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22 avril 2008

Liberez Darcos

Libérez Darcos


   Les mauvaises nouvelles se ramassent à la pelle, sur le site de l’AEF. En marge d’un déplacement à Strasbourg, Xavier Darcos a fait deux ou trois déclarations à l’envoyée spéciale de l’honorable agence que j’aurais préféré ne pas lire.
   Et selon le principe du « qui bene amat » — on connaît la suite…

   Que raconte la dépêche de l’AEF ? La voici brut de décoffrage.

   « "Cette semaine, nous allons préparer une feuille de route sur la réforme du lycée en liant les deux questions, celle du lycée et celle de la redéfinition du métier enseignant", indique à l'AEF Xavier Darcos, aujourd'hui lundi 21 avril 2008. Le ministre de l'Éducation nationale compte soumettre cette feuille de route aux syndicats enseignants. Il ajoute que, dans le cadre des discussions sur le budget 2009 au début du mois de juillet, "il vaut mieux qu'il arrive avec des propositions". La réforme du lycée devrait être annoncée dans les premiers jours du mois de mai, précise le ministre. Elle ne devrait pas concerner le bac, "qui n'est pas un sujet d'actualité". "Le bac, c'est le sujet piège dont il ne faut pas se saisir", analyse Xavier Darcos. Le ministre dément par ailleurs vouloir supprimer les options rares. Il veut rééquilibrer les filières, non seulement au lycée général mais aussi dans les lycées professionnels et technologiques.
   « La feuille de route devrait s'articuler autour de trois items, explique Xavier Darcos:
- "une plus grande autonomie aux lycéens", qui "ne ressemblent pas aux lycéens d'il y a trente ans";
- d'autres manières d'organiser le travail au lycée avec un renforcement de l'accompagnement éducatif et une aide à l'orientation pour que le lycée ne soit pas seulement "une machine à distribuer des cours";
- une meilleure préparation des lycéens de terminale à la première année d'université.
   « Cette réforme, poursuit-il, exige des enseignants un "aggiornamento important": une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées. Pour le ministre, "le métier enseignant doit s'adapter à la société": "il faut qu'ils acceptent de devenir des éducateurs".
« Interrogé sur le mouvement lycéen, le ministre affiche "le soutien de l'opinion". Il ne "mésestime" pas le mouvement mais ne cédera pas sur les suppressions de postes. Il confirme des "ajustements" en juin dans certains lycées difficiles. "Une liste" des établissements a déjà été établie. Les leaders lycéens, expliquent-ils, "entrent dans mon bureau, me demandent des moyens, je leur dis que je ne peux pas et que je ne veux pas et là, on commence à discuter de choses beaucoup plus intéressantes: la réforme du lycée", poursuit-il. »

 

 

   Cher Xavier,

   J’ai dans l’idée que ça ne passera pas.
   Je vois bien tout l’intérêt stratégique de la manœuvre : à court terme, se mettre les "syndicats" lycéens dans la poche en leur donnant quelques os à ronger — les nôtres ; à moyen terme, coincer les syndicats "de gauche" (je mets le mot entre guillemets parce que ces appellations contrôlées, par les temps qui courent, ne disent plus grand-chose) en les confrontant à certaines de leurs revendications « pédagogiques » (ou pédagogistes), comme la transformation des enseignants en éducateurs, et leur faire avaler, en même temps, une mutation irréversible du métier même d’enseignant qu’ils ont refusée avec acharnement du temps de feu Robien et de la réfection des "décrets de 1950". Après tout, si tu trouves le temps, cette semaine, de discuter avec Philippe Meirieu — qui dans Ripostes, dimanche dernier, s’affirmait chaud partisan d’un allongement de la présence des enseignants dans les établissements —, c’est que tu as sans doute l’intention de caresser dans le sens du poil les « démocrates » de toutes farines qui plaident pour une transformation des enseignants en gentils éducateurs. N’as-tu pas déjà fait des concessions majeures à ces mêmes pédagogues en maintenant, dans le projet de réforme du collège, la sacro-sainte « séquence pédagogique » que nombre de profs auraient voulu brûler en place publique — avec lesdits pédagogues ?
    Ou alors, penses-tu vraiment, comme tel ou tel de tes conseillers, qu’on ne peut vraiment discuter qu’avec le SGEN ou l’UNSA ? Frackowiack au pouvoir ?

   D’abord — et autant te le dire tout de suite — il y a tous les autres syndicats, avec lesquels ça ne passera pas, à moins de concessions majeures. Ensuite, je m’interroge sur cette politique étrange qui consiste à flatter des gens — syndicalistes à la marge, pédagogues lyonnais — comme le Jésus — ou inspecteurs généraux aux ambitions suspectes, qui te poignarderont dans le dos à la première occasion, et qui rêvent déjà tout haut de te remplacer par… n’importe qui, pourvu qu’il ne soit pas Darcos. Un ministre "d’ouverture", par exemple, qui a déjà donné deux fois et s’y verrait bien une troisième — inutile de te le nommer, n’est-ce pas ? Ou un olibrius quelconque de ta propre majorité — par exemple ce brave garçon qui prétendait jadis ne plus parler la langue de bois et pensait qu’un prof gagnait 5000 € par mois — ils aimeraient bien, les malheureux, et si tu consens à repenser sérieusement la condition enseignante, c’est par une revalorisation des débutants qu’il faudrait commencer.
   Le Figaro, il y a six mois, insinuait que tu étais "premier-ministrable" : faire miroiter le Capitole fut de tout temps la stratégie de ceux qui veulent vous pousser du haut de la roche tarpéienne. Curieusement, la même information a été reprise il y a peu par Brigitte Perucca, rédactrice en chef du monde de l’Education, et suppôt de Satan et des pédagogistes. Il y a des collusions qui méritent d’être soulignées, et pas mal de poignards derrière les sourires. Ce n’est pas à un latiniste que je l’apprendrai : voir Suétone, et la fin de César.
    L’année scolaire glisse vers sa fin, et sans doute ne crois-tu pas à un mouvement général d’ici juin. Mais méfie-toi des ides de septembre, si je puis ainsi m’exprimer. « Une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées » ? En clair, passer de 18 heures à 35 — alors que tu sais bien que préparer un cours sérieusement, dans certaines matières et certaines sections, requiert un peu de temps à la maison, que corriger des copies ne s’expédie pas en dix minutes — si bien que tes propres services évaluent à un peu plus de 39 heures par semaine la durée réelle de travail d’un enseignant. Sans compter la fatigue nerveuse accumulée tout au fil de la journée, selon l’état mental des charmants petits monstres. Aide à l’orientation ? Mais nous le faisons tous les jours, parce qu’il nous arrive assez souvent de discuter avec les élèves — ou leurs parents. Quel besoin d’affecter spécifiquement les profs principaux à une tâche que nous effectuons déjà ? Est-ce cela, « professionnaliser la profession », comme dit l’immortel Pochard ? Ne serions-nous pas déjà des professionnels ? Quant à la mise en place d’études surveillées — tout en suggérant que ces jeunes gens accentuent la part "autonome" de leur travail… As-tu oublié ce frémissement qui parcourt les classes, un peu avant 16 ou 17 heures, quand la cloche va sonner ? La plupart des élèves ne rêvent, tout le jour durant, que de l’instant qui leur permettra de fuir le lycée. Nous étions pareils, et la mutation génétique des "lycées-casernes", comme nous disions jadis, en lycées "lieux de vie" n’y a rien changé. Et tous tant que nous sommes, nous savons déjà consacrer du temps — gracieusement — à tout élève qui vient nous demander une aide. Décréter que cette aide prendra telle ou telle forme, et s’exécutera dans tel ou tel délai, c’est stériliser les bonnes volontés.
    D’autant que la demande réelle des lycéens (voir le sondage effectué ce mois-ci par Phosphore), c’est plus de savoirs, et non plus de bien-être. Et un Bac de meilleure qualité, c’est-à-dire un accès sérieux au Supérieur : et je crois vraiment que, pour délicat que soit le sujet, on n’échappera pas à une réflexion sur l’avenir du Bac (ce même Monde de l’éducation a prévu, début mai, d’organiser un débat entre François Dubet, que tu reçois aussi cette semaine, et l’auteur de Fin de récré — que je salue au passage).
Je sens bien se profiler, derrière les discours incertains, ce vieux projet d’autonomisation des établissements qui peut fonctionner — peut-être  dans certains domaines (la gestion ?), mais certainement pas dans l’axe pédagogique, à moins de vouloir que les enseignants soient, en masse, livrés pieds et poings liés aux lobbies pédagogistes infiltrés depuis deux lustres.

    Résumons. Tu veux réformer le lycée ? Ça ne peut pas se passer sur un strict point de vue administratif. Personne ne suivra, et je ne suis pas sûr qu’il soit bien utile de donner, en ce moment, des aliments au mécontentement. Réformer ? Mais ce sont les études qu’il faut réformer d’abord — et quand les lycéens seront remis sur les rails, tu t’apercevras que le travail des enseignants se définit tout seul — par la transmission des savoirs. Oublie un peu les pseudo-démocrates qui veulent transformer le lycée en grand club de vacances, et pense un peu aux honnêtes républicains qui comptent sur l’Ecole pour développer la pensée en développant les connaissances, et remettre en route un ascenseur social que trente années d’errance pédagogiste — je reprends tes propres termes — ont démantibulé.


Jean-Paul Brighelli

Commentaires

Alors là, JPB, vous vous rachetez amplement de votre prestation plutôt soporifique de l'autre jour....excellent. mais pourquoi "Cher Xavier"???? On pourrait croire que c'est Xavier Bertrand. Non, je plaisante. C'est parfait ce que vous écrivez. Je ne pense pas , toutefois, que ces autistes du pouvoir, soient, y compris Darcos, en mesure de comprende une telle lucidité. ET puis, et puis, vous avez bien vu, l'image que des parents ont de nous, comme cette Florence que j'ai mouchée d'importance. D'où vient que nous sommes d'une certaine façon toute métaphorique les Juifs de notre société. Serait-ce précisément parce que comme les Juifs nous aspirons à transmettre la mémoire, que nous sommes un peu les rabbins de la démocratie. Et alors tout s'emboîte. Tout devient lumineux: les crachats, les vilénies,les calomnies, les soupçons jamais clairs mais toujours bien réels de pédophilie, mais aussi tout ce que la gauche antisioniste parce qu'être antisémite n'est pas bien vu, et je pense tout particulièrement au SGEN.

Alors, franchement ,je pense que vous vous faites des illusions; les carottes sont cuites. Dans 5 ans, la bande à Darcos et celle à Meirieu auront fait exploser l'E.N. et l'auront filialisée dans une sorte de mosaîque de sociétés de droit privé....
comme la santé d'ailleurs, les retraites, la poste et les transports publics. Ce qu'il y a derrière tout ça,, en filigrane, c'est la haine des pauvres. Et le besoin qu'ils n'accèdent jamais plus dans l'histoire au savoir. Eradiquer la libération par la connaissance, c'est le but ultime de ces malpropres.

BàV.

Écrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008

La haine des pauvres, je ne sais pas, mais une façon très particulière de les prendre pour de pauvres petites choses incapables de comprendre et qui se satisferont tout aussi bien de pain (pas trop, quand même) et de jeux, ça c'est sûr.
Bravo, en tout cas. A tous les deux.

Écrit par : catmano | 22 avril 2008

Voici donc proclamée la mort de l'enseignement. Il faut être enseignant pour savoir à quel point - et de façon subtile - l'éducation joue contre la transmission. Telle est la tactique du mauvais élève qui déplace le travail de l'enseignant, le conduit à devenir éducateur pour l'empêcher de transmettre. Une manière classique d'échapper à la difficulté d'apprendre. Nous n'avons pas su montrer que cette articulation entre enseignement et éducation est très problématique. Si un enseignant peut éduquer indirectement et par le biais de sa discipline, un éducateur ne peut pas enseigner !

Écrit par : Laurent | 22 avril 2008

Certes, mais je persiste à penser que s'il pouvait, (s'il avait pu?) y avoir un vrai dialogue entre les différentes parties avant que soient échangés les noms d'oiseau, et une reconnaissance du fait que l'éducation trop présente à l'école ne soit pas la conséquence d'un complot, mais de carences éducatives à l'endroit où cette dernière devrait normalement se faire, (et qu'une bonne partie des problèmes de niveau sont en grande partie imputables à cet état de fait), nous n'en serions peut-être pas là!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Triste à lire...
L'horizon s'assombrit de plus en plus.
Darcos a manqué l'occasion qui était celle de faire un grand nettoyage dès le début du mandat de Sarkozy. Fracko (j'avais écrit 'Farc-ko', lapsus quand tu nous tient!) déchu, Meirieu dans le 93, fin des IUFM (C. Sibille au chômage bouhouhou)... bref, le rêve.
Et non. Rien du tout. Et voilà que le héros de Jean s'apprête à pactiser avec les Malins pédagogues de magog.

*triste*

Écrit par : Loki | 22 avril 2008

Bravo JPB, cela fait du bien de vous voir retrouver votre pétulante alacrité ! Mais cette ire salutaire et pugnace vient peut-être trop tard. Darcos est coincé par Bercy, par ceux qui guignent son poste, et piégé par son propre discours qui consiste, depuis déjà un bon moment, à dire tout et son contraire. Une cuillerée pour Gaby, une cuillerée pour Meirieu, une cuillerée pour le Bris, une cuillerée pour Madame de Romilly = de la bouillie. Résultat, comme le remarque l'excellent Montaigne, les carottes sont cuites... et nous avec.

Écrit par : FGuichard | 22 avril 2008

Triste comme une histoire d'amour qui prend fin...

Écrit par : Pendariès | 22 avril 2008

Mais non, Pendariès ! Mais non… D'ailleurs, les histoires d'amour prennent-elles vraiment fin — pour un homme ?
JPB
PS. Et puis les histoires d'amitié sont encore plus compliquées que les histoires d'amour, ce me semble…

Écrit par : brighelli | 22 avril 2008

Malheureusement, pour faire passer les suppressions de postes aux lycéens, Darcos répond par de la démagogie. Rappelons que l'UNL et la Fidl sont ultra-minoritaires. Cher M. Brighelli, vous pouvez dire à Darcos, que les demi-mesures ne servent à rien, car la gauche institutionnelle ne l'approuvera jamais et la droite, partisane d'une vraie réforme anti-pédagogiste, risque de se détourner de lui, alors qu'elle voit encore en lui un espoir de rénovation de l'éducation. Il suffit de voir les réactions sur les nombreux blogs. Les pédagogos traitent Darcos de réac, et les anti pédagogos commencent à marquer leur déception, au sujet de l'avant projet de réforme des programmes du français au collège.

Écrit par : Romain | 22 avril 2008

Il était inévitable que les réformes de Darcos ne soient qu’une des figures de ce dont Sarkozy est le nom ; que la reprise de la critique du pédagogisme ne soit qu’une stratégie pour tenter de rallier à elles une partie des enseignants ; que les principes républicains lui soient plus un problème qu’un exigence à satisfaire.

"On est plus en 1905", disait pour tout argument - peu importe le contexte - un membre du gouvernement, illustrant parfaitement ce mélange de désir de niveler la France sur les autres démocraties occidentales et de mépris du citoyen - consistant à ne pas se sentir tenu de se justifier à lui et à ne surtout pas s’adresser à sa raison - qui compose la politique de ce gouvernement.

Écrit par : Pli | 22 avril 2008

Merci à JPB : " Respect ! "...

...Et à Montaigne (vous avez entièrement raison sur l'antisémitisme déguisé en antisionisme. Voyez la diarrhée verbale de "contre la campagne antichinoise" à la fin du fil "la chèvre et le chou" et ma réponse, courte).

Je me doutais bien que ça finirait comme ça. C'était trop beau pour être vrai, comme on dit.

Et pourtant j'avais et j'ai encore de l'estime pour X. Darcos, mais il y a le petit bonhomme au-dessus qui salit tout ce qu'il touche.

Coincé, il va l'être de plus en plus. A sa place, je démissionnerais avant que ça ne devienne intenable mais je ne suis pas à sa place.

Meirieu et les autres doivent être contents. Naïf que j'étais, je ne comprenais pas pourquoi Meirieu avait l'air de faire du gringue à Sarkozy ces derniers temps.

Yfig a bien raison...ma place est dans les bois avec les renards et les sangliers...

(Je me raccroche en pensant à l'élève renvoyé de cours que j'ai un peu aidé ce matin)

Et ils arrivent à se regarder en face, le matin quand ils se rasent, sans avoir envie de sa cracher à la g...tous ces gens-là ?

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

On retiendra de tout cela une leçon : il n'est pas possible de se débarrasser du cancer pédagogo-démago par un traitement homéopathique tout en finesse. Seule une méthode "brute force", comme diraient les Ricains, peut donner des résultats, une bonne vieille thérapie au six-coups.

Il est extrêmement dommage que Xavier Darcos n'ait pas agi à temps, car il est désormais trop tard : si cela peut être fait, ce ne peut l'être que par un autre.

Écrit par : moot | 22 avril 2008

Édito paru dans le dernier numéro de Pédagogies-magazine.

MÉTIER D’ENSEIGNANT : FAUT-IL SAUVER LE RAPPORT POCHARD ?

Les commissions ministérielles, on le sait, sont faites soit pour enterrer les dossiers soit pour lancer des ballons d’essai. La commission Pochard sur « les évolutions de la fonction et du métier d’enseignant » n’a pas échappé à la règle, et l’enterrement s’est fait, cette fois-ci, en fanfare. En effet, la veille de la présentation de ses travaux, un quotidien titra que le plus en vue de ses membres avait proposé de proportionner le salaire des enseignants à leur mérite. Celui-ci démentit vigoureusement avoir fait cette proposition hérétique, protesta du sérieux des travaux de la commission, et en démissionna bruyamment. Le vacarme s’accrut avec l’ouverture sur la Toile d’un site de notation des professeurs par leurs élèves. Devant le tollé syndical, le ministre s’appliqua à calmer le jeu : on verrait si le site était légal ; quant à la commission Pochard, il se réservait de reprendre, peut-être, certaines des pistes tracées dans son Livre vert dans un Livre blanc. Plus tard.
Or, parmi ses pistes, y en a-t-il qui méritent d’être retenues ? C’est toute la question. Que contient donc ce rapport si proprement torpillé ? Certes pas la proposition qui a déclenché passions et canular, mais un ensemble de mesures technocratiques aux antipodes de celles qu’il faudrait prendre pour rendre à la fonction de professeur le prestige et l’autorité qu’elle a perdus ces dernières décennies.
Pilotage déconcentré du système, autonomie accrue par la création d’une personnalité juridique pour les écoles primaires, nomination à la tête des collèges et lycées de directeurs extérieurs à l’enseignement, progression à la marge des rémunérations sous forme de primes etc., on nage dans le dogmatisme managérial. Et que dire du pré-recrutement d’élèves professeurs parmi les jeunes des quartiers sensibles et de la bivalence des enseignants du secondaire ? Quotas professionnels sur critères sociaux, fragilisation des connaissances disciplinaires : quel type d’enseignants les membres de la commission Pochard avaient-ils en vue en émettant ces idées ? On croit le comprendre : des animateurs destinés, faute de l’instruire, à encadrer, à moindres frais, la population d’âge scolaire. « Sous les pavés, la plage », disait-on naguère. « Sous la bien- pensance gestionnaire, la régression culturelle », pourrait-on dire aujourd’hui.
Le ministre, homme habile et fin lettré, bon connaisseur du système et de ses niches technocratiques, s’est empressé de remiser le rapport Pochard sur l’étagère poussiéreuse où s’entassent les copies d’experts. Il avait, il est vrai, un autre fer au feu, avec la réécriture des programmes de l’école primaire, entreprise courageuse et urgente. D’utilité publique, celle-là, si elle débouche sur une réelle remise à niveau. Quant aux salaires des enseignants - à peine plus que le SMIC pour un débutant - ils attendront.
Guy Morel
Secrétaire du Groupe de Recherches Interdisciplinaire sur les Programmes (GRIP) qui suit le réseau d’écoles pilotes SLECC (Savoir Lire Écrire Compter Calculer), Guy Morel est l’auteur de L’horreur pédagogique et du Petit vocabulaire de la déroute scolaire (Ramsay 1999, 2000) et du chapitre sur l’enseignement du français dans La débâcle de l’école ( X.F de Guibert , 2008 ), livre collectif dirigé par Laurent Lafforgue.

Écrit par : guy morel | 22 avril 2008

Question : L'Education Nationale a pour mission d'instruire ou d'éduquer ?
Il semble que la question soit tranchée ! Eduquer !
Visiblement, ce n'est pas une question de gauche ou de droite. C'est une question d'opinion publique.
Les parents, en majorité, de droite comme de gauche, sont contents de pouvoir se décharger sur l'école pour élever leurs gosses.
Ils sont contents de pouvoir les mettre le plus tôt possible en maternelle , c'est moins cher que la nounou et c'est déculpabilisant. Dans peu de temps, la pression sera telle qu'on demandera aux instits de les rendre propres. On parie ?

Ils sont contents également qu'on apprenne aux enfants les règles de la vie en société; d'où la demande croissante des parents en matière d'éducation civique.
Plus tard , ils sont contents qu'on les emmène en voyage, au théatre, au musée, au Parc Astérix etc.
Dès qu'on parle d'un problème sociétal dans les médias, on a la réponse immédiate : faut éduquer les enfants, faut leur apprendre ça à l'école.
Ces parents ne se rendent pas compte des conséquences en matière de transmission des connaissances, d'autres s'en rendent compte mais s'en fiche, genre crétin de base.

Avant de me prendre une volée de bois vert ( c'est dingue, ce que je prends dans la figure ! Certains de vos blogueurs M. Brighelli sont charmants ...Gratuitement, juste pour le plaisir ! mais, j'en ai vu d'autres ), je signale que mon choix se porte sur l'instruction. Eduquer mes enfants, je m'en charge.

Je remarque aussi que les profs eux-mêmes sont partagés sur le rôle de l'école.

Il semble que les partisans de l'école-nounou-clubmed, profs et parents, pèsent plus lourd sur la balance.

Comme Darcos aura quand même une certaine pression de la part de son électorat de droite plus à cheval sur la transmission des savoirs, on peut imaginer que le privé aura bientôt quelques compensations.

J'ai donc compris, je vais aller chercher des dossiers d'inscription pour mes enfants dans la boîte privée pas trop loin de chez moi. J'ai de la chance , ce lycée privé a une excellente réputation !

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?

Écrit par : sarah | 22 avril 2008

oh, ba, ils doivent être ravis....toujours cons, toujours ravis....les 53% d'imbéciles qui avaient voté pour le "président du pouvoir d'achat" onnt adhéré à cette foutaise "remettre la France en marche"...comme si elle avait jamais été en panne. Maintenant , maccache les lunettes, maccache les quenottes. Tu as des palpitations cardiaques et t'habite à Langogne??? crève. Ton fils habite le XIXème et t'es fauché, allez zou, Ambition Cornet de Shit.... et qu'ça saute!!! ahaha v'z'allez voir, on va les faire marner, ces fainéants....on va remettre la France sur les rails, pendant que 67% du réseau ferroviaire est si mal entretenu par RFF que les trains onnt une vitesse limitée à 65 voire moins à l'heure.....a la vôtre....

Écrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008

Bizarre quand même: Florence a cessé de nous écraser la gueule à coup de talon....

Écrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008

Bizarre quand même: Florence a cessé de nous écraser la gueule à coup de talon....

Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008


montaigneàcheval
vous vous trompiez .
Si vous le voulez, relisez mes échanges avec Jérémy. Si vous ne voulez pas, ne le faites pas. Ce n'est pas vraiment important. Vous pensez ce que vous voulez , moi je n'écrase personne à coup de talons.

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Il était inévitable que les réformes de Darcos ne soient qu’une des figures de ce dont Sarkozy est le nom ; que la reprise de la critique du pédagogisme ne soit qu’une stratégie pour tenter de rallier à elles une partie des enseignants ; que les principes républicains lui soient plus un problème qu’un exigence à satisfaire.

Tout ce qu'il fait est stratégique et donc forcément contradictoire. Ce serait parfait s'il pouvait empêcher les uns de capter les signaux destinés aux autres.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Ah bon, Florence ,et ça...le coup des 18 heures, ça, je ne vous le pardonne pas....


"Les enfants dont les parents sont absents aux réunions profs parents, sont-ils responsables de leurs parents ?
Méritent-ils donc moins d'attention ? Méritent-ils votre mépris ?
A ce compte là , Camus serait resté à croupir dans un taudis algérien !
Les parents qui assistent à toutes les réunions méritent-ils aussi votre mépris ?
Finalement , tout le monde mérite votre mépris !

Vraiment, changez de boulot !
Il y en a vraiment assez de tout ce fric dépensé en vain pour des profs comme vous emplis de mépris !
Faites de la place aux autres, à ceux qui ne pleurnichent pas, à ceux qui en veulent !
Les mecs qui baissent les bras à la première difficulté, les enfants n'en n'ont pas besoin. Les mecs qui pleurnichent sur leur pauvre sort '"dix-huit heures par semaine ! en plus il faut rencontrer leurs connards de parents à ces connards de mômes ! "
Au boulot Jérémy ! Un peu de courage , un peu de ténacité, un peu d'indulgence, un peu d'humanité !
Que diable !
Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Écrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008

montaigneàcheval
vous oubliez la suite de nos échanges ! vous prenez des morceaux choisis, ceux qui vous arrangent! mais si vous ne voulez pas comprendre, c'est comme vous voulez.
Je ne suis pas prof et quand je lis des réactions tellement vives contre le fait de passer une seconde de plus avec les enfants, je le prends mal. car il se trouve que je voudrais bien moi aussi qu'il y ait de l'instruction dans les écoles. je me mets donc en colère et puis, on discute avec Jérémy vivement et avec d'autres qui m'ont répondu gentiment et je comprends le problème. Du reste Jérémy a également compris ce que je voulais dire.
Mais si cela vous amuse de continuer de vous payer ma tête, faites donc , je vous en prie

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?

Ecrit par : sarah | 22 avril 2008

Pas bien, mais souvenez-vous de ce qu'ils avait aligné en face.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Mais bon sang, pourquoi Darcos fait-il allégeance à ces pédagos qui ne jouent pas franc jeu avec lui? C'est quand on lui montrera la porte de sortie qu'il comprendra qu'il n'y a pas à traiter avec pareil ennemi, qu'il ne faut pas leur laisser l'once d'un avantage. Crapules ils ont été, crapules ils resteront. Quand on flingue l'instruction de tant d'élèves depuis tant d'années, qu'y a -t-il à espérer de ces gens pourris qui veulent garder leurs pouvoirs? Puisqu'il risque une "libération forcée" sous peu notre ministre mais qu'il y mette le paquet! Il n'a plus rien à perdre!
C'est quoi ces politiques en tutus qui font un pas en avant et trois en arrière! C'est quoi ces pleurnicheries? Il est ministre ou pantin, Darcos?
La France va vraiment être le dernier pays où l'on ne transmet plus rien. Les petits Vénitiens de la primaire au lycée hantent les musées. Et pas comme nos élèves qui y voient une occasion de sortie et d'amusement. Tous les jours, dans tous les musées où j'étais, de la classique galerie de l'académie au palazzo Grassi ( très bien ce qu' a fait Pineau, pour une fois qu'on avait un mécène , on a trouvé le moyen de le laisser partir, vive la France!), et jusqu'à la fondation Gugenheim, des élèves, des élèves et encore des élèves. Des élèves partout. Et pas que des élèves friqués. Le ghetto à Venise, c'est pas riche, riche! Avec des cours, des vrais cours d'histoire de l'art et de bonnes interventions de professionnels des musées. Et des élèves qui ne sont pas en train de faire un atelier de dessin, vautrés par terre pour exprimer leur génie comme j'ai pu le voir mult fois en France.
Mais enfin, il n'est pas encore cuit, Darcos, et puisqu'on agite le spectre de l'expulsion, eh bien qu'il fasse un feu d'artifice avant la reconduction à la frontière!

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Jérémy
je vous le dis sincèrement, je n'ai rien à vous reprocher personnellement ! peut-être sommes-nous les uns et les autres devenus affreusement susceptibles à force d'entendre de critiques générales :
Je suis parente d'élèves , déléguée, sérieuse , de bonne volonté et sans cesse j'entends le discours accusant les parents de ne pas s'occuper de leurs enfants.
J'imagine que de votre côté , vous êtes un prof consciencieux et que sans cesse, vous entendez des critiques sur les profs qui ne sont pas sérieux !
Alors, certains soirs de fatigue, on prend la mouche ! On déteste ce genre de généralités et puis, on tombe dedans, sans savoir vraiment pourquoi ! Juste parce que vous comme moi, on aimerait bien que cela marche mieux et que cette situation est exaspérante, pour nous, parents comme pour vous, profs. On se sent impuissant et on voudrait trouver un coupable !
Encore désolée ! J'espère que vous n'êtes plus en colère !
Bonne nuit Jérémy

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008



Juste pour montaigneàcheval

Du reste , je viens seulement de lire le poême d'amour que vous m'aviez dédié ! merde, fiente etc. Avec tout un délire sur la bonne-femme avec son scénic qui va à Auchan. Un cliché digne de TF1 !
Je ne suis pas allée jusqu'au bout ! Pourquoi faire ? Vous vouliez briller en me faisant du mal. Dérisoire montaigneàcheval....
J'espère au moins que vous êtes fait plaisir

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Mais enfin, il n'est pas encore cuit, Darcos, et puisqu'on agite le spectre de l'expulsion, eh bien qu'il fasse un feu d'artifice avant la reconduction à la frontière!

Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Si duchessa, mais c'est comme dans "Le Guépard". Tout le monde n'a pas les c... de Garibaldi, surtout ceux qui ont le pouvoir.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Je ne suis pas allée jusqu'au bout ! Pourquoi faire ? Vous vouliez briller en me faisant du mal. Dérisoire montaigneàcheval....
J'espère au moins que vous êtes fait plaisir

Ecrit par : Florence | 22 avril 2008


Montaine, dites quelque chose de gentil à Florence, même en grognant. Ca me fend le coeur !

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Si duchessa, mais c'est comme dans "Le Guépard". Tout le monde n'a pas les c... de Garibaldi, surtout ceux qui ont le pouvoir.

Ecrit par : Robin | 22 avril 2008

Non, Maître Robin, ne m'ôtez pas mes dernières illusions sur la gent masculine...

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?

Ecrit par : sarah | 22 avril 2008

A écouter les brèves de salles des profs -- qui en valent bien d'autres -- je peux vous assurer qu'ils se bouffent les doigts jusqu'au coude et qu'ils vont bientôt ressembler à la Vénus de Milo : c'est même à cela qu'on les reconnaîtra.
Cela dit, si la cruchette picto-charentaise avait eu quelque chose de convenable à dire sur l'école, l'instruction et la transmission, on n'en serait sans doute pas arrivé là. Mais malgré la présence de Chevènement à ses côtés, il était facile de comprendre que Meirieu and co veillaient dans la coulisse, "à l'agachon" comme on dit dans les Basses-Alpes. Bref, les enseignants qui ont voté Sarko ont d'abord voté contre Meirieu, Frackowiak, Zakartchouk, Antibi et j'en passe.
Je ne leur cherche aucune excuse (on est libre de s'exprimer pour qui on veut, heureusement) , mais il est clair qu'ils ont opté pour celui qui, croyaient-ils, les malmènerait le moins.
Pour ma part, j'ai voté blanc, ne pouvant faire confiance à ce petit bonhomme inculte et fier de l'être, capable de dire des sottises plus grandes que lui (OK, ce n'est pas difficile, je vous l'accorde...) sur "La Princesse de Clèves", et de récidiver ces derniers temps, comme on l'a vu sur le blog de Pierre Assouline.
A élites incultes, réformes brutalement gestionnaires, quelles qu'aient pu être à la base les bonnes intentions du ministre ...

Écrit par : FGuichard | 22 avril 2008

Réalités politiques

Lors de la toute récente émission "Riposte" j'avais remarqué deux aspects difficiles à concilier :
l'éreintage salubre de la catastrophe pédagogiste (le pauvre Meirieu et le - non moins - ridicule Lang bien rossés ! ) ET en même temps un malaise, une réserve, une distance, vis à vis du ministre, certes sensible aux bonnes idées républicaines, mais tenu à de drastiques coupures budgétaires, et sans doute soucieux de son avenir politique, comme ils le sont TOUS.
C'est un peu le même équilibre instable du dernier livre de JPB ("A bonne école"). Comment faire avancer la cause du retour à l'instruction publique - seule espoir pour sauver l'école française - contre le marécage fangeux et nauséeux du pédagogisme, avec, par exemple, ses immondes "séquences" ponctuées d'ORL, et autres billevesées du genre TPE ... sans pour autant cautionner cette droite dure qui ne rêve que de coupes sombres voulues par Bruxelles, l'OCDE, etc.
Les propos arrangeants de Darcos pour se concilier les forces obscurantistes n'ont pour but, évidemment, que de préserver son seul avenir politique.
La seule vraie bataille est celle de l'opinion publique. Quand elle aura vraiment conscience de la nocivité des séides post-jospiniens de Meirieu avec leurs IUFM qui sont les bouges où ils s'abreuvent encore, on pourrait espérer qu'elle fasse pression sur les politiques pour jeter par la fenêtre ces institutions parasitaires. C'est là qu'il y aurait pourtant de vraies économies à faire ! Mais je crains moi aussi que, si Darcos ménage ce "milieu" ("milieu" au sens de "touche pas à mon grisby, salope !"), c'est que des ambitions le tourmentent gentiment.
La "lettre à Xavier", c'est un retour au réel. Une douche un peu froide.

Écrit par : JPL | 22 avril 2008

Quelqu'un au ministère pour stopper les projets de programmes débiles prévus en LP?
Je ne veux pas de la séquence "des goûts et des couleurs depuis le XVIe" ni faire Diderot au Bengladesh!

Écrit par : ProfAnonyme | 22 avril 2008

Robin
rassurez-vous, mon coeur se porte bien et j'en profite pour vous dire que j'ai lu l'autre jour votre réponse jusqu'au bout ( il est vrai plus courtoise que celle de mac ) qui m'a fait comprendre des choses. Comme quoi la courtoisie est toujours à privilégier !

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Les propos arrangeants de Darcos pour se concilier les forces obscurantistes n'ont pour but, évidemment, que de préserver son seul avenir politique. ( JPL)

Si c'est cela, JPL, si c'est vous qui avez raison, mais je veux toujours croire qu'il y a encore des gens bien qui croient à ce qu'ils font de manière désintéressée et qui ne sont pas des salauds, si c'est cela, si ses concessions sont là uniquement pour ne pas "se griller" politiquement et personnellement, alors il faut le laisser tomber, net.

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

A élites incultes, réformes brutalement gestionnaires, quelles qu'aient pu être à la base les bonnes intentions du ministre ...

Ecrit par : FGuichard | 22 avril 2008

On a connu des élites cultivées dans le passé qui ont fait preuve d'une rare brutalité et d'autres aussi cultivées qui ont programmé la destruction de l'instruction.

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Bonjour

Je crois que les professeurs républicains devraient chercher à faire quelque chose avec les bibliothècaires.

Personnellement, j'enrage à l'idée que 17 % des élèves sortent du Primaire illettrés car il ne pourront pas bénéficier d'un accès libre et autonome à un savoir encyclopédique et que ce sera la faute des pédagols si je ne pourrais pas faire mon (futur métier) de bibliothécaire avec ces enfants.

Je crois qu'il existe une alliance objective entre professeurs républicains et bibliothécaires dans la mesure où ils sont tous deux pour la défense des lumières et de l'encyclopédisme.

N'y a-t-il pas des actions concertées de communications possibles ?

Des associations comme Sauver les lettres ou Reconstruire l'Ecole travaillent-elles avec des Associations de bibliothécaires ?

Écrit par : johnmarguerite | 22 avril 2008

"(C. Sibille au chômage bouhouhou)... bref, le rêve."

Ecrit par : Loki | 22 avril 2008

Vous avez des rêves d'une grandeur déraisonnable, mon ami!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Quelqu'un aurait-il un lien concernant l'émission: "Ripostes", de dimanche dernier? Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai aucune confiance en les résumés qui en ont été faits ici, (Jean, JPL, etc), et je préfère m'en faire une opinion plus personnelle!!!
Merci d'avance!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Les propos arrangeants de Darcos pour se concilier les forces obscurantistes n'ont pour but, évidemment, que de préserver son seul avenir politique. ( JPL)

Si c'est cela, JPL, si c'est vous qui avez raison, mais je veux toujours croire qu'il y a encore des gens bien qui croient à ce qu'ils font de manière désintéressée et qui ne sont pas des salauds, si c'est cela, si ses concessions sont là uniquement pour ne pas "se griller" politiquement et personnellement, alors il faut le laisser tomber, net.

Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Je crois qu'hélas c'est la pression de l'opinion qui est la clé de l'orientation qui sera retenue. Des enquêtes d'opinion sont sûrement menées.
Il faut dire clairement qu'il faut trancher entre Instruction et Education avec les conséquences qui en découlent.
Hélas je ne suis pas certaine que l'Instruction gagne.

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Madame Florence la courtoisie est sans aucun doute à privilégier, mais encore faut-il que votre interlocutrice ne sorte pas des choses qui sont de véritables chiffons rouges, surtout moi qui ai la tête près du bonnet. Maintenant, me direz-vous, vous n'étiez, en l'occurence, pas mon interlocutrice, que je me suis immiscé dans une conversation qui ne me concernait pas.Certes. sauf qu'n blog, c'est collectif. C'est une sorte de copropriété intellectuelle, pour le meilleur et le pire. Alors oui, la moutarde m'est montée au nez. Vous ne sauriez, Madame, le nombre d'avanies, de saloperies qu'on a dû digérer depuis 25 ans que nous sommes profs...alors soyez charitable et daignez accepter mes excuses sincères et attristées...

Écrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008

Quelqu'un aurait-il un lien concernant l'émission: "Ripostes", de dimanche dernier? Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai aucune confiance en les résumés qui en ont été faits ici, (Jean, JPL, etc), et je préfère m'en faire une opinion plus personnelle!!!
Merci d'avance!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

ça fait toujours plaisir...merci de votre confiance....

Écrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008

Correctif à "réalités politiques" : le dernier livre de JPB, ce n'était pas "A bonne école" mais bien sûr "FIN DE RÉCRÉ" !

L'essentiel est que cela ne devienne pas "illusions perdues" pour les "splendeurs et misères" d'un ministre trop "courtisan" ...

Écrit par : JPL | 22 avril 2008

montaigneàcheval
j'accepte avec plaisir vos excuses et sachez que je suis toute déconfite encore de vous avoir blessé. Je ne comprenais pas et j'ai interprété de travers. La colère est venue et la colère n'est pas souvent bonne conseillère.
Excusez-moi à l'avance s'il m'arrive à nouveau de mal interpréter et n'hésitez pas à m'expliquer votre point de vue avec la verve qui semble vous être habituelle !

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

@ christophe sibille

Voilà :
http://www.france5.fr/ripostes/

Écrit par : catmano | 22 avril 2008

Voilà le lien demandé pour la video en haut débit de l'émission RIPOSTE passée récemment sur France 5 :

http://www.france5.fr/ripostes/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/008867/28/riposte_20080420.asx

NB : le pare feu de Windows XP semble devoir être débloqué pour pouvoir visionner et écouter ...

Écrit par : JPL | 22 avril 2008

Quelqu'un aurait-il un lien concernant l'émission: "Ripostes", de dimanche dernier? Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai aucune confiance en les résumés qui en ont été faits ici, (Jean, JPL, etc), et je préfère m'en faire une opinion plus personnelle!!!
Merci d'avance!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Il faut toujours se faire une opinion personnelle!
Voyez le cas de Meirieu: celui qui se fie à sa renommée de "grand pédagogue" (on se demande bien ce qu'il a fait de "grand", ce bavard impénitent), de "brillant pédagogue", comme l'a qualifié imprudemment Serge Moati, est loin de se douter de la médiocrité réelle du personnage. Alors que quand on en a lu une seule ligne on est fixé!

L'émission est visible en tapant "Ripostes" sur Gogol.

Écrit par : Jean | 22 avril 2008

Non, Maître Robin, ne m'ôtez pas mes dernières illusions sur la gent masculine...

Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Sur la gent politique, ça ne gênerait pas plus que ça, sur les hommes, un peu plus...Mais, comme disait Stendhal, les hommes ont beaucoup à apprendre des femmes (de certaines en tout cas) en matière de courage et de "virilité d'esprit" (Dans son esprit, c'était un compliment, comme dans celui de Malatesta).

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Vous ne pourrez pas dire que l'on ne vous entend pas, Christophe.

Écrit par : catmano | 22 avril 2008

Dans un article Philippe MEIRIEU nous parle de sa préoccuptation face aux nouveaux programmes...

"Ils s'intègrent dans un cadre global qui plie devant le consumérisme ambiant. (...) Il s'agit (...) de flatter démagogiquement une partie de la population mal informée. Ils donnent l'illusion qu'il suffit de faire des exercices, d'apprendre par coeur pour obtenir des résultats. (...) En réalité, ces programmes signifient l'abandon des objectifs d'émancipation que s'étaient fixés les penseurs de l'école républicaine comme ceux de "l'éducation nouvelle". (...) Il est question de produire des élèves calibrés. Cette nouvelle école est imaginée comme une entreprise et l'élève est une marchandise évaluable. (...) La société a déclenché des comportements chez nos propres enfants qui nous effraient et nous inquiètent : les gêneurs, les turbulents, les hyperactifs, les violents, les déprimés sont là, sous nos yeux. On prend peur et on essaie de compenser ce que notre société a elle-même engendré. Nous les avons fabriqués par une société de l'hyper-rapidité, de la consommation. Les programmes cèdent à la tentation de la contention disciplinaire. Cette conception de l'école relève pour moi du libéralisme autoritaire, (...) autoritarisme à l'intérieur de l'école, (...) comme l'a expliqué le Président, après tout, pourvu qu'il y ait les résultats, toutes les pédagogies se valent !"



Mais comment peut-on dire de telles choses en 2008 après 25 ans de catastrophes en chaîne ?

**"Ils s'intègrent dans un cadre global qui plie devant le consumérisme ambiant."

Quel est le rapport entre la société de consommation et savoir conjuguer le verbe être sans faute ?

**"Ils donnent l'illusion qu'il suffit de faire des exercices, d'apprendre par coeur pour obtenir des résultats".

C'est sûr, la systématisation et la répétition d'exercices pour vaincre une difficulté s'est perdue. Et on voit le résultat. Tout va bien. Chaque enfant rentre aujourd'hui en 6ème et sait écrire et lire correctement et a tous les bagages pour suivre une scolarité du secondaire correcte. Qu'est-ce qu'on est con de changer les choses alors que tout va bien !

**"ces programmes signifient l'abandon des objectifs d'émancipation que s'étaient fixés les penseurs de l'école républicaine comme ceux de "l'éducation nouvelle"."

Ceux-là même qui sont partisans de la grande Psycho-pédagogie didactico-masturbatoire et qui ont précipité l'exigence, le savoir, la culture et l'instruction dans le néant ou quasiment. Mieux vaut une société de consommation de masse de connaissances au rabais ras les marguerites... Ben voyons, comme ça, on baigne tous dans un minimum devenu même le sous-minimum, mais du moment qu'on est ensemble, qu'est-ce qu'on est heureux. La mixité que ça s'appelle. Et vivement dimanche qu'on s'emmanche.
"Cette nouvelle école est imaginée comme une entreprise et l'élève est une marchandise évaluable."

**Alors là, Philippe, t'as trop forcé sur la moquette. Quand tu les roules, faut enlever tout le synthétique et ne laisser que le coton. Dans le cas contraire, tu vois ce que tu es capable de dire ! Une entreprise est faite pour faire de l'argent, pas une école que je sache. Et à titre personnel, je n'ai jamais mis mes élèves en vente.

**"La société a déclenché des comportements chez nos propres enfants qui nous effraient et nous inquiètent : les gêneurs, les turbulents, les hyperactifs, les violents, les déprimés sont là, sous nos yeux. On prend peur et on essaie de compenser ce que notre société a elle-même engendré."

L'éternel air de violon. Si je suis malade d'hyperactivité ou de dépression, c'est à cause d'une société qui ne me comprend pas. Si je casse la voiture du voisin, c'est pour faire comprendre qu'on aurait au moins pu m'offrir la même. Philippe, on peut avoir des idées de gauche et refuser l'idéologie de la culture de l'excuse et du tout permissif. Bats-toi plutôt pour que les libéraux ne nous imposent pas une médecine à deux vitesses. Ca aidera à ce que l'hyperactivité et la dépression continuent à être prises en charge et traitées comme les maladies qu'elles sont effectivement., Et ce quels que soient les revenus des patients.

**"Les programmes cèdent à la tentation de la contention disciplinaire. Cette conception de l'école relève pour moi du libéralisme autoritaire, (...) autoritarisme à l'intérieur de l'école"

Une discipline minimum est nécessaire dans une société et donc à l'école. Cela fait 20 ans qu'on peut dire "casse-toi connasse, va te faire lécher grosse pute" à sa prof de français. Tu ne penses pas qu'il est temps que ça s'arrête ? Tu es de ceux qui estiment que le collègue qui a giflé l'élève après s'être fait insulter doit passer en cour d'assise ? Heureusement pour lui, la peine de mort est abolie.

**"Comme l'a expliqué le Président, après tout, pourvu qu'il y ait les résultats, toutes les pédagogies se valent !"

Sarkozy a suffisamment dit de conneries depuis même pas un an. Pour une fois que ce qu'il dit peut être intéressant ou débattu positivement, ne le condamne pas. Et puis la tolérance, c'est aussi accepter qu'un enseignant n'utilise pas la pédagogie "officielle" que toi et tes collègues qui n'avez jamais vu une classe de votre vie nous imposez depuis vingt ans. S'il peut même poursuivre selon son bon-vouloir sans devoir se justifier devant son IEN ou son IPR avec un représentant syndical qui joue en fait le rôle d'avocat, c'est mieux. Ca aussi, c'est accepter l'autre dans sa différence. Même si celui-ci n'a pas ses entrées au ministère, ou dans tous les IUFM et rectorats de France.

Conclusion : Mon pauvre Meirieu, vivement que tu partes à la retraite.

Nicolas

Écrit par : Nicolas | 22 avril 2008

Questions : à quoi est-dûe , selon vous, l'audience accordée à Mérieu alors que le simple constat de la réalité crève les yeux ?
Qu'est-ce qui se joue derrière ? Qui est derrière Mérieu ? Il n'est pas tout seul. Il est soutenu. Par qui ?
Comme je ne connais l'école que de l'extérieur, je n'ai pas d'explications mais peut-être JP Brighelli en a une et qu'elle est quelque part sur ce blog ? Si oui, où ?

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Vous êtes des naifs et des rêveurs ! Vous y avez vraiment cru ou vous faites semblant ? Vous parlez beaucoup, et vous espérez seulement que l'opinion comprenne ? Mais l'opinion veut de gentils animateurs qui encadrent les gosses ! Il vaudrait mieux se demander ce qu'on peut faire maintenant pour éviter le massacre , au lieu de se lamenter ! Mais chaque fois qu'il s'agit de montrer vraiment les dents, moi, j'entends toujours la même réponse :"Oh non ! on ne peut pas boycotter le bac blanc , ça pénalise les élèves et ça mécontente les parents !" Quand on a peur de faire sauter un malheureux bac blanc , c'est qu'on est indécrottable et on a que ce qu'on mérite ! LE BAC APPROCHE, le vrai cette fois ! DONC NE FAISONS RIEN ! ça ne pourrait que déplaire et être mal perçu dans l'opinion si, pour SAUVER NOTRE STATUT , on décidait de le boycotter ! Ou de mener d'autres actions qui pourraient être vraiment et enfin efficaces ! Pitié , évitez les vidéos avec cierges qu'on éteint et tout le pathos à 2 balles des kermesses de fin d'année , c'est inutile et on passe pour des clowns ! Autant faire un pélerinage à Lourdes !

Écrit par : Un observateur | 22 avril 2008

En réalité, ces programmes signifient l'abandon des objectifs d'émancipation que s'étaient fixés les penseurs de l'école républicaine comme ceux de "l'éducation nouvelle". (...) Il est question de produire des élèves calibrés.
(Meirieu)

Il est proprement épouvantable, ce Meirieu! Il est comme ça depuis vingt ans, et il se trouve assez d'imbéciles pour croire qu'il y a dans ce verbiage faussement intellectuel une pensée humaniste!

Écrit par : Jean | 22 avril 2008

Je sais que je me répète : prenez un homme de bon sens et faites-en un ministre... Il n'y en a pas un pour racheter l'autre !
Résistons, plus que jamais, et vive le FFI (Forces Fondamentales de L'Instruction) !

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

Il est proprement épouvantable, ce Meirieu! Il est comme ça depuis vingt ans, et il se trouve assez d'imbéciles pour croire qu'il y a dans ce verbiage faussement intellectuel une pensée humaniste!

Ecrit par : Jean | 22 avril 2008

Des imbéciles, il s'en trouve à la pelle !

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

Vous êtes des naifs et des rêveurs ! Vous y avez vraiment cru ou vous faites semblant ? Vous parlez beaucoup, et vous espérez seulement que l'opinion comprenne ? Mais l'opinion veut de gentils animateurs qui encadrent les gosses !

Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008

Cette situation est regrettable mais il faut reconnaître aussi que le discours ambiant a été et est encore : " on va vous les éduquer vos enfants ".
Si on continue ce discours on aura encore plus d'école-clubmed ( version Aulnay-sous-bois ), Si on change de discours, si on dit clairement aux parents " vos enfants vous les élevez, nous ont les instruits; chacun son job " , je ne sais pas s'ils l'accepteront.
Pourtant, les mieux placés pour éduquer leurs moutards, ce sont quand même les parents ! Comment sont-ils assez stupides pour croire une seconde que d'autres vont s'en charger ! Les profs ne sont pas candidats à l'adoption et c'est bien normal.
Je me demande si la série TV "l'instit" n'a pas fait beaucoup tort à l'éducation nationale.
(Pitié, ne tirez pas, je n'ai jamais regardé cette série dégoulinante de bons sentiments !)

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

"nous on les instruit !"
pas la forme aujourd'hui mais désolée, je suis scientifique pas littéraire, j'en appelle à votre indugence.

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Sur la gent politique, ça ne gênerait pas plus que ça, sur les hommes, un peu plus...Mais, comme disait Stendhal, les hommes ont beaucoup à apprendre des femmes (de certaines en tout cas) en matière de courage et de "virilité d'esprit" (Dans son esprit, c'était un compliment, comme dans celui de Malatesta).

Ecrit par : Robin | 22 avril 2008

Ah, Maître Robin, si vous le prenez sur ce terrain-là, en me citant Stendhal et Malatesta...

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Résistons, plus que jamais, et vive le FFI (Forces Fondamentales de L'Instruction) !

Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Oui, mais c'est pas à nous deux qu'on va faire sauter le train !
Je crie à nouveau :Vive le FFI !

Écrit par : Un observateur | 22 avril 2008

"Vous ne pourrez pas dire que l'on ne vous entend pas, Christophe."

Ecrit par : catmano | 22 avril 2008

Je ne l'ai jamais dit, Catmano! Ni pensé!
Je remercie tous ceux qui ont proposé les liens, et vais regarder cela tranquillement! Et, Montaigneàcheval, je ne voulais pas être désobligeant avec vous, mais, "sur ce coup-là", Jean a raison! Il vaut toujours mieux une opinion personnelle!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Retraite d'office :
C'est qu'il ne veut pas décrocher, le Philippe Meirieu, car à la Retraite, il y est déjà ! Mais comme le Gabriel Cohn Bendit, il n'arrive pas à "décrocher". Ils n'ont pas besoin de découper et fumer leur moquette pour délirer. Seulement l'idée que les instituteurs (alias professeurs d'école) et les profs du second degré puissent disposer d'une réelle liberté pédagogique, avec simplement des objectifs à atteindre (du genre savoir lire, écrire, calculer, par exemple ! ), ça, il peuvent pas l'encadrer. Si chaque enseignant a la faculté de s'y prendre comme il veut (ou comme il peut !) pour arriver à ses fins, c'est à dire hisser un maximum d'élèves au niveau requis de connaissances et de culture générale, sans qu'on vienne le harceler sur la "méthode", up to date, alors là, ça va plus du tout. Parce qu'alors, où serait le POUVOIR des IUFM, des IPR cooptés, de l'INRP, des chaires de "sciences de l'éducation", des guignols qui animent des stages pédagogiques, etc.? L'idée que l'école pourrait un jour (I have a dream ...) retrouver ses fondamentaux, comme on dit dans le rugbyland radsoc du sud-ouest, sans que EUX en soient crédités, leur petit ego minable et bureaucratique en est malade, absolument malade. Il ne faut surtout pas que ce qu'ils ont mis toute une vie à détruire soit un jour rebâti. L'éducation ("citoyenne", tout ça, etc.) devra toujours primer la très réactionnaire transmission des savoirs (bourgeois bien sûr). Ces vieilles vestales plus très fraîches veulent continuer d'exister en passant à la TÉLÉ. Au nom de la préservation d'un temple en ruines, qui n'est que le lupanar des théories catins de leur cervelle rancie.

Écrit par : JPL | 22 avril 2008

@un observateur
Je suis d'accord avec vous, les collègues sont des trouillards et manquent pour la plupart de courage. On leur a tellement bourré le mou avec "l'intérêt des élèves" qu'ils n'osent même pas toucher au bac blanc, pourtant source d'engueulades maousses et de règlements de comptes entre eux.
Mais il suffit parfois de quelques collègues décidés pour retourner la situation. Je me souviens qu'il y a un bail, dans le grand lycée de centre ville où j'enseignais, nous avons boycotté les conseils du 2e trimestre et n'avons pas rempli les bulletins. A la place de l'appréciation, un coup de tampon, exigeant satisfaction des revendications. J'ai oublié lesquelles, d'ailleurs (suppressions de postes, je crois). Du coup, les couards qui avaient rempli les papiers apparaissaient isolés. Aucune sanction n'a été prise, les conseils n'ont pas eu lieu, et basta.
Ce qui me fout en pétard, c'est que ce sont ces pleutres qui font dans la bienpensance et s'indignent des vilains Français qui ont collaboré avec Hitler. Résister aujourd'hui est autrement moins dangereux, et ils risquent peu . On imagine ce qu'ils auraient fait en 40! Je rappelle que les proviseurs ont pour la plupart signalé les profs juifs bossant dans leurs lycées!
C'est pourquoi j'apprécie toujours, malgré ses outrances, les grands coups de gueule de MAC, parce qu'ils sont sains et toujours brillants. On aimerait en entendre autant au Palais Bourbon, ce qui était le cas autrefois,.
@ nicolas
Meirieu est en retraite, ce me semble, en tout cas, il est assez âgé pour ça!
Le problème, c'est qu'on voit toujours les mêmes à la télé. Qui signalera aux Moati et autres qu'il y a d'autres "spécialistes" , y compris en Sciences de l'Education, et qui tiennent de tout autres discours?

Écrit par : arlette Schmitt | 22 avril 2008

Cette réforme, poursuit-il, exige des enseignants un "aggiornamento important": une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées. Pour le ministre, "le métier enseignant doit s'adapter à la société": "il faut qu'ils acceptent de devenir des éducateurs
Brighelli dixit

Donc la théorie du complot est tout à fait réaliste !
Et on a trouvé comment nous occuper 35 heures . Après les cours, on sera conseillers d'orientation, surveillants d'études et puisqu'il est question de supprimer les CDI
( pourquoi des livres ?)on fera office de documentalistes ! Reste la question du ménage ! Le plan de Ségolène est mis à exécution et ceux qui ont voté pour elle n'ont pas à le regretter, tout le monde est servi ! Ou plutôt desservi !

Écrit par : Un observateur | 22 avril 2008

"les proviseurs ont pour la plupart signalé les profs juifs bossant dans leurs lycées! "

Avez-vous des chiffres fiables ?

Écrit par : Helisenne | 22 avril 2008

Sap.............erlotte!

Écrit par : Saperlipopette | 22 avril 2008

Merci pour le lien vers "Riposte" que je n'avais pu regarder.

Lang a été incorrect avec Natacha Poloni et très agressif. Il guigne manifestement le poste de Darcos. On dirait un vélociraptor traité au Bottox. Il a l'air fin de demander le maintien du latin et du grec que lui et ses "amis" (complices plutôt) ont flingué.

Meyrieu fait profil bas, genre "mais je n'ai jamais dit cela" "Je n'ai jamais été contre le par coeur"...Tu parles ! Parlant des lycées, il a dit "Ils envoient des textos en se cachant sous la table". Il ne peut s'empêcher de débiner implicitement ses "collègues" (façon de parler, il n'a pratiquement jamais enseigné). A évoqué le lycée napoléonien (on rêve) : 2 heures de cours, 6 heures d'étude. Tout, y compris le retour au lycée napoléonien, plutôt que les cours "magistraux" où l'on apprend quelque chose.

Natacha Polony : très bien, très percutante...En particulier sur la mauvaise foi intellectuelle des concepteurs des programmes de 2002 de prétendre que ceux de 2008 comportent moins de français, alors qu'ils ont comptabilisé les heures d'Histoire sous prétexte qu'on enseigne l'Histoire en parlant français ! (très fort ce "décryptage sémantique")

JPB : a un peu moins parlé que les autres, mais a dit ce qu'il fallait dire.

Davidenkof a apporté des éléments intéressants au débat, en particulier les réponses à l'enquête "A quoi sert le lycée?" :

1°) réussir aux examens 2°) apporter une culture générale 3°) favoriser l'insertion professionnelle 4°) favoriser l'épanouissement personnel.

Mais il a eu tendance à affadir le débat et à renvoyer tout le monde dos à dos.

X. Darcos : S'est montré calme et poli et a défendu "son" programme avec de vrais arguments. Il a bien montré que la question des moyens était montée en épingle.

Que ça ne vous empêche pas de regarder vous-mêmes et de vous faire votre propre idée.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Vous pensez ce que vous voulez , moi je n'écrase personne à coup de talons.

Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Tout est relatif! Vous croyez bien vous-même qu'on vous écrase la gueule à coup de talons quand on vous fait remarquer que la banlieue de la ligne de Sceaux des années soixante-dix n'a rien à voir avec ce qu'on entend à présent par banlieue pourrie. Mais alors rien à voir! Je sais, j'y vivais aussi.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

"les proviseurs ont pour la plupart signalé les profs juifs bossant dans leurs lycées! "

Avez-vous des chiffres fiables ?

Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008

Je ne crois pas qu'il y ait des chiffres, mais ce sont des choses bien connues. Vous savez que d'après les lois raciales promulguées par le gouvernement de Vichy, les professeurs d'origine juive n'avaient plus le droit d'enseigner.

J'ai l'exemple précis d'une professeur agrégée demandant et se voyant refuser un poste d'institutrice dans le département où je vis actuellement à cause de ses origines juives, j'ai eu entre les mains l'échange de correspondance.

Ce qui s'est passé, Hélisenne est à mourir de honte...Et je ne parle pas des enfants et des adolescents que leurs camarades voyaient apparaître avec l'étoile jaune cousue au revers de leur manteau et disparaître définitivement "dans la nuit et le brouillard". (Nacht und Leben)

Il y a eu aussi des gens courageux (un instituteur d'origine alsacienne arrêté pour faits de Résistance et un plaidoyer en sa faveur de l'inspecteur d'académie) : autre document que j'ai transmis avec autorisation au pdt. du conseil général qui écrit sur ce sujet .

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?

Ecrit par : sarah | 22 avril 2008

Pas bien, mais souvenez-vous de ce qu'ils avait aligné en face.

Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Quelque chose de similaire mais qui était annoncé sans fard! Je vous avais dit à l'époque que je votais pour ceux d'enface en fonction de critères sans rapport avec l'Ed. Nat. puisque, tout bien compté, ça allait être du pareil au même pour cette affaire-là.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Il faudrait peut-être lier tout cela :
- Réforme des concours d'enseignements : (rumeurs persistantes) suppression et master d'enseignement (?). Quant aux compétences disciplinaires ???
- Réforme de la fonction publique : élargissement du recrutement des contractuels.
- nouveau lycée : de l'encadrement.
D'où le nouveau professeur : un contractuel qui court après un poste (recruté par le proviseur) moyennement ou peu compétent dans les disciplines mais plein d'idées de dynamique de groupe.
Ca me rappelle le Canada (au moins dans les années 80) où les futurs profs étaient aux mains des sciences de l'éducation et où j'ai rencontré des profs de maths en niveau 3ième qui ne savaient pas résoudre des exercices de seconde du programme français. Et bien sur, les gens aisés mettaient leur gamin dans le privé (en particulier dans les lycées français).
Je plains mes futurs collègues !!!
JLS

Écrit par : jls | 22 avril 2008

Je ne suis pas allée jusqu'au bout ! Pourquoi faire ? Vous vouliez briller en me faisant du mal. Dérisoire montaigneàcheval....
J'espère au moins que vous êtes fait plaisir

Ecrit par : Florence | 22 avril 2008

Ce n'est pas sûr. Prenez MàC comme le hurlement de douleur de celui qui a la queue coincée dans une porte fermée. Si vous avez le courage, remontez d'un an et demi. Vous verrez ce qu'il m'a mis. C'est ni à moi ni à vous qu'il s'en prend, c'est à la porte fermée.
Sa porte n'est pas la vôtre ou c'est la même mais vous êtes d'un côté et lui de l'autre. Enfin, un truc du genre.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Très juste, jls, car les programmes c'est aussi du pipeau. Comment instruire dans ces conditions de travail, qui ravalent le prof au rang de nounou-bonne à tout faire ? Oui, il faut plaindre les futurs profs et surtout ouvrir des cours privés FFI ( Forces Fondamentales de l'Instruction) !

Écrit par : Un observateur | 22 avril 2008

Pas si pourrie que ça si vous avez eu Capellovici comme prof! D'ailleurs, vos parents auraient-ils détourné la carte scolaire en vous mettant en russe première langue?
Châtenay Malabry, Antony, Bourg la Reine, Massy, Verrières le Buisson. Comme banlieues pourries, y'a pire!

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008

j'ai fait allemand 1ère langue et à l'époque Bagneux était dans la carte scolaire de Lakanal. Je ne sais pas si c'est encore le cas. De plus, je confirme mon opinion sur Bagneux. S'il y a sur ce blog des profs du collège Romain Rolland, qu'ils disent ce qu'il en est.
Concernant la phrase que vous citez :
"Vous pensez ce que vous voulez , moi je n'écrase personne à coup de talons."
je répondais à Montaigneàcheval qui m'avait interpelée avec cette expression. Vous n'étiez en aucun cas concernée.

vous étiez à Lakanal aussi ?

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Ce n'est pas sûr. Prenez MàC comme le hurlement de douleur de celui qui a la queue coincée dans une porte fermée. Si vous avez le courage, remontez d'un an et demi. Vous verrez ce qu'il m'a mis. C'est ni à moi ni à vous qu'il s'en prend, c'est à la porte fermée.
Sa porte n'est pas la vôtre ou c'est la même mais vous êtes d'un côté et lui de l'autre. Enfin, un truc du genre.

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008

C'est vrai que ça doit faire mal !

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Vous êtes des naifs et des rêveurs ! Vous y avez vraiment cru ou vous faites semblant ? Vous parlez beaucoup, et vous espérez seulement que l'opinion comprenne ? Mais l'opinion veut de gentils animateurs qui encadrent les gosses ! Il vaudrait mieux se demander ce qu'on peut faire maintenant pour éviter le massacre , au lieu de se lamenter !

Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
Evidemment! Une poignée de naïfs rêveurs face à une marée de gars qui veulent du pain et des jeux avec le discours lénifiant qui enrobe le tout.
Vous devriez fréquenter les petites mamans du Café du Commerce, celles qui boivent un café rallongé puisqu'un expresso les empêcherait de dormir vu qu'elles en foutent pas une rame de la journée à part claquer le RMI, les Allocs et l'aide au logement en bidouilles. Leurs momes, elles les envoient à l'école pour pouvoir s'épanouir, elles, et les faire éduquer. vouzallez pas leur demander de les éduquer pour que l'école les instruise?????????????
Exemple de connasse: elle balance son illettré limite psychotique en sixième malgré la désapprobation des enseignants de primaire qui conseillent tout sauf ça. Elle se scandalise quant, à la énième incartade, à la énième heure de colle, le collège, le 22/04 à 9H00, appelle en priant les parents de venir chercher de toute urgence le barjot de douze ans qui vient de se rouler par terre en classe de français en braillant la chanson "Fernande".
Elle comprend pas que les professeurs soient aussi peu "éducateurs"!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
ELLE COMPREND PAS!
J'vous jure, Florence, c'est du vécu de ce matin!
Faut pas s'étonner si Meirieu a de l'audience, dix fois plus que le malheureux Brighelli. Il est fatiguant ce Brighelli...

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

vous étiez à Lakanal aussi ?

Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Juste en prépa Véto. Avant, j'étais au lycée Fustel de Coulanges de Massy de sept 73 à juin 76, comme Catmano d'ailleurs.
C'est surtout en sixième/cinquième, au CES, que c'était hard. Rien à voir avec maintenant, cependant, car la discipline était ferme et le personnel de surveillance nombreux. Y'avait un pion à l'entrée et à la sortie et fallait présenter son carnet de correspondance avec photo pour entrer ou sortir, même qu'on était plus de mille. C'est plus à l'extérieur qu'on fouettait un peu, le kilomètre collège-maison était un peu long, on se déplaçait en groupes compacts. Le plus galère, c'était les vols plus que les agressions.Après, au bahut, c'était plus cool, la banlieue était domestiquée. De toute façon, on sortait toujours en groupe.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Mac a la queue coincée dans une porte???
Ah mais je ne savais pas.
Ca explique sa hargne c'est vrai! J'espère que le gland n'est pas trop irrité (non là je ne parle plus de Mac).
Heureusement qu'il ne se surnomme pas Montaigne de Cheval, on pourrait croire qu'il y a une interférence avec sa queue, coincée donc dans cette cette porte.
Mais comment a-t-il fait? C'est à croire qu'il la laisse traîner n'importe où.

Écrit par : Loki | 22 avril 2008

Je me demande si la série TV "l'instit" n'a pas fait beaucoup tort à l'éducation nationale.
(Pitié, ne tirez pas, je n'ai jamais regardé cette série dégoulinante de bons sentiments !)

Ecrit par : Florence | 22 avril 2008

La série a du moins promu l'image d'un instit assistant social. Quand on sait l'influence de la télé sur les masses solubles, il est évident que la série a fait du tort, au sens où nous l'entendons.
De toute façon, la télé fait du tort. A cet effet, j'aimerais citer les 8 thèses de l'essayiste allemand Günther Anders :

Phénoménologie de la télévision

1. La télévision nous dérobe la possibilité même de l’expérience. En ingurgitant des expériences toutes faites, notre faculté de perception, notre faculté de jugement se mettent au diapason des images déversées. La seule expérience sensible qui reste est celle du mur d’images, livré à domicile à l’état liquide, imperceptible comme jugement et inaccessible à la critique.

2. De ce fait, il nous devient impossible de distinguer réalité et représentation. En devenant réalité, la représentation n’usurpe pas la place de la réalité, elle absorbe la réalité dans la représentation. La seule réalité est celle qui, susceptible de se mettre en scène, apparaît comme image.

3. Dès lors que le fantôme du monde devient matrice du monde, il conditionne une « imitation inversée ». Chaque image (Bild) tend à prendre la forme d’un idéal (Vorbild). Le monde avant ou après l’image n’a plus le droit d’exister qu’à titre de décalque du décalque.

4. La livraison liquéfiée et liquéfiante nous transforme en consommateurs permanents et nous fige dans la position de la passivité du nourrisson. De même que nous voyons des images d’un monde auquel nous ne participons pas, nous entendons des discours auxquels nous ne pouvons répondre. Voir devient ainsi du voyeurisme, écouter (hören) une variante de l’obéissance (Hörigkeit). Comme les images qui présentifient un monde absent, nous sommes, en tant que spectateurs, présents et absents tout à la fois.

5. La passivation équivaut à une perte de liberté. Mais à une perte de liberté qui ne se manifeste pas comme telle. Devant la télévision, nous ne faisons pas l’expérience de la passivité. Au contraire, nous nous retrouvons dans la position d’une toute-puissance et d’une omniscience virtuelles, vécues comme jouissives. Le monde est à la portée de la main qui tient la télécommande.

6. Du fait d’être gavé d’images, nous sommes gorgés d’idéologie. Les images isolées, séparées, décontextualisées interdisent toute représentation cohérente d’un ensemble, d’une situation, d’un fait, concrets. Cette parcellisation de l’image conditionne une sorte de cécité causale face à l’ici et au ceci.

7. L’infantilisation machinale nous fige dans la phase « orale industrielle ». L’assimilation de nourriture en vient à constituer le seul modèle de l’expérience.

8. Afin d’être le plus largement comestible, l’image doit être désamorcée. Dans le flot sursaturant des images, les différences s’estompent pour laisser place au nivellement harmonieux. De même qu’un grand nombre d’enseignes lumineuses se neutralisent et donnent lieu à une lueur uniforme (Antiquiertheit des Menschen 2, p. 336), de même les images télévisées nous précipitent dans une indifférence générale où rien ne compte plus parce que tout y est unique et extraordinaire. L’ouverture intégrale au monde est la contrepartie de la cécité complète du spectateur.

Günther Anders, Antiquiertheit des Menschen 2, p. 252-256
Editions Beck C. H. 2002

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

Il y a eu aussi des gens courageux (un instituteur d'origine alsacienne arrêté pour faits de Résistance et un plaidoyer en sa faveur de l'inspecteur d'académie) : autre document que j'ai transmis avec autorisation au pdt. du conseil général qui écrit sur ce sujet .

Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Au Cours complémentaire de Nyons, la directrice accueillait des gosses de juifs quasi-gratos et les planquaient soigneusement. Je suppose que l'Inspecteur n'y a pas regardé de trop près? Y'en a eu plein, des gens courageux qui ne se jugeaient qu'honnêtes!

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Mac a la queue coincée dans une porte???
Ah mais je ne savais pas.

Ecrit par : Loki | 22 avril 2008

Loki, vous semblez oublier que, hélas, cent fois hélas, non tantum je suis une infecte parente d'élève, sed etiam bêtérinaire. Nous ne parlons pas de la même queue, me semble-t-il?

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Dobo vous oubliez que j'ai un très mauvais esprit.

Écrit par : Loki | 22 avril 2008

Et un bêtérinaire parent d'élève, c'est un libéral!
Horreur! Cacaboudin! Manque de smiley, ici.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Rebonjour la compagnie,
bien triste de lire ce fil, après tous ces efforts...

En passant, pour Robin, une coquille minime mais malencontreuse... Nacht und Nebel, plutôt que Leben.

A plus tard
Bon courage

Écrit par : D'Enguell | 22 avril 2008

Dobo vous oubliez que j'ai un très mauvais esprit.

Ecrit par : Loki | 22 avril 2008

Et un bêtérinaire parent d'élève, c'est un libéral!
Horreur! Cacaboudin! Manque de smiley, ici.

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008

Ah, mais non, je n'oublie rien de rien. Je garde toujours un chien de ma chienne. Déformation professionnelle, je suppose?

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

De toute façon, la télé fait du tort. A cet effet, j'aimerais citer les 8 thèses de l'essayiste allemand Günther Anders :


Günther Anders, Antiquiertheit des Menschen 2, p. 252-256
Editions Beck C. H. 2002

Ecrit par : Magister | 22 avril 2008

Y'a quand même un malaise. Je constate que, parmi mes connaissances, ceux qui ont évité la télé à leurs gosses, en n'en ayant pas à la maison, ont les mêmes affreux que nous.
Ce doit être comme la vaccination? En effet, il est entendu, scientifiquement, que si 80% de la population est vacciné, ça protège tout le monde, même les pas vaccinés, quasi à 100%.
A noter que les pas vaccinés sont les mêmes que les pas-télé, à 99%...
Que pensez-vous de vos non-télés/non vaccinés dans vos classes de maternelle/primaire/collège?

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

faire avaler, en même temps, une mutation irréversible du métier même d’enseignant qu’ils ont refusée avec acharnement du temps de feu Robien et de la réfection des "décrets de 1950
écrit par Brighelli.

Pour faire avaler la pilule, je subodore qu'on cherchera à pousser les "vieux" vers la sortie, en leur proposant des retraites anticipées "avantageuses". Dans le seul but d'avoir les coudées franches pour parachever la mutation du métier ! Ce qu'on appelle dégraisser le mammouth ! Ô bravitude ! Ô décrépitude !

Écrit par : Un observateur | 22 avril 2008

Robin, si je demande des chiffres précis sur les proviseurs qui ont déclaré les professeurs juifs sous l'occupation, c'est parce que je me méfie "des choses bien connues". Il est par exemple "bien connu", en Espagne, que les gardes civils, en 36-39, étaient tous des bourreaux qui avaient trahi la République au profit des généraux du coup d'Etat. Or, il se trouve que selon des chiffres rapportés par des historiens, environ 50 % des gardes civiles sont restés fidèles au gouvernement légitime, et qu'ils l'ont d'ailleurs chèrement payé par la suite.
Il est aussi bien connu que la France de 40 était collabo, on nous le dit et répète depuis l'enfance, or il est beaucoup moins connu que lorsque le port de l'étoile jaune a été décrété, des citoyens non juifs ont décidé de porter des étoiles jaunes fantaisistes (certains se sont d'ailleurs retrouvés au Vel'd'hiv).
Il est "bien connu" que la France a été collabo, il est moins connu qu'il s'agit du pays occupé où les juifs ont été le moins déportés.
Il est également "bien connu" que les policiers et les gendarmes étaient des salauds qui collaboraient aux rafles, il est beaucoup moins connu que Yad Vashem les donne comme exemple de Justes.
Cela dit, je n'idéalise pas la situation, et je sais que la France toute entière résistante est un mythe.

Écrit par : Helisenne | 22 avril 2008

Et pour certains, il est également "bien connu" que les profs sont de gros flemmards payés à ne rien faire.

Écrit par : Helisenne | 22 avril 2008

De toute façon, la télé fait du tort , dit Magister


Mais ils ne la regardent plus depuis qu'ils passent leur temps devant l'ordinateur, à jouer, chatter, ou faire des "recherches" pour leur TPE !

Écrit par : Un observateur | 22 avril 2008

Verrières le Buisson. Comme banlieues pourries, y'a pire!

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008


Ah quand Malraux débarquait pour voir sa Louise, c'était l'amiral qui monte à bord !

Écrit par : Sergio | 22 avril 2008

De toute façon, la télé fait du tort , dit Magister


Mais ils ne la regardent plus depuis qu'ils passent leur temps devant l'ordinateur, à jouer, chatter, ou faire des "recherches" pour leur TPE !

Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008

Ah, ben ouiche alors!
De la part d'une "maman d'élèves"...
Gros bisous!

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Voilà une nouvlle qui ne donne pas le moral... Devons-nous pour autant abandonner le combat ? Comment Xavier Darcos peut-il dire des choses pareilles après avoir écrit "l'art d'apprendre à ignorer" et déclaré qu "il fallait en finir ave 30 ans de pédagogisme" ?

Penchons effectivement pour la ruse...avec la crainte, déja exprimée par B. Kuntz fin août 2007 dans un éditorial que nous n'ayions effectivement tout à perdre puisque "de toute façon, "ils" seront dans la rue...". Il en rajoutait une couche le 19 mars en ré-affirmant : "Puisque de toutes façon Xavier Darcos n'aura d'autre solution que d'affronter ces forces-là, qu'il renonce donc à leur complaire"... Nous pensions sans doute tous peu ou prou la même chose sur ce blog.

En revanche, que l'on ne vienne pas nous faire la leçon comme quoi "vous aviez voté Sarko... ? Et bien éduquez maintenant !"
C'est un peu facile. Que fallait-il faire ? Voter Gogolène et se retrouver nez-a-nez avec Meirieu ou Frackowiack ministre de l'EN ? A la limite je peux tout à fait comprendre qu'on ait voté blanc...

Au moins, si le pédagogisme redevient la doctrine officielle incontournable, nous pourrons toujours nous parer d'un refus comme le même Frackowiack qui expliquait à l'Arène de France sur un plateau télé que de toute façon, "on n'obéit jamais aux ordres qui viennnent d'en haut " (il a dit cela lorsque de Robien lui intimait devant les caméras l'ordre d'abandonner la méthode globale, vous vous souvenez ?).

Sinon, un rêve... Darcos premier ministre et Brighelli ministre de l'éducation nationale. Pour cette fois-ci faire le ménage au lance-flamme. Le Kärcher ne sera sans doute pas suffisant.

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Il est "bien connu" que la France a été collabo, il est moins connu qu'il s'agit du pays occupé où les juifs ont été le moins déportés.
Il est également "bien connu" que les policiers et les gendarmes étaient des salauds qui collaboraient aux rafles, il est beaucoup moins connu que Yad Vashem les donne comme exemple de Justes.
Cela dit, je n'idéalise pas la situation, et je sais que la France toute entière résistante est un mythe.

Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008

D'un mythe à l'autre, il n'y a qu'un pas. La France est adepte de l'autoflagellation et n'idéalise jamais. Ce que d'autres ne se gênent pas de faire, nous flagellant au passage.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Si on change de discours, si on dit clairement aux parents " vos enfants vous les élevez, nous ont les instruits; chacun son job " , je ne sais pas s'ils l'accepteront.

Ecrit par : Florence

Ben non. Pour les plus riches (s'imaginer qu'il n'y a de carences éducatives que chez les gosses de pauvres est une façon bien étroite de voir les choses), leurs carrières en pâtirait. Pour les plus pauvres, ils ne parviendraient plus à joindre les deux bouts.

Écrit par : moot | 22 avril 2008

Merci pour cet article sinistre qui reflète assez bien la difficulté où se trouvent aujourd'hui tous ceux qui ont voté Sarkozy pour avoir Darcos et qui regardent Darcos reculer sous la pression de la clique à Sarkozy.
Oui, Sarah a raison de demander :"Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?
Biensûr que je me sens mal. Très mal. J'attends de voir si mes espérances de progrès (de refondation de l'école) sont seulement en "échec" ou déjà "échec et mat". Mais je plaide non-coupable. Nous en sommes là parce qu'il s'est passé l'imprévisible : au lieu de gouverner à droite comme prévu, Sarkozy s'est mis à se prendre pour Napoléon III et à s'imaginer qu'il avait assez de génie pour rallier les ténors de la gauche (d'où la comédie de "l'ouverture"). Seulement, n'est pas Napoléon III qui veut. Oui, vraiment, je plaide non-coupable : je ne pouvais pas deviner que ce petit bonhomme, censé de droite, censé républicain et raisonnable ( soutenu par quelques têtes intelligentes qui attiraient la confiance, Fillon et Darcos entre autres), prendrait pour mentors élyséens, en matière d'éducation et d'université, toutes les vieilles peaux de la mitterrandie et toute l'arrière-boutique des "franc-macs" de la "technostructure". Oui, JPL, vous avez bien raison, tout ça est bien triste.
Seulement les stratèges à la manque de l'Elysée devraient réfléchir à ceci : Ségolène n'est pas passée (de même que Jospin en 2002) parce que les profs, sans voter à droite, n'ont pas voté à gauche (la trahison de Jospin-Allègre leur a servi de leçon). Cassez la fragile neutralité actuelle de la France qui pense, renoncez à rétablir la transmission des savoirs et portez au pinacle la garderie, cultivez l'"anti-prof"isme de comptoir, transformez ce pauvre Darcos en Allègre de service, avec bénédiction nuptiale Lang-Darcos sous le dais du Nouvel Obs, et je ne donne pas cher de votre avenir politique. En tous cas, ce n'est pas moi qui empêcherai qu'on vous pende.

Écrit par : Marie | 22 avril 2008

Sinon, un rêve... Darcos premier ministre et Brighelli ministre de l'éducation nationale. Pour cette fois-ci faire le ménage au lance-flamme. Le Kärcher ne sera sans doute pas suffisant.

Ecrit par : Manu | 22 avril 2008

Mauvaise bonne idée ! Je déconseillerais fortement à J-P Brighelli d'accepter une telle proposition, si d'aventure... Il y perdrait son âme, assurément (ou son poste assez rapidement).

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

Elle n'est peut-être pas bonne, mais je crois qu'il y a des choses qui ne s'achètent pas... JPB plier devant les pédagogistes alors que tant de fois il a risqué sa peau ? La garde meurt, mais ne se rend pas... Et qu'aurait-il à perdre de ne rester ministre que deux mois ? Au moins, ce serait l'occasion de rigoler un peu, rien qu'en voyant la tête de Meirieu le jour de sa nomination...

Honneur au Japon: et s'il nous fallait un kamikaze ?

Banzaï !!

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Elle n'est peut-être pas bonne, mais je crois qu'il y a des choses qui ne s'achètent pas...
Ecrit par : Manu

Mais pour le reste il y a Mastercard!

Écrit par : Loki | 22 avril 2008

Dans le fond, Manu, vous avez raison. Avec Brighelli, nous aurions enfin un ministre qui en aurait...

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

"Devons-nous pour autant abandonner le combat ?"
Jamais.
De toute façon, nous pouvons nous battre sans Darcos.

Écrit par : Helisenne | 22 avril 2008

Quel humour, mon cher Loki ! Bravo !

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Parmi ceux qui brigueraient bien le poste de Darcos :
"par exemple ce brave garçon qui prétendait jadis ne plus parler la langue de bois et pensait qu’un prof gagnait 5000 € par mois"

Ah non, par pitié ! Pas lui ! Pas l'avocat ! On s'est déjà tapé le géologue Allègre, le philosophe Ferry et l'assureur Robien, épargnez-nous l'avocat Copé !

Grâce !

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Vous avez bien compris, mon cher Magister, que je souhaite bien sûr avoir raison, mais que je ne prends pas mes désirs pour des réalités. Notre désespoir est grand : il paraît que ça donne de l'énergie.

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

"Devons-nous pour autant abandonner le combat ?"
Jamais.
De toute façon, nous pouvons nous battre sans Darcos.

Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008

Tout à fait, nous le pouvons, le devons et le faisons. Vive le FFI !

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

Ah non, par pitié ! Pas lui ! Pas l'avocat ! On s'est déjà tapé le géologue Allègre, le philosophe Ferry et l'assureur Robien, épargnez-nous l'avocat Copé !

Grâce !

Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008


Avec Copé, qu'est-ce qu'on écoperait !

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

Je vais ré-écouter le discours du 18 juin 1940, ça nous donnera sûrement des idées... résistons !

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Je vais ré-écouter le discours du 18 juin 1940, ça nous donnera sûrement des idées... résistons !

Ecrit par : Manu | 22 avril 2008

genre "des professeurs parlent aux professeurs...".

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

"De la commission réunie autour de Darcos pour penser de nouveaux programmes, la quasi totalité des membres appartiennent ou ont appartenu à l'extrême-gauche [...]"
Il va "prendre des gens aussi compétents et intelligents que possible, et essayer d'en tirer la substantifique moëlle.
JPB

Mais qui sont ces gens brillants, "compétents et intelligents" ?

Je ne comprends pas que vous ne donniez pas les noms des membres de cette commission. Si je peux lestrouver par moi-même, dites-moi comment, mais sinon, pourquoi ces noms restent-ils si confidentiels ?

Autre question : n'y-a-t-il donc qu'une seule commission pour l'élaboration des nouveaux programmes de maternelle, du Primaire, du Collège ET du lycée ???

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Boaf, ça aura toujours plus de gueule que "les péda-cucus parlent aux apprenants".

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Sinon, un rêve... Darcos premier ministre et Brighelli ministre de l'éducation nationale. Pour cette fois-ci faire le ménage au lance-flamme. Le Kärcher ne sera sans doute pas suffisant.

Ecrit par : Manu | 22 avril 2008

Ce n'est pas un rêve, c'est un propos qui dénote une méconnaissance totale des pouvoirs et des équilibres politiques. C'est Sarkozy et quelques conseillers qui gouvernent, qui ordonnent et les autres obéissent ou s'en vont.
C'est aussi simple que ça. Dans ce contexte on n'a que faire d'un obscur JPB!

Écrit par : jeanh | 22 avril 2008

"Mais qui sont ces gens brillants, "compétents et intelligents" ?

Je ne comprends pas que vous ne donniez pas les noms des membres de cette commission. Si je peux lestrouver par moi-même, dites-moi comment, mais sinon, pourquoi ces noms restent-ils si confidentiels ? "

Dans l'etat ou vous êtes tous, il vaut mieux que vous n'en sachiez rien...

Écrit par : jeanh | 22 avril 2008

Je ne démords pas de ma question : QUI a fait ces programmes ? (à part vous-même, ce qui est d'ailleurs bon signe).


Mais j'indique aux professeurs de ce blog qu'ils peuvent consulter ces nouveaux programmes et s'exprimer à leur sujet grâce au lien suivant :

http://eduscol.education.fr/D0082/consult_coll_reste.htm

C'est une belle occasion de soutenir ces programmes...

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Ils ont tous défendu leur fond de commerce, avec plus ou moins de talent. Combat à peu près égal. Je ne partage pas vraiment la vision de Jean, (j'ai vraiment l'impression que nous n'avons pas vu la même émission!!!)
Par contre, accuser Meirieu d'avoir voulu la suppression de la grammaire et du par coeur à l'école est assez bizarre, (mais idéologiquement expliquable), même si on n'est pas d'accord avec la part que ceux-ci doivent prendre dans les enseignements. Surtout si l'on n'est pas d'accord, même.
Et Jack Lang a été légèrement maladroit avec Natacha Polony.
Mais Dieu, que cette femme est donc antipathique et malhonnête intellectuellement! A côté d'elle, même Eric Zemmour fait figure de saint.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Ah non, par pitié ! Pas lui ! Pas l'avocat ! On s'est déjà tapé le géologue Allègre, le philosophe Ferry et l'assureur Robien, épargnez-nous l'avocat Copé !

Grâce !

Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Oui, pitié! Mais il n'y a aucune chance! Sarko ne peut pas le sacquer.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

"Dobo vous oubliez que j'ai un très mauvais esprit."

Ecrit par : Loki | 22 avril 2008

Mais non!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

C'est une belle occasion de soutenir ces programmes...

Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Et plus encore la liberté pédagogique ! Vous vous rendez compte qu'on pourra de nouveau faire du frontal sans passer pour des demeurés, voire des monstres.

Écrit par : Magister | 22 avril 2008

(j'ai vraiment l'impression que nous n'avons pas vu la même émission!!!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Il fallait s'y attendre!

Écrit par : Jean | 22 avril 2008

Mais Dieu, que cette femme est donc antipathique et malhonnête intellectuellement! A côté d'elle, même Eric Zemmour fait figure de saint.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Antipathique toi-même, mon pote ! Et en quoi est-elle malhonnête intellectuellement ? Parce qu'elle n'est pas dans le "camp du bien" (cf Michéa) ?

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Antipathique toi-même, mon pote ! Et en quoi est-elle malhonnête intellectuellement ? Parce qu'elle n'est pas dans le "camp du bien" (cf Michéa) ?

Ecrit par : Manu | 22 avril 2008

C'est quoi, le camp du bien, ma poule?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Vous aviez besoin d'une preuve que C. Sibille raconte n'importe quoi? Hé bien la voici.

"Mais Dieu, que cette femme [Natacha Polony] est donc antipathique et malhonnête intellectuellement! A côté d'elle, même Eric Zemmour fait figure de saint."

Ecrit par : Christophe Sibille

Antipathique? Malhonnête intellectuellement? Vous devez confondre avec Jack Lang ou P. Meirieu.
Le seul défaut que je peux trouver à Natacha Polony est sa nouvelle coiffure et sa teinture blonde. Elle aurait dû garder ses cheveux longs et roux, ça lui allait bien mieux!

Écrit par : Loki | 22 avril 2008

Chers membres de mon fan-club, faites encore un effort de lucidité :

1- Je vous ai donné des gages avec mes programmes du primaire (avant de les retoucher).

2- Je donne des gages aux pédagogistes avec mes projets de lycéens-autonomes-qui-travaillent-comme-des-étudiants-en-surfant-sur-le Net.

3- Avant de dégager, je vous nique tous avec les postes supprimés, les options passées à la trappe et trépassées, vos 35h de présence, l'autonomie des établissements, les vacances rabotées, le licenciement sec si vous l'ouvrez, et autres joyeusetés.

Ne me remerciez pas, tout le plaisir est pour moi.

Écrit par : X.D. | 22 avril 2008

Vous m'avez devancé de peu Manu.
Mais il faut bien être deux pour montrer les inconsistances du petit Pangloss du blog, j'ai nommé 6-billes.

Écrit par : Loki | 22 avril 2008

transformez ce pauvre Darcos en Allègre de service, ( Marie)

Il est majeur ce grand Monsieur, non? Et si en tant qu'ex-prof il se permet de nous livrer sans état d'âme à ces pédagos et s'il oblige tous ses collègues à passer 35 h dans les établissements pour jouer les surveillants, les éducateurs et les infirmiers, c'est un infâme traître. Honte à ce collègue de prépa qui enseignait à LLG dans les années 80-90 et qui ose maintenant nous trahir tous en se révélant complice des Fracko et Meirieu. Honte à cet ex-prof qui semblerait préférer sa carrière à des idées qu'il a autrefois défendues. Honte à cet ex-collègue qui trahit la confiance que nombre de collègues ont mise en lui.
Plaider l'impuissance de Darcos, c'est bien gentil. Moi, je n'y crois pas. Ou alors son aveu d'impuissance devant une règle de trois est bien le symbole de son impuissance à défendre des idées auxquelles il croit. Si son seul désir est de rester à tout prix sur son poste, c'est lamentable et cela ne mérite que le mépris. Et pour ma part , je me prépare à toutes les grèves contre Darcos s'il nous oblige à aller faire les c... 35 h par semaine dans des bahuts pas toujours faciles. Un prof a besoin de respiration pour préparer des cours, pour les faire correctement devant des élèves. Si on nous enlève cette respiration, il vaut mieux partir. Mieux vaut 35h ailleurs qu'à mijoter dans certains bahuts de fous et à jouer les assistantes sociales. Franchement, je me demande comment des profs honnêtes qui croient en la transmission du savoir pourront accepter de passer 35h à jouer les hôtesses de l'air ou les stewards. Il ne restera plus grand-monde à part les profs de prépa à qui on foutra la paix, of course.
J'ai relu le discours en question de Darcos.
Et je me suis demandé s'il n'était pas en train de négocier avec les syndicats enseignants en sous-main: les 35h ( qui ne gênent pas les syndicats le moins du monde) contre quoi? Je ne sais pas. Un deal donnant-donnant. Vous en pensez quoi?

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Ne me remerciez pas, tout le plaisir est pour moi.

Ecrit par : X.D.

Ah ben on a bien la preuve que Xav' lit ce blog...

"Triste comme la fin d'une histoire d'amour"...

Écrit par : Loki | 22 avril 2008

"Mais qui sont ces gens brillants, "compétents et intelligents" ?

Je crois en connaître deux : Monsieur Purgon, et Toinette !
Allez, et pardon à Molière …

TOINETTE - Qui est votre médecin ?
ARGAN – Monsieur Purgon.
TOINETTE – Cet homme-là n’est point écrit sur mes tablettes entre les grands médecins. De quoi dit-il que vous êtes malade ?
ARGAN – Il dit que c’est du collège et d’autres que c’est de l’école primaire.
TOINETTE – Ce sont tous des ignorants. C’est du projet que vous êtes malade.
ARGAN - Du projet ?
TOINETTE – Oui. Que sentez-vous ?
ARGAN – Je sens de temps en temps des remises en causes personnelles.
TOINETTE : Justement, le projet.
ARGAN – Il me semble parfois que j’ai un voile dans la classe.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – J’ai quelquefois du mal à terminer le programme.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – Je sens parfois une lassitude dans tous les membres du corps enseignant.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – Et parfois, il me prend des doutes sur ma capacité à enseigner.
TOINETTE – Le projet. Vous aimez vous retrouver devant une classe ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE – Le projet. Vous aimez les Lettres et les Sciences, l’Histoire et les Arts ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE - Vous aimez à rechercher des choses qui stimulent la curiosité et l’intérêt ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE - Le projet, le projet, vous dis-je. Que vous ordonne votre médecin pour votre guérison ?
ARGAN – Il m’ordonne des nouveaux programmes.
TOINETTE - Ignorant.
ARGAN – Des répartitions annuelles.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Des exercices de structuration.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Du par cœur.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Des progressions.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Et des leçons de morale pour lâcher le ventre.
TOINETTE – Ignorantus, ignoranta, ignorantum.
Il faut que vous mettiez l’enfant au centre du système, que vous fassiez des Travaux Personnels Encadrés, il vous faut des cercles de parole citoyens, des évaluations diagnostiques par item bien identifiés, des évaluations formatives et normatives, des compétences transversales et des compétences méthodologiques, des procédures de remédiation en groupe de besoins, des demi-heures de vie de classe, des séquences en purge, des situations problèmes en clystère, du conflit socio-cognitif en saignée, pour coller et conglutiner vos savoir-faire et vos savoir-être professionnels. Croyez-moi, il vous faut un "aggiornamento important": une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées. Vous devez vous adapter à la société : il faut que vous acceptiez de devenir un éducateur. Votre médecin est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main, et je viendrai vous inspecter de temps en temps, tandis que je serai en cette académie.
ARGAN – Vous m’obligez beaucoup.
TOINETTE- Que diantre faites-vous de ces dix mille postes-là ?
ARGAN – Comment ?
TOINETTE – Voilà dix mille postes que je me ferais supprimer tout à l’heure, si j’étais que de vous.
ARGAN - Et pourquoi ?
TOINETTE – Ne voyez-vous pas qu’ils tirent toute la nourriture du côté gauche, et empêchent le côté droit de profiter ?
ARGAN – Oui, mais j’ai besoin de mes postes …
TOINETTE – Vous avez là aussi un abcès d’Instruction que je me ferais crever si j’étais en votre place.
ARGAN – Crever mon abcès ?
TOINETTE- Ne voyez-vous pas que cette Instruction incommode l’Education, et lui dérobe toute sa nourriture ?
Etc , etc.

Écrit par : chevreuil | 22 avril 2008

@C. Sibille: Ce sont ceux qui ont forcément raison parce qu'ils sont "de gauche", pour "le progrès", "les jeunes",etc., etc. comme nos deux olibrius du débat de Ripostes (Lang et Meirieu). Ce sont ces gens qui ne doutent jamais, même après 30 ans de désastre pédagogiste ("un champ de ruine" disait Guy Morel, qui intervient de temps en temps ici). Ce sont les gens qui disent que "le niveau monte" avec 40 % d'illétrés à l'entrée en 6ème.

M. Sibille, ne me dites pas que vous n'avez jamais lu Michéa... Si ? Vous pouvez bien essayer, j'ai bien lu Meirieu, moi...

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

@C. Sibille: Ce sont ceux qui ont forcément raison parce qu'ils sont "de gauche", pour "le progrès", "les jeunes",etc., etc. comme nos deux olibrius du débat de Ripostes (Lang et Meirieu). Ce sont ces gens qui ne doutent jamais, même après 30 ans de désastre pédagogiste ("un champ de ruine" disait Guy Morel, qui intervient de temps en temps ici). Ce sont les gens qui disent que "le niveau monte" avec 40 % d'illéttrés à l'entrée en 6ème.

M. Sibille, ne me dites pas que vous n'avez jamais lu Michéa... Si ? Vous pouvez bien essayer, j'ai bien lu Meirieu, moi...

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

@ Christophe Sibille

Natacha Polony était très bien sur Ripostes. Quant à Eric Zemmour, ses réflexions sont d'une intelligence rare à la télévision. Si ses interlocuteurs le trouvent arrogant, c'est tout simplement parce qu'ils manquent de culture et qu'ils sont décontenancés au point de ne plus savoir quoi lui répondre!

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 avril 2008

35 h par semaine dans des bahuts pas toujours faciles. Un prof a besoin de respiration pour préparer des cours, pour les faire correctement devant des élèves. Si on nous enlève cette respiration, il vaut mieux partir

Des cours ? Mais tout le monde s'en fout !

Écrit par : Un observateur X.D | 22 avril 2008

3- Avant de dégager, je vous nique tous avec les postes supprimés, les options passées à la trappe et trépassées, vos 35h de présence, l'autonomie des établissements, les vacances rabotées, le licenciement sec si vous l'ouvrez, et autres joyeusetés.

Ne me remerciez pas, tout le plaisir est pour moi.

Ecrit par : X.D. | 22 avril 2008

Il y a plusieurs mois, j'avais dit à JPB qu'on n' avait plus qu'à allumer des petites bougies devant le ministère; pas content le JPB à l'époque. Et puis on se laisse embarquer, on se dit qu'il faut bien faire confiance aux gens, que tous ne sont pas intéressés, tous ne sont pas des crapules...
Si Darcos est obligé de faire ce que lui dit la bande de Sarko, et si cela ne lui plaît pas. Mais qu'il DEMISSIONNE! Un peu de courage! Il y a eu des romains courageux; il doit savoir...

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Les programmes du collège sont très bien, surtout en ce qui concerne la grammaire et le re-cloisonnement des disciplines (la grammaire, c'est la grammaire).

Cependant, il y a quelques problèmes, que je expose non pas par désir de critiquer, mais parce que ça m'inquiète, et ce sont des points qui prêtent le flanc dangereusement à la critique :

1) Les concepteurs des programmes se rendent-ils compte que "Comment Wang-Fo fut sauvé" est déjà compliqué pour nos secondes et nos premières ??? Alors en sixième... Pourquoi ne pas avoir proposé Marcel Aymé, grand absent de la liste ? Et les fables d'Anouilh en plus de celles de La Fontaine ?

2) Le programme de lectures en 5eme est irréalisable.
"Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, une oeuvre choisie par exemple parmi les oeuvres suivantes :
- un roman de Jules Verne ;
- Robinson Crusoé* de Daniel Defoe ;
- Vendredi ou La Vie sauvage de Michel Tournier.
- L’Ile au Trésor de Robert Louis Stevenson ;
- Croc-Blanc, L’Appel de la forêt de Jack London."
Je pense que vous vous êtes rendu dans plusieurs classes actuelles où l'on avait fait lire un de ces romans en oeuvre intégrale ? Aucun de mes Secondes actuels ne le lirait.

3) Pour les oeuvres antiques et médiévales, "une version modernisée ou adaptation de qualité est recommandée ; un astérisque les signale." On va encore devoir acheter les insipides adaptations de l'Ecole des Loisirs ? Gilgamesh par Bottéro, ça a de la gueule ! Un bel extrait de cette oeuvre, c'est un plaisir partage entre le prof et les élèves. Mais alors Gilgamesh en littérature jeunesse, c'est une horreur. La Chanson de Roland, c'est pareil : il faut en lire des extraits dans la traduction inégalée de Dufournet (ou dans celles de ses collègues médiévistes). Mais si c'est pour en étudier une adaptation modernisée, je n'en vois pas l'intérêt.

4) Il y a des choses qui font peur : le subjonctif passé en 5eme, notamment, ça marche avec qui ? Et j'aimerais bien savoir qui pense qu'en quatrième, on peut faire étudier Louise Labé, Philippe Jaccottet, ou... Yves Bonnefoy ! Vous n'avez pas vu les Terminales L s'arracher les cheveux sur Bonnefoy (je le sais, je l'ai enseigné pendant deux ans à ces Terminales). Comment un gamin de treize ans peut-il lire Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy ?!

Ce sont des points de détail, qui n'entâchent pas l'impression générale (c'est un soulagement par rapport aux programmes actuels), mais qui mériteraient discussion.

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Triste comme la fin d'une histoire d'amour"...

Ecrit par : Loki | 22 avril 2008

Une histoire d'amour ne met en cause que deux ou trois, allez, quatre personnes au plus. Là, il y a du monde!

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

"M. Sibille, ne me dites pas que vous n'avez jamais lu Michéa... Si ? Vous pouvez bien essayer, j'ai bien lu Meirieu, moi..."

Ecrit par : Manu | 22 avril 2008

Je ne lis pas Meirieu, et je n'aime pas le football.


"@ Christophe Sibille

"Quant à Eric Zemmour, ses réflexions sont d'une intelligence rare à la télévision. Si ses interlocuteurs le trouvent arrogant, c'est tout simplement parce qu'ils manquent de culture et qu'ils sont décontenancés au point de ne plus savoir quoi lui répondre!"

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 avril 2008

Si vous en êtes réduit à ce type d'arguments, c'est que vous ne savez vraiment pas quoi dire.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

On s'en fiche des programmes Jérémy: à 35h plus personne n'aura la force de les appliquer avec tout ce qu'il y aura à faire en plus! Les programmes, c'était un leurre pour calmer les anti- pédagos!

Écrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Un ministre , ça ferme sa gueule ou ça démissionne !

Écrit par : JP Chevènement | 22 avril 2008

Chevreuil, je vous aime.

Molière aussi (il me l'a dit).

Bon par contre les enfants, ne vous disputez pas, va falloir que ce blog cause des programmes du collège, parce que mine de rien, on y est, là : la réfection des programmes est entamée (on ne peut pas dire qu'on ait été informés très tôt, mais bon...) et la consultation est en cours (j'ai donné les liens plus haut).

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Pour le foot, je ne vois pas le rapport. Le fait que Michéa en soit parallèlement passionné est un pseudo-argument en dessous du minable. "L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes" ne porte pas sur le foot, que je sache.

Et à propos d'argument, si vous m"expliquiez pourquoi la brillante Natacha Polony est-paraît-il- "intellectuellement malhonnête" selon vos propos ?

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Oops ! Mon précédent message s'adresse bien sur à C. Sibille.

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

On s'en fiche des programmes Jérémy: à 35h plus personne n'aura la force de les appliquer avec tout ce qu'il y aura à faire en plus! Les programmes, c'était un leurre pour calmer les anti- pédagos!

Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008

Je ne suis pas d'accord : d'abord il est trop tôt pour jeter l'éponge : on n'est pas encore à 35heures. Ensuite, si on se désintéresse des programmes, on se désintérese du reste, et donc aussi du nombre d'heures et de tâches à faire.

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Manu, Sibille et Artaud, "allons au fait, je vous prie !"
Vous vous disputez pour rien, là.

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

"Quant à Eric Zemmour, ses réflexions sont d'une intelligence rare à la télévision. Si ses interlocuteurs le trouvent arrogant, c'est tout simplement parce qu'ils manquent de culture et qu'ils sont décontenancés au point de ne plus savoir quoi lui répondre!"

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 avril 2008

Il y a des jours où ce blog schlingue.

Écrit par : destop | 22 avril 2008

Des faits - ou des arguments - c'est précisément ce que je demande à M. Sibille. L'espoir fait vivre.

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Il y a des jours où ce blog schlingue.

Ecrit par : destop | 22 avril 2008

Vous ne croyez pas si bien dire.

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

un roman de Jules Verne ;
- Robinson Crusoé* de Daniel Defoe ;
- Vendredi ou La Vie sauvage de Michel Tournier.
- L’Ile au Trésor de Robert Louis Stevenson ;
- Croc-Blanc, L’Appel de la forêt de Jack London."
Je pense que vous vous êtes rendu dans plusieurs classes actuelles où l'on avait fait lire un de ces romans en oeuvre intégrale ? Aucun de mes Secondes actuels ne le lirait.

Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Vous êtes sûr, aucun ?
Mais mon fils (échec au brevet des collèges en 1994, échec au BEP en 1997) avait lu tout ça avant la fin du CM2. Ça s'est vraiment cassé la figure alors, encore pire que ce que je croyais ! A moins que ce soit pour cela qu'il a tout échoué !

Écrit par : catmano | 22 avril 2008

"Si vous en êtes réduit à ce type d'arguments, c'est que vous ne savez vraiment pas quoi dire."

Christophe Sibille


A propos de Zemmour, je pense vraiment ce que j'ai écrit plus haut. Ses interventions chez Ruquier, c'est toujours un régal. Que ce soit sur des sujets aussi divers que les Droits de l'homme en Chine, le capitalisme dans le football, l'école, etc. Mais je crois que c'est une constante, particulièrement en France : quand un type est brillant, on préfère le lui faire payer en le dénonçant comme arrogant ou antipathique, au lieu de s'intéresser à ce qu'il peut apporter au débat.
Sur la question scolaire, notre hôte a lui aussi souvent été taxé d'arrogance. C'est un signe...

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 avril 2008

Je ne lis pas Meirieu

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Vous devriez, c'est instructif - a son corps défendant, d'ailleurs-.

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Je pense que vous vous êtes rendu dans plusieurs classes actuelles où l'on avait fait lire un de ces romans en oeuvre intégrale ? Aucun de mes Secondes actuels ne le lirait.

Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Vous êtes sûr, aucun ?

Ecrit par : Catmano | 22 avril 2008

Absolument certain. Je peux faire le test pour vous à la rentrée prochaine.

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Quel est le rapport de Zemmour avec l'Education ?

On ferait mieux de parler des programmes !

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

Zemmour en parle, parfois.

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Tiens C. Sibille et Destop m'ont donné une excellente idée. Merci les gars !

Pour tous ceux qui veulent voir (ou revoir) les interventions d'Eric Zemmour sans se taper les 3 H d'émissions de Ruquier le samedi trés tard (tout le monde n'en a pas la possibilité), voici le lien vers un excellent blog :

http://ericzemmour.blogspot.com/

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Bon ben défendons Zemmour.

Zemmour est très bien.

Voilà, maintenant on peut passer à l'étude des programmes appliqués dès la rentrée 2009 à tous les collégiens de France et de Navarre.

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

« Cette réforme, poursuit-il, exige des enseignants un "aggiornamento important": une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées. Pour le ministre, "le métier enseignant doit s'adapter à la société": "il faut qu'ils acceptent de devenir des éducateurs".

Honnêtement, je doute que le ministre veuille que vous deveniez des éducateurs.

Vu la morosité ambiante du jour, je pense qu'il faut toujours se méfier de ce que rapporte les journaleux. Ils ont stigmatisé N Sarkozy (ils ont réussi), ils font de même avec Darcos. L'émission sur canal ne vous a pas suffit. Les hommes à abattre ne manquent pas au gouvernement.

Quel est le but des médias (de gauche) ?
Egarer et pervertir l'opinion. Et on est dans le délire ultime. La France a vraiment besoin d'une analyse collective.
Ou on plonge à pieds joints, où on relativise.
Ce n'est pas parce que le maître des lieux a diffusé cette dépêche, que vous devez pour les 3/4 rentrer dans le jeu de Meirieu and co et qui doit se régaler à vous lire. Je peux comprendre la réaction de JPB, mais ne renez pas dans l'histérie collective.

Écrit par : Carole | 22 avril 2008

Il est aussi bien connu que la France de 40 était collabo, on nous le dit et répète depuis l'enfance, or il est beaucoup moins connu que lorsque le port de l'étoile jaune a été décrété, des citoyens non juifs ont décidé de porter des étoiles jaunes fantaisistes (certains se sont d'ailleurs retrouvés au Vel'd'hiv).
Il est "bien connu" que la France a été collabo, il est moins connu qu'il s'agit du pays occupé où les juifs ont été le moins déportés.

Je ne dis pas que tous les Français étaient des collaborateurs, mais ce n'est pas la France qu'il y eu le moins de Juifs déportés, mais en Suède.

Le roi de Suède avait menacé de porter l'étoile jaune si l'on touchait aux Juifs et plus de 80% de la population juive a été évacuée de nuit par bateau vers la Norvège et a échappé à la déportation.

