cela soit fait 'correctement' . ange

Merci Pascal, super ton chtit bouquin de CP ;)

Écrit par : toto | 08 mai 2008

"mdr, il a picolé du qui tache, le Pedro ? "

Ok je viens de lire, il nous fait un coup de nostalgie :o)))

Sincèrement, PEDRO, C'EST SIMULTANE ! Mais il faut que cela soit vraiment bien fait ET répétitif :)

Écrit par : toto | 08 mai 2008

de toute façon, les apprentissages scolaires ne peuvent pas être simultanés. Alors, les étaler un peu plus ou un peu moins n'a pas grande importance.
Pedro Cordoba


Effectivement, ils sont tellement étalés et allégés les apprentissages qu'ils n'en reste rien. Enfin, si l'on peut parler d'apprentissages !
Pedro Cordoba, vous êtes malade ?

Écrit par : Carole | 08 mai 2008

Collègues instituteurs, co-blogueurs, à l’aide.

Heures par semaine à la rentrée : 24 heures moins une heure par jour (récréation 1 heure par jour avec mise en rang et escaliers) donc 20 heures par semaine.
Je fais les comptes :


3 h sciences histoire géo
3 h EPS
1 h anglais
2h musique, dessin

9 heures donc.


Reste 11 h pour le français et les maths. Horaires prévus par les programmes : math 5h, français 8h, 13 heures en tout.

Conclusion : il manque 2h.

Et je ne parle pas de :
- la fréquentation de la salle informatique, incontournable puisque en CM2 il y a le foutu B2i à remettre à l’inspection.
- - le temps passé à diverses tâches normales mais mangeuses de temps : mots officiels dans le cahier de correspondance, dossiers à remettre pour l’entrée en 6ème, ramassage des règlements de cantine…
- -l’éducation civique

Où peut-on rogner ? Quels sont vos trucs ? Des idées ? Comment comprimer ? QU’EST-CE QU’ON FAIT SAUTER ? LA DICTEE ? LE CALCUL MENTAL ?

Écrit par : collombon | 08 mai 2008

"Je ne sais pas à quoi cela rime d'écrire cela : des tas de gosses ont appris à diviser par 2 et par 5 en GS jusque dans les années soixante et l'on conviendra volontiers qu'aucun d'entre eux n'est devenu Demailly et Lafforgue. Et alors ?"

Ecrit par : guy morel | 08 mai 2008

--- Pourquoi aucun d'eux? Il y a eu Dieudonné, Laurent Schwartz, René Thom, etc. Cela ne prouve rien, bien sûr. Ni dans un sens ni dans un autre. Ce que je voulais "prouver" (par le pudding du vécu), c'est qu'on peut apprendre plus tard ce qu'on n'a pas appris avant. Et surtout que la question de la systématicité des opérations (mais c'est pareil pour les temps simples et composés) implique un point de vue de mathématicien (ou de linguiste). de toute façon, les apprentissages scolaires ne peuvent pas être simultanés. Alors, les étaler un peu plus ou un peu moins n'a pas grande importance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 08 mai 2008
Je ne sais pas ce que tu voulais prouver, mais je reste bouche bée, pire que mon âne quand il brait, devant cette formule : " on peut apprendre plus tard ce que l'on n'a pas appris avant". Ca c'est du raide ! comme diraient les tontons flingueurs. Et derechef de resservir et de méditer cet apophtegme monacal : "de toute façon les apprentissages scolaires ne peuvent pas être simultanés".
Tu nous fais un coup de fièvre ou quoi ?
GM.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

Collombon,
depuis toujours, les horaires des programmes sont comptés en incluant le temps des récrés (2 fois un quart d'heure par jour au cycle 3). Donc, sur les indications 1 heure de ci ou de ça, comptez 45-50 minutes effectives.

S'il n'y a pas trop d'heures prises en charge par un intervenant extérieur (style EPS ou langue étrangère) qui, lui, fait l'horaire plein, ni trop de déplacements en bus, ou des projets fumeux qui mangent du temps, type sortie au musée d'histoire de la pétanque aveyronnaise et ça devrait passer en ce qui concerne l'organisation de la semaine.

Ceci dit, la perte de deux heures par semaine pose le problème de la faisabilité du programme sur l'année. Au vu du temps qu'il faut pour qu'une notion aussi simple que celle de complément du nom ou de la technique de la division soit acquise et automatisée, ça va être coton.

Sur ce bon courage et bonne nuit.

Écrit par : chevreuil | 08 mai 2008

Ceci dit, la perte de deux heures par semaine pose le problème de la faisabilité du programme sur l'année. Au vu du temps qu'il faut pour qu'une notion aussi simple que celle de complément du nom ou de la technique de la division soit acquise et automatisée, ça va être coton.

Sur ce bon courage et bonne nuit.
Ecrit par : chevreuil | 08 mai 2008
Oui, surtout si l'on considère qu'il continuera à y avoir trois années d'idéovisuelle et de frise numérique à base de dates et d'anniversaires en maternelle.
Bonne nuit quand même.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2008

"Mais , dans ce théâtre , on a l'insulte facile et le vocabulaire désagrégé (des agrégés ? ) Cependant , comme le con lit aussi le Bescherelle , Farid , je me nourriS avec un S , SVP !"


Ecrit par : Walid | 08 mai 2008

Nooooon ! T'as eu besoin de vérifier dans le Bescherelle pour être sûr ? Lalala... Ah, et joli jeu de mots, sinon. Hachement imaginatif. Et surtout, jamais, mais alors J.A.M.A.I.S. fait sur ce blog.

Écrit par : Farid | 09 mai 2008

« Non seulement il ne faut ni charger de l’enseignement une corporation déjà formée, ni même en admettre les membres actuels dans aucune partie de l’instruction, parce qu’animés de l’esprit de corps, ils chercheraient à envahir ce qu’on leur permettrait de partager. Cette précaution nécessaire ne suffit pas, il faut que ni les maîtres d’une division du territoire, ni même ceux d’un seul établissement, ne forment une association ; il faut qu’ils ne puissent ni rien gouverner en commun, ni influer sur la nomination aux places qui vaquent parmi eux. […] C’est le seul moyen d’entretenir entre eux une émulation qui ne dégénère ni en ambition, ni en intrigue; de préserver l’enseignement d’un esprit de routine ; enfin d’empêcher que l’instruction qui est instituée pour les élèves, ne soit réglée d’après ce qui convient aux maîtres. »
(Deuxième mémoire,« De l’instruction commune pour les enfants ».)


Premier mémoire:
"La puissance publique n'a pas droit de faire enseigner des opinions comme des vérités, en conséquence elle ne doit pas confier l'enseignement à des corps perpétuels....[Les maîtres] ne doivent pas former de corps. [Qu’ils] soient des ordres de moines, des congrégations de demi-moines, des universités, de simples corporations, le danger est égal. […] Créer des corps enseignants, et vous serez sûrs d’avoir créé ou des tyrans ou des instruments de la tyrannie. »

Certains experts auto-proclamés de la pensée condorcétienne qui se sont manifestés ici prennent visiblement à leur compte
le commentaire qu'ont cru bon d'ajouter à ces deux citations les éditeurs des Cinq mémoires( Ch Coutel et Catherine Kintzler). Il faut effectivement surtout éviter au lecteur toute possibilité de faire un contresens au cas où il aurait mauvais esprit:
" Condorcet pense évidemment aux corporations enseignantes religieuses. Au contraire, ce que nous appelons aujourd'hui "corps enseignant" est un corps de fonctionnaires ouvert,... qui n'obéit à aucun monopole interne d'opinion, d'appartenance syndicale ou associative."(SIC)

Voilà: les syndicats d'enseignants n'ont absolument rien à voir avec les nominations, ni avec les mutations, ni avec les programmes.
Seul un contresens gravissime et injurieux ( mauvais esprit, facho) peut les confondre avec ces "corporations" auxquelles Condorcet reconnaissait un pouvoir de nuisance tel qu'il employait le terme de "tyrannie".

Écrit par : Cadichon | 09 mai 2008

Pedro Cordoba a écrit : "de toute façon, les apprentissages scolaires ne peuvent pas être simultanés. Alors, les étaler un peu plus ou un peu moins n'a pas grande importance."

Si c'est une provocation, c'est assez réussi.

Un peu de souplesse, peut-être mais dans quelles limites ?

Celles de refiler le bébé à la classe suivante comme on le fait (ou le faisait) en exploitant cette saleté de "notion en cours d'acquisition" ?

Ou carrément, de remettre à beaucoup plus tard : apprendre le calcul élémentaire (vraiment très élémentaire) en seconde (ce qu'il faudrait que je fasse avec 1/3 environ des élèves, particulièrement ignares, d'une classe de seconde dont j'ai la charge cette année) ?

Ou attendre l'entrée dans la vie professionnnelle pour "découvrir" les délices du calcul mental simple qui vous fera commander 30 camions de béton à prise rapide là ou un seul aurait suffi ?

Chef ! Qu'est ce que je fais du tas de ciment qui est en train de durcir ?

Réponse : un monument à la gloire des processus dilatoires. Pour rappeler à chacun que des absences mentales ne se traduisent pas toujours dans la réalité externe par des absences de capacité (60 hL x29 soit 1740 hL) ...

Si vous avez d'autres idées ...

PS : à Collombon, si vous cherchez où gratter dans les horaires, je vous conseillerais bien, en tant que professeur de sciences physiques, de le faire en sciences...

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

... absences de capacité (60 hL x29 soit 1740 hL) à faire des conneries. Bien sûr.

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

Nooooon ! T'as eu besoin de vérifier dans le Bescherelle pour être sûr ? Lalala... Ah, et joli jeu de mots, sinon. Hachement imaginatif. Et surtout, jamais, mais alors J.A.M.A.I.S. fait sur ce blog.

Ecrit par : Farid | 09 mai

Mais t'as pas compris , pauvre minus , que je me foutais de ta gueule et de celle de tous ceux , ici , qui se pensent d'une essence supérieure ?? Pathétique ! Garde tes éructations , tu es ridicule et sans esprit !

Écrit par : Walid | 09 mai 2008

Brighelli a écrit : "Je connais un écrivain de littérature érotique (ce n'est pas sur les sites pédagos qu'on vous parle de ça, va !) qui écrit régulièrement "bite" — "avec, dit-il, un seul "t" et si possible deux couilles."

Avec beaucoup de retard à l'allumage, je me permets quelques précisions.

Bite (un seul t) a failli n'exister qu'au pluriel. Cette étonnante révélation nous a été contée par reiser dans je ne sais plus quel album.

Je raconte de mémoire * :

Un jour, à l'orée du paradis terrestre, dieu reluque ses créatures d'un œil glauque de lendemain de cuite. Il tête alternativement le et la corona **.

Adam vient le voir et lui dit : "dieu ! Il y a quelque chose qui ne va pas.
- quoi encore Adam ?
- tu m'as donné 32 dents et une seule bite (avec un seul t aussi). C'est très con.

Ni une ni deux, dieu, qui n'en est pas à sa première modif (on en était à la version 125.6) fait en sorte qu'Adam se retrouve avec 32 bites (avec un s) et une seule dent sur le devant
Adam s'en va ravi en zozotant "za va zier ! za va zier !"

dieu l'interpelle en désignant deux caisses : eh Adam, les 32 paires de couilles j'en fais quoi ? Tu les emportes aussi !

Depuis, bite s'emploie au masculin singulier. On peut ou pas le déplorer.

PS : tout le monde l'aura constaté, je suis un ardent partisan de l'enseignement du fait religieux dès la maternelle.



* mémoire notamment développée par les exercices de "par cœur" à l'école primaire (ça c'est pour ne pas perdre le fil...)

** ayant créé l'homme à son image, il ne faut pas s'étonner d'en retrouver certains traits chez le Barbu et chez Chirac.

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

"dieu, qui n'en est pas à sa première modif (on en était à la version 125.6)"

Dieu aurait-il inspiré Microsoft ? Devant moi IE 7.0.5730.11
La compatibilité descendante n'étant souvent pas assurée dans un cas comme dans l'autre ...

Le vieux barbu a-t-il aussi utilisé les SP ?

Écrit par : Zorglub | 09 mai 2008

Jérémy, il faut savoir rire de tout : je ne crois pas qu'il y ait, quand on fait de l'humour, de sujet interdit.
Après tout, je ris bien des blagues corses, qui sont en général anti-corses.
Et je ris même, en ce moment, de la blague suivante :
Un papa bien intentionné entre dans un magasin de jouets pour acheter une Barbie à sa petite fille.
"C'est très facile, lui explique la vendeuse. Il y a Barbie médecin (19 euros 99), Barbie exploratrice (19 euros 99), Barbie chauffeur routier (19 euros 99) - et Barbie divorcée (200 euros).
- Comment ça ? s'étonne cet homme. 200 euros ! Et pourquoi diable ?
- Parce qu'avec Barbie divorcée, vous avez la voiture de Ken, la maison de Ken, le chien de Ken, l'ordinateur de Ken...

Drôle, non ?
JPB
PS. Pedro, je suis sûr d'avoir appris à lire en GS, et les quatre opérations en CP. Mqis sûr aussi d'avoir continué, sur des opérations plus complexes, en CE1 et au-delà. L'âge de départ des apprentissages n'est important que sous l'angle de l'imprégnation. Et bien entendu que l'on peut apprendre un peu plus tard - mais il y a pas mal d'enfants qui sont demandeurs précoces, et tout ce que j'ai constaté ces dernières années, c'est qu'ils étaient très négligés par les instits les plus à cheval sur les consignes. Il faudrait que le ministère, en utilisant le concept bien pratique de la liberté pédagogique, incite les maîtres à tenter tôt des apprentissages qu'il est trop facile de remettre sans cesse à demain. Je ne suis pas un croyant du SLECC (pardon, pardon, pas sur la tête, Guy...), mais avoir cédé aux syndicats sur la division ou le passé antérieur est stupide - d'autant que c'est sur le terrain, face à leurs élèves, que les instits savent ce qu'il est raisonnablement possible de faire - à condition qu'on leur suggère d'essayer.

Écrit par : brighelli | 09 mai 2008

"Pedro Cordoba a écrit : "de toute façon, les apprentissages scolaires ne peuvent pas être simultanés. Alors, les étaler un peu plus ou un peu moins n'a pas grande importance."

"Si c'est une provocation, c'est assez réussi.

Un peu de souplesse, peut-être mais dans quelles limites ?"

Ecrit par : dugong | 09 mai 2008

Justement, Dugong, (sans vouloir parler à la place de Pedro), je ne pense pas qu'il s'agisse de provocation, mais que les deux mots clés de sa formulation soient: "un peu".

Ceci-dit, vous allez encore dire que je fais du "relativisme". Ce qui veut peut-être dire quelque chose, mais, en fait, ne dit rien...
("Ca ne veut rien dire", encore une formule qui... Ne veut pas dire grand-chose. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

"Jérémy, il faut savoir rire de tout : je ne crois pas qu'il y ait, quand on fait de l'humour, de sujet interdit.
Après tout, je ris bien des blagues corses, qui sont en général anti-corses."

Ecrit par : brighelli | 09 mai 2008

Je ne sais pas... Il y a quand même une énorme différence entre les blagues juives et les blagues antisémites, par exemple...

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

Jérémy, il faut savoir rire de tout : je ne crois pas qu'il y ait, quand on fait de l'humour, de sujet interdit

Il FAUDRAIT pouvoir rire de tout , parce que c'est sain ! Mais aujourd'hui , on ne peut rire que sur ordre : des cathos et de la religion chrétienne exclusivement ( cf les caricatures de Mahomet ) et de ceux que l'on désigne à la vindicte publique comme des beaufs , des fachos , réacs etc.. ! Le rire estampillé "politiquement correct" uniquement . Gad El Maleh peut se moquer des juifs parce qu' il est juif ! Idem pour Boujenah ! Même chose pour les humoristes arabes ! Mais l'insolence d'un Desproges sur tous les sujets , est interdite d'antenne , comme celle qu'on trouve dans de nombreux sketches des Inconnus , eux aussi , passés à la trappe ! D 'où la pauvreté de l'humour convenu d'aujourd'hui , lamentablement confiné dans l'antiracisme primaire et l'apologie du multiculturel ( voir Guy Bedos ) , tout le monde il est beau etc...qui nous ramènent aux Fêtes de patronage , si bien stigmatisées dans le film " la vie est un long fleuve tranquille ! C'est con-sternant !

Écrit par : Amélie | 09 mai 2008

J'ouvre le blog après le café et la cigarette du matin (pas de pastis quand même) et c'est le festival. Pascal, Carole, Dugond, Toto, Guy me tombent dessus abrasraccourcix. Je suis malade, j'ai picolé, j'ai un coup de fièvre, c'est de la provoc ou un braiement de notre nouvel ami. Bon pour le collège Papillon! J'ai dû être très maladroit dans mes explications. Ce que je voulais dire est pourtant fort simple.
Le nombre de choses que l'être humain peut faire de façon simultanée est très limité. Quand il accomplit deux actions en même temps,le plus souvent l'une des deux (au moins) relève de ce que Bakhtine appelait le "bas corporel", lequel a en principe peu de place dans les salles de classe. Pascal est le seul à donner des exemples concrets. Je reprends donc ses exemples.

1. Ecriture/lecture : quand vous parlez d'apprentissage simultané vous voulez dire qu'il ne faut pas avoir fait toute la lecture avant de commencer la lecture. Vous avez bien sûr raison. Mais ce que vous faites en réalité, c'est une série (étalée dans le temps) d'allers-retours rapides entre écriture et lecture. C'est ce que je faisais aussi en tant qu'élève de CP.

2. Numération/calcul. C'est plus délicat, en tout cas d'après mon expérience personnelle. Car c'est seulement en maths élem que je l'ai vraiment compris lorsqu'on a abordé les rudiments de la théorie des nombres, qui est l'un des domaines les plus abscons de la mathématique. Tout le monde comprend vaguement que 8 = 7+1 et aussi = 13-5 ou 2x4 ou 40:5. Mais pour le commun des mortels cette démarche se déroule en deux temps. Il y a d'abord la suite des nombres (entiers positifs) qu'on obtient en ajoutant 1 au nombre précédent. D'où 8 = 7+1. Et puis, une fois qu'on dispose de la suite des nombres, on fait avec eux des opérations. On a alors 7+1=8 (addition), 13-5=8 (soustraction), 4x2=8 (multiplication) et 40:5=8 (division). Je peux me tromper mais je crois que c'est ainsi que tout le monde (sauf les mathématiciens) voit les choses. A moins qu'on puisse les enseigner autrement dès le plus jeune âge. Vous y arrivez peut-être avec vos élèves de 5-6 ans. En ce cas chapeau. Mais je n'ai pas eu cette chance... Et pourtant c'était à l'époque des programmes de 1923. Mes instituteurs avaient sans doute pensé que le niveau de la classe ne permettait pas d'aller plus vite. Car c'est seulement à la fin du CE1 d'après mes vieux "cahiers du soir" qu'on commençait à faire de vraies divisions posées (mais extrêmement simples). Et l'apprentissage de la division se poursuivait en CM. Mais j'ai aussi dit que nous faisions des additions et des soustractions tous les jours depuis la rentrée. Il y avait donc un moment (le mois de mai en CE1) où la pratique des quatre opérations DEVENAIT simultanée. Mais elle ne l'était pas au départ. Et même ainsi on ne comprenait alors que le système des 4 opérations, pas vraiment la conjonction de la numération et du calcul.

Résumons. Je ne pense pas avoir dit une "énormité" mais une banalité : les enseignements sont forcément progressifs, ils s'étalent tout au long de la scolarité. Et de temps en temps, on franchit une étape décisive et on comprend soudain que ce qu'on avait étudié de façon analytique, par petits bouts successifs, s'intègre dans une structure d'ensemble dans laquelle les différents éléments sont liés par des rapports nécessaires. On est alors dans la simultanéité (certains disent la synchronie) de la structure qui ne se révèle cependant que dans "l'après-coup" des apprentissages.

Paradoxalement, ce sont nos adversaires qui privilégient d'emblée l'apprentissage simultané. Il n'y a que les partisans de la méthode globale qui pensent qu'on peut comprendre les mots avant d'avoir appris les lettres. Il n'y a que les partisans de l'ORL qui pensent qu'on peut faire de la "grammaire de texte" avant de faire de la "grammaire de phrase". Il n'y a que les anciens partisans de la théorie des ensembles qui pensaient qu'on pouvait partir des structures avant d'étudier les éléments. Au nom justement de la fameuse "transposition didatique" des "savoirs savants" en "savoirs scolaires". Je me demande s'il n'en va pas de même avec la numération/calcul ou le système temps simples/ temps composés. Il y a donc là un combat à fronts renversés entre pédagogistes et instructionnistes dont il serait intéressant d'élucider les causes.

Il est vrai que les élèves les plus doués ont pu bénéficier de la théorie des ensembles et même de la lecture globale. Mais pour tous les autres, ce fut la cata. Et c'est cela qui, depuis ma première intervention sur ce fil, me tracasse.

Contrairement à ce que pensent la plupart d'entre nous (Marc Le Bris et Demailly dans leurs articles du Monde de l'éduc, Sauver les Lettres dans sa rigoureuse critique des programmes de français), il est absolument indispensable d'étaler dans le temps les programmes de 1923. Jusqu'à la fin du collège pour certains points. Dans le cas contraire, on se retrouverait avec 40% (au moins) des élèves de CM2 qui ne pourraient pas entrer en sixième. Qu'en ferait-on?

PS. Je viens à peine de lire le post de JPB. J'y répondrai plus longuement si j'ai le temps. Nos expériences ne concordent pas. Je n'ai pas pu apprendre à lire en GS parce que je ne jamais mis les pieds à l'école maternelle. Et pour la division, comme j'ai déjà dit plusieurs fois, cela a commencé en fin de CE1. Je ne peux en conclure que ceci : les choses variaient déjà beaucoup selon les circonstances et le niveau de la classe. Les instituteurs s'y adaptaient, comme ils continueront de le faire. C'est le b-a, ba du métier. J'étais donc dans une école de nuls, ce que confirme le nombre très réduit d'élèves entrés en sixième. Mais l'expérience prouve aussi que ce "retard" n'a pas représenté pour moi un handicap insurmontable. On peut effectivement apprendre après ce qu'on n'a pas appris avant. A condition bien sûr de ne pas être toujours "en voie d'acquisition". Il faut simplement savoir où nous mettons le curseur.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 mai 2008

Quand on parle devant des collègues de primaire de faire des divisions au CP ou au CE1 (ou en GS), ils deviennent souvent complètement hystériques ! Rendez-vous compte, des bambins de six ans en train de partager équitablement 132 pièces d'or entre 25 pirates (première situation-problème pour introduire la division posée dans "J'apprends les maths CE2" de Brissiaud) !
Il faut bien qu'ils aient 9 ans pour avoir des lueurs sur ce genre de calcul !
Donc, pour eux, il faut différer et étaler cela dans le temps...

Quand on leur dit que ce n'est pas du tout ce travail que l'on demande en GS ou en CP, ils vous regardent l'air perdu : "Donc, ce n'est pas la technique que tu leur apprends ? Oui, mais alors, ils ne savent pas faire ?"

Eh non, mes GS ne savent pas faire. En revanche, ils savent prendre 9 crayons et prévoir combien ils construiront de triangles : "On va prendre trois crayons pour un triangle, encore trois, encore trois, ça fait trois triangles ! C'est comme tout à l'heure, quand on a partagé les 9 gâteaux entre les 3 enfants. Neuf partagé en trois, ça fait trois ! Et ça s'écrit 9 : 3 = 3. Trop faaaaaaassss !"

Mes 9 CP (Rrôôôôgngngngn ! Excusez-moi, j'ai un peu de peine avec eux) en sont à peu près là aussi. J'espère qu'à partir de l'année prochaine, grâce au fichier de Pascal, je pourrai aller un peu plus loin. Je pense néanmoins qu'ils sauraient, si j'avais le loisir de le leur apprendre, mais tout est très lent avec eux, diviser un nombre tel que 24, 42 ou 68 par deux. Ils finissent bientôt leur fichier de mathématiques, je vous tiens au courant.

Quant à mes 7 CE1, ils jonglent allègrement avec les tables de multiplications depuis celle de 2 jusqu'à celle de 7 (la 8 et la 9 sont prévues d'ici la fin de l'année) et en calcul mental, j'alterne les séances du type 5 x 7, 6 x 8 avec celles du type 49 : 7, 54 : 6 et tout se passe bien. La technique de la division posée est elle aussi prévue pour le courant du troisième trimestre, mais je n'ai pas prévu d'exercices dans lesquels ils devront partager 132 pièces d'or entre 25 pirates. Je me bornerai aux situations où le diviseur n'a qu'un chiffre et à celles où dividende et diviseur finissent tous deux par un ou deux zéros.

Donc, finalement, vous n'allez pas plus vite que si vous démarriez, comme avant, par la division par 25 de 132 pièces d'or puisque vos élèves arriveront au CE2 sans avoir étudié cette technique, me direz-vous.
En effet. A une petite différence près.

Jusqu'à maintenant, puisque j'utilisais les manuels de R. Brissiaud, mes élèves étaient censés résoudre par le schéma ou par des procédures de calcul personnelles (soustractions ou additions successives, multiplication à trous) des situations-problèmes relevant de la division. Il fallait installer le sens avant de proposer la technique.
Or, il y avait toujours un ou deux gamins qui, subodorant que chacun des impétrants auraient "moins" de pièces d'or que le total du butin, et se rendant bien compte que la procdure experte devait pouvoir se traduire par une égalité, utilisaient systématiquement la soustraction : "132 - 25 = 107. Chaque pirate aura 107 pièces d'or".
Il y en avait aussi toujours un ou deux qui venaient me voir en me disant : "Je ne sais pas comment il faut faire. Il y aura 6 équipes de 4 et il restera 2 enfants, ça, je sais. Mais je ne sais pas quel calcul il faut écrire."

Par ailleurs, lorsque j'ai eu des CE2 (il y a trois ans), certains d'entre eux, très faibles, se noyaient d'entrée dans ce genre de calcul. Ils ont recommencé au CM1 (Brissiaud tient toujours à travailler le sens, chaque année, avant que de remettre en place la technique et la division ne revient sur le tapis que très tard, lorsque les gamins ont totalement oublié qu'ils savaient résoudre ou presque des calculs de ce type), ce n'était pas brillant, puis c'est un peu revenu, permettant à ma collègue d'aller plus loin. Je crois qu'au CM2, grâce aux efforts conjoints de leur instit et de leurs parents, ils savent enfin calculer une division.

C'est à ces gamins-là qu'il faut éviter une immersion brutale à neuf ans, lorsqu'on les plonge d'emblée, après trois ans d'école élémentaire, dans un calcul compliqué aux procédures multiples alors que l'on s'était évertué à le leur rendre inutile les années précédentes.

Lorsqu'ils en arriveront au trésor des pirates, il y aura beau temps que le sens sera acquis.
Ils auront d'abord fixé en GS, puis au CP, le concept de partage en deux, trois*, quatre*, cinq ou dix et sauront résoudre par le calcul des petits problèmes où l'on partagera 24 bonbons entre 2 enfants, un ruban de 60 cm en tronçons de 10 cm ou même, pourquoi pas, 43 cahiers en paquets de 5, comme le propose le manuel de calcul de CP, édité en 1955, que j'ai sous les yeux.
Cette compétence aura été enrichie au CE1 par des exercices sur les nombres inférieurs à 1 000 et ils auront fixé la "règle des zéros".
Au CE2, après une reprise de ce genre de calculs, ils pourront passer sans heurts à des calculs plus compliqués et cela leur permettra de travailler au CM le "problème des nombres à virgule".
En différant l'apprentissage, on a cru leur rendre la vie plus simple alors qu'en fait, on la leur a compliquée.
C'est un peu comme l'histoire des temps simples et des temps composés, en ne leur en apprenant que deux ou trois, on les prive d'une donnée essentielle qui leur permettrait de les retenir tous sans difficulté.
Lorsqu'on apprend à un enfant l'addition, on lui facilite la vie en lui apprenant conjointement la soustraction et lorsqu'on lui apprend la multiplication, on doit de même lui apprendre la division.
* : seulement sur les calculs "qui tombent juste".

Écrit par : catmano | 09 mai 2008

Sincèrement, je sais rire de tout.

Mais je reste opposé aux fondateurs de l'observatoire du communautarisme, qui défendent parfois de bonnes causes, et souvent de très mauvaises causes, qui soutiennent Vanneste mais qui plombent Caroline Fourest et Fadela Amara.

La blague vaseuse aurait pu être drôle (le début me faisait sourire) si ç'avait été une simple blague, mais elle est destinée à être un apologue justifiant une idéologie à laquelle je n'adhère pas.

La blague sur Barbie, je la connaissais, ET je la trouve très drôle.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

CS a écrit "Ceci-dit, vous allez encore dire que je fais du "relativisme"."

Je n'ai rien dit et rien à dire à ce sujet.

Muet comme une carpe, je suis. Ce qui pour un dugong est une performance qui ne doit pas passer inaperçue.

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

Zorglub a écrit : "Dieu aurait-il inspiré Microsoft ?"

dieu a été racheté par Microsoft *. Le rachat des pêchés du monde est une baliverne pour actionnaire de base de la multinationale papiste.

* Ce fut une OPA amiable.

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

Merci, catmano.
J'ai aussi rangé "cette perle" en lieu sûr...

Et Bébert, ne vous fâchez pas, votre pseudo m'a remis en mémoire les galopins avec lesquels je tirais la sonnette des maisons de ma rue avant de me sauver pour me cacher...

Écrit par : Maminou | 09 mai 2008

On résume : même le Snalc fait appel à la grève le 15 mai.

De nombreuse contorsions à prévoir parmi nous (je soutiens la refonte des programmes du primaire mais pas le reste).

Défiler à côté de gens qui vont aboyer sur les divisions au primaire au nom de l'union sacrée sur les statuts and co ? Bigre !

Quand ça change, ça change !

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

De nombreuses...

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

Je vous corrige: "Il me semble que cela fasse consensus".

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2008

C'est très inélégant de votre part... lol

Pour Val, l'avez-vous vu le mois dernier, sur Arte, dans un Théma consacré à l'école Vitruve.
Il y était fort drôle; mais ce devait être involontaire lol

Bon, nous verrons ce qu'il restera de ses analyses fulgurantes dans quelques décennies.
Laissons le temps nous départager.

Mes désirs sont la réalité !

Écrit par : bons petits plats | 09 mai 2008

Dugong : "On résume : même le Snalc fait appel à la grève le 15 mai."

Pas du tout ! En tout cas il n'est pas cité dans la soi-disante "intersyndicale".

BPP : "Pour Val, l'avez-vous vu le mois dernier, sur Arte, dans un Théma consacré à l'école Vitruve. Il y était fort drôle; mais ce devait être involontaire"

Il était hier soir sur I-Télé et il était très bien. N'ayons pas peur des mots invite souvent des gens bien (sauf quand on y a voit l'affreux Goasguen, et le hideux Jacques Myard...)

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Hideux, c'est pas physique, hein.

Ne nous méprenons pas.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Pour Jeremy

http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=3419159480293370

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

"Pour Val, l'avez-vous vu le mois dernier, sur Arte, dans un Théma consacré à l'école Vitruve.
Il y était fort drôle; mais ce devait être involontaire lol"

Ecrit par : bons petits plats | 09 mai 2008

Lol? Vous auriez pu au moins mettre des guillemets! ;-)))

Personnellement, je ne piste pas Philippe Val sur les media! Apparemment, il vous est aussi indispensable que Merieu l'est à Jean!
Vous devriez postuler pour entrer à "Acrimed", il paraît qu'ils recrutent; ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

Pour dugong :

"Pour une politique éducative ambitieuse - Appel à la grève le 15 mai.

Appel signé par : FERC-CGT, SNES-FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION, SUD EDUCATION"

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

"Le SNALC-CSEN déplore l’abandon d’une vision républicaine de l’Ecole au profit des seules concessions faites aux forces du pédagogisme. "

Mais qu'est-ce qui est arrivé au Snalc ? Je ne comprends pas : ils lâchent le ministre pour soutenir une grève dont les deux priorités sont de lutter contre les suppressions de postes et d'obtenir le retrait des nouveaux programmes du primaire ??? Ils appellent à participer à une grève lancée par les syndicats pédagogos afin de fragiliser Darcos ? Ils se justifient en mentionnant les réformes du LEP et du LGT, mais ces deux causes ne sont JAMAIS mentionnées par l'intersyndicale qui appelle à la grève ce jour-là.