C'est le première fois que j'entends parler de Français qui auraient porté des étoiles jaunes de "fantaisie". Les lois raciales de Vichy, l'émission de Serge Moati sur le passé vichyssois de François Mitterrand le rappelait tout à l'heure, ont été promulguées dès le mois d'octobre 1940 et s'appliquaient, contrairement à ce qu'a prétendu François Mitterrand lors de la fameuse émission avec JP Elkabach, non seulement aux Juifs étrangers, mais aussi aux Juifs français.

Je ne sais pas exactement combien de proviseurs ont signalé les professeurs juifs exerçant dans leur établissemnt, mais je sais que les personnes d'origine juive ne pouvaient plus être fonctionnaires et donc enseigner.

J'ai eu personnellement entre les mains le dossier d'une personne réfugiée en zone libre pendant l'Occupation (une professeur agrégée originaire de la région parisienne) à qui on refusait un poste d'institutrice.

Je ne sais pas ce qu'est devenue cette personne, mais je crains qu'elle n'ait été déportée.

Je pourrais également vous parler des camps d'internement, en particulier dans la région centre dont le plus célèbre est celui de Pithiviers, mais il y en a eu des centaines d'autres (j'ai fait un article sur ce sujet l'année dernière, mais je ne veux pas occuper le blog.)

Je comprends que tout ceci puisse mettre mal à l'aise, mais il faut regarder la vérité en face.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Je modifie un tout petit peu :

TOINETTE - Qui est votre ministre ?
ARGAN – Monsieur Darcos.
TOINETTE – Cet homme-là n’est point écrit sur mes tablettes entre les grands ministres. De quoi dit-il que vous souffrez ?
ARGAN – Il dit que c’est du collège, et d’autres que c’est de l’école primaire.
TOINETTE – Ce sont tous des ignorants. C’est du projet que vous êtes malade.
ARGAN - Du projet ?
TOINETTE – Oui. Que sentez-vous ?
ARGAN – Je sens de temps en temps des remises en causes personnelles.
TOINETTE : Justement, le projet.
ARGAN – Il me semble parfois que j’ai un voile dans la classe.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – J’ai quelquefois du mal à terminer le programme.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – Je sens parfois une lassitude dans tous les membres du corps enseignant.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – Et parfois, il me prend des doutes sur ma capacité à enseigner.
TOINETTE – Le projet. Vous aimez vous retrouver devant une classe ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE – Le projet. Vous aimez les Lettres et les Sciences, l’Histoire et les Arts ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE - Vous aimez à rechercher des choses qui stimulent la curiosité et l’intérêt ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE - Le projet, le projet, vous dis-je. Que vous ordonne votre ministre pour votre guérison ?
ARGAN – Il m’ordonne des nouveaux programmes.
TOINETTE - Ignorant.
ARGAN – Des répartitions annuelles.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Des exercices de structuration.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Du par cœur.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Des progressions.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Et des leçons de morale pour lâcher le ventre.
TOINETTE – Ignorantus, ignoranta, ignorantum.
Il faut que vous mettiez l’enfant au centre du système, que vous fassiez des Travaux Personnels Encadrés, il vous faut des cercles de parole citoyens, des évaluations diagnostiques par item bien identifiés, des évaluations formatives et normatives, des compétences transversales et des compétences méthodologiques, des procédures de remédiation en groupe de besoins, des demi-heures de vie de classe, des séquences en purge, des situations problèmes en clystère, du conflit socio-cognitif en saignée, pour coller et conglutiner vos savoir-faire et vos savoir-être professionnels.

Chevreuil, c'est vraiment un très beau texte que vous avez fait ! (je l'ai mis plus à l'éloge de Darcos, mais on peut encore modifier).

Écrit par : Jérémy | 22 avril 2008

On le sent gêné aux entournures le Bribri, son popote est en train de lui chier dans les bottes (pardon pour l'expression et pour la rime involontaire). Tu veux qu'on en parle Bob ?

Écrit par : aliscan | 22 avril 2008

Sorry,
"ne rentrez pas"

Écrit par : Carole | 22 avril 2008

@ Carole

Hystérie ?

Écrit par : aliscan | 22 avril 2008

Si aliscan a des réponses, et qu'en parallèle personne ne s'exprime sur les nouveaux programmes du collège, je désespère de ce blog.

http://eduscol.education.fr/D0082/Projet_Francais.pdf

Écrit par : Jérémy | 23 avril 2008

Lo ciento aliscan
Je vais me faire tuer, ici on ne tolére ni les claviers qwerty, ni les fautes d'orthographe ou d'étourderie.

Écrit par : Carole | 23 avril 2008

"tolère" le clavier n'est pas franchouillard, il faut jongler.

Écrit par : Carole | 23 avril 2008

Je ne crois pas qu'il y ait des chiffres, mais ce sont des choses bien connues. Vous savez que d'après les lois raciales promulguées par le gouvernement de Vichy, les professeurs d'origine juive n'avaient plus le droit d'enseigner.

J'ai l'exemple précis d'une professeur agrégée demandant et se voyant refuser un poste d'institutrice dans le département où je vis actuellement à cause de ses origines juives, j'ai eu entre les mains l'échange de correspondance.

Ce qui s'est passé, Hélisenne est à mourir de honte...Et je ne parle pas des enfants et des adolescents que leurs camarades voyaient apparaître avec l'étoile jaune cousue au revers de leur manteau et disparaître définitivement "dans la nuit et le brouillard". (Nacht und Leben)

Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Robin ne mélangez pas tout. La législation anti-juive de Vichy, les accords Oberg-Bousquet et les rafles sont une chose, le décret Nacht und Nebel de Keitel une autre. Ce décret de 1941 vise les résistants : ceux-ci, quand ils sont arrêtés, ne doivent plus être jugés en France par des Tribunaux militaires, ce qui permettait à leur famille de savoir le sort qui leur était réservé : la fusillade ou la déportation, ils doivent disparaître dans la Nuit et le brouillard de façon à ce que personne n'ait plus aucune nouvelle d'eux.
Cordialement.
Guy Morel

Écrit par : guy morel | 23 avril 2008

"dans la nuit et le brouillard". (Nacht und Leben) Marrant, ça Robin, vous vous êtes vautré, c'est "Nacht unde Nebel" or Nebel (le brouillard) (même racine que le grec néphos) a pour anagramme EXACT en allemant Leben, la vie....Si ça c'est pas freudien, je laisse ma queue dans la porte, hein , Dobolino.....
Que la nuit vous soit douce, et femez bien vos petits meiryeux......

Écrit par : montaigneàcheval | 23 avril 2008

Jérémy, ne vous excitez pas contre ces programmes de collège, ils ont été faits pour que tout continue comme avant. Vous dites qu'ils prescrivent qu'on fera lire telle ou telle chose aux élèves. Mais non. Prenez vos lunettes, lisez avec l'oeil casuiste de l'IGEN qui a prémédité ce texte en pesant chaque mot. On fera lire aux élèves "intégralement ou par extraits", "par exemple" X. Cela a été habilement écrit pour que les profs continuent à faire lire de la littérature de jeunesse à tout va, en faisant expliquer de temps en temps un extrait des oeuvres prescrites dans un manuel scolaire. De même on a mis de la grammaire dans ce programme pour faire semblant qu'on allait réenseigner la grammaire au collège, mais comme elle est présente sous forme de liste de notions sans aucune mention de compétences attendues, on continuera à ne pas faire de grammaire... Remarquez avec quel soin ce texte défend tous les exercices ineptes déjà prescrits par les programmes précédents (inventer un début, une fin, pour un texte littéraire, écrire une scène tragique à la manière de X, etc.) et vous comprendrez que ce texte a essentielle pour but de défendre la pédagogie actuelle. Remarquez qu'il fait explicitement références aux épreuves de l'actuel brevet : ne serait-ce pas pour empêcher Darcos de songer à réformer les programmes du lycée? D'ailleurs Darcos n'y songe apparemment plus, puisque "le bac" n'est pas le problème à ses yeux...

Écrit par : Marie | 23 avril 2008

Démagogie :

"Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité. Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout leur est imposé. Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage. Ensuite, le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d’options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle. Sur ces trois sujets, nous pouvons avancer en réorganisant l’enseignement pour que les élèves obtiennent ce qu’ils demandent : non pas plus de profs, mais plus de présence adulte auprès d’eux. Ils pourront ainsi être accompagnés par davantage de soutiens, de conseils d’orientations, de matériels, de ressources électroniques. Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle."

Voilà ce que dit not'ministre dans une interview à France Soir. Les dernières lignes citées ci-dessus, je les trouve consternantes.

Écrit par : JPL | 23 avril 2008

Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Robin ne mélangez pas tout. La législation anti-juive de Vichy, les accords Oberg-Bousquet et les rafles sont une chose, le décret Nacht und Nebel de Keitel une autre. Ce décret de 1941 vise les résistants : ceux-ci, quand ils sont arrêtés, ne doivent plus être jugés en France par des Tribunaux militaires, ce qui permettait à leur famille de savoir le sort qui leur était réservé : la fusillade ou la déportation, ils doivent disparaître dans la Nuit et le brouillard de façon à ce que personne n'ait plus aucune nouvelle d'eux.
Cordialement.
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 23 avril 2008

Vous avez raison. Mais je n'employais pas l'expression "Nuit et brouillard" dans un sens strictement historique. Je ne suis pas historien de formation et je ne répondais pas en historien.
Je n'arrive pas du reste, pour des raisons personnelles et familiales, à le faire ; c'est un sujet sur lequel je manque totalement "d'objectivité" au sens de froideur et j'aurais sans doute dû m'abstenir de répondre, mais il fallait au moins le faire sur les lois raciales d'octobre 40 et sur la situation des enseignants d'origine juive.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Félicitations à Chevreuil pour son magnifique pastiche.

Et bonne nuit à tous.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

"Jérémy, ne vous excitez pas contre ces programmes de collège"

Ah mais je ne m'excite pas contre eux.
Je les trouve bien, mis à part les points soulevés.

Et je ne trouve pas qu'ils favorisent les pédagogos.

Écrit par : Jérémy | 23 avril 2008

Je suis de votre avis Jérémy, ces programmes ne sont pas mal du tout.

Voici ce que l'on étudie en 6e dans un lycée français de l'étranger (le top aux dires de Lang et Darcos).

La maman des poissons (Boby Lapointe).

Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde

Quand ils s'oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette

La maman des poissons elle est bien gentille !

Ell' ne leur fait jamais la vie
Ne leur fait jamais de tartines
Ils mangent quand ils ont envie
Et quand ça a dîné ça r'dîne

S'ils veulent prendre un petit vers
Elle les approuve des deux ouies
Leur montrant comment sans ennuis
On les décroch' de leur patère

S'ils veulent être maquereaux
C'est pas elle qui les empêche
De s'faire des raies bleues sur le dos
Danc un banc à peinture fraîche

J'en connais un qui s'est marié
A une grande raie publique
Il dit quand elle lui fait la nique
- Ah! qu'est-ce qui tu me fais, ma raie ! -

La maman des poissons elle a l'oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

LA MAMAN DES POISSONS ELLE EST BIEN GENTILLE !



Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Carole | 23 avril 2008

Ou Darcos a pété un cable ou bien il compte sur la liberté pédagogique pour enfoncer in coin l'édifice pédagogiste et le faire crouler de l'intérieur.
Si les profs n'ont plus à craindre la répression des inspecteurs et la pression des syndicats , il reste un petit espoir

Mais depuis Jules Ferry le ver était dans le fruit.


L'ÉTAT-EDUCATEUR ENSEIGNE L'IGNORANCE
Il est l'antichambre de la tyrannie.
Condorcet ne parle JAMAIS d'éducation NATIONALE.
Elle caractérise les projets totalisants (lacédémoniens)des révolutionnaires les plus enragés. Anti-républicaine, elle est l'antichambre de la tyrannie.

Premier Mémoire:
"La Société doit au peuple une INSTRUCTION publique.
et l'ÉDUCATION PUBLIQUE DOIT SE BORNER À L'INSTRUCTION;
-sinon elle porterait atteinte aux droits des parents;
-parce qu'une éducation publique deviendrait contraire à l'indépendance des opinions; la puissance publique n'a pas le droit le droit de faire enseigner des opinions comme des vérités. En conséquence, elle n'a pas le droit de confier l'enseignement à des corps perpétuels. Créez des corps enseignants et vous serez sûrs d'avoir créé ou des tyrans ou des instruments de la tyrannie."
( traduisez corps par syndicats)

"L'éducation" nationale est par nature totalisante, constat ne varietur depuis 1793. L'instruction doit primer sur l'éducation dans l'école publique alors que les révolutionnaires la lui subordonnent. « La première, dit Rabaut St-Étienne, doit donner des lumières et la seconde des vertus. La première sera le lustre de la société, la seconde en sera la consistance et la force […] Elle s’empare de tout l’homme sans le quitter jamais, en sorte que l’éducation nationale n’est pas une institution pour l’enfant, mais pour la vie tout entière». Le pasteur girondin (qui fut guillotiné) partageait cette vision totalisante avec les enragés de la Terreur. Elle ressurgit à la fin du siècle suivant, avec les Positivistes et Jules Ferry.

« Les fondateurs de l’école républicaine, au début de la IIIè République, exprimeront souvent l' idée que l’éducation ‘fait vouloir’ là ou l’instruction ‘fait savoir’. En faisant d’ailleurs du premier objectif une priorité, ils se rangeront, [...] beaucoup plus dans l’héritage de Rabaut Saint-Étienne que dans celui de Condorcet. ».
Pierre Kahn, Condorcet, "L'école de la raison" p.47

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2008

un coin dans....
Sorry!

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2008

Le Monde titre : "Un saut de 40 000 m devrait permettre de franchir le mur du son en chute libre" *

Il me semble intéressant d'appliquer cette idée aux Maîtres du Moloch : en particulier, dans une telle chute, d'Allègre et de Darcos, lequel saute le premier ?

On peut entendre la question sous un angle historique et constater simplement que le Considérable a sauté objectivement le premier. Plus finement, si je puis dire, on observera que l'impact au sol bien qu'ayant fait des dégâts effrayants n'en a pas pour autant précipité l'extinction des dinosaures (les profs).

La question doit être reprise comme suit : en partant de la même altitude, qui des deux mettra le moins de temps pour impacter et déclencher une grève nationale ? La seule certitude est que si Darcos continue à monter ainsi la mayonnaise, il franchira lui aussi, à coup sûr, le fameux mur du çon.

Que restera-t-il sous les décombres fumants ?

* Je n'ai pas parlé de l'adéquation du qualificatif "libre". Allègre nous a déjà fait un cours (magistral !) là-dessus.

Écrit par : dugong | 23 avril 2008

MàC a écrit : "Si ça c'est pas freudien, je laisse ma queue dans la porte, hein , Dobolino...."

Il y a deux façons de laisser sa queue dans la porte : la façon cisaillante, traumatique et la mettre dans la serrure d'icelle ce qui est moins désagréable et encore plus insondablement freudien.

Écrit par : dugong | 23 avril 2008

Et Jack Lang a été légèrement maladroit avec Natacha Polony.
Mais Dieu, que cette femme est donc antipathique et malhonnête intellectuellement! A côté d'elle, même Eric Zemmour fait figure de saint.

Ecrit par : Christophe Sibille

Du Sibille pur jus, parler le malhonnêteté intellectuelle, il en faut de l'audace, vous auriez satisfait Danton.
Polony a au contraire été parfaite, courtoise mais ferme et nous a fait le grand plaisir de remettre Lang à sa place qui s'est énervé ('Laissez-moi parler madame Polony, vous avez assez pris la parole !' alors qu'elle n'avait fait qu'une ou deux courtes interventions depuis le début !). C'est ce que Sibille appelle "légèrement maladroit"* (décidément, vous avez un problème avec les femmes anti-pédagos, après Boutonnet, Polony...Ne pouvant attaquer le fond car les faits sont têtus, il vous faut gratter sur la forme de façon mesquine).
Polony est sans doute à l'heure actuelle la journaliste la mieux informée sur les questions éducatives, elle suit ce dossier depuis plusieurs années. Son avant-dernier ouvrage (M(Me) Le Président, Si Vous Osiez - 15 Mesures Pour Sauver L'école) démontre qu'elle connait parfaitement son sujet.

* Comme l'a fait justement remarquer JPB, se montrer discourtois avec la seule femme du plateau n'était pas très malin.

Et puis écoutez encore Lang dans son couplet des instits héroïques descendant au charbon (il va bientôt nous chanter les corons ou un chant de terre-neuvas à ce rythme, le poisson-clown de la place des Vosges).
Ce n'est plus de la maladresse, mais de la bouffonnerie.

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Et enfin Zémour comme Polony a parfaitement compris la situation de l'école, il sait où est le problème. JPB a pu le constater à la réunion des 17 me semble-t-il.

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Il en sait des choses, Guillaume…
Mais nous étions 19. Pas 17.

Très joli Chevreuil…

Allez, je pars faire un grand tour à pied dans les calanques de Marseille à Cassis, avec le mistral qui persiste çà et là, ça me nettoiera l'esprit — je n'arrive bien à penser qu'en marchant. Et je vais penser à autre chose — aux histoires d'amour qui "finissent mal, en général"…
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2008

Oh, je sais que, sur ce blog, je ne suis pas politiquement correct. Mais ce n'est pas moi qui refuse d'admettre l'importance qu'ont l'indigence et le côté extrêmement nuisible des media sur l'attitude et l'éventuelle baisse de niveau (effective en tous cas en orthographe, mais nul ne le conteste... Ne pensez-vous pas sincèrement que, pour prendre ce seul exemple, l'innvasion du "langage sms", qu'on ne peut pas suspecter les "pédagogistes" d'avoir introduit à l'école, a son importance?) qu'on peut constater. Encore que les chiffres et les différentes enquêtes publiées à ce sujet suscitent la controverse même dans le camp "Darcos". (Voir le message qui parlait de "40% d'illettrés", hier, ici-même).

Mais admettons qu'il y ait une baisse de niveau générale, et admettons qu'une "prise de pouvoir de la pédagogie sur les contenus", pour vous la faire courte, y ait son importance. La quasi hystérie que montre Natacha Polony, (qui semble avoir quelques comptes personnels à régler avec certains) à voir chez "les pédagogistes" la seule cause de cette baisse de niveau, à l'exclusion de toutes les autres, (qu'on sentait nettement moins palpable chez le ministre et chez Jean-Paul) décrédibilise la quasi-totalité de son argumentation. Voilà ce qui m'agace le plus en regardant ce débat.
Et, encore une fois, je ne suis pas du tout un groupie de Philippe Meirieu, et, pour tout un tas de raisons, j'ai une grande estime pour Jean-Paul. Mais une certaine partie de l'argumentaire de la droite (du plateau de télévision) sonne vraiment comme décharge d'adrénaline sur boucs émissaires. Et cela est extrêmement désagréable.

J'ai d'ailleurs échangé au sujet de cette émission avec pas mal de monde, (y compris avec des personnes "hors éducation nationale") avant d'avoir pu la regarder grâce aux liens obligeamment proposés ici, et l'avis de ces personnes a été unanime; à l'exception de certaines interventions de Lang, l'agressivité n'était vraiment pas sur le côté gauche de ce même plateau.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

"Du Sibille pur jus, parler le malhonnêteté intellectuelle, il en faut de l'audace, vous auriez satisfait Danton."

Ecrit par : Guillaume | 23 avril 2008

C'est un compliment, merci! J'aime bien Danton. Plus que Robespierre, en tous cas! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Ou Darcos a pété un cable ou bien il compte sur la liberté pédagogique pour enfoncer in coin l'édifice pédagogiste et le faire crouler de l'intérieur.
Si les profs n'ont plus à craindre la répression des inspecteurs et la pression des syndicats , il reste un petit espoir

Mais depuis Jules Ferry le ver était dans le fruit.

Vous avez sans doute entendu Meirieu prétendre lors de l'émission de Serge Moati que la liberté pédagogique c'était dangereux et qu'au nom de "la liberté pédagogique" on pouvait tout aussi bien faire apprendre les élèves avec des décharges électriques (sic !).

Voilà comment ce type-là voit l'enseignement explicite, voit les non meyrieusiens et tout ce qui sort des clous de la pensée-Meirieu (ce qu'il appelle "le fruit de toutes les recherches en sciences pédagogiques que l'on ne peut ignorer").

La liberté pédagogique, pour les pédagogistes, c'est la liberté de n'enseigner qu'en utilisant les méthodes des pédagogistes.(méthode idéo-visuelle, séquences, ORL, travail en groupe, TPE et tout le reste)

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Oh, je sais que, sur ce blog, je ne suis pas politiquement correct.

La meilleure façon de devenir peu à peu majoritaires, tout en continuant à se clamer minoritaires et persécutés.
Natacha Polony (dans son article Un quarteron de pédagogistes).

La quasi hystérie que montre Natacha Polony.

Arrêtez un peu vous êtes ridicule.

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Polony a été bien plus posée que JPB mais pour affronter le Corse de façon frontale ("l'agressivité n'était vraiment pas sur le côté gauche de ce même plateau"), il vous en faudrait une autre paire que celle qui vous autorise à qualifier d'hystérique notre charmante Natacha.

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Jérémy, les programmes de collège , je les avais mis de côté pour les lire en revenant de vacances. Quand j'ai vu que Darcos nous demandait de devenir des éducateurs et nous promettait 35h dans le bouillon, je n'ai même pas eu envie d'y mettre le nez. Car avec 35h sur place, on ne pourra pas faire un enseignement de transmission. Les cours ça se prépare dans le calme, avec sa propre bibliothèque, chez soi. Si on veut bien faire bosser les élèves en Français, il faut donner beaucoup de devoirs écrits. Et les copies ne se corrigent pas dans le boucan d'un établissement bruyant et sans place pour corriger. Les 35h c'est la fin de la transmission et de l'instruction. On n'a jamais transmis dans le secondaire correctement avec 35h sur place. Les 35h sont incompatibles avec un vrai travail d'instruction. Les 35h c'est le règne de la démagogie, des projets fumeux, de la séquence qui permet de faire mine, de l'hypocrisie.Physiquement, on ne pourra pas faire 18 ou 20h d'enseignement + les tâches d'assistante sociale. C'est impossible. Les propos de Darcos me dégoûtent. Qu'un prof de KH dise cela! Il n'y a vraiment plus rien à espérer. Et j'aurais préféré que ce fût un Fracko qui nous obligeât à cela plutôt que Darcos, spécialiste de l'antiquité romaine,ex- professeur de prépa... Quelle déchéance.

Écrit par : Sanseverina | 23 avril 2008

Au fait, l'avez-vous seulement rencontrée une fois ?
Moi, c'était à l'occasion de la sortie de son livre Les enfants gâchés dont je vous conseille la lecture (mais lisez-vous ?) dans une salle d'Henri IV.
Elle s'est montrée telle qu'elle est : brillante et mesurée.

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

"Si les profs n'ont plus à craindre la répression des inspecteurs ..."

Mais bien sur que si. Qu'est ce que vous croyez? Quand quelques collègues qui auront cru aux balivernes que vous exposez ici (les "pedagogols" ont fait leur temps, retour à un enseignement frontal etc...) se seront fait massacrés par leur IEN ou leur IPR, on en reparlera!

Écrit par : jeanh | 23 avril 2008

'ai d'ailleurs échangé au sujet de cette émission avec pas mal de monde, (y compris avec des personnes "hors éducation nationale") avant d'avoir pu la regarder grâce aux liens obligeamment proposés ici, et l'avis de ces personnes a été unanime; à l'exception de certaines interventions de Lang, l'agressivité n'était vraiment pas sur le côté gauche de ce même plateau.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Christophe, vous savez que j'ai de l'estime pour vous...Et puis vous êtes musicien et vous savez ce que la musique représente pour moi.

Je ne suis pas particulièrement sartrien, mais je pense que la notion satrienne de "situation" est fondamentale.

On ne pense pas à partir de rien, on pense à partir d'une situation, de quelque chose que l'on vit comme une paire de souliers que l'on porte, trop grande ou trop serrée ou bien adaptée à votre pied.

Vous avez la chance d'enseigner en IUFM à des adultes et le pédagogisme ne vous concerne pas vraiment, mais croyez-moi, si vous exerciez en collège, même en tant que professeur de musique, les choses seraient tout à fait différentes, vous comprendriez la mauvaise foi de gens comme Meyrieu ou comme Lang. J

Je ne dis pas qu'ils sont responsables de tout ; personne ne nie le poids du contexte socio-culturel, mais ils ont bien chargé la barque et bien mis la pression sur les enseignants (surtout Meirieu) puisque Lang, en fin politique a été nommé pour calmer le jeu après l'épisode Allègre qui a quand même en partie coûté sa carrière politique à Jospin.

Comme le dit très justement Jean, Meyrieu est une "mouche du coche". Le tandem Meyrieu/Lang, c'était la mouche du coche et le vieux cheval de retour.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Je ne lis pas Meirieu

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

C'est dommage, car comment allez-vous vous en faire une idée personnelle?

Écrit par : Jean | 23 avril 2008

"La quasi hystérie que montre Natacha Polony", écrit Christophe Sibille, dont j'apprécie en général les interventions, parce qu'elles nous empêchent de ronronner "entre nous".

J'aimerais bien qu'on cesse de dire qu'une femme (même Ségogolène, que je n'aime pas) est hystérique à chaque fois qu'elle est en colère ou qu'elle élève un peu le ton. Je ne suis pas vraiment du genre "si vous me dites ça c'est parce que je suis une femme" (suivez mon regard...), mais je trouve inadmissible ce qualificatif d'"hystérique", de la part de messieurs qui, c'est bien connu, auraient constitutivement la chance de pouvoir contempler le réel du point de vue de Sirius et avec l'esprit froid -- d'autant qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un utérus pour être hystérique, n'importe quel psy vous le dira.
Pour en revenir à Natacha Polony, elle n'était pas "hystérique "mais simplement désagréable, et elle avait bien raison de l'être...

Écrit par : FGuichard | 23 avril 2008

Meirieu, Robin, Meirieu!
Je rappelle que la Mouche du Coche est cette grosse mouche (un taon?) qui vrombit autour des six chevaux qui hissent le coche en haut de la pente Elle les pique, elle les morigène, elle les accable de conseils. Non seulement elle ne sert à rien puisque ce sont les chevaux qui font l'effort, mais bien plutôt elle les gêne. Le Coche parvenu au sommet, elle s'en attribue tout le mérite.
C'est exactement Meirieu! Inutile, importun et hâbleur auto-satisfait.

Écrit par : Jean | 23 avril 2008

Natacha Polony était "en colère" car elle savait et elle sait qu'il n'y a rien de plus urgent que la reconstruction du primaire, tout le reste est lié, y compris la réforme de l'université et c'est cela que les lycéens dans la rue, les attaques conjugués Lang/Meirieu/Ferry et le fâcheux contexte des suppressions de postes risque de compromettre.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Par contre, accuser Meirieu d'avoir voulu la suppression de la grammaire et du par coeur à l'école est assez bizarre, (mais idéologiquement expliquable),
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Je ne lis pas Meirieu
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Idéologiquement explicable?
ExpliCAble, Sibille!

Écrit par : Philippe | 23 avril 2008

Oui, Françoise, mes excuses... Il y a une connotation du mot "hystérique" qui ne me convient pas non plus, et ce n'était pas le mot juste en l'occurrence. Mais on n'a jamais de bonnes raisons d'être désagréable. Surtout si on est convaincu de la cause qu'on défend. C'est aussi une question de pragmatisme.
Robin, j'ai aussi enseigné en collège. Et je sais parfaitement que c'est extrêmement difficile, et peut-être encore plus pour les professeurs de musique que pour les autres. Mais je reste convaincu, (à l'instar de Jean), qu'on a aussi, (en partie au moins), la liberté pédagogique qu'on se donne.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Robin, vous avez raison, ce n'est pas la France qui a sauvé le plus de juifs, mais le Danemark, qui a évacué en une nuit presque tous ses citoyens juifs (un peu plus de 1700). En revanche, on peut lire ceci, dans l'Express de la semaine du 28 février au 5 mars 2008, numéro spécial intitulé "Ces Français qui ont protégé les juifs" :
"si près des trois quarts des juifs de France ont pu survivre tant bien que mal [c'est-à-dire environ 250 000 personnes], c'est grâce à la complicité active ou passive de la population. "Il s'agit là d'un phénomène social massif et non pas marginal, soutient Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS. Il y eut tous ceux qui accueillirent des juifs, mais aussi tous ceux qui surent garder le secret."
Puis quelques lignes plus bas :
"Qu'ils résident en France, en Israël ou aux Etats-Unis, les ex-"enfants cachés", aujourd'hui septuagénaires, ne reconnaissent guère leur expérience dans l'image d'un pays abject propagée par les médias depuis les années 1980, et prennent la parole." Le journaliste renvoie ensuite au livre "Paroles d'étoiles", éditions Les Arènes.
Puis :
"Tous les rapports des préfets répercutent l'émoi suscité par le port de l'étoile, et surtout la rafle du Vel'd'Hiv'. A Paris, en juin 1942, des étudiants, mais aussi des employés, des dactylos, des marchands de journaux, arborèrent dans les rues de FAUSSES ETOILES JAUNES, MARQUEES DE SIGLES FANTAISISTES, pour manifester leur solidarité avec les juifs. Une centaine d'entre eux furent expédiés au camp de Drancy, où Dannecker, chef de la Gestapo, les affubla d'une banderole voulue infamante d'"amis des juifs", comme l'a établi l'historien Cédric Gruat."
Moi non plus, avant de lire cet article, je n'avais jamais entendu parler des ces fausses étoiles. En revanche, j'étais depuis très longtemps informée sur les lois anti-juives.
Robin, j'espère que vous ne me prenez pas pour une horrible négationniste ou quelque chose dans ce genre, je vous assure que ce n'est pas le cas, et que je suis parfaitement consciente de l'horreur de cette période de notre histoire.

Écrit par : Helisenne | 23 avril 2008

Je ne lis pas Meirieu
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008


Moi non plus d'ailleurs. Pas besoin. C'est comme Hitler, pas besoin de lire "Mein Kampf" pour savoir à quoi s'en tenir. Ni "la Dianétique" pour savoir que Ron Hubbard est lui aussi un pourri....

En plus, j'imagine ce que peut bien écrire ce con de Meirieu....pas du pour!!!! de la gnognotte glairo-socio-pitrale. De l'Edgar Morin mal digéré.
Meirieu, outre ce que nous savons tous, à savoir qu'in 'nest que le misérable petit Torquemada à la débine de l'Education ,souffre d'un second handicap: être un second, voire un troisième couteau, la proie rêvée pour Nietzsche et sa détestation des "disciples".....

Écrit par : montaigneàcheval | 23 avril 2008

Si vous voulez, je peux vous scanner cet article et vous l'envoyer par mail.

Écrit par : Helisenne | 23 avril 2008

Mais je reste convaincu, (à l'instar de Jean), qu'on a aussi, (en partie au moins), la liberté pédagogique qu'on se donne.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

En français, peut-être, et encore (l'enseignement en séquences depuis 96 est un carcan), en musique, certainement pas et je vous assure que le problème me touche de près.

Je me suis aperçu que c'était dans ce domaine-là que le pédagogisme avait peut-être fait le plus de ravages et je pourrais vous en raconter des vertes et des pas mûres sur le corps d'inspection correspondant, ici du moins, mais je sais "jusqu'où il ne faut pas aller trop loin" sur un blog.

Quand je dis "ici du moins", je pense que vous connaissez suffisamment le système pour savoir que si certaines personnes se comportent en petits chefs omniscients et tout puissants, c'est qu'elles se sentent appuyées d'en haut, un peu avant le ministre, si vous voyez ce que je veux dire.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Pour décoincer un peu, quand les Inconnus n'étaient pas encore censurés...Ils se moquent de Jack Lang et d'une certaine école...



http://fr.youtube.com/watch?v=2D1UCZSdkU4&feature=related

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Robin, j'espère que vous ne me prenez pas pour une horrible négationniste ou quelque chose dans ce genre, je vous assure que ce n'est pas le cas, et que je suis parfaitement consciente de l'horreur de cette période de notre histoire.

Ecrit par : Helisenne | 23 avril 2008

Mais non, pas du tout Helisenne. Et vous avez bien fait de rectifier ; j'ai écrit Suède en pensant Danemark pour l'opération d'évacuation que vous évoquez.

Mais les Suédois aussi et en particulier le roi de Suède se sont comportés de façon remarquable. Je voulais juste rectifier un point précis auquel j'ai été confronté il ya deux ans à l'occasion d'une mission qui m'avait été confiée : l'interdiction d'enseigner pour les professeurs d'origine juive à partir d'octobre 1940.

Interdiction qui s'étendait aux francs-maçons (obligation de prêter serment de "non franc-maçonnerie" et de non appartenance à d'autres mouvements) - j'ai retrouvé des documents signés par des instituteurs - et aux communistes.

Ces lois ne s'appliquaient pas seulement aux fonctionnnaires, mais aussi aux avocats, aux médecins...Il s'agissait de " tuer socialement les Juifs ", de leur enlever tout moyen de subsistance, toute existence sociale, avant de les liquider physiquement, comme cela avait été fait en Allemagne.

Dans le téléfilm qui est passé hier, on le voyait avec l'exemple de George Dayan, avocat juif à Alger et ami de longue date de François Mitterrand.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Allez, une citation de Meirieu, une seule, qui résume le personnage et qui dispense d'en lire plus!

"En France, on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élève qu'il a fait trébucher."

Celui qui n'aurait pas compris à partir de cette courte phrase à quel point l'individu est venimeux, serait vraiment bouché - ou membre de la secte!

Écrit par : Jean | 23 avril 2008

Robin, croyez bien que je ne nie pas l'existence de ces lois iniques, à ce propos justement, il y a environ trois semaines, un entretien télévisé avec Jacqueline de Romilly, qui a elle-même été victime des lois anti-juives, m'a rappelé la triste réalité historique.
Si vou voulez bien, nous pouvons laisser de côté le sujet, pour ne pas encombrer le blog, et parce que c'est un sujet un peu éprouvant.

Écrit par : Helisenne | 23 avril 2008

"Idéologiquement explicable?
ExpliCAble, Sibille!"

Ecrit par : Philippe | 23 avril 2008

Merci, très cher! Je prends note.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

"pour affronter le Corse de façon frontale ("l'agressivité n'était vraiment pas sur le côté gauche de ce même plateau"), il vous en faudrait une autre paire que celle qui vous autorise à qualifier d'hystérique notre charmante Natacha."

Ecrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Guillaume, sur ce coup-là, vous me faites vraiment pitié.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Oui, je m'arrête là, moi aussi.

Un seul mot au sujet de François Mitterrand. Je n'ai pas voulu suggérer qu'il était antisémite. Je pense au contraire que c'est son passage à Alger et l'exemple de Dayan qui le touchait de près qui a contribué à lui ouvrir les yeux sur Vichy et la "Révolution nationale" et a déterminé, en partie du moins, son engagement dans la Résistance, même si la question du sort des Juifs, pour lui, comme pour le général de Gaulle, n'était pas primordiale comme elle le devint par la suite (et à juste titre) dans les années 80-90.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

"En français, peut-être, et encore (l'enseignement en séquences depuis 96 est un carcan), en musique, certainement pas et je vous assure que le problème me touche de près. "

Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

C'est une situation particulière à notre académie, Robin. Mais je n'en dirai pas plus. Ici, en tous cas. Mais nous pouvons en parler par e-mail.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Pour en revenir à Natacha Polony, elle n'était pas "hystérique "mais simplement désagréable, et elle avait bien raison de l'être...

Ecrit par : FGuichard | 23 avril 2008

Très juste. De toute manière, dès qu'on sort du protocole consensuel où l'on se passe les petits plats, on passe très vite pour un vilain méchant.

Écrit par : Magister | 23 avril 2008

Mon pauvre Sibille
Beaucoup de personnes sur ce forum y compris celles qui vous sont ordinairement favorables a trouvé vos propos déplacés.
Vous faites alors acte de contrition, qui est pitoyable ?

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

ont trouvé

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Un article sur les enseignants et la commission Pochard, Libé du 22 avril

http://www.liberation.fr/actualite/societe/322500.FR.php

Écrit par : Helisenne | 23 avril 2008

C'est une situation particulière à notre académie, Robin. Mais je n'en dirai pas plus. Ici, en tous cas. Mais nous pouvons en parler par e-mail.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Avez-vous mon e-mail ? Sinon je vous le redonne.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

En général, les positions des commentateurs de ce blog sont bien campées et les causes sont entendues de part et d'autres. Et puis les mots se laissent toujours dire. L'essentiel demeure donc dans la manière dont chacun s'articulera dans sa pratique de cours, sachant qu'une soupe est toujours mangée moins chaude qu'elle n'est cuite.
Mais comme le pointait implicitement quelqu'un, il faudra observer attentivement l'attitude des inspecteurs.

Écrit par : Magister | 23 avril 2008

de part et d'autre...

Écrit par : Magister | 23 avril 2008

Je n'arrive pas du reste, pour des raisons personnelles et familiales, à le faire ; c'est un sujet sur lequel je manque totalement "d'objectivité" au sens de froideur et j'aurais sans doute dû m'abstenir de répondre, mais il fallait au moins le faire sur les lois raciales d'octobre 40 et sur la situation des enseignants d'origine juive.

Ecrit par : Robin | 23 avril 2008
Robin, je vais vous donner l'adresse de ma psychanalyste, elle vous guérira en trois scéances. Après, vous souffrirez autant mais vous vous interdirez d'y trouver une cause historique. Je donne aussi l'adresse à MàC: elle ouvrira la porte qui écrase sa queue et lui en claquera une sur le cerveau.
Bon, sérieusement, je ne suis nullement étonnée de ce que fait Darcos concernant lycées et collèges. C'est l'air du temps!
Le seul remède, ce sont des poches de résistance genre SLECC, GRIP, Troisième voie et électrons libres qui font des émules.
Quant à vos syndicats, laissez-les défendre la fonction publique et le statut de fonctionnaire, les postes et les salaires, et soutenez-les, même si des dérives pédagogistes en leur sein vous irritent.
Vous n'avez aucun espoir qu'une réforme sensée vienne de quelque gouvernement que ce soit. Alors, votez sur d'autres critères et réunissez vos énergies pour créer un courant de pensée et de méthodes d'enseignement qui puisse être un modèle à long terme. Travaillez pour l'avenir, écrivez des livres, obtenez des classes expérimentales de la maternelle à l'université.
Courage! La fin du monde n'est pas pour demain.
Ce qui est pour demain, c'est la mort programmée des services publics de qualité en France. C'est même pour aujourd'hui, je dirais presque hier. Donc, tentez de retarder cette mort mais prévoyez-là tout en réfléchissant à la construction d'un solide courant d'idées qui fera des petits, peut-être dans cent ans ou deux cents ans, au mieux dans cinquante. Il y a devant vous un sacré travail et, si ça peut vous aider moralement, vous avez mon soutien inconditionnel. Si vous avez besoin d'argent, j'accepte de vous aider, dans la mesure de mes faibles moyens, qu'il y ait ou pas déductibilité fiscale. Par contre, si vous vous démultipliez en multiples courants d'idées, genre Verts , ça ne le fera pas!
Faut un courant principal avec quelques dissidences marginales.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

C'est bien vrai Guillaume mais n'oublions pas que Sibille a un argument de poids, il a
"échangé au sujet de cette émission avec pas mal de monde, (y compris avec des personnes "hors éducation nationale") avant d'avoir pu la regarder grâce aux liens obligeamment proposés ici, et l'avis de ces personnes a été unanime".

Qui a dit que le grand jeu des lycéens était aujourd'hui de pianoter sous la table pendant les cours ? C'est pas ça la plus grande agression de l'émission?

Écrit par : Philippe | 23 avril 2008

Brighelli et Wikipedia

Cher et bien-aimé râleur, je vous encourage à compléter l'articulet réducteur vous concernant sur Wikipedia, publié par chépaki.
Il y est écrit par exemple " Il s'oppose en particulier à l'apprentissage de la lecture par la méthode globale (qui n'a pourtant été pratiquée que de manière marginale)"
Allez, au boulot ;-)
Cordialement
Un libéral de droite qui partage vos positions sur l'enseignement, le savoir, les apprentissages, et toute cette sorte de choses.

Écrit par : Cdt_Couchetot | 23 avril 2008

Il faut déjà un chouette site internet, d'accès facile et ludique, avec des vidéos de classes, des productions et témoignages d'élèves, témoignages de parents, satisfaits ou critiques.
Ce qu'on peut reprocher aux professeurs exigeants, somme toute, c'est d'être en dehors du temps, en dehors du monde, de se placer ailleurs, sur un piédestal.
Travaillez la com'!
Créez un forum avec modérateurs impitoyables; Battez-vous au lieu de compter sur Darcos qui doit, lui, ménager la chèvre et le chou, ce qui ne me scandalise pas du tout.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

et c'est cela que les lycéens dans la rue, les attaques conjugués Lang/Meirieu/Ferry et le fâcheux contexte des suppressions de postes risque de compromettre.

Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

Et vous oubliez, élément d'importance, les ronds de jambe de notre ministre pour rester rond de cuir dans son ministère.

Écrit par : Sanseverina | 23 avril 2008

Il faut déjà un chouette site internet, d'accès facile et ludique, avec des vidéos de classes, des productions et témoignages d'élèves, témoignages de parents, satisfaits ou critiques.
Ce qu'on peut reprocher aux professeurs exigeants, somme toute, c'est d'être en dehors du temps, en dehors du monde, de se placer ailleurs, sur un piédestal.
Travaillez la com'!
Créez un forum avec modérateurs impitoyables;

Vous avez raison.
Lire-écrire a déjà commencé à le faire mais il faut sans doute faire davantage. Le temps...le temps...

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Brighelli et Wikipedia

Cher et bien-aimé râleur, je vous encourage à compléter l'articulet réducteur vous concernant sur Wikipedia, publié par chépaki.
Il y est écrit par exemple " Il s'oppose en particulier à l'apprentissage de la lecture par la méthode globale (qui n'a pourtant été pratiquée que de manière marginale)"
Allez, au boulot ;-)
Cordialement
Un libéral de droite qui partage vos positions sur l'enseignement, le savoir, les apprentissages, et toute cette sorte de choses.

Ecrit par : Cdt_Couchetot | 23 avril 2008

En voilà un bon conseil, par exemple!

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

J'ai vu cela aussi (Wikipedia) l'autre jour. Il faudrait réagir dare-dare parce que la bio n'est vraiment pas triste.

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Mais comme le pointait implicitement quelqu'un, il faudra observer attentivement l'attitude des inspecteurs.

Ecrit par : Magister | 23 avril 2008

Ah bon? Vous attendez encore quque chose d'eux? Ils sont vendus depuis longtemps! Pourquoi voulez-vous qu'ils changent si même leur ministre chante la même chanson? Les profs sont des éducateurs, les profs sont des éducateurs.

Écrit par : Sanseverina | 23 avril 2008

Ca me rassure de voir M. BRIGHELLI se réveiller ;

mais qu'il ne fasse pas croire qu'il n'était pas déjà au courant. Moi, petit prof de province, je savais ce que valais Darcos et j'avais averti sur ce blog même de l'existence de propos de cette teneur.

DARCOS ne fait que RECIDIVER, et M. Brighelli ne me fera pas croire qu'il découvre naïvement la vraie nature de ce rampant dégoulinant !

En tous cas, ça fait pitié de voir cet ancien khâgneux, normalien, membre de la société des agrégés de surcroît, devenir cet étron qui nous sert de ministre entrain de sucer le phallus de Meirieu.

Qu'attend la société des agrégés pour rayer Darcos de ses listes définitivement ???

Écrit par : Rodolphe Dumouch | 23 avril 2008

Lire-écrire a déjà commencé à le faire mais il faut sans doute faire davantage. Le temps...le temps...

Ecrit par : Guillaume | 23 avril 2008
J'y suis allée, sur Lire-écrire mais j'ai laissé tomber. Pas assez ludique, pas assez de témoignages, de photos, de vidéos. Faut un truc pour l'opinion publique. Lire-écrire, c'est surtout pour les enseignants et les parents dispo et bien informés qui réalisent eux-même le soutien scolaire, genre parents au foyer.
Perso, j'ai finalement opté pour des livres de grammaire collège de 1960, avec le livre du maître et des dictées d'application. Je m'en sors mieux vu que je n'ai pas trop de cerveau disponible.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Déjà, les classes SLECC, c'est bien! Ça, c'est une vraie idée à étendre. Prêcher par l'exemple!
On parlait ici l'autre jour de Libres Enfants de Summerhill. Combien nombreux sommes-nous à avoir lu ce livre et à nous en être délectés, dans les années soixante-dix? A en avoir absorbé les idées comme pain béni, parolmes d'évangile?
Faut pas hésiter à faire pareil!

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Faut un truc pour l'opinion publique. Lire-écrire, c'est surtout pour les enseignants et les parents dispo et bien informés qui réalisent eux-même le soutien scolaire, genre parents au foyer.

Tout à fait d'accord.

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Qui a dit que le grand jeu des lycéens était aujourd'hui de pianoter sous la table pendant les cours ? C'est pas ça la plus grande agression de l'émission?

Ecrit par : Philippe | 23 avril 2008

Meirieu est un fanatique qui débite sans le moindre frein ni moral ni intellectuel les attaques les plus venimeuses contre les professeurs. Il donne l'impression de ne pas mesurer la portée de ce qu'il profère. Un égaré, quoi!

Écrit par : Jean | 23 avril 2008

Tenez, puisqu'on parlait de wikipedia, cliquez là-dessus, et voyez tous les liens:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander_Sutherland_Neill

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Battez-vous au lieu de compter sur Darcos qui doit, lui, ménager la chèvre et le chou, ce qui ne me scandalise pas du tout.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

On se bat tous les jours dans des bahuts pas toujours faciles, contre des chefs d'établissements, contre des tas de collègues c..., contre des parents qui veulent du club med, contre des cpe pourris par la démagogie, contre une hiérarchie qui nous traite comme des chiens, contre un ministère des finances qui va faire une belle vie l'an prochain à des tas de profs, et maintenant contre notre propre ministre issu de nos rangs qui se paie notre tête pour "être quelque chose" en politique. Et quand on arrive sur les blogs de profs et les assos qui disent vouloir tout sauver, on se retrouve face à des tas de présidents, directeurs, responsables qui se tapent sur la figure depuis des années pour 3 broutilles et 4 âneries.
Vous savez, Dobo, c'est pas facile. Nos syndicats sont vendus aux pédagos et dès que j'ouvre la bouche dans le mien, on me dit que, oui, on va voir; la direction ne pense pas comme cela et puis les autres syndicats majoritaires, non plus. Et puis on passe à autre chose.
Entre une grande partie des collègues découragée, une autre qui accepte tout pour avoir la paix et la petite minorité que ns sommes à vouloir changer les choses... Et les parents? Dobolino? S'ils craignaient tant les pédagos, on les entendrait, non?
Alors se battre, mais à combien? Combien veulent s'organiser? C'est la débâcle, Dobolino, sans aurore à la clé. Et pour ma part, j'en ai vraiment ras-le-bol quand je vois ce qui m'attend l'an prochain, mais alors vraiment ras-le-bol.

Écrit par : Sanseverina | 23 avril 2008

Jean-Paul Brighelli est un écrivain français né à Marseille en 1953, fils d'un universitaire corse Jacques Brighelli. Il est professeur agrégé de lettres aux lycées Joffre et Mermoz de Montpellier. Il a longtemps enseigné dans des Zep, notamment à Corbeil-Essonnes au lycée Robert Doisneau dans les Tarterêts.
Il est ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud et ancien militant d'extrême-gauche. Il a participé au mouvement de mai 1968 aux côtés de mouvements maoïstes. Au cours des dernières années, il se situe clairement dans la mouvance de droite, apportant son soutien à Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007, puis à la politique éducative du gouvernement Fillon.
I

Écrit par : montaigneàcheval | 23 avril 2008

Qu'attend la société des agrégés pour rayer Darcos de ses listes définitivement ???

Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 23 avril 2008

Bien d'accord avec vous et si Léost ne le fait pas, il risque d'avoir des démissions en pagaille. Il n'a pas vraiment besoin de ça!

Écrit par : Sanseverina | 23 avril 2008

Pour en revenir à Natacha Polony, elle n'était pas "hystérique "mais simplement désagréable, et elle avait bien raison de l'être...

Ecrit par : FGuichard | 23 avril 2008

Je ne comprend pas tout ce tintouin à propos de la prestation de Natacha Polony. Je ne l'ai trouvée ni hystérique ni désagréable, mais précise et incisive notamment dans ses répliques à Lang, la vulgarité faire homme - mais cela on le savait.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2008

"En tous cas, ça fait pitié de voir cet ancien khâgneux, normalien, membre de la société des agrégés de surcroît, devenir cet étron qui nous sert de ministre entrain de sucer le phallus de Meirieu.

Qu'attend la société des agrégés pour rayer Darcos de ses listes définitivement ???"

Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 23 avril 2008

C'est sérieux, ou c'est simplement une ruse destinée à donner envie à tous de soutenir Darcos? Si c'est celà, c'est bien tenté! Outre la grossièreté du propos, je n'ai pas vu de moment dans l'émission dans lequel ce dernier ait "dragué" Meirieu!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Travaillez la com'!
Créez un forum avec modérateurs impitoyables;

Vous avez raison.
Lire-écrire a déjà commencé à le faire mais il faut sans doute faire davantage. Le temps...le temps...

Ecrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Le temps, c'est de l'argent! Il y a justement plein de gens qui, moyennant paiement, créent des sites internet hyperperformants, compatibles avec les cerveaux occidentaux modernes.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de démissionner de la Société des agrégés parce que le Ministre de l'Education nationale, qui en est membre, semble donner des gages aux adversaires idéologiques les plus féroces de ladite.
Dabord, attendons à voir où Darcos veut vraiment en venir et s'il n'y a pas derrière ces "concessions" ( c'est vrai que lorsqu'on lit sur son agenda qu'il a "reçu" le gluant Meirieu la semaine dernière, on est un peu ébranlé!) une stratégie encore pus habile et rusée qu'on ne l'imaginait pour berner lesdits pédagos!
D'autre part, la Société des agrégés réussit quand même à limiter la casse quel que soit le ministre: elle a littéralement explosé le rapport Meirieu de 1998 sur les lycées (rendant Allègre fou furieux), elle a empêché, récemment, que les méthodes pédagogiques soient du ressort du "Conseil pédagogique". Des petites choses qui n'ont l'air de rien mais qui font mouche.

Écrit par : Jean | 23 avril 2008

"Mon pauvre Sibille
Beaucoup de personnes sur ce forum y compris celles qui vous sont ordinairement favorables a trouvé vos propos déplacés.
Vous faites alors acte de contrition, qui est pitoyable ?"

Ecrit par : Guillaume | 23 avril 2008

En dehors du terme "hystérique", un peu malheureux, et pour lequel j'ai fait amende (honorable), je n'ai rien à changer à ce que j'ai écrit. Même si cela semble aller à l'encontre de l'avis majoritaire, ici.
Et je ne viens pas ici pour me faire aimer, mais pour échanger avec des gens qui, a priori, ne partagent pas toutes mes convictions. Des gens que je respecte, ou (et) pour qui j'ai de l'estime. (Pour la plupart, en tous cas).
Il est dommage que vous soyez totalement incapable de le remarquer.
Je maintiens que votre argumentaire sur "la paire" était pitoyable. En tous cas, avec Philippe, vous en faites une fameuse...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

@jérémy
Eh bien, moi, il y a 3 ou 4 ans, j'ai fait lire à des 5ème L'Ile au trésor, en édition Folio, et non Folio junior. Quand je dis "j'ai fait lire", c'est inexact : j'ai lu et étudié ce roman avec eux, et cela nous a pris du temps. Si je le leur avais donné à lire sans autre explication, seuls quelques uns auraient compris. Mais nous l'avons exploré chapitre par chapitre, avec des questionnaires préalables, et des bilans rédigés. Le problème, c'est qu'on ne pratique quasiment plus ce qui s'appelait autrefois lecture suivie. Il en fallait 3 ou 4 dans l'année, appartenant à des genres différents. Mais on a remplacé tout cela par les "lectures cursives", l'élève "lit" 8 ou 9 œuvres, on vérifie ou non qu'il a compris, et on est content. Alors, bonjour les contresens!
sinon, d'accord avec vous, la poésie contemporaine est difficile pour les élèves de collège. Elle l'est tout autant pour les lycéens, d'ailleurs, et je me souviens des réactions stupides de rejet et d'incompréhension émanant de collègues lors d'un stage de formation, qui m'ont laissée sur le cul.
Pas grave, on relèvera les figures de style et les champs lexicaux, et cela suffira.

Écrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

Alors se battre, mais à combien? Combien veulent s'organiser? C'est la débâcle, Dobolino, sans aurore à la clé. Et pour ma part, j'en ai vraiment ras-le-bol quand je vois ce qui m'attend l'an prochain, mais alors vraiment ras-le-bol.

Ecrit par : Sanseverina | 23 avril 2008
Je conçois bien votre épuisement, d'autant plus que j'élève deux enfants, une collégienne et un lycéen. Ménagez-vous au quotidien, préservez-vous, et vous aurez plus de forces pour contribuer à proposer un avenir à l'instruction.
Il est certain que vous ne pouvez rien pour l'illettré psychotique de douze ans qui sème le bordel dans votre classe de sixième. Vous n'êtes pas Dieu. Mais, par pitié, ne vous découragez pas! Venez ici verser votre bile et me lire verser la mienne et tirez-en plaisir. Venez lire MàC! Et retrouvez de l'énergie sur ce blog-divan.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Mais comme le pointait implicitement quelqu'un, il faudra observer attentivement l'attitude des inspecteurs.

Ecrit par : Magister | 23 avril 2008

Ah bon? Vous attendez encore quque chose d'eux? Ils sont vendus depuis longtemps! Pourquoi voulez-vous qu'ils changent si même leur ministre chante la même chanson? Les profs sont des éducateurs, les profs sont des éducateurs.

Ecrit par : Sanseverina | 23 avril 2008

Honnêtement, non, je n'attends rien d'eux. Mais s'ils nous la jouent méthode, ils seront hors sujet, à moins d'avoir mal compris la réforme en cours...

Écrit par : Magister | 23 avril 2008

En tous cas, ça fait pitié de voir cet ancien khâgneux, normalien, membre de la société des agrégés de surcroît, devenir cet étron qui nous sert de ministre entrain de sucer le phallus de Meirieu.

Il pourrait, pendant qu'il y est, s'occuper de la queue de MAC, qui est toujours coincée dans la porte.

Écrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

sinon, d'accord avec vous, la poésie contemporaine est difficile pour les élèves de collège. Elle l'est tout autant pour les lycéens, d'ailleurs, et je me souviens des réactions stupides de rejet et d'incompréhension émanant de collègues lors d'un stage de formation, qui m'ont laissée sur le cul.
Pas grave, on relèvera les figures de style et les champs lexicaux, et cela suffira.

Ecrit par : mouron rouge | 23 avril 2008
Ben si! C'est grave. Pourquoi aborde-t-on la poésie contemporaine avec des enfants alors qu'elle est si ardue? Les rares qui sont en mesure de la goûter sont des têtes chercheuses qui se passent volontiers de l'école pour ce faire et s'en passent d'autant mieux que l'école la leur passe à la machine à broyer ou ne fait cours que pour un sur cent.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Jean-Paul Brighelli est un écrivain français né à Marseille en 1953, fils d'un universitaire corse Jacques Brighelli. Il est professeur agrégé de lettres aux lycées Joffre et Mermoz de Montpellier. Il a longtemps enseigné dans des Zep, notamment à Corbeil-Essonnes au lycée Robert Doisneau dans les Tarterêts.
Il est ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud et ancien militant d'extrême-gauche. Il a participé au mouvement de mai 1968 aux côtés de mouvements maoïstes. Au cours des dernières années, il se situe clairement dans la mouvance de droite, apportant son soutien à Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007, puis à la politique éducative du gouvernement Fillon.
Il est notamment l'auteur de trois ouvrages décrivant les dysfonctionnements du système scolaire français et proposant ce qu'il estime être des solutions d'amélioration : en 2005, La Fabrique du Crétin1, et en 2006, À bonne école et Une école sous influence ou Tartuffe-Roi.


Il s'oppose en particulier à l'apprentissage de la lecture par la méthode globale (qui n'a pourtant été pratiquée que de manière marginale), ce qui, selon lui, conduit les élèves à une mauvaise maîtrise des règles de base de la langue et de la lecture. Pour lui, l'école doit se refermer sur elle-même, à l'écart du monde. Ainsi, dans son dernier ouvrage ("Fin de récré", 2008), se montre-t-il favorable à l'instauration d'un uniforme scolaire et à la séparation des sexes à l'école. Il dénie aux élèves toute possibilité de travail et de réflexion autonomes, les cantonant à des tâches purement répétitives.
Il est également l'auteur ou le co-auteur d'ouvrages pédagogiques destinés aux lycéens des séries littéraires et aux étudiants en lettres.

Ben dis donc, mon post précédent avait sauté...c'est une cabale de Meirieu, ça, mon cher JPB de la calommnie, de l'infâmie...si je tenais le frakowiak quelconque qui a pondu ça....C'est pas vous Sibille, hein, hein, hein????...J'ai voulu aller corriger le paragraphe central, mais maccacheeoualou...en tous cas, vous vous en doutez, vous avez ma symapathie. Et voilà qui peut servir de laçon aux hagiographes de Wikiwiki...entreprise de décérébration....

Mouron Rouge, quelqu'un a apporté un cric, pour soulever la porte...merde c'est Meirieu...au secours.....

Écrit par : montaigneàcheval | 23 avril 2008

Par ailleurs, je pense que Darcos a légèrement rêvé en se glorifiant du soi-disant soutien de la majorité des enseignants du premier degré concernant sa réforme...
On verra bien pendant ce mois de mai. Mais j'ai comme l'impression qu'il risque d'être chaud; (le mois de mai, pas Darcos. Lui risque d'être légèrement refroidi).

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Eh bien, moi, il y a 3 ou 4 ans, j'ai fait lire à des 5ème L'Ile au trésor, en édition Folio, et non Folio junior. Quand je dis "j'ai fait lire", c'est inexact : j'ai lu et étudié ce roman avec eux, et cela nous a pris du temps. Si je le leur avais donné à lire sans autre explication, seuls quelques uns auraient compris. Mais nous l'avons exploré chapitre par chapitre, avec des questionnaires préalables, et des bilans rédigés.

Ecrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

Il faut en effet prendre le temps nécessaire pour que les élèves comprennent l'oeuvre étudiée (une grande oeuvre , évidemment, pas du Bégaudeau!). Moi, je l'ai dit, c'est quatre mois sur le "Malade imaginaire", pas moins. Et ce sera comme ça et pas autrement! "FFI"!

Écrit par : Jean | 23 avril 2008

Montaigneàcheval, ce n'est pas avec un cric que Meirieu a soulevé la porte!
Il a tellement été mis en condition par la langue de Darcos que... Mon Dieu, c'est horrible...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Et les parents? Dobolino? S'ils craignaient tant les pédagos, on les entendrait, non?

Ecrit par : Sanseverina | 23 avril 2008

Ils ne les craignent pas du tout! Ils sont au contraire ravis, comme le ravi de la crèche. Ils entendent exactement ce qui leur convient et les apaise et les décharge de toute responsabilité. C'est comme ça, nous vivons dans ce monde et il faut s'y faire: un monde manipulé sans conscience émergeante ou si peu, une vague agitation altermondialiste utopiste.
L'essentiel est d'agir selon ses convictions et de pouvoir se regarder dans la glace.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Montaigneàcheval, ce n'est pas avec un cric que Meirieu a soulevé la porte!
Il a tellement été mis en condition par la langue de Darcos que... Mon Dieu, c'est horrible...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008
MàC, au vu de nos liens indissolubles, je vous offre la caudectomie à prix coûtant. N'hésitez pas, vous allez droit vers la gangrène humide qui pue et fait souffrir atrocement.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

C'est vrai que les gens de ma génération de sont délectés de "Libres enfants de Summerhill".

Quand on sortait de chez les Jés. et autres Eudistes ou des lycées publics (c'était "kif kif bourricot"), ça faisait rêver.

Après la raison, e réel et les années ont fait leur travail de "régulation". Mais ni A. Neill, ni Célestin Freinet, ni ce pédagogue juif polonais dont j'estropie toujours le nom (je vais vérifier l'orthographe sur la couverture du bouquin de Betty Jean Lifton) : Janusz Korczak ("Le roi des enfants") ne voulaient à tout prix imposer à tout le monde leurs conceptions pédagogiques, c'était plutôt du pragmatisme hic et nunc.

On y pense avec une nostalgie amusée, on prend une idée par ci par là, on cherche à s'inspirer du fond plutôt que d'appliquer des recettes toutes faites, rien à voir avec "l'effet Meirieu".

Ce qui nous manque, c'est vrai, c'est quelque chose de plus ludique, avec des images, des vidéos, des témoignages, qu'on arrête de nous prendre pour des réactionnaires coincés et lugubres...que nous sommes ^^^^^^^^^^^^^^^^

Je pense aussi qu'il faudrait une meilleure "synergie" avec les mouvements et les sites "amis" (SCEEL, GRIP...)

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Montaigneàcheval, ce n'est pas avec un cric que Meirieu a soulevé la porte!
Il a tellement été mis en condition par la langue de Darcos que... Mon Dieu, c'est horrible...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008
MàC, au vu de nos liens indissolubles, je vous offre la caudectomie à prix coûtant. N'hésitez pas, vous allez droit vers la gangrène humide qui pue et fait souffrir atrocement.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

"In cauda venenum" (le vieux pirate)

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Il pourrait, pendant qu'il y est, s'occuper de la queue de MAC, qui est toujours coincée dans la porte.

Ecrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

MàC, laissez tomber "Justine", lisez quelque chose de plus soft, genre "Emmanuelle"...ou les textes du B.O. sur le B2I.

C'est beaucoup plus efficace que le bromure.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Comment ça Jean? Vous ne 'faites pas lire' du Bégaudeau à vos élèves? Et pas d'Azouz Begag non plus, je crois bien. Allez rien n'est perdu: vous pourrez toujours finir l'année en 'étudiant' l'autobiographie d'Hervé Villard.

Écrit par : Loki | 23 avril 2008

Pédagos ou anti-pédagos, le problème n'est plus là...
s'il faut faire alliance avec Merieu et les autres pour détruire le service public d'éducation, il n'y aura aucune hésitation !

Ce qui compte c'est la casse du statut des enseignants pour qu'ils deviennent travailleurs précaires
c'est l'autonomie des établissements
c'est le désengagement de l'état
la privatisation

Tout le reste n'est qu'amuse-couillons...

Écrit par : Della | 23 avril 2008

Passer sa vie au bahut ?
Décathlon a déjà proposé ses tentes Quechua et ses sacs de couchage. Darcos va nous augmenter les salaires de 0,5 %. C'est pas beau l'avenir ?

Écrit par : Lariba | 23 avril 2008

Wikipedia, c'est sans fin. J'avais déjà rectifié des âneries il y a quelques mois, mais n'importe quel détracteur peut venir raconter des sornettes sur votre compte. La démocratie directe, en fait de dictionnaires, c'est un peu douteux.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2008

Meirieu, Della, Meirieu!
C'est à qui écorchera son nom ,ici!

Écrit par : Jean | 23 avril 2008

Ce qui nous manque, c'est vrai, c'est quelque chose de plus ludique, avec des images, des vidéos, des témoignages, qu'on arrête de nous prendre pour des réactionnaires coincés et lugubres...que nous sommes ^^^^^^^^^^^^^^^^
Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

Robin, faites comme les anglo-saxons, créez un site de partage de cours en vidéos : la démonstration par l'exemple !
Imaginez: on pourrait regarder Jean qui fait étudier Molière à ses élèves enthousiastes, MàC en action, , Catmano et ses petits, JPB qui mime Alexandre Dumas ... et peut-être même Christophe Sibille dans son IUFM. ;-)
D'une part cela permettrait à ceux qui sont dans des classes-garderie de se remettre à niveau et d'autre part les parents verraient que ça marche !

http://www.teachertube.com/

Écrit par : lucile | 23 avril 2008

Comment ça Jean? Vous ne 'faites pas lire' du Bégaudeau à vos élèves? Et pas d'Azouz Begag non plus, je crois bien. Allez rien n'est perdu: vous pourrez toujours finir l'année en 'étudiant' l'autobiographie d'Hervé Villard.

Ecrit par : Loki | 23 avril 2008

Et puis d'abord de qui c'est ce "Malade imaginaire" ? Il est passé chez Ruquier ?

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Meirieu, Della, Meirieu!
C'est à qui écorchera son nom ,ici!

Ecrit par : Jean | 23 avril 2008

Il devrait être heureux qu'on ne lui écorche pas autre chose !^^

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Libéréz Darcos, libérez Marie-Jeanne, enfermez Eveline !!! ))))))))))))))))))))

Il faudrait demander à toto s'il est partant pour une opération de commando.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

D'une part cela permettrait à ceux qui sont dans des classes-garderie de se remettre à niveau et d'autre part les parents verraient que ça marche !

http://www.teachertube.com/

Ecrit par : lucile | 23 avril 2008

Merci de m'avoir fait connaître ce site. Je cherchais une occasion de refaire de l'anglais. Je trouve votre idée excellente.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Donc, tentez de retarder cette mort mais prévoyez-là tout en réfléchissant à la construction d'un solide courant d'idées qui fera des petits, peut-être dans cent ans ou deux cents ans, au mieux dans cinquante. Il y a devant vous un sacré travail et, si ça peut vous aider moralement, vous avez mon soutien inconditionnel. Si vous avez besoin d'argent, j'accepte de vous aider, dans la mesure de mes faibles moyens, qu'il y ait ou pas déductibilité fiscale. Par contre, si vous vous démultipliez en multiples courants d'idées, genre Verts , ça ne le fera pas!
Faut un courant principal avec quelques dissidences marginales.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008


Il y a ce monsieur-là qui pourrait peut-être nous aider. Petit florilège (ça m'a tellement plu que j'ai pris des notes) :
- L'apprentissage peu exigeant est un leurre.
- Je ne vois pas pourquoi on valoriserait un enfant qui a fait 50 fautes sous prétexte qu'il a quelques idées intéressantes.
-Si vous laissez votre enfant s'opposer sans résistance, attention, il va devenir crétin.
- S'il n'y a pas autorité de l'enseignant, l'enfant-roi prend le pouvoir.
- La frustration ne s'apprend pas à l'adolescence, c'est pourquoi je m'intéresse beaucoup à ce qui se passe dans les crèches et les écoles maternelles.

http://www.editions-retz.com/forum2/FlashConf/005/Media/index.htm

Écrit par : catmano | 23 avril 2008

Merci de m'avoir fait connaître ce site. Je cherchais une occasion de refaire de l'anglais. Je trouve votre idée excellente.
Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

Merci Robin.
Je l'ai trouvé sur le blog Vagabondages qui propose "25 outils de réseaux sociaux à destination des bibliothécaires".
Les anglo-saxons ont bien mieux que nous compris qu'il faut aller là où sont les gens, surtout les jeunes. Alors la Bibliothèque du Congrès met ses photos en ligne sur Flickr, des bibliothèques intègrent leur catalogue dans LibraryThing : c'est du pragmatisme, pas la peine de créer des trucs monstrueux qui ne marchent pas bien genre "Europeana" la Bibliothèque numérique européenne qu'on attend toujours, mieux vaut partager ses richesses là où tout le monde vient !

C'est cette intervention de Dobolino qui a fait tilt :
"Il faut déjà un chouette site internet, d'accès facile et ludique, avec des vidéos de classes, des productions et témoignages d'élèves, témoignages de parents, satisfaits ou critiques.
(...) Travaillez la com'!"

Écrit par : lucile | 23 avril 2008

Carole, je pense que faire découvrir La maman des poissons aux enfants est une idée plus qu'excellente. Et méfiez-vous de la gentillesse de Bobby Lapointe... Cette chanson, je l'ai entendue interprétée par des CM2. Un régal.
Et c'est quelqu'un qui a travaillé dans la chanson (chantalgoyâneries exclues) pendant trente ans qui vous le dit.

Voilà ce que je faisais étudier aux miens, dans la séquence Conte, séance "conte parodique" :

Légende

Il y a longtemps bien longtemps
il y avait une bergère
qui gardait ses moutons bêlants
dans une clairière.

Les moutons étaient tout pelés,
la bergère était affreuse,
les cheveux mal peignés,
et paresseuse.

Le fils du roi vint à passer,
c’était un parfait imbécile.
Il n’était ni beau ni bien fait
ni juvé, ni juvé, ni juvénile.

Et comme il était de surcroît
myope comme une théière,
il passa sans voir le minois
de la bergère.

Laquelle à ce moment précis
cherchait un pou dans son corsage,
ce qui fait qu’elle ne le vit
pas davantage.

Le fils du roi obtint la main
d’une cousine abominable,
et la bergère épousa un
garçon d’é, garçon d’é, garçon d’étable.
(Meuuuh !)

Et tout s’étant ainsi passé
suivant la plus saine logique
sans le concours d’aucune fée
aux dons magiques,

ils furent très malheureux
et n’eurent pas un seul enfant.
(Ha, ha, ha, ha !)

C’est ainsi qu’il faut raconter
aux petits enfants les légendes
si vous voulez éviter qu’ils vous en redemandent.

Texte : Jacques Faizant
Interprétation : Monique Tarbès

Écrit par : PMB | 23 avril 2008

"pas la peine de créer des trucs monstrueux qui ne marchent pas bien genre "Europeana", la Bibliothèque numérique européenne qu'on attend toujours"

Et qui coûtent cher : les 149 millions d'euros investis par l'UE plus 10 millions d'euros pour la BnF.
Des fois je me demande si cet argent est vraiment bien utilisé ?

Écrit par : lucile | 23 avril 2008

Chers collègues de LP, dites-moi si j'ai bien vu: le nazisme et les totalitarismes disparaissent des programmes?

Écrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

Dobolino, mon "pas grave" était ironique! Evidemment que c'est grave, et qu'il vaudrait mieux que les collégiens étudient La Fontaine, Hugo, Verlaine (par exemple) plutôt que certains poètes contemporains. Louise Labé, c'est horriblement difficile, et j'avoue sécher sur certains vers de la belle Cordière! Un poème de Jaccottet avait été donné au bac il y a longtemps en commentaire. Mon meilleur élève, reçu plus tard 1er à Ulm n'avait pas osé s'y frotter, alors qu'il excellait dans cet exercice et avait opté pour le résumé, c'est tout dire.
Donc, ou les collègues, sauf à être spécialistes des auteurs en question, feront l'impasse, ou ils feront semblant, en faisant du n'importe quoi (champs lexicaux, énonciation et autres fariboles de même farine)
En revanche, Croc-Blanc, Robinson, Vendredi, Jules Verne, à mon avis, c'est lisible, à condition d'y passer le temps nécessaire.

Écrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

Lariba, votre idée est excellente, mais je propose qu'on apporte ses tentes et ses sacs de couchage, non pour bosser 35 heures, mais pour occuper les lieux. Pourvu qu'il fasse aussi beau qu'en mai 68!
Nostalgie, quand tu nous tiens! Il paraît que cette année les pavés sont en mousse, hélas!

Écrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

Robin, faites comme les anglo-saxons, créez un site de partage de cours en vidéos : la démonstration par l'exemple !

Ecrit par : lucile | 23 avril 2008

Vous avez le même genre de chose avec netprof point fr. En français pour les monolingues.

Écrit par : yann | 23 avril 2008

Et Jack Lang a été légèrement maladroit avec Natacha Polony.
Mais Dieu, que cette femme est donc antipathique et malhonnête intellectuellement! t.
Ecrit par : Christophe Sibille
......accuser Meirieu d'avoir voulu la suppression de la grammaire et du par coeur à l'école est assez bizarre, (mais idéologiquement expliquable),
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
............Je ne lis pas Meirieu
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

[Idéologiquement explicable?ExpliCAble, Sibille!
Ecrit par : Philippe | 23 avril 2008]

......on n'a jamais de bonnes raisons d'être désagréable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008


Natacha Polony et JPB furent remarquablement composés face à leurs bourreaux. Je voudrais vous y voir. Avoir en face de vous les artisans de la plus grande débâcle que la France a souffert depuis Sedan et Juin 40, et les entendre vous accuser des crimes qu'ils ont eux-mêmes commis depuis plus de trente ans, et ne pas leur mettre une balle entre les deux yeux, ( ou un coup d'boule comme le Louis-Henri 16 des Inconnus) c'est proprement héroïque!
Moati ( pantin grotesque!) n'a pas fait d'erreur de casting: Personne ne pouvait mieux permettre aux téléspectateurs de mesurer l'ampleur du procès d'intention fait aux trois autres que ces deux tristes sires, leur discours était tellement contraire à la réalité , tellement mensonger et tellement dogmatique, et parfois abscon, que n'importe quel parent normalement constitué a pu voir de quel côté du plateau se situait la vérité et la défense de l'intérêt des enfants.

Et ,Christophe, si vous n'avez jamais lu les théories de Meirieu sur l'état-éducateur, sur l'élève apprenant, sur la pédagogie constructiviste et tout le reste de cette foutaise verbeuse, comment savez vous que c'est Polony qui est "malhonnête" ( tiens et pas JPB qui dit pourtant exactement la même chose?)

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2008

Vous avez le même genre de chose avec netprof point fr. En français pour les monolingues.

Ecrit par : yann | 23 avril 2008

Ah oui, merci yann.
L'esprit est un peu différent mais ça a le mérite d'exister.

Écrit par : lucile | 23 avril 2008

Cher JP Brighelli
" Levez- vous vite orages désirés !"
Dans les calanques, qu'avez-vous pensé, quelle déception avez-vous ruminée devant la mer, maintenant que, comme nous tous, vous savez que nous sommes cocus ? On s'en doutait un peu, mais malgré tout, on voulait croire à cet espoir ténu, et aujourd'hui ressemble à une "apocalypse molle" ! Partout s'organisent des manifs, qu'en pensez-vous et quelle doit-être selon vous notre ligne de conduite ? Entrer en résistance au sein des FFI, comme je le suggérais en plaisantant à moitié ? J'ai déjà l'adhésion de Jean et Magister ! Lors de la réunion du SNALC, lorsque Claire a évoqué l'imminence de la refonte des statuts, je vous ai vu pensif, peut-être dubitatif ? Alors, que penser, que faire ? Sur le Blog, on continue à parler des programmes, mais il me semble que le coeur n'y est plus et que chacun attend que vous vous prononciez clairement .
Amélie alias Un observateur

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Il faut déjà un chouette site internet, d'accès facile et ludique, avec des vidéos de classes, des productions et témoignages d'élèves, témoignages de parents, satisfaits ou critiques.
Ce qu'on peut reprocher aux professeurs exigeants, somme toute, c'est d'être en dehors du temps, en dehors du monde, de se placer ailleurs, sur un piédestal.
Travaillez la com'!
Créez un forum avec modérateurs impitoyables; Battez-vous au lieu de compter sur Darcos qui doit, lui, ménager la chèvre et le chou, ce qui ne me scandalise pas du tout.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

Bonne idée ! A l'heure d'internet, beaucoup de choses sont possibles. En tant que parent, je peux donner un coup de main. Il y a sûrement assez de monde pour commencer quelque chose, et si c'est bien cela se saura et fera boule de neige

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

Mais ils étaient visionnaires les inconnus, regardez ça !


http://fr.youtube.com/watch?v=5OhvWT9UK64

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Chers collègues de LP, dites-moi si j'ai bien vu: le nazisme et les totalitarismes disparaissent des programmes?

Ecrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

Ne vous inquiétez pas, ils envisagent de les faire réapparaître...autrement.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Ne vous inquiétez pas, ils envisagent de les faire réapparaître...autrement.

Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

c'est bien ça qui m'inquiète.

Écrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

Ne vous inquiétez pas, ils envisagent de les faire réapparaître...autrement.

Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

c'est bien ça qui m'inquiète.

Ecrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

Les deux régimes en concentré, genre "livre unique d'Histoire en séquence", mais en beaucoup plus réaliste. Il faut sortir du virtuel.

Ais-je dissipé vos inquiétudes ?

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Prochain PPCP, avec les profs de maths-sciences et de structures métalliques: construction d'une chambre à gaz, réalisation de Zyklon-B et établissement de critères de sélection.

Objectif: être capable de distinguer un homme d'un sous-homme et éliminer définitivement cette inégalité.

Puis échanges avec l'école partenaire russe.

Bientôt à la télé
Copyright A Nothomb

Écrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

Ne vous inquiétez pas, ils envisagent de les faire réapparaître...autrement.

Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

c'est bien ça qui m'inquiète.

Ecrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

Les deux régimes en concentré, genre "livre unique d'Histoire en séquence", mais en beaucoup plus réaliste. Il faut sortir du virtuel.

Ais-je dissipé vos inquiétudes ?

Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

Pour faire bonne mesure, ils ont ajouté l'économie de marché. La confection des nouveaux programmes a été confiée à des experts du ministère chinois de l'éducation.

Heu, j'arrête les blagues, je commence, moi aussi, à m'inquiéter.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Ces programmes sont vraiment gnan-gnan. On va passer les 3/4 de l'années à causer de la démocratie, du citoyen et qu'elle est belle la démocratie, et qu'ils sont gâtés les citoyens, et qu'elle est belle la Ve République et qu'ils sont beaux les Etats-Unis...

Écrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

de l'année.

Pendant 3 ans quand même.

Écrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

En revanche, Croc-Blanc, Robinson, Vendredi, Jules Verne, à mon avis, c'est lisible, à condition d'y passer le temps nécessaire.

Ecrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

C'est parfaitement lisible mais ça n'intéresse que les gars. Pour les filles, ce sera un pensum alors qu'elles s'accommoderaient mieux de La Princesse de Clèves, à tout prendre, même si c'est mille fois plus difficile, ou du Misanthrope. Il faut qu'il y ait un peu d'amour. Dans Robinson, bof...

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Ben moi, j'ai trouvé Natacha POLONY géniale, et en plus, tout à fait charmante. Je me demande bien en quoi elle se serait montrée "hystérique" pour avoir osé renvoyer dans ses cages une paire de mollahs du pédagogogisme hautains et méprisants, qui se croient les représentants du "Bien" sur la terre!...
Naturellement, tout comme notre JPB national, elle secoue un peu les cocotiers du prêt à penser "gauche-camif". Raison de plus pour la soutenir et lui signifier notre admiration.

Au SNALC, ils en ont une du même genre, à la pédagogie, je crois, aussi craquante et aussi teigneuse. Décidément, ils prennent un coup de vieux, les autres syndicats, Monsieur LANG et Monsieur MEIRIEU! Xavier DARCOS devrait s'appuyer sur ces gens-là, plutôt que sur de vieilles badernes "cuculturelles"...

BKZ

Écrit par : BKZ | 23 avril 2008

Robin, faites comme les anglo-saxons, créez un site de partage de cours en vidéos : la démonstration par l'exemple !
Imaginez: on pourrait regarder Jean qui fait étudier Molière à ses élèves enthousiastes, MàC en action, , Catmano et ses petits, JPB qui mime Alexandre Dumas ... et peut-être même Christophe Sibille dans son IUFM. ;-)
D'une part cela permettrait à ceux qui sont dans des classes-garderie de se remettre à niveau et d'autre part les parents verraient que ça marche !


Ecrit par : lucile | 23 avril 2008

Vous pourriez faire filmer les cours par vos élèves, qui choisiraient les meilleurs extraits. Ça qui serait participatif et au moins, leurs portables serviraient à quelque chose d'utile.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Créez un forum avec modérateurs impitoyables; Battez-vous au lieu de compter sur Darcos qui doit, lui, ménager la chèvre et le chou, ce qui ne me scandalise pas du tout.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

Bonne idée ! A l'heure d'internet, beaucoup de choses sont possibles. En tant que parent, je peux donner un coup de main. Il y a sûrement assez de monde pour commencer quelque chose, et si c'est bien cela se saura et fera boule de neige

Ecrit par : Florence | 23 avril 2008
Mais, attention, le plus apolitique posible. Sinon, c'est le coup à se faire récupérer pour de bon par l'extrême-droite.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

JPB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Écrit par : Daphné | 23 avril 2008

Jacques Faizant.....beurk.....Droite de chez droite...et bien piètre dessinateur. Quand il calancha, en 2006, l'équipe de "Charlie-Hebdo" proposa au "Figaro" de le....remplacer....

Jacques Faizant, quand j'étais gaminn et allais acheter "le Figaro" pour mon pépé,, j'étais déjà consternné par la pauvreté graphique. Faizant et Peynet, en face de Sempé et Reiser, pas le poids...Le Luron contre Desproges..... petits humoristes de droite, chansonniers consternants et Amadous fins diseurs aus postillons. Il n'y a pas d'humour de droite, parce qu'il n'y a vraiement pas de quoi rire!!!

Écrit par : montaigneàcheval | 23 avril 2008

Il n'y a pas d'humour de droite, parce qu'il n'y a vraiement pas de quoi rire!!!

Comme il n'y a pas de sectarisme de gauche...

Écrit par : Guillaume | 23 avril 2008

Dobolino

Non, les filles, qui veulent souvent devenir véto pour soigner les gentils toutous et les ronronnants minous adorent Croc-Blanc, je vous assure. Moi, à 10 ans, j'ai sangloté avec Jody et le faon. Michaël chien de cirque et Jerry dans l'île de London m'avaient beaucoup plu aussi. Mais c'était il y a 50 ans, et j'avais appris à lire couramment en GS, comme presque tous mes copains. On faisait même de petites dictées en fin d'année! Comme diraient les duettistes de la Matmut "C'est possible, c'est réalisable".

@Chevreuil
Puisque vous faites dans la parodie théâtrale, vous devriez nous faire un Sarko Roi, sur le modèle d'Ubu, faisant passer à la trappe tous ces salauds de fonctionnaires budgétivores! Si vous préférez Darcos, se contentant de flinguer le corps en-saignant, vous pouvez y aller.

@tous les poètes
Il va falloir paufiner des chansons pour les manifs, ou recycler les vieilles.

Écrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

Dobolino

Non, les filles, qui veulent souvent devenir véto pour soigner les gentils toutous et les ronronnants minous adorent Croc-Blanc, je vous assure. Moi, à 10 ans, j'ai sangloté avec Jody et le faon. Michaël chien de cirque et Jerry dans l'île de London m'avaient beaucoup plu aussi. Mais c'était il y a 50 ans, et j'avais appris à lire couramment en GS, comme presque tous mes copains.

Ecrit par : mouron rouge | 23 avril 2008
Oui, je suis bien d'accord, pour le primaire, en extraits, ou surtout pour la distraction à la maison. Moi aussi, j'ai lu Jody et le Faon, mais pas à l'école.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Merci, Catmano, j'ai écouté ce psychologue : c'est passionnant.

Il a des idées tout-à-fait saines, qui vont dans le bon sens.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2008

Mais, attention, le plus apolitique posible. Sinon, c'est le coup à se faire récupérer pour de bon par l'extrême-droite.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

A propos de politique, de récupération , je me demande qui est derrière les lycéens dans la rue. Quels syndicats ? Seraient-ceux qui sont derrière Meirieu ? Auquel cas, qui s'étonne du discours actuel de Darcos ?
Il donne des gages à ces syndicats, qui , du coup, "calment" les lycéens.
Je sais que je vais avoir encore des ennuis ( :-))) mais j'assume), le rôle des syndicats dans l'EN dépasse tellement celui qu'ils devraient jouer que cela devient contre-productif.

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

tous les poètes
Il va falloir paufiner des chansons pour les manifs, ou recycler les vieilles.

Ecrit par : mouron rouge
Je crois au contraire qu'il faut du neu ! Les chansons , les manifs, la kermesse , tout le monde en a marre ! Il faut du spectaculaire bien emmerdant pour les parents et le ministère ! Je ne vois qu'une action possible : faire péter le Bac !

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Du neuF !!!!

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Il n'y a pas d'humour de droite, parce qu'il n'y a vraiement pas de quoi rire!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 avril 2008


Je crois surtout que, l'humour tirant sa puissance de son caractère offensif meme, il est plus souvent brillant à gauche qu'à droite du simple fait que la droite est plus souvent aux affaires.

Écrit par : Sergio | 23 avril 2008

Mais, attention, le plus apolitique posible. Sinon, c'est le coup à se faire récupérer pour de bon par l'extrême-droite.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

en effet , parfois la politique bousille tout.
A mon sens trop de politique à l'EN !
L'instruction des enfants n'est pas pas une question politicienne, politichienne. Si cela est un enjeu de la guéguerre gauche droite, c'est foutu !

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

Créez un forum avec modérateurs impitoyables; Battez-vous au lieu de compter sur Darcos qui doit, lui, ménager la chèvre et le chou, ce qui ne me scandalise pas du tout.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

D'ici là, le loup Darcos aura avalé la chèvre Meirieu qui aura dévoré le brocoli Brighelli!

Écrit par : marigot | 23 avril 2008

Il n'y a pas d'humour de droite, parce qu'il n'y a vraiement pas de quoi rire!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 avril 2008


Il n'y a pas d'humour de droite et il n'y a pas d'humour de gauche. Il y a juste l'humour !
Pour avoir, pour faire de l'humour, il faut un certain recul, un certain détachement. Tout le contraire de l'engagement politicien. L'humour engagé , ce n'est pas de l'humour, c'est juste se moquer de ceux qui ne pensent pas pareil ! Et ça, à droite comme à gauche, tout le monde sait faire !

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

Mais Florence, quand allez-vous comprendre que L'EN est sclérosée par les syndicats (la puissance démesurée du SNES et associés), par les chercheurs en sciences de l'éducation, par la police interne des IP........................ et que la politique est le moteur de tout ce beau monde.
Il y a une EN dans l'EN. Et c'est tout ce monopole nauséabond qui dirige l'école.
C'est tout cela que les parents ne voient pas, ne savent pas et ne peuvent comprendre.

Ce n'est pas la peine de se leurrer, l'instruction est une affaire po li ti que.

Écrit par : Carole | 23 avril 2008

Et tous tant que nous sommes, nous savons déjà consacrer du temps — gracieusement — à tout élève qui vient nous demander une aide. Décréter que cette aide prendra telle ou telle forme, et s’exécutera dans tel ou tel délai, c’est stériliser les bonnes volontés.

Jean-Paul Brighelli

Le ministre sera-t-il sensible à ces propos de simple bon sens ? Vouloir décréter ce qui appartient en propre à la relation humaine, à la libre sensibilité de chacun, est un non sens qui ne peut générer que des comportements par défaut, donc totalement artificiels. Il en est de cela comme des projets d'école. Cela se faisait de manière informelle, sur l'initiative des personnes. Mais dès qu'ils furent institués et bureaucratisés, les gens sont tombés dans un pur formalisme, sans aucune espèce de conviction. Aujourd'hui, le projet d'école emm... tout le monde. On remplit un papier, on l'expédie aux bureaucrates et foin de ces faridondaines !

Écrit par : Magister | 23 avril 2008

Me faire traiter de brocoli ! C'est un légume corse ? Peut-être même une grosse légume ?
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2008

Il n'y a pas d'humour de droite et il n'y a pas d'humour de gauche. Il y a juste l'humour au centre

Ecrit par : François Bayrou | 23 avril 2008

Le sens de l'humour , c'est la violence bien élevée (Aristote)

Écrit par : philogelos | 23 avril 2008

Je confirme pour London et Jody et le faon; j'avais beaucoup aimé ces histoires. Et pourquoi pas Dumas? A douze ans, Les Trois mousquetaires m'avaient passionnée. En ce qui concerne Wang Fo, je l'avais fait étudier à des élèves de première et j'avais constaté que certains se révélaient incapables de comprendre la fin. Ils n'accédaient pas au sens symbolique et avaient l'esprit trop terre à terre, trop réaliste pour accepter le merveilleux. Mais peut-être des enfants plus jeunes y seraient-ils plus sensibles?

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 avril 2008

Ecrit par : Robin | 23 avril 2008
Robin, je vais vous donner l'adresse de ma psychanalyste, elle vous guérira en trois scéances. Après, vous souffrirez autant mais vous vous interdirez d'y trouver une cause historique. Je donne aussi l'adresse à MàC: elle ouvrira la porte qui écrase sa queue et lui en claquera une sur le cerveau.

Euh, si vous m'en trouvez un (ou une) qui me permet de souffrir moins et qui m'autorise à y trouver une cause historique, je suis prêt à mettre un peu plus cher.

Quant à Montaigne, tant qu'à choisir entre les deux, je suis sûr qu'il préfère son cerveau.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Ce n'est pas la peine de se leurrer, l'instruction est une affaire po li ti que.

Ecrit par : Carole | 23 avril 2008

J'entends bien Carole !
Que l'instruction soit une affaire politique, je le pense aussi, mais qu'elle soit une affaire politicienne, je crois que c'est nuisible ! Et donc que faire ?!

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

PB, excellent tout ça, je suis 100% d'accord avec ce que vous dites !!

Ecrit par : Daphné | 23 avril 2008

Ouf ! Daphné s'est arrêté avant le centième post !

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

J'ai parcouru le sondage réalisé par Phosphore.
Je vois que les lycéens demandent davantage de discipline mais aussi davantage de "sorties pédagogiques" !
Qui a fait croire aux gens qu'on pouvait apprendre en s'amusant sans jamais faire d'efforts, de travail répétitif et casse-bonbons ( genre déclinaisons latines etc.), sans renoncer jamais aux tentations des loisirs ?
Quel est le démogo qui a fait croire aux parents et aux enfants qu'une "sortie pédagogique" allait les instruire ? Cela ouvre tout au plus l'esprit !

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

C'est bien gentil de vouloir en finir avec la kermesse des manifs, surtout que celle des profs sont souvent mplles et tristes, mais comment tous les retraités furibards, nostalgiques de leurs 20 ans vont-ils s'y prendre pour faire péter le bac? Et puis, faire péter le bac pour le remplacer par le contrôle continu, c'est le rêve de tous les ministres. Le bac, ça coûte cher, alors, vive l'examen maison. Casser le bac, cela accélèrera la privatisation de l'EN.
Moi, en ce moment, je me sens d'humeur à tout casser, va falloir que je m'achète un sweat à capuche et une casquette! et puis, une belle manif, avec plein de monde, comme celle qu'on a faite à Paris contre Allègre - dégraissator, c'était vraiment jouissif. Une belle manif happening à Lourdes, par exemple, puisque seul un miracle pourra sauver l'école...

Écrit par : mouron rouge | 23 avril 2008

Me faire traiter de brocoli ! C'est un légume corse ? Peut-être même une grosse légume ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 avril 2008


Alors ça doit etre le parrain du concombre masqué...

Écrit par : Sergio | 23 avril 2008

Ce n'est pas la peine de se leurrer, l'instruction est une affaire po li ti que.

Ecrit par : Carole | 23 avril 2008

Et son remplacement par "l'éducation citoyenne", c'est pas une affaire de po-li-ti-que con-sen-suelle? On annonce l'entrée des moniteurs d'auto-écoles dans les lycées!

Écrit par : philogelos | 23 avril 2008

Au fond, très nombreux et très divers sont les gens que nous, enseignants, exaspérons par la liberté très réelle dont nous disposons dans l'organisation de notre travail.

Une grande pression donc pour caporaliser notre quotidien avec un plus grand nombre d'heures de présence pour tous ces branleurs trop libres.

Je revendique ma branlitude active * et je suis prêt à napalmiser tout ce qui se pointerait pour restreindre ma liberté d'organisation.

Deux exemples parmi d'autres :

- je tire tous les documents pour les élèves chez moi quand je veux. Une vieille laser au toner très économique. Je prends les rames au lycée et j'évite la photocopieuse souvent en panne ** et dont le tirage est limité (tous les 1000, il faut aller en tailler une à l'intendant pour qu'il condescende à recharger. Je paye (si peu !) pour ma liberté : je suis content.

- je n'accepte plus la venue des "conseillers d'orientation" dans mon cours. Leur baratin est généraliste, convenu : tout le monde s'emmerde et on m'a volé une heure. En revanche, je communique par courriel avec les élèves de TS qui le veulent sur l'orientation. Certains posent de très bonnes questions dont la réponse n'est pas sur la brochure de l'Onisep (qui en passant est bien faite car permet de répondre rapidement à 95 % des questions).
Ceux qui ne communiquent pas par courriel : je m'en fous complètement et je conchie d'avance toute tentative soviétisante de me mettre derrière un bureau pour faire le Bral *** derrière l'hygiaphone : Au suivant ! Faites la queue, les ayants-droit ! Venez perdre votre temps avec moi en séance de complainte et de calinothérapie !

NE TOUCHEZ PAS A NOTRE LIBERTE D'ORGANISATION !

DEGAGEZ VIVEMENT TOUS LES CHIEURS QUI VOUDRONT L'ENTAMER !

* J'ai cherché à militer un moment dans un syndicat qui défendrait cette branlitude active mais je n'en ai pas trouvé...

** les collègues qui bordélisent la machine sont-ils aussi ceux (et celles !) qui se branlent à l'interdisciplinaire ?

*** : je sais : un bral, des Brel(s) ...

Écrit par : dugong | 23 avril 2008

Si Molière nous lit, qu'il n'hésite pas à donner son avis...

Dédicace à Cheveuil.

Philippe ou l'Imposteur (I,1)

Jean-Paul
Votre Monsieur Meirieu est bien heureux sans doute...

Emmanuel (Davidenkoff)
C’est un homme de bien, qu’il faut que l’on écoute,
Et je ne puis souffrir sans me mettre en courroux
De le voir calomnié par un fou comme vous.

Jean-Paul
Quoi ! je souffrirai, moi, qu’un vil idéologue
Puisse vouloir passer pour un vrai pédagogue,
Et que nous devions donc enseigner dans nos classes
Selon les dogmes vains que ce monsieur resasse ?

Natacha
S’il le faut écouter et croire à ses maximes,
Tous nos enseignements sont pires que des crimes :
Car il conteste tout, ce critique zélé.

Emmanuel
Et tout ce qu’il contrôle est fort bien contrôlé.
C’est en bon pédagogue qu’il prétend vous conduire
Et Jack Lang à l’aimer vous devrait tous induire.

Jean-paul
Non, voyez-vous, Monsieur, même les inspecteurs,
Ne pourront m'obliger à suivre ses erreurs.
Je trahirais mon cœur de parler d’autre sorte ;
Sur ses avis déments à tous coups je m’emporte ;
J’en prévois une suite, et qu'un jour ce menteur
Reconnaîtra enfin être un usurpateur.

Natacha
Certes, c’est une chose aussi qui scandalise
De voir qu’un inconnu au M.E.N. s’impatronise ;
Qu’un gueux, qui, quand il vint, n'était pas certifié,
Et dont aucun principe n'a été vérifié,
En vienne jusque-là que de se méconnaître,
De contrarier tout et de faire le maître.

Emmanuel
Hé ! merci de ma vie, le M.E.N. serait sauvé
Si Jack Lang gouvernait avec lui et Dubet.

Natacha
Ils passent pour des saints dans votre aveuglement :
Ces hommes, croyez-moi, sont des incompétents.

Écrit par : Jérémy | 23 avril 2008

Et, Christophe, si vous n'avez jamais lu les théories de Meirieu sur l'état-éducateur, sur l'élève apprenant, sur la pédagogie constructiviste et tout le reste de cette foutaise verbeuse, comment savez vous que c'est Polony qui est "malhonnête" ( tiens et pas JPB qui dit pourtant exactement la même chose?)

Ecrit par : Cadichon | 23 avril 2008

J'ai entendu Meirieu, un certain nombre de fois. Je ne l'ai jamais entendu dire qu'il fallait tordre le cou à la grammaire. Et je puis vous assurer qu'on en fait dans les classes. Qu'on n'en fasse pas assez est une opinion, mais dire qu'on n'en fait pas, et qu'elle a été supprimée par Meirieu, est tout simplement un mensonge. Et, en gros, c'est la colonne vertébrale du discours de Polony.
Elle, obsédée qu'elle est par "les pédagogistes" et le prétendu saccage de l'école qui leur serait imputable, je ne l'ai jamais entendu dire que l'environnement social pouvait avoir pris part à la baisse de niveau. Jean-Paul, lui, en a déjà parlé, ici-même, me semble t-il.
Maintenant, effectivement, je ne lis pas ce qu'écrit Polony non plus. Peut-être ai-je tort?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

" Je revendique ma branlitude active"
D'accord avec vous à cent pour cent. Cette liberté d'organisation est extrêmement précieuse, et par ailleurs, il n'est pas possible de préparer un cours sérieux dans l'environnement d'une salle des profs ou d'un CDI, jamais très propice à la concentration. Comme l'écrivait Sanseverina, un allongement important du temps de présence aboutirait ipso facto à la mort définitive de l'instruction.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 avril 2008

Robin, vous n'avez pas reçu mon mail??? ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Je ne l'ai jamais entendu dire qu'il fallait tordre le cou à la grammaire. Et je puis vous assurer qu'on en fait dans les classes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Comme disait une de mes anciennes collègues : "Ah, mais ça, ponctuellement on le fait."

Écrit par : catmano | 23 avril 2008

Bravo pour votre pastiche, Jérémy !

Je ne sais pas si on fait encore de la grammaire au collège, mais j'aimerais qu'on m'explique pourquoi mes "latinistes" de première ignoraient ce qu'était un subjonctif : "Madame, je ne sais même pas ce que ça veut dire en français."

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 avril 2008

Plus loin de Molière et si proche de Gainsbourg :

J'dis que Darcos me fout la niaque
en me suçant Frackoviack.
Quoi moi, paranoïaque ?
Demandez donc un peu au vioque
qu'est portier au Moloch
si j'débloque !

Écrit par : dugong | 23 avril 2008

en suçant !

Écrit par : dugong | 23 avril 2008

Robin, vous n'avez pas reçu mon mail??? ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

J'étais sorti. Je vais voir.

Superbe pastiche Jérémy !

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Je ne sais pas si on fait encore de la grammaire au collège, mais j'aimerais qu'on m'explique pourquoi mes "latinistes" de première ignoraient ce qu'était un subjonctif : "Madame, je ne sais même pas ce que ça veut dire en français."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 avril 2008

Je peux vous assurer, vu ce que je constate avec la plupart de mes zippos, que ces jeunes gens qui ont tous eu le bac avec de belles mentions n'ont quasiment aucune notion de grammaire de phrase, sont incapables de faire une analyse grammaticale -- et a fortiori une analyse logique --, et ignorent leurs conjugaisons à partir des temps composés. Les verbes du 1er groupe sont à peu près maîtrisés, mais ça se complique avec le 2eme ("il a finit" ne leur fait pas peur), et ne parlons pas du 3eme, aie aie aie ma mère. Le subjonctif et le conditionnel sont également fort malmenés. Résultat, la moitié du cours de latin grand débutant se passe à étudier, càd découvrir et non réviser, la grammaire française... et ils en redemandent, non par masochisme (enfin, j'imagine) mais parce qu'ils sont épouvantés devant l'étendue de leurs propres lacunes.

Écrit par : FGuichard | 23 avril 2008

S'ILS veulent supprimer le Bac, ils le feront ! De toutes façons, dans sa forme actuelle, il n'a plus aucune valeur ! Mais si on décide de ne pas corriger les épreuves cette année, ILS seront dans la mouise ! Des nouvelles me sont parvenues ce soir :

"nous avons assisté aujourd'hui à la première AG inter-établissements du département. Au même moment, juste à côté, avait lieu l'AG départementale des lycéens.

Etaient présents à notre AG des collègues d'une quinzaine d'établissements du secondaire, un collègue du primaire, des représentants de la FCPE, et des représentants des syndicats d'enseignement (FSU, CGT, SUD). Les collègues du secondaire présents venaient des collèges Maurice-Jaubert (l'Ariane), Vallées du Paillon (Contes), Rouret et Jasmins (Grasse), Collège de Sophia-Antipolis, Dispositif Relai du Collège Rostand, des lycées de Nice (Beau-Site, Thierry Maulnier, Pasteur, Calmette, Apollinaire, Parc-Impérial, Estienne d'Orves), des lycées de Cannes (Bristol, Utinelle), et de Cagnes-sur-Mer (Renoir et Escoffier).

Pour l'essentiel, l'AG a retenu les dispositions suivantes :

1) Elle appelle à la grève pour le mardi 29 avril prochain, en convergence avec la manifestation lycéenne qui aura lieu le même jour
2) Elle retient le calendrier de jours d'actions suivants : 29 avril (grève et manifestation), 1er mai (manifestation), 15 mai (grève et manifestation), 18 mai (manifestation)
3) Elle décide de se réunir à nouveau le 30 avril prochain, à 15h00, au même endroit (Bourse du Travail, place Saint-François)


Dans l'immédiat, et en ce qui concerne le lycée Renoir, il faut que vous sachiez que nos lycéens ont prévu d'organiser un blocage du lycée et une manifestation dans la foulée ce vendredi 25 avril.

De ce fait, il nous appartient d'adopter une position commune concernant ce que nous ferons vendredi si le blocage est mis en en place.

Dans cette perspective (désolé de prévenir si tard), une réunion extraordinaire aura lieu demain jeudi 24 avril, à 11h45 (elle débordera sans doute jusqu'à 12h15), pour décider de ce que nous allons faire."

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Il y a ce monsieur-là qui pourrait peut-être nous aider. Petit florilège (ça m'a tellement plu que j'ai pris des notes) :
- L'apprentissage peu exigeant est un leurre.
- Je ne vois pas pourquoi on valoriserait un enfant qui a fait 50 fautes sous prétexte qu'il a quelques idées intéressantes.
-Si vous laissez votre enfant s'opposer sans résistance, attention, il va devenir crétin.
- S'il n'y a pas autorité de l'enseignant, l'enfant-roi prend le pouvoir.
- La frustration ne s'apprend pas à l'adolescence, c'est pourquoi je m'intéresse beaucoup à ce qui se passe dans les crèches et les écoles maternelles.

http://www.editions-retz.com/forum2/FlashConf/005/Media/index.htm

Ecrit par : catmano | 23 avril 2008
Excellent, Catmano! On n'a pas encore bouffé à cause de bas débit. On a tout visionné, avec le fils,( passionné, le fils! qui a déjà lu De l'Enfant Roi à l'Enfant Tyran, du même et a bien progressé depuis, faut le lui reconnaître), le père aussi. La fille qui est bonne élève et ne vit pas dans l'hédonisme à court terme s'est barrée vite fait pour ranger sa piaule et organiser son avenir. N'a pas de temps à perdre, filloune!
Moi, je ne perds pas mon temps, je surveille que mes hommes écoutent. Chapeau, le Didier Pleux, enfin, pour un mec! L'a tout pigé le bougre!

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Christophe, j'ai lu votre message et j'y ai répondu.

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Mais, attention, le plus apolitique posible. Sinon, c'est le coup à se faire récupérer pour de bon par l'extrême-droite.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

A propos de politique, de récupération , je me demande qui est derrière les lycéens dans la rue. Quels syndicats ? Seraient-ceux qui sont derrière Meirieu ? Auquel cas, qui s'étonne du discours actuel de Darcos ?
Il donne des gages à ces syndicats, qui , du coup, "calment" les lycéens.
Je sais que je vais avoir encore des ennuis ( :-))) mais j'assume), le rôle des syndicats dans l'EN dépasse tellement celui qu'ils devraient jouer que cela devient contre-productif.

Ecrit par : Florence | 23 avril 2008

Mais, attention, le plus apolitique posible. Sinon, c'est le coup à se faire récupérer pour de bon par l'extrême-droite.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

en effet , parfois la politique bousille tout.
A mon sens trop de politique à l'EN !
L'instruction des enfants n'est pas pas une question politicienne, politichienne. Si cela est un enjeu de la guéguerre gauche droite, c'est foutu !

Ecrit par : Florence | 23 avril 2008
Bingo! C'est parti... Qui entame la guéguerre, moi, peut-être? Qui part, à fond les manettes, sur la récupération, moi, peut-être? Qui souffle sur la flamme de la querelle droite-gauche, moi, peut-être?

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Moi, je ne perds pas mon temps, je surveille que mes hommes écoutent. Chapeau, le Didier Pleux, enfin, pour un mec! L'a tout pigé le bougre!

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

A ben, voilà, Anne-Marie et Dobo ont profité du lien, elle. Dobo, maintenant, faudrait aller sur france2 répondre à profinou qui fait son p'tit chef sur "les crétinistes ne connaissent pas le primaire", sans te commander, comme disait mon ex-belle-sœur.

Écrit par : catmano | 23 avril 2008

Créez un forum avec modérateurs impitoyables; Battez-vous au lieu de compter sur Darcos qui doit, lui, ménager la chèvre et le chou, ce qui ne me scandalise pas du tout.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

D'ici là, le loup Darcos aura avalé la chèvre Meirieu qui aura dévoré le brocoli Brighelli!

Ecrit par : marigot | 23 avril 2008

"Tu as mangé du chou, la chèvre
Tu as mangé du chou
Du chou, du chou-rave
D'la chicorée sauvage
Du chou, du chou-rave
Et des pissenlits!"
Bounce!

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

J'ai lu il y a quelques jours, grâce à l'un(e) d'entre vous, un texte lumineux sur l'explication de textes.
Pouvez-vous m'éviter de retrouver le lien sans revenir sur les centaines de messages du dernier ou avant dernier fil?

Merci!

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2008

Moi, je ne perds pas mon temps, je surveille que mes hommes écoutent. Chapeau, le Didier Pleux, enfin, pour un mec! L'a tout pigé le bougre!

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

A ben, voilà, Anne-Marie et Dobo ont profité du lien, elle. Dobo, maintenant, faudrait aller sur france2 répondre à profinou qui fait son p'tit chef sur "les crétinistes ne connaissent pas le primaire", sans te commander, comme disait mon ex-belle-sœur.

Ecrit par : catmano | 23 avril 2008

Tu sais pas la meilleure? C'est que, du temps que mon fiston était "sur-doué", j'avais discuté avec un gars, prof de LEP, qui passait ses vacances au camping et qui avait un très très vieux chien plutôt gaillard que je lui soignais pas trop mal. Bref, on est devenus collègues, tous les deux. Et, en guise de remerciement, dès son retour dans son pays (Boulogne/Mer.62), il m'a envoyé le livre de Didier Pleux, De l'Enfant Roi à l'Enfant Tyran, dont nous avons tous tiré grand profit, aussi bien dans le sens des erreurs éducatives que nous avions commises que de la perception que les profs avaient de mon abominable fils à maman.
Ce Didier Pleux est d'une extraordinaire lucidité!
Quant à me commander (!), sur le Forum de France 2, je fais ce que je peux, mais franchement, y'a des fois où prêcher dans le désert pour aboutir à l'aveugle censure me gonfle grave. Je suis loin d'être un cas unique en son genre! De là à flooder des autruches, y'a qu'un pas que je franchis allègrement.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

, en guise de remerciement, dès son retour dans son pays (Boulogne/Mer.62), il m'a envoyé le livre de Didier Pleux, De l'Enfant Roi à l'Enfant Tyran,
Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

Gratos, hein? En guise de remerciement pour l'AVC de son clebs qui nous a fait encore deux ans dans des conditions convenables!

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Clean, le mec, prof même pas de mon môme! J'y sauve son chien, il tente de sauver mon lardon! C'est cool, non?
Y'a des types bien, sur terre...

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

A ben, voilà, Anne-Marie et Dobo ont profité du lien, elle.

Ecrit par : catmano | 23 avril 2008

AH... elleS.

Écrit par : catmano | 23 avril 2008

Trop vieux pour ne pas avoir appris le latin, et même plus... je découvre votre - allons - oeuvre, et ferai devant elle - modestement - référence à Sénèque :
Haec dicet ille cui sapientia contigit, quem animus, vitiorum immunis, increpare alios, non quia odit, sed in remedium jubet.
Pardon pour ceux qui n'ont pas tout oublié, pour avoir appris par coeur.