Apparemment, l'appel à la grève a été lancé pour ne pas passer pour les collaborateurs directs du ministre, tout en avançant d'autres raisons que celle de l'intersyndicale. Mais c'est lancer du pétrole pour éteindre un feu. De mon point de vue, le Snalc auraut gagné à ne pas appeler à la grève.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Je viens de saisir au vol une courte interview au JT de la 2 d'une parente d'élève à propos d'une "sortie éducative" autour du sujet fondamental des engins balistiques au Moyen-Age.

Question du journaliste : "Ne pensez-vous pas qu'il serait plus utile pour vos enfants d'être en classe ?

Réponse de la dame : "Non, c'est bien qu'il soient ici, parce qu'ils "s'instruivent" !




Au nom justement de la fameuse "transposition didatique" des "savoirs savants" en "savoirs scolaires". Je me demande s'il n'en va pas de même avec la numération/calcul ou le système temps simples/ temps composés. Il y a donc là un combat à fronts renversés entre pédagogistes et instructionnistes dont il serait intéressant d'élucider les causes.

Écrit par : Robin | 09 mai 2008

Mises à part les énormes réserves que je m'émets à moi-même quant à l'efficacité des grèves d'une journée (je suis persuadée que ça "les" arrange tant au point de vue politique qu'au point de vue financier), j'avoue que je n'étais pas vraiment à l'aise avec le mot d'ordre de celle du 15 mai. Apparemment, en primaire du moins, ce sont vraiment et quasiment uniquement les nouveaux programmes qui sont dans le colimateur. Pour preuve, cette lettre aux parents que le SNUipp nous propose de distribuer à la sortie de l'école :

"Madame, Monsieur,
Vous voulez que votre enfant réussisse à l’école et vous avez raison. L’éducation est l’une des clefs qui permettent de bien s’en sortir dans la vie. Plus que par le passé même, l’avenir de vos enfants dépend de leur parcours scolaire.

Nous aussi, enseignants, sommes attachés à la réussite de tous les enfants qui nous sont confiés et lorsque certains sont en échec, c’est pour nous une grande déception professionnelle.

C’est pourquoi nous voulons que l’école fasse plus et mieux encore !

Le ministre annonce qu’il va diviser par trois l’échec scolaire d’ici cinq ans. Pour cela, il vient de changer les programmes de l’école. Pour nous, ce changement de programmes privilégie le « par coeur » au détriment de la compréhension. Il n’aidera pas vos enfants à mieux se préparer au monde de demain. De plus, ils sont infaisables puisqu’à la rentrée, vos enfants auront 2 heures d’enseignement par semaine en moins. La nouvelle organisation de la semaine d’école, les stages de remise à niveau pendant les vacances ne permettront pas une prise en charge efficace de la difficulté scolaire.

C’est le souci d’économie et des suppressions de postes qui dominent plus que celui de la réussite de vos enfants ! Le ministre réduit les moyens de l’école, comme ceux du service public.

L’école a besoin de plus d’enseignants pour qu’il y ait moins d’élèves dans les classes.

L’école a besoin de programmes qui permettent à vos enfants de réfléchir, raisonner, expérimenter, découvrir, mémoriser, s’entraîner. Le monde évolue très vite, les savoirs également. Vos enfants doivent les découvrir à l’école. Les enseignants ont besoin de partir en formation pour se professionnaliser davantage, de plus de RASED (enseignants spécialisés à l’aide aux enfants en difficulté).

Les enseignants ont besoin de plus de temps pour travailler en équipe et mettre en place des dispositifs en direction des enfants en difficulté (travail en petit groupe, individualisé, en décloisonnement, ...)

Nous voulons une autre école pour travailler autrement à la réussite de vos enfants !

Nous comptons sur votre soutien et votre compréhension. "

C'est pourquoi j'ai pris la décision de ne pas être gréviste bien que cela me chiffonne un peu quelque part d'avoir l'air d'approuver en bloc toute la politique scolaire actuelle.

Écrit par : catmano | 09 mai 2008

Oui, les deux mots d'ordre c'est la non-suppression des postes dans le secondaire et le retrait des programmes du primaire. Que vient faire le Snalc là-dedans avec la réforme du LP ??

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

En parcourant ce blog, j'ai pu réfléchir sur l'important apport culturel de Dugong quand il évoque Dieu et la ou les bit(t)e(s) d'Adam (rien à voir avec la pomme). Cette réflexion m'a entrainé dans un processus de remémoration : j'ai revu cette vieille estaquéenne qui me racontait qu'à la Libération, elle était serveuse dans une pizzéria du Vieux-Port et qu'elle devait scupuleusement respecter les consignes de son patron… Quand elle desservait, il ne fallait surtout pas jeter les olives que les clients avaient laissé sur le bord de l'assiette, Il fallait les réserver… pour qu"elles reservent pour les pizzas du lendemain.
Je reviens aux bites pour dire que ce travail au Vieux-Port, lui avait permis de cotoyer quelques marchandes de poissons de la Criée et de l'une d'elle, elle avait retenu cette expression saisissante :
"Cette pauvre Solange, elle a tellement pas de chance que s'il pleuvait des bites, elle les prendrait toutes dans le cul.”
… Je dois avouer que lorsqu'elle m'a raconté cette histoire je ne lui ai pas demandé si le ciel lui tomberait sur la tête si elle mettait deux t à bite plutôt qu'un.

Écrit par : Roger Felts | 09 mai 2008

Au nom justement de la fameuse "transposition didactique" des "savoirs savants" en "savoirs scolaires". Je me demande s'il n'en va pas de même avec la numération/calcul ou le système temps simples/ temps composés. Il y a donc là un combat à fronts renversés entre pédagogistes et instructionnistes dont il serait intéressant d'élucider les causes.

Ecrit par : Robin | 09 mai 2008

N'enseignant pas en primaire, je ne peux pas intervenir dans le débat à ce niveau, mais il me semble qu'il faut distinguer entre le savoir à acquérir qui, effectivement, se présente de façon globale ou synthétique et le chemin pour y parvenir qui est un chemin analytique.

C'est l'essence-même de la démarche cartésienne "diviser chacune des difficultés en autant d'éléments qu'il se pourra pour les mieux résoudre."

C'est peut-être aussi le sens qu'il convient de donner à la notion "d'école élémentaire".

Si je transpose le problème au niveau du collège, je sais par exemple que la notion de récit est inséparable de la notion de description, mais, d'un point de vue de l'efficacité méthodologique, il n'est pas souhaitable d'exposer les deux thèmes simultanément, mais l'un après l'autre.

Il en est de même pour la morphologie et l'emploi des temps du passé qui sont indissociables, mais que l'on aborde séparément.

Je ne sais s'il s'agit d'une concession au pédagogisme, mais je pense qu'il est important d'expliquer aux élèves "ce en vue de quoi on fait ce que l'on fait" et par exemple que la maîtrise de la morphologie du passé simple leur "servira" à rédiger un récit et à mieux comprendre et apprécier la littérature romanesque où ce temps joue un rôle fondamental : actions de premier plan à durée déterminée, (coupées de la "situation d'énonciation")...J'ai mis entre la parenthèse l'explication stylistique que l'on peut réserver pour le lycée et l'université.

En revanche, la "transposition didactique" des savoirs savants en savoirs scolaires est à manier avec précaution ; on l'a vu avec la théorie des ensembles et la linguistique.

Ira-t-on jusqu'à s'empêcher de parler de "mots" aux élèves de l'école primaire, sous prétexte que pour les linguistes, le "mot" pose problème ?

Ce qui sépare les "constructivistes" des partisans de l'enseignement explicite, c'est le fait, il me semble, que les constructivistes ont tendance à court-circuiter la dimension méthodologique de l'acquisition des savoirs pour accéder directement au "sens" des apprentissages.

A partir du moment où l'on accepte le principe de la division méthodologique de l'unité ontologique des savoirs, le problème des rythmes d'apprentissage n'en demeure pas moins légitime.

C'est, si je puis me permettre, ce que voulait dire notre ami Pedro Cordoba. On n'apprend pas "simultanément", mais l'une après l'autre les quatre opérations, bien que, du point de vue de la théorie des nombres, ces quatre opérations soient "ontologiquement" indissocialbles.

Reste évidemment le problème du "rythme".

Écrit par : Robin | 09 mai 2008

Les enseignants ont besoin de partir en formation pour se professionnaliser davantage, de plus de RASED (enseignants spécialisés à l’aide aux enfants en difficulté).

Grrrrrrrrrrrrrr, plus de formation................
Plus de RASED, vu le nombre d'enfants que les enseignants ont mis en diffuculté, grâce à leur formation inadaptatée, Academia and co va grossir son CA.
Les psycho, ortho, sophro................. ont de beaux jours devant eux.
Quelle propagande de merde !

Écrit par : Carole | 09 mai 2008

Moi, c'est ça qui me fait hurler :
"Les enseignants ont besoin de plus de temps pour travailler en équipe et mettre en place des dispositifs en direction des enfants en difficulté (travail en petit groupe, individualisé, en décloisonnement, ...)"

Plus de parlottes, plus de projets, l'école n'est pas une entreprise, bon sang !

Écrit par : catmano | 09 mai 2008

Une entreprise aurait déjà fait faillite, catmano.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Mais de toute façon, quoi qu'on y fasse, dans cette école, on ne peut pas faire du profit puisqu'on ne produit rien de monneyable. On ne va quand même pas mettre les gosses sur le trottoir pour qu'ils rapportent enfin quelque chose !
Donc, nous ne sommes pas une entreprise, c'est tout. Ce qui ne change rien au problème de la faillite, d'ailleurs.

Écrit par : catmano | 09 mai 2008

"Même le Snalc fait appel à la grève le 15 mai", écrit Dugong.

Pourquoi "même" ? Le SNALC a critiqué depuis le départ les Bac Pro en trois ans (et moi-même sur ce blog il y a quelques mois, quand personne n'en parlait), et critique les suppressions de postes. Je rappelle que Darcos lui-même n'aurait jamais lancé cette politique de suppressions, et qu'elle lui a été imposée par Bercy. Le ministre préférait, de loin, réformer qualitativement les programmes, puis calculer les bénéfices quantitatifs. Mais on l'oblige à mettre la charrue avant les boeufs.
D'ailleurs, pas mal des membres du bureau national du SNALC autraient préféré, "même", participer aux manifs du 15. Ce sont les instances régionales qui ont préféré s'abstenir, arguant du fait que pas mal de manifestants seraient "anti-programmes". Ce n'est pas le plus important : quand les premiers résultats positifs arriveront, les syndicats - et même ce refuge de francs réactionnaires qu'est l'UNSA - prétendront que tout ça s'est fait à leur initiative : ils ont déjà fait le coup avec le collège unique, les TPE, et nombre d'autres nouveautés, positives ou négatives, dont ils ne voulaient pas simplement parce qu'elles étaient nouvelles.
D'ailleurs, je crois que j'irai, moi-même, à la manif parisienne - pour prendre le pouls des manifestants, et puis on n'a pas tous les jours une occasion d'être lynché.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 mai 2008

Apparemment, il vous est aussi indispensable que Merieu l'est à Jean!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

Ne me faites pas peur : vous exagérez, là, c'est ça ?
lol = :-))

Vous devriez postuler pour entrer à "Acrimed", il paraît qu'ils recrutent; ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

Vous avez d'excellentes références, tout n'est (peut-être) pas perdu.

Écrit par : bons petits plats | 09 mai 2008

Je me souviens de ma première année de CPR – les IUFM n’existaient pas encore, celles-ci furent mises en place l’année suivante, Dieu merci. Les enseignements interdisciplinaires dispensés à cette époque consistaient en conférences données par des intervenants qui trop souvent avaient une connaissance très superficielle du sujet exposé – certains avaient le courage de l’avouer avant de commencer. On s’y ennuyait ferme et il n’en restait rien.
Par contre, je n’oublierai jamais la conférence lumineuse qu’un pédiatre nous a faite sur l’enfant, sa croissance, ses besoins et les apprentissages. Il nous avait expliqué que pour chaque apprentissage un enfant est physiologiquement prêt et disponible pendant une durée donnée, avant il est trop tôt, et après trop tard. Quand on fait travailler un enfant sur un problème en dehors de cette fenêtre temporelle, et bien c’est là que l’enfant se trouve en difficulté. Tous les enfants ne sont pas égaux, certains sont plus précoces, et la fenêtre plus ou moins étendue, mais tous connaîtront cet intervalle propice à l’acquisition d’un concept. C’est pourquoi un apprentissage progressif commençant assez tôt et se prolongeant sur plusieurs niveaux sans avoir peur de répéter et de revenir sur les difficultés est nécessaire. (Merci Catmano pour vos contributions pleines de bon sens et d’humanité.
Pour appuyer ses propos, le pédiatre nous a donné deux exemples frappants.
Dans l’utérus de la mère, le fœtus prend conscience de ses membres en les agitant de temps en temps – d’où les coups que ressent la mère pendant la grossesse. Si par hasard un membre est coincé, l’enfant n’en prend pas conscience et perd son usage. Pour y remédier, après la naissance, un médecin excite par des manipulations le membre oublié (c’est la technique du patterning mise au point par des médecins irlandais). Après cette manipulation, le bébé devient maître de cette partie oubliée de son corps. C’est grâce à cette technique que de nos jours les pieds bots ne courent plus les rues – si j’ose dire.
Si à la naissance on empêche un singe de voir en lui recouvrant les yeux, et bien celui-ci perd définitivement la vue – plutôt sadique cette expérience, mais les expérimentations faites par les pédagogos sur nos enfants ne le sont pas moins et les dégâts causés tout aussi irrémédiables.
Donc quand on me dit qu’une notion est en cours d’acquisition et que l’apprentissage se fait tout au long de la vie, ça me laisse perplexe. Quand deux concepts sont proches l’un de l’autre, si l’enfant en maîtrise un, l’autre pourra se mettre facilement en place plus tard. Je sais bien que pour l’humain rien n’est irrémédiable, mais je crains que si aucun des deux concepts n’est acquis suffisamment tôt, plus tard, ils ne pourront plus l’être, ou bien alors au prix d’efforts surhumains.

« Le monde évolue très vite, les savoirs également. Vos enfants doivent les découvrir à l’école. »
Les syndicats n’ont-ils pas d’autres calembredaines, billevesées et bédeusis à nous servir ?
Dugong a raison, le préalable pour faire des sciences, c’est bien le SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer) et sa parfaite maîtrise qui compte. Ceux qui passent des nuits blanches en se demandant comment faire tout le programme en 24 h moins les récrés, et bien si les sciences passent à la trappe tant pis.
Je suis professeur de physique en lycée, les élèves pourraient arriver en seconde sans avoir jamais fait de sciences au primaire et au collège et s’en porter très bien. Puisqu’on reprend tout de comble en fond cette année là. (Je me souviens avoir fait de la physique - chimie pour la première fois en troisième.)

Philippe.

Écrit par : Phil Del | 09 mai 2008

Je me souviens de ma première année de CPR – les IUFM n’existaient pas encore, celles-ci furent mises en place l’année suivante, Dieu merci.

Ecrit par : Phil Del | 09 mai 2008

-Ceux-ci.



"Donc quand on me dit qu’une notion est en cours d’acquisition et que l’apprentissage se fait tout au long de la vie, ça me laisse perplexe. Quand deux concepts sont proches l’un de l’autre, si l’enfant en maîtrise un, l’autre pourra se mettre facilement en place plus tard."

Ecrit par : Phil Del | 09 mai 2008

D'accord avec la deuxième phrase, mais je ne vois pas en quoi cela empêche que l'apprentissage puisse se faire tout au long de la vie.

"Je sais bien que pour l’humain rien n’est irrémédiable, mais je crains que si aucun des deux concepts n’est acquis suffisamment tôt, plus tard, ils ne pourront plus l’être, ou bien alors au prix d’efforts surhumains.

« Le monde évolue très vite, les savoirs également. Vos enfants doivent les découvrir à l’école. »
Les syndicats n’ont-ils pas d’autres calembredaines, billevesées et bédeusis à nous servir ?
Dugong a raison, le préalable pour faire des sciences, c’est bien le SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer) et sa parfaite maîtrise qui compte. Ceux qui passent des nuits blanches en se demandant comment faire tout le programme en 24 h moins les récrés, et bien si les sciences passent à la trappe tant pis.
Je suis professeur de physique en lycée, les élèves pourraient arriver en seconde sans avoir jamais fait de sciences au primaire et au collège et s’en porter très bien. Puisqu’on reprend tout de comble en fond cette année là. (Je me souviens avoir fait de la physique - chimie pour la première fois en troisième.)

Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 09 mai 2008

Ce n'est pas faux. Mais "quid" des disciplines artistiques?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

appel à la grève

http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=3419159107292514

Écrit par : SNALC | 09 mai 2008

Je n'ai rien compris au message sur la grève !

Mais alors rien !

Dans mon lycée, les collègues vont défiler contre ce "gros connard de Darcos". Les syndicats appellent à la mobilisation contre les programmes de primaire.

Et voilà que Jean-Paul Brighelli va aller manifester ! Et que le Snalc appelle à participer à cette grève !

Il y a peut-être des motivations secrètes auxquelles on n'est pas initiés, mais alors vu de la base, soit on est très bêtes et adroitement manipulés, soit c'est un vrai bazar là-haut.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

On saura donc que le Snalc défile contre la réforme du bac pro en trois ans.
Eh bien, il n'y a bien qu'eux qui le savent.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Bon, de toute façon, pour moi, il est trop tard pour participer à quoi que ce soit. Je retourne en classe mardi matin et nous sommes tenus d'avertir les familles au moins trois jours à l'avance.
Et puis, je me serais mise où, dans le défilé ?
Derrière ceux qui hurlent que la syllabique, c'est fasciste, ou derrière ceux qui cornent qu'apprendre à écrire à des élèves de cinq ans, c'est signer l'arrêt de mort de l'école maternelle ?
Ou alors, toute seule, dans mon p'tit coin, avec ma p'tite banderole : "Rendez-nous nos 27 heures !" et mon p'tit autocollant : "Je connais des élèves de GS heureux d'apprendre ! Une autre école est possible !" ?

Écrit par : catmano | 09 mai 2008

Catmano, vous êtes aussi perplexe que moi face à ce mouvement du 15 mai.
Honnetement, le dernier message de Jean-Paul Brighelli, quand je le compare avec ce que dit le Sgen, avecce que dit le Snalc et avec ce qui se dit dans mon établissement, je n'y comprends goutte !

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Ah si, j'ai percé le mystère : on va tous défiler contre les suppressions de postes.

Bon, je vous au moins deux problèmes :

Je ne vois pas pourquoi le Snuipp va défiler aussi, et le Snalc ne mentionne pas cette revendication dans son appel à la grève.

Ah, j'oubliais, c'est normal que Darcos dise partout que un ou deux professeurs en moins par lycée, ça n'aura pas des conséquences trop graves ? Parce que moi, figurez-vous qu'à force de le lui entendre dire, j'ai fini par le croire. En fait, il défend un truc que Bercy lui a imposé, et il est bien obligé de le faire, parce que sinon on le vire et c'est un autre qui non seulement fera les suppressions de postes à sa place, mais en plus ne touchera pas aux programmes comme lui au moins tente de le faire ?

Eh beh, s'ils étaient au courant de tout ça, les profs de mon lycée... Quant aux élèves n'en parlons pas !

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Mais t'as pas compris , pauvre minus , que je me foutais de ta gueule et de celle de tous ceux , ici , qui se pensent d'une essence supérieure ??

Ecrit par : Walid | 09 mai 2008

Si. Mais visiblement, toi, pauve nazebroque, t'as pas capté que je me foutais aussi de ta gueule. Bref, t'es pas la moitié d'un con, t'es le double.

"tu es ridicule et sans esprit !"

Ecrit par : Walid | 09 mai 2008

Oooooooh ! Comment je me sens insultééééé ! XD

Écrit par : Farid, essence supérieure garantie super | 09 mai 2008

Bonjour à tous,

Voici quelques temps que je lis régulièrement le blog de JCB après avoir lu "La fabrique du crétin" et "Fin de récré" (merci pour ces livres).
Je suis professeur des écoles dans une école de la Drôme où j'enseigne à une classe de CM1/CM2 cette année. Voilà brièvement pour les présentations.
Lors de la demi-journée banalisée concernant le nouveaux programmes du primaire la plupart des "collègues" ont été très critiques. Ultérieurement, ils ont organisé un conseil d'école exceptionnel avec d'autres écoles et des parents d'élèves. Finalement, ils ont adressé une demande de moratoire à M. Darcos. Le texte, intitulé "motion de défiance", est pitoyable. Ce type de manifestation semble avoir été mise en place un peu partout aux alentours.
Personnellement, même si je n'approuve pas à 100% les nouveaux programmes, j'y suis favorable. En écoutant les uns et les autres (dans mon école) je suis arrivé à la conclusion que tant d'opposition était due à:
1) un anti-Sarkozysme virulant. A la limite, Darcos aurait pu proposé n'importe quoi mais ils auraient tout de même râlé.
2) un manque flagrant de bon sens et de conviction personnelle. (si t'as pas d'idée fait comme le snuipp)
3) un vide abyssal (pour certains) de questionnements sur l'école et de connaissances sur le fond des problèmes.
Le 15, ils seront tous en grève... sauf moi!

Écrit par : gudule | 09 mai 2008

Mai 68 version Mad Max !!
Désolé de perturber votre quiétude, mais vous pensez quoi de ce truc ? Attention, âmes sensibles s'abstenir.
Il parait que ça fait un tabac sur la toile, un "buzz" qu'ils appellent ça :

http://www.kourtrajme.com/

Moi ça me laisse sans voix et complètement désarmé. C'est sensé dénoncer quelque chose, mais je ne vois pas quoi ?

Philippe.

Écrit par : Phil Del | 09 mai 2008

"2) un manque flagrant de bon sens et de conviction personnelle. (si t'as pas d'idée fait comme le snuipp)"

mdr :)


"On peut effectivement apprendre après ce qu'on n'a pas appris avant."
C'est vrai si tu as le temps de poser ton cul :) si t'es à la mine c'est plus compliqué :)

Écrit par : toto | 09 mai 2008

Et ça non plus , je ne vois pas !


http://www.dailymotion.com/video/x4vfdf_fitna-version-francaise-geert-wilde_news

Écrit par : Walid | 09 mai 2008

Voilà: les syndicats d'enseignants n'ont absolument rien à voir avec les nominations, ni avec les mutations, ni avec les programmes.
Seul un contresens gravissime et injurieux ( mauvais esprit, facho) peut les confondre avec ces "corporations" auxquelles Condorcet reconnaissait un pouvoir de nuisance tel qu'il employait le terme de "tyrannie".

Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2008

On ne vous le fait pas dire Cadichon !

Pour avoir exercé quelques responsabilités syndicales, je n'ai jamais remarqué que nous possédions cette influence sur les nominations, les mutations et les programmes. A vous lire je comprends mieux les engueulades de certains "frais" adhérents déçus de n'avoir pas obtenu ce qu'ils voulaient. Sans doute pensaient-ils comme vous ou bien peut-être n'ai-je pas choisi le "bon" syndicat ?
Vos assertions n'en restent pas moins ridicules, le pouvoir dans l'éd. nat. n'est pas aux syndicats même si le SNES -ça les flatte- est supposé la co-gérer. Le pouvoir reste tout bêtement aux politiques, l'appartenance partisane déterminant la syndicale, hélàs.
Condorcet a voulu réserver le pouvoir sur l'instruction publique à l'assemblée législative, la belle affaire !

Écrit par : victor | 09 mai 2008

A Victor; êtes vous le même qui va de temps à autre ferrailler sur le blog du nommé Lubin? Si c'est le cas , je rends hommage à votre courage.

Écrit par : Jean-François Croz | 09 mai 2008

Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2008

Cadichon go home

Écrit par : troll | 09 mai 2008

J'ajoute que l'UNSA, qui garde la faveur des adhérents du PS, est l'antichambre bien connue de la reconversion des "camarades" dans les prébendes mutualistes et péri-scolaires (MAIF, MGEN, etc.). Un état d'esprit très libéral en somme.
Pour le reste, la vraie bagarre syndicale, les nominations, etc., une feuille de présence, quelques motions, deux-trois tirades enflammées et basta !
Quel pouvoir de nuisance !
Il faut ne jamais avoir foutu les pieds dans une salle des profs -ou seulement via le Figaro- pour croire à ce "pouvoir syndical". Est-ce votre cas-dichon ?

Écrit par : victor | 09 mai 2008

A Victor; êtes vous le même qui va de temps à autre ferrailler sur le blog du nommé Lubin? Si c'est le cas , je rends hommage à votre courage.

Ecrit par : Jean-François Croz | 09 mai 2008

J'avoue humblement cette perte de temps. Certains vous dirons que je suis l'homme des causes perdues...

Écrit par : victor | 09 mai 2008

Vous diront !

Écrit par : victor | 09 mai 2008

"Ah, j'oubliais, c'est normal que Darcos dise partout que un ou deux professeurs en moins par lycée, ça n'aura pas des conséquences trop graves ? Parce que moi, figurez-vous qu'à force de le lui entendre dire, j'ai fini par le croire. En fait, il défend un truc que Bercy lui a imposé, et il est bien obligé de le faire, parce que sinon on le vire et c'est un autre qui non seulement fera les suppressions de postes à sa place, mais en plus ne touchera pas aux programmes comme lui au moins tente de le faire ?

Eh beh, s'ils étaient au courant de tout ça, les profs de mon lycée... Quant aux élèves n'en parlons pas !"

Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Canard enchaîné de cette semaine :

"Pour tenter de ressouder sa majorité, Nicolas Sarkozy a trouvé une stratégie qui ne date pas d'hier mais qui a fait ses preuves : faire taper sur les enseignants pas Xavier Darcos. A chaque réunion ou presque, le chef de l'Etat s'échauffe sur le sujet et dégoise à tout-va sur les syndicats des profs, "ces irresponsables" qui entraînent les lycéens dans la rue. Le 5 mai, à l'2lysée, il a remis ça :
"Il n'y a pas pire comme conservatisme, a-t-il lancé. La CGT est mille fois plus moderne que la FSU. Avec Bernard Thibault, on peut parler et même se comprendre (pas sûr que Thibault apprécie le compliment). Avec Aschieri, la seule possibilité, c'est de le combattre et de le battre."
Et le chef de l'Etat d'enfoncer le clou :
"Ils peuvent faire la grève le 15 mai, le 16, le 17 et jusqu'en juin s'ils le veulent, ça ne nous impressionne pas. Sur la suppression des postes, on ne reculera pas. Au début, Darcos était timoré, mais il a compris la leçon : aujourd'hui il n'a plus peur de cogner sur les syndicats, et il n'a pas hésité à reposer le problème du service minimum dans les écoles. Il montre qu'il a des couilles. D'autres ministres devraient prendre modèle sur lui."
Histoire de mettre un peu plus de monde dans la rue pour fêter l'anniversaire de Mai-68 ?"

Écrit par : Kap | 09 mai 2008

"Ils peuvent faire la grève le 15 mai, le 16, le 17 et jusqu'en juin s'ils le veulent, ça ne nous impressionne pas. "
Ecrit par : Kap | 09 mai 2008

Sarkozy joue à Cadichon maintenant ? La FSU appellerait à faire grève jusqu'en juin ? La FSU DE QUELLE PLANETE ? Sarko peut rouler les mécaniques à bon compte !

Écrit par : victor | 09 mai 2008

Je garde une dent, pour des raisons naturellement différentes pour chacun des trois, contre le SNES, la FSU et le SGEN.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Je garde une dent, pour des raisons naturellement différentes pour chacun des trois, contre le SNES, la FSU et le SGEN.

Ecrit par : Jeremy

Pourquoi, ils sont homophobes et ils n'aiment pas Fourest ?

Écrit par : Walid | 09 mai 2008

"A vous lire je comprends mieux les engueulades de certains "frais" adhérents déçus de n'avoir pas obtenu ce qu'ils voulaient"

Tandis que d'autres 'savamment' conseillés obtenaient ce qu'ils voulaient...
Affectation sur paris dès la première année d'exercice pendant que d'autres rames plus que 10ans en zep :o)

Écrit par : toto | 09 mai 2008

"Je suis professeur de physique en lycée, les élèves pourraient arriver en seconde sans avoir jamais fait de sciences au primaire et au collège et s’en porter très bien. Puisqu’on reprend tout de comble en fond cette année là. (Je me souviens avoir fait de la physique - chimie pour la première fois en troisième.)

Philippe."

Ecrit par : Phil Del | 09 mai 2008

Je vous rassure, lorsque je suis arrivé en classe préparatoire (il y a près de 20 ans déjà !) les différents professeurs de physique affirmaient la même chose à propos de l'enseignement du lycée.
Ce que nous avions étudié jusqu'au bac, étaient, selon eux, insignifiant et, de toutes façons, inutile.
Il fallait tout reprendre à zéro.
Ne vous inquiétez donc pas trop, ce que vous enseignez n'a pas vraiment plus de valeur que ce que font vos collègues au collège.

Écrit par : bons petits plats | 09 mai 2008

Walid -_-

Vous y êtes bien, sur votre observatoire à la con.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

"Je garde une dent, pour des raisons naturellement différentes pour chacun des trois, contre le SNES, la FSU et le SGEN.

Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008 "

snes et FSU c'est un peu pareil non?

Écrit par : troll | 09 mai 2008

Non.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Tandis que d'autres 'savamment' conseillés obtenaient ce qu'ils voulaient...
Affectation sur paris dès la première année d'exercice pendant que d'autres rames plus que 10ans en zep :o)

Ecrit par : toto | 09 mai 2008

Contes et légendes de l'anti-syndicalisme ordinaire !

Toute affectation se compte en points, est transparente, vérifiable et contestable par tous. Il existe un tribunal administratif à saisir en référé en cas de malversation avérée.
En 25 ans de carrière dans le primaire et le secondaire, je n'ai jamais vu de passe-droit sur les postes.
Je n'en dirais pas autant des nominations et mutations dans le supérieur.

Écrit par : victor | 09 mai 2008

"Ils peuvent faire la grève le 15 mai, le 16, le 17 et jusqu'en juin s'ils le veulent, ça ne nous impressionne pas. "
Ecrit par : Kap | 09 mai 2008

J'ai oublié d'ajouter : ce qui impressionnerait fortement Sarkozy, c'est que la grève se prolonge tout lemois de juin. Pas de brevet, pas de bac et panique à bord !
On parlait de "bite" sur ce blog, faudrait penser aux couilles. Mais les dirigeants de la FSU et de très nombreux collègues sont comme les gendarmes de Brive-la-Gaillarde...

Écrit par : victor | 09 mai 2008

Ouh là, il y a quand meme des choses pas claires dans les mutations, en particulier dans les voeux bonifiés de type "Tout poste dans le département", ou "Tout poste dans l'académie" !!!

Car, bizarrement, j'ai vu des certifiés ayant trois ans d'ancienneté être mutés sur un poste fixe en lycée, en obtenant le voeu "tout poste dans l'académie". C'est quand meme étrange.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

"Non."

Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Là, Jeremy, je suis navré de vous contredire, mais le SNES fait partie de la FSU... Tout comme le SNUIPP!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

Car, bizarrement, j'ai vu des certifiés ayant trois ans d'ancienneté être mutés sur un poste fixe en lycée, en obtenant le voeu "tout poste dans l'académie". C'est quand meme étrange.

Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Collègues lésés, renseignez-vous et attaquez ! L'administration est tenue de vous donner une réponse argumentée.

Écrit par : victor | 09 mai 2008

Lors de ma première affectation, j'ai assisté à une réunion du SNES. La responsable s'est tout de go déclarée favorable à 40 heures de présence dans l'établissement. Beaucoup plus tard, j'ai appris que la position officiele du syndicat était différente. Il n'empêche. J'ai fui et je cours encore, définitivement écoeurée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 mai 2008

Je vous rassure, lorsque je suis arrivé en classe préparatoire (il y a près de 20 ans déjà !) les différents professeurs de physique affirmaient la même chose à propos de l'enseignement du lycée.

Ecrit par : bons petits plats | 09 mai 2008

C'est là une façon de dire que la fonction première dévolue à l'école comme à l'Université est de faire comprendre à l'élève et à l'étudiant , que sa condition première est d'être un éternel ignorant et que le savoir est réservé aux docteurs au mieux , aux formateurs de l'IUFM au pire!
La bien nommée "fabrique du crétin" a systématisé cette doctrine de la maternelle à l'université du 4ème âge!

Écrit par : pousse café | 09 mai 2008

La vidéo signalée par Phil Del me laisse un immense malaise. Moi aussi, je ne sais que penser

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 mai 2008

"Je vous rassure, lorsque je suis arrivé en classe préparatoire (il y a près de 20 ans déjà !) les différents professeurs de physique affirmaient la même chose à propos de l'enseignement du lycée.
Ce que nous avions étudié jusqu'au bac, étaient, selon eux, insignifiant et, de toutes façons, inutile."