Écrit par : Cincinnatus | 23 avril 2008

A ben, voilà, Anne-Marie et Dobo ont profité du lien, elle.

Ecrit par : catmano | 23 avril 2008

AH... elleS.

Ecrit par : catmano | 23 avril 2008

Pas grave, JPB nous a fait pire, tout agrégé qu'il est!

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

J'ai la nausée quand je vois la tronche de Lang. Il est encore plus faux-cul que Meirieu.

Qui a dit sur ce dernier :

"A propos de Meirieu hier, ça dépassait tout ce qu'on pouvait chrétiennement redouter sur cet abruti.
Comme l'a dit quelqu'un plus haut, on est stupéfié, parce que , tout bonnement, IL NE COMPREND RIEN. Vraiment. Non même qu'il soit infatué, ça de toutes façons, c'est un fait acquis, mais il bloblotte, bavouille, bredouille , machine à jacter intarissable et parfaitement inutile.

Bruit de fond pour chiottes d'Aéroport. Stupéfiant comment, à force d'avoir incarné la vérité pédagogique, cet escroc se retrouve à poil d'argumentaire. Rien.

Une sorte de logorrhée muette. Et gêne des autres aux entournures, alors!!!!! On avait l'impression de gens qui découvrait qu'un des leurs a Alzheimer.

On s'étonne moins, après l'émission d'hier, de la turbidité fécale dans laquelle se débat le système éducatif. Si son gourou est à ce point décavé et imbécile, tout s'éclaire.....
Comme dit Jean, il n'y a plus rien à dire contre Meirieu. TOut a été dit sur cet assassin de l'Ecole. Puissions-nous tirer la chasse.....

PS : chaque fois que je lis cette diatribe, j'avoue que le fou-rire me prend, bien que je souffre profondément de l'état de l'école et du désespoir palpable des professeurs. C'est peut-être nerveux, qu'enpensez-vous, chère Dobo?

Anne-Marie.

PS. Après avoir écouté l'admirable psychologue de Catmano, j'ai écouté la non moins admirable Elisabeth Nuyts sur radio-courtoisie. (je sais que vous n'aimez pas cette radio, moi, je mange à tous les rateliers du moment que je peux élargir mes connaissances.)

On peut la réécouter demain de 9H à 10h30 sur :
www.radiocourtoisie.fr.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2008

"Qu'on n'en [la grammaire] fasse pas assez est une opinion,"
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

C'est plus qu'une opinion ! C'est une vérité solidement établie et vérifiée par tous tous les jours! En pensant que ce n'est qu'une opinion vous faites vraiment preuve d'idéologie.

Écrit par : Philippe | 23 avril 2008

Ecrit par : Florence | 23 avril 2008
Bingo! C'est parti... Qui entame la guéguerre, moi, peut-être? Qui part, à fond les manettes, sur la récupération, moi, peut-être? Qui souffle sur la flamme de la querelle droite-gauche, moi, peut-être?

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

Bien sûr que non, ce n'est pas vous.
Je ne vous attaque pas, je suis D'ACCORD avec vous, j'abonde dans votre sens. Il faut quelque chose d'apolitique , je pense que vous avez raison.
De plus, je vous trouve sympa dans l'ensemble :-)

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

Bien sûr, Philippe, bien sûr... Quel métier faites-vous, au fait???

Françoise, très honnêtement, j'ai fait énormément de grammaire à l'école élémentaire et, en quatrième, j'aurais été incapable de refaire une analyse grammaticale, ou logique!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Il faut quelque chose d'apolitique , je pense que vous avez raison.


Impossible, il faut surtout quelque chose de fort ,c'est trop grave , c'est tragique !

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Françoise, très honnêtement, j'ai fait énormément de grammaire à l'école élémentaire et, en quatrième, j'aurais été incapable de refaire une analyse grammaticale, ou logique!

Ecrit par : Christophe
C'est donc que vous n'en avez pas fait assez !

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Cher MàC qui ne vous contentez pas de faire ièch le peuple des cagots et des calamiteux sur la RDL, vous ignoreriez que « Légende » est écrite par Faizant, et vous l’entendriez chantée avec tout l’acide rigolard qu’il faut par Monique Tarbès, vous en pisseriez de rire ! Moi aussi je n’aime pas Faizant mais… enlevez les œillères à votre cheval !

De tous les livres que j’ai étudiés avec mes élèves, "Jody et le faon" est Le livre. La vie l’amour la mort avec des mots d’une pudeur, d’une justesse, d’une poésie et d’une précision rares. Aucun galimatias, aucun tintamarre, aucune esbroufe. Avant même d’être un livre pour enfants, c’est UN livre. Si par malheur vous avez vu le film bisounoursien qui en a été tiré, oubliez ce sac de sucre et courez chez les bouqs car le Folio est épuisé et Gallimard refuse de le rééditer. Dame, faire lire 400 pages sur l’histoire d’un petit paysan de Floride au XIX° siècle à des gosses, qui oserait ? Eh bien osez.

Bougez pas, je vous en mets un extrait.

Écrit par : PMB | 23 avril 2008

PS : chaque fois que je lis cette diatribe, j'avoue que le fou-rire me prend, bien que je souffre profondément de l'état de l'école et du désespoir palpable des professeurs. C'est peut-être nerveux, qu'enpensez-vous, chère Dobo?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2008
J'en pense que vous avez aussi une queue coincée dans une porte! C'est douloureux, quelque soit la porte, qu'elle ferme à droite ou à gauche ou mal, je veux dire au centre, ça coince toujours.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Qui souffle sur la flamme de la querelle droite-gauche, moi, peut-être?

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

Bien sûr que non, ce n'est pas vous.
Je ne vous attaque pas, je suis D'ACCORD avec vous, j'abonde dans votre sens. Il faut quelque chose d'apolitique , je pense que vous avez raison.
De plus, je vous trouve sympa dans l'ensemble :-)

Ecrit par : Florence | 23 avril 2008
Z'êtes bien brave! J'aime qu'on me trouve sympa, c'est rarissime et tout ce qui est rare est cher.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

D'où vient que nous sommes d'une certaine façon toute métaphorique les Juifs de notre société. Serait-ce précisément parce que comme les Juifs nous aspirons à transmettre la mémoire, que nous sommes un peu les rabbins de la démocratie. Et alors tout s'emboîte. Tout devient lumineux: les crachats, les vilénies,les calomnies, les soupçons jamais clairs mais toujours bien réels de pédophilie, mais aussi tout ce que la gauche antisioniste parce qu'être antisémite n'est pas bien vu, et je pense tout particulièrement au SGEN.

Alors, franchement ,je pense que vous vous faites des illusions; les carottes sont cuites. Dans 5 ans, la bande à Darcos et celle à Meirieu auront fait exploser l'E.N. et l'auront filialisée dans une sorte de mosaîque de sociétés de droit privé....
comme la santé d'ailleurs, les retraites, la poste et les transports publics. Ce qu'il y a derrière tout ça,, en filigrane, c'est la haine des pauvres. Et le besoin qu'ils n'accèdent jamais plus dans l'histoire au savoir. Eradiquer la libération par la connaissance, c'est le but ultime de ces malpropres.

BàV.

Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008

Avant même de lire la suite des interventions, je me hérisse d'un tel commentaire !

quel rapport y'a-t-il entre les juifs et les pauvres ???
faut qu'un pauvre m'explique !
un juif s'en sortira toujours ..... il a la diaspora pour le sauver le jour où il fait amende honorable !
mais le pauvre .... vraiment aucun moyen de rédemption !!!!

D'autre part, "la haine du pauvre"
qu'est-ce que cette vomitude ?
Le pauvre n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais l'objet de haine .....
le pauvre est l'objet du plus profond mépris.

Monsieur Goldmish, au lieu d'essayer de récupérer la détresse réelle des pauvres au profit des juifs profiteurs, vous feriez mieux d'aller vous laver le cul .... fort malpropre à ce que je lis de vous !!!!!

je vais, maintenant, lire rapidement la suite .... qui , si elle ressemble à ce premier commentaire risque fort de me mettre en 'pétard' !!!!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

(Penny est le père de Jody. Et LE père, celui qui montre, qui apprend, qui explique, qui rassure, qui envoie, qui ordonne, qui pardonne. Qui aime sans mots, ou juste pour dire à son fils revenant de huit jours de fugue après la mort de son faon : «C'est le boire et le manger de te voir à la maison, petit » . Ce faon mort dont Jody « ne croyait pas qu'il pourrait jamais aimer personne, homme ou femme, ou son propre enfant, comme il avait aimé ce chevreuil. »)

........................................................................

Penny chuchota : « Suis-moi. Nous nous approcherons le plus possible. » Il tendit le doigt : « Les hérons sont en train de danser leur danse nuptiale. »

Jody aperçut au loin les grands oiseaux blancs. Son père avait des yeux d’aigle, se dit-il. Ils se mirent à quatre pattes et avancèrent lentement en rampant. De temps à autre, Penny se couchait à plat ventre et Jody se couchait derrière lui. Ils atteignirent un bouquet de hautes herbes et Penny lui fit signe de se cacher derrière. Les oiseaux étaient si près qu’il semblait à Jody qu’il aurait pu les toucher avec son long bambou. Penny s’assit sur ses talons et Jody l’imita. Il ouvrait de grands yeux. Il compta les hérons en fête. Ils étaient seize.

Les hérons dansaient une espèce de cotillon aussi bien réglé que ceux qu’on dansait à Volusia. Deux d’entre eux se tenaient à l’écart, droits et blancs, faisant une étrange musique, moitié cri et moitié chant. Le rythme en était irrégulier comme celui de la danse. Les autres oiseaux formaient un cercle. Au centre du cercle quelques-uns remuaient en sens contraire. Les musiciens faisaient leur musique. Les danseurs levaient leurs ailes et soulevaient les pattes l’une après l’autre. Ils baissaient la tête, la plongeant dans leur poitrine de neige, la relevaient, et la baissaient de nouveau. Ils remuaient sans faire de bruit, avec un mélange de gaucherie et de grâce. La danse était solennelle. Les ailes frémissaient, montant et descendant comme des bras étendus. Le cercle extérieur tournait, tournait. Le groupe central semblait animé d’une lente ivresse.

Soudain, tout mouvement s’arrêta. Jody crut la danse finie ou leur intrusion découverte. Mais les deux musiciens rejoignirent la ronde. Deux autres prirent leur place. Il y eut une pause. La danse recommença. Les oiseaux se reflétaient dans l’eau claire du marécage. Seize ombres blanches doublaient tous les mouvements. La brise du soir soufflait dans les herbes. Elles se recourbaient et s’agitaient. Les eaux se ridaient. Le soleil couchant rosissait les plumes blanches. Des oiseaux magiques dansaient dans un mystérieux décor. Les eaux ondulaient avec eux, et la terre frémissait de toutes ses herbes. La terre dansait avec les hérons, et le soleil bas, et le vent, et le ciel.

Jody se surprit à lever les bras quand les ailes des hérons se soulevaient. Le soleil s’enfonçait au bout de la prairie. Le marais était doré. Les hérons en fête étaient touchés d’or. Les champs au loin étaient noirs. L’ombre couvrait les buissons, et l’eau s’obscurcissait. Les hérons étaient plus blancs que des nuages ou que la floraison blanche des oléandres et des lis. Soudain, ils prirent leur vol. L’heure de la danse était-elle simplement terminée, ou bien la longue gueule d’un crocodile avait-elle surgi de l’eau pour les effrayer. Jody n’aurait su le dire, mais ils étaient partis. Ils formaient un grand cercle contre le couchant, poussant l’étrange cri rauque qu’ils ne faisaient entendre qu’au cours de leur vol. Puis ils se déployèrent en une longue ligne vers l’ouest et disparurent.

M.K. Rawlings. Jody et le Faon

(Voilà. Si un collègue de 5° peut se battre pour faire découvrir ce livre à ses élèves, il a ma bénédiction)

Écrit par : PMB | 23 avril 2008

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/search/Default.aspx?optSearch=BOOKS&titre=jody%20et%20le%20faon&auteur=&acteur=&editeur=&reference=&mot_cle=&prix=&theme=&beginDate=&endDate=&collection=&label=&musique=&public=&audio=&subtitle=&scenario=&outmonth1=&outmonth2=&outyear1=&outyear2=&sortMode=Scoring

Dame, faire lire 400 pages sur l’histoire d’un petit paysan de Floride au XIX° siècle à des gosses, qui oserait ? Eh bien osez.

Bougez pas, je vous en mets un extrait.

Ecrit par : PMB | 23 avril 2008
Voui!

Écrit par : dobolino | 23 avril 2008

Tous mes remerciement à catmano et à sa grande soeur pour m'avoir fait connaître Didier Pleux, l'auteur de "De l'enfant roi à l'enfant tyran" que je m'en vais commander de ce pas.

Avez-vous des adresses de "psychologues cognitifs" ?

Moi aussi, j'ai pris des notes et relevé qu'un élève "performant" était un élève :

1°) qui s'attribue des responsabiltés interne dans ses apprentissages. Qui ne dit pas systématiquement : "c'est de la faute à l'école, c'est de la faute au prof..."

2°) Qui est tolérant aux frustrations et aux contraintes.

3°) Qui sait gérer son temps.

4°) Qui s'est donné des objectifs.

5°) Qui accepte les interdits et l'existence d'une autorité transmettrice.

J'ai noté également le nom d'un certain Feuerstein qui est présenté comme le père fondateur méconnu de la psychologie cognitive. Je vais voir aussi de ce côté.

J'ai noté également que l'assignation systématique de causes extérieures au processus d'apprentissage, d'ordre psychanalytique ou sociologique n'était pas illégitime, mais pouvait contribuer à renforcer les difficultés d'apprentissage.

J'ai cru comprendre que Philippe Meirieu attendait sagement son tour pour intervenir, à moins que j'ai mal compris.

Didier Preux, c'est à peu près le contrepied de la pensée Meirieu.

Mais bon sang, pourquoi est-ce qu'on préfère toujours écouter les charlatans dans ce pays, plutôt que les gens sérieux ?

Je vais finir par penser comme Michel Tournier : on attribue par préjugé aux pays les qualités inverses de celles qu'ils ont vraiment.

Ainsi, le fameux "bon sens" des Français...

Didier Pleux a également évoqué "L'esquisse d'une théorie des émotions" de Jean-Paul Sartre qui relève d'une approche cognitive. Tiens je l'ai quelque part, ça me donne envie de le relire ; je crois me souvenir que ça n'était pas très long (enfin un peu moins que "L'être et le néant" !)

Très intéressante aussi la distinction entre "désir d'apprendre" et "désir de savoir".

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

Yfig, vos commentaires commencent à devenir nauséabonds...
Arrêtez-vous, prenez quelques vacances, débranchez Internet.

Ca nous en fera aussi, des vacances.

Écrit par : Loki | 23 avril 2008

Le Figaro, il y a six mois, insinuait que tu étais "premier-ministrable" : faire miroiter le Capitole fut de tout temps la stratégie de ceux qui veulent vous pousser du haut de la roche tarpéienne. Curieusement, la même information a été reprise il y a peu par Brigitte Perucca, rédactrice en chef du monde de l’Education, et suppôt de Satan et des pédagogistes. Il y a des collusions qui méritent d’être soulignées, et pas mal de poignards derrière les sourires. Ce n’est pas à un latiniste que je l’apprendrai : voir Suétone, et la fin de César.
écrit par Jean-Paul Brighelli


Monsieur JPB,

je ne veux pas vous lapider, mais où êtes-vous allé piocher ce liquoreux plagiat ?
Vous le faites suer le suétone (oui, vous ne le dites pas, mais le potaches latinistes que nous fûmes n'auraient su rater pareille "mot" !) et je ne vous dis rien de la suétine ......

Mosieur JPB, si vous n'avez pas fait lettres classiques, contentez-vous de vos simples cassiques ... vraiment vous risquez de nous gâchez nos calendes grecques !
ta dzoa trékeï !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

nous gâcher n'en gâchera pas moins !!!
c'est ce genre de faute qui me rend inimitable !!!!!!!!!!!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

Yfig, vos commentaires commencent à devenir nauséabonds...
Arrêtez-vous, prenez quelques vacances, débranchez Internet.

Ca nous en fera aussi, des vacances.

Ecrit par : Loki | 23 avril 2008

Voulez-vous, très cher loki, que je vous recommande un bon ami ORL ?
il est en vacances, mais dès qu'i reprend le cours de ses consultations .....

Je vous dis ça en toute amitié, je trouve, en effet que votre haleine est forte .... vous aves peut-être des problèmes de digestion .... à moins que vos dents ...... ?

.

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

vous avez

c'est même pas un problème de français ... juste mes gros doigts sur ce minuscule clavier !

ça ne change rien à la putridité de Luki !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

Z'êtes bien brave! J'aime qu'on me trouve sympa, c'est rarissime et tout ce qui est rare est cher.

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2008

Tout à l'heure j'ai lu "violence scolaire" et les commentaires. J'ai donc lu les posts de Jo la trollette et les autres ( enfin pas tous parce que c'est long ).
J'ai donc constaté la violence de certains commentaires. J'ai lu que vous aviez été aussi attaquée en tant que parent d'élèves. J'ai compris plein de choses.
Je préfère dire tout de suite que l'attaque personnelle n'est pas mon truc. Je ne connais pas personnellement les gens qui contribuent à ce blog et je me garde bien de porter le moindre jugement. Je ne fais que donner mon point de vue et lire celui des autres car c'est enrichissant.

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

" De tous lles livres que j'ai étudiés avec mes élèves, Jody et le faon est Le livre."

C'est vrai. J'ai dû le lire quand j'avais une douzaine d'années et je me rappelle encore les derniers mots: " un enfant et un chevreuil couraient côte à côte et s'éloignaient pour toujours." C'est un livre sur la souffrance inaugurale qui arrache à l'enfance et fait pénétrer dans l'âge adulte au prix d'un terrible et indispensable renoncement. J'en avais été bouleversée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 avril 2008

Attention au cognitivisme.

Ca fait un bail qu'on enseigne les théories cognitivistes en IUFM en ce qui concerne l'enseignement des langues étrangères.
Grâce aux théories cognitivistes, on légitime l'élève au centre auteur de son propre savoir. Donc gare!

Écrit par : Loki | 23 avril 2008

qui s'attribue des responsabiltés interneS (!)

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

chapitre.com est habituellement très cher. Allez plutôt sur abebooks.fr ou livre-rare-book.fr.

Attention, les versions "bibliothèque verte" sont des condensés, à fuir car la longueur et la lenteur sont consubstantiels à l'esprit de ce livre. Au minimum : Folio jr ou LdP.

J'ai scanné le début, le passage où on découvre qui est Penny, la mort d'Aile-de-paille, et la fin. Ceux qui les veulent m'écrivent.

(Jody est au chevet de son ami mort)
"Le silence d'Aile-de-Paille était intolérable. Maintenant, il comprenait. C'était la mort. La mort était un silence qui ne donnait pas de réponse. Aile-de-Paille ne lui parlerait plus jamais."

pm(nospam)bourdaud@wanadoo.fr

Écrit par : PMB | 23 avril 2008

Comment ça Jean? Vous ne 'faites pas lire' du Bégaudeau à vos élèves? Et pas d'Azouz Begag non plus, je crois bien. Allez rien n'est perdu: vous pourrez toujours finir l'année en 'étudiant' l'autobiographie d'Hervé Villard.

Ecrit par : Loki | 23 avril 2008
sans oublier mike brandt (?) orthographe imprécise !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

Pas mieux, Sylvie Huguet. Oui c'est un livre pour faire grandir.

Trois lignes avant :
"il serait seul toute sa vie. Mais un homme accepte son sort et continue".

Écrit par : PMB | 23 avril 2008

Oulà, on dirait que Yfig essaie de passer à l'offensive (sic).

Vous avez la permission de minuit, Yfig ni raisin? J'ignorais que les maisons de repos laissaient les grabataires aller surfer clandestinement sur le web le soir. Allez donc vous coucher vous êtes fatigué.

Écrit par : Loki | 23 avril 2008

Moi aussi, j'ai pris des notes et relevé qu'un élève "performant" était un élève :


1°) qui s'attribue des responsabiltés interne dans ses apprentissages. Qui ne dit pas systématiquement : "c'est de la faute à l'école, c'est de la faute au prof..."

2°) Qui est tolérant aux frustrations et aux contraintes.

3°) Qui sait gérer son temps.

4°) Qui s'est donné des objectifs.

5°) Qui accepte les interdits et l'existence d'une autorité transmettrice.


Ecrit par : Robin | 23 avril 2008

En vous lisant, je me dis que toute personne qui a intégré ce genre de fonctionnement a toute les chances de réussir sa vie. Vos 5 points sont à mon avis généralisables à l'attitude à avoir tout au long de sa vie.

Écrit par : Florence | 23 avril 2008

Ah Robin vous êtes tellement réactionnaire!
On dirait Natacha Polony!

Écrit par : Loki sous le masque de Christophe Sibille | 23 avril 2008

Bon !

j'ai lu, de ci, de là comme une poule qui picore ....

faut dire aussi ....

invoquer les pauvres ..... qui s'en branlent ... comme vous n'avez pas idée ... de vos problèmes de petits bourges trahis par les grands bourges que vous léchez servilement !


franchement, vos problèmes de profs ... c'est quoi ?
une pantalonade, une histoire pour endormir les mioches qu'on vous confie ... parce que les curés ont trop mauvaise réputation .....

putain, ouvrez un brin vos mirette et regardez le monde qui se reconstruit sans vous, sans moi aussi, mais moi, ma mission à court terme c'est de laisser place ...
je veux bien, mais place à quoi ?
à cette société de nantis sans frontières .... vicieusement préparée par les médecins éponymes ....
certes, ils sont assurés d'un clientèle à très long terme, surtout s'ils continuent à partager leur fond de commerce avec les industrieux pharmaciens ... et les Leclerc qui ne manquent jamais le train de l'argent facile !

faites une pause, juste un instant, cessez de vous observer le nombril avec ostentation et obscénité ... oubliez vos chers élèves et observez plutôt ce qu'il va advenir de leur avenir et peut-être, oui, peut-être comprendrez-vous ce que vous êtes en train de programmer ........................................

ensuite, ensuite seulement ..... vous dires-vous que vous n'êtes que des outils .... de très mauvais outils du système !!!!!

jouez le jeu ! nom de dieu !!!!
donnez à vos élèves ce qu'ils attendent de vous ... cessez de remonter le courant à contre sens .... et vous obtiendrez des primes et des promotions ........................

enseignez leur la star ac, chanter faux n'a pas la moindre importance pourvu que ce soit dans le petit écran , le jeu de qui veut gagner des millions à rien foutre, c'est celui qui deal qui y est .... j'apprends l'hébreu et l'arabe sont dans un bateau ...... le ch'ti prend la barre .... tout le monde va à vau l'eau !!!!

Cool mes amis ..... la retraite vient toujours trop tôt et vous regretterez vos bien chers élèves qui vous donnaient l'illusion d'exister.

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

Puis je poser une question interessée ?

Bac blanc de français.
Y-a-t-il sujet unique ou plusieurs dans un même établissement ?
Si non, est-il normal que l'on change de sujet de bac au bout de 15/20 minutes alors que les élèves avaient commencé leur travail?
Est-il correct que le prof fasse des commentaires qui font rire, pousse des exclamations sur certains en disant "oh mon Dieu", bruitage avec la bouche..........

Merci.

Écrit par : Carole | 23 avril 2008

@ DUGONG
je n'accepte plus la venue des "conseillers d'orientation" dans mon cours.

Il est vrai que c'est le maillon faible de l'EN , d'ailleurs leur inutilité est avérée puisque nous sommes appelés à les remplacer !

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Alors Carole,

Oui bien sûr tout cela est absolument normal.
D'ailleurs il existe une formation IUFM spécialisée dans cette technique pédagogique: le Groupe de Clownerie Transversale (GCT).

Sinon, ça se passe où?

Écrit par : Loki | 23 avril 2008

Bac blanc de français.
Y-a-t-il sujet unique ou plusieurs dans un même établissement ?
Si non, est-il normal que l'on change de sujet de bac au bout de 15/20 minutes alors que les élèves avaient commencé leur travail?
Est-il correct que le prof fasse des commentaires qui font rire, pousse des exclamations sur certains en disant "oh mon Dieu", bruitage avec la bouche..........

UN sujet pour chaque série (S, ES, L, STG )
Si on a changé le sujet , c'est qu'il y a eu erreur ou "fuite"
Le prof doit rester impassible, sauf si c'est vraiment comique (voir ce que j'ai trouvé dans mes copies à propos de "L'Etranger" ) Mais en fait on rit pour ne pas pleurer !

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Merci Loki,

Cela se passe dans un lycée français de l'étranger.

Les élèves étaient déjà concentrés et avaient commencé leur prose.

Écrit par : Carole | 23 avril 2008

Oulà, on dirait que Yfig essaie de passer à l'offensive (sic).

Vous avez la permission de minuit, Yfig ni raisin? J'ignorais que les maisons de repos laissaient les grabataires aller surfer clandestinement sur le web le soir. Allez donc vous coucher vous êtes fatigué.

Ecrit par : Loki | 23 avril 2008

mon petit loki, vos camarades de chambrée vont vous tancer :
never feed the troll !!!

l'humour est universel, dit-on sans chercher à aller plus loin !
mais c'est faux !
l'humour est l'apanage de ceux qui partagent les bonnes idées .... relisez mein kampf et je pense que vous adhérerez à ce principe .... onaniste et raciste.
le racisme est une philosophie girouette .... le racisme prend le sens du vent (et quand c'est vous qui soufflez, vaut mieux porter un masque !)
à force de solliciter le racisme pour tout et pour rien, le racimsme finit par se diluer dans le schmillblick de la pensée unique qui a les appétences du monopole intellectuel monétaire international !

vous ne seriez pas 'grand corps malade' caché dans une chanson populaire ?

.

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

Observateur,

Il n' y a que 2 S dans cet établissement.

Une des S a eu le même sujet que L, ES.

La S dont je vous parle a eu un sujet différent.

Je trove cela ubuesque. Non seulement moi, les parents et les élèves.

Écrit par : Carole | 23 avril 2008

Cela se passe dans un lycée français de l'étranger.



Pourtant Jack Lang les a complimentés !

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Dans votre établissement, Carole, on n'est donc pas habitué à travailler dans le bruit?

Écrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

Purée,
le coup d'la maison d'retraite, faut oser !!!!

Loki, qui m'admoneste depuis une MJC (maison des jeûnes coullons) m'envie des soins et des attentions de mes infirmières préférées .... et virtuelles ....

permission de minuit !!! docteur schweitzer !
mon p'tit luki à sa mémère, je parie que tu n'as jamais vu la maison du bon docteur schweitzer .... ce très bon docteur qui fit son compte de veuves et de veufs ... sans compter les orphelins ....
j'ai visité, moi, sa clinique ... et ses appartements privés à Lambaréné ... sur le chantier du CHU ....

as-tu jamais quitté le bout de ta rue ?
t'es-tu aventuré dans ton quartier ?
ta ville ?

il est où le loki à sa mémère ? ... loki lucke ... ? ... loki strike ? ..... loki ch'ti !!!!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 23 avril 2008

En effet ! Mais S, ES :même sujet comme au bac . J'ai omis de le préciser .

Manque d'organisation ou ignorance ? C'est loin la France !

Écrit par : Un observateur | 23 avril 2008

"D'ailleurs il existe une formation IUFM spécialisée dans cette technique pédagogique: le Groupe de Clownerie Transversale (GCT)."

Ecrit par : Loki | 23 avril 2008

Dans cette discipline, je vous mettrais: "très satisfaisant" sans hésiter la moindre seconde!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2008

Dans votre établissement, Carole, on n'est donc pas habitué à travailler dans le bruit?

Ecrit par : ProfAnonyme | 23 avril 2008

NOn, le bordel ne fait pas partie des us et coutumes
Il y a des élèves respectueux, vous savez, cela existe encore !



Manque d'organisation ou ignorance ? C'est loin la France !

Ecrit par : Un observateur | 23 avril 2008

Organisation, peut-être, le prof est arrivé vers 14h alors que l'examen était à 13h30.

Ignorance ? J'en doute !

C'est loin la France : pas pour les grêves.

Écrit par : Carole | 23 avril 2008

Oh Robin vous êtes tellement réactionnaire!
On dirait Natacha Polony!

Ecrit par : Loki sous le masque de Christophe Sibille | 23 avril 2008

je prends ça pour un compliment !

Presque minuit !

J'ai acheté un polar d'un dissident chinois qui vit aux Etats-Unis : Qiu Xiaolong ("Le très corruptible mandarin", une enquête de l'inspecteur Chen) je vais en lire un bout avant de m'endormir.

Ca à l'air plus drôle que les posts de "contre la campagne anti chinoise". Un vrai troll, celui-là et sans un brin d'humour. Quand je pense qu'ils veulent dominer le monde.

Bonne nuit à tous !

(Yfig, vous devriez prendre un peu de repos, vous aussi, si, si je vous assure, à notre âge, le surmenage ne pardonne pas et en plus vous vous énervez, c'est très mauvais !)

Écrit par : Robin | 23 avril 2008

"Au SNALC, ils en ont une du même genre, à la pédagogie, je crois, aussi craquante et aussi teigneuse. Décidément, ils prennent un coup de vieux, les autres syndicats, Monsieur LANG et Monsieur MEIRIEU! Xavier DARCOS devrait s'appuyer sur ces gens-là, plutôt que sur de vieilles badernes "cuculturelles"..."

Elle est craquante, mais elle n'est pas "teigneuse". Déterminée, plutôt. Et compétente. Ca change des autres guignols du SGEN et consorts.

Écrit par : Jérémy | 23 avril 2008

la figue éjacule ce soir,
après l'fromage, avant la poir'
la figue salit copieusement le blog
en le prenant pour ce qu'elle connaît bien un gogue..
la figue n'aime pas les bites circoncises
c'est vous dire dans quoi elle est assise
la figue qui en haut de son blog a une gueule de fion
d'ablon sur seine croit avoir fait son bastion.
la figue cependant n'est rien d'autre qu'un tampax
sali, plein de menstrues, et tournant sur son axe.
la figue est une merde, tartinées à la diable
vraiment nazie et fort peu praticable.
je la conchie cette figue, ce tas de bouse
lui, et par conséquent son copain ipidibouse

ce vil ramassis d'humeurs chassieuses
ce tombereau de pus, qui enduisent ses valseuses
cette daube, cette fiente, cette charogne enfin
qui comme d'un vieux cul exhale le parfum

Gollnisch, pendant que tu y es, saloperie, verrue, glaviot, carne, poubelle, sanie, canon à pus, rendez-vous de furoncles.
J'espère que tu te feras enculer sans vaseline par le maire d'Ablon, celui de Draveil et celui de Crosne....

Écrit par : montaigneàcheval | 24 avril 2008

Je ne sais pas si on fait encore de la grammaire au collège, mais j'aimerais qu'on m'explique pourquoi mes "latinistes" de première ignoraient ce qu'était un subjonctif : "Madame, je ne sais même pas ce que ça veut dire en français."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 avril 2008

La réponse est simple et claire: on n'apprend plus rien actuellement au collège en français, notamment à cause des "séquences", mais aussi parce que la grammaire y est tabou. Par contre, on barbouille consciencieusement la cervelle des élèves avec des bêitse pontifiantes et pédantes qu'ils ne comprennent pas et qui ne leur sont d'aucune utilité.
Je suis une exception, avec mon "cours" de grammaire de mots (nature et fonction). Mon IPR doit en être absolument fou furieux (j'ai de très grandes craintes pour ma hors-classe, qui se décide en ce moment), mais je m'en bats les flancs. Ce ne sont pas les états d'âme d'un IPR qui m'intéressent, mais que mes élèves aient reçu un peu de vraie formation intellectuelle, "ktêma es aei", comme disait Thucydide!

Écrit par : Jean | 24 avril 2008

Christophe, la chose est connue des sociologues HONNÊTES depuis environ un demi-siècle ( je vous envoie sur votre email un texte PDF de Clermont Gauthier qui fait la synthèse de la recherche en la matière avec intro de MC Bellosta).

Et bien sûr cela a commencé en Amérique, qui avait qulques longueurs d'avance, mais tous les pays qui ont vu leurs systèmes scolaires s'effondrer y sont allés de leurs propres enquêtes, qui ont abouti au même résultat à savoir qu'à milieu social (exécrable, pourri, dysfonctionnel, appelez le comme vous voulez) égal, les élèves placés dans un environnement scolaire propice à l'étude, avec les pratiques conséquentes, réussissent mieux que le groupe test ( les malchanceux) laissé dans son caca puéro-centro-pédagogo,globalisé et totalisant, avec en prime: contestation de l'autorité du maître.

Avez-vous remarqué comme cette vielle pute de Lang ( le calembour était trop tentant, scusi) n'avait que ce mot à la bouche: le mal est fait mais les pompiers pyromanes n'ont aucune vergogne, d'ailleurs on les reconnaît à ce qu'ils accusent de leurs crimes ceux qui les premiers ont crié :AU FEU!!



Et surtout, ce qui est quand même à mon sens le plus important de ces nombreuses études, les gosses des ghettos réussissent mieux même que certains petits "favorisés" placés dans les mêmes conditions favorables...
sans doute mettent-ils plus de coeur à l'ouvrage.

Dans les études américaines, les plus récentes, on fait maintenant la distinction entre enfants hispaniques et noirs ( non pas African Americans, mais immigrés de fraîche date, et elle est particulièrement intéressante.

L'étude du taux de réussite des enfants d'immigrés asiatiques, notamment les boat people des années 1970, est particulièrement instructive elle aussi.

Mais les mythes ont la vie dure, comme celui du toujours plus de moyen tout ausi enfoncé, et sans besoin de gaspiller des millions sur des enquêtes;
Avec l'éducation la plus chère nos résultats sont les plus miteux!

Expliquez-moi par exemple pourquoi on a maintenant besoin d'aller dans la brousse sénégalaise des enfants capables de remplir les bancs de plus en plus difficiles à garnir des CPGE des meilleurs lycées parisiens. Ce n'est pas au nom de la diversité!

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

NB:
Mon post envoyé avec décalage (horaire of course)répondais au commentaire de Ch. S qui en veut à Natacha Polony car elle n'adhère pas au mythe lango-meirien de la destruction des apprentissages par la pourriture du milieu social.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

par mon poste, je...

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

post..! dur dur ce soir c'est la chaleur sans doute.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

à signer: http://ufal.info/petitions/?petition=4

Nous, parents, élèves et étudiants, enseignants, citoyens, nous appelons à renforcer le mouvement populaire d’opposition à la suppression de 11 200 postes dans l’Éducation Nationale, annoncée par le ministre Xavier Darcos.


En effet, on ne peut justifier cette suppression en disant que l’encadrement moyen en France est de 10,5 élèves par enseignant : il existe des classes à effectifs réduits, des dédoublements, des groupes de soutien. Faut-il les supprimer ? Peut-on par ailleurs étudier et enseigner efficacement dans des classes surchargées ? Encore une fois, ce seront les élèves les plus en difficulté, scolairement et souvent socialement, qui en feront les frais.


Et on ne peut pas répondre que ces suppressions de postes seront compensées en heures supplémentaires. Outre que, dans l’Éducation Nationale, les heures supplémentaires sont mal payées et qu’on entend donc obtenir des enseignants qu’ils travaillent plus pour gagner moins, les enseignants ont besoin de temps libre pour préparer efficacement leurs cours et corriger leurs copies.


En fait, on sait que cette réduction est destinée à être suivie d’autres réductions dans les années à venir, qui enlèveront à l’enseignement public encore de son efficacité. Quand le quantitatif devient aussi désastreux, il ne peut que nuire à cette qualité que le ministre prétend viser.
On sait aussi que ces coupes sombres doivent aller de pair avec un nouveau dégraissage dans les horaires d’enseignement. En témoigne déjà la réforme des lycées professionnels dont les élèves, très souvent en difficulté, n’auront que trois ans au lieu de quatre pour préparer un bac pro, sans avoir à mi-parcours l’acquis d’un BEP. Cela en découragera un grand nombre et dévalorisera le bac pro : ainsi le ministre, prétendant élever le niveau des qualifications, travaille à le faire baisser.


En témoignent aussi les projets annoncés de réforme du lycée général et technique, avec réduction d’horaires et coupes sombres sur les options, dans la continuité aggravée des décennies passées.


Le ministre affecte par ailleurs de vouloir ramener l'école à sa fonction d'instruction, avec des programmes clairs, simples, axés sur des contenus consistants et laissant liberté pédagogique aux enseignants. C’est ce que nous réclamons depuis longtemps. Mais que valent ces effets d’annonce quand les moyens sont encore diminués ?


On ne peut pas devenir plus savant avec moins d’heures d’enseignement. Ainsi la suppression des heures du samedi matin dans le primaire est scandaleuse. Elles seront, nous dit-on, remplacées par des heures de soutien, c'est-à-dire pour remédier aux dégâts précisément causés par la réduction des heures !


Par exemple, à l’heure actuelle un élève sortant du collège a reçu depuis le début de sa scolarité 800 heures de français de moins qu'en 1976. Il importe de revenir à des horaires substantiels, notamment dans les disciplines fondamentales, mais aussi dans toutes les disciplines à vocation générale qui concourent à former l’homme et le citoyen. Ces horaires d’enseignement, (comprenant les travaux dirigés faits en classe sous la conduite du professeur), ainsi que des horaires supplémentaires de soutien et d’étude, sont particulièrement nécessaires pour préserver le droit à l’instruction de ceux qui ne sont pas aidés par leurs familles ou portés par leur milieu.


On peut certes espérer que de meilleurs programmes et des pédagogies plus efficaces centrées sur les contenus disciplinaires améliorent à terme le niveau des élèves, sous réserve que les moyens nécessaires soient mis en œuvre Mais en attendant qu’ils produisent leurs effets, il est nécessaire de panser les plaies pour ceux qui sont déjà engagés dans le cursus scolaire : les cours, les heures dédoublées, les options, le soutien leur sont doublement indispensables.


Moins que jamais, par conséquent, il ne peut être question de procéder à des coupes sombres dans l’Éducation Nationale. Celles qu’on nous annonce ne sont qu’une étape, après d’autres, dans le processus de marchandisation de l’éducation prévu par l’Accord Général sur le Commerce des Services : il s’agit de vider le service public d’enseignement de son contenu, renvoyant les élèves dont les parents en ont les moyens vers des officines de cours complémentaires (financées à 50 % par l’État via les réductions d’impôt !) ou vers des établissements privés.


Par le Secteur Ecole de l'UFAL


Premiers signataires: Bernard TEPER (Président de l'Ufal), Marie PERRET (Secrétaire nationale de l'Ufal - responsable du secteur école de l'Ufal), Catherine KINTZLER (Philosophe), et l'association Sauver Les Lettres

Écrit par : Ufal école | 24 avril 2008

Les familles "laïques" viennent ici faire de la retape ?

Que vient faire la réduction des effectifs avec la laïcité?

Les autres ne sont pas concernées? curieux non?

Depuis quand parle-t-on de "coupe sombre" pour désigner une dose homéopathique? Mais vous enseignez le francais alors le mot a du changer de signification depuis que j'ai quitté l'école.

Continuez donc à vociférer, à chialer avant d'avoir mal, à faire du bruit avec la bouche, à laisser manipuler vos élèves par des agitateurs professionnels, à les empêcher de travailler, du moins ceux qui ne sont pas encore complètement écoeurés.

Ce gouverment ne vous plaît pas. Eh bien tant pis, attendez le prochain. Mais non, ça c'est pour les pays normaux. Vous vous prétendez démocrates? Si l'on vous concède d'être républicains, il faut accoler l'épithète de "populaire" au seul style de démocratie qui vous sied; il est liberticide mais vous n'en avez cure, la fin justifie les moyens.

Le gouvernement a une majorité plus que confortable et n'est pas arrivé au pouvoir par un coup de force, mais là aussi vous vous en fichez: vous avez le monopole du coeur et de l'intelligence, et de la bonne conscience aussi, et vous allez encore une fois vous moquer des résultats des urnes pour tenter de les faire renverser par la rue.Vous détenez la vérité!

Bon, le problème c'est que quand vous aurez renversé ce gouvernement que vous conchiez, vous aurez le choix entre la peste et le choléra;

- Ou vous faites revenir au pouvoir les socialo-communistes, (du moins ce qu'il en reste, si vous parvenez à les dénicher et leur programme avec), eux , les politicards les plus ringards de la planète, et vous ramenez dans leurs basques, rue de Grenelle, les Langrieu et autres Charmoviack. Alors vous serez toujours aussi cocus.

Avant cela il vous faut fomenter un coup de force, et non attendre trois ans, car le temps presse: il ne faut surtout pas risquer que les réformes entreprises aient en France les résultats positifs qu'elle ont eu partout ailleurs.
De toutes façons, cela ne risque pas d'arriver car elles sont tellement mineures, qu'elle seront un cautère sur une jambe de bois. Qu'importe, même ces réformettes urgentissimes vous défrisent.

-deuxième scénario: Comme d'hab', cette France qu'on peut emmerder longtemps car elle est bonne fille, et pas très battante, finit quand même par se fâcher, elle va, après la chienlit, ramener la droite au pouvoir.


Dans les deux cas, vous les agitateurs, avez perdu.
Tout ça pour ca?

En attendant, avec vos barricades, vos drapeaux rouges et noirs, et vos banlieues en flammes, vos écoles incendiées et la France prise en otage par vos syndicats à la représentativité microscopique mais à la rhétorique tonitruante, vous continuerez à donner au monde cette image de sales gosses pourris gâtés qui, elle, donne si souvent aux expats la honte d'être Français.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Réponse à l'UFAL


L’illusion du « toujours plus »

Mais elle a un coût. Si la France se classe au-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE pour ses performances éducatives, elle se classe par contre aux tout premiers rangs pour les dépenses qu’elle lui consacre : 6,1% du PIB contre 5,5% en moyenne pour l’ensemble des pays de l’OCDE et 4,6% pour le Japon souvent en tête des pays les plus performants. C’est dire qu’il n’y a guère de corrélation entre les « moyens » consacrés à l’éducation et les performances qui en découlent.

Depuis vingt-cinq ans, le nombre d’enseignants dans le primaire et le secondaire a augmenté de 12% alors qu’au cours de la même période, le nombre d’élèves a diminué de 5%. On compte désormais en France 12,9 élèves par enseignant contre 14,4 au Royaume-Uni et 15,8 aux Pays-Bas. Alors que le ministère de l’Education nationale aurait dû supprimer 26 000 postes s’il avait appliqué en 2005 le taux d’encadrement de 1994, il en a créé 9 000. Certes, au fil du temps, le métier d’enseignant est devenu de plus en plus difficile ; ce n’était pas une raison pour en multiplier le nombre comme pour combler un puits sans fond.

Comme y invitent à l’envi les multiples rapports réalisés par la Cour des Comptes sur la gestion du système éducatif , « toujours moins » de professeurs pour une performance meilleure devrait être l’objectif du nouveau ministre. On compte aujourd’hui 1 900 professeurs en surnombre dans leur discipline, principalement en langues vivantes ( en premier lieu l’allemand) qui attendent d’enseigner , parfois à domicile, faute de seconde matière à dispenser. 900 ont été mis à la disposition d’associations sportives, pour un impact négligeable. 7 800 sont en décharge statutaire et 4 000 en décharge non statutaire. Rien que pour l’enseignement secondaire, les absences d’enseignants représentent 28 000 postes dits « équivalents temps plein », soit 6% des effectifs.

En ligne de mire de la contestation syndicale annoncée, la décharge dite de « première chaire » ( 5 300 postes « équivalents temps plein ») attribuée aux professeurs qui effectuent au moins six heures d’enseignement par semaine devant « une classe à examen » ( baccalauréat, classe préparatoire). Instaurée en 1950 quand le baccalauréat concernait une minorité d’élèves et faisait l’objet d’un entraînement spécifique (passation d’examens blancs et correction de copies), cette décharge se justifie-t-elle encore à l’époque où 93% de ceux qui passent le bac le décrochent ? Autre décharge « mise en examen », celle dite « de cabinet » ou « de laboratoire » datant de l’époque où les professeurs rangeaient eux-mêmes les cartes de géographie et les documents pédagogiques et entretenaient le matériel de laboratoire.

Des heures qui, au total, nécessitent le recrutement d’environ 12 000 professeurs « inutiles » et qui font travailler moins les professeurs les plus formés alors que ceux qui sont envoyés « au charbon » dans les établissements les plus difficiles ne bénéficient d’aucun avantage supplémentaire. Car le « malaise » enseignant, qui est bien réel, ne provient pas d’une insuffisance de moyens mais d’une mauvaise gestion de leur carrière. La rémunération au mérite n’existe pas et la progression des salaires est beaucoup plus lente en France que dans la plupart des pays développés. Quant aux inspections, dans l’académie de Créteil ou de Nantes, 15% des enseignants du second degré n’ont pas été inspectés depuis plus de dix ans !

Dans un rapport de la Cour des comptes publié en 2005, on trouve l’explication de cet immense gâchis . Critiquant le « renoncement progressif du ministère et des académies à faire prévaloir avec constance l’intérêt du service sur les revendications des différentes catégories d’agents », dénonçant l’ « empilement » des réformes et le décalage entre les intentions réellement affichées et les moyens réellement engagés, la Cour s’est attachée à répondre à cette question simple : « Combien et pourquoi des enseignants des premier et second degrés n’exercent-ils pas, ou seulement partiellement, devant des classes, le métier pour lequel ils ont été sélectionnés, recrutés ou formés ? » Des enseignants « équivalents temps-plein » dont la Cour des comptes estime le nombre à 32 000 qui ne voient pas un seul élève de l’année et n’ont exercé aucune activité pédagogique.

Article de Jacques Marseille en 2007



Les dégâts ne seront pas occasionnés par la suppression des heures, foutaise, les dégâts, ils sont occasionnés par les programmes inventés rue de Grenelle et appliqués par des profs sans discernement , sans état d'âme, ni respect de l'enfant.
L'alibi utilisé avec les milieux défavorisés est scandaleux.

Écrit par : Carole | 24 avril 2008

Gracias Cadichon pour l'éclat de rire.

Écrit par : Carole | 24 avril 2008

Quand on a le culte de la désinformation et de l'état, la raison est peu de chose.
Mais, tu le sais, la générosité, la solidarité, l'altruisme appartiennent uniquement aux comuno/socialistes.

Écrit par : Carole | 24 avril 2008

Après avoir expédié une vague besogne sur la rhétorique des contes de la Forêt, transmis oralement en Bulu, je suis revenu lire avec délectation les billets, sélectionnés sur ce blog, par la notoriété de l’intelligentissime JPB.
N’a-t-il pas été élu et reconnu par Darcos ?
Quelle satisfaction de vérifier, grâce à ses sacrifices, l’écart entre cette écume, qui argente les rivages du vrai savoir, et la vase gluante de l’ignorance, précipité d’élèves, transmutés par la secte maléfique des « pédagogistes ».
Mais, en cette période de forte pollution, me rapprochant, quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce qui brillait sous cette lune d’antan n’était que la mousse de vieilles lessives non biodégradables, nées du ressac.
De nombreux insectes scholastiques y pullulaient. Je compris qu’ils créaient, dans leur frénésie de patauger en rond, une bonne part des bulles qui graissaient les lunettes, auxquelles je tenais tant : je les avais achetées chez Afflelou.
Comme mon bienfaiteur m’avait muni d’une seconde paire gratuite, la meilleure, j’ai pu lire ces textes hiératiques volontairement masqués par l’importance et la vitesse des gesticulations.
Texte déchiffrés de « FGuichard » :
« Je peux vous assurer, vu ce que je constate avec la plupart de mes zippos, que ces jeunes gens qui ont tous eu le bac avec de belles mentions n'ont quasiment aucune notion de grammaire de phrase, sont incapables de faire une analyse grammaticale -- et a fortiori une analyse logique --, et ignorent leurs conjugaisons à partir des temps composés. Les verbes du 1er groupe sont à peu près maîtrisés, mais ça se complique avec le 2eme ("il a finit" ne leur fait pas peur), et ne parlons pas du 3eme, aie aie aie ma mère. Le subjonctif et le conditionnel sont également fort malmenés. Résultat, la moitié du cours de latin grand débutant se passe à étudier, càd découvrir et non réviser, la grammaire française... et ils en redemandent, non par masochisme (enfin, j'imagine) mais parce qu'ils sont épouvantés devant l'étendue de leurs propres lacunes. »
Je ne suis pas sûr d’avoir restitué correctement ce texte. J’ai coupé la première phrase après « composés », car je ne pouvais pas poursuivre. Je manquais de souffle intellectuel dans cette course dont l’exemplarité m’a tout de suite épuisé. Des mots me manquaient de prime abord, comme « zippos ». J’ai coupé l’énoncé après « ma mère ». Mais, j’ai peur d’avoir mal interprété « aie aie aie ma mère ». Est-ce la mère qui transmet le savoir chez les scholastiques, où bien venait-elle de surprendre l’auteur dans un de ses plaisirs inavoués, le sadisme, auquel répond la dénégation emberlificotée, doucement perverse, du masochisme de ses victimes ?
Ces insectes aquatiques semblent vivre dans un monde où ne sont pas encore apparues les sciences du langage : ils confondent la langue et le système de son code graphique substitutif.
Ils mélangent de façon surannée la logique et la syntaxe. Les malheureux n’auraient pas eu accès aux diverses histoires de la grammaire du français scolaire, datant de plus de 25 ans : Chervel et Chevallier.
Peut-on, malgré les certitudes en vogue dans leur microcosme, leur faire gagner la terre ferme, les faire accéder aux savoirs scientifiques, pour qu’ils puissent les transmettre, comme ils veulent, aux générations futures ?

En attendant, Ze, le tigre, s’est-il transformé en tortue ?
Je retourne donc aux contes de la Forêt en Bulu.
Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 24 avril 2008

Après avoir expédié une vague besogne sur la rhétorique des contes de la Forêt, transmis oralement en Bulu, je suis revenu lire avec délectation les billets, sélectionnés sur ce blog, par la notoriété de l’intelligentissime JPB.
N’a-t-il pas été élu et reconnu par Darcos ?
Quelle satisfaction de vérifier, grâce à ses sacrifices, l’écart entre cette écume, qui argente les rivages du vrai savoir, et la vase gluante de l’ignorance, précipité d’élèves, transmutés par la secte maléfique des « pédagogistes ».
Mais, en cette période de forte pollution, me rapprochant, quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce qui brillait sous cette lune d’antan n’était que la mousse de vieilles lessives non biodégradables, nées du ressac.
De nombreux insectes scholastiques y pullulaient. Je compris qu’ils créaient, dans leur frénésie de patauger en rond, une bonne part des bulles qui graissaient les lunettes, auxquelles je tenais tant : je les avais achetées chez Afflelou.
Comme mon bienfaiteur m’avait muni d’une seconde paire gratuite, la meilleure, j’ai pu lire ces textes hiératiques volontairement masqués par l’importance et la vitesse des gesticulations.
Texte déchiffrés de « FGuichard » :
« Je peux vous assurer, vu ce que je constate avec la plupart de mes zippos, que ces jeunes gens qui ont tous eu le bac avec de belles mentions n'ont quasiment aucune notion de grammaire de phrase, sont incapables de faire une analyse grammaticale -- et a fortiori une analyse logique --, et ignorent leurs conjugaisons à partir des temps composés. Les verbes du 1er groupe sont à peu près maîtrisés, mais ça se complique avec le 2eme ("il a finit" ne leur fait pas peur), et ne parlons pas du 3eme, aie aie aie ma mère. Le subjonctif et le conditionnel sont également fort malmenés. Résultat, la moitié du cours de latin grand débutant se passe à étudier, càd découvrir et non réviser, la grammaire française... et ils en redemandent, non par masochisme (enfin, j'imagine) mais parce qu'ils sont épouvantés devant l'étendue de leurs propres lacunes. »
Je ne suis pas sûr d’avoir restitué correctement ce texte. J’ai coupé la première phrase après « composés », car je ne pouvais pas poursuivre. Je manquais de souffle intellectuel dans cette course dont l’exemplarité m’a tout de suite épuisé. Des mots me manquaient de prime abord, comme « zippos ». J’ai coupé l’énoncé après « ma mère ». Mais, j’ai peur d’avoir mal interprété « aie aie aie ma mère ». Est-ce la mère qui transmet le savoir chez les scholastiques, où bien venait-elle de surprendre l’auteur dans un de ses plaisirs inavoués, le sadisme, auquel répond la dénégation emberlificotée, doucement perverse, du masochisme de ses victimes ?
Ces insectes aquatiques semblent vivre dans un monde où ne sont pas encore apparues les sciences du langage : ils confondent la langue et le système de son code graphique substitutif.
Ils mélangent de façon surannée la logique et la syntaxe. Les malheureux n’auraient pas eu accès aux diverses histoires de la grammaire du français scolaire, datant de plus de 25 ans : Chervel et Chevallier.
Peut-on, malgré les certitudes en vogue dans leur microcosme, leur faire gagner la terre ferme, les faire accéder aux savoirs scientifiques, pour qu’ils puissent les transmettre, comme ils veulent, aux générations futures ?

En attendant, Ze, le tigre, s’est-il transformé en tortue ?
Je retourne donc aux contes de la Forêt en Bulu.
Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 24 avril 2008

"NB:
Mon post envoyé avec décalage (horaire of course)répondais au commentaire de Ch. S qui en veut à Natacha Polony car elle n'adhère pas au mythe lango-meirien de la destruction des apprentissages par la pourriture du milieu social."

Ecrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Cela n'a rien à voir! Ne soyez pas de mauvaise foi, vous aussi, et relisez ce que j'ai écrit!
Merci pour votre mail. Je lirai ce texte "à tête reposée", comme disait le bon Louis le Seizième.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2008

Ah bon, Cadichon, Jacques Marseille n'est pas un idéologue??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2008

Eh bien mes amis, vous allez être vernis au réveil.
je vous plains.
Moi heureusement j'avale cette soupasse pontifiante avant d'aller dans les bras de Morphée, c'est moins gênant, ça fait dormir!

Question pour relier mon post précédent et celui-ci;
Les familles laïques se préoccupent-elles de la lutte contre les sectes???


Cette attaque, au non des pseudo-sciences de l'éducation, contre le témoignage, hélas incontestable, de Françoise Guichard, est exemplaire des élucubrations de la secte du signataire auquel je souhaite que le tort tue...:>)).

Au lieu de nous pondre ce tract inepte, signé par des enseignants qui seraient passibles de forfaiture dans n'importe quel pays qui aurait encore une colonne vertébrale, l'association des familles laïques et tous ces braves gens feraient mieux de se mobiliser pour une véritable urgence, celle de mettre fin aux agissements de la secte précitée.
Mais que font donc la MIVILUDES et L"UNADFI?


(L'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes (UNADFI) association française, reconnue d'utilité publique depuis 1996 qui a pour but de prévenir les agissements des groupes, mouvements et organisations à caractère sectaire ainsi que de défendre et d’assister les familles et l’individu victimes de groupes, mouvements ou organisations à caractère sectaire, quelles que soient leur appellation, leur forme et leurs modalités d’action, portant atteinte aux Droits de l’Homme et aux libertés fondamentales définis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme)

Toutes ces bonnes âmes, les laïques comme les pas laïques, les talas comme les mécréants, feraient bien de faire enfin front commun contre ce chancre qui ronge l'EN, cette nuée de sauterelles qui ne laisse rien sur son passage et dont la voracité ne connait plus de limites maintenant qu'on menace de leur retirer leur fonds de commerce.

Bougez-vous au lieu de nous gonfler, et de gonfler vos mirettes aveugles, avec vos pleurnicheries !

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Ah bon, Cadichon, Jacques Marseille n'est pas un idéologue??? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2008

Aux dernières nouvelles il était encore économiste

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Jérémy, superbe pastiche (je sais, j'arrive un peu tard, mais je suis en vacances, far away from home and from my computer).
Et vous avez raison la susdite du SNALC n'est pas teigneuse - sauf exception : je l'avais repérée il y a deux ans mettant une raclée à Hollande dans je ne sais plus quelle émission. Quelqu'un qui fesse les joues de ce pitre ne peut être tout à fait mauvais.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 avril 2008

Aux dernières nouvelles il était encore économiste
Ecrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Sans doute.
En 2006 la part de la DIE dans le PIB était de 6,8 %, comme en 1982.
Source MEN.

Écrit par : guy morel | 24 avril 2008

Ils mélangent de façon surannée la logique et la syntaxe. Les malheureux n’auraient pas eu accès aux diverses histoires de la grammaire du français scolaire, datant de plus de 25 ans : Chervel et Chevallier.
Peut-on, malgré les certitudes en vogue dans leur microcosme, leur faire gagner la terre ferme, les faire accéder aux savoirs scientifiques, pour qu’ils puissent les transmettre, comme ils veulent, aux générations futures ?

En attendant, Ze, le tigre, s’est-il transformé en tortue ?
Je retourne donc aux contes de la Forêt en Bulu.
Minloo Ze

Ecrit par : Minloo ze | 24 avril 2008

C'est qui cette Minloo Ze ? Eveline Charmeux ? Ca serait bien dans son style, en plus crypté...Et en plus, elle bégaye. Arrête de faire le clown, mémé et va te reposer, n'oublie pas que tu es à la retraite...depuis plus de 25 ans !

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Très intéressant cet article de Jacques Marseille.

Impossibilité de faire des réformes de bon sens dans ce vieux pays fatigué et qu'une certaine Gauche s'ingénie à épuiser davantage.

Surtout continuons à nous enfoncer dans le marasme, laissons s'accroître la dette et après nous le déluge !

Nous sommes désormais au coude à coude avec l'Italie dans l'organisation permanente de l'instabilité et la gugusserie politicienne. France, Italie, cancres de l'Europe.

je le dis parce que nous sommes entre nous. J'ai de la peine et j'ai honte.

Nous étions jadis au 4ème rang mondial. Où en sommes-nous maintenant ? 21ème, 22ème, 23ème ? Pauvre France.

Appris qu'au Danemark (pays au comportement exemplaire durant la deuxième guerre mondiale) les députés, toutes tendances confondues, votent ensemble les réformes importantes.

Marre de cette agitation stérile que les Français osent appeler "démocratie", qui ruine la démocratie et tue l'espérance.

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Catmano, j'ai enfin le temps d'écouter la conférence de Didier Pleux, il parle d'or !
Merci beaucoup pour le lien.

Écrit par : lucile | 24 avril 2008

M. Brighelli,
Vous qui avez participé à l'émission Ripostes dimanche dernier avec Xavier Darcos, avez-vous pu vous entretenir avec lui et lui dire de vive voix ce que vous écrivez dans cette note ?

Écrit par : EP | 24 avril 2008

@PMB, sur Jody et le faon

Vous avez tout dit sur ce roman qui a bouleversé mon enfance et m'a réellement fait grandir. Un autre choc, pour moi, est lié aux Misérables, que j'ai lus vers 11 ou 12 ans. J'avais quand même sauté "la bataille de Waterloo".
Jody n'a-t-il pas été réédité en texte intégral dans une édition pour la jeunesse?

Écrit par : mouron rouge | 24 avril 2008

la figue éjacule ce soir,
après l'fromage, avant la poir'
la figue salit copieusement le blog
en le prenant pour ce qu'elle connaît bien un gogue..
la figue n'aime pas les bites circoncises
c'est vous dire dans quoi elle est assise
la figue qui en haut de son blog a une gueule de fion
d'ablon sur seine croit avoir fait son bastion.
la figue cependant n'est rien d'autre qu'un tampax
sali, plein de menstrues, et tournant sur son axe.
la figue est une merde, tartinées à la diable
vraiment nazie et fort peu praticable.
je la conchie cette figue, ce tas de bouse
lui, et par conséquent son copain ipidibouse

ce vil ramassis d'humeurs chassieuses
ce tombereau de pus, qui enduisent ses valseuses
cette daube, cette fiente, cette charogne enfin
qui comme d'un vieux cul exhale le parfum

Gollnisch, pendant que tu y es, saloperie, verrue, glaviot, carne, poubelle, sanie, canon à pus, rendez-vous de furoncles.
J'espère que tu te feras enculer sans vaseline par le maire d'Ablon, celui de Draveil et celui de Crosne....

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 avril 2008


OOOHHHHH CHOCKING !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Comment peut-on se montrer aussi vulgaire !!!!!!
J'espère que tu te tiens mieux en classe ?
Je croyais, moi, que la bave deu crapaud n'atteint jamais la blanche colombe qui va son chemin en laissant les chiens aboyer après la caravane qui passe sans se retourner ?

Je suis déçu de voir qu'un homme de sens peut se laisser aller à prendre des boules puantes pour des pets !

Cher Montagne, il faut pas te mettre dans ces états, tu fais monter ta tension et ce n'est pas bon pour tes artères .....


regarde, moi, je suis calme et poli .... comme toujours .... et je me ris de tes soubresauts épidermiques !
Et puis, tu va faire jaser car ne dit-on pas dans le milieu universitaire qu'il n'y a que la vérité qui blesse ?

nos ancêtres les gaulois
cheveux longs et gros dada
ne connaissaient que ce refrain là
faut rigoler, faut rigoler ......

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Il n'y a pas à dire, vous êtes PETITS ! Heureusement que les jeunes enseignants de maternelle ont des préoccupations plus élevées que les vôtres !
Eux, au moins, ils ont compris les enjeux de la modernité et savent trier les priorités en fonction du grand marché de l'économie de la connaissance et d'une globalisation des échanges ! Les TICE, vous dis-je ! Et que ça saute, dès la Petite Section ! L'École Maternelle introduit nos enfants dans l'école du XXI° siècle.

"Bonjour,
Je suis PE2, en satge filé dans une classe de petite section. Il ne me reste que deux jours avant de partir en stage massé pendant trois semaines. Je cherche donc des idées d'activités à réaliser avec mes élèves, qui seront bouclées en 2 jours (enfin, disons 2 demies journées, étant donné que les petits ne viennent pas l'apres midi).
Auriez-vous des idées d'activités a me proposer, qui inclueraient les outils TICE ? J'aimerais mener une seule activité en grand groupe, plutot que de me disperser avec plusieurs ateliers. J'ai une classe de 25 petits, et une ATSEM a plein temps. En outil TICE, je ne dispose que d'un appareil photo numérique (pas d'ordinateur dans l'école).

Merci pour votre aide "

Écrit par : c. cru | 24 avril 2008

Auriez-vous des idées d'activités a me proposer, qui incluraient les outils TICE ? J'aimerais mener une seule activité en grand groupe, plutôt que de me disperser avec plusieurs ateliers. J'ai une classe de 25 petits, et une ATSEM a plein temps. En outil TICE, je ne dispose que d'un appareil photo numérique (pas d'ordinateur dans l'école).
Ecrit par : c. cru | 24 avril 2008

Comme ça sans réfléchir, en grand groupe, je ne vois que faire une photo de classe et la mettre sur Flickr (enfin plus tard, quan il y aura un ordinateur) ;-)

Écrit par : lucile | 24 avril 2008

quanD

Écrit par : lucile | 24 avril 2008

Le temps que tout le monde soit bien rangé, regarde la maîtresse, qu'il n'y en ait pas un qui pleure ou tire les cheveux de la copine, ça doit bien prendre une matinée !

Écrit par : lucile | 24 avril 2008

Sur le site du Figaro.fr, daté du 23/04/08, peut-être quelques informations intéressantes :

"20 000 profs sous-employés dans le collimateur"
Aude Sérès

L'heure est aux économies. Xavier Darcos veut réduire le nombre d'enseignants sans postes ou sans classes.

Parmi les thèmes abordés ce soir lors de l'entretien de Nicolas Sarkozy, l'éducation devrait occuper une place de choix. Mobilisation lycéenne, réforme du lycée, revalorisation des conditions de travail des enseignants… Dans ces conditions, la question des enseignants sans réelle affectation devient de plus en plus difficile à supporter.

En 2005, un rapport de la Cour des comptes avait fait grand bruit, chiffrant à quelque 32 000 le nombre d'enseignants sans classes et sans affectation pédagogiques. Dans ce chiffre était aussi comptabilisées des réalités fort différentes comme des arrêts maladie et les décharges pour activités syndicales. Aujourd'hui, on estime le phénomène à quelque 20 000. Le ministère travaille à la diminution des remplaçants auxquels il n'est jamais fait appel. Estimés à l'époque à 9 500 postes par la Cour des comptes, ils seront toujours 7 000 à la rentrée. Grâce à un travail déjà engagé et qui sera intensifié par le ministre, ils seront dans les années à venir de moins en moins nombreux. En 2004, le taux d'occupation des enseignants remplaçants était de 74,14 %, il est passé à 82,15 en 2007 avec un objectif de 90 % en 2010.

Rationaliser le système

Autre chantier du ministère : les sureffectifs jugés inutiles dans certaines matières. Dès que, pour une discipline donnée, les effectifs dépassent une marge de remplacement de 6 % des besoins, il faut rationaliser le système. Or, ces enseignants étaient encore en fin d'année au nombre de 2 662 à la rentrée 2007. Ils enseignent principalement les lettres en lycée professionnel (546), l'Éducation physique et sportive (300) ou encore l'allemand (196). Après une forte progression les deux années précédentes, une optimisation a consisté à faire effectuer aux enseignants des cours sur des disciplines connexes à leur spécialité, à mieux adapter les offres de places aux concours mais aussi à mieux gérer les affectations par académies. À la rentrée 2009, les «surnombres» devraient être réduits à 900 postes, avec de fortes diminutions en allemand, éducation physique et sportive ou encore génie électrique. Reste un débat de taille, qui a connu un premier épilogue il y a juste un an. Il s'agit des avantages accordés aux enseignants, couramment appelé «décharges», qui représentent des heures payées mais non effectuées devant les élèves. Hors activités syndicales, ces heures regroupent des heures dites de «première chaire».

Selon une mission d'audit de modernisation réalisée en 2006 par l'Inspection générale des finances et l'Inspection générale de l'Éducation nationale sur le système des décharges, «il paraît possible d'estimer les gains potentiels à 11 880 équivalents temps plein». Engagé par Gilles de Robien, l'ancien ministre de l'Éducation nationale, un projet de refonte d'une partie de ce dispositif, qui aurait abouti à la suppression de 2 700 postes, avait suscité la colère des enseignants. Un projet finalement retiré par Nicolas Sarkozy dès son arrivée. Xavier Darcos a pourtant évoqué le sujet en février.

Écrit par : Helisenne | 24 avril 2008

Souvent, les appareils photo numériques stockent les images sur une carte mémoire que l'on peut amener chez le photographe du coin .....
Trouver un ordinateur ne devrait pas présenter, en théorie, d'obstacle incontournable.

De toutes façons, quand on n'a qu'un appareil photo, reste plus qu'à faire un roman photo.
Ils écrivent un scénario, ou un script , ils se déguisent et posent pour la photo .... plus tard, ils devioendront cinéastes !

sinon, reste le jeu des mille bornes ou cache cache !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Il y a des choses qui font peur : le subjonctif passé en 5eme, notamment, ça marche avec qui ? Et j'aimerais bien savoir qui pense qu'en quatrième, on peut faire étudier Louise Labé, Philippe Jaccottet, ou... Yves Bonnefoy ! Vous n'avez pas vu les Terminales L s'arracher les cheveux sur Bonnefoy (je le sais, je l'ai enseigné pendant deux ans à ces Terminales). Comment un gamin de treize ans peut-il lire Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy ?!

Ce sont des points de détail, qui n'entâchent pas l'impression générale (c'est un soulagement par rapport aux programmes actuels), mais qui mériteraient discussion.

Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008

A mon avis, il ne faut pas mettre Louise Labé et Bonnefoy dans le même sac.

Pour le subjonctif passé, j'avoue ne pas comprendre (tout comme d'ailleurs je ne comprends pas les cris d'orfraie face au passé et futur antérieurs): il suffit de connaître la conjugaison d'être et avoir pour maîtriser l'ensemble des temps composés. Où est la difficulté??

Si vous parlez de l'imparfait du subjonctif, il me semble que là aussi la difficulté est exagérée: il s'agit d'un temps parfaitement régulier construit sur le radical du passé simple. Je suis étonné de voir à quelle vitesse un enfant de 7 ans arrive à manier avec une dextérité supérieure à celle des adultes (qui manquent de pratique?) le subjonctif imparfait dès lors qu'il a vu le principe et qu'il a l'habitude du passé simple par l'écoute et la lecture de contes.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 24 avril 2008

Il serait bon d'écouter d'aitres "économistes" que J.Marseille qui aime dénoncer dette publique et fonction publique, tout en profitant de son statut de professeur d' université !!!

Voici l'avis d' un autre économiste J.P. Fitoussi qui ne partage pas le pessimisme du déclinologue Marseille
Pour ne pas accabler les lecteurs voici un premier extrait sur la soutenabilité de la dette

A) Connaît-on la nature et la répartition des détenteurs de la dette française (particuliers, institutions, entreprises privées, français, étrangers) ? Cette structure peut-elle avoir une incidence sur la soutenabilité de la dette ?

Jean-Paul Fitoussi : Deux choses : la première, c'est que la dette française est tout à fait soutenable. Le Japon a une dette égale à 129 % du PIB, contre 66 % pour la France, soit presque le double. L'Italie a plus de 100 %. Et on ne se pose aucun problème de soutenabilité de la dette pour ces pays.

D'autre part, le service de la dette en France diminue, contrairement à ce que les Français croient. Pourquoi ? Parce que le taux d'intérêt est bas et que les gestionnaires de la dette publique française ont été assez intelligents pour profiter de ces bas taux d'intérêt. Par exemple, la France, l'année dernière, a placé un emprunt de 6 milliards d'euros à 50 ans à un taux d'intérêt de 4 %, ce qui est très bas.

Pour en revenir précisément à la question posée, l'essentiel des détenteurs de la dette publique en France, ce sont évidemment les institutions financières et les ménages. Maintenant, la dette publique française est détenue à peu près à 50 % par des étrangers. Mais en contrepartie, les Français détiennent dans leur portefeuille des titres étrangers. Donc cette structuration des détenteurs de la dette ne pose aucun problème en termes de soutenabilité.

Ce qui importe n'est pas tant le montant de la dette brute d'un pays, comme pour un individu. Lorsqu'un individu me dit qu'il a 1 milliard d'euros de dette, cela ne me dit rien sur sa richesse effective. Ce milliard d'euros de dette peut être compensé par un patrimoine valant plusieurs milliards d'euros : immeubles, usines...

B) Existe-t-il une marge au-delà de laquelle la dette publique peut être dangereuse pour un pays ?

Jean-Paul Fitoussi : Certainement oui, mais on ne la connaît pas. Ce serait un niveau d'endettement si élevé qu'il impliquerait le renoncement aux dépenses publiques nécessaires à assurer la cohésion sociale. Mais on est très loin. Et de surcroît, les théoriciens de l'économie n'ont pas pu s'accorder sur une définition du niveau d'endettement optimal. Donc on ne sait pas ce qu'il est.

On sait que le Japon peut vivre avec une dette supérieure à 130 %, l'Italie à 120 %, la Belgique à 100 % environ, sans que ni la croissance économique, ni la cohésion sociale, ni l'Etat ne soient déclarés en faillite. Au contraire, les marchés financiers sont très heureux de prêter au Japon, à l'Italie et à la Belgique. Ils savent très bien qu'il s'agit de placements sans risque.

Bonne lecture

Écrit par : Ponocratès | 24 avril 2008

Le temps que tout le monde soit bien rangé, regarde la maîtresse, qu'il n'y en ait pas un qui pleure ou tire les cheveux de la copine, ça doit bien prendre une matinée !

Ecrit par : lucile | 24 avril 2008

Vous n'y êtes pas du tout, Lucile. Ce n'est pas la maîtresse qui doit utiliser l'appareil photo numérique, ce sont les enfants qui doivent en découvrir les fonctions !
Cinquante petites papattes baveuses doivent explorer les possibilités de ce merveilleux outil et concevoir un projet autour de son utilisation.
Je retiens l'idée d'un roman-photo numérique collectif qui me semble parfaitement adapté aux possibilités langagières de communication de l'enfant de trois ans ainsi qu'à ses capacités visuelles et motrices.
N'auriez-vous pas quelques titres d'ouvrages sur la photographie d'art à me soumettre afin d'enrichir le projet par une lecture en réseau ? Quelques ouvrages techniques seraient aussi les bienvenus afin que les petits élèves étudient du même coup la fiche technique, le schéma et que nous puissions mener un débat sur les mérites comparés des différents appareils, certains vont bientôt avoir quatre ans, cela devrait les intéresser.

Écrit par : c. cru | 24 avril 2008

Amusant.

On est sur un blogue « brighelliste », c’est à dire : retour à l’autorité, pas d’élève au centre et patin-couffin. Même que je suis d'accord.

Or là, on a régulièrement un emmerdeur au centre, qui insulte les autres, qui dit n’importnacouac, qu’Yfig not’ MàC qui lui répond de même, … et le prof JPB ne dit rien, le laisse troller à donf.

Il y a un truc qui m’échappe !

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

Si vous parlez de l'imparfait du subjonctif, il me semble que là aussi la difficulté est exagérée: il s'agit d'un temps parfaitement régulier construit sur le radical du passé simple. Je suis étonné de voir à quelle vitesse un enfant de 7 ans arrive à manier avec une dextérité supérieure à celle des adultes (qui manquent de pratique?) le subjonctif imparfait dès lors qu'il a vu le principe et qu'il a l'habitude du passé simple par l'écoute et la lecture de contes.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 24 avril 2008

Le temps le plus difficile aussi bien du point de vue morphologique et orthographique, que de la valeur (à égalité avec le passé défini, dit "simple" et indéfini, dit "composé" en ce qui concerne la valeur) est paradoxalement le présent de l'indicatif. (5 pages dans la "Grammaire du français classique et moderne" de Wagner et Pinchon, l'une des meilleures)

Les différents temps du subjonctif, le futur antérieur, le passé antérieur, le plus-que-parfait offrent beaucoup moins de difficultés. C'est un temps dont la morphologie souffre énormément d'exceptions et dont l'étude nécessite plusieurs séances.

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Pour ceux qui prétendent qu'on fait encore de la grammaire en primaire et au collège, voici un devoir de cinquième (orthographe comprise).

Inutile de vous dire que les enfants trouvent les cours de français mortellement ennuyeux.


Devoir de français en cinquième, 17/10/07

Susie Morgenstern
Lettres d’amour.

Synthèse.
A propos de l’auteur.

1) Qui est l’auteur de Lettres d’amour de 0 à 10 ? Citez le titre de deux autres de ses romans.
R. L’auteur est Suzie Morgenstern.
Elle a aussi écrit « Alibie » et « Europe alibie ».
2) En quelle langue ce roman a-t-il été écrit ? En quelle année ?
R. Ce roman a était écrit en englais et a était écrit en

3) A qui ce roman est-il dédié ?
R. Ce roman est dédié à

A propos de l’histoire.

4) Quel évènement déclenche les changements dans la vie d’Ernest ?
R. L’évènement qui déclenche les changements dans la vie d’Ernest et l’arrivé d’une nouvelle : Victoire.

5) Autour de quel trio de personnages l’histoire s’organise-t-elle ?
R. L’histoire se tourne autour d’Ernest de sa grand-mère : Précieuse et de sa nouvelle amie Victoire.

6) Citez les trois lieux principaux où se déroule l’histoire.
R. – à l’école.
- chez Ernest.
-chez Victoire.

A propos des personnages.

7) Qu’est-il arrivé aux parents d’Ernest ?
R. La mère d’Ernest est morte en ayant mit au monde Ernest et son père à disparu.

8) Quels personnages secondaires ont pourtant un rôle important dans la vie d’Ernest ?
Citez deux personnages et justifiez votre réponse.
R. Son père, Gaspard qui lui envoit de lettres et son Grand-père grâce à la lettre qui depuis des ans Ernest et sa Grand-mère on toujours essayé d’ilucidé.

9) Différences entre Ernest et Victoire.
R. Ernest : frères et sœurs : 0 à la fin 5
1 parent à la maison assez timide

Victoire : frères et sœurs : 13 frères
15 parents à la maison très décontracté

10) Points communs.
R. âge : 10 ans, quartier de résidence.

11) Les points communs portent-ils sur des choses essentielles de la vie des deux personnages ?
R. Oui, car l’âge porte beaucoup sur la mentalité donc sur l’afection et les dialogues qu’on entreprend.

12) Complétez le paragraphe suivant avec certains des mots proposés dans cette liste :
timide- influence-différents-entreprenante-similaires-autorité.

R. Ernest et Victoire sont deux enfants très (différents). Ils sont associés par le maître, sans qu’on leur donne le choix. Victoire exerce très vite une réelle (autorité : faux, le bon mot est influence) sur Ernest parce qu’elle est (entreprenante) et beaucoup moins (timide).

Encore quatre questions aussi intéressantes.
Note : 14, 25 – 1,5 (orthographe et expression) = 13/20.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 avril 2008

"N'auriez-vous pas quelques titres d'ouvrages sur la photographie d'art à me soumettre afin d'enrichir le projet par une lecture en réseau ?"

> La Chambre claire de Roland Barthes ? Mais peut-être pas avant l'âge de trois ans.

Écrit par : Helisenne | 24 avril 2008

Vous n'y êtes pas du tout, Lucile. Ce n'est pas la maîtresse qui doit utiliser l'appareil photo numérique, ce sont les enfants qui doivent en découvrir les fonctions !
Cinquante petites papattes baveuses doivent explorer les possibilités de ce merveilleux outil et concevoir un projet autour de son utilisation.

Ecrit par : c. cru | 24 avril 2008

Ah désolée ! Je croyais bêtement qu'il fallait s'adapter aux possibilités des élèves.

Écrit par : lucile | 24 avril 2008

"et le prof JPB ne dit rien, le laisse troller à donf"
> nous sommes adultes (bon, c'est vrai, des fois, on se demande…), et nous ne sommes pas en classe.

Écrit par : Helisenne | 24 avril 2008

Jesse Darvas voit l'imparfait du subjonctif comme « un temps parfaitement régulier construit sur le radical du passé simple »

Finir, indicatif passé simple :

Je finis
Tu finis
Il finit
Nous finîmes
Vous finîtes
Ils finirent

Finir, subjonctif imparfait :

Que je finisse
Que tu finisses
Qu’il/elle finisse
Que nous finissions
Que vous finissiez
Qu’ils/elles finissent

Forme à forme : aucun rapport.

Il n’y a pas de radical du passé simple, mais des terminaisons.

(Moi, la majorité de mes 6° m'arrivaient en ne maîtrisant aucun des temps simples de l'indicatif des verbes fondamentaux. Pas même "être" et "avoir" : ils ont, ils sont, il fit, il fut, je serai, je saurai, je serrai, j'en passe et de pires (il sont, ils est, je chanté, j'est chanter).

Alors, les (indispensables) temps antérieurs...

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

La Chambre claire de Roland Barthes ? Mais peut-être pas avant l'âge de trois ans.

Ecrit par : Helisenne | 24 avril 2008

Ça m'a l'air parfait, en effet. Auriez-vous par hasard une fiche de prép' toute prête pour m'aider à finaliser mon projet sur cette séquence ? Avec si possible un atelier de différenciation pour mes trois élèves n'ayant pas encore trois ans.

Écrit par : c. cru | 24 avril 2008

Pour une sélection d'ouvrages, comme vous êtes une enseignante très calée en TICE, je vous suggère de consulter le SUDOC, le CCFr ou d'autres bases de donnée qui vous permettront de localiser les ouvrages dont vos élèves pourraient avoir besoin. Sans oublier les cours en ligne du CNRS et les thèses comme celle-ci : "Apport de l'image numérique dans la photographie artistique contemporaine".

Écrit par : lucile | 24 avril 2008

Car le « malaise » enseignant, qui est bien réel, ne provient pas d’une insuffisance de moyens mais d’une mauvaise gestion de leur carrière. La rémunération au mérite n’existe pas et la progression des salaires est beaucoup plus lente en France que dans la plupart des pays développés.

Vous défendez une rémunération au mérite, pourquoi pas? Mais le problème est que le mérite est fondé dans l'EN sur ce que vous et nous rejetons: l'excellence non pas à faire de bons cours mais à tremper dans les projets éducatifs les plus mortifères pour les élèves. Comment voulez-vous que nous acceptions la rémunération au mérite quand les critères du mérite sont faussés à la base?

Écrit par : Sanseverina | 24 avril 2008

Quelques ouvrages techniques seraient aussi les bienvenus afin que les petits élèves étudient du même coup la fiche technique, le schéma et que nous puissions mener un débat sur les mérites comparés des différents appareils, certains vont bientôt avoir quatre ans, cela devrait les intéresser.

Ecrit par : c. cru | 24 avril 2008

Ici, au collège, les élèves d'une classe de 4ème ont écrit des textes illustrés par des photos d'eux-mêmes, intitulé "Quand j'étais petit", à partir d'une lecture du fameux texte de Georges Perec "Je me souviens".

Je suggère que ces bambins fassent de même, mais "en prospective" : travail de retouche sur les photos avec ajout de barbe et de moustaches, rides, pattes d'oie, doubles mentons...

On peut aussi envisager l'ajout de différentes prothèses telles que cannes, ambulatoires, dentiers... ainsi que la suppression total ou partiel et/ou et blanchiement du système capilaire.

On peut coupler avec quelques séances d'observation réfléchie de la langue. Intitulés possibles : "Si je serais grand", "Quand je serais grand", "Quand je sera grand", "vivement que je soye grand ! "

ou encore, si l'on veut quitter le passionnant domaine de la grammaire pour aborder celui, non moins passionnant, de l' esthétique : "Pourquoi que quand on grandit, on devient moche ?"

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Cadichon, je renvoie le " Bougez-vous!" à vous et aux parents qui viennent pleurnicher ici sur le sort de leurs pauvres petits.
Renvoyez également ce "Bougez-vous" aux présidents d'assos diverses et variées incapables de se mettre d'accord. Ici, il y a beaucoup de profs qui seraient près à s'investir dans un mouvement unitaire. Mais les chefaillons et leurs fans appellent au rassemblement unitaire avec un pathos ridicule pendant deux ou trois jours puis disparaissent aussi vite avec leur unité dans la poche.
Sachez bien qu'au fur et à mesure, même les meilleures volontés à force de se faire traiter comme des chiens se découragent et vont finir par s'occuper de leurs affaires et tant pis pour la cause !

Écrit par : Sanseverina | 24 avril 2008

"prêts"pardon.

Écrit par : Sanseverina | 24 avril 2008

"Ça m'a l'air parfait, en effet. Auriez-vous par hasard une fiche de prép' toute prête pour m'aider à finaliser mon projet sur cette séquence ? Avec si possible un atelier de différenciation pour mes trois élèves n'ayant pas encore trois ans."

> Ah, la, la ! Malheureusement non !
Je rentre à l'iufm seulement en septembre prochain (je suis en report de stage). Mais dès qu'on m'y aura appris à bien travailler en séquences et à mettre en place "l'hétérogénéité modulée", je vous prépare la fiche ! Promis !

Écrit par : Helisenne | 24 avril 2008

Pour conclure (de ma part) sur cet imparfait si imparfait :

Que je finisse
Que tu finisses
Qu’il/elle finît
Que nous finissions
Que vous finissiez
Qu’ils/elles finissent

Observons :
- Radical : fini-
- Marque de série : ss
- Terminaisons : -e/-es/-e/-ions/-iez/-ent
* Les trois premières formes sont propres à ce subjonctif imparfait
* Les deux suivants viennent de l’indicatif imparfait.
* La dernière vient de l’indicatif présent.

On a vu plus simple, non ?

Le subjonctif imparfait a quasi disparu à cause de sa complexité, de sa lourdeur et, avouons-le, de certains aspects ridicules (et aussi, par pruderie, le –asse trop proche du suffixe péjoratif réservé aux pétasses, pouffiasses, connasses – j’ai honte, Mesdames).

Ah beauté féroce
Fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénument je vous le dise,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse.
Que vous me désespérassiez,
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse,
Pour que vous m’assassinassiez !

Alphonse Allais

(On trouve une version avec ceci, au passé simple :

Dès que je vous vis vous me plûtes
Et m’épatâtes

Qui aurait l’intégrale ?)

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

Inviter Franklin la tortue afin de nous parler de son vécu de photographe à la suite de la parution de son livre :
"Franklin et l'appareil photo".
Le mettre en perspective avec d'autres titres :
"La photo de Trotro", "Momo fait de la photo" (inviter Momo aussi pour organiser un débat), "Pip le pingouin prend des photos"

Écrit par : lucile | 24 avril 2008

Inviter Franklin la tortue afin de nous parler de son vécu de photographe à la suite de la parution de son livre :
"Franklin et l'appareil photo".
Le mettre en perspective avec d'autres titres :
"La photo de Trotro", "Momo fait de la photo" (inviter Momo aussi pour organiser un débat), "Pip le pingouin prend des photos"

Ecrit par : lucile | 24 avril 2008

Oui, c'est bien, mais n'est-ce pas un peu réducteur ? Il n'y a que de la littérature de jeunesse, là-dedans... C'est bon pour le collège, ça, lorsque les enfants savent lire.
En primaire, nous devons travailler le sens et dépasser les modèle simplistes afin de déterminer quels sont les éléments principaux d'une production langagière et confronter simultanément avec la complexité du monde et une véritable mise en activité de recherche.

Écrit par : c. cru | 24 avril 2008

Le Robin de 9 heures aurait-il passé une mauvaise nuit ?
Eveline Charmeux est une charmante mamie, ancienne résistante, née au début des années 30, et moi, un babyboomer pas encore à la retraite.
Pour votre gouverne, Robin, Minloo signifie tête, en Bulu et Ze, un tigre. Votre délire matinal consisterait-il, par la confusion des sexes et des ages, à retrouver votre tête de turc et votre guignon... De l'intérêt de cacher une partie du sens : Robin interprète librement.
Avouez que vous savez que les quelques mots attribués à Charmeux ne recèlent aucun virus du"pédagogisme".
Je suis révolté par ce que les quelques mots de ce prof de prépa recèle. Quel bas niveau, mais quelle prétention!
Vive la formation continue des profs et leur participation à la recherche. Bannissons le productivisme scolaire pour un enseignement de qualité.

Écrit par : Minloo ze | 24 avril 2008

Sur le site du Figaro.fr, daté du 23/04/08, peut-être quelques informations intéressantes :

"20 000 profs sous-employés dans le collimateur"
Aude Sérès

L'heure est aux économies. Xavier Darcos veut réduire le nombre d'enseignants sans postes ou sans classes.

Ecrit par : Helisenne | 24 avril 2008

J'ai entendu dans une conférence de Res Publica le chiffre de 26 000 professeurs affectés en IUFM et qui donc seraient autrement mieux employés devant les élèves qu'ils essaient pour la plupart de fuir. Mettons-donc ces gens-là dans des classes et voyons donc jusqu'à quel point ils appliquent sur le terrain leur théories fumeuses. L'IUFM, c'est la planque.

Écrit par : Manu | 24 avril 2008

Eveline Charmeux est une charmante mamie, ancienne résistante,

Ecrit par : Minloo ze | 24 avril 2008

De quel côté, la résistance ?

Écrit par : Manu | 24 avril 2008

J'ai entendu dans une conférence de Res Publica le chiffre de 26 000 professeurs affectés en IUFM et qui donc seraient autrement mieux employés devant les élèves qu'ils essaient pour la plupart de fuir. Mettons-donc ces gens-là dans des classes et voyons donc jusqu'à quel point ils appliquent sur le terrain leur théories fumeuses. L'IUFM, c'est la planque.

Ecrit par : Manu | 24 avril 2008

Ce sont des proffiteur, des escroc, nuls, et quasiment bons à passer par les armes; il serait domage pour les élèves, et pour les enseignements qu'on essaie de reconstruire, de les mettre devant ces mêmes élèves, ces taré.

Écrit par : job | 24 avril 2008

20 000 profs sous-employés dans le collimateur

Aude Sérès
23/04/2008 | Mise à jour : 21:05 | lefigaro.fr .
L'heure est aux économies. Xavier Darcos veut réduire le nombre d'enseignants sans postes ou sans classes.
Parmi les thèmes abordés ce soir lors de l'entretien de Nicolas Sarkozy, l'éducation devrait occuper une place de choix. Mobilisation lycéenne, réforme du lycée, revalorisation des conditions de travail des enseignants… Dans ces conditions, la question des enseignants sans réelle affectation devient de plus en plus difficile à supporter.

En 2005, un rapport de la Cour des comptes avait fait grand bruit, chiffrant à quelque 32 000 le nombre d'enseignants sans classes et sans affectation pédagogiques. Dans ce chiffre était aussi comptabilisées des réalités fort différentes comme des arrêts maladie et les décharges pour activités syndicales. Aujourd'hui, on estime le phénomène à quelque 20 000. Le ministère travaille à la diminution des remplaçants auxquels il n'est jamais fait appel. Estimés à l'époque à 9 500 postes par la Cour des comptes, ils seront toujours 7 000 à la rentrée. Grâce à un travail déjà engagé et qui sera intensifié par le ministre, ils seront dans les années à venir de moins en moins nombreux. En 2004, le taux d'occupation des enseignants remplaçants était de 74,14 %, il est passé à 82,15 en 2007 avec un objectif de 90 % en 2010.


Rationaliser le système

Autre chantier du ministère : les sureffectifs jugés inutiles dans certaines matières. Dès que, pour une discipline donnée, les effectifs dépassent une marge de remplacement de 6 % des besoins, il faut rationaliser le système. Or, ces enseignants étaient encore en fin d'année au nombre de 2 662 à la rentrée 2007. Ils enseignent principalement les lettres en lycée professionnel (546), l'Éducation physique et sportive (300) ou encore l'allemand (196). Après une forte progression les deux années précédentes, une optimisation a consisté à faire effectuer aux enseignants des cours sur des disciplines connexes à leur spécialité, à mieux adapter les offres de places aux concours mais aussi à mieux gérer les affectations par académies. À la rentrée 2009, les «surnombres» devraient être réduits à 900 postes, avec de fortes diminutions en allemand, éducation physique et sportive ou encore génie électrique. Reste un débat de taille, qui a connu un premier épilogue il y a juste un an. Il s'agit des avantages accordés aux enseignants, couramment appelé «décharges», qui représentent des heures payées mais non effectuées devant les élèves. Hors activités syndicales, ces heures regroupent des heures dites de «première chaire».

Selon une mission d'audit de modernisation réalisée en 2006 par l'Inspection générale des finances et l'Inspection générale de l'Éducation nationale sur le système des décharges, «il paraît possible d'estimer les gains potentiels à 11 880 équivalents temps plein». Engagé par Gilles de Robien, l'ancien ministre de l'Éducation nationale, un projet de refonte d'une partie de ce dispositif, qui aurait abouti à la suppression de 2 700 postes, avait suscité la colère des enseignants. Un projet finalement retiré par Nicolas Sarkozy dès son arrivée. Xavier Darcos a pourtant évoqué le sujet en février.

Écrit par : Pendariès | 24 avril 2008

"Sur le site du Figaro.fr, daté du 23/04/08, peut-être quelques informations intéressantes :

"20 000 profs sous-employés dans le collimateur"
Aude Sérès"

Il vaut mieux que je précise que lorsque je parle de "quelques informations intéressantes" je fais référence à celle que nous pouvons tirer de la lecture de cet article quant à la sauce à laquelle on veut nous manger.
Personnellement, certaines formulations me paraissent ambigües, comme celle-ci : "chiffrant à quelque 32 000 le nombre d'enseignants sans classes et sans affectation pédagogiques" qui pourraient faire penser que ces 32000 professeurs sont payés à ne rien faire.
Cet article me paraît emblématique des méthodes (?) qui sèment la confusion et l'incompréhension chez les lecteurs qui ne connaissent pas le métier de professeur.

Écrit par : Helisenne | 24 avril 2008

Manu, vous auriez pu trouver quelques éléments par Google.
Mais pour votre plaisir personnel, et ma propre information, j'ai copié ce qu'elle raconte de cette période:

"Née le 6 mars 1932, rue des Pyrénées à Paris, XXème, d'une mère enseignante,d'abord institutrice puis professeur de Cours Complémentaire et d'un père, instituteur, puis directeur d'école dans le XIXème arrondissement, j'ai eu une enfance très marquée par la guerre et la Résistance à laquelle mon père a appartenu très tôt : par exemple, j'étais chargée de faire passer les papiers compromettants, en les cachant dans les couvertures de mes livres de classe, ce qui permettait de passer au travers des fouilles dans le métro ; et ce rôle, qui me semblait héroïque et qui me permettait de me croire presqu'à la hauteur de mon père pour qui j'avais une très grande admiration, a eu, je pense, une grande influence sur les valeurs que j'ai pu construire dans ma vie, même beaucoup plus tard..."

Et vous, Manu, vous vous imaginez de quel côté dans cette période ?

Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 24 avril 2008

M'enfin, Pendariès, a y'est, j'avais déjà copié l'article, non mais !

Écrit par : Helisenne | 24 avril 2008

De quel côté, la résistance ?

Ecrit par : Manu | 24 avril 2008

Côté pétage de plombs.

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

M. Brighelli,
Vous qui avez participé à l'émission Ripostes dimanche dernier avec Xavier Darcos, avez-vous pu vous entretenir avec lui et lui dire de vive voix ce que vous écrivez dans cette note ?

Ecrit par : EP | 24 avril 2008

Bonne question!

Écrit par : Jean | 24 avril 2008

Oui, c'est bien, mais n'est-ce pas un peu réducteur ? Il n'y a que de la littérature de jeunesse, là-dedans... C'est bon pour le collège, ça, lorsque les enfants savent lire.

Ecrit par : c. cru | 24 avril 2008

Bon je vois qu'il faut que je me remette à niveau : j'ai besoin de quelques formations sur l'enfant de maternelle et la littérature. Les Centres de gestion du personnel de la fonction publique territoriale devraient développer des partenariats avec les IUFM pour aider les bibliothécaires jeunesse à sortir des schémas réducteurs dans lesquels on les a enfermés, sans oublier les stages d'initiation au vocabulaire de l'EdNat.

Désolée c.cru de ne pas avoir pu vous être plus utile.

Je retourne au Web2.0, aux réseaux sociaux, aux SGIB, aux fils RSS et autres métadonnées, toutes choses beaucoup plus simples à comprendre et mettre en oeuvre qu'un atelier TICE pour PS de maternelle.
Bon après-midi !

Écrit par : lucile | 24 avril 2008

Je suis révolté par ce que les quelques mots de ce prof de prépa recèle. Quel bas niveau, mais quelle prétention!
Vive la formation continue des profs et leur participation à la recherche. Bannissons le productivisme scolaire pour un enseignement de qualité.

Ecrit par : Minloo ze | 24 avril 2008

Merci pour le bas niveau, le productivisme scolaire, l'absence de formation continue et la prétention. Je suis certainement moins charmante que madame Evelyne Charmeux, mais nous ne boxons (c'est le cas de le dire) pas dans la même catégorie elle et moi : je ne suis qu'un pauvre prof de prépa. Cela dit, je vais essayer de ne pas être désagréable avec vous, et de ne pas vous répondre sur le ton que vous prenez avec moi.
Je crois que nous ne parlons pas de la même chose, je ne mélange rien du tout, et je suis sans prétention, justement : il est inutile parler de Chervel Chevallier ou Gustave Guillaume à des étudiants qui ne maîtrisent pas les bases les plus élémentaires voire les plus sommaires de la grammaire française. Je voudrais simplement, pour leur apprendre le latin (parce que je suis prof de lett class, cher Minloo zee, donc j'aggrave mon cas, je le sens) qu'ils sachent reconnaître un sujet, un verbe, un complément ou un attribut, et que, dans une phrase complexe, ils puissent identifier une principale, une relative et une conjonctive.
Ce n'est pas le Pérou. J'aimerais que dans une version latine ils ne conjuguent pas le futur comme le conditionnel et le passé simple comme l'imparfait du subjonctif. Parce que, que vous le vouliez ou non, nous en sommes là. Je vous renvoie aux rapports des concours, (qu'il s'agisse des deux ENS, du CAPES ou même de l'agreg), disponibles en ligne : les faits sont têtus, malheureusement, et je suis loin de m'en réjouir, croyez-le. Aucune satisfaction malsaine à faire des constats négatifs.

Écrit par : FGuichard | 24 avril 2008

"Née le 6 mars 1932, rue des Pyrénées à Paris, XXème," bla bla bla... j'ai copié ce qu'elle raconte de cette période

Dont acte: quel panégyrique ! Et c'est sans doute le fait de s'auto-introniser dans le camp du Bien -que ce soit vrai ou pas tout le monde s'en tape - qui lui donne la légitimité pour détruire l'École de la République ?

Ma petite pique sur "de quel côté, la résistance ?" était un clin d'oeil au film Ratatouille, dans ce passage amusant où l'un des cuisiniers est décrit comme "un ancien membre de la résistance", mais on ne sait pas de quel côté (sous entendu, c'était un collabo).

La résistance aujourd'hui est du côté de ceux qui se battent pour instruire les élèves- y compris au détriment de leur propre carrière parce qu'ils ne sont pas idéologioquement "conformes"-, nous sommes un paquet à le savoir sur ce blog, Elle n'est pas du côté des pédagogistes.

Les Foucambert Meirieu et autres Charmeux sont les collabos d'aujourd'hui. Les inspecteurs sont leur kapos.

Écrit par : Manu | 24 avril 2008

Bonne lecture
Ecrit par : Ponocratès | 24 avril 2008
Quelle palinodie !
Je ne savais pas qu’on pouvait être aussi insipide en économie !!!!
J’espère que vous enseignez cette matière ….. les élèves doivent être sciés en quatre …. Au moins ….. éclatés aux quatre vents !!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Il y a un truc qui m’échappe !
Ecrit par : PMB | 24 avril 2008
Ouaip ! semble qu’il n’y ait pas qu’un seul truc qui t’échappe patte à couac !
Regarde autour de toi ….. tu vois une estrade ? un tableau noir ? des craies blanches ?
Ben moi, non !
Moi, je vois des tableaux plus ou moins aboutis ….. p’tite tête,va !

Au fait, ma question : MàC a-t-il l’exclusivité de la connerie ?
Parce que dans ce cas, faut que tu te taises !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Pour ceux qui prétendent qu'on fait encore de la grammaire en primaire et au collège, voici un devoir de cinquième (orthographe comprise).

Inutile de vous dire que les enfants trouvent les cours de français mortellement ennuyeux.


Devoir de français en cinquième, 17/10/07

Susie Morgenstern
Lettres d’amour.

Synthèse.
A propos de l’auteur.

1) Qui est l’auteur de Lettres d’amour de 0 à 10 ? Citez le titre de deux autres de ses romans.
R. L’auteur est Suzie Morgenstern.
Elle a aussi écrit « Alibie » et « Europe alibie ».
2) En quelle langue ce roman a-t-il été écrit ? En quelle année ?
R. Ce roman a était écrit en englais et a était écrit en

3) A qui ce roman est-il dédié ?
R. Ce roman est dédié à

A propos de l’histoire.

4) Quel évènement déclenche les changements dans la vie d’Ernest ?
R. L’évènement qui déclenche les changements dans la vie d’Ernest et l’arrivé d’une nouvelle : Victoire.

5) Autour de quel trio de personnages l’histoire s’organise-t-elle ?
R. L’histoire se tourne autour d’Ernest de sa grand-mère : Précieuse et de sa nouvelle amie Victoire.

6) Citez les trois lieux principaux où se déroule l’histoire.
R. – à l’école.
- chez Ernest.
-chez Victoire.

A propos des personnages.

7) Qu’est-il arrivé aux parents d’Ernest ?
R. La mère d’Ernest est morte en ayant mit au monde Ernest et son père à disparu.

8) Quels personnages secondaires ont pourtant un rôle important dans la vie d’Ernest ?
Citez deux personnages et justifiez votre réponse.
R. Son père, Gaspard qui lui envoit de lettres et son Grand-père grâce à la lettre qui depuis des ans Ernest et sa Grand-mère on toujours essayé d’ilucidé.

9) Différences entre Ernest et Victoire.
R. Ernest : frères et sœurs : 0 à la fin 5
1 parent à la maison assez timide

Victoire : frères et sœurs : 13 frères
15 parents à la maison très décontracté

10) Points communs.
R. âge : 10 ans, quartier de résidence.

11) Les points communs portent-ils sur des choses essentielles de la vie des deux personnages ?
R. Oui, car l’âge porte beaucoup sur la mentalité donc sur l’afection et les dialogues qu’on entreprend.

12) Complétez le paragraphe suivant avec certains des mots proposés dans cette liste :
timide- influence-différents-entreprenante-similaires-autorité.

R. Ernest et Victoire sont deux enfants très (différents). Ils sont associés par le maître, sans qu’on leur donne le choix. Victoire exerce très vite une réelle (autorité : faux, le bon mot est influence) sur Ernest parce qu’elle est (entreprenante) et beaucoup moins (timide).

Encore quatre questions aussi intéressantes.
Note : 14, 25 – 1,5 (orthographe et expression) = 13/20.

Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 avril 2008
Eh bien ! on est bien avancé avec un truc pareille ….. manque juste l’histoire des robinets qui s’enfuient qu’on sait même pas où va l’O !!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

(Moi, la majorité de mes 6° m'arrivaient en ne maîtrisant aucun des temps simples de l'indicatif des verbes fondamentaux. Pas même "être" et "avoir" : ils ont, ils sont, il fit, il fut, je serai, je saurai, je serrai, j'en passe et de pires (il sont, ils est, je chanté, j'est chanter).

Alors, les (indispensables) temps antérieurs...
Ecrit par : PMB | 24 avril 2008
Eh bien là !!!!! tout s’explique !!!!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

"Pourquoi que quand on grandit, on devient moche ?"
Ecrit par : Robin | 24 avril 2008
J’aurais dit ‘lorsque’ …. Mais à chacun ses altères !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Qui aurait l’intégrale ?)
Ecrit par : PMB | 24 avril 2008
Ça vaut du Barbelivien …..

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Cadichon, je renvoie le " Bougez-vous!" à vous et aux parents qui viennent pleurnicher ici sur le sort de leurs pauvres petits.
Renvoyez également ce "Bougez-vous" aux présidents d'assos diverses et variées incapables de se mettre d'accord. Ici, il y a beaucoup de profs qui seraient près à s'investir dans un mouvement unitaire. Mais les chefaillons et leurs fans appellent au rassemblement unitaire avec un pathos ridicule pendant deux ou trois jours puis disparaissent aussi vite avec leur unité dans la poche.
Sachez bien qu'au fur et à mesure, même les meilleures volontés à force de se faire traiter comme des chiens se découragent et vont finir par s'occuper de leurs affaires et tant pis pour la cause !

Ecrit par : Sanseverina | 24 avril 2008


Je remets ici l'intégralitee de votre message car j'y adhère à cent pour cent.Je m'adressais seulement aux signataires du tract, et qu'une Kintzler se prête à cela me confirme que chez elle l'ideeologie prendra toujours le pas sur la raison, ce que j'avais déjà remarqué dans les contresens qu'elle fait dans sa lecture de Condorcet.
Accessoirement encore qu'il ne mérite même pas que l'on manifeste son existence je répondai aussi au tigre de papier qui a cru bon venir faire ses pollutions nocturnes sur ce fil.

Les parents n'ont résisté qu'individuellement en votant avec leurs pieds et en achetant la méthode Boscher, ou plus précisément en faisant à la maison ce qui ne l'était pas à l'école, et en défaisant ce qui y était fait de travers.

Les associations étant inféodées aux syndicats et au système elles se sont contentées dans le meilleurs des cas de faire du bruit avec la bouche.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Cadichon, je renvoie le " Bougez-vous!" à vous et aux parents qui viennent pleurnicher ici sur le sort de leurs pauvres petits.
Renvoyez également ce "Bougez-vous" aux présidents d'assos diverses et variées incapables de se mettre d'accord. Ici, il y a beaucoup de profs qui seraient près à s'investir dans un mouvement unitaire. Mais les chefaillons et leurs fans appellent au rassemblement unitaire avec un pathos ridicule pendant deux ou trois jours puis disparaissent aussi vite avec leur unité dans la poche.
Sachez bien qu'au fur et à mesure, même les meilleures volontés à force de se faire traiter comme des chiens se découragent et vont finir par s'occuper de leurs affaires et tant pis pour la cause !

Ecrit par : Sanseverina | 24 avril 2008

Que croyiez- vous que nous fassions Sanseverina ?

Vous ne supportez plus les prédateurs de l'école ? Moi non plus et depuis de longues années.
Votre morale individuelle se trouve bafouée par votre mise au rabais obligatoire ? Ma morale de parent, c'est d'abord de compenser le manque d'instruction pour mes enfants.
Vous êtes devenus les esclaves d'un système ? Moi non, je suis libre.
Quant à vos conseils forts sympathiques, d'arrêter de pleurnicher, rassurez-vous, beaucoup de parents de pleurnichent plus depuis longtemps. Simplement signer un chèque en blanc, sans retour, donne le droit à constater et s'exprimer.
Vous parlez des associations. Oui, il y a des associations merdiques, mais il y a aussi des associations qui permettent d'aider et de faire comprendre aux parents le déclin de cette pauvre école. Et ces associations n'ont pas forcément pignon sur rue.

Pour reprendre les mots de Cadichon "bougez-vous !"
Négociez votre départ, reprenez votre liberté, défaites vous du joug du fonctionnariat, assumez-vous et créez vos écoles privées non confessionnelles.
Le bouche à oreille fera le reste. Internet étant le meilleur vecteur de publicité.

Écrit par : Carole | 24 avril 2008

Yfig,

MàC a beaucoup de qualités et un défaut : il vous répond longuement et souvent.

Moi, avec vous, ça va être court et unique : rien.

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

@PMB
Erreur, le subjonctif présent est
que je finisse
que tu finisses
qu'il finiSSE
que nous finissions
que vous finissiez
qu'ils finissent

Le subjonctif imparfait en diffère à la 3ème du sg :
qu'il finît
(à soigneusement distinguer du passé simple homophone :il finit)
Cela vaut pour le 2ème groupe , of course, aux autres groupes, c'est différent.

Moi aussi, j'expliquais aux élèves que le subjonctif imparfait se construit sur le même radical (ou si vous préférez avec la même voyelle au radical) que le passé simple : A au 1er groupe, I au 2ème, I, U, IN (venir et tenir) au 3ème, et roulez jeunesse, il n'y a aucune exception.
Et oui, mes élèves étaient toujours estomaqués d'apprendre que le temps le moins régulier, avec le plus de terminaisons variées, c'est bel et bien le présent de l'indicatif.

Écrit par : mouron rouge | 24 avril 2008

Pour conclure (de ma part) sur cet imparfait si imparfait :

Que je finisse
Que tu finisses
Qu’il/elle finît
Que nous finissions
Que vous finissiez
Qu’ils/elles finissent

Observons :
- Radical : fini-
- Marque de série : ss
- Terminaisons : -e/-es/-e/-ions/-iez/-ent
* Les trois premières formes sont propres à ce subjonctif imparfait
* Les deux suivants viennent de l’indicatif imparfait.
* La dernière vient de l’indicatif présent.

On a vu plus simple, non ?

Le subjonctif imparfait a quasi disparu à cause de sa complexité, de sa lourdeur et, avouons-le, de certains aspects ridicules (et aussi, par pruderie, le –asse trop proche du suffixe péjoratif réservé aux pétasses, pouffiasses, connasses – j’ai honte, Mesdames).