Un enseignement antérieur réussi a souvent l'élégance de sembler s'effacer en donnant l'impression à ses utilisateurs qu'il n'a pas été utile.

La légèreté du solidement acquis en quelque sorte.

Écrit par : dugong | 09 mai 2008

C. Sibille : "Là, Jeremy, je suis navré de vous contredire, mais le SNES fait partie de la FSU... Tout comme le SNUIPP!!!"

Ben je sais, ça. Mais si le Snes fait partie de la FSU au meme titre que le SNUIPP, cela veut bien dire que le Snes et la FSU, ce n'est pas la même chose.

Le troll qui a cru bon de me donner des leçons est un cuistre.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

"Désolé de perturber votre quiétude, mais vous pensez quoi de ce truc ? Attention, âmes sensibles s'abstenir. Il parait que ça fait un tabac sur la toile, un "buzz" qu'ils appellent ça : http://www.kourtrajme.com/
Philippe."

Si l'observatoire du communautarisme passait moins de temps à taper sur des victimes faciles que ses fondateurs ont en haine, il aurait peut-être plus d'énergie à consacrer à lutter contre de vraies horreurs comme celle-là.

Cette vidéo est répugnante et elle fait un carton auprès des jeunes de cité. Mais pendant ce temps-là, les bien-pensants luttent activement contre les vrais dangers que sont le féminisme, le lobby gay et les beurettes qui passent à la télé.

Dormez tranquilles, braves gens, dormez tranquilles...

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

J'ai oublié d'ajouter : ce qui impressionnerait fortement Sarkozy, c'est que la grève se prolonge tout lemois de juin. Pas de brevet, pas de bac et panique à bord !"

Ecrit par : victor | 09 mai 2008

Tout pareil !
Je dois être une sale gauchiste comme vous Victor.

"On parlait de "bite" sur ce blog, faudrait penser aux couilles. Mais les dirigeants de la FSU et de très nombreux collègues sont comme les gendarmes de Brive-la-Gaillarde..."

Ecrit par : victor | 09 mai 2008

Certes, mais les couilles, ça pousse pas comme ça. Demandez à mon principal...

Écrit par : Kap | 09 mai 2008

Je me demande d'ailleurs si "le féminisme, le lobby gay et les beurettes qui passent à la télé" ne sont pas responsables de cette video.
Certainement que si. Et cette stalinienne de Caroline Fourest n'y est certainement pas étrangère.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Il y a des journées qui commencent bien : en lisant une perle de Catmano, on se prend à espérer que les choses iront mieux.

Et puis le soir on tombe là-dessus :
http://www.number1academy.com/index.php
"Number1Academy.com propose de faire gagner de l’argent aux gagnants de ses concours. Nos concours se veulent éducatifs, c'est-à-dire « visant la transmission de savoirs ou de savoir-faire». Le contenu posté par les participants doit également être éducatif."

C'est nul à en pleurer.

Écrit par : lucile | 09 mai 2008

"ce qui impressionnerait fortement Sarkozy, c'est que la grève se prolonge tout lemois de juin. Pas de brevet, pas de bac et panique à bord !" Ecrit par : victor | 09 mai 2008

"Tout pareil ! Je dois être une sale gauchiste comme vous Victor."
Ecrit par Kap.

Vous permettez ? Le gauchiste ici c'est moi. J'aimerais bien qu'on ne me prenne pas ma place. Il y a longtemps que je soutiens la thèse selon laquelle le seul vrai moyen de pression qu'ont les professeurs sur un gouvernement, c'est le blocage du bac. Mais il faut d'abord être d'accord sur les revendications. Bloquer le bac pour obtenir le retrait des programmes du primaire, ca se fera sans moi.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Ouh là, il y a quand meme des choses pas claires dans les mutations, en particulier dans les voeux bonifiés de type "Tout poste dans le département", ou "Tout poste dans l'académie" !!!

Car, bizarrement, j'ai vu des certifiés ayant trois ans d'ancienneté être mutés sur un poste fixe en lycée, en obtenant le voeu "tout poste dans l'académie". C'est quand meme étrange.

Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Je connais aussi des cas. Enquête menée, il s'est avéré que ces bonifications ont été obtenues parce que les personnes concernées connaissaient très bien des gens beaucoup plus haut placés que les délégués syndicaux (I.G., élus ...).

Écrit par : Kap | 09 mai 2008

Dites Kap, excusez-moi, mais... je vous apprécie et je me pose une question... Vous connaissez Ghislaine Zaneboni (si vous la connaissez, vous savez que c'est qq'un de très bien, et si vous ne la connaissez pas, je vous en informe). Cette question n'a rien à voir avec le contenu des messages précédents, c'est juste pour être sur de ne pas vous confondre avec qq"un d'autre.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

J'ai oublié d'ajouter : ce qui impressionnerait fortement Sarkozy, c'est que la grève se prolonge tout lemois de juin. Pas de brevet, pas de bac et panique à bord !
On parlait de "bite" sur ce blog, faudrait penser aux couilles. Mais les dirigeants de la FSU et de très nombreux collègues sont comme les gendarmes de Brive-la-Gaillarde...

Ecrit par : victor | 09 mai 2008

La couillitude dans l'EN ? Non , ils ne veulent pas boycotter le bac ! Dommage , les grèves ne serviront à rien . Couillemollitude chronique !

Écrit par : Amélie | 09 mai 2008

"Cette vidéo est répugnante et elle fait un carton auprès des jeunes de cité. Mais pendant ce temps-là, les bien-pensants luttent activement contre les vrais dangers que sont le féminisme, le lobby gay et les beurettes qui passent à la télé."

"Ditto", comme dirait Kadischön.

Pour surmonter les effets de la vidéo donnée en lien par Phil Del et pour emmerder Walid :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/mama%2Bscissor%2Bsisters/video/x1k92s_scissor-sisters-mama_music

Écrit par : Kap | 09 mai 2008

"Dites Kap, excusez-moi, mais... je vous apprécie et je me pose une question... Vous connaissez Ghislaine Zaneboni (si vous la connaissez, vous savez que c'est qq'un de très bien, et si vous ne la connaissez pas, je vous en informe)."

Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Merci. Je vous apprécie aussi, Jérémy. Et je dois avouer, à ma grande honte, que je ne sais pas du tout qui est Ghilaisne Zaneboni.

"Bloquer le bac pour obtenir le retrait des programmes du primaire, ca se fera sans moi."

Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Et sans moi. Mais je dois dire que les postes qui sautent par vingtaines dans certains lycées, nos statuts, sans parler du projet de suppression des concours (ce qui équivaudrait à refiler toute la formation aux Meirieu boys), là ...

"La couillitude dans l'EN ? Non , ils ne veulent pas boycotter le bac ! Dommage , les grèves ne serviront à rien . Couillemollitude chronique !"

Ecrit par : Amélie | 09 mai 2008

Elle n'a pas tort, Amélie. (litote)

Écrit par : Kap | 09 mai 2008

"Starko", sur 13è rue... A regarder, et à lire, "rien à branler", "supplément" de "Charlie hebdo" de la semaine dernière.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

Désolé de perturber votre quiétude, mais vous pensez quoi de ce truc ? Attention, âmes sensibles s'abstenir. Il parait que ça fait un tabac sur la toile, un "buzz" qu'ils appellent ça : http://www.kourtrajme.com/
Philippe."

La vidéo signalée par Phil Del me laisse un immense malaise. Moi aussi, je ne sais que penser

Ecrit par : Sylvie Huguet


Ce film est du fils de Costa Gavras .



Si l'observatoire du communautarisme passait moins de temps à taper sur des victimes faciles que ses fondateurs ont en haine, il aurait peut-être plus d'énergie à consacrer à lutter contre de vraies horreurs comme celle-là

écrit par Jérémy

L'observatoire , justement , s'inquiète de ces horreurs commises par les clans des cités , donc des méfaits du communautarisme .

Écrit par : Amélie | 09 mai 2008

En parlant de nominations "bizarres", avez-vous entendu parler de ça :

"Ce nouvel inspecteur se nomme : Arnaud Tellé

En effet, Arnaud Teullé, désavoué par l'UMP à Neuilly, devient inspecteur de l'éducation nationale par décret présidentiel

Après avoir été désavoué par l'UMP lors des élections municipales de Neuilly-sur-Seine, puis finalement battu par Jean-Christophe Fromantin, un dissident soutenu par le parti de la majorité, Arnaud Teullé, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, a été nommé au poste d'inspecteur de l'éducation nationale à l'académie de Paris, par décret présidentiel paru au Journal officiel du 4 mai.

Selon Le Figaro, le salaire de ce poste est de "3 800 euros mensuels, sans compter les primes et les avantages". M. Teullé, qui a été membre de l'équipe municipale de M. Sarkozy en tant qu'adjoint chargé des affaires scolaires, a écopé d'une suspension de trois ans de l'UMP en raison de sa candidature dissidente.

La droite s'était déchirée à Neuilly lors de la campagne municipale. Après le départ de l'ancien porte-parole de l'Elysée, David Martinon, la ville des Hauts-de-Seine a été le théâtre d'affrontements entre les camps d'Arnaud Teullé et de Jean-Christophe Fromantin. M. Teullé, qui bénéficiait du soutien de la mère et du fils du chef de l'Etat, avait perdu au second tour, ne recueillant que 38,33 % des voix.

Le Monde

Renseignement pris sur son CV de campagne, M. Teullé est diplômé en gestion. Il n'a jamais enseigné ni travaillé au sein de l'Education nationale.
Le poste d'inspecteur de l'Education nationale est normalement pourvu sur concours (10% de sélection) et après une formation spécifique de deux années."

Écrit par : catmano | 09 mai 2008

"Toute affectation se compte en points"

Qui a dit le contraire ? Pas moi . :ange:

Écrit par : toto | 09 mai 2008

Pour surmonter les effets de la vidéo donnée en lien par Phil
Del et pour emmerder Walid :

Mais , c'est L'Ile aux enfants ??? J'ai reconnu Casimir et Jérémy !

Écrit par : Walid | 09 mai 2008

Hi hi.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Après les frissons, un peu d'humour :
http://appy.ecole.free.fr/humour/whoajohnny.html
Bonne soirée, Philippe.

Écrit par : Phil Del | 09 mai 2008

Cette vidéo, il faut la comprendre comme une apologie de la violence à l'état brut ? C'est terrifiant.

La nomination de Teulé comme inspecteur, alors qu'il n'a aucun titre, est absolument scandaleuse. C'est vraiment une prime à l'incompétence.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 mai 2008

Désolé de perturber votre quiétude, mais vous pensez quoi de ce truc ? Attention, âmes sensibles s'abstenir. Il parait que ça fait un tabac sur la toile, un "buzz" qu'ils appellent ça : http://www.kourtrajme.com/
Philippe."

La vidéo signalée par Phil Del me laisse un immense malaise. Moi aussi, je ne sais que penser

Ecrit par : Sylvie Huguet


A ce propos, un extrait de "l'enseignement de l'ignorance" de JC Michéa (note C, à la fin du livre) :

"S'il s'agit, en revanche, de l'intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci (elle a parfaitement assimilé les éloges que le Spectacle en propose quotidiennement) que ne le sont les populations, indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l'exploitation à l'intérieur de ces quartiers expérimentaux que l'État lui a laissés en gérance. En assignant à toute activité humaine un objectif unique (la thune), un modèle unique (la transaction violente ou bizness) et un modèle anthropologique unique (être un vrai chacal), la Caillera se contente, en effet de recycler, à l'usage des périphéries du système, la pratique et l'imaginaire qui en définissent le Centre et le Sommet. L'ambition de ses membres n'a, certes, jamais été d'être la négation en acte de l'Économie régnante. Ils n'aspirent, tout au contraire, qu'à devenir les golden boys des bas-fonds. Calcul qui est tout sauf utopique. Comme l'observe J. de Maillard, « sous nos yeux, l'économie du crime est en train d'accomplir la dernière étape du processus : rendre enfin rentable la délinquance des pauvres et des laissés pour compte, qui jadis était la part d'ombre des sociétés modernes, qu'elles conservaient à leurs marges. La délinquance des pauvres, qu'on croyait improductive, est désormais reliée aux réseaux qui produisent le profit. Du dealer de banlieue jusqu'aux banques de Luxembourg, la boucle est bouclée. L'économie criminelle est devenue un sous-produit de l'économie globale, qui intègre à ses circuits la marginalité sociale (4). »

À la question posée, il convient donc de répondre clairement que si la Caillera est, visiblement, très peu disposée à s'intégrer à la société, c'est dans la mesure exacte où elle est déjà parfaitement intégrée au système qui détruit cette société. C'est évidemment à ce titre qu'elle ne manque pas de fasciner les intellectuels et les cinéastes de la classe dominante, dont la mauvaise conscience constitutive les dispose toujours à espérer qu'il existe une façon romantique d'extorquer la plus-value. Une telle fascination intellectuelle pour la « fièvre généreuse du délinquant » (Foucault) serait, cependant, difficile à légitimer sans le concours bienveillant de la sociologie d'Etat. Cette étrange sociologie, en effet, afin de conférer aux pratiques, légales et illégales, du système qui l'emploie cette couleur « rebelle » qui les rend à la fois politiquement correctes et économiquement rentables,"

Écrit par : Manu | 09 mai 2008

Merci Manu pour ces extraits.

Sylvie, vous écrivez : "Cette vidéo, il faut la comprendre comme une apologie de la violence à l'état brut ? C'est terrifiant. La nomination de Teulé comme inspecteur, alors qu'il n'a aucun titre, est absolument scandaleuse. C'est vraiment une prime à l'incompétence."

Vous avez dans votre message les deux formes de réussite actuelles : la violence/délinquance/racket de bas étage et la crapulerie/piston/magouille des hautes sphères.

Ca provoque de la nausée / de la misanthropie / des envies de suicide.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

J'oubliais la troisième forme de réussite : ceux qui exploitent la connerie et/ou la malignité des autres : le producteur de la video par exemple.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

"La nomination de Teulé comme inspecteur, alors qu'il n'a aucun titre, est absolument scandaleuse. C'est vraiment une prime à l'incompétence."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 mai 2008

Incroyable... Enfin, non, finalement.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

Oui, cela provoque nausée et misanthropie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 mai 2008

Condorcet a voulu réserver le pouvoir sur l'instruction publique à l'assemblée législative, la belle affaire !
Ecrit par : victor | 09 mai 2008

Faux, c'est Mirabeau, qui alla jusqu'à dire que le savoir était une marchandise et l'enseignement une activité commerciale comme une autre! « La première de toutes [les réformes] est de ne soumettre les collèges et les académies qu'aux magistrats qui représentent le peuple.[...] Aucun pouvoir permanent ne doit avoir à sa disposition des armes aussi redoutables."Il soutenait aussi que "enseigner, est un genre de commerce ; le vendeur s’efforce de faire valoir sa marchandise ; l’acheteur la juge et tâche de l’obtenir au plus bas prix ; le pouvoir public, spectateur et garant du marché, ne saurait y prendre part, soit pour l’empêcher, soit pour le conclure ; il protège tout acte qui ne viole le droit de personne ; il n’est là que pour les laisser agir librement, et pour les maintenir en paix. » (Mirabeau, Travail sur l'éducation publique, publié par Cabanis en 1791, Paris, Bibl.Nat.)

Condorcet jugeait l'autonomie vis à vis de la puissance publique indispensable à l'Instruction publique ( jusque là ils sont d'accord) mais excluait expressément de la soumettre aux aléas (et à la dictature) de la souveraineté populaire.

Faire des contresens sur les fondements essentiels de son projet éducatif est un sport national en France et les analyses les plus pointues de son oeuvre ( connue dans le reste du monde mieux que dans sa patrie) ne sont pas françaises.
What else is new?

Un autre exemple:
Toute son architecture scolaire reposait sur quelques principes, dont celui de l'élémentarisation, laquelle permettait "la transposition didactique des savoirs savants en savoirs enseignables", et didactique désignait la méthode d'instruction ( qu'il distinguait de l'éducation, refusant qu'elle soit nationale pour preserver les libertés) qui reposait sur l'idée d'une progression du simple au complexe et faisait appel à la raison et non au sentiment. Il l'opposait à l'endoctrinement dans une croyance ou un dogme.