Ecrit par : PMB | 24 avril 2008

PMB, votre exemple est très mal choisi:

1) les verbes du deuxième groupe comme finir se caractérisent par un subjonctif imparfait particulièrement simple puisqu'identique au subjonctif présent à l'exception de la 3ème personne du singulier! Si vous voulez me convaincre que le subjonctif présent est lui-même trop compliqué, faisons simple et ne conjuguons plus les verbes du tout (c'est le cas en anglais, à l'exception des quelques verbes irréguliers dont il faut connaître la forme passée et participe...)
Comme l'a noté Robin, c'est le présent de l'indicatif qui est le plus "compliqué" si on adopte votre cadre d'analyse (notamment à cause des verbes du "3è groupe" ). Mettons tout à l'infinitif et n'en parlons plus: le sujet se suffit à lui-même et n'a point besoin d'imposer au verbe des terminaisons fantaisistes...

2) Vous avez fait semblant (j'espère) de ne pas comprendre mon explication sur la simplicité du subj imparfait. Je voulais simplement dire la chose suivante. pour tout verbe (sauf si vous m'indiquez des exceptions... je ne suis pas omniscient), la connaissance du passé simple 1ère/3è personnes et des 6 terminaisons -sse/-sses/-^t/-ssions/-ssiez/-ssent suffit à construire l'imparfait du subjonctif.
Exemples : que je voulusse; que tu écrivisses; qu'il aimât; que nous crussions; que vous fissiez; qu'elles approuvassent.

Je n'ai sans doute jamais utilisé les constructions ci-dessus dans mes productions écrites, et sans doute jamais lu la plupart d'entre elles nulle part, et pourtant je les reconstitue sans aucune difficulté.

Prétendre que retenir 6 terminaisons (absolument identiques pour tous les verbes de quelque "groupe" que ce soit) relève de l'exploit révèle une bien piètre appréciation des capacités mentales des élèves. Comment font-ils pour apprendre les noms des 200 Pokemons, et ce dès l'école maternelle (à l'époque où c'était encore à la mode en maternelle)?

3) de ce qui précède, on concluera facilement que la "complexité" du subjonctif n'explique en rien son caractère désuet (si l'on voulait "simplifier" les conjugaisons, il faudrait plutôt prendre le modèle anglais et se contenter de l'infinitif mâtiné d'un auxiliaire ou d'une terminaison unique indiquant le temps...)
Caractère désuet qu'il ne faut cependant pas surestimer: d'une part, qui ne connaît pas l'imparfait du subjonctif aura des difficultés d'accès à une large partie de la littérature française, à commencer par les contes de Perrault; d'autre part, la conjugaison du subjonctif imparfait à la 3è personne est encore largement utilisée dans des ouvrages contemporains (y compris, par exemple, des livres d'historiens) sans se limiter aux seuls ouvrages de Pierre Michon. Il est exact en revanche qu'elle est devenue inusitée à l'oral et signale dans un tel contexte une préciosité de mauvais aloi (un bon exemple en est fourni au début de l'intervention de P.Meirieu face à la commission Pochard).

Le caractère un peu "ridicule" des terminaisons en "assions" ou "asse(s)" vient sans doute du caractère désormais peu familier de ces terminaisons, plutôt que l'inverse. Exemple (issu de Grevisse): "fascination" ne choque pas l'oreille mais "fascinassions" nous paraît lourd...
Pour les verbes du permier groupe, votre remarque sur "asse" a peut-être un fond de vérité, qui sait.

Rassurez-vous, je ne fais pas une fixation sur l'imparfait du subjonctif. J'ai seulement un peu de mal avec les raisonnements spécieux.

Quant au subjonctif passé, qui n'est que l'auxiliaire être/avoir au subjonctif présent augmenté du participe passé, j'avoue ma perplexité lorsqu'on évoque à son propos une "difficulté".

S'agissant des élèves qui ne savent pas conjuguer être et avoir à tous les temps en sortant du primaire, je ne vois guère que les explications suivantes possibles (complémentaires ou exclusives, au choix):
1) ils ont eu de très mauvais maîtres qui ne leur ont pas fait de leçons ni d'exercices de conjugaisons
2) ils n'ont jamais écouté ni travaillé en classe ni révisé leurs leçons
3) leur capacité de mémoire et/ou de concentration souffre de déficiences
4) ils le font exprès pour embêter leur professeur

Dans tous les cas, cela ne justifie certainement pas d'abandonner l'objectif de l'enseignement d'une langue correcte à l'école...

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 24 avril 2008

intégralité!
Suis pas emcore assez réveillée pour taper assez fort sur les touches, et je n'ai vraiment pas envie de taper non plus sur l'indigence crasse du BULUBULU . Les titres de résistance de la Charmeux sont du niveau de: je changeais de trottoir quand je croisais un soldat allemand .
(Elle, c'était , on l'aura compris, par pétoche et pas par mépris!)

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

"Pourquoi que quand on grandit, on devient moche ?"
Ecrit par : Robin | 24 avril 2008
J’aurais dit ‘lorsque’ …. Mais à chacun ses altères !

Ecrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

En ce qui concerne la forme de vos messages, Yfig, et en faisant de temps en temps abstraction du contenu, on voit quand même que vous avez eu des instituteurs à la hauteur...Ce qui est loin d'être le cas de tous les enfants depuis une trentaine d'années.

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Message pour Dobolino :
Je crois que vous êtes véto, n'est-ce pas ? Puis-je me permettre une question complètement hors-sujet : nous avons une brebis au milieu de plusieurs moutons mâles mais nous ne voulons pas de petits : que doit-on faire pour la rendre stérile, quelle opération ? Combien ça coûte chez le véto ? Merci du tuyau.

Écrit par : agna | 24 avril 2008

"nous avons une brebis au milieu de plusieurs moutons mâles mais nous ne voulons pas de petits"

Ca c'est une allégorie du Moloch.

Écrit par : dugong | 24 avril 2008

quel rapport y'a-t-il entre les juifs et les pauvres ???
faut qu'un pauvre m'explique !
un juif s'en sortira toujours ..... il a la diaspora pour le sauver le jour où il fait amende honorable !
mais le pauvre .... vraiment aucun moyen de rédemption !!!!

D'autre part, "la haine du pauvre"
qu'est-ce que cette vomitude ?
Le pauvre n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais l'objet de haine .....
le pauvre est l'objet du plus profond mépris.

Monsieur Goldmish, au lieu d'essayer de récupérer la détresse réelle des pauvres au profit des juifs profiteurs, vous feriez mieux d'aller vous laver le cul .... fort malpropre à ce que je lis de vous !!!!!

je vais, maintenant, lire rapidement la suite .... qui , si elle ressemble à ce premier commentaire risque fort de me mettre en 'pétard' !!!!!
Ecrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!!

voilà le pus qui m'a fort irrité, c'est le moins que l'on puisse dire. Comment peut-on être aussi con, aussi borné et aussi antisémite. A vrai dire, c'est fascinant et fascisant. Une telle franchouillardise...exotique, insensé. Et puis, n'est-ce pas,on sent, par la rythmique de la phrase, qu'il s'agit pour cet exemplaire anilmal d'une sorte d'éjaculation, dont les acmés seraient le mot "juif". On sent chez cet animal nommé Yfig, quelque chose d'une délectation à pronnocnner ce petit mot, qui glisse entre ses mains de saloperie raciste comme...du suif...Juif/Suif, hein ma grosse vache blondasse, la haine te fait bander....
Aucune poubelle ne serait assez cradingue pour t'y blancer. Aucune. Donc, TOUT ce que pourras glavioter à présent est dangereusement nazi. Désormais, tout le monde est au courant. Et viens donc puruler sur Assouline, comme tu le fais sous des faux pseudos, parce qu'en plus t'es un sale capon, en plus d'être un kapo...y a plein de Juifs....

Va dire une messe à Saint-Prépuce, sale groin....

Écrit par : montaigneàcheval | 24 avril 2008

maintenant, comme PMB, fini. Vous n'existez plus....vous pourrez aboyer autant qu'il vous plaira, groin, je ne relèverai plus, groin. Adieu, groin.

Écrit par : montaigneàcheval | 24 avril 2008

"20 000 profs sous-employés dans le collimateur"
Aude Sérès

L'heure est aux économies. Xavier Darcos veut réduire le nombre d'enseignants sans postes ou sans classes.

Ecrit par : Helisenne | 24 avril 2008

J'ai entendu dans une conférence de Res Publica le chiffre de 26 000 professeurs affectés en IUFM.

Et les profs déchargés à mi-temps pour s'occuper d'Internet, alors qu'on manque de vrais informaticiens dans les rectorats et les lycées ? Et ceux déchargés pour aller s'occuper deux heures dans les musées ? Et ceux déchargés une heure pour être coordinateurs Ambition Cornet de frites ? Et ceux déchargés pour être délégué ceci, responsable cela (responsable théâtre, chargé de mission cinéma, représentant lecture, organisateur de la formation continue, etc.) ?

Y a des décharges d'heures à gogo, et des heures supplémentaires distrbiuées pour n'importe quoi.

Écrit par : Jérémy | 24 avril 2008

Jesse, vous avez raison, j'ai mis le subjonctif présent en voulant parler du subjonctif imparfait. Erreur que je ne commets pas dans mon post suivant sur le jeu des terminaisons.

S'il vous plaît, ne me soupçonnez pas des intentions les plus méchantes à votre endroit.

Surtout qu'on va se rejoindre sur l'objectif d'enseigner une langue correcte (et plus si affinités) à l'école !

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

"Je vous renvoie aux rapports des concours, (qu'il s'agisse des deux ENS, du CAPES ou même de l'agreg)
Ecrit par : FGuichard | 24 avril 2008

L'ENS n'a qu'à s'en prendre à elle-même, c'est elle qui a promu le succès du FLE, et qui en fait encore les beaux jours.

Quand aux présidents de jury de capes et de l'agreg, ce sont en général des I.G., et il y a plein d'IG et d'IA-IPR en leur sein.

Juste retour de baton : mais comme d'habitude, il a fallu attendre que l'étendue du désastre parvienne aux oreilles et aux yeux de ces Messieurs pour que ça réagisse vraiment.

Écrit par : Jérémy | 24 avril 2008

"Jérémy, superbe pastiche"

Merci !

Je prépare l'adaptation d'une autre scène - les vers me viennent en voiture, alors ce n'est pas pratique pour les retranscrire sur le moment.

"vous avez raison la susdite du SNALC n'est pas teigneuse - sauf exception : je l'avais repérée il y a deux ans mettant une raclée à Hollande dans je ne sais plus quelle émission."

C'était dans 100 minutes pour convaincre, présenté par Arlette Chabot. Elle était très bien : le pauvre Hollande faisait pâle figure face à elle !

Écrit par : Jérémy | 24 avril 2008

voilà le pus qui m'a fort irrité, c'est le moins que l'on puisse dire. Comment peut-on être aussi con, aussi borné et aussi antisémite. A vrai dire, c'est fascinant et fascisant. Une telle franchouillardise...exotique, insensé. Et puis, n'est-ce pas,on sent, par la rythmique de la phrase, qu'il s'agit pour cet exemplaire anilmal d'une sorte d'éjaculation, dont les acmés seraient le mot "juif". On sent chez cet animal nommé Yfig, quelque chose d'une délectation à pronnocnner ce petit mot, qui glisse entre ses mains de saloperie raciste comme...du suif...Juif/Suif, hein ma grosse vache blondasse, la haine te fait bander....
Aucune poubelle ne serait assez cradingue pour t'y blancer. Aucune. Donc, TOUT ce que pourras glavioter à présent est dangereusement nazi. Désormais, tout le monde est au courant. Et viens donc puruler sur Assouline, comme tu le fais sous des faux pseudos, parce qu'en plus t'es un sale capon, en plus d'être un kapo...y a plein de Juifs....

Va dire une messe à Saint-Prépuce, sale groin....

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 avril 2008

MàC, le fonctionnement d'Yfig est bien connu ici. Il carbure au ressentiment: c'est l'homme du souterrain fort bien décrit dans le Sous-Sol de Dostoievski et magistralement démasqué par René Girard (vous avez peut-être quelques préventions laïques contre ce catholique fervent, mais en s'en tenant à Mensonge Romantique et Vérité Romanesque et à Critique dans un souterrain, qui ne sont fondés sur aucune référence papiste, on dispose de toutes les clés pour comprendre Yfig).

La haine des juifs est une forme typique du ressentiment contemporain. Chez Yfig, s'y mêle peut-être une vague volonté d'imiter Céline (les trois petits points, le point d'exclamation...) dans ce qu'il a de moins recommandable. A moins que son modèle ne soit Marc-Edouard Nabe.

Quant à l'insulter comme vous l'avez fait, c'était une erreur: il n'y a rien qui ne lui fasse plus plaisir, car cela le renforce dans l'idée héroïque qu'il se fait de lui-même.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 24 avril 2008

A moins que son modèle ne soit Marc-Edouard Nabe.

Ecrit par : Jesse Darvas | 24 avril 2008

A ceci près que M-E Nabe a beaucoup plus de talent !
Moralité : don't feed the troll, c'est la seule solution...

Écrit par : FGuichard | 24 avril 2008

Jesse Darvas,

Votre dernier paragraphe est juste... mais laisse croire que vous ne connaissez pas assez le MàC : il y reviendra, aussi sûr que ce Y est ce qu'il est.

Les habitués de la RDL (dont un JD qui n'est pas vous mais qui et qu'apprécie ce foutu bourrin ;-) savent à quoi s'en tenir !

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

A FGuichard,
Merci pour votre billet. Je suis désolé de propos émis avec si peu de nuance.
Je me suis laissé contaminer par l’ambiance de ce fil de discussions.
J’ai sans doute la même formation que vous.
Pourquoi tant de prépas et si peu de vraies exigences dans le recrutement ?
Mieux vaudrait les supprimer sous leur forme actuelle, et les intégrer dans des universités, elles-mêmes réformées.

Je comprends d’autant mieux votre recours aux formes anciennes d’analyse qu’elles se justifiaient justement à une époque où il fallait apprendre le latin à des élèves qui n’avaient pas de notion de syntaxe du français.
Sur cet aspect et d’autres de la naissance de la Grammaire à cette époque, on peut consulter Chervel (Et Il fallut apprendre…. Payot 1977), Chevalier(« Grammaire latine et Grammaire française : le problème de la syntaxe. » in J. Collart (al.), Varron. Grammaire antique et Stylistique latine. Les Belles Lettres 1978 Paris.
Mais en sommes-nous toujours là ?
Vous savez bien que ces manières d’analyse ne sont en rien « de base ». Elles supposent des conceptions du langage et de la syntaxe qui les distinguent peu d’une logique naïve et prescriptive et de bizarres reconstructions, de considérations d’échelles de valeurs où les langues se hiérarchisent, de justifications tenant au système de l’orthographe, etc.
Critiquons et écartons ces erreurs dans le processus d’apprentissage, surtout s’il s’agit d’étudiants.
Mais, c’est vrai que Wagner et Pinchon, c’est déjà pas si mal, comme l’écrivait ici un autre internaute.

Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 24 avril 2008

J'ai entendu dans une conférence de Res Publica le chiffre de 26 000 professeurs affectés en IUFM et qui donc seraient autrement mieux employés devant les élèves qu'ils essaient pour la plupart de fuir. Mettons-donc ces gens-là dans des classes et voyons donc jusqu'à quel point ils appliquent sur le terrain leur théories fumeuses. L'IUFM, c'est la planque.

Ecrit par : Manu | 24 avril 2008

Oui, il y a des coupes à faire dans l'EN mais elles ne se font pas là où elles devraient se faire: profs déchargés pour des conneries informatiques et autres projets fumeux comme le dit Jérémy, profs syndiqués à temps complet ou partiel qui se la coulent douce, profs de certaines matières qui ont des classes de 8 à 15 élèves quand en Français ou en Maths ou en Histoire on se tape les 29/30 rituels en collège, profs rattachés administrativement à un bahut et qui font au mieux un mi-temps au pire du cdi à longueur de semaines et bien sûr profs d'IUFM qui sont planqués au chaud loin du bruit et de la fureur et qui ne se bousculent pas pour revenir sur le terrain ( et qui nous em... en nous faisant la leçon). A part cela, on pourrait aisément réduire les effectifs administratifs des piliers de la machine à café des 2/3; et le meilleur moyen de tuer les IUFM est bien de supprimer les postes inside: moins de postes, moins de moyens, moins de fric dans les IUFM; plus aucun recrutement nouveau en IUFM; les faire crever à petit feu comme ils ont fait crever l'école à petit feu.
Oui, Cadichon, il y a des coupes à faire mais pas chez ceux qui instruisent les élèves à temps complet, chez les "tiques": et elles sont nombreuses.

Écrit par : Sanseverina | 24 avril 2008

maintenant, comme PMB, fini. Vous n'existez plus....vous pourrez aboyer autant qu'il vous plaira, groin, je ne relèverai plus, groin. Adieu, groin.

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 avril 2008

quel dommage !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Le Robin de 9 heures aurait-il passé une mauvaise nuit ?
Eveline Charmeux est une charmante mamie, ancienne résistante, née au début des années 30, et moi, un babyboomer pas encore à la retraite.
Pour votre gouverne, Robin, Minloo signifie tête, en Bulu et Ze, un tigre. Votre délire matinal consisterait-il, par la confusion des sexes et des ages, à retrouver votre tête de turc et votre guignon... De l'intérêt de cacher une partie du sens : Robin interprète librement.
Avouez que vous savez que les quelques mots attribués à Charmeux ne recèlent aucun virus du"pédagogisme".
Je suis révolté par ce que les quelques mots de ce prof de prépa recèle. Quel bas niveau, mais quelle prétention!
Vive la formation continue des profs et leur participation à la recherche. Bannissons le productivisme scolaire pour un enseignement de qualité.

Ecrit par : Minloo ze | 24 avril 2008


Cher Monsieur Miloo ze,

Je suis ravi d'apprendre que "Miloo ze" nest pas un avatar du redoutable casse-c... patenté "contre la campagne anti chinoise" mais le pseudonyme d'un "babiboomer pas encore à la retraite".

Qui se dit "tigre" quand je voudrais être guépard, moi qui ne partage avec le prince Salina que ses "défauts", la vieillesse et le désenchantement.

Je vous fais également mes plus plates excuses pour avoir émis l'hypothèse que vous étiez Eveline Charmeux.

Êtes-vous un admirateur de la "grammaire aux cheveux blancs", un soupirant peut-être, platonique et lointain, un troubadour pratiquant "l'amour de loin" ?

Loin de moi, en tout cas, li'dée sacrilège de toucher à cette Dulcinée.

Permettez-moi cependant de vous faire remarquer que des états de résistance ne vont pas obligatoirement avec des compétences pédagogiques et qu'il ne suffit pas, comme le petit chaperon rouge, d'avoir transporté, au nez et à la barbe des loups allemands, des messages pliés entre les pages de ses cahiers d'écolière pour s'autoproclamer spécialiste de la lecture.

Il se trouve hélàs que "la prof de prépa de bas niveau", tout de même agrégée de Lettres classiques et moi-même dont les titres sont loin d'égaler les siens et qui oeuvre à un niveau plus bas encore (le collège) sommes bien obligés de constater les dégats causés dans notre étroit domaine par votre petit chaperon rouge, "observatrice réfléchie de la langue", espiègle résistante, devenue grand-mère et à tenter, modestement, de les réparer, depuis plus de trente ans en ce qui me concerne.

" Vive la formation continue des profs et leur participation à la recherche. Bannissons le productivisme scolaire pour un enseignement de qualité."

Je suis absolument d'accord avec ce slogan. Permettez-moi cependant d'en changer ça et là quelques mots :

" Bannissons la méthode d'apprentissage de la lecture et le constructivisme chers à Eveline Charmeux et à la secte des pédagogistes pour un enseignement explicite de qualité. "

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Pour ne pas encombrer le blog, Minloo ze, nous pouvons poursuivre ce débat entre nous, si cela vous intéresse (il vous suffit de demander mes coordonnées internet au maître de ces lieux).
Sans aucun rapport avec ce qui précède, j'ai le déplaisir de vous informer que l'épreuve de français de l'ENS Lyon a été annulée et que les candidats devront re-composer ce samedi.
Le sujet de la dissertation portait sur "Quelque chose noir" de Jacques Roubaud, auteur vivant sur lequel, semble-t-il, bon nombre de candidats et quelques khollègues (mais là j'en suis beaucoup moins sûre) avaient fait l'impasse, d'autant que la poésie était déjà "sortie" l'an dernier (Ronsard).
Bref, au centre d'écrit de la Plaine St Denis, vingt-cinq minutes avant la fin de l'épreuve, alors que certains étudiants étaient déjà sortis de la salle... alerte à la bombe. Evacuation, fouille, reprise plus de deux heures après... et évidemment annulation par l'ENS, tous les candidats de France n'ayant pas composé dans les mêmes conditions.
On imagine évidemment qu'un étudiant ayant complètement "loupé" son devoir est l'auteur de ce qu'il faut bien appeler un sabotage. Belle mentalité : sans vouloir jouer les vieux schmocks, "de mon temps", quand on se plantait, on se plantait, point, barre, et on n'allait pas provoquer une alerte à la bombe pour se donner une nouvelle chance ! Au risque de me faire traiter de réactionnaire, je dirai que la ou le gugusse qui a eu cette géniale idée n'a aucune valeur morale, aucune dignité, aucun respect d'autrui, aucune honnêteté; ce sont ni plus ni moins que des manières de voyou, hélas bien à l'image de la société où nous vivons.
Je souhaite à ce regrettable et méprisable individu que le sujet de secours porte également sur "Quelque chose noir", et qu'il se fasse derechef étendre.
Vous imaginez l'état de nos khâgneux, qui, EUX, ont bien préparé et plutôt bien réussi cette épreuve. Décidément, ils n'avaient pas besoin de ça -- et les CPGE, tellement convoitées par l'Université, non plus.
Plus de détails sur le blog de l'écrivain F. Bon (dont la fille est khâgneuse, entre parenthèses ) http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1257
et sur celui de Pierre Assouline
http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/24/la-poesie-de-roubaud-est-explosive/
où vous trouverez un succulent commentaire de Montaigne, que je remercie très fort pour cette intervention.

Écrit par : FGuichard | 24 avril 2008

Yfig,

MàC a beaucoup de qualités et un défaut : il vous répond longuement et souvent.

Moi, avec vous, ça va être court et unique : rien.

Ecrit par : PMB | 24 avril 2008

merci, je m'en contenterai .... tout à fait !
et n'y revenez plus ..... !!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Oui, Cadichon, il y a des coupes à faire mais pas chez ceux qui instruisent les élèves à temps complet, chez les "tiques": et elles sont nombreuses.

Ecrit par : Sanseverina | 24 avril 2008

Bien évidemment, mais qui va établir la liste? ceux qui gueulent le plus fort?les syndicats, pour se débarrasser de ceux qui ne sont pas dans la ligne? Il y a combien d'enseignants ( surement plus de 11000) qui n'ont rien à faire dans une classe car leur enseignement est comme une voiture aux mains d'un chauffard: une arme fatale. C'est sur cette base qu'on criminalise les infractions routières aux US. (potential deadly weapon)
La suppression devrait permettre de nettoyer les écuries d'Augias, mais où est Hercule?

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

""nous avons une brebis au milieu de plusieurs moutons mâles mais nous ne voulons pas de petits"

Ca c'est une allégorie du Moloch."

Ecrit par : dugong | 24 avril 2008

Ou alors, Polony chez Moati???

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2008

"et bien sûr profs d'IUFM qui sont planqués au chaud loin du bruit et de la fureur et qui ne se bousculent pas pour revenir sur le terrain ( et qui nous em... en nous faisant la leçon). A part cela, on pourrait aisément réduire les effectifs administratifs des piliers de la machine à café des 2/3; et le meilleur moyen de tuer les IUFM est bien de supprimer les postes inside: moins de postes, moins de moyens, moins de fric dans les IUFM; plus aucun recrutement nouveau en IUFM; les faire crever à petit feu comme ils ont fait crever l'école à petit feu.
Oui, Cadichon, il y a des coupes à faire mais pas chez ceux qui instruisent les élèves à temps complet, chez les "tiques": et elles sont nombreuses."

Ecrit par : Sanseverina | 24 avril 2008

La tique vous salue bien!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2008

Les concours de l'ENS devraient être alignés sur le bac : sujets bidons, les réponses dans les questions, ainsi de suite. On aurait quelque chose de démocratique et de "citoyen".

Écrit par : Lariba | 24 avril 2008

MàC, le fonctionnement d'Yfig est bien connu ici. Il carbure au ressentiment: c'est l'homme du souterrain fort bien décrit dans le Sous-Sol de Dostoievski et magistralement démasqué par René Girard (vous avez peut-être quelques préventions laïques contre ce catholique fervent, mais en s'en tenant à Mensonge Romantique et Vérité Romanesque et à Critique dans un souterrain, qui ne sont fondés sur aucune référence papiste, on dispose de toutes les clés pour comprendre Yfig).

La haine des juifs est une forme typique du ressentiment contemporain. Chez Yfig, s'y mêle peut-être une vague volonté d'imiter Céline (les trois petits points, le point d'exclamation...) dans ce qu'il a de moins recommandable. A moins que son modèle ne soit Marc-Edouard Nabe.

Quant à l'insulter comme vous l'avez fait, c'était une erreur: il n'y a rien qui ne lui fasse plus plaisir, car cela le renforce dans l'idée héroïque qu'il se fait de lui-même.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 24 avril 2008

Quelle attention !
j'en suis extasié !!
C'est quand vous voulez, JD, pour ma biographie .... oups, pardon ... hagiographie !

Mais il y a des choses que je ne comprends pas et que vous allez m'expliquer avec votre formidable talent de psychologue brighelliesque.

Le mot 'juif', que désigne-t-il exactement ?

Chrétien, je vois, je cible et je dégomme .... les siècles des siècles .... ça nous rapproche pas de Darwin !

Musulman (à ne pas confondre avec arabe) je vois, j'ai vécu en Afrique assez longtemps pour en avoir apprécié toutes les facettes.

Protestant, j'en ai dans ma famille et je suis même allé une fois au temple .... j'ai pas vu de différence fondamentale observable par un quidam athée d'avec l'église. Donc, à traiter avec les mêmes égards ironiques et goguenards !

Bouddhiste, je crois que c'est un truc de Tibétains, un machin hypocrite comme toutes les religions ..... vous souvenez-vous que les moines Tibétains se tuaient à coups de gourdins pour l'occupation et la gestion de pagodes juteuses ? moi, si !

Confusionniste ..... c'est ici, sur le blog à JPB que j'en côtoie le plus le moins souvent possible .....

témoins de Jéhovah, on connaît tous ces parasites qu'il faut menacer d'un fusil pour s'en débarrasser ......

Adeptes de Rahel, même motif même salmigondis de prévarication à tous les étages ....... etc ......

mais 'juif' ?
Pour moi, ça veut tout dire et rien !
le juif errant, Moustaki, métèque, persécutions ... pour qui, pour quoi ?
Qu'ont-ils fait de si horrible pour mériter un tel châtiment ?
car j'entends dire que ça dure depuis longtemps .... dans tous les pays, dans toutes les époques, sous tout les régimes .... ?

c'est quoi, un juif ?
un religieux ? si c'est le cas, je ne vois absolument pas pourquoi je devrais faire une exception à les traiter comme tous les autres culs bénis qui polluent nos vies en nous imposant des lois religieuses abjectes et avilissantes. ..
est-ce qu'on ne mélange pas à dessein les juifs et les Israéliens ?
Parce que des Israéliens, j'en connais, j'en connais mêmes des athées et des laïcs et ils sont très très bien et mon petit copain quand nous étions enfants était Israélien et on faisait plein de trucs d'enfants ensemble comme par exemple des postes à galène, des tables d'abaques, des parties de fléchettes .....
Des fois, des gosses l’emmerdaient .... et franchement je ne comprenais pas .... et je ne comprends toujours pas .....
c'est ma question ?
pourquoi cet amalgame ? et qui y gagne quoi ?

merci JD .... peut-être qu'après votre réponse je serai comme un ange .... le cul dans les nuages .... !!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

" Vive la formation continue des profs et leur participation à la recherche. Bannissons le productivisme scolaire pour un enseignement de qualité."

Je suis absolument d'accord avec ce slogan. Permettez-moi cependant d'en changer ça et là quelques mots :

" Bannissons la méthode d'apprentissage de la lecture et le constructivisme chers à Eveline Charmeux et à la secte des pédagogistes pour un enseignement explicite de qualité. "

Ecrit par : Robin | 24 avril 2008

Et le premier membre du slogan, Robin, ( la recherche en sciences de l'éducation) vous l'approuvez aussi? alors que ce sont ces recherches bidon et la foi scientiste qui les anime qui depuis plus de 50 ans ont détruit les apprentissages ( j'avais écrit: parrentissages...)
---------------------
Et "productivisme scolaire"!! Ça ne vous défrise pas ce jargon éculé, qui croupit sur le charnier des idéologies mortifères depuis leur déculottée mondiale dans les années 80 ?

S'il ya un marché contre lequel il faut se battre c'est le marché international des idées bidons et c'est par scientisme et soumission au dogme égalitariste qu'on l'a fait prospérer.

Alors se gargariser d'un enseignement de qualité c'est bien joli, mais il est fait par qui le contrôle de ladite qualité?

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Ecrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

En ce qui concerne la forme de vos messages, Yfig, et en faisant de temps en temps abstraction du contenu, on voit quand même que vous avez eu des instituteurs à la hauteur...Ce qui est loin d'être le cas de tous les enfants depuis une trentaine d'années.

Ecrit par : Robin | 24 avril 2008

Robin, je vous assure, et j'en suis navré, je ne vois aucun instit, aucun prof de lettres à remercier ..... m'ont tous déglingués sauf le tout dernier .... mais il était coco !!

Ce que je suis, c'est à dire, d'après la montagne et sa souris, pas grand chose de recommandable, je le dois à mes lectures ..... d'ailleurs, c'est certainement cela qui m'a valu bien de l'incompréhension de mes profs .... lire et parler de Berson, de Sarte, de Kant, Epicure .... (que j'allais dévorer à la bibliothèque ) dans mes copies de 5eme 4eme .... et tenir tête au prof quand il racontait des conneries ..... ça ne m'a pas vraiment servi .... !
Mais vous savez, rien de bien original sous le soleil d'avril .... avoir raison contre les cons ..... ça n'apporte que des désagréments ..... la preuve !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Yfig, vous me les brisez. Dans leur quasi totalité les blogueurs ici présents apportent quelque chose dans leurs paniers - au moins un petit pot de beurre, comme dans le Dernier tango. Mais vous êtes un ego infatué de son vide. N'est pas imprécateur qui veut. Revenez quand vous aurez (re)lu Céline - ou Marc-Edouard Nabe, qui comme dit FG, a bien du talent.
JPB
PS. Pour amateurs de subjonctif : il fallait que cela fût dit...

Écrit par : brighelli | 24 avril 2008

Ouais ben le Céline du pauvre, not' maît', j'eusse préféré que vous l'assassinassiez.

A moins que votre "Revenez quand vous aurez (re)lu Céline" signifie qu'il est effectivement assassinassié car vous avez bloqué son accès ici.

Auquel cas je dirais que vous nous épatâtes :-)

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

M. Brighelli,
Vous qui avez participé à l'émission Ripostes dimanche dernier avec Xavier Darcos, avez-vous pu vous entretenir avec lui et lui dire de vive voix ce que vous écrivez dans cette note ?

Ecrit par : EP | 24 avril 2008

Bonne question!

Ecrit par : Jean | 24 avril 2008


mais pas de réponse ...

Écrit par : Un observateur | 24 avril 2008

En lisant les contributions du jour, je retrouve l'information selon laquelle les collégiens auraient perdu 800 heures de français depuis 1976. Cela paraît vraiment énorme. Une de mes amies, professeur des écoles, refuse de me croire quand je le lui dis. Quelqu'un pourrait-il me donner des précisions?

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 avril 2008

En lisant les contributions du jour, je retrouve l'information selon laquelle les collégiens auraient perdu 800 heures de français depuis 1976. Cela paraît vraiment énorme. Une de mes amies, professeur des écoles, refuse de me croire quand je le lui dis. Quelqu'un pourrait-il me donner des précisions?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 avril 2008

Je n'ai pas la réponse à votre question mais en calculant :
800 heures au collège ( 4 ans ) cela fait en moyenne 200 heures par an. 200 heures réparties sur environ 35 semaines de cours, cela fait en gros 5 heures 40 minutes de français en moins par semaine aujourd'hui par semaine.
Honnêtement, 800 heures , cela me paraît beaucoup.

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

En lisant les contributions du jour, je retrouve l'information selon laquelle les collégiens auraient perdu 800 heures de français depuis 1976. Cela paraît vraiment énorme. Une de mes amies, professeur des écoles, refuse de me croire quand je le lui dis. Quelqu'un pourrait-il me donner des précisions?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 avril 2008

Oui, bien sûr, c'est très simple :

http://www.sauv.net/horcomp.php

Écrit par : catmano | 24 avril 2008

Bonjour à tous,
allez donc jeter un coup d'oeil au "projet" de programme d'histoire-géo pour le collège disponible sur eduscol. (http://eduscol.education.fr/D0082/Projet_HGEC.pdf). C'est renversant, au sens premier du terme!
Plus de chronologie dans les progressions, plus d'études régionales... tout pour que les pauvres gamins puissent se noyer.
Il y a même, pour faire bonne mesure, l'étude de la Chine des Han et de l'Afrique subsaharienne médiévale. Sujets forts intéressant, mais quand on constate que mes élèves de troisième pensent que Caen se trouve en Bourgogne et que Napoléon a été dégradé dans la cour des Invalides ...

Décidément, Darcos ne vaut pas mieux que Lang et consorts.

Écrit par : Kutya | 24 avril 2008

Pour Sylvie Huguet :

http://www.sauv.net/horaires.php

Écrit par : Cyrano | 24 avril 2008

OUF !
ça a pris plus de temps que je ne croyais !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 24 avril 2008

Merci, monsieur Brighelli, je commençais à me demander si j'avais perdu la main.

Bonne continuation.

Écrit par : Yfig | 24 avril 2008

Oui, bien sûr, c'est très simple :

http://www.sauv.net/horcomp.php

Ecrit par : catmano | 24 avril 2008


C'est IMPRESSIONNANT !
Heureusement que je suis assise !
C'est donc en primaire que tout se joue !

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

catmano

Incroyable , impressionnant , renversant.
On comprend tout

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

Sylvie Huguet, je ne peux parler que de ce que j’ai vécu.

En 1970 : 30 élèves avec 6 cours, dont trois en dédoublement.
Est arrivée la réforme Haby : on nous supprime les dédoublements, mais on nous promet en échange 24 élèves seulement.
Et j’ai fini avec 5 cours, dont un dédoublé tous les quinze jours… et à nouveau 30 élèves.

Alors je veux bien qu’on étudie/apprenne les conjugaisons tout comme il faut. Et même, je ne demande pas mieux. Oui, mais quand ?

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

Et en math, je suppose que c'est la même chose !

Concernant ces 800 heures de français perdues, par quoi les a-t-on remplacées ?

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

L'irrigation dans la région d'Oulan-Oudé à l'époque sogdiennne (6ème)

Les terres melk et leurs habitants au Maroc entre 1234 et 1567 (5ème)

Loménie de Brienne (4ème)

Les fluxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx et les salariés dans l'espace méditerranéo-lapon (3ème)

Une étude de cas : "la connerie en Val de Seine, de Corbeil à Villeneuve -Saint-Georges avec un exemple: Ablon. (Seconde)

Écrit par : montaigneàcheval | 24 avril 2008

Merci pour les renseignements !

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 avril 2008

C'est bien ce que je pensais, les heures ont été perdues.
Je suis dégoûtée !

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

Soyez pas dèg, flo !

Écrit par : Un observateur | 24 avril 2008

Et en math, je suppose que c'est la même chose !

Concernant ces 800 heures de français perdues, par quoi les a-t-on remplacées ?

Ecrit par : Florence | 24 avril 2008

Nous sommes passés de 30 heures par semaine à 26 heures et on nous a rajouté un peu de sport. Remarquez, pas tant que ça, lorsque j'ai débuté en 1975, il y avait 5 heures d'EPS par semaine du CP au CM2.

Écrit par : catmano | 24 avril 2008

Bonsoir Monsieur Brighelli. J'ai regardé ce débat l'autre jour... remarquable prestation, j'ai senti les socialistes "déboussolés", je dois avouer que c'en était assez divertissant.

Peut-être aviez-vous raison (pour ne par dire "encore une fois !")

Apres tout, que peut-on reprocher à des propos qui ne reflètent que la vérité?

Amicalement, Elodie.

Écrit par : Elodie E.H | 24 avril 2008

Soyez pas dèg, flo !

Ecrit par : Un observateur | 24 avril 2008


Dac, jveu ben pas êt dèg mais ou kil est le salo ka pondu cte merde ?!
Où est donc ce génie des Alpages qui a imaginé qu'en enlevant autant d'heures de français, les petits écoliers allaient devenir instruits ? Non seulement les gamins dont les parents maîtrisent la langue sont pénalisés mais les autres sont fatalement et définitivement largués !
J'enrage de voir tant de connerie au pouvoir

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

Nous sommes passés de 30 heures par semaine à 26 heures et on nous a rajouté un peu de sport. Remarquez, pas tant que ça, lorsque j'ai débuté en 1975, il y avait 5 heures d'EPS par semaine du CP au CM2.

Ecrit par : catmano | 24 avril 2008

j'ai compris qu'on allait passer avec darcos de 26 heures à 24 et qu'on allait ajouter du sport . J'ai la tête qui tourne ! on continue donc dans le même sens ?

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

Les projets de programmes d'histoire et de géo, ça commence très mal. En langage pédagogo, ils enfoncent des portes ouvertes pour paraître profonds avec cette obsession du bougisme :
"En ce nouveau siècle, le monde a changé, les attentes de la société ont évolué, le collège a connu des mutations importantes et les disciplines des renouvellements scientifiques conséquents. Tous ces changements sont pris en compte dans ces nouveaux programmes d’histoire, de géographie et d’éducation civique."

Écrit par : Lariba | 24 avril 2008

Toujours concernant l'émission de dimanche dernier, quelqu'un pourrait-il me renseigner sur le nom de la jeune femme à la gauche de monsieur Brighelli?

Elle disait des choses interessantes j'aimerai en savoir plus.

Merci d'avance.

Écrit par : Elodie E.H | 24 avril 2008

Proposition de "Sujets d'étude" :

Urbanistique tzigane
Oenologie musulmane
Phonétique du film muet
Iconologie Braille
Institutions de Révolution
Hydrographie sélénitique
Océanographie tibétaine
Codes de déviance
Microscopie sidérale
Ophtalmologie gastrique
Fortune de la langue étrusque au Moyen-âge
Histoire de l'agriculture antarctique
Histoire des Ettas-Unis à l'époque hellénistique
Histoire de la peinture dans l'Ile de Pâque
Littérature sumérienne contemporaine
Institutions de docimologie montessorienne
Psychologie des foules dans les terres sahariennes
Phénoménologie des valeurs chromatiques du Saint Suaire
Histoire de la peinture paléolitique
Histoire de l'agriculture à l'ère jurassique
Histoire des institutions familiales chez les Templiers
Anatomie des kangourous de Bourgogne
Philatélie assyro-babilonienne
Equitation aztèque
Technologie de la roue dans les empires pré-colombiens
Thérapie de l'aérophagie par pendaison
Histoire raisonnée de la dentisterie gallinacée
Archéologie des instituts d'archéologie
Géographie du Vatican
Histoire des colonies de la principauté de Monaco

(Avec l'aimable autorisation du professeur Umberto Ecco)

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

La très jolie jeune femme à la gauche du chanceux Brighelli lors de l'émission de Moati s'appelle Natacha Polony, journaliste à Marianne et agrégée de Lettres Modernes.

Écrit par : Loki | 24 avril 2008

Merci beaucoup Loki

Écrit par : Elodie E.H | 24 avril 2008

Elodie (j'en connaissais une, tiens, il n'y a pas longtemps - pas la même ?), la jeune femme à ma gauche est Natacha Polony, responsable du service Education au journal Marianne, et auteur, entre autres, du remarquable Nos enfants gâchés, il y a trois ans.

Eh non, on ne peut pas discuter à la fin d'une émission avec un ministre pressé, enrhumé, et qui repart avec son staff de jeunes premiers communiants. A la fin d'une émission, on commence par se démaquiller, pour ne pas ressembler, dans la rue, à un travelo douteux dont le masque se soulèverait par plaques, on boit un coup en avalant trois sushis, et c'est tout. J'ai un peu discuté avec Meirieu, qui me reprochait toute une série de gracieusetés relevées par lui sur ce blog ("bandeur mou du jet de pavé", j'ai écrit ça, moi, ou c'était MàC un jour qu'il était sous acide, comme tous les jours ?), un peu avec Moati, et puis j'avais un train à prendre, et j'étais épuisé, je rentrais de huit heures d'avion. Voilà pour la petite histoire, qui heureusement ne nourrira jamais la grande.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 avril 2008

lLoki a répondu avant moi. Elle est en effet très jolie et très iintelligente et nous sommes fous d'elle...n'est-ce pas Christophe?^^^^^^^^


http://www.centrenationaldulivre.fr/?Natacha-Polony-laureate-de-la

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Proposition de "Sujets d'étude" : suite

sans oublier la dynamique parménidéenne et la statique héraclitéeenne évoquée par le même Maître.

Écrit par : dugong | 24 avril 2008

Kutya, je vous trouve sévère avec les nouveaux programe d'histoire-géo. Je trouve très intéressante l'idée de parler brièvement de l'Hisoire des "mondes lointains" (Inde et Afrique). Et il y a toujours de quoi faire dela chronologie à l'intérieur desthèmes d'étude. Ils me semblent plutôt aller dans le bon sens, non ? Là où ce n'est pas très cohérent, c'est quon étudie les Han ou les Gupta, mais qu'on ne parle pas de Mao en troisième.
Quant à faire "la géopolitique mondiale de 1945 à nos jours" en 10 heures, il fallait y penser !!!
D'autre part, les thèmes d'Education civique sont inintéressants au possible en sixième, mais c'est le seul reproche qui me saute aux yeux.
Mis à part ces quelques points, ça me semble plutôt bien.

Écrit par : Jérémy | 24 avril 2008

Proposition de "Sujets d'étude" :

Urbanistique tzigane
Oenologie musulmane
Phonétique du film muet
Iconologie Braille...

Ces nouveaux objets d'étude ont pour but d'alléger des programmes pléthoriques et de remplacer l'empilement actuel des savoirs par des compétences plus utiles et plus facilement maîtrisables.

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

"Négociez votre départ, reprenez votre liberté, défaites vous du joug du fonctionnariat, assumez-vous et créez vos écoles privées non confessionnelles.
Le bouche à oreille fera le reste. Internet étant le meilleur vecteur de publicité."

Ecrit par : Carole | 24 avril 2008

Ou comment faire du militantisme politique à tous propos. Et après, on vient se plaindre des idéologues de gauche... C'est bien connu, le problème, c'est lafonctionpublique, uniquement ! Privatisons la fonction publique ! Le goulag pour les récalcitrants ! D'ailleurs, suffit de voir l'Angleterre : un système globalement privatisé avec des résultats ... ouhllala : EXCEPTIONNELS ! Suffit de voir le taux d'illettrisme des classes populaires - largement supérieur à celui de la France - pour s'en convaincre.

Les conseils de carole à vous destinés, Sanseverina - et à nous tous, d'ailleurs : quittez la fonction publique et devenez professeur dans le privé. Une paye meilleure, bien meilleure, et surtout, aucun moyen de dire poliment "Casse-toi connard" au parent qui vous traite comme son larbin. La belle vie, en somme...

Écrit par : Kap | 24 avril 2008

Merci de vos réponses, j'ai tres envie d'aller acheter ce livre.

"Elodie (j'en connaissais une, tiens, il n'y a pas longtemps - pas la même ?)"

Si il s'agit d'une certaine Elodie qui a posté un commentaire sur votre précédent article ("Nouveaux Observateurs?").
Oui, il s'agit bien de cette même personne.

Je passe de temps en temps sur votre blog et j'éprouve toujours autant de plaisir à vous lire.

Merci pour tout et bon courage pour la suite!

Écrit par : Elodie E.H | 24 avril 2008

Jérémy a écrit : Je trouve très intéressante l'idée de parler brièvement de l'Hisoire des "mondes lointains"

Pourquoi ne pas aussi étudier Plougoumelen sous l'angle des migrateurs qui y nichent ?

Écrit par : dugong | 24 avril 2008

Bah, trois heures sur les Han, c'est pas Plougoumelen.

C'est moi qui ai dénoncé les aberrations du programme de PLP, hein, avec Diderot en Russie et les inondations au Bangladesh.

Écrit par : Jérémy | 24 avril 2008

Jérémy,
Je vous souhaite bien du courage avec les programmes de géographie de 5è et de 4è. Si vous réussissez à les traiter de façon intelligible à partir d'études de cas, sans faire dans la caricature ou dans le cliché et en réussissant au bout du compte à conceptualiser un peu, chapeau ! Vous êtes un bon profs et vous avez de bons élèves.
Quant au programme d'histoire de 3è, il me paraît être totalement inadapté à l'enseignement au collège. Organisé de façon thématique, il implique de nombreux "flashback" très délicats. Pour avoir testé la démarche, je peux vous assurer qu'elle est très dangereuse pour nos élèves dont les repères chronologiques sont souvent inexistants.
Enfin, je n'ai rien contre l'histoire de la Chine, de l'Inde ou de l'Afrique mais il me semble qu'il faut surtout traiter des fondamentaux "nationaux" (=patrimoniaux?) en histoire comme en géographie. C'est en maîtrisant un minimum sa propre culture qu'on peut s'ouvrir ensuite aux autres.

Écrit par : kutya | 24 avril 2008

Message pour Dobolino :
Je crois que vous êtes véto, n'est-ce pas ? Puis-je me permettre une question complètement hors-sujet : nous avons une brebis au milieu de plusieurs moutons mâles mais nous ne voulons pas de petits : que doit-on faire pour la rendre stérile, quelle opération ? Combien ça coûte chez le véto ? Merci du tuyau.

Ecrit par : agna | 24 avril 2008
Castrez les mâles, c'est plus rapide et moins invasif. Personnellement, je ne me lancerai dans une ovariectomie de brebis qu'à mon corps défendant et après que son propriétaire m'ait signé une décharge.
D'autant plus qu'un bélier, c'est hyper dangereux à l'âge adulte. Ça peut vous fracturer un fémur d'un coup de tête et ça a le sang vif.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2008

Monsieur Goldmish, au lieu d'essayer de récupérer la détresse réelle des pauvres au profit des juifs profiteurs, vous feriez mieux d'aller vous laver le cul .... fort malpropre à ce que je lis de vous !!!!!


Ecrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!!

voilà le pus qui m'a fort irrité, c'est le moins qu'on puisse dire.

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 avril 2008

Faut pas s'irriter! Il vous a dit gold miches et après il vous accuse d'avoir le cul malpropre! Ce sont des propos d'insensé dont il ne faut point tenir compte.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2008

Pour Agna et éventuellement pour son véto.
P.S.: Agna, les vétos de campagne ont pour habitude de nommer les amateurs de votre genre des "Marie-Antoinette". Ne vous vexez pas, mais atterrisez dans le réel, celui où les ovins sont des animaux d'élevage destinés à la production de denrées alimentaires ou au débrousaillage de vastes étendues en vue de contrôler la fermeture des paysages.


Néanmoins, étant bonne fille, je vosu livre un module de formation destiné aux éleveurs des pays dits "en voie de développement":

Module 14: La castration des ruminants
On entend par castration la destruction ou l'ablation des testicules du mâle. Elle est pratiquée sur les animaux qui ne sont pas destinés à la reproduction.

Les animaux ayant subi la castration sont dociles (ils ne se battent pas).

Certains pays insistent pour que tous les animaux importés aient subi la castration.



Objectifs d'apprentissage

Après avoir étudié ce module, vous devez savoir:


1 Pourquoi nous châtrons les animaux.
2 Quand il faut châtrer les animaux.
3 Comment maîtriser les animaux en vue de la castration.
4 Comment pratiquer la castration avec un couteau.
5 Comment pratiquer la castration avec une pince de Burdizzo.
6 Comment pratiquer la castration avec des anneaux constricteurs en caoutchouc.
Pourquoi pratiquons-nous la castration sur les animaux?

Traditionnellement, les agriculteurs ou les éleveurs ne pratiquent pas la castration sur leurs animaux, et les mâles et les femelles sont laissés ensemble. Le résultat est qu'on laisse des mâles médiocres (voir annexe 4) s'accoupler avec les femelles, et les petits ainsi produits ne sont pas satisfaisants. D'autre part, les mâles non châtrés se battent, de sorte qu'il est préférable de châtrer les animaux qui ne sont pas les meilleurs pour la reproduction.

Quand pratiquons-nous la castration sur les animaux?

La meilleure époque pour châtrer les animaux est quand ils sont très jeunes (âgés de quelques jours seulement). Si la castration est pratiquée à ce moment-là, l'opération est plus simple, elle réussit mieux et la blessure se cicatrise très vite.

La contention et la maîtrise des animaux en vue de la castration

Il vous faudra quelqu'un pour vous aider. Il est préférable de placer les jeunes agneaux et les cabris sur une table recouverte de sacs. Les veaux peuvent être châtrés en position debout, mais l'animal doit être maintenu très fermement.

La contention et la maîtrise des animaux en vue de la castration



La castration avec un couteau (avec saignement)

Utilisez un couteau très bien aiguisé, un rasoir ou un scalpel.


· Vérifiez que le couteau, le rasoir ou le scalpel est bien aiguisé et très propre. Nettoyez la lame avec un désinfectant tel que l'alcool, la teinture d'iode ou le violet de gentiane.
· Utilisez de l'eau chaude et du savon pour essuyer le scrotum et pour vous laver les mains.

· Découpez une ouverture à la partie inférieure du scrotum. Pincez le testicule au-dessus de l'ouverture pratiquée dans le scrotum et il sera mis à nu.

· Tirez chaque testicule dehors, le plus loin possible, et tordez plusieurs fois le cordon testiculaire. Coupez le cordon chez les bovins et les buffles en frottant lentement le couteau de haut en bas. Tirez le cordon pour le détacher chez les agneaux et les cabris.

· Ne placez pas les doigts à l'intérieur du scrotum ouvert. Mettez de la teinture d'iode, du violet de gentiane ou une poudre antibiotique (voir R1, R5, R8, annexe 1) sur la blessure.

La castration à la pince de Burdizzo (sans saignement)

La pince de Burdizzo doit être utilisée sur le jeune animal. Il existe des pinces de Burdizzo pour des animaux de différentes tailles. Vous ne devez jamais oublier que la pince de Burdizzo est un instrument précieux: vous devez le garder propre et huilé. Ne le laissez pas tomber. Pour pratiquer la castration à la pince de Burdizzo:


· Tâtez le scrotum avec votre main et vous sentirez les deux cordons testiculaires à l'intérieur.
· Prenez la pince de Burdizzo dans votre main droite et, avec votre main gauche, poussez le cordon sur le côté entre les mâchoires de la pince et serrez fortement.

· Prenez ensuite la pince de Burdizzo dans la main gauche et écrasez l'autre cordon.

La castration à la pince de Burdizzo (sans saignement)



La castration au moyen d'anneaux constricteurs en caoutchouc

Pour pratiquer la castration avec des anneaux constricteurs en caoutchouc, nous employons un outil spécial qui ne peut être utilisé que pour châtrer des ruminants âgés seulement de quelques jours.


· Placez un anneau en caoutchouc autour des quatre mâchoires de l'outil et serrez la poignée. L'anneau en caoutchouc sera tendu en position ouverte.
· Faites passer le scrotum de l'animal à travers l'anneau en veillant bien à ce qu'il passe au-dessus des deux testicules.

· Relâchez l'outil et l'anneau en caoutchouc va serrer les cordons. Au bout de deux semaines, le scrotum se détachera.

La castration au moyen d'anneaux constricteurs en caoutchouc



Inspectez tous les animaux qui ont été récemment châtrés afin de déceler tout signe d'infection.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2008

Revenez quand vous aurez (re)lu Céline

Ecrit par : brighelli | 24 avril 2008


J'énergie protestamment : l'homme de bien ne doit jamais relire le grand Louis-Ferdinand, il doit le connaitre par coeur... Chaque psaume, le moindre verset...

Ah tiens, ça me fait penser que j'ai oublié de m'en reprendre une tranche à la bibliothèque...

Écrit par : Sergio | 24 avril 2008

Soyez pas dèg ,Agna ...

Écrit par : Un observateur | 24 avril 2008

C'est bien ce que je pensais, les heures ont été perdues.
Je suis dégoûtée !

Ecrit par : Florence | 24 avril 2008
Fallait pas venir ici! C'est plus reposant et politiquement correct de cracher sur ces feignants de professeurs sans se poser de questions sur leurs conditions de travail. Y'a pleins d'humains qui fonctionnent comme ça. Ils ont la belle vie.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2008

Soyez pas dèg ,Agna ...

Ecrit par : Un observateur | 24 avril 2008
Bien sûr, cela sous-entend qu'Un Observateur prendra en charge l'épanouissement mental de vos béliers dès qu'ils seront adolescents boutonneux et vous déchargera de tout soin.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2008

Fallait pas venir ici! C'est plus reposant et politiquement correct de cracher sur ces feignants de professeurs sans se poser de questions sur leurs conditions de travail. Y'a pleins d'humains qui fonctionnent comme ça. Ils ont la belle vie.

Ecrit par : dobolino | 24 avril 2008

?????????????????????????????????????????????
parfois j'ai l'impressoin de parler chinois

Je vous salue tous bien bas et vous remercie de votre ouverture et de votre accueil ! Ce fut fort agréable de discuter avec vous tous.
Dobolino
je vous laisse la place. Cela m'ennuierait de vous faire de l'ombre , on dirait que vous n'aimez pas ça ! Pourtant je n'étais pas bien importante ...
Bon vent et bon ego

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

Trouvé sur un forum:

Darcos a été invité dans l'émission "Les Matins de France Culture", jeudi 3 avril. Pour être le plus précis possible, et éviter les rumeurs, j’ai découpé les séquences les plus importantes au niveau des annonces (nombre de postes, agrégation, capes, métier de prof) et précisé, entre parenthèses, à quelle minute/seconde chacune peut être retrouvée. Si j'ai pas trop la flemme, j'ferai un MP3 de chaque morceau...la voix suave de Darcos vous fait frémir, chuis sûr ;-)

Sur les postes [48 min 19 sec jusqu’à 49 min et 1 sec] :

Ali Badou : « Est-ce que la règle du non-remplacement d’un poste sur deux partant à la retraite va s'appliquer à la rentrée 2009 ? »

Xavier Darcos : « C’est une règle générale qui concerne la fonction publique et vous avez dû observer que l’année dernière l’éducation nationale n’a pas fait un sur deux, elle a fait moins que ça […] Ca ne veut pas dire pour autant que ça portera forcément toujours sur les enseignants et les enseignements […] mais c’est une chose qui n’est pas encore réglée, qui n’est même pas encore abordée »

Sur l’agrégation [54 min 53 sec – 55 min 22 sec]

Ali Badou : « Projet de suppression de l’agrégation : il est dans les tuyaux ? »

Xavier Darcos : « Pas du tout…autre fantasme total. J’ai découvert ça un jour dans la revue d’association des agrégés : j’ai failli tomber de ma chaise. Jamais personne à aucun moment n’a pensé qu’il fallait supprimer l’agrégation. Nous n’en avons jamais parlé. C’est une idée complètement folle et qui continue à circuler sur les blogs et cætera. Voilà l’exemple typique (je vous remercie de le rappeler) du petit délire […] Il est pas question du tout du tout du tout de supprimer l’agrégation, je rassure tous mes collègues agrégés : ce n’est pas prévu. »

Sur le capes [54 min 03 sec – 54 min 51 sec]

Darcos : « Nous souhaitons que les professeurs soient de mieux en mieux qualifiés donc l’idée c’est que les professeurs puissent être titulaires d’un master, d’un master professionnel si possible, mais d’un master. »

Ali Badou : « Un master enseignant. »

Xavier Darcos : « Un master enseignant par exemple. Enfin, ou de tout autre master d’ailleurs parce que ça serait bien de diversifier les origines aussi, peu importe. D’autre part, c’est vrai que la formation professionnelle est souvent discutée : il faut peut-être aller vers plus d’alternance, c’est-à-dire une formation professionnelle qui se forme plus sur une présence dans la classe avec des maîtres qui fassent du compagnonnage avec des gens qui accompagnent des jeunes enseignants car les débuts de carrière sont difficiles. Mais il n’y a pas là non plus encore dans nos cartons de projet mirifique. Il y a seulement l’idée que nous recruterons nos professeurs qui auront acquis un master, un bac + 5 »

Sur le métier de professeur, les salaires, etc. [49 min 13 sec – 51 min 39 sec]

Ali Badou : « L’inquiétude des enseignants portent aussi sur ce que le monde de l’éducation appelle le « flexiprof » : des enseignants qui enseigneraient plusieurs matières, qui seraient rémunérés à la performance ; ce sont les suites du rapport pochard…un enseignant qui serait rémunéré au mérite et qui ferait des heures supplémentaires. Est-ce que c’est cette évolution du métier d’enseignant que vous envisagez ? »

Darcos : « Pas du tout. L’expression « flexiprof » […] est absurde. […] Le rapport pochard […] a dit ce qu’il avait entendu […] Ce rapport ne parle pas de mérite, il ne parle pas de flexiprof, il ne parle pas de bivalence. Il a entendu des options […] On a quand même le droit aux gens de demander des rapports et d’en discuter […] Il n’y a pas de projet aujourd’hui de transformer les professeurs en une sorte de profession libérale, qui serait corvéable à merci. Ce qui est vrai en revanche, c’est que nous avons proposé aux enseignants, qui l’ont majoritairement accepté, parce qu’il y a un double langage dans tout ça, d’améliorer leur condition matérielle, en acceptant de prendre s’ils le souhaitent des heures supplémentaires, ce qu’ils ont fait massivement. Savez-vous que durant l’année 2007 nous avons distribué un milliard d’euros d’heures supplémentaires. Donc les professeurs ont tout à fait le droit s’ils le souhaitent de prendre quelques heures supplémentaires qui leur permettent de mieux vivre, de travailler différemment, de rendre des services nouveaux, de participer par exemple à l’accompagnement éducatif au collège en fin de journée. Quant à la bivalence elle n’a jamais été évoquée. »

Pour vérifier ces informations en écoutant l’émission : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=61340

Écrit par : Loki | 24 avril 2008

Chère Florence,

Ne prenez pas attention aux propos de Dobolino (tiens ça rime avec Bolino, cette marque de plats déshydratés - un peu comme ces posts, déshydratés).
Elle passe ses nerfs sur ce blog, et agresse tout le monde.
C'est pas contre vous.
Sautez ses posts, comme tout le monde!

Écrit par : Loki | 24 avril 2008

SES posts

Écrit par : Loki | 24 avril 2008

Merci Loki !
J'avais l'impression de tourner bourrique !

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

dobolino
n'essayez plus de me rendre chèvre ! je vous voir venir ...

Écrit par : Florence | 24 avril 2008

Vous savez, Florence, connaissant "un peu" Dobolino, je pense vraiment que sa réflexion était à prendre au second degré.

Écrit par : catmano | 24 avril 2008

Je vous salue tous bien bas et vous remercie de votre ouverture et de votre accueil ! Ce fut fort agréable de discuter avec vous tous.

Il ya eu des malentendus au début, mais nous nous sommes , je pense, progressivement rendus comptes que Florence n'était pas une "casseuse de profs", mais une personne honnête qui cherchait à se faire une opinion fondée et non à juger et à condamner.

Je regrette personnellement son départ.

Je me permets de vous mettre en garde contre la tentation de rester entre nous et de refuser le regard et les interventions des "non spécialistes".

Après tout, ce sont eux que nous devons essayer de convaincre.

Les autres sont déjà convaincus, dans un sens ou dans un autre et ne changeront pas d'avis.

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Robin, la voix de la sagesse.

Écrit par : Carole | 24 avril 2008

"La voix de la sagesse" (???) vous souhaite une bonne nuit !

Écrit par : Robin | 24 avril 2008

Les conseils de carole à vous destinés, Sanseverina - et à nous tous, d'ailleurs : quittez la fonction publique et devenez professeur dans le privé. Une paye meilleure, bien meilleure, et surtout, aucun moyen de dire poliment "Casse-toi connard" au parent qui vous traite comme son larbin. La belle vie, en somme...

Ecrit par : Kap | 24 avril 2008

Kap, vous avez les raccourcis faciles.
Ne pas confondre : militantisme politique et choix personnel.

Qu'entendez-vous d'ailleurs par militantisme politique ?
Normalement votre job devrait avoir un intérêt pour les autres (surtout les élèves), mais ce n'est plus le cas et vous êtes lamentablement dévalorisés (vous connaissez la cause).
Alors pourquoi attendre que les hautes sphères de l'état vous prennent en charge ?
Votre intérêt propre : ruminer ou vous épanouir ?

Celui qui prend le risque de travailler pour sa propre réussite aura mesuré pourquoi il le fait et son objectif sera la qualité.
Aucun risque d'être traité de "connard".
Vous êtes réducteur.

Écrit par : Carole | 24 avril 2008

Concernant ces 800 heures de français perdues, par quoi les a-t-on remplacées ?

Ecrit par : Florence | 24 avril 2008

Cherchez du côté de l'enseignement des langues étrangères et de l'initiation à l'informatique, vous en trouverez quelques-unes. L'horaire des disciplines Histoire-géographie-sciences a augmenté aussi. Le pompon revient aux programmes de 2002 qui ont englobé une partie de l'enseignement du français dans l'ensemble des autres disciplines, sous prétexte qu'on y lit, y écrit et s'y exprime en français, ce qui fait dire à leurs concepteurs que l'horaire de français était plus important en 2002 qu'en 2008. C'est habile !
Reste que dans la première mouture des programmes de 2002, la part dédiée à l'orthographe-grammaire-conjugaison-vocabulaire était de 1h30 à 2h par semaine, soit entre 18 minutes et 24 minutes par jour. Cherchez l'erreur !
Cependant, même en y passant du temps, l'apprentissage de l'orthographe et des conjugaisons reste un problème de taille : j'avais tendance à y voir une résistance de la part de nombreux élèves à accepter et appliquer une règle, une contrainte : le lien envoyé par Catmano est très éclairant à ce sujet et confirme bien des choses que l'on "sent " en classe sans avoir les mots pour les définir. Merci, Catmano !

PS Bravo, Jérémy, pour votre pastiche. Et en vers, en plus, c'est un régal !

Signé : Chevreuil en retard sur le fil car il était parti gambader dans les bois ...

Écrit par : chevreuil | 24 avril 2008

L'horaire des disciplines Histoire-géographie-sciences a augmenté aussi.

Ecrit par : chevreuil | 24 avril 2008

En CP, c'est très net. Pas d'histoire-géographie-sciences dans les programmes de 1945 (qui ont dû durer jusqu'en 1968) et juste des sciences dans ceux de 1923.
C'est "amusant" aussi de voir comment à l'époque, on donnait des indications sur le nombre de séances et leur durée journalière (lecture CP : 4 séances de 1/2 heure, par exemple).
On trouve très facilement ces programmes en demandant à Monsieur Google.

Écrit par : catmano | 24 avril 2008

"Alors pourquoi attendre que les hautes sphères de l'état vous prennent en charge ?
Votre intérêt propre : ruminer ou vous épanouir ?"

Ecrit par : Carole | 24 avril 2008

Je n'ai jamais attendu que les hautes sphères me prennent en charge - à moins qu'on considère que mon maigre salaire est, en soi, une prise en charge. J'ai un salaire plus que médiocre, certes, j'ai une administration - et des collègues, parfois - souvent pathétique, mais je suis plutôt épanouie dans mon boulot. Je fais ce que je veux avec mes élèves, même si ça signifie que je vais me faire sabrer à l'inspection parce que je fais trop de conjugaison, de grammaire, parce que mes cours sont trop construits (vu que moi, la méthode inductive, c'est pas mon truc), mes élèves sont plutôt sympatoches, cette année, et de plutôt bonne volonté (ce qui fait que j'ai réussi à en rattraper quelques uns, qui captaient zilche à un texte et ne savaient pas écrire en septembre, et me font des textes compréhensibles désormais), je passe toutes mes soirées sauf celle du vendredi et du samedi à bosser, et je travaille neuf dimanches sur dix de 14h00 à 21h00 au moins, mais je trouve quand même le temps de lire de la bonne littérature et d'étudier, ainsi que d'avoir une vie privée. Alors, bon, je pense que par rapport à pas mal de gens, je suis plutôt épanouie. Même s'il m'arrive souvent de râler ici.

"Vous êtes réducteur."

Ecrit par : Carole | 24 avril 2008

Réductrice, Carole, réductrice.

Écrit par : Kap | 24 avril 2008

"Loki a répondu avant moi. Elle est en effet très jolie et très iintelligente et nous sommes fous d'elle...n'est-ce pas Christophe?^^^^^^^^"

En effet, voici un morceau d'interview de la "désagréable et "malhonnête" Natacha à propos de son livre "Nos enfants gâchés". A lire absolument si ce n'est déja fait.

"Dans votre précédent essai, Nos enfants gâchés : petit traité sur la fracture générationnelle, vous dénoncez la « rupture de la transmission culturelle et le discours jeuniste ambiant ». Pouvez-vous expliquer votre point de vue ?

Ce livre naît d’une expérience en tant que prof, en tant que journaliste sur l’éducation et aussi d’une sorte de tristesse. C’est le constat que tout ce qui faisait les références culturelles, les grands récits, les grands mythes qui construisent la civilisation dans laquelle nous vivons est en train de s’effacer parce que les générations précédentes ne les ont pas transmis aux jeunes. De même que de nos jours on cultive les tomates hors sol, là on cultive les jeunes hors sol, coupés de toutes racines. Or on ne peut pas vivre, au sens de vivre décemment, humainement sans racines, sans souvenir de ce que l’on est, sans l’idée qu’il y a des êtres humains avant nous qui ont pensé, qui ont écrit, qui ont construit. Il est vrai que tout cela se manifeste en particulier dans l’éducation nationale qui aurait dû être le dernier rempart et qui, au contraire, a décidé d’ouvrir les bras à la modernité. Mais c’est un phénomène général dans une société de consommation et de spectacle qui a besoin de ces esprits sans mémoire pour pouvoir mieux vendre sa soupe, pour pouvoir mieux continuer à faire marcher la machine et entretenir les gens dans l’illusion que l’empire va durer mille ans. Donc on construit une sorte de présent immédiat coupé de toute référence, de toute mémoire, et la langue de ce point de vue-là joue un rôle très important puisqu’elle est aussi une forme de mémoire. J’y pense parce que Cioran est quelqu’un qui était attaché à un français très spécial, un français du XVIIe et du XVIIIe siècles. Il a choisi de s’approprier cette langue-là en abandonnant sa langue maternelle. Pourquoi ? Parce que, justement, ce français classique est une richesse et parce que c’est une façon de dire le monde et donc de le comprendre qui est essentielle. Or aujourd’hui évidemment, la plupart des enfants sont totalement privés de cette possibilité-là, leur langue est extrêmement réduite et donc c’est toute leur pensée, toute leur vision du monde qui est réduite. Donc c’est une perte de liberté terrible."

Écrit par : Manu | 24 avril 2008

Kap,
Je pensais que vous étiez de la gente masculine.
Donc "réductrice".

Mais, Kap, vous êtes le profil type d'enseignantE qui aurait tous les honneurs.
Vous faites parties des perles rares, celles que beaucoup de parents voudraient avoir pour leurs enfants.
Alors pas de confusion. Vous vous faites sabrer à l'EN, vous ne vous feriez pas sabrer dans un privé.
Donc, l'épanouissement serait total.

Écrit par : Carole | 24 avril 2008

Merci pour tout ce texte, Manu. Une réserve sur ce que dit Polony : "ouvrir les bras à la modernité" n'est non seulement pas mauvais, mais indispensable. Ou alors on se ferme sur un musée, et pas de plein air. On fait mourir. C'est juste que cette ouverture ne peut avoir de sens que si elle s'appuie sur une connaissance du passé.

Sur la langue extrêmement réduite des enfants d'aujourdhui, je suis hélas intarissable...

Un de mes derniers cours à mes élèves a été pour leur dire :

1. Vous êtes des handicapés de la langue.

2. Un handicap, ça se soigne. Faites-le, si vous ne voulez pas devenir de la chair à manip'.

Écrit par : PMB | 24 avril 2008

j'ai senti les socialistes "déboussolés", je dois avouer que c'en était assez divertissant.

Ecrit par : Elodie E.H | 24 avril 2008


euh, il me semble que le seul qui n'est pas de gauche sur ce plateau c'est Darcos.
je récapitule.Il y avait 2 déboussolés, ça oui,
en face, deux droits dans leur bottes, le moustachu et la jolie blonde,
et puis y'avait Davidenkoff, avec un pied dedans et l'autre qui cherche le Nord en priant le ciel de ne pas le trouver, mais il n'est pas de droite non plus!
Quant à Moati,... on ne tire pas sur les ambulances....

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Bonjour à tous,
allez donc jeter un coup d'oeil au "projet" de programme d'histoire-géo pour le collège disponible sur eduscol. (http://eduscol.education.fr/D0082/Projet_HGEC.pdf). C'est renversant, au sens premier du terme!
Plus de chronologie dans les progressions, plus d'études régionales... tout pour que les pauvres gamins puissent se noyer.
Il y a même, pour faire bonne mesure, l'étude de la Chine des Han et de l'Afrique subsaharienne médiévale. Sujets forts intéressant, mais quand on constate que mes élèves de troisième pensent que Caen se trouve en Bourgogne et que Napoléon a été dégradé dans la cour des Invalides ...

Décidément, Darcos ne vaut pas mieux que Lang et consorts.

Ecrit par : Kutya | 24 avril 2008

Et vous savez quelle phrase inaugure le projet pour les LP? "En histoire comme en géographie, les professeurs doivent s'appuyer sur les acquis des élèves."
Dois-je rire ou pleurer?
Même haine de la chronologie (c'est une vision "étroite" de l'Histoire), même volonté de ne faire que de l'événementiel... On va étudier des faits non reliés entre eux et on n'étudiera plus le nazisme. Ni aucun totalitarisme (je sais, je me répète)
J'ai des élèves qui croient que Hitler vivait au XIXe siècle, en même temps que Napoléon, que Churchill était américain.

QUI a rédigé ça?

Écrit par : ProfAnonyme | 24 avril 2008

Alors pas de confusion. Vous vous faites sabrer à l'EN, vous ne vous feriez pas sabrer dans un privé.
Donc, l'épanouissement serait total.

Ecrit par : Carole | 24 avril 2008

Et il est bien connu, l'épanouissement des salariés dans le privé !


Carole, pensez-vous sérieusement que dans ce cas-là, l'enseignement resterait gratuit et laïque ? De plus, il me semble bien que l'école privée attire ses "clients" avec les mêmes lanternes pédagogistes que vous déplorez : sorties, projets, TICE et sites internet etc. Je ne suis pas si sûr que l'enseignant à qui vous donneriez tous les honneurs soit à sa place dans ce système, avec pour tout programme ses leçons ou ses dictées, ses répartitions minutieuses et son exigence pointillleuse, son travail de fourmi quotidien pour faire réussir ses élèves confronté au lustre clinquant des "activités" et de la "visibilité" de son établissement-entreprise.

Écrit par : chevreuil | 24 avril 2008

à Dobolino,
de Agna "Marie-Antoinette"
J'ai pas besoin d'atterrir dans le réel, j'y suis en plein dedans !L'histoire des moutons, c'était pas bidon ! J'en prends pour entretenir mon champs ! Et pour remplir le congèle !
Merci pour le petit exposé : mais comment faire, nous avons 4 mâles et 2 femelles , d'environ 4 mois . Est-ce encore possible de castrer les mâles à cet âge ? Par un véto ?
Salut conscrite.
Vous voyez que l'on peut parler d'autre chose et avec des non-profs sur ce blog...

Écrit par : agna | 25 avril 2008

"...Je songe à toutes ces journées passées auprès de mes vaches, à tout ce qui alors me traversait la tête, à tout ce que j'inventais pour échapper à l'ennui, et il m'apparaît que c'est peut-être à ces centaines d'heures vides et grises que je dois cette maturité dont m'a parlé le professeur."
(Charles Juliet, "L'année de l'éveil")

Voilà ce que les pédagogistes ne comprennent pas parce qu'ils ont la phobie de l'ennui chez l'enfant. Pour eux, celui-ci doit toujours être occupé, en train d'exécuter des tâches d'apprentissage. Laissez les enfants sans rien faire lors d'une inspection, vous verrez.
En refusant aux enfants la possibilité d'être pré-occupés, les pédagogistes se conforment à la mentalité de nos sociétés modernes qui ne veulent pas regarder la mort en face, celle qui attend chacun d'entre nous. La peur de l'ennui, c'est aussi la peur de penser la mort à travers l'expérience intime de l'écoulement inexorable du temps et du vide.
Mais ce qui est refoulé finit toujours par réapparaître : les enfants sont agités, hyperactifs, ne supportant pas le silence et le calme car ils éprouvent dans cette agitation continuelle un sentiment d'exister et ils peuvent ainsi repousser leur peur inconsciente du vide, de la frustration et du manque.
S'ils manquent aussi souvent d'imagination, si les écrits sont pauvres dans l'ensemble et la capacité d'abstraction limitée chez beaucoup, c'est parce qu'on a cherché à les plonger dans l'activité.
En refusant l'ennui chez l'enfant, les pédagogistes manquent à leur devoir d'éducation, ils aliènent les enfants et ne font que transférer sur ces derniers leur propre terreur inconsciente de la mort qui s'exprime dans leur conformisme juvénile.
En refoulant l'ennui, les pédagogistes refoulent la mort et cette dernière - à laquelle on ne peut échapper - trouvera à s'épancher dans leurs théories et leurs pratiques. J'ai toujours ressenti les écrits pédagogistes comme morbides, dénués de ce qui fait l'humain, en particulier dans leur langage. J'ai aussi éprouvé l'IUFM comme un lieu manquant de vie, vide, très triste et en premier lieu parce que les savoirs n'y étaient pas à l'honneur.
Au lieu de rejeter l'ennui, il faudrait au contraire le laisser sourdre chez l'enfant. De là pourrait renaître sa créativité, son goût des études et la mise en sommeil d'une partie de sa violence.

Écrit par : Louis Barthas | 25 avril 2008

Louis Barthas,

L'école du zapping permanent ne veut ni instruire, ni construire. Les jeunes élèves sont occupés constamment entre les cours lights, l'écologie, les sorties, les préparations aux rôle de délégués, l'alimentation, les films, le chahut, les travaux de groupe......
Sans instruction structurée, pas d'ennui (la fameuse évasion), donc pas de pensée, plus d'esprit critique, pas de rhétorique, la poudre de perlinpinpin fera son oeuvre.
Mais n'est-ce pas cela que cherche un Etat ?

Écrit par : Carole | 25 avril 2008

Chevreuil,

Vous êtes sélectif dans le choix de mes phrases.
Relisez le fil. J'ai dit "créez.................".
Vous savez ce que cela veut dire ?

Quant à votre définition de "l'établissement entreprise" cela vous appartient.

Écrit par : Carole | 25 avril 2008

Carole a écrit : "Sans instruction structurée, pas d'ennui (la fameuse évasion), donc pas de pensée, plus d'esprit critique, pas de rhétorique, la poudre de perlinpinpin fera son oeuvre.
Mais n'est-ce pas cela que cherche un Etat ?"

Il n'y a pas de complot. Il y a de la lâcheté ordinaire généralisée jointe à des intérêts particuliers.

Le résultat est le même mais dans un cas, il y a des solutions à court terme (identifier et éradiquer les comploteurs), dans l'autre il n'y en a pas.

Sauf à attendre un messie qui, de Londres, appellerait à rejoindre le privé...

Un scoop divinatoire pour finir : le débarquement aura lieu à Plougoumelen. On appelera ça, l'opération overlord. Normal pour la restauration d'un messie laïc au Moloch. (?)

Écrit par : dugong | 25 avril 2008

Et rien sur la longue interview du président de la République ?
C'est vrai qu'il n'y a rien à en dire.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 avril 2008

Je n'ai pas regardé.

Il a parlé d'éducation ?

Écrit par : dugong | 25 avril 2008

Vous voyez que l'on peut parler d'autre chose et avec des non-profs sur ce blog...

Ecrit par : agna | 25 avril 2008

A condition quand même de revenir à nos moutons !

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Je n'ai pas regardé.

Il a parlé d'éducation ?

Ecrit par : dugong | 25 avril 2008

Il me semble qu'il a parlé de revalorisation des salaires, mais comme j'ai oublié de me pincer à ce moment-là, je n'en suis pas sûr..

(que d'incertitudes !)...Et curieux comme ce réputé "incisif" peut avoir le don d'entretenir le flou.

Il a au moins compris une chose, c'est que la majorité des Français était déçue, enseignants compris, mais bon, il a encore 4 ans pour se rattraper.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

"euh, il me semble que le seul qui n'est pas de gauche sur ce plateau c'est Darcos."

Ecrit par : Cadichon | 24 avril 2008

Ah bon, vous êtes vraiment sûre??? J'étais persuadé que Darcos était trotskyste... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

C2i2, encore plus fort que sainte Bédeuzie vierge et martyre ! Ce "c'est deux hideuses", je viens d'apprendre par une de mes ex-khâgneuses actuellement certifiée stagiaire (lettres mod ) qu'il est devenu obligatoire pour être titularisé. Quelqu'un est-il au courant de ce nouveau schmilblick ?

Post scriptum
citation de l'heureuse intéressée :
" j ai validé le " c2i2e" , un certificat informatique à obtenir obligatoirement pour être titularisé . C'est complètement idiot , rien à voir avec le métier d'enseignant ( en maths , pour les graphiques, je veux bien, mais en lettres...) . Bref, sur 32 stagiaires, seuls 2 ( dont moi, donc) l'ont validé .Les autres doivent valider leurs items obligatoirement ."

Écrit par : FGuichard | 25 avril 2008

Au lieu de rejeter l'ennui, il faudrait au contraire le laisser sourdre chez l'enfant. De là pourrait renaître sa créativité, son goût des études et la mise en sommeil d'une partie de sa violence.

Ecrit par : Louis Barthas | 25 avril 2008

Je pense en vous lisant à ce passage du "Grand Meaulnes" où le narrateur se souvient du bonheur qu'il avait à entendre ces voix mystérieuses, qui montaient de la cour, à la nuit tombante de l'autre côté de la fenêtre à l'heure où tout se recueille.

Bruissement continu de la vie, source inextinguible en nous, en dehors de nous...

Du temps inoccupé surgit l'essentiel...les petits riens qui tissent la poésie du monde, le mystère de l'être...Le langage muet des choses, des arbres, des nuages et du ciel...

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

t rien sur la longue interview du président de la République ?
C'est vrai qu'il n'y a rien à en dire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 avril 2008

Dommage !

Écrit par : Un observateur | 25 avril 2008

Et rien sur la longue interview du président de la République ?
C'est vrai qu'il n'y a rien à en dire.

Ecrit par : brighelli | 25 avril 2008

Pendant ce temps-là, ô privilégiée, j'étais au théâtre, devant "Bérénice". C'est ça le luxe. Rien que du Beau.

Écrit par : FGuichard | 25 avril 2008

La classe de 5ème de ma petite-fille s'est octroyée une troisième semaine de vacances (deux semaines, c'est vraiment trop peu !) C'est la "semaine des voyages."la

Mardi, sept heures de car pour aller visiter le Clos-Lucé et le château de Blois. (Lundi, jour de rentrée, pas classe l'après-midi, car les professeurs d'espagnol partaient en Espagne avec leurs élèves)

Vendredi, rebelote : on va faire de l'escalade dans un parc de loisirs, avec passage de rivière sur des ponts en corde, etc.

Au lycée, c'était avant les vacances qu'a eu lieu la rallonge : "La semaine des Arts". Nos ados ont fait une musique d'enfer toute la semaine, se traînaient dans les rues, déguisés, du matin au soir (il faisait beau).

Je n'ai pu m'empêcher de dire à un boulanger qui a une petite échope en face du lycée " Ils passent une heureuse jeunesse, nos lycéens. Heureusement qu'on va quand même leur donner le bac!". Il a opiné du chef.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Pour PMB, que je salue avec plaisir : j'ai commandé "Jody le faon" sur PriceMinister pour une petite-fille de 11 ans qui lit des pavés de 400 pages. (Toute une série japonaise dont j'ai oublié le nom.)

Elle a eu un parcours particulier. Comme elle m'avait dit, en GS, qu'elle apprenait un peu à lire, mais "J'y comprends rien" (elle "lisait " les yeux en l'air "Louise", "Melissa", les jours de la semaine) je lui ai montré au mois de février les premières pages de "Lire avec Léo et Léa". Pendant quatre jours, c'était quatre, cinq fois par jour! Elle en redemandait.
En juin, elle lisait tout, avec seulement un peu d'aide de sa mère et sa soeur.

Elle est restée une excellente lectrice.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Dans le Sud, ça chauffe dans les lycées, on commence à s'engueuler grave entre profs ! Mais je crois que le problème n'intéresse personne ici ! Ne faisons pas de vagues et parlons de l'imparfait du subjonctif que tout le monde connait ici et qu'on peut réviser dans le Wagner et Pinchon ! Bonne journée, je pars au boulot soigner les handicapés du langage..Mais il parait que les élèves bloquent l'entrée ce matin !

Écrit par : Un observateur | 25 avril 2008

"C2i2, encore plus fort que sainte Bédeuzie vierge et martyre ! Ce "c'est deux hideuses", je viens d'apprendre par une de mes ex-khâgneuses actuellement certifiée stagiaire (lettres mod ) qu'il est devenu obligatoire pour être titularisé. Quelqu'un est-il au courant de ce nouveau schmilblick ?

Post scriptum
citation de l'heureuse intéressée :
" j ai validé le " c2i2e" , un certificat informatique à obtenir obligatoirement pour être titularisé . C'est complètement idiot , rien à voir avec le métier d'enseignant ( en maths , pour les graphiques, je veux bien, mais en lettres...) . Bref, sur 32 stagiaires, seuls 2 ( dont moi, donc) l'ont validé .Les autres doivent valider leurs items obligatoirement .""

Ecrit par : FGuichard | 25 avril 2008

Même problème dans les formations de PE2, et rien à ajouter à ce que vous dites, Françoise.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Merci à Lucile pour le fil d'anglais.
Pour moi, c'est une preuve de plus que comme le dit madame Wettstein-Badour, on lit rapidement une lettre après l'autre.
(Il faut se dépêcher de lire, si on ne pratique pas l'anglais régulièrement.) Et non les mots dans leur globalité, comme le prétendent les partisans des méthodes globales.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

à Dobolino,
de Agna "Marie-Antoinette"
J'ai pas besoin d'atterrir dans le réel, j'y suis en plein dedans !L'histoire des moutons, c'était pas bidon ! J'en prends pour entretenir mon champs ! Et pour remplir le congèle !
Merci pour le petit exposé : mais comment faire, nous avons 4 mâles et 2 femelles , d'environ 4 mois . Est-ce encore possible de castrer les mâles à cet âge ? Par un véto ?
Salut conscrite.
Vous voyez que l'on peut parler d'autre chose et avec des non-profs sur ce blog...

Ecrit par : agna | 25 avril 2008
Voici mon mail:
vet.coup@wanadoo.fr.
contactez-moi, j'ai besoin de renseignements plus précis pour vous orienter vers un de mes confrères judicieusement.
Le mieux sera une communication téléphonique mais je n'ai guère envie d'afficher mon numéro ici, encore qu'il ne soit pas difficile à trouver.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

Pour moi, c'est une preuve de plus que comme le dit madame Wettstein-Badour, on lit rapidement une lettre après l'autre.
(Il faut se dépêcher de lire, si on ne pratique pas l'anglais régulièrement.) Et non les mots dans leur globalité, comme le prétendent les partisans des méthodes globales.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Je ne sais pas si madame Wettstein-Schtroumpf lit rapidement alphabétiquement, mais je peux vous affirmer que je lis le plus souvent globalement, et que je comprends ce que je lis.
Et pas seulement parce que j'ai appris avec la globale, puisque je pense avoir été rééduqué syllabiquement en CP par une adorable vieille dame. Mais parce qu'à mon àge, mon cerveau est me semble-t-il assez entrainé à cet exercice.
Je lis en diagonale beaucoup plus vite qu'en mes jeunes années (ce qui me permets de me farcir les centaines de pages de ce blog, et m'évite la honte d'avoir, en 4ème, attribuer au père Grandet une liaison avec une danseuse).
Que la méthode globale ne soit pas la méthode de choix pour apprendre au plus grand nombre une lecture efficace, soit. Ce n'est pas pour autant que le cerveau est incapable de lire de manière globale. C'est d'ailleurs bien pour ça que cette méthode a été inventée.
Alors ? De qui parle au juste madame Schtroumpf ? Des enfants ou de tout le monde ?

Écrit par : yann | 25 avril 2008

Madame Schtroumpf parle des apprentis-lecteurs (enfants ou adultes), je crois.
Quant aux lecteurs que l'on appelle "experts", avez-vous déjà tenté de lire un bouquin sur la façon dont vous lisez, paraît-il, du Foucambert par exemple, ou du Charmeux, c'est horrible. Au bout de trois phrases, on a l'impression d'être sorti de sa tête et de se regarder lire, on n'y comprend plus rien, ni à ce qu'on lit, ni à ce qu'on voit devant soi.
Anne-Marie, vous n'auriez pas un joli copié-collé de ces gens-là pour Yann, juste pour qu'il fasse l'expérience ?

Écrit par : catmano | 25 avril 2008

Un bien complet, hein ? Avec les empans visuels, les dictionnaires mentaux, les poules du couvent qui couvent, et tout et tout...

Écrit par : catmano | 25 avril 2008

La frénésie autour des bédeuzi, cédeuzi attire les lazzis, ceci dit ...

quand je vois mes éminent(e)s collègues d’enseignement général saisir les résultats sur ProfNote je reste stupéfait qu’il soit possible d’être coincé à un tel niveau d’incompétence.

Y’a guère qu’un prof pour être resté aussi désarmé face à un objet aussi banal qu’un PC alors qu’il en est entouré dans son environnement professionnel depuis 30 ans ...
Je suis tordu de rire devant les documents manuscrits avec collage de fragments de photocopies barbouillées au blanc.

J’entends déjà le cœur des pleureuses sur l’air des lampions : « Formation, formation » !
Z’ont même réussi à faire organiser une heure d’explication sur le fonctionnement ... du photocopieur !

Les mêmes méprisent souverainement les profs de sciences sous le prétexte qu’ils seraient incultes.
Bien vrai que je n’apprends pas Télérama et les chroniques « culture » (?) de Libération par cœur mais je crains, hélas, d’avoir plus lu que certains profs de lettre de mon lycée ... Affligeant !

Écrit par : Zorglub | 25 avril 2008

Anne-Marie, vous n'auriez pas un joli copié-collé de ces gens-là pour Yann, juste pour qu'il fasse l'expérience ?

Ecrit par : catmano | 25 avril 2008

Un bien complet, hein ? Avec les empans visuels, les dictionnaires mentaux, les poules du couvent qui couvent, et tout et tout...

Ecrit par : catmano | 25 avril 2008

Non, pitié !!
Pas un copier-coller d'Anne Marie !

Bien sûr je ne lis pas tout globalement. Seulement les types de textes qui me sont familiers. Et quand je veux aller vite.
Je suis capable de déconnecter la fonction globale quand je veux être sûr de bien intégrer tout le texte, ou quand je veux m'en délecter, avec un bon roman.
Et la fonction ne marche pas non plus devant du jargon pédagol. Elle marche très bien en revanche en anglais scientifique. Puisqu'il s'agit d'un apprentissage.

Mais si "Madame Schtroumpf parle des apprentis-lecteurs (enfants ou adultes)", alors, rien à dire. Ne pas globaliser d'abord. Pas de charrue avant les boeufs.

Écrit par : yann | 25 avril 2008

Z’ont même réussi à faire organiser une heure d’explication sur le fonctionnement ... du photocopieur !

Ecrit par : Zorglub | 25 avril 2008

Et combien sur celui de la machine à café ?

Écrit par : yann | 25 avril 2008

Je suis capable de déconnecter la fonction globale quand je veux être sûr de bien intégrer tout le texte, ou quand je veux m'en délecter, avec un bon roman.


Ecrit par : yann | 25 avril 2008
En parlant de bon roman, je te conseille vivement La Quête de Pendariès de Max Rouquette si ce n'est déjà fait. Tu ne seras certainement pas déçu.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

dobolino
n'essayez plus de me rendre chèvre ! je vous voir venir ...

Ecrit par : Florence | 24 avril 2008

Vous savez, Florence, connaissant "un peu" Dobolino, je pense vraiment que sa réflexion était à prendre au second degré.

Ecrit par : catmano | 24 avril 2008
C'était bien du second degré. Ou plus exactement ironique. Il y a une grande majorité de parents qui préfèrent critiquer que comprendre, c'est plus reposant. En règle générale, quand ils viennent ici, ou ils réfléchissent ou ils repartent très vite. Ce qu'on apprend ici n'est guère reposant ni sécurisant mais on progresse dans sa conscience politique et éducative.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

Rien à voir mais ...

C'est marrant, j'avais jamais observé que « zapprenants » et « zapper » sont construits sur la même étymologie.

La novlangue est décidemment pleine de sagesse et de cohérence.

Écrit par : Zorglub | 25 avril 2008

Dobolino,
Je viens d'hériter d'un âne de douze ans, un étalon normand référencé, pucé et tout et tout ; adorable animal, câlin, farceur...
Lui faut quoi en dehors de sa pâture ( un hectare), de sa cabane et de son abreuvoir ?
Et pas question de les lui couper !
Cordialement.
GM
PS. si cela continue, vous allez pouvoir ouvrir ici un cabinet-bis.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2008

Y’a guère qu’un prof pour être resté aussi désarmé face à un objet aussi banal qu’un PC alors qu’il en est entouré dans son environnement professionnel depuis 30 ans ...
Je suis tordu de rire devant les documents manuscrits avec collage de fragments de photocopies barbouillées au blanc...

... Les mêmes méprisent souverainement les profs de sciences sous le prétexte qu’ils seraient incultes...

mais je crains, hélas, d’avoir plus lu que certains profs de lettre de mon lycée ... Affligeant !

Ecrit par : Zorglub | 25 avril 2008

Ah bon, vous aussi ? :)

Les PC puis les Mac, furent très démocratisés dans le privé à partir de 1984, en partie parce que l'effort de formation y était partagé (nombre de salariés ou étudiants travailleurs s'équipaient et bossaient le soir pour ne pas rester sur le côté).

Le secteur public bénéficiait alors de formations coûteuses qui prenait en compte les turbulences causées par les aérofreins ouverts au maximum.

Écrit par : D'Enguell | 25 avril 2008

Un observateur a écrit : "Dans le Sud, ça chauffe dans les lycées, on commence à s'engueuler grave entre profs ! Mais je crois que le problème n'intéresse personne ici !"

Zorglub a écrit : "Z’ont même réussi à faire organiser une heure d’explication sur le fonctionnement ... du photocopieur !
Les mêmes méprisent souverainement les profs de sciences sous le prétexte qu’ils seraient incultes."

Puisqu'on m'y incite (un peu) je vais laisser (un instant seulement) libre cours à ma méchanceté primitive.

Proposition 1 : Presque tout prof de sciences est inculte. C'est assez bien vérifié dans l'ensemble. Un tiré à part pour les excités de la mesure et les énervés de l'efficace (de la recette qui marche). Notamment ceux qui croient que la mémoire de la Shoah se chiffre en gigabytes.

Proposition 2 : presque tout prof de lettres se complait à afficher une inculture crasse dans le domaine scientifique. C'est assez bien vérifié notamment chez les précieuses ready-incultes. Notamment ceux qui croient que tout est relatif.

Proposition 3 : Prenez un scientiste inculte et un lettreux dysmatheux ensemble : vous obtenez un projet interdisciplinaire où chacun s'émerveillera de la possibilité d'imposer ses concepts et méthodes à l'autre (on appelle aussi cela l'ouverture d'esprit).

Proposition 4 : Pour faciliter la compréhension mutuelle, réduisons les mathématiques au calcul, les sciences physiques à la manipulation de formules et les lettres au maniement virtuose de l'imparfait du subjectif.

Proposition 5 : Pour gérer ce merdier, nommer un chef d'établissement, ancien prof d'EPS, qui parle 3 langues, qui lit Aristote dans le texte et qui prépare, en amateur éclairé, un doctorat de physique théorique à ses moments perdus (c'est à dire ceux que le rectorat oublie de lui prendre pour rédiger des synthèses ou des enquêtes pour alimenter le Moloch).

Proposition 6 : Rentrez chez vous le plus vite possible et oubliez que vous en êtes un (enseignant).

Écrit par : dugong | 25 avril 2008

Merci Dugong, je complète :

Proposition 7 : Ne dites pas à votre boucher que vous êtes enseignant sinon il vous servira mal.

Écrit par : Zorglub | 25 avril 2008

Voici une dépêche AFP avec un communiqué de la FIDL, qui porte bien son nom (c'est un cache-sexe du PS). La FIDL ne se bat pas pour les postes, mais directement pour le pédagogisme, même si le mot n'est bien sûr pas prononcé. La preuve :


#
Suppressions de postes d'enseignants : réaction de la Fidl
24/04/2008-[23:06] - AFP

PARIS, 24 avr 2008 (AFP) - Alix Nicolet, présidente de la Fidl a expliqué jeudi soir que les lycéens ne "se mobilisaient pas pour avoir plus d’enseignants, mais pour avoir plus d’encadrement dans les établissements en difficulté".

Dans une déclaration à l’AFP, Alix Nicolet répliquait au président Nicolas Sarkozy. Celui-ci a affirmé, lors de son interview télévisée, que les lycéens se mobilisaient contre les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine alors que dans le second degré, selon lui, le nombre d’élèves a baissé de 145.000 depuis trois ans et diminuera de 40.000 cette année. "On ne se mobilise pas pour avoir plus d’enseignants - ce n’est pas du tout cela - mais pour avoir plus d’encadrement dans les établissements en difficulté", a-t-elle dit, ajoutant : "L’échec scolaire coûte plus cher que la réussite scolaire".
#

Écrit par : Manu | 25 avril 2008

D'accord avec Louis Barthas et Robin sur le rôle formateur du "temps vide". Je me rappelle mes vacances d'enfant dépourvues de toute "activité organisée" mais où je passais beaucoup de temps à lire, à rêver, à imaginer, à réfléchir, à observer le manège des insectes dans le jardin et à me laisser pénétrer par les sensations qui me venaient de la campagne environnante. L'humeur contemplative que j'y ai développée m'a beaucoup enrichie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 avril 2008

"Non, pitié !!
Pas un copié-collé d'Anne Marie !"

Ecrit par : yann | 25 avril 2008

Je m'associe à cette supplique!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Pour AMV : si c'est la vôtre, de petite-fille, n'hésitez pas à lire avec elle : vous vous ferez plaisir et pourrez l'accompagner/suivre dans sa découverte. Il y a, et c'est heureux, des moments durs.

Pour Un observateur : bon courage avec vos handicapés. Soit dit sans aucune espèce d'ironie. Je maintiens cette formule car je la crois vraie. Je précise (si nécessaire) qu'elle ne marque pour moi ni mépris ni pitié. Juste de la colère contre les adultes qui ont voulu ou laissé faire.

Écrit par : PMB | 25 avril 2008

Dobolino,
Je viens d'hériter d'un âne de douze ans, un étalon normand référencé, pucé et tout et tout ; adorable animal, câlin, farceur...
Lui faut quoi en dehors de sa pâture ( un hectare), de sa cabane et de son abreuvoir ?
Et pas question de les lui couper !
Cordialement.
GM
PS. si cela continue, vous allez pouvoir ouvrir ici un cabinet-bis.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2008
Rien de plus. Pas de gâteries alimentaires et pensez à faire parer ses pieds régulièrement et à maintenir ses acquis éducatifs, genre donner les pieds, accepter licol et longe, ne pas vous saluer dents en avant.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

Je viens d'hériter d'un âne de douze ans, un étalon normand référencé, pucé et tout et tout ; adorable animal, câlin, farceur...
Lui faut quoi en dehors de sa pâture ( un hectare), de sa cabane et de son abreuvoir ?
Et pas question de les lui couper !
Cordialement.
GM
PS. si cela continue, vous allez pouvoir ouvrir ici un cabinet-bis.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2008

Je me mêle un peu de ce qui ne me regarde pas, mon cher Guy, mais j'ai vraiment cru en lisant le début de votre post que vous parliez d'un nouvel élêve arrivé dans votre classe.

Je vais faire pénitence et ré-écouter une conférence de Meirieu.

Écrit par : Manu | 25 avril 2008

Rien de plus. Pas de gâteries alimentaires et pensez à faire parer ses pieds régulièrement et à maintenir ses acquis éducatifs, genre donner les pieds, accepter licol et longe, ne pas vous saluer dents en avant.
Ecrit par : dobolino | 25 avril 2008
Tout cela est fait. Mais quand il me fait la gueule ?
GM

Écrit par : guy morel | 25 avril 2008

Cher Guy, vous n'avez qu'à faire ce que vous faites si bien avec vos élèves : maintenir ses acquis éducatifs.
Amitiés.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Je viens d'hériter d'un âne de douze ans, un étalon normand référencé, pucé et tout et tout ; adorable animal, câlin, farceur...
Lui faut quoi en dehors de sa pâture ( un hectare), de sa cabane et de son abreuvoir ?
Et pas question de les lui couper !
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 25 avril 2008

Ah non, vous avez raison. Xavier Darcos ne mérite pas l'émasculation.

Écrit par : lejeunewerther | 25 avril 2008

Tiens, à propos d'âne, un proverbe corse (que je tiens de mon ami G-X Culioli) équivalent de "franc comme un âne qui recule".

"franc comme un âne rouge"

Vous confirmez, JPB ?

Ils ont aussi, très corse : "Avant de le faire changer d'avis, on aurait le temps de tuer un âne à coup de figues molles" (Lubin, pourquoi tu tousses ?)

Écrit par : PMB | 25 avril 2008

Un copié-collé, qui va en réjouir plus d'un. (Désolée, Yann et C.S., de toute façon, vous les sautez, et ce n'est que pour mettre les autres, ceux qui me lisent, en apétit, avec un seul p)

Pourquoi, mais pourquoi, Bento a-t-il retourné sa veste???

Tous les anti-pédagos, réjouissez-vous.
(Bravo, Jean-Paul, vous aviez raison.)

Par Alain BENTOLILA
http://www.leconomiste.com/article.html?a=85552

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Ca, chère Anne-Marie, ne s'appelle pas un "copié-collé", mais un lien. Donc, a priori, moins rébarbatif à lire.
Ceci-dit, sans vouloir vous démoraliser, je ne suis pas absolument certain que Bentolila soit l'auteur de l'article.
"On" le présente, avec son livre, en italique, et on donne ses dates de conférence, à la fin, mais, pour le reste, je ne parierais pas ma selle et mes bottes que ça soit de lui.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Alors se gargariser d'un enseignement de qualité c'est bien joli, mais il est fait par qui le contrôle de ladite qualité?

Ecrit par : Cadichon | 24 avril 2008

C'est à mon avis le coeur du problème, Cadichon. Des critères sains pour le mérite. Donc une hiérarchie saine pour juger. Des inspecteurs, des recteurs, des directeurs de cabinet qui respectent les programmes et les orientations du ministre. Mais quand le ministre se met aussi à chanter le refrain des IUFM . On ne voit plus bien ce qu'on peut faire.
Et dans le cas où l'on trouverait un jour un ministre qui ne soit pas un pantin gluant et servile, il faudrait donc qu'il reprenne ses sbires administratifs en main ou qu'ils les changent pour certains. Ce que Darcos eût dû faire dès le début s'il avait eu l'intention de mettre en application ce à quoi il croit et ce à quoi nous croyons. Mais manifestement le Monsieur s'en fiche et pense seulement à se maintenir à flot. Il n'est que de voir les compliments redoublés que lui a adressés Sarko hier soir pour voir que le souci majeur de notre ministre n'est pas de défendre ce à quoi il a cru toute sa vie mais uniquement de plaire à sa majesté.
Tant qu'on aura des gens qui ne font de la politique que
pour leur carrière personnelle en mettant leurs idéaux dans la poche, on n'obtiendra pas grand-chose. Mais des idéaux en a-t-il encore, notre spécialiste de littérature latine?

Écrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

"ou qu'il les change" désolée

Écrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Mais quand le ministre se met aussi à chanter le refrain des IUFM, on ne voit plus bien ce qu'on peut faire."

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008


Ah bon? Vous avez vu ça où?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Ils ont aussi, très corse : "Avant de le faire changer d'avis, on aurait le temps de tuer un âne à coup de figues molles"

Il y a aussi le très expressif "c'est plus lourd qu'un âne mort"

Écrit par : dugong | 25 avril 2008

J'ai toujours apprécié les textes de Bentolila, en tous cas ceux que Libé a publiés en Rebonds. Celui-ci pareil.

Retournement de veste, ou preuve d'intellingce, ou capacité à évoluer, à changer d'avis après réflexion ?

Écrit par : PMB | 25 avril 2008

Mais quand le ministre se met aussi à chanter le refrain des IUFM, on ne voit plus bien ce qu'on peut faire."

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008


Ah bon? Vous avez vu ça où?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Il a peut-être l'intention de venir chanter dans votre chorale.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Proposition 8 : Le Moloch est structuré comme une fourmilière.

L'étudier est donc du domaine de l'entomologie et du documentaire animalier.

Il serait utile que tout ministre de l'EN possède une solide formation de vétérinaire.

Dobolino, c'est pas pour vous obliger mais faut songer à monter au créneau.

Écrit par : dugong | 25 avril 2008

Mais quand le ministre se met aussi à chanter le refrain des IUFM, on ne voit plus bien ce qu'on peut faire."

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008


Ah bon? Vous avez vu ça où?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Ainsi, la fabrique du Crétin est donc uen réalité... A moins que ce ne soit le crétin de la Fabrique.

Écrit par : Manu | 25 avril 2008

J'avais commencé par un copié-collé, et ai trouvé plus rapide de mettre le lien.
Merci, Christophe.

En voici un vrai, pour Catmano.

"Confusion « combinatoire/déchiffrage ».

Rappelons que le terme de « combinatoire » est le seul utilisé par les textes officiels.

Or, il est fréquent de faire de ce terme un synonyme exact de « déchiffrage » ; c'est une très grave erreur. En fait, ces deux termes renvoient à des domaines tout à fait différents.

La combinatoire, c'est le système arbitraire français de correspondances phonies/graphies ; « arbitraire » (au sens de la linguistique, bien sûr), puisque les signes graphiques ne sont que des dessins sans aucune prononciation prévue que chaque langue utilise selon sa propre histoire, et sans aucune logique externe, pour transcrire les unités sonores de l'oral.

La combinatoire appartient donc au domaine des réalités linguistiques ; c'est le réseau de fonctionnement des unités de seconde articulation du langage ; et c'est un objet d'apprentissage incontournable et indispensable à la maîtrise de la langue, qu'il s'agisse de l'oral ou de l'écrit.

Quant au déchiffrage, c'est une certaine manière de se servir de la combinatoire, et l'on peut même dire que c'est la plus mauvaise ! La plus mauvaise, pour deux raisons : d'abord parce que c'est une utilisation mécanique, alors que rien ne peut être mécanique dans la lecture, qui nécessite une vigilance constante du raisonnement ; ensuite, parce que c'est une utilisation linéaire, qui commence par le début des unités graphiques pour les explorer dans l'ordre et tenter de les reconnaître les uns après les autres, alors que l'exploration du message doit se faire de façon spiralaire pour formuler des hypothèses de plus en plus fines et cerner les significations nécessaires au projet de lecture avec le maximum d'efficacité." (Eveline)


[....](C'était contre les projets de Robien)

- Mais existe-t-elle déjà ou non, cette leçon de mot ?

Éveline Charmeux. Elle existe, bien sûr, on ne l’a jamais quittée et malheureusement, elle continue de se faire, dans bien des cas, sur des recherches de sens. Ce qui, encore une fois, ne sert à rien.

- Plébiscite du b.a.-ba, de l’apprentissage précoce des quatre opérations, du vocabulaire… Beaucoup redoutent un retour à l’automatisation des apprentissages. Est-ce aussi votre avis ?

Éveline Charmeux. C’est pire que cela. Ce que monsieur de Robien appelle automatisation, c’est en fait de la mécanisation : la répétition d’une chose « jusqu’à ce que ça rentre ».
L’automatisation, c’est au contraire la maîtrise constante d’un outil que l’on a construit soi-même. Prenons l’exemple du tennis : automatiser n’est pas savoir ce qu’est un coup droit. C’est être capable de choisir très vite si l’on va utiliser le coup droit ou le revers. Or, pour choisir de façon extrêmement rapide, il faut avoir compris, digéré donc théorisé - et non mécanisé - le geste. L’automatisation est la maîtrise du choix. La mécanisation n’est qu’un conditionnement."

La cerise sur le gâteau.

« En aucun cas on ne peut commencer une lecture par une activité de déchiffrage, mais par des prélèvements d'indices qui permettent de formuler des hypothèses sur ce qui doit être écrit.
Ces indices sont d'abord pris dans les détails matériels et non linguistiques (sic) du message : nature du support, format, gestion de la page, présence d'éléments iconiques (photos, dessins, schémas, graphiques, etc.), taille, forme et couleurs des caractères employés, etc. »
« Les premiers apprentissages doivent absolument éviter toute conduite d'oralisation. »

« L'activité de construction du sens étant une activité de raisonnement, activité intelligente dans laquelle il n'y a pas de mécanisme, le déchiffrage n'existe pas. Il n'y a jamais eu de déchiffrage dans la lecture; personne n'a jamais construit du sens en déchiffrant. La mise en place d'un mécanisme de déchiffrage et d'oralisation dresse des obstacles sur la route des enfants qui apprennent à lire. »

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Il serait utile que tout ministre de l'EN possède une solide formation de vétérinaire.

Dobolino, c'est pas pour vous obliger mais faut songer à monter au créneau.

Ecrit par : dugong | 25 avril 2008

Surtout que pour l'âne de Guy Morel, ça se fait urgent ! Faut-il mettre sa personnalité au centre ou raisonner à sa place et considérer qu'il a tout à gagner à accepter la tutelle de son maître ?
Et cette tutelle, comment doit-elle opérer ?
Faut-il qu'elle cherche à savoir pourquoi l'âne fait la gueule et qu'elle considère qu'après tout, cette brave bête a toutes les raisons du monde de n'être pas bien dans ses sabots, aujourd'hui, et qu'il vaut mieux attendre à plus tard pour essayer d'obtenir un minimum de coopération ou doit-elle lui proposer une remédiation ponctuelle, voire un PPRC (projet personnalisé de réussite caractérielle) ?
A moins que l'on estime qu'il n'y ait qu'une seule chose à dire à l'âne : "Kicékélchef ? Bon, ben alors, t'arrêtes de faire la tronche !"

Écrit par : catmano | 25 avril 2008

Mais quand le ministre se met aussi à chanter le refrain des IUFM, on ne voit plus bien ce qu'on peut faire."