Il distinguait l'élémentaire, lequel seul est "gros de l'ultérieur", du rudiment. Un savoir élémentarisé est donc un socle sur lequel bâtir des savoirs plus complexes. Il confiait à des érudits, qui n'étaient ni les savants ni les maîtres, le processus de médiation: transposer la "masse de vérités" que les sciences et techniques augmentent sans cesse pour les rendre "enseignables", accessibles à tous, aux plus jeunes d'entre eux, comme aux adultes, aux plus talentueux comme aux moins bien pourvus par la nature.

Nous sommes ici aux antipodes de l'approche idéologique de l'enseignement qui anima les "partisans de la théorie des ensembles" et autres bourbakistes ou... égalitaristes freinetiques.

Écrit par : Cadichon | 09 mai 2008

Cadichon, j'attends toujours votre mémoire sur Hölderlin.

Vous me l'avez promis !

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Désolé de perturber votre quiétude, mais vous pensez quoi de ce truc ? Attention, âmes sensibles s'abstenir. Il parait que ça fait un tabac sur la toile, un "buzz" qu'ils appellent ça : http://www.kourtrajme.com/
Philippe."

Rien. Dans son genre, un remake de "la haine". Quel intérêt ?

Écrit par : victor | 09 mai 2008

Catmano et Gudule
Bon, avec moi, nous sommes déjà trois instits qui réfléchissons avec autre chose que nos pieds (excusez-moi, je me lance des fleurs).
Lors de la fameuse « concertation » sur les nouveaux programmes, je me suis fait rire au nez parce que je défendais, et l’esprit, et les contenus des nouveaux programmes. Des bémols, oui, mais globalement, dans la bonne direction.
J’aime beaucoup l’idée de la banderole « rendez-vous nos 27 heures » ! J’y rajouterais « cessons la comédie des cycles qui n’ont aucun intérêt sauf se donner bonne conscience ».
Sur un autre sujet, je me suis procuré deux vieux livres scolaires extraordinaires : grammaire Berthou 1951 et le livre unique de français Dumas 1931 (cours moyen tous deux, mais ils existent pour le CE). Ils présentent des qualités remarquables :
une progression rigoureuse et simple
pour le Dumas, des textes d’auteurs magnifiques
de vrais exercices d’application, qui vont droit au but
de vrais exercices de rédaction, avec des « trucs » d’écriture (alléger une phrase, utiliser des tournures…)
Bref, un vrai bonheur.

Écrit par : collombon | 09 mai 2008

Condorcet a voulu réserver le pouvoir sur l'instruction publique à l'assemblée législative, la belle affaire !
Ecrit par : victor | 09 mai 2008

Faux, c'est Mirabeau (...)
Faire des contresens sur les fondements essentiels de son projet éducatif est un sport national en France et les analyses les plus pointues de son oeuvre ( connue dans le reste du monde mieux que dans sa patrie) ne sont pas françaises.
What else is new?

Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2008

What else is new ?

Your unbearable pretension...

"La première condition de toute instruction étant de n'enseigner que des vérités, les établissements que la puissance publique y consacre doivent être aussi indépendants qu'il est possible de toute autorité politique ; et comme néanmoins cette indépendance ne peut être absolue, il résulte du même principe qu'il faut ne les rendre dépendants que de l'assemblée des représentants du peuple (...).
Rapport et projet de décret sur l'organisation générale de l'instruction publique, présentés à l'Assemblée nationale par M. de Condorcet au nom du Comité d'instruction publique les 20 et 21 avril 1792.

Écrit par : victor | 09 mai 2008

"Je garde une dent, pour des raisons naturellement différentes pour chacun des trois, contre le SNES, la FSU et le SGEN.
Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008 "

snes et FSU c'est un peu pareil non?
Ecrit par : troll | 09 mai 2008

Non
Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Là, Jeremy, je suis navré de vous contredire, mais le SNES fait partie de la FSU... Tout comme le SNUIPP!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008


C'est d'un comique!

Écrit par : Cadichon | 09 mai 2008

Catmano et Gudule
Bon, avec moi, nous sommes déjà trois instits qui réfléchissons avec autre chose que nos pieds (excusez-moi, je me lance des fleurs).
Lors de la fameuse « concertation » sur les nouveaux programmes, je me suis fait rire au nez parce que je défendais, et l’esprit, et les contenus des nouveaux programmes. Des bémols, oui, mais globalement, dans la bonne direction.
Ecrit par : collombon | 09 mai 2008

Bon, je ne me suis pas si mal débrouillée que cela, dans mon école pour la concertation...
La collègue de maternelle récupère les GS l'année prochaine et a l'air bien décidée à leur apprendre à écrire et à voir comment elle va se servir des lettres magnétiques que j'avais commandées. En lui rappelant un peu tout ça à la rentrée de septembre, ça devrait marcher (ça manque vraiment de smilies, ici) !
Et la collègue de cycle 3 va tester les quatre temps composés de l'indicatif avec ses CM2 dès cette année. Il faut voir que depuis qu'elle expérimente des méthodes plus explicites en grammaire, elle se rend compte qu'elle a du temps pour aller plus loin.

Écrit par : catmano | 09 mai 2008

"Je garde une dent, pour des raisons naturellement différentes pour chacun des trois, contre le SNES, la FSU et le SGEN.
Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008 "

snes et FSU c'est un peu pareil non?
Ecrit par : troll | 09 mai 2008

Non
Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Là, Jeremy, je suis navré de vous contredire, mais le SNES fait partie de la FSU... Tout comme le SNUIPP!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2008

C'est d'un comique!

Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2008

C'est quoi qui est comique ?

D'ailleurs vous avez oublié la fin : "Si le Snes fait partie de la FSU au meme titre que le SNUIPP, cela veut bien dire que le Snes et la FSU, ce n'est pas la même chose."

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Renseignement pris sur son CV de campagne, M. Teullé est diplômé en gestion. Il n'a jamais enseigné ni travaillé au sein de l'Education nationale.
Le poste d'inspecteur de l'Education nationale est normalement pourvu sur concours (10% de sélection) et après une formation spécifique de deux années."

Ecrit par : catmano | 09 mai 2008

Ecoeurant !

Écrit par : Robin | 09 mai 2008

Ne vous fatiguez pas Jérémy, Cadichon possède un art consommé de l'esquive...sans doute le décalage horaire.

Écrit par : victor | 09 mai 2008

Bon de toute façon, Teullé ou un autre...
Si ç'avait été Royal, on aurait eu Meirieu, Goigoux et les didacticiens à l'IG, alors...

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2008

Trouvé sur le site « cartable » :

« Est-ce que certains d'entre vous ont déjà travaillé à partir d'un film d'animation ? Comment l'exploiter ? Je pensais faire découvrir à mes élèves les délices de Wallace et Gromit pour finir l'année dans la bonne humeur. Quelqu'un a des idées ?”

On n’est pas sauvé !!

Écrit par : collombon | 09 mai 2008

Désolé de perturber votre quiétude, mais vous pensez quoi de ce truc ? Attention, âmes sensibles s'abstenir. Il parait que ça fait un tabac sur la toile, un "buzz" qu'ils appellent ça : http://www.kourtrajme.com/
Philippe."

Rien. Dans son genre, un remake de "la haine". Quel intérêt ?

Ecrit par : victor | 09 mai 2008

Ca fait penser au film de Stanley Kubrick : "Orange mécanique"; une apologie esthétisante de la violence gratuite. Tous les ingrédients de l'imitation grégaire y sont.

Les cinéastes jouent avec le feu. Les "acteurs" aussi. Le caméraman lui-même prend feu à la fin.

C'est aussi écoeurant, dans un autre genre, que la nomination de M. Theuillé comme inspecteur de l'Education nationale.

Dans un cas, comme dans l'autre un moyen de gagner de l'argent sans trop se fatiguer (j'imagine qu'on a payé les acteurs non ?).

La récompense de l'incompétence et de l'imbécillité.

Triste époque.

Bonne nuit quand même !

Écrit par : Robin | 09 mai 2008

Bonne nuit quand même !

Ecrit par : Robin | 09 mai 2008

J'attendais une réponse de Cadichon mais... je vais me coucher, bonne nuit Robin, bonne nuit à tous !

Écrit par : victor | 09 mai 2008

Chti'te remarque au passage -juste comme ça, il est tard et je devrais déjà faire dodo- sur le rôle des syndicats dans les mutations, puisqu'il en était question plus haut. De fait, le système peut paraître opaque vu de l'extérieur. Pour autant, aussi ubuesque qu'il puisse paraître, il obéit bien à un barème et une logique qui ne laissent aucune place aux magouilles... Toute la stratégie repose sur la façon de faire ses voeux, ce qui demande un minimum de compréhension du fonctionnement du logiciel académique d'affectation. Mais ensuite, c'est la démarche est on ne peut plus claire: le logiciel travaille dans la mesure de ses capacités informatiques, les hommes (en l'occurence représentants des personnels et des administratifs) paufinent ce qu'il ne fait pas, selon des règles certes complexes mais qui sont les mêmes pour tous. Alors certes cela aboutit parfois à des injustices, mais qui sont moins dues aux magouilles syndicales qu'à la stratégie déployée pour formuler ses voeux. Ceux qui choisissent de "jouer gros" en formulant un voeu large départemental sont parfois très bien servis... mais parfois très mal aussi... Au fond, ce qui est injuste, c'est que le système ne prend en compte -au fond- que la situation personnelle des collègues: le célibataire sans enfants se fera systématiquement passer devant, et mettra 12 ans -avec le barème actuel- pour égaler un collègue plus jeune mais marié et père de famille. Alors certes, il faut respecter les situations familiales, mais l'on comprend que le célibataire l'ait mauvaise à terme... Bref ce n'est pas le fonctionnement du système qui pose problème mais les principes sur lesquels il repose. Quant au rôle des syndicats, il est à la fois essentiel et limité: je n'ai jamais vu en commission de passe-droits imposés par les uns ou les autres. Les modifications proposées ne peuvent se faire qu'à condition qu'elles améliorent la situation des collègues, dans la mesure où le logiciel est "passé à côté"... La seule magouille possible, c'est d'accorder à un collègue les 1000 points ministériels ou rectoraux, mais c'est relativement rare, et surtout cela ne dépend en rien des organisations syndicales (les consignes viennent alors de l'administration elle-même)...

Écrit par : Claire | 09 mai 2008

"Pour autant, aussi ubuesque qu'il puisse paraître, il obéit bien à un barème et une logique qui ne laissent aucune place aux magouilles..."

Disons qu'il y a un tout petit peu de place pour des arrangements lors des "voeux académiques" ou "voeux départementaux". Une certfiée ayant trois ans d'expérience, qui obtient un poste fixe en lycée grâce au voeu "tout poste dans l'académie", on ne me fera pas croire que c'est totalement du hasard...

Écrit par : Jeremy | 10 mai 2008

Apres prise de renseignements, j'ai compris.

Les appels intersyndicaux à la grève ne mentionnant pas le Snalc ont été écrits AVANT la prise de position du Snalc qui a été un peu tardive. Et comme il y a eu le jour férié et le pont, personne n'a encore modifié cet appel.

Bon, par contre, si j'ai bien suivi, la grève est lancée contre "les annonces budgétaires et la volonté de ne pas remplacer le départ en retraite d’un fonctionnaire sur deux pour les prochaines années"

Donc Darcos en son for intérieur soutient cette grève, mais par solidarité gouvernementale il est bien obligé de la condamner ?

Écrit par : Jeremy | 10 mai 2008

Arnaud Teullé nommé Inspecteur d'Académie… Ça pourrait être pire, Sarkozy aurait pu le nommer Inspecteur Général. IA, c'est assez subalterne — un rôle d'exécuteur. Mis IG nommé à 10 mn de la chute d'un gouvernement, je l'ai vu : une ancienne amie, agrégée qui n'avait jamais enseigné, conseillère de Lang dans les années 80, s'est retrouvé Inspectrice Générale (c'est sur nomination présidentielle) dans les derniers jours du cabinet. Vous savez bien que De Gaulle nous a tricoté un système politique qui n'a de républicain que la surface — en fait, la France a toujours vécu en royauté ouverte ou déguisée — "tel est notre destin", comme disaient les Inconnus.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2008

Bonjour,

Un petit texte qui éclaire la dégradation de l'enseignement des maths, et au passage l'importance de la simultanéité des apprentissages.

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/geom_elem.pdf

Écrit par : guy morel | 10 mai 2008

Ce ne serait pas plutôt Inspecteur de l'Education Nationale, ce qui correspond aux anciens inspecteurs primaires de circonscription, c'est-à-dire pas grand-chose?

Écrit par : Jean | 10 mai 2008

http://inventerre.canalblog.com/archives/2008/03/20/8393271.html

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Ce ne serait pas plutôt Inspecteur de l'Education Nationale, ce qui correspond aux anciens inspecteurs primaires de circonscription, c'est-à-dire pas grand-chose?

Ecrit par : Jean | 10 mai 2008

Si, si, c'est ça, les IEN (anciens IDEN). Ceux qui sont les supérieurs hiérarchiques directs des instits, qui les inspectent, valident une première fois les projets d'école, s'occupent du remplacement des malades, décident des animations pédagogiques, assistent éventuellement aux conseils d'école en cas de problème, reçoivent les courriers plus ou moins anonymes des parents et décident des mesures à prendre sur le terrain.

Écrit par : catmano | 10 mai 2008

A Collombo,

Effectivement, nous sommes déjà trois avec catmano à aller dans la bonne direction. J'espère que "mes petits camarades" réaliseront bientôt qu'ils avaient tort.

Écrit par : Gudule | 10 mai 2008

"Inspecteur de l'Education Nationale, ce qui correspond aux anciens inspecteurs primaires de circonscription, c'est-à-dire pas grand-chose?"

Ecrit par : Jean | 10 mai 2008


Les "pas grand chose" d'avant l'ére Jospin devaient être titulaire d'une licence et avoir au moins trois ans d'ancienneté comme titulaire. Ils avaient réussi un concours difficile organisé sur le mode répoublicain avec une épreuve écrite anonyme d'admissibilité précédant une épreuve orale d'admission (environ 100 postes pour 1500 candidats)

Cela ne les immunisait pas contre la tentation pédagogiste mais leur permettait de garder, s'ils le voulaient, une certaine indépendance intellectuelle, les jurys privilégiant l'esprit critique et sanctionnant la langue de bois.



J'ai gardé de la préparation assurée par le CNED cette sage maxime:


"En matière d'enseignement du Français mieux vaut être conservateur éclairé que rénovateur à foucades."




Mais grace à Lionel Jospin tout cela est terminé l'épreuve écrite et anonyme a été remplacée par un dossier où le candidat doit "problématiser" son expérience profassionnelle et qui, bien entendu doit être "pédagogiquement correct".



Les anciens IDEN sont ou bien à la retraite ou proches de l'âge où ils pourront être admis à faire valoir leurs droits à pension après avoir été qualifiés par leurs IA et/ou leurs IG de "pédagogue ringard" et donc vu leur promotion entravée.

À l'heure actuelle le traitement d'un IEN en fin de carrière est INFÉRIEUR à celui d'un directeur d'école déchargé de classe et qui a obtenu mécaniquement à l'ancienneté sa "hors-classe"



C'est là une des difficultés auxquelles va être confronté Xavier Darcos pour faire passer les nouveaux programmes. J'ai même reçu un courriel syndical m'intimant de signer une pétition pour s'opposer aux programmes ...



PS: Catmano, c'est toujours un plaisir de vous lire après une absence prolongée de ce blog.

Écrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2008

Tiens, Riton-la-canne !

Content de vous savoir en vie, et, j'espère, en bonne santé.

Écrit par : yann | 10 mai 2008

"J'ai même reçu un courriel syndical m'intimant de signer une pétition pour s'opposer aux programmes ..."

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2008

"m'intimant"... Vous n'exagérez pas un peu?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Apres prise de renseignements, j'ai compris.
écrit par Jérémy

OUF !


La nuit porte conseil !!!

Écrit par : Walid | 10 mai 2008

Cé notre destain



http://fr.youtube.com/watch?v=qEgvf5zQPCg&feature=related

Écrit par : Amélie | 10 mai 2008

"J'ai même reçu un courriel syndical m'intimant de signer une pétition pour s'opposer aux programmes ..."

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2008

"m'intimant"... Vous n'exagérez pas un peu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Non.

Il y a décidément une forme de totalitarisme dans l'EN qui vous échappe (je ne parle pas de ce cas précis que je ne connais pas, hein, mais en général...).

Vous connaissez sans doute le proverbe "il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre". Si vous êtes la personne sincère que vous prétendez être, vous finirez par ouvrir les yeux.

Écrit par : Manu | 10 mai 2008

Bref ce n'est pas le fonctionnement du système qui pose problème mais les principes sur lesquels il repose. Quant au rôle des syndicats, il est à la fois essentiel et limité: je n'ai jamais vu en commission de passe-droits imposés par les uns ou les autres. Les modifications proposées ne peuvent se faire qu'à condition qu'elles améliorent la situation des collègues, dans la mesure où le logiciel est "passé à côté"... La seule magouille possible, c'est d'accorder à un collègue les 1000 points ministériels ou rectoraux, mais c'est relativement rare, et surtout cela ne dépend en rien des organisations syndicales (les consignes viennent alors de l'administration elle-même)...

Ecrit par : Claire | 09 mai 2008

Ayant déja siégé en commission paritaire, je confirme.

Écrit par : Manu | 10 mai 2008

Catmano et Gudule
Bon, avec moi, nous sommes déjà trois instits qui réfléchissons avec autre chose que nos pieds (excusez-moi, je me lance des fleurs).
Lors de la fameuse « concertation » sur les nouveaux programmes, je me suis fait rire au nez parce que je défendais, et l’esprit, et les contenus des nouveaux programmes. Des bémols, oui, mais globalement, dans la bonne direction.
Ecrit par : collombon | 09 mai 2008

Bon, je ne me suis pas si mal débrouillée que cela, dans mon école pour la concertation...
La collègue de maternelle récupère les GS l'année prochaine et a l'air bien décidée à leur apprendre à écrire et à voir comment elle va se servir des lettres magnétiques que j'avais commandées. En lui rappelant un peu tout ça à la rentrée de septembre, ça devrait marcher (ça manque vraiment de smilies, ici) !
Et la collègue de cycle 3 va tester les quatre temps composés de l'indicatif avec ses CM2 dès cette année. Il faut voir que depuis qu'elle expérimente des méthodes plus explicites en grammaire, elle se rend compte qu'elle a du temps pour aller plus loin.

Ecrit par : catmano | 09 mai 2008

Tout espoir n'est donc pas perdu ! Bravo à vous tous. Et surtout merci pour les élèves que vous m'enverrez d'ici...5 ans.

De vrais élèves, sachant lire, écrire, compter et pour qui avoir un cours n'est pas uniquement de l'agitation (sous prétexte d'"activité") et du "divertissement" (sous prétexte d'"enseigner autrement", c'est à dire ne plus enseigner).

Le rêve...

En attendant, bon courage : vous méritez plus que jamais le titre de "Résistants".

Écrit par : Manu | 10 mai 2008

" En matière d'enseignement du français mieux vaut être conservateur éclairé que rénovateur à foucades."

Très juste !

Que le mode de recrutement des IEN ait changé comme il l'a fait avec la loi Jospin est vraiment très révélateur de la "philosophie" de ladite loi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008

"Au moment où l'on annonce des suppressions de postes d'enseignants, ça va faire jaser. Mais si c'est pour ramener la paix civile à Neuilly....ça n'a pas de prix."

Oui, évidemment la nomination de Teuillé est un "détail", mais dans le contexte, ça fait tache.

Excusez-moi si je vous demande pardon, mais il m'a semblé que certains trouvaient cela moins grave qu'il soit nommé en primaire. (?)

Écrit par : Robin | 10 mai 2008

Que le mode de recrutement des IEN ait changé comme il l'a fait avec la loi Jospin est vraiment très révélateur de la "philosophie" de ladite loi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mai 2008

Et P. Meirieu, conseiller spécial de Jospin jure aujourd'hui ses grands dieux que ses idées n'ont pas été adoptées et que c'est pour cela que l'EN va si mal ! Il y a vraiment des coups de pieds au c...qui se perdent !

Écrit par : Robin | 10 mai 2008

"Excusez-moi si je vous demande pardon, mais il m'a semblé que certains trouvaient cela moins grave qu'il soit nommé en primaire. (?)"

Ecrit par : Robin | 10 mai 2008

Robin, il n'est pas nommé en primaire, mais IA! Ca, c'est du totalitarisme, et à laquelle, Manu, l'éducation nationale est assez étrangère.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Pour les mutations, un appui politique, ça fait toujours du bien. Dans l'académie de Toulouse (quand Jospin y avait été parachuté) certains lauréats des concours ont eu la possibilité de rester sur place alors qu'ils avaient des barêmes proches de zéro...

Sympa pour les autres quand on sait qu'on peut être mutés dans une académie sans savoir où exactement. J'ai vu partir des gens en caravane car ils ignoraient où ils allaient.

Écrit par : Lariba | 10 mai 2008

"J'ai même reçu un courriel syndical m'intimant de signer une pétition pour s'opposer aux programmes ..."

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2008

"m'intimant"... Vous n'exagérez pas un peu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

"Non.

Il y a décidément une forme de totalitarisme dans l'EN qui vous échappe (je ne parle pas de ce cas précis que je ne connais pas, hein, mais en général...).

Vous connaissez sans doute le proverbe "il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre". Si vous êtes la personne sincère que vous prétendez être, vous finirez par ouvrir les yeux."

Ecrit par : Manu | 10 mai 2008

Si vous ne connaissez pas la réponse à cette question précise, laissez-donc Henri, qui est un grand garçon, y répondre, et ne le faites pas à sa place. Merci à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

Si vous ne connaissez pas la réponse à cette question précise, laissez-donc Henri, qui est un grand garçon, y répondre, et ne le faites pas à sa place. Merci à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008


Tu te trompes de fil, bouffon !

Écrit par : toto | 10 mai 2008

Si vous ne connaissez pas la réponse à cette question précise, laissez-donc Henri, qui est un grand garçon, y répondre, et ne le faites pas à sa place. Merci à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2008

C'est bien la raison pour laquelle je parlais sur un plan plus général (je l'avais précisé, d'ailleurs).Ce en quoi je n'empêche nuillement Henri de donner sa propre réponse.
Bref, je n'ai pas besoin de l'autorisation de môssieur Sibille pour donner mon avis. Non mais sans blague.

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Je posais une question PRECISE à une personne PRECISE. Je n'ai aucun besoin d'une remarque d'ordre général, et sans aucun rapport d'ailleurs avec la question posée à cette personne PRECISE.
Par ailleurs, je n'ai absolument aucune autorisation à donner ou à refuser, vous dites ce que bon vous semble. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

"Tu te trompes de fil, bouffon !"

Ecrit par : toto | 10 mai 2008

Vous vous trompez de blog, toto! Celui de Casimir vous irait tellement mieux! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

What else is new ?Your unbearable pretension..
Ecrit par : victor | 09 mai 2008 .
Ça commence mal car ça s'écrit PRETENTION en anglais, by the way...
and you just as visibly know squat about Condorcet either.

Alors on reprend car je ne peux pas laisser écrire n'importe quoi sur le seul philosophe de l'éducation qui a compris qu'il fallait un système d"INSTRUCTION PUBLIQUE, et en aucun cas d'EDUCATION NATIONALE, à la France, laquelle s'est d'ailleurs empressée de ne jamais le mettre en oeuvre: autonomie absolue, interne et externe, pluralisme car surtout pas de monopole étatique...BIEN TROP LIBERAL pour ces jacobins indécrottables

Il a donc bien écrit, toujours dans le Rapport:
« Aucun pouvoir public ne doit avoir l’autorité ni même le crédit d’empêcher le développement des vérités nouvelles, l’enseignement des théories contraires à sa politique particulière ou à ses intérêts momentanés. (...) Cette indépendance de toute puissance étrangère, où nous avons placé l’enseignement public ne peut effrayer personne
puisque l’abus serait à l’instant corrigé par le pouvoir législatif, dont l’autorité s’exerce immédiatement sur tout le système de l’instruction »

Tirer de tout cela que "Condorcet a voulu réserver le pouvoir sur l'instruction publique à l'assemblée législative",
(victor | 09 mai 2008) c'est n'avoir pas compris comment sa théorie de l'Instruction publique s'articule avec celle de la République.

Selon Ch. Coutel qui en connaît un coin sur Condorcet, lui, et je cite ici des extraits de son article lumineux sur la laïcité de Condorcet, dans la revue l'Enseignement philosophique de Juillet-août 1989.) "la puissance législative est ici la voix de la raison et du peuple car élue par la majorité (instruite) des citoyens : l’opinion commune devient opinion publique. Sous le contrôle d’une Assemblée consciente sinon « vertueuse » , le risque de corporatisme est évité au sein de l’instruction publique.

L'autorité hierarchique (rationnelle et morale) sur le système scolaire est confiée à la Société Nationale des Sciences et des Arts qui prévient à son tour tout risque d’intrusion abusive du pouvoir politique dans l’Instruction publique. La Société Nationale, clef de voûte du projet de Condorcet, regroupe les plus savants, veille à la qualité de l’enseignement et indique les révisions souhaitables des programmes scolaires.

Le Rapport date d'avril 1792; il est écrit avec en vue le Plan de Constitution présenté en février 1793, que Condorcet a rédigé ( avec l'aide de ses amis Thomas Payne et Sieyès) mais qui ne sera pas adopté, balayé par les jacobins.

Pour comprendre ce que Condorcet a voulu faire de l'Instruction publique, il ne faut pas se contenter de lire le Rapport et les Cinq Mémoires, mais aussi l'Esquisse, qu'il rédige pendant sa proscription ; la Terreur a changé sérieusement la donne et il a une vue plus sobre des dangers de la "dictature de la majorité" et des aléas de la souveraineté dite populaire....
N'oublions pas qu'avant 89, il était partisan d'une monarchie constitutionnelle, et en fait jusqu'à la fuite du roi, il y croyait encore.

Pour que l’instruction publique remplisse sa mission il faudrait que les élus aient pu être préalablement formés par.... l’instruction publique qu’il s’agit justement d’instaurer. Devant cette impossibilité, il se tourne vers les savants éclairés rassemblés dans les institutions scientifiques et la Société Nationale qui songent à l’intérêt public à long terme et met en place un double système de régulation :
- Il propose un ensemble de principes institutionnels stricts neutralisant toute intrusion cléricale dans l’instruction publique : c’est l’aspect préventif et juridique de l’exigence de
laïcité. C’est une régulation institutionnelle et juridique.
- Il accompagne cette première interdiction d’une liberté totale d’examen, par la raison, de thèses antagonistes. C’est l’aspect didactique et philosophique de l’exigence de laïcité. Ou en d'autre termes son volet apolitique,
Ainsi, la laïcité, par cette double régulation, écarte toute opinion qui voudrait régenter institutionnellement l’instruction publique mais accueille toute thèse dans le cadre d’un examen rigoureux de la raison.

La présence et l’autorité de la Société Nationale va empêcher un repli de l’instruction publique sur elle-même et une réduction de la laïcité à son seul aspect juridique.
Les dispositions juridiques de la laïcité scolaire protègent les maîtres et les savants de toute pression émanant des pouvoirs cléricaux et, en général, de la société civile ou du pouvoir
politique; en échappant à ces pouvoirs, l’instruction publique ne doit pas non plus s’inféoder à l’opinion publique.

Le Rapport ajoute :
« Après avoir affranchi l’instruction de toute espèce d’autorité, gardons-nous de l’assujettir à l’opinion commune : elle doit la devancer, la corriger, la former et non la suivre et lui obéir """

Le législateur n'est donc pas pour Condorcet l'autorité "tutélaire" de l'Instruction publique, il interviendra en cas de violation de son indépendance, de son autonomie, de sa neutralité, il intervient pour la protéger contre le danger bien réel qu'elle tombe sous le coup de quelque "cléricature", d' un autre monople, et ce n'est pas seulement l'Église qu'il vise.

Encore une fois, c'était Mirabeau, pas Condorcet, qui avait proposé un système très décentralisé, et placé sous l'autorité de personnes élues, mais au niveau de chaque département ( un peu comme les school boards aux US).

Il faut lire le Rapport, les 5 Mémoires, et surtout l'Esquisse, qui est un fort beau livre d'Histoire, tendancieux, soit, mais érudit, et éblouissant par certains aspects précurseurs, notamment sur la laïcité,l'égalité des sexes, l'abolition de la peine de mort, de l'esclavage, le statut des juifs, des protestants. Leur situation après octobre 1685 lui a inspiré ses premières réflexions sur la laïcité, (1775-1781) terme inventé en 1871 mais qu'il a théorisé sans avoir eu besoin du mot. Au contraire de pédagogie, qui existe depuis deux siècles mais qu'il se garde d'employer. Le suffixe le gêne il semble: il écrit, lui, sur l'art d'enseigner. C'est comme la "sociologie", Sieyès invente le mot, lui préfère parler d'art social. Au vu des dérives auxquelles elles ont conduit on comprend sa reserve.

On y comprend aussi comment et pourquoi l'école républicaine, qui n'a vraiment pas gardé grand'chose de son héritage sinon dans le registre incantatoire, a pu si facilement tomber aux mains d'une "cléricature".

Condorcet avait bâti son architecture scolaire dans le but d'éviter d'y laisser entrer cette gangrène. Il en avait pressenti le danger et avait décrit avec un réalisme parfois saisissant ce qui nous est arrivé, les travers scientistes et le sophisme des pédagogistes. Nihil novi.

Et comme il veillait par dessus tout à préserver son indépendance, comment, sans se déjuger, aurait-il ""voulu réserver le pouvoir sur l'instruction publique à l'assemblée législative", n'en déplaise à victor?

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Par ailleurs, je n'ai absolument aucune autorisation à donner ou à refuser, vous dites ce que bon vous semble. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

"Vous vous trompez de blog, toto! Celui de Casimir vous irait tellement mieux! ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008 "

Bouffon !

Écrit par : toto | 11 mai 2008

Oui, vous avez raison, toto, s'il existe, le blog de "bouffon" vous irait vraisemblablement mieux. J'essaie de vous trouver un lien... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

http://bouffon.blogtrafic.com/

Voilà pour vous, toto. Celui-là me paraît correct. ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

(Condorcet)... qui a compris qu'il fallait un système d"INSTRUCTION PUBLIQUE, et en aucun cas d'EDUCATION NATIONALE, à la France, laquelle s'est d'ailleurs empressée de ne jamais le mettre en oeuvre:

Cadichon

Parfaitement exact. Et le véritable creuset de l'école telle qu'elle perdure 2 siècles après n'a pas éré la période révolutionnaire, mais la Restauration. C'est sous Louis-Philippe que sa fonction s'est affirmée et élargie à d'autres nécessités que celle de l'alphabétisation, alors effectuée par les curés à l'église. Et la principale nécessité était alors d'inculquer, en pleine révolution industrielle, la loi du travail abstrait, l'amour du travail comme devoir. Un thème récurrent, comme on a pu en juger il y a un an dans la bouche de Sarkozi.
Désormais, l'école de l'Education nationale se donne comme priorité, suivant en cela les recommandations européennes, de distribuer dans la population en les certifiant, les "compétences-clés pour l'éducation et l'apprentissage tout au long de la vie". Compétences qui constituent la ressource première du nouveau marché du travail. Illustration: le B2i.

Écrit par : marigot | 11 mai 2008

Cadichon, vos articles sur ce blog sont décidément remarquables (qu'on soit d'accord ou non avec, là n'est pas le problème) . Moi qui vous lit -avec d'autres- attentivement et régulièrement, je profite de cette occasion pour vous remercier (et ce n'est pas de la flagornerie).

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Oui mais elle ne m'a toujours pas dit comment consulter son memoire sur Hölderlin.

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2008

Cadichon, vous êtes demandé(e?) au guichet : vous avez des clients mécontents du service après-vente !

Patience M. Jeremy, on s'occupe de vous.

Écrit par : Manu | 11 mai 2008

Oui mais elle ne m'a toujours pas dit comment consulter son memoire sur Hölderlin.

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2008

mais c'est par charité chrétienne! vous tenez tant que cela à vous mettre le nez dans votre ...Cela dit Vous n'avez pas besoin de mon aide, vous y arrivez si bien tout seul.

Si j'avais pu le mettre en ligne pour y contribuer, ce serait fait depuis belle lurette, encore que non,décidément c'est mal de tirer sur les ambulances.
Condoléances pour votre dernier message à Carole sur ... comment vous appelez ça vous? "' "L'héritablilité" de l'intelligence", mais c'est que vous vous prenez pour la maldonne du PS!!

Ça rime avec débilité, on peut en tirer un quatrain.