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008


Ah bon? Vous avez vu ça où?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Il a peut-être l'intention de venir chanter dans votre chorale.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Et maintenant, Mesdames et Messieurs, Monsieur Xavier Darcos (ténor léger) et le choeur de l'IUFM, vont vous interpréter "La fabrique... brique brique du crétin", musique de Christophe Sibille sur des paroles de J-Paul Brighelli revues par Monsieur Philippe Meirieu. On applaudit bien fort !

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

"l'automatisation, c’est en fait de la mécanisation : la répétition d’une chose « jusqu’à ce que ça rentre ». "
Évelyne Charmeux
Celle-là, il fallait la faire. Je propose que cette formule immémoriale soit gravée dans le marbre en lettres d'or et placée au fronton de tous les IUFM.
Avec ce vers d'Apollinaire : "Les cénobites tranquilles".

Écrit par : guy morel | 25 avril 2008

CS, quand Darcos nous dit que les enseignants doivent être des éducateurs, c'est ce que les collègues que j'ai et qui professent dans ces lieux saints, me répètent à longueur de temps. Ne faites pas l'ingénu!

Écrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

dans ces lieux saints que sont les IUFM, cela allait de soi.

Écrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Pour le blogueurs et les blogueuses de Bonnet d'âne, en exclusivité, les paroles de la chanson que X. Darcos (ténor léger) va chanter sous la baguette magique de Christophe :
Ca va être un très grand moment !

La tactique du ministre

Un ministre doit avoir de très bons pieds,
Mais c'est pas tout,
Mais c'est pas tout.
Il lui faut aussi de la sagacité,
Mais c'est pas tout,
Mais c'est pas tout.
Car ce qu'il doit avoir, et surtout,
C'est de la tactique,
De la tactique, dans la pratique.
Comme la montre a son tic tac,
Le ministre a sa tactique.
Attendez un peu que je vous explique:
La taca taca tac tac tique
Du ministre...
C'est de bien observer
Sans se faire remarquer.
La taca taca tac tac tique
Du ministre,
C'est d'avoir avant tout
Les yeux en face des trous.
Pas de discussion!
Allez, allez,
Exécution!
Allez, allez,
Je connais le métier.
La taca taca tac tac tique,
Du ministre,
C'est d'dégraisser ll'mammouth
Avec autorité.

Il y a ceux qui font de la globale,
Mais c'est pas tout,
Mais c'est pas tout.
Faut courir après tous les tirs au flanc,
Mais c'est pas tout,
Mais c'est pas tout.
Les gens disent: "Oh, les ministres
quand on a
Besoin d'eux, ils ne sont jamais là."
Je réponds du tac au tac,
Car, pensez, j'ai ma tactique,
Attendez un peu que je vous explique:

La taca taca tac tac tique,
Du ministre,
C'est d'être toujours là
Quand on ne l'attend pas.
La taca taca tac tac tique,
Du ministre,
C'est d'être perspicace
Sous un petit air bonasse.
Pas de discussion!
Allez, allez,
Exécution!
Allez, allez,
Je connais le métier.
La taca taca tac tac tique...

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

dans ces lieux saints que sont les IUFM, cela allait de soi.
Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008
C'est ce je disais à la suite du grand Guillaume: des cénobites tranquilles.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2008

Je viens d'hériter d'un âne de douze ans, un étalon normand référencé, pucé et tout et tout ; adorable animal, câlin, farceur...
Lui faut quoi en dehors de sa pâture ( un hectare), de sa cabane et de son abreuvoir ?
Et pas question de les lui couper !
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 25 avril 2008

C'est très gentil de vous occuper de Philipe Meirieu. Je le voyais toutefois un peu plus âgé...et plutôt lyonnais que normand. Mais tout le monde peut se tromper !

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

"Évelyne Charmeux"

ÉvelIne CharmOUZE


Enfermez EvelIne, 'mou du jet de pavé', goxgoix, frakkk
Libérez Marie-Jeanne


"Lire avec léo et léa" edition belin pochir
"La planète des alphas" po chir
"singapour" math
"boscher mathématique"
"boscher écriture" (pour les droitiers)

Si vous voyez que võt gamin commence à prendre le 'crAyon' dans la main gauche, disTrètement' vous le lui mettez dans la main droite, ce qui vous évitera qq sushis plus tard ....

Comprend ki pratiK .

:ange:

Beel6 è 1 con.

Écrit par : toto | 25 avril 2008

toto, il ne faut pas contrarier les gauchers...les anciens gauchistes, non plus !^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Une histoire anecdotique (hu hu); j'aime ça: une potesse de mon pote Panto (Pantocrator, qui a réussi ses épreuves belges pour enseigner 3 ans, renouvelables, dans une université étrangère; roumanophone, il avait choisi la Moldavie; et il va à Iassi; gloire à lui), je reprends pour l'agréable de la lecture: une potesse de mon pote Panto (Pantocrat... ah déjàa dit) qui professe l'Espagnol, ne professe plus. Ayant eu un rapport désastreux, son ancien principal ayant failli la bousculer (car c'est une calamité d'enseignante; même dans les classes où le silence vole, ses élèves la chahutent), la collègue se retrouve dans un placard doré: elle est dans un CDI où elle n'a rien à faire (les personnes en place font le travail nécessaire, il n'y avait pas besoin d'une autre aide). Je le répète: elle n'a rien à faire depuis la rentrée dernière; elle est payée à lire, à penser à autre chose: 1700 euros. Ce cas doit être rare, mais quand même. On ne vire pas pour incompétence, on placardise, et grassement.

P... de bois: les élèves (certains même, dans les filières différentes, me demandent de revenir en cours pour reprendre la classe de leur prof habituel), les cours, préparer les ados à leur CAP, BEP, Bac Pro (oui, 3 étapes durant lesquelles il faut les aider à réussir leur examen, et pas 1 comme en lycée général ou technique), les remplacements (déjà 4 depuis septembre dernier), la thèse, tenir bon devant quelques gosses parfois paumés, aimer mon métier et les élèves que j'ai (quand ils le méritent, je ne suis pas maso), toute cette énergie, et payé à l'ancienneté... Comme le dit JPB, ça me les brise.

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

C'est très gentil de vous occuper de Philipe Meirieu. Je le voyais toutefois un peu plus âgé...et plutôt lyonnais que normand. Mais tout le monde peut se tromper !

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

...Et pas vraiment "adorable".

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

J'ai du mal à suivre, c'est de Meirieu dont il est question avec cette citation "Et pas question de les lui couper" ?
Comme c'est à ce qu'il paraît un bandeur mou, il n'y a aucun risque, mesdames et mesdemoiselles.

Et puis comme c'est un bon catholique, il ne doit avoir bandé que pour procréer, voyons ! Sur la 4e de couverture de ses bouquins, il est précisé comme titre de gloire qu'il est père de quatre enfants, on peut donc deviner le nombre de saillies...

Alors, une clôture électrique suffira pour une retraite dans le pré. Il ne reste plus qu'à supporter de l'entendre braire...

Écrit par : Lariba | 25 avril 2008

Dobolino,
Je viens d'hériter d'un âne de douze ans, un étalon normand référencé, pucé et tout et tout ; adorable animal, câlin, farceur...
Lui faut quoi en dehors de sa pâture ( un hectare), de sa cabane et de son abreuvoir ?
Et pas question de les lui couper !
Cordialement.
GM
PS. si cela continue, vous allez pouvoir ouvrir ici un cabinet-bis.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2008

Il me semble que dobolino nous avait expliqué quelque chose au sujet des consultations sur Internet. Je ne me souviens pas très bien.

Entre les tigres, les guépards, les chats, les chiens, les loups, les ânes, les moutons...ce blogue ressemble de plus en plus à l'arche de Noé.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Ce blog est le reflet de l'école. Tout et n'importe quoi !

Écrit par : Carole | 25 avril 2008

Pour Un observateur : bon courage avec vos handicapés. Soit dit sans aucune espèce d'ironie. Je maintiens cette formule car je la crois vraie. Je précise (si nécessaire) qu'elle ne marque pour moi ni mépris ni pitié. Juste de la colère contre les adultes qui ont voulu ou laissé faire.

Ecrit par : PMB | 25 avril 2008

Merci car idem pour moi qui emploie l'expression depuis longtemps aussi..Il n'est pas interdit de se moquer un peu, sutout de soi-même, déguisé en docteur acharné à les guérir de la meirieulite aiguë

Écrit par : Un observateur | 25 avril 2008

Ce blog est moderne !
On y pratique la pédagogie du détour, on fait des sorties et chacun construit son propre savoir.

Écrit par : Lariba | 25 avril 2008

que Churchill était américain.
Ecrit par : ProfAnonyme | 24 avril 2008
Mais réjouissez-vous: puisque sa moitié l'était, ça
mérite 10/20, y'avait à moitié d' "bon"
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" je ne lis pas tout ;....je veux aller vite.
Je suis capable.... je veux être sûr .... je veux m'en délecter
Ecrit par : yann | 25 avril 2008

si c'est pas du narcissisme JE veux bien être pendue
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C'est marrant, j'avais jamais observé que « zapprenants » et « zapper » sont construits sur la même étymologie.
La novlangue est décidemment pleine de sagesse et de cohérence.
Ecrit par : Zorglub | 25 avril 2008

C'est beau comme du LACAN...
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"''la FIDL, qui porte bien son nom (c'est un cache-sexe du PS)"
Ecrit par : Manu | 25 avril 2008

Et les autres syndicats ils cachent celui de qui?

Et après on vous dira que ces gentils petits sont totonaumes.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2008

Qu'est-ce qu'elle a, cadichon ?

Elle fait une crise de croissance ? Un AVC ? Les anglais ont débarqué ?

Des semaines que JE ne l'asticote plus, et paf ! J'ai droit à MON paquet.

Mais JE vous em....de, ma p'tite dame.

Écrit par : yann | 25 avril 2008

que Churchill était américain.
Ecrit par : ProfAnonyme | 24 avril 2008
Mais réjouissez-vous: puisque sa moitié l'était, ça
mérite 10/20, y'avait à moitié d' "bon"

Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2008

Par ailleurs, si vous saviez compter, vous auriez remarqué que Churchill étant Anglais, et sa moitié Américaine, ça fait un tiers du couple originaire d'outre-Atlantique.
Donc, ça mérite 6,7/20 (allez j'arrondis à 7). ;o)))

Ou alors, évitez de continuer à dire "sa moitié". C'est insultant et plus personne ne dit plus ça, même ma grand-mère. :-((((

Écrit par : yann | 25 avril 2008

Je prépare l'adaptation d'une autre scène - les vers me viennent en voiture, alors ce n'est pas pratique pour les retranscrire sur le moment.

Ecrit par Jérémy

Jérémy, attention aux vers de pastiche en conduisant !

Bon, je sais, elle est un peu facile, mais ça détend.

Écrit par : chevreuil | 25 avril 2008

Entre les tigres, les guépards, les chats, les chiens, les loups, les ânes, les moutons...ce blogue ressemble de plus en plus à l'arche de Noé.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Manque un python... Gros-calin ! Et puis quand meme le chat Bébert, of course.

Écrit par : Sergio | 25 avril 2008

Les exemples sont mauvais pour l'apprentissage des mathématiques
LEMONDE.FR avec AFP | 25.04.08

Une étude menée par Jennifer Kaminski, chercheuse et directrice du centre pour la science cognitive de l'Université d'Etat de l'Ohio (Etats-Unis), montre que l'utilisation d'exemples n'est pas forcément bonne dans l'enseignement des mathématiques. Un étudiant apprenant une théorie mathématique à l'aide d'exemples aura en effet du mal à l'appliquer à un contexte nouveau. Vladimir Sloutsky, coauteur de l'étude affirme : "Les exemples concrets peuvent être de bons moyens pour tester la maîtrise des connaissances acquises mais ce sont de mauvais instruments d'enseignement."

Les chercheurs ont testé un groupe de 80 étudiants qu'ils ont répartis en quatre sous-groupes. Ils leur ont enseigné un principe arithmétique simple illustré par un, deux et trois exemples concrets pour les trois premiers sous-groupes. Pour le dernier groupe, ils se sont contentés d'une simple explication abstraite. Ils ont ensuite soumis l'ensemble des 80 étudiants à un questionnaire à choix multiples pour examiner la compréhension du principe de calcul enseigné.

PERTE DE CONCENTRATION

Le meilleur score (80 % de réponses exactes) a été réalisé par le groupe d'étudiants ayant appris ce principe de calcul de manière purement abstraite. Les autres sous-groupes n'ont obtenu, respectivement, que 51 % et 43 % de réponses justes, dont une grande partie attribuée au hasard.

Selon J. Kaminski, l'utilisation d'exemples pousse les étudiants à reporter leur attention sur des détails superficiels. Cela les détourne des principes mathématiques illustrés par ces exemples et nuit à la compréhension générale d'un problème.

Cette étude rouvre le débat sur les méthodes d'éducation à appliquer puisque les conclusions que l'on peut en tirer pourraient également s'appliquer aux éléves plus jeunes. Les chercheurs de l'université de l'Ohio ont d'ores et déjà commencé des expériences avec des enfants du primaire.

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Lu hier dans un magazine de recherche québécois :

"Au Québec, un professeur sur 5 démissionne au cours des premières années. Sans doute les professeurs ne se sont-ils pas suffisamment préparés au chahut dans les classes."

Eh bien ça promet ! Et là-bas, les sciences de l'éducation sont au sommet de leur (sombre) développement.

Écrit par : Jérémy | 25 avril 2008

Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, promet pour la mi-mai un rapport «décoiffant» pour réformer le permis de conduire.
AFP
LIBERATION.FR : mercredi 23 avril 2008


Le rapport sur une réforme du permis de conduire, chapeauté par Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports, devrait être rendu public à la mi-mai. «Entre la fin avril et le 15 mai, je vais recevoir tous les professionnels - auto-écoles, inspecteurs du permis de conduire», a précisé Dominique Bussereau sur RMC et BFM-TV, ajoutant: «Ce sera l'occasion d'un vrai débat parce que c'est un rapport qui va décoiffer.»

L'enseignement du code de la route au lycée sera «vraisemblablement une des préconisations du rapport». Cependant, «il faudra trouver un moyen, si on retient cette idée, que toutes les formes d'apprentissage professionnel, et pas simplement le lycée ou le collège, soient retenues» et, également, «de vérifier, au moment du passage du permis, si cette connaissance a bien été acquise», a-t-il souligné, prenant l'exemple d'un jeune qui a eu les cours de Code en seconde et passe son permis à 27 ans.

Dominique Bussereau rejette l'idée de recourir à des inspecteurs privés pour réduire les délais d'attente, mais compte «simplifier les tâches administratives» des 1.250 inspecteurs du permis de conduire. «Je souhaiterais que les inspecteurs puissent être les anges gardiens de l'automobiliste tout au long de sa vie et pas simplement celui qui fait un peu peur au moment de l'examen», en surveillant par exemple les stages de reprise de point.

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Vous êtes sélectif dans le choix de mes phrases.
Relisez le fil. J'ai dit "créez.................".
Vous savez ce que cela veut dire ?

Quant à votre définition de "l'établissement entreprise" cela vous appartient.

Ecrit par : Carole | 25 avril 2008

J'ai dit "créez.................".
Vous savez ce que cela veut dire ?

- Non. Je ne sais pas. Je suis un fonctionnaire-trop-payé-privilègié-toujours-z-en-vacances-responsable-du-retard-de-la-France-depuis-au-moins-Hugues-Capet.


-Carole, plutôt que de sortir vos ergots, dites-en un peu plus sur ces "établissements privés non confessionnels" que vous appelez à créer : pour quelles familles ? A quel coût ?
Connaissez-vous le prix d'inscription dans une école privée hors contrat ?

Personnellement, je suis persuadé qu'on doit faire bouger les choses de l'intérieur, que l'école qui instruit, celle à laquelle nous sommes attachés vous et moi, doit rester l'école de la République.

"Quand l'école se scinde en deux, c'est la République qui est en danger. Répétons-le sans cesse : c'est au meilleur de la connaissance que tous les enfants scolarisés en France ont légalement droit" Bernard Lecherbonnier in la préface de la Fabrique du Crétin

Écrit par : chevreuil | 25 avril 2008

Lesbienne party en Californie "liberation.fr"

Lieu de villégiature de retraités dans le désert californien, Palm Springs accueille chaque année un festival strictement féminin, avec la bénédiction de la municipalité.
Envoyée spéciale à Palm Springs (Californie) ISABELLE ROMERO
QUOTIDIEN : jeudi 24 avril 2008


Dans les couloirs de l’hôtel Doral, c’est l’effervescence des grands jours. Mais en ce début avril, la clientèle est strictement féminine, l’ambiance décontractée et le maillot de bain de rigueur. Les filles plaisantent, échangent des regards complices et des «Happy Dinah !» fusent. Quel culte célèbre-t-on ici ? Le «Dinah Shore Week-End», du nom d’une chanteuse américaine, qui attire chaque année à Palm Springs plus de 10 000 lesbiennes pour un marathon non-stop de journées et de soirées, de pool parties et de spectacles.

Cette manifestation réunit tous les ingrédients d’une superproduction hollywoodienne. Tout d’abord, les pool parties qui commencent quand le soleil est au zénith. Autour de la piscine du Doral, un établissement de luxe, les filles ondulent les unes contre les autres en déhanchements sensuels. Sur le podium, des chanteuses électrisent le public. En arrière-plan, des montagnes aux sommets enneigés, des palmiers sur fond de ciel bleu azur, un lac et le green d’un terrain de golf. Tous les profils de la planète lesbienne sont représentés : de nombreuses lipsticks, ces lesbiennes glamour et féminines, mais aussi des androgynes sexy ou des butchs, plus masculines. Chacune danse, flirte ou bronze dans les transats avant de piquer une tête dans l’eau.

A l’origine, le Dinah Shore était un tournoi de golf féminin et l’occasion de quelques festivités dans cette ville de 45 000 habitants, située à moins de 200 kilomètres de Los Angeles. Nommé Kraft Nabisco, le tournoi existe toujours, mais aujourd’hui la majorité des lesbiennes viennent ici uniquement pour les cinq jours de folie de ce très long week-end. Deux organisations, Club Skirt et Girl Bar, rivalisent en fiestas, pool parties et spectacles avec des célébrités dans les hôtels et les clubs de la ville. Mariah Hanson, organise depuis dix-sept ans l’événement pour Club Skirt : «Le Dinah, c’est un moment de fun, de fête, de danse. Les filles font un break et oublient leurs soucis. C’est aussi une occasion de rencontres avec des lesbiennes de l’ensemble des Etats-Unis et du monde entier. Certaines participantes viennent d’Angleterre, d’Allemagne, de France, d’Australie, de Russie, du Canada…»


Maire et adjointe gays


Le Dinah Shore est devenu une institution à Palm Springs et figure dans les brochures touristiques de la ville. «Nous soutenons cet événement, explique Ginny Foat, maire adjointe et ouvertement lesbienne. C’est une manne financière pour la ville. Les hôtels, les restaurants, les bars, les boutiques, toute la communauté en bénéficie.» Le Doral, le Wyndham et le Zoso sont les hôtels partenaires officiels de l’événement. Mais tout est overbooké aux environs. Certains gays de la ville laissent leur maison à leurs copines pour l’occasion. «Nous allons d’ailleurs construire deux nouveaux hôtels, explique l’élue, le Hard Rock Hotel et le Mondrian, dont l’ouverture est prévue en 2010, pour accueillir entre autres les participantes du Dinah.»

Difficile d’imaginer cet événement ailleurs qu’en Californie. Pourtant, récemment encore, la ville de Palm Springs était plutôt conservatrice, un lieu de villégiature pour des retraités aisés. A partir des années 90, de nombreux gays et lesbiennes s’y sont installés. Ils représentent désormais environ 30 % des résidents. «The gay and the grey», comme on dit ici, ont appris à se connaître. Le maire Steve Pougnet est homosexuel - comme l’était son prédécesseur Ron Oden, et comme le sont plusieurs membres du conseil municipal. Ici, les couples de même sexe peuvent se tenir par la main ou s’embrasser dans la rue. Une multitude de lieux et d’événements sont dédiés aux gays et aux lesbiennes. «Ils ne font pas bande à part et s’investissent dans des associations ou les commissions municipales pour la préservation de l’environnement ou la culture, c’est une force pour notre ville», explique Ginny Foat.


Badges facétieux


Jenny et Angela, deux New-Yorkaises de 28 et 30 ans, connaissent presque tout des happenings gays et lesbiens du pays. «Le Dinah est un des rares événements exclusivement féminin, explique Angela. Il y a bien le festival de musique de Chicago, qui rassemble 6 000 lesbiennes, mais la tendance y est plutôt féministe et anticonsumériste. Avec des ateliers débats et des filles aux aisselles non rasées», sourit-elle. «A Palm Springs, les filles sont plus glamour, c’est sexe et fun, on dépense de l’argent et on boit.»

Les gays sont depuis longtemps une cible de marketing, les lesbiennes le deviennent et attirent sponsors et commerçants. Autour de la piscine, à côté de plantureuses créatures aux seins nus qui vantent une marque de bière célèbre, des stands proposent des croisières lesbiennes, ou un large éventail de sex toys. Des créateurs présentent vestes, tee-shirts ou bracelets de cuir. «Il y a un marché lesbien, reconnaît Mariah Hanson. Où est le problème ? Cela ne nous empêche pas de nous battre pour nos droits civiques.» De nombreuses femmes viennent en couple au Dinah Shore, à l’instar de Tasha qui a offert ce week-end à son amie Elisabeth pour son anniversaire. D’autres, venues entre amies ou en célibataires, portent autour du cou de petits badges facétieux qui annoncent la couleur : «single», «taken», «sexy», «curious»…

«Mon petit accent anglais a eu beaucoup de succès», explique Laura, qui a fait le déplacement de Londres pour «le soleil, les filles, le fun». Les amitiés se nouent facilement, comme les aventures. «Toutes mes attentes ont été comblées», raconte Amber, «baisers, drame et passion.» Et elle ajoute, en guise de confidence : «Certaines filles laissent leur petite amie à la maison pour s’offrir une aventure d’une nuit.»

Des femmes de tous âges dévorent des yeux ces corps à demi-nus et bronzés. Cette liberté n’est pas la règle générale aux Etats-Unis. Ansleigh, 26 ans, de longs cheveux blonds et une allure de sirène, vient de Géorgie, un Etat très religieux qui fait partie de la «Bible Belt» (la «ceinture de la Bible» est constituée de plusieurs Etats où une majorité d’habitants se réclament d’un protestantisme rigoriste, ndlr). «Là-bas, les gens considèrent les homosexuels comme des créatures du diable. Ici, je m’éclate.»Oprah, une Black à l’allure altière qui vient du Texas, apprécie l’unité dans la diversité de la communauté lesbienne. «Je peux échanger avec ces femmes de tout style ou situation sociale, il n’y a pas de jugement.» Son amie Kelly confirme : «Tout le monde a l’impression de se connaître sans s’en s’être jamais rencontré.»

Le Dinah, c’est aussi un rêve de fans, l’occasion unique de rencontrer de près des icônes de la culture lesbienne. Le must était sans doute la présence des actrices de The L Word, série culte pour les lesbiennes du monde entier (1). Lors de la soirée «Be Scene», des participantes rejouent par équipe leur scène favorite devant un jury exceptionnel composé de la créatrice de la série Ilene Chaiken et des actrices les plus populaires comme Kate Moennig (Shane) et Leisha Hailey (Alice). Celle-ci signe des autographes quand surgit Mylène, une Française qui lui lance un retentissant : «Je vous aime !» L’actrice tend sa main à cette Parisienne qui la gratifie d’un baisemain théâtral. Un grand moment d’émotion…

Flirts, nuits blanches et gogo-danseuses

Mylène a fait le voyage de France avec trois amies, Cécile, Chris et Yaël, et regrette qu’un tel événement n’existe pas dans l’Hexagone. «A Paris, les lesbiennes se cachent davantage», remarque-t-elle. Yaël, la trentaine, vit en province. Elle souhaitait retrouver l’ambiance de la série. Elle n’a pas été déçue. Après sa première grande passion avec une femme, elle s’interrogeait sur son orientation sexuelle. Au Mixies Bar, elle semble avoir trouvé la réponse : danse sensuelle, flirt et longs baisers langoureux dans les bras d’Andréa, une jolie Californienne de San Francisco.

A Palm Springs règne une grande légèreté ; nulle agressivité ou débordements violents, malgré la foule, les nuits blanches, l’excitation et l’alcool. Avec Cécile et Chris, les Françaises se rendent à la White Diamonds Party. Dans la fastueuse salle de bal du Doral, tenue blanche obligatoire et ambiance survoltée. Sur des podiums, des gogo-danseuses sexy se déhanchent lascivement pour quelques dollars. Chris craque pour une danseuse blonde et athlétique, qui bouge divinement au son du r’n’b. Cécile, elle, rêve de s’installer en Californie.

(1) Cinq saisons ont déjà été réalisées. En France, la série est diffusée sur Canal +, Pink TV et Téva.

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Le C2I2E est vide et inintéressant, tout comme l'interview de Nicolas Sarkozy.

Pour le mal qu'on a avec l'informatique, Zorglub, je confirme. Meme moi qui ne suis pas si âgé, qui utilise l'informatique depuis 15 ans, eh bien j'ai encore du mal pour numéroter mes textes ou pour monter un blog.

Honnêtement, c'est pas évident quand on passe sa vie dans les bouquins, de se familiariser avec l'informatique sans aucune formation valable. Evidemment, les trois formations que j'ai eues sur l'informatique étaient inutiles.

Écrit par : Jérémy | 25 avril 2008

Pendaries, si vous multipliez les sujets hors éducation, on en finira plus. C'est déjà pas evident de traiter tout ce qui concerne l'éducation...

Écrit par : Jérémy | 25 avril 2008

Il me semble que dobolino nous avait expliqué quelque chose au sujet des consultations sur Internet. Je ne me souviens pas très bien.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008
C'est interdit, mais là, il s'agit juste de conseils plus ou moins éclairés.
Je rajoute pour Guy Morel le pansage quotidien ou au moins tous les deux jours, sur tout le corps et prévoir un bon foin mais en quantité limité pour les mois d'hiver. En fait, il vaut mieux qu'il s'adresse pour les conseils alimentaires au vétérinaire du secteur qui connait mieux les qualités nutritives de son pâturage. Si l'herbe y est très riche et très abondante et l'âne goinfre, c'est la fourbure assurée. Donc, il faut, Guy Morel, que vous vous renseigniez auprès des équins de votre secteur, qu'ils soient véto, maréchal-ferrant ou éleveurs. Et, en plus, je ne plaisante pas car c'est le moment de la repousse, herbe jeune, riche en azote soluble non protéïque et très pauvre en magnésium.
Je ne suis pas hors sujet! Je prouve qu'un enseignement reçu par pédagogie ultra-frontale et sanctionnée par la constante macabre il y a trente bonnes années est là, bien là, et que j'ai toujours autant de plaisir à communiquer ce savoir aux autres.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

Tout cela est fait. Mais quand il me fait la gueule ?
GM

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2008

Si vous n'avez rien fait pour lui déplaire, ignorez-le!

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

Heu, vous exagérez Jérémy, je n'en ai mis qu'un de hors sujet, juste pour le contraste (que je trouve très divertissant)! Les exemples en science mathématique et le permis auto au bahut, qui est en projet: enseigner les feux, les croisements, le parcaqe (pour parler Québécois) au lycée, ça si ça ne concerne pas l'école, je me coupe un doigt et je vous le donne ;-)

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Il serait utile que tout ministre de l'EN possède une solide formation de vétérinaire.

Dobolino, c'est pas pour vous obliger mais faut songer à monter au créneau.

Ecrit par : dugong | 25 avril 2008

Loin de moi l'idée de vouloir me vanter mais je pense que je ne ferais pas pire à ce poste que mes prédecesseurs. le seul problème, c'est que je ne tiendrais pas plus longtemsp que Scwartzenberg ou Postel-Vinay, question de bon sens et d'honnêteté.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

Postel-Vinay:
"Nommé le 28 mai 1974 comme Secrétaire d'État auprès du ministre du Travail, chargé des Travailleurs immigrés dans le Gouvernement Jacques Chirac (1), il démissionne le 22 juillet 1974, dénonçant les moyens dérisoires alloués au logement social."

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

que Churchill était américain.
Ecrit par : ProfAnonyme | 24 avril 2008
Mais réjouissez-vous: puisque sa moitié l'était, ça
mérite 10/20, y'avait à moitié d' "bon"

La mère de Winston Churchill était effectivement américaine.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

C'est vrai que l'enseignement de la sécurité routière n'était pas HS !

Écrit par : Jérémy | 25 avril 2008

Schawrtzenberg:
Adepte du parler vrai, il doit démissionner de son poste de ministre délégué à la Santé (29 juin-7 juillet 1988, 9 jours, un record de brièveté) du premier gouvernement de Michel Rocard pour avoir proposé publiquement un dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes et pour ses positions libérales sur la lutte contre la drogue : il prend position en faveur de la légalisation, de la mise en vente libre de la drogue, sous le contrôle de l'État, afin de barrer la route aux trafiquants

Écrit par : dobolino | 25 avril 2008

A Palm Springs règne une grande légèreté ; nulle agressivité ou débordements violents, malgré la foule, les nuits blanches, l’excitation et l’alcool. Avec Cécile et Chris, les Françaises se rendent à la White Diamonds Party. Dans la fastueuse salle de bal du Doral, tenue blanche obligatoire et ambiance survoltée. Sur des podiums, des gogo-danseuses sexy se déhanchent lascivement pour quelques dollars. Chris craque pour une danseuse blonde et athlétique, qui bouge divinement au son du r’n’b. Cécile, elle, rêve de s’installer en Californie.

(1) Cinq saisons ont déjà été réalisées. En France, la série est diffusée sur Canal +, Pink TV et Téva.

Ecrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Tout cela me dépasse un peu, mais je me verrais bien "craquer pour une danseuse blonde et athlétique" - enfin pas trop "athlétique" quand même. Dommage que...

Merci en tout cas de nous faire partager votre savoir.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Et puis, ça ne fait bondir personne d'autre que moi le fait qu'on "protège" un enseignante déplorable en la mettant de côté, à ne rien fiche, avec 1700 euros/mois? Pour ma part, je trouve le procédé immonde, sachant ce que vont vivre Sanseverina et d'autres l'an prochain sur plusieurs établissements, rien qu'en repensant aussi à ma condition de TZR, au fait que je passe à l'ancienneté, en faisant un boulot qui fait que les élèves souhaitent que leur prof se casse un bras pour que je revienne (la plupart des 10 classes que j'ai eues depuis la rentrée le veut bien)... Moi ça m'emmerde!

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

L'article de Libé aurait mieux fait d'être centré sur la phrase suivante :

"Ansleigh, 26 ans, de longs cheveux blonds et une allure de sirène, vient de Géorgie [l'Etat des USA], un Etat très religieux qui fait partie de la «Bible Belt» (la «ceinture de la Bible» est constituée de plusieurs Etats où une majorité d’habitants se réclament d’un protestantisme rigoriste, ndlr). «Là-bas, les gens considèrent les homosexuels comme des créatures du diable.»

Libé aussi est bling bling, pour le coup.

Écrit par : Jérémy | 25 avril 2008

"Et puis, ça ne fait bondir personne d'autre que moi le fait qu'on "protège" un enseignante déplorable en la mettant de côté, à ne rien fiche, avec 1700 euros/mois?"

Allez à la BIU, vous en trouverez plein, des gens payés à ne rien faire. Mais alors vraiment rien. Et je pense que la situation générale dans les LP est plus déplorable que les qualités personnelles de l'enseignante en question.

Écrit par : Jérémy | 25 avril 2008

Tout cela me dépasse un peu, mais je me verrais bien "craquer pour une danseuse blonde et athlétique" - enfin pas trop "athlétique" quand même. Dommage que...

Merci en tout cas de nous faire partager votre savoir.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Savez-vous Pendariès, que vous m'avez donné des idées. Pensez-vous j'ai des chances avec " les gogos girls sexy qui se déhanchent lascivement dans la fastueuse salle de bal du Doral " si je leur parle de Bossuet ?

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Une étude menée par Jennifer Kaminski, chercheuse et directrice du centre pour la science cognitive de l'Université d'Etat de l'Ohio (Etats-Unis), montre que l'utilisation d'exemples n'est pas forcément bonne dans l'enseignement des mathématiques. Un étudiant apprenant une théorie mathématique à l'aide d'exemples aura en effet du mal à l'appliquer à un contexte nouveau. Vladimir Sloutsky, coauteur de l'étude affirme : "Les exemples concrets peuvent être de bons moyens pour tester la maîtrise des connaissances acquises mais ce sont de mauvais instruments d'enseignement."

Ecrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Vite fait,

La connerie est à l'échelle mondiale.

Si on donne une formule littérale, il faut un rapport à la réalité. Si l'élève est bon il doit savoir faire le rapport entre base et exemple.
Si on arrête les exemples, alors on arrête les exercices.
Exercies : exemples concrets de la formule basique.

La phrase de Sloutsky est contradictoire.

Chevreuil, je vous réponds plus tard, tengo una cita.

Écrit par : Carole | 25 avril 2008

Pendariès,

je n'ai pas répondu à votre post sur l'enseignante "protégée" car c'est un peu mon cas cette année, bien que je ne me sente pas tout à fait inutile. Mais rassurez-vous, je repars sur la ligne de feu l'année prochaine.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Allez à la BIU, vous en trouverez plein, des gens payés à ne rien faire. Mais alors vraiment rien. Et je pense que la situation générale dans les LP est plus déplorable que les qualités personnelles de l'enseignante en question.

Ecrit par : Jérémy | 25 avril 2008

Sans doute; rien que dans mon LP: refaire les ateliers, les mettre aux normes de sécurité, rien que ça...

L'accumulation des petites choses désagréables à savoir fait que mon sang bouille! il bouille! il bouille!... J'avais rapporté cette histoire en lisant les 32000 ou 20000 profs sans classe(s), comme un petit exemple d'étrangetés (quand le Rectorat lui-même fout dans un placard doré quelqu'un qu'il sait incompétent). Y a un moment où le statut de fonctionnaire, il y en a qui savent en profiter! C'est pas pour donner du grain à moudre à Cadichon (que je salue!) qui, parfois, part au 1/4 de tour, mais je préfère ça au: "ben alors? y a pô de mal"... (je ne dis pas que c'est votre cas, Jérémy; je crois que nous nous cognons contre ce genre de mur-là vous et moi).

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Entre les tigres, les guépards, les chats, les chiens, les loups, les ânes, les moutons...ce blogue ressemble de plus en plus à l'arche de Noé.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Je crois qu'on écrit blog...Et tant que ce n'est pas "l'arche de Zoé".

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Savez-vous Pendariès, que vous m'avez donné des idées. Pensez-vous j'ai des chances avec " les gogos girls sexy qui se déhanchent lascivement dans la fastueuse salle de bal du Doral " si je leur parle de Bossuet ?

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Quand on lit les entretiens de l'auteur des "Particules élémentaires", on apprend bien vite que la culture ne fait pas transpirer les filles...

Pendariès,

je n'ai pas répondu à votre post sur l'enseignante "protégée" car c'est un peu mon cas cette année, bien que je ne me sente pas tout à fait inutile. Mais rassurez-vous, je repars sur la ligne de feu l'année prochaine.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Robin, cette collègue n'est pas mise au CDI parce qu'elle a eu des ennuis de santé, mais parce qu'elle ne sait pas tenir même un classe d'agneaux, qu'elle a foutu en rogne son principal qui a manqué la gifler pour son incompétence et pour son attitude de grande-gueule-malgré-tout, que son rapport d'inspection est calamiteux, que tout est remonté au Rectorat, et que le Rectorat in fine a décidé de ne pas la confronter aux élèves (pour le pas leur faire rater une année!!!!); ce n'est pas moi qui le dis, c'est elle, et en plus elle est contente, elle peut penser à ce qu'elle fera le we. Moi, ça me fait montrer les crocs, ce genre de mentalité, quand nous savons combien il y en a qui suent sang et eau pour faire le mieux possible leur taff.

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Carole
Créer son école, c'est bien joli, mais avec quels fonds? Vous croyez que nous n'y avons jamais pensé? Vous croyez que c'est avec nos écolnomies( le lapsus est super, je ne corrige pas) que nous allons pouvoir le faire? Alors, si le mécénat vous tente, allez-y, financez. Il faut des locaux, aux normes de sécurité, des enseignants (on peut en trouver , là n'est pas le problème)
Il va falloir les payer, ces profs, et payer les charges sociales. Alors, on ne pourra inscrire que des élèves super-friqués, et si on veut leur adjoindre des mômes fauchés, les riches payeront davantage encore.
Yaca, c'est facile! Si je gagne au loto (bien que je ne joue pas), je pourrai y songer.

Écrit par : mouron rouge | 25 avril 2008

Pour poursuivre, la collègue ne fait rien au CDI, on n'a pas besoin d'elle. Elle passe ses 18 heures à taper la discute, à s'emmerder aussi, à ne rien faire; comme j'ai été en rage quand un collègue qui devait être renvoyé par le Rectorat à cause de son incapacité à travailler (presque 3 ans d'absence pour cause de diabète, alors que je le croisai en ville avec un pantalon sali par la peinture, qu'il prenait souvent le train pour monter à Paris); il n'envoyait pas ses arrêts maladie (!!!); c'était l'avis du médecin rectoral. Il a fait appel; le prof reste (les syndicats ont montré que le doc était vraiment trop méchant); il prend un mi-temps thérapeutique; il n'est quasiment jamais là. Et ça va continuer l'an prochain; et moi, je suis TZR depuis 6 ans, et encore pour quelques looongues années de plus. Alors les profs en poste fixe qu'on câline pour de mauvaises raisons, ça m'arrache.

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

ce n'est pas moi qui le dis, c'est elle, et en plus elle est contente, elle peut penser à ce qu'elle fera le we. Moi, ça me fait montrer les crocs, ce genre de mentalité, quand nous savons combien il y en a qui suent sang et eau pour faire le mieux possible leur taff.

Ecrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Oui, je vous comprends ; c'est le mauvais aspect de la sécurité de l'emploi. Puisque X. Darcos cherche à faire des économies, pourquoi ne met-il pas son nez dans ces placards dorés et ces pseudo emplois ?

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

La mère de Winston Churchill était effectivement américaine.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Ah, c'était sa mère ?
Bon alors, c'est pas sa "moitié".

Écrit par : yann | 25 avril 2008

Quand on lit les entretiens de l'auteur des "Particules élémentaires", on apprend bien vite que la culture ne fait pas transpirer les filles...

Dommage. Alors je vais laisser un peu de côte Bossuet pour le "body building" et la techno, mais je crains d'avoir du mal à rattraper mon retard.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Oui, je vous comprends ; c'est le mauvais aspect de la sécurité de l'emploi. Puisque X. Darcos cherche à faire des économies, pourquoi ne met-il pas son nez dans ces placards dorés et ces pseudo emplois ?

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Elle n'a que 25 ou 26 ans, cette fille. Imaginez sa carrière douillette si elle est dorlottée jusqu'à sa retraite...

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Dommage. Alors je vais laisser un peu de côte Bossuet pour le "body building" et la techno, mais je crains d'avoir du mal à rattraper mon retard.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Et la coupe de cheveux, Robin, le cheveu est capillaire, pardon, capital, chez le jeune; son gel aussi (ils se bousillent le poil, je trouve, pour ma part, avec ces couches de glue).

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Ah, c'était sa mère ?
Bon alors, c'est pas sa "moitié".

Ecrit par : yann | 25 avril 2008

Oui, et même que le grand Winston passait son temps à pleurer quand il était petit parce que sa maman américaine ne s'occupait pas de lui (authentique !)

...J'espère qu'elle ne préférait pas aller s'éclater en Californie.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Et le collègue diabétique (qui a pu repeindre et restaurer sa maison pendant son arrêt maladie): 33 ans.

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Et la coupe de cheveux, Robin, le cheveu est capillaire, pardon, capital, chez le jeune; son gel aussi (ils se bousillent le poil, je trouve, pour ma part, avec ces couches de glue).

Ecrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Je vais voir ça avec mon coiffeur. Je me verrais bien avec une crête panachée vert pomme et rose fluo.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Ahhhh la Californie, San Francisco... rouler à vélo sur le pont... Voir SF du côté de Sausalito... Quels beaux souvenirs (dommage que les sismologues prévoient que tout le paysage va être transformé d'ici 30 ans... Big one, big one, quand tu nous tiendras...).

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Et la coupe de cheveux, Robin, le cheveu est capillaire, pardon, capital, chez le jeune; son gel aussi (ils se bousillent le poil, je trouve, pour ma part, avec ces couches de glue).

Ecrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Ca leur passe en général vers 15 16 ans. Le nôtre (le plus jeune qui vient d'avoir 15 ans) vient de m'annoncer qu'il renonçait au gel et à la coiffure piquante qui allait avec.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis pas rassuré.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Il va falloir les payer, ces profs, et payer les charges sociales. Alors, on ne pourra inscrire que des élèves super-friqués, et si on veut leur adjoindre des mômes fauchés, les riches payeront davantage encore.
Yaca, c'est facile! Si je gagne au loto (bien que je ne joue pas), je pourrai y songer.

Ecrit par : mouron rouge | 25 avril 2008

Mouron, je n'avais pas répondu à Carole, par flemme. Ce qui m'avait fait sourire, c'est le "négociez votre départ". On voit à quel point nous sommes à des années lumières! Dans le privé, effectivement un cadre qui se débrouille bien peut partir avec des indemnités équivalant à 2 ans de salaire ( et leurs salaires ne sont pas les nôtres) et après le Monsieur ou la Dame peuvent se permettre de voir venir pour une formation autre ou pour monter une boîte, why not. Mais il faut être loin des réalités de l'EN pour dire ce que disait Carole. C'est aussi pourquoi je n'avais pas répondu; marre d'expliquer parfois. Pour le reste, tout d'accord avec vous, Red Mourron, et essayer de faire comprendre à quelqu'un qu'on a envie de travailler pour le public, pour tous les gamins, pour la "nation", on n'ose plus maintenant, c'est ringard, limite débile; puisqu'il faut se faire du fric et tout et tout...afficher sa réussite professionnelle-sociale-personnelle- avec maison-piscine-4X4-voyages très lointains exotiques à tout prix-fringues chères-soirées-réseau social-carnet d'adresses and so on. Bref, mon pauvre Mourron, servir son pays et les gosses qu'il y a dedans, gnafgnaf! Quelle c...cette pauvre Sanseverina! Plus personne ne pense à cela!

Écrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Quelle c...cette pauvre Sanseverina! Plus personne ne pense à cela!

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Mais non, Sanseverina, nous sommes au moins trois !
Bon, d'accord, ce n'est pas énorme, mais c'est un début (ou une fin).

Écrit par : catmano | 25 avril 2008

Encore un post et je passe votre nom à 3 r! Scusi!

Écrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Merci bien, Dame Catmano!

Écrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

"Évelyne Charmeux"

ÉvelIne CharmOUZE


Enfermez EvelIne, 'mou du jet de pavé', goxgoix, frakkk
Libérez Marie-Jeanne


"Lire avec léo et léa" edition belin pochir
"La planète des alphas" po chir
"singapour" math
"boscher mathématique"
"boscher écriture" (pour les droitiers)

Si vous voyez que võt gamin commence à prendre le 'crAyon' dans la main gauche, disTrètement' vous le lui mettez dans la main droite, ce qui vous évitera qq sushis plus tard ....

Comprend ki pratiK .

:ange:

Beel6 è 1 con.

Ecrit par : toto | 25 avril 2008

Ce site est plutôt interessant et même drôle parfois, mais qui est l'ane baté qui signe toto? Une erreur de la culture, ou de la nature? C'est un vrai débile mental, ou il fait semblant?

Écrit par : fred chichon | 25 avril 2008

que son rapport d'inspection est calamiteux, que tout est remonté au Rectorat, et que le Rectorat in fine a décidé de ne pas la .............

Quand on sait ce que vaut l'avis d'un inspecteur chef pédagol, quelle importance ? N'est-ce pas l'idée qui tourne en boucle sur ce blog ? C'est moche de débiner pratiquement nommément un collègue pour se faire mousser ! C'est petit !

Écrit par : Gigi | 25 avril 2008

Lariba, je m'étonne que vous échappiez à la vindicte de C.Sibille, après tout ce que vous osez dire sur Meirieu.

Je m'étais contentée de quelques copiés-collés de gens bien plus qualifiés que moi ( René Pommier par exemple), et qu'est-ce que j'ai pris dans la tronche !
Jamais personne ne m'avait ainsi insulté!!

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Insultée !

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Guy, j'espère que vous donnerez rapidement à votre joli petit âne une petite femme, et pourquoi pas un harem?

Si on garde un animal "entier", il faut en assumer les conséquences.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

PMB, le subjonctif imparfait du verbe finir, c'est "Qu'il finît", qu'il finisse, c'est au présent.

Anne-Marie.

Une de mes petites élèves de cinquième m'a dit , au futur : "Je finisserai".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Mille excuses, quand on a planté 3 rosiers, on est un peu fatigué...
Je n'avais pas tout lu.

Anne-Marie.

On a beau lire en global, puisque Jérémy le dit, il y en a de ces tartines !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Le retour parfait de sfaire c'est jean culisse ou jean culasse?

http://www.dailymotion.com/video/xhpiw_gogol-1er-jencule_events

Écrit par : Anne Marie Valette | 25 avril 2008

Pas de gâteries alimentaires pour l'âne de Guy Morel, prescrit Dobolino. Pauvre bête! Même pas une petite carotte de temps en temps?

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 avril 2008

"L'enseignement du code de la route au lycée sera «vraisemblablement une des préconisations du rapport»."

Et l'enseignement du laçage de mocassin ?
Et l'apprentissage raisonné du remplissage des grilles de sudoku ?
Et la gestion des activités liées à la française de jeux ?
Et l'aide au choix entre TF1 et M6, le soir ?

Bussereau est une buse irresponsable. Mettez le dans le pré avec l'âne de Guy Morel. Ils sont peut être interféconds ?

Écrit par : dugong | 25 avril 2008

Mettez le dans le pré avec l'âne

Ecrit par : dugong | 25 avril 2008


Un ane républicain ?

Écrit par : Sergio | 25 avril 2008

Tout cela est fait. Mais quand il me fait la gueule ?
GM

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2008

Une suggestion : faites-lui conjuguer le verbe braire à tous les temps, à tous les modes, ça devrait le calmer ...

Écrit par : chevreuil | 25 avril 2008

"Lariba, je m'étonne que vous échappiez à la vindicte de C.Sibille, après tout ce que vous osez dire sur Meirieu.

Je m'étais contentée de quelques copiés-collés de gens bien plus qualifiés que moi ( René Pommier par exemple), et qu'est-ce que j'ai pris dans la tronche !
Jamais personne ne m'avait ainsi insulté!!

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Ma pauvre bichette... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

"On a beau lire en global, puisque Jérémy le dit, il y en a de ces tartines !"

Je n'ai rien dit, moi ! Ou alors ça m'a échappé...

Écrit par : Jeremy | 25 avril 2008

"''la FIDL, qui porte bien son nom (c'est un cache-sexe du PS)"
Ecrit par : Manu | 25 avril 2008

Et les autres syndicats ils cachent celui de qui?

Et après on vous dira que ces gentils petits sont totonaumes.

Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2008

Il existe à mon avis au moins 2 syndicats réellement indépendants des partis : le Snalc et le Sages. On y trouve des adhérents de sensibilités différentes, y compris au sommet.

Méfiez-vous par ailleurs de cette généralité qui personellement m'agace profondément ("les " syndicats comme si ceux-ci ne consistaient qu'en une seule et même hydre à plusieurs têtes, défendant exactement les mêmes convictions. C'est loin d'être le cas même si certains font franchement doublon : UNSA/Cfdt
par exemple).

Écrit par : Manu | 25 avril 2008

"essayer de faire comprendre à quelqu'un qu'on a envie de travailler pour le public, pour tous les gamins, pour la "nation", on n'ose plus maintenant, c'est ringard, limite débile"

Honnêtement, avec cette ambition, on s'est bien fait avoir. Enfin c'est mon sentiment perso. Et ceux qui réussissent le mieux autour de moi dans l'E.N. sont ceux qui ont pour ambition de se faire mousser et/ou de se la couler douce.

Écrit par : Jeremy | 25 avril 2008

Bon alors, Manu, vous posez LA grande question.

"Il existe à mon avis au moins 2 syndicats réellement indépendants des partis : le Snalc et le Sages. On y trouve des adhérents de sensibilités différentes, y compris au sommet."

Il est temps de cesser les enfantillages pour avoir des réponses à des problèmes sérieux.

Nous avons dit le plus grand bien du Snalc ici-même.

Jean parle parfois de la société des agrégés, mais ce n'est pas un syndicat.

OR, A COTE DU SNALC EXISTE LE SAGES.

Qui a des infos sur le SAGES ? Que peut-on en dire objectivement ? J'ai bien sûr leur point de vue (leur site est accessible à tout le monde), et j'ai aussi le point de vue de leurs opposants (certains disent que c'est une formation d'extrême-droite).

JEAN, JEAN-PAUL, DUGONG, et alii... Si vous avez des informations sérieuses à me donner sur le SAGES, je serais ravi de les apprendre.

Écrit par : Jeremy | 25 avril 2008

Voici un petit lien, Jeremy:

http://www.le-sages.org/

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Christophe, j'indique dans le message que je sais bien que leur site est accessible à tout le monde.

Ce que je voudrais, c'est avoir sur le SAGES un point de vue autre que le leur sur eux-mêmes, et autre aussi que celui de leurs farouches opposants qui les traitent d'extrême-droite (à moins que ce ne soit vrai ?).

Écrit par : Jeremy | 25 avril 2008

Personnellement, je suis persuadé qu'on doit faire bouger les choses de l'intérieur, que l'école qui instruit, celle à laquelle nous sommes attachés vous et moi, doit rester l'école de la République.

"Quand l'école se scinde en deux, c'est la République qui est en danger. Répétons-le sans cesse : c'est au meilleur de la connaissance que tous les enfants scolarisés en France ont légalement droit" Bernard Lecherbonnier in la préface de la Fabrique du Crétin

Ecrit par : chevreuil | 25 avril 2008


D'accord avec vous.
Mais la République, elle est déjà en danger. Si on ne réforme pas maintenant le système avec N Sarkozy et Darcos, c'est foutu. Et sincèrement, qui n'en est pas conscient. Même les socialistes le savent, mais ils sont trop préoccupés d'assurer leur petit confort pour 2012 et sur le dos des autres. L'école c'est le dernier de leur soucis. Si cela en est un.




- Non. Je ne sais pas. Je suis un fonctionnaire-trop-payé-privilègié-toujours-z-en-vacances-responsable-du-retard-de-la-France-depuis-au-moins-Hugues-Capet.


-Carole, plutôt que de sortir vos ergots, dites-en un peu plus sur ces "établissements privés non confessionnels" que vous appelez à créer : pour quelles familles ? A quel coût ?
Connaissez-vous le prix d'inscription dans une école privée hors contrat ?

Ce n'est pas la peine de ressortir les déclarations habituelles (style Mouron rouge et Sanseverina). Je sais que vous êtes tous des fonctionnaires, et je sais aussi que cela n'est pas facile.

Peu importe, vous n'allez quand même pas me dire que parce que l'on est fonctionnaire, on ne peut être créateur ?
C'est une honte d'avoir envie de construire soi-même son école ?
Vous allez me dire et les investissements ? Si je vous parle Business Angels, banques, je vais me faire assassiner ! Alors passons.

Le coût des écoles privées. Oui je les connais.
Allez une petite variété.
De 100 300 1100 1600 1700 3700 euros annuels.
St Jean de Passy environ 1700 euros.
Ecole Alsacienne 2000 euros
Notre Dame des oiseaux 1300

1 ex de hors contrat : Le cours Edgar Poe
3700 euros annuels pour seulement 230 élèves

Toutes ces écoles n'intègrent pas la cantine qui est en sup.
Les 1/2 pensions varient entre 500 et 1000 euros.

Si mes souvenirs sont bons, il existe environ 500 écoles indépendantes en France.

Alors, oui, j'ai le droit de rêver, car pour moi rien n'est impossible. Et le "yaka" m'agace.

Vous imaginez LE COURS BRIGHELLI
La pub serait assurée.

Écrit par : Carole | 25 avril 2008

Le SAGES compte une poignée d'adhérents.
Il s'est illustré il y a quatre ans par une intervention dont le SNALC rend compte sur son site et que la Société des agrégés a trouvée particulièrement maladroite elle aussi.
Voici l'extrait du site du SNALC:


"HORS CLASSE DES AGREGES

MERITE ? BAREME ? CONCOURS ?

AGREGES, QUI VOUS DEFEND VRAIMENT ?



Session 1997 : Instauration d’un barème pour l’accès à la hors classe des agrégés ( ce barème prévoit 30 points pour l’accès au corps par concours).
Session 1998 : Les 30 points initiaux sont réduits à 20.
Session 2004 : Le Président du SAGES* obtient le 24 avril 2004 l’annulation des notes de service pour les sessions de 2002 et 2003.
En conséquence les points attribués dans le barème pour l’accès au corps par concours devront disparaître. Les textes réglementaires en vigueur prévoient en effet que les promotions résultent de l’examen approfondi de la valeur professionnelle des agents.

Tous les lauréats du concours, affectés tant dans le second degré que dans le supérieur, seront également victimes des nouvelles dispositions du Ministère qui a profité de cet arrêt pour remodeler cyniquement le règles d’accès et introduire une promotion « au mérite » selon des critères arbitraires et opaques.
Etc."

Écrit par : Jean | 25 avril 2008

"essayer de faire comprendre à quelqu'un qu'on a envie de travailler pour le public, pour tous les gamins, pour la "nation", on n'ose plus maintenant, c'est ringard, limite débile"

Honnêtement, avec cette ambition, on s'est bien fait avoir. Enfin c'est mon sentiment perso. Et ceux qui réussissent le mieux autour de moi dans l'E.N. sont ceux qui ont pour ambition de se faire mousser et/ou de se la couler douce.

Ecrit par : Jeremy | 25 avril 2008

Exactement. Et cela pose le problème de l'évaluation "au mérite" des enseignants. Que note-t-on chez un professeur ?
Son efficacité, ses résultats ? En quels termes sont-ils établis ? Comment cela se mesure-t-il ? Avec quel niveaumètre à ruban ?
Ou plutôt la conformité de sa pratique aux modes pédagogiques en cours ?

M. Durand fait des TPE sur l'adaptation des crabes en milieu montagnard ? + 10 points

Mme Dupont fait de la syllabique ? - 50 points

M. Dubois des sorties éducatives, une classe à PAC, un projet- citoyen-axé-sur-la-maîtrise-des-énergies-renouvelables-avec-communication-sur-le-site-internet-de-l'école ? Banco !
Vous avez le droit de vous présenter à l'examen pour être maître-formateur !

Quelle c...cette pauvre Sanseverina! Plus personne ne pense à cela!

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Si, si. J'en connais plein, des instits et des profs qui mouillent la chemise et il y en a un bon paquet sur ce blog, si je ne me trompe. Sans trop se faire d'illusions d'ailleurs et ils continueront jusqu'à être écoeurés de la vindicte bien-pensante qui règne un peu partout.

PS Quel beau texte sur l'ennui, Louis Barthas. Je le copie-colle, pour s'en régaler encore.

"la mentalité de nos sociétés modernes qui ne veulent pas regarder la mort en face, celle qui attend chacun d'entre nous. La peur de l'ennui, c'est aussi la peur de penser la mort à travers l'expérience intime de l'écoulement inexorable du temps et du vide."

Ca me rappelle les longues pages du Balcon en Forêt de Julien Gracq, où l'attente de l'offensive dans les Ardennes est en suspens dans la contemplation de la forêt et dans l'écoulement des saisons.

Écrit par : chevreuil | 25 avril 2008

Honnêtement, avec cette ambition, on s'est bien fait avoir. Enfin c'est mon sentiment perso. Et ceux qui réussissent le mieux autour de moi dans l'E.N. sont ceux qui ont pour ambition de se faire mousser et/ou de se la couler douce.

Ecrit par : Jeremy | 25 avril 2008

Mais alors faites-vous mousser avec les pédagos car il n'y a guère que ceux -là dans l'EN qui ont droit à la reconnaissance!
Ou alors rampez pour rentrer à l'IUFM. Ils se la coulent douce, là.
Et pour l'instant, notre bon ministre de gauche/droite n'a pas encore eu l'idée de supprimer les postes des IUFM. Pourtant, il y en aurait de l'argent à récupérer et des postes et des profs tellement compétents qui auraient tellement envie de retourner sur le terrain.
Au fait, le poste de PRAG? C'est bien vous qui postuliez sur un poste de PRAG, si mes souvenirs sont bons?
Et quand vous dites: " ceux qui réussissent le mieux dans l'EN", c'est quoi pour vous: "réussir dans l'EN"?

Écrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

" Qui est l'âne bâté qui signe toto?
écrit par Fred Chichon

Comme l'a écrit récemment quelqu'un ici-même, toto est toto. Pour le comprendre, il faut être expert en totologie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 avril 2008

Bonsoir Jérémy,

Je connais relativement bien le Sages : c'est un syndicat réservé aux agrégés. La plupart enseignent en CPGE et ils ont une liste de diffusion -qui n'est pas un forum public comme ici- sur laquelle ils ont la gentillesse de m'accueillir depuis plusieurs années (bien que je ne sois pas agrégé). Ce sont des gens extrêmement sympathiques qui n'ont rien à voir - mais alors rien à voir - avec un mouvement d'extrême droite. Quel âne rouge a bien pu vous sortir une telle absurdité ? Ceux qui profèrent de telles conneries ne doivent pas avoir la conscience tranquille - Sans doute quelques bien-pensants qui se sont eux-même intronisés dans le camp du Bien : ces gens là sont sans doute beaucoup plus proche qu'ils ne le croient de l'ostracisme et de l'intolérance d'un Le Pen qu'ils dénoncent par ailleurs, même si cela peut sembler paradoxal à première vue -.
Le "raisonnement" commence d'ailleurs à être sérieusement éculé : on est dans le camp du Bien (parce que le mal, c'est l'autre, c'est celui qui ne pense pas comme nous, qui n'est peut-être pas "de gauche" si ça se trouve et qui ne lit même pas Télérama et Libé) : donc tout ce qui est différent ou divergent ne peut être que fasciste (y compris ceux qui réclament un peu d'autorité à l'école ou tout simplement revendiquent qu'on apprenne de temps en temps quelque chose aux élèves).


Même si je ne suis pas forcément d'accord sur tout avec eux, je dois beaucoup aux gens du Sages dans ma prise de conscience des ravages du pédagogisme : quand je suis sorti de l'IUFM il ya quelques années, on s'était, moi et mes potes, suffisamment fait laver le cerveau pour croire à un certains nombre d'absurdités et certains y croient encore (ou feignent d'y croire pour ne pas être emmerdé par l'inspecteur : combien de collègues massacrent des générations entières d'élèves dans le seul but de ne pas faire de vague et de se conformer à la doxa ?).

Bref, je dois beaucoup au Sages et je les en remercie publiquement. Ceux qui prétendent qu'ils sont d'extrême-droite sont des cons ou des minables, si ce n'est les deux. Et je pèse mes mots.

Écrit par : Manu | 25 avril 2008

"Ou alors rampez pour rentrer à l'IUFM. Ils se la coulent douce, là."

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Très franchement, il y a des moments où je me demande si vous savez bien de quoi vous parlez. Pour rester poli.
Ces généralisations sont un peu agaçantes, et insultantes à la longue.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Mais alors faites-vous mousser avec les pédagos car il n'y a guère que ceux -là dans l'EN qui ont droit à la reconnaissance!

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Et ça c'est faux peut-être ? Tu prends vraiment les gens pour des cons, Sibille. Et ça, c'est pas bon.

Écrit par : Manu | 25 avril 2008

Merci pour votre argumentation, Carole.

Quelques remarques en passant :

- Les écoles hors contrat que vous citez sont situées dans de très grandes agglomérations, dans des zones économiquement dynamiques, recrutant une population scolaire majoritairement aisée, y compris des enfants de dirigeants socialistes, d'ailleurs ! Vous savez bien que ce n'est pas , mais alors pas du tout le cas partout. Quid des écoles en zone rurale ? En zone en crise industrielle ?

- Dans l'école où je travaille, bien des familles vivent de minima sociaux ou de petits boulots, stages, CDD, etc. Soyons clairs, j'ai horreur du misérabilisme et je rejette toute forme de déterminisme social. Mais qui va pouvoir se payer une école hors contrat ? Des aides sociales massives ? Un chèque-éducation ? De la dépense publique, tout ça !

-Qu'est-ce qui se dessine ? D'un côté une minorité importante d'écoles asssurant leur recrutement sur droits d'inscription, dossiers, et je ne sais quoi ( Il faudra éviter l'inscription des élèves susceptibles de plomber les indices de réussite de l'établissement) et de l'autre une école publique-ghetto où se concentreront les difficultés. A l'élitisme républicain se substituera l'élitisme par l'argent, et c'est exactement le projet contraire à celui des fondateurs de l'école de Ferry (Jules, pas l'autre) et Buisson.

"- Alors, oui, j'ai le droit de rêver, car pour moi rien n'est impossible."
En effet, rien n'est impossible, et cette possibilité d'une école à deux vitesses me glace.

"Et le "yaka" m'agace."
Moi aussi, au plus haut point. Dans ma classe, je suis plutôt dans le "J'ai qu'à" et le "Il faut que je", sans attendre ni César ni tribun. Même entouré d'une équipe, et celle avec qui je travaille est remarquable, un enseignant est seul dans sa classe, habitué à se débrouiller avec les élèves qui lui sont confiés, sa personnalité, son jugement et son travail quotidien.

Aussi, Carole, s'il faut refonder l'école sur la base des savoirs, s'il faut tourner le dos à des dérives, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de jeter le bébé avec l'eau du bain : le système scolaire français a une tradition nationale, elle a fonctionné pendant des années, et pendant des décennies beaucoup plus difficiles que la nôtre.

Cordialement

Écrit par : chevreuil | 25 avril 2008

Vous imaginez LE COURS BRIGHELLI
La pub serait assurée.

Ecrit par : Carole | 25 avril 2008

Ouais, vas-y, trop cool ! Si vous avez besoin d'un professeur de musique... mais je crois que je ne suis pas le seul sur ce blog, hélas !

Écrit par : Manu | 25 avril 2008

Ce site est plutôt interessant et même drôle parfois, mais qui est l'ane baté qui signe toto? Une erreur de la culture, ou de la nature? C'est un vrai débile mental, ou il fait semblant?

Ecrit par : fred chichon | 25 avril 2008

Personne ne sait qui est toto, fred... Un zozorro surgissant de la nuit ? Un Bossu préparant patiemment sa vengence contre les pédagos ? L'âne de Gui Morel à qui il ne manquerait même pas la parole ?

toto est la mascotte du blog et son mystère. Si nous ne l'avions pas, il faudrait l'inventer.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Guy, j'espère que vous donnerez rapidement à votre joli petit âne une petite femme, et pourquoi pas un harem?

Si on garde un animal "entier", il faut en assumer les conséquences.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

...Sans oublier les ânons et des ânesses...Est-ce que vous êtes en train de suggérer à Gui Morel de fonder une école privée ?

Avec la méthode syllabique, même les ânes sauront lire et écrire !

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

M. Durand fait des TPE sur l'adaptation des crabes en milieu montagnard ? + 10 points

(sanseverina)

Est-ce que vous avez d'autres idées comme celle-là duchessa, c'est pour l'année prochaine.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

1 ex de hors contrat : Le cours Edgar Poe
3700 euros annuels pour seulement 230 élèves

Pire qu'un double assassinat dans la rue Morgue.

Écrit par : Robin | 25 avril 2008

Mais la République, elle est déjà en danger. Si on ne réforme pas maintenant le système avec N Sarkozy et Darcos, c'est foutu. Et sincèrement, qui n'en est pas conscient. Même les socialistes le savent, mais ils sont trop préoccupés d'assurer leur petit confort pour 2012 et sur le dos des autres. L'école c'est le dernier de leur soucis. Si cela en est un.

(carole)

Sur un sujet comme celui-là, il devrait y avoir un consensus, comme dans les pays scandinaves. C'est typiquement français cette habitude qu'ont les gens de se déchirer au lieu de s'unir quand la catastrophe menace.

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Chevreuil,

Il est vrai que ce type d'écoles ne se trouvent pas sur tout le territoire.
Mais pour les fameux "défenseurs de la République", voyez (ci-dessous) où leurs enfants peuvent être instruits. Ce qui est tout de même incroyable, c'est que ces mêmes personnes tirent à boulets rouges sur ceux qui veulent modifier le système. La charité socialiste ne me fait pas rire.



Bien sûr, les défenseurs de l’école de la République sont les premiers à mettre leurs rejetons à l’abri dans les établissements privés : Bernard Kouchner, Ségolène Royal, Martine Aubry, Robert Badinter, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Joxe, Elisabeth Guigou, Christophe Girard, Tony Dreyfus, Lyne Cohen-Solal, Claude Bartolone..., sans parler de Daniel le Bret, fondateur de Paraschool, entreprise privée qui prospère sur les ruines de l’école publique qu’il a contribué à démolir comme secrétaire général du syndicat d’enseignant du public, le Snuipp. Et ce n’est pas en prenant arbitrairement une poignée d’élèves des banlieues et en les transplantant dans des établissements d’excellence, que l’on mettra fin à ce scandale de la pénurie organisée en matière d’éducation. Ainsi, tous vont à l’école, mais peu sont admis à une véritable éducation.

C'est un peu du style Marie-Antoinette.
Le peuple a faim, donnez leur des brioches.

Les enfants ont le droit à l'instruction.
Ils auront droit à la nourriture infâme de Merrieu and co.

Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Mais le bébé est malade et il n'y a plus d'eau dans le bain.

Je vous souhaite un bon week-end.

Écrit par : Carole | 26 avril 2008

M. Durand fait des TPE sur l'adaptation des crabes en milieu montagnard ? + 10 points

(sanseverina)

Est-ce que vous avez d'autres idées comme celle-là duchessa, c'est pour l'année prochaine.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2008

Je ne suis pas très gourmand question point. C'est juste pour ne plus continuer à passer pour un vieux crabe.

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Pendant ce temps-là, ô privilégiée, j'étais au théâtre, devant "Bérénice". C'est ça le luxe. Rien que du Beau.

Ecrit par : FGuichard | 25 avril 2008

Oui, mais :

"Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous?"

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Pendant ce temps-là, ô privilégiée, j'étais au théâtre, devant "Bérénice". C'est ça le luxe. Rien que du Beau.

Ecrit par : FGuichard | 25 avril 2008

Oui, mais :

"Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous?"

Ecrit par : Robin | 26 avril 2008

Allez, pour le plaisir, avant d'aller dormir, c'est aussi beau que l'Elégie de Fauré :


Antiochus (à Bérénice)

Que vous dirais-je enfin? Je fuis des yeux distraits,
Qui me voyant toujours ne me voyaient jamais.
Adieu. Je vais le coeur trop plein de votre image
Attendre en vous aimant la mort pour mon partage.
Surtout ne craignez point qu'une aveugle douleur
Remplisse l'univers du bruit de mon malheur:
Madame, le seul bruit d'une mort que j'implore
Vous fera souvenir que je vivais encore.
Adieu.
[...]
Je la verrai gémir; je la plaindrai moi-même.
Pour fruit de tant d'amour, j'aurai le triste emploi
De recueillir des larmes qui ne sont pas pour moi.
[...]

Bérénice (à Titus)

Je n'écoute plus rien, et pour jamais adieu.
Pour jamais! Ah! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime?

Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous?
Que le jour recommence et que le jour finisse

Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus!

L'ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence?
Ces jours, si longs pour moi, lui sembleront trop courts.


(Jean Racine, Bérénice)

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Je la verrai gémir; je la plaindrai moi-même.
Pour fruit de tant d'amour, j'aurai le triste emploi
De recueillir des larmes qui ne sont pas pour moi.

Je n'écoute plus rien, et pour jamais adieu.
Pour jamais! Ah! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime?

Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous?
Que le jour recommence et que le jour finisse

Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus?

Vous les entendez les attaques de l'archet ?

On n'a jamais rien écrit de plus beau. Et celui qui n'a jamais vécu ces vers est le plus heureux et le plus malheureux des hommes.

Bonne nuit pour de bon !

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Cadichon,

Pas de problème, mais patiente un peu, pb avec out-look.

Ciao, ciao.

Écrit par : carole | 26 avril 2008

que son rapport d'inspection est calamiteux, que tout est remonté au Rectorat, et que le Rectorat in fine a décidé de ne pas la .............

Quand on sait ce que vaut l'avis d'un inspecteur chef pédagol, quelle importance ? N'est-ce pas l'idée qui tourne en boucle sur ce blog ? C'est moche de débiner pratiquement nommément un collègue pour se faire mousser ! C'est petit !

Ecrit par : Gigi | 25 avril 2008

Il n'y avait rien de pédagogique dans le rapport (d'où le fait que j'en parle; et la nana le dit elle-même: "Je suis nulle et incapable de tenir une classe, même la plus calme"); et je ne me fais pas mousser gigi, pointez du doigt où je le fais (si dire ce que je vis et ce que me disent les élèves que j'ai eu en remplacement, parce que je pense que je bosse, - ne répète-t-on pas ici que c'est en travaillant son sujet, en maîtrisant ses connaissances qu'on peut "tenir" une classe, et puis, la relation aux élèves est importe, et je ne joue pas aux copains, loin de là; mon pote Panto est terrible avec ses ados, il les fait trimer sur , les tient par sa façon d'être: brillant, plein d'humour et des sanctions pleins la besace si ça bosse pas); juste que s'il y a 32000 ou 20000 profs sans affectation, quand j'entends ce genre de chose, ça me fout les boules, surtout quand, comme je l'ai dit, il y en a comme Sanseverina qui travaille et vont travailler dans des conditions pas évidentes, c'est un TZR qui vous parle. Et vous m'expliquerez ce "pratiquement nommément", car je n'ai pas cité le nom du bahut où elle se trouve. Si toucher où c'est sensible vous pousse des boutons, que puis-je y faire?

Écrit par : Pendariès | 26 avril 2008

sa vengence

vengeAnce !

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

"Mais alors faites-vous mousser avec les pédagos car il n'y a guère que ceux-là dans l'EN qui ont droit à la reconnaissance!

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Et ça c'est faux peut-être ? Tu prends vraiment les gens pour des cons, Sibille. Et ça, c'est pas bon."

Ecrit par : Manu | 25 avril 2008

Ne me tutoyez pas, s'il vous plaît! Vous vous prenez pour toto? Comme dit Robin, il n'y en a qu'un ici, et cela suffit bien!
Et essayez, si vous le pouvez, de ne pas faire parler les autres en votre nom...
Et de développer un peu cette phrase toute faite (de Sanseverina), qui veut assurément dire quelque chose, mais qui ne dit rien.
Le ton insultant et méprisant que certains adoptent ici, (un multi pseudo pour une seule personne?) et les amalgames de toutes sortes ne vous avanceront à rien dans le combat qui est le vôtre. Ils ne font que le décrédibiliser.
Très sincèrement.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

A Palm Springs règne une grande légèreté ; nulle agressivité ou débordements violents, malgré la foule, les nuits blanches, l’excitation et l’alcool. Avec Cécile et Chris, les Françaises se rendent à la White Diamonds Party. Dans la fastueuse salle de bal du Doral, tenue blanche obligatoire et ambiance survoltée. Sur des podiums, des gogo-danseuses sexy se déhanchent lascivement pour quelques dollars. Chris craque pour une danseuse blonde et athlétique, qui bouge divinement au son du r’n’b. Cécile, elle, rêve de s’installer en Californie.

(1) Cinq saisons ont déjà été réalisées. En France, la série est diffusée sur Canal +, Pink TV et Téva.

Ecrit par : Pendariès | 25 avril 2008

Homme, nationalité française, la cinquantaine, professeur de Lettres, parlant anglais avec accent Maurice Chevalier, aimant nature, animaux, en particulier ânes, Mozart, Fauré, Rilke, Bossuet, tragédie classique, Shopenhauer...cherche danseuse blonde et athlétique de RndB pour amitié intellectuelle, échanges...et plus si affinités.

Laisser message sur blog "Bonnet d'âne". Code "Ange bleu".

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Cadichon,

Pas de problème, mais patiente un peu, pb avec out-look.

Ciao, ciao.

Ecrit par : carole | 26 avril 2008

C'est une entreprise publique, outlook ?

Écrit par : catmano | 26 avril 2008

Pas de gâteries alimentaires pour l'âne de Guy Morel, prescrit Dobolino. Pauvre bête! Même pas une petite carotte de temps en temps?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 avril 2008

Dobolino a raison ; attention à la terrrrrrible fourbure ! Un âne, cela se gâte à la voix, par de douces paroles. C'est pas comme le SNUIPP qu'il faut traiter à coups de pied quelque part.
Pour bien commencer le week-end, allez faire un tour sur :
Pas de gâteries alimentaires pour l'âne de Guy Morel, prescrit Dobolino. Pauvre bête! Même pas une petite carotte de temps en temps?
Bon, pour bien commencer le week-end, allez faire un tour sur
http://ecoledelaculture.canalblog.com/

Écrit par : guy morel | 26 avril 2008

De Blue Angel @ Robin Hood :

"" Blonde danseuse athlétique pas glop.
Pouchkine avait écrit : "L'habitude est l'âme des Etats."
Presque 200 ans plus tard, Bukovsky nous raconte le futur."

http://www.youtube.com/watch?v=rNj5iCU5mLg

Écrit par : Blue Angel | 26 avril 2008

Bussereau est une buse irresponsable. Mettez le dans le pré avec l'âne de Guy Morel. Ils sont peut être interféconds ?
Ecrit par : dugong | 25 avril 2008

Bonne idée ! Z'avez déjà vu ruer mon âne ? Un bon coup de sabot, bien précis, et plus de Bussereau.

Écrit par : guy morel | 26 avril 2008

J'y ai vu une chose, Guy, sur ce blog, c'est que les échanges entre Wettstein-Badour et Ramus restaient assez courtois... Comme quoi, cela doit bien être possible, entre les différentes parties, sans jeter d'anathème, ni mépriser les autres.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

En ces périodes de vibrionance évaluationniste, une idée pour tester les membres (?) du gouvernement. Le petit chef inclus :

Les mettre individuellement pendant une journée dans le pré avec l'âne de Guy Morel et observer ce qui se passe.

Le GRIP accréditerait les journalistes qui suivraient l'évènement. Une buvette serait installée qui contriburait aux finances du GRIP tout en diffusant les documents SLECC.

Un DVD serait édité avec les meilleurs moments des confrontations.

Écrit par : dugong | 26 avril 2008

J'y ai vu une chose, Guy, sur ce blog, c'est que les échanges entre Wettstein-Badour et Ramus restaient assez courtois... Comme quoi, cela doit bien être possible, entre les différentes parties, sans jeter d'anathème, ni mépriser les autres.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Si vous m'avez écouté sur RFI face à Meirieu, vous vous êtes rendu compte que je sais être courtois.
Je lui ai aussi rappelé hors antenne qu'un certain nombre de ses amis non seulement manquaient de courtoisie, mais ne reculaient pas devant des amalgames qui pourraient bien les conduire devant les tribunaux pour banalisation de crimes contre l'humanité : un certain Grandserre qui avait assimilé Marc Le Bris à Eichmann, par exemple. Ou une imbécile qui s'était avisée de crier "heil SLECC !" pour saluer une institutrice de notre réseau d'écoles.
Bien à vous.

Écrit par : guy morel | 26 avril 2008

"En ces périodes de vibrionnance évaluationniste..."

Ecrit par : dugong | 26 avril 2008

Vous avez le sens de la litote, Dugong... L'âne et ses "collègues de pré" n'auraient même pas le temps d'y mettre un pied qu'ils seraient déjà évalués de fond en comble! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

"1 ex de hors contrat : Le cours Edgar Poe
3700 euros annuels pour seulement 230 élèves"

Et alors? C'est juste 2 paquets de cigarettes ou (même pas et !) quelques pastis par jour !

PS: qui se reconnaîtra? Il y en a forcément un ici que je connais bien...

Écrit par : jeanh | 26 avril 2008

"On a beau lire en global, puisque Jérémy le dit, il y en a de ces tartines !"

Je n'ai rien dit, moi ! Ou alors ça m'a échappé...
Ecrit par : Jeremy | 25 avril 2008

C'était moi, Jérémy.
Mais anne marie lit vraiment en diagonale. Si elle lit...

Écrit par : yann | 26 avril 2008

J'y ai vu une chose, Guy, sur ce blog, c'est que les échanges entre Wettstein-Badour et Ramus restaient assez courtois... Comme quoi, cela doit bien être possible, entre les différentes parties, sans jeter d'anathème, ni mépriser les autres.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Ramus a pour l'instant le cul entre deux chaises, il se rapproche de madame Wettstein-Badour, car il sait qu'elle finira par gagner, quand les IRMf auront définitivement prouvé que le cerveau humain n'est pas fait pour lire global.

Il a été assez longtemps très proche de Goigoux et autres constructivistes, et s'en écarte peu à peu, mine de rien.

(Il m'avait répondu d'un air gêné qu'il ne connaissait pas Sperry, ses références bibliographiques doivent être assez pauvres.)

Ceux qui sont interessés par ma bibliographie sur les dérives médicalisées de la pseudo-dyslexie, je peux la leur envoyer.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 avril 2008

Yann, pourquoi cette agressivité? Je lis malheureusement énormément des livres dont j'aimetrias bien me passer, et survoler à toute vitesse les mètres de blog conduit à faire des erreurs.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 avril 2008

L'activité de construction du sens étant une activité de raisonnement, activité intelligente dans laquelle il n'y a pas de mécanisme, le déchiffrage n'existe pas. Il n'y a jamais eu de déchiffrage dans la lecture; personne n'a jamais construit du sens en déchiffrant. La mise en place d'un mécanisme de déchiffrage et d'oralisation dresse des obstacles sur la route des enfants qui apprennent à lire. »

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 avril 2008

Comme l'a bien vu P.Cordoba, le vice premier des principes pédagogiques d'E.Charmeux comme de ses compagnons est celui d'une approche phénoménologique prônant une sorte de régression infinie pour aboutir au "sens" ou au "raisonnement" (on n'en finit jamais de chercher le sens derrière le sens, et le sens du sens du sens, etc...): la pensée pour elle n'a rien de "mécanique" (ni probablement de "matériel"): c'est une émanation de l'essence divine impalpable de l'homme...

En niant toute forme de mécanisme dans la fonction raisonnante (réaction au structuralisme et au deleuzisme qu'elle a connue dans ses jeunes années? refus des machines désirantes?); E.C. se prive de toute définition opérante. On aboutit à une sorte de théologie négative ou le "raisonnement" et le "sens" ont pris la place d'un Dieu absent. Les textes d'E.Charmeux sont le fruit étrange d'une rencontre entre les avatars modernes de la théologie négative (JL Marion, M Blanchot...) et la fausse gentillesse pesante de Ph Meirieu.
Fascinant, mais surtout épuisant et décourageant

Ce n'est pourtant pas compliqué de trancher: il suffit de prendre quelques classes de composition comparable à l'entrée en CP, de les soumettre à l'instruction rigoureuse avec sa part indispensable de "mécanisme" d'un côté, et à la théologie meirio-charmeusienne de l'autre, et de regarder le résultat au bout d'un an (ou deux ans).
Goigoux l'a fait pour discréditer son maître Foucambert et prendre sa place (en comparant les méthodes idéovisuelles à des méthodes semi-globales un tout petit peu moins nocives):pourquoi ne pas faire ce genre de test entre des classes SLECC et des classe Frackowiennes? Il suffirait que l'on ait dans la même école des instituteurs des deux bords (et des parents volontaires... prêts à sacrifier les premières années d'éducation de leurs enfants sur l'autel du savoir et du progrès éducatif...)
JD

Écrit par : Jesse Darvas | 26 avril 2008

"Ou alors rampez pour rentrer à l'IUFM. Ils se la coulent douce, là."

Ecrit par : Sanseverina | 25 avril 2008

Très franchement, il y a des moments où je me demande si vous savez bien de quoi vous parlez. Pour rester poli.
Ces généralisations sont un peu agaçantes, et insultantes à la longue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2008

Je connais pas mal de gens qui enseignent dans un IUFM. Je répète et je signe: ils se la coulent douce. Ils ne font pas rien. Mais vous ne ferez croire à personne que la profession de formateur est aussi épuisante que celle de prof de terrain surout quand le terrain est glissant comme pour certains d'entre nous.
Pour rentrer dans un IUFM, il faut montrer patte blanche. On peut dire "ramper" " être en accord avec l'idéologie ambiante" " partager la même doxa", bref, toutes formulations possibles.
Dernière chose, on a le droit de parler des IUFM sur ce blog sans que vous ne vous sentiez visé à chaque fois, on vous l'a déjà dit.
A part cela, je souhaiterais que notre ministre réduise les postes de profs dans les IUFM, supprime les budgets, puis supprime les IUFM et les fasse crever à petit feu. La dernière fois que j'ai mis les pieds dans l'IUFM de ma ville, l'argent y coulait à flots, sous forme de machines, matériel, salles équipées en tout genres et j'en passe. Et les collègues que j'ai rencontrés en fin de trimestre n'avaient pas la tête fatiguée de moi et de mes collègues de collège. Ce ne sont pas des généralités du tout. De l'expérience.

Écrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

Maître Robin, désolée de vous décevoir mais l'histoire des crabes et de Durand, ce n'est pas moi. Adonc je ne peux pas vous répondre à mon grand dam! Bonne journée à vous.

Écrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

Oui, Penda, il y a des planqués dans l'EN. Vous avez raison de le dire. Dans le privé aussi. Je connais un ingénieur qui vient d'achever sa maison après s'être fait licencié volontairement avec une prime confortable. Il a touché ses indemnités de chômage pendant 2 ans. La maison est finie. Il vient de retrouver un boulot sans problème. Boulot qu'il aurait dû prendre dès sa sortie. Mais le fonctionnement des assedic est tel que...Et la boîte privée n'est pas non plus gênée aux entournures de reprendre quelqu'un qui en a profité joyeusement pendant 2 ans ( difficile à cacher sur un CV un trou de 2 ans!)

Écrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

Comme l'a bien vu P.Cordoba, le vice premier des principes pédagogiques d'E.Charmeux comme de ses compagnons est celui d'une approche phénoménologique prônant une sorte de régression infinie pour aboutir au "sens" ou au "raisonnement" (on n'en finit jamais de chercher le sens derrière le sens, et le sens du sens du sens, etc...)

Ecrit par : Jesse Darvas | 26 avril 2008

Et c'est ainsi qu'on en arrive à installer dans sa classe de Moyenne Section (enfants de 4 ans) des "ateliers de développement cognitif basés sur l'analyse de la tâche"...
Ça en jette !

Écrit par : catmano | 26 avril 2008

Oui, Penda, il y a des planqués dans l'EN. Vous avez raison de le dire. Dans le privé aussi. Je connais un ingénieur qui vient d'achever sa maison après s'être fait licencié volontairement avec une prime confortable. Il a touché ses indemnités de chômage pendant 2 ans. La maison est finie. Il vient de retrouver un boulot sans problème. Boulot qu'il aurait dû prendre dès sa sortie. Mais le fonctionnement des assedic est tel que...Et la boîte privée n'est pas non plus gênée aux entournures de reprendre quelqu'un qui en a profité joyeusement pendant 2 ans ( difficile à cacher sur un CV un trou de 2 ans!)

Ecrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

Bonjour! Ce qui me fiche en rogne, vraiment, dans les deux cas que j'ai cités: c'est l'employeur lui-même qui ferme les yeux et qui fait profiter de la largesse de ses épaules pour les laisser dans le système (la paye) et à côté quand même (rester chez soi sans envoyer ses arrêts maladie, être au CDI pour ne pas faire de connerie devant des classes); et si je pousse une gueulante, c'est parce que les enseignants qui font leur boulot correctement, ont généralement de bonnes relations avec leurs élèves (hors ceux qui sont irrécupérables), réussissent à les aider à progresser et à les remotiver en reprenant les bases (merci encore aux collègues qui m'ont envoyé des exercices de grammaire; très-utiles, indispensables même dorénavant!) et en leur montrant, avec de l'attention et de la cordialité mais mon exigence surtout, que ce ne sont pas les idiots que le collège parfois voulait bien leur faire croire (je parle pour les LP); manque de pot, TZR (avec toutes les complications que cela implique: s'imposer et accrocher immédiatement l'attention dès les premières minutes de chacun des remplacements - ils peuvent être nombreux dans une année! -, et quand l'un d'eux n'est que d'un mois ou deux, vouc avez en face de vous, quelquefois, des killers qui veulent se faire le remplaçant qui se cassera bientôt par la force des choses), manque de pot, pendant que certains se la coulent douce (et tout comme Sanseverina, j'en ai vus des collègues d'IUFM le teint frais, la mine ravie et le cours branlant - pas vraiment préparé donc - en fin de trimestre et d'année, spécifiquement celles et ceux qui enseignent aussi à l'université et qui proposent des ateliers d'écriture... Remarquez, des collègues en LP, Lycée, Collège ou Primaine, la mine rose et l'air complètement dégagé, il y en a aussi.); manque de pot (ter), l'agacement monte quand, pardon je parle de moi, mais on ne peut causer bien que de ce que l'on connaît, on passe à l'ancienneté, et, pompom qui me fait me marrer (il fait bon de rire), quand on lit sur sa notation administrative à "Rayonnement": B; alors que JE RAYONNE COMME UN SOLEIL, fichtre!

Écrit par : Pendariès | 26 avril 2008

Pour Catmano, hier, je vais chercher mon neveu à son école maternelle (il a 6 ans, en grande section) - petite structure dans la campagne cévenole; j'apprends que l'an prochain, les gamins vont découvrir la lecture à l'aide de "Léo et Léa" (sa grand-mère et moi quand je suis présent le faisons travailler à partir d'un vieux Boscher, quelle émotion pour moi de suivre les évolutions d'un garçonnet qui déchiffre, une émotion, un ravissement et une fierté véritables); petite remarque: l'enseignante est formatrice à l'IUFM. De plus, la maîtresse de mon neveu me dit que c'est la première fois que dans sa classe (entre 24 et 28 gamins, je ne sais plus), elle rencontre de vraies difficultés avec un groupe de gosses qui n'acceptent pas, mais vraiment pas l'autorité; elle m'a parlé des manques lourds des parents (je lui dit qu'il m'arrivait de dire à mes élèves: "Ici, Dieu, c'est moi", elle me répondit: "Je leur fais comprendre que je suis le chef", c'est plus raisonnable, dans son cas, non?): les petits font ce qu'ils veulent; ce sont quand même des parents qui ont mon âge: une petite trentaine d'années; c'est-à-dire qu'ils ont eu les mêmes programmes que moi au primaire, collège et lycée. Quid des géniteurs qui montent (je n'ai pas écrit: des génitoires qui montent), instruits "autrement"?

Écrit par : Pendariès | 26 avril 2008

Maître Robin, désolée de vous décevoir mais l'histoire des crabes et de Durand, ce n'est pas moi. Adonc je ne peux pas vous répondre à mon grand dam! Bonne journée à vous.

Ecrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

Il ne me reste plus qu'à tenter ma chance de ne pas rester un vieux crabe du côté de l'ange bleu^^^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Remarquez, des collègues en LP, Lycée, Collège ou Primaine, la mine rose et l'air complètement dégagé, il y en a aussi.); manque de pot (ter), l'agacement monte quand, pardon je parle de moi, mais on ne peut causer bien que de ce que l'on connaît, on passe à l'ancienneté, et, pompom qui me fait me marrer (il fait bon de rire), quand on lit sur sa notation administrative à "Rayonnement": B; alors que JE RAYONNE COMME UN SOLEIL, fichtre!

Ecrit par : Pendariès | 26 avril 2008

Vous voyez bien que l'idée "d'évaluation au mérite" a du bon

(Oui je sais...les "critères"...)

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

les petits font ce qu'ils veulent; ce sont quand même des parents qui ont mon âge: une petite trentaine d'années; c'est-à-dire qu'ils ont eu les mêmes programmes que moi au primaire, collège et lycée. Quid des géniteurs qui montent (je n'ai pas écrit: des génitoires qui montent), instruits "autrement"?

Ecrit par : Pendariès | 26 avril 2008

Celles que j'appelle "les petites mamans" ? Ça risque d'être long à raconter.
Je vous écris cela cet après-midi, si j'arrive à faire, comme elles, passer mon principe de plaisir par-dessus mon principe de réalité et faire un trait sur ma visite à ma vieille mère, ou demain puisque mon compagnon a décidé de faire passer son principe de réalité par-dessus son principe de plaisir et va passer son dimanche à vendre des fromages de chèvre et des noix pour aider ses cousins.

Écrit par : catmano | 26 avril 2008

"Je connais pas mal de gens qui enseignent dans un IUFM. Je répète et je signe: ils se la coulent douce. Ils ne font pas rien. Mais vous ne ferez croire à personne que la profession de formateur est aussi épuisante que celle de prof de terrain surtout quand le terrain est glissant comme pour certains d'entre nous.
Pour rentrer dans un IUFM, il faut montrer patte blanche. On peut dire "ramper" " être en accord avec l'idéologie ambiante" " partager la même doxa", bref, toutes formulations possibles.
Dernière chose, on a le droit de parler des IUFM sur ce blog sans que vous ne vous sentiez visé à chaque fois, on vous l'a déjà dit.
A part cela, je souhaiterais que notre ministre réduise les postes de profs dans les IUFM, supprime les budgets, puis supprime les IUFM et les fasse crever à petit feu. La dernière fois que j'ai mis les pieds dans l'IUFM de ma ville, l'argent y coulait à flots, sous forme de machines, matériel, salles équipées en tout genres et j'en passe. Et les collègues que j'ai rencontrés en fin de trimestre n'avaient pas la tête fatiguée de moi et de mes collègues de collège. Ce ne sont pas des généralités du tout. De l'expérience."

Ecrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

Il y a des glandeurs et des gens qui bossent partout. Et des gens qui résistent et des gens qui "rampent", (je mets des guillemets), partout également.
Ce qui m'agace, encore une fois, ce sont ces amalgames, ces généralisations, et ces formulations à l'emporte-pièce qui font du mal. Plus d'ailleurs à la cause que vous défendez qu'à ceux à qui elles sont destinées. ("Tiques", "faire crever", etc, etc...)
Même si, au moment où vous employez ces formulations, vous devez en retirer un certain plaisir, ceux que vous visez vraiment à travers elles ne vous liront jamais, et de moins en moins à cause, justement, de ces formulations et de cette manière, en général, de dire les choses.
Mais comme vous ne souhaitez absolument pas qu'ils vous lisent, ni qu'ils prennent connaissance de vos arguments...
Quelquefois, à vous lire, vous et quelques autres, j'ai vraiment l'impression que vous vous complaisez dans cette situation que vous décriez. Et que c'est vous qui faites "glisser le terrain".
J'ai vraiment eu, d'ailleurs, la même impression au moment du vote pour ou contre l'Europe; (car, finalement, ça revenait bien à cette alternative).

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

De Blue Angel @ Robin Hood :

"" Blonde danseuse athlétique pas glop.
Pouchkine avait écrit : "L'habitude est l'âme des Etats."
Presque 200 ans plus tard, Bukovsky nous raconte le futur."

http://www.youtube.com/watch?v=rNj5iCU5mLg

Ecrit par : Blue Angel | 26 avril 2008

Merci de m'avoir répondu, mais j'ai peur que ça n'aille pas. Je connais les lois de "l'exotisme intérieur" et vous en avez trop dans le citron, Blue Angel.

Bukovsky, c'est toute ma jeunesse ! Génial ce parallèle entre l'Union européenne et l'ex-URSS "L'Union européenne est le modele soviétique (j'avais tapé soviétoque) habillé à l'occidentale"..."J'ai vécu dans votre futur et ça n'a pas marché."

Toujours aussi intelligent et subversif le dissident soviétique qui voulait "échanger Brejniev contre Pinochet" !

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Catmano, les "petites mamans" et le principe de plaisir; j'entends que les risques et les prolongements de la pédagogie actuelle sont: la fondation, la motivation et l'accentuation malencontreuse de ce principe-là (mais l'hyper-consumérisme, la publicité titillant les sens, le "Je vois, je veux, je prends", de Faith, double obscur de la Tueuse de Vampires - ça c'est pour les initiés -, le "pour vivre heureux vivons au-delà du visible" (mon côté voyeur qui ne le fait pas exprès a remarqué que le fils des voisins de ma mère, quand il chatte le soir sur Internet, je suppose avec sa webcam, est looké comme s'il allait en boite de nuit: casquette, t-shirt brillants à paillettes, du genre qu'on peut voir sur "tillate.com"); comment faire quand les "valeurs" d'une société tendent à annihiler les plus petites frustrations de l'ego, alors que le monde du travail se durcit de plus en plus et devient de moins en moins une stabilité sur laquelle s'établir?

Écrit par : Pendariès | 26 avril 2008

Des cours d'apprentissage du code de la route au lycée...C'est déjà le cas au collège.

Moi je veux bien, mais quand une Entreprise est en difficulté, il me semble qu'elle a intérêt à cèder ses activités périphériques pour se recentrer sur ses activités traditionnelles.

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Yann, pourquoi cette agressivité?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 avril 2008

Cadichon m'a énerver.

"Je lis malheureusement énormément des livres dont j'aimetrias bien me passer" : et bien, passez-vous en !

Écrit par : yann | 26 avril 2008

Cadichon m'a énerver.

"Je lis malheureusement énormément des livres dont j'aimerais bien me passer" : et bien, passez-vous en !

Ecrit par : yann | 26 avril 2008

Yann, voilà en tous cas un vrai conseil d'ami, et, du même coup, un vrai conseil de "pédagogie générale", ce qui est très loin d'être systématiquement incompatible!
J'en profiterai même, vous m'en pardonnerez j'espère, par suggérer une suite: "profitez du temps que vous gagnerez ainsi pour faire toutes les choses dont vous aimeriez bien ne pas vous passer!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Sanseverina, mon but était de critiquer l'état actuel des choses, pas de m'en prendre à l'ambition d'aider les élèves.

Manu, la liste de diffusion des profs prepas du Sages est-elle la même que celle de weblettres ?

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

un vrai conseil de "pédagogie générale"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Vous voulez dire que j'ai fait de la pédagogie sans le savoir ?
Honte, honte sur moi et sur ma descendance !!
Car, en plus, c'est un suppôt d'IUFM qui le dit.

Écrit par : yann | 26 avril 2008

Vous le saviez, Yann, mais vous vous êtes abstenu de disserter des heures sur votre doctrine! C'est ça, la vraie pédagogie! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

... les remotiver en reprenant les bases (merci encore aux collègues qui m'ont envoyé des exercices de grammaire; très-utiles, indispensables même dorénavant!) et en leur montrant, avec de l'attention et de la cordialité mais mon exigence surtout, que ce ne sont pas les idiots que le collège parfois voulait bien leur faire croire (je parle pour les LP);

Ecrit par : Pendariès | 26 avril 2008

Ils viennent de faire un grand voyage, les exercices de grammaire-orthographe grammaticale dont vous parlez...

Je les ai utilisés en soutien scolaire avec des gamins de CM2 pour revoir les accords des participes passés qu'ils avaient déjà bossés à fond au cours de l'année scolaire.

Pas de photocopieuse dans cette petite école du Sénégal, on noircit des cahiers et des cahiers, sans jamais passer une ligne pour épargner le papier...

Mais comme j'ai trouvé par hasard au détour d'une rue écrasée de chaleur "une entreprise de photocopies" , enfin disons un grand sénégalais devant une photocopieuse dans un petit local délabré (et eun jour où il n'y avait pas de coupure d'électricité), les enfants se sont régalés, grâce à ces exercices photocopiés , en constatant que cette notion est vraiment assise mise à part de temps en temps une hésitation à propos du genre des noms (ils ne parlent français qu'à l'école) ...

Écrit par : Maminou | 26 avril 2008

Philippe ou l'Imposteur (suite) - I, 4

Natacha (Polony)

Nos collègues voudraient transmettre leurs savoirs,
Mais beaucoup sont, hélas, en proie au désespoir.

Claude (Allègre)

Et Meirieu?

Natacha

Meirieu? Il se porte à merveille,
Guilleret, doucereux, il se remplit d'oseille.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

Le soir, ils sont sur les genoux,
Et plus d'un reconnait qu'il est alors à bout,
Tant ils doutent alors de leur utilité!

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Il écrit, lui tout seul, des traités,
Et fort innocemment réinvente le monde,
En partageant un peu de ses pensées profondes.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

Les jours se passent tout entiers
Parfois sans qu'un moment ne cesse le chantier;
Les élèves n'ont plus le goût de travailler,
Et les maîtres, comme eux, sont démoralisés.

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Pressé par des médias affables,
Il rejoint France 2 au sortir de la table,
Et dans son lit bien chaud il se repose bien,
Avant de s'en aller chez Royal puis Jospin.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

À la fin, ils finiront sans doute,
Par penser que vraiment, ils ont fait fausse route,
Et la démission suivra tout aussitôt.

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Il reprend courage comme il faut,
Et contre tous les maux fortifiant son âme,
Pour montrer à quel point il sait que les profs rament,
Il guette la sortie de son prochain bouquin.

Claude

Le pauvre homme!

Madame

Chacun fait ce qu'il peut, enfin;
Je vais aux professeurs annoncer de ce pas
La part que vous prenez à leur noble combat.

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

(légère modification)

Philippe ou l'Imposteur - I, 4

Natacha (Polony)

Nos collègues voudraient transmettre leurs savoirs,
Mais beaucoup sont, hélas, en proie au désespoir.

Claude (Allègre)

Et Meirieu?

Natacha

Meirieu? Il se porte à merveille,
Guilleret, doucereux, il se remplit d'oseille.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

Le soir, ils sont sur les genoux,
Et plus d'un reconnait qu'il est alors à bout,
Tant ils doutent alors de leur utilité!

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Il écrit, lui tout seul, des traités,
Et fort innocemment réinvente le monde,
En partageant un peu de ses pensées profondes.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

Les jours se passent tout entiers
Parfois sans qu'un moment ne cesse le chantier;
Les élèves n'ont plus le goût de travailler,
Et les maîtres, comme eux, sont démoralisés.

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Pressé par des médias affables,
Il rejoint France 2 au sortir de la table,
Et dans son lit bien chaud il se repose bien,
Avant de s'en aller chez Royal puis Jospin.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

À la fin, ils finiront sans doute,
Par penser que vraiment, ils ont fait fausse route,
Et la démission suivra tout aussitôt.

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Il reprend courage comme il faut,
Et contre tous les maux fortifiant son âme,
Pour montrer à quel point il sait que les profs rament,
Il guette la sortie de son prochain bouquin.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

Chacun fait ce qu'il peut, enfin;
Je vais aux professeurs annoncer de ce pas
La part que vous prenez à leur noble combat.

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

Philippe ou l'Imposteur (suite) - I, 4

VERSION REVUE ET CORRIGEE

Natacha (Polony)

Nos collègues voudraient transmettre leurs savoirs,
Mais beaucoup sont, hélas, en proie au désespoir.

Claude (Allègre)

Et Meirieu?

Natacha

Meirieu? Il se porte à merveille,
Guilleret, doucereux, il se remplit d'oseille.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

Le soir, ils sont sur les genoux,
Et plus d'un reconnait qu'il est alors à bout,
Tant ils doutent alors de leur utilité!

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Il écrit, lui tout seul, des traités,
Et fort innocemment réinvente le monde,
En partageant un peu de ses pensées profondes.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

Les jours se passent tout entiers
Parfois sans qu'un moment ne cesse le chantier;
Les élèves n'ont plus le goût de travailler,
Et les maîtres, comme eux, sont démoralisés.

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Pressé par des médias affables,
Il rejoint France 2 au sortir de la table,
Et dans son lit, au chaud, il se repose bien,
Avant de s'en aller chez Royal puis Jospin.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

À la fin, ils finiront sans doute,
Par penser que vraiment, ils ont fait fausse route,
Et la démission suivra tout aussitôt.

Claude

Et Meirieu?

Natacha

Il reprend courage comme il faut,
Et contre tous les maux fortifiant son âme,
Pour montrer à quel point il sait que les profs rament,
Il guette la sortie de son prochain bouquin.

Claude

Le pauvre homme!

Natacha

Chacun fait ce qu'il peut, enfin;
Je vais aux professeurs annoncer de ce pas
La part que vous prenez à leur noble combat.

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

Trop vieux pour ne pas avoir appris le latin, et même plus... je découvre votre - allons - oeuvre, et ferai devant elle - modestement - référence à Sénèque :

Haec dicet ille cui sapientia contigit, quem animus, vitiorum immunis, increpare alios, non quia odit, sed in remedium jubet.

Pardon pour ceux qui n'ont pas tout oublié, pour avoir appris par coeur.

Ecrit par : Cincinnatus | 23 avril 2008

Pas trouvé la traduction ; je suggère, en attendant les corrections des latinistes patentés :

"Il dit ces choses celui à qui la sagesse échoit, dont l'esprit, exempt de défauts, lui assigne de reprendre les autres, non parce qu'il les méprise, mais pour les guérir."

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Jérémy, vous avez un talent fou ! Vos pastiches sont des régals!
(un joli mot qui nous vient du XVIIème siècle)

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Même si, au moment où vous employez ces formulations, vous devez en retirer un certain plaisir,

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Ils sont tellement bourrés de fric dans les IUFM, qu'ils ont même de quoi se payer des divans...

Écrit par : Manu | 26 avril 2008

Cadichon m'a énerver.
Ecrit par : yann | 26 avril 2008

et Omar m'a tuer

Écrit par : Cadichon | 26 avril 2008

Vous le saviez, Yann, mais vous vous êtes abstenu de disserter des heures sur votre doctrine! C'est ça, la vraie pédagogie! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

DONC, Meirieu, qui depuis vingt ans, ne fait rien d'autre que disserter des heures, des jours, des semaines, des mois, des années, sur sa doctrine, N'EST PAS un pédagogue.
Merci, Christophe, de nous permettre de savoir par déduction ce que nous savions déjà par intuition.

Quant aux IUFM, outre que leur structure est doctrinalement pourrie, ils sont aussi le repaire d'un bon nombre de bons à rien. La Société des agrégés a demandé leur fermeture dès leur création, si je puis dire. Encore pendant la campagne présidentielle. Hélas, quelqu'un a un puissant intérêt à les maintenir en vie, mais qui?

Sur le SAGES: l'inénarrable bourde du président du Sages, que j'ai rappelée plus haut, fait que de nombreux agrégés ratent désormais la hors-classe. puisque son attribution est devenue quasi arbitraire.

Écrit par : Jean | 26 avril 2008

Dites, Jean, vous qui aimez Molière et détestez Meirieu, que pensez-vous de mon Philippe ou l'Imposteur ?

Merci Robin pour le compliment :-)

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

Ne me tutoyez pas, s'il vous plaît! Vous vous prenez pour toto? Comme dit Robin, il n'y en a qu'un ici, et cela suffit bien!
Et essayez, si vous le pouvez, de ne pas faire parler les autres en votre nom...
Et de développer un peu cette phrase toute faite (de Sanseverina), qui veut assurément dire quelque chose, mais qui ne dit rien.
Le ton insultant et méprisant que certains adoptent ici, (un multi pseudo pour une seule personne?)

Très sincèrement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

C'est entendu pour le tutoiement, au moins sur le plan formel. Le vouvoiement est pour moi une forme de respect et je suis incapable pour l'instant de ce sentiment vis-a-vis de vous. Faites-moi changer d'avis, ne vous gênez pas.

Quand au reste de votre "argumentation", c'est comme d'habitude l'hôpital qui se fout de la charité : vous vous intronisez de facto dans le camp du Bien pour distribuer vos bons points, y compris au déni du toute forme de réel. Là et non ailleurs réside le véritable mépris. Gardez votre condescendance pour des gens moins informés que sur ce forum : votre naïveté feinte ressortie quand elle vous arrange VOUS décrédibilise.

Quand au ridicule procès d'intention comme quoi nous serions une seule et même personne sous le même pseudo, il est du niveau habituel de votre "argumentation" : le zéro absolu. Vous n'avez peut-être jamais lu Meirieu mais vous connaissez par coeur ses méthodes de culpabilisation et de manipulation par l'émotion saupoudré ici ou là d'un peu de calomnie.

Je crois comprendre cependant votre argument comme quoi nous nous décrédibiliserions par des propos trop "extrêmes" (ou dont la véracité dérange ?). Cela se discute, bien sûr, mais vous qui jouez aimablement les psychologues de salon auriez pu vous poser la question : d'où vient donc cet "excès" voire cette "violence" ? Quel est le fondement de cette révolte (il faut bien l'appeller par son nom...) ?

Jamais cette question n'est abordée sérieusement par les pédagogistes (Meirieu a la réponse toute trouvée que tout le monde connaît ici : nous sommes des "Républicains intégristes" et des "Ultra-libéraux tatcheriens" - cf l'"école; ou la guerre civile" ), car ce serait répondre à la vraie question : comment en effet peut-on oser se révolter contre la destruction de l'école républicaine ?

Je me souviens des réactions de certains collègues après le passage de Brighelli à l'Arène de France, où il s'était frité avec Frackowiack. Ayant vu l'émission après coup, j'ai pu constater qu'effectrivement JPB avait été ferme, mais que ça n'affectait en rien la solidité de ses arguments. Or, les gens qui se disaient "scandalisés" refusaient de discuter sur le fond. Un procédé vieux comme le monde, mais qui ne dupe plus personne...

Quand à la sincérité ou la vérité, je vous en dénie le monopole, même si de temps en temps vous affectez de croire que vous ne l'avez pas.

Je suis peut-être un peu brutal, c'est vrai, mais la façon continuelle dont vous vous moquez du monde, monsieur Sibille, est infiniment plus violente selon moi.

Écrit par : Manu | 26 avril 2008

Jesse Darvas a écrit : "Comme l'a bien vu P.Cordoba, le vice premier des principes pédagogiques d'E.Charmeux comme de ses compagnons est celui d'une approche phénoménologique prônant une sorte de régression infinie pour aboutir au "sens" ou au "raisonnement"

En niant toute forme de mécanisme dans la fonction raisonnante (réaction au structuralisme et au deleuzisme qu'elle (Charmeux) a connue dans ses jeunes années? refus des machines désirantes?); E.C. se prive de toute définition opérante."

Ne serait-ce pas plutôt une forme aiguë de déviance "structuralo-(socio)logiciste" ?

En relisant ce qu'écrivait notre précieux mathématicien René THOM en 1979, je ne peux m'empêcher de voir en Charmeux une structuraliste qui s'oublie (peut être éblouie par le sociologisme comme un lapin par les phares d'une voiture ?).

Voici un extrait de l'article de Thom intitulé "l'espace et les signes" *

"C’est ici le moment d’évoquer une tentation permanente des théoriciens en face des systèmes de signes : celle de procéder à une analyse purement formelle, syntaxique de la morphologie de ces systèmes en faisant abstraction de la signification. Certains ont poussé plus loin encore cette exigence : une théorie très en vogue sur la place de Paris prétend : il n’y a pas de signifié, il n’y a que du signifiant ; chaque signe réfère à d’autres signes, en une régression sans fin... Les mathématiciens, dans leur souci d’éliminer tout appel à l’intuition géométrique, ont connu, avec le programme de Hilbert, la même tentation. On sait ce qu’il en est advenu (Gödel).

L’attitude structuralo-logiciste pourrait être décrite par l’apologue suivant : supposons qu'un restaurant puisse être joint à l’autoroute par diverses voies, et qu’à l’intersection de chacune de ces voies d’accès, la direction ait installé un panneau indicateur portant la direction à prendre, et la distance à parcourir pour atteindre le restaurant.
Le structuraliste, en cette situation, se gardera bien d’obéir au signe ; il restera sur l’autoroute, comparera les indications lues sur les différents panneaux, et, par un calcul approprié, définira le restaurant comme classe d’équivalence entre panneaux, intersection des flux qu’ils définissent.

Le réaliste obéira au signe, trouvera le restaurant et y prendra son repas..."

* Colloque organisé par l’American Society for Semiotics, Bloomington, 5 octobre 1979.
Article édité in Semiotica, 29, 3-4, 1980, pp. 193-208,

Écrit par : dugong | 26 avril 2008

Quant aux IUFM, outre que leur structure est doctrinalement pourrie, ils sont aussi le repaire d'un bon nombre de bons à rien.

Ecrit par : Jean | 26 avril 2008

Ce matin encore, dans mon collège, témoignage direct et vécu ("live"!) d'un certifié stagiaire IUFM de physique: "On a l'impression très nette que certains formateurs, faute d'avoir quelque chose à dire, essaient de remplir les heures qu'ils ont à faire avec tout ce qu'ils peuvent trouver".
Ces heures que les "formateurs" remplissent avec ce qu'ils peuvent, c'est la définition du gaspillage, non?

Écrit par : Jean | 26 avril 2008

Jérémy, votre pastiche est délectable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 avril 2008

Jeremy, votre pastiche est délicieux!
Il mérite d'être diffusé sur d'autres sites. La versification m'en a paru impeccable. J'ai bien aimé, par exemple, la délicatesse lourde de drame et de rancoeur de la diérèse dans le vers "Et la démissi-on suivra tout aussitôt."
Je m'associe aux compliments de Robin!
Juste une petite chose, qui m'a peut-être échappé: pourquoi le titre "Philippe ou l'Imposteur (suite)"? "Suite" de quoi?

Écrit par : Jean | 26 avril 2008

Juste une petite chose, qui m'a peut-être échappé: pourquoi le titre "Philippe ou l'Imposteur (suite)"? "Suite" de quoi?

Ecrit par : Jean | 26 avril 2008

La suite de la véritable pièce, mon cher Jean, qui s'intitule "Tartuffe ou L'Imposteur" d'un certain...Molière, je crois.

Écrit par : Manu | 26 avril 2008

Merci Jean et Sylvie !

Le texte est la suite du pastiche de l'acte I, scène 1, Jean, qui est disponible ci-dessus.

Cherchez dans cette page : Philippe ou l'imposteur (I,1)

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

Je m'attelle bientôt à une troisième scène - "Usus opus mouet hoc. Vera canam."

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

La didactique et la pédagogie sont deux choses différentes . On peut être pédagogue en ignorant tout de la didactique et on peut être didacticien sans être pédagogue . Non?

Écrit par : Gigi | 26 avril 2008

Quand à la sincérité ou la vérité, je vous en dénie le monopole, même si de temps en temps vous affectez de croire que vous ne l'avez pas.

Ah! Manu, venez que je vous embrasse.

Écrit par : Guillaume | 26 avril 2008

Révélation exclusive : En 1997, Claude Allègre aurait rencontré Fanny Capel. Leur entrevue a heureusement été enregistrée par une journaliste présente sur les lieux.

Philippe ou l'Imposteur - ACTE II, Scènes 1 et 2.

Claude (Allègre), Fanny (Capel)

Claude

Fanny...

Fanny

Monsieur...

Claude

Approchez, j'ai de quoi
Vous parler en secret.

Fanny

Que voulez-vous?

ORGON.

Je vois
Si la presse n'est là, qui pourrait nous entendre;
Car ce grand ministère est propre pour surprendre.
Allons, nous voilà bien. J'ai, Fanny, en l'école
Reconnu de tout temps un esprit malivole,
Et l'on sait bien aussi qu'elle coûte trop cher.

Fanny

C'est l'opinion qui règne au sein du ministère.

ORGON

C'est mon avis aussi, Fanny ; et pour y remédier,
J'ai décidé hier de tout moderniser.

MARIANE

C'est un projet très vaste, et qui semble sérieux.

ORGON

Fort bien. Que dites-vous de Philippe Meirieu ?

MARIANE

Qui, moi?

ORGON

Vous. Voyez bien comme vous répondrez.

MARIANE

Mais... Ses théories sont bonnes pour le panier !

ORGON

C'est parler promptement. Dites-moi donc, Fanny,
Que sa haute pensée vous charme et vous ravit,
Qu'il vous touche, vous parle, et que vous aimeriez
Qu'il dirige l'école, et college et lycée.
Eh?

Mariane se recule avec surprise.

MARIANE

Eh?

ORGON

Qu'est-ce?

MARIANE

Plaît-il?

ORGON

Quoi?

MARIANE

Me suis-je méprise?

ORGON

Comment?

MARIANE

Qui voulez-vous, mon père, que je dise
Qu'il me touche, me parle, et dont moi, j'aimerais
Qu'il dirige l'école, et college et lycée ?

ORGON

Meirieu

MARIANE

Il n'en est rien, Monsieur, je vous jure.
Pourquoi me faire dire une telle imposture?

ORGON

Mais je veux que cela soit une vérité;
Et c'est assez pour vous que je l'aie arrêté.

MARIANE

Quoi? vous voulez, Monsieur...?

ORGON

Oui, je prétends, Fanny,
Que dans tous les lycées, de Bordeaux à Paris,
On suive la doctrine de ce grand homme-là.
Et comme sur l'école je... (apercevant Natacha) Qui donc est là?
La curiosité qui vous presse est bien forte,
Madame, à nous venir écouter de la sorte.

Natacha

Vraiment, je ne sais pas si c'est un bruit qui part
De quelque conjecture, ou d'un coup de hasard;
Mais de cette folie on m'a dit la nouvelle,
Et j'ai traité cela de pure bagatelle.

Claude

Quoi donc? la chose est-elle incroyable?

Natacha

À tel point,
Que vous-même, Monsieur, je ne vous en crois point.

Claude

Je sais bien le moyen de vous le faire croire.

Natacha

Oui, oui, vous nous contez une plaisante histoire.

Claude

Je conte justement ce qu'on verra dans peu.

Natacha

Chansons!

Claude

Ce que je dis, Madame, n'est point jeu.

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

C'est entendu pour le tutoiement, au moins sur le plan formel. Le vouvoiement est pour moi une forme de respect et je suis incapable pour l'instant de ce sentiment vis-a-vis de vous. Faites-moi changer d'avis, ne vous gênez pas.

Quand au reste de votre "argumentation", c'est comme d'habitude l'hôpital qui se fout de la charité : vous vous intronisez de facto dans le camp du Bien pour distribuer vos bons points, y compris au déni du toute forme de réel. Là et non ailleurs réside le véritable mépris. Gardez votre condescendance pour des gens moins informés que sur ce forum : votre naïveté feinte ressortie quand elle vous arrange VOUS décrédibilise.

Quand au ridicule procès d'intention comme quoi nous serions une seule et même personne sous le même pseudo, il est du niveau habituel de votre "argumentation" : le zéro absolu. Vous n'avez peut-être jamais lu Meirieu mais vous connaissez par coeur ses méthodes de culpabilisation et de manipulation par l'émotion saupoudré ici ou là d'un peu de calomnie.

Je crois comprendre cependant votre argument comme quoi nous nous décrédibiliserions par des propos trop "extrêmes" (ou dont la véracité dérange ?). Cela se discute, bien sûr, mais vous qui jouez aimablement les psychologues de salon auriez pu vous poser la question : d'où vient donc cet "excès" voire cette "violence" ? Quel est le fondement de cette révolte (il faut bien l'appeller par son nom...) ?

Jamais cette question n'est abordée sérieusement par les pédagogistes (Meirieu a la réponse toute trouvée que tout le monde connaît ici : nous sommes des "Républicains intégristes" et des "Ultra-libéraux tatcheriens" - cf l'"école; ou la guerre civile" ), car ce serait répondre à la vraie question : comment en effet peut-on oser se révolter contre la destruction de l'école républicaine ?

Je me souviens des réactions de certains collègues après le passage de Brighelli à l'Arène de France, où il s'était frité avec Frackowiack. Ayant vu l'émission après coup, j'ai pu constater qu'effectrivement JPB avait été ferme, mais que ça n'affectait en rien la solidité de ses arguments. Or, les gens qui se disaient "scandalisés" refusaient de discuter sur le fond. Un procédé vieux comme le monde, mais qui ne dupe plus personne...

Quand à la sincérité ou la vérité, je vous en dénie le monopole, même si de temps en temps vous affectez de croire que vous ne l'avez pas.

Je suis peut-être un peu brutal, c'est vrai, mais la façon continuelle dont vous vous moquez du monde, monsieur Sibille, est infiniment plus violente selon moi.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

Quand ai-je donné des bons et des mauvais points?

Qui dit, ou laisse entendre, qu'il est dans le camp du bien, puisque vous ne me laissez que le choix d'être dans celui du mal, puisque j'enseigne en IUFM et, ici, c'est une tare impardonnable?

Pour ce qui est du tutoiement, personnellement, je le réserve à des personnes que je connais bien et que j'estime particulièrement, et je ne pense pas être le seul à avoir cette vision des choses. Même ici. Que vous l'employiez vis à vis de moi parce que vous me méprisez prouve une seule chose: que vous êtes un gros beauf.

Concernant le fait de "s'énerver", vous faites bien ce que vous voulez. Simplement, il faut se méfier du fait que des réactions épidermiques de ce type, certes excusable et explicable à vos yeux, ne fait pas avancer votre combat si vous n'êtes pas capable de la dominer. C'est tout.

Je remarque une seule chose, en tous cas; c'est que je me passe beaucoup plus facilement de Meirieu, Goigoux, etc, que vous, Jean, Guillaume, (qui, en vous embrassant, risque de se faire une bosse en s'embrassant lui-même), Anne-Marie Valette, et quelques autres encore.

Pour ce qui est de l'achat de divans dans les IUFM, c'est une excellente idée. Je vais le suggérer à mon auguste directeur... ;-)))

Dernière chose, je ne suis pas naïf. Ni de façon réelle, ni de façon feinte. Sinon, j'irais traîner ailleurs qu'ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Meirieu? Il se porte à merveille,
Guilleret, doucereux, il se remplit d'oseille.

Ca Jérémy, c'est non seulement très bien écrit, mais d'une profonde pertinence.

Nous sommes là à chercher midi à quatorze heures, alors que l'explication est en effet beaucoup plus prosaïque.

Meirieu et ses semblables ont surfé sur la détresse scolaire à laquelle ils ont largement contribué.

Et ils en ont retiré de larges bénéfices en argent, en influence politique et en satisfaction narcissique, pendant, comme vous le dites si bien (enfin le personnage de votre scène) ses collègues ramaient sur le terrain.

Rien à voir avec des gens comme Rousseau, Pestalozzi, Korczak, Freinet..dont ils ont le culot de réclamer et qui ont payé le prix fort leurs engagements.

Je me souviens en particulier de la puissante cylindrée (une BMW blanc ivoire intérieur cuir comme on en voit rarement, même en Allemagne) d'un de ses "amis", auteur d'une méthode destinée aux élèves de collège pour apprendre à organiser leur cartable.

Un stage d'établissement d'un an qu'il animait et dont je n'ai strictement rien retiré, mais qui m'a permis de comprendre ce qu'était le pédagogisme et de le dénoncer en toute connaissance de cause : "words, words, words".

Et maintenant nous voyons des Eveline Charmeux et d'autres travailler dans des officines privées, ou même en ouvrir, après avoir contribué à démolir l'école de la République.

Je crois que je préfère encore les vrais libéraux bling bling qui s'en mettent cyniquement plein les poches sans morale et sans état d'âme à cette bande d'hypocrites.

Dixi.

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Ah zut, j'ai oublié des changements de personnages...

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

Révélation exclusive : En 1997, Claude Allègre aurait rencontré Fanny Capel. Leur entrevue a heureusement été enregistrée par une journaliste présente sur les lieux.

Philippe ou l'Imposteur - ACTE II, Scènes 1 et 2.

Claude (Allègre), Fanny (Capel)

Claude

Fanny...

Fanny

Monsieur...

Claude

Approchez, j'ai de quoi
Vous parler en secret.

Fanny

Que voulez-vous?

Claude

Je vois
Si la presse n'est là, qui pourrait nous entendre;
Car ce grand ministère est propre pour surprendre.
Allons, nous voilà bien. J'ai, Fanny, en l'école
Reconnu de tout temps un esprit malivole,
Et l'on sait bien aussi qu'elle coûte trop cher.

Fanny

C'est l'opinion qui règne au sein du ministère.

Claude

C'est mon avis aussi, Fanny ; et pour y remédier,
J'ai décidé hier de tout moderniser.

Fanny

C'est un projet très vaste, et qui semble sérieux.

Claude

Fort bien. Que dites-vous de Philippe Meirieu ?

Fanny

Qui, moi?

Claude

Vous. Voyez bien comme vous répondrez.

Fanny

Mais... Ses théories sont bonnes pour le panier !

Fanny

C'est parler promptement. Dites-moi donc, Fanny,
Que sa haute pensée vous charme et vous ravit,
Qu'il vous touche, vous parle, et que vous aimeriez
Qu'il dirige l'école, et college et lycée.
Eh?

(Fanny se recule avec surprise.)

Fanny

Eh?

Claude

Qu'est-ce?

Fanny

Plaît-il?

Claude

Quoi?

Fanny

Me suis-je méprise?

Claude

Comment?

Fanny

Qui voulez-vous, monsieur, que je vous dise
Qu'il me touche, me parle, et dont moi, j'aimerais
Qu'il dirige l'école, et college et lycée ?

Claude

Meirieu...

Fanny

Il n'en est rien, Monsieur, je vous jure.
Pourquoi me faire dire une telle imposture?

Claude

Mais je veux que cela soit une vérité;
Et c'est assez pour vous que je l'aie arrêté.

Fanny

Quoi? vous voulez, Monsieur...?

Claude

Oui, je prétends, Fanny,
Que dans tous les lycées, de Bordeaux à Paris,
On suive la doctrine de ce grand homme-là.
Et comme sur l'école je... (apercevant Natacha) Qui donc est là?
La curiosité qui vous presse est bien forte,
Madame, à nous venir écouter de la sorte.

Natacha

Vraiment, je ne sais pas si c'est un bruit qui part
De quelque conjecture, ou d'un coup de hasard;
Mais de cette folie on m'a dit la nouvelle,
Et j'ai traité cela de pure bagatelle.

Claude

Quoi donc? la chose est-elle incroyable?

Natacha

À tel point,
Que vous-même, Monsieur, je ne vous en crois point.

Claude

Je sais bien le moyen de vous le faire croire.

Natacha

Oui, oui, vous nous contez une plaisante histoire.

Claude

Je conte justement ce qu'on verra dans peu.

Natacha

Chansons!

Claude

Ce que je dis, Madame, n'est point jeu.

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

Révélation exclusive : En 1997, Claude Allègre aurait rencontré Fanny Capel. Leur entrevue a heureusement été enregistrée par une journaliste présente sur les lieux.

Philippe ou l'Imposteur - ACTE II, Scènes 1 et 2.

VERSION REVUE ET CORRIGEE

Claude (Allègre), Fanny (Capel)

Claude

Fanny...

Fanny

Monsieur...

Claude

Approchez, j'ai de quoi
Vous parler en secret.

Fanny

Que voulez-vous?

Claude

Je vois
Si la presse n'est là, qui pourrait nous entendre;
Car ce grand ministère est propre pour surprendre.
Allons, nous voilà bien. J'ai, Fanny, en l'école
Reconnu de tout temps un esprit malivole,
Et l'on sait bien aussi qu'elle coûte trop cher.

Fanny

C'est l'opinion qui règne au sein du ministère.

Claude

C'est mon avis aussi, Fanny ; et pour y remédier,
J'ai décidé hier de tout moderniser.

Fanny

C'est un projet très vaste, et qui semble sérieux.

Claude

Fort bien. Que dites-vous de Philippe Meirieu ?

Fanny

Qui, moi?

Claude

Vous. Voyez bien comme vous répondrez.

Fanny

Mais... Ses théories sont bonnes pour le panier !

Claude

C'est parler promptement. Dites-moi donc, Fanny,
Que sa haute pensée vous charme et vous ravit,
Qu'il vous touche, vous parle, et que vous aimeriez
Qu'il dirige l'école, et college et lycée.
Eh?

(Fanny se recule avec surprise.)

Fanny

Eh?

Claude

Qu'est-ce?

Fanny

Plaît-il?

Claude

Quoi?

Fanny

Me suis-je méprise?

Claude

Comment?

Fanny

Qui voulez-vous, monsieur, que je vous dise
Qu'il me touche, me parle, et dont moi, j'aimerais
Qu'il dirige l'école, et college et lycée ?

Claude

Meirieu...

Fanny

Il n'en est rien, Monsieur, je vous jure.
Pourquoi me faire dire une telle imposture?

Claude

Mais je veux que cela soit une vérité;
Et c'est assez pour vous que je l'aie arrêté.

Fanny

Quoi? vous voulez, Monsieur...?

Claude

Oui, je prétends, Fanny,
Que dans tous les lycées, de Bordeaux à Paris,
On suive la doctrine de ce grand homme-là.
Et sur l'école enfin je... (apercevant Natacha) Mais qui donc est là?
La curiosité qui vous presse est bien forte,
Madame, à nous venir écouter de la sorte.

Natacha

Vraiment, je ne sais pas si c'est un bruit qui part
Du Point, du Figaro ou d'un autre canard;
Mais de cette folie on m'a dit la nouvelle,
Et j'ai traité cela de pure bagatelle.

Claude

Quoi donc? choisir Meirieu, est-ce si incroyable?

Natacha

Je ne peux, cher Monsieur, vous en penser capable.

Claude

Je sais bien le moyen de vous le faire croire.

Natacha

Oui, oui, vous nous contez une plaisante histoire.

Claude

Je conte justement ce qu'on verra dans peu.

Natacha

Chansons!

Claude

Ce que je dis, Madame, n'est point jeu.

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

Je remarque une seule chose, en tous cas; c'est que je me passe beaucoup plus facilement de Meirieu, Goigoux, etc, que vous, Jean, Guillaume, (qui, en vous embrassant, risque de se faire une bosse en s'embrassant lui-même), Anne-Marie Valette, et quelques autres encore.

Pour ce qui est de l'achat de divans dans les IUFM, c'est une excellente idée. Je vais le suggérer à mon auguste directeur... ;-)))

Dernière chose, je ne suis pas naïf. Ni de façon réelle, ni de façon feinte. Sinon, j'irais traîner ailleurs qu'ici.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008


quel besoin d'amour, ce Cricri....allez, tu es attachant, ne t'inquiète pas...

Écrit par : regard | 26 avril 2008

Je crois que je préfère encore les vrais libéraux bling bling qui s'en mettent cyniquement plein les poches sans morale et sans état d'âme

Ecrit par : Robin | 26 avril 2008

Ce n'est pas grave, qu'ils s'en mettent plein d'oseille. Ce qui est grave, c'est qu'ils la ramènent, précisément parce que c'est trop lourd pour eux.

Écrit par : Sergio | 26 avril 2008

"quel besoin d'amour, ce Cricri....allez, tu es attachant, ne t'inquiète pas..."

Ecrit par : regard | 26 avril 2008

Tout va bien de ce côté, ne vous inquiétez pas... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

"Meirieu et ses semblables ont surfé sur la détresse scolaire à laquelle ils ont largement contribué"

Tout à fait, Robin. L'exemple de Daniel Le Bret est édifiant.

Cofondateur du Snuipp, puis directeur de Paraschool !

On ne fait pas mieux dans le cynisme.

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

"Quand à la sincérité ou la vérité, je vous en dénie le monopole, même si de temps en temps vous affectez de croire que vous ne l'avez pas."

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

Il me semble que vous renversez légèrement les rôles, mon cher. Il me semble ne jamais avoir laissé entendre que je détenais la vérité, mais contester certaines qui semblent bien établies sur ce blog.
Ceci-dit, si vous pouvez me donner un ou deux exemples qui vous permettent d'affirmer ça...

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

ou demain puisque mon compagnon a décidé de faire passer son principe de réalité par-dessus son principe de plaisir et va passer son dimanche à vendre des fromages de chèvre et des noix pour aider ses cousins.

Ecrit par : catmano | 26 avril 2008

Tu pourrais y aller aussi, quand même!


http://www.r3ap.com/agenda-gourmand/drome-26/de-ferme-en-fermedrome-26.html

Écrit par : dobolino | 26 avril 2008

"quel besoin d'amour, ce Cricri...."

Ecrit par : regard | 26 avril 2008

Très sincèrement, si j'avais des problèmes de cet ordre, ce n'est pas ici que je viendrais pour les traiter!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Quant aux IUFM, outre que leur structure est doctrinalement pourrie, ils sont aussi le repaire d'un bon nombre de bons à rien. La Société des agrégés a demandé leur fermeture dès leur création, si je puis dire. Encore pendant la campagne présidentielle. Hélas, quelqu'un a un puissant intérêt à les maintenir en vie, mais qui? ( Jean)
C.S
Quand je dis "faire crever les IUFM à petit feu", vous relevez. Quand je dis que dans les IUFM les formateurs en grande majorité se la coulent douce, vous poussez des cris de " vierge effarouchée". Mais regardez, lisez le post de Jean: nous sommes nombreux à tenir des propos de ce type: "chancre, vérole..." ne sont pas de moi. Et les "tiques" vous avez mal lu ou vite: il s'agissait de tous les planqués de l'EN notamment de ceux qui dans les établissements sont spécialistes de TICE. Relisez.
Quant à dire que nous faisons nous-mêmes "glisser les terrains", là vous êtes odieux et violent sous vos dehors "propre sur vous". Venez voir de près à quoi ressemble un collège en difficulté ou un LEP, vous verrez qu'accuser les profs qui essaient d'instruire les élèves là -dedans de "faire glisser" la situation est proprement infâme. Mais vous êtes si loin du terrain!
Non, ce qui vous gêne depuis quelque temps, c'est tout simplement mon insistance à répéter que si le gouvernement cherche à faire des économies , je ne vois pas bien pourquoi il ne va pas les chercher là où elles sont à faire: à savoir dans les IUFM. Que cela ne vous fasse pas plaisir, soit. Mais figurez-vous que cela ne me fait pas plaisir de voir les suppressions de postes que subissent les collègues dans le secondaire, alors que nous sommes directement utiles aux élèves.
Pour ce qui est de me lire ou pas, drôle de préoccupation soudaine qu'est la vôtre! On poste ici et les gens lisent qui ils veulent. Et ce n'est pas une mise en garde d'un formateur qui les empêchera de faire ce que bon leur semble.
Je termine en répétant pour les oreilles du ministère qui entendent parfois des choses, ici. Supprimons des postes et des budgets dans les IUFM: il y a des économies à faire. Et ensuite supprimons les, complètement.

Écrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

C'est là: numéro 83.
http://www.fdcivamdrome.org/pages/dff8c10.php

Écrit par : dobolino | 26 avril 2008

Le coût des écoles privées. Oui je les connais.
Allez une petite variété.
De 100 300 1100 1600 1700 3700 euros annuels.
St Jean de Passy environ 1700 euros.
Ecole Alsacienne 2000 euros
Notre Dame des oiseaux 1300

1 ex de hors contrat : Le cours Edgar Poe
3700 euros annuels pour seulement 230 élèves

Toutes ces écoles n'intègrent pas la cantine qui est en sup.
Les 1/2 pensions varient entre 500 et 1000 euros.

Si mes souvenirs sont bons, il existe environ 500 écoles indépendantes en France.

Alors, oui, j'ai le droit de rêver, car pour moi rien n'est impossible. Et le "yaka" m'agace.

Vous imaginez LE COURS BRIGHELLI
La pub serait assurée.

Ecrit par : Carole | 25 avril 2008
Petit complément, l'école Steiner à côté de chez moi, pour un équivalent de lycéen, c'est près quatre mille euros par an environ, repas de midi mention Bio et tendance végétarienne en sus et pas de structures d'hébergement, il faut trouver une famille d'accueil et les élèves passent une semaine sur quatre en stage en entreprise artisanale donc pas dans l'école.

Écrit par : dobolino | 26 avril 2008

Monsieur,
Ne sachant comment vous joindre, permettez-moi d'user du truchement de votre blog pour le faire. L'objet de mon message est de vous transmettre une invitation pour une réception qui aura lieu en juin à l'ambassade de Grèce. Je vous donnerai toutes précisions utiles : vous pouvez me joindre à l'adresse électronique que j'ai communiquée.
Veuillez excuser cette irruption intempestive sur votre blog.
Bien cordialement.

Pascal Vasseur

Écrit par : VASSEUR | 26 avril 2008

Petit complément, l'école Steiner à côté de chez moi, pour un équivalent de lycéen, c'est près quatre mille euros par an environ, repas de midi mention Bio et tendance végétarienne en sus et pas de structures d'hébergement, il faut trouver une famille d'accueil et les élèves passent une semaine sur quatre en stage en entreprise artisanale donc pas dans l'école.

Ecrit par : dobolino | 26 avril 2008

Bio, famille d'accueil, entreprise artisanale, hébergement sous la tente... Ca doit etre l'école Rolf Steiner.. Alors c'est normal, il y a le matériel d'instruction....

Écrit par : Sergio | 26 avril 2008

Bio, famille d'accueil, entreprise artisanale, hébergement sous la tente... Ca doit etre l'école Rolf Steiner.. Alors c'est normal, il y a le matériel d'instruction....

Ecrit par : Sergio | 26 avril 2008

C'est Rudolf Steiner...
Mais les prix peuvent varier en fonction des revenus de la famille... C'est selon le situation des parents.
Enfin, c'est de cette façon que ça se passe par ici.

Écrit par : Maminou | 26 avril 2008

- Sibille : " j'enseigne en IUFM et, ici, c'est une tare impardonnable?"

- Réponse : ne jouez pas à la victime, ça ne marche pas avec moi (ni avec les autres, d'ailleurs). Ce sont vos propos qui sont contestés ici, ainsi que l'utilité et la finalité des IUFM.
Que VOUS personellement-vous-même soyez dans un IUFM, tout le monde s'en tape. Certes, nous pensons ici (pour la plupart) que vous seriez plus utile devant des élèves (sous réserve que vous soyez capable d'enseigner. Ne le prenez pas mal, il y a tout de même une bonne proportion de planqués dans les IUFM, nous en avons déja parlé).

- Sibille : "Pour ce qui est du tutoiement, personnellement, je le réserve à des personnes que je connais bien et que j'estime particulièrement, et je ne pense pas être le seul à avoir cette vision des choses. Même ici. Que vous l'employiez vis à vis de moi parce que vous me méprisez prouve une seule chose: que vous êtes un gros beauf."

- Réponse : ça ne prouve que :

1) votre étroitesse d'esprit.

2)Le fait que, une fois de plus, vous distribuez des bons points en prétendant détenir LA vérité. Or, la complexité du tutoiement/vouvoiement permet beaucoup plus de choses :

-Le tutoiement peut-être de sympathie ou de mépris, effectivement (même si sur un plan purement formel je reconnais que j'ai eu tort de l'employer).

-Le vouvoiement peut, lui, être de distance ou de respect, parfois les deux combinés, c'est selon. La langue Française est tout de même plus complexe que ce que vous affirmez et, heureusement, ça n'est pas à vous d'en décider malgré ce que vous essayez, une fois de plus, de nous faire croire.

Vous n'êtes pas dans votre IUFM ici : vous ne pouvez nous imposer VOS conceptions en nous faisant croire que c'est pour notre bien (vous voyez, je connais les méthodes des IUFM par coeur...). Et effectivement, je reconnais qu'à ce titre, il faut une sorte de mérite (ou oserais-je dire de naïveté ?) pour venir le faire ici. En revanche, c'est à vos risques et périls. Ne venez donc pas, une fois de plus, vous poser en victime : les véritables victimes, ici, sont les vôtres et celles de vos petits copains pédagogistes : ce sont tous les collègues dont la carrière a été massacrée parce qu'ils ne pensent pas comme vous. Et ça, c'est autrement plus grave.

Merci pour le "beauf", mais j'ai trés peu de points communs avec M. Frackowiack.

- Sibille : "Concernant le fait de "s'énerver", vous faites bien ce que vous voulez."

- Réponse : bien, on progresse. Cette révolte n'est pas sans racines, je vous le répète. Elle n'est absolument pas gratuite.

Sibille :" Je remarque une seule chose, en tous cas; c'est que je me passe beaucoup plus facilement de Meirieu, Goigoux, etc, que vous, Jean, Anne-Marie Valette, et quelques autres encore."

- Réponse : Je voulais vous le préciser puisque vous m'avez aussi accusé de "faire parler les autres" dans un post précédent ou je ne sais quelle connerie dans ce style : je vous confirme que je ne "construis" pas moi-même "mes propres savoirs". En clair, je ne réinvente pas la roue à chaque pas et je CITE régulièrement untel ou untel (y compris les gens que je combat : comment en effet combattre Meirieu et consort sans les avoirs lus ? Comment contester quelque chose sans le connaître ?)
Là est notre désaccord. Et celui-ci est particulièrement profond entre Républicains et pédagogistes. Le débat est toujours ouvert : l'escroquerie des pédagogistes (voir une des inspections de Rachel Boutonnet sur le sujet) est régulièrement de prétendre qu'il N'Y A PAS débat sur tel ou tel sujet, d'ailleurs.

- Sibille : "Guillaume, (qui, en vous embrassant, risque de se faire une bosse en s'embrassant lui-même),"

- Réponse : encore votre Lubie comme quoi nous ne serions qu'une seule personne, ou, ce qui revient au même, que nous serions "tous pareils". Non seulement c'est insultant mais vous devriez commencer une analyse (c'est tout de même étrange cette façon de vouloir absolument annihiler toute individualité -en toute "tolérance" et "ouverture" bien sûr-...).
Ce ne seraient pas plutôt vos copains pédagos qui cherchent à formater tout le monde sur le même moule ? je vais donner un exemple : je vois défiler depuis quelques temps dans mon établissement des collègues dont un certains nombre sont frais émoulus de l'IUFM. C'est curieux... ils ont presques toujours les mêmes choses au répertoire, que ce soit pour les chants ou pour l'étude d'oeuvres. Bizarre, non ?

- Sibille : "Pour ce qui est de l'achat de divans dans les IUFM, c'est une excellente idée. Je vais le suggérer à mon auguste directeur... ;-)))"

- Réponse : vous voyez, les grands esprits se rencontrent.

- Sibille : "Dernière chose, je ne suis pas naïf. Ni de façon réelle, ni de façon feinte. Sinon, j'irais traîner ailleurs qu'ici."

- Réponse : je vous trouve, à tort ou à raison, parfois trés naïf. Je suis bien incapable pour l'instant de dire si cette naïveté est innocente ou non (ce qui ne l'empêche pas d'être plus qu'agacante, parfois).
Las, je n'ai pas appris ce que je sais sur l'éducation nationale en un jour, donc vous avez raison de traîner ici, au final.

Écrit par : Manu | 26 avril 2008

nous sommes des "Républicains intégristes" et des "Ultra-libéraux tatcheriens"

Ecrit par : Manu

Vous pouvez rajouter : "Frankenstein pédagogique", c'est original.


pour Carole :

Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Mais le bébé est malade et il n'y a plus d'eau dans le bain.

Alors réanimons le bébé, et remplissons la baignoire ? Non ?

Un saludo

Écrit par : chevreuil | 26 avril 2008

L'objet de mon message est de vous transmettre une invitation pour une réception qui aura lieu en juin à l'ambassade de Grèce.

Ecrit par : VASSEUR | 26 avril 2008

Soyez sympa, M. Brigelli : rapportez-nous des petits fours !

Bon OK, je sors.

Écrit par : Manu | 26 avril 2008

A Jérémy,

Depuis quelques moments
Vous et vos compères
A détourner mes vers
Mettez bien du talent

Je vous prie donc sur l'heure
De voir avec Armande
Le montant qu'elle demande
Quant à mes droits d'auteur.

Écrit par : Molière | 26 avril 2008

Bon, on résume :

un cours Brighelli à Mikonos dès l'année prochaine ?

Écrit par : dugong | 26 avril 2008

Soyez sympa, M. Brigelli : rapportez-nous des petits fours !

Bon OK, je sors.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

Et une bouteille d'Ouzo ! (je sais, ça ne se fait pas)

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Petit complément, l'école Steiner à côté de chez moi, pour un équivalent de lycéen, c'est près quatre mille euros par an environ, repas de midi mention Bio et tendance végétarienne en sus et pas de structures d'hébergement, il faut trouver une famille d'accueil et les élèves passent une semaine sur quatre en stage en entreprise artisanale donc pas dans l'école.

Ecrit par : dobolino | 26 avril 2008


En toute franchise, qu'est-ce que vous en pensez ?

J'avais un ami qui enseignait à l'école Steiner de Chatou et j'avais passé une U.V. en "sciences de l'éducation" (mea culpa !) à Nanterre Paris X dans les années 70 pour la licence de philo. en rédigeant une enquête sur cette école, les méthodes d'enseignement, le contexte philosophique...

A ma décharge pour l'incursion vers les "sciences de l'éducation", les pédagogistes étaient beaucoup moins influents à l'époque et n'avaient pas pris le contrôle de l'école primaire.

J'avais trouvé ça intéressant, l'importance de l'éducation artistique, notamment, mais la "théosophie" et les conceptions ésotériques du fondateur me semblaient un peu bizarres.

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

"quel besoin d'amour, ce Cricri...."

Ecrit par : regard | 26 avril 2008

Très sincèrement, si j'avais des problèmes de cet ordre, ce n'est pas ici que je viendrais pour les traiter!!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008


Quelle naïveté feinte...ou quelle hypocrisie!

Écrit par : sibil-est-un-sac-de-noeuds | 26 avril 2008

On n'a qu'à mettre Brighelli à la place de Darcos et basta! Lui aussi il se laisserait corrompre? Non, impossible, il n'est pas spécialiste de littérature latine:-)

Écrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

"quel besoin d'amour, ce Cricri...."

Ecrit par : regard | 26 avril 2008

Très sincèrement, si j'avais des problèmes de cet ordre, ce n'est pas ici que je viendrais pour les traiter!!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008


"Quelle naïveté feinte...ou quelle hypocrisie!"

Ecrit par : sibil-est-un-sac-de-noeuds | 26 avril 2008

Et quelle force dans l'argumentation, une fois de plus!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

je vous renvoie le compliment! toutes mes félicitations!!!

Écrit par : sibil-est-un-sac-de-noeuds | 26 avril 2008

Et toc !

Écrit par : Manu | 26 avril 2008

Sibille : " j'enseigne en IUFM et, ici, c'est une tare impardonnable?"

- Réponse : ne jouez pas à la victime, ça ne marche pas avec moi (ni avec les autres, d'ailleurs). Ce sont vos propos qui sont contestés ici, ainsi que l'utilité et la finalité des IUFM.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008


-Réponse à la réponse: Ne parlez, une fois de plus, pas pour "les autres". Ou alors, vous n'avez pas lu ce blog depuis quasiment son origine, ce qui m'étonnerait fort.

Que VOUS personellement-vous-même soyez dans un IUFM, tout le monde s'en tape. Certes, nous pensons ici (pour la plupart) que vous seriez plus utile devant des élèves (sous réserve que vous soyez capable d'enseigner. Ne le prenez pas mal, il y a tout de même une bonne proportion de planqués dans les IUFM, nous en avons déja parlé).

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Mais, très cher, j'enseigne, à l'IUFM! Que croyez-vous donc que j'y fasse? Vous avez un doute? Venez voir, au lieu de faire de bêtes procès d'intention!!!

- Sibille : "Pour ce qui est du tutoiement, personnellement, je le réserve à des personnes que je connais bien et que j'estime particulièrement, et je ne pense pas être le seul à avoir cette vision des choses. Même ici. Que vous l'employiez vis à vis de moi parce que vous me méprisez prouve une seule chose: que vous êtes un gros beauf."

- Réponse : ça ne prouve que :

1) votre étroitesse d'esprit.

2)Le fait que, une fois de plus, vous distribuez des bons points en prétendant détenir LA vérité. Or, la complexité du tutoiement/vouvoiement permet beaucoup plus de choses :

-Le tutoiement peut-être de sympathie ou de mépris, effectivement (même si sur un plan purement formel je reconnais que j'ai eu tort de l'employer).

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Ah, vous voyez, quand vous voulez!!!

-Le vouvoiement peut, lui, être de distance ou de respect, parfois les deux combinés, c'est selon. La langue Française est tout de même plus complexe que ce que vous affirmez et, heureusement, ça n'est pas à vous d'en décider malgré ce que vous essayez, une fois de plus, de nous faire croire.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Ne me faites pas de leçon sur ce qui est simple ou complexe dans la langue française, s'il vous plait;

Vous n'êtes pas dans votre IUFM ici :
Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Vous l'avez remarqué? Bravo!

vous ne pouvez nous imposer VOS conceptions en nous faisant croire que c'est pour notre bien (vous voyez, je connais les méthodes des IUFM par coeur...).

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Vous avez de la chance! Moi, pas! Faites-moi donc un cours!!! ;-)))

Et effectivement, je reconnais qu'à ce titre, il faut une sorte de mérite (ou oserais-je dire de naïveté ?) pour venir le faire ici.
Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Tout au plus un peu de masochisme, vraisemblablement. Je l'ai déjà dit. Mais il y a quand même pas mal de gens que j'estime beaucoup, ici.

En revanche, c'est à vos risques et périls. Ne venez donc pas, une fois de plus, vous poser en victime : les véritables victimes, ici, sont les vôtres et celles de vos petits copains pédagogistes : ce sont tous les collègues dont la carrière a été massacrée parce qu'ils ne pensent pas comme vous. Et ça, c'est autrement plus grave.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Mon pauvre ami... Comment pouvez-vous savoir ce que je pense? Je me contente de faire cours. Et je n'ai pas de "petits copains pédagogistes". Quelques collègues, qui font ce qu'ils peuvent, et avec qui je discute, et, même, parfois, je m'engueule de temps en temps. Comme vous, vraisemblablement.

Merci pour le "beauf", mais j'ai trés peu de points communs avec M. Frackowiack.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008


-Réponse à la réponse: C'est votre opinion.

- Sibille : "Concernant le fait de "s'énerver", vous faites bien ce que vous voulez."

- Réponse : bien, on progresse. Cette révolte n'est pas sans racines, je vous le répète. Elle n'est absolument pas gratuite.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: M'avez-vous vraiment lu?

Sibille :" Je remarque une seule chose, en tous cas; c'est que je me passe beaucoup plus facilement de Meirieu, Goigoux, etc, que vous, Jean, Anne-Marie Valette, et quelques autres encore."

- Réponse : Je voulais vous le préciser puisque vous m'avez aussi accusé de "faire parler les autres" dans un post précédent ou je ne sais quelle connerie dans ce style : je vous confirme que je ne "construis" pas moi-même "mes propres savoirs". En clair, je ne réinvente pas la roue à chaque pas et je CITE régulièrement untel ou untel (y compris les gens que je combat : comment en effet combattre Meirieu et consort sans les avoirs lus ? Comment contester quelque chose sans le connaître ?)
Là est notre désaccord. Et celui-ci est particulièrement profond entre Républicains et pédagogistes. Le débat est toujours ouvert : l'escroquerie des pédagogistes (voir une des inspections de Rachel Boutonnet sur le sujet) est régulièrement de prétendre qu'il N'Y A PAS débat sur tel ou tel sujet, d'ailleurs.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Ah bon? J'ai dit qu'il n'y avait pas débat sur le sujet? Apprenez donc à lire, très sincèrement.

- Sibille : "Guillaume, (qui, en vous embrassant, risque de se faire une bosse en s'embrassant lui-même),"

Réponse : encore votre Lubie comme quoi nous ne serions qu'une seule personne, ou, ce qui revient au même, que nous serions "tous pareils". Non seulement c'est insultant mais vous devriez commencer une analyse (c'est tout de même étrange cette façon de vouloir absolument annihiler toute individualité -en toute "tolérance" et "ouverture" bien sûr-...).
Ce ne seraient pas plutôt vos copains pédagos qui cherchent à formater tout le monde sur le même moule ? je vais donner un exemple : je vois défiler depuis quelques temps dans mon établissement des collègues dont un certains nombre sont frais émoulus de l'IUFM. C'est curieux... ils ont presque toujours les mêmes choses au répertoire, que ce soit pour les chants ou pour l'étude d'oeuvres. Bizarre, non ?

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Ne montez pas sur vos (petits) ergots. Et je ne me suis pas permis de présumer de la qualité de votre travail sans en rien connaître, il me semble. C'est vous qui êtes insultant.
Encore une fois, je n'ai pas de "petits copains pédagos"; (on dirait que ça vous tient à coeur).
Et, si vous voulez, en parlant d'enseignement, je tiens à votre disposition un rapport de stage que je viens de dispenser à des instituteurs ayant un certain nombre d'années d'ancienneté, et qu'on ne peut vraiment pas soupçonner, (à part vous et les vôtres, peut-être), de rouler dans la farine avec des "conneries pédagogistes".

- Sibille : "Pour ce qui est de l'achat de divans dans les IUFM, c'est une excellente idée. Je vais le suggérer à mon auguste directeur... ;-)))"

- Réponse : vous voyez, les grands esprits se rencontrent

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Ne vous surestimez pas.

- Sibille : "Dernière chose, je ne suis pas naïf. Ni de façon réelle, ni de façon feinte. Sinon, j'irais traîner ailleurs qu'ici."

- Réponse : je vous trouve, à tort ou à raison, parfois trés naïf. Je suis bien incapable pour l'instant de dire si cette naïveté est innocente ou non (ce qui ne l'empêche pas d'être plus qu'agacante, parfois).
Las, je n'ai pas appris ce que je sais sur l'éducation nationale en un jour, donc vous avez raison de traîner ici, au final.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

-Réponse à la réponse: Je suis heureux d'avoir encore pas mal de choses à apprendre. Quand on a l'impression de tout savoir, c'est qu'on est déjà mort.


Ma seule naïveté, c'est d'ailleurs, vraisemblablement, de continuer à répondre à vos salades. Mais je crois que c'est la dernière fois. Je parlerai, désormais, avec des gens que j'estime ici. Et il y en a quand même quelques-uns.

Bonne nuit.

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Et toc !

Ecrit par : Manu | 26 avril 2008

TYrop fort, l'argument... De mieux en mieux... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

J'en perds mon I- grec.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Han, écrit par "écrit par" et "réponse à la réponse", moi personnellement j'y perds mon latin.

Je n'ai meme pas compris qui avait écrit le message (je sais qu'il me suffirait d'aller regarder à qui appartient le dernier "écrit par" - de mémoire, ce doit être Christophe Sibille, mais là j'y renonce, il est tard).

Écrit par : Jérémy | 26 avril 2008

"Quant à dire que nous faisons nous-mêmes "glisser les terrains", là vous êtes odieux et violent sous vos dehors "propre sur vous". Venez voir de près à quoi ressemble un collège en difficulté ou un LEP, vous verrez qu'accuser les profs qui essaient d'instruire les élèves là -dedans de "faire glisser" la situation est proprement infâme. Mais vous êtes si loin du terrain!"

Ecrit par : Sanseverina | 26 avril 2008

Là, vous vous êtes vraiment méprise! Quand je parle de "faire glisser les terrains", je ne fais aucunement référence à votre travail en collège, mais au certain type d'arguments dans la discussion dont je parlais plus haut. Contrairement à certains, je ne me permettrai jamais de juger du travail que font les autres en toute ignorance de cause.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Oui, Jeremy, c'est certainement confus.
D'ailleurs, je ne pense même pas, après coup, que le message de Manu méritait quelque réponse que ce soit. Après tout, il y a des trolls, même ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

M'sieu Robin, j sui o States et j t invit à partajé qque jours avec moi et ma copine. On é à la fet en Californi. Par contr on é lesbienn (otan que tu le sach tou 2 suit).

Si Mme Cadichon nou donn son adress, on ira la voir tou lé 3.

kiss RnBissien (RnB = Rassemblement Novateur des Brighelliens).

Take care.

Écrit par : Jeune blonde athlétique dansant le RnB | 26 avril 2008

Bon, on résume :

un cours Brighelli à Mikonos dès l'année prochaine ?

Ecrit par : dugong | 26 avril 2008


Je me suis laissé dire, qu'il y avait un petit problème avec la mixité, mais je crois que c'est surtout pendant la saison touristique !
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Une p'tite devinette avant le "cinéma des draps blancs" :

"J'ai reçu d'un seul coup les vingt-six choses les plus importantes de mon existence." (Aimé Césaire)

De quoi s'agit-t-il ?

Bonne nuit !

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

"Quelle naïveté feinte...ou quelle hypocrisie!"

Ecrit par : sibil-est-un-sac-de-noeuds | 26 avril 2008

Expliquez-moi donc ça, docteur Guillaume-Manu... Et, après, envoyez-moi votre facture! Mais une seule suffira, pour les deux! ;-)))))

Guillaume-Manu... Même style, même argumentation, mêmes attaques personnelles, même susceptibilité... Sans doute un spécialiste des "adresses IP" résoudra cette énigme.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

M'sieu Robin, j sui o States et j t invit à partajé qque jours avec moi et ma copine. On é à la fet en Californi. Par contr on é lesbienn (otan que tu le sach tou 2 suit).

Si Mme Cadichon nou donn son adress, on ira la voir tou lé 3.

kiss RnBissien (RnB = Rassemblement Novateur des Brighelliens).

Take care.

Ecrit par : Jeune blonde athlétique dansant le RnB | 26 avril 2008

Bon sang, ce blog devient de plus en plus excitant ! Z'auriez pas pu poster plus tard. C'est que vais avoir du mal à m'endormir, moi !

Cadichon habite dans le Massachusets (à vos souhaits !). Il faut que je regarde sur la carte par rapport à la Californie.

On fera un peu de remédiation orthographique dans le train.

Et vive le RndB !!!!!!!!

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Robin, si vous faites des petits, gardez-nous en un ou deux!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Une p'tite devinette avant le "cinéma des draps blancs" :

"J'ai reçu d'un seul coup les vingt-six choses les plus importantes de mon existence." (Aimé Césaire)

De quoi s'agit-t-il ?

Bonne nuit !

Ecrit par : Robin | 26 avril 2008

Oui, mais d'abord je veux savoir ce qu'on gagne. Hors de question de me retrouver en train de danser le RnB avec Cadichon en Californie ou dans le Massachusets (merci !).

Écrit par : catmano | 26 avril 2008

Robin, si vous faites des petits, gardez-nous en un ou deux!!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Vu le contexte j'ai le choix entre la parthénogénèse et
l'opération du Saint-Esprit, à moins que ces dames n'acceptent de faire une exception...Tout est possible en Californie, mais de toutes façons ce seront sûrement de drôles de zèbres !

Une idée de cadeau pour Guy Morel !

Je vous en mets un de côté pour votre chorale, Christophe ?
Il aura le RndB dans le sang.

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Oui, mais d'abord je veux savoir ce qu'on gagne. Hors de question de me retrouver en train de danser le RnB avec Cadichon en Californie ou dans le Massachusets (merci !).

Ecrit par : catmano | 26 avril 2008

Comment avez-vous deviné ?

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Ramus a pour l'instant le cul entre deux chaises, il se rapproche de madame Wettstein-Badour, car il sait qu'elle finira par gagner, quand les IRMf auront définitivement prouvé que le cerveau humain n'est pas fait pour lire global.
écrit Anne-Mare Valette

Chère Anne-Marie,
Je ne sais pas si Ramus a le cul entre deux chaises, et j'apprécie la grande compétence professionnelle de madame Wettstein-Badour, à laquelle j'ai adressé quelques élèves,mais pour ce qui est de ces histoires de cerveau, permettez-moi de vous dire qu'il vaudrait mieux les remiser au magasin des accessoires du scientisme.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 26 avril 2008

Oui, mais d'abord je veux savoir ce qu'on gagne. Hors de question de me retrouver en train de danser le RnB avec Cadichon en Californie ou dans le Massachusets (merci !).

Ecrit par : catmano | 26 avril 2008

Sinon, il faudrait voir avec l'ambassade de Grèce s'ils ne pourraient pas offrir une bouteille d'Ouzo.

Écrit par : Robin | 26 avril 2008

Ne serait-ce pas plutôt une forme aiguë de déviance "structuralo-(socio)logiciste" ?

En relisant ce qu'écrivait notre précieux mathématicien René THOM en 1979, je ne peux m'empêcher de voir en Charmeux une structuraliste qui s'oublie (peut être éblouie par le sociologisme comme un lapin par les phares d'une voiture ?).

Voici un extrait de l'article de Thom intitulé "l'espace et les signes" *

"C’est ici le moment d’évoquer une tentation permanente des théoriciens en face des systèmes de signes : celle de procéder à une analyse purement formelle, syntaxique de la morphologie de ces systèmes en faisant abstraction de la signification. Certains ont poussé plus loin encore cette exigence : une théorie très en vogue sur la place de Paris prétend : il n’y a pas de signifié, il n’y a que du signifiant ; chaque signe réfère à d’autres signes, en une régression sans fin...

Ecrit par : dugong | 26 avril 2008

Non, je ne pense pas. Au contraire, E.C. a besoin d'un signifié extérieur au texte pour lui donner du sens: des images, de la typographie, un contexte quelconque à partir duquel on effectuera une "prise d'indices" pour déduire du "sens".
Un structuraliste ne s'interroge pas sur le "sens": celui-ci ne se distingue pas du texte; le texte est le sens et le sens est le texte (ou un autre texte pouvant être mis en équivalence avec le premier). Un structuraliste n'aura pas peur du "mécanisme" de la pensée...
En cherchant à tout prix des relations entre le texte et une expérience subjective distincte de celui-ci, E.C. s'inscrit plutôt dans le courant phénoménologique... mais de manière assez vague bien sûr car je ne pense pas qu'Husserl aurait cautionné ses méthodes d'apprentissage de la lecture où la typographie donne des indications sur le sens des mots.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 26 avril 2008

Guillaume-Manu... Même style, même argumentation, mêmes attaques personnelles, même susceptibilité... Sans doute un spécialiste des "adresses IP" résoudra cette énigme.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2008

Toute la vacuité de Christophe Sibille réside dans ces quelques lignes et cette obsession récurrente : nous sommes pourtant bel et bien deux personnes différentes. je n'ai pas l'honneur de connaître Guillaume.

Écrit par : Manu | 27 avril 2008

Allons, Manu-Guillaume, ne vous vexez pas! De toutes façons, la seule personne patentée ici en matière de recherche d'adresses IP se trouve de votre côté! Vous ne courez aucun risque. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

"Je vous en mets un de côté pour votre chorale, Christophe ?
Il aura le RndB dans le sang."

Ecrit par : Robin | 26 avril 2008

Merci de l'intention, Robin, mais vu l'âge moyen dans les ensembles vocaux dont je m'occupe, il y a beaucoup de chances pour que je suce la weed par les racines depuis longtemps quand il sera susceptible de pouvoir en intégrer un!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

J'invite Brighelli à vous confirmer que nous sommes deux personnes bien distinctes mais daignera-t-il perdre son temps pour votre tranquillité d'esprit...

Vacuité...C'est bien le mot, Manu.

Écrit par : Guillaume | 27 avril 2008

Allez, Sibille, pour vous aider à traiter vos compulsions répétitives à finir tête de turc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compulsion_de_r%C3%A9p%C3%A9tition

Écrit par : regard | 27 avril 2008

Vraiment, "Regard", cela vous plairait, avouez-le. Mais vous faites absolument fausse route.

Même si je me pose pas mal de questions en ce qui concerne mes "pratiques professionnelles", (ce qui m'a valu quelques quolibets de Jean), j'ai acquis un certain nombre de convictions quant au bien fondé de certaines d'entre elles.
Et je suis complètement ouvert à d'éventuelles discussions à ce sujet. Et les attaques personnelles de certaines personnes ici "m'en touchent une sans faire bouger l'autre", comme disait notre presque regretté ex-président. ;-)

Vous seriez également, je pense, assez surpris de constater à quel point les sciences de l'éducation n'y sont pas partie prenante.
Les réactions personnelles que j'ai pu exposer ici à ce sujet sont extrêmement "tièdes" par rapport à celles de certains d'entre eux.

D'ailleurs, la compulsion... Parlons-en... Cette compulsion qui consiste à obtenir un résultat contraire à celui que l'on semble vraiment désirer. Par exemple, faire une publicité absolument incroyable à Philippe Meirieu et ses séides, et les légitimer, en espérant avec une sincérité apparente leur mettre définitivement la tête sous l'eau?

Vous savez, j'ai parlé avec pas mal de gens de cette émission de dimanche dernier. C'est même le lien que j'ai le plus envoyé par mail depuis bien longtemps. Vous seriez, je pense, assez étonné de ce qu'ont pensé de cette prestation beaucoup de gens, depuis des vieux instituteurs de terrain jusqu'à des personnes n'ayant absolument aucun lien avec l'éducation nationale.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Sur ce, bon dimanche à tous. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Gymnaste blonde athlétique, à l'origine de la cessation d'activité d'un organe de presse russe, relaie :

"... A cet égard, ces défilés dérisoires de lycéens en colère soutenant les plus archaïques des syndicats pour la défense de rentes de situation montrent à quel point la France est engagée dans un cercle vicieux dont les coûts économiques et sociaux, considérables, seront in fine payés par ces mêmes jeunes conditionnés à penser que leur avenir est lié au nombre de postes à pourvoir !

... Bizarrement, quand on pose la question aux jeunes du monde entier de savoir s'ils sont prêts à payer pour les gens âgés, 64 % des jeunes Chinois répondent positivement, comme 56 % des jeunes Russes et 50 % des jeunes Indiens. En extrême queue du classement, les jeunes Français ne sont que 11 % à vouloir financer la retraite des anciens soixante-huitards. Ce sont sans doute ces 11 % qui battent aujourd'hui le pavé pour sauver les 11 200 postes supprimés au budget de 2008"

Libérez Darcos et Marseille, ces agitateurs.

Écrit par : Blue Angel | 27 avril 2008

Et les attaques personnelles de certaines personnes ici "m'en touchent une sans faire bouger l'autre", comme disait notre presque regretté ex-président.

Sibille, sur ce coup-là, vous me faites vraiment pitié.

Écrit par : Guillaume | 27 avril 2008

Allez, Sibille, pour vous aider à traiter vos compulsions répétitives à finir tête de turc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compulsion_de_r%C3%A9p%C3%A9tition

Ecrit par : regard | 27 avril 2008

Vraiment, "Regard", cela vous plairait, avouez-le. Mais vous faites absolument fausse route.


Ecrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008


Je crains fort, malgré vos dénégations, pour votre intégrité psychologique.
Mais j'avoue que que "ça m'en touche ne sans faire bouger l'autre".

Écrit par : regard | 27 avril 2008

C'est curieux, dans cette note, personne ne semble s'être inquiété du sens du titre "Libérez Darcos".

Cela suggère que le maître du moloch est en réalité empêché de l'être pleinement. Par qui ? par quoi ?

La technostructure du Moloch (comme une fourmilière) ? Des contraintes sociales ou politiques ? Les deux ?

Le travail sous contraintes est pourtant déjà consacré en littérature (Roubaud provoque même des alertes à la bombe). Le moloch sera-t-il rebaptisé OUVALINPO (ouvroir aléatoire d'instruction potentielle) ?

Écrit par : dugong | 27 avril 2008

Sur le blog de Charmeux, allez voir la photo pour comprendre vraiment son problème de fond.

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2007/12

Elle a toujours eu du mal à former ses lettres. Voyez ses tentatives maladroites et pathétiques (jusqu'à faire du graph sur la façade de sa maison) pour tracer la lettre U.

Écrit par : dugong | 27 avril 2008

En cherchant à tout prix des relations entre le texte et une expérience subjective distincte de celui-ci, E.C. s'inscrit plutôt dans le courant phénoménologique... mais de manière assez vague bien sûr car je ne pense pas qu'Husserl aurait cautionné ses méthodes d'apprentissage de la lecture où la typographie donne des indications sur le sens des mots.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 26 avril 2008

Je me demande si elle n'aurait pas lu et avalé de travers ce texte d'Ezéchiel dans lequel le prophète a la vision d'un archange qui lui donne à manger un livre au goût amer, puis de miel en lui disant "Fils d'homme, prophétise !"

Ce texte n'a rien à voir avec l'apprentissage de la lecture. La tradition rabbinique n'a rien, en ce qui la concerne de "globale". En témoigne cette touchante pratique qui consistait à donner aux petits "apprenants" des lettres enduites de miel : Aleph, Beth, Gimmel...et à les leur faire lêcher comme des bonbons (une manducation de la parole, mais lettre à lettre). Les enfants sont bien plus fascinés par les lettres que par le "sens". Et Arthur Rimbaud, (1 noir, i rouge...) écrivant "Les voyelles" se souvient sans doute de cette fascination.

...Des commentateurs comme Caude Vigée parlent de "manducation de la parole".

On pourrait parler de "mystique de l'immédiateté et du sens" dans laquelle le long détour, l'effort, la matérialité et l'obstacle des supports et des pratiques n'ont presque aucune part.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Regard, Guillaume... Ils se déplacent aussi par paire, ces deux-là... Bizarre...

"Et les attaques personnelles de certaines personnes ici "m'en touchent une sans faire bouger l'autre", comme disait notre presque regretté ex-président.

Sibille, sur ce coup-là, vous me faites vraiment pitié."

Ecrit par : Guillaume | 27 avril 2008

Vous avez effacé le smiley que j'avais mis après: "presque regretté ex-président" en recopiant mon message, Guillaume.
Pourquoi donc?


"Vraiment, "Regard", cela vous plairait, avouez-le. Mais vous faites absolument fausse route."
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

"Je crains fort, malgré vos dénégations, pour votre intégrité psychologique.
Mais j'avoue que que "ça m'en touche ne sans faire bouger l'autre".

Ecrit par : regard | 27 avril 2008

L'argumentation suivait.
Ne craignez-donc rien pour mon intégrité psychologique, mon cher Regard; Vos messages sont d'ailleurs curieusement associés à ceux de Guillaume. Mais comme vous savez aussi bien que moi que Jean-Paul ne fera aucune recherche "d'adresse IP" pour choses aussi négligeable que vos messages...

J'avais oublié, pour les points communs entre "Manu" et "Guillaume: le même sens de l'humour, et le même amour immodéré pour l'hypermasculiniste Zemmour.

Peut-être "Regard" partage t-il aussi cet amour, d'ailleurs? On ne le voit pas depuis assez longtemps en ces lieux pour le savoir. Mais il aura certainement l'occasion de nous le dire bientôt... ;-)))

Sur ce, nous avons, je pense, assez encombré le blog avec ces querelles sans aucun intérêt.
Si vous voulez continuer, je vous (re)laisse mon e-mail. Si vous avez une once de paire de c..., vous m'en enverrez un. Mais je ne vous répondrai plus ici.

ch.sibille@wanadoo.fr

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

(jusqu'à faire du graph sur la façade de sa maison) pour tracer la lettre U.

Ecrit par : dugong | 27 avril 2008

Gymnaste chatain athlétique, ex-fiancée du fils Ceaucescu, nie le fait : ce sont les répliques au sens sismique d'une ancienne activité, sur un simple EEG.

Écrit par : Blue Angel | 27 avril 2008

"A noir, E blanc...", mon doigt a glissé et ma mémoire a flanché. Je le redonne ici pour le frisson :


A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silence traversés des Mondes et des Anges :
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! -

A. Rimbaud

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Une tentative d'explications (ce n'est pas de moi) :

Un point de départ à l'idée du poème, un abécédaire qu'il a du avoir entre les mains, comme tout enfant, quand il apprenait à lire. A chaque lettre correspondait une couleur et un certain nombre de mots : A noire, pour Abeille, Araignée, Astre, Arc-en-Ciel. E était jaune pour Emir, Etendard, Esclave, Enclume. I rouge pour Indienne, Injure, Inquisition, Institut. O azur pour Oliphant, Onagre, Ordonnance, Ours. U vert pour Ure, Uniforme, Urne, Uranie et Y orange pour Yeux, Yole, Yeuse, Yatagan.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Quelquefois, à vous lire, vous et quelques autres, j'ai vraiment l'impression que vous vous complaisez dans cette situation que vous décriez. Et que c'est vous qui faites "glisser le terrain". ( CS)

J'ai parlé du terrain en parlant des établissements . C'était très clair. Vous entretenez la confusion ou vous ne comprenez rien.
Et puis c'est pénible, ces discutailleries avec vous. Au départ , j'ai parlé des IUFM, pas de vous, C.S! Mais on ne peut pas prononcer un mot à propos des IUFM, pas faire une remarque sur les IUFM, alors qu'on ne pense pas du tout à vous, sans que vous rappliquiez comme si vous étiez à vous seul la synthèse de tous les IUFM de France et de Navarre.
Et puis argumentez sur le fond au lieu de ramener cela à votre cas personnel. Je dis qu'il y a de l'argent qui coule à flots, que les les IUFM vivent luxueusement, d'après ce que j'en ai vu mais je ne sais pas moi, trouvez nous des chiffres, des arguments nous montrant que les IUFM sont mal lotis par rapport aux facs par exemple, qu'ils sont dans une situation équivalente à nos universités, que les profs y sont traités aussi mal que dans le secondaire, que vous y êtes si mal que...vous rêveriez de prendre ( re?) un poste de certifié de musique ( toutes les classes d'un bahut, cours défouloir, hummm! ou peut-être aussi 4h ici et puis 6h ailleurs et le reste encore ailleurs, humm...)dans un collège difficile.
Des arguments quoi. Pas des leçons de morale sur l'air du " c'est pas juste, on parle mal des IUFM et on me parle si mal à moi, formateur qui connaît si bien ces bonnes maisons closes, c'est toujours mon pauvre cas qui
est visé etc etc..."
"Non, ne lui coupez pas, laissez-lui son pauvre cas....

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

Une tentative d'explications (ce n'est pas de moi) :

Un point de départ à l'idée du poème, un abécédaire qu'il a du avoir entre les mains, comme tout enfant, quand il apprenait à lire. A chaque lettre correspondait une couleur et un certain nombre de mots : A noire, pour Abeille, Araignée, Astre, Arc-en-Ciel. E était jaune pour Emir, Etendard, Esclave, Enclume. I rouge pour Indienne, Injure, Inquisition, Institut. O azur pour Oliphant, Onagre, Ordonnance, Ours. U vert pour Ure, Uniforme, Urne, Uranie et Y orange pour Yeux, Yole, Yeuse, Yatagan.

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008

Oui et cette interprétation est très controversée. Mais sur ce blog, elle est sympathique!

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

Eveline nous avertit tout de suite, son blog n'est pas un blog de débats. Sous-entendu, il n'est ouvert qu'aux gens qui pensent comme elle. C'est sans doute cela la "démocratie participative".


"Ce blog n'est pas un forum de débat entre partisans et adversaires de la pédagogie. Il veut être un lieu de réflexion et d'échanges pédagogiques destiné aux professionnels de l'école et à tous ceux qui s'interrogent, doutent, cherchent, "souhaitent une aide à la recherche, à la pratique du métier, sans oublier les parents, bien sûr. Nous répondrons à toute question, non polémique..."

lundi 31 décembre 2007

Bonne année 2008 !

Par l'amie scolaire, lundi 31 décembre 2007 à 19:09

Education, Ecole et Pédagogie

Passons sur le côté cucul la praline de "l'ami scolaire" et sur la "navrante histoire rapportée par une collègue" d'un petit garçon qui n'entendait qu'une seule syllabe dans "Brice" et deux dans "girafe".

Si les enjeux n'étaient pas si graves, on ne perdrait pas son temps et on jetterait sur ces enfantillages un voile charitable.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

De la modernité voyons les idéaux,
Et ne célébrons donc qu'un tracé symbolique :
A, blond corset moulant d'une fille athlétique,
Qui drague sa copine de l'état d'Ohio.

Écrit par : Jeune blonde athlétique dansant le RnB | 27 avril 2008

C'est curieux, dans cette note, personne ne semble s'être inquiété du sens du titre "Libérez Darcos"( Dugong)

Si, vous ne lisez pas bien, élève Dugong, Maître Robin va vous donner des lignes ou vous envoyer "en stage vétérinaire" chez Dobolino...ou vous enfermer avec l'âne de Guy Morel. Ah ah! Quelle serait votre préférence?

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

"Nous répondrons à toute question, non polémique"

C'est ce qu'ont dit les Chinois au Dalaï-Lama.

Ils verseront des droits à Evelyne Charmeux.

Écrit par : Commentateur international | 27 avril 2008

De la modernité voyons les idéaux,
Et ne célébrons donc qu'un tracé symbolique :
A, blond corset moulant d'une fille athlétique,
Qui drague sa copine EN l'état d'Ohio.

Écrit par : Correcteur automatique Midiblogs | 27 avril 2008

De la modernité voyons les idéaux,
Et ne célébrons donc qu'un tracé symbolique :
A, blond corset moulant d'une fille athlétique,
Qui drague sa copine EN l'état d'Ohio.

Ecrit par : Correcteur automatique Midiblogs | 27 avril 2008

On est loin de Molière, mais c'est excellent !

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Moi, Robin, je préfère :
a comme andugne, aspicoclic
b comme boulicrapote
c comme calendrule, chantouillet
d comme déambulidaire
e comme éfébeuf, euclomontitrope
f comme fétraloche
g comme gnette, guilicodon
h comme huisson
i comme itroglion, imperlimpinpin
j comme jubulustère
k comme ksyliton
l comme lainophe, lastakouère
m comme mirandal
n comme ninnocrate
o comme ondelle, odriaque, oubidoule
p comme pulipatte
q (ne figure pas)
r comme ramuole
s comme socesse
t comme tatajo
u comme uglude, unspock
v comme vroumette
w comme wakiwi
x comme xolide
y comme yallouille
z comme zormitte.

Cela me donne des idées : j'aimerais traiter Meirieu de lastakouère, de ninnocrate

Eveline Charmeux, je la vois bien en boulicrapote, en fétraloche, en vroumette.

""Facile de bluffer la fétraloche." C'est la phrase préférée des félins affamés.
Folles balivernes, phantasmes (sic) effarants, car la fétraloche est fort habile pour fuir à temps.
Ses frétillantes oreilles lui fournissent les meilleures informations : elles lui soufflent que les trédateurs sont camouflés dans l'ombre.
Et la filoute n'a qu'à filer en douce....

Quand je pense que ladite Charmeux ose critiquer le manque de sens de Lire avec Léo et Léa (c'est apprendre à nager sur un tabouret), je ne pense pas que cette "méthode" pour "de la grande section de maternelle à la fin de l'école primaire" , (en l'occurence mon petit-fils l'a eu comme "méthode intégrative " en CE1, après avoir eu Justine et compagnie en CP, autre méthode intégrative) permette d'apprendre à lire correctement.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

J'ai parlé du terrain en parlant des établissements . C'était très clair. Vous entretenez la confusion ou vous ne comprenez rien.
Et puis c'est pénible, ces discutailleries avec vous. Au départ , j'ai parlé des IUFM, pas de vous, C.S! Mais on ne peut pas prononcer un mot à propos des IUFM, pas faire une remarque sur les IUFM,

-Réponse: Si dire: "les professeurs d'IUFM sont des tiques" revient à faire une simple remarque, surtout pour quelqu'un qui est sensé connaître le poids des mots, alors là, je tire la bride.

alors qu'on ne pense pas du tout à vous, sans que vous rappliquiez comme si vous étiez à vous seul la synthèse de tous les IUFM de France et de Navarre.

Réponse: -Voir plus haut; ce n'est pas: "mon cas personnel", mais "les" (article défini) professeurs d'IUFM sans distinction qui sont visés.

Et puis argumentez sur le fond au lieu de ramener cela à votre cas personnel.

-Réponse: Voir ci-dessus.

Je dis qu'il y a de l'argent qui coule à flots, que les les IUFM vivent luxueusement, d'après ce que j'en ai vu mais je ne sais pas moi, trouvez nous des chiffres, des arguments nous montrant que les IUFM sont mal lotis

-Réponse: Je n'ai jamais prétendu ça.

par rapport aux facs par exemple, qu'ils sont dans une situation équivalente à nos universités, que les profs y sont traités aussi mal que dans le secondaire,

-Ne serait-ce pas le sort des professeurs du secondaire, (et des établissements) qu'il faudrait améliorer? (La formation des enseignants aussi, si vous m'avez bien lu, je suis le premier à dire qu'il y a des dysfonctionnements à ce niveau).

que vous y êtes si mal que...vous rêveriez de prendre ( re?) un poste de certifié de musique ( toutes les classes d'un bahut, cours défouloir, hummm! ou peut-être aussi 4h ici et puis 6h ailleurs et le reste encore ailleurs, humm...)dans un collège difficile.

-Réponse: Merci, je l'ai fait, je connais.
Quand j'ai été recruté, (du temps des écoles normales), mon principal angle d'attaque pendant l'entretien de recrutement a été de défendre l'enseignement de ma discipline et de ses contenus. J'ai été recruté sur cet argumentaire, et n'ai pas varié, à ce niveau du moins, dans ma pratique professionnelle. Et, pour avoir un poste en école normale, j'ai accepté un exil géographique. Avec un peu de mal au début, je l'avoue.

Des arguments quoi. Pas des leçons de morale sur l'air du " c'est pas juste, on parle mal des IUFM et on me parle si mal à moi, formateur qui connaît si bien ces bonnes maisons closes, c'est toujours mon pauvre cas qui
est visé etc etc..."
"Non, ne lui coupez pas, laissez-lui son pauvre cas....

-Réponse: Toujours ce mépris insupportable. Mais êtes-vous capable de vous exprimer autrement?
Je me contrefous, une fois pour toutes, qu'on me parle mal. J'ai parfaitement compris, et depuis longtemps, que c'était au dessus des forces de certains de s'adresser à moi à peu près normalement. Mais vous êtes sur ce blog depuis assez longtemps pour avoir lu mon argumentation. Un certain nombre de fois.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Merci, Robin. Je ne connaissais pas ce poème. Il est magnifique.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Si, vous ne lisez pas bien, élève Dugong, Maître Robin va vous donner des lignes ou vous envoyer "en stage vétérinaire" chez Dobolino...ou vous enfermer avec l'âne de Guy Morel. Ah ah! Quelle serait votre préférence?

Ecrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

Allez, je suis bon prince, j'emmène Dugong en Californie. On fera du déchiffrage à nos moments perdus avec Blue Angel. Elle aussi, elle a appris à lire avec la globale ! ^^^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Je vous dis que pour moi, l'ami scolaire, c'est comme l'amie des arbres "Massacre à la tronçonneuse". Pour moi, voilà ce qu'elle est.
Pour ceux qui l'ont vue débattre avec Rachel Boutonnet, je rappelle qu'elle était vraiment odieuse.

Pour être un peu plus gais en ce jour (encore) estival, voici quelques images, où vous pourrez vous faire une idée de la tête sympathique de l'âne de Guy Morel.

Je cherche le fil.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Une p'tite devinette avant le "cinéma des draps blancs" :

"J'ai reçu d'un seul coup les vingt-six choses les plus importantes de mon existence." (Aimé Césaire)

De quoi s'agit-t-il ?

Bonne nuit !

Ecrit par : Robin | 26 avril 2008

Bon, je garde la bouteille d'Ouzo et l'escapade avec Blue Angel dans le Massachusets pour aller danser le RndB avec cadichon. La réponse était...

pom pom pom pom...

Les 26 lettres de l'alphabet !

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

"d'un seul coup" ????

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Massassuchets !!!

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

C'est la photo numéro combien, l'âne, Anne-Marie??

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

"Massassuchets !!!"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

???
Massachussets, plutôt, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Il y a 8, inspiré, 12, cancanier, mais surtout 15, rigolard. C'est exactement comme je me le représente quand Guy veut chercher à vérifier si son âne a bien retenu ses compétences transversales.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Je comprends pourquoi Cadichon n'a jamais réussi à apprendre ce mot diabolique.
Mississipi, 4 i, 4 s c'est plus facile.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

L'âne de Guy Morel :


http://www.linternaute.com/nature-anim
aux/animaux-sauvages/grimaces-de-nos-amis-les-animaux/inspir

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Le Massachusetts est un État des États-Unis dont la population compte près de 6,3 millions d’habitants. La capitale et la métropole de l’État est Boston. L’État fait partie de la région de la Nouvelle-Angleterre.

Le Massachusetts est l'un des quatre États américains à porter le titre de Commonwealth.

Misère ! C'est à l'opposé de la Californie. On va devoir mener une "double vie".

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

" a comme andugne, aspicoclic,
b comme boulicrapote " etc...

C'est tiré d'une VRAIE méthode de lecture utilisée à l'école élémentaire? Alors c'est encore plus grave que je ne croyais.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 avril 2008

Cadichon m'a énerver.
Ecrit par : yann | 26 avril 2008

Sibille, sur ce coup-là, vous me faites vraiment pitié."

Ecrit par : Guillaume | 27 avril 2008


Aaaaaah, c'est bon de rentrer chez soi, de retrouver son blog préféré et de voir que iren n'a changé !

Écrit par : Victor | 27 avril 2008

L'âne de Guy Morel :


http://www.linternaute.com/nature-anim
aux/animaux-sauvages/grimaces-de-nos-amis-les-animaux/inspir

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008

Désolé, je me suis trompé ! C'est le 8ème, juste après le lézard vert. C'est Anne-Marie qui a donné le bon lien.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Ah, Victor, bonjour!
Je vais peut-être vous suprendre, mais ça me fait plaisir de vous "revoir". ;-)))
Les vacances furent bonnes?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

C'est tiré d'une VRAIE méthode de lecture utilisée à l'école élémentaire? Alors c'est encore plus grave que je ne croyais.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 avril 2008

VoueÏ, même que :

http://www.ricochet-jeunes.org/parudet.asp?livrid=3116

Écrit par : catmano | 27 avril 2008

Merci, Anne-Marie!
Le septième, c'est Manu, et le dixième, Sanseverina!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Aaaaaah, c'est bon de rentrer chez soi, de retrouver son blog préféré et de voir que rien n'a changé !

Ecrit par : Victor | 27 avril 2008

Non, non, vous ne savez pas tout, Victor. Il est maintenant question que nous ouvrions un cours privé sur l'île de Mykonos, si mes souvenirs sont bons.
Finie la chasse aux truffes. Ça doit être beaucoup trop sec, là-bas.

Écrit par : catmano | 27 avril 2008

Merci pour le lien, Catmano. Je trouve ça hallucinant.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 avril 2008

Sur ce, nous avons, je pense, assez encombré le blog avec ces querelles sans aucun intérêt.

nous ?
La concision n'est pas votre fort.

"Bonjour chez vous*", Victor.

*Mc Goohan

Écrit par : Guillaume | 27 avril 2008

Merveilleux voyage, les amis, la mer, le soleil, j'en ai profité pour faire du sport .Mens sana in corpore sano ! Voyez ce corps d'athlète !


http://photos.linternaute.com/paysville/183708/1100434/1287255544/esprit-sain-corps-sain/

Écrit par : Victor | 27 avril 2008

Pardon, le lien.

http://www.linternaute.com/nature-animaux/animaux-sauvages/grimaces-de-nos-amis-les-animaux/grimaces-de-nos-amis-les-animaux.shtml

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Moi, c'est le 2ème, l'espèce de bison chevelu qui tire la langue (je suis "buffle" en astrologie chinoise). regardez-les toutes, il y a un autre âne qui rigole...Bref, une classe comme une autre.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Merveilleux voyage, les amis, la mer, le soleil, j'en ai profité pour faire du sport .Mens sana in corpore sano ! Voyez ce corps d'athlète !


http://photos.linternaute.com/paysville/183708/1100434/1287255544/esprit-sain-corps-sain/

Ecrit par : Victor | 27 avril 2008

Bienvenu dans la nef des fous, Victor ! Happy too see you back !

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

"nous ?
La concision n'est pas votre fort."

Ecrit par : Guillaume | 27 avril 2008

Pour vous représenter, la 23è photo me paraît assez intéressante... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Non, non, vous ne savez pas tout, Victor. Il est maintenant question que nous ouvrions un cours privé sur l'île de Mykonos, si mes souvenirs sont bons.
Finie la chasse aux truffes. Ça doit être beaucoup trop sec, là-bas.

Ecrit par : catmano | 27 avril 2008

Si, si c'est vrai. Il paraît même que M'sieur Brighelli a déjà pris des contacts avec l'ambassadeur de Grèce. Tout est prévu. Il emmène tous les enseignants du blog qui le souhaitent. Cadichon et Carole s'occupent de nous trouver des tas de fonds privés américains, of course. Même l'âne de Guy Morel est autorisé à venir. Et comme il faudra aussi quelqu'un pour soigner l'âne, et les animaux des uns et des autres, il nous faut amener sans faute un ou deux vétérinaires, qui feront office de médecins pour l'ensemble du cours privé. A moins que l'un des deux ne se spécialise. Une petite formation accélérée en IUFM et le tour sera joué.
Bon, qu'est-ce qu'il nous manque?

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

Qui va faire la popote ?

Écrit par : Jeremy | 27 avril 2008

Voyez ce corps d'athlète !

http://photos.linternaute.com/paysville/183708/1100434/1287255544/esprit-sain-corps-sain/

Ecrit par : Victor | 27 avril 2008


Mouaif... En peinture, ça s'appelle de l'aplat...

Écrit par : Sergio | 27 avril 2008

Qui va faire la popote ?

Pour une potée berrichonne, je n'en vois qu'un (du moment qu'il reste à la cuisine)...

Écrit par : Guillaume | 27 avril 2008

certes j'ai roulé ma bosse ,mais...


http://fr.youtube.com/watch?v=itLs0cpqRpg

Écrit par : Victor | 27 avril 2008

Qui va faire la popote ?

Ecrit par : Jeremy | 27 avril 2008

Ben, vous Jérémy! Vous nous concoctez déjà de bons plats -stiches. Je n'avais pas encore eu le temps de les lire. On vous aidera pour les corvées de pluches.

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

"Pour une potée berrichonne, je n'en vois qu'un (du moment qu'il reste à la cuisine)..."

Ecrit par : Guillaume | 27 avril 2008

J'avoue que j'ai sous-estimé votre sens de l'humour, Guillaume; je fais amende honorable. C'est la meilleure vanne que j'ai pu lire depuis longtemps!!! ;-)))

En tous cas, si vous arrivez avec une tarte, vous serez la preuve vivante qu'on peut être et avoir!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

A peine de retour et me voilà piraté par un(e) illustre inconnu(e) qui emprunte mon pseudo et me prête un corps d'éphèbe, moi qui ai été élevé à la graisse d'oie et au cassoulet !

Écrit par : Victor | 27 avril 2008

Victor,
La graisse d'oie ou de canard? Je croyais que dans vos contrées, c'était plutôt le canard, non?
" C'est pas gras le confit!"

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

Merveilleux voyage, les amis, la mer, le soleil, j'en ai profité pour faire du sport .Mens sana in corpore sano ! Voyez ce corps d'athlète !


http://photos.linternaute.com/paysville/183708/1100434/1287255544/esprit-sain-corps-sain/

Ecrit par : Victor | 27 avril 2008

Et le Che, Victor, vous avez vu le Che ? Est-ce qu'il lit "Bonnêt d'âne" ? Est-ce qu'il vous a dit un petit mot pour nous ? Est-ce qu'il vous a donné et dédicacé sa casquette ? Est-ce que vous avez bu du punch avec Raul ?

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Graisse d'oie et cassoulet .....Ah! bon !


http://www.fotosearch.fr/CRT509/15558-22dg/

Écrit par : Victor | 27 avril 2008

A peine de retour et me voilà piraté par un(e) illustre inconnu(e) qui emprunte mon pseudo et me prête un corps d'éphèbe, moi qui ai été élevé à la graisse d'oie et au cassoulet !

Ecrit par : Victor | 27 avril 2008


Qui va faire la popote ?

Pour une potée berrichonne, je n'en vois qu'un (du moment qu'il reste à la cuisine)...

Ecrit par : Guillaume | 27 avril 2008

Moi, je bien bien aller à Mikonos, mais je ne veux pas revenir comme Victor^^^^.

Je connais la région de Christophe et je veux bien qu'il vienne aussi, mais à condition qu'il s'inspire de la cuisine locale et de la cuisine cubaine

Pour résumer : potée berrichonne un jour sur sept, cuisine locale cinq jours sur sept, cuisine cubaine un jour sur sept (diète sévère avec tequilla et cigares)

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Juste demande de précision. Ma grand-mère paternelle, cordon-bleu, préférait les oies pour la graisse qu'elle conservait précieusement dans des "toupines" de grès. Par piété filiale je manque donc d'objectivité en la matière. Elle attendait par ailleurs de ses invités qu'ils avalent l'intégralité du confit et se désespérait quand ils laissaient la peau dans leur assiette. Là aussi par piété filiale, encore aujourd'hui, je me sacrifie pour consommer la peau du canard et la couenne du jambon. L'usurpateur s'est donc trompé de photo !
Au passage merci pour les témoignages de bienvenue (Cadichon ne s'est pas manifesté mais je ne désespère pas !).

Écrit par : Victor | 27 avril 2008

Et le Che, Victor, vous avez vu le Che ? Est-ce qu'il lit "Bonnêt d'âne" ? Est-ce qu'il vous a dit un petit mot pour nous ? Est-ce qu'il vous a donné et dédicacé sa casquette ? Est-ce que vous avez bu du punch avec Raul ?

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008

Le Che est partout camarade ! Et le rhum aussi...
Avis à l'usurpateur-trice (il y a de l' "observateur" là dessous !), la seconde photo est déjà plus ressemblante.

Écrit par : Victor | 27 avril 2008

En tous cas, si vous arrivez avec une tarte, vous serez la preuve vivante qu'on peut être et avoir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Votre rôle étant défini depuis longtemps, mon cher Christophe, je n'ai pas vraiment de griefs abrasifs contre vous.
Néanmoins, à discréditer la tarte à tort et à travers, emblème vernaculaire des chasseurs alpins, vous risquez gros.
www.linternaute.com/femmes/nom-de-famille/nom/
198263/sibille.shtml

Écrit par : Blue Angel | 27 avril 2008

Oh la la, j'arrive en plein délire avec mes petits trucs de pédago. Toutes mes excuses. En plus, c'est long à lire.

@ Pendariès, bien que j’aie l’impression de ne pas avoir vraiment répondu à votre question d’hier.

On voit de tout au portail d’une école primaire, des petits enfants sages qui donnent la main à mamie pour traverser, montent gentiment à l’arrière de la voiture, s’attachent sous le regard attentif de papy, de mamie, de papa, parfois et beaucoup plus rarement de maman, mais cela arrive.
Cela, ça ne dure pas longtemps, deux ou trois minutes tout au plus. Ensuite, on profite des autres, et on en profite avec les yeux et les oreilles ! Cinq minutes après la sortie, il en reste toujours quelques uns, surtout des petits de moins de huit ans, qui s’ébattent en hurlant le plus fort possible. Les mamans sont là, bien sûr, imperturbables.
Elles causent, avec les copines ou avec la maîtresse, au milieu des glapissements de leur tribu.

Les enfants escaladent les barrières de sécurité, traversent la rue dix fois, sans jamais regarder à gauche, puis à droite, puis à gauche, comme la maîtresse le leur a pourtant appris pour commencer à valider l’APER, se chamaillent, se balancent des coups de cartable qu’ils sont allés reprendre entre les pieds de maman, car bien sûr elles ont récupéré au vol le cartable artistiquement projeté par Monchéri et Madouce dès le portail franchi ; ce sont de bonnes mères, elles protègent le dos de leurs enfants et, ce sont elles qui portent les cartables, même si elles en ont trois, dont un petit encore dans la poussette (mais le plus souvent, juché sur un de ces merveilleux petits tricycles à roues en plastique, agrémentés d’une barre qui permet, à la maman, de pousser et, au petit, de ne pas pédaler).

Cela peut durer un bon moment, s’il fait beau. Jusqu’à ce que Monchéri râle et demande d’un ton rogue, dans le meilleur des cas, ou grâce à un coup de pied ou de cartable parfois, si elle va se décider un jour à quitter les copines parce que , lui, il veut aller jouer à la console.
Alors là, toute affaire cessante, et même si la maîtresse est en train de leur expliquer quelque chose, elles s’en vont, sans même bredouiller une vague excuse, hurlant après le petit bonhomme qui a filé, laissant son cartable au beau milieu de la route. Car on crie beaucoup, chez les enfants et chez les adultes, et les bagarres mère - enfant que l’on raconte à la maîtresse en toute innocence, lui demandant de prendre partie et de faire entendre raison au « petit bout » tellement mignon et si en avance pour son âge, ne sont pas rares.

En classe, une fois passée l’épreuve de force, et si tous les collègues sont conscients, ces chevaux fous sont tout à coup beaucoup plus gérables.
Le lundi et le jeudi sont un peu plus durs que les autres jours et il arrive bien sûr que l’on mette un moment le matin à réveiller les yeux dans le vague du gamin qui a gigoté la veille au soir sur le canapé jusqu’à vingt-deux ou vingt-trois heures après un dîner constitué de biscuits d’apéritif et de cacahuètes et qui a déjà « dans le nez » une heure trente de coma télévisuel.

Il suffit pour cela d’un emploi du temps clair et répétitif, partagé en « tranches » de vingt minutes au cours desquelles, bien sûr, on pratiquera une grande variété d’exercices au début. En effet, ces gamins, comme leurs mamans d’ailleurs, vivent à la seconde. Obtenir cinq minutes d’affilée, sans remue-ménage, de lecture, d’écriture, de calcul en tout début d’année relève déjà pour eux du challenge. En augmentant petit à petit les doses, on arrive à vingt ou trente minutes d’activité vraie (pas d’yeux dans le vague, pas de tripotages de crayons, pas de gamin qui tombe de sa chaise) en fin de premier trimestre.
Il faut y ajouter de nombreux exercices de répétition de gestes, de consignes, toujours courts et toniques. On a tout à leur apprendre et lorsqu’ils découvrent, à l’école, qu’ils peuvent contrôler eux-mêmes leurs battements de jambe, ils sont époustouflés par leurs capacités de domination du monde.

Les premières vagues, il y a une dizaine d’années, nous ont fait drôle : des gosses qui écrasent les copains dans le couloir, qui vont annoncent de but en blanc que non, la fiche, ils ne la feront pas, ce n’est pas classique dans l’imaginaire collectif. Certains collègues ne s’en sont toujours pas remis, attribuent ces difficultés comportementales au « milieu », aux « nouveaux publics », à « la faute à pas-d’chance » et continuent à croire que c’est en leur donnant plus de libertés, plus de responsabilités et d’autonomie qu’ils arriveront à se réguler. Leurs résultats ne sont pourtant pas probants.
D’autres déploient tout un arsenal de « vivre ensemble » basé sur la création collective de règles de vie, l’instauration de « permis à points », de « contrats », de gommettes rouges, orange ou vertes, en pure perte avec les plus déstructurés (a - structurés ?) d’entre eux.
Comment des enfants qui n’ont jamais eu de règles à la maison pourraient en créer et SE les appliquer ?

Leurs parents ont vécu une enfance et une adolescence peu contraignantes, à la maison et à l’école. Les programmes scolaires et les méthodes en vigueur confortaient dans leur esprit ce que la télévision, la famille, la société leur apprenaient, même si à l’époque, mes enfants, qui ont presque l’âge de ces parents-là, n’ont jamais pu négocier la date où ils devaient rendre un devoir, comme je l’ai parfois lu sur ce blog. On leur a quand même expliqué que tout se valait, que l’important était de se réaliser là, tout de suite, et certains continuent à appliquer ce programme maintenant qu’ils sont parents.

Cela ne va pas sans mal. Bien sûr, ils sont vite contraints à composer avec le caractère de leur petit et ce, dès les premiers jours. Ils le gèrent au coup par coup, par essais – erreurs, comme sur les jeux vidéo qu’ils ont commencé à pratiquer dès leur adolescence, sans échelle de valeur entre les attitudes à adopter, gardant la « soluce » qui fonctionne même si elle est potentiellement dangereuse pour l’enfant.
Il pleure le soir pour aller se coucher, on attend qu’il soit endormi pour le mettre dans son lit. Il recrache la cuiller de petit pot « haricots verts – poulet », on abandonne et on lui donne un dessert et deux ou trois biscuits. Il braille dans le supermarché si on le met dans le caddie, on le laisse naviguer à sa guise dans les rayons et sur le parking et on l’amadoue avec un petit cadeau (j’en ai quand même eu un qui avait droit à un DVD ou un jeu vidéo à chaque sortie au supermarché ; comme petit cadeau, vous avouerez que ce n’est pas si mal). Leur règle d’or éducative, c’est « Fais pas ch... », quel que soit le prix que cela coûte.

Bien sûr, ce type d’élevage a ses limites, les gosses s’ennuient lorsque maman papote à la sortie de l’école, lorsqu’elle regarde ses vidéos, lorsque papa et maman invitent des copains pour l’apéro et que ceux-ci s’éternisent. Qu’à cela ne tienne, il suffit de se blinder les oreilles et de décréter haut et fort que les gamins, ça a besoin de se défouler et que les gens qui n’aiment pas les gosses n’ont qu’à pas les fréquenter.

La deuxième limite, cela pourrait être l’école.
Déjà, il y a l’acquisition de la propreté sans laquelle ils ne peuvent pas inscrire Monchéri ou Madouce. Les maîtresses sont catégoriques (encore que, dans certaines écoles, pour des raisons de risques de fermeture, on tolère les couches). On essaie de négocier, on affirme que cette fois, ça y est, il est propre, on pleure un peu, on peut même arriver à culpabiliser les enseignants en expliquant qu’on a peut-être trouvé un petit boulot et que c’est vraiment bête de rater ça tout ça parce que la maîtresse et l’ATSEM sont incapables de faire un petit effort (on a beaucoup de peine à se décentrer et à réaliser que ces « deux feignantes » ont d’autres élèves dont les parents pourraient aussi avoir les mêmes exigences). Parfois, ça marche et l’école règle le problème en quelques jours, ce qui permet de se conforter dans son opinion : « Vous voyez, je vous l’avais bien dit qu’il était propre ! »
Ensuite, les horaires. Il faudrait qu’elles soient là à l’heure pile autant à l’accueil qu’à la sortie ? Heureusement, elles ont le cuir tanné et que les réflexions acerbes des maîtresses les touchent peu et puis, dans de nombreuses écoles maternelles, on pratique l’accueil individualisé toute l’année, le problème se décale donc à l’école élémentaire.
Ensuite, il y a le comportement du petit, mais là aussi, il n’y a pas trop à se plaindre, et on arrive toujours à trouver un médecin, un psy, un spécialiste quelconque qui produira tous les certificats possibles pour que l’école, chaudement encouragée par sa hiérarchie, s’adapte aux particularités de l’enfant.

Il y a longtemps que je n’ai plus eu de classe de tout-petits (une dizaine d’années, et ce phénomène en était alors à ses débuts). En revanche, j’accueille régulièrement depuis sept ou huit ans au moins, deux ou trois spécimens de cet acabit tous les ans. Cela va mieux depuis que mes collègues de maternelle en ont-elles aussi pris conscience et ont arrêté de leur trouver des excuses. pour retrousser leurs manches et donner à ces enfants ce qu’ils n’ont pas eu à la maison.
Comme je l’ai dit plus haut, un emploi du temps clair, des règles strictes mais prenant en compte le « retard » psychomoteur de ces gamins qui se sont élevés seuls arrangent assez vite la situation.
On se rend même compte que les parents adhèrent à notre façon de faire et qu’ils ne prennent pas si mal que l’on pourrait s’y attendre la mise en coupe réglée de toutes leurs « théories » éducatives, peut-être parce qu’en fait ils n’ont pas de théories et que, du moment où l’enfant ne se plaint pas des exigences de la maîtresse, cela ne les contrarie en rien.
On peut même se rendre compte, après une réunion, par exemple, qu’ils sont soulagés de voir que, petit à petit, il se socialise, qu’il commence à jouer plus longtemps seul, qu’il apprend à lire, à écrire, à compter sans que l’on ait à fournir un effort plus grand que celui de lui faire relire sa page tous les soirs. Quand, en plus, c’est lui qui le demande, c’est tout bénéfice.
Il ne faut bien sûr pas être trop exigeant, les horaires de couchers restent souvent au bon vouloir du petit, les séances télé - canapé nombreuses et longues, l’alimentation diversifiée rare.
Mais cela, après tout, ce ne sont pas nos affaires. Le gamin arrive à l’école le matin à l’heure, avec ses livres et ses cahiers dans son cartable, il s’adapte aux règles de l’école, fait son travail quand on le lui demande, progresse un petit peu chaque jour, ce n’est déjà pas si mal, il revient de loin.

Il y a hélas, de temps en temps chez nous, sans doute plus fréquemment ailleurs, des cas pathologiques.
Celui, par exemple, d’une maman qui se débarrasse au sens propre du terme du joli poupon qu’elle avait vu dans la vitrine, qu’elle avait réclamé à cor et à cri et qui finalement ne correspond pas à ses attentes.
D’autres moins graves pour l’intégrité physique du bambin mais peu rassurants pour son avenir où l’on se trouve confronté à un cas de carence éducative lorsque l’on apprend que les enfants ne sont jamais mis à table et se nourrissent en piochant dans le placard ou le réfrigérateur, qu’ils ont ordre de jouer dehors tant que maman regarde ses séries à la télé ou reçoit ses copains.
D’autres enfin où l’enfant a carrément pris le pouvoir et se fait un malin plaisir à torturer sa mère psychologiquement en attendant d’avoir la force nécessaire pour la dominer physiquement.
Ces dernières années, ces cas sont devenus plus fréquents dans mon entourage immédiat. Je ne peux pas en faire un cas général, mais le fait que cela ait « contaminé » même un petit coin tranquille, encore pas trop touché par l’extrême pauvreté, me semble néanmoins un signe.
Nous faisons ce que nous pouvons pour ces enfants-là et nous remarquons que des méthodes d’enseignement explicite et progressif leur permettent de surnager et leur offre au moins un lieu où ils savent à quoi s’attendre, où ils ont l’impression de dominer quelque chose, où, pour le troisième cas, ils trouvent des limites stables à leur sentiment de toute puissance.
Ce n’est pas grand-chose et nous recevrions avec joie les marques de soutien de la société si elle se décidait à nous aider grâce à des services sociaux et une médecine scolaire déployés en nombre suffisant sur l’ensemble du territoire. Mais là, j’ai encore une fois l’impression de ramer à contre-courant.

Écrit par : catmano | 27 avril 2008

Toutes mes excuses pour les quelques fautes qui traînent, j'ai relu trop vite.

Écrit par : catmano | 27 avril 2008

Profitons-en ...Tant que JPB n'est pas là :

(et dire qu'il m'a fait surveiller la classe !)

A son excellence, Monsieur l'ambassadeur de Grèce, 17, rue Vacquerie, 750016, Paris

Votre Excellence,

Nous avons appris récemment votre intention d'ouvrir une "école brighellienne" sur l'île de Mikonos, joyau de votre beau pays serti dans la mer Egée.

Nous tenons à vous faire connaître d'ores et déjà notre accord enthousiaste.

Notre petit groupe, très bigarré, comporte, entre autres, une franco-américaine vivant actuelllement à Boston, un cuisinier berrichon, une duchesse franco-italienne lectrice de Stendhal,
un globe-trotter franco-cubain de retour de cette île célèbre pour ses cigares et sa liberté, ainsi que deux vétérinaires pour soigner les petits bobos des enfants, ainsi qu'un âne et son propriétaire.

La personne la plus compétente de notre groupe est une institutrice française, mais elle en vaut dix !

Nous nous attèlerons, dès notre arrivée sur l'île à la construction de l'école, puis à la noble tâche d'éduquer les petits Mikonosiens selon les principes du SLEEC, du GRIP et de "Sauver les Lettres" et de bannir toute inféodation au pédagogisme.

Notre devise sera : "Savoir lire, écrire, compter et bronzer"

Veuillez agréer, votre excellence, l'expression de notre profonde considération.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Il y a hélas, de temps en temps chez nous, sans doute plus fréquemment ailleurs, des cas pathologiques.
Celui, par exemple, d’une maman qui se débarrasse au sens propre du terme du joli poupon qu’elle avait vu dans la vitrine, qu’elle avait réclamé à cor et à cri et qui finalement ne correspond pas à ses attentes.
Ecrit par : catmano | 27 avril 2008

Mon dieu, quelle gamelle vous nous balancez là ! Mais tout cela est si vrai et si bien décrit... Ne vous excusez pas !

Écrit par : Victor | 27 avril 2008

Votre rôle étant défini depuis longtemps, mon cher Christophe, je n'ai pas vraiment de griefs abrasifs contre vous.

-réponse: Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Je n'ai aucun rôle. Dans aucun sens du mot. Même pas maritime.

Néanmoins, à discréditer la tarte à tort et à travers, emblème vernaculaire des chasseurs alpins, vous risquez gros.

Ecrit par : Blue Angel | 27 avril 2008

-Réponse: Si la comparaison que j'ai suggérée a discrédité la tarte, je m'en excuse le plus platement (!?!) auprès d'elle. Ce n'était certes pas mon intention.

Par ailleurs, votre lien semble ne pas fonctionner. ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Toutes mes excuses :
http://www.linternaute.com/femmes/nom-de-famille/nom/198263/sibille.shtml

Écrit par : Blue Angel | 27 avril 2008

Intéressant, Catmano! Mais le dernier paragraphe fait froid dans le dos! Même dans des petits villages tranquilles!
Robin, il paraît que l'agent touristique ( vous, si j'ai bien compris) qui s'occupe des démarches, lettres et tout et tout doit se rendre d'abord sur les lieux pour se rendre compte. Mais il est expressément recommandé que cela soit à dos d'âne, (on a ses références littéraires quand même) et sans le truchement d'aucune carotte. Dans le cas, où le moyen de locomotion exigé viendrait à être récalcitrant, seuls quelques écrits de Meirieu lus à voix douce pourraient faire redémarrer la bête qui trop dégoûtée, repartirait au petit trot.

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

Pour abonder dans votre sens, Catmano, hier, plage bretonne, grand ciel bleu, soleil étonnant, maillots de bain ( encore plus étonnants).Autour d'une "piscine d'eau de mer", retenue en roche et ciment qui garde l'eau de mer à chaque marée s'agglutinent des enfants de tous âges (maternelle et primaire). Victoire, Engherran, Joséphine, Victor, Aglaé, tout ça bon chic bon genre ( bourgeoisie rennaise et parisienne mélangée); surveillés par la Maman branchouille parisienne qui a l'air de se faire braire et qui regarde les petits d'un air désabusé. Ouf, voilà la mamie-rennaise-qui-a- une- grande-maison-sur-la-côte qui arrive pour la relayer. Elle peut enfin rejoindre le groupe de parisiens, visiblement soulagée. Les petits se tapent dessus à coups de pelles et de seaux; ça hurle, ça crie mais de façon sauvage. Je me tourne vers le groupe des parents. Rien.
Les plus âgés des gamins se lancent des boules de sable humide. Marrrant, normal. Sauf que dans les boules, il y a des gros cailloux. Moins drôle. Je regarde les parents qui comme moi ont assisté à la confection des projectiles. Rien. Je suis un peu surprise.
Je dois être ringarde comme vous Catmano!

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

La lettre à l'ambassadeur de la république hellénistique est à l'état de brouillon.

Vous pouvez ajouter votre grain de sel avant envoi.

Christophe, je n'ai pas précisé, par exemple, vos compétences multiples (bivalence cuisine/ musique) ^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Dans le cas, où le moyen de locomotion exigé viendrait à être récalcitrant, seuls quelques écrits de Meirieu lus à voix douce pourraient faire redémarrer la bête qui trop dégoûtée, repartirait au petit trot.

Ecrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

Stendhal...Et maintenant Stevenson, voilà un atout supplémentaire aux yeux de son Excellence !

Duchessa, l'âne est mon animal préféré depuis mon enfance (mais oui) et je préférerais y passer la nuit que de lui faire lire du Meirieu pour le faire marcher.

Ce n'est pas sérieusement, j'espère que vous avez fait cette suggestion ! Ce n'est pas gentil, mais alors pas gentil du tout ! Pauvre bête !!!!!!!!^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Ce n’est pas grand-chose et nous recevrions avec joie les marques de soutien de la société si elle se décidait à nous aider grâce à des services sociaux et une médecine scolaire déployés en nombre suffisant sur l’ensemble du territoire. Mais là, j’ai encore une fois l’impression de ramer à contre-courant.

Ecrit par : catmano | 27 avril 2008

Et merci à catmano pour son texte, si tristement vrai. Vous venez oublier tout ça à Mikonos, n'est-ce pas ?

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

J'en ai une, la même.
Il est dix-sept heures trente-cinq. Je suis dans ma classe en train de faire mes petits modèles d'écriture sur mes petits cahiers.
J'entends un bruit dans la salle de motricité, toute proche. Tiens, c'est la maman de X qui vient récupérer son bambin de trois ans et demi avec cinq bonnes minutes de retard. L'ATSEM l'accueille gentiment, sans aucune réflexion et se met à papoter avec elle. Et vas-y que je te cause, et vas-y que je te réponds. La conversation, cordiale apparemment, va bon train.
Tout à coup, un cri de héron, bref, dysharmonieux, strident ! Je sursaute, sors mon blanc correcteur pour effacer le pâté et continue ma petite tâche. Là-bas, ça papote toujours. Deuxième cri de héron, "Yyyyââââââk !", deuxième pâté, deuxième correction. Et ça papote toujours.
Les cris de héron s'amplifient, se rapprochent, au milieu des papoti-papota.
Mon sang d'éducatrice ne fait qu'un tour, je m'apprête à bondir, je bosse moi, et puis visiblement, ce gamin est malheureux sinon il ne ferait pas le héron comme cela...
A ce moment-là, la maman intervient enfin : "Bon, X, on y va ? Qu'est-ce que tu traînes, là ? Mets vite ton blouson, récupère ton sac. Allez, ne me fais pas traîner !"
Et X de se mettre à hurler au milieu des glapissements maternels pendant que j'entends l'ATSEM venir chercher blouson et cartable dans le vestiaire.
Encore quelques secondes d'épreuve de force, X a l'air de bien avoir l'intention de se venger du peu d'intérêt provoqué par ses cris de héron puis l'on n'entend plus rien, sa mère a dû réussir à se débrouiller pour enfiler blouson et cartable et emmener la petite furie.
Je n'ai même pas eu le courage de "faire de la pédagogie" auprès de la jeune ATSEM qui, apparemment, a fait une fois de plus passer son plaisir personnel et sa tolérance aux cris de héron bien avant l'intérêt de l'enfant dont elle avait la garde.

Écrit par : catmano | 27 avril 2008

Merci, "Blue Angel"... Mais je dois avouer que je crois n'en connaître (à première vue) aucun, à part moi, (et encore).

Sanseverina, envoyez-moi un mail pour me donner le vôtre! J'aimerais profiter du fait que l'ambiance soit un peu plus détendue ici pour répondre à votre question concernant les raisons que j'ai de ne pas retourner en collège. Et je ne voudrais pas encombrer le blog avec ça.

ch.sibille@wanadoo.fr

pour vous éviter de trop "remonter".

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Et merci à catmano pour son texte, si tristement vrai. Vous venez oublier tout ça à Mikonos, n'est-ce pas ?

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008

Oui, bien sûr. Mais il me faut d'abord un stage de mise à niveau en grec, si possible sur le site afin de bien intégrer les particularités locales.
Je suppose qu'une à deux années de disponibilité, avec conservation du salaire, bien entendu, seront suffisantes.
Il me serait agréable aussi, afin de conserver un moral d'acier et d'exprimer ainsi au mieux mes capacités, que je puisse retourner chez moi en avion au moment des vacances scolaires et que les transports soient pris en charge dans le cadre de la subvention.

Écrit par : catmano | 27 avril 2008

Oui, bien sûr. Mais il me faut d'abord un stage de mise à niveau en grec, si possible sur le site afin de bien intégrer les particularités locales.
Je suppose qu'une à deux années de disponibilité, avec conservation du salaire, bien entendu, seront suffisantes.
Il me serait agréable aussi, afin de conserver un moral d'acier et d'exprimer ainsi au mieux mes capacités, que je puisse retourner chez moi en avion au moment des vacances scolaires et que les transports soient pris en charge dans le cadre de la subvention.

Ecrit par : catmano | 27 avril 2008

Je rajoute tout ça dans la lettre à son Excellence.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Robin !

Mais... !

Vous avez écrit :

"Profitons-en ...Tant que JPB n'est pas là : (et dire qu'il m'a fait surveiller la classe !)

A son excellence, Monsieur l'ambassadeur de Grèce, 17, rue Vacquerie, 750016, Paris

Votre Excellence,

Nous avons appris récemment votre intention d'ouvrir une "école brighellienne" sur l'île de Mikonos, joyau de votre beau pays serti dans la mer Egée.

Nous tenons à vous faire connaître d'ores et déjà notre accord enthousiaste.

Notre petit groupe, très bigarré, comporte, entre autres, une franco-américaine vivant actuelllement à Boston, un cuisinier berrichon, une duchesse franco-italienne lectrice de Stendhal,
un globe-trotter franco-cubain de retour de cette île célèbre pour ses cigares et sa liberté, ainsi que deux vétérinaires pour soigner les petits bobos des enfants, ainsi qu'un âne et son propriétaire.

La personne la plus compétente de notre groupe est une institutrice française, mais elle en vaut dix !

Nous nous attèlerons, dès notre arrivée sur l'île à la construction de l'école, puis à la noble tâche d'éduquer les petits Mikonosiens selon les principes du SLEEC, du GRIP et de "Sauver les Lettres" et de bannir toute inféodation au pédagogisme.

Notre devise sera : "Savoir lire, écrire, compter et bronzer"

Veuillez agréer, votre excellence, l'expression de notre profonde considération.

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008"

Mais, dans l'équipe très bigarrée, il y a aussi un auteur de pastiches patenté ! C'est très recherché en Grèce ! Si, si !

Nous sommes dimanche soir : la lettre n'est pas encore partie. Courez vite la récupérer et rajoutez mon nom, moi aussi je veux aller à Mikonos !

Écrit par : Jeremy | 27 avril 2008

Question pour Robin : pourquoi Mykonos ?
La disposition de Folegandros, Sikinos et Ios ressemblant fortement aux marteau, enclume (et étrier) de l'oreille, nous aurions un rappel constant de notre passé antérieur.

Écrit par : Blue Angel | 27 avril 2008

Un petit lien sur le discours de XD devant les entrepreneurs.
http://www.dailymotion.com/video/x4al6p_xavier-darcos-la-relation-enseignem_school

Fin de la "forteresse" école ?

Écrit par : dg | 27 avril 2008

http://www.dailymotion.com/video/x4al6p_xavier-darcos-la-relation-enseignem_school

Une conférence de XD devant les entrepreneurs.

Écrit par : dg | 27 avril 2008

Pour l'école de Mikonos, je crois nécessaire de préciser que ceux et celles qui veulent y aller doivent être bivalents *.

Les autres pourront toujours séjourner au camping Camif de Plougoumelen.

* zoophiles exclu(e)s à cause de l'âne.

Écrit par : dugong | 27 avril 2008

Mais, dans l'équipe très bigarrée, il y a aussi un auteur de pastiches patenté ! C'est très recherché en Grèce ! Si, si !