Et au moins avec vous pas le moindre bénéfice du doute, car une cornecouillade pareille n'est pas une coquille, faute de frappe, ou lapsus, c'est bien la preuve, la dernière à ma connaissance, car je ne suis pas encore allée sur l'autre fil, que le jour où l'intelligence en question fut distribuée, vous avez été oublié. Même ne connaissant pas vos parents je suis convaincue que vous êtes vous-même l'illustration que le gène qui porte l'HEREDITE de l'intelligence, si jamais il existe, peut sauter une génération. Merci de nous donner une si belle occasion de le confirmer.


Et, à la réflexion, charité bien ordonnée commençant par soi-même, même si je l'avais pu je ne l'aurais pas fait:
et pas seulement parce cela aurait été magaritas ante porcos puis qu'il est écrit dans une langue qui vous est si visiblement étrangère

Non en fait, what this boils down to is:Je ne vais quand même pas obtempérer aux aboiements d'un souchien.

Une Indi-gène

PS
Ici aujourd'hui c'est la fête des mères et je plains la vôtre.
Vous êtes fils unique?

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

"mais c'est par charité chrétienne!"

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Oh, ce n'est pas tellement votre genre! Ce que vous écrivez ici le prouve en permanence, et la suite de ce dernier message encore mieux, et avec éclatitude!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

En allant sur l'autre fil, au lieu de lire les commentaires sur email, je vois que je me suis trompée sur la paternité de l'héréditabilité ( bouh que c'est dur a écrire ce truc là) mais on ne prête qu'aux riches, pas vrai? et vaut mieux être deux sur une bonne affaire que seul sur une mauvaise.

Cette "injustice" va faire bouillir jeremy mais tout autant que moi devant sa persévérance à me traiter de menteuse et de débile, donc un point partout la balle au centre.

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

You want to join the club, Christophe?
car si mes souvenirs sont exacts vous faisiez partie de la fanfare.

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Cadichon, vous n'y connaissez manifestement rien en génétique, alors fermez-la !

Écrit par : yann | 11 mai 2008

Sauf si votre référence en la matière est aussi Louis Pauwels, bien sûr.

Écrit par : yann | 11 mai 2008

"L'héritablilité" de l'intelligence"

l'héréditabilité

Ecrit (de travers) par : Cadichon | 11 mai 2008

C'est "héritabilité", pauvre pomme.
Vous le faites exprès, ou c'est un lapsi ?

Écrit par : yann | 11 mai 2008

"Cette "injustice" va faire bouillir jeremy mais tout autant que moi devant sa persévérance à me traiter de menteuse et de débile, donc un point partout la balle au centre."

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Je ne crois pas que Jérémy vous ait jamais traitée de "menteuse" et de "débile". Vérifiez ses propos. A mon avis, vous mélangez ses posts avec ceux de Victor (qui n'a pas plus employé ces termes, d'ailleurs). Et je crois que vous mélangez aussi ses posts avec ceux d'un certain Walid.

Par ailleurs, Yann a raison : "héritabilité" est un terme qui existe, il employé en biologie. Et on parle bien d'"héritabilité de l'intelligence", même si ça ne sonne pas très bien à l'oreille.

Quoi qu'il en soit, était-il vraiment nécessaire de déverser ce flot d'insultes et d'ordures sur votre (vos ?) interlocuteur(s) ? Il(s) ne me semble(nt) pas avoir eu des propos aussi violents à votre égard...

Écrit par : Kap | 11 mai 2008

coquille : il "est" employé en biologie

Écrit par : Kap | 11 mai 2008

"héritabilité" est un terme qui existe, employé en biologie.
Ecrit par : Kap | 11 mai 2008
Vous ignorez la genèse de mon ire matinale.

D'abord, on est sur un blog de gens normaux ici, et on emploie des mots qui sont dans le Larrousse ou le Robert,celui là n'y est pas...
Je pourrai aussi vous écrire dans le style de la Cour de Cassation avec des termes de dix syllabes, cela n'ajouterait rien à l'argument, dans le cas présent, flanquer ce terme à la tête de Carole en lui faisait un minable procès d'intention, ajoutait l'insulte à la cuistrerie.

Quant à jeremy il m'a vraiment fait braire, au réveil, en me régurgitant cette vielle rengaine qui date de l'hiver dernier, quand je n'avais pas d'accent sur mon clavier.
Je serais selon lui la parfaite idiote, atteinte d' une incurie irréductible, et notoirement incapable d'écrire le nom d'un auteur dont il n'avait probablement jamais entendu le nom avant que je ne l'estropie une nuit où je ne m'était si visiblement pas relue, et où les bling bling incessants des anti-sarkosistes devaient me tinter inconsciemment aux tympans...
j
Je fais des fautes comme tout le monde mais c'est vraiment minable de me tainer dans la boue pour" lapsi" que j'ai écrit intentionnellement qu'elle soit intentionnelle ou pour Holderling cela ne venait pas de mon ignorance mais de Mayerling, ou de bling bling! la belle affaire!

Les mêmes souvent n'ont jamais voulu admettre que j'avais pu me permettre d'écrire tout à fait volontairement et en connaissance de cause, " lapsi" dans une allittération ( avec psy-quelquechose) où cela sonnait particulièrement à propos, alors que j'ai fait 8 ans de latin, que je l'ai enseigné ensuite ( je donnais des cours pour payer mes études) et encore à mes enfants par le CNED. Quand on veut tuer son souchien,,,

C'est ca le problème du blog. Faut rester basique, au ras du bitume.

Alors je me suis permis oui de critiquer l'emploi de ce très vilain mot d' hereditabilité que je vais m'empresser d'oublier car il est trop con, et auquel je ne corrige pas les accents car sur ce clavier ils exigent de moi un clic de plus que sur le clavier français, et ce mot est si moche qu'il ne mérite pas cet effort.

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Les aptitudes intellectuelles n'ont-elles vraiment aucun rapport avec la génétique ?
Ne m'incendiez pas, je n'ai que des connaissances très limitées dans ce domaine et je ne demande qu'à les améliorer.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Cadichon, très franchement, personne ne vous en veut, ni de faire des fautes, (on en fait tous), ni même d'écrire sans accents, avec le clavier que vous voulez. Mais rappelez-vous, dès vos premières interventions, (avec votre ancien pseudo), quand vous voliez dans les plumes de la moindre coquille, en insultant le ou la pauvre qui en avait été l'auteur. Je crois que c'est plutôt cette attitude qui vous est reprochée.
Comme disait Lao-Tseu, "qui monte à la volée s'expose au passing-shot".

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

"Les mêmes souvent n'ont jamais voulu admettre que j'avais pu me permettre d'écrire tout à fait volontairement et en connaissance de cause, " lapsi" dans une allittération"

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008


allitération... ... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

"Les mêmes souvent n'ont jamais voulu admettre que j'avais pu me permettre d'écrire tout à fait volontairement et en connaissance de cause, " lapsi" dans une allittération ( avec psy-quelquechose) où cela sonnait particulièrement à propos, alors que j'ai fait 8 ans de latin, que je l'ai enseigné ensuite ( je donnais des cours pour payer mes études) et encore à mes enfants par le CNED. "

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

Je fais juste une remarque technique qui n'est nullement destinée à vous chambrer, c'est juste en passant : dans ce cas, "lapsi", ou "lapsy", serait, je pense, une haplologie, et non une allitération.

Ecoutez, je ne me souviens plus des circonstances exactes entourant la naissance de cette private joke autour de votre "lapsi", c'est pas comme si c'était absolument fondamental non plus. Mais pourquoi prendre si mal le fait que certains pensent que vous vous êtes trompée ? En quoi est-ce un scandale, pour quelqu'un qui n'enseigne pas professionnellement le latin, d'attribuer une désinence de 2e déclinaison à un nom de la 4e, sachant que ces derniers sont rares, par rapport aux premiers. Pas mal d'anciens "latinistes" seraient déjà infoutus de se souvenir que les noms de la 2e se terminent en -i aux nominatif et vocatif pluriels. Moi-même, qui fais du latin depuis plus de 15 ans, il m'arrive pafois de bloquer sur le radical du parfait de tel verbe parce que je suis fatiguée ou parce que je n'ai pas utilisé le verbe depuis longtemps ou parce que ce radical-là est proche d'un autre. Le gros Gaffiot, c'est pas fait pour les chien, de toute façon. Bref, qu'il soit volontaire ou non, pourquoi faire tout un fromage de ce "lapsi" ? Si vous aviez laissé tomber la neige, comme disent mes élèves, plus personne ne s'en souviendrait et le chambrage n'aurait pas duré plus de trois posts...

"Je serais selon lui la parfaite idiote, atteinte d' une incurie irréductible, et notoirement incapable d'écrire le nom d'un auteur dont il n'avait probablement jamais entendu le nom avant que je ne l'estropie une nuit où je ne m'étais si visiblement pas relue"

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

N'exagérez pas. A moins que ça ne soit de l'humour, mais là, je n'en suis pas sûre.

Vous savez, quoi que vous en pensiez, parmi les jeunes enseignants recrutés par l'Ed Nat, il y a encore des gens cultivés, même si à 30 ans, je commence probablement à faire figure de "vieille". Les gens qui ont eu le Capes et l'Agreg à Rennes l'année où j'ai passé les concours étaient, pour la plupart, des lecteurs assidus et de gros bosseurs. J'ai même une copine qui avait fait un rapprochement entre Segalen et le fameux Hölderlin lors d'un entraînement à la leçon d'Agreg. Je me demande encore où elle est allée chercher les points communs, néanmoins, vu la nullité (avis personnel) des poèmes du premier. Et c'est une Bretonne qui parle. Et personne, lors de sa leçon, ne s'est demandé qui pouvait bien être ce Teuton dont causait la donzelle. Moi-même, bien que non germaniste et pas franchement spécialiste de la littérature allemande, vu que je ne connais que les grands auteurs (lesquels sont nombreux, il faut l'avouer), j'ai deux volumes d'Hölderlin dans ma bibliothèque, et ça fait un certain temps qu'ils y sont. Je pense donc que Jérémy non plus n'a pas attendu que vous fassiez une faute de frappe bling-bling pour se renseigner sur ce poète.

Écrit par : Kap | 11 mai 2008

"Cadichon, très franchement, personne ne vous en veut, ni de faire des fautes, (on en fait tous), ni même d'écrire sans accents, avec le clavier que vous voulez. Mais rappelez-vous, dès vos premières interventions, (avec votre ancien pseudo), quand vous voliez dans les plumes de la moindre coquille, en insultant le ou la pauvre qui en avait été l'auteur. Je crois que c'est plutôt cette attitude qui vous est reprochée."

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

C'est en effet surtout ça, le problème.

"Comme disait Lao-Tseu, "qui monte à la volée s'expose au passing-shot"."

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2008

Joli.

Écrit par : Kap | 11 mai 2008

"Les aptitudes intellectuelles n'ont-elles vraiment aucun rapport avec la génétique ?
Ne m'incendiez pas, je n'ai que des connaissances très limitées dans ce domaine et je ne demande qu'à les améliorer."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Il faudrait demander à Yann ou Dobolino (qui, même s'ils sont vétérinaires et non biologistes, en connaissent certainement plus long que nous sur la question). J'imagine qu'un biologiste comme Rodolphe Dumouch serait lui-aussi plus à même de répondre.

Écrit par : Kap | 11 mai 2008

Les aptitudes intellectuelles n'ont-elles vraiment aucun rapport avec la génétique ?
Ne m'incendiez pas, je n'ai que des connaissances très limitées dans ce domaine et je ne demande qu'à les améliorer.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Bien sûr que si.
La fumisterie consiste à dire qu'il n'y a aucun rapport.
La prétention odieuse consiste à dire que les chiens ne font JAMAIS des chats.

Un lien parmi tant d'autres :
http://www.douance.org/qi/benesteau.htm

Mes respects.

Écrit par : Steppenwolf | 11 mai 2008

Merci, Steppenwolf.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2008

Tirer de tout cela que "Condorcet a voulu réserver le pouvoir sur l'instruction publique à l'assemblée législative",
(victor | 09 mai 2008) c'est n'avoir pas compris comment sa théorie de l'Instruction publique s'articule avec celle de la République.
Cadichon


Je vous rappelle que vous avez écrit :

"Condorcet jugeait l'autonomie vis à vis de la puissance publique indispensable à l'Instruction publique ( jusque là ils sont d'accord) mais excluait expressément de la soumettre aux aléas (et à la dictature) de la souveraineté populaire."

Ce qui est complètement faux et la citation que je vous ai fournie ne laisse planer aucune équivoque, quelles que soient les arguties utilisées pour vous tirer de ce mauvais pas. La malhonnêteté intellectuelle, fût-elle issue de l'orgueil blessé, ne fera pas avancer le débat.

Écrit par : victor | 12 mai 2008

What else is new ?Your unbearable pretension..
Ecrit par : victor | 09 mai 2008 .
Ça commence mal car ça s'écrit PRETENTION en anglais, by the way...
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2008

pretension : prétention f; to have ~s to doing sth avoir la prétention de faire qc (Cambridge dict. ; Harrap's ; etc.).

Manifestement, Cadichon maîtrise aussi mal l'anglais que Condorcet. Sa "prétention", en français dans le texte, ne connaît pourtant pas de limite.
En attendant de profitables révisions, je lui conseille la lecture de quelques fables de La Fontaine, en particulier celle où il est question de grenouille et de boeuf, by the way...

Écrit par : victor | 12 mai 2008

"Manifestement, Cadichon maîtrise aussi mal l'anglais que Condorcet. Sa "prétention", en français dans le texte, ne connaît pourtant pas de limite.
En attendant de profitables révisions, je lui conseille la lecture de quelques fables de La Fontaine, en particulier celle où il est question de grenouille et de boeuf, by the way..."

Ecrit par : victor | 12 mai 2008

Il parlait anglais comment, Condorcet? ;-)
Ceci-dit, pour "pretension", vous avez raison, indiscutablement! Comme quoi c'est possible, même quand on est antilibéral. ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

Lui, il parle français, avec une belle voix d'aéroport :

http://www.bankexam.fr/actualite/article/120-Le-repondeur-automatique-(hors-du-commun)-d-une-ecole-primaire-

Écrit par : catmano | 12 mai 2008

Manifestement, Cadichon maîtrise aussi mal l'anglais que Condorcet.

Rectifions -merci Christophe !- : maîtrise aussi mal l'anglais que l'oeuvre de Condorcet.

Écrit par : victor | 12 mai 2008

De rien, c'était juste un petit clin d'oeil "smilesque", et en aucune manière une correction de faute! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2008

Revel écrivait également ceci :

Je ne crois pas que la France soit un pays foncièrement hostile au libéralisme. Certains penseurs français ont été au contraire les
fondateurs de ce courant, Montesquieu ou Turgot, par exemple, ce dernier étant l'un des inspirateurs d'Adam Smith. Le dirigisme économique français est
intervenu plus tard, à cause des deux guerres mondiales, qui ont contraint le gouvernement à organiser la production et la distribution des richesses. C'est alors qu'est née la planification de l'économie par l'Etat. Depuis, à cause de l'importance des nationalisations, des services publics, il subsiste en France une très vaste
clientèle électorale qui dépend de l'Etat. Clientèle à laquelle l'Etat a accordé des privilèges substantiels - garantie de l'emploi, retraites plus
favorables - et qui tient à les garder ; elle est donc hostile à la libéralisation, à l'égalité, finalement.

Écrit par : Carole | 14 mai 2008

Voilà une analyse qui va ravir le public de ce blog...

« Peut-on enseigner sans humilier ? »
ENTRETIEN AVEC PIERRE MERLE

Le titre du livre ? La Fabrique du crétin ? respire un petit parfum d'injure, un peu vieilli, un peu démodé. Loin de déplaire, ce type d'ouvrage séduit toujours. C'est une démagogie sans risque : on substitue le catastrophisme au bilan objectif. On séduit par l'idée du déclin, le mythe d'un passé glorieux. Il montre à lui seul le peu d'estime que l'auteur a pour les élèves et pour le travail des professeurs au quotidien. Quant à la mort programmée de l'école, c'est une rengaine vieille comme l'école elle-même. Depuis plus d'un siècle, quelques agrégés, normaliens, professeurs d'université, éventuellement au Collège de France, affirment péremptoirement la décadence inéluctable de l'école. Ces têtes bien pleines ne sont peut-être pas tout à fait bien faites : avec autant de cancres et une école si manifestement mauvaise, comment parvient-on à élever sans cesse le niveau des connaissances et à former en nombre toujours plus nombreux des ingénieurs, des médecins, des professeurs ?

Écrit par : Eliot ness | 14 mai 2008

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