Je vous rajoute, Jérémy comme spécialiste du pastis et grand amateur d'ouzo !

Et j'avais oublié Blue Angel qui sitôt arrivée va s'empresser de demander un détachement pour activités "syndicales" (?) à Folegandros, Sikinos, Ios, Paros...

Il doit bien y avoir des boîtes de nuit "californiennes" avec RndB à Mykonos, ou c'est seulement pendant la saison touristique ?

Pourquoi Mykonos ? (il faut un y ? Je corrige !) Oui, au fait, pourquoi Mykonos ?

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Pour l'école de Mikonos, je crois nécessaire de préciser que ceux et celles qui veulent y aller doivent être bivalents *.

Les autres pourront toujours séjourner au camping Camif de Plougoumelen.

* zoophiles exclu(e)s à cause de l'âne.

Ecrit par : dugong | 27 avril 2008

Oui, j'avais essayé de soulever, en son temps, ce délicat problème...Celui de la "bivalence", pas de la zoophilie, ça va de soi.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Damned ! Il y a un y dans Mykonos. Comme dans mycose.

A propos, avez vous pensé aux vaccinations ?

Il faudrait notamment imposer le vaccin antimeiriolite.

Écrit par : dugong | 27 avril 2008

Surtout pour investir une île !

C'est sensible aux contaminations, une île.

Écrit par : dugong | 27 avril 2008

Il y aurait une pancarte qui proclamerait fièrement "Cette école a été reconnue indemne de meiriolite et de fièvre charmosine" comme autrefois on voyait des pancartes "étable reconnue indemne de la tuberculose" dans les fermes.

Écrit par : dugong | 27 avril 2008

Je serai là-bas pour les cours de danse...Que Victor se prépare, amincissement garanti.....



http://fr.youtube.com/watch?v=fHjtxQBARHY&feature=related

Écrit par : Dalida | 27 avril 2008

dg, merci pour la video. Elle nous permet de revoir aussi ce que la pintade avait prévu pour les profs nommés en collège. Quelle c...! Brr! Elle fait froid dans le dos!

Écrit par : Sanseverina | 27 avril 2008

Zorba était constructiviste. Et puis bosser à la mine. merci ! J'ai déjà donné.

Écrit par : dugong | 27 avril 2008

Oserais-je faire appel à votre grandeur d'âme?
Et quelque peu dévier votre route pour vous proposer aussi du soleil, (très, très chaud, le soleil), du sable (partout, partout, partout le sable), mais l'océan tout de même...
Tout cela pour aller faire l'école à des gamins qui sont 80 par classe et qui ont tellement envie de travailler...

Mon but n'est pas de faire pleurer dans les chaumières... parce que ce n'est pas du tout ce que j'ai éprouvé.

Je viens de passer 3 semaines à faire du soutien scolaire dans une petite école privée du Sénégal, de 8 heures à 13 heures...
L'après midi, des petits voisins, élèves de l'école publique voisine sont venus tous les jours nous (j'étais avec une autre instit à la retraite) supplier de les faire travailler car leur école est en grêve depuis mars et l'examen d'entrée en 6ème est pour bientôt.
Nous avons souvent crié grâce avant eux, ils étaient insatiables...

Je peux vous assurer Catmano, qu'ils ont un immense respect pour les adultes, parents et instituteurs... mais d'où vient ce respect?
Nous avons été consternés d'apprendre que le maître n'hésite pas à utiliser "une cravache"... sans aucun état d'âme... et aussi consternés d'apprendre qu'ils restent parfois des journées entières sans manger...

Nous les avons nourris de problèmes, dictées, grammaire, lecture, de grandes tartines de fromage et de fruits...

Entre nos enfants-rois poisons et ces gamins-là, pourrions-nous "inventer" un juste milieu?

Écrit par : Maminou | 27 avril 2008

Christophe, je n'ai pas précisé, par exemple, vos compétences multiples (bivalence cuisine/ musique) ^^^^^^^^^^

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008

Et le bateau, Robin, avez-vous oublié comme Christophe sait bien manier la baume, empêcher la voile de fasseyer, tirer des bords au plus près en évitant l'empannage tant redouté par grand vent, prendre un ris, vérifier si le bredindin est bien libre, savoir relever l'ancre même si on n'a pas de guindeau, etc, etc, les Glénans (que je n'ai pas connus, autrement que pour y avoir pique-niqué), ce doit être une très bonne école.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Pour sûr, il sait manoeuvrer le bougre...

Dommage que ce ne soit que sur dériveur.

Écrit par : dugong | 27 avril 2008

"tirer des bords au plus près en évitant l'empannage tant redouté par grand vent"

Ahem ! Quasiment impossible parce que l'empannage, c'est vent arrière, donc pas au près.

Exempté de syndicalisme et de meiriolite, je veux bien déposer une option dans les Cyclades.

Écrit par : Blue Angel | 27 avril 2008

Merci pour Zorba et le sirtaki d'Antony Quinn. Irène Papas était si belle, dans Zorba. Et encore plus dans Electre.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Robin, vous aimez les ânes ? Vous savez sans doute que vous partagez cette prédilection avec Francis Jammes, qui leur a consacré de bien jolis poèmes. Je me rappelle ces vers appris en sixième :
"Petit âne mendiant et gris, plus désolé
Que la carriole que tu traînes,
Ô toi qui n'en peut plus, ô toi qui n'en peut mais,
Avoue que tu n'as pas de veine."

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 avril 2008

Et oui, mes notions sont anciennes.
Merci, Blue Angel.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Robin, vous aimez les ânes ? Vous savez sans doute que vous partagez cette prédilection avec Francis Jammes, qui leur a consacré de bien jolis poèmes. Je me rappelle ces vers appris en sixième :
"Petit âne mendiant et gris, plus désolé
Que la carriole que tu traînes,
Ô toi qui n'en peut plus, ô toi qui n'en peut mais,
Avoue que tu n'as pas de veine."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 avril 2008

J'adore les ânes depuis une mémorable excursion à dos d'âne, vers l'âge de 5 ou 6 ans, au cirque de Gavarnie.

Je connais la "Prière pour aller au paradis avec les ânes" de Francis Jammes et "Le petit âne gris" chanté par Hugues Aufray. Et puis aussi le poème de Paul Fort chanté : "Tous derrière, tous derrièreère (toc, toc) lui, de-vant !"

http://fr.youtube.com/watch?v=Iujm2jAGr7A

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Qui va faire la popote ?

Ecrit par : Jeremy | 27 avril 2008

Je veux bien aider le cuisinier en chef.
Je fais très bien la potée lorraine, la quiche lorraine, la salade grecque, etc.etc.

Vivement que le patron revienne, à part Catmano (j'ai tout lu, excellent, Cat) personne n'est sérieux sur ce blog.
Qu'est-ce qu'on va prendre!
Robin, mettez un peu de sérieux, ils ont fumé quoi? De l'herbe?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Et puis aussi le poème de Paul Fort chanté : "Tous derrière, tous derrièreère (toc, toc) lui, de-vant !"

... par Georges et Nana (une Grecque !)

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

J'ai réussi à trouver ça :

http://video.google.fr/videoplay?docid=2349904429665041409&q=lPaul+fort&total=621&start=10&num

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Notre petit groupe, très bigarré, comporte, entre autres, une franco-américaine vivant actuelllement à Boston, un cuisinier berrichon, une duchesse franco-italienne lectrice de Stendhal,
un globe-trotter franco-cubain de retour de cette île célèbre pour ses cigares et sa liberté, ainsi que deux vétérinaires pour soigner les petits bobos des enfants, ainsi qu'un âne et son propriétaire

Vous résumez là tout le blog ! Une aristocratie auto-proclamée qui reste imperméable et indifférente à bien des questions qui sont posées ici, des questions souvent intéressantes, mais qui ne vous intéressent pas tant vous êtes soucieux de votre ego, démesuré pour la plupart . Il y a le maître Robin, le juste, qui distribue les bons points, l'élève fantasque dugong, le créatif Jérémy ( qui a été oublié, le pauvre, dans la liste des partants pour aller se faire voir chez les Grecs ), une vétérinaire atrabilaire, des instits chevronnées en pédagogie-fleuve, et Victor le rouge, spécialiste des questions géo-politiques internationales orientées à l'Est uniquement ! Je suis le fil depuis quelques jours et , je vous le dis, c'est assez frappant ! Oserais-je vous conseiller( n'y voyez aucune malveillance ) de vous ouvrir davantage afin que ce lieu fort sympathique au demeurant , ne prenne l'apparence d'un salon de précieux ou d'un camping Camif , comme le disait si finement l'élève facétieux ! Au fond soyez plus simples et ne cherchez pas à épater la galerie à tout prix !

Écrit par : Profnotes | 27 avril 2008

@ Robin.

Rimbaud avait une particularité assez rare : il était "synesthète". Cela consiste à voir les lettres ou les sons en couleur.
J'ai découvert cette particularité du fait que j'ai une nièce qui la possède, et aussi une petite-fille.
Ma nièce remplit des questionnaires pour un service hospitalier qui fait une étude neurologique surcette particularité.
La pianiste Hélène Grimaud voit les notes en couleurs.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Vivement que le patron revienne, à part Catmano (j'ai tout lu, excellent, Cat) personne n'est sérieux sur ce blog.
Qu'est-ce qu'on va prendre!
Robin, mettez un peu de sérieux, ils ont fumé quoi? De l'herbe?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

JPB a oublié de nommer en partant un "élève responsable de l'auto-discipline".

On pourrait peut-être demander à Profnotes ?

On fait ce qu'on peut, Profnotes, la vie est souvent si grise et l'Educ nat. si "marâtre" qu'on peut bien rêver d'ouvrir une école à Mykonos plutôt qu'un camping CAMIF...Un peu d'humour que diable. On n'est pas au café pédagogique !

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

@ Robin.

Rimbaud avait une particularité assez rare : il était "synesthète". Cela consiste à voir les lettres ou les sons en couleur.
J'ai découvert cette particularité du fait que j'ai une nièce qui la possède, et aussi une petite-fille.
Ma nièce remplit des questionnaires pour un service hospitalier qui fait une étude neurologique surcette particularité.
La pianiste Hélène Grimaud voit les notes en couleurs.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

C'était aussi le cas du compositeur Olivier Messiaen.

C'est très étrange et très intéressant. Il m'arrive personnellement parfois d'associer des notes de musique à des couleurs, mais aussi à des saveurs (je me souviens en particulier d'une certaine note "frottée" en mineur qui faisait sugir un parfum/saveur de "menthe anisée", associée à une couleur bleu d'outre-mer.

Non, Anne-Marie, je n'ai pas fumé, non Noteprof "je ne fais pas mon intéressant".

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Merci pour Brassens et Nana, Robin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 avril 2008

Merci pour Brassens et Nana, Robin.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 avril 2008

Avec plaisir. Emouvant, non ?

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

C'était aussi le cas du compositeur Olivier Messiaen.

C'est très étrange et très intéressant. Il m'arrive personnellement parfois d'associer des notes de musique à des couleurs, mais aussi à des saveurs (je me souviens en particulier d'une certaine note "frottée" en mineur qui faisait sugir un parfum/saveur de "menthe anisée", associée à une couleur bleu d'outre-mer.

Non, Anne-Marie, je n'ai pas fumé, non Noteprof "je ne fais pas mon intéressant"."

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008

C'était surtout le cas d'Olivier Messiaen. Avéré. J'ai un petit doute quant à la sincérité de Grimaud concernant cette faculté. Mais qui sait?
En tous cas, Robin, c'est la première fois que j'en entends parler concernant les saveurs.
Il y a une ambiance sur le blog, ce soir, qui m'évoque un peu la fin d'"Amarcord", ou certains passages de Tchekov, (Oncle Vania).

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

"d'une certaine note "frottée" en mineur qui faisait sugir un parfum/saveur de "menthe anisée", associée à une couleur bleu d'outre-mer."

Non, Anne-Marie, je n'ai pas fumé, non Noteprof "je ne fais pas mon intéressant".

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008

Ma nièce remplit des questionnaires pour un service hospitalier qui fait une étude neurologique surcette particularité.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

Surcette... A l'anis aussi?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

le créatif Jérémy ( qui a été oublié, le pauvre, dans la liste des partants pour aller se faire voir chez les Grecs ),
Ecrit par : Profnotes

Et où est-il passé ? S’est-il déjà expatrié à Mykonos prendre des cours sur la tragédie grecque ou a-t-il des cours à préparer pour demain ?
J’en profite pour lui joindre un grand compliment pour ses nouveaux pastiches et comme je ne sais pas comment les trousser, je peux le faire, voyons, voyons,

Evaluateur
« L’élève Jérémy doit être capable de rédiger un texte de 20 lignes en prose ou en vers en tenant compte des contraintes orthographiques et de syntaxe. ACQUIS »

Poétique
« Quel bonheur, quel humour, ces vers-là sont sans prix,
Qui réchauffent le cœur et caressent l’esprit. »

Gaullien
« Un quarteron de pédagogues à la retraite a pris le pouvoir à l’EN. Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer la route de ces hommes-là... J'interdis à tout Français et d'abord à tout enseignant d'exécuter aucun de leurs ordres...».

Sarkozien
« Les professeurs sont malheureux. Pourquoi ? Je vais vous le dire : Ils ne travaillent pas assez : faites comme Jérémy, des vers ou de la prose, vous travaillerez plus et vous gagnerez plus. »

Ségolénien
« Quel beau morceau de démocratie participative ! Je le joins à mon blog de désirs d’avenir ! »

Brighellien
« Que voilà une saine réaction à la farine pédagogiste. Ces vers-là ne sortent pas de la fabrique du crétin ! »

Pédagogique :
« Dans sa classe, Monsieur Jérémy applique les méthodes dites du détournement en vue d’une activité transactionnelle de l’acte de lire-écrire. Il conviendra d’explorer plus avant les conduites de construction du sens et d’effectuer en autonomie les inférences nécessaires. »

Sportif
« Belle construction de la défense qui résiste à la poussée des avants et effectue une passe en retrait suivie d’un dégagement qui renvoie l’adversaire dans ses 22 mètres »

Ou Chevreuillesque :
« Bravo, Jérémy, c’est à se taper sur les cuissots ! »

Écrit par : chevreuil | 27 avril 2008

En tous cas, Robin, c'est la première fois que j'en entends parler concernant les saveurs.
Il y a une ambiance sur le blog, ce soir, qui m'évoque un peu la fin d'"Amarcord", ou certains passages de Tchekov, (Oncle Vania).

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2008

Rassurez-vous, ça n'est pas systématique, juste de temps en temps. Au fond, ça doit être être assez pénible, non ?

J'aime bien "Oncle Vania", le côté nostalgique et "tombée de la nuit" chez Tchékov.

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Pour les lecteurs qui viendraient passer quelques jours en Corse la semaine prochaine.
L'association culturelle Isula Viva organise un colloque sur le thème de l'enfermement les 1 et 2 mai, à l'hôtel Le Grand Bleu (groupe Nouvelles Frontières), Liscia, 20111 Calcatoggio (c'est sur la route d'Ajaccio à Cargèse).

Jeudi après-midi, le thème retenu est scolarisation et enfermement. Programme :
Paul Orsatti, formateur.
Michel Barat, philososphe et recteur de l'académie de Corse.
Didier Vezzaro, formateur.
Cynthia Fleury, philosophe, chercheur au CNRS et professeur à Sciences Po. Paris.
Daniel Arnaud, philosophe (modérateur).

Dans le rapport sur la grammaire, co-écrit avec son ami l'écrivain Erik Orsenna et le grammairien Dominique Desmarchelier, Alain Bentolila explique que s'ils savaient mieux s'exprimer et organiser des phrases, les jeunes des cités en viendraient moins aux mains. Au lieu de s'insulter, ils s'échangeraient des arguments...

Il va faire beau et chaud, en Corse. Et la mer est si bleue...

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 avril 2008

Félicitations à Chevreuil...pour ses félicitations à Jérémy !

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

...Un peu d'humour que diable. On n'est pas au café pédagogique !

Ecrit par : Robin | 27 avril 2008

Justement, je trouve que vous, dans l'ensemble, pour la plupart, en manquez parfois, que vous être trop sérieux, trop café pédagogique ! Vous comprenez le contraire de ce que j'ai dit ! Même dans l'humour vous tenez à rester de bons élèves ! BCBG ! Un peu , beaucoup bobos comme dans la chanson de Renaud ! Et en cela, vous êtes absolument semblables aux pédagogistes que vous aborrhez ! On aimerait un peu plus d'insolence , avec toute cette science et cette intelligence !

Écrit par : Profnotes | 27 avril 2008

On aimerait un peu plus d'insolence , avec toute cette science et cette intelligence !

Ecrit par : Profnotes | 27 avril 2008

Eh bien, alors, il ne reste plus qu'à souhaiter le retour de MàC...et à vous remercier pour "la science et l'intelligence". Que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir ! ^^^^^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Michel Barat, philosophe et recteur de l'académie de Corse.

Tiens un recteur philosophe, c'est rare...Il doit en falloir de la philosophie pour être recteur de l'académie de Corse.

Il va faire beau et chaud, en Corse. Et la mer est si bleue...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 avril 2008

Un avant-goût de Mykonos en somme ! C'est noté!

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Merci Robin, pour vos félicitations à mes félicitations pour Jérémy ...

Y buenas noches.

Écrit par : chevreuil | 27 avril 2008

Bonne nuit à chevreil et à tout le monde.

Faites de beau rêves (Mykonos, la Californie, la réussite de la réforme du primaire...)

Écrit par : Robin | 27 avril 2008

Chevreuil, merci beaucoup ! :-)

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2008

A Profnotes

" Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro saint
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins..."

C'est tonton Georges qui l'a dit, il en avait de l'humour, et ne venait pas faire le donneur de leçons quand il était de passage.

Un saludo

Écrit par : chevreuil | 28 avril 2008

Pour la popote, ne vous en faites pas, il paraît qu'aux réceptions de M. l'ambassadeur (qui sont toujours une réussite), on peut se goinfrer de Ferrero Rocher déposés en pyramides sur des plateaux d'argent.

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2008

Pour la popote, ne vous en faites pas, il paraît qu'aux réceptions de M. l'ambassadeur (qui sont toujours une réussite), on peut se goinfrer de Ferrero Rocher déposés en pyramides sur des plateaux d'argent.

Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2008

La preuve ici :

http://video.google.com/videoplay?docid=6904650236530886913&q=ferrero+rocher+ambassadeur&ei=IPoUSNn2LaSi2AKooLTaBA&hl=fr

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2008

Et la blonde athlétique sera là, à l'ambassade :

http://video.google.com/videoplay?docid=6904650236530886913&q=ferrero+rocher+ambassadeur&ei=IPoUSNn2LaSi2AKooLTaBA&hl=fr

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2008

Je veux bien aider le cuisinier en chef.
Je fais très bien la potée lorraine, la quiche lorraine, la salade grecque, etc.etc.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 avril 2008

On m'a dit que vous faites aussi des gateaux.

La preuve en images :

http://www.dailymotion.com/video/x5yop_delifrance-ca-vous-plait

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2008

I'm back, comme disait McArthur.

Mykonos n'est pas la plus spectaculaire des îles grecques. L'une des plus touristiques, en revanche. Et cet enthousiasme pour ce lieu, chez certains, dénote… ce que vous voulez.

Jérémy, vous devriez penser à en faire un recueil — en exploitant peut-être un thème moins ciblé que le pédagogisme.

Par exemple, un mien ami m'envoie ce pastiche pseudo-mallarméen — et seule l'heure ultra-matinale à laquelle je poste l'envoi peut excuser de ma part une telle complaisance… En tout cas, je m'abstiendrai d'en faire l'exégèse, ni même d'en proposer une explication quelque peu littérale. Comprenne qui pourra…

Salut à toutes et à tous…
JPB


Tombeau pour une absente

Nulle éblouie de sang sur la tombale nue
Ne déchiffre le sens du poème infusé
Sous la mousse, occultant cette langue inconnue
Page en attente d’encre où le style musait.

Nulle offrande de Moi dans sa chair devenue
L’espoir de vie déçu du ventre mésusé.
Le serpent se dérobe et crache vers la nue
Le venin d’encre pâle au gouffre refusé.

Lente, d’un ongle las, elle cueille la prose
Jetée au marbre blanc de son sein haletant,
Et goûte au Verbe amer qui chante toute chose

- Et l’amour, et l’absence, et l’envie, et le temps…
La femme de papier quête d’autres caresses,
Seule au tombeau désert où ses doigts la confessent.

Écrit par : brighelli | 28 avril 2008

Je prépare mon sac à dos; je veux bien être du voyage. Je suis volontaire pour la bouffe et pour l'animation musicale ( j'espère que Christophe sera également du voyage). Si quelqu'un a encore un peu de place dans ses bagages pour caser ma grosse caisse ,ça me rendrait un grand service.
Thierry

Écrit par : thierry venot | 28 avril 2008

Paufinons le projet :

A son excellence, Monsieur l'ambassadeur de Grèce, 17, rue Vacquerie, 750016, Paris

Votre Excellence,

Nous avons appris récemment votre intention d'ouvrir une "école brighellienne" sur l'île de Mykonos, mythique joyau serti dans la mer Egée.

Nous tenons à vous faire part, d'ores et déjà, de notre accord enthousiaste.

Notre petit groupe, très bigarré, comporte, entre autres, une franco-américaine vivant actuellement à Boston, un formateur en IUFM repenti (nul n'est parfait, mais quelques uns le deviennent), berrichon et trivalent : cuisine, voile, éducation musicale, une duchesse franco-italienne, lectrice de Stendhal et de Stevenson, un auteur patenté de pastiches amateur de pastis, tenté par cette île de rêve et par son ouzo, une créature de rêve, elle aussi, athlétique danseuse de RndB venue tout droit de Californie, un âne facétieux et câlin, son affectueux propriétaire, plus sérieux,
un globe-trotter franco-cubain de retour de cette île célèbre pour ses cigares et ses libertés, deux vétérinaires pour soigner les petits bobos des enfants, trois autres personnes absolument adorables, dont une mamie qui revient d'Afrique (très important les mamies !) ainsi qu'un incorruptible inspecteur surnommé notprof, chargé de l'évaluation du projet.

La personne la plus compétente de notre groupe est une institutrice française, mais elle en vaut dix !

Nous nous attèlerons, dès notre arrivée sur l'île à la construction de l'école, puis à la noble tâche d'éduquer les petits Mikonosiens selon les principes du SLEEC, du GRIP et de "Sauver les Lettres", bannissant toute inféodation au pédagogisme.

Nos devises : "Savoir lire, écrire, compter, nager, bronzer et ne rien faire"..."Peu, mais Bien"

Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de notre profonde considération.




Mince, le patron est de retour avec un poème absolument incompréhensible et un commentaire de texte en perspective. Ca m'a l'air vaguement érotique.

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Bonjour à tous,
Jean-Paul, il faudrait trouver l'Hector Berlioz du vingt et unième siècle pour mettre votre sonnet en musique, et en faire la septième des "nuits d'été"...
Il aurait pu avoir été écrit par Théophile Gautier.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

Pour faire plaisir à Profnotes, (peut-être?) Je suis désolé, ce n'est ni du Rimbaud, ni du Théophile Gautier.

Service public
Xavier Darcos maintient la suppression de 11.000 postes d’enseignants ; et on s’étonne que le moral des méninges soit en berne !!!

Taupe 50
Le boîtier anti -jeunes qui produit des ultrasons s’appelle : « Beethoven ». On parle aussi d’un boîtier ramasse- crottes de vieux, qui sera testé à Nice, et qui portera le nom de : « Barbelivien ».

Hall’factif
Nouvelle déclaration de Jean-Marie le Pen : « même quand je pète au lit toute la nuit, ma chambre à gaz reste un détail de ma maison tellement je pue de la gueule et des pieds».

ADN
Mélenchon star en Chine après ses déclarations sur le Dalaï-Lama : « mon vrai nom, c’est : «Meh Leng Chong » »

Bras écartés
Le port de Marseille bloqué par une grève : « grande comme ça », déclare la CGT.

Piteux
Jean-Pierre Elkabbach annonce la mort de Pascal Sevran ; « j’étais certain qu’il ne survivrait pas plus d’une semaine à Aimé Césaire ; alors j’ai anticipé sa négrologie».

Les grands moyens
Un homme de 61 ans tente un saut en parachute de 40.000 mètres ; « c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour battre le record de chute libre établi par Nicolas Sarkozy dans les sondages ».

Avant le congrès
Le parti socialiste fait une nouvelle déclaration ; « je vous promets qu’elle sera encore plus simplifiée que la nouvelle déclaration d’impôts sur internet », déclare François Hollande.

Passage à l’orange
Les autorités chinoises décident de renouveler le dialogue avec le Dalaï-Lama ; « on emploiera les moyens qu’il faut, mais il nous la donnera, l’adresse de son tailleur ».

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

Je prépare mon sac à dos; je veux bien être du voyage. Je suis volontaire pour la bouffe et pour l'animation musicale ( j'espère que Christophe sera également du voyage). Si quelqu'un a encore un peu de place dans ses bagages pour caser ma grosse caisse ,ça me rendrait un grand service.
Thierry

Ecrit par : thierry venot | 28 avril 2008

Pas de problème. Je vous rajoute avec votre grosse caisse pour aider Christophe à la cuisine et comme animateur musical. Plus on est de fous...

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

ombeau pour une absente

Nulle éblouie de sang sur la tombale nue
Ne déchiffre le sens du poème infusé
Sous la mousse, occultant cette langue inconnue
Page en attente d’encre où le style musait.

Nulle offrande de Moi dans sa chair devenue
L’espoir de vie déçu du ventre mésusé.
Le serpent se dérobe et crache vers la nue
Le venin d’encre pâle au gouffre refusé.

Lente, d’un ongle las, elle cueille la prose
Jetée au marbre blanc de son sein haletant,
Et goûte au Verbe amer qui chante toute chose

- Et l’amour, et l’absence, et l’envie, et le temps…
La femme de papier quête d’autres caresses,
Seule au tombeau désert où ses doigts la confessent.

Ecrit par : brighelli | 28 avril 2008

Je me sens assez mal armé pour commenter ce sonnet.

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Passage à l’orange
Les autorités chinoises décident de renouveler le dialogue avec le Dalaï-Lama ; « on emploiera les moyens qu’il faut, mais il nous la donnera, l’adresse de son tailleur ».

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

Excellent ! Bon, après cet éclat de rire matinal, je pars au boulot.

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Pourtant, il est plus qu'un rien beau!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

Dommage que la forme "sonnet" soit aussi inamovible, Jean-Paul! J'avais trouvé une rime pour une éventuelle suite au dernier vers du dernier tercet... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

Oui, Robin, je dédie cette "brève" à notre ami "Clcac"... Qui semble avoir pris ses cliques et ses ..., d'ailleurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

Mince, j'allais oublier Anne-Marie. Vous venez, n'est-ce pas ? On a besoin d'une pharmacienne pour soigner les enfants, ainsi que Christophe avec de l'éosine et des copiés-collés adhésifs en cas de surchauffe.

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Mots croisés :

"Scène de la vie scolaire en six lettres"

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

En six lettres : "piquet"

J'avais "grève", mais il eût fallu le mettre au pluriel.
Donc peu plausible.

Écrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

Tombeau pour une absente

Nulle éblouie de sang sur la tombale nue
Ne déchiffre le sens du poème infusé
Sous la mousse, occultant cette langue inconnue
Page en attente d’encre où le style musait.

Nulle offrande de Moi dans sa chair devenue
L’espoir de vie déçu du ventre mésusé.
Le serpent se dérobe et crache vers la nue
Le venin d’encre pâle au gouffre refusé.

Lente, d’un ongle las, elle cueille la prose
Jetée au marbre blanc de son sein haletant,
Et goûte au Verbe amer qui chante toute chose

- Et l’amour, et l’absence, et l’envie, et le temps…
La femme de papier quête d’autres caresses,
Seule au tombeau désert où ses doigts la confessent.

Ecrit par : brighelli | 28 avril 2008

A mon avis, Mykonos c'est râpé : le clergé orthodoxe ne va pas laisser passer les adorateurs de la "femme de papier" et leurs éjaculations "d'encre pâle"...

Écrit par : Victor | 28 avril 2008

En six lettres : "piquet"

J'avais "grève", mais il eût fallu le mettre au pluriel.
Donc peu plausible.

Ecrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

Bien essayé, mais ça n'est pas ça !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Oublieux de leur sclérose,
Les rois de la rime et du mail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que valoriser le travail :
Dans les IUFM de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu.
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû

Écrit par : Gégène | 28 avril 2008

La rage me tisonne le foie quand j’entends Mamie-la-Charmante, fameuse pète-joues dans la fanfare du cirque pédagogiste. Avachie dans le mol palanquin de ses vieilles certitudes, observatrice experte des solives du plafond, sirotant son élixir de crapaud herméneutique, elle a le culot de venir prêcher à tout vent ses fadaises et de radoter en public au milieu du Forum. Fascinée, comme jadis Narcisse au bord du lac, par la photo jaunie de ses premiers apprentissages, lorsqu’elle s’agitait à plat ventre sur les tabourets de la fac, elle n’a jamais compris un traître mot à la linguistique, quand même on se cogne partout chez elle aux bustes de Saussurre et de Benvéniste. Ayant mis depuis longtemps au placard les savoirs riquiquis du printemps de son âge, elle s’est contentée sa vie durant de devenir la maquerelle de leur transposition didactique. Resquilleuse venue filouter la grammaire, son chic suprême est de claquer du bec tout en ondulant du croupion quand elle patauge jusqu’à mi-cuisse dans les latrines du sens. On se sent des envies d’aller se réfugier au fin fond du pays des Sarmates et de l’Océan glacial tant les IUFM grouillent de ces cafards obscènes. Car on craque à force d’entendre une de ces torves figures, casse-pieds attitrés et chantres inspirés des bons sentiments, vociférer une fois de plus : « Du sens, du sens ! Il faut donner du sens ! ». En attendant que les cendres des pédagos pavent les voies Flaminia et Latina, difficile est saturam non scribere. Si natura negat, facit indignatio versum.

Écrit par : Juvénal | 28 avril 2008

Je penche plutôt pour une complainte de la constipée

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Une mal armée de la chasse

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

A mon avis, Mykonos c'est râpé : le clergé orthodoxe ne va pas laisser passer les adorateurs de la "femme de papier" et leurs éjaculations "d'encre pâle"...

Ecrit par : Victor | 28 avril 2008

Et pour un seul sonnet vaguement érotique
Perdre à jamais le droit de sa baigner sans fin
Dans les eaux de saphir d'une île fantastique !
C'est trop injuste, hélàs, et ça n'est pas malin.

poil au...

à la main !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

En six lettres : "piquet"

J'avais "grève", mais il eût fallu le mettre au pluriel.
Donc peu plausible.

Ecrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

Bien essayé, mais ça n'est pas ça !

Ecrit par : Robin | 28 avril 2008

Ca commence par un "e" !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Car on craque à force d’entendre une de ces torves figures, casse-pieds attitrés et chantres inspirés des bons sentiments, vociférer une fois de plus : « Du sens, du sens ! Il faut donner du sens ! ». En attendant que les cendres des pédagos pavent les voies Flaminia et Latina, difficile est saturam non scribere. Si natura negat, facit indignatio versum.

Ecrit par : Juvénal | 28 avril 2008


Là, Noteprof, vous l'avez enfin votre "insolence" !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Bonjour à tous,
Jean-Paul, il faudrait trouver l'Hector Berlioz du vingt et unième siècle pour mettre votre sonnet en musique, et en faire la septième des "nuits d'été"...
Il aurait pu avoir été écrit par Théophile Gautier.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

"venin d'encre pâle", "marbre blanc"...Il y a peu de couleurs (ah si, le sang et la mousse !). Mais il n'y aura peut-être pas besoin d'un compositeur "synésthésique". La sonorisation coûtera moins cher !

http://www.synesthesie.info/?post/peux-t-on-apprendre-un-nouveau-langage-colore


A force de relire, je commence à saisir "globalement" le sens.

Hum ! Je suis d'accord avec Dugong, c'est grillé pour Mykonos !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Je ne vais pas décolérer d'un sacré bon moment.
Je viens de surveiller le Bac blanc LP (sujet de Français, 2006).
Ceci (et c'est une honte!): Alain Rémond, "La tour de babil", article publié dans l'hebdomadaire "Marionnae", 25 octobre 2005; Pierre Bourdieu, "Sur la télévision", 1996.

1) Compétences de lecture (10 points)

Texte 1 - quel est le point de vue de l'auteur sur les débats télévisés? Comment est-il exprimé (ton, lexique, imaages, syntaxe...)?
Expliquez le titre. (4 points)

Texte 2 - Quelle est la thèse soutenue par Pierre Bourdieu? Quel rôle jouent le sphrases interrogatives dans l'argumentation développée? (4 points)

Textes 1 et 2 - Quelle phrase du texte 1 peut faire écho à l'interrogation finale de Pierre Bourdieu dans le texte 2: "Que fait-il là?" (ligne 15)? Justifiez votre choix. (2 points)


2) Compétences d'écriture (10 points)

Vous décidez d'écrire une "lettre ouverte" destinée au "Courrier des lecteurs" de l'hedomadaire "Marianne" pour exprmier votre point de vue sur les émissions de débat à la télévision aujourd'hui. Votre texte doit utiliser des éléments (exemples, argumentations, expressions...) pris dans les textes 1 et 2 (une quarantaine de lignes). Vous devez les reformuler sans les recopier.



Quand j'ai découvert le sujet (alors que j'avais émis mon fort désaccord quant à un devoir portant sur un texte littéraire et un article de journal), j'ai eu honte, honte pour l'idée qu'ont ses géniaux créateurs du travail à accomplir des élèves, du niveau de ceux-ci, de la force de leur cervelle; j'ai eu honte pour mon métier: Quoi?! J'ai passé un concours avec une épreuve sur La Fontaine, à l'écrit, et Eluard, à l'oral, pour en arriver là, à ce degré zéro du littéraire?????? Ce sujet est d'un chiant, d'un convenu bourgeois qui me provoquent la diarrhée; et cette infamie culturelle et intellectuelle, c'est une formatrice IUFM, enseignant dans mon bahut, qui l'a choisie, in fine. J'ai honte - mon métier est-il devenu autant de la merde? Quel mépris pour l'esprit des élèves! Quel embourgeoisement qui se veut libertaire: LA TELE!!!!! Pierre Bourdieu!

Je suis confondu.

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2008

"c'est une formatrice IUFM, enseignant dans mon bahut, qui l'a choisie, in fine"

Pourquoi lui avoir laissé ce pouvoir ?

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Ce n'est pas moi qui est dit que Mykonos c'est râpé.

Mais je n'en fais pas un fromage.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Ca commence par un "e" !

Ecrit par : Robin | 28 avril 2008

Ça ne peut être qu'une bagarre : ernani.
Je sors.
Mykonos vobiscum.

Écrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

Je voulais dire : mykonos es su konos.

Écrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

Tombeau pour une absente

Nulle éblouie de sang sur la tombale nue
Ne déchiffre le sens du poème infusé
Sous la mousse, occultant cette langue inconnue
Page en attente d’encre où le style musait.

Nulle offrande de Moi dans sa chair devenue
L’espoir de vie déçu du ventre mésusé.
Le serpent se dérobe et crache vers la nue
Le venin d’encre pâle au gouffre refusé.

Lente, d’un ongle las, elle cueille la prose
Jetée au marbre blanc de son sein haletant,
Et goûte au Verbe amer qui chante toute chose

- Et l’amour, et l’absence, et l’envie, et le temps…
La femme de papier quête d’autres caresses,
Seule au tombeau désert où ses doigts la confessent.



Le pauvre monsieur dont le vit est refoulé par la dame, qui, si je ne suis abusé par le dernier vers, finit par se masturber, puisque con mort (sans vie, donc), il n'y a plus qu'à s'appeler Onane. Peut-être vais-je trop loin, comme le jet du monsieur subissant le coïtus interruptus (?) ou mieux: comme un ado médusé ou un vieux "mésusé" devant les pages sous-vêtement des "3 Suisses" agitent un 5 contre 1, non? et essaimant ailleurs ce qu'un vide qui aurait dû être affamé (n'est-ce point l'idée que l'auteur se ferait du vagin?) lui refuse?

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2008

"c'est une formatrice IUFM, enseignant dans mon bahut, qui l'a choisie, in fine"

Pourquoi lui avoir laissé ce pouvoir ?

Ecrit par : dugong | 28 avril 2008

Ce n'est pas moi qui lui ai laissé ce pouvoir en tout cas, j'avais voté pour un autre sujet (j'étais le seul parmi les profs de Lettres/Histoire à vouloir un devoir portant sur 2 textes littéraires et non pas sur un machin article + roman ou théâtre); mais celui qui avait été choisi ayant été déjà travaillé par d'autres, c'est la collègue, qui est aussi formatrice (je ne disais pas qu'elle a un pouvoir, je frissonne juste face au choix du néant qu'elle a fait!... Une formatrice, qui est le double (le bras droit pédagogique) de l'inspecteur. Quelle image elle a, et je la connaissais quand même, voyant ce qu'elle fait étudier à ses élèves, des trucs bobos pas méchants, "Le merle bleu", par exemple; elle ne comprit pas pourquoi je travaillai avec quelques classes sur un roman où l'un des thèmes est une réflexion sur le suicide, "Les Heures" de M. Cunningham, avec V. Woolf, un avatar de Mrs Dalloway, une femme enceinte prisonnière de sa vie de femme au foyer, un poète malade du SIDA et visionnaire, etc. comme personnages principaux; "A cet âge, ça peut les perturber", qu'elle m'a dit...), qui a, en l'absence de concertation (vacances), a décidé pour nous tous. Ca partait d'un bon sentiment; mais combien cela en dit long sur ce que pensent certains dans les IUFM du niveau à proposer aux élèves de LP. Quelle offense; et dire que l'on va aller de plus en plus bas encore, m'a-t-on dit. Les programmes ne vont pas s'améliorer, ni changer, je crois, en Français pour les LP... Comment voulez-vous que les gosses s'emmerdent pas avec un tel programme, que de réjouissances! Comment voulez-vous que certains enseignants ne s'emmerdent pas à enseigner pour tomber sur un tel sujet! Comment prendre au sérieux mon métier quand tout, positivement, dévoile le mépris face à l'intelligence et l'effort!

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2008

Je me sens assez mal armé pour commenter ce sonnet.

Ecrit par : Robin | 28 avril 2008

En-deça des mensurations françaises, Robin? rhô! cinquantenaire, cultivé et sous-membré, mais surtout prof, dites donc, la blonde athlétique (qui est lesbienne, je vous le rappelle, mais le fantasme saphique est presque un rituel pour l'hétéro de base, dit-on), elle va vraiment vous échapper! ;-)

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2008

Monsieur Darcos, ne permettez plus que des sujets du type de celui que j'ai cité soit possible en LP; je reste sous le choc de tant de bêtise.

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2008

Ce n'est pas moi qui est dit que Mykonos c'est râpé.

Mais je n'en fais pas un fromage.

Ecrit par : dugong | 28 avril 2008

Non, c'est moi qui l'AI dit : feta-ttention tonton Dugong, on se relâche !

Écrit par : Victor | 28 avril 2008

Je voudrais dénoncer une autre infâme stupidité dont est victime le collège: l'"option de découverte professionnelle" de 3 heures en 3ème.
Les faits: en avril dernier, une prof de math de mon collège, activiste bien dans la ligne (mais dont un élève corrige régulièrement les fautes d'orthographe!), se déclare volontaire pour assurer les trois heures de l'option DP 3 h. Elle commence à annoncer l'ouverture de l'option avec grand tapage de l'administration auprès des parents. Au même moment, j'essaie de relancer l'option de grec ancien et j'ai une quinzaine de candidats, mais moi je n'ai droit à aucun courrier spécial aux parents et on feint de m'ignorer. Ma collègue de maths accentue son recrutement: elle prétend qu'elle ne veut que des élèves motivés et pour s'en assurer, elle organise des entretiens de sélection. Les parents sont très impressionnés, l'esbroufe fonctionne à plein, cette DP 3 h sera sûrement quelque chose de formidable puisque l'on prend tellement de précaution pour son recrutement! Or , d'après les textes, l'option de DP 3 h en 3ème était destinée à ceux des élèves qui, s'essouflant dans l'enseignement général, devaient se renseigner sur les métiers possibles pour eux. Ma collègue activiste prof de maths se retrouve donc avec 30 élèves triés sur le volet, dont eux seulement envisagent d'arrêter leurs études après la 3ème.
Pendant ce temps, mon option de grec ancien se casse la figure puisque tous les bons élèves qui avaient envisagé initialement de faire du grec se sont précipités vers l'option de DP 3 h, tellement "utile", tellement "moderne" (une "pédagogie active", disait le dépliant!). Même l'IPR, qui m'avait assuré de tout son soutien pour l'option grec, bizarrement, retire ses billes en quelques jours - presque pas faux-cul, celui-là! Fin du projet "grec", triomphe de la "modernité". Fin du premier acte!

Deuxième acte (très court): je dîne avant-hier soir avec une amie et sa fille (que j'ai eue en 4ème l'an dernier et qui regrette de plus en plus amèrement de ne pas m'avoir en français cette année - désolé, mais puisque dans ce métier personne ne reconnaît vos mérites, n'est-ce pas, Pendariès, il faut le faire soi-même !). La conversation roule sur l'option de DP 3 h. Et voici ce que me dit la gamine: "L'option de DP 3 h, c'est absolument nul. On fait des exposés qui s'empilent dans un coin et dont personne ne connaît le sort On va visiter des entreprises et tout le monde s'y casse les pieds. La seule à y croire et à s'exciter, c'est la prof. Toutes mes copines regrettent de ne pas s'être inscrites plutôt en grec. Nous n'attendons toutes que la fin de l'année pour être enfin débarrassées de ce truc complètement nul qui nous mange trois heures par semaine pendant que nos copains peuvent rentrer chez eux."
C'est clair et net, n'est-ce pas? L'option de DP 3 h n'est rien d'autre qu'un miroir aux alouettes. Cela dit, il fallait s'y attendre, car quel sens cela peut-il avoir de faire des exposés sur les métiers pendant TROIS HEURES par semaine pour des élèves qui savent déjà qu'ils continueront leurs études? AUCUN.
Voilà comment l'argent public part en fumée et comment on fait perdre leur temps aux bons élèves!

Conclusion (ou épilogue): il faut que le Ministère revoie le réglement de l'option de DP 3 h afin de rendre impossible des dérives telles que celle que je viens de narrer et qui a coûté cher à la fois sur le plan financier ( que d'heures gaspillées!) que sur le plan culturel (une quinzaine d'élèves intelligents et motivés privés d'une option de véritable culture, le grec ancien, option, au surcroît, de portée universelle).
Monsieur le Ministre, les bons élèves égarés dans l'option de DP 3 H considèrent qu'elle est "nulle". Peut-ête devriez-vous prendre des dispositions pour qu'il soit clarifié dans tous les collèges qu'elle ne s'adresse pas prioritairement à eux. Par ailleurs, peut-être conviendrait-il que vous rappelassiez qu'aucun collège n'a obligation d'ouvrir cette option, ce que la principale du mien n'avait pas, semble-t-il, bien compris!

Écrit par : Jean | 28 avril 2008

Je me sens assez mal armé pour commenter ce sonnet.

Ecrit par : Robin | 28 avril 2008

En-deçà des mensurations françaises, Robin? rhô! cinquantenaire, cultivé et sous-membré, mais surtout prof, dites donc, la blonde athlétique (qui est lesbienne, je vous le rappelle, mais le fantasme saphique est presque un rituel pour l'hétéro de base, dit-on), elle va vraiment vous échapper! ;-)

Ecrit par : Pendariès | 28 avril 2008

En-deçà, je ne sais pas. Passé la trentaine, on se se compare plus. Prof la cinquantaine oui, globalement parlant, mais vous me prêtez de ces fantasmes !

La blonde athlétique, en doutiez-vous, c'était pour des cours d'orthographe ! (oui, je sais que vous en doutez et je renonce à vous convaincre)

Plus préoccupant est l'avenir du projet Mykonos : JPB nous casse la baraque avec son sonnet où la seule chose un peu pénétrable est le sens du "gouffre refusé".

...Quant "au serpent qui se dérobe et crache vers la nue son venin d'encre pâle", les popes auront jugé la pratique peu orthodoxe et l'inspecteur d'académie mis en garde son excellence contre le risque de fermeture de classes.

Alors, la mer de saphir, les fiançailles d'Hélios avec l'azur, l'aurore aux doigts de roses, les moulins à vent aux ailes d'oiseaux, les pellicans qui vous mangent dans la main...

Un joli rêve qui risque de finir comme celui de Perette et son pot au lait.

Écrit par : robin | 28 avril 2008

"les pellicans qui vous mangent dans la main..."

Robin, vous êtes plein de films. :)

Écrit par : Mrs Dalloway | 28 avril 2008

les pellicans qui vous mangent dans la main...

Ecrit par : robin | 28 avril 2008

Vous êtes sûr que "pélican" s'écrit "pellican" ???
Un doute m'assaille...

Écrit par : Maminou | 28 avril 2008

Vous êtes sûr que "pélican" s'écrit "pellican" ???
Un doute m'assaille...

Ecrit par : Maminou | 28 avril 2008

Ne doutez plus, c'est vous qui avez raison. J'en perds mes moyens. (encore une parole de trop.)

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

"les pellicans qui vous mangent dans la main..."

Robin, vous êtes plein de films. :)

Ecrit par : Mrs Dalloway | 28 avril 2008

Exact, j'ai vu ça dans un film. D'ailleurs depuis le lancement du projet Mykonos, je n'arrête pas de me faire du cinéma.

p-é-l-i-c-a-n !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Robin, un peu plus haut, vous demandiez si quelqu'un connaissait "un psychologue cognitif".

Je mets ce "test de la noria", et demande expressément aux enseignants ce qu'ils en pensent. (Je vous l'ai envoyé il y a quelques temps.)

Pour moi, c'est clair et net : c'est monstrueux de traiter un enfant comme cela. (C'est la bêtise au front de taureau)

"(….)Il fallait opter pour un compromis réaliste, certes pas aussi précoce que je le souhaiterais, mais pas trop tardif (tarredifeu !) non plus.
C’est donc à partir du cours élémentaire première année que j’ai choisi de faire démarrer ce « Guide de dépistage ».

Le CE1 n’est qu’une année de consolidation des acquis du CP, beaucoup d’acquisitions sont encore incertaines. Les confusions de lettres ou de sons ne sont pas rares, sans que la dyslexie ne soit en cause. Les dyslexies légères sont parfois difficiles à détecter.

Il faudra tenir compte, non seulement de la quantité d’erreurs constatées, mais de leur gravité et de leur persistance.
(….)Les fautes que provoque la dyslexie ont souvent une allure sournoise. (…)Je voudrais que même discrète, vous sachiez l’entrevoir. Bien sûr, vous la verriez plus tard, plus évidente parce qu’ayant fait des ravages.

Présentation de la batterie de dépistage.
Il y a trois niveaux.
Niveau 1 Cours élémentaires 1° année (7-8 ans) et 2° année (8-9 ans)

Niveau 2 Cours moyens 1° année (9 - 10- 11 ans) et 2° année (10-11-12-13 ans)

Niveau 3 élèves des collèges et au-delà
(Ce ne sont que des indications, adaptables selon les difficultés rencontrées par l’enfant)

Le dépistage est composé d’une série d’exercices simples, dont la disposition, la graduation, ont été testés.
Dictée de lettres et de sons.
Dictée de mots 1° partie.
Essai main malhabile.
Dictée de mots 2° partie.
Dictée de phrases.
Copie rapide texte 1 (minuscules en minuscules)
Copie rapide texte 2 (majuscules en minuscules)

Ces épreuves ont pour but de mettre en évidence ces erreurs d’un type particulier qui sont la marque de la dyslexie. Mais les enfants luttent spontanément contre ces fautes « bêtes », ils finissent par inventer des procédés, parfois très complexes, pour les éviter à défaut de les éliminer.

La plupart surmontent assez bien les difficultés élémentaires, au niveau des lettres notamment, et les plus âgés ou les plus aguerris parviennent parfois à une orthographe qui se rapproche de la normale.

Ces tests de dépistage, par le choix des mots et des sonorités, le rythme un peu déstabilisant sur lequel ils sont dictés, ont pour conséquence de faire réapparaître les fautes caractéristiques provisoirement dissimulées, mais toujours présentes.

Recommandations.
Utiliser une feuille blanche non lignée.
Ecrire au stylo bille ou encre, noir ou bleu.
Pas de crayon et pas de gomme.

Consignes générales.
On dictera les lettres, les sons et les mots d’une voix neutre, en évitant tous les procédés par lesquels on attire parfois l’attention des élèves sur une difficulté à venir.

Les changements de ton ou de rythme sont à bannir. On ne laissera pas à l’enfant le temps de se relire ou de corriger ses erreurs.
Tous les exercices doivent être dictés à une cadence rapide, adaptée au rythme d’écriture du sujet, mais en l’accélérant un peu.
On aura toujours un son ou un mot d’avance. Lorsque l’enfant est en train d’écrire un mot, on commence à lui dicter le mot suivant.
On accélérera toujours légèrement son rythme, tout en s’assurant qu’il est en mesure de suivre.

Consignes particulières à chaque exercice.
Dictées de lettres et de sons.
Plus l’enfant est jeune, plus cette partie du test est importante.

C’est elle qui permettra de mettre en évidence certaines confusions de base, encore faciles à corriger, mais qui vont rapidement provoquer des difficultés en cascade dans la mise en relation des lettres et des sons, dans l’ordre des lettres à l’intérieur des mots ou des mots dans la phrase et freinera la constitution du stock de mots mémorisés.

Dictée de mots.
La dictée sera interrompue en son milieu par un :
Essai main malhabile.
En demandant à l’enfant de changer rapidement de main (main gauche pour les droitiers et inversement) et d’écrire un ou deux mots avec son autre main, on cherche à le déstabiliser un instant pour prendre ses mécanismes de défense en défaut.

On reprend alors sans transition, la deuxième partie de la dictée de mots, avec la main dominante, en invitant l’enfant à essayer d’écrire encore plus vite, en prétextant qu’on veut voir comment son écriture se modifie, quand on le force à accélérer. Ce petit mensonge utile peut être un moyen supplémentaire de vérifier si on a réussi à contourner ses mécanismes de défense.

Copie chronométrée.

On donnera successivement les deux textes à recopier.
Le premier, en lettres d’imprimerie minuscules, devra être copié en lettres minuscules, avec l’écriture utilisée par l’enfant à l’école, à l’exception de l’écriture script.

Le second, en lettres MAJUSCULES d’imprimerie, devra être recopié en lettres minuscules, les mêmes que celles utilisées précédemment.
Cet effort de transcription peut être révélateur, surtout en comparaison avec la copie précédente.
Cette épreuve doit être présentée comme une épreuve de rapidité d’écriture. On peut aller jusqu’à dire :
Attention, prêt ? Partez !

Et regarder ostensiblement l’aiguille des secondes de sa montre."

(Mon avis : après les tests de la Noria, l’enfant est bon pour aller chez le psychiatre.AMV.)

Relisant ce texte, je pense que ce type est fou à lier.

Qui est-il?


Qui est Yves Wendels ? Conseiller psychologue, surtout connu en tant que créateur des « TESTS de la NORIA ». Ce sont des tests d’intelligence et d’aptitudes exclusivement destinés aux psychologues. Ils ne sont pas en vente directe auprès des particuliers. Ils sont très largement utilisés en France dans les Centres d’Information et d’Orientation, les services de psychologie et les Centres de Bilan.
Ce qu’on sait moins, c’est à quel point la dyslexie occupe une place à part dans le parcours professionnel de l’auteur. Cela fait plus de vingt ans qu’inlassablement, il rencontre des enseignants, des parents, des psychologues, des thérapeutes et des travailleurs sociaux pour leur parler de la dyslexie. Autour d’une méthode de dépistage dans les années 1980, « Un écolier en péril, le dyslexique », (épuisé) il a depuis initié au dépistage des centaines de confrères et dépisté personnellement plus de 2000 enfants dyslexiques.


Vous comprendrez pourquoi je me méfie comme de la peste des psychologues en milieu scolaire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 avril 2008

Voilà comment l'argent public part en fumée et comment on fait perdre leur temps aux bons élèves!

Ecrit par : Jean | 28 avril 2008

C'est marrant, dans mon collège c'est aussi un collègue de maths qui s'est proposé (dans l'optique de travailler + pour gagner +) pour mettre en place cette option DP 3h.
Tout est bon pour grapiller ici et là de l'argent (d'un autre côté vu nos traitements de misère!) en s'investissant dans ce genre de projets.
Et gare à celui ou celle qui s'accroche à une conception restrictive du métier de professer une discipline. Celui là verra la Hors Classe lui passer sous le nez. La classification des professeurs, leur "évaluation", leur "mérite" se décident derechef sur le critère: "investissement dans les projets pédagogiques".

Écrit par : buntovchik | 28 avril 2008

Je ne suis pas très experte en médicaments, je chercherai plutôt les gonos en direct au microscope pour ceux qui pisseront des lames de rasoir en travers (c'est ce qui risque d'arriver, que diable) et je contemplerai le lent balancement du tréponème pâle (et oui, elle revient ) à condition qu'on me fournisse un ultra-microscope.

Je serais ravie de faire partie du voyage.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 avril 2008

Reportage à l'instant sur France à propos de Mai 68 qui aurait entraîné un 'foisonnement pédagogique" (drôle de nom pour qualifier la chienlit dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui...)

Et d'enchaîner sur une interview de Romain Goupil, viré àl'époque du Lycée Condorcet pour activisme politique, qui fustige "l'école à l'ancienne" parce qu'elle était uniquement prévue pour les bourgeois (on sait ce qu'il en est advenu aujourdhui : d'un ascenceur social certes imparfait mais qui avait le mérite d'exister, on en est arrivé à un arrêt complet...). Une partie de la vérité sera rétablie à ce sujet par un court commentaire du journaliste.

Suit une interview de papy Meirieu qui fustige "les gens qui sont contre la pédagogie" et "qui veulent mettre les gens dans des cases" entre autre flot de conneries. Tiens, au fait, il y a LA pédagogie (et pas une autre ?) selon lui.

En guise de contradicteur...suit une interview de Luc Ferry qui ne s'en sort pas si mal et qui souligne qu'en matière de civilité et de maîtrise de la langue française, on n'est tout de même pas franchement gagnant dans l'opération.

Je zappe sur M6. 1er titre du journal : triple agression au couteau dans un lycée du Rhone...Ça doit surement être un défaut de "pédagogie" qui "met les gens dans des cases" à mon avis.

Écrit par : Manu | 28 avril 2008

Mea culpa, c'est un collège, apparement, et non un lycée.

Écrit par : Manu | 28 avril 2008

Par ailleurs, peut-être conviendrait-il que vous rappelassiez qu'aucun collège n'a obligation d'ouvrir cette option, ce que la principale du mien n'avait pas, semble-t-il, bien compris!

Ecrit par : Jean | 28 avril 2008



J'espère, Jean, que vous pourrez enseigner, l'année prochaine, la langue d'Homère et que votre collègue ira se faire voir chez les Grecs.

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Mea culpa, c'est un collège, apparement, et non un lycée.

Ecrit par : Manu | 28 avril 2008

Ah bon ! Alors c'est pas grave !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Ce qui est plus grave, ce sont mes fautes : apparemMent. Désolé.

Écrit par : Manu | 28 avril 2008

Mots croisés :

"Scène de la vie scolaire en six lettres"

Ecrit par : Robin | 28 avril 2008

Ca commence par un "e" !

Ecrit par : Robin | 28 avril 2008

Ça ne peut être qu'une bagarre : ernani.
Je sors.
Mykonos vobiscum.

Ecrit par : Blue Angel | 28 avril 2008


C'était "estrade". Mais plus personne ne sait ce que c'est...C'est pas comme les bagarres !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Savez-vous que le Sénégal est "l'autre pays des cigognes" et que les pélicans y pulullent dans les mangroves?

Ah! une promenade en pirogue au coucher du soleil
dans les bolongs
quand les oiseaux viennent se poser dans les palétuviers roses et blancs pour y passer la nuit...

Il y a les pélicans, mais aussI des
martin-pêcheurs, des sternes, des vanneaux, des goélands, des hérons, des milans, des sarcelles, des mouettes, des engoulevents....

Écrit par : Maminou | 28 avril 2008

"C'était "estrade"."

En 6 lettres ????

Rhoooo la triche !!!!

Libérez Darcos

Écrit par : Blue and blonde and black Angel... et un peu red | 28 avril 2008

"des milans, des sarcelles,..."
Ecrit par : Maminou | 28 avril 2008

Manque plus que des gonesses... mais tant que les Meirieu girls n'y vont pas !

Écrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

Christophe répondez-moi ! Je viens de découvrir les copies de mes élèves, corrigées à l'occasion du bac blanc, par une jeune collègue sortie tout droit de l' IUFM ! Les bras m'en tombent ! Elle n'a souligné AUCUNE FAUTE d' orth., AUCUNE faute de syntaxe ,rien ! Et Dieu sait si la classe est faible dans ces domaines ! Sur une copie, cependant, presque joyeuse, je remarque enfin un mot souligné d'un trait . Ah ! Quand même ! me dis-je, réconfortée, avant de lire la "faute" : "Chateaubriand", avait écrit très justement l'élève . Que croyez-vous qu'elle soulignât, pis qu'elle barrât enfin d'une main rageuse ? Le "D" final que lA professeurE remplaça par un..."T" évidemment ! L'orthographe et la syntaxe sont-elles désormais jugées obsolètes ou s'agit-il ici d'un cas exceptionnel ? Je n'ose même pas évoquer la question du niveau du prof lui-même en orth. Il s'agit tout de même du nom d'un auteur plutôt connu, non ???

Écrit par : Amélie | 28 avril 2008

Je sors de mon bahut, je rentre chez moi, des copies de bac blanc à corriger (sur cette vanité de sujet); dans la cour d'honneur est en train d'être monté un petit barnum: cet(te) après-midi, c'est fil-de-fer! Oui; des élèves (je ne sais combien, mais beaucoup, sauf les Terminales bac pro qui continuent leurs épreuves blanches) vont avoir leurs heures de digestion pour regarder quelques fil-de-féristes à 5 ou 6 mètres du sol, dans la COUR D'HONNEUR; c'est de l'éveil au cirque, m'a-t-on dit (mais il y a une très bonne école nationale du Cirque en France, à Châtellerault, les lycéens ont leurs cours habituels et suivent en même temps leur formation [pré-] professionnelle; et je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment que ce ne sont pas des fainéants de l'école ces nénettes et ces gars-là: http://www.ecoledecirque.org/index.php; ça m'intéresserait même assez de travailler avec ce genre d'élèves, sport de haut niveau, cirque, que sais-je...). Pffffffffffffffff. C'est pas l'éveil, avec ce devoir sur les débats à la télé.... et merde.

PS: Vous avez raison, Jean, il faut parler de ces victoires (petites ou grandes) que nous pouvons connaître; et en expliquer les raisons, - comme exemples, avec trucs et astuces, et espiègleries au pays de Candy!

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2008

Chateaubriand, il s'agit tout de même du nom d'un auteur plutôt connu, non ???

Ecrit par : Amélie | 28 avril 2008

Ben non, c'est du bifteck !

Écrit par : Louchebem | 28 avril 2008

J'ai eu il y a déjà quelques années, dans un lycée parisien, des élèves à mi-temps : pour la plupart artistes du conservatoire national de musique et patineuses de l'équipe de France notamment.

Quelques souvenirs :

- des élèves extraordinairement réactifs : une consigne donnée et le travail se déclenchait à peine terminée.
- des élèves très ouverts intellectuellement et qui vous confessent que venir au lycée c'est une aération.
- des élèves qu'il faut parfois recueillir à la petite cuiller quand ils se font renvoyer comme des malpropres de formations hyper élitistes pour "manque" de niveau.

Ceci dit, pour vivre ça, il faut accepter de bouger.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Petite suggestion destinée à simplifier l'organisation des concours de l'EN : organiser des épreuves de présélection, comportant une dictée de bon niveau, de la conjugaison, de la grammaire. Pour les PE, y ajouter des opérations à effectuer sans calculette, des problèmes avec règles de trois et pourcentages (ou tout autre chose au choix). Ensuite seulement pourront avoir lieu les épreuves de dissertation etc.
J'y vois deux avantages. La tâche de correction sera facilitée : le zéro en dictée étant éliminatoire, au bout de 5 ou 10 fautes, on cesserait de corriger. Idem pour les opérations fausses.
Cela obligerait surtout les candidats à travailler la correction de leur expression et à étudier (ou revoir pour les moins mal-appris) conjugaison et grammaire.

Écrit par : mouron rouge | 28 avril 2008

@Amélie
Votre collègue, faites-la fusiller. A Chateaubriant, of course.

Écrit par : mouron rouge | 28 avril 2008

"J'y vois deux avantages. La tâche de correction sera facilitée : le zéro en dictée étant éliminatoire, au bout de 5 ou 10 fautes, on cesserait de corriger. Idem pour les opérations fausses."

Oui mais encore faut-il qu'il reste suffisamment de candidats pour satisfaire le (maigre) numerus clausus.

Il faut mettre le paquet sur la francophonie à l'international pour importer de quoi densifier le vivier.

Voilà que je parle comme les gens de la Pochard's academy !

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Mouron rouge c'est très drôle. D'ac, vous autres ?
JPB, dit le Maître 80.

Écrit par : brighelli | 28 avril 2008

Savez-vous que le Sénégal est "l'autre pays des cigognes" et que les pélicans y pulullent dans les mangroves?

Ah! une promenade en pirogue au coucher du soleil
dans les bolongs
quand les oiseaux viennent se poser dans les palétuviers roses et blancs pour y passer la nuit...

Il y a les pélicans, mais aussI des
martin-pêcheurs, des sternes, des vanneaux, des goélands, des hérons, des milans, des sarcelles, des mouettes, des engoulevents....

Ecrit par : Maminou | 28 avril 2008

A son Excellence, Monsieur l'Ambassadeur du Sénégal,

Votre Excellence,

Nous connaissons de longue date le souci que vous portez, ainsi que le président Abdoulaye Wade au développement culturel et intellectuel du Sénégal, ce joyau de l'Afrique de l'Ouest, "l'autre pays des cigognes".

Nous sommes un groupe assez bigarré etc., cuisinier trivalent etc., âne affectueux, etc. école brighelienne...etc. etc. etc. etc.

Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de notre considération respectueuse et dévouée.

Écrit par : robin | 28 avril 2008

"C'était "estrade"."

En 6 lettres ????

Rhoooo la triche !!!!

Libérez Darcos

Ecrit par : Blue and blonde and black Angel... et un peu red | 28 avril 2008

Cette histoire de Mykonos m'a tourné la tête. Je ne sais même plus compter jusqu'à sept.

Écrit par : robin | 28 avril 2008

Qui peut bien être cette mystérieuse Mrs Dalloway ?

Snoopy

Écrit par : robin | 28 avril 2008

Devant le peu de réactions à l'Internationale (anti)pédagole, j'en remets une couche :

Stagiaires, titulaires, nous sommes
Le grand parti des glandeurs
La hors classe devient un pensum
L'instructionniste ira loger à Mykonos ou ailleurs
Combien d'IPR, de nos chairs se repaissent
Mais si des IUFM, les corbeaux, les vautours
Un de ces matins disparaissent
Ubu sur le Moloch règnera toujours.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

La didactique et la pédagogie sont deux choses différentes . On peut être pédagogue en ignorant tout de la didactique et on peut être didacticien sans être pédagogue . Non?
Ecrit par : Gigi | 26 avril 2008

Damned, j'ai confondu la pédactique et la didagogie !

PS : la didactique peut-elle casser des briques ?

Écrit par : yann | 28 avril 2008

"Petite suggestion destinée à simplifier l'organisation des concours de l'EN : organiser des épreuves de présélection, comportant une dictée de bon niveau, de la conjugaison, de la grammaire. Pour les PE, y ajouter des opérations à effectuer sans calculette, des problèmes avec règles de trois et pourcentages (ou tout autre chose au choix)."

Cela me semblerait relever du bon sens.
Mais dois-je rappeler que le ministre lui-même a été incapable de trouver le prix de 14 stylos, alors qu'il connaissait le prix de 4 de ces mêmes stylos ? Alors moi je veux bien tout ce que vous voulez, mais bon : "Aux vertus qu’on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d’être valets ?"

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2008

Excellent, Mouron rouge !

On pourrait rajouter dans le test un fond de carte du monde ou de la France, quelques frises chronologiques et des questions élémentaires sur ce qu'on appelait à l'ère jurassique des "leçons de choses" càd portant sur les sciences.

Que des bénéfices à première vue mais ce genre de choses n'existera jamais : ce serait tellement sélectif qu'il n'y aurait pas assez d'admis pour le nombre de postes. Et puis Meirieu et ses potes diraient que les candidats ont plein d'autres "capacités et compétences" sans devoir être humiliés de la sorte, les pôv' choux...

Écrit par : Lariba | 28 avril 2008

Chère Anne-Marie,
Je ne sais pas si Ramus a le cul entre deux chaises, et j'apprécie la grande compétence professionnelle de madame Wettstein-Badour, à laquelle j'ai adressé quelques élèves,mais pour ce qui est de ces histoires de cerveau, permettez-moi de vous dire qu'il vaudrait mieux les remiser au magasin des accessoires du scientisme.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 26 avril 2008

Même chose.
L'IRM, fonctionnelle ou pas, ne nous montrera pas si le cerveau "est fait pour" lire global, ou regarder TF1.
Le cerveau est une structure extraordinairement adaptative et multiple, et Wettstein-Badour ne pouvant pas IRMiser toute la population française, elle pourra "prouver" n'importe quoi en choisissant bien ses cobayes et les conditions d'expérience.
Guy a raison : le mot de "scientisme" est parfaitement adapté.

Écrit par : yann | 28 avril 2008

Et d'enchaîner sur une interview de Romain Goupil, viré àl'époque du Lycée Condorcet pour activisme politique, qui fustige "l'école à l'ancienne" parce qu'elle était uniquement prévue pour les bourgeois (on sait ce qu'il en est advenu aujourdhui : d'un ascenceur social certes imparfait mais qui avait le mérite d'exister, on en est arrivé à un arrêt complet...). Une partie de la vérité sera rétablie à ce sujet par un court commentaire du journaliste.

Souvenirs, souvenirs : quand on parle de Romain Goupil, celui de Michel Recanati, esprit brillantissime, l'un des seuls militants d'extrême gauche de l'époque à être dans une logique de prise de pouvoir "militaire" et qui mourut d'un excès de militantisme et d'un chagrin d'amour.

Je n'aime pas particulièrement Luc Ferry, mais a il dit ce qu'il fallait dire.

Egaré dans la cour du lycée Condorcet, Les yeux rivés sur une page jamais tournée, Goupil a toujours l'air de s'excuser d'avoir survécu à un météorite.

Écrit par : robin | 28 avril 2008

@ Robin :

Je suis partant pour Mykonos.
Vous pouvez ajouter que j'ai la bivalence véto-prof de judo.
Comme aime à le dire JPB, "mens sana in corpore sano".

Quant à vous, ne soyez pas modeste : revendiquez donc la trivalence, français, philo et ... sciences de l'éducation. (citation : "...j'avais passé une U.V. en "sciences de l'éducation" (mea culpa !) à Nanterre Paris X dans les années 70 pour la licence de philo...")

Vous voilà demasqué !

Écrit par : yann | 28 avril 2008

Certains Domiens sont des poches de merde dorée mais ils ne se sentent plus depuis longtemps...

A la négritude de césaire, je préfère de loin la tigritude de Soyinka.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Yann a écrit : "PS : la didactique peut-elle casser des briques ?"

Par sa dialectique sans aucun doute.

J'en profite pour (re)enjoindre tout le monde à visionner cette merveille de détournement sur

http://www.dailymotion.com/video/x1rgea_la-dialectique-peutelle-15_politics

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

On devrait d'ailleurs projeter ce film tous les matins dans les IUFM (à l'aube)

Après plus personne ne travaillera en plan-plan séquences...

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Petite suggestion destinée à simplifier l'organisation des concours de l'EN : organiser des épreuves de présélection, comportant une dictée de bon niveau, de la conjugaison, de la grammaire. Pour les PE, y ajouter des opérations à effectuer sans calculette, des problèmes avec règles de trois et pourcentages (ou tout autre chose au choix). Ensuite seulement pourront avoir lieu les épreuves de dissertation etc.
J'y vois deux avantages. La tâche de correction sera facilitée : le zéro en dictée étant éliminatoire, au bout de 5 ou 10 fautes, on cesserait de corriger. Idem pour les opérations fausses.
Cela obligerait surtout les candidats à travailler la correction de leur expression et à étudier (ou revoir pour les moins mal-appris) conjugaison et grammaire.

Ecrit par : mouron rouge | 28 avril 2008 ¨

Pour préparer cette épreuve, je suggère aux candidats de se procurer les annales d'entrée en 6ème vendues au Sénégal ou des livres de grammaire-conjugaison-orthographe et Calcul du CM2 de là-bas.

Humilité personnelle et remise à niveau garantis !!!

Écrit par : Maminou | 28 avril 2008

A propos d'Aimé Césaire ...


http://www.dailymotion.com/relevance/search/genocide%2Bpar%2Bsubstitution/video/x305gn_martiniquele-genocide-par-substitut

Ecrit par : benjamin | 28 avril 2008

J'ai d'abord cru qu'il s'aggissait d'un gag, mais non. Ca fait froid dans le dos.

Si des Français de métropole tenaient de tels discours à propos des Martiniquais, qui rappelons-le sont des Français à part entière, puisque la Martinique est un département français, ils seraient poursuivis en justice.

Il y a peut-être des données qui m'échappent. En tout cas si j'avais eu l'intention d'aller m'y installer, cette émission m'en dissuaderait.

Qu'est-ce que ça veut dire "poches de population blanches"... "des enfants blancs dans les écoles"..."on les accepte à condition qu'ils soient pareils que nous" ?

Décidément, il y a encore du chemin à faire.

Écrit par : robin | 28 avril 2008

Qui est Yves Wendels ? Conseiller psychologue, surtout connu en tant que créateur des « TESTS de la NORIA ».


Moi,je connais surtout Wim Wenders, réalisateur allemannd, surtout connu en tant que créateur d'"ALICE DANS LES VILLES"

Écrit par : montaigneàcheval | 28 avril 2008

Quant à vous, ne soyez pas modeste : revendiquez donc la trivalence, français, philo et ... sciences de l'éducation. (citation : "...j'avais passé une U.V. en "sciences de l'éducation" (mea culpa !) à Nanterre Paris X dans les années 70 pour la licence de philo...")

Vous voilà demasqué !

Ecrit par : yann | 28 avril 2008

Comme on dit dans "La dialectique peut-elle casser des briques ?", il faut apprendre à connaître son adversaire !"

J'ai également suivi, à Nanterre, des cours sur le marxisme et sur la reproduction de Bourdieu et Passeron avec un disciple d'Althusser et de Balibar.

Vous savez ce qu'on disait dans les années 80 : le dernier combat aura lieu entre marxistes et anciens marxistes. Voyez notre hôte.

Écrit par : robin | 28 avril 2008

Robin,
vous m'etonnez. Le racisme, la connerie brute ne sont pas l'apanage des Blancs....regardez un peu le comportement des flics ou des contrôleurs antillais envers les Africains...ou des Chinois envers les Tibétains ou les Ouigours.....et vous aurez une bien piètre image de l'humanité.....

bàv

Écrit par : montaigneàcheval | 28 avril 2008

Même chose.
L'IRM, fonctionnelle ou pas, ne nous montrera pas si le cerveau "est fait pour" lire global, ou regarder TF1.
Le cerveau est une structure extraordinairement adaptative et multiple, et Wettstein-Badour ne pouvant pas IRMiser toute la population française, elle pourra "prouver" n'importe quoi en choisissant bien ses cobayes et les conditions d'expérience.
Guy a raison : le mot de "scientisme" est parfaitement adapté.

Ecrit par : yann | 28 avril 2008

Je suis bien d'accord, yann, mais on ne peut pas non plus ne pas tenir compte des nombreuses voix, dans le monde médical qui remettent en cause la méthode idéo-visuelle dite globale : le Dr.Wettstein-Badour, mais aussi le professeur Lucien Israël.

Écrit par : robin | 28 avril 2008

"Christophe répondez-moi ! Je viens de découvrir les copies de mes élèves, corrigées à l'occasion du bac blanc, par une jeune collègue sortie tout droit de l' IUFM ! Les bras m'en tombent ! Elle n'a souligné AUCUNE FAUTE d' orth., AUCUNE faute de syntaxe ,rien ! Et Dieu sait si la classe est faible dans ces domaines ! Sur une copie, cependant, presque joyeuse, je remarque enfin un mot souligné d'un trait . Ah ! Quand même ! me dis-je, réconfortée, avant de lire la "faute" : "Chateaubriand", avait écrit très justement l'élève . Que croyez-vous qu'elle soulignât, pis qu'elle barrât enfin d'une main rageuse ? Le "D" final que lA professeurE remplaça par un..."T" évidemment ! L'orthographe et la syntaxe sont-elles désormais jugées obsolètes ou s'agit-il ici d'un cas exceptionnel ? Je n'ose même pas évoquer la question du niveau du prof lui-même en orth. Il s'agit tout de même du nom d'un auteur plutôt connu, non ???"

Ecrit par : Amélie | 28 avril 2008

Vous savez, comme je l'ai déjà dit, il n'y a quasiment pas de formation "PLC" dans le site IUFM où je travaille. Je peux donc difficilement vous répondre de manière précise. Mais je constate effectivement, concernant l'orthographe, dans certains mémoires professionnels de PE2, des choses quelquefois assez surprenantes...
Ceci-dit, tout le monde sans exception, (même Baudelot et Estable reconnait une baisse de niveau certaine concernant l'orthographe.
Faut-il l'imputer aux "pédagogistes", ou à un laxisme général de la société? Je pense que vous vous doutez de la réponse que pourront vous apporter la plupart des blogueurs. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

Robin a écrit : "mais on ne peut pas non plus ne pas tenir compte des nombreuses voix, dans le monde médical qui remettent en cause la méthode idéo-visuelle dite globale"

Il y a bien d'autres arguments bien moins suspects.

On ne devrait pas combattre la peste avec le choléra.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

(même Baudelot et Establet)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2008

Souvenirs, souvenirs : quand on parle de Romain Goupil, celui de Michel Recanati, esprit brillantissime, l'un des seuls militants d'extrême gauche de l'époque à être dans une logique de prise de pouvoir "militaire" et qui mourut d'un excès de militantisme et d'un chagrin d'amour.
Ecrit par : robin | 28 avril 2008

Le dit Goupil a fait partie des anciens militants d'extrême- gauche qui ont soutenu avec le plus d'énergie l'idée d'une intervention française en Irak. C'est un petit esprit, pour aller vite -- mais mérite-t-il qu'on s'attarde plus longtemps sur son cas ?
Je confirme ce qu'écrit Robin sur Michel Recanati. Et il me semble bien que le maître de ces lieux a lui aussi sur cet exceptionnel garçon bien plus de souvenirs que s'il avait mille ans...

Écrit par : FGuichard | 28 avril 2008

regardez un peu le comportement des flics ou des contrôleurs antillais

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 avril 2008


Oui mais un flic, ce ne peut etre un critère... Où que cela se trouve, ça n'a qu'une raison d'exister, à savoir etre imbu de soi-meme. Cela n'a pas d'assises mentales.

Écrit par : Sergio | 28 avril 2008

Il y a bien d'autres arguments bien moins suspects.

On ne devrait pas combattre la peste avec le choléra.

Ecrit par : dugong | 28 avril 2008

Dugong a dégainé avant moi.

La globale n'est sûrement pas la meilleure méthode pour apprendre à lire au plus grand nombre, mais de là à dire que "le cerveau n'est pas fait pour lire globalement", et tenter de le "prouver" avec des moyens inadaptés ...

Écrit par : yann | 28 avril 2008

Cela n'a pas d'assises mentales.

Ecrit par : Sergio | 28 avril 2008

Et si on passait des flics à l'IRMf, pour voir ?

Écrit par : yann | 28 avril 2008

"Et si on passait des flics à l'IRMf, pour voir ?"

On verrait même de petites lumières clignoter sur les écrans.

Chez un raciste antillais nanti aussi.

Et alors ?

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Et si on passait des flics à l'IRMf, pour voir ?

Ecrit par : yann | 28 avril 2008


Ben y aurait pas de résonance du tout, c'est pas complexe...

Écrit par : Sergio | 28 avril 2008

Conclusion (ou épilogue): il faut que le Ministère revoie le réglement de l'option de DP 3 h afin de rendre impossible des dérives telles que celle que je viens de narrer et qui a coûté cher à la fois sur le plan financier ( que d'heures gaspillées!) que sur le plan culturel (une quinzaine d'élèves intelligents et motivés privés d'une option de véritable culture, le grec ancien, option, au surcroît, de portée universelle).( jean)

Je ne voudrais pas vous voler vos illusions, Jean, mais le dernier lien que dg a donné hier sur la conférence que Darcos a faite face aux entrepreneurs ne va pas du tout dans votre sens.

Écrit par : Sanseverina | 28 avril 2008

"Si des Français de métropole tenaient de tels discours à propos des Martiniquais, qui rappelons-le sont des Français à part entière, puisque la Martinique est un département français, ils seraient poursuivis en justice. Il y a peut-être des données qui m'échappent. En tout cas si j'avais eu l'intention d'aller m'y installer, cette émission m'en dissuaderait. Qu'est-ce que ça veut dire "poches de population blanches"... "des enfants blancs dans les écoles"..."on les accepte à condition qu'ils soient pareils que nous" ?"

Il y a dans les DOM-TOM du racisme anti-blancs, une violente homophobie et un terrible sexisme. Vous remarquerez que personne n'en parle : soit c'est normal, soit c'est dangereux.

Ce qui, évidemment, ne veut pas dire que tous les Martiniquais sont homophobes, ni que tous les Martiniquais sont racistes. Mais cacher la réalité ce n'est jamais bon, ni dans un sens ni dans l'autre.

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2008

Et alors ?

Ecrit par : dugong | 28 avril 2008

Rien.

Écrit par : yann | 28 avril 2008

J'ai comme Anne-Marie ( je crois ) la fâcheuse habitude de lire les posts en remontant le fil, ce qui est un peu idiot. Je suis donc tombée sur le poème transmis par Brighelli sans savoir que c'était un pastiche et surtout sans savoir que ça n'était pas de lui... J'ai eu peur!
Quant aux réactions anti-myconiennes, il faut tout de même rappeler que c'est une "invitation" à JPB sur ce blog qui a entraîné la chose. L'invitation aurait porté sur n'importe quel autre lieu, nous nous serions amusés de la même façon. Maître Robin, vous voyez, il fallait proposer la Corse; vous avez fait une erreur magistrale:-) et un peu de sérieux tout de même. On ne rigole plus: rangeons la lettre et les brouillons que vous avez rédigés, les recettes de CS et d'Anne-Marie, les suggestions des uns et des autres, et redonnez à Guy Morel son âne préféré qui ne suivra pas les traces de son célèbre congénère. Bon, c'est bien la rentrée alors. Et en plus il pleut.

Écrit par : Sanseverina | 28 avril 2008

Je ne voudrais pas vous voler vos illusions, Jean, mais le dernier lien que dg a donné hier sur la conférence que Darcos a faite face aux entrepreneurs ne va pas du tout dans votre sens.

Ecrit par : Sanseverina | 28 avril 2008

Je sais bien, Sanseverina, mais le simple fait d'écrire sur ce blog (lu par le Ministère) que les bons élèves trouvent l'option de DP 3 "nulle" peut quand même faire réfléchir en haut lieu.

Écrit par : Jean | 28 avril 2008

Je sais bien, Sanseverina, mais le simple fait d'écrire sur ce blog (lu par le Ministère) que les bons élèves trouvent l'option de DP 3 "nulle" peut quand même faire réfléchir en haut lieu.

Ecrit par : Jean | 28 avril 2008

Je vous trouve bien optimiste, cher collègue.
Si vous voulez mon avis, "le Ministère" a, si j'ose m'exprimer ainsi, d'autres chats à fouetter. Hélas. (très racinien, comme conclusion, non ?)

Écrit par : FGuichard | 28 avril 2008

@Jérémy
"Il y a dans les DOM-TOM du racisme anti-blancs, une violente homophobie "

Pas seulement dans les DOM-TOM, en France métropolitaine aussi, et on n'en parle pas non plus !

Écrit par : benjamin | 28 avril 2008

Pour les sceptiques qui attaquent le scientisme :
http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/psy_cog/p1135243855388.htm

Je sais, je détourne la conversation, désolé.

Écrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

On n'attaque pas le scientisme. On le vomit. Qu'on me donne le début du commencement de la description de ce qu'est une idée au sens de l'imagerie cérébrale.

Sur le lien fourni, je lis : "Les recherches actuelles de Stanislas Dehaene tentent de repousser les limites de l'imagerie cérébrale"

C'est bien : qu'il continue à tenter...

Plus que jamais : il ne faut pas croire beaucoup plus que ce qu'on peut penser.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Ma chère ange blonde, élève de 3ème, rentre du collège. Demain second brevet blanc de l’année.

Sa prof de français est un modèle de pédagogisme, avec séquences, baragouin, questions sans queue ni tête, digressions à n’en plus finir, etc.

Comme (en plus, et ça fait beaucoup) elle est peste et agrégative, elle s’arrange pour avoir les classes CAMIF du collège (CHAM, allemand LV1, etc.).

Or donc, pas très sûre des vertus de son modèle inductivo-participatif, pour la troisième fois de l’année, elle a donné le sujet du devoir interclasse de français de demain et les explications nécessaires pour avoir une bonne note.

Comme il se doit, l’abominable Zorglub, sarcastique, se marre ...

Conclusion : contrairement à une rumeur insistante en ces lieux, on peut-être pédagogiste et ... lucide !

Écrit par : Zorglub | 28 avril 2008

" Le racisme, la connerie brute, ne sont pas l'apanage des Blancs." Certes, mais comme l'a écrit Robin, on n'imagine pas qu'un Blanc tienne en France métropolitaine de tels propos sur les Noirs sans passer en justice.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 avril 2008

Mouron rouge, je trouve excellente l'idée de faire passer une épreuve éliminatoire d'orthographe et de grammaire à tous les futurs enseignants.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 avril 2008

Pour les sceptiques qui attaquent le scientisme :
http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/psy_cog/p1135243855388.htm

Je sais, je détourne la conversation, désolé.
Ecrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

Curieux d'être qualifié de "sceptique" parce que l'on parle de "scientisme". Moi qui pensais que le "scientisme" était un détournement - assez commun il est vrai - de la science. Remarquez que cela s'explique sans doute par un contresens sur "sceptique" - assez commun lui aussi - et qui consiste à prendre ce terme pour l'antonyme de "croyant". Ce qui nous mène à une assez bonne définition du "scientisme" : croyance en la Science.
GM

Écrit par : guy morel | 28 avril 2008

Plus que jamais : il ne faut pas croire beaucoup plus que ce qu'on peut penser.
Ecrit par : dugong | 28 avril 2008

C'est une idée arrêtée. Ça peut nuire au développement.

http://www.college-de-france.fr/media/psy_cog/UPL25756_cours4sd.pdf

Écrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

Cher Guy Morel, que je me damne à présent si j'ai oublié les guillemets encadrant scientisme.
Il m'avait semblé que quelques-uns ici avaient devant les neurosciences une attitude aussi effarouchée que les premiers "sauvages" (au sens noble) à le voir un eurent de l'appareil photo.

Je me suis trompé.
BàV

Écrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

à le voir... eurent de

Écrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

à Blue Angel ; je n'ai pas vu le début du commencement d'une trace de réponse à ma question dans le document proposé.

Je recommence : Qu'on me donne le début du commencement de la description de ce qu'est une idée au sens de l'imagerie cérébrale.

Une chose est sure en revanche : il y a là un champ énorme (y compris dans le temps) d'activités expérimentales pour les. De quoi faire fonctionner les labos et le personnel afférant tout le siècle au moins.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Plus que jamais : il ne faut pas croire beaucoup plus que ce qu'on peut penser.
Ecrit par : dugong | 28 avril 2008

C'est une idée arrêtée. Ça peut nuire au développement.

http://www.college-de-france.fr/media/psy_cog/UPL25756_cours4sd.pdf
Ecrit par : Blue Angel | 28 avril 2008

C'est ça, faut pas nuire au développement !
Et faut surtout pas arrêter les idées !
Dugong, je crois qu'on est tombé sur un bec. Va falloir affûter les arguments. C'est peut-être un Dalaï-Lama.
GM

Écrit par : guy morel | 28 avril 2008

Une chose est sure en revanche : il y a là un champ énorme (y compris dans le temps) d'activités expérimentales pour les. De quoi faire fonctionner les labos et le personnel afférant tout le siècle au moins.

Ecrit par : dugong | 28 avril 2008

Pour les quoi ? ;o))

Ne soyez pas si négatifs, faut bien rentabiliser le matériel.

Pour l'instant, la recherche de la conscience, de la méthode syllabique ou des tables de multiplications par l'imagerie médicale relève encore de l'escroquerie, du dévoiement des outils de "science dure" à l'usage d'une science molle.
Un peu comme appeler "particule de dieu" le boson de Higgs.

Écrit par : yann | 28 avril 2008

Blue Angel a écrit : "Il m'avait semblé que quelques-uns ici avaient devant les neurosciences une attitude aussi effarouchée que les premiers "sauvages" (au sens noble) à le voir un eurent de l'appareil photo."

Il y a quelques petites différences.

Que les neurosciences puissent à grand coup de manips sans jamais rien théoriser (donc mathématiser *) prétendre à décrire voire expliquer la pensée humaine est d'une prétention sidérale.

Vous êtes libre d'y croire.

Il est par ailleurs "normal" aujourd'hui que les neurosciences fassent de la retape dans le médias. Comme les autres, il leur faut des budgets et doivent se vendre auprès des politiques pour justifier leur demandes.

* ce qui ne doit pas être confondu avec calculer. Et encore moins avec du number crunching sur ordinateurs. cela ne devrait pas pourvoir passer pour une théorisation.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Pour les quoi ? ;o))

Je rugis plus vite que je claviote...

Pour les neuroscientifiques bien sûr...

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

J'ai écrit : "Que les neurosciences puissent à grand coup de manips sans jamais rien théoriser (donc mathématiser *) prétendre à décrire voire expliquer la pensée humaine est d'une prétention sidérale."

Je ne voudrais pas qu'il y ait méprise : je ne dis pas que les neurosciences disent cela mais que si quelqu'un le prétend, c'est un escroc.

J'espère que c'est clair.

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

@ maminou
Quand on passait encore l'examen d'entrée en 6ème en France (1956 = dernière session, je crois) les instituteurs de CM2 avaient à cœur de faire "bosser" les élèves, car ils étaient aussi valorisés par la réussite de ces derniers. Depuis qu'on passe dans la classe supérieure de façon automatique, depuis qu'on entre en 6ème indifférenciée quel que soit son niveau, certains PE ne se soucient plus de traiter le programme. Voilà aussi un moyen qui ne coûte pas cher de faire travailler tout le monde : réinstaurer des "examens de passage".
Autrefois encore, on jugeait du mérite d'un instituteur au nombre d'élèves entrant en 6ème et obtenant le certificat d'études. Certains, "abonnés" aux premiers de canton, étaient plébiscités.

Au fond, le meilleur moyen d'en finir avec les séquences et les jargonautes, ce serait de changer les épreuves des concours. Tout le monde serait obligé de s'y plier. A commencer par les formateurs!
Lorsque j'ai passé le CAPES, je n'ai pas été déroutée : les épreuves étaient similaires à celles qui m'avaient permis d'obtenir mes 4 certificats de licence : une dissertation, une épreuve d'ancien français et de français moderne, avec grammaire et stylistique, une version de langues (ou du latin). A l'oral, une explication de textes avec questions de grammaire, et une autre , d'allemand pour moi, à faire en allemand!
Et j'ai vu il y a peu des agrégatifs bosser la grammaire pour l'oral de l'Agrég. interne. Cela ne saurait être perdu, même en cas d'échec.

Et si après présélection, il n'y a plus assez de candidats, on fera comme au bac ou au brevet, on rachètera ou on changera le barème!

Écrit par : mouron rouge | 28 avril 2008

Il est par ailleurs "normal" aujourd'hui que les neurosciences fassent de la retape dans le médias. Comme les autres, il leur faut des budgets et doivent se vendre auprès des politiques pour justifier leur demandes.

Ecrit par : dugong | 28 avril 2008

Vous y allez un peu trop fort, tonton Dugong ! On dirait du Charmeux, sauf votre respect.

Écrit par : Victor | 28 avril 2008

Je n'y vais pas trop fort ! C'est une remarque banale de la sociologie actuelle des sciences.

Quel rapport avec l'illuminée du U ?

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

"Mouron rouge, je trouve excellente l'idée de faire passer une épreuve éliminatoire d'orthographe et de grammaire à tous les futurs enseignants.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 avril 2008 "

Y compris pour les collègues d'atelier en LP?

Écrit par : Hervé | 28 avril 2008

Je vous trouve bien optimiste, cher collègue.
Si vous voulez mon avis, "le Ministère" a, si j'ose m'exprimer ainsi, d'autres chats à fouetter. Hélas. (très racinien, comme conclusion, non ?)

Ecrit par : FGuichard | 28 avril 2008

J'entends bien, j'entends bien! Il n'en reste pas moins que j'estime que l'option de découverte professionnelle de 3 h en 3ème est une immense foutaise budgétivore. Si nos collègues de collège partagent mon avis, pourquoi ne pas le dire haut et fort? On ne sait jamais.

Écrit par : Jean | 28 avril 2008

une présentation assez claire et honnête du problème de la modélisation du cerveau.

http://interstices.info/jcms/c_31668/le-cerveau-est-il-un-bon-modele-de-reseau-de-neurones

Une phrase clé pour comprendre qu'il ne suffit pas de crier interdisciplinarité ! interdisciplinarité ! pour que par magie les choses s'éclairent : "selon que l’on est biologiste, neurophysiologiste, psychologue, mathématicien ou physicien, il y a différentes façons de comprendre et d’expliquer. Les approches, les questions, et la notion même de modèle diffèrent selon les communautés"

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

jean a écrit : "Il n'en reste pas moins que j'estime que l'option de découverte professionnelle de 3 h en 3ème est une immense foutaise budgétivore."

Plus que les invraisemblables Travaux personnels Encadrés (TPE ?)

Il y a 2600 lycées généraux (je ne sais pas si on fait des TPE en LP ?). Depuis l'introduction des TPE en 2000, jusqu'en 2006, suppression en terminale et maintien en première, on peut estimer qu'une moyenne de 10 enseignants par lycée ont obtenu 2 heures années pour s'en "occuper" soit 52000 heures années par an pendant 7 ans.

A 1200 euros l'heure année (base certifié), cela représente un budget d'environ 0,5 milliard d'euros (ou environ 1 déciKerviel si on préfère).

Pas mal !

Me trompe je ?

Écrit par : dugong | 28 avril 2008

Deux encarts coincés entre du Joutard et du Charnay autant dite comme deux rayons de soleil perçant parmi les esprits brumeux dans le dernier numéro du Monde de l'Education de mai 2008 :

Le passé antérieur réhabilité

L'enseignement élémentaire a connu deux méthodes : la scolastique, qui est l'utilisation exclusive de la mémoire et la moderne, qui tente l'utilisation exclusive de la compréhension, donc de l'intelligence. La tête bien pleine contre la tête bien faite. L'érudition contre le génie.

La compréhension est évidemment le but fondamental de l'enseignement élémentaire. Mais une tête vide ne peut être 'bien faite'. Les définitions par extension, donc la mémorisation systématique, sont un des moyens utiles et quelquefois nécessaires pour atteindre la compréhension.

Pour éviter l'encombrement scolastique des mémoires, les programmes primaires de 1995 ont supprimé trois des temps composés de l'indicatif, alors limité aux temps simples et au passé composé, empêchant par là-même l'approche de la notion de temps composé. Le passé simple a même été limité, dans certains manuels, aux troisièmes personnes.

Cette façon aveugle de lutter contre la scolastique, c'est-à-dire contre les apprentissages prétendument encombrants, empêchait toute généralisation systématique, donc la compréhension : il est en réalité plus simple d'apprendre les huit temps de l'indicatif-enfin rétablis dans le projet 2008-que de n'en apprendre que cinq.
Si on n'en apprend que cinq, aucun effet de système (chaque temps composé en face de son temps simple) ne vient soutenir la mémoire, ce qui rend bien plus difficile le dit apprentissage.
D'autre part, le futur antérieur et le plus-que-parfait sont très fréquents à l'oral et à l'écrit, et le passé antérieur est très utilisé dans les textes fictifs et romanesques.


Marc Le Bris

La division Au CE1, bien sûr, et même avant

La proposition 'à la fin du CE1, les élèves doivent être capables de diviser par 2 et par 5 des nombres inférieurs à 100' soulève des protestations indignées des partisans des programmes précédents.
Impossible et même dangereux d'enseigner l'algorithme de la division -par 2 et par 5- à ce niveau !

Que cet apprentissage ait été au programme du cours préparatoire de 1880 à 1970 n'entame par leur conviction. Le bilan de ces liquidateurs devrait pourtant les inciter à être moins arrogants. Sous leur influence, en quelques dizaines d'années, l'enseignement des mathématiques, celui du calcul, de la géométrie, l'initiation au raisonnement ont été en recul constant à l'école primaire.

Il est temps de remettre d'aplomb l'enseignement du calcul à l'école élémentaire : il faut aborder les quatre opérations dès le début de l'apprentissage de la numération, et non la seule addition comme dans les programmes de CP actuels.
La réforme ne reconstruira pas en quelques mois ce qui a été défait pendant quarante ans. Mais le coup d'arrêt à la régression est un premier pas important.

Jean-Pierre Demailly
Président du Groupe de réflexion interdisciplinaire sur les programmes (GRIP)

Écrit par : Guillaume | 28 avril 2008

Dugong, je suis d'accord avec vous sur les "neuroscientifiques".
Interessez-vous un peu aux services hospitaliers "Coridys", je prétends (preuves à l'appui) que c'est un lobby qui coûte très cher.

Quand Mme Ouzilou a sorti son livre "La dyslexie, une vraie-fausse épidémie", une responsable "Apédys" lui a dit : " Vous nous cassez la baraque".

Ces lobbies s'éteindraient d'eux -même si les enfants apprenaient correctement à lire. Au train où vont les choses, ce n'est pas demain la veille, et ils ont encore de beaux jours... sauf si de nouveaux chercheurs de meilleure foi prouvent une fois pour toute que le cerveau humain n'est pas fait pour lire globalement. (Je pense aux deux Nobel Sperry et Kandel)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 avril 2008

@ maminou
Quand on passait encore l'examen d'entrée en 6ème en France (1956 = dernière session, je crois) les instituteurs de CM2 avaient à cœur de faire "bosser" les élèves, car ils étaient aussi valorisés par la réussite de ces derniers. Depuis qu'on passe dans la classe supérieure de façon automatique, depuis qu'on entre en 6ème indifférenciée quel que soit son niveau, certains PE ne se soucient plus de traiter le programme. Voilà aussi un moyen qui ne coûte pas cher de faire travailler tout le monde : réinstaurer des "examens de passage".
Autrefois encore, on jugeait du mérite d'un instituteur au nombre d'élèves entrant en 6ème et obtenant le certificat d'études. Certains, "abonnés" aux premiers de canton, étaient plébiscités.


Ecrit par : mouron rouge | 28 avril 2008

Pendant les vacances de Pâques, c'est à dire ce qui a correspondu en partie à mon séjour là-bas, les gamins de CM2 sont venus tous les jours de 8 heures à 13 heures pour travailler afin d'être prêts pour ce fameux examen du mois de juin.
Le groupe de 5 gamins qui m'a été confié avait été choisi en fonction de résultats plus moyens que les autres.
Quelle étrange impression quand on constate tout ce qui est acquis là-bas à 11 ans, surtout quand on lit régulièrement les posts de certains PE sur les forums, PE qui alignent les fautes d'orthographe au cours d'écrits arrogants et plein de suffisance !!!

Le maître n'a pas eu de vacances non plus, son ambition pour ses élèves lui permet d'oublier la fatigue qui s'accumule.

Ceux qui ne réussiront pas cet examen pourront redoubler ou intégrer des centres d'apprentissage.

Écrit par : Maminou | 28 avril 2008

Le dit Goupil a fait partie des anciens militants d'extrême- gauche qui ont soutenu avec le plus d'énergie l'idée d'une intervention française en Irak. C'est un petit esprit, pour aller vite -- mais mérite-t-il qu'on s'attarde plus longtemps sur son cas ?
Je confirme ce qu'écrit Robin sur Michel Recanati. Et il me semble bien que le maître de ces lieux a lui aussi sur cet exceptionnel garçon bien plus de souvenirs que s'il avait mille ans...

Ecrit par : FGuichard | 28 avril 2008

Tout à fait d'accord. Goupil est boulonné sur les aspects les plus naïfs de Mai 68 et fait passer Recanati dont il s'approprie le souvenir pour un libertaire romantique, ce qu'il n'était pas.

Recanati était une intelligence de grand style (voir sa thèse de linguistique) qui voyait les choses en termes politiques et militaires.

C'est lui qui a organisé la seule manifestation étidiante qui ait été une victoire sur les forces de police.

Il avait aussi, il faut bien le dire les défauts accentués que nous avions tous plus ou moins à cette époque-là : le fanatisme intellectuel et une certaine immaturité affective, ce qui n'est pas rare à l'âge de 20-25 ans.

Désolé de casser le mythe, mais j'en ai un peu marre de cette hagiographie et je pense qu'il faut aussi dire aux jeunes générations que tout n'est pas bon à prendre dans cette période.

La seule façon de parler dignement de Recanati, c'est de leur dire que l'on peut mourir de l'idée que tout est possible.

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Si vous voulez comprendre la fascination que pouvait exercer cet "archange" (observez bien Daniel Cohn-Bendit). On dirait Murat devant Napoléon. C'est le dernier à prendre la parole :



http://video.aol.com/video-detail/suite-conference-presse-cohn-bendit-geismarrecanati/1135892900

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

En voici une qui en a(urait), - Darcos, prends-en de la graine!

Pécresse veut en finir
avec les «étudiants fantômes»
lefigaro.fr

La dotation de l'État aux universités devrait désormais être fonction du nombre d'étudiants présents jusqu'aux examens. Et non plus calculée sur les seules inscriptions en début d'année.
Les étudiants fantômes pourraient bientôt ne plus hanter les facs. En réalité, c'est tout le système de financement des universités qui doit être revu. Et la dotation globale annuelle versée par l'État le système d'allocation des moyens accordés, dit «Sanremo» modifiée en profondeur. Des propositions d'une mission d'évaluation de l'Assemblée nationale et d'une mission parlementaire du Sénat sont attendues d'ici cet été.

«Il faut veiller à ce que les critères de financement soient plus justes», insiste Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur. Avec le mode de calcul de Sanremo, basé notamment sur le nombre d'étudiants inscrits et sur la superficie des bâtiments, certaines universités ont parfois la tentation de ­«faire du chiffre» en attirant un maximum d'inscrits. Un président d'université estime que des milliers d'étudiants «courants d'air» s'inscrivent ainsi chaque année en fac. Et que la prime aux effectifs nombreux conduit certaines universités «à attirer beaucoup d'étrangers sans trop vérifier leur niveau».

Entre 10 et 20 % des étudiants inscrits en littérature à la Sorbonne (Paris-IV) en premier cycle ne mettent jamais les pieds en cours, selon un rapport du comité national d'évaluation datant de 2006. Une situation analogue est relevée dans les filières préparant à des diplômes de langues rares. Beaucoup d'étudiants prennent une inscription administrative pour obtenir une convention de stage réclamée par les entreprises. D'autres cherchent à bénéficier de la Sécurité sociale, de la mutuelle ou des réductions qu'offre la carte d'étudiant. Et c'est tout bénéfice pour l'université qui empoche environ 150 euros par inscription.


«Corriger les inégalités historiques»

Valérie Pécresse propose de tenir compte des performances des universités pour leur financement. Elle souhaite que celui-ci soit cal­culé «comme tout le reste de l'Europe, sur le nombre d'étudiants qui passent un examen et pas sur le nombre d'inscrits». Aujourd'hui, assure-t-elle, «on a des amphis pleins en début d'année et vides à la fin. Les étudiants sont des chiffres et vivent dans l'anonymat le plus complet», s'insurge-t-elle. «Il faut un intérêt financier pour les universités à amener les étudiants jusqu'à leurs examens.»

Autre injustice, selon la ministre, depuis vingt ans, les grandes universités scientifiques, parti­culièrement avantagées, ont bénéficié d'une hausse de 18 % des emplois d'enseignants-chercheurs alors que leurs effectifs n'augmentaient que de 8 %. Certaines universités bénéficient ainsi d'une dotation annuelle trois fois supérieure à celle des autres !

Pour Bernard Saint-Girons, directeur général de l'Enseignement supérieur, le nouveau ­modèle, plus juste, «devrait permettre de corriger les inégalités historiques de dotation entre les universités, même si l'objectif n'est pas de lisser tous les écarts». Une université littéraire n'a pas les mêmes coûts qu'une université scientifique. Et les frais engagés par une université composée de vieux bâtiments du XVIIIe siècle, n'ont rien à voir avec ceux d'une autre dont les locaux n'ont que quatre ou cinq ans.

Certaines ont aussi de grosses dépenses liées à des problèmes de sécurité. Mais il va falloir convaincre des présidents d'université qui, s'ils ne sont pas hostiles à des modifications du système, déjà plusieurs fois toiletté, accepteront difficilement de voir leur dotation baisser alors qu'ils s'estiment tous sous-dotés…

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2008

Recanati était une intelligence de grand style (voir sa thèse de linguistique)

Excusez-moi, j'ai confondu avec François Recanati. Je fais trois inspirations profondes et je me calme.

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Un petit bonjour rapide pour vous dire que je viens d'être admise à l'agrég. interne d'espagnol. J'ai donc été absente longtemps pour cause de préparation au concours et espère donc rapidement pouvoir discuter avec vous quand je me serai remise physiquement de tout ça...

Je suis crevée mais heureuse et m'aperçois que j'ai perdu le fil de " bonnet d'âne", il y a tant de posts à lire que je pourrais y passer la nuit.

A très bientôt.
Maria

Écrit par : maria | 28 avril 2008

Je suis crevée mais heureuse et m'aperçois que j'ai perdu le fil de " bonnet d'âne", il y a tant de posts à lire que je pourrais y passer la nuit.

A très bientôt.
Maria

Ecrit par : maria | 28 avril 2008

Heureux de vous voir de retour, Maria, et mes chaleureuses félicitations. Nous avons été nombreux à penser à vous et à croiser les doigts !

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Je ne résiste pas à la tentation de vous présenter le site d'une librairie française sise à OULAN BATOR (Mongolie) :
http://www.librairiepapillon.com/
La culture française s'exporte...

Écrit par : jmdaigrefeuille | 28 avril 2008

Un petit bonjour rapide pour vous dire que je viens d'être admise à l'agrég. interne d'espagnol.

A très bientôt.
Maria

Ecrit par : maria | 28 avril 2008

Quel plaisir d'apprendre une si bonne nouvelle...
Bravo, bravo.

Une autre bonne nouvelle dont vous vous fichez éperdument, mais tant pis, je la partage tout de même :
mon fils a touché le sol français ce soir et est en route pour retrouver sa femme et ses enfants, de retour de 6 mois et demi en Afghanistan...
Fini les Talibans qu'il n'a jamais vus mais dont les balles ont sifflé à ses oreilles tous les jours... terminées les alertes de nuit, les interventions scabreuses, fini le danger ...

Écrit par : Maminou | 28 avril 2008

Dugong, je ne suis pas un adorateur fanatique des neurosciences, mais je pense que leurs arguments méritent d'être pris en considération :


http://presqueriensurpresquetout.unblog.fr/2006/12/26/doteur-wettstein-badour-mise-au-point-1-su

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Ca n'a pas marché, peut-être avec ça :


http://www.apedys.org/dyslexie/article.php?sid=219

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Cette façon aveugle de lutter contre la scolastique, c'est-à-dire contre les apprentissages prétendument encombrants, empêchait toute généralisation systématique, donc la compréhension : il est en réalité plus simple d'apprendre les "huit temps de l'indicatif-enfin rétablis dans le projet 2008-que de n'en apprendre que cinq.
Si on n'en apprend que cinq, aucun effet de système (chaque temps composé en face de son temps simple) ne vient soutenir la mémoire, ce qui rend bien plus difficile le dit apprentissage.
D'autre part, le futur antérieur et le plus-que-parfait sont très fréquents à l'oral et à l'écrit, et le passé antérieur est très utilisé dans les textes fictifs et romanesques.
Marc Le Bris "
Cité par Guillaume

J'en parlerai demain à 7h35 sur Radio-Classique, pour dire que le ministre, si tant est qu'il s'y apprête comme on le dit ici ou là, ne doit pas céder à la pression des réactionnaires du SNUIPP, de le FCPE etc. et maintenir dans les programmes du primaire l'apprentissage au CE2 du système des conjugaisons temps simples/temps composés.
Et y introduire l'apprentissage de l'écriture-lecture , de la numération et des quatre opérations en GS de maternelle.
On ne doit pas reculer devant la chienlit obscurantiste.
GM

Écrit par : guy morel | 28 avril 2008

C'est lui qui a organisé la seule manifestation étidiante qui ait été une victoire sur les forces de police.

Je fais bien entendu allusion à la fameuse manifestation du 21 juin 1973 contre "Ordre nouveau" (80 policiers blessés !)

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Une autre bonne nouvelle dont vous vous fichez éperdument, mais tant pis, je la partage tout de même :
mon fils a touché le sol français ce soir et est en route pour retrouver sa femme et ses enfants, de retour de 6 mois et demi en Afghanistan...

Pas du tout maminou, tout ce qui vous concerne nous concerne. Je suis personnellement très touché que vous nous fassiez part de cette heureuse nouvelle. Votre fils est un brave.

Écrit par : Robin | 28 avril 2008

Cadeau du soir à l'intention de Charnay, Brissiaud et quelques autres rats du fromage dont Charmeux et ceux de la liste indéterminée et variable des "camarades" qui se succèdent en raison de leur incompétence à la tête de la FSU, du SNUIPP, des CEMEA etc., un petit texte, pas encore tout à fait terminé, sur "la règle de trois."


"Un début de progression possible pour l’étude de la règle de trois


Les programmes du GRIP évoquent deux fois la règle de trois
- pour le CE :

Usage et pratique des quatre opérations dans des problèmes simples nécessitant au maximum deux étapes de raisonnement. Utilisation de la règle de trois rédigée, en liaison avec les propriétés de la multiplication et de la division.

- pour le CM :
Règle de trois simple directe et inverse en liaison avec le calcul d’une fraction d’une grandeur.

Ces programmes présentent une différence avec les programmes des années 1923 à 1970 qui n’introduisaient la règle de trois qu’en Cours moyen. Le but de ce texte est de présenter une progression portant sur le CP et le CE qui permette d’enseigner pour la fin de CE, quasiment sans alourdissement du programme, une version simplifiée mais solide de la règle de trois simple directe, ceci permettant d’aborder plus facilement un enseignement plus complet de cette règle de trois en CM.

Isabelle Voltaire, dans son texte « Règle de trois et tableaux de proportionnalité » montre comment la règle de trois était enseignée en CM. Reprenons l’exemple, choisi dans le manuel de CM de Croisille , exemple qui expose globalement la même démarche que celle des autres manuels de l’époque. La définition des grandeurs directement proportionnelles et de la règle de trois simple directe se présente ainsi sur la même page :

LES GRANDEURS DIRECTEMENT PROPORTIONNELLES

1 paumelle coûte 1,50 f, 2 paumelles coûtent 2 fois 1,50 f, etc..
Que coûtent : 1 paumelle ? les 2 paumelles du petit buffet ? les 3 paumelles de la porte ? Les 8 paumelles du grand buffet ?
Le nombre et le prix des paumelles sont donc deux grandeurs telles que si l'une varie, l'autre varie dans le même sens et dans la même proportion. On dit que ces deux grandeurs sont directement proportionnelles.

404. Deux grandeurs sont directement proportionnelles lorsque l'une devenant 2, 3, 4... fois plus grande ou plus petite, l'autre devient aussi 2, 3, 4... fois plus grande ou plus petite.

LA RÈGLE DE TROIS SIMPLE ET DIRECTE
405. Problème. - Sur un champ de 12 ares, planté d'asperges, un cultivateur emploie 15 kg de nitrate de soude. Quel poids de nitrate emploiera-t-il sur un autre champ de 38 ares ?
Sur 12 ares le cultivateur épand 15 kg de nitrate,
Sur 1 are il en épand 12 fois moins, soit : 15kg : 12 ou 15 kg/12
Sur 38 ares il en épand 38 fois plus que sur 1 are,
soit (15 kg/12) × 38 = (15 kg × 38)/12 = 47,500 kg.
Nous avons effectué d'abord la multiplication, puis la division.
406. Ce problème, qui s'applique à des grandeurs proportionnelles et qui consiste, trois nombres étant donnés, à en chercher un quatrième, est une règle de trois.
407. Cette règle de trois est dite simple parce qu'elle ne contient que deux espèces de grandeurs ; on la dit aussi directe parce que ces grandeurs sont directement proportionnelles.
408. Remarque. - On n'effectue les opérations qu'après avoir simplifié les expressions.

Comme dans tous les manuels de l’époque, la leçon sur la règle de trois suit celle sur la définition des grandeurs proportionnelles et la règle de trois est explicitement définie comme méthode de résolution de problèmes portant sur des grandeurs proportionnelles [406. Ce problème, qui s'applique à des grandeurs proportionnelles et qui consiste, trois nombres étant donnés, à en chercher un quatrième, est une règle de trois.]. Autrement dit, l’utilisation de la règle de trois présuppose la connaissance de ce que sont des grandeurs proportionnelles et la règle de trois ne doit être utilisée que lorsque l’on a vérifié que les grandeurs en question sont effectivement proportionnelles .

De plus, le raisonnement , c'est-à-dire
Sur 12 ares le cultivateur épand 15 kg de nitrate,
Sur 1 are il en épand 12 fois moins, soit : 15kg : 12 ou 15 kg/12
Sur 38 ares il en épand 38 fois plus que sur 1 are, soit (15 kg/12) × 38 = (15 kg × 38)/12 = 47,500 kg.
a deux caractéristiques
- il inclut la réduction à l’unité
- comparativement aux autres méthodes de résolution, dont les tableaux de proportionnalité, il est au maximum écrit dans la langue maternelle, ce qui oblige l’élève à préciser son raisonnement et lui permet donc d’en vérifier plus aisément la validité. Il est beaucoup plus aisé de comprendre que l’on a fait une erreur lorsque l’on écrit explicitement « Sur 1 are il en épand 12 fois plus, soit : 15kg × 12 » que si l’on a simplement écrit l’opérateur 12/38 au lieu de 38/12.

Remarquons toutefois que l’exemple traité suppose une connaissance des nombres décimaux, des fractions et des opérations sur celles-ci de niveau CM.

*
* *

On peut résumer notre objectif de fin de CE2 sous la forme suivante : savoir traiter par la règle de trois avec réduction à l’unité des problèmes ayant toutes les caractéristiques du problème présenté plus haut, c'est-à-dire notamment méthode de réduction à l’unité et rédaction en français mais avec les limitations suivantes :
i) l’élève n’a pas à savoir ce que sont des grandeurs proportionnelles ( ici, l’étude de la règle de trois sert d’introduction à une future étude des grandeurs proportionnelles)
ii) l’élève n’a besoin d’aucunes connaissances ni sur les fractions ni sur les nombres décimaux, autrement dit les données sont des nombres entiers et le quotient exact de la division nécessaire est entier.
De plus la progression qui permet cet objectif est compatible avec la progression générale du CE : par exemple, elle respecte le fait que, en CE1, les divisions sont au maximum des divisions de nombres inférieurs à 100 par un nombre à un chiffre.

Mais pour préciser ce qui nous semble central, prenons un exemple qui, selon cette progression, devrait être traitable en fin de CE2 :

17 clés USB coûtent 221 €. Quel est le prix de 19 clés du même type ?

Le raisonnement est le suivant, raisonnement qui comporte, outre la synthèse/reprise de ce qui est dit dans l’énoncé [ici simple reprise de 17 clés USB coûtent 221 €], les parties [1] et [2]

Si 17 clés USB coûtent 221 €, 1 clé coûte 17 fois moins, c'est-à-dire 221 € : 17 = 13 € [1]
19 clés coûteront 19 fois plus qu’une clé, c'est-à-dire 13 € × 19 = 247 €. [2]

Commençons par la partie [2 ], « partie multiplicative » du raisonnement : connaissant le prix – 13 € - d’une clé, on calcule le prix de 19 clés , 13 € × 19 = 247 €, c'est-à-dire que l’on utilise strictement la définition même de la multiplication comme addition répétée. Il s’agit donc de la résolution d’un problème de base qui apparaît dès que l’on aborde la multiplication.

Prenons maintenant la partie [1] du raisonnement – « réduction à l’unité » : « Si 17 clés USB coûtent 221 €, 1 clé coûte 17 fois moins, c'est-à-dire 221 € : 17 = 13 € »

C’est en fait la connaissance inverse de la précédente, c'est-à-dire la définition précise de la division dans le cas de la recherche de la valeur d’une part.

On peut donc dire que le type de problème « de règle de trois » que nous souhaitons voir traité en fin de CE ne suppose comme connaissance que les propriétés basiques de la multiplication et de la division sur les entiers.

*
* *

Proposition de progression

Il s’agit d’une proposition de progression non encore testée en CE mais visant ce niveau. D’un autre côté, comme cette progression porte sur les débuts de l’enseignement de la règle de trois, elle peut servir pour introduire la règle de trois dans un CM1/CM2 suivant, par exemple, les programmes de 2002, ce que ne permettent pas les progressions que l’on trouve dans les manuels des années 1880 à 1960.

* Cours préparatoire *

Traitement attentif des multiplications et divisions par 2 et 5.
En fait la préparation à l’enseignement de la règle de trois n’implique rien de particulier en ce qui concerne les programmes de CP ; elle consiste essentiellement à traiter – dans des problèmes séparés réduits à une question – des problèmes élémentaires de deux types
a) Une baguette coûte 2 € . Quel est le prix de 5 baguettes ?
b) Cinq baguettes coûtent 10 €. Quel est le prix d’une baguette ?


* Cours élémentaire *

Le principe général de la progression est le suivant : comme ce que nous visons pour la fin du CE se réduit aux deux étapes de raisonnement de la règle de trois, l’une, la réduction à l’unité liée à la division ( « fois moins ») [Etape I] et l’autre liée à la multiplication ( « fois plus » ) [Etape II],
- on commencera par traiter ces deux étapes dans des problèmes séparés (CE1)
- on continuera en les présentant comme questions successives explicites d’un même problème ( fin CE1 ou début CE2)
- on finira ( fin CE2) en ne posant que la deuxième question, l’élève étant censé reconstituer par lui-même la première étape ( passage à l’unité)
Cette progression respecte bien le fait que le CE est le cours où l’on passe des problèmes « à une étape » aux problèmes « à deux étapes ».
D’autre part, il importe que le plus tôt possible - et c’est quelque fois possible en CP pour 2 et 5 - , de bien faire, d’abord sous forme orale et ensuite sous forme écrite, la différence entre « n fois plus » et « n de plus ». Même chose pour « n fois moins » et « n de moins ».

* Classe de CE1 *

Au CE1 les problèmes « en une étape » dominent encore même s’il doit être possible de poser des problèmes en deux étapes en fin d’année. Il faut aussi compter avec le fait que l’on dispose, au mieux, que de la multiplication et la division par un nombre à un chiffre.
Bien respecter la progression du point de vue numérique : les exemples, surtout les premiers, doivent porter à chaque fois sur des problèmes où l’élève « voit les nombres » : le mieux est donc de s’appuyer y compris sur les exemples écrits - c’est évident pour l’oral - sur des multiples de 10, 5, 2 et 4.

Problèmes écrits et oraux portant séparément

I) Sur l’ [Etape I] , c'est-à-dire en liaison avec la division

8 gâteaux coûtent 24 €. Quel est le prix d’un gâteau ?

II) Sur l’ [Etape II] , c'est-à-dire en liaison avec la multiplication
a)Un gâteau coûte 3 € . Quel est le prix de 8 gâteaux ?
b)Un camion peut transporter 4 t de sable en un trajet . Quel poids de sable peut être transporté en 7 trajets ?

Pour tous ces problèmes de CE1,
- l’explication orale utilise le vocabulaire qui servira ensuite pour le raisonnement de la règle de trois, c'est-à-dire qu’il est du type : En 7 trajets, le camion transportera 7 fois plus qu’en un trajet
- mais la rédaction écrite se limite à :
Poids transporté en 7 trajets
4 t × 7 = 28 t

Note : Afin d’éviter un recours systématique au passage par la valeur de l’unité, y compris lorsque ce n’est pas utile, il faut poser régulièrement dès le CE1 et au CE2, c'est-à-dire avant la mise en place du raisonnement complet sur la règle de trois, des problèmes du type suivant :

a) 7 grosses oranges pèsent 4 kg. Quel est le poids de 28 oranges ?
b) 12 baguettes coûtent 24 €. Quel est le prix de 3 baguettes ?

Le palier est difficile à franchir, ces problèmes qui s'apparentent un changement d'unité (comme tout problème de multiplication et de division) peuvent être introduits par des problèmes de conversion :

a) 3 m de câble électrique pèsent 2 kg. Combien pèsent 3 dam de câble?
b) Deux kilogrammes de cerises coûte 20 €. Combien coûtent deux hectogrammes ?


* Classe de CE 2 * .

- Les étapes I et II sont regroupées à l’intérieur d’une même problème ; dans une première phase, les deux questions sont posées explicitement, puis seulement la deuxième question.
- On introduira progressivement de « grands nombres » , c'est-à-dire de ceux pour lesquels on ne peut pas trouver le résultat de tête et où il faut faire confiance au caractère « abstrait » de l’opération ( cf. l’exemple des clés USB donné plus haut)
- Même si l’explicitation orale de la solution se fait autant que possible en utilisant le raisonnement classique de la règle de trois, on passera progressivement de la rédaction écrite du problème qui n’indique que la nature des quantités recherchées dans chaque étape ( exemple infra de la phase I) à la rédaction « classique » de la règle de trois.

Phase I : à tester si possible en fin de CE1 mais plus sûrement en première partie de CE2 ( on garde de toutes les façons des « petits nombres », le choix numérique des données dépendant de la progression sur l’acquisition des opérations)

Problème :
7 L de vin coûte 28 euros . Quel est le prix d’un litre de vin ? Quel est le prix de 15 litres de vin ?

- Explication orale utilisant le raisonnement de la règle de trois mais on ne cherche pas à l’utiliser dans la rédaction écrite
- Rédaction
Prix d’un litre de vin
28€ : 4 = 7 €
Prix de 15 litres de vin :
7€ × 15 = 105 €

Phase II, obligatoirement en CE2 : on supprime la question intermédiaire et c’est l’élève qui doit retrouver par lui-même la nécessité du passage à l’unité :

Problème ( exemple portant sur des « petits nombres ») :
7 l de vin coûtent 28 euros .
Quel est le prix de 15 litres de vin ?

Dans une première étape, même rédaction que dans la phase I. Puis – ou simultanément ? - on introduit la rédaction du raisonnement de la règle de trois, c'est-à-dire
Si 7 l de vin coûtent 28 euros
1 l coûte 7 fois moins, c'est-à-dire 28€ :7= 4 €
15 l coutent 15 fois plus qu’un litre, c'est-à-dire 4€ ×15 =60 €.

Et, en fin d’année de CE2, on doit finalement obtenir la possible résolution du problème des clés USB présenté précédemment, c'est-à-dire
- avec rédaction écrite du raisonnement de la règle de trois,
- les données étant, comme dans ce problème, des nombres entiers mais dont la taille fait que le problème ne peut être résolu sans poser les opérations.

26/04/2008

Michel Delord"

Écrit par : guy morel | 28 avril 2008

Si vous voulez comprendre la fascination que pouvait exercer cet "archange" (observez bien Daniel Cohn-Bendit). On dirait Murat devant Napoléon. C'est le dernier à prendre la parole :



http://video.aol.com/video-detail/suite-conference-presse-cohn-bendit-geismarrecanati/1135892900

Ecrit par : Robin | 28 avril 2008

Hélas ! Ils ont l'air aussi bidons que les lycéens qui défilent en ce moment !

Écrit par : benjamin | 28 avril 2008

Hélas ! Ils ont l'air aussi bidons que les lycéens qui défilent en ce moment !
Ecrit par : benjamin | 28 avril 2008
Qu'un type comme Cohn-Bendit ait réussi à passer pour quelqu'un en dit assez long sur le provincialisme de la société française depuis Giscard.
GM

Écrit par : guy morel | 28 avril 2008

Toutes mes félicitations à Maria. Heureux de son bonheur et de celui de Maminou
bonne buit à toutes et à tous

PS pour Guy Morel : et que Dany ait pu passer pour quelqu'un en 68 - bien avant Giscard - qu'est-ce que ça dit sur quoi?

Écrit par : Pedro Cordoba | 29 avril 2008

Guy Morel... c'est qui ?

Écrit par : aliscan | 29 avril 2008

Merci Robin, pour le lien du blog de gai-luron :
http://presqueriensurpresquetout.unblog.fr/2006/12/26/doteur-wettstein-badour-mise-au-point-1-sur-les-methodes-de-lecture/

A propos des neurosciences, pour y revenir, et pour ce qui me concerne, en finir : c'est évidemment une ligne de fracture, sorte de ceinture de feu entre pédago et anti-. Ou, sous un autre angle, la "canette", pour ceux qui connaissent bien ce jeu stupide de cours de récré. Celui qui s'en empare temporairement reçoit les horions des agités, quels que soient alors les clivages antérieurs.

Comme Victor le fait remarquer, réagir aussi fortement rappelle quelques sorties de Mâme Charmeux. La ligne de partage des neurosciences est elle-même assez floue, tout comptes faits. J'en veux pour preuve ce que l'on peut trouver, par exemple sous la plume de Mme Ingrid France :
1) "La dérive scientiste à l’œuvre à travers l’emprise de la logique de la preuve procède d’une éviction de la subjectivité et de la question du sens qu’il s’agit de repérer dans l’évolution des modalités du vivre-ensemble."
2) "L'emprise du discours scientifique nourri de cette dérive scientiste se traduit par la montée d'une idéologie pédagogiste qui prescrit des comportements légitimés par la preuve irréfutable de la validation expérimentale. C'est toute l'éducation et l'enseignement qui se trouvent en passe d'être normalisés." Pédago ou anti- ?

Enfin, et même si je suis d'accord avec l'article de Cessac et sa mise en garde : "Les approches, les questions, et la notion même de modèle diffèrent selon les communautés", les travaux de Dehaene pré-cités s'attachent surtout à analyser les rapports qu'entretiennent le milieu extérieur et ce gros interface que sont le cerveau et ses capteurs, plutôt que la formation et la provenance de la pensée. Sortes de crash-tests où les "dummies" que nous serions, entravés, ne pourraient intervenir sur les commandes. Ce qui ne préjuge pas que, libérés, notre pensée soit déterminée au point de prédire nos réactions face à l'obstacle.
Il aura fallu un siècle pour jeter à bas un peu de la superbe de la psychanalyse, souffrez que j'attende au moins le "livre noir des neurosciences" pour les réfuter à mon tour.

Écrit par : Blue Angel | 29 avril 2008

Donc, plein de bonnes nouvelles. Réussir l'agrèg interne n'est pas rien. Revenir en vie d'un théâtre d'opérations, c'est aussi quelque chose.
Pour ce qui est des dotations attribuées aux facs, je rappelle que financer des étudiants fantômes est certes curieux, mais que la dotation par étudiant en France est l'une des plus faibles au monde (autour de 6000 € par tête par an). Allez donc voir comment Singapour investit dans l'enseignement supérieur… Tout le système est à remettre à plat, et je souhaite bon vent au ministre…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2008

et je souhaite bon vent au ministre…

Déception devant le recul probable de Darcos...?

Écrit par : Guillaume | 29 avril 2008

Au fond les pédagogues "neuroscientifiques" sont comme ces catholiques qui cherchent à prouver la résurrection par le suaire de Turin.

Et ce n'est pas un hasard si ce sont les plus intégristes. C'est le mot "prouver" qui fait problème. Je comprends bien le problème que ça vous pose (à moi aussi), mais...

Merci en tout cas à Gui Morel pour son information sur la règle de trois, la proportionnalité et l'enseignement des mathématiques.

Ce n'est peut-être pas l'enseignement du français qui a été le plus touché en primaire.

Je suis très étonné des difficultés qu'ont les élèves (bon, c'est vrai qu'en "PPRE" je n'ai pas les meilleurs, mais enfin) avec les chiffres et le raisonnement mathématique.

Je n'ai pas le temps de développer, je dois me préparer pour partir.

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Il aura fallu un siècle pour jeter à bas un peu de la superbe de la psychanalyse, souffrez que j'attende au moins le "livre noir des neurosciences" pour les réfuter à mon tour.

Ecrit par : Blue Angel | 29 avril 2008

Sur cette question devenue sensible, je signale la toute récente parution chez fayard du livre "la parallaxe" de Slavoj Zizek, l'auteur par ailleurs et entre autres du livre passionnant: "Le sujet qui fâche".

Les toutes premières phrases de l'introduction: "Ces dernières années, une nouvelle vague de cris triomphants proclame la mort de la psychanalyse: grâce aux avancées récentes des sciences du cerveau, la voici désormais reléguée au lieu auquel apprtient depuis toujours, dans l'arrière-cour préscientifique et obscurantiste de la recherche des sens cachés, en compagnie des confesseurs religieux et des décrypteurs de rêves. Comme le dit Todd Dufresne, personne dans l'histoire de la pensées humaine ne s'est autant trompé que Freud sur ces postulats fondamentaux - à l'exception de Marx, ajouteraient sans doute certains. Et, de fait, comme on prouvait le prédire, en 2005 le tristement célèbre "Livre noir du communisme", faisant la somme de tous les crimes du communisme, fut suivi du "Livre noir de la psychanalyse", énumérant toutes les erreurs théoriques et toutes les manipulations cliniques de la psychanalyse. En ce sens négatif au moins, la solidarité profonde du marxisme et de la psychanalyse est maintenant étalée aux yeux de tous.
Il y a quelque chose de vrai dans cette oraison funèbre"...

Après avoir rappelé les trois humiliations successives de l'homme, les trois "maladies narcissiques": Copernic, Darwin et Freud lui même, Slavoj Zizek poursuit: "Aujourd'hui cent ans plus tard, une toute autre image apparaît. Les dernières découvertes scientifiques semblent infliger une série d'humiliations supplémentaires à l'image narcissique de l'homme: notre esprit lui même n'est rien d'autre qu'une machine à calculer et à produire une série de données, notre sens de la liberté ou de l'autonomie est simplement l"l'illusion de l'utilisateur" de cette machine. En conséquence, au regard des sciences neuronales d'aujourd'hui, la psychanalyse, loin d'être subversive, semble plutôt appartenir au champ humaniste traditionnel menacé par les dernières humiliations en date.
Est-ce que, dès lors, la psychanalyse est réellement dépassée"?
L'auteur tente de répondre à cette question dans les 460 pages de l'ouvrage.

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2008

"Qu'un type comme Cohn-Bendit ait réussi à passer pour quelqu'un en dit assez long sur le provincialisme de la société française depuis Giscard.
GM"

Ecrit par : guy morel | 28 avril 2008

Sauf votre respect, Guy, j'ai beaucoup de respect et d'estime pour vous et (la plupart de) vos interventions ici, mais ça, (si vous parlez de Daniel Cohn-Bendit), c'est vraiment du grand n'importe quoi. J'attends avec impatience une argumentation sur cette phrase.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2008

« une reconnaissance du fait que l'éducation trop présente à l'école ne soit pas la conséquence d'un complot, mais de carences éducatives à l'endroit où cette dernière devrait normalement se faire »
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Christophe pose une vraie question ( comme y disent à la télé)
Certains enfants arrivent à l’école maternelle sans aucune base éducative ( parents défaillants, enfants rois,refus de l’autorité, toute puissance narcissique....), d'autres sont déjà psychologiquement bien « amochés » par les expériences de la vie. A l’école maternelle le mot éducation ne doit pas faire peur. L’école a un rôle éducatif ( parfois ré-éducatif) qui est lié à une nécessité car le préalable à toute transmission passe par l’apprentissage d’une attitude d’écolier . Ce que certains appellent un formatage n’est en fait que l’apprentissage du « vivre ensemble » ( pardon Guy) afin d’être dans des conditions qui rendent disponible pour recevoir une instruction .N’ayons pas peur des mots ; en petite section, cet apprentissage n’est, ni plus ni moins, que du dressage ( faire le silence, s'asseoir et écouter, ne pas frapper ses camarades ne pas se mettre en danger,ne pas pisser dans la classe ...hé oui !). Cette éducation qui, le premier trimestre de la petite section, tient effectivement du dressage, a pour but de transformer progressivement certains petits monstres en élèves attentifs. En matière d’éducation, les défaillances du milieu familial sont, d'année en année, plus importantes .En maternelle, le mot « éducation » ne doit donc pas nous faire peur dans la mesure où cette éducation est liée à la nécessité qui consiste à faire de chaque enfant scolarisé un futur élève. Respect mutuel, sécurité, discipline, possibilité de silence absolu ( quand c’est nécessaire bien entendu), tout ce qui fait qu’un enseignement de qualité puisse être rendu possible .L’ éducation peut passer par l'instruction (apprendre à parler à son tour, écouter une consigne, respecter un jeu à règles, accepter de perdre sans mettre la classe à sac ou tenter d’étrangler un camarade….). Si ce travail éducatif a été mené, en troisième année de maternelle (GS), les gamins doivent déjà être des élèves.
Thierry

Écrit par : thierry venot | 29 avril 2008

On est obligés d'ARGUMENTER pour prouver ce qu' on ressentait à l'époque et encore plus aujourd'hui quand on regarde ces images, c'est à dire que ça sonne faux et qu'ils sont bidons ?? On est obligés de les trouver épatants, ces bobos ??

Écrit par : benjamin | 29 avril 2008

Ce n'est pas le problème, Benjamin. Daniel Cohn Bendit est vraisemblablement à l'heure actuelle un des hommes politiques qui soient digne de cette appellation.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2008

Merci, Thierry. Comme le disait Mme Kergomard :
"L'école maternelle a pour but de donner aux enfants au-dessous de l'âge scolaire les soins que réclame leur développement physique, intellectuel et moral, et de les préparer ainsi à recevoir avec fruit l'instruction primaire.

L'école maternelle n'est pas une école au sens ordinaire du mot : elle forme le passage de la famille à l'école, elle garde la douceur affectueuse et indulgente de la famille, en même temps qu'elle initie au travail et à la régularité de l'école."

Et avec certaines familles, il faut beaucoup insister sur le développement moral si l'on veut préparer à recevoir avec fruit l'instruction.
Avec d'autres, c'est le physique qui pèche, avec d'autres l'intellectuel.
Et il y en a même où ce sont les trois.

http://fr.youtube.com/watch?v=K4SW8VIJxUM

Écrit par : catmano | 29 avril 2008

Pour ce qui est des dotations attribuées aux facs, je rappelle que financer des étudiants fantômes est certes curieux, mais que la dotation par étudiant en France est l'une des plus faibles au monde (autour de 6000 € par tête par an). Allez donc voir comment Singapour investit dans l'enseignement supérieur… Tout le système est à remettre à plat, et je souhaite bon vent au ministre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2008

Sans doute, Jean-Paul, mais n'est-ce pas un signal fort pour mettre de l'ordre dans la maison universitaire (du côté des étudiants, là; parce que, pour les professeurs, il y aurait aussi des choses à faire!): "les rigolos et les branleurs, vous irez voir ailleurs si vous y êtes"? Je trouve que présenter ainsi le projet, ça coupe l'herbe sous le pied de celles et ceux qui pourraient dire: "Et ma liberté, pour devenir étudiant, vous en faites quoi?" Un peu de pression de la part du ministre Pécresse obligeant à montrer sa bonne volonté et son ambition, ce n'est pas mal. En tout cas, on ne peut pas nier qu'elle a réussi à faire passer sa réforme des universités, - malgré les manifestations étudiantes, les agacements, les réunions d'une part des professeurs, etc. Mais peut-être y a-t-il moins de pédagogues sous son étage que sous celui de Xavier Darcos?

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2008

On est obligés d'ARGUMENTER pour prouver ce qu' on ressentait à l'époque et encore plus aujourd'hui quand on regarde ces images, c'est à dire que ça sonne faux et qu'ils sont bidons ?? On est obligés de les trouver épatants, ces bobos ??

Ecrit par : benjamin | 29 avril 2008

Avec la distance, tous ces discours paraissent un peu dérisoires et ces jeunes gens se donner bien de l'importance.

Mais il ne faut pas oublier la dimension tragique de mai 68, dimension dont personne ne parle à l'occasion de cette commémoration et dont Michel Recanati est l'un des symboles.

Pensons également à la trajectoire sanglante des membres d'Action directe, de l'activisme politique au terrorisme.

Il faut reconnaître à Daniel Cohn-Bendit le mérite d'avoir compris cette dérive et d'avoir essayé d'éviter le pire en suivant cette voie de la "pureté violente" si bien évoqué par Albert Camus dans "Les Justes".

Je peux bien le dire maintenant, sans donner de détails, que nous sommes passés à côté du pire (je pense à l'action positive de gens comme le préfet Grimaud) et, quelques annés plus tard, à la manifestation contre l'extradition de l'avocat allemand Klaus Croissant (il s'en est fallu d'un rien pour que les choses tournent au tragique).

Nous n'avons pas eu réellement, en France l'équivalent des "Brigades rouges" et de "La Bande à Bader".

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Je rentre tout juste de vacances et qu'apprends-je ?
La reddition en rase campagne de X. Darcos : plus de passé antérieur et de division.
Oui, définitivement oui : libérez Darcos.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 29 avril 2008

"L'école maternelle a pour but de donner aux enfants au-dessous de l'âge scolaire les soins que réclame leur développement physique, intellectuel et moral, et de les préparer ainsi à recevoir avec fruit l'instruction primaire.

L'école maternelle n'est pas une école au sens ordinaire du mot : elle forme le passage de la famille à l'école, elle garde la douceur affectueuse et indulgente de la famille, en même temps qu'elle initie au travail et à la régularité de l'école."

J'aime beaucoup la manière dont elle s'exprime : "Recevoir avec fruit"..."elle garde la douceur affectueuse et indulgente de la famille".

Pauline Kergomard a "inventé " l'école maternelle française, longtemps considérée comme l'une des meilleures du monde.

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

en suivant cette voie de la "pureté violente" si bien évoqué par Albert Camus dans "Les Justes".

Plutôt en ne suivant pas cette voie.

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

A Blue Angel :

J'ai réagi vivement à la nième tentative de "justifier" une politique générale par quelques obscures travaux expérimentaux de neurosciences cognitives. On m'a comparé en cela à la Charmeux. Quelques différences cependant : avoir localement le sang vif ne signifie pas l'hystérie et je n'ai jamais eu la tentation de grapher des façades de maisons pour apprendre à écrire.

Avoir recours aux travaux expérimentaux de neurosciences cognitives pour tenter de justifier telle ou telle position sur l'apprentissage n'est ni typique des pédagos ni des antipédagos. C'est juste une imposture intellectuelle chez certains, une tentative de justification "objective" pour d'autres, et, pour la plupart, une "explication" obscurum per obscurius (malgré les lumignons que sont les écrans de scanners).

Attendre un hypothétique livre noir des neurosciences pour commencer à s'interroger sur leur pertinence de leurs usages est une attitude étrange. Je frémis à l'évocation des conséquences d'une stricte application d'un tel principe de "précaution".

Vous dites : "les travaux de Dehaene pré-cités s'attachent surtout à analyser les rapports qu'entretiennent le milieu extérieur et ce gros interface que sont le cerveau et ses capteurs, plutôt que la formation et la provenance de la pensée". C'est bien dire à quel point les deux problématiques sont disjointes (comment apprendre efficacement à lire et à écrire ? et comment fonctionne les entrées/sorties du cerveau modélisé comme une interface munie de capteurs ?)

Écrit par : dugong | 29 avril 2008

CS a écrit : "Daniel Cohn Bendit est vraisemblablement à l'heure actuelle un des hommes politiques qui soient digne de cette appellation."

Pour moi, un "homme politique digne de cette appellation" c'est aussi quelqu'un qui finit un jour par se présenter individuellement devant des électeurs et non par le travers d'une liste (en France du moins).

Attendons donc encore pour juger.

Ceci dit, je lui reconnais les bénéfices d'avoir quitté Montauban.

Écrit par : dugong | 29 avril 2008

"Qu'un type comme Cohn-Bendit ait réussi à passer pour quelqu'un en dit assez long sur le provincialisme de la société française depuis Giscard.
GM"

Ecrit par : guy morel | 28 avril 2008

Sauf votre respect, Guy, j'ai beaucoup de respect et d'estime pour vous et (la plupart de) vos interventions ici, mais ça, (si vous parlez de Daniel Cohn-Bendit), c'est vraiment du grand n'importe quoi. J'attends avec impatience une argumentation sur cette phrase.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2008

C'était juste une "phrase-test" lancée sur ce blog comme on lance les voitures contre un mur dans les crash-tests, pour voir ce qu'il en reste après le choc. Cristophe, vous constaterez comme moi que des deux assertions qu'elle contient, une seule a survécu, celle qui concerne Daniel Cohn-Bendit ( dont je ne pensais déjà pas beaucoup de bien en 1968, mais c'est une autre histoire) ; quant à l'autre, sur le provincialisme de la société française depuis Giscard, elle a disparu.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 29 avril 2008

Dugong, avez vous lu le livre de Dehaene ?
Pour ma part, partisan depuis longtemps de la lecture syllabique pour des raisons qui n'ont rien à voir avec les neuro-sciences, j'ai été plutôt satisfait à la lecture de son livre de voir que des travaux réalisés sous un angle totalement différent de celui d'un instit dans sa classe ou d'un citoyen dans sa réflexion rationnaliste et républicaine, aboutissaient à des conclusions qui rejoignaient les miennes.

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 29 avril 2008

Dit comme cela d'accord mais combien franchiront allègrement le pas pour déblatérer sur "une justification de leurs idées par la science objective" ?

Écrit par : dugong | 29 avril 2008

J'ai défendu la réforme Darcos ce matin dans le journal de Radio-Classique. On verra dans la journée si le ministre est décidé à la défendre.
GM

Écrit par : guy morel | 29 avril 2008

En maternelle, le mot « éducation » ne doit donc pas nous faire peur dans la mesure où cette éducation est liée à la nécessité qui consiste à faire de chaque enfant scolarisé un futur élève.
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 29 avril 2008
Nous parlerons donc d'élever les enfants.
GM :-)))
PS. un Arlésien demandait plus haut "Qui est Guy Morel ?" Le maître d'un âne assez connu des blogueurs d'ici, cher Arlésien.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2008

Dugong, je suis d'accord avec vous sur les "neuroscientifiques".
[...,)
... sauf si de nouveaux chercheurs de meilleure foi prouvent une fois pour toute que le cerveau humain n'est pas fait pour lire globalement. (Je pense aux deux Nobel Sperry et Kandel)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 avril 2008

Pas très cohérent, tout ça.

Écrit par : yann | 29 avril 2008

Comme Roger Felts je trouve le livre de Dehaene vraiment très intéressant et je suis surprise des réactions de certains. Autant des travaux comme ceux de Sprenger-Charolles (qui a d'ailleurs changé son fusil d'épaule et dont le caractère prétendument scientifique me laisse parfois perplexe) ne me semblent pas toujours pertinents, autant l'argumentation de Dehaene me paraît claire, convaincante et parfaitement en accord avec ce qu'on observe en CP ou en cabinet d'orthophonie.

Écrit par : Flo | 29 avril 2008

Affaire Berlaimont :

Une collègue vient de me remettre un document important, la copie de la réponse de Jean-Baptiste de Fromont, conseiller technique du Président de la République, en charge de l'Education.

Je recopie, à votre intention, la présentation de la lettre par les syndicats qui sont intervenus :

Nous vous avions donné connaissance dans notre dernier Courrier n° 36 de la lettre adressée par le SAGES, le SIES et le SIAES/CAT-Education au Président de la République, à propos de l'affaire de la gifle au collège de Berlaimont.

Voici la réponse reçue de l'Elysée, dont nous retirons la confirmation que le Président de la République défend le principe du respect dû aux enseignants et à leur autorité, comme de son soutien lorsqu'ils sont victimes de violences.

Nous notons aussi avec intérêt sa volonté de mieux protéger encore les professeurs par le renforcement de la loi, en les faisant considérer comme "AGENTS DEPOSITAIRES DE L'AUTORITE PUBLIQUE"

Je recopie le paragraphe de la réponse du conseiller technique Jean-Baptiste de Froment, concernant ce point essentiel :

"Il faut aussi que le soutien indéfectible de l'institution à ses professeurs soirt exprimé par la loi, qui doit mieux protéger encore les enseignants. Les ministres de la justice et de l'éducation nationale ont ainsi conjointement proposé que les violences exercées sur les professeurs et les chefs d'établissements en raison de leurs fonctions constituent des circonstances aggravantes, quel que soit le lieu où se déroulent ces violences.

Lorsque cette disposition entrera en application, les enseignants seront alors traités de la même façon que les "agents dépositaires de l'autorité publique."

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Désolé pour les nombreuses fautes qui ont émaillé ma diatribe.

Écrit par : dugong | 29 avril 2008

Le Figaro titre sur la reculade partielle de Darcos à propos des programmes du primaire.

Attendons de voir le détail.

Écrit par : dugong | 29 avril 2008

non non non, ce n'est pas moi !







Me faire traiter de brocoli ! C'est un légume corse ? Peut-être même une grosse légume ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 avril 2008


Alors ça doit etre le parrain du concombre masqué...

Ecrit par : Sergio | 23 avril 2008



Ne trouvez-vous pas que ce Sergio n’apporte rien au blog ?

Amitié, Sergio ..... et petit pot de beurre (si tu mets du beurre .... tu verras comme ça glisse !)





Si vous voulez comprendre la fascination que pouvait exercer cet "archange" (observez bien Daniel Cohn-Bendit). On dirait Murat devant Napoléon.

Ecrit par : Robin | 28 avril 2008



Ne dirait-on pas plutôt un klébar devant son maître ?









Cette éducation qui, le premier trimestre de la petite section, tient effectivement du dressage, a pour but de transformer progressivement certains petits monstres en élèves attentifs.

Ecrit par : thierry venot | 29 avril 2008



Non non, pas « attentif » mais silencieux !







Ce n'est pas le problème, Benjamin. Daniel Cohn Bendit est vraisemblablement à l'heure actuelle un des hommes politiques qui soient digne de cette appellation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2008

DCB est surtout l’archétype du pédéraste content de l'être !!!



Allez donc voir comment Singapour investit dans l'enseignement supérieur… Tout le système est à remettre à plat, et je souhaite bon vent au ministre…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 avril 2008

Avez-vous remarquer qu’il est très à la mode de regarder ce qui se fait ailleurs ?

Par exemple :

en Allemagne, la retraite est à 64 ans !

ma question : pourquoi l’Allemagne ne prendrait-elle pas exemple sur la France ?



Si la France a renoncé au financement de la recherche, c’est peut-être que nos dirigeants avaient pris exemple sur le Zimbawe ?

Ou alors, que la recherche ne rapporte rien à la nation et beaucoup aux trusts étrangers ?

Quand un chercheur grassement payé réserve ses travaux ….. pourquoi continuer à le financer ?

D’autant que les plus grandes découvertes ne sont pas le fruit des labos officiels dans lesquels roupillent de nombreux chercheurs si fatigués de chercher qu’ils ne recherchent plus que le financement de leur sinécure.

L’enseignement supérieur tant réservé aux plus riches, je trouve normal que l’état garde ses sous pour en faire autre chose de plus utile pour l’ensemble de la nation.

Que les riches s’auto entretiennent et financent leur enseignement.

C’est quand même un comble que ce soit à la populace de financer des abrutis qui finiront avec des diplômes dont ils ne feront pas grand-chose vu que tout ce qu’ils ont de bien sur terre, c’est ce fumeux diplôme !



On va crier au crétin qui ne comprend pas que seul l’enseignement supérieur permet de garantir l’indépendance et donc la protection de l’ensemble !!!!

Oui, certes, mais la protection d’indigents, pour le bien être de quelques privilégiés, ça s’appelle comment ?

Alors ….. allez vous faire foutre, le crétin vous emmerde …… quitte à crever, que tout le monde crève !





Il faut reconnaître à Daniel Cohn-Bendit le mérite d'avoir compris cette dérive et d'avoir essayé d'éviter le pire en suivant cette voie de la "pureté violente" si bien évoqué par Albert Camus dans "Les Justes".

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008



CBD a surtout réussi à éviter la tôle grâce à ses relations bien placées !

Quant à Camus il s’en branlait du tiers comme du quart de CBD.



Cette manie spasmodique des enseignants à rapprocher des gens qui n’ont rien à voir ensemble est une maladie qu’il conviendrait que des chercheurs rigoureux s’investissent à éradiquer.

Non, Voltaire n’a jamais rien pensé de CBD …. Mais s’il l’avait fait, ce n’aurait pas été en bien, il aurait plutôt craché sur ce bourrin sans intérêt pour l’humanité.





Pauline Kergomard a "inventé " l'école maternelle française, longtemps considérée comme l'une des meilleures du monde.

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008



Et l’école maternelle de Singapour …… elle est pas encore mieux ?









A propos d'Aimé Césaire ...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/genocide%2Bpar%2Bsubstitution/video/x305gn_martiniquele-genocide-par-substitut

Ecrit par : benjamin | 28 avril 2008

J'ai d'abord cru qu'il s'aggissait d'un gag, mais non. Ca fait froid dans le dos.

Si des Français de métropole tenaient de tels discours à propos des Martiniquais, qui rappelons-le sont des Français à part entière, puisque la Martinique est un département français, ils seraient poursuivis en justice.

Il y a peut-être des données qui m'échappent. En tout cas si j'avais eu l'intention d'aller m'y installer, cette émission m'en dissuaderait.

Qu'est-ce que ça veut dire "poches de population blanches"... "des enfants blancs dans les écoles"..."on les accepte à condition qu'ils soient pareils que nous" ?

Décidément, il y a encore du chemin à faire.

Ecrit par : robin | 28 avril 2008



Exellente cette vidéo,

Je suis allé travailler à la Martinique en 1978, j’ai tenu 3 mois !

Mon beau-frère étant martiniquais, quand je suis rentré, je lui ai dit que si je me comportais avec lui comme s’étaient comportés les martiniquais avec moi, nous ne nous reverrions jamais.

J’ai vécu des années à l’étranger ….. jamais je n’ai senti cet ostracisme sauf au Nigéria qui est encore pire que la Martinique.









Robin,
vous m'etonnez. Le racisme, la connerie brute ne sont pas l'apanage des Blancs....regardez un peu le comportement des flics ou des contrôleurs antillais envers les Africains...ou des Chinois envers les Tibétains ou les Ouigours.....et vous aurez une bien piètre image de l'humanité.....

bàv

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 avril 2008



Pas d’chance ! c’est les tibétains vis-à-vis des chinetocs ! Pour un prof d’histoire, vous faites un piètre gardien de la mémoire de l’humanité, je suppose qu’en dehors de la shoah vous n’êtes qu’un sot (en sus d’être un fat).



Il en bave !



Mais on peut vous réinitialiser, vous reformater en vous donnant les clefs d’une réelle information.

Aux 17et 18 ème siècle, des sectes bouddhistes rivales luttaient férocement pour le pouvoir pratiquant des exécutions sommaires, des massacres ….

Au 20ème, en Thaïlande, en Birmanie en Corée et au Japon des bouddhistes se sont battus entre eux et contre les non bouddhistes.

Au Tibet, lorsque le Dalaï-lama et la classe des propriétaires étaient au pouvoir, 95% de la population étaient des serfs féodaux sans aucun droit humain.

Ils étaient insultés, battus et subissaient des châtiments extrêment cruels :

On leur coupait les mains ou les pieds, la langue, les oreilles …. On leur arrachait les yeux .

Sachez, monsieur le professeur, que le bouddhisme tantrique qui défend les valeurs de la race pure, des racines ariennes cachées dans l’Himalaya a inspiré le nazisme qui a d’ailleurs repris le svastika de ce mouvement soi-disant simple porte-bonheur humaniste pour en faire la croix gammée.

C’est la CIA qui finance en grande partie le gouvernement ‘dalaï-lamique’ en exil.

En 1989 (mais vous n’étiez peut-être pas né), le Dalaï-lama a reçu la médaille d’or du meilleur citoyen américain,des mains de G. Bush.

En 1999, il a lancé, en compagnie de M. Thatcher du pape et de Bush un appel au gouvernement britannique afin qu’il libère A. Pinochet.

Alors, pour ceux qui espèrent le mieux vivre pour le peuple Tibétain, la Chine est un meilleur espoir que la dictature sanguinaire d’un faux cul de Dalaï-lama.



Pour en revenir à la situation dans les DOM-TOM

Par contre, il faudrait peut-être écouter un peu plus attentivement ce que disent ces personnes si maladroitement.

Il y a effectivement des Français qui se comportent comme des gougnafiers à l’étranger.

Beaucoup trop !

La hantise des îliens est que les Français fortunés, attirés par la douceur de vivre et la possibilité d’un île suffisamment éloignée de la métropole pour pouvoir, un jour, obtenir son indépendance et en faire un paradis fiscal, ne se mettent à investir les lieux en masse, chassant à grands coups de fric les gens ordinaires qui vivent sur cette île qu’ils ont fait leur.

Ce problème n’est pas nouveau, mais l’ISF (crétinerie des socialistes caviards) constitue un nouvel outil moderne de spoliation.

Il suffit de surenchérir sur les biens immobiliers pour chasser par l’argent les autochtones …. Comme c’est le cas sur l’île de Ré.

Que quelques grandes fortunes fassent flamber l’immobilier dans les Caraïbes et les habitants n’auront plus qu’à s’exiler.



Au passage, il faut baser l’ISF sur la source et non sur le résultat. Tout un chacun doit pouvoir faire fortune, mais pas par tous les moyens et surtout pas que le fric crée le fric.



Mais bien entendu, il ne faut pas attendre de professeurs trop d’esprit critique.

Nos profs, c’est un fait bien connu, établi, irréverscible … sont formés à dispatcher un enseignement pré mâché, uniforme et répétitif.

Leur mission, comme on l’a vu ici, est de fabriquer des enfants sages, pas des esprits critiques ….. les esprits critiques dérangent les enfants sages, les empêchent d’assimiler les dogmes de la république.

Les esprits critiques n’ont pas de respect pour l’establishment dont les profs sont les gardiens de l’intelligence, les flics les conservateurs physiques et les religieux les garants de l’obscurantisme tandis que l’armée contrôle l’ensemble.





.

Écrit par : Cendrillon et le pot de beur | 29 avril 2008

Cette éducation qui, le premier trimestre de la petite section, tient effectivement du dressage, a pour but de transformer progressivement certains petits monstres en élèves attentifs.

Ecrit par : thierry venot | 29 avril 2008

Non non, pas « attentif » mais silencieux !
( Chistophe Sibille)

" Silencieux puis attentifs"
" Silencieux et attentifs"
" Attentifs donc silencieux"
Qui dit mieux ?
Thierry

Écrit par : thierry venot | 29 avril 2008

Sauf votre respect, Guy, j'ai beaucoup de respect et d'estime pour vous et (la plupart de) vos interventions ici, mais ça, (si vous parlez de Daniel Cohn-Bendit), c'est vraiment du grand n'importe quoi. J'attends avec impatience une argumentation sur cette phrase.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2008


Sauf votre respect, Guy, j'ai beaucoup de respect et d'estime pour vous et (la plupart de) vos interventions ici, mais ça, (si vous parlez de Daniel Cohn-Bendit), c'est vraiment du grand n'importe quoi. J'attends avec impatience une "grande allégence à mes idées et au déni de ce blasphème".

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2008

Écrit par : chaperon rouge chez les curés | 29 avril 2008

Je rentre tout juste de vacances et qu'apprends-je ?
La reddition en rase campagne de X. Darcos : plus de passé antérieur et de division.
Oui, définitivement oui : libérez Darcos.
Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 29 avril 2008

C'est inexact : d'après les journaux de France 2, France 3 et M6 que je viens de voir à la suite,il a fait quelques concessions du style "la division seulement par 2 et par 5 au CE1 en lieu et place de la division tout court".

On a pu voir dans ces journaux le pédagogiste Moindrot, patron du Snuipp, protester en boucle contre le fait que l'on souhaite apprendre aux élèves à lire, écrire et compter à l'école primaire.

On a pu entendre aussi quelques suce-boules assermentés dire que ces programmes "empêchent les élèves de réfléchir",le tout sans aucune contradiction sur aucune des 3 chaînes.

L'ignorant est forcément plus libre, c'est bien connu et connaître ses tables de multiplication et un peu d'orthographe fait forcément de vous un décérébré.

Écrit par : Manu | 29 avril 2008

"serfs féodaux"

Fõ põ s'véner kom as .... àmha ...

"Ce n'est pas le problème, Benjamin. Daniel Cohn Bendit est vraisemblablement à l'heure actuelle un des hommes politiques qui soient digne de cette appellation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2008 "
bil6 est un con ! fi dèl ossi !

Écrit par : toto | 29 avril 2008

Discours de présentation des nouveaux programmes:

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Il y a près d'un an, le Président de la République me confiait la charge de ce ministère, avec pour mission de lutter contre l'échec scolaire, et notamment l'échec scolaire des plus jeunes.

Il y a plus de six mois, j'engageais une réforme profonde de l'organisation de l'école primaire autour d'un socle de 24 heures communes à tous les élèves, auxquelles s'ajouteraient 2 heures de soutien personnalisé pour les élèves en difficulté. D'autres éléments ont complété ce dispositif, comme la mise en place, dès la rentrée prochaine, de deux heures d'accompagnement éducatif dans toutes les écoles de l'éducation prioritaire, mesure qui sera étendue à toutes les écoles dès la rentrée suivante ; ou encore la mise en place durant les vacances de stages gratuits de remise à niveau pour les élèves en difficulté des classes de C.M.1 et de C.M.2, que nous venons d'expérimenter avec succès. Avec l'ensemble de ces mesures, c'est une nouvelle école qui se dessine, une école qui a la même ambition pour tous ses élèves, mais respecte leur rythme d'apprentissage, sait reconnaître leurs difficultés et trouve le temps de les résoudre. Or une telle école a aussi besoin de repréciser quelles sont les connaissances qu'elle se donne pour objectif de transmettre à tous les élèves.

Il y a deux mois, par conséquent, je vous présentais le texte provisoire des nouveaux programmes de l'école primaire et je vous indiquais mon intention de les proposer à la consultation des enseignants, des familles, et, plus généralement, de tous ceux qui voudraient bien s'assurer qu'ils répondent effectivement aux attentes légitimes des Français, celles d'une école à la fois plus juste, plus ambitieuse et plus réaliste dans ses objectifs.

Il me semblait donc que, près d'un an, plus tard, plus personne ne pouvait ignorer ma volonté de revoir profondément le fonctionnement de l'école primaire. C'était une erreur ! Car, par un curieux paradoxe, plus ces mesures sont connues, plus on s'ingénie à dénoncer leur opacité. Plus elles sont progressistes et plus on les accuse d'être réactionnaires. Plus elles sont modernes et plus on les taxe d'être libérales. Plus elles sont populaires, plus on réprouve leur caractère prétendument populiste. Bref, plus l'école avance, plus le parti du statu quo s'affole.

On me dit que les programmes rédigés entre 1998 et 2002 n'avaient pas encore fait leur preuve. Comme s'il fallait encore sacrifier quelques générations scolaires de plus pour avoir l'assurance définitive de l'échec d'une certaine pensée scolaire ! Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. Ces difficultés se traduisent directement dans le recul de notre système éducatif dans les classements internationaux, notamment dans l'enquête PIRLS qui évalue les compétences en lecture des élèves âgés de 10 ans et dans laquelle la France ne se situe, parmi les pays de l'Union européenne, qu'en fin de classement, devant la Slovénie, la Pologne, l'Espagne, la Belgique francophone et la Roumanie.

On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000 élèves. On me aussi dit qu'il faut relativiser les enquêtes internationales ; prenons alors une enquête française, qui établit que les écoliers de 2007 font deux fois plus de fautes que ceux de 1987 sur le même texte de dictée.

On me dit que ces nouveaux programmes ont été élaborés sans concertation, qu'ils n'ont pas été assez amplement diffusés, examinés, discutés. Or en deux mois, ce sont près de 1 100 synthèses qui m'ont été adressées à partir de la consultation que nous avons organisée auprès des 380 000 enseignants qui se sont réunis lors d'une demi-journée banalisée, spécialement consacrée à cet examen. La page Internet dédiée à ces nouveaux programmes a reçu près de 49 500 connections et 5 500 internautes nous ont adressé leurs commentaires. Conformément à l'engagement que j'avais pris devant vous, je les ai soumis à l'avis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale, et de la commission des affaires culturelles du Sénat qui m'ont fait part de leurs avis. Enfin, et pour que la transparence et l'objectivité soient totales, j'ai décidé de publier le résultat de l'enquête quantitative réalisée par l'institut T.N.S-SOFRES à partir d'échantillons représentatifs de la population française, résultat d'ailleurs très positif puisque 81% des parents interrogés sont favorables au recentrage sur les apprentissages essentiels en français et en mathématiques proposé par les nouveaux programmes. Alors à mon tour, je le demande : en quoi le temps des comités d'experts, parfois auto-proclamés, toujours auto-désignés, était-il plus juste ou plus démocratique que cette consultation ouverte et transparente de l'ensemble des acteurs concernés de près ou de loin par ces nouveaux programmes ?

On me dit, en somme, que les programmes sont une affaire d'experts. Je réponds, moi qui ai été le premier expert de cette maison lorsque j'étais le doyen de l'Inspection générale de l'Education nationale, que les programmes sont l'affaire de la Nation tout entière et que cette responsabilité incombe d'abord au politique.

Car c'est bien en responsable politique, et non en idéologue que j'ai présidé à la rédaction de ces nouveaux programmes. J'assume donc le choix d'un texte plus court, plus lisible, plus efficace, car ce choix correspond au mandat que le Président de la République a reçu des Français et qu'il m'a demandé de mettre en œuvre. Je comprends, naturellement, que ce texte suscite des interrogations, car il marque une rupture assez nette avec les textes précédents, des textes dont l'ambition était sans doute sincère, mais qui restaient marqués par l'idéologie, l'emphase, et l'abstraction.

J'assume aussi les choix pédagogiques qui ont guidé la rédaction de ces nouveaux programmes : le choix de la liberté pédagogique, qui consiste à s'interdire toute prescription de méthode dans la rédaction des programmes, pour mieux mettre en évidence ce qui devra être connu des élèves à l'issue de chaque année et de chaque cycle. Le choix d'un recentrage sur les enseignements essentiels, qui est indispensable pour permettre aux élèves d'accéder aux autres champs du savoir : c'est le choix qu'ont fait avant nous la plupart des grands pays européens. Le choix de progressions annuelles annexées aux programmes et qui permettent aux enseignants comme aux familles de prendre la mesure des progrès réalisés et du chemin qui reste à parcourir.

Pour autant, ces nouveaux programmes ont été enrichis grâce aux remarques qui nous ont été adressées par les enseignants, les familles ou les personnalités qualifiées qui ont été consultées. Sans empiéter sur la présentation détaillée des résultats de la consultation que vous proposera le Directeur général de l'enseignement scolaire dans un instant, je voudrais tout de même prendre trois exemples qui illustreront la façon dont nous avons pris en compte les remarques qui nous ont été faites.

Les enseignants étaient nombreux à demander une référence plus explicite au socle commun défini par la loi du 23 avril 2005. Nous avons fait apparaître explicitement les sept grands domaines de compétences de ce socle. Ils s'interrogeaient aussi sur le déséquilibre entre la réduction de l'horaire hebdomadaire général et l'ajout d'une heure de sport en plus. En accord avec le Président de la République, j'ai proposé que cette heure de sport supplémentaire soit proposée aux élèves dans le cadre de l'accompagnement éducatif, et non plus dans le cadre de l'horaire scolaire proprement dit. Ils demandaient des précisions sur l'horaire qui devait être consacré aux différents apprentissages. J'ai fait figurer dans les nouveaux programmes l'horaire hebdomadaire qui devait être consacré au français et aux mathématiques, et l'horaire annuel qui devait être consacré aux autres apprentissages, une évolution qui répond aussi à la demande du Sénat.

J'ai tenu compte, également, de l'avis de l'Académie des sciences qui demandait que l'approche expérimentale et le rôle de la démarche d'investigation développé dans l'esprit de la Main à la pâte soit clairement souligné dans les programmes.

Enfin, les parents comme les enseignants s'interrogeaient sur la précocité de certains apprentissages. Je les ai entendus, en précisant que la découverte des lettres à l'école maternelle ne devait pas s'apparenter à un apprentissage précoce de la lecture, en rappelant que la division étudiée au C.E.1 ne devait s'appliquer qu'aux divisions par 2 et par 5 dont le produit était un nombre entier et en replaçant l'apprentissage du passé antérieur, dont l'usage est presque exclusivement littéraire, au collège.

J'ai dit que ces nouveaux programmes devraient être évalués aux résultats. Dès l'année prochaine, une double évaluation sera mise en place au C.E.1 et au C.M.2. Elle servira de point de repère pour mesurer les progrès des élèves. J'ai demandé en outre aux inspecteurs de l'éducation nationale d'inspecter le degré de maîtrise des connaissances par les élèves plutôt que les méthodes employées par les enseignants pour y parvenir. Je connais trop la qualité des enseignants pour maintenir un système d'inspection fondé sur la défiance. Je crois à la faculté de tout enfant à progresser, à son rythme, dans la maîtrise des connaissances essentielles. Je voudrais qu'en affirmant cette confiance dans le maître et dans l'élève, et en réhabilitant ce lien particulier qui est au fondement de tout apprentissage, l'institution scolaire retrouve elle aussi ce qui fait la grandeur de sa mission.

Je vous remercie.

Écrit par : Maminou | 29 avril 2008

faut pas s'nerver comme ça ..... à ?

6bil est un con ... ?

Écrit par : chaperon rouge chez les curés | 29 avril 2008

faut pas s'nerver comme ça ..... à ?

6bil est un con ... ?

Écrit par : chaperon rouge chez les curés | 29 avril 2008

"serfs féodaux"

Fõ põ s'véner kom as .... àmha ...

"Ce n'est pas le problème, Benjamin. Daniel Cohn Bendit est vraisemblablement à l'heure actuelle un des hommes politiques qui soient digne de cette appellation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2008 "
bil6 est un con ! fi dèl ossi !

Ecrit par : toto | 29 avril 200

tiens, rev'là l'ot débile. Pas encore mort?

Écrit par : toi.lets.champs | 29 avril 2008

Merci Maminou et ...bravo Darcos ! c'est entre autres la 1ère fois que j'entends un ministre OSER prononcer le mot de "pédagogisme". Enfin...

J'avais oublié tout à l'heure, il est déja question de manifester contre ces programmes lors de la grève du 15. On va pouvoir aller demander des autographes à Meirieu. Quelqu'un sait si Foucambert et Evelyne viennent ?

Je crois que pour ma part je vais arriver en avance au boulot,

Puisqu'il est question que l'éducation nationale fasse pour une fois autre chose que de nous empêcher de travailler, profitons-en (Rappellons-nous de la 1ère phrase du livre de Marc Le Bris : "pendant 20 ans, l'éducation nationale m'a empêché de faire mon métier"...et nous sommes nombreux à pouvoir corroborer cette affirmation) !

Écrit par : Manu | 29 avril 2008

Voici le genre de réaction que l'on peut trouver sur le forum du Figaro : la conclusion est absolument terrifiante, mais logique, hélas... On ne pourra dire que l'on n'a pas été prévenu.


29/04/2008 14:18
Julius : nouveau recul
Encore une fois Sarkozy recule devant la gauche bobo.

A ne faire que des réformes à 20 %, il ne faudra pas s'étonner qu'elles soient inefficaces.

Il n'y a AUCUNE raison de ne pas revenir au programme du primaire des années 60. L'informatique et l'anglais en primaire c'est du pipeau ...

Les élèves ne sont pas plus bêtes qu'avant, les instituts oui. mais ce sont surtout les inspecteurs dont le niveau à chuté.

C'est de la technostructure que vient le mal.

Puisqu'on n'arrive pas à faire des réformes valables, cassons l'E N.

Écrit par : Manu | 29 avril 2008

Maminou, je me réjouis avec vous.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 avril 2008

Pour ceux qui aiment se faire du mal, le dernier numéro du "Monde de l'Education" intitulé "40 ans après 68, la Révolution réac" .

On connaît les penchants fortement pédagogistes du "Monde de l'Education", mais, et c'est un peu nouveau, les tenants de l'Ecole républicaine et leurs idées "réactionnaires" : Marc Le Bris, Jean-Paul Brighelli, Jean-Pierre Demailly (GRIP) sont mentionnées.

C'est mieux que rien et c'est la preuve que ce point de vue est devenu comme on dit aujourd'hui "incontournable", même pour les journalistes du "Monde de l'Education".

Il y a un article sur l'école maternelle : "La maternelle menacée". "Il s'agit de faire de la grande section un GP1, écrit Lucile Barberis, présidente de l'association générale des enseignants des écoles et classes maternelles, avec des exigences inouïes (sic !) Certes, pour entrer dans le monde de l'écrit, la prise de conscience du principe alphabétique est essentielle, mais choisir de commencer en GS par la découverte syllabique est très sélectif (resic!)

Qu'en pense catmano ?

Une phrase a réveillé mes souvenirs : " Le comité d'action lycéen (hum, eux c'était plutôt les tracts et nous l'orthographe) du lycée de Saint-Cloud réclama, contre le nationalisme du patrimoine scolaire, un enseignement des Lettres plus vivant, et plus ouvert à la littérature étrangère (Shakespeare) et contemporaine (Hemingway).

Et moi qui fait croire à tout le monde que je n'ai fait que risquer ma vie sur les barricades !^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Il y a un article sur l'école maternelle : "La maternelle menacée". "Il s'agit de faire de la grande section un GP1, écrit Lucile Barberis, présidente de l'association générale des enseignants des écoles et classes maternelles, avec des exigences inouïes (sic !) Certes, pour entrer dans le monde de l'écrit, la prise de conscience du principe alphabétique est essentielle, mais choisir de commencer en GS par la découverte syllabique est très sélectif (resic!)

Qu'en pense catmano ?

Catmano dira ce qu'elle en pense.
Pour info : Lucile Barberis dirige l'AGEEM ( association générale des enseignants des écoles maternelles) responsable de la destruction de l'école maternelle.
GM
Ecrit par : Robin | 29 avril 2008

Écrit par : guy morel | 29 avril 2008

Et devinez qui est la vedette du Monde de l'Educ. ?

" Gabriel Cohn-Bendit, un agitateur d'école. Le parcours mouvementé de GCB, aujourd'hui à la retraite (75 piges quand même !), est traversé d'une constante : l'éducation des enfants. (parce que le parcours des autres, les clampins comme nous est traversé par d'autres constantes : l'éducation des tétards et des caméléons, c'est bien connu.

Un parcours saute-frontières comme ils se doit pour ce libertaire, militant dès le début des années 1960 des pédagogies actives. Fermer le ban !

Heureusement qu'on croit un peu à ce qu'on se fait, sinon, il n'y aurait plus qu'à aller se pendre !

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Et si on le pendait, lui ?

Écrit par : Manu | 29 avril 2008

Remarque : je le mets en couleurs sur mon blog, ce sera plus lisible.



« Avec l'ensemble de ces mesures, c'est une nouvelle école qui se dessine, une école qui a la même ambition pour tous ses élèves, mais respecte leur rythme d'apprentissage, sait reconnaître leurs difficultés et trouve le temps de les résoudre. Or une telle école a aussi besoin de repréciser quelles sont les connaissances qu'elle se donne pour objectif de transmettre à tous les élèves. »

Il faudrait réactiver les missionnaires ….. les pères blancs et le catéchisme …. L’endoctrinement religieux au service de la communauté et tant pis pour ceux qui ne partagent pas la même foi ou en sont dénués …. Il est temps que l’EN prépare le terrain pour l’arrivée prochaine des Chinois en masse en commençant par leur apprendre à psalmodier les grandes idées qui nous rendent si heureux.


« Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. »

Echangeons nos enfants !
Car à l’évidence, ce n’est pas l’intelligence qui prédispose à l’apprentissage, mais le compte en banque de papa maman.
Si ça ce n’est pas du racisme à l’état pur, je veux bien aller au coiffeur !
Et pourquoi les pauvres seraient-ils moins intelligents ?
Ah ! non, il veut dire qu’ils ont moins de moyen, moins de sécurité, moins de confort …. Ben oui, c’est ce qu’on appelle, dans la nature donc chez les écolos, la sélection naturelle ….
[Tiens, un exemple entre mille :
Les films fabriqués à la chaîne par l’industrie du film avec les acteurs de père en fils, de mère en fille qui sont acteurs comme je suis turlupin …. Font des entrées de quelques milliers de spectateurs …..
Les ch’tis, film à petit budget sans les acteurs vedettes de l’industrie plénipotentiaire dépasse les vingt millions de spectateurs …. Paraît que même les Indiens nous l’envient et vont en faire un remake : bienvenue chez les Sikhs !
Mais ils n’ont pas prévu de garder Dany Boum, on verra quand il aura 85 ans]


« Ces difficultés se traduisent directement dans le recul de notre système éducatif dans les classements internationaux, »

C’est l’ATP de l’EN ?
Qu’importe …… Du moment qu’on est les meilleurs au foot …………….. !


« notamment dans l'enquête PIRLS qui évalue les compétences en lecture des élèves âgés de 10 ans et dans laquelle la France ne se situe, parmi les pays de l'Union européenne, qu'en fin de classement, devant la Slovénie, la Pologne, l'Espagne, la Belgique francophone et la Roumanie. »

Tiens, revoilà la chanson « c’est toujours mieux chez les autres ….. »
Qu’attendons-nous pour envoyer nos gosses étudier en Slovénie en Sibérie ou à Triphème ?


« On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000 élèves »

Tout ça veut seulement dire qu’il faut surtout revoir les critères de recrutement !
Prendre un prof qui ne sait rien de l’histoire du Tibet comme prof d’histoire, ça peut pas nous mener loin …. Pas plus qu’un prof qui ne sait ni lire ni écrire le grec ancien comme prof de lettres …. Vaudrait mieux le mettre derrière une machine outil, quelque soit sa fortune familiale …. Ça fera moins de dégâts dans les rangs des têtes à remplir.

« prenons alors une enquête française, qui établit que les écoliers de 2007 font deux fois plus de fautes que ceux de 1987 sur le même texte de dictée. »

Certes, mais nous avons la chance d’entendre des artistes de talents ….. Djamel, Steevy, Loana, Eric & Ramzy, Cornillard, la star ac, Diams, truc Bugsy … le journal télévisé ……


« La page Internet dédiée à ces nouveaux programmes a reçu près de 49 500 connections et 5 500 internautes nous ont adressé leurs commentaires. »

Cette intimité est la plus grosse erreur !
Il fallait mettre la page sur le blog : « venez voir Carla Bruni à poil ! » ils dépassaient les 20 millions !!!!!!


« J 'ai décidé de publier le résultat de l'enquête quantitative réalisée par l'institut T.N.S-SOFRES à partir d'échantillons représentatifs de la population française, résultat d'ailleurs très positif puisque 81% des parents interrogés sont favorables au recentrage sur les apprentissages essentiels en français et en mathématiques proposé par les nouveaux programmes. »

Oui, ce sont ceux qui sont allé voir le film les ch’tis !
N’importe quel argument est bon pour démontrer qu’on a raison !


« j'étais le doyen de l'Inspection générale de l'Education nationale, que les programmes sont l'affaire de la Nation tout entière et que cette responsabilité incombe d'abord au politique. »

Manque pas un ‘e’ ?
Toute entière

Réduire la Nation au politique, c’est faire la démonstration de ce que je disais ne affirmant qu’on nous prend pour des illettrés !


« car ce choix correspond au mandat que le Président de la République a reçu des Français »

Voici une magnifique définition de la démocratie : la prise en otage de la minorité clairvoyante par la majorité analphabète !
Gustave Lebon avait raison : flattez le peuple, il est si stupide qu’il prendra vos compliments au premier degré !
Il faut enseigne G. Lebon en CM1, surtout « la psychologie des foules » nous aurons, plus tard, de fins politiques !



« Les enseignants étaient nombreux à demander une référence plus explicite au socle commun défini par la loi du 23 avril 2005. Nous avons fait apparaître explicitement les sept grands domaines de compétences de ce socle. Ils s'interrogeaient aussi sur le déséquilibre entre la réduction de l'horaire hebdomadaire général et l'ajout d'une heure de sport en plus. En accord avec le Président de la République, j'ai proposé que cette heure de sport supplémentaire soit proposée aux élèves dans le cadre de l'accompagnement éducatif, et non plus dans le cadre de l'horaire scolaire proprement dit. Ils demandaient des précisions sur l'horaire qui devait être consacré aux différents apprentissages. J'ai fait figurer dans les nouveaux programmes l'horaire hebdomadaire qui devait être consacré au français et aux mathématiques, et l'horaire annuel qui devait être consacré aux autres apprentissages, une évolution qui répond aussi à la demande du Sénat. »

A JP Brighelli qui m’a reproché de ne pas baratté (je baratine, tu baratines ….) je commenterai ce passage de la façon suivante :
Il conviendrait qu’au lieu de mélanger toutes les matières en même temps dans un joyeux melpot épuisant et stérile pour les esprits de nos mioches, nous leur enseignions une seule matière à la fois, mais de façon intensive et volontaire.
Il conviendrait d’élaborer des programmes de sensibilité (en collaboration avec les élèves et les parents).
Tel gosse doué pour les maths prendrait un cursus avec un enseignement orienté maths, tel autre le français ….. le sport serait transversal, évidemment.
Et alors, je vous parle pas des langues ….. l’enseignement le plus catastrophique de la planète et l’écoeurement à vie pour les gamins tourmentés par des cours si inadaptés que même les Tibétains n’en veulent pas !
Il n’y a que la musique et l’art pour faire pire.
J’entends par enseignement orienté un nombre d’heures nettement supérieur pour la matière retenue avec une distillation des autres matières.
Qu’importe qu’à la fin du cursus certains élèves se retrouvent en déséquilibre ….. du moment qu’ils possèdent au moins une matière à fond ….. ensuite, ils seront plus à même de continuer leur formation en entreprise ….. ils auront appris à aimer apprendre.
Je me doute bien que, venant d’un péquenot de mon acabit, une telle remarque ne sera même pas lue, ou prise pour une connerie ….. la connerie, c’est la façon d’enseigner par la force des imbécillités dont les plus intelligents n’ont que faire et qui les met en échec scolaire avec tout le reste des crétins.
Un enfant, un adolescent possède une immense capacité à s’investir dans ce qui lui plaît …. Pourquoi lui refuser ce plaisir, pourquoi faire de l’enseignement une brimade alors que le mot étude en latin se disait ‘jeu’ ? ….. INTRATE OMNES IN LUDUM
Et pour les manuels, rien n’est prévu ?
Vous remarquerez que je vous tends une perche mais qu’en aucun cas je vous donne une instruction. (bon, je sais que les jeux de mots ne sont pas acceptés sur ce blog très sérieux …. Mais ….. je m’en branle !)

Au fait …… n’avais-je pas …. Dans des temps passés …. Dit la même chose ici même ?

« J'ai tenu compte, également, de l'avis de l'Académie des sciences qui demandait que l'approche expérimentale et le rôle de la démarche d'investigation développé dans l'esprit de la Main à la pâte soit clairement souligné dans les programmes. »

Enfin une bonne chose ….. je désespérais !
Oui, les deux pieds les deux mains dans la merde, ça forge la force d’affronter la vie et les …. !

« Enfin, les parents comme les enseignants s'interrogeaient sur la précocité de certains apprentissages. Je les ai entendus, en précisant que la découverte des lettres à l'école maternelle ne devait pas s'apparenter à un apprentissage précoce de la lecture, en rappelant que la division étudiée au C.E.1 ne devait s'appliquer qu'aux divisions par 2 et par 5 dont le produit était un nombre entier et en replaçant l'apprentissage du passé antérieur, dont l'usage est presque exclusivement littéraire, au collège. »

Et nous voilà repartis dans les conneries !!!
L’école n’est pas faite pour donner des solutions toutes prêtes à consommer jusqu’à la mort …. L’école est faite pour nous apprendre à apprendre ….et à utiliser nos facilités (chose que les enseignants combattent avec la plus vive virulence ….. un élève qui a des facilités, c’est louche, très louche !) … pourquoi s’entêter à mettre du savoir tout cuisiné dans les têtes ?
J’ai toujours regretté les heures perdues en cours d’histoire ….. j’en n’ai jamais rien eu à foutre des reines et des rois …. Et je mourrais ainsi …. Alors que j’aurais tant aimé passer plus de temps à étudier Homère dans le texte ! et ce n’est que maintenant que j’en ai le temps … mon plaisir est toujours vif, mais mon bonheur sera de moindre durée.

« J'ai dit que ces nouveaux programmes devraient être évalués aux résultats. Dès l'année prochaine, une double évaluation sera mise en place au C.E.1 et au C.M.2. Elle servira de point de repère pour mesurer les progrès des élèves. »

Sans prétendre à la science de Nostradamus, je peux déjà vous dire que les résultats seront excellents !


« J'ai demandé en outre aux inspecteurs de l'éducation nationale d'inspecter le degré de maîtrise des connaissances par les élèves plutôt que les méthodes employées par les enseignants pour y parvenir. Je connais trop la qualité des enseignants pour maintenir un système d'inspection fondé sur la défiance. Je crois à la faculté de tout enfant à progresser, à son rythme, dans la maîtrise des connaissances essentielles. Je voudrais qu'en affirmant cette confiance dans le maître et dans l'élève, et en réhabilitant ce lien particulier qui est au fondement de tout apprentissage, l'institution scolaire retrouve elle aussi ce qui fait la grandeur de sa mission. »

Très bonne conclusion.
Mais sera-t-elle suivie d’effets ….. chassez le naturel ………………….




et merci à Mamimou

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

oups, désolé, j'avions point vu k'tt yfig, cendirella, autant pour moi :ange:

"ils m'aiment trop, ces gens là !"
En manque d'affection ?
Põve bichounou ....

Écrit par : toto | 29 avril 2008

Pas de règle de trois ni de passé antérieur, donc, bons pour le secondaire. Heureusement que lors de cette fameuse émission de Canal + qui sert désormais d'argumentaire à tous ceux qui critiquent le retour aux fondamentaux, M. Darcos n' a pas eu à faire une division ou à conjuguer un verbe au passé simple...

Écrit par : Anne | 29 avril 2008

« j'étais le doyen de l'Inspection générale de l'Education nationale, que les programmes sont l'affaire de la Nation tout entière et que cette responsabilité incombe d'abord au politique. »

Manque pas un ‘e’ ?
Toute entière

non !

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

"La nation tout entière" : devant un adjectif, un adverbe ou un verbe, "tout" est invariable, quand il est employé adverbialement au sens de "tout à fait".

Cependant, l'usage veut qu'il s'accorde en genre et en nombre devant un nom féminin commençant par une consonne ou un "h" dit aspiré (expiré plutôt !)

exemple : "Les gens du premier rang s'étaient reculés sur leurs chaises tout intimidés" (JP Sartre)

Mais : "Oui, elle se sent encore toute battue par l'air du dehors..." (R. Rolland)

M'le copierez dix fois pour demain, élève Yfig !

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Je rentre tout juste de vacances et qu'apprends-je ?
La reddition en rase campagne de X. Darcos : plus de passé antérieur et de division.
Oui, définitivement oui : libérez X. Darcos.
Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 29 avril 2008
Votre message m'ayant paru tout aussi égaré sur Desseins et dessins que celui que j'y avais posté cette nuit par erreur, j'espère que vous ne m'en voudrez pas de l' avoir rapporté ici, car il ne méritait pas cet exil, visiblement involontaire...
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Il aura fallu un siècle pour jeter à bas un peu de la superbe de la psychanalyse, souffrez que j'attende au moins le "livre noir des neurosciences" pour les réfuter à mon tour.
Ecrit par : Blue Angel | 29 avril 2008

La différence entre le livre noir de la psychanalyse et celui sur les neurosciences?
Elle est de taille.
Dans le premier cas, le bon sens dicte depuis son invention, qu'elle est ( par maints aspects) un attrappe-gogos, et, dans le second, le même bon sens ( de l'observation) avait compris "sur le tas" que l'Émile était une fiction et le pédagogisme une imposture, et bien avant la confirmation de ces intuitions par les études neuroscientifiques sur le mécanisme des apprentissages.
Donc, pas la peine d'attendre, la messe est dite, c'est le cas de le dire, pas parce qu'elle est noire mais par référence à l'Irlande:Il y aurait si peu à dire dans un livre "noir" sur les neurosciences qu'il ressemblerait comme deux gouttes d'O à la version irlandaise de "The Joy of sex" :360 pages virginales.
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Les contempteurs de mai 68 font semblant d'oublier ce contexte et le fait que mai 68 a sonné le glas du stalinisme ; la majorité des étudiants étaient solidaires de tous ceux qui se battaient pour soulever la chappe de plomb totalitaire, notament en Tchékoslovaquie.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
(sur le fil des dessins, d'où mon erreur)

Ce glas sonna bien mollement, en mode vibreur...
Il n'y a qu'à voir les vociférations vertueuses qui s'élevèrent en France et en 1973 (!) contre la parution de ce " tissus de mesonges" intitulé" L'Archipel du Goulag"...

Cette "majorité" a été silencieuse, mais pas la poignée de grandes gueules que j'ai côtoyées à l'époque. Alors identifier lla faction anti-stalinienne au milieu de tous ces groupuscules me semble une recherche...talmudique. In English:"Nit picking"...

Là, et je reviens sur le bon fil, car c'est "Le livre noir du communisme" la saine lecture pour remettre les pendules à l'heure et le glas à sa tonalité.
Il y a aussi "Le communisme une passion française", ou encore "La grande parade" de Revel, pour faire bonne mesure et montrer que la dérive "staliniste" avait en 1968 encore de belles heures devant elle.

C'est oublier que la France est le Jurassic Parc des utopies criminogènes, où le Parti communiste continue à pérorer comme si de rien était, où des enseignants dégobillent toujours leur réthorique "révolutionnaire", et c'est terrifiant de penser à ce qu'ils peuvent raconter à leurs élèves quand on lit certains blogs.

La teneur de certains commentaires témoigne qu'ils sont restés coincés à jamais au stade anal. ( Merci Freud!, pas tout à jeter chez lui)
Ces fossiles font de notre cher MàC un modèle de correction verbale :I do love you, earnest!

Ils prêchent encore la lutte des classes et attendent le Grand soir, dans un pays où ils devraient se "sentir si bien", (Merci Moati), tiens, puisqu' il y a un an tout juste une bonne demi-douzaine de candidats s'y présentait aux présidentielles sous des bannières noires ou rouges, qui apparurent, au tout début des années 90 ( + de 20 ans quand même après 1968) tellement calamiteuses dans les autres pays occidentaux qu'elles se sont dissoutes, comme le PCI.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2008

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2008

La nation "tout entière" ou "toute entière" ?

Recherche faite dans l'excellent ouvrage de M. Henri Bonnard, agrégé de grammaire, professeur à l'université Paris X Nanterre ("Code du français courant pour les classes de lycée"), l'arrêté du 28/12/1976 autorise l'accord, même si le mot qui suit "tout" commence par une voyelle :

une robe toute abîmée, toute humide.

L'avez échappé belle, Yfig !

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Ouaip !
mais où est le bon sens dans tout ça ?
un coup j'te mets un 's', et puis, tiens, pour te fourvoyer, je te le retire !!!!!!
et puis s'engager à me corriger ..... c'est tout à fait mission impossible ..... même moi je n'y parviens pas .... c'est dire !!!!!

Le plus dingue, c'est que j'adore ça !
oui, j'aimerais bien être instruit comme vous et manier les tout tout comme on manie un beau 4X4 flambant neuf avec ses jantes alu rutilantes et sa belle gueule de conquérant ......

bon !
Et à part les tout tout ?
t'en n'as rien retenu des aberrations de Darcos ?

Je t'absous, toto ..... je sais ce que sais que les poux ..... mais je les combats ........

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

La nation "tout entière" ou "toute entière" ?

Recherche faite dans l'excellent ouvrage de M. Henri Bonnard, agrégé de grammaire, professeur à l'université Paris X Nanterre ("Code du français courant pour les classes de lycée"), l'arrêté du 28/12/1976 autorise l'accord, même si le mot qui suit "tout" commence par une voyelle :

une robe toute abîmée, toute humide.

L'avez échappé belle, Yfig !

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008


le doute m'étreint et m'obséde ......... et si ...... et ..... si .........Bonnard se trompait !!!!
après tout, qu'est-ce qui prouve que j'ai raison et qu'il n'a pas tort ?

Un de ces jours, je vous causerai d'un certain Dufournet, professeur à la Sorbonne et qui a produit des ouvrages (nrf gallimard) sur Ruteboef et Villon.
Incroyable qu'une référence de ce tonneau ai pu écrire autant d'inepties sans être viré illico de la Sorbonne !!!!!

Mais bon ... il faut savoir garder les poires pour les jours de canicule !

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

Christophe pose une vraie question ( comme y disent à la télé)
Certains enfants arrivent à l’école maternelle sans aucune base éducative ( parents défaillants, enfants rois,refus de l’autorité, toute puissance narcissique....), d'autres sont déjà psychologiquement bien « amochés » par les expériences de la vie. A l’école maternelle le mot éducation ne doit pas faire peur. L’école a un rôle éducatif ( parfois ré-éducatif) qui est lié à une nécessité car le préalable à toute transmission passe par l’apprentissage d’une attitude d’écolier .
Th.V.

Ces "parents défaillants" qui produisent des "enfants rois" etc, ces pères et mères de familles dysfonctionnelles, ils sont allés à quelle genre d' école selon vous? Qu'y ont-ils appris?

Il me semble que ce n'est pas celle où je suis allée, vous non plus, et tant d'autres ici qui pourraient être mes enfants et en ont à leur tour. Alors, il s'est passé quoi? Pourquoi y a-t-il toujours des parents et à fortiori des enfants qui ne sont pas comme cela? La société, la télé, la mondialisation, que sais-je encore? le réchauffement climatique peut-être, ont tous bon dos... puisqu'ils les ont épargnés, et dans tous les milieux...

Une piste:
Les Francais sont contraints depuis toujours ( disons depuis la révocation de l'édit de Nantes, pour ne pas remonter à Vercingétorix) de ne soigner que les effets du mal qui les ronge car ils sont incapables d'en arracher les racines. Cette pensée profonde ( formulée ici de manière lapidaire) n'est pas de moi, ( évident!) mais alors de qui? Vous avez droit à 20 réponses, au moins, et toutes aussi justes.
Un petit indice: le dernier qui a écrit cela, c'était en 1976.
Depuis, silence radio, ou quasiment, comme le glas du stalinisme :>)))))))

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2008

Giscard ? Tonton ?

Écrit par : Sergio | 29 avril 2008

Xavier Darcos présente les nouveaux programmes, déjà controversés, du primaire

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, présente mardi la version finalisée de ses nouveaux programmes de l'école primaire, déjà critiqués par une large part de la communauté éducative pour qui ils traduisent une vision "idéologique" et "passéiste" de l'Ecole.

Annoncés mi-février par Nicolas Sarkozy à Périgueux, ville dont M. Darcos fut maire jusqu'au 16 mars, puis détaillés le 20 février par le ministre, ces programmes ont été examinés en mars dans toutes les écoles pour une mise en oeuvre prévue à la rentrée.

Les 1.100 synthèses tirées de ces consultations seront publiées mardi, au moment où les modifications qu'elles ont induites seront actées.

Alors que le ministère s'appuie sur ces synthèses pour se prévaloir d'une appréciation "globalement positive" du terrain, syndicats, parents et associations se sont étonnés que leur publication n'ait pas précédé la présentation du texte finalisé.

De fait, plusieurs points devraient évoluer, ce dont le ministre ne fait pas secret: ainsi l'apprentissage du passé et du futur antérieurs, des sphères et volumes, de la division ou de la règle de trois sont repoussés dans le temps; le cinéma va être introduit dans le corpus des connaissances en Histoire de l'Art.

Mais, au-delà, les critiques qui entouraient le projet concernent la "philosophie générale" de ces programmes, resserrés sur une trentaine de pages et qui introduisent des cours d'instruction civique et morale.
Xavier Darcos présente les nouveaux programmes, déjà controversés, du primaire
© 2008 AFP
Xavier Darcos présente les nouveaux programmes, déjà controversés, du primaire

"Conception mécaniste des apprentissages", "vocabulaire rétrograde", "retour en arrière qui ne tient pas compte des évolutions de la société", "non prise en compte de la recherche des 30 dernières années", "conception étroite et réductrice": tels sont les reproches adressés en vrac par des enseignants, selon la cinquantaine de synthèses rendues publiques par le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire.

En revanche la progression par "niveaux" est manifestement appréciée des professeurs des écoles.

Pour Faride Hamana, président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, ces programmes sont inspirés par "une philosophie libérale, réactionnaire". "Ce ne sont pas les praticiens qui les ont écrits mais des gens qui ont une vision idéologique de l'école", regrette-t-il. "On suppose que l'enfant sait, à partir du moment où le maître a fait cours, alors que nous, parents, sommes bien placés pour savoir, par exemple avec les tables de multiplication, qu'un enfant peut apprendre par coeur mais trois jours après, il faut recommencer", explique-t-il.

Fervent défenseur du retour aux fondamentaux avec un renforcement des horaires de français et mathématiques, même au détriment de matières comme l'histoire-géographie ou les sciences, le ministre n'a eu de cesse d'insister sur "les classements internationaux catastrophiques pour la France".

Pourtant deux anciens ministres, Luc Ferry et Jack Lang, l'ont supplié publiquement de revenir sur son texte, de même que les 31.000 signataires d'une pétition intitulée "copie à revoir". La commission des Affaires culturelles du Sénat elle-même a rendu un avis favorable mais assorti de réserves.

Signe du trouble profond qui agite l'éducation, un appel à la grève le 15 mai a été lancé par trois syndicats, le SNUipp-FSU, le SE-Unsa et le Sgen-CFDT.
Dernier Actualise: Mardi, 29 Avril 2008, 15:32 GMT

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Un petit indice: le dernier qui a écrit cela, c'était en 1976.
Depuis, silence radio, ou quasiment, comme le glas du stalinisme :>)))))))

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2008

Alain Peyrefitte ?

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Je débarque et je constate que l'âne de service a toujours le même problème avec ses fantômes ...
Allons, allons, ce n'est pas le "communisme" qui est responsable du bordel actuel !
Jetez donc un oeil sur ces partageux-là :
http://www.challenges.fr/classements/fortune.php

Quand on pense que "les caisses sont vides" ! On se fout vraiment de notre gueule !

Allez, je vais être bon bougre, ce texte que vous cherchez
(" J'ai lu il y a quelques jours, grâce à l'un(e) d'entre vous, un texte lumineux sur l'explication de textes.")
ce ne serait pas cette conférence du grand Clarac :
http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/doc/clarac1.htm

(vous savez sur le site de merde ...)
Bien à tous !

Ah oui, pour en revenir au papier initial de JPB, Xavier, Xavier ... Mais oui, bien sûr ! Il n'est pas ministre de Sarkozy ? Et pas des moindres d'après ce qu'on m'a dit ...

Écrit par : Eric | 29 avril 2008

e doute m'étreint et m'obséde ......... et si ...... et ..... si .........Bonnard se trompait !!!!
après tout, qu'est-ce qui prouve que j'ai raison et qu'il n'a pas tort ?

Sur ce coup-là, pas possible, ou alors tous les grammairiens se tromperaient...sauf vous! La règle veut que "tout" employé comme expression adverbiale est invariable, sauf devant un nom féminin commençant par une consonne ou un h dit aspiré.

Le pays tout entier - La France tout entière - une élève toute étonnée - une chevelure toute hérissée.

Mais on tolère depuis le 28/12/76 ( on ne voit pas le très sérieux M. Henri Bonnard inventer ce décret, pas moi en tout cas ! ) la graphie toute, même devant une voyelle.

La France tout entière (règle) ou toute entière (tolérance)

Ne vous plaignez pas, puisque, sans vous donner raison, le décret ne vous donne pas tort.

Il est vrai que ce décret n'est pas connu de tout le monde, même des professeurs d'université...A moins que, purisme oblige, ils ne fassent semblant de l'ignorer.

Ceci dit, il faut bien admettre qu'il y a, dans la vie, des choses plus importantes.

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

"Ceci dit, il faut bien admettre qu'il y a, dans la vie, des choses plus importantes."

J'allais le dire.

Écrit par : dugong | 29 avril 2008

"une élève toute étonnée"

Plutôt "une élève toute petite". "e" n'est pas une consonne !

Fatigue de fin de journée

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

"C'est Vénus tout entière à sa proie attachée"
Laissons le mot de la fin à Racine.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2008

Une piste:
Les Francais sont contraints depuis toujours ( disons depuis la révocation de l'édit de Nantes, pour ne pas remonter à Vercingétorix) de ne soigner que les effets du mal qui les ronge car ils sont incapables d'en arracher les racines. Cette pensée profonde ( formulée ici de manière lapidaire) n'est pas de moi, ( évident!) mais alors de qui? Vous avez droit à 20 réponses, au moins, et toutes aussi justes.
Un petit indice: le dernier qui a écrit cela, c'était en 1976.
Depuis, silence radio, ou quasiment, comme le glas du stalinisme :>)))))))
Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2008


Si c'est un jeu, j'ai gagné !!!!
réponse : Chirac à Tripoli (Libye) 1976 .... j'y étais, je m'en souviens comme si c'était y'a pas 2 plombes !!!!!

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

Ceci dit, il faut bien admettre qu'il y a, dans la vie, des choses plus importantes.

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008

Mais non, mais non !
le décret du 28/12/76 est très important e ce n'est pas Cadichon qui me contredira !
Décret impitoyable qui sonne le glas du début de la fin !

toute entreprise qui se respecte doit tout faire et mettre en oeuvre pour que toute sa force se conjugue vers laproduction optimum !

Tiens ! ?
'toute sa'
encore un tout pas clair !

Ah ! c'est pas une forme adverbiale !!!!
ben mon colon ! les onanistes du cerveau qui ont pondu ces barbarismes devaient pas avoir d'autre chose à faire et donc, le décret du 28/12/76 sonne le glas du début de la fin de la connerie CQFD !
Ouais ... c'est comme les protestants .... on croit s'en être débarrassé en les jetant par la fenêtre et les voilà qui prennent la porte ..... comme tout l'monde !

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

Ah oui .... ! le schtroumpf !!!

tout condamné à mort se verra trancher la tête !

comment fait-on, avant 1976, pour distinguer un condamné d'une condamnée

à moins que l'exemple sensé illustrer la règle (-une élève toute étonnée -) ne soit une erreur ?????????????
ou que la règle ne soit pas complète ou contradictoire ....
en tout cas, il y a comme un hic !

je crois qu'on va bientôt atteindre des abysses ............. de perplexité grammairiennes

J'ai vraiment l'impression de retourner en classe et de retrouver tout ce falbalablabla et ces choses qu'on nous cache ...... ou que le prof ne sait pas, ou n'a pas pensé, ou se perd en conjectures ....
on voit donc toute l'importance de la pratique .... les mains dans l'cambouis ......

me souviens bien des
"Ah ! mais vous nous sortez toujours le cas non prévu, l'exception qui ..... allez ... prenez la porte ... dehors !"

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

François de Closet ?
GM

Écrit par : guy morel | 29 avril 2008

Spécial dédicace à Cadichon:

http://tinyurl.com/6afp7h

Écrit par : Loki | 29 avril 2008

Certes, pour entrer dans le monde de l'écrit, la prise de conscience du principe alphabétique est essentielle, mais choisir de commencer en GS par la découverte syllabique est très sélectif (resic!)
Lucile Barberis

Une excellente nouvelle annoncée par Lucile Barberis qui admet (sous la pression) que la prise de conscience du principe alphabétique est essentielle pour entrer dans le monde de l'écrit. Venant d'une instit de maternelle , cette déclaration est une véritable révolution ( le "certes" en début de phrase modère légèrement mon enthousiasme). Elle rejette, bien entendu ,l'idée de commencer cet apprentissage en GS de maternelle. Elle qualifie même cette mesure, d'inouie , d'irréaliste! Elle a tout à fait raison.Savez vous pourquoi ? Et bien , malgré une conscience professionnelle que je ne mets jamais en doute (travail difficile et épuisant), la quasi totalité des enseignantes de maternelle est, à ce jour totalement incapable de mettre en oeuvre cet apprentissage. Cette situation est d'autant plus gênante que, dans le système actuel ,aucun formateur ne peut leur apprendre !
Quoi qu'il en soit, depuis cet après midi,cette question n'est déjà plus d'actualité.
Thierry

Écrit par : thierry venot | 29 avril 2008

Maria, Maminou, je suis moi aussi heureuse de ces bonnes nouvelles, que je viens de découvrir tardivement.

Le discours de Darcos est intéressant. Comme l'a écrit Manu, c'est, à ma connaissance, la première fois qu'un ministre de l'Education nationale critique l'idéologie pédagogiste.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 avril 2008

tout condamné à mort se verra trancher la tête ! (ou aura la tête tranchée) répète sur tous les tons Fernandel dans "Le Chpountz".

Dans cet exemple, tout veut dire "chaque" (adjectif indéfini à valeur distributive) et non "entièrement" (adverbe), donc pas de problème : "tout condamné ou toute condamnée..."

...Pas de problème (enfin sauf pour le (la) condamné (e) en question.

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

"Il la poursuivit dans l'église tout entière" / Mérimée, fin de la fameuse dictée.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2008

Une excellente nouvelle annoncée par Lucile Barberis qui admet (sous la pression) que la prise de conscience du principe alphabétique est essentielle pour entrer dans le monde de l'écrit.

Il ne faut pas désespérer. Dans 5 ou 10 ans elle admettra peut-être que la Terre tourne autour du soleil.

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

Il la poursuivit dans l'église tout entière" / Mérimée, fin de la fameuse dictée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril

N'eût-il pas été préférable que vous poursuivissiez Darcos dans le royaume tout entier ?????

Écrit par : Amélie | 29 avril 2008

la quasi totalité des enseignantes de maternelle est, à ce jour totalement incapable de mettre en oeuvre cet apprentissage. Cette situation est d'autant plus gênante que, dans le système actuel ,aucun formateur ne peut leur apprendre !
Quoi qu'il en soit, depuis cet après midi,cette question n'est déjà plus d'actualité.
Thierry Venot

Faudrait qu'elles se dépêchent d'apprendre à mettre en oeuvre des tas de choses ( en se bottant les fesses on arrive à apprendre tout seul, sans formateurs), parce que tout cela va se terminer par la fermeture de la maternelle et son remplacement par des garderies municipales ou privées. Pourront pleurer quand on en sera là.
GM

Écrit par : guy morel | 29 avril 2008

C'est oublier que la France est le Jurassic Parc des utopies criminogènes
Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2008

Pour une fois d'accord avec Cadichon : Quesnay, Turgot, Gournay étaient bien français et ils ont encore des admiratrices.

Écrit par : Victor | 29 avril 2008

La règle veut que "tout" employé comme expression adverbiale est invariable, sauf devant un nom féminin commençant par une consonne ou un h dit aspiré.

Le pays tout entier - La France tout entière - une élève toute étonnée - une chevelure toute hérissée.
Signé Robin


Je ne vois pas l'exemple correspondant au nom féminin commençant par une consonne.
'étonnée' n'est pas un nom et ne commence pas par une consonne ?

La cave a été toute condamnée à se voir inondée ?
ou toute condamnée pour des raisons sanitaires .....
il n'y a pas que les têtes qui soient condamnées !

quant à l'exemple :
"Mais : "Oui, elle se sent encore toute battue par l'air du dehors..." (R. Rolland)"

ça ne vaut pas ma cave !!!!!! battue n'étant toujours pas un nom ..... ou alors, en Français moderne !
ma cave est toute battue de terre .... elle est d'ailleurs en terre battue !!!!!!

je ne comprends plus rien ..... mais j'aime pas me faire arnaquer .... ce que j'attends, c'est l'exemple avec la 'Consonne' .....
sinon, je fais un sacandale au ministère, j'interpelle le ministre et je lui balance la patate chaude .... déjà qu'il ne sait pas faire une règle de trois ..... ça va lui chauffer les oreilles !!!!!



Dans un autre registre :

N'eût-il pas été préférable que vous poursuivissiez Darcos dans le royaume tout entier ?????

Ecrit par : Amélie | 29 avril 2008

vous croyez que JPB est homo ?
C'est MàC qui va pas apprécier !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! il va l'agonir de noms d'oiseaux .... et pire .... que mon éducation me retient d'expliciter !

je sais plus .... mais je sens qu'il y a qq chose qui cloche !

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

Spécial dédicace à Cadichon:

http://tinyurl.com/6afp7h

Ecrit par : Loki | 29 avril 2008


Est-ce qu'on peut quand même aller voir ?

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

"Spécial dédicace à Cadichon:

http://tinyurl.com/6afp7h"

Ecrit par : Loki | 29 avril 2008

Je connais déjà la réponse qu'on va vous fournir :

1) Lindsay Wagner est l'un de ces abominables gauchistes que les USA nous cachent mais qu'ils savent si bien produire.

2) Lindsay Wagner est un niais qui ne perçoit que la moitié du quart du dixième du problème - voire un con qui capte zilche au problème sur lequel il déblatère.

3) Le monde, journal gauchiste plein d'abrutis, a totalement déformé les propos de ce cher Lindsay Wagner.

4) Lindsay Wagner espère s'en mettre plein les fouilles grâce à ce coup éditorial.

Écrit par : Kap | 29 avril 2008

Pour une fois d'accord avec Cadichon : Quesnay, Turgot, Gournay étaient bien français et ils ont encore des admiratrices.

Ecrit par : Victor | 29 avril 2008

Mohammed El Hidriss et Aïcha el atrassi aussi ...............

et alors ?

Écrit par : Yfig | 29 avril 2008

a règle veut que "tout" employé comme expression adverbiale est invariable, sauf devant un nom féminin commençant par une consonne ou un h dit aspiré.

Le pays tout entier - La France tout entière - une élève toute étonnée - une chevelure toute hérissée.
Signé Robin


Je ne vois pas l'exemple correspondant au nom féminin commençant par une consonne.
'étonnée' n'est pas un nom et ne commence pas par une consonne ?

"Une enfant toute contente"...remplacez nom par adjectif et ça fera la rue Michel, comme disait ma grand-mère.

O.K. ?

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

"ça fera la rue Michel", comme disait ma grand-mère.

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008

Cette expression , que j'ai beaucoup entendue dans mon enfance, mériterait une étude approfondie...
Chiche?

Écrit par : Maminou | 29 avril 2008

a règle veut que "tout" employé comme expression adverbiale est invariable, sauf devant un nom féminin commençant par une consonne ou un h dit aspiré.

Le pays tout entier - La France tout entière - une élève toute étonnée - une chevelure toute hérissée.
Signé Robin


Je ne vois pas l'exemple correspondant au nom féminin commençant par une consonne.
'étonnée' n'est pas un nom et ne commence pas par une consonne ?

réponse :
Toute honte bue ! Mon cher robin !

Écrit par : Amélie | 29 avril 2008

réponse :

Toute honte bue ! Mon cher robin !

Ecrit par : Amélie | 29 avril 2008

Oui, mais il fallait chercher un exemple dans lequel l'adjectif ne commençait pas par un h dit aspiré.

Je commence à comprendre quel genre d'élève était Yfig. Les collègues qui l'ont eu ont bien mérité leur retraite !^^^^^^

Écrit par : Robin | 29 avril 2008

"ça fera la rue Michel", comme disait ma grand-mère.

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008

Cette expression , que j'ai beaucoup entendue dans mon enfance, mériterait une étude approfondie...
Chiche?

Ecrit par : Maminou | 29 avril 2008

Voir le Larousse en 2 vol. 1913,
et les explications d’expressio.fr et de languefrancaise.net, accessibles par Google :

Je cite :

« Ca fait la rue Michel »

Signification
Le compte y est.
Ca suffit, c'est assez.
Cette expression familière, attestée au XIXe siècle, provient d'un jeu de mots digne de l'Almanach Vermot, basé sur la rue Michel-le-Comte, dans le quartier du Marais à Paris
Cette expression est apparue après 1806, lorsque cette rue a ainsi été nommée.
Elle serait venue des conducteurs de fiacre qui, une fois leur client déposé dans la rue (ou à proximité) et l'argent de la course reçu, leur signifiait ainsi avoir le montant nécessaire.
Selon un lecteur, elle aurait aussi pu être popularisée par les journalistes des nombreux quotidiens installés dans la rue Réaumur, située à quelques pas de la rue Michel-le-Comte.
faire la rue
c'est bon ; ça suffit, ça marche, ça va ; aller, convenir
1 Pourvu que nous soyons de retour après-demain matin au rapport, ça fait la rue Michel, c'est le capiston qui me l'a dit - 1947 [1888] 2 Du moment qu'il a son compte, ça fait la rue Michel ! - 1075 [04/08/1910-10/11/1910] 3 Il est à moi, ce môme-là, puisque c'est moi qui l'ai fait ! On le reconnaîtra, et puis ça fera la rue Michel ! - 1897 4 Te tourmente donc pas pour nos galurins, [...] on en mettra d'autres et ça fera la rue - 1969 [1921-1927?] 5 la place que j'avais désertée était prise, mais en se serrant un peu ça fit la rue - 1985 [1955] Du nom de la rue Michel-le-Comte, à Paris (GR) /
En ce qui concerne l'origine, on prête également à Georges Courteline, sinon la paternité de l'expression populaire, du moins sa perennité : " Vous ferez vos quat' jours de prison et ça fera la rue Michel ". Le calembour court encore : plaisante manière de dire " ça fait le compte ".

Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 30 avril 2008

Mais, cher Robin, tout cela nous amène à réfléchir sur la pertinence de la distinction entre « adverbe » et « adjectif », comme parties du discours, par exemple, lorsque Tout placé devant l'adjectif autre est adjectif, donc variable, orthographiquement, s'il se rapporte au nom qui suit (sens de n'importe quel):
- il aimerait exercer toute autre activité...
il est adverbe, donc invariable, s'il porte sur l'adjectif autre (sens de entièrement autre, entièrement différent):
- il aimerait exercer une activité tout autre...
Il ne s’agit donc pas de nier les distinctions sémantiques qui proviennent de la place….
Minloo Ze

Écrit par : Minloo ze | 30 avril 2008

Robin a écrit : "Il ne faut pas désespérer. Dans 5 ou 10 ans elle admettra peut-être que la Terre tourne autour du soleil."

L'inverse n'est pas faux.

C'est dire si "le bon sens" doit être pratiqué de manière critique.

Écrit par : dugong | 30 avril 2008

Merci à Miloo ze pour ces explications. Mes grands-parents paternels, limougeauds d'origine, habitaient effectivement le quartier des Halles à Paris et l'expression est typiquement parisienne. J'aime bien le côté "montmartrois", gouailleur et populaire de cette expression peu connu des "bobos".

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Merci, Robin, pour ces explications et votre patience.

Vous savez, j'ai vieilli .... je me suis, hélas assagi.

cordialement

Écrit par : Yfig | 30 avril 2008

Merci, Robin, pour ces explications et votre patience.

Vous savez, j'ai vieilli .... je me suis, hélas assagi.

cordialement

Ecrit par : Yfig | 30 avril 2008

J'ai toujours eu un faible pour les emm...comme vous, mais n'en profitez pas trop !

cordialement aussi

Écrit par : Robin | 30 avril 2008

Je ne voudrais pas que mon post soit noyé au milieu du millier issu de ce fil (Félicitations Jean Paul, il y a vraiment quelque chose qui se passe sur ce blog). Après le primaire et ses nouveaux programmes vient aussi le collège avec ses merveilleux nouveaux programme. Quand nous avons découvert les projets de ceux d'histoire-géographie, nous avons, nous, les professeurs d'histoire d'un petit collège de province, eu un haut le corps. Permettez moi de vous livrer les réflexions de l'un des nôtres, nous adhérons totalement à ses propos et nous inquiétons de la dérive pédagogiste et du "politiquement correct" qui enveloppe ces "programmes".
L’avis d’un enseignant sur le projet de programmes d’histoire géographie au collège.

"A la lecture dudit projet, consultable sur éduscol, « l’enseignant d’en bas » que je suis a passé une très mauvaise soirée.
Certes, les programmes doivent évoluer car comme nous l’apprend l’introduction de ce projet : « le monde a changé. » Mais les nouveautés proposées sont pour le moins navrantes voire saugrenues.

Le programme d’histoire :
• Le programme actuel est plutôt satisfaisant, surtout au regard des changements introduits par le futur programme.

Sixième :
• La disparition de l’étude de l’Egypte en tant que leçon autonome est regrettable : c’est une civilisation qui plaît aux élèves et dont l’étude, pour reprendre l’expression d’un inspecteur pédagogique, ne « secrète pas l’ennui. »
• Est-ce bien nécessaire d’étudier la Chine des Han ou l’Inde des Gupta quand on a 12 ans ?
• L’étude de l’islam est intellectuellement pertinente dans le cadre de la leçon sur les monothéismes, mais elle risque de faire doublon avec la leçon de 5e. Je vois mal en effet le prof de 5e ne pas ré expliquer cette religion : comment sinon faire comprendre aux élèves le monde musulman au IXe siècle ? (2 mois de vacances seront passés par là…)

Cinquième :
• Le programme actuel de 5e est chargé. Aussi n’a-t-on rien trouvé de mieux que de l’alourdir davantage…
• Avancer l’étude de l’absolutisme en 5e est absurde : comment comprendre en 4e les Lumières et la Révolution française sans l’étude préalable de la monarchie absolue ? Cette leçon concluant le programme de 5e, les professeurs ne la feront pas ou la feront vite. Dans tous les cas, l’enseignant de 4e devra réétudier la monarchie absolue (et donc prendre sur les heures destinées au programme de 4e) avec ses élèves qui auront tout oublié pendant les grandes vacances.
• L’étude d’une civilisation africaine me paraît du « politiquement correct. » Oui, l’esclavage a trop longtemps été marginalisé dans nos programmes et le fait que la traite atlantique devienne une vraie leçon en 4e est une bonne chose. Mais il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse. Personnellement, je n’ai jamais entendu parler de la civilisation Monomotapa. Je ne sais d’ailleurs si celle-ci fait l’objet d’un UV dans une université française (je rappelle que je parle du programme de 5e.) Si l’on souhaite, au nom de l’ouverture culturelle, étudier des civilisations extra-européennes, il me semble plus pertinent et cohérent de s’intéresser à l’Amérique précolombienne (la découverte de l’Amérique étant au programme et les Amérindiens ayant aussi été réduits en esclavage…)

Quatrième :
• Disparition de l’étude de la monarchie absolue.

Troisième :
• La leçon sur les grandes innovations technologiques et scientifiques est à mon goût plutôt insipide, tout comme celle sur le « système de production » (Chouette.) L’étude du monde de l’entreprise me semble être le domaine de la technologie.

La géographie :
• Comme beaucoup de mes collègues, je suis historien. J’aime pourtant enseigner la géographie (je trouve d’ailleurs que les programmes actuels, sauf peut-être celui de 6e, sont plutôt bien faits.) Après lecture du projet ministériel, je crois que je préférerai bientôt enseigner l’éducation civique plutôt que la géographie…
• Le retour en force du croquis m’inquiète : sera-t-il accompagné du chorème, véritable ovni géographique inadapté aux élèves du collège (« Si, Jordan, la France est un hexagone. ») Nous ne formons pas de futurs géographes : je pense donc que la maîtrise de l’outil cartographique est plus important pour le futur citoyen qu’est le collégien que la « croquologie. »
• Le programme actuel a le mérite d’une certaine cohérence : les grands repères géographiques mondiaux en 6e, les continents non-européens en 5e, l’Europe en 4e, les grandes puissances en 3e. La logique du nouveau programme me semble plutôt nébuleuse, oscillant entre développement durable, mondialisation et monographie à tiroirs.
• Plusieurs titres de leçons du projet sont particulièrement énervants : « Habiter la ville », « Habiter la France… »

Sixième :
• Sans aucun doute le programme qu’il fallait le plus changer, tant la 2e partie sur les paysages est redondante et intellectuellement faible. Pourtant, le nouveau projet ne le modifie que très peu (allez comprendre...)
• La leçon « Mon espace proche » risque de faire doublon avec le programme de SVT.

Cinquième :
• Une CATASTROPHE (pas le développement durable mais la manière dont on veut l’enseigner) : programme moralisateur et ultra répétitif (« les inégalités devant … ». En gros : dans les pays riches, les gens sont riches, ont à boire, à manger, sont en bonne santé et dans les pays pauvres c’est l’inverse.
Quatrième :
• Ce programme (la mondialisation) me semble plus adapté au niveau 3e. (Il ressemble un peu à celui actuellement enseigné dans cette classe.)
• « Les ports et les littoraux » : en voilà une leçon qui « secrète l’ennui » (« Aujourd’hui les enfants, nous allons étudier une ZIP. ») Rare sera le professeur qui réussira à capter l’attention de ses élèves.

Troisième :
• Ce programme (la France et l’UE) me semble plus adapté au niveau 4e.
• La disparition du Japon (2e puissance économique mondiale) est regrettable : cette leçon plaisait aux élèves. Mais bon, la mode est à la Chine…
• L’étude de la France se révèle être une caricature de géographie à l’ancienne, ou pas un tiroir de la commode ne manque (la campagne, la ville, la population, l’économie…)

Bien sûr, ces propos n’engagent que moi. J’aurais pourtant aimé me réjouir de l’annonce de ces nouveaux programmes d’histoire géographie. Mais peut-on être serein lorsqu’un vent venu de Paris vous envoie de la grisaille intellectuelle et pédagogique ?"

M. Bony, et pour accords l'équipe d'histoire geo du collège Victor Hugo de Gisors, Mme Djedid, MM . Barbaud et Ollivier

Écrit par : guedbralec27 | 04 mai 2008

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